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14 juillet 2007
Reformes
Réformes
Pêché sur le site de Sauver les Lettres, http://www.sauv.net/ctrc.php?id=827
Lettre ouverte à Monsieur Philippe Le Guillou, Doyen de l’Inspection Générale des Lettres.
le 25 avril 2007
Monsieur le Doyen,
Venant de lire Le déjeuner des bords de Loire, dans la version que la collection Folio a récemment publiée, je tiens à vous féliciter et à vous remercier pour ce petit ouvrage. Plusieurs raisons me poussent à le faire.
D’abord, Julien Gracq n’écrivant plus, semble-t-il, ce témoignage est important puisqu’il nous rend encore présentes la pensée et la parole du grand écrivain.
Ensuite, c’est avec un intérêt et un plaisir réels que j’ai lu votre ouvrage, monument discret qui, par sa ferveur et sa vénération, n’est pas indigne de l’oeuvre de Julien Gracq.
Enfin, votre Déjeuner des bords de Loire propose une belle approche de cette oeuvre littéraire : une approche recueillie qui convient à la personne maintenant très âgée de l’écrivain; une approche qui instruit cependant, et de façon suggestive. À ceux de mes élèves qui lisent ou liront Liberté grande, le Rivage des Syrtes, Un balcon en forêt, la Presqu’île ... je parlerai de votre Déjeuner en ces termes.
Votre livre montre la voie d’une vraie pédagogie de la littérature, du moins pour les lycéens et pour les étudiants des premières années : découvrir une oeuvre avec son auteur; arriver à établir - comme vous le faites tout au long du Déjeuner - un va-et-vient nécessaire de l’oeuvre à l’homme, de l’homme à l’oeuvre. Ce genre d’approche convient aux jeunes esprits quand ils accèdent à la littérature, quand ils doivent élargir leurs lectures. Il ne s’agit pas de tomber dans les réductions " biographistes " à la manière de Sainte-Beuve, mais de laisser paraître les relations profondes qu’une écriture, un sens, des valeurs, une beauté entretiennent avec une vie, une époque, des traditions, un milieu ... Étudiants, lycéens, les jeunes gens sont avides de sens; une oeuvre, une étude qui ne parleraient ni de l’être humain ni du monde leur seraient vite fastidieuses. Si d’autres méthodes peuvent éveiller des intérêts littéraires, celle que vous avez pratiquée dans votre Déjeuner s’adapte au mieux à nos élèves : qu’il s’agisse de classes littéraires, scientifiques, techniques, mes expériences d’enseignement m’en ont convaincu.
Malheureusement, au lycée, les actuels programmes de français ne vont pas du tout dans ce sens tant ils sont technicistes, tant ils empêchent d’entrer dans la littérature par les époques, par l’existence, les oeuvres et la pensée des grands écrivains. Comme tout ce qui est technique, ces programmes sont fermés sur eux-mêmes; dans leurs vases clos, ils font taxer d’opinion subjective, de relativisme, voire de "non-pertinence", la moindre ouverture vers le référent, vers l’humain, le sens, la beauté, l’esprit critique … Ces programmes, c’est l’horreur, Monsieur, le Doyen, une horreur à l’état brut; et une horreur qui devient marécageuse quand elle passe dans les "Documents d’accompagnement" ! Certes, quelques remaniements opportuns entreront en vigueur en septembre 2007, mais l’ensemble du paysage ne changera guère, les perspectives restent trop techniciennes (primauté des genres et des registres); bien pire, pour l’écrit, le "sujet d’invention", si trompeur et pernicieux, dénoncé de toute part - à l’unanimité dans les jurys d’ÉAF auxquels j’appartenais en 2006 - se trouvera promu de plus belle !
Ces programmes ne s’imposaient nullement; leur esprit anti-littéraire aurait dû les faire rejeter sur-le-champ. Ils ont été imposés par Monsieur Alain Viala et son équipe dans des conditions que vous connaissez mieux que moi. Ce qui s’impose, ce qui s’imposera toujours pour les études littéraires, c’est qu’à telle époque, telle oeuvre, qui est restée, a été écrite par tel écrivain. Le reconnaître ressortit à l’humilité qui anime l’esprit quand il se met en quête du réel. Cette humilité, Monsieur le Doyen, votre Déjeuner en donne l’exemple quand il vous représente allant en train, puis à pied à la rencontre de "Monsieur Gracq". Que nos lecteurs lycéens soient de tels piétons s’approchant de la littérature, voilà ce qu’ont interdit les programmes d’Alain Viala, qui n’ont rien de littéraire, qui constituent une discipline tellement sui generis que je propose de l’appeler "vialarature" : ce vocable aurait le mérite de ne tromper ni les lycéens, ni leurs parents, ni la nation.
Le bilan de la réforme de 2001-2002 est terrifiant : enseignant aussi en classe préparatoire, je mesure l’ignorance de mes étudiants, pourtant triés sur le volet : les noms et les oeuvres de Pascal, Montesquieu, Chateaubriand, Stendhal, Rimbaud, Proust, Valéry, Malraux ... sont presque toujours ignorés. Interrogé sur ce qu’il avait retenu de son année de première, tel lycéen a répondu : " le biographique " ! Tel autre aime lire la littérature, mais il est mauvais en français car, dit-il, " je ne sais jamais si le texte est ancré dans l’énonciation " ! Pour nombre d’élèves, les " focalisations " et leurs entrelacs sont un cauchemar… Techniques ! Lycéen, et même collégien, je me rappelle avoir été fasciné par des titres - Les Fleurs du Mal - qui m’ont guidé vers la poésie, intrigué par les figures d’Ovide, de Montaigne, de Rousseau, de Nerval, passionné par les oeuvres de Tolstoï, Camus, Malraux ... Alors, j’aurais été réfractaire au "français" scolaire actuel qu’étouffent ces mornes et secs et stériles objets d’étude, je n’aurais jamais eu l’idée de faire des études de lettres, je ne serais jamais devenu un professeur que son métier passionne encore parce que je m’écarte autant que possible de la "vialarature" ! Une collègue me disait récemment que, depuis que ces funestes programmes sont là, elle n’aime plus sa discipline. Combien de collègues pensent de même! D’ailleurs, à propos de la réforme d’AlainViala, aucune consultation générale n’a été menée auprès des professeurs de français. Les consultations qui, paraît-il, ont eu lieu, n’ont pu être que confidentielles ; n’auraient-elles pas sollicité que les coteries responsables de cette invraisemblable réforme ?
Je sais bien que, depuis 1989, l’Inspection Générale n’a qu’un pouvoir limité sur les programmes. Mais ce pouvoir limité existe. Alors, je vous en supplie, Monsieur le Doyen, que vous et vos collègues sachiez faire entendre une voix vraiment littéraire dans les sphères qui élaborent ou remanient les programmes; que ces sphères prennent conscience de la catastrophe qui, dans notre pays, s’est abattue non seulement sur la discipline, mais sur la littérature : les lycéens français sont privés de la littérature, l’un des patrimoines majeurs de la nation ! La "vialarature" met la littérature française en péril, Tzvetan Todorov a su le dire. Et comment concevoir que l’homme qui a écrit Le déjeuner des bords de Loire ne fasse pas tout ce qu’il pourra, compte tenu des hautes fonctions qui sont les siennes, pour rendre la littérature aux lycéens de France ?
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Doyen, l’expression de mes sentiments très respectueux.
Gilbert Beaune, professeur de lycée.
Et JP Brighelli, que Monsieur Le Guillou connaît bien…
Et, peut-être, quelques autres, ci-dessous, dans les jours à venir.
JP Brighelli
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Commentaires
Je peux le dire aussi, si en première, je n'avais pas eu un vieux prof breton, M. Roger LE PEN (un assez nom courant là-bas...), j'aurais été en échec scolaire en français.
Le gloubi-glouba que l'on impose maintenant aux élèves est non seulement inutile, jargonnant, pédant, il est aussi rasoir au possible.
En lisant par moi-même, j'ai trouvé des portes d'entrée dans les eouvres : celles qui font "sens", comme vous dites, sens que les pédagos prétendent apporter, alors qu'ils l'assassinent.
Pour Julie Gracq, le texte de SLL oublie toutefois une entrée fondamentale : la géographie. Julien Gracq était géographe.
Le fait de situer une oeuvre, à Combray pour Proust, dans l'Anjou pour Balzac, sur les marches de la Bourgogne pour Les Paysans de Balzac... a toujours été pour moi une porte d'entrée puissante. Sans localisation, je reste un peu dans le flou.
Ecrit par : Rodolphe Dumouch | 14 juillet 2007
On ne peut qu'applaudir à cet excellent texte de G. Beaune. Tout ce qu'il dit sur les étudiants de prépa est exact : la plupart d'entre eux n'ont qu'une fort vague idée de ce qu'est la littérature -- et je ne parle pas de certains candidats au CAPES, qui ont pourtant obtenu leur licence, et qui sont incapables de la moindre démarche littéraire. Et qu'on ne nous parle pas de dérives technicistes par abus de stylistique ou autres approches formelles : ils les ignorent aussi, tout comme la différence entre genre et registre, qui est pourtant à la base des programmes Viala. Bref, tout est à reprendre, je le crains (ou je l'espère)...
Ecrit par : FGuichard | 14 juillet 2007
Et ça commence tout petit, lu sur un forum :
"Bonjour à tous!
Voilà, 1er cp pour moi à la rentrée, et je n'y connais rien du tout ! lol
Bon, mais j'ai toutes les vacances pour m'y préparer
J'ai pensé à une activité qu'il serait possible de faire le matin au coin regroupement pour travailler des compétences de repérage dans l'univers de la lecture.
Il s'agirait de présenter un document écrit, de laisser les élèves l'observer et émettre des hypothèses dessus. Puis travailler dessus à l'oral. Après il sera possible d'établir des catégories, voir un tri de textes. Voilà ce que ça permettrait de travailler:
Connaître le fonctionnement des lieux et des modes de production d’écrit :
savoir distinguer les différents types d’objets
savoir qui les a produits ; distinguer auteur, éditeur et illustrateur
savoir à qui ils sont destinés et pour quoi faire
savoir repérer les règles d’écriture et les choix de codage
Connaître le fonctionnement des objets à lire :
pouvoir reconnaître des objets sociaux
savoir distinguer un texte complet d’un extrait
savoir distinguer un écrit de fiction d’un écrit social fonctionnel (avoir clarifié l’opposition réel/ imaginaire)
savoir distinguer et repérer, dans un écrit de fiction, l’auteur, le narrateur, les personnages
Etre familiarisé avec la variation langagière
avoir rencontré et manié des types de discours différents, liés à des situations différentes
savoir reconnaître des formes langagières semblables malgré des différences de présentation, de mise en page, de type de caractères
savoir reconnaître, par les marques d’énonciation, des types de discours différents
J'ai commencé à dresser une liste des différents documents qu'il serait possible d'apporter et d'étudier, il y en a encore sûrement beaucoup d'autres alors si ça vous intéresse je vous propose d'y réfléchir ensemble :-)
Album pour enfants
Album documentaire
Roman
Contes
Journal pour enfants
Journal
Affiche publicitaire / de prévention
Journal de la ville
Plan de la ville
Tickets : train, métro, avion, cinéma, théâtre, spectacle, concert
Panneaux de circulation qui indiquent les directions
Menu d’un restaurant
Affiche d’un film
BD
Facture
Annonce de passage (type EDF)
Compte rendu
Poèmes
Jeux types mots croisés
Plaque d’immatriculation
Manuels de lecture
Fichier de maths
Manuels
Dictionnaire
Ordonnance de médecin
Article sur internet
Catalogue de magasins de meubles
Catalogue de jouets
Sac publicitaire
Catalogue de vêtements
Enseigne d’un magasin / supermarché
Petites annonces
Panneau « vendu » d’une agence immobilière
Passeport
Carte d’identité
Carte postale
Lettre
Panneau d’horaires de train
Le programme télé
Prospectus
Revues
Calendrier
Météo
Carte de bibliothèque
Voilà !
Est- ce que je suis hors- sujet pour une activité de CP?"
Ça fait peur, hein ?
Ecrit par : catmano | 14 juillet 2007
"Ça fait peur, hein ?" écrit Catmano.
C'est pire.
J'aurais cru à un canular, pour tout vous dire.
Et le plus terrible, c'est que ce ou cette jeune collègue est sérieuse, consciencieuse, s'interroge dès le mois de juillet sur ses préparations, a envie de bien faire. Que de bonne volonté pervertie ! je suis consternée.
Ecrit par : FGuichard | 14 juillet 2007
Et le plus terrible, c'est que ce ou cette jeune collègue est sérieuse, consciencieuse, s'interroge dès le mois de juillet sur ses préparations, a envie de bien faire. Que de bonne volonté pervertie ! je suis consternée.
Ecrit par : FGuichard | 14 juillet 2007
Le plus terrible, FGuichard, c'est que ce sont des enfants et pas des rats de laboratoire qui seront l'an prochain entre les pattes de cette pauvre fille qui, en plus, le comble, est consciencieuse. Le cerveau des petits s'accomoderait moins mal d'un feignant. Croyez en mon expérience de parent d'élève.
Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2007
vous ete con pleteman or sujé, le francé ca ser à rien
Ecrit par : Olivier | 14 juillet 2007
"Tout ce qu'il dit sur les étudiants de prépa est exact : la plupart d'entre eux n'ont qu'une fort vague idée de ce qu'est la littérature -- et je ne parle pas de certains candidats au CAPES, qui ont pourtant obtenu leur licence, et qui sont incapables de la moindre démarche littéraire."
Je t'explique po l'histoire, les "bons" sont recalés "trop" littéraire, les mauvais sont qualifiés parce qu'ils rentrent parfaitement dans le cadre. En général, en ce moment, tu prends les résultats et tu inverses l'ordre d'arrivé (grosso merdo, hein ;) , il y a toujours une exception qui confirme la règle ). Désolé pour ceusses arrivés premiers :o), c'est comme ça, je peux le prouver :o)))))))))
"Ça fait peur, hein ?
Ecrit par : catmano | 14 juillet 2007
"
Soit c'est un gag soit c'est pour faire plaisir au littel chief (olivier).
On t'a r'connu P.R l2d2 el cono Olivier
:)
Ecrit par : toto | 14 juillet 2007
Catmano,
c'est à nous gâcher définitivement les vacances...
cette jeune collègue ferait mieux de boire un ersatz de coca tiède à l'ombre d'un tilleul...et de se tremper les pieds dans une bassine d'eau froide ça lui raffraîchirait les idées...
Y a du soleil sur la région parisienne,, ça manquait, bonne nouvelle de la journée !
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 juillet 2007
Toujours en fouillant le site de Sauver les lettres,pourquoi ne pas relire cet entretien édifiant avec Alain Viala,pour en tirer les conséquences qui s'imposent:cette réforme n'a atteint aucun des buts qu'elle se donnait!
Extraits d'un entretien avec Alain Viala, président du GTD de français. http://www.sauv.net/reforme.htm
Ecrit par : Mirwac | 14 juillet 2007
Vu sur un autre site l'info suivante :
Concours conservateurs de bibliothèques 2006
http://www.enssib.fr/concours/rapport/an-conse05.pdf
Lire notamment page 6.
Ecrit par : Guillaume | 14 juillet 2007
Je confirme qu'AUCUN des élèves que j'interroge en classe prepa ne sait distinguer les GENRES, les REGISTRES, et même les MOUVEMENTS littéraires !
Ce sont pourtant par définition des étudiants qui étaient bons en lycée, et PAS UN ne sait répondre aux questions comme "Quel est le genre de Gargantua de Rabelais ?", "Quel mouvement littéraire a été fondé par André Breton", ou "quel est le registre de cet extrait de La Peste?"
Je pose ces questions en entretien, surtout par curiosité personnelle, mais les réponses m'affolent ! Car il ne savent ni l'essentiel (connaître l'histoire littéraire, réfléchir sur une oeuvre), ni le superflu (la vialattérature).
Ecrit par : Jérémy | 14 juillet 2007
"Je confirme qu'AUCUN des élèves que j'interroge en classe prepa ne sait distinguer les GENRES, les REGISTRES, et même les MOUVEMENTS littéraires !"
Jérémy
Je suis satisfait d'apprendre que le niveau de mes BEP et Bac pros est donc (presque) le même que celui de vos étudiants, Jérémy!
Ecrit par : Pendariès | 15 juillet 2007
"Je confirme qu'AUCUN des élèves que j'interroge en classe prepa ne sait distinguer les GENRES, les REGISTRES, et même les MOUVEMENTS littéraires !"
Jérémy
Je suis satisfait d'apprendre que le niveau de mes BEP et Bac pros est donc (presque) le même que celui de vos étudiants, Jérémy!
Ecrit par : Pendariès | 15 juillet 2007
Pendaries, mon CDI a distribué des vieux livres de Littérature des années 90 à destination des LP.
Eh bien je vais utiliser les groupements de textes qui y sont donnés pour mes secondes et premières générales...
Ca vous donne une idée du niveau réel.
Ecrit par : Jérémy | 15 juillet 2007
A propos des Forums enseignants
Consternant ! Imaginez un seul instant un forum pour toubib, plombier ou fleuriste questionnant sur " comment faire face à une trachéo ou une fièvre avec raideur de la nuque, refonte d'une salle de bains ou comment agencer un bouquet fleural ?
Le copier-coller de Catmano est consternant . Voilà des jeunes sortis de l'IUFM et qui dès leur première affectation se demandent comment faire face à une classe!
Que fait l'IUFM ...Mr DARCOS !
Parents d'élèves levez -vous !
Ecrit par : Mengo | 15 juillet 2007
"Que fait l'IUFM ...Mr DARCOS !"
trépigne (assez justement) Mengo — non sans art…
Mais c'est que les IUFM ne sont pas du ressort de Darcos — parlez-en à Valérie Pécresse. Darcos voulait, lui, les dissoudre (dans l'alcool, comme le communisme) pour affecter leur budget kolossal à une réfection des IPES, ces concours de pré-recrutement en première année qui ont permis à tant de profs de ma génération de faire des études…
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 juillet 2007
Mengo,
il semblerait que Darcos ne puisse pas faire grand chose si Sarkozy ne lui en donne pas ordre alors c'est sur Sarkozy qu'il faut exercer la pression pas sur un ministre fantoche...
Je sais comme d'hab j'exagère... enfin si peu...il faut être aveugle pour ne pas voir que le "lapin duracell" est partout et qu'il décide de tout...
perso, je laisse tomber, je vais être individualiste et égoïste , après tout mes gosses ne sont pas dans cette m.... alors le reste je vais finir par m'en foutre...Comme St Thomas je veux voir pour y croire et là je n'assiste qu'à une espèce de show esbrouffe dans le changement qui n'a de changement que l'apparence...Panem et circenses...mais le pain malheureusement devient de plus en plus cher et de moins en moins à la portée de ma bourse...le reste nous est offert gracieusement par notre gouvernement...un peu de poudre et de paillettes pour détourner l'attention de l'essentiel.
Je devrais peut-être demander à Robin de m'éclairer , celà m'aiderait peut-être à trouver la foi...c'est fou jusqu'où on peut tomber...
ceci dit il n'y a parait-il que les imbéciles qui ne changent pas d'avis mais malheureusement ce n'est pas encore demain que je dirai merci à ceux qui ont voté pour ce président...Let's see
bon dimanche
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 juillet 2007
Suite au post éclairé de JPB, je reprends à mon compte l'interrogation de Mengo et la modifie quelque peu :
Que fait l'IUFM ...Mme PECRESSE !
Est-elle trop occupée par l'autonomie des Universités pour pouvoir s'occuper en plus des IUFM, qui sont pourtant sous sa coupe ?
Ecrit par : Jérémy | 15 juillet 2007
Pour Patricia - en tout cas pour l'instant, la rupture n'est pas d'ordre musical : Mireille Mathieu d'abord, et Michel Polnareff ensuite, ce n'est pas très folichon...
Heureusement que Patrick Sébastien a voté Bayrou.
Ecrit par : Jérémy | 15 juillet 2007
perso, je laisse tomber, je vais être individualiste et égoïste , après tout mes gosses ne sont pas dans cette m.... alors le reste je vais finir par m'en foutre...
Il ne vous reste plus qu'à glousser d'aise en lisant les piques de MàC.
Je m'en vais lire le dernier livre de Maschino.
Ecrit par : Guillaume | 15 juillet 2007
A propos des Forums enseignants
Consternant ! Imaginez un seul instant un forum pour toubib, plombier ou fleuriste questionnant sur " comment faire face à une trachéo ou une fièvre avec raideur de la nuque, refonte d'une salle de bains ou comment agencer un bouquet fleural ?
Ecrit par : Mengo | 15 juillet 2007
Et, c'est pourtant souvent ce qui s'y passe. Pour les vétos, des petits jeunes en rempla, complètement paumés sur une pseudo-urgence car on leur a bourré le mou d'une foultitude de théories fumeuses jamais mises en pratique. Y'a pas mort de chien mais des fois, c'est vraiment midi à quatorze heures.. On ne peut pas être et avoir été!
Ecrit par : dobolino | 15 juillet 2007
en tout cas Guillaume une chose est sûre l'élégance ne vous étouffera pas...je l'avais déjà constaté d'ailleurs...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 juillet 2007
un peu de baume sur vos petits coeurs meurtris ; d'abord merci de vos conseils:
fifille a lu Jonathan Coe (Bienvenue au club) et elle a adoré ; son petit frère a bien ri aux histoires des Iles de Baladar et mon second s'est (enfin) mis à Pagnol et m'a confié "en fait c'est vraiment bien tu sais !" ; sur les conseils du magazine Muze, fifille emporte en colonie Bérénice (oui oui Racine) et Gatsby le Magnifique....et elle s'est délectée avant de partir des Pâturages du ciel...on parle de l'écriture, des descriptions, des personnages, on recherche le contexte historique et personnel de l'auteur, on savoure bref que du plaisir partagé...l'analyse viendra ensuite, elle entre en 2nde en septembre...
son frère entre dans le privé en 3ème et a reçu un courrier personnel de son directeur des études :
"Bonne lecture ! Lire quelques livres pendant les vacances c'est découvrir des textes et des auteurs, enrichir sa culture littéraire, son vocabulaire...c'est aussi apprendre à aimer la langue française à travers différents textes et entamer la rentrée scolaire plus riche et plus complet. Voici une liste par classe des ouvrages recommandés (fiche de lecture obligatoire pour chaque ouvrage lu).
pour les 3ème sont recommandés : Dix petits nègres, La ferme des animaux, La métamorphose, Le Horla, La peau de chagrin.
La fiche de lecture doit comporter:
-un résumé (30 lignes)
-une courte bio de l'auteur
- l'analyse des personnages principaux (défauts, qualités, rôle tenu dans l'intrigue...) pour les dix petits nègres c'est pas sympa !
- l'analyse des thèmes principaux
- un jugement personnel argumenté (15 lignes)"
du petit-lait pour les parents ; pas sûre que les gamins apprécient...on se limitera à la lecture pour commencer...d'autant qu'on a une dictée tous les deux jours à partir du 15 août ;-)
bonnes vacances !
à propos des jeunes instits on échappe parfois au pire : entendu l'autre jour devant l'école "alors ton concours d'IUFm ?" "bof je me suis plantée ; de toute façon c'est normal je suis nulle en orthographe et l'histoire-géo c'est vraiment pas mon truc" aaaaarrrrrrrrrggggggg !
Ecrit par : fabienne | 15 juillet 2007
C'est cela...Allez donc couver vos petits pendant que d'autres iront au charbon.
Ecrit par : Guillaume | 15 juillet 2007
C'est cela...Allez donc couver vos petits pendant que d'autres iront au charbon.
Ecrit par : Guillaume | 15 juillet 2007
J'attends justement que les profs y aille au charbon comme ça je pourrais peut-être moi aussi y retourner (puisqu'il parait qu'une maman au foyer qui y reste pour faire l'école à ses enfants et le tutti quanti qui va avec ne fout rien)et gagner de quoi leur offrir quelques vacances, vous n'avez décidément rien compris alors je vous remercie par avance de m'ignorer!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 juillet 2007
Ce ne sera pas difficile.
Ecrit par : Guillaume | 15 juillet 2007
Quelle ambiance !
Patricia, vous êtes apparemment dans un bon collège (enfin vos enfants le sont).
Pour La peau de chagrin en début de troisieme, je suis quand meme assez sceptique !!! Dix petits nègres et le Horla me semblent les plus appropriés dans la liste.
Bon courage pour vos dictées et lectures !
Ecrit par : Jérémy | 15 juillet 2007
Oups, il s'agissait de fabienne, bien sur, et non de Patricia !
Je suis un peu perturbé par les combats mixtes qui se déroulent ici...
Ecrit par : Jérémy | 15 juillet 2007
Relevé par Catmano :
"Voilà, 1er cp pour moi à la rentrée, et je n'y connais rien du tout ! lol
Bon, mais j'ai toutes les vacances pour m'y préparer
J'ai pensé à une activité qu'il serait possible de faire le matin au coin regroupement pour travailler des compétences de repérage dans l'univers de la lecture.
Il s'agirait de présenter un document écrit, de laisser les élèves l'observer et émettre des hypothèses dessus. Puis travailler dessus à l'oral. Après il sera possible d'établir des catégories, voir un tri de textes."
Quand cet instituteur (pardon "professeur(e) des écoles") compte-t-il apprendre à lire à ses élèves (pardon à ses "apprenants") ?
Louis Barthas
Ecrit par : Louis Barthas | 15 juillet 2007
Quelques extraits édifiants du reportage d'une apprentie-journaliste :
"Au college Monod, la réussite ne passe pas par les notes"
...
"Les enseignants doivent aussi tenir compte du rythme d’avancement de la classe. Concrètement, elle est séparée en deux groupes. Après un cours en classe entière, on fait une évaluation. Les élèves ayant compris vont au fond s’entraîner sur des exercices. Les autres, plus lents, restent devant et revoient les notions avec le professeur. Auparavant, quatre heures par semaine étaient consacrées à la classe entière, et une heure au soutien des élèves les plus en difficulté. Le rapport a été inversé: une heure de cours pour les plus rapides qui, le reste du temps, travaillent sur les exercices du livre, ou sur les "livrets d’entraînement" mis au point par les professeurs."
...ou comment priver "les plus rapides" du droit à l'instruction en toute légalité, sous couvert d'une expérience pédagogique !
Etonnant non ?
Ecrit par : victor | 15 juillet 2007
j'ai oublié la référence :
rue89.com/2007/07/13/au-college-monod-la-reussite-ne-passe-pas-par-les-notes - 28k - 13 juil 2007
Bonnes vacances quand même !
Ecrit par : victor | 15 juillet 2007
catmano, il faut dire de toute urgence à cette pauvre fille, sur ledit forum, si elle existe car cela fleure quand même beaucoup le gag, qu'elle envoie tout ce fatras par-dessus bord et qu'elle enseigne en suivant son instinct.
Ecrit par : Jean | 16 juillet 2007
Pour Jean et Françoise Guichard : je suis surpris que vous ayez douté - ou que vous doutiez - de la réalité du post de la jeune enseignante sur le forum d'instits. Vous n'imaginez pas les tresors d'inventivité et d'imagination qu'il faut déployer pour être dans la norme des programmes et instructions ! Et quand en plus, on essaie de faire en sorte que ca apprenne des choses aux élèves, c'est la quadrature du cercle.
De la "bonne volonté pervertie" : FGuichard, vous avez là l'expression-même de ce qui fait le métier de profs aujourd'hui ! Il faut se balader sur les sites de profs pour voir le temps qu'on passe à "bâtir une séquence didactique" (surtout l'année de stage) pour n'en tirer rien de plus que des sujets comme ceux donnés au bac cette année.
Moi l'année prochaine, je vais faire des séquences par siècle, comme ça au moins, on retrouvera la chronologie.
Ecrit par : Jeremy | 16 juillet 2007
En première, il y aura une "séquence" sur Voltaire, la suivante sur Chateaubriand, et celle d'après sur Dumas.
Ce seront plus des chapitres que des séquences.
En Seconde, ils auront droit à l'Antiquité, au Moyen-Age et à l'humanisme qui sont théoriquement écartés de tous les programmes.
Tout cela devrait plaire, ici.
Ecrit par : Jeremy | 16 juillet 2007
Pour aller dans le sens de Gilbert Beaune...
On a le sentiment que les programmes de français 2001 ont été concus par des blasés, que les choses simplement belles et profondes ennuient, des Acis qui s'impatientent d'être "entendus quand ils parlent"!
Ce n'est même pas du "technicisme", Gilbert, car la technicité, même poussée à l'extrême, peut rester claire et utile. C'est carrément du charabia, du cliquetis de mots, des distinctions oiseuses.
"Sauver les lettres" a attaqué ces programmes et cette nouvelle EAF dès leur mise en place. On s'y est beaucoup amusé, par exemple, de la multiplication des "registres" à l'infini, car la notion n'a rien de rigoureux. Elle n'a de vertu, et c'est maigrichon, que taxonomique. Ce n'est plus de l'étude de textes littéraires, c'est, on l'a beaucoup dit à l'époque, de l'entomologie. On épingle, on tue et on met dans des petites boîtes! Ce n'est pas cela, vous avez raison, qui retient l'attention des élèves, mais ce qui parle à leur âme. Quant aux "genres", à quoi bon, vraiment? En une seconde on a dit que le livre était un roman. Et après? Sans parler du pédantisme foireux qui - "Est-ce un si grand mal, Acis, d'être entendu quand on parle?"- préfère un pompeux "le biographique" à la simple et commune biographie"! Il a été déjà dit cinquante mille fois aussi que les grands textes ne sauraient être des "objets d'étude" - autre expression impropre - mais qu'ils ne pouvaient être que le" sujet de l'étude": tout cela, Gilbert, a été dit, redit, martelé. Monsieur le Guillou et ses collègues de l'Inspection Générale ne peuvent pas ne pas l'avoir entendu. Ce qui se passe dans les classes de seconde et de première, ce mélange de déboussolement général, de découragement universel et de déculturation galopante - Nicolas Sarkozy a bien raison de fixer comme objectif à l'école de redonner aux élèves une culture littéraire de base - devrait pourtant mettre tout le monde en alarmes dans le microcosme de la pédagogie du français. "Devrait"...
D'autant que les lycéens arrivent souvent du collège avec la nausée à fleur de lèvres parce qu'ils ont déjà subi et pris en solide aversion le français "en séquences", c'est-à-dire ce cours de français bizarre et jargonnant où ils se demandent ce qu'il faut apprendre et qui leur met dans la tête la confusion la plus totale. Alors pourquoi continue-t-on à soutenir contre toutes les évidences que les "objets d'étude", c'est intéressant et utile, que les "séquences", c'est "la" méthode pédagogique par excellence?
Marie-Christine Bellosta appelait, dans le Figaro du 6 juillet, à "enseigner de nouveau le français", mais celui qui parle aux élèves, à leur intelligence, à leur coeur. Il y a urgence!
L'épreuve anticipée de français doit être entièrement refondue. Il faut en finir avec ce "corpus" - encore un mot pédantissime! - qui égare les élèves, avec le "sujet d'invention" qui dépasse, précisément, leurs capacités d'invention autant que leurs capacités d'expression. Il faut en revenir au plus vite à l'étude des grands textes - à l'"explication" des textes - que les bacheliers doivent être en mesure de situer dans leur époque.
A l'oral, il n'est plus possible que se prolonge la farce qu'est '"l'entretien avec le candidat sur un aspect élargi de l'objet d'étude" , lequel a fait , par exemple, qu'un candidat de ma connaissance qui venait d'expliquer de façon vivante et personnelle un sonnet de Ronsard et qui en était tout fier à juste titre, s'est fait allumer par l'interrogatrice sur des images de statues baroques qu'elle lui avait mises sous le nez et "sur la façon dont on reconnaissait qu'un homme était mort". Il a répondu que c'était quand le coeur s'était arrêté. Elle lui a répliqué que c'était quand le cerveau ne fonctionnait plus. On voit bien comment l'échange entre le candidat et l'examinatrice avait complètement dévié de la littérature! Il ne comprenait pas ce qu'elle lui voulait. Au lieu du 16/20 mérité et incontestable qu'il aurait eu sur le commentaire du texte de Ronsard, il a eu 12. Plusieurs de ses camarades se plaignent des questions "bizarres" qu'on leur a posées durant cet "entretien". Il faut revoir tout cela et recentrer l'épreuve sur la connaissance des grands textes.
Ecrit par : Jean | 16 juillet 2007
Des "séquences" quand même, Jeremy! Vous me navrez!
Laissez donc tomber cette terminologie accablante et attendez la visite de l'inspecteur, pour voir s'il aura le front de vous en faire la remarque.
Ecrit par : Jean | 16 juillet 2007
"Au college Monod, la réussite ne passe pas par les notes"
...
"Les enseignants doivent aussi tenir compte du rythme d’avancement de la classe. Concrètement, elle est séparée en deux groupes. Après un cours en classe entière, on fait une évaluation. Les élèves ayant compris vont au fond s’entraîner sur des exercices. Les autres, plus lents, restent devant et revoient les notions avec le professeur. Auparavant, quatre heures par semaine étaient consacrées à la classe entière, et une heure au soutien des élèves les plus en difficulté. Le rapport a été inversé: une heure de cours pour les plus rapides qui, le reste du temps, travaillent sur les exercices du livre, ou sur les "livrets d’entraînement" mis au point par les professeurs."
...ou comment priver "les plus rapides" du droit à l'instruction en toute légalité, sous couvert d'une expérience pédagogique !
Etonnant non ?
Ecrit par : victor | 15 juillet 2007
Je ne vois pas où est le problème? Si je décomptais le nombre d'heures que j'ai passé à roupiller en classe à l'époque ancienne donc forcément bénie que vous regrettez ... Je l'aurais aussi bien passé à faire des exercices d'application.
Ecrit par : dobolino | 16 juillet 2007
En première, il y aura une "séquence" sur Voltaire, la suivante sur Chateaubriand, et celle d'après sur Dumas.
Ce seront plus des chapitres que des séquences.
En Seconde, ils auront droit à l'Antiquité, au Moyen-Age et à l'humanisme qui sont théoriquement écartés de tous les programmes.
Tout cela devrait plaire, ici.
Ecrit par : Jeremy | 16 juillet 2007
Excellente décision, Jérémy.
J'ai déjà pratiqué cela en seconde cette année, en commençant par le Moyen Âge, puis en enchaînant avec la poésie marotique, Rabelais, etc. et en plaçant toujours les oeuvres au centre du système (certains ici le font évidemment depuis des lustres...).
Le Moyen Âge me semble injustement banni du Lycée : comment ignorer la Chanson de Roland, Tristan et Iseut, la poésie courtoise ou encore les grands romans de Chrétien de Troyes ?
Aborder des oeuvres selon la chronologie (sans s'interdire des rapprochements avec des oeuvres contemporaines) aide beaucoup les élèves à s'approprier l'"histoire des idées".
Pour faire plaisir à Jean, je vous propose de remplacer le terme "séquence" par le terme "parcours" : idée que l'on se déplace dans la littérature à notre gré, en empruntant de larges avenues ou des chemins de traverse...
Ecrit par : OGM | 16 juillet 2007
"Parcours" a en effet une résonance plus sympathique.
Si j'en veux tellement à la "séquence", c'est qu'elle est une invention des "pédagos" et que c'est, à mon humble avis, leur faire beaucoup trop d'honneur que de continuer à employer ce mot, même si on le vide astucieusement de sa première substance.
Ecrit par : Jean | 16 juillet 2007
Réponse (à retardement, désolé) à Dobolino : JPB & j'ai-oublié-qui ont raison, l'équivalence existe, à condition de s'inscrire en fac (en général, les lycées organisent des journées d'inscription groupées, mais pas toujours), ... et de travailler.
Quoiqu'on en dise, l'équivalence n'est pas automatique, et j'ai l'exemple tout frais de taupins à qui le conseil de classe ne l'a pas accordée.
Ecrit par : yann | 16 juillet 2007
Je suis satisfait d'apprendre que le niveau de mes BEP et Bac pros est donc (presque) le même que celui de vos étudiants, Jérémy!
Ecrit par : Pendariès | 15 juillet 2007
Même constat!
Avoir vu le sujet de Bac pro de cette année (et son corrigé) m'a rendue perplexe...
J'en ai ras-le-bol de ces programmes, de ces notions avec lesquelles il faut jongler et que personne ne maîtrise vraiment ("type de texte" -> combien y en a-t-il vraiment?, "registre" -> de langue, littéraire? Ce n'est pas la même chose; "discours rapportés" -mais on peut dire "style" aussi etc. Même trouver la focalisation -ou point de vue- n'est pas toujours facile). Imaginez un peu pour mes élèves de LP. Et pourtant, ils ne s'en sortent pas trop mal, je trouve.
Si réforme du Français il doit y avoir, n'oubliez pas les LP!
Ecrit par : ProfAnonyme | 16 juillet 2007
"J'en ai ras-le-bol de ces programmes", écrit ProfAnonymes.
Eh bien, faites comme nous, ne les suivez pas!
Refaites de bonnes vieilles "explications de textes" tout ce qu'il y a de plus traditionnel, et envoyez paître - eis korakas ( "aux corbeaux"), disaient les Grecs - les cuistres et les pédants qui ont imposé aux professeurs d'infliger aux élèves des programmes aussi vides de sensibilité, de coeur, et tout simplement d'intelligence. Car c'est avant tout l'intelligence qui a déserté les programmes de 2001!
Comment voulez-vous que les élèves prennent goût aux grands textes si on ne commence pas par les leur expliquer?
Ecrit par : Jean | 17 juillet 2007
Des "séquences" quand même, Jeremy! Vous me navrez!
Ecrit par : Jean | 16 juillet 2007
Bah, Jean, pour les élèves ce seront des "chapitres", comme dans toutes les autres matières.
Pour l'inspecteur, dont la visite est pratiquement certaine, ce seront des séquences, et tout le monde sera content.
Ecrit par : Jérémy | 17 juillet 2007
Eh bien, faites comme nous, ne les suivez pas! (...)
Comment voulez-vous que les élèves prennent goût aux grands textes si on ne commence pas par les leur expliquer?
Ecrit par : Jean | 17 juillet 2007
Je fais de mon mieux pour concilier mes goûts et la préparation aux épreuves. Il faut bien que mes élèves comprennent les questions qui leur seront posées à l'examen!
Ecrit par : ProfAnonyme | 17 juillet 2007
Bien sûr, Jeremy et ProfAnonyme, le métier est difficile et chacun fait comme il le sent, mais tout de même, je me demande si c'est une bonne chose que l'inspecteur soit "content", pour la raison que cela le conforte dans l'illusion que les professeurs ne remettent pas en cause les "séquences".
Quant à se soucier que les élèves comprennent les questions qui leur seront posées à l'examen, je ne sais pas si c'est une bonne idée, puisque, lesdites questions étant tordues et vaines, c'est peut-être de salubrité générale et publique que les examinateurs se rendent compte que les élèves n'y ont rien compris.
Au fait, Marie-Christine Bellosta,vous êtes bien d'accord avec moi sur l'extrême nocivité des "séquences" et sur l'urgence qu'il y a à les faire disparaître des instructions officielles?
Ecrit par : Jean | 17 juillet 2007
Bonjour et merci de porter à ma connaissance " Les déjeuners des bords de loire" . J'ai découvert " Les Marchands de Gloire" de Pagnol, sans négliger la préface qui ne manque pas d'humour . ( Je m'voyais déjà en haut de l'affiche...)
J'apprécie sur ce blog les échanges et les informations qui ouvrent des horizons. J'ai prêté cette pièce de Pagnol à une vieille dame de 87 ans, véritable rayon de soleil de la maison de retraite où elle séjourne pour raison de santé. Passionnée de théâtre, elle a écrit et mis en scène, des pièces pour enfants sans pour autant oublier les adultes. Elle a dû patienter plus de vingt ans pour créer une troupe d'amateurs capable de jouer " Adrienne Lecouvreur, son charme immortel". ( Pièce déposée à la Comédie Française.) Inutile de préciser qu'elle s'est documentée sur l'époque de la tragédienne. Pour une commerçante absorbée par les obligations d 'une entreprise de marbrerie funéraire et titulaire du simple Certificat d'Etudes Primaires - je mets volontairement des majuscules - ce n'est pas si mal. Quand je lui rends visite, le temps passe vite. Elle a toujours des projets en tête.
Je ne sais pas si j'ai été un bon prof . J'ai fait de mon mieux en essayant d'être claire pour partager mes connaissances, stimuler la curiosité, l'esprit crtique, la rigueur, le goût de l'effort et la sensiblité. Les réformes et les circulaires, je les ai lues parce qu'il le fallait... Faire semblant pour être tranquille et faire vraiment son boulot . Merde à la fin ! Je peux le dire maintenant . Après tout je l'ai aimé ce métier. De toutes mes forces, ça je le sais. Alors les beaux discours incompréhensibles...
J'aime les choses simples et essentielles. Je reviens d'une semaine de randonnée en Auvergne. J'avais oublié qu'il suffisait d'une bonne paire de chaussures, d'un bâton , d'un vêtement de pluie et de quelques amis pour savourer le plaisir de marcher, admirer les paysages et les talus fleuris et saluer l'inconnu croisé dans l'étroit sentier. J'ai pensé à Rousseau et à son éloge de la marche à pied ( L'Emile ) et à la chèvre de Monsieur Seguin découvrant "de grandes campanules bleues, des digitales de pourpre à longs calices. Toute une forêt de fleurs sauvages débordant de sucs capiteux ! " Ben oui, ça me revient, j'ai appris ce texte en récitaion au CM2. J'ai rien fait de mal ?
J'ai pensé à ceux qui ne voient pas , ne marchent pas ou ne savent pas pour tout leur raconter.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 17 juillet 2007
Moi je sais.
J'aime bien quand tu dis 'Merde'. :)
Ecrit par : toto | 17 juillet 2007
Comment voulez-vous que les élèves prennent goût aux grands textes si on ne commence pas par les leur expliquer?
Ecrit par : Jean | 17 juillet 2007
Y'a des gars et des filles qui ont ça dans la peau et trouvent les enseignants ch...ts à en crever. Gros bisous à vous tous!
Ecrit par : dobolino | 17 juillet 2007



