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04 juillet 2007

Langues anciennes

Langues anciennes (Spécial Hypokhâgne)


La filière L va mal, la filière L se meurt… Je l’évoquais il y a quelques mois dans une note (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/02/02/sauver-les-lettres.html), à la suite d’un rapport alarmant de l’Inspection générale. Et les Langues anciennes (LA — grec ou latin) sont vraiment, pour le coup, langues mortes.
Qu’y faire ?
Bien sûr, le retard à l’allumage dans les apprentissages fondamentaux, dès la grande section de Maternelle, les 17% (chiffre officiel…) d’analphabètes en Sixième, et le mépris dans lequel les « programmes Viala » tiennent la littérature n’est pas pour rien dans la désaffection des séries littéraires. Divers intervenants évoquaient en juin sur ce blog les choix drastiques auxquels sont obligés les administrations et les enseignants lorsqu’ils veulent maintenir une section de Langue Ancienne dans les collèges et les lycées.
Et la rue de Grenelle, constatant qu’il n’y a parfois que quelques élèves dans les classes, hésite à maintenir ce qui paraît être un privilège hors de prix, en ces temps de disette…
Tout cela, c’est l’amont — les causes diverses de la disparition du Latin et du grec.
Quelques bons esprits — il en est — ont toutefois pensé que la réponse pourrait venir de l’aval — de l’enseignement dispensé dans les classes préparatoires littéraires, Hypokhâgne et Khâgne.
On sait que les Khâgnes avaient, à l’origine, des débouchés particulièrement… bouchés. Les ENS ne constituent pas un vivier quantitativement prometteur, et les chances d’insuccès à un concours hyper-sélectif sont nombreuses. D’où la seconde voie, qui s’est ouverte depuis quelques années, de préparation aux Instituts d’Etudes Politiques (IEP), les Sciences-Pô de Paris et de Province, ou certaines écoles commerciales ouvertes aux littéraires.
La réforme tout récemment lancée — à la hussarde, juste avant les élections, mais c’est qu’il y avait urgence — visait à instituer un concours unique, une sorte de banque d’épreuves regroupant les ENS et les écoles susdites. Cela permettait d’évacuer la formation (et les heures) strictement IEP, et de revaloriser les LA, imposées à tout le monde, puisqu’une Langue ancienne est obligatoire à l’entrée d’Ulm.
Bien sûr, tout un tas d’organismes forcément indispensables se sont insurgés, par principe, de ce que l’on ne les avait pas consultés. La LA pour tous a créé des réactions de rejet très violentes de la part des philosophes, des historiens,des collègues enseignant en option IEP, et surtout des profs de LV2, craignant de se voir définitivement marginalisés, d'autant qu'il avait été décidé, voici quelques semaines, de faire en sorte que les étudiants puissent arrêter la LV2 à la fin du premier semestre pour ne pas être submergés au niveau des horaires.
Incapacité à suivre, souci des corporatismes ou haine fondamentale de tout ce qui ressemble à des études classiques, le SNES-CPGE a toujours été opposé à la réforme ; il est tenu par un nommé J. Hervé Cohen (« un garçon peu au fait du problème », me dit avec un sens très personnel de l'euphémisme Françoise Guichard, qui est à la fois prof de CPGE et militante du SNES) un physicien qui ne comprend rien aux problèmes des prépas littéraires et décide à peu près tout seul, — ou manipulé par un lobby anti-langues anciennes (géographes, linguistes) et pro-heures IEP (ah, les positions établies… Ah, les fromages !). Il doit bien s’entendre avec l’artisan de la réforme, un autre physicien, Boichot, doyen de l’Inspection générale de Physique… Il fallait un danseur, ce fut un calculateur qui l’obtint…
Après avoir menacé d'un recours contre la réforme (comme le SNALC, que l’on a connu plus intelligent, mais qui n'a pas insisté vu le tollé de la base), cette conjurtion des imbéciles a changé de tactique, et proposé un "petit" amendement selon lequel les étudiants peuvent AUSSI abandonner la LA au bout d'un semestre. Ce qui ramène les HK Lyon au statu quo ante, aligne les HK Ulm sur Lyon — Ulm perdant ainsi l'obligation de la LA — et dynamite le principe intelligent de la banque d'épreuves — et la volonté de revalorisation de la série L en amont.
C’est qu’il faut bien comprendre qu’imposer une Langue Ancienne à ce niveau, c’est inciter fortement les parents, ou les enseignants, à la proposer aux enfants dès le collège, et à la maintenir au lycée. On entre trop souvent aujourd’hui en série littéraire par défaut — faute d’être admis ailleurs. On doit à nouveau y aller par goût des Belles-Lettres, et selon une ambition. Des parents poussent aujourd’hui eurs enfants à faire des maths à tout prix, quitte à les dégoûter des sciences. Il est bon qu’ils sachent que l’on peut orienter un élève vers les Lettres et qu’il y a au bout de possibles orientations prestigieuses.
Et je ne reviendrai pas sur tout ce que l’apprentissage des Langues anciennes apporte non seulement à la culture, mais à la maîtrise de la grammaire et de l’orthographe, à la rigueur de la pensée, à la structuration grammaticale — toutes conséquences dont peuvent profiter toutes les autres matières.

J’ai interviewé Emanuele Blanc, présidente de l’APFLA-CPL (Association des Professeurs de Français et de Langues Anciennes, http://www.apfla-cpl.com/), qui vient d’écrire à Xavier Darcos pour l’informer d’une situation qui lui a peut-être échappé. « Le SNES, dit-elle, profite de la rivalité Pécresse -Darcos pour faire capoter la réforme » — et prétend que l’on procède à un nouvel examen de l’arrêté, pourtant approuvé par le CNESER, qui a la haute main sur tout ce qui est université / recherche — et publié au BO. Une réunion préparatoire du CSE, ce machin dont j’ai déjà parlé il y a un mois ou deux dans une note intitulé « Apparatchiks » — http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/03/04/apparatchiks.html), se tenait le 3 juillet — en attendant une grand-messe d’enterrement dans une semaine.
La position du SNES, sous couleur de défendre je ne sais quelle spécificité, prétend condamner à court terme les Prépas littéraires, en les empêchant, via la banque d’épreuves, d’ouvrir sur plusieurs concours.
En fait, comme le fait remarquer l’un des rares Inspecteurs généraux à soutenir la réforme — les autres comptent les coups —, la volonté d’obstruction des révisionnistes ne devrait pas tenir face à la réalité juridique d’un arrêté pris et publié en bonne et due forme. Mais seul le pire est sûr — loi de Murphy.

Rivalité Darcos-Pécresse, disais-je… Je ne suis pas sûr qu’il s’agisse d’une rivalité de personnes, mais de cabinets, peut-être : les classes préparatoires sont installées dans les lycées (Darcos), mais appartiennent à l’enseignement supérieur (Pécresse), et viennent d’ailleurs d’être rattachées aux universités, avec lesquelles elles passent en ce moment des contrats de bonne entente.
Détruire les Lettres Sup, c’est détruire aussi le dernier lieu où l’on fait sérieusement de la littérature, l’ultime vivier de profs de Lettres dominant leur savoir — mais sur ce point précis de la formation des maîtres en Lettres, je reviendrai prochainement : j’ai trop d’amis en ce moment et une petite cure de haine me fera le plus grand bien.

Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

t'as trop d'amis, allez 5, 4 , 3 , 2 , 1 : heu espèce d'instit va !

Ecrit par : pierrot le zygo | 04 juillet 2007

Il y a vraiment urgences!
étudier le grec est devenu extrèmement difficile .
Pourquoi n'est-il enseigné qu'en 3ème du moins c'est le cas au Cned?
Pourquoi le latin et le grec ne serait-ils pas proposés en option dés la 6ème?
à quoi sert cette année 0PTIONNELLE d'initiation au latin qu'on sert en 5ème aux élèves? ma mémoire me fait peut-être défaut mais il me semble que fin des années 70 cette année d'initiation concernait tous les élèves de 5ème afin de leur donner la possibilité d"'y goûter" et de faire le choix de l'option en 4ème.

C'est toute l'image que l'on renvoie de l'étude de ces deux langues qu'il faut revoir. Je ne sais pourquoi mais j'ai la désagréable impression que la disparition de ces deux langues n'est pas du fait du dsésintéressement des élèves mais relève plutôt d'une volonté plus politique et économique...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 juillet 2007

Lire les articles ayant propos sur la réforme des universités est édifiant - de quelles matières parle-t-on? Des sciences dures, ou molles, mais des sciences: comment s'attacher tel ou tel enseignant-chercheur de haut niveau, etc.

Bref, par le haut ou pas le bas, c'est fort mal barré pour la littérature ancienne, moderne, contemporaine.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3224,36-930875@51-917472,0.html

Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007

Le lien ne fonctionnant pas:

Les facs bricolent

Les chercheurs s'arrachent à prix d'or. De Princeton à Cambridge, de la Sapientia à Utrecht, l'internationalisation des équipes est devenue un des critères majeurs de la compétition internationale. Et, dans cette course aux meilleurs, les universités françaises partent avec un handicap. Les finances peu reluisantes des établissements français et les statuts corsetés dans lesquels les candidats étrangers sont contraints de se glisser obligent à pas mal d'imagination et de montages.



En attendant que le projet de loi sur l'autonomie des universités, qui devrait offrir des libertés nouvelles aux établissements, notamment en matière de recrutement, ne fasse sauter quelques-uns de ces verrous, les débauchages s'apparentent à un parcours du combattant. "Nous sommes obligés de bricoler des situations administratives bancales. Et encore, Paris-VI bénéficie d'une bonne réputation dans le monde", résume Jean-Charles Pomerol, président de l'université de sciences et de médecine Pierre-et-Marie-Curie, premier établissement français à figurer dans plusieurs disciplines dans le palmarès mondial établi par l'université de Shanghaï.

Le premier obstacle est celui du salaire. "Les rémunérations des seniors sur les campus américains et japonais sont au minimum trois fois plus élevées que les nôtres", assure Alain Boudou, président de l'université de sciences et de technologie Bordeaux-I. "Nous voulions recruter un Britannique. C'est impossible. A 35 ans, sa rémunération avoisinait déjà les 130 000 euros par an. On ne peut pas suivre. Princeton nous les pique en les payant quatre fois plus", renchérit Anita Bersellini, présidente de l'université Paris-XI, dont dépend le campus d'Orsay (27 000 étudiants, 3 000 enseignants-chercheurs et chercheurs, 120 laboratoires).

"Les salaires français, il faut donc les compléter", résume le directeur de l'Institut d'études politiques de Paris, Richard Descoings, qui, lui, a la possibilité d'accorder à ses professeurs étrangers un autre revenu au titre de la Fondation nationale des sciences politiques.

Tout le monde n'a pas cette flexibilité. Et avec une grille qui oscille entre 2 500 euros pour un professeur de 2e classe et 3 100 euros en 1re classe, les comparaisons sont défavorables à la France. Encore faut-il que les universités parviennent à décrocher un poste de 1re classe, ce qui n'est pas toujours le cas. Les reconstitutions de carrière sont problématiques. "A un collègue de 45 ans, on a proposé un poste au 1er échelon de la 2e classe, parce que ses années de recherche à l'étranger n'ont pas été prises en compte ; c'est indécent", assène Bernard Carrière, président de l'université Louis-Pasteur de Strasbourg.

Ces misères administratives dévorent l'emploi du temps des présidents d'université. Paris-V, et particulièrement son laboratoire de la perception, qui jouit d'une excellente réputation scientifique, en sait quelque chose, qui vient, après bien des peines, de parachever le recrutement d'un ténor de la psychologie expérimentale, le professeur Patrick Cavanagh. A Harvard, où il effectuait ses recherches, "l'université lui avait trouvé une maison sur le lac, son laboratoire, bien équipé, tournait avec des techniciens, et il avait disposé, à son arrivée, de 100 000 dollars pour l'aider à démarrer", raconte Kevin O'Regan, le directeur du laboratoire.

Cette pratique, courante outre-Atlantique, consiste à octroyer au chercheur une somme coquette afin qu'il puisse commencer ses recherches dans de bonnes conditions et sans justifier chaque dépense. Pour rivaliser avec de telles conditions de vie et de travail, Paris-V a durement bataillé. "Harvard a fait monter les enchères : ils étaient prêts à augmenter son salaire de 75 % !", raconte le président de Paris-V, Jean-François Dhainaut. Le contrat finira tout de même par être conclu.

"Le futur immédiat de la science se joue en Europe, non plus aux Etats-Unis, où les grands labos disposent de moins en moins d'argent. Le coût des aventures militaires américaines désavantage la science", estime Patrick Cavanagh, Canadien de 60 ans, francophile et francophone qui, en franchissant l'Atlantique, a vu son salaire divisé par cinq. Pour compenser partiellement cette baisse, l'université lui a trouvé un luxueux appartement de fonction et obtenu que son "service" d'enseignement annuel soit réduit à 60 heures au lieu des 192 heures réglementaires.

Voilà un autre handicap : en France, l'enseignant-chercheur enseigne. Il ne peut, comme dans de nombreux pays, adapter son temps de travail entre les deux activités. Comme au Canada, par exemple. "Là-bas, explique Henri Cohen, professeur canadien recruté par Paris-V, il est possible de moduler les tâches : si on effectue beaucoup de recherche, on enseigne moins ou inversement." Il ne peut pas non plus, comme aux Etats-Unis, payer un assistant pour enseigner à sa place, selon une pratique courante prévue dans les contrats. De surcroît, l'enseignement n'est, dans l'Hexagone, ni valorisé ni évalué. Suivre les étudiants de master équivaut à quatre heures d'enseignement sur l'année quand, de l'avis général, c'est plutôt quatre heures par semaine qu'il faudrait retrancher.

Avant même de batailler sur les salaires et les heures d'enseignement, les présidents d'université doivent faire passer à leurs candidats étrangers l'étape de la validation par la Commission nationale universitaire (CNU). Qu'il soit espagnol ou américain. Un exercice "désagréable pour tout le monde", selon Richard Descoings, qui a mis cinq ans à titulariser un économiste français ayant fait toutes ses études à Harvard et qui n'est pas agrégé... A Strasbourg,

Bernard Carrière, président de l'université, a éprouvé une mésaventure du même type pour un professeur espagnol : "La CNU a considéré qu'il n'avait pas le niveau requis alors qu'il avait été qualifié en Espagne." Unanimement, les présidents d'université réclament au moins une harmonisation européenne.

A défaut d'offrir des salaires mirobolants, les présidents d'université s'emploient à créer un environnement favorable de manière à ce que ces "pointures" trouvent tout de même avantage à se délocaliser. Strasbourg figure parmi ces universités qui ont établi une politique dite "d'attractivité" à destination des professeurs de haut niveau. "L'idée est d'arriver à faire venir les profils que nous cherchons et de nous donner les moyens de les intégrer au poste de professeur 1re classe, doté de moyens de recherche", explique Bernard Carrière.

Ceux-là se voient doter de 150 000 euros, avec un maître de conférences et un post-doc (chargé de cours). "Bon an, mal an, nous recrutons à ce titre deux ou trois collègues, comme récemment le Suisse Bernard Doudin, spécialiste de nanophysique qui a effectué une partie de sa carrière aux Etats-Unis", raconte Bernard Carrière. Strasbourg peut ainsi se targuer d'un corps professoral internationalisé à 25 % dans certaines disciplines-phares pour l'université comme les sciences de la Terre, la chimie, les mathématiques, la physique ou les sciences de la vie.

Un tel standard reste malgré tout très en deçà de ce qu'offrent les universités allemandes, capables de proposer la même somme de 150 000 euros mais sur trois ou quatre ans. Sur le modèle des chaires d'excellence mises en place par l'Agence nationale de la recherche, Bordeaux-I veut pouvoir offrir aux professeurs convoités "deux ou trois post-doc, un logement, un travail pour le conjoint", précise Alain Boudou.

Bordeaux-I, où 11 % du corps professoral est étranger, espère ainsi, avec l'aide du conseil régional et d'entreprises partenaires, multiplier ses chances de décrocher de grands professeurs dans les domaines où, d'ores et déjà, le campus bénéficie d'une certaine avance, comme les matériaux ou le laser.

Sélection des candidats, temps d'enseignement, voire primes : le projet de loi qui sera examiné à l'Assemblée nationale pourrait faire sauter ces verrous. Au risque de créer une difficulté nouvelle pour les présidents d'université, celle de devoir gérer les disparités entre universitaires français et étrangers.

Brigitte Perucca

Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007

Textes officiels!

1) Arrêté du 2 juillet 2004 (JO du 6 juillet 2004):

"Horaires des enseignements applicables aux élèves de la classe de troisième.
Enseignements facultatifs:
- Découverte professionnelle, 3 heures
- Langue vivante 2 (régionale ou étrangère), 3 heures
- langue ancienne (latin, grec), 3 heures
Dans la mesure des possibilités des collèges, certains élèves peuvent suivre à la fois un enseignement de latin et de grec."

2) Tract d'information conçu par l'ONISEP de 4 pages en couleurs sur l'option de Découverte professionnelle imprimé en avril 2007 et distribué en mai-juin 2007 à tous les élèves des collèges (plusieurs centaines de milliers):

"Les horaires hebdomadaires de la classe de troisième.
Enseignements facultatifs de 3 heures:
Langue ancienne: latin ou grec 3 h
Langue vivante (étrangère ou régionale) 3 h
Découverte professionnelle 3 h
Dans la mesure des possibilités des collèges, certains élèves peuvent suivre à la fois un enseignement de latin et de grec."

On voit que le latin ET LE GREC sont proposés au choix de centaines de milliers de familles, aussi bien par l'arrêté du 2 juillet 2004 que par le dépliant ONISEP.
C'est donc qu'ils sont EFFECTIVEMENT ENSEIGNES DANS LES COLLEGES, pour la raison évidente qu' il est impensable d'imaginer une seule seconde que le ministère cite dans la liste diffusée auprès de centaines de milliers d'élèves (j'insiste!) des options qui n'existent pas dans la réalité!

Donc, puisque le grec est EFFECTIVEMENT OFFERT au choix des élèves, c'est que tout élève de France peut prendre cette option. C'est donc qu'il existe!

On va me répondre que, certes, le grec existe, mais dans quelques collèges seulement.
"A quoi respondeo" que CE N'EST PAS CE QUE DISENT LES TEXTES, puisque cette réserve n'est exprimée ni dans l'arrêté du 2 juillet 2004, ni dans le dépliant ONISEP.

Ainsi, la meilleure défense de l'option de l'option grec au collège (d'où elle a pratiquement disparu ), ce ne sont pas des tonnes de plaidoyers vibrants et nostalgiques, ou furibards, adressés aux hommes politiques sur la "beauté" et la "nécessité" de la culture antiques et autres lieux communs - tout cela, ils le savent -, c'est tout simplement le texte de la loi!

Ecrit par : Jean | 04 juillet 2007

Vu d'en bas, l'enseignement du latin se heurte au même problème que la littérature. Les parents n'en veulent plus car on leur dit et répète à souhait que cela ne sert à rien. Les 3èmes veulent tous passer en seconde et rêvent tous d'un bac S même quand ils ont 1O de moyenne en maths; ils veulent des débouchés et donc des maths. Le français est quasi ramené au niveau du dessin ou presque. Alors le latin!
D'autant que les profs de latin se sont tirés une balle dans le pied en acceptant de ne plus apprendre à leurs élèves à traduire. Donc au bout de 3ans de cette plaisanterie, les élèves ne veulent plus le garder au lycée, ou alors ils le gardent pour être dans une bonne classe et après basta, ils laissent tomber pour faire un peu plus de maths. A l'arrivée, en prépa, il reste comme bons latinistes, les quelques élèves de bons lycées parisiens ou de province ou d'établissements cathos qui ont compris qu'il y avait un créneau.
Tant qu'on n'aura pas démontré aux parents et aux élèves qu'ils peuvent s'en sortir avec un bac littéraire, ni le français ni les langues anciennes ne retrouveront de vitalité et ils sont voués à la mort rapide. Et pour cela, plus qu'une réforme des concours des ENS (avec laquelle je suis entièrement d'accord, bien entendu,) c'est une réforme de la fac qu'il faut, des départements de lettres. Car les parents et les élèves ne connaissent pas vraiment les prépas et cela touche une infime minorité de notre public scolaire. Par contre ils voient tous les jours, que des étudiants en lettres à la fac se retrouvent in fine vendeurs à Géant. C'est donc V.Pécresse qui détient à mon avis, autant qu'elle le peut, le pouvoir de sauver les lettres et les langues anciennes. C'est lorsque les parents verront que des étudiants s'en sortent à la fac avec des diplômes de lettres que l'on sauvera lettres et latin et grec; mais pour cela, il faudrait une révolution des mentalités: sélection ouverte et claire à la fac, ouverture de concours actuellement interdits à des littéraires, reconnaissance des diplômes littéraires par des chefs d'entreprise ( aux USA, c'est le cas), secouer les universitaires pour qu'ils s'interrogent un peu sur les formations et les cours et le temps qu'il réserve à leurs étudiants... Bref, il y a du travail...

Ecrit par : Thalie | 04 juillet 2007

Et je constate que ceux qui s'émeuvent de cette disparition du latin/grec et des lettres sont des profs de prépa et du secondaire.Ils sont inquiets les universitaires????

Ecrit par : Thalie | 04 juillet 2007

Par déformation professionnelle, j'aime chercher sur internet des documents pour approfondir la réflexion. En navigant sur la toile à la recherche de sites pour la promotion des langues anciennes, je me suis de nouveau retrouvée surtout sur des pages en anglais.
En cherchant des livres pour apprendre le grec, je me suis aperçue que la plupart des livres que j'avais utilisés dans les années 80 et qui étaient déjà "vieux" sont non seulement disponibles, mais indispensables puisqu'il y a très peu de nouveautés publiées.
Y a-t-il si peu de place pour les langues anciennes en France ? Comment peuvent-elles être défendues dans ces circonstances ?

Ecrit par : lucile | 04 juillet 2007

"Les profs de latin se sont tiré une balle dans le pied en acceptant de ne plus apprendre à leurs élèves à traduire".
Je suis mille fois d'accord avec vous, Thalie, le premier plaisir qu'il y a à faire du latin, c'est... de faire effectivement du latin, et pas de faire semblant de traduire des "textes authentiques"!

La CNARELA ( vous connaissez?), qui prétend défendre les langues anciennes, porte une responsabilité écrasante à cet égard: elle a donné tête baissée, par crainte de ne pas passer pour assez moderne, dans tous les gadgets pédagogiques mortifères (les "séquences", évidemment!) et dans toutes les erreurs (les "textes authentiques", la pédagogie globalisante, le mépris des "petites phrases").
Et il y a un petit côté pleurnichard et nostalgique dans les déclarations de la CNARELA qui est insupportable, et stérile, comme cette lettre agacée, presque discourtoise, de sa présidente à Nicolas Sarkozy.

Pour restaurer l'image des langues anciennes, il y a, Thalie, comme vous le dites, l'action auprès des parents au sujet des débouchés qu'offent les études de Lettres.

Mais il y a aussi, dans les collèges, le retour impératif à un enseignement effectif du latin qui consisterait à donner aux élèves suffisamment de bases simples et solides pour qu'ils éprouvent du plaisir à utiliser ces connaissances pour traduire de petites phrases de version et de petits textes adaptés et de petites phrases de thème. J'ai bien dit "petits"! En langues anciennes, au collège, il faut que les professeurs réapprennent à limiter leurs ambitions et retrouvent le chemin du réalisme pédagogique. Le seul intérêt que les élèves peuvent trouver au cours de latin (le reste ils l'ont à profusion par les "médias") , c'est un intérêt purement "intellectuel", c'est le plaisir de faire fonctionner leur intelligence sur les règles de la grammaire latine qu'ils appliquent et reconnaissent, c'est de découvrir par eux-mêmes le sens des phrases dans des textes adaptés à leur niveau de connaissances.

Actuellement, on les barbouille vaguement de latin, on ne le leur apprend pas. Comme vous le dites très justement, "au bout de trois ans de cette plaisanterie", ils prennent la fuite dès qu'ils le peuvent... et ils ont bien raison!

J'ai repris, pour ma part, avec mes 4èmes et mes 3èmes (il couvre largement les deux années, en allant à un rythme raisonnable) le vieux Gerald Bloch Latin Classe de 6ème édité par Bordas en... 1962! Une merveille de limpidité! Résultat: sur 6 élèves de latin de 3ème, 3 continuent en seconde, et 1 a choisi le grec (que je leur avais présenté avec leur accord une semaine sur deux depuis février). Alors...

Ecrit par : Jean | 04 juillet 2007

La bi-chronique du matin (Formation des maîtres / Langues ancienne), intéressante, soulève plus de questions que de réponses brièvement possibles.
Celle en tout cas (question) des classes préparatoires est itérativement pendante. Le risque reste entier qu'elles persistent à s'installer dans la position de "Fabrique du crétin ... surdiplômé"!
Peut-on être ou devenir "cultivé" sans passer par là? Qu'est-ce qu'une culture au forceps? Comme il y a un combat de trop, il peut y avoir là le syndrome d'un niveau de trop, lié à la volonté têtue de s'affronter (sur le principe de Peters: bac brillant donc ...) à un défi culturel excessif. Y a-t-il là des espaces d'équilibre? La fascination française pour les "orientations prestigieuses" me semble destructrice.
Accessoirement et à propos de "l'ultime vivier des profs de Lettres dominant leur savoir", je m'interroge sur la définition du concept: Qu'est-ce donc qu'un prof de Lettres dominant son savoir? Qui domine son savoir? Et Pic de la Mirandole était-il bien dans ce cas?
Sur l'effondrement des humanités et le déficit de culture au sein même du corps enseignant, il n'en reste pas moins que le constat est effectivement de probable évidence. L'insuffisante maîtrise du français y est sans doute la notable et principale faille. Et j'en suis bien d'accord, il serait essentiel que dans tous les concours de recrutement, de quelque discipline qu'il s'agisse, un certain niveau de non-maîtrise de la langue vaille élimination directe. Le filtrage préalable des candidats sur la base d'ailleurs d'un corpus élargi d'épreuves de culture générale et d'expression écrite paraît nécessaire.
Mais la difficulté est bien de concilier tout cela. Davantage d'exigence en termes d'assise des moyens d'expression, en termes de champ culturel acquis (ou "dominé"), en termes de connaissances générales mobilisables et simultanément, la mise en place de grilles de formation qui y puissent conduire sans emprunter la voie obsessionnelle de la CPGE. Difficile. Possible me semble-t-il, mais difficile. Et qui reste à définir!

Ecrit par : sejan | 04 juillet 2007

Oui, Jean, il faut aussi "reconstruire" au collège mais la plupart des collègues que je connais continue de foncer tête baissée dans la délatinisation se cachant derrière les instructions officielles et la frousse de l'inspection. On le sait. J'ai enseigné en 4è et 3è le latin dans un collège où la collègue de lettres classiques avait des problèmes et avait besoin d'un coup de main, il y a plusieurs années. J'ai fait de la grammaire à haute dose. Très peu de civilisation, traduction non stop. Interro à chaque cours.J'y croyais dur. Et j'étais "lettres modernes"! , il fallait que ça marche!Les élèves ont pesté un peu puis se sont pris au jeu et en deux ans , ils ont eu le niveau ad hoc. Début seconde, ils sont revenus me dire qu'ils se "baladaient" sur les textes au lycée. Ce n'est pas moi qui suis en cause mais le fait que j'y croyais vraiment et puis cela ne pardonne pas le latin: on voit clairement si les gamins traduisent et comprennent; efficacité, efficacité...

Ecrit par : Thalie | 04 juillet 2007

Excellent édito de Philippe Val, dans le "Charlie hebdo" du 13 décembre 2006. Intitulé: "filière L, filière poubelle".
La conclusion de cette article, (je n'ai pas le courage de le retaper en entier!), je cite: "que le réchauffement climatique devienne un enjeu du débat présidentiel mais que la disparition programmée de la classe de philo et le discrédit des études littéraires passent inaperçus prouve précisément qu'est déjà à l'oeuvre cette inculture qui consiste à ne s'intéresser qu'aux conséquences tout en ignorant superbement les causes".

Sur ce, bonnes vacances à tous! Et à bientôt.

Ecrit par : christophe sibille | 04 juillet 2007

Lu dernièrement sur un bulletin de 3° trimestre d'un élève de seconde :

Orientation en 1°STG refusée, Orientation en 1°L recommendée.

Aucun commentaire, j'attend avec impatience la chanson de Sardou sur le BAC L ...

Ecrit par : Sylvain | 04 juillet 2007

Victorien Sardou est issu d'une famille provençale qui possédait une oliveraie au Cannet, près de Cannes. Lors d'un hiver particulièrement rigoureux, le gel tua tous les oliviers et ruina la famille. Le père de Victorien, Antoine Léandre Sardou, s'installa à Paris où il fut successivement comptable, professeur de comptabilité, directeur d'école et précepteur, tout en publiant des manuels de grammaire, des dictionnaires et des traités sur divers sujets. Comme il gagnait très insuffisamment sa vie, Victorien dut se débrouiller seul et fut contraint, par manque d'argent, d'interrompre les études de médecine qu'il avait entreprises.

Il survécut en enseignant le français à des élèves étrangers, en donnant des leçons de latin, d'histoire et de mathématiques et en écrivant des articles pour des encyclopédies populaires.

Victorien Sardou, sans doute, mais il n'est plus de ce monde. Quant à Michel, ça m'étonnerait. C'est le sarkozisme culturel
"allégé" (Johnny, Mireille, Enrico...)

Le paquebot France est une vieille poubelle bourrée d'amiante, mais le latin et le grec, c'est l'enfance du monde. un monde qui se croit jeune alors qu'il prend la rouille de partout, faute de s'abreuver à ses sources vives.

Ecrit par : Robin | 04 juillet 2007

Par déformation professionnelle, j'aime chercher sur internet des documents pour approfondir la réflexion. En navigant sur la toile à la recherche de sites pour la promotion des langues anciennes, je me suis de nouveau retrouvée surtout sur des pages en anglais.

Les Anglais ne sont pas fous et contrairement à une opinion fort répandue, ils tiennent à leur racines gréco-romaines. J'ai assisté en Angleterre à un cours de latin au cours duquel les élèves traduisaient du Jules César "libro aperto".

On connaît leur pragmatisme légendaire qui énervait tant Frédéric Nietzsche.

Si c'était aussi inutile que les Français le pensent, ils auraient arrêté depuis longtemps...

Ecrit par : Robin | 04 juillet 2007

J'ai oublié de préciser dans mon avant dernier post que je répondais à un post qui invoquait Michel Sardou et sa chanson "Ne m'appelez plus jamais France" à propos de la disparition de l'enseignement du latin et du grec.

Ecrit par : Robin | 04 juillet 2007

Robin, le Telegraph a publié un article sur le "boom" du latin en Angleterre.

Parmi les commentaires, j'ai trouvé celui-ci très beau. Elle n'est peut-être pas représentative d'une majorité d'écoliers et on peut sans doute rencontrer de ses semblables en France, mais au moins elle semble avoir étudié VRAIMENT le latin et pas la bouillie servie à nos enfants.

"J'ai 14 ans et j'apprends le latin depuis maintenant à peu près 6 ans. (...) Je trouve qu'il est magnifique d'apprendre le latin, non seulement cela vous permet de comprendre les langues modernes, mais (...) cela donne la possibilité d'étudier de la poésie et de l'histoire extraordinaire.
Oui, il est possible de lire Catulle, Virgile, Martial et autres en anglais mais il est beaucoup plus satisfaisant de les lire dans leur langue d'origine.
J'aime aussi traduire vers le latin qui, bien que beaucoup plus difficile, est tout aussi amusant, sinon davantage. Je pense que le latin devrait être mis à l'honneur et jamais oublié."
Bonnie

http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=
/news/2007/05/14/nlatin14.xml

Ecrit par : lucile | 04 juillet 2007

Désolée pour la traduction "basique", je n'ai pas vos talents, Robin.

Ecrit par : lucile | 04 juillet 2007

Et bien sur, Leon Schwarzenberg, eminent cancerologue, a dit: « Un pays dans lequel n'existe plus, le soir, une chambre dans laquelle un enfant apprend le grec ou le violon est un pays perdu. »

Interessant le debat sur les debouches des facs de lettres, peut-etre faudrait-il que nos grands professeurs cessent de vouloir former des academiciens. Je suis moi-meme un ignare issu d'une ecole de commerce (bien qu'ayant courageusement suivi le grec de la 4e a la terminale, comme quoi tout le monde peut mal tourner), mais je peux vous dire que nombre d'entreprises s'en porteraient mieux si elles acceptaient dans leur rang des profils plus creatifs.
Je me souviens de cours de marketing ou l'imaginaire de mes camarades etait digne de la moyenne section de classe maternelle, ne parlons pas de leur elocution et de leur strategie argumentative.
D'un autre cote, il faudrait veiller a reintroduire une dose de maths et de culture scientifique dans les filieres litteraires (meme si les BL font des maths de haut niveau)...et aussi redorer l'image de l'entreprise aupres des jeunes. Je ne vous raconte pas la tete des quelques khagnes quand on a aborde le langragien en statistiques et optimisation. C'est tout de meme absurde de laisser des gamins dans l'ignorance de millenaires de savoirs mathematiques. Encore une fois n'ecrivons nous pas sur ce forum grace aux mathematiques et la physique?

Merci pour les rencards sur les manuels de LA, je commence la lecture du Latin Mystique de Remy de Gourmont, plus je lis et plus je me sens con.

Ecrit par : Romain | 04 juillet 2007

Désolée pour la traduction "basique", je n'ai pas vos talents, Robin.

Ecrit par : lucile | 04 juillet 2007

Ce n'est pas mon avis Lucile ; vous surestimez mes talents et vous sous-estimez les vôtres.

Votre prénom ou votre pseudo ravive en moi la fiévreuse lecture des premières pages des Mémoires d'Outre-Tombe. vous savez de quel amour Chateaubriand aimait sa soeur, aussi géniale que lui, mais hélàs...

En tout cas, merci d'avoir pris la peine de traduire le témoignage de cette jeune fille.

Je vais encore me faire envoyer sur les roses avec l'Angleterre "travailliste libérale" de Tony Blair, mais il me souvient que la première mesure qu'ait prise l'ancien premier ministre de sa majesté avait été de redorer le blason des écoles britanniques en rétablissant des principes que nous sommes un certain nombre à préconiser sur ce blog (respect de soi-même et des autres, des enseignants, revalorisation des savoirs, des langues anciennes, etc.)

Il faut être de bien mauvaise foi ou ignorer l'histoire récente de la Grande-Bretagne, et particulier, mais oui, cher Renaud, la situation avant Margaret Thatcher et celle d'aujourd'hui pour nier le "bond en avant" de ce pays.

Je pense que les réformes du gouvernement de Tony Blair en matière d'éducation y sont pour quelque chose.

Mais les socialistes français ont ceci en commun avec Jacques Chirac qui traitait Tony Blair en privé de "pompeux imbécile" d'en être restés à la "perfide Albion"...

Et de ne pas aimer les comparaisons, surtout quand elles sont à leur désavantage.

Ecrit par : Robin | 05 juillet 2007

En khagne, on enseigne la culture, mais les maths, les sciences et l'éco font aussi partie de la culture. Et un khagneux n'a droit à aucun cours là-dedans (sauf qques-uns, en filiere très specifique).
MAIS les scientifiques et les commerciaux ont des cours de culture littéraire et philosophique.
Il faudrait rétablir l'équilibre. Pourquoi refuser aux uns ce qu'on donne aux autres ???



D'autre part, déjà de mon temps on critiquait le lobby des geographes, qui s'est imposé pour Fontenay/Lyon, alors que les latinistes n'étaient que facultatifs pour le meme concours, meme en spé lettres !

Je revais d'une prepa qui fît : histoire - lettres - LV1 - LV2 - latin - grec - maths.

A la place, j'ai eu : histoire - lettres - LV1 - philo - géographie



C'est frustrant, pour un littéraire qui aime les maths, de se taper quatre heures de cours hebodomadaires sur la culture des poivriers, et sur l'incidence de la fermeture d'un poste de douane à Hendaye, en long, en large et en travers.


Résultat : maintenant, je ne sais meme plus faire une intégrale ; j'ai tout oublié des champs gravitationnels et je ne sais plus rien en immunologie. Et le latin, il a fallu une sacrée dose de devoirs rendus en volontaire pour que je me maintienne à niveau.
Mais je sais qu'il fait sept ans pour qu'un poivrier pousse, et que la ville d'Hendaye a souffert du passage à l'Europe. Il y a des priorités surprenantes dans l'ordre des savoirs.

Ecrit par : Jacques | 05 juillet 2007

Je n'ai fait que développer ce qu'a dit Romain :

" il faudrait veiller a reintroduire une dose de maths et de culture scientifique dans les filieres litteraires (meme si les BL font des maths de haut niveau)...et aussi redorer l'image de l'entreprise aupres des jeunes. " (en plus d'un vrai enseignement du latin et du grec, bien sûr)

Ecrit par : Jacques | 05 juillet 2007

Emmanuele Blanc, qui dirige l'APFLA et se trouve au cœur du débat sur les langues anciennes en hypokhâgne et ailleurs, a adressé il y a deux jours à Xavier Darcos, via son directeur de cabinet, la lettre suivante, qui met les choses au point quant aux magouilles malodorantes de certains :

" Monsieur le Directeur,

Je me permets de vous envoyer cette lettre parce que j'ai appris que dans quelques jours allait se tenir un CSE où le SNES avait demandé que soit organisé un débat à propos des horaires de l'hypokhâgne (qu'un arrêté pourtant paru au B.O. en mai dernier avait déjà fixé).
Or, je voudrais que vous sachiez que les horaires proposés par le SNES sont un retour pur et simple au statu quo ante, qui ignore délibérément et les problèmes auxquels l'horaire fixé par l'arrêté apporte une solution, et les changements intervenus au niveau des Ecoles Normales comme des Instituts d'études politiques.
En effet, la finalité première de cette hypokhâgne « non-déterminante » est de rétablir une égalité qui jusque-là n'était pas appliquée, (dans des hypokhâgnes pourtant dites « indifférenciées »), en permettant aux étudiants d’accéder aussi bien à une khâgne Ulm qui prépare à l’ENS Ulm, dont le concours comporte une épreuve obligatoire de langue ancienne, qu’à une khâgne Lyon qui prépare à l’ENSLSH Lyon (où la langue ancienne n’est qu’optionnelle). A ce titre, et pour que les étudiants puissent ne se décider qu’à la fin de l’année pour l’une ou l’autre de ces préparations, il est nécessaire que soient présentes dans le tronc commun de l’hypokhâgne les disciplines figurant dans les épreuves obligatoires de ces deux écoles : à savoir le français, l’histoire, la philosophie et la langue vivante (disciplines communes à Ulm et à Lyon), la langue ancienne (obligatoire à Ulm) et la géographie (obligatoire à Lyon). (du reste, l’arrêté met sans raison la deuxième langue vivante dans le tronc commun, on pourrait profiter de ce réexamen en CSE pour rectifier l’anomalie, et la mettre en discipline optionnelle). Ainsi, en proposant qu’il y ait un choix entre la langue ancienne ou la deuxième langue vivante, le SNES ne fait que proposer que soit reconduite la situation préjudiciable antérieure.
D’autre part, en demandant à ce que les hypokhâgnes continuent d’assurer la préparation aux IEP, le SNES semble ignorer que le recrutement des IEP sur le modèle de l’IEP de Paris va se faire soit à bac+ 0, soit à bac + 3 ; demander que soit maintenu un horaire qui n’aura plus lieu d’être et qui d’autre part est la véritable cause de l’alourdissement des emplois du temps des élèves semble vraiment friser l’absurdité, sans parler du coût de ces 6 heures hebdomadaires de préparation spécifique.
Enfin, en proposant, de fait, que l’on revienne à des hypokhâgnes « différenciées » le SNES rend impossible l’existence de la Banque d’Epreuves Littéraires que les ENS s’emploient à mettre en place, pour élargir les débouchés et, grâce à des programmes communs et unifiés dès l’hypokhâgne, permettre aux candidats de se présenter à toutes les ENS, comme aux Ecoles de Commerce.
Les propositions du SNES constituent donc une fâcheuse régression, j’espère que ma lettre vous aura permis de le comprendre, et j’espère que vous voudrez bien la transmettre au Représentant du Ministre au CSE, afin qu’il soit informé du danger de ces propositions pour l’avenir de nos classes. Les Classes préparatoires Littéraires restent le seul lieu, dans cette France qui fut « mère des arts, des armes et des lois », où se dispensent les Humanités. Sachons le préserver pour les préserver.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de toute ma considération.

Emmanuèle Blanc"

Quant au jeu auquel se livre tel syndicat, je laisse chacun libre de conclure. Mais il est évident que ce n'est pas l'amour des langues, anciennes ou modernes, qui est au cœur de leurs préoccupations… Qu'un ministre, peut-être pour marquer son territoire vis-à-vis d'un autre (mais pourquoi, bon sang ?) flatte l'encolure de Gérard Aschieri et consorts (un joli mot lacanien, tiens…) dépasse mon entendement.
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 juillet 2007

Cela dit, il est effectivement un peu déplorable que l'enseignement à haut niveau entérine cette division absurde entre "littéraires" et "scientifiques". Les Prépas scientifiques ont un programme de Lettres, il serait logique que des Littéraires aient une teinture rélle de sciences — que ce soit en maths, ou dans quelque autre science plus expérimentale est une autre question. Mais enfin, lire Phèdre ("Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue") sans connaître la responsabilité de l'hypothalamus dans les coups de foudre est un peu dommage (parcourez donc, sur ce sujet et quelques autres connexes — encore un joli mot lacanien… — le remarquable ouvrage de Jean-Didier Vincent, Biologie des passions).
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 juillet 2007

Bien que de formation scientifique, je suis stupéfait que l’enseignement des langues anciennes en filière littéraire puisse faire débat.
J’ai suivi un enseignement de latin jusqu’en seconde et j’ai souvenir que ce fut pour moi un pensum. Néanmoins, a posteriori, je constate que c’est encore un atout précieux pour ma compréhension de la langue.

Je n’imagine juste pas qu’on puisse prétendre enseigner le français et la littérature sans posséder un pré-requis minimum en latin (voire en grec). C’est un peu comme espérer faire de la physique sans maîtriser les outils mathématiques.
Une filière littéraire d’excellence me semble donc devoir obligatoirement comporter deux (ou trois) langues vivantes et une langue ancienne.

J’y ajouterais une formation scientifique dont les contours précis restent à formaliser. Sans doute un enseignement qui ressemblerait plus à de la vulgarisation en biologie, physique, astrophysique etc. sans viser la maîtrise d’outils ou de savoir faire opératifs.

Je constate avec effroi que bien des collègues de lettre (par ailleurs normalement cultivés et intelligents) n’ont pas la moindre idée sur la structure de la matière et de l’univers, la génétique, les théories quantiques, la relativité restreinte et générale, etc. Ceci les exclut de fait d’une partie de débats de société dans lesquels l’éclairage des lettres pourrait être précieux. Ne parlons même pas de ceux qui espèrent faire de la philosophie !

Pour peu qu’on sache couramment lire et écrire, il me semble possible d’acquérir en autodidacte une vague culture littéraire et artistique. Je renvoie au débat précédent sur la lecture.
Il est sans doute beaucoup plus difficile d’accéder à la science si on n’y est pas (ou si peu) préparé à l’école.
JPB faisait allusion à l’excellente revue de vulgarisation « Pour la science », notons que la lecture de la plupart de ses articles nécessite un niveau scientifique bac +2 mini !

En filière S, les exigences en lettre sont assez élevées : les copies d’EAF, d’histoire-géo ou de philo sont loin d’être calamiteuses si j’en crois les collègues.

Comme la science, la littérature et la poésie sont des modèles du réel. Un honnête homme se doit de marcher sur deux pieds !

Ecrit par : Zorglub | 05 juillet 2007

Très bon croisement de post Jacques !

Ecrit par : Zorglub | 05 juillet 2007

et JPB

Ecrit par : Zorglub | 05 juillet 2007

En filière S, les exigences en lettre sont assez élevées : les copies d’EAF, d’histoire-géo ou de philo sont loin d’être calamiteuses si j’en crois les collègues.

écrit Zorglub. Je suis du même avis. Quand j'enseignais la philo., les meilleurs éléments étaient les Terminales C (les S d'aujourd'hui).

Je rappelle également l'existence d'une "épistémologie des sciences" qu'illustrèrent entre autres Gaston Bachelard, Jean Toussaint Dessanti..., branche essentielle de la philosophie.Du temps de Descartes, la physique et les mathématiques en sont le tronc et la médecine et la mécanique font partie des branches principales. Cela donne en partant du bas : racines : métaphysique - tronc : physique/mathématiques - branches : morale, médecine, mécanique.

La tradition de la philosophie comme réflexion sur l'ensemble du savoir humain remonte loin jusqu'à Platon et Aristote et n'aurait jamais dû s'interrompre après Hegel, surtout sur le plan "pédagogique".

Ecrit par : Robin | 05 juillet 2007

"Toute la philosophie est comme un arbre, dont les racines sont la métaphysique, le tronc est la physique, et les branches qui sortent de ce tronc sont toutes les autres sciences". (Descartes; Principes; Préface).

Ecrit par : Robin | 05 juillet 2007

Le matérialisme et l'athéisme
Ces doctrines qui ont changé le monde 6/8

N° 486 Semaine du 12 août 2006 au 18 août 2006

Non, nous ne sommes pas les enfants d'Epicure: la consommation n'est qu'un fétichisme, autrement dit un ersatz de religion. Précisément ce qu'honnissait le père du matérialisme...


Auteur : Redeker Robert




Contrairement à ce qui est souvent affirmé péremptoirement, notre société ne ressemble pas du tout à une société matérialiste. Elle cultive une adoration sans bornes pour les biens de consommation. Les logos et les marques comblent le vide laissé par la mort de Dieu. Cela n'a rien à voir avec le matérialisme, qui est une doctrine qui affirme la liberté et nous délivre des attachements douteux. Dans ce geste de détachement gît la grande leçon d'Epicure, le père de tous les matérialismes. Le goût de notre époque pour le clinquant et l'éphémère prouve que le matérialisme n'a pas triomphé. Mais alors qu'est-ce que le matérialisme, si étranger à notre société? N'offre-t-il pas une issue pour s'extirper des maux dont souffre l'humanité?

Athéisme et matérialisme sont en fait frères jumeaux, naissant d'un même refus, d'une même insurrection de l'esprit - vivre debout, dans la fierté d'être un homme. L'athéisme n'a rien de spontané. L'être humain est d'abord croyant, ou du moins crédule, l'imagination, faculté qui le détache des autres animaux, lui montrant des forces occultes et des dieux partout Le plus grand des philosophes anglais, le matérialiste Thomas Hobbes (1588-1679), renverse, dans son Léviathan, le caractère inné de la raison: «La raison ne naît pas avec nous... on l'atteint par industrie.» Or, dans l'histoire de l'espèce humaine, l'imagination, fàbricatrice de dieux, précède la raison, dont le matérialisme et l'athéisme sont des résultats. A l'image de la liberté, l'athéisme est le fruit d'un travail, il représente un arrachement. Sommes-nous, hommes et femmes de l'Occident prospère, athées? La désertion relative des cultes et la liberté des moeurs ne prouvent rien. La situation sociologique de notre époque, pointée par Nietzsche comme celle de la «mort de Dieu», n'est donc pas un athéisme; c'est une indifférence, qui a fait glisser la crédulité vers d'autres objets (ceux de la consommation), et qui n'exclut pas un retour des formes anciennes de la religion. Certains hommes politiques continuent de présenter la religion comme une consolation devant les duretés de l'existence. La croyance en un au-delà ne sert-elle pas, dans ce cas de figure, à plier sans broncher devant les ravages de l'ultracapitalisme?

Le bonheur est une conquête de la Révolution française. Il n'est pas un acquis social mais un acquis politique que l'on doit à l'athéisme. Le retour du spiritualisme dans la politique risque de mettre en péril cet acquis. L'athéisme vrai ne doit pas être confondu avec l'indifférence à Dieu, si fréquente dans les sociétés développées, qui s'accommodent de la paresse intellectuelle. Ce n'est pas seulement un point de vue philosophique. L'athéisme entraîne une conséquence politique aujourd'hui menacée: le bonheur comme but de la société.

Le matérialisme non plus n'a rien de spontané. Tout commença par l'audace d'un homme: un jour, sous le ciel peuplé de dieux et de temples de la Grèce antique, un mortel se dressa, osant s'opposer à la religion: l'Athénien Epicure, qui vécut entre 341 et 270 av. J.-C. Quelques siècles plus tard à Rome, Lucrèce, autre figure tutélaire du matérialisme, tisse l'éloge de ce moment fondateur: «Alors que, affreusement, sur Terre, l'humaine vie gisait écrasée sous le poids de la religion (...) pour la première fois un Grec, homme, mortel, leva les yeux contre elle.» Lucrèce voit dans Epicure le premier homme libre, le premier qui, ayant triomphé par la raison de la religion, la «religion ayant eu le dessous» doit «être foulée aux pieds» -, montrait à tous les autres le chemin.

Qui était donc ce héros de la raison qui pense, de la raison qui ose renverser les idoles, le premier philosophe matérialiste, Epicure? Quelles étaient ses idées? Le coup de force initial dont découle tout le matérialisme se réduit à une proposition première aux conséquences vertigineuses: il n'existe pas d'autre réalité que la matière. Autrement dit, il n'y a rien d'autre dans l'univers que des atomes et du vide. S'il y a des dieux, ils sont de nature matérielle - énoncé qui ruine définitivement toute croyance en l'existence d'êtres surnaturels. Adieu, anges, démons, esprits, revenants et divinités de toute texture! Le premier matérialisme, celui d'Epicure, ne se déclare pas explicitement athée; mais définir les dieux par leur nature matérielle revient à affirmer que ce que le langage ordinaire appelle dieux n'existe pas. Le matérialisme d'Epicure est un athéisme implicite.

On appelle l'épicurisme «l'école du Jardin», du nom du lieu où Epicure enseignait et vivait au milieu de ses disciples. Loin de se limiter à une théorie, une représentation du monde, le matérialisme s'offre, dès le début, comme une sagesse et un art de vivre. Qui pense en matérialiste vit en matérialiste - autrement dit: le matérialisme implique une morale. Le Jardin se signalait par deux traits pacifiquement subversifs, eu égard aux opinions du monde grec: la reconnaissance des femmes, l'éloignement de la politique. Epicure, premier philosophe non misogyne, accueillait des femmes dans son école. «Pour vivre heureux, vivons cachés», les Epicuriens furent les premiers philosophes apolitiques, snobant les affaires de la cité pour se consacrer à la recherche du bonheur.

Pourquoi philosopher? Pourquoi vivre et penser en matérialiste? Pour être heureux. Pour toucher au bonheur. Non pour sauver son âme dans un au-delà illusoire, ni pour apporter ses lumières à la cité, à la façon d'un philosophe retournant dans la caverne. On n'atteint le bonheur qu'après avoir chassé les illusions: illusions sur les dieux, sur la nature, sur la mort. Contrairement à ce que croient les autruches qui veulent détourner les yeux de la mortelle condition humaine, l'incompatibilité est radicale entre le bonheur et l'illusion. Le bonheur ne s'offre qu'aux yeux ouverts.

Turbulent La Mettrie
Guérir de la peur de la mort est la condition du bonheur. Le matérialisme prétend délivrer l'homme de cette peur aussi ancestrale qu'universelle. Le mot d'Epicure est connu: «La mort n'est rien pour nous.» Se convaincre - effet de la connaissance de la nature, la physique que la mort n'est rien dissipe la peur. Les religions, sous couvert de consolation, transforment cette peur en angoisse dans la mesure où elles accompagnent la promesse de la survie après la mon de la menace de sanctions aussi terribles qu'éternelles. Epicure nous révèle que la nature n'est pas magique, qu'il n'y a en elle ni intention ni finalité.

La nature ne peut pas nous vouloir du mal parce qu'elle ne peut rien vouloir du tout! En dissipant les peurs, la philosophie pacifie le coeur. La philosophie est la vraie doctrine de la paix, à la différence de la religion, qui ne cesse de passer du sel sur nos plaies et de souffler sur les braises dans le monde. La philosophie apporte paix, sérénité, elle est doctrine de la sagesse et non du salut La paix épicurienne est bien différente de la paix religieuse: cette dernière est source d'angoisses, de terreurs. Quel sera mon sort après le jugement, post mortem? Ai-je bien ou mal agi? Tout cela n'est-il pas mensonge? Cette maladie est-elle signe du divin et cette guérison n'est-elle pas miraculeuse? Foutaises! La paix d'Epicure efface toutes les peurs, assurant le règne de la sérénité sur le coeur.

L'oubli, si ce n'est le mépris, dans lequel est tombé Julien Offray delà Mettrie (1709-1751), le turbulent auteur de l'Homme-machine, est bien injuste. Malouin, il se fit médecin et philosophe, ravagea la république des lettres, et fut contraint pour échapper à la haine des dévots et des jaloux de se réfugier à Berlin. Au début du XVIIe siècle, des penseurs soupçonnés de matérialisme sont jetés au bûcher par l'Eglise catholique: Bruno et Vanini, entre autres. Longtemps réprimé dans le sang, le matérialisme redresse la tête au XVIIIe siècle, à la faveur des Lumières. C'est dans ce contexte de résurgence que se dresse la figure irréductible de La Mettrie. Il est celui qui pousse le matérialisme jusqu'à l'inconvenance.

Aux yeux de ce compagnon de table de Frédéric II, le roi-philosophe, «écrire en philosophe, c'est enseigner le matérialisme». L'écriture toujours à l'attaque, à la manière de Sartre, La Mettrie pense et écrit comme un escrimeur, avec des bottes imparables. Touchée, la morale: «La morale tire son origine de la politique, comme les lois et les bourreaux.» Piquée, l'illusion: «Ils ont cru qu'un peu de boue organisée pouvait être immortelle.» Embrochés, les théologiens, «esprits turbulents, qui font la guerre aux hommes pour servir un dieu de paix». Passés au fil de l'épée, les idéaux ascétiques: «Ceux donc qui cherchent le bonheur dans leur réflexion, ou dans la recherche de la vérité, le cherchent où il n'est pas. A vrai dire, le bonheur dépend de causes corporelles... procurées par l'action de corps étrangers sur le nôtre. » Transpercé, l'orgueil anthropocentrique: «Il n'y a point d'animal, si chétif et si vil en apparence, dont la vue ne diminue l'amour-propre d'un philosophe.» Poussée au fossé, la métaphysique: «L'âme n'est qu'un vain mot dont on n'a point idée.» Mot sans objet et sans idée, «âme» est, comme la chose qu'il croit désigner, moins que du vent. L'estocade finale arrive, après laquelle rien ne pourra se relever: La Mettrie insiste sur l'importance du ventre comme source de la philosophie, il s'extasie devant la puissance d'un repas, «on dirait en certains moments que l'âme habite dans l'estomac». Comme les états d'âme - la gaieté, la joie, la tristesse, la colère - tirent leur origine des aliments digérés, les pensées des philosophes, leurs systèmes naissent de cette digestion.

La Mettrie est un philosophe contre. Le matérialisme permet de saper les fondements de tout édifice social. Une sorte d'éternité de la contestation devient possible à partir de La Mettrie: ce n'est pas tel ou tel édifice social - par exemple l'absolutisme - qui tremble sous ses arguments, c'est tout édifice social, quel qu'il soit La Mettrie porte à son maximum la puissance de destruction du matérialisme. Symbolisant l'hybris (la démesure) matérialiste, il meurt, à 42 ans, à cause d'un pâté avarié, après avoir dîné avec Frédéric II, qui, en retour, composa pour les funérailles un Eloge de La Mettrie. Hybris: la sagesse d'Epicure, art de la modération, se retourne chez La Mettrie en vie d'excès. Non un excès glouton, mais l'excès comme philosophie. L'excès: la posture qui déchire le voile de l'idéalisme, du spiritualisme, de la métaphysique et de la religion sous toutes leurs formes, passées et avenir. Avec La Mettrie, auteur également d'un Art de jouir, d'une Vénus métaphysique, de l'Homme-plante, de l'Homme plus que machine, et d'un Système d'Epicune, l'excès devient le lieu habité par la philosophie, sa forteresse.

Le meilleur de Marx
La philosophie de Karl Marx (1818-1883) n'est pas aussi matérialiste qu'on le croit généralement Certes, l'audace rapproche Marx d'Epicure - il se dresse pour s'attaquer au nouveau Titan, le Capital, comme Epicure jadis défia la religion grecque! Mais Marx a trahi le matérialisme. Dans son oeuvre, le matérialisme guerroie sans cesse avec une philosophie de l'histoire, une vision orientée de la destinée humaine dont le modèle gît dans l'Apocalypse de saint Jean. Rien de plus paradoxal que Marx: sa méthode (dans le Capital) est matérialiste, sa philosophie est une métaphysique de l'histoire. De fait, Karl Marx ne s'est pas vraiment libéré de la théologie - sa philosophie sécularise des éléments religieux. Ainsi l'histoire remplace Dieu comme deus ex machina du monde humain. Marx subordonne le matérialisme aune sorte de religion de l'histoire, source des déboires des idées de justice et d'égalité au XXe siècle. Chez lui, sans qu'il s'en rende compte, la métaphysique de l'histoire est première, enchâssant le matérialisme. Cependant, quoique subordonné à un idéalisme, la partie matérialiste du marxisme produit des effets importants. Tout ce qu'il y a de dévoilant, de démystificateur et de libérateur chez Marx est issu de sa face matérialiste. Les conquêtes sociales arrachées au capitalisme ont trouvé à s'appuyer sur les analyses minutieuses de l'exploitation des hommes proposées par Marx tout au long du Capital - des analyses méthodologiquement matérialistes.

Inversement, les nombreuses politiques totalitaires d'inspiration marxiste, comprenant la dictature du prolétariat et les camps, de même que le dogmatisme de fer des partis communistes, se sont enracinées dans le versant idéaliste de Karl Marx, sa philosophie de l'histoire. Le meilleur du marxisme provient de son matérialisme, le pire de son idéalisme (les crimes du communisme sont analogues aux crimes de la religion, de «l'odieuse théologie», déjà dénoncés par Lucrèce et La Mettrie).

Le matérialisme est avant tout une sagesse; à ce titre il n'a rien à voir avec ce que ses calomniateurs nomment «matérialisme de notre société», et qui n'est en vérité qu'un idéalisme superstitieux des objets marchands. Le matérialisme aspire même à nous libérer de cet idéalisme des objets de consommation. Confondre le matérialisme avec cet idéalisme (proche du fétichisme de la marchandise indexé par Marx) revient à recommencer l'erreur toujours faite sur Epicure («Quel pourceau!» ne cesse de clamer la bonne conscience métaphysique). Antimatérialiste, la consommation est à la fois un fétichisme de la marchandise et une aliénation de l'existence; bref, elle est une religion. Comme tous les matérialistes, Karl Marx fournit les munitions pour se déprendre de cette religion.

Comment expliquer la persistance du rejet de l'athéisme et du matérialisme véritables?

Pourquoi cette malédiction pesant sur la sagesse d'Epicure, l'hybris de La Mettrie, la lucidité de Marx? Parce que le matérialisme est toujours libérateur. Il l'est dans l'élément de la critique sociale, en ce qu'il met en déroute certains pouvoirs assis sur les fictions théologiques (ainsi le matérialisme radical au siècle des Lumières, celui de La Mettrie), ou en ce qu'il révèle la réalité des rapports sociaux (Marx). Les impératifs économiques ne sont-ils pas les fictions théologiques d'aujourd'hui? Parce qu'il est dangereux pour les puissances, en incitant les hommes à déserter les illusions qui assurent leur malheur, sur lesquelles pourtant reposent la richesse et le pouvoir.

Bref, le secret de la malédiction frappant cette philosophie, qui la rend aussi insupportable à la métaphysique grecque qu'à l'idéalisme économique et consumériste contemporain, tient à son essence: le matérialisme (qui admet l'athéisme comme une suite inévitable) est une pensée incurablement réfractaire. Pourquoi l'athéisme est-il maudit? Parce qu'il empêche de solder le bonheur tenu comme un acquis politique

La semaine prochaine, l'évolutionnisme

Bibliographie

- Lettres, d'Epicure.

- De la nature, de Lucrèce.

- Léviatham, de Thomas Hobbes.

- L'Ethique, de Baruch Spinoza.

- L'Homme-machine, de Julien Offray de la Mettrie.

- OEuvres philosophiques, de Julien Offray de la Mettrie, deux tomes, «Corpus des oeuvres philosophiques de langue française», Fayard.

- Le Ventre îles philosophes, de Michel Onfray.

- Epicure et son école, de Geneviève Rodis-lewis.

Ecrit par : Christophe Carrère | 05 juillet 2007

Education: 17.000 postes supprimés, selon "Les Echos"

Le gouvernement supprimerait 17.000 postes dans l'Education nationale en 2008, un chiffre plus élevé que les 10.000 annoncés par Xavier Darcos, selon "Les Echos" de jeudi qui cite des sources gouvernementales.

"La contribution de l'Education nationale au non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite sera forcément très forte", souligne le quotidien économique qui avance que "l'arbitrage sera proche de 17.000".

"Les chiffres définitifs seront confirmés au moment des lettres plafonds qui partiront de Matignon au lendemain du débat d'orientation budgétaire, inscrit le 16 juillet à l'agenda de l'Assemblée nationale", précise "Les Echos".

Le ministre de l'Education Xavier Darcos avait annoncé vendredi la suppression de 10.000 postes dans l'Education nationale, un chiffre qu'il qualifiait de "raisonnable". Il avait précisé que "le chiffre que nous indiquons n'est pas arbitré".

Mercredi soir, le Premier ministre a confirmé que ce chiffre n'était pas "aujourd'hui arbitré" et "n'a jamais fait l'objet d'une décision du gouvernement".

L'Education nationale "avec 1,217 millions d'équivalent temps plein travaillé, représente une grosse moitié des bataillons de départ prévus l'an prochain, lesquels s'établiront à environ 35.000 au total".

Après l'Education, "c'est la Défense qui fournira le plus gros effort, avec la suppression de quelque 6.000 postes", devant les Finances et l'Economie.

"En année pleine, ce dispositif doit permettre de dégager un milliard d'euros d'économies, dont la moitié sera restituée aux fonctionnaires", ajoute le quotidien économique.

Voilà, alors toutes vos petites macérations pour Leader-Price sur le sens ,le contenu, le con tenant de l'enseignement , tout cela ne vaut pas un pet de benouasèze face au PRINCIPE DE REALITE.
Puisqu'il y a de "grands" enseignants ici, qu'ils m'expliquent donc comment la boutique va fonctionner, à part en obligeant les personnels à faire environ dix heures sup par semaine....ce qui est l'objectif clairement avoué de notre Nouveau Badinguet.

Bonnes vacances à tous (ou presque). Salut à Pandariès. La semaine prochaine ,je suis à Anduze.

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 juillet 2007

Je confirme que l'initiation au latin en 5ème concernait bien tous les élèves et présentait au minimum le système des déclinaisons et la conjugaison de l'indicatif. De plus c'était à l'époque (1978) où l'initiation était un souci des IPR puisque j'avais été chargé de former les PEGC qui n'avaient jamais fait de latin, pour qu'ils puissent assurer cette initiation.

Pour ce qui concerne l'enseignement du grec, il n'existe plus de manuel digne de ce nom si ce n'est en terminale. J'ai recours à un vieux manuel Magnard qui n'est plus disponible chez l'éditeur.
En voici les références: Le grec par les textes 4e/3e de jean Louis Gravil et Claude Mauroy. Il comporte leçons et exercices de langue avec de petits textes. Il n'empêche pas d'aborder les textes du "programme" dément pour des grands débutants.On peut choisir des passages en bâtissant des exercices de reconnaissance de formes, des exercices faisant ressortir la structure du texte à l'aide des mots-liens. Un bémol cependant: il faut que les élèves apprennent les leçons , ce qui n'est pas un mince affaire.
Puisque l'on est dans les vieux manuels, je voudrais signaler une "vieille" grammaire parue aussi aux éditions Magnard du temps où c'était une maison sérieuse:
A la découverte de notre langue en 2 volumes 6e/5e et 4e/3e Nouvelle collection Le Lay Hinard Idray

Quant à la survie des langues anciennes, il y a de quoi être pessimiste : tout ce qui n'est pas "utile" est ,semble-t-il, voué à la disparition. Il est symptomatique qu'au lycée les latinistes et hellénistes sont dans les classes de S et qu'il n'y a pas ou peu de L ,puisque c'est désormais la filière des "linguistes". De plus quand on interroge en première L les élèves sur leur choix ils (ou plutôt elles) répondent que dans les autres filières il y a trop de maths ou que les horaires sont trop copieux en série STT !!

Enfin la disparition des profs de Lettres Classiques permettra aux Proviseurs de bâtir des emplois du temps merveilleux et aux collègues de Lettres Modernes de cesser de nous jalouser pour nos faibles effectifs.

Et tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes possible

Ecrit par : Ponocratès | 05 juillet 2007

Bonnes vacances à tous (ou presque). Salut à Pandariès. La semaine prochaine ,je suis à Anduze.

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 juillet 2007

Salutations à vous aussi, monsieur MàC. Ah vous les jeunes teutones, bataves et autres nordiques! Ayez une pensée émue pour LA "bite" d'Anduze taggée sur la façade du Temple (repeinte par un imbécile des services de la mairie, en blanc, pour la masquer a priori, mais dont le coup de pinceau suit les courbes de la bête érectile...). Saluez bien pour moi ce cher Gardon d'Anduze (puisque qu'il y en a plusieurs de Gardons dans le département du Gard qui donnent la rivière Gard qui se jette dans le Rhône qui se jette dans la mer Méditerranée...). Y restez vous quelques temps? Car je pense venir sur Alès voir ma famille bientôt.

Ecrit par : Pendariès | 05 juillet 2007

[A] vous les jeunes teutones, bataves et autres nordiques!

Ecrit par : Pendariès | 05 juillet 2007

Très joli, Anduze, je confirme — j'y ai quelques souvenirs… attachants. Pour les teutones forcément tétonesques, je ne sais pas, en revanche.
Le spostes supprimés le seront probablement en grande partie par jeu d'écriture, en calculant des quarts ou demi-postes ramenés à 1, et autres joyeusetés administratives. Quelques départs à la retraite non compensés — mais il faudrait s'entendre : avons-nous besoin de tout le monde, dans toutes les matières ? Voilà quelques jours que nous dissertons (intelligemment) sur le nécessaire recentrage sur les fondamentaux. Alors, quels postes seront supprimés ? Combien le seront fictivement, en passant sous la coupe des régions ? Ne tombez pas dans les effets d'annonce, même s'i faut rester vigilant. Et combien de postes au ministère mériteraient d'être supprimés ?…
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 juillet 2007

Et combien de postes au ministère mériteraient d'être supprimés ?…

Voilà une question qu'elle est bonne ! et la signification cachée de l'expression "dégraisser le mamouth" de Claude Allègre : s'attaquer aux effectifs pléthoriques de la rue de Grenelle. Est-il vraiment nécessaire qu'il y ait autant de monde et que font-ils au juste ?

Ecrit par : Robin | 05 juillet 2007

C'est marginal mais dans les matières techniques, de très nombreux TZR sont sans poste et sans travail. Ce fut mon cas pendant 5 ans ... !

La gestion de RH est par ailleurs assez délirante pour que je sois blindé d'HS alors qu'un TZR de ma discipline est resté toute l'année à glander.

Enfin, on vient de recruter dans mon établissement un prof technique dans une filière où les effectifs par classe sont entre 4 et 6 élèves !

Donc des économies seraient possibles sans qu'elles soient nécessairement douloureuses. On peut cependant craindre le pire : incompétence et/ou mauvaise volonté semblent être un des critères de recrutement dans les DPE ...

Ecrit par : Zorglub | 05 juillet 2007

"Est-il vraiment nécessaire qu'il y ait autant de monde et que font-ils au juste ?"

En passant, à propos du ministère, en consultant son organigramme (je n'ai vraiment pas grand chose à faire !), j'ai trouvé une commission qui m'a laissée perplexe : "La Commission spécialisée de terminologie et de néologie de l'éducation et de l'enseignement supérieur"
Si, si ça existe. Il y en a même une dans d'autres ministères et il y a à leur tête une Commission générale.
Ce sont les "chiens de garde" de la langue française.
Alors oui, peut-être est-il utile de défendre notre langue contre les assauts étrangers et il faut bien que quelqu'un trouve les mots appropriés pour les nouveaux objets et concepts, mais est-ce vraiment utile d'avoir autant de commissions ? N'y aurait-il pas là des économies possibles ?
On peut peut-être en trouver bien d'autres comme ça !

En exemple une des recommandations :
"La commission spécialisée de terminologie et de néologie de l’éducation et de l’enseignement supérieur ayant constaté, dans le cadre de l’expérimentation d’épreuves d’examens ou de concours, l’émergence des termes “cobayer”, “cobayeur”, “cobayage,” recommande d’en éviter l’emploi en raison de leur signification équivoque et de leur connotation négative.
Elle conseille d’utiliser des termes d’usage courant tels que “test”, “expérimentation”, “essai” et leurs dérivés."

Si au moins elle nous délivrait du jargon "pédagogiste" !

Mais au fait une de vous en fait-il partie ? Ou est-ce un placard à remiser des "indésirables" ?

Ecrit par : lucile | 05 juillet 2007

Mais au fait UN ou UNE de vous en fait-il partie ?

Pas d'a priori sexiste !

Ecrit par : lucile | 05 juillet 2007

Enfin la disparition des profs de Lettres Classiques permettra aux Proviseurs de bâtir des emplois du temps merveilleux et aux collègues de Lettres Modernes de cesser de nous jalouser pour nos faibles effectifs.

Et tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes possible

Ponocratès. Cela me fait beaucoup de peine ce que vous écrivez là... Pour les enfants, pour l'école, pour ce pauvre pays... et pour vous.

Peut-être que dans cent ans, quand on aura bien tout foutu par terre, on se rendra compte.

Les livres que vous citez sont excellents (le Gravil en particulier).

Je suis en train de relire "Les Choses" de Georges Perec, hallucinante évocation du monde "spirituel" dans lequel nous vivons et dont l'un d'entre nous a raison de dire qu'il n'a rien de "matérialiste" (au sens de Lucrèce et de La Mettrie)...Il faudrait plutôt parler de fétichisme de la marchandise et d'idôlatrie envers les objets et les images...L'ère du vide...Et le vide appelle le vide.

"Le désert croît. Malheur à ceux qui accroissent le désert !" (Frédéric Nietzsche)

Ecrit par : Robin | 05 juillet 2007

Puisque l'on est dans les vieux manuels, je voudrais signaler une "vieille" grammaire parue aussi aux éditions Magnard du temps où c'était une maison sérieuse:
A la découverte de notre langue en 2 volumes 6e/5e et 4e/3e Nouvelle collection Le Lay Hinard Idray

Le Bordas en deux volumes (rose pour les 6ème-5ème et vert pour les 4ème-3ème) n'était pas trop mal non plus.

Ecrit par : Robin | 05 juillet 2007

Mais au fait une de vous en fait-il partie ? Ou est-ce un placard à remiser des "indésirables" ?

Ecrit par : lucile | 05 juillet 2007

Lucile,

En tant que membre de cette commission, je suis vexé que vous puissiez mettre en doute son utilité et la compétence de ses membres.

(Je blague!)

Au fait, comment fait-on, en tant "qu'indésirable" pour se faire désirer par ce genre de commission.

On touche des jetons de présence (ou d'absence) ? C'est bien payé ? On peut lire "Le Château" pendant les délibérations ?

Ecrit par : Robin | 05 juillet 2007

13 de mes élèves sur une classe de 24 BEP "Technique installation sanitaires et thermiques" (des plombiers) ont réussi leur examen - je suis content pour ceux qui ont réussi, et effaré par le pourcentage des échecs...

La classe, généralement, ne voulait pas bosser (j'avais eu le nez creux, le dernier devoir sur lequel j'ai travaillé avec les présents (c'est-à-dire moins de 10 élèves) eut le même thème que le sujet d'examen, en géographie: le pont de Millau)- et les 2des BEP de cette année (qui passent en Terminale) sont pires encore, paraît-il (l'un deux s'est volontairement coincé la tête dans un étau... pour rire...).

J'attends pour mes Bac pro... un peu anxieux

Ecrit par : Pendariès | 05 juillet 2007

Pendariès, je ressortirai votre post le jour où je ferai une note sur l'Inspection.
J'avais proposé dans "À bonne école" que les inspections se passent toujours, partout, en deux temps : quelque part en début d'année, pour évaluer les élèves, et en fin d'année, pour évaluer ce que le prof a fait de ces élèves. Parce que c'est un peu facile d'officier à Louis-le-Grand, d'avoir des filles et fils de famille gorgés de culture jusqu'aux oreilles, prêts à aprticiper de façon constructive, et qui donnent forcément, en une ou deux heures, au visiteur de passage, l'impression que l'enseignant est un génie. Pendant ce temps, dans les zones les plus déshérités où l'on a concentré les indésirables, il y en a qui rament, qui obtiennent des succès relatifs — et qui sont en fait époustouflants, quand on inclut les paramètres de départ (et d'environnement).
JPB, qui prend ses vacances chz lui tout l'été…

Ecrit par : brighelli | 05 juillet 2007

13 de mes élèves sur une classe de 24 BEP "Technique installation sanitaires et thermiques" (des plombiers) ont réussi leur examen - je suis content pour ceux qui ont réussi, et effaré par le pourcentage des échecs...


Pendariès, il y avait dans le temps (peut-être cela existe-t'il toujours) une partie professionnelle et une partie générale pour les examens de CAP-BEP. Les résultats sont-ils meilleurs dans les matières professionnelles ou générales ?
Et que disent vos collègues des ateliers du niveau des élèves dans les matières professionnelles ? Car si ces élèves sont bons "en atelier", ils trouveront facilement du boulot.
Mais dans mon activité professionnelle, j'ai parfois eu affaire à des soudeurs diplômés qui ne savaient pas souder...
L'obtention du BEP est-elle la garantie que ces élèves sont compétents en plomberie, à défaut d'être bons en français, maths, compta (ce qui pourrait à terme les empêcher de se mettre à leur compte) ?

Ecrit par : Japhet | 05 juillet 2007

Japhet - les enseignants des matières professionnelles (pour les BEP cités) m'ont dit tout au long de l'année que les élèves étaient, généralement, plus que médiocres dans leur spécialité (à cause de bon nombre de facteurs: compréhension des consignes, analyse, mathématiques, leçons pas apprises, etc.).

Je suis d'accord avec l'idée qu'un BEP ne fait pas obligatoirement un bon ouvrier, un bon manuel, etc. - seulement, ces cocos qui n'ont pas eu leur sésame, ils vont aller où? - quand 24 élèves de 2de doivent passer en Terminale BEP... Ceux qui ne réussissent pas, quand il n'y a plus de place pour les recevoir dans le LP, ils vont ailleurs, ou ils n'y vont pas du tout (ils abandonnent). Je n'ai pas le panel des notes - j'ai juste les résultats définitifs de l'obtention.

Je file, je fais partie d'un jury pour le bac pro (dans 30 mn; j'habite à 15 mn à pied, ça va...).

Ecrit par : Pendariès | 05 juillet 2007

Lucile, ce n'est pas de cette commission que font partie Pierre Perret, Alain Rey et Bernard Pivot ?
Il me semble bien que si.

Ecrit par : Jeremy | 05 juillet 2007

Pour revenir à l'hypokhâgne, il me semble indispensable d'y faire deux langues mortes, deux langues vivantes, des lettres, de l'histoire, des maths, des sciences et de l'éco. Qui peut prétendre faire de la géo sans rien y connaître en eco-droit ??? J'ai pourtant fait ça pendant deux ans !

Si ces filieres se meurent, c'est parce que le trio histoire-philo-géo y mange la place des langues, des sciences, de l'éco et des maths. Mais apparemment, ces sciences humaines tiennent le haut du pavé, alors qu'elles gagneraient à être combinées à d'autres matières, qui seraient alors intégrées à l'étude des hypokhagneux.

Ecrit par : Jacques | 05 juillet 2007

Mais JPB, chez vous, ce sont les vacances toute l'année: le soleil, les cigales, la piscine. Alors...

Ecrit par : Thalie | 05 juillet 2007

Lucile, ce n'est pas de cette commission que font partie Pierre Perret, Alain Rey et Bernard Pivot ?
Il me semble bien que si.

Ecrit par : Jeremy | 05 juillet 2007

Alors, don't act !

Ecrit par : Robin | 05 juillet 2007

Retour du Jury: sur 100 élèves, 20 devaient être évaluer à nouveau - 1 élève sur 13 de ma T. bac pro génie climatique n'a pas eu l'examen (la majorité des autres membres du jury n'a pas voulu le "sauver" - je suis renfrogné; certaines brutasses qui n'ont strictement rien foutu de l'année, qui pétaient, lançaient des boulettes, etc., ont leur papier... loi des examens d'un jour...); 7 ont réussi à obtenir la moyenne et plus en Français (4,5 pour la note la plus basse; 13 pour la plus haute); 3 en Histoire et Géographie (de 7,5 à 11,5) - schkrumpffff.

Le jury a donné le bac à un élève dont l'enseignant de Français, dans son dossier, avait écrit: "Ecrit et parle le Français comme s'il était une langue étrangère"...

La moyenne académique (Montpellier) pour la matière principale professionnelle est de 4,5 (!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!).

J'ai causé avec une collègue d'Espagnol: la moyenne académique en BEP pour sa langue est de 6.
Elle m'a aussi révélé que pour la correction du bac pro, il était demandé, pour la version (4 lignes), de compter juste les traductions au présent d'un texte écrit aux temps du passé.

Voilà, voilà.

Ecrit par : Pendariès | 05 juillet 2007

Aucun commentaire, j'attend avec impatience la chanson de Sardou sur le BAC L ...

Ecrit par : Sylvain | 04 juillet 2007

J'attends ;)

ps:
Pourquoi deux "N" a "tyrannique" ?

Ecrit par : toto | 05 juillet 2007

devaient être évalu[és]

Ecrit par : Pendariès | 05 juillet 2007

Bon, comme je vois que ça devient très intéressant, que je suis à Barfleur, non loin de la patrie de Barbey d'Aurevilly, Saint-Sauveur Le Vicomte, dans cette Normandie verte, humide et flaubertienne, qu'il tombe des cordes d'une pluie étonnamment froide, il me vient des souvenirs de Maquet et Flutre, d'Allard et Feuillâtre, de Gaffiot et de Bailly sentant la cave. Et le vieux Quicherat de ma mère, qui, bitte schön, écrivait en latin à Chantereine, son prof.
Puis je me dis que Cart et Grimal c'était pas mal. Cicéron. Et primum, Marco Catoni, vitam ad certam normam dirigenti et diligentissime perpendenti de officio meo respondebo.Negat fuisse rectum Cato, me et consulem et ambitus legibus latorem, rationem factii mei probem.... On en apprenait par coeur du Cicéron.
Oh , bien sûr, on me dira...folklore, balivernes!!billevesées!!! Et pourtant , Catilina, on le voyait se défendre. On voyait le tribuanl, à Rome, dans de lointaines effluves de merde etr d'encens.
Et les langues anciennes, eh bien ce fut une sacrée corvée pendant quelques mois, un an. Comme le solfège. Puis, d'emblée, sans transition, quelque chose nous saisissait à la gorge.
Nous étions tous Champollion, et nous remontions nolus aussi, des Nils imaginaires, des Tibres...Quelle joie alors de parvenir à TRADUIRE. Conduire à travers. Les langues anciennes, j'en ai fait trois, du grec et du latin comme tout le monde, et , à la fac, comme j'étais en DEUG de géo et que je n'avais pas grand chose à foutre, j'ai fait de l'akkadien cunéïforme. Et quand vous traduisez une tablette et que vous lisez "kebere malki" vous pensez à l'arabe ou à l'hébreu (grand roi) et éprouvez une commotion incomparable. Ailleurs, "hamurapi sodek" Sodek en akkadien c'est tsedek en hébreu, le juste". Donc, Hammourabi le Juste. Imaginez alors, au Louvre, quand on se dit qu'on comprend ne fût ce que 5 % du code dudyct.... Merci donc à tous mes profs de langues anciennes. Merci à ma mère, agrégée de lettres classiques qui me fait aimer le grec. Merci à mes collègues qui continuent à enseigner ça. Et merci à mes enfants d'avoir choisi les langues anciennes.
Un pays s'honore d'être érudit et non d'être utile. Quand il peut être les deux, c'est magnifique. La RFA en fut un des rares exemples au monde.
Si l'autre, là , le Napoléon III des yachts veut faire oeuvre pie, il n'a qu'à faire voter une loi organique ACCORDANT AUX LANGUES ANCIENNES, AUX ARTS , et à toutes les matières "secondaires" qu'on regarde toujorus acec commisération lors des conseils de classe LE MEME POIDS QUE LES MATHS OU LE FRANCAIS OU LES LANGUES.
Cons de Français!!!!! D'où avez-vous pris que "S" est la voie royale et "L" pour les débiles profonds. Ma fille entre en 2de. Elle a 17 de moyenne. Dont 18 en maths et elle m'a dit" Moi, je veux écrire. De la poésie et du théâtre!!!! je ferai donc L . Et je les emmerde tous. Je suis fier d'avoir une fille pareille.

Car enfin le fascisme des maths, de la physique au demeurant bien mal enseignés, par des gens qui ne sont pas Stella Baruch ou Gilles de Gennes, voilà quel est la nécrose de notre EDUCNAT.
Vous croyez que ça fera des savants? Vous croyez que ça fera des labos de recherche pleins. Ouiche!!!! Quand on sait qu'un chercheur au CNRS en début de carrière (BAC+10,11,12.......) vivote avec 1800 Euros bruts par mois....je ne vois vraiment pas l'intérêt.

De la fenêtre de ma maison, dans le Val de Saire, je vois , au loin, la mer turquoise et déferlante sous un ciel de pluie. Je me suis mis à lire Maupassant, évidemment. En plus de Simenon. Pas gai tout ça.
Ah Byron......Hôlderlin....Das Land wo die Zitronbaüme blüten.....
Bon je vous lâche(ouf...diront-ils). Vais faire la bouffe. Tourte aux moules et coquilles saint-jacques, sauce au cidre, au calva ,à l'embeurrée d'oignon accompagnée d'une fricassée de blettes . Dessert: une glace maison. Et pour faire glisser: un Côtes-de Beaune Dubief 1999. Deux bouteilles, on est 4.
VALE MONTAGNUSCABALLICUS.

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 juillet 2007

"Turannos" signifie en grec "maître absolu".
L'adjectif "turannikos", qui signifie "despotique", vient de ce mot.
En grec l'upsilon se lit "u". En français il se transcrit souvent par un "y".

Ecrit par : Jean | 05 juillet 2007

Pour faire écho au post de C.Carrère sur l'indifférence d'Epicure à l'égard des choses politiques,lire le petit mais excellent bouquin de Simon Leys:"George Orwell ou l'horreur de la politique".

Ecrit par : rocardo | 05 juillet 2007

Et pour faire glisser: un Côtes-de Beaune Dubief 1999. Deux bouteilles, on est 4.
VALE MONTAGNUSCABALLICUS.

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 juillet 2007

On dirait que la Camif vous forunit de sacrés vins, MàC.
Et vous le payez cher ? Les bouteilles ne sont pas trop secouées quand elles arrivent ?

Ecrit par : Japhet | 05 juillet 2007

Vous êtes bien drôle avec votre petit cours de grec. Sachez avant tous que le grec que vous essayez de faire rentrer dans nos petites têtes est trés éloigné du grec moderne et qu'il a été plus conçu par l'imagination de quelques théoricien bien français que par la progression normale de la langue. Si en effet vous voulez enseignez le grec ancien aux élèves autant qu'il soit le plus proche possible de ce qu'il était, lorsqu'il était parlé. Quand j'entend aujourd'hui un prof de grec faire un cours je ne comprend même pas les mots qui sont les mêmes qu'en grec moderne, c'est à se demander ce que vous enseignez réellement.
Ainsi vous ne vous demandez pas pourquoi en français et en grec moderne le "upsilon" que vous transcrivez fort justement par le "y" se prononce comme le "i" français, alors que dans le grec ancienque vous enseignez on le prononce comme le "u" français. Il en est de même pour d'autres étrangetés.
Mais votre combat JPB est juste. Quand je vois les efforts de certains enseignants pour maintenir des classes de langues anciennes dans les lycées, je me demande parfois si vous y arriverait mais je vous soutient de tout coeur.
Bien à vous un PCSI.

Ecrit par : Paul | 05 juillet 2007

Et voilà, c'est reparti pour un été! MàC part en vacances...
On va avoir droit aux détails les plus infimes de son nouveau périple, y compris ce qu'il mange tous les jours. Et pas bidochon, non, conscient de son éminente supériorité... Il n'y a plus qu'à attendre les cris des fans et des fanettes du blog.
" Bravo, MàC, une tourte aux moules!!! (berk) et au cidre et aux oignons!( archi-berk) "Ah! n'en jetez plus les dames du blog vont se pâmer et tout ça dans le Val de Saire! AAAAAAAAHHHHHHHH!
Et les mâles du coin ( qui eux parlent de choses sérieuses)de rappliquer sous peu avec deux ou trois crus mieux adaptés à la dite tourte...
Vivement la suite, Màc:-)) Vous préparez une émission pour la télévision allemande?

Ecrit par : Thalie | 05 juillet 2007

Lucile, ce n'est pas de cette commission que font partie Pierre Perret, Alain Rey et Bernard Pivot ?
Il me semble bien que si.

Dans Le Château aussi il y a quelques "gentils", mais ça n'empêche pas l'histoire de finir mal !

Ecrit par : Robin | 05 juillet 2007

Montaigne,

Si je puis me permettre, avec des fruits de mer, restez-en au cidre, puisque vous en mettez dans la tourte ou bien choisissez un petit muscadet.

Ce que vous dites sur les langues anciennes est superbe. Bonnes vacances à vous et saluez bien la mer, Flaubert et Simenon.

Ecrit par : Robin | 05 juillet 2007

"Pourquoi le upsilon se prononce en grec moderne comme le "i" français?"?
Bonne question, Paul. Si vous avez une réponse , je suis preneur car je ne connais pas le grec moderne. Plutôt que de penser que les Grecs avaient deux voyelles à la prononciation identique, le upsilon et le iota, sans doute vaut-il mieux supposer une modification de la prononciation de la voyelle "upsilon", mais laquelle et pourquoi? Les agrégés de grammaire savent cela puisque c'est exactement le programme de ce concours!

Ecrit par : Jean | 05 juillet 2007

"Turannos"

Merci Jean,
j'ai vu qu'en Grec il y a 2 'n', mais c'est la langue Grec, quand ils (les céfrans) sont passés à "tyrannique", ne pouvaient-ils pas virer ce "N" de trop ?
Je dis que "tyrannique" doit s'écrire "tyranique", autant "dommage" je veux bien, malgrès que plus personne ne parle comme ça (Kerys, peut être ? ;) ) mais "tyrannique", ce n'est pas logique...

'Font suer ces "anciens" :)

Ecrit par : toto | 05 juillet 2007

Robin, je ne sais pas où classer Pivot, Perret et Rey.

Qui vous dit qu'ils ne sont pas grands défenseurs d'une reforme de l'orthographe qui nous ferait écrire "téatr", "elojieu" et "polikromi" ?

Cela dit, à quoi sert-il de savoir écrire "théâtre", si l'on sait pas POURQUOI cela s'écrit ainsi ? Et si l'on a pas fait de grec, on n'en sait rien. CQFD -> la mort des langues anciennes provoque la mort de l'orthographe.

Ecrit par : Jeremy | 05 juillet 2007

On appelle ça une orthographe "étymologique".
Comme le dit Jeremy, il n'est peut-être pas utile de briser tous les liens qui nous relient aux Anciens. Il y a là une tradition qui est sympathique. Et une sorte de dialogue avec ceux qui ont découvert les premiers les ressources de la pensée rationnelle. Cela vaut bien un petit effort!

Ecrit par : Jean | 05 juillet 2007

Les Grecs d'aujourd'hui sont persuadés de bien prononcer le grec ancien or ce n'est pas le cas.
Depuis 2 500 ans et l'époque classique : changements phonologiques et morphologiques, simplification des voyelles et diphtongues, upsilon est passé de ou à u puis à i, etc.

Bon, c'est vrai la pronociation restituée est hypothétique mais elle est plus proche de l'original.

Ecrit par : Lariba | 05 juillet 2007

Cela dit, à quoi sert-il de savoir écrire "théâtre", si l'on sait pas POURQUOI cela s'écrit ainsi ?
Ecrit par : Jeremy | 05 juillet 2007

Et surtout si on ne sait pas ce que c'est ...

Ecrit par : Zorglub | 05 juillet 2007

Anduze, pays des crève bachas, là où tous les couillons s’amusent, patrie de Clara d’Anduze, troubadouresse fictive ( il s’agissait sans doute d’un homme), près d’Alès, pays des mange-tripes ( à cause du volo biou dit-on) et capitale des Cévennes. Puisqu’on y est n’oublions pas Chamson, Chabrol… ET MERIEU qui ,dit-on, est natif de notre bonne ville d’Alès.

En greu esmai et en greu pessamen
An mes mon cor et en granda error
Li lauzengier e'l fals devinador

Ecrit par : b. | 05 juillet 2007

"Cela vaut bien un petit effort!"

Désolé, je ne suis pas informaticien pour rien. ;)

:o))))))))

Font 'suer' ces "anciens" !

Ecrit par : toto | 05 juillet 2007

L'orthographe française pourrait être plus simple si elle faisait disparaître certaines bizarreries comme les y, les consonnes doubles non prononcées, le i d'oignon. Après tout les autres langues latines ont des orthographes souvent “phonétiques” et les gens n'en meurent pas. (thèse).

Mais après tout ces conventions peuvent être mémorisées par les personnes disposant d'une intelligence normale et ce n'est pas ça qui fait que les fautes s'accumulent dans les copies, c'est plutôt à cause des méthodes ou de certains instits. Et puis pour l'orthographe il faut faire comme avec les langues étrangères : c'est comme ça et il est inutile de couper les cheveux en seize, il ne faut pas réfléchir ! (antithèse).

E tant que farem atal...

Ecrit par : Lariba | 05 juillet 2007

" il n'est peut-être pas utile de briser tous les liens qui nous relient aux Anciens"

Ok,

imagine que le 'con' qui a écrit la première fois ait eu la globolsyllmixtvitvitmalfait au CP. Imagine qu'il ait fait une faute, on se la traine depuis ...

Je demande que les deux orthographes soient acceptées.

(si on peut faire la même chose pour "dommage"/domage, je prends aussi, si on peut faire kèkchose pour le 'o' de 'so' dans 'solution', de façon à le" fermer" je suis aussi preneur)
Je pense que ces "choses" là (un peu comme pour les maths "if u c what i mean"? ) devraient être enseignées après le CE2, d'abord le simple/logique sans trop d'exceptions, une fois les bases biens "assisent" alors on rentre dans le concret (??? ce n'est qu'un post???)

Je n'ai pas mon Berthou, mais c'est un peu la même chose pour les conjugaisons, ils "doivent" tout "ingurgiter" premier deuxième troisième groupe, présent passé futur ... dans le Berthou, ils ne voient que le premier groupe ppf en ce1... je crois...

Ecrit par : toto | 05 juillet 2007

"Lucile, ce n'est pas de cette commission que font partie Pierre Perret, Alain Rey et Bernard Pivot ?
Il me semble bien que si."

Oui, ça c'est la Commission générale.
Mais, j'essaie d'imaginer les fonctionnaires des "commissions spécialisées" qui lisent des pages et des pages de documents administratifs à la recherche du mot mal utilisé, du néologisme trop... neuf ou du barbarisme à la sauce anglo-saxonne. Etre obligé de lire le jargon de l'administration française in extenso ! Peut-être seraient-ils contents de changer de commission, non ?

Ecrit par : lucile | 05 juillet 2007

"ce n'est pas ça qui fait que les fautes s'accumulent dans les copies, c'est plutôt à cause des méthodes ou de certains instits."

C'est l'histoire de l'oeuf ou de la poule ;)

Ecrit par : toto | 05 juillet 2007

C'est la poule qui philosophe.

Ecrit par : Lariba | 05 juillet 2007

Vous êtes d'Alès, b.?????

Ecrit par : Pendariès | 05 juillet 2007

MàC

N'oubliez dans votre périple la visite de la cave de l'épicerie fine Gosselin à St Vaast la Hougue, étape privilégiée des skippers anglais en goguette (ils en ont les moyens..non, je taquine).
Une petite pensée pour un grand amiral: Tourville (il y en a peu dans l'Histoire naval française).

Petit restaurant sympa à la Pernelle, avec en prime un magnifique panoramique sur Barfleur.

Et puis la brioche du Vaast (dans les terres) qui vaut et de loin les madeleines de Marcel, autre nom attaché à la terre normande.

Ecrit par : Guillaume | 05 juillet 2007

Thalie
Ne me rangez pas trop rapidement dans les fans, considérez plutôt que toute occasion est bonne pour moi, étant originaire de cette terre viking, d'en faire l'article.

Dex aïe

Ecrit par : Guillaume | 05 juillet 2007

Vivement la suite, Màc:-)) Vous préparez une émission pour la télévision allemande?

Si nous pensons à la même émission, je préfère la présentatrice au Màc, moins de poil aux pattes assurément quoique avec les Allemandes...

Ecrit par : Guillaume | 05 juillet 2007

Parce qu'on n'aura jamais l'idée de créer ça en France - hélas (et que ça vient des Etats-Unis, pays des ultra-prudes): n'ayez point peur!

http://www.dailymotion.com/relevance/search/south+park+tolerance/video/x1munm_south-park-le-camp-tolerance-part1

http://www.dailymotion.com/related/2745778/video/x1mvoq_south-park-le-camp-tolerance-part2/1

"La tolérance, la tolérance, il y a des maisons pour cela".

Ecrit par : Pendariès | 06 juillet 2007

Au fait, il est encore temps pour envoyer son manuscrit chez Balland ?

Je suis presque prêt pour leur envoyer, mais je l'enverrai peut être demain, si je ne fais que ça, ou alors à mon retour de vacances, le 16 juillet.

Ce sera trop tard, le 16 juillet ? Ils auront déjà fait le plein d'ouvrages et n'auront plus de temps pour les autres ?

JPB, dic, te quaeso, num nimium expectavi !

Ecrit par : Jérémy | 06 juillet 2007

JPB, dic, te quaeso, num nimium diu expectaverim !

Ecrit par : Jérémy | 06 juillet 2007

Jérémy, Balland vient de changer d'adresse (même si l'ancienne reste valide tout l'été, la Poste fera suivre…). Désormais, envoyer les manuscrits au 130, rue de Rivoli, 75001. Quatrième droite si vous choisissez d'y passer — et il n'y a pas de code-porte…
Ah, et si ces dames (ou des messieurs utilisant des pseudos de dames…) ont des dispositions pour l'érotisme (du vrai, du saignant, de l'explicite), Franck Spengler, qui dirige les Editions Blanche, prépare un recueil de nouvelles sur un thème commun, Noël : Editions Blanche, 38 rue La Condamine, 75017. À livrer avant la mi-août — mais je préfère prévenir, le comité de lecture est sévère, comme il se doit…
Vous ne direz pas que je ne vous gâte pas, de bon matin…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 juillet 2007

Et puis, j'oubliais plutôt que de lire Barbey d'Aurevilly qui est parfois chiant plongez-vous (pas dans la Manche, c'est pour les northmen) dans Tocqueville qui est souvent instructif.

Ecrit par : Guillaume | 06 juillet 2007

Jean-Paul voici le tout prochain chef d'oeuvre que vos petiots vont vous demander d'aller voir - enjoy (haaaa nostalgie pour les jeunes trentenaires comme moi; j'avais plusieurs robots transformables comme jouets quand j'avais 8-10 ans...):

http://ukpress.waytoblue.com/media/video/transformers_hi_def_480p_meta.mov

Ecrit par : Pendariès | 06 juillet 2007

Le crime approche, al facto????

Ecrit par : Pendariès | 06 juillet 2007

Nicolas Sarkozy veut donner "plus de souplesse et d'autonomie" aux établissements scolaires, pour qu'ils puissent avoir leur "propre projet pédagogique". C'est ce qu'a exprimé le président de la République, jeudi 5 juillet, dans une lettre de mission adressée à son ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos.

Cette initiative s'explique par sa volonté de supprimer la carte scolaire, déjà exprimée durant sa campagne électorale. "Notre objectif est de rendre la carte scolaire superflue par une égalisation du niveau des établissements" afin de permettre aux parents de choisir une école en fonction "du projet pédagogique mis en œuvre" et non en fonction de son niveau supposé, a expliqué M. Sarkozy. Selon ce dernier, donner à tous les établissements "plus de souplesse et d'autonomie, en particulier dans le domaine budgétaire" permettra d'atteindre cet objectif.

METTRE FIN AUX "GHETTOS SCOLAIRES"


Par ailleurs, il s'agit de "mettre fin à tous les ghettos scolaires". Le ministre de l'éducation nationale aura pour mission d'identifier "une trentaine d'établissements les plus en difficulté" afin de les soutenir et de les doter"d'équipes éducatives renforcées" et de"projets éducatifs innovants".

La création d'"internats de réussite éducative en zone urbaine", renforcer la place du sport et de l'enseignement culturel et artistique dans la vie scolaire ou encore "permettre aux 5 % des meilleurs élèves" de chaque lycée d'intégrer une classe préparatoire aux grandes écoles ou à une université technologique figurent également parmi les demandes du chef de l'Etat.


D'autre part, dans une lettre de mission séparée à la ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pecresse, M. Sarkozy demande que "les moyens attribués aux établissements d'enseignement supérieur" dépendent "de leurs résultats en matière d'accès de leurs étudiants au diplôme et d'insertion de leurs diplômés sur le marché du travail". Il demande de mettre en place et de rendre publique "l'évaluation des établissements d'enseignement supérieur" en tenant compte "des caractéristiques de la population étudiante inscrite dans l'établissement".

"Le Monde" de ce jour.

Aie? Les universités littéraires vont avoir très mal...
Les établissements scolaires, je le sens, vont devenir de véritables girouettes avec leur projet pédagogique - ca va être: comment suivre la mode pour plaire aux parents et à Paris?

Ecrit par : Pendariès | 06 juillet 2007

L'analyse des épreuves de brevet est très drole également...

- Le sujet de Français était le meilleur. Assez classique, pas de surprise, à peu près honnete...

- Le sujet d'histoire était drole. Déjà une erreur puisqu'un document présentait le déclassement de l'officier Dreyfus dans la cour des invalides ce qui est faux (cour de l'école militaire...). Je suis d'ailleurs assez sceptique sur la date donnée : 1898. Ce doit être 1894... Mais le clou était le document d'histoire : Le texte de Gorbatchev anonçant sa démission. Il y expose tout ce qu'il est censé avoir fait de bien pour l'URSS, tout ceci dans le plus pur style politburo puisque tout est faux ou exagéré. Comme l'esprit critique a disparu des consignes des inspecteurs, les élèves devait répondre pour avoir juste que Gorby avait rétabli la liberté de la presse et d'entreprise en URSS. ou également le pluralisme politique... Les historiens apprécieront le contre sens!!!

- Le summum étant atteint avec les maths... Un QCM....oui oui, vous avez bien lus : un QCM...on en est là !!!

Ecrit par : Sylvain | 06 juillet 2007

Oui, j’ai ma carte d’identité pour le prouver , mais les aléas de mut’ m’ont entraîné dans un autre coin. Alors, salut aux compatriotes et bonne visite à Anduze , jadis ville fameuse. On disait d’Alais, autrefois : « petite ville près d’Anduze »

Tiens, moi aussi , je vais chanter, lyrique « ô mon païs… »

Ecrit par : b. | 06 juillet 2007

"Projet pédagogique"?
Qu'est-ce qu'on va se marrer!
Dans mon petit collège, je vais évidemment exiger que ledit "projet" réintègre l'enseignement du grec, supprimé il y a quelques années. Cela va déclencher les fureurs de mes collègues, qui ne comprennent pas comment on peut attribuer des heures à si peu d'élèves! Je tiendrai bon, parce que rétablir le grec, c'est super-innovant! En plus, c'est transdisciplinaire (mathématiques, physique, sciences naturelles, histoire, français...: qui dit mieux?). Mais que l'ambiance sera belle, et surtout sereine, en salle des professeurs!

Ecrit par : Jean | 06 juillet 2007

Oui, j’ai ma carte d’identité pour le prouver , mais les aléas de mut’ m’ont entraîné dans un autre coin. Alors, salut aux compatriotes et bonne visite à Anduze , jadis ville fameuse. On disait d’Alais, autrefois : « petite ville près d’Anduze »

Tiens, moi aussi , je vais chanter, lyrique « ô mon païs… »

Ecrit par : b. | 06 juillet 2007

Quand je reviens sur mes terres alésiennes, que je prends la voiture pour aller en direction de la Grand-Combe, par exemple, j'ai toujours l'impression, à la lisière urbaine, de quitter un petit coin de Roumanie...

Max Roustan en force!

Ecrit par : Pendariès | 06 juillet 2007

bonjour, professeur d'anglais en CPGE je tombe par hasard sur votre blog très riche
et j'en profite pour soumettre le mien (auteur) à votre attention, à tout hasard

Ecrit par : philippe pilato | 06 juillet 2007

Quelqu'un dont le site renvoie à Fata morgana — riche maison d'édition, patron quelque peu caractériel — mais qui ne l'est pas ? — ne peut être franchement mauvais. Beaucoup de choses à lire… Salut à vous…
JPB
PS. Cela dit, comment va l'anglais, en prépas et ailleurs ?
PPS. Et l'écriture carrément érotique, ça ne vous démange pas ?

Ecrit par : brighelli | 06 juillet 2007

Oui, la G-C est bien triste(c’est là ce que vous voulez dire par Roumanie ? ) mais enfin, ne vous focalisez pas sur les mauvais aspects.

Max Roustan,un ancien prof. Vous voyez, la carrière est ouverte. :-)

Ecrit par : b. | 06 juillet 2007

Lu dans le Figaro aujourd'hui.

Et si on enseignait le Français

Par Marie-Christine Bellosta, maître de conférences en littérature française à l'École normale supérieure, directrice du programme Éducation de la Fondation pour l'innovation politique



Clemenceau jugeait la guerre trop sérieuse pour la laisser conduire par des maréchaux. L'enseignement du français est, semble-t-il, une chose trop grave pour qu'on l'abandonne à la hiérarchie de l'Éducation nationale.


L'efficacité de l'enseignement du français à l'école est une question politique décisive : d'elle dépendent la cohésion nationale, l'intégration des enfants de l'immigration, la remise en marche de l'ascenseur social, un niveau plus homogène des établissements secondaires, où qu'ils soient sur la « carte scolaire », et même, tout au bout du cursus, les performances de l'Université. La maîtrise de la langue conditionne aussi l'accès à la littérature, qui est une pièce majeure de la culture française ; à l'heure où l'on débat de l'identité nationale, rappelons qu'appartenir à une collectivité, c'est posséder sa langue et partager sa culture.


Pour assurer la maîtrise de la langue française, la loi Fillon en avait fait le premier pilier du « socle commun » (23 avril 2005). Las ! Les nouveaux programmes de français de l'école élémentaire, rédigés sous l'égide de l'Inspection générale (4 avril 2007), ne tiennent compte ni de l'esprit de la loi, ni de la lettre de son décret d'application, ni des recommandations formulées par le ministre à la lumière des rapports d'Alain Bentolila. Les exigences fixées pour la fin du primaire sont plus basses que jamais, alors qu'il aurait fallu en revenir au moins au programme de grammaire et de conjugaison signé par Jean-Pierre Chevènement (1985). Et il serait vain d'espérer que les programmes du collège, en chantier, compenseront cette indigence : il faut que l'école instruise davantage si l'on veut qu'ensuite quatre ans de collège suffisent pour conduire les élèves à la maîtrise de la langue française.





L'accès des adolescents au patrimoine littéraire n'est pas handicapé seulement par leur méconnaissance de la langue. Il l'est aussi par des programmes de lycée absurdement ambitieux et complexes. Dans l'intention louable d'initier les lycéens à ce qu'il y a de proprement littéraire dans la littérature, on a construit ces programmes autour de notions techniques qui rendent compte du « fait littéraire ». On n'avait pas prévu que cela stériliserait l'enseignement du français (et détournerait les élèves des filières littéraires) parce que, dans la pratique, le sens des textes passerait au second plan. Or « à quoi sert la littérature », si ce n'est à donner du sens à l'expérience que chacun a du monde et de soi-même ?


La hiérarchie de l'Éducation nationale soutient que, si ces programmes conduisent au mépris du sens, c'est parce qu'ils sont mal enseignés. Reconnaissons plutôt qu'ils ne sont pas enseignables. La preuve en est que les plus hautes autorités s'avèrent souvent incapables de fournir des sujets de bac qui respectent le sens des textes.


Le sujet 2007 des séries ES et S en offre un exemple. Son corpus rassemble trois textes hétéroclites : le portrait de Gnathon par La Bruyère (Les Caractères), un fragment de 1846 où Victor Hugo consigne une « chose vue » (publication posthume) ; le poème « La grasse matinée » de Prévert (Paroles). Le candidat doit d'abord « montrer que les textes du corpus ont une visée commune ». Ce qui est absolument faux. Car si Prévert et Hugo évoquent la question sociale, La Bruyère n'en a cure : son portrait de Gnathon dénonce l'« amour de soi » (notion clef du moralisme classique) en énumérant les comportements haïssables qui en découlent. D'autre part, Prévert et Hugo ne disent pas la même chose de la question sociale. Prévert donne à ressentir au lecteur les émotions violentes d'un homme torturé par la faim. Hugo exprime par-devers lui un diagnostic politique : l'opulence côtoie l'extrême misère, et cette disproportion des fortunes, alliée au changement des mentalités né de 1789, va provoquer une révolution.


Non content d'encourager ainsi au contresens ceux des candidats qui choisissent de commenter La Bruyère (sujet 1), l'État-Examinateur trahit la pensée d'Hugo dans l'énoncé du sujet 3 : « À son arrivée à la Chambre des pairs [Hugo], sous le coup de l'émotion, prend la parole à la tribune pour faire part de son indignation et plaider pour plus de justice sociale. Vous rédigerez ce discours. » Il s'agit ici d'écrire avec la plume d'Hugo (!) un discours qu'il ne risquait pas de prononcer étant donné que la notion de « justice sociale », chère à notre Examinateur, n'entrait pas dans ses catégories de pensée, ni en 1846, ni plus tard. De fait, dans son discours sur « La Misère » de 1849, qui est son premier pas vers la gauche, Hugo propose d'« étouffer les chimères d'un certain socialisme » en créant un « code chrétien de la prévoyance et de l'assistance publique » car « l'abolition de la misère » doit permettre, dit-il, la « Réconciliation » des classes.





Tel est le résultat tangible des programmes des lycées qui viennent d'être paisiblement reconduits (5 octobre 2006) : le sens des mots et des textes, l'histoire des idées, les auteurs, la réalité historique, la culture, bref tout ce qui fait l'intérêt humaniste de la littérature, passent à la trappe.


Tout est-il perdu ? Non. Pour promouvoir la maîtrise de la langue et pour ressusciter la culture littéraire (et sauver les filières littéraires), il suffit que les politiques comprennent que l'efficacité de l'enseignement dépend moins de son organisation administrative que de ses contenus : il faut écrire d'autres programmes de français, de l'école au baccalauréat. Cela implique, dans l'immédiat, que le ministre suspende l'application de l'arrêté du 4 avril 2007 concernant le primaire et interrompe la rédaction des programmes de collège qui en sont la suite logique. Cela suppose aussi qu'il soit plus attentif aux intérêts des élèves, de la nation et de la culture française qu'à l'opinion d'une administration apparemment peu encline à réviser ses jugements.


C'est là le point le plus épineux, bien entendu, mais le « parler vrai » et la « rupture » sont aussi nécessaires à l'Éducation nationale que partout ailleurs.

Ecrit par : Japhet | 06 juillet 2007

Non, non, b. je parle bien de la sortie d'Alès vers la Grand Combe (murs décrépis, route en mauvais état, fossés dégeulasses...)...

Oui, Roustan, un prof de conduite routière gros véhicule...

Fata Morgana a changé de proprio depuis 1 ans environ. C'est un jeune mec de 30 ans qui est à sa tête à présent.

Ecrit par : Pendariès | 06 juillet 2007

Guillaume, je ne vous range pas parmi les fans; je m'amuse un petit peu, c'est tout. Bonne journée.

Ecrit par : Thalie | 06 juillet 2007

Formidable, ce réquisitoire de Marie- Christine Bellosta contre l'immobilisme, l'aveuglement et l'obstination de la haute administration de l'Education nationale!
Quand je vous disais, chers collègues, que les "séquences", qui ruinent l'enseignement du français, c'est eux!
Et quel brio dans l'analyse des scandaleux contre-sens et autres non-sens qui discréditent les sujets de français du bac et ceux qui les ont donnés!
Ce texte-là devrait atterrir le plus vite possible, espérons-le, sur le bureau de Nicolas Sarkozy.

Ecrit par : Jean | 06 juillet 2007

"Nettoyer, au karcher s'il le faut, les couloirs de la rue de Grenelle", disait Darcos...
On imagine les tensions qui, certainement, se font jour entre un ministre qui est tout, c'est sûr, sauf un "pédago", et certains bureaux - "l'étage en -dessous", disait Marc Le Bris!

Ecrit par : Jean | 06 juillet 2007

Nicolas Sarkozy veut donner "plus de souplesse et d'autonomie" aux établissements scolaires, pour qu'ils puissent avoir leur "propre projet pédagogique". C'est ce qu'a exprimé le président de la République, jeudi 5 juillet, dans une lettre de mission adressée à son ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos.

Le projet pédagogique d'établissement, quelle rigolade...
Je suis instituteur, je reprends un CP à la rentrée, et vu la tronche de certains collègues lorsque j'ai annoncé que j'allais travailler avec "Léo et Léa", je me dis heureusement qu'il n'y a pas de projet auquel je doive adhérer dans cet établissement...

Ecrit par : veddasca | 06 juillet 2007

Si on respectait le projet "apprendre à lire et à compter " dans toutes les écoles élémentaires, ce serait pas mal, par contre...

Ecrit par : veddasca | 06 juillet 2007

Aujourd'hui, dernier jour de classe. Je décroche les affichages de grammaire, conjugaison, orthographe du mur et les empile sur mon bureau. Mes élèves (GS/CP/CE1) me demandent ce que je vais en faire et sont très déçus quand je leur annonce que je vais les jeter.
"Et pourquoi tu les jettes. T'as qu'à nous les donner !
- D'accord, mais seulement si vous êtes capables de me redire ce qu'il y a écrit."
Et c'est ainsi qu'à midi, V (GS) est reparti avec "Le singulier et le pluriel", C (GS) emportait "Le masculin et le féminin", T (GS), "Le nom", O (CP), "Les consonnes doubles et le féminin", C, (CP) "Le féminin des noms et des adjectifs terminés par er au masculin", A (CP), "Le présent du verbe chanter", I, (CP) "Le pluriel des noms en al", M (CP), "Le verbe", L (CP), "L'adjectif qualificatif", A (CE1), "Le verbe chanter au passé composé" et L (CE1), "Le verbe finir au présent".
Cet après-midi, ils reviennent et j'ai promis que nous "rejouerions" !

Ecrit par : catmano | 06 juillet 2007

M'sieur Brighelli, vous n'avez pas dévoilé quelle est la politique éditoriale des éditions Balland? Quel type de roman? etc. Ca c'est important pour ne pas se tromper de maison.

Ecrit par : Pendariès | 06 juillet 2007

Répondons par la négative.
Rien de trop pornographique, ni trop régionaliste. Sinon, du roman policier au roman de mœurs, de la chronique sociale à l'autofiction, otut est bon. Vous savez bien que c'st tout de même plus le style / les perspectives de vente que le genre qui font l'efficacité d'un livre.
Le dernier critère, mais à mon avis le plus important, connaissant le patron : quelque chose qui soit aisément adaptable par la télévision (eh oui…). Ce qui suppose des dialogues construits, des personnges forts (et variés : pensez au casting en écrivant), rien de trop exotique et onéreux, un milieu si possible bien défini, à identification maxilmale.
Par ailleurs, 80% des lecteurs de romans sont des lectrices. Déduisez-en ce que vous voulez du côté de Mme Bovary (je sais que je vais me faire incendier, mais tant pis…) et de ses lectures. Voyez ce qui se passe pour Anne Gavalda, qui paraît-il est un auteur. Je vous citerais volontiers (pour aller dans le sens de la provocation) cette réplique de Jack Nicholson, irascible écrivain à succès dans un film que j'aime beaucoup, "Pour le pire et pour le meilleur" : "Comment faites-vous pour si bien comprendre l'âme féminine ?" demande la greluche de sa maison d'édition. "J'écris comme si le héros était un homme, puis j'enlève le courage et le sens des responsabilités"… Ou quelque chose comme ça.
Mais vous pouvez aussi construire n personnage féminin en rajoutant justement du courage — de la virilité (ou de la virtù, au sens italien du terme) : voyez Mathilde de la Môle.
Autre question ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 juillet 2007

Vous savez bien que c'st tout de même plus le style / les perspectives de vente que le genre qui font l'efficacité d'un livre.
Le dernier critère, mais à mon avis le plus important, connaissant le patron : quelque chose qui soit aisément adaptable par la télévision (eh oui…). [...]
Par ailleurs, 80% des lecteurs de romans sont des lectrices. Déduisez-en ce que vous voulez du côté de Mme Bovary (je sais que je vais me faire incendier, mais tant pis…) et de ses lectures. Voyez ce qui se passe pour Anne Gavalda, qui paraît-il est un auteur.

JPB

La fameuse ménagère de (moins de) 50 ans lit... - comment voulez-vous que le roman français (l'écriture française) n'aille pas mal? Recherche du statu quo, du déjà-lu réconfortant, du style uniforme; - en un mot du conformisme marchand.

Il est heureux que des (petites) maisons d'édition comme Désordres (racheté par Le Rocher), Le Minotaure, Fata Morgana, et d'autres encore existent: où sont les laboratoires d'expression (car après tout Stendhal lui même fut en son temps en avant-garde, et Villon, et Rabelais, et Hugo, et Genet, Lautréamont, etc.)? - horreur devant moi que cette littérature française contemporaine ("main stream") que je ne lis plus - prête à la caméra.

Le commerce fait que tout se vaut, que tout se copie l'un l'autre - reflet rassurant pour le lectorat et pour l'auteur qui renifle où se trouve le filon.

Je ne crois pas aux écrivains maudits, invention romantique. Cela me désole que l'on puisse céder aux sirènes du gavaldisme. Ma belle-soeur me demande quelques fois quand j'écrirai "à la façon de" Musso. "Il vend beaucoup de livres". Allez, un jour, je me lancerai comme défi d'écrire selon les critères actuels des commerçants pour titiller le sentimentalisme des dames.

Monsieur Max Rouquette me parlait du plus important dans nos discussions sur l'écriture: la vérité (la singularité) qui doit être au centre de la littérature. Ne jamais quitter cette voie m'assurait-il. Sinon à quoi bon écrire...

Ecrit par : Pendariès | 06 juillet 2007

Ecrire pour les femmes, mais c’est éternel ! C’est même un lieu commun (Voir le début de Retz). Et les liens entre le lectorat féminin et le roman, ça ne date pas d’hier . Bon, c’est vrai, la ménagère de moins de 50 ans n’est pas forcément Mme du Maine, mais les contes de Voltaire, c’est aussi du commercial : - )

Ps : dites-moi Pendariès, car vous avez l’air de vous y connaître, je suis moi-même titillé par l’idée d’écrire (et bien sûr de publier). Vous avez des conseils à me donner : concours, revues, maisons d’ed accessibles, démarche à suivre, je ne sais moi.

Ecrit par : b. | 06 juillet 2007

qui est ce "Musso" ? Le copain de Placid?

Ecrit par : b. | 06 juillet 2007

"Allez, un jour, je me lancerai comme défi d'écrire selon les critères actuels des commerçants pour titiller le sentimentalisme des dames."

trop tard, E. Poe l'a déjà fait. : - )

Ecrit par : b. | 06 juillet 2007

"Il est heureux que des (petites) maisons d'édition comme Désordres (racheté par Le Rocher), Le Minotaure, Fata Morgana, et d'autres encore existent…"

écrit Pendariès.

Je vous rappelle que vous m'avez demandé ce que recherchait Balland : j'ai répondu. Vous me demanderiez ce que recherchent Gallimard ou la Musardine, je vous répondrais encore. Chaque maison a ses spécificités, et une grande partie du talent de l'auteur (et bientôt de l'agent) consiste à savoir quelle est la maison la plus proche de ce qu'il écrit. Dans le style plus "régional" (aucune dévalorisation dans mon propos), les Editions du Rouergue font un très beau travail. Et Viviane Hamy sort depuis quelques temps des polars tout à fait performants — différents de ceux de Rivages, qui sont différents du Masque ou de la Série Noire, etc. Tout est question de cible.
C'est si vrai que les grandes boîtes s'offrent des plus petites qui drainent les titres qui ne pourraient entrer dans leur catalogue : Gallimard a pris une participation quasi majoritaire dans Le Rocher (donc Désordres…) et s'est remboursé de son investissement via la Sodis, son organisme de diffusion. C'est aussi un business, la littérature…
JPB
PS. Pendariès, faites donc comme Jacques Laurent, qui sous son nom écrivait parfois de très beaux romans (avez-vous lu les Bêtises ? C'est l'un des meilleurs Goncourt des quarante dernières années) et qui sous le pseudo de Cécil Saint-Laurent écrivait pour les dames (encore que "Caroline chérie" — c'est lui — soit une assez réjouissante adaptation au féminin des Aventures du chevalier de Faublas, de Louvet, l'un des plus ébouriffants romans liberins de l'extrême fin du XVIIIe — à lire absolument, au moins le premier tome…

Ecrit par : brighelli | 06 juillet 2007

Retz n'écrivait pas pour les femmes, mais pour une femme (Mme de Sévigné ou Mme de Grignan, comme vous voulez, on ne sait pas trop, c'est l'objet de débats infinis). Ecrire pour "les" femmes, ce n'est pas la ménagère de moins de cinquante ans, c'est la Bovary qui sommeille en tant d'entre elles — allez, je vais me faire massacrer, sur ce coup, mais je n'en retire pas une miette.
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 juillet 2007

Par ailleurs, 80% des lecteurs de romans sont des lectrices. Déduisez-en ce que vous voulez du côté de Mme Bovary (je sais que je vais me faire incendier, mais tant pis…)
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 juillet 2007

Que nenni! Je m'assume pleinement, tantot Emma, tantot Charles...

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2007

Aujourd'hui, dernier jour de classe. Je décroche les affichages de grammaire, conjugaison, orthographe du mur et les empile sur mon bureau. Mes élèves (GS/CP/CE1) me demandent ce que je vais en faire et sont très déçus quand je leur annonce que je vais les jeter.
"Et pourquoi tu les jettes. T'as qu'à nous les donner !
- D'accord, mais seulement si vous êtes capables de me redire ce qu'il y a écrit."
Et c'est ainsi qu'à midi, V (GS) est reparti avec "Le singulier et le pluriel", C (GS) emportait "Le masculin et le féminin", T (GS), "Le nom", O (CP), "Les consonnes doubles et le féminin", C, (CP) "Le féminin des noms et des adjectifs terminés par er au masculin", A (CP), "Le présent du verbe chanter", I, (CP) "Le pluriel des noms en al", M (CP), "Le verbe", L (CP), "L'adjectif qualificatif", A (CE1), "Le verbe chanter au passé composé" et L (CE1), "Le verbe finir au présent".
Cet après-midi, ils reviennent et j'ai promis que nous "rejouerions" !

Ecrit par : catmano | 06 juillet 2007

Ah!! Catmano, quel actant pédago vous faîtes!!!! Avec vous le métier, ça sert d'os, mais en plus, de cartilage heureux...Tant de génie pour , jusqu'à la dernière seconde de la dernière minute de la dernière heure du dernier jour accrocher les âmes enfantines... Vous êtes un exemple Catmano, un exemple pour nous tous, petits et grands. Ce que vous dites s'adresse à tous, tant que nous sommes, vous vous servez des élèves pour instruire les cuistres....
Vous avez bien mérité de la patrie. D'autant que le dernier jour d'école c'était Mercredi!!!! SANCTA ABNEGATIO ORA PRO NOBIS!!!!! Aussi, j'ai le plaisir de vous annoncer que vous avez été choisi(e) pour gagner au choix:
-Votre poids en fiches CNDP
-un vikande à Combs-la Ville avec Meirieu, Frakowiak, Charmeux
Le bonheur......(tapez pas, je vous taquine).

Brighelli, l'adultère rend les femmes belles. Elle les mène au firmament. Quoi de plus ennuyeux que la fidélité et la monogamie. C'est quelque chose comme le célibat des prêtres.... Bon et comme must des romans d'amour je dirais "La Charpeuse de Trarme", "le Nouge et le Roir", "Vadame Bobary", "L'Esentation Ducatimentale" et la magnifique mort d'amour de Gilliatt à la fin des "Mavailleurs de la Trer"

Ah Thalie, les autrefois, il y avait, dans toutes les fermes "l'assiette" ou le "bol de Dieu", pour l'inconnu(e) transi(e) ou affamé(e) qui ne manquerait pas de demander l'hospitalité. Eh bien, hier en dégustant ma tourte aux moule et saint-jacques, en ayant, JE VOUS RASSURE, JETE LES COQUILLES, vous n'eussiez point eu d'assiette. Na. Et puis mon journal infime vaut bien les branlettes pédago d'ycelui blog, non????
Et Dieu me garde de me prendre jamais au sérieux....ce serait la pire punition. Vous savez, l'érudition , y a de quoi se tordre de rire...Mon père, éminent germaniste, fut mon prof en Terminale A1 et il nous racontait ce que la cuistrerie frnaçaise avait fait de la langue allemande. De sérieux clowns psychanalystes de macdo, heideggeriens sans doute et jungeriens à coup sûr, découvrirent ce fait extraordinaire de la FEMINITE SOLAIRE en Allemand. Bouffres!!
LE Soleil DIE Sonne
LA Lune DER Mond
Prodigieux.....L'essence,l'âme germanique vient de cette différence. La soleil. Donc une mère rayon, une Walkyrie guerrière et point la féminité lunaire frnaçaise blablablablabla.
En fait l'explication est comme souvent toute con. C'est une règle orthographique et phonétique :les substantifs en -onne sont toujours féminins.

Adoncques pédancts, honteux et conffus, se diffimulèrent en caques, pource qu'il leur souloit attendre nuictée. Payfans avoienft la veille envoyé sur eux moultes trognons de choux et de fientes diverfes se gauffant, s'efbaudiffant et s'efclaffant à loysir, si bien que pédancts redouctoient sortyr en plein jour.

Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juillet 2007

Et Dieu me garde de me prendre jamais au sérieux....ce serait la pire punition. Vous savez, l'érudition , y a de quoi se tordre de rire...Mon père, éminent germaniste, fut mon prof en Terminale A1 et il nous racontait ce que la cuistrerie frnaçaise avait fait de la langue allemande.
Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juillet 2007
C'est quand même pas bien dur de ne pas se prendre au sérieux avec un père éminent germaniste???????

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2007

Je ne voulais surtout pas faire de remarques désobligeante, m'sieur Brighelli, ce ne furent que quelques réflexions à la suite de votre message, à propos d'une "certaine" pratique éditoriale des grandes maisons d'édition.

Je ne vois ça que de fort loin, ou alors, sous le masque du jeune chercheur, quand je vais fureter dans les archives de telle ou telle de ces maisons-là.

Oui, j'ai lu "les Bêtises" il y a des années... (un gros volume qui se trouvait dans la bibliothèque familiale et qui n'avait jamais été lu...).

Vous savez que j'ai eu la même idée que vous - schizo des pseudonymes.
Pour le "sérieux": A mes 20 ans, j'ai écrit un roman qui m'a permis de prendre mes distances avec l'université et sa manie de la glose; c'était, pour une part, l'histoire d'un universitaire qui, bibliothèque en lui - faisant ce qu'il est -, ne comprenait (faussement) le monde que par le biais de ses lectures (lectures recommandées par l'Université - donc l'histoire et la société).

Jusqu'à ce que, parce que bon pédagogue, il fut envoyé dans une sorte de maison de correction afin de "redresser" l'esprit tordu de jeunes rebelles, tandis que l'Eglise s'occupait de l'âme... Tout ça dans un Panopticon... Et puis...

Pour l'amusement (donc un autre nom pour moi): depuis quelques années je me prends au jeu d'écrire un roman bordélique où agissent le diable, le baron de Münchhausen, Dorothy du magicien d'Oz, le Baron de Crac, des zombies, des sorcières, un flic, un écrivain qui a jeté à la mer tous ses livres qu'il n'a jamais voulu publier... Je me suis dit: allez rions du post-modernisme!

PS: bien sûr ces textes sont protégés, pour les petits copieurs ;-)

Ps : dites-moi Pendariès, car vous avez l’air de vous y connaître, je suis moi-même titillé par l’idée d’écrire (et bien sûr de publier). Vous avez des conseils à me donner : concours, revues, maisons d’ed accessibles, démarche à suivre, je ne sais moi.

Ecrit par : b. | 06 juillet 2007

Cher b., les conseils que j'ai reçus m'ont été donnés par des écrivains et des poètes vivants (ou morts, je lis bcp les journaux intimes) desquels je me sens proche - le 1er, c'est: avoir un métier! Les autres étaient artistiques. La plupart ont une vision du monde de l'édition plutôt... grise. Comme le dit justement JPB, c'est un bizness.

Pour la publication, je ne sais pas; personnellement, je m'attache à construire une "oeuvre" (n'y voyez aucun orgueil, j'emplois juste le mot du dictionnaire). Ce que je crois, mais m'sieur Brighelli pourra nous apporter ses conseils sur ce point, c'est qu'il faut se rapprocher doucement du monde de l'édition, lier des contacts - écrire des articles dans des revues, par exemple. Lire ses textes à ses amis. (Depuis quelques jours j'écris un Nô pour un "festival" créé par un petit groupe de gens qui se connaissent depuis des années - tout ne passe pas par le papier).

Faire des recherches littéraires me permet d'entrer en contact avec les créateurs, des critiques.

Et puis, tout dépend du but - écrire pour être publié (pour quel lectorat?), ou écrire patiemment, contre vents et marées, afin d'établir quelque chose de solide et qui ne ment pas sur soi-même et son génie propre (se souvenir de Raymond Roussel...). (C'est une façon de donner une image de soi que de souhaiter voir ses mots en encre noire sur des pages brochées, collées, etc. - psychanalytique tout ça...)
Par exemple, Max Rouquette a mis en place une immense oeuvre dramatique (18 mièces) - moins de 10 sont publiées - écrite des années 30 à sa mort en 2005.

Je vous retrouverai un de ces très beaux textes portant sur la volonté d'écrire (il avait une toute petite vingtaine d'années à ce moment-là; c'était pour la revue étudiante Nouveau-Languedoc) - quand tout vous est refusé au départ (employer la langue d'Oc, dans son cas): que faire? TENIR!

Ecrit par : Pendariès | 06 juillet 2007

C'est quand même pas bien dur de ne pas se prendre au sérieux avec un père éminent germaniste???????

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2007

Ben si Dobolino....au contraire. Vous savez, dans les familles y a toujours un Séraphin Lampion....
Et puis, mon père lui-même s'amuse de ce sérieux. Songez par exemple qu'en publiant il y a une vingtaien d'années un bouquin sur je ne sais plus trop quoi, il mit dans sa bibliographie un titre fantaisiste d'un auteur qu'il appela GLLOQ (épelez, siouplaît). Personne n'y a vu quoi que ce soit. Ou bien parce que les gens s'en foutent, ou bien parce qu'on ne lit jamais les biblios.
Au fait, Dobolino, v'z'êtes véto??? Vous connaissez sans doute le MUSEE FRAGONARD à Alfortville. Fragonard, le cousin de l'autre, et inventeur virtuose de la plastination....lieu fabuleux et passablement méconnu.

Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juillet 2007

TENIR et viser, TOUJOURS, le plus haut - tout en devant rester lisible (c'est la moindre des politesses quand on est écrivain, me disait M.R.).

Pour ma part, j'ai un défaut - je suis extrêmement timide touchant à mes écrits personnels. Envoyer un texte, ce n'est pas rien...

Ecrit par : Pendariès | 06 juillet 2007

M. Brighelli, je crois plutôt que la réflexion de J. Nicholson dans "Pour le meilleur et pour le pire" est, en réponse à la question
"Comment faites-vous pour saisir si bien ce qui se passe dans la tête des femmes?:
- J'écris au masculin, puis je soustrais la logique et les responsabilités."
Vous l'aviez presque...
Amicalement !

J'ai bien envie de lier cette réflexion avec celle de Freud:
"Après 30 ans passés à étudier la psychologie féminine, je n'ai toujours pas trouvé la réponse à la grande question: Que veulent-elles au juste?"

Ecrit par : Nano | 06 juillet 2007

Montaigne, entre enfants d'éminents germanistes, on devrait quand même pouvoir se comprendre... et je t'emmerde en attendant !

Ecrit par : catmano | 06 juillet 2007

Et moi donc...à pieds, à cheval, en carroffe et en pédalo. Et on se comprend, on se comprend.
Et pour recoller au débat sur les femmes en voci une, particulièrement dégueulasse et machiste

WENN EINE FRAU VON SEHNSUCHT SCHWITZT
MÖCHT'ICH DER STUHL SEIN AUF DEM SIE SITZT.

Prost.

Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juillet 2007

Catmano, je pense que MàC vous a rendu au contraire un vrai hommage... à sa façon. Je l'ai lu ainsi en tout cas.

Paix! Paix!

Et merci, monsieur Montaigne, pour votre message personnel...

Ecrit par : Pendariès | 06 juillet 2007

message auquel j'ai répondu d'ailleurs.

Ecrit par : Pendariès | 06 juillet 2007

« Retz n'écrivait pas pour les femmes, mais pour une femme (Mme de Sévigné ou Mme de Grignan, comme vous voulez, on ne sait pas trop, c'est l'objet de débats infinis) »

Je n’ai jamais dit qu’il écrivait pour les femmes . J’ai suggéré que, pourquoi pas, il pouvait écrire pour une femme qui n’existait pas (ou en faisant comme si) , à la manière des anciens élégiaques. Une simple manière de poser un discours, de l’inscrire dans un imaginaire en se démarquant d’autres mémorialistes (dédicace/adresse aux enfants, à la famille…). Voilà ce que je voulais dire en parlant de Retz et peut-être doit-on inscrire cette ouverture dans les artifices rhétoriques. J’ai suggéré aussi le lien littérature/femme . Voilà, c’est tout .

Ecrit par : b. | 06 juillet 2007

M'sieur Brighelli, elle lit quoi votre femme?? ;-)

Ecrit par : Pendariès | 06 juillet 2007

C'est quand même pas bien dur de ne pas se prendre au sérieux avec un père éminent germaniste???????

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2007

Ben si Dobolino....au contraire. Vous savez, dans les familles y a toujours un Séraphin Lampion....
Ouarf! Je sais!
Signé Séraphine Lampionne alias Emma pour le rêve et l'éducation des enfants alias Charles pour le boulot

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2007

Au fait, Dobolino, v'z'êtes véto??? Vous connaissez sans doute le MUSEE FRAGONARD à Alfortville. Fragonard, le cousin de l'autre, et inventeur virtuose de la plastination....lieu fabuleux et passablement méconnu.

Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juillet 2007
Bien sûr! Il y a un bouquin sur le sujet avec plein de photos que vous devriez pouvoir trouver à la Zoothèque du point véto. Le titre, c'est "L'autre Fragonard". Je vous cherche le lien si vous voulez.

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2007

Déjà ça:
http://www.sciencepresse.qc.ca/promenades/fragonard.html

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2007

Montaigne, entre enfants d'éminents germanistes, on devrait quand même pouvoir se comprendre... et je t'emmerde en attendant !

Ecrit par : catmano | 06 juillet 2007

Faut pas te vexer: on a tous l'habitude de se faire pourrir et traiter de dilettantes. MàC au moins, lui, il a de l'humour, ça change des éminents germanistes vieillissants;
Tu te vois en train de répondre à l'éminent germaniste: "je t'emmerde en attendant!".
T'aurais vu la gueule le jour où, en me moquant, je lui ai dit que Les Affinités électives" c'était "Les Souffrances du vieux Werther"...

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2007

M'sieur Brighelli, elle lit quoi votre femme?? ;-)

Ecrit par : Pendariès | 06 juillet 2007

Les Affinités Electives ou Brigitte Maman?

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2007

Der Hans im Schnokeloch,
saat alles was er will (bis)
Un was er saat des denkt er nitt
Un was er denkt der saat er nitt !
Der Hans im Schnokeloch,
saat alles was er will

Der Hans im Schnokeloch,
düet alles was er will (bis)
Un was er düet des soll er nitt
Un was er soll des düet er nitt
Der Hans im Schnokeloch,
düet alles was er will

Der Hans im Schnokeloch,
kann alles was er will (bis)
Un was er kann des macht er nitt
Un was er macht gerot im nitt
Der Hans im Schnokeloch,
kann alles was er will

Der Hans im Schnokeloch,
geht anne, wo er will (bis)
Un wo er isch do bliebt er nitt
Un wo er bliebt do g'fallt's em nitt
Der Hans im Schnokeloch,
geht anne, wo er will

Ecrit par : catmano | 06 juillet 2007

Nous sommes toutes des Bovary! Nous sommes toutes des Bovary! Nous sommes toutes des Bovary! Meuhhhhhhhhhhhh!
Et si vous étiez moins nuls, moins médiocres, moins suffisants, moins lâches aussi...
Pas courageuses, les femmes? Pas logiques? Sans le sens des responsabilités? Mais regardez autour de vous, petits coqs suffisants... On ne finirait pas d'énumérer tout ce qu'on doit faire pour suppléer à vos tares et à vos manques!!!
Allez, encore un effort et on va retrouver l'ambiance des douches dans les vestiaires à moins que celle des apéros entre mecs sous la tonnelle, avec des tongs aux pieds, vous convienne mieux !
Berk! Sales machos!

Ecrit par : Thalie | 06 juillet 2007

Profs de Lettres Lycée et CPGE, pourriez-vous aller, SVP, répondre ici:
http://forums.france2.fr/france2/education/redoublement-premiere-sujet_5348_1.htm
Y'a une petiote qui a besoin de conseils et qui n'arrive pas à joindre son bahut...

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2007

Allez, encore un effort et on va retrouver l'ambiance des douches dans les vestiaires à moins que celle des apéros entre mecs sous la tonnelle, avec des tongs aux pieds, vous convienne mieux !
Berk! Sales machos!

Ecrit par : Thalie | 06 juillet 2007

Faut reconnaitre, des fois, que vous avez achtément raison.
D'où, ma réponse à MàC sur la femme adultère: quand on a la chance d'en avoir un qui aime les femmes proprement, franchement pas la peine de se faire chier à aller se goinfrer un 5 à 7 avec un goujat bedonnant. Autant continuer à éduquer le un peu moins imbaisable que la moyenne qu'on a eu le pot de se pêcher. Tout un boulot, des années de polissage en vue. En cas de déprime, relire Bovary.

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2007

Je sais bien, Màc, que vous ne me donneriez même pas la gamelle du pauvre... je ne vous ai pas assez flatté... mais je n'ai pas l'intention de vous la demander, d'ailleurs.
Je me la sers moi-même, comme disait l'autre qui n'écrivait pas de la sous-littérature en disant qu'elle est tout juste bonne pour les nanas . Quand je pense que les femmes servent aussi d'alibi aux mecs qui sont infichus d'écrire autre chose que de la sous-littérature!
Au fait, ce soir, c'est quoi au menu?

Ecrit par : Thalie | 06 juillet 2007

Der Hans im Schnokeloch,
saat alles was er will (bis)
Un was er saat des denkt er nitt
Un was er denkt der saat er nitt !
Der Hans im Schnokeloch,
saat alles was er will


Ecrit par : catmano | 06 juillet 2007
t'as fini de m'insulter, ouais?

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2007

Je sais bien, Màc, que vous ne me donneriez même pas la gamelle du pauvre... je ne vous ai pas assez flatté... mais je n'ai pas l'intention de vous la demander, d'ailleurs.
Je me la sers moi-même, comme disait l'autre qui n'écrivait pas de la sous-littérature en disant qu'elle est tout juste bonne pour les nanas . Quand je pense que les femmes servent aussi d'alibi aux mecs qui sont infichus d'écrire autre chose que de la sous-littérature!
Au fait, ce soir, c'est quoi au menu?

Ecrit par : Thalie | 06 juillet 2007

Vous êtes dur avec le pauvre MàC, Thalie! vous voyez bien que ce forum, c'est son viagra quotidien.

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2007

Vous ne vous rendez pas compte, Thalie, ce que c'est d'être descendant d'un éminent germaniste.
Je propose un deal à MàC et Catmano: on se fait payer par un psychanalyste pour qu'il fasse un bouquin: "Tares et névroses du descendant d'éminent germaniste". Ça pourrait servir à d'autres...

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2007

Je complète " Tares et névroses du descendant d'éminent germaniste, quart de juif aschkénaze".
on pourrait se faire du pognon!

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2007

Catmano et MàC ne s'aiment guère... C'est amusant: tous deux enfants d'éminents germanistes, tous deux un peu secoués par la Shoah de leurs parents, tous deux se dévouant aux enfants du peuple au lieu d'accéder aux hautes sphères qu'ils auraient pu ambitionner sans peine, véritables derniers hussards noirs de la République, l'un rat des villes, l'autre rat des champs... Serait-ce de la compétition?

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2007

Pour ma part, Dobolino, ce sera Rat..atouille. Et pour le Viagra, pas de Pot je prends du Cialis.


BOnchouar.

Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juillet 2007

Chez nous, MàC, les Goldschmidt sont beaucoup plus modérés et pacifiques...
Mais ils sont suisses, donc un peu lents...
Ils sont pour la plupart germanophones, mais pas éminents.
Ils vont bien, merci...

Ecrit par : Maminou | 06 juillet 2007

C'est quoi, le Cialis? Une solution pour aseptiser les verres de contact?

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2007

Pour ma part, Dobolino, ce sera Rat..atouille. Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juillet 2007

Moi, j'aime mieux Rat...ée
Ça me sied comme le noir à une veuve.

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2007

Pour moi, si ça ne vous dérange pas, je préfère Rat... bougrie ou Rat... tatinée.

Ecrit par : catmano | 06 juillet 2007

Pour moi, si ça ne vous dérange pas, je préfère Rat... bougrie ou Rat... tatinée.
Ecrit par : catmano | 06 juillet 2007

Meuh non, quelques bonnes semaines de vacances et l'enthousiasme est intact...

Ecrit par : Maminou | 06 juillet 2007

Vous êtes morts????
Pas bons, les vacances. Moi, je n'en prends pas, et voyez comme j'ai la forme... Olympique!
Allons! Les vacances sont une vieille manie française, dont votre Président, tant acclamé ici, vous fera passer l'envie... Héritage d'une période nullissime, le Front Popu, pour nommer cet immondice (beark...), fomenté par des (beark )juifs.
Travailler plus? Est-ce une vertu de droite? J'en doute...

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2007

Enfin, si vous prenez des vacances, n'oubliez pas de consommer!
Un vrai homme de droite, n'est-ce pas, Jean, quand il prend des vacances, consomme? Si c'est pour lire une vieille édition de Brulard dans son vieux fauteuil, c'est du gaspillage.
Ardents défenseurs de l'UMP, n'oubliez pas que consommer est le maître mot et laissez Stendhal aux infâmes gauchistes fainéants et obsolètes.

Ecrit par : dobolino | 06 juillet 2007

SURTOUT PAS RAT....ZINGER

Ecrit par : montaigneàcheval | 07 juillet 2007

SURTOUT PAS RAT...ZINGER

Ecrit par : montaigneàcheval | 07 juillet 2007

SURTOUT PAS RAT...ZINGER

Ecrit par : montaigneàcheval | 07 juillet 2007

bon, j'arrête les conneries, comme disait Sean, et je ne sais as pourquoi ce fourbi a craché trois fois la même.

Bonne Nuit et VIVE LE FRONT POPULAIRE!!!!!!!!!!!!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 07 juillet 2007

Catmano descend de quel éminent germaniste ?

Pour MàC, je connais, mais pas pour Catmano

(C'est de la curiosité, et mon côté "people" qui reparaît)

Ecrit par : Jeremy | 07 juillet 2007

Oh, un type complètement moyenâgeux !

Ecrit par : catmano | 07 juillet 2007

si vous pouviez passer à ce lien vite fait j'aurais pas plus mon bac, mais on peut toujours essayé http://artas.miniville.fr/tra
..

Ecrit par : la pub | 07 juillet 2007

http://artas.miniville.fr/

Ecrit par : la pub | 07 juillet 2007

Lu ce matin dans le jôrnal: le Ministère de l'Education préconise la suspension définitive de l'édition du DVD du film ayant reçu le Prix de l'Education.
Titre de ce film "4 mois, 3 semaines, 2 jours".
Thème : tout le monde aura compris. L'avortement. C'est un film terrible, mais terrible parce qu'il montre aux curetons les souffrances morales, affectives et physiques qu'on endure en avortant. Berf, le film alerte sur l'infâmie du bruit qu'on laisse courir sur le fait qu'avorter serait le fait de salopes lubriques quiquequoi...

Les raisons de l'interdiction: "film trop dur". C'te joyeuse paire. Dans ce cas il faut interdire "De Nuremberg à Nuremberg" ou bien "Le soldat Ryan" ou encore "Barry Lyndon". Ou interdire tout.
En fait, tout le monde aura compris qu'il s'agit d'une des innombrables manifestations du retour de "l'ordre moral". A l'instar des Etrons Kasczinski et de Giertych en Polakie, de la loi votée en 2005 à Dublin et repénalisant les pratiques sodomites en Irlande, les lois sur le Créationnisme au Kansas, etc etc.....on retrourne au Moyen- Age. Les 50 dernièes années furent inouïes en matière de progrès intellectuels et civilisationnels. Et je ne dirais même pas que le Nabot y est pour quelque chose. Bien que scientologophile, je pense qu'il est trop fasciné par Napoléon pour perdre son temps avec pareilles balivernes. Mais on a glissé sans même s'en apercevoir dans le fascisme douceâtre. Je précise: la gauche n'aurait pas fait mieux. L'ordre moral. Formidable arme du capitlaisme pour abrutir les foules!!!! On leur interdit de lire ceci et de regarder cela et on les plante devant "Koh-Lanta", "Desesperatd Housewives", comme ça , là , au moins, ils éviteront de penser.
Les Télétubbies, en Pologne, considérés comme une incitation à la "debauche homosexuelle" selon Roman Giertych, cy-devanst Ministre de l'Education et des Bites. Car tous ces gens sont OBSEDES. OBSEDES DU TAFANARD. Tout bonnement. Et la concordance des "grandes religions" sur ce plan est confondante. Tous bavant devant une paire de nichons et n'osant pas l'avouer. Du coup devenant d'infâmes fascistes, qui en veulent à la terre entière des pulsions qu'ils éprouvent.
Merci, Darcos.

Et je dédie aux intervenants d'yceluy blog la terrible parole d'Hitler, adressée à Gottfried Benn, poète qui finalement sucera le manche, qui lui demandait pourquoi ce acharnement contre les Juifs: Hitler répondit: "A partir de maintenant (1933) L'ANTISEMITISME EST LA SEULE FORME DE PORNOGRAPHIE AUTORISEE DANS LE IIIEME REICH..."

Superbe définition du nazisme. Pornographie. le mot est dit. Et venant d'un "spécialiste" on comprendra aisément qu'il nous fournit la clé du totalitarisme: un prodigieux et meurtrier refoulement sexuel. Nous y sommes. En 1931. Encore quelques années pour réagir.

Ecrit par : montaigneàcheval | 07 juillet 2007

Catmano...

Cuvillier ? Hartweg ? Tonnelat ? Colleville ? Lecouteux ?

C'est mon quinté de tête (avec une préférence pour Lecouteux), mais ce n'est bien sûr pas exhaustif !

Vous avez excité ma curiosité.

Ecrit par : Jérémy | 07 juillet 2007

Tiens, c'est marrant Jérémy, je pensais aussi à Cuvilier et son pavé sur l'Allemantje Métiéfale.....ach!!!!!
Ou alors Catmano, c'est Katzmann..... Tonnelat, je ne pense pas. Lecouteux.....Ouais.......bof.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 07 juillet 2007

Tiens, c'est marrant Jérémy, je pensais aussi à Cuvilier et son pavé sur l'Allemantje Métiéfale.....ach!!!!!
Ou alors Catmano, c'est Katzmann..... Tonnelat, je ne pense pas. Lecouteux.....Ouais.......bof.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 07 juillet 2007

Désolé, mon ordi a la bloblotte.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 07 juillet 2007

Petit aparté : je change rapidement de sujet mais j'aimerais attirer votre attention sur le fait que je viens de monter avec des amis le Collectif Urgence Darfour Lorraine, qui sera l'antenne régionale du collectif de Paris et représentera la Lorraine.

Des antennes locales seront progressivement créées sur la Lorraine et notre objectif consistera à relayer les informations sur ce conflit dramatique en provenance de Paris. Nous organiserons des réunions et conférences publiques de sensibilisation et mettrons en place des opérations à vocation humanitaire.

Ceux qui parmi vous sont intéressés, le collectif est situé à Metz.

pour toutes demandes d'infos, voici mon adresse : [email protected]

Ecrit par : Sandra WAGNER | 07 juillet 2007

Sandra WAGNER...belle initiative. Si je pouvais vous être utile à quelque chose, ce serait avec plaisir. Mon mél

[email protected]
BâV

Ecrit par : montaigneàcheval | 07 juillet 2007

Catmano...

Cuvillier ? Hartweg ? Tonnelat ? Colleville ? Lecouteux ?

C'est mon quinté de tête (avec une préférence pour Lecouteux), mais ce n'est bien sûr pas exhaustif !

Vous avez excité ma curiosité.

Ecrit par : Jérémy | 07 juillet 2007

Ne cherchez pas chez les médiatiques, cherchez chez les universitaires laborieux et opiniâtres, gravissant méthodiquement et avec célérité les échelons. Son fils l'appelait l'homme de marbre ou l'homme de fer. Quelqu'un pour qui les états d'âme sont un luxe de bourgeois dépravé.

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2007

Bon copain avec Hartweg et Colleville, d'ailleurs.

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2007

Politiquement incorrect en plein réconciliation franco-allemande:
"Il ne viendrait à l'esprit d'aucun médiéviste de nier que la poésie allemande du Moyen Âge est venue chercher en France l'exemple dont elle avait besoin pour s'épanouir. Elle emprunte aux auteurs français thèmes, genres et techniques littéraires"...
Le genre à ne pas savoir que "mensonge pour sauver vaut mieux que vérité pour nuire".

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2007

Nous y sommes. En 1931. Encore quelques années pour réagir.

Ecrit par : montaigneàcheval | 07 juillet 2007

MàC, je suis de la génération qui a bouffé du: "Il faut faire attention, il faut faire attention, gardez les yeux ouverts, n'oubliez pas". Sans compter le "Register" de Marie Durand. Cela a peut-être anesthésié, ou amenuisé, à cause de la répétition, mon sens du danger. Et j'ai été élevé dans le mesure (je me méfie de la force, de l'agressivité): "Ce que tu gagneras par la violence, une violence plus grande te la fera perdre" (Gandhi) - la question est donc: comment réagir? C'est peut-être naïf comme question...

Ecrit par : Pendariès | 07 juillet 2007

Pas naïf du tout Pendariès. Il me semble que j'avais il y a quelques mois, ici, fait un peu de provoc en disant que pour résister à cette lénifiance globale et moite, ce fascisme douceâtre et corrosif, il y avait une solution: l'insolence. La fronde. Dire, redire, sans cesse, avec opiniâtreté ce qui est poliquemeent incorrect. Ronger la branche jusqu'à ce que le fruit se dessèche de la pensée totalitaire.
C'est facile, en fait. Cela réclame de ne pas craindre les mots. Si vous relisez Viktor Klemperer ou Pavel Kohout, vous verrez à quel point la langue peut être une arme redoutable.
Insolence, incorrection et puis peut-être aussi aimer la vie, tout simplement avec ses odeurs de lavande et de merde, de pieds et de thym, le tout mêlé dans une complexe alchimie qu'on appelle la dignité humaine.
Tout ce qui s'écrit ,se dit, se peint, se versifie contre le conformisme est bon à prendre. Moi, j'ai été élevé aussi dans le refus de la violence, sauf que je n'y ai jamais trop cru. Vous connaissez le récit de ces Belges déportés libérés de Buchenwald par les Anglais et à qui on offrit en pâture les kapos et les SS. Ils les lynchèrent à coup de manche de pioche et de pelle. Alors????Meurtre???? Crime???? Ou quoi???

Mais sans aller si loin, quand le BOEN inflige 1 heure sur le Front Populaire aux gamins ou 1 heure sur la Solution Finale, décider d'en passer 8 dans les deux cas. Et faire un gros doigt bien vaseliné à l'Inspection Générale. C'est déjà un début. Apprendre le mauvais esprit et la joie de vivre aux gamins. Leur apprendre à être frondeurs par la vertu de l'esprit. Voilà qui est bon. Vous qui êtes poête, ce n'est quand même pas à vous que j'apprendrai la force de la poésie dans la désobeïssance. De D'Aubigné (l'immense D'Aubigné) à Hugo (les Châtiments) ou à Desnos ou Neruda......

Bon, je vais vous lâcher. Thalie va encore hurler. Je vais à Saint-Lô. Et dans la Baie des Veys.

Ecrit par : montaigneàcheval | 07 juillet 2007

Dobolino....... René Girard????? Maurice Blanchot?????? Bernard Lortholary???

Ecrit par : montaigneàcheval | 07 juillet 2007

Elle n'hurle pas Thalie, elle n'hurle pas ...
Je m'étais promis un livret de recettes à la fin de l'été rien qu'en vous lisant. Vous voyez comme vous êtes médisant...
Bonnes promenades, MàC!

Ecrit par : Thalie | 07 juillet 2007

Leur apprendre à être frondeurs par la vertu de l'esprit. Voilà qui est bon.

Ecrit par : montaigneàcheval | 07 juillet 2007

Par la vertu de l'esprit (très belle formule) - le problème souvent, c'est que ceux (et celles aussi) qui sentent le plus le testicule mouillé sont persudés déjà d'en avoir, de l'esprit... Difficile de leur faire entendre autre chose qu'eux-mêmes se glorifiant de leur connerie (car être spirituel n'a pas le sens que nous lui donnons, pour elles et eux; cela ne se fonde pas sur les mêmes références: pour eux c'est, en caricature, balancer leurs vannes "cinglantes", comme Jamel Debouzze, par exemple; et, presque toujours, avec une force de méchanceté troublante...).

PS: si le roman (qui fait recette -?-) s'adresse aux femmes; qu'en est-il de la poésie (sa faute actuelle? Être repliée sur elle-même - ne plus s'adresser au Peuple; à l'instar des poètes européens de l'ancien bloc communiste; aujourd'hui, en Lettonie, la poésie s'est "nombrilisée"...)?

Ecrit par : Pendariès | 07 juillet 2007

Ceci n'est pas un commentaire mais une question. Je vous l'aurais bien posée par mail mais je n'ai pas trouvé le "contact" sur votre blog.
Vous écrivez : "les classes préparatoires sont installées dans les lycées (Darcos), mais appartiennent à l’enseignement supérieur (Pécresse), et viennent d’ailleurs d’être rattachées aux universités, avec lesquelles elles passent en ce moment des contrats de bonne entente."
J'aimerais connaître les textes officialisant ces mesures.
Merci

Ecrit par : Jacqueline | 07 juillet 2007

Bon copain avec Hartweg et Colleville, d'ailleurs.

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2007


Hartweg ? Celui qui nous donnait du pain sur du sucre ?

Ecrit par : catmano | 07 juillet 2007

Hartweg ? Celui qui nous donnait du pain sur du sucre ?

Ecrit par : catmano | 07 juillet 2007

Non! Hartweg, c'est un vieux. Il est mort, non, MàC? C'était pas celui qui était à Lyon?

Ecrit par : dobolino | 08 juillet 2007

"Il ne viendrait à l'esprit d'aucun médiéviste de nier que la poésie allemande du Moyen Âge est venue chercher en France l'exemple dont elle avait besoin pour s'épanouir. Elle emprunte aux auteurs français thèmes, genres et techniques littéraires"...


Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2007

Je suis certaine qu'en écrivant cette phrase sur Google, ça affiche son nom...

Ecrit par : dobolino | 08 juillet 2007

Pas naïf du tout Pendariès. Il me semble que j'avais il y a quelques mois, ici, fait un peu de provoc en disant que pour résister à cette lénifiance globale et moite, ce fascisme douceâtre et corrosif, il y avait une solution: l'insolence. La fronde. Dire, redire, sans cesse, avec opiniâtreté ce qui est poliquemeent incorrect. Ronger la branche jusqu'à ce que le fruit se dessèche de la pensée totalitaire.


Ecrit par : montaigneàcheval | 07 juillet 2007

Tout à fait d'accord! C'est ce que je fais au quotidien mais quand on n'est pas fonctionnaire, ça peut coûter horriblement cher.

Ecrit par : dobolino | 08 juillet 2007

"Il ne viendrait à l'esprit d'aucun médiéviste de nier que la poésie allemande du Moyen Âge est venue chercher en France l'exemple dont elle avait besoin pour s'épanouir. Elle emprunte aux auteurs français thèmes, genres et techniques littéraires"...


Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2007

Je suis certaine qu'en écrivant cette phrase sur Google, ça affiche son nom...

Ecrit par : dobolino | 08 juillet 2007

J'ai fait la recherche: Michel Huby; je ne connaissais pas. Bah, il aurait dû dire que l'Europe littéraire médiévale s'est tourné vers l'Occitanie; pas la littérature française (d'Oïl), pas la France: de Chaucer, aux Minnesänger, à Dante, etc. etc., ils doivent bcp aux Troubadours!!!

Ecrit par : Pendariès | 08 juillet 2007

J'ai fait la recherche: Michel Huby; je ne connaissais pas.
Ecrit par : Pendariès | 08 juillet 2007
Hé! Hé! Dommage! Vous auriez peut-être viré votre cuti à gauche...

Ecrit par : dobolino | 08 juillet 2007

J'ai fait la recherche: Michel Huby; je ne connaissais pas.
Ecrit par : Pendariès | 08 juillet 2007
Hé! Hé! Dommage! Vous auriez peut-être viré votre cuti à gauche...

Ecrit par : dobolino | 08 juillet 2007

Pourquoi? il exprimait ses idées politiques en cours? J'ai toujours été réfractaire à cela quand j'étais élève et étudiant. Ma génération a été bassinée avec: tolérez, tolérez, nous sommes de vilains Blancs, etc.

Ecrit par : Pendariès | 08 juillet 2007

J'ai eu l'impression d'être le résultat d'un vingtième siècle pourri, dégueulasse, morbide (les bonnes âmes m'inculquaient ça).... jusqu'à ce que je grandisse et sature.

Ecrit par : Pendariès | 08 juillet 2007

Je ne comprends pas bien la proposition de Jacques de fusionner ou d'intégrer l'enseignement de l'histoire, de la philosophie et de la géographie en prépa lyon. Certes, on peut déplorer l'absence d' économie et de mathématiques dans la maquette de ce concours, mais enfin nous sommes des littéraires. Si l'introduction de disciplines scientifiques ou de l'économie devait se faire au détriment de ces matières fondamentales, nous perdions du même coup notre spécificité. Les rajouter ne feraient qu'alourdir un emploi dui temps déjà bien chargé. A titre personnel, je sacrifierais volontiers la géographie, discipline bancale et jargonnante, qui n' existe encore que grâce à son mariage de raison avec l'histoire.

Par ailleurs, j'ai cru lire que vous nous engagiez à nous rapprocher de l'Entreprise, quatrième vertu théologale de ce siècle un peu étriqué. Or, comme le disait un des contributeurs de ce blog, aux Etats-Unis, ce sont les employeurs qui se rapprochent des littéraires. Je dois dire que je suis un peu las d'être sommé de me plier aux exigences des entreprises. Pour ma part, je suis parfois l'objet de plaisanteries (bienveillantes je n'en doute pas) venues de personnes de mon entourage qui se gargarisent de travailler dans l'Entreprise, quand moi, simple agrégé d'histoire et doctorant je serais le planqué de service. Lorsqu'ensuite je me dis que certains d'entre eux ont réussi le prestigieux concours d'entrée de l'ESC Vierzon, la conscience de mon ignominie fainéante d'ancien khâgneux me submerge, et j'en viens à verser quelques larmes sur les destins brisés de ces forçats du labeur managérial.

C'est pourquoi, et sans esprit de polémique, j'aimerais qu'on nous fiche la paix une bonne fois pour toutes avec le vrai monde de l'entreprise dont je ne vois pas pourquoi nous devrions lui faire une place, alors que lui même nous méprise cordialement.

Ecrit par : abou djihad | 08 juillet 2007

Il n'y a pas qu'aux Etats-Unis que le monde de l'entreprise est capable de se rapprocher des littéraires. D'abord, autant rappeler que "le monde de l'entreprise" n'est pas un, mais multiple. L'une des principales collaboratrices de Jacques Séguéla, chez Havas, est une agrégée de Lettres "dévoyée" par la pub… Et Pompidou était un agrégé de Lettres "dévoyé" par la Banque Rothschild — pour en rester à des exemples illustres.
Ensuite, j'ai entendu à de très nombreuses reprises des chefs d'entreprises prestigieuses déplorer le manque de littéraires dans les recrutements, et le manque d'imagination de leurs collaborateurs (université d'été du MEDEF 2006 — j'y étais). Quelqu'un peut-il me dire en quoi un DRH a besoin de sortir d'une formation Economique ou Scientifique ?
Enfin, l'Ecole n'a pas à se calibrer sur les desiderata des entreprises, qui sont flucutants par nature, mais à proposer une formation de base assez sérieuse et diverse pour que les titulaires de (vrais) diplômes soient capables de s'adapter à un marché de l'emploi en mutation permanente. Initier des gosses de collège à l'entreprise est d'une démagogie parfgaitement inefficace — encore un moyen de trouver un prétexte pour quy'ils passent une ou plusieurs journées loin d eleurs pupitres — ahg, ces sorties pédagogiques devenues le nec plus ultra de l'éducation nouvelle…
Evidemment, cela suppose que la formation des "littéraires" ne soit pas, comme elle l'est devenue au lycée, une formation au rabais, le refuge de ceux qui n'ont pas été admis en STG. Quelqu'un (MàC ?) ironisait il y a peu sur ce que pourrait être le proichain tube de Sardou, "le Bac L" après "le Bac G" — "un bac à bon marché"… C'était drôile, parce que justement ça ne l'est pas du tout.
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 juillet 2007

JPB, on est en effet en droit de se demander comment et par quel prodigieux artifice le Bac L est devenu un poubelle. C'est inouï, nauséeux.
Mais la cause de ce mépris des Humanités est au fond très simple à comprendre. C'est, à mon sens la corréaltion de trois faits:
1- le délire de parents mal informés et aveuglés qui pensent qu'hors les maths et la physique, à la rigueur l'économie, point de salut.C'est une tendance lourdissime dans ce pays. Derrière ce délire, il y a le fantasme du fils ou de la fille en blouse blanche derrière ses éprouvettes. Savant. Einstein. Or nous savons tous qu'il n'en n'est rien. Un Bac C n'est pas le sésame de la réussite. C'est le sésame de la satisfaction des parents consommateurs.

2- L'immense connerie des profs et des chefs d'établissement qui, depuis des lustres, ignorent, méprisent les matières "secondaires". Rien que cette expression me fait gerber; Comme si la musique, l'art, l'histoire, les langues anciennes, justement, le sport, n'étaient pas aussi fondamentaux que les maths!!!! On rève. L'homme a autant besoin de poésie et de musique que d'équations. Voilà bientôt 25 ans aux prunes que je fais ce métier, et vous savez avec quel bonheur, et voilà 25 ans que j'ai des envies de poings dans la gueule lors des conseils de classe. Au fond, on n'a qu' a réduire le programme à Maths Français (parce qu'il en faut) Physique. Point. Et là, le Ministre en ferait des éconocrocks!!!
On en a tous vus des élèves jetés à la poubelle parce qu'ils avaient osé ne pas être doués en maths et en physique. Un scandale!!! Un crime contre l'humanité!!!! Une stupidité!!!
Pas étonnant, du coup, que nos amis Allemands ou Américains,entre autres, eux, aient trois ou quatre fois moins de jeunes de mons de 25 ans au chômage. Et les meilleures écoles de musique ou d'arts plastiques du monde.
La morgue française est là. Dans cette croyance obtue de coiffeur promu, de garçon de café monté en grade, que les maths sont une sorte de formule magique vers le génie....Il n'est pour se rendre compte de l'ineptie d'une pareille conception que de lire les textes de Stella Baruch sur les maths....
3- Les médias. Alors là on est dans la planète shit. Dans un gigantesque pétard. Les journaleux enfoncent le clou, en faisant miroiter au traîne-patin de Pont-Sainte-Maxence, par exemple, qu'il sera premier à Polytechnique.....

Bref, tout passerait par une recomposition totale de la chair de l'enseignement. Ou la musique, les arts, ce que vous voulez seraient aussi déterminants que les matières dites nobles. Comme si la noblesse se mesurait à l'aune de l'efficacité.
Peter Handke écrit quelque part "Seul le luxe le plus extrême est digne de l'homme". Et le luxe passe, évidemment, par les Humanités.
Pays de cloportes besogneux, de petits Trissotins transis et incultes qui croient que les identités remarquables et les fonctions affines sont une sorte de sésame pour appartenir à l'élite. Il n'y a, décidément plus aucun avenir ici.
Je suis amer, oui, parce que j'en ai tant vu des gosses doués en musique ,avec une patte aérienne sur leur papier A3, doués en techno, doués en poésie, mais nuls en maths, et jetés dans les poubelles diafoiriennes. AU passage, j'aimerais bien voir combien pas mal de collègues "scientifiques" tiendraient de temps devant un aréopage de polytechniciens.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 08 juillet 2007

Pourquoi? il exprimait ses idées politiques en cours? J'ai toujours été réfractaire à cela quand j'étais élève et étudiant. Ma génération a été bassinée avec: tolérez, tolérez, nous sommes de vilains Blancs, etc.

Ecrit par : Pendariès | 08 juillet 2007
Non, du tout! c'est vous qui êtes très soft et très mou à côté de lui. Il ne bassine personne avec la tolérance. C'est son intolérance qui use.
Pas de politique en cours ...

Ecrit par : dobolino | 08 juillet 2007

Ce n'est même plus de la dictature des maths car il n'y a guère besoin d'être finaud en sciences pour aller jusqu'au bac S. C'est plutôt la dictature du mensonge et de la poudre aux yeux des parents et des élèves.

Ecrit par : dobolino | 08 juillet 2007

Exact dobolino !!! Montaigneàcheval se trompe de cible en tirant boulet rouge sur les mathématiques. Il y a un débat dessus ici : http://education.blogs.liberation.fr/carnet/2005/03/les_normaux.html

et un prof de math a fait ce témoignage :

"Emmanuel,

Je vous cite sur un point précis:

"Aujourd'hui, l'homogénéité sociale et culturelle qui prévalait au lycée général s'est déplacée vers les seuls bacs S.

Au-delà des effets en cascade de cette suprématie sur l'ensemble du système, je me demande aussi quelle société on construit en se privant d'approches, de cultures, de talents, de sensibilités, etc. moins sensibles aux sciences et surtout aux mathématiques."

Le professeur de mathématiques que je suis est tout à fait d'accord, et je le dis sans aucune démagogie.

L'hégémonie de la terminale S est une catastrophe pour l'enseignement des mathématiques:

1) ça oblige, dans cette discipline du moins, à une uniformisation par le bas.

2) ça ne permet plus d'identifier les véritables scientifiques parmi les élèves de lycée.

3) le pire: ça oblige les élèves qui n'aiment pas ça à faire quand même beaucoup trop de maths (au détriment de disciplines plus adaptées à leurs qualités propres).

Sans vouloir cannibaliser ce blogorum, j'ajoute quelques lignes à mon message précédent.

En classe préparatoire MPSI (donc là où il y a le plus de maths) on recrute des (bons) élèves de terminale S. Les commissions de recrutement se tiennent en mai.

Depuis quelques années, il nous est presque impossible de deviner qui, parmi les "bons en Terminale S", sera "bon en prépa". Les études que nous faisons prouvent même une corrélation plus que douteuse entre le classement que nous opérons sur les dossiers de terminale, et le classement des élèves en fin de MPSI.

La faute évidemment au fait que ce sont non pas les "bons scientifiques" qui sont en TS, mais les "bons élèves".

Aujourd'hui, de plus en plus de mes élèves de MPSI avouent ne pas spécialement aimer les mathématiques (c'est peut-être de ma faute...) et c'est nouveau. Si on les pousse un peu plus loin, on aura tôt fait de comprendre que ce qui les motive avant tout c'est la perspective d'une carrière lucrative. Le pognon, quoi.

Donc d'une part l'hégémonie de la filière scientifique ne pousse pas (bien au contraire) aux vocations scientifiques, d'autre part elle neutralise des qualités qui ne trouvent plus à s'exprimer.

Je respecte et même j'envie les compétences et les talents non mathématiques, notamment artistiques. Mais à notre époque mercantile où tout se mesure en rémunérations et avantages divers, croyez-vous, cher Emmanuel, à la possibilité de développer et de "rentabiliser" les compétences non directement portables sur le marché du travail (le violon par exemple?)"

Ecrit par : Bayroudoudou | 09 juillet 2007

Mais à notre époque mercantile où tout se mesure en rémunérations et avantages divers, croyez-vous, cher Emmanuel, à la possibilité de développer et de "rentabiliser" les compétences non directement portables sur le marché du travail (le violon par exemple?)"

Ayant eu l'occasion de visiter la magnifique école maîtrisienne de la cathédrale de Cologne et de ressentir pour ainsi dire "physiquement" la puissance économique et industrielle de la Rhenanie, patrie de Beethoven, je ne pense pas qu'il y ait une réelle incompatibilité entre la pratique d'un instrument de musique, la lecture de Goethe et de Schiller et la "rentabilisation des compétences"...Encore faut-il se souvenir de ce qu'est une "civilisation".

Ecrit par : Robin | 09 juillet 2007

Victor Hugo n'a pas toujours été républicain. Son Hôtel particulier de la place des Vosges fut saccagé par les émeutiers en 1848. Il était alors légitimiste et pair de France.

En regardant l'iconographie quarante-huitarde, on constate combien l'esprit révolutionnaire se basait sur la morale chrétienne.

Même si Proudhon se tient éloigné de la religion et tente d'élaborer une "morale laïque", il y a une poussée du christianisme social avec des hommes comme Lacordaire et Lamennais. Le socle de conviction républicain était l'idée d'une application du christianisme aux conditions modernes de la production industrielle." George Sand qui écrivit à son ami Barbès en lui promettant la victoire ne s'y était pas trompée : "Vous êtes le Christ de notre temps, vous vivez en martyr mon pauvre ami. Mais comme les premiers chrétiens, vous serez récompensé, votre foi triomphera."

Pour Marx, l'auteur des Luttes des classes en France en 48 et du 18 Brumaire de Louis-Napoléon Bonaparte, cette révolution sur une base de justice sociale était un leurre puisqu'elle ne prenait pas en compte l'affrontement sans merci, impitoyable, irréductible, des classes sociales.

Le "républicanisme" de Victor Hugo date du coup d'Etat de Louis Napoléon Bonaparte. Hugo n'a pas vraiment soutenu la seconde république et il parle des ateliers nationaux en termes très péjoratifs ("la République des bras croisés").

Il faut souligner l'importance de cette Révolution méconnue qui coïncide avec l'émergence sur la scène de l'Histoire d'une nouvelle classe sociale et qui a jeté les bases politiques de la France moderne : abolition de l'esclavage, abolition de la monarchie, liberté de la presse, droit au travail...

J'avais rendu compte il y a quelques années de l'ouvrage d'un "concitoyen" professeur agrégé d'Histoire sur la Révolution de 48 et les écrivains (Michelet, Flaubert, Sand, Lamartine, Hugo, Toqueville...).

En dehors de George Sand (et de Lamartine) aucun de ceux-là n'a pris fait et cause pour la Révolution de 48, y compris Michelet.

Ecrit par : Robin | 09 juillet 2007

Tocqueville avec un c !

Ecrit par : Robin | 09 juillet 2007

Défenseur des langues anciennes (ma compagne est helléniste de plus), je ne comprends pas la rivalité que vous entretenez avec les géographes, et le mépris que certains affichent pour la géographie.

Ce n'est pas - comme on le lit ci-dessus - une discipline jargonnante maintenue à flot par son mariage avec l'histoire. D'ailleurs, le mariage avec l'histoire est une spécifité française : la géographie belge, par exemple, est une discipline autonome ; elle est lée aux sciences naturelles en Allemagne.

La géographie, loin d'être fumeuse, est bien au contraire la seule discipline, la seule science sociale qui aborde la société et non pas en termes abstraits et jargonnants, mais justement en prenant en compte la réalité matérielle de l'espace dans lequel nous vivons.

C'est la seule discipline capable d'intégrer les éléments naturels, physiques, climatiques avec des logiques sociales. Cela demande de vraies compétences et un sens profond du concret.

Comment comprendre, par exemple, les origines de l'individualisme agraire breton - qui a inspiré la révolte des Bonnets rouges et certains troubles de la Révolution - sans comprendre les relations complexes entre géologie, sol, bocage, végétation et communautés rurales ? Comment ignorer cela à moins de se contenter d'une conception hors-sol de la société ? De l'étude de phénomènes sans voir leur inscription sur la face de la Terre ? De pondre des lois et des règlements - fondés sur des concepts juridiques fumeux - et appliqués avec une rigueur imbécile qui crée des difficultés et des situations ubuesques dans la vie quotidienne des gens ?

Nombre d'imbécilités juridiques ont pour cause l'ignorance de la géographie, le mépris de la situation réelle des individus dans leur espace, dans leur temporalité et dans leurs réseaux locaux. La caricature de ces absurdités crétinesques, ce furent les chasses-neiges envoyés en pleine saison sèche dans les colonies sous prétexte d' "égalité territoriale".

Par ailleurs, la géographie n'est pas l'ennemi des langues anciennes. Hippocrate, Hérodote, Strabon, Hipparque, Ptolémée n'ont-ils pas fondé des géographies ? Les récits de César dans La Guerre des Gaules ne donnent-ils pas des indications sur la géographie au Ier siècle ?

Il faut cesser ces rivalités entre disciplines. Les langues anciennes n'ont pas besoin de ce climat délétère.

Ecrit par : Rodolphe Dumouch | 10 juillet 2007

Le Macouille, Toto, il aime bien la polémique avec des gens de qualité, dont vous êtes. Pour le reste, dans "Choses VUes", le génialissime "reportage" de Hugo, dans le volume qui concerne 1848, le "Grand Crocodile" relate l'Affaire Teste-Cubières, une sombre histoire de concussion, de prébendes et de général véreux. La force de son récit et cette expression inimitable de la force de la justice est, à mon sens, la prémisse du Hugo de 1873, se battant pour l'amnistie des communards. Lorsque Hugo fait campagne pour Badinguet, ce n'est pas de l'aveuglement, mais du désespoir devant l'effroyable nullité des autres candidats, Lamartine y compris. Je pense qu'il pressent ce qui va advenir. Il le dit d'ailleurs dans Choses Vues en 1849. Et puis son admiration partagée d'aillerus par d'innombrables contempoains pour l'épopée napoléonienne n'y est pas pour rien.
Je vais relire "Choses Vues", tiens, merci MC Bellosta pour votrr souffle inspirateur!!!!
Cela dit, le coup d'état de 1851 fit, rappelons -le infiniment moins de victimes que la répression versaillaise, 20 ans plus tard. On oublie souvent que la République n'y va pas de main morte quand il s'agit de réprimer.
la brillantissime analyse de Marx sur le "18 Brumaire" montre qu'au fond, un consensus bonapartiste existait dans le pays, intact depuis 1799. Le régime de Badinguet fut sans doute l'un des plus modernes et les plus en avance sur son temps. Comparons avec l'Allemagne pré-bismarckienne, par exemple ou l'Angleterre de l'époque. Au fond, Badinguet, c'est Peron, un curieux mélange d'autoritarisme primitif et de fabuleux progrès sociaux. C'est sous le second empire que fut accordé le droit de grève, en 1864. Hugo, c'est De Gaulle. Perché sur son île, il "incarnait la France". Un aigle, sans doute trop enclin à ne voir que des dindes. Quant à comparer Badinguet à Pétain, c'est aller sans doute un peu vite en besogne. Les racines du pétainisme sont postérieures. Elles sont à chercher dans les premières décennies de la IIIème république.
Et quelle floraison artistique, Flaubert en tête, pendant cett période!!!!

Pendariès, Anduze, et toute la région, pensez si je connais. Une partie de ma famille frnaçaise est parpaillotte (comme on dit à Nouméa!!) . Ils s'appellent Van Der Beken. Et depuis que je suis gosse, je vais régulièrement à Mandajors voir mon cousin, ancien pasteur, et un autre, un cinglé, qui a relevé une ruine aux Puechs de Mialet et est convaincu quesa famille descend d'une lignée d'hidalgos espagnols émigrés en Flandres. Van Der Beken, traduction de DelRio ou un truc dans ce genre......FOUTRAQUE à mort. Mais quelle région!!!! Un midi étrange, comme abâtardi par le souffle rauque, grantique et celte du Massif Central.
Je serai là-bas le 20. Et mille sabords ,s'il y pleut aussi, c'est à se la cuire en beignet!!!!! On pourra s'en boire un ou deux à la santé de JPB...

Ecrit par : montaigneàcheval | 10 juillet 2007

Le Macouille, Toto, il aime bien la polémique avec des gens de qualité, dont vous êtes. Pour le reste, dans "Choses VUes", le génialissime "reportage" de Hugo, dans le volume qui concerne 1848, le "Grand Crocodile" relate l'Affaire Teste-Cubières, une sombre histoire de concussion, de prébendes et de général véreux. La force de son récit et cette expression inimitable de la force de la justice est, à mon sens, la prémisse du Hugo de 1873, se battant pour l'amnistie des communards. Lorsque Hugo fait campagne pour Badinguet, ce n'est pas de l'aveuglement, mais du désespoir devant l'effroyable nullité des autres candidats, Lamartine y compris. Je pense qu'il pressent ce qui va advenir. Il le dit d'ailleurs dans Choses Vues en 1849. Et puis son admiration partagée d'aillerus par d'innombrables contempoains pour l'épopée napoléonienne n'y est pas pour rien.
Je vais relire "Choses Vues", tiens, merci MC Bellosta pour votrr souffle inspirateur!!!!
Cela dit, le coup d'état de 1851 fit, rappelons -le infiniment moins de victimes que la répression versaillaise, 20 ans plus tard. On oublie souvent que la République n'y va pas de main morte quand il s'agit de réprimer.
la brillantissime analyse de Marx sur le "18 Brumaire" montre qu'au fond, un consensus bonapartiste existait dans le pays, intact depuis 1799. Le régime de Badinguet fut sans doute l'un des plus modernes et les plus en avance sur son temps. Comparons avec l'Allemagne pré-bismarckienne, par exemple ou l'Angleterre de l'époque. Au fond, Badinguet, c'est Peron, un curieux mélange d'autoritarisme primitif et de fabuleux progrès sociaux. C'est sous le second empire que fut accordé le droit de grève, en 1864. Hugo, c'est De Gaulle. Perché sur son île, il "incarnait la France". Un aigle, sans doute trop enclin à ne voir que des dindes. Quant à comparer Badinguet à Pétain, c'est aller sans doute un peu vite en besogne. Les racines du pétainisme sont postérieures. Elles sont à chercher dans les premières décennies de la IIIème république.
Et quelle floraison artistique, Flaubert en tête, pendant cett période!!!!

Pendariès, Anduze, et toute la région, pensez si je connais. Une partie de ma famille frnaçaise est parpaillotte (comme on dit à Nouméa!!) . Ils s'appellent Van Der Beken. Et depuis que je suis gosse, je vais régulièrement à Mandajors voir mon cousin, ancien pasteur, et un autre, un cinglé, qui a relevé une ruine aux Puechs de Mialet et est convaincu quesa famille descend d'une lignée d'hidalgos espagnols émigrés en Flandres. Van Der Beken, traduction de DelRio ou un truc dans ce genre......FOUTRAQUE à mort. Mais quelle région!!!! Un midi étrange, comme abâtardi par le souffle rauque, grantique et celte du Massif Central.
Je serai là-bas le 20. Et mille sabords ,s'il y pleut aussi, c'est à se la cuire en beignet!!!!! On pourra s'en boire un ou deux à la santé de JPB...

Ecrit par : montaigneàcheval | 10 juillet 2007

Le commentaire de ce professeur de mathematiques est tout a fait eclairant. Les specialisations apres la seconde devraient etre l'ocassion de confirmer des vocations et de reveler des talents. Ce sujet a surement ete mieux commente, explicite et debattu sur ce blog mais permettez-moi de poser ma petite pierre:

Je reproche a ce cycle college-lycee de n'etre que la succession pleine d'ennui du meme au meme. Rien qui ne constitue un veritable "saut" theorique, rien qui fasse perdre l'equilibre au jeune apprenant, qui lui devoile ses capacites et lui insuffle ses aspirations. Et tous de deplorer que des adolescents attardes se pressent en masse sur les bancs des universites sans rien savoir de ce qui "rock their boat" (tous de deplorer sauf les politiques qui maquillent par le meme coup les statistiques du chomage).

Le premier choc que je recus fut veritablement la classe preparatoire, ou je fus assome de travail et de science, mais aussi somme de reussir et ou mes professeurs laissaient a voir dans leur devouement qu'il avaient quelque responsibilite dans ce qui s'assimilait presque a un "salut". C'est cette atmosphere de conjuration secrete, de rite initiatique, qu'il faudrait instiller des les annees lycee. Je garde en memoire la stupeur qui fut la mienne lorsque je recus, tache proprement herculeenne, la liste de lecture en lettres et histoire economique, voila enfin que l'on daignait me lancer au visage une tache digne d'etre accomplie!

En angleterre, l'on "offre" genereusement aux equivalents de nos collegiens - lyceens un choix d'option toujours plus varie, plus allege, et toujours plus facultatif. Sous couvert de respect des gouts et de la personnalite de chacun, l'on rabote le tronc commun et encourage la faineantise caracterisee a laquelle l'adulte sera libre plus tard de s'adonner en acquerant a credit des sofas moelleux et des ecrans plats haute definition (raccourci de cette societe certes contestable - je ne parle pas des oxbridgiens qui forment le dernier bastion de l'education aristocratique). Cette methode traversera bien sur la Manche, et pour la prendre en defaut ne faudrait-il pas donner a nos jeunes de la matiere, matiere au sens scolaire, et par la-meme leur donner une importance que la societe leur refuse? Ne faudrait-il pas charger la mule, l'ane et le cretin pour remplir ces cheres petites tetes blondes mais vides?

Des grands mots me direz-vous, mais je lisais l'autre jour la reponse d'un chercheur americain en mathematiques a une journaliste medusee par la capacite des etudiants en universite a assimiler les trouvailles qui s'accumulent de facon exponentielle depuis les cinq dernieres decennies. Le chercheur fit savoir qu'il ne savait somme toute pas l'expliquer, mais ce dont il etait sur, c'est que c'etait cela meme qui l'emerveillait, cette aptitude que nous avons tous, en face d'une question, d'un probleme, d'un terrain a defricher, de nous saisir hardiment des outils que nos aines ont epuise leur existence a forger pour gagner, encore et toujours, de nouveaux territoires. Ce qui est en jeu dans la reforme de l'education, au-dela de la formation des travailleurs et de l'adequation des competences aux besoins de l'economie (themes qui me sont chers), c'est la capacite de notre societe a se renouveller, a faire passer les enfants a l'age adulte, non pas en abaissant l'age de la majorite legale ou en allegeant les diplomes, mais en leur laissant toute opportunite a reussir et a echouer, a grandir et a se mesurer. Les cretins, et le president de l'Unef en particulier, devraient reclamer de tous leurs voeux des programmes plus charges ou plus approfondis, car on ne va pas a l'universite pour faire l'experience de la democratie ou de la tyrannie des appareils de parti. Il faut tout connaitre.

Mais peut-etre nos anciens ont-ils un interet a nous laisser dans l'ignorance, par peur de vieillir, de voir leur rhetorique bien huilee savamment demontee par ceux qui s'ecarterait par trop du troupeau des imbeciles (troupeau auquel j'appartiens)?

Ecrit par : Romain | 10 juillet 2007

Ayè,

j'ai compris pour "tyrannique"

c'est con, le 'a' est "ouvert" . Je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas vu de suite ??? La syllabique peut être ???

Puisque dans "ra" ou "rann" le "a" est toujours ouvert (à vérifier), je n'avais pas encore remarqué ça . :)

Sinon ça fait risque de faire "ty ran ique", sauf si tu applique la règle de la conson qui s'accroche à la voyelle qui la suit. C'est vraiment un chouette cas "particulier".

Donc, si à voir avec l'histoire, peut être, mais parce que la logique est conservée. Sono Pazzi Questi Romani/Greci/Francesi.
;)

Ecrit par : toto | 15 juillet 2007