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29 juin 2007
Urgences
Urgences
Qu’en sera-t-il des premières mesures à la rentrée, au ministère de l’Education ?
Une interview récente de Darcos indique quelques pistes (BFM TV, 26 juin). Après avoir annoncé que le nombre de suppressions de postes, dans l’enseignement, tournerait probablement autour de 10 000 (soit un quart de ce qu’il est prévu d’économiser dans l’ensemble de la fonction publique — ou, si l’on préfère, 0,9 % du nombre total d’enseignants), le ministre a ajouté : "Si nous obtenons que des professeurs, dans le cadre de la réflexion sur leur métier, acceptent d’être moins nombreux mais d’avoir un temps de travail différent, volontaire, évidemment, grâce à des volants d’heures supplémentaires importants, nous pouvons sans doute trouver des ajustements". Précisant aussitôt : “Cela exige des aménagements de ce qu’on appelle l’offre scolaire". Et de poser aussitôt les bonnes questions : "Comment organise-t-on le travail ? Comment organise-t-on les partenariats ? Qui peut concourir à l’action éducative si les professeurs sont moins nombreux ? Comment peut-on regrouper les options ? Comment peut-on changer les programmes ?"
En fait, ces questions présentées comme une énumération analytique de problèmes distincts sont toutes liées. Et je commencerais volontiers par la fin.
Imaginons une refonte des programmes, de la maternelle au Bac — à commencer par un recentrage sur des matières fondamentales (je crois véritablement que l’on n’a guère besoin de tant options a priori (1) : l’industrie même demande des jeunes disposant d’une vraie formation générale, qui leur donnera la souplesse mentale et la capacité d’adaptation — à charge aux entreprises de les former, et plusieurs fois au cours de leur vie, à des métiers spécifiques, et dont à l’heure actuelle nous en connaissons pas grand-chose). Il faut en finir avec les programmes pléthoriques, démesurément ambitieux, qui gâchent toute chance d’apprendre des choses sûres. Moins de théorie de la communication — pourquoi faire, on a le Corbeau et le renard si l’on veut apprendre à communiquer, c’est-à-dire séduire et prendre le pouvoir —, et plus de grammaire pure et dure. Moins d’instruction civique, et plus d’Histoire. Moins de diététique, sensibilisation au code de la route, apprentissages de la citoyenneté et autres carabistouilles, et nous dégagerons des dizaines d’heures où se glisseront de vraies ambitions sur l’apprentissage et la pratique de la langue et des sciences (2).
Tout part des programmes : avec plus d’ambition pour les élèves et moins de rodomontades, on peut dégager des plages horaires précieuses pour le soutien — ou le sport ou les arts plastiques, aujourd’hui parents déshérités de l’enseignement français. De même, pour reprendre des propositions que je faisais ici même il y a dix jours, un Bac délivré de ce mois de juin fatal qui ferme les établissements et mobilise massivement les enseignants permettrait de travailler quatre semaines de plus — autant d’heures à verser au total / élève, et ça ne déplaira pas aux parents, qui déplorent depuis des années que leurs rejetons vaquent, désœuvrés, à partir de la fin mai — et tout le monde n’a pas forcément la plage sur le palier.
Que faut-il pour apprendre le français aux enfants ? Disons, au niveau du collège, quatre heures hebdomadaires, si on les gère correctement — et autant au lycée, toutes sections confondues, à panacher diversement : trois heures de langue pour une heure de littérature en collège, et l’inverse en lycée — je suis a priori favorable à l’enseignement de la grammaire et d l’orthographe jusqu’en Terminale, ça évitera aux Facs, aux IUT ou aux Ecoles d’ingénieur de former leurs étudiants à ces disciplines primaires. Que faut-il pour apprendre l’Histoire / Géographie ? Moins qu’aujourd’hui, au fond, si on supprime l’Instruction civique, un boulet que les profs d’HG traînent avec vaillance et résignation, et si on en revient à une Histoire chronologique — parce que les gosses adorent les belles histoires.
Le reste à l’avenant. Les cours d’économie au lycée ont été stigmatisés non sans raison, pour leur prétention encyclopédique et leur manque d’insertion dans le réel. J’ai participé récemment à une émission (sur i-télé) avec François Dufour, le fondateur des éditions Play Bac, qui s’est amusé à repasser son Bac à quarante ans, et a raconté cette expérience dans « Comment ne pas rater son Bac » (Librio) : il me racontait comment, tout chef d’entreprise expérimenté qu’il soit, il avait été sous-noté en économie, parce qu’il était parti d’exemples concrets et non de grandes théories générales (il a demandé le détail des corrections pour toutes les matières). On l’avait suspecté d’être un suppôt du libéralisme, et non un petit Karl Marx en puissance.
Nous vivons sur des schémas intellectuels hérités de la Libération (Langevin-Wallon) et de la guerre froide. La Droite n’a jamais osé contrarier les hommes de gauche qui péroraient très haut sur l’Ecole — ce qui a amené Haby et Giscard d’Estaing, deux gauchistes réputés, à expérimenter cette horreur pédagogique qu’est le collège unique. Et la Gauche dans son ensemble à croire que le libéralisme, c'est le capitalisme du XIXe siècle, qui avait besoin d'une foule de bras obéissants et d'intellects à mobilité réduite. L'actualité du libéralisme, c'est la course aux cerveaux.
Quand on aura déblayé les programmes, il sera temps de chercher des enseignants pour transmettre des savoirs généraux ciblés. On peut regrouper les options, comme dit le ministre. On peut aussi les supprimer : combien d’enseignements à vocation technique sont obsolètes au moment même où ils sont dispensés ? Combien de technologies sont désuètes avant même que l’encre des manuels ait séché ?
D’où sortent les barons d’industrie, les grands entrepreneurs anglais ? D’Oxford et de Cambridge, qui se soucient assez peu de coller aux réalités de terrain : j’expliquais jadis, dans ma défense et illustration des études littéraires (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/02/02/sauver-les-lettres.html), que Xénophon ou Cicéron en disent plus sur la résistance à l’oppression qu’une énième lecture du plus mauvais Zola, du gangsta rap ou du journal du jour. Rien de plus moderne que la culture classique, et si le XVIIe siècle a accueilli Tacite avec intérêt, c’est qu’il savait comment utiliser l’historien romain pour faire l’apologie de Richelieu : il n’attendait pas les articles de Théophraste Renaudot dans la Gazette.
Quant à l’organisation du travail… Donner une vraie compétence aux équipes en place, qui seules connaissent l’état réel des élèves du cru… Donner des objectifs, en laissant libre choix des méthodes — mais en supprimant, par exemple, un pan de la « réforme Fillon » qui institue des cycles au Primaire et autorise un gosse qui ne sait pas lire à passer en CE1 — et à garder son handicap initial intact jusqu’à la Sixième (17% d’illettrés, chiffres officiels !) et au-delà (160 000 enfants sortant sans rien en main fin Troisième…). Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre — que nul n’entre ici s’il est encore analphabète — et plutôt que de faire redoubler, ce qui entérine toujours un échec global, suggérer aux enseignants de terrain d’utiliser les facilités nées de la nouvelle gestion des heures sup’ pour créer un soutien parallèle, qui ne laisse personne vraiment en rade — sauf exception. Des enseignants moins nombreux peuvent, si les programmes sont resserrés autour d’objectifs fondamentaux, et si les établissements disposent d’une vraie souplesse budgétaire, faire mieux et plus vite qu’aujourd’hui — de toute manière, on ne peut pas faire pire, n’est-ce pas…
À vous désormais de critiquer cette organisation, nécessairement ramassée et d’autant plus provocante — mais qui pourrait bien être efficace…
Jean-Paul Brighelli
(1) Je rappelle pour mémoire que dans un ouvrage récent évoqué ici même, Allègre dénonçait l’entrisme des syndicats au ministère de l’Education, et la façon dont ils avaient imposé des myriades d’options, simplement parce qu’ils y voyaient de futures recrues…
(2) Dans le même ordre d’idées, je ne crois pas que els élèves aient besoin de cours spécifiques d’informatique pour apprendre à manier une souris pour aller sur Meetic ou Grosnichons.com.
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Commentaires
j’expliquais jadis, dans ma défense et illustration des études littéraires (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/02/02/sauver-les-lettres.html), que Xénophon ou Cicéron en disent plus sur la résistance à l’oppression qu’une énième lecture du plus mauvais Zola, du gangsta rap ou du journal du jour. Rien de plus moderne que la culture classique, et si le XVIIe siècle a accueilli Tacite avec intérêt, c’est qu’il savait comment utiliser l’historien romain pour faire l’apologie de Richelieu : il n’attendait pas les articles de Théophraste Renaudot dans la Gazette.
Ecrit par JPB.
Décidément Leconte de Lsile, ça devrait vous plaire. Voilà une pensée qui lui aurait plu et qu'il aurait pu faire sienne.
Ecrit par : Christophe C. | 29 juin 2007
Quatre heures de français, oui, si nos élèves nous arrivent "en état", c'est-à -dire si on peut faire autre chose avec eux que le travail de primaire qui n'a pas été fait ou mal fait.
Et oui encore à tout ce que vous dites si vous trouvez encore des instits type "Catmano" qui savent faire leur boulot (il est vrai qu'avec elle on tape dans "l'aristocratie" des instits, mais bon). Ce qu'on me dit autour de moi des instits en place laisse à penser qu'il faudrait aussi leur redonner des bases essentielles!
Ecrit par : Thalie | 29 juin 2007
Jean-Paul, je vous ai lu avec intérêt, et à certains moments de votre développement, vous arriveriez presque à me débarrasser de mon grand scepticisme quant à la volonté et à la capacité de la droite d'améliorer la situation de l'école, mais je ne pense pas que vous y parveniez.
Le point de départ est comptable. On va supprimer des postes de professeurs, non pas parce qu'on pense que c'est bien, mais en raison de nécessités économiques. Et après tout, il le faut peut-être, nous ne pouvons pas nous abstraire totalement des nécessités économiques.
Et c'est là que commence votre tour de force : montrer qu'on fera plus en étant moins mais en travaillant plus. Pourquoi pas ? On est presque séduit.
Sauf que jusque là, à chaque réforme, on est toujours allé vers le moins ambitieux tout en prétendant aller vers le plus ambitieux. C'est l'exemple du socle commun de connaissances.
Jean-Paul, j'aimerais vous croire quand vous dites qu'on recentrera sur la littérature et la culture, et qu'on supprimera l'informatique et l'éducation civique. J'ai bien peur que ce ne soit le contraire, et que les jeunes certifiés de Lettres classiques auront d'ici une dizaine d'années assuré moins d'heures de latin ou de grec que d'éducation civique, d'informatique, ou d'histoire-géographie.
Vous voulez que l'école se recentre sur quelques missions essentielles, le gouvernement et le Président aussi : je ne suis pas sûr que vous parlez des mêmes ("La guichetière, qu'est-ce qu'elle en a à faire de "La Princesse de Clèves" ?")
Il y a cependant un point où je vous donne raison : la réorganisation du temps scolaire doit se faire annuellement : je pense qu'on peut supprimer la grand-messe du bac, et il faut même aller à mon avis un peu plus loin : ne laisser que 5 à 6 semaines de vacances l'été, et rajouter une semaine ici ou là dans l'année, pour équilibrer un peu l'ensemble, tout en augmentant sensiblement le temps de travail annuel des professeurs, sans augmenter leur temps de travail hebdomadaire.
Mais je crains plutôt qu'on aille vers un allongement du temps de travail hebdomadaire, avec des professeurs, disons de lettres (à l'origine) qui assureront des "prestations diverses" (8 heures de français, 4 heures d'histoire-géo, 1 heure d'éducation civique, 6 heures d'étude surveillée, et 2 heures d'initiation à l'informatique).
Jean-Paul, j'aimerais avoir tort et que vous ayez raison. Mais je me demande si vous ne faites pas beaucoup de mal à la cause que vous croyez servir en disant : "de toute façon, c'est tellement mauvais maintenant que ça ne pourra pas être pire, même avec moins de professeurs". Voilà un avis d'expert qui risque de ne pas tomber dans l'oreille d'un sourd et sera traduite ainsi : "Si on peut faire des économies substantielles sans détériorer la situation, on va les faire." Il ne reste plus qu'à espérer que ce ne sera pas pire que maintenant.
Ecrit par : Pat | 29 juin 2007
Je souscris quasiment intégralement au message de Pat; en outre, les options qui risquent d'être supprimées (ou regroupées", ce qui ne vaut guère mieux) sont celles qui concernent l'enseignement artistique. Il me semble que défendre le socle commun ne fera que leur mettre un peu plus la tête sous l'eau, ce qui arrangera bien les "sages" qui nous gouvernent.
Ecrit par : christophe sibille | 29 juin 2007
Jean-Paul, que d'optimisme pour un (ex ? )adepte de la loi de Murphy.
Je rejoins Pat sur la polyvalence accrue du métier. Dans mon établissement (collège de l'Eure, pas Le neubourg, mais pas loin !) une collègue de français s'est vue dire que son temps partiel ne serait pas accepté parce que le professeur d'histoire-géo ne voulait pas prendre ses heures. LOLF quand tu nous tient !
Pour avoir enseigné dans le système britannique, on se dirige vers un copié-collé de leur système, qui n'est tout de même pas si réputé (à l'exception des 'independants schools') pour son efficacité. Il est à craindre que le français ou plutôt la communication (ça fait plus moderne), devienne optionnel après la ........seconde. Alors la littérature.............En option peut-être. Au niveau du Latin ou du Grec............
Ecrit par : peyo | 29 juin 2007
oups.
LOLF quand tu nous tiens
Ecrit par : peyo | 29 juin 2007
JPB...
Une heure langue/Trois heures littérature, à Henri IV c'est trop de langue.
Une heure langue/Trois heures littérature, dans mon lycée ce n'est pas assez de langue.
Il faudrait laisser les profs moduler leurs quatre heures en fonction des classes.
Ecrit par : Jeremy | 29 juin 2007
Et si on apprenait aux élèves dès la seconde à se chercher un métier ? Si on leur faisait faire les P.P.P. recommandés par le rapport Hetzel ? (On se demande bien pourquoi il a fait un rapport, celui-là, puisque personne n'en tient compte, comme tous les rapports).
Ce serait déjà pas mal qu'on leur fasse rencontrer des artisans, découvrir des entreprises, connaître des métiers...
Ecrit par : Jeremy | 29 juin 2007
Allonger le temps de travail annuel des professeurs, pour faire ce que l'on fait, avec l'utilité que ça a (en seconde en particulier, parce qu'en premiere-terminale pourquoi pas ?), ce serait vraiment une aberration.
Si on remet du contenu dans le programme, je veux bien travailler plus longtemps, notamment au mois de juin.
Mais si c'est pour encore remplir des heures en me disant "comment vais-je les occuper puisque j'ai fini telle et telle partie du programme?", ce n'est pas la peine !
Ecrit par : Jeremy | 29 juin 2007
Je n'ai rien contre Leconte de Lisle — même si je juge sa trado archaïsante de l'Odyssée un tantinet précieuse : j'ai été interrogé à l'un des deux bacs de FDrançais que j'ai passés la même année sur "le rêve du jaguar". Et on lui doit l'une des répliques les plus fameuses d el'Académie. À un Immortel qui voulait supprimer le o du mot paon, arguant qu'on ne saurait le confondre avec le pan de mur, Lecont-e de Lisle répliqua : "Sans son o, je ne le verrai plus jamais faire la roue" — et on garda la lettre imprononcée.
À Michel Reyes… J'adore les hommages. Les injures me grandissent, mais les hommages me rehaussent…
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 juin 2007
Comme d'hab pas le temps de m'attarder..post-it.... bonne journée à tous
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 juin 2007
Et si le "socle commun " n'était pas simplement la conséquence de la dégradation pédagogique du système, une manière de réaffirmer contre les pédagogistes responsables de l'écroulement de l'école, mais sans les prendre de front et sans jeter aussitôt dans la rue le SNES et le SGEN, que l'école doit dispenser un minimum de connaissances de base, ce qui ne se faisait plus correctement?
Nos nombreux collègues qui ont donné tête baissé dans toutes les dérives pédagogistes peuvent s'en mordre les doigts: on avait un système qui donnait à chacun le maximum possible, mais qui a été consciencieusement détruit par une bonne partie des enseignants eux-mêmes; dorénavant on en aura un qui donnera le minimum: ce sera au moins ça!
De toute façon, devant le misérable niveau des bacheliers formés par cette école-là, il devenait absurde et scandaleux de continuer la gabegie actuelle, il fallait faire quelque chose. Pour éviter la levée de bouclier du lobby "pédago" encore tellement en place partout, toujours sur le pied de guerre et toujours prêt à dénoncer la transmission des connaissances comme une violence élitiste faite aux enfants, il n'y avait pas d'autre solution que celle-là.
Ecrit par : Jean | 29 juin 2007
"tête baissée"
Ecrit par : Jean | 29 juin 2007
Je n'ai rien contre Leconte de Lisle — même si je juge sa trado archaïsante de l'Odyssée un tantinet précieuse : j'ai été interrogé à l'un des deux bacs de FDrançais que j'ai passés la même année sur "le rêve du jaguar". Et on lui doit l'une des répliques les plus fameuses d el'Académie. À un Immortel qui voulait supprimer le o du mot paon, arguant qu'on ne saurait le confondre avec le pan de mur, Lecont-e de Lisle répliqua : "Sans son o, je ne le verrai plus jamais faire la roue" — et on garda la lettre imprononcée.
Ecrit par : brighelli | 29 juin 2007
Je connaissais l'anecdote. Mais elle n'est pas dans mon livre. Trop connue... Je vous l'enverrai avec plaisir (chez votre éditeur par exemple, qui transmettra). Leconte de Lisle connaissait mal le grec (tout est relatif) et ces travaux étaient alimentaires. On l'accusa beaucoup d'utiliser des traductions latines, sans vraiment pouvoir jamais le prouver. Batailles d'érudits et d'esthètes qui paraissent un peu loin de nous aujourd'hui. Je pense que M. Emile Egger, inspecteur général et directeur de l’enseignement du grec à la Sorbonne, et qui l'a beaucoup critiqué, était plus compétent. Ce fut le maître de Renan. Lequel Renan est très proche de Leconte de Lisle, à bien des égards.
Au sujet de votre article:
Il faut BIEN SUR commencer par le primaire là où l'idéologie est la plus forte, la plus virulente (les instits sont TRES régulièrement inspectés) et la plus dévastatrice. Je serai toujours à vos côtés dans cette bataille-là et suis heureux que vous ayez le grand courage de vous dresser, vous, le Jacobin, contre ces moulins de terreur qui broient les os et les cervelles innocentes de nos millions d'enfants.
Amitiés.
Ecrit par : Christophe Carrère | 29 juin 2007
PS : J'ai essayé Grosnichons.com et ça n'a rien donné... Vous êtes sûr de vos sources ?
Ecrit par : Christophe Carrère | 29 juin 2007
PS : J'ai essayé Grosnichons.com et ça n'a rien donné... Vous êtes sûr de vos sources ?
Ecrit par : Christophe Carrère | 29 juin 2007
Les sources du lait ?
(excusez-moi, je n'ai pas pu m'en empêcher!)
Ecrit par : Robin | 29 juin 2007
Plutôt que d'allonger indéfiniment l'année scolaire et la scolarité obligatoire, il vaudrait bien mieux que les enseignants puissent enseigner pendant les heures de cours et que les élèves apprennent. Quand on voit ce qu'un bon élève assimile. Comme dans d'autres domaines, ce n'est pas la taille qui compte mais la qualité !
Cela plutôt que de perdre un temps fou passé à faire asseoir et rasseoir les chers petits, leur prendre de quoi écrire ou leur livre, à ce qu'ils fassent leurs exos, etc.
La réalité de trop nombreuses classes, ce sont des gosses qui ne devraient pas être là vu qu'ils ne savent pas bien lire ou qu'ils n'ont jamais bossé auparavant ! Je me mets à leur place : habitués à ne rien foutre, quand ils tombent sur une brute qui veut les faire bosser, ça fait mal...
En cette période d'examens je ferai remarquer que, pour beaucoup d'élèves, c'est le seul moment de l'année où ils auront fait les travaux demandés (ou essayé au moins) ! Et pendant des heures, donc c'est possible !
Assez avec la pédagogie extensive !
Ecrit par : Lariba | 29 juin 2007
"Il vaudrait bien mieux que les enseignants puissent enseigner pendant les heures de cours et que les élèves apprennent",
écrit Lariba…
Certes, sur une heure de 55 mn, on en perd 10 à faire régner l'ordre, attendre que les retardataires arrivent — toujours avec un bon motif : à quand des établissements où ce sont les profs qui se déplacent, hors labos scientifiques ou de langues… On pourrait aussi statuer qu'il est interdit d'amener les élèves en sortie plus de deux fois par an : j'ai une collègue qui, à peu de choses près, passe ses cours de Seconde au cinéma… J'avais déjà dans la Fabrique du crétin fait un chapitre entier sur la "sortie pédagogique", ce must de l'enseignement moderne, où rien n'est bon sauf ce qui se passe à l'extérieur de l'établissement.
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 juin 2007
Horaires en vigueur à partir de l' année 1945, pour les classes de sixième et cinquième, alors que les éèves étaient sélectionnés et avaient eu un enseignement primaire correct:
4 heures de français en classe entière et 2 heures en demi -groupe, soit 6 heures, par semaine.
Seuls les latinistes n'avaient que 4 heures de français; mais les 4 heures de latin, ou même 5, compensaient largement les 2 heures de français de moins que les modernes.
sources: horaires et programmes de l'enseignement du second degré 29 ° édition VUIBERT, 1967.
Collèges, programmes et instructions CNDP
Préface de JP Chevènement, le chantre du français(!), ministre de l'E.N. 1985
diminution progressive des heures de français pour aboutir à 4,5 heures de la sixième à la troisième en 1989-1990.
Depuis, on est descendu dans la réalité à 4 heures, avec des variations locales!
Il ne faut pas rêver: avec une telle indigence, on renonce à rendre la grande majorité des élèves aptes à maîtriser le français. Passons de suite à l'anglais; ne perdons pas de temps sur l'orthographe .... rendons le français optionnel, comme le latin. Après tout, une société peut survivre avec seules quelques personnes instruites.
Nous avons renoncé à instruire le peuple dans son ensemble. Autant le dire.
Trêve de plaisanterie. Ce n'est pas supprimer les examens qu'il faudrait, mais les multiplier, parce qu'on ne travaille avec plaisir que si l'on a un but, une échéance, un obstacle à franchir et un accomplissement dont on peut être fier.
Ecrit par : edith | 29 juin 2007
La réalité de trop nombreuses classes, ce sont des gosses qui ne devraient pas être là vu qu'ils ne savent pas bien lire ou qu'ils n'ont jamais bossé auparavant ! Je me mets à leur place : habitués à ne rien foutre, quand ils tombent sur une brute qui veut les faire bosser, ça fait mal...
Assez avec la pédagogie extensive !
Ecrit par : Lariba | 29 juin 2007
Voilà exactement ce que me dit un gamin de 5ème que j'essaie de faire travailler en soutien scolaire.
Il ne sait pas bien lire et tout petit travail lui demande un effort surhumain.
Il me dit :
"Tu comprends, je n'ai jamais eu l'habitude de travailler, c'est trop dur..."
Il n'avait jamais de devoirs à l'école primaire... et il très peu travaillé en classe...
Un bon petit gamin, bien inoffensif... mais dont l'avenir me semble bien compromis.
Ecrit par : Maminou | 29 juin 2007
PS : J'ai essayé Grosnichons.com et ça n'a rien donné... Vous êtes sûr de vos sources ?
Ecrit par : Christophe Carrère | 29 juin 2007
Les sources du lait ?(excusez-moi, je n'ai pas pu m'en empêcher!)
Ecrit par : Robin | 29 juin 2007
Menteur ! Remarque, moi aussi. En fait, ça donne quelque chose... Mais quelqu'un qui a publié sur Sade ne devrait pas s'en offusquer !...
Ecrit par : Christophe Carrère | 29 juin 2007
La dernière fois que je suis allé chez mon 'dentiste', il y avait là une jeune fille (29 ans) mère d'un gamin de 12 ans, je lui ai demandé comment ça ce passait pour son gamin, après qq minutes de discution je lui conseillais de se renseigner un peu sur la méthode de lecture Léo&L;éa, que cela pourrait aider son gamin...
Elle me disait qu'elle ne comprennait pas pourquoi depuis que son gamin est rentré en 6ème, il n'avait jamais de devoir à faire à la maison...
Ecrit par : toto | 29 juin 2007
C'est bien ce que je disais, Maminou et toto, ce sont nos collègues qui fichent par terre le système, par incompétence ou par manque total d'idéal.
Ecrit par : Jean | 29 juin 2007
Voici un extrait de La Prédominance du crétin de Fruttero et Lucentini qui pose bien un aspect du problème de la sortie scolaire, excellent bouquin ironique dont je ne sais pas s’il est encore édité.
La Sortie scolaire
« Voilà que s’impose, comme un Must de Cartier, la Sortie scolaire. Elle est justifiée par deux sortes de motivations qui se nient l’une l’autre…
Tout le mécanisme, valable pour de nombreuses contradictions analogues, repose sur le fait que la Sortie scolaire entre dans la catégorie des initiatives “sociales”. Ce terme d’une élasticité prodigieuse est de ceux devant lesquels il faut mettre chapeau bas, comme au passage de François-Joseph (dont il est d’ailleurs contemporain) ; on le prononce et on l’écrit avec une sorte de gravité triste et solennelle, en hochant imperceptiblement la tête, et il a le pouvoir de mettre en marche aussitôt trente-six chaînes sémantiques en couleur.
Il suscite avant tout des images à briser le cœur le plus aride ; en arrière-plan, subsistent le Londres de Booth et de Jack London, les mines d’Orwell, le Midi des Bourbons ; on entrevoit des femmes dépenaillées ivres de gin, des fantômes de mineurs de fond, des paysans dévorés par la malaria, des spectres d’ouvriers devant les portails d’usines sombres et fermées. Au premier plan, de jeunes enfants, garçons et filles, en haillons, sauvages, yeux énormes dévorant un maigre visage, bouches qui réclament du pain, bien sûr, mais surtout des ouvertures culturelles.
Non seulement ils sont analphabètes, en effet, mais ils n’ont jamais vu un coucher de soleil sur la mer, une cathédrale, un tableau, il ne sont jamais sortis de leur ruelle, de la cour (pleine d’ordures) de leur maison. Que peut-on, ou plutôt, que doit-on faire de ces déshérités, parmi lesquels se cachent Dieu sait combien de critiques d’art de la taille d’un Berenson. Dieu sait combien de grands poètes, peintres, sculpteurs en puissance ?
Souvent, c’est de notoriété publique, il suffit de la vue d’une fenêtre géminée à onze heures du matin pour déchaîner une vocation, pour amorcer un talent. Qu’attend-on pour traîner chaque marmot devant sa fenêtre géminée ?
Cette suggestive série d’implications… est donc de caractère sentimentalo-évocatif, elle a pour fonction, d’une part, de situer la Sortie scolaire dans le climat à la fois ménager et allégorique de la fin du dix-neuvième siècle, parmi les petites institutrices, les engelures, les monuments aux Lumières et les associations de bienfaisance. Mais d’autre part, la Sortie scolaire implique une “socialité” diamétralement opposée, c’est-à-dire efficace, dynamique, hardie, moderne, à la hauteur de l’ère des ordinateurs et des fusées spatiales. Alors, profiter des savoureuses facilités offertes par le progrès, les autoroutes, les “self” des stations-service, les tarifs spéciaux pour les groupes, le réseau hôtelier international, devient un “acte social” ; regrouper trente, quarante, deux cents mini-Berenson, bien nourris, vêtus de jeans et de K-ways “sociaux”, les faire monter dans un car “social”», jaune ou bleu, et les accompagner en de vertigineux périples d’une fenêtre géminée à l’autre devient un “acte social”…
L’impression dernière est qu’ils ne voient rien ; que pour eux ce serait exactement la même chose si, dehors, au lieu des palais, nefs, crucifixions, il y avait le désert absolu. Ce qui passe à l’intérieur du troupeau est la seule chose qui les intéresse vraiment. Glaces, Coca-Cola, goûters, grimaces, chansons à la mode, Luc qui a donné un coup de poing à Françoise. Et, pour ceux qui sont un peu plus grands, cette débile de Françoise qui se mange tout cru ce benêt de Luc, et puis les glaces, orangeades, marques de vélomoteurs, cigarettes, transistors, etc. »
Ecrit par : Lariba | 29 juin 2007
Cher JPB,
je suis heureux qu'en dépit du CAPES vous ayez pris le temps de mettre en place ce nouveau fil, histoire de sortir vos fidèles des ruminations moroses. La question qui se pose, la seule, et qu'il faut poser à Darcos, c'est celle-ci : "Qu'allez-vous FAIRE ?"
Car j'ai toujours en mémoire l'un de vos messages pré-électoraux, et qui m'avait donné beaucoup à sourire, vu que j'ai été il y a longtemps dans la politique, et que je connais ces animaux-là : c'est le message qui ressemblait à du Stendhal évoquant une conspiration carbonari à la brune sous les remparts du Capitole, vu qu'avec des tas de circonlocutions et d'allusions mégacryptées vous nous résumiez une entrevue ultra-secrète que vous veniez d'avoir avec un éminent et grand personnage, dont il était capital de respecter l'anonymat (mon oeil ! chacun comprenait illico presto qu'il ne pouvait s'agir que de XD). Or que vous confiait sous le manteau cet éminent et mystérieux personnage ? Tout simplement que la SUPPRESSION PURE ET SIMPLE DES IUFM permettrait de remettre en route LE SYSTÈME DES IPES. C'était Byzance, quoi ! Avec en prime, peut-être, envoyer Mérieux faire prof de Français dans un collège du Val Fourré, ou diriger une Université du quatrième âge aux îles Galapagos, on peut rêver. Sur le moment je me suis gardé de réagir : mais n'avez-vous pas le sentiment que vous avez été roulé dans la farine, ou pigeonné ou victime d'une intox ou instrumentalisé par quelqu'un qui, sous son manteau couleur de muraille, savait très bien que vous vous empresseriez de répercuter tous ces évangiles (sens grec premier : bonnes nouvelles ) sur votre blog ? Accessoirement, avez-vous eu le temps de vous poser la question de savoir dans quelle mesure votre susdit blog était devenu le lieu de beaucoup d'entrismes et de provocations et de manipulations électorales ? Mais passons : si vous avez été victime, consentante ou non, de votre honnêteté et de votre bonne foi, c'est tout à votre honneur. Mais depuis le mois de mai, est-ce que XD ou la belle Valérie Pécresse (miam ! miam ! Est-elle sur Grosnichons.com ?) vous ont contacté d'une manière ou d'une autre ? Car enfin, la question m'intéresse au premier chef : va t-on supprimer les IUFM et employer une partie des sommes ainsi économisées à remettre en place ces IPES auxquels nombre d'entre nous doivent tant, et qui n'ont été supprimés qu'à la suite d'une longue campagne de dénigrement de la part des fumiers de la FEN et du SNI-PEGC ?
Mais tout cela n'est que du baratin, je l'admets : la seule question, c'est de savoir si la droite a ou non l'intention de restaurer un enseignement public que la gauche la plus salope du monde, la nôtre, a eu l'obligeance de lui démolir pierre sur pierre sans rien lui demander en échange. Et là, je crois qu'il ne faut pas ajouter, concernant la réponse, la niaiserie à l'angélisme.
Cher JPB, si vous êtes toujours à l'oral du CAPES, et si vous rencontrez l'un ou l'autre des étrons qui ont essayé naguère de vous faire virer de ce concours, ou plutôt de ce qu'il en reste, n'oubliez pas de leur coller votre poing dans la g.. (à des étrons ? Mettez des gants en latex !) de ma part. Merci d'avance, et croyez bien, en dépit des apparences, à toute mon estime et tout mon respect. MIAOU !
Post scriptum (et non pas PS, pitié !) : Je n'ai pas l'habitude d'être grossier, encore moins ordurier. Mais il est des cas, vraiment, dans lesquels "ce qui se conçoit bien s'énonce clairement".
Ecrit par : grosmatou | 29 juin 2007
Meirieu je crois a publié un livre qui s'appelait L'école ou la guerre civile. Je me demande si nous allons pouvoir l'éviter, la guerre civile... S'il va falloir la faire. Si l'on va pouvoir faire sans....
Ecrit par : Christophe Carrère | 29 juin 2007
C'est vrai, grosmatou, la nomination de Mark Sherringham, ancien directeur de l'IUFM de Strasbourg, comme conseiller du ministre Darcos chargé des "questions pédagogiques", n'est-elle pas la plus belle claque que nous pouvions prendre?
Ecrit par : Jean | 29 juin 2007
Coupons-lui la tête !
Ecrit par : Christophe Carrère | 29 juin 2007
Grosmatou — mes préférés —, je ne suis pas d'oraux du CAPES, à ma demande, pour des raisons familiales qui ne concernent que moi. J'ai corrigé l'écrit, où j'ai appris, et à de nombreux exemplaires, que "désir" était un verbe du deuxième groupe — sur le modèle de "finir". Dont acte. Il va falloir s'occuper un jour d ela formation de ces jeunes gens.
"Carbonaro", vous êtes sûr ? C'est possible : en Corse et entre stendhaliens, nous voyons des conspirations partout.
Pour parler franchement, je ne suis pas sûr que pour le moment les ministres puissent faire ce qu'ils veulent — pas même ce qui est nécessaire. Voyez Pécresse, une femme de qualité que je connais un peu (nous avons tenu une réunion commune sur l'éducation l'année dernière à Versailles), et qui connaît assez bien l'enseignement : eh bien, elle compose, elle sourti au lieu de mordre, elle serre la main de Bruno Julliard, qu'en d'autres temps elle enverrait pendre, elle n'a aucune marge parce que l'Elysée, pour le moment, a tous les pouvoirs réels.
Le Sherringham en question, je ne le connais pas, et j'attendrais avant de lui faire un procès d'intention — ce n'est pas mon genre. La conversation que je rapportais était réelle, mais la division en deux ministères est un sérieux problème, à qui voudrait réformer sérieusement la question — parce que les IUFM ne dépendent pas de Darcos, c'est aussi simple que ça. Les classes prépas non plus — c'est l'Inspection générale qui doit être ravie de faire le grand écart entre deux ministres. Les intentions de l'un ne sont pas forcément partagées par l'autre — et je crois que le conseiller Education de Sarkozy est un troisième type qu'il me faut rencontrer à brève échéance (j'espère que le jeu de mot sur le film de Spielberg tint la route — sinon, excusez-moi, c'est la faute à la chaleur, écrasante cet après-midi).
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 juin 2007
Tiens, moi aussi j'ai essayé grosnichons.com tout à l'heure.
On tombe sur un truc bizarre qui nous renvoie vers d'autres sites, de la chirurgie plastique au monde du X.
Ecrit par : Jeremy | 29 juin 2007
Merci, Jean-Paul, pour ces indications. C'étaient exactement les questions que je me posais (que nous nous posions).
Ecrit par : Jean | 29 juin 2007
J'ai tout de même le sentiment que tous ces ministres ou ces conseillers sont des gens dont le pouvoir de compréhension est très grand et le pouvoir d'action très faible (pour des raisons diverses et variées, et pas toujours idiotes)...
Dans le même registre, l'investissement du politique dans l'Education Nationale, au-delà des mots et des formules, se heurte sans doute au fait que les "résultats" d'une "réforme" se mesurent sur des échelles de temps qui vont bien au-delà des échéances électorales...
Désolé pour le pessimisme...
Ecrit par : Thalamos | 29 juin 2007
10000 postes d'ENSEIGNANTS en moins, mazette. Voilà qui sans aucun doute plaira à cette innombrable marée de beaufs, attisée par la vérole meirieuiste ,qui nous haïssent- la tourbe et la vérole- voir ces cochons de profs ENFIN travailler. Parce que ça fait desm ois que je fréquente ce trsè bon blog, et que j'en vois des profs, des instits décrire leur boulot et bien peu ont un regard lucide sur l'immense tromperie dont nous sommes les victimes.
C'est d'ailleurs le mérite de Sarkozy: la franchise. Je vous la met profonde, sans vaseline, mais je ne vous dis pas que c'est des carottes râpées...ce que faisait la gauche.
Vérité, donc, franchise. Mais nous sommes grosjean comme devant. Car à part une Cadichon ou un Guillaume quelconques ,sorte de thuriféraires pitoyables, à peine enrôlables dans quelqu'improbable système totalitaire, qui croira que, travaillant plus, mais alors VRAIMENT PLUS, nous serons PAYES en conséquence....
Car nous serons donc le seul corps de métier à larmoyer et à bénévoler???? Avons-nous donc honte du juste fruit auquel nous avons le droit de prétendre et qui nous a toujorus été nié??
J'accuse le SNES, le SGEN ,FO, le SNALC, la FSU, le SNETAA d'avoir, au cours de ces deux dernières décennies ,au moins, systématiquement DETOURNE les enseignants de leurs légitimes revendications sociales. En les culpabilisant à mort.
J'accuse les CPR de jadis, les IUFM ensuite d'avois en toute connaissance de cause servi une purée pédagopestilentielle en lieu et place de soutien matériel, d'avoir, comme les syndicats cités plus haut, tenté- et réussi- de faire passer les revendications matérielles et pas seulement les salires au second plan derrière une fallacieuse nécessité de réflexion à la con sur le "sens de notre mission".
J'accuse le PS, le PCF, la LCR, LO? sans parler des cinglés du PT d'avoir toujours tourné le dos à des augmentations MASSIVES DE SALAIRE pour les profs français, qui, avec les Italiens sont désormais LES PLUS MAL PAYES DE LA ZONE EURO....
J'accuse la raclure intello universitaro-parisiêtre, les Deleuze, les Guattari, les Finkelkraut, les Glücksmann, les Ferry et tant d'autre d'avoir lentement remué la pâte de l'opinion dans le sens de l'équation ENSEIGNEMENT= SACERDOCE HUMAIN. Or, qui dit sacerdoce, ça sert à rien d'autre que d'os, justement ,à ronger.....
Je NOUS accuse d'avoir laissé pourrir notre statut social, en nous perdant dans de petits débats corporatistes stériles et sans le moindre intérêt, de n'avoir pour beaucoup d'entre nous pas DEUX SOUS DE SENS POLITIQUE, d'être pusillanimes, peureux, dindes au lieu d'aigles.. besogneux CAMIF au lieu de brillants voltairiens ou humanistes comme il sied que nous le soyons
J'accuse enfin les médias, TFI, FRANCE 2, FRANCE 3? LIBERATION, LE MONDE DE L'EDUCATION etc, d'avoir par veulerie, par lâcheté, par lècheculisme, laissé courir la rumeur de la nullité et de la fainéantise des profs... et de les avoir copieusement ridiculisés (je pense, en particulier à une défunte émission "la classe" d'un dénommé Fabrice, qui a trîné dans la boue notrte métier et l'a cassé à jamais sans avoir suscité d'ailleurs la moindre indignation)
Alors je n'en veux pas à la Droite Bonapartiste actuellement au pouvoir de parachever notre enculage social en préconisant une substantielle augmentation de nos services SANS CONTREPARTIE. Pour quelle raison agirait-elle autrement? Elle est la Droite, donc l'antithèse de TOUT ce qui va dans le sens du Progrès humain. Elle fait ce pour quoi on l'a élue : niquer le peuple.
Donc fermons nos sales gueules de couards, et courbéchinons un peu plus. Continuons à bloblotter sur Léo et Léa, sur la Méthode Couille pour les paragraphes de synthèse , sur la méthode Bite pour l'apprentissage de la lecture.....
Malraux disait , répondant à Mitterrand, pendans la campagne de 1965, "Un pays a l'enseignement qu'il mérite". On ne saurait mieux dire.
Pour le reste, si une guerre civile peut nous débarrasser de Meirieu, de Charmeux ou de Frakowiak, qui ne le sont guère, civils, tant mieux.
Bonchoaur bébabes, bonchouar bédbouazelles, boncouar béchieux.
JEAN-PHILIPPE GOLDSCHMIDT, "alias MONTAIGNEACHEVAL, EN VOITURE, A PIEDS......
Ecrit par : montaigneàcheval | 29 juin 2007
Si l'on en croit le site de l'Elysée, le conseiller actuel, c'est encore... Alain Saban ! Ils ne sont pas à jour sur le site de l'Elysée...
Bon sinon, c'est Bernard de Froment le nouveau, qui vient de la Creuse et des Hauts de Seine. qui est passé par l'IGN, et dont la biographie est dans le who's who (mais c'est 6 euros alors non, hein).
Il préside ou a présidé plein de choses : l'ANAZORR, l'UNCG-GPE... Au moins, il aura déjà l'habitude des sigles, et considérera sans crainte les TPE, PPP, PPRE et autres IDD.
C'est enfin un député qui a remporté une élection sur trois dans sa circonscription, ca ne fait pas beaucoup.
Ecrit par : Jeremy | 29 juin 2007
Vous voulez faire du Pagnol ? Très bien : procurez-vous (c'est difficile, ce n'est pas réédité, mais ça se trouve) une pièce du jeune Pagnol intitulée "les Marchands de gloire" — sur la marchandisation, comme on ne disait pas encore, de la gloire des Poilus morts par des profiteurs sans scrupule… Un pur sucre anar. Parce que la trilogie, moi…
Ou Topaze — quel prof osera se mettre ainsi en abyme, et vivre par personnage interposé la carrière d'aigrefin dont il a peut-être rêvé depuis toujours ? Et le film avec Jouvet et Edwige Feuillère vaut mieux que tous les nanars où d'aucuns traînent des élèves qui ne leur ont rien fait.
Et l'apostrophe de Raimu à la Pomponnette, dans la Femme du Boulanger, ça, c'est du grand art… Mieux que l'accent faussement marseillais d'un jeune Strasbourgeois pour jouer Marius — pitoyable…
Pour les amateurs, j'ai rédigé il y a jolie lurette une bio complète de Pagnol pour je ne sais quelle encyclopédie larousse en ligne. Je peux le mettre ici, mais ça va prendre de la place; Sinon, s'adresser directement à moi — ceux qui ont mon mail…
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 juin 2007
Il est juste, le post de MàC.
Quand on voit ce qu'on gagne, et la façon dont on est traité, il vaut mieux être fonctionnaire dans un autre ministère.
Les syndicats de transport et d'énergie parlent de leurs salaires, eux.
Nous, jamais. Et ce n'est pas l'épouvantail Ashieri qui le fera.
C'est mal vu dans l'éducation de dire qu'on gagne trop peu par rapport aux autres ministeres.
Ecrit par : Jeremy | 29 juin 2007
Vos accusations sont justes, Màc mais cela fait un bout de temps qu'on les a déjà faites. Rien de bien neuf, donc. Et depuis qu'on les a faites, rien n'a avancé non plus, je vous l'accorde.
Ecrit par : Thalie | 29 juin 2007
Thalie, je ne veux pas faire neuf. Je ne veux d'ailleurs rien faire. Il n' y a plus rien à faire. La preuve.
Ecrit par : montaigneàcheval | 29 juin 2007
La pièce Les marchands de gloire va être rééditée chez de Fallois. Ca tombe bien. Par contre, ils ne disent pas quand.
Ecrit par : Jeremy | 29 juin 2007
Il ne faut pas faire de procès d'intention au sieur Sherringham, je vous l'accorde, Jean-Paul, mais tout de même un ancien directeur d'IUFM conseiller de Darcos, ce n'est peut-être pas ce que nous souhaitions... Le "nettoyage au karcher" des couloirs de la rue de Grenelle est bien mal engagé!
Ecrit par : Jean | 29 juin 2007
Le "nettoyage au karcher" des couloirs de la rue de Grenelle est bien mal engagé!
Ecrit par : Jean | 29 juin 2007
Enfin, Jean, vous faites preuve d'un peu plus de lucidité, ou d'un peu moins de naïveté?
Merci a MàC pour son papier après avoir fait ce jour et pendant 6 heures la garderie au collège avec des fragments de classe.
Ecrit par : buntovchik | 29 juin 2007
Je NOUS accuse (...) d'être pusillanimes, peureux, dindes au lieu d'aigles.. besogneux CAMIF au lieu de brillants voltairiens ou humanistes comme il sied que nous le soyons.
Ecrit par : montaigneàcheval | 29 juin 2007
Mais bien sûr. Toute l'EN nationale repose là-dessus. Et peut-être même toute notre société. Qu'est-ce qu'on risque à ne pas respecter les directives ministérielles ? Passer à l'ancienneté ? C'est énorme comme danger... C'est sûr qu'il vaut bien mieux flinguer des générations entières ! Mais le problème aussi c'est qu'on ne sait même plus comment travailler et être efficaces. Et quand on sait, les classes sont tellement hétérogènes, volontairement, tellement flinguées, qu'on ne peut faire que des progrès minimes, ce qui nous oblige à remettre en question notre bonne méthode. Il faut une force de conviction et de caractère extrêmement rare. Et on ne peut pas demander à tout le monde de l'avoir. Ce sera toujours réservé à une élite que d'avoir du caractère. Seulement il faut que ce soit cette élite-là qui dirige. Et pour cela, il faut très probablement faire le ménage. Peut-être violemment.
Ecrit par : Christophe Carrère | 29 juin 2007
Bonjour,
"Les marchands de gloire", je vais chercher .
Au décès de mes parents,nous avons retrouvé dissimulés sous un pile de draps tout au fond de la grande armoire ,la croix de guerre, la médaille militaire et la plaque émaillée avec la photo de mon oncle paternel disparu dans le bois de la Gruerie . Ce bois du massif de l'Argonne est aussi appelé bois de la tuerie. Mon père quant à lui avait été réformé en raison de son dos voûté et sa constitution chétive. Que pensait-il quand , sortant de la mairie se dressait devant lui le cadeau de cette république qui lui avait arraché un frère,des cousins et la plupart de ses camarades d'enfance ? Je ne le sais que trop. Echanger une jambe contre une croix d'honneur ( chanson " Le chat de la voisine") quelle gloire en effet ! Tout autour de moi dans ma chère Varoce s'étendent les champs de croix. La guerre, encore et toujours et ça rapporte, oh que oui , et je le vis dans ma tête et dans mes tripes.
" Les marchands de gloire ", je vais chercher. Merci.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 29 juin 2007
Un pur sucre anar.
Ecrit par : brighelli | 29 juin 2007
Leconte de Lisle était abonné aux journaux anarchistes et surveillé par la police pour cela. (Allez j'arrête avec LdeL, promis.)
Ecrit par : Christophe Carrère | 29 juin 2007
................ ;):)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 juin 2007
L'urgence est une notion à relativiser. Yann ne me contredira certainement pas.
Le caniche qui a une merde collée aux poils du cul est une urgence absolue et la brebis qui a fait les eaux le samedi soir attend le lundi neuf heures...
Ecrit par : dobolino | 29 juin 2007
Très important ce que j'ai écrit: l'urgence est uniquement question de fric.
Ecrit par : dobolino | 29 juin 2007
Merci Hélène CHARPENTIER, ça c'est de l'HUMAIN.....ça me remue les tripes. Je vous dédie la "CHANSON DE CRAONNE".....
Merci.
Ecrit par : montaigneàcheval | 29 juin 2007
Bonchoaur bébabes, bonchouar bédbouazelles, boncouar béchieux.
JEAN-PHILIPPE GOLDSCHMIDT, "alias MONTAIGNEACHEVAL, EN VOITURE, A PIEDS......
Ecrit par : montaigneàcheval | 29 juin 2007
Quand votre nom apparaît, ainsi, à côté de votre pseudo, je me pose des tas de questions...
Comment est-il ce GOLDSCHMIDT-là qui porte le même nom que nous?
Ici, il y a "une maison mère" GOLDSCHMIDT...
Et les collatéraux et les descendants GOLDSCHMIDT sont en Suisse, au Canada, en Afrique et un peu partout en France.
Alors pour rassasier ma curiosité, je lis un des livres de votre père.........
Ecrit par : Maminou | 29 juin 2007
Jean-Philippe GOLDSCHMIDT,
18 pAssage Roche PANTIN,
Numéro de SECU/ 157057512079
Taille de chemises 46
Baises hebdomadaires 3 fois ?
Pour les fans de ce monsieur :
http://passouline.blog.lemonde.fr
Ecrit par : Christophe Carrère | 29 juin 2007
Je prépare des antisèches (un article à paraître samedi prochain) sur le procès des insurrectionnels de la journée du 15 mai 1848 pour les élèves de JPB (ne pas utiliser pendant les contrôles), avec un paragraphe sur Marx (Le 18 Brumaire de Louis-Napoléon Bonaparte et la lutte des classes en France en 48).
Dites-donc, c'était quand même quelque chose d'être de gauche à cette époque-là quand on voit des gens comme Barbès,Raspail, Blanqui (33 ans de prison pour ses convictions...près de la moitié de sa vie !), Arago, Ledru-Rollin, Louis Blanc, Schoelcher...Sans parler de George Sand et de sa "Cause du Peuple".
je m'arrête, je sais que je ne suis pas dans le bon "fil", quoique : "Urgence"...S'il y a quelque chose qui est toujours d'actualité, c'est l'urgence du courage.
MàC ne me démentira pas.
Ecrit par : Robin | 29 juin 2007
Carrère, je vous emmerde. (en fait pas du tout, c'est por vous faire regimber)
Maminou, je suis effectivement le fils de Georges-Arthutr Goldschmidt et j'en susi fier. Maintenant, si ça vous pose un problème, on peut touojoursen discuter autour d'un saucisson de Lyon pistaché tiède, avec des tranches de brioche et un Mâcon blanc 1989 de chez Gumier, c'est moi qui régale....
BâV
Ecrit par : montaigneàcheval | 29 juin 2007
Enfin, j'ai n'ai pas dit que j'étais fan ou non, ni que ça posait un problème...
J'ai simplement dit que nous portions le même nom...
Je peux rajouter que j'aime beaucoup vous lire parce que j'aime beaucoup rire...
Ecrit par : Maminou | 29 juin 2007
http://ddeeas.free.fr/autruche.jpg
Ecrit par : dobolino | 29 juin 2007
Màc pourquoi signez-vous encore avec votre pseudo?
En tout cas, on va pouvoir vous offrir des chemises maintenant; on pourra même vous les envoyer :-)))
Ecrit par : Thalie | 29 juin 2007
Carrère, je vous emmerde.
Ecrit par : montaigneàcheval | 29 juin 2007
Je regimbe ! Je regimbe ! Amitiés.
Ecrit par : Christophe Carrère | 29 juin 2007
Et puis regardez les autres salariés, tous des aigles, tous des courageux?? Vous ne faites qu'ajouter un peu de sentiment de culpabilité en plus dans un corps enseignant qui est déjà traité par sa hiérarchie avec le mépris humain le plus total.
Tiens, moi qui ne regarde quasi-jamais la TV, je viens de revoir les adieux de Brel. Cela fait du bien,non?
Ecrit par : Thalie | 29 juin 2007
"que "désir" était un verbe du deuxième groupe — sur le modèle de "finir". "
Je l'ai appris cette année.... à faire la différence. C'est niveau CE1. L'année prochaine j'va "déchir/é/" en CE2 :o))))
Ecrit par : toto | 29 juin 2007
"que "désir" était un verbe du deuxième groupe
Tout est "obscur" dans le désir, surtout le complément d'objet.
Ecrit par : Robin | 29 juin 2007
"que "désir" était un verbe du deuxième groupe
Tout est "obscur" dans le désir, surtout le complément d'objet.
Ecrit par : Robin | 29 juin 2007
et encore faut-il que le participe passé s'accorde! même s'il est souhaitable , préférable et plus agréable que cela se conjugue au présent et au futur....
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 juin 2007
Alors, 1+1 ?
La réponse ci-dessous :
http://jeanclaudevandame.free.fr/video/chiffres.mpeg
Ecrit par : Kap | 30 juin 2007
http://ddeeas.free.fr/autruche.jpg
Ecrit par : dobolino | 29 juin 2007
Ma gueule, qu'est-ce qu'elle a ma gueule ? Tu veux ma photo ?
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
J'ai mangé ce soir avec une de mes anciennes profs de fac - l'avenir qu'elle m'a dressé du futur de l'université et des humanités est terrifiant (à Paul-Valéry, Montpellier III, entre autres) avec la réforme (des filières qui servent à quelque chose!) qui pointe son nez - à court terme: disparition des Lettres modernes en tant que telles noyées parmi les Info, les médiations culturelles - tronc commun en vue, puisqu'il n'y a plus de Lettreux et que les salles de cours se vident); elle m'a clairement fait entendre qu'il vaut mieux que je pense à autre chose qu'à aller bosser à la fac... Les enseignants-chercheurs vont devoir être des stakhanovistes des articles et des colloques (histoire de montrer qu'ils servent à quelque chose...). Brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr
Ecrit par : Pendariès | 30 juin 2007
Pendariès, au lieu de vous lamenter (une occupation commune à trop d'enseignants), lisez donc Un tout petit monde, de David Lodge, et imaginez-vous en brillant universitaire parcourant les congrès (comme on dit dans les Kama-soutra) pour culbuter un nombre toujours plus grand de créatures…
Robin, je vous sens tenté par le lacanisme. Alors qu'il n'y a rien d'obscur dans le désir — c'est même l'un des mots les plus lumineux de la langue. Alors que phonétiquement, "amoour" sonne lourd, un peu pâteux — et laisse dans la bouche, après remâchage, un arrière-goût de temps perdu et de souci.
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 juin 2007
Robin, je vous sens tenté par le lacanisme. Alors qu'il n'y a rien d'obscur dans le désir — c'est même l'un des mots les plus lumineux de la langue. Alors que phonétiquement, "amoour" sonne lourd, un peu pâteux — et laisse dans la bouche, après remâchage, un arrière-goût de temps perdu et de souci.
Ecrit par : brighelli | 30 juin 2007
Moi je trouve plutôt que désir accroche au palatum avec son RRR et son ZZZ, qu'on dirait le vol d'un insecte malfaisant prêt à venir vous piquer, tandis qu'amour est plus doux, c'est le miel qui panse la plaie, non la ruche et son venin. Ce que peuvent évoquer les mots par leur sonorité est trop subjectif pour valoir quelque chose. La vérité c'est que vous préférez l'hédonisme de Michel Onfray (beurk) à l'amour chrétien de saint François d'Assise qui écrase la concupiscence. C'est vrai, le Kama-Sutra, c'est tellement plus marrant. Je devrais essayer tiens, au lycée, en oeuvre complète...
Ecrit par : Christophe Carrère | 30 juin 2007
Encore qui essaie d'enfiler les habits (visiblement trop grands) d'Emile et de prendre le blog de Brighelli pour l'Aurore.
Pompeux ou pompier ?
Ecrit par : Guillaume | 30 juin 2007
Encore qui essaie d'enfiler les habits (visiblement trop grands) d'Emile et de prendre le blog de Brighelli pour l'Aurore.
Ecrit par : Guillaume | 30 juin 2007
Je t'emmerde Guiillaume. (Je reprends les propos de mon ami MàC qui décidément sait trouver les mots justes)
Ecrit par : Christophe Carrère | 30 juin 2007
"Le penchant de l'instinct est indéterminé. Un sexe est attiré vers l'autre, voilà le mouvement de la nature. Le choix, les préférences, l'attachement personnel sont l'ouvrage des lumières, des préjugés, de l'habitude ; il faut du temps et des connaissances pour nous rendre capables d'amour, on n'aime qu'après avoir jugé, on ne préfère qu'après avoir comparé. Ces jugements se font sans qu'on s'en aperçoive, mais ils n'en sont pas moins réels. Le véritable amour, quoi qu'on en dise, sera toujours honoré des hommes ; car, bien que ses emportements nous égarent, bien qu'il n'exclue pas du coeur qui le sent des qualités odieuses et même qu'il en produise, il en suppose pourtant toujours d'estimables sans lesquelles on serait hors d'état de le sentir. Ce choix qu'on met en opposition avec la raison nous vient d'elle ; on a fait l'amour aveugle parce qu'il a de meilleurs yeux que nous, et qu'il voit des rapports que nous ne pouvons apercevoir. Pour qui n'aurait nulle idée de mérite ni de beauté, toute femme serait également bonne, et la première venue serait toujours la plus aimable. Loin que l'amour vienne de la nature, il est la règle et le frein de ses penchants".
Jean-Jacques ROUSSEAU, Emile, livre IV, in Oeuvres complètes, Paris, Gallimard, Bibl. de la Pléiade, pp. 493-494.
Ecrit par : Christophe Carrère | 30 juin 2007
Robin, je vous sens tenté par le lacanisme. Alors qu'il n'y a rien d'obscur dans le désir
C'est peut-être une question d'éducation à moins que ce ne soit l'expérience !
Vous savez que le frère de Lacan était moine et qu'il a sans doute influencé (silencieusement, mais efficacement) sa pensée, surtout vers la fin.
En "articulant un interdit sur un impossible", le judéo-chrétien met du sel, mais contrairement à ce que dit Nietzsche sur "l'empoisonnement d'éros" et Onfray qui lui emboite le pas, les païens n' étaient guère optimistes sur le chapitre de l'amour.
Y a-t-il un équivalent au "Cantique des Cantiques" ?
Virgile ? Ovide ? Apulée ?
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
C'est ce qui fait la supériorité — ou tout au moins la plus grande rigueur conceptuelle — de Sade par rapport à Rousseau. Il n'y a que la Nature, dit le Marquis (après La Mettrie et quelques bons esprits des décennies précédentes). Et la règle d ela nature, c'est la mort — l'instinct de pillage et de destruction. Vous savez bien que les troubadours ont inventé l'amour courtois pour brider les désirs des chevaliers — qui erraient d'une belle à l'autre, et les traitaient de Turc à Maure, comme on dit couramment.
Ce serait intéressant d'établir un corpus de textes sur l'amour, à faire en classe (et quelles classes…), des textes qui les déniaisent de toutes les sentimentaleries sirupeuses des téléfilms dont les Bovary modernes se gobergent. À commencer par les Liaisons, ou les Egarements du cœur et de l'esprit. Il y a toute une littérature XVIIIe que l'on n'exploite pas — pas assez. Pas forcément Thérèse philosophe ou l'Education de Laure, mais Point de lendemain, par exemple (1) — et son adaptation superbe par Louis Malle…
JPB
PS. L'incipit le plus sublime de toute cette littérature libertine :
"J'aimais éperdument la Comtesse de *** ; j'avais vingt ans, et j'étais ingénu ; elle me trompa, je me fâchai, elle me quitta. J'étais ingénu, je la regrettai ; j'avais vingt ans, elle me pardonna ; et comme j'avais vingt ans, que j'étais ingénu, toujours trompé mais plus quitté, je me croyais l'amant le mieux aimé, partant le plus heureux des hommes."
Ecrit par : brighelli | 30 juin 2007
"Y a-t-il un équivalent au "Cantique des Cantiques" ?"
demande ingénument Robin…
Essayez donc Lucrèce et le De natura rerum, pariculièrement le livre IV :
"Quod petiere, premunt arte faciuntque dolorem
corporis, et dentes inlidunt saepe labellis
osculaque adfligunt…"
Bien entendu, je n'ai pas besoin de traduire…
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 juin 2007
"J'aimais éperdument la Comtesse de *** ; j'avais vingt ans, et j'étais ingénu ; elle me trompa, je me fâchai, elle me quitta. J'étais ingénu, je la regrettai ; j'avais vingt ans, elle me pardonna ; et comme j'avais vingt ans, que j'étais ingénu, toujours trompé mais plus quitté, je me croyais l'amant le mieux aimé, partant le plus heureux des hommes."
Ce n'est sans doute pas obscur...Mais ce n'est pas simple !
...Même chez les libertins.
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
Bonjour,
Oui, facile de trouver "Les marchands de gloire ". J'attends. Par la même occasion je m'offre pour mon anniversaire " La Passion selon Saint- Matthieu" et je me rends compte que ces deux achats me trahissent. Le livre représente mon père, et le cd c'est ma mère. Et alors " y'a pas d'mal à s'faire du bien" non ?
Comme j'ai un peu honte d'ignorer cet ouvrage de Pagnol, je signale, histoire de montrer que je possède quelque culture littéraire, quelques pages fort caustiques de " Clochemerle " De Gabriel Chevalier. Un clerc de notaire revient de la la Grande Guerre sérieusement mutilé; Si mes souvenirs sont bons, il a perdu une jambe et un bras. Dans un immense élan de générosité, le notaire qui l'emploie consent à le réemployer en le rémunérant à proportion du travail qu'il pourra effectuer. L'employé décline cette offre car une pension militaire d'invalidité lui a été attribuée au titre du droit à réparation. Quand le notaire découvre le montant de cette pension il est jaloux et furieux. il se lance dans une série de multiplications pour en conclure que ces rescapés coûtent scandaleusement bien cher au pays et qu'il eût été préférable , tout compte fait... Ce notaire tient à jour sa propre comptabilité avec tout le soin que l'on peut imaginer. Son carnet de" charités secrètes" tient à jour les dépenses effectuées lors d'escapades coquines, escapades qui portent elles aussi le germe sournois de la défaite et de la mort. Sa famille l'abandonne et il meurt de maldie vénérienne.
" La chanson de Craonne " est fredonnée par André Dussolier dans l'admirable téléfilm " La dette" d'E. Orsenna.
A voir absolument et je signale au passage que le film "Indigènes" par son impact médiatique a étrangement contribué à réparer une injustice oubliée ( pourtant dénoncée depuis bon nombre d'années et avec insistance par plusiieurs associations d'anciens combattants ) à savoir la revalorisation des pensions versées aux combattants issus des anciennes colonies françaises. Ces combattants ayant servi la France du temps des colonies étaient français pour aller au front . Après l'indépendance il convenait de reconsidérer leur droits en fonction de nouveaux paramètres et bla bla bla...
Mais je glisse dans le hors -sujet . Le thème de réflexion étant l'urgence. Urgence de faire des économies sur le dos de ceux qui ne produisent pas et sont payés avec nos impôts. Oui, oui, je radote; Pas de ma faute, je ne digère toujours pas cette réflexion et j'ai eu des renvois car j'ai eu connaissance récemment du détail de toutes les indemnités versées durant 60 mois et à vie aux députés non réélus. Eux au moins ils produisent. Quoi ? Des lois , des règlements , des circulaires, des décrets, que j'ai eu l'occasion de classer et diffuser auprès des chers collègues quand j'étais documentaliste, obscure colleuse d'étiquettes. Ah c'était chouette le BO et le RLR, c'était ma jeunesse ... Bon WE à tous.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 30 juin 2007
Pourtant, quel art de l'asyndète ! Quelle maîtrise de la parataxe !
Sans compter une morale tout à fait sublime : elle le trompe, et c'est lui le coupable — parce que la jalousie est toujours manque d'esprit. Et tout ce qui compte en amour, c'st l'illusion de la fidélité. Ces gens-là étaient déjà à des années-lumières des féministes modernes — écoutez Merteuil : "Née pour venger mon sexe…" (lettre 81 des Liaisons — un chef d'œuvre de déclaration de guerre, à mettre en parallèle avec le Premier discours — à l'Académie de Châlons — sur le meilleur moyen de perfectionner l'éducation des femmes). Ou Clairwil dans l'Histoire de Juliette. Ça laisse Kate Millett assez loin derrière.
Ecrit par : brighelli | 30 juin 2007
Je me demande, naïvement sans doute, si le libertinage serait aussi délectable sans les interdits judéo-chrétiens.
"Les liaisons dangereuses" et même "Les infortunes de la vertu"...oeuvres incompréhensible en dehors du judéo-christianisme.
Une éthique sans rédemption chez Sade qui maintient les catégories du bien et du mal et les inversant...tandis que chez Laclos, c'est l'inverse..."Au-delà du bien et du mal" ...La fin des Liaisons est aussi "édifiante" qu'un sermon de Bossuet.
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
Le caniche qui a une merde collée aux poils du cul est une urgence absolue et la brebis qui a fait les eaux le samedi soir attend le lundi neuf heures...
Ecrit par : dobolino | 29 juin 2007
Urgentissime, même, la merde au cul !!
Ce que veut dire Dobolino, c'est que, dans notre pratique, l'urgence réelle n'est quasiment jamais en adéquation avec l'urgence ressentie (à l'exception notable, mais rare, du chien dont on a tronçonné la patte par inadvertance).
Il en est de même pour vous (nous), qui jugeons unanimement urgente une refonte des programmes, du primaire jusqu'à l'université, alors que les politiques semblent avoir d'autres priorités. C'est toujours frustrant pour tout le monde (y compris pour eux, qui croient sincèrement faire le mieux possible).
Ecrit par : yann | 30 juin 2007
Quelle solution ?
Faites comme nous : mentez aux fausses urgences pour les rassurer, et gueulez pour les vraies.
Ecrit par : yann | 30 juin 2007
L'été au bord de la piscine, les vacances : on vous laisse une journée, et vous recommencez à parler foufoune !
Vivement septembre !
Ecrit par : yann | 30 juin 2007
Oui, messieurs, j’y insiste. Un mal moral, un mal moral profond nous travaille et nous tourmente. Ce mal moral, cela est étrange à dire, n’est autre chose que l’excès des tendances matérielles. Eh bien, comment combattre le développement des tendances matérielles ? Par le développement des tendances intellectuelles ; il faut ôter au corps et donner à l’âme.
Quand je dis : il faut ôter au corps et donner à l’âme, vous ne vous méprenez pas sur mon sentiment. Vous me comprenez tous ; je souhaite passionnément, comme chacun de vous, l’amélioration du sort matériel des classes souffrantes ; c’est là, selon moi, le grand, l’excellent progrès auquel nous devons tous tendre de tous nos vœux comme hommes et de tous nos efforts comme législateurs.
Eh bien, la grande erreur de notre temps, ç’a été de pencher, je dis plus, de courber l’esprit des hommes vers la recherche du bien-être matériel, et de le détourner par conséquent du bien-être religieux et du bien-être intellectuel. La faute est d’autant plus grande que le bien-être matériel, quoi qu’on fasse, quand même tous les progrès qu’on rêve, et que je rêve aussi, moi, seraient réalisés, le bien-être matériel ne peut et ne pourra jamais être que le partage de quelques-uns, tandis que le bien-être religieux, c’est-à-dire la croyance, le bien-être intellectuel, c’est-à-dire l’éducation, peuvent être donnés à tous.
D’ailleurs le bien-être matériel ne pourrait être le but suprême de l’homme en ce monde qu’autant qu’il n’y aurait pas d’autre vie, et c’est là une affirmation désolante : c’est là un mensonge affreux qui ne doit pas sortir des institutions sociales.
Il importe de remédier au mal ; il faut redresser, pour ainsi dire, l’esprit de l’homme ; il faut, et c’est là la grande mission, la mission spéciale du ministère de l’instruction publique, il faut relever l’esprit de l’homme, le tourner vers Dieu, vers la conscience, vers le beau, le juste et le vrai, vers le désintéressé et le grand.
C’est là, et seulement là, que vous trouverez la paix de l’homme avec lui-même, et par conséquent la paix de l’homme avec la société.
Pour arriver à ce but, messieurs, que faudrait-il faire ? Précisément tout le contraire de ce qu’ont fait les précédents gouvernements ; précisément tout le contraire de ce que vous propose votre comité des finances. Outre l’enseignement religieux qui tient le premier rang parmi les instructions libérales, il faudrait multiplier les écoles, les chaires, les bibliothèques, les musées, les théâtres, les librairies.
Il faudrait multiplier les maisons d’études pour les enfants, les maisons de lecture pour les hommes, tous les établissements, tous les asiles où l’on médite, où l’on instruit, où l’on se recueille, où l’on apprend quelque chose, où l’on devient meilleur ; en un mot, il faudrait faire pénétrer de toutes parts la lumière dans l’esprit du peuple ; car c’est par les ténèbres qu’on le perd. Ce résultat, vous l’aurez quand vous voudrez. Quand vous le voudrez, vous aurez en France un magnifique mouvement intellectuel ; ce mouvement, vous l’avez déjà ; il ne s’agit que de l’utiliser et de le diriger ; il ne s’agit que de bien cultiver le sol.
Victor Hugo, Discussion budgétaire du 10 novembre 1848.
Ecrit par : Christophe Carrère | 30 juin 2007
"Quod petiere, premunt arte faciuntque dolorem
corporis, et dentes inlidunt saepe labellis
osculaque adfligunt…"
Bien entendu, je n'ai pas besoin de traduire…
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 juin 2007
Je vous trouve bien arrogant. Quand bien même vous sauriez traduire ce texte en hébreux, la tête à l'envers en déclamant du La Mettrie (en latin), vous n'en auriez pas raison pour autant. Voyez-vous, le monde n'est pas une vaste salle de classe prépa. Il faut savoir adapter son discours...
Ecrit par : Christophe Carrère | 30 juin 2007
"Il en est de même pour vous (nous), qui jugeons unanimement urgente une refonte des programmes, du primaire jusqu'à l'université, alors que les politiques semblent avoir d'autres priorités."
Ecrit par : yann | 30 juin 2007
La vraie "urgence" pour beaucoup : acheter le dernier truc-machin qui fait presque tout mais pas encore la cuisine, le ménage et la lessive !
Lu ce matin :
"Les yeux clignant de sommeil, Greg Packer, après cinq jours assis dans la rue, brandit triomphalement sous les vivats de la foule ses deux petits sacs noirs, contenant chacun un iPhone, le nouveau téléphone-baladeur d'Apple. "C'est merveilleux", crie-t-il d'une voix rauque, avant d'ajouter: "Maintenant, je rentre me coucher".
Arrivé lundi à l'aube, Greg était le premier de la file d'attente qui n'a cessé de s'allonger au fil des jours devant l'Apple Store de la Cinquième Avenue à New York, où les ventes de l'iPhone ont débuté vendredi à 18 heures.
"Et puis en cinq minutes on pouvait l'acheter, sans devoir attendre une demi-heure pour signer un contrat", ajoute ce mordu.
Selon des analystes, Apple pourrait vendre jusqu'a 200.000 iPhone ce week-end, comme aux premiers jours des consoles Wii et Playstation 3 à Noël.
Le groupe pense en vendre 10 millions d'ici à fin 2008. Les analystes, plus optimistes, tablent sur 13 à 20 millions."
Ca sert à quelque chose d'écrire le français de belle manière pour envoyer des SMS et prendre des photos de Pétaouchnock et Trifouillis les Oies (bonjour Maminou !) en les envoyant instantanément à Mamie qui bronze aux Bahamas ?
L'urgence pour nos hommes politiques, c'est la croissance et la croissance ne laisse pas le temps de la maturation, de la lente formation des esprits.
"Vite et bien" : cette devise laisse beaucoup de monde sur le côté !
Ecrit par : lucile | 30 juin 2007
Sans compter une morale tout à fait sublime : elle le trompe, et c'est lui le coupable — parce que la jalousie est toujours manque d'esprit
Etonnement des élèves quand ils découvrent que les histoires d'amour ne s'écrivent pas exactement toujours et partout de la même façon et que l'amour universel et éternel, a une histoire.
Entrer dans l'oeuvre en s'oubliant soi-même pour s'imbiber de la logique des personnages et de leur temps...Essayer de comprendre ce qu'il y a de plus incompréhensible au monde : les passions des autres...Décentrement : l'essence de la culture est là.
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
Pour qui roule vraiment M. Brighelli ?
Le voilà qui veut supprimer le baccalauréat pour que l’école joue son rôle de garderie jusqu’au 4 juillet, et bientôt peut-être jusqu’au 20 juillet. Je suis absolument sidéré de lire des propos pareils sous sa plume. Je suis probablement déjà un vieux con, mais il me semble que de mon temps – il y a 15 ans – je passais un bac C qui valait un peu quelque chose. Pourquoi ne pas y revenir, tout simplement ?
Nous finissions au plus tard le 28 juin, et quand les cours sautaient en fin d’année pour cause d’examen, ni mes parents ni les forces de l’ordre ne craignaient que nous ne cassions tout à la maison ou dans la rue.
M. Brighelli se range – c’est fort inquiétant – du côté de préoccupations gestionnaires étriquées, alors que dans la Fabrique du crétin, il les dénonçaient. Il semble, à le lire, qu’il se satisferait de professeurs qui, pour accumuler les heures supplémentaires, enchaîneraient les cours comme des perles sur un collier – finalement on rejoint la pensée de Sainte-Nitouche, mais en payant les 35 heures de présence qui y seront obligés du fait du coût de la vie. On se demande quand les professeurs ayant un minimum de passion pour leur discipline vont pouvoir lire suffisamment, publier des articles, rédiger éventuellement des thèses, fréquenter bibliothèques et universités. Car c’est là la vraie question de l’organisation du temps de travail des professeurs, et finalement je ne suis pas sûr du tout que cela préoccupe M. Brighelli.
Tout cela me rend nauséeux. Je ne sais pas ce que vaut M. Darcos, pourtant ancien président de la Société des Agrégés, mais a priori pas grand-chose, à en juger par un article du Libération du 27 janvier 2003. Mme Geneviève Zehringer m’a juré ses grand Dieu et sur Napoléon que c’était de la désinformation, et je n’ai jamais pu savoir ce qui se cachait dans les « (…) » coupant le texte… pourtant, cela a bien été écrit :
« (...)On ne peut garantir à personne de n'être exposé à aucun risque, dès lors qu'il pratique un métier public. (...)Être enseignant, c'est accepter d'affronter les élèves tels qu'ils sont, ou alors il faut changer de métier. (...) ( En Angleterre), les personnes qui travaillent dans les établissements scolaires sont tour à tour enseignent, assistante sociale, orientateur, travailleur social, intermédiaire vis à vis des familles ou du quartier. (...) Les enseignants passent 32 heures et demi dans leur établissement.(...) Quand je parle de rouvrir le dossier du métier d'enseignent, je pense à ce genre de questions. »
Je ne sais plus qu’en penser. La suppression des décrets du griffonneur d’assurances Robien me semblait présager du bon… mais est-ce de la vaseline pour mieux imposer – en juillet-août avec toutes les autres lois de merde qui vont sortir – ce que désirait Sainte-Nitouche dans une cassette clandestine ? A en juger votre dernière intervention, M. Brighelli, j’ai de raisons de le croire. Et j’ai des raisons de croire qu’en adhérant à la Société des Agrégés, je me suis bien fait baiser.
Ecrit par : Rodolphe Dumouch | 30 juin 2007
Vouloir guérir l'EN du mal qui la ronge en prêchant La Mettrie, le plaisir, le bien-être, le matérialisme, le sensualisme, l'épicurisme, que sais-je, c'est mon avis tenter d'éteindre le feu avec de l'essence. C'est n'avoir rien compris au mal qui nous ronge.
Ecrit par : Christophe Carrère | 30 juin 2007
"Quod petiere, premunt arte faciuntque dolorem
corporis, et dentes inlidunt saepe labellis
osculaque adfligunt…"
Bien entendu, je n'ai pas besoin de traduire…
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 juin 2007
J'hésite entre Lucrèce et Horace.
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
"Quod petiere, premunt arte faciuntque dolorem
corporis, et dentes inlidunt saepe labellis
osculaque adfligun
Très significatif et très juste cette métaphore de la jouissance en douleur
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
Xavier Darcos, c'est toujours mieux, Buntovchik, que Meirieu ou Frackowiak!
C'est moins de bêtise crasse, mille fois plus d'intelligence et de subtilité, - avec le risque que cette intelligence se retourne contre nous , je vous l'accorde! C'est Bayrou qui confiait à qui voulait l'entendre que ledit Darcos, alors son Directeur de Cabinet, n'hésitait pas à affirmer que l'enseignement des Langues anciennes, c'était du passé - ce n'était pas un jeu de mots!
Sa conversation avec JPB pouvait laisser espérer pourtant, selon le sentiment même de notre hôte, un changement de cap au ministère de l'Education nationale - oui, je sais, changement de cap improbable parce que la politique éducative de la France est asservie à l'European Round Table (club des cinquante plus gros industriels européens qui supplante en réalité les Etats, etc. etc.) et que tout vient de là, socle commun, livret de compétences, économies drastiques, suppression des enseignements "inutiles" comme le latin et le grec, conseil pédagogique pour neutraliser les récalcitrants, hors-classe au "mérite" pour récompenser les carpettes, les traîtres et les valets du système, etc. etc..
Pourtant, dans une intervention toute récente, ci-dessus, JPB semblait trouver au ministre et à la ministresse des excuses et donc continuer à espérer...
Mais je suis bien d'accord avec vous, Buntovchik, le moins qu'on puisse dire, c'est que pour le moment personne ne sait sur quel pied danser.
Même Darcos paraissait mal à l'aise - il y avait de quoi! -et réciter mécaniquement une leçon apprise en faisant hier cete déclaration ubuesque: "Si les professeurs acceptent d'être moins nombreux et de travailler plus, les études surveillées se mettront facilement en place." Hallucinant quand on sait combien la plupart des professeurs en bavent déjà comme des cochons dans ce qui est devenu une garderie et une gestion des flux! Ils auront sûrement une envie folle de retrouver les mêmes perturbateurs incultes en cours particuliers gratuits le soir, c'est évident! "Sur la base du volontariat bien entendu et rémunérés en heures supplémentaires." Ouf! Seul petit problème: lesdites heures supplémentaires compteront-elles pour la retraite? Si c'est non, ce sera d'un attractif!
Le plus simple, ce serait que JPB re-rencontre l'excellent Darcos et recueille de lui quelques confidences de nature à nous éclairer sur la suite putative des événements.
Sinon, il n'y aura plus qu'une solution: continuer à enseigner selon notre conscience, en fermant la porte de la salle sur nous, en nous foutant complètement de la hors-classe, de la progression à l'ancienneté, du conseil pédagogique, de notre salaire minable, en ayant pour seule gratification la seule, finalement, qui vaille, les témoignages de reconnaissance de nos anciens élèves.
Ecrit par : Jean | 30 juin 2007
"Quod petiere, premunt arte faciuntque dolorem
corporis, et dentes inlidunt saepe labellis
osculaque adfligunt."
"Leurs corps se cherchent, ils se pressent passionnément l'un contre l'autre, se mordillent les lèvres et s'accablent de baisers."
Ou quelque chose comme ça !
Et dire que j'ai fait mon éducation sexuelle dans le Gaffiot qui pousse l'obligeance jusqu'à traduire "dentes inlidunt" et "osculaque adfligunt"....Tout juste s'ils ne mettent pas une illustration !
..Si les bons pères savaient (je me demande...)
Il faut évidemment traduire "dolor" par passion.
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
Pour qui JPB roule-t-il, demande Rodolphe? Pour lui. Il faut être aveugle pour ne pas l'avoir vu depuis le début; cela n'empêche pas que de temps en temps cela puisse servir à d'autres.
Pendariès se plaint, oui, JPB, normal, tous les enseigants ne sont pas au chaud en classe en prépa. Et encore ceux qui râlent sont ceux qui ont encore de l'énergie, pensez à tous ceux qui "écrasent" dans un silence terrifiant d'acceptation et de soumission.
Le plaisir, le matérialisme à outrance comme "remède" aux maux des élèves et des autres... Mais c'est ce dont on crève ... Cette énorme publicité mensongère et permanente dans nos sociétés autour du Plaisir et de l'Avoir. Les élèves ne sont pas du tout englués dans une idéologie mièvre de l'Amour comme vous le prétendez, pas du tout. On aimerait bien parfois. C'est le désir que vous portez aux nues ( snobisme d'intellectuel blasé qui s'ennuie et qui s'aime par dessus tout) dans ce qu'il a de plus dénudé et de plus mécanique qui fait courir nos élèves. Je ne parle de nos chers petits qu'on a élevés à l'abri de tout, je parle des élèves qui remplissent les classes de bahuts moyens.
Ecrit par : Thalie | 30 juin 2007
Sinon, il n'y aura plus qu'une solution: continuer à enseigner selon notre conscience, en fermant la porte de la salle sur nous, en nous foutant complètement de la hors-classe, de la progression à l'ancienneté, du conseil pédagogique, de notre salaire minable, en ayant pour seule gratification la seule, finalement, qui vaille, les témoignages de reconnaissance de nos anciens élèves.
Ecrit par : Jean | 30 juin 2007
Ah, mais Jean : ça c'était avant !
Vous pouviez ne pas faire de séquences et ne pas parler de schéma actanciel, tout en hurlant à la dictature, vous pouviez tout de même enseigne comme vous le souhaitiez.
Vous pouviez expliquer le Cid scène par scène alors que les Instructions Officielles l'interdisaient.
Mais quand vous devrez assurerun quart de votre service en histoire-géo, ce sera plus difficile.
Xavier Darcos, c'est toujours mieux, Buntovchik, que Meirieu ou Frackowiak!
C'est moins de bêtise crasse, mille fois plus d'intelligence et de subtilité, - avec le risque que cette intelligence se retourne contre nous , je vous l'accorde! C'est Bayrou qui confiait à qui voulait l'entendre que ledit Darcos, alors son Directeur de Cabinet, n'hésitait pas à affirmer que l'enseignement des Langues anciennes, c'était du passé - ce n'était pas un jeu de mots!
Ecrit par : Jean | 30 juin 2007
Les Grenouilles qui demandent un Roi
Les grenouilles se lassant
De l'état démocratique,
Par leurs clameurs firent tant
Que Jupin les soumit au pouvoir monarchique.
Il leur tomba du ciel un roi tout pacifique:
Ce roi fit toutefois un tel bruit en tombant,
Que la gent marécageuse,
Gent fort sotte et fort peureuse,
S'alla cacher sous les eaux,
Dans les joncs, les roseaux,
Dans les trous du marécage,
Sans oser de longtemps regarder au visage
Celui qu'elles croyaient être un géant nouveau.
Or c'était un soliveau,
De qui la gravité fit peur à la première
Qui, de le voir s'aventurant,
Osa bien quitter sa tanière.
Elle approcha, mais en tremblant;
Une autre la suivit, une autre en fit autant:
Il en vint une fourmilière;
Et leur troupe à la fin se rendit familière
Jusqu'à sauter sur l'épaule du roi.
Le bon sire le souffre et se tient toujours coi.
Jupin en a bientôt la cervelle rompue:
«Donnez-nous, dit ce peuple, un roi qui se remue.»
Le monarque des dieux leur envoie une grue,
Qui les croque, qui les tue,
Qui les gobe à son plaisir;
Et grenouilles de se plaindre.
Et Jupin de leur dire:« Eh quoi? votre désir
A ses lois croit-il nous astreindre?
Vous avez dû premièrement
Garder votre gouvernement;
Mais, ne l'ayant pas fait, il vous devait suffire
Que votre premier roi fut débonnaire et doux
De celui-ci contentez-vous,
De peur d'en rencontrer un pire.»
Libre à vous de préférer l'intelligence et la subtilité de quelqu'un qui vous nuit à la bêtise crasse de ceux qui ne vous avaient jamais empêcher de travailler.
Il serait vain de nous envoyer continuellement à la figure notre vote de mai dernier, mais je ne vous cache pas que je suis loin de regretter mon vote, qui allait à contre-courant de celui qui prédominait ici.
Jean, je me souviens d'un jour où vous railliez ici ma candeur ; à mon tour : comment pouvez-vous demander à ce "que JPB re-rencontre l'excellent Darcos et recueille de lui quelques confidences de nature à nous éclairer sur la suite putative des événements" : vous avez des éléments de réponse dans ce que vous avez dit vous-même : qu'attendre de quelqu'un pour qui l'enseignement du latin et du grec appartiennent au passé ? Certainement pas qu'il aille dans la direction idyllique pronée par JPB.
Ecrit par : Pat | 30 juin 2007
REPANSER L'HISTOIRE:
"...Les paradigmes artificiels.
Traité pamphlétaire du hasard et des raisons contrôlées.
«… et dans le ciel,il y eut un silence d’environ une demi-heure… »
-APOCALYPSE SELON ST-JEAN-
CHAPITRE I
Ce qu’il ne faut pas…
D’où nous vient ce sentiment frustre et amer à la croisée des consciences,véritables appels de pieds aux controverses et polémiques abordées à longueur de journaux, « talk-show » et autres métastases médiatiques concertées,rencardées puis finalement foutues au panier sans autres formes de procès.Les fameux « paradigmes »,instables évènements circonstanciés de la mise en exemplarité d’une compréhension globale au travers de textes, «gueules télévisuelles» où bien l’absence d’images radiophoniques servants de «vomitorium» et de tremplins propagandistes à l’instar d’appariteurs masqués tirants les ficelles de ruines et d’effets d’annonces sous la bienveillance de l’hallucinante « vérité ».Léviathan lyrique plénipotentiaire constamment sous-alimenté,et entropisme de l’intox et de révisionnismes concertés….Que de fragments plus où moins parcellaires arrivent à nos oreilles malades et yeux fatigués en ce début de millénaire qui méritait bien sa propre fin de siècle précédente...Un autre écrivain,talentueux et critique,nous parvenait au paradoxe de la « théorie du complot»,en,ce qu’il faut bien l’admettre un «complot des théories»..Justes regards des choses et pièces rapportées pour y voir clair dans le bordel ambiant…De là où quelques maquereaux de lobbies postmodernes manoeuvrent habillement les quelques prostitué(e)s qui s’y font prendre – «victimes» serait un peu faible à mon goût..Juteuse mise en œuvre de parlements autoproclamés ainsi que les nouveaux « cultes de personnalités » qui s’en dédient - cochons aussi…,la foireuse mondialisation alimente tous les tuyaux possibles de cette nouvelle Tour de Babel,médiocratie-panacée de l’eau et gaz à tous les étages – vue sur la daube aussi…Celle que d’autres bouffent à la petite cuillère tous les jours que le Christ-Roi,Champion du Verbe, nous gratifie dans son Eternelle Bonté…Je me fais le pourfendeur suprême,tout en sachant que l’exposition aux rayons n’épargnera pas les quelques lettrés qui subsistent dans ce pays où la crasse d’idées polluantes est arrivée à son point d’orgue… Pourfendons, Pourfendons,…Il en restera bien quelques choses…La vérité ,c’est quoi ?...De fragmentaire,d’irréelle – voire d’insupportable,elle nous toise du haut de nos jugements et de nos décisions,et je ne vous apprends rien,…à moins de ne rien vouloir savoir…Ce qui,dans le nihilisme,est une option intéressante – des créneaux révélateurs s’en chargent…Et il sont parfaitement organisés,rétribués,pignon sur rue – et n’entachent pas les respectabilités…De responsables,certains organes assument son quotidien sans coup férir – ils montent au « créneau » et sur tout ce qui peut dépasser de la roche informative…le côté sensationnaliste de la presse «trash» et aussi quelques quotidiens respectables avouent des penchants aussi visqueux que les premiers.. le fameux « droit-de-savoir » passe avant les leçons que l’Histoire nous a assénée - mémoires de l’oubli,certainement…Dans le non-dit et le non-évènement ,la navrance arrive par vagues successives…L’élection de miss-PS a explosée le cadre de nos téléviseurs,journaux et conversations,et tout ceci jusqu’à l’écoeurement final du rabiotage de l’ « actualité »…
Raccrocher à l’image,maître-mot de l’acrobatie journaleuse,ennuyeuse,perverse et symbiotique…Les futurs cocus de la « dame-en-blanc » se sont aiguisés les cornes avant que la corrida ne commence…Servi chaud et en pleine gueule,le pâté en croûte « présidentiel » laisse les cornichons dans le bocal avant que le vinaigre ne prenne…Entendez par là que de
l’infos politroniques vous allez en bouffer jusqu’à l’occlusion qui menace ;.tout est dans le subtil dosage du chaud et du froid - suivez les mortes paupières fermées de votre survie quotidienne…Bien,ceci-étant, la fin réelle des classes moyennes a donné sa chance à un autre débat,à savoir,raccrocher les wagons d’un train à la disparate illusion de l’ascenseur social qui s’est bel et bien casser la gueule au fond de la cage…A coups de «discrimination positive» et autres âneries billevesées dont il serait anodin d’en mesurer les astuces linguistiques… « Quand on ne peut (où ne veut) changer les choses,on leur donne un autre nom… »,clamait un champion de la «socialité»,Jean JAURÈS,pour ne pas le citer…Y en aura d’autres,mes escarcelles débordent…
On débaptise,on déboulonne et on couillonne à la volée,et à la trappe les vilaines pensées !...Faut vivre avec son temps,même quand le climat se réchauffe…Les tartuffes de l’écolo-shitstème ne me contrediront point…Les « hygiénies » mentales socialo-portées seront certainement les postes à pourvoir les plus invraisemblables de nos institutions politiques à venir– la coalition gauche-droite s’en pourlèche déjà l’inflation…Après les «observatoires» ,voici les «consultants» de l’air frais…Pour vous dire à quel point on marche sur le neuh-neuh…Si le ventre de la baleine abritait Jonas, les parlements de la « neuh-rope» donneraient asile à d’autres pléthoriques psychos-nihilos,qui eux ,n’auraient jamais du le quitter…l’asile.Mais ce n’est pas simple écart de conversations que de le constater…Pour finir le siècle à la bougie et au steak de graminées,je leur fais confiance,mais pour ce qui est d’avoir transformer nos placides vaches en intrinsèques carnivores,l’ESB et sa côte de popularité n’ont pas trouvé preneurs chez nos zamis-les-verts…Faut croire que les moustaches staliniennes de BOUVIER ne préfèrent s’hérisser qu’au contact d’ un agriculteur âgé,prêt de la retraite -cardiaque de surcroît- ,et dont le «crime» principal est de cultiver des plans de maïs OGM,dont la toxicité supposée reste encore à prouver…,mais ce n’est que « détails » pour la flicaille archéo-bionique,bien sûr…Restent les rafles qui iront avec les Super-Dupont de la Chéguévarice-National-Corporation,et nous chanterons le Chant des Pastisants autour de feux de camps au colza pur-porc…D’ailleurs,la gendarmerie à pris et laissé un malin plaisir au lynchage de ce pauvre vieux..Sans protection aucune - chapeau les chaussettes à clous -,votre réputation est à la hauteur de l’excellence !...La propriété privée bafouée,il ne vous reste plus qu’à éterniser les radars et la protection rapprochée des arnaqueurs-violeurs-tueurs pour redorer le blason de la corpo…A la vindicte popu,laissons le bandeau de la justice se serrait autour de la gorge des innocents.Et encore vive le bovidé nouveau !...inch’allah !.Après ce haut-fait de guerre et une garde-à-vue de 6H,l’aquilon gouailleur sortira vainqueur,sourire aux lèvres,l’air plus conquérant que jamais sous les yeux ébahis de ses « troupes » de rougeauds avides de tribunaux-popu et de pogroms ruraux…Un vide juridique,dîtes-vous ?...Parlez plus fort,on entend plus très bien !..."
vous en voulez un peu plus,ou - comme dirait VIAN -vous préférez m'envoyer des kilos de plastique?...
Ecrit par : michel REYES | 30 juin 2007
M. Brighelli se range – c’est fort inquiétant – du côté de préoccupations gestionnaires étriquées, alors que dans la Fabrique du crétin, il les dénonçaient.
Ecrit par : Rodolphe Dumouch | 30 juin 2007
Il est vrai que ce que je me rappelle avoir lu dans "La Fabrique du crétin" était plutôt l'oeuvre d'un gauchiste (ne voyez aucune appréciation dans l'emploi de ce terme) qui se félicitait du rejet du Traité constitutionnel européen et pourfendait le tout-économique.
L'évolution a effectivement de quoi surprendre.
Ecrit par : Pat | 30 juin 2007
Tout ça me fait découvrir avec délice :
http://philosophie.scola.ac-paris.fr/LecturesuivieLucr%C3%A8ce.htm
Ecrit par : Zorglub | 30 juin 2007
MàC
A propos du Gaffiot, il y a une allusion dans l'un des livres de votre père, "La traversée des fleuves" à une illustration du Gaffiot qui nous procurait un autre genre de trouble que les vers d'Horace ou de Lucrèce cités par JPB. J'ai immédiatement compris de quoi il parlait.
Vous avez raison, thalie, éros se perd dans les marécages sans la "vie intérieure" dont le marxisme voulaient nous débarrasser, tâche apparemment fort exhaltante à défaut d'être noble et dont la société libérale en décomposition avancée s'est obligeamment acquittée à sa place.
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
Merci à Zorglub ; cette traduction est meilleure que la mienne...C'était donc Lucrèce !
Fuir l’amour, ce n’est pas se priver de Vénus ;
c’est en prendre les fruits, bien plutôt, sans les peines.
Car de fait aux gens sains le plaisir est plus pur
qu’aux malheureux ; puisque au moment de posséder,
l’ardeur des amants flotte, errante, sans savoir
de quoi jouir d’abord des mains et du regard.
L’objet de leur visée, ils le serrent si fort
qu’ils lui font mal, mordant ses lèvres de baisers
agressifs, parce que leur plaisir n’est pas pur :
de secrets aiguillons les pressent de blesser
cet être, quel qu’il soit, d’où lève cette rage.
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
"L’objet de leur visée, ils le serrent si fort
qu’ils lui font mal, mordant ses lèvres de baisers
agressifs."
La douleur n'est donc pas une métaphore et j'avais raison de parler du pessimisme des Anciens en la matière. Aragon n'a rien inventé avec son "il n'y a pas d'amour heureux!"
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
«… et dans le ciel,il y eut un silence d’environ une demi-heure… »
-APOCALYPSE SELON ST-JEAN-
CHAPITRE I
Ayant assisté à l'éclipse complète de 99 sur l'archipel des Glénans, je sais ce qu'est un silence d'une minute.
On comprend ce que les Anciens appelaient "terreur sacrée" ! Alors un silence d'une demi-heure !
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
Pat, je ne regrette pas mon vote une seule seconde, moi non plus, car Xavier Darcos, au moins, est agrégé de Lettres classiques et il vient de publier un livre sur Tacite. C'est quand même autre chose que le gourou fumeux de la gauche bien pensante, ce Meirieu qui n'a jamais fait la preuve de rien, qui n'a aucun diplôme en-dehors de cette "thèse" de sciences de l'éducation, domaine où n'importe qui peut dire impunément n'importe quoi, et qui en est encore, vingt ans après , à essayer de saisir sa pensée qui le fuit.
Vous avez l'air d'oublier, Pat, que la loi d'orientation de 1989 , qui a sonné le début de la destruction-éclair du système éducatif, est l'oeuvre de vos amis politiques - puisque c'est vous qui ramenez les choses sur ce plan politique.
Alors que des nullités intellectuelles du genre de Meirieu, Frackowiak, Goigoux et autres complices se soient vu refuser l'accès au pouvoir - il n'aurait plus manqué que ça! - me plaît bien.
Maintenant, en ce qui concerne Darcos, j'ai marqué mon inquiétude de voir réapparaître dans son Cabinet le nommé Sherringham, qui, pour avoir été directeur d'IUFM, ne peut pas être des nôtres, c'est évident. Mais peut-être que Darcos n'a pas été libre de composer lui-même son Cabinet. JPB nous disait ci-dessus que les deux ministres avaient -pour l'instant -les mains liées. Je répondais aussi à Buntovchik que nous avions en effet plein de raisons d'être inquiets et de soupçonner tout le monde dès que ce tout le monde a une once de pouvoir. L'avenir peut en effet nous paraître sombre. Mais en même temps, je me plais à supposer que JPB dispose d'informations qui pourraient tempérer notre pessimisme, qu'en effet Darcos nourrit, in petto pour l'instant, des projets qui pourraient nous rassurer , voire nous plaire.
Le plus sûr, ce serait, comme je l'ai dit, que ledit JPB rencontrât ledit XD et s'enquît de ses intentions.
Peut-être aussi que XD doit être prudent, attendre un peu avant de proposer des mesures véritablement réformatrices, étant donné que la majorité de nos collègues - vos amis, Pat? - est systématiquement de gauche et assez bête pour étiqueter systématiquement comme "de droite" , comme "conservatrice", comme "archaïque", toute mesure qui va à l'encontre du laisser-aller , du laxisme, de la tolérance tous azimuts! Le SNES, le SGEN, l'UNSA veillent! Combien d'enseignants, en effet, pensent comme nous? Une poignée... Cela lui complique la tâche!
En mot, pour l'instant, personne ne sait, je le répète, sur quel pied danser. Tout le monde s'interroge.
Ecrit par : Jean | 30 juin 2007
Pendariès, au lieu de vous lamenter (une occupation commune à trop d'enseignants), lisez donc Un tout petit monde, de David Lodge, et imaginez-vous en brillant universitaire parcourant les congrès (comme on dit dans les Kama-soutra) pour culbuter un nombre toujours plus grand de créatures…
JPB
Oh non, Jean-Paul, ne vous méprenez pas, je ne me lamente pas - la discussion d'hier avec mon ancienne prof me permet au contraire d'y voir un peu plus clair: nous avons beaucoup parlé d'écriture (son enseignant d'hypokhâgne à Henri IV est le poète sur lequel j'ai travaillé pour ma maîtrise, Jean-Pierre Lemaire), et de temps disponible pour l'esprit afin de permettre à celui-ci de songer, de faire (une) oeuvre: Max Rouquette et quelques autres que j'ai connus sont mes exemples. J'ai, dans l'avenir publié ou pas (pas "d'ego d'auteur" chez moi), cette volonté. J'ai dans mes tiroirs des pièces de théâtre, des romans, des recueils de poésie (mon temps de thèse ne me permettant pas de penser à l'édition, aux troupes de théâtre); c'est une sente que je ne peux quitter, sinon cela serait, pour le coup, plainte contenue, mais surtout dessication.
Enseigner à l'Université est une ambition; écrire est ma façon de réaliser pleinement mon humanité. L'une n'est pas nécessaire; l'autre m'est indispensable (y compris durant mes périodes de "silence", lorsque je n'écris rien pendant des semaines ou des mois - un jour Bonnefoy avait répondu à cette question que je lui avais posée: le silence n'est pas le vide créateur - quelque chose s'établit toujours, se sédimente inconsciemment; vous savez cela, écrivain vous-même...).
Quant à David Lodge, si on lit bien ses romans, on se rend compte que la sexualité des universitaires, même si elle est quantitativement heureuse (des tonnes de chair à la Popeye des Bronzés), s'avère misérable et peu réjouissante. Et puis, je n'ai pas vraiment envie de devenir un expert, un spécialiste (souvent imbus d'eux-mêmes, et en définitive, eunuques de la création) - je considère qu'enseigner la littérature, c'est porter en soi les textes. Si, tel que cela s'annonce, les chargés de cours, maîtres de conférence, etc. vont devoir, pour survivre à la réforme des universités, pour être considérés, devoir passer leur vie à "chier" des articles de plus en plus nombreux, de plus en plus inutiles, de plus en plus simples descriptions, de moins en moins habités, cela ne m'intéresse que moyennement.
Ecrit par : Pendariès | 30 juin 2007
Et puis, ce que je pensais le plus important dans mon post, c'était que j'y parlais de la fin des Lettres Modernes. Les Info et Médiation culturelle allant peser de leur poids pour exiger que les cours servent à leur pratique professionnelle: de plus en plus de culture générale et de moins en moins de littérature, permettre aux uns et aux autres d'habiter le monde, la relation à soi et aux autres - bref: vider de sa substance la Littérature. Etre virtuose, sans aucun doute, mais après... Mozart n'était pas Mozart, ou n'importe quel autre artiste profond, parce qu'il possédait ses gammes, ses couleurs ou ses mots.
Ecrit par : Pendariès | 30 juin 2007
Les Grenouilles qui demandent un Roi
L'empereur Napoléon goûtait particulièrement cette fable et la faisait malignement réciter au roi de Rome pour humilier certains invités.
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
Thalie, oui, votre oeil est sacrément aiguisé. Nous nous sommes pris le bec; mais je n'ai pas oublié que vous êtes sensée - et honnête dans votre approche des choses.
Ecrit par : Pendariès | 30 juin 2007
P.S. Les grenouilles qui demandent un Roi...".
Nous ne demandions rien du tout, Pat. Il y avait une élection tout à fait normale d'un président de la république
et nous ne voulions à aucun prix voir arriver dans les valises de votre favorite l'inventeur de la pédagogie différenciée, des classes hétérogènes, de la pédagogie par l'erreur, le partisan de la méthode globale, de l'apprentissage du français sur modes d'emplois d'appreils ménagers pour les classes pauvres, celui qui clame urbi et orbi que les profs sont des salauds qui connaissent les combines pour faire réussir leurs propres enfants, celui qui a écrit vingt mille pages pour prouver qu'enseigner est impossible.
Votre fable est donc totalement hors contexte. Mais bravo pour votre culture!
Ecrit par : Jean | 30 juin 2007
Hommage à Hérédia (souvenir de 4ème) que j'ai failli confondre avec Leconte de Lisle (sympatisant de la Révolution de 48 déçu par l'Empire), alors qu'Heredia est né en 1842 (importance de la chronologie).
Les Conquérants
Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d’un rêve héroïque et brutal.
Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Cipango mûrit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde Occidental.
Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L’azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d’un mirage doré ;
Ou penchés à l’avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l’Océan des étoiles nouvelles.
les deux derniers vers du second quatrain sont très connus...Et très beaux...Les autres aussi !
Magie des noms propres : "Cipango"..."Palos de Moguer".
l'urgence, c'est aussi de nourrir gratuitement le coeur et la sensibilité par de beaux exemples.
Trop "classique" ?
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l’Océan des étoiles nouvelles
Merveilleux le moment où l'on comprend, parce qu'on vous l'explique, l'énigme cachée dans ses deux vers.
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
Pat, je ne regrette pas mon vote une seule seconde, moi non plus, car Xavier Darcos, au moins, est agrégé de Lettres classiques et il vient de publier un livre sur Tacite.
Ecrit par : Jean | 30 juin 2007
Loin de moi l'idée de relancer un débat qui a fait des dégats ici il y a quelques jours, mais l'agrégation n'est pas - toujours - une garantie de qualité.
Qu'il publie un livre sur Tacite, grand bien lui fasse, s'il achève l'enseignement des langues anciennes, à quoi bon ?
Cela dit, encore une fois, j'aimerais me tromper. Et j'applaudirai des deux mains si, sur ce point comme sur d'autres, ce Président et ce gouvernement obtiennent des résultats positifs.
Peut-être que "la loi d'orientation de 1989 [...] a sonné le début de la destruction-éclair du système éducatif" : je crains qu'on soit en train de lui donner le coup de grâce, en expliquant que vu l'état délabré du système, autant faire des économies, ça ne pourra pas être bien pire.
Pour information, Mark Sherringham, IGEN de philo, était au cabinet de François Fillon quand celui-ci était ministre de l'éducation et avait participé à la rédaction de la célèbre loi Fillon.
Je ne sais pas si vous en déduisez qu'il est des nôtres ou pas.
Ecrit par : Pat | 30 juin 2007
Màc pourquoi signez-vous encore avec votre pseudo?
En tout cas, on va pouvoir vous offrir des chemises maintenant; on pourra même vous les envoyer :-)))
Ecrit par : Thalie | 29 juin 2007
N'oubliez pas de les acheter à la CAMIF.
Ecrit par : dobolino | 30 juin 2007
Quant au mot "antennes" ("inclinaient leurs antennes")...C'est Neptune lui-même qui le lui a soufflé.
"misères hautaines"..."Rêve héroïque et brutal"...
Il y a matière à faire un cours complet (grammaire, orthographe, vocabulaire, stylistique, prosodie, avec des échappées vers l'Histoire, la géographie, l'astronomie...que sais-je ? )
Et ce n'est pas de la bouillie pour les chats.
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L’azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d’un mirage doré ;
...
Ils croyaient en un changement de politique,
Darcos et la Pécresse en ministres épiques,
En libéraux insignes les avaient bien roulés !
Ecrit par : victor | 30 juin 2007
Ils croyaient en un changement de politique,
Darcos et la Pécresse en ministres épiques,
En libéraux insignes les avaient bien roulés !
Ecrit par : victor | 30 juin 2007
...Et même des parodies !
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
errata : "ces" deux vers et pas "ses"
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
Heredia après Leconte de Lisle, Lucrèce superbement traduit (très joli, ce site, Zorglub !), décidément le niveau monte.
Qund je vois ce qui s'écrit ici, et ce que nous somme splus ou moins incités à faire en classe, que de talents gâchés…
Pendariès, vous êtes un sage. Méfiez-vous cependant, le monde de l'édition, que je pratique depuis près de 25 ans, est plus impitoyable que "Dallas". Et il n'y a pas mpoins de médiocres que dans l'EN. Ce fut même pour moi, dans les années 80, une vraie découverte : la médiocrité que je croyais inhérente à l'administration pour des raisons structurelles est tout aussi répandue dans le privé — aprce que la matrice administrative, l'esprit de routine, la lâcheté, le conformisme, sont les mêmes.
Quant aux galipettes, celles de héros de Lodge sont effroyablement anglaises — c'est tout dire. Si vous voulez quelque chose de véritablment érotique, essayez le Bonheur (Pocket), de Denis Robert — celui même de l'affaire Clearstream.
Jean, je n'ai pas à publier, ici ou ailleurs, mon agenda ni mes rendez-vous. Cela dit, je vous sais gré de votre engagement et de votre confiance, et j'espère vraiment ne décevoir personne — in fine. Mais ce blog est avant tout une tribune de débats, absolument libres, et je n'ai de comptes à rendre à personne. Je tiendrai la collectivité au courant au fur et à mesure — sait-on jamais, avec ces ministres qui ne sont pas censés prendre de vacances…
Un point encore. Le gouvernement actuel est nommé depuis, pratiquement, le second tour des législatives. C'est peut-être un peu court pour dire qu'il ne prend pas les mesures attendues. Si Darcos prend à son cabinet quelqu'un qui était chez Fillon, c'est la preuve même que s'exerce un contrôle par le sommet, et ques le sinitiatives personnelles ont tout intérêt à prendre des chemins détournés, qui feront croire audit sommet que c'est lui qui en a eu l'idée. Mais du coup, on perd un peu de temps — c'est ce que l'on appelle la diplomatie interne… Faut-il vraiment que j'explique ce genre de choses ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 juin 2007
Merci, Pendariès, votre remarque me va droit au coeur.
Ecrit par : Thalie | 30 juin 2007
"...ah !ah!aaah!..." ...Commandanté DARCOS,çà ne vous rappelle rien?...
Ecrit par : michel REYES | 30 juin 2007
Votre fable est donc totalement hors contexte. Mais bravo pour votre culture!
Ecrit par : Jean | 30 juin 2007
Hors contexte, hors contexte...
Il m'a semblé que dans pas mal d'aspirations à Sarkozy ("nous voulons un roi qui se remue") et/ou Darcos, il y avait l'idée qu'il pourrait chasser les pédagogistes de la rue de Grenelle (qui n'avaient du reste pas besoin d'arriver dans les valises de qui ce soit, puisque les leurs étaient posées depuis bien longtemps au ministère).
Et alors que les pédagogistes, déjà au pouvoir, j'insiste, ne vous empêchaient pas d'enseigner comme vous le souhaitez, il se pourrait bien que ce soit le ministre que vous avez souhaité qui le fasse.
Enfin... "Wait and see", nous dit Jean-Paul. Effectivement, nous verrons. Et encore une fois, j'espère que c'est lui qui a raison.
De toute manière, ça aura été l'occasion de relire cette fable !
Ecrit par : Pat | 30 juin 2007
"...ah !ah!aaah!..." ...Commandanté DARCOS,çà ne vous rappelle rien?...
Ecrit par : michel REYES | 30 juin 2007
Comme j'étais encore plongé dans la rêverie que Lucrèce m'insipra, un troll me fit brutalement redescendre ici bas ...
Pour le reste,
Maudit soit le christianisme (et tous les monothéismes) qui a cantonné le plaisir dans le cadre dérisoirement restrictif du couple hétérosexuel et encore avec le seul objectif procréatif et à la stricte condition que l'on s'aime (à tout le moins ... qu'on le prétende) !
2000 ans de culpabilisation et de frustration en découlent ... Avec comme corollaire, toutes les violences issues de ces inhibitions et de ces insatisfactions ...
Ecrit par : Zorglub | 30 juin 2007
Maudit soit le christianisme (et tous les monothéismes) qui a cantonné le plaisir dans le cadre dérisoirement restrictif du couple hétérosexuel et encore avec le seul objectif procréatif et à la stricte condition que l'on s'aime (à tout le moins ... qu'on le prétende) !
2000 ans de culpabilisation et de frustration en découlent ... Avec comme corollaire, toutes les violences issues de ces inhibitions et de ces insatisfactions ...
Ecrit par : Zorglub | 30 juin 2007
Certains n'ont pas besoin de fabrique pour devenir crétins, ils le sont naturellement, et parce que souvent ils le restent, ceci sera ma dernière intervention sur ce blog. Je crains d'en avoir fait le tour. Amitiés.
Ecrit par : Christophe Carrère | 30 juin 2007
Certains n'ont pas besoin de fabrique pour devenir crétins, ils le sont naturellement
Ecrit par : Christophe Carrère | 30 juin 2007
Si je souhaitais être bêtement cruel, j'ajouterais "Et réciproquement " en référence au titre de l'ouvrage cité page deux de votre blog.
Vous montrez par votre message toute la tolérance et l'esprit d'ouverture dont a su faire preuve l'église catholique au cours du temps. C'est exactement ce que je stigmatisais (si j'ose employer ce mot dans le contexte).
Ecrit par : Zorglub | 30 juin 2007
Votre perspicacité m'éblouit. Je suis impressionné. Vous en comprenez, des choses...
Ecrit par : Christophe C. | 30 juin 2007
Comme je suis sincère dans mes colères, Thalie, je le suis aussi dans mes compliments.
Merci pour la sagesse que vous pensez discerner en moi, m'sieur Brighelli. Faire des études de Lettres, pour moi, c'était comprendre les écritures. Le jour où je me suis éloigné des dogmes universitaires, mon style a changé (je refuse le concept à présent) - j'ai accompli ma Réforme à moi aussi: seul face aux livres que je lis (avec toute la culture que m'a inculquée mon parcours), - et ce désir indestructible des histoires à raconter, de poésie.
Oh oui, le monde de l'édition... J'avais rencontré le fondateur de Fata Morgana (un mec impressionnant ultra-réactionnaire, passionnant, fou, libre: anti-démocrate, - vive les "happy few"); j'ai vu la salle de lecture des manuscrits chez Gallimard et Actes sud - tous les cadavres sur les étagères. Je n'ai pas envie de penser à cela - je serai paralysé sinon. Je vais croire encore aux chemins de traverse. Et poursuivre le chemin qui s'est imposé à moi (heureusement que j'ai un salaire aussi!).
Ecrit par : Pendariès | 30 juin 2007
J'avais zappé la présentation où JPB précisait bien que les vers étaient de Lucrèce ("De natura rerum"); il n'y avait donc pas à hésiter entre Lucrèce et Horace (la sensualité d'Horace est plus paisible)l
La traduction proposée est excellente et rend bien la tonalité agressive et douloureuse du poème.
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
Comment en est-on arrivé, ici, à parler du christianisme ?
Ecrit par : Jeremy | 30 juin 2007
Ça, Jérémy, c'est une excellente question. Faut croire que ce blog, parce qu'il tolère outes les fantaisies, attire tous les doux frapadingues du Net — et même parfois quelques-uns qui ne sont pas si tendres…
Cela dit, quelqu'un éprouve-t-il la nécessité que nous ouvriuons quelque jour un fil sur "l'enseignement du fait religieux", comme il est convenu d'appeler la chose ? J'ai exprimé quelques idées plus ou moins personnelles sur le sujet dans Une école sous influence — plus ou moins, parce que je rappelle qu'un ex-guevariste comme Régis Debray y est tout à fait favorable (voir http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/024000544/index.shtml, où est disponible le rapport présenté par lui sur ce sujet).
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 juin 2007
Cela dit, quelqu'un éprouve-t-il la nécessité que nous ouvriuons quelque jour un fil sur "l'enseignement du fait religieux", comme il est convenu d'appeler la chose ?
Ecrit par : brighelli | 30 juin 2007
Si vous y tenez.
Mais je pense que çà va attirer moult grenouilles de bénitier dont l'ouverture d'esprit est rarement la vertu dominante (Cf supra).
Continuons donc à tenter d'écraser l'infâme.
Ecrit par : yann | 30 juin 2007
La fabrique du crétin, n'est pas la fabrique de crétin(s), car ceux-ci c'est comme la connerie, nous n'avons pas eu besoin de la cultiver, elle est dans la nature même de certains individus, vouloir cultiver ceux-ci est une erreur car le fait de les instruire leur permet de prendre conscience de leur incapacité à devenir intelligent, c'est ainsi qu'ensuite ils deviennent contestataires ou con tout simplement.
En tout cas Jean Paul, bravo pour votre livre, le contenu de celui-ci, a sans doute décoiffé quelques "indécrotables-intello", imbu de leur petite personne et de leur rôle dans l'enseignement, (ou ils n'auraient jamais dû être). L'escroquerie intellectuelle que vous avez dénoncée, a favorisé encore plus l'exploitation de l'individu par lui même, et c'est grâce à certaine idéologie populaire, (effets de mode chez les gogo), des années qui ont suivi 68, que cette mauvaise mayonnaise a réussi à prendre.
Si aujourd'hui les réformes envisagées allègent les programmes en donnant aux jeunes les bases essentielles du niveau de ce que nous avions dans les années cinquante à 14 ans, c'est très bien, notre CEP était bien supérieur au niveau du bac passé à 18 ans aujourd'hui.
Dans ma carrière de chef d'entreprise, j'ai embauché des BAC + 3, issu de l'EN des années 80, qui étaient parfois d'une nullité parfaite, aussi bien en orthographe que dans leur capacité à comprendre des problèmes d'arithmétique ordinaire. Ce que trop de gens ne comprennent pas, c'est que dans la vie, être instruit ne suffit pas, il faut avoir du bon sens, de toute façon instruit ne signifie pas intelligence, désolé si une telle affirmation irrite certain, moi je suis un peu comme vous, (je vous cite partiellement), sauf que les hommages je m'en f...., mais les injures me grandissent.
Merci pour avoir osé braver le corporatisme ambiant et j'espère que des gens comme vous il y en aura beaucoup à l'éducation nationale pour continuer à mettre le doigt là ou ça fait mal.
Ecrit par : Landax | 30 juin 2007
Comment en est-on arrivé, ici, à parler du christianisme ?
Ecrit par : Jeremy | 30 juin 2007
Ça, Jérémy, c'est une excellente question
Ecrit par : brighelli | 30 juin 2007
Fort simplement ! Lucrèce porte sur le fait sexuel un regard d'une sublime (et douloureuse) liberté. Il exprime la NÉCESSITÉ d'honorer Vénus hors de l'amour.
Il aura fallu un millénaire de répression sexuelle avant qu’un tel discours puisse à nouveau être tenu. Cette oppression a été principalement exercée par les églises et je l’ai fait remarquer ce qui déclancha les foudres de C.C.
Bon, moi qui suis plutôt paisible (à l’écrit tout au moins ...) j’en fus quitte pour une volée de bois vert ! Même pas mal, même pas peur et en plus ça m’entraîne : je pars en Iran dans une semaine.
Ecrit par : Zorglub | 30 juin 2007
Zorglub,
Il me semble que la prévention de l'Eglise catholique vis-à-vis de Lucrèce vient de son atomisme matérialiste et de sa théorie selon laquelle les dieux existent, mais ne s'occupent pas des hommes et non du discours qu'il tient sur la sexualité.
De rerum natura, IV, 1056-1068
+ traduction de IV, 1098-1113
Pour Epicure, le plaisir stable est défini comme l'élimination de toute douleur. Ce plaisir stable ou ataraxie (absence de trouble) est le garant du bonheur. Lucrèce nous démontre que le philosophe épicurien doit éviter l'amour, source de troubles et de maux.
Lucrèce est le "penseur" le moins lascif et le moins sensuel qui soit (pour cela il vaut mieux lire Horace, Pétrone, Ovide ou Apulée).
Pour lui l'amour sous toutes ses formes est une cause de trouble et il vaut mieux s'en abstenir...On est donc très loin de la liberté sexuelle !
Je ne suis pas là pour défendre systématiquement le judéo-christianisme, mais il me semble que cette tradition porte sur l'amour (et la sexualité) un regard plus optimiste...Je pense par exemple à cette oeuvre admirable qui célèbre l'amour humain, y compris charnel qui s'appelle "Le cantique des cantiques" et aux belles histoires d'amour que l'on trouve un peu partout dans la Bible.
Sinon, c'est vrai qu'il y a problème avec le corps et la sexualité, surtout à partir du XVIIème siècle.
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
Certains Pères de l'eglise ont sans doute eu tort de parler des "pourceaux d'Epicure" et de stigmatiser Lucrèce. "épicurien" a pris le sens de jouisseur, de bon vivant, mais les Epicuriens étaient très éloignés de ce mode de vie : "Contente-toi d'un morceau de fromage et d'un verre d'eau"...Ils ne sortent guère de la sagesse grecque et de son idéal de modération : "meden agan" (rien de trop).
"L'ataraxie" suppose un calcul constant des gains et des pertes, la modération des passions, la fuite des émotions, le contrôle de soi-même, un mode de vie, finalement relativement ascétique.
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
Onfray fait un contresens en parlant de l'athéisme d'Epicure et de Lucrèce. Pour eux les dieux existent, mais ils sont constitués d'atomes extrêmement ténus.
Ils ont atteint "l'ataraxie" et ils ne s'occupent pas des hommes qui doivent simplement s'efforcer de les imiter.
Mais il est vrai qu'ils proscrivent tout autre rapport avec les dieux (sacrifice, croyances, prières, crainte...) qu'ils dénoncent sous le vocable de "superstition".
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
Il en va ainsi dans ce milieu d'enseignants, Christophe Carrère, la majorité ne supporte pas de discuter avec des catholiques. J'ai une copine très croyante qui est mariée à un prof tout-à- fait non croyant. Ils s'entendent fort bien. C'est banal de le dire mais pas pour tout le monde apparemment...Cette collègue au collège doit taire absolument ses convictions car les rares fois où elle les a exprimées les réactions furent violentes. Et j'en sais quelque chose pour l'avoir défendue même si je ne partage pas les mêmes idées qu'elle. Ce qui est très décevant est de voir à quel point certains non- croyants se croient" innocents" comme s'il n'y avait pas de violence laïque, voire de sectarisme laïc. Mais j'en ai fait l'expérience déjà et auprès de personnes particulièrement fines et sensibles... On pouvait tout aborder sauf la religion...
Bon courage, Christophe C et merci.
Ecrit par : Thalie | 30 juin 2007
C'est que votre copine doit être sacrément mignonne...ou le prof tout-à-fait-non croyant bougrement moche !
Ecrit par : victor | 30 juin 2007
...ou abstinent ?
Ecrit par : victor | 30 juin 2007
Mark Sherringham est peut-être moins IUFMesque que celui qui a pondu ce beau texte.
Extraits du "Français", Lire, CNED de Toulouse. (Pour la préparation au concours de l'IUFM)
Quelques repères théoriques sur la lecture.
Pour ce faire, l'impact de connaissances préalables d'ordre conceptuel est essentiel. Les textes de la synthèse du concours de recrutement de professeurs des écoles n'échappent pas à cette règle.
Ce n'est pas la prise d'information laborieuse qui vous permettra de problématiser l'ensemble et de planifier vos analyses, mais ce sont vos connaissances de problèmes didactiques qui vous permettront de confronter les textes entre eux avec la rigueur nécessaire. C'est dire que la préconnaissance des thèmes développés permet au lecteur une circulation plus aisée et la constitution rapide d'une vue d'ensemble.
Néanmoins, cette approche ne saurait être strictement matérielle et limitée aux contenus. La perception de l'unité d'un texte est assurément facilitée par la compréhension des règles de sa production.
Ainsi, M.Charolles définit quatre règles présidant à son élaboration : les règles de répétition, de progression, de non contradiction et de congruence.
C'est dire qu'un texte doit receler des informations compatibles et intelligibles autour d'un même sujet. Son lecteur doit à la fois saisir ce dont on parle et ce que l'on dit de lui, il doit comprendre ce qui tient lieu de support à tous les propos afin de mieux les référer à lui et il doit appréhender la variété des prédicats. Bref, si écrire c'est à la fois avancer et répéter, lire, c'est repérer l'identité et les différences.
Toutefois, ce travail s'accroît en complexité lorsque le narrateur se confond ou se distingue des personnages d'un récit ou des acteurs d'un texte.
Ainsi, l'analyse de l'instance de narration est souvent requise si l'on veut bien clarifier le rôle du narrateur relativement aux personnages. Distinguer l'énoncé de l'énonciateur permet de savoir si le narrateur est extérieur à l'histoire ou s'il est partie prenante, s'il est acteur ou simple témoin.
Clarifier l'énonciation, c'est se donner les moyens de savoir ce que signifient les pronoms « je » et « il », sans lesquels nous ne pourrions éclairer le point de vue utilisé et la signification du texte.
Enfin, la connaissance des types de textes et de leur structure spécifique s'impose afin d'établir des stratégies de lecture. La familiarité avec la structure des contes et des récits est suffisamment importante pour que nous n'entrions pas dans d'inutiles répétitions.
Il s'agit là d'un problème commun à la lecture et à l'écriture. Toutefois, il est essentiel de rappeler que les premières recherches en la matière apparaissent avec le travail de V.Propp dans « La Psychologie du Conte », et se concrétisent grâce à A.J.Greimas, lequel a mis au point le schéma actanciel (acteur, quête, opposants, adjuvants et résolution).
Nous pouvons citer également le schéma quinaire (situation initiale, force perturbatrice ou élément déclencheur, cour de l'action, force équilibrante et situation finale.)
Tous s'accordent à penser qu'il n'y a de progression dans un récit que dans la mesure où une perturbation vient altérer la situation initiale et que le héros s'enquiert toujours des moyens de revenir à un état analogue à l'état initial, et agit toujours pour résoudre le problème posé.
On ne saurait lire de la même manière une recette de cuisine et un récit de fiction, un fait divers et un texte théorique. Si pour l'un la chronologie des actions est essentielle, ainsi que la distinction ingrédients, outils, actions, pour les autres l'instance de narration, l'identité du personnage relativement aux actions, la structure du récit, mais aussi la constance du thème, le repérage de l'idée essentielle et de leur articulation auront toute leur importance.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 juin 2007
à A.J.Greimas, lequel a mis au point le schéma actanciel (acteur, quête, opposants, adjuvants et résolution).
Il mélange le schéma actanciel et le schéma narratif (la résolution et la quête n'appartiennent pas au schéma actanciel)...Et Greimas ne parle pas d'acteur, mais d'actant ou de sujet et d'objet de la quête.
Je ne pense pas que ce soit Greimas qui ait mis au point le schéma actanciel, mais Propp et les formalistes russes à partir de l'étude des contes. Greimas a repris.
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
"comme s'il n'y avait pas de violence laïque , voire de sectarisme laïc"
Ecrit par : Thalie | 30 juin 2007
Sauf erreur, dans ce cas, il me semble que c'est moi qui ai subi des violences ... Toutes relatives certes ! Je conviens qu'être traité de crétin congénital est moins grave qu'un coup de couteau dans le dos : je vous rassure, je m'en suis bien vite remis.
S'il n'est pas possible d'exprimer mes convictions sans me trouver livré à l'invective, qui est dans le camp du sectarisme ?
Il est hélas vrai que je ne suis pas une "personne particulièrement fine et sensible", mais j'ambitionne à le devenir et votre aide pourrait m'être précieuse.
Alors, n'hésitez pas, détrompez-moi si j'ai tout compris de travers ...
Pour Victor :
Non ! Non ! Enfin, quoi ! Voyez bien qu'c'est pas un sujet de rigolade ...
Ecrit par : Zorglub | 30 juin 2007
Nous pouvons citer également le schéma quinaire (situation initiale, force perturbatrice ou élément déclencheur, cour de l'action, force équilibrante et situation finale.)
On parle plutôt de schéma narratif, mais "quinaire", ça fait savant !
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
Mark Sherringham est peut-être moins IUFMesque que celui qui a pondu ce beau texte.
Extraits du "Français", Lire, CNED de Toulouse. (Pour la préparation au concours de l'IUFM)
Ce texte est absolument inutilisable tel quel. Ce n'est que l'étalage pédant de connaissances approximatives et mal digérées. ce qui est très inquitant, c'est que ce texte s'adresse à de futurs instituteurs.
Ecrit par : Robin | 30 juin 2007
Ma mère a fait partie pendant près de dix ans du PCI (Parti Communiste International), rebaptisé PT relativement récemment. La moitié des adhérants de ce mouvement politique sont des profs ou des instit', et ils se font une idée de la laïcité qui fait froid dans le dos (à faire pâlir de jalousie Staline, qu'inexplicablement ils exècrent alors qu'ils ont sensiblement les mêmes intentions totalitaires, leur trotskysme affiché n'étant qu'une sorte de caution morale).
Ce qu'a dit Landax m'a interpellé. Cultiver un sot, l'instruire, c'est en effet le meilleur moyen de le rendre encore plus sot. Mais ce n'est pas parce qu'il prend conscience de son incompétence, bien au contraire. Le sot érudit devient un cuistre, un "wahhabite" ou un beauf. Ceux qui sont assez modestes pour admettre leur faiblesse intellectuelle ne font pas de longues études, cela ne veut pas dire qu'ils soient moins intelligents que les "ignorants doctes" susdécrits, ils le sont tout autant. Finalement, seuls les débiles légers ou les paresseux chroniques sont incapables de résoudre une équation ou d'écrire une phrase dont la syntaxe soit correcte, et il n'y a pas à se faire gloire de telles performances. L'intelligence est autre chose, autre chose que l'instruction - comme l'affirme pertinemment Landax - c'est en partie le bon sens, vertu qui n'est certainement pas la mieux partagée au monde, mon expérience me l'a très amplement confirmé.
P.S : En parlant de wahhabisme, je n'ai jamais rencontré de personne plus stupide qu'un salafiste. Ils ne sont pas "endoctrinés", non, ils sont tout simplement idiots Or, je sais que beaucoup d'entre eux sont capables de faire de brillantes études.
Ecrit par : Nabu | 01 juillet 2007
Mais !
Christophe Carrère !
Restez avec nous !
Enfin ! Vous n'allez pas vous fâcher avec nous tous !
Je vous lisais avec intérêt, moi, et bien d'autres également !
D'ailleurs, j'ai vu sur votre blog que vous parliez d'un ouvrage de Xavier Lacroix. J'ai une dent personnelle contre ce bonhomme, mais ca n'empeche pas de lire votre blog !
Alors continuez à intervenir ici, ca ferait plaisir à bien du monde !
Ecrit par : Jeremy | 01 juillet 2007
Et pour le fil sur l'enseignement du fait religieux, ce serait drôlement bien qu'on fasse des cours de religion où seraient présentées toutes les religions (ou presque).
J'ai eu, dans l'enseignement PRIVE, des cours d'EDUCATION RELIGIEUSE qui m'ont ENORMEMENT apporté.
J'y ai appris tellement sur le bouddhisme, l'Islam, le confucianisme, le judaïsme, etc. que je me souviens encore de ces cours (donnés en 5eme à raison de deux heures par semaine !)
C'était encore le plus bel apprentissage de la tolérance qu'il m'ait été donné d'avoir.
Alors oui aux cours d'éducation religieuse, et si on mettait vraiment en pratique ce qui marche, si on s'intéressait vraiment à des pratiques qui fonctionnent, on instaurerait cette matière en complément à l'histoire-géo, pour étudier la répartition des religions dans le monde, leur histoire et leurs rites.
Quel IG d'Histoire-géo proposera cela, en plus d'une vraie histoire des sciences et des découvertes ?
Vous savez que PAS UN de mes eleves de Seconde ne connait Jacques Cartier ? Pas un sur soixante-cinq !!!!!!!
(deux classes)
Ecrit par : Jeremy | 01 juillet 2007
Tout cela pour dire qu'il y a des problèmes en HG, tout autant qu'en français. Je sais bien que vous en étiez tous convaincus...
Ecrit par : Jeremy | 01 juillet 2007
Et si on apprenait aux élèves dès la seconde à se chercher un métier ? Si on leur faisait faire les P.P.P. recommandés par le rapport Hetzel ? (On se demande bien pourquoi il a fait un rapport, celui-là, puisque personne n'en tient compte, comme tous les rapports).
Ce serait déjà pas mal qu'on leur fasse rencontrer des artisans, découvrir des entreprises, connaître des métiers...
Ecrit par : Jeremy | 29 juin 2007
Et on l'a créée pour quoi, l'école ? Un indice : "école" vient du mot grec signifiant "loisir".
Ecrit par : Christophe | 01 juillet 2007
Bah, la scholè grecque, ça n'a rien à voir avec votre loisir !
Qu'est-ce que c'est idiot, comme remarque !
Ecrit par : Jeremy | 01 juillet 2007
Pour suivre les théories de Mérieu et al, il faut revenir au vécu.
Moi, ce que j'en dis, c’est que dans ma misérable ville de province, je voulais acheter des cigarettes à minuit. Alors je suis allé dans le seul bar restant ouvert à pareille heure, le bar turc, que j’évite d’habitude comme la peste parce que j’y ai trop d’amis et que j’en rentre généralement caramel (pas raté, encore une fois). Le neveu du patron me demanda (avant que nous soyons trop saoul) si je connaissais une école privée (« Pas de problème, je paierai ») dans laquelle il pourrait inscrire sa fille en septembre afin qu’elle soit suivie, qu’elle n’y subisse pas de violences, qu’on lui donne une bonne instruction et qu’elle puisse réussir dans la vie.
Il est 4 h, je suis défait, et j’ai promis à Ercan (ça veut dire l'homme, le mâle ...) de lui trouver une bonne vieille école confessionnelle catholique pour que sa fille (méritante et intelligente semble-t-il) puisse faire un CM2 dans de bonnes conditions avec devoirs à la maison et rigueur dans la tenue de la classe par l’instit. Au pire, je téléphonerai aux nones pour dire que vraiment cette famille est un modèle d’intégration potentielle. Bien vrai que Bahar (c’est la femme du cousin et ça veut dire printemps en turc) parle assez moyennement (!) français et que lui bosse 12 h/jour, 6 jours sur 7 et entre temps n’est pas à la maison ou si peu ... Mais pourtant il a la réelle volonté du mieux pour ses gosses qui ont vraisemblablement un potentiel plus que normal, y’a du fric, il a réussi à monter une entreprise de charpente métallique et gagne sans doute plus que moi ... Mais voilà, c’est en France que cette histoire se passe !
C’est aussi ça être laïque et anticlérical en France en 2007 ... Et ça m’a fait mal aux seins. Alors JPB, vite, il y a urgence, usez de toute votre influence pour qu’en plus de la gueule de bois, je ne réveille plus jamais avec la honte de devoir assumer de telles promesses d’ivrogne. J’en ai mal à mon pays ... avant d’en avoir mal à la tête (pour diverses raisons !).
Oui, JPB, il y a urgence ! Pour moi et pour eux ...
Ecrit par : Zorglub | 01 juillet 2007
Finalement, à la relecture, je ne m'en suis pas si mal sorti, et pourtant la plupart des touches du clavier ont changé de place ...
Ecrit par : Zorglub | 01 juillet 2007
Bonjour,
Jérémy, dans les années 90, pas un de mes élèves de seconde ou de première ne connaissait les rois du 16° ni ceux des siècles suivants. Ne parlons pas de la Restauration, grande inconnue. Les guerres de religion ayant laissé des souvenirs en Champagne , ils ne connaissaient pas non plus. Alors l'édit de Nantes et sa révocation, c'était vraiment trop demander. Quant à Victor Hugo, c'était forcémént le plus grand philosophe du 18 °. Dans mon école communale des années 50, nous savions ce genre de petites choses dès le CM et si nos oreilles traînaient un peu du côté des grands qui préparaient le certif nous complétions les informations. Et zut je remets ça. Veuillez m'excuser.
Je suggère la lecture des "Cloportes" de Jules Renard présentant la sexualité sous un jour impitoyable pour la fille qui a fauté et se punit elle-même. Je ne pense pas que les stigmates de la culpabilaté soient effacés. Bien entendu , je ne parlerai pas de tendresse, sentiment de grand-mère à mettre au placard.
A propos de sexualité
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 01 juillet 2007
Robin, je viens d'écouter pendant 3/4 d'heures sur France Inter l'émission "Interception", qui parlait des enseignants qui après une carrière dans le privé choisissent ce métier, et doivent donc se plier au dogme de l'IUFM. Aucun espoir de voir disparaître ce baratin abscons (sauf à supprimer cette néfaste engeance.)
Pendant un an, ils ont des cours de"pédagogisme" (c'est moi qui traduit) leur permettant de s'adapter au jargon IUFMesque qui leur permette de lire en clair (et d'intégrer ) le message que j'ai mis plus haut. Un petit progrès : en 2 éme année, ils ont un "stage filé", c'est à dire une journée par semaine dans le même établissement, au lieu de quatre semaines dans l'année.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 juillet 2007
A mon avis, le problème de l'école est un problème spirituel avant toute chose. Si on ne part pas de là, on tourne en rond. Le mal repoussera inexorablement. Il faut redonner toute sa place au Père, que je prends au sens large, et pas seulement religieux, M. Brighelli en étant une représentation : grand moustachu anar devant l'éternel. C'est parce qu'on a cru pouvoir lui couper la tête sans conséquences sur nous-mêmes que la famille s'est décomposée, que le respect de l'autorité, du savoir, de la connaissance, de l'art, de la poésie, de la philosophie, de l'histoire et des Humanités en général s'est délité. C'est parce qu'on a tué le père que l'égalitarisme a sévi, que tout s'est valu, que tout a été nivelé. Il n'y a plus de verticalité, d'ascension, d'élévation et donc plus d'éducation possible. Le retour de la religion pourrait-il remédier à cela ? Cela expliquerait en partie que les mouvements communautaristes refleurissent de-ci de-là, encouragés par les intolérances des Laïcs terroristes, optus, arrogants, baignant dans leur bien-pensance républicaine, jugeant les splendeurs de l'âme humaine qu'ils ne comprennent plus et qu'ils ne veulent plus comprendre parce qu'elles exigent trop d'eux-mêmes, et le conformisme intellectuel, et la prospérité des écoles privées qui ne désemplissent plus. Les maux alors reviennent... La tête de L'Hydre repousse sans arrêt. Nous avons scié la branche sur laquelle nous étions assis. Leconte de Lisle était anticlérical, mais sa poésie est religieuse. Renan était hérésiarque, mais il fut formé par Dupanloup. Pascal a combattu les Jésuites, mais ce sont eux qui lui ont tout appris. De même pour Voltaire, de même pour tout le XVIIIe, et bien sûr, puissance dix, chez Sade. C'est pour cela que je m'intéresse à Renan. La clé de cette haine du père, dont Michel Onfray est la résurgence névrotique et pathétique (on ne tire pas sur une ambulance sans une certaine dose de folie et de ridicule), est déjà là au XIXe siècle, symptomatiquement. Nous en sommes les héritiers. Et tout ce que propose M. Brighelli est bien sympathique, mais ne résoudra rien. Car il est à la fois dans le vrai, en surface, et dans l'erreur, en profondeur. En ceci, il est un condensé de notre histoire. Un Janus bifrons : l'encensoir dans une main, et dans l'autre la guillotine.
Amitiés à tous.
Ecrit par : Christophe Carrère | 01 juillet 2007
Je m'étonne que les spécialistes de l'explication de texte intervenant sur ce blog n'aient pas relevé, dans les propos initiaux de M.Brighelli, cette affirmation qui tient de la galéjade :
"Que faut-il pour apprendre le français aux enfants ? Disons, au niveau du collège, quatre heures hebdoadaires, si on les gère correctement — et autant au lycée, toutes sections confondues"
Si on les GERE correctement : voilà tout l'inconscient du texte ! C'est bien un souci purement gestionnaire, en effet, qui conduit à proposer une REDUCTION DRASTIQUE DES HORAIRES DE FRANCAIS, depuis la sixième jusqu'à la seconde (voire la première), en les alignant sur ceux de cinquième et de quatrième ! De belles économies en perspective...
Nous sommes ici aux antipodes du combat mené par SLL pour le rétablissement des horaires de français.(http://www.sauv.net/horaires.php).
Comme si la diminution constante du nombre d'heures de français, depuis 1975, n'était pour rien dans la baisse du niveau des élèves !
Les professeurs de lettres modernes apprécieront sans doute de se retrouver systématiquement avec cinq classes à BIEN GERER (deux heures supplémentaires, pour éviter le sous-service, et cinq classes de Seconde à la place de trois actuellement, le rêve !).
Mais d'ailleurs, pourquoi ne pas aller plus loin ?
Deux heures hebdomadaires de français devraient largement suffire, SI ON LES GERE CORRECTEMENT, et si on prolonge l'année scolaire jusqu'au 20 août.
Ecrit par : OGM | 01 juillet 2007
Comme il y en a qui font du mauvais esprit, je vais me résoudre à l'explication de texte…
"Si on les gère correctement", écrivais-je en effet. OGM, qui ne précise pas s'il est enseignant, ni où, ni dans quelles conditions, ni de quoi, devrait faire mieux attention aux mots.
"On", dis-je : j'inclus dans ce mot aussi bien les enseignants que l'administration — parce qu'il est temps de faire collaborer enfin intelligemment les deux. Bien gérer, c'est aussi, dès le départ, avoir des classes équilibrées (ah, le collège unique !), de façon à ne pas aller trop souvent à la pêche dans le cerveau des plus lents — quitte à oser des classes monochromes ; c'est distinguer une classe difficile, dans un établissement difficile, d'une classe qui marche toute seule : je proposais dans À bonne école d'en finir avec l'égalité de traitement instaurée par des syndicats imbéciles, qui consiste à réclamer 2,3 élèves de moins par classe pour tutle monde (aussi efficace que demander 0,3 % d'augmentation de salaire pour tous), et d'admettre une fois pour toutes qu'avec certains publics, quinze élèves est une limite supérieure, alors qu'avec d'autres, trente est une limite réaliste — et cela dépend encore du lieu, collège ou lycée. Bien gérer, cela suppose d'offrir à des élèves en difficulté des heures de soutien (quatre heures / classe peut signifier six heures / élève — pour certains élèves), effectuées ou non par l'enseignant. Cela suppose une vraie autonomie financière des établissements, la possibilité de disposer d'un volant important d'heures volantes, et d'assouplir les exigences d'horaires en les remplaçant par des exigences de résultat. La pédagogie différenciée, que nous pratiquons tous, au fond, ne doit pas être un carcan idéologique, mais une incitation à inventer. Pour cela, il est plus que temps que les chefs d'établissement dialoguent avec les enseignants sur un autre mode que celui de l'autorité — certains le font déjà, alors que d'autres se réfugient derrière des circulaires qui par définition ignorent tout des situations concrètes.
Un exemple ? Les élèves de prépas scientifiques ont deux heures par semaine de Français / Philo — deux heures pour avaler un programme considérable (voir ma note "Repenser l'Histoire"). C'est pourtant la plupart du temps suffisant, avec des classes qui dépassent régulièrement les quarante / quarante-cinq élèves, aprce que ces élèves ont été triés — sur le volet. En revanche, certaines sections, comme les TPC, parce que les élèves sortent de Bacs déjà très spécialisés (STL), ont besoin d'une heure de plus hebdo — quoi que disent les textes que certaines administrations peuvent brandir à la face des enseignants. L'école est faite pour les élèves — cela ne signifie pas, justement, qu'ils en sont le centre. Nous avons à transmettre un savoir précis — et les méthodes ou les conditions pour transmettre ce savoir ne sont jamais identiques — elles ne peuvent pas l'être.
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 juillet 2007
Je vais en rajouter une petite couche, pour le cas où d'aucuns auraient la compréhension difficile. Imaginons que nous bâtissions de nouveaux programmes — une nécessité, en français comme dans nombre d'autres matières. N'est-ce pas en fonction d'objectifs préalablement définis que l'on doit déterminer le nombre d'heures, la stratégie pédagogique, les aménagements éventuels ? Doit-on dire, a priori : "Il faut huit heures de français en sixième", au lieu de se pencher sur ce qu'un élève de Sixième peut et doit apprendre — afin d'arriver en Troisième dans un état décent ? N'est-ce pas en fonction des objectifs (et du mode…) du Bac que l'on peut déterminer les modalités de classe ? Ce n'est pas avec du quantitatif, comme le réclament sans cesse les syndicats qui y trouvent certainement leur compte, que l'o changera les choses, mais en osant le qualitatif — une révolution des mentalités chez les enseignants, à lire certaines des critiques qui arrivent ici…
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 juillet 2007
"Ce n'est pas avec du quantitatif, comme le réclament sans cesse les syndicats qui y trouvent certainement leur compte, que l'o changera les choses, mais en osant le qualitatif — une révolution des mentalités chez les enseignants, à lire certaines des critiques qui arrivent ici..."
Pardonnez à ma "compréhension difficile", mais quand M.Darcos annonce triomphalement, avant toute refonte des programmes, 10000 suppressions de postes, il me semble qu'il fait clairement passer le quantitatif avant le qualitatif, non ?
Alors, par où doit commencer la révolution des mentalités ?
Ecrit par : OGM | 01 juillet 2007
Je pense en effet, JPB, que la demande rituelle “Des moyens, des moyens !” (c'est comme ça qu'on appelle l'argent chez les profs) est quelque chose qui nous a fait beaucoup de mal. Et le SNES n’y est certainement pas étranger ! Ça lui tient de politique depuis des années et ce mantra est devenu un lieu commun qui brouille les pistes. Redistribuer ces fameux moyens, c’est une autre paire de manches qui demande autre chose que des mouvements de menton ou des défilés.
Il y a un autre problème “qualitatif” qui fait peur aussi bien aux syndicats qu’aux pédagogos et au ministère : le fait que les enseignants puissent effectivement s’organiser de façon autonome sur le terrain, ce qui ne veut pas dire irresponsable. Le système hiérarchique français légué par l’Église catholique et la monarchie fait qu’on soupçonne toujours les gens de la base qui sont forcément dans le péché et qu’il faut pour cela contrôler le plus possible. Voir Ségo Big Mother, le “travail en équipe” ou la monstruosité de Fillon, le conseil pédagogique. Ce qui rejoint la “société de contrôle” ou la “barbarie douce” que certains nous prédisent, le cauchemar bien-pensant. Alors que par la force des choses, nous serons toujours seuls face à nos classes et ce n’est pas ceux qui fuient les élèves et qui les aiment tellement sous forme de tableaux de chiffres qui vont nous remplacer.
Et sur le problème de la qualité, on peut lire ou relire “Traité du Zen et de l’Entretien des Motocyclettes” de Pirsig…
Ecrit par : Lariba | 01 juillet 2007
Le système hiérarchique français légué par l’Église catholique et la monarchie fait qu’on soupçonne toujours les gens de la base qui sont forcément dans le péché et qu’il faut pour cela contrôler le plus possible.
Ecrit par : Lariba | 01 juillet 2007
Très fin. Très subtil. Et vous, vous comptez léguer quoi, votre connerie ? Gros patrimoine ! Allez je vous laisse patauger ans votre merde et enculer les mouches. Vous ne méritez pas qu'on vous en tire. Ce qui vous arrive, vous l'avez bien cherché. Démerdez-vous. Bye.
Ecrit par : Ségolène Royal | 01 juillet 2007
Et si on apprenait aux élèves dès la seconde à se chercher un métier ? Si on leur faisait faire les P.P.P. recommandés par le rapport Hetzel ? (On se demande bien pourquoi il a fait un rapport, celui-là, puisque personne n'en tient compte, comme tous les rapports).
Ce serait déjà pas mal qu'on leur fasse rencontrer des artisans, découvrir des entreprises, connaître des métiers...
Ecrit par : Jeremy | 29 juin 2007
Et on l'a créée pour quoi, l'école ? Un indice : "école" vient du mot grec signifiant "loisir".
Ecrit par : Christophe | 01 juillet 2007
Bah, la scholè grecque, ça n'a rien à voir avec votre loisir !
Qu'est-ce que c'est idiot, comme remarque !
Ecrit par : Jeremy | 01 juillet 2007
Vous balayez Christophe du revers de la main, mais vous n'avez pas raison. La scholè grecque, l'"otium cum dignitate" (repos non indigne) de Cicéron, le fameux "il ne nous manque que d'appeler "travailler" lire et réfléchir" de La Bruyère (citation approximative) se rejoignent pour une façon de voir l'école qui ne soit pas l'antichambre d'un métier auquel, de toutes façons, l'école ne pourra pas préparer. Leur faire rencontrer des artisans !! Et puis quoi, encore ? Leur apprendre à brosser les chiottes après qu'ils s'en seront servi ? Ils ne peuvent pas y aller d'eux-mêmes voir les artisans ? Mais il faudrait pour cela que la société arrête de présenter les artisans comme des crétins qui n'ont pas réussi, il faudrait que les parents admettent qu'il existe une survie noble en dehors de la 1eS. Tant que l'école aura honte de ce qu'elle est, un espace en dehors de la vie professionnelle, elle perdra son crédit.
Ecrit par : Amiel | 01 juillet 2007
"Comment se fait-il que l'auteur de cette préface, qui est un catholique fervent et très intransigeant, soit autant ému par ce livre et se trouve autant d'accord sur le sujet de l'école avec son auteur, qui est manifestement athée et anti-clérical ? C'est une chose stupéfiante que lui-même ne comprend pas." Laurent Lafforgue, dans la préface d'A bonne école, Jean-Paul Brighelli, p 13.
J'ai tenté d'expliquer pourquoi, je pourrais développer. Le fait est que si dans ce combat pour la vérité qu'est celui de l'école vous tournez le dos aux esprits religieux, vous allez perdre vos meilleurs alliés. Vous devriez plutôt tenter de leur tendre la main. Amitiés.
Ecrit par : Christophe Carrère | 01 juillet 2007
Bonnes vacances, mesdames, messieurs les professeurs !!
Je vous souhaite de prendre des forces afin d'être en pleine forme à la rentrée prochaine.
Je suis un pur produit de l'école publique.
Boursier durant toute ma scolarité ( sans cela, je serai ouvrier ou chomeur ), j'ai profité surtout de la qualité de mes enseignants
Ceux ci avaient l'instruction dans l'Ame, je les voyais mal dans leur peau lorsqu'une leçon n"tait pas comprise et en colère lorsqu'elles n'étaient pas apprises.
Aujourd'hui, j'ai 45 ans et j'ai 3 enfants, je suis horrifié de lire les manuels scolaires.
Autrefois, lire un livre d'histoire de collège, c'était une détente, je les ai encore et nous pouvions grace à la chronologie retenir facilement le déroulement
Aujourd'hui, non seulement la littérature n'est pas enseignée suivant une chronologie mais même l'histoire !!
Une certaine folie s'est emparée de l'école et je pense que si nous voulons encore voir un fils de femme de ménage PDG d'une entreprise du CAC40 ou un enfant de banlieue prix nobel de littérature, nous devrions vraiment changé quelque chose.
Amitiés encore et bonnes vacances.
Ecrit par : Olivier | 01 juillet 2007
Amiel a dit :
"Mais il faudrait pour cela que la société arrête de présenter les artisans comme des crétins qui n'ont pas réussi, il faudrait que les parents admettent qu'il existe une survie noble en dehors de la 1eS."
C'est le noeud (gordien ?) du problème ! Le péché originel de notre culture bourgeoise... Et ce snobisme qui confine à la cuistrerie est d'ailleurs le plus répandu chez les profs de collège qui décident en grande partie de l'orientation d'individus si jeunes qu'ils ne peuvent avoir une idée sufisamment précise de leurs aptitudes et de leurs goûts. J'ai rencontré assez de professeurs dans ma vie, je les ai assez côtoyés, observés, subis, pour savoir que l'écrasante majorité d'entre eux considèrent qu'il y a de sots métiers, contrairement à ce qu'enseigne très judicieusement la sagesse populaire. La plupart de ces enseignants trouvent que les métiers dits "manuels" (alors qu'ils réclament souvent beaucoup d'intelligence et de suite dans les idées) sont des occupations subalternes, des gagne-pains pour ratés. Qu'un élève de troisième ait des difficultés scolaires, ils prétendent qu'il est "nul", ce qui n'est sans doute pas faux, mais nul dans certaines disciplines jugées péremptoirement plus nobles que les autres ne signifie pas incapable ! Décider que les filières professionnelles sont réservées aux bons à rien, comme le font trop souvent les profs, ce n'est pas autre chose que de la pédanterie et même de la sottise ! En principe, un Bac doit servir, non à sanctionner les études secondaires comme c'est le cas actuellement, mais à donner le plus vaste choix possible d'orientations. Un bachelier devrait être aussi compétent en maths qu'en français ou en SES, ce qui lui permettrait de choisir n'importe quelle discipline à l'université ou l'entrée dans une des grandes écoles. Je ne peux pas être d'accord avec JPB lorsqu'il décrit l'enseignement comme un moyen d'acquérir une assez vaste culture pour s'insérer dans le monde professionnel. En énnonçant de telles énormités, JPB ne fait que répondre aux tendances de sa propre classe, suivre comme un mouton et sans beaucoup réfléchir (même s'il le croit) les préjugés de sa corporation. Chacun devrait savoir que la culture (bourgeoise) s'acquiert tout au long de la vie, et que nombre d'individus appartenant à des CSP élevées, au bout de quelques années après la fin de leurs études, s'empressent d'oublier ce qu'il ont appris qui en anglais, qui en maths, qui en français, lorsque ces matières servent peu dans leur carrière. J'ai connu des menuisiers qui ignoraient les principes présidant à la fabrication d'une table de qualité, et cela est à mes yeux beaucoup plus dramatique que l'incapacité, chez un avocat ou un médecin, à se souvenir de la façon dont on résout une équation un peu complèxe.
Ecrit par : Nabu | 01 juillet 2007
"Robin, je viens d'écouter pendant 3/4 d'heures sur France Inter l'émission "Interception", qui parlait des enseignants qui après une carrière dans le privé choisissent ce métier, et doivent donc se plier au dogme de l'IUFM. Aucun espoir de voir disparaître ce baratin abscons (sauf à supprimer cette néfaste engeance.)
Pendant un an, ils ont des cours de"pédagogisme" (c'est moi qui traduit) leur permettant de s'adapter au jargon IUFMesque qui leur permette de lire en clair (et d'intégrer ) le message que j'ai mis plus haut. Un petit progrès : en 2 éme année, ils ont un "stage filé", c'est à dire une journée par semaine dans le même établissement, au lieu de quatre semaines dans l'année."
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 juillet 2007
Emission rediffusée, qui plus est!
Outre le fait que ce stage filé, (intéressant cependant dans le fond), imposé par nos gouvernants pour des raisons purement économiques, (suppression de postes d'instits et apaisement des directeurs en grève administrative), l'ait été dans l'urgence et en dépit du bon sens, (j'ai des kilos de témoignages de stagiaires PE2 à cet égard), il doit défriser Anne-Marie Valette, à en juger par la violence de sa réaction qu'on ait pu entendre une émission de presque une heure où les IUFM n'aient pas été vilipendés par ceux qui y étudient et dans laquelle, même, certains éléments de leur formation aient pu trouver grâce à leurs yeux! Mais peut-être ont-ils été achetés par le lobby des pédagogistes pour tenir les propos qu'on a entendus dans leur bouche?
Hé oui, Guillaume, je n'ai pas zappé ce message d'Anne-Marie Valette; il faut dire que, pour une fois, ce n'était pas un interminable copié-collé!
Ecrit par : christophe sibille | 01 juillet 2007
L'intelligence est autre chose, autre chose que l'instruction - comme l'affirme pertinemment Landax - c'est en partie le bon sens, vertu qui n'est certainement pas la mieux partagée au monde, mon expérience me l'a très amplement confirmé.
P.S : En parlant de wahhabisme, je n'ai jamais rencontré de personne plus stupide qu'un salafiste. Ils ne sont pas "endoctrinés", non, ils sont tout simplement idiots Or, je sais que beaucoup d'entre eux sont capables de faire de brillantes études.
Ecrit par : Nabu | 01 juillet 2007
Cela n'aurait-il pas tendance à confirmer la conclusion d'une discussion assez longue tenue précédemment en ces lieux mêmes, conclusion qui disait qu'on pouvait être à la fois agrégé et d'intelligence, disons, moyenne?
Ecrit par : christophe sibille | 01 juillet 2007
Bien d'accord avec JPB sur ce qu'il dit dans ces deux dernières interventions; ce n'est qu'avec une marge d'autonomie dans les établissements et en travaillant avec les chefs d'établissements et pas contre eux que l'on pourra débloquer les choses.
Tant que j'y suis , je vous demande de m'excuser, JPB, pour le dernier post que je vous ai adressé où j'ai eu "la dent dure "et où je ne me suis pas exprimée comme je le voulais. La question pour qui roule JPB m'a paru étonnante. "On roule" toujours pour soi, bien sûr, et en même temps pour les autres à l'occasion; je ne crois pas au "pur altruisme", c'est tout ce que j'ai voulu dire mais j'ai dû mal le dire. Pour le reste, je ne change rien sur le contenu, mais j'aurais pu le dire de manière plus amène. Porter aux nues" le désir "indépendemment du reste m' a rappelé des conversations épiques avec des universitaires contents d'eux et nombrilistes à souhait et m'a fait sortir de mes gonds. Et j'en suis bien marrie... bref, j'ai été nullarde. Sorry...
Ecrit par : Thalie | 01 juillet 2007
En principe, un Bac doit servir, non à sanctionner les études secondaires comme c'est le cas actuellement, mais à donner le plus vaste choix possible d'orientations. Un bachelier devrait être aussi compétent en maths qu'en français ou en SES, ce qui lui permettrait de choisir n'importe quelle discipline à l'université ou l'entrée dans une des grandes écoles. Je ne peux pas être d'accord avec JPB lorsqu'il décrit l'enseignement comme un moyen d'acquérir une assez vaste culture pour s'insérer dans le monde professionnel. En énnonçant de telles énormités, JPB ne fait que répondre aux tendances de sa propre classe, suivre comme un mouton et sans beaucoup réfléchir (même s'il le croit) les préjugés de sa corporation. Chacun devrait savoir que la culture (bourgeoise) s'acquiert tout au long de la vie, et que nombre d'individus appartenant à des CSP élevées, au bout de quelques années après la fin de leurs études, s'empressent d'oublier ce qu'il ont appris qui en anglais, qui en maths, qui en français, lorsque ces matières servent peu dans leur carrière. J'ai connu des menuisiers qui ignoraient les principes présidant à la fabrication d'une table de qualité, et cela est à mes yeux beaucoup plus dramatique que l'incapacité, chez un avocat ou un médecin, à se souvenir de la façon dont on résout une équation un peu complèxe.
Ecrit par : Nabu | 01 juillet 2007
Rien à redire. Mais combien l'entendent ?
Ecrit par : Amiel | 01 juillet 2007
Tout à fait d'accord avec les commentaires d'OGM. De grands esprits peut-être troublés pour avoir été approchés par nos bons maîtres évacuent un peu trop facilement l'aspect matériel des choses. Curieuse convergence avec l'éternel discours libéral-libertaire qui voudrait nous persuader que l'échec scolaire n'est jamais une question de moyens mais relève des "mentalités".
SLL a pourtant publié sur son site "une petite synthèse sur le modèle finlandais" (http://www.sauv.net/finlande.php) assez décapante en ce qu'elle montre "un taux d'encadrement exceptionnel" avec par exemple des effectifs plafonnés à 400 élèves en collège et 500 en lycée. Un enseignement spécialisé aux classes limitées à 5 élèves garantit l'homogénéité dont parlait JPB et "Les méthodes de lecture utilisées sont syllabiques"...
les pédagogistes ont eux aussi soigneusement évacué cet aspect d'où, j'imagine, la mise au point de SLL. Ce n'est pas parce qu'un SNES en a fait un unique cheval de bataille qu'il faut l'écarter.
Fuir Ségo pour tomber dans les bras de Sarko, c'est quitter le pareil pour aller dans le même...mur !
Ecrit par : victor | 01 juillet 2007
Bien d'accord avec JPB sur ce qu'il dit dans ces deux dernières interventions; ce n'est qu'avec une marge d'autonomie dans les établissements et en travaillant avec les chefs d'établissements et pas contre eux que l'on pourra débloquer les choses. (Thalie)
La plupart des chefs d'établissements sont des crétins opportunistes, qui répètent ce qu'on leur enjoint de répéter sans se poser la moindre question ni avoir la moindre conviction. Alors leur laisser une marge d'autonomie, c'est le sabordage du système. Tout ce qu'ils savent faire, c'est se hâter d'aller grenouiller avec le rotary ou le lions club du coin, je vois ça à la campagne. L'autonomie est un joli nom pour vaseline.
Ecrit par : Amiel | 01 juillet 2007
Et on l'a créée pour quoi, l'école ? Un indice : "école" vient du mot grec signifiant "loisir".
Ecrit par : Christophe | 01 juillet 2007
Bah, la scholè grecque, ça n'a rien à voir avec votre loisir !
Qu'est-ce que c'est idiot, comme remarque !
Ecrit par : Jeremy | 01 juillet 2007
Vous balayez Christophe du revers de la main, mais vous n'avez pas raison. La scholè grecque, l'"otium cum dignitate" (repos non indigne) de Cicéron, le fameux "il ne nous manque que d'appeler "travailler" lire et réfléchir" de La Bruyère (citation approximative) se rejoignent pour une façon de voir l'école qui ne soit pas l'antichambre d'un métier auquel, de toutes façons, l'école ne pourra pas préparer.
Ecrit par : Amiel | 01 juillet 2007
C'est exactement ce que je voulais dire, merci Amiel.
Ecrit par : Christophe | 01 juillet 2007
Bien gérer, cela suppose d'offrir à des élèves en difficulté des heures de soutien (quatre heures / classe peut signifier six heures / élève — pour certains élèves), effectuées ou non par l'enseignant. .
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 juillet 2007
Moi y'en a avoir bouffé avec un gars qui s'appelle Hervé Mariton à midi. Moi y'en a m'être un peu heurtée avec lui, pas là-dessus mais bon.. J'peux te dire un truc, "compte là-dessus puis bois de l'eau!"
Que tu cultives des momes, des lavandes, des brebis ou des mises en scène de théâtre, ça ne change pas grand chose. Les "en difficulté" n'ont qu'à choisir une autre voie.
Aide-toi, le ciel t'aidera!
Ecrit par : dobolino | 01 juillet 2007
Pour vous faire rire (jaune ??) je ne savais pas que François Begaudeau, suite à l'écriture de son excellent (???) livre "Entre les murs" (que je n'ai pas lu) revendiquait le titre d'écrivain. Sur le plateau de Serge Moati, avec comme sujet "Le roman de la Présidentielle."
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 juillet 2007
Questions idiotes et emm...dtes pour des champions.
Un mauvais ouvrier se plaint toujours de ses outils, mettez un mauvais élève dans un bon établissement, sera -t-il meilleur?
Pourquoi les écoles privées sont-elles beaucoup sollicitées depuis trente ans?.
Un Jean-foutre, à l'université apprend quel métier?
Le grand patron de la fabrique, a-t-il une obligation de résultat?
Les statistiques des reçus au bac il y a cinquante ans dégageaient-elles un succès de plus de 80%?
Avec mon BAC à 18 ans, j'ai appris quel métier?
Un plombier à 18 ans avec son CAP, n'est-il pas mieux nanti que le bachelier?
Pourquoi aujourd'hui désigne t-on un balayeur, un "Technicien de surfaces lisses"?
L'orientation pour les jeunes, quand allons nous l'inventer?
Les parents sont-ils encore responsables de l'éducation de leur progéniture?
Et le projet du "dégraissage du mammouth", est-il toujours dans les cartons?
La suite au prochain numéro.......
Ecrit par : Landax | 01 juillet 2007
Bonjour,
Dobolino a écrit :
Moi y'en a avoir bouffé avec un gars qui s'appelle Hervé Mariton à midi... Les "en difficulté" n'ont qu'à choisir une autre voie. Aide-toi, le ciel t'aidera!
Les "en difficulté" n'auront qu'à consulter leur carnet de con dont le Mariton reste l'inoubliable coresponsable (avec le De Robien). Quand on signe, il faut assumer !
Ecrit par : dugong | 01 juillet 2007
carnet de con = carnet de compétences
Ecrit par : dugong | 01 juillet 2007
Il y a, dans le Livre de la connaissance de Maïmonide, cet énigmatique et immense docteur de la loi juive, qui figure aussi parmi le très petit nombre des philosophes les plus grands, plusieurs chapitres consacrés à l’enseignement de la déontologie de la vie scolaire, dont un passage est aujourd’hui, plus que jamais, bouleversant. Nous y lisons qu’un homme dont le père et le maître ont été emmenés en captivité doit racheter d’abord son maître, et ne payer qu’ensuite la rançon de son père. Dans la mesure où cette règle apparemment insensée peut enseigner quelque chose à tout homme en tant qu’homme, qu’il soit juif ou non, aujourd’hui comme hier, il s’agit d’une réflexion sur ce que c’est qu’être père. La paternité, nous est-il ainsi suggéré, ne s’avère pas dans le simple accomplissement d’une pure fonction biologique d’engendrement. Le père au sens véritable du terme est celui qui enseigne. Autrement dit, celui qui engendre au sens authentiquement humain du terme est celui qui enseigne.
Adrien Barrot, L’enseignement mis à mort.
Ecrit par : Christophe Carrère | 02 juillet 2007
Il n'est de pire sourd que celui qui ne veut entendre...
Ecrit par : Christophe Carrère | 02 juillet 2007
"Robin, je viens d'écouter pendant 3/4 d'heures sur France Inter l'émission "Interception", qui parlait des enseignants qui après une carrière dans le privé choisissent ce métier, et doivent donc se plier au dogme de l'IUFM. Aucun espoir de voir disparaître ce baratin abscons (sauf à supprimer cette néfaste engeance.)
Anne-Marie,
Il m'est souvent arrivé d'expliquer aux élèves, au collège, le schéma narratif et actanciel, le point de vue , la focalisation externe et interne et même une fois ou deux (mais j'ai vite arrêté) l'énonciation "ancrée" et "non ancrée", mais j'ai essayé de la faire en évitant de "plaquer" ce savoir qui peut facilement dégénérer en verbiage.
Par exemple à quoi bon leur apprendre l'énonciation non ancrée s'il ne connaissent pas la morphologie du
passé simple ?
Je pense qu'il vaut mieux leur parler des deux systèmes de temps dans la langue française : le système du présent et le système du passé.
Je m'inquiète que l'on demande à de futurs instituteurs d'enseigner en priorité ce genre de choses plutôt que de faire de la grammaire, du vocabulaire, de la conjugaison, de chercher à comprendre le sens d'un texte, d'apprendre aux élèves à s'exprimer correctement à l'écrit et à l'oral.
Je ne trouve pas non plus que le primaire soit le lieu le plus approprié pour aborder ces notions, sinon de façon très ponctuelle (ex. : demander aux élèves : qui est-ce qui raconte cette histoire ? Le narrateur ou la narratrice sont-ils des personnages de l'histoire ?...Mais éviter de parler de "point de vue narratif" et encore moins de "focalisation" à des CM1 !).
Ecrit par : Robin | 02 juillet 2007
Mon cher monsieur Carrère, la notion même de spiritualité est aujourd'hui confuse — et ce n'est pas la faute des non-croyants, qui soit n'en ont cure, soit l'exercent dans d'autres champs que celui de la religion : ce sont les croyants eux-mêmes qui ont dévalué la spiritualité, qu'il s'agisse des ultra-libéraux ultra-conservateurs 'born again christians" américains, des fanatiques de l'Islam ou de tout ce méli-mélo de ventres mous tentés par le mysticisme new age tout en confondant l'être et l'avoir, la sagesse et leur Porsche Cayenne.
L'idée de Maïmonide, si elle se trouve sous cette forme chez le philosophe, est belle à raconter, mais pratiquement douteuse. Nous avons tous eu — j'en ai parlé ici même il y a bien longtemps — des enseignants qui ont contribué à nous faire émerger de la chrysalide. Mais je ne me suis jamais senti "père" de mes élèves — je dirais même que j'ai violemment combattu celles de mes collègues qui trop souvent se veulent mamans avant d'être profs. Et si je ne repousse pas les élèves qui viennent, après les cours, quémander la bonne parole, je ne les encourage guère.
Sur toutes ces questions, je vous renvoie à la formule décisive de Dom Juan, à la scène 2 de l'acte III : "Je te le donne au nom de l'humanité" — une manière élégante de contourner le "au nom de dieu" qui ne signifiait déjà plus rien pour un homme de raison en 1665. Qu'un écrivain ait eu l'idée d'une telle formule 120 ans avant les Droits de l'homme, me rend Molière partiulièrement cher — c'est curieux, quand j'y pense, comme je n'ai d'affection réelle que pour les hommes de papier.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 juillet 2007
JPB
Avec tout le respect que je vous dois, il me semble que Molière dans cette scène du Dom Juan peint le personnage du "grand seigneur méchant homme" sous des traits particulièrement odieux puisqu'il propose au mendiant de renier ses convictions contre de l'argent.
Le mendiant refuse après un douloureux combat intérieur (douloureux aussi pour le spectateur) de le faire et Dom Juan lui fait l'aumône "par amour de l'humanité".
J'ai toujours pensé que Molière se situait du côté du mendiant (et dans un certain sens de Sganarelle) et que Dom Juan était dépeint certes, comme un homme extrêmement brillant et intelligent, mais finalement comme un scélérat.
Vous vous souvenez également de la scène où il fait à Sganarelle la théorie de l'hypocrisie après les travaux pratiques avec son père.
Vous savez mieux que moi quelles raisons personnelles Molière avait d'en vouloir à ce genre de personnage.
Il me semble qu'un homme comme Dom Juan avec ses passions froides et sa volonté de dominer les êtres et de les posséder, de les jeter après les avoir séduits se moque bien des "droits de l'homme" et de l'humanité...avec ou sans h majuscule...et surtout de ceux de la femme !)
Sinon, je suis entièrement d'accord avec vous en ce qui concerne le "new age" et la critique du "salmigondi".
Ecrit par : Robin | 02 juillet 2007
"et en travaillant avec les chefs d'établissements et pas contre eux que l'on pourra débloquer les choses. ""
c'est evident on est tous dans le même bateau (j'ai pas dit galere)
Difficile de constituer des classes: dans mon college on avait constitué des classes homogénes en 4 et 3 : classes constituées par les pp du niveau precedent en harmonie avec la CPE et le PA. Et bien sur les "mauvaises à faible effectif pas données aux derniers arrivants
l'exercice est délicat surtout si le turn over des élèves et des professeurs est important
Au début tout le monde est content mais dans les classes faibles tous les enseignants regrettent l'absence d'éléments moteurs et à la fin tous s'ennuient
le moindre mal semble l'heterogenéité controlée mais gare aux dérapages. Ce qui peut marcher ce sont des changement de classes pour les élèves dans le premier mois car on peut créer des mélanges tres détonnant en toute bonne foi. Les ados changent tellement à cet âge.
Ce qui fiche tout en l'air, c'est les mouvements d'élèves en cours d'année surtout qd les options font qu'on n'a pas le choix.
Ecrit par : rafale | 02 juillet 2007
"Mon cher monsieur Carrère, la notion même de spiritualité est aujourd'hui confuse — et ce n'est pas la faute des non-croyants, qui soit n'en ont cure, soit l'exercent dans d'autres champs que celui de la religion : ce sont les croyants eux-mêmes qui ont dévalué la spiritualité, qu'il s'agisse des ultra-libéraux ultra-conservateurs 'born again christians" américains, des fanatiques de l'Islam ou de tout ce méli-mélo de ventres mous tentés par le mysticisme new age tout en confondant l'être et l'avoir, la sagesse et leur Porsche Cayenne.
L'idée de Maïmonide, si elle se trouve sous cette forme chez le philosophe, est belle à raconter, mais pratiquement douteuse. Nous avons tous eu — j'en ai parlé ici même il y a bien longtemps — des enseignants qui ont contribué à nous faire émerger de la chrysalide. Mais je ne me suis jamais senti "père" de mes élèves — je dirais même que j'ai violemment combattu celles de mes collègues qui trop souvent se veulent mamans avant d'être profs. Et si je ne repousse pas les élèves qui viennent, après les cours, quémander la bonne parole, je ne les encourage guère.
Sur toutes ces questions, je vous renvoie à la formule décisive de Dom Juan, à la scène 2 de l'acte III : "Je te le donne au nom de l'humanité" — une manière élégante de contourner le "au nom de dieu" qui ne signifiait déjà plus rien pour un homme de raison en 1665. Qu'un écrivain ait eu l'idée d'une telle formule 120 ans avant les Droits de l'homme, me rend Molière partiulièrement cher — c'est curieux, quand j'y pense, comme je n'ai d'affection réelle que pour les hommes de papier.
JPB"
Ecrit par : brighelli | 02 juillet 2007
Merci, Jean-Paul! J'ai l'impression de vous "retrouver", et ça fait vraiment du bien en cette matinée pluvieuse! Ce message est vraiment rassérénant!
Ecrit par : christophe sibille | 02 juillet 2007
Depuis que je viens alimenter ma réflexion sur l'école ici, je me pose souvent la question de l'adaptation de l'enseignement au profil d'apprentissage.
Nous ne fonctionnons pas tous de la même façon : certains sont faits pour l'enseignement magistral, d'autres ont besoin d'être actifs pour apprendre. Certains aiment réfléchir, construire des théories, synthétiser, d'autres sont faits pour construire des objets concrets, expérimenter, tâtonner... Il suffit de les regarder jouer.
Des enfants ne se trouvent-ils pas en échec parce que la forme d'enseignement ne leur convient pas ? Combien d'élèves retrouvent le plaisir d'apprendre dans les filières manuelles parce qu'enfin la théorie est liée au concret. Qui ne connaît un enfant devenu bricoleur grâce un grand-père qui lui a appris par l'exemple ?
Je suis persuadée que c'est au maître de transmettre son savoir, mais n'y aurait-il pas plusieurs façons de le faire ? Tous les enseignants ont-ils eux-mêmes le même profil d'apprentissage ?
C'est peut-être (sûrement) une utopie, mais a-t-il déjà été tenté de former des classes selon ce profil (maîtres et élèves fonctionnant de la même façon et pouvant mieux se comprendre) ? Ce serait aussi une forme d'homogénéité mais pas de niveau.
L'urgence est certainement de revenir à des enseignements solides ("grammaire pure et dure" dites vous M. Brighelli), mais comment les rendre intelligibles à tous ? L'échec scolaire existait aussi il y a 50 ans et plus.
Je ne suis pas enseignante, aussi suis-je peut-être dans l'erreur. Si c'est le cas désolée de soulever des questions qui ne posent pas de problèmes !
Ecrit par : lucile | 02 juillet 2007
Robi,
L'année où j'avais une première S en français, j'avais consacré mon chapitre sur la poésie (pardon, mon "objet d'étude"!) à expliquer une vingtaine de poèmes tirés des Trophées, présentés d'ailleurs comme "oeuvre complète".
C'est une pure merveille en effet, mais je ne vous dis pas les moues de dédain des uns et des autres, à commencer par les élèves les plus "intelligents", qui trouvaient ça ringard! Déjà le goût déformé!
Ecrit par : Jean | 02 juillet 2007
Mon cher monsieur Carrère, la notion même de spiritualité est aujourd'hui confuse — et ce n'est pas la faute des non-croyants, qui soit n'en ont cure, soit l'exercent dans d'autres champs que celui de la religion : ce sont les croyants eux-mêmes qui ont dévalué la spiritualité, qu'il s'agisse des ultra-libéraux ultra-conservateurs 'born again christians" américains, des fanatiques de l'Islam ou de tout ce méli-mélo de ventres mous tentés par le mysticisme new age tout en confondant l'être et l'avoir, la sagesse et leur Porsche Cayenne.
Ceci prouve que vous n'y connaissez rien et (surtout parce que) vous ne vous y intéressez pas. Vous méprisez sans profondeur et avec une facilité qui ne vous honore pas. ce que vous dites est parfaitement idiot.
L'idée de Maïmonide, si elle se trouve sous cette forme chez le philosophe, est belle à raconter, mais pratiquement douteuse. Nous avons tous eu — j'en ai parlé ici même il y a bien longtemps — des enseignants qui ont contribué à nous faire émerger de la chrysalide. Mais je ne me suis jamais senti "père" de mes élèves — je dirais même que j'ai violemment combattu celles de mes collègues qui trop souvent se veulent mamans avant d'être profs. Et si je ne repousse pas les élèves qui viennent, après les cours, quémander la bonne parole, je ne les encourage guère.
Ceci prouve que vous n'avez pas compris ce que j'entends par Père. Vous confondez paternité et paternalisme.
Sur toutes ces questions, je vous renvoie à la formule décisive de Dom Juan, à la scène 2 de l'acte III : "Je te le donne au nom de l'humanité" — une manière élégante de contourner le "au nom de dieu" qui ne signifiait déjà plus rien pour un homme de raison en 1665. Qu'un écrivain ait eu l'idée d'une telle formule 120 ans avant les Droits de l'homme, me rend Molière partiulièrement cher.
Je ne suis pas votre élève cher monsieur. Mais je vous remercie pour vos renvois qui ne me renvoient à rien.
C'est curieux, quand j'y pense, comme je n'ai d'affection réelle que pour les hommes de papier.
Cela m'inquièterait à votre place... mais ce n'est pas très étonnant. Et si c'est une façon de me dire que vous n'avez pas d'affection réelle pour moi, que voulez-vous vraiment que cela me fasse ?
Ecrit par : Christophe Carrère | 02 juillet 2007
De quel côté est Molière dans la scène du pauvre ? Eternelle question. J’ai posé cette question, sous une forme un peu différente, à l’oral de l’EAF. Le pauvre , masque pour l’ermite/le religieux, n’est pas forcément une figure positive. (1)
Même chose pour la formule finale, diversement glosée au cours des siècles.
Pour l’amour , cette belle formule de J. Green
« Puisque tout doit finir, il faut revenir à l’essentiel, à l’irréductible. Les églises de Rome s’effacent dans une sorte de brume. Paris même s’évanouit comme un rêve. C’est le fait de la menace qui pèse sur le monde. Ce qui demeure, c’est l’amour, qui est d’essence divine, même l’amour d’un être créé pour un être créé. »
et n’oublions pas cette conclusion fameuse
« A la haute imagination ici manqua le pouvoir ; mais déjà, comme une roue mue également , tournait mon désir et le velle l'Amour qui meut le Soleil et les autres étoiles. »
une traduction plus élégante peut-être :
"Mus par l'amour qui meut le soleil et les autres étoiles"
(1) on trouve un bon résumé sur le site de R. Pommier
http://rene.pommier.free.fr/Pauvre.htm
Ecrit par : b. | 02 juillet 2007
C. Carrère je vous trouve bien dur. L’Eglise elle-même met en garde contre ces nouvelles spiritualités et beaucoup de croyants( chrétiens, musulmans ou autres ») , qui vivent sur le mode de « l’immédiateté » semblent effectivement matérialistes. C’est un point sur lequel on peut s’accorder je pense.
d'où:
Jésus répondit : "Mon royaume n'est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais mon royaume n'est pas d'ici."
Ecrit par : b. | 02 juillet 2007
Nom de Dieu : Green, Dante et la Bible dans le même post. Je vais passer pour un intégriste !
Ecrit par : b. | 02 juillet 2007
Je crois sincèrement que M. Brighelli combat un mal qu'il porte en lui-même, lutte contre une idéologie dont il est le premier défenseur. Je l'ai comparé à Janus bifrons, je crois qu'Oedipe conviendrait d'avantage, non seulement parce qu'il est celui qui a tué le père, mais aussi parce qu'il est celui qu'il recherche et qu'il veut anéantir. Il est la plaie et le couteau de ce Baudelaire que notre époque vénère. L'Heautontimoroumenos. Il me fait penser aussi à ce baron Münchhausen qui tentait de se soulever lui-même en se tirant par les cheveux. Effort héroïque s'il en est, mais un peu désespéré...
Ecrit par : Christophe Carrère | 02 juillet 2007
Merci à b. pour cette excellente analyse de Bernard Pommier qui m'a finalement concaincu.
Ci-dessous un copié-collé de sa conclusion. Cet exemple de la scène de Dom Juan et du mendiant (ou de l'anachorète) montre encore une fois la difficulté de se "décentrer" pour ne pas succomber à la tentation (si j'ose m'exprimer ainsi) de l'anachronisme en confondant l'Eglise de Bossuet et celle d'après Vatican II !
"Je conclurai donc que l'on peut récuser sans hésiter les interprétations modernes et bien-pensantes qui veulent faire de cette scène une scène édifiante. Non Molière n'a pas voulu nous faire assister à la victoire du Pauvre sur Dom Juan; non il n'a pas voulu exalter l'homme de foi pour mieux rabaisser l'incroyant. Peut-on aller plus loin et dire, avec M. Jadrin, que Hardouin de Péréfixe, le sieur de Rochemont et plus généralement tous les dévots qui ont crié au sacrilège étaient bien fondés à le faire ? Je le pense aussi. Certes, de nos jours, beaucoup de lecteurs ou de spectateurs, même parmi ceux qui sont croyants, n'ont plus le sentiment que cette scène, non plus que le reste de la pièce, est anti-religieuse. C'est que les chrétiens d'aujourd'hui, à l'exception des intégristes, ne sont plus ce qu'ils étaient. Non seulement ils pensent que l'amour de l'humanité constitue la meilleure raison d'aider les autres, mais ils croiraient volontiers qu'il peut dispenser de l'amour de Dieu. Et l'on ne peut que s'en réjouir.
Ecrit par : Robin | 02 juillet 2007
"Par où doit commencer la révolution des mentalités?"
Par un retour à la claire conscience que les élèves sont là pour s'instruire et non pour autre chose (l"école n'est pas un "lieu de vie", mais un "lieu d'enseignement"), que les professeurs sont là pour transmettre des connaissances, pour "faire des cours", et non pour laisser les élèves découvrir seuls le savoir au gré de leurs envies, qu'il n'y a pas d'autre mode d'enseignement collectif que celui du "face à face" (et non du "coude à coude"), que ce n'est pas l"élève qui est "au centre", mais la transmission des connaissances, etc. etc.. Mais tout a été dit là-dessus sur ce blog!
"Oser le qualitatif", c'est s'intéresser enfin aux méthodes pédagogiques. Par exemple, en finir avec les "séquences" au collège, n'est-ce pas aussitôt relever le "qualitatif"?
Ecrit par : Jean | 02 juillet 2007
Nom de Dieu : Green, Dante et la Bible dans le même post. Je vais passer pour un intégriste !
Ecrit par : b. | 02 juillet 2007
Green n'est pas vraiment en odeur de sainteté chez les intégristes. Je n'ai pas besoin, je pense d'expliquer pourquoi. Et la Bible, est pleine de surprises qui pourraient bien les scandaliser les intégristes ( les intégristes ne lisent pas la Bible en dehors de l'assemblée dominicale : Avant Vatican II, la lecture "privée" de la Bible était interdite, du moins dans l'Eglise catholique et les intégristes n'admettent pas Vatican II)
Une blague à propos des intégristes :
C'est Saint Pierre qui demande à Saint Antoine de Padoue de faire visiter le paradis à Mgr. Lefèbre :
"Surtout ne lui parlez pas des prostitué(e)s, des homosexuels, des marginaux...Et de Dom Juan (sauvé par l'intercession de Joseph Delteil !)
Il croit être le seul !
Ecrit par : Robin | 02 juillet 2007
Pommier, parfait. Si la scène avait eu ne serait-ce qu'un soupçon d'ambiguité, Molière aurait été autorisé à reprendre la pièce après le Carême de 1665 — il ne l'a jamais rejouée de son vivant, et je rappelle aux non-spécialistes que des pamphlets circulèrent dès janvier pour demander qu'il passe sur le bûcher. Mieux, la scène du pauvre a été coupée après la première représentation. Mieux, elle était encore coupée dans une édition de poche parue en 1942 — of course. Pire, la veuve de Molière a demandé à l'ineffable Thomas Corneille — le frère raté de l'autre — de la réécrire en vers, en sucrant tout ce qui pouvait paraître blasphématoire (les gens pressés peuvent comparer sur http://www.don-juan.net/francais/france/lf17synopsis2.htm : la scène du Pauvre a été carrément censurée).
Quant aux intentions de Molière, il suffit de savoir que Sganarelle était joué par lui — et qu'il se réservait les rôles ridicules, où il excellait (voir Maurice Descottes, les Grands rôles du théâtre de Molière). La scène précédente (III, 1) ne laisse d'ailleurs aucun doute — c'est celle qui culmine dans le "je crois que deux et deux font quatre, et que quatre et quatre font huit" — au passage, c'est une réplique réellement prononcée par le prince de Nassau quelques années auparavant, envoyée à la figure du prêtre accouru au chevet de ce libertin notoire pour lui extorquer les derniers aveux : voir sur ce sujet le superbe dialogue de Sade, Entretien d'un prêtre et d'un moribond).
Quant à ceux qui pensent que j'ai un problème du côté de la spiritualité, ou de l'œdipe, qu'ils aillent se faire voir : ego sum qui est. Et ce blog est ouvert à tous mais j'y accueille de préférence des gens de bonne compagnie qui n'ont pas forcément l'invective à la bouche. C'est vraiment une plaie, tus ces gens toujours persuadés d'avoir raison.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 juillet 2007
Nous sommes bien d'accord, Jean-Paul, vous n'avez pas à rendre compte ici, cela va de soi, de toutes vos activités et démarches.
En ce qui concerne Darcos, c'est vous qui nous avez un peu mis l'eau à la bouche en évoquant une conversation privée que vous eûtes avec lui et qui nous fit voir l'avenir instantanément sous un jour plus souriant. Du coup, nous nous plaisons à espérer et nous guettons l' embellie.
Mais vous avez raison, Pat, chat échaudé craint l'eau froide.
Et pour Les Grenouilles qui demandent un Roi, on ne se lassera jamais, en effet, de relire de tels chefs-d'oeuvre, et de les expliquer en classe. J'ai bien dit "expliquer"!
Ecrit par : Jean | 02 juillet 2007
Nom de Dieu : Green, Dante et la Bible dans le même post. Je vais passer pour un intégriste !
Ecrit par : b. | 02 juillet 2007
Moins qu'avec Oedipe, Janus, et le Père éternel.
Nomdidiou !!! La psychanalyse de bazar et le culbénisme en un seul homme, c'est trop !!
Ecrit par : yann | 02 juillet 2007
La différence entre le texte de Molière et celui de Thomas Corneille qui l'a remplacé, c'est que le second n'a plus dérangé personne pendant 100 ans...Comme si c'était une vertu, pour une oeuvre d'art que d'être "soporifique".
Le texte de Molière pose des questions dérangeantes et va bien au-delà de la fonction classique du "divertissement".
..C'est sans doute pourquoi aussi bien les "dévôts" que les gens superficiels ne le lui ont pas pardonné.
Ecrit par : Robin | 02 juillet 2007
J'ai eu, dans l'enseignement PRIVE, des cours d'EDUCATION RELIGIEUSE qui m'ont ENORMEMENT apporté.
J'y ai appris tellement sur le bouddhisme, l'Islam, le confucianisme, le judaïsme, etc. que je me souviens encore de ces cours (donnés en 5eme à raison de deux heures par semaine !)
Ecrit par : Jeremy | 01 juillet 2007
Expliquez moi donc comment, dans le public, se fera la répartition horaire entre les différentes croyances ?
En fonction des quotas établis pour les émissions religieuses du dimanche matin ? Des pourcentages de populations en France ? Dans la classe ? Dans l'école ? Dans le monde ?
Pensez vous en ce cas qu'il n'est pas logique d'y intégrer une bonne grosse tranche d'enseignement du fait athée et libre-penseur ?
Pensez vous que nos petits banlieusards se laisseront enseigner sans mufti (pardon, sans moufter !) les croyances païennes et idolâtres des hindous ?
NON !!
L'enseignement du fait religieux, une sorte de catéchisme oecuménique (ta mère, ou ton Père, pour C.C.) mou à l'école, est une aberration.
Je vais me faire pendre (virtuellement) par les roubignolles, mais, pour le coup, je vais défendre Meirieu : laissons les gamins construire leurs "savoirs" et leurs croyances tout seuls. S'ils vivent déjà dans une famille pieuse, de toutes façons, c'est cuit. Et si on les laisse chercher eux mêmes, ils trouveront ce qu'ils ont à trouver.
Que l'école se contente d'un bon enseignement historique, sans compromissions, sans baisser culotte, ils feront le reste tout seuls.
Ecrit par : yann | 02 juillet 2007
« Puisque tout doit finir, il faut revenir à l’essentiel, à l’irréductible. Les églises de Rome s’effacent dans une sorte de brume. Paris même s’évanouit comme un rêve. C’est le fait de la menace qui pèse sur le monde. Ce qui demeure, c’est l’amour, qui est d’essence divine, même l’amour d’un être créé pour un être créé. » (Julien Green)
Quelle phrase magnifique et comme c'est vrai cet effacement de tout dans ce monde qui se meurt.
"Au soir de la vie, nous serons jugés sur l'amour" (Saint-Jean de la Croix)...
Tout le problème est de savoir en quoi consiste ce "jugement"...Quant à l'amour...
Pourquoi ce "même" ? J'aurais plutôt dit "surtout".
Ecrit par : Robin | 02 juillet 2007
Ah, Monsieur Brighelli, comme je me sens en bonne compagnie auprès de vous, parmi les mal comprenant et les idiots congénitaux qui de surcroît manquent singulièrement de tolérance en appréciant peu l'injure ...
Ecrit par : Zorglub | 02 juillet 2007
C'est vraiment une plaie, tus ces gens toujours persuadés d'avoir raison.
Ecrit par : brighelli | 02 juillet 2007
Je suis d'accord avec vous. Surtout quand ils n'ont pas tort.
Ecrit par : Christophe Carrère | 02 juillet 2007
"Depuis que je viens alimenter ma réflexion sur l'école ici, je me pose souvent la question de l'adaptation de l'enseignement au profil d'apprentissage.
Nous ne fonctionnons pas tous de la même façon : certains sont faits pour l'enseignement magistral, d'autres ont besoin d'être actifs pour apprendre. Certains aiment réfléchir, construire des théories, synthétiser, d'autres sont faits pour construire des objets concrets, expérimenter, tâtonner... Il suffit de les regarder jouer.
Des enfants ne se trouvent-ils pas en échec parce que la forme d'enseignement ne leur convient pas ? Combien d'élèves retrouvent le plaisir d'apprendre dans les filières manuelles parce qu'enfin la théorie est liée au concret. Qui ne connaît un enfant devenu bricoleur grâce un grand-père qui lui a appris par l'exemple ?
Je suis persuadée que c'est au maître de transmettre son savoir, mais n'y aurait-il pas plusieurs façons de le faire ? Tous les enseignants ont-ils eux-mêmes le même profil d'apprentissage ?
C'est peut-être (sûrement) une utopie, mais a-t-il déjà été tenté de former des classes selon ce profil (maîtres et élèves fonctionnant de la même façon et pouvant mieux se comprendre) ? Ce serait aussi une forme d'homogénéité mais pas de niveau.
L'urgence est certainement de revenir à des enseignements solides ("grammaire pure et dure" dites vous M. Brighelli), mais comment les rendre intelligibles à tous ? L'échec scolaire existait aussi il y a 50 ans et plus.
Je ne suis pas enseignante, aussi suis-je peut-être dans l'erreur. Si c'est le cas désolée de soulever des questions qui ne posent pas de problèmes !"
Ecrit par : lucile | 02 juillet 2007
Non, lucile, vous n'êtes absolument pas dans l'erreur! Vous êtes la voix et "la voie" du bon sens!
Ecrit par : christophe sibille | 02 juillet 2007
comme je me sens en bonne compagnie auprès de vous, parmi les mal comprenant et les idiots congénitaux.
Ecrit par : Zorglub | 02 juillet 2007
Et tu t'y connais Guirlup, zarlip, marlup... etc.
Ecrit par : Christophe Carrère | 02 juillet 2007
Eh,bande de profs intellos, j'espère que vous avez pris de la graine, que vous avez bien lu Nabu le 1er Juillet ...Et Monsieur Brighelli, vous continuez le fil sans daigner répondre...
Et pendant ce temps Mr Sarkozy a suspendu l'apprentissage junior...C'est trop tôt pour apprendre un métier, il vaut mieux rester au chaud à s'emmerder et à emmerder tout le monde pour avoir accés à la culture...Bravo, quel courage dans les réformes, que vivent le collège et la pensée uniques.
Ecrit par : agna | 02 juillet 2007
Non, Lucile, vous n'êtes pas dans l'erreur, c'est le bon sens...
Ecrit par : agna | 02 juillet 2007
Et Landax aussi le 1er Juillet.
Ecrit par : agna | 02 juillet 2007
"Combien d'enfants retrouvent le plaisir d'apprendre dans les filières manuelles parce qu'enfin la théorie est liée au concret."
Vous avez tellement raison, Lucile!
Mais ils faut ajouter aussitôt qu'ils retrouvent surtout le plaisir d'apprendre ... autre chose, car pour ce qui concerne le français, ou les mathématiques, je voudrais bien qu'on m'explique comment, en 4ème, on peut pratiquer une pédagogie plus concrète!
Non, ce qu'il faut reconnaître enfin, c'est que certains enfants sont très vite saturés d'études "longues" et d'enseignement général et n'aspirent qu'à une chose, entrer dans la vie active ou du moins recevoir une formation de type beaucoup plus "professionnel".
Il me paraît vain et un tantinet sadique de les maintenir de force, sous prétexte que la "culture générale est indispensable dans la vie", dans l'enseignement général. De là vient le succès de l'apprentissage junior dans les Régions qui l'ont mis en place.
C'est bien de remettre en place des "filières" qu'il s'agit, Lucile, ces "filières" dont il était interdit de prononcer le nom depuis pas mal d'années, depuis que l'égalité des chances avait été confondue avec l'"égalitarisme".
Ecrit par : Jean | 02 juillet 2007
Bien d'accord avec vous Jean sur la confusion égalité des chances = égalitarisme
"car pour ce qui concerne le français, ou les mathématiques, je voudrais bien qu'on m'explique comment, en 4ème, on peut pratiquer une pédagogie plus concrète!"
Bien sûr, il faut de la théorie, mais ne pourrait-il pas y avoir après une heure théorique, une heure de maths appliquées à une situation concrète par exemple ?
Pour le français, c'est peut-être un peu plus difficile, mais il devrait bien y avoir des idées à mettre en pratique.
En fait, ceux qui ont besoin de manipuler quelque chose trouvent toujours des solutions : combien de cahiers sont remplis de dessins faits pendant les cours, non pas toujours pour "buller" mais parfois pour mieux se concentrer !!!
Ecrit par : lucile | 02 juillet 2007
Mais tant que les filières manuelles seront dévalorisées et méprisées ...
Ecrit par : lucile | 02 juillet 2007
Pour le fait religieux, il est déjà pris en charge par les profs de français et leurs « textes fondateurs » et par les profs d’HG qui , en effet, traient à égalité toutes les religions, même celles disparues . Ce n’est pas forcément un mal . Cet éclairage peut parfois sauver un élève abandonné à lui-même ou à son entourage d’une dérive sectaire, soit parce que les élèves ne connaissent que par ouï dire telle religion soit parce qu’ils la connaissent à travers un texte fortement manipulé. Pour ce qui est de la tolérance, je ne développe pas.
Et puis, pour l’étude de la littérature ça sert toujours. Mais enfin, Yann a raison . Dans certaines classes, il est parfois difficile d’insister sur le fond chrétien, voire catholique, de nos classiques.
Ecrit par : b. | 02 juillet 2007
Pour les métiers manuels, d’accord. Mais j’ai autour de moi quelques cas concrets de personnes qui n’ont pas regretté, en reprenant, à l’âge adulte , des études (pour leur permettre par exemple de devenir maçon ou chef de chantier) d’avoir reçu une bonne formation « générale »en mathématique , histoire de lire un plan, faire des calculs etc. Même, maintenant que pour certains ils ont un poste à responsabilité, ils regrettent leurs lacunes en français qui les gênent quand ils doivent rédiger une note de synthèse ou un rapport.
Pour le reste, on est bien obligé tout de même d’enseigner en français des textes littéraires. La culture sert aussi à former des citoyens et on ne peut toujours confondre le « français » et la communication (voir le post de Pendariès).
Toutefois, il est vrai que nous vivons encore en partie sur une conception de la culture fondée sur « l’otium » ou sur l’humanisme bourgeois (la culture pour rien , simplement pour être un homme) mais face à des élèves de plus en plus consommateurs, c’est de moins en moins le cas.
Ps : un psychologue pourra m’éclairer. Y-a-t-il vraiment des formes d’intelligence différentes ?
Ecrit par : b. | 02 juillet 2007
Quand une personne souffre d’hallucinations, on appelle ça folie. Quand plein de gens souffrent d’hallucinations, on appelle ça religion.
Ecrit par : P. Nomi | 02 juillet 2007
Pour en finir avec Dom Juan :
« Tout Paris s’entretient du crime de Molière.
Tel dit : j’étoufferai cet infâme bouquin,
L’autre : je donnerai à ce maître faquin
De quoi se divertir à grands coups d’étrivière.
Qu’on le jette lié au fond de la rivière
Avec tous ces impies compagnons d’Arlequin ;
Qu’on le traite en un mot comme dernier coquin,
Que ses yeux pour toujours soient privés de lumière.
Tous ces maux différents, ensemble ramassés
Pour son impiété ne serait pas assez ;
Il faudrait qu’il fût mis entre quatre murailles,
Que ses approbateurs le vissent en ce lieu,
Qu’un vautour , jour et nuit, déchirât ses entrailles,
Pour montrer aux impies à se moquer de Dieu. »
Molière, le S. Rushdie de l’époque !
Ecrit par : b. | 02 juillet 2007
ne seraient pas
Ecrit par : b. | 02 juillet 2007
J'ajoute, Lucile, que si ces élèves sont las de l'enseignement général, c'est souvent aussi parce qu'ils ont subi, en plus, ces méthodes pédagogiques imbéciles qui présentent le point commun qu'elles supposent plus ou moins acquis ce que précisément il faudrait acquérir.
Si on prenait le temps de poser avec eux des bases simples et solides, on pourrait probablement en réconcilier certains avec l'enseignement général où ils se sentaient en échec. Mais l'enseignement collectif interdit cette pédagogie individualisée. Alors si en plus les méthodes "collectives" sont désastreuses...
D'ailleurs la vraie révolution des mentalités ne consisterait-elle pas à en revenir à des pédagogies moins imbues d'elles-mêmes (et de ce fait indifférentes à l'élève - il faut se mettre, disait un Inspecteur général, non pas au niveau des élèves, bien sûr, mais à leur portée, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui, notamment au lycée dans les classes de français) et à des programmes moins ambitieux? Bref, en faire moins mais mieux?
Ecrit par : Jean | 02 juillet 2007
Tout le problème est de savoir en quoi consiste ce "jugement"...Quant à l'amour...
Ecrit par : Robin | 02 juillet 2007
J'aurais dit le contraire mon cher Robin. Tout le problème est de savoir en quoi consiste cet "amour"... Quant au jugement...
Ecrit par : Christophe Carrère | 02 juillet 2007
J'adresse solennellement mes excuses à M. Brighelli et aux autres pour la rudesse de mon propos. Je suis très imparfait et j'ai l'invective facile, c'est vrai. Votre combat est juste, même si nous ne partageons pas les mêmes valeurs.
Ecrit par : Christophe Carrère | 02 juillet 2007
Je voudrais juste faire écho à Lucile en (ré)écrivant ce que je n'ai jamais osé écrire ici depuis que le blog existe: mais qu'y avait-il de mal, de si honteux, de si insupportable (pour les élèves et les enseignats...) avec ces "classes pratiques" (qui portaient bien leur nom!) et "de transition" puis CPPN après..., où j'ai exercé dans les années 70, en collège?
Juste deux ou trois exemples: avec des jeunes des quartiers "difficiles"( un euphémisme à l'époqie) des hauteurs de Rouen, c'était un régal de les retrouver chaque matin avec cette personnalité qui ne supportait pas l'abstraction et qui demandait toujours du concret. Qui n'a pas vu dans le quartier du collège, un beau soir, arriver le principal du collège, remorquant des épaves de "Dauphine" (Renault de l'époque), poussées par un groupe de ces jeunes et que nous avons ensuite désossées dans la cour du collège, pour monter le moteur en salle de T.P. et ensuite "faire le cylindre" en maths grâce aux cylindres sortis !!! Avec les clés apportées par les garçons! A la bonne franquette, au mépris de tous les soucis d'accident, d'assurances ou du qu'en dira-t-on....On ne voyait pas le temps passer. Pas un seul problème de discipline dans le collège avec eux. Une collègue, certifiée de lettres classiques (c'était quelque chose, à l'époque, je vous jure!) est venue parler du métier de son mari, médecin, à tous ces garçons et filles - "autrement intelligents", comme on disait à l'époque- Un impact extrordinaire. Vous auriez vu la tenue de ces jeunes devant l'occasion qui leur était offerte , de les considérer "comme les autres". Et ce champion cycliste anglais venu parler aussi de son expérience en Normandie, accompagné de l'entraîneur de Jacques Anquetil, André Boucher. Vous auriez vu! J'ai encore les photos. les petits gâteaux préparés, avec le café par les jeunes....Une ambiance que je n'oublierai jamais. Mes meilleurs souvenirs de l'enseignement avec ces jeunes.
J'ai poursuivi pratiquement (sans jeux de mots) le même travail dans un collège du Jura. Avec des "primo arrivants "Turcs, maghrebins, Laotien... avec des vieilles bécanes de machines à écrire pour faire un petit journal d'établissement. Puis les CAP avec stages chez un patron sont arrivés. Avec le copain qui faisait son apprentissage chez le pâtissier de la ville...Pas de problèmes avec ces jeunes et je mettrais ma main au feu qu'ils sont devenus des adultes bien intégrés dans la société avec des enfants qu'ils guident avec de bons moyens de parents avertis et éclairés..; j'ai d'ailleurs eu quelques retours depuis,au hasard d'internet et je sais que tous ces jeunes "s'en sont bien sortis".
Le "ghetto "de l'époque? Quel ghetto, oserai-je demander ? J'étais un prof heureux avec ces jeunes et ça ne m'a jamais empêché d'aborder une certaine forme de culture, sous certaines autres manières de faire. Pourquoi , effectivement, être sorti d'un tel ordre des choses, qui n'a jamais prouvé sa nocivité, bien au contraire ?
Ecrit par : Francoli | 02 juillet 2007
Jean et b., tout à fait d'accord sur la nécessité d'avoir des bases simples et solides, mais n'y a t-il pas différentes voies pour les acquérir ?
Exemple concret : dans une formation d'adultes à laquelle j'assiste, pour mieux retenir les notions, certains (comme moi) prennent des notes malgré les polycopiés, d'autres écoutent bien concentrés, et une personne tricote. Certains de nos formateurs ont une méthode frontale, d'autres une méthode qui fait participer : la première me va très bien, je m'ennuie avec l'autre, mais pour d'autres participants c'est l'inverse. Est-ce l'école qui nous a "formatés" ? Est-ce "génétique" ?
Cette question des processus d'apprentissage m'intéresse beaucoup et je trouve dommage comme dit Jean qu'au lieu de chercher à se mettre "à la portée" de l'enfant, on se soit souvent mis "à son niveau". Pour beaucoup l'école est devenue un lieu d'ennui.
Merci pour ces réponses, et pour votre témoignage Francoli.
Ecrit par : lucile | 02 juillet 2007
Les "classes pratiques" étaient une idée pédagogique tout à fait excellente.
Comment voulez-vous que des élèves qui remettent à neuf ensemble une 4CV Renault ne retrouvent pas ainsi l'estime d'eux-mêmes?
Les bureaucrates farcis d'iéologie qui ont supprimé les CPPN et les classes de transition ont jeté des quantités de jeunes gens dans l'échec scolaire, la frustration et la marginalité.
Je crois bien - Robin porrait le confirmer - que les syndicats de gauche bien-pensants avaient applaudi chaudement à cette suppression!
Ecrit par : Jean | 02 juillet 2007
Je ne crois pas qu'il existe un seul professeur de collège qui pratique une "méthode frontale" au sens où il monopoliserait la parole pendant toute l'heure sans jamais la donner aux élèves.
Simplement, le professeur garde la maîtrise de la progression de la séance, et les questions qu'il pose et les réponses qu'il reçoit lui servent à s'assurer que les élèves suivent ses explications et à avancer dans son cours.
Au lycée, en revanche, en français et dans toute matière où un programme surchargé impose un rythme soutenu, il est impossible de poser sans arrêt des questions aux élèves. Le professeur en est réduit à foncer, et à faire un cours vraiment magistral.
En français, il est même impossible de faire autrement - c'est du moins mon expérience en première S - pour la raison qu'une question posée ne reçoit pas de réponse tellement l'ignorance des élèves est insondable. La séance serait aussitôt bloquée. Il vaut mieux, pour le professeur, ne pas poser de questions ( et ne pas s'en poser!) et dicter son cours sans état d'âme. Et puis le programme de français de première est tellement abstrait, tellement cuistre, tellement technique et sans âme que les élèves sont totalement incapables d'évoluer à un tel niveau, qui est en vérité celui du CAPES de Lettres modernes. Là, le seul recours, c'est du faire du frontal au sens imbécile du terme.
Ecrit par : Jean | 02 juillet 2007
L'amour de l'humanité (...) peut dispenser de l'amour de Dieu. Et l'on ne peut que s'en réjouir.
Ecrit par Robin.
Certainement pas, Robin. Certainement pas. Et ce n'est pas être intégriste que de dire cela, (pas de chantage s'il vous plaît à l'intégrisme). C'est être chrétien (et même juif ou musulman). A quoi servirait le Christ s'il suffisait d'aimer l'humanité pour se dire chrétien. L'amour de l'humanité passe par l'amour de dieu et l'amour de dieu par l'amour du prochain. Les deux sont liés, même s'il existe des contradictions, qui n'en sont peut-être pas. Comme : "Rien ne rend Dieu proche comme le prochain" et comme "Quitter la créature pour atteindre au créateur". Mais briser l'un, c'est à coup sûr briser l'autre.
A monsieur Brighelli, au sujet de Thomas Corneille, le frère raté qui a traduit en vers l'Imitation. Réussir pour un chrétien et réussir pour un homme de lettres sont deux conceptions très différentes. Et si Thomas Corneille a raté aux yeux de JPB, l'important est qu'il n'ait pas échoué aux yeux de JC...
Ecrit par : Christophe Carrère | 02 juillet 2007
Merci Jean.
C'est au lycée que sont mes meilleurs souvenirs : nous avons appris tant de choses (en ce temps là) !
Méthode frontale : c'est vrai que le mot n'est pas joli, mais écouter une personne qui maîtrise son sujet et sait le rendre intéressant, ce n'est pas une mauvaise manière de faire, n'en déplaise à certains aujourd'hui. Pour ceux qui sont avides de connaissances, elle reste la plus pratique pour apprendre beaucoup en peu de temps !
Ecrit par : lucile | 02 juillet 2007
Correction : il s'agit de Pierre Corneille. Pierre..
Ecrit par : Christophe Carrère | 02 juillet 2007
Quand je suis ici quelque temps, personne ne parle, et dès que je m'absente, les messages intéressants abondent.
Christophe, Nabu et Amiel, pour moi l'école sert à acquérir une culture ET à à apprendre un métier (de préférence même plusieurs métiers, et beaucoup de compétences). Ce n'est pas la peine de ressortir une notion grecque pour faire savant, de parler de "nettoyer les chiottes" et d'employer une citation latine mal traduite pour défendre le contraire.
Pour les classes pratiques : j'adhère, évidemment. Une bonne idée qui a été jetée à la trappe.
Pour Yann : le "quota" d'heures attribué à chaque croyance dans un cours d'enseignement religieux est censé être le même pour chaque religion... Ca ne me semble pas un point très délicat (tant d'heures pour le christianisme, tant pour le judaïsme, tant pour l'Islam, tant pour le bouddhisme, etc.). C'est censé être de la culture, pas du prosélytisme. Et puis il peut très bien y avoir des heures pour l'athéïsme, le déisme, la mythologie, l'agnosticisme, etc.
Quant à l'idée meirieusienne de la construction de son propre savoir en matière de religion, cela convient très bien aux intégristes et aux sectes, qui s'en chargent à merveille.
Après tout, laissons comme c'est, puisque ça marche si bien.
Je persiste, pour ma part, à penser que l'enseignement du fait religieux en cours d'éducation religieuse (et non de catéchisme) permet une ouverture bien plus intéressante que l'étude bâclée d'un texte de la Bible et d'un extrait de Gilgamesh en début de sixième, vus comme "textes fondateurs".
Ecrit par : Jeremy | 02 juillet 2007
J'ai oublié de préciser que j'aimais toujours autant lire les posts de Robin ici... Et qui cite Grenn en plus.
Robin, je ne vous flatte pas. Je vous remercie.
Ecrit par : Jeremy | 02 juillet 2007
Non, ce qu'il faut reconnaître enfin, c'est que certains enfants sont très vite saturés d'études "longues" et d'enseignement général et n'aspirent qu'à une chose, entrer dans la vie active ou du moins recevoir une formation de type beaucoup plus "professionnel".
Vous avez raison, Jean, mais n'oubliez pas non plus les enfants qui ont des dispositions artistiques et qui on besoin d'horaires aménagés.
Ecrit par : Robin | 02 juillet 2007
artistiques... ou sportifs !
Ecrit par : Robin | 02 juillet 2007
Exact, Robin, mais ces enfants-là sont-ils à ce point en rupture avec l'enseignement général? La "saturation" et l'"impatience" prennent-elles une forme aussi agressive?
Ecrit par : Jean | 02 juillet 2007
«L'amour de l'humanité (...) peut dispenser de l'amour de Dieu. Et l'on ne peut que s'en réjouir. »
C. Carrère, attention il s’agit d’une citation de R. Pommier et cette citation n’engage pas Robin.
Pour ces cours d’instruction religieuse, il me faudrait plus d’informations. Un jour, par curiosité, j’ai demandé à une amie du privé ce qu’elle faisait dans ce genre de cours. Réponse : du Baudelaire . Pourquoi pas ? Est-ce une exception ? Ou ces heures d’instruction sont-elles un vaste fourre-tout ?
Toujours du Green, toujours sur l’amour : « Se cacher le gouffre l’un à l’autre. L’amour, c’est cela. »
Ecrit par : b. | 02 juillet 2007
L'amour de l'humanité (...) peut dispenser de l'amour de Dieu. Et l'on ne peut que s'en réjouir.
Ecrit par Robin.
Certainement pas, Robin.
J'ai cité la conclusion de Bernard Pommier. Je ne pense pas tout à fait ainsi, moi-même, mais ça serait trop long à expliquer et nous ne sommes pas sur un blog de théologie.
Mais je remercie les uns et les autres, y compris les "virulents". J'ai trouvé cette discussion sur le Dom Juan de Molière extrêmement intéressante.
Christophe me permet de préciser également ma pensée :
Nous ne savons pas en quoi consiste le jugement et nous ne savons pas non plus en quoi consiste véritablement l'amour. On se trompe si facilement (voir La Rochefoucauld et les pièges de "l'amour propre" et B. Pommier met en doute, à juste titre, la "sainteté" du mendiant dans le Dom Juan de Molière)
Mais si le jugement existe, il ne nous sera pas reproché de ne pas l'avoir "accompli", ce reproche, nous ne cessons de nous le faire à nous-mêmes ; il nous sera reproché de ne pas l'avoir "cherché".
Ecrit par : Robin | 02 juillet 2007
Et pour ce qui est du relativisme religieux en ce qui concerne le christianisme, un peu de W. Blake :
THE VISION OF CHRIST that thou dost see
Is my vision’s greatest enemy.
Thine has a great hook nose like thine;
Mine has a snub nose like to mine.
Thine is the Friend of all Mankind; 5
Mine speaks in parables to the blind.
Thine loves the same world that mine hates;
Thy heaven doors are my hell gates.
Socrates taught what Meletus
Loath’d as a nation’s bitterest curse, 10
And Caiaphas was in his own mind
A benefactor to mankind.
Both read the Bible day and night,
But thou read’st black where I read white.
Ecrit par : b. | 02 juillet 2007
Les bureaucrates farcis d'iéologie qui ont supprimé les CPPN et les classes de transition ont jeté des quantités de jeunes gens dans l'échec scolaire, la frustration et la marginalité.
Je crois bien - Robin porrait le confirmer - que les syndicats de gauche bien-pensants avaient applaudi chaudement à cette suppression!
C'est vrai, Jean ; ils n'en ont jamais raté une : les CPPN, les classes de transition, de nombreux CAP, les 4ème préparatoires, les 4ème et 3ème technologiques...Tous ces remèdes aux méfaits du collège unique ("inique" plutôt) ont été supprimés les uns après les autres.
Le collège unique est un dogme, il relève de la croyance religieuse pure et dure (en vérité il s'agit d'idôlatrie) et tout cela déroge au dogme. Il faut un cyclindre et un tapis roulant et pas une tête qui dépasse, un point c'est tout.
Oui, j'ai vu des élèves en grande difficulté à tous points de vue, scolaire et psychologiques, que les CPPN par exemple ont aidés, soutenus, rattrapés, remis sur la voie : un instituteur pour 14 élèves qui reconstruisaient patiemment les bases qu'ils n'avaient pas acquises et alternaient enseignement général et initiation à des métiers (ménuiserie, électricité, mécanique auto).
Mais les élèves réels, les idéologues et les nantis de la rue de Grenelle s'en fichent éperdûment.
Ecrit par : Robin | 02 juillet 2007
Relativisme est une expression malheureuse qui trahit le sens. « expression paradoxale » convient mieux.
Ecrit par : b. | 02 juillet 2007
Mais si le jugement existe, il ne nous sera pas reproché de ne pas l'avoir "accompli", ce reproche, nous ne cessons de nous le faire à nous-mêmes ; il nous sera reproché de ne pas l'avoir "cherché".
Ecrit par : Robin | 02 juillet 2007
Pas le jugement bien entendu, mais l'amour. (Nos lecteurs auront rétabli d'eux-mêmes !...comme on disait jadis)
Ecrit par : Robin | 02 juillet 2007
Exact, Robin, mais ces enfants-là sont-ils à ce point en rupture avec l'enseignement général? La "saturation" et l'"impatience" prennent-elles une forme aussi agressive?
Ecrit par : Jean | 02 juillet 2007
Pas forcément (et même rarement) en rupture, mais ayant des difficultés à mener de front les études générales et les études musicales ou sportives. Chez ces enfants-là, l'asthénie l'emporte sur l'agressivité.
Ecrit par : Robin | 02 juillet 2007
Beurk !!!!!!!!
Beurk !!!!!!!!!!!!!!!
Ecrit par : Paul Ichynel | 02 juillet 2007
"C'est vrai, Jean ; ils n'en ont jamais raté une : les CPPN, les classes de transition, de nombreux CAP, les 4ème préparatoires, les 4ème et 3ème technologiques...Tous ces remèdes aux méfaits du collège unique ("inique" plutôt) ont été supprimés les uns après les autres."
On peut y rajouter les CP d'adaptation et les classes de perfectionnement en primaire.
Ecrit par : catmano | 02 juillet 2007
Heureusement il y a sur ce blog d'autres que moi qui parle vrai, des problèmes du niveau comme on dit plus "terre à terre". Les "intellos", vous êtes sympa d'étaler votre culture, mais soyez encore plus sympa en observant la France culturelle d'en bas car vous n'ignorez pas que que dans ce bas monde il y a de tout, et que peut-être, de temps en temps il faudrait que vous descendiez de votre petit nuage pour vous pencher sur le problème du rôle de l'école au bon sens pur du termes, et nous expliquer clairement ce qui cloche.
Je suis rassuré de n'être pas "un cas unique" sur ce blog, venant de lire parmi les commentaires ceux de Nabu, Lucile, Agna, Amiel, Jean, Robin.
J'avoue que je commençais à désespérer en me disant que je ferais bien d'aller voir ailleurs pour enrichir ma documentation personnelle. Je viens sur ce blog, un peu comme un espion, pour observer, car n'étant pas de la maison, je connais peu de chose des problèmes de ceux qui animent les établissements scolaires, Jean Paul ne prenez pas cela comme étant une mauvaise critique, c'est simplement mon impression que j'exprime, bien entendu je n'ai rien contre les "profs-intello", leur culture, nous en avons besoin.
Ecrit par : Landax | 02 juillet 2007
J'ai oublié de préciser que j'aimais toujours autant lire les posts de Robin ici... Et qui cite Grenn en plus.
Robin, je ne vous flatte pas. Je vous remercie.
Ecrit par : Jeremy | 02 juillet 2007
Merci Jeremy.
Julien Green est un de mes écrivains préférés.
J'ai été profondément marqué (foudroyé serait peut-être plus juste) par "Un voyageur sur la terre", que j'ai lu vers l'âge de 15 ans.
Le livre porte en exergue une phrase tiré du prophète Isaïe : "Qui donc guidera les pas d'un jeune homme ?" C'est tout le problème de l'éducation.
Ca ne m'a pas empêché d'errer, moi aussi, comme le jeune homme du livre (qui hélàs en meurt)... Mais l'errance aussi est une grâce.
Ecrit par : Robin | 02 juillet 2007
Quelle phrase magnifique et comme c'est vrai cet effacement de tout dans ce monde qui se meurt.
On dit que c'est le monde, mais ce n'est pas le monde...On appelle cela la vieillesse.
Ecrit par : Robin | 02 juillet 2007
Thomas Corneille," le raté", c'est vite dit. Oui, moins brillant que Pierre; oui, non retenu par la postérité mais Quinault non plus, et ce n'étaient pas deux imbéciles et ils ont eu beaucoup de succès au XVIIème siècle. Thomas Corneille a eu des soucis avec Lully mais qui n'en a pas eu avec un ego pareil!
Quant à Molière, je ne vois pas bien où il y a une quelconque notion de générosité dans la sc 2 en question. Dom juan, évite de dire "pour l'amour de Dieu", formule rituelle et qu'il remplace par "pour l'amour de l'humanité" parce qu'il a en face de lui un ermite qui a résisté plus que prévu. Y voir une formule de génie des années avant la déclaration des droits de l'homme me semble très discutable.
Quant à savoir si Molière se plaçait du côté de l'athée qu'il met en scène...bien malin qui peut le dire. On est au XVIIè, n'est pas libertin qui veut. Et puis, Dom Juan est une affaire politique avant d'être une affaire religieuse. Molière, avec sa pièce aide Louis XIV à lutter contre le parti des dévôts, dans la continuité de son Tartuffe, pas contre le christianisme en tant que tel. La nuance est d'importance.
Ecrit par : Thalie | 02 juillet 2007
Oups, j'ai du retard dans les lectures... Ca va un peu vite pour moi... Je remercie b. et Robin. qui devraient tenir leur propre blog. Leur gentillesse n'a d'égale que leur compétence.
Le collège unique est un dogme, il relève de la croyance religieuse pure et dure (en vérité il s'agit d'idôlatrie) et tout cela déroge au dogme. Il faut un cyclindre et un tapis roulant et pas une tête qui dépasse, un point c'est tout.
Ecrit par Robin.
Bien sûr. Idéologie.
J'ignorais que Julein Green fût un auteur aussi profond. Je vais aller voir un peu ce voyageur sur la terre. Merci Robin. Vous êtes un prince.
Ecrit par : Christophe Carrère | 02 juillet 2007
THE VISION OF CHRIST that thou dost see
Is my vision’s greatest enemy.
Thine has a great hook nose like thine;
Mine has a snub nose like to mine.
Thine is the Friend of all Mankind; 5
Mine speaks in parables to the blind.
Thine loves the same world that mine hates;
Thy heaven doors are my hell gates.
Socrates taught what Meletus
Loath’d as a nation’s bitterest curse, 10
And Caiaphas was in his own mind
A benefactor to mankind.
Both read the Bible day and night,
But thou read’st black where I read white.
Ecrit par : b. | 02 juillet 2007
Je ne comprends pas, malheureusement. Vous pourriez pas me le traduire en latin ?
Ecrit par : Christophe Carrère | 02 juillet 2007
Pour revenir aux propos de JPB, oui on peut faire mieux avec moins de moyens.
Oui on vit toujours sur le plan sovietiforme Langevin-Wallon.
Oui le but des penseurs autoproclamés de L'EN est surtout d'accroître le pouvoir de l'école sur la société en rendant tout apprentissage tellement compliqué que le nombre d'enseignants devrait croître en permanence alors que le nombre d'apprenants diminue ( malgré la scolarité quasi obligatoire jusqu'à 30 ans).
Plus les profs sont nombreux, plus leur pouvoir sur la société est grand, et plus grand aussi le vivier d 'adhérents potentiels aux syndicats.
Oui il existe des enseignements et des diplômes fort couteux en moyens et dont les performances ne sont jamais évaluées.
Deux exemples concrets : la section STL 'Sciences et techniques des laboratoires' est censée former des laborantins en trois ans au lycée ; d'où des heures spécifiques dès la seconde, des labos et du matériel fort couteux, des profs agrégés de STL qui font presque tout leur service avec des groupes de huit élèves, TP obligent.
Combien de bacheliers STL, généralement des élèves des seconde un peu en difficulté trop tôt orientés, travaillent vraiment dans le secteur des laboratoires, disons cinq ans après l'obtention du Bac ?
La même formation pourrait être dispensée en 6 mois à des bacheliers scientifiques sous contrat d'apprentissage par des écoles d'entreprises.
La palette des bacs techniques offerte aux lycéens laisse d'ailleurs rêveur : pourquoi les laboratoires plutôt que la vente immobilière ?
On pourrait parler des STG (sciences et techniques de gestion), ex STT, ex bac G, que chantait Michel Sardou.
J'ai vu un professeur de maths enseigner à raison de deux heures hebdomadaire pendant un trimestre l'utilisation d'internet à des élèves de seconde qui en savaient plus que lui. Cet expert s'acharnait à faire utiliser des moteurs de recherche du type Altavista et ignorait Google, il voulait à tout prix faire connaître les subtilités du langage HTML, ce qui est fort utile pour naviguer sur internet comme chacun sait.
Avec de telles méthodes et de tels contenus on peut créer 20000 postes chaque année, on ne fera qu'accroître l'inefficacitédu système.
Ecrit par : Adrien Fleuret | 02 juillet 2007
Il a à peu pres raison, Adrien Fleuret.
Meme si des agrégés de STL, ca ne doit pas courir les rues !
Ecrit par : Jeremy | 03 juillet 2007
Merci Robin. Vous êtes un prince.
Ecrit par : Christophe Carrère | 02 juillet 2007
Muichkine, Christophe, le prince Muichkine pour vous servir !
Ecrit par : Robin | 03 juillet 2007
Thomas Corneille," le raté", c'est vite dit. Oui, moins brillant que Pierre; oui, non retenu par la postérité mais Quinault non plus, et ce n'étaient pas deux imbéciles et ils ont eu beaucoup de succès au XVIIème siècle. Thomas Corneille a eu des soucis avec Lully mais qui n'en a pas eu avec un ego pareil!
Quant à Molière, je ne vois pas bien où il y a une quelconque notion de générosité dans la sc 2 en question. Dom juan, évite de dire "pour l'amour de Dieu", formule rituelle et qu'il remplace par "pour l'amour de l'humanité" parce qu'il a en face de lui un ermite qui a résisté plus que prévu. Y voir une formule de génie des années avant la déclaration des droits de l'homme me semble très discutable.
Quant à savoir si Molière se plaçait du côté de l'athée qu'il met en scène...bien malin qui peut le dire. On est au XVIIè, n'est pas libertin qui veut. Et puis, Dom Juan est une affaire politique avant d'être une affaire religieuse. Molière, avec sa pièce aide Louis XIV à lutter contre le parti des dévôts, dans la continuité de son Tartuffe, pas contre le christianisme en tant que tel. La nuance est d'importance.
Ecrit par : Thalie | 02 juillet 2007
Merci Thalie. Distribuer des bons points aux auteurs du XVIIe siècle du haut de notre XXIe prête à sourire...
Ecrit par : Christophe Carrère | 03 juillet 2007
Thérèse Tremblais-Dupré s’intéresse à certains personnages de la littérature, éternels adolescents, qui, au seuil de l’entrée dans l’âge adulte, sombrent dans une conduite pathologique et mortifère : Albert et Herminien du Château d’Argol de Julien Gracq, Louis Lambert d’Honoré de Balzac, Richard II de William Shakespeare, Daniel O’Donnovan, Le Voyageur sur la terre de Julien Green. Elle s’interroge sur ce que ces personnages révèlent de la relation maternelle « blessée » de leurs créateur.
Le livre évoque également le Dom Juan de Molière (écrit l'année où il perdit son fils...Shakespeare écrivit Richard II dans les mêmes circonstances).
Le problème de la sortie de l'adolescence et du rapport à la Loi, au Père, sont perpétuellement présents (Dom Juan et la statue du commandeur)
Ecrit par : Robin | 03 juillet 2007
Et bien davantage dans l'Amadeus de Peter Shaffer — ou dans le film qu'en a tiré Forman.
Et c'est le problème : nous avons un peu tendance à plaquer des concepts modernes, particulièrement ceux hérités de la psychanalyse, sur des modes ou des individus anciens dont rien ne prouve qu'ils fonctionnaient à l'aune de la pensée moderne. Bien sûr que l'on peut lire Don Juan (voir Otto Rank, "Don Juan et le double") comme un malheureux gosse qui cherche une mère absente ou trop tôt disparue, et croit la trouver en chaque femme, jusqu'à ce qu'il se soit approché assez pour se détromper (d'où les innombrables thèses sur DJ non consommateur, ou homo refoulé — ces deux mots formant un syntagme unique, pour certains…). Mais c'est un abus de langage, l'aristocratie du XVIIe se passait très bien de mère, pourvu qu'elle ait une nourrice… Et je préfère penser que DJ est un jeune aristocrate à qui la monarchie absolue ne laisse pas même l'échappatoire de la révolte, comme les Frondeurs d ela génération précédente, ni même des combats guerriers, puisque l'Espagne est morte avec la Paix des Pyrénées. Une vie de loisir et d'ennui, où les femmes sont ls derniers bastions — dérisoires. Où il ne reste que l'offense majeure — Dieu. Et il ne s'en prive pas… Et Molière, qui a traversé aussi bien la Fronde que la guerre de Trente ans, fréquenté des croyants, des athées et des libertins intermédiaires — Gassendi est plutôt déiste, le matérialisme du XVIIe n'est pas forcément athée — est bien l'hoimme qui pouvait réussir la synthèse d'une civilisation mourante (le Baroque) et d'une civilisation naissante — ce que nous appelons aujourd'hui le classicisme.
JPB — pardon pour l'aspect un peu "cours" du post !
Ecrit par : brighelli | 03 juillet 2007
"Molière, avec sa pièce aide Louis XIV à lutter contre le parti des dévôts, dans la continuité de son Tartuffe, pas contre le christianisme en tant que tel. La nuance est d'importance."
Ecrit par : Thalie | 02 juillet 2007
Importante dans notre contexte actuel, mais, à l'époque, vu l'imbrication entre religion et "société civile", les deux dimensions me semblent difficiles à démêler l'une de l'autre. Par ailleurs, quoique ce soit extrêmement connu, les points de vue de Molière vis-à-vis de la médecine, de la prétention à tout savoir et des oeillères que portent beaucoup de médecins sont d'une finesse et d'une actualité assez étonnante.
Ecrit par : christophe sibille | 03 juillet 2007
C. Carrère je passe sur votre humour/ironie qui ne touche pas que moi j’imagine pour vous proposer la traduction de Blake et quelques passages supplémentaires. Pour les autres, désolé de saturer le blog. Si ça ne vous intéresse pas, vous pouvez sauter ce post évidemment.
La vision du Christ que tu as /est la pire ennemie de ma vision à moi/ Ton Christ a un grand nez crochu comme le tien/ Mon Christ à moi, un nez camus comme le mien:/ Ton Christ est l’ami de tout le genre humain/Le mien parle en paraboles aux aveugles/ton Christ aime le monde que le mien déteste/ Les portes de ton ciel sont les grilles de mon enfer / Socrate enseignait ce que Mélétus /Exécrait comme la pire malédiction d’un peuple/ Et Caïphe était à ses propres yeux / Un bienfaiteur du genre humain/Nous lisons tous les deux la Bible jour et nuit/Mais tu lis noir où je lis blanc
Suit « l’évangile à jamais » où Blake se demande si JC a été humble/chaste/doux/ Charitable/s’il est né d’une vierge…
Il faut éclairer ce passage par un autre ( ça nous permet de reprendre le débat sur l’église du 17e ) :
« si la vertu morale était le christianisme
les prétentions du Christ seraient toutes vanité
et Caïphe et Pilate
dignes de louange , et le repaire du Lion
non le bercail, serait l’allégorie
de Dieu, du ciel et de leurs gloires
le Chrétien moral est la cause
de l’incroyant et de ses lois.
Les vertus romaines, la renommée guerrière
Prennent les noms de Jésus et de Jéhovah ;
Qu’est-ce que l’antéchrist en effet, ferment le ciel
Avec des barres de fer, eux-mêmes trônant dans la vertu
Et Rhadamanthe se tenant à la porte ?
Que peut être cet évangile de Jésus ?
Que peuvent être la Vie et l’immortalité ?
Qu’a-t-il donc pu mettre en lumière
Que ni Platon ni Cicéron n’avaient écrit ? »
Un autre passage :
« Jésus est-il né d’une vierge pure
à l’âme étroite et à la mine modeste ?
s’il entendait revêtir le péché
sa mère devait être une prostituée
une fille pareille à Madeleine
avec sept démons enfermés en elle ;
ou bien les vierges juives étaient-elles plus maudites
et nourrissaient-elles plus de démons ?
sinon, qu’est-ce qu’il prit sur lui
afin d’apporter le salut ?
un corps sujet à tentation
et qui n’était ni exempt de douleur ni de la peine ?
ou bien un corps qui ne pouvait pas éprouver
les passions qui travaillent les pécheurs ?
oui, mais on dit qu’il ne faillit jamais.
Demandez à Caïphe, il pourra vous répondre .
« il s’est moqué du Sabbat, et il a libéré
les mauvais esprits de leurs habitats
et changé les pécheurs en ministre
(…)
il a méprise les parents de ce monde, méprisé le Dieu de ce monde
se moquant des verges de celui-ci et de ceux-là
(…)
il a laissé le métier de son père
pour errer, Vagabond sans foyer
et il a fait main basse sur le travail d’autrui
pour vivre au dessus des contraintes
choisissant pour sa société
publicains et prostitués
et détournant de la femme adultère
la juste loi divine qui perdit sa proie. »
Encore un autre :
C’est la raison pour laquelle il est mort
Il n’est pas mort avec une douceur chrétienne
En demandant pardon à ses ennemis
S’il l’avait fait , Caïphe eût pardonné
La doucereuse soumission peut toujours vivre
Il n’avait qu’à dire que Dieu était le diable
Et que le diable était Dieu, comme un chrétien bien poli
A confesser au Démon ses humbles regrets chrétiens
Pour lui avoir tenu tête par trois fois dans le désert ;
Tels le Dr Priestly et Bacon et Newton
La connaissance spirituelle ne vaut pas, la pauvre, un bouton
Il eût vite été le lutin du sanguinaire César
Et pour finir il eût été César lui-même
Et sur l’amour :
Jésus fut-il Chaste ? ou donna-t-il
Aucunes leçons de Chasteté ?
Le matin était rouge ardent
Quand on trouva Marie dans un lit Adultère ;
En bas la terre gémit et là-haut les cieux
Frémirent de voir découvert cet amour.
(…)
cependant le souffle divin continue à se propager
et le souffle divin est amour
Marie, ne crains pas ! montre-moi
Les sept démons qui te tourmentent
Ne cache point ton péché à ma vue
Afin d’obtenir ton pardon
(…)
qui t’accusera ? avancez
démons déchus de céleste naissance
qui, oublieux de votre ancien amour
avez chassé ma tremblante colombe
vous vous prosternerez devant ses pieds
en léchant la poussière pour vous en nourrir
et bien que vous ne sachiez que haïr, point aimer
vous serez des mendiants à la porte de l’amour
ton amour , que fut-il ? Montre-le moi ;
fut-il amour ou noire tromperie ? »
« depuis longtemps l’amour s’est enfui de moi
ce fut noire tromperie , pour gagner mon pain ;
ce fut la convoitise, la coutume, ou bien encore
quelque bagatelle qui ne vaut pas qu’on s’en soucie ;
afin qu’ils puissent appeler honte et péché
le temple de l’amour dans lequel dieu demeure
et enfermer dans le secret d’un tabernacle
la divine forme humaine nue
et faire une chose illicite
de l’acte sur lequel l’âme déploie son aile
mais voici, ô seigneur, voici ce qui fut mon péché :
avoir laissé entrer ces diables
pour ténébreusement feindre la chasteté
blasphémant l’amour et blasphémant
de là sont nés les secrets adultères
de là aussi es née la convoitise
mon péché, tu l’as pardonné,
peux-tu pardonner mon blasphème ?
retourner en ce noir enfer
et habiter mon sein brûlant ?
peux-tu mourir en sorte que je vive ? »
Blake conclut son poème ainsi :
« Ce Jésus-ci ne va pas faire l’affaire
Ni de l’anglais, ni du juif, c’est chose claire
A voir ce faux Christ, de fureur et de Passion
J’ai donné de la voix à toute la nation »
Ecrit par : b. | 03 juillet 2007
Oui , un Molière libertin sans doute, qui fréquente un Dassoucy libertin et pédéraste( qui manque d’être lynché/brûlé) lui-même lié à Cyrano, le tout formant avec Chapelle un « gay trio » selon l’expression d’un universitaire contemporain. Molière pour la gay pride : )))
Pour ce qui est de l’interprétation de DJ voir le site de R. Pommier mais aussi le poème contemporain cité plus haut. Les contemporains n’avaient pas beaucoup de doute sur le sens de certains passages de la pièce.
TH Corneille, il y a aussi son dictionnaire non ? Bien pratique quand on étudie la langue du temps , moins que le Furetière toutefois.
Ecrit par : b. | 03 juillet 2007
« est née » Excusez-moi d’avance, copier un texte aussi long à toute vitesse, ça implique qu’il doit y avoir pas mal de coquilles.
Ecrit par : b. | 03 juillet 2007
Je rebondis sur le comm. très intéressant d' Adrien Fleuret, ... Je cite :... " Oui le but des penseurs autoproclamés de L'EN est surtout d'accroître le pouvoir de l'école sur la société en rendant tout apprentissage tellement compliqué que le nombre d'enseignants devrait croître en permanence alors que le nombre d'apprenants diminue ( malgré la scolarité quasi obligatoire jusqu'à 30 ans) .....Plus les profs sont nombreux, plus leur pouvoir sur la société est grand, et plus grand aussi le vivier d 'adhérents potentiels aux syndicats...", (fin de citation).
Très édifiant cette analyse d'un enseignant de terrain, (je pense), qui m'éclaire et répond à certaines questions que nous nous posons dans le monde "extérieur", à l'EN, bravo pour cette remarque que certains du monde de l'EN n'apprécieront pas, celle-ci permet de mieux comprendre comment les manipulateurs sans foi ni loi, n'ont aucune difficulté à recruter la contestation au sein de l'université ou ailleurs pour fomenter ces mouvements d'opportunistes destinés à servir le dessein et les ambitions de ceux qui les organisent, pour en tirer un profit personnel.
Un autre passage du même comm....Je cite:..." J'ai vu un professeur de maths enseigner à raison de deux heures hebdomadaire pendant un trimestre l'utilisation d'internet à des élèves de seconde qui en savaient plus que lui. Cet expert s'acharnait à faire utiliser des moteurs de recherche du type Altavista et ignorait Google, il voulait à tout prix faire connaître les subtilités du langage HTML, ce qui est fort utile pour naviguer sur internet comme chacun sait.
Avec de telles méthodes et de tels contenus on peut créer 20000 postes chaque année, on ne fera qu'accroître l'inefficacitédu système. ", (fin de citation).
Quant au "dégraissage du mammouth", on comprend mieux pourquoi ce projet n'a pas eu que des adeptes.
Qu'en pensez vous, JPB, vous qui avez eu un courageux "coup de gueule" que nous sommes beaucoup à avoir apprécié lors d'un débat télé au moment de la révolte des jeunes contre le CPE?.
Ecrit par : Landax | 03 juillet 2007
Quoique pertinente , cette analyse n’a rien de très neuf. Ça rejoint la vieille théorie des seuils qui dit que , une certaine masse « atteinte », l’école produit l’ignorance , les autoroutes empêchent de rouler, les urbanistes produisent des villes invivables. On ajoute même qu’une scolarité de plus en plus longue favorise l’ignorance car elle empêche l’apprentissage libre.
Mais tout ça renvoie à Illich qui classe les profs dans les professions mutilantes qui créent un besoin et usurpent un pouvoir et ne sont là que pour rester en place(je résume).
Le même Illich qui écrit :
« j’espère qu’un jour vos petits-enfants vivront sur une île où l’on n’accordera pas plus d’importance à l’assiduité scolaire qu’à l’observance de l’obligation dominicale. »( « l’école ou la vache sacrée »)
Ecrit par : b. | 03 juillet 2007
« La transformation d’une profession libérale en profession dominante est équivalente à l’institution légale d’une Eglise. Les médecins métamorphosés en biocrates, les professeurs en gnosocrates, les entrepreneurs de pompes funèbres en thanatocrates, sont bien plus proches des clergés que des syndicats. En tant qu’instructeur diffusant ce qui est conforme à l’orthodoxie scientifique , le professionnel agit comme un théologien. En tant qu’entrepreneur moral,il joue le rôle du prêtre : il crée le besoin de sa médiation. En tant qu’aide militant, il joue le rôle du missionnaire et traque les déshérités. En tant que qu’inquisiteur , il proscrit les déviationnistes : il impose des solutions au récalcitrant qui se refuse à reconnaître qu’il est est problème » ( Le chômage créateur)
tiens, je suis un gnosocrate et en plus en un inquisiteur ! : )))
Ecrit par : b. | 03 juillet 2007
Petit intermède musical.
http://undimanche.blogspot.com/2006/11/sur-un-air-de-don-giovanni.html
Ecrit par : dobolino | 03 juillet 2007
Pour landax : la théorie du complot suppose que les enseignants forment une communauté basée sur des valeurs communes. Tout cela est une vaste fiction !
Il faut savoir s'arrêtez de temps en temps de bourdieuser. Ca rend sourd parait-il.
PS : html n'est pas un langage...
Ecrit par : dugong | 03 juillet 2007
Il est un peu noir ce Blake, non ?
Un morceau de l'Imitation de Thomas a Kempis, traduite par Lamennais, en guise de réponse...
Car il plaît au jour de répondre à la nuit.
"Au jour du jugement, on ne nous demandera pas de rendre compte de ce que nous avons lu, mais de ce que nous avons fait ; ni si nous avons bien parlé, mais si nous avons bien vécu.
Dis-moi, où sont maintenant ces hommes illustres que tu as connus de leur vivant et qui brillaient dans leur science ? D'autres occupent à présent leur place, et je doute qu'ils pensent à eux. Vivants, ils paraissaient être quelqu'un, et maintenant le silence est fait sur eux.
Oh ! que la gloire du monde passe vite ! Si seulement la beauté de leur vie avait répondu à la profondeur de leur science, alors, ils n'auraient pas lu et étudié en vain.
Combien d'hommes se perdent par l'oubli du service de Dieu ! Et parce qu'ils aiment mieux paraître grands que d'être humbles, ils s'évanouissent dans leurs pensées."
Et plus loin :
"Il ne faut pas croire n'importe quoi, ni obéir à la première impulsion, mais peser chaque chose devant Dieu, avec prudence et patience.
Hélas! Nous sommes si faibles que nous croyons plus facilement au mal qu'au bien quand il s'agit des autres et que c'est encore le mal que nous répandons le plus facilement à leur sujet. Mais l'homme sage n'accepte pas pour vrai tout ce qu'il entend, parce qu'il sait que la nature humaine est portée au mal et que l'on pèche souvent en paroles.
C'est une grande sagesse que de ne pas agir avec précipitation, et de ne pas rester attaché obstinément à ses propres opinions.
Cherche conseil auprès d'un homme à la conscience droite et cherche à t'instruire par ses avis plutôt que de suivre tes propres idées. Une telle vie te procurera la sagesse selon Dieu et te donnera l'expérience en beaucoup de domaines.
Plus l'on offrira à Dieu humilité et soumission, plus l'on recevra sagesse et paix en toutes choses."
C'est aussi ça : l'urgence...
Merci beaucoup b. pour cette traduction de Willy. Je te fais un bi. (même si je ne le suis pas)
Ecrit par : Christophe Carrère | 03 juillet 2007
A lire les posts des uns et des autres sur Don Juan et la pensée religieuse au XVIIème, on se dit qu'il est décidément bien difficile de comprendre les hommes du passé et d'éviter les projections et les anachronismes.
Molière disciple de Gassendi, l'interlocuteur de Descartes (objections aux "Méditations métaphysiques") Gassendi, lui même disciple de Démocrite, d'Epicure et de Lucrèce, donc atomiste, matérialiste, déiste, sans doute mais sans plus (les dieux d'Epicure et de Lucrèce ne s'occupent pas des hommes, ils sont faits d'atomes extrêmement subtils et il vivent dans une bienheureuse "ataraxie" (absence de troubles)...Donc inutile de les prier, de les craindre, etc.
Quelle est la part chez Molière entre cette pensée-là et la pensée religieuse de son temps (Bossuet, Fénelon, St Vincent de Paul, le parti des dévôts...). C'est bien difficile à dire. Nous en sommes réduits à des hypothèses.
On se prend à rêver d'un Molière passant à "Apostrophe"(une émission qui hélàs, n'existe plus !) et expliquant son "message", ses croyances, son éducation, ses rapports avec son papa et sa maman, ses frères et soeurs, ses enfants et sa femme Armande (dirait-il sur ce point toute la vérité et pourquoi il épousa la fille après avoir courtisé la mère ?), ses problèmes avec la censure, ses relations avec le roi, ce qu'il a voulu dire, ce qu'il a dit sans vraiment le dire, ce qu'il n'a pas dit et qu'il aurait voulu dire...
...Idées du reste parfaitement absurde.
Ecrit par : Robin | 03 juillet 2007
absurdes avec un s !
Ecrit par : Robin | 03 juillet 2007
Traduit par Pierre Corneille, ça donne :
Un jour, un jour viendra qu'il faudra rendre compte,
Non de ce qu'on a lu, mais de ce qu'on a fait ;
Et l'orgueilleux savoir, à quelque point qu'il monte,
N'aura lors que la honte
De son mauvais effet.
Où sont tous ces Docteurs, qu'une foule si grande
Rendait à tes yeux même autrefois si fameux ?
Un autre tient sa place, un autre a leur prébende,
Sans qu'aucun te demande
Un souvenir pour eux.
Tant qu'a duré leur vie, ils semblaient quelque chose
Il semble après leur mort qu'ils n'ont jamais été :
Leur mémoire avec eux sous leur tombe est enclose :
Avec eux y repose
Toute leur vanité.
Ainsi passe la gloire où le savant aspire,
S'il n'a mis son étude à se justifier (1) :
C'est là le seul emploi qui laisse lieu d'en dire
Qu'il avait su bien lire
Et bien étudier.
Mais au lieu d'aimer Dieu, d'agir pour son service,
L'éclat d'un vain savoir à toute heure éblouit :
Il fait suivre à toute heure un brillant artifice
Qui mène au précipice,
Et là s'évanouit.
(1) : A se rendre juste, saint.
Ecrit par : Christophe Carrère | 03 juillet 2007
Idées du reste parfaitement absurde.
Idée sans "s" (Molière à "Apostrophes")
Ecrit par : Robin | 03 juillet 2007
Une question de casuistique me titille la caudale :
L'émergence du religieux dans ce blog doit-elle être vue comme un signe du réchauffement entre les blocs d'être Brighelli et Lafforgue ?
Ecrit par : dugong | 03 juillet 2007
je cite maintenant « l’enseignement : une vaine entreprise » . Comme plus haut, vous pouvez sauter ce post si ça ne vous intéresse pas. Le sujet est l’enseignement dans les pays émergeants( Amérique du sud) mais sur certains points on retrouve le sujet du fil et cela rejoint en partie les remarques d’A. Fleuret (voir plus haut).
« Pour permettre à chaque citoyen des Etats-Unis d’accéder à ce niveau d’études auquel est maintenu le tiers de la population , c'est-à-dire les couches aisées de la société, il faudrait accroître le volume des subventions d’une somme annuelle de 40 milliards de dollars. (…)Ces dépenses nouvelles dépasseraient alors celles que l’on consacre actuellement à la guerre du Viêt-Nam. Ces simples chiffres font apparaître que même les Etats-Unis ne sont pas assez riches pour assurer ce complément d’éducation. »
« les institutions éducatives représentent dans le monde une entreprise sans issue »
« Aux Etats-Unis, vers les années 1850, six années d’école suffisait souvent à faire du jeune homme un être éduqué. Dans une société alors dominée en grande partie par des hommes sans instruction, la petite école de brique rouge représentait un moyen d’accéder à l’égalité sociale. Ces quelques années d’école pour tous rapprochaient les extrêmes.(…) Aujourd’hui, dans le monde des techniques , même si l’on multipliait par trois la durée des études obligatoires en Amérique latine, même si l’on consacrait vingt fois plus d’argent que l’on n’en dépense pour les écoles primaires , on n’obtiendrait pas les mêmes résultats sur le plan social. Le laissé pour compte au sortir de la sixième année d’études primaires ne trouvera pas de travail, même pas celui de poinçonneur ou de manœuvre dans les chemins de fer. »
« ces différents facteurs contraignent à défendre l’augmentation du budget scolaire en faisant sans cesse état d’un manque de crédits, mais cela ne saurait porter préjudice aux écoles, parce qu’elles sont essentielles pour assurer le maintien du « satu quo » : elles filtrent l’éducation et lui retirent en grande partie ses vertus subversives. Dans une société aliénée, si l’éducation ne peut s’acquérir que dans les écoles, seuls ceux qui se sont pliés à leur discipline aux niveaux inférieurs seront admis aux stades plus élevés. »
après un topo sur l’école-église-clergé et un autre sur la redéfinition de l’école qui suppose la redéfinition de l’homme (« celle d’un animal à qui l’école est nécessaire ») elle-même supposant la redéfinition de la société ,« on préconise parfois l’école technique comme un remède souverain. Il est pourtant douteux que ceux qui en seront issus soient assurés de trouver un emploi dans une économie en perpétuel changement et sans cesse plus automatisée », il reprend
« au lieu de l’école technique, nous devrions penser à une transformation des exploitations industrielles. Il serait possible de convertir les usines en centre de stage pendant les heures de fermeture, d’amener les directeurs à consacrer une partie de leur temps à superviser cette formation(…) »
« tandis que les formes variées d’apprentissage à l’intérieur des usines et des enseignements programmés de mathématique et d’expression pourraient assumer une large part de ce que nous appelions précédemment « instruction » , les deux mois par an de scolarité obligatoire seraient jugés suffisants pour ce que les grecs appelaient skholê, le temps de loisir consacré à la connaissance »
« le fait que l’école rend l’éducation légitime tend à faire de toute éducation extra-scolaire un accident, sinon une véritable atteinte à la légalité. Il est pourtant surprenant de voir avec quelle difficulté ce même esprit s’aperçoit de la sévérité avec laquelle les écoles inculquent la nécessité supposée et en même temps l’inévitabilité également supposée du système dont elles sont les garants. Car elles endoctrinent l’enfant pour qu’il accepte le système politique que les enseignants représentent, bien que l’on s’empresse de proclamer que l’enseignement est apolitique.
Finalement, le culte de l’école conduira à la violence, comme cela s’est produit chaque fois qu’une Eglise a voulu devenir une institution au service d’une société. Si l’on permet à l’évangile de la scolarité obligatoire et universelle de se répandre en Amérique latine, il faut accroître les forces militaires capables de réprimer les insurrections. Seule la force permettra de contrôler les rebellions nées de cette espérance déçue qu’entretient le mythe de l’école. »
Ecrit par : b. | 03 juillet 2007
L'image du père, l'image du père, il y en a qui en ont de ces idées! Moi le mien s'est barré!
Ecrit par : Pendariès | 03 juillet 2007
Une question de casuistique me titille la caudale :
L'émergence du religieux dans ce blog doit-elle être vue comme un signe du réchauffement entre les blocs d'être Brighelli et Lafforgue ?
Ecrit par : dugong | 03 juillet 2007
Si c'est pour faire comme maître Jacques dans l'Avare !
Ecrit par : Robin | 03 juillet 2007
"Si c'est pour faire comme maître Jacques dans l'Avare !"
Lequel est le Père sévère ? Quelqu'un a-t-il vu l'algarade ? L'a filmée ? Qui a la cassette (video...) ?
Quel suspence !
Ecrit par : dugong | 03 juillet 2007
Merci, dobolino, pour votre intermède musical! Et Mozart, comme Molière, (et Beethoven, et beaucoup d'autres artistes) est assurément un homme de gauche!
Mais pas comme Boulez, qui soutient Sarko!
Ecrit par : christophe sibille | 03 juillet 2007
Robin. Armande, la fille ou peut-être bien la soeur de Madeleine? Who knows? Pas forcément un mariage de passion, Molière est un bourgeois, il y avait un patrimoine à transmettre et des héritiers à trouver pour maintenir la lignée et pour que les biens accumulés ne tombassent point entre les mains de n'importe qui... Et oui, cela nous éloigne du Molière "héroïque de gauche" qu'on entretient à souhait...
Ecrit par : Thalie | 03 juillet 2007
Merci, dobolino, pour votre intermède musical! Et Mozart, comme Molière, (et Beethoven, et beaucoup d'autres artistes) est assurément un homme de gauche!
Mais pas comme Boulez, qui soutient Sarko!
Ecrit par : christophe sibille | 03 juillet 2007
Pour le coup, là, Christophe, à moins que vous usâtes d'humour, je trouve que vous craignez...
Ecrit par : Pendariès | 03 juillet 2007
Frères, parmi les dons de Dieu, vous cherchez à obtenir ce qu'il y a de meilleur. Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres. J'aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n'ai pas la charité, s'il me manque l'amour, je ne suis qu'un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J'aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu'à transporter les montagnes, s'il me manque l'amour, je ne suis rien. J'aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j'aurais beau me faire brûler vif, s'il me manque l'amour, cela ne me sert à rien. L'amour prend patience ; l'amour rend service ; l'amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d'orgueil ; il ne fait rien de malhonnête ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s'emporte pas ; il n'entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L'amour ne passera jamais.
Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (XII 31-XIII 13)
Ce saint Paul, quand même, l'a tout piqué à Edith Piaf !
Ecrit par : Christophe Carrère | 03 juillet 2007
lil avait eu une vision le St Paul! Il avait du entendre la voix de Piaf pendant son sommeil... mais franchement y a pas photo le plagieur n'est jamais le meilleur!
A quoi ça sert, l’amour ?
On raconte toujours
Des histoires insensées
A quoi ça sert d’aimer ?
L’amour ne s’explique pas !
C’est une chose comme ça !
Qui vient on ne sait d’où
Et vous prend tout à coup.
Moi, j’ai entendu dire
Que l’amour fait souffrir,
Que l’amour fait pleurer,
A quoi ça sert d’aimer ?
L’amour, ça sert à quoi ?
A nous donner d’la joie
Avec des larmes aux yeux…
C’est triste et merveilleux !
Pourtant on dit souvent
Que l’amour est décevant
Qu’il y a un sur deux
Qui n’est jamais heureux…
Même quand on l’a perdu
L’amour qu’on a connu
Vous laisse un gout du miel -
L’amour c’est éternel !
Tout ça c’est très joli,
Mais quand tout est fini
Il ne vous reste rien
Qu’un immense chagrin…
Tout ce qui maintenant
Te semble déchirant
Demain, sera pour toi
Un souvenir de joie !
En somme, si j’ai compris,
Sans amour dans la vie,
Sans ses joies, ses chagrins,
On a vécu pour rien ?
Mais oui! Regarde-moi !
A chaque fois j’y crois !
Et j’y croirait toujours…
Ça sert à ça l’amour !
Mais toi, tu es le dernier !
Mais toi’ tu es le premier !
Avant toi y avait rien
Avec toi je suis bien !
C’est toi que je voulais !
C’est toi qu’il me fallait !
Toi que j’aimerais toujours…
Ça sert à ça l’amour !
Ecrit par : moineau | 03 juillet 2007
Monsieur Carrère, j'ai foutu à la porte des Témoins de Jéhova coriaces un peu partout en France, j'ai envoyé balader des Mormons à Riga et Narbonne, j'ai repoussé à leurs chères études des curetons de téteurs de Pie IX, j'ai demandé le silence à quelques pasteurs évangéliques toqués de double prédestination, j'ai parlé du cochon à quelques barbus et de plaisir du prépuce à d'autres Rabbins - mais vous, laissez Dieu tranquille! et que son esprit souffle où il veut! Marre du prosélytisme! alors STOP! Ras le cul des nouveaux convertis et des plus anciens quand ils s'avancent avec leur bavette pour recueillir la bave en surplus qui tombe de leur bouche.
Ecrit par : Pendariès | 03 juillet 2007
ouais, je parle bien de viande en employant "bavette"!!!!
Ecrit par : Pendariès | 03 juillet 2007
Merci dobolino d' inviter Mozart ici...et Moineau qui nous conduit à Piaf....Ludwidg et Edith étrange et bizarre ...vous avez dit bizarre! comme c'est..........manquait plus que Jouvet et on change d'atmosphère force est de constater quel'atmosphère du blog à une drôle de gouaille en ce moment et si on tend l'oreille on pourrait peut-être percevoir le clapotis de l'eau du canal St Martin et l'accent des faubourgs d Arletty...
Après les parfums de garrigue et Pagnol...un peu de titi parisien manquait vous ne trouvez pas?... Cependant je reviens à Pagnol qui réalisa une délicieuse adaptation des lettres de mon moulin et une encore plus délectable du curé de cucugnan, film réalisé en 67 pour la télé et où Fernand Sardou campe un curé époustouflant...
on s'égare et nous sommes bien loin du fil de discussion mais nous y sommes nous souvent tenu?
j'oubliais Pendariès je vous applaudis votre dernière intervention, c'est une tirade de grande volée, bravissimo!
désolée pour cette intermède inutile mais les odeurs d'encens me monte à la tête ...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 03 juillet 2007
Absurde vous avez dit absurde? un petit lien qui laisse perplexe:
http://fr.news.yahoo.com/afp/20070703/tfr-education-baccalaureat-f56f567_2.html
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 03 juillet 2007
tenuS ...il faut croire que non seulement le parfum d'encens est entêtant mais sa fumée doit me troubler la vue car il fallait écrire montENT
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 03 juillet 2007
pendariès, je vous aime !!!!!!! (en tout bien tout honneur, bien entendu)
Ecrit par : yann | 03 juillet 2007
Voyons Yann, ne préjugez de rien - vous ne connaissez pas ma sexualité; peut-être que cela me fait rosir qu'un homme me dise: Pendariès, je vous aime (avec tous vos !!!!!!!).
Ha oui, j'ai oublié - j'ai échangé un mèl avec une Philippine (vous savez ces échanges qu'on peut faire grâce au Net): dès sa seconde phrase (donc après "bonjour"), elle me parlait de Dieu. Et pour finir: "Jésus te bénisse". J'ai pris peur. Je n'ai pas répondu (en plus elle était laide comme un cochon du Surinam).
Je n'ai rien contre la foi (je suis croyant moi-même); mais prêché par les Evangélistes, je me méfie du prosélytisme et des grands gestes et des beaux mots comme de ma voisine du dessous qui m'a dit être medium et tirer les cartes à Kouchner!
Ecrit par : Pendariès | 03 juillet 2007
Merci, dobolino, pour votre intermède musical! Et Mozart, comme Molière, (et Beethoven, et beaucoup d'autres artistes) est assurément un homme de gauche!
Mais pas comme Boulez, qui soutient Sarko!
Ecrit par : christophe sibille | 03 juillet 2007
Pour le coup, là, Christophe, à moins que vous usâtes d'humour, je trouve que vous craignez...
Ecrit par : Pendariès | 03 juillet 2007
Je crois fermement qu'il use d'humour! Ou je me flingue...
Mozart doit être à peu près autant de gôche que Beaumarchais. Pas plus que de droite d'ailleurs, merci.
Ecrit par : dobolino | 03 juillet 2007
Mais toi, tu es le dernier !
Mais toi’ tu es le premier !
Avant toi y avait rien
Avec toi je suis bien !
C’est toi que je voulais !
C’est toi qu’il me fallait !
Toi que j’aimerais toujours…
Ça sert à ça l’amour !
Ecrit par : moineau | 03 juillet 2007
Que je résumerai par "un de perdu, dix de retrouvés!"
Ecrit par : dobolino | 03 juillet 2007
Pour dugong :
Que signifie HTML, à votre avis ?
Ecrit par : Adrien Fleuret | 03 juillet 2007
Merci dobolino d' inviter Mozart ici...et Moineau qui nous conduit à Piaf....Ludwidg et Edith étrange et bizarre ...vous avez dit bizarre! comme c'est..........manquait plus que Jouvet et on change d'atmosphère force est de constater quel'atmosphère du blog à une drôle de gouaille en ce moment et si on tend l'oreille on pourrait peut-être percevoir le clapotis de l'eau du canal St Martin et l'accent des faubourgs d Arletty...
désolée pour cette intermède inutile mais les odeurs d'encens me monte à la tête ...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 03 juillet 2007
Autre intermède inutile, Canal Saint Martin, invitons Barbara!
Gueule de nuit
J'suis une souris, geule de nuit,
Et je vais, je viens, je passe, passe.
J'suis pas du jour, gueule d'amour.
D'ailleurs j'suis de Montparnasse, nasse.
Cherchez pas de mystère, j'en ai pas.
J'ai bon caractère, mais faut pas,
Pas pousser grand-mère d'un faux pas, ah.
...
J'voudrais voir l'automne, dans le petit matin,
Quand le ciel s'étonne
Sur le canal Saint-Martin.
Au lieu d'ça, je trime,
Alors j'imagine
Que je vois l'automne, dans le petit matin
Et je m'abandonne
Et j'en rêve et c'est bien.
J'ai jamais vu ça,
J'ai jamais vu ça.
J'voudrais voir l'automne,
L'automne avec toi.
....
Après tout, l'automne, dans le petit matin,
Quand le ciel s'étonne, on verra ça demain.
Viens, la ville s'allume
Et Paris s'emplume.
Après tout, l'automne, dans le petit matin,
Qu'est-ce que ça peut faire
Puisqu'on s'aime et c'est bien.
Un amour comme ça,
J'ai jamais vu ça.
J'ai jamais vu ça,
Dieu, que ça m'étonne, tilalala...
Ecrit par : dobolino | 03 juillet 2007
Et pour finir: "Jésus te bénisse". J'ai pris peur. Je n'ai pas répondu (en plus elle était laide comme un cochon du Surinam).
Ecrit par : Pendariès | 03 juillet 2007
Vous êtes un Sage mais vous êtes peut-être passé à côté d'une occase en or... la tête sous l'oreiller?
Si vous concluez avec Yann, soyez gentil, faites le moi savoir: ça me botterait d'être répandeuse de sales ragots dans la profession, puis ça me changerait de mon ordinaire de salope.
Ecrit par : dobolino | 03 juillet 2007
j'ai parlé du cochon à quelques barbus.
Ecrit par : Pendariès | 03 juillet 2007
La meilleure que j'ai vu:
Quand j'étais étudiante à l'ENV nous avions l'honneur d'avoir un camarade converti au judaïsme intégriste, pauvre garçon en mal de persécutions (il devait être bêtement catho de naissance et maso d'adoption).
En TP d'Inspection des Viandes, un jour où nous étudiions les accidents de congélation, le maître-assistant nous a montré une longe de porc brûlée par le froid et l'a balancé direct sur lui en disant: "Tenez, X..., passez à vos voisins!". Le pauvre gars a hurlé de terreur et de désespoir, la longe l'ayant souillé. Je fus la seule à me plier de rire, car la seule à pouvoir m'y autoriser sans être accusée de racisme et d'antisémitisme.
Depuis 15 ans passés que mon pépé Siegmund, pour la Pâque, m'offrait des rondelles de saucisson pur porc sur le pain azyme en se marrant et en m'expliquant que la viande de porc n'était interdite que pour des raisons sanitaires (trichinose)...
Ecrit par : dobolino | 03 juillet 2007
Si vous concluez avec Yann, soyez gentil, faites le moi savoir: ça me botterait d'être répandeuse de sales ragots dans la profession, puis ça me changerait de mon ordinaire de salope.
Ecrit par : dobolino | 03 juillet 200
Si votre ordinaire ressemble à celui de Catherine M(illet) ou de Jeanne de BERG (aka Catherine Robbe-Grillet, madame Nouveau-SM), je pamoise... Tiens mais ça fait deux Catherine pour deux salopes (heu, et vous, c'est le même prénom? La Catherine - de Sienne ou d'ailleurs - est-elle prédisposée à la foutrerie???)...
Ecrit par : Pendariès | 03 juillet 2007
Au-dela de la refonte complete des programmes, ne faudrait-il pas commencer par:
- Afficher a l'entree des universites, par option, la part des diplomes ayant un emploi au niveau de leurs nouvelles competences? Ca assecherait les filieres poubelles en moins de temps qu'une enieme reforme de l'education.
- Former les conseillers d'orientation a autre chose que le racolage pour les CAP chaudronnerie?
Vous mettez l'accent sur le contenu mais epargnez les professeurs. Apres tout s'ils sont si intelligents, ne devraient-ils pas prendre sur eux memes d'enseigner correctement a leurs eleves? Les programmes actuels ne vous donnent-ils pas assez de matiere pour former autre chose que des ilotes sous-payes? Les analphabetes que les colleges se recoltent, c'est toujours la faute a l'autre. J'irais meme jusqu'a dire, meme si je n'aime pas les comparaisons qui fadissent les hauts faits de l'histoire: aujourd'hui enseigner a lire, a ecrire et a compter a tous, c'est comme hier cacher des enfants juifs des persecutions nazies.
Cela vient peut-etre du fait que le metier de professeur est l'un des rares a ne pas etre evalue regulierement par des pairs. Dans une entreprise a structure pyramidale, il y a assez de savoirs et de liens de supervision pour que tous peu ou prou appliquent les memes standards de qualite et que ces standards soient evalues de facon mensuelle, hebdomadaire ou journaliere. Non ce n'est pas Big Brother, mais si l'on veut faire bien les choses il faut y mettre beaucoup de soin. Qui juge si le professeur enseigne correctement?
Je ne suis pas, je l'espere, dans l'invective mais j'en ai juste ras-le-bol de voir des generations sacrifiees, condamnees a l'ignorance crasse et au desoeuvrement, alors que nous avons les moyens, l'argent et le temps, de faire tout autrement.
Ecrit par : R. | 03 juillet 2007
Non, Catherine, c'est ma sœur...
Moi, c'est Thérèse, mais je n'ai pas encore choisi entre Lisieux et Avila... J'hésite!
Ecrit par : dobolino | 03 juillet 2007
Non, Catherine, c'est ma sœur...
Moi, c'est Thérèse, mais je n'ai pas encore choisi entre Lisieux et Avila... J'hésite!
Ecrit par : dobolino | 03 juillet 2007
Bien sûr, réponse à Pendariès et non à R. qui semble avoir mal saisi où se situe le problème...
Le problème, largement débattu ici, se situe au niveau du recrutement et de la formation endoctrineuse des futurs "professeurs" des écoles. R.! Ils ne sont point fainéants, ces "professeurs"! Ils sont dénutris et incapables d'enseigner des notions qu'ils ne maitrisent pas eux-même et dont ils ignorent l'importance et, hélas, parfois, l'existence.
Ecrit par : dobolino | 03 juillet 2007
Christophe Carrere, pourquoi préciser que vous n'etes pas bi?
Est-ce que je precise que je ne suis pas hétéro, moi?
Tiens, apres la religion, on pourrait parler sexe, ici.
Avec un admirateur de Dumas et une véto, on tourne toujours autour du sujet.
Ecrit par : Jacques | 03 juillet 2007
"Que signifie HTML, à votre avis ?"
Je maintiens que ce n'est pas un langage.
Ecrit par : dugong | 03 juillet 2007
Tiens, apres la religion, on pourrait parler sexe, ici.
Ecrit par : Jacques | 03 juillet 2007
On a déjà fait! Certains nous ont même fait l'éxégèse du catalogue de La Redoute comparée à celle des Trois Suisses.
Nous attendons MàC pour une étude sexuelle du catalogue de la CAMIF qu'il semble potasser depuis longtemps déjà. C'est un de ses fantasmes favoris.
Ecrit par : dobolino | 03 juillet 2007
Tiens, apres la religion, on pourrait parler sexe, ici.
Ecrit par : Jacques | 03 juillet 2007
Voir le sujet "mens sana in corpore sano"! JPB a fait un flop mémorable. Il nous a parlé performances, dépassement de soi, etc... et nous avons épilogué sur ce sujet hautement masturbatoire.
Ecrit par : dobolino | 03 juillet 2007
Avec un admirateur de Dumas et une véto, on tourne toujours autour du sujet.
Ecrit par : Jacques | 03 juillet 2007
Deux vétos! ... Nous manque un ou une admirat-eur (-rice) de Durras," l'apologiste sénile des infanticides ruraux".
Ecrit par : dobolino | 03 juillet 2007
Tiens donc, R., qui fait preuve d'une intelligence hors du commun vient certainement de finir le dernier livre d'Orsenna.
Ecrit par : Thalie | 03 juillet 2007
"Que signifie HTML, à votre avis ?"
Je maintiens que ce n'est pas un langage.
Ecrit par : dugong | 03 juillet 2007
Cher dugong,
si vous tapez "html language" dans "Google" (mais peut-être maintenez-vous que ce n'est pas un moteur de recherche?) vous obtenez:
"Résultats 1 - 10 sur un total d'environ 706 000 000 pour html language (0,15 secondes) "
Oui, oui, sept cent six millions de résultats.
Et 1 350 000 résultats pour "langage html" uniquement dans les pages francophones.
(Vous n'êtes pas sans ignorer que le mot anglais "language" se traduit en français par langue ou langage).
En attendant avec impatience d'autres révélations de votre part, je reste votre dévoué
Attila Smith
Ecrit par : Attila Smith | 03 juillet 2007
Lequel est le Père sévère ? Quelqu'un a-t-il vu l'algarade ? L'a filmée ? Qui a la cassette (video...) ?
Quel suspense !
Ecrit par : dugong | 03 juillet 2007
dugong,
Vous vivez dangereusement ; il y a des choses dot il vaut mieux ne pas parler...Dommage tout de même que ces deux-là n'aient pas réussi à s'entendre sur le long cours.
Ecrit par : Robin | 03 juillet 2007
JPB bonsoir,
Je viens de parcourir ce fil de discussion et je crois que vous-même et nombre d'intervenants n'avaient pas compris ce qu'était la politique réelle que je me refuse à qualifier de politicienne.
"La politique n'est pas l'art du souhaitable mais l'art du possible"
La sincérité de XD n'est pas en cause mais sa qualité d'homme du sérail , comme René Haby du reste, ne le rend pa sinsensible à la réalité des rapports de force dont l'analyse guide l'action politique.
Le ralliement de fait depuis les années Jospin, de la gôche caviar au pédagogisme,et "Lycée de Versailles" comme dirait Béru, a ouvert un boulevard à une Droite intelligente et désireuse de conserver le pouvoir.
Croire pouvoir faire l'impasse sur le clivage Gauche/ Droite en martière de politique éducative relève de l'illusion.
Ce qui est à la fois amusant et quelque peu attristant c'est le caractère récurrent de cette illusion:Jacques Chirac , la fracture sociale et le Club "Phares et Balises" ce n'est pourtant pas bien vieux...
Je viens de terminer "À bonne École", un de vos meilleurs livres qui a pour principal défaut d'ignorer quasiment la dimension diachronique et systèmique dont procède la catastrophique situation actuelle.
Évaluer les réalisations de Nicolas Sarkozy à l'aune de ses promesses électorales est actuellement une démarche insdispensable pour ceux qui persistent à croire aux valeurs d'égalité et de justice sociale dont la Gauche, la vraie, est historiquement porteuse et qui veulent réellement "Reconstruire l'École"...
L’ Observatoire des Amis de l’ABC, pourquoi ?
mercredi 27 juin 2007.
Alors qu’historiquement, l’introduction du pédagogisme dans l’École primaire et la création du Collège unique sont l’oeuvre de deux Ministres de Droite, Edgar Faure et René Haby, la communication politique en direction des Enseignants et des Parents d’élèves du candidat Nicolas Sarkozy a martelé le thème de la responsabilité de Mai 68 en général et de la Gauche en particulier, dans le délabrement qualitatif incontestable de l’Éducation Nationale.
En ce début de quinquennat et de législature maintenant que les campagnes présidentielles et législatives sont derrière nous, nous nous fixons pour tâche d’extraire sous forme de programme virtuel les différentes analyses et promesses du Président de la République lorsqu’il était candidat et de son conseiller personnel dans le domaine de l’Éducation maintenant Ministre de l’Éducation Nationale et de les comparer à leurs réalisations.(...)
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=304
Ecrit par : Henri Grégoire | 04 juillet 2007
Mais pourquoi personne ne parle de Bernard de Froment ?
Il a tout autant de pouvoir que Darcos, non ?
Ecrit par : Jeremy | 04 juillet 2007
Henri Grégoire,
Vous ne faites que répéter la thèse que vous avez défendue à longueur de posts sur ce blog, à savoir que c'était la Droite et non la Gauche qui était responsable de la situation de l'Ecole à l'heure actuelle.
Je ne pense pas que vous ayiez réussi convaincre : Le collège unique façon Haby/Giscard était encore relativement tenable car il y avait des dédoublements systématiques dans certaines matières et des garde-fous (4ème CPPN, orientation après la 5ème, 4èmes préparatoires au CAP, puis les 4ème et 3ème Techos...) tout cela a été supprimé... et certainement pas par la Droite.
Je n'ai pas non plus besoin de vous rappeler le rôle joué par Monsieur Phiippe Meirieu, inspirateur de la Loi d'Orientation de 89 (dite Loi Jospin...un homme de Droite ?), conseiller de Madame Royal et de Monsieur Allègre.
Je souhaite comme vous que la Gauche se ressaisisse. Nous avons effectivement besoin d'une opposition digne de ce nom dans ce pays, mais de grâce, qu'elle commence par regarder la réalité en face et qu'elle accepte ses responsabilités...En matière d'éducation, elles sont absolument indiscutables à tous points de vue...à commencer par le point de vue "diachronique", ce qui n'exonère ni Giscard , ni Haby. Mais pourquoi leur avoir emboîté le pas en aggravant les dégâts ?
Ecrit par : Robin | 04 juillet 2007
"Former les conseillers d'orientation a autre chose que le racolage pour les CAP chaudronnerie?"
Cela a été ecrit par quelqu'un qui ne connait pas beaucoup de COP, ou qui n'en connait qu'une, exceptionnelle.
Un conseiller d'orientation ne conseille JAMAIS le CAP chaudronnerie (meme pas sûr qu'il existe, d'ailleurs, en tout cas le BEP chaudronnerie existe bien).
Par définition, un conseiller d'orientation (lorsqu'il conseille, mais c'est rare), conseille TOUJOURS la voie la plus "intellectuelle", c'est-à-dire en général la filiere... générale. Eh oui, il faut toujours tenter.
Apres force echecs de l'eleve conseillé (ou non conseillé), le conseiller d'orientation (COP, donc) va lui faire remplir des grilles, si ca n'a pas déja été fait, dans lesquels l'eleve apprendra qu'il a des gouts et des intérets, et qu'il peut être paysagiste, orfevre, coach sportif, manager de biens culturels ou moniteur de char à voile. Des métiers prometteurs et fort répandus, comme chacun sait. En général, les gouts c'est "nature", "sport", "mode" et "télé". Ca réduit forcement les choix.
Pour avoir le métier indiqué par la grille, il vaut mieux faire un bac général. Donc rebelotte et re-échec. L'élève finit inscrit en BEP chaudronnerie ou toute autre filiere où personne ne veut aller, il échoue encore, il fout le bordel comme il l'a toujours fait, il reussit ou rate son BEP/CAP, de toute façon il finit au chômage, et les profs de ces filieres partent en depression.
Bien sûr, en filiere générale, on a ces eleves deux ans (au moins) avant qu'ils n'aillent échouer ailleurs (ou rater leur bac).
Ecrit par : Jacques | 04 juillet 2007
Non, Catherine, c'est ma sœur...
Moi, c'est Thérèse, mais je n'ai pas encore choisi entre Lisieux et Avila... J'hésite!
Ecrit par : dobolino | 03 juillet 2007
Comme par d'Avila et finis par de Lisieux. La chronologie, dobolino, la chronologie.
Ecrit par : Christophe Carrère | 04 juillet 2007
Comme = Commence...
Ecrit par : Christophe Carrère | 04 juillet 2007
Comme = Commence...
Ecrit par : Christophe Carrère | 04 juillet 2007
Pour Patricia Mesnigé, Pendariès, et tous mes autres amis auxquels je ne répondrai plus désormais qu'en citant les Ecritures, rien que pour les embêter. A cause que ça m'amuse beaucoup...
Isaïe, 20-24.
Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, Qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, Qui changent l'amertume en douceur, et la douceur en amertume! [21] Malheur à ceux qui sont sages à leurs yeux, Et qui se croient intelligents! [22] Malheur à ceux qui ont de la bravoure pour boire du vin, Et de la vaillance pour mêler des liqueurs fortes; [23] Qui justifient le coupable pour un présent, Et enlèvent aux innocents leurs droits! [24] C'est pourquoi, comme une langue de feu dévore le chaume, Et comme la flamme consume l'herbe sèche, Ainsi leur racine sera comme de la pourriture, Et leur fleur se dissipera comme de la poussière; Car ils ont dédaigné la loi de l'Éternel des armées, Et ils ont méprisé la parole du Saint d'Israël.
Ecrit par : Christophe Carrère | 04 juillet 2007
Bonnes vacances à tous. Parce que c'est bien mignon tout ça, mais j'ai autre chose à faire.
Une histoire qui tombe à l'eau
Quelques mots sur ton piano
C'est fini
C'est toute une vie
Qui s'assombrit
Je l'ai vu dans ton regard
J'ai senti ton désespoir
A quoi bon
Faire semblant
D'y croire
{Refrain:}
Ne retiens pas tes larmes
Laisses aller ton chagrin
C'est une page qui se tourne
Et tu n'y peux rien
Ne retiens pas tes larmes
Pleurer ça fait du bien
Et si tu as de la peine
Tu sais que je t'aime
Je ne serais jamais loin
Tu t'accroches à ton passé
Comme si tout s'était figé
Aujourd'hui
Il faut s'aider
Abandonner
La douleur qui s'installe
Cette absence qui fait si mal
N'aie pas peur
Écoute ton coeur
{au Refrain}
Ne retiens pas tes larmes
Laisse aller ton chagrin
Si tu as de la peine
Souviens-toi que je t'aime
Je ne serais jamais loin
Amel Bent.
Ecrit par : Christophe Carrère | 04 juillet 2007
"Cher dugong,
si vous tapez "html language" dans "Google" (mais peut-être maintenez-vous que ce n'est pas un moteur de recherche?) vous obtenez:"...
1- Google est bien un moteur de recherche
2- html n'est pas un langage
3- méfiez vous des dénominations approximatives
Ecrit par : dugong | 04 juillet 2007
Dobolino, pourriez-vous me mettre les paroles de "Nantes", ma chanson préférée de Barbara ?
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 juillet 2007
Pour Patricia Mesnigé, Pendariès, et tous mes autres amis auxquels je ne répondrai plus désormais qu'en citant les Ecritures, rien que pour les embêter. A cause que ça m'amuse beaucoup...
Christophe Carrère
Encore faut-il que l'on vous lise pour que la blague fonctionne... Maintenant je sais que je dois vous sauter.
Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007
Attila Smith,
"Vous n'êtes pas sans ignorer" signifie "Vous ignorez sûrement"! C'est cela que vous vouliez dire?
Jeremy,
Pour avoir un avis sur Bernard de Froment, il faudrait que nous en sussions davantage sur ledit.
Ecrit par : Jean | 04 juillet 2007
Dugong, vous avez raison de dire que le "html" n'est pas vraiment un langage, mais il faudrait apporter des explications pour le justifier, cela couperait court à la discussion.
J'ai trouvé un site qui le fait mais il est en anglais !
Ecrit par : lucile | 04 juillet 2007
Cher Jean,
il est faux de nier que je ne suis pas incapable de compter le nombre de négations sémantiques d'une forme propositionnelle, de réduire ce nombre modulo deux et d'en déduire sa valeur de vérité.
Je vous remercie de votre attention et vous souhaite, ainsi qu'à dugong, une riante et heureuse journée.
Votre dévoué
Attila Smith
Ecrit par : Attila Smith | 04 juillet 2007
Encore faut-il que l'on vous lise pour que la blague fonctionne... Maintenant je sais que je dois vous sauter.
Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007
Honni soit qui mal y pense !
Ecrit par : Robin | 04 juillet 2007
Un conseiller d'orientation ne conseille JAMAIS le CAP chaudronnerie (meme pas sûr qu'il existe, d'ailleurs, en tout cas le BEP chaudronnerie existe bien).
Oui le BEP chaudronnerie existe bel et bien et je viens de publier un article sur le sculpteur Bernard Delagrange qui en était titulaire : 10 ans de chaudronerie avant de se lancer dans la dinanderie et la sculpture d'art...Un très grand artiste.
Je pense aussi à mon fils aîné qui part en Nouvelle Calédonie et qui est titulaire du Bac avec mention (14 en philo) et d'un double CAP de facture d'orgue. Chirac et Rafarin n'avaient rien trouvé de mieux que de supprimer la commission des orgues.
Il serait peut être temps d'arrêter de prendre les "travailleurs manuels" pour des imbéciles.
Ecrit par : Robin | 04 juillet 2007
Je réponds à un post lointain de JPB (j'ai la flemme de le rechercher) qui en a choqué un ou deux (pas moi, je le "confesse" , bien qu'elle semble manquer à la charité...mais qui a fait son chemin.
C'est curieux comme certaines paroles suscitent une réponse à la manière d'un instrument à un autre dans un quatuor, dans un mystérieux cheminement sous-terrain , parfois décalée de plusieurs jours.
JPB disait à peu près qu'il n'aimait que les "personnages de papier". Cette remarque m'a fait penser à la réponse d'Oscar Wilde à qui on demandait quel était l'événement le plus triste de son existence et qui répondit: "La mort de Lucien de Rubempré"
C'est sans doute que les "personnages de papiers", d'une certaine façon plus achevés et plus parfaits (dans le bien, dans le mal et dans l'entredeux) que les personnages en chair et en os), vivent donc en nous d'une existence plus intense et plus brûlante.
Mais les personnes dont nous tombons amoureux deviennent à leur tour des personnages de notre propre roman, celui que nous écrivons avec les extases et les souffrances de la chair et du sang.
...Et sans doute aussi tous ceux dont faisons notre "prochain".
Il n'ya donc pas lieu de séparer le monde réel et le monde imaginaire qui constamment s'interpénètrent. Lucien de Rumbembré existe d'une existence aussi réelle que mon voisin de palier.
Ecrit par : Robin | 04 juillet 2007
Encore faut-il que l'on vous lise pour que la blague fonctionne... Maintenant je sais que je dois vous sauter.
Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007
Honni soit qui mal y pense !
Ecrit par : Robin | 04 juillet 2007
Ha pris en flagrant délit de mal pensance, Robin!
Thalie, bien sûr que les universitaires s'inquiètent! Les discussions que je peux avoir avec eux montrent leur désarroi devant des armées d'étudiants passifs, qui portent sur le visage le fait que les cours les font caguer, qui ne comprennent pas grand chose à ce qui leur est expliqué, qui ont du mal à être investis par les textes, qui ne percutent pas la méthode pour penser et écrire universitairement les commentaires composés ou les dissertations (c'est une honte du lycée à mon avis de faire analyser les oeuvres ou les extraits en utilisant la méthode à tiroirs ou thématique - un paragraphe, un thème; car les bases doivent être complètement reprises en 1ere année de Licence); le plus grave, surtout, c'est que les (supposés) littéraires, massivement, n'ont plus la fibre littéraire - la sensibilité, comme on dit...
Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007
Tiens, question pour tous: quel est le personnage de fiction (roman, théâtre, poésie, film, bédé, peinture, sculpture...) qui vous semble, à tous, avoir une "existence aussi réelle que celle de votre voisin de palier"?
Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007
M'sieur Brighelli, vous jouez aussi, hein?
Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007
Ha pris en flagrant délit de mal pensance, Robin!
Je n'ai jamais pu résister à un jeu de mots et celui-là m'a sauté aux yeux !
Ecrit par : Robin | 04 juillet 2007
Pendariès, pardonnez-moi, mais votre question est soit sans intérêt, soit d'une telle subjectivité que ça revient au même. Bien réelle, la Juliette à qui 50 000 prsonnes par an enbvoient du courrier chaque année, dans toutes les langues — Vérone a un pool de traducteurs attitrés qui répondent au courrier de la miss. Réel, le comte de Monte-Cristo — d'ailleurs, il a creusé un trou au Château-d'If, tout le monde peut le voir, et qui dira aux touristes que c'est un gardien qu'il l'a foré vers 1910 (réponse : Brighelli, dans un opuscuile vendu sur place par les Monuments historiques). Réel aussi Sherlock Holmès — on visite le 221 b Baker Street, on y vit sa pipe et son violon, et quand Conan Doyle l'a fait disparaître, il y a eu 12 000 lettres de protestation en une semaine qui l'ont forcé à revenir sur sa décision — d'où la "Résurrection de Sherlock Holmès". Etc., etc.. Et réelles aussi les belles héroïnes qui vous ont fait perdre, année après année, quelques centilitres de protéines, parfois, entre deux draps. Tout ce qui est écrit est réel — le Verbe se fait constamment chair, c'est sa caractéristique la plus permanente. Et comme disait assez justement Robin un peu plus haut, l'être que vous étreignez chaque soir — ou chaque semaine — est tissé de papier et d'encre — ou de support argentique, pour les plus modernes… Bref, c'est même un critère de qualité : un personnage qui reste dans le livre est un personnage raté — ou un livre raté.
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 juillet 2007
"L'intérêt" (toujours ce mot... comme "utilité' dans la bouche des élèves...). Pourquoi est-ce que la subjectivité serait-elle teintée de médiocrité ou de nullité?... J'ai bien employé le verbe "jouer" dans ma question. Le plus important n'est pas la question (on sait tous que les questions sont très souvent ridicules, pesantes, pédantes, etc.), mais la réponse. C'était juste un jeu - mais l'arbitre à siffler.
Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007
mais l'arbitre [a sifflé].
Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007
Cela revenait juste à demander: quels sont vos personnages favoris? That's all folks...
Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007
Pour ma part, les personnages de fiction ne sont pas réels - je me méfie des images qui deviennent des idoles; ce sont des fantasmes / des fantômes fuyants (bonjour le réveil - qui sonne l'heure du divorce). Les mots seuls importent. Peut-être, sans aucun doute, que l'esprit colle à l'autre notre bibliothèque, notre dévédéthèques, nos photothèque, pictothèque et autre autralopithèque, mais la tentation de /qu'est l'image (et Bonnefoy, Jaccottet, parmi quelques-uns de nos contemporains, nous mettent en garde)... ce qui compte, c'est l'ici et le lieu - et non pas "le leurre du seuil". Il faut se plonger dans les écrits esthétiques de Bonnefoy. Et Schopenhauer, aussi. Je préfère la rugueur du réel (foutre un coup de pied au cul du concept). Tout en reconnaissant les charmes de l'illusion.
Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007
ce qui compte, c'est le lieu et l'heure immédiate - non pas la transcendance (que porte d'une certaine façon les personnages), mais l'immédiateté.
Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007
portENT
Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007
Je réponds en chuchotant à Pendariès en espérant que le maître ne nous entende pas.
Ils étaient trop légers pour me marquer et c'est ainsi qu'ils m'ont marqué : d'une empreinte légère comme un vol d'oiseaux blancs dans le ciel d'été....
Fabrice del Dongo et les personnages féminins de la Chartreuse de Parme, image du paradis perdu.
Même la guerre y a quelque chose de léger et d'irréel.
Robin, vous bavardez pendant mon cours. Vous me ferez deux heures !
Ecrit par : Robin | 04 juillet 2007
Robin, je n'ai jamais donné d'heures de colle de ma vie.
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 juillet 2007
Robin, je n'ai jamais donné d'heures de colle de ma vie.
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 juillet 2007
Je m'en doutais bien ...Je galéjais !
Ecrit par : Robin | 04 juillet 2007
Robin, je n'ai jamais donné d'heures de colle de ma vie.
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 juillet 2007
Là,j'émets quelques doutes ...;)Alzeimer? rire....
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 juillet 2007
Les personnages qui m'ont semblé les plus réels sont ceux de mon enfance, et cela s'explique - Nils Holgersson, mais aussi, puisque j'allais à ce que les Protestants appellent l'écolette du mercredi matin (le catéchisme des petits évangéliques dont j'étais), les figures bibliques - mon imaginaire s'ébahissait devant les scènes mémorables des miracles, et les films de Cecil B. de Mille.
Mon rapport à l'imagination s'est fondé ainsi: entre Disney (croire au Père Noël, pour résumer, et à la princesse à réveiller d'un chaste baiser) et le vaste de l'esprit où tout est possible. Du romantisme donc. Bien sûr, je me suis pris des baffes - à avoir sentimentaliser, romantiser la fiction (ce que devrait être le monde), on y perd de sacrées plumes. Ce que l'écriture m'a appris (non pas l'étude des textes d'abord), c'est à dissiper ce malentendu tout en usant de tous les stratagèmes de la narration.
Connaître la puissance de l'imagination, de la cristallisation (et tout votre cours, m'sieur Brighelli portait sur cela - ps: cet échange me fait relire votre article sur Emma et Malebranche) propose, cyniquement (?), un antidote. Mais c'est, sans aucun doute, une autre conséquence de mon doute (non pas cartésien mais calvinien).
Vous, en tant qu'écrivain, comment décririez-vous ce remue-ménage des personnages qui peut/doit vous habiter quand vous faites vos romans? Vous laissez-vous entraîner à leur suite, ou maîtrisez-vous ces curieux animaux?... Pour un auteur de polar, une dose de main de fer doit être nécessaire, non?
Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007
"Pour un auteur de polar, une dose de main de fer doit être nécessaire, non?"
écrit Pendariès…
En fait, j'en reviens volontiers à la méthode Zola. Vous douez un personnage de qualités diverses (vices compris), vous le plongez dans un bain événementiel agitant un certain milieu, vous touillez et vous regardez comment ça se passe — c'est encore le meilleur moyen d'éviter les improbabilités.
Au fond, c'est un peu comme un casting, mais à l'envers : vous avez les personnages, c'est à eux de faire l'histoire.
Par exemple, mon problème, en ce moment, est de mettre en place les conditions suffisantes pour transformer deux braves types en tueurs — et ce n'est pas si simple que ça, il ne suffit pas d'écrire : "Alors, il lui tordit le cou" : pour qu'une phrase de roman soit effectivement performative, il faut construire un contexte très précis. En fait, je mets 200 pages à réaliser les conditions qui rendront la conclusion plausible — en attendant, ce sont les autres qui meurent, et salement.
JPB
PS. Et pour tous renseignements complémentaires, se procurer Pur porc, un roman à l'eau de figatelli, c'est difficilement trouvable mais disponible pour 18 € sur Chapitre,
http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/OCCASION/product/collectif/pur-porc,2179-667.aspx
Ecrit par : brighelli | 04 juillet 2007
PS. Et pour tous renseignements complémentaires, se procurer Pur porc, un roman à l'eau de figatelli, c'est difficilement trouvable mais disponible pour 18 € sur Chapitre,
JPB dixit
J'ai eu entre les mains votre roman - pris sur étagère d'une librairie -, le lendemain suis revenu pour l'acheter: il n'y était plus dites donc! Liquidé!
Peut-être que pour le polar façon Zola, la "continuité psychologique" (ou dit autrement: la motivation) est nécessaire - mais chez Shakespeare, par exemple (autre grand tueur de personnages), elle est heureusement évitée. Chez Juan Benet aussi, si ma mémoire est bonne ("L'air d'un crime", par exemple). Et Poe. Après c'est un parti pris esthétique. Le résultat seul compte!
Là, je prends un peu de temps pour écrire un Nô (inspiré par ma lecture des "Nô irlandais" de Yeats).
Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007
ou dit autrement: la motivation [à long terme]
Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007
Tiens, je viens de ramasser quelques mots chez Compagnon : " La littérature, c'est l'allusion. Or l'allusion, c'est l'exclusion. Voilà qui désormais passe mal: la littérature est par nature politiquement incorrecte."
Ecrit par : Thalie | 04 juillet 2007
Pour vous Chrsitophe Carrère! K-do!
http://www.theotokos.fr/dossier.php?gclid=CJmzjaWkjo0CFRMaEAodMi-GkA
Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007
En voici une de vraie urgence! Heu nourrissez bien vos gosses les amis!!!!
http://www.youtube.com/watch?v=WwMbJ68IbAM
Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007
L'Allemagne, patrie de Goethe, de Schiller, d'Holderlin,...
http://www.youtube.com/watch?v=TSkClsXENug&mode;=related&search;=
Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007
Tiens, question pour tous: quel est le personnage de fiction (roman, théâtre, poésie, film, bédé, peinture, sculpture...) qui vous semble, à tous, avoir une "existence aussi réelle que celle de votre voisin de palier"?
Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007
Y'en a deux: Robert Bidochon et Raymond Calbuth.
Ecrit par : dobolino | 04 juillet 2007
Bonjour,
Ne sachant quelle rubrique choisir pour m'exprimer, la dernière en date me semblant une terre étrangère ( car je n'ai pas eu l'occasion d'étudier le latin ni le grec dans ni au Cours Compléméntaire ni à l'Ecole Normale Inférieure, juste deux ans de latin en fac et c'est tout ) je reviens là où j'étais l'autre jour, juste pour dire que j'ai presque fini de lire " Les marchands de gloire" de Pagnol et que la scène 1 de l'acte 2 m'a fait fait penser au "Match du siècle" de François Boyer que l'on ne trouve que sur internet. Né en 1920 à Sézanne où ses parents étaient instituteurs, François Boyer enfant n'appréciait pas les cérémonies du 11 novembre , l'adulte retrace ainsi ses souvenirs d'enfant du 11 novembre 1928.
" Alors à quoi ça rime ce meurtre annuel perpétré ? Et quel hommage croit-on rendre aux héros par cette scène sordide et burlesque apparence de mort que prend la ville, la France entière ? Moi je sais parfaitement à voir ma tante qui est veuve depuis Verdun que pour pleurer un mort il faut bien se cacher. "
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 juillet 2007
Pour infos voici des témoignages d'enseignants sur les corrections au bac et la constatation de la baisse généralisée du niveau :
http://www.lemonde.fr/web/articleinteractif/0,41- href="mailto:0@2">0@2-3224,49-930865@45-3895@51-905010,0.html
Ecrit par : Sandra WAGNER | 04 juillet 2007
J'ai corrigé pour la 5e année consécutive les épreuves d'histoire-géographie du baccalauréat.
Corrigeant les copies rédigées en basque j'ai en charge les travaux de candidats de toutes les séries, à savoir "L", "ES" & "S".
L'éventail des sujets proposés est de plus en plus large et permet aux étudiants de s'en sortir de façon honorable sans faire preuve de génie.
En revanche, la nouveauté réside dans l'effondrement du niveau des "L", manifestement se retrouvent dans cette section, non pas des littéraires comme prévu au départ, mais des élèves n'ayant pas eu les résultats idoines pour accéder en "ES" ou "S".
Les épreuves de rattrapage ne commencent que mercredi pour mon académie, mais les années précédentes, certains candidats n'étaient même pas au courant du déroulement de l'épreuve. J'ai constaté de plus en plus de désinvolture plutôt qu'une baisse de niveau.
Les épreuves changeant, il me semble difficile de mesurer une baisse du niveau. L'aplomb, la préparation (ou l'impréparation !) des candidats sont en revanche en train de se modifier année après année.
Ecrit par : Sandra WAGNER | 04 juillet 2007
Voici le second :
Je suis professeur de lettres en lycée général depuis près de quinze ans, et je n'ai pas vraiment l'impression que le niveau moyen des bacheliers ait beaucoup baissé dans ma matière.
J'ai par contre le sentiment que de nombreux élèves accèdent à la seconde avec une culture littéraire quasi inexistante, et une méconnaissance profonde des grands récits mythologiques, historiques ou religieux de notre patrimoine. L'enseignement des lettres en lycée ressemble ainsi à un vrai marathon de vingt mois, où il faut savoir combler de nombreuses lacunes, sans gâcher le plaisir de la lecture et de la découverte des grands auteurs.
Je crois que la récente réforme des épreuves de français du baccalauréat, ces dernières années, a réussi à mettre à contribution d'une manière plus claire et plus cohérente l'esprit critique et d'analyse de nos élèves. Je les trouve mieux impliqués, plus créatifs qu'autrefois.
Ils me donnent en revanche l'impression d'être plus "jeunes", un peu moins autonomes. Peut-être plus qu'avant, nos élèves ont besoin d'être guidés dans le choix de leurs lectures et des problématiques d'approche. Une évolution générale de notre société, sans doute, qui échappe au seul diagnostic de l'école.
Ecrit par : Sandra WAGNER | 04 juillet 2007
Et le troisième :
Je suis professeur de mathématiques en lycée et j'ai participé au jury du baccalauréat 2007.
Il est évident que le niveau global baisse puisque le niveau des exigences dans toutes les matières baisse ! Un examen que tout le monde (ou presque) réussit, a-t-il de la valeur? Les mentions Bien et Très Bien sont elles seules vraiment révélatrices d'un bon, voire très bon niveau global de l'élève.
Il faut savoir que les correcteurs ont un barème et des instructions précisant l'application de ce dit barème qui aboutissent à des bonnes notes!!! Lors de réunions d'harmonisation, les inspecteurs nous disent clairement (en mathématiques, mais cela se vérifie dans d'autres matières !!) : "On ne doit pas mettre beaucoup de points sur les questions difficiles" !!!! Récompense-t-on ainsi le mérite et l'effort, comme nous l'a si bien dit Monsieur le Président Nicolas Sarkozy ?
D'autre part, le jour du jury, l'ensemble des correcteurs examine les livrets scolaires des élèves proches de l'oral, ou proches du bac, ou proches de telle ou telle mention, de façon à donner un coup de pouce éventuel à certains en rajoutant des points dans certaines matières... Sachez que dans mon jury, certains professeurs ont catégoriquement refusé de rajouter des points, en affirmant que le barème qu'ils ont respecté était d'ores et déjà fort généreu...
En tant que professeurs, nous sommes forcés d'appliquer les directives de nos inspecteurs que nous désapprouvons et qui nous décrédibilisent devant nos élèves, puisque nous avons toute l'année des exigences non demandées à l'examen qui sanctionnent toute une scolarité !
Ecrit par : Sandra WAGNER | 04 juillet 2007
Tapez html ( hypertext markup LANGUAGE ) sous Google et lisez la ligne qui s'affiche sur le premier site proposé 'Wikipedia'.
On peut toujours ergoter sur la définition d'un langage informatique mais l'anglais "language" se traduit bien par langage.
Mais tout cela n'est en réalité que de peu d'intérêt.
Ecrit par : Adrien fleuret | 04 juillet 2007
Pour vous Chrsitophe Carrère! K-do!
http://www.theotokos.fr/dossier.php?gclid=CJmzjaWkjo0CFRMaEAodMi-GkA
Ecrit par : Pendariès | 04 juillet 2007
Merci Pendardriès. Bo-Cu.
Ecrit par : Christophe Carrère | 04 juillet 2007
Pour Sandra WAGNER
Je vous cite:
"Un examen que tout le monde (ou presque) réussit, a-t-il de la valeur?"
: "On ne doit pas mettre beaucoup de points sur les questions difficiles" !!!! Récompense-t-on ainsi le mérite et l'effort, comme nous l'a si bien dit Monsieur le Président Nicolas Sarkozy ?"
"En tant que professeurs, nous sommes forcés d'appliquer les directives de nos inspecteurs que nous désapprouvons et qui nous décrédibilisent devant nos élèves, puisque nous avons toute l'année des exigences non demandées à l'examen qui sanctionnent toute une scolarité !"
Votre poste confirme ce que beaucoup de parents d'élèves ont constatés, mais je ne pense pas que notre nouveau Président N. SARKOZY, ainsi que sont gouvernement en portent la responsabilité car ils sont aux commandes depuis peu, quand à la valeur des diplômes, elle se mesure à l'occasion d'un concours d'entrée dans les différents établissements public ou privé.
Ecrit par : Landax | 04 juillet 2007
Thalie: Certes les instituteurs sont endoctrines, mais de la a etre aveugles!
Robin et Jacques: aucun mepris pour les travailleurs manuels, loin de la je suis le premier a regretter de ne presque rien savoir faire de mes mains. Je m'interroge seulement sur la pertinence de ces quelque filieres qui n'embauchent plus et qui meurent doucement depuis des decennies. Un artiste passe par la chaudronnerie ne va pas nous aider a gagner notre pain quotidien. Bien sur, on a plus de besoin de mecaniciens et d'electroniciens que d'etudiants en licence de psycho!!!
Simplement, si l'on oriente des jeunes vers ces filieres, alors il faut, par obligation morale, que la France se dote d'un veritable systeme de formation aux adultes, il est aussi injuste de cantonner des gens a une competence ou un statut toute leur vie (technicien superieur est tout a ce a quoi on peut pretendre si on est pas passe par la sacro-sainte ecole d'ingenieurs) qu'il est stupide de pousser des enfants a la Fac quand il y a de tels besoins en travailleurs manuels qualifies. Apres ca on elit son president parce qu'il est ferme sur le "dossier" de l'immigration, faites-les ces boulots bon dieu!
Je vous rejoins M. Brighelli sur l'imperieuse necessite du soutien scolaire, j'ai fait un peu de benevolat dans mes annees d'etudiant et aide des gamins a faire leurs devoirs, et de voir ces enfants, beaucoup issus de l'immigration, laisses a eux-memes par des profs qui savent pertinemment que leurs parents n'ont pas les competences, le temps, ou la culture de les aider ou de suivre leur travail, ca c'est aussi immoral.
Ecrit par : R. | 04 juillet 2007
Pour vous Pendariès
http://www.ihes.fr/~lafforgue/textes/ContreBrighelli.pdf
Ecrit par : Christophe Carrère | 05 juillet 2007
http://www.ihes.fr/~lafforgue/textes/ContreBrighelli.pdf
Ecrit par : Christophe Carrère | 05 juillet 2007
Je connais le texte déjà, Chrisophe. Je regarde avec circonspection ce mélange du dogme (chez les Protestants, heureusement, nous n'avons que des doctrines - c'est comme les sciences, on en change quand on trouve mieux) et de l'éducation - brrrrrrrr ça me fait froid dans le dos. Chacun chez soi bon sang - César dans ses palais et ses ministères et Dieu en soi (et soi en Dieu).
Ecrit par : Pendariès | 05 juillet 2007
L'athéisme rugueux ne me gêne pas le moins du monde; tant qu'on vient pas me fiche dans une nouvelle Tour de Constance!
Ecrit par : Pendariès | 05 juillet 2007
"… tant qu'on vient pas me fiche dans une nouvelle Tour de Constance…"
écrit Pendariès.
Mon cher, qui fréquente Aigues-Morte, à part vous et moi ? Et à propos, la tour de Constance n'abritait-elle pas uniquement des femmes ? Quel fantasme se niche derrière votre calvinisme supposé austère ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 juillet 2007
Ah! les vacances! avoir le temps de prendre un thé en lisant une bonne revue, dans le jardin, sans se dire qu'il faut courir pour être à l'heure, sans entendre le bruit de 30 chaises le matin à 8h qui dégringolent de leurs tables dans un fracas épouvantable. Sans plus être dans l'urgence...
Ecrit par : Thalie | 05 juillet 2007
brrrrrrrr ça me fait froid dans le dos.
Ecrit par : Pendariès | 05 juillet 2007
Mets-toi un doigt dans le cul, ça te réchauffera.
Ecrit par : Christophe Carrère | 05 juillet 2007
brrrrrrrr ça me fait froid dans le dos.
Ecrit par : Pendariès | 05 juillet 2007
Mets-toi un doigt dans le cul, ça te réchauffera.
Ecrit par : Christophe Carrère | 05 juillet 2007
Mon dos ne descend pas si bas...
Ecrit par : Pendariès | 05 juillet 2007
« Entrez par la porte étroite ; car large est la porte, et spacieux le chemin qui mène à la perdition, et nombreux sont ceux qui entrent par elle ; car étroite est la porte, et resserré le chemin qui mène à la vie, et peu nombreux sont ceux qui le trouvent » (Matt. 7:13-14).
Ecrit par : Christophe Carrère | 05 juillet 2007
"… tant qu'on vient pas me fiche dans une nouvelle Tour de Constance…"
écrit Pendariès.
Mon cher, qui fréquente Aigues-Morte, à part vous et moi ? Et à propos, la tour de Constance n'abritait-elle pas uniquement des femmes ? Quel fantasme se niche derrière votre calvinisme supposé austère ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 juillet 2007
J'vous jur' (sur le ton de la bonne dans "La vie est un long fleuve tranquille"), m'sieur, que je n'ai jamais vu "Yasmine à la prison de femmes" (pour choisir un titre parmi la foultitude d'autres qui sont le versant porno du "Surveiller et punir" foulcaldien)...
Je suis retourné voir dans ma librairie pour votre "Pur porc" - y a plus de stocks... plus édité (je me suis jeté sur un florilège de "Petits romans noirs irlandais" Rivages/noir et sur "Pathologie verbale" de Littré Emile). S'enquiquinent pas à faire payer plus cher un livre sur Amazone, etc.
Ecrit par : Pendariès | 05 juillet 2007
« Entrez par la porte étroite ; car large est la porte, et spacieux le chemin qui mène à la perdition, et nombreux sont ceux qui entrent par elle ; car étroite est la porte, et resserré le chemin qui mène à la vie, et peu nombreux sont ceux qui le trouvent » (Matt. 7:13-14).
Ecrit par : Christophe Carrère | 05 juillet 2007
ne parlez pas d'étroitesse; il y a des plaisirs fastueux par les conduits étroits...
Suis heureux pour vous que les portes du paradis s'ouvrent devant vous.
Brisons là.
Ecrit par : Pendariès | 05 juillet 2007
Sont chiants ces néo-con(v)
Ecrit par : Pendariès | 05 juillet 2007
Brisons là.
Ecrit par : Pendariès | 05 juillet 2007
Oui, tu me les brises, petite bourgeoise.
Ecrit par : Christophe Carrère | 05 juillet 2007
Tu as autant de répartie qu'une quiche lorraine et autant de talent qu'un panini au fromage. Je te laisse ton Brighelli. Paluchez-vous les uns les autres et rendez-vous au tas de sable.
Ecrit par : Christophe Carrère | 05 juillet 2007
Ca sent mauvais vous ne trouvez pas? C'est pas Carrère qu'a pété?
Ecrit par : Pendariès | 05 juillet 2007
Ah non, il a ouvert la bouche.
Ecrit par : Pendariès | 05 juillet 2007
Ah non... il a juste pensé...
Ecrit par : Pendariès | 05 juillet 2007
.. à toi !
Ecrit par : C. Carrère | 06 juillet 2007



