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01 juin 2007
Mens sana in corpore sano
Mens sana in corpore sano
Le « Gymnase » le plus connu fut celui que l’on appelait le Lycée — celui où enseignait Aristote, et, à sa suite, les philosophes péripatéticiens. C’est dire qu’à respecter l’étymologie, on pourrait faire du Gymnase le Lycée par excellence — le cœur même de l’établissement.
Et ce fut longtemps le cas — tant que le principe « mens sana in corpore sano » fut l’alpha et l’oméga de l’enseignement : en clair, et sans trop solliciter la traduction, l'esprit le plus sain possible dans le corps le plus sain possible — c'est-à-dire, à Rome comme à Athènes, le plus beau possible.
Or, voici que des aristotéliciens d’un nouveau genre ont pris le contrôle du Lycée. De la directive du Maître, « meden agan » (« Rien de trop », ou l’exaltation de la juste mesure), ils ont tiré un principe pédagogique moderne : ne pas trop en faire, et même en faire de moins en moins.
J’ai souvenir d’une époque, pas si lointaine, où les cours de gym, comme nous disions, occupaient cinq heures par semaine en collège (deux heures de « cours », et trois heures de « plein air » — sur un stade quelque peu défraîchi à la Rose, à la périphérie de Marseille, d’où nous revenions dans un état joyeusement boueux.
L’idéologie de ces cours se résumait en deux mots : se dépasser. Non pas « faire de son mieux » — c’est déjà une première abdication. Mais dépasser ses limites — le meilleur moyen de les repousser.
D’où le climat de saine compétition (mais non, ce n'est pas un oxymore, comme vooudraient nous le faire croire les ramollis du bulbe et du biceps qui ont pris les commandes de l'Education il y a déjà un quart de siècle !) qui régnait alors. Au lycée Saint-Charles (public, malgré son nom religieux !), le tour de cour faisait, paraît-il, 150 mètres. Nous courions des 600 m (une distance que je n’ai jamais vu courir ailleurs…) avec comme objectif avoué de faire mieux qu’un certain Isnard — qui bouclait les quatre tours en 1mn 45, le chien ! Cela nous amenait à nous inscrire en masse aux cross qui permettaient aux élèves de tus els lycées de Marseille de s’affronter — une autre occasion, hivernale en général, de revenir boueux — joyeux ou défaits, selon le classement final du lycée.
Mais avec notre bouclier sur le dos, si je puis ainsi m’exprimer. Spartiate un jour, spartiate toujours. Le modèle grec persistait dans cette gymnastique-là. Goût de la performance, de l’effort au-delà de la fatigue.
Cela tenait-il au fait que nous n’étions que des garçons ? Que la mixité, qui doit être bien complexe à gérer dans un cours de gym, n’avait pas encore amolli nos esprits, en nous persuadant que sentir la sueur est incompatible avec l’épanouissement d’une sexualité exigeante ? Quel pourcentage d’élèves des deux sexes, aujourd’hui, se font dispenser de gym sous les plus légers prétextes ?
Ils se feraient dispenser de Français ou de Maths — si seulement ils y transpiraient encore.
La pédagogie des cours de gym est aujourd’hui une pédagogie du « projet ». L’élève, schématiquement, construit son projet (4 mn pour courir le 600 — mais court-on encore 600 m ?), et on l’applaudit bien fort si sa performance est conforme à sa paresse.
Bref, les profs de gym, à qui l’on demande quand même, au concours, d’être quasiment des athlètes, gèrent aujourd’hui de grands troupeaux déjà las avant de commencer, exactement comme leurs collègues des autres disciplines.
La « culture » revenait jadis à forcer sa nature. Aujourd’hui, où l’apprenant construit lui-même son propre savoir, la distinction n’est plus d’usage. D’adolescents lymphatiques on fait des ados paresseux. Zéro partout. Balle au centre.
- Mais, mon cher, pensez à tous ces enfants un peu gros, un peu malhabiles, traumatisés par ces camarades plus lestes, et par une idéologie de la performance ! C’est à eux que l’on a pensé !
- Je le sais bien : depuis vingt-cinq ans, on prend modèle sur les moins aptes. On tentait autrefois de les rendre plus robustes, plus légers, plus minces (c’est aux profs de gym que devrait revenir l’enseignement de la diététique). Le gros lard qui peinait à sauter 1m20 en hauteur réussissait admirablement comme pilier en mêlée. L’inapte à la course devenait une star de la gymnastique au sol. Et certains qui n’arrivaient à rien prenaient leur revanche en maths — et c’était très bien ainsi. Les traumas des uns compensaient ceux des autres. Un partout, balle au centre.
Il est de toute première urgence de rétablir un état d’esprit sainement compétitif — parce qu’il ne peut y avoir d’autre projet que d’être parmi les meilleurs. Il est de toute première urgence de faire comprendre aux uns et aux autres qu’« élitisme » n’est pas un gros mot — c’est même la clef de tout l’enseignement républicain. Fortius, altius,
Il est tout de même paradoxal que l’on propose sans cesse aux enfants des modèles sportifs de compétition, et que l’on n’exige d’eux que des sous-performances. Le petit garçon qui joue au foot dans la cour de l’école se prend, littéralement, pour Zidane (c’est en train de passer) ou pour Ronaldinho (plus rarement pour Ribéry, il y a des limites à l’identification…). Et en même temps, on voudrait le ramener, en classe comme en cours de gym, à l’élève lambda — nous revoici en Grèce, version molle.
Nous avons aboli, après 68, les compositions mensuelles ou trimestrielles, nous avons aboli cet esprit de compétition qui a fait des enfants du baby-boom les survivants féroces qui tiennent aujourd’hui les commandes, dans tous les domaines. Et qui ne sont pas près de les lâcher : pourquoi transféreraient-ils leurs pouvoirs à une génération qu’ils sentent, qu’ils savent, qu’ils voient pré-ramollie ?
En gym comme ailleurs, c’est toute une mentalité qu’il faut changer — et ce serait peut-être la meilleure manière d’intégrer ces « nouveaux publics » dont on nous dit sans cesse que la présence a imposé le collège unique, la stratégie de l’élève au centre, et tous les renoncements qui font aujourd’hui de l’école une garderie perfectionnée — l’inverse justement d’un projet. Citius,, altius, fortius : la compétition, et elle seule, le goût de la performance, l’envie de se dépasser en dépassant les autres, voilà ce qui fait des citoyens — et pas l’inverse.
Jean-Paul Brighelli
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Commentaires
post-it...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 juin 2007
Dixit Valérie Pécresse :
"Pour tous les étudiants, l'université doit être un lieu de vie et d'épanouissement personnel.....Chaque campus doit avoir une Maison de l'étudiant qui soit espace d'échanges, de projet, de création ouvert sur la cité. "
Ca commence drôlement bien ,si l'université n'est pas en priorité le bastion du savoir mais plutôt "un lieu de vie" on peut dire adieu à l'université...
On croit rêver !!!! Vraiment aucun courage ces ministres : Bernard Belloc a évité dans la réforme de l'autonomie des universités les 2 casus belli, à savoir la sélection et la modulation des droits d'inscription !!!
Vaste programme pour un lieu de vie (rire jaune et plutôt amer)..................
Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 juin 2007
Quant au sport, ce n'est pas seulement une nécessité, c'est une question de santé et d'hygiène de vie.
J'ai repris personnellement le sport et je dois dire que je ne peux plus m'en passer tant c'est un exutoire, un anti stress excellent qui évitera bien des consultations coûteuses chez un psychologue ou thérapeute pour dépressions, qui permettra d'éviter l'embompoint malsain et qui surtout permettra à l'individu en question de suivre cette discipline de vie et ce réflexe tout au long de son existence ! Le sport c'est l'envie de mieux faire la prochaine fois et de progresser....
Le sport c'est acquérir un meilleur souffle, une meilleure maîtrise de ses pulsions, de ses colères, c'est un corps plus tonique, en meilleur forme, et c'est surtout éviter toutes les maladies actuelles liées en partie à l'obésité comme le diabète, le cholestérol, l'hypertension...
Et avec le sport, systématiquement on ne se rue pas sur les distributeurs ou fast foods du coin : même les patisseries crémeuses de la boulangerie voisine ne vous tentent plus......
En gros le sport c'est la vie !
Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 juin 2007
http://www.pratique.fr/sante/forme/em24e04.htm
Les bienfaits du sport....
Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 juin 2007
Bonjour à tous en passant.
La cueillette et les conserves de cerises en attendant la gelée de framboises nous occupent bien. Mon travail sur François Boyer avance aussi et j'ai l'impression de revenir au temps de la Maîtrise de lettres peut-être un peu plus car il aura fallu relire les six romans, la pièce, et dénicher environ 20 films sur 35 que je n'ai peut-être pas analysés comme il convenait. Mon objectif est de faire connaître François Boyer dans sa région . Tout de même le père du bébé de "jeux interdits" c'est lui.
Mon témoignage sur le dépassement de soi en sport comme ailleurs fera sans doute sourire ou ricaner... Quand je suis entrée à l'Ecole Normale d'Institutrices de la Marne en 1963 l'épreuve D'EPS était obligatoire et ça ne rigolait pas . Pourtant j'en fus dispensée : j'avais subi dans l'année trois interventions chirurgicales rapprochées suivies d'une infection nosocomiale et j'étais dans un état physique peu engageant. La sévère directice surprise de mes résultats et inquiète au sujet de ma santé me convoqua pour m'informer du régime sévère de l'école avec internat et de l'obligation d'assister aux cours d'EPS.
Comme je voulais construire ma vie et éviter de nouvelles contrariétés à ma famille que je n'avais jamais considérée comme la banque et l'hôtel je répondis tout simplement que je ferais de mon mieux.
J'assistai donc à tous les cours sans être notée . Mes performances n'avaient rien à voir avec celles de mes camarades et poutant je fus heureuse d'aller en EPS. Je peux affirmer que jamais je n'y allai à contre coeur. Le professeur compréhensif et attentif demeurait EXIGEANT tout en soulignant le moindre progrès aux yeux de mes camarades qui réussissaient bien mieux que moi. Je me souviens que nous chantions en riant dans les vestiaires. Ce fut dans les cours d'EPS et dans le chant choral que je retrouvai la chaleur humaine pour me dépasser à ma façon et apprendre à vivre en coupant le cordon.
Aujourd'hui ? Je joue à l'épouvantail dans les cerisiers et je me faufile dans les framboisiers. Bonne journée.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 01 juin 2007
Mon souvenir des cours d'EPS : des crachats, des insultes, des quolibets, des punitions débiles, des profs cons comme leur pieds, des "camarades" qui s'empressent de traiter d'inverti les nuls dans mon genre. Ridicule d'invoquer les "patisseries crémeuses de la boulangerie voisine" qui "ne vous tentent plus". Tant mieux pour vous, madame.
Je ne pense pas que ça doit être supprimé, mais ce n'est pas un enseignement qui convienne à tous, tout comme les maths.
A propos de maths, une anecdote : un 2nde, avec 12 de moyenne, qu'on empêche de passer en première L à cause d'un 4 de moyenne en maths. C'est ça votre conception de l'école, Mr Brighelli ?
Ecrit par : Pierre | 01 juin 2007
Le sport n'a pas d'âge et ni de contre-indications si ce n'est que l'on soit touché par une flemmingite aigüe, ni plus ni moins.
Je suis asthmatique, Monsieur, et tous mes médecins, y compris mon pneumologue, en premier, m'ont recommandé fortement et urgemment de démarrer le sport et aussi vite que possible. Seuls mes parents étaient contre mais il n'empêche que le sport me permet de vivre normalement et de ne plus souffrir de difficultés respiratoires et de me sentir comme les autres, comme tout monde..........
J'avais été contrainte de stopper mon activité sportive à la suite d'accidents de voiture, et qui plus est j'avais déménagé dernièrement et donc je n'avais pu poursuivre. Cela étant j'ai repris il y a plus d'1 mois et je puis vous assurer que j'en ressens déjà les bienfaits : une meilleure oxygénation, une meilleure respiration et surtout une forme olympique, un plus grand dynamisme, une meilleure confiance en soi et ses capacités.
Le sport vous oblige à maintenir une excellente hygiène de vie, laquelle ne peut être que bénéfique pour votre état de santé général. Il se trouve aussi que j'ai une très forte tendance à grossir, il m'est infiniment plus facile de prendre que de perdre du poids et si je ne pratique de sport, je deviendrai rapidement si je suis dire "un tonneau sur pattes".
Or il en va de mon bien-être personnel, de l'appréciation personnelle de mon image corporelle et je refuse simplement de me laisser aller, de rester avachie et ramollo, de n'avoir envie de rien si ce n'est de dormir, etc....
Je ne serai jamais une athlète et je n'ai jamais été une fervente adepte du sport, mais je me suis résolue à continuer dans la pratique sportive, car elle me procure un bien fou......Je suis intégrée dans un groupe, il règne une ambiance agréable, et chaque fois que je ressors d'une séance de sport je suis superbement bien détendue et certainement pas stressée !
Tous les soucis envolés !
Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 juin 2007
Quel beau témoignage ! Ca fait toujours chaud au coeur de vous lire Hélène.
Ecrit par : Robin | 01 juin 2007
http://www.meteobienetre.com/vosdossiers/?page_id=49
Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 juin 2007
Le principal problème des cours d'EPS, tels que j'ai pu les vivre (j'ai 21 ans) au collège et au lycée (mais à vrai dire surtout au collège), c'est qu'ils ne sont précisément pas des cours, mais dans la plupart des cas de simples évaluations : celui qui est mauvais y reste mauvais.
L’exigence de la compétition nécessite de donner les moyens à tous de s’élever autant que possible (ça reste valable en dehors de l’EPS). Si dans certains cas j’ai pu sentir une amélioration de mes performances (en tennis de table par exemple, grâce à la pratique et aux conseils techniques, et aussi en endurance), le reste n’était qu’un simple classement entre les bons et les mauvais, ce qui en soi n’est pas critiquable, sauf quand ce classement ne fait rien pour tirer les mauvais vers les bons, car il se contente de prendre acte de capacités déjà présentes.
D’où le fameux lieu commun des bons en cours et mauvais en sport (et inversement), ce qui donnait lieu à des formes de « vengeances » (comment appeler ça autrement ?) des bons sur les mauvais pendant les séances d’EPS, sous les regards souvent complaisants d’un professeur transformé en simple chronomètre vivant.
Ecrit par : Jean-Berlan | 01 juin 2007
Les cours d'EPS ne sont enrichissants que si le prof se donne les moyens de faire progresser techniquement ses élèves, et pas seulement les évaluer passivement, comme le souligne Jean-Berlan.
Le pédagogie de projet, en ce sens, peut être la meilleure et la pire des choses :
S'il s'agit juste d'évaluer le "projet" de l'élève, cela peut encourager la fainéantise et la passivité.
Si le prof est capable d'organiser son cours pour porter chaque élève au maximum de ses possibilités du moment, les différences de performance n'ont plus tant d'importance.
Encore faut-il que les disciplines choisies le soient en fonction des compétences du prof, de sa motivation à partager, et non d'impératifs de budget, de matériel ou de tranquillité (combien d'heures ai-je passé assis sur le bord d'un terrain de foot pendant que le prof faisait autre chose (quoi ?) ).
Ecrit par : yann | 01 juin 2007
Un exemple de pédagogie de projet avant l'heure (années 70) :
Lors du cross annuel à Bagatelle (eh oui, ma chère !), nous faisions une course de lenteur !
Nous arrivions bien propres, pas essoufflés pour un rond, sous les acclamations des copains et les quasi-insultes des profs !!
Un de mes meilleurs souvenirs de sport !
Ecrit par : yann | 01 juin 2007
Je pense ne pas avoir tout compris à la pédagogie de projet en sport. Si prof pouvait me faire un résumé ça m'arrangerait.
Des élèves m'ont dit que s'ils dépassent la performance envisagée, ils sont pénalisés et moins bien notés. Est-ce vrai ?
Ils m'ont expliqué qu'en course, ils disposent d'une stratégie complexe de triche. Un élève au bord du terrain disposant d'une montre leur indique discrètement s'ils doivent accélérer ou au contraire ralentir (??) pour obtenir la meilleure note en se rapprochant au mieux de leur estimation.
Je ne suis pas assez naïf pour tout croire benoîtement, ils n'ont cependant pas tout inventé ... Qui m'aidera à trier ?
Pour rire :
En sport co ça doit être plus facile : il suffit de se fixer pour objectif ne marquer aucun but ...
Lorsque je vois les profs de sport avec des tableaux Excel d'une complexité effroyable, je suis content d'être prof de sciences ...
Ecrit par : Zorglub | 01 juin 2007
SPORT OBLIGATOIRE à l'Ecole des Mines de Douai. Ma cousine en est issue.
http://www.ensm-douai.fr/article.php3?id_article=43〈=fr
Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 juin 2007
petite récré de mi-journée, j'en profite pour un petit passage par le blog.
Je suis très investie dans diverses associations sportives et notament en gymnastique rythmique où j'officie en tant que juge une grande partie des we . Comment expliquez-vous que des gamines ( je ne mets pas le masculin puisque dans ce sport 99,9% des adhérentes sont des filles) qui se font dispenser de cours d'EPS au collège et au lycée, ne manquent jamais un entrainement et la plupart auxquelles je fais allusion ont entre 6 et 9h d'entrainement par semaine, le soir après les cours parfois jusque très tard , ce soir par exemple nous finissons à 21h?
Pour en avoir discuté plusieurs fois avec elles , alors qu'aux entrainements elles se donnent à fond avec pour objectif les compétitions et aller toujours plus haut, elles pensent que le sport au lycée ou au collège c'est une récréation "améliorée",on pourrait tout aussi bien leur laisser jouer à la balle pendant les récrés au moins elles n'auraient pas à subir les humiliations du prof et des élèves de sexe masculin, mais j'ai reçu aussi le même type de confidence de la part de garçons qui eux pratiquent l'athlé, bref en EPS , on fait tout et rien de constructif, pourquoi pensent-ils ainsi?...Je précise que les gamines dont je parle ne sont pas toutes issues d'un milieu social favorisé et je peux même vous dire que certaines sont inscrites sans avoir à régler leur cotisation mais elles montrent leur engagement dans ce sport sans avoir forcément des résultats aux compétitions. Il faut saluer ceux qui dans les associations sportives donnent leur chance à tous, beaucoup plus qu'à l'école.
Il est vrai que je ne garde pas de bons souvenirs des cours d'EPS mais par contre les meilleurs du club d'athlé où je pouvais courir autant que je le souhaitais ainsi que de celui du club de natation...cela ne me gênais pas de devoir nager ou courir jusque très tard par temps froid ou pluvieux. il y avait l'ambiance! et cette ambiance existe toujours dans les associations sportives de plus en plus nombreuses et ayant de plus en plus d'adhérents...
De plus est-ce bien judicieux d'envoyer les élèves en EPS entre un cours de maths et de français ou d'histoire géo? pourqoi ne pas envisager dans les établissements scolaires de répartir le sport sur des après-midi ou des matinées , en mélant les classes et les répartissant sur des activités sportives en fonction des affinités de chacun?
aurais-je un discours pédagogiste là? vais-je me prendre une volée de bois vert?
bon après midi, pour ma part direction le gymnase à 17h pour y accueillir des petites poussines bien dynamiques et volontaires!
Ecrit par : Patricia.Mesnigé | 01 juin 2007
Des élèves m'ont dit que s'ils dépassent la performance envisagée, ils sont pénalisés et moins bien notés. Est-ce vrai ?
Ce n'est pas impossible. Le professeur d'arts plastiques de notre plus jeune fils qui est en 4ème est un adepte de la "pédagogie de projet" et les élèves sont notés sur la conformité entre le " cahier des charges " (projet) et la réalisation. Les notions d'oeuvre, de création, d'expression personnelle sont complètement évacuées.
Ecrit par : Robin | 01 juin 2007
Je tente moi aussi la volée de bois vert ...
A cette saison, lorsque mes ados pas toujours lavés de frais arrivent en cours après avoir abondamment sué en sport j'aimerais souvent que les dispenses soient délivrées plus généreusement ...
Ou bien, peut-être, pourrait-on envisager de les faire doucher ?
Ecrit par : Zorglub | 01 juin 2007
Certes, mais je me souviens que quand j'ai passé mon BAC S en 97, le niveau était plus exigeant en EPS qu'en anglais: les coefficients étaient les mêmes pour les deux matières, mais seuls les points au-dessus de la moyenne comptaient pour la LV2. Par ailleurs, l'enseignement artistique (dessin et musique), ayant été anéanti au point que même la participation aux options n'offrait rien dans ce domaine, je trouvais étrange ce système qui envoyait les avortons se faire humilier sur les terrains de rugby et ne leur concédait aucun espace d'épanouissement où leurs longs doigts auraient pu servir à autre chose qu'à tapoter sur une calculette... Quand à ces profs formés à la manière des entraîneurs olympiques et qui posent un regard justement consterné sur les handicapés de l'équilibre qui échouent entre leurs mains, je ne vois pas quel service ils peuvent rendre à des gens prêts à inventer n'importe quoi pour échapper au stade.
Cela dit, entièrement d'accord avec vous sur le caractère inévitable de la compétition.
Ecrit par : avorton | 01 juin 2007
Monsieur JP Brighelli, en tant qu'ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui professeur d'EPS en collège (ayant renoncé à officier en STAPS ou IUFM...on devine pour quelles raisons) je me reconnais complètement dans la philosophie de l'EPS que vous venez d'exposer dans ce nouveau fil.
Puissiez-vous être entendu des autorités qui décident plus ou moins des contenus de cette discipline scolaire aujourd'hui en pleine dérive.
Ecrit par : buntovchik | 01 juin 2007
@Zorglub
Pour mon fils en seconde, c'est douche obligatoire après le sport, demandée par le professeur. Question d'équipement, de volonté...
Et que ce soit au collège ou au lycée, le barème de notation ne me semble pas suivre la "pédagogie de projets" mais le niveau du meilleur : pour les sports collectifs ou d'affrontement, ils sont répartis par "terrains" du meilleur au moins bon. Le meilleur a 20 et les "moins bons" en dessous de la moyenne. Vous connaissez ce système ? C'est la loterie : si vous êtes dans une classe de très bons ou dans une de très moyens, le résultat n'est pas le même.
Ca prépare aux concours !
Ecrit par : lucile | 01 juin 2007
A cette saison, lorsque mes ados pas toujours lavés de frais arrivent en cours après avoir abondamment sué en sport j'aimerais souvent que les dispenses soient délivrées plus généreusement ...
Ou bien, peut-être, pourrait-on envisager de les faire doucher ?
Ecrit par : Zorglub | 01 juin 2007
On pourrait déjà exiger d'eux qu'ils aient une tenue de sport enfilée en début de scéance et retirée en fin de scéance.
Pas si facile de l'obtenir de ses garçons si le professeur ne l'exige pas avec sévérité. Fastoche avec nos petites coquettes!
Dobolino et son assistante, mère de trois garçons....
Ecrit par : dobolino | 01 juin 2007
A ma lointaine époque, nous avions une tenue de sport aux couleurs du lycée ou de la commune.
Dans ma commune, c'était de la sixième à la terminale:
maillot vert à parements blancs et short bleu marine pour les filles
Maillot jaune à parement noir et short je ne sais plus comment pour les garçons.
Le survêtement était toléré à température inférieure à 0° par certains enseignants.
Ceci dit, j'ai subi quelques adjudants pas piqués des vers...
Ecrit par : dobolino | 01 juin 2007
Je vais me faire un peu l'avocat du diable.
L'envie de se dépasser, de dépasser les autres, dites-vous, JPB, et à ceux qui ont essayé, qui ont joué le jeu et qui se cassent la figure irrémédiablement, on dit quoi, on les récupère comment quand ils ont beaucoup investi?
Ecrit par : Thalie | 01 juin 2007
Moi aussi, JPB, j'ai eu droit aux 5 heures de sport hebdomadaires lorsque j'étais au lycée (de la 6ème à la terminale alors). J'ai dû avoir beaucoup de chance, car je n'ai gardé que d'excellents souvenirs de tous mes professeurs. Pourtant, au début, j'étais loin de faire des performances, sauf au grimper de corde. J'ai toujours été encouragée à me dépasser, j'ai progressé, jusqu'à participer à des réunions d'athlétisme, à des matchs de basket, malgré ma petite taille (les choses ont bien changé, mais avouez qu'il est plus méritoire de marquer un panier quand on fait 1m50 que quand on fait plus de 2m), et c'est en sport que j'ai eu les meilleures notes aux deux bacs. Eh oui, j'en ai encore passé deux! Alors, quand je vois mes ados avachis dans la cour ou dans les couloirs, vautrés à leur table, incapables de se tenir droits, ou traînant lamentablement les pieds en marchant, je me pose la même question qu'une jeune collègue sur ce blog : mais pourquoi donc sont-ils si mous et si paresseux ? À croire qu'une éducation un peu "dure" a parfois ses avantages! À l'internat, lever à 6 heures30 , dans un dortoir gla-gla en hiver, pas d'eau chaude aux lavabos, bien peu dans les douches,obligation de travailler en étude etc. Nous n'en sommes pas morts, et, qui plus est, nous en avons gardé le meilleur souvenir!
Ecrit par : mouron rouge | 01 juin 2007
Des élèves m'ont dit que s'ils dépassent la performance envisagée, ils sont pénalisés et moins bien notés. Est-ce vrai ?
Ecrit par : Zorglub | 01 juin 2007
C'est bien çà. En course d'endurance, en natation, il faut annoncer le temps que l'on fera, et s'y tenir. Note maximale en cas de réussite, points en moins si on explose le chrono !
Plus une évaluation variant selon les sports en fonction de la technique (variété des nages pratiquées, note maxi si 25 m en papillon par exemple, etc.). En endurance, chrono et c'est tout je crois bien. D'où les méthodes de "tricherie".
Pour les sports de baballe, système des terrains, on monte ou on descend selon les résultats des matchs, effectivement c'est très inégalitaire, mais c'est la dure loi du sport !
En acrosport, évaluation de la variété des techniques, de leur difficulté, et de leur réalisation. Là, on a une vraie évaluation technique, çà devient jouable, même pour les asthmatiques.
En lutte (pour les écoles riches qui ont un tapis), évaluation technique plus résultats des combats.
Etc,etc.
Ecrit par : yann | 01 juin 2007
JPB,
Je souscrit en partie à votre modèle d'EPS, citius, altius, fortius, goût de la performance, dépassement de soi, et tout çà.
Mais quand vous rentriez "joyeusement boueux" de vos séances de sport, n'y avait-il pas, trainant les pieds derrière votre petite troupe, un petit Marius dont vous (peut-être pas vous, mais quelque joyeux compagnon) auriez écrasé la tronche dans la boue parce qu'il ratait tous les ballons ?
Pour le petit Marius, et son joyeux écraseur de tronche, l'EPS ne doit pas être seulement une édcation physique, mais aussi une éducation morale, spirituelle et civique.
Quitte à faire dans le bon vieux temps, et à rappeler les grands anciens, les olympiques, je préfère le modèle de Jigoro Kano que celui du baron de Coubertin, plus réducteur (mais je conçois que la solidarté moustachesque vous pousse à me contredire).
Ecrit par : yann | 01 juin 2007
je souscris, m..., je ne me suis pas relu.
Mince, il y a des miettes dans mon clavier aussi. Ou des poils de chat...
Ecrit par : yann | 01 juin 2007
La mixité, (en EPS), serait démotivante? Je n'en crois pas un mot!
Buntchovik, je ne comprends pas votre raisonnement; pourquoi ne pas être allé enseigner en STAPS, (ou en IUFM, d'ailleurs), si vous le pouviez? C'était une bonne manière de faire un peu d'entrisme!
Ecrit par : christophe sibille | 01 juin 2007
un petit Marius dont vous (peut-être pas vous, mais quelque joyeux compagnon) auriez écrasé la tronche dans la boue parce qu'il ratait tous les ballons ?
Ecrit par : yann | 01 juin 2007
Dont vous avez et non dont vous auriez! une petite mariusse confirme
Le sport était un calvaire, une humiliation pour moi dans tous les sports d'équipe: toujours bien placée sur le terrain mais ratant le ballon à chaque fois. J'ai passé des heures et des heures de hand ball à m'emm... Personne ne me lançait la balle.
Ecrit par : dobolino | 01 juin 2007
La mixité, (en EPS), serait démotivante? Je n'en crois pas un mot!
Ecrit par : christophe sibille | 01 juin 2007
La mixité était sûrement démotivante pour les filles (voir au-dessus), pas pour les garçons qui pouvaient se rincer l'oeil gratuitement (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ...).
Au prix de quelques contre-performances : comme certains canassons sur les champs de course, nous avions parfois du mal à dépasser les filles à la course !!!
Allez savoir pourquoi !
(nota: je revendique haut et fort le côté macho de ce message, quitte à rammasser..)
Ecrit par : yann | 01 juin 2007
ramasser !!! Scrongneugneu !
Ecrit par : yann | 01 juin 2007
Pas de mixité à mon époque! Bien ou pas bien, je n'en sais rien, c'est aux profs d'EPS d'en débattre. Je n'ai aucun avis sur le sujet.
Ecrit par : dobolino | 01 juin 2007
Ma fille aime la mixité:" les filles sont trop "chochottes" et sont toutes sur le banc ou à l'infirmerie au bout de dix minutes. Avec les gars, on peut continuer le match, à trois filles, on ne pourrait pas."
Ecrit par : dobolino | 01 juin 2007
Retour du lycée de mes jumeaux, un jour de pluie, il y a déjà quelques années...
M. : -maman, il faut que tu laves mon survêt, on a fait du Rugby, aujourd'hui...
moi - Et bien J. donne-moi aussi le tien, je les laverai ensemble.
J. -Le mien? Mais il est tout propre, tu n'imagines tout de même pas je je vais me traîner dans la boue, sous la pluie, pour attraper un ballon....
Ecrit par : Maminou | 01 juin 2007
Bonjour à tous,
Etant également une petite Mariusse j'ai connu tout ce dont vous parlez, avec en plus l'humiliation de la part du prof. J'étais pourtant motivée mais auriez-vous envie de faire des efforts quand le prof vous fait remarquer, bien haut et devant toute la classe, que "de toute façon vous êtes nulle" ? Humilier un gamin ne lui donne pas envie de se dépasser mais plutôt de rentrer dans sa coquille: c'est, il me semble, une question de bon sens.
Cela pour amener une question: les prof d'EPS ont-ils une formation sur la psychologie de l'enfant à l'IUFM ? ou du moins leur donne-t-on des méthodes pour motiver les élèves ?
Ecrit par : PFC | 01 juin 2007
La différence notable tout de même est que pendant les cours de sport le rôle des joyeux petits camarades n'est pas innocent. Et que les petits machos cons qui ont leur force physique en guise de cerveau ne sont pas toujours très subtiles avec leurs congénères. Il y a des élèves qui en prennent plein la tête pendant les cours de sport sous l'oeil goguenard du prof et les railleries de leurs camarades. Au moins dans les autres cours, les gamins ne tapent pas sur leurs camarades ( enfin quand tout est peu ou prou normal).C'est ce que je constate depuis que j'enseigne.
Il faudrait aussi distinguer le sport et le culte du corps à tout prix tant vanté par nos medias. Lorsqu'on voit certains gogols sortir des salles de musculation et qu'on sait que c'est leur deuxième activité après leur travail....La satisfaction que respirent ces atrophiés du bulbe est assez cocasse.
C'est aussi un sacré leurre pour les gamins que cette "sanctification"du sport. J'enseigne dans un établissement sport/études et je peux vous dire que de voir des élèves qui arrivent de loin dans ce bahut , pris en charge par des familles d'accueil, malheureux d'être loin de leurs familles et qui s'entendent dire en 3ème "ciao, ciao; t'es pas assez bon", est parfois dramatique... Pour recoller les morceaux.... et ils sont bien jeunes.
Sans oublier que le sport "casse" ( j'en sais quelque chose!) et que les petits et petites le paient après!
Et puis, surtout dans une société rongée par des valeurs matérialistes, je me dis que faire l'apologie brute du sport n'est pas forcément bien quand on sait à quel point toutes les choses de l'esprit deviennent quantité négligeable aux yeux des mômes.
Dans leurs petites têtes,les valeurs du sport sont seulement liées à celle de l'argent et du spectacle .Bref, courez et consommez ou courez pour consommer ! Bof!
Ecrit par : Thalie | 01 juin 2007
J'ai eu une classe sport / études autrefois à Montgeron, j'en ai depuis quelques années à Montpellier.
D'abord, comme tout le monde et comme leurs entraîneurs, je ne cesse de leur répéter que leurs chances d'aboutir, dans leur sport spécifique, sont presque nulles. Et qu'il ne faut donc pas négliger les matières générales.
Statistiques : un mien ami qui travaille dans un collège sport / études / foot me confiait qu'en vingt ans, l'établissement en question a sorti trois ou quatre joueurs qui gagnent à peu près leur vie avec le foot en Première ou Deuxième division, et un (1 !) joueur de classe internationale (Drogba, pour les footeux…). Et c'est tout, et c'est rien face à des bataillons de malheureux gosses qui sont sortis sans rien dans les mains ni dans la tête, parce qu'ils ont cru avoir tout entre leurs pieds.
C'est ainsi que cette année, une élève judoka très brillante a été sommée d'arrêter par les toubibs, sous peine de blessures définitives. Scolairement parlant, elle avait déjà décroché… Et raccrocher s'avère bien difficile.
Question subsidiaire 1 : pourquoi les sport / études n'ont-ils pas une scolarité aménagée (par exemple en faisant le Bac en quatre ans, comme cela s'est fait jadis dans quelques bahuts ?)
Question subsidiaire 2 : pourquoi leurs résultats, souvent brillants, dans leur spécialité, ne comptent-ils pas pour le Bac ? Trop élitistes ? On les gonfle avec des cours de gym (en sus de leur entraînement) où ils se font encore plus suer que les autres, des cours qui décochent des notes, et on ne prend pas en compte la matière à laquelle ils consacrent quinze ou vingt heures par semaine, et souvent avec brio ? Allons donc ! Et on prétend former ainsi une élite sportive ? Et on prétend que ces mêmes sportifs doivent, de surcroît, être des élèves brillants ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 juin 2007
Reçu ce soir le bulletin de troisième trimestre de fiston, 2°gt: pas de case pour l'EPS, sais pas sa note ni l'appréciation du professeur...
Les cours d'EPS m'ont surtout appris que j'étais grosse et moche et que je me déplaçais avec l'élégance d'un éléphant obèse. Les professseurs ne faisaient pas dans la dentelle en matière de remarques désobligeantes mais peut-être en était-il de même en maths ou anglais ou autre.
Heureusement que mon prof de maths de terminale avait un faible pour moi et qu'il était champion poids et haltères, ça m'a un peu revalorisée, mais pas assez.
Où est le pire? Se faire pourrir et casser sur ses capacités intellectuelles ou sur ses capacités physiques?
Honnêtement, ce que j'ai pu apprendre des cours et des profs d'EPS actuels au travers de mes enfants m'a paru plus digne d'éloges que ce que j'ai vécu (subi?). Ce sont des enseignants très bien formés dont mes enfants ont bénéficié au collège du bout du monde. J'ai toujours été en accord avec leur jugement et j'ai apprécié leur qualité d'écoute lors des réunions parents-profs. Mes enfants ne sont pas des aigles sportifs et ces professeurs ont tous eu à cœur de les faire progresser, autant le premier plongé dans ses rêves (malsains qui tordent sur leurs lits etc...) que la deuxième dotée d'un esprit de compétition qui me laisse sans voix.
Pour l'école primaire et maternelle, ma foi,... j'attends le compte-rendu documenté de Catmano avec ses exemples croustillants, Kevin en tête de peloton, encore une fois, probablement, pour les misères subies et les jugements à l'emporte-pièce, les exercices physiques non faits "parce que la Mairie n'a pas acheté ci ou ça et que la salle de motricité ragnagna..." alors qu'elles ont des hectares de pré, de montagne et de paroi rocheuse sous la main.
N'y aurait pas par là un formateur d'IUFM en EPS pour nous expliquer pourquoi il oublie qu'une classe rurale ne peut pas vraiment fournir un gymnase tout équipé et une piscine olympique avec maître-nageur et qu'il y a peut-être moyen d'expliquer les choses plus simplement aux futurs enseignants?
Sinon, en primaire, hors temps scolaires, de bonnes sorties USEP bien organisées.
Ecrit par : dobolino | 01 juin 2007
Je vais me faire un peu l'avocat du diable.
L'envie de se dépasser, de dépasser les autres, dites-vous, JPB, et à ceux qui ont essayé, qui ont joué le jeu et qui se cassent la figure irrémédiablement, on dit quoi, on les récupère comment quand ils ont beaucoup investi?
Ecrit par : Thalie | 01 juin 2007
C'est triste Thalie, mais c'est un peu comme celui qui vise Polytechnique ou Ulm et qui intègre péniblement Centrale, celui qui voulait faire véto et qui finit pharmacien ou opticien, etc... On sait que la sélection est dure et il faut essayer de ne pas trop fantasmer: c'est le rôle des parents et des enseignants de prévenir les étudiants.
Je connais deux coureurs cyclistes que leurs parents ont bien surveillés, les écartant du dopage: des jeunes excellents qui ont joué au SMIC (à peine) leur rôle de soutien et faire-valoir dans le Tour de France et autres Giro et débrouille-toi une fois que tu es trop vieux.
Ecrit par : dobolino | 01 juin 2007
La mixité était sûrement démotivante pour les filles (voir au-dessus), pas pour les garçons qui pouvaient se rincer l'oeil gratuitement (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ...).
Au prix de quelques contre-performances : comme certains canassons sur les champs de course, nous avions parfois du mal à dépasser les filles à la course !!!
Allez savoir pourquoi !
(nota: je revendique haut et fort le côté macho de ce message, quitte à rammasser..)
Ecrit par : yann | 01 juin 2007
Parce que vous croyez que les moins de 20 ans sont moins chaud-lapins (mais il est vrai que le véto c'est vous)? Si comme Zorglub le suggère la douche est rendue obligatoire en fin de cours d'EPS je ne crois pas qu'ils manifestent contre... ;)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 juin 2007
Moi je me souviens de mes cours de sport, on essayait vaguement de m'apprendre à aller chercher un mannequin au fond de la piscine, ou de nager le crawl, je n'ai jamais réussi ni à l'un ni à l'autre, je n'y arrive toujours pas, et on aurait pu y passer 20 heures comme y passer 20 ans, ca n'aurait rien changé.
Alors la métaphysique du sport et les vertus du dépassement collectif de ses capacités individuelles, j'y crois très peu.
Lisez "Le football, une peste émotionnelle", paru chez Folio, et vous aurez une vision plus précise de tout ça. J'aime bien faire du sport, mais évalué, noté, et humiliant comme ça l'était, ca m'incitait surtout à ne pas en faire !
Ecrit par : Jeremy | 01 juin 2007
J'oubliais Yann, est-ce vraiment du machisme?n'est ce pas plutôt une manière détournée de ne pas reconnaître que certaines demoiselles pouvaient courir plus vite que vous tout simplement? ;)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 juin 2007
Parce que vous croyez que les moins de 20 ans sont moins chaud-lapins (mais il est vrai que le véto c'est vous)? Si comme Zorglub le suggère la douche est rendue obligatoire en fin de cours d'EPS je ne crois pas qu'ils manifestent contre... ;)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 juin 2007
Si vous saviez, Patricia, comme les vétos étudiants mâles sont crades, c'est inimaginable. A l'époque où j'ai fait mes études, on apprenait vite à gérer sa vasodilatation sous peine de passer pour une oie blanche. A l'inverse, si on plaisantait on était une "marie couche toi là".
Les vétos, sur le plan sexualité, c'est assez au ras des pâquerettes... Genre lapin ou étalon...
Si tu veux, t'es une salope et si tu veux pas, t'es une coincée.
Mes camarades de promo avouaient se chercher non une femme mais une valise: tu la poses, elle ne bouge pas, et quand t'en as besoin, tu l'ouvres. Ravissant, non?
Ecrit par : dobolino | 01 juin 2007
Autant d'imprécisions me poussent à réagir...
Etant prof EPS depuis 11 ans, ancien maitre auxiliaire ayant visité 21 établissements en tous genres, je peux peut être ajouter quelques reflexions aussi:
L'EPS n'est pas le sport mais utilise celui ci comme moyen, comme support pour éduquer physiquement... Nous sommes en quelque sorte des "généralistes" avec bien sûr quelques spécialités propres à notre vécu de sportif...
La mixité ?
Pfff... Trop souvent celà améne plus de soucis que d'avantages... Regards insistants des garçons face à telle ou telle position de la belle plantureuse en gym, refus de "se montrer" pour la petite grosse qui n'ose plus rien... Etc..
Oui en 6e/5e, pas trop à partir de la 4e/3e...
A voir au lycée...
Mes meilleurs cours ont souvent eu lieu en classe "démixée", c'est tout simplement vrai...
On va me dire: oui mais "apprendre à connaitre l'autre sexe etc...". La plupart sont déjà experts en ce domaine...
La note ?
En gros, au collège
> 8 points pour la performance, 9 pts pour la maitrise d'execution (ce qui a à faire pour faire), 3 pts pour le sérieux et l'investissement...
Au lycée
> Bien plus complexe puisqu'il s'agit souvent d'une évaluation certificative, 2 proffesseurs differents étant chargés de noter en Terminale (bonjour les écarts de notes..)
La formation ?
Peu pragmatique, trop intellectualisée à mon goût , les facs de sport forment des bêtes de concours bien loin de la réalité du terrain et de ses besoins...
Anatomie fonctionnelle et descriptive et physiologie, psychologie génétique mais aussi histoire, épistemologie, j'en passe et des meilleurs...
Tout ça pour se battre un peu trop souvent contre les tenues manquantes ou inadéquates, les MP3 et portables, les dispenses imaginaires ou complaisantes...
La jeunesse ?
Ne pas la stigmatiser, et respecter...
Elle n'est souvent que le résultat d'une éducation trop permissive oû le virtuel est devenu une façon de vivre: TV cablée, playstation et ordinateurs à outrance ne font pas des élèves "dégourdis" physiquement...
Ce qui est sûr c'est que le gôut de se dépasser existe aussi et encore mais donne nous t'on les moyens de les developper avec 3h00 en 5/4/3eme et 2h00 au lycée ???
Cordialement.
Ecrit par : Robinson | 02 juin 2007
C’est vrai Robinson. question de génération ? Il fut un temps où , à la Noël, on voyait des gamins essayer leur vélo dans les rues du village. Désormais, on ne voit plus personne. Enfermés sans doute devant le jeu vidéo
qu’ils viennent de recevoir. Résultat, récemment, en primaire (C.M.) à un test/formation de vélo : la moitié des garçons ont réussi et seulement une fille sur tout le groupe. Pourtant, le parcours était d’une facilité étonnante : un plot à contourner, un obstacle minuscule à franchir (rouler sur une planche ). Incapables de coordonner leurs gestes.
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
Je reprends en la complétant une de mes interventions précédentes qui est très à propos dans ce fil.
L’EPS : sujet passionnant !
L’un d’entre-vous dispose-t-il de statistiques fiables sur le nombre et la gravité des blessures subies par les élèves en EPS ?
Il serait légitimement jugé scandaleux que les élèves se blessent (même légèrement) en labo de TP ou en atelier. D’ailleurs, les accidents sont extrêmement rares et donnent lieu à enquête avec vérification des conditions de sécurité, etc. La culture de la sécurité est généralisée chez les professeurs d’enseignement technique et, bien que le public soit parfois (!) turbulent (!), les accidents sont rarissimes même au LP.
Dès lors que l’EPS est un enseignement obligatoire donnant lieu à évaluation lors du bac, il m’apparaîtrait normal que le même traitement lui soit réservé !
Les enseignants d’EPS justifient les accidents par la spécificité de leur discipline, précisent qu’il n’est pas possible d’éviter toute conduite hasardeuse, etc.
Je vois d’ici le patron d’une société de BTP expliquer au tribunal après des accidents du travail répétés sur ses chantiers : « Et oui ! C’est bien dommage, mais un chantier c’est par nature dangereux ... ». La maladresse d’un compagnon n’a jamais exempté de responsabilité l’encadrement. Le pont de Millau a été réalisé sans aucun accident gravissime, c’est donc possible.
Depuis ma salle de cours, j’ai une vue imprenable sur le stade. Lors des séances de lancer de javelot je frémis en songeant à St Sébastien ... Nos clients savent être redoutables : cette année l’un d’eux a introduit une règle en plastique enflammée dans le col de chemise de son voisin. Les profs de sport ont les nerfs solides, plus que les miens, sans doute un effet bénéfique de leur pratique ?
On me répond souvent que la plupart des blessures sont légères : entorse, hématome etc. Faudrait voir de plus près : c’est 20 ans après que se sont fait souvenir quelques bons râteaux pris à ski ou en moto dans ma jeunesse ...
De toute façon, cet argument me semble irrecevable, j’imagine la conclusion du CHS sur un chantier : « La situation est très satisfaisante : le taux d’accident est élevé mais les traumatismes mineurs.».
Une anecdote juste pour la bonne bouche :
Lors d’un conseil de classe on évoquait le cas d’une élève particulièrement apathique.
Le prof d’EPS prend la parole : « Vous êtes négatifs ! Samantha montre de belles attitudes en sport. Au cours de l’évaluation du cycle boxe anglaise, elle a d’ailleurs mis KO par inadvertance une de ses camarades ».
Le tout dans l’indifférence générale ! Lorsque je m’indigne qu’un fait aussi grave puisse non seulement survenir mais soit de surcroît valorisé il m’est répondu : « Les élèves portent un casque et toutes les conditions de sécurité sont réunies. Cependant on ne peut jamais exclure un incident lors d’une pratique sportive ! En tout cas, ça montre une belle volonté et un réel engagement de la part de Samantha ! ».
Transposez, « Lors d’une séance de TP, Kévin a constaté que la manip était en panne. Plein de bonne volonté, il a entrepris de réparer le système. Par malchance et par inexpérience, il s’est électrisé lors de son intervention. Mais c’est pas grave, il est resté inconscient moins de 20 secondes. En tout cas cet élève montre une réelle implication dans sa formation ».
Il se trouve que je pratique des sports à risque avec mes enfants, mais c’est un choix pas une obligation institutionnelle. Le danger est présent, je tente d’apprendre sa gestion à mes gosses. Le contexte émotionnel familial est plus propice à sa prévention que celui du gymnase.
Si mon fils rentre blessé d’un free ride à ski ou en VTT, je serai affligé, mais ce sera la conséquence du choix librement consenti d’une pratique à risque. Très différent lorsqu’il s’agit d’une matière obligatoire au bac ...
PS : N’oubliez pas je cherche des statistiques sur l’accidentologie en EPS !
Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2007
JPB signale "l' urgence de rétablir un état d’esprit sainement compétitif — parce qu’il ne peut y avoir d’autre projet que d’être parmi les meilleurs" et celle " de faire comprendre aux uns et aux autres qu’« élitisme » n’est pas un gros mot — c’est même la clef de tout l’enseignement républicain. Fortius, altius...."
Puis il évoque " bataillons de malheureux gosses qui sont sortis sans rien dans les mains ni dans la tête, parce qu'ils ont cru avoir tout entre leurs pieds"
La gestion calamiteuse de la fili¡ere Sport/étude reflète le climat ambiant.
Pour avoir passé la plus grosse partie de mes vacances d'hiver et de printemps, plus la première quinzaine juillet à "bouffer du piquet" (entrainement au slalom) entre l'âge de 8 et 18 ans, je sais combien nous stimulait par osmose la présence dans la station de trois champions (Killy et les soeurs Goitschel) dont il nous arrivait parfois d'aller regarder les entraînements.
Je fus aussi ensuite aux premières loges pour observer la déroute du ski français, après la glorieuse époque des JO de Grenoble, et surtout la lente décomposition de l'esprit compétitif, inéluctable dans un pays qui conchie autant l'élitisme que la concurrence. Cela ressort de la même posture idéologique.
Tout récemment, j'ai aussi reçu les doléances désabusées et chagrines du directeur du collège sport études de Bourg St Maurice, parti récemment à la retraite, complètement découragé par la médiocrité croissante des élèves.
Et je me fais conspuer quand j'ose parler de l'institutionnalisation de la fénéantise, de l'avachissement, du j'menfoutisme et de la médiocrité qui gangrènent ce pays où l'on se gargarise d'anti-élitisme et prétend démocratiser une société alorsque cette posture ne peut que creuser les inégalités Et comme avec cet éloge de la paresse vient l'irresponsabilité, on met cet abject échec sur le compte du capitalisme et de l'économie concurrentielle.( le marché)
Or s'il y a un domaine où ces tares sont particulièrement visibles c'est bien celui du sport de haut niveau.
Pas d'excellence sans dépassement permanent, sans efforts extrêmes, douloureux, parfois à la limite du soutenable, et sans cesse renouvelés.
Mais dans d'autres domaines c'est pareil.
Plus de prix Nobel pour les Français qui ont perdu avec ces notions d'excellence et de dépassement, la renommée qu'avait la recherche scientifique il y a encore 20 ans. Les chercheurs sont désormais ici ...et ils trouvent !
Plus de prix littéraires non plus pour des Français qui ne savent plus écrire convenablement leur propre langue ni la parler d'ailleurs. Les émission littéraires et politiques que j'enregistre pour mes étudiants sont surtout des tests de correction grammaticale, "chercher l'erreur" , tant les intervenants écorchent la langue française.
J'en ai honte.
Encore une fois Condorcet nous avait montré la voie.
La Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen ayant proclamé l’égalité politique, l’élitisme républicain était pour lui le moyen de concilier cette exigence nouvelle avec celle d’excellence, sans laquelle pas de démocratie possible, mais il fallait respecter une autre constante, l’inégalité naturelle des conditions et des aptitudes, dont la diminution ne peut se décréter ni s'obtenir de force sans effets funestes.
L’égalité grandira parmi les hommes (femmes comprises) des pays éclairés, nous dit Condorcet,pour atteindre tous les peuples, toutes les « races », à mesure que reculeront ignorance et préjugés, mais il avertit surtout qu'elle aura des effets contraires à ceux recherchés si elle vise à supprimer la dite inégalité naturelle.
Et puisque celle-ci, qui est alors non seulement inévitable mais nécessaire, contredit l’égalité politique instaurée par la Déclaration de 1789, il faut résoudre ce paradoxe, inhérent au principe de l’égalité. À l’opposé de Robespierre qui prétend assurer l’égalité dans « l’ignorance partagée » des Lumières, par un égalitarisme réducteur de toutes les têtes qui dépassent, Condorcet développe sa théorie de l’élitisme républicain qui lui sera d’ailleurs tant reprochée. Il la concrétise « par des propositions institutionnelles précises qui veulent concilier l’excellence et l’égalité. » ( Charles Coutel, " L'orléanisme des esprits). L'école républicaine de Condorcet ne vit cependant jamais le jour.
Ecrit par : Cadichon | 02 juin 2007
En atelier "cirque" en EPS au collège, une année, une élève s'est quand même fait une fracture de la jambe en tombant d'un "ballon" sur lequel elle était juchée.
Quant aux professeurs de matières techniques, ils peuvent avoir des moments d'absence : l'un d'eux a demandé à un élève de mettre son doigt sous le massicot, a commencé à descendre la lame et lorsque celle-ci a touché le doigt, s'est écrié "pourquoi n'as-tu pas enlevé ton doigt ?" Ma question est : dans quel but faire mettre un doigt sous un massicot ? Si c'est pour montrer sa dangerosité, ou il faut couper entièrement le doigt, ou peut-être essayer avec autre chose ! Je ne vois pas l'intérêt de la démonstration. C'est risqué, non ?
Ecrit par : lucile | 02 juin 2007
Patricia Mesnigé, vous parlez avec raison des garçons qui se rinçaient l'oeil en gym. Moi aussi je vous parle d'un temps que les moins de 85 ans ne peuvent pas connaîtreuuuuuu.
J'étais élève au Lycée Paul-Eluard (non, non, Cadichon, ne nous faites pas une crise d'hémorroïdes!! Je ne suis pas communiste)
de 68 à 74. Et nous étions sacrément favorisés. Une immense cour(3 ou 4 hectares) et......Un gymnase couvert ainsi que, tenez-vous bien, une piscine à nous. Et pas un bassin de douze mètres, non une de 50 mètres.
Alors effectivement, je le confesse (ah, comme j'aime ce mot!!!) je me rinçais l'oeil, et je n'étais pas le seul. Mais ne pensez-vous pas que ce matage de pré-adolescents remettait les choses à leur place, et que, du coup, les filles ne nous apparaissaient pas comme des citernes à fantasmes, mais comme de lumineuses beautés???? Enfin, mon amour et ma tendresse pour les femmes vient sans aucun doute de ce côtoiement à la fois impudique et respectueux.
Ecrit par : montaigneàcheval | 02 juin 2007
Amis brighelliens
Dommage , on n'aura pas JP BRIGHELLI portant la contradiction à Darcos chez FOG ce soir. On se contentera de Mélenchon !
Mélenchon qui ancien ministre de l'enseignement technique de Jack avait évoqué l'idée de collège républicain et remis en cause le dogme du collège unique. Ah! Il est vite rentré dans les rangs...
Bon parmons de sport.....
En fait, le sport fait partie de ma vie. Je ne peux pas la concevoir sans lui. J’ai pratiqué de nombreux sports à différents niveaux , alliant ainsi au fil des années pratiques personnelles et encadrement.
Oui, pour moi, le sport , c’est avant tout l’aspect ludique. C’est ce qui prime. Il faut se faire plaisir. Même quand parfois cela est dur. Mais il y a aussi la dimension éducative et j’attache une importance capitale à cet aspect. Partager des connaissances et transmettre un message.
Tout le monde peut progresser et est en droit d’attendre une performance avec ses capacités propres.
Le sport est un formidable vecteur d’intégration. Quand je dis intégration, il faut l’entendre dans sa dimension la plus large . Pour un individu , quel qu’il soit, quand je dis que le sport est un véritable facteur d’intégration , cela signifie que cela lui ouvre des horizons sur les autres , tant dans la diversité sociale, culturelle, humaine (et sur lui même ) . Un sportif , pour moi , c’est quelqu’un bien dans sa peau. Qu’est-ce– qu’un citoyen , si ce n’est un individu responsable , intégré dans le corps social . Le sportif se doit de respecter des règles , la vie de sa communauté sportive. Voilà en quoi je vois le sport comme un facteur d’intégration citoyenne au sein large.
Petit avis totalement personnel : (Pour moi, je pense qu’il y a 2 sports majeurs pour un enfant. Là , je parle en tant qu’ instituteur . Je veux parler de la natation et l’athlétisme.
Tout enfant devrait pratiquer ce sport ces 2 sports dans sa jeunesse puis permettre une ouverture vers les autres activités sportives.
Patrickinstit
Ecrit par : patrickinstit | 02 juin 2007
Trouvé sur le site du mammouth déchaîné. Quelqu’un confirme ? « Comment faire passer une bonne crasse sous couvert d'avancée horaire ?
Cette fois c'est en EPS qu'on a une bonne illustration.
En effet, ces pauvres profs obligés de faire encore 20h de présence face aux élèves, vont enfin pouvoir profiter pleinement de leur intégration à l'éduc. Nat! Ils vont être contents nos profs de sport, heu non, de galipette, euh non, de référentiel bondissant! Et oui ils ne feront plus que 18h, comme tous les autres collègues, et pour qu'ils soient encore plus satisfaits, et bien l'AS leur sera payée en heures sup! Travailler moins mais plus, pour gagner plus, mais c'est pas sûr...
Quel cadeau!
Quoi ? ils ont supprimé 60% des postes au CAPEPS?...Ah mais c'est pour ça alors, il leur manque des profs... Donc on leur ajoute une heure de cours, et le tour est joué. Moi qui croyais que c'était pour une plus grande justice!
Quoi ? Qu'adviendra-t-il lorsqu'un chef d'établissement décomplexé par l'autonomie grandissante décidera de supprimer l'A. S. ? Economies, économies... «
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
Et le résumé du rapport qui va avec :
« Rapport de l’IG d’EPS
Dans son dernier rapport, et selon l'agence de presse AEF, l'inspection générale
recommande la rémunération du sport scolaire "en heures supplémentaires" afin
d'entrer en cohérence avec l'arrêté du 12 février 2007 et la note évaluation 7-02 de
mars 2007.
Ainsi, les possibles évolutions seraient :
- l'alignement du service statutaire des enseignants d'éducation physique et sportive
vers le régime général (18h pour les certifiés et 15h pour les agrégés);
- l'inscription de l'animation de l'association sportive dans une démarche volontaire
; cette animation serait alors rémunérée en heures supplémentaires.
Dans cette perspective, les enseignants d'EPS n'auraient plus droit, automatiquement,
au forfait de 3 heures, inclus dans leur service de 20 heures. Désormais, le
nombre d'heures allouées serait établi en fonction "de l'activité de l'association
sportive". Cela signifie que c'est la plus ou moins grande activité de l'AS qui justifie
l'enveloppe horaire inscrite dans le service de l'enseignant.
Ainsi, l'animation des AS serait "facultative, sur la base des projets des établissements
et des AS, étant entendu que ces heures seraient rémunérées en heures effectives
en sus du service normal, à partir d'une enveloppe spécifique déléguée au
chef d'établissement".
Pour les rapporteurs, "l'accompagnement de cette modification réclame nécessairement
des recommandations aux décideurs (...) du système éducatif qui vont avoir
besoin d'éléments objectifs pour apprécier l'activité des AS et décider des moyens
d'encadrement dont les enseignants doivent disposer". C'est donc l'objet de ce document
qui a notamment été envoyé aux académies. Voici les autres propositions
du rapport sur "le sport scolaire dans les EPLE" :
-ENGAGEMENT. Selon les inspecteurs, il faudrait pouvoir gratifier les personnels
qui "n'hésitent pas à payer régulièrement de leur personne bien au-delà des trois
heures qu'ils doivent fournir [dans l'ancien
dispositif]", soit en "réduisant dans la limite d'une heure, voire 2 heures, dans les
cas les plus engagés, la part du service consacré à l'enseignement d'EPS au profit
d'un temps égal consacré à l'AS. Soit, en attribuant aux EPLE un volant d'HSE
(heures supplémentaires) que le chef d'établissement répartirait aux enseignants
en fonction de leur degré d'investissement, au-delà de leurs horaires statutaires."
- ANNUALISATION. Autre recommandation du rapport: "envisager l'annualisation
des heures consacrées dans l'emploi du temps des professeurs aux activités des
AS" car celles-ci "ne commencent pas toutes en septembre et ne finissent pas toutes
en juin et parce que la tâche des enseignants n'est pas répartie de manière
égale tout au long de l'année". Ainsi, ce service annuel serait déterminé "par le chef
d'établissement dans le cadre du projet d'établissement sur la base d'une, deux ou
trois heures hebdomadaires multipliées par le nombre de semaines de travail".
"Ces 36, 72 ou 108 heures seraient à accomplir dans l'année scolaire, des HSE
pourraient le cas échéant rémunérer les heures accomplies au-delà des heures
dues", précisent les rédacteurs.
- ASSOCIATIONS. Les auteurs du rapport recommandent aussi de "replacer les
associations sportives dans le droit commun de la loi 1901". Ce qui implique qu'il
faudra supprimer l'obligation pour chaque EPLE de créer une association sportive,
que le président de l'AS ne sera pas forcément le chef d'établissement et que les
adhérents pourront choisir les membres des instances, contrairement à ce qui se
passe aujourd'hui.
La mission remarque qu' "en les ramenant dans le droit commun des associations
loi 1901, [les AS] ne sauraient être confondues avec le service public stricto sensu
dans la mesure où elles seront des personnes morales de droit privé, mais elles ne
sauraient être étrangères au service public d'éducation". L'inspection générale préconise
"de compléter ces modifications législatives [intégrant les AS au droit commun
des associations loi 1901] par une disposition qui rendraient ces associations
attribuantes d'une mission de service publique". Par ailleurs, elle précise que dans
le cadre de cette modification, "il serait cohérent de laisser la liberté de s'affilier ou
non à l'UNSS".
- LOI ORGANIQUE DES LOIS DE FINANCE (LOLF). L'IGEN et l'IGAENR souhaitent
"retenir les critères de la LOLF comme seuils de référence des effectifs des
associations sportives". Elles ajoutent: "en deçà, procéder à une analyse des activités
et en tirer les conséquences en matières d'attribution de moyens et moduler selon
les effectifs réels".
ÉVALUATION. Autre préconisation des inspections: "généraliser l'élaboration d'un
projet propre à l'association, inscrit dans un projet d'établissement comportant un
rapport annuel d'activité et l'évaluation régulière des activités". Sur ce point, la mission
souhaite que "chaque année un rapport d'activité moral et financier soit présenté
au conseil d'administration de l'EPLE". Par ailleurs, IGEN et IGAENR demandent
que les IA (inspecteurs d'académie) et les IPR (inspecteurs pédagogiques
régionaux) "soient impliquées" dans une "mission de soutien et de contrôle des
AS".
UNSS. Le rapport recommande que les statuts de l'UNSS soient modifiés pour les
mettre en cohérence avec les nouveaux statuts des AS. De plus, il demande que
"le contrat d'adhésion collective ne prenne en compte que les élèves effectivement
licenciés". Enfin, il estime que l'UNSS devrait "réviser son mode de comptabilisation
des élèves réellement licenciés et du nombre d'élèves pratiquant une ou plusieurs
activités".
PARTENARIATS. Selon les rapporteurs, il faut "multiplier les partenariats des AS
dans leur environnement éducatif, socio-économique, culturel et sportif". Ils souhaitent
également que les collectivités territoriales de rattachement soient "mobilisées"
sur les questions relatives au sport scolaire (transport, animation culturelle, aides
financières).
ACTIVITÉS. D'après le rapport, il faudrait envisager une palette d'activités proposée
qui tienne davantage compte des "voeux et des capacités des filles" et aussi
une palette qui permettent aux élèves des lycées professionnels "de renouer le lien
avec leurs AS". Dans les "régions et établissements particulièrement difficiles et défavorisés",
il faudrait des activités "qui permettent la socialisation, l'adhésion et l'intégration
des élèves". «
vous en pensez quoi, vous profs de sport?
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
Le bloc-notes d'Ivan Rioufol de ce jour vient nous rappeller comment l'état nounou qui programme ses enfants pour l'assistanat à vie, ( et à mort) et la déresponsabilisation, d'une ampleur et d'une longévité uniques en occident, a fait disapraître dans les générations "montantes" le goût de l'effort et du risque. Tant que perdurera la "pétrification mentale" qui a encouragé ces comportements, il n'y aura pas d'amélioration à espérer. La mens ne pourra pas plus redevenir sana que le corpus redevenir sanus.
"""Les socialistes ont-ils des idées ?
[...]
Voici venue la gauche la plus bête du monde. Après avoir longtemps servi cette amabilité à la droite - souvent avec raison -, celle qui se voulait le phare de l'intelligence se montre dans une délitescence intellectuelle qui s'annonce durable. La guerre des clans, réactivée depuis le 6 mai, en est un symptôme. Incapable d'esquisser une alternative, l'opposition a choisi de « résister », front bas, aux réformes avalisées par une majorité de Français.
« Nous sommes passés de la gauche plurielle à la gauche plus rien », admet le député Vert Noël Mamère, mardi, sur Europe 1. Mais l'entendre dénier à la droite une légitimité écologiste, à cause de son libéralisme, rappelle le dogmatisme de son camp. La gauche reste guidée par son surmoi marxiste, que même le PC chinois a su évacuer. Elle en vient à défendre l'Ubu vénézuélien, Hugo Chavez, qui a interdit, dimanche, l'unique télévision d'opposition. Qui a entendu tousser nos « droits-de-l'hommistes » ?
Un quinquennat ne sera probablement pas de trop pour construire un grand mouvement rénové. L'aggiornamento passe par l'abandon du socialisme, égalitariste et rétrograde, au profit d'une doctrine tenant compte de la mondialisation, du libre-échange et du besoin de protection des peuples. Les belles âmes en sont loin, qui continuent à avoir des faiblesses pour le communisme et la lutte des classes, fuis par la totalité des partis progressistes européens. Pour autant, l'effondrement du parti du Bien et de la Vertu n'est pas un cadeau pour la droite. Certes, elle semble assurée d'une confortable majorité de députés. Mais la prévisible incapacité de l'opposition, délabrée, à engager rapidement sa révolution culturelle risque de l'inciter à la radicalité existentielle, dont elle a déjà fait preuve avec ses obsessions anti-Sarkozy. Le cauchemar : une gauche bête et méchante.
Grand ménage
Le grand ménage des méninges ne concerne pas seulement la gauche doctrinaire. Si celle-ci a, au moins, entrepris de réduire la distance qui la sépare du monde réel, cette lucidité reste apparemment étrangère aux syndicats, qui ne parlent qu'au nom de 8 % des salariés. La CGT, caste qui s'est appropriée certains services publics, ne représente que 1 % des Français. Le problème de la légitimité de tous ces apparatchiks se pose d'une manière criante, depuis que notre mur de Berlin est tombé. Aussi est-il pénible d'entendre ces organisations mettre en garde contre un passage en force du gouvernement sur le service minimum, notamment à la SNCF. Cette promesse a été approuvée par les Français, soucieux de voir garanties la continuité du service public, leur liberté d'aller et venir et de travailler. Le passage en force a toujours été imposé par ces syndicats intouchables, au détriment des usagers. Or, le droit de grève n'est pas absolu. Il s'exerce « dans le cadre des lois qui le réglementent », dit la Constitution.
Mardi soir, à Nice, le premier ministre, François Fillon, a confirmé qu'une loi-cadre serait votée en juillet. Le ministre du travail, Xavier Bertrand, a promis un service minimum à la SNCF dès le 1er janvier 2008. Reste que l'on n'a toujours pas compris si les trains rouleront les jours de grève, comme promis, trois heures le matin et trois heures le soir. Mardi, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a appelé à la « vigilance ». Faudra-t-il lui rappeler ce que signifie « expression démocratique » ?
La même remarque vaut d'ailleurs pour nombre de syndicats du monde de l'éducation, prêts à s'opposer à l'autonomie de gestion des universités ou à la suppression de la carte scolaire. L'anticapitalisme qu'ils professent généralement, s'il explique le dressage d'une partie de la jeune génération contre la « marchandisation » du savoir, est devenu une curiosité archéologique. La faillite de certains établissements et universités doit beaucoup à cette pétrification mentale.
[...]
( pour tempérer ce pessimisme, voici un timide début de résistance à l'inquiétante démission devant les fanatiques )
Cloche de Sartrouville (suite)
L'irritation des lecteurs, apprenant que l'église Jean-XXIII de Sartrouville (Yvelines) n'aura pas de cloche pour ne pas « provoquer » la population musulmane, a porté ses fruits. Le curé assure qu'une cloche pourrait être « envisagée », « quand les chrétiens le souhaiteront et nous en donneront les moyens financiers ».
Le Figaro 1er juin
Ecrit par : Cadichon | 02 juin 2007
Pour Zorglub ( ça vient du site de l’E.N.)
« L'analyse porte cette année sur 46 774 accidents recensés au cours de l'année scolaire 2001-2002. L'importance du nombre doit être relativisée au regard du faible nombre d'accidents présentant un caractère de gravité.
La proportion des hospitalisations de plus de 48 h se situe en effet autour de 2 % pour le scolaire, avec environ un millier d'accidents (…)
Les accidents en EPS dans le second degré représentent 57 % du total pour le niveau concerné. L'examen des lieux de survenance fait toujours apparaître les salles de classe comme faiblement concernées bien que leur proportion dans les écoles soit deux fois plus importante que dans le second degré (6 %). A l'inverse, les accidents dans les couloirs et les escaliers sont deux fois plus nombreux dans le second degré (10 %).
En lycée professionnel, les accidents en classe de BEP demeurent élevés : 33 % contre 8 % en CAP et 12 % en Bac pro. Sur 505 accidents recensés liés à des machines, la moitié concerne les classes de BEP dont 18 % en périodes de stage. Pour ces mêmes accidents, 60 % des dommages ont été causés aux doigts, 19 % aux yeux ce qui souligne la nécessité réglementaire du port d'équipement de protection individuelle.
Dans l'enseignement agricole, les accidents graves qui se produisent lors de stages dans les exploitations posent le problème du suivi des élèves qui accomplissent des travaux sur des machines non-exemptes de danger ou avec des animaux aux réactions parfois imprévisibles.
Une enquête conduite par la commission EPS sur les accidents subis par les étudiants de l'UFR STAPS de Lyon montre, contrairement au constat dans le scolaire, que les garçons de la filière sont moins accidentés que les filles.
Une enquête conduite par ailleurs dans les IUFM fait apparaître qu'un étudiant sur deux ne reçoit toujours pas de formation aux gestes de premiers secours dans le cursus préparatoire à l'exercice de son métier. »
le reste sur : http://ons.education.gouv.fr/rap02.htm
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
Et ça aussi. Quelques chiffres, du même rapport, sur l’état du matériel :
1 - L’ÂGE DES ÉQUIPEMENTS
Les matériels visés ont de manière générale une dizaine d’années, mais les terrains extérieurs, les agrès
(fixes, asymétriques et parallèles) et les sols sont encore plus anciens : de 15 à 20 ans.
2 - L’ADAPTATION DU MATÉRIEL À SA FONCTION
Le niveau des réponses négatives est très préoccupant puisque sont jugés inadaptés à leur fonction :
37 % des fosses de réception,
36 % des pistes,
30 % des barres parallèles,
29 % des plateaux,
26 % des sols intérieurs,
25 % des barres fixes,
19 % des barres asymétriques,
19 % des lots de poteaux (volley, rugby),
16 % des plints,
14 % des mini-tranpolines.
84
A noter que les équipements nécessaires pour la pratique de la gymnastique sont particulièrement concernés.
A l’inverse, les matériels qui sont déjà soumis à une réglementation (handball, basket-ball et football) sont
jugés adaptés dans 81 à 85 % des cas. Ce résultat ne relève assurément pas de la simple coïncidence.
3 - LES VÉRIFICATEURS DES MATÉRIELS
A l’exception des buts de hand, de basket et de football, où l’on voit intervenir des bureaux de contrôle
(50 %, 29 % et 25 %), l’enseignant d’EPS assure la vérification dans la majorité des cas. Cela peut paraître
naturel dans la mesure où il est l’utilisateur le plus concerné. Mais il ne possède pas toutes les compétences
techniques. C’est pourquoi les gestionnaires, à savoir les collectivités de rattachement, doiven
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
Ah ! Merci B.
C'est ce que je recherchais pour conforter mon propos.
Le constat est d'évidence : "Les accidents en EPS dans le second degré représentent 57 % du total" (des accidents survenus en milieu scolaire).
Et ce pour, en moyenne, 2 h de pratique par semaine !
Le sport est donc bon pour la santé sauf ... parfois !
Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2007
La mixité était sûrement démotivante pour les filles (voir au-dessus), pas pour les garçons qui pouvaient se rincer l'oeil gratuitement (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ...).
Au prix de quelques contre-performances : comme certains canassons sur les champs de course, nous avions parfois du mal à dépasser les filles à la course !!!
Allez savoir pourquoi !
(nota: je revendique haut et fort le côté macho de ce message, quitte à rammasser..)
Ecrit par : yann | 01 juin 2007
Parce que vous croyez que les moins de 20 ans sont moins chaud-lapins (mais il est vrai que le véto c'est vous)? Si comme Zorglub le suggère la douche est rendue obligatoire en fin de cours d'EPS je ne crois pas qu'ils manifestent contre... ;)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 juin 2007
Je faisais plutôt allusion à un temps où le catalogue des 3 suisses était une source d'érotisme indépassable. Aujourd'hui, avec internet ...
D'accord pour la douche obligatoire. Mixte ;o)
Ecrit par : yann | 02 juin 2007
Merci Robin, Sandra, Patrick et les autres, vous me requinquez le moral qui en a pris un sacré coup ce matin à la lecture d'un article à la rubrique "fait divers" en page "Marne" de mon quotidien régional.
Mardi 18 avril dernier,une femme âgée de 46 ans se rend avec sa fillette de 10 ans à la piscine des Thiolettes de Reims. Souffrant d'une maladie osseuse qui la handicape à 80%, elle se déplace en fauteuil roulant. Une ligne d'eau est spécialement réservée aux personnes handicapées mais ce jour-là trois adolescents s'y ébattent bruyamment. Elle leur demande de lui laisser la place. L'un des garçons lui répond qu'il n'a aucune leçon à recevoir d'elle. Apercevant sans doute l'étoile de David au pendentif de la femme il profère des injures racistes relevées par plusieurs témoins: " Si Hitler était encore au pouvoir, tu serais cramée". Il plonge et donne des coups de poing dans le dos de la femme : tassement et fracture d'une vertèbre. La fillette maintient sa mère hors de l'eau et appelle le maître nageur qui accourt immédiatement. Les pompiers feront le reste tandis que les trois adolescents quittent la piscine. Ils viennent d'être retrouvés et l'auteur des coups est un collégien de 15 ans déjà connu des services de police.Les médecins estiment que les blessures vont occasionner au moins trois mois d'incapacité totale et craignent une incapacité permanente.
Voilà je n'ai fait que répéter les données de l'article et je suis consternée, abattue. Il y a du pain sur la planche et vous le savez tous bien mieux que moi.
Qu'est-ce que je peux dire ? Le sport c'est le respect de l'autre avant tout et le goût de vivre au milieu des autres. Pas le mépris, pas la haine,pas la mort, non pas la mort du faible qu'on écrase. Faible ? C'est à voir et je sais de quoi je parle.
Dans la basse-cour , les poules achèvent celle qui est malade. J'espère que nous valons mieux.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 02 juin 2007
Infiniment merci à B. pour toutes ces belles statistiques éclairantes…
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 juin 2007
à Zorglub :
J'ai quelque part des stats variées (àges, pays) sur les accidents en judo. Si çà vous intéresse...
Ecrit par : yann | 02 juin 2007
Oui, oui !
Je suis un fan des chiffres ...
Pour revenir en arrière, c'est bien pourquoi je préfère les 3 suisses à la camif !
Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2007
Une enquête conduite par ailleurs dans les IUFM fait apparaître qu'un étudiant sur deux ne reçoit toujours pas de formation aux gestes de premiers secours dans le cursus préparatoire à l'exercice de son métier. »
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
C'est aberrant ! L'AFPS est obligatoire pour tous les brevets d'état d'éducateur sportif. Pourquoi pas pour les instits ?
Ecrit par : yann | 02 juin 2007
Cadichon, vous avez raison !! (fussiez vous seule contre tous )
La France fout le camp. Plus de recherche, plus de prix Nobel, plus de prix littéraires, plus de médaille Fields (ah, si, quand même).
Les américains gagnent le Tour de France, les chinois gagnent partout le reste. Chargés comme des bourriques ? Et alors ? Ils gagnent, eux !
Des crédits pour la recherche en dopage, scrongneugneu !
Voilà qui va redresser le pays , lui donner des champions ET des prix Nobel !
Ecrit par : yann | 02 juin 2007
B. Votre lien est excellent !
En farfouillant sur le site on trouve tout et le reste.
Merci encore ...
Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2007
Et il y a les accidents des profs. Quand j’étais élève, alors que la prof était en train de placer un plot, un malade a balancé son javelot. La prof l’a reçu à l’épaule ! En y repensant, et surtout en repensant aux cas qu’il y avait dans mon collège(pauvres profs inconscients qui confiaient des poids à des élèves qui s’amusaient à les lancer pendant que l’autre esquivait) , je me dis que la dangerosité vient parfois davantage des élèves que des activités.
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
Un exemple précis de système de notation en lycée :
En badmington, matches organisés par terrains. Les vainqueurs "montent", les vaincus "descendent".
Une petite partie de la note est donnée par le terrain atteint en fin de cycle.
Le reste est calculé en fonction de critères techniques :
Un bonus pour tous les points marqués sans que l'adversaire ait pu toucher le volant ("ace"), un autre pour les points marqués sur un coup. On fait la différence entre les deux boni.
Plus des points sur la façon de jouer, de se positionner, la maitrise du volant, etc.
Plus un bonus pour les filles (jeu mixte) !
Cà donne des notes pointues, avec des virgules, plus représentatives de la qualité sportive de l'enfant que le simple nombre de matches gagnés.
C'est compliqué, prof d'EPS !
Autre exemple : épreuve de judo au bac.
Seulement 3 points sur le classement. Le reste sur la valeur technique (sincérité, variété, placement, opportunité, etc.) et un entretien.
( un bonus, des boni : j'ai bon, M'sieur ?)
Ecrit par : yann | 02 juin 2007
Et il y a les accidents des profs.
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
J'ai un copain qui a eu le mois dernier deux yeux au beurre noir suite aux entrainements de lutte !!
Ecrit par : yann | 02 juin 2007
Hélène Charpentier, votre récit dépasse de très loin la pratique sportive...encore que les nazis, qui s'y connaissaient en matière d'avilissement avaient institué des "Sportlager für HJ" , camps (grande spécialité de ces messieurs!!) de sport pour les Jeunesse Hitlériennes. Shorts, maillots de corps frappés de l'emblème nazie, tennis, et allez, tous ,dans la joie, la bonne humeur, dans la communion nationale. Le sport, auxiliaire du totalitarisme...marronnier éculé.
Pierre de Coubertin et Claude Baillet-Latour...Ce dernier déclarent, tout à trac en 1936, "Les Jeux(Olympiques), peuvent se derouler ici (à Berlin) dans une atmosphère fraternelle de gaîté et de liberté" Remez le ban. On sait ce qu'il en fut, avec Jessie Owens.
Mais votre histoire, ces animaux qui se muent en SA, prouve que nous avons refermé la parenthèse de Lumière ouvert depuis Voltaire, malgré tant d'aléeas terribles. Nous sommes revenus à l'âge de la sauvagerie. Ces petites ordures vont, vous allez voir bénéficier d'un "suivi psychologique". On verra un psy gauchiste , vieillissant et boutonneux trouver une excuse merdeuse, une justification sociétale a ce comportement que rien pourtant ne saurait excuser. Il se trouvera certainement un avocaillon à la manque pour leur trouver TOUTES les circonstances atténuantes possibles!!! Une mère obèse et moustagachue, en tong chez Carrefour, puant la sueur et l'entrefessons!!! Un père alcoolo ou "dépassé" le pauvre!!!!! Puis, imitant Dieudonné, on finira, vous verrez à dire que ma foi, les Juifs, hein.....
Nous sommes morts. La trappe métallique se referme. Tout ceci rend le IIIème Reich gentiment artisanal, face à ce qui va advenir dans 20 à 30 ans d'ici. Le "brutalisme" non pas artistique ou architectural mais mental est le résultat de cette formidable régression due au capitalisme tout-puissant: que les pue-la-sueur s'entretuent, pourvu que les actionnaires en palpent. Là, gauchaillerie et pourriture de droite vont main dans la main. Mièvrerie et ton martial en même temps.
Ecrit par : montaigneàcheval | 02 juin 2007
Pour les curieux, on peut trouver, sous la plume d’I.P.R., les fiches d’évaluation pour chaque sport là :
http://www.ac-amiens.fr/pedagogie/eps/spip/article.php3?id_article=18
Exemple :
Déroulement de l'épreuve
Après un échauffement réalisé correctement, l’élève réalise le premier 500 m.
Après la première course, il note sur sa fiche le temps visé pour le deuxième 500 m.
Après la deuxième course, il note sur sa fiche le temps visé pour le dernier 500 m.
Sont évalués
• / 14 Points : la performance (temps cumulés des trois 500m). Il doit rester présent à
l’esprit du candidat qu’il lui est demandé de réaliser 3 fois 500m
• / 6 Points : - Le projet du candidat : ses capacités à prévoir sa performance sur les
deuxième et troisième 500 m, le premier servant de point de repère pour le candidat (ce qui est
noté, c’est le cumul des écarts entre l’estimation du candidat et les temps effectivement
réalisés).
- La mise en oeuvre de ce projet : échauffement et récupération.
Tout candidat n’effectuant pas l’épreuve complète :
Ne pourra pas être noté sur son projet (/ 6 Pts)
En performance, il obtiendra 0.5 Pts par 500m réalisé.
Les critères sont parfois pointus. Ainsi , le prof doit évaluer la capacité de l’élève à s’adapter au jeu de l’adversaire et à mettre en œuvre une stratégie pour le contrer.
Maintenant une question . On s’aperçoit que dans certaines épreuves le barème n’est pas le même pour les filles et pour les garçons. Par exemple, en tennis de table , pour l’item suivant
« Placements de balle latéraux et en profondeur associés à
des frappes. Rotations (Lifts et Coupés) et services en rotation
réguliers »
la fille peut obtenir de 4 à 6 pts, le garçon 3, 5 à 5
en revanche, pour « Déplacements latéraux et en profondeur rapides et
économiques. Déplacements offensifs. » la fille peut obtenir entre 2 et 4, le garçon entre 3,5 et 5.
Un prof de sport peut-il expliquer cette différence ? Est-ce à dire, par exemple, que les filles sont moins capables de « déplacements latéraux » et que par conséquent on ne va pas mettre trop de pts sur un point faible ?
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
Ah ben tiens, le sujet est traité dans un article de la revue STAPS
LES INEGALITES ENTRE LES SEXES DANS L’EVALUATION EN EPS : SENTIMENT D’INJUSTICE CHEZ LES COLLEGIENS
Vanessa LENTILLON, Geneviève Cogérino
Et bien sûr l’INRP a pondu un truc là-dessus. On reconnaît d’emblée le ton fumeux :
« En ce sens, si l’on souhaite
que l’évaluation constitue un levier de transformation des pratiques, il faut faire sauter le verrou
de l’évaluation traditionnelle en s’orientant vers des pédagogies plus ouvertes et actives. Un
équilibre et une voie médiane restent à trouver entre une évaluation exclusivement certificative
et un apprentissage assisté par l’évaluation nécessitant un traitement non uniforme des conte-
nus et la participation du sujet à la régulation de ses propres activités d’apprentissage (Hadji,
1992, 1997a). »
Il y a ça :
« La certification par le professeur d’EPS relève bien d’un jeu avec les règles énoncées dans les textes officiels (Chevallard & Feldman,
1985 ; Chevallard, 1986) et il s’apparente à des arrangements du même type que ceux décrits
pour d’autres disciplines par Merle (1996). Ces arrangements peuvent relever des termes de
bricolage, de négociation, de compromis, de conciliation, d’organisation, d’opérationnalisa-
tion (Perrenoud, 1984 ; Derouet, 1988 ; Hadji, 1997a). ILS PEUVENT EXISTER PARCE QUE LES TEXTES
EN EPS SONT SUFFISAMMENT FLOUS AU PLAN DES CONCEPTS MOBILISES (groupements d’activités, per-
formance, maîtrise de l’exécution, connaissances d’accompagnement) (Dupuis, 1994 ; Tho-
mas, Vivès, 1994) ET QU’ILS LAISSENT DE FAIT UN CERTAIN ESPACE DE LIBERTE AUX EQUIPES EPS ET AUX
ENSEIGNANTS »
« Il n’est donc pas étonnant que la pensée des enseignants d’EPS révèle une constante con-
tradiction entre les valeurs de justice d’équité, d’objectivité et de fiabilité qu’ils mettent en
avant et les contingences d’un jugement évaluatif au quotidien avec leurs propres élèves, tout
au long de l’année. EN FAIT, ILS NE PARVIENNENT PAS A UNE REELLE CONFIANCE DANS L’INSTRUMENTATION
ET LES OUTILS QU’ILS UTILISENT, CONSTATANT QUE CEUX-CI NE VIENNENT PAS OBLIGATOIREMENT CONFIRMER LA
HIERARCHIE DE LA VALEUR MOTRICE DES ELEVES DANS LA CLASSE OU L’ETABLISSEMENT. Confrontés à l’opé-
rationalisation d’une des valeurs les plus difficiles à manier, l’équité (Belair, 1990 ; Had-
ji,1997b) et ceci dans le cadre d’un examen national dont la symbolique sociale est très forte, ils
sont partagés entre la dimension technique et instrumentale qui peut leur assurer une crédibilité
vis-à-vis du système (élèves, parents, collègues d’autres disciplines, administration) et la cons-
cience profonde de connaître intuitivement ce que vaut réellement l’élève, mais qu’ils ne peu-
vent pas vraiment justifier dans le cadre des modalités officielles, d’où le recours à des
arrangements évaluatifs divers leur permettant de résoudre la dissonance. »
« Les pratiques évaluatives des enseignants sont fortement imprégnées par leurs concep-
tions personnelles de l’évaluation, des différentes APS, des possibilités d’apprentissage des
élèves et des attitudes qu’ils peuvent développer en EPS. Ces représentations agissent comme
des variables qui ont un poids certain sur les décisions prises. Leurs conceptions personnelles,
dans leurs dimensions culturelle et technique, interagissent avec les conceptions normatives
contenues dans les textes officiels. CE PHENOMENE CONDUIT LES ENSEIGNANTS A PROCEDER A DES AR-
RANGEMENTS EVALUATIFS INTERNES OU EXTERNES A LA CLASSE, LES ARRANGEMENTS AVEC SOI- MEME ETANT
PLUS DIFFICILES A CERNER. ENFIN, LE JEU AVEC LES REGLES INSTITUTIONNELLES, LE «BRICOLAGE » ET LES ARRANGEMENTS EVALUATIFS SONT MANIFESTES DANS LA PHASE PEU TRANSPARENTE ET SOUVENT DIFFEREE DU PAS-
SAGE DES EVALUATIONS A LA NOTE FINALE. »
En gros, si j’ai bien compris, les profs de sport sont dans le flou le plus complet ? Un témoignage là-dessus ? Faut-il revoir les textes ? A l’inverse, est-il préférable de laisser plus de liberté à l’enseignant ?
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
Ah ben tiens, pour l’EPS aussi il existe un grand machin : la COMMISSION NATIONALE D’ÉVALUATION EN E.P.S.
Pour les curieux
http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/eps/article.php3?id_article=172
là aussi le problème semble être le « rééquilibrage » des notes entre filles et garçons, entre lycée, entre académie. Pas vraiment centralisé donc. Est-ce que ces rééquilibrages donnent lieu à des tripatouillages ?
« Concernant l’harmonisation les pratiques sont assez différentes : la réduction des écarts entre les filles et les garçons est de plus en plus recherchée, même si au sein des commissions persiste l’idée ambiguë selon laquelle « les filles sont de toutes façons moins fortes que les garçons » ! la réduction des écarts entre les lycées est souvent pratiquée et quelques fois un rééquilibrage entre les résultats des différentes épreuves est mis en place »
P.S. Malgré tous les préjugés, c’est en Corse que se trouvent les élèves les plus athlétiques :
« La moyenne la plus élevée est, comme l’an dernier, celle de la Corse avec 13.58 »
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
"Une enquête conduite par ailleurs dans les IUFM fait apparaître qu'un étudiant sur deux ne reçoit toujours pas de formation aux gestes de premiers secours dans le cursus préparatoire à l'exercice de son métier. »
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
C'est aberrant ! L'AFPS est obligatoire pour tous les brevets d'état d'éducateur sportif. Pourquoi pas pour les instits ?
Ecrit par : yann | 02 juin 2007 "
Archi-faux: Pour se présenter au CAPEPS, il faut obligatoirement avoir le BNPS (et donc l'AFPS) ainsi que le Sauvetage aquatique...
Il est vrai qu'un entretien de ces compétences serait bienvenu...
Pour le reste, oulala... Je vois que les reactions diverses n'échappent pas toujours aux nombreux clichés qui nous collent à la peau depuis des décennies...
Il est clair que nous nous démarquons pas mal des autres disciplines d'enseignement et c'est justement là tout l'interêt...
Personnellement je ne fais aucun complexe, je porte bien haut mon chrono dans la salle des profs, n'en déplaise à certains, je cultive cette singularité.
L'accident est une de nos hantises et reste assez rare mais c'est certain qu'il y a plus de risques qu'en maths...
Ecrit par : Robinson | 02 juin 2007
Robinson, je ma doutais quand même que les profs d'EPS devaient avoir l'AFPS, mais quid des instits ?
Ecrit par : yann | 02 juin 2007
Personnellement je ne fais aucun complexe, je porte bien haut mon chrono dans la salle des profs, n'en déplaise à certains, je cultive cette singularité.
Ecrit par : Robinson | 02 juin 2007
Pour quelle raison feriez-vous un complexe ?
Ecrit par : yann | 02 juin 2007
Pour Robinson : le rapport traitant des accidents en général, peut-être que cette remarque concerne les autres profs ? La formation aux premiers secours n’est encore qu’optionnelle et dépend donc de la disponibilité/bonne volonté du stagiaire. Le futur prof de math n’image pas qu’il pourra un jour être confronté à un malaise/un accident.
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
"Malgré tous les préjugés, c’est en Corse que se trouvent les élèves les plus athlétiques",
écrit B.
Personne, parmi celles (et ceux) qui me connaissent, n'en a jamais douté… :-)))
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 juin 2007
A un élève bourré comme c’est pas permis à 8 h du mat !
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
A Yann:
je parlais du fameux "complexe sportif" (jeu de mollets...) dont on nous tanne trop souvent en fac des sports afin de légitimer la place de notre discipline au sein de l'EN.... Le prof musculaire et autre "referentiel bondissant" etc...
sinon oups, j'ai compris un peu tard que tu parlais des instits...
Ecrit par : Robinson | 02 juin 2007
Hélène, votre récit atroce conforte ce que je pense. Il me paraît dangereux de faire un éloge du sport s'il ne s'accompagne pas d'une réflexion sur le sport lui-même. Quand il correspond à l'exaltation de la force et de la supériorité physique et qu'il se réduit à cela, c'est grave. Or voyez chez les jeunes, il est souvent lié à cela et à l'argent et au spectacle. Dans les collèges ce sont les "forts en sport" qui écrasent les autres et qui installent la terreur autour d'eux.
Après, défendre les prix, l'émulation, l'esprit de compétition dans toutes les matières est évidemment souhaitable et nécessaire mais en développant parallèlement des valeurs de respect des autres. Ou alors c'est la loi de la jungle et je ne vois pas bien comment cela est défendable.
Bref, le sport sans "morale" est une calamité.
Ecrit par : Thalie | 02 juin 2007
Merci encore B.
Voilà qui m'éclaire sur l'évaluation en EPS.
Je n'ai rien compris, mais je sais désormais pourquoi les profs d'EPS ne peuvent pas se passer d'Excel ...
J'ai parfois tenter de saisir au vol leurs débats sur la note attribuée à tel ou tel. Promis, je n'essaierai plus !
C'est la médaille Field qu'ils méritent, pas la médaille de la J&S.;
B. : Bourré de la veille ou attaqué de bon matin ?
Parce que si c'est de la veille, il sera excusé par l'administration de votre établissment j'espère.
Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2007
Les temps changent aussi dans les catalogues! Que ce soit dans celui des Trois Suisses ou celui de la Camif, même pub pour les sex toys...
Ecrit par : christophe sibille | 02 juin 2007
Bonne nouvelle Christophe ! Finalement, je révise mon jugement sur la camif.
Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2007
" La mixité ?
Pfff... Trop souvent celà améne plus de soucis que d'avantages... Regards insistants des garçons face à telle ou telle position de la belle plantureuse en gym, refus de "se montrer" pour la petite grosse qui n'ose plus rien... Etc..
Oui en 6e/5e, pas trop à partir de la 4e/3e... Ecrit par : Robinson | 02 juin 2007 "
Ce matin, cross inter-écoles (3 écoles rurales à deux classes élémentaires).
Résultats des courses :
GS : environ 5 filles et 5 garçons parmi les 10 premiers ;
CP : environ 5 filles et 5 garçons parmi les 10 premiers ;
CE1 : 8 garçons et 2 filles ;
CE2 : 10 garçons ;
CM1 et CM2 : 10 garçons plus plaintes de brutalités (bousculades, croche-pieds) de la part de toutes les filles et des garçons calmes.
Ecrit par : catmano | 02 juin 2007
Bonjour à tous,
Trouvé sur le site http://www.education.gouv.fr/siac/siac1
Natation et secourisme : pré requis
Tous les candidats doivent justifier au plus tard de leur qualification en natation et en secourisme à la date de clôture des registres des inscriptions.
- Les pré requis en natation et secourisme sont exigibles de la même manière que les diplômes requis pour concourir. Il appartient à chaque candidat d’effectuer de sa propre initiative les démarches nécessaires à l’obtention des deux attestations requises dont il doit justifier.
- Ces pré requis constituent une condition de recevabilité des candidatures exigible pour l’ensemble des concours de recrutement de professeur des écoles. Aucune dérogation ne peut être accordée.
- Les candidats handicapés sont tenus de satisfaire à cette exigence préalable au même titre que les autres candidats, sous peine de n’être pas admis à se présenter au CRPE.
- Les attestations en natation et en secourisme sont valables quelle que soit l’année d’obtention et le lieu de délivrance.
- Il n’y a pas de modèle de formulaire unique. Toutes les attestations officielles sont recevables.
A noter: l'obligation d'avoir l'AFPS n'est entrée en vigueur qu'à la rentrée 2006 pour le nouveau CRPE.
J'espère que cela vous rassure quelque peu ...
Ecrit par : PFC | 02 juin 2007
Il faut reconnaîre qu'en EPS les pédagogos ont trouvé un domaine où ils peuvent parler pour ne rien dire.
Exemple déjà posté il y a quelques mois (orthographe d'origine) :
"L’attachement groupal compulsif.
Le besoin de contact corporel dans la distance intime est au cœur des théories de l’attachement (Bowlby JC., 1978), des interactions sociales précoces (Kreisler L. et Lébovici S., 1989) et des sports d’affrontement interpersonnel (Elias N., 1974 ; Parlebas P., 1982). Les techniques d’observation directe et vidéo, notamment pendant les périodes d’expression libre dans la salle de judo, ont permis d’objectiver un besoin d’attachement groupal compulsif dont la forme et le déroulement sont spécifiques des classes difficile de REP. On assiste durant ces périodes de jeu spontané a une véritable chorégraphie de groupe où chaque danseur est l’objet de contacts corporels successifs, distribués dans l’espace intime de chaque membre du groupe (Hall ET., 1970) Ainsi, dans un intervalle de temps limité, chaque élève est contacté plusieurs fois par l’ensemble des élèves de la classe selon une distribution précise et régulière. Ces contacts sont saturés en interactions motrices de percussion agressives simulées, de contacts préhenseurs enveloppants, de fantaisies ludomotrices, de postures inversées et contorsionnées, associées souvent à des phénomènes d’entassement et de grappes groupales. Cet attachement groupal compulsif diffuse souvent dans les parties structurées des séances, et notamment pendant les périodes d’attente ou d’apprentissage de l’activité judo."
Vous avez trouvé ce que ça veut dire ? Vous gagnez un abonnement d'un an aux Cahiers pédagogiques.
Pour vous éviter l'échec et la stigmatisation voire le traumatisme, voici la traduction : les enfants font les andouilles avant le cours de judo.
Source:
http://corpsetculture.revues.org/document690.html#tocto13
Ecrit par : Lariba | 02 juin 2007
"CE1 : 8 garçons et 2 filles ;
CE2 : 10 garçons ;
CM1 et CM2 : 10 garçons plus plaintes de brutalités (bousculades, croche-pieds) de la part de toutes les filles et des garçons calmes…"
écrit Catmano.
On ne saurait mieux dire, ma chère. Entre 8 et 15 ans, garçons et filles n'appartiennent pas exactement à la même espèce biologique. La plupart des garçons n'ont que mépris pour les filles. Et c'est justement à ce moment-là qu'on les force à coexister.
On ne reviendra pas sur la mixité, mais je pense vraiment que c'est souvent une source de problèmes . À commencer par des problèmes pour les garçons, relégués au second rang au niveau scolaire : à peu près tous les enseignants svent qu'à âge égal, aux environs de l'adolescence, les filles ont deux ou trois ans d'âge mental de plus que les garçons — et je ne suis même pas sûr que ça se tasse par la suite… La testostérone, parfois, quel fardeau…
Quant au fait que les critères de notation en gym soient différents pour les mâles et les femelles, c'est proprement scandaleux. D'abord, nombre de filles sont meilleures que les garçons dans nombre de disciplines sportives (faites un cross ou une course de fond, messieurs, et comptez le nombre de filles qui vous doublent). Ensuite, si tous les élèves étaient initiés à tous les sports (ou du moins à un grand nombre), je suis sûr que les notes finales seraient très équilibrées — et j'ai connu une fille qui au lancer de poids a couvert de ridicule une équipe entière de handball mâle — dont votre serviteur, qui depuis y regarde à deux fois avant de suggérer que les femmes sont "naturellement" plus fluettes…
D'ailleurs, comme dit le poète latin évoquant Atalante :
"Peut-être as-tu entend parler d'une jeune fille qui, luttant à la course, surpassait en rapidité les hommes. Le bruit qui s'en était répandu n'était pas une fable : elle les surpassait, en effet. Et l'on n'aurait pu décider si c'était par son étonnante vitesse ou par la perfection de sa beauté qu'elle l'emportait…" (Ovide, Métamorphoses, X, 560…)
Parce qu'en plus, elles sont belles…
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 juin 2007
Lariba, splendide traduction. Vous parlez le pédagogol dans le texte…
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 juin 2007
Bel exemple Lariba . Pour les amateurs de libertinage , en guise d’exercice de style, imagiez une scène de Sade ( Juliette par exemple) traduite en langage pédago. Ça deviendrait un « attachement groupal compulsif où on assise à une véritable chorégraphie de groupe où chaque danseur est l’objet de contacts corporels successifs, distribués dans l’espace intime de chaque membre du groupe » . Là, climax de la scène, juste avant la « décharge » : « Ces contacts sont saturés en interactions motrices de percussion agressives simulées, de contacts préhenseurs enveloppants, de fantaisies ludomotrices, de postures inversées et contorsionnées, associées souvent à des phénomènes d’entassement et de grappes groupales. »
Quel style, quelle puissance ! Y pas à dire le marquis a perdu son temps en prison.
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
Hors sujet : qui a lu : La culture littéraire au lycée depuis 1880(Coéd. Adapt/Presses Universitaires de Rennes)
qui est(entre autres) une histoire/mise au point sur le passage des savoirs aux méthodes/techniques et sur la disparition des savoirs sous la pression d’une conception de plus en plus rentable de l’enseignement : en gros l’histoire littéraire à quoi ça sert alors qu’au 19e on(les instructions) n’hésitait pas à signaler que la culture littéraire n’avait pas d’utilité dans l’immédiat ?
exemple : « A présent la culture littéraire se doit d’être utile , et utile au plus grand nombre. (…) les « nouveaux lycéens » cherchent au lycée ce qui est rentable, non ce qui est gratuit. Les recherches menées dans le cadre de l’INRP le confirment aussi d’une autre manière : les cours inauguraux des professeurs de lycées manifestent majoritairement le besoin de justifier l’enseignement du français. »
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
> "" La mixité ?
Pfff... Trop souvent celà améne plus de soucis que d'avantages... Regards insistants des garçons face à telle ou telle position de la belle plantureuse en gym, refus de "se montrer" pour la petite grosse qui n'ose plus rien... Etc..
Oui en 6e/5e, pas trop à partir de la 4e/3e... Ecrit par : Robinson | 02 juin 2007 "
Ce matin, cross inter-écoles (3 écoles rurales à deux classes élémentaires).
Résultats des courses :
GS : environ 5 filles et 5 garçons parmi les 10 premiers ;
CP : environ 5 filles et 5 garçons parmi les 10 premiers ;
CE1 : 8 garçons et 2 filles ;
CE2 : 10 garçons ;
CM1 et CM2 : 10 garçons plus plaintes de brutalités (bousculades, croche-pieds) de la part de toutes les filles et des garçons calmes.
Ecrit par : catmano | 02 juin 2007
Ecrit par : Robinson | 02 juin 2007
CQFD ???
Encore que selon l'activité... celà diffère....
Ecrit par : Robinson | 02 juin 2007
" La mixité ?
Pfff... Trop souvent celà améne
Ecrit par : catmano | 02 juin 2007
Il me semblait m'être fait pourrir pour l'accent sur cela...
Ecrit par : dobolino | 02 juin 2007
Hors sujet. On en a beaucoup parlé (chez moi en tout cas) mais je vois que la vidéo du prof déculotté par ses élèves est toujours disponible. Scandaleux.
http://www.dailymotion.com/relevance/search/prof/video/x155lm_froc-du-prof
Ça plus cette bande de petites merdes :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/prof/video/xegv7_tjr-les-meme-meskina-la-prof
C’est quand le fil sur la violence ? Parce que ce genre de pratiques il faudrait en parler.
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
PS : et il y en a pas mal d’autres comme ça( dont certaines donnent un meilleure idée du travail dans une classe difficile que les divers reportages quand les élèves se contentent de filmer le cours à l’insu du prof et de leurs camarades). Ce qui laisse un peu d’espoir c’est que les commentaires des internautes sont généralement assez sévères.
Exemple de ce genre de cours :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/prof/video/xvise_prof-de-francais-a-lecart
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
Ça plus cette bande de petites merdes :
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
C'est le genre de comportement qui fait que je ne tiendrais pas une journée dans l'EN. Je serai déjà allé leur coller deux baffes !!
C'est l'avantage de certaines pratiques sportives : elles permettent de remettre à sa place celui qui fait le kakou.
Cà a été le cas du dernier jeunot qui est venu me donner une leçon d'arbitrage sur un ton un tantisoit peu insolent (et je suis poli, contrairement à lui). Il a compris ma façon de penser dès que je l'ai eu sous la patte, et depuis, j'ai une paix royale !
Ecrit par : yann | 02 juin 2007
une meilleure idée. Inversons la phrase : « quand les élèves se contentent de filmer le cours à l’insu du prof et de leurs camarades, ces vidéos donnent une meilleure idée du travail dans une classe difficile »
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
Pas une mauvaise idée mais pas possible. J’en reviens toujours pas, le pantalon sur les chevilles ! Ils n’ont même pas idée des conséquences possibles, au plan légal(je pense au droit à l’image), de leurs actes. Aucun respect humain Alors après, entrer dans les subtilités d’un texte… Je ne sais plus qui disait qu’il faudrait reprendre l’éducation tout court.
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
Aucune réaction ?
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
Si une réaction: de multiples questions. Comment en est-on arrivé là ? Que font les parents (à part mettre la faute sur le prof) ? Que fait l'administration ? Que fait (ou que peut faire) le prof lui-même face à de tels élèves ?
Je suis dans l'incompréhension totale. Je n'ai pourtant que 21 ans mais il ne me serait jamais venu à l'idée d'humilier un prof (et pas seulement parce que je veux entrer dans le métier). Quel est l'intérêt pour les gamins de faire cela ? Comment peuvent-ils avoir de telles idées ?
Et surtout: comment peut-on remédier à cela ?
Ecrit par : PFC | 02 juin 2007
Et surtout: comment peut-on remédier à cela ?
Ecrit par : PFC | 02 juin 2007
Avec des bretelles ?
(excusez moi, pas pu résister ...)
Ecrit par : yann | 02 juin 2007
On ne reviendra pas sur la mixité, mais je pense vraiment que c'est souvent une source de problèmes.
Je suis bien d'accord et je trouve très courageux de votre part de le dire car la mixité est devenu un principe intangible dont il est interdit d'évoquer les effets néfastes, surtout au collège, au moment de l'adolescence.
Ecrit par : Robin | 02 juin 2007
Et surtout: comment peut-on remédier à cela ?
Ecrit par : PFC | 02 juin 2007
Avec des réformes radicales et des chefs d'établissements dignes de ce nom.
Il faudrait diffuser très largement ces vidéos au Journal de 20 heures pour que les gens comprennent enfin ce qui se passe dans nos collèges " uniques " au monde.
Le déculottage du professeur par les élèves est relativement rare, du moins je l'espère, mais le " prof mis à l'écart " et les élèves qui font ce qu'ils veulent, qui s'amusent, qui bavardent, qui n'écoutent rien, qui font comme s'ils n'étaient pas en cours et que le professeur n'était pas là est devenu la règle dans beaucoup d'établissements.
Ecrit par : Robin | 02 juin 2007
« Il faudrait diffuser très largement ces vidéos au Journal de 20 heures pour que les gens comprennent enfin ce qui se passe dans nos collèges " uniques " au monde. »
Bonne idée. Plutôt que ces reportages pleins de bons sentiments mais si éloignés de la réalité. Il faut une vraie prise de conscience.
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
« Avec des bretelles ? » Très drôle. Mais avec ceinture/ceinturon on aurait eu l’ambiguïté en plus sur la destination de ladite ceinture et ça aurait renforcé « notre » image d’affreux réactionnaires.
Comment ? regardez ce qui s’écrit sur le blog de Brighelli, ils veulent en revenir aux châtiments corporels !
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
Hélas ... Ces pratiques ne sont pas récentes, ce qui est nouveau, c'est la vidéo.
En 1990, je travaillais à Vénissieux. Nous avions un collègue en difficulté avec les élèves (doux euphémisme) : ils le faisaient marcher à quatre pattes sur l'estrade sous la menace.
Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2007
" Quant au fait que les critères de notation en gym soient différents pour les mâles et les femelles, c'est proprement scandaleux. "
Ce n'est pas comme ça dans toutes les compétitions ?
Il suffit de comparer les performances des garçons et des filles dans chaque sport, on voit bien qu'elles sont inégales !
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2007
Tiens, les notes de Sarkozy au bac :
7/20 en français,
8/20 en mathématiques.
C'était en 1973, je ne sais pas ce qu'il faut en déduire.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2007
« C'était en 1973, je ne sais pas ce qu'il faut en déduire »
Comme dit l’autre : « Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force Ni sa faiblesse »
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
Oui, oui !
Je suis un fan des chiffres ...
Pour revenir en arrière, c'est bien pourquoi je préfère les 3 suisses à la camif !
Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2007
C'est normal, dites, docteur, si mon fils il me pique La Redoute???????????????
Ecrit par : dobolino | 02 juin 2007
Ça plus cette bande de petites merdes :
Ecrit par : B. | 02 juin 2007
C'est le genre de comportement qui fait que je ne tiendrais pas une journée dans l'EN. Je serai déjà allé leur coller deux baffes !!
Ecrit par : yann | 02 juin 2007
Et tu fais comment avec les toutous qui, "vous comprenez, Docteur, sont si gentils quand on ne les contrarie pas?"' Deux baffes dans la gueule? Et, quoi? Comme moi, tu perds le client qui va chez un jeune qui lui prescrit dix scéances avec B... et quinze avec Cyrulnik? et des phéromones en diffuseur et des colliers et tout ça tout ça. Faut savoir marger, mon poussin!
Je reconnais qu'il y a des coups de pieds au cul qui se perdent et des doses de D...L qui sont gaspillées.
Ecrit par : dobolino | 02 juin 2007
Tiens, les notes de Sarkozy au bac :
7/20 en français,
8/20 en mathématiques.
C'était en 1973, je ne sais pas ce qu'il faut en déduire.
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2007
Et Bac B...
En déduire rien a priori et a posteriori, se dire qu'il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade.
Et que, c'est comme chez nous, le plus riche et le plus puissant, c'est celui qui était nul à l'école mais vachement doué pour le reste.
N y'a rien de bien neuf là-dedans...
Ecrit par : dobolino | 02 juin 2007
C'est quand meme pas grand chose...
Ca doit signifier qu'il est incompétent, que le bac de 1973 n'évaluait pas correctement, ou qu'il a fait d'énormes progres depuis ?
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2007
Le dernier "il" étant bien sûr Sarkozy...
Ecrit par : Jeremy | 02 juin 2007
Séance c'est mieux sans C par contre encenser c'est mieux avec!
Ecrit par : Merlemocoeur | 02 juin 2007
Complètement hors sujet...
Vous n'êtes pas obligés de lire...
Mon petit prince à moi
Mon petit prince à moi m'a dit : "Dessine-moi un camion à béton !".
J'aurais tant aimé lui dessiner un mouton, un boa qui a avalé un éléphant ou encore la planète avec la rose ; mais non, ce qu'il voulait c'était un camion à béton, une grue, une pelleteuse.
Rien de plus normal : mon petit prince à moi habite là où la grande ville mange les prés, les bois, les roses et les moutons.
N'empêche, je n'aimerais pas que pour lui les poissons soient carrés, que les poulets naissent sans plume ni tête avec deux gros pilons qui dépassent.
Pour la souris, le mal est déjà fait : la souris a une roulette sous le ventre et une queue directement reliée au grand ordinateur. Dommage, mais c'est pas grave.
Ailleurs dans le vaste monde, il est des endroits où les petits princes demandent : "dessine-moi une mitrailleuse, un canon, un poignard", ou encore : "dessine-moi un papa, dessine-moi à manger".
A tout bien regarder, mon petit prince à moi a quand même bien de la chance.
Ecrit par : Maminou | 02 juin 2007
Ah les cours de gym d'antan!!!
Moi au collège en 1972 un prof de SPORT m'a poussé plusieurs fois à l'eau alors que je n'avais fréquenté une piscine. SUPER NON! Mais j'ai appris à nager seul l'été suivant en allant de façon autonome et volontaire dans cette piscine.
On courait autour d'un stade sous la pluie et on se faisait traiter de nuls, de femmelettes par d'autres profs qui n'avaient pour objectif que de sélectionner et de repérer des éléments pour le club d'athlé qu'ils entrainaient. Plus tard adulte j'ai couru des marathons mais je ne leur dois absolument pas.
On se moquait de moi parce que je ne savais pas grimper à la corde. Je ne l'avais jamais appris et cela semblait pour eux aller de soi, inné. J'ai appris seul ensuite dans un poulailler avec une corde attachée aux poutres.
Et j'oubliais les humiliations aux barres fixes.
Il m'aura fallu attendre le lycée et avoir un super prof qui nous faisait progesser, nous respectait à notre niveau, nous faisait pratiquer des sports divers en classes mixtes.
Et au final j'avais 15 au bac en 1978
Alors non, jamais je ne regretterai ces instructeurs humiliants.
Si Mr Brighelli regrette ces pratiques d'esprit militaire cela laisse imaginer la conception de l'éducation pour laquelle il lutte: la compétition pure et dure et l'exclusion des plus faibles.
Parmi les lecteurs de ce blog je suis certain de ne pas être le seul à avoir subi ces pratiques ignobles de moniteurs de sport (certifiés pourtant). Heureusement qu'un jour un prof d'EPS est venu pour nous initier et nous faire aimer la partique d'activités physiques. Depuis je n'ai jamais cessé d'en faire.
Ecrit par : Yves | 02 juin 2007
Il me semble que les classes mixtes incitent moins facilement au déculottage de prof, mais bon... Le retour aux classes non mixtes seraient évidemment un monstre retour en arrière.
Le bac 73 ne vaudrait rien? Bon, j'en ai un à vendre...
Ecrit par : christophe sibille | 02 juin 2007
Cher Yves,
que prouvezvous, à part qu'il y a des compétents et des incompétents parmi les professeurs?
Je ne partage par ailleurs pas votre opinion sur la vision qu'à M. Brighelli de l'enseignement, au moins sur le point dont on parle: l'élimination du faible.
Ecrit par : Futur-ex professeur | 03 juin 2007
Je me joins au concert de louanges pour l' indéniable talent dans le sous-titrage du sabir pédagogol avec aussi un énorme merci à Lariba pour nous avoir fait découvrir "le corps comme symptôme des dysfonctionnements éducatifs", et socio-culturels réunis...
Le résumé du poulet est un morceau d'anthologie qui mérite qu'on en remette une louche, afin que nul n'en ignore.
(et dire que pour sodomiser ainsi les diptères, tout en écoutant "le murmure des banlieues" (sic!), ce beau monde est venu à Montpellier, of all places..
""À partir d’une approche longitudinale et etho-clinique de groupes d’enfants présentant des conduites perturbées ou en difficulté dans le système éducatif traditionnel, cet article tente de montrer l’apport spécifique des pratiques sportives à une lecture motrice des déviances scolaires. Sur un plan plus explicatif, l’élaboration d’une sémiologie clinique des actions sportives semble nécessaire pour une compréhension renouvelée des phénomènes de déviances chez l’enfant.""
Didier Anzieu (1986) (note de C: † 1999)avait dégagé cette piste de recherche, nous lui laisserons le mot de la fin tant il décrit avec finesse ce qui nous semble surgir dans le murmure des banlieues : « Ce qui se trouve entravé (…), c’est le sentiment de continuité d’être, l’assurance d’habiter son corps, c’est la limite entre le Moi et le non-Moi qui est perpétuellement menacée (…). L’énergie libidinale mais aussi agressive, fuit à travers les trous d’une enveloppe psychique insuffisamment constituée ».
Si les gosses de ces banlieues ( les autres tapent sans doute moins dur) sont des brutes qui se déchaînent de préférence sur les plus petits c'est la faute à leur "Moi peau" trop étroit qui les démange, sans doute car ils n'ont pas non plus les moyens de se laver.
La seule lecture de la biblographie donne le ton. Debarbieux, ( champion de la litote, ce cache-sexe de la démission, et de l'incivilité) en compagnie de ses pairs, Prost, Bourdieu,..ah oui et j'oubliais les ineffables Baudet et Estableau.
La roborative logique qui s'exprime ici n'a hélas aucune prise sur cette littérature irrationnelle. Elle est à mettre au pilon, et au plus vite. Au pilori, aussi, les cuistres qui la pondent, tous incurablement atteints de jargonaphasie.
Vaste programme, ....d'Argenlieu
Ecrit par : Cadichon | 03 juin 2007
Cadichon, ce "Baudet et Estableau" est décidément très drôle.
Inutile de reformuler des évidences : le langage est le pouvoir, et plus le langage est obscur, plus le pouvoir paraît légitimé. Pendant un certain temps au moins… "Ce qui se conçoit bien…"
Pour ce qui est des notes de Sarkozy, primo j'aimerais bien savoir comment des infos pareilles arrivent sur le Net, et secundo je suis content d'apprendre que seuls d'anciens excellents élèves fréquentent ce blog… Je crois savoir qu'il a redoublé je ne sais plus quelle classe… Au moins, les redoublements, ça marchait — ce que nous savons tous… Il l'a eu ou il ne l'a pas eu, ce Bac ? J'ai eu l'agrégation de Lettres (et pas mal placé…) avec une note d'ancien français bonne à coller sur un mur de chiottes.
Yves, j'ai eu comme tout le monde quelques profs de gym qui étaient des ânes. Mais je dois dire que j'ai eu des profs d'anglais qui étaient tous des ânes — sauf un type remarquable, en Quatrième, et un autre, Yves Dupuis (ou Dupuy ?) dont je salue bien bas la mémoire, en Hypokhâgne (1). Et j'ai vécu un conseil de classe intéressant, en Seconde — j'étais délégué, figurez-vous, élu avec plus de voix que d'élèves, méthode corse… — où je me suis chargé, de ma propre initiative, d'expliquer au prof de Français à quel point il était nul — et il l'était, le bougre ! Combien en a-t-il dégoûtés de faire du Français !
Qu'est-ce que cela prouve ? Que nous ne sommes pas tous exquis. Mais si 950 000 enseignants étaient bons, cela ne laisserait aucune chance statistique aux autres professions.
Alors, bien sûr, l'inconvénient, c'est que nous travaillons sur du vivant (comme les toubibs, mais sur le moyen et long terme : et des toubibs nuls, qui n'en a pas connu ?). Le fait qu'un prof soit nul ne discrédite en rien sa matière. Ça donne même matière à souvenirs.
JPB
(1) Aux anglicistes de secours. Ledit prof nous avait proposé de nous dispenser de cours d'anglais, pourvu que nous lui donnions une traduction "fidèle et intéressante" d'un vers de Dylan Thomas que je livre à votre sagacité : "Once below a time I was a child…" J'en rêve encore, incompétent que je suis… Tout ça pour nous faire comprendre que nous parlerions anglais le jour où nous rêverions en anglais — la poésie n'étant jamais que l'écorce de la langue des rêves… Et là, oui, j'ai commencé — timidement — à faire quelques progrès.
Ecrit par : brighelli | 03 juin 2007
Désolé Monsieur Brighelli, j'ai toujours détesté les cours d'EPS et cette promiscuité puant la sueur qu'il fallait se taper.
Je crois que l'on est plus du tout, là, dans le refus des logorrhée délirantes des pédagos : vos propos vont beaucoup plus loin, et dérapent franchement vers le conservatisme. Remise en cause de la mixité, sifflet du prof de sport qui rappelle celui du flic, cours d'EPS antichambre du service militaire... J'en ai la nausée. En fait, vous nous proposez le retour à un autre pédagogisme, celui des hommes en noir avec des ongles crasseux que dénonçait Hugo ! Il mérite tout autant d'être combattu que celui des IUFM.
Mon refus des foutaises de Mérieu ne signifie donc pas adhésion à la mentalité des chambrées qui puent la merde et volonté de retour au respect de l'adjudant décérébré et démédullé.
Nous ne sommes plus dans le combat contre le pédagogisme, ici, non, mais bien dans la création d'un autre pédagogisme qui, quoiqu'inspiré par une autre idéologie, ne vaut pas mieux.
Il suffit d'ailleurs de lire le commentaire de l'autre, là, Sandra Wagner, qui n'a rien à voir avec le sport, et qui nous prône l'augmentation des frais d'inscription à l'université ainsi que le lubie néolibérale de "l'autonomie" des universités, lubie qui caractérise l'ancienne chienlit de mai 68 passée au mandarinat, et dégoulinant dans sa graisse.
Ce projet-là, il est encouragé par les fabriquants de crétins qui ont besoin d'une main-d'oeuvre docile, "flexible", adaptée à l'économie "moderne", balladée d'emplois précaires en emplois précaires, obéissant au DRH sur coup de sifflet et se "surpassant" pour "mériter" un sous-SMIC, et qui en plus dit "merci" à son exploiteur.
De fait, vous êtes entrain de vous allier à cette sous-crasse néolibérale qui a fabriqué Mérieu. Vous me décevez beaucoup. Ce n'était pas la peine de faire l'ENS pour finir allié objectif des guignols bardés de diplôme en "communication" ou autres merdes de ce genre.
Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 03 juin 2007
Obligé de répondre…
J'ai dû mal me faire comprendre : j'aime beaucoup le sport, j'aime beaucoup la sueur, l'effort, la douleur même — à titre personnel au moins. Mon idée du bonheur, c'est de me retrouver quelque part sur le GR20 (ou le GR10, que j'ai pas mal fréquenté aussi) au petit matin, après une nuit brève et probablement inconfortable, avec dix kilos sur le dos (jamais plus de sommeil ou de poids, je ne suis pas une bête de somme…), dans un soleil levant dont on prévoit déjà quy'il va taper dur, et la perspective de dix ou quinze heures de crapahutage devant moi.
Lors de la préparation de la première coupe du monde de rugby, les entraîneurs ont emmené toute leur équipe marcher dans les Alpes, pour cimenter le groupe — et ça s'est fort bien passé, par la suite.
En fait, me reprocheriez-vous de ne pas être tout à fait un intellectuel ? Ou alors, au sens où pouvaient l'être des hommes comme Giraudoux (champion de France universitaire du 100 mètres) ou Montherlant, qui a pas mal donné dans le sport, et pas uniquement côté vestiaires…
Ou John Irving, grand lutteur devant l'éternel — relisez le Monde selon Garp. Ou Maupassant, qui avait une vie physique qui sidérait Zola ou les Goncourt, un peu empâtés dans leur graisse.
Les invectives ("sous-crasse néo-libérale" — avec un aspect de concaténation qui mériterait d'être analysé comme un procédé typique d'une pensée archaïque — la même qui nous faisait jadis traiter le PC de "bande de néo-stals", ou le PS de "menchéviks crypto-chrétiens") ne font guère avancer le débat. Proposez-nous une critique argumentée du libéralisme (en général, ou appliqué à l'école), vous savez que vous avez ici une tribune parfaitement libre. Suggérez une refondation de la Gauche, comme il y a en ce moment un projet de refondation de l'Ecole, vous trouverez ici bien des oreilles attentives — y compris celles des libéraux. Mais ne faites à personne de procès d'intentions : en ce moment, seuls les résultats comptent, parce qu'il y a urgence dans l'Ecole de la République.
Quant à la "communication", je l'ai enseignée (à Paris III) il y a bien des années. Relisez le Corbeau et le Renard, que diable, ça, c'est un modèle ! Ou les grands traités jésuites — autre modèle indépassable.
Dernier point : le capitalisme des années 70-80 a cru (certains, au moins) s'en tirer avec 10% de vrais diplômés, et 90 % de crétins. Je l'ai écrit, et je le pense encore. Mais les temps changent, et les libéraux actuels (les meilleurs, s'entend) savent désormais qu'ils ont besoin de matière grise — de beaucoup de matière grise —, parce que les ilotes sous-payés et dociles, ils ne sont plus ici, mais en Asie du Sud-Est (par parenthèse, jamais la Chine ou l'Inde n'ont autant boosté l'Education, tout comme le Japon ou la Corée du sud, qui tous laissent l'ilotisme à leurs voisins). Et lesdits libéraux ont réalisé (et si j'ai apporté ma contribution à cette prise de conscience, tant mieux) que l'Ecole actuelle, l'école de Meirieu, n'était pas du tout, contrairement à ses prétentions, ce qu'il fallait pour élever le niveau — j'espère que nous sommes d'accord au moins sur ce point. La compétition est le corollaire obligé de l'égalité des chances : je dirais même que l'abolition de la compétition a détruit la possibilité même d'une égalité des chances, au profit d'un gel des conditions sociales qui ne profite qu'à des bobos de droite ou de gauche — et certainement pas à la nation.
JPB
PS. Je ne sais pas quelle forme prendra l'autonomie des universités — c'est même tout le sel de la réforme : chaque université, à partir du moment où elle sera autonome, choisira de mettre le paquet sur tel ou tel point, tel ou tel mode de recrutement. L'augmentation massive des droits d'entrée est une piste — et une mauvaise piste. Un pré-recrutement sur dossier, un numerus clausus des filières, ouvriraient peut-être des perspectives plus intelligents. La liquiditation des IUFM qu'on leur suggérait encore tout récemment d'intégrer en est sans doute une autre. Mais probablement avez-vous d'autres suggestions bien plus fines que les miennes…
Last but not least. Quand je me sens attaqué, je me défends — et j'ai les armes pour ça, n'est-ce pas… Mais je vous en prie, n'attaquez pas inconsidérément des blogueurs / blogueuses occasionnels, surtout quand vous les sentez un peu tendres côté dialectique. Ce n'est pas "sport"…
Ecrit par : brighelli | 03 juin 2007
Et en plus, on voit où mène un darwinisme mal digéré, qui applique à l'école - donc à un savoir acquis - une théorie qui s'applique sur des gènes et les caractères innés pour lesquels ils codent !
Et en plus, vous affirmez avec un aplomb incroyable que c'est moi qui déraille et qui ne comprends rien aux théories de l'évolution (ma spécialité de maîtrise...).
Vous êtes entrain d'appliquer un darwinisme frelaté, mêlé avec du lamarckisme déformé sur un point capital, au champ social ! N'IMPORTE QUOI !
Ce n'est pas la peine de combattre les foutaises de Mérieu si c'est pour inventer de nouvelles foutaises.
Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 03 juin 2007
Merci JPB de m'offrir Dylan Thomas juste au moment où j'allais dans les bras de Morphée. Original cadeau de fête des mères, ce Fernhill, enfoui dans les replis de ma mémoire depuis la Terminale et toujours aussi admirable qu'intraduisible, par ses jeux de mots , ses "double entendre" qui contournaient l'interdiction paternelle du gaelic.
Votre professeur ne vous aurait-il pas joué un tour à la Dylan et lancé un défi impossible.
"And honoured among wagons, I was prince of the apple towns
And once below a time , I lordly had the trees and leaves...
( et non pas "I was a child")
Seigneur du royaume enchanté il règne sur daisies and barley, et se joue du temps ( time let me play and be), celui de son enfance idéalisée, (As I was young and easy under the apple boughs... and happy as the grass was green).
Once below a time joue doublement sur les mots, quand Dylan Thomas effeuille ses souvenirs et culbute pour nous cet incipit ( yeurk, vilain mot qu'on doit aux tarés de la textique) !)- cliché introductif de tout conte de fée, il descend pour remonter le temps, par strates imaginaires, mais Fernhill est aussi below physiquement, une vallée étroite et boisée (a dingle starry) qu'il évoque d'en haut, d'un firmament.
...
Down the rivers and the windfall light.
Ce bon Dylan c'est surtout le D'r Hans im Schnokeloch de la celtitude, un éternel insatisfait qui trouvait toujours le grass greener là justement où il ne se trouvait pas et rêvait d'aller D'où ses infidélités et traversées transatlantiques permanentes.
Ce Gallois ethylique est aussi le digne héritier de mes Bretons favoris de la Roche des poètes de Ploumanac'h( Braz et Goffic) qui sacrifiaient aux mânes de Bacchus à leur manière, en accord avec leur époque, libations plus discrètes car moins "médiatisées".
Et je ne puis rater une si belle occasion, avant de tirer ma révérence, de dire mais une fois de plus en pure perte tant l'irrationnel est imperméable à toute logique, que je ne suis pas Celte que vous croyez .
Ecrit par : Cadichon | 03 juin 2007
En fait, mon idée de l'école n'est pas la vôtre.
Je suis simplement - comme le propose d'ailleurs la pétition pour la refondation de l'école - défenseur d'une école basée sur les connaissances et les compétences.
Les pédagogismes de tout poil - constructivistes et ludiques, fondés sur des activités neneus d'un côté - autoritaires, gueulards, où il faut être toujours sur le dos de l'élève de l'autre - sont à balayer.
On attend d'un enseignant de français qu'il soit compétent en grammaire, soit éventuellement érudit en latin et grec, qu'il donne ses savoirs et enseigne la façon de disserter. Point barre. Ni Dolto, ni Mérieu, ni coups de règles sur les doigts, ni idéologie de la compétition pour écraser son voisin. Le bon sens, quoi, le juste milieu aristotélicien ou des paysans du Bas-Maine (finalement, c'est le même).
Elève, j'ai toujours détesté les démagos comme les emmerdeurs. Notamment ce prof de sport ex-militaire d'Indochine con comme son c... qui parlait du sport dans des termes proches des vôtres.
J'en ai passé des nuits sous la tente et des journées sac au dos : je ne vous reproche pas de ne pas être complètement "intellectuel", et vous le savez très bien.
En revanche, je vous reproche de nous recréer une nouvelle "bonne" pédagogie portée par je ne sais quelle nostalgie.
Marre des directives pédagogiques. On a besoin d'un enseignement porté par des bons scientifiques, des bons littéraires, des bons techniciens, des sportifs habiles... Le reste est à balayer.
Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 03 juin 2007
Bonjour,
Euh, je ne sais plus quoi dire . J'ai peur de dire une c... enfin une bêtise. Je croyais que le sport c'était bon pour la santé, pour être bien dans sa peau et être bien avec avec les autres. Mais non, c'est pas ça et j'ai rien compris et me voilà encore sur le quai. Je n'ai pas couru assez vite. C'est vrai que j'aime la marche qui laisse le temps d'observer et de contempler comme l'a si bien expliqué Rousseau dans" Emile." si mes souvenirs sont bons. C'est mon gros défaut : contempler.
Sinon on peut aussi marcher comme les marcheurs de Strasboug- Paris qui traversaient mon village quand j'étais gosse et se reposaient dans ici ou là dans une grange pour faire un somme. Je les trouvais courageux, très courageux même. Cette épreuve n'entrant pas dans le système si bien décrit par Thalie elle n'a pas survécu à l'ivresse du spectaculaire et de l'argent.
Mon mari m'a souvent confié qu'il avait repris goût à la vie dans la piscine de L'institut National des Invalides après avoir été enfermé 18 mois au troisième étage sans ascenseur du Val de Grâce, étage réservé aux modestes appelés.Au début de notre mariage il a voulu me faire visiter les lieux où il avait réappris à vivre et à rire comme tout le monde, ou presque. j'ai compris quand j'ai vu une joyeuse équipe de fauteuils roulants jouant au volley. Je vous assure que ça fait chaud au coeur. Mai qu'est-ce que je raconte ? Je radote et ça n'intéresse pas grand-monde. D'ailleurs les J.O pour handicapés, les vrais bien sûr car au royaume des aveugles les borgnes sont rois et la tricherie pointe son nez partout, ne retiennent guère l'attention des journalistes sportifs.
Pas grave, la joie de vivre n'est pas dans le bruit et la fureur.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 03 juin 2007
Pour éviter toute confusion, mettre une virgule après Thalie et supprimer la préposition "dans" après " se reposaient.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 03 juin 2007
Baudet et Estableau, Je ne suis pas celte; Cadichon, vous vous surpassez! Il paraît que l'almanach Vermot manque de bras en ce moment.
Hé bien, Rodolphe, ça réveille, de vous lire. Jean-Paul est dépassé sur le terrain du "langage musclé", à tel point qu'il vous répond en faisant patte de velours.
Sur ce, une petite pensée pour tous, avant l'heure et quart de footing dominical.
Ecrit par : christophe sibille | 03 juin 2007
Mon cher Rodolphe, l'application du darwinisme à la soviologie n'a rien de bien extraordinaire — voir Herbert Spencer, dans la deuxième moitié du XIXème. Beaucoup lu — en même temps que Darwin — par Maupassant, dont je parlais précédemment.
Que l'apprentissage (la capacité à apprendre, et à transmettre) fasse partie de la sélection n'est-il pas une évidence ?
D'où l'idéalisme (mais si !) bizarre de votre position. Il n'existe pas un enseignement neutre (c'est cela, n'est-ce pas, le meden agan) de la littérature (ni, probablement, de slangues, des maths — a fortiori de l'Histoire-Géographie). Bien sûr que je me bats ! Et avec des arguments de coimbat — le temps viendra plus tard, peut-être, d'une dialectique plus apaisée. Bien sûr que j'oppose un système pédagogique à un autre !
Quant à ce que je suis en cours, je n'en sais trop rien, j'ai du mal à me regarder objectivement, mais je sais que je "vends" quelque chose — une certaine idée de la littérature, qui a de onnes chances d ene pas être celle de mon collègue le plus proche — ni des autres. C'est en additionnant des individualités (et en incitant les élèves à se forger une individualité au-dessus du savoir commun — qu'il faut donc maîtriser) que nous reprendrons les choses en main. Un "bon" prof, c'est un individu de savoir — et de passion.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 juin 2007
Moi, ce qui me fatigue avec l’EPS aujourd’hui, ce sont les contraintes.
Contraintes d’espace, de matériel, de l’obligation de travailler par cycles (comme disait mon professeur d’histoire de 4° et 3°, le très estimable Monsieur Cortési, euh, j’crois bien qu’il était communiste, hélas : « Le problème, c’est qu’un cycle, c’est censé tourner en rond et donc revenir au point de départ. »), les contraintes de sécurité et les petites cases du livret d’évaluation à remplir.
Presque toutes les collègues qui arrivent dans ma petite école rurale justifient par le manque d’espace (une salle de motricité de 70 mètres carrés pour des classes de 16 à 23 élèves, un terrain de sports collectifs tracé sur le sol de la cour, un plateau d’évolution en sable compacté à partager avec les papys de la pétanque qui viennent parfois le mardi) et le manque de matériel. Nous avons des ballons en veux-tu, en voilà, des balles, des anneaux, des cerceaux, des foulards, des tapis, des balises, des plots, des rubans, des caissettes, des cordes, des raquettes, des crosses de hockey, des haies et je ne sais quoi encore.
Eh bien non, la salle est trop petite, on ne peut pas y faire évoluer tous les enfants ensemble, le petit matériel, ce n’est pas mal, mais au point de vue gros matériel, il n’y a rien, on ne peut pas faire comme à l’école d’application huit ateliers tournants qui sont indispensables au bon déroulement de l’activité, et puis, la moitié de la salle de motricité sert de cantine, alors il faut arrêter à 11 h 30 pour que l’ATSEM puisse installer les tables.
Et puis, le programme est tellement chargé en maternelle qu’on ne peut pas tout faire alors la gym, ils en font dans la cour, on n’a qu’à les laisser un peu plus longtemps en récréation et ça suffit (et tant pis pour les petites filles pas très « motrices » qui arrivent dans ma classe sans savoir rattraper un ballon, pour les petits garçons très physiques qui n’ont jamais appris à exercer leur motricité fine et à jouer avec tous leurs petits camarades puisqu’on ne l’a jamais exigé d’eux).
En élémentaire, on « doit » travailler par cycles, un cycle « réaliser une performance mesurée », un autre « adapter ses déplacements à différents types d’environnement », un autre « s’opposer individuellement ou collectivement » et un dernier «concevoir et réaliser des actions à visée artistique, esthétique ou expressive ». C’est inscrit obligatoirement au projet d’école, on nous a même dit un jour que si nous ne pouvions pas organiser les dix à douze séances consécutives de natation prévues dans le cycle, il fallait abandonner le projet - piscine (avec le froid de ce début juin, c’est bon, on arrête tout, même si dans une semaine, nous avons 35° C dans nos salles de classe !).
Avec mes petits de cinq à huit ans, je n’ai théoriquement pas le droit de travailler comme je le fais, ce n’est pas conforme. Mon premier trimestre avec deux demi-heures d’EPS par jour, l’une consacrée à la psychomotricité (schéma corporel, latéralisation, spatialisation, rythme) en liaison avec le programme de graphisme et celui de mathématiques des GS, l’autre consacrée selon les jours de la semaine soit à l’expression corporelle, soit à l’exploration du matériel, soit à des « jeux de colo » ayant pour but d’apprendre aux enfants à jouer ensemble, soit à des exercices visant à faire progresser la motricité large des élèves, c’est complètement ringard, peut-être même dangereux, allez savoir. Mon deuxième et mon troisième trimestres où j’adapte mes séances à la météo et où petit à petit, je passe de l’acquisition ponctuelle à l’acquisition dans la durée servant à chaque élève à conscientiser l’amélioration de ses performances, ça n’a pas l’air au goût du jour.
Et puis, il y a les contraintes de sécurité, le projet à monter à chaque fois où nous aurions la possibilité de sortir de l’école ou de recevoir un intervenant extérieur bénévole ou payé par la mairie ou la coopérative scolaire.
Finie l’époque où nous profitions de la petite station de ski à 2 h 30 de route de l’école, même si nous avons trois pères d’élèves ayant pratiqué le ski alpin en compétition. Ils ne sont pas agréés Ed. Nat. !
Finie l’époque où les associations de la bourgade voisine nous « prêtaient » leurs animateurs pour initier nos élèves au rugby, au hand-ball, au tennis, au cirque, au théâtre, à l’escrime, aucune de celles-ci n’acceptant de passer trois heures à bâtir un projet pédagogique que l’Inspection Académique refusera puisqu’il manque le volet évaluation ou le volet objectifs transversaux ou que sais-je encore... Et puis, en plus, le cycle des apprentissages fondamentaux est un cycle de découverte, il est impensable d’obliger des enfants de cet âge à acquérir des techniques !
Enfin, à la fin de chaque période et à la fin de l’année scolaire, il faut remplir le livret d’évaluation avec les petits sigles A, ECA, NA (acquis, en cours d’acquisition, non acquis). J’en ai un sous les yeux (ISTRA, cycle des approfondissements, CM2). C’est un des plus courts. Une compétence au hasard : « Réalise une performance mesurée (athlétisme, natation, sport collectif...) »... On met quoi ? Soit c’est acquis pour personne, soit pour tous. Comment cela pourrait-il être en cours d’acquisition ? Soit l’élève démarre au signal, court un moment puis s’arrête au beau milieu et à ce moment-là, c’est non acquis, soit il va jusqu’au bout, même pas très vite, et là, c’est acquis !
Vous voulez les six autres très vite, sans commentaires débiles ? Bon, tant pis, vous les aurez quand même :
- se déplace de différentes manières (ski, natation, patins...)
- pratique des activités de confrontation (duelles ou collectives)
- s’engage en sachant gérer l’effort et choisir les stratégies efficaces
- sait évaluer des actions et leurs effets (sur soi et chez les autres)
- respecte les règles (vie et jeu) et coopère avec les autres
- réussit particulièrement en .....
En post-scriptum : Ce qui me gêne dans la mixité en collège (en plus de certaines des interventions précédentes) :
Contrairement aux enfants des années 70-80 dont la plupart a été élevée dans une perspective d’égalité des sexes (salopettes et Clarks, cadeaux de Noël et activités extrascolaires unisexes, vélos, camions et poupées, judo, cirque, musique et arts plastiques pour tout le monde), les enfants de maintenant ont, du moins dans le recrutement de l’école où j’exerce, une éducation beaucoup plus sexuée.
Il n’est pas rare que nous voyions arriver le matin une petite mémère de trois ans en jupe longue et talons compensés et que la mère nous regarde d’un air étonné lorsque nous lui disons que nous « faisons sport » tous les jours. Il n’est pas rare non plus que la mère d’un petit caïd de quatre ans nous rétorque que son fils doit apprendre à se défendre et que, par conséquent, il est normal qu’il agresse ses petits camarades et qu’il pleure de rage lorsqu’il n’a pas gagné la course. Certains pères nous regardent d’un drôle d’air après le spectacle de fin d’année où leurs fils ont participé à la prestation de danse avec une joie non dissimulée.
Ces petites filles qui, à partir du CM, se cantonnent dans le rôle d’utilités et qui peuvent conclure que, de toute façon, elles ne sont pas bonnes en sport puisqu’elles n’arrivent pas à battre le Théo ou le Clément qui rafle sans arrêt la première place, est-ce bien souhaitable de leur laisser continuer à croire qu’une fille, ça ne peut pas valoir un garçon ?
Ces petits machos qui hurlent au bord du terrain : « Allez, vas-y Lucas, tu vas quand même pas te laisser battre par une fille ? », est-ce bien nécessaire de les conforter dans leur opinion ?
Au niveau du primaire, la maîtresse a encore la possibilité de se mettre en face du jeune coq, de le toiser du haut de son mètre soixante-quatorze et de lui dire : « Tu veux qu’on essaie tous les deux, pour voir si les garçons sont forcément plus forts que les filles ? Allez, viens ! », mais face à un costaud de troisième, j’avoue que je ne m’y risquerais pas.
Ecrit par : catmano | 03 juin 2007
Jean-Paul, ne pensez-vous pas qu'entre le fait d'admettre le fait que la compétition existe bel et bien, (ce que personne ne conteste), et l'ériger comme enjeu suprême, il y ait une marge? En fait, vous faites avec l'idée de compétition exactement la même chose que ce que font les "pédagogistes" avec les élèves; la remettre au centre du système, alors que tout le monde sait qu'elle y est. Est-ce bien raisonnable?
Ecrit par : christophe sibille | 03 juin 2007
"Quant à ce que je suis en cours, je n'en sais trop rien, j'ai du mal à me regarder objectivement, mais je sais que je "vends" quelque chose — une certaine idée de la littérature, qui a de onnes chances d ene pas être celle de mon collègue le plus proche — ni des autres. C'est en additionnant des individualités (et en incitant les élèves à se forger une individualité au-dessus du savoir commun — qu'il faut donc maîtriser) que nous reprendrons les choses en main. Un "bon" prof, c'est un individu de savoir — et de passion.
JPB"
Ecrit par : brighelli | 03 juin 2007
J'adhère par contre totalement à ce paragraphe. Et je crois que c'est ce que nous visons tous à obtenir, et à être.
Ecrit par : christophe sibille | 03 juin 2007
Christophe, quel humour de bon matin — vous vous surpassez…
Le témoignage de Catmano m'amène à poser une question à tous les archaïques qui traînent sur ce blog : avez-vous fait de la gym dans le cadre scolaire, en Primaire, dans les années 50-60 ? Quand l'a-t-on intégrée dans les programmes (question subsidiaire : au détriment de quoi ?) Est-il absolument évident que des enfants qui débordent d'énergie (les miens, au moins…) aient besoin de l'école pour faire du sport ?
Du sport, nous en faisions tous les soirs de 17 à 20 heures, et tous les jeudis (je sais, c'est ça, le vrai archaïsme, se souvenir que le jour "sans" était le jeudi — qui comprendra encore "semaine des quatre jeudis" dans dix ans ?) et dimanche. Soit, au bas mot, quarante heures par semaine — il nous fallait bien ça. Mais en classe, en sus ? Quelle utilité profonde ?
JPB, de plus en plus archaïque aujourd'hui…
Ecrit par : brighelli | 03 juin 2007
Catmano, vous êtes une fois de plus la voix du bon sens et de l'intelligence. Ne pensez-vous pas cependant que c'est justement avec la mixité que de tels comportements pourraient être tempérés? Mais j'ai vraiment du mal à admettre le comportement, (cependant bien explicable, tellement l'environnement a changé) de certains parents.
A propos de cycle, je crois que c'est le père de Marcel Pagnol, (dans la gloire de mon père, si mes souvenirs sont exacts), qui argumente longuement sur la différence essentielle entre "évolution" et "révolution", "révolution" signifiant "tour complet", donc retour à la case départ... Ce que semblent effectivement préconiser plus ou moins ouvertement certains contempteurs des "pédagogies modernes" ici présents.
Ecrit par : christophe sibille | 03 juin 2007
Pour moi, les cours de sport étaient inutiles - 4 heures en collège, trois heures en lycée, perdues à rien - où je n'apprenais rien, où je faisais de mon mieux sans y arriver, où en général je faisais perdre mes équipes quand j'étais en sport co, et où le prof marquait presque toujours sur mes bulletins "En progrès, beaucoup d'efforts, ne vous découragez pas".
Franchement, avec le recul, je me rends compte que toutes ces heures ont été gaspillées. Je ne sais meme pas les regles des jeux (on ne me les a jamais expliquées !), et les seuls moments où j'ai pris plaisir à faire du sport, c'est avec mes amis, dans le cadre de mes loisirs. Pas au collège ou au lycée, où on me faisait comprendre que par rapport aux autres (qui avaient tous un ou deux ans de plus que moi) j'étais nul et malvenu.
Ecrit par : Jeremy | 03 juin 2007
Bref, le sport ça ne devrait pas être l'affaire de l'école.
Ou alors de manière volontaire et/ou optionnelle.
Ecrit par : Jeremy | 03 juin 2007
"Mon cher Rodolphe, l'application du darwinisme à la soviologie n'a rien de bien extraordinaire — voir Herbert Spencer, dans la deuxième moitié du XIXème. Beaucoup lu — en même temps que Darwin — par Maupassant, dont je parlais précédemment." Oui... et aussi Zola, Kropotkine, Jaurès, mais malheureusement Wilson et sa sociobiologie.
Sauf que Darwin a désavoué Spencer ; dans "The descent of man", Darwin aborde ouvertement la question des comportements altruistes, et pas seulement de ce qu'on appelle la "sélection de parentèle", c'est-à-dire favoriser ses proches parents qui ont plus de gènes en commun.
Certains abrutis ont poussé le darwinisme social, aux Etats-Unis, jusqu'à proposer de castrer les pauvres, comme si le fric se transmettait comme des gènes. Ces cons-là, ce sont eux qu'il faudrait castrer pour éviter qu'ils transmettre leur connerie. Etienne Lantier n'en aurait pas pensé moins...
Evitez donc, je vous le répète, d'utiliser des arguments de "combat" qui vous desservent. Certains sont à manipuler avec précaution. C'est comme le gaz à la Guerre 14, si les vents tournent, ils vous reviennent dans la gueule.
Je défends une conception du métier d'enseignant - qui est d'ailleurs celle de la société des agrégés - basée sur la liberté intellectuelle et pratique (pas de réunionite ni de DRH, on s'organise comme on veut en dehors des 15h00 de cours), opposée donc à tous les embrigadements et à toutes les lubies gestionnaires.
Si on débarrasse l'école des commissaires politiques de l'IUFM, ce n'est pas pour nous en ramener d'autres. Qu'on nous foute la paix, qu'on arrête de nous emmerder, ce n'est pourtant pas grand chose.
Maintenant, quelle est votre ambition ? Refonder une école des savoirs, ou simplement prendre des positions caricaturales pour servir de Boeing à lancer dans les tours de l'IUFM ?
Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 03 juin 2007
En réponse à JPB, ce dont je me rappelle de mon "parcours sportif" scolaire en "école de filles" (trois écoles primaires en banlieue parisienne) :
Maternelle (1961/1962) : aucun souvenir
CP (1963) banlieue parisienne : une animatrice sportive venait une fois par semaine (je me rappelle de la corde à noeuds et des mouvements d'ensemble), le reste du temps la maîtresse nous faisait faire des rondes, des "jeux de colo" type ballon prisonnier, chandelle.
CE2 (1964) : toujours l'animatrice une fois par semaine (les autres avaient appris à grimper à la corde lisse au CE1, je n'y arrivais pas, ma copine Anne qui avait aussi sauté le CE1 non plus, alors la "dame" nous laissait au bord) ; avec la maîtresse, nous allions sur le terrain de sport de temps en temps, courses, lancers de poids et toujours les jeux de colo.
CM1 (deux écoles, trois classes, une par trimestre) : premier trimestre, sans doute l'animatrice, aucun souvenir ; deuxième trimestre, nouvelle école toute neuve dans une autre commune, je ne me rappelle de rien sauf du Lendit (mouvements d'ensemble) dont j'étais dispensée puisque j'étais arrivée en cours d'année ; troisième trimestre, création de classe (ville nouvelle poussant comme un champignon), seule classe mixte de l'établissement, récréations séparées (côté filles et côté garçons), la maîtresse s'était dispensée de gymnastique car elle avait une classe mixte.
CM2 (1966) : Le Lendit (dispensée, trop nulle !), sinon, je ne me souviens plus (Dobo, il y avait un plateau d'évolution à Jean Moulin ?)
6°, 5°, 4°, 3° (1967 à 1970), CES mixte, un plateau d'évolution, un gymnase, cours d'EPS séparés : Ouais, super, enfin du sport ! Intégration dans la bande des "bonnes en gym". De très bons souvenirs sauf les cross dans les champs de choux de Bruxelles de l'étoile d'Orly aux mois de novembre, décembre, janvier, sous la pluie (même la neige, une fois), en bloomer bleu marine, avec trois kilos de glaise minimum sous chaque godasse et toujours cette fichue corde lisse !
2°, 1°, Term (1971 à 1973) Lycée mixte, cours d'EPS séparés : Plus de bloomer ! Beaucoup de sports co et d'athlétisme, arrivée des danses folkloriques dont je m'étais auto-dispensée, je m'entraînais au saut en hauteur !
Ecrit par : catmano | 03 juin 2007
Je reviens sur la mixité pour répondre à Christophe Sibille.
Bien sûr, en primaire, nous devons la conserver et nous opposer par tous les moyens aux idées reçues des magazines pour petites filles ou de la publicité (Les petites sorcières, Manon et autres) qui proposent à leurs jeunes lectrices des sujets aussi alléchants que « comment réussir un maquillage de fête » ou « comment faire craquer les garçons » et à la mode enfantine qui propose des petits tops noirs, strass et paillette, ventre à l’air et épaules dénudées sexy ou des pantalons treillis camouflage et tee-shirts à tête de mort à des gosses de six ans !
Bien sûr, nous devons leur offrir à l’école autre chose que la compétition acharnée des clubs sportifs qui entraînent les mômes à faire des croche-pattes en douce, à « tacler » (ça s’écrit comment ?), et à susurrer des injures à l’adversaire sans que cela se voie.
Mais au collège, cela passe-t-il par la mixité ? A part deux ou trois filles, très physiques qui vont lancer le javelot plus loin que les garçons ou courir plus vite, l’immense majorité de ces demoiselles n’apprendra rien d’autre que ce que je soulignais dans mon précédent message. Et les garçons pourront continuer à conclure que s’ils brillent moins que leurs camarades de classe féminines en mathématiques et en français, c’est parce qu’ils brillent plus en EPS.
D’autre part, le plaisir du sport passe-t-il par la dévalorisation systématique d’un sexe par rapport à l’autre et, de ce fait, par la survalorisation inverse ?
La question est peut-être plutôt : à quoi sert le sport à l’école ?
1) À la compétition ?
2) À une bonne hygiène de vie ?
3) Au développement harmonieux du corps ?
4) Ou à la découverte d’une palette large de possibilités consommatrices, génératrices de croissance économique et de profits conséquents (où l’on en revient à mes collègues de maternelle et à leurs besoins de « matériel adapté » indispensable au bon déroulement des séances d’éducation motrice !) ?
Moi, je penche pour les réponses 2 et 3.
Ecrit par : catmano | 03 juin 2007
"Franchement, avec le recul, je me rends compte que toutes ces heures ont été gaspillées."
Ecrit par : Jeremy | 03 juin 2007
Franchement, Jeremy, êtes-vous certain que ce soient les seules heures gaspillées que vous ayez pu vivre dans votre scolarité?
Ecrit par : christophe sibille | 03 juin 2007
"Bien sûr, en primaire, nous devons la conserver et nous opposer par tous les moyens aux idées reçues des magazines pour petites filles ou de la publicité (Les petites sorcières, Manon et autres) qui proposent à leurs jeunes lectrices des sujets aussi alléchants que « comment réussir un maquillage de fête » ou « comment faire craquer les garçons » et à la mode enfantine qui propose des petits tops noirs, strass et paillette, ventre à l’air et épaules dénudées sexy ou des pantalons treillis camouflage et tee-shirts à tête de mort à des gosses de six ans !"
Ecrit par : catmano | 03 juin 2007
Comme disent certains intervenants, (qui s'indignent par ailleurs qu'on puisse prétendre que le niveau monte): "l'environnement n'a pas changé".
Ecrit par : christophe sibille | 03 juin 2007
"Christophe, quel humour de bon matin — vous vous surpassez…"
Ecrit par : brighelli | 03 juin 2007
J'aurai beau me surpasser, je n'arriverai jamais à la cheville de Cadichon... N'y aurait-il pas un professeur très pédagogue susceptible de m'apprendre à faire des jeux de mots vaseux et des contrepets approximatifs?
Ecrit par : christophe sibille | 03 juin 2007
"J'aurai beau me surpasser, je n'arriverai jamais à la cheville de Cadichon... N'y aurait-il pas un professeur très pédagogue susceptible de m'apprendre à faire des jeux de mots vaseux et des contrepets approximatifs?"
Si ! Si ! mon billou, il faut croire en votre potentiel malgré le très compréhensible manque de confiance en vous.
Commençons par :
"Pas de pet billou, l'important c'est de participe passer (avec votre accord)."
Ecrit par : dugong | 03 juin 2007
"Est-il absolument évident que des enfants qui débordent d'énergie (les miens, au moins…) aient besoin de l'école pour faire du sport ? JPB "
Ah, les vôtres, je ne sais pas !
Mais dans ma classe de 19 élèves, à part les trois footeux et la "née comme ça" dont le frère aîné de 10 ans est en 6° avec deux ans d'avance et par ailleurs vice-champion "Région Sud" en tennis, oui, ils ont vraiment besoin de l'école. D'ailleurs, un des trois footeux en a bien besoin aussi (la motricité fine de tout à l'heure, c'était lui).
Ils en ont besoin :
- pour contrecarrer les heures de canapé/poupouce/vidéo/paquet de chips/coca
- pour apprendre à fournir un effort quel qu'il soit,
- pour se rendre compte que, contrairement à ce qu'ils croient, ils ne sont ni Batman, ni Spiderman, ni Superman, et que c'est au pied du mur qu'on voit le maçon,
- pour utiliser leurs capacités motrices de façon rationnelle et pour les développer,
- pour sortir de leur agitation motrice permanente et maîtriser leur corps (je consacre parfois quelques secondes de la séance de gym à exiger l'immobilité complète, en début d'année peu de GS y arrivent),
- pour commencer à accepter qu'ils sont tous différents et qu'on n'est pas obligé d'être le meilleur pour participer à une activité motrice et/ou intellectuelle,
- pour finir d'accepter qu'ils ne sont pas chacun seul au monde, que les autres sont aussi des êtres vivants, qu'ils peuvent coopérer, se parler, partager un ballon, un cerceau, un espace, un temps d'action sans être en compétition...
J'en oublie certainement.
Ecrit par : catmano | 03 juin 2007
Aux anglicistes de secours. Ledit prof nous avait proposé de nous dispenser de cours d'anglais, pourvu que nous lui donnions une traduction "fidèle et intéressante" d'un vers de Dylan Thomas que je livre à votre sagacité : "Once below a time I was a child…" J'en rêve encore, incompétent que je suis… Tout ça pour nous faire comprendre que nous parlerions anglais le jour où nous rêverions en anglais — la poésie n'étant jamais que l'écorce de la langue des rêves… Et là, oui, j'ai commencé — timidement — à faire quelques progrès.
Ecrit par : brighelli | 03 juin 2007
C'est avec le miel de ce " Once below a time I was a child " de Dylan Thomas que vous m'aviez " attrapé "sur votre blog, cher Jean-Paul...Il y a déjà...un certain temps, au moment des mesures de rétorsion que vous aviez subies en raison de vos prises de position courageuses (privation de jury de CAPES si je me souviens bien).
Nostalgie, quand tu nous tiens !
J'avais proposé : " Jadis, avant le commencement du temps, je fus un enfant."
Oui ce devait être quelqu'un votre professeur d'anglais.
Que l'intercession des poètes fasse qu'il demeure encore des enfants et des "maîtres" pour les faire grandir dans la justesse du coeur et de l'esprit.
Ecrit par : Robin | 03 juin 2007
Il y a aussi le célèbre :
"To be or not ; to be, that is the question"
Ecrit par : dugong | 03 juin 2007
And once below a time , I lordly had the trees and leaves...
( et non pas "I was a child")
Jadis, avant le commencement du temps, dans mon royaume d'arbres et de feuilles...Je fus un enfant.
Ecrit par : Robin | 03 juin 2007
As I was young and easy under the apple boughs... and happy as the grass was green).
Jadis, avant le commencement du temps, dans mon royaume d'arbres et de feuilles...Je fus un enfant.
...Un enfant insouciant sous les pommiers en fleurs et content que l'herbe soit verte.
Ecrit par : Robin | 03 juin 2007
"Jadis, avant le commencement du temps, dans mon royaume d'arbres et de feuilles...Je fus un enfant.
...Un enfant insouciant sous les pommiers en fleurs et content que l'herbe soit verte."
Avant de rentrer à l'école primaire où je fus sommé(e) de transformer ma rêverie en redécouverte active...
Ecrit par : dugong | 03 juin 2007
1 : ne poussons pas la réductio trop loin. JPB ne se propose pas, je crois, d’infliger des coups de règle aux élèves (et il n’ a pas non plus les ongles crasseux).
2 on ne peut réduire l’ancienne pédagogie à celle des fouetteurs d’enfants. Elle reposait avant tout sur l’émulation. La compétition n’avait pas forcément lieu entre individu mais aussi entre groupes.On se dépassait individuellement tout en se mettant au service du groupe.
3 En quoi la compétition est-elle mauvaise ? Naturellement, les meilleurs élèves rivalisent d’efforts et tentent de dépasser l’autre. Donc, matière de bréviaire, ne confondons pas compétition et émulation :
«L’émulation est toujours un sentiment généreux; la rivalité est un mobile tantôt bon, tantôt mauvais. De plus la rivalité et l’émulation ne s’exercent pas sur les mêmes objets. L’émulation a pour dessein d’égaler, de surpasser, en mérite, en gloire, etc. ; la rivalité a pour but de disputer la possession d’un bien, le pouvoir, la richesse, une femme, etc.»( Littré)
L’émulation, en pédagogie, n’a pas toujours eu bonne presse. On a conseillé de la manier avec précaution. On y a vu un principe corrupteur.
4 l’émulation/compétition a toujours eu une fonction sociale/morale. Elle est à l’origine de l’invention des jeux et des compétitions. Loin de renforcer l’individualisme, la compétition bien entendue, assure le développement et la cohésion sociale ne serait-ce qu’à travers des fictions sociales. Evidemment, ce n’est pas la guerre ou la compétition libérale où il s’agit de tuer l’autre . Au contraire, de façon aristocratique, comme au rugby sport de gentlemen , il faut qu’il existe une estime réciproque.
5 Alors en effet, l’absence de compétition est un choix pédagogique . Voir le n° des C. P. (« l’école en Finlande ») http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=1503
Mais ce n’est qu’un choix car pour paraphraser le « traité de pédagogie générale » il ne faut pas confondre l’école de l’autorité et de crainte et celle de l’émulation.
P.S. Pour savoir d’où vient l’ e.p. consultez ce site.
Deux attitudes s’y opposent. Celle du jeu où il s’agit de se délasser et de répondre à un besoin psychique de l’enfant , une autre plus rationnelle et volontariste où il s’agit de construire quelque chose sous la conduite d’un maître : l’E.P. a alors une fonction morale, elle enseigne le devoir, l’ordre, la méthode, la maîtrise de soi, le goût de l’effort(révélateur de la force ou de la faiblesse morale). http://corpsetculture.revues.org/document321.html
« Le débat tourne alors autour de la question de la modification des comportements dans le but de former les joueurs aux plans technique ou tactique, c'est-à-dire au plan de l'efficacité érigée en principe de plaisir. Le plaisir se résume à celui d'apprendre et de réussir, de progresser, de « faire mieux la prochaine fois ». Plaisir élevé de la perfection de soi qui inscrit l'individu dans une lutte contre soi-même. Victoire du plaisir à venir sur le plaisir pris. Apprendre en sport collectif c'est aussi apprendre le plaisir du renoncement. »
On voit qu’il s’agit là d’un point d’éthique. C’est presque la maîtrise des passions. Corneille, Racine.
Ecrit par : B. | 03 juin 2007
"On voit qu’il s’agit là d’un point d’éthique"
pour Billou :
Le tic de B. c'est de faire court. Encore un effort, camarade !
Ecrit par : dugong | 03 juin 2007
Pour mon Billou
"L'ostracisme, c'est la négation de tout ce qui vient de l'est".
Ecrit par : dugong | 03 juin 2007
PPS « la réunion des deux sexes dans les écoles est favorable à l’émulation » (G. E. Dumesnil, « traité de pédagogie révolutionnaire »)
Dites donc dugong, tous mes posts ne sont pas aussi longs. Il m’arrive aussi de faire court. Tiens, moi aussi je me lance : il m’arrive aussi de faire cours. Ouaaaahahahah . MDR.
Il existe un répertoire de contrepèteries en poche, avec des trucs aussi fins que : « l’aviatrice a pendu son fuselage »
Ecrit par : B. | 03 juin 2007
Très bien ! Il s'agit prioritairement d'édifier mon Billou qui a bien du mal à tenir droit.
Ecrit par : dugong | 03 juin 2007
Et sur le net:
Ce type étonnant est arrivé à pied par la Chine.
La Chine se lève à la vue des nippons.
Le chef a fait goûter sa biche à la moutarde
etc. 6 pages du même tonneau
http://perso.orange.fr/sadlig/index.htm
Ecrit par : B. | 03 juin 2007
Avec tout ça, mon Billou ne pourra plus jamais dire qu'il ne nommait pas la musique !
Ecrit par : dugong | 03 juin 2007
Toutes mes excuses :
Avec tout ça, mon Billou ne pourra plus jamais dire qu'il ne connait pas la musique !
Ecrit par : dugong | 03 juin 2007
Pour illuminer le triste dimanche de mon Billou :
Ne l'excusez pas du peu !
Ecrit par : dugong | 03 juin 2007
Et Debarbieux n’a qu’une seule ambition : la disparition des CPE pour que les profs prennent en charge eux-mêmes les problèmes de discipline. Cadichon : que pensez-vous de Defance qui en plus d’être un exhibitionniste semble être un affreux casuiste ?
Ecrit par : B. | 03 juin 2007
Pour tous ceux qui ont besoin d'une (re)formation accélérée dans l'art de triturer les mots, lire et relire Pour tout l'or des mots de Claude Gagnière (chez Bouquins) — une somme, à laisser dans ses toilettes jusqu'à absorption / résorption finales…
Sinon, bien sûr, le célébrissime Art du contrepet — et, tous les mercredis, l'album de la Comtesse dans le Canard (c'est malheureusement aujourd'hui le seul intérêt réel de cet honorable hebdomadaire en nette perte de vitesse et d'informations…).
JPB
PS. Quand je pense que toute cette dérive vers Beaumont-le-Vicomte (elle est dans Rabelais, celle-là) nous est arrivée par Cadichon… Quel gonflement d'orgueil pour elle quand elle se réveillera…
Ecrit par : brighelli | 03 juin 2007
B. (de bien belles interventions, en moyenne…), c'est de Defrance que vous voulez parler ? Le stripteaseur ? L'homme que j'ai atomisé un jour chez Stéphane Bern ? Il ne représente que lui-même…
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 juin 2007
Oui, c’est bien lui. Mais le brave homme est encore abondamment cité/utilisé dans certains milieux : IUFM, publications pédagogiques…
Ecrit par : B. | 03 juin 2007
Et il a encore une couverture médiatique : CRAP, Monde de l’educ’, Nouvel obs’
Ecrit par : B. | 03 juin 2007
J’ai la moyenne ? je vais passer en classe sup’ ? (Je plaisante).
Ecrit par : B. | 03 juin 2007
le canard ne vaut plus tripette.
Ecrit par : dugong | 03 juin 2007
Je propose, pour Dugong, que je remercie pour sa sollicitude, mais, en ce qui le concerne, et comme le disait si bien Brassens pour qualifier une personne experte en un autre type d'activités: "le talent sans travail n'est rien qu'une sale manie"; et, monobstant, je ne voudrais pas risquer de lui faire attaper une migraine "mal t'a propos".
-"L'aspirant habite Javel".
Et, pour Jean-Paul, (et les autres), combien peut-on faire de contrepets sur le titre d'un des plus beaux romans du XXè siècle, (Belle du seigneur), que notre auguste président, semblait avoir lu, quoique j'en doute. Je propose:
-Belle soeur du niais.
-Selle du baigneur.
-Nièce du rebelle.
Ecrit par : christophe sibille | 03 juin 2007
"L'homme que j'ai atomisé un jour chez Stéphane Bern ? Il ne représente que lui-même…"
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 juin 2007
Ne vous vanteriez-vous pas un tantinet "sur ce coup", Jean-Paul?
Ecrit par : christophe sibille | 03 juin 2007
Moin cher Christophe, je ne me vante jamais — dire la vérité me suffit pour entretenir la légende… :-))))) !
Par ailleurs, la phrase de Brassens c'est : "Mais sans technique un don n'est rien qu'une sale manie…" — je l'ai suffisamment chanté dans des queues de cinéma, guitare à la main (1), pour connaître mes classiques sur le bout du doigt…
JPB
(1) Eh non, ce n'est pas une légende…
Ecrit par : brighelli | 03 juin 2007
"je l'ai suffisamment chanté dans des queues de cinéma, guitare à la main "
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 juin 2007
Il vaut mieux avoir la guitare à la main dans les queues de cinéma que l'inverse, Jean-Paul!
Ecrit par : christophe sibille | 03 juin 2007
Oh ! Mon Billou ! Quels progrès ! Quel bel exemple d'autoconstruction de savoir-faire !
C'est le solo de gratte du dimanche ?
Ecrit par : dugong | 03 juin 2007
Ah, Dugong, vous êtes vraiment trop fort! Je finis par me demander si le blog de Jean-Paul vous mérite! Et je crois que, pour les cours, vous êtes trop cher pour moi! Je renonce.
Et votre persévérance à vouloir mettre votre intelligence brillantissime au centre du blog! Cela frise l'abnégation, mon cher.
Ecrit par : christophe sibille | 03 juin 2007
Ah vous avez raison : je vais traîner mes quintaux sous d'autres latitudes ! Tel est le sort des espèces en voie de disparition !
A propos, avez vous aussi l'abnégation ?
Ecrit par : dugong | 03 juin 2007
Christ. Sibille, chasser un dugong alors qu’ils sont menacés d’extinction ! Vous n’avez pas honte ?
Ecrit par : B. | 03 juin 2007
Contrepets à l'usage des profs : hélas, depuis qu'il n'y a plus d'estrade, certains sont caducs.
"Vite au banc! Taisez-vous, en bas. Je veux voir les bons cahiers."
Ah, qui dira" la philanthropie de l'ouvrier charpentier" (pardon, chère Hélène).
pour les LEP, série peintre en bâtiment : "le peintre laisse pencher l'écriteau lisse."
Et pour les conseils de classe, hélas, nous avons rarement "le choix dans la date", mais "quel beau métier, professeur."
Ecrit par : mouron rouge | 03 juin 2007
Bonjour à tous,
je vois qu'on ne s'ennuie jamais le dimanche ici et c'est moins triste qu'Orly ... Catmano toujours aussi brillante et Christophe qui aujourd'hui nous offre des rayons de soleil à travers l'évocation de Pagnol et de Brassens... Et toujours la verve (sans faute de frappe)de JPB...sans compter les leçons de contrepétries après celles sur le P.Pdes verbes pronominaux , c'est décidément une malle au trésor ce blog...
au fait JPB pas d'inquiètude pour les gonflements d'orgueil de Cadichon, nous avons à n'en point douter deux excellents vétérinaires( un bonjour particulier à Dobolino;)), si l'on juge par la qualité de l'humour dont ils font régulièrement preuve ici, qui pourront lui prescrire les remèdes adéquats et lui éviteront l'implosion, bien que je craigne pour lui/elle que ce ne soit chronique et incurable.Le plus inquiétant pour lui/elle sont ses manifestations allergiques qu'elle a parfois , il ne faudrait tout de même pas que ses détracteurs sur le blog ne lui déclenche un œdème de Quincke.Cadichon surtout ne ruez pas ce n'est pas une vipère juste une couleuvre...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 03 juin 2007
Revenons à notre corpore sano…
Dans le petit lycée des Basses-Alpes (un lycée de filles, avant la mixité donc), où j’ai effectué mes études secondaires, j’ai moi aussi connu à la fin des sixties les «cours de gym » : deux heures de sport, gym au sol et athlé, (dans un gymnase qui était l’ancienne chapelle, ce qui lui donnait un cachet très particulier, vaguement gothique) ou encore sport co, basket ou hand-ball, quand l’état du terrain le permettait -- et trois heures de « plein air », à crapahuter dans la colline attenante à l’établissement, dite « rocher de St Vincent », que nous arpentions nous aussi par tous les temps, et d’où nous revenions plus ou moins joyeusement griffées, quelquefois bronchiteuses, bronzées en demi-saison, gavées de fraises des bois quand ça se présentait, globalement essoufflées mais pas mécontentes de nous. Pas boueuses, non – je crois que ce sont nos camarades garçons qui se réservaient les joies de la gorétisation, comme on dit en Vendée ;-)))
Mon amie J*** était obèse, à une époque où ce n’était pas la mode. Elle se nourrissait de salade sans huile et de soupe de légumes sans patates, comptait les calories, et se désespérait : rien à faire. Opiniâtres et tenaces, les kilos ne cédaient pas, ce qui n’empêchait pas J*** de courir avec les copines, dans son survêtement informe (bleu marine «le coq sportif », il n’y avait que ça), malgré ses douleurs aux genoux et son souffle court. Nous lui tenions compagnie pendant ces petits cross, en tournant autour d’elle, en faisant des aller-retour, un peu comme les chiens , ou en trottant sur place, pour ne pas la distancer. Elle se régalait. Il n’y avait qu’au poids où elle pulvérisait tout le monde. Et tout le monde était ravi d’être pulvérisé.
Puis le lycée devint mixte. La pauvre J*** a tenu trois cours, sous les yeux hilares des garçons de la classe -- elle était vraiment TRÈS grosse, et d’une rondeur qui n’avait rien de sexy. Le jeune professeur de gym, qui se prenait pour Apollon – il n’était pas mal et il le savait – ne s’intéressait pas à cette espèce de « tas », ni à sa bonne volonté, ni à sa touchante envie de bouger. C’était le temps où les filles ne jouaient pas au rugby – pourtant, elle aurait fait un très beau pilier aux Oursonnes de Tarbes -- et ne lançaient pas le marteau comme Manuela Montebrun. Au bout d’un mois, J*** s’est fait dispenser. Elle ne supportait plus les regards ironiques et les plaisanteries de mauvais goût sur son poids.
Moralité : il me semble qu’un cours de sport réussi doit à la fois -- et là, je suis complètement d’accord avec ce qu’a écrit JPB – pousser les élèves à se dépasser et à améliorer leurs performances, pas pour écraser le voisin mais tout simplement pour eux-mêmes, et aussi leur apprendre à respecter le corps des autres (le trop grand, la trop grosse, le maigrichon, le pitchounet) et leur propre corps par la même occasion : apprendre à l’aimer et l’ « apprivoiser », tirer sur le bestiau quand il faut, et prendre soin de soi également. L’obésité, l’anorexie, le tabagisme, les piercings agressifs, les scarifications, l’avachissement généralisé, les pieds qui traînent … Il me semble que bien des ados ont de plus en plus de mal avec leur carcasse, avec leur propre image corporelle, dévalorisée, détestée, haïssable. Dans ce sens, la tâche des collègues d’EPS est considérable : apprendre à des adolescents « à côté de leurs corps » quel bel instrument ils ont à disposition !
Ecrit par : FGuichard | 03 juin 2007
Mais les temps changent, et les libéraux actuels (les meilleurs, s'entend) savent désormais qu'ils ont besoin de matière grise — de beaucoup de matière grise —, parce que les ilotes sous-payés et dociles, ils ne sont plus ici, mais en Asie du Sud-Est (par parenthèse, jamais la Chine ou l'Inde n'ont autant boosté l'Education, tout comme le Japon ou la Corée du sud, qui tous laissent l'ilotisme à leurs voisins). Et lesdits libéraux ont réalisé (et si j'ai apporté ma contribution à cette prise de conscience, tant mieux) que l'Ecole actuelle, l'école de Meirieu, n'était pas du tout, contrairement à ses prétentions, ce qu'il fallait pour élever le niveau — j'espère que nous sommes d'accord au moins sur ce point.
JPB
Je suis d'accord !
Je n'arrête pas de le dire depuis des plombes !
Ecrit par : Ronin | 03 juin 2007
Rien à voir avec le sport mais avec la poésie de Dylan Thomas.
Par curiosité malsaine j'ai essayé la traduction par ordinateur du début du poème. C'est encore plus beau que l'original diraient les technophiles :
COLLINE DE FOUGÈRE
Maintenant comme j’étais jeune et facile sous les branches de pomme
De la maison de lilting et heureux comme l’herbe était verte,
La nuit au-dessus du dingle étoilé,
le Temps me permets de grêle et monte
Doré dans les apogées de ses yeux,
Et honoré parmi les chariots j’étais le prince des villes de pomme
Et une fois au dessous d’un temps je seigneur a eu les arbres et les feuilles
Traînent avec les pâquerettes et l’orge en bas
Les rivières de la lumière de chablis.
Ecrit par : Lariba | 03 juin 2007
Et oui, FGuichard, l'EPS comme outil de l'éducation à la citoyenneté... Je suis bien d'accord avec vous, il n'y a pas que l'esprit de compétition qu'il doive faire acquérir!
Ecrit par : christophe sibille | 03 juin 2007
qu'elle doive, pardon... Je pensais au sport en écrivant.
Ecrit par : christophe sibille | 03 juin 2007
CM2 (1966) : Le Lendit (dispensée, trop nulle !), sinon, je ne me souviens plus (Dobo, il y avait un plateau d'évolution à Jean Moulin ?)
Ecrit par : catmano | 03 juin 2007
Ouais! La cour de récré!
Moi qui ai fait mon cm2 en 1968/69, j'ai fait plein du sport cette année-là, même que MMe Levallois elle me tapait sur le bide que j'avais un peu proéminent (j'étais jeunotte) pour que je le rentre. J'en ai conclu que j'étais obèse.
Plus un mois de classe de neige, super génial, plus de grande sœur pour me tyranniser, du ski tous les jours.
D'abord, moi, JPB, j'aime pas la compèt avec les autres, ça crée des jalousies qui me révulsent. C'est avec moi-même que je suis en compétition. Je ne me suis longtemps jamais comparée aux autres. Je "faisais douloureusement ma longue et lourde tâche..."
Je fais ce que j'ai à faire avec science et conscience et, si je n'ai rien à me reprocher, ce qui est rare car nul n'est parfait, alors ma conscience est en paix. J'ai procédé ainsi pour le concours, fait ce que j'avais à faire pour n'avoir rien à me reprocher, mis toutes les chances de mon côté par mon travail en reconnaissant aux autres le droit d'en avoir plus que moi.
Le sport à l'école qui fut mon calvaire ne m'a rien apporté que je sache, du CP à la Terminale. J'étais endurante avant, je le suis après. J'avais l'esprit logique, je l'ai encore. Ce que j'ai appris en maîtrise du corps, c'est avec les chevaux et le moniteur de ski. A partir de mes seize ans, j'ai pratiqué un autre sport où on apprend progressivement mais à fond la maîtrise de son corps et de celui du partenaire.
Franchement, je le répète, je trouve la pratique sportive et l'enseignement en secondaire cent fois mieux qu'à l'époque d'humiliations que j'ai vécue.
En primaire, cf Catmano
Ecrit par : dobolino | 03 juin 2007
Dans le petit lycée des Basses-Alpes (un lycée de filles, avant la mixité donc), où j’ai effectué mes études secondaires, j’ai moi aussi connu à la fin des sixties les «cours de gym » Ecrit par : FGuichard | 03 juin 2007
Dites-nous où! Pour rêver un peu...SVP
Ecrit par : dobolino | 03 juin 2007
"Et oui, FGuichard, l'EPS comme outil de l'éducation à la citoyenneté... Je suis bien d'accord avec vous, il n'y a pas que l'esprit de compétition qu'il doive faire acquérir!" écrit Ch Sibille.
Oh non, Christophe, pas vous, le coup de "l'éducation à la citoyenneté", soyez gentil ... Vous me faites peine, là... Depuis Allègre, "citoyenneté" est devenu à la fois une tarte à la crème et un gros mot, mis à toutes les sauces et de préférence quand il ne faut pas. Exemples pris à l'oral du CAPES voici qq. années : "la fonction citoyenne des fables de La Fontaine" (à propos de "Le Loup et l'agneau"!!!) et, -- ma préférée -- "la fonction citoyenne du mythe de Cronos dévorant ses enfants" ("on peut étendre le cours au douloureux problème de l'infanticide", m'explique le candidat devant mon air interloqué, pendant que l'IPR qui interroge avec moi a du mal à réprimer un fou-rire nerveux).
Honnêtement, je ne vois pas ce qu'il y a de citoyen à aimer et à respecter son corps et le corps des autres. Je dirais que c'est plutôt de la sagesse, de l'équilibre physique et mental, et une des clefs de cette chose rare, fragile et improbable, que l'on appelle le bonheur...
Ecrit par : FGuichard | 03 juin 2007
Ah! Si! j'ai oublié! la corde lisse, bien sûr, qui me procura mes premiers émois sexuels... Une chouette découverte d'EPS au collège.
Finalement, ça sert l'EPS!
Ecrit par : dobolino | 03 juin 2007
et trois heures de « plein air », à crapahuter dans la colline attenante à l’établissement, dite « rocher de St Vincent »,
Ecrit par : FGuichard | 03 juin 2007
Manosque???????????
Ecrit par : dobolino | 03 juin 2007
Rien à voir avec le sport mais avec la poésie de Dylan Thomas.
Par curiosité malsaine j'ai essayé la traduction par ordinateur du début du poème. C'est encore plus beau que l'original diraient les technophiles :
Pas mal, Lariba, la traduction par ordinateur. C'est comme aux échecs, la machine bat l'homme. Bon, j'avance mon cavalier :
"Once bewond a time..."
Insouciant sous les pommiers en fleurs et heureux que l'herbe soit verte, jadis, avant le commencement du temps, en mon royaume d'herbes et de feuilles, je fus un enfant...
Ecrit par : Robin | 03 juin 2007
Désolé, je colle ici, pour rire :)
http://forums.france2.fr/france2/education/redoublement-volontaire-3eme-sujet_5036_1.htm
Il a compris, le kiki, ce que ‘lire correctement’ veut dire ?
Kiki a écrit :
[quotemsg][b]Oui, il fait [#ff0e00]pas mal [/#ff0e00] de fautes d'orthographe[/b],mais par contre il lit très bien et beaucoup. Il ne craint pas de s'attaquer à des gros romans.
Ce n'est pas le français qui l'a handicapé cette année (11 de moyenne) mais vraiment les maths. C'est pour celà que je pensais qu'en refaisant une troisième il pourrait remonter ses maths.[/quotemsg]
Toto a écrit :
[quotemsg]Désolé kiki,
moi aussi je lisais bcp et des gros pavés ,,
CELA NE VEUT PAS DIRE QU'IL SAIT LIRE CORRECTEMENT
"Ce n'est pas le français qui l'a handicapé cette année (11 de moyenne)"
ILS NE METTENT PAS DE NOTES EN DESSOUS DE 10 (pas cons les profs, sauf les bons)
VERIFIE PAR TOI MÊME ...
TU LE FAIS LIRE A HAUTE VOIX
VERIFIE:
LE TON
LES LIAISONS
LES PONCTUATIONS
Qu'IL NE SAUTE PAS DES lettres/ mots /phrases
UN GAMIN QUI FAIT DES FAUTES EST UN GAMIN QUI NE SAIT PAS LIRE 'CORRECTEMENT' (je ne m'énerve pas , j'explique :sol: )[/quotemsg]
Ducon a écrit :
[quotemsg]
pisqu'on te dit qu'il fait pas de fautes ! tu sais pas lire?
[:valou313:2]
[/quotemsg]
toto a écrit :
[quotemsg]
Pris EN FLAGRANT DéLIT DE CERVEAU A L'ENVERS
POV TÂCHE
:whistle:
:lol: :hello:
BONJOUR LA RECHERCHER DU SENS :lol: :lol:
Ce ducon de "radiateur" a "sauté" le mot "mal" ET DONC il a lu:
"Oui, il fait pas de fautes d'orthographe"
Alors après pour répondre à des questions précises, bonjour l'angoisse
[/quotemsg]
Ecrit par : toto | 03 juin 2007
Rien à voir avec le sport mais avec la poésie de Dylan Thomas.
Par curiosité malsaine j'ai essayé la traduction par ordinateur du début du poème. C'est encore plus beau que l'original diraient les technophiles :
COLLINE DE FOUGÈRE
Maintenant comme j’étais jeune et facile sous les branches de pomme
De la maison de lilting et heureux comme l’herbe était verte,
La nuit au-dessus du dingle étoilé,
le Temps me permets de grêle et monte
Doré dans les apogées de ses yeux,
Et honoré parmi les chariots j’étais le prince des villes de pomme
Et une fois au dessous d’un temps je seigneur a eu les arbres et les feuilles
Traînent avec les pâquerettes et l’orge en bas
Les rivières de la lumière de chablis.
Ecrit par : Lariba | 03 juin 2007
Vous avez raison, c'est sublimement incompréhensible. On dirait du René Char.
Pitié! Ne frappez pas! J'ai déjà mal...
Ecrit par : dobolino | 03 juin 2007
"et trois heures de « plein air », à crapahuter dans la colline attenante à l’établissement, dite « rocher de St Vincent »
Manosque ???????????, demande Dobolino.
Non, Digne, qui n'était pas encore "les Bains".
Ce lycée, un ancien couvent de prêcheurs, est devenu depuis le collège Maria Borrely (romancière régionaliste qui eut son heure de gloire avant-guerre avec "Le Dernier feu" ; une espèce de Thyde Monnier rustique, parlez-en à Pierre Magnan, il doit connaître, et dites-lui bonjour de ma part).
On peut visiter le jardin botanique attenant, qui est une pure merveille pour les amateurs de petites plantes -- encore plus intéressant que celui de Salagon.
Ecrit par : FGuichard | 03 juin 2007
Lariba, pouvez-vous nous donner le texte complet du poème en anglais.
Ecrit par : Robin | 03 juin 2007
beyond, pas bewond...Non mais !
Ecrit par : Robin | 03 juin 2007
Bonjour Robin,
il se trouve que j'avais ce poème "sous la main" surtout qu'il en avait été question il y a quelques temps déjà sur le blog.
Lariba j'ai adoré la traduction "ordinateur" que vous avez proposée... très originale! mais vous pourriez nous en faire la traduction? car j'avoue je n'ai rien compris:);)
Robin je suis curieuse de lire votre traduction mais faut-il traduire?
Now as I was young and easy under the apple boughs
About the lilting house and happy as the grass was green,
The night above the dingle starry,
Time let me hail and climb
Golden in the heyday of his eyes,
And honoured among wagons I was prince of the apple towns
And once below a time I lordly had the trees and leaves
Trail with daisies and barley
Down the rivers of the windfall light.
And as I was green and carefree, famous among the barns
About the happy yard and singing as the farm was home,
In the sun that is young once only,
Time let me play and be
Golden in the mercy of his means,
And green and golden I was huntsman and herdsman, the calves
Sang to my horn, the foxes on the hills barked clear and cold,
And the sabbath rang slowly
In the pebbles of the holy streams.
All the sun long it was running, it was lovely, the hay
Fields high as the house, the tunes from the chimneys, it was air
And playing, lovely and watery
And fire green as grass.
And nightly under the simple stars
As I rode to sleep the owls were bearing the farm away,
All the moon long I heard, blessed among stables, the nightjars
Flying with the ricks, and the horses
Flashing into the dark.
And then to awake, and the farm, like a wanderer white
With the dew, come back, the cock on his shoulder: it, was all
Shining, it was Adam and maiden,
The sky gathered again
And the sun grew round that very day.
So it must have been after the birth of the simple light
In the first, spinning place, the spellbound horses walking warm
Out of the whinnying green stable
On to the fields of praise.
And honoured among foxes and pheasants by the gay house
Under the new made clouds and happy as the heart was long,
In the sun born over and over,
I ran my heedless ways,
My wishes raced through the house high hay
And nothing I cared, at my sky blue trades, that time allows
In all his tuneful turning so few and such morning songs
Before the children green and golden
Follow him out of grace,
Nothing I cared, in the lamb white days, that time would take me
Up to the swallow thronged loft by the shadow of my hand,
In the moon that is always rising,
Nor that riding to sleep
I should hear him fly with the high fields
And wake to the farm forever fled from the childless land.
Oh as I was young and easy in the mercy of his means,
Time held me green and dying
Though I sang in my chains like the sea.
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 03 juin 2007
"et trois heures de « plein air », à crapahuter dans la colline attenante à l’établissement, dite « rocher de St Vincent »
Manosque ???????????, demande Dobolino.
Non, Digne, qui n'était pas encore "les Bains".
Ce lycée, un ancien couvent de prêcheurs, est devenu depuis le collège Maria Borrely (romancière régionaliste qui eut son heure de gloire avant-guerre avec "Le Dernier feu" ; une espèce de Thyde Monnier rustique, parlez-en à Pierre Magnan, il doit connaître, et dites-lui bonjour de ma part).
On peut visiter le jardin botanique attenant, qui est une pure merveille pour les amateurs de petites plantes -- encore plus intéressant que celui de Salagon.
Ecrit par : FGuichard | 03 juin 2007
Bien sûr que Pierre Magnan a connu Maria Borrely, il nous la livre un peu dans "Un Monstre Sacré". Je lui donnerai de bon cœur votre bonjour si vous n'avez le goût de lui donner vous-même...
Prendre les Thermes à Digne est du dernier chic! il y a cinéma et théâtre, boutiques et animations.
Espérons qu'il en sera de même à Montbrun qui dédaigne Magnan malgré "La Folie Forcalquier"... Peut-être a-t-il choqué leur pudeur?
Ecrit par : dobolino | 03 juin 2007
"Bien sûr que Pierre Magnan a connu Maria Borrely, il nous la livre un peu dans "Un Monstre Sacré", écrit Dobolino.
Mais oui, bien sûr, "Un monstre sacré", et en plus je l'ai lu !
Quant à Pierre Magnan, je l'avais fait venir en Vendée il y a une quinzaine d'années, pour rencontrer mes petits lycéens, à qui il récita, en guise de captatio beneuolentiae, "Le Cimetière marin" avec son bel accent des Basses-Alpes. Ils étaient scotchés. Après quoi, il leur expliqua qu'aucun de ses chagrins n'avait résisté à la lecture d'une page de Proust. Jeu, set et match. Avouez que ça a une autre gueule que du François Bégaudeau, non ?...
Bien sûr, Magnan peut choquer les pudeurs. Pensez à "La Naine", son chef-d'oeuvre selon moi : très dérangeant.
Ecrit par : FGuichard | 04 juin 2007
La palme d’or du faux-derchisme, sur
http://jprosen.blog.lemonde.fr/2007/05/31/asterix-et-les-droits-des-enfants-203/
Ou comment un juge humaniste dérape vers le polically correct le plus nigaud... Encore plus beau que du Meirieu !
Et le commentaire inspiré de l’ami Roger Felts, sur http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2007/06/04/faux-cul/
Ecrit par : FGuichard | 04 juin 2007
Bien sûr, Magnan peut choquer les pudeurs. Pensez à "La Naine", son chef-d'oeuvre selon moi : très dérangeant.
Ecrit par : FGuichard | 04 juin 2007
Je prends le pari de le faire devenir rouge comme une tomate!
Ecrit par : dobolino | 04 juin 2007
"Honnêtement, je ne vois pas ce qu'il y a de citoyen à aimer et à respecter son corps et le corps des autres. Je dirais que c'est plutôt de la sagesse, de l'équilibre physique et mental, et une des clefs de cette chose rare, fragile et improbable, que l'on appelle le bonheur..."
Ecrit par : FGuichard | 03 juin 2007
Excusez-moi, Françoise, mais je ne vois pas l'incompatibilité...Ce que je vois surtout, c'est que le simple mot de: "citoyenneté" fait grimper certains aux rideaux, comme celui, encore plus simple, de pédagogie, en fait blêmir d'autres. Réactions disproportionnées, me semble t-il... Mais je reconnais avoir agité le chiffon rouge en connaissance de cause avec ce dernier message.
Ecrit par : christophe sibille | 04 juin 2007
Bonjour,
Pour répondre au maître de maison, je pécise que je suis allée à la communale de mon village de 1951 à 1958. Comme le Certificat d'études primaires comportait une épreuve sportive avec saut en hauteur,en longueur, lancer de poids et course ( à vérifier auprès de mon grand frère qui fut reçu premier du canton et premier aux épreuves sportives aussi. voilà je suis contente je l'ai placé .) l'instituteur nous entrâinait dans la cour et avait aménagé tout seul un petit terrain proche de l'école. Oh je n'étais pas douée pour les performances mais je l'aimais ce petit terrain entre l'école et les vignes avec vue sur la vallée et le Mémorial des batailles de la Grande Guerre émergeant de son grand parc ! Le brave maître d'école avait dû au préalable chercher au cadastre la propriétaire de ce terrain et lui écrire pour lui faire part de son projet. Elle avait non seulement accepté mais l'avait encouragé. Le Conseil municipal de son côté utilisait les crédits Barangé à la réfection du toit du lavoir communal ( où je suis allée enfant avec ma mère transportant la lessiveuse sur une brouette) et estimait superflu d'offrir un dictionnaire aux lauréats du fameux certificat. Alors le terrain de sports ...Mon cher papa figurait dans le clan des conseillers de l'opposition et j'ai été témoin d'un affrontement entre lui et Monsieur le Maire venu le relancer dans notre cour entre la charrette de foin et le tas de fumier soigneusement égalisé. Quand vous n'avez que 8 ou 9 ans et que vous admirez comme il se doit vos parents ce genre de scène demeure gravé à jamais dans la mémoire. " On n'en connaît jamais tet on apprend tous les jours martelait mon père, alors il faut aider l'école et non la bafouer ( c'était son mot) comme vous le faites. Nous avons un très bon instituteur et vous vous en moquez complètement.
.- Oh toi, de toutes façons on ne peut pas discuter avec toi, avait répondu le premier magistrat, tu ne penses jamais comme les autres.
Et mon père avait bondi, furieux, comme à son habitude.
- Comment, penser comme tout le monde ? Justement , je suis fier de penser par moi-même. Tu ne voudrais tout de même pas que je fasse comme les moutons de Panurge non ?
Après le départ du maire qui finalement avait compris que mon père ne changerait pas d'avis, j'ai voulu en savoir plus et ce jour là j'ai eu droit à l'histoire de Panurge.
Quelques années plus tard, rentrée 1958, j'ai découvert le Cours Complémentaire qui ouvrait ses portes au chef lieu de canton grâce au Ministre berthoin si je ne me trompe pas. Une classe de sixième mixte de 42 élèves encadrée par deux professeurs qui devaient faire leurs preuves car l'idée d'un établissement secondaire pour les enfants de la France rurale profonde faisait ricaner. Etait-ce bien nécessaire pour ces enfants là ? Je l'ai entendu et je n'ai pas oublié. Alors on a étudié. Ils allaient voir ceux qui se moquaient sans trop le montrer mais assez pour qu'on le comprenne.
Côté EPS, il n'y avait que la cour et encore ,par beau temps... S'il pleuvait : maths, dictée-questions pour ne pas perdre la main ou encore découverte d'un auteur et le prof de français nous lisait du Chateaubriand, du Genevoix, du Saint-exupéry, Colette, Duhamel mais aussi L'odyssée ou le Voyage de Télémaque à la recherche de son père. quel suspens ! En quatrième nous avons eu droit à un portique avec la corde, les anneaux et le trapèze. Les ramassages scolaires ont fait leur apparition . Avec les copines du village nous avons préféré continuer à aller au collège en vélo par tous les temps, quatre fois quatre kilomètres par jour . Ecole le samedi toute la journée en ce temps là. En dernière année, des ennuis de santé m'obligèrent à prendre le car. Puis ce fut l'Ecole normale et la chance de rencontrer à la fois un extraordinaire prof d'EPS qui comprenait mes limites et le prof de musique. A mon avis ces deux disciplines ne sont pas si éloignées. Le chant c'est donner le meilleur de sa nature dans ses limites et on ne peut chanter que si on est bien et détendu sinon la voix reste coincée. Le chant exige aussi une bonne hygiène de vie. Que de chanteurs sous la douche après l'effort !
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 juin 2007
correction : on n'en connaît jamais "TROP" et B majucule à Monsieur Berthoin, c'est la moindre des choses.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 juin 2007
Bonjour Hélène .
je viens de demander à mes filles de vous lire.Les curieuses sont souvent derrière mon dos quand je viens sur le blog...Elles ont exprimé une impression identique.
Maman , on a l'impression quand on la lit d'être dans "le grand Meaulnes"...Livre que la plus jeune ne cesse de relire entre de nombreux autres. Et la plus jeune d'ajouter: "maman cette dame doit raconter de magnifiques histoires !"
à leur demande je vous transmets donc leurs impressions.
Un lundi qui commence dans la grisaille mais que vous venez , Hélène, d'ensoleiller en nous faisant partager les " parfums" et "musiques" de votre enfance.
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 juin 2007
Bonjour Robin,
il se trouve que j'avais ce poème "sous la main" surtout qu'il en avait été question il y a quelques temps déjà sur le blog.
Patricia,
"Now as I was young and easy under the apple boughs"
"now as I was" : " now ", adverbe de temps : "maintenant" avec un verbe au prétérit ! ...On attendait : " then I was young"
Il n'y a rien d'absurde, "now as I was" (mot à mot "maintenant comme j'étais") ne fait que traduire le processus de la mémoire, du souvenir par lequel on se saisit à partir du présent d'un événement passé. Je suggère : " Je me revois alors ". Mais il y a aussi l'idée du "nevermore", du "jamais plus" car "now" peut vouloir dire aussi "alors"...Il y a un va et vient entre "maintenant" et "alors" qui est le mouvement même de la nostalgie.
Je suggère : " Insouciant sous les pommiers en fleurs, jadis, je fus un enfant. "
"lilting house" : la maison du bonheur ? "lilting" : joyeux, allègre, enjoué...pour évoquer une façon de parler ou de se mouvoir. Je n'aime pas trop "maison du bonheur" que je trouve un peu mièvre. D'autre part, ce n'est pas tant la maison qui est joyeuse que l'enfant qui se réjouit de la proximité d'une maison où il est heureux.
"Auprès de ma maison joyeuse et heureux car ("as") l'herbe était verte." (bien sûr que l'herbe est verte, mais le poète nous oblige à regarder l'herbe avec un regard d'enfant).
Bon, je m'arrête là...Il se peut d'ailleurs que je me trompe complètement. Je reprends la traduction des deux premiers vers :
" Insouciant sous les pommiers en fleurs, jadis, je fus un enfant
Auprès de la maison joyeuse et heureux car l'herbe était verte..."
Ecrit par : Robin | 04 juin 2007
L'information n'est pas vraiment à sa place ici, mais peut-être qu'elle intéressera.
"Communiqué de presse du 4 juin 2007.
Jean-Michel LEOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la presse la déclaration suivante:
L'Assemblée générale de la Société des agrégés de l'Université s'est réunie le dimanche 23 juin 2007 au lycée Henri IV à Paris.
En conclusion de son rapport d'activité, approuvé à l'unanimité, son Président, Jean-Michel LEOST a déclaré que la Société des agrégés avait l'intention d'être activement présente dans les débats à venir sur l'enseignement ainsi que sur le métier de professeur et qu'elle serait une force de proposition.
La Société des agrégés demande que des mesures soient prises rapidement pour apaiser le malaise des professeurs créé par le décret du 12 février 2007 relatif aux obligations de service.
L'Assemblée générale a adopté de nombreux voeux concernant la revalorisation nécessaire de la situation matérielle et morale des professeurs agrégés, leur rôle irremplaçable et spécifique dans l'enseignement secondaire et dans l'enseignement supérieur, la nécessité de leur attrribuer, dans l'intérêt du service public, des affectations conformes à leurs compétences, la défense des concours nationaux, la mise en oeuvre du plan pluri-annuel de recrutement des maîtres. Elle dénonce l'institution des "mentions complémentaires" par lesquelles le Ministère entend développer la bivalence, notamment au collège.
Dans le souci d'assurer pour l'avenir un recrutement de qualité, la Société des agrégés demande le rétablissement d'un système comparable à celui des IPES pour sélectionner par concours des étudiants qui seraient rémunérés pendant leurs études pour préparer les concours du CAPES et de l'Agrégation.
La Société des agrégés demande au Ministère de rompre avec les vieilles idéologies pédagogistes qui ont fait, depuis des années, la preuve de leur nocivité et de rétablir, en paroles et en actes, les valeurs formatrices de l'école, la primauté du savoir, les vertus de l'exigence et de l'effort.
La Société des agrégés appelle à une reconstitution de l'instruction publique, à la renaissance d'un enseignement respectueux du droit pour les élèves, quel que soit leur établissement, au savoir et à la culture, du devoir pour l'Etat d'y satisfaire, un enseignement qui réponde aux exigences de l'idéal républicain."
www.societedesagreges.net
Ecrit par : Jean | 04 juin 2007
"The night above the dingle starry"
On attend plutôt "the starry night above the dingle"...C'est la nuit qui est étoilée et pas le vallon. On appelle cette figure une "hyperbate" (figure de rhétorique par laquelle on modifie l'ordre habituel des mots ; cf. Stéphane Mallarmé : "...laissant de ses mains mal fermées neiger de blancs bouquets d'étoiles parfumées".
Il faut évidemment conserver la figure et traduire "vallon étoilé".
Je pense que le membre de phrase dépend de "I was happy"
"et la nuit recouvrait le vallon étoilé" (mince, un alexandrin!)
Ecrit par : Robin | 04 juin 2007
"Time let me hail and climb
Golden in the heyday of his eyes"
Magnifique, mais comment traduire ?
Je propose :
Ô temps, laisse-moi te remonter pour saluer toutes choses
et retrouver, glorieux, l'âge d'or de son regard.
"his eyes" : son regard (le regard de l'enfant)
me...his "je est un autre", comme dirait Rimbaud.
Ecrit par : Robin | 04 juin 2007
J'espère que je ne vous casse pas tropl les pieds avec ça. Je ne traduirai que la première strophe.
"And honoured amoung wagons i was prince of the apple towns"
Là, j'en suis réduit aux hypothèses. Les wagons en question ne étaient-ils des trains abandonnés dans lesquels Dylan Thomas jouait quand il était enfant ? Bon, je risque le contresens :
"Les wagons étaient mon royaume, les pommeraies les villes dont j'étais le prince."
traduction de l'ordinateur : j'étais le prince des villes de pommes (!)
Ecrit par : Robin | 04 juin 2007
"And once below a time I lordly had the trees and leaves
Trail with daisies and barley
Down the rivers of the windfall light"
Et jadis, avant le commencement du temps, au fil des rivières sous la lumière du ciel, je poursuivais les arbres et les feuilles, couronné d'épis et de marguerites.
Je ne suis absoulment pas sûr de la couronne de marguerites et d'épis (barley = orge), mais je trouve que ça va bien avec "lordly".
Ecrit par : Robin | 04 juin 2007
"J'espère que je ne vous casse pas tropl les pieds avec ça. Je ne traduirai que la première strophe.
Ecrit par : Robin | 04 juin 2007"
Vous ne nous cassez pas les pieds, bien au contraire, mais je vous rappelle que le sujet de discussion de ce fil est le sport. Vous jouez le rôle du fort en thème nul en gym qui se planque dans un coin pour vaquer à ses tâches d'intello.
Je trouve que ça mérite dix tours de terrain.
Une question : un de mes amis, professeur de lettres, m'a dit que certains professeurs de gym (ou de sport) étaient fâchés d'être appelés ainsi et qu'il fallait dire "éducateur en séquences psychomotrices" ou quelque chose de ce goût-là. Certains connaissent-ils ce genre d'oiseaux ?
Ecrit par : Japhet | 04 juin 2007
Patricia, je ne me risque pas à traduire de la poésie et Robin fait ça très bien.
Robin, les wagons me semblent plutôt être les chariots et les charrettes à la campagne.
Un poème qui provoque chez certains élèves un rejet car ils le jugent incompréhensible avec son “feu vert comme de l'herbe”. Le vert et le doré c'est pourtant la jeunesse...
Ecrit par : Lariba | 04 juin 2007
Vous êtes trop modeste Lariba!
Amusant car j'allais justement m'adresser à Robin pour lui suggérer que les wagons doivent être les chariots qui servent dans les vergers ,en l'occurence la pommeraie, pour "charrier" les fruits mais on peut aussi vagabonder plus loin dans l'imaginaire de l'enfance.
Robin c'est très agréable de vous lire en ce lundi, commencer la semaine si poétiquement que demander de plus! Hélène nous a déjà réjouis de bon matin ...les prés du blog sont bien verts et fleuris aujourd'hui!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 juin 2007
Japhet, certains profs d'EPS se sentant diminués par rapport à leurs collègues d'autres matières font dans le vocabulaire amphigourique. Tous ne sont pas dupes et portent un regard critique sur leurs programmes et instructions.
D'autre part, je pense que les pédagogos leur portent un amour du genre poisseux pour de mauvaises raisons et avec plein d'arrière-pensées. Par anti-intellectualisme, croyant pouvoir se reconnaître dans les “activités”, le fait qu'il n'y a pas de “cours frontal”, qu'il faudrait faire des contrats...
Et tous ces lieux communs “vous, vous voyez les élèves différemment”, sous-entendu vous voyez les élèves comme ils sont contrairement aux méchants profs de matières générales. Ça ressemble à l'amour qu'ils disent aussi porter aux PLP, “eux qui sont obligés d'enseigner autrement”. Un amour comme ça, je crois qu'on peut s'en passer !
Ecrit par : Lariba | 04 juin 2007
Japhet, vous avez tout compris; il en faut bien un, mais c'est vrai que je joue un rôle car le n'étais pas trop mauvais en sport :
: handball surtout, mais aussi en saut en hauteur (1 mètre 20, ça n'est pas trop mal, non ?), escrime (de la 6ème à la 4ème) et équitation (plusieurs années de suite). Moyen en grimper de corde et en course à pied.
Je suis d'accord avec ce que vous dites sur la valeur éducative et "éthique" du sport, l'équitation en particulier m'a énormément appris.
Bon, je refais mon intello (j'ai l'excuse d'avoir été un peu mis au défi par Patricia) et je donne ma traduction complète de la première strophe du poème de Dylan Thomas (Fernhill)
" Insouciant sous les pommiers en fleurs, jadis, je fus un enfant
Auprès de la maison joyeuse et heureux car l'herbe était verte,
Et la nuit recouvrait le vallon étoilé.
Ô temps, laisse-moi revenir pour saluer toutes choses
Et retrouver, glorieux, l'âge d'or de mon regard.
Les wagons étaient mon royaume, les pommeraies les villes dont j'étais prince
Et jadis, avant le commencement du temps, au fil des eaux, sous la clarté du ciel, je poursuivais les arbres et les feuilles, couronné d'épis d'orge et de marguerites.
Ecrit par : Robin | 04 juin 2007
J'ai oublé de traduire le titre : "Fernhill" : La colline des fougères
Ecrit par : Robin | 04 juin 2007
Robin, les wagons me semblent plutôt être les chariots et les charrettes à la campagne.
Oui, je pense que vous avez raison, Lariba.
Ecrit par : Robin | 04 juin 2007
Robin,
Je vous prie de m'excuser si vous avez pris ma demande pour un défi et de vous avoir mis ainsi en position délicate de hors sujet.J'ai eu un moment d'égarement égoïste et n'ai pensé qu'au plaisir de lire une traduction agréable ! ceci dit celle que proposait Lariba m'a offert un régénérant fou-rire.
Bon après midi
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 juin 2007
Vous êtes trop modeste Lariba!
Amusant car j'allais justement m'adresser à Robin pour lui suggérer que les wagons doivent être les chariots qui servent dans les vergers ,en l'occurence la pommeraie, pour "charrier" les fruits mais on peut aussi vagabonder plus loin dans l'imaginaire de l'enfance.
...Ainsi que Patricia. Ces "wagons" m'nt fait vagabonder l'imagination. !
Ecrit par : Robin | 04 juin 2007
Robin,
Je vous prie de m'excuser si vous avez pris ma demande pour un défi et de vous avoir mis ainsi en position délicate de hors sujet.J'ai eu un moment d'égarement égoïste et n'ai pensé qu'au plaisir de lire une traduction agréable ! ceci dit celle que proposait Lariba m'a offert un régénérant fou-rire.
Bon après midi
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 juin 2007
Non, non ça m'a fait plaisir...Et je fais en ce moment un travail qui me permet de faire autre chose en même temps.
Ecrit par : Robin | 04 juin 2007
Une question : un de mes amis, professeur de lettres, m'a dit que certains professeurs de gym (ou de sport) étaient fâchés d'être appelés ainsi et qu'il fallait dire "éducateur en séquences psychomotrices" ou quelque chose de ce goût-là. Certains connaissent-ils ce genre d'oiseaux ?
Ecrit par : Japhet | 04 juin 2007
Les moniteurs sont depuis longtemps devenus "éducateurs sportifs". Ce qui n'a pas changé les pratiques de certains, qui sont toujours des "éleveurs de champions", mais qui a peut-être fait réfléchir d'autres sur leur statut d'éducateur, justement.
Les bons profs s'en tapent (du nom), ce sont les mauvais qui vont revendiquer.
Ecrit par : yann | 04 juin 2007
Last news ;)
http://www.blogprof.fr/
Ecrit par : toto | 04 juin 2007
" Insouciant sous les pommiers en fleurs, jadis, je fus un enfant
Auprès de la maison joyeuse et heureux car l'herbe était verte,
Et la nuit recouvrait le vallon étoilé.
Ô temps, laisse-moi retourner pour saluer toutes choses
Et retrouver, glorieux, l'âge d'or de mon regard
Quand Les chariots étaient carrosses et les pommeraies les villes dont j'étais prince
Et que jadis, avant le commencement du temps, au fil de l' eau, sous la clarté du ciel, je poursuivais les arbres et les feuilles, couronné d'épis d'orge et de marguerites.
Ecrit par : Robin | 04 juin 2007
Last news ;)
http://www.blogprof.fr
Ecrit par : toto | 04 juin 2007
Il me semble que ce n'est pas la première fois ; un collègue avait déjà eu un problème du même genre. Bravo la liberté d'expression !
Ecrit par : Robin | 04 juin 2007
Last news ;)
http://www.blogprof.fr
Ecrit par : toto | 04 juin 2007
Lamentable! Quel courage de s'en prendre au thermomètre plutôt qu'à la fièvre. De plus, les faits reprochés ne sont pas clairs... c'est légal, ça? Quand on est un obscur fonctionnaire, on n'a plus de droits?
Ecrit par : ProfAnonyme | 04 juin 2007
Avant de commenter certains propos lus ici ce matin, je vous livre, dans le droit fil du fil, ce bel exemple de malveillance obtuse et de procès d'intention, sur un site (LMT) dont la lecture m'est utile mais c'est un des pires pensums de ma recherche. Bonnet d'âne est ma récré.
Les épais à ce point-là, on les recycle comment? en plombiers-- zingueurs, car à part désouder tout ce qui n'est pas assis à la gauche de Krivine , m'ont pas l'air bon à grand-chose. Et dire que ça enseigne à nos gamins...
Ce qui rappelle une phrase prononcée par Kennedy lors de son discours inaugural et entendue hier en visitant la JFK Library, mais...tt à l'heure, à suivre.
Place à la rhétorique anticapitaliste du brontosaure-deniel
"Same player shoot again !
Je suis toujours avec attention les développements de JPB sur son blog. Aujourd'hui, Sparte et Rome sont à l'honneur. Il s'agit de remettre l'effort physique et l'esprit de compétition au centre des pratiques scolaires. Une toute première urgence selon notre bel esprit , lequel n'a jamais hésité à descendre de son piédestal culturel pour livrer bataille dans l'arène de France. On peut se demander s'il n'a pas réalisé,à lui seul, une brillante synthèse entre le " panem et circenses" et le "mens sana in sano corpore" dont il se réclame dans son dernier billet . Evidemment, toute coïncidence avec le programme d'un jogger président serait purement fortuite. Ceci n'est pas de la propagande ministérielle, qu'on se le dise.Transformer les ramollis du bulbe en féroces gagnants, c'est la magie du progrès social et celui qui crie "Maréchal..." n'est qu'un pisse froid.
Comme si on pouvait purger la société de ses maux en faisant marcher cette jeunesse au pas de la logique capitaliste ( curieusement ce mot n'est jamais prononcé , sans doute parce qu'il ne se discute pas). Quel idéal ont-ils à leur proposer pour que l'utopie du Lycée d'Aristote se réalise dans nos classes ? Le TGV libéral laisse plus de monde sur le quai qu'il ne prend de voyageurs. Une foule disciplinée que l'on invite à célébrer les vainqueurs , voilà donc tout ce qui reste de l'esprit des Lumières !
Car c'est bien l'Humanisme et le retour à l'Antique que l'on porte au revers de sa boutonnière. La contestation de l'odre politique n'est plus à l'ordre du jour. Travaillez à devenir des gagnants et ne vous posez surtout pas la question des objectifs, l'essentiel pour le plus grand nombre, c'est de participer.
http://bonnetdane.midiblogs.com/
Ecrit par : Cadichon | 04 juin 2007
Cadichon, pouvez-vous me donner les coordonnées exactes de ce jugement si mesuré ? Déjà merci…
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 juin 2007
Pour entendre Dylan Thomas disant lui-même quelques uns de ses poèmes :
poets.org from de academy of american poets et en particulier le sublime "Do not go gentle into that good night" ("N'entre pas sans colère dans cette douce nuit"), dédié à son père.
"american poets" est un peu abusif : Dylan Thomas est mort à New-York le 9 novembre 1953, mais il n'était pas américain, mais gallois.
Ecrit par : Robin | 04 juin 2007
Suite
Je lis plus haut: "
Je défends une conception du métier d'enseignant - qui est d'ailleurs celle de la société des agrégés - basée sur la liberté intellectuelle et pratique (pas de réunionite ni de DRH, on s'organise comme on veut en dehors des 15h00 de cours), opposée donc à tous les embrigadements et à toutes les lubies gestionnaires.
"""Si on débarrasse l'école des commissaires politiques de l'IUFM, ce n'est pas pour nous en ramener d'autres. Qu'on nous foute la paix, qu'on arrête de nous emmerder, ce n'est pourtant pas grand chose."""
"""Maintenant, quelle est votre ambition ? Refonder une école des savoirs, ou simplement prendre des positions caricaturales pour servir de Boeing à lancer dans les tours de l'IUFM ?"
Ce commentaire a été posté par DUMOUCH Rodolphe.
Il y a bien évidemment là une grande colère que partagent tous les enseignants soumis au système carcéral cauchemardesque né de la folie bureaucratique des pédagogistes mais cela ne leur fait pas pour autant tous jeter bebé avec l'eau du bain. Il me semble que ce monsieur cherche la quadrature du cercle, la troisieme voie tout aussi introuvable demandez à Tony Blair, et vomit toute approche binaire, sans se rendre compte que, at the en of the day, comme il dit qu'il ne demande rien d'autre que la liberté pédagogique, c'est comme motherhood ans applepie, circulez, rien à voir, personne n'est contre.( sauf les suppôts de Satan susnommés and back to square one)
Mais pour obtenir cette liberté, qui existait bel et bien dans un passé pas si lointain, que seuls les moins de trente ans ne peuvent pas le connaître, la logique me semble un retour en arrière salvateur ( salutaire?) immédiat et sans frais.
Alors pourquoi diantre la diaboliser en "nostalgie" et fustiger JPB qui offre matière à réflexion pour sortir enfin du constructivisme , cet assassin de nos enfants ?
Hier, donc, visite à la JFK Library et j'ai retenu de son discours inaugural cette évidence qui visiblement ne l'est pas pour tout le monde. Il faut aussi rappeler qu'il avait écrit à propos de l'abjecte démission des Européens devant Hitler à Munich "Why England slept" quand il était bien placé pour cela avec son père ambassadeur. Bref élu président, il incite les ventres mous de la génération suivante à lutter à nouveau, mais cette fois contre la Gorgone communiste, qui avait colonisé la motié de l'Europe. Sortez, leur dit-il, du confort douillet de vos croyances (et opinions toutes faites) pour affronter l'inconfort de la réflexion.
Un pan du mur de Berlin est exposé dans ce musée... pour nous rappeler que la logique n'a jamais pu pénétrer les remparts de l'idéologie et que seule l'action peut les faire tomber.
Ce n'est pas l'OSTPOLITIK, par exemple, qui a fait tomber le mur de Berlin!
"Cadichon… Quel gonflement d'orgueil pour elle quand elle se réveillera…"
Cher JPB, croyez-vous cela? vraiment pas de quoi mais les jets de fiel constants et la relecture de Thomas m'inspirent plutôt ceci:
Foin de repos dominical,
Pour les déjections des chacals,
Holothuries, anoures, upodèles, apodées,
Batraciens de tout poil, peuvent toujours s'enfler,
Le fiel retombe tandis que la caravane passe.
J'ai oublé de traduire le titre : "Fernhill" : La colline des fougères
Ecrit par : Robin | 04 juin 2007
Cela ne se traduit pas c'est le nom de la ferme familiale,
comme si vous traduisiez Johny Walker par Jean Marchand:
un clin d'oeil aux Canadiens, la blague circula à l'époque où le hot dog est devenu chien chaud et où Marchand, ministre de Trudeau, avait un fort faible pour le black label.
Ecrit par : Cadichon | 04 juin 2007
Au lycée Saint-Charles (public, malgré son nom religieux !), le tour de cour faisait, paraît-il, 150 mètres. Nous courions des 600 m (une distance que je n’ai jamais vu courir ailleurs…)
Jean-Paul Brighelli
Ce 600 mètres exceptionnel me chiffonne? Je suis à peu près certaine d'avoir choisi au bac de courir le 600 mètres soit un tour et demi de piste de 400 mètres.
Ecrit par : dobolino | 04 juin 2007
Pour Zorglub.
"Des élèves m'ont dit que s'ils dépassent la performance envisagée, ils sont pénalisés et moins bien notés. Est-ce vrai ?
Ils m'ont expliqué qu'en course, ils disposent d'une stratégie complexe de triche. Un élève au bord du terrain disposant d'une montre leur indique discrètement s'ils doivent accélérer ou au contraire ralentir (??) pour obtenir la meilleure note en se rapprochant au mieux de leur estimation."
C'est absolument vrai. Ma fille au concours de l'IUFM a couru trop vite par rapport au temps prévu par elle (2000 m par 30 ° à l'ombre) : 12 seulement et deux copines ont triché comme vous le racontez : 18 toutes les deux.
Aux épreuves du bac, c'est une pratique courante. Je trouve cela complètement débile. On doit indiquer à l'avance le temps qu'on mettra pour nager, le nombres de mètres où l'on lancera le javelot, etc.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 juin 2007
Cadichon, pouvez-vous me donner les coordonnées exactes de ce jugement si mesuré ? Déjà merci…
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 juin 2007
Je suis déçue, je croyais que c'était d'elle... qu'elle venait de passer un week-end idyllique dans les bras de Jack Lang ou Bertrand Delanoë et repartait à zéro avec la passion sans mesure qu'on lui connait.
Ecrit par : dobolino | 04 juin 2007
Cela ne se traduit pas c'est le nom de la ferme familiale,
comme si vous traduisiez Johny Walker par Jean Marchand
O.K.
Ecrit par : Robin | 04 juin 2007
J'ai oublé de traduire le titre : "Fernhill" : La colline des fougères
Ecrit par : Robin | 04 juin 2007
Cela ne se traduit pas c'est le nom de la ferme familiale,
Ecrit par : Cadichon | 04 juin 2007
Et pourquoi ne pas le traduire? Ce n'est pas un nom de famille et ça a un sens traductible, plus littéral que Les hauts de Hurlevent?
Ecrit par : dobolino | 04 juin 2007
Dobolino, j'ai dû mal m'exprimer. Le 600 mètres ne se court (ne se courait ?) qu'en milieu scolaire. Sinon, on court le 400 ou le 800, pas cette distance intermédiaire. C'est comme le 1000 mètres, qui se court rarement en dehors des milieux scolaro-universitaires : l'un des copains avec qui j'ai fait des manuels au début des années 80 doit toujours détenir le record de l'ENS, avec 2'35" sur cette distance — les spécialistes apprécieront. Nous avions été coulés dans le même moule — mais il courait plus vite, si je frappais plus fort…
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 juin 2007
C'est absolument vrai. Ma fille au concours de l'IUFM a couru trop vite par rapport au temps prévu par elle (2000 m par 30 ° à l'ombre) : 12 seulement et deux copines ont triché comme vous le racontez : 18 toutes les deux.
Aux épreuves du bac, c'est une pratique courante. Je trouve cela complètement débile. On doit indiquer à l'avance le temps qu'on mettra pour nager, le nombres de mètres où l'on lancera le javelot, etc.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 juin 2007
C'est normal! C'est la nouvelle donne. J'ai entendu Jacques Marseille l'autre jour expliquer que les français étaient trop productifs et que ça déglingait tout le marché du travail.
Dehors, les stakhanovistes! Apprendre à ralentir pour travailler plus en étant payé moins. Logique, non? Mesurer ses efforts pour durer. Chi va piano va sano.
Si tu travailles trop vite, y'a moins de boulot pour tout le monde, tu finis plus tôt et tu gagnes plus donc tu es plus en forme, plus satisfait de toi. Ça te donne envie de penser, de lire, de participer à la vie sociale, de t'engager dans des combats et là franchement, tu deviens carrément pénible pour tout le monde...
Etre productif, c'est réservé à l'élite, pas aux professeurs des écoles ni aux techniciens.
Ne vous inquiétez pas, à Polytechnique, la performance compte encore mais je suppose qu'ils laissent y entrer un peu cette doctrine pour les derniers de promo et pour les futurs X qui doivent maîtriser la méthode pour la mettre en application.
Ceci dit, savoir évaluer son temps, ce n'est pas mal pour la prise de rendez-vous. C'est un sport que je pratique au quotidien et il me semble que l'épreuve peut avoir une certaine utilité: savoir se jauger et s'auto-évaluer.
Ecrit par : dobolino | 04 juin 2007
Et :
"Le plan de Gaulle a ravagé le coeur de Massu".
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 juin 2007
Et :
"Le plan de Gaulle a ravagé le coeur de Massu".
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 juin 2007
Je n'arrive pas à trouver ce qu'a ravagé le gland de Paul?
Ecrit par : dobolino | 04 juin 2007
Fernhill (Dylan Thomas) : traduction de la première strophe, je m'essaye au reste, mais j'ai besoin de temps !
« Insouciant sous les pommiers en fleurs, je fus un enfant
Heureux car l’herbe était verte auprès de la maison joyeuse
Car la nuit recouvrait le vallon étoilé…
Ô temps, laisse-moi revenir en arrière pour saluer toutes choses
Et retrouver glorieux, l’âge d’or de mon regard d’alors
Quand les chariots m’étaient carrosses
Et les pommeraies villes dont j’étais prince
Et que jadis, avant le commencement du temps,
Au fil de l’eau, sous la clarté du ciel,
Je poursuivais les arbres et les feuilles,
Couronné d’orge et de marguerites... »
Ecrit par : Robin | 04 juin 2007
"Je n'arrive pas à trouver ce qu'a ravagé le gland de Paul?
Ecrit par : dobolino | 04 juin 2007 "
:o)))))
Ecrit par : toto | 04 juin 2007
Je n'arrive pas à trouver ce qu'a ravagé le gland de Paul?
-- Le cul de votre soeur, je le crains...
Ecrit par : FGuichard | 04 juin 2007
Je n'arrive pas à trouver ce qu'a ravagé le gland de Paul?
-- Le cul de votre soeur, je le crains...
Ecrit par : FGuichard | 04 juin 2007
Ah! Non... Le cul de MA sœur...
ça vole de plus en plus haut ici
Ecrit par : dobolino | 04 juin 2007
Et :
"Le plan de Gaulle a ravagé le coeur de Massu".
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 juin 2007
Je n'arrive pas à trouver ce qu'a ravagé le gland de Paul?
Ecrit par : dobolino | 04 juin 2007
Et :
"Le plan de Gaulle a ravagé le coeur de Massu".
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 juin 2007
Je n'arrive pas à trouver ce qu'a ravagé le gland de Paul?
Ecrit par : dobolino | 04 juin 2007
Je n'arrive pas à trouver ce qu'a ravagé le gland de Paul?
-- Le cul de votre soeur, je le crains...
Ecrit par : FGuichard | 04 juin 2007
Pouce! J'ai du rater un épisode là! vous m'expliquez de c'est quoi t'y qu'on cause?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 juin 2007
"La Société des agrégés demande au Ministère de rompre avec les vieilles idéologies pédagogistes qui ont fait, depuis des années, la preuve de leur nocivité et de rétablir, en paroles et en actes, les valeurs formatrices de l'école, la primauté du savoir, les vertus de l'exigence et de l'effort.
La Société des agrégés appelle à une reconstitution de l'instruction publique, à la renaissance d'un enseignement respectueux du droit pour les élèves, quel que soit leur établissement, au savoir et à la culture, du devoir pour l'Etat d'y satisfaire, un enseignement qui réponde aux exigences de l'idéal républicain."
Tant que des attitudes aussi scandaleuses d'inspecteurs ou de directeurs régneront, cela ne risque pas d'arriver.
Quelques témoignages.
bonjour,
je suis professeur des écoles à Paris et j ai fait ma première année avec léa et léo, après un premier trimestre très décevant avec ribambelle.
Je me suis remise en question et j ai cherché une vraie méthode. Tout se passait bien, en décembre j avais rattrappé le coup et les deux tiers déchiffraient.
Mais quand l' inspectrice est passée en janvier, elle m a descendu en disant que je faisais lire n' importe quoi aux enfants, des textes pauvres, qu' allaient penser les parents.... moi je savais que les parents étaient contents de voir les enfants enfin progresser mais pour l' inspectrice je les abetissais tout en donnant une image très negative de l' école aux parents.
Bon elle ne m' a jamais demandé combien d' élèves savaient lire ...ça n' avait pas l' air de l' intéresser contrairement au nombre de photocopies que je faisais... Résultat je change d' ecole et l' inspectrice m' a conseillé de ne pas faire de cp alors que tous mes élèves savent lire !!!"
"Je suis enseignante en CP et à fond pour la méthode de lecture (Lire avec Léo et Léa)que je pratique maintenant depuis 3 ans au grand soulagement de notre équipe RASED! J'ai également testé la notion des 4 opérations cette année, sans faire de "forcing", pour le grand plaisir de mes élèves qui en parlaient mais ne les abordaient jamais. Seulement, comment peut-on réagir lorsque votre directeur, qui est encore pour la semi-globale et le constructivisme, vous traite de fondamentaliste et fait courir ces rumeurs auprès des parents?..."
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 juin 2007
Ah! Si! j'ai oublié! la corde lisse, bien sûr, qui me procura mes premiers émois sexuels... Une chouette découverte d'EPS au collège.
Finalement, ça sert l'EPS!
Ecrit par : dobolino | 03 juin 2007
Je constate qu'il n'y a aucun commentaire alors que le catalogue des Trois Suises a déclenché les passions et des études comparatives avec La Redoute et La Camif sur dix pages de la part de ces messieurs.
Quand je vous disais que le plaisir féminin dérange...
Méfiez-vous, les filles, les déclinologues vont nous mettre le foulard sous peu. D'ailleurs, c'est sous-jacent dans l'Appel pour la Refondation de l'Ecole...
Faut savoir choisir entre être pute et être mère!
Ecrit par : dobolino | 04 juin 2007
la poésie de Robin est plus attrayante... Mais pourquoi Cadichon avez vous donc toujours besoin de vous adressez aux interlocuteurs du blog avec autant de mépris? Je suis choquée par la remarque désobligeante que vous avez eu au sujet de la traduction du titre Fern Hill qui etait effectivement la ferme de la sœur aînée de la mère de Thomas Dylan, sa tante Annie, alors que Robin viens nous ouvrir une fenêtre sur l'horizon. Ce nom n'est pas intrinsèquement un nom propre et l'image de la vague verdoyante donnée par l'évocation de la colline des fougères est plutôt belle...La poésie et la traduction de la poésie offre une grande liberté à l'imagination pourquoi la brimer?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 juin 2007
Excusez-moi, le sujet était des contrepéteries ultra-connues, et j'ai voulu en mettre une un peu plus rare. Je ne le ferai plus, promis.
Dobolino, vous n'êtes pas si avare d'histoires un peu...écoeurantes. Sans rancune.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 juin 2007
"Quand je vous disais que le plaisir féminin dérange..."
S'il n'y a aucun commentaire, c'est que tout le monde s'en fout, donc que ça ne dérange personne, chère Dobolino. Il en est de même pour le message où vous parlez d'un sport se pratiquant avec un partenaire et apprenant la maîtrise du corps...
Ecrit par : Japhet | 04 juin 2007
Quand je vous disais que le plaisir féminin dérange..."
S'il n'y a aucun commentaire, c'est que tout le monde s'en fout, donc que ça ne dérange personne, chère Dobolino. Il en est de même pour le message où vous parlez d'un sport se pratiquant avec un partenaire et apprenant la maîtrise du corps...
Ecrit par : Japhet | 04 juin 2007
Comment on écrit pisse-vinaigre au pluriel, bandes de coincés?
Ecrit par : dobolino | 04 juin 2007
Je constate qu'il n'y a aucun commentaire alors que le catalogue des Trois Suises a déclenché les passions et des études comparatives avec La Redoute et La Camif sur dix pages de la part de ces messieurs.
Quand je vous disais que le plaisir féminin dérange...
Méfiez-vous, les filles, les déclinologues vont nous mettre le foulard sous peu. D'ailleurs, c'est sous-jacent dans l'Appel pour la Refondation de l'Ecole...
Faut savoir choisir entre être pute et être mère!
Ecrit par : dobolino | 04 juin 2007
Je me demandais en effet s'il y aurait des commentaires... Dobolino , ici n'interviennent que des hommes courtois et à n'en point douter ils n'ont pas voulu vous écorcher par une remarque qui aurait pu paraître de prime abord plus désobligeante que grivoise. Pourquoi pensez-vous que le plaisir féminin dérange il me semble au contraire qu'il flatte ces messieurs et exacerbe le leur...Mais toute ingénue et naïve que je suis j'ai encore du zapper un épisode...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 juin 2007
en effet j'ai zappé un épisode...j'avais oublié que depuis hier vous vous exerciez tous dans l'art de la contrepétrie mais c'est plus la dernière remarque de FGuichard qui me paraissait décalée, décidement je crains de ne manquer de beaucoup de subtilité pour intervenir ici..
Franchement Japhet croyez vous que tout le monde s'en fout?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 juin 2007
Des moeurs de Dobolino ? Oui, du moins si elle est heureuse.
Ecrit par : Japhet | 04 juin 2007
Japhet dans ma question je sous entendais le plaisir féminin pas les mœurs de Dobolino...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 juin 2007
Dobolino,
Pas de lézard (mais ... un canard, les spécialistes savent que je parle du petit jaune waterproof).
Notre expertise des catalogues de VPC était motivée par la recherche de l'objet qui pourrait réjouir (quel joli mot !) nos compagnes !
Donc, bien au contraire de ce que vous avez craint !
Pour la fête des mères j'ai envisagé d'offrir une machine à coudre à mon amie. J'ai renoncé, seuls des modèles électriques sont encore commercialisés.
Aucun espoir d'atteindre l'extase, alors qu'avec un modèle à pédale et un peu d'expérience pour trouver la bonne position des jambes, des générations de couturières se sont envoyées en l'air dans les ateliers de confection.
Ecrit par : Zorglub | 04 juin 2007
Pour la fête des mères j'ai envisagé d'offrir une machine à coudre à mon amie. J'ai renoncé, seuls des modèles électriques sont encore commercialisés.
Ecrit par : Zorglub | 04 juin 2007
J'ai connu un type qui, 15 ans après, ne comprenait toujours pas pourquoi son épouse, mère de quatre petiots à 18 mois d'intervalle, l'avait assommé de trois mandales quand il s'était pointé la gueule enfarinée avec une cocotte-minute modèle familial en guise de cadeau pour la Fête des Mères...
Ceci dit, à toutes fins utiles, j'ai refilé à mon fils de seize ans le catalogue Hiver de la Redoute afin qu'il y détaille à loisir lors de ses insomnies les tondeuses à gazon et les abris de jardin. Il peut choisir ainsi le bon cadeau de Fêtes des mères à sa future.
J'en ai ma claque d'aller rechercher le catalogue en cours dans sa piaule, sa turne, sa renardière, son terrier puant, pour choisir des super sympas fringues pour sa sœur...
Ecrit par : dobolino | 04 juin 2007
On apprend de ces choses sur ce blog. Pourquoi Marguerite Audoux n'en parle--t-elle pas dans la deuxième partie de Marie-Claire (l'atelier de couture ?)
Bon, j'ai retrouvé dans ma bibliothèque, au bout de deux jours d'exaspérantes recherches, (imaginez comme c'est bien rangé !) la traduction de Fernhill. par Alain Suied, un traducteur "professionnel", lui ! (NRF Poésie/Gallimard):
La colline aux fougères (désolé Cadichon !)
Alors j'allais jeune et souple sous les branches des
pommiers
Près de la maison berçante et heureux comme l'herbe est verte,
La nuit au-dessus de la vallée étoilée,
Le temps me laissait clamer et gravir
Doré les beaux jours de ses yeux,
Et honoré parmi les chariots, j'étais prince des villes de
pommes
Et, sous ce temps-là, seigneur des arbres et feuilles
Aux traînes d'orge et de marguerites
Je descendais les rivières de la lumière immature."
C'est du français, ça ? Vindious, je crois que préfère encore la traduction de l'ordinateur !
"Les villes de pommes"...Pomme toi-même !
Ecrit par : Robin | 04 juin 2007
Allez! courage! le bout du tunnel n'est peut-être pas si loin. Eduquons-les avant la lapidation qui se profile:
Barbara
Du bout des lèvres
Paroles et Musique: Barbara 1968
--------------------------------------------------------------------------------
Dites-le-moi du bout des lèvres.
Moi, je l'entends du bout du cœur.
Moins fort, calmez donc cette fièvre.
Oui, j'écoute.
Oh, dites-le-moi doucement.
Murmurez-le-moi simplement.
Je vous écouterais bien mieux
Sans doute
Si vous parlez du bout des lèvres.
J'entends très bien du bout du cœur
Et je peux continuer mon rêve,
Mon rêve.
Que l'amour soit à mon oreille,
Doux comme le chant des abeilles,
En été, un jour, au soleil,
Au soleil.
Regarde, dans le soir qui se penche
Là-bas, le voilier qui balance.
Qu'elle est jolie, sa voile blanche
Qui danse.
Je vous le dis du bout des lèvres :
Vous m'agacez du bout du cœur.
Vos cris me dérangent, je rêve,
Je rêve.
Venez donc me parler d'amour
A voix basse, dans ce contre-jour
Et faites-moi, je vous en prie,
Silence.
Prenons plutôt le soir qui penche,
Là-bas, ce voilier qui balance.
Qu'elle est jolie, sa voile blanche
Qui danse.
Je vous dirai du bout des lèvres :
"Je vous aime du bout du cœur."
Et nous pourrons vivre mon rêve
Mon rêve...
Ecrit par : dobolino | 04 juin 2007
Dobolino, je suis troublé, je vous réponds par ma traduction de la deuxième strophe ; depuis que j'ai lu celle de la NRF, je n'ai plus aucun complexe !
« Jeune pousse insouciante, célèbre dans les granges,
Proche de la cour joyeuse, je chantais
Quand la ferme était mienne.
J’allais dans le soleil qui n’a qu’une jeunesse.
Ô temps, que je rayonne sur le chemin de grâce,
Chasseur et puis berger, vêtu d’or et de vert !
Je soufflais dans mon cor, les renards des collines
Aboyaient clairs et nets
Et les cailloux des saints ruisseaux résonnaient lentement
Comme les cloches du dimanche… »
Ecrit par : Robin | 04 juin 2007
Je précise la fin de la chanson :
" Mon rê-ê-ê-ê-ê-ê-ê-veuuuuuuh"
J'ai la cassette, et avant le petit air de flûte traversière, elle chante doucement et subtilement, mais prononcé comme ça.
Ecrit par : Jeremy | 04 juin 2007
en effet j'ai zappé un épisode...j'avais oublié que depuis hier vous vous exerciez tous dans l'art de la contrepétrie mais c'est plus la dernière remarque de FGuichard qui me paraissait décalée, décidement je crains de ne manquer de beaucoup de subtilité pour intervenir ici..
Franchement Japhet croyez vous que tout le monde s'en fout?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 juin 2007
Mais non, Patricia, ce n'est pas la dernière remarque de Françoise qui est décalée, ce sont les sons! Et Dobolino fait très bien de nous le faire remarquer, et c'est tant mieux!
Ecrit par : christophe sibille | 04 juin 2007
Pour que chacun s'amuse dans sa langue: après l'anglais, l'orthographe française sur:
http://www.etudes-litteraires.com/exercices/orthographe-4-genre-de-gens.php
Qui a réussi du premier coup ?
Ecrit par : PFC | 04 juin 2007
Bon, Jérémy et Robin, ça va, vous êtes absouts, mais je crains ici que quelques coincés du cul est besoin de la (re-)lecture de ce texte de pédagogie frontale du début des années soixante-dix. Excusez, JPB, mais, si vous êtes au-dessus de tout soupçon, je crains que vous n'attiriez ici bien des adeptes du voile Victorien.
Apprenons à faire l’amour [1]
« Suite à la publication de ce pamphlet, le Conseil de l’Ordre des médecins a infligé au docteur Jean Carpentier une suspension de toute activité professionnelle pendant un an ! C’est durant cette suspension que je l’ai connu et que nous sommes devenus amis.
Depuis lors, bien des choses ont changé ! Ainsi, après de nouveaux ennuis pour avoir été un des pionniers du traitement des drogués par la méthadone, Jean Carpentier a été choisi par l’Ordre des médecins comme « expert » dans le domaine du traitement desdits drogués... »
Henri De Caevel
Au début de l’année 1971, deux lycéens viennent me raconter une histoire : un gars et une fille de leur classe surpris en train de s’embrasser sont tancés vertement et leurs parents reçoivent des lettres de l’administration leur faisant part de la chose. Les deux lycéens sont furieux, et veulent écrire un tract de protestation, « un tract un peu agressif, qui en rajoute, qui dit tout ce qu’un gars et une fille peuvent faire ensemble, on en a ras le bol des interdits stupides ». On écrit un tract sur un coin de table en lui donnant une forme de cours, un peu sec, premièrement, deuxièmement, etc., une « leçon de choses » sans « faire de sentiment » car ce n’est pas la question. D’ailleurs, « ils » s’en foutent pas mal du sentiment et de « la dimension affective » comme ils diront ensuite pour critiquer ce tract et en poursuivre les auteurs : qu’y avait-il de plus sentimental que ce baiser entre un lycéen et une lycéenne ? On fait lire le projet à quelques personnes, y compris des parents d’élèves, il choque mais il plaît car il oblige à parler.
Par un beau matin de printemps, on distribue ce papier devant le lycée :
apprenons à faire l’amour
car c’est le chemin du bonheur – c’est la plus merveilleuse façon de se parler et de se connaître
1. L’homme possède un organe fait de tissu érectile : la verge. La femme possède un organe beaucoup plus petit mais équivalent, situé au-dessus de l’orifice extérieur du vagin : le clitoris.
Ces deux organes sont de taille variable suivant les individus mais cela n’a aucune importance : il n’y a pas lieu de s’en inquiéter, l’important est de savoir s’en servir. En effet, ce qui est important, c’est que leur excitation par toutes formes de caresses produit un plaisir croissant qui provoque du même coup le désir de continuer. Ce plaisir se traduit :
localement par une érection de ces deux organes, c’est-à-dire un durcissement et une augmentation de leur taille et de leur chaleur ainsi que, chez la femme, une sécrétion abondante qui humidifie l’intérieur du vagin (ce qui va favoriser la pénétration éventuelle et les mouvements de la verge : le coït) ;
généralement, ce plaisir croissant envahit l’ensemble du corps et se termine par l’orgasme (ou jouissance) si l’excitation n’est pas interrompue.
2. En dehors de ces deux organes, spécifiquement sexuels, le corps possède d’autres zones (dites « zones érogènes ») dont l’excitation par des caresses procure du plaisir, ou rend plus intense le plaisir obtenu par l’excitation des organes sexuels. Ces zones érogènes varient selon les sexes et selon les individus (elles sont d’autant plus nombreuses et utiles que les individus sont moins refoulés sexuellement) : ce sont, par exemple, les lèvres, la bouche, les oreilles, la nuque, les seins, la face interne des cuisses, les fesses, le ventre, etc.
3. Les caresses peuvent être prodiguées par soi-même (masturbation) ou par un ou une partenaire (relations homosexuelles ou hétérosexuelles).
L’intérêt de la masturbation est notamment de bien connaître votre corps et les plaisirs qu’il peut vous procurer, ce qui paraît indispensable à la connaissance d’autres corps (il faut noter par ailleurs qu’elle peut permettre de combler le vide d’une heure de classe ou d’une soirée ennuyeuse).
L’intérêt de l’homosexualité vient surtout du fait que les relations hétérosexuelles (filles-garçons) sont généralement interdites aux jeunes par l’hypocrite morale (qui d’ailleurs a le culot de blâmer l’homosexualité). Les relations hétérosexuelles cependant paraissent les plus riches de plaisir.
Ce papier est fait pour encourager les relations sexuelles, du baiser au coït en passant par les caresses les plus variées, entre les individus de sexes différents. D’une manière générale, pour encourager toutes les activités sexuelles : car, comme le reste, on « apprend » à faire l’amour et on fait des progrès.
4. L’aboutissement des caresses constitue, s’il n’y a pas d’interruption, l’orgasme, qui se traduit chez l’homme par une éjaculation de sperme et, dans les deux sexes, par un état d’abandon complet avec des mouvements et des paroles involontaires. Cet état de jouissance maximale est de courte durée et plus ou moins intense. Il est suivi d’une phase de relâchement (relaxation) très agréable et calmante.
5. La pénétration du vagin par la verge (coït) est une forme d’acte sexuel complet, elle présente cependant le risque de grossesse si l’éjaculation de sperme a lieu pendant la période de fécondité de la femme (à mi-distance des règles, mais il faut se méfier de cette approximation surtout lorsque les cycles menstruels ne sont pas réguliers, ce qui est fréquent notamment chez la jeune fille). À notre époque, cet inconvénient peut être facilement dépassé par l’utilisation de contraceptifs efficaces (pilule, diaphragme). Ceux-ci, utilisés correctement, évitent la crainte toujours présente d’une grossesse prématurée et des pratiques barbares (retrait du garçon avant l’éjaculation par exemple) qui, outre qu’elles sont peu sûres, sont généralement défavorables à l’atteinte de l’orgasme par l’un ou l’autre des partenaires ou les deux. La pilule notamment peut être prise par les filles dès que le désir de relations hétérosexuelles apparaît.
6. Il faut noter, dans un chapitre d’autant plus court qu’il veut souligner avec force que les notions de « normal » et d’« anormal » ne sont nullement fondées, qu’en toute pratique sexuelle, ce qui compte c’est le désir qu’on en a et le plaisir qu’on y trouve, la plus grande liberté doit guider la variété de nos choix. Il n’y a qu’un danger, c’est le refoulement des désirs. Il n’y a pas d’anormal.
7. Ces quelques lignes sont bien schématiques et partielles mais nous engagent à agir. Faites lire ce papier autour de vous, discutez-en, complétez-le, pratiquez-le, surtout. Méprisez et plaignez ceux qui en riront et ne croyez pas sur parole ceux qui feront comme s’ils connaissent : nous savons que les deux tiers des gens sont impuissants ou frigides et l’acceptent. C’est contre cela que nous luttons et peut-être contre ceux-là.
Au cas où vous auriez des explications à demander, interrogez vos parents ou vos professeurs.
Vous comprendrez d’après leurs réactions (en général : « Vous en parlerez quand vous serez plus grand », ou encore gêne, voire hostilité).
Vous comprendrez pourquoi vous n’y avez pas pensé plus tôt.
Vous comprendrez que vous êtes déjà « grand ».
Vous saurez ce qui vous reste à faire.
Comité d’action pour la libération de la sexualité
Ecrit par : dobolino | 04 juin 2007
« Jeune pousse insouciante, célèbre dans les granges,
Proche de la cour joyeuse, je chantais
Quand la ferme était mienne.
J’allais dans le soleil qui n’a qu’une jeunesse.
Ô temps, que je rayonne sur le chemin de grâce,
Chasseur et puis berger, vêtu d’or et de vert !
Je soufflais dans mon cor, les renards des collines
Aboyaient clairs et nets
Et les cailloux des saints ruisseaux résonnaient lentement
Comme les cloches du dimanche… »
Ecrit par : Robin | 04 juin 2007
Ouais! pas mal aussi, jeune pousse verdoyante...
Le problème: peut-on traduire la poésie? Je préfère ne lire que poésie française
et poésies russes et allemandes en bilingue, traduction d'un côté et texte originale de l'autre
je suis déviée, Cadichon confirmera, puisque je crois à "de la musique avant tout chose..."
Ecrit par : dobolino | 04 juin 2007
Bon, Jérémy et Robin, ça va, vous êtes absouts, mais je crains ici que quelques coincés du cul est besoin
Aient besoin, bien sûr! Le reste est valable quand même...
Ecrit par : dobolino | 04 juin 2007
Certains noms sont à eux seuls des contrepets.
Ainsi : j'ai vu la petite Huguette Bouchardeau.
Et sur la route de Pompey, en Meurthe-et-Moselle, on lisait ce superbe panneau : Pompey, aciers spéciaux.
Mais je croyais qu'en fait, les Nippons avaient contribué au redressement de la Chine. Il y a des variantes!
Mais la meilleure de toutes c'est la contrepèterie belge : il fait beau et chaud.
Ecrit par : mouron rouge | 04 juin 2007
en effet j'ai zappé un épisode...j'avais oublié que depuis hier vous vous exerciez tous dans l'art de la contrepétrie mais c'est plus la dernière remarque de FGuichard qui me paraissait décalée, décidement je crains de ne manquer de beaucoup de subtilité pour intervenir ici..
Franchement Japhet croyez vous que tout le monde s'en fout?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 juin 2007
Mais non, Patricia, ce n'est pas la dernière remarque de Françoise qui est décalée, ce sont les sons! Et Dobolino fait très bien de nous le faire remarquer, et c'est tant mieux!
Ecrit par : christophe sibille | 04 juin 2007
Merci Christophe je me disais bien aussi que je n'avais pas l'esprit à de telles subtilités...
Dobolino si vous êtes déviée nous sommes nombreux à l'être !
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 juin 2007
Mais non, Patricia, ce n'est pas la dernière remarque de Françoise qui est décalée, ce sont les sons! Et Dobolino fait très bien de nous le faire remarquer, et c'est tant mieux!
Ecrit par : christophe sibille | 04 juin 2007 Elle n'est pas si décalée que ça. Le tout sera de voir ce qu'en pense Catmano?
F.Guichard m'a dit votre sœur... Laissons les régler entre elles leurs comptes, nous n'en sommes pas redevables, me semble-t-il?
Ecrit par : dobolino | 04 juin 2007
"Je suis enseignante en CP et à fond pour la méthode de lecture (Lire avec Léo et Léa)que je pratique maintenant depuis 3 ans au grand soulagement de notre équipe RASED! J'ai également testé la notion des 4 opérations cette année, sans faire de "forcing", pour le grand plaisir de mes élèves qui en parlaient mais ne les abordaient jamais. Seulement, comment peut-on réagir lorsque votre directeur, qui est encore pour la semi-globale et le constructivisme, vous traite de fondamentaliste et fait courir ces rumeurs auprès des parents?..."
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 juin 2007
Vous voyez, Anne-Marie, que vosu dites aussi des cochonneries régulièrement. Nul besoin de contrepèterie.
Ecrit par : dobolino | 04 juin 2007
Robin, elle est authentique la traduction que vous citez de Alain Suied? ne popuvons nouspas nous demander s'il n'avait pas accepté de tester à titre expérimental un logiciel de traduction instantanée?
Je n'ai aucune oreille musicale et je chante comme une casserole mais il me semble presque assurément qu'en ce qui concerne ce monsieur ça doit être bien pire,et ce n'est pas peu dire, je vous laisse imaginer! il traduit la poésie comme il traduirait la notice d'utilisation de la toile émeri...
Robin vous pouvez sans complexe vous lancer dans la traduction poétique .
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 juin 2007
ne pouvons-nous pas...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 juin 2007
Franchement Japhet croyez vous que tout le monde s'en fout?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 juin 2007
Des moeurs de Dobolino ? Oui, du moins si elle est heureuse.
Ecrit par : Japhet | 04 juin 2007
Ça va pas , Japhet, on a des vapeurs, mon poussin? Des sels pour monsieur que se trouve mal, vite!
Personne n'en a rien à scier ici, des mœurs de Dobolino! On parle de "mens sana in corpore sano" et Dobolino expose ses vues loin des vieillards égrillards et puissants par pouvoir politique, faute de mieux, contemplant les beaux et jeunes éphèbes qui puent la sueur après s'être mesurés sur le stade.
Ecrit par : dobolino | 04 juin 2007
J'ai dit déjà samedi ...que DT était Gallois, éthylique et elliptique et que ce poème-là et bien d'autres ne gagnaient rien `a la traduction. N'est pas Baudelaire traduisant Poe qui veut.
Une connaissance approfondie de sa bio et de toute son oeuvre, car il n'a pas écrit qu'en vers, est un plus, celle du gallois ( avec les subtilités de la mythique celtique réprimée) un autre, donc l'anglais seul est de peu de poids.
Je sais d'autant mieux à quel point Robin s'est lancé dans une épreuve de haut vol, que Thomas est (avec Baudelaire) un compagnon de tous les instants (ma prof de Duruy Miss Six était une groupie et en 63 elle était pionnière, ) mais en plus j'a rafraîchi tout récemment mes souvenirs car ma fille a "traduit"Fernhill (c.a.d. transposé en langage clair) il y a seulement quelques semaines... (avec qq. autres, The Hand that signed the paper et le célèbrissime "Do not go gentle into that good night")
Ils sont au programme du BI bilingue, et elle les a étudiés pendant un trimestre entier, avec une prof qui a fait son PhD sur Thomas. Donc, Robin, le coup de pouce pour éviter les contresens était à portée de votre clavier, si vous aviez lu mon premier mesage. A la disposición de Ud
J'ai baucoup ri à l'excellente idée de la traduction par ordinateur me disant alors que si l'on s'y risquait avec pen and paper on ne ferait guère mieux pour découvrir ce qui est ....BELOW>>>>))justement,,, ce millefeuille, des strates dont je parlais dans mon premier message...
Seule l'explication de textemet du sel dans les pâtes pour goûter la magie du poème.
On me lit et glose ad nauseam sur mes âneries, genre Vermot, pas quand je conseille gentiment de ne pas se lancer dans une piscine où il n'y a pas d'eau.
Too bad. ... but what else is new?
Though wise men at their end know dark is right,
Because their words had forked no lightning they
Do not go gentle into that good night.
[...]
Rage rage against the dying of the light.
C'est de la voir s'éteindre,
cette lumière,
qui nous emplit de la rage
impuissante,
dont je parlais tantôt.
Ecrit par : Cadichon | 04 juin 2007
J'ai fait 94% au test des bonnes gens. Divertissant.
Bravo à tous: pour une fois, le sujet proposé par le professeur Brighelli est à peu près respecté, à savoir l'éducation physique au sens large.
Un contrepet laxatif spécial Sibille: Marc-Antoine Charpentier
Ecrit par : Cunégonde | 04 juin 2007
PS : N’oubliez pas je cherche des statistiques sur l’accidentologie en EPS !
Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2007
Vous devez pôuvoir trouver ça sur le site suivanrt;
Observatoire national de la sécurité des établissements scolaires et d'enseignement supérieur
Pour une culture vivante de la sécurité
Exerçant une mission d'évaluation, de proposition, d'information, l'Observatoire est un lieu où s'échangent les expériences, s'expriment les compétences, sont associés en permanence tous les acteurs de la prévention.
L'Observatoire vous propose d'accéder en permanence à des informations mises à jour ainsi qu'à l'ensemble des travaux produits par ses instances.
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http://www.education.gouv.fr/syst/ons/default.htm
Ecrit par : Henri Grégoire | 05 juin 2007
Dans la série" mens sana", conférence sur l'enseignement des langues anciennes :
IL FAUT RECONSTRUIRE CARTHAGE
Conférence-débat (avec signature) de Patrick VOISIN
Pour le corpore sano, allez-y à pied, évidemment.
organisée par l'association Philosorbonne et la revue Cause Commune (www.causeco.fr),
le jeudi 7 juin 2007 à 17 heures 30, à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV),
Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, salle D 040 (rdc)
Mo Odéon / Cluny-Sorbonne / Saint Michel-Notre Dame
http://calenda.revues.org/nouvelle8594.html
http://www.fabula.org/actualites/article19002.php
Ecrit par : FGuichard | 05 juin 2007
Robin, elle est authentique la traduction que vous citez de Alain Suied? ne pouvons nous pas nous demander s'il n'avait pas accepté de tester à titre expérimental un logiciel de traduction instantanée?
Juré, craché ! Je n'en ai pas changé un mot ! Mais c'est vrai qu'il a des excuses. Sa traduction de "Do not go gentle into that good light" est meilleure. Je pense en effet, que Dylan Thomas n'est pas traduisible, même avec trois verres de whisky dans le nez.
Ecrit par : Robin | 05 juin 2007
"Un contrepet laxatif spécial Sibille: Marc-Antoine Charpentier"
Ecrit par : Cunégonde | 04 juin 2007
A moins qu'une partie de ce contrepet m'échappe, je préférais: "la philantropie de l'ouvrier charpentier".
Autrement, une que j'utilise parfois en répétition chorale, et pour laquelle je n'ai jamais eu de remarque désobligeante, bien que mes ensembles vocaux, comme la plupart, soient majoritairement féminins: "il faut couvrir le son". (Et, vocalement parlant en tous cas, c'est une vérité absolue).
Ecrit par : christophe sibille | 05 juin 2007
Je me souviens d'un aussi, qui avait été relevé par "le canard enchaîné" suite à son emploi par Dominique Strauss-Kahn au sujet de je ne sais plus quel problème auquel la Corée avait partie liée: "ce cas de Corée me turlupine".
Ecrit par : christophe sibille | 05 juin 2007
Christophe,puisqu'on continue dans le contrepet et que nous sommes en rubrique sport, si en chant choral le maître de chœur joue avec le contrepet , en athlétisme il en est un couramment utilisé c'est "coureur de fond".
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 05 juin 2007
Excellent! Je n'avais jamais fait attention! Et une, (petite chanson pour enfants), "il court, il court, le furet"... Dans la même veine.
Ecrit par : christophe sibille | 05 juin 2007
Je n'avais pas osé ponctuer par celle là , j'ai le souvenir d'un entraineur qui la fredonnait quand nous étions dans les starting-blocks et naïves que nous étions , nous avons mis longtemps avant de comprendre pourquoi...
il est vrai qu'on utilise couramment des contrepets sans le savoir comme "je vous laisse le choix dans la date" et un qui concerne les intervenants ici: "professeur, quel beau métier!"
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 05 juin 2007
Bonjour,
Oui Patricia, je me retrouve dans "Le Grand meaulnes" dont je possède différentes éditions au hasard des flâneries sur le brocantes. Je me retrouve aussi dans "Marie-Claire" de Marguerite Audoux. Je me retrouve dans tous ces humbles qui ont leur dignité et la volonté de redresser la tête au lieu de courber l'échine. J'aime aussi Henri Bosco, en particulier son "Ane Culotte" sans oublier la "Sido " de Colette.
Je n'écris pas beaucoup . J'écris quand ça déborde ou quand on me secoue, et "La fille de la varoce" que l'on peut trouver à la fnac ou sur alapage n'est rien qu'un travail de deuil. Peut-être parviendrez vous à dénicher " Les oiseaux du Der" sur le site de La Plume ardennaise de Béatrice Deparpe. Mes parents n'avaient pas grand-chose mais ils nous ont donné une immense tendresse et l'exemple du courage qui aident à vivre. Surtout ils illustraient cette phrase de JPB "Le savoir est le capital du pauvre". Quand j'ai lu cette phrase j'ai cru entendre mon père.
Je connais quelqu'un qui écrit bien mieux que moi, sans doute parce qu'elle a commencé plus tôt, c'est Gisèle Bienne, domicilée à Reims et que j'ai rencontrée plusieurs fois. Une femme simple, discrète et généreuse qui ne triche pas. Je viens de lire " Jour de grève",collection medium chez France Loisirs, petit livre plein d'humour parsemé de coups de patte pouvant trouver leur place sur ce blog. "Bleu je veux" nous plonge dans l'imaginaire de l'enfance mais j'ai oublié l'éditeur. Elle a écrit aussi " Marie salope" au sens de souillon et " Paysages de l'insomnie" ouvrage bouleversant, que l'on peut rapprocher de " Après" d'EM Remarque.
Je me suis beaucoup investie dans la revue " Les Mots du Nau" de 2000 à 2006, continuant par ce biais à exercer mon métier d'une autre façon et pour laquelle j'aurais aimé faire participer davantage les enfants et les adolescents mais ce projet n'a guère été soutenu. La revue a publié 18 numéros ce qui n'est pas si mal. C'était du sport ... si on songe aux conditions matérielles de publication !
Je tiens à m'excuser auprès des blogueurs pour cette réponse adressée à un particulier mais le propos littéraire peut intéresser tout le monde.
Amitiés à tous.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 05 juin 2007
TOUJOURS LA CARTE SCOLAIRE- UN CAS CONCRET
J'ai raconté ici il y a un an, comment les autorités académiques avaient pour pallier la désaffection de la population d'un quartier de la ville pour son collège classé ZEP redécoupé la carte scolaire de tout un secteur de la ville.
En réalité, ils avaient simplement détaché mon quartier proche du centre-ville doté d'une école primaire neuve, (et de deux établissements privés) école située dans le périmètre du collège-centre dans lequel j'officie. Chaque année cette école primaire, dans laquelle ma fille termine son CM2, envoyait une vingtaine d'élèves dans ce "collège réputé". Réputation mise à mal par le Rectorat ces dernières décennies, en lui retirant l'enseignement du russe, de l'allemand bilingue et lui attribuant des sections comme l'UPI, classe relais, élèves renvoyés des autres collèges.
Bref sur les 28 élèves de CM2 cinq élèves entreront dans le collège ZEP du nouveau secteur. Trois (dont ma fille) entreront par dérogation dans l'ancien collège de secteur. Trois élèves déménagent et tous les autres entreront dans le privé. J'ai appris ce matin de très bonne source que 58 élèves de CM2 figurent sur la liste d'attente de l'école privée attenante à l'école primaire de ma fille.
Si à la lumière de ce cas concret de "gestion politique" de la question scolaire on me soutient et me prouve que l'Etat et ses "décideurs" ne cherchent pas à privatiser l'enseignement, je veux bien me faire moine!
Ecrit par : buntovchik | 05 juin 2007
"Tant que des attitudes aussi scandaleuses d'inspecteurs ou de directeurs subsisteront, cela ne rique pas d'arriver."
Anne-Marie.
C'est bien pour cela que la Société des agrégés vient de rappeler sa position résolument hostile au pédagogisme!
A ce propos, je déplore que beaucoup de nos collègues voient encore, hélas, la Société des agrégés comme une association rétrograde, frileusement repliée sur une conception du métier d'un autre âge et sur des privilèges quasi féodaux. Ils se trompent. Je leur conseille d'aller prendre connaissance par eux-mêmes de la doctrine de la Société des agrégés en matière d'enseignement sur son site (www.societedesagreges.net). Il m'étonnerait fort qu'au terme de cette visite ils ne viennent pas aussitôt rejoindre ses rangs!
Je ne suis pas, Anne-Marie, aussi pessimiste que vous, pour la raison suivante: il me semble que tout le monde, aujourd'hui, professeurs et élèves, commence à être un peu las des fausses solutions imposées depuis plus de vingt ans par de faux penseurs qui avaient malheureusement la cote auprès du pouvoir et, il faut le dire, auprès de pas mal de nos collègues éblouis par ce qui sonnait "moderne". Le moment pourrait donc être venu de proposer autre chose. Comme le SNES (avec son obsession du "Travailler autrement"), mais dans le sens exactement opposé!
La nouvelle attaque de la Société des agrégés contre le pédagogisme vient donc à point. Il se trouve, de plus, que sur ce point capital, elle est en harmonie avec la sensibilité du gouvernement actuel. Alors pas mal d'espoirs nous sont, peut-être, permis à tous.
Par ailleurs, je rappelle à ceux qui l'ignoreraient que, sympathique coïncidence, Xavier Darcos est membre de la Société des agrégés.
Ecrit par : Jean | 05 juin 2007
"au regard des dispositions de la Constitution, la délimitation, au détriment de l’ensemble cohérent, mais aussi varié, des connaissances élémentaires, d’un « socle » de connaissances et de compétences « indispensables » qui devrait « impérativement » être acquis à l’issue de la scolarité obligatoire, ne semble pas légitime, du fait même qu’elle opère, au sein de l’instruction, des distinctions selon des critères arbitraires, et ne peut par conséquent que restreindre le droit de recevoir l’instruction, alors qu’il ne s’agit pas de restreindre ce droit, mais de l’organiser"
Lu sur le site de la société des agrégés. Si Xavier Darcos en fait vraiment partie, et sans présumer aucunement de ses aptitudes physiques, il va falloir que lui aussi se mette au sport, et particulièrement aux étirements et aux assouplissements, s'il veut parvenir à faire le grand écart que va exiger de lui sa nouvelle fonction!
Ecrit par : christophe sibille | 05 juin 2007
Buntchovik, vous n'avez jamais répondu à la question que je vous avais posée, (sur "l'entrisme" que vous auriez pu éventuellement faire en IUFM et-ou en STAPS).
Ecrit par : christophe sibille | 05 juin 2007
Alors pas mal d'espoirs nous sont, peut-être, permis à tous.
Par ailleurs, je rappelle à ceux qui l'ignoreraient que, sympathique coïncidence, Xavier Darcos est membre de la Société des agrégés.
Ecrit par : Jean | 05 juin 2007
Les espoirs sont permis...oui! Mais les réalités vont vite vous faire déchanter. Dans mon collège , une de nos collègues, professeur agrégée de lettres classiques part à la retraite , mais son poste est supprimé.
J'ai souvent l'occasion de bavarder avec le second professeur agrégé de latin-grec du collège (elle approche aussi de la sortie) et je sais son amertume à la pensée que son enseignement vise plus des objectifs de sélection sociale que d'un réel souci d'enseigner le passé et de former les humanistes de demain.
Personnellement je ne suis pas membre de la société des agrégés, mais simple prof d'EPS et prof principal d'une 4ème, j'ai réussi à convaincre 5 de mes élèves d'étudier le grec en 3ème. Si tous les enseignants pouvaient se convaincre que la culture y compris "physique" n'est pas un supplément d'âme, mais l'oxygène de l'être, peut-être que les gouvernements y réfléchiraient à deux fois avant de chercher à plaire hypocritement à leurs électorats!
Mais je prends à mon tour à rêver!
Ecrit par : buntovchik | 05 juin 2007
"il me semble que tout le monde, aujourd'hui, professeurs et élèves, commence à être un peu las des fausses solutions imposées depuis plus de vingt ans par de faux penseurs"
Ecrit par : Jean | 05 juin 2007
Bonjour Jean et bonjour à tous,
Je ne suis pas d'une nature pessimiste mais il me semble que votre optimisme est un peu exagéré (d'une certaine façon tant mieux car il faut garder espoir pour vouloir faire avancer les choses). Je me justifie: lorsque notre prof d'épreuve sur dossier nous a lu le texte sur le socle commun, sur une quinzaine d'élèves, j'étais la seule à être consternée ! Malheureusement cette année est celle où les premiers purs produits de la fabrique du crétin (nous avons eu droit à tous les nouveaux programmes depuis le début de notre scolarité) passent le CAPES et le CRPE et peut-être les obtiendront. C'est pourquoi il faut se battre d'autant plus que la nouvelle génération de profs ne se rendra pas compte tout de suite des changements à effectuer.
L'optimisme a du bon mais il ne faut pas oublier que le chemin est encore long.
Ecrit par : PFC | 05 juin 2007
C'est vrai, on "attend" Xavier Darcos sur sa conception du socle commun.
Ecrit par : Jean | 05 juin 2007
C'est pourquoi il faut se battre d'autant plus que la nouvelle génération de profs ne se rendra pas compte tout de suite des changements à effectuer.
L'optimisme a du bon mais il ne faut pas oublier que le chemin est encore long.
Ecrit par : PFC | 05 juin 2007
Cela prendra du temps mais cela viendra. Ma femme et moi sommes très proches d'une instit ex-pédagogo, parfaitement dans le moule à la sortie de l'IUFM il y a 7-8 ans de cela.
Maintenant, la dame donne des devoirs à ses élèves (au début, elle ne voulait pas car "cela crée des inégalités entre les enfants suivant les milieux dont ils sont issus"), fait de la grammaire après avoir essayé l'ORL pendant un an pour se conformer aux nouvelles directives (et après avoir constaté que ses élèves avaient ainsi appris bien moins de choses que ceux de l'année précédente), admet le bien-fondé des méthodes syllabiques...
Si même cette personne a pu être sauvée, alors on peut croire aux miracles.
Ecrit par : Japhet | 05 juin 2007
Houla ! Cà part dans tous les sens !
Ce qui est bien avec ce blog, c’est qu’on y apprend des tas de choses, faire l’amour, ne pas traduire Dylan Thomas, des contrepets sympas (non, non, cherchez pas). Et il pousse aussi à réfléchir et à se remettre en question.
J’ai envie de raccrocher au sujet du sport, même s’il a été un peu oublié. En gros, la position de JPB, c’est : « pédagogie de projet » vs esprit de compétition (en gros).
Et « pédagogie de projet », çà fleure bon son Meirieu, autrement dit, çà doit être débile.
Je me suis farci la lecture des critères d’évaluation et de notation des sports scolaires (voir ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/bo/2002/25/competence.pdf) et, ma foi, je trouve que ce n’est pas si débile que çà. Autant la « pédagogie de projet » dans l’enseignement des sciences (mort aux TPE et autres TIPE !!) est une vaste fumisterie, autant, en sport, je lui trouve des attraits certains.
Il suffit de lire les témoignages des uns et des autres sur leurs années d’école pour constater que, dans l’ensemble, le sport a laissé plus de mauvais que de bons souvenirs (les premiers émois sexuels de D.. au grimper de corde, ceux de JPB dans la boue, les miens à la piscine Molitor). Et il faut vraiment avoir la tête dans le c.. pour ne pas voir que les élèves ne sont pas du tout égaux devant l’activité sportive.
La « pédagogie de projet » peut permettre (si elle est bien comprise et maîtrisée par le prof, ce qui est le cas la plupart du temps, il ne faut pas prendre les profs d’EPS pour des sportifs bas du front) aux enfants en difficulté devant une activité d’y trouver du plaisir, de s’y affirmer, par la performance ou par l’aptitude technique.
Je pratique et enseigne (à temps très partiel) le judo. J’ai dit plus haut que je préférais le modèle de Jigoro Kano à celui du baron de Coubertin. Si je souscris à titre personnel au « citius, altius,fortius », je préfère la valeur éducative des trois principes du judo :
« Ju » : l’adaptation
« Seiryoku Zenyo » : l’utilisation optimale de l’énergie (vous savez, l’histoire du petit qui bat le gros).
Mon préféré : « Jita Kyoei » : entraide et prospérité mutuelle .
Et bien, je retrouve (en gros) l’esprit de ces trois principes dans l’esprit de la « pédagogie de projet », en tous cas dans les systèmes parfois complexes d’évaluation fabriquées pour elle.
Bien sûr, certains sports sont plus faciles que d’autres à juger sur une base technique. Mais même pour les sports de performance pure (athlé, natation), les concepteurs du système se sont creusé la tête pour que chacun aie sa chance.
En natation, il ne suffit pas de nager vite. Et la conformité au « projet » (temps à réaliser sur 250 m) ne compte que pour 3 points. Un bon nombre de points peut être obtenu en variant les nages, en faisant l’effort de faire du papillon, même pas vite.
Et de nombreuses disciplines permettant à tout un chacun de montrer ce qu’il peut faire ont vu le jour à l’école depuis notre glorieuse époque. Acrosport, course d’orientation, lutte scolaire, etc. .
Rien n’est parfait. Cà n’empêchera pas les crétins d’être des crétins, les machos des machos et les faignasses des faignasses. Mais l’EPS est quand même devenue bien moins ennuyeuse qu’avant, et il faut en remercier les profs qui tentent de varier les plaisirs. Même s’il en reste sûrement qui continuent à donner des ballons pour aller glander dans un coin en attendant la sortie. Mais je n’en connais pas …
Ecrit par : yann | 05 juin 2007
Même s’il en reste sûrement qui continuent à donner des ballons pour aller glander dans un coin en attendant la sortie. Mais je n’en connais pas …
Ecrit par : yann | 05 juin 2007
Moi non plus et je n'en ai pas connu non plus qui délaissaient les nuls ou les humiliaient, sur huit années de secondaire pour mes enfants.
Ça le fait pas mal ce qu'écrit Yann. Tout à fait satisfaite de son analyse de la situation.
Ecrit par : dobolino | 05 juin 2007
Merci, chère consoeur.
Et à propos du grimper de corde, il ne faut pas faire de complexes. Moi, j'en tenais plutôt pour le grimper de perche, sur laquelle je me faisais des sensations !!! (juste après la piscine, et la cabine 32 avec son petit trou discret dans le mur...)
Ecrit par : yann | 05 juin 2007
J'avais dix ans !!
J'ai arrêté depuis !!!!
Ecrit par : yann | 05 juin 2007
Sans complexe aucun pour le grimper de corde, mon cher confrère!
Ce qui m'a étonné, c'est que malgré votre âge canonique, mon cher confrère, vous découvriez le tract du Dr Carpentier ici et aujourd'hui. Auriez-vous fait votre scolarité secondaire à saint Jean de Passy?
Ecrit par : dobolino | 05 juin 2007
D'ailleurs, très technique, le grimper de corde: il faut doser sa performance pour arriver en haut avant l'instant O où toutes forces vous abandonnent, mon cher confrère.
Ecrit par : dobolino | 05 juin 2007
Tiens, j'aurions voussoyé par erreur ?
Canonique (ta mère), faut rien exagérer, mais, tu as raison, à ma grande honte, je ne connaissais pas le Dr Carpentier.
Heureusement, j'ai eu quelques bon(ne)s profs en la matière ...
Ecrit par : yann | 05 juin 2007
D'âge canonique, se dit familièrement d'une femme d'au moins quarante ans, âge minimum imposé par l'Eglise aux servantes des ecclésiastiques (à une époque où l'on était déjà vieux à trente ans).
Je me suis autorisée à l'employer pour un homme, vu que tu as dit que tu avais inauguré Nantes, si tu as moins de quarante ans, tu es un cas exceptionnel et ta précocité à la piscine Molitor s'explique.
Ecrit par : dobolino | 05 juin 2007
45 ans, et on en parle plus, ce qui m'autorise à me prévaloir du titre de "jeune homme", du moins en langage journalistique (en langage sportif, je suis une épave, c'est pourquoi j'ai habilement choisi un sport où l'on respecte les épaves ;o)) )
Ecrit par : yann | 05 juin 2007
fallait pas me donner ton âge! A une brouette prêt, je le savais: intégré en bizuth, nantes 83 ou 84...
Ecrit par : dobolino | 05 juin 2007
Bonsoir JPB. Moi, ce n'était pas à la Rose, ce maudit Plein-air, c'était à Saint-Menet, et l'odeur de la chocolaterie du coin faillit bien me dégoûter à jamais du chocolat, comme ce plein air m'a à tout jamais dégoûté des sports collectifs.
Bravo pour l'odeur de vestiaires qui commence à émaner de ce blog, après avoir empuanti l'Elysée. Et quand les ados seront bien musclés, on enduira leurs muscles d'huile ? Et on les fera défiler nus le jour de la remise des prix ?
Ecrit par : Spieri | 05 juin 2007
Meirieu peut se réjouir, le pédagogisme se porte bien! Et l'enseignement du français va continuer a être saboté. Et les enfants vont continuer à en être écoeurés!
Voici en effet ce que j'apprends par un parent d'élève présent la réunion.
Au collège de B***, on a accueilli aujourd'hui les parents des futurs élèves de 6ème. Un professeur de français a mis sous les yeux des parents un planning général du cours de français de l'année très compliqué et très savant, avec plein de termes que les parents ne comprenaient pas ("Mais ne vous inquiétez pas, c'est nous les spécialistes", puis il les a bien prévenus que l'an dernier, il y avait encore des professeurs de 6ème qui enseignaient à leur manière, mais que cette année ce serait a fini, les sept classes de 6ème fonctionneraient toutes en "séquences". Il n'y aurait donc pas d'enseignement de la grammaire systématique, mais il y aurait "de la grammaire dans les "séquences"". On sait ce que ça veut dire et à quel désastre il faut que les parents se préparent!
Voilà sans doute ce qu'on appelle la "liberté pédagogique": "Tout le monde aux "séquences", et foin de la logique, de la méthode, foin, en définitive des élèves." Mais l'idéologie est sauve!
Mais de quel droit la "séquence" est-elle devenue la seule méthode admise"?
Oui, Anne-Marie, vous avez raison, Darcos a du pain sur la planche! Le plus désolant, c'est de constater que les professeurs sont complices - ils ont tous plié l'échine! - et imposent aux parents des méthodes contraires à tout bon sens dont ceux-ci qui sont au courant ne veulent évidemment pas. La perspective de la hors-classe, peut-être...
Ecrit par : Jean | 05 juin 2007
"Et quand les ados seront bien musclés, on enduira leurs muscles d'huile ? Et on les fera défiler nus le jour de la remise des prix ?" demande Spieri.
Aaaaah, j'avoue que s'ils sont beaux garçons, c'est une perspective à envisager :-)))
Ecrit par : FGuichard | 05 juin 2007
Spieri, comme on dit dans “Y a-t-il un pilote dans l'avion ?” vous n'aimez pas les films de gladiateurs et les prisons turques ? ;-))
Ecrit par : Lariba | 05 juin 2007
Aaaaah, j'avoue que s'ils sont beaux garçons, c'est une perspective à envisager :-)))
Ecrit par : FGuichard | 05 juin 2007
Les enseignants sont tous des pédophiles en puissance! Nous en avons ici la preuve...
Ecrit par : dobolino | 05 juin 2007
Bonsoir à tous,
j'avais pris quelque distance avec le blog parce que je finissais par trouver que j'y côtoyais une trop grande proportion de partisans de valeurs qui me déplaisent. Certains commentaires de ce fil sur le ton "il faut qu'ils en bavent, et mort aux faibles" achevaient de m'en convaincre, moi qui n'ai jamais vu de rapport entre les dispositions à l'effort et les options politiques (au contraire ?). Je précise que, quoique de gauche, j'ai pratiqué le sport plus qu'à mon tour, puisqu'entre autres deux fois champion de France d'une discipline plus qu'exigeante en matière d'effort.
Tout ça pour dire que je reviens faire un petit tour pour vous informer des premières conséquences du démantèlement de la carte scolaire : une école de mon coin, qui accueille un public en moyenne difficile devrait accueillir, vu que ses effectifs sont en train de fondre, une classe d'une école proche qui croule sous les inscriptions (école de centre-ville). On va donc, si cela se fait, rassembler dans les mêmes locaux deux "classes" d'élèves : les vernis, qui seront entre eux, triés selon des critères tout sauf pédagogiques ou méritocratiques, et le reste.
Je ne me fais pas d'illusion, cela ne provoquera pas ici des cris d'offraie hormis de quelques uns qui se reconnaîtront.
Ecrit par : Perceval | 05 juin 2007
"dont ceux qui sont au courant"
Il y a aussi un "a" qui se balade tout seul quelque part dans mon post, vestige esseulé d'une rédaction primitive... ("ce serait a fini").
Perceval,
Je ne serais peut-être pas aussi pessimiste.
Car l'esprit de la classe "implantée" sera-t-il forcément meilleur que l'autre? Dans laquelle des deux fera-t-il, en définitive, bon vivre? Laquelle accueillera son maître avec le plus de sympathie et de reconnaissance? Dans laquelle travaillera-t-on avec le plus d'assiduité? Est-il dit que ce sera forcément celle des "bourgeois"?
Pour ces "bourgeois" qui se sont réfugiés en ville, c'est apparemment le "retour à la case départ". Il faut voir alors si le frottement des deux classes dans la cour ne va pas être en définitive bénéfique pour tout le monde. La mixité sociale, en fait. J'aurais tendance à dire "Pourquoi pas?", mais je ne raisonne qu'à partir des éléments que vous donnez.
Sur la suppression de la carte scolaire, j'ai déjà écrit ici que je me demandais si elle n'allait pas entraîner assez rapidement une harmonisation générale des "pratiques qui marchent". Car si le principe est que les établissements scolaires parviennent aux mêmes objectifs avec les méthodes qu'ils choisissent, ils seront tous obligés de s'aligner sur les méthodes efficaces, à moins de voir les parents voter avec leurs pieds.
Dans le collège de B****évoqué ci-dessus, la suppression de la carte scolaire entraînera dans un premier temps le départ précipité des parents informés de la nocivité épouvantable des "séquences". Si j'avais un enfant en 6ème dans ce collège et que j'eusse appris que toutes les classes de 6ème fonctionneraient l'an prochain en "séquences" (voyez mon post précédent), je le changerais immédiatement d'établissement. Car c'est tout le goût ou plutôt le dégoût de mon enfant pour le français qui se jouerait dans cette malheureuse affaire. Si des objectifs nationaux fermes et exigeants sont fixés (il faut voir ce que va devenir sous Darcos le "socle commun"), il apparaîtra bientôt que ce collège a des résultats nuls, d'où l'obligation pour lui de changer ses méthodes, donc de renoncer aux absurdes "séquences", ou de fermer boutique.
J'ajoute - j'en rajoute une couche! - que la mère d'élève qui se trouvait assise derrière le parent qui m'a donné cette information n'arrêtait pas de maugréer et de pester à mi-voix contre ce "français auquel les enfants ne comprennent rien". Je lui donne amplement raison. Combien de professeurs de Lettres scient la branche sur laquelle ils sont assis, pour ne s'être pas souvenus que la principale vertu qu'on attend d'un professeur , c'est la clarté, et non pas qu'il se complaise dans l'emploi de ce charabia hermétique et rébarbatif que d'aucuns ont encore le front d'appeler " pédagogie du français"!
Ecrit par : Jean | 05 juin 2007
Ils sont au programme du BI bilingue, et elle les a étudiés pendant un trimestre entier, avec une prof qui a fait son PhD sur Thomas. Donc, Robin, le coup de pouce pour éviter les contresens était à portée de votre clavier, si vous aviez lu mon premier mesage. A la disposición de Ud
Cadichon, je vous aimais bien au début, mais je trouve que vous devenez fatigante avec vos éternelles leçons.
Je connais Dylan Thomas depuis l'âge de 20 ans et j'étais parfaitement au courant de sa biographie (ou de son "background" comme vous diriez) lorsque j'ai entrepris de relever le défi en traduisant les deux premières strophes de "Fernhill" dont je sais parfaitement aussi qu'il s'agit d'un "lieu dit" (mais qui veut dire aussi "La colline des fougères", c'est important de le savoir).
Je suis d'autre part extrêmement conscient des insuffisances de ma traduction.
Je ne suis qu'un petit prof de collège passablement amoché qui n'a jamais su y faire en se mettant du bon côte du manche (encore maintenant, voyez-vous, je n'arrive pas à être sarkoziste) mais j'en ai autant dans la tête (et sans doute un peu plus dans le coeur) que vos amis universitaires "spécialistes" de Dylan Thomas.
La souffrance, voyez-vous, ça grandit et ça aideaussi à mieux comprendre les autres...Y compris les poètes,..Ca rend aussi plus humble, mais je n'ai pas de leçon à vous donner.
Il y a au moins une chose que Je comprends mieux que les "spécialistes de Dylan Thomas", c'est pourquoi certains jours, malgré le magnifique avenir que vous nous avez dépeint (plusmagnifique, il est vrai, pour certains que pour d'autres),, un homme lucide et sensible ait envie de se saoûler à mort
... Comme l'a fait l'auteur de "Fernhill".
Ecrit par : Robin | 05 juin 2007
Je suis d'autre part extrêmement conscient des insuffisances de ma traduction.
Je ne suis qu'un petit prof de collège passablement amoché qui n'a jamais su y faire en se mettant du bon côte du manche (encore maintenant, voyez-vous, je n'arrive pas à être sarkoziste) mais j'en ai autant dans la tête (et sans doute un peu plus dans le coeur) que vos amis universitaires "spécialistes" de Dylan Thomas.
La souffrance, voyez-vous, ça grandit et ça aideaussi à mieux comprendre les autres...Y compris les poètes,..Ca rend aussi plus humble, mais je n'ai pas de leçon à vous donner.
Il y a au moins une chose que Je comprends mieux que les "spécialistes de Dylan Thomas", c'est pourquoi certains jours, malgré le magnifique avenir que vous nous avez dépeint (plusmagnifique, il est vrai, pour certains que pour d'autres),, un homme lucide et sensible ait envie de se saoûler à mort
... Comme l'a fait l'auteur de "Fernhill".
Ecrit par : Robin | 05 juin 2007
On peut toujours espérer qu'affiché une deuxième fois, Cadichon lira ce texte et qu'elle comprendra que son profond mépris d'autrui, sa hargne de gamine frustrée, desservent la cause qu'elle prétend défendre.
En fait, la seule cause qu'elle cherche à défendre, avec une touchante maladresse, c'est la sienne. "Regardez comme je suis intelligente et cultivée, pauvres larves de l'Ancien Monde!"
Que peut-elle donc bien avoir à se prouver et se re-prouver pour ainsi nous cracher son mépris quotidien sans épargner qui que ce soit?
C'était comment pour vosu l'EPS, Cadichon? Bain de boue ou corde lisse?
Ecrit par : dobolino | 05 juin 2007
Robin,
je suis heureuse de vous lire ce soir et incontestablement vous en avez dans le cœur, vos valeurs sont de haute noblesse...Vous n'avez pas à rougir de votre traduction, elle est tout a fait dans l'esprit de Dylan Thomas et en ce qui me concerne m'a ravie...En ces temps difficiles à titre personnel, j'ai énormément apprécié, en ce lundi, de vous lire et je regrette que vous ne nous offriez que les deux premières strophes.
Merci Robin!
Ce blog est un salon où il est très agréable de venir certains jours...
Perceval merci à vous d'y être revenu, je ne me prononcerai pas sur la carte scolaire je ne maitrise pas le sujet et j'attends de lire les réactions des autres blogueurs qui ont une idée plus précise sur la question...Mais a vous lire et à lire Buntovchik je suis inquiète...
Perceval accepteriez vous d'assouvir ma curiosité très féminine et de nous dire dans quelle discipline vous avez été deux fois champion de France?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 05 juin 2007
Dobolino,
ce soir j'ai vraiment plus envie de plaindre Cadichon que la blamer...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 05 juin 2007
Quand j'écris que je suis inquiète, je m'interroge sur les conséquences à courts termes , cela ne va-t-il pas accentuer les clivages? mais je vais me répéter je ne maitrise pas le sujet et j'attends de lire ceux qui ont un avis éclairé...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 05 juin 2007
"vu que ses effectifs sont en train de fondre"
La question c'est :
Pourquoi ?
Si c'est pour les mêmes raisons que les écoles de mon quartier, 'monsieur', il ne faut pas trop s'étonner .
Attention, dans le privé ,sous contrat, c'est juste plus 'structuré' :)
Ecrit par : toto | 05 juin 2007
Bonne nouvelle Christophe ! Finalement, je révise mon jugement sur la camif.
Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2007
Ben mon colon; disait le duodénum......la CAMIF s'occupant de cul!!!! C'est comme Rat-Zinger qui irait au claque. Il y aurait un volume in quarto à écrire sur les profs et le radada...Plus coincé du tafanards que les bolchéviques!!!! Ou alors priapiques. Obsédés du rassis! Adeptes du Petit Chauve à Col Roulé... Franchement un prof ayant une sexualité simenonesque, je demande à voir. Il faut dire que les salles des profs étant d'une laideur repoussante et les coinssecrests aussi rares que les logements sociaux dans le gouvernement de Fion, nous avons des circonstances atténuantes. Limer ente les Kalamazoo... Faire du cornet à piston devant Profnotes....quelle extase!!!! Jouir en éjaculant sur le BO.......
Ecrit par : montaigneàcheval | 05 juin 2007
Bonne nouvelle Christophe ! Finalement, je révise mon jugement sur la camif.
Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2007
Ben mon colon; disait le duodénum......la CAMIF s'occupant de cul!!!! C'est comme Rat-Zinger qui irait au claque. Il y aurait un volume in quarto à écrire sur les profs et le radada...Plus coincé du tafanards que les bolchéviques!!!! Ou alors priapiques. Obsédés du rassis! Adeptes du Petit Chauve à Col Roulé... Franchement un prof ayant une sexualité simenonesque, je demande à voir. Il faut dire que les salles des profs étant d'une laideur repoussante et les coinssecrests aussi rares que les logements sociaux dans le gouvernement de Fion, nous avons des circonstances atténuantes. Limer ente les Kalamazoo... Faire du cornet à piston devant Profnotes....quelle extase!!!! Jouir en éjaculant sur le BO.......
Ecrit par : montaigneàcheval | 05 juin 2007
"Dobolino,
ce soir j'ai vraiment plus envie de plaindre Cadichon que la blamer..."
Ce commentaire a été posté par Patricia Mesnigé.
Same to you Kiddo, and HOW!
J'admire bien évidemment Robin de s'être lancé dans ce courageux exercice, en illustration du dépassement qui fait la trame du fil, bravant l'hermétisme et les "double-entendre" de DT, avec un talent qui "traduit" une indéniable sensibilité de poète.
Certains détails enrichissent la lecture des métaphores en mille-feuilles, et c'est tout ce que j'essayais de dire et dès mon premier commentaire en réponse ( quasi-en temps réél vus nos horiaires respectifs) à la question posée non par Robin mais par JPB.
J'ai ensuite simplement voulu dire à Robin ( qui avait pu sauter ce premier commentaire) que cela n'avait aucune importance de ne pas traduire le titre puisqu'il n'avait rien à voir avec une colline, n'en déplaise à la malveillance glapissante des clones d"Agrippine (celle de Brétécher: les sous-titres sont nécessaires tant leurs réactions reptiliennes sont au ras du bitume).
Fernhill n'est pas en hauteur, mais tapie, tout au fond d'un vallon: dingle starry, climb, fields as high as the house, autant de références de cette situation en contrebas, qui donne aussi au "below" a time une connotation topographique, au moins autant que chronologique.
La traduction de Robin reste à cent coudées au dessus de celle, hélas publiée aux PUF, du malheureux tâcheron dont nous avons dû subir ici la lecture...
Grâces soient donc rendues:
à Miss Six et à Ms. Hills qui à quarante-cinq ans d'écart m'ont offert les mêmes émotions,
à Robin qui sait si bien rendre l'intimité du poète avec la nature (It takes one to know one. Pray, continue)
à JPB dont les remémorations ont fait jaillir cette source poétique au milieu de la sueur des vestiaires, et du fiel des mégères.
Ecrit par : Cadichon | 06 juin 2007
"Perceval accepteriez vous d'assouvir ma curiosité très féminine et de nous dire dans quelle discipline vous avez été deux fois champion de France?"
Comment vous refuser une requête, surtout présentée comme ça ? Il s'agissait d'aviron.
Ecrit par : Perceval | 06 juin 2007
Je crois que tout le monde ici (moi y compris) éprouve une grande sympathie pour Robin.
Ecrit par : Jeremy | 06 juin 2007
Bonne nouvelle Christophe ! Finalement, je révise mon jugement sur la camif.
Ecrit par : Zorglub | 02 juin 2007
Ben mon colon; disait le duodénum......la CAMIF s'occupant de cul!!!! C'est comme Rat-Zinger qui irait au claque. Il y aurait un volume in quarto à écrire sur les profs et le radada...Plus coincé du tafanards que les bolchéviques!!!! Ou alors priapiques. Obsédés du rassis! Adeptes du Petit Chauve à Col Roulé... Franchement un prof ayant une sexualité simenonesque, je demande à voir. Il faut dire que les salles des profs étant d'une laideur repoussante et les coinssecrests aussi rares que les logements sociaux dans le gouvernement de Fion, nous avons des circonstances atténuantes. Limer ente les Kalamazoo... Faire du cornet à piston devant Profnotes....quelle extase!!!! Jouir en éjaculant sur le BO.......
Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juin 2007
Désolé, sincerely......mais je ne sais pas pourquoi mon petit truc de potache s'est affiché trois fois. Donc Protze!!!!!! et Chniaque!!!!
Quant à Perceval, c'est normal, un prof, ça rame...hihihihi..
Fatigant, non????
Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juin 2007
Montaigneàcheval, tous les catalogues de vente par correspondance affichent, depuis plusieurs années, (j'ai vu ça il y a trois ou quatre ans déjà), à peu près un huitième de page consacré à toutes sortes de vibromasseurs, dont certains ont des formes extrêmement suggestives, et avec des descriptifs à mourir de rire, (je n'en ai pas sous la main, mais ça vaut son pesant de cacahuètes, si j'ose dire, ou plutôt de glands; un nouveau débouché pour le langage didactique).
Par ailleurs, je suis d'accord avec vous sur le fait que s'éclater sexuellement dans une salle des profs relèverait d'une nouvelle forme de perversion, (dont la dénomination resterait à définir).
Ecrit par : christophe sibille | 06 juin 2007
"Il faut dire que les salles des profs étant d'une laideur repoussante et les coins secrets aussi rares que les logements sociaux dans le gouvernement de Fion, nous avons des circonstances atténuantes."
Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juin 2007
Pourtant les profs se marient ou se casent souvent entre eux, non ? Donc s'il ne se passe rien en salle des profs ou dans les bahuts, il doit bien se passer des choses au dehors...
Ou alors est-ce que la Camif joue aussi le rôle de club de rencontres et d'agence matrimoniale ?
Ecrit par : Japhet | 06 juin 2007
Same to you Kiddo, and HOW!
J'admire bien évidemment Robin de s'être lancé dans ce courageux exercice, en illustration du dépassement qui fait la trame du fil, bravant l'hermétisme et les "double-entendre" de DT, avec un talent qui "traduit" une indéniable sensibilité de poète.
Ecrit par : Cadichon | 06 juin 2007
Cadichon,
Je pense que vous auriez pu et du vous adresser directement à Robin... est-ce si difficile de dire à quelqu'un qu'on apprécie ce qu'il fait? est-ce si difficile d'exprimer des excuses franches?
Vous ne semblez même pas vous rendre compte que votre manière de vous exprimer est blessante et humiliante pour celui ou celle auquel vous vous adressez...
bonne journée
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 06 juin 2007
Ou alors est-ce que la Camif joue aussi le rôle de club de rencontres et d'agence matrimoniale ?
Ecrit par : Japhet | 06 juin 2007
Dites-nous tout Japhet...vous nous faites languir... existe-t-il aussi une madame Claude à l'EN?
Merci Perceval de m'avoir aussi gracieusement répondu... en bateau long ou court? Je sais j'abuse mais je suis très très curieuse... ;):)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 06 juin 2007
"existe-t-il aussi une madame Claude à l'EN?"
Il y eut un Monsieur Claude mais il n'a pas laissé que de bons souvenirs...
Ecrit par : Japhet | 06 juin 2007
Japhet le mercredi vous met en verve...
merci vous venez de me faire bien rire!
Bonne journée à tous
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 06 juin 2007
Fernhill
Insouciant sous les pommiers en fleurs, jadis,
Je fus un enfant
Heureux car l’herbe était verte auprès de la maison joyeuse
Et la nuit recouvrait le vallon étoilé…
Ô temps, laisse-moi regrimper pour saluer toutes choses
Et recouvrer, glorieux, l’âge d’or de mon regard
Quand les chariots étaient carrosses
Et les pommeraies les villes dont j’étais prince
Et que jadis, avant le commencement du temps,
Au fil de l’eau, sous la clarté du ciel,
Je poursuivais les arbres et les feuilles,
Couronné d’épis d’orge et de marguerites.
Jeune pousse verdoyante, célèbre dans les granges,
M’approchant de ma ferme et de ma cour joyeuse,
Je chantais.
J’allais dans le soleil qui n’est jeune qu’une fois.
Ô temps, que je rayonne sur le chemin de grâce,
Chasseur et puis berger, vêtu d’or et de vert.
Les veaux me répondaient quand je sonnais du cor,
Les renards des collines aboyaient, clairs et frais.
Et tintaient lentement comme les cloches du dimanche
Tous les galets des saints ruisseaux.
Merveilleuse mélodie des jours,
Les fenaisons hautes comme la maison,
Le chant des cheminées,
Le vent adorable dansant avec la pluie
Le feu, vert comme l’herbe…
Et la nuit sous les simples étoiles
Comme je glissais dans le sommeil
Les chouettes emportaient la ferme.
J’entendais alors sous la lune,
Bénies par les bêtes des étables
Les oies sauvages voler avec les meules de foin
Et devinais l’éclair des chevaux dans la nuit.
Ecrit par : Robin | 06 juin 2007
Montaigneàcheval, tous les catalogues de vente par correspondance affichent, depuis plusieurs années, (j'ai vu ça il y a trois ou quatre ans déjà), à peu près un huitième de page consacré à toutes sortes de vibromasseurs, dont certains ont des formes extrêmement suggestives, et avec des descriptifs à mourir de rire, (je n'en ai pas sous la main, mais ça vaut son pesant de cacahuètes, si j'ose dire, ou plutôt de glands; un nouveau débouché pour le langage didactique).
Ecrit par : christophe sibille | 06 juin 2007
Quand on lit la prose de MàC, on peut concevoir que certaines femmes soient contraintes de se rabattre sur les vibromasseurs.
Ce brave garçon a tout du "coq imbécile et prétentieux perché dessus", persuadé qu'il est d'être le seul enseignant de France à avoir une sexualité épanouie.
Je me permets de le dire, n'étant pas enseignante...
un bonjour à Patricia! Entre mégères fielleuses évoluant au ras du bitume, serrons nous les coudes.
Ecrit par : dobolino | 06 juin 2007
"Je ne suis pas, Anne-Marie, aussi pessimiste que vous, pour la raison suivante: il me semble que tout le monde, aujourd'hui, professeurs et élèves, commence à être un peu las des fausses solutions imposées depuis plus de vingt ans par de faux penseurs qui avaient malheureusement la cote auprès du pouvoir et, il faut le dire, auprès de pas mal de nos collègues éblouis par ce qui sonnait "moderne". (Jean.)
Il faut lutter contre le climat de terreur que font règner certains inspecteurs. (L'exemple type étant Frackowiak, qui sévit à Lille, et qui est par ailleurs "formateur" d'inspecteurs à son image.)
Voici un post que je trouve excellent : que j'intitulerais "conseils pour mettre son inspecteur récalcitrant ...dans sa poche."
L'espoir renaît, de plus en plus d'écoles adoptent des méthodes "alphabétiques" pour apprendre à lire aux enfants, et plus seulement dans le privé.
Bonjour,
Je suis enseignant dans le public et utilise Lire avec Léo et Léa.
J'ai été inspecté l'an dernier, ma note a été augmentée de 2,5 points (ce qui est beaucoup pour les non initiés).
Ceci dit uniquement pour contrebalancer les témoignages (que je ne mets bien évidemment pas en cause) tendant à montrer qu'une telle méthode n'est acceptée que dans le privé.
Quelques conseils d'argumentation (je ne les ai pas tous mis en oeuvre) en cas d'inspecteur rétif :
— Demandez à être évalué sur les résultats des enfants. Si l'inspection se passe mal, demandez à votre inspecteur de revenir en fin d'année, de faire lire les enfants, leur poser des questions sur le SENS (le sens, nouvelle tarte à la crème à l'IUFM, enfin depuis quelques décennies...). Si possible avec diplomatie. Même s'il ne revient pas -), il comprendra que vous vous engagez sur votre travail.
— Insistez sur le fait que précisément il n'y a jamais avec L&L; dichotomie entre le déchiffrement et l'accès au sens, même si cela se fait parfois au prix de textes un peu trop tarabiscotés. Que les enfants aiment lire de toutes façons, car de fait, ils les lisent -)
— Insistez sur le fait que le manuel de l'enseignant conseille, et c'est ce que vous faites -), de poursuivre le travail oral engagé en maternelle : lecture de contes traditionnels, récits pour la jeunesse, albums, etc. avec discussions sur le thème, l'implicite, résumé oral, etc.
— D'ailleurs vous adorez les albums. Vous ne faites que poursuivre le travail de maternelle en décalant de quelques mois (qu'est-ce dans une vie de lecteur ?) leur lecture par les enfants eux-mêmes, le temps d'asseoir leur apprentissage du code sur des textes adaptés.
— Insistez sur le fait qu'il s'agit d'une méthode permettant d'aborder véritablement écriture et lecture, de transcrire quotidiennement ce que l'on entend et lit et de lire ce que l'on sait écrire.
— Insistez sur l'importance de travailler main dans la main avec les parents, qui tous (ou presque) plébiscitent les approches alphabétiques.
— Respirez à fond. C'est seulement tous les 4 ans. Le plaisir d'apprendre à lire, tous les jours.
Hasta la victoria sempre !"
Mais je ne sais si vous avez parcouru les derniers BO (180 pages illisibles de pathos meirieutique ), les appliquer serait entériner la fin de l'instruction publique. (Il y a quelques levers de boucliers contre eux, mais pas assez. Quand je pense à ce faux-cul de Bentolila, et à ses fameux 365 mots par ans dès la maternelle, alors qu'il ose proclamer que toutes les méthodes se valent, et qu'un enfant de 5 ans redécouvre tout seul les lois de Copernic et du pendule de Foucault, c'est à vomir !)
Il ne faut pas se faire d'illusions, le privé est aussi mal loti, sauf le privé hors contrat où nos ministres de l'EN (Ferry, Royal, Jospin) ou encore Meirieu, avaient coutume de mettre leur progéniture, tous les Français ne sont pas égaux devant la carte scolaire.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 06 juin 2007
Dobolino a à peu près autant d'humour qu'un clébard atteint de la Maladie de Carré. Mais, chère Madame, ou, Docteur, devrait-on dire, je m'inclus dans le lot, comme on dit à Cahors. Où avez vous lu, dans "ma prose" ou mon prose, que je me considérais comme un étalon??? La mienne est de taille fort médiocre et banale. Je suis un amant plutôt laborieux. Mais ce n'est pas de cela dont je parlais. Je voulais simplement engager le débat, et c'est râté, sur ce fait étrange que l'acte d'enseigner est sans doute avec la foi, l'un des moins sexuels qui soient. La politique, au contraire, est profondément liée à la libido.
Voilà, c'est tout.
Mais remerciez le bon Dieu, morguienne!!!! que je n'ai pas parlé de la zoophilie chez les vétos. Ou de la nécrophilie chez les fossoyeurs. Ou de la coprophilie chez les vidangeurs. Ou de la meirieusophilie chez les stagiaires IUFM.....
Sans rancune aucune, Gudrun....
Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juin 2007
Robin, c'est aussi beau que "Le dormeur du val."
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 06 juin 2007
Oui Robin, on en apprend des choses sur le blog .
Dans " Marie-Claire" tout comme dans dans l'atelier de "Marie-Claire", Marguerite Audoux n'ignore pas la sexualité. La soeur qui lui tient lieu de mère pousse de grands cris puis Monsieur le curé, un homme jeune et avenant ,emporte une chose dissimulée sous son manteau. De même dans "L'atelierl de Marie-claire" une jeune ouvrière avide de s'amuser, tombe enceinte, ne veut pas le reconnaître alors que tout le monde le sait , et finit par perdre son enfant.( La sage Marie- Claire est chargée d'aller réclamer ici et là le paiement des travaux effectués par l'équipe de l'atelier et se fait éconduire sans ménagement. Autre aspect de l'oeuvre.)
Je me suis demandée pourquoi on passait du sport à la contrepèterie coquine sur le blog. Une sexualité saine, comme un sport sain et adapté aux possiblités de chacun,ça aide à vivre, c'est vrai. Plus le bon rire évidemment. Mais n'oublions pas la tendresse b....l !
J'appartiens à la génération qui n'était pas autorisée à poser des questions sur l'origine des bébés. La naissance des animaux nous était dissimulée et celle des petits d'homme tout autant, encore que...
Comme les choux du jardin décevaient notre curiosité et que les tiges du rosier, même avec un tuteur, n'auraient pas résisté au poids d'une nouvelle née, nous refusions ce genre d'explication. Nos oreilles retenaient donc certaines périphrases énigmatiques que nous rapprochions avec les faits qui suivaient :
- elle est en attendant,
- elle est comme ça,
- elle est dans une situation intéressante,
- elle est embarassée,
- ils ont fait une commande.
Tiens, on passe au pronom "ils" et on parle des jeunes mariés. Donc ... Embarrassée ? Oui , ça commence à peser lourd sous le tablier . Et bientôt on admire le fardeau dans le landau. Que de voiles pour dissimuler le mystère ! Justement! Rien de tel pour stimuler la curiosité et connaître à tout prix la vérité sur un sujet aussi important. Une sorte de quête patiente et obstinée.
Je me permets donc de vous adresser ces trois quatrains d'un instituteur retraité que je ne connais que par ses écrits. Une contrepèterie par ligne.
Le bouffon du coeur.
Clichés létaux d'amour soumis aux lèvres douces !
O les nattes choyées sous les doigts caresants !
Tresses mises enfin au rythme des secousses
Au palais de Sabine où dansent les amants.
Il fixe, fasciné, la boule achromatique
Qui palpite au flux lent des bornes électriques,
Frémissant, au plaisir de doter la beauté
D'une muse qui pourrait la refouler.
Son rêve : l'apaiser, la bercer doucement,
Dénicher dans sa peau un grain de fantaisie;
Puis l'envoyer dans la culture des serments,
Tel un bouffon de coeur épris de poésie.
Luc Nara ( angramme de canular )
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 06 juin 2007
Je voulais simplement engager le débat, et c'est râté, sur ce fait étrange que l'acte d'enseigner est sans doute avec la foi, l'un des moins sexuels qui soient. La politique, au contraire, est profondément liée à la libido.
Voilà, c'est tout.
Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juin 2007
Je ne sais pas bien pour les enseignants du primaire et du secondaire, peut-être des CPGE mais, pour les politiciens, je vous le concède...
Mais il me semble que les enseignants du supérieur, particulièrement ceux qui accèdent à de hautes fonctions, rejoignent les politiciens? L'exercice du pouvoir, peut-être ou plutôt certainement.
Croyez
Ecrit par : dobolino | 06 juin 2007
Et puis me réveiller et retrouver la ferme
Comme un errant dans la blancheur de l’aube
Qui regagne enfin son pays,
Un coq perché sur son épaule.
Le monde était alors comme au jardin d’Eden,
Le ciel venait d’éclore,
Le soleil de jaillir, tout comme au premier jour,
La pure lumière d’être tissée.
Les chevaux ensorcelés
Quittaient en hennissant la chaleur des étables
Pour la gloire des prairies.
Je donne aussi la traduction d'Alain Suied (NRF/Gallimard), avec laquelle j'ai été un peu injuste car elle s'améliore au fur et à mesure :
"Et puis au réveil, la ferme, vagabonde blanchie de rosée
revenait, le coq sur son épaule : c'était toute
Lumière, comme Adam et la jeune vierge,
le ciel se filait à nouveau
Et le soleil s'enroulait comme au premier jour.
C'était comme à la naissance de la simple lumière
Pendant le tissage du lieu originel, quand les chevaux
ensorcelés sortaient encore chauds
de la verte et hennissante écurie
pour les champs de louanges.
Ecrit par : Robin | 06 juin 2007
"Les renards des collines aboyaient, clairs et frais.
Et tintaient lentement comme les cloches du dimanche
Tous les galets des saints ruisseaux."
Analyse pour les collégiens :voilà ce que ça donne :
Les renards : sujet de aboyaient et tintaient
Tous les galets : cod de tintaient.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 06 juin 2007
J'ai un problème avec "nightjars" et avec ricks" Je crains d'avoir fait un contresens.
"nightjars" ne veut pas dire "oies sauvages", mais "engoulevents"
"ricks" : "querelles" ?
Ecrit par : Robin | 06 juin 2007
nounougard e Posté le 06-06-2007 à 11:47:32
L'année dernière 12 parents ont retiré leurs enfants de notre école primaire (et oui, je ne suis pas la seule, à avoir eu des soucis avec mon enfant!) et oui cela c'est soldé par une fermeture de classe, voilà pourquoi mon fils s'est retrouvé dans une classe triple, cette année avec 4 élèves en CM2 qui passent en 6 ème, mais comme dirait l'instit sur les 4, il y en a 2 qui sont juste(non, aquisition de la lecture!)
Je trouve qu'elle n'aurait pas dût le dire, car les 2 élèves trop juste, on fait quand même leur scolarité dans son école!
Les 2 autres sont venus en CE2, ils ont eu les bases dans une autre école!
Ecrit par : toto | 06 juin 2007
"Ou de la meirieusophilie chez les stagiaires IUFM....."
Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juin 2007
Je ne voudrais pas vous décevoir, mais une bonne partie des PE2 sait tout juste de qui il s'agit!
Ecrit par : christophe sibille | 06 juin 2007
Le bouffon du coeur.
Clitos léchés d'amour soumis aux lèvres douces !
O les chattes noyées sous les doigts caresants !
Tresses mises enfin au rythme des secousses
Au balai de sa pine où dansent les amants.
Il fixe, fasciné, la boule achromatique
Qui palpite au flot lent des burnes électriques,
Frémissant, au désir de peloter la beauté
D'une muse qui pourrait la refouler.
Son rêve : la baiser, la percer doucement,
Dénicher dans sa fente un grain de poesie;
Puis l'envoyer dans la culture des serments,
Tel un bouffeur de con épris de poésie.
Luc Nara ( angramme de canular )
J'ai pas trouvé mieux. BâV
Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juin 2007
Anne-Marie,
Ce sont les "séquences "qui sont responsables de l'ignorance crasse que vous dénoncez. Car il est impossible d'apprendre la grammaire aux élèves dans le cadre des "séquences". Les "séquences" sont même faites pour qu'on n'apprenne pas la grammaire aux enfants.
Au collège de B****, on a fait un pas de plus vers l'ignorance généralisée: car tous les professeurs de 6ème devront désormais enseigner en "séquences".
Ce qui me stupéfie, c'est qu'ils aient tous ployé la nuque bien servilement.
Il faut dire que faire des "séquences", c'est proprement orgastique pour le professeur - pour celui qui y croit, bien sûr - mais c'est un supplice pour les élèves et leurs parents. Je me demande de quelle cervelle fêlée ce genre de non-méthode a pu sortir. L'état de désespérance du corps des enseignants de français doit être insondable pour qu'ils se jettent sur ce gadget comme sur une planche de salut - pour s'enfoncer encore davantage...!
Je trouve le mot d'une bêtise insupportable: "séquences"... Quelle horreur!
Ecrit par : Jean | 06 juin 2007
Robin, “rick” vu le contexte ça doit être meule.
Ecrit par : Lariba | 06 juin 2007
Je sors la tête de l'eau pour vous saluer. Très occupé en ce moment (avez-vous eu mon message sur votre répondeur, JPB?). Je vous écris de mon LP. Je reviendrai quand j'aurai à nouveau une connexion internet chez moi (je viens d'achever un déménagement) pour vous raconter un peu les épreuves du CAP (j'ai interrogé des candidats; leurs particularités: la plupart ont plus de 35 ans et j'ai senti que leur formateur n'avait absolument pas fait son boulot (?): les dossiers qu'ils m'ont présentés n'étaient pas aux normes, ils n'étaient généralement absolument pas préparés... le niveau, d'une faiblesse à pleurer sur leur sort), j'ai surveillé des épreuves de BEP (GEOGRAPHIE j'ai le nez creux, j'ai fait bosser mes élèves sur le Viaduc de Millau juste avant qu'ils ne reviennent plus en cours: et c'est l'étude du Viaduc qui est tombé!!! Je leur fous des baffes s'ils se sont effondrés comme des m...; ANGLAIS et ESPAGNOL: je n'en reviens pas; c'est du niveau 5eme/4eme; l'impétrant devait cocher la case WRONG ou RIGHT et recopier une partie du texte pour répondre! C'est HONTEUX!; VENTE: bon ça je n'y ai rien compris mais les enseignants dans cette matière m'ont dit que le sujet était simplissime).
A bientôt, je corrige le Français BEP (un extrait de théâtre) la semaine prochaine...
Ecrit par : Pendariès | 06 juin 2007
Il faut dire que faire des "séquences", c'est proprement orgastique pour le professeur
Ecrit par : Jean | 06 juin 2007
Suite au message de MàC, le pédagogisme ne serait-il pas finalement une tentative d'érotiser l'enseignement ?
Ecrit par : Japhet | 06 juin 2007
Le bouffeur de con
Clitos léchés d'amour soumis aux lèvres douces !
O les chattes noyées sous les doigts caressants !
Fesses mises en train au rythme des secousses
Au ballet de sa pine où dansent les amants.
Il fixe, fasciné, la boule achromatique
Qui palpite au flot lent des burnes électriques,
Frémissant, au désir de peloter la beauté
D'une muse qui pourrait la refouler.
Son rêve : la baiser, la percer doucement,
Déposer dans sa niche un grain de fantaisie;
Puis l'envoyer dans la culture des serments,
Tel un bouffeur de con épris de poésie.
J'arrive pour ma part à cela.
Ecrit par : Japhet | 06 juin 2007
Il faut dire que faire des "séquences", c'est proprement orgastique pour le professeur
Ecrit par : Jean | 06 juin 2007
Ou de la meirieusophilie chez les stagiaires IUFM.....
Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juin 2007
En plus, cette tentative d'érotiser l'enseignement a généré une nouvelle perversion...
Ecrit par : Japhet | 06 juin 2007
"Je leur fous des baffes s'ils se sont effondrés comme des m...; "
Le coup de pied au cul, c'est mieux ... :)
Ecrit par : toto | 06 juin 2007
Je ne sais pas de quelle population l'échantillon des habitants de ce blog peut être représentatif, mais on peut déjà déduire quelques éléments statistiques concernant le sport (qui est censé être le sujet du fil) :
* Le sport préféré de l'échantillon semble être le sport en chambre
* l'échantillon a été gravement traumatisé dans sa jeunesse par ses cours de gym
* l'échantillon a une aversion marquée pour les vestiaires puant la sueur et autres miasmes liés à l'effort physique (une mention particulière à spieri)
* l'échantillon, bien que soucieux des question d'éducation, semble se contrefoutre de l'éducation physique et de son apport à l'équilibre des élèves
Toutefois, il faut noter que l'esprit olympique primitif n'est pas tout à fait absent du débat, puisque la compétition fait rage dans l'épreuve de poésie, épreuve qui fut au programme des jeux olympiques antiques. (merci à Robin)
Au fait, où est Buntovchik, qui a réclamé plusieurs fois à JPB la publication de ce fil sur le sport ?
Ecrit par : yann | 06 juin 2007
"* Le sport préféré de l'échantillon semble être le sport en chambre"
Est-ce propre à cet échantillon particulier ?
Ecrit par : Japhet | 06 juin 2007
Le bouffeur de con
Clitos léchés d’amour soumis aux lèvres douces !
Ô les chattes noyées sous les doigts caressants !
Fesses mises en train au rythme des secousses
Au ballet de sa pine où dansent les amants.
Il fixe, fasciné, la moule acrobatique
Qui palpite au flot lent des burnes électriques,
Frémissant, au désir de peloter la beauté
D’une moule qui pourrait la refuser.
Son rêve : la baiser, la percer doucement,
Dénicher dans sa fente un grain de poésie ;
Puis l’enculer dans la voiture des serments,
Tel un bouffeur de con épris de poésie.
Ecrit par : Lariba | 06 juin 2007
Est-ce propre à cet échantillon particulier ?
Ecrit par : Japhet | 06 juin 2007
Je ne pense pas.
C'est bien à partir de cette constatation qe je m'interroge sur la généralisation des mes autres constats et sur la représentativité de l'échantillon :
représente-t-il :
les profs ?
les français en général ?
les vieux kroumirs nostalgiques du bon vieux temps ?
Tiens, à propos de kroumir, et puisque vous aimez la poésie et les devinettes, connaissez vous cette opération algébrique de Boris Vian :
VERT / KROUMIR = CASSOULET ?
Ecrit par : yann | 06 juin 2007
veuillez pardonner le hors sujet, mais je tenais à vous signaler qu'aujourd'hui 6 juin 2007 un élève a chié dans le CDI du collège dans lequel je travaille.
Je vous avoue que là, mon cerveau refuse l'information et je me demande vraiment ce qu'il faut en penser.
max
Ecrit par : max | 06 juin 2007
veuillez pardonner le hors sujet, mais je tenais à vous signaler qu'aujourd'hui 6 juin 2007 un élève a chié dans le CDI du collège dans lequel je travaille.
Je vous avoue que là, mon cerveau refuse l'information et je me demande vraiment ce qu'il faut en penser.
max
Ecrit par : max | 06 juin 2007
il s'agit d'un fan de michael Youn, la suite logique du gamin de treize ans qui montre son cul aux femmes de service... la révolution, niveau XXI° siècle
Ecrit par : dobolino | 06 juin 2007
Bonjour,
Je suis ici non pour faire un reel commentaire mais pour lancer un appel car j'ai besoin de conseils de professeurs des ecoles.
Cet ete, je vais apprendre a lire et a ecrire a un enfant de 5 ans qui rentrera au CP en septembre 2007. Je voudrais donc savoir quel est le temps necessaire estime pour se faire, sachant qu'il ne s'agit pas de lui apprendre totalement a lire et a ecrire mais les rudiments de ces deux disciplines.
Le hic est que le petit, suite a sa derniere annee de maternelle, refuse d'ecrire quoi que ce soit y compris son prenom. J'ai pense base ma pedagogie sur le jeu mais ce probleme fait que je sais encore moins le nombre d'heures necessaires a priori pour pouvoir lui inculquer ces connaissances.
C'est pourquoi je demande l'avis des professeurs par le biais de ce blog. Tout conseil sera le bienvenu par ailleurs bien entendu.
Cordialement,
Coralie
PS : merci de repondre sur mon mail
Ecrit par : Coralie Folloni | 06 juin 2007
Ce jeune dont parle Max nous questionne, questionne le système tout entier par sa production excrémentielle.
Cet “enfant adjectivé” nous interpelle. Il faut faire preuve de la passion de le connaître, pour ne pas l’éduquer et faire l’impasse sur l’aventure éducative avec lui. Comment aider ce jeune sans doute traumatisé à la suite d’une expérience personnelle, sans doute difficile, où se conjuguaient des rapports avec des parents, avec des amis, avec des anciens instituteurs ?
Mais, encore une fois, ce type d’activité n’était pas mécaniquement déductible d’une analyse a priori des besoins du jeune. Celui-ci adopte sans doute ici une posture territoriale. Il ne se vit pas comme étant vraiment au centre de la communauté éducative, contrairement à ce que prévoyait la loi de 1989. Qui a combattu la nécessité de l’élève placé au centre ? Poser son geste fort au Centre de documentation et d’information (CDI) n’est pas anodin, il réifie par là un espace de conflit autour de la prétendue transmission des savoirs.
Appropriation autonome ou inculcation, ingurgitation ? Il y aussi tout ce qui concerne les rapports sociaux au savoir. Nous savons, depuis très longtemps maintenant, que les élèves n’entretiennent pas le même type de rapport social au savoir selon qu’ils sont d’un milieu où l’on utilise un langage très concret, très utilitaire, ou d’un milieu dans lequel on va utiliser très tôt un langage abstrait et un langage très conceptualisé.
Philippe Reimieu, péda-gogue.
Ecrit par : Lariba | 06 juin 2007
Fernhill de Dylan Thomas...avant-dernière strophe :
Et honoré parmi les renards et les faisans,
Près de la maison joyeuse,
Sous les nuages nouveaux nés,
Et heureux tant que le cœur était fort,
Dans le soleil renouvelé,
Je courais les chemins insouciants,
Mes vœux lancés dans le foin
Aussi haut que la maison,
Et je me moquais bien dans mon commerce avec le bleu du ciel
Que le temps n’accorde, dans son cycle mélodieux,
Que si peu de ces chants matinaux
Avant que les enfants verdoyants et dorés
Ne le suivent hors de la grâce.
Ecrit par : Robin | 06 juin 2007
A Coralie F. qui n'a pas mis son mail :
Comptez une heure par jour, quatre séances d'un quart d'heure si l'enfant a des difficultés d'attention, ou deux d'une demi-heure en variant les activités (lecture, jeux avec des étiquettes-lettres tant qu'il ne voudra pas écrire, illustrations par le dessin de mots à déchiffrer, petits exercices de motricité fine pour exercer la pince "pouce/index" sans passer par le papier/crayon : perles, découpages, collages, etc.).
Si la lecture avance bien, il ne devrait sans doute pas tarder à vous réclamer lui-même d'écrire.
Pour la lecture, choisissez une méthode et tenez-vous- en à cette méthode (pas trois jours Boscher, puis une semaine Léo et Léa parce que finalement, c'est peut-être mieux). Avancez très lentement au début, si la séquence de déchiffrage se passe bien, vous pourrez ensuite accélérer.
Ecrit par : catmano | 06 juin 2007
A Coralie.
Cet enfant a sûrement eu un problème en GS, refusant de "lire" globalement des quantités de mots"d'un coup d'oeil sans avoir à les déchiffrer (et surtout sans savoir le faire ! )
Les conseils de catmano sont excellents : s'il est mis en confiance, en se rendant compte qu'il arrive à déchiffrer ( n'avancez que s'il comprend bien le code ) cela peut aller très vite et suivez sa demande.
Lire avec Léo et Léa est excellent, car très aéré (peu de mots sur chaque page) , les enfants en difficulté le préfèrent à Boscher, très dense.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 06 juin 2007
Lariba, c'est dégueu.
En somme ce mec gratte le fond de la quille avec le fer de l'herminette, et empile son vieux fer au fond de la boutique.
Quant à la fille, elle glisse dans la piscine avec son caleçon de satin noir.
Je n'ose pas signer.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 06 juin 2007
« veuillez pardonner le hors sujet, mais je tenais à vous signaler qu'aujourd'hui 6 juin 2007 un élève a chié dans le CDI du collège dans lequel je travaille. »
Et alors ? il y a des gens qui lisent aux toilettes. Pourquoi n’y en aurait-il pas qui chient au CDI ?
La seule question intéressante : avec quoi s’est-il torché ? voilà qui serait révélateur et pourrait étoffer l’étude de Lariba
Ps : même remarque que Pendariès. Surveillance + correction de l’écrit + oraux ( 4 jours pour corriger 60 copies : ils sont malades), je ne vais plus trop avoir le temps de flâner.
Ecrit par : B. | 06 juin 2007
Coralie, pour lui apprendre à écrire "en jouant", on peut acheter un petit "aide à l'écritute" qui place les doigts dans la bonne position.
Suivez les conseils de "Lire avec Léo et Léa" : écrire quelques lettres, puis des mots qu'il SAIT LIRE ! Que ce soit sur un cahier ligné est très important.
La mode est de faire écrire sur une seule ligne et au pire sans lignes.
Et même d'écrire à l'envers ! Les enfants et surtout les petits garcons se plient très mal à ces méthodes curieuses et sont rebutés.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 06 juin 2007
veuillez pardonner le hors sujet, mais je tenais à vous signaler qu'aujourd'hui 6 juin 2007 un élève a chié dans le CDI du collège dans lequel je travaille.
Je vous avoue que là, mon cerveau refuse l'information et je me demande vraiment ce qu'il faut en penser.
max
Ecrit par : max | 06 juin 2007
Cà m'arrive régulièrement avec des chiens (plus rarement des chats).
Défaut d'apprentissage de la propreté ??
Quel traitement, à ton avis, Dobolino ? Collier aux phéromones ? Thérapie comportementale ? Prozac ? Electrochocs ? Euthanasie ? Je m'interroge.
Ecrit par : yann | 06 juin 2007
Suivez les conseils de "Lire avec Léo et Léa" : écrire quelques lettres, puis des mots qu'il SAIT LIRE ! Que ce soit sur un cahier ligné est très important. Ecrit parA.M. Valette
Choisir un cahier à interlignes très larges si l'enfant a eu des difficultés (5 mm ou 4 mm). Si vous trouvez un réglage Seyes (les grands carreaux divisés en 4 interlignes, n'hésitez pas à lui faire copier de petites frises (2 couleurs) qui l'aideront à percevoir ces interlignes. Apprenez-lui au besoin les termes "au-dessus" et "au-dessous", pour certains enfants de cinq ans, il n'est pas évident que la feuille de papier posée à plat ait un haut et un bas.
Ecrit par : catmano | 06 juin 2007
"Cà m'arrive régulièrement avec des chiens (plus rarement des chats).
Défaut d'apprentissage de la propreté ??
Quel traitement, à ton avis, Dobolino ? Collier aux phéromones ? Thérapie comportementale ? Prozac ? Electrochocs ? Euthanasie ? Je m'interroge.
Ecrit par : yann | 06 juin 2007 "
Moi, j'ai un chat qui pissait régulièrement sur le canapé... On a tout essayé : les gueulantes, le nez dedans, le répulsif à la moutarde (c'est qui nous qui avons craqué, ça sent vraiment très mauvais), les trucs-machins-chose éparpillés sur tout le canapé (même le tuyau de l'aspirateur dont il avait si peur), rien n'y faisait...
Et puis, nous avons déménagé, nous avons emmené le même chat et le même canapé à 3 km de notre ancienne résidence. Ça a été miraculeux ! Il n'a jamais recommencé !
Il faut peut-être le changer d'établissement ce gosse ?
Ecrit par : catmano | 06 juin 2007
Minute.....cette histoire de môme qui cague au CDI.....voilà qui plaira aux Péda.....gogues.. j'imagine La Charmeux, le Frakowiak et le Meirieu en train de s'extasier "Oh, le bel étron!!!! Madame Vugustufru (c'est la documentaliste) vous pourriez peut-être travailler avec cet apprenant sur la digestion humaine...Quel beau support, en tous ca cas!!!!"
Et toute une ribambelle de stagiaires pâlots et se bouchant le nez d'acquiecer cauteleusement.
Moi, il y a longtemps, un samedi matin, j'ai eu un élève qui a vomi une vaste flaque irisée qui sentait le kirsch. Quand je m'enquerais de sa consommation matutinale, il me borborygma "Du Nescouik!!!!". Je pensai en soupirant , "Ha, le bouffre, il avait donc, tel Monsieur Jourdain, recréé la recette des Mon Chéri...Ingéniosité sans borne de l'esprit humain...."
Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juin 2007
Et si ça avait été l’inverse ? Si le canapé avait régulièrement pissé sur le chat ? Il aurait fallu changer le canapé.
Ecrit par : B. | 06 juin 2007
M'enquerris...ça va chier!!!!
Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juin 2007
Pendariès, vos remarques sur la pauvreté du français ne m'étonne pas.
Tout enseignement est désincarné.
Exemple de travail fait en français en 1965.
Après cinq pages d'études de textes (R.Rolland, Anatole France, M.Genevoix, H.Troyat) et de vocabulaire, une dictée, du travail d'élocution, etc.
Sujets de rédaction.
1 ) En votre présence, votre petit chien (ou petit chat) a été blessé par une auto. Vous racontez la scène et vous exprimez votre émotion. Qu'avez-vous fait ensuite ?
(Où se situe la scène? A quel moment? Comment l'accident s'est-il produit? Votre émotion... Qu'a fait l'automobiliste? Qu'avez-vous fait vous-même? Votre espoir ou votre désespoir...)
2 ) Dans la cour de récréation, une camarade pleure. Vous vous approchez pour la consoler.
(Livre de grammaire pour le cours moyen).
A comparer avec :
texte donné à trois élèves de quatrième, consignés un mercredi matin Je l'ai copié à la sauvette pendant la récréation des trois élèves.
Premier texte.
Donnez des indications et poursuivez le dialogue.
- Pourquoi t'écris pas à une agence pour trouver une femme?
- C'est des arnaques; on t'envoie des photos de belles, et si t'es d'accord, manque de pot, il en reste plus, et on t'envoie une moche, non, merci.
- Alors, t'as qu'à draguer!
- Où?
- Dans la rue.
- Quelle rue?
- Je sais pas, là, devant.
- Là devant?
- Pas juste devant, quand même, un peu plus loin.
- Au bout de la rue?
- Pourquoi pas?
- Au bout, y a pas de femmes.
- Le jour du marché, au bout, c'est un camion.
- J'ai intérêt à écrire à une agence!
Jean-Michel Gourio, "Brèves de comptoir Tome III (Michel Lafon, 1994)
Deuxième texte.
Ecrivez un sketch en développant la situation suivante :
"Un enfant trop sage passe son temps à lire et à faire ses devoirs. Ses parents veulent l'inciter à jouer avec une console de jeux et à re garder la télévision."
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 06 juin 2007
Mais alors là, B. on est mal. Faut appeler la SPC (Société Protectrice des Canapés) et procéder à une euthacanapénasie.
Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juin 2007
Et si cet élève utilisait un support de communication matériel pour faire comprendre à la communauté pédagogique qu'il voudrait être orienté vers les métiers de l'assainissement et de la vidange ?
Auquel cas, comme le dit Catmano, un changement d'établissement suffira.
Ecrit par : Japhet | 06 juin 2007
Je pensai en soupirant , "Ha, le bouffre, il avait donc, tel Monsieur Jourdain, recréé la recette des Mon Chéri...Ingéniosité sans borne de l'esprit humain...."
Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juin 2007
Quand on vous dit que les élèves construisent leurs propres savoirs !!!
Ecrit par : yann | 06 juin 2007
C'est formidable les blogs. C'est comme les classes. D'un côté y la les mauvais élèves, les déconneurs, les artificiers de l'anus, les pisseurs de carbure, les rigolos pour fin de trimestre. Et puis il y a les bons élèves,pas très rigolos, genre bouffeurs de vinaigre le matin, style Anne-Marie Valette, Pendariès, etc, qui continuent, imperturbable leur petite musique pédagogo ,dans un capharnaüm et un vacarme invraisemblable. Au loin, là-bas, à son burelingue, Brighelli, indifférent à toute cette chienlit, se disant que, ma foi, il en sortira bien quelque chose!!!!
Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juin 2007
Oui mais que va faire la SPC? comment protéger un canapé?Avec une housse ?
Ecrit par : B. | 06 juin 2007
...se disant que, ma foi, il en sortira bien quelque chose!!!!
Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juin 2007
C'est aussi ce qu'a dû se dire la documentaliste ;o))))
Ecrit par : yann | 06 juin 2007
Au loin, là-bas, à son burelingue, Brighelli, indifférent à toute cette chienlit,
ce ne serait pas plutôt cette chiant-lit ?
Ecrit par : Japhet | 06 juin 2007
Anne-Marie,
Les professeurs qui ont donné les sujets de rédaction hallucinants de médiocrité que vous nous rapportez sont l'exemple même de ces gens qui n'ont aucune conscience de leur mission. Quand je vous disais que beaucoup, hélas, de nos collègues sont complices dans la destruction de l'enseignement...
Ecrit par : Jean | 06 juin 2007
N'oubliez pas le poète de service (Robin), qui continue imperturbablement à faire des vers.
(ce qui était peut-être aussi le cas de l'élève à l'étron ...)
Ecrit par : yann | 06 juin 2007
Plus sérieusement, il faut arrêter de se substituer au désir de communication de cet enfant, de lui voler sa parole, sous prétexte qu'il vient sans doute d'un milieu défavorisé.
En bref, il faut arrêter de piquer dans l'étron des pauvres...
(bon, j'arrête )
Ecrit par : yann | 06 juin 2007
"Oui mais que va faire la SPC? comment protéger un canapé?Avec une housse ?
Ecrit par : B. | 06 juin 2007 "
Ah non ! La housse, on avait essayé. Résultat : deux fois plus de trucs à laver !
Le déménagement, vous dis-je ! Y'a qu'ça qui marche ! Quinze jours de stress intense (pour le chat, hein, le canapé, il allait bien, lui... Pour un élève, je ne sais pas.) et hop ! plus d'pipi sur le canapé.
Ecrit par : catmano | 06 juin 2007
Derère strophe de Fernhill" (Dylan Thomas) :
J’ignorais en ces jours candides comme des agneaux
Que le temps m’emporterait bientôt dans ce grenier
Bondé d’hirondelles à l’ombre de ma main,
Dans la lune toujours montante
Et que, galopant vers le sommeil
Je l’entendrais voler par les moissons
Et m’éveillerais dans une ferme
Qui aurait fui à jamais le paradis de l’enfance
Oh ! Je fus un enfant rayonnant sur le chemin de grâce
Et le temps me retenait verdoyant loin de la mort
Tandis que je chantais dans mes chaînes
Comme la mer.
Ecrit par : Robin | 06 juin 2007
Yann, éblouissant!!!! J'ai pas écrit éclaboussant!!!.
Pour le reste, et suivant totalement Jean, je suis sidéré par la nullité crasse de certains de nos collègues, pas tous, oeuf corse, (tapez pas, JPB) quant aux sujets donnés aux élèves. AInsi, dans mon blot, en Histoire-Géo, ECiv, beaucoup évitent soigneusement, piteusemnt de s'attarder sur tout ce qui pourrait paraître UN PEU révolutionnaire ou simplement contestataire de l'ordre établi. Ainsi en est-il du malheureux Front Populaire et de la non moins malheureuse Guerre d'Algérie. QUant aux profs qui font une heure, dans le cadre du cours sur la "décolonisation" sur les massacres de Sétif et de Guelma, le 8 mai 1945, ce que votre serviteur vient de faire hier, y en a pas beaucoup. Et à lire les sujets décrits par Anne-Maraie Valette, on reste con fondu devant l'affligeante connerie de ces collègues. Ils n'ont vraiment rien d'autre à proposer ???? Ou alors, ce sont de grosses flemmasses prémodelées par les escrocs IUFM, les collectionneurs d'étrons.
Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juin 2007
N'oubliez pas le poète de service (Robin), qui continue imperturbablement à faire des vers.
Je ne les fais pas, Yann, je les traduis, nuance !
Fernhill (Dylan Thomas) ...dernière strophe :
J’ignorais en ces jours candides comme des agneaux
Que le temps m’emporterait bientôt dans ce grenier
Bondé d’hirondelles à l’ombre de ma main,
Dans la lune toujours montante
Ni que, galopant vers le sommeil
Je l’entendrais voler par les moissons
Et m’éveillerais dans une ferme
Qui aurait fui à jamais le paradis de l’enfance
Oh ! Je fus un enfant rayonnant sur le chemin de grâce
Et le temps me retenait verdoyant loin de la mort
Tandis que je chantais dans mes chaînes
Comme la mer.
Ecrit par : Robin | 06 juin 2007
« veuillez pardonner le hors sujet, mais je tenais à vous signaler qu'aujourd'hui 6 juin 2007 un élève a chié dans le CDI du collège dans lequel je travaille. »
Et alors ? il y a des gens qui lisent aux toilettes. Pourquoi n’y en aurait-il pas qui chient au CDI ?
La seule question intéressante : avec quoi s’est-il torché ? voilà qui serait révélateur et pourrait étoffer l’étude de Lariba
Ecrit par : B. | 06 juin 2007
Je n'avais pas autant ri depuis longtemps! Merci!
Jean, je viens d'entendre votre collègue de la société des agrégés déclarer sur France-inter, à peu près mot pour mot, que le bac était un examen très sélectif, et qu'il ne laisserait jamais dire le contraire, parce que 20% laissés sur le carreau, c'est beaucoup! Soit il apprend vite le langage "pédagogiste", soit c'est vrai! Non? Y a t-il une autre possiblilité d'interpréter ces propos, d'après vous? (Il s'agit évidemment de notre bon ministre.
Ecrit par : christophe sibille | 06 juin 2007
Ceci dit, cet élève, (celui qui a chié dans le CDI) a peut-être tout simplement commencé le livre par la table des matières! A moins qu'il ait voulu faire concurrence à Léo et Léa!
Ecrit par : christophe sibille | 06 juin 2007
A la (longue) liste des prioritaires pour l'exemption de carte scolaire ajoutons (au premier rang ?) : "a déjà déféqué dans les locaux de l'établissement du secteur".
Ecrit par : dugong | 06 juin 2007
Coralie, pour en finir avec les conseils, voici ce que dit la spécialiste auteur de Lire avec léo et Léa :
"Bonjour,
Il faut savoir que l'écriture est un geste qui réclame des coordinations motrices fines qui ne deviennent possibles que grâce à une maturation neurologique - indépendante de l'apprentissage - relativement tardive : elle intervient en moyenne à 5 ans 9 mois, je dis bien : en moyenne.
Donc cette enfant est tout à fait dans la normalité sur le plan moteur. (Il s'agit d'une fillette d'à peine cinq ans, qui sait lire, mais pas écrire).
Il est préférable, à son âge, d'éviter de faire écrire en petite cursive, car l'enfant est obligé à des crispations importantes (pour compenser son hypotonie). C'est désagréable pour lui, et cela peut avoir des répercussions fâcheuses ensuite sur son écriture.
Il existe un moyen simple d'apprendre le geste d'écriture et la forme des lettres : c'est d' utiliser un instrument à corps épais et d'écrire en grand - voire très grand - format (avec une demi craie sur un tableau, par exemple, ou un crayon épais sur une feuille entière).
Ainsi le geste est plus global (la main et le bras sont solidaires et l'enfant a le plaisir du graphisme sans en avoir les inconvénients relatifs à son immaturité motrice (normale).
Bien cordialement,
Thérèse Cuche
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 06 juin 2007
veuillez pardonner le hors sujet, mais je tenais à vous signaler qu'aujourd'hui 6 juin 2007 un élève a chié dans le CDI du collège dans lequel je travaille.
Je vous avoue que là, mon cerveau refuse l'information et je me demande vraiment ce qu'il faut en penser.
max
Ecrit par : max | 06 juin 2007
J'ai dirigé en 1986 pendant 3 mois avant de démissionner une école "militaire" dans le midi de la France infiltrée par le F.N. (une sale engeance et rien que pour ça, je suis content que Sarkozy les ait mis hors d'état de nuire). Il y avait une fête (la sainte Cécile) lors de laquelle nous étions obligés de veiller toute la nuit pour éviter que les bizutages ne dégénèrent en carnage. C'était à celui qui ferait la plus grosse connerie. Nous en avions retrouvé un d'étron dans le bureau du censeur. Ne vous creusez pas la tête, Max. Des débiles, de pauvres taches, comme disent les élèves !
Ecrit par : Robin | 06 juin 2007
"Il existe un moyen simple d'apprendre le geste d'écriture et la forme des lettres : c'est d' utiliser un instrument à corps épais et d'écrire en grand - voire très grand - format (avec une demi craie sur un tableau, par exemple, ou un crayon épais sur une feuille entière)."
Ou, plus simplement, d'apprendre à lire et écrire à même le sol du CDI avec des étrons de couleur ?
"Ainsi le geste est plus global (la main et le bras sont solidaires et l'enfant a le plaisir du graphisme sans en avoir les inconvénients relatifs à son immaturité motrice (normale)."
C'est tout l'art du torchis qu'on ne cesse de remettre au goût du jour.
Ecrit par : dugong | 06 juin 2007
Anne-Marie, je n'y suis pour rien, c'est pas ma fôte !
C'est Hélène Charpentier qui nous a donné comme devoir de trouver le sens caché d'un poème...
C'est elle qu'il faut empêcher de passer en classe supérieure !
Robin, bravo pour Fern Hill !
Ecrit par : Lariba | 06 juin 2007
Le gosse, Max, était peut-être bien malade, tout simplement.
Ecrit par : Jean | 06 juin 2007
C'est tout l'art du torchis qu'on ne cesse de remettre au goût du jour.
Ecrit par : dugong | 06 juin 2007
Pourr les étrons de couleur, voyez Royal Canin. A condition de séparer les croquettes de couleurs différentes (et d'aimer çà !), on doit pouvoir faire de jolis camaïeux.
Bon appétit !
Ecrit par : yann | 06 juin 2007
Il conviendrait, Christophe, afin de me faire mon idée, que j'eusse entendu moi-même les propos dudit. A partir de ce que vous me dites, cela m'est impossible.
Mais vous savez, le fait d'être membre de la Société des agrégés n'implique pas qu'on en partage tous les points de vue.
Et la question du baccalauréat, reconnaissez-le, est assez complexe pour que la discussion reste ouverte et que les points de vue, même de la Société des agrégés, qui est tout sauf doctrinaire, puissent évoluer. Il ya le fond, intangible, - l'attachement à la transmission de connaissances solides par des professeurs qualifiés - et les formes que peut prendre l'évaluation desdites.
Le bac de français, par exemple, est devenu depuis 2002 une sinistre farce, bêtement élitiste, car on demande à de pauvres gosses à la culture archi-chancelante (merci les pédagos!) de s'exprimer comme des candidats au CAPES de Lettres sur des problématiques hyper-pointues qui dépassent la plupart des élèves. SLL , sur son site, vient de rappeler son opposition à la formule actuelle du bac (www.sauv.net).
Il faut faire quelque chose, non?
Ecrit par : Jean | 06 juin 2007
"Pour les étrons de couleur, voyez Royal Canin. A condition de séparer les croquettes de couleurs différentes (et d'aimer çà !), on doit pouvoir faire de jolis camaïeux."
Royal Canin comme fournisseur officiel de matériel didactique ! Bigre ! A signaler à la Camif d'urgence.
Ecrit par : dugong | 06 juin 2007
"Ceci dit, cet élève, (celui qui a chié dans le CDI) a peut-être tout simplement commencé le livre par la table des matières! A moins qu'il ait voulu faire concurrence à Léo et Léa!
Ecrit par : christophe sibille | 06 juin 2007 "
C'est ki la chtit merde ?
sol
Ecrit par : toto | 06 juin 2007
veuillez pardonner le hors sujet, mais je tenais à vous signaler qu'aujourd'hui 6 juin 2007 un élève a chié dans le CDI du collège dans lequel je travaille.
Je vous avoue que là, mon cerveau refuse l'information et je me demande vraiment ce qu'il faut en penser.
max
Ecrit par : max | 06 juin 2007
Cà m'arrive régulièrement avec des chiens (plus rarement des chats).
Défaut d'apprentissage de la propreté ??
Quel traitement, à ton avis, Dobolino ? Collier aux phéromones ? Thérapie comportementale ? Prozac ? Electrochocs ? Euthanasie ? Je m'interroge.
Ecrit par : yann | 06 juin 2007
Attends, là, tu fais un contre-sens: le chien chie par trouille. Tu l'angoisses tellement que décharge d'adrénaline et envie pressante. Si Max avait écrit qu'aujourd'hui un candidat à une épreuve du bac avait chié devant l'examinateur, on se trouverait dans une situation similaire.
Je persiste à dire que c'est la réalisation d'un fantasme d'un mec entretenu au stade anal par les déplorables âneries de michael Youn. Probablement un pari stupide...
Je serais assez tenté par une punition sadique genre la mère de Poil de Carotte.
Ecrit par : dobolino | 06 juin 2007
Moi, j'ai un chat qui pissait régulièrement sur le canapé... On a tout essayé : les gueulantes, le nez dedans, le répulsif à la moutarde (c'est qui nous qui avons craqué, ça sent vraiment très mauvais), les trucs-machins-chose éparpillés sur tout le canapé (même le tuyau de l'aspirateur dont il avait si peur), rien n'y faisait...
Ecrit par : catmano | 06 juin 2007
Non, mais incroyable! tu crois qu'elle m'en aurait parlé, Yann? Penses-tu... même ma frangine préfère se servir chez les pharmaciens et en grande surface. Elle va nous répondre que son matou n'était pas malade...
Vous étonnez pas après si vos chats et vos gosses chient dans les CDI.
Ecrit par : dobolino | 06 juin 2007
D'ailleurs, le geste est politique. Quand l'état chie sur les CDI, je ne vois pas pourquoi les gosses n'y chieraient pas dedans. Sacré conscience politique, ce petiot et humour au second degré!
Ecrit par : dobolino | 06 juin 2007
Au fait, où est Buntovchik, qui a réclamé plusieurs fois à JPB la publication de ce fil sur le sport ?
Ecrit par : yann | 06 juin 2007
"* Le sport préféré de l'échantillon semble être le sport en chambre"
Buntovchik ses derniers temps est très occupé...pardon , disons accaparé par le retour en France de sa petite femme, qu'il n'avait pas vue depuis 4 mois.
Mens sana in corpore sano...il y a dans la vie des choix difficiles à faire.
Mais je me régale à lire vos posts.
Ecrit par : buntovchik | 06 juin 2007
J’ignorais en ces jours candides comme des agneaux
Que le temps m’emporterait bientôt dans ce grenier
Bondé d’hirondelles à l’ombre de ma main,
Dans la lune toujours montante
Et que, galopant vers le sommeil
Je l’entendrais voler par les moissons
Et m’éveillerais dans une ferme
Qui aurait fui à jamais le paradis de l’enfance
Oh ! Je fus un enfant rayonnant sur le chemin de grâce
Et le temps me retenait verdoyant loin de la mort
Tandis que je chantais dans mes chaînes
Comme la mer.
Ecrit par : Robin | 06 juin 2007
Peut-être est ce exactement ce que le défécateur voulait dire, dans un langage plus populaire: je ne veux pas grandir.
Ecrit par : dobolino | 06 juin 2007
Robin, “rick” vu le contexte ça doit être meule
Oui, je le pense aussi, Lariba. Alain Suied n'est pas convaincant quand il traduit par un mot abstrait "querelles" ; on ne voit pas ce que ça vient faire là.
Les comptines anglaises et américaines (galloises ?) sont pleines de vaches qui volent dans le ciel...Pourquoi pas des meules ? N'oublions pas que nous sommes dans les rêves d'un enfant (monde onirique).
Ecrit par : Robin | 06 juin 2007
Patricia
Vous avez raison de comparer Dylan Thomas à Rimbaud (Le dormeur du Val). Dylan Thomas est considéré, à juste titre, comme l'un des plus grands poètes du XXème siècle. Son poème Fernhill est une véritable merveille.
Ecrit par : Robin | 06 juin 2007
"PS : merci de repondre sur mon mail"
Pour l'écriture, il y a un super mail de CAT qqpart (???) peut être je l'ai copié sur lire et écrire
http://www.lire-ecrire.org/index.php?action=forum&subaction;=sujet&id;_chambre=1643
sinon il est qqpart sur ce bloug...
Grosso modo, c'est : "commence gros"
des gros cercles, carrés, triangles
mets de la couleur, peinture par ex :)
avec les doigts (ils zadorent)
vous avez même le droit de vous en 'coller' sur la tronche .
et ce de plus en plus petit ....
Bon attention, ça ne se mange pas.
Plus "boscher" écriture, une fois la motricité fine acquise, c'est bien ...
Pour la lecture (si c'est bien le français qu'il doit apprendre :) )alors il n'y a que 2 méthodes
La planète des ALPHAS (très bôôôôô , il faut absolument lui montrer le conte 22€, mais peut être un peu compliqué pour un parent d'adopter la méthode sans passer par le fil ALPHA sur le fouroum de france 2 :
http://forums.france2.fr/france2/education/planete-alphas-sujet_2297_1.htm
:)
ET
"Lire avec Léo & Léa " 18€ po chir très bien fait facile d'emploi, un peu particulier pour un adulte qui découvre, mais le gamin comprendra, lui .
pour plus d'infos:
http://leolea.org/
Attention, n'oubliez pas les MATHS
;)
Ecrit par : toto | 06 juin 2007
A propos de l'élève qu a déféqué dans le CDI. Une explication qui en vaut une autre. Jean Genêt raconte dans le Journal d'un Voleur (si je me souviens bien) que c'était une pratique courante (si j'ose dire !) chez les cambrileurs. Un acte de défi et de trangression, une signature aussi.
Ecrit par : Robin | 06 juin 2007
Wwwwaaaww l'aut' héééé ! Je ne savais même pas que j'étais "publiée" sur Lire-écrire !
Ecrit par : catmano | 06 juin 2007
C'est formidable les blogs. C'est comme les classes. D'un côté y la les mauvais élèves, les déconneurs, les artificiers de l'anus, les pisseurs de carbure, les rigolos pour fin de trimestre. (MàC)
Merci à Lariba pour le pastiche d'explication pédago de "la transgression anale en CDI"...et à MàC pour son hilarante comparaison.
MàC une tentative de méditation à partir de votre saine intervention sur le désir et la relation enseignante dont il serait, en effet, hypocrite et stupide de nier l'existence :
" - Julien Green : "Pour certaines âmes, tout est tentation !"
- Le diable : "succombe !"
- Saint Ephrem le Syrien (un ascète) : Roule-toi dans les épines !"
- Le talmudiste : "Interpose une haie de roses !"
Comprenne qui voudra !
Ecrit par : Robin | 06 juin 2007
"Wwwwaaaww l'aut' héééé ! Je ne savais même pas que j'étais "publiée" sur Lire-écrire !
Ecrit par : catmano | 06 juin 2007 "
Tu peux toujours essayer de m'coller un procès, RIN NA FOUTE :o))))))))))))))))))
Ecrit par : toto | 06 juin 2007
J'oubliais :o))))
LIRE ABSOLUMENT LE LIVRE DU PARENT/MAÎTRE avant chaque leçon L&L; .
Ecrit par : toto | 06 juin 2007
Je rentre et 77 post à lire!
Que j'ai ri! mais pourquoi c'est toujours quand je ne suis pas là que vous vous amusez autant?
Merci Robin, votre traduction est magnifique par contre ce n'est pas moi qui ai comparé Dylan Thomas à Rimbaud .N'était-ce pas Hélène ? mais je n'en pense pas moins...
Merci Hélène votre poème espiègle a ajouté la touche coquine du jour...
Nos vétos pont une analyse pertinente du comportement surprenant de certains élèves et Catmano est une maitresse d'école splendide!
c'était du théâtre aujourd'hui sur le blog , j'imagine chacun des interlocuteurs intervenants sur scène dans le même ordre d'apparition que sur le blog, je crois que le spectacle serait un morceau d'anthologie!
Les intermèdes de Robin ponctuent les scènes d'une poésie délicate pour nous reposer des éclats rire qui partent en vrilles folles...
Je rentrais fourbue, me voilà détendue pour la soirée.
Messieurs Dames vous méritez très sincèrement une ovation!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 06 juin 2007
Se retrouver au CDI sous haute surveillance entre Genêt et Bataille (le petit), il y avait de quoi perdre le self control de son petit orifice. Dobolino a probablement raison, il a flippé.
Ecrit par : dugong | 06 juin 2007
Je m'aperçois que je n'ai pas répondu à Hélène Charpentier à propos de Marguerite Audoux dont j'ai lu il ya deux ans Marie-Claire avec beaucoup de plaisir et d'émotion.
C'était une grande amie d'Alain-Fournier, un écrivain qui a vécu en partie dans la région où j'habite actuellement et la première partie de Marie-Claire s'y déroule aussi.
Vous avez raison, il est question de sexualité dans la deuxième partie et il y a, dans la pemière, une très belle histoire d'amour contrarié.
-----------------------------------------------------------------------
Toutefois, il faut noter que l'esprit olympique primitif n'est pas tout à fait absent du débat, puisque la compétition fait rage dans l'épreuve de poésie, épreuve qui fut au programme des jeux olympiques antiques. (merci à Robin)
C'est vrai et c'était plutôt une "course de fond". Je veux les palmes...et un tuba !
Ecrit par : Robin | 06 juin 2007
Suite et fin de mes mésaventures (pour ceux qui ont lu le fil crise des vocations) :
J'ai écris au ministre comme vous me l'avez conseillé, comme il fallait s'y attendre, pas de réponse ! Selon les syndicats, je vais subir une prolongation de stage pour "personnalité problématique" ! Effarant ! Tout ça parce que je n'aime pas m'attarder dans la salle des profs ou devant la machine à café ... ça fait 23 ans que ma "personnalité" est ainsi si je puis dire et je ne pense pas qu'une année supplémentaire d' IUFMerde y changera quelquechose, je suis réfractaire au lavage de cerveau et ne suis pas un mouton de Panurge...
Ecrit par : Mademoiselle | 06 juin 2007
Patricia et Hélène
Pardonnez-moi de vous confondre. Je suis un peu fatigué ce soir.
Ecrit par : Robin | 06 juin 2007
"C'est tout l'art du torchis qu'on ne cesse de remettre au goût du jour."
J'avais oublié cette proposition d'un africain qui, plein de sollicitude, voulait m'éclairer avec sa lampe de poche par nuit noire : "attendez, je vais vous torcher". Les trouvailles linguistiques viennent souvent d'Afrique et du Québec.
Ecrit par : dugong | 06 juin 2007
Eh Toto, je n'ai aucune intention de te "coller un procès". Il y en a d'autres en d'autres lieux qui le mériteraient, mais toi, non. Ce n'était pas méchant, enfin !
Ecrit par : catmano | 06 juin 2007
Grâces soient donc rendues:
à Miss Six et à Ms. Hills qui à quarante-cinq ans d'écart m'ont offert les mêmes émotions,
à Robin qui sait si bien rendre l'intimité du poète avec la nature (It takes one to know one. Pray, continue)
à JPB dont les remémorations ont fait jaillir cette source poétique au milieu de la sueur des vestiaires, et du fiel des mégères.
Ecrit par : Cadichon | 06 juin 2007
Cadichon, si vous revenez sur ce blog, sachez que n'ai aucune rancune. J'ai le malheur d'être parfois un peu trop "à fleur de peau".
Ecrit par : Robin | 06 juin 2007
Μηδεν, justement.
Ecrit par : μηδεις | 06 juin 2007
@ MàC :
"Limer ente les Kalamazoo... Faire du cornet à piston devant Profnotes....quelle extase!!!! Jouir en éjaculant sur le BO......."
Bien sûr, le BO grand ouvert sur les postes à pourvoir
Ecrit par : dugong | 06 juin 2007
"Ceci dit, cet élève, (celui qui a chié dans le CDI) a peut-être tout simplement commencé le livre par la table des matières! A moins qu'il ait voulu faire concurrence à Léo et Léa!
Ecrit par : christophe sibille | 06 juin 2007 "
C'est ki la chtit merde ?
sol
Ecrit par : toto | 06 juin 2007
Vous avez raison, toto, je me suis trompé! C'est plutôt la méthode "Boschier".
Ecrit par : christophe sibille | 06 juin 2007
Patricia et Hélène
Pardonnez-moi de vous confondre. Je suis un peu fatigué ce soir.
Ecrit par : Robin | 06 juin 2007
Vous êtes tout excusé Robin mais cette confusion était plutôt flatteuse pour moi!
par ailleurs , nous sommes tous un peu "à fleur de peau" ici. La communication uniquement par l'écrit aiguise la susceptibilité et l'on se trompe souvent dans la perception que l'on a des mots employés, bien souvent il nous manque le ton et l'expression qui vont avec. Le sourire change l'interprétation d'un message...L'"oeil noir" aussi...
Ces derniers jours j'ai fait un tour du côté des archives du blog , et je n'ai pas lu certains messages de la même manière que je l'avais faite en première lecture ...Avec le recul, on s'aperçoit qu'on s'emporte parfois très et trop vite...
la journée a été particulièrement fatiguante, je ne m'attarde pas davantage
Bonne nuit aux quelques noctambules qui trainent encore sur le blog
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 06 juin 2007
bien entendu il faut lire: nos vétos font et non pas pont et oter le s à intervenant...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 06 juin 2007
autant pour moi , Robin,je vous ai induit en erreur ce n'était pas Hélène qui a fait le rapprochement avec Rimbaud mais Anne-Marie...
je rends donc à César ce qui lui appartient...Je vous prie de m'excuser Anne-Marie. J'ai moi aussi besoin de reprendre l'apprentissage de la lecture
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 06 juin 2007
"Au loin, là-bas, à son burelingue, Brighelli, indifférent à toute cette chienlit, se disant que, ma foi, il en sortira bien quelque chose!!!!"
écrit MàC…
Y'd'ça… Mais vous vous débrouillez tous très bien sans moi.
De plus, JPB revient tout juste de Paris, et repart ce matin à Lyon pour corriger un concours, avant de rempiler en début de semaine à Toulouse pour le même motif… Vous en avez de la chance d'avoir un peu de temps pour faire (fort bien…) de la poésie, les uns et les autres…
Je suis injuste : il y en a plusieurs qui sont eux aussi débordés de copies en ce fatal juin.
Chiche : si j'ouvrais un fil sur Enseignement et érotisme ? FG semble avoir des choses à dire dans ce domaine… Elle n'est peut-être pas la seule.
Parce que je ne suis pas bien sûr que seule la politique ait à voir avec le sexe…
C'est vrai que nombre de gens, ici, paraissent avoir gardé des cours de gym des souvenirs mitigés… C'est bien dommage, et c'est la preuve d'un divorce peut-être irrécupérable, dans nos sociétés, entre l'esprit (qui niera que les présents sur ce blog sont personnes d'esprit ?) et le corps. Comment réhabiliter un idéal grec antique ? Qui nous rendra Alcibiade ?
Je vous renvoie à ce livre essentiel de Pascal Quignard, le Sexe et l'effroi (trouvez-le dans son édition d'origine, en format à l'italienne à la NRF, l'iconographie est remarquable) sur la façon dont le christianisme a fait divorcer le corps et l'âme, alors que les Grecs et les Romains en pratiquaient admirablement la symbiose (tiens, ce serait une jolie périphrase pour "faire catleya"…).
À cette fin de semaine…
JPB
Ecrit par : brighelli | 07 juin 2007
Je ne vais pas me faire des amis sur ce coup-là, mais j'aime bien dire ce que pense.
J'ai assisté l'autre jour dans ma bonne ville à une causerie de Gonzague Saint Bris et j'ai pu parler un peu avec lui et faire un article.
L'homme vaut beaucoup mieux que sa réputation de personnage mondain et superficiel et je recommande en particulier aux amateurs de romans "Les vieillards de Brighton" paru en 2002 (Grasset/Livre de Poche).
Bon, voilà, je l'ai dit.
Ecrit par : Robin | 07 juin 2007
A Max.
Peut-être que ton CDI est à chier.
Rien que cette abréviation, déjà.
Pourquoi pas SFR ou HLM ?
J’ai rebaptisé le mien ‘‘Bibliothèque scolaire’’.
Bibliothèque, ça a plus d’allure, non ?
Byblos. Le Liban.
Les premières traces d’écriture alphabétique…
http://classes.bnf.fr/dossiecr/in-pheni.htm
Déjà une leçon de géographie et d’histoire avant même d’être rentré.
Il y a quoi, dans ton CDI ? Les Minimoys ? Le livre des Records ?
Ou alors, peut-être y fais-tu un bon boulot, mais les autres cours avec des profs respectueux des instructions officielles sont tellement merdiques, que l’élève n’est plus à même de recevoir quoi que ce soit de consistant, et il rejette.
Il s’oppose, c’est bon signe.
Ecrit par : georges | 07 juin 2007
C'est bien dommage, et c'est la preuve d'un divorce peut-être irrécupérable, dans nos sociétés, entre l'esprit (qui niera que les présents sur ce blog sont personnes d'esprit ?) et le corps. Comment réhabiliter un idéal grec antique ? Qui nous rendra Alcibiade ?
Ecrit par : brighelli | 07 juin 2007
Le judo, vous dis-je, le judo, nomdidiou ! Ou, à la rigueur, la lutte gréco-romaine (mais vous n'aurez pas les japonaiseries).
Et puis, çà peut être très érotique, parfois, le contact des corps , etc. . Je vous passe les détails.
(pour les amateurs d'érotisme, plutôt la lutte, à cause de la tenue ;o) )
Ecrit par : yann | 07 juin 2007
bien entendu il faut lire: nos vétos font et non pas pont et oter le s à intervenant...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 06 juin 2007
Sinon, c'était "les vétos pondent", et il y a une faute d'orthographe quand même, et pusi il ne faut pas croire que nous finissons tous par faire ce genre de choses par mimétisme (pondre, chier dans les CDI, etc.).
Ecrit par : yann | 07 juin 2007
J'ai assisté l'autre jour dans ma bonne ville à une causerie de Gonzague Saint Bris et j'ai pu parler un peu avec lui et faire un article.
L'homme vaut beaucoup mieux que sa réputation de personnage mondain et superficiel et je recommande en particulier aux amateurs de romans "Les vieillards de Brighton" paru en 2002 (Grasset/Livre de Poche).
Bon, voilà, je l'ai dit.
Ecrit par : Robin | 07 juin 2007
C'est amusant que vous parliez de lui. J'ai opéré ce matin en écoutant les gymnopédies et les gnosiennes de Satie.
Vous souvenez-vous de son émission nocturne ponctuée de cette musique ?
"En ce temps-là, j'étais en mon adolescence", et je ne m'endormais jamais avant une ou deux heures du matin ...
Nostalgie, quand tu nous tiens..
Ecrit par : yann | 07 juin 2007
M.. : "gnoSSienne". Et "puis", pas "pusi". Dyslexie ??
Ecrit par : yann | 07 juin 2007
J'ai beaucoup aimé "les Vieillards de Brighton", d'une très grande sensibilité, et parfois désopilant. (Un peu autobiographique)
L'enfant, cherchant un peu de tendresse , se serre contre une ex demi-mondaine qui l'a pris un peu sous sa coupe.
Elle lui dit : "Voyons, mon petit, cite-moi quatre mots commençant par "c".
-"Caresse, maman, bisou, tendresse".
-Mais non, tu n'y es pas du tout ! Crapaud, cloporte, cancrelat, cafard."
De quoi le réconforter !
Son livre sur La Fayette est également remarquable. M'a dit mon mari, qui ne lit que des livres d'histoire.
Le château de Léonard, que les Saint Bris possèdent, est passionnant à visiter, très "didactique". (Lire aussi "L'enfant de Vinci")
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 juin 2007
"Eh Toto, je n'ai aucune intention de te "coller un procès". Il y en a d'autres en d'autres lieux qui le mériteraient, mais toi, non. Ce n'était pas méchant, enfin !
Ecrit par : catmano | 06 juin 2007 "
C'étions pour rire, Cat, mais ici il n'y a pa s trop le ton, je sais bien que ton post n'était pas méchant, le mien non plus ;o))))))))))))))
ps: C'est pas la 'boschier' que tu disais avoir utilisé pour ta fifille ?
Je la trouve nul à 'suer', sauf la progression ...
Mais, toi, tu n'y comprends rien ...
Ecrit par : toto | 07 juin 2007
ps pour le ducon cibil : C'est pas la 'boschier' que tu disais avoir utilisé pour ta fifille ?
Je la trouve nul à 'suer', sauf la progression ...
Mais, toi, tu n'y comprends rien ...
Ecrit par : toto | 07 juin 2007
C'est amusant que vous parliez de lui. J'ai opéré ce matin en écoutant les gymnopédies et les gnosiennes de Satie.
Vous souvenez-vous de son émission nocturne ponctuée de cette musique ?
Le château de Léonard, que les Saint Bris possèdent, est passionnant à visiter, très "didactique". (Lire aussi "L'enfant de Vinci")
C'est si rare d'avoir à faire à des gens intelligents et dépourvus de préjugés... et de ne pas recevoir les coups auxquels on s'attendait !
Vous voulez parler de cette petite merveille qui s'appelle le Clos Lucé, Anne-Marie.
Elle est la propriété des Saint Bris depuis deux siècles, mais on peut le visiter et y voir la chambre de Léonard avec le lit à baldaquin recouvert de velours rouge, la superbe cuisine, le cabinet de travail...
On peut y admirer également ses inventions reconstitués par les ingénieurs d'IBM. Le parc vaut également le détour. Une visite à faire, surtout avec des enfants à partir de 7 ans.
Ecrit par : Robin | 07 juin 2007
ps: C'est pas la 'boschier' que tu disais avoir utilisé pour ta fifille ?
Je la trouve nul à 'suer', sauf la progression ...
Mais, toi, tu n'y comprends rien ...
Ecrit par : toto | 07 juin 2007
ps pour le ducon cibil : C'est pas la 'boschier' que tu disais avoir utilisé pour ta fifille ?
Je la trouve nul à 'suer', sauf la progression ...
Mais, toi, tu n'y comprends rien ...
Ecrit par : toto | 07 juin 2007
C'était déjà nul une fois... Mais ça a l'air de vous plaire, alors, ne vous privez pas! "Bis repetita... ..."
Au fait, quand vous décidez-vous sérieusement à apprendre à lire*?, (à moins que ce soit "Alzheimer" qui vous guette?*) Vous auriez dû avoir le temps, depuis que vous sévissez à "lire et écrire" et ici! Un CP en trois ans, ça fait long! Un cycle entier! Heureusement que vous êtes (vraisemblablement) pour le redoublement!
*J'avais écrit que la mère de ma fille l'avait fait travailler avec " Boscher", et que je n'y voyais ni avantage ni inconvénient, la méthode employée n'ayant pour moi qu'une importance secondaire.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2007
Robin,
Le Clos Luce est effectivement un endroit où les enfants sont invités à la rêverie et ils s'y abandonnent sans retenue,mais que de merveilles autours aussi...personnellement j'ai un coup de cœur pour Villandry ses jardins sont un écrin dont ont admire les reflets moirés et changeant au fil des saisons ...gros coup de foudre aussi pour le château d'Ussé dit château de la belle au bois dormant...Les enfants adorent!
et pour les gourmands je conseille un détour par Vouvray chez Hardouin et pour les amateurs de vins quelques petites escales dans les caves troglodytes...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 07 juin 2007
Toto,
J'utilise moi aussi la méthode Boscher ... J'ai essayé Léo et Léa mais cette méthode je n'accroche pas , je maîtrise mieux Boscher car j'ai inventé des petites histoires drôles qui vont avec et mes enfants et ceux des autres avec lesquels j'ai travaillé en milieu associatif préfèrent. J'avais envisagé d'acheter les 3 cédéroms qui accompagnent la méthode L&L; pour mon fils mais à 59 euros le cdroms il ne faut quand même pas abusé...
le débat sur la méthode remonte à quelques mois sur le blog... il me semble mais je peux me tromper que nous sommes nombreux à penser que ce n'est pas la méthode qui fait l'enseignant comme l'habit n'a jamais fait le moine...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 07 juin 2007
le cdrom sans s soit près de 180 euros les trois...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 07 juin 2007
Ce mercredi, des collègues de mon école, enseignant en cycle 2, (CP CE1 ) ont eu une conférence "pédagogique" de circonscription avec E. Charmeux sur le thème de la lecture.
Rapide impression : peu convaincante, hyper critique sur la syllabique , médiocre conférencière et comme tous ces donneurs de leçons : très culpabilisatrice, beaucoup d'éloges sur Meirieu et son site "magnfique" !
C'est bien !!! continuez comme ça Me Charmeux... Encore d'autres ménages de ce type ...Vous travaillez pour nous !
Ecrit par : patrickinstit | 07 juin 2007
"*J'avais écrit que la mère de ma fille l'avait fait travailler avec " Boscher",
//et que je n'y voyais ni avantage ni inconvénient, //
la méthode employée n'ayant pour moi qu'une importance secondaire.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2007
"
On est bien d'accord, tu es une grosse bille !
Et en plus tu craches sur la méthode que "la mère de ta fille" a utilisée.
" J'ai essayé Léo et Léa mais cette méthode je n'accroche pas "
Je comprends que pour qq'un habituée à la boscher (surtout si tu l'as fait avec tous tes enfants) ça paraît "bizarre", pourtant crois moi, même si un pro peu l'utiliser plus que 'correctement', elle ne vaut pas la méthode L&L; .
Ce n'est pas toi qui dois "accrocher", c'est le gamin ...
Si tu accroches sur 'boscher' c'est bien, mais si ton gamin n'accroche pas, cela ne sert à rien..
Bon app ;)
Ecrit par : toto | 07 juin 2007
toto, je crois que Montaigneàcheval vous a oublié quand il citait les "blogueurs" humoristiquement faibles...
Ecrit par : christophe sibille | 07 juin 2007
Christophe et Toto, je ne me lasse pas de vos échanges "musclés"...
Il suffirait de très peu de choses pour que vous puissiez vous comprendre.
Ecrit par : Maminou | 07 juin 2007
Je viens de finir "Les vieillards de Brighton" et ne résiste pas à l'envie de recopier un passage de l'avant-dernier chapitre.
"Le grand Will" est un vieil écrivain qui a pris l'enfant sous sa protection dans l'asile de vieillard où ses parents l'ont laissé. Je trouve que ce passage n'est pas sans rapport avec notre "vocation" :
"Mission ou transmission ? Enfin il avait formé l'héritier de son savoir. Quand l'enfant grimpa sur ses genoux en lui demandant d'achever l'histoire de la veille, Will eut une inspiration subite :
- En 1870, lorsque Dickens mourut, on raconte qu'un petit garçon demanda : "Monsieur Dickens est mort, est-ce que le père Noël va mourir aussi ?"
Cette phrase me plongea dans une profonde méditation. Je restai silencieux quelques minutes, avant d'interroger des yeux le grand vieillard.
Alors, ce dernier anticipa ma question et me dit :
- Oui, c'est bientôt Noël et tes parents ne vont plus tarder à venir te chercher. N'oublie jamais que tu as vécu parmi nous et, plus tard, si tu peux, souviens-toi un peu de moi. Tâche de poursuivre dans ta vie la part de chemin que je n'ai pu parcourir. Marche doucement car tu marches sur mes rêves.
"Marche doucement car tu marches sur mes rêves."
Ecrit par : Robin | 07 juin 2007
Christophe et Toto, je ne me lasse pas de vos échanges "musclés"...
Il suffirait de très peu de choses pour que vous puissiez vous comprendre.
Ecrit par : Maminou | 07 juin 2007
c'est un peu le sel du blog;):)
il suffirait de presque rien même pas dix années de moins juste quelques mois...Il suffirait juste que Toto relise ce que Christophe a écrit à son arrivée sur le blog et il irait boire ensemble un café à St Germain...
;):)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 07 juin 2007
Toto a écrit L et L....c'est quoi les copains de M et M's??? Parce que les M et M's c'est superbon. Vous savez que ça a remplacé les Tristes Treet's. Ceux qui fondent dans la bouche et pas dans la main.
Si c'est encore une trouvaille pédago de mes deux, Léo et Léa peut-être, alors moi je vous citerai un sommet himalayen de la connerie éducationnelle, la méthode avec laquelle mes gosses ont appris à lire à Pantin; c'était un truc dément, hype, wech!!!!
Gaffi, ça s'appelait. Et ça se chantait. Gaffi, gaffi c'est notre copain, gaffi, gaffi on s'amuse bien.....Mois quand je vois ces méthodes, j'imagine toujours un gros IDEN suant des tempes, chemise boudinant à la ceinture du froc, dans les années 70, avec son Ami 8, dans une école du Blanc-Mesnil. A quatre pattes, en train de jouer avec les mômes. Et une petite fille, Elodie, disons, qui lui dit "Môssieu pourquoi qu't'es gros????"
LE MAÏTRE D'ECOLE avec Coluche. Le personnage de l'inspecteur. Désopilant.
Car, Toto la Ripette, vous me faites tous marrer. Peu importe la méthode, c'est le milieu familial qui fait tout. Mes gosses on aurait pu tout aussi bien leur faire avaler la Méthode Prosciutto ou la Méthode Ogino, de toutes façons ils étaient PREDESTINES à savoir lire et écrire de par leur environemment familial. La solution: simplicissime: investir massivement non pas pour engraisser les IDEN ou les éditeurs ,mais pour faire ce qu'avait réussi Malraux, pour AUGMENTER LE NIVEAU INTELLECTUEL DE TOUTE LA POPULATION. Après quoi, les Vachier, les Léo et Ohlala et le Gaffi, z'auront plus qu'à servir de faf à train, pour les CDI.....
Ecrit par : montaigneàcheval | 07 juin 2007
ilS iraiENT
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 07 juin 2007
Tiens, il m'e vient une idée. Et si on utilisait les jeux de mots. Moi j'avais un pépé très sérieux, très ingénieur à la retraite. Et les dimanches, entre les champignons à la grecque en barquette carton de chez "Héquet, comestibles" et le gigot, dont il bouffait, le salaud, imperturbablement la souris, on a vait le droit au "sel de la langue".
Ainsi, "Que dit un pyromane, en descendant de son wagon de métro? laissez des cendres!!!
ou bien "Pourquoi Yahweh allait-il chercher ses pompiers à Sodome et Gomorrhe?? (non, c'est pas ce que vous pensez, obsédés!!!) eh bien parce que
seau d'eau, mégot mort.
.....et tout à lavement...
Vous ne sauriez croire comment alors se fit ce divin emboîtement de laz langue, comment en moi s'éclaira alors les formidables mécanismes de cette merveille qu'est le français. Nul doute que cela m'a aiguillonné pour lire et écrire.
Et on touche sans doute du doigt une donnée fondamentale de la connerie enseignante: ne jamais rire, toujours z'être sérieux. Comme si être sérieux était être intelligent!!!! Preuve que non.
Ecrit par : montaigneàcheval | 07 juin 2007
.....et tout à lavement...
Vous ne sauriez croire comment alors se fit ce divin emboîtement de laz langue, comment en moi s'éclaira alors les formidables mécanismes de cette merveille qu'est le français. Nul doute que cela m'a aiguillonné pour lire et écrire.
Et on touche sans doute du doigt une donnée fondamentale de la connerie enseignante: ne jamais rire, toujours z'être sérieux. Comme si être sérieux était être intelligent!!!! Preuve que non.
Ecrit par : montaigneàcheval | 07 juin 2007
Réhabilitons Raymond Queneau, Boris Vian, le collège de 'pataphysique et l'Oulipo ! Rien d'autre au programme du lycée !!!
"Exercices de style" et "Zazie dans le métro" au bac !
Ecrit par : yann | 07 juin 2007
MàC, j'adhère en grande partie à votre raisonnement, mais j'ai pu observer que la logique de "l'apprenant" entre quelque peu en ligne de compte.
Sur mes 3 enfants, 2 auraient appris avec n'importe quoi, mais le 3ème avait immodérément besoin de logique.
Et répéter bêtement une phrase par coeur derrière le maître le révoltait.
Il voulait savoir , connaître les éléments qui permettaient de lire ce mot de cette façon et pas d'une autre.
Ensuite, j'ai pu observer ce phénomème sur beaucoup de gamins.
Certains ont plus besoin que d'autres d'une logique toute mathématique pour parvenir à la lecture.
Ecrit par : Maminou | 07 juin 2007
so pour maminou ;)
"toto, je crois que Montaigneàcheval vous a oublié quand il citait les "blogueurs" humoristiquement faibles...
Ecrit par : christophe sibille | 07 juin 2007 "
Par contre toi tu es désopilant, c'est pour cela que je ne le lis que très rarement, (lorsqu'un fouroumeur fait allusion à sa connerie), désolé Pat ;) .
"Peu importe la méthode, c'est le milieu familial qui fait tout."
Màc, désolé (encore une fois) de te dire que tu n'as rien compris aux méthodes de lecture .
Gaffi c'est de la grosse merde, je demande à voir le résultat sur tes gamins, et ce, même si l'environement familliale est là.
Quand tu auras compris ça, tu changeras vite de camp ...
Je te rappelle, vite fait, tes différents petits problèmes de lecture, qui te font perdre le "sens" des choses ....
Médite un chouïe ma poule stp.....
Ecrit par : toto | 07 juin 2007
Bonjour,
Desolee j'avais oublie de mettre mon mail. Comme il n'est jamais trop tard pour bien faire : [email protected]
Merci a tous pour vos reponses. Juste une precision Catmano, vous preconisez une heure par jour, mais pendant combien de semaines ? Comme j'ai parle des vacances scolaires je suppose que vous vous basez sur une periode de 8 semaines ?
Merci encore !
Coralie
Ecrit par : Coralie | 07 juin 2007
"Gaffi c'est de la grosse merde, je demande à voir le résultat sur tes gamins, et ce, même si l'environement familliale est là."
Cela dit, si ils savaient lire AVANT de rentrer au CP, tu ne l'as peut être pas vu....
Renseigne toi bien bien bien :)
Ecrit par : toto | 07 juin 2007
environnement ;)
o ouvert ;)
Ecrit par : toto | 07 juin 2007
Et on touche sans doute du doigt une donnée fondamentale de la connerie enseignante: ne jamais rire, toujours z'être sérieux. Comme si être sérieux était être intelligent!!!! Preuve que non.
MàC
Qui vous dit qu'on ne rit jamais avec les élèves...
Si vous saviez le nombre de fois où je ne pouvais garder mon sérieux quand les gamins faisaient des bêtises que j'avais adoré faire à leur âge...
Tout en leur disant que je préférerais qu'ils ne recommencent pas, bien entendu...
Et il y a toujours les petits malins qui ont le sens de l'humour et qui placent de bons mots au bon moment...
Ecrit par : Maminou | 07 juin 2007
Chiche : si j'ouvrais un fil sur Enseignement et érotisme ? FG semble avoir des choses à dire dans ce domaine… Elle n'est peut-être pas la seule.
....
Comment réhabiliter un idéal grec antique ?
Ecrit par : brighelli | 07 juin 2007
Proposez-vous l'étude de Gide dès l'entrée en sixième en débutant par L'Immoraliste?
Ecrit par : dobolino | 07 juin 2007
Chiche : si j'ouvrais un fil sur Enseignement et érotisme ? FG semble avoir des choses à dire dans ce domaine… Elle n'est peut-être pas la seule.
....
Comment réhabiliter un idéal grec antique ?
Ecrit par : brighelli | 07 juin 2007
Pour le grec je ne sais pas mais pour le latin ça m'aurait bien plu de traduire "L'art d'aimer" d'Ovide. Mais il paraît qu'il ne faut pas parler d'adultère et encore moins d'homosexualité aux "enfants" ...
Ecrit par : PFC | 07 juin 2007
De Robien vient de nous en faire une, posthume, au BO de ce jour : chaque élève se voit doter d'un "livret de compétences" rempli année après année.
http://www.education.gouv.fr/bo/2007/22/MENE0754101D.htm
et
http://www.education.gouv.fr/bo/2007/22/MENE0754088A.htm
On pourra demander à tout djeune : "t'as ton carnet de con à jour ?" et il répondra : "Oui ! J'ai même tous mes timbres depuis le début !"
Le carnet de con où tout le néant acquis est notifié scrupuleusement depuis le début : Ubu en a rêvé, De Robien l'a fait ! En douce ! Post mortem qui plus est ! Chapeau l'artiste !
J'ai failli oublier d'associer Hervé Mariton (ministre de l'outre mer) ! Histoire de rappeler qu'un océan - fût-il alter-hémisphèrique - ne protège pas de la connerie compétentielle.
Ecrit par : dugong | 07 juin 2007
"J'utilise moi aussi la méthode Boscher ... J'ai essayé Léo et Léa mais cette méthode je n'accroche pas ..."
Ah, cet éternel débat sur les méthodes! Quelle tarte à la crème! Et VOTRE méthode vous l'avez essayée? Celles que vous construisez jour après jour, mois après mois, année après année, celle que vous adaptez à des élèves tous aussi différents les uns que les autres et si différents d'une école à l'autre et d'une année sur l'autre... La meilleure des méthodes est bien celle que l'on bâtit soi-même (en bricolant énormément). Pour ma part, je n'ai jamais pu utiliser de manuels scolaires et en CP je partais de livres, de vrais livres : des albums, il y en a de très bons, pour terminer sur des contes classiques en fin d'année, Grimm ou Andersen en livre de poche. Du "syllabisme" (ou de "l'alphabétique") tous les jours, bien sûr. Mon collègue dans la classe à côté utilisait le manuel qu'il avait trouvé dans l'armoire en arrivant, un truc du genre Ratus ou Gaffi, quelle importance : c'est le maître qui enseigne pas les manuels, et tous nos élèves lisaient tout à fait correctement en fin d'année, à part un ou deux irréductibles qui ne relevaient pas entièrement de notre compétence ...
Il n'y a pas de bons ou de moins bons manuels, il n'y que de bons ou de moins bons enseignants ! Et, passez-moi l'expression, qu'on nous lâche la grappe! Qu'on nous fasse confiance et que seul le résultat compte! J'ai bien aimé cette pétition de SLL : "Ni Robien, ni Meirieu"! ( http://www.sauv.net/robienmeirieu.php )
Et pour en revenir au fil original, j'avoue que ce culte de la compétition, du meilleur et du gagnant, m'épouvante vraiment ! Bien dans l'air du temps, c'est vrai... Travailler plus pour gagner plus... Les joggers sont aux commandes. Mais que le chemin est court entre ce " mens sana in sano corpore" et l'arène (de France ?) , le "panem et circenses" pour « morphiniser les révoltes, passer les consciences au bromure » (D Sallenave) ... Il ne me semblait pas non plus que dans l'esprit de Juvénal il soit beaucoup question, pour le sage, de ce "goût de la performance", de cette "envie de se dépasser en dépassant les autres" ! En lecture rapide ( cette globale on la traîne pendant toute sa vie :-) ) j'avais lu : "en écrasant les autres" ...
Eric
Ecrit par : Eric | 07 juin 2007
"J'ai failli oublier d'associer Hervé Mariton (ministre de l'outre mer) ! Histoire de rappeler qu'un océan - fût-il alter-hémisphèrique - ne protège pas de la connerie compétentielle."
Mariton, ex sinistre, est cosignataire du forfait
Ecrit par : dugong | 07 juin 2007
Mademoiselle,
Avez-vous écrit à Darcos ou à de Robien? Si c'est au second, vous pouvez recommencer!
D'autre part, les réponses, dites-vous, tardent à venir? Pas étonnant de la part d'un ministère! Mais elles peuvent encore venir.
Enfin, je me demande si vous avez bien fait ce que je vous recommandais, c'est-à-dire aller voir en même temps le député (UMP si possible) de votre circonscription (avec les législatives, c'était le moment!) et lui demander de transmettre votre courrier au ministre avec un mot de sa part. Les députés sont là pour ce genre d'interventions, surtout quand elles sont amplement justifiées. Sans l'appui d'un député, qui suivra l'affaire, votre lettre ne sera pas examinée tout de suite, c'est sûr. Mais puisque les législatives, ce n'est que dimanche, vous pouvez encore agir!
Ecrit par : Jean | 07 juin 2007
Bonjour,
Finalement j'ai reçu une réponse ce matin du chef de cabinet de Darcos me disant que mon courrier avait été confié au directeur général des ressources humaines... Je n'avais pas écrit au député et maintenant je pense que c'est trop tard puisque mon dossier passait en commission aujourd'hui. La seule chose qu'il me reste à faire c'est de faire une demande de changement d'académie pour ma seconde année de stage qui se profile à l'horizon. Adieu IUFM d'Amiens, que plus jamais je n'y remette les pieds...
Ecrit par : Mademoiselle | 07 juin 2007
On en apprend de belles dans le BO (pour qui sait le lire !)
Ainsi Philippe LACOMBE est nommé directeur de liufumeux du pacifique. Quel lien avec le sujet du fil me direz vous ?
Ce Lacombe est l'auteur d'une somme intitulée : "La planche à voile" dont voici le résumé trouvé sur http://tc.revues.org/document154.html :
"Entre le corps et les techniques se joue une dialectique complexe : l’homme produit le milieu qui l’entoure; la nature et la culture exercent à leur tour des contraintes sur les savoirs et savoir-faire ainsi que sur les représentations sociales. L’étude de la planche à voile et des véliplanchistes inscrit les corporéités techniques humaines —motricité et esthétique— comme produits de culture, en interactions permanentes"
Enfoncés Meirieu, Frako et consorts ! Tous des gamins !
Maintenant qu'on sait l'homme produit le milieu qui l'entoure, doit on vraiment s'étonner que la Terre soit ronde ?
Ubu est notre Roi et Lacombe est son prophète !
Ecrit par : dugong | 07 juin 2007
Ce Lacombe est fort... « C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases ! »
Ecrit par : Lariba | 07 juin 2007
Eric,
Je n'approuve pas SLL quand ils mettent sur le même plan Meirieu et de Robien. D'ailleurs eur pétition a fait choux blanc.
Meirieu est un esprit faux qui n'a jamais eu de responsabilité élective, c'est-à-dire à rendre des comptes. Rien à voir avec de Robien, qui assume des décisions qui engagent des millions de personnes. Meirieu n'assume pas: quand on l'attaque, il se défausse, il botte en touche, ce n'est jamais lui. Meirieu est responsable du saccage de l'école, plus spécialement du collège et de la déconsidération du corps enseignant, qu'il hait. Je ne sache pas que de Robien ait n'a cessé de le faire. Il a tenté de redresser la lecture au CP, et Meirieu lui a répliqué sur-le-champ en ouvrant un site internet pharaonique à sa propre gloire et pour défendre tous les saccageurs (Charmeux, Goigoux, Frackowiak, etc.)(www.meirieu.com).
Vous dites, Erci, qu'il n'y a pas de mauvais manuels. Hélas, vous vous trompez! Prenez les livres actuels de latin au collège. Vous comprendrez pourquoi les élèves détestent de plus en plus cette langue à laquelle ils ne comprennent rien par la faute de la méthode officielle. Quand vous disposez d'un mauel exécrable, c'est-à-dire contre-productif, vous n'avez d'autre choix que d'en changer, fussiez-vous le meilleur professeur du monde, car vous n'y trouvez ni les leçons telles que vous les souhaiteriez ni les exercices dont vos élèves auraient besoin. J'ai fini par envoyer par-dessus bord, pour ma part, les manuels récents de latin de 4ème, confusionnels à souhaits, désespérants pour les élèves, et j'ai repris le vieux Gerald Bloch 6ème de... 1962. et mes élèves ont retrouvé le goût au latin qu'ils étaient en train de perdre. Item pour le français: il est de salubrité publique de prier ses élèves de collège, en début d'année, de laisser chez eux les manuels qu'on leur a distribués, avec lesquels ils n'apprendront rien, et de faire le cours soi-même, grammaire et explications de textes. Ces manuels sont construits ("construits" est ici un abus de langage!) en "séquences". Ils respirent le conformisme idéologique, ils le transpirent, ils en étouffent. Ils étouffent aussi le goût des enfants pour la français, cette discipline qui, pourtant , devrait être si proche de leur coeur, de leur âme.
Les "séquences" sévissent aussi en langues anciennes. Je me suis promené récemment sur le site de la CNARELA (l'association nationale des professeurs de langues anciennes) et j'y ai découvert avec amusement que toutes les contributions pédagogiques que l'on y trouve prennent bien soin de signaler leur construction en "séquences". Les "séquences", ça fait intelligent! Il n'y a pas, sur le site de la CNARELA le moindre commencement de début de doute sur le bien-fondé des "séquences". Les "séquences" vont de soi.
Eh bien non, pour ma part, je prétends que les "séquences " ne vont pas de soi...
Ecrit par : Jean | 07 juin 2007
Jean écrit : "Je n'approuve pas SLL quand ils mettent sur le même plan Meirieu et de Robien. D'ailleurs leur pétition a fait choux blanc."
D'abord, De Robien vient de se hisser au moins au niveau de Meirieu en inventant le carnet de con (voir plus haut).
Ensuite, le choux, même blanc, ne fait pas pétition quand on sait le (la) préparer.
Ecrit par : dugong | 07 juin 2007
Mademoiselle,
Je trouve que vous vous résignez un peu vite. Il n'est pas du tout trop tard pour saisir votre député et contester la décision de la commission.
Tous les IUFM se ressemblent (c'est partout la même ambiance dégueulasse) et je ne vois pas l'intérêt de recommencer votre année.
Téléphonez d'urgence à Charles Coutel, qui à ma connaissance était (est encore?) professeur de philosophie à l'IUFM d'Amiens. Il vous conseillera utilement , je pense.
Ecrit par : Jean | 07 juin 2007
Il ne faut pas "écrire", Mademoiselle, à votre député, il faut "aller le voir" et "lui parler". L'effet n'est pas du tout le même.
Ecrit par : Jean | 07 juin 2007
"Ce Lacombe est fort... « C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases ! »"
Très fort, en effet. On devrait projeter les Tontons Flingueurs dans tous les IUFM (y compris celui de Papetee), faire apprendre l'intégralité du dialogue à tous les impétrants et le consigner dans leur carnet de con.
Ecrit par : dugong | 07 juin 2007
Jean,
Qu'entendez-vous exactement par "séquences" ? Pour moi, il s'agissait simplement de l'ensemble des heures consacrées à un même "objet d'étude".
Le problème n'est-il pas la notion de "décloisonnement" ? (et également le contenu des "objets d'étude").
Ecrit par : PFC | 07 juin 2007
J'avais oublié Montauban. Impardonnable !
Très fort, en effet. On devrait projeter les Tontons Flingueurs dans tous les IUFM (y compris ceux de Papetee et de Montauban), faire apprendre l'intégralité du dialogue à tous les impétrants et le consigner dans leur carnet de con.
Ecrit par : dugong | 07 juin 2007
"Qu'entendez-vous exactement par "séquences" ? Pour moi, il s'agissait simplement de l'ensemble des heures consacrées à un même "objet d'étude".
Le problème n'est-il pas la notion de "décloisonnement" ? (et également le contenu des "objets d'étude")."
Oh JPB, ton blog fout le camp ! Y en a même qui y révise en douce leur certif de meirieutique... Ouvaton ?
Ecrit par : dugong | 07 juin 2007
"Le livret de compétences", dugong, est en effet une invention stupide. Mais n'est-elle pas l'oeuvre des hauts fonctionaiires inamovibles et meiriolisants qui font (pour combien de temps encore?) la pluie et le beau temps au ministère, ceux que Marc Le Bris appelle la Nomenklatura pédagogiste? Quand Darcos parle de "nettoyer les couloirs de la rue de Grenelle", "au karcher s'il le faut" (voyez son entretien avec JPB sur un des fils précédents), c'est évidemment ces gens-là qu'il vise, toujours pleins de bonnes idées, mais seulement des idées, comme disait Coluche...
Je persiste à penser que, malgré tout, le "livret de compétences" n'est qu'un gadget, qui finira par connaître le même sort que d'autres bêtises immondes telles que l'heure de vie de classe, la note de comportement, le conseil pédgogique mort-né, et bientôt feue l 'option de découverte professionnelle de 3 heures en Troisème, nouveauté tonitruante de la loi d'orientation, mais pour laquelle le ministère annonce d'ores et déjà qu'il n'a pas de quoi la financer, façon habile, à mon sens, de freiner des quatre fers parce qu'on s'y est aperçu que c'était de la foutaise...
Meirieu a saccagé en profondeur l'esprit de millions d'élèves, découragé les professeurs, qu'il hait, fanatisé des masses de demi-intelligents qui ont bêtement appliqué sa doctrine. De Robien sera vite oublié, pas Meirieu! La dimension des deux personnages, leur pouvoir de nuisance n'ont aucune commune mesure. Allez sur le site de Meirieu, vous comprendrez.
Ecrit par : Jean | 07 juin 2007
"Allez sur le site de Meirieu, vous comprendrez."
Ah non. En tant que dugong, nul ne peux me forcer à naviguer sur meirieu.com (préambule de la future charte de protection des espèces en voie de disparition).
Ecrit par : dugong | 07 juin 2007
Merci pour votre long message, Eric... On se sent moins seul. Evidemment que les enseignants priment sur les méthodes!
Jean-Paul, après le fil sur l'érotisme, ou avant, ou en même temps, pourquoi ne pas en ouvrir un sur l'humour, vertu cardinale s'il en est, nécessaire pour être un bon enseignant. Quelle que soit la forme qu'il prenne, (l'humour, mais aussi le fil!)
Ecrit par : christophe sibille | 07 juin 2007
J'ai moi aussi entendu Darcos prétendre que le bac n'était en rien dévalué et restait un examen exigeant. Si certains croyaient qu'on allait en finir avec l'hypocrisie et la démagogie, ils pourront déchanter. On ne va tout de même pas, à trois jours du bac, dire aux parents stressés que ce dernier ne vaut plus tripette, sauf pour ceux qui auront une mention bien ou très bien, et encore. Avez-vous remarqué, d'ailleurs, cette inflation des mentions, qui n'est certes pas seulement liée à l'augmentation du nombre des candidats? C'est par dizaines que se comptent les TB dans les académies.
À l'intention spéciale de Ch. Sibille (de Panzoust), ces bonnes vieilles blagues éculées : quel est le comble du musicien?
C'est d'introduire un long morceau dans un concours, car plus le morceau est long, plus le concert dure.
Pourquoi les filles du Nord / Pas-de Calais ne sont-elles plus vierges à 12 ans ?
Parce que le concerto en sol mineur.
ça nous rajeunit, nicht wahr ?
Et quant au carnet de con-pétance de De Ronul, l'élève conchieur de CDI mérite une mention d'excellence.
Vivement la réforme de l'ensaignement.
Ecrit par : mouron rouge | 07 juin 2007
Si j'osais :
Meirieu, pour un dugong, ça ne veau caudale (la vache de mer a naturellement son veau sous la mer).
Par contre, le Lacombe, faudrait pas qu'il me tombe sur la caudale ...
Ecrit par : dugong | 07 juin 2007
"Christophe et Toto, je ne me lasse pas de vos échanges "musclés"...
Il suffirait de très peu de choses pour que vous puissiez vous comprendre."
Ecrit par : Maminou | 07 juin 2007
Votre message est pavé de bonnes intentions, Maminou. Mais je crains ne pas être assez bon pédagogue, et j'attache peut-être trop d'importance aux contenus, pour qu'une telle issue soit possible.
Ecrit par : christophe sibille | 07 juin 2007
"Il n'y a pas de bons ou de moins bons manuels, il n'y que de bons ou de moins bons enseignants !"
Meirieu, je t'ai reconnu.... :)
"La meilleure des méthodes est bien celle que l'on bâtit soi-même (en bricolant énormément). "
Combien d'année de désastre avant d'avoir ton premier élève sachant lire 'correctement' (si premier il y a eu ?)
"Mon collègue dans la classe à côté utilisait le manuel qu'il avait trouvé dans l'armoire en arrivant, un truc du genre Ratus ou Gaffi, quelle importance : c'est le maître qui enseigne pas les manuels, et tous nos élèves lisaient tout à fait correctement en fin d'année, à part un ou deux irréductibles qui ne relevaient pas entièrement de notre compétence ... "
Sûr, là, c'est Meirieu :o)))))))))) Et menteur comme pas deux !
J'ai envie de te traiter de trou du cul ... Je peux ?
Ecrit par : toto | 07 juin 2007
Eh bien, dugong, n'y allez pas!
Continuez à ignorer, espèce d'obstiné, que "Nul ne peut contraindre un élève à apprendre." (premier, ou deuxième, je ne sais plus, "principe" de la pédagogie selon Meirieu) et à vous entêter à obliger vos élèves à travailler, au lieu de consacrer des jours, des semaines, une vie à méditer sur la profondeur philosophique insondable (d'ailleurs réellement insondable...) de cet oracle!
Ecrit par : Jean | 07 juin 2007
"J'ai failli oublier d'associer Hervé Mariton (ministre de l'outre mer) ! Histoire de rappeler qu'un océan - fût-il alter-hémisphèrique - ne protège pas de la connerie compétentielle."
Mariton, ex sinistre, est cosignataire du forfait
Ecrit par : dugong | 07 juin 2007
Ne dites pas de mal de mon député et futur député! Mais alors! Il va se venger sur ceux de sa circonscription si ça lui revient aux oreilles.
Ecrit par : dobolino | 07 juin 2007
"Entre le corps et les techniques se joue une dialectique complexe : l’homme produit le milieu qui l’entoure; la nature et la culture exercent à leur tour des contraintes sur les savoirs et savoir-faire ainsi que sur les représentations sociales. L’étude de la planche à voile et des véliplanchistes inscrit les corporéités techniques humaines —motricité et esthétique— comme produits de culture, en interactions permanentes"
Le pire, c'est que ce n'est pas un canular. mais pas du tout. Voilà au contraire qui illustre ce que je disais plus haut: les cons, pour avoir l'air intelligents, font dans le sérieux. La corporeïté.....magnifique!!! LINGUA TERTII IMPERII. Corporéïtude. C'est qui ce Lacombe Lucien??? Il existe vraiment???? J'ai peine à le croire. Si c'est le cas, il y a de quoi saisir le Tribunal pénal International pour crime contre l'intelligence. Allez, qui voudra bien avouer que c'est une farce???
Ecrit par : montaigneàcheval | 07 juin 2007
Et ne protège même pas de la connerie compétentielle un Mariton qui est, il faut le souligner, polytechnicien. Il pense certainement que ce qui a convenu à sa haute et brillante intelligence n'est pas pour tout le monde...
Ecrit par : dobolino | 07 juin 2007
Et ne protège même pas de la connerie compétentielle un Mariton qui est, il faut le souligner, polytechnicien.
Ecrit par : dobolino | 07 juin 2007
Clémenceau ne disait-il pas "Vous voulez empêcher l'Allemagne de se redresser ? Créez-y une Ecole Polytechnique !".
Ecrit par : Japhet | 07 juin 2007
"Qu'entendez-vous exactement par "séquences" ? Pour moi, il s'agissait simplement de l'ensemble des heures consacrées à un même "objet d'étude".Le problème n'est-il pas la notion de "décloisonnement" ? (et également le contenu des "objets d'étude")" écrit PFC.
Bien sûr ! Une "séquence", c'est le terme pompeux qui regroupe l'ensemble des "séances" consacrées au même auteur ou au même groupement. En clair : après ma séquence sur le roman, je passe à celle sur le théâtre. Pas de quoi fouetter un chat (j'ai bien écrit "un", Montaigne et les autres...)
Evidemment, "séquence didactique" suppose qu'on ait défini des objectifs patati patata, et c'est là que tout commence à se gâter parce qu'on se paie de mots le plus souvent ... au lieu de reconnaître simplement que l'objectif c'est le baccalauréat, et d'adapter son enseignement en conséquence, quoi que l'on pense in petto des épreuves de l'EAF (personnelllement, beaucoup de mal) et du bac en question, qui n'a hélas plus grand sens.
Le vrai problème, c'est effectivement le "décloisonnement", -- calamiteuse consigne qui interdit, si je me souviens bien, de mes années -lycée, de consacrer des cours à part à la grammaire ou à l'orthographe --, et les programmes genréregistres du bon docteur Viala, programmes dont j'aimerais bien qu'on nous débarrassât au plus vite, ne serait-ce que pour voir arriver en post-bac des élèves qui savent un peu ce qu'est la littérature, réduite à l'état de "message" que "l'auteur nous fait passer" et gnagnagna... Grrrraorrrr... de quoi transformer un paisible prof de prépa en lion de la Metro-Goldwin-Mayer.
Ecrit par : FGuichard | 07 juin 2007
"un paisible prof de prépa" : n'est pas un oxymore ? Ceux que j'ai connus étaient plutôt hargneux...
Ecrit par : Japhet | 07 juin 2007
Éric vous détournez une de mes phrases et pour une fois c'est pour une bonne cause, je suis entièrement d'accord avec vous...en l'occurence je ne faisais que répondre à Toto et sachez simplement que je ne suis pas enseignante juste celle de mes enfants que j'ai choisi de ne pas confier à l'école, je n'ai pas besoin d'une garderie. et je me répète, la méthode ne fait pas l'enseignant comme l'habit ne fait pas le curé , il y en a quand même un certains nombre de défroqués...j'espère que ceux qui ici ont la foi ne me tiendront pas rigueur de ces derniers propos et les considère avec humour...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 07 juin 2007
considèrENT
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 07 juin 2007
Jean a écrit : "Eh bien, dugong, n'y allez pas!
Continuez à ignorer, espèce d'obstiné, que "Nul ne peut contraindre un élève à apprendre." (premier, ou deuxième, je ne sais plus, "principe" de la pédagogie selon Meirieu) et à vous entêter à obliger vos élèves à travailler, au lieu de consacrer des jours, des semaines, une vie à méditer sur la profondeur philosophique insondable (d'ailleurs réellement insondable...) de cet oracle!"
Il y a comme un malentendu ! Qu'est ce qui, dans ma prose, a pu, une seule seconde vous faire penser que j'étais un émule de Meirieu ?!
Il faut taper sur ces petits faiseurs mais avec allégresse !
Ecrit par : dugong | 07 juin 2007
Clémenceau ne disait-il pas "Vous voulez empêcher l'Allemagne de se redresser ? Créez-y une Ecole Polytechnique !".
Ecrit par : Japhet | 07 juin 2007
Oui, mais, depuis, on a créé l'ENA, le must du must. Du coup, le polytechnicien est devenu fort aimable.
Ecrit par : dobolino | 07 juin 2007
Clémenceau ne disait-il pas "Vous voulez empêcher l'Allemagne de se redresser ? Créez-y une Ecole Polytechnique !".
Ecrit par : Japhet | 07 juin 2007
Oui, mais, depuis, on a créé l'ENA, le must du must. Du coup, le polytechnicien est devenu fort aimable.
Ecrit par : dobolino | 07 juin 2007
Mais quand un polytechnicien rentre à l'ENA ?
Ecrit par : Japhet | 07 juin 2007
"un paisible prof de prépa" : n'est pas un oxymore ? Ceux que j'ai connus étaient plutôt hargneux...
Ecrit par : Japhet | 07 juin 2007
Les miens étaient paisibles et méthodiques, mais c'était y'a longtemps... et ils sentaient pas bon.
Si, FGuichard, ils sentaient bon! Rassurez-vous.
mon prof de Sci Nat ne fumait jamais que trois paquets de gauloises sans filtre dans l'après-midi entre nos trois heures de cours et les deux colles d'une heure qui suivaient. (60/5; ça ne fait jamais que douze clopes par heure)
C'est vrai qu'une fois, il a essayé de pas fumer et il était salement hargneux.
Ecrit par : dobolino | 07 juin 2007
Le vrai problème, c'est effectivement le "décloisonnement", -- calamiteuse consigne qui interdit, si je me souviens bien, de mes années -lycée, de consacrer des cours à part à la grammaire ou à l'orthographe...
Et, ce qui est encore plus grave, au collège. l'enseignement en séquences (les "séquences didactiques") est incompatible avec un apprentissage systématique, construit, progressif, efficace de la grammaire, de la conjugaison et de l'orthographe.
Il s'agit de prendre un texte comme "prétexte" pour faire un peu de tout ; c'est très satisfaisant pour l'enseignant car cela lui permet de briller à peu de frais (en particulier en cas d'inspection) et de ne pas trop se fatiguer en cours.
On juge l'arbre à ses fruits et les résulats, au bout de dix ans (les séquences ont été introduites au collège en 1996 si je me souviens bien) sont là : les élèves ne connaissent plus leur propre langue.
C'est une dictature inepte, le dictature de l'ignorance et du snobisme intellectuel signe Meirieu and co.
Les séquences à la poubelle !
Ecrit par : Robin | 07 juin 2007
Mais quand un polytechnicien rentre à l'ENA ?
Ecrit par : Japhet | 07 juin 2007
Terrible. j'ai un petit frangin polytechnicien (X-Mines) qui caressait ce projet. Son papa (le mien) lui a dit: "Tu choisis, l'ENA ou ton père! polytechnique, c'est amplement suffisant."
Ceci dit, le gars en question, charmant cela va sans dire, n'a nul besoin d'aller à l'ENA pour ressembler à celui qui en sort.
Comme quoi, y'a pas besoin de faire l'ENA, il suffit d'en avoir envie.
Ecrit par : dobolino | 07 juin 2007
Editorial du café pédago
Après la visite à FCPE, nous sommes bien vite fixés sur Darcos (qui n'avait rien trouvé de mieux que de commettre un livre d'entretiens avec Meirieu).
"Deux voix pour une école", aux éditions Desclée de Brouwer
Darcos : Qui paiera la note ?
Après Gilles The Exterminator, aurions-nous Xavier The Pacificator ? A l'issue de la première conférence de presse du nouveau ministre de l'éducation nationale, le 6 juin, on peut se poser la question.
C'est d'abord que l'homme est sympathique. Il est drôle et pratique l'auto-dérision. Ca change de Fillon. Il se méfie de la nostalgie de l'Ecole d'antan. Ca change de Ferry. Il connaît ses dossiers. Ca change de Robien.
Et X. Darcos est rassurant. A propos du bac il rappelle sa valeur. "Je ne participe pas à ce discours sur le bac dévalué…Le bac est un véritable examen qui n'est pas bradé" a-t-il déclaré. Certes les lycéens font davantage de fautes dans leur dictée. Mais finalement ils savent des choses que les générations précédentes ignoraient. Ainsi se définit l'équilibre entre la tradition et la modernité…
Ecrit par : Guillaume | 07 juin 2007
Et X. Darcos est rassurant. A propos du bac il rappelle sa valeur. "Je ne participe pas à ce discours sur le bac dévalué…Le bac est un véritable examen qui n'est pas bradé" a-t-il déclaré. Certes les lycéens font davantage de fautes dans leur dictée. Mais finalement ils savent des choses que les générations précédentes ignoraient. Ainsi se définit l'équilibre entre la tradition et la modernité…
Ecrit par : Guillaume | 07 juin 2007
Donc, comme prévu, rien ne changera?
Ecrit par : dobolino | 07 juin 2007
Je connaissais Guillaume le Conquérant mais voilà Guillaume le malcomprennant !
"Darcos (qui n'avait rien trouvé de mieux que de commettre un livre d'entretiens avec Meirieu)."
D'autres ici ont accepté de dialoguer avec Meirieu (après tout c'est un être humain). Dialoguer ne signifie pas tenir le micro ni tailler d'amicales bavettes.
Lisez donc http://ecolesdifferentes.free.fr/debatdepasse.html
Si vous voulez vraiment attaquer Darcos, faites le sur des bases plus solides.
Ecrit par : dugong | 07 juin 2007
Pas de crime de lèse-Darcos parce que c'est un pote de Brighelli ?
Tout ce que j'ai pu lire de lui par le passé ne m'a guère rassuré.
Je n'attends rien du couple Pécresse/Darcos.
Quant à dialoguer avec Meirieu...parce que c'est un être humain, d'autres ici n'accepteront jamais de dialoguer avec Le Pen pour ce seul motif (peu solide lui aussi).
Ecrit par : Guillaume | 07 juin 2007
http://ecolesdifferentes.free.fr/debatdepasse.html
Des mots...nous verrons aux actes.
Pour l'instant le ministre dit :
"Je ne participe pas à ce discours sur le bac dévalué…Le bac est un véritable examen qui n'est pas bradé" a-t-il déclaré. Certes les lycéens font davantage de fautes dans leur dictée. Mais finalement ils savent des choses que les générations précédentes ignoraient. "
C'est du discours pédago à plein nez. Point.
Ecrit par : Guillaume | 07 juin 2007
C'est du discours pédago à plein nez. Point.
Ecrit par : Guillaume | 07 juin 2007
En êtes-vous étonné? Les facs doivent être des lieux de vie épanouissants et le bac est un vrai examen!
La rupture vous disait-on!
Tan qué vire, faï des tours.
Ecrit par : dobolino | 07 juin 2007
Je n'avais guère d'illusions mais je crains fort d'être déçu encore plus vite que je ne le pensais.
A propos de Pécresse, pas triste non plus cette héritière à Bourdieu, je cite :
Gouvernement Sarkozy mal parti (2ème épisode) : la réforme des universités
On nous parle d'autonomie des universités, pourquoi pas ? Mais on n'exclut de ce champ les deux tabous français : la sélection à l'entrée et les droits d'inscriptions.
Autrement dit : on ne règle pas les deux problèmes essentiels, je dirais même existentiels, de l'université française : c'est gratuit et tout le monde peut y aller, ça veut dire que ça ne vaut rien.
Après, qu'on ne se s'étonne pas qu'une part importante des étudiants se comporte comme des touristes et qu'il y ait un taux d'échec hors du commun dans les premières années, où se fait la sélection qui aurait du se faire à l'entrée.
Pourquoi fait on en deux ans ce qui pourrait se faire en une semaine de concours ? Au nom de quoi fait-on perdre tout ce temps à tant de gens ?
Pas au nom d'une conception supérieure de l'homme et du savoir, non, pas du tout. On fait cela au nom d'un conservatisme mou mais très résistant, d'une idée reçue : en France, il y aurait un tabou sur la sélection à l'entrée de l'université.
Elle est belle, l'intelligence française !
Ecrit par : Guillaume | 07 juin 2007
"Sûr, là, c'est Meirieu :o)))))))))) Et menteur comme pas deux !
J'ai envie de te traiter de trou du cul ... Je peux ?"
Si ça peut te défouler...
Mais tu as tout faux! Plus proche du GRIP et de SLECC (ce qui me retient c'est l'aspect "mouvement pédago...gique" : rien que le mot me donne mal à la tête et vous n'avez pas ou pas voulu voir un petit mot pourtant essentiel : "bricolage") que de SOS Education! C'est tout.
A propos, une colle, peut-être, ces instructions officielles sur la lecture ont-elles été dictées par un Meirieu ou par le simple bon sens? Elles datent de quand selon toi ?
"À l'école primaire, l'enseignement de la lecture sert à deux fins. Il met entre les mains de l'enfant l'un des deux outils - l'autre étant l'écriture - indispensables à toute éducation scolaire. Il lui donne le moyen de s'initier à la connaissance de la langue et de la littérature françaises.
C'est d'abord la première de ces deux fins qui est visée. L'enfant ne peut rien apprendre s'il ne sait pas lire ; il n'apprend rien volontiers s'il ne sait pas lire aisément. Il faut donc lui donner le plus vite possible l'habitude de lire sans effort, et l'on ne peut pas lui donner cette habitude sans multiplier les exercices. Voilà pourquoi nous exigeons qu'au cours préparatoire l'enfant consacre à la lecture le tiers de son temps, dix heures par semaine, deux heures par jour, soit quatre séances d'une demi-heure, deux le matin et deux l'après-midi.
Nous ne préconisons aucune méthode la meilleure sera celle qui donnera les résultats les plus rapides et les plus solides. Entre la méthode d'épellation et la méthode syllabique ou la méthode globale, nous ne faisons aucun choix ; des expériences se poursuivent qui décideront. Toutefois, les procédés qui nous paraissent devoir l'emporter sont ceux qui amènent l'enfant à s'intéresser à cette tache ingrate qui consiste à associer des sons et des formes sans rapport apparent. Par suite, ceux qui font appel à son besoin de mouvement ont les plus grandes chances d'être féconds. Et telle est probablement la raison du succès de la méthode phonomimique, malgré sa bizarrerie. L'essentiel est que l'enfant prenne plaisir à cet apprentissage difficile. S'il y prend plaisir, en y consacrant le temps fixé par le programme nouveau, au bout de trois mois il saura lire et au bout de l'année il saura lire couramment."
Jean, je ne polémiquerai pas à propos de de Robien. D'une part, si les recettes (souvent) imposées de la bande à Meirieu n'ont rien donné de bon, celles qui sont plus ou moins "légiférées" depuis plusieurs mois - beaucoup à dire par exemple sur Bentolila, l'auteur de Gaffi qui revient de loin, tout de même - auront le même effet : parce qu'elles seront également imposées! D'autre part, ces politiciens nous gouvernent - et les "experts" dont ils s'entourent - depuis des décennies et nous sommes au bord du gouffre. Car tout de même, c'est bien la stratégie de Lisbonne qui donne le "la", pas autre chose : allez jeter un oeil sur un site comme celui auquel collabore Nico Hirtt, chez nos voisins belges, il y a matière à réfléchir ( http://www.ecoledemocratique.org/ ) Un petit coup de pouce - et celui de la carte scolaire n'est pas innocent - et c'en est fini de l'école publique... Mais dans le fond il y a peut-être ici des adeptes des méthodes blairistes en matière d'enseignement. Ce qu'en disait un certain Darcos en 2003, ça ne vous dit rien :
" Xavier Darcos, Ministre délégué à l'enseignement scolaire, à Libération, 27/01/2003
"La notion de communauté scolaire prend (en Angleterre) un tout autre sens qu'en France. Les personnes qui travaillent dans les établissements scolaires sont tour à tour enseignant, assistante sociale, orientateur, travailleur social, intermédiaire vis-à-vis des familles ou du quartier... Cette polyvalence crée d'emblée un état d'esprit différent ; j'ai senti des relations plus naturellement respectueuses qu'en France, moins marquées par la hiérarchisation des rapports. De même, évidemment, que la présence continue de tous les adultes, enseignants compris ces derniers passent 32 heures et demie par semaine dans leur établissement. Tout cela est à l'évidence efficace pour améliorer le comportement des élèves. Quand je parle de rouvrir le dossier du métier d'enseignant, je pense à ce genre de questions."
Ecrit par : Eric | 08 juin 2007
Guillaume a écrit : "Pas de crime de lèse-Darcos parce que c'est un pote de Brighelli ?"
Bien qu'adepte des tontons, je n'ai pas l'âme d'un porte flingue de Brighelli.
Un ministre de l'EN qui voudrait réellement réformer se doit d'être malin, manoeuvrier et fin connaisseur de la boutique. Ce n'était pas le cas du gros con de géochimiste ni de l'inoubliable auteur du carnet de con à titre posthume. N'oubliez pas que les pédagogistes sont au pouvoir (je parle du pouvoir réel) : vaseux mais invasifs, ils sont partout et nuisibles jusqu'à la retraite (dans tous les sens du terme, y compris dans le pacifique !). Leur pouvoir de nuisance est et retera grand avec une durée de vie plus grande que celle d'un ministre.
Ecrit par : dugong | 08 juin 2007
Eric, vous êtes fou! Sur le site de "l'école démocratique", il y a, entre autres, une pub pour un livre de Meirieu avec, arghhhhhh, une photo du susdit! Vous voulez vraiment faire mourir les trois quarts du blog d'apoplexie? Avec qui va t-on discuter de sexualité, de pinard, d'humour, de contrepet, après un tel forfait?
Blague à part, je souscris totalement à vos propos.
Ecrit par : christophe sibille | 08 juin 2007
A votre place, FGuichard, j'abandonnerais carrément le mot "séquences", si insupportablement connoté "pédago" et "allégeance idéologique", et je le remplacerais sans vergogne par un mot simple et clair, "chapitre", par exemple. C'est ce que javais fait lorsque j'ai fait un petit tour en lycée , la première année des "objets d'étude"! Dans mon descriptif, je m'étais bien gardé de parler de "séquences". Impossible! Au-dessus de mes forces! D'ailleurs, aux conseils de classe, je m'étais fait régulièrement allumer par le connard de service de la FCPE, qui relayait les "inquiétudes des parents pour le bac", car il s'était répandu comme une traînée de poudre que je n'enseignais pas en "séquences". Que mon enseignement fût vraiment formateur, ils s'en foutaient comme d'une guigne; ce qui les travaillait, c'est que j'étais rebelle à l'idéologie de la FCPE et de ses petits copains pédagos!
Dugong, je suis tout à fait de votre avis à propos de Bentolila, qui vient nous casser les pieds avec ses considérations vaseuses et ses propsitions débiles. Je me demande qui a imposé à de Robien de faire appel à ce phraseur creux. Comme vous le dites, les pédagos sont encore bien enkystés dans la place!
Quant à votre avis sur le triste Meirieu, j'ai bien compris que vous aviez pour ce personnage incertain et ipsomonomane la même estime que moi. Je soulignais ironiquement - enfin, j'essayais - tout ce que vous perdiez en n'allant pas sur le site de Meirieu: la révélation exclusive que tous vos efforts, ni les miens, pour instruire vos élèves ne servent à rien puisque "Nul ne peut forcer un élève à apprendre", et donc qu'il conviendrait de fermer au plus vite les écoles.
Ecrit par : Jean | 08 juin 2007
Pour décoder "le bouffon de coeurs", nous avons cherché à trois: mon mari, mon fils et moi. Exhiber la traduction , c'est arracher les voiles du lyrisme, voyons ! sauvegardons le mystère...
Si vous y tenez, je donnerai quelques indices, sans plus. Les archeéologues amateurs qui ont l'habitude de" mettre les produits de leurs fouilles dans des caisses" devraient pouvoir décoder . Bah, c'est toujours l'histoire de la vivifiante cheville du " Tiers livre " de Rabelais. La cheville en charpente,c'est un détail important.
Robin, il exixte une biographie de Marguerite Audoux par Bernard- Marie Garreau, Ed.Taillandier, que j'ai pu me procurer au musée d'Aubigny su Nère seulement. Je possède aussi les actes d'un récent colloque " Le territoire de Marguerite Audoux" 181 pages, 16 euros, Ed. de L'Harmattan, 2005.
Dites donc, les autres, j'ai été documentaliste de 72 à 89. Ce n'était pas "pipi,caca,boudin" tout de même ! Vraiment ça sent les vacances sur le blog et ça s'agite au fond de la classe. Souvenir que me veux-tu ?
Bonne journée.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 juin 2007
Ah les séquences... Il y a des profs de langue dans la salle ? Qui connaît le Cadre Européen de Référence ou plus IUFMien le CECR ? ENCORE UNE SOMBRE FOUTAISE QUI NIVELLE LE NIVEAU PAR LE BAS!!!
Ecrit par : Mademoiselle | 08 juin 2007
En zappant chez l'ennemi, j'ai trouvé l'éditorial du café pédagogique : "de l'utilité du plagiat". Un vrai régal pour l'esprit : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/08062007Accueil.aspx
Bon appétit !
Ecrit par : yann | 08 juin 2007
Robin, il exixte une biographie de Marguerite Audoux par Bernard- Marie Garreau, Ed.Taillandier, que j'ai pu me procurer au musée d'Aubigny su Nère seulement. Je possède aussi les actes d'un récent colloque " Le territoire de Marguerite Audoux" 181 pages, 16 euros, Ed. de L'Harmattan, 2005.
Oui, je connais le musée dédié à Marguerite Audoux, à Aubigny-sur-Nère, la ville écossaise aux belles maisons médiévales...l'un des plus jolis villages de France...sur la route de paris, à une quarantaine de km. de Bourges.
C'est aussi le pays d'Alain-Fournier...La Sologne mystérieuse avec ses paysages rêveurs aux parfums de sable et de pin.
J'ai lu le livre de Bernard-Marie Garraud, le grand spécialiste de Marguerite Audoux pour préparer avec mon épouse, professeur de musique le prix Marguerite Audoux au collège qui porte son nom à Sancoins, sa ville natale.
J'ai beaucoup aimé Marie-Claire et l'Atelier de Marie-Claire. Marguerite Audoux devait être une amie merveilleuse. Elle a été atterrée par la mort son grand ami Alain-Fournier au tout début de la guerre de 14.
J'ai écrit plusieurs articles sur ces deux écrivains que j'aime particulièrement.
Il y a eu un une exposition à la Médiathèque et un colloque l'année dernière au lycée Alain-Fournier à Bourges sur Alain-Fournier et Jacques Rivière.
Le grand Georges Steiner était venu spécialement d'Angleterre pour une causerie d'une demie heure sur le thème de l'amitié (en rapport avec la correspondance entre Jacques Rivière et Alain Fournier dont l'intégralité venait d'être léguée à la ville de Bourges)...Un grand moment !
Ecrit par : Robin | 08 juin 2007
"Soyons donc reconnaissants aux tricheurs de demander à l'Ecole sans cesse d'affronter ses défis."
Lamentable.
Ecrit par : Robin | 08 juin 2007
‘L'enfant ne peut rien apprendre s'il ne sait pas lire’
comment va-t-il apprendre à lire alors ? J
‘Nous ne préconisons aucune méthode la meilleure sera celle qui donnera les résultats les plus rapides et les plus solides. Entre la méthode d'épellation et la méthode syllabique ou la méthode globale, nous ne faisons aucun choix ; des expériences se poursuivent qui décideront.’
Désolé, mais j’en ai marre que l’on fasse des ‘expériences’ sur les gamins … Il serait bon, àmha, de préciser quelles sont les meilleures méthodes, et là dessus je serai intransigeant, tu ne peux pas dire que RATUS ou GAFFI ou RIBAMBELLE sont de ‘bonnes’ méthodes qui permettent à des ‘bons’ profs d’enseigner ‘correctement’ à lire à des gamins qui ne savent pas déjà lire.
C’est FAUX. Et rin à fout si tu es du SLECC :)
Même un bon se cassera les dents, (merci les parents et grand parents).
‘Et telle est probablement la raison du succès de la méthode phonomimique, malgré sa bizarrerie.’
Tu sais de quoi tu parles ? Tu connais Alphas ou Léo&L;éa ?
‘ L'essentiel est que l'enfant prenne plaisir à cet apprentissage difficile. S'il y prend plaisir, en y consacrant le temps fixé par le programme nouveau, au bout de trois mois il saura lire et au bout de l'année il saura lire couramment.’
Pourquoi donc as-tu 2 irréductibles tous les ans ? Il n'ont pas pris plaisir à (ne pas) lire Gaffi ?
Donc désolé pour le : 'trou du cul' mais je te demande de réviser un peu ton Jugement....
Et je ne suis sur ce point pas d'accord avec Pat non plus :)
"et je me répète, la méthode ne fait pas l'enseignant comme l'habit ne fait pas le curé "
Si tu avais dû utiliser Ratus pour leur apprendre à lire, tu aurais eu bcp plus de problèmes qu'avec la Boscher que tu utilises .....
Vous n'avez rin compris aux méthodes .
Bien cordialement
toto
:)
Ecrit par : toto | 08 juin 2007
Je possède aussi les actes d'un récent colloque " Le territoire de Marguerite Audoux" 181 pages, 16 euros, Ed. de L'Harmattan, 2005.
L'un des articles portait précisément sur les actes de ce colloque.
Ecrit par : Robin | 08 juin 2007
"Bien cordialement
toto
:)"
Ecrit par : toto | 08 juin 2007
toto cordial? Bel exemple d'oxymore!
Ecrit par : christophe sibille | 08 juin 2007
Comme ça, pour le plaisir, une phrase de Chateaubriand que j'ai trouvée dans L'enfant de Vinci de G. Saint Bris :
"Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent."
Je note cette phrase majestueuse à l'intention des élèves pour leur montrer ce qu'elle a d'admirable et leur faire analyser la nature et la fonction de "les".
...Et puis cette autre, de Balzac : "Il n'est pas un site de forêt qui n'ait sa signifiance, pas une clairière, pas un fourré qui ne présentent des analogies avec le labyrinthe des pensées humaines. Quelle personne dont l'esprit est cultivé peut se promener dans une forêt sans que la forêt lui parle ?"
Ecrit par : Robin | 08 juin 2007
"Dès mon plus jeune âge, j'ai interrompu mes études pour aller à l'école." (George Bernard Shaw)
Ecrit par : Robin | 08 juin 2007
"Dès mon plus jeune âge, j'ai interrompu mes études pour aller à l'école." (George Bernard Shaw)
Interdiction aux pédagos d'utiliser ce trait d'esprit à l'appui de leurs théories fumeuses !
Ecrit par : Robin | 08 juin 2007
Ecrit par : toto | 08 juin 2007
toto cordial? Bel exemple d'oxymore!
Ecrit par : christophe sibille | 08 juin 2007
En tout cas, n'est pas du genre à refuser un cordial ! Ce qui le rend nettement plus sympathique que bien d'autres...
Ecrit par : Guillaume | 08 juin 2007
"Avec qui va t-on discuter de sexualité, de pinard, d'humour, de contrepet, après un tel forfait?"
Sibille, pédagogiste et humoriste, autre bel exemple d'oxymore!
Ecrit par : Guillaume | 08 juin 2007
"Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent."
Combien d'élèves - mettons de 3ème - sont-ils capables, après vingt ans de pédagogisme effrené, de voir dans "les", un pronom personnel anaphorique du nom peuples et complément d'objet direct de suivent ? Faites l'essai. Ce qui était fort simple il y a vingt ans est devenu difficile aujourd'hui. Cherchez l'erreur.
Ecrit par : Robin | 08 juin 2007
""Bien cordialement
toto
:)"
Ecrit par : toto | 08 juin 2007
toto cordial? Bel exemple d'oxymore!
Ecrit par : christophe sibille | 08 juin 2007 "
J'ai attendu un peu sachant par avance cz que ce trou du cul allait dire ...
Ecrit par : toto | 08 juin 2007
"Sibille, pédagogiste et humoriste, autre bel exemple d'oxymore!"
Ecrit par : Guillaume | 08 juin 2007
Allons, allons, Guillaume! Ce n'est pas parce qu'on est de droite qu'on est obligatoirement aigri! Prenez donc un "cordial" avec toto, ça va assurément vous détendre un peu.
Ecrit par : christophe sibille | 08 juin 2007
"En tout cas, n'est pas du genre à refuser un cordial ! Ce qui le rend nettement plus sympathique que bien d'autres..."
Ecrit par : Guillaume | 08 juin 2007
Ma cave est, ceci-dit, "ouverte" à plusieurs blogueurs ici, qui le savent très bien d'ailleurs!
Ecrit par : christophe sibille | 08 juin 2007
"Sibille, pédagogiste et humoriste, autre bel exemple d'oxymore!"
Ecrit par : Guillaume | 08 juin 2007
Ceci-dit, vous avez raison (sans le savoir), Guillaume, je ne suis ni pédagogiste, ni humoriste.
Ecrit par : christophe sibille | 08 juin 2007
Avec qui va t-on discuter de sexualité, de pinard, d'humour, de contrepet, après un tel forfait?"
Sibille, pédagogiste et humoriste, autre bel exemple d'oxymore!
Ecrit par : Guillaume | 08 juin 2007
Avec qui va t-on discuter de sexualité, de pinard, d'humour, de contrepet, après un tel forfait?"
Sibille, pédagogiste et humoriste, autre bel exemple d'oxymore!
Ecrit par : Guillaume | 08 juin 2007
Allons messieurs détendez vous ! prenez effectivement un cordial et échangez vos idées sur la sexualité féminine, je pense que nous sommes ici quelques unes qui pourriont être intéressées et amusées par votre point de vue...au moins vous changerez de registre dans le domaine des noms d'oiseaux:);)
Bon après midi
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 08 juin 2007
pourrionS
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 08 juin 2007
Ah, quel ministre sérieux nous débarrassera du sinistre Meirieu?
Ségolène gronde, veut attraper François Hollande!
Ecrit par : mouron rouge | 08 juin 2007
Allons messieurs détendez vous ! prenez effectivement un cordial et échangez vos idées sur la sexualité féminine, je pense que nous sommes ici quelques unes qui pourriont être intéressées et amusées par votre point de vue...au moins vous changerez de registre dans le domaine des noms d'oiseaux:);)
Bon après midi
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 08 juin 2007
Ma grand-mère disait "grand diseur, petit faiseur" alors je ne dirai rien pour préserver ma réputation.
Ecrit par : Japhet | 08 juin 2007
"Ma grand-mère disait "grand diseur, petit faiseur" alors je ne dirai rien pour préserver ma réputation."
Ecrit par : Japhet | 08 juin 2007
Japhet, Patricia nous demande nos idées sur la sexualité féminines! On peut en avoir quelques-unes, (d'idées), et les exposer, sans pour autant se targuer d'exploits (réels ou imaginaires) de "notre" sexualité masculine, et donc d'être "grand diseur"!
Ecrit par : christophe sibille | 08 juin 2007
"Ce n'est pas parce qu'on est de droite qu'on est obligatoirement aigri! "
A lire ce blog on le croirait bien!!!
Ecrit par : Hervé | 08 juin 2007
Les professeurs qui entrent en résistance contre les théories fumeuses des néo-pédagos doivent paraître quelquefois des plus aigris au non initié. Peut-être est-il tentant de leur demander pourquoi ils s'obstinent à faire leur service dans l'Education nationale, si les consignes auxquelles ils sont confrontés les désespèrent à ce point. Mais précisément : l'école est une chose trop sérieuse pour l'abandonner aux intégristes de la nouvelle pédagogie... Resistenza!
Ecrit par : Scaramouche | 08 juin 2007
Ce n'est pas parce qu'on est aigri qu'on est obligatoirement de droite!!!
Ecrit par : Hervé | 08 juin 2007
Bien d'accord avec Guillaume. Les réflexions de Darcos sur le bac m'inquiètent et l'absence de sélection à l'entrée des facs bien confirmée par Pécresse m'a énervée. Qui osera faire le ménage un jour et prendre le problème par le bon bout?
Ils auront donc la même lâcheté que leurs prédécesseurs? Je suis écoeurée.
Ecrit par : Thalie | 08 juin 2007
Ce n'est pas parce qu'on est aigri qu'on est obligatoirement de droite!!!
Ecrit par : Hervé | 08 juin 2007
En ce moment, l'aigritude est plutôt à gauche.
Ecrit par : Robin | 08 juin 2007
Bon, Lariba a tout trouvé.
Pour rassurer Anne-Marie, je précise que j'avais refusé de publier ce "bouffon de coeur" dans la défunte revue des Mots du Nau. J'avais réussi à inclure des textes d'enfants ayant travaillé avec leur professeur de français ( peut-être dans le cadre d'un projet, c'est possible, mais ayant travaillé de tout leur coeur. ) Même dans le cadre d'un modeste tirage à 150 exemplaires je n'ai pas voulu faire voisiner les textes des enfants et ces quatrains accompagnés de la précision : une contrepèterie par vers.
A propos de l'élève qui fait caca au CDI,on pourrait revenir au torche- cul de Gargantua. J'ai vraiment bien rigolé sur le blog ces derniers temps.
Je ne pense pas que Pendariès ou Anne-Marie soient toujours sérieux. Ils aiment rigoler comme les autres, sans compter que Pendariès m'a fait une déclaration, et en plein sur le blog en plus. C'était pour...rigoler évidemment. Rabelais l'a dit qu'on était faits pour ça. Pendariès a confié un jour sur ce blog qu'il aimait bien retrouver les copains en salle des profs pour rigoler. Seulement cela dépend, "s'il pleut ou s'il y a du vent" comme disait Fernand Raynaud dans l'histoire du fût du canon qui refroidit.
Dans mon lycée il y eut une époque où l'atmosphère était conviviale : Jean-Pierre apportait du miel, Danielle,la secrétaire, des poulets de grain, Serge des chocolats belges, Xavier, le Proviseur-adjoint, des asperges, Hélène,la documentaliste, des noix ... Et puis Danielle a été longuement absente pour raison de maladie, Jean-Pierre et Xavier ont été mutés et la foudre est tombée sur le noyer qui a dépéri. Hélène a décidé de s'arrêter. Peu après Serge est décédé.
La vie est belle et moche à la fois mais le souvenir des bons moments aide à surmonter les mauvais.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 juin 2007
Ma grand-mère disait "grand diseur, petit faiseur" alors je ne dirai rien pour préserver ma réputation.
Ecrit par : Japhet | 08 juin 2007
Par chez nous, on dit: grande barge, dji de biais!
Ça y'en a être la même chose.
Ecrit par : dobolino | 08 juin 2007
"Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent."
Combien d'élèves - mettons de 3ème - sont-ils capables, après vingt ans de pédagogisme effrené, de voir dans "les", un pronom personnel anaphorique du nom peuples et complément d'objet direct de suivent ? Faites l'essai. Ce qui était fort simple il y a vingt ans est devenu difficile aujourd'hui. Cherchez l'erreur.
Ecrit par : Robin | 08 juin 2007
On voit bien, par ailleurs, que la grammaire n'est pas seulement, comme le prétend Eveline Charmeux, un moyen détourné de "faire de l'orthographe" (ce qui bien entendu ne sert à rien puisque l'orthographe française est arbitraire", dixit la dame en question)
Elle permet aussi et surtout de mieux saisir le sens de la phrase (dimension herméneutique) et d'en apprécier la forme (dimension stylistique).
Ecrit par : Robin | 08 juin 2007
"En ce moment, l'aigritude est plutôt à gauche."
Ecrit par : Robin | 08 juin 2007
A voir Guillaume, toto, Thalie et Jean, ce n'est pas flagrant!
Ecrit par : christophe sibille | 08 juin 2007
"A voir Guillaume, toto, Thalie et Jean, ce n'est pas flagrant!
Ecrit par : christophe sibille | 08 juin 2007 "
C'est que tu mets ton sens (de petite chose), rien d'étonnant kwoa ...
Ecrit par : toto | 08 juin 2007
@Guillaume,
êtes-vous le même Guillaume qui intervenez sur "lire et écrire"?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 08 juin 2007
Pas aigrie, C.Sibille, quand on est aigri, on est agressif, irritable... Rien de tout cela pour moi pour l'instant. Je constate seulement que ce n'est pas dans l'éducation que les grandes réformes annoncées vont poindre le bout de leur nez. Mais il faut dire qu'on doit y regarder à deux fois quand on sait comment vont réagir de toutes façons et de manière mécanique et attendue les syndicats et le bon peuple des enseignants de gauche...
Ecrit par : Thalie | 08 juin 2007
A propos de l'élève qui fait caca au CDI,on pourrait revenir au torche- cul de Gargantua. J'ai vraiment bien rigolé sur le blog ces derniers temps.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 juin 2007
"A cul foireux, toujours merde abonde" . (Rabelais)
Applicable à Meirieu et ses affidés.
Ecrit par : yann | 08 juin 2007
De l'usage pédago du téléphone portable :
http://listes.education.fr/wws/arc/physchim/2007-06/msg00048.html
En voilà un qui a déjà son carnet de con bien rempli avec tous ses timbres à jour, mêmes les plus rares !
Je propose la hors classe !
Ecrit par : dugong | 08 juin 2007
J'correctionne :
En voilà un qui a déjà son carnet de con bien rempli avec tous ses timbres à jour, même les plus rares (ceux de l'iufm du pacifique) !
Ecrit par : dugong | 08 juin 2007
Mon alter ego, chère Patricia.
Ecrit par : Guillaume | 08 juin 2007
Dugong, dans le Pacifique, j'ai rencontré deux types d'enseignants : ceux qui vont là-bas pour faire du fric (salaire presque doublé) et les autres qui sont plus quand même plus détendus ;-)
Où ranger notre spécialiste des “corporéités” ? Sans compter qu'en Polynésie la pratique officielle c'est de donner le bac plus largement qu'en métropole (c'est dire) pour avoir plus de bacheliers locaux. Tahiti est sauvée !
Pour les amateurs de plongée : il y a même un collège à Rangiroa, le 2e plus grand atoll au monde.
Ecrit par : Lariba | 08 juin 2007
A propos de l'élève qui fait caca au CDI,on pourrait revenir au torche- cul de Gargantua. J'ai vraiment bien rigolé sur le blog ces derniers temps.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 juin 2007
Moi je n'ai pas beaucoup rigolé cet après-midi au collège quand regagnant les vestiaires du gymnase une très forte odeur de merde nous prit tous à la gorge.
Après une courte enquête du CPE il s'avéra qu'un élève de la classe (de sixième!) avait déféqué dans une poubelle attenante aux vestiaires des garçons, histoire, précisa-t'il, de faire rigoler ses camarades!
Ecrit par : buntovchik | 08 juin 2007
"En ce moment, l'aigritude est plutôt à gauche", écrit Robin. |
Ben non. Moi je me marre bien, et même pas jaune.
Mon indignation n'a d'égale que mon contentement. Et la colère, c'est un tonique.
J'attends avec intérêt la prochaine baffe aux législatives...
Finalement, la vraie chance de la gauche, c'est Sarko : seront bien obligés de se mettre à réfléchir un peu, les bobos-pédagos-démagos, sur les raisons pour lesquelles les citoyens ne veulent plus voir leurs bobines, puisqu'il est tout de même exclu de "dissoudre le peuple"... Perseuerare diabolicum, n'est-ce pas ?
Ecrit par : FGuichard | 08 juin 2007
De l'usage pédago du téléphone portable :
http://listes.education.fr/wws/arc/physchim/2007-06/msg00048.html
assez d'accord avec M@C : un des problèmes fondamentaux de l'EN ce sont les "collègues" : petits, raccornis, conformes, ..., syndiqués.
Ecrit par : dugong | 08 juin 2007
"
Je ne pense pas que Pendariès ou Anne-Marie soient toujours sérieux. Ils aiment rigoler comme les autres,
Merci, Hélène, c'est évident, que j'aime bien rigoler, quand les circonstances s'y prêtent, ce qui n'est pas le cas : je viens de parcourir les derniers BO, qui sont consternants.
Quand toutes les semaines on reçoit plusieurs appels pour des enfants de 9 ou 10 ans ne sachant pas lire ou ne comprenant pas ce qu'ils lisent, ou que des enseignants de fac nous disent que 30 % de leurs élèves écrivent un charabia incompréhensible, il y a de quoi se faire des cheveux. Ou qu'on surmédicalise ces enfants, (lobby des CORIDYS et APEDYS ) c'est terrifiant. Tout cela dans une ignorance ou un déni effarant.
La meilleure contrepéterie que je connaisse, venant d'un élève de lycée, est celle-ci.
Ayant un devoir à faire en classe du genre : " Commentez la phrase de St Remi lors du baptême de Clovis " Courbe-toi, fier Sicambre, etc, " les élèves eurent la surprise de voir se lever l'un des leurs, et sortir, son travail terminé.
Il s'était contenté d'écrire : " Cambre -toi, vieux si courbe."
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 juin 2007
Il s'était contenté d'écrire : " Cambre -toi, vieux si courbe."
Et il a eu le maximum pour cette pauvre saillie ?
On ne peut pas se lâcher en devoir comme on se lâche dans un blog. Une évidence d'ancien ?
Pardon dobolino, je n'ai évidemment rien contre les vieux chevaux de retour !
Ecrit par : dugong | 08 juin 2007
Bonjour,
Juste pour vous dire que j'ai rédigé une petite critique de votre ouvrage sur mon site, et que j'ai mis un lien vers votre blog sur la même page. Sauf avis contraire de votre part.
Cordialement, et bravo.
Ecrit par : marsiho | 08 juin 2007
@Guillaume,
Nous connaitrions nous? Je ne connais qu'un Guillaume et je doute qu'il eut osé utiliser un des posts que j'avais écrit ici pour le copier/coller sur le forum de "lire et écrire" sans avoir eu,au minimum, la courtoisie de m'en prévenir par le blog. Certes il est établi que ce que nous écrivons ici entre dans le domaine public néanmoins je pense que ce serait faire preuve d'une certaine déontologie et d'éducation que de demander à l'auteur d'un post de pouvoir l'utiliser surtout quand celui-ci signe sans recours à un pseudo...Je ne vous en tiendrais pas rigueur puisque je sais parfaitement à quoi je m'expose en venant ici et ce n'est pas à grand chose de méchant. Mais je n'aime pas trop découvrir sous google dont les voies ne sont pas impénétrables que je participe malgré moi sur un forum où je n'ai pas envie d'intervenir...
je suis donc un peu fachée mais sans aucune rancune je vous souhaite une bonne nuit et un bon we
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 08 juin 2007
Désolé "Toto" (ça vous va comme un gant : "to-to a é-té tê-tu, pa-pa a ta-pé to-to", Boscher, page 8 ), mais ces IO sont celles de 1923 : elles ont formé ces générations d'avant les années 60, celles dont parle souvent JPB ... : http://s.huet.free.fr/paideia/textoff/berard23.htm . Elles sont encore strictement, du moins dans leur esprit, appliquées dans quelques écoles privées dont le cours Hattemer à Paris, il me semble... Mais l'exemple donné par Laurent Lafforgue de cette école pour l'élite est-il vraiment ... exemplaire? Sartre y est passé, et quand on relit "Les Mots", on s'aperçoit que sa démarche, cette découverte des livres et de la bibliothèque de son grand-père a été très ... globale, baignée aussi d'affectivé - merde à Nimier!- autant que de curiosité; il est probable aussi que la plupart des élèves qui ont passé et passent par cette école ont su et savent déjà lire avant le CP... Il pleut où c'est mouillé...
Vous me lisez très mal! Vous avez dû abuser de RRF (Rémond-Richaudeau-Foucambert) dans votre jeunesse! Encore une fois je me moque des manuels scolaires d'autant que lorsqu'on arrive dans une école, très souvent, on n'a pas le choix, il faut faire avec ce qu'on a et parfois pendant quelques années. Il m'est arrivé d'échouer dans un CP où n'existait qu' "Objectif lecture", un des rares manuels avec "Prune et Victor" *totalement* global : eh bien, il suffit de construire sa propre méthode alphabétique, c'est tout. En passant, le "syllabisme" n'est pas de la "lecture" - vous ne lisez pas, je l'espère, comme un âne savant en suivant de votre sabot les lettres ou les syllabes -, c'est un préalable indispensable, certes, et qui devient vite complémentaire à la vraie lecture : on passe très vite de la lettre et du son au mot et du mot à la phrase... Du simple au compliqué, (re)lisez, Delord ( http://michel.delord.free.fr/ ) !
Pour les élèves qui n'y arrivent pas... Je vois que vous n'avez pas dû enseigner en ZEP avec une classe à 27-28, une cité HLM, un foyer de la DASS et un centre d'hébergement d'urgence dans le secteur scolaire ; quand une mère en détresse arrive avec son gamin, je vous assure que le temps qu'il retombe sur terre, il faut sacrément de patience et d'écoute. Sans parler des enfants non francophones qui intègrent directement le CP sans passer par la CLIN. Avec les fils ou les filles des émirs arabes ou les petits chinois qui arrivent du Wenzhou et qui ont eu dans leur pays une scolarité normale, pas de problème, mais avec le petit tamoul qui habite un taudis de la rue Nantes au sol en terre battue, de surcroît myopathe, ce sera plus long... Et je ne parle pas des élèves qui relèvent d'autres structures, voire l'HP, et qu'il est souvent très long de faire prendre en charge ... Alors oui, là, on n'y arrive pas du premier coup, voire jamais... Mais je pense qu'on peut aussi trouver des gosses en détresse à Neuilly : j'ai vu un élève qui savait parfaitement lire en décembre décrocher en quelques jours : ses parents se lançaient les assiettes à la figure et entamaient une procédure de divorce... Difficile d'apprendre à lire quand la cruauté monde vous tombe sur la tête à six ans!
Et puis l'école élémentaire s'étale sur cinq ans ... Et l'ORL ou les freinétiques qui ont perdu complètement de vue qui était le grand Freinet et font n'importe quoi, sévissent à tous les étages. L'IUFM, formateuse est aussi passée par là. Enfin, sans trop généraliser, la baisse du niveau vaut pour nos enseignants aussi. Combien de jeunes sortants de l'IUFM seraient aujourd'hui capables de passer cette petite épreuve en français pour entrer à l'école normale ... dans les années 50 : http://motstocsin.autonomie.org/html/debats/debatsenseignement/dictquest.htm ? L'instituteur - comme le professeur d'ailleurs -devrait commencer par maîtriser parfaitement sa matière et la polyvalence (qui d'ailleurs peut être négociée) impose un universalisme - Lafforgue parle d'encyclopédisme - de haut niveau. Est-ce le cas à l'heure actuelle? J'ai vu des enseignants réviser la veille, dans le (mauvais) manuel de l'élève la leçon qu'ils allaient faire le lendemain...
Et puis vous semblez à tout prix vouloir remplacer le dogme des experts d'hier par un autre dogmatisme, votre petit Boscher brandit comme un nouvel évangile! C'est le plantage assuré!
Si je suis un trou du cul, quand il m'arrive de croiser un pisse-froid, je lui conseille d'aller s'en faire tailler une au plus vite (page 7 de votre bréviaire : pa-pa pi-pe; dans une ancienne édition il me semble bien d'ailleurs que "papa fume la pipe pendant que maman fait la vaisselle":-) ), ça décoince bien et ça permet de voir la vie sous un autre angle, comme le chantait Tachan (http://www.frmusique.ru/texts/t/tachan_henri/pipeapepe.htm ) :
Fais une pipe à Pépé, avant qu'il ne la casse,
Une petite langue à Mémé avant qu'elle ne trépasse,
Et ne pousse pas des cris d'horreur, d'indignation
Ils sont comme toi, les vieux, ils ont le cul sous le chignon!
Enfin pour terminer sachez que ce genre de discussion m'agace au plus haut point ; à l'instar d'Hugo, je hais les pédagogues... :-)
Eric
P.S. Et pour en revenir à mon rejet de la compétition et du culte du gagnant, je pense comme Cyrano que "c'est bien plus beau lorsque c'est inutile" : pas de trophées donc ni de médailles... Dans certains établissements on honore les meilleurs... avec des lecteurs de MP3! Pour tout dire...
Ecrit par : Eric | 08 juin 2007
C'est formidable les blogs. C'est comme les classes. D'un côté y la les mauvais élèves, les déconneurs, les artificiers de l'anus, les pisseurs de carbure, les rigolos pour fin de trimestre. Et puis il y a les bons élèves,pas très rigolos, genre bouffeurs de vinaigre le matin, style Anne-Marie Valette, Pendariès, etc, qui continuent, imperturbable leur petite musique pédagogo ,dans un capharnaüm et un vacarme invraisemblable. Au loin, là-bas, à son burelingue, Brighelli, indifférent à toute cette chienlit, se disant que, ma foi, il en sortira bien quelque chose!!!!
Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juin 2007
heu, c'est que je ne lis plus trop ce qui s'écrit, je n'en ai pas le temps, ni l'envie (ouais, je suis élu au C.A. de mon école doctorale: allez zou, des responsabilités en plus!); et je me dresse en porte-à-faux MàC: je ne bois pas du vinaigre le matin, je ne petit-déjeune même pas; je suis le mec le plus drôle et déconneur de mon bahut (je préfère déconner dans la VRAIE vie que sur un machin virtuel, on se beurre le MOi très facilement ainsi: les réparties ne demandent pas la rapidité, on prend le temps de réfléchir et d'écrire...); de toute façon, j'ai pas d'égo de blog; je m'en contrecarre de ce que pensent les uns ou les autres. Je viens de temps en temps; je rigole de moins en moins sur le blog - ceux qui y foutent le bordel, comme vous dites, sont de moins en moins surprenants car toujours dans la même musique. Enfin...
Ca devient juste un étalage de soi, des coups de patte, des petites guéguerres, bref, c'est mieux youtube ou dailymotion...
Ecrit par : Pendariès | 08 juin 2007
Ce n'est pas parce qu'on est de droite qu'on est obligatoirement aigri! "
A lire ce blog on le croirait bien!!!
Ecrit par : Hervé | 08 juin 2007
Le mot "aigri" ne convient pas, plutôt "atterrés" .
Atterrés, désolés, consternés, stupéfiés... devant le gâchis de l'école, la faillite en matière éducative du "pays de l'intelligence" (qu'on me passe l'expression...ce fut vrai, même si ce ne fut que par intermittence)...
...Et cela, que nous soyons de droite, de gauche, du centre ou des extrêmes.
Ecrit par : Robin | 08 juin 2007
Je vous présente mes excuses si je vous ai offensée.
Cependant, vous vous souvenez peut-être du mot du comte d'Anterroches à Fontenoy, initiative malheureuse qui mit des centaines de gardes-françaises à terre.
Petit rappel pour vous dire que le conflit qui nous oppose à nos adversaires ne fait pas lui, dans la dentelle (V. affaire Guigui par exemple).
Il m'arrive effectivement d'enfreindre ces règles élémentaires de déontologie et d'éducation, je le regrette mais notre nombre ne nous permet pas toujours le luxe de la courtoisie. Bouffeur de vinaigre ou simple piétaille accomplissant les basses oeuvres ? Choississez mais n'oubliez pas quelles sont nos fins.
Ecrit par : Guillaume | 09 juin 2007
"Et puis vous semblez à tout prix vouloir remplacer le dogme des experts d'hier par un autre dogmatisme,
//votre petit Boscher brandit comme un nouvel évangile! //
C'est le plantage assuré! "
Je ne lis pas plus loin ça me saoule, c'est d'la merde en barre ce que tu écris, et c'est mon humble avis ...
C'est toi qui ne sais pas lire, tu as un gros souci apparemment, relis bien bien bien mes contributions .
Si une bonne âme peu lui expliquer ....
Et je te le redis, je ne pense pas que tu sois un bon prof, sinon tu n'écrirais pas toutes ces âneries.
Tu dois te débrouiller, certe, mais être bon j'ai des gros doutes.
JE connais des soi disant bons, tiens exemple "Charmeux" Agrégé 'je crois', (tu es agrégé toi ?) ET BEN C'EST une GROSSE NUL pour apprendre à lire aux gamins. J'en connais d'autres.
Tu n'as pas répondu (pb de lecture?).
Tu connais les Alphas ou Léo&L;éa ?
Cela m'étonnerait
Ecrit par : toto | 09 juin 2007
"peut"
Franchement, tu ne sais pas lire . /
"d'affectivé "
tiens, toi aussi tu perds des lettres !
Ecrit par : toto | 09 juin 2007
toto insulte tous ceux qui ne pensent pas comme lui... Ce n'est pas nouveau, et il devient ici de plus en plus ce qu'il est sur "lire et écrire", c'est à dire un vieux aigri et haineux. Merci en tous cas encore à vous, Eric, de rappeler ces vérités qui vont sans dire, mais mieux en les re-re-redisant.
"papa fume la pipe pendant que maman fait la vaisselle"; parce que, contrairement à toto, qui semble fumer tout ce qui bouge, papa ne peut pas fumer la vaisselle, tandis que... ...
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007
"Je vous présente mes excuses si je vous ai offensée.
Cependant, vous vous souvenez peut-être du mot du comte d'Anterroches à Fontenoy, initiative malheureuse qui mit des centaines de gardes-françaises à terre.
Petit rappel pour vous dire que le conflit qui nous oppose à nos adversaires ne fait pas lui, dans la dentelle (V. affaire Guigui par exemple).
Il m'arrive effectivement d'enfreindre ces règles élémentaires de déontologie et d'éducation, je le regrette mais notre nombre ne nous permet pas toujours le luxe de la courtoisie. Bouffeur de vinaigre ou simple piétaille accomplissant les basses oeuvres ? Choississez mais n'oubliez pas quelles sont nos fins."
Ecrit par : Guillaume | 09 juin 2007
Quel talent! Comme tartufferie, difficile de faire mieux. Vous prenez vraiment Patricia pour une truffe?
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007
"papa fume la pipe pendant que maman fait la vaisselle"; parce que, contrairement à toto, qui semble fumer tout ce qui bouge, papa ne peut pas fumer la vaisselle, tandis que..." écrit Ch Sibille.
Aaah, je dois dire que celle-ci n'est pas mal, faut r'connaître !
Ecrit par : FGuichard | 09 juin 2007
Bonjour,
Eh oui il y a de durs moments à affronter au bahut et ailleurs. La chaise qui vole d'un mur à l'autre, la classe ivre qui roupille affalée, ou qui glousse sans savoir pourquoi, la fille qui vomit son vin sur sa table, le garçon qui urine debout sur sa table le soir en étude, le délégué élu "démocratiquement" et consommateur d'une substance qui le fait ronfler au point de faire cesser le bruit de fond, et vous vous demandez ce que vous faites là. Heureusement, un BO spécial vous est adressé pendant les vacances pour vous apprendre à gérer les comportements déviants.
Il faut bien vider son sac et se changer les idées pour repartir ensuite et faire ce qu'on peut sans se culpabiliser et sans se déglinguer la santé. Quand j'ai senti que je brisais la mienne et celle de mon conjoint dont le courage est exemplaire depuis tant d'années, je suis partie. Et pourtant je l'avais aimé ce métier. je l'aime encore. Voilà, rien de plus.
En mars dernier l'Inspection Académique m'a demandé de faire partie du CA du collège de mes jeunes années. Il fallait quelqu'un d'extérieur et de compétent à la fois pour compléter l'assemblée et respecter les textes. Hum ! J'y suis allée par curiosité et il m'a fallu assister à 45 mn d'affrontements verbaux entre gens bien élévés qui réglaient leurs comptes avant de passer à l'ordre du jour. Comme j'avais bien envie de partir, je me suis évadée dans mes souvenirs et quand la parole m'a été donnée j'ai simplement dit qu'en 1958 à l'ouverture de l'établissement, il fallait acheter les manuels, venir en vélo même le samedi après-midi, apprendre ses leçons et faire ses devoirs pour prouver que nous étions capables de réussir. Pas de gymnase, pas de CDI, pas de cantine intégrée au collège, pas desalle de permanence ... L'un des deux professeurs encadrait le repas du midi dans la salle des fêtes proche. On m'écoutait avec des yeux ébahis. Je proposais simplement de considérer les améliorations apportées pour mieux les savourer. Force est de constater qu'on ne savoure guère. On consomme, on jette, on défèque... Chez mes parents, nous disposions d'une pompe dans l'arrière cuisine et d'une cabane au fond du jardin. L'hiver, nous avions un "jules" semblable à celui que l'on voit dans "Les choristes." ou " Monsieur Batignolle." J'ai connu le robinet , l'eau chaude et les sanitaires en entrant en seconde à l'internat de l'Ecole normale Inférieure de la Marne. Trois ans plus tard ma maison natale fut équipée de ce confort.
La propreté et la décence, je connaissais cependant.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 09 juin 2007
Après une courte enquête du CPE il s'avéra qu'un élève de la classe (de sixième!) avait déféqué dans une poubelle attenante aux vestiaires des garçons, histoire, précisa-t'il, de faire rigoler ses camarades!
Ecrit par : buntovchik | 08 juin 2007
Pour ces régressions au stade anal, je propose comme punition une cuillerée à soupe d'huile de ricin.
Ecrit par : dobolino | 09 juin 2007
Dobolino ! Une femme de gôche comme vous, avoir recours à des procédés fascistes ! L'huile de ricin, c'était ce que les Chemises noires mussoliniennes faisaient avaler aux supposés opposants…
Allez, à cet aprèm' pour une nouvelle note…
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 juin 2007
"Allez, à cet aprèm' pour une nouvelle note…
JPB"
Cool, parce que lire du "cibile" c'est vraiment à vomir :).
Heureusement qu'il n'en met pas des tartines ;)
Ecrit par : toto | 09 juin 2007
Sibille,
Vous faites preuve sur ce blog d'une incomparable hypocrisie. Anne-Marie Valette, Toto et moi-même savons bien ce dont vous êtes capable pour vous avoir cotoyé sur Lire-Ecrire durant plusieurs mois.
Vous avez une belle cave ? Cela tombe bien pour un crypto-pédagogiste.
Je n'ai donc ni la prétention, ni le talent pour vous égaler.
Ecrit par : Guillaume | 09 juin 2007
Pour passer de l'âne au coq, j'apprécie toujours autant les textes d'Hélène Charpentier.
Il faudrait coucher tout cela sur papier et demander à Brighelli de vous dénicher un éditeur.
Ecrit par : Guillaume | 09 juin 2007
"Sibille,
Vous faites preuve sur ce blog d'une incomparable hypocrisie. Anne-Marie Valette, Toto et moi-même savons bien ce dont vous êtes capable pour vous avoir cotoyé sur Lire-Ecrire durant plusieurs mois."
Ecrit par : Guillaume | 09 juin 2007
Vous voyez que, vous aussi, vous pouvez être très drôle quand vous voulez! Citer une telle brochette d'humoristes, et un site aussi valeureux, avec un tel sérieux! Vous avez un réel talent de pince sans rire!
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007
on passe très vite de la lettre et du son au mot et du mot à la phrase... Du simple au compliqué, (re)lisez, Delord ( http://michel.delord.free.fr/ ) !
J’aime pas le 'très vite'
Je connais le simple au complexe, je connais Delord, et j’apprécie son boulot . Peut être devrais tu le relire en syllabique ?
'j'ai vu un élève qui savait parfaitement lire en décembre décrocher en quelques jours'
Encore la faute de ces enculés de parents, hein .
On ne décroche pas en qq jours si on sait vraiment lire parfaitement . A moins d’avoir pris l’assiette en pleine figure .
Ecrit par : toto | 09 juin 2007
"Vous voyez que, vous aussi, vous pouvez être très drôle quand vous voulez! Citer une telle brochette d'humoristes, et un site aussi valeureux, avec un tel sérieux! Vous avez un réel talent de pince sans rire!
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007 "
Pour un gars qui propose à des petite filles de 10 ans de partir en vacances avec lui, je trouve qu'il n'a pas vraiment d'humour.
:)
Ecrit par : toto | 09 juin 2007
par contre, j'aime bien le "hâtons-nous lentement"
Ecrit par : toto | 09 juin 2007
petites, toto, petites! Il y en avait plusieurs! Ne me sous-estimez pas!
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007
Petite (au singulier) mise au point qui n'intéressera peut-être pas grand-monde, mais ces allusions à ce qui s'est passé sur lire-écrire la méritent.
"Pour faire une petite mise au point sur le forum : « lire-écrire ».
J’y ai passé quelques moments à une époque pas si lointaine. J’ai vraisemblablement quelques tendances « maso », (j’ai même fait plusieurs incursions sur le site de : « sos éducation », c’est dire…) Le premier forum vu sur : « l et e » s’intitulait : « ces débiles mentaux ; les professeurs d’IUFM », initié par Anne-Marie Valette. Rendu curieux par cette dame qui semble si bien nous connaître, et avec l'esprit de nuance (et l'humour) qui la caractérisent, j’ai posté quelques messages, en précisant bien la manière dont j’envisageais mon boulot, et les personnes que j’avais en charge de former. En précisant bien d’entrée de jeu que j’étais moi-même enseignant en IUFM car, quoiqu’en pense Guillaume, je n’ai aucune sympathie pour l’hypocrisie. Je ne vous raconte même pas la bordée d’injures que cette seule précision a suffit à m’apporter de la part de madame Valette et de toto, mais aussi de quelques autres, dont j’ai fort heureusement oublié les noms, (ou les pseudos, car certains ne brillent pas par leur courage, et la teneur des insultes est en général proportionnelle à l’obscurité du pseudo). Quelques PE2 sont venus également dire assez timidement qu’ils n’avaient pas vu que des inconvénients dans la formation qu’ils avaient reçu. (Aucun des » miens », à qui j’avais pourtant suggéré d’aller au moins lire ce qui se disait. Ils ont été assez horrifiés du ton employé, et m’en ont fait part.)
Ces PE2 se sont fait envoyer dans les cordes extrêmement méchamment, (on imagine, à travers les propos qu’ils tiennent sur le blog de Jean-Paul, ce que peuvent dire des gens comme toto ou Anne-Marie Valette quand ils se sentent chez eux). On ne les a plus revus. C’est là que j’ai vraiment vu rouge. J’ai suggéré, simplement, à madame Valette de se calmer et de limer les gonades de son pitt-bull toto. Sur quoi Monsieur Sibieude m’a envoyé un e-mail me disant que je n’avais plus rien à faire sur son blog. Sur ce point-là, je ne peux que le remercier « a posteriori ». Le temps qu’on y passe quand on a un esprit ouvert à la discussion est, sans contestation possible, du temps perdu.
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007
Allez, pour détendre l’atmosphère et en pensant à ceux qui vont faire passer les oraux :
http://www.youtube.com/watch?v=ogcMeSKrma0
http://www.dailymotion.com/relevance/search/bivalence/video/x1j7bh_cours-deps-fait-par-un-prof-de-math
Ecrit par : B. | 09 juin 2007
"Pour un gars qui propose à des petite filles de 10 ans de partir en vacances avec lui, je trouve qu'il n'a pas vraiment d'humour."
:)
Ecrit par : toto | 09 juin 2007
Toto, j'ai peur que le peu de capital sympathie qui vous reste auprès de l'ensemble des blogueurs ici-présents ne fonde comme neige au soleil après ce que vous venez de sous-entendre. C'était donc bien vous l'auteur du lien, et ma première idée était donc la bonne! Vous êtes donc bien un ENCULE DE PREMIERE.
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007
Ah, quel plaisir de retrouver ce blg et tous ces noms d'oiseaux…
Toutefois, je signale à Christophe S. qu'il doit impérativement renouveler son stock d'injures q'il veut s emontrer encore vraiment blessant. Par les temps qui courent, avec une majorité sexuelle à 15 ans, un enculé de Première est majeur — comme le sont aussi les enculés de Seconde ou de Terminale…
Last but not least. Je ne saisis pas bien, au fond — si je puis ainsi m'exprimer — en quoi "enculé" est une injure. Il y a sur ce blog des sodomisé(e)s ou sodomisateurs des deux sexes qui prendraient très mal de voir leur pratique de prédilection quasi quotidienne affectée d'une coefficient aussi délibérément négatif. Et le maître des lieux, auquel une rumeur tenace (et infondée…) attribue la rédaction d'ouvrages que la morale commune réprouve, qu'en pense-t-il ?
Ecrit par : Abraxas | 09 juin 2007
« Par les temps qui courent, avec une majorité sexuelle à 15 ans, un enculé de Première est majeur » Donc on ne peut poursuivre un enculeur de 1e c’est ça ? C’est bon à savoir.
Ecrit par : B. | 09 juin 2007
à la rentrée prochaine, j’en avertis mes élèves.
Ecrit par : B. | 09 juin 2007
"C'était donc bien vous l'auteur du lien, et ma première idée était donc la bonne! Vous êtes donc bien un ENCULE DE PREMIERE."
Voilà que l'homophobe nous en remet une couche :o)))))
Tu vois que ce n'est pas bien de faire courir des rumeurs.
Il faut que tu en sois le protagoniste pour comprendre ?
Tu es une GROSSE MERDE .
Va te faire EMPAPAOUTER par un cactus géant.
(ceci n'a rien d'homophobe, quand on SAIT LIRE CORRECTEMENT, par contre 'sale petit enculé' c'est pas joli joli :)))))) )
continue de t'enfoncer petite merde !
Ecrit par : toto | 09 juin 2007
"Petite (au singulier)"
C'est tout ce que tu as trouvé :o))))))))) ?
Une chtite faute de frappe :o)))
Pour une pince en orthographe, c'est plutôt pas mal, non ?
:o))))))
Ecrit par : toto | 09 juin 2007
Toto, vous ne variez pas beaucoup vos insultes! Et, pour être une grosse merde, vous n'avez pas l'envergure. Je vous piétine donc. Et du pied gauche, ça porte bonheur, paraît-il.
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007
'sale petit enculé' c'est pas joli joli :)))))) )
Ecrit par : toto | 09 juin 2007
Je n'ai pas dit ça! J'ai dit: ENCULE DE PREMIERE. Et je le répète, sans aucune intention homophobe. Simplement crétinophobe.
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007
"Tu vois que ce n'est pas bien de faire courir des rumeurs.
Il faut que tu en sois le protagoniste pour comprendre ?"
Ecrit par : toto | 09 juin 2007
Je ne vois pas le rapport entre penser (et affirmer) que vous êtes un parfait abruti et faire courir une rumeur!
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007
"C'était donc bien vous l'auteur du lien, et ma première idée était donc la bonne!"
Encore une fois tu as tout faux, je n'y suis pour rien. Par contre je suis quasi sûr que ton nain d'jardin a mal lu. :)
Pour info il faut 20.000 € pour "craquer" un code mail.
C'est hors de question que je dépense cette somme (même si j'avais pleinplein de brouzoufs) pour ta toute petite personne :)
Ecrit par : toto | 09 juin 2007
Deuxième définition de mon dictionnaire pour: "enculé" : "Terme injurieux adressé à une personne considérée comme méprisable." Je suis donc parfaitement dans les clous, (comme disait le fils de son père) pour l'emploi que j'en ai fait. Sans une once d'homophobie! Les pédés sont très loin d'être tous des enculés.
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007
Pour info il faut 20.000 € pour "craquer" un code mail.
Ecrit par : toto | 09 juin 2007
Première information intéressante de votre part depuis quelques semestres que je vous "côtoie" sur les blogs. Bien!
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007
"Je n'ai pas dit ça! J'ai dit: ENCULE DE PREMIERE. Et je le répète, sans aucune intention homophobe. Simplement crétinophobe.
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007 "
Oui, de première de seconde ou "sale petit "c'est pratiquement la même chose :o) c'est homophobe :o)
pas "crétinophobe" . :o)
"Je ne vois pas le rapport entre penser (et affirmer) que vous êtes un parfait abruti et faire courir une rumeur!
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007
"
Tu as fait courir la rumeur que c'était moi qui avait (soi disant) détourné ton mail . J'ai rêvé ?
"Les pédés sont très loin d'être tous des enculés."
Et on continue dans l'homophobie :o)))))
Ecrit par : toto | 09 juin 2007
qui avais ....oups :o)
Ecrit par : toto | 09 juin 2007
ENCULÉ, subst. masc.
Trivial
A. [Dans le domaine des rapports sexuels] Pédéraste passif. On appelait « l'enc... » Donghe qui aimait bien les hommes (VAN DER MEERSCH, Invas. 14, 1937, p. 365).
B. [Sans préjuger des mœurs sexuelles] Injure adressée à une personne considérée comme méprisable, sotte, dénuée de courage. Espèce d'enculé; traiter qqn d'enculé. Ils m'horripilaient tous à la fin ces ratés, ces enculés, ces sous-hommes (CÉLINE, Voyage, 1932, p. 234) :
... une note officielle (...) nous avertissait sur le mode solennel que la Kommandantur ne tolérerait pas plus longtemps nos apostrophes, et que « les expressions chleuh, vautour, con, cocu et enculé seraient désormais considérées comme injurieuses et punies comme telles ».
AMBRIÈRE, Les Grandes vacances, 1946, p. 329.
Rem. Dans un souci de bienséance le mot est qqf. écrit enc...
Fréq. abs. littér. : 15.
On va dire que, effectivement, l'insulte te sied à merveille, sauf: (subst. masc.) il faudrait trouver la même chose mais façon : subst. naind'jardin.
:)
Ecrit par : toto | 09 juin 2007
Hé ! Ho ! On se calme !
Allez, je vous fais une petite note sur un tout autre sujet, pour calmer les ardeurs.
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 juin 2007
Si c'est: "lire, écrire", je crains que ça ne soit un peu fort pour toto!
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007
"Première information intéressante de votre part depuis quelques semestres que je vous "côtoie" sur les blogs. Bien!
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007 "
C'est que tu ne sais pas lire, mais ça on le savait déjà.
Dès qu'il s'agit de tunes, là tu fais des efforts de lecture, venant de toi cela ne m'étonne pas.
:o))))))))
zyva, JP, on rigole... enfin .. je .
Ecrit par : toto | 09 juin 2007
Je vous présente mes excuses si je vous ai offensée.
Cependant, vous vous souvenez peut-être du mot du comte d'Anterroches à Fontenoy, initiative malheureuse qui mit des centaines de gardes-françaises à terre.
Petit rappel pour vous dire que le conflit qui nous oppose à nos adversaires ne fait pas lui, dans la dentelle (V. affaire Guigui par exemple).
Il m'arrive effectivement d'enfreindre ces règles élémentaires de déontologie et d'éducation, je le regrette mais notre nombre ne nous permet pas toujours le luxe de la courtoisie. Bouffeur de vinaigre ou simple piétaille accomplissant les basses oeuvres ? Choississez mais n'oubliez pas quelles sont nos fins.
Ecrit par : Guillaume | 09 juin 2007
J'accepte vos excuses Guillaume mais je n'en attendais point...
Je n'ai jamais eu l'habitude de me retrancher derrière autrui et de l'utiliser en bouclier comme vous l'avez fait...
la fin ne justifie pas les moyens.
Toutefois, avec un sourire sincèrement courtois je vous souhaite une bonne fin de we
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 09 juin 2007
"Si c'est: "lire, écrire", je crains que ça ne soit un peu fort pour toto!
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007 "
Sûr que je n'en lirai pas un seul, et toi ?
:o))))))))))))
Ecrit par : toto | 09 juin 2007
ESSAI, J'AI UN BUG
Ecrit par : montaigneàcheval | 09 juin 2007
"Citer une telle brochette d'humoristes, et un site aussi valeureux, avec un tel sérieux!"
Pas une brochette d'humoristes...juste quelques personnes en colère qui ont bien du mal à garder quelques bribes d'humour en face de personnes comme vous.
"et un site aussi valeureux"
Et vous y étiez, comme vous étiez sur S.O.S Education, comme vous êtes sur ce blog...
Votre charge de formateur I.U.F.M vous laisse du temps libre, j'en suis heureux pour vous.
Ecrit par : Guillaume | 09 juin 2007
"la fin ne justifie pas les moyens"
Pour vous donner une idée des moyens employés :
L'individu avec qui je croise le fer en ce moment, après avoir convenu ensemble d'un motus vivendi sur ce blog, m'a clairement assimilé à un facho (ainsi que Toto et une tierce personne) par un amalgame dont il abuse à ses heures.
Je pense que "Jean" se souvient très bien de cet incident et pourrait éventuellement confirmer.
Dans le genre, il piètine donc très bien aussi les règles élémentaires de déontologie et d'éducation.
Je vous souhaite un bon wwek-end.
Ecrit par : Guillaume | 09 juin 2007
Finalement, la vraie chance de la gauche, c'est Sarko :Ecrit par : FGuichard | 08 juin 2007
Tiens , pour une fois FG est d'accord avec Cadichon qui parlait il y a quelques mois dans les même termes du Labour pour en dire que sa chance de sortir de sa fossilisation lui fut donnée par Thatcher, sans qui il (le Labour) ne se serait pas trouvé un Blair de si tôt. Comme Maggie est arrivée au pouvoir en 79 cela nous fait presque 30 ans de retard.
Et que la chance de la gauche frse de faire enfin son aggiornamento elle aussi, et vieux moutard que jamais, elle le devrait à la victoire de Sarko, et que si on était cohérent avec ses idées il fallait voter pour lui. ( C. de Retz)
Et je me faisais étriper à l'époque car j'osais dire cette victoire non seulement inévitable ( les marqueurs étaient clairs depuis l'automne, demandez aux parieurs anglais) mais salvatrice pour la gauche.
Dont acte.
Ecrit par : Cadichon | 09 juin 2007
les mêmeS
Ecrit par : Cadichon | 09 juin 2007
"mais salvatrice pour la gauche."
Si et seulement si ils arrêtent de se regarder le nombril, comme sieur bilci :)))) on(*) est mal barre... (*les bons de gôche), ou alors , il faudrait les faire encarter à l'ump :o))))))
Ecrit par : toto | 09 juin 2007
@Guillaume,
je vous remercierais de bien vouloir ne pas régler vos comptes avec Christophe à travers moi.
Le "c'est pas que moi m'dame!" je pense que nous avons passé l'age
Je vous remercierais aussi de bien vouloir me laisser mon libre arbitre...
j'ai saisi hier l'opportunité de vous faire mention d'un fait que vous avez commis et qui m'avait déçu de votre part. Voilà qui est fait et en ce qui me concerne le sujet est clos.
Bonne fin de journée, nous avons la joie d'avoir un peu de soleil je vais en profiter un peu.
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 09 juin 2007
Dobolino ! Une femme de gôche comme vous, avoir recours à des procédés fascistes ! L'huile de ricin, c'était ce que les Chemises noires mussoliniennes faisaient avaler aux supposés opposants…
Allez, à cet aprèm' pour une nouvelle note…
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 juin 2007
Quoi? Ben, Mussolini, il était pas de gauche????????????,,
Ecrit par : dobolino | 09 juin 2007
"Votre charge de formateur I.U.F.M vous laisse du temps libre, j'en suis heureux pour vous."
Ecrit par : Guillaume | 09 juin 2007
Mais oui, Guillaume! Les professeurs d'IUFM ne travaillent que deux ou trois heures par semaine, vous le savez mieux que tous, puisque vous y passez votre temps!
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007
"après avoir convenu ensemble d'un motus vivendi sur ce blog"
Ecrit par : Guillaume | 09 juin 2007
On dit: "modus vivendi", Guillaume. Je ne suis pas tellement prêt à me taire, et je crains que vous non plus.
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007
"Et vous y étiez, comme vous étiez sur S.O.S Education, comme vous êtes sur ce blog..."
Ecrit par : Guillaume | 09 juin 2007
Oui, c'est exactement ce que j'ai dit dans le message précédent, Guillaume! Vous savez lire, bravo! Apprenez donc à toto!
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007
Maintenant qu'il connait ses lettres et ses syllabes grâce à "léo et léa", il peut passer à des phrases complètes, maintenant! "du simple vers le complexe"... Mais pas trop complexe, quand même!
Ecrit par : christophe sibille | 09 juin 2007
Petit compte-rendu d'un tournoi de foot de poussins (8-9 ans) auquel j'ai assisté.
Une quarantaine d'équipes dont une de filles (et quelques filles disséminées dans les équipes masculines).
Et bien, les filles se sont très bien débrouillées, elles ont perdu en quart de finale, de justesse, contre une
équipe d'un club huppé.
Les petits gars ont mal accepté la défaite contre elles : " ouais, mais elles trichent, elles tirent les maillots, etc...".
Il est vrai qu'elles ont bénéficié d'une certaine indulgence de la part des arbitres, qui rigolaient dans leur barbe en les
arbitrant, mais ça ne faisait que compenser leur déficit de puissance et de vitesse.
Les filles ont obtenu ce bon résultat car elles ressemblaient à une équipe de foot et non à une volée de piafs
ou un troupeau de moutons courant après le ballon. C'est le message que certains entraîneurs
ont esssayé de faire passer à leurs gars : "regardez les filles, contrairement à vous, elles écoutent
les consignes à l'entraînement et en match, elles se font des passes, elles défendent ensemble,
elles tiennent leur place".
Les petits gars en tireront-ils les leçons ?
Ecrit par : Japhet | 11 juin 2007
la traduction de dylan thomas dans poesie gallimard est exceptionnelle - lire les "tentatives" de robin etc est une expérience curieuse:
de quoi parlent-ils?Ni de dylan ni de sa trad.OK?
Ecrit par : pollineschi | 14 juin 2007
salut jèsu diarrassouba hamidou et jèsu un agan de joueru jai un sant de formation et jai des joueru kison tre for et jè cherche des cloup par manc de moyen jèn ariv pas a aten mon opjaitif s v p jè cherche èstd mon contac 225 05091099 et [email protected] merci
Ecrit par : hamidou | 14 juin 2007
la traduction de dylan thomas dans poesie gallimard est exceptionnelle - lire les "tentatives" de robin etc est une expérience curieuse:
de quoi parlent-ils?Ni de dylan ni de sa trad.OK?
Ecrit par : pollineschi | 14 juin 2007
Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Zêtes pas fort Robin ...
Je suis hamidou diarrassouba et je suis un agent de joueur. J'ai un centre de formation et j'ai des joueurs qui sont très forts et je cherche des clubs. Par manque de moyens je n'arrive pas à atteindre mon objectif.
Et ça ne vous tente pas de vous lancer dans le sport après ça ?
Ecrit par : Zorglub | 14 juin 2007
Zorglub
C'est le post précédent, celui de pollineschi que je comprends le moins. Pouvez-vous me le traduire aussi ?
Ecrit par : Robin | 15 juin 2007
la traduction de dylan thomas dans poesie gallimard est exceptionnelle - lire les "tentatives" de robin etc est une expérience curieuse:
de quoi parlent-ils?Ni de dylan ni de sa trad.OK?
Ecrit par : pollineschi | 14 juin 2007
Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.
Ecrit par : Robin | 14 juin 2007
Ca dépend des poèmes. je trouve que "Fernhill" est mal traduit, surtout les premières strophes. Mais votre post aussi mériterait une "traduction", polineschi. Ce n'est pas clair.
Ecrit par : Robin | 15 juin 2007



