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27 mai 2007

Nous sommes tous des insulaires

Nous sommes tous des insulaires


J’ouvre un nouveau fil, parce que nous arrivons très vite à saturation technique, sur ce blog — merci à vous tous de participer avec tant de passion à cette saturation…


Dans un post tout récent, « Scaramouche », qui enseigne en LP en Corse (il est difficile d’enseigner en LP, comme en témoignent souvent ici nombre de blogueurs, et il est difficile d’enseigner en Corse, comme Scaramouche en témoigne sur son blog, http://lescarnetsdulabyrinthe.blogs.nouvelobs.com/) faisait référence au rapport de l’Inspection générale paru en juillet 2006, et dont mon ami Antoine Albertini a rendu compte en octobre dernier dans le Monde (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-823519,0.html). Une note assez sauvage qui a attiré l’attention des insulaires, et des autres, sur ce dernier avatar de la dialectique grenellienne.
Certains syndicats, immédiatement, ont réagi aux aspects les plus caricaturaux dudit rapport (http://seunsa-2a.over-blog.com/categorie-344611.html) en demandant, comme d’habitude, plus de moyens. Et en février — il faut donner du temps au temps, sur l’île plus qu’ailleurs —, l’Assemblée de Corse a sommé les inspecteurs qui avaient ouvert ce tir sans sommations sur l’enseignement insulaire à venir s’expliquer devant une « commission » ad hoc — invitation sans effet, comme les trois-quarts des décisions de cette Assemblée dont le souci essentiel est de gérer les fonds que l’Etat injecte dans l’île.

Je connais un peu la Corse, sur laquelle j’ai rédigé deux ou trois ouvrages. Par ailleurs, mon père, dont j’ai dit dans la Fabrique du crétin qu’il était autrefois fonctionnaire de police, a repris ses études au moment où j’entamais les miennes, a passé une thèse, est devenu prof de fac et s’est retrouvé chargé de faire sortir de terre l’université de Corse. Il m’a fait part, à l’époque (au milieu des années 80), des pesanteurs insulaires spécifiques. Comme il me renseigne aujourd’hui sur la gabegie qui règne dans l’université qu’il a montée, et où, de plus en plus, les meilleurs étudiants s’en viennent faire leurs études sur le continent. Comme autrefois. Les enseignants de la fac de Corte doivent être trop forts pour eux…

Mais là n’est pas la question la plus essentielle.
La Corse est, en matière de région malade, une caricature. Assistanat généralisé, dilapidation de moyens publics auxquels on demande toujours davantage, rentes de situations de quelques « élus » — à tous les sens du terme —, désespérance latente. Sans compter un racisme évident — certains se croient une race pure, dans cette île où se sont succédés, depuis cinq millénaires, Italiques primitifs, pirates shardanes, Etrusques, Romains, Carthaginois, Vandales, Arabes et Maures divers, Italiens de Pise et de Gênes, Français de toutes origines, Rapatriés de toutes souches, et j’en passe. Au fond, là encore, la Corse est le paroxysme de ce qui s'est passé partout.
Les « Continentaux » qui viennent enseigner à Ajaccio ou Bastia doivent apporter des gènes insupportables à certains éléments de cette race pure, vu les menaces que l’on fait parfois peser sur eux.
Les autonomistes des années 70 à 90 avaient des idéaux et des méthodes avec lesquels on peut ne pas s’accorder, mais ils y croyaient. À quoi donc croient les jeunes Corses d’aujourd’hui ?
Cette crise de foi rend le travail des enseignants encore plus difficile que sur le Continent. Le bilinguisme, qui était réel dans les années 60, se perd peu à peu — le français tue le corse, et vice versa, de sorte que les jeunes, souvent, ont, dans chacune des langues, un vocabulaire de plus en plus réduit. De là à menacer de rejeter à la mer tout enseignant « pinzuttu » qui ne met pas assez de bonnes notes…
Boucs émissaires d’une société malade…

Mais n’est-ce pas généralement le cas, en Corse comme sur le Continent ? Les enseignants ne sont-ils pas devenus les responsables déclarés d’un malaise dans la civilisation ? Et il est certes tentant, quand on se sent quelque peu exclu par le système, rejeté dans un établissement que l’on n’a pas choisi, à suivre une filière incertaine que l’on n’a pas désirée, de sen prendre à celle ou celui qui est en face — et qui, en tant que fonctionnaire, doit sans doute être vu comme le représentant d’un Etat qui, manifestement, vous en veut.
Le rapport rédigé par Anne-Marie Bardi et ses collègues n’avait d’autre défaut que de se polariser sur l’Ile de beauté, comme on dit dans les prospectus. Ce qui est dénoncé dans ce rapport — entre autres une politique de « l’enfant-roi » en contradiction avec les exigences scolaires les plus fondamentales — me paraît généralisable à toute la France. Depuis que l’enfant est au centre du système, jamais les jeunes ignorants (le terme vous paraît trop fort ? Il est certes moins optimiste qu’« apprenant »…) n’ont été aussi confortés dans leur vacuité. Si par malheur les traditions familiales font chorus et installent elles aussi l’enfant (en particulier le petit garçon) au pinacle, le résultat est ce que nous voyons tous les jours — des gosses imbus d’eux-mêmes, conscients en même temps de leurs faiblesses, et qui tirent de cette double contrainte la légitimation de comportements aberrants, entre eux, sur eux, et envers nous.
Il faut de toute urgence repenser les filières les plus dévalorisées, en Corse et ailleurs. On peut très bien ne pas être à l’aise dans l’enseignement traditionnel, et s’orienter vers un enseignement professionnel de qualité — le compagnonnage nous le prouve tous les jours. Des secteurs entiers, riches de promesses d’emplois, sont actuellement déficitaires — le tourisme, par exemple, puisqu’après tout nous sommes la première destination touristique mondiale, et que la Corse, elle, est, après des décennies de lutte pour qu’elle se développe autrement, en voie de « baléarisation » rapide.
Cela suppose un vrai travail de réflexion. On ne tirera pas d’un chapeau un nouvel état d’esprit, et on ne le tirera pas non plus d’un afflux de « moyens ». L’enseignement professionnel paraît plus malade que le reste, parce qu’il s’adresse souvent à des enfants dont c’est la dernière issue — une issue en forme d’impasse, trop souvent —, et à des populations qui espéraient autre chose du fameux « ascenseur social » à la française. La Corse pourrait d’ailleurs être le laboratoire d’une vraie réforme, parce que les problèmes y sont peut-être plus criants qu’ailleurs — l’île a, nous l'avons vu, une légère tendance à exacerber les malaises continentaux.

Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

Les "problèmes" de la Corse sont peut-être spécifiques. En tous cas, caricaturaux, certainement. Et pas du fait des "Corses moyens", qui sont certainement des français tout ce qu'il y a de plus normaux. Maintenant, amalgamer "l'enfant roi", qui relève essentiellement du domaine familial, avec "l'enfant au centre du système", expression abusivement galvaudée par les tenants de l'anti-pédagogisme, relève quand même un tantinet du tour de passe-passe. Encore une fois, (et,là, je parle essentiellement de la maternelle), il est extrêmement compliqué d'avoir pour idée, (voire idéal) de se cantonner à l'instruction quand, sur des classes de 30 élèves de petite section, (de plus en plus nombreuses, et ça ne va pas s'arranger avec Sarko), on a plusieurs élèves totalement intenables parce qu'ils n'ont eu absolument aucun cadre éducatif. Que ce soit pour raison "d'enfant-roi", évoquée ci-dessus, ou parce qu'une certaine misère sociale, (présente en Corse, mais aussi ailleurs) détourne les parents de leurs responsabilités éducatives. Par la force des choses, il faudra que l'instituteur de maternelle se trouve un minimum éducateur.
Ceci-dit, Jean-Paul, vous jouez un sale tour à ceux qui signent de leur vrai nom en ouvrant un fil sur la Corse! Si ma maison saute, je vous envoie la facture!

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

Je ne trouve pas le rapprochement enfant roi / enfant au centre si intempestif que ça. Tout au moins dans une compréhension de ce mot d'ordre moins bonne et plus courante que celle de Christophe. Dans les deux cas, on compromet l'avenir au profit de l'immédiat. Comme si se préoccuper de faire à l'enfant une tête bien faite, donc bien pleine nous éloignait du souci de son intéret...
Il faudrait vraiment en finir avec l'opposition éducation/instruction : la maternelle prouve en effet que l'instruction passe par l'éducation, mais il ne faut pas oublier de s'atteler à l'inverse.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Et se calmer sur les multiples "éducations à..." avant d'arriver à l'éducation au beurrage des tartines.
Cette formulation est un piège à couillons dans lequel tombent journalistes, opinion, et beaucoup de collègues.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

alerte le mediateur, ça m'etannerai qu'il ne te trouve pas une solution pour continuer

Ecrit par : pierrot le zygo | 27 mai 2007

"Il faudrait vraiment en finir avec l'opposition éducation/instruction : la maternelle prouve en effet que l'instruction passe par l'éducation, mais il ne faut pas oublier de s'atteler à l'inverse."

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007
Personne ne le nie, Perceval! Mais très difficile quand le boulot n'a absolument pas été fait pendant les trois années qui précèdent la maternelle, c'est à dire à la maison! Et vous savez aussi bien que moi que c'est souvent le cas! L'école souffre de plus, hélas, d'une concurrence extrêmement déloyale de la part des media. Ce qui n'exclut pas le fait qu'il faille faire tout ce qu'on peut sur le plan instruction. Au contraire.

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

Je ne trouve pas le rapprochement enfant roi / enfant au centre si intempestif que ça. Tout au moins dans une compréhension de ce mot d'ordre moins bonne et plus courante que celle de Christophe. Dans les deux cas, on compromet l'avenir au profit de l'immédiat. Comme si se préoccuper de faire à l'enfant une tête bien faite, donc bien pleine nous éloignait du souci de son intérêt...
Il faudrait vraiment en finir avec l'opposition éducation/instruction : la maternelle prouve en effet que l'instruction passe par l'éducation, mais il ne faut pas oublier de s'atteler à l'inverse.
Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

D’accord à la fois avec Christophe Sibille et Perceval.
L’enfant-roi arrive à l’école maternelle, inscrit par une maman béate qui nous explique, les yeux pleins d’étoiles, que ça y est, son « petit cœur » est propre, que c’est un amour et qu’il est supérieurement intelligent, gentil, drôle et tout et tout, pendant que le petit cœur escalade les chaises, ouvre les portes des placards, nous pique notre stylo et tire d’un coup sec sur le registre matricule en nous disant d’un ton rogue : « Fais voir ! »...

Nous savons donc avant même qu’il pénètre dans les locaux scolaires sous son nouveau nom (Théo, Emma, Manon, Zinédine, Haya ou Oussama) qu’il bousculera les copains, leur arrachera les jouets des mains, fera dix-huit fois le tour de la cour poursuivi par l’ATSEM au moment de rentrer en classe. Qu’une fois dans le vestiaire, il gigotera dans tous les sens pour que nous arrivions à lui ôter son blouson, ou, s’il est un tantinet autonome, qu’il faudra le « choper au vol » pour lui faire ramasser le dit blouson dont il se sera débarrassé négligemment. Que, dans la classe, il papillonnera d’un atelier à l’autre, démontant tout et ne faisant rien, qu’il ne participera au moment de langage que pour mettre la panique en changeant trente-six fois de place ou pour monopoliser la parole en racontant de façon fort décousue SA vie, la seule qui pour lui existe.

Raison de plus pour mettre l’enfant « au cœur du système ». L’enfant, pas lui ! Pas ce truc qui ressemble à un chiot « élevé » en chenil (n’est-ce pas Dobolino et Yann ?) ! L’enfant qu’il DOIT devenir, celui qui arrivera au Cycle 2 enfin socialisé, prêt à entamer les « apprentissages fondamentaux » en pleine possession de son « humanitude » !
Cela passe bien sûr par l’éducation, pour laquelle nous serons peut-être seuls, papa et maman refusant catégoriquement d’admettre que leur « petit cœur » est insupportable, instable, ingouvernable, détestable, mais peut-être pas, les géniteurs de l’ « alien » seront peut-être soulagés d’apprendre que nous sommes prêts à les aider à rectifier le tir...

Encore faut-il que nous sachions le faire, que les programmes de l’école maternelle soient clairs sur le sujet, que les formateurs arrêtent de faire croire aux jeunes recrues que « cela viendra tout seul », qu’il faut que l’enfant « découvre l’autre », que les « règles de vie doivent être élaborées collectivement et parfois négociées », que, puisqu’à l’école élémentaire, l’élève apprendra à lire, à écrire et à compter, le plus urgent est d’anticiper sur ces apprentissages et d’asseoir les petits bouts à une table marquée de leur prénom pour leur faire exécuter des fiches de lecture ou de mathématiques grâce auxquelles ils « découvriront les principales fonctions sociales de l’écrit », « se construiront une première culture littéraire », « prendront conscience des réalités sonores de la langue » ou « approcheront les quantités et les nombres ». (Christophe, je ne dis pas que c’est ce que vous cherchez à faire passer à vos étudiants, mais les témoignages sont nombreux pour dire que c’est ce qu’ils comprennent de l’enseignement reçu).

Inventons une école maternelle où la journée ne commencera pas par une bonne demi-heure d’accueil pendant laquelle les enfants ont pour consigne de faire ce qu’ils veulent sans tenir compte ni de la maîtresse, ni des petits camarades, où chaque enfant sera accueilli par des adultes acceptant et/ou exigeant de jouer leur rôle d’adultes l’aidant à se déshabiller, le poussant à une autonomie raisonnable et raisonnée, lui donnant peu à peu la structure dont il a besoin pour vivre au milieu des autres qu’il apprendra à considérer comme des égaux.

Inventons une école maternelle où leurs besoins de mouvement sont respectés, leurs capacités psychomotrices et cognitives sollicitées à leurs mesures, leurs apprentissages gradués et progressifs, où leur entrée dans le monde de l’école se fait par une porte à leur taille et non par un soi-disant besoin d’agir comme un expert pour tirer du sens de leurs découvertes et de construire leurs savoirs à leur rythme. Nos enfants-rois ne demandent que ça, eux qui vivent depuis deux ou trois ans dans un monde sans limites, sans repères et donc, finalement, sans sécurité.

Ecrit par : catmano | 27 mai 2007

bonjour à tous...
juste un post-it...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

oups mauvaise" manip" , je recommence et faîtes comme si je n'étais pas passée. Bon dimanche

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

Le souci n'est pas là :
"Il faut de toute urgence repenser les filières les plus dévalorisées, en Corse et ailleurs. On peut très bien ne pas être à l’aise dans l’enseignement traditionnel, et s’orienter vers un enseignement professionnel de qualité — le compagnonnage nous le prouve tous les jours."

Le SOUCI EST Là:
"Inventons une école maternelle où la journée ne commencera pas par une bonne demi-heure d’accueil pendant laquelle les enfants ont pour consigne de faire ce qu’ils veulent sans tenir compte ni de la maîtresse, ni des petits camarades, où chaque enfant sera accueilli par des adultes acceptant et/ou exigeant de jouer leur rôle d’adultes l’aidant à se déshabiller, le poussant à une autonomie raisonnable et raisonnée, lui donnant peu à peu la structure dont il a besoin pour vivre au milieu des autres qu’il apprendra à considérer comme des égaux.

Inventons une école maternelle où leurs besoins de mouvement sont respectés, leurs capacités psychomotrices et cognitives sollicitées à leurs mesures, leurs apprentissages gradués et progressifs, où leur entrée dans le monde de l’école se fait par une porte à leur taille et non par un soi-disant besoin d’agir comme un expert pour tirer du sens de leurs découvertes et de construire leurs savoirs à leur rythme. Nos enfants-rois ne demandent que ça, eux qui vivent depuis deux ou trois ans dans un monde sans limites, sans repères et donc, finalement, sans sécurité."


Pour ça, IL FAUT (désolé) DES PROS, EN CRèCHES/MATERNELLES/PRIMAIRES, GRASSEMENT PAYéS COMME UN AGRéGé (MINIMUM).

Après, "normalement", les gamins n'auront pas besoin de collèges,lycées, facs :o))))))))))))))
Ils sauront se débrouiller SEUL en parfaite "AUTONOMIE".

Marre des praticiens chercheurs pédantsbobosracistesdegôches.

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

Un début de débâ qui peut vous intéresser :

http://edp.ipbhost.com/index.php?showtopic=116514&st;=0&gopid;=2124130&#entry2124130

EDP est le forum d'instits le plus fréquenté (ndmoi).

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Perceval, je me serais bien inscrite sur EDP, mais je trouve la charte un peu stricte. Qu'en est-il réellement ?

Ecrit par : catmano | 27 mai 2007

J'en suis à ma troisième exclusion. La conception de la liberté d'expression y est semblable à ce que j'ai cru comprendre du forum de France 2: on a le droit de dire tout ce que les modérateurs ont envie de lire. Je me demande combien de temps y tiendrait Toto. A mon avis, il serait censuré avant même de s'inscrire.
Ce qui est intéressant, c'est qu'on peut y prendre la température ambiante. Mais les débats qui nous occupent ici semblent bien loin des préoccupations moyennes.
Je suivrais avec intéret ta contribution et les réactions qu'elles pourraient susciter.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Ce qui est pénible, c'est la prégnance du politiquement/pédagogiquement korrekt. Y'a du boulot, là-bas. Je m'y emploie par petites touches.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Pardon pour la coquille.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Picbille p119 n°2 petit5

Pendant ses vacances,
Elise a fait 3 pellicules de 12 photos
Elle a raté 8 photos.
Combien de photos sont réussies ?

Le mien il a fait 12-8 (sûr qu'il est pas très attentif (?) )
C'est quoi Pellicule ?

N° 6 Première approche de la division .
(encore jamais vu pour l'instant, sauf avec moi 5 minutes il y a 2 semaines, en première approche, plus encore une fois hier avec 'chanteclerc' plutôt bien fait, ça c'est pour le "topo")

2 frères se partagent équitablement un paquet de 24 petits gâteaux .
Combien de gâteaux chacun a-t-il ?
24 - 12 = 12
Il a eu faux. (?)
C'est quoi "équitablement" ?
C'est partager, heu, bien..
Picbille C'est de la merde en barre.

Je me doute que les bons s'en sortent (profs/élèves) mais les autres ?
M'en fous, je vais le faire moi, parce que je peux, mais les autres ?

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

Surtout, il y a très peu d'exercices, dans Picbille.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Comme Dédé ou comme Toto, here is etc.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Et puis, dans Picbille CE1, ils attendent que les CP arrivés au CE1 aient oublié la technique de l'addition en colonnes pour la remettre au programme.
Et aussi, dans Picbille CE1, ils étudient les multiples de 3 à la page 36, le signe "x" à la page 98 et la table de multiplication par 3 à la page 110, en même temps que les tables de 4 et de 5 pour être sûrs que les élèves les reconstruisent à chaque fois au lieu de les apprendre "bêtement" par coeur.

Ecrit par : catmano | 27 mai 2007

Et puis dans Pic Bille quand on veut effectuer une soustraction en ligne comme

72 - 13=

on doit compter 72 petits carreaux sur une feuille puis en supprimer 13 et compter ce qui reste...

Y savent pas chez Pic Bille qu'on pourrait être un peu plus malins et faire, toujours en ligne
72 - 10 - 3 =

Ce n'est pas gentil, cher Pic Bille, de prendre les enfants pour des ânes...

Ecrit par : Maminou | 27 mai 2007

Toto, vous avez récemment, (par je ne sais quel moyen; c'est vous l'informaticien, pas moi) créé un lien internet: "Christophe Sibille; cherche jeune fille de dix ans", lien qui conduisait directement aux forums de "bonnêt d'âne".
Je ne vois pas qui d'autre que vous a pu faire cette saloperie. Quels que soit les comptes que vous avez pu avoir à régler avec moi.
Si tel est le cas, vous êtes un ENCULE DE PREMIERE.

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

Bonjour

je suis PLP Lettres-Histoire dans une zone violence à défaut d'être ZEP et c'est clair que l'orientation en LP ne se fait pas positivement. Nous avons des élèves très faibles en lecture, écriture et calcul, et qui posent beaucoup de problèmes de discipline.
Peut-être est-ce mon ancienneté qui me fait dire ça, mais avec le temps, je constate que nous avons perdu une catégorie d'élèves: les très pénibles mais très bons (enfin "très bons" c'est relatif, hein!). Je pense que c'est dû à une volonté de pousser le plus loin possible tous les élèves, ce qui fait que ces élèves sont désormais en LGT.
Je ne me plains pas trop des élèves de BEP que j'ai appris à apprécier: ils sont paumés dans le système scolaire et ont besoin de reprendre confiance en eux. Les pédagogies actives sont le seul moyen de les faire travailler. En 3 - 4 heures par semaine, je ne peux pas combler toutes les lacunes accumulées depuis l'école... malgré les injonctions de notre hiérarchie.
En revanche, je n'aime pas enseigner en Bac Pro. Les exigences ne sont plus du tout les mêmes, mais les élèves continuent de se laisser bercer et ne fichent rien. Nous avons un taux de réussite au bac de 50%. Il faut dire que n'importe quel titulaire du BEP peut prétendre à une inscription en 1ere bac pro. Donc je me retrouve avec des élèves qui ont réussi leur BEP avec un 05/20 en Français et je dois les initier à l'analyse stylistique (eh oui! nous aussi nous avons des programmes de Français délirants...).
Sans parler de la politique académique ultra laxiste avec les fumistes. Et les consignes de correction aux examens...

Mais que faire avec un BEP comptabilité ou secrétariat? RIEN. Il faut donc bien leur assurer un avenir et les mener jusqu'au bac. Beaucoup de mes élèves de Bac pro rêvent de poursuivre en BTS, mais j'ai peu d'espoir de réussite pour eux.

Ecrit par : ProfAnonyme | 27 mai 2007

Ca, ça va plaire à beaucoup (sur le site Bien lire, à propos des devoirs à la maison) :

"La pratique des devoirs met davantage en avant des modèles naïfs de la réussite (l'effort, le travail), sans s'arrêter sur les conditions et les processus d'acquisition des connaissances."

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Christophe, vous êtes légitimement en colère, mais derrière ses outrances verbales, je sens Toto comme un brave gars incapable de ce que vous dites...

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

L'effort et le travail, modèles naïfs de la réussite : ça doit démanger du pied qui on sait...

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Inventons une école maternelle où leurs besoins de mouvement sont respectés, leurs capacités psychomotrices et cognitives sollicitées à leurs mesures, leurs apprentissages gradués et progressifs, où leur entrée dans le monde de l’école se fait par une porte à leur taille et non par un soi-disant besoin d’agir comme un expert pour tirer du sens de leurs découvertes et de construire leurs savoirs à leur rythme. Nos enfants-rois ne demandent que ça, eux qui vivent depuis deux ou trois ans dans un monde sans limites, sans repères et donc, finalement, sans sécurité.

Ecrit par : catmano | 27 mai 2007

D'autant plus que si on invente une école maternelle de ce type, ça évitera aux enfants bien élevés et doués de se faire fracasser à trois ans et de se faire traiter de singes habillés entre deux violences physiques de leurs petits "camarades". Douze ans plus tard, je n'en suis toujours pas remise et lui non plus.

Ecrit par : dobolino | 27 mai 2007

M'enfin Dobolino, quelle idée aussi, de privilégier chez ce pauvre petit un modèle complètement obsolète !
Écoutez plutôt les sages conseils ci-dessous :

Ca, ça va plaire à beaucoup (sur le site Bien lire, à propos des devoirs à la maison) :

"La pratique des devoirs met davantage en avant des modèles naïfs de la réussite (l'effort, le travail), sans s'arrêter sur les conditions et les processus d'acquisition des connaissances."

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Ecrit par : catmano | 27 mai 2007

Des détails, Dobo !

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Je veux dire : donnez-nous-en...

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Et puis dans Pic Bille quand on veut effectuer une soustraction en ligne comme

72 - 13=

on doit compter 72 petits carreaux sur une feuille puis en supprimer 13 et compter ce qui reste...

Y savent pas chez Pic Bille qu'on pourrait être un peu plus malins et faire, toujours en ligne
72 - 10 - 3 =

Ce n'est pas gentil, cher Pic Bille, de prendre les enfants pour des ânes...

Ecrit par : Maminou | 27 mai 2007

Et, après, on s'étonne de la multiplication des soi-disants EIP. C'est certain qu'avec un QI à 130, il y a de quoi péter le boulard. A 140, c'est envoyer le minot en psychothérapie, voir en hôpital de jour...

Ecrit par : dobolino | 27 mai 2007

"La pratique des devoirs met davantage en avant des modèles naïfs de la réussite (l'effort, le travail), sans s'arrêter sur les conditions et les processus d'acquisition des connaissances."

Ce qui m'agace, là-dedans, c'est qu'il y a bien sûr du vrai, mais que c'est défendu au service d'une idéologie qui envoie les "non-héritiers" dans le mur et qui nous oblige à jouer les vieux cons.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Des détails, Dobo !

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Non! C'est une souffrance que vous trouverez exposée en long et en large sur le forum de l'ANPEIP.
Nous, on a mis le pied dessus: il fera intermittent du spectacle, le petiot qui a trois ans chantonnait 7; 14; 21;28 et stoppait net si on s'étonnait d'un regard, comme s'il était pris en faute et connaissait sa culpabilité, le petiot qui à 18 mois dessinait un bonhomme avec ventre tête deux bras et deux jambes. Sa tante emerveillée, Catmano en l'occurence, me dit alors qu'il fallait absolument le mettre en maternelle à la rentrée de ses deux ans, soit deux ans trois mois... A part des poux, des baffes et un profond mépris des enseignants, je ne sais guère ce qu'il a pu y trouver.
Au moins, son expérience désastreuse aura-t-elle, j'espère, servi à la rédaction du livre de sa tante qui pourra lui en offrir un exemplaire dédicacé si elle est publiée...

Ecrit par : dobolino | 27 mai 2007

"Toto, vous avez récemment, (par je ne sais quel moyen; c'est vous l'informaticien, pas moi) créé un lien internet: "Christophe Sibille; cherche jeune fille de dix ans", lien qui conduisait directement aux forums de "bonnêt d'âne".
Je ne vois pas qui d'autre que vous a pu faire cette saloperie. Quels que soit les comptes que vous avez pu avoir à régler avec moi.
Si tel est le cas, vous êtes un ENCULE DE PREMIERE.

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007 "
ECOUTE MOI BIEN TROU DE BALLE,

TU RETIRES CA TOUT DE SUITE OU JE VIENS PERSONNELLEMENT CHEZ TOI TE CASSER LA GUEULE

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

"Christophe, vous êtes légitimement en colère, mais derrière ses outrances verbales, je sens Toto comme un brave gars incapable de ce que vous dites..."

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007
Je souhaiterais que vous ayez raison. Mais, honnêtement, surtout pour ce qui est, par un tel biais, de faire un renvoi au site de Jean-Paul, je ne vois vraiment pas qui d'autre en ces lieux aurait pu faire une saloperie pareille.

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

Christophe, il y a des tas de lecteurs muets, mais qui n'en pensent pas moins, le cas échéant. Je pencherais plutôt par là. Toto n'est pas idiot, et se serait bien douté qu'il serait votre premier suspect.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

C'est drôle, la colère réconcilie Toto avec l'orthographe, mais le fâche avec la ponctuation.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Les mecs, vous vous calmez tout de suite. J'ignore qui a raison, qui a tort, et je n'ai pas suivi les événements, mais vous réglez vos différends hors blog, SVP. Sinon, ça va virer très vite au concours de quéquetes, et pas mal des participantes ici présentes trouveront d'abord ça drôle, puis dérisoire. Et je vous aime trop, l'un et l'autre, pour vous laisser vous enferrer dans une dispute assez peu philosophique qui atteindra vite les bornes du ridicules. Et quand les bornes sont franchies, comme dit l'autre…
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 mai 2007

Donne le lien ! Que je puisse vérifier tes rumeurs de merdes !



T'es qu'un gros con cibil !

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

"C'est drôle, la colère réconcilie Toto avec l'orthographe, mais le fâche avec la ponctuation.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007
"
Cela ne me fait pas rire, moi, "môssieur" !

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

Bien sûr, tu n'as pas de lien à donner, ou tu vas me dire que depuis il a été effacé .

trou du cul, tu es !
tu vaux pas mieux que tes 'ancêtres' !

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

Bon, pour détendre l'atmosphère, je vous propose une ébauche de dictionnaire des idées reçues de l'EN :

moyens (manque de) : tonner contre
effort, travail : modèles naïfs de la réussite

A vous...

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Difficile de régler ça hors blog, Jean-Paul... Je ne vois pas où? Il n'y a pas grand-monde pour "oser" laisser son mail ici! Et je relaisse le mien ici pour régler ça avec toto... S'il veut m'écrire, libre à lui.
La personne qui m'a dit avoir été ainsi "redirigée" en tapant mon nom sur internet est totalement digne de foi, même si le lien semble avoir été effacé depuis... Heureusement, d'ailleurs! Et, toto, encore une fois, ce n'est pas moi le spécialiste en informatique.
[email protected]

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

"La personne qui m'a dit avoir été ainsi "redirigée" en tapant mon nom sur internet est totalement digne de foi, même si le lien semble avoir été effacé depuis... Heureusement, d'ailleurs! Et, toto, encore une fois, ce n'est pas moi le spécialiste en informatique.
[email protected]"

J'imagine TES personnes dignent de confiance !
De la à COLPORTER UNE RUMEUR dont tu ne peux pas prouver l'existence, montre bien la HAUTEUR de TA personne!

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

Oh, vous savez, toto, la personne en question m'a juste dit avoir lu ce lien sur internet. Elle n'a porté aucune accusation sur personne, n'étant absolument pas participante du blog et n'ayant absolument rien à voir avec lui, en dehors du fait d'en être une lectrice occasionnelle. Il n'y a donc aucun problème de confiance avec elle, les soupçons à votre égard venant de moi, et de moi seul. Maintenant, si je me suis trompé, tant mieux. Mais avouez que le lien entre le blog, les contentieux qui ont pu exister entre nous, et vos talents en informatique forment un faisceau de coïncidences assez troublant.

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

Il est clair Jean-Paul qu'en venant sur ce blog on s'expose à des représailles, je ne vous ferai pas état de celles auxquelles j'ai eu droit... Mettre en doute les propos de Christophe qui pour une fois sort de ses gongs ne me semble pas possible, il a toujours fait preuve quoiqu'on puisse lui reprocher de retenue et d'une certaine courtoisie même à l'égard de ses détracteurs et nous savons combien nous ne sommes pas tendres avec lui!.
En effet Christophe, laisser une adresse mail sur ce blog conduit dans certains cas à beaucoup de dérives de la part des lecteurs anonymes(j'avais créée moi même une adresse que j'avais laissé sur le blog et je me garde de vous copir coller les mails d'insultes que j'y ai reçus)... apparaître sous son nom entraine ensuite sous google des liens qui ne font pas plaisir au même titre qu'il y a eu des petits malins qui parfois utilise notre pseudo pour intervenir et c'est pas de la paranoïa( n'est ce pas Dobolino qui avait été surprise un jour de constater qu'elle avait postée toute la journée sur le blog alors qu'elle n'y était pas venue? Dobolino ai-je bonne mémoire? je pourrai chercher le post où vous en faîtes mention mais ce serait long)...
Toto on peut penser que vous êtes de bonne foi et je le pense! Mais franchement la colère de Christophe est légitime car je ne doute pas que ce lien ait pu exister, en ayant trouvé sous mon nom qui n'étaient pas très reluisants. Et compte tenu des gentillesses que vous lui adressez régulièrement, il est assez logique qu'il ait tout de suite pensé à vous , votre qualité d'informaticien accentuant les soupçons sur vous. Mais il est vrai et il faut le souligner ,que vous avez le mérite de venir dire en face ce que vous pensez, Christophe a eu droit a des posts plus que fleuris de chardons...
Par ailleurs, Christophe a indiqué être proche de Font et Val on peut supposer que cela lui retombe dessus compte tenu de l'intitulé du lien et si je me permets d'intervenir ainsi c'est bien parce que j'ai eu droit à un lien d'intitulé "nauséabond" suite à des propos que m'avait prêtés Attila Smith...
Toto avec vos connaissances informatiques vous pourriez peut-être nous aider à comprendre comment on peut en arriver là et comment faire pour riposter?
Aussi Christophe je tiens à dire que je vous tiens en une très grande estime et je vous soutiens dans votre colère , cependant vous êtes suffisament magnanime( je ne me trompe d'ailleurs pas à ce que je viens de lire dans votre dernier post) pour accorder pour l'instant à Toto la présomption d'innocence.

Je pense qu'il était plus que temps et nécessaire de dénoncer ce type de pratique et de mettre en garde.
et pour finir sur une note d'humour:
Imaginez un peu les liens auxquels auraient droit Cadichon si elle avait le courage de tenir ses propos à visage découvert!


Bon après midi à tous

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

créé ! et toutes les autres fautes que les xx ou yyy ou aaa ne manqueront pas de relever!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

D'accord, Patricia, en laissant mon mail, je m'attends toujours au pire, à des "mots doux" sur ma messagerie. Mais pas à des saloperies de ce genre, "faux-cul" au dernier degré, en plus.

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

Faudrait voir à ne pas devenir plus parano que nécessaire…
L'anonymat est-il nécessaire sur le Net ? Ma foi, je signe de mon nom, et je ne me suis pas fait attaquer tant que ça — pas par des personnes honorables, en tout cas. Que Frackowiack dise que je pense brun, ou que Meirieu affirme que je suis le fils adultérin de Doriot est simplement grotesque. Que des rumeurs soient colportées par des imbéciles, qu'y pouvons-nous ? Quant aux anonymes ici présents, ils ont certainement leurs raisons pour le rester — et nous supposerons, parce qu'il fait beau et que le vent se lève, que ce sont des raisons honorables. Pour certains, et c'est manifeste, leur pseudo est comme un nom de marque — Toto come Petit Bateau et Cat-quelque-chose de la même manière qu'Adolf Dassler est devenu monsieur Adidas. Cadichon a des raisons politiques (ou conjugales, comme on voudra) pour rester derrière son nom d'équidé — sans compter que prendre un nom d'âne pour venir sur Bonnetdane ne manque pas d'à-propos, et tant pis ppour ceux que ça fait braire. D'autres préfèrent signer en toutes lettres, et ça m'étonnerait que Ch. S. ait reçu beaucoup de menaces depuis qu'il passe un peu de temps ici — sinon de ses amis supposés. Françoise G. ne m'en a jamais fait état. Il ne faut pas commencer à délirer.
Quant aux commentaires qui se donnent libre cours sur des blogs beaucoup moins libérés que celui-ci, c'est lisier de cochon et fiente de corbeau, voilà tout. Ils savent bien, ces coourageux anonymes-là, qu'ils se feraient démolir s'ils se faisaient connaître.
Ah, je vous jure, il y a des jours où je regrette que la pratique du duel ne soit plus de mode… Et je ne suis pas le seul à le penser — d'où sans doute le ton parfois aigü de certaines diatribes : on s'estropie par le langage, faute de s'envoyer des coups d'estoc.
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 mai 2007

quelques idées(pas très bonnes) pour le dico de Perceval

Bac : voir Niveau

B-a Ba : sujet brûlant. Voir Lecture (Méthode de)

Conseil de classe chambre d’enregistrement des décisions parentales. Annexe du secrétariat.

Cultures. Toujours au pluriel. Il n’y a pas une culture mais des cultures.

Elèves : Trop d’élèves par classe. Dire d’un élève qui ne sait pas écrire : « oui, mais il a beaucoup d’imagination »

Erreur Il n’y a pas d’erreur de l’élève simplement une mauvaise gestion par le professeur des processus d’apprentissage.

Expression écrite S’extasier. Ajouter qu’on n’a jamais autant écrit que depuis l’apparition des SMS et des Blog. Pester contre les professeurs qui évaluent la langue.

Fautes. Ne dites pas faute dites erreur. Voir erreur.

Humanités : ça mène à l’ANPE. Il faut les remplacer par des filières d’informatique.

Lecture (Méthode de) : sujet brûlant. Voir B-a Ba

Lecture . Les jeunes n’ont jamais autant lu. Regardez les ventes d’H. Potter.

Méthode. L’essentiel. Ajoutez : il faut apprendre à apprendre. En profiter pour dénigrer les savoirs.

Moyens Jamais assez. S’indigner.

Niveau : il monte.

Orthographe : connaissance inutile depuis l’invention des traitements de texte.

Professeurs Toujours en grève, toujours absent. Ajouter : « c’est le fruit de mes impôts Monsieur »

Ecrit par : B. | 27 mai 2007

Merci, B.

sens : en abuser en dépit du bon

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

code : ne jamais l'évoquer sans préciser qu'il convient aussi de travailler le sens

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

grammaire : vulgaire

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

"j'avais créée moi même une adresse que j'avais laissé sur le blog et je me garde de vous copir coller les mails d'insultes que j'y ai reçus"

Mince, pourquoi j'en reçoit pas moi ?

Mes connaissances en info sont limités à LA PROGRAMMATION (et encore, du spécifique), maintenant je peux me renseigner..

Mais ACCUSER A TORT ET A TRAVERS EN PUBLIC , c'est un comportement de petite merde !

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

Cher JPB,
vous avez raison de replacer ce qui se passe en Corse dans l'ensemble d'un système éducatif bien malade.
Pour compléter les notes que l'on trouve sur mon blog http://lescarnetsdulabyrinthe.blogs.nouvelobs/, et prolonger la réflexion, je précise qu'à mon arrivée dans l'île, en septembre, certains élèves du Lycée Professionnel où je travaille m'ont accueilli aux cris de : "Francese, rentre chez toi", se référant effectivement à une prétendue "race corse" qui serait "pure". Mais précisément : il ne faut pas perdre de vue que cet élève qui fait du "pseudo-nationalisme" (alors qu'il ne connaît à peu près rien de l'histoire de la Corse, et notamment de l'expérience démocratique de Paoli, au siècle des Lumières), manque avant tout de repères et se retrouve récupéré par une idéologie nauséabonde. A cet égard, il est en réalité le symétrique du gamin de banlieue qui, par exemple, va être récupéré par l'intégrisme islamique. Ce n'est donc pas tant l'élève d'Ajaccio, ou la Corse elle-même, qui est en cause, mais une école qui a renoncé à instruire et qui, ce faisant, laisse des jeunes à la merci de tous les extrémismes. Comme vous le montrez fort justement dans vos ouvrages, le crétin finit par produire le barbare. Et le barbare, en Corse, c'est le groupe I clandestini corsi, responsable d'attentats racistes anti-Maghrébins. Mais de la même manière, le barbare en banlieue parisienne, c'est l'assassin d'Ilan Halimi. En somme, cet élève corse qui m'accueille à coup de rejet anti-Continental primaire, c'est peut-être celui qu'on aurait entendu dire "Les Juifs ont de l'argent" s'il était né dans le "9-3".
C'est également dans une telle perspective que le fameux rapport de l'Inspection générale que vous évoquez est caricatural pour la société corse sur bien des points : il présente comme des tares spécifiques à l'île des éléments qu'on retrouve en fait dans toutes les académies.
Oui, nous sommes tous des insulaires.
Cordialement.

Ecrit par : Scaramouche | 27 mai 2007

tonique : intenable

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

reçois ... Et je 'vous' merde !

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

j'avais créée moi même une adresse que j'avais laissé sur le blog et je me garde de vous copir coller les mails d'insultes que j'y ai reçus"

Mince, pourquoi j'en reçoit pas moi ?

Mes connaissances en info sont limités à LA PROGRAMMATION (et encore, du spécifique), maintenant je peux me renseigner..

Mais ACCUSER A TORT ET A TRAVERS EN PUBLIC , c'est un comportement de petite merde !

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

toto il est clair que contrairement à d'autres je ne cultive pas l'ambiguïté d'ailleurs on n'a jamais repris mes propos en disant "il a écrit";
Alors "les sales poufiasses" et les "va te faire troncher au lieu de t'occuper de tes momes" de charmants messieurs et peut-être dames j'y ai eu droit quitte à passer pour la parano du blog !mais comme c'est une adresse que je n'ai quasiment pas utilisé cela a peu d'importance et je m'en contrefiche , je n'ai d'ailleurs pas pris de pseudo suite à cela. À propos de pseudo, je réitère ce que j'avais déjà dit, je comprends tout à fait que certains veillent à leur tranquilité de plus c'est une pratique par certains aspects sympathiques, certains pseudos sont des romans à eux tout seul ils nous permettent de laisser vagabonder notre imagination, parfois, malheureusement, ce n'est pas dans de vertes prairies. et j'en profite pour corriger les fautes:
"
j'avais créé moi même une adresse que j'avais laisséE sur le blog et je me garde de vous copiEr coller les mails d'insultes que j'y ai reçus"

Bref suite au prochain mauvais tour...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

Pat, envoie moi un de tes mails d'insultes, pour voir ...

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

ici
[email protected]

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

Je les ai supprimés et je n'utilise plus cette boite elle a été désactivées mai je peux si ça vous amuse de retrouver les adresses ip en recréer une rien que pour le test:)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

désactivée et maiS ma touche s qui refait des siennes

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

L'adresse ip ne sert que si elle est fixe.

personne n'a d'adresse fixe (enfin je crois)
mais parfois les ânes laissent des indices ;)

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

bon tu peux faire des choses quand tu connais son adresse, et tant qu'il n'en change pas ;)

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

"Mince, pourquoi j'en reçois pas moi ?"

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

Sûr que sans laisser d'adresse et avec un pseudo, les risques sont moindres!

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

Les conseils sont parfois incroyables. Une élève. Nulle, paresseuse, bavarde et impolie. Le proviseur propose le redoublement. Quelqu’un s’avise que le redoublement ne lui sera pas profitable et que l’année prochaine elle se laissera couler. On décide de la faire passer et quelqu’un ajoute que ses notes sont sans doute trop faibles pour qu’elle puisse suivre l’année prochaine. Où est la logique dans tout ça ? Bon courage à mon successeur.

Pour Perceval :

Innovation : Toujours suivi de « pédagogique »

Pédagogique : toujours précédé d’innovation ou de révolution.

Lycéens : portent tous des casquettes, des survets , fument des joints et n’étudient pas.

Reforme : on ne va jamais au bout. Voilà pourquoi ça ne fonctionne pas.

Classe d’âge. Voir niveau . Voir Bac.

Enseignement. OBLIGATOIREMENT suivi « d’en séquences »

Ecrit par : B. | 27 mai 2007

Instruction : n'est bienvenue que si elle est officielle.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Brighelli : podothérapeute insulaire

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Toto : animal à sang chaud affligé de tics verbaux caballistiques (L&L;, alpha, monsieur,...)

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

La lecture appartient à ceux qui se lèvent Toto.

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Elève. Normalement au centre. Le plus souvent : ailleurs.

Ecrit par : B. | 27 mai 2007

Merci Perceval et B. de ramener l'humour à défaut de soleil.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

A propos du fil qui a été lancé, et de l'enseignement pro (en Corse ou ailleurs), je voudrais vous exposer un point PRIMORDIAL pour comprendre l'orientation des élèves :

A la sortie du collège (fin troisième), les professeurs disent aux élèves moyens (voire mauvais) : "tu devrais tenter une seconde, même si tu n'as que 8 en maths et 7 en français. Si ça ne marche pas, tu iras ensuite en BEP, et si ça marche, tu passeras en première puis tu auras ton bac. Tente, au moins, tu ne risques rien."

MAIS les élèves qui échouent en Seconde NE SONT PAS ADMIS en BEP car il n'y a tout simplement pas de places (les élèves sortant de troisième sont prioritaires, et les dossiers de redoublants, par définition, ne sont pas bons).

Ne pouvant aller en BEP, ces élèves REDOUBLENT DONC leur seconde. Une fois leur redoublement terminé, ils ont déjà perdu deux ans et ils n'ont toujours pas progressé. Ils ne peuvent pas aller en BEP car ils sont encore moins prioritaires, et leur dossier n'est toujours pas meilleur. Le conseil de classe propose donc une réorientation, sans effet puisqu'elle n'est pas possible, et ces élèves... PASSENT EN PREMIERE CAR LE PASSAGE EST DE DROIT !!!!

Ils arrivent donc en terminale CAR LA PREMIERE ET LA TERMINALE FORMENT UN SEUL CYCLE et il est impossible de forcer un élève de première à redoubler. Ils passent enfin le bac, et soit l'obtiennent - du premier coup, au rattrapage ou à la deuxième tentative - soit ne l'obtiennent pas (il y a plein de terminales triplants), mais dans les deux cas, ils échouent aussitôt, soit en première année de fac, soit en arrêtant leurs études et en ne trouvant jamais de travail (incapables de réussir un concours ou de trouver une formation).

Ils finissent donc AU CHOMAGE, ou dans des boulots précaires dans lesquels ils sombrent, alors qu'ils auraient pu avoir une formation professionnelle, qu'on leur a déconseillé à la sortie de collège, et que le système leur a ensuite de facto interdite.


Je n'ai pas toujours de réponse à mes posts sur ce blog (c'est la loi du genre de toute façon, et c'est JPB qui est auteur et maître ici) mais j'aimerais bien comprendre comment un tel état de fait, dévastateur au lycée pour tant d'élèves qui auraient pu faire quelque chose de bien, peut perdurer ainsi depuis un si grand nombre d'années : est-ce si méconnu ? est-ce un système auquel tout le monde s'est résigné en connaissance de cause, ou un dysfonctionnement de la gestion des élèves ui reste soigneusement caché ?

Tous les proviseurs et les professeurs principaux sont confrontés à e problème chaque année pour un grand nombre d'élèves, et à chaque fois on dit aux parents la même rengaine : "on n'y peut rien, c'est le système". Mais il y a bien quelqu'un qui va finir par faire quelque chose contre ça !

J'ai vu repartir des parents désespérés la semaine dernière, car on leur a déconseillé d'inscrire leur enfant en lycée pro, et maintenant il ne PEUT plus y aller. Il a donc perdu un an, il en perdra un deuxième, il passera peut-être en première, où il échouera... Et que fera-t-il après tous ces échecs ? Brûler des voitures ? Pointer à l'ANPE ? Et à quoi lui aura servi l'école ?

Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2007

"C'est certain qu'avec un QI à 130, il y a de quoi péter le boulard. A 140, c'est envoyer le minot en psychothérapie, voir en hôpital de jour..." (Dobolino)

Le petit-fils d'une de mes amies , en 6ème à neuf ans, s'y ennuie mortellement.
Mon amie a découvert qu'il avait couvert son tableau de "I hate school, I hate school..."
Il avait appris tout seul à lire l'heure à cinq ans en GS et a sauté le CP, au grand dam de sa grand-mère, fille d'instituteurs qui désapprouvaient une telle décision. Cela ne lui a porté aucun préjudice.

Autre réflexion sur tout ce qui précède : Instruire, c'est éduquer, et non l'inverse.

Des enfants en CE1 qui n'ont pas appris à lire en CP : que font-ils? Ils foutent le bazar dans la classe, surtout si la maîtresse leur laisse "lire" tout seuls les "consignes", silencieusement qui plus est . Sans leur donner d'explication.

Histoire vécue : ma petite-fille est rentrée un jour outrée : sa maîtresse avait dit : "Mikaël et Joshua n'existent pas pour vous, puisqu'ils ne font rien".
Ils avaient eu en CP une méthode "naturelle : de l'aveu de la maîtresse, 50% d'échec... ce qui ne l'avait pas empêché de poursuivre avec "Crocolivre".
Ma petite-fille avait échappé au sinistre grâce à une méthode alphabétique étudiée en double avec sa mère.

Les deux garçons en question ont été sauvés car ils ont rencontré l'un une maîtresse qui l'a récupéré, l'autre est rentré dans une école libre. (Il y en a parfois de bonnes.) Ils sont parfaitement rentrés dans le rang.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2007

Imaginez un peu les liens auxquels auraient droit Cadichon si elle avait le courage de tenir ses propos à visage découvert!
Ecrit par Patricia,

qui ne me lit pas de toute évidence.

Il faut vraiment avoir la médisance chevillée au corps pour être aveugle au point d'ignorer mon identité alors que j'ai posté mon email à plusieurs reprises et que je n'ai pas craint de me dévoiler dès mes premiers commentaires, avant que je ne trouve ce pseudo que je chéris pour des raisons toutes personnelles.

Si je ne me tiens pas "à visage découvert" , comment diantre Pendariès a-t-il trouvé en ligne, ce que j'ignorais moi-même, mon mémoire de master! il n'est pas madame Soleil que je sache.
La "toile" est un puissant révélateur de l'aveuglement idéologique et confirme ce qu'écrit un des Francais d'Amérique les plus remarquables de sa génération, Jacques Barzun, un parfaitement inconnu chez nous, sauf de Liliane Lurçat.
“When truth and ideology conflict, [some people] choose the latter”.(“From Dawn to Decadence, 1500 to the Present, 500 years of Western Cultural Life”, (New York, 2000)

Ecrit par : Cadichon | 27 mai 2007

Jérémy: il faut dire à ces parents d'inscrire leur gosse en apprentissage (pas évident car il faut trouver un patron). Il existe des CFA publics. Se renseigner sur le net ou auprès des chambres de métiers. En LP nous avons le même problème avec les élèves de Seconde pro qui se rendent compte qu'ils se sont trompés de formation (inscrits en "vente" alors qu'ils voulaient faire plombier). Ils ne peuvent plus changer de voie car les deux années de BEP sont UN SEUL cycle. Ils sont donc obligés de quitter la voie scolaire pour l'apprentissage.

(Heureuse de voir que je ne me suis trompée de sujet qu'à moitié. En fait, je ne savais pas si ce fil devait parler de la Corse ou du LP... Finalement ce ne sont que règlements de comptes?)

Ecrit par : ProfAnonyme | 27 mai 2007

"Sûr que sans laisser d'adresse et avec un pseudo, les risques sont moindres!

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007 "

T 'es Grave CON toi !

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

"Si tel est le cas, vous êtes un ENCULE DE PREMIERE."

Kess ta contre les enculés ?

Fils de rin !

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

Ouh la la! il fait chaud sur le blog, encore aujourd'hui!
Pourtant hier, je peux vous assurer que la mer était belle, belle! que les touristes étaient encore absents, et qu' on pouvait donc faire courir son chien sur la plage sans qu'on se fasse "hurler dessus"... Et que les cookies que je viens de faire sont très bons. Tiens, si je pouvais vous en envoyer quelques-uns pour calmer le jeu... Ce serait volontiers...

Ecrit par : Thalie | 27 mai 2007

Cadichon , le plus désolant est vraiment que vous n'ayez aucun humour!
j'avais écris juste avant cette phrase que vous citez:
"et pour finir sur une note d'humour".

et excusez moi de n'avoir pas fait le rapprochement de vos posts sous le pseudo de cadichon avec ceux que vous avez écrits sous votre véritable patronyme, je n'ai pas souvenir que vous nous ayez avertis de ce changement de signature et si je suis une habituée du blog depuuis presque sa création je n'en suis pas toujours une lectrice assidue.J'ai donc du zapper ce fait et pour être honnête vous êtes tellement caricaturale que j'ai même cru que vous étiez un personnage créé de toute pièce.

MàC m'épate il a le nez fin et il n'est pas le seul d'ailleurs!


Bonjour particulier à Dobolino et Catmano .

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

Que Frackowiack dise que je pense brun, ou que Meirieu affirme que je suis le fils adultérin de Doriot est simplement grotesque. Que des rumeurs soient colportées par des imbéciles, qu'y pouvons-nous ? .
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 mai 2007

Je suppose que Cadichon est la fille adultérine et non reconnue de Georges Marchais et en garde quelque rancœur, ce que nous pouvons tous concevoir.

Ecrit par : dobolino | 27 mai 2007

Bonjour Patricia. Et pour la mère, Dobo, tu vois qui ? Arlette ?

Ecrit par : catmano | 27 mai 2007

Dobolino et Catmano vous n'avez vraiment pas vos pareilles pour détendre l'atmosphère!
Mais Catmano je doute que ce soit Arlette , elle est plutôt adepte du clonage...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

Anne-Marie, vous partez du principe que tous les enfants ont eu, jusqu'à trois ans, donc avant de mettre un pied à l'école, une éducation à peu près rationnelle, (c'est à dire avec un minimum d'amour, d'attention, et de cadre). Ce qui leur permet de ne pas être à la limite, (et quand je dis à la limite!) de l'asociabilité quand ils sont en petite section. Donc d'être aptes à suivre la voie d'une "instruction éducative" correspondant aux enfants normalement éduqués de cet âge. C'est le cas des vôtres. Tant mieux pour eux. Que fait-on des autres? On les euthanasie, ou on tente, tant bien que mal, de pallier les carences familiales?

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

On tente, Christophe, on tente. Sans aucun doute. Je ne dis pas que ce sera facile, mais on tente.

Ecrit par : catmano | 27 mai 2007

Donc d'être aptes à suivre la voie d'une "instruction éducative" correspondant aux enfants normalement éduqués de cet âge. C'est le cas des vôtres. Tant mieux pour eux. Que fait-on des autres? On les euthanasie, ou on tente, tant bien que mal, de pallier les carences familiales?

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

On tente de pallier mais ce n'est pas une raison pour massacrer les bien-élevés! Merci!
Pour la mère de Cadichon, je ne sais pas trop... Probablement quelqu'un qui connaissait la valeur du travail contrairement à nous autres, bande de larves gluantes et parasites. Allons nous cacher! Nous, qui nous accrochons comme des sangsues aux profits boursiers et réclamons des dividendes alors que nous devrions organiser un suicide collectif.

Ecrit par : dobolino | 27 mai 2007

Elève tonique: mettre l'accent dessus.

Colle: ne sert plus que pour pour les serrures.

Tableau : Je ne vous dis pas

Compas : verlan

Ecrit par : Merlemocoeur | 27 mai 2007

Brighelli : podothérapeute insulaire

Ecrit par : Perceval | 27 mai 2007

Désolée : pédothérapeute.

Christophe, je vous rappelle que ma fille est maîtresse en ZEP, avec des enfants qu'elle réussit à instruire, bien qu'elle ait eu un lavage de cerveau dans l'IUFM de Limoges, où le constructivisme pur et dur sévit (voir la lettre de Pedro Cordoba à Gérard Gonfroy, voir les "Albums" d'Alain Prinsaud ).
Ces enfants n'ont à la maison aucune éducation, le livre doit y être inconnu, à part leur livre de lecture et de petits livres prêtés par leur maîtresse.

Souvent, ils sont difficiles à tenir, et l'autorité qu'il faut déployer est usante. Il en est de même évidemment à tous les niveaux, depuis la GS.

Je ne vois pas pourquoi vous me proposez de les euthanasier, alors que j'ai fait sortir ma fille de son brouillard pédagogiste grâce au livre de Marc Le Bris "Et vos enfants ne sauront pas lire...ni compter" (l'avez-vous lu??) et que voyant sa détresse lors de son premier poste en CE1 en ZEP, et qu'elle était prise de panique voyant que pas un seul de ses 18 élèves ne savait lire, je lui ai offert 18 "Lire avec Léo et Léa " de ma poche. (Pour ses petits noirs et magrhrébins).

Elle n'avait pour eux que Justine et compagnie CE1, qu'on ne peut lire ...que si l'on sait lire.

J'espère que vos enfants encore petits ont des parents attentifs qui les aiment, les entourent, ...et les aident à combler les lacunes de l'EN. Leur méthode d'apprentissage de la lecture est-elle globale?
Attention à l'enseignement des "maths" actuel : de la merde, comme dit Toto, je l'approuve.

Pour moi, sauver une classe ou même sauver un enfant me plonge dans la joie.

Hier encore j'ai conseillé la méthode Fransya à un pauvre enfant de 10 ans orphelin de mère et qui ne sait pas lire.

Anne-Marie.

J'ajoute que ma fille a du caractère. Elle a réussit à obtenir le redoublement de 5 de ses élèves de CE1: entrés en CE1 sans savoir lire, ils ont fait un CP cette année : il est donc logique qu'ils redoublent.

(Qui dit que le redoublement est un génocide? C'est l'auteur de "Où en est l'école aujourd'hui? " Ah oui, c'est Christian Forestier, éminent recteur et conseiller de Claude Thélot pour l'aider à accoucher de sa souris mort-née du Grand Débat.)

Ses collègues sont en train de se rendre compte que sa méthode est infiniment plus éfficace que leurs méthodes Mika et autres intégratives à la Goigoux.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 mai 2007

efficace...

Toi aussi il t'énerve ce petit homme ...

Ecrit par : toto | 27 mai 2007

"Toi aussi il t'énerve ce petit homme ...

Ecrit par : toto | 27 mai 2007 "

Toto, un homme qui aime le bon vin ne peut ête totalement mauvais.

Ecrit par : Japhet | 27 mai 2007

Toto, un homme qui aime le bon vin ne peut ête totalement mauvais.

Ecrit par : Japhet | 27 mai 2007
c'est une parole de sage Japhet et une femme qui aime le bon vin peut-on en dire autant;):) ?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

Merci profanonyme de m'avoir répondu !

J'imagine que les autres s'en foutent, ou n'ont pas lu, ou n'en savent pas plus.

Le problème de l'apprentissage, c'est que les parents ne savent pas où chercher. Rien n'est fait pour leur faliciter la tâche, et personne n'est capable de leur donner les renseignements qu'ils cherchent.

Quand vous dites : "Heureuse de voir que je ne me suis trompée de sujet qu'à moitié. En fait, je ne savais pas si ce fil devait parler de la Corse ou du LP... Finalement ce ne sont que règlements de comptes?", je suis d'accord avec vous.
J'aurais aimé que les commentaires au post de départ parlent de la Corse (éventuellement) ou du LP (encore mieux), mais je vois qu'à part le vôtre, aucun des messages qui suivent le mien ne parle du LP ou de l'orientation.
J'en déduis qu'ici non plus ces sujets n'intéressent personne, et qu'il vaut mieux perdre son temps à parler d'autre chose.

Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2007

Anne-Marie, je suis allé récemment effectuer une visite pédagogique en CE1. 30 élèves, (pas 18). Un qui passait son temps à battre ses camarades, en classe. Deux autres qui lui emboîtaient le pas assez facilement. Les parents de celui qui tapait les autres l'avaient fait manger dans la gamelle du chien, quasiment depuis sa naissance. Pour ce qui concerne les deux autres, père en prison, quelques frères et soeurs tous nés de pères différents. Et ce ne sont pas des cas exceptionnels, entre autres peut-être un peu moins lourds. Je doute que "Léo et Léa" auraient pu leur faire oublier ce qu'on peut ici pudiquement appeler "des carences éducatives". Alors, oui, instruire, je suis d'accord. Dobolino, je suis d'accord également pour que ceux qui ont été élevés avec plus d'amour ne pâtissent pas de cette situation. Que proposez-vous? Nous sommes, me semble t-il, (un peu) obligés de raisonner autour d'une école qui ne soit pas totalement déconnectée de la société telle qu'elle est.

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007

Jeremy,
avez-vous déjà rencontré dans un établissement scolaire une personne compétente en matière d'orientation?j'ose cependant croire qu'ils en existent soyons optimistes...
quand j'étais au lycée les deux conseillers d'orientation censés nous aider dans nos projets d'orientation nous indiquaient l'adresse du CIDJ le plus proche et nous devions essayer de nous frayer un chemin dans la jungle de la non information dans laquelle on nous laissait entrer sans guide. Certains de nos professeurs qui remplissaient nos dossiers, essayaient tant bien que mal de nous aider mais la plupart n'en avait pas les compétences et comment leur reprocher ce n'est pas leur rôle!
c'était il ya plus de 20ans. Aujourd'hui en tant que parents nous constatons toujours la même carence. Résultat des filières surchargées , d'autres en voie de disparition voire disparues...et des gamins égarés...que mettre en oeuvre pour palier à cette carence anémiante?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2007

"je lui ai offert 18 "Lire avec Léo et Léa " de ma poche. (Pour ses petits noirs et magrhrébins)."

Sans parler du côté dame patronnesse, l'amalgame est assez dérangeant. Avec des clichés pareils, vous seriez peut-etre surprise du panachage chromatique tant des boulets que des élèves exemplaires (donc dotés de parents tout sauf défaillants, qui ne reculent devant aucun effort pour la réussite de leurs enfants).
Il ne s'agit pas seulement de condescendre à être charitable avec de pauvres déshérités, mais aussi de rendre justice à des gens parfaitement "méritants".

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Ne le prenez pas pour vous, Anne-Marie, mais ce genre d'amalgame m'agace sous ses multiples formes, y compris celle de collègues qui sont d'avance fatalistes pour les enfants dont vous parlez, comme s'ils étaient, par nature, plombés d'avance. En exagérant un peu, ça me donne envie de leur préparer leurs cocktails molotov.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Et, sans esprit polémique, mes deux nains ont tous les deux appris à lire avec Justine et lisent très bien. Le manuel n'est jamais qu'un support plus ou moins approprié pour l'usage que l'on en fait.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Anne-Marie, je me relis, et je me trouve injustement agressif. Pardonnez-moi.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Je fais chorus avec Jérémy : je ne pensais guère, en ouvrant ce fil, amener des commentaires sur la Scaramouche l'a très bien compris — mais au moins sur les défauts criants de l'orientation, qui mène en LP des enfants qui n'ont rien à y faire — ou envoie en Seconde des gosses qui seraient bien mieux ailleurs. Quant à l'orientation en Terminale, elle est tout aussi inefficace. Il n'y a donc pas ici un conseiller d'orientation qui pourrait nous expliquer le pourquoi de cette politique coûteuse et inefficace ? Les facs en sont à intervenir en terminale pour (dé)conseiller telle ou telle filière. Peut-être les entreprises devraient-elles venir au collège expliquer de qui elles ont besoin, dans un avenir proche.
"Prof Anonyme" a très bien résumé, un peu plus haut, l'escroquerie des Bac Pro, où l'on a des exigences pour des gosses qui, trop souvent, sont là par désœuvrement, qui rêvent d'un BTS où ils ne seront pas pris (hypothèse ordinaire), ou qu'ils échoueront (seconde hypothèse ordinaire). J'ai en tout et pour tout, sur deux BTS cette année, un élève sorti de Bac Pro qui s'en sort — au prix d'un travail acharné, et il s'en sort grâce aux matières "techniques", parce que dans les fondamenbtaux, il traîne des retards invraisemblables — non parce que les profs de BEP / Bac Pro ne font pas leur boulot, mais parce qu'ils ne peuvent pas le faire, comme l'a expliqué ici même Pendariès bien souvent.
Je suis bien persuadé que bien de sproblèmes viennet d'un Primaire gâché. Mais ça ne suffit pas, on ne va pas renvoyer des ados en CP pour leur apprendre à lire et à travailler. So ?
Ça, bien sûr, c'est la version noire. Si quelqu'un bosse dans un LP où ça se passe bien, qu'il nous explique…
Et on arrête les chamailleries…
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mai 2007

Ça, bien sûr, c'est la version noire. Si quelqu'un bosse dans un LP où ça se passe bien, qu'il nous explique…
Et on arrête les chamailleries…
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mai 2007

Dès le CP commence le processus de sélection pédago-psycho-sociologique de la future masse des travailleurs salariés et précaires.
L'école est l'antichambre de cette fonction institutionnelle objective: au départ se précipitent sur la ligne des millions de concurrents , tous doués pratiquement des mêmes aptitudes intellectuelles mais gratifiés à l'arrivée, s'ils y parviennent de titres et de diplômes très dissemblables. Pour les uns des médailles d'or, pour les autres des breloques...
Les enseignants ont la charge (charge voilée par leurs discours psycho-pégagogiques) d'organiser la course.
Justement je dois filer au collège...on m' y convoque pour réfléchir autour du "projet d'établissement"! Une des commissions réfléchira sur le thème de l'orientation précoce et préprofessionnelle des élèves éjectés de la course avant même d'en avoir pris le départ.
Excusez-moi , je suis en retard!

Ecrit par : buntovchik | 28 mai 2007

"je lui ai offert 18 "Lire avec Léo et Léa " de ma poche. (Pour ses petits noirs et magrhrébins)."

J'accepte la qualification de "dame patronesse", cela ne me dérange pas.

J'ajoute que cette ZEP, qui a un directeur intelligent et pas mal de moyens, m'a remboursé rapidement mes livres.

Et que ma fille est en train de gagner sa bataille (notre bataille ) , il y a eu une évaluation commune des deux CP, et il a bien fallu reconnaître que la méthode de ma fille obtenait de meilleurs résultats que Mika et Crocolire.

Ses meilleurs élèves sont des enfants en extrême pauvreté, dont une toute petite fille victime d'attouchements sexuels au sein de sa famille.

"Et, sans esprit polémique, mes deux nains ont tous les deux appris à lire avec Justine et lisent très bien. "

Heureusement, tous les enfants ne restent pas sur le carreau.
La maîtresse de mon petit-fils faisait du syllabique, "le moins possible puisqu'on ne peut y échapper".(sic)

Si vous approuvez l'utilisation des méthodes mixtes, je ne comprends plus l'utilité de ce blog, qui cherche à restaurer une école qui forme le mieux possible des enfants quelle que soit leur origine sociale.

Presque 100 % des classes de maternelle apprennent aux enfants à deviner des mots entier, à copier des mots qu'ils ne savent pas lire, c'est le début de la dyslexie et de la dysorthographie.

Si vous ne connaissez pas les livres de Colette Ouzilou, Mme Wettstein-Badour, Liliane Lurçat, c'est dommage.

En tout cas, vous pouvez lire ceux de Jean-Paul Brighelli ou de Maurice Maschino.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mai 2007

Un témoignage de la necessité de changer :

"Je viens de retrouver plein de vieux bouquins de classe ... dont un 'Histoire de France' Cours élémentaire Gauthier et Deschamps - Hachette - 1928

Aujourd'hui, les enfants n'ont plus de cours d'histoire, pourquoi ? J'ai pourtant l'impression que toutes ces 'aventures' les passionneraient ?

Mon fils en CE1 a un peu parlé des hommes préhistoriques en classe au travers d'un album bourré d'anachronismes, et je pense que c'est tout ...

Je me rends compte que dans les années 70-80, quand j'étais enfant, il n'y avait déjà plus de cours d'histoire à l'école primaire. Quel dommage ! "

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mai 2007

Quelqu’un connaît-il le Bac pro en 3 ans ?
Encore une monstruosité pédagogisto-administrative : normalement un élève fait 2 ans de BEP puis éventuellement 2 ans de Bac pro. Les collègues ont déjà tellement de mal à faire bosser des élèves qui ont un examen final en 2 ans (une éternité pour les élèves), alors imaginez des djeunz qui devraient se motiver pour dans 3 ans !

Le tout sans programmes officiels : les inspecteurs laissent les PLP dans le vague. C’est ce qu’on appelle l’autonomie dans le langage du management : se démerder tout seul pour faire le boulot des autres. Faut-il condenser les programmes de BEP et de Bac, insister sur le programme du Bac ? Tout ça avec des élèves très faibles et sans bases. Que se passe-t-il si le candidat rate son bac au bout de 3 (ou 4 ans) et se retrouve sans même un BEP ? On imagine les « conseils » de correction à l’examen...

La double contrainte fonctionne à plein : ce sera la faute des profs si le nouveau bac ne marche pas !

Autre sujet : dans mon lycée polyvalent, les profs de lycée général, pour cause de suppression d’heures, se voient obligés de faire une partie de leur service au LP. Du coup, ils se mettent à parler aux PLP dans la salle des profs ! Il y avait une frontière invisible que certains ne franchissaient pas...

Ecrit par : Lariba | 28 mai 2007

Je savais bien que j'allais vous contrarier. Pardon encore.
Si mes enfants lisent bien, c'est peut-être aussi parce que je les ai soumis à un pilonage systématique en matière de combinatoire (pour le premier sur les conseils de la maîtresse, alors que je découvrais tout de ces questions). Je voulais juste dire que le style et la compétence de la maîtresse l'emportent sur le support.
Je suis complètement d'accord avec vous sur l'intéret de l'histoire et la perte que constitue son défaut.
Tiens, pour mon dico (attention, je galège !!!) :
Justine : dépourvue de vertu(s), elle effarouche les dames patronesses.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

J'ai lu Lurçat, Maschin, u cretinu (c'est pour rire !!!), et bien d'autres encore.
Ouzilou et Wettstein-Badour, promis, je m'y attelle derechef.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

J’ajoute, non par esprit polémique, mais simplement par réalisme que les difficultés, patentes au lycée, suivent les élèves dans leur vie professionnelle. Je connais assez bien un chef de chantier qui a la charge d’embaucher , le plus souvent en interim, des manœuvres. Bien souvent, il s’agit de « jeunes » sans qualification. Ces « jeunes », décrocheurs , qui ne pouvaient s’astreindre à exécuter une tâche au lycée ne le peuvent pas davantage sur un chantier : ils n’ont pas intégré l’idée de travail ou de devoir à accomplir. En outre, et c’est le plus étonnant, il faut leur expliquer et leur réexpliquer les tâches les plus simples. D’abord pour des raisons de niveau de langue , ensuite pour des raisons de niveau d’abstraction et de conceptualisation. En fait, ceux qui ne lisaient pas les consignes à l’école ne peuvent pas les exécuter ensuite D’où l’importance capitale de l’école qui en effet a une vertu socialisante et nous enseigne plus ou moins à abstraire.

Ecrit par : J.A. | 28 mai 2007

Je confirme ce que disait Jérémy plus haut. Un cas concret : une élève , qui voulait faire quelque chose plus ou moins en rapport avec l’art ; elle vient de passer une année de seconde à peu près inutile. Elle sera réorientée mais pas là où elle veut (il faut un très bon dossier car il n’y a qu’une classe de ce genre dans les environs) mais là où il y a de la place, dans un quelconque BEP qu’il faut bien remplir.

Ecrit par : B. | 28 mai 2007

"Je voulais juste dire que le style et la compétence de la maîtresse l'emportent sur le support."

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

C'est vraiment la seule chose dont on puisse être à peu près certain en matière d'enseignement!

Ecrit par : christophe sibille | 28 mai 2007

L'inefficacité de l'orientation scolaire ?
Elle vient tout simplement du mode de recrutement des COP, ils ont tous fait une fac de psychologie !!!!!!!
Or, c'est la filière la plus bouchée, la moins rentable, et la plus inutile de TOUTES les filières existantes. Autement dit, ils ont eux-mêmes pris une voie qui, du point de vue de l'orientation, est une aberration monumentale.
C'est un peu comme si on mettait Arlette Laguiller à la tête de Microsoft, ou comme si on demandait à un végétarien d'être charcutier, c'est le monde à l'envers !
J'ajoute que personne ne sait rien sur les futurs métiers : vous savez combien gagnent un commissaire, une orthophoniste, un prof des écoles stagiaire, un journaliste dans la presse régionale, un médecin généraliste, une femme de ménage, une infirmière, un ingénieur du son, etc. ? Ce sont des informations qui devraient êtr faciles à trouver ! Les seules que j'ai pu dénicher sont fausses, quand je les compare avec la réalité ! Alors comment se décider en fonction de quelques chose qu'on ne connaît pas ?
Et j'aimerais bien savoir comment l'Onisep est financé ! Il doit y avoir gabegie et gaspillage, là-dedans : Ils ne sont bons qu'à éditer des brochures inutiles, avec des étudiants qui sourient et des schémas "simplifiés" qui sont TOUJOURS les mêmes, de classe en classe, et qui n'apprennent rien à personne ! C'est le pédagogisme appliqué à l'orientation : on propose aux élèves d'être "bijoutier-orfèvre" ou "premier violon", en fonction, uniquement, de leurs "inclinations" !
J'ai une sainte horreur de l'Onisep, qui n'est JAMAIS cité dans les problèmes d'orientation, alors que c'est l'organisme qui en est responsable !!! Et le scandale des CIO ! Les conseillers qui ne savent rien ! Qui donnent des infos fausses ! Qui ne voient les élèves qu'une demi-heure par an !
Le scandale de l'orientation est dans tout ça. Il suffit de demander un rendez-vous à une conseillère du CIO le plus proche pour le comprendre.

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

"Ces « jeunes », décrocheurs , qui ne pouvaient s’astreindre à exécuter une tâche au lycée ne le peuvent pas davantage sur un chantier : ils n’ont pas intégré l’idée de travail ou de devoir à accomplir. En outre, et c’est le plus étonnant, il faut leur expliquer et leur réexpliquer les tâches les plus simples. D’abord pour des raisons de niveau de langue , ensuite pour des raisons de niveau d’abstraction et de conceptualisation."
Ecrit par : J.A. | 28 mai 2007

D'où mon message sur la maternelle, avec toutes mes excuses pour le "pas si hors-sujet que ça". Catherine (et tant pis pour la marque déposée !)

Ecrit par : catmano | 28 mai 2007

Merci B. de confirmer cet état de fait indigne.
Mais comment tout cela arivera-t-il un jour aux oreilles d'un ministre ou d'un haut responsable ? Leurs enfants ne vont pas aux L.P., ils n'ont pas besoin de se poser la question à la sortie du collège, et ils n'ont pas besoin, eux, d'une "conseillère d'orientation". Ils connaissent très bien les métiers et savent guider leurs enfants vers des carrières intéressantes. Mes élèves ne savent meme pas que les prépas, les Grandes Ecoles ou les IUT existent, ils n'en ont jamais entendu parler, et qui leur expliquera ce système ? Ce qui n'est pas juste, c'est que ce sont des privilégiés qui façonnent le système, alors que ce sont les non-privilégiés qui doivent bénéficier de ce système.

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

"Toto, un homme qui aime le bon vin ne peut ête totalement mauvais.

Ecrit par : Japhet | 27 mai 2007 "

Où j'avions écrit qu'il était "totalement" mauvais ?

Pour colporter des "rumeurs" et insulter les "enculés" il est bon . :)

Ecrit par : toto | 28 mai 2007

"Merci profanonyme de m'avoir répondu !
J'imagine que les autres s'en foutent, ou n'ont pas lu, ou n'en savent pas plus. "

Désolé Jeremy,
c'est la faute à l'ôt naze là !

Si tu lisais ce blog (?) tu saurais que ces gamins ont un problème à résoudre avant que de pouvoir devenir des professionnels à part entière.

La Lecture.


Ils ne savent pas lire 'correctement', renseigne toi.
Une fois qu'ils sauront lire 'correctement', ils pourront enfin avancer . A quoi ça sert de déplacer tout le temps le problème ?

Ecrit par : toto | 28 mai 2007

Presque dans le sujet : je discutaille en ce moment même sur EDP avec une collègue qui m'explique que les élèves en échec, c'est pas dramatique, qu'il faut avoir un autre regard sur eux, que réussite scolaire ne signifie pas réussite sociale, et Lycée de Versailles, et que d'abord, nous n'avons sans doute pas la même conception de la réussite sociale (sous-entendu, je suis un gros con sarkoziste). On est vite diabolisé, chez les instits.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Précision pour les âmes sensibles : je suis un gros con ET je suis sarkoziste, l'un n'entraînant pas (forcément) l'autre.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Cognitif(itinéraire). Dire à propos d’un élève en difficulté : Il lui faut un itinéraire cognitif adapté. On ne sait pas ce que ça signifie et l’interlocuteur non plus.

Décloisonner. Mot d’ordre d’absolu qu’il convient de répéter à intervalle régulier à la manière d’un mantra ou d’un poème de Breton ou de Tzara. Exemple :

DECLOISONNEZ tout. DECLOISONNEZ votre femme DECLOISONNEZ votre maîtresse. DECLOISONNEZ
Vos élèves au coin d’un bois. DECLOISONNEZ DECLOISONNEZ
DECLOISONNEZ disque sonore cri jeté à la face de tous les conservatismes pédagogiques. DECLOISONNEZ révolte aux poings levés contre tous les rétrogrades et tous les conservateurs.
Tout produit du dégoût susceptible de devenir une négation de l’enseignement est DECLOISONNEMENT ; protestation aux poings de tout son être en action destructive :DECLOISONNEMENT ; connaissance de tous les moyens rejetés jusqu'à présent par l’enseignement pudique du compromis commode et de la politesse :DECLOISONNEMENT ; abolition de la logique, danse des impuissants de la création :DECLOISONNEMENT ; de toute hiérarchie et équation sociale installée pour les valeurs par nos valets :DECLOISONNEMENT; chaque objet, tous les objets, les sentiments et les obscurités, les apparitions et le choc précis des lignes parallèles, sont des moyens pour le combat :DECLOISONNEMENT; abolition de la mémoire :DECLOISONNEMENT; abolition de l'archéologie :DECLOISONNEMENT; abolition des prophètes : DECLOISONNEMENT; abolition du futur : DECLOISONNEMENT; croyance absolue indiscutable dans chaque dieu produit immédiat de la spontanéité :DECLOISONNEMENT; désordre élégant et avec préjudice d'un bavardage à l'autre sphère; trajectoire d'une parole jetée comme un disque sonore cri; respecter toutes les individualités dans leur folie du moment : sérieuse, craintive, timide, ardente, vigoureuse, décidée, enthousiaste; peler son enseignement du tout accessoire inutile et lourd; cracher comme une cascade lumineuse la pensé désobligeante ou amoureuse, ou la choyer — avec la vive satisfaction que c'est tout à fait égal — avec la même intensité dans le buisson, pur d'insectes pour le sang bien né, et doré de corps d'archanges, de son âme. Liberté :DECLOISONNEMENT,DECLOISONNEMENTDECLOISONNEMENT ; hurlement des douleurs crispées, entrelacement des contraires et de toutes les contradictions, des grotesques, des inconséquences : LA VIE.

Ecrit par : B. | 28 mai 2007

"Mais ça ne suffit pas, on ne va pas renvoyer des ados en CP pour leur apprendre à lire et à travailler. So ?"

Vraiment, vous ne comprenez pas, vous êtes obligé de passer par là, merde regardez moi, regardez comment mon français est pourri de chez pourri quand je suis hs, regardez comme il est potable quand j'ai pas encore trop fumé/bu :), les gamins ne sont pas encore tous 'trop' déchirés, en très peu de temps avec L&L; vous pouvez en rattraper 99% .
En 2 ou 3 semaines (maxi) Ils sauront lire, En 2 3 mois ils écriront presque normalement.

Le souci dans toutes ces CONNERIES d'Apprentissage de la lecture c'est que CERTAINS profs ne savent pas ce qu'ils font , c'est PLUS AU PETIT BONHEUR LA CHANCE, "MONSIEUR" "AURELIEN" .

Avec L&L; même le plus débile des profs peut s'en sortir !

SAVOIR Lire c'est une chose, SAVOIR ECRIRE UNE AUTRE, SAVOIR PARLER ENCORE UNE AUTRE .

Ecrit par : toto | 28 mai 2007

Eh, toto, je lis ce blog, encore heureux !
Je suis là depuis presque aussi longtemps que toi ! (c'est dire...)
Et des gamins qui ne savent pas lire, je sais, j'en ai aussi, mais même ceux qui savent lire sont confrontés aux problèmes de l'orientation ET au choix lycée pro / lycée général.
Réapprendre à lire correctement, bien sûr que c'est urgent, mais ça ne règle pas tout, il faut rationnaliser l'orientation aussi, et laisser les élèves suivre des filières professionnelles s'ils en ont envie (à condition qu'on leur donne une bonne culture dans ces filières aussi).

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

Très poétique, B., mais tu mets quoi dans ton café ?

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

"Au départ se précipitent sur la ligne des millions de concurrents , tous doués pratiquement des mêmes aptitudes intellectuelles…"

écrit buntovchik…

Etes-vous sûr ? N'est-ce aps là aller dans le sens d'une illusion très dangereuse ? Si je me souviens bien, vous faites dans l'Education Physique (j'ai promis une Note sur le sujet : mais j'en suis encore à comprendre la pédagogie de projet dans cette matière — j'en suis tout esbaubi). Les élèves sont-ils tous pareillement doués au niveau physique ? N'est-ce pas justement pour gommer ces inégalités un peu trop visibles (trente centimètres de plus ou de moins, ça peut aider, pour sauter en longueur ou en hauteur) que l'on vous demande de noter surtout en fonction du "projet" ? Alors que dans le même temps ces mêmes gosses se repaissent d'images de compétitions acharnées et apprennent à exalter le coup de boule du compétiteur-modèle ?
Eh bien non, tous les gossses ne sont pas "pratiquement doués des mêmes aptitudes". Et ce ne serait pas un problème, dans un système qui permettrait effectivement à chacun de progresser à son rythme — un collège pas trop unique, quoi… Mais l'affirmation que vous lancez un peu vite, mon cher, participe de cette escroquerie générale qui fait que les meilleurs (quelle que soit leur classe sociale d'origine) sont priés de se laisser niveler — sauf ceux qui, sortant d'une bourgeoisie plus ou moins confortable, passent leur scolarité dans des havres élitistes…
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mai 2007

Il s’agit du « détournement » de deux textes connus de Breton et Tzara. Mais je trouve que ça correspond plutôt bien à l’esprit qui préside aux innovations. Tiens, je vais en proposer un sur les T.P.E.

Ecrit par : B. | 28 mai 2007

A profanonyme.

Je viens d'aller faire un petit tour sur votre blog et de lire quelques copies de vos secondes BEP. Ces quelques lignes valent autant que des livres entiers sur la ruine de l'école. J'ai l'impression de vivre sur une autre planète avec nos trois enfants qui écrivent sans fautes ou presque, qui s'expriment bien et construisent leurs phrases. Ils sont pourtant dans le public, en province dans des établissements ordinaires et ont eu les mêmes programmes que les autres.
J'aurai envie d'agir pour d'autres enfants : faire du soutien scolaire (bénévole) peut-il être une solution ? J'ai peut-être aussi un côté dame patronnesse !
Mais cette envie d'agir est aussi en souvenir des deux cousines d'origine tunisienne avec qui j'ai fait toute ma scolarité à Meaux dans un quartier "chaud" : aujourd'hui l'une est dentiste, l'autre médecin, une soeur est pilote de ligne et un frère ingénieur en aéronautique. Il est évident qu'ils ont bénéficié du soutien de leurs parents(je les ai toujours vus aux rencontres parents-profs), mais aussi de bonnes conditions de travail à l'école (classes de niveau, principale de collège ferme, programmes riches et professeurs exigeants, merci à eux) : qu'en serait-il aujourd'hui, auraient-ils les mêmes chances ? J'y pense souvent et je me pose des questions...

Ecrit par : lucile | 28 mai 2007

A tous les profs de LP ...

Une ancienne élève à moi, CP syllabique, bon CE1, bon CE2, de même bonne élève après...
puis collège sans encombre......
Charmante jeune fille que je retrouve vendeuse dans la pâtisserie du coin : vendeuse assortie du sourire et de la gentillesse qui vous motiveraient à acheter tout ce qui est à vendre...

"J'ai toujours voulu être vendeuse, après la 3ème, les professeurs ne voulauient pas me laisser aller en BEP, après le BEP, on a voulu que je contine, mais je ne voulais pas, j'avais trouvé du travail, et je réalise mon rêve"...

Est-ce une exeption ou avez-vous des élèves motivés et compétents de ce style?

Où n'accueillez-vous que des élèves qui viennent chez vous par défaut?

Ecrit par : Maminou | 28 mai 2007

C'est l'escroquerie du système, ça, de dire que tous les gamins sont égaux et peuvent la même chose.
Mais comme ils ont été démasqués, les pédagos ont lancé cette invention fulgurante : la pédagogie différenciée. Tous les gamins ont les memes aptitudes, mais ils sont différents quand meme, et c'est aux profs de s'y adapter. Pervers, non ? Et inefficace au possible.
Finalement, c'est le système des classes par niveau (mais distinct selon les matières), qu'il faudrait rétablir. Et laisser les gamins qui le désirent aller en filière pro !!!

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

Dès que vous avez compris la pédagogie de projet, vous faites une note, hein, promis ? Parce que là, ça m'intéresse.

Moi, l'année dernière, quand la Conseillère Pédagogique nous a expliqué qu'il fallait que nous prévoyions sur les trois années à venir tout ce que nous allions mettre dans nos cycles EPS, j'ai regardé la petite L. dans la cour (Moyenne Section) avec ses douze kilos toute mouillée et je lui ai dit : "Comment veux-tu que je sache ce que cette toute petite fille sera capable de faire dans trois ans, quand elle sera en fin de CE1 ?" Elle m'a regardé d'un air apitoyé et n'a pas su répondre...

Et quand elle nous a dit que si nous ne pouvions faire un cycle-piscine entier (soit dix à douze séances), il valait mieux ne pas y aller du tout (nous fréquentons une piscine découverte et sommes donc tributaires de la météo), j'ai cru tomber à la renverse.

Ecrit par : catmano | 28 mai 2007

Ouzilou et Wettstein-Badour, promis, je m'y attelle derechef.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007
Il serait plus que temps.
Tu peux lire aussi le fil Alpha sur F2, tu y trouveras pleins d'infos.

Ecrit par : toto | 28 mai 2007

Je sais, j'y ai déjà reconnu le style inimitable de Ttoo.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Pour Maminou : l'élève en elle-même n'est pas exceptionnelle par son caractère, mais sa réussite EST exceptionelle, car ailleurs une telle élève aurait été dirigée en bac ES, où elle aurait fait du commentaire comparé, de l'analyse de fonctions et de la synthèse macroéconomique, pour finalement échouer ou avoir un bac au rabais.

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

Tu peux lire aussi le fil Alpha sur F2, tu y trouveras plein d'infos.
Ecrit par : toto

Ne t'arrête surtout pas aux insultes et grossièretés dont il est émaillé... ne garde que les excellents conseils...
Même les plus belles roses ont des épines !!!

Ecrit par : Maminou | 28 mai 2007

L' EPS, ce fut mon cauchemar au concours : s'y retrouver dans le verbiage, entre les buts, les ressources, les critères de réussite, les tâches, les compétences, etc. tout ça pour taper dans la baballe...

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Mon cauchemar, à égalité avec la grille EVA.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

l'élève en elle-même n'est pas exceptionnelle par son caractère, mais sa réussite EST exceptionelle, car ailleurs une telle élève aurait été dirigée en bac ES, où elle aurait fait du commentaire comparé, de l'analyse de fonctions et de la synthèse macroéconomique, pour finalement échouer ou avoir un bac au rabais.
Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

Elle a subi des pressions , mais elle était déterminée...
Elle a d'abord travaillé dans l'habillement , puis a été licenciée pour cause de restructuration...
Une semaine après elle avait un emploi dans cette pâtisserie qui est dans le même village.

Ecrit par : Maminou | 28 mai 2007

"Les conseillers qui ne savent rien ! Qui donnent des infos fausses ! Qui ne voient les élèves qu'une demi-heure par an ! "


il faut peut être connaitre le nombre d'eleves par COP !!!!! j'ai quitté les services d'orientation en 1993 mais dans mon cas chaque cop avait au moins deux collèges : 1500 éléves

a l'époque on était moins psy et on avait ingurgité de la "technique des métiers" pendant la formation. qu'il fallait mêttre à jour par des visites et des stages réguliers

qui connait la structure des emplois dans cinq ans???? même dans l'education peut -on dire combien de prof d'anglais dans cinq ans et dans quelle académie ????

le délai serait même de 7 ans si on "oriente" des troisiemes

Ne pas oublier que lorsqu'on parle d'orientation, il y a deux étapes successives : orientation ET affectation. je peux développer un jour si qq est interessé

Pouir finir les COP c'est comme dans toutes les professions: il y en a de remarquables et des ....moins performants


mais il faut bien trouver des bouc émissaires

Ecrit par : rafale | 28 mai 2007

Bref, rien ne va, ni l'orientation, ni la pédagogie.
Qui ici connait l'Onisep, le CNP ou les GEPS ? C'est eux qui font TOUTE l'oientation (Onisep) ou TOUS les programmes (CNP et GEPS). Et qui connait les noms des gens qui composent ces groupes ? Personne n'en parle jamais, personne ne leur demande de comptes, personne ne sait ce qu'ils pensent ou ce qu'ils ont à dire. Il faudrait déjà commencer par demander des comptes aux personnes qui font partie de ces organismes. Quelles sonr leurs idées à eux ? Et quelles sont leurs actions ? C'est là que tout se joue.

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

Je parle par ouï-dire et sans être certain de rapporter fidèlement ce que j’ai cru comprendre, mais pour avoir assisté à une conférence, j’ajouterai que l’académie (et certains inspecteurs( ?) spécifiques) ont aussi un rôle. Ce sont eux qui décident si on va ouvrir, dans tel lycée, telle classe. Mais, ces structures n’étant pas très réactives et refusant par ailleurs de s’aligner sur le marché de l’emploi local ( d’abord pour ne pas se soumettre aux patrons, ensuite pour s’intégrer à une formation nationale, enfin parce qu’ils ignorent si telle branche actuellement porteuse va continuer à se développer), elles maintiennent ouvertes des formations sans trop de débouchés (secrétariat) et refusent d’en ouvrir d’autres (malgré la demande de certains collègues) comme tourisme.

Ecrit par : B. | 28 mai 2007

Rafale, disons que je ne suis même pas sûr que les COP aient les infos existant sur les métiers à leur disposition.
Mais rien ne va, à commencer par leur mode de recrutement qui est idiot. Et leur formation n'est pas adaptée (ce qui est un comble!).

Ici comme partout les COP sont débordés, avec 1500 élèves chacun, comme les CPE d'ailleurs. C'est pourquoi je disais une demi-heure par élève par an. Je ne pense pas que les CPE soient humainement incompétents, j'ai dit que tout, dans l'orientation, se fait en dépit du bon sens, pas à cause des personnes, mais à cause du mode de fonctionnement du système.

Qu'on ouvre déjà le concours de COP à toutes les licences, qu'on oblige ces "conseillers" à des stages en entreprise ET dans le secteur public, qu'on donne la clarté et la vérité sur les salaires, et qu'on recrute un maximum de COP et de CPE (même si ca ne va bien sûr pas ensemble, mais le sous-effectif est criant dans les deux cas).

Ce serait déjà le MINIMUM à faire.

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

reponse à B

c'est plus un travail commun entre le rectorat et les regions : schéma previsionnel des formations

pb des sections ouvertes ss débouchés : si on ferme on fait quoi des profs ??????

Ecrit par : rafale | 28 mai 2007

Qu'on ouvre déjà le concours de COP à toutes les licences, qu'on oblige ces "conseillers" à des stages en entreprise

dans le temps (1965) çà se faisait maintenant je sais plus : dans le temps on était conseiller d'orientation scolaire et professionnelle

qu'on recrute un maximum de COP : ç'est pas ce qui se passe

CPE : sans nier des besoins j'avais deux CPE dans un collège de 800 élèves sans internat


Je ne pense pas que les CPE soient humainement incompétents : je pense que t'a voulu dire COP mais c'est vrai aussi pour les CPE

a+je vais manger

Ecrit par : rafale | 28 mai 2007

Vous avez raison, Jéremy, il n'y a jamais, au bas des textes qui fixent les programmes ( et d'autres textes paraissant au BO), la signature de son véritable auteur. On ne sait pas à partir de quelle philosopie de l'Education il s'exprime, par exemple si c'est un émule ou pas de Meirieu. On a le sentiment, devant ces textes "anonymes", que ce sont des espèces d'oracles qui fixent le Vrai sans avoir à justifier quoi que ce soit. C'est très clair pour la "séquence", qui continue à traîner dans tous les textes officiels sans qu'il soit avoué nulle part qu'elle émane de la théorie pédagogiste de la "pédagogie par objectifs", laquelle devient, par ce tour de passe-passe, la doctrine officielle sans qu'aucune discussion n'ait eu lieu à ce sujet. Le texte une fois paru au BO avec le sceau du Ministre ou d'un Directeur de ceci ou de cela, devient la loi, et est donc difficilement attaquable, et ainsi le véritable rédacteur du texte, souvent un"pédago" lové dans les antichamres de la rue de Grenelle, a réussi à faire passer ses idées peronnelles dans la loi... Et comme il est anonyme, essayez toujours de lui demander des explications!

Ecrit par : Jean | 28 mai 2007

"de leur véritable auteur".

Ecrit par : Jean | 28 mai 2007

Qui a eu la curiosité d’aller faire un tour sur le blog de X. Darcos ? http://xavierdarcos.blogspirit.com/ . Quelques extraits :

« La politique quantitative a atteint ses limites : ni l’économie ni la démographie de notre pays ne demandent d’augmenter le nombre de professeurs. Le recrutement nécessaire au remplacement des départs massifs en retraite sera d’ailleurs difficile. Mais il ne faut plus éluder la question des salaires : est-il normal qu’un professeur certifié, qui a passé un concours de bon niveau scientifique avec une chance sur 10 ou 20 d’y être admis, commence avec un salaire qui équivaut à 1,3 Smic ? Je ne le crois pas. »

« C’est au carrefour de ces inusables casse-tête que se place le discours sur la pédagogie, synthèse d’une capacité disciplinaire et d’un art de faire partager le savoir. Mais ne nous leurrons pas : le primat de la nécessaire transmission des connaissances n’est discuté que par les seconds couteaux ou par les commentateurs professionnels des officines exclusivement « pédagogistes ». La seule question qui vaille, une fois qu’on a ergoté et tournicoté autour de faux problèmes, est celle-ci : pourquoi l’armada éducative produit-elle tant d’ignorants, d’illettrés, et de jeunes dégoûtés du savoir ou infantilisés ? À quoi sert l’assemblée foisonnante et bavarde des experts, des évaluateurs, des réformateurs, des prêcheurs ou des inquisiteurs ? Car l’élève ne semble pas être mieux traité que naguère, malgré l’armée des prédicateurs : il meurt en bonne santé. »

je ne sais pas ce que ça donnera, mais enfin ça ne mange pas de pain et ça caresse toujours le prof dans le sens du poil (de la moustache ?).

Ecrit par : B. | 28 mai 2007

C'est l'escroquerie du système, ça, de dire que tous les gamins sont égaux et peuvent la même chose.
Mais comme ils ont été démasqués, les pédagos ont lancé cette invention fulgurante : la pédagogie différenciée. Tous les gamins ont les memes aptitudes, mais ils sont différents quand meme, et c'est aux profs de s'y adapter. Pervers, non ? Et inefficace au possible.

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

Jeremy, la pédagogie différenciée, ce n'est pas cela du tout! C'est justement partir du principe que les gamins n'ont pas les mêmes aptitudes, et tenir compte de ces différences pour faire en sorte que chacun puisse exploiter les siennes au maximum! Ceci-dit, je suis d'accord avec le fait que l'expression: "pédagogie différenciée" soit effectivement un pléonasme. Il n'y a aucune pédagogie possible si on part du principe que les gamins sont pareils.

Ecrit par : christophe sibille | 28 mai 2007

Jeremy, je partage à 100% votre analyse des "compétences" des copsy.
Heureusement, ils ne sont pas très nombreux et donc interviennent assez peu (mais encore trop) dans mes classes ! J’ai pas mal bourlingué et pas un pour rattraper l’autre. (Je suis un peu injuste, j’oublie l’un d’entre eux que ses absences récurrentes rendaient moins nuisible).

Après leur passage, il faut au minimum 3 interventions de ma part pour calmer le jeu. Non, un bac STI n'est pas l'idéal pour rentrer en fac de science ... Nous ne seront pas tous sportifs de haut niveau, ni prof de sport. Les beaux arts (ou la socio) c'est bien, mais il est utile de savoir un peu lire pour espérer suivre, etc.

J'ai cette année trouvé une parade inattendue : prétextant une réunion, j’ai laissé la copsy seule avec une classe de 2nde pendant une heure.
Tout s’est réglé, avec 110 dB de bruit de fond son discours a eu peu d’effets secondaires. Lorsqu’elle s’est émue, je lui ai expliqué que nous accueillons les élèves envoyés par sa collègue du collège. Je lui ai également rappelé que nous faisions cours quotidiennement à ces élèves. Je lui ai fait aussi souvenir et que lors du dernier conseil de classe elle avait jugé notre sévérité très excessive quant au comportement de 2 ou 3 brillants spécimens !

Bizarre, c’est bien juste si elle me dit bonjour depuis !

Ecrit par : zorglub | 28 mai 2007

"A profanonyme.
Je viens d'aller faire un petit tour sur votre blog et de lire quelques copies de vos secondes BEP. Ces quelques lignes valent autant que des livres entiers sur la ruine de l'école. (...) J'aurai envie d'agir pour d'autres enfants : faire du soutien scolaire (bénévole) peut-il être une solution ? J'ai peut-être aussi un côté dame patronnesse !"

Dans l'académie où je suis, les structures proposant du soutien scolaire n'accueillent qu'une infime partie des élèves en ayant besoin. Certainement que ça leur est profitable.
Je n'ai aucune idée de l'état de l'école primaire aujourd'hui, à part ce que j'en ai lu dans les livres de Marc Le Bris et de Rachel Boutonnet (c'est pas glorieux!). C'est à ce niveau qu'il faut agir, pas quand les élèves sont en échec et en pleine crise d'adolescence. Je dis ça parce qu'on nous oblige à faire de l'Aide Individualisée -2 heures par MOIS- à des gamins qui en ont assez d'être catalogués "nuls en tout".

Ecrit par : ProfAnonyme | 28 mai 2007

Tous ces témoignages sont passionants, édifiants, mais la question à laquelle ils me conduisent est : comment cela se passe-t-il avec les collègues ? Est-ce qu'il y a consensus sur ce que vous dites, est-ce que vous vous feriez incendier si vous faisiez part aussi ouvertement de votre point de vue, est-ce que chacun vaque à ses petites affaires et ne parle que pour évoquer la météo ... ?

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Et si le retour de l'efficacité dans l'éducation nationale passait par une diminution des moyens ?
Les pédagogos sauce Meirieu, les corps d'inspection et les conseillers divers et variés qui sévissent dans l'école alourdissent considérablement le système et le rendent inopérant.
J'ai eu l'occasion de comparer les "référentiels" de certains diplômes professionnels français et les capacités professionnelles exigées pour la réussite au diplôme allemand correspondant.
Dans un cas des centaines de pages rédigées dans un sabir prétentieux et incompréhensible pour un PLP moyen.
Dans l'autre un classeur, à disposition des élèves en permanence, montrant de façon claire et illustrée, ce qui sera exigée des élèves à l'issue de leur fomation.
Pour une formation allemande, correspondant à peu près à un BEP français de mécanique, un modèle réduit de camion concentrait toutes les difficultés d'usinage que devait savoir résoudre un élève à la fin de son cursus . Ce modèle était à disposition des élèves pendant toute leur formation.
Dans un cas délire pédagogique, dans l'autre clarté, efficacité.

Les COP ( conseillers d'orientation psychologues, à ne pas confondre avec les CPE, conseillers principaux d'éducation) ont pour tache essentielle d'essayer d'expliciter les arcanes du système éducatif avec ses filières, ses séries, ses diplômes, ses options, ses bons et ses mauvais établissements, à des parents et des élèves dépassés cette organisation bysantine dans laquelle seuls se repèrent ceux qui en vivent ( profs et autres pédagos).

Les CPE pour beaucoup refusent de jouer les flics et arc-boutés sur des remugles d'idéologie soixantehuitarde ne contribuent qu'à entretenir le laxisme généralisé.
J'ai eu à travailler avec une CPE dont l'idéologie pouvait de résumer ainsi : le prof a systématiquement raison contre 'l'administration" ( en l'occurrence le proviseur, l'adjoint et l'intendant considérés comme des représentants du grand capital et donc ennemis à abattre ), l'agent de service a systématiquement raison contre le prof, l'élève a raison contre les adultes, l'élève d'origine immigrée a raison contre tout le monde !
Cet exemple réel, même s'il semble caricatural, est beaucoup plus fréquent qu'on ne le croit.
Augmenter le nombre de fonctionnaires ne fera que précipiter la chute si les missions de l'école et de ses personnels ne sont pas redéfinies avec un minimum de volonté politique clairement exposée.
La réforme de la carte scolaire est un coin habilement enfonçé dans le système et qui risque de le faire imploser, car on verra alors s'exprimer clairement le rejet massif par les parents des établisements supports perpétuels d'expérimentations pédagogiques et sociales délirantes au profit des établissements traditionnels "bourgeois".

Ecrit par : Adrien Fleuret | 28 mai 2007

"Il n'y a aucune pédagogie possible si l'on part du principe que les gamins sont pareils."
Bizarre! Bizarre! Car lorsque nous avons devant nous entre 25 et 35 élèves, je vois mal comment nous allons faire à chacun un cours individuel ! Si c'est ce tour de force parfaitement irréalisable qu'on doit appeler "pédagogie" -puisque "pédagogie différenciée" est, paraît-il, un pléonasme -, alors, vraiment, c'est une raison de plus de se méfier de la "pédagogie" et des "pédagogues", parce qu'ils nous envoient directement dans le mur. Je l'ai déjà écrit sur ce blog, le mot "pédagogie " est tellement connoté "pédago" qu'il est devenu,, à mon humble avis, inemployable.
ce qui m'intéresse, quand je fais classe, ce n'est pas de savoir si je suis ou non "pédagogue", c'est de tenir à mes 25 élèves, dans ma discipline, un discours suffisamment clair, et en prenant mon temps, pour que tous aient le sentiment à la fin du cours d'avoir appris quelque chose. Le problème est que quelques élèves, peut-être, ne comprendront pas ce que je leur explique quelles que soient la façon dont j'explique et la patience que je mette à recommencer l'explication s'il le faut. Si un "soutien individuel" peut apparaître comme utile, il ne peut se faire dans le cadre du cours, lequel est par définition, collectif. Il ne faut d'ailleurs pas espérer systématiquement monts et merveilles dudit soutien. Si l'enfant a atteint ses limites, il ne sert à rien de pratiquer le gavage. C'est encore un des écueils et des leurres de la "pédagogie différenciée", de nous faire croire que tout enfant est capable des mêmes performances et d'atteindre aux mêmes objectifs dans toutes les matières, et que s'il n'y parvient pas, c'est la faute des professeurs.

Ecrit par : Jean | 28 mai 2007

Nous sommes tous des insulaires allemands.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Mais, Jean, relisez-donc bien mon message! Vous dites en fait exactement la même chose que moi!

Ecrit par : christophe sibille | 28 mai 2007

A propos de l'Allemagne, je me souviens avoir fréquenté, l'année de mon bac, la classe d'un ami berlinois. Moi qui bachottais durement, j'avais été sidéré par l'ambiance en classe : c'était du débat babacool, avec presque rien à faire le soir. Exemple : le cours d'histoire. Tout le cours avait consisté en un débat entre le prof baba à mort et un élève mal embouché qui, sans doute en mon honneur, ne démordait pas qu'Hitler et Napoléon, c'était pareil. Pendant ce temps-là, les autres roupillaient, ricanaient ou... tricotaient (si !).

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

T.P.E. Personne ne sait ce que c’est. Le mot est encore en discussion à l’académie. Là encore, on peut suivre Tzara. Et c’est là qu’on découvre, en changeant quelques mots, que Tzara était un prophète des révolutions pédagogiques( cette découverte m’a laissé des frissons) :


T.P.E. NE SIGNIFIE RIEN
Si l'on trouve futile et si l'on ne perd son temps pour un mot qui ne signifie rien... La première pensée qui tourne dans ces têtes est de l'ordre bactériologique : trouver son origine étymologique, historique ou psychologique, au moins. On apprend dans les journaux que les nègres Krou appellent la queue d'une vache sainte : T.P.E.. Le cube et la mère en une certaine contrée d'Italie : T.P.E.. Un cheval de bois, la nourrice, double affirmation en russe et en roumain : T.P.E.. De savants journalistes y voient un art pour les bébés, d'autres saints jésusapellantlespetitsenfants du jour, le retour à un primitivisme sec et bruyant, bruyant et monotone. On ne construit pas sur un mot la sensibilité; toute construction converge à la perfection qui ennuie, idée stagnante d'un marécage doré, relatif produit humain. Pas de pitié. Il nous reste après le carnage l'espoir d'une humanité purifiée. Je parle toujours de moi puisque je ne veux convaincre, j’ai l’obligation d'entraîner d'autres dans mon fleuve, j’ oblige tout le monde à me suivre et tout le monde fait son cours à ma façon, s'il connaît la joie montant en flèches vers les couches astrales, ou celle qui descend dans les mines aux fleurs de cadavres et des spasmes fertiles. Stalactites : les chercher partout, dans les crèches agrandies par la douleur, les yeux blancs comme les lièvres des anges. Ainsi naquit T.P.E. d'un besoin d'indépendance, de méfiance envers la communauté éducative. Ceux qui appartiennent à nous gardent leur liberté. Nous ne reconnaissons qu’une théorie. Nous en avons assez des savoirs académiques : laboratoires d'idées formelles. Fait-on cours pour gagner de l'argent et caresser les gentils bourgeois ? Tous les groupements de professeurs ont abouti à cette banque en chevauchant sur diverses comètes. La porte ouverte aux possibilités de se vautrer dans les IUFM et la nourriture.
Se compléter, se perfectionner dans sa propre petitesse jusqu'à remplir le vase de son moi, courage de combattre contre la pensée, mystère du pain déclochement subit d'une hélice infernale en lys économiques :
LA SPONTANÉITÉ T.P.E.
Je nomme je m'enfoutisme l'état d'une vie où chacun garde ses propres conditions, en sachant toutefois respecter les autres individualités, sinon se défendre, le two-step devenant hymne national, magasin de bric-à-brac, T.S.F. téléphone sans fil transmettant les fugues de Bach, réclames lumineuses et affichage pour les bordels, l'orgue diffusant des œillets pour Dieu, tout cela ensemble, et réellement, remplaçant la photographie et le catéchisme unilatéral.
La simplicité active.

Ph. Meirieu, Pour un manifeste TPE.

Ecrit par : B. | 28 mai 2007

Bien compliqué de vous répondre Perceval !

Étrangement, c’est avec un collègue de physique très encarté, chef du SNES, assez dogmatique (un peu réac de gauche) que je partage le plus de constats, même si ... pour les solutions nous divergeons !

Nous avons notre porteur de serviette de l’IPR : il est à fond comme partout.

Pour le reste, la plupart des profs d’enseignement technique sont trop préoccupés par les traites sur leur pavillon pour se faire du mal avec un excès de lucidité. Ceci dit, ils sont super sympas et tellement moins coincés que les profs d’enseignement général ! Nous disposons d’un bidonville qui nous sert de paillote pour les pauses et au moins ... on s’y marre. Rien à voir avec « l’usine à déprim’ » qu’est la salle des profs ...
Le constat est général, mais s’accompagne d’une sorte de résignation. On évoque assez souvent en riant jaune l’état du désastre, on partage des solutions de bout de ficelle pour tenter de sauver les meubles. Dans le fond peut-on vraiment faire mieux ?

Je ne suis pas un héros ! Moi aussi je cède au laxisme des notes surévaluées, au laisser aller du mini projet en seconde qui tourne immanquablement à l’animation de foyer socio cucul !

J’ai tenté de me battre dans mon établissement au sujet de la réforme du bac STI. Peu d’écho ... Collègues désabusés, chef des travaux (lucide ...) qui me dit « A cette saison, je gère l’urgence, pas l’importance ! ».

Oui Perceval ! Ce blog est pour moi une sorte de défouloir, dans lequel j’évacue mes rancoeurs ... Avec un secret espoir provenant sans doute de ma trop longue fréquentation des sorciers africains : et si un bon génie venait à me lire et modifiait le réel ?
Ah, Masama ! Que n’es-tu encore de ce monde ? Quelques poulets égorgés et offrandes de cola pourraient invoquer des puissances de lumière qui sont peut-être seules capables de nous sortir de cette malédiction !

PS :
1 - Et le petit Nicolas dans tout ça ? Je m’étais pourtant bien promis d’y croire ...
2 - Et encore je suis resté sobre à midi !

Ecrit par : Zorglub | 28 mai 2007

Pendant ce temps-là, les autres roupillaient, ricanaient ou... tricotaient (si !).

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

au moins ceux qui tricotaient avaient une activité utile, une écharpe ou un pull ça sert toujours...
je n'ai pas pu résister à la tentation de sortir de mon état de lectrice silencieuse, juste histoire de ne pas faire démentir JPB qui avait la semaine dernière une interprétation intéressante au sujet de ma place dans la tribu ...;)
hors sujet! zéro pointé! je sais mais que voulez vous il y a toujours des dissipés dans une classe n'est-ce pas...je ferme ma parenthèse et j'va passer une p'tite laine fais frisquet par chez nous!

bonne journée

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 mai 2007

faiT frisquet!
j'm'excuse m'sieu dames dans ma campagne j'avions point d'école et y en avions les travaux d'champs ! c'est-y k'ça rigolait pas en temps là quand j'allions à l'école fallait-y pas k' j'emmène mon tricot en fallait des chaussettes! Grandiou ça s'use dans les sabiots d'bois!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 mai 2007

"2 - Et encore je suis resté sobre à midi !"

Apparemment, c'est pas le cas de tout le monde...

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

non j'en n'avions point fumé la laine c'te midi!

Patricia qui retourne après la récré "blogueste"s'occuper de sa petite classe , enregistrement pour le cned cet amet ce n'est jamais triste, je me demande comment il me reste encore des cheveux...

bonne après midi

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 mai 2007

j'ai bu que l'eau de ma source Perceval et y a pas de distillerie à côté:)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 mai 2007

Moi, je dois m'arracher de votre agréable compagnie, pour cause de casbah à remettre à l'endroit afin que mes zébulons puissent la remettre à l'envers dès leur arrivée imminente.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Mon petit-fils avait comme livre cette année en CE1 un livre abominable, Le Faunographe, bourré de pseudo-mots et d'"implicite" (il faut être adulte et instruit pour en comprendre tous les sous-entendus)

J'ai cherché qui étaient les membres du comité de lecture : à part une conseillère pédagogique, une institutrice, un maître formateur, une orthophoniste, une psycholinguiste,le plus chevronné est un certain André Giordan, "professeur des universités" (je me méfie de plus en plus de ce titre ronflant, que Frackowiak, Meirieu, Goigoux s'approprient.

(Ce livre est utilisable dès l'âge de cinq ans pour apprendre à lire. Mon petit-fils l'a eu en CE1. Il a également appris l'alphabet phonétique international, et bien entendu n'en a rien retenu. Grâce à sa famille, il sait à peu près lire maintenant.
Madame Wettstein-Badour à qui j'ai montré ce livre m'a dit : "Madame, vous seriez en droit de porter plainte pour maltraitance à enfants".)

Mais quand on voit la notoriété acquise par un Giordan, qui cautionne de tels livres, il y a des cheveux à se faire ...(Biographie sur le premier site de google.)

Anne-Marie.

Petit extrait de Giordan en ses oeuvres.
Extraits commentés de "La transdisciplinarité en action à l'école" de André Giordan

"Formatés par les matières enseignées, ils (les maîtres)ne peuvent induire chez leurs élèves que des raisonnements parcellaires et déconnectés de la complexité de la réalité. Un corporatisme y règne en maître, y compris à l'école primaire ; la discipline « scolaire » fait office de seul repère stable dans une période de fortes perturbations."

Toutes ces questions autour de ce qu'il faut "enseigner", comme si l'école était une grande cafétéria, me désole. Le programme "à tiroir" a prouvé son inefficacité et l'appauvrissement culturel qui en résulte est proprement
scandaleux.
Je comprends bien que nous ayons besoin de repères stables, mais n'est-on pas excédé par ce morcellement de la connaissance et des savoirs qui ne sert personne, ni les apprenants, ni les "maîtres d'école" ?

"Dans l'état actuel du système, la meilleure des réformes a toutes les chances de se voir violemment rejetée si la communauté éducative ne se l'approprie pas."

Et les conditions de cette appropriation ne passent pas par l'imposition systématique.
Le paradigme de l'apprentissage est à envisager pour l'école
dans sa globalité tout paliers confondus pas uniquement dans la classe.
D'enseignants à dirigeants, il y a la même "logique" à respecter, si je puis dire...

"L'optimum l ou la reformulation des contenus disciplinaires consiste en une révision des contenus des différentes disciplines.

L'optimum 2 est la convergence disciplinaire ; une complémentarité entre les matières scolaires est établie ; des ponts sont jetés entre elles.
Par exemple, un thème, un concept commencé dans une discipline est repris et enrichi dans une autre discipline.
Ainsi, le concept de système initié en technologie est repris en géographie et élargi à celui d'écosystème en biologie.
Une question d'environnement démarrée en SVT est travaillée ensuite en physique et en philosophie.

L'optimum 3 est l'établissement d'une pédagogie
transdisciplinaire par projet. Elle suppose de briser complètement les cloisonnements disciplinaires ; les matières du programme d'études se mettent au service d'un "projet" commun.

Après une phase de maturation où la situation-problèmes est approchée globalement, il est fait appel aux différentes méthodologies disciplinaires en vue successivement (schéma
ci-joint) :
- de clarifier, d'analyser la situation et de la découper en
problèmes,
- de trouver des solutions alternatives,
- de proposer les actions souhaitables correspondantes,
- d'évaluer l'impact des actions entreprises et d'y remédier en temps réel."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mai 2007

Je disais , Christophe, que l'idée même de "pédagogie différenciée" est saugrenue puisque la quasi-totalité des élèves d'une classe fait son profit sans difficulté des explications données collectivement par le professeur. J'ajoutais que la même idée, qui émane du milieu pédagogiste, a pour objectif non avoué de rendre les professeurs responsables de ce que tous les élèves ne parviennent pas aux mêmes objectifs. Si bien que la "pédagogie différenciée", en dépit de l'apparence trompeuse de cette formulation, prétend en fait que tous les élèves ont les mêmes capacités intelletuelles.
Est-ce cela que vous disiez? Si oui, nous serions donc d'accord pour condamner ladite.

Ecrit par : Jean | 28 mai 2007

Giordan, Anne-Marie, est l'équivalent suisse de Meirieu. Il sévit depuis des lustres. Un vraie icône du "pédagogisme"!

Ecrit par : Jean | 28 mai 2007

"Tu peux lire aussi le fil Alpha sur F2, tu y trouveras /plein/ d'infos.
Ecrit par : toto "

Merci Maminou ;)

"C'est l'escroquerie du système, ça, de dire que tous les gamins sont égaux et peuvent la même chose."
à 95 % si, tous ! (voire plus !)
Maintenant sûr qu'il faut changer qq chose.
Mettez de vrais pros dans les crèches maternelles, primaires,
pas des Charmeuxfrakkr2d2etctectetc payez les honnêtement.

Ecrit par : toto | 28 mai 2007

Un problème d’appréciation du temps.
Pour nous, enseignants de maternelle, qui recevons en PS ou MS des enfants instables ne se reconnaissant pas en tant qu’individus, incapables de rester en place ou de communiquer, que ce soit avec l’adulte ou avec un camarade, le temps à corriger est celui de la petite enfance. Pari difficile, il faudrait que les médias s’y mettent, les médecins, les services sociaux et de PMI, que les parents et futurs parents soient convaincus, dans toutes les couches de la société, aux sociologues de nous dire combien de temps cela pourrait-il prendre. La balle n’est pas dans notre camp.
Notre seule arme est donc la formation des enseignants, ceux en place, certains pour encore quarante années et ceux qui oeuvreront à partir de la rentrée 2009 pour les quarante années à venir. Redonner à l’école maternelle son rôle d’initiateur de la vie scolaire (« Scolariser consiste à donner à l’enfant le sentiment que l’école, donc la maternelle, est faite pour apprendre, qu’elle a ses exigences [...] elle donne accès à une culture [...] elle répond à l’appétit d’apprendre et le stimule toujours. » – L’école maternelle, son rôle, ses missions – 1986) peut donc prendre de trois ans à quarante-trois ans !

Pour nous, enseignants d’élémentaire, qui recevons au CP des élèves incapables de tenir assis, d’écouter et de regarder en même temps, qui n’ont toujours pas corrigé les « défauts » signalés plus haut, ce sont trois années de petite enfance et trois années d’école maternelle que l’on doit effacer et remplacer.
Par ailleurs, il faut commencer à remédier aux « erreurs pédagogiques » et démonter chez nos élèves les travers occasionnés par trois ans de lecture par hypothèse et recherche mathématique qui ont monté de mauvais réflexes : « Ça commence par un M ? C’est Matthieu !... La phrase dit [Le Petit Poucet arriva dans...], la suite est [la forêt.] ! ... Malgré ses quatre côtés égaux et ses quatre angles droits, cette figure n’est pas un carré puisque ses côtés ne sont pas parallèles aux bords de la feuille et celle-ci n’est pas un triangle car ni ses trois côtés, ni ses trois angles ne sont égaux !... »
Je pourrais continuer ainsi jusqu’au CM2, ajoutant à chaque année scolaire son lot d’incompréhensions, de mauvais réflexes, d’impasses grammaticales, orthographiques, mathématiques où les élèves en échec s’embourbent un peu plus chaque année sans jamais redoubler ni progresser suffisamment malgré le RASED, les PPRE et autres Projets d’École basés sur le décloisonnement et la pédagogie différenciée.
Le pari est peut-être plus simple, il n’y a plus que la formation des enseignants à réformer pour les quarante années à venir : il faut convaincre les « lavés du cerveau » de l’urgence d’établir des programmes basés sur les savoirs et de mettre en place une vraie formation à la remédiation : Léo et Léa, les Alphas, Boscher, Sami et Julie, Borel Maisonny sont applicables à des CP et à des CE1, que fait-on pour les CE2/CM1/CM2 qui ne savent pas lire efficacement? Comment aide-t-on un élève qui est « passé à côté » des mathématiques ? Quels savoirs seront nécessaires à un bon démarrage en 6° en Histoire, en Géographie, en Sciences, en Langue Vivante ?
En cinq années d’élémentaire convenable avec des programmes clairs et des évaluations en fin d’année scolaire débouchant sur un passage dans la classe supérieure ou un redoublement, on devrait commencer à voir du changement, mais cela pourrait prendre quarante-cinq ans si le personnel d’enseignement et d’encadrement n’est pas convaincu.

Pour vous, professeurs de collèges et de lycées, vous récupérez parfois (souvent ?) des « grands bébés » qui n’ont rien tiré de leurs trois années de maternelle et de leurs cinq années d’élémentaire. Apparemment, même la « socialisation » n’est pas acquise ! Je comprends que vous criiez à l’urgence et que vos problèmes de discipline, de remédiation, d’orientation ne soient pas les nôtres. Comment un gosse en échec scolaire depuis le début de sa scolarité primaire pourrait-il avoir encore confiance en ses professeurs, comment pourrait-il ne pas avoir trouvé d’autres moyens de se valoriser auprès de ses petits camarades ?
Et vous, comment pourriez-vous faire pour remettre ces gamins sur les rails au milieu de tous les autres, ceux qui ont réussi à « tirer plus ou moins leurs billes » de ce système éducatif, aidés par leurs parents ou tout seuls ?
Votre temps à vous, c’est l’urgence : comment régler l’accumulation des problèmes dus à huit années de pas grand-chose ou de grand n’importe quoi ? C’est sans doute aussi, des programmes à changer et donc à faire intégrer à la masse de ceux qui, parmi vous, trouvent que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. A combien estimez-vous ce temps ?

Le temps de l’éducation ou de l’instruction est un temps long, celui de la politique, un temps court. Comment faire coïncider ces deux temps, quel ministre de l’Éducation Nationale aurait la constance de faire rédiger des programmes qui, dans un premier temps (donc SON temps), ne donneraient aucun résultat visible autre que des redoublements, des réorientations, des professeurs absents pour cause de « reformatage » ?
Quel parent d’élève accepterait que son enfant qui surnageait depuis un à douze ans dans les 13 ou 14 de moyenne générale se retrouve au ras des pâquerettes ?
Quelle société accepterait que pendant quelques années les résultats du brevet, du baccalauréat fassent état d’un nombre important de recalés ?

Ecrit par : catmano | 28 mai 2007

Pardon de ne pas continuer le débat qui a été si bien entamé, mais j'ai 25 dissertations à corriger sur le théâtre au XXeme Siècle, des fiches de lecture sur l'Etranger, des devoirs sur Stefan Zweig, des synthèses sur Hugo, 630 notes à recopier sur le bulletin informatique et 90 appréciations à remplir.
Mon lundi de Pentecôte y passe.

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

"Mon lundi de Pentecôte y passe"
Fainéant de fonctionnaire, comme le sous-entend en boucle France-Infos...

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Sur l'orientation en général, et sur le Lycée Professionnel en particulier. Il ne faut pas perdre de vue que, dans un système qui reproduit les inégalités sociales, le LP accueille essentiellement ce qu'on pourrait appeler le "Tiers-Etat". Sur les fiches qu'on peut faire remplir aux élèves en début d'année, on trouve le plus souvent "père ouvrier", "père maçon", "mère caissière", voire "père au chômage ou encore "père décédé"... Avant d'enseigner en Corse, j'ai fait le même constat dans un LP de l'Oise, à Senlis. Une très jolie petite ville, Senlis. Très bourgeoise aussi. C'est pourquoi les enfants de Senlis, eux, allaient au lycée général. Le LP, en fait, était réservé aux naufragés du système qui venaient des cités-ghettos comme Creil, ou du "9-3". L'année dernière, j'enseignais dans une cité scolaire de la banlieue parisienne : dans les mêmes locaux, il y avait un LP et un lycée général. Le LP était classé ZEP, mais pas le lycée général... A cet égard, en tout cas concernant les LP, j'en suis arrivé à la conclusion que ce système qui se borne à reproduire les inégalités sociales n'attend pas que nous puissions enseigner, mais juste que nous gardions. Le système se moque éperdument de savoir si ces élèves sont bien orientés ou si le fait de faire un Bac pro. en trois ans est aberrant. Son principal souci, c'est de maintenir une partie de la population -celle qui n'accède pas aux filières générales et aux études supérieures- dans une case en attendant qu'elle rejoigne tant bien que mal le monde du travail, le chômage ou, pour les cas les plus difficiles, la prison. Officiellement, le PLP est là pour instruire. Officieusement, et il vaut mieux pour le système qu'il ne s'en rende pas compte trop vite dans sa carrière, il est là pour garder. Chose entendue de la part de ma direction, au moment des émeutes de novembre 2005 : "surtout n'excluez pas d'élèves de vos cours en ce moment, sinon des voitures brûleront aussi l'après-midi". Aux PLP : ne vous est-il jamais arrivé d'avoir un CPE vous précisant que les exclusions de cours, notamment avec les cas qui plombent une classe entière, devaient rester "exceptionnelles"? Si l'on a en tête ces principes officieux de l'Education nationale, on s'apercevra que des choses qui paraissent aberrantes pour le professeur normalement constitué -celui qui cherche à apprendre quelque chose à ses élèves- apparaît tout à fait cohérent avec le mode de fonctionnement du système. Malheureusement.

Ecrit par : Scaramouche | 28 mai 2007

"Pour nous, enseignants de maternelle, qui recevons en PS ou MS des enfants instables ne se reconnaissant pas en tant qu’individus, incapables de rester en place ou de communiquer, que ce soit avec l’adulte ou avec un camarade, le temps à corriger est celui de la petite enfance. Pari difficile, il faudrait que les médias s’y mettent, les médecins, les services sociaux et de PMI, que les parents et futurs parents soient convaincus, dans toutes les couches de la société, aux sociologues de nous dire combien de temps cela pourrait-il prendre. La balle n’est pas dans notre camp.
Notre seule arme est donc la formation des enseignants, ceux en place, certains pour encore quarante années et ceux qui oeuvreront à partir de la rentrée 2009 pour les quarante années à venir."

Ecrit par : catmano | 28 mai 2007

Hé oui, Catmano! A mon tour d'être en grande partie d'accord avec vous! Mais, voyez-vous, la formation des enseignants se réduit de plus en plus comme peau de chagrin, et ce qui se prépare à son niveau avec le "socle commun" de nos amis Fillon, Robien et Sarkozy est réellement à faire se dresser les cheveux sur la tête! Mais peut-être que Cadichon, (quand elle reviendra) pourra nous expliquer par un tour de passe-passe sémantique dont elle a le secret que cette verrue, (le plan de formation à venir) est, finalement, mise en place par quelqu'un qui n'est pas complètement ni libéral, ni de droite, (Sarko). Et je dis ça en n'ayant réellement aucune haine (ni aucun sentiment de ce genre) contre elle, (Cadichon).

Ecrit par : christophe sibille | 28 mai 2007

Allez, Christophe, avouez que c'est de l'amour. Même que, si vous faites une portée, Toto est prêt à en prendre un, avant que Dobo et Yann ne cherchent à s'en mêler.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Le 28/05, A.M. Valette a écrit : "Mais quand on voit la notoriété acquise par un Giordan, qui cautionne de tels livres, il y a des cheveux à se faire ..."

Effectivement, Giordan est, clame-t-il, un ancien mauvais élève qui "a réussi" dans les pseudo-sciences de l'éduc (dès le début des années 80) et consacre depuis sa vie à faire sur le système des disciplines qu'il exècre et qui le lui rend mal (grande tolérance).

On ne bouffe que ce qui est bouffable : opposez un mépris actif à ces gens et ils disparaîtront dans la nuit et le brouillard dont ils sont issus.

C. Sibille : que pensez vous de A. Giordan ? (merci de répondre avec des mots de la lnague ordinaire SVP).

Ecrit par : dugong | 28 mai 2007

"C. Sibille : que pensez vous de A. Giordan ? (merci de répondre avec des mots de la lnague ordinaire SVP)."

Ecrit par : dugong | 28 mai 2007

Je connais très mal la "lnague", alors, ordinaire, vous pensez!

"Allez, Christophe, avouez que c'est de l'amour. Même que, si vous faites une portée, Toto est prêt à en prendre un, avant que Dobo et Yann ne cherchent à s'en mêler."

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Oh, Perceval! Une pulsion! Mais j'ai ma carte du club des mecs féministes, et je prends la pilule pour hommes.

Ecrit par : christophe sibille | 28 mai 2007

"Je connais très mal la "lnague", alors, ordinaire, vous pensez!
"

Tous les moyens ne sont pas bons pour se défiler : pouvez vous répondre en langue ordinaire ?

Ecrit par : dugong | 28 mai 2007

Je n'ai pas lu beaucoup d'échos sur les BO dont j'ai donné les sites, à part la remarque de Jean sur l'anonymat soigneusement gardé par les auteurs de ces BO.

Cela m'étonnerait que Cadichon, qui est férue de E.D. Hirsch, cherche à excuser les auteurs inconnus de ces BO monstrueux.

Ceux qui les ont parcourus ne peuvent constater qu'une chose : il est évident qu'ils ont été inspirés et rédigés par les parasites incapables de la rue de Grenelle qui se masturbent la cervelle pour sortir de quoi sonner pour des dizaines d'années encore le glas de l'éducation nationale.

Une fois n'est pas coutume, Christophe, vous reconnaissez l'insuffisance des IUFM, et de leurs présidents dont est directement issu le socle commun. Je suis d'accord avec vous sur ce point.

Le post de Catmano est absolument superbe.

Pour apprendre à lire à un malheureux enfant orphelin de 10 ans, il y a aussi une excellente méthode :Fransya, de Madame Wettstein-Badour. (Sans dessins, sans couleurs, l'enfant ne peut donc se trouver humilié par une méthode pour les bébés.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mai 2007

Pour Scaramouche : tous mes collègues s'accordent à dire que le Lycée général ressemble de plus en plus au LP.
Pour nous aussi, les exclusions ne sont possibles que si "l'élève se met en danger ou met en danger LA VIE des autres", et les colles ne sont possibles "qu'en cas de travail non faits".
Et en cas d'insulte au professeur, ou d'insolence ?
Eh bien rien n'est prévu. Un mot dans le carnet de liaison, peut-être, ou un rapport à la CPE, qui grondera l'élève.

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

"Notre seule arme est donc la formation des enseignants"...
Avant de réformer encore la formation des ensegnants, il faudrait changer les règles de la vie scolaire, qui donnent tous les droits à l'élève, et aucun au professeur. Il faudrait clarifier les règles, car on ne peut pas former un prof à s'insérer dans un système qui ne le défend pas, et qui est fait POUR l'élève, quel que soit son comportement.

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

"Une fois n'est pas coutume, Christophe, vous reconnaissez l'insuffisance des IUFM, et de leurs présidents dont est directement issu le socle commun. Je suis d'accord avec vous sur ce point."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mai 2007

Anne-Marie, je reconnais les insuffisances des IUFM depuis le début! Je n'arrête pas de dire qu'ils sont très loin d'être parfaits, et vous le savez très bien. Seulement, pour vous qui avez tendance à voir tout en blanc et noir, vous traduisez instantanément: "pas parfait" par: "à chier". Parfaitement libre à vous de fonctionner comme ça. Ce n'est pas mon cas.

Ecrit par : christophe sibille | 28 mai 2007

"Tous les moyens ne sont pas bons pour se défiler : pouvez vous répondre en langue ordinaire ?"

Ecrit par : dugong | 28 mai 2007
Vous manquez légèrement d'humour, Dugong! Je ne me défile pas! Mais, pour ne rien vous cacher, je ne sais rien de lui! C'est quand même le monde à l'envers, que vous vous intéressiez autant à des gens uniquement dans le but de les démolir! Sans relancer la discussion sur la psychanalyse, je trouve ceci extrêmement louche... Haine qui ressemble à de la fascination? Ca mérite sincèrement un petit tour sur le divan...

Ecrit par : christophe sibille | 28 mai 2007

Au profs du secondaire : quelle est l'efficacité des exclusions auprès des élèves "décrocheurs" ? Ils y gagnent quelques vacances. Pourquoi pas des tâches d'intéret général ?

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

"Ca mérite sincèrement un petit tour sur le divan..."

ou une thérapie brighellienne ?

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

A base de sport, de pinard et de lutinage?

Ecrit par : christophe sibille | 28 mai 2007

Non, de coups de pied au cul, il prétend qu'il n'y a pas mieux.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Normal, après ça, que les habitués de ce blog passent pour des progressistes...

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Non, de coups de pied au cul, il prétend qu'il n'y a pas mieux.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

là ça mérite vraiment un petit tour sur le divan...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 mai 2007

"C'est quand même le monde à l'envers, que vous vous intéressiez autant à des gens uniquement dans le but de les démolir! Sans relancer la discussion sur la psychanalyse, je trouve ceci extrêmement louche... Haine qui ressemble à de la fascination? Ca mérite sincèrement un petit tour sur le divan..."

Et hop je me dérobe en en profitant pour lâcher mon écran de fumée : ça marche aussi avec des étudiants d'IUFM ?

Un conseil : renseignez vous un peu sur Giordan.

Taper sur les gens comme Giordan qui passent leur temps à vomir sur les professeurs constitue pour moi un devoir.

Enfin, à propos de divan : personnellement, je ne travaille jamais couché.

Ecrit par : dugong | 28 mai 2007

"Notre seule arme est donc la formation des enseignants"...
Avant de réformer encore la formation des ensegnants, il faudrait changer les règles de la vie scolaire, qui donnent tous les droits à l'élève, et aucun au professeur. Il faudrait clarifier les règles, car on ne peut pas former un prof à s'insérer dans un système qui ne le défend pas, et qui est fait POUR l'élève, quel que soit son comportement.

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

Ah oui, ça, je l'ai oublié. Tout à fait d'accord et avec toutes mes excuses. Encore un problème qui est beaucoup moins crucial en primaire.

Ecrit par : catmano | 28 mai 2007

Les exclusions ne servent à rien aupres des éleves décrocheurs.
Mais s'ils décrochent, c'est qu'ils n'ont rien à faire là. On peut leur faire faire des Travaux d'interet général, des colles ou de la poterie, ca ne changera rien. Un élève décrocheur n'est pas exclu, ce sont les insolents et les perturbateurs qui sont exclus. On peut décrocher sans perturber ou insulter.

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

"et de leurs présidents dont est directement issu le socle commun."
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mai 2007

Il semble, encore une fois, que vous fassiez une petite erreur sur l'origine du socle commun, Anne-Marie!

LA VERITE SUR LE « SOCLE COMMUN »
Ou comment démanteler l’Education Nationale en trois étapes
mercredi 2 février 2005.

Le « socle commun » est arrivé, nouveauté de la droite française qui, très étrangement, a été unanimement reçue par la presse, de quelque bord qu’elle soit, et finalement de manière assez indifférente par les professeurs eux-mêmes, dont la plupart se croient probablement protégés de cette nouvelle réforme. Comme à chaque fois que le consensus est par trop flagrant, il y a matière à se poser des questions.
Qu’est-ce que le « socle commun » ?
Le socle commun est une réforme qui vise à faire passer des matières en priorité par rapport aux autres, à savoir :
— le français,
— les mathématiques,
— l’anglais,
— l’informatique.
Le panel de bonnes intentions ratisse large : insister sur le triptyque « lire, écrire et compter », ce qui est louable ; insister sur les cours d’anglais afin d’être compétitif à l’international, message qui sonne bien à certaines oreilles ; apprendre l’informatique (qu’est-ce donc qu’apprendre l’informatique au collège ?) pour rester en contact avec les nouvelles technologies. Que du bonheur en quelque sorte pour former des élèves qui auront des enseignements sinon intensifs du moins focalisés sur ces quatre matières.

Ecrit par : christophe sibille | 28 mai 2007

"Le socle commun est une réforme qui vise à faire passer des matières en priorité par rapport aux autres, à savoir :
— le français,
— les mathématiques,
— l’anglais,
— l’informatique."

Faux : le socle commun agit sur toutes les matières sans exception : elles réduisent à (presque) rien les connaissances exigibles dans chaque matière et dans chaque classe.

Ecrit par : dugong | 28 mai 2007

"Taper sur les gens comme Giordan qui passent leur temps à vomir sur les professeurs constitue pour moi un devoir."

Ecrit par : dugong | 28 mai 2007

Faites-donc! Personnellement, je préfère faire cours aux étudiants, aux stagiaires, animer mes chorales, écrire des arrangements et, éventuellement, des chansons, travailler avec les différents chanteurs et musiciens avec qui j'ai beaucoup de joie à le faire, goûter des bons vins, en boire des corrects, faire un peu de sport, m'adonner à des activités partagées moins avouables ici, mais très agréables néanmoins et encore beaucoup d'autres choses! Chacun trouve son épanouissement là où il le peut, (ou là où il le veut, plutôt!)

Ecrit par : christophe sibille | 28 mai 2007

"Le socle commun est une réforme qui vise à faire passer des matières en priorité par rapport aux autres, à savoir :
— le français,
— les mathématiques,
— l’anglais,
— l’informatique."

Faux : le socle commun agit sur toutes les matières sans exception : il réduit à (presque) rien les connaissances exigibles dans chaque matière et dans chaque classe."

Ecrit par : dugong | 28 mai 2007

Cela n'a rien de contradictoire, mon cher Dugong!

Ecrit par : christophe sibille | 28 mai 2007

Toujours des réponses versées à côté de son objet : comment faites vous pour remplir vos verres (et pour le boire) ?

Ecrit par : dugong | 28 mai 2007

bonjour jérémy et profanonyme
merci pour vos deux posts si éclairants ; je suis parent élu et le conseil de classe de 3ème est demain ; ça va m'aider pour certains cas auxquels je songe déjà, mais n'est-il pas trop tard ? les voeux sont exprimés, signés...vaut-il mieux demander un redoublement de 3ème au cas où le voeu ne serait pas exaucé et le/la gamin(e) lancée en LG ? encore merci
et aussi merci à catmano et anne marie, je vais réfléchir à leur prose pour aller en réunion pour un machin "consultatif pour la Réussite scolaire" à la Mairie mercredi ; je noyaute tant que je peux, comme vous voyez, l'océan est fait de petites gouttes...

Ecrit par : fabienne | 28 mai 2007

Chère Fabienne, pour les élèves qui ont entre 7 et 10 de moyenne, ne les envoyez surtout pas en Seconde générale, ils vont se planter et tomber dans les cas que j'ai décrits ci-dessus.
Pour eux, il faut soit le redoublement s'ils veulent vraiment aller en 2nde générale, soit le LP s'ils savent déjà qu'ils ne feront pas d'études longues et qu'ils veulent apprendre un métier. Mais s'ils vont en Seconde et qu'ils échouent, ils seront bloqués et ne pourront plus rien faire !
Bon courage pour demain !

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

Tous ces témoignages sont passionants, édifiants, mais la question à laquelle ils me conduisent est : comment cela se passe-t-il avec les collègues ? Est-ce qu'il y a consensus sur ce que vous dites, est-ce que vous vous feriez incendier si vous faisiez part aussi ouvertement de votre point de vue, est-ce que chacun vaque à ses petites affaires et ne parle que pour évoquer la météo ... ?

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

je ne sais pas si la question s'adresse à moi, mais j'y réponds quand même :P
Il y a consensus entre nous et je dois dire que je suis parmi les plus optimistes!! Non, ce qui bloque, ce sont les inspecteurs. J'ai une expérience désastreuse de mes contacts avec eux: il paraît que je prends mes élèves pour des imbéciles, que je n'y arrive pas parce que je ne crois pas assez en leur intelligence. Comment voulez-vous faire avec des interlocuteurs pareils qui croient que si les élèves n'arrivent pas à reconstituer l'Histoire à partirs de 5 malheureux documents, c'est de votre faute (faudrait déjà qu'ils comprennent ce qu'ils lisent. Faudrait aussi qu'ils aient quelques vagues notions du contexte historique, mais ce n'est que mon point de vue de prof hautaine...). Ou en Français, analyser des procédés littéraires de manière ordonnée, alors qu'ils ne savent même pas distinguer un verbe d'un adjectif ou d'un nom propre (si si, c'est authentique!).
Mes collègues comme mes inspecteurs savent ce que je pense. Je fais le même constat que mes collègues. Ou que les CPE qui s'intéressent un peu à ce que nous faisons en cours. C'est légèrement différent avec mon chef d'établissement et carrément étranger au raisonnement de mes IPR...

Ecrit par : ProfAnonyme | 28 mai 2007

Je confirme que les IPR et les chargés de mission sont d'une mauvaise foi déconcertante. Je crains ma prochaine inspection, car je ne me vois pas tenir la langue de bois plus de 5 minutes, et je ne sais plus faire un cours normé façon IUFM où les élèves "accouchent" de leur savoir selon la terminologie IUFM.
Mais il n'est pas vrai que tout cela fait consensus parmi les collègues : j'ai trouvé des stagiaires qui "adorent" l'IUFM, et des professeurs qui, selon eux, réussissent toujours tout, et puisque ça marche bien pour eux, pas de raison deparler de tout ça ou de remettre en cause les injonctions de Grenelle...

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

Découvert ce jour dans le BO spécial du 17 mai, au concours externe de recrutement des CPE, dans la bibliographie : "L'école contre l'obscurantisme religieux" (éditions Milo, octobre 2006), cette étude du fameux "rapport Obin" sur les signes religieux à l'école, étude signée d'une vingtaine de spécialistes divers, dont notre JPB national (pour un article intitulé "Pitié pour les filles" qui était, me semble-t-il, l reprise d'une note postée sur le blog un mois ou deux avant.

Allez, les choses évoluent… Peut-être les CPE dorénavant ne donneront-ils plus systématiquement raison à l'élève contre le prof, et à l'élève d'origine maghrébine contre tout le monde, comme le prétendait Adrien Fleuret un peu plus haut…

Ecrit par : Abraxas | 28 mai 2007

Catmano,

Votre texte est excellent. Le problème est parfaitement posé. Merci !

Ecrit par : Un hussard | 28 mai 2007

PS: je sais bien que les CPE et chefs n'ont aucun droit de regard sur notre pédagogie, mais j'aime bien discuter...

Pour répondre à Perceval qui racontait un cours d'Histoire en Allemagne: je connais bien ces ambiances "cool" des cours, y ayant moi-même assisté. C'est sûr que ça favorise la confiance en soi, mais ça n'arrange pas les chiffres des enquêtes PISA... L'opinion publique allemande est d'ailleurs catastrophée par l'état de délabrement de son Ecole.

Scaramouche: oui, les exclusions d'élèves doivent être rares. C'est le chef qui le demande. Faut s'y faire, sinon on en excluerait entre 3 et 10 par heure! Mais j'ai de la chance: nous sommes encore relativement soutenus par notre proviseur qui n'hésite pas à réunir le conseil de discipline quand un enseignant se fait insulter (et qu'il en parle).

Fabienne: même réponse que Jérémy. Et surtout bien se renseigner sur les filères professionnelles (Compta et Secrétariat à éviter).

Ecrit par : ProfAnonyme | 28 mai 2007

"Taper sur Giordan est un devoir moral".
Tout à fait! Car ce Giordan est un allumé tout aussi abominable que Meirieu. Comme lui, il ne respire que la haine du "professeur qui prétend transmettre des connaissances". L'extrait donné ci-dessus de la prose giordannienne par Anne-Marie montre à quel genre de Diafoirus nous avons affaire. Dire qu'il y a des imbéciles pour trouver du sens à ce qu'il raconte!

Christophe, la musique est un univers forcément protégé - elle adoucit les moeurs - où l'âpreté des combats idéologiques sans merci qui affectent les autres disciplines ne vous parvient qu'en écho affaibli. Si vous preniez en charge en début de 4ème une classe de 25 élèves, normaux, dans un collège sans histoire, et vous aperceviez qu'ils ne savent à peu près rien en français, rien en grammaire, rien en conjugaison, rien en rédaction, rien en explication de texte, mais qu'ils savent - somptueuse foutaise! - trouver "l'élément déclenchant" dans un récit ( ce qui fait que pour eux tous les textes se ressemblent puisqu'il faut y trouver partout un "élément déclenchant" et que donc entre La Fontaine et Bégaudeau il n'y a aucune différence), vous commenceriez à jeter "un regard oblique" sur les méthodes bousiques que ces élèves ont subies jusqu'en 4ème, et vous trouveriez au bout de la chaîne la figure pateline de Meirieu (ou de Giordan). Et vous ne pourriez vous empêcher de leur dire leur fait, à ces deux escrocs!

Ecrit par : Jean | 28 mai 2007

Au départ se précipitent sur la ligne des millions de concurrents , tous doués pratiquement des mêmes aptitudes intellectuelles…"

écrit buntovchik…

Etes-vous sûr ? N'est-ce pas là aller dans le sens d'une illusion très dangereuse ? Si je me souviens bien, vous faites dans l'Education Physique (j'ai promis une Note sur le sujet : mais j'en suis encore à comprendre la pédagogie de projet dans cette matière — j'en suis tout esbaubi). Les élèves sont-ils tous pareillement doués au niveau physique ?

JPBrighelli 28 mai 2207.

Vous choississez là, JPB, le plus mauvais argument pour me contredire. Ou alors nous nous sommes mal compris.
Nous connaissons tous des enfants lourdement handicapés physiquement, qui sont capables de performances sportives bien plus grandes que la moyenne des élèves que notre EPS laisse moisir dans leur coin.
Il suffit d'assister à des jeux handisports ou para-Olympiques pour se rendre compte que la notion de capacités physiques est toute relative.
J'ai vu un jeune garçon sans bras et sans jambes traverser une piscine en imitant le dauphin à une vitesse impressionnante.
Le record du monde de saut en hauteur par un unijambiste doit avoisiner les 190cm.
Je pourrais citer mille autres exemples.
Tenez encore celui-ci d'un de mes élèves devenu célèbre violoniste qui n'a que trois doigts au bout d'un bras atrophié et qui jouait au handball avec une dextérité impressionnante.

Alors pourquoi la grande majorité des enfants bien portants à l'intelligence rayonnante équipés tout pareillement en neurones, sur la ligne de départ, se retrouvent-ils 10 ou 15 ans plus tard dans l'état de faiblesse mentale d'un adulte moyen? (l'expression est de Freud)
C'était le sens de ma remarque matinale. J'ai laissé entendre que l'école malheureusement doit bien participer d'une manière ou d'une autre à cette métamorphose régressive de l'intelligence des élèves. La fabrique du crétin ne résulte tout de même pas d'une simple erreur administrative d'ajustement de l'offre et de la demande d'éducation. Auquel cas un ministre de l'EN bien intentionné n'aurait quà rectifier l'erreur, réparer la panne et remettre la machine en route.
( Après la journée de solidarité passée au collège à peaufiner le "projet d'établissement" je n'ai plus aucun doute sur l'impéritie grandissante et programmée du corps professoral: l'administration exige des professeurs qu'il consacre du temps déjà très écourté à valider dans leurs cours le brevet Bii...ce n'est qu'un exemple).

Ecrit par : buntovchik | 28 mai 2007

"Seulement, pour vous qui avez tendance à voir tout en blanc et noir, vous traduisez instantanément: "pas parfait" par: "à chier". "" (Christophe)

J'ai lu quelque part que vous vous contentez de faire un copié-collé d'une partie des posts en disant si vous êtes pour ou contre, sans jamais argumenter sur le fond.

Effectivement, je vois tout en blanc et en noir. Mais j'ai peut-être plus de connaissances que vous sur l'état réel de l'ecole.
Sait-on?

Avez-vous appris par le b-a ba? Moi, oui. Et je ne crois pas que c'est être nostalgique du passé que de vouloir que les enfants ne mettent pas trois ans pour apprendre à lire, (quand ils y arrivent, et si oui, ils n'ont pas acquis le goût de lire, et gardent une sorte d'infirmité pour la vie entière), qu'ils soient capables de calculer la superficie d'une pièce pour savoir combien il faut de rouleaux de papier pour la tapisser (combien d'enfants de sixième sont capables d'une telle prouesse, maintenant que la règle de trois est banie), ne disent pas que Pierre de Ronsard est un rosiériste, etc.

Je garde le pessimisme de la raison, et l'optimisme de l'action.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mai 2007

Au sujet des LP

Quand on sait que la plupart des élèves présentant des troubles sévères du comportement dès l'école primaire vont atterrir à un moment ou à un autre en SEGPA ou en LP, comment s'étonner que nos collègues des LP subissent les situations infernales qu'ils décrivent ?

Il ne faut pas se voiler la face : certains élèves sont capables de faire disjoncter une classe même en CP ou CE1 et de faire partir leurs instits en dépression nerveuse.

Jusqu'à 2005, quand des instits, refusant les pressions de la hiérarchie, saisissaient les commissions spécialisées pour demander une orientation en IR (appelés ITEP à présent) et obtenaient cette orientation, il suffisait que les familles ne donnent pas suite pour que l'affaire en reste là. Une partie de ces élèves fait actuellement le bonheur des collègues de SEGPA ou de LP.

Mais depuis la loi Montchamp de 2005, la situation est encore plus réjouissante. Ce ne sont plus les instits qui peuvent prendre l'initiative d'une demande d'orientation. La saisine de la commission de la MDPH (qui remplace les anciennes CCPE-CDES...) relève désormais de l'initiative et de la bonne volonté des seules familles. Or comme dans le cas des élèves présentent des troubles sévères du comportement, la responsabilité des familles est le plus souvent "légèrement" en cause... est-il besoin d'en dire davantage ?

Ecrit par : Un hussard | 28 mai 2007

"j'ai promis une Note sur le sujet : mais j'en suis encore à comprendre la pédagogie de projet dans cette matière — j'en suis tout esbaubi)."

Exemple de pédagogie de projet en EPS.

Comme les apprenants ne sont pas égaux entre eux (certains étant plus égaux que d'autres), il faut handicaper ceux qui courent très vite, qui nagent trop vite, qui lancent le javelot trop loin. (Bigre, les petits gros ont autant de droit que les grands baraqués à monter sur le podium !)

D'où l'idée géniale des pédagogies de projet.
Pour le bac, ou le concours d'IUFM, on doit donc exposer son projet : je lancerai le javelot à tant de mètres, je nagerai les dux longueurs du bassin en tant de minutes, je courrai mes 2000 mètres en 10 minutes 45 secondes.
Et si je me trompe, tant pis pour moi, ma note est abaissée.

(Pour le concours de l'IUFM, l'écrit d'EPS en jargon pédago est également redoutable.)

Je pense que c'est cela dont il s'agit.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mai 2007

Quelques nouvelles de la néo-certifiée de lettres, stagiaire en IUFM, dont JPB avait reproduit le témoignage à l'automne dernier : après une dépression nerveuse et bien des difficultés, elle n'a pas été validée. Elle a eu la chance, dans son malheur, de tomber sur une IPR très gentille, qui a eu la délicatesse de lui expliquer pourquoi, en dépit de ses qualités relationnelles avec ses petits élèves, elle était collée (du mal à didactiser, pour aller vite). Cette même IPR, manifestement assez critique envers les IUFM, a été pour le moins choquée de voir que, dans la pratique, cette fille avait été livrée à elle-même quasiment pendant toute la durée de son stage, et réduite à inventer ses propres procédures par des tuteurs qui, de facto, la laissaient patauger sans lui expliquer comment faire.
Si j'ai bien compris, le certifié stagiaire doit, lui aussi, construire son propre savoir, quitte à boire le bouillon, puisqu'il lui faut réinventer la pédagogie, à condition toutefois qu'elle concorde avec celle du B.O. (bulletin officiel pour les non-initiés).
Bref, voilà une jeune femme, qui avait la vocation (hélas) et qui se trouve en plein désarroi. La seule chance qu'elle ait eue dans son malheur est d'être tombée sur une inspectrice humaine et à l'écoute ... mais qui n'a tout de même pas cru bon de la valider. Quel gâchis !
N.B. cette stagiaire avait eu une TRES bonne note à l'épreuve de didactique de l'oral du CAPES de lettres ! Il y a donc un problème quelque part : soit l'oral du CAPES est une épreuve de pédagogie-fiction, soit le stagiaire n'est pas accompagné comme il convient.

Ecrit par : Dulcamara | 28 mai 2007

Dulcamara: suite de froid humide... Voilà un pseudo à l'unisson de la météo de ce jour!

Ecrit par : dobolino | 28 mai 2007

Une question aux profs de LP :
Vous parlez de l'impossibilité de faire cours. Comment cela se passe-t'il dans les ateliers ? On peut toujours rêver que des élèves dissipés, quand ils sont face à des machines, devant réaliser des trucs concrets, soient plus motivés et tâchent de bien faire...

Une remarque d'un non-enseignant sur l'orientation en LP :
il y a un problème de société derrière la façon dont on voit l'enseignement professionnel et les métiers manuels, car c'est perçu en France comme un échec à tous points de vue.
Résultats :
- on y envoie les cancres par défaut parce qu'on ne sait pas où les mettre
- on en détourne des élèves qui se découvriraient une voie
- on manque dramatiquement en France de manuels qualifiés ; quand vous vous baladez en ville, regardez les vitrines des agences d'intérim et vous verrez "demandons plombiers, menuisiers, chaudronniers, carrossiers, soudeurs, carrossiers, ajusteurs... Liste de métiers inépuisable...
Les gens qualifiés dans ces métiers sont rarement au chômage.
Si on n'oriente pas plus vers ces métiers, ce n'est pas uniquement de la faute des conseillers d'orientation, c'est aussi une question de regard de la société (je fais un peu mon Sibille, mais nous avons d'autres accointances - à ce propos, figurez-vous cette catastrophe : invité hier midi, je me pointe avec une bouteille de Pommard, le maître de maison la verse dans une carafe et au début du repas, la maîtresse de maison la renverse, un tiers du vin - et c'était du bon - de perdu ; il en restait heureusement assez pour l'apprécier).
Reprenons : il est vrai que si vous restez salarié dans une de ces professions, vous êtes condamné à un salaire modeste, mais pour les entreprenants, il existe la solution de travailler quelques années chez un patron puis de se mettre à son compte ; je connais quelques cas de personnes ayant exercé un de ces métiers avec un BEP avant de reprendre des études et d'arriver à un haut niveau (doctorat). Je vous assure qu'elles étaient capables de choses surprenantes et avaient des compétences autrement plus étendues que toute - je dis bien toute, il n'y a pas d'exception - ayant eu un cursus de bon élève type.

Ecrit par : Japhet | 28 mai 2007

Madame Wettstein-Badour à qui j'ai montré ce livre m'a dit : "Madame, vous seriez en droit de porter plainte pour maltraitance à enfants".)

Mais quand on voit la notoriété acquise par un Giordan, qui cautionne de tels livres, il y a des cheveux à se faire ...(Biographie sur le premier site de google.)

Anne-Marie.


Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mai 2007

Et, si, tous ensemble, nous saisissions les tribunaux internationaux? Avec un bon avocat...
Vous vous rendez compte toutes ces maltraitances réunies de la PS à la Terminale?
Une forme de sadisme pédophile.

Ecrit par : dobolino | 28 mai 2007

l'administration exige des professeurs qu'il consacre du temps déjà très écourté à valider dans leurs cours le brevet Bii...ce n'est qu'un exemple).

Ecrit par : buntovchik | 28 mai 2007

Permettez moi Buntovchik de rebondir sur votre dernière remarque qui tombe fort à propos. Une de mes filles en cm2 passait le B2i et nous a demandé qu'elle en était l'utilité.Quand nous lui avons demandé en quoi à son avis,cela consistait (je précise que j'ai suivi derrière elle tous les exercices qu'elle a fait informatiquement puis en ligne en liaison avec le site du cned) sa réponse a été succincte mais très claire et très juste:

"avec le B2i on apprend surtout à fermer une fenêtre , c'est du temps perdu"

je suis consciente que tous les enfants ne sont pas égaux sociologiquement et non pas tous accès régulièrement à un ordinateur mais franchement vous mettez n'importe quel enfant devant un ordinateur sa curiosité naturelle le poussera à en comprendre tous les fonctionnements de base plus rapidement que vous n'aurez en tant qu'adulte compris comment faire un copier/coller.
qu'à l'école on offre la possibilité à tous d'accéder à un ordinateur je suis tout a fait pour mais qu'on supprime ces exercices de bilan complètement stupides d'autant plus, qu'ensuite au collège, en 6ème et en 5 ème, on leur pose en technologie , les mêmes questions stupides du genre à quoi sert la touche " suppr"ou comment obtient-on une majuscule?
commençons aussi à faire le ménage à ce niveau là car l'introduction de ces cours l'ont été au détriment des autres matières comme le français , les maths, l'HG mais surtout les arts-plastiques et la musique (domaine dans lesquels il y a de réelles inégalités sociologiquement parlant!), le sport etc et je vous prie de m'excuser pour les disciplines que je ne cite pas.
je suis hors sujet quoiqu'on peut se dire que ce temps perdu pourrait être utilisé à bon escient et sans parcimonie (quoiqu'il ne faudrait pas en exclure nos amis corses)pour l'aide à l'orientation.
Je ne sais plus qui écrivait ce matin qu'il était difficile de renseigner sur le niveau de salaire dans tel ou tel secteur d'activité, j'ai à ce sujet un conseil, celui de consulter les offres d'emploi sur les sites spécialisés il y est régulièrement donné dans les annonces une fourchette de rémunération ça permet de se faire une petite idée.
et comme d'habitude pas le temps de corriger mes fautes d'orthographe
Bonne soirée

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 mai 2007

Bonsoir,

Il ya pire encore que le néant du contenu du B2i, il y a sa mise en oeuvre : c'est l'élève lui-même qui décide des "compétences" qu'il ira faire valider par un enseignant. Devinez quel enseignant il ira ou n'ira pas voir !
J'ai écrit un papier sur le B2i lycée qui devrait à terme (2009 ?) compter pour le bac :
http://d.krauss.free.fr/editos/b2i.html

Ecrit par : Daniel KRAUSS | 28 mai 2007

Ceci dit: le décloisonnement se discute une fois les bases acquises. On va dire à partir de la sixième pour les matières littéraires en incluant les LV à partir de la seconde, en partant du principe que les acquis antérieurs sont bons? D'ailleurs, ne fait-on pas étudier L'Illiade et/ou L'Odyssée aux gosses de sixième depuis toujours?
Pour les matières scientifiques, c'est plus délicat mais Les Sciences de la terre et une partie de la géographie?
Je vous dis ça comme ça...
J'ai subi trois cours sur les Ictères, trois cours sur les Anémies, trois cours sur la digestion des glucides dans les pré-estomacs des ruminants, un cours de Pharmacie et un cours de thérapeutique à un an d'intervalle et on peut néanmoins dire que les ENV faisaient de beaux efforts. Ne leur jetons pas la pierre. Je ne sais comment ça se passe en Médecine.
Cette année, la professeur d'histoire de ma fille (5°) leur a fait faire une explication de texte sur trois textes du Roman de Renart. Je n'en fus pas choquée. J'en fus, par ma foi, plutôt contente.
Enfin, je n'en sais trop rien mais histoire et Français décloisonnés dans le premier cycle du secondaire et décloisonnés à mi-temps dans le deuxième cycle, ça ne me choque pas trop. Vos explications , merci! Parce que il se peut que je me trompe...

Ecrit par : dobolino | 28 mai 2007

Je viens de demander à ma fille: c'est quoi le B 2 I.
Réponse avec haussement d'épaule: on dit le bédeuzi! c'est un brevet que tu passes sur ordinateur.
Me v'la avancée!
C'est quoi, le bédeuzi?

Ecrit par : dobolino | 28 mai 2007

Pour filer la métaphore culinaire : le bédeuzi c'est une daubasse infâme.

Pour le détail de la recette : voir http://d.krauss.free.fr/editos/b2i.html

Ecrit par : Daniel KRAUSS | 28 mai 2007

Il ya pire encore que le néant du contenu du B2i, il y a sa mise en oeuvre : c'est l'élève lui-même qui décide des "compétences" qu'il ira faire valider par un enseignant. Devinez quel enseignant il ira ou n'ira pas voir !
J'ai écrit un papier sur le B2i lycée qui devrait à terme (2009 ?) compter pour le bac :
http://d.krauss.free.fr/editos/b2i.html

Ecrit par : Daniel KRAUSS | 28 mai 2007

A ce compte là, c'est pas dur, mon fils et ses potes, futurs bacs 2009, feront valider leurs skyblogs...

Ecrit par : dobolino | 28 mai 2007

Pour filer la métaphore culinaire : le bédeuzi c'est une daubasse infâme.

Pour le détail de la recette : voir http://d.krauss.free.fr/editos/b2i.html

Ecrit par : Daniel KRAUSS | 28 mai 2007

Et si on rajoute des oignons et qu'on le flambe à l'Armagnac? Ça doit pouvoir s'accomoder, non? Il fut une époque où l'on mangeait des rutabagas et des topinambours, l'époque du brave petit Guy Môquet.

Ecrit par : dobolino | 28 mai 2007

Dobolino avec leur skyblog ils ont d'emblée le niveau Master! et votre fille résume par son haussement d'épaule encore mieux que la mienne. ils apprennent vraiment au niveau primaire à fermer une fenêtre sur l'ordi!
vous ne m'en voudrez pas de préférer des topinambours et des rutabagas à un bédeuzi flambé à l'armagnac, quel gachis! il vaut mieux le boire...:);)l'armagnac pas le bédeuzi bien sûr..après réflexion c'est vrai que le bédeuzi pourrait bien nous conduire à noyer notre ignorance en matière d'informatique dans l'alcoolisme...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 mai 2007

Allez, Christophe, avouez que c'est de l'amour. Même que, si vous faites une portée, Toto est prêt à en prendre un, avant que Dobo et Yann ne cherchent à s'en mêler.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Ne riez pas, Perceval, l'euthanasie n'est pas une rigolade dont on sort indemne, c'est un acte très pénible à ne pas banaliser. Pour nous, c'est lourd... Nous n'épiloguerons pas ici mais nos jeunes confrères et consœurs, résultats aboutis de l'enseignement moderne, le vivent bien plus mal que Yann (enfin, je le suppose...) et moi.
Dérision suprême: un de nos confrères, il y a quelques années, s'est suicidé dans son congélateur à cadavres.

Ecrit par : dobolino | 28 mai 2007

"Dans ce cas, il s'agit de « techniques » qui sont déjà, de fait, largement acquises en dehors de l’Ecole. De plus, si c’est une pure technique alors il faut expliquer pourquoi cela doit avoir une place spéciale dans l’enseignement général de lycée alors que l’Observation Raisonnée du code de la route, des premiers secours aux accidentés, de la maintenance des scooters n’en ont pas ou peu, sans parler du téléchargement de sonneries, ni du laçage de mocassins"
Pas d'accord pour le laçage de mocassins! Mon fils a failli redoubler la PS parce qu'il ne savait pas lacer ses chaussures à trois ans!

Ecrit par : dobolino | 28 mai 2007

Dobolino, ya des lacets aux mocassins? ;);):)

Japhet, 1/3 d'une bouteille de pommard offert à la serpillière, Mince alors !quel gâchis! juste une question est-ce qu'après la serpillière s'est mise à danser emportée par l'ivresse ?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 mai 2007

Dobolino, ya des lacets aux mocassins? ;);):)


Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 mai 2007

C'était une sorte de métaphore!

Ecrit par : dobolino | 28 mai 2007

C'est quoi, le bédeuzi?


c'est le seul curé toléré en ecole et collège

Ecrit par : rafale | 28 mai 2007

C'est encore un de trop.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Dobolino, ya des lacets aux mocassins? ;);):)


Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 mai 2007

C'était une sorte de métaphore!

Ecrit par : dobolino | 28 mai 2007

excellente en tout cas!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 mai 2007

"Et, si, tous ensemble, nous saisissions les tribunaux internationaux? Avec un bon avocat...
Vous vous rendez compte toutes ces maltraitances réunies de la PS à la Terminale?
Une forme de sadisme pédophile."

Ecrit par : dobolino | 28 mai 2007

Chère Dobolino, nombreux sont les enseignants qui souhaitent voir passer devant un tribunal certains tristes sires de l'EN.

Pour information, je mets quelques pages du "Faunographe".

"La fétraloche.
"Facile à bluffer, la fétraloche." C'est la phrase préférée des félins affamés.
Folles balivernes, phantasmes (avec une fôte d'ortografe, A.M.V.)effarants, car la fétraloche est fort habile pour fuir à temps.
Ses frétillantes oreilles lui fournissent les meilleures informations : elles lui soufflent que les prédateurs sont camouflés dans l'ombre.
Et la filoute n'a plus qu'à filer en douce...

L'unspock.
C'était un lundi. L'unspock était invité à dîner chez les Huns. On y mangea un munster au parfum incertain. Chacun l'avala d'un air emprunté. Pour s'en remettre, le pauvre unspock dut passer trente et un jours au vert et à jeun.
Quelques-uns l'excusèrent pour son départ importun.

La lastakouère.
"J'ai l'bidon ballonné !" se plaint la lastakouère Lola poils de balai comme on l'appelle là-bas.
Après avoir volé la balle de volley, elle voulut l'avaler pour la dissimuler...

Cela peut paraître amusant, mais cela ne permet guère d'apprendre à lire.

Vive Léo et Léa en parallèle, mais tout le monde n'a pas une famille qui essaie de vous remettre dans le rang.

Cela me fait rire jaune, quand je pense que Goigoux et Charmeux glosent sur le fait qu'il y a le mot "loche" comme nom de poisson dans "Lire avec Léo et Léa".

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mai 2007

Le bédeuzi vous baise, hideux.( Peau) deu zébi.

Ecrit par : mouron rouge | 28 mai 2007

Pas assez de plombiers et de charcutiers? Eh bien, messieurs-Dames, l'Inspection générale trouve qu'il y en a encore trop. Ci-dessous un texte authentique (2006) déplorant officiellement que des jeunes choisissent la voie professionnelle et -horreur- y réussissent.
Analyse des Zinspecteurs: des profs tortionnaires font redoubler par pur sadisme et n'envoient pas tout le monde au lycée. Jugez plutôt:

"Malgré un contexte économique et social plutôt favorable, le nombre de lycéens dé­crochant leur baccalauréat est plus faible en Aquitaine qu'au niveau national (68,7% contre 70,4 %). Tel est le paradoxe souligné par les inspections générales (IGEN, IGAENR) dans leur rapport consacré à l'académie de Bordeaux, publié fin décembre. La modestie des aspirations de certaines familles, alliée à des pratiques d'évaluation et d'orientation sélectives, incite des élèves plus nombreux qu'ailleurs à s'orienter vers des études courtes (26,6 % des jeunes Aquitains quittent la formation initiale au niveau du BEP ou du CAP contre 24,7 % au niveau national), au détriment d'études plus longues. Ainsi, même si seulement 3,5 % des jeunes entrent in fine sans quali­fication dans la vie active (6,3% au niveau national), le modèle aquitain apparaît aujourd'hui affecté par un « insensible glissement structurel». «L'académie de Bordeaux ne fait pas mal mais plutôt pas assez»; analysent les inspecteurs généraux, qui préco­nisent deux leviers d'aetÏon pour élever le niveau de qualification des jeunes Aquitains. D'abord, une évolution des pratiques pédagogiques des enseignants, qui se caracté­risent trop souvent par «l'importance donnée au redoublement» ou «l'insuffisance des dispositifs pédagogiques de soutien et de suivi individualisé à l'intention des élèves en dif ficulté ». Ensuite un rééquilibrage progressif de l'offre de formation, en favorisant une orientation socialement moins sélective et scolairement plus diversifiée à la sor­tie du collège vers le lycée général et technologique."

Pour ma part, je conseille chaudement l'enseignement pro, notamment le bâtiment et la rénovation: j'ai eu affaire à plusieurs artisans qui gagnent bien leur vie, ont un boulot sans cesse nouveau, de l'autonomie mais pleurent après des apprentis valables. M.F. ou M.M. ont belle camionnette neuve, voire un 4x4, des vacances au ski ou au soleil, et la satisfaction de voir tant de clients leur courir après...(ils bossent bien, vite et honnêtement, faut dire)

Mais comme dit la mère de Pierre, 13 ans, 30 fautes par dictée, 5 en maths et 3 punitions par semaine: "Nous avons d'autres projets pour notre fils", c'est à dire nous le laisser en 3°, demander une seconde, aller en commission d'appel etc. Bien sûr, notre consillère d'orientation-psychologue (une belle givrée!!) lui bourrera le mou avec son"projet personnel";

Si on arrêtait la langue de bois?
A part ça, je ne connais pas la Corse et je veux bien en savoir plus sur l'enseignement dans l'île de Beauté.

Ecrit par : Cunégonde | 28 mai 2007

Je suis content que vous vous arrêtiez sur le B2I, car c'est à mon avis emblématique de la question des finalités de l'école. Il y a peu, j'ai essuyé le feu roulant des objections de collègues auprès desquels j'essayais de faire passer l'idée que l'école perdait son temps à faire travailler les élèves sur des compétences que, compte-tenu de l'attraction de l'informatique, il acquéreront de toute façon en s'amusant, plutôt que de de cantonner à bétonner les fondamentaux. Leurs objections consistaient à dire qu'il convenait de leur inculquer des pratiques citoyennes de l'outil. A mon avis, c'est une farce : en la matière, il suffit qu'on leur ait dit blanc à l'école pour qu'ils brûlent d'impatience de faire noir, c'est le propre de la jeunesse.
Tout ça pour dire que, parmi tout ce qu'il y a de passionnant à apprendre, le rôle de l'école est d'apprendre ce qu'on n'apprendra pas sans elle. Un exemple, qui m'a valu ma dernière exclusion du forum d'instits : plutôt que d'apprendre aux élèves à honorer religieusement les mémoires de toutes sortes, dont les médias dégoulinent de toute façon, son rôle est plutôt d'apprendre l'histoire des évènements qu'on commémore, histoire de commémorer moins bête.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Vive Léo et Léa en parallèle, mais tout le monde n'a pas une famille qui essaie de vous remettre dans le rang.

Cela me fait rire jaune, quand je pense que Goigoux et Charmeux glosent sur le fait qu'il y a le mot "loche" comme nom de poisson dans "Lire avec Léo et Léa".

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mai 2007

Ce n'est pas possible... Je viens de faire lire vos extraits à ma fille de douze ans: elle a du s'arrêter x fois pour me demander ce que ça pouvait bien vouloir dire. Remarquez qu'il est tard et que, si son hamster ne réclamait pas une attention nocturne, elle serait au lit!
Par pitié, faites-nous grâce!... du reste.

Ecrit par : dobolino | 28 mai 2007

Bien dit, Cunégonde !!!

A qui doit-on l'affreux rapport que vous citez ?

Ecrit par : Jeremy | 28 mai 2007

Allez, Christophe, avouez que c'est de l'amour. Même que, si vous faites une portée, Toto est prêt à en prendre un, avant que Dobo et Yann ne cherchent à s'en mêler.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

Ne riez pas, Perceval, l'euthanasie n'est pas une rigolade dont on sort indemne, c'est un acte très pénible à ne pas banaliser. Pour nous, c'est lourd... Nous n'épiloguerons pas ici mais nos jeunes confrères et consœurs, résultats aboutis de l'enseignement moderne, le vivent bien plus mal que Yann (enfin, je le suppose...) et moi.
Dérision suprême: un de nos confrères, il y a quelques années, s'est suicidé dans son congélateur à cadavres.

Ecrit par : dobolino | 28 mai 2007

D'ailleurs, je viens d'écrire une énorme connerie que je répare illico.
Qui est jeune et bien élevé par C... ou ses apôtres, aménagera une salle spéciale pour euthanasier toutou ou minou dans le genre Soleil Vert avec musique d'ambiance, puis enverra fleurs et condoléances au maître éploré, convoquera i-celui à messe d'anniversaire un an après l'acte fatal et prévoira un élevage adjacent, où il aura des actions, pour remplacer Médor six mois avant son décès (quitte à précipiter le dit déces en mettant un chiot entre les pattes du nonagénaire...) de façon à "fidéliser" Medor II avant le décès de Médor I, décès à prix calculé au plus juste de la rentabilité de la clinique.
Yann, j'espère que tu envoie une lettre de condoléances parce que sinon tu vas te faire conspuer par C... qui adhère totalement au modèle économique du pays importateur de l'euthanasie rentabilisée.

Ecrit par : dobolino | 28 mai 2007

"Pour ma part, je conseille chaudement l'enseignement pro, notamment le bâtiment et la rénovation: j'ai eu affaire à plusieurs artisans qui gagnent bien leur vie, ont un boulot sans cesse nouveau, de l'autonomie mais pleurent après des apprentis valables. M.F. ou M.M. ont belle camionnette neuve, voire un 4x4, des vacances au ski ou au soleil, et la satisfaction de voir tant de clients leur courir après...(ils bossent bien, vite et honnêtement, faut dire)"

Au niveau des satisfactions possibles dans ces métiers, on peut ajouter les cas de MM. A. et M., respectivement ébéniste et ferronnier, qui sont des gens au sens esthétique aiguisé et peuvent laisser libre cours à leur créativité, en plus d'avoir des carnets de commande bien remplis et de bien gagner leur vie.

Ecrit par : Japhet | 28 mai 2007

Chacun connaît heureusement des exemples de filière pro réussie : moi, c'est Loulou, fils de bobos, que ses parents, plutôt que de le contrarier, ont guidé dans sa vocation de plombier. Il est en train de casser la baraque.

Ecrit par : Perceval | 28 mai 2007

A dobolino: il n'y a qu'un ch'veu sur la tête à matthieu, et qu'un "l" à "Iliade".
A toto l'ignare: le pluriel des adjectifs ("digne", par exemple) se fait rarement en "-ent"

Ecrit par : XXX | 29 mai 2007

"Au niveau des satisfactions possibles dans ces métiers, on peut ajouter les cas de MM. A. et M., respectivement ébéniste et ferronnier, qui sont des gens au sens esthétique aiguisé et peuvent laisser libre cours à leur créativité, en plus d'avoir des carnets de commande bien remplis et de bien gagner leur vie"

écrit Japhet.


J'avais, il y a quelques mois, posté une note intitulée "le dit du tailleur de pierres", dans laquelle je racontais comment ledit artisan — un ami — déplorait de ne pas trouver un apprenti qui sût ce qu'est un angle droit — notion utile dans son métier…
Qunt au texte de l'Inspection générale cité plus haut, il est à se taper le cul par terre. La bêtise me fait peur lorsqu'elle a le pouvoir.
JPB
PS. Cher XXX, les fôtes d'aurtograf de Toto lui appartiennent — comme l'a remarqué je ne sais plus qui, quand il s'énerve, il écrit très classiquement — c'est son second moi qui prend le relais.

Ecrit par : brighelli | 29 mai 2007

Darcos desserre la carte scolaire......comme le disait le divin Brice Hortefeux, la droite étant "décomplexée", elle va enfin réaliser le rève des socialistes: LA GHETTOÏSATION DEFINITVE DES-PUE-LA-SUEUR.

Car je suis prêt à parier une caisse de Château-Haut Brion 1988 que mon collège, Georges Rouault, Porte Chaumont n'enverra plus une trentaine mais plus aucun gamin dans des bons lycées. Que désormais les 8% d'élèves doués et prometteurs iront planter leurs neurones ailleurs. Cette décision pour riches s'adresse à un électorat de riches et c'est un glaviot bien vert de plus dans la poire des prolos.
Ce pays est lepénisé jusqu'à la moëlle. A notre santé. Et continuez à me faire hurler de rire, les veaux pédagos machins avec vos petits cacas éducationnels. Le bateau coulera plus vite sans vous.

Ecrit par : montaigneàcheval | 29 mai 2007

A dobolino: il n'y a qu'un ch'veu sur la tête à matthieu, et qu'un "l" à "Iliade".
A toto l'ignare: le pluriel des adjectifs ("digne", par exemple) se fait rarement en "-ent"

Ecrit par : XXX | 29 mai 2007

Nul! Le courageux XXX ne repostera pas sous ce nom... ce qui est bien dommage car nous nous ferions un plaisir de souligner ses inévitables fautes de frappe. Combien s'y sont faits prendre?

Ecrit par : dobolino | 29 mai 2007

Dulcamara,
La stagiaire de Lettres dont vous parlez a connu la même mésaventure, manifestement, que "Mademoiselle", dont le témognage nous avait émus sur ce blog.
Pourquoi n'écrirait-elle pas elle aussi à Xavier Darcos (voyez le fil précédent)?
Quant à "patauger", ce n'est pas le privilège de stagiaires. En français, tout le monde "patauge", à moins d'avoir décidé une fois pour toutes de sa ligne personnelle (demander à ses élèves de laisser sur une étagère de leur chambre les manuels vomitifs qu'on leur a donnés et dicter son cours, inventer ses propres exercices, ne surtout pas faire de séquences, enseigner la grammaire des natures et des fonctions, celle de l'analyse logique des propositions, ne surtout jamais perdre son temps à chercher si l'énoncé est ancré ou non ancré dans la situation d'énonciation, ne jamais faire de schémas narratifs, expliquer entièrement l'Avare ou le Malade Imaginaire, fuir sauf exception la "littérature de jeunesse", vouvoyer les élèves, même les 6èmes, en les appelant par leur prénom ou même en leur disant, "Monsieur", "Mademoiselle" - cela passe très bien - , "interdire" explicitement le bavardage, voilà quelques principes simples mais salubres qui vous font retrouver de l'intérêt à votre cours de français et - ô miracle! - aussi à vos élèves!). Les tuteurs de cette jeune femme étaient certainement eux-mêmes dans la panade, ou bien, appliquant pour eux-mêmes les sains principes que je viens de rappeler, ils n'osaient pas prendre le risque de la mettre en porte-à-faux avec l'IUFM. La "gentille " IPR avait d'autant moins de raisons d'ajourner cette jeune collègue qu'elle doit être bien consciente, à moins d'être d'une crasse mauvaise foi, que la pédagogie officielle du français n'est plus qu'un tas de gravats.
Donc, écrivez!

Ecrit par : Jean | 29 mai 2007

Institution Notre-Dame des Eclopés/Saint-Ignorantin

Méthode globale, séquences didactiques, TPE, savoirs 100% allégés, pédagogie par objectifs, travail en groupes...

Directeurs de l'établissement : le Père Emptoire, le Père Sécuteur et le Père Nicieux

Directeurs adjoints: le Père Clus, le Père Limpinpin et le Père Du

Conseillers pédagogiques : L'Abbé Deuzy, l'Abbé Cassine, l'Abbé Tize, l'Abbé Ration, l'Abbé Résina, le Père Frako, la Mère Charmeux et le Père Meirieu.

Ecrit par : Robin | 29 mai 2007

A visiter: le site du GDVNPD, sur http://heather.leather.neuf.fr
(Générateur De Vérités Néo-Pédagogiques Définitives).

Ecrit par : Jean | 29 mai 2007

Bonjour,

On en trouve de belles dans le site de Aide et Action :

http://doc-aea.aide-et-action.org/pub_cgi/document_sho.pl?document_id=728⟨=fr

"L'AFRIQUE, BERCEAU DE L'HUMANITE par Dan FRANCK
Cet ouvrage s'inscrit dans une collection plus vaste qui retrace l'évolution historique du continent français depuis l'aube des civilisations jusqu'au XXe siècle."

Le continent français est vraiment à la dérive (la faute au socle commun qui ne l'est plus ou l'inverse ?)

Ecrit par : Daniel KRAUSS | 29 mai 2007

Beau lapsus calami-thé......

Ecrit par : montaigneàcheval | 29 mai 2007

Avec des commentaires pareils comment douter encore d'avoir la gauche la plus "extrême"-ment archaïque, sclérosée, moisie du monde, bourgeoisophobe, anti-capitaliste, antimondialiste, anti-élitiste et même anti-socialiste, comme le rappelle MàC, qui brame aussi, tant qu'à parfaire la caricature, que "ce pays est lepénisé jusqu'à la moëlle. A notre santé. Et continuez à me faire hurler de rire, les veaux pédagos machins avec vos petits cacas éducationnels. Le bateau coulera plus vite sans vous"

Ben voyons, et Cadichon en suppôt du Borgne? Tiens, pourquoi on ne me l'a pas encore faite, celle-là. Elle manque à mon tableau de chasse.


Rira bien qui rira le dernier, car comment ce bateau-"école" qui croupit au fond peut-il couler encore plus bas?

Il est vrai qu'on ne peut en vouloir à celui qui pérégrine vissé sur son bourin d'ignorer les principes élémentaires de la navigation.

Une fois au fond, on peut soit garder les responsables du naufrage et, avec eux, creuser plus profondément encore, en gardant bien serrés ses petits poings vengeurs pour mieux fraiser le sol, soit décider de remonter en surface, en donnant un magistral coup de pied, au fond justement, puisqu'on y est déjà.
Manque de pot pour l'adepte de la peregrinatio, la majorité des Français a voté pour le grand coup de balai, pardon de pied, et aux dernières nouvelles le FN est en dépôt de bilan.

Pour la lepénisation, c'est râpé! Sarko-facho ca n'a vraiment convaincu personne, il faudrait changer de disque.

À propos des syndrômes de l'extrêm'gauchisme en général et de l'anti-élitisme en particulier :

"L'élite est une espèce en voie de disparition", écrit Claude Javeau, un chantre belge de la social-démocratie, donc traître à la cause en question: " Éloge de l'élitisme"( pages 77-79)


(note de Cadichon: Effectivement, il y a tellement pénurie en la matière, que nos universitaires s'expatrient et qu'on est obligé maintenant de donner les prix littéraires à des étrangers. C'est sûr qu'on est bien au fond.)

"On ne voit pas pourquoi, poursuit Javeau, à l'instar des bisons, des bonobos ou des saumons, on ne se préoccuperait pas de la protéger. [...] C'est en accédant au statut d'espèce ou de minorité protégée que l'élite pourra continuer à remplir sa fonction sociale, celle de produire des intellectuels capables d'exercer un jugement critique sur l'évolution des sociétés".

L'élite a notamment pour mission de "prévenir ...l'expansion d'intégrismes ( avec au premier rang celui qui se réclame de l'islam), et les revendications communautaro-identitaires.[...] L'abus des pesticides est sans nul doute un danger pour l'humanité. Il n'est pas sûr que l'abus de tolérance n'en soit pas un aussi".

Qu'est-ce qui distingue le jugement critique du procès d'intention? Le premier utilise les outils d'analyse qui font singulièrement défaut au second lequel se distingue par la confusion sémantique, le contresens, l'amalgame,la diabolisation, l'invective.

Ecrit par : Cadichon | 29 mai 2007

L'AFRIQUE, BERCEAU DE L'HUMANITE par Dan FRANCK
Cet ouvrage s'inscrit dans une collection plus vaste qui retrace l'évolution historique du continent français depuis l'aube des civilisations jusqu'au XXe siècle.

Nostalgie, quand tu nous tiens ! Dan Franck est-il un membre de la cellule africaine de l'Elysée ?

Ecrit par : Robin | 29 mai 2007

Dérision suprême: un de nos confrères, il y a quelques années, s'est suicidé dans son congélateur à cadavres.

Ecrit par : dobolino | 28 mai 2007

C'était plutôt délicat de sa part : il a dû profiter d'n week end prolongé, et n'a pas voulu empester la maison .
Ou alors c'était un comique...

Ecrit par : yann | 29 mai 2007

Citation :
"- Tu vas dire à ton père de ne plus rien t'apprendre.Il vaut mieux que tu commences à lire avec un oeil neuf. Tu lui diras que je prends sa suite et que je tâcherai de réparer les dégâts...
- Mais...
- Ton père ne sait pas enseigner. (...)
Melle Caroline expérimente une nouvelle méthode d'enseignement qu'elle tient de son école d'instituteurs. On n'aura plus besoin d'apprendre grand-chose dans les livres...
(...) C'est le système Dewey Decimal (...) Tandis que je progressais poussivement dans la morne routine du système scolaire, je ne pouvais me défendre de l'impression d'avoir été flouée : je n'arrivais pas à croire que ce que l'Etat avait en tête pour moi était douze années d'ennui mortel."

Quand j'ai lu cela hier soir j'ai cru que je retrouvais un témoignage de ce blog ! Et pourtant ce texte n'a pas été écrit aujourd'hui en France mais en 1960 par Harper Lee dans "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur". Et dire que plus de quarante plus tard, on en est là chez nous !

Ecrit par : lucile | 29 mai 2007

" Institution Notre-Dame des Eclopés/Saint-Ignorantin

Méthode globale, séquences didactiques, TPE, savoirs 100% allégés, pédagogie par objectifs, travail en groupes...

Directeurs de l'établissement : le Père Emptoire, le Père Sécuteur et le Père Nicieux

Directeurs adjoints: le Père Clus, le Père Limpinpin et le Père Du

Conseillers pédagogiques : L'Abbé Deuzy, l'Abbé Cassine, l'Abbé Tize, l'Abbé Ration, l'Abbé Résina, le Père Frako, la Mère Charmeux et le Père Meirieu. "

Robin, je trouve cela extrêmement drôle !!!

Bravo !

Et merci, car je vais à un conseil de classe qui sera vraisemblablement TRES rebutant. Et je ne pourrai meme pas jouer au Loto des réunions (celui où l'on remplace les chiffres par des mots en -té ou en -tion, et où l'on coche chaque mot dès qu'on l'entend pendant la réunion), car je serai assis juste à côté de Mme le Proviseur...

Ecrit par : Jeremy | 29 mai 2007

A trop faire pleuvoir des "aides" sur l'Afrique, on la compisse : c'est la dérive des incontinents.

Ecrit par : dugong | 29 mai 2007

@ lucile...
Vous avez des actions chez Amazon.fr?
Votre message m'a poussée à commander ce livre tant vous avez éveillé ma curiosité...

Ecrit par : Maminou | 29 mai 2007

On en trouve de bien bonnes — notamment autour du rapport de l'IGEN qui ouvre cette discute — sur un blog corse — qui est donc une caricature de blog français —.
• Sous ce rapport et sur ce rapport, voir notamment :
http://castellu.blog.club-corsica.com/art-ecole-enjeu_12336.html
• Au demeurant, l'art. de JP BRIGHELLI fera en nos primitives colonnes l'objet d'une incitation au clic. À nouveau.

Ecrit par : Jean Félix CACCIAMOSCA | 29 mai 2007

@maminou

Non, mais je dévalise pas mal les librairies. Et on pourrait s'y retrouver une fois, puisque nous habitons près l'une de l'autre. Vous souvenez-vous de notre discussion en avril lors d'un mariage ?
Quant à ce livre, je n'en ai pas lu assez pour dire sa valeur, mais il a donné lieu à une adaptation cinéma magnifique : "Du silence et des ombres". Le thème principal n'en est pas l'éducation, mais il dénonce le racisme dans une petite ville du sud des Etats-Unis en 1960 et plaide pour l'acceptation de l'autre. Best seller d'un écrivain qui n'a plus jamais rien publié.

Ecrit par : lucile | 29 mai 2007

"Une question aux profs de LP :
Vous parlez de l'impossibilité de faire cours. Comment cela se passe-t'il dans les ateliers ? On peut toujours rêver que des élèves dissipés, quand ils sont face à des machines, devant réaliser des trucs concrets, soient plus motivés et tâchent de bien faire..."

Les élèves dissipés sont parfois dissipés en atelier aussi. Je me rappelle que dans l'établissement de ma première affectation, un élèves avait allumé la tête de son voisin avec un fer à souder. Mais c'est exceptionnel. Enfin, j'espère. J'ai été voir certains de mes élèves en atelier et ça se passait plutôt bien. Ce sont aussi parfois les adultes qui posent problème (propos racistes, mépris...)

Quant aux lamentations de l'inspection sur ces "mauvaises" orientations sans ambition (!), elles sont fréquentes dans les régions où le LP ne sert pas de dépotoir. Il n'y a qu'à lire les rapports sur l'évaluation de l'enseignement dans certaines académies (Alsace, Nantes, Bordeaux...)

Ecrit par : ProfAnonyme | 29 mai 2007

Oops... lire "un élève avait"

Ecrit par : ProfAnonyme | 29 mai 2007

@ lucile
Je t'ai reconnue depuis ton tout premier message...

Ecrit par : Maminou | 29 mai 2007

Yann, j'espère que tu envoie une lettre de condoléances parce que sinon tu vas te faire conspuer par C... qui adhère totalement au modèle économique du pays importateur de l'euthanasie rentabilisée.

Ecrit par : dobolino | 28 mai 2007

Excellent !
Mais je ne vois pas qui est C.. . Je ne lis pas trop la prose gonflée d'auto-satisfaction de nos zozos afvaciens, leur creusitude me flanquant des démangeaisons.
Serai-ce ton "copain" de promo qui t'a fait un petit dans le dos ? (dans ce cas, je sais qui c'est).

Ecrit par : yann | 29 mai 2007

@ Maminou
J'ai fini par me lancer, mais je regrette d'avoir été trop critique au début.
@ tous
Les témoignages, les réflexions nous aident (les parents d'élèves) à mieux comprendre ce qui se passe dans l'école où vont nos enfants et accessoirement à leur faire accepter l'idée d'aller un peu au-delà du minimum demandé. Mais c'est difficile de leur expliquer qu'ils doivent supporter l'ennui à l'école et travailler en rentrant !
A part ceux qui ont fait le choix de l'enseignement à domicile, comment gérez-vous l'ennui de vos enfants dans le secondaire ?

Ecrit par : lucile | 29 mai 2007

"Une question aux profs de LP :
Vous parlez de l'impossibilité de faire cours. Comment cela se passe-t'il dans les ateliers ? On peut toujours rêver que des élèves dissipés, quand ils sont face à des machines, devant réaliser des trucs concrets, soient plus motivés et tâchent de bien faire... "

JAPHET

Les enseignants d'atelier sont assez souvent d'anciens salariés, et, assez souvent aussi, travaillent à leur compte leurs heures de cours passées (un peu de noir ne fait pas de mal). L'esprit, assez souvent, n'est pas le même: les relations entre élèves et certains professeurs du professionnel n'ont rien à voir avec celles que les professeurs des matières générales ont avec les classes. C'est, assez souvent, du type patron-salarié, ou alors ce que nous ne tolérerions pas pendant les cours de Français, d'Histoire, de Math etc. l'est dans les ateliers (le niveau de langue par exemple, l'attitude "virile" entre garçons). De plus, les élèves, en industriel (maçons, menuisiers, plombiers, clim, routiers, manoeuvre, pressing, etc.), font leur pratique debout; régulièrement ils bougent et se déplacent (alors que nous leur demandons de rester assis, de se tenir tranquillement); ils font de temps en temps le café de leur enseignant qui le boivent devant eux, se font insulter comme du poisson pourri par ce dernier (et ô surprise, les adolescents trouvent généralement cela "cool": "cela n'a rien à voir avec l'ambiance au collège" disent-ils, à la révérence compassée d'alors).
Quelques fois et je le déplore, les élèves sont livrés à eux-mêmes devant les machines (dernièrement une collègue m'a raconté qu'un élève s'est mis la tête dans un éteau et a serré... des marteaux volent...) - les ateliers (délabrés, pas aux normes de sécurité) sont loin de l'administration, des CPE, comprenez-vous: alors, les enseignants sont maîtres chez eux. Si nous, qui sommes dans le même bâtiment que mon chef de bureau, de la vie scolaire, faisions le quart de ce qui se passe dans les ateliers, nous aurions de (très) gros problèmes.
Entendez encore qu'en tant que TZR, j'ai pu observer diversement la différence de traitement entre un professeur de matière générale et un professeur d'atelier: je ne sais pas pourquoi, mais ils font un peu plus "peur" que nous, sont plus écoutés par l'administration, et leurs exigences, au niveau des emplois du temps, créent nos emplois du temps à nous (ha oui, peut-être est-ce parce qu'ils sont syndiqués à la CGT, qu'ils savent gueuler dans le bureau du Proviseur, que ce sont les meneurs des grèves, etc.? Et qu'ils s'entendent bien avec leur Inspecteur qui leur donne des notes les faisant passer en hors-classe plus rapidement que n'importe quel pimpim de matière générale: entraide entre mecs du métier??); je veux dire que quand vous exigez et obtenez de ne travailler que 2 jours et demi par semaine (des blocs de 4 heures de cours avec la même classe, parfois 6 heures vous permettent d'avoir vos 18 heures rapidement), vos collègues reçoivent les miettes et des élèves surexcités, ou crevés.

Bien sûr que les emmerdeurs peuvent les leur briser menu. Mais le coup de pied au cul, la menace (un élève entouré de 4 ou 5 mecs plutôt costauds, c'est impressionnant), ca marche aussi; l'élève (quand il n'est pas débile, ou un cas) se fait petit... pour se déchaîner ensuite dans les matières générales.

Ecrit par : Pendariès | 29 mai 2007

AVEC la révérence compassée d'alors

Ecrit par : Pendariès | 29 mai 2007

La différence d'attitude entre les cons de matières générales (si à cheval sur le calme, la politesse) et les mecs qui font sérieux pour les élèves (parce qu'ils les préparent au métier) est nuisible.

Vendredi soir, dans une autre classe que la mienne, des 2de BEP plomberie, il a été demandé à 5 élèves (il aurait pu y en avoir plus, mais la classe aurait été vidée...) de changer d'orientation: illettrisme, insolence, faineantise, comportements agressif, etc.

En 2 ans dans mon établissement, je vois que quelque chose de grave est en train de se dérouler (le lit de fascisme, sincèrement: volonté de puissance, fascination pour la loi du plus fort et pour l'ignorance, ne vivre qu'au présent, etc.); et je sais que ce n'est pas spécifique à mon LP. Dire que, comme l'a écrit MàC, nous formons des générations qui vont au devant de graves problèmes (écologiques, économiques, etc.)... Pour ma part, j'ai vraiment les chocottes. Est-ce donc cela les enfants de la Démocratie?

Ecrit par : Pendariès | 29 mai 2007

Volonté de fascisme, je confirme. Et pourtant je suis en Lycée général, dans une petite bourgade très tranquille, à la Flaubert.
Fascination pour la force et l'ignorance, rejet des plus faibles, mépris pour la culture, le tout avec le consentement, l'assentiment, et la bénédiction du proviseur, des pédagogues et de la majorité des professeurs, qui n'y voient qu'un processus normal de socialisation, et qui ne veulent pas "attiser le feu" comme on le dit si bien chez Scaramouche. Je crois qu'on fait une génération bien inquiétante, où les gosses de 15-16 ans se comportent avec bien peu de responsabilité(s), mais avec beaucoup de droits et de pouvoir.

Ecrit par : Jeremy | 29 mai 2007

Je vais me présenter cet après-midi pour le CA de mon école doctorale. Si je suis élu et que je découvre des extravagances lors des réunions, etc. je vous en ferai part. Il ne me manquera plus qu'à m'investir dans le primaire, maintenant... et j'aurai fait le tour de l'enseignement (ah non, il me manque le GRETA, le CFA, la SEGPA...).

Ecrit par : Pendariès | 29 mai 2007

Chers parents, et les autres,

A vous entendre, comme ce matin au café ou dans le car, les profs ne sont rien que des "fainéants qui votent tous à gauche" et "c'est plus comme avant", "avant y'avait de l'autorité". Certes, les profs n'ont "que" 18 heures de cours, certes il y a des planqués parmi eux, comme partout, certes, il y en a qui font ce métier parce qu'ils n'ont pas trouvé autre chose, et comme pis-aller, et oui il y a les vacancesmais la grande majorité aime ce travail. En plus des 18 heures, on va vite au double d'heures de de labeur pour simplement préparer les cours, résoudre les problèmes comportementaux, corriger les copies. A cela s'ajoute que les profs doivent la plupart du temps reprendre à zéro l'éducation de gosses qui ont été nourris et habillés -on me dira c'est déjà pas mal- mais pas éduqués, dans le meilleur des cas, ils sont libres de faire ce qu'ils veulent tant que les notes sont bonnes. Les profs ont devant eux chaque semaine une centaine de gamins a priori hostiles, qui entendent chez eux ce que je rappelle plus haut, ne veulent surtout pas se sortir de leur inculture souvent crasse et préfèrent se soumettre volontairement aux diktats débiles de la mode, d'une idéologie ou de prescriptions d'un autre àge. N'oublions pas ceux qui dépensent une centaine d'euros chaque mois en téléphone portable et protestent quand ils doivent acheter un livre à deux euros. Rajoutons à l'ensemble, cerise sur le gâteau, les théories pédagogiques mitonnées par des enseignants qui n'ont jamais vu de classe de leur vie...

J'aime malgré tout ça ce travail, bien que l'on fasse tout pour m'en dégoûter (du salaire à la maigre considération que l'on en tire, rappelons que même un prof titulaire en fin de carrière est très loin d'être millionaire), et chers parents, et les autres, je ne me fais pas d'illusions, mon petit laïus sera classé dans la catégorie des "profs qui se plaignent tout le temps", mais cependant, la prochaine fois qu'il n'y aura rien à la télé ouvrez le "Scrabble" ce sera plus simple...

Ecrit par : Mau MAU | 29 mai 2007

Il parle bien Mau Mau...Un peu hors-sujet, car je ne vois pas bien sur quel message il se base pour raconter tout ça, mais sinon c'est tout à fait juste.

Ecrit par : Jeremy | 29 mai 2007


Qu'est-ce qui distingue le jugement critique du procès d'intention? Le premier utilise les outils d'analyse qui font singulièrement défaut au second lequel se distingue par la confusion sémantique, le contresens, l'amalgame,la diabolisation, l'invective.
Ecrit par : Cadichon | 29 mai 2007

Merci, Cadichon. Et que certains sur ce blog (MàC le dernier intervenant d'entre eux) éveillent(?), élèvent(?) enfin leurs facultés intellectuelles à ce niveau de distinction.

Ecrit par : Nano | 29 mai 2007

"Nul! Le courageux XXX ne repostera pas sous ce nom... ce qui est bien dommage car nous nous ferions un plaisir de souligner ses inévitables fautes de frappe. Combien s'y sont faits prendre?

Ecrit par : dobolino | 29 mai 2007 "

Stercus suum cuique bene olet!... Et puis le -s de "faits" est-il bien une faute de frappe?...

Ecrit par : XXX | 29 mai 2007

Nano, le bien nommé, au cerveau à proportion de son surblaze. Mon pauvre ami, je vous plains sincèrement. Remarquez bien que je vous comprends: par les temps qui courent, et Dieu sait qu'ils courent vite, les temps, avoir un pote de droite c'est toujours bon à prendre. On ne sait jamais? Dame, la soupe se faisant rare, avoir un larbin du pouvoir dans sa manche, ça sert. Et puis ce gonze...cultivé. Faut pas croire. De droite, mais cultivé. Capable de vous sortirdesvéritésquiserventdeleçonstoutparleenmonouvrageetmême lespoissonscequ'ilsnousdisents'adresseàtoustantquenoussommesjemesersdanimauxpourinstruireleshommes.

Et puis Nano, qui veut dire lèche-cul en kirghize, j'aimerais que vous m'expliquiez comment on peut élever des facultés intellectuelles à des niveaux de distinction. C'est vrai, quoi, expliquez. Je ne suis qu'un pauvre misérable soutier de l'intellect, perdu dans la machinerie titaniquesque....ITE, MISSA EST....OU OUEST, ça dépend du vent.

Ecrit par : montaigneàcheval | 29 mai 2007

Il parle bien Mau Mau...Un peu hors-sujet, car je ne vois pas bien sur quel message il se base pour raconter tout ça, mais sinon c'est tout à fait juste.

Ecrit par : Jeremy | 29 mai 2007

Il se base sur une lecture rapide et diagonale de quelques messages, et, effectivement, je ne vois pas trop lesquels.
Il y a ici, je pense, assez peu de "scrongneugneu, les profs, tous des fainéants", ou alors c'état du second degré.
Il y a ici des parents qui ne connaissaient pas trop le métier de prof(esseur, pardon ...), et qui, à la lecture assidue de ce blog, ont remisé leurs idées reçues au placard (dont moi, je l'avoue).
Mau mau, avant de parler, lisez.

Ecrit par : yann | 29 mai 2007

c'était, pardon ...

Ecrit par : yann | 29 mai 2007

bien envoyé, MàC !

Ecrit par : yann | 29 mai 2007

Excellent !
Mais je ne vois pas qui est C.. . Je ne lis pas trop la prose gonflée d'auto-satisfaction de nos zozos afvaciens, leur creusitude me flanquant des démangeaisons.
Serai-ce ton "copain" de promo qui t'a fait un petit dans le dos ? (dans ce cas, je sais qui c'est).

Ecrit par : yann | 29 mai 2007

Mais non, C, c'était pas Jean-Luc! C'était Cadichon.
D'ailleurs, c'est pas Jean-Luc qui m'a fait un petit dans le dos. Jean-Luc, il a juste été incorrect: il m'aurait remerciée du filon et envoyé un tiré à part de son article que ça m'aurait suffi.

Ecrit par : dobolino | 29 mai 2007

Yann, j'espère que tu envoie une lettre de condoléances parce que sinon tu vas te faire conspuer par C... qui adhère totalement au modèle économique du pays importateur de l'euthanasie rentabilisée.

Ecrit par : dobolino | 28 mai 2007

Excellent !
Mais je ne vois pas qui est C.. . Je ne lis pas trop la prose gonflée d'auto-satisfaction de nos zozos afvaciens, leur creusitude me flanquant des démangeaisons.
Serai-ce ton "copain" de promo qui t'a fait un petit dans le dos ? (dans ce cas, je sais qui c'est).

Ecrit par : yann | 29 mai 2007

XXX qui vous plaisez à souligner mes fautes, il y en a ici une bien plus grave: le pays EXportateur de l'euth...

Ecrit par : dobolino | 29 mai 2007

Nul! Le courageux XXX ne repostera pas sous ce nom... ce qui est bien dommage car nous nous ferions un plaisir de souligner ses inévitables fautes de frappe. Combien s'y sont faits prendre?

Ecrit par : dobolino | 29 mai 2007 "

Stercus suum cuique bene olet!... Et puis le -s de "faits" est-il bien une faute de frappe?...

Ecrit par : XXX | 29 mai 2007

Bonjour,
Tous les intervenants ici savent que je suis l'incorrigible qui ne se relit jamais et laisse trainer fautes d'orthographe ,de frappe , de syntaxe et de ponctuation ...Rien que ça! Et j'en oublie!
Mais là je suis perplexe, expliquez -moi XXX en quoi le s à faits dans la phrase de Dobolino est une faute d'orthographe? J'ai un doute,l'accord ne doit-il pas se faire?
Sieur Sibille qui comme chacun sait ici, est non seulement notre spécialiste ès orthographe mais aussi mon correcteur officiel ;):)m'apportera peut-être une réponse... J'espère Christophe que vous ne m'en voudrez pas d'exposer ainsi vos qualités,disons que c'est une petite boutade d'un mardi de mai légèrement ensoleillé mais froid.
Il va vraiment falloir que je me remettre au tannage de peaux bêtes ...
Bonne journée

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 mai 2007

ils font de temps en temps le café de leur enseignant qui le boivent devant eux,

Ecrit par : Pendariès | 29 mai 2007

Excusez-moi, Pendariès, je ne mets nullement en doute vos compétences, c'est juste pour XXX...

Ecrit par : dobolino | 29 mai 2007

Mais là je suis perplexe, expliquez -moi XXX en quoi le s à faits dans la phrase de Dobolino est une faute d'orthographe? J'ai un doute,l'accord ne doit-il pas se faire?


Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 mai 2007

Non! l'accord ne se fait pas! Elles se sont fait prendre, ils se sont fait prendre, elle s'est fait prendre... un truc pas possible sur les verbes pronominaux qui n'a vraiment rien à voir avec les discospondylies.

Ecrit par : dobolino | 29 mai 2007

Merci Dobolino!
Des prémices d'alzheimer chez moi;):)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 mai 2007

Je me joins évidemment à Pendariès et Jérémy, que je remercie pour leurs témoignages, concernant "la volonté de fascisme" que laisse prospérer l'école. Le tout au prétexte d'un "On ne jette pas d'huile sur le feu" administratif qui n'est rien de moins qu'un véritable "Munich des esprits".
C'est pourquoi, concernant le LP notamment, je me méfie toujours un peu de l'attitude consistant quelquefois à se réjouir un peu vite de voir l'ancien élève gagner beaucoup d'argent, par exemple, dans la plomberie. Certes, c'est positif, et les métiers "manuels" mériteraient peut-être d'être revalorisés. Mais en démocratie, le plombier n'est pas que plombier, le maçon n'est pas que maçon, et le cheminot n'est pas que cheminot. Tous sont des citoyens, votent, et ont à cet égard une responsabilité énorme, dont l'école devrait leur donner conscience. D'où l'importance des enseignements généraux, y compris en LP, et en particulier de l'histoire.
Pourquoi la Shoah fut-elle possible? Parce qu'à côté des nazis, il y avait par exemple le cheminot qui conduisait le train, et qui pensait juste à "bien faire son travail", sans trop se poser de questions... Tout n'est pas question de salaire.
On en revient toujours là : en fabriquant le crétin, on risque de fabriquer le barbare, y compris le bourreau qui s'ignore.

Cadichon, merci pour cette distinction entre le sens critique et l'invective. Et quoi qu'on pense de la politique de Nicolas Sarkozy, effectivement, "Sarko=facho" n'est qu'un amalgame, et l'assimilation avec Jean-Marie Le Pen n'a pas de sens...

Ecrit par : Scaramouche | 29 mai 2007

Encore ces COD et ces COI!!
Ils se sont fait prendre mais leurs illusions qu'ils se sont faites prendre! c'est ça?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 mai 2007

Ça n’ a aucun rapport avec le cod. On lit , sous la plume du Conseil Supérieur de la langue française (1990) « on généralisera l’invariabilité du P.P. de laisser suivi d’un infinitif dont l’accord est pour le moins incertain dans l’usage, sur le modèle du part. passé de faire , qui est toujours invariable (avec l’auxiliaire voir comme avec la forme pronominale »
Ex : La maison qu’elle a laissé saccager/fait construire

Ecrit par : B. | 29 mai 2007

Mais « les critiques qu’ils ont faites »(Chateaubriand) ou les cathédrales qu’ils ont faites (ce qui fournit une rime à prophètes à Hugo je crois)

Ecrit par : B. | 29 mai 2007

pas voir: avoir

Autre chose : les métiers manuels c’est pas mal. Je connais des maçons (voire des manœuvres en interim avec leur prime de précarité) qui gagnent plus que moi(et ils n’en sont pas peu fiers je précise).

Pour le B2i/C2i etc. Savez-vous qu’à partir de l’année prochaine, si j’ai bien compris, on évaluera la compétence informatique des PLC2 et que cette évaluation entrera dans la validation au même titre que le mémoire ou la visite ? Cela afin de s’assurer qu’eux-mêmes auront les compétences nécessaires pour valider/évaluer leurs élèves dans leurs matières respectives.

Ecrit par : B. | 29 mai 2007

Et pour l’accord avec le réfléchi voici la phrase que nous dictait mon prof de 2e (c’est un grand classique comme je le découvre maintenant des bouquins de grammaire): « que d’hommes se sont craints, déplu, détestés, nui, haïs et succédé ! »

Ecrit par : B. | 29 mai 2007

Merci B. et je garde en mémoire la dernière phrase que vous citez. Mais voici ce que dit ma grammaire en ligne. dois-je abandonner cette grammaire?


Ils se sont lavés.
« les enfants ont lavé eux »
se est COD de lavé et il est placé avant le participe : lavés est au masculin pluriel comme se (mis pour ils).

Elles se sont donné trois jours pour réfléchir.
« elles ont donné trois jours à elles »
se n’est pas COD ; trois jours est COD, mais il est placé après le participe : donné ne s’accorde pas.

Voici la maison qu’ils se sont construite.
« la maison qu’ils ont construite à eux »
se n’est pas COD ; qu’ est le COD du verbe et il est placé avant le participe : construite est au féminin singulier comme qu’ mis pour la maison.

Différentes monarchies se sont succédé.
« les monarchies ont succédé à elles-mêmes »
se n’est pas COD ; il n’y a aucun COD : succédé ne s’accorde pas.

en tout cas encore merci à Dobolino et B. ça fait du bien de se raffraichir la mémoire:)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 mai 2007

Alors la pièce que j'ai vu jouer
Les acteurs que j'ai vus jouer.....

Pourquoi? Dans les deux cas, c'est moi qui vois, non????

Ecrit par : montaigneàcheval | 29 mai 2007

Mon prof de 2e …un bon souvenir. Pourtant, une peau de vache ! Des problèmes aux yeux(on achetait de l’encre spéciale et des feuilles appropriées), presque aveugle (Borges ? ) , une terreur (pas mal ont pleuré). Il nous avait fait sentir qu’on ne valait pas grand-chose et je me souviens qu’il se faisait appeler « le maître » et parlait de lui à la 3e personne. « pour la prochaine fois, le maître demande que… » . Il avait encore une estrade dans sa classe. Comment faisait-il pour tenir la classe alors qu’il restait la plupart du temps le nez collé sur le texte qu’on étudiait ? Peut-être parce que qu’on sentait qu’il en savait beaucoup plus que nous. Pour le reste, commentaire fin octobre et enseignement chronologique (16e au premier trimestre , 17e au second…).Ah oui, et des « récitations » tous les jours. J’ai encore en tête de longs passages de « l’art poétique » de Boileau, une épître, « heureux qui comme Ulysse » etc. Bizarrement, c’est lui qui m’a donné envie de devenir prof. Mais j’ai vite compris qu’on ne pouvait pas aujourd’hui appliquer, avec les zozos actuels, les mêmes méthodes.

p.s. : je précise , pour ceux qui pensent que je suis un vieux con nostalgique, que tout ça se passait il n’y a pas très longtemps. Ça devait être un dinosaure ou un fossile vivant.

C’était la minute nostalgie.

Ecrit par : B. | 29 mai 2007

Alors la pièce que j'ai vu jouer
Les acteurs que j'ai vus jouer.....

C’est l’accord avec le COD. Donc (je pense) :

J’ai vu jouer que/la pièce : ça complète l’infinitif, pas le participe.

J’ai vu que/les acteurs jouer(type proposition infinitive) : ici ça complète bien le participe et pas l’infinitif.

Autres exemples(bien connus) : la cantatrice que j’ai entendue chanter
Les valses que j’ai entendu jouer

Ecrit par : B. | 29 mai 2007

Oui mais donc le COD l'emporte en importance sur le sujet, autrement dit l'objet sur le sujet, le passif sur l'actif.....très Barthes, ce blog, au fond.....Mais allez expliquer cela à un étudiant étranger, même chevronné. Je pense que c'est comme la liste des verbes forts en allemand, ou en rosbif. On les connaît quand on considére l'orthographe juste comme une esthétique. Gehen, ging gegangen, ça ne peut pas être autre chose, c'est fluide, on marche, on voit les pas sur la neige du chemin.

De même "que j'ai vue ou que j'ai vu" ça se sent, clébardesquement, sans qu'on sache pourquoi. Moi, je n'ai jamais fait de fotes d'aurtograph parce que mon père m'avait dit "ne cherche pas à comprendre, il n'y a rien à comprendre. Il faut que tu aies l'impression que c'est inéluctable, que çan e pouvait etre que COMME CA......" Génial. Et tellement vrai.

Ecrit par : montaigneàcheval | 29 mai 2007

Pour Patricia :

Dans l’absolu c’est plus compliqué que ça. On commence par se demander si le réfléchi est de sens passif ou toujours pronominal(dans ce cas on accorde) occasionnellement pronominal(on réfléchit à la fonction de se)…mais vos exemples semblent corrects (je peux toujours me tromper). Le truc pour distinguer cod/coi c’est plutôt de remplacer « se » soit par l’un ,l’autre (cod) soit par l’un à l’autre (coi). Mais on il y a beaucoup d’exceptions. Type : elles s’en sont donné à cœur joie…

Donc :
Les cœurs se sont donnés.
La demeure qu’ils se sont donnée à eux-mêmes.
On ne nie plus le talent de ceux qui se sont donné le nom de pédagogues.

Ps : Nulle pédanterie là dedans. Je peux toujours me tromper. Alors, s’il y a un prof de français qu’il rectifie.

Ecrit par : B. | 29 mai 2007

"C'est pourquoi, concernant le LP notamment, je me méfie toujours un peu de l'attitude consistant quelquefois à se réjouir un peu vite de voir l'ancien élève gagner beaucoup d'argent, par exemple, dans la plomberie. Certes, c'est positif, et les métiers "manuels" mériteraient peut-être d'être revalorisés. Mais en démocratie, le plombier n'est pas que plombier, le maçon n'est pas que maçon, et le cheminot n'est pas que cheminot. Tous sont des citoyens, votent, et ont à cet égard une responsabilité énorme, dont l'école devrait leur donner conscience. D'où l'importance des enseignements généraux, y compris en LP, et en particulier de l'histoire."

Le fascisme que certains d'entre vous voient se profiler dans les LP n'est pas dû au caractère manuel ou moins "intellectuel" de ce que l'on y enseigne par rapport à ce que l'on enseigne en lycée général. Il est dû au fait que l'on y déverse les élèves en échec, largués, démotivés, etc...
Je travaille dans l'industrie depuis dix ans, j'ai cotoyé de nombreux "manuels qualifiés" dans le cadre du boulot et en dehors, et on n'y rencontre pas plus d'abrutis que dans les autres catégories de gens qu'il m'est donné de fréquenter. Ces gens sont devenus qualifiés car ils avaient acquis au moins une partie des fondamentaux que nombre d'entre vous défendent sur ce blog et c'est ce qui leur a permis de progresser.
Un guignol largué, démotivé, ignare, perturbateur ayant réussi à rester dans l'enseignement général fera un tout aussi bon SA que son équivalent de LP. Le problème est exacerbé dans les LP parce qu'on en a fait des dépotoirs. Il n'est aucunement lié au caractère professionnel de l'enseignement.

Ecrit par : Japhet | 29 mai 2007

Meirieu que j'ai laissé niquer l'Education
Evelyne Charmeux que j'ai laisséE niquer l'éducation....

c'est ça??

Ecrit par : montaigneàcheval | 29 mai 2007

Pour Montaigne : on dit que la règle remonte au xvie . Les grammaires citent Marot : le terme qui va devant/voluntiers regist le suyvant . On dit qu’il imite l’italien et suit la lecture de la phrase (il y accord progressif)

Ecrit par : B. | 29 mai 2007

D’accord avec Japhet. J’ajoute que , pour l’instant, dans ma cité scolaire (une des plus grandes de France et d’Europe) , le professionnel est excentré par rapport au général. C’est devenu une espèce de zone de non droit . Sans rire, il m’est arrivé une fois d’y accompagner mes élèves de général pour une expo et j’ai dû les « défendre » contre ceux qui étaient là et qui , en tenant les murs, adoptaient une attitude de racaille. Evidemment, cette position excentrée favorise tous les trafics( de l’extérieur vers l’intérieur et inversement), tous les débordements etc. Donc, pour aller dans votre sens, même au niveau de l’implantation géographique, il s’agit d’une espèce de ghetto. Le proviseur songe d’ailleurs à déplacer le professionnel et à le ramener au centre de la cité scolaire.

Ecrit par : B. | 29 mai 2007

Et merci, car je vais à un conseil de classe qui sera vraisemblablement TRES rebutant. Et je ne pourrai meme pas jouer au Loto des réunions (celui où l'on remplace les chiffres par des mots en -té ou en -tion, et où l'on coche chaque mot dès qu'on l'entend pendant la réunion), car je serai assis juste à côté de Mme le Proviseur...

Ecrit par : Jeremy | 29 mai 2007

Content de vous avoir fait rire, Jérémy. C'est toujours ça que les " rhinocéros " n'auront pas. Le rire est souvent la seule chose qui nous reste (avec l'espoir, au fond de la boîte de Pandore, quand tout le reste s'est envolé, mais la mythologie n'en parle pas, Aristophane, si, à sa façon). J'espère que la réunion n'aura pas été trop éprouvante.

Ecrit par : Robin | 29 mai 2007

Montaigne, n’oubliez pas la règle sur l’invariabilité avec « laisser »+ inf citée plus haut . Mais les exemples sont si savoureux que vous êtes pardonné.

Ecrit par : B. | 29 mai 2007

Màc et B. vous avez décidez de me faire devenir chèvre?;):)
Bon très intéressant vos commentaires, un bon casse-tête pour une fois pas chinois (pas fous les chinois ils se sont pas embêtés avec la grammaire!)à résoudre en famille! Merci! je suis pas sûre qu'après on ne soit pas mûr pour le cabanon! Vous m'avez bien fait ou faite(?) ;) rire! Décidément il y a toujours de l'humour sur ce blog même quand on y parle de grammaire!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 mai 2007

MàC, vous êtes indécrottable. Et votre réponse à ma remarque est symptomatique de ce que je pointais.

Un autre l'a déjà dit : "Si Le Pen dit que le soleil est jaune,..."

Loin de moi, Cadichon, de vous assimiler au borgne. Ma référence à cette réflexion n'est là que pour éclairer ceux qui veulent l'être. On n'est pas forcément de droite si on applaudit à l'un de vos discours.

Montaigne si peu Chevaleresque, vous préférez donc raisonner et vous exprimer tel les "Guignols des Désinfos". Alors gardez bien le nez dans le crottin puisque le sens de votre harnachement semble vous seoir.

Ne ressembleriez-vous pas à ce collègue "Freinetiste" qui, dans la semaine suivant l'élection présidentielle a eu, devant sa classe et en ma présence, ce mot merveilleux à l'adresse d'un de ses élèves de CM : "Tu es chiant. Mais j'en connais un autre, son nom commence par Sarko et finit par Zy." ?

Que pensez-vous de cela, MàC ?

Ecrit par : Nano | 29 mai 2007

Petite remarque : à la différence de forum sur l’éducation (France 2) ou d’autres blog de prof (pourtant moins connus) personne (à ma connaissance) ne vient jamais ici déverser des saloperies du genre « bouhh les profs vous vous plaignait [je conserve les fautes] mais vous foutez rien et y’ a les vacances… » alors qu’il n’y a apparemment pas de censure ou de contrôle ? Comment expliquer cela ? Ce blog n’attirerait donc que les gens bien élevés ou la personne de M. JPB imposerait-elle le respect ? Il faut dire que la moustache ça en impose . C’est sûrement pour ça qu’autrefois le port de la moustache était obligatoire pour les gendarmes.

Ecrit par : B. | 29 mai 2007

Ce blog n’attirerait donc que les gens bien élevés ou la personne de M. JPB imposerait-elle le respect ? Il faut dire que la moustache ça en impose . C’est sûrement pour ça qu’autrefois le port de la moustache était obligatoire pour les gendarmes.

Ecrit par : B. | 29 mai 2007

bon alors dans le dico de Perceval on ajoute:
professeur respecté:moustachu et moustachue?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 mai 2007

Mais en démocratie, le plombier n'est pas que plombier, le maçon n'est pas que maçon, et le cheminot n'est pas que cheminot. Tous sont des citoyens, votent, et ont à cet égard une responsabilité énorme, dont l'école devrait leur donner conscience.
Ecrit par : Scaramouche | 29 mai 2007

Qui plus est, ils doivent comprendre la comptabilité recettes-dépense ou créances-dettes, savoir calculer le rapport de leurs investissements ou formations professionelles, comprendre amortissements linéaires et dégressifs, être aptes à réaliser un devis qui se tient avec l'aide de l'informatique ou pas, décider s'ils choisiront réel simplifié, réel ou micro-entreprise, prévoir d'avance leurs charges sociales de l'année n+1 en fonction des bénéfices des années n et n-1, définir l'intérêt qu'ils auront à embaucher tel ou tel, apprenti, CDI, CNE ou CDD, à se dépatouiller dans les méandres des différentes aides et remises: ne croyez pas qu'il soit si facile de comprendre puis de calculer la réduction Fillon sur les bas salaires.
Donc, un bon travailleur indépendant doit avoir une bonne formation de base en mathématique, formation qui ouvre bien le cerveau aussi.
Vous me direz qu'il y a des comptables... mais il est bon de comprendre ce qu'ils expliquent .

Ecrit par : dobolino | 29 mai 2007

Quelqu’un a déjà lu ça ? C’est Meirieu qui commente la défaite de Royal. Après avoir plus ou moins titillé Sarko, il passe à Royal :

« Face à cette déferlante, Ségolène Royal fut vaillante : elle s’est bien battue et je ne lui ai pas, pour ma part, ménagé mon soutien… Elle engagea une démarche de concertation approfondie dans le pays et tenta d’avancer l’idée de démocratie participative… (…)En matière de projet éducatif citoyen, la gauche – qui avait complètement abandonné ce domaine depuis 2002 – tenta un peu de se rattraper, en particulier dans le cadre des débats locaux où furent associés les parents, les enseignants, les élus et les mouvements d’éducation populaire : de belles perspectives furent tracées. Mais, malgré cela, le Parti socialiste n’a pas vraiment réussi à faire entendre une parole claire au plan national : le ralliement de Jean-Pierre Chevènement - qu’on sait proche idéologiquement des positions anti-pédagogiques d’un Sarkozy ou d’un de Robien - brouilla les cartes. La rhétorique du « soutien scolaire gratuit » fit un peu oublier qu’il vaut mieux ne pas produire d’échec plutôt que de tenter d’y remédier ensuite… et que, pour cela, toutes les pratiques ne se valent pas. La focalisation sur la transmission fit passer au second plan l’idée, pourtant fondamentalement républicaine, que l’éducation doit être aussi émancipation… et que, pour cela, « l’école active » - avec la méthode expérimentale, la recherche documentaire et la démarche créative - vaut mieux que « l’école assise ». La peur de paraître laxiste paralysa toute véritable réflexion sur une nécessaire relance politique de la prévention. La volonté de ne pas déplaire aux anti-pédagogues - sans voir à quel point ils étaient profondément enracinés dans la pensée de droite - nous fit, une nouvelle fois, rater l’occasion d’ouvrir un vrai débat éducatif approfondi et constructif, y compris avec les parents… »
Je ne sais si vous l’avez noté mais enfin, à travers les méandres de ce style s’impose peu à peu l’idée que si Royal a perdu c’est parce qu’elle n’a pas suivi ses idées à lui, Meirieu ! C’est tout de même un peu fort !


"Évidemment, je n’ai pas la naïveté de penser qu’un engagement plus « pédagogique » de la gauche aurait pu changer le résultat des élections." (ah bon ? belle dénégation)

"Mais je crains que le peu d’avancées dans ce domaine ne nous paralyse dans les mois et les années qui viennent. Je crains que nous ne soyons pas vraiment armés pour résister à la remise au pas qui se profile. Je crains que de nouvelles attaques contre « le pédagogisme » et de nouveaux retours aux « bonnes vieilles méthodes » nous laissent sans voix, tétanisés, incapables de réaction. Je crains qu’ainsi l’École de la République – qui est aussi celle de la formation à la démocratie – soit caporalisée du haut jusqu’en bas. Je crains que nous ne fassions l’impasse, au moment où nous en avons plus que jamais besoin, sur la nécessaire formation à la démocratie…"


Vous l’avez remarqué, tel un Bossuet en petite forme , Meirieu maîtrise le style périodique et l’anaphore. On ne peut que se réjouir : « tremble Meirieu, tremble, ton heure approche… »

Là, par un tour de passe-passe qui demanderait tous les moyens de l’analyse textuelle, le pédagogisme se retrouve garant de toutes les valeurs démocratiques. Vraiment, quel brio pour nous embrouiller !

« Alors prendrait fin un chemin, pourtant à peine ébauché. Le chemin vers une démocratie majeure qui ne se paye pas de mots, sait que les décisions collectives sont des choix difficiles qui requièrent un long et minutieux travail de construction collective… Car la démocratie n’est jamais complètement acquise : c’est un édifice infiniment fragile. Tout le monde se réjouit aujourd’hui du taux de participation au scrutin du 6 mai. Moi aussi. À condition qu’il ne signifie pas l’abandon de notre sort entre les mains d’un nouveau thaumaturge (…) »
je passe sur le reste où il nous renvoie à Tocqueville. N’oublions pas qu’il a la prétention d’être un penseur.

Ecrit par : B. | 29 mai 2007

Màc et B. vous avez décidez de me faire devenir chèvre?;):)
Bon très intéressant vos commentaires, un bon casse-tête pour une fois pas chinois (pas fous les chinois ils se sont pas embêtés avec la grammaire!)à résoudre en famille! Merci! je suis pas sûre qu'après on ne soit pas mûr pour le cabanon! Vous m'avez bien fait ou faite(?) ;) rire! Décidément il y a toujours de l'humour sur ce blog même quand on y parle de grammaire!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 mai 2007
Rappelez-vous ce que j'écrivais il y a quelque temps: le premier art consiste à éviter d'avoir à appliquer des règles qu'on n'a pas comprises, à tourner sa phrase différemment pour éviter l'écueil, le vilain rocher à fleur d'eau qui va briser ton texte. Pour les éviter sagement, encore faut-il en connaitre l'existence...

Ecrit par : dobolino | 29 mai 2007

Dans la grammaire française, il y a une foultitude de triangles des Bermudes.

Ecrit par : dobolino | 29 mai 2007

Mince alors, cornegidouille et poire à lavement!!! J'avoys faict sur cestuy blog éloge grandyoses des moustagaches. Moustagaches et Bacchantes, qu'estoyent attribuct vyril et professoral. Mais aussi pouvant servyr de ramasse-miecttes après ventrée mafflue!!!
Quant à me dire Freineitiste, pourquoi pas Meirieusien pendant que vous y êtes?? Nanomètre, ce que je dis de Cadichon est fort simple : j'ai très attentivement lu tout ce qu'elle écrit et j'y ai trouvé cette "droite décomplexée " du sinistre Brice Hortefeux. Désormais, comme dit l'autre, tout est possible. Cadichon est en avance sur son temps. Elle représente la quintessence de la droite coup de menton, jugulaire-jugulaire, faut qu'ça saute....qui n'a jamais rien obtenu et qui d'une inefficacité et d'une bêtise inversement proportionnelles à leur succès électoral. Et puis ce discours sur les formidables bienfaits de l'ultralibéralisme, la vieille antienne selon laquelle les Français seraient des cons indécrottables, le mythe de l'effort et des fainéants, celui du drame d'une société d'assistés, dont au passage Cadichon avec sa Carte Vitale profite comme tout le monde, et dont je doute qu'elle (ou il au fait, rien à battre) veuille un jour y renoncer. Cette droite terriblement arriérée intellectuellement qui se fonde sur une modernité dont les pères fondateurs seraient Mac Mahon et Pétain, voil ce que j'abhorre. Et j'ajoute que le pauvre petit argumentaire crapoteux selon lequel on utiliserait les mêmes méthodes que le Fn, permet de se victimiser se plaçant ainsi dans le rôle indu du bouc émissaire.
Serviteur.

Ecrit par : montaigneàcheval | 29 mai 2007

Cher B., ce soupçon ! Il n'y a ni censure, ni contrôle (c'est un peu la même chose, non ?) Et il arrive d'ailleurs que les noms d'oiseaux volent bas — mais ça reste en interne, si je puis dire…
Ce doit être une question de ton. Les gens qui interviennent ici sont globalement polis, se vouvoient, même ceux qui se connaissent bibliquement (et il y en a), et ont à cœur de faire avancer la réflexion — même si elle n'avance pas vite, mais elle a une sacrée maison sur le dos…
Et il leur arrivent même de traiter longuement de points syntaxiques sur lesquels les grammairiens s'étripent depuis quelques siècles.
Lorsque vous écrivez, mon cher, que le sous la plume du Conseil Supérieur de la langue française a statué qu' « on généralisera l’invariabilité du P.P. de laisser suivi d’un infinitif dont l’accord est pour le moins incertain dans l’usage, sur le modèle du part. passé de faire , qui est toujours invariable (avec l’auxiliaire avoir [ et non "voir", comme vous l'avez écrit un peu vite — ah, ces claviers…] comme avec la forme pronominale) », vous pourriez rajouter que dans ce cas, laisser ou faire participe du statut de semi-auxiliaires, et que l'on considère la forme globale comme lexicalisée une fois pour toutes. Ou n'aurions-nous pas pratiqué la même grammaire ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 mai 2007

Et puis ce discours sur les formidables bienfaits de l'ultralibéralisme, la vieille antienne selon laquelle les Français seraient des cons indécrottables, le mythe de l'effort et des fainéants, celui du drame d'une société d'assistés, dont au passage Cadichon avec sa Carte Vitale profite comme tout le monde, et dont je doute qu'elle (ou il au fait, rien à battre) veuille un jour y renoncer
Ecrit par : montaigneàcheval | 29 mai 2007

Je sens que la réponse sera terrible...

Ecrit par : dobolino | 29 mai 2007

Pour M. JPB qui étudie la question de l’EPS et pour prolonger le parallèle entre EPS et disciplines plus théoriques voici du Meirieu dans le texte :

« Nous sommes là devant un enjeu fondamental et cette crispation que l’on constate
actuellement sur les Lettres n’est pas un hasard. Derrière cette crispation, il y a cette
question : enseigner les Lettres, est-ce faire cours et se contenter de faire réussir « les élèves
qui suivent », ou bien est-ce faire comme en EPS, une discipline centrée sur le faire et où l’on
fait l’hypothèse que même le gamin en surcharge pondérale pourra sauter à la corde ? Cela ne
veut pas dire qu’il obtiendra la même performance que celui qui est filiforme mais que, à
performance inégale, il pourra accéder à la même compétence, c’est-à-dire qu’il saura prendre
son appui, gérer son mouvement, etc. »

on aura reconnu là le raisonnement par analogie. Mais je doute de sa pertinenence.

Ecrit par : B. | 29 mai 2007

Les gens qui interviennent ici sont globalement polis, se vouvoient

Ecrit par : brighelli | 29 mai 2007

Yann, y'a Jean paul qui nous traite de mal-élevés...

Ecrit par : dobolino | 29 mai 2007

"on aura reconnu là le raisonnement par analogie. Mais je doute de sa pertinenence."

Ecrit par : B. | 29 mai 2007

Ce n'est pas tant du discours par analogie que du discours managérial. Récemment, j'entendais Carlos Ghosn, ci-devant PDG de Renault déclarer : il n'y a pas de défaut chez Renault, il n'y a que des opportunités de progrès". Autrement dit, Meirieu est un sous marin du MEDEF. CQFD

Ecrit par : dugong | 29 mai 2007

Une idée : coter les IUFM sur le second marché.
Conseil pour perdre notre maigre salaire : acheter de l'olympique et du merieudique lyonnais (à 70 % et 30% respectivement).
Attendre un peu (une gestation) et revendre.

Ecrit par : dugong | 29 mai 2007

En effet, M. Brighelli, il s’agit bien souvent, quand ils ne font pas partie d’une « locution verbale » (faire peur) , de semi-auxiliaires à valeur causative ou factitive/factive. Ils conservent la même valeur avec le réfléchi mais forment alors, dixit la G.Méthodique , une « locution pronominale complexe à valeur causative active ou passive ».

Ahhh , toutes ces années à apprendre par cœur les fiches d’ancien français de Mme Ch. Ça sert un peu finalement. (J’ai plus appris avec elle en grammaire que dans tout le reste de ma scolarité mais bon, ça ne reste pas ma spécialité).

Pour voir/avoir j’avais pratiqué l’auto-correction.

Pour censure/contrôle . Je suis comme vous (vous aviez fait un aveu du même genre il y a quelques mois) , tant pis pour la synonymie, le rythme était meilleur .

Pour le reste, je ne faisais pas montre de soupçon. Loin de là, c’était plutôt un mouvement d’admiration. Je me disais : « bon sang, tout de même, ce blog a de la tenue, il montre race (pour parler en mon patois )»

Ecrit par : B. | 29 mai 2007

"(J’ai plus appris avec elle en grammaire que dans tout le reste de ma scolarité mais bon, ça ne reste pas ma spécialité). "

Heureusement que tu ne l'as pas eu au CP ...

Ecrit par : toto | 29 mai 2007

Et même , il est heureux qu’il existe un espace où l’on puisse discuter, sans pédanterie, de choses aussi futiles que la grammaire ! Sans pédanterie, c'est-à-dire tout à l’opposé des exposés de Mme Charmeux qu’on retrouve sur le CRAP, exposés indigestes et contenant, j’aimerais qu’un spécialiste me le confirme, de manifestes erreurs/approximations syntaxiques. Et le tout affirmé avec un aplomb !

Un peu de finesse dans ce monde de …

Ecrit par : B. | 29 mai 2007

« Heureusement que tu ne l'as pas eu au CP ... »

Là, Je ne vois pas. Mme Ch n’est pas Charmeux si c’est ce que vous craignez . S’il y a une blague, je ne pige pas.

Je voulais juste dire : il n’est jamais trop tard pour apprendre /il vaut mieux apprendre même si on n’en voit pas l’utilité immédiate.

Ecrit par : B. | 29 mai 2007

"Difficile de régler ça hors blog, Jean-Paul... Je ne vois pas où? Il n'y a pas grand-monde pour "oser" laisser son mail ici! Et je relaisse le mien ici pour régler ça avec toto... S'il veut m'écrire, libre à lui.
La personne qui m'a dit avoir été ainsi "redirigée" en tapant mon nom sur internet est totalement digne de foi, même si le lien semble avoir été effacé depuis... Heureusement, d'ailleurs! Et, toto, encore une fois, ce n'est pas moi le spécialiste en informatique.
[email protected]

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2007 "

Totalement digne de foi, peut être.
MAIS si il sait lire COMME toi, on est mal barré...

Dis nous qui c'est qui a CONFONDU "FONDAPOL" avec "LIRE&ECRIRE;" ?

Ecrit par : toto | 29 mai 2007

"Là, Je ne vois pas. Mme Ch n’est pas Charmeux si c’est ce que vous craignez . S’il y a une blague, je ne pige pas. "

Bad joke, désolé .

Ecrit par : toto | 29 mai 2007

"Le fascisme que certains d'entre vous voient se profiler dans les LP n'est pas dû au caractère manuel ou moins "intellectuel" de ce que l'on y enseigne par rapport à ce que l'on y enseigne en lycée général. Il est dû au fait que l'on y déverse les élèves en échec, largués, démotivés, etc..."
Japhet.

Nous sommes d'accord. Je ne liais pas le fascisme observable dans certains établissements au caractère "manuel" des formations, mais bien au fait, comme vous le rappelez, qu'on a fait des LP des voies de relégation. Donc des établissements accueillant des jeunes souvent en manque de repères, et sans doute plus récupérables que d'autres par des idéologies nauséabondes. Surtout lorsque le système renonce à instruire, en baissant encore un peu plus le niveau d'exigences. D'où une situation, comme vous dites, "exacerbée dans les LP", probablement plus vulnérables.

Ecrit par : Scaramouche | 29 mai 2007

Lire, ce n'est pas "donné" à tout le monde.

Lire une page WEB, ce n'est pas "donné" à tout le monde.
Lire un programme, ce n'est pas "donné" à tout le monde.
Lire PROUST, ce n'est pas "donné" à tout le monde.


Je sais lire certains programmes (qd ils sont bien écrit, sinon je ne lis même pas :( , comme 'vous' avec les devoirs de certains de vos élèves)
Je sais lire certaines pages Web (idem, bis repetita au féminin ;) )

Je ne sais pas encore lire PROUST, mais ça viendra ...

Ecrit par : toto | 29 mai 2007

Rien de grave Toto !

Ecrit par : B. | 29 mai 2007

Une autre idée :
- communiquer sur le thème : la France mère des arts et des techniques éducatives, etc.
- Privatiser l'éducNat
- Faire fonctionner tous les relais médiatiques possibles pour valoriser Meirieu et son staff
- Vendre l'IUFM de Lyon aux émirats arabes unis
- Affecter 50% de la somme aux Ministère des Démunis du Bulbe.
- 45 % à l'exportation de Meirieu sur Meissier NGC 3125
- 5% à la protection du lamantin sur les côtes normandes

Ecrit par : dugong | 29 mai 2007

Moi si. Mais je préfère "PLACID ET MUZO POCHE".

Ecrit par : montaigneàcheval | 29 mai 2007

"- Privatiser l'éducNat"

Ce n'était pas une proposition de Ségolène Royal ? Elle a dit qu'elle voulait que tous les enfants aient les mêmes chances que les siens, qu'elle a mis à l'Ecole alsacienne.

Ecrit par : Japhet | 29 mai 2007

Eh bien, finalement, diem non perdidi!

Ecrit par : XXX | 29 mai 2007

"PLACID ET MUZO POCHE". Ça existe encore ? Ah Pif gadget ! Remember le haricot sauteur ! Tiens, le lien « nostalgie » : http://placid.muzo.free.fr/index2.htm

http://www.bdoubliees.com/vaillantpif/series4/placidmuzo.htm

Muzo il était pas de droite ?

Ecrit par : B. | 29 mai 2007

A la demande générale : "Vendre l'IUFM de Lyon aux émirats arabes unis" signifie : tout faire pour leur refiler aussi Charmeux et Frako en un seul package. Vu du Golfe, lyon et Béthune forme un village global. Non ?

Ecrit par : dugong | 29 mai 2007

Bon pour montrer que je ne suis (presque) pas rancunier...

C’est l’histoire de 2 gars qui se rencontrent dans la rue, ils ne se sont pas vus depuis la fac… (ça c’est le topo)

-Salut cibile, comment vas-tuyau d’poële, kess tud’viens ?
-Yo, grandcon, j’me fè suer komm po permi, et toi ?

-Moi chuis d’venu pédagogol .
-Nãn c’est pô vrè !!!! Et ça marche ?

-Pour sûr, regarde la viok qui traverse, là, ben elle va se faire percuter par un camion.
(Et paf un camion percute la põve vieille )
-C’est dinguuuuuue comment k’tu fè ça ? Je peux moi aussi d'vnir pédagogol ?

-Si tu veux tu passes demain chez moi, et je te montre..

Le lendemain chez le grandcon …

-Voilàààààà, maintenant tu te déshabilles et tu te mets à quatre pattes .
-Euuuuh, Tu chercherais põ à m’enculer par hasard ?

-Ben tu vois, ça vient !

Voilà comme cibile devint le grand pédagogol que tout le monde connait.

Ecrit par : toto | 29 mai 2007

dugongtoto !

Ecrit par : dugong | 29 mai 2007

Je voulais dire : dugong non egal toto
mais le claviezr en a décidé autrement

Ecrit par : dugong | 29 mai 2007

Meirieu que j'ai laissé niquer l'Education
Evelyne Charmeux que j'ai laisséE niquer l'éducation....

c'est ça??

Ecrit par : montaigneàcheval | 29 mai 2007

Eveline Charmeux que j'ai laissé niquer l'éducation.

Eveline Charmeux que j'ai voulu (sans E) prendre dans mes bras ...pour la protéger du viol collectif que ses apprenants voulaient lui infliger pour leur avoir fait croire que la langue française n'était pas syllabique.

Après tout, j'hésite . Qu'en pensent les linguistes? (Pas ce faux-cul de Bentolila, ou cette harpie de Charmeux.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 mai 2007

Je suis un être humain.
Toto n'est pas un être humain.
Dugong non égal Toto.
CQFD

Ecrit par : dugong | 29 mai 2007

J'ai trouvé un meilleur exemple : il l'a fait venir, et non il l'a faite venir.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 mai 2007

Tiens, pour H. Grégoire s’il repasse par là :

« Le français aujourd’hui » n°156 : Enseignement du français : crise, tension ?

Avec des articles aussi évocateurs que : "La linguistique et la didactique sont-elles responsables de la crise de l'enseignement du français?" (on connaît la réponse d’avance). A noter un article du fameux Wilmet qui nous dit qu’il faudrait remette une couche de vocabulaire technique (bof) et qu’il faudrait commencer moins tôt l’enseignement de la grammaire mais continuer plus tard (au lycée) sur des aspects plus pointus. Pourquoi pas mais les prof de français du lycée font normalement des cours de langue/linguistique ( sur l’énonciation par exemple).

Ecrit par : B. | 29 mai 2007

Depuis quand le dugong est-il un être humain ?

(Je me souviens d'avoir entendu parler pour la première fois de cette paisible bête dans mon enfance en lisant ce passionnant livre de Jules Verne, l'île mystérieuse. )

Quelle tristesse de penser que les enfants d'aujourd'hui ne lisent plus Jules Verne ou Alexandre Dumas !

Anne-Marie.

Pourquoi Toto n'est-il pas un être humain ?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 mai 2007

Si Toto humain, lui poserait question lui même sans affidé à dispo. Niet ?

Ecrit par : dugong | 29 mai 2007

Voli voilà, de retour après la "lecture" (plus explication) d'un texte 'achement difficile...
Lu avec ton et liaison et caetera (son pote)
à la fin de la lecture:
-Alors, là, "partagent", pourquoi il y a "ent" ?
-Parce que c'est la 3ème pers du pluriellllllll

-Allez, casse toi .

Laissez vivre Dugong ..
:)

Ecrit par : toto | 29 mai 2007

Le monde est l'univers des faits.
Le dugong est un fait.
Le dugong est un être humain.
(cf Wittgenstein)

Ecrit par : dugong | 29 mai 2007

Pourquoi tant de haine ?

Ecrit par : dugong | 29 mai 2007

Fõ põ taper sur les niufoumdesoinjs,
mais sur certains niufoumdesoinjs tu peux

Fõ põ taper sur les profs,
mais sur certains profs tu peux

Fõ põ taper sur les parents,
mais sur certains parents tu peux

Fõ põ taper sur les enfants,
JAMAIS.
Bon sauf qd y fè super ièche, que la gueulante n'a pas suffit, et parce que t'es 'achement fatigué, alors ... un chtit coup pied au cul, parce que avec les baffes (même petites) ils risquent de saigner du nez .
Histoire de marquer le coup ...

'a s'rait bin d'avoir des services publics de qualités... 'vec des gens de confiances...
Imagine le con qui programme l'A380
:) j'déconne ils sont super équipés eux ... normalement..
wwwwwww@@@@@@@rrrrrfffffff
M'en fous j'y mont'rais po d'ans ;)

Ecrit par : toto | 29 mai 2007

Dugong = humain destructuré.
Gauche vouloir dire tout le monde demain égal (elle vouloir).
Dugong vouloir dire lui humain ; même destructuré.
Gauche vouloir dire destructuré = homme demain.

Moi pas vouloir Elle.

Ecrit par : dugong | 29 mai 2007

Peut-être ce post fera-t-il double emploi avec d'autres, mais je n'ai pas eu le courage de tout lire.
En ce qui concerne les verbes pronominaux, il faut se demander s'il le sont par nature (essentiellement pronominaux) ou par construction.
Ainsi, s'évanouir l'est par nature, se laver par construction.
Pour les pronominaux par construction, 3 possibilités. Sens passif (les jupes se portent longues cette année), sens réfléchi (il se lave) ,sens réciproque (ils s'injurient).
Les pronominaux par nature et de sens passif ont un participe passé qui s'accorde avec le sujet, comme ceux des verbes conjugués avec être.
EX. Ils se sont abstenus. Les jupes se sont portées longues.

Pour les réfléchis et réciproques, ils se conjuguent avec être mais suivent la règle concernant les verbes conjugués avec avoir. Il s'agit donc d'analyser se, et , s'il est COD, on accorde le participe.Il peut y avoir aussi un pronom COD antéposé.
Elles se sont lavées, elles se sont lavé les mains, ils se sont souri. Elles se sont écrit des lettres, mais les lettres QU'elles se sont écrites (que est COD).

Là où ça se complique, c'est si le participe passé est suivi d'un infinitif. L'arrêté de 1901 a admis qu'il pouvait rester invariable.
Elles se sont fait remarquer. Elles se sont laissé attraper.
la suite au prochain post.

Ecrit par : mouron rouge | 29 mai 2007

"Là où ça se complique, c'est si le participe passé est suivi d'un infinitif. L'arrêté de 1901 a admis qu'il pouvait rester invariable."

C'est pas grave, rien de définitif, ce qui ne varie jamais c'est que l'important c'est de participe passé.

Ecrit par : dugong | 29 mai 2007

""Là, Je ne vois pas. Mme Ch n’est pas Charmeux si c’est ce que vous craignez ."
Il y en a (bien) qui voit des totos partout . ;)
Encore désolé, et merci de ne pas t'être offusqué pour si peu ;)


Bon as u don't know i'm a little drunk/junk...

Ecrit par : toto | 29 mai 2007

"De participe passer", évidemment !

Ecrit par : dugong | 29 mai 2007

"C'est pas grave, rien de définitif, ce qui ne varie jamais c'est que l'important c'est de participe passé.

Ecrit par : dugong | 29 mai 2007 "

Qui peut faire kèkchose pour le "o" ouvert de "so" dans "solution", j'aimerions bien kon le ferme svp, merci d'avance....
Mince j'demande põ grand chose...

Ecrit par : toto | 29 mai 2007

Toto vouloir solution finale pour dugong ? Toi devoir dire !

Ecrit par : dugong | 29 mai 2007

Toto = grand malade et vouloir du mal à dugong, gentil bête.

Ecrit par : dugong | 29 mai 2007

Voyez, je ne demande même pas qu'on retire le 'm' de 'dommage', pourtant celui qui me dit 'dommage', j'aurai plutôt envie de le baffer, comme pour "lè" ... Kerys comprendra :o))))))))))))))))))))))

Ecrit par : toto | 29 mai 2007

Dugong au lit avec sa maîtresse ; décolent.

Dugong= espèce en voie de disparition.

Dugong = nouveau bolot !

Ecrit par : dugong | 29 mai 2007

Quand tu vas au marché, tu peux demander au 'gars' 1 kilo de courgette, t'es sûr de pas te faire engueuler qd tu rentres ...

:)

ki c ki la comprend :))))

Ecrit par : toto | 29 mai 2007

Peut-être ce post fera-t-il double emploi avec d'autres, mais je n'ai pas eu le courage de tout lire.
En ce qui concerne les verbes pronominaux, il faut se demander s'il le sont par nature (essentiellement pronominaux) ou par construction.
Ainsi, s'évanouir l'est par nature, se laver par construction.
Pour les pronominaux par construction, 3 possibilités. Sens passif (les jupes se portent longues cette année), sens réfléchi (il se lave) ,sens réciproque (ils s'injurient).
Les pronominaux par nature et de sens passif ont un participe passé qui s'accorde avec le sujet, comme ceux des verbes conjugués avec être.
EX. Ils se sont abstenus. Les jupes se sont portées longues.

Pour les réfléchis et réciproques, ils se conjuguent avec être mais suivent la règle concernant les verbes conjugués avec avoir. Il s'agit donc d'analyser se, et , s'il est COD, on accorde le participe.Il peut y avoir aussi un pronom COD antéposé.
Elles se sont lavées, elles se sont lavé les mains, ils se sont souri. Elles se sont écrit des lettres, mais les lettres QU'elles se sont écrites (que est COD).

Là où ça se complique, c'est si le participe passé est suivi d'un infinitif. L'arrêté de 1901 a admis qu'il pouvait rester invariable.
Elles se sont fait remarquer. Elles se sont laissé attraper.
la suite au prochain post.

Ecrit par : mouron rouge | 29 mai 2007

Pitié! non à la pédagogie frontale pure! Donnez-nous quelques exercices d'application. Plus ça va, moins je comprends...

Ecrit par : dobolino | 29 mai 2007

"Quand tu vas au marché, tu peux demander au 'gars' 1 kilo de courgette, t'es sûr de pas te faire engueuler qd tu rentres ...

:)

ki c ki la comprend :))))"

Ecrit par : toto | 29 mai 2007

Ca y est, toto s'est encore fait rouler! Il a demandé des courgettes, et on lui a servi de la beuh transgénique; il n'y a vu que du feu, a allumé ses courgettes avec, puis il est venu poster sur le blog après avoir pris la sauce blanche en intraveineuse.

Ecrit par : christophe sibille | 29 mai 2007

Il est question de Marc Wilmet, plus haut, le grammairien qui fait fureur à l'agreg et à Paris IV, quoique déjà un peu daté.
Un rapport avec la Monique du même nom ? C'est en tout cas une femme que j'admire beaucoup.

Sinon, en beaucoup moins réjouissant, voici de quoi avoir des cauchemars : la mythologie grecque à la sauce littérature de jeunesse. Ca a l'air affreux, plus indigeste que la sauce blanche et les courgettes des intraveineuses de Toto :

http://www.nathan.fr/catalogue/catalogue_detail_familles.asp?entite=&ean13;=9782092503775

JPB, si vous connaissez qq'un chez Nathan, dites leur d'arrêter le massacre et de laisser Phèdre tranquille ! Leurs titres ressemblent à des téléfilms de séries B diffusés sur M6 en deuxième partie de soirée.

Ecrit par : Jeremy | 29 mai 2007

"Le socle commun est une réforme qui vise à faire passer des matières en priorité par rapport aux autres, à savoir :
— le français,
— les mathématiques,
— l’anglais,
— l’informatique."

Faux : le socle commun agit sur toutes les matières sans exception : il réduit à (presque) rien les connaissances exigibles dans chaque matière et dans chaque classe."

Ecrit par : dugong | 28 mai 2007

Cela me fait bien rigoler de penser que le socle commun puisse servir à qui que ce soit.

Il achève la chute dans le néant de l'éduc nat.

L'anglais, en CE1 ou CE2, généralement sans suite, par des maîtresses qui ont fait à l'IUFM quelques dizaines d'heures d'anglais, c'est de la foutaise ! Certains professeurs ne font que de l'écrit, d'autres que de l'oral, en sixième, on a tendance maintenant à enseigner les langues...comme le français, l'apprentissage de l'allemend sans apprendre les cas de façon systématique, c'est du pipeau.

On n'a pas fini de dire que les Français sont nuls en anglais, et en allemend, n'en parlons pas !

L'informatique dès la maternelle, je n'approuve pas. Ces heures se font au détriment du français et du calcul, l'histoire, les sciences at, la géo sont devenues un enseignement indigent.

Je suis bien de votre avis, Dugong, ô douce bête herbivore qui ne ferait pas de mal à une mouche.
J'espère que vos frères les lamantins qui paissent en Floride se font un peu moins déchiqueter par les hélices des bateaux.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 mai 2007

Anne-Marie, c'est un ministre de droite d'un gouvernement de droite qui a instauré le socle commun, je vous rappelle! Et, pour une fois, je suis complètement d'accord avec vous! (En ce qui concerne sa nocivité). Mais c'est vrai que vous ne voulez pas que l'on fasse de politique ici, pardon!
Et on écrit: "allemand"! Je me permets de vous le dire parce que vous avez mal orthographié le mot deux fois de suite.

Ecrit par : christophe sibille | 29 mai 2007

Anne-Marie, on fait des dizaines d'heures d'anglais dans les IUFM ???

Ecrit par : Jeremy | 29 mai 2007

"'En 2 ans dans mon établissement, je vois que quelque chose de grave est en train de se dérouler (le lit de fascisme, sincèrement: volonté de puissance, fascination pour la loi du plus fort et pour l'ignorance, ne vivre qu'au présent, etc.); et je sais que ce n'est pas spécifique à mon LP. Dire que, comme l'a écrit MàC, nous formons des générations qui vont au devant de graves problèmes (écologiques, économiques, etc.)... Pour ma part, j'ai vraiment les chocottes. Est-ce donc cela les enfants de la Démocratie?"
Ce commentaire a été posté par Pendariès.

La dérive fascisante a bien de quoi terrifier Pendariès. Quand on est en première ligne, on sait qu'elle couve depuis longtemps et combien c'est absurde de prétendre qu'elle s'est subitement matérialisée le 6 mai dernier avec Nicolas Sarkozy.

J'ai déjà recommandé ici le livre de Sébastian Haffner, chez Actes Sud (je crois) "Histoire d'un Allemand", à peine plus d'une centaine de pages lumineuses, qui démonte la logique implacable de la vermine qui s'installe insidieusement chez monsieur toutlemonde. Il y eut à la sortie du livre les usuels glapissements hargneux de l'arrière garde du Historikerstreit, qui s'étaient illustrés abondamment dans la sottise sectaire en crucifiant Ernst Nolte, et Furet, qui l'avait soutenu...Ils ont remis le couvert de l'abjection quand le manuscrit oublié fut découvert il y a dix ans: ils ont hurlé au faussaire, au complot fascisant, une manie, pour banaliser le nazisme! Comme toujours, pas de pot. Il fut rapidement établi que l'ouvrage fut écrit à chaud en 1933 ou 34, mais pas une ligne dans la presse de gauche, as usual


Sur la tentation totalitaire de la démocratie:
Burke avait dénoncé dès 1789 cette entropie, bien avant que ne se distinguent les Carrier, Saint-Just et Robespierre, et devançant Tocqueville de 45 ans. "Leur science est une présomptueuse ignorance et leur humanité une brutalité sauvage".
Réflexions, Coll Pluriel, 1989, page 49.
Burke, est ce grand penseur libéral, pour tout le monde, sauf pour quelques égarés qui confondent allègrement contre-Révolution, anti-Lumières et réaction, et qui le classent parmi les ancêtres des neo-cons US .

La Révolution, disait-il, ne peut pas être libératrice, car sa liberté n'est pas libérale.

Ecrit par : Cadichon | 30 mai 2007

Allez, rebelote...toujours les mêmes qui ne loupent pas une occasion de sortir une ânerie:

'une société d'assistés, dont au passage Cadichon avec sa Carte Vitale profite comme tout le monde, et dont je doute qu'elle (ou il au fait, rien à battre) veuille un jour y renoncer.
dit MaC

Je n'ai jamais demandé une carte Vitale de ma vie et je n'en aurai jamais. N'habitant pas la France, je paie intégralement toutes mes dépenses médicales quand j'y viens en vacances, sauf accident grave et hospitalisation pris en charge par mon assurance US. C'est une question d'éthique élémentaire, visiblement inconnue au bataillon chez mes détracteurs,,,
que de ne pas s'abaisser à imiter les millions de tricheurs qui ne sont pas tous des clandestins...


Et cela me redonne l'occasion ( non mais c'est à croire qu'ils le font exprès) de redire combien j'abomine tous ces feignants, sans dignité, la main tendue pour vivre aux crochets des bosseurs, et avec la complicité de lâches qui ne mouftent pas et bégaient leurs mantras: Non à tout, "justice sociale! Solidarité! "redistribution! "partage du gateau" .Plus il est petit le gateau, parceque personne ne fout rien, bande de nases, plus ceux qui ont réellement besoin d'aide reçoivent des clopinettes, qu'ils doivent en plus partager avec les parasytes et les feignasses.
Quand on est à ce point pas doué pour les maths on retrourne en CP, enfin après la réforme Darcos...

Il y a aussi ces molasses qui pétunent comme des cheminées d'usine et soignent leur cancer aux frais de ceux qui ont eu la force de caractère ou bien de ne jamais commencer ( et de résister aux copains), ou de s'arrêter à temps pour ne pas faire la sangsue sur le dos de la collectivité.

Abjecte immoralité de l'assistanat généralisé qui fait de la France un pays en voie de sous développement.

On compte des fraudeurs et des petits malfrats par millions, jusque sur les bancs de l'école, mais la France n'est pas assez couillue pour faire appliquer ses lois. Dans tous les domaines, elle favorise l' irresponsabilité, et plus on monte haut( demandez à Eva Joly) plus c'est systématique.

Mais qu'attendent donc les autres, ceux qui s'échinent proprement, pour flanquer une patée définitive à cette vermine parasytaire?

. Il parait qu'il y a 80.000 glandeurs/fraudeurs rien qu'à L'EN et ça ne vous fait rien?


Cet avachissement, ce j'menfoutisme,cette béatification de la fraude, cette démission nous donnent des mômes sans structure, des barbares retournés à l'état bestial.


J'admire la prescience et le pragmatisme d'un Burke qui anticipait le rôle délétère et criminogène de ces "sociétés de pensée" ( on dirait intello de gauche aujourd'hui) qui se prétendent comme leur épigones de 1917 défenseurs de la démocratie, mais en sont les pires ennemis, ( Augustin Cochin) .


Voir aussi ce qu'en dira Tocqueville dans l'Ancien Régime et la Révolution au chapitre 1 du livre III,"Comment vers le milieu du 18eme s. les hommes de lettres devinrent les principaux hommes politiques du pays et des effets qui en résultèrent"
Edifiant.

C'est comme cette autre obstination monomanique à user de l'inflation verbale pour mettre des hyper et des ultra à toutes les sauces, sans parvenir, bien évidemment, à masquer la vacuité du propos.

Il faut vraiment en tenir une sacré couche pour ne pas comprendre qu'on ne peut pas plus être ultralibéral, (ou à demi-libéral) que ultra ou à demi-enceinte! La liberté comme la grossesse ne se divisent pas. La seule opération qui leur convient c'est la multiplication.
Quand on ampute un tant soit peu la liberté, elle devient servitude. Ce n'est quand même pas sorcier à comprendre cela non plus? It's not rocket science, et pourtant.

Chateaubriand voyait la licence révolutionnaire passer en force sous les étendards de la liberté ou qq chose comme cela

Affligeant de penser que ceux ont la charge d'enseigner ignorent à ce point une tradition qui existe pourtant depuis près de trois siècles

Ecrit par : Cadichon | 30 mai 2007

J’ai souvenir d’un fil du blog dans lequel je proposais de réformer l'enseignement du code de la route pour le mettre (enfin) en phase avec les théories cognitivopédagogiques.

JPB répondais par une non moins radicale suggestion quant à l’enseignement de la voile. C’est fait :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3238,36-916308@51-903830,0.html

Je vous laisse transposer cette phrase :
« La nouvelle démarche pédagogique doit tenir compte des attentes. "Pour la sensation, il faut aller sur l'eau tout de suite, c'est la priorité", argumente Mme Lasseau. Le matériel, qui a beaucoup évolué (..) permet au débutant de ne plus être en échec et de partir au large dès les premières séances. »

Arg ! JPB, vous m’avez vaincu, ce sont vos propositions qui triomphent avant les miennes ! Vous êtes vraiment un visionnaire ...

« Ils sont partout. »

Ecrit par : Zorglub | 30 mai 2007

Oups, problème avec le lien :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3238,36-916308@51-903830,0.html

Qui a compris pourquoi les liens un peu complexes obtenus par copié collé de l'URL ont souvent des soucis dans ce blog ?

Ecrit par : Zorglub | 30 mai 2007

Toujours pas mieux désolé... J'essaie autrement :
A poser après "http://www."
"lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-916308@51-903830,0.html"

Ecrit par : Zorglub | 30 mai 2007

Bonjour Anne-Marie,
juste pour information, au cned les enfants en primaire ont le choix soit de l'anglais soit de l'allemand, soit de l'espagnol. Mes deux premières filles ont reçu les cours d'allemand du CE2 au CM2. Leur enseignant correcteur était un professeur d'allemand remarquable et le niveau était excellent.Par ailleurs , j'ai entendu dire de la part des amies de mes filles que les cours d'anglais qu'elles avaient en primaire(secteur public) étaient dispensés par un intervenant extérieur mais ce n'est peut-être pas le cas dans toutes les écoles!, je pose donc la question qu'en est-il réellement?
bonne journée!

C'est mercredi donc je devrai trouver ce soir un bonne centaine de posts à lire, puis-je vous demander de ne pas trop en ajouter sur l'accord du P.P des verbes pronominaux, s'il vous plait m'sieu dam? je n'ai pas encore digéré les "pavés" d'hier traitant de ce sujet ;):)
Je crois que je vais suivre le conseil très avisé de Dobolino, je raye les verbes pronominaux de mon vocabulaire comme cela je contourne le problème mais ça va me demander de sérieux efforts d'imagination dont je suis totalement dépourvue...;)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 30 mai 2007

je devraiS...je raye le conditionnel aussi!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 30 mai 2007

Enseignement des langues à l'école élémentaire :
Dans notre école, il démarre au CE2.
Depuis la rentrée de septembre, les élèves bénéficient de 45 minutes de cours par semaine, les trois sections confondues puisqu'il n'y a qu'une classe de cycle 3. L'enseignante est censée prendre le relais pour les 45 autres minutes inscrites au programme.
L'intervenante est une contractuelle payée par l'Ed. Nat. du début novembre à la fin mai, sa validation est due au fait que, mariée à un Anglais, elle a vécu une quinzaine d'années en Grande Bretagne. Sa validation pédagogique (inspection par l'IEN) n'a jamais eu lieu.
Selon les syndicats, ces contrats ne seront pas renouvelés à la rentrée 2007, parce que plus de sous !
Depuis que cet apprentissage d'une langue vivante est obligatoire, nous avons eu deux ans sans cours (PE sans validation et refusant de "perdre du temps à ça"), une an où la PE qui avait obtenu le poste et qui avait la validation faisait de temps en temps un petit quart d'heure de jeux avec des étiquettes de catalogues (vive la CAMIF!), sa "formation" se limitant aux cinq heures de pédagogie des langues vivantes assurées par le professeur d'anglais de l'IUFM ; puis à nouveau, un an sans rien.
Le conseil municipal et les délégués de parents s'en étant émus, l'IEN leur a expliqué qu'ils devaient eux-mêmes "trouver quelqu'un" qui puisse prétendre à une validation, que cette personne serait payée par l'Ed. Nat. et convoquée un jour pour passer cet examen. Cette dame s'est proposée, elle a assuré jusqu'à deux fois une heure trente par semaine (de début octobre à fin juin) car les CE2 n'étaient pas dans la même classe que les CM. Dès la rentrée prochaine, son contrat ne sera pas renouvelé, elle pourra donc rejoindre les rangs de la "vermyne parasitaire" et les parents d'élèves nous serineront à nouveau les oreilles à chaque conseil d'école.
Nous leur répéterons que les professeurs d'anglais ne sont pas très convaincus du bien-fondé de ces cours, qu'ils ne voient plus la différence dès la fin du premier trimestre, sauf pour constater que les élèves ayant eu leurs trois années réglementaires sont tellement persuadés de tout savoir qu'ils n'apprennent pas leurs leçons et pour réclamer que les élèves arrivent en 6° en sachant parler et écrire correctement le français.
Catherine, fille d'une "parasyte et d'une feignasse", ex-épouse d'un "parasyte et d'une feignasse" (pour cause de démolition de l'agriculture de moyenne montagne) et mère de deux "parasytes et feignasses" (pour cause de démolition de l'Ecole Publique).

Ecrit par : catmano | 30 mai 2007

"Il parait qu'il y a 80.000 glandeurs/fraudeurs rien qu'à L'EN et ça ne vous fait rien?"

Ecrit par : Cadichon | 30 mai 2007

Cadichon, il n'y a pas 80.000 "glandeurs-fraudeurs" dans l'éducation nationale. Il y a 80.000 personnes qui ne sont pas devant les élèves. C'est un tout petit peu différent. Je sais que ça fera très certainement plaisir à certains ici de savoir que moi-même, (et d'autres encore moins "glandeurs" et "tricheurs", vraisemblablement) sommes comptabilisés dans ces fameux 80.000. Je l'avais lu dans ce fameux rapport publié dans un de vos journaux de référence, je pense, (le Figaro, pour ne pas le nommer).
Par ailleurs, vous savez très bien que les assistés sont extrêmement minoritaires, même s'ils existent, et ne justifient en aucune manière qu'un système basé sur la solidarité puisse être jeté aux orties. Vous savez parfaitement que la nature humaine, sans un minimum d'encadrement et d'institutionnalisation de cette solidarité, transformera cette vertu cardinale qu'est la liberté, (que je revendique autant que vous) en liberté "du renard dans le poulailler". Et on peut revendiquer cette institutionnalisation en se démarquant des purges staliniennes, croyez-moi!

Ecrit par : christophe sibille | 30 mai 2007

« La nouvelle démarche pédagogique doit tenir compte des attentes. "Pour la sensation, il faut aller sur l'eau tout de suite, c'est la priorité", argumente Mme Lasseau. Le matériel, qui a beaucoup évolué (..) permet au débutant de ne plus être en échec et de partir au large dès les premières séances. » (extrait de l'article du Monde auquel renvoie Zorglub)
Cette nouvelle "pédagogie ludique" des écoles de voile me rappelle l'irrésistible chanson des regrettés Frères Jacques (qu'ils vivent mille ans) : "Encore heureux, qu'il ait fait beau (ter), encore heureux qu'il ait fait beau, et qu'la Marie-Josèphe était un bon bateau..." Les moins jeunes d'entre nous se souviennent peut-être de la chorégraphie qui allait avec : géniale.
Plus sérieusement : quand j'entends parler de "pédagogie ludique", j'ai envie de sortir mon revolver ! L'anglais en jouant, l'allemand sans peine, le piano en dix jours, le sanscrit dans la joie, et pourquoi pas le violon en dormant ? Comme l'écrit madame de Romilly à propos des langues anciennes, pour tout apprentissage, il faut du temps, de la répétition, de l'entraînement, des exercices austères. La principale malhonnêteté des pseudo-pédagogues consiste à faire croire qu'on peut obtenir sans efforts de bons résultats : ça ne marche pas.
Le boulot de l'enseignant, c'est de faire que cet entraînement se passe dans une ambiance agréable et stimulante, et qu'on accepte librement de se faire mal, parce qu'on sait qu'au bout il y a le résultat et la maîtrise de la discipline, que ce soit la danse, le latin, ou le moldo-valaque !
Encore plus sérieusement (et j'espère que JPB nous donnera un jour le texte sur le sport qu'il nous a naguère promis) : pendant longtemps, l'EPS était le seul domaine où les élèves acceptaient encore de fournir des efforts : les mêmes qui se refusaient obstinément à ouvrir un livre tant le poids de la science était lourd, n'hésitaient pas à prendre des suées en tournant comme des bourrins cinquante fois autour du stade. Maintenant c'est fini : ils ne sont même plus capables de remuer leur gras (je suis effarée par le nombre d'adolescents obèses), sont intoxiqués par le tabac (pour une fois, je suis complètement d'accord avec Cadichon là-dessus), shootés au hamburger et complètement avachis. Comment peut-on avoir l'esprit vif sous un gros abdomen blanchâtre et ramollo ??
Là encore, je ne vais pas me faire des copains et on va me traiter de réac (tant pis...) : quand je vois les lycéens assis par terre dans les couloirs et vautrés comme des méduses parce qu'ils n'ont pas le courage de rester debout pendant cinq minutes le temps que leur salle soit ouverte, j'ai envie de les relever à coups de tatanes. C'est mon fantasme de pédagogie ludique, en somme ;-))))

Ecrit par : FGuichard | 30 mai 2007

80.000 "glandeurs-fraudeurs

sur ce sujet il faut avoir le temps et le courage de lire les 72 pages du rapport qui est assez interessant par la diversite des situations

j'aime bcp le poste aux "marais mouillés du poitou"

..............et de na pas se contenter du dernier numero de capital qui est limite diffamatoire


a+

Ecrit par : rafale | 30 mai 2007

« La nouvelle démarche pédagogique doit tenir compte des attentes. "Pour la sensation, il faut aller sur l'eau tout de suite, c'est la priorité", argumente Mme Lasseau. Le matériel, qui a beaucoup évolué (..) permet au débutant de ne plus être en échec et de partir au large dès les premières séances. » (extrait de l'article du Monde auquel renvoie Zorglub)

Envoyer les gamins sur l'eau dès le départ, n'était-ce pas également la pédagogie de l'abbé Cottard, qui s'illustra tristement il y a une dizaine d'années ? Il avait obtenu un beau résultat...

Ecrit par : Japhet | 30 mai 2007

Hier, quatrième séance d'endurance pour préparer le cross de samedi... Sur huit élèves de GS, deux ont abandonné après 5 tours de notre petite cour d'école rurale, une seule a persisté jusqu'à la fin du temps prévu ; sur neuf CP, une a commencé à pleurer dès le premier tour et a abandonné au deuxième ; l'un des deux CE1 a "oublié" la consigne "ne jamais marcher" et a été éliminé au sixième tour.
Aucun des élèves ayant abandonné ne se sentait vexé de son manque de volonté... Je n'en ai pas parlé à ma collègue de maternelle, je connaissais d'avance sa réponse : "On leur en demande trop ; l'esprit de compétition, c'est stupide ; l'important, c'est qu'ils soient en accord avec eux-mêmes."

Ecrit par : catmano | 30 mai 2007

Au risque de paraître lourd, comme Achille Talon, je persiste et je signe. Cadichon a un raisonnement totalement pétainiste. Maintenant, on en est à l'équation assuré social égale fraudeur. Puisqu'aussi bien, rien n'arrêtera ce bestiau, alors précisons:

Les dividendes servis aux actionnaires des grands groupes exerçant en France, et pas seulement EADS ou TOTAL, représentent pour 2006 plus de 78 Milliards d'Euros. Des sommes qui ne seront pas réinjectées dans le système économique. Mais iront enrichir des porcs qui s'empresseront de nous servir des prêches moraux sur le fait que nous les scrofuleux, les artificiers de l'anus, les tubardeux, les crabes , les éponges nazebroques, nous ruinons le pays.
Cela s'appelle de la tartufferie. Ni plus ni moins.

"Et cela me redonne l'occasion ( non mais c'est à croire qu'ils le font exprès) de redire combien j'abomine tous ces feignants, sans dignité, la main tendue pour vivre aux crochets des bosseurs, et avec la complicité de lâches qui ne mouftent pas et bégaient leurs mantras: Non à tout, "justice sociale! Solidarité! "redistribution! "partage du gateau" .Plus il est petit le gateau, parceque personne ne fout rien, bande de nases, plus ceux qui ont réellement besoin d'aide reçoivent des clopinettes, qu'ils doivent en plus partager avec les parasytes et les feignasses. "CADICHON

D'abord Cadichon, parasite prend un i. Et ce discours-là est carrément fascisant. On pourrait le résumer par l'apostrophe de Gabin dans "La Traversée de Paris" , "Salauds de Pauvres". Parmi les feignasses et les parasytes (sic!!) vous rangez certainement les classiques: juifs pédés, repris de justices, maghrébins, noirs....bref, on n'est pas en terra incognita, on est en terra petainista.
Votre diarrhée, car on ne peut raisonnablement appeler ça discours, je vous signale qu'elle fut appliquée par le IIIème Reich. "Endlösung der Unnützigen". "Vernichtung des sozialunnütziges Ungeziffer": Solution finale appliquée aus inutiles, Destruction de la vermine inutile à la société.
Le bon docteur Goebbels mit ces mots en prataique en donnat l'ordre d'euthanasier 35000 malades mentaux et 5000 enfants mongoliens.
Vous savez quoi, Cadichon, vous me faites penser à ces publicités pour des programmes immobiliers, où on nous les montre achevés avec des personnages qui vont et viennent. Parmi ces personnages, jamais un vieux, un gros, un laid, un torgadu, un nain, un hydrocéphale, un cadichon.
Vous êtes, en fait, totalement infantile. Vous aimeriez un monde lisse, beau, remplis de cadres supérieurs de moins e 35 ans. De jeunes femmes qui suivent des régimes amincissants pour "paraître" aux réunions, qu itravaillent 70 heures par semaine. Rentrent en Peugeot 1007 à Marne La Vallée. Et se font jeter de leur boîte à 45 balais.

Cadichon, je suis con, vieux, laid, j'ai de l'arythmie cardiaque? je coûte cher à la sécu et à la MGEN et je vous pisse à la raie.

Ecrit par : montaigneàcheval | 30 mai 2007

donnat sans t. Saint Donat ora pro mei

Ecrit par : montaigneàcheval | 30 mai 2007

MERCI Catherine! MERCI MàC!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 30 mai 2007

Une question Cadichon:
l'abus de bien social c'est quoi selon vous?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 30 mai 2007

"Ca y est, toto s'est encore fait rouler! Il a demandé des courgettes, et on lui a servi de la beuh transgénique; il n'y a vu que du feu, a allumé ses courgettes avec, puis il est venu poster sur le blog après avoir pris la sauce blanche en intraveineuse.
Ecrit par : christophe sibille | 29 mai 2007 "

Tu la ramènes là dessus (en mettant ton petit sens de petit homme as usual). c'est même po drôle, kesskon doit se faire suer avec toi, pove naze !

Mais quid de ton problème de lecture Fondapol/Lire&écrire?
Il sait lire aussi bien que toi ton nain d'jardin ?

Ecrit par : toto | 30 mai 2007

Tiens : le dernier volume des œuvres complètes de Bukowski est enfin disponible chez Grasset. Ça donnera l’occasion de lire/relire « Souvenirs d’un pas grand-chose « ou « Mémoires d’un vieux dégueulasse » (le premier surtout). Comme quoi, on peut être un glandeur et une feignasse et avoir tout de même son utilité.

Ecrit par : B. | 30 mai 2007

Tiens : le dernier volume des œuvres complètes de Bukowski est enfin disponible chez Grasset. Ça donnera l’occasion de lire/relire « Souvenirs d’un pas grand-chose « ou « Mémoires d’un vieux dégueulasse » (le premier surtout). Comme quoi, on peut être un glandeur et une feignasse et avoir tout de même son utilité.

Ecrit par : B. | 30 mai 2007

fainéant, Bukowski? Il a écrit une oeuvre, que je sache. Le looser est celui qui n'essaye jamais.

Ecrit par : Pendariès | 30 mai 2007

Le discours de Cadichon sur le parasytisme (sic) est absolument choquant, et je reste dans l'euphémisme. C'est une chose de constater que les fumeurs, les obèses et les cancéreux "plombent" la sécu, une autre que de suggérer qu'il ne faut pas les soigner -- parce que c'est cela, quand même, l'implicite -- et qu'ils sont seuls responsables des maux qui les frappent.
Essayons de rester calmes : le tabac, la mal-bouffe, les addictions, si je suis bien Cadichon, c'est pour les faibles et les ratés, ceux qui n'ont pas de volonté, qui se laissent aller. Bien. Tous ces ados mollassons et traîne-patins qui fument comme des sapeurs, se bourrent la gueule et mangent n'importe quoi, ils ont bien des parents, non ? Dont certains clopent, bafrent et picolent. Problème d'éducation, donc. Problème social : j'ai dit un gros mot.
Question corollaire : est-ce le rôle de l'école, par des journées de prévention (tabac, alcool, diététique) d'inverser la tendance ? Je n'en suis pas sûre. Ce que l'école peut apporter, en revanche, c'est le goût de l'effort, dans les matières intellectuelles et artistiques comme dans le sport, et le sens du respect de soi, de son propre corps, de sa propre santé, de son propre équilibre, de sa propre esthétique, de sa propre dignité : se prendre en charge et s'aimer soi-même, se tenir debout.
Ce n'est pas être réactionnaire que de dire que l'instruction apprend à se tenir droit : c'est même de l'étymologie. En revanche, considérer que seuls les faibles sont malades et qu'ils se trouvent ipso facto seuls responsables de leurs maux, c'est un peu fort de café. Dire que les tabagiques et les alcooliques sont une charge pour le budget de la sécu, c'est hélas vrai. En conclure que ces "parasytes" sont à éliminer (comme des poux, en somme), ça me terrorise.

Ecrit par : FGuichard | 30 mai 2007

parasIte, Cadichon, parasIte ...

Cà vous pendait au nez

Ecrit par : yann | 30 mai 2007

Excellent !
Mais je ne vois pas qui est C.. . Je ne lis pas trop la prose gonflée d'auto-satisfaction de nos zozos afvaciens, leur creusitude me flanquant des démangeaisons.
Serai-ce ton "copain" de promo qui t'a fait un petit dans le dos ? (dans ce cas, je sais qui c'est).

Ecrit par : yann | 29 mai 2007
Excusez-moi si je passe par là pour régler un petit compte professionnel. Je ne m'étendrai pas mais je peux le faire si nécessaire car, somme toute, pour ceux qui ambitionnent des postes universitaires, ma réflexion n'est pas inintéressante et pour ceux qui sont tentés par la privatisation de l'enseignement ou absolument opposés, il y a aussi du grain à moudre.
Donc, ta phrase sur la creusitude de l'AFVAC m'a trotté dans la tête. J'ai hautement apprécié les formations et conférences que j'ai suivies même si certains sont, comme certains enseignants, pourvus de vertus dormitives. Partant du principe que mes confrères conférenciers méritaient le respect pour le temps qu'ils prenaient à des travaux et des formations bénévoles, j'ai été cordiale et amicale avec eux, ne les laissant pas pour autant me mépriser ou me traiter de haut, ce qu'ils ont apprécié sans aucun doute possible. Je ne suis nullement choquée que ces confrères puissent arrondir leurs fins de mois avec les labos ou les boites de matériel tant qu'ils n'abusent pas pour nous faire acheter n'importe quoi.
Tous les ennuis qui me sont advenus, mes souffrances quotidiennes, sont la conséquence non pas d'une prétendue arrogance des conférenciers mais justement du sous-entendu de tes propos et de l'incapacité qu'a la base à entretenir des rapports confraternels avec le sommet. Une base frustrée qui, sans vouloir s'en donner les moyens, reproche aux califes d'être califes.
Si la presse People existe, ce n'est pas par la volonté de ceux qui y sont exposés mais parce que ça se vend et que ça rapporte. Y'a des gens qui l'achètent et qui ne vivent que de ragots, des gens qui ont besoin de castes pour pouvoir jalouser la caste supérieure et se réjouir de ses malheurs humains ou de ses hypothétiques affaires de cul.
Pour ma part, dès que mes finances me le permettent, je verse immédiatement ma cotisation à l'AFVAC.
J'ai parfaitement entendu les excuses de ceux qui me les ont présentées et les plus élégantes et discrètes me sont venues d'un aristocrate du Sud-Ouest, ne t'en déplaise...
Après, qu'ils se chamaillent entre eux pour une présidence, un droit sur la délivrance de diplomes ou la formation professionnelle au privé ou au public, c'est un autre problème et, toi qui annonce clairement voter à droite, je ne vois pas en quoi tu peux être importuné par une récupération de ces bastions par un organisme privé.
Ce message qui peut au premier abord vous paraître personnel pose différentes questions et en particulier:
-la formation professionnelle continue, l'EPU, doit-il être public et universitaire ou privé ou les deux, national, européen ou international?

Ecrit par : dobolino | 30 mai 2007

Françoise, je suis titulaire du CAEV, (certificat d'aptitude à l'enseignement de la voile). Je l'ai passé il y a un certain nombre d'années, (en 1978 exactement, cela ne nous rajeunit pas!) Et, effectivement, il est assez bon de commencer par sentir le vent, et que cette sensibilisation doive être ludique. Ce qui n'exclut pas, une fois que, par ce biais, le stagiaire ait pris goût à l'activité, les contraintes (dans la joie) soient absolument nécessaires pour progresser! Je pense, que, en ce sens, l'enseignement de la voile était extrêmement en avance sur celui de la musique, où on avait vraiment l'impression que le premier objectif de beaucoup de professeurs était d'en dégoûter les enfants, (et je sais de quoi je parle, et je parle, là, surtout de l'enseignement spécialisé!) Evidemment qu'il faut faire des heures de manoeuvres en bateau pour espérer courir la coupe Louis Vuitton, évidemment qu'il faut rester des heures devant son piano à faire des gammes pour être finaliste au concours Long. Mais je vous fiche mon billet que, dans la plupart des cas, les premiers contacts avec leur spécialité de ceux qui y parviennent n'ont que rarement été coercitifs... Je parle bien de ce qui concerne l'initiation, entendons nous bien! "L"art naît de contrainte et meurt de liberté"... Pour peu que le goût en ait été donné à celui qui s'y lance. Encore une fois, en ce domaine, l'argumentation mérite certaines nuances.

Ecrit par : christophe sibille | 30 mai 2007

"Le site de l'enseignement de la lecture et de l'écriture. Point de vue N°2 Fondapol Apprentissage de la lecture ... A lire un texte très intéressant sur Fondapol sur l'apprentissage de la lecture et ses évaluations ..."
www.lire-ecrire.org/index.php?action=forum&subaction;=message&id;_sujet=14374&id;_chambre=1643 - 23k - En cache - Pages similaires"

Pour toto, voilà ce que vous trouvez en première page quand vous tapez "fondapol" sur google.

Ecrit par : christophe sibille | 30 mai 2007

« fainéant, Bukowski? Il a écrit une oeuvre, que je sache. Le looser est celui qui n'essaye jamais. »

Je ne disais rien d’autre Pendariès. Il s’agissait d’ironie. Voir le débat plus haut sur les « parasites ».

Ecrit par : B. | 30 mai 2007

"J’ai souvenir d’un fil du blog dans lequel je proposais de réformer l'enseignement du code de la route pour le mettre (enfin) en phase avec les théories cognitivopédagogiques.

JPB répondais par une non moins radicale suggestion quant à l’enseignement de la voile. C’est fait :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3238,36-916308@51-903830,0.html"


Pour l'enseignement de la voile, j'ai testé et j'ai approuvé!
Tous les enseignements ne visent pas aux mêmes buts. Dans les apprentissages qui demandent des sensations ou de l'intégration corporelle une pratique intuitive peut être une bonne introduction à une connaissance théorique nécessaire pour aller plus loin et (se)maîtriser les choses.
Il en est de même pour les arts martiaux, trop de théorie au début bloque la progression.
Evidemment pour le latin et l'allemand c'est l'inverse.

Ecrit par : Hervé | 30 mai 2007

Il y a aussi ces molasses qui pétunent comme des cheminées d'usine et soignent leur cancer aux frais de ceux qui ont eu la force de caractère ou bien de ne jamais commencer ( et de résister aux copains), ou de s'arrêter à temps pour ne pas faire la sangsue sur le dos de la collectivité.


Ecrit par : Cadichon | 30 mai 2007

On peut le prendre dans l'autre sens: je trouve inadmissible, signe d'une faiblesse génétique digne du ZyklonB d'attraper rhumes, bronchites et cancer des voies respiratoires sans fumer. Puisque c'est le fait de fumer qui est responsable de ces pathologies, je ne vois vraiment pas pourquoi on soigne gratuitement ces maladies chez des gens qui n'ont jamais payé les taxes sur tabac et alcool.

Ecrit par : dobolino | 30 mai 2007

Là encore, je ne vais pas me faire des copains et on va me traiter de réac (tant pis...) : quand je vois les lycéens assis par terre dans les couloirs et vautrés comme des méduses parce qu'ils n'ont pas le courage de rester debout pendant cinq minutes le temps que leur salle soit ouverte, j'ai envie de les relever à coups de tatanes. C'est mon fantasme de pédagogie ludique, en somme ;-))))

Ecrit par : FGuichard | 30 mai 2007

La première fois que j'ai fait du soutien de français en quatrième, six élèves couchés sur leur table, j'étais stupéfaite !
J'ai réussi à leur faire admettre qu'ils ne pouvaient pas bien écrire comme cela, et à obtenir qu'il y ait entre leur menton et leur cahier (de dictée) ...la distance que représente le crayon à bille.

Dictée d'entrée de jeu, "Madame, si un de nos profs osait nous faire ça, on aurait tous été sous les tables au bout d'une minute..."

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 mai 2007

Catherine, fille d'une "parasyte et d'une feignasse", ex-épouse d'un "parasyte et d'une feignasse" (pour cause de démolition de l'agriculture de moyenne montagne) et mère de deux "parasytes et feignasses" (pour cause de démolition de l'Ecole Publique).

Ecrit par : catmano | 30 mai 2007

Dans la mesure où tu bosses pour dix et n'est pas rémunérée au dixième de tes qualités, faut pas culpabiliser ni te prendre la tête: c'est ça la redistribution des richesses. Si tu étais payée à ton mérite, tu pourrais entretenir tout ce beau monde! Regarde ton frère à Philadelphie: la richesse est différemment distribuée mais son fils autiste est mieux traité qu'en France et à prix relativement modique.
Toute société humaine a toujours géré ses parasites. Avant, c'était l'église et ses généreux donateurs, à présent, c'est, selon les pays, le rôle de l'état ou du secteur privé qui veut défiscaliser ou un peu les deux. Pas vrai, Cadichon?

Ecrit par : dobolino | 30 mai 2007

« fainéant, Bukowski? Il a écrit une oeuvre, que je sache. Le looser est celui qui n'essaye jamais. »

Je ne disais rien d’autre Pendariès. Il s’agissait d’ironie. Voir le débat plus haut sur les « parasites ».

Ecrit par : B. | 30 mai 2007

J'étais dans la continuité de votre ironie. Cadichon s'emporte souvent; il y a d'autres caractères ici encore. De toute façon, les cancéreux coûtent (un peu) moins chers que les vieux: ils vivent moins longtemps. Alors: Cadichon: IL FAUT FUMER, BOIRE, BAISER SANS CAPOTE (ha non, mince, on meurt moins vite qu'avant avec la trithérapie), FAIRE LE GR20 PAR GROS TEMPS, OU, DEGUISE EN RABBIN PAPILLOTIQUE, JETER UN COCHON DANS LA GRANDE MOSQUEE DE TEHERAN, etc. (j'ai d'autres idées pour coûter moins à la société).

PS: j'ai lu votre mémoire, Cadichon - sacré boulot

Ecrit par : Pendariès | 30 mai 2007

ou des religions d'ailleurs...

Ecrit par : dobolino | 30 mai 2007

Ce message qui peut au premier abord vous paraître personnel pose différentes questions et en particulier:
-la formation professionnelle continue, l'EPU, doit-il être public et universitaire ou privé ou les deux, national, européen ou international?

Ecrit par : dobolino | 30 mai 2007

Pour filer la métaphore cadichonnesque, l'EPU est un gros gateau, et nombreux sont ceux qui en veulent une part.
Je ne les jalouse pas du tout, mes ambitions sont ailleurs, mais je trouve que quelques zozos médiatiques déconsidèrent l'ensemble des formateurs, dont la plupart sont sympathiques et compétents.
Je corrige mon terme de creusitude : il y a du contenu, mais je trouve le rapport qualité/prix très très léger.
Je ne suis pas plus choqué que toi que des confrères gagnent leur vie comme çà, mais ne parle pas de bénévolat !
L'EPU peut être à la fois privé et public, à condition que le public s'y mette sérieusement et que les profs choisissent leur camp. Ou alors il faut privatiser les ENV. Cà va peut-être te surprendre, je ne suis pas vraiment pour (même pas du tout).
Quant à mon vote à droite, si dans 5 ans, DSK a réussi à étrangler la mante religieuse, et si Sarko s'est planté, on en reparlera.

Ecrit par : yann | 30 mai 2007

Il en est de même pour les arts martiaux, trop de théorie au début bloque la progression.

Ecrit par : Hervé | 30 mai 2007

Et pas assez de théorie fout le bordel !

Ecrit par : yann | 30 mai 2007

Bukowski traite de ce thème plusieurs fois . Il y a une nouvelle, assez émouvante, où il est transporté à l’hôpital , en train de dégueuler et de chier du sang , l’estomac percé par trop de picole. On le fout au milieu des pauvres . Il se demande comment il va faire pour être soigné/obtenir une transfusion. C’est un peu notre Rabelais moderne. Jamais aussi bon que quand il traite de l’orifice du haut ou de celui du bas.

Ecrit par : B. | 30 mai 2007

De toute façon, les cancéreux coûtent (un peu) moins chers que les vieux: ils vivent moins longtemps.

Ecrit par : Pendariès | 30 mai 2007

Cà se calcule.

Ecrit par : yann | 30 mai 2007

Alors: Cadichon: IL FAUT FUMER, BOIRE, BAISER SANS CAPOTE (ha non, mince, on meurt moins vite qu'avant avec la trithérapie), FAIRE LE GR20 PAR GROS TEMPS, OU, DEGUISE EN RABBIN PAPILLOTIQUE, JETER UN COCHON DANS LA GRANDE MOSQUEE DE TEHERAN, etc. (j'ai d'autres idées pour coûter moins à la société)."
Ecrit par : Pendariès | 30 mai 2007

Alors, s'il vous plaît, donnez-nous-les, ces idées. Cela peut devenir utile. Personnellement, je préfère choisir la façon grâce à laquelle je coûterais moins cher à la société plutôt que de me la faire imposer.

Ecrit par : catmano | 30 mai 2007

BAISER SANS CAPOTE (ha non, mince, on meurt moins vite qu'avant avec la trithérapie)
Ecrit par : Pendariès | 30 mai 2007

Déjà, on n'est pas obligé de prendre son traitement. Mais çà ne fait pas plaisir aux labos pharmaceutiques, et du coup, la croissance est molle du genou.

Ecrit par : yann | 30 mai 2007

(j'ai d'autres idées pour coûter moins à la société).

Ecrit par : Pendariès | 30 mai 2007

Faire du sport : çà, c'est le discours officiel.

Continuer à faire un sport violent à l'âge du bridge ou du golf (en évitant soigneusement les médecins, tests d'effort, bilans, totalement inutiles)

Ecrit par : yann | 30 mai 2007

Quant à mon vote à droite, si dans 5 ans, DSK a réussi à étrangler la mante religieuse, et si Sarko s'est planté, on en reparlera.

Ecrit par : yann | 30 mai 2007

C'est ça, une mante religieuse... Ben voyons! Est-ce que notre bienveillant psychanalyste Brighelli a quelque chose à dire là-dessus?

Ecrit par : dobolino | 30 mai 2007

Déjà, on n'est pas obligé de prendre son traitement. Mais çà ne fait pas plaisir aux labos pharmaceutiques, et du coup, la croissance est molle du genou.

Ecrit par : yann | 30 mai 2007

C'est ben vrai ça! Cadichon n'a pas réfléchi assez loin. C'est générateur de richesses un labo pharmaceutique, bons dividendes...

Ecrit par : dobolino | 30 mai 2007

Ça se résume par plus y'a de trous moins y'a des gruyères

Ecrit par : dobolino | 30 mai 2007

"Le site de l'enseignement de la lecture et de l'écriture. Point de vue N°2 Fondapol Apprentissage de la lecture ... A lire un texte très intéressant sur Fondapol sur l'apprentissage de la lecture et ses évaluations ..."
www.lire-ecrire.org/index.php?action=forum&subaction;=message&id;_sujet=14374&id;_chambre=1643 - 23k - En cache - Pages similaires"

Pour toto, voilà ce que vous trouvez en première page quand vous tapez "fondapol" sur google.

Ecrit par : christophe sibille | 30 mai 2007

Christophe,
depuis quand le fait qu'un intervenant mentionne un site (fondapol) sur un forum d'un autre site (lire & écrire) permet-il d'inférer un lien quelconque entre ces deux sites?

Un exemple: supposons que je trouve quelqu'un sur un forum du FN qui parle de vous. Cela autoriserait-il toto à en déduire que vous avez un lien avec le Front National? Alors vous qui n'hésitez jamais à mettre en avant votre absence totale d'expérience en informatique, s'il vous plait ne la ramenez pas encore une fois avec toujours le même lien vers la même page qui ne prouve absolument pas que vous aviez raison, mais bien que vous n'y comprenez rien au fonctionnement du web.

En bref, si vous admettiez une bonne fois pour toute que vous avez eu tort à ce sujet ce serait bien.

François

Ecrit par : François | 30 mai 2007

"toutes" entre autres choses... désolé

Ecrit par : François | 30 mai 2007

A la demande générale : "Vendre l'IUFM de Lyon aux émirats arabes unis" signifie : tout faire pour leur refiler aussi Charmeux et Frako en un seul package. Vu du Golfe, lyon et Béthune forme un village global. Non ?

Ecrit par : dugong | 29 mai 2007

Bien d'accord.

Pour Patricia.

Les cours du CNED en langues sont sûrement très supérieurs à ce qui peut être fait à l'école,où c'est souvent ue année, et puis plus rien...

Pour Jérémy : ma fille a eu 18 heures de cours d'anglais en IUFM. (Elle avait choisi option musique, étant bonne pianiste.)

A son premier poste, ayant une GS, elle aurait dû faire des cours d'anglais à des CE2. Consciente de ses limites, elle a refusé, de même que la maîtresse de CE2 qui aurait dû la remplacer. Soutenues par la directrice (dont le mari professeur d'anglais sait ce que vaut cet anglais dans le primaire) elles ont néanmoins reçu une note de l'IA se disant "très déçue par cette attitude négative".

Pour Christophe : Ich weiss nicht, was soll es bedeuten, das Ich einen solchen Fehler gemacht habe. Entschuldigung.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 mai 2007

François, le seul tort que j'ai eu sur ce coup là, (tort que je n'ai jamais caché), est effectivement de ne pas comprendre grand-chose au fonctionnement du web, justement! Sans le revendiquer, je l'assume totalement! Et le fameux lien qui me mettait en cause récemment (de manière assez grave) fonctionnait d'ailleurs vraisemblablement sur ce modèle.

Ecrit par : christophe sibille | 30 mai 2007

"Et cela me redonne l'occasion ( non mais c'est à croire qu'ils le font exprès) de redire combien j'abomine tous ces feignants, sans dignité, la main tendue pour vivre aux crochets des bosseurs, et avec la complicité de lâches qui ne mouftent pas et bégaient leurs mantras: Non à tout, "justice sociale! Solidarité! "redistribution! "partage du gateau" .Plus il est petit le gateau, parceque personne ne fout rien, bande de nases, plus ceux qui ont réellement besoin d'aide reçoivent des clopinettes, qu'ils doivent en plus partager avec les parasytes et les feignasses. "CADICHON

Je lis et je relis ceci Cadichon, et je brûle de vous proposer un défi... un vrai défi pour vous...

Seriez-vous capable de décider de parrainer un enfant du bout du monde pour qu'il puisse aller à l'école et recevoir les soins minumums dont un enfant a besoin pour sourire, tout simplement...

Avant de prendre votre décision, notez que sans doute, ses parents sont des feignasses, des parasites, sans dignité, vivant la main tendue aux crochets des bosseurs.

Supporterez-vous l'idée d'être un instrument de justice sociale, de solidarité, de redistribution, de partage du gâteau...

Pouvez-vous regarder CE DEFI en face ?

Chiche, pas chiche?

Ecrit par : Maminou | 30 mai 2007

Très bien, Maminou, très bien.

Ecrit par : catmano | 30 mai 2007

Salut,
question à Christophe : le constructivisme hardcore sévit-il chez certains profs de conservatoire comme à l'IUFM ? Mon fiston, ayant changé de prof de solfège en cours d'année, est complètement largué. Je ne comprends même pas les consignes du travail à la maison. Résultat, je viens de le récupérer en larmes dès la sortie. Cool, comme épanouissement. En revanche, très efficace, comme instrument de sélection pour rester entre bobos initiés par abandon des autres.
A anne-Marie,
j'ai passé les habilitations d'anglais et d'allemand à l'IUFM, après trois vagues cours d'anglais et aucun d'allemand. Le plan langues est une farce.

Ecrit par : Perceval | 30 mai 2007

Pouvez-vous regarder CE DEFI en face ?

Chiche, pas chiche?

Ecrit par : Maminou | 30 mai 2007

Je parierai qu'elle le fait déjà comme j'étais certaine hier qu'elle n'avait pas de Carte Vitale....
Cadichon CROIT, c'est ce qui la différencie des gens qu'elle soutient et c'est ce qui l'amène ici.
Ici, c'est un blog d'utopistes et à chacun son utopie...
Pas vrai, Cadichon?

Ecrit par : dobolino | 30 mai 2007

N'empêche, je ne m'étais jamais attardé sur les interventions du bourricot (trop longues et péremptoires), jusqu'aux dernières : c'est vraiment à dég...

Ecrit par : Perceval | 30 mai 2007

"Avant de prendre votre décision, notez que sans doute, ses parents sont des feignasses, des parasites, sans dignité, vivant la main tendue aux crochets des bosseurs." écrit par Maminou

Et en plus, je suis prête à parier que "ces salauds de pauvres" ont une façon totalement obsolète de rester campés sur leurs avantages acquis au mépris de leur incompatibilité flagrante avec une saine gestion libérale globalisante !

Ecrit par : catmano | 30 mai 2007

N'empêche, je ne m'étais jamais attardé sur les interventions du bourricot (trop longues et péremptoires), jusqu'aux dernières : c'est vraiment à dég...

Ecrit par : Perceval | 30 mai 2007

Oui! Et elle dégueule nos interventions. Un partout, la balle au centre.

Ecrit par : dobolino | 30 mai 2007

Ecrit par : Maminou le 30 mai 2007 pour un des éléments du bestiaire invraisemblable qui constitue ce blog (Brighelli est-il un patriarche ?) :
"Seriez-vous capable de décider de parrainer un enfant du bout du monde pour qu'il puisse aller à l'école"

Oui, mais peut être pas par Aide et Action qui, sur le terrain, envoie des pédagogistes tropicalisés qui pérorent sans grand risque sous le regard indifférent de l'autochtone qui, une fois encore, sans trop le savoir, se fait rouler dans la farine.

Ecrit par : Daniel KRAUSS | 30 mai 2007

"Salut,
question à Christophe : le constructivisme hardcore sévit-il chez certains profs de conservatoire comme à l'IUFM ? Mon fiston, ayant changé de prof de solfège en cours d'année, est complètement largué. Je ne comprends même pas les consignes du travail à la maison. Résultat, je viens de le récupérer en larmes dès la sortie. Cool, comme épanouissement. En revanche, très efficace, comme instrument de sélection pour rester entre bobos initiés par abandon des autres."

Si vous voulez vraiment que je tente une réponse, il serait de bon ton que vous soyez un peu moins sibyllin dans vos propos! Je ne sais absolument pas ce qu'est le "constructivisme hardcore", et il y a mille moyens pour dégoûter un enfant du solfège, depuis les plus directifs, (assez fréquents), jusqu'au plus laxistes. Il y a surtout, souvent, une absence de MUSIQUE dans ces cours. Y prendre ce critère comme base de départ serait, à mon sens, un des plus sûrs moyens pour compenser le déséquilibre culturel entre les familles. Plus que de préconiser une absence de "pédagogie différenciée". Mais, là, je ne ferais que vous répéter ce que je dis dans mon message précédent.

Ecrit par : christophe sibille | 30 mai 2007

Bonjour,
pour info vous pouvez trouver le programme définitif des journées de formation GRIP SLECC qui auront lieu cet été à Roncq (59) à
http://grip.ujf-grenoble.fr/documents/roncq.pdf

Ces journées sont ouvertes à tous (et gratuites!!) : étudiants en IUFM, instituteurs et professeurs en poste, parents d’élèves. Pour s'inscrire et pour l'hébergement (non compris ;-)) : [email protected]

Si vous voulez diffuser l'information une plaquette (recto-verso) à imprimer est disponible à:
http://grip.ujf-grenoble.fr/documents/plaquette_roncq.pdf

Merci de votre attention.

Ecrit par : Julie | 30 mai 2007

"Christophe,
depuis quand le fait qu'un intervenant mentionne un site (fondapol) sur un forum d'un autre site (lire & écrire) permet-il d'inférer un lien quelconque entre ces deux sites?"

Ecrit par : François | 30 mai 2007

Je pensais naïvement qu'intituler cela: "lien" (entre deux sites) prouvait qu'il y en avait bien un, (de lien)!

Ecrit par : christophe sibille | 30 mai 2007

Je pensais naïvement qu'intituler cela: "lien" (entre deux sites) prouvait qu'il y en avait bien un, (de lien)!

Ecrit par : christophe sibille | 30 mai 2007

Hors justement, il ne s'agit que d'une mention par un participant à un forum, qui tout autant qu'ici n'a pas à être y affilié pour y participer, et non pas d'un lien. Savoir exercer son esprit critique est particulièrement nécessaire sur le web ou toute information peut être sujete à caution si l'on ne cherche pas à en vérifier les sources (tâche souvent très difficile).

Comprendre que tout ce qui est écrit dans des contributions à un forum n'engage que son auteur, autrement ce serait trop facile de discréditer quelqu'un (voir les attaque contre JPB parce qu'un site du FN disait du bien de lui).

François

Ecrit par : François | 30 mai 2007

Et pour être encore plus clair, une recherche sur google (par exemple) reviendra à chercher des pages web ou apparaissent les termes recherchés, le travail du moteur de recherche étant de faire cette recherche le plus rapidement possible et d'essayer de proposer les résultats les plus pertinents en premier (ou ceux des sites ayant payé le moteur de recherche pour y être référencé).

La pertinence, c'est la partie la plus compliquée...

Ecrit par : François | 30 mai 2007

Hors justement, il ne s'agit que d'une mention par un participant à un forum, qui tout autant qu'ici n'a pas à être y affilié pour y participer, et non pas d'un lien. Savoir exercer son esprit critique est particulièrement nécessaire sur le web ou toute information peut être sujette à caution si l'on ne cherche pas à en vérifier les sources (tâche souvent très difficile).

Comprendre que tout ce qui est écrit dans des contributions à un forum n'engage que son auteur, autrement ce serait trop facile de discréditer quelqu'un (voir les attaques contre JPB parce qu'un site du FN disait du bien de lui).

François

Ecrit par : François | 30 mai 2007

Merci pour votre sens didactique, François! Grâce à vous, j'ai maintenant très bien compris. Par contre, cela ne me donne aucune réponse concernant la saloperie à laquelle j'ai été confronté récemment.

Ecrit par : christophe sibille | 30 mai 2007

"Par contre, cela ne me donne aucune réponse concernant la saloperie à laquelle j'ai été confronté récemment."

põve chouchou, k'on a dit du mal de lui . Mais que fait la police/sarko/bayrou ;)

Moi on me traite bien de gonade pitbull païzan...
(hien connard!)
Je la ramène ?

Ecrit par : toto | 30 mai 2007

Tiens, encore un seau de bren pour Bourriquette: à Wellington, hier, une femme qui vivait placée sous respiration artificielle à domicile est morte parce que la compagnie d'électricité, privée, a coupé le jus pour cause de facture non-payée.

Double avantage: un parazyte de moins.
un recouvrement des impayés facilité.

Non mais, salauds de pauvres!!! Asthmatiques en plus!!! Avec des débiles du genre de Cadichon, cette race de chefs de preuuuuuuuuuuuuuduits qui pérore à grands coups de "faut savoir que", on va bientôt privatiser l'air ambient. On s'abonnera et on aura une carte magnétique. SI vous ne payez pas votre ocnsommation d'aire et votre abonnement, couik, on coupe et on est débarrassé. C'est rentable et ça devrait plaire aux actionnaires. En France ,on appellerait ces abonnements AERIS, au service de tous. On enverait des prospectus papier glacé. Des crânes d'oeuf auraient planché sur un logo et sur le nom, finissant par is ou ys, parce que comme ça , l'enculage des chiens de payants se passe mieux, ça glysssssssse.
Hein Cadicon??? Kektendis?????

Ecrit par : montaigneàcheval | 30 mai 2007

Par contre, cela ne me donne aucune réponse concernant la saloperie à laquelle j'ai été confronté récemment.

Ecrit par : christophe sibille | 30 mai 2007

C'est sûr, mais sans moyen de vérifier la forme qu'a pris cette "saloperie", il est difficile de juger ou d'expliquer.

Dans le cas de mon exemple avec JPB par exemple, la saloperie n'est pas tant qu'il ait été mentionné sur un site FN que l'usage qui en a été fait pour tenter de le discréditer sur ce forum et sur d'autres.

Je veux bien essayer d'y réfléchir avec vous si vous m'autorisez à vous joindre sur l'adresse que vous avez indiquée plus haut...

Mais ceci nous éloigne du sujet de ce blog.

Ecrit par : François | 30 mai 2007

à Wellington, hier, une femme qui vivait placée sous respiration artificielle à domicile est morte parce que la compagnie d'électricité, privée, a coupé le jus pour cause de facture non-payée.

C'est-y pas là-bas que vous vouliez aller vivre ?

Ecrit par : Japhet | 30 mai 2007

à Wellington, hier, une femme qui vivait placée sous respiration artificielle à domicile est morte parce que la compagnie d'électricité, privée, a coupé le jus pour cause de facture non-payée.

C'est-y pas là-bas que vous vouliez aller vivre ?

Ecrit par : Japhet | 30 mai 2007

Un pays aux pratiques si délicates s'accomodera-t-il de la présence d'un immigré vieux, con et laid (c'est pas moi qui le dit, c'est lui-même) ?
;o)))

Ecrit par : yann | 30 mai 2007

Parce que vous pensez que ce n'est pas possible dans votre belle France rance????

Ecrit par : montaigneàcheval | 30 mai 2007

Moi on me traite bien de gonade pitbull païzan...
(hien connard!)
Je la ramène ?

Ecrit par : toto | 30 mai 2007

Ça veut rien dire en plus parce que la gonade est interdite au pittbull

Ecrit par : dobolino | 30 mai 2007

Toto,mieux vaut être une gonade qu'une conasse......sans allusion, gnark,gnark,gnark

Tournicotark

Ecrit par : montaigneàcheval | 30 mai 2007

"Toto,mieux vaut être une gonade qu'une conasse......sans allusion, gnark,gnark,gnark
Tournicotark
Ecrit par : montaigneàcheval | 30 mai 2007 "

Franchement, je ne lis pas tout "cadichon" mais du peu que j'ai lu, je ne vois pas où tu peux la "traiter" .

J'ai regardé l'allusion aux "parasites" relevé par Maminou, je pense qu'il y a qui proquo dans les deux sens .

1) Cadichon ne doit pas en vouloir aux "parasites" qui "profitent" du système (il n'a pas été prévu pour la fraude), si un jour je devais en faire autant, j'hésiterais pas une seconde. Et elle n'attaque que ceux qui profitent lâchement. (àmha, ma je peux me tromper, j'avions pas le temps de tout lire ....)

2) C'est évident que le système à ses profiteurs, non ?
Maintenant il y a les degrés de profit...

Pas besoin d'être noir petit moche et juif pour avoir le droit de le dire ... ???

Ecrit par : toto | 30 mai 2007

Les "parasites" ne sont pas ceux qu'on pense.


J'en connais un qui n'a pas payé l'ursaf mutuelle retraites depuis un an (bon environ) , qui a tout planqué à droite à gauche...
Il attend k'ça passe, en serrant les fesses :)))))

ki va lui jeter la pierre (à part cette "méchante" étrangère de dobolinette et cette ôôdieuseeeuuu cadichon :o))) ) sûrement pas JP avec ses vaches qui bouffent de l'herbe .....

Si "on" peut les zarnak un chouïe ... :))))

Ecrit par : toto | 30 mai 2007

EADS
Forgeard (machin)

J'vous l'jure m'sieur l'juge, chavè po !
(main derrière le dos, yeux regardant fixement le sol)

Ecrit par : toto | 30 mai 2007

Franchement, si j'arrive à mettre 1 ou2 millions € d'koté j'veux bien allé m'faire enculer un chtit peu à fleury :o)))))

Ecrit par : toto | 30 mai 2007

Toto le drame c'est qu'il yen a qui arrivent à se mettre 1 ou 2 millions d''euros de côté sans pour autant se faire encaldosser à Fleury ou ailleurs.
Vous parliez de Forgeard. Lui pas de problème. L'aura pas besoin de sphincters en plastique.
Mon syndic de copro (qui veut dire étron en grec!!!) est parti avec la caisse de son agence patrimoniale. 580000 euros, hop, en loucedé. 234 immeubles dans la merde. Et lui, vahinés, les Bahamas. Et en prime une photo de lui, avec une vingtaine de mousmés en grappe autour de son bénouze, et un doigt d'honneur aux connards que nous sommes.

Ecrit par : montaigneàcheval | 30 mai 2007

Toto,mieux vaut être une gonade qu'une conasse......sans allusion, gnark,gnark,gnark

Tournicotark

Ecrit par : montaigneàcheval | 30 mai 2007

La situation idéale, c'est deux gonades.

Ecrit par : dobolino | 30 mai 2007

Parce que vous pensez que ce n'est pas possible dans votre belle France rance????

Ecrit par : montaigneàcheval | 30 mai 2007

Si ça arrivait, ce serait dû à Courteline : le gars d'Edf qui n'aurait pas été prévenu par son agence qui n'aurait pas été mise au courant (un comble pour Edf) par la direction départementale des exemptions qui aurait tardé à traiter le cas soumis par la direction régionale du contentieux ..

Ecrit par : Japhet | 30 mai 2007

"et un doigt d'honneur aux connards que nous sommes."

Mince :))))
Perso je les paye toujours avec un mois de retard mini , petite vengeance ;)))))

Ecrit par : toto | 30 mai 2007

il y a un truc qui m'a bien fait rire:

"revenez vers les urnes, la france à besoin de vous ......"

Genre ils n'y sont pas allés :))))))))))
83% une broutille,
désolé je préfère le chtit global, à la mauvaise boscher.... pour l'instant... :)
j'irai voter mump dans le 12ème :o)))))))))

Ecrit par : toto | 30 mai 2007

"Tiens, encore un seau de bren pour Bourriquette: à Wellington, hier, une femme qui vivait placée sous respiration artificielle à domicile est morte parce que la compagnie d'électricité, privée, a coupé le jus pour cause de facture non-payée."

Et le service (encore) public d'EDF ?
Quand une de mes filles avait eu un bébé, son éléctricité avait été coupée, pour cause de facture impayée.

J'avais téléphoné moi-même à EDF et les avait suppliés de rétablir le courant (de plus on était en plein hiver) ce qu'ils avaient fait aussitôt en s'excusant.

Il n'y a pas qu'aux USA...

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 mai 2007

Je complète l'information un peu vague que j'avais donnée sur les " actions " du Printemps des Poètes à Bourges dans les écoles :

Brigade d'intervention poétique (BIP) du 10 au 16 mars 2007 - Organisation : en collaboration avec la Fédération des oeuvres laïques du Cher, les directions et équipes éducatives des écoles de la cour Chertier, du Grand Meaulnes et des Pressavois. Principe : deux comédiens, Fabrice Cazin (Bourges) et Grégory Corre (Chatou), interviennent à l'impromptu dans une classe pour une lecture chacun leur tour, de deux poèmes courts. Les enfants ne sont pas prévenus. Chaque élève pourra emporter un exemplaire des poèmes lus. Ces BIP sont une des nombreuses animations proposées par Le Printemps de Poètes. En fin de semaine, place à l'échange avec les professeurs.

Mardi 13 mars - crèche des Gibjoncs : lecture de poèmes par Ginette Maur (une amie)

Rencontres du 21 au 23 mars 2007 avec le poète Werner Lambersy : né à Anvers en 1941, Werner Lambersy choisit d'écrire en français, bien que néerlandophone. Auteur d'une quarantaine d'ouvrages dont beaucoup ont été traduits dans de nombreux pays et après avoir été en charge, au centre Wallonie-Bruxelles de Paris, de la promotion et de la diffusion de la littérature francophone belge, Werner Lambersy se consacre désormais à la poursuite de son oeuvre, couronnée par de nombreux prix, tant en France qu'en Belgique.

Vendredi 23 mars : de 11 h. à 15 h., Werner Lambersy rencontre les élèves du lycée St. Jean-Baptiste de la Salle; lectures croisées, déjeuner sur place et discussion.

Il y a également des lectures dans les foyers logements, les bibliothèquues, les maisons de retraite, la prison du Bordiot (où était Alfred Stänke, dit " le Franciscain de Bourges ", un Juste parmi les Justes, pendant l'Occupation)

Ecrit par : Robin | 30 mai 2007

Si j'ai bien compris ce que je viens de lire en diagonale, c'est parazyte contre para-sarkozyte ?
Vivement la prochaine canicule, qu'on soit débarrassé de tous ces vieux qui coûtent si cher en retraites et en soins médicaux!
Le problème, c'est que Sarko perdrait nombre d'électeurs.
Le Cadichon de la Comtesse était plus sympathique. Il me faisait pleurer quand j'étais petite. Celui du blog me fait braire, et je reste polie.

Ecrit par : mouron rouge | 30 mai 2007

le mercredi s'achève et comme prévu ce matin pas loin d'une centaine de posts à lire ce soir!
Et je crois que pour aujourd'hui je vais me contenter d'une lecture en diagonale...Vous avez raison Mouron rouge le Cadichon pleurnichard de la comtesse était somme toute plus sympathique que le Cadichon du blog qui veut jouer la Marie -Rose et nous asperge d'acide acétique.

Bonne nuit,
je sens que demain matin Cadichon ne va pas manquer de venir nous offrir un bon verre de C2H4O2 ou CH3COOH en guise de café...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 30 mai 2007

"Pour Christophe : Ich weiss nicht, was soll es bedeuten, das Ich einen solchen Fehler gemacht habe. Entschuldigung.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 mai 2007 "

daSS ich...
Nichts für ungut !
Ihr ergebener
Attila S.

Ecrit par : Attila Smith | 30 mai 2007

J'aimerais bien intervenir, mais je ne vois plus trop de quoi ça parle, ici... Je ne distingue meme plus qui se bat contre qui.
JPB, il faut poster un nouveau message, ou ca va encore très vite saturer, ici !!!

Ecrit par : Jeremy | 31 mai 2007

Je livre la dépêche comme elle m'a été transmise.

"© AFP/Archives Clary
VARSOVIE (AFP) - mardi 29 mai 2007 - La médiatrice polonaise aux Droits de l'enfant a annoncé qu'elle allait étudier si la série télévisée britannique pour enfants Teletubbies constitue ou non une promotion voilée de l'homosexualité.
"Il serait bien qu'un groupe de psychologues en parle avec les enfants. Il faut l'examiner. S'il y avait une promotion d'attitudes inappropriées, il faudrait réagir", a déclaré Mme Ewa Sowinska.
La médiatrice, nommée en Pologne par la chambre basse pour un mandat de cinq ans, a souligné dans l'hebdomadaire Wprost que l'un des personnages masculins de la série, Tinky Winky, porte avec lui un sac à main, accessoire plutôt féminin. "J'ai appris qu'il pourrait y avoir un sous-entendu homosexuel voilé", a-t-elle dit.
Les Teletubbies, une série britannique produite pour la BBC, ont déjà été attaqués aux Etats-Unis par des groupes de conservateurs chrétiens pour les mêmes motifs. Créés par Anne Wood, les Teletubbies, dont 365 épisodes ont été produits entre 1997 et 2001, sont destinés aux très jeunes enfants (de 0 à 2 ans). Ils ont déjà été diffusés dans 120 pays."

JPB

Ecrit par : brighelli | 31 mai 2007

Dire que l'Europe s'est battue il y a 200 ans pour que ce pays pût exister!!!!! En Europe de 2007, il n'y a guère de société qui ait connu une telle régresion intellectuelle. Prenant modèle sur la bigoterie de combat chère à Bush, la Pologne s'est offerte aux deux démons fétides, les ridicules nains Kaszcinski...catholards extrêmistes (qui, au passage valent bien en saloperie les Talibans) réacs, ultralibéraux. Les Nains Kaszcinski ont en quelques années fait de ce pays qui avait du temps de Geremek et de Mazowieczki (1990-1995) retrouvé la voie vers la social-démocratie d'inspiration scandinave, après 70 ans de cauchemar nazi puis communiste, une petite république noirâtre, totalement inféodée à l'Eglise. Or, non seulement l'Eglise joue en Pologne le rôle que l'on sait, mais il s'agit de la fraction la plus rétrograde et obscure du catholicisme. La Pologne est en voie de fascisation religieuse. Et cette histoire des Teletubbies homosexuels, prêterait à hurler de rire et à jeter le discrédit sur les deux étrons qui gouvernent le pays, s'il n'y avait là-dedans un fait d'UNE GRAVITE EXTREME pour la démocratie.
D'abord parce que, sans la moindre paire de pincettes, on fait de l'Homosecxualité un délit, du jamais vu depuis le nazisme,
et ensuite parce que nous somes dans la prémisse d'un état totalitaire, dont le modèle pourrait s'étendre à toute l'UE. Un fascisme informatisé et soft, avec des entreprises aux noms en "eo" en "ys", et constituée de cadichons.
Enfin, ce que prouve cette connerie, c'est que nous avons vécu, en Occident une parenthèse de liberté inouïe nonobstant les anicroches et les douleurs, et qui se ferme à jamais.
Souvenez-vous, les petits profaillons : j'avais, sur Bonnet d'âne, il y a quelques mois ,signalé que ma principale de collège avait refusé que nous emmenâssions nos élèves à l'expo Rouault-Matisse, parce que l'affiche montrait un cul ou une bite, je ne sais plus. Consternant.
Surtout que pendant qu'on traque les Télétubbies, les traqueurs, les Kaszcinski et autres, laissent en paix les réseaux pédophiles sur Internet, et l'Eglise aussi; Dame le Vatican et l'Opus Dei en croquent. Et une myriades d'évèques s'essuie la queue aux tentures des églises après avoir fourré les mômes. Infâmie, Tartufferie, Gangstérisme.
Et pour faire passer la pilule, si l'on ose dire, on balance dans l'opinion polonaise abrutie comme ailleurs par la télé, Auchan , Carrefour, les boules puantes venimeuses de l'antisémitisme; ça occupe.
Nous sommes VRAIMENT mal barrés. Et du coup les Télétubbies me sont sympathiques.

Ecrit par : montaigneàcheval | 31 mai 2007

Entièrement d'accord avec JPB et Montaigne pour déplorer le tournant pris actuellement par cette Pologne que nous avions "au coeur" du temps de Solidarnösc et du soulèvement des ouvriers de Gdansk dans les années 80.

Cette ridicule affaire des " télétubbies " s'ajoute à celle de la "lustration de la mémoire". Quand on pense que Bronislaw Geremek a été déchu de son mandat pour avoir refusé de déclarer s'il avait ou non collaboré avec les anciens services secrets !

Il faut défendre le principe de laïcité et répéter sur tous les tons, à temps et à contretemps, au croyants comme aux incroyants, que l'Evangile n'a rien à voir avec l' ordre moral.

Ecrit par : Robin | 31 mai 2007

Il est vrai mais je crois que Paul condamne les efféminés. C’était l’époque je suppose . Il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre dans la Bible.

Ecrit par : B. | 31 mai 2007

Paul???? de Tarse????? Mais mon bon, ça fait 2000 ans ou presque. Et ça prouve une chose, que l'ignominie n'a pas d'âge. Les peuples antiques, et donc polythéïstes , eux, avaient intégré l'homosexualité dans le cours de leur civilisation. Les Grecs, les Romains, les Parthes n'y voyaient pas matière à diabolisation. Je crois femrement que la pénalisation de l'homosexualité est née du monothéïsme mosaïste, juif, chrétien et musulman. Dans les trois religions du livre, même stigmatisation de l'homosexualité. Freud dans son livre inouï "Moïse et le monothéisme" nous donne une piste. Le monothéïsme repose sur une conception "virile" de Dieu. Une conception presque "militaire". L'homosexualité, surtout masculine s'oppose radicalement à la Génèse. Puisque le plaisir devient une fin essentielle et non plus une récompense, en quelque sorte.
Bref, tout cela ne nous rassure pas. Et comme vous le diutes très bien, B, il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre.
L'interpétation bornée et régressive de laz Bible conduit évidemment aux mêmes errements fazsicstes que celle aussi bornée et régressive du Coran ou de la Torah: en conclusion: l'intelligence livrée aux cons.
Comme la pensée de Marx livrée aux animaux bolchéviques.
Nietzsche ne haïssait rien tant que les disciples et les épigones....Mais qui lit Nietzsche????

Ecrit par : montaigneàcheval | 31 mai 2007

Paul?????de Tarse???? Celui du Chemin de Damas??? ça fera 2000 ans. Et si un pays applique les préceptes de Saint-Paul , deux millénaires plus tard, c'est proprement terrifiant.
Sauf que les choses sont encore plus complexes qu'il n'y paraît:
la stigmatisation de l'homosexualité, masculine surtout est éminemmet lizée au monothéïsme. A preuve, les peuples antiques, et pas seulement les Grecs, avaient intégré l'homosexualité dans leurs principes sociaux. Les "religions du livre" sont fondées sur une conception "productive" de la sexualité. Le plaisir est assujetti à la parturience. Donc pas de plaisir sans enfantement. La Vierge est une métaphore absolue de ce précepte: c'est l'enfantement SANS le plaisir.
Et cela n'a rien à voir avec la mort du Christ, pusique le judaïsme et l'Islam, surtout, ont les mêmes préventions contre l'homosexualité. Cela a à voir ,sans doute avec la masculinité, la virilité de Dieu. Dieu est masculin, a de la testostérone. L'homme (vir) étant sculpté à son image, il ne peut en dévier.
Tiens, un détail amusant , en latin, homme se dit homo, qui veut dire en grec semblable......
Donc l'origine de cette haine de l'homosexualité est à trouver dans ce côté préchi-précha des exégètes bibliques, qui ont souvent aussi peu compris les textes sacrés, comme vous le dites si bien, B., que les abrutis bolchéviques, les Lénine et autres malfrats ont compris Marx!!!!

Nietzsche haïssait les disciples, les épigones et les exégètes. COmme il avait raison.

Ecrit par : montaigneàcheval | 31 mai 2007

doublon, parce que cette foutue machine m'avait squizzé mon truc...et puis en fait non. Entschuldigung.

Ecrit par : montaigneàcheval | 31 mai 2007

Pour en revenir à l'EN, voici ce témoignage lu ce matin, sur le forum lire-ecrire.

"ouf !
Je viens de découvrir ce site et je suis soulagée de voir que d'autres que moi s'inquiètent pour l'avenir de l'école....sérieusement je commençais à désespérer !

Je suis maman de trois filles actuellement en 5°, CM2 et CE1 ; alors que les 2 grandes ont acquis de bonnes bases en primaire, au niveau conjugaison, grammaire ou mathématique, la petite dernière me posait quelques soucis : d'abord j'ose affirmer que je suis à 80% responsable de sa réussite dans l'apprentissage de la lecture puique j'ai rattrapé le 'bidouillage' de son institutrice de CP en la faisant travailler à la maison, grâce à l'expérience acquise avec mes aînées !

Et cette année, surprise de ne voir aucun exercice de conjugaison ou de grammaire , je suis allée voir l'instit qui m'a gentiment expliqué les nouvelles méthodes préconisées notamment pendant les stages auxquels elle a participé, c'est-à-dire que les instituteurs ne sont plus là pour apprendre quoi que ce soit aux élèves puisque des ' chercheurs pédagogues' ont démontré (?) que tous les élèves possèdent le même savoir naturel et que le rôle des instits n'est plus que 'd'extraire ce savoir ' ; par conséquent tout le monde le comprend (?) il n'est plus nécessaire de faire apprendre de leçons ( je me demande ce que ça donne avec par exemple les tables de multiplication ! ) ou de faire faire des exercices !

Ce serait presque risible si ça n'était pas aussi grave ! J'ai d'abord pensé qu'elle se fichait royalement de moi ; puis j'ai cherché sur internet la position de l'éducation nationale....et bien non ce n'était pas une plaisenterie apparemment....encore qu'à mon avis, renseignements pris dans d'autres écoles, elle est une des rares à appliquer le programme aussi bien !

Depuis j'y ai beaucoup réfléchi : avec ces changements de programmes, de méthodes plus ou moins logiques ( et là on touche le ridicule ) , chaque instituteur applique ce en quoi il croit, en fonction des élèves qu'il a devant lui, avec le seul but très large de leur apprendre à lire, écrire et compter......que d'inégalités en perspective !!!!

Le résultat au final est que si les parents ne veulent pas voir leur enfant largué ( en cas de changement d'école par exemple ) ils doivent compenser derrière ! C'est ce que je fais mais avec rage : je n'ai jamais eu l'ambition d'enseigner et pourtant dernièrement j'ai dû apprendre à ma fille ce que conjuguer un verbe voulait dire et je prépare de nombreuses séances de rattrapage pendant les vacances !

Vous l'avez compris je suis en pleine révolte, remplie de colère, avec l'envie de me pointer au ministère de l'éducation nationale et de 'secouer' les braves pédagogues !

Et en association avec cette rage, je suis heureuse de savoir que je ne suis pas seule et qu'il y a des actions lancées . Mis à part la pétition, que j'ai signé bien sûr, que peut-on faire d'autre ? "

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 31 mai 2007

Vous avez raison MàC mais tout est-il religieux là-dedans ? Regardez ce qui s’est passé récemment en Russie avec cette gaypride qui dégénère en bastonnade où les nationalistes et les nazis s’en donnent à cœur joie ? Est-ce culturel ?

http://www.liberation.fr/actualite/societe/187017.FR.php

Mais bon, on ne peut nier que les religieux apportent leur soutien à ce genre de pratiques, voire les encouragent :





« MOSCOU, 29 janvier - RIA Novosti. Le maire de Moscou Iouri Loujkov a déclaré lundi qu'il n'autoriserait pas la tenue d'une Gay Pride dans la capitale russe.
"L'année dernière, une pression sans précédent avait été exercée sur Moscou pour qu'une parade homosexuelle y soit organisée. Cette parade ne peut être considérée autrement que comme une action satanique. Nous ne l'avions pas admise et nous ne l'admettrons jamais", a-t-il indiqué dans son discours prononcé au Palais national du Kremlin au 15e forum orthodoxe international.
Le maire a remercié le patriarche de Moscou et de toutes les Russies Alexis II pour son soutien apporté dans cette situation complexe, alors que les autorités de Moscou faisaient l'objet d'une forte pression, surtout de la part de l'Occident.
"Les milieux religieux mondiaux constatent aujourd'hui une crise de la religion en Occident. Dans certains pays d'Europe, des mariages homosexuels sont célébrés, des manuels sur le sexe y sont introduits dans les petites classes à l'école. Ces informations pervertissent la conscience immaculée des enfants", a estimé Iouri Loujkov.
Il a en outre jugé inadmissible de "faire propagande de l'amour homosexuel", de "blasphémer sous couvert de la création artistique et de la liberté d'expression", et de réhabiliter le fascisme. "Nous lutterons inlassablement contre la xénophobie, le chauvinisme, la haine et la violence", a souligné le maire. »

Ecrit par : B. | 31 mai 2007

B. CQFD......En Russie, c'est le même topo: mais là c'est l'orthodoxie qui ronge le pouvoir mafieux, avec l'aide des nazis et des nationaux-bolchéviques. Je pense que nous avons vécu une formidable parenthèse de liberté de 200 ans, malgré les inombrables drames et avatars, qui n'empêchaient pas la liberté et la démocratie de renaître. Mais nous en voyons la fin. Nous revenons à la "normale", à l'obscurantisme et aux bûchers.

Et , excusez-moi, Madame Valette, et néanmoins chère collègue, "revenons à l'EN" dites-vous, mais nous y sommes, et en plein. Car songez ,je vous prie, quel est par exemple le rôle de l'EDUCATION CIVIQUE ou de l'HISTOIRE????
Est-ce que la politique est une tare? Est-ce que la politique n'a pas le droit de cité dans l'EN? justement. Tout est politique et surtout l'enseignement.
Si l'on suit votre exaspération qui se résume en "ras-le-bol de tous ces cons quoi polluent notre cher blog par des sujets qui no'nt rien à voir avec l'éducation" , j'en conclue que , pour vous le fracas des batailles, comme disait François 1er, la houle du monde, les cris, les sanglots, les hurlements des peuples, les vociférations des thuriféraires du totalitarisme, les voix fluettes et solides de la liberté n'ont pas droit de cité dans nos écoles. Et l'on devrait se contenter de la soupe fade et indigeste des considérations plates comme un quai de gare sur "les structures pédagogiques"? sur "la vie des établissements". Mais, c'est comme le naufrage du Titanic, quand l'orchestre du bord joauit imperturbablement "Plus près de toi, Mon Dieu" quand l'univers sombrait.
Vaste priogramme et qui en dit long sur la pusillanimité de beaucoup d'entre nous.
Serviteur.

Ecrit par : montaigneàcheval | 31 mai 2007

conclus, pas conclue.

Ecrit par : montaigneàcheval | 31 mai 2007

Le pauvre Tinky Winky se défend de ces vilaines rumeurs à Pittsburgh, pour ceux qui comprennent l'anglais :
http://www.youtube.com/watch?v=i8rOiTI2TH4

Ecrit par : Lariba | 31 mai 2007

Tinky Winky va-t-il se taper la serveuse ?
La suite au prochain épisode...

Ecrit par : yann | 31 mai 2007

Et Pooh va se taper les Frères Kasczinski, à la zouave, sans vaseline.

Ecrit par : montaigneàcheval | 31 mai 2007

"Les Teletubbies, une série britannique produite pour la BBC, ont déjà été attaqués aux Etats-Unis par des groupes de conservateurs chrétiens pour les mêmes motifs. Créés par Anne Wood, les Teletubbies, dont 365 épisodes ont été produits entre 1997 et 2001, sont destinés aux très jeunes enfants (de 0 à 2 ans). Ils ont déjà été diffusés dans 120 pays."

JPB

N'êtes-vous pas scandalisés qu'on colle des nourissons devant la télé (pour avoir la paix pendant qu'ils s'abrutissent dès le maillot?) Quel que soit le genre d'émission.

Pourtant, les enseignants savent bien que l'attention des élèves est en raison inverse du temps passé devant la télé.

Montaigne, je ne suis pas une collègue, mais une simple mère et grand-mère.

Si vous relisez les BO (je pense que peu d'enseignants les ont lus) vous y verrez que moi aussi je me bats pour l'EN quand je trouve qu'ils signent l'arrêt de mort de l'EN.

Quant à l'histoire, est-ce qu'on en fait encore? Et le "Vivre-ensemble" (ou Education civique) cher à Meirieu ? Pas davantage.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 31 mai 2007

Pour essayer de répondre sur la Bible et l'homosexualité, d'après ce que je peux comprendre :
La question de la condamnation de l'homosexualité dans la Bible ne peut être séparée de celle de l'altérité. Dans le récit de la Création, Dieu crée l'être humain (et non l'homme masculin, problème de vocabulaire en français), "homme et femme" : Dieu est un être de relations et son désir est que l'être humain ait une relation profonde, épanouissante avec un autre qui soit différent. Elle est une relation exclusive avec un(e) partenaire ce qui explique la condamnation de toutes les pratiques qui ne respectent ni l'altérité, ni l'exclusivité dans la relation, ni la spécificité du genre humain : homosexualité, zoophilie, adultère, inceste...
Il ne faut pas oublier non plus que la Bible condamne les infanticides, les sacrifices humains..., ce qui n'était pas le cas de toutes les civilisations antiques, grecques et romaines comprises.
L'enseignement du Christ tel qu'on peut le découvrir en lisant les Évangiles tend à redonner toute sa dignité à l'être humain et à le libérer des chaînes qui peuvent l'asservir. Cette liberté chrétienne permet d'établir des relations justes avec le prochain : sachant qui il est, l'être humain n'a plus besoin d'opprimer l'autre pour s'affirmer et peut venir en aide à celui qui en a besoin.
Accepter cet enseignement, implique accepter l'idée d'un Dieu transcendant qui a établi des valeurs morales universelles, dans le but de permettre aux humains de vivre ensemble.
Ce qui est condamné c'est ce qui asservit et non la personnes asservie : elle est appelée à se détourner de ce qui l'asservit pour entrer dans une relation avec Dieu.
Malheureusement, par soif de pouvoir et désir d'opprimer l'autre, les églises chrétiennes ont trop souvent perverti l'enseignement réel du Christ.
Libre à chacun de croire ou non, mais honnêtement le modèle proposé par le Christ (et non pas par l'église chrétienne au long de l'histoire) me plaît mieux que celui de Nietzsche.
Vivre avec le souci de l'autre ("Faites aux autres ce que vous aimeriez qu'ils fassent pour vous") n'est pas un mauvais programme de vie non ?
Je vais sûrement me prendre une volée de bois vert. Tant pis. Le christianisme est souvent attaqué, il faut bien de temps en temps que quelqu'un le défende.
Même si des crimes ont été commis en son nom (quelle idéologie ne porte pas également cette responsabilité), il a mis en marche des personnes dignes de respect : Mère Teresa, l'Abbé Pierre, William Wilberforce, Florence Nightingale... et permis des changements profonds dans la société à certaines époques.
Et suite au témoignage transmis par Anne-Marie, je dirais merci à tous ceux qui essaient de faire quelque chose pour l'école et nos enfants, qu'ils croient au ciel ou qu'ils n'y croient pas.

Ecrit par : lucile | 31 mai 2007

Mais tout à fait de votre avis sur la profonde et dévastatrice débilité des émissions pour gamins....ce n'est pas de cela dont il s'agit, si vous me permettez. Il s'agit d'une condamnation raciste et fascisante par le gouvernement des Etrons Kasczinski de l'homosexualité.
Quant à l'Education Civique, à l'Histoire et à la Géo, rassure-vous je l'enseigne avec passion et en l'incluant dnas le monde comme il va, aurait dit le grand Votlaire.
Et ,non, je suis prof depuis 25 ans et je n'ai JAMAIS lu le B.O, sauf ...pour voir les dates des vacances. J'ai suffisamment d'argent pour m'acheter du papier-toilette efficace ,sans avoir recours à ce pauvre ersatz!!!

BâV

Ecrit par : montaigneàcheval | 31 mai 2007

Mon fils étant un peu grand pour les teletubbies et comme je ne suis pas encore grand-mère, je viens de rechercher sur google-images de quoi il s'agit : des bambins larvaires en barboteuse pastel, dans un décor eiusdem farinae, avec des trucs curieux sur la tête. Homosexuels, les teletubbies ? Mais il faut vraiment avoir l'esprit mal tourné, ma foi (révérence parler) ou n'être pas très clair soi-même...
Ca a l'air gnangnan comme tout, ce machin, moins sympa que les Bisounours, certes, mais charmant pour les petits, me semble-t-il. Tous ces religieux obsédés feraient mieux de s'occuper de leurs propres fesses à défaut de leurs fesses propres, si j'ose m'exprimer ainsi ! Cela dit, pendant qu'on amuse la galerie avec les teletubbies gays, on fait passer la pilule d'une politique ultralibérale désastreuse et ruineuse pour les malheureux Polonais, passés d'un communisme de pénurie à un capitalisme mafieux qui achève de les ruiner -- sauf ceux qui profitent du système, les fraudeurs et les banquiers, comme dans Balzac... relire Barberis). Avec un bon peu d'antisémitisme -- la chose en Pologne la mieux partagée, y compris à Cracovie, quand on pense qu'Auschwitz est a côté ! -- tout va pour le pire au pays du père Ubu.
A bas toutes les calottes, sauf celles qui se perdent...

Ecrit par : FGuichard | 31 mai 2007

Dieu est un être de relations et son désir est que l'être humain ait une relation profonde, épanouissante avec un autre qui soit différent.

Ecrit par : lucile | 31 mai 2007

Vous connaissez les désirs de dieu, vous ?
Trop forte !!

Ecrit par : yann | 31 mai 2007

@ yann
Je me place du point de vue d'une personne qui accepte ce que la Bible révèle de Dieu.
A chacun ses croyances ou non croyances.
Ca m'aide à vivre dans ce monde un peu (très ?) fou.

Ecrit par : lucile | 31 mai 2007

Très beau et courageux témoignage, Lucile.

Merci à vous .

J'ajoute, au risque de me faire traiter encore de "dame patronnesse" (avec deux n) que je me bats pour une école de qualité, car ceux qui sont lucides (et informés) doivent bien se rendre compte que JAMAIS l'école n'a été aussi inégalitaire.
Les enfants, quelle que soit leur origine sociale, leur origine ethnique, sont capables d'apprendre à lire et écrire, si on leur en donne les moyens, ce qui n'est plus le cas maintenant.

Le témoignage de cette mère de famille est très parlant : Patricia, qui fait l'école à la maison, se sentira confortée dans sa décision.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 31 mai 2007

Merci, merci, merci FC GUICHARD......

Ecrit par : montaigneàcheval | 31 mai 2007

homosexualité, zoophilie, adultère, inceste...
Diable, c'est le cas de le dire, Lucile, vous n'y allez pas de main morte...Donc pour vous l'homosexualité est uen perversion ,comme la zoophilie, et la nécrophilie que vous avez oubliée....
Merci pour les hommes et les femmes qui s'aiment entre eux ,tendrement, affectueusement, ardemment. POur vous, un homme qui baise un autre homme ,c'est un homme qui baise un porc, un cheval ,une chèvre, un poisson rouge, un zébu??
Une lesbienne , c'est une amatrice de truies, de vaches???

Et vous vous dites chrétienne??? respectueuse du "message évangélique". mais en lisant ça, le pauvre Jésus doit regretter amèrement de s'être sacrifié pour des gens comme vous.

Je précise, je suis hétéro à 1000%. J'aime les femmes. la femme. Son corps, son odeur, sa fragrance, sa présence. Je suis donc parfaitement en paix avec ma conscience. Mais si on attaque les homosexuels, je serai homosexuel.
Voilà, nous sommes en plein dans le coeur du débat.Et c'est la raison essentielle pour laquelle je ne suis ni chrétien ni croyant.

Dieu est mort, décidément.

Ecrit par : montaigneàcheval | 31 mai 2007

@ yann
je ne mépriserai jamais personne pour ses idées, si haïssables soient-elles !

Ecrit par : lucile | 31 mai 2007

on fait passer la pilule d'une politique ultralibérale désastreuse et ruineuse pour les malheureux Polonais, passés d'un communisme de pénurie à un capitalisme mafieux qui achève de les ruiner -- sauf ceux qui profitent du système, les fraudeurs et les banquiers...

Ecrit par : FGuichard | 31 mai 2007

Aux pourfendeurs du capitalisme, du libéralisme comme à ceux du communisme, enlevez vos oeillères ! (ce n'est pas pour vous en particulier, Françoise).
La corruption est inhérente à la nature humaine, petite ou grande corruption, dès que l'on peut frauder, gratter, mettre à gauche (ou à droite), la tentation est forte.
D'un système à l'autre, les profiteurs ne sont pas les mêmes (et encore, voyez la Russie, ce sont les profiteurs de l'URSS qui s'en sont mis plein les poches après 91). Et les méthodes diffèrent. C'est tout.
Le libéralisme offre peut-être un peu plus de possibilités et d'impunité, et encore, je n'en suis pas si sûr. Et je ne suis pas nostalgique du goulag.
C'est sans doute un tort, car je pense que MàC a raison : nous avons vécu une parenthèse dorée, qui prend fin, et je me mord les doigts d'avoir fait des enfants que je ne pourrai pas protéger éternellement.

Ecrit par : yann | 31 mai 2007

@ yann
je ne mépriserai jamais personne pour ses idées, si haïssables soient-elles !

Ecrit par : lucile | 31 mai 2007

Je ne vous méprise pas, détrompez vous.
Mais relisez l'ancien testament, et comptez donc le nombre de villes détruites par dieu. Rappelez vous Sodome et Gomorrhe.

à MàC : à ce sujet, et au sujet des télétubbies, çà devait être quelque chose, la gomorrhie !!!

Ecrit par : yann | 31 mai 2007

A mon avis tout ça est un peu plus compliqué . Alors boum le passage de l’épître aux Corinthiens que je livre à votre sagacité :

« Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront point le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères,
6:10
ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n'hériteront le royaume de Dieu.
6:11
Et c'est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus Christ, et par l'Esprit de notre Dieu.
6:12
Tout m'est permis, mais tout n'est pas utile ; tout m'est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit.
6:13
Les aliments sont pour le ventre, et le ventre pour les aliments ; et Dieu détruira l'un comme les autres. Mais le corps n'est pas pour l'impudicité. Il est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps.
6:14
Et Dieu, qui a ressuscité le Seigneur, nous ressuscitera aussi par sa puissance.
6:15
Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ? Prendrai-je donc les membres de Christ, pour en faire les membres d'une prostituée ?
6:16
Loin de là ! Ne savez-vous pas que celui qui s'attache à la prostituée est un seul corps avec elle ? Car, est-il dit, les deux deviendront une seule chair.
6:17
Mais celui qui s'attache au Seigneur est avec lui un seul esprit.
6:18
Fuyez l'impudicité. Quelque autre péché qu'un homme commette, ce péché est hors du corps ; mais celui qui se livre à l'impudicité pèche contre son propre corps.
6:19
Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? »

Au passage , cet extrait permet de corriger quelques fausses idées sur la perception du corps chez les chrétiens.

Ecrit par : B. | 31 mai 2007

Oui, Yann, en effet!!!!

Maintenant, ce que je constate ,c'est que les chrétiens, comme Lucile, que moi, je respecte profondément, et pour lesquels je me battrais s'il le fallait , que les chrétiens, donc, eux sont modelés par l'histoire de Sodome et Gomorrhe, Yann a raison!!!
Quoi!!!!!! Dieu punit ce qu'il ESTIME être une abomination. Mais c'est lui, si on reprend le mode d'emploi, qui l'a créée, cette abomination....
Et puis, foutre, de quel droit mettons-nous nos nez dans les slips de l'humanité??? De quel droit nous arrogeons-nous les permis de forniquer??? Qui sommes-nous pour juger??? Lâme humaine est un poussin fragile, proie rêvée pour les corbacs bigots. Le secret des alcôves est le bien le plus précieux de l'homme, son jardin secret.
Et j'ajoute que flétrir l'homosexualité en l'assimilant à des perversions terribles comme la pédophilie, l'inceste est un sentiment peu charitable, donc fondamentalement antichrétien.
Quant à l'adultère???Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, je suis derrière, disait Brassens....
Tout cela, ce discours mièvre et geignard des marathoniens de la Bible, qui vous ressortent leur amour de l'autre à toutes les sauces, est une feinte grossière du gangstérisme international. On amuse les niais, en leur disant de haîr les homos, les Juifs etc, pour que le capitalisme puisse détruire la planète en paix.
L'Abbé Pierre.....un clown, pour détourner l'attention des foules empapaoutées dans leur émotion des vrais problèmes: celle de l'exploitation éhontée de l'homme par l'homme, mais ça, les christiano-boutonneux, mains tordues de douleur, ils s'en tapent. Au lieu d'emmerder les homos, pourquoi l'Eglise n'excommunie--elle pas ceux qui exploitent les gosses, les violent, les utilisent pour la guerre, polluent les fleuves ,les mers, laissent la Scientologie ravager l'Educ Nat etc???
Parce que l'Eglise en croque, du fric, des réseaux pdophiles , de la mafia....voyez leBanco Ambrosiano...
Et basta. Vivent les homosexuels, les adultères et merde aux curetons.

Ecrit par : montaigneàcheval | 31 mai 2007

Au fait, pour les Telletubies, rappelez-vous qu’on avait accusé « Bob l’éponge » d’être un dessin animé « crypto-gay » , qu’on disait que Batman était un pédophile ( avec Robin) et un psychiatre avait même dit que Wonder Woman incitait à a débauche parce que le lasso autour de sa taille symbolisait la grosseur de son vagin !!!

Ecrit par : B. | 31 mai 2007

Et tout ça se passait aux U.S.A. ça vous inquiète ?

Ecrit par : B. | 31 mai 2007

Il y a de redoutables bretteurs ici, qui par l'écrit donnent des coups d'estoc et c'est bien pour cela que pendant longtemps je n'osais intervenir. Je n'essaierai pas d'avoir le dernier mot, ce n'est pas ce que je cherche. C'était juste de donner un éclairage. S'il vous déplaît ou vous indispose, libre à vous, je ne veux pas vous convaincre à coups d'arguments.

@yann
désolée de m'être mal fait comprendre, je n'ai pas senti de mépris de votre part.
Je ne comprends tout sur les actes de Dieu ! Je suis pas si forte !

@montaigneàcheval
Désolée que vous ayez mis l'accent sur une seule partie du message. Je ne me permettrai jamais de condamner une personne homosexuelle (j'en connais dans mon entourage), ni de l'assimiler avec les zoophiles. J'ai aussi mentionné l'adultère.
Mon but était de montrer que la Bible a une cohérence entre sa pensée sur l'être humain et les pratiques qui en découlent. Qu'on soit d'accord ou pas.
Je crois que l'essentiel est de se demander : est-ce que ma vie est tournée vers l'autre et son bonheur ? Comment est-ce que je peux faire au mieux ? Et de mettre ses actes en accord avec ses principes.

Ecrit par : lucile | 31 mai 2007

La volée de bois vert est arrivée, comme je m'y attendais, mais je n'ai pas le courage de rendre coup pour coup (je fais partie des faibles, du peuple d'esclaves), alors je rentre dans ma coquille et je me tais.
J'ai essayé d'exprimer une opinion mais la place manque pour les développements nuancés. Il vaudrait mieux être autour d'une table.
Je continuerai à lire toutes les contributions intéressantes sur ce blog et à m'amuser de celles qui tapent dur (même si elles tapent dur sur les chrétiens !) quand elles le font avec humour et esprit.

Ecrit par : lucile | 31 mai 2007

Et pour faire la paire le révérend J. Farwell (un américain) accuse également les teletubbies d’être crypto-gay. Bon , j’arrête là cette petite revue.

Ecrit par : B. | 31 mai 2007

Mais non, Lucile, personne n'a voulu vous dégoûter/démonter/débouter.

Je pense juste qu'éduquer, c'est armer.
Alors que donner à croire, en dieu, en Ron Hubbard, aux petits hommes verts, au communisme (aux petits hommes rouges), en Meirieu ou au Saint Salsifi, c'est désarmer.

Ecrit par : yann | 31 mai 2007

Un éclairage de Pierre Legendre sur la question posée par ce fil: "nous sommes tous des homosexuels"...mais de là à faire des homosexuels, ou par ailleurs des enfants, des handicapés, des afro-français, des juifs etc... une "minorité" dotée par la loi de droits particuliers, il y a un pas à ne pas franchir. Oui, mais pour combien de temps encore?

Question: Comment ne pas penser à la façon dont Ernst Kantorowicz a fait du souverain l'énonciateur de la loi, le corps du pouvoir. Est-ce dans la même perspective que vous montrez que le corps ne se réduit pas au biologique, que, chez l'homme, la vie de la représentation prime sur la vie animale et qu'il n'y a pas de corps sans fantasme du corps ?

Pierre LEGENDRE: J'ai correspondu avec Kantorowicz. J'ai fait traduire ses articles aux Presses universitaires de France. L'anthropologie travaille à la fois l'image, le corps et le mot. Comme lui, je pense que la modernité commence au XIIe siècle avec le Moyen Age classique, quand le christianisme latin s'est approprié le legs historique du droit romain en sommeil depuis plus de 500 ans.
Ce fut le début de l'Etat moderne, qui bat aujourd'hui en retraite sous les coups de l'affirmation de l'individu. Et les Etats contemporains se lavent les mains quant au noyau dur de la raison qui est la différence des sexes, l'enjeu œdipien. Ils renvoient aux divers réseaux féodalisés d'aujourd'hui l'aptitude à imposer législation et jurisprudence.
Pensez aux initiatives prises par les homosexuels. Le petit épisode du pacs est révélateur de ce que l'Etat se dessaisit de ses fonctions de garant de la raison. Freud avait montré l'omniprésence du désir homosexuel comme effet de la bisexualité psychique. Un exemple de transposition culturelle : le rituel monastique qui chante Jésus en l'appelant "notre Mère". La position homosexuelle, qui comporte une part de transgression, est omniprésente.
L'Occident a su conquérir la non-ségrégation, et la liberté a été chèrement conquise, mais de là à instituer l'homosexualité avec un statut familial, c'est mettre le principe démocratique au service du fantasme. C'est fatal, dans la mesure où le droit, fondé sur le principe généalogique, laisse la place à une logique hédoniste héritière du nazisme.
En effet, Hitler, en s'emparant du pouvoir, du lieu totémique, des emblèmes, de la logique du garant, a produit des assassins innocents. Après Primo Levi et Robert Antelme, je dirai qu'il n'y a aucune différence entre le SS et moi, si ce n'est que pour le SS le fantasme est roi. Le fantasme, comme le rêve qui n'appartient à personne d'autre qu'au sujet (personne ne peut rêver à la place d'un autre), ne demande qu'à déborder.
La logique hitlérienne a installé la logique hédoniste, qui refuse la dimension sacrificielle de la vie. Aujourd'hui, chacun peut se fabriquer sa raison dès lors que le fantasme prime et que le droit n'est plus qu'une machine à enregistrer des pratiques sociales.

Je fais remarquer en passant que les premières décisions politico-financières prises par le nouvellement élu Président de la République (!?) visent directement son électorat: les chefs d'entreprises, les petits propriétaires immobiliers, les salariés qui se lèvent tôt etc...Quant aux enseignants , ces fainéants de la petite bourgeoisie d'Etat ils devront se serrer la ceinture et continuer à simuler leur ancienne fonction généalogique.

Ecrit par : dator formarum | 31 mai 2007

"Donner à croire en Meirieu, c'est désarmer."
Bien dit, yann! On en voit les effets dans le collège d'aujourd'hui.

Ecrit par : Jean | 31 mai 2007

Je précise, je suis hétéro à 1000%. J'aime les femmes. la femme. Son corps, son odeur, sa fragrance, sa présence. Je suis donc parfaitement en paix avec ma conscience.
Ecrit par : montaigneàcheval | 31 mai 2007

Question à partir de cette phrase mais qui n'est nullement adressée à MàC en particulier.
Et le désir et les fantasmes féminins, les tolérez-vous ou les jugez-vous preuve de dérèglement, de nymphomanie.
Tant de gens acceptent ou tolèrent l'homosexualité et s'offusquent encore au fond d'eux-même du plaisir et du désir féminin.

Ecrit par : dobolino | 31 mai 2007

Bof pour Freud qui vivait à une époque où on cherchait des causes physiologiques à l’homosexualité. Pour le reste , pas vraiment d’homosexualité en religion. Juste une transposition de l’amour divin en amour charnel. JC est l’époux , il y a les vierges folles et sages, l’interprétation allégorique du cantique des cantiques. Lacan qui nous dit de Sainte Thérèse qu’elle jouit.

Et il y a même cette phrase étonnante chez St Fr. de Sales : « Chapitre II : Que par la Sainte complaisance nous sommes rendus comme petits enfants aux mamelles de notre Seigneur. » Oui, vous avez bien lu : les « mamelles de notre seigneur »

Ecrit par : B. | 31 mai 2007

Puisque Yann me rassure, je prends le risque de dire encore un mot pour remettre les choses en perspective. Il doit y avoir deux, trois textes sur l'homosexualité dans la Bible, mais des centaines qui condamnent l'amour de l'argent et l'oppression du faible pour des raisons économiques et quelques centaines aussi qui s'en prennent à la religion hypocrite qui met des fardeaux pesants sur les hommes, mais oublie l'amour du prochain.
C'est l'esprit humain qui est sélectif ! Il ne garde que ce qui l'arrange !

Ecrit par : lucile | 31 mai 2007

"Tant de gens acceptent ou tolèrent l'homosexualité et s'offusquent encore au fond d'eux-même du plaisir et du désir féminin."

Ecrit par : dobolino | 31 mai 2007

Et cela ne risque pas de s'améliorer avec la liquidation des acquis de mai 68, chère à notre Sarko national.

François, pas de problème! Même ignare en ce qui concerne le web, si je laisse mon e-mail ici, c'est pour qu'il serve!

Jean-Paul, pourquoi ne pas faire un petit quelque chose en ce qui concerne les posts de toto? Après tout, même à droite, la lutte contre la pollution est devenue un enjeu prioritaire!

Ecrit par : christophe sibille | 31 mai 2007

Je pense juste qu'éduquer, c'est armer.
Alors que donner à croire, en dieu, (...), c'est désarmer.

Ecrit par : yann | 31 mai 2007

J'ai eu une éducation très catho et ça a son utilité dans le fond : on entend tellement de conneries qu'après on est vacciné contre les sectes, les gourous, les curés, etc... Très bien pour apprendre l'esprit critique.

Ecrit par : Japhet | 31 mai 2007

Bonjour,

En effet Anne Marie, le témoignage de Lucile me conforte MALHEUREUSEMENT dans le choix que mon mari et moi-m^me avons fait pour nos enfants et MALHEUREUSEMENT il ne fait que s'ajouter aux nombreux autres témoignages que j'ai reçus de la part de parents que je croise au sein des diverses associations sportives et autres dans lesquelles je m'investis , je sens que je vais aussi être classée dans la ctaégorie des dames patronnesses;):)..Bref...
Lucile , Yann a raison vos interventions ont leur place sur ce blog et bien que je sois très loin de partager vos croyances, la modération de votre ton et votre humilité mérite le respect et la lecture, nous sommes nombreux ici à être très "sanguins";):)Ce blog est un tout et JPB (et je l'en remercie)a parfaitement raison de n'en exclure personne même si je peux souvent comprendre Christophe;). Personne ici n'a été épargné et nous prenons tous des volées de bois vert.
Juste une question croyez vous qu'il faille être croyant pour défendre ces valeurs qu'en tant que croyante vous dîtes tenir de la bible?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 mai 2007

Lu sur un site (le Monde) à propos de la note de vie scolaire: "la plupart des collégiens entrent au lycée parfaitement ignares".
Comme c'est dû au fait que trop de professeurs ont donné avec ardeur dans les méthodes "pédago", y avait-il une autre solution que de décréter qu'un "socle commun" serait donné obligatoirement à tous, puisque les incantations à la gloire de la rigueur et de la beauté de la connaissance restaient lettre morte chez ces nombreux collègues? Autrement dit, puisque le corps enseignant lui-même est souvent complice du dénigrement des connaissances, il faut lui imposer de transmettre un savoir minimum (ou un minimum de savoir).
Simple supputation, évidemment...
Quant à la carte scolaire, sa suppression mettra les établissement en concurrence, et l'on saura très vite dans quel collège ça travaille et dans quel collège ça ne fiche rien. Si bien qu'au bout du compte, tout le monde fera "nolens volens" un effort de sérieux et de rigueur. L'objection qui consiste à dire que "tous les bons éléments s'en iront" me paraît un peu vaine: d'abord, ce n'est pas vrai, tout le monde ne s'enfuira pas de certains collèges "difficiles", et d'autre part aucune population scolaire n'est a priori à condamner, il est toujours - sauf exceptions rarissimes - possible de construire quelque chose sur le plan scolaire avec des enfants. Simplement il faudra de toute évidence cesser d'imposer à ces enfants les méthodes socio-constructivistes les mal-nommées, car elles ne construisent rien, et recommencer à transmettre des connaissances, dans la discipline et l'ordre. Ceux qui se gaussent dans les quotidiens bien-pensants du "retour à l'école d'autrefois" n'ont vraiment rien compris, et ce faisant prolongent la désespérance des enfants des quartiers difficiles.

Ecrit par : Jean | 31 mai 2007

Allez, rebelote...toujours les mêmes qui ne loupent pas une occasion de sortir une ânerie

Ecrit par : Cadichon | 30 mai 2007


Et voilà, le bourricot réactionnaire continue son "pétage de plomb". Au passage, il nous gratifie d'une superbe faute d'orthographe d'usage qu'il sera difficile de faire passer pour une faute d'inattention et/ou une faute de frappe comme en commettent tous les intervenants sur ce blog, y compris, horresco referens, le maître de ces lieux.


Après l'apolologie d'Edmund Burke, que Zeev Setrnhell diférencie bien d'un Joseph de Maistre dans la lignée des Anti-Lumières, il nous fait celle d'Enst Nolte qui, contre tous les témoignages et analyses diverses du National-socialisme, prétend qu'il s'agissait d'une réaction, somme toute normale , à la Révolution d'Octobre...



Une fois de plus, Cadichon est pris en flagrant délit d'inculture historique notoire , comme lorsqu'il évoquait la persécution d'origine "bolchévique" dont aurait été victime le Général Karl Haushofer l'inventeur de Géopolitique , Professeur de Rudolf Hess et inspirateur de la partie de "Mein Kampf" consacrée à laa notion d"'espace vital" et d'expansion à l'Est.


Certes, Karl Haushoffer n'était pas antisémite, sa propre femme était juive mais appartenant à l'Ordre de Thulé , c'est probablement lui qui fût à l'origine d'une partie de la symbolique "arryenne' de l'imagerie National-socialisme.


"Karl Haushofer (1869-1946)

: Karl Haushofer a écrit un certain nombre d'ouvrages, dont Wehr-Geopolitik , Berlin : Junker und Dünnhaupt, 1932 ; Weltpolitik von heute, Berlin : Zeitgeschichte-Verl., 1934 ; Weltmeere und Weltmaechte, Berlin : Zeitgeschichte-Verl., 1937, mais ses textes fondamentaux ont été publiés dans la revue Zeitschrift für Geopolitik, et traduits en français : Karl Haushofer, De la géopolitique, Paris, Fayard, 1986.

Le général bavarois Karl Haushofer est le principal disciple de Ratzel, et il va développer et vulgariser la théorie de celui-ci.

Selon Haushofer si les Etats faibles sont favorables au statu quo territorial les Etats puissants ont vocation à se développer et donc à s'étendre jusqu'à leur espace vital, c'est à dire l'espace qui leur est nécessaire pour vivre. Les frontières ne sont pas intangibles, elles sont l'enjeu d'un combat pour l'existence.

L'Allemagne ne peut pas respecter les frontières qui lui ont été imposées par le Traité de Versailles de 1919. L'Allemagne doit être une grande puissance. Il faut donc qu'elle réalise l'unité de tous les allemands en rentrant dans ses frontières naturelles, c'est à dire dans les frontières qui doivent permettent aux allemands de vivre et de se développer.

L'Allemagne ainsi unifiée sera le pivot de l'Europe et aura vocation à dominer l'Afrique et le Moyen-Orient, son allié mondial étant le Japon qui a vocation à dominer l'Asie orientale, y compris la Chine. Si la Russie renonçait au communisme l'Allemagne pourrait l'autoriser à dominer l'Inde, l'Iran et une partie de l'Asie du sud. Si la Russie ne veut pas renoncer au communisme elle sera divisée en plusieurs Etats sous l'influence de l'Allemagne, et du Japon pour sa partie asiatique. Ainsi l'Angleterre sera affaiblie et les Etats-Unis pourront continuer d'exercer leur influence sur l'ensemble des amériques.

En 1945 Haushofer s'est défendu d'avoir inspiré et approuvé la politique nationale-socialiste d'annexion des territoires étrangers non habités par des allemands, tout en reconnaissant avoir approuvé l'annexion des territoires habités par des allemands (Tyrol du Sud, Sudètes). (Il est contre l'attaque de l'Urss en 1941. Son fils fait partie du complot contre Hitler et est assassiné par la Gestapo. Il se suicide avec sa femme, d'origine juive, en 1946 - Yves Lacoste, Dictionnaire de géopolitique, 1995, préambule p.13)"



http://www.denistouret.fr/geopolitique/concepteurs.html

Quant à Ernst Nolte , François Delpla, auteur d'une des rares biographies d'Hitler fondée sur un sérieux travail d'archives et qui ne ressasse pas les mêmes approximations que l'on trouve dans de trop nombreux d'ouvrages récents sur le National-Socalisme, l'éxécute d'un paragraphe:


"Le nazisme, donc, était possible sans la Première Guerre mondiale ? Nolte conclut que non, tout de même, et intitule son troisième cours "Les catalyseurs : la Première Guerre mondiale et la révolution bolchevique". Il fallait donc ces bouleversements, et même un peu plus : il fallait, pour attiser les passions, "un homme qui ne fût pas simplement un être passionné, mais aussi une passion faite homme". F

Fort bien. Mais quelle était cette passion ? L’anticommunisme, bien sûr ! Comment donc est-ce démontré ?

Eh bien cela ne l’est pas, mais bien plutôt suggéré : la passion de Hitler a la même intensité que celle de Rosa Luxemburg ; cet équivalent quantitatif devient vite, qualitativement, un double parfaitement symétrique et l’antibolchevisme est censé tenir la même place chez le fondateur du nazisme que l’anticapitalisme chez les communistes, en vertu de quelques citations isolées de Mein Kampf... toutes antisémites, mais une seule, en sus, antibolcheviste.

Oui mais... Marx, certes beaucoup moins violent que Lénine ou Luxemburg, était juif, et la majorité de la social-démocratie, derrière Bebel et Kautsky, bien assagie... il n’empêche, elle n’avait pas nommément renoncé à la révolution !

Bref tout est dans tout... et les amalgames de Hitler lui-même, voyant dans les marxistes de toute nuance de vulgaires Juifs, passent avec armes et bagages dans la prose du prétendu historien.

Non point qu’il soit antisémite, lui.

Il est bel et bien, purement, anticommuniste, et mobilise le réel autour de son obsession : le fait d’avoir accouché du nazisme est pour le bolchevisme une circonstance aggravante, et c’est tout ce qui intéresse l’auteur. "


A propos d’Ernst Nolte ET DE SON LIVRE "LES FONDEMENTS HISTORIQUES DU NATIONAL-SOCIALISME"


http://www.delpla.org/article.php3?id_article=266



Reste une question majeure : pour quelle raison, ce bourricot réactionnaire continue-t-il d'ntervenir sur un blog où la quasi-totalité des participants rejettent sa "vision du monde" "vert-de-gris" comme le montrent les réactions à ses propos sur le "parasytisme " (sic) des porteurs de Carte Vitale.



J'ai déjà fait une hypothèse qui prend de plus en plus de consistance:



" La personnalité (ou caractère) paranoïaque

Ce trouble affecte 0.5 à 2.5% de la population générale[. D'un point de vue sémiologique les personnalités paranoïaques se caractérisent par quatre traits fondamentaux qui entraînent à terme une inadaptabilité sociale :

1. la surestimation pathologique de soi-même ;
2. la méfiance extrême à l'égard des autres ;
3. la susceptibilité démesurée ;
4. la fausseté du jugement.


La personnalité paranoïaque implique la présence d'au moins 4 des 7 symptômes suivant :

* Le sujet s'attend, sans raisons suffisantes, à ce que les autres l'exploitent, lui nuisent ou le trompent
* Il est préoccupé par des doutes injustifiés concernant la loyauté ou la fidélité de ces amis/associés
* Il est réticent à se confier à autrui car il craint que l'information ne soit utilisée contre lui
* Il discerne des significations cachées, humiliantes ou menaçantes dans les événements anodins
* Il ne pardonne pas d'être blessé, insulté ou dédaigné
* Il perçoit des attaques contre sa personne ou sa réputation, auxquelles il va réagir par la colère ou la contre-attaque
* Il met en doute de manière répétée et sans justification la fidélité de son conjoint.




http://fr.wikipedia.org/wiki/Parano%C3%AFa


Je rappelle toutefois que la stérilisation forcée fût en vigueur aux USA des années 1850 aux années soixante du siècle dernier...


Il n'est donc pas interdit de penser que notre bourricot réactionnaire puise ses informations de seconde main dans quelque publication de l'extrême-droite américaine .


En France, cette vision du monde est portée par le "Club de l'Horloge", proche de l'aile dure de l'actuelle majorité présidentielle et l'original valant toujours mieux que la copie., il suffit de s'en 'informer


"Le Club de l'Horloge

UN RÉSERVOIR D'IDÉES POUR LA DROITE"

http://www.clubdelhorloge.fr/index.php

Ecrit par : Henri Grégoire | 31 mai 2007

Henri, faites court, si vous voulez être lu, cornecul !!!
Vous n'êtes pas Proust !!

Ecrit par : yann | 31 mai 2007

Je vais sûrement me prendre une volée de bois vert. Tant pis. Le christianisme est souvent attaqué, il faut bien de temps en temps que quelqu'un le défende. iel ou qu'ils n'y croient pas.

Ecrit par : lucile | 31 mai 2007


En ce qui me concerne, je suis totalement d'accord avec vous.


D'une part, il convient de ne pas oublier, comme le font beaucoup d' intégristes "Républicains", la Constitution de la République:



"Article 1er :

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion.

Elle respecte toutes les croyances.

Son organisation est décentralisée.


Certes on peut regretter que les Constituants n'aient pas écrit "La France ...respecte tous les croyants." mais c'est ainsi.


Ensuite; beaucoup de "mécréants" ignorent ou feignent d'ignorer, l'histoire des apports du Judaîsme puis du Christianisme à la philosophiede la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen placée "sous les auspices de l'Être suprême" et figurée, dans l'imagerie républicaine , sous la forme des tables de la Loi rapportées par Moîse du Mont Sinaï .


Nous ne sommes plus à l'époque du Chevalier de la Barre n à celle de la Mission de rechristianisation entreprise par l'Église catholique sous la Restauration ou même de la construction du Sacré-Coeur pour expier les "péchés " des insurgés de la Commune.


Non pas que l'Église ait changé, elle n'accepte le principe de la souveraineté populaire que lorsque le rapport de force lui est défavorable , voyez l'Irlande, la Pologne, l'Espagne et le Portugal en ce qui concerne les Droits des femmes et notamment l'IVG.

De plus, quelque soit le courage , inspiré par leur foi dans les valeurs évangéliques, de ceux qui contribuèrent, au risque de leur vie et de celle de leurs proches , au sauvetage des Juifs et /ou à la Résistance, je n'oublierai faut que Pie XII donna, par le truchement de l"Ambassadeur de France au Vatican, son "nihil obstatt" au Statut des Juifs" du Maréchal Pétain.


Les propos du Cardinal Lustiger sur la Philosophie des Lumières qui aurait conduit à Auschwitz sont bien entendu inacceptables pour un Républicain qui considère avec Georges Clémenceau que "La Révolution est un bloc."

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=252


Ceci étant, je suis allergique tant aux "grenouilles de bénitier " qu'aux "bouffeurs de curé " tel l'ancien ministre de François Mitterand ,et Sénateur "socialiste", Michel Charasse qui ,depuis de longues années, flirte avec la Droite.



La place prise par certains chrétiens contre l'expulsion des enfants de "sans-papiers" me parait plus important que telle plaisanterie vasouillarde sur les Papes Borgia ou le Curé d'Uruffe.

Ecrit par : Henri Grégoire | 31 mai 2007

Bonjour à tous,

Je passe en ce moment le CAPES de lettres modernes et n’ai pas encore d’expérience dans l’EN. Cependant, en observant mon frère de 10 ans (cm2) et l’élève de 3e à qui je donne des cours, j’ai été frappée par leur grande paresse. Un rien les fatigue d’avance: mettre la table, se laver, faire ses lacets … ! Et quand on leur demande de faire des recherches ou d’apprendre une leçon leur dos se voûte, leurs yeux se ferment et on entend un vague grognement « mmmf j’ai pas envie !». Ils sont si paresseux que même réfléchir devient un calvaire pour eux. Auriez-vous une explication à ce phénomène et/ou une idée pour y remédier (dans le cercle familial comme dans l’enseignement) ?

PS : je tiens à tous vous remercier pour ce blog. J’ai voulu devenir prof en partie pour éviter que les générations futures aient le même enseignement désastreux que j’ai eu. On m’a toujours dit que je me battrais pour rien et que mes illusions s’envoleraient bien vite. Maintenant je sais que je ne suis pas la seule à vouloir que les choses changent et j’ai d’autant plus envie de devenir prof. Merci

Ecrit par : PFC | 31 mai 2007

@Pendariès
PS: j'ai lu votre mémoire, Cadichon - sacré boulot"

OMG!...You're amazing! Such dedication makes you definitely PhD material.(:>)
Never too late, told you, can help, and got some ideas for subsistence.
In the mean time, hats off and congrats to YOU...with heartfelt condolences and apologies for the ordeal;
have to look it up, now ..the least I can do! haven't laid eyes on the darn thing in 6 yrs.
Easier said in English, 'cause it's straight from the heart and ...the donkey's mouth!

Ecrit par : Cadichon | 31 mai 2007

Merci pour les encouragements reçus. Je me sens un peu moins seule.
Je n'ai pas l'intention de faire la morale, d'imposer mon point de vue. Simplement, en lisant les témoignages, en voyant tout ce qu'il se passe dans notre société, je trouve que celle-ci manque parfois vraiment de repères.
Le socialisme avait des idées séduisantes d'égalité et de fraternité mais les tentatives de mise en application du côtés de l'URSS et de la Chine et autres n'ont pas été très convaincantes. L'économie de marché avec la liberté des échanges peut sembler intéressante, mais ses effets actuels aboutissent à l'augmentation dramatique de l'écart entre les plus riches et les plus pauvres.
Comment permettre au monde d'aller mieux ? Nous nous préoccupons de nos enfants mais dans bien des pays, beaucoup ne vont même pas à l'école, sont ouvriers dès 5 ans, soldats ou esclaves. Que faire pour eux ?
Je sais qu'en vivant en occident aujourd'hui je participe à l'oppression de millions d'autres en Asie et en Afrique : je fais quoi pour cela ? N'est-ce pas une question importante ? Et l'école ne pourrait-elle pas être le lieu où par la réflexion, on essaie de sortir nos enfants de l'unique perspective du "toujours plus de biens matériels" ? Si c'est le seul but qu'on leur propose, il y a peut-être de quoi parfois être révolté.
Alors, Patricia, je crois que ces valeurs peuvent être partagées par beaucoup d'hommes et de femmes de bonne volonté, croyants ou non. L'avantage, peut-être pour le croyant c'est de savoir pour Qui il le fait.
Mais nous sommes tous invités à rendre notre terre un peu plus vivable, sans nous taper dessus.
C'est peut-être utopique, mais ça donne du sens.

Ecrit par : lucile | 31 mai 2007

Comment permettre au monde d'aller mieux ?

Ecrit par : lucile | 31 mai 2007

"Try Jesus", comme on peut lire le long des routes indiennes...

Ecrit par : yann | 31 mai 2007

PFC,
Vous avez bien raison de vouloir devenir professeur, car les élèves d'aujourd'hui sont tout autant avides de connaissances que nous l'étions. N'écoutez pas ceux qui vous serinent que "les publics ont changé", c'est une ânerie qui leur sert d'alibi pour justifier le saccage pédagogiste de l'école. Vos élèves vous demanderont de vraies explications de texte, qui éclairent les textes et non les obscurcissent sous un fatras pédant et nauséeux tels le "schéma narratif " ou le "schéma actantiel", de la vraie grammaire, celle des natures et des fonctions, ils veulent apprendre l'orthographe, bref, ils seront heureux d'apprendre des choses précises à votre cours, car vous serez un "professeur" et non pas un "animateur". Ils aiment beaucoup les liens que vous ferez entre le français et le latin, ils adorent l'alphabet grec.
En un mot, il y a un secret infaillible pour être heureux dans votre fonction de professeur de français et pour y avoir le sentiment d'être utile et la satisfaction du devoir accompli: faire exactement, sur tous les points, le contraire des instructions officielles! C'est un guide sûr!
Passez et réussissez votre CAPES, puis soyez royalement et crassement hypocrite pendant votre année d'IUFM (à moins que d'ici là les IUFM aient été réformés par Darcos et que le bon sens y retrouve droit de cité), et ensuite à vous la liberté!

Ecrit par : Jean | 31 mai 2007

P.S.
Mes élèves de 4ème sont tout étonnés de découvrir que la grammaire, c' est quelque chose d'intéressant, et qu'en plus cela peut leur servir à comprendre la grammaire allemande des cas. Ils découvrent - en 4ème! - le complément du nom, et sa relation avec le génitif en allemand, le complément d'attribution et son lien avec le datif. Ils en sont tout contents.
Ils sont sensibles, aussi, à la beauté des vers du Cid:
"Ma plus douce espérance est de perdre l'espoir."
Magnifique, n'est-ce pas?.
Je leur explique le texte quasiment vers par vers. Nous n'aurons pas le temps de tout expliquer d'ici la fin de l'année, mais la beauté et la grandeur de l'oeuvre, déjà, leur parlent. Ils sont impressionnés.
Le professeur de français est un intermédiaire entre le chef-d'oeuvre et son jeune auditoire. C'est pour cela qu'il y a des professeurs de français.

Ecrit par : Jean | 31 mai 2007

une faute d'inattention, nous écrit Père Grégemptoire:

Voilà bien l'arroseur arrosé qui donne des verges pour se faire fouetter, à défaut de cordes pour se faire pendre ailleurs.
Ma parole, à ce point là c'est "Laurent, serrez ma haire avec ma discipline", car cette faute-là il est bien impossible de la mettre sur le compte de la fatigue de l'insomniaque. Il est en lui-même bien plus qu'une simple FAUTE D'ATTENTION

D'ailleurs parasyte et parasytaire, ça vous a quand même une autre gueule et permet, par un effet tout aussi inattendu pour cause de non relecture que bienvenu, de savoir qui vous lit pour affiner le compte des Pharisiens de ce blog.

Quand il écrit " faute d'inattention", le Père grégaire nous offre donc encore un bel exemple de psittascisme. C'est logique.

Quiconque possède un minimum, un tout tout mince vernis de suite dans les idées, se rend bien compte du non sens de cette expression, quand ce qui est en faute est l'ATTENTION!!!

Une faute d'inattention signifie par conséquent que celui qui s'en rend coupable fait bien attention, au contraire, qu'il s'applique, pouah! le traître! et c'est evidemment rédibitoire dans l'école ludique de l'avachissement, de la fénéantise et de la barbarie, qu'ont fabriquée ces "intellos" de gauche aux commandes de l'EN depuis la Libération, avec la complicité des syndicats (crypto? même pas)cocos qui se sont joints à eux pour produire la catastrophe humanitaire qui perdure depuis trente ans.

Et dire que c'est à gauche qu'on se gargarise le plus avec les "DROITS DE L'ENFANT" alors que c'est de là que vienne les réformes qui les bafouent aussi monstrueusement.

Vue à travers le prisme de ce pharisaïsme: ( en anglais: selfrighteousness, et on dit aussi plus joliment "holier-than-Thou") la résilience de cette abjecte catastrophe n'est plus du tout ce "mystère" insondable, et ne fait s'arracher les cheveux qu'à ceux qui ne peuvent regarder la vérité en face tant elle leur renvoie une image insoutenable, celle de leur persévérance dans l'erreur et de leur attachement à de fausses valeurs.

Aggiornamento est une aptitude qui n'est décidément pas dans le capital génétique de la gauche française, ce qui nous est confirmé tous les jours depuis le 6 juin.

Ecrit par : Cadichon | 31 mai 2007

Jean, à certains moments, je me demande vraiment si vous le faites exprès! Oui, évidemment, le public a changé, parce que l'environnement à changé, parce que l'éducation a changé, parce que de multiples sollicitations rendent effectivement les ados paresseux, sauf dans quelques milieux éducativement ou socialement, (cela va souvent ensemble), extrêmement protégés. (Voir le poste de PFC, que je salue au passage! Je suis prof exactement pour les mêmes raisons qu'elle, et à une époque où le pédagogisme n'existait pas). Il n'empêche qu'il faille vraiment faire tout ce qui est en notre pouvoir pour dispenser un enseignement le plus intéressant possible! Mais en connaissance de cause, et, en l'occurrence, d'environnement.
Et c'est vous qui prétendez que ceux qui disent: "le niveau monte" se voilent la face!

Ecrit par : christophe sibille | 31 mai 2007

Ne vous énervez pas, Christophe, cela fragilise vos opinions.
Si vous "tenez compte" de l'"environnement", et en tirez prétexte pour en rabattre sur les exigences, vous n'"enseignez " plus, vous faites de la "garderie", et vous avez ces beaux collèges actuels d'où les élèves sortent aussi ignorants qu'ils y sont entrés, la paresse en plus. Car la paresse, Christophe, c'est souvent à l'école qu'ils l'apprennent, avec ces soi-disants "professeurs" qui ont perdu tout sens de leur mission et qui, par exemple, remplacent les cours de français par des débats - bien pratique, un "débat": on n' a pas besoin d'être soi-même savant, et on fait parler les élèves sur leur vécu, ça fait "tendance", et le temps passe! - ou suivent aveuglément les calamiteuses instructions officielles. Il faut tout tirer des élèves, disent les "pédagogues"!
Si vous "tenez compte de l'environnement", vous renoncez à lire en classe le Cid, et vous rendez sciemment les élèves orphelins de leur propre culture, ou plus exactement de la culture universelle.
Les élèves ne veulent pas qu'on "tienne compte de leur environnement", ils veulent de vrais cours, qui les en sortent, de leur "environnement"!

Ecrit par : Jean | 31 mai 2007

Christophe, je partage bien entendu votre constat d'évidence : l'environnement à changé etc.

Je le complèterai par : l'école a changé et a largement participé à rendre les enfants puis les ados paresseux. Plus précisément, à accepter qu'ils cèdent à cette tendance naturelle qui fut la nôtre en d'autres temps !

Les méthodes pédagognangnan sont en partie responsables mais aussi tout un discours plein de bon sentiments libertaires et en apparence humaniste qui s'est retourné contre ceux qu'il était sensé protéger ...

Il ne me semble pas possible d'éduquer sans accepter de contraindre. Il est bien des moyens de le faire : persuasion, défi, incitation et bien entendu autorité ! Une génération d'enseignants s'est, pour des raisons idéologiques, interdit d'exercer l'autorité ou lorsqu'il le faisait c'était en laissant transparaitre assez de mauvaise conscience pour que ce soit vain.

J'ai trop le souvenir des copies ignoble, gribouillées, raturées, etc. rendues par mon fils. Lorsque je protestais, il me répondait régulièrement : "Toi seul est choqué. Mes profs, eux, ne s'en émeuvent pas, donc pourquoi devrais-je m'appliquer ?".
Comment l'inciter à travailler puisqu'il lui suffit d'être attentif en cours pour se maintenir en tête de classe tant les niveaux d'exigence sont dérisoires et que peu d'élèves le sont encore ?

On prétendait que le service militaire apprennait à devenir faignant l'école ne l'aurait-elle pas remplacé dans cette fonction ?

Ecrit par : Zorglub | 31 mai 2007

Une faute d'inattention signifie par conséquent que celui qui s'en rend coupable fait bien attention, au contraire, qu'il s'applique, pouah! le traître! et c'est evidemment rédibitoire dans l'école ludique de l'avachissement, de la fénéantise et de la barbarie, qu'ont fabriquée ces "intellos" de gauche aux commandes de l'EN depuis la Libération, avec la complicité des syndicats (crypto? même pas)cocos qui se sont joints à eux pour produire la catastrophe humanitaire qui perdure depuis trente ans.

Ecrit par : Cadichon | 31 mai 2007

J'espère que pour une fois vous saurez faire preuve d'un peu d'humour , surtout que je peux m'amuser ainsi à jouer les Sieur Sibille ,j'espère qu'il ne m'en voudra pas sinon je peux m'attendre à une de ses petites piques caustiques dont il a le secret.
Donc , vous me permettrez j'espère de vous poser cette question: fénéantisme c'est un jeu de mot ou encore une faute d'inattention (dont en ce qui me concerne je suis spécialiste sur le blog et je l'avoue je poste systématiquement sans relire)?
Cadichon si vous exposiez vos idées avec la même humilité et le même recul que Lucile le fait sur sa croyance alors qu'elle sait qu'ici elle s'expose à des retours cinglants de la part de certains . Il me semble que cela pourrait ouvrir un véritable débat. Vous ne faites qu'imposer votre point de vue comme seule vérité absolue.Il est probable que vous me répondiez que l'attaque est la meilleure défense mais que souhaitez vous apporter ainsi en exprimant un tel mépris et une telle agressivité à l'égard de vos détracteurs qui interviennent ici?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 mai 2007

Vous dites très bien les choses, zorglub.
La plupart des enseignants ont participé activement au naufrage de leur institution!
Il ne faut pourtant pas grand-chose pour réconcilier les élèves avec l'école: il suffit qu'elle redevienne une vraie "école", avec de vrais "professeurs", qui aient le savoir et l'autorité, et l'autorité du savoir.
Le monde "change", évidemment! Ce qui ne change pas, c'est l'appétit de connaître des élèves: il n'y a pas eu, depuis Aristote ("Tout homme désire par nature savoir.") de mutation de l'espèce, que je sache. C'est pour cela que je maintiens que c'est une stupidité majeure, ou putôt une banalité mondaine qui n'a que l'air d'être profonde, de dire que les "publics ont changé". Car qu'est-ce qu'on en tire comme conclusion? Que les élèves n'aiment plus la discipline, la contrainte, le travail, les cours magistraux, etc? Qu'il faut mettre l'élève au centre? Au centre du désert de sa propre subjectivité expansionnelle et tyrannique? Autant fermer boutique!

Ecrit par : Jean | 31 mai 2007

Alors , j'aimerais préciser, puisque je fais partie des "certains " que Patricia Mesnigé n'a pas la colonne vertébrale de citer, JE N'AI RIEN CONTRE LUCILE. Et puisque vous voulez tout savoir, j'ai été ému jusqu'aux larmes de ce qu'elle écrit. Puls que des rodomontades préchantes et fasicantes de Cadichon ou autres!!! Sa foi est digne, humaine, belle.....irréprochable. Mais c'est LA SIENNE. Pas celle de l'ignoble boutique qui se prétend représenter les chrétiens....

Bon, ces précisions apportées, il est nécessaire de persévérer. Jamais je ne renoncerai à "écraser l'infâme". Si l'exemple, si l'on ose dire! polonais ne vous interpelle pas, c'est que vous êtes morts.
En plus ce que crache Cadichon sur la responsabilité des syndicats ,SGEN, SNES, SUD, SNIUPP, SNALC et tutti quanti et de la gôche est incontestable. INCONTESTABLE.

Mais je n'admettrai jamais son discours naziforme sur les parasytes, les fainéants.....merde!!!! pas plus tard qu'il y a une demie-heure, un reportage, aux infos, sur une entreprise d'Alès qui délocalise en Tunisie.....et le hurlement de douleur d'un vieux salarié. A dix centimètres du PDG, qui détourne le regard, le type hurle sa douleur d'avoir été enculé par ce système pourri. Et il se rapproche encore et hurle "MAis regardez-moi!! Regardez-moi, vous êtes un escroc. Vous mériteriez d'être pendu. L'autre regarde ses pompes, qui lui paraissent si belles soudain. Le vieil employé continue à hurler "Les enfants, ici ,fini pour eux!!Et ceux qu'ont pas fini de payer leur maison, fini!!! Regardez-moi!! Mais regardez-moi!!!!

Alors Cadimerde, c'est un fainéant, ce gars, un parasyte???

Vous me faites pitié.

Ecrit par : montaigneàcheval | 31 mai 2007

Alors , j'aimerais préciser, puisque je fais partie des "certains " que Patricia Mesnigé n'a pas la colonne vertébrale de citer
Ecrit par : montaigneàcheval | 31 mai 2007

je m'attendais à un retour mais pas de vous MàC car dans les certains justement je ne pensais pas particulièrement à vous mais à plusieurs intervenants de ce blog dont je fais partie d'ailleurs. Voyez plutôt dans l'emploi de ce "certains" aucun mépris et si c'est le cas je vous prie de m'en excusez mais voyez y plutôt de la fainéantise , je ne voulez citer personne en particulier ni la liste de ceux auxquels je pensais car j'en aurais forcément oublié et je m'en voudrais de vexer qui que ce soit!
cordialement

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 mai 2007

UN PEU D'HUMOUR, QUE DIABLE!



Comment élever un ado d’appartement ?

Auteur(s): Anne de Rancourt - éd. Chiflet & Cie, 2006 (126 p. ; 9,50 €)

Les études scientifiques l’on démontré : on peut fort bien élever un ado d’appartement, sans danger majeur, pour peu que l’on respecte un certain nombre de conseils.

L’ado vit traditionnellement dans une pièce jonchée de matières plus ou moins identifiables (restes de hamburgers, mouchoirs douteux, bonbons de gélatine fondue écrasés), d’affaires de classe, de chaussettes sales, de sous-vêtements divers…

Ne cherchez surtout pas à lui apprendre l’ordre, vous le traumatiseriez gravement. Il a besoin de s’épanouir dans sa recherche de repères spatio-temporels et de déployer toute sa créativité sur son territoire personnel.

L’ado peut faire preuve d’une étonnante vivacité, se mettant à sauter comme un kangourou sauvage alors même que quelques instants auparavant, il était vautré sur son lit sans signe de vie, l’œil éteint, comateux.

On reste béat devant ses capacités de distorsion, d’avachissement, de ratatinement : même assis il ne tient pas debout. C’est qu’il est en pleine croissance.

De ce fait, les activités ménagères, le maniement du chiffon à poussière ou de l’aspirateur sont éminemment dangereux, voire toxiques pour lui. Toute contrainte l’obligeant à quitter le canapé du salon et en conséquence à lâcher la télécommande du téléviseur est à proscrire totalement.

Parmi ses compétences innées, l’on trouve un extraordinaire sens de l’orientation qui lui permet de trouver le chemin du garde-manger ou du frigidaire (ne vous mettez jamais en travers du chemin d’un ado mâle entre l’entrée et le réfrigérateur). Il doit pouvoir y accéder à toute heure du jour et de la nuit. Il y va de sa croissance harmonieuse.

En temps voulu, l’ado vous fera comprendre par son comportement, ses rougeurs ou ses pâleurs subites, que la période du rut est arrivée. Des indices spécifiques vous mettront sur la piste : coups de téléphone répétés (ne vous mettez jamais en travers de la route d’un ado femelle entre l’entrée et le téléphone), stations prolongées dans la salle de bain, air absent, notes en nette diminution… Encore que cette baisse n’est pas si caractéristique que cela.

Il est scientifiquement prouvé que les résultats scolaires d’un ado sont inversement proportionnels à sa masse capillo-palmaire (autrement dit à la taille du poil qu’il a dans la main).

L’ado a besoin de beaucoup dormir. Ne vous inquiétez pas : vérifiez chaque matin, vers 15h, qu’il respire encore dans son sommeil.

Certains adolescents sont parfaitement capables d’émettre des sons articulés. Il suffit pour le vérifier, d’essayer de leur parler. Mais renoncez à leur faire apprendre cette syntaxe désuète et dépassée.

Ces quelques conseils devraient permettre aux parents de survivre.


À lire d'urgence!


http://www.lien-social.com/spip.php?article1556&id;_groupe=

Ecrit par : Henri Grégoire | 31 mai 2007

ne voyez dans l'emploi de ce "certains" aucun mépris et de m'en excuseR! voilà pour les corrections qui s'imposent!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 mai 2007

et je ne voulAIS!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 mai 2007

Merci Henri Grégoire pour ces conseils d'élevage.
"De ce fait, les activités ménagères, le maniement du chiffon à poussière ou de l’aspirateur sont éminemment dangereux, voire toxiques pour lui."
Je suis déçue, je comptais bien embaucher mon ado qui, étant en seconde, finit les cours la semaine prochaine : allez hop, un coup de ménage, puis hop un coup de Balzac, puis hop un peu d'ordinateur et on recommence. Va-t-il survivre à ce travail harassant ?

Ecrit par : lucile | 31 mai 2007

Jean, (et Zorglub), il faudra que vous m'expliquiez un jour en quoi le fait de tenir compte des moyens déloyaux employés par "l'environnement" empêche de garder un état d'esprit exigeant!

Ecrit par : christophe sibille | 31 mai 2007

MCB - Missives Contre la Barbarie
Action en faveur de Serge Areski Atlaoui

http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/06/opration-mcb-action-en-faveur-de-serge.html

Ecrit par : IGG | 01 juin 2007

"Jean, (et Zorglub), il faudra que vous m'expliquiez un jour en quoi le fait de tenir compte des moyens déloyaux employés par "l'environnement" empêche de garder un état d'esprit exigeant!" écrit Christophe Sibille

Cher Christophe, je ne suis ni Jean ni Zorglub, mais je peux vous donner un exemple typique de ces capitulations faites au nom du vécu des élèves et de leur environnement défavorisé.
Jusqu'en 1998, j ai enseigné dans un petit lycée rural de Vendée, à public "défavorisé" voire sinistré et même doublement, puisque les parents des classes moyennes et supérieures -- les élites locales, si j'ose dire vu l'effarante pauvreté intellectuelle des lieux -- envoyaient leurs enfants dans le privé confesisonnel, où les enseignants n'étaient pas meilleurs, mais où l'on était "entre soi", fin de parenthèse.
A quelques exceptions près, nos lycéens étaient vraiment de pauvres gamins, issus de familles plus que nombreuses, crevant de misère au fond du marais ; certains patoisaient encore, beaucoup maîtrisaient mal le français, une majorité travaillait aux champs le week-end. Je vous épargne les cas d'inceste, de maltraitance et d'alcoolisme, parce qu'on me reprocherait de faire du Zola.
Il fut donc question, un beau jour, d'emmener à Paris une classe de 1 ere STT, à l'époque G. Aucun de ces enfants, comme du reste quasiment aucun élève du lycée, n'avait jamais mis les pieds dans la ville capitale. J'imaginai donc, naïvement, un petit circuit culturel à Paris, du Louvre à l'arc de triomphe, du quartier latin aux Invalides, du centre Beaubourg au génie de la Bastille ; et j'ai dû batailler contre la majorité des collègues qui voulaient que les gosses se rendissent (et hop) plutôt à Eurodisney, parce que c'était plus attractif, plus distrayant, plus proche de leur culture (ou plutôt de leur absence de culture), bref, moins difficile d'accès. Quel mépris pour ces élèves, au nom du respect ça va de soi !!!
Voilà comment la prise en compte des moyens déloyaux employés par "l'environnement" empêche de garder un état d'esprit exigeant. Il est facile de capituler : c'est trop dur, trop rebutant, trop complexe, élitiste, les gosses ne comprennent pas, il faut qu'ils s'expriment, il faut partir de leur vécu -- poil au nez et air connu.
J'ai obtenu gain de cause, soutenue par le proviseur et par les collègues du SNES. Mais sauvage fut la bataille, et je ne suis pas sûre qu'aujourd'hui j'arriverais, dans un cas semblable, à emporter le morceau...

Ecrit par : FGuichard | 01 juin 2007

Christophe, vous m'avez mal compris !
Je ne suis pas un pro du commentaire de texte mais la "structure" de mon propos est :

1 – Oui, l'environnement a changé (sous entendu et il convient d'en tenir compte).

2 - Les méthodes pédagogiques imposées ont aggravé la situation à l’école.

3 – L’état d’esprit (l’idéologie) d’une partie importante du corps enseignant (babas, écolos barbus et autres trotskards) les conduit à ne plus souhaiter exercer l’autorité.

4 – Les ados ont une forte propension naturelle à la paresse.

Conséquence A – La « culture » (points 1, 2 et 3) ne s’oppose plus à la « nature » (état 4) les ados sont donc de moins en moins persévérants.

Corollaire – L’école s’est adaptée à ce qu’elle (et l’environnement) a généré en réduisant ses exigences.

Conséquence B : Même les « bons » élèves (traduisez dans votre vocabulaire : ceux issus des classes bourgeoises) ne sont plus stimulés. Sous-entendu, l’école ne fabrique même plus des élites par reproduction des classes favorisées.

Suit une sottise, vide de tout sens, juste pour le plaisir d’un mot que vous n’avez pas trouvé bon !


Nulle part il apparaît un lien de causalité entre évolution de l’environnement et baisse des exigences dans mon histoire !

Ecrit par : Zorglub | 01 juin 2007

En simultané FGuichard ! Et tout d'accord avec vous ...

Ecrit par : Zorglub | 01 juin 2007

Françoise, dans mon dernier message, je parlais surtout des sollicitations auxquelles étaient confrontés les ados d'aujourd'hui. Vraisemblablement plus en milieu "urbain" que dans les fins fonds du marais, soit-dit en passant. Concernant les "zones rurales", travaillant dans un département où elles sont nombreuses, et effectuant assez souvent des visites dans des classes à plusieurs niveaux, voire uniques, j'ai souvent l'occasion de voir qu'il y a potentiellement plus de prise pour un enseignement exigeant dans ces zones qu'en pleine ville. Ceci-dit, en tant que contempteur de la "culture Disney, (et également d'Enrico Macias et de Faudel, entre autres), je souscris totalement à votre point de vue!
La situation la plus désagréable que j'ai vécue en ce domaine date d'il y a quelques années. Au lycée, avec les cours d'option. Public bourgeois, tous les élèves ou presque au conservatoire, (les moins acculturés en musique n'en faisant d'ailleurs pas partie, en l'occurrence). Se prenant pour les rois du pétrole parce qu'ils avaient dix ans du conservatoire et, à ce titre, méprisant gentiment les profs estampillés "éduc nat". Je leur ai, à plusieurs reprises, gentiment prouvé qu'ils n'étaient pas si forts que cela. Mais je n'aurai jamais eu ce type de problème en "zone défavorisée". Mais, en l'occurrence, j'avais plutôt affaire au profil "enfant roi", UN DES profils d'élèves faisant partie beaucoup plus fréquente qu'il y a trente ans de l'environnement des professeurs... Problème d'éducation, soit dit en passant.

Ecrit par : christophe sibille | 01 juin 2007

3 – "L’état d’esprit (l’idéologie) d’une partie importante du corps enseignant (babas, écolos barbus et autres trotskards) les conduit à ne plus souhaiter exercer l’autorité."

Ecrit par : Zorglub | 01 juin 2007

"Nulle part il apparaît un lien de causalité entre évolution de l’environnement et baisse des exigences dans mon histoire !"

Ecrit par : Zorglub | 01 juin 2007

Tant mieux, tant mieux!

Ecrit par : christophe sibille | 01 juin 2007

L'école n'a pas à essayer de faire concurrence à l'"environnement" sur son terrain, c'est une bataille perdue et elle y perd son âme. Elle doit être elle-même, c'est-à-dire le conservatoire du savoir et des vertus nécessaires pour l'acquérir.

Ce matin, Meirieu sur RTL! Sur la carte scolaire. Encore Meirieu!Toujours Meirieu! Toujours le verbe aussi haut, la même assurance, la même conviction d'avoir toutes les réponses!
Et toujours le même esprit faux. A Marc, professeur de LP, qui lui dit qu'il faut avant tout , et d'urgence, restaurer l'autorité, Meirieu répond qu'il faut en effet "plus de suivi, mieux accueillir les élèves et leurs parents...", donc l'inverse de ce que disait Marc! Dialogue de sourds.
Meirieu-Cassandre: "Si la carte scolaire est supprimée, de nombreux collèges vont devenir des barils de nitro-glycérine..." . Toujours les mêmes métaphores spectaculaires qui ne prouvent rien. Car au contraire, avec des effectifs réduits, le travail y sera au contraire meilleur. Cela dépendra de la philosophie personnelle des professeurs (voir les posts ci-dessus). Il n'est pas vrai non plus, contrairement à ce que prétend Meirieu, que tous les "bons éléments" fuiront vers des établissements prestigieux, que tous les meilleurs professeurs s'y réfugieront. On peut faire du bon travail avec des élèves quels qu'ils soient et où qu'ils soient, pourvu que des règles de base de discipline et d'autorité aient été rappelées et soient fermement appliquées. D'ailleurs, n'est-il pas grotesque, aujourd'hui, de distinguer a priori entre des "bons" professeurs et des "mauvais" pofesseurs? La seule différence se fera sur l'efficacité des méthodes pédagogiques employées, et c'est cela qui attirera les parents, si bien qu'au bout du compte tous les établissements seront d'égale valeur par le simple jeu de la concurrence (puisque personne ne veut en revenir à la centralisation pure et dure des méthodes - toute la France faisant" la même dictée au même moment!").
Au milieu d'une de ses longues phrases pas claires,Meirieu s'est fendu d'un lapsus: "en rendant très attractifs les élèves...". Il voulait dire "les établissements".

Ecrit par : Jean | 01 juin 2007

Merci Henri Grégoire pour ces conseils d'élevage.
"De ce fait, les activités ménagères, le maniement du chiffon à poussière ou de l’aspirateur sont éminemment dangereux, voire toxiques pour lui."
Je suis déçue, je comptais bien embaucher mon ado qui, étant en seconde, finit les cours la semaine prochaine : allez hop, un coup de ménage, puis hop un coup de Balzac, puis hop un peu d'ordinateur et on recommence. Va-t-il survivre à ce travail harassant ?

Ecrit par : lucile | 31 mai 2007


J'en ai un à la maison, il est particulèrement préoccupé par sa "coupe" de cheveux : "boule à zéro" agrémentée d' une houppe au dessus du front , la dite houppe bétonnée au gel XXXL.

Hier, j'ai eu besoin d'utilisr le sèche-cheveux famlilal et j'ai cru un moment de voir aller aux urgences pour le décoller de ma main tant il était aussi difficile de s'endébarasser que des redoutables rubans tue-mouches qu'utilisait ma grand-mère dans la ferme familiale.


Il squatte mon ordinateur pour consulter pour consulter les blogs de ses copains sur Skyblog et progressibement c'est devenu un enjeu de négociation , lui dit que c'est du chantage, pour obtenir un minimum de participation aux tâches ménagères les plus basiques. Quant à Balzac...


Quant aux fautes d'orthographe qui abondent sur ces blogs, ce ne sont pas des fautes , "C'est du langage SMS, d'ailleurs c'est le prof qui l'a dit"



Blague à part , une fois constaté que les "jeunes d'aujourd'ui" sont différents de ce que nous étions hier et que la fuite en avant pédagogiste contribue à cette évolution où il faut prendre en compte , l'allongement de la durée de scolarisation et la création d'une important "armée de réserve du Capital" avec ses conséquences sur l'accès des "jeunes" au travail salarié qui n'encourage guère à l'effort et à l'investissement scolaire , on n'a rien dit .


Comment sortir du registre de la déploration, "O tempora, o mores", qui voit le fascisme (sic) tapi dans le bulbe cervical de nos grands Duduche et de celui de l'incantation " Le retour à ...." oubliant qu'on ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve ?




je pense que tant les pédagogistes que les anti pédagogistes sont au fond fes monistes



MONISME, subst. masc.
A. PHILOS. ,,Tout système philosophique qui considère l'ensemble des choses comme réductible à l'unité: soit au point de vue de leur substance, soit au point de vue des lois (ou logiques, ou physiques), par lesquelles elles sont régies, soit enfin au point de vue moral`` (LAL. 1960)



Pour les pédagogistes , toutes les difficultés de l'École se dissolvent dans la "pédagogie", pour les antipédagogistes tout le mal vient de la "pédagogie" et surtout des IUFM alors que c'est dès 1969 que'on voit apparaître la pédagogie comme panacée dd'abord à l'École primaire puis en 1975 au Collège.



Seules l'approche sytémique (Joêl de Rosnay) et la sociologie des organisations permetttent d'apprécier les évolutions négatives des quarantes dernières années. Les mutitiples acteurs individuels et/ou collectifs qui interviennent dans le fonctionnement et l'évolution du système éducatif ont chacun leurs objectifs qu'ils poursuivent obstinément.


Contrairement aux apparences, le "centralisme " jacobin relève du mythe et bien souvent le MEN suit des évolutions qu'il ne maîtrise absolument pas..


"Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d'en être l'organisateur..." Jean Cocteau


C'est pourquoi ,je publie un texte sur l'approche sytémique sur "Les Amis de l'ABC"


Ce texte est long, je n'en ai pas trouvé de plus court, il utilise un vocabulaire d'autant plus déroutant qu'il est peu connu du grand public même cultivé, et ,de plus, il est écrit par un Universitaire québequois. Or, le Français parlé et écrit au Québec proscrit tout anglicisme d'où quelques formulations qui peuvent paraîtetre étranges.



L’APPROCHE SYSTÉMIQUE ET LA TECHNOLOGIE DE L’ÉDUCATION
par Jacques Lapointe
vendredi 1er juin 2007.



1 LA SYSTÉMIQUE

- 1.1 Le rationalisme et la systémique

Parmi les procédés utilisés pour développer le savoir humain, la méthode expérimentale , parfois qualifiée de scientifique, d’analytique ou de rationaliste, semble celle qui, en Occident, a eu l’impact le plus important. Le savoir obtenu par cette méthode est qualifié de scientifique, d’objectif et il diffère du sens commun. Il est créé par une approche rigoureuse, contrôlable et susceptible de remises en question continuelles des principes, des lois et des théories qu’elle élabore. Un "systémiste" serait tenté d’affirmer que la méthode scientifique est un système d’apprentissage doté d’un sous-système auto-correctif qui lui permet de vérifier la véracité, la transférabilité et la validité des connaissances qu’il produit.

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=146




J'ai déjà publié un entretien avec Edgar Morin nettement plus intelligible :


Eloge de la complexité. Entretien avec Edgar Morin
Patrice Lanoy
mardi 22 mai 2007.

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* Critique de la maladie dégénérative de l’individu dans la jungle néolibérale
* Impostures intellectuelles

Complexe, complexité, compliqué. Mis à toutes sauces et à tous vents, récupérés et détournés, ces mots ne signifient plus rien, ou si peu. Plus encore en ces temps, quand le phrasé politique tend vers l’évident, le populiste, le trivial, le non critiquable car "naturel" (sic). L’ampleur de cette erreur me glace d’effroi, comme tous les adeptes de la complexité. La complexité ? L’idée qui sous-tend le sens "moderne" de ce mot est belle. La fin des jugements réducteurs, simplistes, faussement séducteurs. Cela revient-il à dire que le complexe est inaccessible ? Non opératoire ? Hé non. C’est le contraire, pile.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=215

Ecrit par : Henri Grégoire | 01 juin 2007

"pas plus tard qu'il y a une demie-heure, un reportage, aux infos, sur une entreprise d'Alès qui délocalise en Tunisie....."

je ne sais pas de quelle type d'entreprise il s'agit, mais c'est un peu la même chose que pour les scribes, les mineurs ou pour le textile.

Le monde évolue, Màc, soit tu évolues avec lui, soit tu crèves, regarde les dinosaures ;)

De plus c'est quand même des boulots super chiant, non ?

Moi aussi un jour je devrais y passer, boulot d'con k'le boulot programmeur :o)))) j suis bien content d'le laisser aux chinois :o)))))

M'en fous maintenant je sais lire, j'va pouvoir me recycler :o)))))

Ecrit par : toto | 01 juin 2007

Certes, cher toto, certes,

Mais ne pensez-vous pas qu'un peu de régulation serait nécessaire ?
La plupart des licenciements ne viennent pas de délocalisations mais de boîtes qui mettent la clé sous la porte
ou qui sont en grande difficulté. Ceci dit, quand un fonds machin-chose d'investissement rachète une boite rentable,
récupère la marque et délocalise la production en Europe de l'Est, Asie ou Afrique du Nord pour multiplier la marge
par 5, il y a de quoi être choqué (et désespéré pour les victimes des dits licenciements). Ce genre de boulots s'est raréfié,
même sans délocalisations, rien qu'avec l'automatisation. Allez dans une usine de montage d'automobiles, vous ne verrez
plus que des robots sur certaines lignes. Si à la pression de l'automatisation, vous ajoutez celle d'un capitalisme sans
frontières, ça donne ce que signalait MàC. Récemment, une filiale de Bernard Arnault a fait fermer son soustraitant dans le
Nord pour pouvoir payer, à la sortie de l'usine, 70 au lieu de 100€, des costumes vendus 1000€ en magasin. La production
est partie en Pologne ou Roumanie...
Pourquoi ne pas taxer fortement ce genre de licenciements ? Actuellement, plus vous employez de personnel, plus vous
embauchez, plus vous versez d'argent à l'assurance chômage. Très logique et incitatif, ce système.
Enfin, ce genre de choses est dramatique car l'emploi est rare en France. Pourquoi les PME n'arrivent-elles pas à se développer
plus ? Pourquoi le chomage se réduit-il à cette vitesse en Allemagne ?
Il y a au moins une bonne mesure dans ce domaine dans le programme de Sarko : les déductions d'impôts pour les sommes
investies dans les PME. Seul Bayrou avait un programme cohérent dans ce domaine.

Ecrit par : Japhet | 01 juin 2007

MàC c’est pas Alès, c’est St Hyppolite du Fort mais bon c’est le même coin. Le maire multiplie les démarches et les innovations pour maintenir un bassin d’emploi après les mines( ex : un pôle mécanique). Mais bon , ça ferme dur : Alcatel à Alès (c’est pas vraiment une PME), les pianos Pleyel (là aussi les pianos Pleyel c’est pas n’importe quoi, c’est pas un métier à la con) et Jallate qui se barre de St Hyppo. Qui nous dit que le Jallate d’Alès ( à quelques dizaines de Km ne va pas fermer ).


D’où le mot d’ordre bien connu « volem trabalhar al païs » ( presque aussi connu que :FAREM TOU PETA MA GARDAREM LOU LARZAC !!!)

Ecrit par : B. | 01 juin 2007

Le dogme néolibéral intoxique carrément nos hommes politiques ! Les PME sont les entreprises qui créent le plus d'emplois.

Les États-Unis présentés comme le paradis néolibéral les protègent. Le Small Business Act vise à favoriser l'accès des petites et moyennes entreprises américaines, aux marchés publics de l'État fédéral : 100 milliards de dollars de marchés attribués tous les ans.

Quelle est la forme d'aide la plus répandue pour les PME aux States ? La subvention ! Chez nous c'est le prêt remboursable...

Ecrit par : Lariba | 01 juin 2007

Quelle est la forme d'aide la plus répandue pour les PME aux States ? La subvention ! Chez nous c'est le prêt remboursable...

Ecrit par : Lariba | 01 juin 2007

Et s'il y avait des prêts, ce serait déjà très bien ! Fondez une PME, essayez d'en obtenir un et revenez exposer vos pérégrinations !
Si vous arrachez un sou des banques, c'est que vous êtes très persuasif.

Ecrit par : Japhet | 01 juin 2007

"Mais ne pensez-vous pas qu'un peu de régulation serait nécessaire ?"

Désolé, je n'y suis pour rien, c'est LA LOI du marché qui veut ça.

C'est TOI ET MOI qui sommes les ASSASSINS de CES BOÎTES.
C'est toi & moi qui voulons payer moins cher ce foutu 'costume' ...




+
Vous savez pourquoi les gamins du 93 disent "Neuf" "Trois" ET pas "Quatre vingt treize" ?????


Parce qu'ils ont appris à compter QUE jusqu'à 10 .....

Ecrit par : toto | 01 juin 2007

"Pourquoi ne pas taxer fortement ce genre de licenciements ? "

Si tu taxes le licenciement, les partrons n'embaucheront plus du tout , regarde déjà aujourd'hui comment cela se passe...

Ils n'embauchent déjà plus, ils préfèrent passer par (justement) les ssii , c'est "ponctuelle" ET déductible :)

A force de bloquer les licenciements (à l'époque 'honorable") ils ont bloqués l'embauche ...

C'est bien joli de dire :"bou les méchants riches" patati patata

Regarde Cuba, l'Urss, la chine (les 2 derniers sont en train de bien bien changer leur fusil d'épaule, pourquoi ? ;) )

Ecrit par : toto | 01 juin 2007

C'est un peu comme la drogue,

il y a des Lois etc etc etc

Il y a toujours de la drogue partout partout :o)))))))))


LIBEREZ MARIE-JEANNE

Ecrit par : toto | 01 juin 2007

""Pourquoi ne pas taxer fortement ce genre de licenciements ? "

Si tu taxes le licenciement, les partrons n'embaucheront plus du tout , regarde déjà aujourd'hui comment cela se passe..."

Comme au Danemark : le patron fait ce qu'il veut mais quand il licencie, ça taxe, et en échange les cotisations d'assurance chômage sont diminuées. Quand je dis régulation, c'est à la social-démocrate. Apparemment, en Europe du Nord, ils n'en sont pas malheureux.

Ecrit par : Japhet | 01 juin 2007

Ils sont combien au Danemark ?
Penses tu que c'est transposable ?

J'avions des doutes ....
Mais bon, je ne susi certe pas un pro, so why not ...

Ecrit par : toto | 01 juin 2007

Lucile, j'aime beaucoup vos posts.
Qu'importent la droite ou la gauche, la droite et la gauche ont eu la même lâcheté à l'égard de l'instruction, l'important, c'est de se battre pour restaurer cette instruction pour permettre aux plus démunis d'accéder à la culture.

Malheureusement, l'éducation nationale est encore sous le boisseau des pédagogistes, quand on entend Bentolila, qui du haut de sa chaire à La Sorbonne, continue à influencer les ministres, ou Meirieu et Eveline Charmeux (je pense que celle-ci n'est plus crédible, tant ce qu'elle dit est dérisoire, à part aider certains inspecteurs à menacer les bons instituteurs !) Meirieu continue à gloser sur les médias.

C'est le pire faux-cul qu'on puisse imaginer, mais Bentolila qui est sûrement plus gradé le lui rend bien !

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 juin 2007