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12 mai 2007

Manuels de litterature

Manuels de littérature

Je viens de recevoir douze kilos de manuels de Français / Lycées « conformes aux nouveaux programmes »…
Je ne m’étais pas avisé que lesdits programmes avaient changé — sans doute parce que je ne suis que de très loin les instructions officielles. Marie-Sandrine Sgherri, journaliste au Point, a raconté ici-même, il y a quelques mois, comment je travaillais, l'année dernière, sur des romans de Dumas, alors même que le roman n'était pas revenu en grâce…
Mais c’est vrai : nous avons à nouveau le droit (donc, l’obligation, en termes administratifs) de consacrer un peu de temps au Roman en classe de Première.
Les parents avaient-ils réalisé qu’il avait disparu ? Broutilles, probablement : un genre littéraire qui a vampirisé presque tous les autres, un genre littéraire qui occupe 95% des rayons des librairies, ne faisait plus partie, depuis la « réforme Viala », des programmes de Première… Et pourquoi donc ? Pour faire de la Communication, et autres joyeusetés qui permettent de faire croire aux élèves qu’ils savent sans avoir jamais appris.
Le roman est donc de retour, ce qui légitime la notion de "nouveaux programmes" et donne aux éditeurs scolaires l’occasion de moudre du grain et du papier. Douze kilos ! Mon casier était trop étroit pour tous les contenir — et encore, certains éditeurs sont en retard.
Douze kilos de quoi ?
Disons-le tout net à tous les profs de français qui viendraient patauger dans mon marigot : ne vous laissez pas abuser. Si vous avez des manuels encore fonctionnels, pas trop déchirés, pas trop recoloriés, utilisez-les jusqu’à la trame. Ressortez les photocopies de l'année dernière. Il est urgent d’attendre. Quoi ? De nouveaux programmes.
Pensez bien que ces livres de lycée sont gracieusement offerts (avec nos sous…) par les Conseils Régionaux. Qu’ils sont riches de notre argent, donc un peu à l’étroit, et qu’ils ne renouvelleront pas de sitôt les manuels obsolètes.
Inutile d’acheter ceux-ci : ils sont déjà obsolètes.
Revue de détail.

Un premier fait. Chaque maison d’édition a décidé de draguer large, et propose plusieurs manuels pour les mêmes classes. Plus on sème de navets, plus on a de chances de récolter des patates.
Le sommet, c’est Nathan. Trois manuels de textes, un manuel de techniques.
Par parenthèse, cette dissociation Textes / Méthodes fut inventée par trois auteurs (1) des Editions Magnard en 1987-88, cette préhistoire de la pédagogie où l’on apprenait encore des choses précises et contraignantes en Français au lycée. Magnard, qui sort comme les autres cette année un manuel unique qui restera dans l’histoire de l’infamie (2), comme aurait dit Borgès, aurait pu se contenter de rééditer ceux de la décennie 80 — ils n’étaient pas si mauvais que ça, à en croire ceux qui les photocopillent allègrement encore aujourd’hui — ils ont bien raison, on ne les trouve plus en librairie.

Revenons à Nathan. D’un côté, l’inévitable Dominique Rincé — dans le business du manuel scolaire depuis des lustres — produit un manuel archi-conforme, et même conformiste, divisé sagement en « séquences » — cette manière si naturelle d’appeler désormais un cours. Simultanément, une seconde équipe en produit un autre, tout à fait chronologique — la preuve même que les éditeurs sentent que quelque chose bouge. Dommage que les auteurs en restent à la France, comme si nos textes sortaient d’un contexte purement franco-français… Le Baroque sans Shakespeare ou Cervantès ? Le romantisme sans Goethe ou Byron ?
Audace très mesurée : le même éditeur a réorganisé les textes dans une optique plus purement conforme, cette fois, aux programmes, dans un second volume… Et complété le tout par deux épais volumes de «méthodes & techniques » — embarras du choix résultant probablement d’une gêne conceptuelle : que faut-il faire en définitive ? Quel produit — et il s’agit vraiment ici de produits maladroitement formatés — proposer, quand on sait qu’un changement radical de pédagogie et de programmes est déjà dans les cartons du prochain ministre — quel qu’il soit !

Je cite pour mémoire seulement le « tout en un » de Hachette : il est vrai qu’il est destiné aux« séries technologiques » qui, nous le savons bien, n’ont jamais droit qu’à la portion congrue en fait de culture… Des enseignants qui choisiraient ce volume auront gagné la double palme du mépris académique — celui qu’ils manifestent pour leurs élèves, et celui qu’ils méritent.
Quant au Bordas, il achève son étude des « mouvements littéraires et culturels » avec les Lumières. Du romantisme, du réalisme, du naturalisme ou du surréalisme, pas de nouvelles… Et il nous précise en note qu’il existe parallèlement un « Seconde / Première » en un volume — ça doit être quelque chose…

Soyons sérieux. Le souci du prochain ministre sera en même temps de repenser sérieusement les services, les statuts (avez-vous noté combien Darcos, dans un courrier « privé » qui ingénieusement ne l’est pas resté, est critique à l’égard de Gilles de Robien à ce sujet ?), la fonction même, et en même temps de reprendre au départ — au b-a-ba — des programmes qui étaient, ces dernières années, le fer de lance de l’impensé pédagogiste. Le souci d’enseignants conscients, ces prochaines semaines, doit être d’attendre et de voir — et de ne pas se précipiter, malgré les chantages éventuels (« vous ne retrouverez pas forcément l’année prochaine la ligne budgétaire pour les manuels que nous vous ouvrons cette année »). Si encore il y avait dans les manuels proposés un ouvrage qui se démarquât nettement des autres, et proposât une vision renouvelée de l’enseignement de la littérature ! Mais devant le trop-plein de vide qui nous accable, nous pouvons, raisonnablement, sourire, et nous abstenir.

Jean-Paul Brighelli


(1) Biet, Brighelli, et Rispail. Les trois mêmes lurons, trois ans auparavant, avaient concocté chez Magnard (mais c'était alors une grande maison dirigée par Louis Magnard, homme exceptionnel, et non l'étoile naine de la galaxie Albin Michel) une collection qui a fait date, Textes & Contextes. Qu’ils reposent en paix.

(2) Non content de respecter aveuglément des consignes — les « objets d’étude » — dont tout le monde sait qu’elles sont stupides et mortifères, ce manuel Magnard propose l’analyse (le terme est certainement excessif) de trois mouvements littéraires… Et entre autres le « Classicisme » dans lequel on retrouve pêle-mêle Racine et Boileau — pourquoi pas ? —, mais aussi bien Retz, qui est un héros baroque à lui tout seul, et le Corneille du Cid. Et, p. 6, dans une rubrique sur « la déconstruction du personnage » (Derrida, au secours, ils sont devenus fous !), on nous apprend que Proust aurait écrit un roman intitulé « Du côté du Swann »… Les auteurs sont-ils bien sûrs d’avoir fait des études ? Même Dave en sait plus long qu’eux sur le sujet…
Ou plutôt, ai-je tort de voir dans ces approximations très douteuses un témoignage du mépris, de cette culture de l’à-peu-près dont on accable des élèves qui ne nous ont rien fait ?

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Commentaires

Personnellement, je n'ai encore reçu AUCUN manuel, il faut croire que les petits lycées de province perdus en pleine campagne intéressent moins les éditeurs que d'autres lycées.
Par contre, j'ai déjà reçu la publicité de Bertrand-Lacoste pour le manuel dirigé par Jean Jordy, dont l'extrait publicitaire donne un extrait de Starobinski sur Montaigne.
Quand on sait qu'à l'oral du bac, tres peu d'élèves connaissent le siècle de Montaigne, ou savent même le rattacher de près ou de loin à l'humanisme, et que je défie quiconque de trouver dans mon lycée un seul élève de première qui connaisse trois extraits célèbres des Essais, je trouve l'Inspecteur Général et son éditeur touchants de candeur en essayant de nous appâter avec Starobinski.
D'ailleurs, je file corriger mon sujet type-bac sur Baudelaire, qui contient de très belles dissertations, acquises au prix de beaucoup d'efforts de la part des élèves (et de leur professeur!), mais les meilleurs élèves écrivent toujours "il c'est" au lieu de "il sait" ou "il a prix" au lieu de "il a pris", car je n'ai pas le temps de faire, en plus, des dictées et de la syntaxe.

Ecrit par : Jeremy | 12 mai 2007

sortie depuis peu du lycée, j'ai eu droit également à ces manuels en première qui séparaient Techniques et textes. Je crois en avoir lu 5 pages de chaque. Pas plus!
Et pourtant je suis bonne élève!
Ma prof n'a toujours pas compris comment j'ai eu 15 en français au bac à l'écrit. Oui parait-il que je prenais le sujet disent-ils "écriture d'invention" réputé le plus difficile!
Disons que je me suis jamais appuyée sur les manuels et encore moins sur les cours de la prof dépressive, quel dommage, alors que je n'avais eu que de super profs de français qui ont su me faire aimer toujours plus la lecture!
C'est seule que je me suis débrouillée pour étudier et pour gagner mon 16 à l'oral face à un mur de silence avec des textes catastrophiques que nous avez donné notre dépressive.
Ces manuels que vous détruisez, même les élèves les boudent!
Moi qui pensais que c'étaient les élèves qui ne faisaient plus leur travail...

Ecrit par : Adey | 12 mai 2007

bonjour...
post-it

Ecrit par : Patricia M. | 12 mai 2007

J'ai encore dans mes placards un ou deux manuels de français très mal faits, complètement neufs, car mes filles ne les ont pas ouverts, et invendables parce qu'il ont été obsolètes le temps de le dire.
Si quelqu'un est collectionneur ?

Ecrit par : yann | 12 mai 2007

Vous savez que je suis un dinosaure qui vénère encore le souvenir du" Lagarde et Michard".

Quand et comment l'enseignement du Français au Lycée a-t-il dérapé?

En Collège, j'ai utilisé "la Grammaire de texte" qui n'était pas encore à la mode." La peur" de Maupassant en 3ème, " La Vénus d'Ille" de Mérimée en 4ème se prête merveilleusement à l'analyse de Todorov. À l'époque, je passais pour un olibrius puis quand, appelé à d'autres fonctions, j'ai quitté le Collège, , mes chers collègues sont venus me demander mes "preps". Je n'en avais pas...Je griffonnais au crayon dans les marges, ou entre les lignes, du Manuel , très mauvais du reste.



Je ne comprends pas qu'après l'erreur monumentale des Maths Modernes, le Ministère ait recidivé.


Je viens dessayer d'aider un jeune voisin à faire un devoir sur une épreuve de Brevet. Il y est question d'énoncés "ancré" et "coupé."...Il ne m'a pas fallu longtemps pour y retrouver l'opposition Discours/ Commentaire vs HistoireL/ Récit d'Émile Benveniste et de Harald Weinrich qui est certes féconde, à condition de maîtriser la conjugaison, mais pourquoi ce "charabia"termlnologique?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Harald_Weinrich

Je crois qu'on retrouve le même mécanisme que celui décrit par Yves Chevallard pour les Maths modernes: l'mportation sans précaution par la "noosphère" de notions et de concepts, provisoires, dans le cadre de la recherche dans l'enseignement scolaire.

Déjà à l'époque du Plan Rouchette, le schéma provisoire de Jakobson sur les fonctions du langage était devenu un objet d'enseignement donc la base d'une nouvelle scolastique.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sch%C3%A9ma_de_Jakobson


La "noosphère" promet, bien entendu "Monts et merveilles" , voir l'interview de Viala dans la revue "Le Débat", et disqualifie les savoirs antérieurs rendant impossible la communication entre les générations.


Il s'agit là d'une des formes du pédagogisme qui privélégie la modification des contenus, des savoirs. C'est donc la facette "scientiste" du pédagogisme.

Or s'il est important que le Professeur ait une bonne culture disciplinaire por pouvoir jouer sur toutes les approches qui permettent de mieux appéhender, et donc de mieux comprendre les textes littéraires, est-il nécessaire d'élaborer une nouvelle scolastique formelle inassimilable par les élèves?

Mon jeune voisin était déjà incapable de lire correctement le texte, une page de Gide, est il besoin de le contraindre à se plier au "Lit de Procuste" des énoncé "ancrés" et "coupés"?




À propos des "séances" et des "séquences", c'est une innovation terminologique de Jack Lang, enfin de son entourage.

Leçon n'était sans doute pas assez "fun"!



Une école baignant dans le formol du formalisme.

Paul Villach

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=17

Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007

Même si, heureusement et par chance, je ne suis plus directement intéressée par le contenu des manuels du secondaire, -- sauf pour me lamenter de ce que mes étudiants n'ont pas vu au lycée -- il me semble me souvenir qu'ils sont choisis par tous les enseignants concernés (j'ai failli taper "consternés" ) réunis en commission ad hoc, surtout lorsque c'est le Conseil Régional qui les paie. Donc, il vous faut convaincre vos collègues de ne pas acheter de manuel DU TOUT ( on peut très bien travailler avec des photocopies et des oeuvres intégrales). Et, au cas où vous seriez minoritaire dans l'équipe, examiner quel est le "moins pire" de ces bouquins, pour faire la soudure en attendant de nouveaux programmes. Le moins mauvais, si vous voulez mon avis, c'est celui qui ressemble le plus à une anthologie, avec le moins de discours d'escorte possible...
Post scriptum (on n'ose plus taper P.S., en cas de confusion...) : le manuel "culte" Biet Rispail Brighelli, -- ou son alter ego Darcos Tatayre et Boissinot -- , était un manuel de lycée. Actuellement, avec l'un ou l'autre de ces ouvrages, on va jusqu'au CAPES de lettres, sans problème. Quod erat demonstrandum. Mais le niveau monte, sspas ?

Ecrit par : FGuichard | 12 mai 2007

Sur le sujet des manuels et de leur simplification à l'extrême, voci ce qu'écrivait Charles Sykes, spécialiste des problèmes éducatifs aux E-U, dans "Dumbing down our kids: Why American children feel good about themselves but can't read, write or add" (chapitre 10: Dumbing down the texts) .
"Post World War II first grade ( CP) basals were re-written to a level below that at which a farmer talks to his cows" .
Plus sérieusement, il cite une étude faite à Cornell par deux chercheurs qui ont mis au point un instrument de mesure de la difficulté lexicale ( LEX), sorte de thermomètre, sur lequel un article de Times Magazine est à +7, un article d'une revue scientifique à +58 et un paysan qui parle à ses vaches à - 55.7. Tous les manuels scolaires analysés se situent en dessous du niveau du Times...et la grande majorité sont dans la fouchette négative autour du niveau de complexité dudit gardien de vaches. ( entre -45 et -65) Chaque génération étudie dans des manuels simplifiés par rapport à la génération précédente depuis 1940
Conclusion du rapport, une évidence: "Long term use of simplified texts produces a cumulative deficit in the breadth and depth of children's general knowledge and vocabulary".

Ce qui implique que toute réforme doit se faire graduellement en tenant compte que le handicap lexical d'une majorité d' élèves de lycée se double aussi, comme le note Jeremy, d'un handicap grammatical, et il est conséquent aux lacunes dans les apprentissages fondamentaux.

Le témoignage d'Adey est exemplaire et elle souligne un point fondamental: comme les enfants martyrs, les élèves se croient coupables.
Quelle abjection! Il est vraiment temps que la vérité sorte du trou où l'ont enfoncée la crainte, la honte, ou tout simplement le découragement des enseignants.

Ecrit par : Cadichon | 12 mai 2007

J'ai moi aussi un manuel culte - enfin, cinq manuels, en fait : ceux de la collection Henri Mitterand publiée chez Nathan dans les années 80. Je les trimballe depuis la seconde. Je lisais ceux de mon frère quand j'étais au collège. Visiblement, on les trouve encore :
http://www.amazon.fr/Litt%C3%A9rature-XIXe-si%C3%A8cle-Dominique-Rinc%C3%A9/dp/2091788619/ref=sr_1_4/171-8102083-7879435?ie=UTF8&s;=books&qid;=1178992076&sr;=1-4

Je les conseille à tous ceux qui ne les connaissent pas. Le prix du neuf est élevé, mais je suis sûre qu'on peut les trouver à un prix tout à fait abordable chez les bouquinistes. Le classement y est très chronologique et plutôt fait par auteurs, avec des topos archi pointus sur l'histoire , les mouvements et les techniques littéraires. Je les consulte encore pour moi-même quand je veux faire une petite remise au point. Il y a vraiment de quoi y trouver à boire et à manger pour bâtir ses cours. Quelques photocopies sorties de ces livres valent bien mieux que les pavés formatés dont Jean-Paul nous a fait la triste peinture.

Ecrit par : Kap | 12 mai 2007

D'ailleurs, je file corriger mon sujet type-bac sur Baudelaire, qui contient de très belles dissertations, acquises au prix de beaucoup d'efforts de la part des élèves (et de leur professeur!), mais les meilleurs élèves écrivent toujours "il c'est" au lieu de "il sait" ou "il a prix" au lieu de "il a pris", car je n'ai pas le temps de faire, en plus, des dictées et de la syntaxe.

Ecrit par : Jeremy | 12 mai 2007
Taratata, voilà la sixième année que mon fils est dans le secondaire. Jamais, au grand jamais, un professeur de français ne l'a remercié, même succintement, de lui épargner fautes de grammaire ou d'orthographe. Jamais aucun ne l'a encouragé à améliorer encore sa syntaxe déjà solide à l'entrée en sixième. A contrario, sa jeune sœur est perpétuellement congratulée, portée aux nues, alors que son orthographe est cauchemardesque et sa syntaxe approximative (mots manquants à deviner, phrases bancales).
Alors, ne dites pas que les fautes de vos élèves vous gênent! Si tel était le cas, ils en feraient moins.

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2007

Le Mitterand (avec un seul r, avis aux amateurs !) est efectivement un excellent manuel — de la fin des années 70, si je me rappelle bien : il était si pointu qu'il n'est pas parvenu à détrôner le Lagarde…
Ce que disait FG plus haut est tout à fait vrai : les manuels de Darcos, de Mitterand ou les miens (cum alii…) offrent aujourd'hui assez largement à un étudiant de CAPES tout ce qu'il a à savoir pour passer un concours d'enseignement dans de bonnes conditions. Ils servaient il y a trente ans à passer le Bac.
Je serais intéressé de savoir si c'est le cas dans d'autres matières. Les livres d'HG ou de maths ou de Langues des années 70-80 étaient-ils meilleurs que ceux d'aujourd'hui ? Si oui, on aurait là un outil intéressant pour mesurer non seulement la baisse de niveau, mais le procédé utilisé — sciemment — pour provoquer cette baisse. Parce que personne ne me fera jamais croire que les gosses d'aujourd'hui sont plus bêtes que ceux d'autrefois.
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2007

"Je serais intéressé de savoir si c'est le cas dans d'autres matières. Les livres d'HG ou de maths ou de Langues des années 70-80 étaient-ils meilleurs que ceux d'aujourd'hui ? "

En primaire, sans aucun doute, en mathématiques, en histoire, en géographie, en sciences, en lecture et en grammaire : plus épais, plus fournis, plus utilisables pour les parents qui pouvaient reprendre facilement avec leur enfant à la maison un point mal acquis et pour les élèves (de classe à plusieurs niveaux, par exemple) qui s'y retrouvaient facilement et pouvaient travailler seuls, une fois la notion étudiée avec le maître ou la maîtresse. Tout ceci sans parler de tous les points des programmes qui ont disparu depuis.

Ecrit par : catmano | 12 mai 2007

"En primaire, sans aucun doute, en mathématiques, en histoire, en géographie, en sciences, en lecture et en grammaire : plus épais, plus fournis, plus utilisables pour les parents qui pouvaient reprendre facilement avec leur enfant à la maison "

http://www.collectionsrossignol.com/lecture.htm

Détrompe toi Cat, c'est faux 'au moins en ce qui me concerne.
CP 1970. Poucet de merde , comment veux tu que les parents comprennent ce qu'il faut faire ? Regarde bien c'est NUL à CHIER , pour les maths c'est en pleine réforme "maths moderne", je me souviens que mon père ne comprenait rien ...
Bon j'ai eu une copine excellente en math..., qui m'a bien récupéré :)

Ecrit par : toto | 12 mai 2007

Aujourd'hui, c'est juste PIRE .

Ecrit par : toto | 12 mai 2007

Niveau fin de CM2, c'était plus fourni, aucun doute. Les livres de "lecture courante" du CE1 au CM2 aussi.

Quant aux méthodes de lecture, tu sais ce que j'en pense, le déficit de ces dernières années est dû, à mon humble avis, à trois causes : suppression de la préparation à l'apprentissage de la lecture en maternelle (à l'époque on appelait ça les "prérequis"), manque criant de formation objective aux différentes méthodes d'apprentissage de la lecture en IUFM (les jeunes collègues m'ont toutes parlé de "quelques" cours très vite survolés dont elles ont retenu une seule chose : "Apprendre à lire à des enfants, c'est très difficile et très aléatoire.") et mise systématique de la charrue avant les boeufs de la PS à la fin du CP (ou mieux : charrue laissée seule dans le champ).

Ecrit par : catmano | 12 mai 2007

"Niveau fin de CM2, c'était plus fourni, aucun doute. Les livres de "lecture courante" du CE1 au CM2 aussi. "

Vi, moi je sais. :)

Maternelle, je n'ai strictement rien fait (de très vagues souvenirs) mais pas de souvenir de tenir un crayon, pinceau etc etc ??????????? bõ ? en tous cas, certainement pas de préparation à la lecture.

Ecrit par : toto | 12 mai 2007

Je serais intéressé de savoir si c'est le cas dans d'autres matières. Les livres d'HG ou de maths ou de Langues des années 70-80 étaient-ils meilleurs que ceux d'aujourd'hui ? Si oui, on aurait là un outil intéressant pour mesurer non seulement la baisse de niveau, mais le procédé utilisé — sciemment — pour provoquer cette baisse. Parce que personne ne me fera jamais croire que les gosses d'aujourd'hui sont plus bêtes que ceux d'autrefois.
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2007


En ce qui concerner le Collège, il y a une rupture nette c'est la réforme Haby. Le cas le plus spectaculaire est celui de l'Histoire-Géographie où on est passé de deux forts manuels à un seul beaucoup plus mince.


Le moyen?

Les alibis pédagogistes habituels:


-L'intérêt des Élèves puisque le Ministère avait déclaré que les manuels antérieurs à la réforme étaient davantage faits pour les Professeurs que pour les Élèves et qu'il convenait donc de distinguer le Manuel destiné aux élèves contenant essntiellement des "documents" et le livre du Maître plus copieux.


-La justice sociale en rendant gratuit les manuels mais en fixant un crédit unitaire très bas.



Les protestations des Certifiès et Agrégés, deux ans de grèves et mouvements divers à l"inititiave du SNES furent qualifiés de "corporatisme élitiste".


Les PEGC et les Instituteurs Spécialisés n'avaient qu'à gagner à la Réforme et, si je me souviens bien, le SNI-PEGC fît le service syndical minimum. Son ambition était d'étendre son hégémonie du Primaire au Collège en prônant l'École Fondamentale.

« La gauche a mené une politique de droite en supprimant du collège tout ce qui n’est pas élitiste »
René Haby, ancien ministre de l’éducation de 1974 à 1978



http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=118

Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007

"Même si, heureusement et par chance, je ne suis plus directement intéressée par le contenu des manuels du secondaire, -- sauf pour me lamenter de ce que mes étudiants n'ont pas vu au lycée -"

Ecrit par : FGuichard | 12 mai 2007

je suis désolée F.Guichard malgré tout le respect et l'estime que vous m'inspirez à travers vos posts, ce que vous venez d'écrire me fait rugir. Il y en a assez des enseignants qui se lamentent du niveau de plus en plus bas de leurs élèves, ils en sont les premiers responsables! S'ils avaient "le courage" d'assumer leurs convictions quant à l'enseignement qu'ils souhaitent offrir à leur élèves nous n'en serions pas là! Ils ont pour la plupart accepté de courber l'échine et ont suivi la mouvance qui consiste à appliquer à la lettre les programmes de plus en plus réducteurs!
Alors ce soir je suis en colère ,j'espère que vous serez nombreux à entendre l'appel de JPB au boycottage de ces manuels stériles et que vous aurez l'audace de sortir de vos bibliothèques tous ces romans qui sont l'essence même de la culture...
cette chasse aux sorcières, ce "sus aux pédagogistes" n'est pas digne de personnes qui revendiquent le droit de transmettre le savoir et le goût du savoir.
"un gourou" qu'il soit pédagogiste ou non demeure un gourou et il ne vit et ne fait prospérer sa secte qu'avec l'aide de ceux qui l'écoute. Les enseignants sont suffisamment nombreux pour faire front et bloc face à ce qui leur paraît être à l'encontre de leur rôle et devoir...
l'école n'est plus ce qu'elle était il n'y a plus à le prouver, c'est à vous enseignants de changer cet état de fait et ne vous trompez pas "d'alliés", ils sont peut-être ceux que vous exécrez le plus, les parents! Mais eux ne font que constater les dégats et sont franchement démunis...Le discours sur la bonne méthode me semble entrainer beaucoup de perte d'énergie, j'ai la naïveté ( ce n'est pas nouveau) de croire qu'il n'y a pas une méthode mais autant ou presque de méthodes qu'il y a d'enseignant...j'arrête là, je ne vais pas me faire des amis mais qu'importe...

je finis sur un sourire aux quelques uns qui sur ce blog savent que je les apprécie et l'estime que j'ai d'eux ,qu'ils soient parents, enseignants ou même "pédagogiste" (franchement depuis plusieurs mois je m'interroge sur le bien fondé de vouloir établir un tel clivage).

Ps: je ne corrige pas les fautes d'orthographe aussi veuillez par avance m'en excuser

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 12 mai 2007

Je serais intéressé de savoir si c'est le cas dans d'autres matières. Les livres d'HG ou de maths ou de Langues des années 70-80 étaient-ils meilleurs que ceux d'aujourd'hui ? Si oui, on aurait là un outil intéressant pour mesurer non seulement la baisse de niveau, mais le procédé utilisé — sciemment — pour provoquer cette baisse. Parce que personne ne me fera jamais croire que les gosses d'aujourd'hui sont plus bêtes que ceux d'autrefois.
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2007

Maths! j'ai le comparatif à la maison! Sixième programme 1965 et maths Seconde C, Première C, Terminale C ( Condamine-Vissio trois volumes) années 1973 à 1976: Rien à voir avec les livres actuels de section S. Ceci ne résolvant d'ailleurs rien, car, à l'époque, le monde n'était pas celui d'aujourd'hui, et n'allait pas en C qui le voulait mais qui le pouvait. Le problème reste donc entier d'un pays qui ne peut/veut(?) plus employer une main d'œuvre française sous qualifiée à salaire décent. Il faut donc pourtant mener au bac au moins 80% d'une classe d'âge et leur faire suivre des études supérieures pour faire d'eux une main d'œuvre qualifiée.
Alors, le niveau baisse, oui, certainement...le chômage augmente.
Et, déjà, à l'époque de mon bac 76 et avant, tous ceux qui passaient un bac C ne pouvaient prétendre au meilleur.

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2007

Condamine et Vissio? Cela me rappelle quelque chose... Merci, Dobolino!
Jean-Paul, Dave chante des imbécillités, mais il est plutôt intelligent et cultivé... Comme quoi...

Ecrit par : christophe sibille | 12 mai 2007

'J'ai la naïveté, (ce n'est pas nouveau), de croire qu'il n'y a pas une méthode, mais autant ou presque de méthodes qu'il y
a d'enseignants".

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 12 mai 2007

Ce n'est pas de la naïveté, Patricia! C'est une évidence, et relève du simple bon sens, vertu souvent encensée en ces lieux!

Ecrit par : christophe sibille | 12 mai 2007

'J'ai la naïveté, (ce n'est pas nouveau), de croire qu'il n'y a pas une méthode, mais autant ou presque de méthodes qu'il y
a d'enseignants".

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 12 mai 200

Tu as raison, (comme le dit le naind'jardin) mais ce que vous oubliez, c'est que toutes/tous ne sont pas bonnes/bons ...

Donc, il faudra bien sélectionner.

Virer FraKK Charmeux r2d2 choconard abes etc etc et Ribambelle Ratus justine abracadada etc etc (au moins du CP) ou alors rééduquez moi tout ça ! (dans une rizière ? ;) )

Ecrit par : toto | 13 mai 2007

oups virez ;)

Ecrit par : toto | 13 mai 2007

Enseignant en primaire, classe de CE1, j’ai décidé d’abandonner les fiches de Français que j’avais longuement confectionnées à l’ordinateur, à partir du manuel très connu ’’La balle aux mots’’ (collection dirigée par H. Mitterand d’ailleurs). En effet, les résultats que j’obtenais, me semblaient bien médiocres.

Je ne me rendais pas compte à l’époque que la pédagogie constructiviste était néfaste (par exemple, titre du premier chapitre de grammaire : du texte à la phrase ! Tout est dit …)
Depuis quelques années, je me suis pris de passion pour les vieux manuels. D’abord pour la beauté des illustrations puis, petit à petit, pour le contenu.
(voir ce très beau site http://jeanmi.abcd.free.fr/index.htm)

Cette année, j’ai recommencé entièrement toutes mes fiches à partir de quelques uns de ces vieux livres trouvés dans les greniers ou dans les vide-greniers. Je l’ai fait par passion pour mon métier, en cohérence avec mes nouvelles convictions et par respect envers mes élèves. Mais je pense y avoir consacré entre 250 et 300 h. Je me dis, maintenant que l’année est presque écoulée, que c’était un travail de dingue et que j’aurais pu l’éviter s’il existait encore de bons manuels. Mais force est de constater que ce n’est pas le cas.

Je ne raconte pas cela pour me vanter mais juste pour souligner que certains enseignants travaillent. Ma récompense, c’est de voir mes élèves de l’année en cours avec un bien meilleur niveau que ceux que j’ai eus auparavant. Mais que de regrets pour mes anciens élèves et que de temps perdu à faire ces premières fiches ineptes…

Le comble, c’est que je suis plutôt bien noté car la pédagogie que j’utilisais, plaisait aux inspectrices (c’est toujours des femmes :). Mais cela risque de changer désormais. A moins que M. Sarkozy …

PS : L'année prochaine, je pense abandonner l'emploi des fichiers de calcul. Catmano pourrait peut-être me conseiller.

Ecrit par : Gaston Lavy | 13 mai 2007

Gaston, ce serait intéressant que vous nous fassiez profiter des deux versions de vos prépations sur un même sujet...

Ecrit par : Perceval | 13 mai 2007

...prépapararations..., exsez-moi.

Ecrit par : Perceval | 13 mai 2007

Pour Dobolino qui m'écrit :

" Taratata, voilà la sixième année que mon fils est dans le secondaire. Jamais, au grand jamais, un professeur de français ne l'a remercié, même succintement, de lui épargner fautes de grammaire ou d'orthographe. [...] A contrario, sa jeune sœur est perpétuellement congratulée, portée aux nues, alors que son orthographe est cauchemardesque [...]
Alors, ne dites pas que les fautes de vos élèves vous gênent! Si tel était le cas, ils en feraient moins. "

1) Je ne suis pas responsable de ce que disent les collègues à votre fils ou à votre fille. Si vous en êtes mécontente, dites-le leur directement, et ne passez pas si facilement d'eux à moi.
2) Les fautes des élèves me gênent, je le marque sur CHAQUE copie où l'expression pose problème, je souligne CHAQUE faute, des plus grossières aux plus minimes, et je suis l'un de ceux qui retirent le plus de points pour l'expression parmi mes collègues (et l'expression dans ce cadre, pour moi, c'est l'orthographe et la grammaire, pas la capacité à communiquer ou à employer des mots compliqués). Alors oui, ces fautes me gênent, je le dis, et je ne vois pas en quoi en PREMIERE je serais responsable des fautes que continuent à faire mes classes. Si nous parlons ici, c'est pour dire qu'il y a un problème dans TOUT le secondaire, et dans tout le primaire, avec l'enseignement de la langue française, et je pensais qu'il y avait consensus sur ce point. Il est trop tard, en premiere, pour apprendre aux élèves à écrire "il sait", "tu as" ou "il a pris" - il y a neuf ans d'apprentissage de la langue derrière, et quatre heures hebdomadaires seulement en première, avec un programme démesuré.
3) Des fautes grossières d'orthographe n'empèchent pas qu'une dissertation soit très bien réussie sur le plan des idées, évidemment la note s'en ressent, mais ca reste une "belle" dissertation quant à la structure et au raisonnement. J'évalue aussi mon travail en regardant les progrès des élèves, et je vois ce qui a réussi (la méthode de la dissert et la connaissance des auteurs), ce qui a raté (ils sont nuls en commentaire), et ce à quoi je n'ai PAS LE TEMPS de remédier en première, d'autant qu'ils ont déjà 16-17 ans (l'orhographe proche de la dyslexie, l'absence de ponctuation, l'ignorance crasse en syntaxe, etc.)

Donc dobolino, je tenais à vous répondre, d'autant que j'aime beaucoup vous lire par ailleurs (comme beaucoup ici sur ce blog). Votre jugment était particulièrement hâtif, ne correspondait pas à ce que je disais, et surtout vous me rendez responsable de choses auxquelles je ne peux plus remédier car le mal est trop profond et trop ancien, et vous m'associez à des cas personnels qui ne me concernent pas.

Enfin, sachez qu'en Seconde, je passe une heure par semaine sur l'orthographe, et mes elèves progressent, mais vous conviendrez que c'est le rôle du primaire et du collège que d'enseigner "il sait", "tu as" et "il a pris", et qu'autrefois, on aurait pas imaginé enseigner cela en lycée, ni en seconde, ni a fortiori en première.

Cordialement.

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2007

Enseignant en primaire, classe de CE1, j’ai décidé d’abandonner les fiches de Français que j’avais longuement confectionnées à l’ordinateur, à partir du manuel très connu ’’La balle aux mots’’ (collection dirigée par H. Mitterand d’ailleurs). En effet, les résultats que j’obtenais, me semblaient bien médiocres.


Ecrit par : Gaston Lavy | 13 mai 2007



"La balle aux mots" est un des pires manuels malheureusement très répandu dans les écoles élémentaires. Son succès réside essentiellement dans son caractère "rassurant" et son aspect moderniste pour des PE qui n'ont pas, de par leur formation, une grande culture grammaticale.


Merci pour le lien indiqué. Ce site est un vrai trésor.

En voici un autre.

http://www.collectionsrossignol.com/



En ce qui concerne les anciens manuels et en dehors de leur aspect esthétique les plus utilisables sont les recueils de "morceaux choisis" qui contraste par l'abondance des textes avec la maigreur anorexique des actuels Manuels.

J'ai sous les yeux un vieil exemplaire en très mauvais état de Belles Lectures ( Editions MDI) datant de 1974, ce qui n'est donc pas très ancien. C'est un fort volume (316 pages) abondamment illustré qui regroupe en 26 Centres d'Intérêt pas moins de 126 textes.

Destinés au deux années du CM, il s'agit fort vraisemblablement d'une réédition puisqu'il fait mention des classes de 8ème et 7éme de Lycée qui ont dû disparaitre aux alentours de 1960.

Les auteurs appartiennent , pour la plupart au patrimoine littéraire , même si ce sont des auteurs mineurs.

Les textes sur deux pages sont suivis d'un appareil" critique" rudimentaire :" Les mots "qui donne des explications sur les mots "difficiles" et "Les idées" qui pose des questions dites de compréhension.

Les illustrations sont pour la plupar des "oeuvres originales" de R. Bresson et P.Derambure qui renvoie aux années 50 du XXème siècle

Par ailleurs, ,la table des matières est suivi d'une "Table de Correspondance avec deux autres manuels "Le Français par l'usage", probablement consacré à la pratique de la langue orale et écrite, et "Orthographe et conjugaison".


Il n'existe plus de tels manuels dans les Écoles élémentaires.

Dans ceux que l'on trouve, les textes sont nettement moins nombreux et beaucoup plus courts. Par contre les illustrations sont abondantes ....

Ecrit par : Henri Grégoire | 13 mai 2007

Pour JPB :

Il suffit effectivement de comparer, par exemple, deux manuels de maths ou de physique-chimie de Terminale S aujourd'hui (même spé maths ou spé physique-chimie) avec des manuels de l'ancienne Terminale pour le Bac C. La comparaison est édifiante, et n'importe quel prof de maths vous le dira. Les concours-mêmes des écoles d'ingénieurs post-bac ont dû s'adapter, la comparaison des sujets sur 20 ans d'intervalle est là aussi accablante sur ce sujet.

En langues, j'ai les manuels de mes parents (collège-lycée). On faisait en allemand Goethe, Schiller, Eichendorff, Böll ou Kaschnitz. Regardez les programmes récents, ou l'on apprend à dire "téléchargez un logo gratuit pour votre portable" ou "accrochez les affiches pour l'exposition réalisée par la classe".
cf. http://www.education.gouv.fr/bo/2007/hs7/default.htm

La comparaison se fait en un coup d'oeil. Et surtout, on faisait de la grammaire et de la traduction !!! Aujourd'hui, on commente des images (cf. récente réforme de l'oral en STG) et on a le droit de faire des fautes à l'oral, ça n'a aucune importance selon les consignes officielles, le tout est de montrer son "aptitude à communiquer" avec l'examinateur.

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2007

Trouvé sur la Toile cet article écrit au moment de la crise du CPE et qui me semble poser de bonnes questions:


L’Education nationale prise entre deux feux (ou pourquoi rien ne change)

Depuis plus de trente ans, l’Education nationale est prise entre un discours "de gauche" plein de bons sentiments mais assez hypocrite et des vérités rationnelles malheureusement teintées d’une idéologie très "droitière". Autant dire que la nécessaire réforme de cette institution n’est pas pour demain. Elle n’en sera que plus rude, le moment venu...

...

On comprend sans peine qu’avec de tels avocats, la remise en cause de "la-filière-générale-pour-tous" n’est pas près d’aboutir. Pas à cause d’on ne sait quel complot gauchiste, mais parce qu’il est bien plus facile de mobiliser une majorité plus ou moins active autour de mots d’ordre (faussement) généreux qu’en tenant de tels propos à la limite du mépris. Si le dogme de l’université de masse est si prégnant, mieux vaudrait ne pas disperser ses forces dans des directions aventureuses. À moins que le but ne soit de rester entre soi, sûr de sa vérité. Dans ce cas, le système a encore de beaux jours devant lui... ou alors sa remise à plat risque d’être pour le moins mouvementée. Pas sûr qu’il soit nécessaire d’en rajouter à la révision d’une institution si lourde, et à terme inévitable.


http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=15422

Ecrit par : Henri Grégoire | 13 mai 2007

"Taratata, voilà la sixième année que mon fils est dans le secondaire. Jamais, au grand jamais, un professeur de français ne l'a remercié, même succintement, de lui épargner fautes de grammaire ou d'orthographe. Jamais aucun ne l'a encouragé à améliorer encore sa syntaxe déjà solide à l'entrée en sixième. A contrario, sa jeune sœur est perpétuellement congratulée, portée aux nues, alors que son orthographe est cauchemardesque et sa syntaxe approximative (mots manquants à deviner, phrases bancales).
Alors, ne dites pas que les fautes de vos élèves vous gênent! Si tel était le cas, ils en feraient moins."

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2007

Bien sûr c'est connu! Il est tout-à-fait normal de généraliser à partir d'un cas particulier et d'expliquer à quelqu'un que vous savez mieux que lui ce qu'il pense....
Pas de chance pour votre fille mais quel jugement péremptoire sur les autres.

Ecrit par : Hervé | 13 mai 2007

Adley,
Je crois que presque tous les élèves procèdent comme vous l'avez fait !

Or donc, hier, pensum à la maison : mon fils, élève de seconde, doit rédiger le commentaire d'un texte de Chateaubriand tiré de René (dans son manuel).

En bon père, j'accompagne mon chérubin avec deux consignes (injonctions ?) complémentaires et préalables : c'est connu les profs sont des parents exemplaires ;-)
1 - Lire et apprendre la fiche méthodologique donnée par la prof (assez bien faite d'ailleurs).
2 - Lire avec attention dans son manuel tout sur Chateaubriand et sur le romantisme afin d'éviter des contresens trop grossiers.

Qu'advint-il ?

Pour le point 2, ce fut bref ! Rien ... Pas un mot sur l'auteur, pas une réflexion générale présentant le mouvement littéraire dans sa diversité, etc.

Que fit alors le bon père ?

Rendez-vous avec le Lagarde XIXe (dans une édition de 1971) ! Et là, mon cher ange en a bavé un peu ... Les pages 29 à 82 sont consacrées à Chateaubriand avec une alternance de commentaires et d'extraits replacés dans leur contexte.

Tout est dit ...
Certes, 53 pages sur cet auteur, on pourrait sans doute pu abréger. Je l'avoue, C. n'est pas ma tasse de thé, et je doute que ce puisse être celle d'un ado de 2007 !

Néanmoins, quel sens peut avoir le commentaire d'un extrait de roman lorsqu'on ne connaît ni l'auteur, ni son environnement ?

En vieux réac, j'aimerais que, dès le collège, on fasse APPRENDRE (ouh ! le gros mot) des synthèses sur les styles, thématiques et principaux auteurs de toutes les époques.

On ne me fera (hélas ...) pas croire qu'il est possible de faire lire avec plaisir Corneille, Plaute ou Duras à tous les élèves !
Il me semble pourtant concevable et souhaitable qu'ils puissent dire trois mots sensés de ces monuments de la littérature.
Ce serait peut-être là un des rôles de l'enseignement des lettres ?

PS :
1 - En complément à l'enseignement de la littérature, il me semblerait souhaitable (++) d'introduire une nouvelle matière : l'expression française ...
2 - Adley, je ne suis pas prof de lettres, pour les autres, ne voyez pas d'ostracisme dans mes propos, je sais que vous avez aussi des IPR !

Ecrit par : Zorglub | 13 mai 2007

'J'ai la naïveté, (ce n'est pas nouveau), de croire qu'il n'y a pas une méthode, mais autant ou presque de méthodes qu'il y
a d'enseignants".

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 12 mai 200

"Tu as raison, (comme le dit le naind'jardin) mais ce que vous oubliez, c'est que toutes/tous ne sont pas bonnes/bons ...

Donc, il faudra bien sélectionner.

Virer FraKK Charmeux r2d2 choconard abes etc etc et Ribambelle Ratus justine abracadada etc etc (au moins du CP) ou alors rééduquez moi tout ça ! (dans une rizière ? ;) )"

Ecrit par : toto | 13 mai 2007

Une suggestion: plébisciter toto tout à la fois comme inspecteur et "sélectionneur" d'enseignants du premier degré, mais également comme concepteur, réalisateur et éditeur de manuels de lecture; on résout de ce fait comme par enchantement tous les problèmes du primaire et, de plus, on tord le cou à tous les jugements péremptoires.

Ecrit par : christophe sibille | 13 mai 2007

A Gaston Lavy.
Hélas non, je ne peux pas vous conseiller sur un manuel de mathématiques. J'ai fait comme vous, reprise d'un manuel des années 30 du siècle dernier comme dit H. Grégoire, niveau Cours élémentaire, et j'ai sélectionné et réactualisé certaines données, catalogue de la Camif en mains, ne vous en déplaise, la Camif sert au moins à cela.
Pour les prix, cela pouvait aller, il suffisait la plupart du temps de remplacer francs par euros sans changer les nombres. Pour les objets vendus ou achetés, il a bien fallu remplacer les chapeaux des modistes, les fers à cheval des forgerons et les mètres de tissu des tailleurs par des produits et des fournisseurs plus actuels. Heureusement, j'exerce en rural et j'ai pu conserver les sacs de blé, les champs rectangulaires à clôturer et les tonneaux de vin (mais est-ce bien transversalement correct et cela ne contrarie-t-il pas le programme du "vivre ensemble" ? Ça, c'est une autre histoire.) Je teste cela dès la rentrée, avec ma bande de CP qui vient de finir son "J'apprends les maths" de Brissiaud, chez Retz, et qui est fin prête pour entamer le programme de CE1
Dans quel niveau travaillez-vous ? Les "Math et Calcul", de Eiller, chez Hachette étaient bien en CM1, CM2. En revanche en CP, CE1 et CE2, ils ne cassaient vraiment pas grand chose.

Ecrit par : catmano | 13 mai 2007

"Je l'avoue, Châteaubriand n'est pas ma tasse de thé, et je doute que ce puisse être celle d'un ado de 2007 !"
écrit Zorglub…

Hérésie ! "Levez-vous, orages désirés !" — c'est-y pas contemporain en diable ?
Un petit volume de la collection Découvertes, sur Châteaubriand, commence par une galerie de ses maîtresses — toutes plus belles les unes que les autres (essayez Delphine de Custine, ou Cordelia Greffulhe, comtesse de Castellane — l'essayer, c'est l'adopter), parce que ce grand mélancolique (c'était son principal mode de séduction…) adorait se faire consoler par des créatures de luxe — ça aussi, ça pourrait être, bien présenté, assez tentant, non ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 mai 2007

Excusez-moi, j'ai lu trop vite. CE1, non, si je connaissais, j'utiliserais aussi.
Je serais très heureuse aussi de bénéficier de vos petites "préps".
Pour l'année prochaine, j'utiliserai : L'oiseau lyre (cp/ce1 puis ce1) en lecture, la grammaire de Léo et Léa si le spécimen qui tarde à arriver me convient, "mon" bouquin de maths et mes petites leçons d'histoire, géographie, sciences et technologies fabriquées maison elles aussi à partir des encyclopédies Méga Poussin, Méga Junior et des livres "Les savoirs de l'école" cycle 3, chez Hachette.

Ecrit par : catmano | 13 mai 2007

Oui, oui, M. Brighelli !
Je me permets toutefois de tempérer votre enthousiasme ... Vous connaissez mes "clients" : leur mélancolie est d'une autre veine, bien plus triviale !

Pour le reste, même si je vous déçois un peu, je trouve un peu gnangnan cet apitoiement sur soi-même. Je préfère la grandeur épique de V. Hugo, la description d’une nature plus en rapport avec ses praticiens : les « vrais gens » pour reprendre cette formule drolatique utilisée durant la campagne.

Que pensez-vous de l’idée d’introduire au lycée l’enseignement (!) de « l’expression française » ?
C’est grave de devoir l’envisager, mais peut-on agir sans prendre en compte l’état (sinistre) du réel !

Ecrit par : Zorglub | 13 mai 2007

"Que pensez-vous de l’idée d’introduire au lycée l’enseignement (!) de « l’expression française » ?"
dit Zorglub…

Cher, j'avais suggéré dans "À bonne école" (indispensable !) de dédoubler les cours de "Français" du second cycle en cours de "Langue" — sans doute ce que vous appelez "expression française" — et "Littérature", suggérant même que les deux pourraient ne pas être traités par le même enseignant… Histoire de rattraper au plus vite ces années de retard accumulées depuis le Primaire…
Ou du moins, un établissement devrait avoir assez de latitude pour créer, ponctuellement, un tel type d'enseignement, en fonction des besoins. Inutile d'imposer à tous un horaire renforcé — mais il faut pouvoir le faire, quitte à mélanger des classes de plusieurs niveaux dans une même réappropriation de la langue — au moins de la langue écrite, très déficiente aujourd'hui.
Je sens qu'il y en a qui vont encore protester…
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 mai 2007

Je voudrais revenir sur la prise en compte de la qualité de l'expression écrite dans les devoirs. Formé par le même professeur de Khâgne que B.Lecherbonnier, (professeur qui arrêtait de corriger tout travail à partir de la cinquième faute d'orthographe), j'ai toujours cru bon de sanctionner l'incorrection de la langue.
Tout devoir en lycée est accompagné d'un décompte des erreurs de syntaxe, d'orthographe grammatical et lexical. Selon le nombre d'erreurs, selon que le devoir est fait à la maison ou en classe, un certain nombre de points (jusqu'à cinq) sont enlevés. En début d'année, je consacre une heure à un rappel des règles principales à partir d'une dictée ad hoc. En seconde les premières heures de module après le premier devoir sont consacrées à la correction des erreurs. Par la suite, tout élève capable de me présenter sa copie corrigée récupère la moitié des points enlevés. Cela demande un petit surcroît de travail mais les élèves soit acceptent d'être sanctionnés (le décompte est précis) soit font l'effort de relire et de corriger leur copie. Ils connaissent les règles mais peu habitués à être sanctionnés ne font pas les efforts nécessaires et tout surveillant d'examen a pu constater ce phénomène d'élèves qui ont tout le temps de relire leur copie, mais qui la rendent immédiatement après avoir écrit le dernier mot. Inutile de préciser que je suis traité de "réac" par certains de mes collègues ou accusé de gâcher le métier en passant tant de temps sur une copie pour un problème d'école primaire ou de collège. C'est cependant rendre avant tout service aux élèves et particulièrement en BTS : il suffit de lire les annonces d'emploi pour s'en persuader. Il faut reconnaître que l'atténuation de la valeur des fautes en "dictée" au BEPC n'aide pas à cette prise de conscience.
Ayant eu le privilège de corriger l'épreuve de dictée- questions du dernier concours de l'Ecole Normale en fin de troisième, je me souviens qu'une faute d'accord coûtait 4 pts et une faute d'usage 2pts. Comme avoir zéro à cette dictée était éliminatoire, on était au moins sûr d'avoir de futurs instituteurs ou institutrices connaissant l'orthographe. Je précise pour les plus jeunes que cette dictée servait aussi d'épreuve d'écriture. Il faut bien reconnaître que beaucoup d'enseignants ont privilégié le contenu à la forme. Qui ne se souvient pas de collègues donnant des sujets libres et s'extasiant sur la poésie d'un devoir qu'il faut déchiffrer ? Hélas, il me paraît difficile de revenir en arrière si j'en crois les lamentations de parents sur le niveau orthographique des professeurs des écoles qui s'occupent de leur progéniture !

Ecrit par : Ponocratès | 13 mai 2007

Catmano,
La grammaire Berthou et le Tavernier sciences CP-CE1 sont aussi d'excellents manuels de CE1.
Louis Barthas

Ecrit par : Louis Barthas | 13 mai 2007

Vous avez évoqué les langues. J'aurais une question naïve : pourquoi la doctrine est-elle autant axée sur la qualité de l'accent ? Dans le cas de l'anglais, notre propension à le massacrer est très appréciée par les autochtones qui trouvent ça charmant (moi, pas de bol, je me suis entendu attribuer l'accent néerlandais ! Ca marche moins bien avec les filles).

Ecrit par : Perceval | 13 mai 2007

Hors Sujet: Petite discussion hier au soir, dans l'Aude, lors d'un repas, où je fus le seul à voter Nicolas Sarkozy (parmi un vigneron, une institutrice, une aide scolaire fille d'un artiste/chanteur, et son compagnon, un futur aide-soignant, parents d'un garçonnet de 2 ans : donc plutôt des petits salaires): sensibilité politique tendance extrême-gauche libertaire (CNT).

1) L'hostilité très forte envers le nouveau Président (emploi des mots facho, LePen bis, liberticide, etc.) et les 53% des électeurs,
2) Une violence qui prend son origine dans le désespoir et les difficultés de la vie,
3) Volonté affichée de défier les Lois de la République considérées comme anti-humanistes (cacher des immigrés clandestins)...
4) ... jusqu'à l'assassinat des policiers ou gendarmes venant chercher les sans-papiers,
5) Un constat commum quant à l'état déplorable de l'enseignement. "J'ai eu le bac sans l'avoir mérité, je suis inculte".

Je ne sais pas quel est votre entourage; pour ma part, depuis les Présidentielles, je n'entends que haine, détestation, désir d'en découvre dès les premières mesures du prochain gouvernement. Je n'entrevois aucun appel au calme de la part de la Gauche, ou alors du bout des lèvres...

http://www.valeursactuelles.com/magazine/france/visu_france.php?num=3676&position;=6&nb;=7&affiche;=

En tant qu'homme de culture, si je peux me qualifier ainsi, je suis très inquiet.

Lorsque l'enseignement ne dispense plus la culture et ne donne plus les moyens intellectuels de se retirer des émotions brutes pour penser une situation, la violence n'est pas loin, et le pire est inéluctable. Et, de l'extrême-gauche à l'extrême-droite, il y en a qui n'attendent que ça.

Alors, oui, pauvre professeur, que puis-je faire, quand je n'ai quasiment aucun moyen pour imposer à mes élèves qui se foutent des mauvaises notes, des punitions, des colles, l'étude, l'analyse et le travail, et que l'administration fait mine de s'inquiéter? Quand certaines classes ne permettent pas à une parole que j'espère nuancée de s'exprimer en cours et de commenter, pas plus d'une minute dans le silence, par des exemples et des références que n'ont pas et ne veulent pas celles-là?

J'ai appris qu'après la Révolution française, vinrent la Terreur, Bonaparte, puis Napoléon; j'ai la malchance d'être lecteur: je ne sais pas tout ce que ceci va donner; ce sont les classes les plus défavorisées qu'il faut enseigner prioritairement: non pas pour les domestiquer par des leçons et la culture bourgeoises, mais pour que l'instinct ne passe pas avant le raisonnement...

Je ne sais pas si je suis clair; mais à entendre et voir ce que je vois et entends, mes craintes s'amoncellent. Il est urgent de tenter de rattraper la catastrophe civilisationnelle dans laquelle nous sommes. Que les bonnes volontés se lèvent; pour ma part, du moins ce dimanche, je suis comme un lapin pris dans les phares d'une voiture.

Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2007

les moyens intellectuels POUR se retirer

Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2007

1) Grammaire pour les CP/CE1

La Berthou CE est bien sûr excellente, mais il y a encore mieux, à mon avis :

"Grammaire française - Premier livre". E. GRAMMONT et A. HAMON. Hachette. 1956. Excellente +++ !

Autre petit bijou pour disposer de batteries d'exercices, pour travailler le vocabulaire et trouver de petits textes parfaits pour la copie dirigée :

"Cours de langue française - Cours préparatoire". MAQUET, FLOT, ROY. Hachette. 1922.

2) Pour les maths

"L'arithmétique enfantine - CP et CE1". G. BOUCHENY et A. GUERINET. Larousse. 1932. Une merveille qui laisse admiratif devant l'intelligence et le savoir-faire de nos anciens.

"L'arithmétique en riant - Cours élémentaire". R. JOLLY. Fernand Nathan. 1934. Très intéressante pour l'initiation aux problèmes.

Ecrit par : Un hussard | 13 mai 2007

Dobolino part toujours du cas particulier car c'est ainsi qu'on avance dans son métier! Un jour, j'ai eu un cas particulier que j'ai signalé à un camarade de promo professeur agrégé de Médecine Canine qui a transformé ce cas particulier en une découverte scientifique majeure qui fit sa gloire. (Le salaud commit l'erreur de ne pas me remercier mais c'est une autre histoire...).
Le problème est que ce que je décrivais n'est en aucune manière un cas particulier. Le cas particulier, c'est vous, et c'est bien là le problème en ce qui concerne la baisse de qualité du français écrit ou parlé.
Pas de correction systématique d'orthographe ou grammaire. Dictées à thème du genre conjugaison du présent ou de l'imparfait de l'indicatif notées en points positifs. Pas de points otés pour les fautes dans les rédactions ou les dissertations et, surtout, ce qui me semble plus important que la note, correction rapide laissant les 3/4 des fautes non corrigées.
Deuxième point: il est exceptionnel , particulièrement en maternelle et primaire, qu'un enfant soit valorisé et renforcé sur ses compétences... innées (!). Un modèle unique et moyen doit être obtenu (Catmano développera ce point), ce qui est très paradoxal puisque l'idée de départ était, si j'ai bien compris mes profs gauchistes des années soixante dix, d'offrir plus de place aux créatifs, de ne laisser aucun futur Rimbaud sur le bord du chemin, de secouer les boutonneux forts en thème qui recouvraient de laine leur cœur déjà froid, de valoriser ceux qui cherchaient la plage sous les pavés etc...
Bon, j'espère que je me suis à peu près bien expliquée. Ne cognez pas trop fort.

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2007

J'ai appris qu'après la Révolution française, vinrent la Terreur, Bonaparte, puis Napoléon; j'ai la malchance d'être lecteur: je ne sais pas tout ce que ceci va donner; ce sont les classes les plus défavorisées qu'il faut enseigner prioritairement: non pas pour les domestiquer par des leçons et la culture bourgeoises, mais pour que l'instinct ne passe pas avant le raisonnement...

Je ne sais pas si je suis clair;

Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2007

Très clair. Je ne sais pas pourquoi non plus... ni comment.
Enfin, pour ce culte obsolète d'une extrême-gauche en révolution permanente, l'endoctrinement massif dont nous fûmes victimes dans les années soixante-dix et, peut-être, quatre-vingt (?) et plus, est très difficile à secouer.
Français, Histoire, Géographie, langues vivantes, Ciné-Club du lycée, Philosophie... une chappe de plomb et des notations souvent très orientées. Il nous fallait être très violemment à gauche dans nos propos oraux et écrits pour avoir des notes convenables. D'où, le bienfait que fut à mon humble avis à cette époque la sélection par les maths.
Maintenant, le créationisme ou autres billevesées modernes sont-ils mieux?

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2007

Pendant qu'on y est -même si l'on sort du cadre des manuels- voici dans un tout autre domaine, celui de l'EPS, une ressource récente mais (!) très bien faite :

http://www.reunion.iufm.fr/Dep/EPS/

Ecrit par : Un hussard | 13 mai 2007

Maintenant, le créationisme ou autres billevesées modernes sont-ils mieux?

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2007

Certainement pas. Se battre contre tous les extrêmes et abrutissements, c'est crevant. J'ai la tentation de Des Esseintes: un pavillon (rien à voir avec ceux de nos immondes lotissements), une bibliothèque aux livres élus, une domestique; en évitant de finir comme sa tortue...

Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2007

Je ne sais pas quel est votre entourage; pour ma part, depuis les Présidentielles, je n'entends que haine, détestation, désir d'en découvre dès les premières mesures du prochain gouvernement. Je n'entrevois aucun appel au calme de la part de la Gauche, ou alors du bout des lèvres...


Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2007

Mon entourage, cad ma clientèle, s'est remis à consommer sans peur. Personne ne parle du résultat des élections du 6/05.
J'ai l'impression que , mis à part quelques agités, cette élection massive oriente les uns et les autres vers les bonnes questions. Quant au votant de base , il a vu dans le discours de Nicolas Sarkozy l'espoir d'être l'hypothétique gagnant d'une sorte de grande loterie nationale ce qui avait pour lui meilleure saveur que d'espérer toucher un ou deux euro comme tous les autres.

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2007

J'ai la tentation de Des Esseintes: un pavillon (rien à voir avec ceux de nos immondes lotissements), une bibliothèque aux livres élus, une domestique; en évitant de finir comme sa tortue...

Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2007

Mon rêve, c'est une borie à Lure..
Allons, courage, il reste Max Rouquette. Vous ne l'avez pas abandonné au moins?

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2007

il reste Max Rouquette. Vous ne l'avez pas abandonné au moins?

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2007

Non, certainement pas. C'est une bouffée d'oxygène, une issue de secours temporaire, quand je me sens abattu. Avec tous les livres (poésies, romans, théâtre, philosophie, mystique) de ma bibliothèque (une pièce lui est entièrement vouée... avec un lit encerclée par les étagères). Il se peut même que pour le centenaire de sa naissance vous puissiez lire son oeuvre théâtrale complète (en Français). J'y travaille en tout cas. Les textes sont en train d'être lus dans une maison d'édition que j'aime beaucoup. Un autre combat: déshabituer les uns et les autres à leur idée de la littérature écrite hors des canons parisiens. Il y a des personnes, même dans les grandes maisons d'édition, sensibles aux écritures d'exception malgré les a-priori.

Or, n'est-ce pas une forme de retrait que se donner à la littérature? Une réponse, peut-être, si je prends l'oeuvre invisible des moines et moniales: leurs prières, dit-on, agissent, pour le monde: l'intercession, c'est cela?

Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2007

un lit encerclé

Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2007

"J'ai l'impression que , mis à part quelques agités, cette élection massive oriente les uns et les autres vers les bonnes questions."

Des agités qui semblent prêts à tout, moi, ça me glace...

Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2007

ou "un lit cerclé", oui, cela me plaît mieux

Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2007

Florilège dobolinesque :
1. "Un modèle unique et moyen doit être obtenu (Catmano développera ce point), ce qui est très paradoxal puisque l'idée de départ était, si j'ai bien compris mes profs gauchistes des années soixante dix, d'offrir plus de place aux créatifs, de ne laisser aucun futur Rimbaud sur le bord du chemin, de secouer les boutonneux forts en thème qui recouvraient de laine leur cœur déjà froid, de valoriser ceux qui cherchaient la plage sous les pavés etc..."

2. "Enfin, pour ce culte obsolète d'une extrême-gauche en révolution permanente, l'endoctrinement massif dont nous fûmes victimes dans les années soixante-dix et, peut-être, quatre-vingt (?) et plus, est très difficile à secouer."

3. "Mon rêve, c'est une borie à Lure."

Ma parole, ma chère, mais vous êtes de droite ! Vous en avez toutes les caractéristiques : le culte de l'effort, le mépris pour les imbéciles, l'épicurisme qui guette à la porte… Encore un effort, ajoutez-y un certain libertinage (intellectuel, of course), afin d'envoyer par dessus les moulins ce qui vous reste de jupes et de convictions "morales", et vous serez sur mes positions…
D'ailleurs, nous le savions bien, tous tant que nous sommes : sinon, pourquoi seriez-vous l'un des intervenants les plus brillants de ce blog ?
JPB
PS. Pour ceux qui ne savent pas, Lure est un massif au-dessus de Forcalquier, en Haute-Provence…

Ecrit par : brighelli | 13 mai 2007

"Ce que tu gagneras par la violence, une violence plus grande te la fera perdre".

Gandhi

Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2007

Il a tout compris de l'escalade de violence mimétique, Gandhi...

Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2007

Le collège unique français, avec la pédagogie Meirieu, ne pourra jamais accoucher d’un talent pareil !

http://www.chezmaya.com/pps/bianca.htm

Philippe.

Ecrit par : Philippe | 13 mai 2007

"Ma parole, ma chère, mais vous êtes de droite ! Vous en avez toutes les caractéristiques : le culte de l'effort, le mépris pour les imbéciles, l'épicurisme qui guette à la porte… Encore un effort, ajoutez-y un certain libertinage (intellectuel, of course), afin d'envoyer par dessus les moulins ce qui vous reste de jupes et de convictions "morales", et vous serez sur mes positions…"

Ecrit par : brighelli | 13 mai 2007

Bien sûr, Jean-Paul! Quand on est de gauche, on passe son temps à flemmarder et à en être fier, on glorifie l'imbécillité, on est triste sire ou triste soeur, et pisse-froid jusqu'au bout du gland! C'est clair comme du gamay de l'année! Simplissime, finalement!

Ecrit par : christophe sibille | 13 mai 2007

Dobolino, bref, nous sommes d'accord (ce qui n'est pas une découverte, car sinon nous ne serions pas ici tous les deux).
Il fait sanctionner l'orthographe, et il faut que l'orthographe soit acquise parfaitement à la sortie de la troisième.
Je suis TRES sceptique quant aux cours de langue au lycée, car ils sont inutiles pour les plus en retard comme pour ceux qui savent déjà ce qu'on leur a enseigné au collège (ces derniers devraient être le cas général si le système marchait...). Je fais cette année de l'Aide Individualisée consacrée uniquement à l'orthographe, ca porte ses fruits, mais comme je le disais, je déplore d'avoir à apprendre la différence entre "tous" et "tout" à des élèves de 15-16 ans, ou à leur donner des exercices sur ou/où, et/est et à/a !!!
Le problème, Dobolino, c'est que je ne peux vous donner mon point de vue que sur le LYCEE (vous aurez compris que c'est là que je sévis), alors que c'est surtout le primaire et le collège qui devraient assumer la tâche de sanctionner et d'améliorer l'orthographe. Quand j'ai dit à mes Secondes que je ferais des dictées avec -2 pour les fautes de grammaire et -1 pour le vocabulaire, ils sont tombés des nues car ils n'avaient jamais fait ça au collège...

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2007

F.Guichard, j'ai regardé le BO à propos de la nouvelle mouture des HK; mais le texte reste vague sur le nouveau type d'épreuves communes qui sont prévues au concours ou aux concours? Un seul ou toujours les deux? Est-ce à dire que tout sera sur programme?
Merci pour vos lumières...

Ecrit par : Thalie | 13 mai 2007

Manuels scolaires (seconde, première, terminale) :

1°) Code du français courant

2°) Procédés annexes d'expression (stylistique, rhétorique, poétique)

3°) Exercices de langue française + le livre du professeur

de Henri Bonnard aux éditions Magnard

Des merveilles (à mon avis)

Peut-être quelqu'un en a-t-il déjà parlé. Si oui, don't act !

Puisque vous parliez de Chateaubriand cf. page 130 : La période.

Je recopie le début :

Quand la phrase complexe atteint sa perfection, on l'appelle période (du grec périodos, circuit)

La période peut être coordonnée ou enchaînée, elle marie ordinairement les deux procédés. Les caractères de la période sontla clarté, la logique, la continuité, l'équilibre des parties, surtout le rythme dont les effets sont comparables à ceux que les poètes obtiennent par l'harmonieusedisposition des accents et des pauses.

La période est un ornement presque indispensable du genre oratoire, elle résonne solennellement aux voûtes des églises. Bossuet en a prononcé d'admirables. Mais de purs écrivains en ont usé aussi, Chateaubriand pour décrire les merveilles du monde, Flaubert pour montrer la forêt de Fontainebleau.

Suit un exemple tiré de Chateaubriand justement :

" Le loriot siffle, l'hirondelle gazouille, le ramier gémit; le premier, perché sur la plus haute branche d'un ormeau, défie notre merle, qui ne le cède en rien à cet étranger; la seconde, sous un toit hospitalier, fait entendre son ramage confus ainsi qu'au temps d'Evandre; le troisième, caché dans les feuillages d'un chêne, prolonge ses roucoulements, semblables aux sons onduleux d'un cor dans les bois.

Lorsque lespremiers silences de la nuit et les derniers murmures du jour luttent sur les coteaux, au bord des fleuves, dans les bois et dans les vllées, lorsque les forêts se taisent par degrés, que pas une feuille, pas unemousse ne soupire, que le lune est dans le ciel, que l'oreille de l'homme est attentive, le premier chantre de la création entonne ses hymnes à l'éternel."

Suit une étude précise de ces deux périodes(forme ternaire, organisation par masses croissantes (cadence majeure), accents toniques, groupes rythmiques, forme ternaire...

Evidemment ça ne sert pas à envoyer des SMS

Ecrit par : Robin | 13 mai 2007

L'intérêt des dictées de jadis était de nous mettre ce genre de texte dans l'oreille.

Ecrit par : Robin | 13 mai 2007

à Gaston Lavy,

Etes-vous au courant de la réunion GRIP-SLECC de Roncq (59) du 22 au 24 août 2007 ?

Voici leur programme : http://grip.ujf-grenoble.fr/documents/affiche_journees_grip_roncq.pdf

Vous pourrez y rencontrer des gens qui tentent de travailler comme vous.

Vous y trouverez un autre moyen de rompre votre isolement et cela vous donnera des armes pour vous protéger contre vos inspecteurs… A propos d’arme, vous pouvez ranger votre pétoire à côté de celle de Barthas ;) et félicitations pour votre coup de crayon.

Ecrit par : ex-parent | 13 mai 2007

"Evidemment ça ne sert pas à envoyer des SMS"

Ecrit par : Robin | 13 mai 2007

Excellent, Robin!
Quand vous envoyez des sms, le faites-vous en langage éponyme, ou vous astreignez-vous à une vraie écriture? Je ne supporte tellement pas le langage "texto" que j'écris comme sur un courrier normal. Evidemment, ça prend un peu plus de temps...

Ecrit par : christophe sibille | 13 mai 2007

Pour notre part, nous possédons un manuel de composition française datant de l'année 1920 et qui est très complet. Il contient des leçons de logique élémentaire, de rhétorique, de littérature, et l'on y évoque des notions indispensables telles que la correction et l'élégance. Les manuels d'aujourd'hui sont des incitations à l'extrapolation.

Les personnes de notre connaissance qui ont obtenu leur certificat d'études primaires dans leur jeunesse ont une expression écrite bien meilleure que celle des actuels bacheliers, même si elle n'est pas parfaite. On rencontre aujourd'hui des licenciés incapables d'écrire avec une syntaxe correcte et sans grossières fautes d'orthographe. Mais cette évolution n'était-elle pas inévitable ? Les "pédagogistes" des IUFM en sont-ils entièrement responsables ? C'est une chose dont nous nous croyons autorisés de douter.

Ecrit par : Nabu | 13 mai 2007

Erratum :

Autorisés à...

Ecrit par : Nabu | 13 mai 2007

Autre erratum (décidément) :

... autorisé (sans "s")

Ecrit par : Nabu | 13 mai 2007

Peut-être eût-il été préférable que nous écrivâmes plutôt : "c'est une chose dont nous croyons qu'il nous est permis de douter."

Qu'en pensez-vous ?

Ecrit par : Nabu | 13 mai 2007

"Les "pédagogistes" des IUFM en sont-ils entièrement responsables ? C'est une chose dont nous nous croyons autorisés de douter."

Ecrit par : Nabu | 13 mai 2007
Il me semble que la réponse soit contenue dans la question!

Ecrit par : christophe sibille | 13 mai 2007

Peut-être eût-il été préférable que nous écrivâmes plutôt : "c'est une chose dont nous croyons qu'il nous est permis de douter."

Qu'en pensez-vous ?

Ecrit par : Nabu | 13 mai 2007

Oui, mais : " que nous écrivassions " ?

Ecrit par : Robin | 13 mai 2007

Pardon : "que nous écrivissions"

Ecrit par : Robin | 13 mai 2007

Quand vous envoyez des sms, le faites-vous en langage éponyme, ou vous astreignez-vous à une vraie écriture? Je ne supporte tellement pas le langage "texto" que j'écris comme sur un courrier normal. Evidemment, ça prend un peu plus de temps...

Ecrit par : christophe sibille | 13 mai 2007

Je m'astreins à ne pas écrire en langage éponyme et je pense m'essayer bientôt à la "période"...à la manière de Bossuet car je trouve que notre vie quotidienne au XXIème siècle manque singulièrement de "décorum".

" Considérez, MESSIEURS, ces grandes puissances que nous regardons de si bas. Pendant que nous tremblons sous leur main, Dieu les frappe pour nous avertir. Leur élévation en est la cause ; et il les épargne si peu qu'il ne craint pas de les sacrifier à l'instruction des hommes. CHRÉTIENS, ne murmurez pas MADAME a été choisie pour nous donner une instruction. Il n'y a rien ici de rude pour elle, comme vous le verrez dans la suite, Dieu la sauve par le même coup qui nous instruit. Nous devrions être assez convaincus de notre néant ; mais s'il faut des coups de surprise à nos cœurs enchantés de l'amour du monde, celui-ci est assez grand et assez terrible. O nuit désastreuse ! ô nuit effroyable, où retentit tout à coup, comme un éclat de tonnerre, cette étonnante nouvelle : MADAME se meurt, MADAME est morte ! Qui de nous ne se sentit frappé à ce coup, comme si quelque tragique accident avait désolé sa famille ? Au premier bruit d'un mal si étrange, on accourut à Saint-Cloud de toutes parts ; on trouve tout consterné, excepté le cœur de cette princesse. Partout on entend des cris, partout on voit la douleur et le désespoir, et l'image de la mort. Le roi, la reine, Monsieur, toute la cour, tout le peuple, tout est abattu, tout est désespéré, et il me semble que je vois l'accomplissement de cette parole du prophète: Le roi pleurera, le prince sera désolé, et les mains tomberont au peuple, de douleur et d'étonnement..." (Bossuet, oraison funèbre d'Henriette d'Angletere)

N'est-ce pas un peu mieux que :

"La meuf a klamsé IR soir...dur, dur !" ?

Ecrit par : Robin | 13 mai 2007

Moi avec mes ce1-ce2 je fais dictée et expression écrite tous les lundis, plus dictée de mots tous les vendredis, et demain on fait la leçon a/à et on/ont.

Mais je le fais en douce sinon on me dira que je vais trop vite, qu'ils ont tout le cycle pour apprendre, que je suis un dangereux réactionnaire et autres conneries que j'ai entendu pendant deux ans d'IUFM sur deux sites différents.

Mais bon pour le primaire, relisez le bouquin de Le Bris, comme on est passé de 4h30 à 1h30 d'orthographe, grammaire, conjugaison par semaine... ah si avec de Robien on a le droit à 3 h par semaine, c'est mieux mais pas encore assez.

En formation dans la classe de CM1 où travaillait une IMF, donc qui suivait les directives au poil près, la dictée c'était trois fois par an juste pour les évaluations.

Moi je souligne leurs fautes ( oh le gros mot ) puis ils ont jusqu'au vendredi pour réécrire la dictée avec le dictionnaire et le cahier de leçons. ( ceux qui foutent rien ils doivent recopier plusieurs fois ).

Un épouvantable réactionnaire.

Ecrit par : Ronin | 13 mai 2007

>> "Les "pédagogistes" des IUFM en sont-ils entièrement responsables ? C'est une chose dont nous nous croyons autorisés de douter."

Ecrit par : Nabu | 13 mai 2007
Il me semble que la réponse soit contenue dans la question!

Ecrit par : Nabu | 13 mai 2007

Ça, Robin, c'était très drôle. Et très bien venu.
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 mai 2007

Ma parole, ma chère, mais vous êtes de droite ! Vous en avez toutes les caractéristiques : le culte de l'effort, le mépris pour les imbéciles, l'épicurisme qui guette à la porte… …

Ecrit par : brighelli | 13 mai 2007

Cher, je suis à droite pour moi, à gauche pour les autres. Je suis, disons, pour faire court, cœur à droite et portefeuille à gauche. Assez rare pour être signalé!

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2007

>> Peut-être eût-il été préférable que nous écrivâmes plutôt : "c'est une chose dont nous croyons qu'il nous est permis de douter."

Qu'en pensez-vous ?

Ecrit par : Nabu | 13 mai 2007

Oui, mais : " que nous écrivassions " ?

Ecrit par : Robin | 13 mai 2007

Pardon : "que nous écrivissions"

Ecrit par : Robin | 13 mai 2007

Ecrit par : Nabu | 13 mai 2007

>> Peut-être eût-il été préférable que nous écrivâmes plutôt : "c'est une chose dont nous croyons qu'il nous est permis de douter."

Qu'en pensez-vous ?

Ecrit par : Nabu | 13 mai 2007

Oui, mais : " que nous écrivassions " ?

Ecrit par : Robin | 13 mai 2007

Pardon : "que nous écrivissions"

Ecrit par : Robin | 13 mai 2007

Merci beaucoup, Robin. Comme quoi, ce n'est pas si évident !

Au fait, avez-vous bien reçu mon courriel ?

Ecrit par : Nabu | 13 mai 2007

Pardon : "que nous écrivissions"

Ecrit par : Robin | 13 mai 2007

La vraie bonne maîtrise du français au lycée: c'est apprendre à tourner ses phrases de façon à ce qu'elles soient correctes en maîtrisant l'art d'éviter les maudits écueils souvent insurmontables de ces cochonneries de subjonctif et autres concordances des temps. Pour éviter les écueils, encore faut-il savoir qu'ils existent. Les dominer est une autre paire de manches, un travail de littéraire ou d'érudit.
Si vous voyez ce que je veux dire?

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2007

Je ne comprends pas bien ce qui se passe, mes messages ne sont pas toujours complets. Sans doute des erreurs de manipulation. Je recommence donc :

J'ai écrit que je doutais du fait que les "pédagogistes" soient entièrement responsables de la monumentale baisse de niveau des élèves. Christophe Sibille m'a fait une réponse signifiant, je crois, que lui n'en doutait pas.

Eh bien, je n'en suis pas si sûr. Comme chacun sait, les hirondelles ne font pas le printemps.

Ecrit par : Nabu | 13 mai 2007

Les manuels d’hist-géo de 2007 en lycée ressemblent de plus en plus aux manuels de collège d’il y a une dizaine d’années : un texte réduit au minimum qui souvent n’apportera pas beaucoup de choses à l’élève qui, par hasard, voudrait en savoir plus. En exagérant à peine, les manuels de lycée d’il y a vingt ans pourraient servir à faire des cours de fac !

Les « vieux » manuels Magnard de collège étaient très bien faits ! La qualité a effectivement baissé chez Magnard, comme chez les autres. On trouve de belles reproductions tout en couleur (grâce soient rendues aux progrès techniques) et malheureusement les inévitables « dossiers de documents » que les élèves devraient “s’approprier en travail de groupe”, etc ; on connaît la rengaine “socio-constructiviste”…

Il faut vendre à tout prix : les programmes n'ont pas changé mais les nouvelles éditions arrivent ! On ne peut être sur que d'une chose en histoire-géo : c'est du changement sans nécessité des programmes et que la plupart des collègues n'auront rien à en dire...

Ecrit par : Lariba | 13 mai 2007

Dobolino a écrit :

>> La vraie bonne maîtrise du français au lycée: c'est apprendre à tourner ses phrases de façon à ce qu'elles soient correctes en maîtrisant l'art d'éviter les maudits écueils souvent insurmontables de ces cochonneries de subjonctif et autres concordances des temps. Pour éviter les écueils, encore faut-il savoir qu'ils existent. Les dominer est une autre paire de manches, un travail de littéraire ou d'érudit.
Si vous voyez ce que je veux dire?

Ecrit par : Nabu | 13 mai 2007

C'est pénible ! Bon, je recommence :

Je ne crois pas que la concordance des temps et les subjonctifs soient des "cochonneries", comme vous dites. Quant à savoir les éviter, il suffit juste de n'avoir qu'à exprimer des idées très (trop ?) simples. Et je crois pas non plus qu'il soit nécessaire d'être un "érudit" pour maîtriser ces subtilités de la langue. Il fut un temps (révolu ?) où les élèves savaient la manier aisément.

Ecrit par : Nabu | 13 mai 2007

Lariba, cela m'étonnerait fort que, dans la grande série "réapproprions-nous l'histoire de France", les programmes d'Histoire / Géo (il paraît qu'il n'y a pour ainsi dire plus de géographie, sinon humaine — vous confirmez ?) ne changent pas très vite… Je serais prof d'HG, et je recevrais de nouveaux manuels, je jugerais qu'il est urgent d'attendre…
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 mai 2007

"F. Guichard, j'ai regardé le BO à propos de la nouvelle mouture des HK ; mais le texte reste vague sur le nouveau type d'épreuves communes qui sont prévues au concours ou aux concours? Un seul ou toujours les deux? Est-ce à dire que tout sera sur programme? " écrit Thalie.
Pour aller vite, il y aura une banque d'épreuves (les deux ENS, Sces-po, les concours littéraires des écoles de commerce et de management, St-Cyr lettres) concernant l'histoire, la philo et la LV1 (les négociations pour le français sont toujours en cours), mais toujours des épreuves séparées dans les autres matières, -- et deux ENS, Ulm et Lyon, conservant leurs spécificités et leur "culture". L'objectif de la réforme des CPGE litt est d'offrir de vrais débouchés à la filière littéraire d'excellence que demeure, malgré tout, la CPGE litt.
La grande nouveauté en lettres sup, c'est la langue ancienne, latin ou grec, obligatoire pour tous, y compris en prépa Lyon : au minimum 3 h (une heure commune de langue et culture de l'Antiquité, 2 h de LA , latin ou grec, débutant ou confirmé) , plus 2h suppl. de spécialité pour tous ceux qui le souhaitent, les futurs optionnaires de lett class entre autres. Le programme enchantera JPB : c'est "amor-amicitia, eros-philia".
Autre nouveauté et de taille : la disparition des heures spécifiques de préparation IEP, puisque les instituts de sces po entrent dans la banque d'épreuves. Précisez-le bien à vos élèves de terminale.
Pour ne pas pas encombrer le blog et si vous voulez des précisions, contactez [email protected]

Ecrit par : FGuichard | 13 mai 2007

Au fait, avez-vous bien reçu mon courriel ?

Ecrit par : Nabu | 13 mai 2007

Oui, je vous en remercie. J'espère que ma connaissance très lacunaire de la pensée de René Guénon ne vous a pas trop déçu.

Ecrit par : Robin | 13 mai 2007

Nabu! M'enfin!....
Bon, blague à part, concernant l'enseignement de l'histoire, une chose me chagrine: le programme de classe de cinquième. Si un professeur juge que la naissance des deux grandes religions que sont le christianisme et l'islam doivent être enseignées à fond et que le Moyen Age est fondamental, il risque de ne pas pouvoir finir le programme, trop lourd et complexe, et, de ce fait, les élèves arrivent en quatrième en ayant survolé ou pas étudié du tout Renaissance et Réforme. En gros, ils étudient la révocation de l'Edit de Nantes sans savoir comment et pourquoi il y avait un Edit de Nantes.
Cas particulier: mes deux enfants et, donc, toute leur classe avec eux, ont "sauté" du Moyen Age à Louis XIV.
Est-il nécessaire de consacrer tant de temps aux Religions et à leurs règles dans le cadre d'un cours d'histoire?

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2007

Programme trop lourd par rapport au nombre d'heures de cours. D'autant plus que la Géographie est assez lourde aussi.

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2007

Peut-être eût-il été préférable que nous écrivâmes plutôt : "c'est une chose dont nous croyons qu'il nous est permis de douter."

Qu'en pensez-vous ?

Ecrit par : Nabu | 13 mai 2007

Il fut un temps (révolu ?) où les élèves savaient la manier aisément.

Ecrit par : Nabu | 13 mai 2007

Il est patent que ce n'est plus le cas...
Il fut un temps, heureusement révolu depuis longtemps, où bien rares étaient ceux qui fréquentaient l'école après l'âge de dix-onze ans.

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2007

Mon rêve : un Lagarde et Michard version école primaire !!

si, si !!!! des oeuvres phares de la littérature française à la portée de Cycle 3 ( CE2 à CM2 ) où la chronologie ne serait pas uniquement liée à l'histoire mais aussi à celle des oeuvres des écrivains .

Avec intelligence , on pourrait je pense concevoir ce type d'ouvrages pour la littérature enfantine en milieu scolaire.

Ecrit par : patrickinstit | 13 mai 2007

"Mon rêve : un Lagarde et Michard version école primaire !!
si, si !!!! des oeuvres phares de la littérature française à la portée de Cycle 3 ( CE2 à CM2 ) où la chronologie ne serait pas uniquement liée à l'histoire mais aussi à celle des oeuvres des écrivains .
Avec intelligence , on pourrait je pense concevoir ce type d'ouvrages pour la littérature enfantine en milieu scolaire."

Just do it !
Le moment est peut être venu de moins bavasser sur les blogs et de faire !

Daniel KRAUSS

Ecrit par : DK | 13 mai 2007

En passant, vite , vite : le subjonctif, hummmm, tout sauf une cochonnerie, Dobolino. Et les élèves de collège adorent car ils ne l'ont jamais étudié vraiment et on peut les faire beaucoup rire avec l'imparfait.
Daniel Krauss, quand vous dites" just do it", c'est drôle mais les derniers manuels scolaires qui viennent de sortir et que j'ai reçus dans mon casier sont faits par les mêmes profs qu'il y a des lustres, chez Bordas par exemple... Un filon ( sans mauvais jeu de mot)...pour certains. Alors moi je veux bien faire, but the way to do it?
F.Guichard, merci pour votre réponse prompte. J'envoie un mail de " ce pas"!
Pour JPB, alorsssss? Je voudrais bien vous appeler" Monsieur le Ministre", moi. Même "Monsieur le secrétaire d'état", cela m'irait aussi, même, même et même encore "Monsieur le sous-secrétaire d'état";-)))

Ecrit par : Thalie | 13 mai 2007

Jean-Paul, la géographie “générale” en 2de c’est “Sauvons la planète” et la correctitude politique. Qui peut être contre le fait de sauver la planète ? On ne peut pas non plus “tonner contre” ! Quant à l’histoire, par exemple la 1re guerre mondiale doit se résumer à « les Français pendant la guerre » en série S, exit la crise de 1929 mais oui à l’étude des totalitarismes…

La démarche pédagogiste fait aussi que les programmes de lycée obligent à partir « d’études de cas ». Démarche inductive censée passionner les zaprenans et dépasser un regrettable encyclopédisme abstrait. D’où l’étude de la frontière États-Unis-Mexique, du fleuve Nil ou du cyclone Machin. Cela doit représenter la moitié de l’horaire d’un thème ! Ce n’est qu’après qu’il faudrait « contextualiser » càd apporter les connaissances générales après avoir mis les élèves “en autonomie” quatre heures sur la Révolution verte en Inde. Caricature de la recherche…

La géo scolaire souffre du fait que les géographes universitaires s’en foutent complètement. Ils ne se préoccupent que de leur petit monde plein de rivalités entre écoles. Quelqu’un connaît-il d’ailleurs un géographe français ? La géographie scolaire est aussi majoritairement enseignée par des historiens (80 % ?) à cause de ce désintérêt pour l’enseignement et de ces querelles de micro chapelles.

La géographie majoritaire fait dans le “systémique” et renonce à faire étudier explicitement le côté physique de cette bonne vieille planète. Le climat, le relief ne sont qu’à “évoquer” dans une démarche générale. Il faut être surtout moderne et faire de la sous-sociologie. Ou comment parler de réchauffement climatique sans savoir ce qu’est un climat.

Sur le terrain, on retombe de toute façon dans le discours pédagogiste bien connu du double bind : les IPR nous diront qu’il est possible “d’évoquer”, rien n’est interdit tout en l’étant de fait ! Ça rappelle la séquence en français, tout est dans tout et réciproquement. Ce qui revient à dire que ce qui n’est pas enseigné explicitement ne l’est pas, comme dans d’autres matières.

Ecrit par : Lariba | 13 mai 2007

"J'ai écrit que je doutais du fait que les "pédagogistes" soient entièrement responsables de la monumentale baisse de niveau des élèves. Christophe Sibille m'a fait une réponse signifiant, je crois, que lui n'en doutait pas.

Eh bien, je n'en suis pas si sûr. Comme chacun sait, les hirondelles ne font pas le printemps."

Ecrit par : Nabu | 13 mai 2007
Comme c'est difficile de se comprendre! Je voulais dire que la réponse était contenue dans la question que vous posiez, et dans la manière dont vous la posiez! Qui peut sérieusement croire que "les pédagogistes" soient entièrement responsables de la prétendue baisse de niveau des élèves?

Ecrit par : christophe sibille | 13 mai 2007

A Catmano :

Merci pour vos conseils avisés. Je pense faire comme vous pour le calcul.
On pourrait envisager un échange de bons procédés ;-)


A Ex-parent :

Roncq n’est pas tout près de chez moi mais cela paraît très intéressant et je me sens proche des idées du SLECC. Merci.


A un hussard :

Merci pour les références de livres.

Ecrit par : Gaston Lavy | 13 mai 2007

Pour Thalie: C'est vrai que si Sarkozy veut tellement consulter, il aurait mieux fait d'appeler Brighelli plutôt qu'Allègre...

Ecrit par : Jérémy | 14 mai 2007

Pour bien finir la semaine (ou commencer la nouvelle), voici ce qui se dit sur nous autres :

"Quand l’école de la république fait le lit de l’extrême-droite, on y arrive effectivement. Brighelli et ses fidèles, par ambition personnelle, par convictions, montrent leur vrai visage, une sinistre tronche."

C'est sur le blog de Lubin. Ca donne envie, non ?

Sinon, tout à fair d'accord avec Lariba, l'histoire-géographie au lycée est aussi délabrée que l'enseignement du français, et ça fait bien longtemps ! Le français vacillait à peine quand l'histoire-géo était déjà saccagée (les études de cas s'enchaînent les unes apres les autres sans qu'on y comprenne rien, ca va dans tous les autres et on passe du coq à l'âne sans souci).

D'ailleurs, dobolino, je ne sais pas si votre aîné est déjà en Seconde (celui qui a passé six ans dans le secondaire), ou s'il l'a passée, mais quand vous verrez le programme d'histoire en Seconde, vous regretterez amèrement celui de cinquième, même tronqué ! Je précise que je partage, là encore, votre opinion sur le fait que les programmes d'histoire devraient etre chronologiques et linéaires, car on ne peut pas expliquer la Révolution sans avoir fait l'Ancien Régime, ni la révocation de l'Edit de Nantes sans avoir vu Henri IV. Je vous l'annonce tout de go en tout cas : en Seconde, on passe de l'Antiquité au XIIe Siècle, puis du XVIe au XVIIIe Siècle sans AUCUNE transition. D'ailleurs, j'estime à 20% le nombre d'élèves de Seconde qui connaissent l'Edit de Nantes, et à 5% le nombre d'entre eux qui savent qu'il a été révoqué.........
Voulez-vous que je fasse le sondage dans mes classes ?

Ecrit par : Jérémy | 14 mai 2007

"Bien sûr, Jean-Paul! Quand on est de gauche, on passe son temps à flemmarder et à en être fier, on glorifie l'imbécillité, on est triste sire ou triste soeur, et pisse-froid jusqu'au bout du gland! C'est clair comme du gamay de l'année! Simplissime, finalement!"
Ecrit par : christophe sibille | 13 mai 2007

Pour une fois, entièrement d'accord avec votre réaction !!!

Ecrit par : Un hussard | 14 mai 2007

Encore qu'avec JPB, on ne puisse jamais exclure la possibilité qu'il s'agisse d'une antiphrase !

Ecrit par : Un hussard | 14 mai 2007

"Encore qu'avec JPB, on ne puisse jamais exclure la possibilité qu'il s'agisse d'une antiphrase !"

Ecrit par : Un hussard | 14 mai 2007

Oui, un hussard, je me suis posé la question! Mais quand on sait, de plus, que Jean-Paul a été de gauche, voire d'extrême-gauche, cela nous place sa phrase, potentiellement, au moins au quatrième degré!

Ecrit par : christophe sibille | 14 mai 2007

Au fait, un hussard, vous ne m'avez pas répondu, sur l'autre forum, concernant mon message-réaction au message bête de toto; (quoique: "message bête de toto" frise le pléonasme".)

Ecrit par : christophe sibille | 14 mai 2007

Mesdames et messieurs les professeurs de collège, vous avez "tout faux", un élève entrant en 6° ne sait pas obligatoirement lire de façon autonome. Pour preuve, ce petit extrait du BO Hors Série n° 5 du 12/04/2007, p 107, Programmes de l'école primaire, cycle des approfondissements :

"Inciter à la pratique d'une lecture autonome régulière :

Les enseignants engagent les élèves à la pratique d'une lecture autonome. La plupart d'entre eux parviennent à lire de manière autonome des textes de littérature de jeunesse, c'est-à-dire se montrent capables de les comprendre et d'en proposer une interprétation sans l'aide de l'adulte. Toutefois, les compétences de lecture restant à cet âge très variables, les enseignants veillent à suggérer des oeuvres appropriées à chacun, tant par l'intérêt qu'elles suscitent que par les difficultés qu'elles présentent. [...] Un livre par mois au moins devrait être considéré comme une base même si l'on sait que, pour certains élèves, les lectures personnelles passent encore beaucoup par la lecture à haute voix des adultes. L'objectif est de faire de chacun un lecteur assidu."

Sans commentaire, je n'ai pas le temps. Et puis, quels commentaires faire à cela ? A part : pourquoi on ne peut pas souligner sur ce blog, ni écrire en rouge ? Ça soulagerait !

Ecrit par : catmano | 14 mai 2007

Pour Thalie: C'est vrai que si Sarkozy veut tellement consulter, il aurait mieux fait d'appeler Brighelli plutôt qu'Allègre...

Ecrit par : Jérémy | 14 mai 2007

Allègre pourrait être utile comme ministre de la recherche et de l'enseignement supérieur. Je ne connais pas les positions de Sarko là-dessus mais ça ne dérangeait pas Chirac de faire des économies sur le dos du budget de la recherche. CA défendrait au moins son budget bec et ongles, on peut en être sûr, et essaierait aussi d'obtenir des moyens pour les universités.

Ecrit par : Japhet | 14 mai 2007

"(il paraît qu'il n'y a pour ainsi dire plus de géographie, sinon humaine — vous confirmez ?)" JPB

Monsieur Brighelli, et les autres, oui il n'y a plus que de la géographie humaine.

Voici pour les LP: En ce qui concerne l'enseignement de la Géographie, l'inspecteur qui s'occupe de cette partie a flingué une collègue de mon bahut car elle avait, selon lui, perdu du temps (bêtator dixit) à expliquer, en introduction à sa leçon, le mouvement des plaques tectoniques. Son cours portait sur les zones naturelles à risques et les Hommes (car tous nos intitulés doivent comporter un "... et/pour/avec les Hommes"): elle travaillait sur les volcans et les foyers d'habitation.

Devant tous les enseignants de Lettres-Histoire et le Proviseur et son adjoint, lors d'une réunion ubuesque que j'ai décrite dans un autre post, l'Inspecteur a tiré une 2de balle dans la tête de la collègue, en disant: "On s'en fout du mouvement des plaques, des raisons de l'apparition des volcans. Ca n'a aucune valeur pour une leçon de géographie. vous n'avez aucune compétence pour parler de cela. Les enseignants de SVT (Science de la Vie et de la Terre) le sont. Vous ne devez vous occuper que des conséquences sur les Hommes et leurs activités".

Sans compter l'inélégance grossière (et humiliante) de l'attaque, le propos vient d'un imbécile (venant me visiter dans quelques mois) qui pense que les élèves se souviennent, bien sûr, que la terre est vivante, qui s'imagine que le lien est immédiatement fait dans leur tête entre ce qui se passe sur et sous la croûte terrestre, les paysages (mot à bannir du vocabulaire géographique) et les choix accomplis par les êtres humains.

PS: J'ai dû abandonner dictées, conjugaison, etc.
1) Ca plombait mon temps pour -tenter de) préparer (au mieux) les adolescents à leurs examens,
2) Les mauvaises habitudes sont profondément enracinées (les élèves ont oublié le PS, l'Imparfait, le Futur, le Présent, le PC, etc. étudiés, répétés, écrits pendant 2 mois au début de l'année; les mêmes fautes d'orthographes chez un même élève reviennent: il y eut un répit d'une ou deux semaines... ),
3) Il y a tellement à faire que les progrès ne peuvent apparaître qu'avec plusieurs mois d'exercices intensifs portant exclusivement sur la langue (leçons/écriture/lecture).

C'est un constat d'échec que je n'arrive même plus à me mettre sur le dos afin de me motiver à nouveau pour la rentrée prochaine.
Ce qui manque cruellement en LP, généralement? La volonté de réussir par le travail. Flaubert a toujours raison d'avoir relever que la Bêtise est constitutuve de la nature humaine.

Aujourd'hui, je sais que je ne peux m'appuyer que sur 1 ou 2 élèves par classe pour proposer autre chose que la m... qu'on veut bien leur donner en LP.

PS2: Je crois que je file un mauvais coton ces derniers jours!

Ecrit par : Pendariès | 14 mai 2007

Le post que je viens de mettre sur "Rapport Darcos" concernait évidemment la question des manuels de littérature. Erreur d'aiguillage!

Ecrit par : Jean | 14 mai 2007

La géographie majoritaire fait dans le “systémique” et renonce à faire étudier explicitement le côté physique de cette bonne vieille planète. Le climat, le relief ne sont qu’à “évoquer” dans une démarche générale. Il faut être surtout moderne et faire de la sous-sociologie. Ou comment parler de réchauffement climatique sans savoir ce qu’est un climat.


Ecrit par : Lariba | 13 mai 2007

C'est tout pareil chez nous en LP comme je viens de l'écrire, non pas en Géographe (ce que je ne suis pas, puisque je suis un Littéraire..). Oui, faire du "sous-quelque chose", tout le temps...

Ecrit par : Pendariès | 14 mai 2007

http://www.youtube.com/watch?v=LbgopL8a9-w
C'est très nul mais ça soulage...

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2007

Comme c'est difficile de se comprendre! Je voulais dire que la réponse était contenue dans la question que vous posiez, et dans la manière dont vous la posiez! Qui peut sérieusement croire que "les pédagogistes" soient entièrement responsables de la prétendue baisse de niveau des élèves?

Ecrit par : christophe sibille | 13 mai 2007



Si cela continue sur cette pente, les pédagogistes vont bientôt être accusés du réchauffement planétaire...



Je me permets de rappeler aux "dextrobéats" que c'est Edgar Faure qui a contribué à la disparirion de l'Histoire Géographie à l'École Élémentaire, en la noyant dans le brouet indigeste des "diciplines d'éveil" dès 1969, et que c'est René Haby qui, au Collège, à supprimé ,en 1975, la Chronologie pour la remplacer par l'Histoire Thématique: le Costume ou les Moyens de transports à travers les Siècles....


La cure drastique d'amaigrissement qu'ont subi les Manuels scolaires ddu Collège date très précisément de cette époque.


J'ajoite que la Télévision d'État diffusait des spots publicitaires dont le leitmotive était "Les mêmes chances dans tousles cartables", slogan de Gauche ,s'il en est.


Assumez Messieurs!


Depuis 1969, le seul Ministre de l'Éducation Nationale qui ait agi concrètement est l'atypique Jean-Pierre Chevènement.


René Monory, qui lui a succédé, a eu la sagesse de conserver les Programmes et Instructions de son prédecesseur tant à l'École primaire qu'au Collège.

Il a de plus créé la DPE (Division de la Prospective et de l'Évaluation. Il est juste de le porter à son crédit.


C'est bien parce que la Gauche n'est pas voué génétiquement au pédagogisme- elle est historiquement instructionniste, justement parce qu'elle se place du point de vue des classes populaires et non de la petite bourgeoisie des "réformateurs pieux" du SGEN-CFDT qui ont colonisé le MEN et ont pu y idiffuser l' idéologie puérocentriste culpabilisatrice pour les Enseignantset dont on perçoit aujourd'hui les effets- que j'ai ouvert "Les Amis de l'ABC" .


Mes préoccupations étaient, d'une part, de mettre à la disposition de ceux qui ne se résignent pas au détournement d'héritage subi par les valeurs de l'École Républicaine de la part d'un Philppe Meirieu et alii et, d'autre part , de mettre à leur dispositions les très nombreuses analyses que l'on trouve actuellement sur la Toile.


C'est ainsi qu'aujourd'hui, j'ai publié la troisième partie d'un important rapport des deux Inspections Générales de l'Éducation Nationale et que j'ai placé l'intégralité de ce rapport en Document à télécharger.




Les acquis des élèves, pierre de touche de la valeur de l’école ?


Les acquis des élèves, un référentiel à partir duquel interroger l’ensemble du système éducatif


Inspection générale de l’éducation nationale et de la recherche /Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche
lundi 14 mai 2007.

Tour d’horizon saisissant ! Parcouru du ministre à l’élève, comme nous venons de le faire, à la recherche de cet introuvable objet, le système éducatif français s’intéresse, en 2005, d’une façon bien imparfaite et aléatoire à ce qui justifie aussi bien son existence que le fait que l’État lui consacre près du quart de ses ressources : les acquis des élèves qui le fréquentent. Pilotes, professeurs, chefs d’établissements, parents, élèves, tous, d’une façon ou d’une autre, privilégient chacun d’autres centres d’intérêts et d’autres outils que ceux qui les conduiraient à se préoccuper d’abord de la réalité complexe des apprentissages effectivement conclus dans le cadre scolaire

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=176

Ecrit par : Henri Grégoire | 14 mai 2007

N'est-ce pas un peu mieux que :

"La meuf a klamsé IR soir...dur, dur !" ?

Ecrit par : Robin | 13 mai 2007

Cà va vous coûter une fortune en SMS, Robin ;o))

Ecrit par : yann | 14 mai 2007

D'ailleurs, dobolino, je ne sais pas si votre aîné est déjà en Seconde (celui qui a passé six ans dans le secondaire), ou s'il l'a passée, mais quand vous verrez le programme d'histoire en Seconde, vous regretterez amèrement celui de cinquième, même tronqué !
Ecrit par : Jérémy | 14 mai 2007

Ouais! Mon ainé (2°), passionné d'histoire au collège, ne nous en parle plus. Je préfère ne pas approfondir le sujet de l'enseignement de l'histoire au lycée en ce qui concerne ma progéniture. J'ai constaté que c'était mieux au collège et je regrette justement qu'on ne limite pas un peu les périodes étudiées au collège, à présent que la majorité des élèves de notre territoire poursuit au bas mot deux ans d'études après cette classe, ce qui est bien entendu une bonne chose.
Etudier des documents et en faire des synthèses malgré des connaissances fragmentaires n'est néanmoins pas nouveau: je l'ai vécu de septembre 1973 à juin 1976. Heureusement que le Bac C de l'époque ne comportait pas d'épreuve écrite d'histoire!

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2007

Ceci dit, les bouquins étaient alors riches et très complets. On pouvait apprendre son cours ainsi.

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2007

« Rien n’est odieux aux gens médiocres comme la supériorité de l’esprit : c’est là, dans le monde de nos jours, la source de la haine »
De l’amour, Stendhal

(cité par Jérôme Garcin dans sa biographie de Jean Prévost)

Ecrit par : georges | 14 mai 2007

En passant, vite , vite : le subjonctif, hummmm, tout sauf une cochonnerie, Dobolino. Et les élèves de collège adorent car ils ne l'ont jamais étudié vraiment et on peut les faire beaucoup rire avec l'imparfait.


Ecrit par : Thalie | 13 mai 2007

En passant, vite, vite, c'était une provoc! Reste qu'une bonne maîtrise de la langue écrite, c'est aussi savoir éviter les écueils qu'on sait insurmontables dans l'urgence, sans dico ni Grévisse et tourner sa phrase de façon à éviter de révéler ses lacunes et ses réflexes insuffisants par manque d'exercice et de pratique. Ne prétendez pas que nous sommes tous aptes à manier sans hésitation l'imparfait ou le plus-que-parfait du subjonctif lors d'une conversation à bâtons rompus, écrite ou orale.
Bien parler et bien écrire le français est un art difficile et il est préférable, il me semble, de simplifier un peu son langage que "de se couvrir de ridicule" en utilisant le passé simple de l'indicatif à la place de l'imparfait du subjonctif qui s'imposait.
Le tout est, il me semble, pour l'élève lambda (ce que je fus) de connaître l'existence de ces règles, de maîtriser les plus courantes de façon à peu près parfaite (imparfait indicatif + conditionnel présent ou indicatif présent+ futur) à l'écrit et à l'oral et d'avoir une maîtrise suffisante des plus complexes pour pouvoir les utiliser à l'écrit en réfléchissant et éventuellement en s'appuyant sur un livre de grammaire ou pour être apte à s'en passer en cas de besoin en tournant sa phrase différemment. Non?

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2007

"Bien sûr, Jean-Paul! Quand on est de gauche, on passe son temps à flemmarder et à en être fier, on glorifie l'imbécillité, on est triste sire ou triste soeur, et pisse-froid jusqu'au bout du gland! C'est clair comme du gamay de l'année! Simplissime, finalement!"
Ecrit par : christophe sibille | 13 mai 2007

Pour une fois, entièrement d'accord avec votre réaction !!!

Ecrit par : Un hussard | 14 mai 2007

Encore qu'avec JPB, on ne puisse jamais exclure la possibilité qu'il s'agisse d'une antiphrase !

Ecrit par : Un hussard | 14 mai 2007

Je dois vous avouer qu'en principale concernée, j'y ai vu une provocation pleine d'humour en réponse à mes provocs sur Diderot qui avait une fille à doter. Soyez gentils de ne pas vous offusquer de propos qui m'ont fait bien rire. Il y a là un échanges de bons procédés. Chacun sachant pertinemment que l'autre n'est ni tout à fait dans le vrai ni tout à fait dans le faux...
J'ai eu plaisir à constater que le maître des lieux était sorti de sa crise de mégalomanie momentanée et retrouvait le sens de l'humour. Ce qui prouve que ce garçon est sain d'esprit et pas si obtus qu'on pourrait le penser Y'a de l'espoir...

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2007

N'est-ce pas un peu mieux que :

"La meuf a klamsé IR soir...dur, dur !" ?

Ecrit par : Robin | 13 mai 2007

Cà va vous coûter une fortune en SMS, Robin ;o))

Ecrit par : yann | 14 mai 2007

Je vous répondrai par une sentence du grand Bossuet (Jacques-Bénigne de son prénom) :

"La liberté n'est pas de faire ce que l'on veut, mais de vouloir ce que l'on fait."

Ecrit par : Robin | 14 mai 2007

à Robin :

Non, cela ne m'a pas déçu, rassurez-vous. Mais il me paraissait important de vous signaler que le fait de faire référence à cet auteur en ne l'ayant lu que très partiellement vous exposait à certaines... déconvenues.

Ecrit par : Nabu | 14 mai 2007

à Cristophe Sibille :

"prétendue baisse de niveau" ? Insinueriez-vous qu'il n'y a pas de baisse de niveau ? Que nous l'aurions rêvée ? Celle-ci est pourtant évidente et même catastrophique !

Ecrit par : Nabu | 14 mai 2007

À propos de Manuels scolaires, il faut lire l'excellent ouvrage d'Hélène Huot "Dans la jungle des manuels scolaires"


Il faut aller sur le site du BIMS

Le Bulletin d’Information sur les Manuels Scolaires et les Moyens d’enseignement (BIMS) est une revue semestrielle éditée et vendue par la Société pour l’Information sur les Manuels Scolaires et les Moyens d’Enseignement, association loi 1901.


Créé en 1986 par des universitaires attentifs aux questions d’enseignement et de formation, le Bulletin d’information sur les manuels scolaires se propose d’aider les enseignants dans le choix et l’utilisation de ces outils quotidiens.

Les analyses, qui concernent essentiellement les manuels de français et de langues (vivantes et anciennes), apportent un éclairage sur la qualité scientifique du contenu et la mise en oeuvre didactique.

Il existe une page "spécial IUFM" qui propose des Analyses de Manuels sous PDF.


http://www.e-bims.org/accueil.html

Voir aussi

Dans la jungle des manuels scolaires
Hélène Huot
vendredi 4 mai 2007.


Douze millions d’élèves retrouvent cette semaine leurs fidèles compagnons d’étude : les manuels scolaires. Vous est-il déjà arrivé de vous demander qui contrôle la qualité de ces ouvrages pas tout à fait comme les autres ?

Réponse : personne... Les éditeurs font ce qu’ils veulent, ou presque. Grâce à un petit livre poil à gratter, Hélène Huot, grammairienne et professeur d’université, nous fait pénétrer "Dans la jungle des manuels scolaires " Seuil, 1989

Quel chemin empruntent les livres scolaires avant d’atterrir au fond des cartables ?

Ils suivent un itinéraire étonnant, par étapes très cloisonnées. Au départ de la chaîne, c’est le ministère de l’Éducation nationale qui définit les programmes. Pour les mettre en œuvre, les éditeurs jouissent ensuite d’une totale liberté de conception, de rédaction, de présentation et de commercialisation. Les enseignants doivent alors choisir au milieu d’une production extrêmement abondante, avec pour seules informations celles provenant directement des éditeurs et de leurs représentants commerciaux, appelés élégamment "délégués pédagogiques".

Imaginez un instituteur qui doit faire un choix dans plusieurs disciplines : il existe pour le primaire quelque 800 ouvrages... Au tour ensuite des communes, de l’État et des familles, de payer.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=132

Ecrit par : Henri Grégoire | 14 mai 2007

Non, Dobolino, pas de provoc de ma part, j'étais pressée vraiment. C'est dur la communication sur le net!
Et je maintiens : du subjonctif imparfait pour tout le monde!
D'ailleurs mon collègue d'espagnol est ravi que je ne le laisse pas tomber ( l'imparfait du subjonctif) car il semble que l'on en ait très vite besoin dans la langue de Calderon!
Cela dit, vous allez être rassurée car les derniers specimen que je viens de recevoir ne parlent plus , à mon grand dam, que du subjonctif présent et passé...

Ecrit par : Thalie | 14 mai 2007

Non, Dobolino, pas de provoc de ma part, j'étais pressée vraiment. C'est dur la communication sur le net!

Ecrit par : Thalie | 14 mai 2007

Effectivement! Je disais que JE provoquais en parlant de cochon! D'ailleurs, l'incommunicabilité persiste car il faut bien avoir appris l'imparfait du subjonctif pour savoir si on est à même de l'utiliser à bon escient. Donc, oui, continuez à l'enseigner pour que chacun en tire le profit qu'il peut. Ouf! On y arrivera.

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2007

"D'ailleurs, l'incommunicabilité persiste car il faut bien avoir appris l'imparfait du subjonctif pour savoir si on est à même de l'utiliser à bon escient" écrit Dobolino.
... Ce qui me rappelle l'histoire stupide de la jeune étudiante corse -- que JPB me pardonne, elle est toute mignonne, mon histoire, et pas raciste pour un sou -- , exilée sur le continent, et qui reçoit de son papa un joli chèque. Elle lui téléphone aussitôt pour le remercier. Elle dépensera cet argent, lui dit-elle, à bon escient et avec parcimonie.
-- Ah, réplique le papa, avec Parcimoni, je suis bien d'accord, c'est un compatriote. Mais méfie-toi de Bonessian : avec ces Arméniens, on ne sait jamais.
Oui, je sais, c'est lamentable, et le niveau ne monte pas. Ceci est un blog sérieux ! Mais j'ai pô pu y résister : elle me fait hurler de rire depuis au moins quarante ans, cette blague. Et en ce moment, ça fait du bien, de rire un peu.
Post scriptum : je me souviens que j'avais parié une bouteille de Maury sur le résultat des élections ... mais avec qui, au fait ?

Ecrit par : FGuichard | 14 mai 2007

FGuichard,
cette blague existe aussi avec la variante du jeune juif et du père qui lui répond de se méfier car un corse et un arménien réunis on ne sait jamais...
ce n'est qu'une blague...Mais méfions nous,ici certains pourraient la prendre très au sérieux.
Bonne soirée

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 mai 2007

"Et vous, que pronostiquez-vous au 2nd tour ? Sarko-Bayrou, et une veste immédiate pour Big Mother. Je parie une bouteille de vieux Maury. Bravo pour vos prédictions Italie-Irlande (12- 6 au moment où j'écris...) : les fratelli d'Italia sont effectivement en train de s'effondrer, hélas... Et que les dieux protègent le FCNA !

Ecrit par : Fguichard | 17 mars 2007"

J'ai retrouvé ce post mais j'ignore s'il m'était destiné ou à Christophe. Le pronostic sur le rugby était de moi.
Et j'avais pronostiqué Bayrou-Royal au 2nd tour et avais parié avec Christophe Sibille que Le Pen ne serait pas au 2nd tour. Le FN est descendu en D2 mais le FCN aussi hélas.

Ecrit par : Japhet | 14 mai 2007

Quand il s'agit d'une bouteille on voit poindre le bout d'un nez et toujours le même n'est-ce pas Japhet...
For the Winner:le Maury est un vin à déguster avec du chocolat noir grand cru ...
bonne soirée

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 mai 2007

l'école au service des néo-libéraux est enfin arrivée!
Parachvée par "l'argent-va-à-l'argent" une PS-UMP-MEDEF compagny spécialement pour nos petites têtes blondes!

Ecrit par : henry | 14 mai 2007

"Le FN est descendu en D2 mais le FCN aussi hélas", écrit Japhet.
Itou Narbonne, malheureusement. Et on ne peut même pas dire que c'est la faute à Sarko ;-))))
Mais "FCNAAAA, tes supporteeeers ont dans le coeueueueur...", etc. etc., n'est-ce pas ? Je garde de bons souvenirs, moi qui ne suis pas très football, de cette équipe sympathique, et d'un Nantes-Porto passé dans le "kop" nantais avec mon petit garçon qui n'arrêtait pas de chanter. As time goes by...
Alors finalement , ce Maury, c'était vous ? ou Christophe ?

Ecrit par : FGuichard | 14 mai 2007

"le Maury est un vin à déguster avec du chocolat noir grand cru"

Ecrit par : Patricia Mesnigé

C'est tout aussi grand sur un bon cru de roquefort.

Ecrit par : Cadichon | 14 mai 2007

Oui, je sais, c'est lamentable, et le niveau ne monte pas. Ceci est un blog sérieux ! Mais j'ai pô pu y résister : elle me fait hurler de rire depuis au moins quarante ans, cette blague. Et en ce moment, ça fait du bien, de rire un peu.

Ecrit par : FGuichard | 14 mai 2007


Abonessian et Parcimoni!

C'est une histoire drôle à raconter "avé l'assent", elle m'a toujours beaucoup amusé. Dans mon souvenir, c'était un étudiant corse et non une étudante.


Peu importe, a-t-elle gardé tout son attrait pour les lycéens de Marseille, comme il y a quarante ans?

Ecrit par : Henri Grégoire | 15 mai 2007

"""Qui peut sérieusement croire que "les pédagogistes" soient entièrement responsables de la prétendue baisse de niveau des élèves?""""

Cela se passe de commentaire mais pareille phrase mérite quand même d'être reproduite car, tant qu'il existera des gens pour écrire ça, l'école continuera à être foutue et les enfants avec.

On ne soigne pas une maladie en se trompant de diagnostic, ni en cassant le thermomètre.

En québécois: "On n'est pas sortis du bois"...

Ecrit par : Cadichon | 15 mai 2007

""Qui peut sérieusement croire que "les pédagogistes" soient entièrement responsables de la prétendue baisse de niveau des élèves?""""

Cela se passe de commentaire mais pareille phrase mérite quand même d'être reproduite car, tant qu'il existera des gens pour écrire ça, l'école continuera à être foutue et les enfants avec.

On ne soigne pas une maladie en se trompant de diagnostic, ni en cassant le thermomètre.

En québécois: "On n'est pas sortis du bois"...

Ecrit par : Cadichon | 15 mai 2007




Décidemment Cadichon, vous êtes toujours égal à vous-même.

Âne vous êtes, âne vous restez!


Vous serinez toujours la même rengaine et vos braiements commencent sérieusement à ...m'échauffer les oreilles, pour rester poli.


Est-il encore utile de vous rappeler que le "pédagogisme" a été introduit par Edgar Faure en 1969 à l'École Primaire et par Roger Haby en 1975 au Collège.



"Les faits sont têtus." avait pour habitude de dire, sauf erreur de ma part, Pierre Mendès-France.


Je conçois que cela heurte vos certitudes et surtout votre "asinitude" révisionniste voire négationniste, mais c'est ainsi.

Je rappelle du reste que c'est le PCF qui mena l'oppostion à la Réforme Haby en 1975, notamment par un important article paru dans" L'École et la Nation".

La gauche, la vraie, a toujours été "instructionniste" car elle ne sait que trop bien que le pédagogisme est nocif avant tout pour les enfants des classes populaires.


Ceux des classes dirigeantes disposeront toujours , notamment par le biais de leur domiciliation dans des quartiers où le prix du foncier leur permet d'éviter toute cohabitation avec le Peuple, de conditions de scolarisation satisfaisantes.


La chute spectaculaire en trente ans du taux d' élèves issus des classes populaires dans les Grandes Écoles (ENA,Polytechnique, ENS, HEC) en porte témoignage.

En cela, la Gauche était beaucoup plus proche de la conception gaullienne de l'Éducation que la Droite néo-conservatrice et néo-libérale.




Aux sources du "pédagogisme"
La réforme Haby : démagogie et réalité
L’école et la nation- Février 1975
lundi 30 avril 2007.


L’école malade du régime

Rarement le divorce aura été aussi grand entre la paille des mots et le grain des choses. A la lecture des " Propositions pour une modernisation du système éducatif " on ressent constamment la volonté du pouvoir de récupérer, pour mieux les dévoyer, des aspirations réelles et profondément justes : moderniser l’appareil éducatif, lier l’école à la vie, rénover les contenus et les méthodes. On ressent aussi la volonté de dépolitiser les causes profondes de la crise de l’école.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=78

Ecrit par : Henri Grégoire | 15 mai 2007

Il se trouve que j'ai connu Edgar Faure, à l'époque où il sortait son premier livre de Mémoires. Nous avons passé un peu de temps ensemble.
Homme de droite ? Allons donc ! Il n'avait absolument aucune autre conviction que l'intelligence, la survie, le pragmatisme.
Il a (momentanément) sauvé le gaullisme, en 68, en allant chercher un ramassis de crypto-cocos et de cathos de gauche (une combinaison qui fit fureur aussi dans ce groupuscule oxymorique qui s'appelait "les gaullistes de gauche").
La Droite officielle n'a jamais très bien compris le monde de l'Education, elle a toujours été fascinée par les idées de l'adversaire. Peut-être parce qu'un système éducatif est à rentabilité tellement différée qu'il apparaît comme une tumeur dans un système capitaliste, aux yeux des demi-habiles. Parce que les vrais habiles, les pères fondateurs, savaient bien (et savent toujours) tout l'intérêt qu'il y a pour un banquier de la City d'apprendre le grec et le latin à Cambridge.
La question n'est pas, Henri Grégoire, de savoir qui (de droite ou de gauche) a déroulé le tapis rouge au p&édagogisme, mais d'où venaient ces gens-là. Et vous le dites fort bien : c'est, pour aller vite, une excroissance du plan Langevin-Wallon. Avec des ancêtres chez Freinet — et même avant. C'est une tendance lourde, qui remonte à Rousseau (revendiqué par la Gauche, ce qui est assez drôle, quand on pense à Robespierre, qui s'en réclamait aussi, et qui a mené la politique rousseauiste que l'on sait — encore un bon sauvage…).
Il faut en finir avec ces étiquettes. Si une chose est apparue clairement ici même ces derniers mois, c'est qu'elles ne sont pas opératoires. Des gens identifiés à l'extrême-gauche ont voté à droite, et des électeurs de Sainte Ségo ont probablement le portefeuille et les intérêts à droite — sans parler de la libido (je m'avise en écrivant le mot que "Dobolino" en est l'anagramme extensif…).
En matière d'éducation, il faudrait enfin se montrer sans dogmatisme. Il y a des choses qui marchent (et nous avons payé, nous et nos enfants, assez cher pour faire le tri, non ?), et des choses qui ne marchent pas : et ce qui ne marche pas, c'est tout ce qui s'appuie sur une conception pré-établie — ce que l'on appelle ordinairement une idéologie.
L'école d'aujourd'hui est le laboratoire qui permet de démontrer, par l'absurde, par le scandale, que le temps des idéologies est derrière nous. Les conflits sont culturels, désormais. Relisez Huntington, Grégoire. On pourrait en tirer un programme pour l'école — pays par pays, comme aurait dit ce bon vieux Joseph.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 mai 2007

"La gauche, la vraie, a toujours été "instructionniste" car elle ne sait que trop bien que le pédagogisme est nocif avant tout pour les enfants des classes populaires."

Ecrit par : Henri Grégoire | 15 mai 2007

C'est une vérité qu'il est bon de rappeler ! Même si elle déplaît à certains, qui voudraient faire croire que "l'instructionnisme" est l'apanage de la droite, ou de l'extrême-gauche.

La gauche, la vraie gauche, celle qui fut longtemps incarnée par de paisibles socialistes. Mais les temps changent... et Jaurès ou Mendès-France seraient de nos jours considérés comme de crypto-bolcheviques ou de crypto-trotskystes !

Ceci étant, il est vrai aussi que la gauche -la vraie gauche, pas celle des bobos et des affaires- n'a pas "le monopole du coeur" comme disait Giscard, et que certains collègues qui se disent de droite sont des personnes estimables, qui portent haut les valeurs de l'école républicaine !

Ecrit par : Un hussard | 15 mai 2007

Merci JPB de redonner à Edgard Faure sa vraie place, que lui reconnaissent ceux qui ont d'autres outils d'analyse que la caricature. Quand on a eu le privilège de croiser son chemin, on sait aussi hélas qu'il n'existe plus d'hommes politiques de cette pointure. Et ce n'est pas l'école de Meirieu et consorts qui
va nous les sortir de son chapeau, et pendant les vingt ans à venir.

Pour ce qui est de l'école, pensez-vous vraiment que le temps des idélogies soit derrière nous, quand une idéologie négative, le relativisme, est venue occuper la place laissée vacante parles grandes idéologies positives qui nous avaient tricoté les totalitarismes? Le relativisme induit une vision cynique de la vie publique incompatible avec les présupposés de la démocratie. (Boudon).
L'école ne peut fonctionner comme une institution républicaine dans un paradigme relativiste qui conserve de ses prédécesseurs le tropisme de l'égalitarisme. Il faut restaurer l'élitisme républician qui en est l'antithèse.

Il me semble aussi que les conflits futurs seront moins entre cultures qu'entre extrêmes et modérés, toutes cultures confondues, entre les révolutionnaires et les réformistes, entre
les partisans de la liberté et ceux de l'idéologie, car toute idéologie est liberticide.

Au premier rang des réformes est celle qui fera de l'école un lieu neutre, apolitique, et non cet ersatz de la société, ce simulacre de démocratie ( cf Arendt), " lieu de vie"... Elle a pour vocation d'être un lieu à part, avec une mission spécifique à remplir ( transmettre ) et doit à ce titre être protégée des influences délétères.

Interdire le syndicalisme lycéen, par exemple, devient alors une mesure de salubrité publique. Il y en a bien d'autres.

Ecrit par : Cadichon | 15 mai 2007

"Alors finalement , ce Maury, c'était vous ? ou Christophe ?

Ecrit par : FGuichard | 14 mai 2007"

Je vous suggère de l'envoyer à Christophe ou de la boire avec des amis à la remontée du FC Nantes en D1. Ou envoyez la au maître de maison qui a l'air d'être amateur de bon vin.

Ecrit par : Japhet | 15 mai 2007

"le Maury est un vin à déguster avec du chocolat noir grand cru"

Ecrit par : Patricia Mesnigé

C'est tout aussi grand sur un bon cru de roquefort.

Ecrit par : Cadichon | 14 mai 2007

Chocolat noir, oui. C'est la seule utilisation rationnelle de ce vin. Avec un roquefort, certainement pas, même grand cru! Mieux vaut un Sauternes ou un Sainte-Croix du Mont.


"""Qui peut sérieusement croire que "les pédagogistes" soient entièrement responsables de la prétendue baisse de niveau des élèves?""""

Cela se passe de commentaire mais pareille phrase mérite quand même d'être reproduite car, tant qu'il existera des gens pour écrire ça, l'école continuera à être foutue et les enfants avec.

On ne soigne pas une maladie en se trompant de diagnostic, ni en cassant le thermomètre.

En québécois: "On n'est pas sortis du bois"."..

Ecrit par : Cadichon | 15 mai 2007
Je ne rappellerai pas à Cadichon que les chiffres sont interprétables de plusieurs façons, notamment en fonction du nombre d'élèves allant au delà du certificat d'études aujourd'hui par rapport à autrefois. Je pense que ce débat est épuisé. Mais tout petit cours de sémantique pour Cadichon; le mot: "entièrement" supposerait que le "pédagogisme", (notez les guillemets) serait seul responsable d'une prétendue baisse de niveau? Donc que l'école est totalement tenue à l'écart de la société, et que l'abrutissement des enfants par l'environnement médiatique envahissant et débilitant qui est le leur ne serait d'aucun effet? Encore une fois, ce qu'on appelle "le pédagogisme" aujourd'hui remplace les 35 heures dans la bouche du Baron Sellières, du temps où il sévissait aux guignols! Bientôt, on va prétendre qu'il est responsable du réchauffement climatique!

Ecrit par : christophe sibille | 15 mai 2007

Et le Maury est même le seul vin qui colle sur un chocolat (noir, évidemment! Les autres ne sont pas vraiment des chocolats.)

Ecrit par : christophe sibille | 15 mai 2007

""Et vous, que pronostiquez-vous au 2nd tour ? Sarko-Bayrou, et une veste immédiate pour Big Mother. Je parie une bouteille de vieux Maury. Bravo pour vos prédictions Italie-Irlande (12- 6 au moment où j'écris...) : les fratelli d'Italia sont effectivement en train de s'effondrer, hélas... Et que les dieux protègent le FCNA !"

Ecrit par : Fguichard | 17 mars 2007"
Je veux bien prendre acte, et vous envoyer une bouteille de Maury! Vous avez le bénéfice du doute concernant l'originaire du pari, bénéfice que semblent accorder la plupart des syndicats à Sarko. Quoique cela n'ait évidemment, en l'occurrence, rien à voir!

Ecrit par : christophe sibille | 15 mai 2007

En matière d'éducation, il faudrait enfin se montrer sans dogmatisme. Il y a des choses qui marchent (et nous avons payé, nous et nos enfants, assez cher pour faire le tri, non ?), et des choses qui ne marchent pas : et ce qui ne marche pas, c'est tout ce qui s'appuie sur une conception pré-établie — ce que l'on appelle ordinairement une idéologie.
L'école d'aujourd'hui est le laboratoire qui permet de démontrer, par l'absurde, par le scandale, que le temps des idéologies est derrière nous. Les conflits sont culturels, désormais. Relisez Huntington, Grégoire. On pourrait en tirer un programme pour l'école — pays par pays, comme aurait dit ce bon vieux Joseph.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 mai 2007


À l'exception du Plan Lagnevin-Wallon et de Freinet qui valait mieux que l'cône qu'en ont fait ses épigones, nous sommes, et vous le savez bien, totalement d'accord.


Mais, comme disait quelque part Vladimir Oulianov, " Nous savons tous aujourd'hui que les économistes avaient tordu le baton dans un sens. Pour redresser le baton, il fallait le tordre dans le sens inverse "


Compte-tenu de ce qui tendait à devenir la "pensée unique" sur ce Blog, notamment avec la Campagne pour les Élections présidentielles, j'ai jugé opportun et pertinent de rappeler un certain nombre de vérités historiques manifestement ignorées des contributeurs.


Il est exact, qu'historiquement, depuis le XIXème siècle, la Droite n'a pas développé de pensée précise sur l'École.


Il est non moins exact, que c'est surtout à partir de 1989 que la Gauche s'est ralliée massivement au pédagogisme.


Les ambitions élyséennes de Lionel Jospin , qui comme je le prévoyais à l'époque, voulait se forger une image de Jules Ferry du XXème siècle, l'ont amené à se servir du "prêt à penser" pédagogiste livré "clés en main" par Philippe Meirieu et alii, le SGEN-CFDT et le CRAP, cache -sexe de l'Action Catholique, qui publie depuis les années 60 du siècle dernier "Cahiers Pédagogiques".

Nous ne fûmes, à gauche, à l'époque qu'une poignée , autour du MDC de Jean-Pierre Chevènement à continuer le combat initié par Jean-Claude Miller, Hélène Huot, Maurice T. Maschino dès 1985 et concrétisé par de nouveaux programmes à l'École Élémentaire et au Collège.


Aujourd'hui, d'une part , "Le Roi est nu" ,la première partie du Rapport de Jean Ferrier est à cet égard d'autant plus accablannte qu'il fût ,en tant que Conseiller Technique de Lionel Jospin, la cheville ouvrière de la Loi de 1989 pour tout ce qui concerne le Premier Degré, CRPE, IUFM, Cycles à l'École primaire(Nouvelle Politique pour l'École) et tutti quanti.

Les PE qui interviennent sur "Bonnet d'Âne" et qui étaient Instituteurs à l'époque ne peuvent que se souvenir des 3 Kilogrammes de Documents divers qui furent alors distribués dans les Écoles par les "Extincteurs de l'Éducation Nationale " et leurs "Groseillers pédagogiques" transformés en l'occurence en Chauffeurs-Livreurs...


Il auront certainement une pensée émue pour le "Livret Scolaire", le "meilleur du monde, dixit Jean Ferrier, totalement inutilisable.

Ce "Livret scolaire", fruit de l'intense réflexion pédagogiste de la Direction des Écoles, dont Jean Ferrier avait pris la tête, était composé de TROIS épaisse brochures où il ne manquait certes pas l'emplacement de la photo de l'Élève mais où ,sauf erreur de ma part, n'était prévue aucune rubrique pour y indiquer la date de naissance de l'Élève....


Je note au passage que durant la campagne des Législatives de 1993, François Bayrou s'était engagé à faire élaborer par ses services un Livret Scolaire simple permettant le suivi de la solarité de l'Élève àde la Petite Section au CM2 et lisible par les Professeurs du Collège.


Promesse qui ne fût jamais tenue, compte-tenu de l'oppostion des "Khmers Gris" qui ,depuis la catastrophique ère Jospin, ont élu domicile Rue du Bac (Métro Sèvres-Babylone).


Il est donc hautement souhaitable de passer de la polèmique, qui atteint vite ses limites, à la controverse constructive enfin débarassée des scories de la politique politicienne.


C'était l'objectif initial de "Bonnet d'âne", et c'est ce qui m'a attiré sur ce Blog après la lecture de "La Fabrique du Crétin".

Sur ce terrain-là, je vous suis totalement pour laisser les couteaux au vestiaire et en revenir à la métaphore du "Café Procope" plutôt que de rester dans les remugles du "Café du Commerce".


In fine, j'avais cité , sur ce Blog, Charles Coutel que j'avais rencontré dans une réunion du MDC et qui n'était pas avare de sailies sur les IUFM où il enseignait alors la Philosophie.


J'ai enfin trouvé sur la Toile un texte bref sur lequel nous devrions être d'accord:

Il date déjà de six ans et n'a rien perdu de son actualité.



mars 2000
Sept questions aux amis de l’école publique
par Charles Coutel


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Depuis 1989, date de promulgation de la Loi d’orientation , la situation générale de l’école publique ne cesse de se dégrader. L’année 1989 fut le tournant communicationnel et pédagogiste de l’école ; l’an 2000 achèvera-t-il ce travail de sape ? Avec les dernières réformes du collège et du lycée les murs porteurs sont vraiment atteints : nous sommes au moment pathétique où les ruines pourraient devenir décombres. C’est pourquoi il n’est que trop temps d’alerter l’opinion publique et d’en appeler à la résistance. L’actuelle réforme des Concours de recrutement achève celle des Premier et Second degrés. C’est pourquoi en tant que citoyen soucieux de liberté , d’égalité et de fraternité, j’adresse à tous mes concitoyens et aux élus les questions suivantes :



http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=180

Ecrit par : Henri Grégoire | 15 mai 2007

Apparemment problème technique!
3 mars 2000
Sept questions aux amis de l’école publique
par Charles Coutel
mardi 15 mai 2007.

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Depuis 1989, date de promulgation de la Loi d’orientation , la situation générale de l’école publique ne cesse de se dégrader. L’année 1989 fut le tournant communicationnel et pédagogiste de l’école ; l’an 2000 achèvera-t-il ce travail de sape ? Avec les dernières réformes du collège et du lycée les murs porteurs sont vraiment atteints : nous sommes au moment pathétique où les ruines pourraient devenir décombres. C’est pourquoi il n’est que trop temps d’alerter l’opinion publique et d’en appeler à la résistance. L’actuelle réforme des Concours de recrutement achève celle des Premier et Second degrés. C’est pourquoi en tant que citoyen soucieux de liberté , d’égalité et de fraternité, j’adresse à tous mes concitoyens et aux élus les questions suivantes :






http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=180

Ecrit par : Henri Grégoire | 15 mai 2007

"Quand il s'agit d'une bouteille on voit poindre le bout d'un nez et toujours le même n'est-ce pas Japhet...
For the Winner:le Maury est un vin à déguster avec du chocolat noir grand cru ...
bonne soirée

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 mai 2007"

Je bois très peu de vin mais question chocolat, j'assure bien.
Qu'appelez-vous un chocolat grand cru ? Avez-vous une référence à donner, Patricia ?

Ecrit par : Japhet | 15 mai 2007

japhet si vous voulez faire une expérience unique , je vous conseille de goûter le 99% de chez Cluizel un quart de carré suffit à rassasier tous vos sens et à mettre en extase vos papilles . Sinon vous avez les crus équatoriens qui sont des merveilles...
Bonne journée et comme il est midi je vous souhaite un excellent déjeûner.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mai 2007

Merci à vous, Patricia! Je note vos références avec une certaine gourmandise!

Ecrit par : christophe sibille | 15 mai 2007

j'ai oublié une petite précision, on apprécie le 99% quand on est déjà habitué à manger des chocolats dosés à plus de 75%. Le 99% est très astringeant et sublime l'amertume du chocolat...
sinon pour vous répondre de manière plus complète sans être pur autant une spécialiste en chocolat, il vaut mieux déguster des chocolats d'origine qui ont conduit à la classification par cru ainsi vous avez des cacaos de provenance du Vénézuela ou Saint Domingue ou Madagascar ou même de Sao Tomé, etc.... il en est pour le chocolat comme pour le café et comme pour le vin c'est une question de "terroir" et d'ensoleillement...
Et en matière de chocolat il y en a pour tous les goûts...Mais il est vrai que le vin de Maury s'accomode surtout de chocolat noir ou épicés et beaucoup moins avec les chocolats au lait , praliné et autres....
bon après midi

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mai 2007

Je prie les autres blogueurs de m'excuser de cet aparté hors sujet à l'heure de la pause café:);)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mai 2007

Quel hors-sujet ? N'a-t'on pas parlé d'épicurisme ces derniers jours ?

Ecrit par : Japhet | 15 mai 2007

J'ai lu le pari stupide de Meirieu.

En matière de pédagogisme, Bentolila n'est pas triste non plus, quand il glose sur la géniale petite Mélissa qui, voyant la maîtresse dessiner à la craie son ombre à différents moments, dit "ça a tourné", alors que les autres enfants ont répondu " C'est une fleur".

Elle a trouvé toute seule l'expérience de Foucault et de Galilée à la fois, en a-t-il conclu devant une assistance béate d'admiration, ne se rendant pas compte de la cuistrerie de telles assertions.

Il y a tout à craindre de ce crypto-pédago : il a affirmé que "peu importe la méthode d'apprentissage de la lecture, ce qui compte, c'est la richesse du vocabulaire, sinon le cerveau de l'enfant cherchant à lire un mot répond :" Il n'y a personne au mot que vous demandez."

En fait, l'abandon de "Gafi le Fantôme " l'embêterait bien.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 mai 2007

Quelqu'un connaît-il sérieusement Christine Aubanel ?
JPB, assez inquiet de certaines rumeurs concordantes...

Ecrit par : brighelli | 15 mai 2007

Quelqu'un connaît-il sérieusement Christine Aubanel ?
JPB, assez inquiet de certaines rumeurs concordantes...

Ecrit par : brighelli | 15 mai 2007

"Le mot: "entièrement" supposerait que le "pédagogisme", (notez les guillemets) serait seul responsable d'une prétendue baisse de niveau? Donc que l'école est totalement tenue à l'écart de la société, et que l'abrutissement des enfants par l'environnement médiatique envahissant et débilitant qui est le leur ne serait d'aucun effet? Encore une fois, ce qu'on appelle "le pédagogisme" aujourd'hui remplace les 35 heures dans la bouche du Baron Sellières, du temps où il sévissait aux guignols! Bientôt, on va prétendre qu'il est responsable du réchauffement climatique!""

Ecrit par Cristophe Sibille

Visiblement, pour certains du moins et bien-sûr toujours les mêmes, l'affirmation incriminéeil a quand même besoin de commentaire. Elle comporte deux termes contestables: le premier, je n'y reviendrai pas, c'est la "prétendue" baisse, mais il est important de le noter puisqu'il est bien évidemment à rattacher à la prétention de minimiser la responsabilité des fossoyeurs de l'école publique. Les deux termes traduisent le même contresens,

L'adverbe entièrement, à moins que monsieur Sibille veuille aussi en changer le sens, n'exclut la présence de complices, mais il signifie que la responsabilité des coupables est pleine et ENTIERE, et il n'y a pas besoin d'avoir fait une licence en droit pour le comprendre ainsi. Sans pédagogistes, pas de crime, pas de cadavre, pas de victime...

D' autres facteurs ont bien évidemment pu alors exacerber les effets délètères de la soumission de l'intégralité de l'enseignement public français à une idéologie dont il était impossible qu'elle n'ait pas lesdits effets.
Leur responsabilité est entière car si les pédagogistes n'avaient pas commis leur oeuvre mortifère, les autres facteurs aggravants n'auraient pas eu lieu d'aggraver quelque chose qui n'existait pas au départ.

La preuve par le test de "toutes choses égales par ailleurs" en était fite depuis longtemps dans les écoles qui ont su et pu résister à ces fossoyeurs , et où les enfants ont continué comme par le passé à s'instruire. Cela fut longtemps le cas des écoles catholiques américaines que fréquentaient souvent une majorité d'enfants des ghettos, dont les parents voulaient qu'ils échappent à la carte scolaire. Ces écoles coûtent une fraction du prix des autres écoles privées et offrent des bourses.

Le changement est surtout visible depuis l'instauration des chèques éducation dans le public, qui est allé de pair avec celle de la liberté pédagogique( et disciplinaire), et qui ne peut bien évidemment pas voir le jour sans ce minimum d'autonomie qu'interdit le jacobinisme viscéralement français.

Force est de constater (notamment dans les écoles situées dans les ghettos urbains, et notamment à New York, où Rudy Giuliani a amorcé la chose) que, dès que la progressive education est abandonnée, que les enseignants se réapproprient les apprentissages et les chefs d'établissement la discipline, le taux de réussite des élèves ne dépend pas tant de leur milieu social ou de la couleur de leur peau ou du degré de dysfonction de leur milieu familial, mais des conditions de l'offre d'une éducation revalorisée.

Par sa nature même, la responsabilité des "pédagogistes" est entière. Elle ne peut pas être amoindrie par quelque circonstance..."exténuante". Lui accorder ces circonstances c'est nier l'intention de nuire, présente dès le début mais bien sûr comme il s'agit de nuire à une société dite bourgeoise, capitaliste, marchande, you name it, les orphelins de la cause du peuple leur trouveront toujours des excuses, car la fin justifie les moyens.

Ecrit par : Cadichon | 15 mai 2007

Christine Aubanel, ex-plume de Chirac, normalienne, dirige Versailles et maintenant future minsitre de la culture?

Ecrit par : Cadichon | 15 mai 2007

Christine Aubanel, ex-plume de Chirac, normalienne, dirige Versailles, bref, de chef de chantier à ministre de la culture?

Ecrit par : Cadichon | 15 mai 2007

Quelqu'un connaît-il sérieusement Christine Aubanel ?
JPB, assez inquiet de certaines rumeurs concordantes...

Ecrit par : brighelli | 15 mai 2007

Il est à craindre que Nicolas Sarkozy ayant annoncé un Gouvernement comptant autant d'homme que de femmes, Christine Aubanel tienne la cord pour l'Éducation.

On parle aussi de Philippe Seguin...

Ecrit par : Henri Grégoire | 15 mai 2007

Quelqu'un connaît-il sérieusement Christine Aubanel ?
JPB, assez inquiet de certaines rumeurs concordantes...

Ecrit par : brighelli | 15 mai 2007

Il est à craindre que Nicolas Sarkozy ayant annoncé un Gouvernement comptant autant d'homme que de femmes, Christine Aubanel tienne la cord pour l'Éducation.

On parle aussi de Philippe Seguin...

Ecrit par : Henri Grégoire | 15 mai 2007

Il est à craindre!!! Serait-ce de votre part Henri Grégoire une marque de mépris à l'égard de la gente féminine...

Christine Aubanel non Cadichon à Versailles c'est Christine ALBANEL vous semblez avoir un sérieux problème avec les noms propres et l'excuse du clavier querty ne fonctionne pas dans ce type d'erreurs ainsi celà ne vous choque pas d'écrire Cristophe alors qu'il orthographie son prénom Christophe ...
alors Cadichon, vos grandes oreilles seraient déjà tombantes sur vos yeux? Dobolino devrait pouvoir vous prescrire le remède.
et c'est Christine Albanel qui est proche de Sarkozi et sans doute présentie à la culture qu'irait-elle faire à l'éducation? Christine Aubanel vous êtes sûre qu'il n'y a pas une faute de frappe cadichonesque?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mai 2007

Le changement est surtout visible depuis l'instauration des chèques éducation dans le public, qui est allé de pair avec celle de la liberté pédagogique( et disciplinaire), et qui ne peut bien évidemment pas voir le jour sans ce minimum d'autonomie qu'interdit le jacobinisme viscéralement français.


Ecrit par : Cadichon | 15 mai 2007



Enfin, Cadichon, voilà un argument sérieux.

Depuis que j'interviens sur ce blog, un de mes leitmotives est que s'il n'existe ni pédagogie de droite ni pédagogie de gauche, il existe bel et bien, depuis l'École de Chicago et Milton Friedman, une politique éducative de la Droite moderne et une politique éducative de Gauche.


La politique éducative de Droite, néo-libérale considère l'éducation comme un marché où des Entrepreneurs créent et gèrent des Établissements scolaires qui sont réellement des Entreprises. La solvabilité de la clientèle est assurée par la distribution de chèques éducation d'un montant identique qui sont eux même financés par l'impôt.


Les familles, dans ce modèle, choisisent leur École sur les critères classique en économie concurrentielle : essentiellement le rapport qualité/prix.

Les enseignants , eux-aussi soumis aux lois du marché, sont recrutés et rémunérés par le chef d'établissement qui rend compte au seul Conseil d'Administration.


Cette conception est parfaitement cohérente avec la conception libérale de l'État "veilleur de nuit" réduit à ses tâches régaliennes la collecte de l'Impôt, la Justice, la sécurité intérieure et la sécurité extérieure( Armée et Diplomatie).

Sa "passion dominante", pour employer une terminologie tocquevilienne, est la liberté.



Dans le modèle politique de gauche, l'éducation relève du Service public, financé par l'impôt mais qui respecte les principes de péréquation de manière à ce que chaque citoyen où qu'il réside puisse avoir un accès égal à l'éducation.


L'État recrute ,forme, affecte, gère et rémunère les enseignants,Il définit les programes et contrôle leur exécution.

Il organise les examens.

La cartes des établissements est planifiée, éventuellement décentralisée; L'État ou les Collectivités locales trace la carte scolaire et affecte les élèves.

Le recrutement se fait sur la base du Concours importé de Chine par les Jésuites.

Sa "passion dominante" est l'égalité.


Le changement considérable par rapport à la période post-révolutionnaire marquée par la généralisation du rôle de l'État dans l'Instruction Publique sous des régimes aussi différents que le Royaume de Prusse et la République française , c'est la prise en charge de la promotion du modèle libéral par l'OCDE et la Commission de Bruxelles .


N'étant pas un adepte de la "théorie du complot", je me refuse à voir dans le pédagogisme un "Cheval de Troie" du libéralisme.


Par contre, je ne peux que constater que, probablement en toute bonne foi, les pédagogistes ont contribué à rendre de moins en moins efficace le service public d'enseignement.


Ai-je bien campé votre position et la mienne, Cadichon?


Chèque éducation

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A8que_%C3%A9ducation

Ecrit par : Henri Grégoire | 15 mai 2007

et si c'est vraiment Christine Albanel qui est pressentie pour l'éducation , elle est agrégée de lettres alors est-ce un motif d'inquiètude Jean-Paul?
de plus c'est une ancienne chiraquienne "pure et dure" elle a été directeur adjoint de son cabinet pendant son dernier mandat de maire de Paris

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mai 2007

j'oubliais:
si elle prend en main et réforme l'éducation nationale comme elle l'a fait du château de Versailles , on peut avoir peut-être un peu d'espoir...
il pleut aujourd'hui alors j'essaie de positiver...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mai 2007

Il est à craindre!!! Serait-ce de votre part Henri Grégoire une marque de mépris à l'égard de la gente féminine...


Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mai 2007


Non, bien entendu!

C'était pour taquiner JPB qui a écrit plus haut:

Quelqu'un connaît-il sérieusement Christine Aubanel ?
JPB, assez inquiet de certaines rumeurs concordantes...

Ecrit par : brighelli | 15 mai 2007



JPB inquiet de voir la Rue de Grenelle échapper à Xavier Darcos qui cumule deux gros handicaps par rapport à la volonté sarkozienne de féminisation et d'ouverture: c'est un homme et c'est un fidèle....

À suivre...

ttp://news.google.fr/news?hl=fr&ned;=fr&q;=%22Xavier+Darcos%22&btnG;=Recherche+Actualit%E9s

Ecrit par : Henri Grégoire | 15 mai 2007

L'inquiétude de JPB vient du fait qu'il est dans les valises du monsieur et pas dans celles de la dame...

Ecrit par : Tennessee | 15 mai 2007

L'inquiétude de JPB vient du fait qu'il est dans les valises du monsieur et pas dans celles de la dame...

Ecrit par : Tennessee | 15 mai 2007


Bien vu, Tenessee!

http://news.google.fr/news?hl=fr&ned;=fr&q;=%22Xavier+Darcos%22&btnG;=Recherche+Actualit%E9s

Ecrit par : Henri Grégoire | 15 mai 2007

Oh non, je ne crains rien pour moi-même… Mais j'ai dit, et je répète, qu'il vaudrait mieux à l'Education un homme qui connaît le sérail qu'une agrégée de Lettres qui a, en tout et pour tout, enseigné un an au début des années 80, et qui est une mondaine des Yvelines… Responsable, pour faire bonne mesure, de l'annulation de l'expo que Christian Lacroix devait faire de robes de mariées dans la chapelle du château — sous la pression des traditionnalistes versaillais — pléonasme !
Alors, la culture, pourquoi pas ? Il y a bien eu Lang et ses chemises parme… Mais pas l'Education. La maison est trop branlante.
Et si je pouvais donner un coup de main pour améliorer l'Education encore nationale, pourquoi m'en priverais-je ? Quelkqu'un ici douterait-il de mes compétences ? J'ai enseigné 30 ans, et je ne suis pas un mondain.

Grégoire, c'est Tennessee avec deux n. Et Edgar (Faure) sans d (contrairement à son ami Edgard Pisani). C'est tellement vrai que le cher ex-président du Conseil a commis deux polars sous le pseudo transparent d'Edgar Sanday — afin qu'on sache, une fois pour toutes…
Bonne soirée à toutes et à tous… Je vais me remettre au chocolat, pour la soirée, c'est plein d'euphorisants. Avec peut-être une gorgée ou deux de Lagavulin, ça va assez bien aussi avec le cacao.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 mai 2007

Je pense que JPB connaît Christine Albanel mieux que nous, non ?

Ecrit par : Jeremy | 15 mai 2007

et surtout le chocolat c'est bourré de magnésium mais avec du Lagavulin il faut en manger un bien corsé!
Jean-Paul considères-tu qu'aucune femme n'est digne ni capable d'assumer les fonctions de ministre de l'éducation? ou ,et pardonne mon espièglerie, est-ce parce que Christine Albanel n'est pas assez charmante? je plaisante alors j'espère que je ne risque pas la censure ni même ton courrou.
Très franchement j'espère que tu y participeras ça serait rassurant...
et j'espère car c'est ce qui m'inquiète , que le ministère de la culture ne sera pas fusionné avec celui de l'éducation...
Très bonne soirée

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mai 2007

j'oubliais:
si elle prend en main et réforme l'éducation nationale comme elle l'a fait du château de Versailles , on peut avoir peut-être un peu d'espoir...
il pleut aujourd'hui alors j'essaie de positiver...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mai 2007

Après une lecture un peu rapide, j'ai cru qu'il pleuvait dans le château de Versailles à cause de cette fameuse Christine...
Après une relecture "attentive" j'accepte de positiver comme vous...

Ecrit par : Maminou | 15 mai 2007

Grégoire, c'est Tennessee avec deux n. Et Edgar (Faure) sans d (contrairement à son ami Edgard Pisani).


Ecrit par : brighelli | 15 mai 2007


Décidément, si vous en êtes à relever les fautes de frappe des bloggueurs , c'est que le moral est vraiment en berne...



À l'exception notable de Jean-Pierre Chevènement, tous les Ministres de l'Éducation Nationale que j'ai vu passer depuis 1971 ont suivi peu ou prou la même pente fatale...comme l'explique très bien l'inénarrable Pierre FRACKOWIAK:

"Dans un contexte de glorification d'un âge d'or de l'école qui n'a jamais existé, de propagande pour le retour aux "bonnes vieilles méthodes" qui ont tellement fait leurs preuves que tous les ministres successifs depuis la fin des années 60[ De la fin des années 60 à 2002, à une exception près, celle de CHEVENEMENT succédant à Alain SAVARY, qui a amené un retour aux programmes classiques de l'école de Jules FERRY (voir les programmes de 85, en rupture avec tous les travaux de recherche pédagogique de cette époque)] , de droite et de gauche, se sont employés à tenter de changer l'école pour prendre en compte l'évolution de la société, des savoirs, des modes de vie, surgit naturellement cette vieille lune, la liberté pédagogique. Il fallait s'y attendre. ..."

La liberté pédagogique des enseignants, alibi des conservateurs, obstacle à la construction de l'Ecole du 21ème siècle.

http://www.unsa-education.org/sien/sections/lille/libpedPF.htm


Cet article est admirable de sottise satisfaite et je ne vous jamais assez reconnaisant de me l'avoir fait connaître.

Ecrit par : Henri Grégoire | 15 mai 2007

très drôle Maminou, merci de me faire rire! Mais vous ne vous trompez pas il pleut dans certaines parties du château, hélas ! Mais tout est fait pour que les bassines et les seaux soient cachés aux yeux du visiteur et cela se produit dans les endroits les moins visités.La priorité dans la réfection, étant donnée ( on le comprend) à tout ce qui attire le plus de touristes...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mai 2007

Oups désolée, j'ai encore oublié qu'on était sur un blog consacré à l'éducation et non aux discussions de salon ni même de comptoir...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mai 2007

Grégoire, c'est Tennessee avec deux n. Et Edgar (Faure) sans d (contrairement à son ami Edgard Pisani).


Ecrit par : brighelli | 15 mai 2007


Décidément, si vous en êtes à relever les fautes de frappe des bloggueurs , c'est que le moral est vraiment en berne...



À l'exception notable de Jean-Pierre Chevènement, tous les Ministres de l'Éducation Nationale que j'ai vu passer depuis 1971 ont suivi peu ou prou la même pente fatale...comme l'explique très bien l'inénarrable Pierre FRACKOWIAK:

"Dans un contexte de glorification d'un âge d'or de l'école qui n'a jamais existé, de propagande pour le retour aux "bonnes vieilles méthodes" qui ont tellement fait leurs preuves que tous les ministres successifs depuis la fin des années 60[ De la fin des années 60 à 2002, à une exception près, celle de CHEVENEMENT succédant à Alain SAVARY, qui a amené un retour aux programmes classiques de l'école de Jules FERRY (voir les programmes de 85, en rupture avec tous les travaux de recherche pédagogique de cette époque)] , de droite et de gauche, se sont employés à tenter de changer l'école pour prendre en compte l'évolution de la société, des savoirs, des modes de vie, surgit naturellement cette vieille lune, la liberté pédagogique. Il fallait s'y attendre. ..."

La liberté pédagogique des enseignants, alibi des conservateurs, obstacle à la construction de l'Ecole du 21ème siècle.

http://www.unsa-education.org/sien/sections/lille/libpedPF.htm


Cet article est admirable de sottise satisfaite et je ne vous jamais assez reconnaisant de me l'avoir fait connaître.

Ecrit par : Henri Grégoire | 16 mai 2007

Revue de presse
Revue de presse du 15 mai 2007 : le gouvernement de Sarkozy prend forme
publié le mardi 15 mai 2007 à 10h26


Les Unes de la presse

Nicolas Sarkozy négocie en personne la formation du gouvernement que dirigera François Fillon. Outre la difficulté de former un gouvernement à parité homme/femme avec des ministres UDF et de gauche, le nouveau chef de l'Etat a décidé de redécouper les ministères : l'économie serait divisée en deux, le sport et la santé serait fusionné au sein d'un même ministère comme la Culture et l'Education. Selon Le Figaro, "Nicolas Sarkozy prépare un big bang ministériel".

Mais ce redécoupage est légèrement éclipsé par le coup médiatique et politique qu'est en train de réaliser Nicolas Sarkozy en faisant entrer dans son gouvernement, Bernard Kouchner, au poste de ministre des Affaires étrangères (Le Monde). Depuis plusieurs jours, Nicolas Sarkozy négocie secrètement (Le Parisien) pour tenter de convaincre l'ancien ministre de la Santé, ainsi qu'Hubert Védrine, de participer à un gouvernement d'ouverture. L'objectif est clair : déstabiliser la gauche à l'approche des Législatives.

Parmi les ministrables les plus cités : Alain Juppé au ministère du Développement durable, Jean-Louis Borloo à la stratégie économique et à l'emploi, Xavier Bertrand serait ministre des comptes, Rachida Dati occuperait le poste de ministre de l'intérieur, de l'immigration et de l'identité nationale, Hervé Morin serait à la Défense, Xavier Darcos à l'Education, Michèle Alliot-Marie serait ministre de la Sécurité.

http://www.politique.net/2007051501-revue-de-presse-du-15-mai-2007.htm

Ecrit par : Henri Grégoire | 16 mai 2007

Bonjour, Séjan…
Qu'est-ce qu'"on peut lui mettre sur le dos, à la "faconde" méditerranéenne… Mais bon, je suis comme ça, c'est vrai : les mots, chez moi, suintent par tous les pores. Mais si ce n'était pas le cas, je n'écrirais pas — et, pire, je ne parlerais pas.
Cela dit, votre analyse est intéressante…
Quant au casting que nous relaie Grégoire, je n'y crois guère… Il y a beaucoup de fumée dans tout ce qui se dit en ce moment… Sans compter l'effet "suspense". Nous serons fixés dans les 48 heures, buvons frais en attendant.

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2007

Le chèque-éducation comme trait d'union entre Cadichon et Grégoire ....Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.

Cette mesure fait ses preuves partout où elle a été adoptée mais souffre en France d'une tare doublement rédhibitoire:
1. elle a été proposée jadis par le FN et aussi par Madelin et fut donc immédiatement disqualifiée par la reductio ad hitlerum de la bienpensance qui a aussi fait, pour d'autres raisons, du second un suppôt du premier.
2. elle est impraticable dans un système pyramidal, clos, unitaire, en un mot jacobin.

Le chèque-éducation est l'outil par excellence d'une approche libérale de l'enseignement, qui implique le pluralisme, la concurrence entre des établissements forcément autonomes,
et une "accountability" du personnel enseignant dans son ensemble, concept tellement étranger à notre conscience collective qu'il n'est traduisible que partiellement par responsabilisation, ou par une périphrase ( le fait de rendre des comptes)

Pas de cheval de Troie, pas de complot libéral chez les sociocontructivistes: puisqu'un "pédagogiste" est égalitariste, il ne peut pas être libéral. Son idéologie de référence domine en France depuis plus de deux siècles d'où l'arrogante assurance que lui donne sa bonne conscience.

Il ne peut y avoir de demi-mesure. Sont incompatibles la vision de l'éducation qui donne la priorité à la liberté et celle qui doit imposer l'égalité, illibérale car liberticide.

Je ne peux que répéter encore une fois l' aphorisme par lequel Milton Friedman (autre trait d'union avec Henri Jourdain-Grégoire) exprimait cette equation: Place EQUALITY before FREEDOM, you have neither. Its is only when FREEDOM comes before EQUALITY that may you expect a fair measure of both".

Contrairement à la passion de la liberté, la passion de l'égalité ou égalitarisme, est toujours funeste. C'est le plus sûr moyen de creuser les inégalités. De Condorcet à Aron en passant par Tocqueville et Berlin, tous les penseurs libéraux ont martelé cette évidence, mais sans succès, du moins en France.

Ecrit par : Cadichon | 16 mai 2007

Bien entendu , si j'apprécie que nous ayons substitué l'échange d'arguments à celui d'invectives voire d'insultes , je ne partage pas votre opinion et refuse de confondre "passion de l'égalité" et égalitarisme qui en est une caricature comme le pédagogisme l'est de la pédagogie.

J'assume mon Jacobinisme qi n'est pas viscéral mais rationnel.. Je me retrouve totalement dans la formule lancée par Georges Clémenceau à la tribune de l'Assemblée Nationale"" La Révolution est un Bloc!" .




Les auteurs que vous citez s'inscrivent dans la lignée qui va de Burke à Isaîah Berlin et dont l'expression contemporaine est le néo-conservatisme. qui inspire les entourages intellectuels de Georges Bush et de Nicolas Sarkozy.


Lundi 16 Octobre 2006
Les anti-Lumières, de Zeev Sternhell
Fabien Besnard
mercredi 16 mai 2007.

t

"J’ai souvent entendu dire sur le ton de l’évidence, que les tragédies du XXe siècle ont marqué l’échec de la Raison et de la modernité. Certains ont même voulu rendre la philosophie des Lumières responsable du fascisme, du nazisme et du stalinisme. Je me suis toujours demandé quel raisonnement aberrant pouvait conduire à une telle conclusion alors que la négation des droits humains universels fut le dénominateur commun des régimes inspirés par ces trois doctrines et leur succédanées. Une erreur de même nature est commise par ceux, si nombreux de nos jours, qui croient pouvoir identifier toute proclamation des valeurs universelles avec une forme de colonialisme. Le livre de Zeev Sternhell, qui me semble très important, m’apporte enfin une réponse claire et précise en retraçant l’histoire de la critique des Lumières (...)


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=148

Ecrit par : Henri Grégoire | 16 mai 2007

Votre problème, les Français, c'est que vous n'avez jamais connu un seul véritable gouvernement de droite, depuis Pétain! Vous avez toujours eu les cocos dans les pattes, au gouvernement ou à la CGT, et ils vous tiennent en otage depuis la Libération. Votre Chirac, avec ses 80%, ne changera rien. C'est un Radsoc...





Pas étonnant, vues certaines connivences idéologiques, (voir ci-dessus) mais ce n'est pas une raison pour laisser faire. En attendant l'insecticide ( antimites), je continue à zapper...
C'est sans doute pour cela que j'ai loupé le message de Yann.
Sorry!

Ecrit par : Cadichon | 12 mai 2007



Sur un plan purement technique, je me permets de vous recommander l'usage du Zyklon-B, un excellent insecticide qui a déja fait ses preuves dans le traitement des parasites judéo-bolchéviques, et achever ainsi la solution finale fâcheusement interrompue le 8 mai 1945.



http://www.memoire-juive.org
Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007


Absent de ce blog depuis quinze jours, au grand soulagement de pas mal d'entre vous, je me suis dit qu'il fallait quand même retourner voir chez ce bon Brighelli, ce qui se passait. Eh ben voilà.
On tombe sur des connards nazis, pourris, qui , évidemment, maintenant que leur Goulacho a gagné, osent relever la tête et révèlent leur vraies natures pourries. Quelles charognes!!!!!! Grands Dieux!!!! Quelles Charognes!!!!!
Eh , toi le connard de Cadichon, je te donne mon nom, mon adresse, et viens m'antimiter si tu as des couilles. Tes petits copains de jadis en ont déjà fait autant avec mes grands-parents....A coup de talon, saloperie, je te recevrai. Un nazi, ça se traite comme ça.Et je ne suis pas sûr que Sarkozy approuverait ce genre d'immondices. Pour le reste, messieurs, serviteur.
Pour l'Obersturmbannführer Kadischon :JEAN-PHILIPPE GOLDSCHMIDT, 18 PASSAGE ROCHE, PANTIN

Ecrit par : montaigneàcheval | 16 mai 2007

"L'inquiétude de JPB vient du fait qu'il est dans les valises du monsieur et pas dans celles de la dame."
Tennessee

"Bien vu, Tennesse!"
Henri Grégoire

Qu'est-ce qui vous prend, Henri Grégoire, vous insultez JPB, maintenant?
Au lieu de vous réjouir avec nous qu'enfin un des nôtres ait accès aux hautes sphères et puisse essayer d'y servir notre cause et que nos lamentations , et les vôtres, aient une chance de plus de ne pas rester des paroles verbales?

Ecrit par : Jean | 16 mai 2007

De Condorcet à Aron en passant par Tocqueville et Berlin, tous les penseurs libéraux ont martelé cette évidence, mais sans succès, du moins en France.

Ecrit par : Cadichon | 16 mai 2007

...ont martelé cette évidence! Voilà bien la marque de fabrique de tout totalitarisme: on ne peut faire entendre la Vérité qu'en la martelant. Il ne suffit pas de faucher dans nos fabriques du crétin les jeunes pousses, en leur refusant l'accès à la raison - qui suppose de laisser ouvert le robinet du questionnement, mais il faut marteler les évidences de nos dogmes, assèner les messages en douce, convaincre en illusionnant.
Voyez cette publicité pour une bouteille de Coca de 2 litres pour un euro et cette recommandation en bas de l'affiche "évitez de grignoter entre les repas". La publicité légifère, moralise, gouverne nos gestes et nos dires à l'insu de notre plein grè.
Toutes les autres institutions du martèlement enfilent le pas jusqu'au point d'envisager la création d'un Super Ministère d'Etat de l'éducation, de la culture et de la communication!
Objectif libéral inavoué: mettre tout le monde au pas camarade! Faire en sorte que toute cette entreprise d'Etat de fauchage à la faucille et de marquage au marteau-pilon se fasse avec le consentement libre de chaque citoyen auto-formé et jouisseur de ses droits.
La méthode de fabrication de l'homme en régime totalitaire est toujours la même: écraser en lui toute vélléité de questionnement en lui substituant les vérités des docteurs ou de ceux qui savent eux, la Vérité, sans la chercher!
Dans la fabrique auto-gérée du Crétin cette méthode d'abrutissement massif des intelligences opère avec d'autant plus de facilité qu'elles n'offrent aucune résistance sauf sous des formes paradoxales ou paroxystiques incompréhensibles.
La question en suspens depuis quelques semaines: quelles vont être les modalités organiques de la poursuite de cette course suicidaire?

Ecrit par : buntovchik | 16 mai 2007

JPB a écrit:
Douze kilos de quoi ?
Disons-le tout net à tous les profs de français qui viendraient patauger dans mon marigot : ne vous laissez pas abuser. Si vous avez des manuels encore fonctionnels, pas trop déchirés, pas trop recoloriés, utilisez-les jusqu’à la trame. Ressortez les photocopies de l'année dernière. Il est urgent d’attendre. Quoi ? De nouveaux programmes.
Pensez bien que ces livres de lycée sont gracieusement offerts (avec nos sous…) par les Conseils Régionaux. Qu’ils sont riches de notre argent, donc un peu à l’étroit, et qu’ils ne renouvelleront pas de sitôt les manuels obsolètes.
Inutile d’acheter ceux-ci : ils sont déjà obsolètes.
Revue de détail.


Douze kilos de cacades en tous genres.
Seul avantage pour moi, plus d'images... que je découpe pour illustrer mes cours.
Sinon, je les donne aux élèves, aux établissements perdus au fin fond de la campagne.


Sinon, en temps normal, photocopies de Lagarde, Brighelli/Briet/Raspail, Mitterand, Decote et oeuvres intégrales. Pour ces dernières, cela commence à craindre, je me fade tous les classiques poussiéreux qui traînent au fond des bibliothèques et qui me font passer pour la sadique de service (les collègues bien sûr): pièces de théâtre du XVII° et XX°, Zola, Rabelais.... collège comme lycée, pas de jaloux.

Les manuels de français, mouais, pour leur transmettre trois mots de novlangue, sinon, tout en français normal pour éviter le sophisme.

Les nouveaux manuels? plus d'images, moins de textes....

Ecrit par : Odrade | 16 mai 2007

Sinon, en temps normal, photocopies de Lagarde, Brighelli/Briet/Raspail, Mitterand, Decote et oeuvres intégrales. Pour ces dernières, cela commence à craindre, je me fade tous les classiques poussiéreux qui traînent au fond des bibliothèques et qui me font passer pour la sadique de service (les collègues bien sûr): pièces de théâtre du XVII° et XX°, Zola, Rabelais.... collège comme lycée, pas de jaloux.

Les manuels de français, mouais, pour leur transmettre trois mots de novlangue, sinon, tout en français normal pour éviter le sophisme.

Les nouveaux manuels? plus d'images, moins de textes....

Ecrit par : Odrade | 16 mai 2007



Je suis tout à fait d'accord avec vous d'autant plus qu'on retrouve le même problème à l'École et au Collège.



Toutefois, le "photocoplillage" n'est qu'un pis-aller. En effet, il prive les Élèves de la possibilité d'apprendre à se servir d'un manuel, à le manipuler, à s'y repérer et donc, in fine, à le respecter.


Il est désastreux que ne soient pas publiés des "morceaux choisis" sobrement illustrés et dont le paratexte serait réduit au strict minimum quitte par concession aux programmes Viala , à suggérer, , dans le Livre du Maître , des pistes de travail conforme au formalisme stérile actuellement imposé par les textes réglementaires.


Une école baignant dans le formol du formalisme.
Paul Villach
jeudi 19 avril 2007.


Voilà donc le genre d’homme [le Juge Burgaud] que l’école républicaine façonne. Ne peut en être étonné que celui qui ignore le formol du formalisme dans lequel baigne l’enseignement. Est-il une discipline qui y échappe ?

Pour ne s’en tenir qu’au seul enseignement du français, il n’est que de voir comment on farcit la tête des élèves de termes précieux pour faire savant, tels que « déictiques », « connecteurs », « didascalies » ou « texte ancré ou non ancré »...

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=17

Ecrit par : Henri Grégoire | 16 mai 2007

Ordrade, si jamais vous avez trop d'images où des doubles , vous seriez très aimable de m'en envoyer car avec tous les découpages et collages qu'on demande à mes enfants, les publicités qu'on trouve dans les boites aux lettres ne suffisent pas et surtout , il n'y a pas beaucoup d'images à référence littéraire ou historique ;) :))
bonne journée

of course it's a joke...quoique je sois presque sérieuse dans ma requête:)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 mai 2007

alors Cadichon, vos grandes oreilles seraient déjà tombantes sur vos yeux? Dobolino devrait pouvoir vous prescrire le remède.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mai 2007

Quand un âne est malade, ce qui est rare, le vétérinaire précède souvent de peu l'équarrissage.

Ecrit par : dobolino | 16 mai 2007

Lu sur le site de Laurent Lafforgue, ce passage percutant:
"J'ai assez lu et parfois entendu les hauts fonctionnaires qui dirigent l'Education nationale - directeurs de différentes directions, conseillers, experts de hauts comités, chargés de mission, membres des commissions de rédaction de programmes, inspecteurs généraux, responsables de formation en IUFM, etc. -, et j'en sais assez sur leurs oeuvres pour ne plus douter que la majorité d'entre eux est incapable d'entendre raison et de prendre les mesures les plus simples pour commencer à rétablir une école digne de ce nom."
Et, plus loin:
"Les gens qui la [l'Education nationale] dirigent de fait sont des généraux vaincus." (L.Lafforgue le 24 avril à la Sorbonne).
Pas mal, non?

Ecrit par : Jean | 16 mai 2007

Qu'est-ce qui vous prend, Henri Grégoire, vous insultez JPB, maintenant?
Au lieu de vous réjouir avec nous qu'enfin un des nôtres ait accès aux hautes sphères et puisse essayer d'y servir notre cause et que nos lamentations , et les vôtres, aient une chance de plus de ne pas rester des paroles verbales?

Ecrit par : Jean | 16 mai 2007



Je n'ai pas pour habitude d'insultez qui que ce soit. J'ironise, Jean, j'ironise...


En tout état de cause, le candidat de JPB est maintenant Pésident de la République.

Wait and see...


Nota bene:

1-"Au lieu de vous réjouir avec nous qu'enfin un des nôtres ..." "notre cause"

Je ne suis pas des votres si j'en juge d'après la tonalité de vos commentaires .


2- ... "et que nos lamentations , et les vôtres, "...


Je n'ai pas pour habitude de "lamenter", c'est particulièrement inefficace.

À vous revoir, Monsieur.




Critique de la maladie dégénérative de l’individu dans la jungle néolibérale
Jacques Milhau philosophe
lundi 14 mai 2007.

Économiste critique, l’auteur procède à un examen clinique bienvenu de la « maladie dégénérative » qui affecte la société moderne. Il distingue avec force les causes et les effets destructeurs du délitement des liens sociaux que le néolibéralisme met délibérément en oeuvre. Par ses choix politiques au service du profit oligarchique, il met en concurrence les individus assujettis à la performance, casse la solidarité et accroît les inégalités. À l’ère du capitalisme des actionnaires, l’action des États est ainsi détournée dans le sens des intérêts particuliers. Elle restructure une société atomisée et désolidarisée, soumet les volontés à une gouvernance autoritaire et compromet les appartenances socialisantes.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=177

Ecrit par : Henri Grégoire | 16 mai 2007

Eh , toi le connard de Cadichon, je te donne mon nom, mon adresse, et viens m'antimiter si tu as des couilles. Tes petits copains de jadis en ont déjà fait autant avec mes grands-parents....A coup de talon, saloperie, je te recevrai. Un nazi, ça se traite comme ça.Et je ne suis pas sûr que Sarkozy approuverait ce genre d'immondices. Pour le reste, messieurs, serviteur.
Pour l'Obersturmbannführer Kadischon :JEAN-PHILIPPE GOLDSCHMIDT, 18 PASSAGE ROCHE, PANTIN

Ecrit par : montaigneàcheval | 16 mai 2007


Eh bien, montaigneàcheval, pour un coup de gueule, c'est un coup de gueule!



Quand notre malheureux Cadchon se lâche et sort de la retranscription laborieuse de ses fiches de Thèse (Foutaises...) pour essayer de penser tout seul , ce n'est pas triste.

Si les événements que vous évoquez n'étaient pas aussi tragiques, j'aurais bien ri de votre philippique.

Ecrit par : Henri Grégoire | 16 mai 2007

Cérémonie d'investiture du nouveau président :

Lecture, dans le bois de Boulogne, de la lettre d'adieu de Guy Môquet à ses parents.
Première mesure concrète de Sarkozy : cette lettre sera lue dans toutes les classes à la rentrée prochaine.
Qu'en dites-vous ?

Vous allez trouver çà très c.., mais j'ai été ému aux larmes par cette cérémonie, et par le symbole.

Ecrit par : yann | 16 mai 2007

Précision : je ne suis pas un ancien combattant.
Sans être un perdreau de l'année, je suis né après la guerre d'Algérie.

Ecrit par : yann | 16 mai 2007

Cérémonie d'investiture du nouveau président :

Lecture, dans le bois de Boulogne, de la lettre d'adieu de Guy Môquet à ses parents.
Première mesure concrète de Sarkozy : cette lettre sera lue dans toutes les classes à la rentrée prochaine.
Qu'en dites-vous ?

Vous allez trouver çà très c.., mais j'ai été ému aux larmes par cette cérémonie, et par le symbole.

Ecrit par : yann | 16 mai 2007

Et moi, ce matin, en classe, encore d'un de mes fameux pingouins racistes: "Tu me prends pour un Français ou quoi?"

Oui, il va y avoir du boulot...

Ecrit par : Pendariès | 16 mai 2007

Cadichon a du mal avec les noms propres... Rappelez-vous de René Cusenier... Mais c'est vrai que ce dernier n'était sûrement pas dans "ses fiches"; et elle, (je crois qu'elle fait partie du sexe dit faible et beau, Montaigneàcheval; mais peut-être voit-on quand même ses couilles sous son bikini?) n'a pas uniquement des problèmes avec l'orthographe, mais avec le français en général, (revoir: "entièrement responsable").
Par contre, l'expression: "reductio ad Hitlerum" doit figurer en bonne place, dans ses fiches!
En tous cas, c'est sa fête en ce moment, ce n'est pas pour me déplaire!

Jean, Patricia a raison... Prétendriez-vous que tous les participants à ce blog soit: "des vôtres", ici? En dehors, peut-être, de ce qui concerne quelques points extrêmements précis?

Ecrit par : christophe sibille | 16 mai 2007

Cérémonie d'investiture du nouveau président :

Lecture, dans le bois de Boulogne, de la lettre d'adieu de Guy Môquet à ses parents.
Première mesure concrète de Sarkozy : cette lettre sera lue dans toutes les classes à la rentrée prochaine.
Qu'en dites-vous ?

Ecrit par : yann | 16 mai 2007


Bien entendu, moi aussi j'ai été ému, comme quand je relis la dernière lettre de Missak Manouchian du Groupe dit "de l'affiche rouge".










Dernière Lettre de Missak Manouchian
Mont-Valérien, le 19 février 1944.




Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,

Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, je n’y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.

Que puis-je t’écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.

Je m’étais engagé dans l’Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous... J’ai un regret profond de ne t’avoir pas rendue heureuse, j’aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d’avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l’armée française de la libération.

Avec l’aide des amis qui voudront bien m’honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d’être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l’heure avec le courage et la sérénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n’ai fait de mal à personne et si je l’ai fait, je l’ai fait sans haine. Aujourd’hui, il y a du soleil. C’est en regardant le soleil et la belle nature que j’ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t’embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari.

Manouchian Michel.

P.S. J’ai quinze mille francs dans la valise de la rue de Plaisance. Si tu peux les prendre, rends mes dettes et donne le reste à Armène. M. M.


Mais nous qui sommes des professionnels de l'Enseignement savons bien que, malheureusement la "scolarisation" de ce type de texte entraîne malheureusement des réactions de dérision chez les adolescents...


L'exemple de l'enseignement du judéocide nazi en fournit maint exemple.


Donc l'intention est bonne , mais...

Ecrit par : Henri Grégoire | 16 mai 2007

Bon ,puisqu’aussi bien nous y sommes, j’ai chialé quand Kniebolo est allé rendre hommage aux Martyrs de la Cascade du Bois de Boulogne. Ce temps un peu gris parisien, ce temps de toutes les enfances, ce “Chant des Partisans” et cette lettre, cette lettre de Guy Môquet que, merci Kniebolo, j’ai DEJA lu à mes élèves et pas qu’une fois…..
mais foutre!!!!! c’est diabolique. Aucun homme de gauche et surtout pas l’autre là , le Mitran, n’avait fait cela.Alors que c’eût été son rôle. Quelque chse remonta du fond des abîmes, comme un oiseau blessé, dirait Aragon et ne sait pas comment.
Si vous voulez mon avis, il nous l’a mise raide et blanche, plutôt que black et d’équerre,dans le fondement. Il a marqué un sacré point le Kniebolo. Surtout qu’il fallait le voir, le bouffre, quand une gosseline d’Auteuil-Neuilly-Passy lisait ladite lettre immense, bouleversante de Môquet. Emu. Et c’était pas du pour. Du vrai de vrai.
Ensuite, hop, l’Allemagne. Messieurs les Symbols, bonsoir. Alors,implorons tous DEBORD

IN GIRUM IMUS NOCTE
ET CONSUMIMUR IGNI

Et schlak!!! Papillons qui se viandent contre la vitre, nous sommes. Bien emmerdés. Honteux aussi que ce ne soit pas nos partis de coeur qui soient là. C’est là le crime irréparable du PS. N’avoir jamais fait vibrer cette corde-là. Alors sans doute que l’venir va être à l’orage, catastrophique. Je ne retire rien de ce que j’ai craché contre Kniebolo. Mais force est de constater que je me suis cassé la gueule de mon cheval. Et ça ne m’était pas arrivé depuis….depuis…..
Le plus pathétique, au Bois de Boulogne, c’était la présence de Sosthène, pour les jeunes Philippe DeGaulle, le fils de Mongénéral. Lui en maigre, en hâve. La commissure des lèvres déformée par un infarctus. Vieux. Emu.
Et aussi pathétique,l’absence de la gauche. Rien compris, rien appris, ces cons. Le seul , qui mérite le respect, et était là, sous la petite pluie, Delanoë, qui homosexuel, sait sans doute ce qu’est l’ostracisme des cons. Mais cette bouleversante séquence fut un filtre Mélitta: la chiure est restée bloquée. l’ivraie des médiocres, des compassés, des repus.

Je doute qu’il en sorte quelque chose, de ces instants profonds, parce que Kniebolo est Kniebolo et qu’on ne se refait pas. En tous les cas, il est peut-être de bon aloi, de temps en temps, de saluer son ennemi.

Et, les amis, je reconnais que Kniebolo-Sarkozy a fait TRES FORT. Nous étions dans le sublime. Absolu. Malraux au Panthéon.
Et voyez, les Cadichards quelconques et autres rats réacs, moi , je sais admirer les homes de bien, quand bien même fussent-ils à des millions d'années lumière de ma vision du monde. Et gloire à lui. Il a déjà gagné sa place dans l'histoire, hein , les petits esprits frigorifiés, besogneux et camifards??? L'ombre d'un goéland a toujours effrayé les poules. Cotcotcot????
Ah, j'en vois un ou deux, là qui vont faire leur petite bouche de proprof, commissures cul de dinde.."Oui...blgrrrsdblbbl...mais Môquet, enfin Môquet, c'était un communisssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssse!!!!!!!"
Cons, cons à dessous de pantalons et à pattes!!! Même Sarkozy, vous ne le méritez pas. Au fond, il a raison Kniebolo, si un jour il s'essuie ses nougats sur vos tronches de rats couchants.

Ecrit par : montaigneàcheval | 16 mai 2007

Pouvez-vous préciser le sens de Kniebolo ?

Ecrit par : Japhet | 16 mai 2007

Kniebolo est le sobriquet ridicule que Jünger qui avait enfin compris, donna à Hitler. Il rejoint dans le ridicule celui que Brecht lui donna, Arturo Ui.
Kniebolo, c'est un peu le Père Ubu, Iznogoud, Mugabe, et Colargol à la fois. C'est une dérision du pouvoir personnel.
En allemand, on disait, "na hast'e diesen Kniebolo gesehen???"
Dis, t'as vu ce kniebolo???" ce bouffon, quoi. Knebolo est formé sur Knebel; levier, manche. Vous avez compris.

Dans Cendrars, dans "l'Or au début" Johann August Sutter chemine pour foutre le camp de son village et entend un gamin chantonner

Johann Peter Hebel
hat zwischen den Beinen
Ein Knebel
Und dass man ihn besser
Fassen kann
hat er zwei grossen
Knollen dran!!!

(Jean-Pierre Mandrinù
A un mandrin entre es guibolles
Et pour qu'on puisse mieux
S'en saisir
On y a attaché deux grosses boules


Voilà. C'est donc de la dérision. Sans plus. Surtout que le Kniebolo, encore une fois, il a cartonné cet après-midi!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 16 mai 2007

Montaigne, vous n'y allez pas de main morte, mais ça fait du bien de vous lire !

Ecrit par : FGuichard | 16 mai 2007

Merci. L'amateur que je suis est heureux d'avoir les conseils de lecture de professionnels sur ce blog. Les journées n'ont que 24 heures et je tourne à 1 livre par semaine, rythme que je peux difficilement augmenter.
Je vous préfère dans ce style rude mais plein de finesse que quand vous tâchez de passer en force, MàC.

Ecrit par : Japhet | 16 mai 2007

"Et schlak!!! Papillons qui se viandent contre la vitre, nous sommes. Bien emmerdés. Honteux aussi que ce ne soit pas nos partis de coeur qui soient là. C’est là le crime irréparable du PS. N’avoir jamais fait vibrer cette corde-là " écrit excellemment Montaigne.
Certes. A ceci près que le PS n'est pas mon parti de coeur... Et les mêmes socialos de ricaner en écoutant l'oraison funèbre de Jean Moulin par Malraux, trouvé pompeux, ronflant, emphatique et j'en passe. Moi j'en ai toujours la gorge serrée, de ce discours. Mais le bobo socialo fait la fine bouche -- il préfère écouter Diam's , sans doute, ou lire Bégaudeau, qui ne sont pas pompeux, eux, fichtre non.
Je me disais il y a qq jours que nous aurions Sarko parce que nous le méritons. Rectificatif, et là je suis encore en phase avec Montaigne : ce n'est même pas sûr.
Finalement, encore heureux qu'il reste l'amour, la littérature, le chocolat, et les alcools millésimés. J'ai bu le mois dernier un Banyuls de 1952 -- je n'étais pas encore née... -- noir comme du café, sublime en bouche et en arrière-nez. Un rêve...

Ecrit par : FGuichard | 16 mai 2007

"Mais nous qui sommes des professionnels de l'Enseignement savons bien que, malheureusement la "scolarisation" de ce type de texte entraîne malheureusement des réactions de dérision chez les adolescents..."

Faux!!! Chaque fois que je fais cette lettre en classe, les élèves en ont les larmes aux yeux et en 18 ans d'enseignement je n'ai jamais eu de réactions de dérision.
A l'enseignant de marquer (sans grand discours) la solennité du moment.

Ecrit par : Hervé | 16 mai 2007

Montaigneàcheval: clap clap clap. Oui, quand la rage ne vous enrage pas et ne vous fait pas devenir boulet de canon à neutrons...

Ecrit par : Pendariès | 16 mai 2007

Moi aussi je suis ému de l'hommage à la Résistance en tant que petit-fils de résistants dénoncés par de “braves” franchouillards vichystes. Un passé d'héroïsme et de grandes souffrances comme dans d'autres familles, héritage qui inspire notre vie, nains sur les épaules de géants comme nous le sommes...

Maintenant, l'esprit de la Reconstruction démocratique et sociale de 1944-1945 va-t-il inspirer le quinquennat un tant soit peu ? Je l'espère.

Ecrit par : Lariba | 16 mai 2007

"Finalement, encore heureux qu'il reste l'amour, la littérature, le chocolat, et les alcools millésimés."
Vous oubliez le foot et le rugby.

Ecrit par : Japhet | 16 mai 2007

Hello, Montaigne, je vous propose la variante Kniebolloré!

Ecrit par : mouron rouge | 16 mai 2007

Je croyais que Knebel signifiait "bâillon",, et que Knebelbart signifiait "moustaches". Le verbe knebeln signifie "bâillonner", ce qui me semble approprié pour le faux con maltais.
Ce mot aurait-il un sens argotique? merci de me renseigner. Et Kniebolo ne pourrait-il être rapproché de Knie? le levier, c'est Kniehebel, d'après mon Grappin.

Ecrit par : mouron rouge | 16 mai 2007

Ce mot aurait-il un sens argotique? merci de me renseigner.

En tant que russisant le mot Knebel m'a fait tout de suite songé au mot russe kneli (toujours au pluriel) qui désigne les délicieuses boulettes de viande de poulet hachées que confectionnent les babuchki... De Kneli à quenelle, il n'y a qu'un pas.

Ecrit par : biezbojnik | 16 mai 2007

Cela fait du bien d'écraser ensemble les larmes de la francitude...

C'est aussi ce qu'écrivit le regretté Marc Bloch et ce serait faire injure à l'aréopage d'érudits de ce blog que de répéter sa célèbrissime célébration des deux instants fondateurs de notre histoire, qui selon lui doivent avoir cet effet sur tout Français digne de l'être.

Qu'importent, alors, si les reniflements et les très-très-molos sont tardifs, ou sous l'effet d'un coccyx endolori par une chute brutale, le principal est de comprendre enfin, 48 ans après Bad-Godesberg et plus d'une décennie après que Blair a fait supprimer l'article 4 de la Charte du Labour (nationalisation des moyens de production et d'échange) que l' idéologie qui soutendait le SPD et les Travaillistes et à laquelle s'accrochent encore tant de nos compatriotes est dépassée, passéiste, ...bouffée aux mites.

Je n'ai bien évidemment jamais rien voulu dire d'autre, en parlant d'insecticide, ( ou de "boules à mites", ce charmant anglicisme québécois pour traduire les mothballs) et je ne m'attends pas non plus à ce que les orphelins de cette grande cause perdue d'avance abandonnent du jour au lendemain la culture de la haine et du ressentiment. Elle nourrit depuis 60 ans le paradigme de la reductio ad hitlerum qui leur a servi une vie durant de béquilles et d'oeillères.

Sommes-nous cependant vraiment à un tournant? une de ces ruptures historiques qui soulèvent les plus grands espoirs?

On a vu ce qu'il est advenu de celui qui s'est levé en 1981: en 83 le soufflé était déjà retombé, et seule une volte-face rapide put sauver notre pays de la faillite, avec la dure réalisation pour l'équipe en place que l'égalitarisme, dans sa pire version, collectiviste et stalinienne, où elle s'égarait encore, n'était plus de saison. Cela n'a pas empêché celui-ci de continuer sur son erre, jusqu'en 2007, propulsé par la remarquable dissonance cognitive qui affectait la droite et la gauche. Il fut aussi soigneusement entretenu dans les écoles (coraniques) de la République.

Saluons donc une dernière fois, espérons-le, cette performance, unique au monde, avant de lui jeter une gerbe.

Ecrit par : Cadichon | 16 mai 2007

"et je ne m'attends pas non plus à ce que les orphelins de cette grande cause perdue d'avance abandonnent du jour au lendemain la culture de la haine et du ressentiment. ", écrit Cadichon.

Sous votre plume, vous qui êtes tout(e) amour, ça vaut son pesant de moutarde...

Ecrit par : FGuichard | 16 mai 2007

16/05/2007

Qui seront les ministres de Nicolas Sarkozy ?
LExpansion.com

A la baguette, le nom de François Fillon est considéré comme acquis. Ce dernier sera probablement nommé Premier ministre jeudi. Il dirigera un gouvernement resserré autour de 15 ministères et qui respectera la parité. Revue d'effectif des principaux prétendants.


Durant la campagne, Nicolas Sarkozy a évoqué la perspective d'un rapprochement entre les ministères de l'éducation et de la culture. S'attirant cette fois les foudres des professions artistiques et culturelles. Si les deux ministères demeuraient séparés, le premier pourrait revenir à Xavier Darcos qui connaît déjà la maison. Le second irait à l'actuelle directrice du château de Versailles, Christine Albanel.


http://www.lexpansion.com/art/15.0.158083.0.html

Ecrit par : Henri Grégoire | 17 mai 2007

Interview croisée entre Doc Gyneco et Christine Angot qui pourrait vous intéresser concernant la musique qu'écoutent actuellement certains de vos élèves. Devinez qui est le plus convaincant et qui ne parle pas pour ne rien dire ?

Le tout est suivi d'une illustration en musique. (suivre liens dans l'article)

On peut poursuivre avec la fin de l'interview sur la psychanalyse particulièrement scandaleuse et diffamatoire par contre. (suivre liens dans l'article)

Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 17 mai 2007

Interview croisée entre Doc Gyneco et Christine Angot qui pourrait vous intéresser concernant la musique qu'écoutent actuellement certains de vos élèves. Devinez qui est le plus convaincant et qui ne parle pas pour ne rien dire ?

Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 17 mai 2007


Édifiant !

Que ne faut-il pas faire pour "négocier" un redressement fiscal" ?

"David Reinharc* : Le rap est-il devenu un instrument de propagande ?
Doc Gynéco : En réalité, il ne milite plus ni pour le hip hop ni pour le public : le rap s’est aujourd’hui islamisé. Akhenaton est musulman, comme de plus en plus de rappeurs. Ils sont en guerre : le rap, c’est un peu le bras musical armé du djihad."

Au fait, le Blog d'IGG s'appelle


Le Blog du Cochon Hallal
Le blog satirique 100 % halal 100 % indépendant de lutte contre l'antikoufarisme


[email protected]


Ni droite, ni gauche.(1) Zéro idéologie, 100 % rationnel - du moins essaye-t-on


L'imam Grouik-Grouik observe les avancées de la future Union Méditerranéenne promise par Sarkozy... aïe aïe aïe, ça fait mal ! ***

Kolossale finesse!


IGG l'Édouard Drumont du XXIème siècle?

La question mérite d'être posée!

(1) Slogan typiquement pré-fasciste .



L'actualité du livre et du DVD
Histoire & sciences socialeset Entretiens

Un entretien avec Zeev Sternhell



La France, laboratoire du fascisme ?




Zeev Sternhell: Je réfléchis actuellement à un livre consacré aux contre-Lumières. La guerre aux Lumières à l’échelle européenne. Ce travail commencera à la fin du XVIIIè siècle avec Herder et Burke et se terminera avec le multiculturalisme. Je n’aime pas beaucoup le post-modernisme et j’ai horreur du relativisme. Je crois qu’il y a une hiérarchie des valeurs et qu’il faut savoir ce que l’on veut. On ne peut pas, d’une part, porter le drapeau du multiculturalisme à outrance et, d’autre part, exiger l’égalité de la femme. C’est l’un ou l’autre. Ou bien vous dites que toutes les valeurs sont égales et bonnes et chaque société, chaque groupe ethnique, social, culturel fait ce qu’il veut, ou bien vous dites qu’il y a des valeurs qui sont meilleures que d’autres et ce sont ces valeurs-là que vous voulez appliquer. C’est le débat qui commence avec Burke et Herder.

(Entretien réalisé le 3 octobre 2000)

Sébastien Laurent


http://www.parutions.com/services/?pid=1&rid;=4&srid;=100&ida;=2168&type;=imprimer

Ecrit par : Henri Grégoire | 17 mai 2007

Sur la "check-list" du Monde ce matin, un bel exemple de démocratie à la française:

"Mobilisation contre les réformes de Sarkozy
Répondant à l'appel de mouvements étudiants hier en France. Ils étaient 2 500 à Paris (organisateurs). "

Et à ce propos, lu aussi sur un blog voisin ( Perpignan)
http://caccomo.blogspot.com/

"En France certains étudiants n’ont toujours pas compris que seuls les travailleurs sont en mesure de déclarer et faire une grève dans la mesure où ils ont un travail. Rien que pour cela, il est urgent de rétablir des cours d'instruction civique à l'école primaire.Faut-il leur rappeler qu’un étudiant n’est pas encore un travailleur, et il ne le sera jamais s’il ne se donne pas la peine de choisir les filières d’enseignement supérieur qui lui apporteront une réelle qualification ? Par ailleurs, si le droit de grève est un droit légitime, le concept de « grève préventive » en est une dérive bien douteuse.
L’autonomie des universités est une promesse du candidat Sarkozy clairement exprimée et les Français ont voté en connaissance de cause. Partout dans le monde (libre), l’autonomie des universités est l'expression de la liberté de l’enseignement supérieur, mais une liberté dans la responsabilité, celle-là même qui effraie nos contestataires. On ne peut plus en France développer des formations parking qui condamnent les étudiants au chômage au frais du contribuable : on plume ainsi les parents pour duper les enfants !
Dans le monde entier, les universités sont libres de proposer les formations qu’elles désirent du moment que ces formations s’autofinancent. Et elles s’autofinanceront dans la mesure où les bénéficiaires directs de ces formations universitaires – les étudiants, les fondations et les entreprises - seront disposés à en assumer le coût. Ces derniers seront d’autant plus disposés à en assumer le coût qu’ils considèreront que ces formations constituent un investissement pour eux, c’est-à-dire qu’elles apportent une réelle qualification, donc un emploi et une perspective de carrière pour l’étudiant, des compétences et des perspectives de résultats pour l’entreprise. "

Ecrit par : Cadichon | 17 mai 2007

Ce blog dégénère de plus en plus en clivage droite-gauche. Faut-il vraiment avoir honte d'être de droite et d'avoir voté Nicolas Sarkozy ? Alors que 53 % des Français l'on fait ?

Je n'ai pas beaucoup apprécié le coup de gueule outrancier de Montaigne à cheval. Il est impensable que Cadichon, fille de résistants, ait trahi ses parents au point d'être "nazifiée"!

Ayant moi-même été traitée de Lepéniste, je me rends compte qu'il est facile de dériver...faites donc tomber les oeillères.

Lisez l'excellent livre d'Alain Besançon "Le malheur du siècle, nazisme, communisme, unicité de la Schoah".

Pour en revenir à nos moutons, puisque ce blog est consacré (zut, un terme très adapté, mais catho!) à la défense de l'EN, voici un "coup de gueule" du GRIP.

Anne-Marie.

"Enseignement des Sciences et des Lettres :
des projets destructeurs qui suscitent l'indignation du GRIP


Conformément à sa vocation : la reconstruction de programmes cohérents de haut niveau de la maternelle à la classe de terminale, le GRIP rejette avec la plus grande vigueur trois récents projets ministériels qui signent en fait l’acte de décès des programmes scolaires et celui de toute ambition éducative.

Il s’agit d’abord d’un projet d'arrêté fixant les programmes d'enseignement des sciences au collège. Élaboré à partir d'un rapport de recommandations sur le "socle commun" remis au Ministre par une commission ad hoc présidée par Jean-François Bach (Académie des Sciences), ce projet doit être soumis au CSE et entrera en vigueur à la rentrée 2007. Bien loin d’améliorer l’existant, il achève la destruction, déjà bien entamée, des enseignements scientifiques au collège. Sous le prétexte usé de transversalité et sous le nouveau prétexte de donner des bases à ceux des élèves qui quittent le système après la troisième, il distingue une part d’enseignement obligatoire d’un niveau bien inférieur à celui d’un CM2 d’autrefois, et une part d’enseignement complémentaire à dispenser facultativement.
En mathématiques, c’est la disparition pour tous de l'enseignement du calcul vectoriel. Deviennent non-exigibles de nombreuses notions fondamentales : fractions irréductibles, réduction des fractions au même dénominateur par le calcul du PPCM, manipulations algébriques sur les racines carrées, utilisation du calcul littéral pour la résolution de problèmes, utilisation d'identités remarquables pour la résolution d'équations se ramenant au premier degré, fonctions trigonométriques sin et cos, formule d'aire de la sphère, etc. Comme si cela ne suffisait pas, les rédacteurs consacrent explicitement l'abandon déjà ancien de toute exigence en termes d’aptitude à poser un raisonnement : "l’écriture formalisée d’une démonstration de géométrie n’est plus exigible du socle".

En Physique-Chimie, les contenus proposés ne comportent plus pour l'essentiel que des observations qualitatives élémentaires du type des ex-leçons de choses ; la partie dévolue à la mesure et au calcul est réduite à la portion congrue, avec comme seule ambition le calcul de vitesses ou de densités.

Marqué par un malthusianisme instructif dont il n’y pas d’exemple dans notre histoire scolaire depuis la loi Falloux de 1850, ce projet d’arrêté paraît au moment où se profile une réforme aussi funeste de la filière L. Cette fois encore, partant d’un enseignement qui a été délabré depuis trente ans (défaut de formation généraliste, raréfaction des heures, sacrifice des langues anciennes), le ministère - en l’occurrence l’Inspection générale dans un rapport de 2006 - envisage de remédier à une faillite en vendant les meubles, c'est-à-dire l’enseignement de la littérature ou plutôt ce qu’il en reste.

Il en va de même pour l’enseignement des langues vivantes, découpé de plus en plus en prétendues « compétences langagières » : on masque sous une terminologie pédante l'abandon d'un enseignement approfondi et le recul des exigences.
La littérature devenue optionnelle, on pourra être appelé « littéraire » en faisant de la « communication ».

Ces mesures ne sont de nature ni à faire naître des vocations scientifiques ni à renforcer la filière des lettres. Inspirées par des préoccupations uniquement gestionnaires, elles visent, dans une logique à court terme, à réduire les coûts de formation en sacrifiant les connaissances.

C’est dans ce sens que va aussi le décret Robien sur la bivalence des professeurs de collège, véritable déni de la qualification des enseignants et marque de mépris envers les élèves.

Le GRIP appelle tous les intellectuels, tous les savants de notre pays, tous les instituteurs et professeurs attachés à leur métier et au progrès de l’instruction, tous les parents d’élèves soucieux de garantir l’avenir de leurs enfants à s’opposer avec la plus grande fermeté à ces projets destructeurs des Lettres et des Sciences.

Groupe de Réflexion Interdisciplinaire sur les Programmes
http://grip.ujf-grenoble.fr/"

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 mai 2007

Merci Anne-Marie pour ces "nouvelles" intéressantes.

Ecrit par : catmano | 17 mai 2007

Ce blog dégénère de plus en plus en clivage droite-gauche. Faut-il vraiment avoir honte d'être de droite et d'avoir voté Nicolas Sarkozy ? Alors que 53 % des Français l'on fait ?


Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 mai 2007


Je suis tout à fait d'accord avec vous. La "politique politicenne" ne devrait pas être évoquée sur ce Blog. Seuls nous intéressent les problèmes de politique éducative et de pédagogie, je persiste à employer ce vieux mot qui remonte à la Rennaissancet. ( 1495 (J. DE VIGNAY, Mir. hist., IX, 15 édit. 1531 ds DELB. Notes mss). Empr. au gr. «direction, ou éducation des enfants» d'où «éducation», dér. de , v. péda) pour ne pas en laisser le monopole de l'usage aux pédagogistes.



Lettres Classiques Entre l’ombre et la lumière
Beatrice Blanchet
mercredi 16 mai 2007.


L’Antiquité gréco-latine est-elle un gisement d’images idéales et de modèles d’identification mythiques pour le nationalisme culturel et littéraire — sur le thème éculé et exsangue de la translatio studii, de la France non seulement Fille aînée de l’Eglise, mais également nouvelle Rome et dépositaire à ce titre de la supériorité des lettres classiques et de leur défense contre les nouveaux barbares —, ou plutôt une source de réflexion presque infinie sur les surprises de notre propre passé, un objet constant de réévaluation critique et de recherches les plus actuelles sur les bifurcations et, finalement, l’altérité, les possibles devenirs autres, que révèle l’archéologie de notre héritage culturel commun ? Une chose est certaine : plus que jamais aujourd’hui dans ses lettres le champ du classicisme et du savoir sur l’Antiquité est un enjeu.


(...)


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=182

Ecrit par : Henri Grégoire | 17 mai 2007

Pour en revenir à nos moutons, puisque ce blog est consacré (zut, un terme très adapté, mais catho!) à la défense de l'EN, voici un "coup de gueule" du GRIP.

Anne-Marie.


Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 mai 2007


Merci, je l'ai immédiatement publié sur "Les Amis de l'ABC"

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/

Ecrit par : Henri Grégoire | 17 mai 2007

A propos pour ceux qui s'intéressent à l'histoire de la Seconde Guerre Mondiale et précisément de la Résistance, voici le Chant des Partisans, avec l'Orchestre d'harmonie de la ville du Havre et Alain Vanzo :

http://dl.free.fr/i3MEsDQC/01LeChantDesPartisans.m4a

Ecrit par : Sandra WAGNER | 17 mai 2007

ainsi qu'un site intéressant :

http://www.charles-de-gaulle.org/dossier/18juin/temoignages/appel.htm

Ecrit par : Sandra WAGNER | 17 mai 2007

Tiens, encore un cadeau, juste avant d'aller retrouver Morphée? Non, je dois le rêver les yeux grands ouverts, cet intérêt subit pour Burke, qui est, comme chacun sait, un auteur de la réaction la plus primaire, mais qui fut surtout le premier à écrire dès 1789 des pages d'anthologie sur cette "funeste" passion des Français pour l'égalité.

Burke et c'est bien embêtant, avait aussi compris avant tout le monde, sauf Condorcet, que l'onirisme de Rousseau, inconsidérément instrumentalisé, soit, était "a recipe for disaster" .

Avec son « roman pédagogique », Émile, Rousseau avait concocté cet homme nouveau qui devait supplanter le bourgeois, mais une dénaturation de son œuvre s'appropriera son lyrisme ambigu, pour faire de lui un père fondateur de la Révolution, dans ses pires aspects. Il devint ainsi l’allié objectif de la Terreur et seule une lecture déformante de son oeuvre a pu légitimer l’ivresse criminelle de 1793 au lieu retenir de lui l’exubérant espoir de régénération suscité par 1789.

“I believe that were Rousseau alive, and in one of his lucid intervals, he would be shocked at the practical frenzy of his scholars, who in their paradoxes as servile imitators […] discover an implicit faith.”

Il rapporte, par ailleurs, comment et pourquoi Rousseau concocta cette séduisante gymnastique intellectuelle dont il ne pouvait guère anticiper les effets. “The paradoxes of eloquent writers, brought forth purely as a sport of fancy to try their talents, to rouse attention and excite surprise, are taken up by these gentlemen, not in the spirit of the original author, as means of cultivating their taste and improving their style. These paradoxes become with them serious grounds of action upon which they proceed in regulating the most important concerns of the state. […] Mr. Hume told me that he had from Rousseau himself the secret of his principles of composition. That acute though eccentric observer had perceived that to strike and interest the public the marvelous must be produced”.

Les diverses avenues de la fiction fantasmagorique et de la mythologie ayant toutes été explorées depuis longtemps, et ses prédécesseurs ayant “exhausted the portion of credulity which belonged to their age”, Rousseau aurait donc sciemment , toujours selon Hume et Burke, mis au point un procédé littéraire qui s’est révélé formidablement efficace: désormais, les mythes et la réalité ne feraient plus qu’un, “the marvelous in life, in manners, in characters, and in extraordinary situations, giving rise to new and unlooked-for strokes, in politics and morals. ”
Edmund Burke, “Reflections on the Revolution in France.(Indianapolis, 1987) p.150 et suivantes.

Ainsi naquit cette idéologie criminogène: l'égalitarisme.

Pour Burke, les révolutionnaires étaient des clones de Rousseau. « They all resemble him. Rousseau is their canon of HolyWrit […] to him they erect their first statue. ». (In "Letter to a Member of the National Assembly").

Thomas Carlyle, à qui l’on demandait un exemple de la curieuse et sui tragique fascination des Français pour des idées abstraite, aurait répondu : « There was once a man named Rousseau who wrote a book containing nothing but ideas. The second edition was bound with the skins of those who had laughed at the first ».

Ecrit par : Cadichon | 17 mai 2007

Les questions de périmètres ministériels ont fait l'objet de rudes négociations. Alain Juppé et Jean-Louis Borloo, futurs mi­nistre du Développement durable et ministre de la Stratégie économique, se sont disputé une partie de l'actuel portefeuille de l'Industrie. Le vainqueur semble être Juppé, annoncé en outre comme le seul ministre d'État du gouvernement. Christine Albanel, ancienne « plume » de Jacques Chirac et actuelle présidente de l'établissement de Versailles, a milité au contraire pour une réduction de ses attributions, faisant savoir qu'elle se contenterait très bien de la Culture, sans l'Éducation. Hier soir, elle paraissait avoir obtenu gain de cause. Xavier Darcos, ex-ministre délégué à l'Enseignement scolaire de Juppé, était cité comme probable ministre de l'Éducation, l'Enseignement supérieur et la Recherche revenant à Valérie Pécresse.


http://www.lefigaro.fr/election-presidentielle-2007/20070517.FIG000000265_gouvernement_derniers_reglages_avant_annonce.html

Ecrit par : Henri Grégoire | 17 mai 2007

Moi aussi Anne-Marie, j'ai été choquée par les propos de MaC à l'égard de Cadichon. MaC traite l'actuel président de nazi depuis des semaines puis lui reconnaît un geste fort envers la résistance... Fort bien...
Je ne vois pas bien pourquoi il mélange la défense du libéralisme que défend Cadichon avec le nazisme dont il l'accuse ... Pas vraiment de rapport historiquement...
Mais il faut croire que "ça vous pose", le coup de gueule violent.
Il n'y a vraiment que des "mecs" qui puissent être aussi violents!
Tiens, il y a des jours où je suis bien contente d'appartenir à la gent féminine!

Ecrit par : Thalie | 17 mai 2007

Bien que cela n'ait aucun raport avec ce fil de discussion dédié , sauf erreur de ma part, aux "Manuels de litterature", il est indispensable de lire Burke.

Pour ceux qui ne sont des anglophones experts , ce qui est mon cas, le livre d' Edmund Burke est disponible chez Hachette


Réflexions sur la Révolution de France
d'Edmund Burke
[Littérature étrangère XXIè]
Prix éditeur : 13 euros -
Editeur : Hachette
Publication :10/11/2004
ISBN : 2012792316


Par ailleurs Wikipédia donne un article de synthèse qui me paraît satisfaisant.


Edmund Burke

http://fr.wikipedia.org/wiki/Edmund_Burke


"Burke et la Révolution française

Il s'est opposé à la Révolution française dès son début. Il s'en déclare l'adversaire, et prononce à cette occasion plusieurs discours, tout en publiant un grand nombre d'écrits ; le principal, intitulé : Réflexions sur la Révolution de France (1790), a en Angleterre et sur le continent un immense succès.

Thomas Payne a écrit une tentative de réfutation de cet ouvrage.


Burke y soutient que l’œuvre législative française est fondée sur des idées théoriques et intemporelles alors que les réformes doivent toujours être particulières au contexte spatio-temporel. Il prédit la dérive dictatoriale de la Révolution française.

Cette conception organique des institutions influence le traditionalisme français de Joseph de Maistre et Louis de Bonald, ainsi que le romantisme politique allemand d'Adam Müller.

Il rompt avec les Whigs en 1791, et se retire alors de toute activité politique. Burke a quelquefois été surnommé le Cicéron anglais."



Il est aussi indispensable de lire Johann Gottfried von Herder.




Johann Gottfried von Herder


"
Herder a notamment développé une vive critique des thèses des philosophes des Lumières sur le sens de l'Histoire. Considéré comme un des pères fondateurs du relativisme culturel, il a remis en cause l'idée de supériorité de nature de la civilisation européenne. Ce penseur fut également un mentor du jeune Goethe qu'il influença peut-être dans ses premières œuvres (Les Souffrances du jeune Werther, 1774)

Selon Herder, on ne saurait penser l'histoire à l'aide de la catégorie de progrès. Chaque culture doit être considérée comme sa propre finalité. Quant à la finalité de l'ensemble du monde humain, elle est insaisissable à l'esprit humain.

En ce qui concerne l'origine du langage, Herder défend l'idée que l'homme n'invente pas le langage, qu'il se confond avec sa nature. L'homme est fait pour contempler le monde. Il en sépare un objet donné, par exemple le mouton. Il exprime alors dans le médium sonore le caractère le plus frappant de cet étant. Tu es celui qui bêle! Contrairement à la vue, trop riche, et au toucher, trop pauvre, le son allie la clarté et la richesse des déterminations. Il peut donc dire le monde.

Herder a eu une profonde influence sur l'anthropologie, la philosophie de l'histoire et la pensée du langage de Wilhelm von Humboldt. Il est notamment l'initiateur du mouvement littéraire romantique "Sturm und Drang" (orage et tempête)."



http://fr.wikipedia.org/wiki/Johann_Gottfried_von_Herder


Comme pour Burke on peut trouver les oeuvres d'Herder traduites en français.


Une Autre philosophie de l'histoire -
Johann Gottfried Von Herder
Aubier ; 09/1999


La lecture de ces deux auteurs est indispensable pour comprendre la réelle cohérence intellectuelle du néo-conservatisme.

Pour le reste, c'est une question de valeurs, non décidables rationnellement par définition.

Ecrit par : Henri Grégoire | 17 mai 2007

Il faut laisser le temps au temps, Thalie, Mac va se calmer (àmha) :)

Ca fait toujours un chouïe mal de comprendre que l'on a le cerveau à l'envers.... Alors que l'on était sûr que c'était les autres... (qui ne font que réagir à l'ânerie...)
Moi, le Sarko il m'a scié, il assure trop, pourvou ké ça doure....

Ecrit par : toto | 17 mai 2007

"Moi aussi Anne-Marie, j'ai été choquée par les propos de MaC à l'égard de Cadichon. MaC traite l'actuel président de nazi depuis des semaines puis lui reconnaît un geste fort envers la résistance... Fort bien...
Je ne vois pas bien pourquoi il mélange la défense du libéralisme que défend Cadichon avec le nazisme dont il l'accuse ... Pas vraiment de rapport historiquement...
Mais il faut croire que "ça vous pose", le coup de gueule violent.
Il n'y a vraiment que des "mecs" qui puissent être aussi violents!
Tiens, il y a des jours où je suis bien contente d'appartenir à la gent féminine!

Ecrit par : Thalie | 17 mai 2007


Bonjour à tous,

Je suis également très choquée par les propos de cette personne. Je crois que cette personne est enseignante, et en tant que mère d'élève inquiète de la montée de la violence dans les établissements scolaire, je me pose quelques questions quant à la présence néfaste de ce genre d'individus face à nos enfants.
Son vocabulaire n'est guère plus élaboré que celui de ses élèves. Heureusement qu'il reste encore beaucoup d'enseignants intègres.
A bientot
Anne

Ecrit par : Anne | 17 mai 2007

Très beau discours de notre Président mais pourquoi ne pas rappeller aussi que Guy Môquet fut arrêté par la Police française en tant que militant communiste ?

L'Histoire comme notre République est Une et Indivisible.

Ecrit par : Merlemocoeur | 17 mai 2007

"Mais il faut croire que "ça vous pose", le coup de gueule violent.
Il n'y a vraiment que des "mecs" qui puissent être aussi violents!
Tiens, il y a des jours où je suis bien contente d'appartenir à la gent féminine!"

Ecrit par : Thalie | 17 mai 2007
La violence contenue de Cadichon, et son insupportable parano, ("reductio ad hitlerum" à tout bout de champ) sont nettement plus insupportables qu'un éclat de voix! Merci à Montaigneàcheval. Mieux vaut un excès de caricature qu'une absence de caricature, comme disait celui qui part en RTT sur un yacht de 60m. de long, en jet privé, avant de se mettre au boulot, (vacances de riches qui ne lui coûtent pas un rond, payée par des pauvres qui ont voté pour lui, riche.)

Ecrit par : christophe sibille | 17 mai 2007

Cher Henri, je suis sûr que vous valez mieux que vos procès d'intention parfaitement déplacés.

Alors faites un petit effort, vous verrez, ce n'est pas difficile de savoir bien lire.

Cordialement,

IGG

Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 17 mai 2007

Et à propos de cette fascisation délirante dont je suis quelque peu victime avec certaines personnes par ici :

"Christine Angot :Ce n’est quand même pas un hasard si le génocide intervient après l’invention de la psychanalyse par Freud. Tout s’est passé comme si c’était ça qu’on était venu punir. La découverte de l’inconscient. Ils n’ont pas supporté ça, pour le coup ils ont voulu tous les tuer.

David Reinharc : C’est important de dire cela car la vague d’antisémitisme actuel coïncide avec l’attaque en règle contre la psychanalyse. Le Livre Noir de la Psychanalyse se réfère au Livre noir, ce recueil de témoignages sur les atrocités nazies contre les Juifs d'URSS et de Pologne rassemblés par Vassili Grossman. La boucle est bouclée.

Christine Angot :Je n’avais pas pensé au fait que Le livre noir de la psychanalyse se référait explicitement au Livre noir de Grossman. Donc, là, c’est la preuve."

Ce qu'il y a de drôle, c'est que votre serviteur vient de se faire bannir d'un forum d'extrême-droite pour cause d'impertinence là-bas aussi.

Les gens rationnels - ou qui du moins essayent de l'être - écrivent décidément pour quelques "happy few" dans cette France tout de même pas mal délirante à tous les niveaux.

Ecrit par : Imam Grouik-Grouik | 17 mai 2007

"L'Histoire comme notre République est Une et Indivisible',
écrit Merlemocoeur, en se gaussant quelque peu des intentions toujours forcément impures de Sarkozy, à qui ne profite guère ce principe essentiel du droit qu'est le bénéfice du doute…

J'ai bien envie de répondre.

Je crois qu'effectivement nous avons intérêt à enseigner une Histoire (et une République) Une et Indivisible. L'Histoire plurielle, le plus ou moins de démocratie, l'aspect régalien de notre république, ce sont des notions qui viendront éventuellement plus tard, et trouveront leur place dans les cervelles, pourvu qu'elles aient été au départ bien structurées autour d'un fil chronologique simple, avec des événements clairement identifiés et quelques personnages (des deux sexes…) posés en jalons. Parce que vous pouvez triturer les faits comme il vous plaît, n'empêche que l'Histoire a été longtemps une question d'affrontements personnels, de rivalités ou d'ambitions (et je ne suis pas sûr qu'elle sit aujourd'hui autre chose). La fin du XVIIe est une époque de crise, économique et intellectuelle : mais Louis XIV (quoi que je pense de ce grand massacreur) a unifié le royaume. Ce qui est à l'œuvre dans la Révolution française, c'est sans doute l'accès définitif de la bourgeoisie aux commandes, mais sans quelques grands pourris comme Mirabeau ou Danton, des pourris reconvertis comme >Saint-Just ou des malheureusement pas pourris comme Robespierre, qu'en aurait-il été ? La deuxième guerre mondiale mettait bien des forces antagonistes en jeu, mais Guy Môquet, Jacques Decour, ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n'y croyaient pas, ont joué un rôle décisif — et si demain on refait les programmes d'Histoire, plutôt que de perdre du temps à des cours d'Instruction civique qui bouffent de l'espace dans les emplois du temps, on serait bien avisé de remettre le projecteur sur des modèles d'identification, plutôt que de faire analyser globalement (en Seconde…) la démocratie athénienne sans passer par la case Démosthène ou Périclès. Je défendrais toujours Plutarque et ses "hommes illustres" contre les pédants qui veulent faire à toute force de la macro-histoire…
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 mai 2007

"L'Histoire comme notre République est Une et Indivisible',
écrit Merlemocoeur, en se gaussant quelque peu des intentions toujours forcément impures de Sarkozy, à qui ne profite guère ce principe essentiel du droit qu'est le bénéfice du doute…le bénéfice du doute...
Ecrit par Brighelli

Je vous répondrai à mon tour que ce que Nicolas Sarkozy cherche c'est le bénéfice et quand au doute permettez-moi d'en douter car certains oublis parlent plus que des aveux!

Ecrit par : merlemocoeur | 17 mai 2007

(vacances de riches qui ne lui coûtent pas un rond, payée par des pauvres qui ont voté pour lui, riche.)

Alors que les vacances de Tonton au bord du Nil payées par le contribuable avec sa fille illégitime (nourrie, logie, blanchie par le même contribuable pendant des années) n'ont jamais déclenché l'ire des gauchistes de tout poil...

Deux poids, deux mesures...

Les vacances de Sarko sont une erreur politique mais n'ont effectivement pas coûté un rond.

Ecrit par : Guillaume | 17 mai 2007

Moi aussi, je suis bien content d'appartenir à la gent féminine, masculine, et tout ce que vous voulez.....Ha!!!! Formidable. Quand une femme déraille, on n'a pas le droit de le lui signaler. Et puis au passage, la tiédeur, ce n'est pas mon blot.

Mais il faut croire que "ça vous pose", le coup de gueule violent.
Il n'y a vraiment que des "mecs" qui puissent être aussi violents!
Tiens, il y a des jours où je suis bien contente d'appartenir à la gent féminine!
Ecrit par : Thalie | 17 mai 2007


Même Huguette Bouchardeau n'eût pas osé écrire de pareilles stupidités.......

Je suis également très choquée par les propos de cette personne. Je crois que cette personne est enseignante, et en tant que mère d'élève inquiète de la montée de la violence dans les établissements scolaire, je me pose quelques questions quant à la présence néfaste de ce genre d'individus face à nos enfants.
Son vocabulaire n'est guère plus élaboré que celui de ses élèves. Heureusement qu'il reste encore beaucoup d'enseignants intègres.
A bientot
Anne
Ecrit par : Anne | 17 mai 2007

Anne...Superbe "cette personne". même pas le courage de dire "je suis choquée par ce que Dit JPH GOLDSCHMIDT!!!!
Couardise et poltronerie sont les deux mamelles du corps enseignant. Vous êtes tombée dans le piège que je ne vous tendais d'ailleurs pas: celui du processus de délation.....chapeau! mazette!!!!
Non, décidément , même Sarkokniebolo, vous ne le méritez pas.
Et si les coups de gueule vous indisposent, je n'ai qu'une prière: imprimez tout ce que j'ai imprimez ici et transmettez-le aux autorités rectales. Encore un truc, mesdames jésuites, mes élèves et moi, c'est une histoire de passion. Alors ne vous en faites pas pour bibi.

En fait, je n'ai qu'un regret, celui de ne pas être Flaubert. Quel "Dictionnaire des idées reçues" avec ce que je lis ici j'eusse rédigé!!!

Bien l'bonjour, M'sieur Lévitan
V'z'avez des meubles, V'z'avez des meubles
Bien l'bonjour, M'sieur Lévitan
V'z'avez des meubles ,y m'en faut tant!!!

Au fait, mouron rouge, Kniebolloré, je prends. Merci.
Et salut amical à ceux qui me supportent! et F GUICHARD, un Maury, mmmmmh, avec de la tapenade aux anchois??? et de la fougasse????? A votre santé.

Et à celle de Kniebolo, à qui je rends vraimen grâces de ce qu'il a fait.
Demain, exécution. Je vais faire la lettre de Môquet et celle de Manoucihan à mes 3èmes et je chie sur ma "preuuuuuuugrssion pédago".

Ecrit par : montaigneàcheval | 17 mai 2007

MàC: Bravo pour vos colères mais elles sont vraiment néfastes pour l'orthographe!

Ecrit par : merlemocoeur | 17 mai 2007

Ne peux résister à la joie de vous faire partager mon hilarité. Accrochez-vous! C'est de la prose:

Je livre à votre sagacité ce mot que je dois aujourd'hui signer:
"AVIS aux parents d'élèves de 6° et 5°, aux surveillants et aux collègues des autres disciplines.

Avec l'application des nouveaux programmes de mathématiques en classe de 5° à la rentrée 2006, dans les situations de proportionnalité, l'usage du "produit en croix (ex règle de trois) est désormais réservé à la classe de quatrième et donc plus du tout utilisé en classes de 6° et 5°.

En 6° et 5°, les procédures utilisées pour traiter une situation de proportionnalité sont, conformément aux programmes:
-passage par l'image de l'unité,
-utilisation d'un rapport de linéarité exprimé, si nécessaire sous forme de quotient,
- utilisation du coefficient de proportionnalité, exprimé, lui aussi, si nécessaire, sous forme de quotient.
La propriété additive de la linéarité est également utilisée.
Pour tout éclaircissement ou toute autre question, merci de rencontrer un professeur de mathématiques du collège.
Les professeurs de mathématiques du collège de *****"
Voilà, voilà... Je ne savais pas que le bac C était à présent obligatoire pour aider son enfant de cinquième à faire ses devoirs.
Perso, j'ai compris qu'il ne fallait plus appeler un cochon par son nom! C'est bien ça ?
Y'a du souligné mis en Gras, mais ici, le rendu est moins bon...

Ecrit par : dobolino | 17 mai 2007

J'ai bien envie de répondre.

Je crois qu'effectivement nous avons intérêt à enseigner une Histoire (et une République) Une et Indivisible. L'Histoire plurielle, le plus ou moins de démocratie, l'aspect régalien de notre république, ce sont des notions qui viendront éventuellement plus tard, et trouveront leur place dans les cervelles, pourvu qu'elles aient été au départ bien structurées autour d'un fil chronologique simple, avec des événements clairement identifiés et quelques personnages (des deux sexes…) posés en jalons. .... Je défendrais toujours Plutarque et ses "hommes illustres" contre les pédants qui veulent faire à toute force de la macro-histoire…
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 mai 2007



Une fois de plus, nous sommes tout à fait d'accord. En 1969 comme en 1975, les programmes Edgar Faure et René Haby ont prétendu faire des élèves de l'École élémentaire et du Collège des "chercheurs" à la manière de l'École des Annales.


Vous souvenez-vous de la révolte des Historiens de 1984?

Ele a débouché sur le Rapport Giraud suivi de très prés par de Nouveaux Programmes promulgués par Alain Savary, eux même refondÉs par JPC poUr l'École et le Collège.


Contrairement à ce que croient beaucoup d'antipédagogistes , les programmes " Chevènement' sont de jure restés en vigueur jusqu'à ce que François Bayrou les abroge pour les remplacer par D'AUTRES beaucoup plus pédagogistes..


Il fallait bien évidemment actualiser les Programmes de 1923 , les contextualiser, les "déchauviniser";, "Le roman national"! mais ils permettaient de mettre en place des schémas conceptuels: les grandes époques, les repères chronologiques etc .sur lesquels l'enseignement secondaire puis universitaire pouvaient s'appuyer, pour les dépasser....


Mais c'est un composante du pédagogisme que ce que j'appelle l'illusion microcosmique.

Les mêmes dérives sesont produites dans l'enseignement des sciences voir "Le Poisson rouge dans le Perrier".

Je partage totalement , sur ce point, l'analyse de Maurice T. Maschino.



Sauver l’École publique et réparer l’ascenseur social
Par Maurice T. MASCHINO
jeudi 17 mai 2007.

Soutenus par l’OCDE et le libéralisme ambiant, les “modernistes” de l’Éducation nationale écartent les élèves défavorisés du centre du système.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=171

Ecrit par : Henri Grégoire | 17 mai 2007

Le grand ministère rêvé par Nicolas Sarkozy de l'Education et de la Culture n'en serait plus un : Xavier Darcos reprendrait l'éducation et l'actuelle présidente de l'établissement public du Château de Versailles, Christine Albanel, hériterait de la culture

Le Monde

Puisque tout le monde vit ici dans l'attente du grand soir!

Ecrit par : biezbojnik | 17 mai 2007

En Physique-Chimie, les contenus proposés ne comportent plus pour l'essentiel que des observations qualitatives élémentaires du type des ex-leçons de choses ; la partie dévolue à la mesure et au calcul est réduite à la portion congrue, avec comme seule ambition le calcul de vitesses ou de densités.



Groupe de Réflexion Interdisciplinaire sur les Programmes
http://grip.ujf-grenoble.fr/"

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 mai 2007
Voir ci-dessus!
N.B. Pour moi, hors de toute querelle politique, c'est toujours un plaisir de lire le truculent MàC. Il faut aussi ce type de personnalité qui secoue fort même s'il est parfois odieux. Nous sommes entre adultes, que diable!
Ne vaut-il pas mieux lire MàC que la prose sybilline que je dois signer. J'aurais préféré que le prof de maths me l'écrive du genre "pauvre con, si tu utilises le mot "règle de trois", je te chie dessus"

Ecrit par : dobolino | 17 mai 2007

Et salut amical à ceux qui me supportent! et F GUICHARD, un Maury, mmmmmh, avec de la tapenade aux anchois??? et de la fougasse????? A votre santé.



Ecrit par : montaigneàcheval | 17 mai 2007


Montaigneàcheval la tapenade, c' est à base d'olives! Les anchois c'est pour l'anchoîade, avec des légumes crus notamment.

Avec un petit rosé de Bandol...bien frais , coquin de sort!!






Ceci étant , j'aime beaucoup vos "coups de gueule". Vous dites tout haut, et avec quelle verve, ce que je m'astreins à réprimer par manque de talent.

Ecrit par : Henri Grégoire | 17 mai 2007

"Et salut amical à ceux qui me supportent! et F GUICHARD, un Maury, mmmmmh, avec de la tapenade aux anchois??? et de la fougasse????? A votre santé."

Ecrit par : montaigneàcheval | 17 mai 2007

Je fais plus que vous supporter, mais là, vous faites, à mon sens, une vraie faute de goût! De la provoc!

"Son vocabulaire n'est guère plus élaboré que celui de ses élèves. Heureusement qu'il reste encore beaucoup d'enseignants intègres.
A bientot
Anne"
Ecrit par : Anne | 17 mai 2007

Comme quoi, le manque d'humour va souvent de pair avec un léger déficit de comprenette ... Où est le rapport entre ce que dit Montaigneàcheval et un manque d'intégrité?

Ecrit par : christophe sibille | 17 mai 2007

Le message d'Henri a téléscopé le mien, mais le rosé de Bandol me paraît effectivement plus indiqué, que ce soit avec les olives, les anchoix, ou la fougasse!

Ecrit par : christophe sibille | 17 mai 2007

Pour Henri Grégoire :

"TAPENADO (Tapenade): Préparation très ancienne utilisant à la fois les olives et l'huile. Se conserve en vase clos et se consomme en hors-d'oeuvre étalée sur petis toasts beurrés ou tranches de pain bis...
Prenez 500 g de pulpe d'olives noires, 250 g de filets d'anchois, 250 g de thon mariné, une cuillerée de mourtarde, 50 g de câpres. Pilez le tout au mortier, passez au tamis métallique, incorporez de l'huile d'olive vierge, une pincée d'épices, du poivre et deux petits verres de cognac. Battez bien le mélange jusqu'à obtenir une sorte de pommade." (L'olivier, Jean Pagnol, Editions Aubanel)

Ecrit par : catmano | 17 mai 2007

Pour Catmano et tous les amateurs de cuisine méditerranéenne.

Anchoïade
Pour l'apéritif, purée d'anchois et d'ail
à servir en canapé sur du pain grillé
ou en buffet avec des crudités.

Tatie Marie


Marché

* 200 g. d'anchois au sel (en boite ou en bocal)
* 2 gousses d'ail
* 1 cuillère à café de vinaigre
* 15 cl d'huile d'olive poivre



Préparation

* Nettoyer les filets d'anchois : les ouvrir dans le sens de la longueur, enlever la colonne centrale et la queue. Bien rincer.
* Piler dans un mortier les filets d'anchois, l'ail, le poivre et le vinaigre.
* Verser l'huile en fin filet et monter ainsi la pommade.
* Servir sur des tranches de pain grill.

Se conserve très bien au frais si l'anchoîade
est recouverte d'huile d'olive

LA CUISINE PROVENCALE DE TATIE MARIE
.http://www.provenceweb.fr/f/mag/cooking/recettes/marie/anchoiade.htm


Précision de HG, huile d'olive vierge, première pression à froid et ail violet.


http://www.provenceweb.fr/f/mag/cooking/recettes/marie/anchoiade.htm

Ecrit par : Henri Grégoire | 17 mai 2007

De la fougasse aux anchois et de la tapenade!

Ecrit par : dobolino | 17 mai 2007

Assez de polémiques stériles !
Le vin rosé n'est pas du vin !

Ecrit par : Lariba | 17 mai 2007

"Christine Angot :Ce n’est quand même pas un hasard si le génocide intervient après l’invention de la psychanalyse par Freud. Tout s’est passé comme si c’était ça qu’on était venu punir. La découverte de l’inconscient. Ils n’ont pas supporté ça, pour le coup ils ont voulu tous les tuer.

David Reinharc : C’est important de dire cela car la vague d’antisémitisme actuel coïncide avec l’attaque en règle contre la psychanalyse. Le Livre Noir de la Psychanalyse se réfère au Livre noir, ce recueil de témoignages sur les atrocités nazies contre les Juifs d'URSS et de Pologne rassemblés par Vassili Grossman. La boucle est bouclée.

Christine Angot :Je n’avais pas pensé au fait que Le livre noir de la psychanalyse se référait explicitement au Livre noir de Grossman. Donc, là, c’est la preuve."



Ecrit par : Imam Grouik-Grouik

Totalement délirant , paranoîaque même. Six millions de morts pour punir Sigmund Fraud d 'avoir inventé la Psychanalyse...

Les survivants et/ou leurs descendants apprécieront à leur juste valeur cette hypothèse loufoque voire, et je pèse mes mots, obscène...


Par ailleurs il n'a pas de "vague d'antisémitusme sauf dans la propagande du Likoud et de ses affidés.


Il n'existe pas "d'attaque en règle" contre la Psychanalyse mais des études médicales et/ou historiques sur cette "fausse science" qui, pas plus que l'homéopathie , autre spécialité française n'a jamais guéri quiconque.


Note de lecture de Jacques van Rillaer
Le dossier Freud : enquête sur l’histoire de la psychanalyse
SPS n° 272, juillet-août 2006
jeudi 17 mai 2007.

D
Mikkel Borch-Jacobsen et Sonu Shamdasani avaient-ils encore des informations et des réflexions à révéler après leurs contributions au Livre noir de la psychanalyse (Les Arènes, 2005) ? Absolument. L’ouvrage qui vient de paraître présente des données jamais encore publiées, qui devraient passionner les spécialistes du freudisme, mais aussi tous ceux qui sont intéressés par un bilan objectif de l’œuvre de Freud, ceux qui essaient de comprendre comment un neurologue peut finir par se persuader qu’il est le Darwin de la psychologie ou comment une pseudoscience a réussi à s’imposer comme le paradigme de la pensée psychiatrique pendant plusieurs décennies.

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=173

Ecrit par : Henri Grégoire | 17 mai 2007

Assez de polémiques stériles !
Le vin rosé n'est pas du vin !

Ecrit par : Lariba | 17 mai 2007


Pas d'accord du tout, je ne suis pas fanatique du rosé mais, en été, au bord de Mare Nostrum , après une Mauresque, un Perroquet ou une Tomate accompagné d'olive noires et/ou de Tapenade, et sur une anchoïade ou un aîoli...

Après, la sieste.

"Ce n'est pas qu'on soit feignant par ici

Mais la terre est si basse dans notre midi."


La vigne en Provence a été gâtée par la nature, vous pourrez découvrir une infinie variété de vins aux teintes multiples à travers les grandes appellations d'origine controlée (AOC) et les cépages provençaux qui servent à élaborer toute une palette d'excellents crus : le Cinsault, le Mourvèdre, le Grenache, le Tibouren, la Syrah le Cabernet-Sauvignon pour les rouges et les rosés. la Clairette, l'Ugni-Blanc, le Rolle, le Semillon pour les blancs.


Les Coteaux d'Aix en Provence
Les Coteaux des Baux
Le Vignoble de Cassis
Le Vignoble de Bandol
Les Côtes de Provence
Les Coteaux Varois
Les côtes du Luberon
Les Côtes du Ventoux
Les Côtes du Rhône
Le Vignoble de Bellet

http://www.provenceweb.fr/f/mag/terroir/vin/index.htm

Ecrit par : Henri Grégoire | 17 mai 2007

C'est typique : pour le rosé, chacun a ses exceptions (moi, c'est le rosé de VEndôme…).
Autat dire que ce n'est pas un vin — sauf…
Alors que pour le ropuge (ou le blanc), chacun a ses préférences, ce qui n'est pas du tout pareil.
C'est culturel : le règne de l'exception, c'est forcé"ment le règne de l'exclusion. Le Pen a ses bons nègres, et moi j'aurais presque mes bons pédagogues… Mais nous rejetons qui ses nègres, qui le pédagogisme, qui le rosé — en bloc…
Le pédagogisme, c'est un vin lâche, un vin ppour nourriture pré-mâchées.
Allons, mes frères et mes sœurs, buvons frais, et du meilleur !
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 mai 2007

"Les vacances de Sarko sont une erreur politique mais n'ont effectivement pas coûté un rond."

Ecrit par : Guillaume | 17 mai 2007

Guillaume, renseignez-vous donc sur le parcours réel de Bolloré; (en Afrique, par exemple!)

Ecrit par : christophe sibille | 17 mai 2007

Par contre, vous avez tout faux; je ne suis absolument pas sûr que ce soit une erreur politique. Il nous avait bien prévenus! La vraie erreur politique est qu'il ait pu être élu.

Ecrit par : christophe sibille | 17 mai 2007

Je pense que vous connaissez les rosés de Sancerre, Jean-Paul... Mais le rosé de Menetou est un peu moins connu et souvent délicieux, ainsi que certains "gris de Reuilly", (là, je prêche un peu pour ma région d'adoption, mais à essayer quand même!)

Ecrit par : christophe sibille | 17 mai 2007

Comment ça !? le rosé ne serait pas du vin ?
Le rosé est avant tout un vin désaltérant qui doit se boire jeune.
On obtient du rosé soit par pressage du raisin rouge après léger foulage, soit par utilisation du jus destiné au vin rouge après une courte macération.
La première technique donne des rosés vifs et fruités accompagnant des plats d'été légers : crudités, salades composées, pâtes aux légumes, tartes salées aux légumes, tapenade, anchoïade, pizzas, fromage de chèvre frais ou un peu sec.
La seconde donne des rosés vineux et corsés, plus tanniques, parfois épicés, se mariant bien avec des plats forts en goût : aïoli, bouillabaisse, tian d'aubergine, ratatouille, rougets, grillades, fromage de chèvre affiné.
Larousse des vins
Louis Barthas, tonnelier

Ecrit par : Louis Barthas | 17 mai 2007

N'ayant pas eu le temps de lire tout ce qui s'est écrit ici depuis le 7 mai, je vous fais part d'un sujet d'étonnement. Que je sache, Louis, fils de" mon papa" Sarkozy, âgé de 11 ans, est, en principe scolarisé. Ainsi, notre nouveau président, si prompt à prêcher le respect dû aux enseignants, n'a pas hésité à faire sécher l'école à son petit dernier, pour l'emmener "sur le yacht doré/ d'Vincent Bolloré" (à chanter sur un air de Nougaro).
A moins que le précepteur du cher petit n'ait été du voyage?
qui a des infos à ce sujet?

Ecrit par : mouron rouge | 17 mai 2007

Le pédagogisme, c'est un vin lâche, un vin ppour nourriture pré-mâchées.
Allons, mes frères et mes sœurs, buvons frais, et du meilleur !
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 mai 2007


Le pédagogisme ce n'est pas du vin ,c'est du Kiravi!

C'est lourd sur l'estomac et, en plus, ça donne la migraine...


Tenez, bien avant les réformes Jospin j'ai très peu de temps , fréquenté le GFEN, qui n'avait déjà plus rien à voir avec celui de la grande époque, celle de " Les dons n'existent pas." de Lucien Sève.

Je les appelai "Pédagauchistes" ou "Pédago-spontex"...

Mai 68, quand tu nous tiens....

Ecrit par : Henri Grégoire | 17 mai 2007

Ce qui est rassurant sur ce blog, c’est que malgré les divergences sur de grands sujets comme le vin rosé, nous pourrions tenir notre place autour d’une bonne table comme dans la dernière vignette d’Astérix (allez ! avec même du rosé pour les ceusses qui aiment).

Qui serait le barde bâillonné ? ;-)

Ecrit par : Lariba | 17 mai 2007

"Le grand ministère rêvé par Nicolas Sarkozy de l'Education et de la Culture n'en serait plus un : Xavier Darcos reprendrait l'éducation et l'actuelle présidente de l'établissement public du Château de Versailles, Christine Albanel, hériterait de la culture"

Moi, je trouve cette idée plutôt bonne
Tout mélanger est souvent la solution trouvée pour ne rien faire, le dernier qui avait l'ensemble était Jac Lang ....

Là si nous pouvions avoir un vrai ministre et qui connaisse le sujet comme Darcos

Espérons malgré tout !!

Ecrit par : Maxime | 17 mai 2007

Qui serait le barde bâillonné ? ;-)
Lariba

Salut, Lariba.
Il me semble que nous avions déjà évoqué l'image et que le seul à pouvoir remplir la fonction était : Ph. M.

Ecrit par : D'Enguell | 17 mai 2007

Le pédagogisme, c'est un vin lâche, un vin ppour nourriture pré-mâchées.
Allons, mes frères et mes sœurs, buvons frais, et du meilleur !
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 mai 2007

Je vous rappelle que votre (notre) Président ne boit pas une goutte de vin!

Pour m'instruire sur la rupture à venir, si vous m'expliquiez plutôt les subtiles différences entre le Pepsi et le Coca!

Ecrit par : merlemocoeur | 17 mai 2007

Qui serait le barde bâillonné ? ;-)

Ecrit par : Lariba | 17 mai 2007

Moi! Je veux bien, j'ai l'entrainement. Enfin, si vous m'invitez...

Ecrit par : dobolino | 17 mai 2007

Ah non, dobo, pas d'accord.

Je comptais sur toi pour m'aider à expliquer à la noble assemblée l'énorme différence entre le Pepsi et le Coca, et lezs plus subtiles différences que l'on peut détecter dans le Coca selon s'il est commercialisé en bouteilles en plastique ou en verre !
Il ne nous manquera que le spécialiste qui distingue le goût de celui qui a séjourné dans la petite bouteille de 25 cl en verre légèrement fumé qui ne se vend hélas plus, même dans les bons bistrots !

Ecrit par : catmano | 17 mai 2007

Et bien voilà, Messieurs, après que l'un d'entre vous a hurlé haut et fort comme seul , vous savez le faire, vous vous serrez les coudes en vous congratulant ( ouais! c'que tu as bien crié!! ça c'était fort!bravo!!!)et en noyant tout cela dans le vin! Non sans avoir préalablement traité, les quelques femmes qui osent vous contredire, de c....
Des caricatures. Des rires gras. Ce qui m 'étonne toujours, c'est de voir que la culture ne réussit pas à policer tous les hommes. Il y en a pour lesquels la rusticité est une seconde peau malgré tout leur savoir. Heureusement, certains échappent à la règle.

Ecrit par : Thalie | 17 mai 2007

À vous de réagir — et pour éviter les insinuations sympathiques, je précise que je ne suis pas mandaté pour vous demander de le faire : ce blog est libre et le restera — il disparaîtrait dans l'instant même où moi-même, par obligation, ne le serait plus.

JPB

"Le grand ministère rêvé par Nicolas Sarkozy de l'Education et de la Culture n'en serait plus un : Xavier Darcos reprendrait l'éducation et l'actuelle présidente de l'établissement public du Château de Versailles, Christine Albanel, hériterait de la culture"


Donc, selon toute vraisemblance, Xavier Darcos sera demain notre nouveau Ministre de l'Éducation Nationale, il est donc plus que probable qu'après demain vous serez nommé Conseiller Technique à son Cabinet, ouverture et rapidité caractérisant jusqu'à présent la rupture.

Quid de "Bonnet d'Âne"?

Ce blog même fermé restera-il accessible comme "Des idées d'abord" le Blog de Xavier Darcos dont la dernière note date du 13 mai 2007.


http://xavierdarcos.blogspirit.com/


La solitude de Job, sans job

L’avais-je assez annoncée, cette déroute de la tactique Bayrou, une fois la présidentielle passée ? Dieu sait si on m’en a fait le reproche ! Ce fut une des raisons qui fit arrêter mon blog. On a cru que je sous-estimais le désir d’union des contraires et le refus des antagonismes, que je méprisais les centristes, que je faisais un zèle d’imprécateur. Mais non, rien de tout cela : je déteste les conflits inutiles et je ne méprise personne. Je tentais, de bonne foi, de déceler l’avenir d’une troisième voie, au cas où François Bayrou ne serait pas qualifié. Il ne fallait pas être grand clerc pour savoir que les députés centristes n’avaient aucune chance de retrouver leur siège sans le soutien de l’UMP et qu’un élu aime autant être réélu que vidé. Il ne fallait pas être la Pythie de Delphes pour prophétiser que le nouveau Chef de l’État élargirait autant que possible sa majorité présidentielle et que les cadres UDF accourraient. Bref, la mer monte et le chef de file du « mouvement démocrate » va se retrouver seul sur son rocher, maudissant les lâchetés et les achetés. Il l’a voulu. Vous l’avouerai-je : c’est là, maintenant, quand tout le monde le quitte, que ma sympathie pour ce Job de la politique est la plus forte.

Ecrit par : Henri Grégoire | 17 mai 2007

Des caricatures. Des rires gras. Ce qui m 'étonne toujours, c'est de voir que la culture ne réussit pas à policer tous les hommes. Il y en a pour lesquels la rusticité est une seconde peau malgré tout leur savoir. Heureusement, certains échappent à la règle.

Ecrit par : Thalie | 17 mai 2007

Bof. Moi, je préfère le polisson au policé.

Ecrit par : OGM | 17 mai 2007

"Qui serait le barde bâillonné ?"

Ecrit par : Lariba | 17 mai 2007

toto?

Ecrit par : christophe sibille | 17 mai 2007

"Donc, selon toute vraisemblance, Xavier Darcos sera demain notre nouveau Ministre de l'Éducation Nationale, il est donc plus que probable qu'après demain vous serez nommé Conseiller Technique à son Cabinet, ouverture et rapidité caractérisant jusqu'à présent la rupture."

OUI c'est Darcos et ce serait tant mieux !!
J'ai eu peur qu'en dernière minute, ils nous mettent un bras cassé au titre de l'ouverture.
Oui encore pour Jean Paul Brighelli à Grenelle et vite.
C'est bien mais vous regretterez le soleil de votre région...

Valerie Precesse aux universités autant dire le dossier sera géré directement par Matignon et même si elle a un regard de braise et des jambes de gazelle, je ne pense pas qu'elle connaisse grand chose au sujet, elle a surtout du bagou.

Moi, je pense que tout cela sent plutôt bon, pas vous ?

Ecrit par : Maxime | 17 mai 2007

Un rosé de très grande classe : le Tavel (mais pas donné).
Quelques précisions sur la tapenade (du provençal « tapeno », la câpre) : avant de préparer votre tapenade maison, pensez à bien dessaler vos anchois, et passez vos câpres à l’eau courante pour éliminer le vinaigre en excès, sous peine de « tuer » le vin que vous boirez avec, quel qu’il soit. Poivrez au poivre du moulin, et ajoutez un peu de fleur de thym éventuellement si affinités.
N.B. pour les amateurs de pastis, anis et anisettes en tout genre, pub gratuite pour « La Maison du pastis », 108 quai du vieux port – côté mairie -- à Marseille : une centaine de pastis et d’absinthes (vente et dégustation), caviste courtois et charmant, un vrai pédagogue au sens le plus plaisant du texte : savant et heureux de transmettre son savoir. Son pastis maison est une vraie merveille.

Ecrit par : FGuichard | 17 mai 2007

Minute, minute, F Guichard, je savais bien que la tapenade était une purée d'olives.....simplement , en y pilant quelques anchois , des pignons de pin et du coriandre, on atteint le divin.

Avec un Sancerre Rosé par là dessus, comme le suggérait quelqu'un plus haut,

c'est lé p"tit jésous en coulotte dé bélours!!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 17 mai 2007

Faut voir...On en a déjà tellement vu défiler, des avec des idées, des avec des idéologies, des avec du sens pratique. Les seuls qui ont réussi à ne pas engendre de crise sont ceux qui se sont noblement contenter de ne rien faire.

Ecrit par : dobolino | 17 mai 2007

"Minute, minute, F Guichard, je savais bien que la tapenade était une purée d'olives.....simplement , en y pilant quelques anchois , des pignons de pin et du coriandre, on atteint le divin", écrit Montaigne.
Vous pouvez aussi aggraver votre cas en mélangeant moit'-moit' la dite tapenade avec un fromage de chèvre très frais (genre Banon ou picodon non raffiné), et un bon "tocou" d'huile d'olive (je vous recommande l'AOC des Mées, c'est de l'aglandaù, herbeuse, verte, avec parfois goût d'artichaut)... et vous farcissez des tomates avec. Une feuille de "basoli" dessus pour faire joli. Et le Tavel tout frais . Triomphe assuré l'été sous les tonnelles !

Ecrit par : FGuichard | 17 mai 2007

Moi, je pense que tout cela sent plutôt bon, pas vous ?

Ecrit par : Maxime | 17 mai 2007

Ce serait le scénario idéal! A condition qu'ils aient le courage et les moyens de donner un sérieux coup de balai dans la maison EN, de la cave au grenier!

Quant au devenir s'il en est un, de ce blog, seul le maître de Maison en décidera. Pour ma modeste part je le verrais bien continuer et poursuivre sa fonction de générateur démocratique d'idées. Il y a tant à faire!

Ecrit par : buntovchik | 17 mai 2007

Du changement à l'Éducation Nationale ?

Petites marmottes
Petites marmottes, réveillez-vous vite,
Le soleil a chassé neige et frimas,
Le printemps est là, quittez votre gîte,
Tout au long de la montagne, on dansera.
Christophe Sibille
(La pratique du chant choral à l'école, crdp Marseille)

Allez, je vais ouvrir un tonneau !

Ecrit par : Louis Barthas | 17 mai 2007

Un rosé de très grande classe : le Tavel (mais pas donné).
Quelques précisions sur la tapenade (du provençal « tapeno », la câpre) : avant de préparer votre tapenade maison, pensez à bien dessaler vos anchois, et passez vos câpres à l’eau courante pour éliminer le vinaigre en excès, sous peine de « tuer » le vin que vous boirez avec, quel qu’il soit. Poivrez au poivre du moulin, et ajoutez un peu de fleur de thym éventuellement si affinités.
N.B. pour les amateurs de pastis, anis et anisettes en tout genre, pub gratuite pour « La Maison du pastis », 108 quai du vieux port – côté mairie -- à Marseille : une centaine de pastis et d’absinthes (vente et dégustation), caviste courtois et charmant, un vrai pédagogue au sens le plus plaisant du texte : savant et heureux de transmettre son savoir. Son pastis maison est une vraie merveille.




Minute, minute, F Guichard, je savais bien que la tapenade était une purée d'olives.....simplement , en y pilant quelques anchois , des pignons de pin et du coriandre, on atteint le divin", écrit Montaigne.
Vous pouvez aussi aggraver votre cas en mélangeant moit'-moit' la dite tapenade avec un fromage de chèvre très frais (genre Banon ou picodon non raffiné), et un bon "tocou" d'huile d'olive (je vous recommande l'AOC des Mées, c'est de l'aglandaù, herbeuse, verte, avec parfois goût d'artichaut)... et vous farcissez des tomates avec. Une feuille de "basoli" dessus pour faire joli. Et le Tavel tout frais . Triomphe assuré l'été sous les tonnelles !

Ecrit par : FGuichard | 17 mai 2007



Moi qui suis perdu dans les brumes du Nord et qui compense en collectionnant gravures et lithographies de la plus vieille ville de France, vous me donnez un coup de blues.


J'avais oublié le Tavel et j'ignorais mëme l'existence de « La Maison du pastis », 108 quai du vieux port , c'est vous dire...

Et les Calanques, en-Vaux où je pêchais les oursins...


JE CRAQUE...

Ecrit par : Henri Grégoire | 17 mai 2007

"Du changement à l'Éducation Nationale ?

Petites marmottes
Petites marmottes, réveillez-vous vite,
Le soleil a chassé neige et frimas,
Le printemps est là, quittez votre gîte,
Tout au long de la montagne, on dansera.
Christophe Sibille
(La pratique du chant choral à l'école, crdp Marseille)

Allez, je vais ouvrir un tonneau !"

Ecrit par : Louis Barthas | 17 mai 2007
C'est très émouvant de se lire sur le blog sous la plume d'un autre, Louis! "Echos, 10 canons pour les 7-13 ans", aux éditions J.M. Fuzeau, avec une magnifique caricature de Cabu en couverture, et un éditorial pas tellement pédagogiste en page 3... Merci pour votre publicité, mais il est malheureusement épuisé depuis longtemps. Pas l'édito, (ni l'auteur), le recueil.

Ecrit par : christophe sibille | 17 mai 2007

Je quitte le vin pour la littérature et l'enseignement (mais ce sont deux sortes d'ivresse parfois similaires) :

- Si Darcos remet plus de surveilants et de CPE, qui sont débordés, dans les établissements du Secondaire,
- S'il développe les prépas, dont on manque cruellement dans les zones rurales et dans les ZEP,
- S'il remet l'orthographe, la grammaire et la conjugaison au primaire et au collège,
- S'il remet de l'ordre chronologique dans les programmes de littérature et d'histoire,
- Et s'il revalorise le salaire des profs, comme l'a promis Sarkozy,...

...Ca devrait faire un très bon ministre, non ?

Ecrit par : Jeremy | 17 mai 2007

Mignon allons voir si....

http://lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-911329@51-861150,0.html

Ecrit par : Merlemocoeur | 17 mai 2007

Mignon allons voir si....

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-911329@51-861150,0.html

Ecrit par : Merlemocoeur | 17 mai 2007

Désolé le lien ne veut pas fonctionner, je ne sais pourquoi!

Troisième et dernière tentative.

Mignon allons voir si...

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-911329@51-861150,0.html

Ecrit par : Merlemocoeur | 17 mai 2007

@ copyright Le Monde

Le ministre de l'éducation devra regagner "des effectifs cachés"
LE MONDE | 17.05.07 | 15h01 • Mis à jour le 17.05.07 | 15h01

La feuille de route du futur ministre de l'éducation nationale obligera celui-ci à conjuguer rapidement des objectifs ambitieux avec une logique de limitation des dépenses. Des précisions ont été apportées depuis le 6 mai par l'entourage de Nicolas Sarkozy.

Ainsi, le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite "n'est pas notre objectif prioritaire" dans l'enseignement, confie Emmanuelle Mignon, proche conseillère du président. L'évolution des postes devrait donc dépendre de la démographie scolaire. Comme promis, le décret du 12 février de Gilles de Robien, réformant les décharges horaires dans le secondaire, sera "suspendu", au profit d'une grande concertation, "avant les vacances", sur la revalorisation de la condition des enseignants.


Toutefois, l'équipe présidentielle envisage de regagner "des effectifs cachés", correspondant aux "enseignants qui ne sont pas devant les élèves". Selon Mme Mignon, cela représenterait "l'équivalent d'une académie". Un rapport rendu mi-mars à M. Sarkozy par Xavier Darcos - cité comme possible ministre - estimait que "20 000 équivalents temps plein de décharges et de mises à disposition sont récupérables". Mais en application du principe "travailler plus pour gagner plus", les enseignants seraient rémunérés pour leur participation aux études dirigées qui doivent être généralisées dès la rentrée, ainsi qu'à différentes tâches pédagogiques.

Mme Mignon évoque une prime "selon les résultats des élèves, mais qui peut très bien être attribuée collectivement", ainsi qu'une "vraie surprime" pour les enseignants de l'éducation prioritaire, qu'il s'agit désormais de "refonder". La réduction de 50 % des effectifs d'élèves des établissements les plus difficiles ne concernerait qu'"une cinquantaine d'établissements la première année".

La suppression progressive de la carte scolaire, allant de pair avec l'autonomie des établissements, serait d'abord expérimentée dans une dizaine de départements, qui bénéficieraient d'incitations financières. L'objectif de mixité sociale deviendrait une obligation dans les établissements concernés.

Enfin, l'abandon du collège unique, traditionnelle attente de la droite enseignante, ne semble pas à l'ordre du jour : M. Sarkozy entend abroger l'apprentissage à 14 ans, et, selon Mme Mignon, il n'est "pas question de sortir du principe selon lequel tous les enfants jusqu'à 16 ans ont une formation générale". Mais l'individualisation des parcours est souhaitée, ainsi que la découverte précoce des métiers.
Luc Cédelle

Ecrit par : Merlemocoeur | 17 mai 2007

"Ma parole, ma chère, mais vous êtes de droite ! Vous en avez toutes les caractéristiques : le culte de l'effort, le mépris pour les imbéciles, l'épicurisme qui guette à la porte… Encore un effort, ajoutez-y un certain libertinage (intellectuel, of course), afin d'envoyer par dessus les moulins ce qui vous reste de jupes et de convictions "morales", et vous serez sur mes positions…

JPB"
Vous me devez des droits d'auteur, Jean-Paul...

Ecrit par : bureaudemaupassant | 17 mai 2007

Si Darcos remet plus de surveilants et de CPE, qui sont débordés, dans les établissements du Secondaire,
- S'il développe les prépas, dont on manque cruellement dans les zones rurales et dans les ZEP,
- S'il remet l'orthographe, la grammaire et la conjugaison au primaire et au collège,
- S'il remet de l'ordre chronologique dans les programmes de littérature et d'histoire,
- Et s'il revalorise le salaire des profs, comme l'a promis Sarkozy,...

...Ca devrait faire un très bon ministre, non ?

Ecrit par : Jeremy | 17 mai 2007


Pour ce qui concerne les réformes qui ne coûteront rien, aucun problème. Je n'ai aucun souci, les pédagogistes ont pris un bon coup de bambou et déjà la banquise craque, c'est le prélude à la débâcle sauf si les maniaques du "coup de balai"; de l'insecticide ou du kärcher réussissaient à faire prévaloir leurs vues ce dont je doute sérieusement.


Un prof d'Histoire qui se revendique de la Gauche conclut un long papier remarquable;


Cet objectif que doit s’assigner l’école concerne au premier chef, répétons-le, les enfants des classes populaires qui sont les premières victimes de l’affaissement des exigences. Nul doute en effet que les classes supérieures sauront échapper (c’est déjà le cas) au désastre en cours soit par héritage familial soit par le choix d’établissements qui n’auront pas suivi l’évolution préconisée par les caciques du Parti Socialiste et de la droite libérale. Ainsi en souhaitant lutter par ces méthodes contre la reproduction on ne fait que la renforcer et renforcer du même coup ce philistinisme qui fut toujours l’ennemi mortel de toute culture.



Considérations sur le métier de professeur
Du métier de professeur à la profession d’enseignant - Franck Depril
jeudi 17 mai 2007.



Nous entendons par ce qui suit répondre à quelques remarques formulées ces derniers mois par des dirigeants du Parti Socialiste à propos du métier de professeur.Nous en profiterons pour répondre également au projet de décret du gouvernement modifiant le statut de 1950, qui en définissait les missions et les conditions d’exercice.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=192

Ecrit par : Henri Grégoire | 17 mai 2007

Personne n'aime la bière sur ce blog ? Je ne parle pas de la kro, de la heineken ou autre, mais d'une bonne bière belge artisanale, un peu fruitée, bue lentement en savourant...

C'est un goût que je partage avec notre ancien président.
Et dans nos régions, même celles dont ce n'est pas la tradition, se développent des petites brasseries artisanales dont les produits méritent d'être connus...

Ecrit par : Japhet | 17 mai 2007

Toutefois, l'équipe présidentielle envisage de regagner "des effectifs cachés", correspondant aux "enseignants qui ne sont pas devant les élèves". Selon Mme Mignon, cela représenterait "l'équivalent d'une académie". Un rapport rendu mi-mars à M. Sarkozy par Xavier Darcos - cité comme possible ministre - estimait que "20 000 équivalents temps plein de décharges et de mises à disposition sont récupérables".


Enfin, cette situation est un vrai scandale. Ce n'est pas nouveau et, ici aussi la Droite et la Gauche, s'en partage la responsabilité.


Il n'en reste pas moins que la plupart de ces décharges indues et de ces mises à disposition , les fameux MAD sont pour la plupart des adhérents du PS et/ou des "Frères la Gratouille".


Selon Xavier Darcos, Claude Allègre aurait dit: "Le PS c'est une bande d'instits encadrée par des Énarques"


"Se non e vero e ben trovato"


Bon courage JPB!

Ecrit par : Henri Grégoire | 17 mai 2007

Darcos, c'est sûr, c'est le moins mauvais qu'on puisse avoir, mais va-t-il bousculer la lourde machine qui tourne à vide? Ainsi, nous avons dû nous réunir cette semaine pour "réfléchir" collectivement au projet d'établissement et à la meilleure mise en œuvre possible du socle commun, à moyens constants, au mieux. Croyez-vous sincèrement que Darcos va nous débarrasser de cette inutile usine à gaz, qui sert surtout à vérifier si les professeurs sont prêts à s'écraser, et si le chef d'établissement tient sa boutique. J'ai été la seule à gueuler, disant que nous devions nous-mêmes confectionner la sauce à laquelle nous serions mangés. Mais les collègues, pourtant persuadés que toute cette paperasse ne servait à rien et ne changeait rien dans les classes, se sont échinés pour remplir les papiers. Alors, Darcos ou pas Darcos, je ne me fais aucune illusion. La vraie rupture, ce serait de rétablir des horaires décents, en français d'abord, de permettre aux profs d'enseigner dans le calme, de trouver des solutions pour les mômes qui empêchent les autres de travailler. Tout cela suppose qu'on ne réduise pas drastiquement les dépenses, et que l'intérêt de tous ait la priorité sur la gestion comptable. Si Darcos le fait, j'envoie une bouteille à JPB.

Ecrit par : mouron rouge | 17 mai 2007

"Personne n'aime la bière sur ce blog ? Je ne parle pas de la kro, de la heineken ou autre, mais d'une bonne bière belge artisanale, un peu fruitée, bue lentement en savourant...

C'est un goût que je partage avec notre ancien président.
Et dans nos régions, même celles dont ce n'est pas la tradition, se développent des petites brasseries artisanales dont les produits méritent d'être connus..."

Ah là, tu es tombé sur un pro
Je bois d'ailleurs au moment où j'écris ces lignes une Chimay bleue qui est pour moi une des meilleures bières du monde

Si tu aimes la bière, il faudrait savoir exactement quel type

Moi, la bière est dans mes veines depuis mon enfance, je suis né dans le Nord
Mes préférées restent les bières belges, les trappistes surtout
Vous avez beau dire, personne n'a jamais su faire une bière mieux qu'un moine

Rochefort, Chimay, Orval : Une bonne soirée assurée.

Ecrit par : Maxime | 17 mai 2007

Cela devient lourd ici.

Mixer honteusementment les dires de Cadichon sur le libéralisme et le nazisme, c'est déplorable.

Tant que vous y êtes, AH OUI, le déclin de l'école, la malhonnêteté intellectuelle de certains profs, l'histoire, la manipulation, mais OUI, c'est Cadichon.
Mais encore, vos salaires, vos promotions c'est encore Cadichon via les Estados Unidos, via la CIA, via les riches qui piquent tout aux pauvres, via les fonds de pension, via le rosé, via la tapenade, via la musique de C Sibille.....

Congratulez vous, vous savez, vous, qui détennez la vérité.

Je suis comme Anne, ce qui m'inquiète, c'est que certains d'entre vous soient enseignants.
Quand le naturel est bien ancré, que l'on soit en classe ou hors classe, il est toujours présent.

Vous feriez mieux de regarder l'avenir, ou de savourer ces moments d'intense émotion que nous avons eus hier à la lecture de la lettre de Guy Môquet (et ce n'est pas sur TV5 monde que j'ai pu apprécier ce moment si douloureux en souvenirs). Heureusement qu'il y a les chaînes US.

Il faudrait peut-être grandir, et arrêter de jouer à la conciergerie des potins (yacht, jet, Bolloré, fils de NS qui ne va pas en cours...). On croirait une récréation du primaire.
Vous vouliez peut-être que NS aille camper près du canal St Martin dans une tente.........

Ecrit par : carole | 17 mai 2007

Moi aussi, je suis chtimi, j'aime la Chimay, l'Orval, je ne connais pas la Rochefort.
Mais je tâche de goûter les bières artisanales qui essaiment dans nos campagnes. En Bretagne, as-tu goûté la Lancelot ou la Princesse Anne ? Il me semble que ses producteurs sont allés se former chez les trappistes belges, c'est la meilleure formation. Dans ma région, Rhône-Alpes, je recommande la Soyeuse (69), la Brasserie du Sornin (42), la Brasserie du Pilat (69), la Brasserie du Ninkasi à Lyon, la Brasserie de la Loire (42)... Si tu aimes la Chimay bleue, goûte la bière brune de la brasserie du Sornin, tu m'en diras des nouvelles.

Ecrit par : Japhet | 17 mai 2007

Alors, Darcos ou pas Darcos, je ne me fais aucune illusion. La vraie rupture, ce serait de rétablir des horaires décents, en français d'abord, de permettre aux profs d'enseigner dans le calme, de trouver des solutions pour les mômes qui empêchent les autres de travailler. Tout cela suppose qu'on ne réduise pas drastiquement les dépenses, et que l'intérêt de tous ait la priorité sur la gestion comptable. Si Darcos le fait, j'envoie une bouteille à JPB.

Ecrit par : mouron rouge | 17 mai 2007


La suppression des "usines à gaz meirieu-jospinienne" ne coûterait rien . Il ne serait même pas besoin de passer par le Parlement puisqu' il suffit d'abroger Décrets d'applications et Circulaires pour vider plupart des Articles de la loi de 1989 de toute substance.


J'attends toutefois avec curiosité le sort réservé au "Socle Commun " de la Loi Fillon.


C'est là qu'on jaugera la solidité des convictions des ralliès à Nicolas Sarkozy, n'oublions pas que Xavier Darcos représentait la France auprès de l'OCDE...




LA LOI FILLON, UNE LOI DE DESORIENTATION POUR L’ECOLE.
D.Bazart et K. Granier, enseignantes au Lycée Guy de Maupassant à Colombes
jeudi 19 avril 2007.



Aujourd’hui, la loi vient d’être votée au Parlement. Si elle a pu apparaître comme « en deçà » du rapport Thélot, elle est lourde de dangers et de régressions. Une fois de plus, le débat médiatique n’a pas permis d’en saisir les vrais enjeux et certain-e-s restent persuadé-e-s qu « ’il n’y a rien dans cette loi ». Nous avons souhaité étudier de façon précise le texte de loi, parce qu’il n’est pas inutile de préciser nos analyses afin d’armer citoyen-ne-s, élèves, parents et enseignant-e-s pour résister autant que faire se peut à l’application des mesures les plus régressives.(...)

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=19




Pour les horaires, c'est très différent, la rentrée est déjà 2007 est déjà bouclée et il est probable que le moindre dysfonctionnement" sera monté en épingle. C'est de bonne guerre

Ecrit par : Henri Grégoire | 17 mai 2007

Bonsoir,
entendu sur France-Info, pourtant peu soupçonnable de manquer de zêle à l'égard du bonaparticule : le domaine qui aura été âprement disputé entre les ministres pressentis est celui du co-développement (donc des gros contrats avec les républiques bananières).
Quelqu'un peut-il me rassurer sur ce que cela laisse entendre ou bien suis-je un indécrottable naïf pour encore m'en indigner ?

Ecrit par : Perceval | 18 mai 2007

Allo Carole? TV5 nous ayant sucré la Grande Cascade, on a eu tout juste droit à une Nième marseillaise, belle et a capella. Heureusement que cela continuait ailleurs..Pas étonnant , il sufffit de regarder Kiosque pour savoir que la déstalinisation de l' eau de boudin n'est pas sur l'écran-radar de TV5, tant qu'elle gardera sa direction franco-québécoise gaucho-gauchiste...

J'ai une question personnelle. Merci de me contacter: [email protected].

Ecrit par : Cadichon | 18 mai 2007

Que dites-vous de ça (moi, je trouve ça assez incroyable) ?

http://www.fondationmgen.org/PDF/quest_parents_paris.pdf

http://rue89.com/2007/05/14/une_etrange_enquete_medicale_sur_les_enfants_parisiens

Ecrit par : Perceval | 18 mai 2007

Perceval,

Je commence à avoir sérieusement peur.... Au secours! Orwell, reviens!

Ecrit par : Odrade | 18 mai 2007

Une étrange enquête médicale sur les enfants parisiens
Par Jérôme Savre 14H34 14/05/2007

La semaine dernière, l'école de ma fille m'a remis un questionnaire étrange.
Cette étude organisée par l'Académie de Paris et la fondation MGEN pour la santé publique a pour but de suivre sur cinq ans des enfants scolarisés "pour mieux comprendre et prévenir certains troubles concernant la santé physique et psychique des enfants".

Il est précisé que ce questionnaire est "strictement anonyme" alors qu'il y a un numéro de dossier sur la première page de l'enquête et que
de toute façon, ma fille serait sollicitée dans cinq ans.

Quand j'ai commencé à lire le contenu de l'enquête, j'ai été extrêmement surpris par le type de questions. L'enquête rappelle étrangement le projet de loi sur le dépistage précoce des troubles du comportment chez le jeune enfant.
Quelques exemples de questions, qui concernent les parents, les frères et les soeurs:

- a déjà connu une crise ou une attaque durant la quelle il s'est senti subitement très effrayé ou paniqué,
- a déjà eu peur de sortir de chez lui seul, d'être dans la foule, de faire la queue, de passer sur un pont ou de voyager en bus, en train ou en
voiture
- a déjà eu l'habitude de vérifier, compter ou nettoyer de façon répétitive
- a déjà eu des pensées déplaisantes ou obsédantes comme ne pas avoir bien fermé la porte, alors qu'elle était bien fermée, ou que certaines
choses étaient sales alors que ce n'était pas le cas
- a déjà été emprisonné, arrêté ou condamné pour un crime
- a déjà tenté de mettre fin à ses jours
et en dessous est précisé en italique: si oui, est-ce qu'il (elle) en est décédé ?

Il y a aussi une dizaine de questions sur la consommation d'alcool des parents. Et surtout celle-là: avez-vous été blessé ou quelqu'un d'autre
a-t-il été blessé parce que vous aviez bu ?

Certaines questions portent sur les relations affectives parents/enfants, sur des angoisses possibles, la maladie, la dépression,
la violence mais aussi sur le milieu social, les revenus...

J'ai refusé de répondre à l'enquête. Mais il y avait aussi quelques questions pour ceux qui refusaient de répondre. En proposant les
motivations du refus: avez-vous peur, tout va bien, pas d'intérêt...
Et bien sûr la question sur la profession exercée et les revenus. J'ai refusé aussi.

Tout ça s'est passé avec le médecin scolaire lors de la visite médicale annuelle de mon enfant. Au passage, il m'a été demandé (toujours pour l'enquête) si j'acceptais que des informations soient transmises quant au contenu de la visite médicale de mon enfant.
J'ai refusé à nouveau considérant qu'on me demandait de lever le secret médical...


http://rue89.com/2007/05/14/une_etrange_enquete_medicale_sur_les_enfants_parisiens

Ecrit par : Henri Grégoire | 18 mai 2007

Le premier gouvernement du quinquennat Sarkozy


Premier ministre François Fillon


Ministre du Développement durable Alain Juppé


Ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie

Ministre de la Prospective économique Jean-Louis Borloo

Ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner

Ministre de la Défense Hervé Morin

Ministre de la Justice Rachida Dati

Ministre de la Santé et des Sports Roselyne Bachelot

Ministre des Comptes de la Nation Eric Woerth


Ministre des Affaires sociales Xavier Bertrand

Ministre de l'Education Xavier Darcos


Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse

Ministre de l'Agriculture Christine Lagarde


Ministre de l'Immigration et de l'identité nationale Brice Hortefeux


Ministre de la Culture Christine Albanel


Secrétaire d'Etat à la prospective économique Eric Besson


Secrétaire d'Etat aux affaires européennes Jean-Pierre Jouyet


http://rue89.com/2007/05/12/gouvernement_fillon

Ecrit par : Henri Grégoire | 18 mai 2007

Cadichon,

J'ai eu la curiosité d'en savoir plus sur vous - puisque je n'ai pu concrétiser pour des raisons sur lesquelles je n'avais aucun pouvoir (il ne faut pas regretter) le rêve d'être un étudiant/doctorant expatrié, cela a avivé mon intérêt. Et puis (pour un doctorant montpelliérain): Boston University (bref, depuis "Les Poètes disparus" - j'avais 13/14 ans - l'envie de me trouver à étudier/enseigner dans des bâtiments de style oxfordien ne me quitte pas... fétichisme? sans aucun doute)! Allez, en visitant le site du campus, je suis en train de pleurer sur ma misérable université qui fait ce qu'elle peut avec les moyens qu'elle a; et sur le Théâtre universitaire "La Vignette" dont le directeur est un wannabee qui programme plusieurs fois par an des lectures de poésies concrètes (quel progrès! quelle modernité, que de créations pointues... aïe!) et des spectacles qui ne donnent envie qu'à celles et ceux que la mode et le conservatisme de la "modernité à tout prix" fait bander (excusez mon langage mesdemoiselles, mesdames).

"The Forty Year Crisis Berlin (1948-1989)"...

Ecrit par : Pendariès | 18 mai 2007

M'ssieur Brighelli, dans vos bagagdes, avec votre cardinal de Retz, n'oubliez pas le contre-poison: La Rochefoucauld.

Ecrit par : Pendariès | 18 mai 2007

Que dites-vous de ça (moi, je trouve ça assez incroyable) ?

http://www.fondationmgen.org/PDF/quest_parents_paris.pdf

http://rue89.com/2007/05/14/une_etrange_enquete_medicale_sur_les_enfants_parisiens

Ecrit par : Perceval | 18 mai 2007


Après avor parcouru le questtonnaire, je trouve assez gênant que l'École soit utilisée pour ce qui est une banale enquête épidémiologique.


La grille de questions qui vous est destinée est une ggrille classique , fondée dir le DMS pour établir un doiagnostic de dépression.



Qu'en dit Delanoë?


Et pourquoi la MGEN?

Ecrit par : Henri Grégoire | 18 mai 2007

"M'ssieur Brighelli, dans vos bagagdes, avec votre cardinal de Retz, n'oubliez pas le contre-poison: La Rochefoucauld"

écrit Pendariès…

Oh, je sais bien que "l'amour-propre est le plus grand de tous les flatteurs". Mais je me suis immunisé il y a déjà très longtemps, en me regardant une bonne fois pour toutes dans la glace…
Quant à la flatterie… Ça me fait toujours penser à De Funès dans la Folie des grandeurs, ordonnant à Yves Montand : "Flattez-moi, mon bon Blas…"

Un petit détail à propos de pédagogistes…
Philippe Meirieu, récemment interviewé (ne cherchez pas, c'est pour un documentaire à venir), a lâché les trois-quarts de ses convictions antérieures, sur le thème "nous avons beaucoup exagéré". Allez, chiche, on dit à Fracko que le patron a déjà déserté le navire ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 mai 2007

Je n'avais pas oublié le post où vous aviez déjà dit que vous vous étiez déjà regardé dans la glace "une bonne fois pour toutes". Non, je pensais que, dans vos futures périgrinations, vous pourriez le glisser entre quelques autres mains, ce bon Duc...

Est-ce que cela vous intéressez si je demandais au CPE et à mon proviseur-adjoint qui en ont ras-le-bol du laisser aller de mon établissement s'ils m'écrivaient un topo sur tout ce qui peut entraîner le tangage du navire lep de leur point de vue? Je vous ferai passer l'ensemble, si vous le voulez.

Une autre chose, pour le blog, je crois que, plus qu'ailleurs, les LP sont "obligés" de garder les cancres, les perturbateurs. Aucun moyen de pression pour refuser une nouvelle inscription en classe supérieure. Parfois, ça flirte avec le hors-cadre pour se débarrasser de telle ou tel, aussitôt remplacés par parfois pire qu'eux...

Ecrit par : Pendariès | 18 mai 2007

beaucoup de "déjà"... Aurais-je l'adverbite aigüe (ha non désolé, je ne fais pas dans l'Almanach Vermot) comme Joris-Karl Huysmans?

Ecrit par : Pendariès | 18 mai 2007

J'ai une question personnelle. Merci de me contacter: [email protected].

Ecrit par : Cadichon | 18 mai 2007

Désolé Cadichon, mais je ne réponds pas aux "questions personnelles" de ceux qui, avec constance , usent avec moi d'un langage insultant et évoquent l'usage des insecticides, "antimites" pour être précis , pour en finir avec ceux qu'ils considèrent comme "nuisibles" pour la société .

Qu'il ne s'agisse là que d'une métaphore maladroite , je le conçois mais j'ai des raisons politiques et personnelles de ne pas oublier que la métaphore pathobiologique est caractéristique de l'antisémitisme depuis Édouard Drumont et qu'elle sature le discours des Nationaux-Socialistes comme de tout ceux qui professe une même "philosophie vétérinaire"(*) (Léon Poliakov- Le Mythe Aryen)


Je la considère donc comme un marqueur sémantique de l'l'Extrême-Droite antisémite. Le dernier exemple en date est celui de Dieudonné qui se débrouille dans au moins deux de ses déclarations pour associer SIDA, sionisme et judaîsme., la relation de proximité sugérant chez le lecteur et/ou le téléspectateur une relation d 'identité. et /ou de causalité.


Je ne suis assez pointu en Rhétorique pour identifier la "figure du discours" utilisée par cet humoriste égaré mais Françoise Guichard ou JPB devraient pouvoir le faire.

Je n'ai jamais renié mes engagements de jeunesse sur le plan de valeurs même si je les ai pondérés, notamment à la lecture du Général De Gaulle et de Raymond Aron qui m'a fait dévouvrir Tocqueville.



La lecture de vos commentaires montre, à moins que cela ne relève d'un jeu pervers, que vous vous vous reconnaissez dans la fraction la plus dure des néo-conservateurs américains, celle qui a provoqué la seconde guerre d'Irak appuyée par Bernard Kouchner et Pierre Lellouche et Nicolas Sarkozy.,off the record, , selon des propos tenus hier par un journaliste sur i-télé ou la 5.


Votre source d'inspiration est Daniel Pipes dont le site francophone diffuse les conceptions néo-conservatrices reprises ensuote par les néo-cons français: Alain Finkielkraut, PA Taguieff, Robert Redeker et alli...

http://fr.danielpipes.org/

http://www.danielpipes.org/

Par ailleurs vos références à Pétain ,"le seul vrai régime de droite qu'ait connu la France depuis la Révolution," votre évocation des "émigrés" de Coblence en référence à votre sitution personnelle, votre penchant paranoïaque à voir des "cocos" partout , même là où cela est le plus improbable, ne sont guère de nature à m'inciter à engager un quelconque dialogue avec vous.


Je ne sais si c'est un jeu pour vous mais, en ce qui me concerne, je suis exactement sur la même ligne que Montaigneàcheval:


"Pour un oeil, deux yeus, pour une dent toute la gueule"


Que voulez-vous, c'est génétique...


'*) Rien à voir avec Dobolino.

Ecrit par : Henri Grégoire | 18 mai 2007

Pendariès, vous m'en bouchez un coin...
Ainsi mon mémoire, ou du moins preuve de son existence, se balade dans la nature alors que le croyais oublié dans le douillet anonymat d'une étagère de la Ginn Library. Et côté modernité, pas vraiment bandant...


De la crise de Berlin à celle de l'éducation... Merci!
figurez-vous que jusqu'à ce soir, je n'avais pas fait le rapprochement. Pas très malin, je vous le concède.


Et pourquoi désespérer et abandonner l'idée? Si une idiote comme moi a pu avoir une bourse, et à plus de 55 balais, vous devriez pouvoir faire bien mieux...
Je ne connais pas un seul doctorant ici qui n'en ait pas une. Le tout c'est de trouver l'adéquation entre le sujet de la recherche et l'institution ( et surtout le prof) que cela peut intéresser. J'y ai quand même mis 16 mois. Mais là aussi vous pourriez faire mieux.

Ecrit par : Cadichon | 18 mai 2007

Le tout c'est de trouver l'adéquation entre le sujet de la recherche et l'institution ( et surtout le prof) que cela peut intéresser. J'y ai quand même mis 16 mois. Mais là aussi vous pourriez faire mieux.

Ecrit par : Cadichon | 18 mai 2007

D'abord, je termine ma thèse, et si je veux en passer une autre, oui, j'y réfléchirai sérieusement (j'ai une idée de sujet en tout cas, du moins pour une autre recherche qui ne soit pas uniquement littéraire): il est certain que le travail universitaire me sauve souvent de la déprime professorale du lycée pro... Mais ma moité d'orange ne peut, quant à elle, avoir la liberté professionnelle et de mouvements qui peut être mienne.

Et votre mémoire est en ligne.

Ecrit par : Pendariès | 18 mai 2007

Mais merci pour le réconfort qu'une telle perspective peut me dispenser...

Ecrit par : Pendariès | 18 mai 2007

Reprenons dans l'ordre:

1) Allo Carole? [...] J'ai une question personnelle. Merci de me contacter...
Ecrit par : Cadichon | 18 mai 2007

2)Désolé Cadichon, mais je ne réponds pas aux "questions personnelles"
Ecrit par Henri Gregoire| 18 mai 2007

Ca ne s'arrange pas...Vous vous appelez CAROLE, maintenant!!!


Rassurez-vous... moi, je n'ai vraiment pas la moindre envie de correspondre avec vous. Comment avez-vous même pu imaginer une seule seconde une telle absurdité!!!

Bon, je vous savais l'égo surdimensionné, mais au point de penser ainsi que tout se rapporte à vous... ça dépasse l'entendement, et la réalité dépasse l'affliction.

Mais, comme vous continuez à me faire rire, ça compense...

Ecrit par : Cadichon | 18 mai 2007

D'abord, je termine ma thèse, et si je veux en passer une autre, oui, j'y réfléchirai sérieusement.."
Ecrit par : Pendariès | 18 mai 2007

C'est peut-être un peu tard, mais il y a moyen de faire une double soutenance. Dès que j'ai fini ici, je présente en France, où j'ai aussi un directeur de recherche, et j'ai un double diplôme avec une seule recherche...Cela porte un nom mais vue l'heure tardive je n'ai pas le courage de me gratter les neurones.

Ecrit par : Cadichon | 18 mai 2007

Un petit détail à propos de pédagogistes…
Philippe Meirieu, récemment interviewé (ne cherchez pas, c'est pour un documentaire à venir), a lâché les trois-quarts de ses convictions antérieures, sur le thème "nous avons beaucoup exagéré". Allez, chiche, on dit à Fracko que le patron a déjà déserté le navire ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 mai 2007


Vous nous avez fait récemment un éloge des rats, les plus intelligents des animaux. Bien entendu, j'ai saisi l'allusion et je partage votre point de vue . Je n'ai pas grand mérite, les rats de laboratoire permettent de mettre au point des tests d'intelligence ensuite administrés mutatis mutandis à des sujets humains.

Ils sont excellents dans tous les problèmes de labyrinthe. À la condition express qu"'au bout, il y ait un bou de fromage...



Philippe Meirieu a un sens aigu du rapport de force et des situations labyrinthiques apparemment sans issue.. Je ne sais si vous vous en souvenez mais ,lorsque Lionel Jospin a été remplacé par Jack Lang, ce qui était une défaite pour Philppe Meirieu, il avait attendu quelques semaines puis s'était fendu, dans le Monde, d'une Tribune au vitriol contre Jack Lang accusé d'immobilisme si mes souvenirs sont exacts.

Le résultat de cette offensive-éclair fût que quand , ayant présenté sa candidature au poste de Président de l'IUFM de Lyon , il n'obtint pas la majorité , Jack Lang passa outre l'avis purement consultatif mais toujours suivi du Conseil d'Administration de l'IUFM. e tc'est ainsi que Philippe Meirieu, par le fait du Prince , devint Directeur de l'IUFM de la Capitale des Gaules.


Jack Lang se débarassait ainsi de lui , comme aurait pu le faire un Roi du Moyen-Âge à l'égard d'un Baron ou d'un Clerc turbulent lui octroyant fief, prébende ou sinécure...



Par ailleurs, compte-tenu de ses références confessionnelles le mea culpa est devenu chez lui une seconde nature quand il se sent en difficulté comme il 'a été dans le domaine de la lecture où il préconisait comme Evelyne Charmeux d'utiliser les "Écrits sociaux" en lieu et place des rextes littéraires.


Comme je l'ai écrit hier sur ce fil de discussio, la banquise craque. Qu'un militant du SGEN-CFDT prenne publiquement position contre le sectarisme de l'Église pédagogiste est à ma connaissance une grande première.

S'agissant d'un instituteur retraité, une basse-manoeuvre pour flatter les maîtres du jour,est demon point de vue ,à exclure au contraire de l'autocritique de celui qui se prend pour le Thomas d'Aquin de la Pédagogie.

Thomas d'Aquin, le Docteur angélique voulait faire de la Philososophie la Servante de la Théologie, Philippe Meirieu lui, voulait faire des Disciplines scolaires les Servantes de la Pédagogie...


Classe contre classe : le retour
Émile Pinard
mercredi 2 mai 2007.



Monsieur Fijalkow, en dépit de réserves, j’ai signé la pétition « Sauvons la lecture » dont vous êtes à l’origine. J’ai, comme militant syndical, appelé à la signature de ce texte les enseignants de mon département.

Je suis tenté aujourd’hui de retirer ma signature car je ne me reconnais pas du tout dans la démarche « camp contre camp » (classe contre classe ?) que vous adoptez dans le texte « B-A BA : le retour » publié sur le site d’Éducation et Devenir et dont témoignaient déjà les textes de plusieurs autres signataires. (...)


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=121






Pour ce qui est de Perre Frackoviak , cela va être dur, il ne sera pas Conseiller technique au Cabinet d'un Ministre socialiste de l'Éducation Nationale, il ne finira donc pas sa carrière comme IA ou IG, sa position au PS et au SIEN-UNSA sera fortement ébranlée, certains enseignants du PS n'hésitant pas à contester publiquement l'influence néfaste du pédagogisme sur la ligne du Parti.

De plus ,en tant qu'IEN , il est tenu d'obéir aux instructions ministérielles.

Une Circulaire, qui rappellerait brièvement le principe de la liberté pédagogique que Jean-Pierre Chevènement croyait un peu naïvement avaoir inscrit dans le marbre des Programmes du Collège et qui préciserait ,en outre, que la mission des Inspecteurs est, avant tout, de procéder à un "contrôle de conformité" portant sur la qualité de l'Enseignement dispensé dans les Écoles, Collèges et Lycées de la République avec pour critères les seuls Programmes nationaux serait la bienvenue et devrait être publiée dès les premiers jours suivant la prise de fonction du Ministre de l'Éducation Nationale dont nous cnnaïtrons officiellement le nom dans une heure.

Cette Circulaire, qui s'appliquerait dès la rentrée scolaire 2007, rappellerait que, conformément aux principes de l'École républivcaines, ni les constats, ni les conseils, ni surtout les évaluations des Inspecteurs ne doivent faire mention de principes autres que ceux qui relèvent de la logique didactique donc disciplinaire.


Exit la "pédagogie frontale', chimère fantastique inventée par les Inspecteurs pédagogistes pour discréditer et intimider certains enseignants.

Une telle Circulaire ébranlerait fortement le "liberticide" assumé qu' est Pierre Frackoviack le plaçant ipso facto dans une situation de "double contrainte".



Considérations sur le métier de professeur
Du métier de professeur à la profession d’enseignant - Franck Depril
jeudi 17 mai 2007.


Nous entendons par ce qui suit répondre à quelques remarques formulées ces derniers mois par des dirigeants du Parti Socialiste à propos du métier de professeur.Nous en profiterons pour répondre également au projet de décret du gouvernement modifiant le statut de 1950, qui en définissait les missions et les conditions d’exercice.

(...)

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=192

Ecrit par : Henri Grégoire | 18 mai 2007

Outre de nombreuses fautes de frappe qui ont échappé à la correction , les deux liens URL ne sont pas opérationnels.

Je les replace donc ci-dessous, ces deux articles sont en effet très important pour comprendre le début du "grand dégel" pédagogiste.

Dans une phase aussi délicate , il convient d'être "grand seigneur" , lisez Machiavel ou Sun-Tzu, et d'éviter de risquer un" regel" par des attaques polémiques qui provoqueraient inévitablement des réactions de, fausse, solidarité.



Considérations sur le métier de professeur
Du métier de professeur à la profession d’enseignant - Franck Depril
jeudi 17 mai 2007.



Nous entendons par ce qui suit répondre à quelques remarques formulées ces derniers mois par des dirigeants du Parti Socialiste à propos du métier de professeur.Nous en profiterons pour répondre également au projet de décret du gouvernement modifiant le statut de 1950, qui en définissait les missions et les conditions d’exercice.(...)

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=192




Classe contre classe : le retour
Émile Pinard
mercredi 2 mai 2007.


Monsieur Fijalkow, en dépit de réserves, j’ai signé la pétition « Sauvons la lecture » dont vous êtes à l’origine. J’ai, comme militant syndical, appelé à la signature de ce texte les enseignants de mon département.

Je suis tenté aujourd’hui de retirer ma signature car je ne me reconnais pas du tout dans la démarche « camp contre camp » (classe contre classe ?) que vous adoptez dans le texte « B-A BA : le retour » publié sur le site d’Éducation et Devenir et dont témoignaient déjà les textes de plusieurs autres signataires.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=121

Souvenons-nous de la parabole évangélique des "ouvriers de la onzième heure".

Ecrit par : Henri Grégoire | 18 mai 2007

« Une Circulaire, qui rappellerait brièvement le principe de la liberté pédagogique que Jean-Pierre Chevènement croyait un peu naïvement avoir inscrit dans le marbre des Programmes du Collège et qui préciserait ,en outre, que la mission des Inspecteurs est, avant tout, de procéder à un "contrôle de conformité" portant sur la qualité de l'Enseignement dispensé dans les Écoles, Collèges et Lycées de la République avec pour critères les seuls Programmes nationaux serait la bienvenue et devrait être publiée dès les premiers jours suivant la prise de fonction du Ministre de l'Éducation Nationale. » Écrit par Henri Grégoire.

Et quand les Programmes nationaux donnent la « méthode à employer », y a-t-il liberté pédagogique ? Quand ils « gravent dans le marbre » que seule cette méthode doit être utilisée dans les classes, même si l’on se rend compte qu’elle ne « marche pas si bien que ça »...

Actuellement, à l’école primaire, une et une seule démarche est préconisée en sciences expérimentales et technologie, celle de « La Main à la Pâte ». Son nom n’est pas cité mais il suffit de lire la page 144 du BO Hors Série n° 5 du 12 avril 2007 pour s’en rendre compte (excusez-moi, c’est un peu long) :

« SCIENCES EXPÉRIMENTALES ET TECHNOLOGIE – Objectifs :

L’enseignant sélectionne une situation de départ qui focalise la curiosité des élèves, déclenche leurs questions et leur permet d’exprimer leurs idées préalables [les fameuses « représentations mentales initiales de l’enfant »]. Il incite à une formulation précise. Il amène à sélectionner les questions qui se prêtent à une démarche constructive [tiens, on nous oblige à faire du « constructivisme » ?] d’investigation débouchant sur la construction des savoir-faire, des connaissances et des repères culturels prévus par les programmes.

Les connaissances et les compétences sont construites dans le cadre d’une méthode [Ah ! Vous voyez ? Il n’y en a qu’une !] qui permet d’articuler questionnement sur le monde et démarche d’investigation. Cette démarche peut recourir à diverses formes de travail :

- expérimentation directe (à privilégier chaque fois qu’elle est possible) conçue et réalisée par les élèves [Il ne peut pas la trouver systématiquement possible cette expérimentation directe, Monsieur l’Inspecteur, quand il visite ses ouailles et donc sanctionner le pauvre type qui fait du « frontal » ? Il ne peut pas « ennuyer la pauvre fille » qui a voulu ne serait-ce que montrer une expérience qui marche mais que ses élèves n’avaient pas conçue eux-mêmes ?] ;

- réalisation matérielle (recherche d’une solution technique) [Et les « handicapés de la solution technique », ils font quoi pendant ce temps, ils dorment ? Ils fichent la panique ? Ne vous fâchez pas, je me rappelle mon enfance, pleine de gentilles fées et de méchants lutins qui passaient leur temps à habiter les objets et à les douer d’une volonté propre sur laquelle je n’avais aucun pouvoir, les « handicapés de la solution technique », c’est moi, ma fille, mon père et quelques autres membres de mon entourage proche ainsi que quelques-uns de mes élèves...)] ;

- observation directe ou assistée par un instrument, avec ou sans mesure ;

- recherche de documents ;

- enquête et visite.

La confrontation à des ouvrages de référence consolide les connaissances acquises et contribue à l’apprentissage de stratégies de lecture adaptées à la spécificité de ces textes.

[Et on finit en apothéose : « Vous faites comme vous voulez, mais dans le cadre des objectifs des programmes » :] La séquence didactique comporte le plus souvent un TRAVAIL EN PETITS GROUPES qui donne l’occasion de développer les qualités d’écoute, de respect, de coopération. L’activité des élèves EST LA REGLE et les expériences magistrales SONT RARES. Des moments de synthèse opérée par le maître n’en sont pas moins indispensables pour donner tout leur sens aux pratiques expérimentales et en dégager les enseignements. [Bon, il est vrai qu’on peut toujours se raccrocher à cette phrase pour démontrer à Monsieur l’Inspecteur que l’on travaille bien dans le cadre des Programmes...]. »

Suit tout un paragraphe sur la nécessité de faire tenir aux élèves un carnet d’expériences et d’observations qui les suit théoriquement depuis la Petite Section. Les élèves y écrivent pour eux-mêmes et pour mettre en forme les résultats acquis qu’ils communiquent ensuite au groupe-classe et au maître. « Ces écrits validés prennent alors le statut de savoirs. » [A parfois 28 ou 30 élèves par classe, ils ont intérêt à être brefs ces écrits pour que le groupe-classe ait le temps d’en valider deux ou trois par élève et par an !]. Ce dernier paragraphe prévoit aussi dans ses cinq dernières lignes une « initiation à la lecture documentaire en sciences lorsque les élèves rencontrent [au hasard du chemin] un nouveau type d’écrit scientifique. » [En avant les petites cases du « livret d’évaluation des compétences », « acquis », « en cours d’acquisition », « non acquis » ! Le contrat est rempli, l’élève a « rencontré » UNE fiche technique, UN compte-rendu d’expérience, UN texte explicatif, UN texte argumentatif, UN tableau de chiffres et la rencontre s’est plus ou moins bien passée...]

Ecrit par : catmano | 18 mai 2007

2)Désolé Cadichon, mais je ne réponds pas aux "questions personnelles"
Ecrit par Henri Gregoire| 18 mai 2007

Ca ne s'arrange pas...Vous vous appelez CAROLE, maintenant!!!


Rassurez-vous... moi, je n'ai vraiment pas la moindre envie de correspondre avec vous. Comment avez-vous même pu imaginer une seule seconde une telle absurdité!!!

Bon, je vous savais l'égo surdimensionné, mais au point de penser ainsi que tout se rapporte à vous... ça dépasse l'entendement, et la réalité dépasse l'affliction.

Mais, comme vous continuez à me faire rire, ça compense...

Ecrit par : Cadichon | 18 mai 2007




Sorry! I'm a sucker!

Silly, is'nt!

Ecrit par : Henri Grégoire | 18 mai 2007

Si vous voulez en savoir plus sur le pédagogisme, ils y sont tous...
Anne-Marie.

http://education.devenir.fr/Lecture.htm

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 mai 2007

Assez rigolé.
Au gouvernement, et au boulot.

Ecrit par : georges | 18 mai 2007

Souvenons-nous de la parabole évangélique des "ouvriers de la onzième heure".

Ecrit par : Henri Grégoire | 18 mai 2007

Reste à évaluer la sincérité de la "conversion" ...Et à juger l'arbre à ses fruits.

Ecrit par : Robin | 18 mai 2007

Et quand les Programmes nationaux donnent la « méthode à employer », y a-t-il liberté pédagogique ? Quand ils « gravent dans le marbre » que seule cette méthode doit être utilisée dans les classes, même si l’on se rend compte qu’elle ne « marche pas si bien que ça »...

Actuellement, à l’école primaire, une et une seule démarche est préconisée en sciences expérimentales et technologie, celle de « La Main à la Pâte ». Son nom n’est pas cité mais il suffit de lire la page 144 du BO Hors Série n° 5 du 12 avril 2007 pour s’en rendre compte (excusez-moi, c’est un peu long) :

« SCIENCES EXPÉRIMENTALES ET TECHNOLOGIE – Objectifs :

L’enseignant sélectionne une situation de départ qui focalise la curiosité des élèves, déclenche leurs questions et leur permet d’exprimer leurs idées préalables [les fameuses « représentations mentales initiales de l’enfant »]. Il incite à une formulation précise. Il amène à sélectionner les questions qui se prêtent à une démarche constructive [tiens, on nous oblige à faire du « constructivisme » ?] d’investigation débouchant sur la construction des savoir-faire, des connaissances et des repères culturels prévus par les programmes.

Les connaissances et les compétences sont construites dans le cadre d’une méthode [Ah ! Vous voyez ? Il n’y en a qu’une !] qui permet d’articuler questionnement sur le monde et démarche d’investigation. Cette démarche peut recourir à diverses formes de travail :
Ecrit par : catmano | 18 mai 2007



Bien entendu , il est indispensable que le Ministère fasse rédiger, durant l'été, de nouveaux programmes pour l'École élémentaire.


La tâche est relativement aisée. Pour avoir contribué, en 1984, sous la houlette de l'Inspecteur Général Robillard à une première mouture du chaptre "Sciences et technologie" durant un Séminaire organisé dans une École Normale qui assurait le gîte, spartiate, et le couvert, monacal, je peux garantir qu'en deux sessions de quatre jours le travail est terminé.


Il reste ensuite au Cabinet à intégrer les travaux des Séminaires diciplinaires dans un tout cohérent.

On sortirait ainsi des usines à gaz jospino -meirieusiennes.

Du reste le GRIP a beaucoup avancé sur ce point et j'adhère tout à fait à la proposition de regrouper l'actuelle Grande Section et le CP dans un seul et même Cyle d'apprentissage sur deux ans.

Ces programmes devraient être présentés sous forme de Notions élémentaires et construits en une progression cohérente tant du point de vue didactique et que de celui de la psychologie cognitive.

Il y a actuellement un large consensus pour relativiser l'apport de Jean Piaget notamment en intégrant les apports critiques deLev Vigotsky et de Jérôme Bruner souvent cités par les pédagogistes mais rarement compris notamment lorsque Lev Vigotski fait une place importante au rôle de l'adulte et du cadre social , dont l'école dont il ne fait mas un micosme social, dans les apprentissages.


En ce qui concerne "La main à la Pâte", c'est un avatar de la pédagogie d'éveil renvoyée aux poubelles de l'Histoire de l'École en 1985 par Jean-Pierre Chevènement. Il ya du reste une contradiction majeure chez les "théoriciens " de la Pédagogie d'Éveil , due à l"'illusion microcosmique" puisque selon la vulgate piagétienne , c'est seulement à l'adolescence que l'enfant atteint enfin le stade de l'intelligence formelle



Jean Piaget


Sa théorie est inspirée par la philosophie évolutionniste de Spencer. Elle est aussi une théorie constructiviste originale de la genèse de l'intelligence et des connaissances humaines qui permet à Piaget d'établir des liens étroits entre le problème biologique de l'évolution et de l'adaptation des espèces et le problème psychologique du développement de l'intelligence.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Piaget




Lev Vygotski



Vygotski élabore une théorie des fonctions psychiques supérieures grâce à la méthode génétique, conçue comme une « histoire sociale » c'est-à-dire qu'en référence à la théorie sur l'« excentration » de Leontiev « les transmissions ne sont pas simplement d'ordre héréditaires mais aussi culturelles ». Pour Vygotski, l'apprentissage est un processus d'appropriation de ces systèmes, un processus d'appropriation de ces outils.



http://fr.wikipedia.org/wiki/Lev_Vygotski




Jerome Bruner



our Bruner, la médiation sociale lors des conduites d'enseignement-apprentissage (interaction de tutelle) s'exerce sur un mode communicationnel (dialogique). Il introduit deux concepts clefs rendant compte des processus de régulation dans ces interactions de tutelle, celui d'étayage et de format.

1 Interaction de tutelle Interactions entre un adulte et un enfant grâce auxquelles l'adulte essaye d'amener l'enfant à résoudre un problème qu'il ne sait résoudre seul. Les processus d'étayage permettent la mise en place de formats (formes régulatrices des échanges) et l'adulte guide l'enfant pour qu'il se conforme à ces formes standardisées, à ces patterns d'échanges réguliers et ritualisés. C'est à l'intérieur de ces formes que l'enfant grâce à l'étayage de l'adulte, pourra s'autonomiser vers des conduites de résolutions.

2 Étayage Lié au concept de ZDP (Zone proximale de développement), il désigne "l'ensemble des interactions d'assistance de l'adulte permettant à l'enfant d'apprendre à organiser ses conduites afin de pouvoir résoudre seul un problème qu'il ne savait pas résoudre au départ". L'adulte prend en charge les éléments de la tâche que l'enfant ne peut réaliser seul. Bruner repère 6 fonctions:

* L'enrôlement
* La réduction des degrés de liberté
* Le maintien de l'orientation
* La signalisation des caractéristiques déterminantes
* Le contrôle de la frustration
* La démonstration ou présentation de modèles.

http://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9r%C3%B4me_Bruner



Avec Jérôme Bruner lui aussi plus souvent cités que compris par les pédagogistes , nous disposons d'une hypothèse de travail solide et compatible avec les objectifs de l'École.

L'un des effets pervers de l'actuelle polémique est notamment de discréditer certains des auteurs majeurs de la psychologie cognitive , leurs conceptions théoriques et les conséquences que l'on peut en tirer dans la pratique de la classe.


Ne jetons pas le bébé du socio-constructivisme avec l'eau sale du pédagogisme.


Ce serait là concéder une victoire majeure à nos adversaires actuellement sur la défensive.

Ecrit par : Henri Grégoire | 18 mai 2007

Je ne poste guère sur ce blog, mais j'en suis un lecteur assidu et gourmand. Je suis heureux de voir que, passée l'excitation des élections, le blog retrouve une ambiance plus sereine. Surtout, je me réjouis de la présence de Xavier Darcos à la tête de l'EN : JPB enfin conseiller du Prince ? C'est ce que l'on peut souhaiter de mieux pour reconstruire l'École. C'est pour cela que je me fends d'un petit mot (bien inutile en lui-même, sinon pour manifester mon attachement au combat pour l'École vraiment républicaine). Bref : vous avez tout notre soutien, Jean-Paul !

Ecrit par : Laurent C. | 18 mai 2007

Pendariès, une rumeur dit que les LP seraient régionalisés...

En attendant, dans le LP de mon lycée Paul-Yvalant, des élèves “en rupture” (traduisez des délinquants) seront “accueillis” l’an prochain en provenance de la grande ville. Nul doute que la quiétude et l’harmonie vont régner.

Nous expérimentons déjà ce genre de “remédiation” : les lascars montrent alors toute leur intelligence et leur savoir-faire en constituant ex-nihilo des réseaux de revente de drogue dans un milieu inconnu d’eux. Dans l’impunité presque totale, montrant d’ailleurs ainsi l’exemple de la réussite de l’entreprise privée et du capitalisme sauvage (non, je n’attaque pas Cadichon !).

Encore une réussite de la pédagogie du détour !

Bon courage pour finir votre thèse.

Ecrit par : [email protected] | 18 mai 2007

Bonjour Lariba,
inutile de vous faire du mouron puisque désormais tout devrait aller mieux...Zorro est arrivé!
;):)

Montaigne à cheval continuez vos coups de gueule, nous sommes quelques uns et unes à les apprécier...


Bonne journée

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 18 mai 2007

Donc ça y est,

Alea jacta est.


"La critique est aisée, mais l'art est difficile."

Destouches, Le glorieux.


Quelques sugestions avant la fermeture programmée et inéluctable de "Bonnet d'Âne";


Sur les progammes de l'École élémentaire, j'ai donné mon avis, dans ma réponse à Dobolino:un Séminaire de deux fois deux semaines réunissant des IEN, des Formateurs d'IUFM et des Conseillers Pédagogiques non compromis dans la propagande pédagogiste.

Deux à trois Universitaires par Groupe, pour le Français je suggère la Linguiste Hélène Huot qui a fait ses preuves dès 1985 et Liliane Sprenger-Charolles qui a démontré dès 1985 l'inanite des "thèses" des " Roux et Combaluzier" de la Voie directe , Jean Foucambert et Évelyne Charmeux.


Pour l'Inspection Générale , il sera difficile de trouver des compétences, tant la mise au pas de ce corps vénérable par Lionel Jospin a eu des effets désastreux sur la composition du Groupe, non-diciplinaires , de l' École.

Seul Jean Hébrard est une "pointure" et il a récemment fait son "mea culpa " sur l'apprentissage de la Lecture




Revoir immédiatement le Concours de recrutement des IEN en rétablissant, conformément aux voeux de l'Inspection Géérale, une épreuve d'admissibilité écrite et anonyme seule garante que la sélection pour accèder à l'épreuve orale d'admission se fera au mérite et sur le seul critère des compétences professionnelles exigées d'un Inspecteur et notamment de sa maîtrise de la langue écrite.


Rétablir la limite d'âge fixée antérieurement à 45 ans et supprimée par Jack Lang. Il s'agit d'une nouvelle carrière et non d'une sinécure pour Conseiller Pédagogique soucieux essntiellement d'améliorer sa retraite...


Rétablir la règle, conforme à la déontologie républicaine , qui exigeait qu'un Instituteur, maintenant un PE, qui réussissait le CRIEN ne pouvait rejoindre son département d'origine qu'apès un "exil" minimum de dix ans indispensable pour se déprendre des inévitables "connivences départementalistes"


Revoir la formation des Stagiaires IEN ramenée par Jack Lang de deux ans à un an.

Pour les Conseillers Pédagogiques, rétablir une épreuve écrite anonyme. L'actuel Mémoire est propice à toutes les manipulations et très souvent les résultats de cet examen sont connus des "initiés avant même le début des épreuves....


Réétudier la question de la Direction d'école en revenant aux principes qui avait guidé René Monory même s'il avait beaucoup édulcoré son Projet initial abrogé par Lionel Jospin, l'Attila de l'École..




Quel management pour l’école primaire ?
Par François Bénard,
vendredi 18 mai 2007.



Le terme de "management" est-il approprié s’agissant de l’école primaire ? Il apparaît d’emblée qu’il ne serait tout à fait irréaliste de considérer sur un même plan la grosse école de centre urbain et le regroupement pédagogique intercommunal de deux ou trois classes en milieu rural. (...)

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=98





François Bénard est un ancien instituteur, devenu par la suite chargé de mission au ministère de l’éducation nationale. Il est l’auteur de " Nous retournerons à l’école quand elle ira mieux" (L’Harmattan, 2005), et siège au sein du groupe de traval "Enseignement scolaire" de l’Institut de l’entreprise.

Ecrit par : Henri Grégoire | 18 mai 2007

Henri Grégoire,

Je retiens le concept de " zone proximale d'apprentissage " de Lev Vitgovski...concept qui va tout à fait dans le sens du diagnostic de La fabrique du crétin sur la " baisse de niveau " comme " baisse des exigences " et souligne le rôle de l'imitation de l'adulte ou de l'enfant " plus avancé " et du langage (communication externe "socialisée") puis langage intérieur) dans les acquisitions.

La comparaison entre Vitgovski et Piaget ne me paraît pas à l'avantage de Piaget avec sa théorie des "stades" et sa sous-estimation du rôle du langage.

L'expérience montre que si vous "calez" les savoirs sur les stades (âge mental, âge réel) ou les difficultés des élèves vous ne les faites pas progresser.

Dans cette perspective, toute la critique de la pédagogie traditionnelle auprès des enfants déficients auditifs m'a paru particulièrement riche et transposable. En gros, privilégier exagérément le "visuel", sous prétexte qu'ils n'accèdent pas au concept, c'est leur interdire définitivement la possibilité d'accéder au "concept".

L'attitude "pédagogique" pertinente réside dans l'appréciation de la "distance juste" entre ce que l'élève est capable de faire tout seul et ce qu'il peut faire avec d'autres et d'être toujours en avance d'une ou deux longueurs.

Paradoxalement, c'est la pédagogie "traditionnelle" qui apparaît comme la plus optimiste, la plus confiante dans les capacités d'apprentissage de l'enfant et la moins résignée.

Ecrit par : Robin | 18 mai 2007

Première escroquerie de votre Kniebolo!!!! Après nous aoir basssinéea avec la NATION, L'ESPRIT NATIONAL, ENFANTS DE FRANCE et tout le tintouin, GuyMôquet, et que je pleure...Il nomme XAVIER DARCOSTUME POUR L'HIVER MINISTRE DE L'EDUCATION.

Pas Nationale, on l'aura remarqué. Alors heureux ????

D'ailleurs CHIIZNOGOOD est Ministee de la Justice. Plus de Garde des Sceaux....

Pïnaillage que tout cela me dira-t_on??? ah bon???? alors la cérémonie du Bois de Boulogne aussi c'était du pinaillage.
La droite française, la plus conne du monde......

Ecrit par : montaigneàcheval | 18 mai 2007

Carole, (et tous les autres), ne pensez-vous pas que l'humour soit une des vertus cardinales d'un bon professeur?

Ecrit par : christophe sibille | 18 mai 2007

"Mais encore, vos salaires, vos promotions c'est encore Cadichon via les Estados Unidos, via la CIA, via les riches qui piquent tout aux pauvres, via les fonds de pension, VIA LE ROSÉ, VIA LA TAPENADE, VIA LA MUSIQUE DE C.SIBILLE....."
Ecrit par : carole | 17 mai 2007

"A partir de Perpignan à chaque passage à niveau, à chaque station une foule furieuse nous attendait, vociférant des imprécations, des malédictions à l'adresse des prisonniers peu rassurés.
Les femmes surtout étaient les plus exaltées, elles essayaient d'escalader les wagons pour venir cracher sur eux, certaines menaçaient avec des couteaux, des gourdins, des pierres. Nul doute que si ces prisonniers leur avaient été livrés ils auraient passé un mauvais quart d'heure.
En revanche, à nous on nous apportait des raisins, des figues et autres fruits. On remplissait nos bidons de vin, de ce bon vin liquoreux du Roussillon.
"Au moins n'en donnez pas à ces assassins !", nous disait-on.
Mais le train en marche nous nous empressions de partager tout cela avec nos prisonniers : ce geste de camaraderie rachetait ce qu'avait d'odieux de telles manifestations contre des ennemis désarmés."
Louis Barthas, Carnets de guerre (2 août - 1er novembre 1914)

Allez, reprenez un peu de rosé bien frais. Oh, là-bas ! faites passer la tapenade en bout de table ! Christophe, tu nous lances un petit air ?

Ecrit par : Louis Barthas | 18 mai 2007

Pardon : "HO !"...

Ecrit par : louis Barthas | 18 mai 2007

Bien contente, JPB, que Darcos soit passé. Vraiment.
En espérant que vous aurez toute latitude pour l'aider.
Ne nous trahissez pas quand vous serez "là-bas"!
Bon courage et merci pour ce que vous avez fait, pour ce que vous allez faire.

Ecrit par : Thalie | 18 mai 2007

"Ma parole, ma chère, mais vous êtes de droite ! Vous en avez toutes les caractéristiques : le culte de l'effort, le mépris pour les imbéciles, l'épicurisme qui guette à la porte… Encore un effort, ajoutez-y un certain libertinage (intellectuel, of course), afin d'envoyer par dessus les moulins ce qui vous reste de jupes et de convictions "morales", et vous serez sur mes positions…

JPB"
Vous me devez des droits d'auteur, Jean-Paul...

Ecrit par : bureaudemaupassant | 17 mai 2007

Etant a priori concernée, puis-je avoir des explications? C'est quoi, cette histoire de droits d'auteur???????????? Qui est bureaudemaupassant?

Ecrit par : dobolino | 18 mai 2007

Bon , eh bien si àça ne choque personne qu'on ait escamoté le "Nationale " d'"Education" et si JPB fait comme Bernard Coucheur , décide d'en croquer, je ne vois vriament plus ce que j'ai à faire sur le BLOG de l'UMP.

Ecrit par : montaigneàcheval | 18 mai 2007

Manuels? Certes, mais priorité Darcos, non?

Éducation Nationale: Au fracas des buccins ...

Voilà, c’est fait. Nous avons donc Darcos. Il était annoncé et il est aux commandes. Il lui reste à agir. J'ai déjà proposé ici des esquisses plus détaillées, mais enfin là, au pied du mur, et s’il fallait le ramasser en moins de mots encore, que dire? Car le billet de Luc Cédelle dans le numéro du Monde daté de ce 18/05 ne laisse pas de m’inquiéter. Non sur les “effectifs cachés” - en termes de principes, accord complet - mais sur les effets lénifiants d’une approche qui ne serait pas globale. L’hydre du malaise éducatif ne doit pas être affrontée tête par tête, mais en bloc. Et dans l’attente d’un travail de fond qui se mettra progressivement en place, il faudrait ... Au fracas des buccins qui sonnaient leur fanfare / Superbe, maîtrisant son cheval qui s’effare (Hérédia - Soir de bataille) ... jeter une philosophie en quelques traits pour provoquer un salutaire choc.

Tout le système est à refonder. Toute la refonte est à co-déposer entre les mains des enseignants. Un seul mot d’ordre est possible: Aide-toi, Darcos t’aidera!

Oser, comme Jules César en l’an 709 de la fondation de Rome remplaçant le calendrier fantaisiste des pontifes par le calendrier Julien, courir le risque de voir nommer l’année scolaire à venir “Année de la confusion”. Réquisitionner les recteurs, les corps d’inspection, les chefs d’établissement. Repousser la rentrée 2007 des élèves au premier Octobre. Désavouer de Robien et rendre tous leurs moyens horaires aux établissements. Mettre les équipes éducatives devant leurs responsabilités: autonomie pédagogique et de fonctionnement 2007-2008 complète; découpage des classes, restructuration par groupes, organisation des services, prise en charge des élèves, répartition des tâches: dans le respect de l’esprit des textes au détriment chaque fois que nécessaire de leur lettre, dans l’intérêt prioritaire des élèves, projet-programme par objectifs, spécifique, local, à mettre au point pour fin septembre 2007, d’application immédiate.

Il n’est plus temps d’être pusillanime. Les enseignants doivent se prendre en main. Les locaux doivent être reconfigurés, les formations entièrement revues, les catégories simplifiées et unifiées, les traitements considérablement revalorisés, exact, nécessaire, incontournable. Mais la charrette est embourbée. Alors on descend et on pousse.

Si Darcos énonçait cela: Mettez-vous en marche, je ne peux rien ni contre vous, ni sans vous, mais voyons dans quelle direction porteront vos efforts et je pourrai les reprendre à mon compte, les évaluer, vous aider à les organiser, abonder vos moyens, reconstruire avec vous le métier et le rendre, dans la reconnaissance sociale, à la dignité que par vos ressaisissements vous aurez entrepris de reconquérir dans l’efficacité -par vous redéfinie -des formations .....

Si Darcos énonçait cela, dans la stupéfaction des horizons qui s’ouvrent, peut-être un avenir se dessinerait-il.

Ecrit par : sejan | 18 mai 2007

Je retiens le concept de " zone proximale d'apprentissage " de Lev Vitgovski...concept qui va tout à fait dans le sens du diagnostic de La fabrique du crétin sur la " baisse de niveau " comme " baisse des exigences " et souligne le rôle de l'imitation de l'adulte ou de l'enfant " plus avancé " et du langage (communication externe "socialisée") puis langage intérieur) dans les acquisitions.

La comparaison entre Vitgovski et Piaget ne me paraît pas à l'avantage de Piaget avec sa théorie des "stades" et sa sous-estimation du rôle du langage.

Ecrit par : Robin | 18 mai 2007

Je suis tout à fait d'accord avec vous. Quand j'ai lu Vigotski, je me suis exclamé ,tel le Commissaire Bourrel dans les "Cinq dernières minutes, "Bon sang, mais c'est bien sûr!"


Vigotski était marxiste non dogmatique , de plus il était juif et i fût victime de la répression stalinienne.


Son point de départ est la définition de Karl Marx "L'homme est un animal social."


Jean Piaget , au contraire était fasciné par la biologie d'où la faible part qu'il accorde au rôle de l'adulte et des pairs.


J'ai , quelque part, un excellent bouquin"Faut-il brûler Piaget?"


Faut-il brûler Piaget?
David Cohen
Commander ce livre
Sommaire : une critique constructive de Piaget - la longue carrière de Piaget - la théorie piagétienne du développement de l'intelligence - la formation du jugement moral - le succés des idées de Jean Piaget - la critiuqe du système logique de Piaget - la critique expérimentale de la psychologie de Piaget - la critique expérimentale de la théorie piagetienne du langage - les théories de Piaget face aux autres cultures - ni autodafé, ni vénération.


Ce bouquin est épuisé mais on le trouve très facilement d'occasion sur la Toile. Il rassemble des études critiques sur son oeuvre qui, dans les années soixante était hégémonique dans les Écoles Normales et nourissaient le réseau des PEN qui devait donner deux décennies plus tard le pédagogisme comme je l'ai montré sommairement.

Il est du reste significatif que Jean Piaget ait été explicitement cité comme référence incontournable dans les Instructions pour l'École Maternelle de cette époque.

D'où la "pédagogie de l'épanouissement" et le "puéro-centrisme" qui ont progressivement gagné tout l'Enseignement Scolaire. 1959 École Élémentaire 1975 Collège...


Selon Éric Plaisance ce changement de paradigme correspond, pour l'École Maternelle à une double évolution parallèle des élèves et des Enseignants.

L'investissement par les classes moyennes de l'École maternelle parallèlement à la montée en puissance du travail féminin dans ces catégories sociales.


Cela se traduit par un changement à la fois dans le public scolaire, antérieurement exclusivement populaire, et dans celui du Corps enseignant, où les filles issues des Classes Moyennes trouvent de nouveaux débouchés.

Cet "embourgeoisement" de l'École Maternelle serait selon Éric Plaisance à l'origine de la substiturtion du modèle expressif au modèle productif défini par Madame de Kergomard


’"Cest à partir des orientations officielles mais aussi et principalement des rapports d’inspection individuelle (3) réalisés entre 1945 et 1980 qu’a été étudiée la réalité du quotidien scolaire. Le repérage des appréciations portées sur les qualités des enfants observés en classe ou de leurs activités (les enfants récitent volontiers, ce matin, on chante avec plaisir...) a permis d’analyser l’évolution des types de jugements des inspectrices. On voit ainsi émerger deux modèles éducatifs : un modèle productif, dominant dans l’après-guerre (1945-1950), centré sur les travaux de l’enfant qui laisse peu à peu la place à un modèle expressif, centré sur l’expression de sa personnalité, qui devient prédominant dans les années 1975-1980. Les périodes intermédiaires sont celles où les inspectrices émettent le plus de jugements critiques sur ce qu’elles observent en classe.

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=22

C'est bien dans les Écoles Maternelles qu'est apparu, sans qu'il soit besoin d'évoquer un complot d ni néo-libéral, ni marxiste, "l'oeuf du serpent" qui devait donner naissance au "pédagogisme" des années 90 à nos jours.

Ecrit par : Henri Grégoire | 18 mai 2007

"- Et s'il revalorise le salaire des profs, comme l'a promis Sarkozy,..."

Et vous êtes encore naïf à votre âge???

Ecrit par : Hervé | 18 mai 2007

PAVOISONS que lÉducation ne soit déjà plus Nationale, étant donné que le tournant idéologique qui a amorcé la démolission des apprentissages pour ensuite creuser les inégalités et donner à la France ( et aux autres pays qui en furent affligés) un taux d'illettrisme qu'elle n'avait pas connu depuis des générations, avait pris forme par la funeste décision du ministre socialiste Anatole de Monzie de rayer les mots INSTRUCTION PUBLIQUE du vocabulaire de l'état français, il y a trois-quarts de siècle.


Pavoisons, donc, si c'est le premier pas dans la prise de conscience, essentielle pour la réformer utilement, qu'il y a dans l'EDUCATION NAIONALE une connotation d'endoctrinement, et c'est déjà infiniment plus que quiconque a jamais fait pour réparer la boulette de Monzie. Mussolini lui aussi, c'était visiblement dans l'air du temps, en avait fait tout autant mais les Italiens, eux, se sont empressés de corriger cela dès l'avènement de la République.

Encore une fois nous avons brillé par notre rapidité à exirper l'infâme.

Ecrit par : Cadichon | 18 mai 2007

Bon , eh bien si àça ne choque personne qu'on ait escamoté le "Nationale " d'"Education" et si JPB fait comme Bernard Coucheur , décide d'en croquer, je ne vois vriament plus ce que j'ai à faire sur le BLOG de l'UMP.

Ecrit par : montaigneàcheval | 18 mai 2007


D'où tenez-vous cette information?

Sauf erreur de ma part, le MEN n'a perdu le qualificatif "Nationale" quà l'époque de René Haby et VGE, il n'a repris sa dénomination qu'en 1981.


En ce qui me concerne, j'aurais apprécié "Ministère de l'Instruction Publique."

Mais c'est là coquetterie de Dinosaure...

À propos de Rousseau

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=3

Ecrit par : Henri Grégoire | 18 mai 2007

Bon , eh bien si àça ne choque personne qu'on ait escamoté le "Nationale " d'"Education" et si JPB fait comme Bernard Coucheur , décide d'en croquer, je ne vois vriament plus ce que j'ai à faire sur le BLOG de l'UMP.

Ecrit par : montaigneàcheval | 18 mai 2007


Calmos , Montaigneàcheval, zen (sans Lexomil), JPB n'a rien à voir avec Bernard Kouchner, j'étais distrait je n'ai pas remarqué le jeu de mots et j'allais lancer une recherche sur Google pour savoir qui était Bernard Kouchner.


Être débarrassé de Bernard Kouchner ,et de Claude Allègre probablement, c'est pas rien!


JPB , c'est différent. Il pense qu'il pourra contribuer à améliorer les choses.

Personnellement, je n'y crois guère mais je peux me tromper, nous jugerons sur pièce.


Il n'est ni courtois, ni efficace de le "traiter" comme disent nos élèves.

La Gauche, dans soon ensemble a été lamentable, les réactions de dépit du PS sont ridicules.

Se faire battre par un sortant...


Il faut reconnaître que Nicolas Sarkozy a su s'entourer d'analystes et de "spin doctors" compétents.


Mais l'état de grâce ne durera pas.

Ecrit par : Henri Grégoire | 18 mai 2007

Juste une chtite question Màc,

tu as des gamins ?

Essaye de comprendre la position des parents qui ont des gamins qui ont subi ce que mon gamin a subi...

Mince.... qui peut lui donner le lien sur les vidéos des "étiquettes" (afp5 qqchose), Anne-Marie ?

Il est qq part sur L&E; mais où ????
Je n'arrive pas à remettre la main dessus ....

Ecrit par : toto | 18 mai 2007

Le moyen de lutter contre le système n'est pas obligatoirement de lutter contre lui, mais aussi de rentrer dedans pour le détourner .... bcq de résistants était dans le système, non ?

suis-je clair ? bourré/déchiré c'est sûr :o)))))

Ecrit par : toto | 18 mai 2007

oups étaient :o))))

Ecrit par : toto | 18 mai 2007

J'aime mieux un Ministère de l'Education sans les pédagos qu'un Ministère de l'Education Nationale avec!

Ecrit par : Thalie | 18 mai 2007

Bon, eh bien si ça ne choque personne qu'on ait escamoté le "Nationale" d'"Education", écrit Montaigneàcheval ...

Je dois tomber de la lune, mais je n'avais pas noté la disparition de cet adjectif ; je voudrais donc vérifier avant de m'emballer (je suis très prudente cavalière ). Comme le remarque à bon escient Cadichon, c'est Mussolini qui a inventé le terme, à une époque où "national" avait un sens fâcheusement pour ne pas dire fascistement connoté. Aujourd'hui, pourquoi sucrer "nationale" ? Je ne sache pas que Darcos envisage de revenir sur le cadre national des examens et des programmes. Cela dit, je suis comme Henri Grégoire ou bien Marc Le Bris : je me dis que la formulation "instruction publique" serait le mieux...
N.B. Pour les héros masochistes (enfin, je me comprends) qui sont à Paris la semaine prochaine : Jean Foucambert, chercheur à l'INRP, (le fauteur de globale), sévit à rue d'Ulm, dans le cadre de la fondation Copernic, le mardi 22 mai. La séance portera sur "les enjeux politiques de l'apprentissage de la lecture" (sainte idéologie, priez pour nous) .
Lieu : 29 rue d'Ulm (Paris 5e), 20h00/22h00. Salle Lapie.
(/* horaires,20h00-22h00*/).
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Ecrit par : FGuichard | 18 mai 2007

Où avez-vous vu l'Education cessait d'être "nationale" ?
http://www.education.gouv.fr/cid5056/xavier-darcos-ministre-de-l-education-nationale.html

Ecrit par : Hervé | 18 mai 2007

Où avez-vous vu que l'Education cessait d'être "nationale" ?
http://www.education.gouv.fr/cid5056/xavier-darcos-ministre-de-l-education-nationale.html

Ecrit par : Hervé | 18 mai 2007

Juste une chtite question Màc,

tu as des gamins ?

Essaye de comprendre la position des parents qui ont des gamins qui ont subi ce que mon gamin a subi...



Ecrit par : toto | 18 mai 2007

Ttoo, j'ai une gamine qui a subi ce que ton gamin a subi, j'ai un gamin qui en a pris plein la gueule jusqu'à la dépression. Je veux bien essayer de comprendre ta position mais je n'y adhère pas du tout. J'espère que JPB pourra faire quelque chose mais un projet d'instruction s'inscrit au bas mot sur quinze ans, plutôt vingt. Sur cette durée, ce n'est pas l'UMP qu'il suffit de convaincre pour un quinquenat. L'œuvre est de longue haleine, il faut convaincre bien des parents aussi qui réclament toujours plus d'activités épanouissantes. La tâche est colossale...
Ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain, réfléchir, avancer pas à pas avec légèreté, fermeté et bon sens, respecter les enseignants férus de pédagogie qui obtiennent de bons résultats, et il y en a.
Pour ma part, je n'adhèrerai certainement pas à une méthode musclée et irréfléchie, irrespectueuse des acquits d'autrui et des réussites de ceux qui ne seraient pas du sérail.

Ecrit par : dobolino | 18 mai 2007

Hussards, partisans de l'Instruction Publique et autres Catwomano que je lis avec plaisir sur ce blog mais avec qui je n'ai jamais pris le temps de dialoguer,
je vous rappelle qu'il existe une bande d'instits et de profs qui rament avec ardeur mais aussi avec de grands moments de solitude dans la galère SLECC. Si vous voulez les soutenir, d'un carré de chocolat, d'un verre de vin, de bière (non, pas de coups de fouet), vous pouvez toujours les contacter là:
[email protected]

Ecrit par : Instit Slecc | 18 mai 2007

"Ttoo, j'ai une gamine qui a subi ce que ton gamin a subi, j'ai un gamin qui en a pris plein la gueule jusqu'à la dépression. Je veux bien essayer de comprendre ta position mais je n'y adhère pas du tout. J'espère que JPB pourra faire quelque chose mais un projet d'instruction s'inscrit au bas mot sur quinze ans, plutôt vingt. "

Pt1 dob (pardon :o))) ),

regarde moi ( :o))) ) il m'a fallu a peine quelques leçons de L&L; pour (sans m'en aprecevoir au début) me remettre le cerveau à l'endroit niveau 'lecture' (et je ne les ai pas toutes faites, je devrais peut être :o)))) ), a peine qq mois pour me remettre le cerveau à l'endroit en écriture (et putain c'est dur qu'en tu es bourrré d'écrire 'correctement')

RéFLéCHISSEZ avec L&L; vous allez récupérer en lecture/écriture MÊME LES PLUS NULS en à peine 1 an ....

Maintenant on sait Plus que BIEN comment cela fonctionne, LISEZ Claude H Michelle S Thérèse C Gulu Avril Alphette Tierry Venot Et tous les bons que je n'ai pas là sous les doigts/tête

Donc pour les générations futures : Arrêtez les étiquettes/prénom/jourdesemaine/etautres conneries fait n'importe comment,RESPECTEZ la progression .

Ecrit par : ttoo | 18 mai 2007

N.B. Pour les héros masochistes (enfin, je me comprends) qui sont à Paris la semaine prochaine : Jean Foucambert, chercheur à l'INRP, (le fauteur de globale), sévit à rue d'Ulm, dans le cadre de la fondation Copernic, le mardi 22 mai. La séance portera sur "les enjeux politiques de l'apprentissage de la lecture" (sainte idéologie, priez pour nous) .
Lieu : 29 rue d'Ulm (Paris 5e), 20h00/22h00. Salle Lapie.
(/* horaires,20h00-22h00*/).
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Ecrit par : FGuichard | 18 mai 2007


Je ne comprends pas pourquoi la Fondation Copernic dont l'expertise et le sérieux sont reconnues a fait appel à ce prétendu "chercheur" dont les thèses aberrantes ont été réfutés définitivement par Liliane Sprenger-Charolles, il y déjèà plus de vingt ans.

Ecrit par : Henri Grégoire | 18 mai 2007

"Je ne comprends pas pourquoi la Fondation Copernic dont l'expertise et le sérieux sont reconnues a fait appel à ce prétendu "chercheur" dont les thèses aberrantes ont été réfutés définitivement par Liliane Sprenger-Charolles, il y déjèà plus de vingt ans.
Ecrit par : Henri Grégoire | 18 mai 2007"

Le linguiste Jean-Noël Lalande qui enseignait également à l'École Normale avait démontré la fausseté de ses thèses dans "L'apprentissage de la langue écrite, du b-a ba à la b.d" (PUF, 1985) avec une préface du Recteur Yves Durand qui déjà dénonçait "le petit monde de la Recherche pédagogique qui dérive depuis longtemps au gré des mythes et des marottes".
La critique des idées de Foucambert sur la "lecture indicielle" se trouve dans le chapitre VII, aux pages 90 à 95.

Plus de vingt ans après, tout le monde connaît E. Charmeux dont les joutes avec Lalande sont connues pour avoir été épiques mais qui se souvient de Jean-Noël Lalande, aujourd'hui disparu, issu d'un milieu rural pauvre et qui savait ce qu'instruire le peuple signifiait.

Ecrit par : Louis Barthas | 18 mai 2007

Ttoo, j'ai une gamine qui a subi ce que ton gamin a subi, j'ai un gamin qui en a pris plein la gueule jusqu'à la dépression. Je veux bien essayer de comprendre ta position mais je n'y adhère pas du tout. J'espère que JPB pourra faire quelque chose mais un projet d'instruction s'inscrit au bas mot sur quinze ans, plutôt vingt. Sur cette durée, ce n'est pas l'UMP qu'il suffit de convaincre pour un quinquenat. L'œuvre est de longue haleine, il faut convaincre bien des parents aussi qui réclament toujours plus d'activités épanouissantes. La tâche est colossale...
Ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain, réfléchir, avancer pas à pas avec légèreté, fermeté et bon sens, respecter les enseignants férus de pédagogie qui obtiennent de bons résultats, et il y en a.
Pour ma part, je n'adhèrerai certainement pas à une méthode musclée et irréfléchie, irrespectueuse des acquits d'autrui et des réussites de ceux qui ne seraient pas du sérail.

Ecrit par : dobolino | 18 mai 2007

Bonsoir dobolino ,
je copie/colle pour que ce soit bien lu, deux lectures ne feront aucun mal...
toto, , que la méthode L&L; vous convienne soit! Mais franchement l'intérêt de toute méthode réside dans l'utilisation qu'en fait l'enseignant . Une méthode plus qu'une autre , il me semble qu' à terme cela devient néfaste et les dégats vous les avez constatés...
En ce qui concerne L&L; je la trouve par certains aspects "bétifiante" même si elle se veut alphabétisante et il me semble que si elle donne effectivement quelques résultats elle devient très vite limitée , en ce qui me concerne je la zappe car il n'y a pas que cette méthode mais je ne veux faire pas faire obsessionnellement l'apologie d'une méthode en particulier. Un "bon "enseignant à mon avis se doit d'utiliser une (ou plusieurs)méthode comme support et son talent résidera dans l'utilisation personnalisée qu'il en fera en s'adaptant aux différents élèves qu'il aura en face de lui. Une méthode est intrésinquément statique et ne s'anime non seulement par l'utilisation qu'on en fait mais aussi par la perception qu'en a l'élève.
Pour le reste dobolino l'a mieux dit que moi et vaut la peine que je copie colle l'extrait pour une troisième lecture
"Ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain, réfléchir, avancer pas à pas avec légèreté, fermeté et bon sens, respecter les enseignants férus de pédagogie qui obtiennent de bons résultats, et il y en a.
Pour ma part, je n'adhèrerai certainement pas à une méthode musclée et irréfléchie, irrespectueuse des acquits d'autrui et des réussites de ceux qui ne seraient pas du sérail." Dobolino le 18 mai


Bonne nuit

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 18 mai 2007

Je viens de m'amuser à lire le tout premier fil de ce site et on y trouve déjà Patricia. Belle persévérance.

Ecrit par : Perceval | 19 mai 2007

Pas loin derrière, on trouve Toto.

Devinez :

"J'ai le médicament "Léo&L;éa". " (sic)

Ecrit par : Perceval | 19 mai 2007

... déjà ce style à la limpidité inimitable ... :

"est jeté... prout ;) + lez ôtres lol "

Ecrit par : toto | 07 août 2006

Ecrit par : Perceval | 19 mai 2007

Mais encore quelques lueurs de lucidité aujourd'hui évanouies :

"(...) donc je dis/écris peut être des âneries... as usual..."

Ecrit par : Perceval | 19 mai 2007

"(...) donc je dis/écris peut être des âneries... as usual...

Ecrit par : toto | 11 août 2006

Là, comme ça, c'est mieux, paratextement parlant (quoique...).

Ecrit par : Perceval | 19 mai 2007

"...l'intérêt de toute méthode réside dans l'utilisation qu'en fait l'enseignant . Une méthode plus qu'une autre , il me semble qu' à terme cela devient néfaste et les dégats vous les avez constatés...
En ce qui concerne L&L; je la trouve par certains aspects "bétifiante" même si elle se veut alphabétisante et il me semble que si elle donne effectivement quelques résultats elle devient très vite limitée , en ce qui me concerne je la zappe car il n'y a pas que cette méthode mais je ne veux faire pas faire obsessionnellement l'apologie d'une méthode en particulier. Un "bon "enseignant à mon avis se doit d'utiliser une (ou plusieurs)méthode comme support et son talent résidera dans l'utilisation personnalisée qu'il en fera en s'adaptant aux différents élèves qu'il aura en face de lui. Une méthode est intrésinquément statique et ne s'anime non seulement par l'utilisation qu'on en fait mais aussi par la perception qu'en a l'élève."
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 18 mai 2007

L'idée que toutes les méthodes se valent et que seul compte ce qu'en fait l'enseignant est typique des idées pédagogistes qui nient tout apprentissage logique, progressif et structuré tenant compte du fonctionnement du cerveau humain.

Voici ce que dit J.N. Lalande (PUF, 1985, pages 174-175) :

1) Est bonne et adéquate la méthode de lecture qui, s'appuyant sur la pratique orale de la langue, procède
- d'abord par une activité de sélection progressive des unités graphiques associées à la phonie ;
-ensuite par une activité de combinaison de ces unités en ensembles de plus en plus complexes, jusqu'à l'intégration complète des structures graphiques, syntaxiques et lexicologiques du discours écrit.

2) Est mauvaise et inadéquate toute méthode de lecture qui, affirmant l'autonomie de l'écrit par rapport à l'oral, enferme le jeune écolier dans une activité sémiotique factice fondée sur un jeu d'oppositions entre ensembles complexes, sans qu'on en ait au préalable discriminé les unités.

Analyse d'abord, synthèse ensuite, c'est-à-dire aller du simple au complexe, de la partie qu'on isole au tout que l'on reconstitue, voilà ce qui est accepté naturellement par le cerveau enfantin. Cette démarche est d'ailleurs analogue à celle des premiers processus d'acquisition du langage oral chez les tout jeunes enfants : ici, la progression se fait à partir de sons et de bruits très divers, avec lesquels l'enfant joue (c'est la période du babil) ; vient ensuite la formation de mots (holophrases) et enfin l'élaboration de structures syntaxiques."

Il y a encore quelques années, je ne voulais moi-même pas croire les appels alarmistes concernant la baisse du niveau en lecture pour la simple et bonne raison que les élèves que je recevais dans mon CM2 avaient au CP suivi une méthode qui respectait les principes de base d'un apprentissage correct.
Jusqu'à ce que je change d'école et que je constate les dégâts qu'une mauvaise méthode peut engendrer (chez des enfants de milieu social sensiblement identique). Les proportions étaient à-peu-près inverses : 80 % de bons lecteurs dans mon ancienne école, autant de mauvais lecteurs dans la nouvelle.

Le docteur Wettstein-Badour a diffusé par ses écrits ce que les prix Nobel de R. Sperry (1981) et E. Kandel (2000) ainsi que de nombreuses publications scientifiques, y compris les travaux récents en IRMf (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle), ont démontré :

1) Le mot n'est pas une image
2) L'approche globale de la lecture n'existe pas
3) L'apprentissage de la lecture et de l'écriture nécessite la connaissance du code alphabétique de la langue
4) Le code alphabétique doit être appris de manière explicite
5) La nécessité d'un apprentissage conjoint de la lecture et de l'écriture.

J'ai également constaté que la personnalité de l'enseignant tient pour peu de chose dans l'apprentissage de la lecture : j'ai vu des "peaux de vache" apprendre très correctement à lire aux enfants et des collègues généreux, dévoués, très humains, soucieux de toujours mieux faire pour les enfants, ouverts à des pratiques dites "innovantes", échouer passablement dans ce même apprentissage.
Ce triste constat ne disparaîtra que lorsque la formation des enseignants sera conduite par des gens qui ont fait leurs preuves et non par des idéologues des Sciences de l'Éducation dont beaucoup n'ont jamais été instituteurs et fait leurs preuves, chiffres de réussite à l'appui.

J'ai moi-même utilisé Léo et Léa quand j'ai eu un CP et j'ai obtenu 100 % de réussite aux évaluation du début de CE1 alors que je n'étais pas un spécialiste du CP. Je n'ai pas constaté que les enfants trouvaient cette méthode "bête" ni qu'ils ne comprenaient rien à ce qu'ils lisaient, bien au contraire.
Léo et Léa n'est d'ailleurs pas une méthode alphabétique qui, à ma connaissance, n'existe plus depuis l'Alphabet Chrétien des années 1850; c'est une méthode phonémique-synthétique sans départ global.

Il existerait une manière très simple de montrer la supériorité de certaines pratiques d'apprentissage de la lecture: ce serait de rendre publics les résultats de la première évaluation nationale de lecture en début de CE1 de 2006 en y associant le mode d'apprentissage, école par école et maître par maître. Mais on se heurterait à une difficulté : un conseiller pédagogique m'a avoué que les résultats étaient si catastrophiques par endroit qu'on y a abaissé les seuils de réussite. Beau tour de passe-passe, la réussite à la carte !

Ecrit par : Louis Barthas | 19 mai 2007

Je ne comprends pas pourquoi la Fondation Copernic dont l'expertise et le sérieux sont reconnues a fait appel à ce prétendu "chercheur" dont les thèses aberrantes ont été réfutés définitivement par Liliane Sprenger-Charolles, il y déjèà plus de vingt ans.

Ecrit par : Henri Grégoire | 18 mai 2007


La linguiste fait le point sur les méthodes d’apprentissage« C’est la méthode du b.a.-ba qui marche le mieux »
Liliane Sprenger-Charolles Directeur de Recherche au CNRS
samedi 19 mai 2007.


On oppose depuis des décennies méthodes « globales » et méthodes « analytiques ». Que signifient- elles exactement, et lesquelles doit-on aujourd’hui privilégier ?

Pour simplifier, dans les méthodes globales on demande aux enfants de mémoriser des mots par coeur en ne s’appuyant que sur un code visuel, sur la forme globale du mot. Dans les méthodes analytiques, en revanche, ils décodent les lettres et les traduisent en sons : c’est le traditionnel b.a.-ba. Ce qu’a clairement montré la recherche depuis une vingtaine d’années, c’est que les enfants qui décryptent le mieux au départ apprennent plus vite et mieux ensuite. Toutes les études ont prouvé que le décodage est la condition sine qua non de l’apprentissage de la lecture.(...)

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=196


Dès que j'aurais retrouvé l'article de 1985, je ne manquerai pas de le publier.

HG

Ecrit par : Henri Grégoire | 19 mai 2007

Il n'existe à ma connaissance qu'une seule étude comparative sur l'efficacité des méthodes de lecture en France.

http://lamaisondesenseignants.com/index.php?action=afficher&rub;=48&id;=27

Les méthodes alphabétiques synthétiques l'emportent haut la main. Il est quand même incroyable que les pédagos ne puissent appuyer leurs dires sur la moindre étude.

Ecrit par : Guillaume | 19 mai 2007

Xavier Darcos est ministre de l'éducation nationale
http://www.premier-ministre.gouv.fr/fr/

Ce qui est sidérant, c'est que ce sont des pros qui arrivent au pouvoir même le site internet de Matignon a été relooké en quelques heures

Ecrit par : Maxime | 19 mai 2007

Patricia, (et Dobolino), merci à vous, vous êtes les voix de la sagesse!

Louis, votre message, (le dernier!) n'est en aucune manière une démonstration de quoi que ce soit! Peut-être avez-vous eu 100% de réussite avec: "Léo et Léa" parce que vous êtes un bon enseignant, voilà tout! Et les compétences d'un enseignant ne se réduisent en aucune manière au fait d'être "sympathique" ou "peau de vache". Personne ici me semble t-il, ne conteste le fait qu'il puisse y avoir de bons enseignants sévères et de mauvais enseignants indulgents.

Perceval, merci également pour cet éclat de rire du matin... Ca fait du bien, par ce temps gris!

Bon, j'arrête de jouer les Michel Drucker.
Au fait, vous avez entendu Rachida Dati; fini, le laxisme! Certains vont être contents, ici!

Ecrit par : christophe sibille | 19 mai 2007

Il n'existe à ma connaissance qu'une seule étude comparative sur l'efficacité des méthodes de lecture en France.

http://lamaisondesenseignants.com/index.php?action=afficher&rub;=48&id;=27

Les méthodes alphabétiques synthétiques l'emportent haut la main. Il est quand même incroyable que les pédagos ne puissent appuyer leurs dires sur la moindre étude.

Ecrit par : Guillaume | 19 mai 2007


eudi 2 mars 2006.
Pratiques pédagogiques et apprentissage de la lecture
Par Liliane Sprenger-Charolles et Pascale Colé
samedi 19 mai 2007.


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Après les prises de position de différents Ministres de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (Lang en 2002, Ferry en 2003 et de Robien en 2005-2006), la question de l’incidence des méthodes d’apprentissage de la lecture sur la réussite en lecture est de nouveau débattue. Dans ce contexte, et afin que chacun puisse se faire une opinion, il est important de présenter les résultats des évaluations effectivement disponibles.

Avant de présenter ces résultats, il est toutefois nécessaire de souligner que, si la finalité de la lecture reste bien la compréhension de ce qui est lu, cette évidence ne doit pas occulter le fait que la plupart des difficultés d’apprentissage de la lecture ne proviennent pas de difficultés de compréhension (ONL, 1998 ; Sprenger-Charolles et Colé, 2003). La maîtrise de la lecture nécessite en effet le développement de capacités très spécifiques, les capacités d’identification des mots écrits. Si la compréhension de phrases ou de textes s’effectue aisément et sans effort cognitif apparent chez le lecteur expert, c’est parce qu’elle « s’appuie » sur une identification des mots écrits qui se déroule de façon quasi-réflexe. Ce sont ces capacités qui sont spécifiques à la lecture. En revanche, les capacités de compréhension sont largement amodales, c’est à dire similaires pour la compréhension orale et écrite. De fait, on relève généralement, chez des lecteurs adultes possédant des compétences d’identification des mots écrits bien développées, une corrélation quasi parfaite entre leur compréhension orale et écrite (de l’ordre de plus .90).

Par conséquent, un des objectifs principaux de l’apprentissage de la lecture devrait être de permettre à l’enfant de parvenir à comprendre ce qu’il lit de la même façon qu’il comprend ce qu’il entend. Pour cela, il doit développer des procédures d’identification des mots rapides, précises et automatiques.

Pour ce qui concerne la question de l’incidence des méthodes sur l’apprentissage de la lecture, on dispose principalement de deux synthèses (Ehri et coll., 2001a-b) qui ont examiné une centaine de travaux publiés dans des revues internationales à comité de lecture [1] et qui incluent des études effectuées avec des enfants anglophones (scolarisés aux Etats-Unis, au Canada, en Grande Bretagne et en Australie) et non-anglophones (allemands et espagnols, entre autres). On dispose également de quelques travaux francophones récents (Braibant et Gérard, 1996 ; Goigoux, 2000) [2]. Dans tous ces travaux, l’impact des méthodes d’apprentissage a été évalué à la fois sur les capacités de compréhension écrite et d’identification des mots écrits. (...)

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=197

Ecrit par : Henri Grégoire | 19 mai 2007

Une info qui va faire plaisir à tous les humanisttes et à ceux qui se lèvent tôt ou qui se couchent tard (ou l'inverse ?) et une belle victoire pour les femmes :-)

L'Iran va fabriquer des "vélos islamiques" pour les femmes
TEHERAN (AFP), 08:52
© AFP

L'Iran va fabriquer des "vélos islamiques" pour les femmes, censés dissimuler leurs formes, selon le quotidien gouvernemental Iran.

"Ce vélo comprend une cabine qui couvrira la moitié du corps de la cycliste", a rapporté le quotidien jeudi. "Ce projet permet d'encourager le sport féminin", a déclaré Elaheh Sofali, l'une des responsables de ce projet.

Faezeh Hachémi, la fille de l'ancien président Akbar Hachémi Rafsandjani, qui était alors responsable du sport olympique féminin avait encouragé dans les années 90 le cyclisme féminin, mais des religieux conservateurs avaient dénoncé cette décision. Les Iraniennes ont le droit d'utiliser une bicyclette.

Ecrit par : Lariba | 19 mai 2007

Attention, Henri! Il y a le mot: "Goigoux" dans l'article en lien! Vous allez vous faire allumer, et Anne-Marie ou Jean vont nous ressortir Champollion!
En tous cas, entre autres choses, cet article aurait tendance à nous convaincre du fait que les "méthodes mixtes" sous toutes leurs formes n'ont rien à voir avec la méthode idéovisuelle, (globale, donc) que (plus) personne ne défend! Mais, à part certains ici, tout le monde le sait. Et l'immense majorité des instits, (comme il est précisé dans l'article) articule l'apprentissage de la lecture sur une correspondance graphème-phonème, (ce que je confirme, et d'ailleurs me suis usé à dire ici). Ce qui n'empêhce pas, par ailleurs, de proposer l'étude de textes, ce qui ne nuit en rien à cet apprentissage.

Ecrit par : christophe sibille | 19 mai 2007

"n'empêche"
Lariba, en Iran, bientôt le Beach-Volley féminin en burka, et le triathlon en scaphandre?

Ecrit par : christophe sibille | 19 mai 2007

Auriez tous été bien sympas de me corriger! Acquis...

Ecrit par : dobolino | 19 mai 2007

Les mollahs pourront imaginer tout ce qu'ils veulent . Ils n'ont plus de crédibilité dans le coeur et l'esprit des Iraniens. Bien sûr si on laisse bercer par les foules féminines tout de noir vétues , on peut croire qu'ils ont de l'influence.

Mais la jeunesse, l'intelligentsia en a plus qu'assez . Viendra le jour où...

Ecrit par : patrickinstit | 19 mai 2007

Ce que je vois dans le secteur de mon collège, c'est au contraire l'application de la méthode globale la plus stupide - la semi-globale, si vous préférez: Grin de Lire, par exemple - et les enfants en pleine pataugeoire en lecture, et les parents furieux qui se jettent sur une méthode traditionnelle pour tenter de rattraper les dégâts.
La réalité, c'est que l'apprentissage actuel de la lecture et de l'écriture est un vrai désastre. Pourquoi voulez-vous à tout prix, Christophe, de nous faire prendre des vessies pour des lanternes!

Ecrit par : Jean | 19 mai 2007

Louis , malheureusement vous n'avez pas compris ce que j'ai écrit où alors je me suis très mal exprimée ce qui est très probable puisque je n'ai pas appris à lire avec L&L; mais avec une méthode qui s'y apparente... Notre institutrice nous rendait cette apprentissage très agréable car elle inventait des textes courts parfois stupides mais c'était dôle (car le vocabulaire était forcément limité et nous pouvions nous exercer à lire ,ce dés la 3ème leçon...
pour apprendre à lire à mes enfants j'avais une méthode qui était un mix de plusieurs méthodes qu'on trouve sur le marché et qui sont toutes d'approche phonémique-syntaxique puisque vous aimez ce type de jargon très "pédant-gogiste". J'ai tenté avec le troisième d'utiliser L&L; et c'est lui qui m'a dit "maman c'est complètement débile" donc j'ai repris ce qui me correspondait le plus naturellement et je lui ai appris à lire sans difficulté alors que c'est un enfant qui souffre d'un handicap de parole très important et pour la petite dernière je ferai de même ...Mais il est vrai que mettre une touche plus personnelle dans une méthode c'est la dénaturer et bien inutile ...à quoi bon essayer de rendre un cours moins monotone, les élèves ne sont qu'un troupeau de brebis parfois un peu galeuses qu'il faut conduire dans des prairies toujours plus vertes n'est-ce pas...

Perceval, nous sommes quelques uns à fréquenter ce blog depuis sa "création" si vous cherchez bien, vous allez retrouver tous les habitués et Christophe Sibille , il me semble est aussi un des piliers du blog d'autres sont restés longtemps et malheureusement se sont éloignés , chassés par les vents mauvais de cette période pré électorale .
:) ;) Cependant je suis très susceptible et j'en conclus que je ne dois pas être la bienvenue...Je ne suis pas prof , ni parent d'élève juste une maman qui en a ras le bol d'assumer ce qu'elle ne devrait pas assumer!

PS: pas le temps de relire comme d'habitude alors tant pis pour les fautes

Ecrit par : Patricia .Mesnigé | 19 mai 2007

j'oubliais, je n'ai jamais défendu la méthode globale ni semi-globale et ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer, j'ai simplement voulu vous dire qu'il y en a un peu marre d'avoir en permanence ce "bandeau publicitaire" pour L&L; à moins que l'éditeur ne verse un pourcentage à tout ceux qui en font la promo...Dans son domaine , il n'y a pas que cette méthode...d'ailleurs je vous renvoie à l'objet de ce fil...Les éditeurs rivalisent "d'originalité" !

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 19 mai 2007

Petite discussion hier avec l'un des CPE de mon LP à propos de ce qu'il souhaiterait voir évoluer.

Sa réponse touche à l'absentéisme des élèves qui est une véritable catastrophe en LP. "Ils savent tous ça au ministère. Il y en a assez de toutes ces réunions sur l'origine de l'absentéisme des élèves. On connaît tous les raisons qui sont plus ou moins valables. La dernière fois, nous avons passé 2 jours complets pour les énumérer. Les délégués du Rectorat étaient très contents. Mais, moi, ce que je veux, c'est qu'on me donne les moyens de pouvoir réagir. Je ne peux rien faire face à des élèves qui ne viennent pas en cours sciemment et qui sont soutenus par leurs parents. C'est inadmissible de les entendre dire qu'ils viennent ce qu'il faut en cours pour les allocations. Les parents et leurs gosses, ils connaissent très bien les conditions qui amènent à la suppression des allocs: 15 jours d'absence consécutifs. Non, leur absentéisme est perlé. Ils sont malins. J'ai des élèves qui, en tout, jusqu'à aujourd'hui ont 2 ou 3 mois d'absence. Et je ne peux rien faire."

D'un air qui n'y croit plus (dans 2 ans, c'est la retraite pour lui): "Alors, oui, j'attends de voir quels moyens va me donner Darcos. Le renvoi définitif? Tout dépend de la politique des établissements. Ici, on me dit qu'on ne peut rien faire (par manque de courage). On me dit que l'absentéisme n'est pas une raison suffisante. Que les parents pourraient se retourner contre le Proviseur et réintégrer l'établissement. Alors on ne fait rien. Et le Rectorat est bien content. Là, tous ces gaillards de 18, 19, 21 ans de Terminale Bac, qui débarquent de temps en temps, qui sont ici juste pour faire chier tout le monde et casser les cours, il faut qu'on nous donne les moyens de les virer. Sinon ça va aller de plus en plus mal. Que chacun prenne ses responsabilités".

Voici monsieur Brighelli quelques remarques capitales à faire passer... Il n'y a pas que la façon d'enseigner; il y a comment assurer le bon fonctionnement d'un établissement scolaire en n'étant pas laxiste.

Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2007

"La réalité, c'est que l'apprentissage actuel de la lecture et de l'écriture est un vrai désastre. Pourquoi voulez-vous à tout prix, Christophe, de nous faire prendre des vessies pour des lanternes!"

Ecrit par : Jean | 19 mai 2007
Jean, vous êtes un tout petit peu fatigant avec vos allégations. Mettez-vous seulement un pied de temps en temps dans une école élémentaire?

Ecrit par : christophe sibille | 19 mai 2007

Et encore un grand merci à Patricia pour ses deux dernières contributions.

Ecrit par : christophe sibille | 19 mai 2007

Histoire de continuer à faire de ce blog un laboratoire, comme vous dites, JPB, je demande hier à mes collègues de Lettres/Histoire et Lettres/Langues de me faire un petit topo de leurs doléances (ou points positifs) quant à l'enseignement de leur matière respective. Il ne faut pas oublier qu'en LP, nous sommes le lieu de toutes les expérimentations pédagogiques...

Je ne sais pas ce que cela va donner; mais je pense: RIEN. Il y en a qui se sont énervés (dont une syndicaliste), en disant que c'était une attaque contre les professeurs, etc., qu'il y en a marre de vouloir les virer, etc.

Vouloir faire parler des enseignants qui se plaignent depuis des années de leurs conditions de travail en LP et s'attendre, en définitive, à de drôles de réactions.

Je comprends que les changements se fassent sans eux.

Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2007

Bon, cool ,Raoul. J'ai lu, relu, rerelu ce que pas mal de gonzes, ic, écrivent sur le changmeent politique qui vient de se produire. J'avais écrit quelque part que moi-même irréductible ennemi de Kniebolo, j'avais été profondément remué par la Céremonie du Bois de Boulogne. Or, en voyant les Cadimachins et autres petits esprits ras du bitume, revenchardes, bornés, allant même jusqu'à faire en loucedé l'apoolgie de Pétain, je me dis que, décidément le pauvre Kniebolo doit soupirer "Mon Dieu! Protégez-moi de mes amis, mes ennemis, je m'en charge."

C'est d'ailleurs là que réside l'immense blocage de la société française. Partons du présupposé que Kniebolo veut VRAIMENT faire bouger les choses -voyez que je vais à des milliers de kilomètres de mes convictions, mais pourquoi pas?- Kniebolo, donc, est animé d'une VRAIE volonté réformatrice, à la fois péroniste et gaullienne. Bien. Il est décidé à faire passer coûte que coûte des réformes, à coup de barre à mine. Bon, admettons.
Le tragique, c'est que Kniebolo, ou un autre, et surtout UNE autre, va rencontrer l'immense cohorte des MEDIOCRES, des BAS DU FRONT, des RANCES, des éternels IMMONTRABLES...style Cadichon ou autres. Du coup, notre Kniebolo se trouve sacrément emmerdé d'avoir pareils thuriféraires bovins. Et même à l'intérieur de son gouvernement, il va bien se trouver un Karoutchi quelconque, une Bachelot pour tout faire foirer.

Il en est de même pour l'Education (nationale, donc). Partons, là aussi, duprésupposé insupportable, qu'à la BASE, les pédagos des années 70 avaient de bonnes idées (c'est du surréalisme, mais pourquoi pas).
Eh bien ,ces bonnes idées de déprat, là encore ont été souillées par les déjections des strates de médiocres et de petits cloportes bornés qui se sont relayés depuis 50 ans pour tout foutre par terre.

La cadichonnisation de la société, ce que Nietzsche abhorrait rien tant: LES EPIGONES, les SECONDS, TROISIEMES, QUATRIEMES COUTEAUX, les DISCIPLES EMPRESSES, LECHE-BOTTES, INCULTES, VELLEÎTAIRES ET ZELES.

Ce que nous vivons, ce à quoi nous assistons plutôt, à notre corps défendant, est le résultat, nous en avons déjà parlé, de la charognarderie putride de la pédagomanie. Et je me souviens, il y a peu, avoir évoqué ici l’ignominie des débaaaaah qu’on organisait jadis en cours de Français au lieu de faire de la littérature.
Mes élèves, même les meilleurs, et dieu sait que j’en ai des bons, joyaux noyés dans des montagnes de bouse, n’ont plus, même en Troisième de REFERENCES HUMANISTES. Flaubert, Molière, Camus, Platon, pareil. Ouais, m’sieur, y sont morts????
Oui z’en effet, et ça fait déjà un certain temps. Sortez vos cahiers….
Mes propres enfants, même très brillants élèves, sont des sauvages, des Huns, des barbares, idéals pour les exigences du capitalisme. Une fois encore la gauche, puisque c’est d’elle, en le cul rance, que vient tout le mal, a commis un véritable crime contre la civilisation en interrompant le processus de transmission du savoir. On n’a pas l’air de mesurer l’effet xa fait de voir un devoir d’histoire de 3ème avec 77 fautes d’orthographe sur 22 lignes. Et chez une fille extrêmement sérieuse, intelligente et tout et tout.En fait, on a l’impression d’assister à l’agonie du langage. Partout et en tous lieux. les mots comme des coquilles vides, des coraux morts. Une sorte de désastre écologique, simultané à celui que subit la planète.
Et les sms et leur damnée reduction ad absurbum da langage sont un cauchemar.
Le langage, c’est la liberté. Et les IUFM sont LE coupable de cet état de chose. Ce monstre à relents scientologues, a phagocyté, littéralement cancérisé l’éducation. Il a violé l’intégrité morale, spirituelle et même physique de générations de profs.
Et notre Kniebolo national, en allant avec un cynisme et une clairvoyance politique inimaginables, faire du trémolo devant le monument de la Cascade du Bois de Boulogne, avait confié à une pitchoune prout-prout ma chère le soin de lire la lettre de Guy Môquet.

Là, exercice 1 de cadichonnerie. Observation "Ha, Guy Môqet, encore un bolchévique"

Eh bien, même elle bredouillait, marmonnait, était obligée de ralentir pour comprendre ce qu’elle lisait……..En fait, ça arrange tout le monde, de produire des larbins décérébrés..et surtout le monde de l’actionnariat.
Pour le reste, c’est vrai que nous sommes dans une phase de refermement de la belle parenthèse démocratique et éclairée qui dura deux siècles.

la Cadichonnisation universelle a fait son oeuvre. La Terre est donc livrée aux seconds choix. Kniebolo a du souci à se faire. Citez-moi un grand homme politique( au rang des quels je range Kniebolo) ,un seul, dot l'action n'ait pas été laminée par les cloportes????

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mai 2007

Montaigneàcheval: Allez, relisons ce we, "L'Âme de Napoléon" et un peu des journaux du grand Léon... Bloy (qui s'est fait tout seul, avec ses lectures; qui a acquis une immense culture et un langage sublime dans son coin; et pour son malheur?), un autodidacte ultra-conservateur (et lucide, je crois) qui déjà attendait les Barbares.

Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2007

J'ai constaté de visu, Christophe, comment une petite fille, parmi cinquante autres qui subissaient la même méthode idiote, apprenait - ou plutôt n'apprenait pas à lire - en récitant les yeux aux plafond "Le lièvre et la tortue sont de très bons amis" et en étant incapable dire un mot nouveau.
Comme professeur en collège, je reçois régulièrement les doléances des parents de mes élèves de quatrième toujours et durablement brouillés avec la lecture et avec l'orthographe: tous, spontanément, mettent en cause les méthodes d'apprentissage de la lecture au CP.
C'est une réalité, pas des "allégations"!

Ecrit par : Jean | 19 mai 2007

Damned, ma thèse!!!!!

http://www.lefigaro.fr/france/20070519.FIG000001180__des_etudiants_repoussent_leur_travail_au_lendemain.html

Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2007

Damned, ma thèse!!!!!

http://www.lefigaro.fr/france/20070519.FIG000001180__des_etudiants_repoussent_leur_travail_au_lendemain.html

Extrait: "Pour William J. Sommer, spécialiste de la question à l'université de Columbia aux États-Unis, s'il s'accompagne d'une extrême an­xiété, ce syndrome n'a pas que des désavantages : « Les dissertations gagnent parfois en intensité, énergie et synthèse lorsqu'elles sont faites au dernier moment. » Il pense toutefois qu'un « bon professeur » ou un binôme étudiant doit inspirer du respect, de la crainte, voire de l'a­version pour inciter à travailler de façon plus organisée. La bonne vieille méthode du père fouettard fait toujours recette... Pour lutter contre ce syndrome, les universités de Lausanne ou Genève proposent des brochures et des consultations aux étudiants. Elles leur conseillent de se fixer des priorités, d'apprendre à compter le temps ou de s'offrir des récompenses telles que : « Je travaille une heure à fond et j'appelle un ami. » À Lausanne, on estime que les procrastinateurs se rencontrent plus en lettres, langues et histoire, notamment parce que le temps d'études y est long et les examens moins fréquents qu'ailleurs."

Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2007

Extrait: "Pour William J. Sommer, spécialiste de la question à l'université de Columbia aux États-Unis, s'il s'accompagne d'une extrême an¬xiété, ce syndrome n'a pas que des désavantages : « Les dissertations gagnent parfois en intensité, énergie et synthèse lorsqu'elles sont faites au dernier moment. » Il pense toutefois qu'un « bon professeur » ou un binôme étudiant doit inspirer du respect, de la crainte, voire de l'a¬version pour inciter à travailler de façon plus organisée. La bonne vieille méthode du père fouettard fait toujours recette... Pour lutter contre ce syndrome, les universités de Lausanne ou Genève proposent des brochures et des consultations aux étudiants. Elles leur conseillent de se fixer des priorités, d'apprendre à compter le temps ou de s'offrir des récompenses telles que : « Je travaille une heure à fond et j'appelle un ami. » À Lausanne, on estime que les procrastinateurs se rencontrent plus en lettres, langues et histoire, notamment parce que le temps d'études y est long et les examens moins fréquents qu'ailleurs."

Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2007

Attention, Henri! Il y a le mot: "Goigoux" dans l'article en lien! Vous allez vous faire allumer, et Anne-Marie ou Jean vont nous ressortir Champollion!
En tous cas, entre autres choses, cet article aurait tendance à nous convaincre du fait que les "méthodes mixtes" sous toutes leurs formes n'ont rien à voir avec la méthode idéovisuelle, (globale, donc) que (plus) personne ne défend! Mais, à part certains ici, tout le monde le sait. Et l'immense majorité des instits, (comme il est précisé dans l'article) articule l'apprentissage de la lecture sur une correspondance graphème-phonème, (ce que je confirme, et d'ailleurs me suis usé à dire ici). Ce qui n'empêhce pas, par ailleurs, de proposer l'étude de textes, ce qui ne nuit en rien à cet apprentissage.

Ecrit par : christophe sibille | 19 mai 2007



Merci, Christophe, mais j'ai l'habitude de me faire "allumer" et comme disait l'ancien locataire de l'Élysée , excusez-moi Gentes et Nobles Dames qui fréquentaient ce lieu de perdition: "ça m'en touche une sans faire bouger l'autre."


Sauf erreur de ma part, mon premier commentaire sur "Bonnet d'Âne " précisait qu'il ne fallait pas confondre deux niveaux d'analyse de la réalité sociale dans le champ de l'Éducation (anglicisme comme le fait remarquer Olivier Reboul):


-Celui des politiques éducatives,qui opposent très clairement la Gauche et la Droite car elles sont la traduction, en termes d'action politique d'options philosophiques antinomiques: l'une privilégiant l'Égalité, l'autre la Liberté.


-Celui des pratiques pédagogiques qui n'ont pas de couleur politique . Par exemple, les Napolas, créées par le régime hitlérien par transformation des Écoles de Cadets prussiennes, ainsi que la HITLERJUGEND faisaient un large usage des "méthodes actives "...






L'une des escroqueries intellectuelles des pédagogistes consistent à faire croire que le salmigondis conceptuel qu'is proposent, et même qu'ils imposent dans les IUFM ,est par essence de Gauche alors que l'instructionisme serait de Droite avec même une forte coloration sadique.



Bien entendu , il faut éviter de tomber dans ce piège qui amène à laisser aux pédagogistes le monopole de termes ,et donc de notions et de concepts, dont NOUS avons besoin.


Les faits éclairés par la Raison sont nos seules armes, ne les galvaudons pas.



En ce qui concene l'apprentissage de la lecture au Cours Préparatoire, la controverse porte sur deux points:

- l'usage , en aval, à l'École Maternelle de la voie directe idéovisuelle et du bain d'écrit dont l'objectif est la "lecturisation" de l'élève avant l'apprentissage est-il neutre ou préjudicable por les apprentissages ultérieurs.?

--le démarrage au CP par une approche globale ,"méthodes mixtes", est-il neutre ou préjudéciable pour la maîtrise de la combinatoire.?


C'est à ces deux questions qu'il faut répondre.


Voici un avis de la Faculté, de Médecine..


"Les méthodes synthétiques cherchent à développer, dans un premier temps, uniquement la procédure alphabétique d’identification des mots écrits. Par automatisation, cette procédure donnera ensuite naissance à celle qui deviendra la procédure experte de la lecture : la procédure orthographique.

Les méthodes mixtes, quant à elles, font d’abord appel à une procédure logographique d’identification lors de l’apprentissage des mots globaux. Puis elles induisent petit à petit l’utilisation de la procédure alphabétique par l’étude des correspondances graphèmes-phonèmes. Sur ce point, les deux types de méthodes répondent à une exigence révélée par les études en psychologie cognitive : pour accéder à une lecture experte, précise et rapide, il faut acquérir le principe alphabétique de la lecture.

En revanche, la nécessité de la procédure logographique dans l’élaboration de la procédure orthographique est remise en cause. Cet apprentissage de deux stratégies de lecture est également critiqué pour une autre raison : de nombreux enfants ayant appris à reconnaître « globalement » les mots auraient du mal à changer de stratégie en cours d’année (Colette Ouzilou 2001)."

Madame me Brigitte Etienne, orthophioniste et directrice du mémoire .


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/breve.php3?id_breve=14

Ecrit par : Henri Grégoire | 19 mai 2007

L'Iran va fabriquer des "vélos islamiques" pour les femmes
TEHERAN (AFP), 08:52

Tout ce qui contribue à discréditer et ridiculiser ces gens, c'est-à-dire à les démasquer, est à prendre comme une bonne nouvelle.

Ecrit par : Perceval | 19 mai 2007

Patricia, vous êtes en effet très susceptible : c'est bien innocemment que je vous ai citée comme effectivement la première de ceux qui interviennent encore ici, et je ne vois pas quelle allusion froissante cela pouvait induire...

Ecrit par : Perceval | 19 mai 2007

Le linguiste Jean-Noël Lalande qui enseignait également à l'École Normale avait démontré la fausseté de ses thèses dans "L'apprentissage de la langue écrite, du b-a ba à la b.d" (PUF, 1985) avec une préface du Recteur Yves Durand qui déjà dénonçait "le petit monde de la Recherche pédagogique qui dérive depuis longtemps au gré des mythes et des marottes".
La critique des idées de Foucambert sur la "lecture indicielle" se trouve dans le chapitre VII, aux pages 90 à 95.

Plus de vingt ans après, tout le monde connaît E. Charmeux dont les joutes avec Lalande sont connues pour avoir été épiques mais qui se souvient de Jean-Noël Lalande, aujourd'hui disparu, issu d'un milieu rural pauvre et qui savait ce qu'instruire le peuple signifiait.

Ecrit par : Louis Barthas | 18 mai 2007



Merci, Louis, effectivement j'ai cet excellent bouquin dans ce qui me sert de biblothèque et n'a pas grand chose à voir avec la "Librairie" de Montaigne, encore une nostalgie lagardemichardienne.


je vais relire le passage que vous m'indiquez.


Vous avez raison, il n'y a pratiquement aucune référence à ce bouquin sur la Toile à l'exception des messages que vous avez postés sur divers sites.

Pourquoii n'en feriez vous pas une "Note de lecture"?

Ecrit par : Henri Grégoire | 19 mai 2007

Que voulez vous Perceval ce blog n'aiguise pas seulement la susceptibilité il rend un peu paranoïaque parfois ;) c'est surtout compte tenu de ce qui est écrit sur d'autres forums au sujet des blogueurs "brighelliens" que celà peut comporter une allusion "froissante"... ne vous inquiétez pas , il y avait une part de boutade dans ce que je vous répondais ...les suceptibles ont aussi le sens de l'humour;)
Bonne journée

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 19 mai 2007

Et moi qui ne me rends compte de rien…
Patricia, où diable est-il queston de blogueurs "brighelliens" ? Je croyais ma réputatio circonscrite à midiblogs.com. Et j'apprends que l'on médit ? De moi, de nous — est-ce pensable ? Des noms, vite, où ma paranoïa va monter en température…
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 mai 2007

Perceval, quels "gens"?????

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mai 2007

Une réponse entre mille (euh... peut-être que cent ou même dix, peut-être même qu'une, mais là, c'est sûr) : le forum de France 2.

Ecrit par : catmano | 19 mai 2007

Perceval, quels "gens"?????

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mai 2007

Ceux qui traitent les femmes comme ça, pour quelque raison que ce soit, qui m'indiffère de toute façon.

Ecrit par : Perceval | 19 mai 2007

Le linguiste Jean-Noël Lalande qui enseignait également à l'École Normale avait démontré la fausseté de ses thèses dans "L'apprentissage de la langue écrite, du b-a ba à la b.d" (PUF, 1985) avec une préface du Recteur Yves Durand qui déjà dénonçait "le petit monde de la Recherche pédagogique qui dérive depuis longtemps au gré des mythes et des marottes".
La critique des idées de Foucambert sur la "lecture indicielle" se trouve dans le chapitre VII, aux pages 90 à 95.


je viens de relire le passage que vous indiquez et que j'avais annoté à l'époque.

Effectivement, il y a là une critique qui n'a pas vielli mais Liliane Sprenger-Charolles abordait le problème par un autre aspect en montrant que les références de Jean Foucambert en matière de "fixation oculaire" fondés sur les observations de Javal étaient totalement obsolètes car cette hypothèse était fondée sur l'utilisation de données obtenues avec des instruments peu prècis et étaient contredites par les travaux plus récents.

Or, les hypothèses foucambertiennes sur '"l'empan de lecture" ont parmis à la maison RETZ de faire ses choux gras en vendant à tous les niveaux de l'Écolé lémentaire, et même au Collège si mes souvenirs sont bons, des cahiers d'exercices et des Manuels construits sur ces principes.

Le texte notamment était découpé en colonnes parallèles...


La mise en oeuvre de ces thèses au-delà du CP a eu de graves conséquences notamment par l'utilisation immodérée de "Fiches de lecture silencieuse" dont les réponses aux QCM reportées sur le "cahier de lecture silencieuse" tenaient davantage de la "Bataille navale" que de la maîtrise de la Langue écrite et par la diffusion de Manuels contenant exclusivement des "ÉCRITS SOCIAUX" ," Documents pour la Classe", Affiche spublicitaires, petites annonces, horaires de la SNCF ad nauseam....


Je n'avais gardé aucun soubvenir de la Préface du Recteur Durand dont la causticité n'a pas vieilli.



Que l'on ne venne pas nous dire ici: "On ne savait pas, tout date de 1989."

Ce livre, comme ceux d'Hélène Huot, a plus de vingt ans. Le renouvellement des générations dûment formatées par 15 ans d'IUFM permettra-t-il d'assurer la relève?

Ecrit par : Henri Grégoire | 19 mai 2007

C'est mon côté bouffeur de curé, version actualisée...

Ecrit par : Perceval | 19 mai 2007

Henri, et que dire de la sacro-sainte recette de cuisine, emblème de l'écrit à l'école primaire. Il y aurait une thèse à écrire sur la conjonction de facteurs qui lui ont conféré son hypervalorisation, à commencer par le dédain pour la culture humaniste.

Ecrit par : Perceval | 19 mai 2007

Et j'apprends que l'on médit ? De moi, de nous — est-ce pensable ? Des noms, vite, où ma paranoïa va monter en température…
JPB

"Quand l’école de la république fait le lit de l’extrême-droite, on y arrive effectivement. Brighelli et ses fidèles, par ambition personnelle, par convictions, montrent leur vrai visage, une sinistre tronche."
C'est sur le blog de Lubin, sur canalblog
http://journaldecole.canalblog.com/

Ecrit par : Jeremy | 19 mai 2007

Une femme peut être conne, non???? ou alors, Perceval, concevez-vous la stupidité comme attribut purement masculin?
Et ce côté dragueur galantuomo , c'est pitoyable. Genre "vous avez insulté une femme ,vous m'en rendrez raison ,Monsieur le Marquis....à hurler de rire. Je vous vois bien dans uen salle des profs, moustachu et lubrique, en train de tortiller vos belles bacchantes 1900 devant un joli petit lot, tout frais suvécu des IUFM. Vous me faites penser à ces aristocrates dessinés sur les boîtes de livarot ou de claquos défut de siècle, avec un baron quelconque, la quarantaine queutarde, et qui tend à une servante de ferme accorte le formage en question, les yeux luisants, et pas de givre.
En fait ,le blog de JPB, c'est une salle des profs démultipliée. un formidable bestiaire pour quelqu'improbable Buffon.
Allez, Alphonse Perceval de la Mothe-Gourdin, sans rancune.
En tous cas, plus sérieusement ,la parité joue dans les deux sens : quand une femme dit des conneries, on a le droit de le lui signifier, avec la même tumultuosité qu'envers un queutard.
Et, pas de chance, Colargol, je ne savais même pas que Cadichon était une femme. Puisque tel est le cas, je dois dire que j'en rabats singulièrement dans ma convicitin que "la femme est l'avenir de l'homme".....

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mai 2007

Je n'interviens pour ainsi dire jamais sur ce site que je lis attentivement chaque jour. Je n'en suis que plus à l'aise pour dire que le long message d'aujourd'hui 19 main ,signé de Montaignacheval, est proprement magnifique. Comme quoi il est inutile et même dévastateur de se servir de l'invective et des points d'exclamations quand une pensée est assez maîtresse d'elle même pour s'exprimer "froidement" en maîtrisant colère et dégoût (et Toutatis sait que ce n'est pas facile).
Grosmatou, MCF Littérature comparée ( dans une Fac du Sud, en voie de désertification grâce aux IUinFaMes et à la "réforme" LMD).

Ecrit par : grosmatou | 19 mai 2007

Bigre, quelle tirade !
Je voulais humblement dire que c'était faire trop d'honneur aux inventeurs de machins comme le vélo islamique que de s'en émouvoir, car ils se disqualifient d'eux-mêmes aux yeux de tous, à l'exception de quelques con(ne)s.

Ecrit par : Perceval | 19 mai 2007

"moustachu et lubrique"

Damned, je suis démasqué !

A qui pensiez-vous en écrivant cela ? Hein ?

Ecrit par : Perceval | 19 mai 2007

"Vous me faites penser à ces aristocrates dessinés sur les boîtes de livarot ou de claquos défut de siècle, avec un baron quelconque, la quarantaine queutarde, et qui tend à une servante de ferme accorte le formage en question, les yeux luisants, et pas de givre. "

Désormais, je ne verrai plus les boîtes de Livarot de la même façon...

Ecrit par : Perceval | 19 mai 2007

"… moustachu et lubrique, en train de tortiller vos belles bacchantes 1900 devant un joli petit lot, tout frais suvécu des IUFM…"
écrit Montaigne…

Savez-vouq que cela frôle la diffamation, MàC ? Et dabord, mes bacchantes ne sont pas du tout 1900. Quant à faire les sorties de l'IUFM…
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 mai 2007

Non JPB n'est point aussi lubrighelli que cela! (oh oh oh, rire de Père Noël). Bon, je vais monter tout un tas de cartons dans mon nouveau chez moi.

Et pour toutes celles et ceux pour qui Ligetti, Mahler, Pärt et consorts, Léopardi, Jung et Emilie Dickinson, Clausewitz et Sun Tzu, Kurozawa, Wenders, etc. peuvent s'accompagner avec du bon décérébrage estival, voici ce que vos élèves et enfants vont contempler cet été (et moi aussi): http://movies.yahoo.com/feature/transformers.html

Ma salle des profs est d'une tristesse... Comme d'habitude quand je sais qu'une de mes collègues est présente, je rentre dans la cage avec une connerie à dire, quelque chose de bien lourd: cette fois-ci, c'était une chansonnette: "I want your sex". Les saintes femmes présentes font: non! non! non! Le proviseur-adjoint est présent. Je chante. Les bonnes mères sont gênées, le proviseur-adjoint (qui me demande si je m'adresse à lui) et ma collègue rigolent. Halala... Un petit plaisir, comme ça.

Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2007

"je ne vois vriament plus ce que j'ai à faire sur le BLOG de l'UMP."
Ecrit par : montaigneàcheval | 18 mai 2007

Cher montaigneàcheval,
je viens de lire votre délicat billet du 19 mai.
Vous me faites penser à ces vieux cabotins qui jurent abandonner définitivement la scène et qu'on voit histrionner un mois après sur les planches.
Vous, vous avez tenu 24 heures.
Nous serons donc encore gratifiés de vos messages dégoulinant de haine au nom, bien sûr, de votre colossal humanisme.
Traiter Cadichon de nazi, de charogne et d'Obersturmbannführer est à l'évidence le signe d'une pensée nuancée , argumentée et dépourvue de toute pathologie.
J'attends avec l'impatience qu'elles méritent vos nouvelles excommunications.
N'oubliez surtout pas, tout en prenant une pose de supériorité morale, le style peuple et les MAJUSCULES: ça donne à votre prose une qualité logique qu'envierait Gödel.
Votre dévoué,
Attila

Ecrit par : Attila Smith | 19 mai 2007

La vache, ça tombe plus drû qu'au pont d'Arcole. Je sens qu'on va se régaler...

Ecrit par : Perceval | 19 mai 2007

"Et pour toutes celles et ceux pour qui Ligetti, Mahler, Pärt et consorts,"
Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2007

Ligeti, Pendariès, Ligeti!

Et, pas de chance, Colargol, je ne savais même pas que Cadichon était une femme. Puisque tel est le cas, je dois dire que j'en rabats singulièrement dans ma conviction que "la femme est l'avenir de l'homme".....

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mai 2007

Comme disait Renaud, plutôt: "la femme est l'avenir des cons, et l'homme n'est l'avenir de rien", quoique, hors contexte, et sauf à prendre, dans la phrase d'Aragon, le mot "homme" au sens générique...
Concernant le début de votre dernière tirade, j'aime beaucoup "le mot" attribué à Pierre Dac: "Quand un con est con, on le traite de sale con; quand un juif est con, on le traite de sale juif; je revendique pour les juifs le droit d'être con".

Ecrit par : christophe sibille | 19 mai 2007

"d'être cons", pardon.

Ecrit par : christophe sibille | 19 mai 2007

"Une femme peut être conne, non???? ou alors, Perceval, concevez-vous la stupidité comme attribut purement masculin?"
Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mai 2007
Merci! très sincèrement merci j'ai les larmes aux yeux de rire!
Une nouvelle fois votre humour est remarquable MàC , J'ai du zapper quelque chose pendant les cours d'anatomie mais il me semble qu'une femme sans con n'est plus une femme... à lire à différents degrés bien entendu:);)
et "la femme est l'avenir de l'homme" n'est-ce pas un peu comme l'histoire de la poule et de l'oeuf?...
merci aussi de prendre jean-Paul en flagrant délit de duplicité puisque vous le démasquer derrière son heaume de Perceval ...difficile de passer incognito avec une moustache ...:);)
Jean-Paul ça fait toujours plaisir de retrouver ton humour , sais-tu qu'un nouveau courant de psychanalistes est en train d'étudier cette nouvelle forme de paranoïa à la limite de la paraphrénie qui s'observe chez les internautes addicts des blogs et forums autour du thème de l'éducation on l'appelle déjà le "syndrome brighellien aigu"?
Bon ou bonne, puisque les deux se disent, après midi

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 19 mai 2007

Vous le démasquez ! pardon une nouvelle fois je ne me suis pas relue

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 19 mai 2007

"toto, , que la méthode L&L; vous convienne soit! Mais franchement l'intérêt de toute méthode réside dans l'utilisation qu'en fait l'enseignant ."

"Et, pas de chance, Colargol, je ne savais même pas que Cadichon était une femme. Puisque tel est le cas, je dois dire que j'en rabats singulièrement dans ma conviction que "la femme est l'avenir de l'homme".....
Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mai 2007 "

N'empêche que si Màc voulait bien se donner la peine de la lire, il ne ferait plus ce genre de petites erreurs ...

:)

Ecrit par : toto | 19 mai 2007

"Et pour toutes celles et ceux pour qui Ligetti, Mahler, Pärt et consorts,"
Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2007

Ligeti, Pendariès, Ligeti!

Bon c'est toujours Georgy au moins???

Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2007

Oh zut, avec ces noms hongrois (György Ligeti), on peut se tromper non?? Il y en a bien qui écrive Kniebolo pour Sarkozy!

Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2007

qui écriveNT, ho non, ça m'a épuisé mon premier jour de déménagement!

Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2007

Aucune importance, Pendariès! Après tout, les noms propres n'ont pas d'orthographe, paraît-il...

Ecrit par : christophe sibille | 19 mai 2007

Puisque les enseignants font quand même partie des CONSEILS DE CLASSE, des CONSEILS DE DISCIPLINE, quand est-ce qu'ici nous allons pouvoir parler des SANCTIONS envers les élèves-délinquants ou ceux qui pourrissent la vie des classes?

J'ai interrogé une fois les secrétaires de mon bahut à propos des épées de Damoclès au-dessus des allocations et bourses, elles m'ont dit que tout dépend de la "philosophie sociale" (ce mot m'appartient, pas terrible, hein?) du chef d'établissement. "Et puis, avant que ça remonte à qui de droit, il faut que la demande passe par x administrations". Donc plus de 300 euros tombent par mois dans l'escarcelle de parents complices (pas tous, mais quand même, à force de discuter avec tous les leviers de mon lycée, je commence à m'agacer) de glandus foireux, et/ou impolis, et/ou racistes, et/ou agressifs, et/ou etc.

Alors? A quand une remontée ici de tous les dysfonctionnements des sanctions, des histoires sur les mains liées des bons proviseurs/directeurs/principaux/CPE?
Et les propositions aussi?

Nous savons tous combien une mauvaise ambiance peut faire vieillir un enseignant de plusieurs mois en une heure! Sans parler des élèves qui souffrent aussi de la présence de petits emmerdeurs, de voyous, jusqu'aux malfrats...

J'en ai marre de mon métier serpière ou papier buvard, ou lit à eau.

Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2007

!Je veux la revolucion! !olé!

Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2007

Aucune importance, Pendariès! Après tout, les noms propres n'ont pas d'orthographe, paraît-il...

Ecrit par : christophe sibille | 19 mai 2007

Comment Sieur Sibille que lis-je? Vous, si à cheval sur l'orthographe ;)vous ignorez donc que l'accent se met et doit se mettre sur les majuscules et les noms propres et vous ne fustigez pas cette règle stupide qui consiste à décréter que les noms propres n'ont pas d'orthographe! Vraiment on perd tous la tête sur ce blog! Croyez -moi oublier un accent, surtout sur un nom hongrois, n'est, dans certains cas, pas très heureux pour celui qui le porte et ce n'est certainement pas Mr Smith qui me contredira...
Imaginez un peu ce que peut donner l'oubli d'un accent sur certains prénoms comme Fêtnat (prénom que je prends au hasard dans le calendrier de la poste quoique cela me donne l'occasion d'avoir une pensée pour un ami cher) par exemple?

attention Toto votre dernier post laisserait supposer (en reprenant certains de mes propos) que je suis Cadichon...La pauvre vous allez la faire braire de fureur qu'elle soit mise dans le même sac qu'une "vulgaire" et simple mère de famille sans lettre...Vous connaissez le "nous n'avons pas les mêmes valeurs" avec l'accent cela va sans dire;)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 19 mai 2007

!Je veux la revolucion! !olé!

Ecrit par : Pendariès | 19 mai 2007

Je vais me faire incendier par Toto : il faut un accent sur les majuscules ?!
Et comment on fait en cursive ?

Ecrit par : Perceval | 19 mai 2007

Henri, et que dire de la sacro-sainte recette de cuisine, emblème de l'écrit à l'école primaire. Il y aurait une thèse à écrire sur la conjonction de facteurs qui lui ont conféré son hypervalorisation, à commencer par le dédain pour la culture humaniste.

Ecrit par : Perceval | 19 mai 2007



Je l'avais je le confesse humblement, oubliée.

La recette , texte prescriptif et/ou injonctif, du Gâteau au Yaourt est un grand classique du pédagogisme charmosofoucambertien.


En "production d' écrit" , "rédaction" étant trop ringard est rigoureusement banni par les Diafoirus qui peuplent les IUFM, cela donne un "projet d'écriture": "La soupe de sorcière"....

Le résultat à l'ssue de l'École élémentaire:


Évaluation des Évaluation
Français : le véritable état des lieux à l’entrée en sixième
par Mireille Grange et Michel Leroux
mardi 1er mai 2007.

Dans la même rubrique


Chaque année, au début du mois de septembre, les élèves de sixième subissent des tests d’évaluation nationaux, en français. Il s’agit, aux yeux des concepteurs de cette « passation », d’une « évaluation diagnostique » censée permettre « d’analyser certains savoirs et savoir-faire importants à l’entrée au collège ». (...)

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=58

Ecrit par : Henri Grégoire | 19 mai 2007

Ah!!! les moustaches!!! les bacchantes!!! qui aura assez de talent pour conter la saga des moustagaches???!!
Au vrai, il ne se conçoit pas de littérature sans elles. Qui imaginerait "Madame Bovary" écrite par un Flaubert glabre, lisse comme un stagiaire IUFM???? Personne.Ou "Les châtiments"??? Hugo, avec tous ses attributs pileux. Et Tolstoï??? Charlot.... et des centaines d'autres.
Mes amis, la moustagache est la muse de l'inspiration masculine. Elle poivre, elle tabaque fièrement le récit. Aussi, Jean-Paul Brighelli, vous rendè-je ici hommage: un homme nanti de pareils joyaux ne peut pas être mauvais.
On me dira que Hitler, Staline, Castro étaient aussi des moustagachus. Mais chez eux, c'est de l'imposture, du plagiat, du flanc. En fait, ils sont glabre à l'intérieur de leur tête, lisses comme la douille des balles qu'ils tiraient.

Moustaches, en allemand Schnurrbart. Barbe de groin, littéralement...on ne saurait mieux dire.
Gloire soit donc rendues aux moustaches qui sont à l'homme ce que la morille est au quasi de veau.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mai 2007

glabres....déjà que ça barde, alors je ne voudrais pas qu'on me renvoie faire un pélerinage auprès de Sainte-Bescherelle (1788-1865).

Saint Bled, ora pro Nobis!
Sainte Bescherelle , ora pro Nobis!

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mai 2007

Je vais me faire incendier par Toto : il faut un accent sur les majuscules ?!
Et comment on fait en cursive ?

Ecrit par : Perceval | 19 mai 2007

Mais Toto n'est pas méchant il ne choisit pas toujours un vocabulaire très chatié mais on ne saurait l'en blamer , il s'en explique lui-même et a le mérite d'être très persévérant ;)!

Oui, il faut les accents sur les majuscules d'imprimerie n'importe quel typographe /maquettiste/ metteur en page vous le dirait , on a tendance à l'oublier!Pourtant il suffit d'ouvrir un dictionnaire pour constater que toutes les entrées y sont en majuscules d'imprimeries (en grandes lettres comme disent les petits) et qu'il y a les accents! Pourquoi croyez-vous que vous ayez la fonction alt 0201 ou alt 0192 du moins pour les plus usités en français? Sur les cursives majuscules il est souvent d'usage de ne pas les mettre mais la logique voudrait qu'on le fasse.Dans les langues finno-ougriennes, entres autres, où il y a un nombre d'accents importants il est difficile de s'en passer... De plus otez le umlaut en allemand ou la jota en espagnol vous dénaturez la langue... Voilà pour la défense de l'accent et à votre guise le plaisir d'en ajouter en fonction des prononciations régionales puisque tout ou presque en matière d'orthographe semble permis...

Bonne fin de journée

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 19 mai 2007

Ä,Ü,Ö, en effet, Patricia Menisgé, vous avez parfaitement raison. On accentue les majuscules en allemand. Et puis, les accents, les frisotis, les machins, les tildes, les esszets, les g turcs avec un circonflex retrourné qui fait qu'on ne prononce pas ledit g...c'est le sel des langues. Comme les déclinaisons, les verbes forts, l'aoriste, le subjonctif imparfait....ou le duel.

Tiens, qui dira la vertigineuse implication philosophique du duel. Les Grecs eussent-il été philosophes s'ils n'eussent point eu ce nombre??? J'en doute.
Alors, oui, conservons tous les embrouillamini de la langue. D'abord, ça fera hurler les cloportes bruxellois de la Novlangue. Et ce sera déjà pas mal.
Vive le esszet!!! Vive le tilde!!! et tous leurs copains, cauchemars des économistes.
Dernière chose: quand la Bulgarie entrera dans la zone euro, dans 567 ans, paf!!!! les imprimeurs, bien gênés aux entournures. Déjà avec ces foutus Grecs et leur alphabet à la con!!! Peuvent donc pas écrire comme tout le monde????

Einen schönen Abend wünsche ich Ihnen.

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mai 2007

Tous les soucis orthographiques seraient oubliés si nous avions eu notre Atatürk !
MaC, le "ğ" turc se prononce ... Il prolonge la voyelle précédente et induit un léger diphtongage de la voyelle suivante.

Si ce n'était pas le cas, le "ğ" n'existerait pas puisque le système de transcription du turc est strictement phonétique (et sans exception) ce qui est particulièrement pratique pour le voyageur !
C'est à tel point qu'on utilise pas le x mais ks par exemple dans taksi.
De même pas besoin de "oi", on écrit koaför (le ö se prononce "eu") pour coiffeur !

La seule galère pour un français est le son ı (i sans point) qui est un truc turc entre "eu", "on" et "in" : bien dur à prononcer ...

Ecrit par : Zorglub | 19 mai 2007

Oui Zorglub, c'est vrai. J'ai même vu sur la route entre Antalya et Ankara un camion citerne puant au cul duquel trônaot ce mot merveilleux VIDANJÖR!!!! Il y aussi JANDARMA...où l'on voit une jambe s'agiter....
EN grec, d'ailleurs c'est marrant aussi. On écrit Santouits (pour sandwich) mpar (pour bar) parce que le b se prononce v et qu'on a du trouver quelque chose.

Et il y en a des milliers comme ça, au fil des langues.

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mai 2007

Einen schönen Abend wünsche ich Ihnen.

Ecrit par : Монтэньашевал| 19 mai 2007

Желаю вам прекрасного вечера!

Dans les Démons ou les Possédés, l'auteur bien connu fait état d'un débat virulent en Russie du XIX sur l'opportunité de latiniser le russe, la langue parlée par le plus grand nombre d'européens.
Après la dislocation de l'Empire soviétique les langues slaves voisines du russe (bulgare, belarus, Ukrainien...) se sont apparemment dotées d'une écriture distinctive allant jusqu'à intégrer des lettres latines.

Зорглуб, comment convient-il de prononcer le son "ü" dans Atatürk? Et le son "u" dans Zorglub?

Ecrit par : buntovchik | 19 mai 2007

TIens Buntovchik? C'est vrai qu'en russe une gare se dit voksal et que ça viendrait du Wauxhall de Londres???
Je crois qu'ne turc le ü et le u , c'est comme en allemand. Tapez pas Zorglub.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mai 2007

TIens Buntovchik? C'est vrai qu'en russe une gare se dit voksal et que ça viendrait du Wauxhall de Londres???

Da! Pravda! Voksal, prononcer: vakzal, désigne exactement le bâtiment de la gare. L'arrêt des trains se dit "stantsia" vraissemblablement de l'anglais Station?
J'ignorais le lien de Vakzal et de Wauxhall. Mais ça paraît pravda-padobno = vrais-semblable.

Ecrit par : buntovchik | 19 mai 2007

Je confirme, le mot russe Vakzal vient bien du mot anglais Wauxhall.
Tout est parti du Roi Jean sans Terre, qui en a attribué une sur les rives de la Thames River à un chevalier méritant (he used to wake up very early in the morning to go to work) du nom de Johan Boks. Quelques siècles plus tard le phonème "b" s'usant et se transformant logiquement en "v" le descendant en ligne directe du nom de Voks ou Waux y aménagea un "springfield" et y construisit un grand bâtiment (hall) où se rassemblait la jet-set locale. Le "yatch" n'était alors encore qu'un simple mot hollandais.
Bref le lieu prit le non de Wauxhall et la mode de ce genre d'établissement s'étendit à d'autres capitales. Y compris celle de la Russie impériale. On construisit un "wauxhall" à proximité de St Péterbourg et prit le non de "Pavlovski Vakzal". On devine pourquoi. Ce lieu devint un lieu très fréquenté par la noblesse russe qui s'y rendait de la Capitale en train.
Voilà pourquoi l'idée de construire de tels wauxhall près des stations de chemin de fer se répandit dans la Russie.
Pendant un temps le mot fut en concurrence avec le mot "kurzal", d'origine allemande si j'en juge par la sonorité. "Kurort" en russe est la station balnéaire et "kurortnik" l'estivant bien portant aussi bien que malade et en traitement.

Ecrit par : buntovchik | 19 mai 2007

Buntovchik,
"ü" = "u" --- "u" = "ou" --- "c" = "dj" ---- "ç" = "tch" ---
"ş" = "ch" --- "e" = "é"
Le reste ... tout normal !

Ecrit par : Zorglub | 20 mai 2007

On s'instruit drôlement ce soir J'adore. Ca me change de ma soirée où j'étais nez à nez avec une conseillère pédagogique (vade retro) charmante mais dans les limbes péda de ses recherches-actions. Comme vous me connaissez mieux grâce à MàC, vous aurez deviné que je n'ai pas osé la contrarier.

Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007

"une conseillère pédagogique (vade retro) charmante mais dans les limbes péda de ses recherches-actions."

Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007

Et comme Benoît XVI a décrété récemment que les limbes n'existaient pas, la boucle est bouclée! Question; l'expression: "limbes péda" devient-elle, du coup, de type pléonastique ou "oxymorique"?

Ecrit par : christophe sibille | 20 mai 2007

Bonjour,
Fouinant par hasard du côté du blog , histoire de voir un peu s'l existait toujours, je n'ai pu résister à la lecture des considérations sur les manuels scolaires de littérature.
Ayant exercé l'honorable profession de documentaliste de 1972 à 1989, je n'ai pas grand-chose à ajouter sauf que la succession des réformes engendrant des kilos et des kilos de manuels à distribuer dans les casiers m' a laissé quelques souvenirs . Bien entendu ,je ne distribuais pas uniquement les manuels de littérature. L'établissement où j'exerçais comptant plus de mille élèves encadrés par une centaine de profs , j'avais de quoi m'occuper, un TUC étant chargé de garder le CDI pendant ce temps. Eh oui , les TUC, ces petits jeunes employés 20 h par semaine pour 1200 francs par mois un peu après 81. Passons.
Ces manuels parvenaient, et parviennent toujours je suppose, grâce aux questionnaires envoyés en début d'année scolaire par les groupements d'éditeurs GIDEC et GECRI aux documentalistes passant un "certain temps" comme dirait Fernand Raynaud , à les remplir. D'ailleurs pour effectuer correctement le travail il fallait emprunter les emplois du temps au censeur , ou encore contacter les chers collègues un par un, pour être certain de ne pas se tromper, tout en justifiant la démarche éviter d'être envoyé sur les roses. A la moindre erreur les reproches ne se faisaient pas attendre : " Dis donc, pourquoi Paul il a reçu le nuveau manuel et pas moi alors que nous avons les mêmes classes cette année. Tu l'as bien signalé aux éditeurs ? "
- Oui, oui, j'ai fait mon travail et j'ai même été récompensée. Regarde : un stylo de chez GECRI et un stylo de Chez GIDEC. Oh zut, celui-là il bave."

Un jour ,les gentils documentalistes apprirent que ces questionnaires étaient vraisemblablement revendus ici là. A quel prix ? Je l'ignore. La salle des professeurs était envahie de publités variées à répartir dans les casiers . Le concierge pestait. Un article de la revue professionnelle "Inter CDI" nous apporta l'explication. L'obscur et consciencieux travail des petits documentalistes sans statut, bons à tout et bons à rien, servait les intérêts du privé. Nous avons réagi.

J'avais mis de côté ce mauvais souvenir de ma belle jeunesse enthousiaste. Heureusement la richesse du métier était ailleurs . Mais ceci est une autre histoire.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 20 mai 2007

Ayant exercé l'honorable profession de documentaliste de 1972 à 1989, j'ai eu l'occasion au fil des ans et des réformes de distribuer des kilos et des kilos de manuels scolaires de littérature évidemment et des autres disciplines aussi. Dans un établissement de plus de mille élèves encadrés par une centaine de professeurs il y a de quoi s'occuper. Après 81 les TUC sont venus donner un coup de main, payés 1200 francs par mois pour 20 heures de travail par semaine si vous vous souvenez. Passons.
L'arrivage des nouveautés reposait sur l'obscur et consciencieux travail des documentalistes devant remplir à chaque rentrée les questionnaire GIDEC et GECRI destinés aux groupements d'éditeurs. questionnaires complexes exigeant la consultation des ventilations de service chez le censeur pas forcément coopérant. La moindre erreur, le moindre oubli - de qui ? - donnait lieu à des remarques du genre : Dis donc, Paul il a reçu le nouveau manuel et pas moi. Tu as pourtant bien prévenu l'éditeur ?
- Oh oui, j'ai même été récompensée par des stylos, un de GECRI et un de GIDEC. Ah tiens ,celui-là il bave .
Un jour un article de la revue professionnelle "Inter CDI" nous apprit que ces questionnaires laborieusement remplis en début d'année étaient revendus ici et là par les éditeurs ce qui expliquait la quantité impressionnante de publicités diverses s'étalant en salle des profs car le concierge avait renoncé à la distribution dans les casiers.
Ainsi l'obscur travail des documentalistes sans statut, bons à tout et bons à rien, servait les intérêts du privé.
Je pensais avoir évacué cet amer souvenir de ma belle jeunesse enthousiaste mais il est là bien rangé dans ma mémoire dissimulé par tous les autres dont la saveur est d'un autre prix.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 20 mai 2007

P-A-S-S-I-O-N-N-A-N-T!!!!!!!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mai 2007

J'espère que les habitués de ce blog me le pardonneront mais j'aurais aimé revenir un moment sur le sujet lancé par JPB de l'établissement des manuels (après rien ne nous empêchera de discourir sur, pourquoi pas, les subtilités grammaticales du Volapük du regretté Schleyer...) .
Chacun d'entre vous s'est constitué sa méthode d'enseignement en utilisant bien souvent des copies de manuel dont certains d'entre eux, fort anciens, sont devenus bien souvent introuvables.
Je sais bien qu'un manuel a, pour principale raison d'être, d'accompagner un programme scolaire préalablement défini (et c'est là à mon avis l'urgence immédiate de ce gouvernement: revoir le contenu des programmes dans le primaire et le secondaire mais passons!).
Mais ne pourrions-nous pas imaginer qu'un certain nombre d'enseignants travaillent, en accord avec un éditeur, à l'établissement de manuels dits "de référence"?
Il ne s’agirait pas ici de proposer un énième manuel rédigé à la va-vite pour répondre à la nécessité de coller aux nouveaux programmes et de proposer du neuf pour vendre...
Il s’agirait de mettre en commun les compétences disciplinaires d’enseignants chevronnés afin d’élaborer par classe un ouvrage complet didactique pensé dans la continuité et la progressivité de la transmission des savoirs sur l’ensemble du cursus scolaire de l’élémentaire au secondaire.
Cela peut paraître utopique mais à mon avis pas tant que çà.
La possiblité d’un travail collectif semble envisageable. Il y a bien eu un collectif d’enseignants pour dénoncer la dérive des programmes...
Pourquoi, d’ailleurs, ne pas envisager à cette occasion une collection d’ouvrages réalisés à cette fin. L’intérêt évident pour les parents serait qu’ils sauraient que tel ouvrage de telle collection serait le fruit d’un travail collectif rigoureux garantie d’un enseignement de qualité.
Le besoin des parents (et sans doute des enseignants) d’ouvrages de référence est immense.
On peut s’en faire une idée en ce qui concerne l’apprentissage de la lecture. Quoi qu’on pense du Boscher (imparfait au demeurant), il a été pour beaucoup de parents désemparés par les difficultés rencontrées par leurs enfants un ouvrage salutaire dont le succès en librairie est une constante.

Ecrit par : Luc | 20 mai 2007

P-A-S-S-I-O-N-N-A-N-T!!!!!!!!!! On vibre!!!! ô ma soeur!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mai 2007

Merci pour ce témoignage d’une documentaliste, Hélène, nous sommes au moins deux, ici.
J’ai fait le larbin des éditeurs de manuels jetables moi aussi, en début de carrière : d’abord parce que je croyais qu’ils étaient de bonne qualité. J’invitais à chaque début d’année les élèves à exploiter les richesses supposées de ces livres pourtant moins attirants que les BD, convaincu qu’ils trouveraient là les ressources pour surmonter des difficultés en cours. « Commencez par découvrir le formidable manuel que vous trimballez toute l’année sur vos petites épaules. Il va vous déformer la colonne vertébrale, mais il va vous former l’esprit ! Comparez le ensuite au spécimen d’un autre éditeur, que nous avons ici », disais-je. « Vous y trouverez une autre explication qui pourra mieux vous convenir ! », pensant que les faiblesses d’un manuel pourraient être compensées par les points forts d’un autre. Et puis j’ai pris conscience du désastre.
Maintenant, plus question de collaborer. Gidec et Gecri trouveront quelqu’un d’autre pour cocher les petites cases.
Je suis près à affronter le regard courroucé du crétin en fin d’année, contrarié de ne pas avoir reçu son cadeau comme les copines.
Pour ceux à qui un manuel est destiné nominativement, ils se donneront la peine de le trouver dans le carton, je ne fais pas mon Besancenot, c’est pas marqué “facteur”. Toutes ces merdes payées indirectement par nos impôts, bien sûr, puisque les éditeurs seront récompensés de leur générosité de donateur par de belles commandes publiques. Puissants éditeurs facultativement marchands d’armes. Ca le fait réfléchir, le profdegôche ?
“Les méfaits de la concentration éditoriale sur la vie intellectuelle française sont au cœur du deuxième ouvrage d’André Schiffrin Le Contrôle de la parole, paru en 2005. S’il note avec inquiétude que ce sont des marchands d’armes (Lagardère et Dassault) qui contrôlent plus de 70 % des journaux et des magazines, il analyse le rachat en octobre 2002 de Vivendi Universal Publishing par Hachette (filiale du groupe Lagardère) qui permettait à ce dernier de réunir sous sa coupe 80 % du livre de poche, 80 % de l’édition scolaire… ”

Ecrit par : georges | 20 mai 2007

Le 20/05/07, Luc a écrit :
"Il s’agirait de mettre en commun les compétences disciplinaires d’enseignants chevronnés afin d’élaborer par classe un ouvrage complet didactique pensé dans la continuité et la progressivité de la transmission des savoirs sur l’ensemble du cursus scolaire de l’élémentaire au secondaire."
A peu près d'accord (sauf sur le terme "didactique" trop ambigu) mais comment fait-on ?
Réinventer l'eau tiède périodiquement ? Rester dans le confortable bavassage de l'entre-soi ? Attendre que des sommités "condescendent" ?
Une possibilité pour le primaire : aller voir ce que font les instits SLECC et les contacter :
http://grip.ujf-grenoble.fr/spip/plan.php3
En passant, à propos du GRIP, les querelles de chapelle - dans tous les sens du terme - Brighelli-Lafforgue font rigoler les pédagogistes : pendant ce temps, ils reignent en maître dans toutes les instances du Moloch (ne pas se laisser abuser par leur apparente contrition actuelle).
Quant au collège et au lycée tout est dit mais presque tout est à faire (slogan qui n'est anti soixantehuitard qu'en apparence).
IL EST TEMPS DE FEDERER !
On le fait ou on continue de jacter ad nauseam ?

Ecrit par : Daniel KRAUSS | 20 mai 2007

Les "Eléments de Géométrie" de Clairaut, publiés en 1741, furent utilisés plusieurs dizaines d'année dans les lycées en France.
Ils étaient écrits par un mathématicien de grande qualité (mais pas le meilleur: Euler régnait) qui maîtrisait le calcul infinitésimal à dix ans, soumit son premier article à l'Académie des Sciences à treize et devint membre de ladite Académie à dix-huit.
Qu'eût-ce été si les pédagogistes avaient encouragé sa créativité?
A quatorze ans j'ai dû acheter la grammaire de Grevisse pour mon cours de français.
Je l'utilise toujours (bien que j'aie depuis acheté une édition plus récente , cosignée par Hanse).
Je ne connais pas un seul manuel scolaire en France publié depuis trente ans ( disons) qui puisse servir de référence à un adulte moyennement exigeant.
Evidemment je souhaiterais que l'école se dotât de manuels
inspirés de ces grands et beaux exemples et s'y tînt plusieurs années.
Les auteurs compétents ne manquent pas mais je crains qu'il soit difficile de trouver un consensus en France.
L'U.R.S.S. et Singapour, pourtant l'ont fait.
En particulier Gel'fand, un des grands mathématiciens du vingtième siècle, a écrit des livres époustouflants pour collégiens et lycéens.
Etonnez-vous qu'après Perelman résolve la conjecture de Poincaré...
P.S.
Il y a des pages touchantes de George Steiner sur la tristesse du constat que des dictatures ont un bien meilleur système d'éducation que beaucoup de démocraties.
Cela transparaît aussi dans l'autobiographie du critique littéraire, coqueluche de l' Allemagne, Reich-Ranicki.

Ecrit par : Attila Smith | 20 mai 2007

Mon cher Krauss, comme Karl...il faut tout foutre à plat et recommencer, bien d'accord. Et si Knebolo fout vraiment une bon coup de pied dans la motte de beurre rance qu'est notre corporation, il fera bien.
Seulement, à lire certains posts d'un ennui à ce point soporifique, aussi allèchants qu'une commission permanente un soir de Novemebre après 7 heures de cours, à lire depuis des mois des interventions de gens dont on peut se figurer qu'ils persévéreraient dans leur miamia pédagosinistre même si le monde était en flamme, à lire cette immense pusilanimité du monde enseignant, on a de quoi être sceptique.
Car, Krauss, l'acte d'enseigner est éminnement politique. Comme la guerre. Par l'enseignement, c'est la démocratie , la cité , qui s'expriment. Alors, si les profignons se calfeutrent, se claquemurent derrière leur petite neutrlité frigorifiée, on a de quoi être très pessimiste pour l'avenir.
Le monde tourne, plutôt mal, mais pas plus mal ,en fait qu'il y a soixante cinq ans, on est en plein deans d'immenses problèmes géopolitiques. On forme une génération qui va avoir à règler des problèmes incommensurables, comme jamais encore l'humanité n'en avait connus !!!
Et qu'avons-nous, dans les salles des profs, sur ce blog, ailleurs? De petits dindonneaux terrifiés, terrorisés d'être eux-mêmes, parlant de CDI, de méthodes , de manuels scolaires, d'inspections, de cuculteries corporatistes, d'impératifs programmatiques....On ne saurait dire la veulerie et la bassesse qui plombe notre métier. Un monde de poules survolé par quelqus aigles. Alors , bon courage....

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mai 2007

Et vous, MàC, vous faites bien sûr partie des aigles. Ou alors des condors ?

Ecrit par : Perceval | 20 mai 2007

Je tiens à présenter mes excuses pour avoir envoyé deux messages presque identiques . Persuadée que le premier avait été refusé, j'ai recommencé.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 20 mai 2007

Moi? des cons d'or......

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mai 2007

P-A-S-S-I-O-N-N-A-N-T!!!!!!!!!! On vibre!!!! ô ma soeur!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mai 2007

????????????
mais.... que faites-vous donc avec votre soeur?? Du calme!
j'admets bien volontiers qu'il n'y a rien de fascinant en effet là dedans!
Un simple constat très banal: des manuels de qualité médiocre se succèdent chaque année en quantité astronomique. Ne pourrait-il pas y avoir un travail de fond
destiné à élaborer des manuels destinés à durer?
Le Grip fait un excellent boulot mais n'a pas à ma connaissance franchi le pas vers l'édition de tels ouvrages.

Ecrit par : Luc | 21 mai 2007

"Le Grip fait un excellent boulot mais n'a pas à ma connaissance franchi le pas vers l'édition de tels ouvrages"
écrit Luc…

Eh bien, je vous le dis, ce n'est pas faute de le leur avoir suggéré. mais ils mettent des années à acoucher d'une page… Et pourtant, il y a des éditeurs qui attendent — impatiemment — une méthode de lecture ou d'apprentissage des maths.
JPB, qui n'a jamais compris pourquoi certains mettaient tant de temps à écrire…

Ecrit par : brighelli | 21 mai 2007

Et pourtant, il y a des éditeurs qui attendent — impatiemment — une méthode de lecture ou d'apprentissage des maths.
JPB, qui n'a jamais compris pourquoi certains mettaient tant de temps à écrire…

Ecrit par : brighelli | 21 mai 2007

c'est vraiment une info? il manque réellement de méthodes de lecture? en maths je suis d'accord mais en lecture?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 mai 2007

Malgré l'admiration que je vous porte, il y a pas mal de choses que vous semblez ne pas comprendre, celles qui sont de l'ordre du doute, des affres... Mais c'est peut-être une pose.

Ecrit par : Perceval | 21 mai 2007

La méthode Bosher existe et ce n'est pas sorcier de l'utiliser.

Ecrit par : carole | 21 mai 2007