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10 mai 2007

Rapport Darcos

De la condition enseignante

Xavier Darcos a fourni en mars dernier au futur (et actuel…) président de la République un rapport sur la "condition enseignante" qui en finit avec un certain nombre de mythes obligeamment relayés par les médias (et par les syndicats, qui ne sont pas blanc-bleu dans cette affaire) : obligations de serice, salaires réels, statuts, absentéisme, tout y est.
Il y fait aussi un certain nombre de propositions, qui ouvrent des pistes de réflexion pratiques.
Les enseignants y trouveront du grain à moudre. Les non-enseignants y apprendront quelques vérités de base qui peuvent bien bousculer leurs certitudes sur les avatages forcément monstrueux dont nous jouissons — si c'est ça jouir, demain je me fais moine.

Vous trouverez l'ensemble du rapport sur http://www.lalettredeleducation.fr/IMG/doc/Rapport_Darcos.doc

Croyez-moi, ça vaut le coup d'y jeter un coup d'œil attentif. Ça évitera aux uns et aux autres de continuer à trimballer des idées reçues sur le libéralisme dévoreur de fonction publique…

J'ajoute qu'il manque à ce rapport un volet, à construire complètement, sur les réformes nécessaires de la pédagogie, qui vont à mon sens de pair avec une revalorisation des statuts, des carrières et des salaires. Parce que ces derniers points s'adressent naturellement aux enseignants avant tout, et qu'une refonte réelle des programmes s'adresserait aussi aux parents dont la progéniture est, durant une bonne quinzaine d'années, sous les feux des projecteurs.

À vous de réagir — et pour éviter les insinuations sympathiques, je précise que je ne suis pas mandaté pour vous demander de le faire : ce blog est libre et le restera — il disparaîtrait dans l'instant même où moi-même, par obligation, ne le serait plus.

JPB

06:04 Lien permanent | Commentaires (173) | Envoyer cette note

Commentaires

Je dois être parano, mais j'ai le sentiment que moi et quelques autres sommes de moins en moins les bienvenus ...
Je vais donc pour un temps lever le pied et laisser le champ libre aux enrichissantes analyses des imams de tout poil.
A bientôt... ?

Ecrit par : Perceval | 10 mai 2007

Une question (pas si anodine) : le rapport est daté du 10 mars 2006 sur la page 1.
Est-ce une coquille ou bien le document traînait-il dans les tiroirs et a été sorti opportunément seulement ce printemps ?

Ecrit par : Zorglub | 10 mai 2007

En tous cas, on va avoir un nouveau collègue, professeur agrégé de lettres, récent candidat à la présidentielle, qui va bientôt reprendre du service et peut-être se battre avec nous pour une reconnaissance du métier de prof(esseur) aux yeux des parents et de la société en général! Cela fait chaud au coeur!
Mais non, Perceval, pourquoi dites-vous ça? Restez!

Ecrit par : christophe sibille | 10 mai 2007

Jean-Paul, apparemment, le lien ne marche pas...

Ecrit par : christophe sibille | 10 mai 2007

Le 09-05-2007 à 13:49:49, prof16 a écrit :

Circulent régulèrement des âneries sur les Zep. Il faudrait les supprimer. Elles seraient créatrices des inégalités. Elles colleraient de méchantes étiquettes sur les élèves. Elles seraient parfaitement inefficaces. Et quoi encore???

Comme je n'ai, de ma vie, qu'enseigné en Zep ou lycée 'difficile', comme je ne crains nullement les classes les pires, et comme j'ai eu affaire plus souvent qu'à mon tour 'aux racailles' qui font peur aux braves gens, je me sens autorisée à parler aussi du sujet.

Les Zep ne créent pas l'échec.
Elles contrent comme elles peuvent l'échec programmé.

On va au sauvetage - on récupère les élèves un par un - et si on n'arrive pas à récupérer tout le monde, le fait est qu'on récupère l'énorme majorité des élèves qui entrent en classe. On leur permet de rêver à d'autres métiers que dealers ou p.utes ( en l'occurrence, la belle langue serait une insulte à ce que sont les vies des petites amenées à ça).
Les Zep croulent sous les manques de moyens. Les Zep ont les pauvres livres récupérés on ne sait où, dont les pages tombent. Les Zep ont des classes surchargées, et oui, pour pouvoir avoir quelques classes à effectifs réduits ( pour les terribles des terribles ).
Les Zep ont les plafonds qui tombent et les peintures qui s'écaillent.
Les Zep ont des élèves battus par leurs parents. Abandonnés trois semaines. Laissés à l'abandon, laissés à eux-mêmes, ils ne regardent pas la télé et ne jouent pas trop aux jeux vidéos.
Les Zep ont des élèves dont les mamans sont femmes de ménage et qui viennent vous expliquer qu'elles ne peuvent pas aider leurs enfants.
Les Zep ont des élèves dont les parents n'ont pas fait d'études.
Les Zep ont des élèves dont les familles n'achètent jamais de livres.
Et alors?
Il faudrait le même traitement pour tous????
Il faudrait insulter ces familles? Leur reprocher de ne pas être des gens biens et cultivés?
Il faudrait prendre tous ces mômes et les mettre dans des foyers? Qui a déjà travaillé avec des mômes mis en foyer?
Qui peut témoigner de leur bonheur, à ces mômes placés?

Les Zep ont des gens qui apprennent à devenir enseignants et c'est la meilleure école possible. Les Zep ont des profs qui restent parce qu'ils savent ce qu'ils font là. Et qui se moquent des querelles pédagogiques - on fait ce qui marche, et le fait est que la pédagogie de Meirieu marche en Zep, avec les terribles des terribles - parce qu'on n'a pas de programmes, qu'on a peu d'élèves et qu'on a du temps avec eux. Cela arrive trop tard dans une vie, c'est tout.

Qu'il y ait des sottises dans la pédagogie moderne, c'est une évidence. Qu'il y ait une prétention effroyable dans l'enseignement actuel du français, c'est une évidence aussi.
Ce qui est aussi évident, c'est qu'obliger les enseignants à réfléchir à leurs notations, à leurs cours, c'est bien. C'est indispensable.
Et si les Zep peuvent servir aux profs à comprendre que tout le monde n'adore pas les livres et la culture, et que c'est là qu'il faut être inventif et passionné, et bien tant mieux et qu'on fasse 'stage de Zep' pour tout le monde, ça changera la donne.
Mais qu'on ne les supprime pas.
Qu'on les aide. Qu'on leur donne ce qu'on leur a promis. Qu'on comprenne ce qu'elles sont, et, si on est sérieux et employé de l'EN, qu'on cesse cette guerre imbécile entre modernes et anciens, il y a des poutres dans tous les yeux, quand on regarde bien. Et pour ces mômes-là, ceux qui ont besoin de leurs profs, il ne faut pas de politique, de guerres pédagogiques, il faut aller à ce qui marche, sans se planter dans des ornières, quelles qu'elles soient.

Voilà mon coup de gueule du jour, sur les seuls bahuts qui ont vraiment du prix à mes yeux, parce que là on sait pourquoi on est prof.

Ecrit par : Maminou | 10 mai 2007

Le lien inséré dans la Note ne fonctionne pas.

http://www.lalettredeleducation.fr/IMG/doc/Rapport_Darcos.doc


j'indique donc celui-ci.

http://209.85.129.104/search?q=cache:oJIt5FMEV9sJ:www.lalettredeleducation.fr/IMG/doc/Rapport_Darcos.doc+http://www.lalettredeleducation.fr/IMG/doc/Rapport_Darcos.doc&hl;=fr&ct;=clnk&cd;=1


Après une première lecture cursive, ce Rapport me parait fort intéressant même si , comme à l'habitude, le Premier Degré en est singulièrement absent.

Par exemple, les obligations de service des PE qui exercent dans les RASED n'y sont pas mentionnés.

Rien n'est dit sur les Directeurs d'École dont les modalités de recrutement, de formation, d'exercice des fonctions et de rémunération laissent beaucoup à désirer.



Rien non plus sur le coût réel des IUFM et l'opinion des sortants sur la qualité de la formation d'un point de vue opérationnel.

Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007

Pour ceux qui ont des difficultés, un autre lien :
http://www.lalettredeleducation.fr/L-entourage-de-Nicolas-Sarkozy.html
puis cliquer tout en bas sur "Rapport Darcos".

Si ça ne fonctionne toujours pas, faire un clic droit sur "Rapport Darcos" puis "Enregistrer la cible sous ...".
Par la suite, ouvrir le fichier avec votre traitement de texte préféré.

Ecrit par : Zorglub | 10 mai 2007

Concernant la promotion "au mérite", admettons le principe. Mais qui évalue le "mérite", et suivant quels critères?

Ecrit par : christophe sibille | 10 mai 2007

J'ai publié une "Brève" sur "Les Amis de l'ABC" renvoyant à ce fil de dicussion.

Rapport Darcos
jeudi 10 mai 2007.


Un fil de discussion est ouvert sur "Bonnet d’Âne"le Blog de Jean-Paul Brighelli autour du "Rapport et propositions remis à Monsieur Nicolas SARKOZY sur la situation morale et matérielle des professeurs en France par Xavier DARCOS.
Voir en ligne: Rapport Darcos "De la condition enseignante"

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/breve.php3?id_breve=8

Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007

Bonjour...
post-it

Ecrit par : Patricia M. | 10 mai 2007

Sur le Rapport Darcos

Impression assez favorable :

- Le recentrage sur les savoirs

- La volonté affichée de revaloriser réellement la fonction

- La prise en compte des conditions matérielles (salaires, pouvoir d'achat)

- La suspension du décret Robien du 14/02/2007 sur les décharges pour responsabilité exceptionnelles, ainsi que le décret Allègre du 30/07/98 portant sur la réduction de 17% du taux de HS par rapport à l'heure normale

- Exercer les 2 premières années dans la même académie

- Prime d'installation

Quelques inquiétudes cependant :

- L'évaluation des professeurs par le C.E.

- Les expressions "travail en équipe" "interdisciplinarité" et "pédagogie différenciée".

Ecrit par : Robin | 10 mai 2007

Je n'ai rien contre l'interdisciplinarité et le travail en équipe, mais cela doit rester ponctuel sur des projets bien définis, sur la base de l'initiative individuelle, de la liberté de choix et des "affinités électives", et ne doit pas être systématisé dans un "projet d'établissement".

Ecrit par : Robin | 10 mai 2007

Bonne question en effet: pourquoi le Rapport est-il daté du 10 mars 2006?
A mon humble avis, ce pourrait être une erreur de frappe. Et pourtant, à ce niveau...

Ecrit par : Jean | 10 mai 2007

A propos du "projet d'établissement"

On ne dira jamais assez à quel point ces projets peuvent se transformer en "carcans".

Je me souviens il y a quelques années avoir invité un écrivain en résidence dans une classe de 4ème en collège sensible, dans le cadre pourtant d'un partenariat avec l'E.N. et sur la recommandation de l'inspection académique et après avoir dûment prévenu ma hiérarchie.

Réaction de la principale à qui je présentais la personne en question : "Vous êtes qui, vous ? , ça n'est pas dans le projet d'établissement." (tout cela d'un ton revêche et avec une attitude de mécontentement, de rejet et d'impolitesse inqualifiables)

Je me suis confondu en excuses un peu plus tard auprès de la personne : "Ne vous inquiétez pas, j'ai tout de suite vu à qui j'avais à faire. Il m'a ensuite proposé d'en parler à l'inspecteur d'académie, mais j'ai décliné...pour avoir la paix. Je sais, ça n'a pas l'air très courageux "vu de l'extérieur", mais les collègues comprendront pourquoi.

C'était "petite chronique de la vie ordinaire en collège unique ou le règne de la médiocrité généralisée"...Mais nous avons d'ambitieux "projets d'établissements" !

Ecrit par : Robin | 10 mai 2007

Robin, ne serait-ce pas plutôt la personne, (la chef d'établissement) qui serait à mettre en cause que le projet?

"Bonne question en effet: pourquoi le Rapport est-il daté du 10 mars 2006?
A mon humble avis, ce pourrait être une erreur de frappe. Et pourtant, à ce niveau..."
Ecrit par : Jean | 10 mai 2007

Les choses ont-elles tellement changé depuis cette date, Jean?

Ecrit par : christophe sibille | 10 mai 2007

La réponse à ma question se trouve à la première ligne de l'éditorial de JPB: "en mars dernier"!

Robin, la nullité irradiante de la plupart des principaux de collège est spectaculaire. On se demande où on va chercher de tels abrutis (et abruties, parce que, là, je vous assure, la parité est respectée!). La plupart du temps, ce sont des gens qui n'ont aucun idéal, qui n'ont pas le début du commencement d'une réflexion sur ce que c'est qu'enseigner. Souvent incultes, ils regardent forcément de travers les certifiés et encore plus les agrégés de leur établissement. Bref, c'est la Cour des Miracles! Il y a cependant quelques exceptions...

Ecrit par : Jean | 10 mai 2007

Robin, ne serait-ce pas plutôt la personne, (la chef d'établissement) qui serait à mettre en cause que le projet?


Oui, sans doute, mais la personne n'est malheureusement pas unique en son genre...Et comme ce sont les chefs d'établissements qui "pilotent" les projets.

Ecrit par : Robin | 10 mai 2007

« la nullité irradiante de la plupart des principaux de collège est spectaculaire »
Ecrit par : Jean
«Et comme ce sont les chefs d'établissements qui "pilotent" les projets»
Ecrit par : Robin

Spectaculaire mais pas étonnante. Sur quels critères sont-ils admis au concours de personnel de direction ?
Ce sont des chefs d’escadrille...

Ecrit par : georges | 10 mai 2007

"Piloter ", "pilotage", encore deux mots qu'il faut désormais s'interdire d'utiliser si l'on est professeur, tellement ils ont été vidés de tout sens raisonnable par les pédagos et les gestionnaires bâtisseurs d'usines à gaz!
Avec "pédagogie" et "pédagogue", ça en fait quatre!
C'est normal, car le langage véhicule une vision du monde, et cette vision-là, au centre de laquelle on aperçoit la figure effrayante d'un Meirieu en gloire, non merci!

Ecrit par : Jean | 10 mai 2007

A propos du "projet d'établissement"

On ne dira jamais assez à quel point ces projets peuvent se transformer en "carcans".


Quelques inquiétudes cependant :

- L'évaluation des professeurs par le C.E.

- Les expressions "travail en équipe" "interdisciplinarité" et "pédagogie différenciée".

Ecrit par : Robin | 10 mai 2007




- Les expressions "interdisciplinarité" ne gêne pas vraiment à condition que cette expression soit bien définie.


"travail en équipe" demande aussi à être précisé. Où place-t-on le curseur entre les contraintes de l'équpe et la "Liberté pédagogique"

Par contre, l'expression "pédagogie différenciée" devrait être bannie. Malgré les milliers de page écrites sur ce sujet , on ne peut en tirer aucune conclusion pratique.


Exemple typiquement pédagogiste

Accompagnement de l’apprenant
Différencier les profils d’apprentissage
http://recit.cadre.qc.ca/differenciation/article.php3?id_article=51



"projet d'établissement" là aussi devrait être très simplifié. Il n'est pas inutile de disposer d'un document écrit très brefs qui pointe les domaines où l'établissement dispose de marges d'autonomie et où il est possible de gagner en efficacité.


Le projet "Potemkine doit être absolument banni.



«Villages Potemkine»

"Adolf Helbig, biographe de Potemkine, a lancé la légende selon laquelle le ministre aurait implanté des villages factices en carton-pâte tout le long du parcours de la tsarine dans ses nouvelles provinces. Il aurait ainsi voulu la flatter et la rassurer sur l'état de sa paysannerie !

Depuis lors, l'expression «village Potemkine» désigne - à tort - des opérations de propagande visant à tromper les dirigeants d'un pays et son opinion publique."

Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007

"Piloter ", "pilotage", encore deux mots qu'il faut désormais s'interdire d'utiliser si l'on est professeur, tellement ils ont été vidés de tout http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9dagogiesens raisonnable par les pédagos et les gestionnaires bâtisseurs d'usines à gaz!
Avec "pédagogie" et "pédagogue", ça en fait quatre!
C'est normal, car le langage véhicule une vision du monde, et cette vision-là, au centre de laquelle on aperçoit la figure effrayante d'un Meirieu en gloire, non merci!

Ecrit par : Jean | 10 mai 2007


Pour "piloter" et "pilotage" tout à fait d'accord, Il existe déjà diriger, gouverner, administrer,.

"Piloter" n'appote rien de plus à l'exception d'une vague connotation techniciste.


Par contre "pédagogie" est un mot antérieur au "pédagogisme".

Je ne vois pas au nom de quoi on s'interdirait de se servir d' un mot remontant à 1495, et admis par L'Académie française depuis 1762.


http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9dagogie

Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007

"Le moment est venu par exemple de poser la question de l’annualisation des services d’enseignement, et donc de l’annualisation des horaires eux-mêmes. Une garantie pourrait ainsi être donnée aux familles que, quoi qu’il arrive, l’horaire annuel prévu sera assuré (ce qui permettrait peut-être, au vu du constat que toutes les heures ne sont pas faites aujourd’hui, de justifier son allègement, notamment et en lycée)."
Ai-je bien compris? A votre avis, que veut dire ceci?



Et ceci?
"On peut penser enfin que ce débat permettrait d’aboutir, en échange d’un surcroît de rémunération, à un allongement du temps de travail des professeurs, ce qui toutes choses égales par ailleurs contribuerait à l’objectif de non remplacement partiel des départs en retraites."
J'avais cru comprendre et j'avais volontiers admis que pour bon nombre, voire la totalité, des enseignants de secondaire il était impensable d'augmenter le nombre d'heures de cours vu le temps passé à la correction des copies, à la préparation des cours et à la formation continue?

Ecrit par : dobolino | 10 mai 2007

Henri Grégoire,
Vous faites absolument comme vous l'entendez!
Je disais simplement que les mots "pédagogie" et "pédagogues" ont été tellement dévoyés par les théoriciens sectaires et fumeux que vous savez qu'ils auront à mon avis du mal à s'en remettre.
La question est d'ailleurs de savoir si ces mots sont encore aujourd'hui de quelque utilité. Parmi les professeurs d'un collège ou d'un lycée, vous seriez capables, vous, de faire le tri entre ceux qui seraient, à vos yeux, "pédagogues" et ceux qui ne le seraient pas. Avouez que cela fait un peu désuet. Aujourd'hui, il s'agit plutôt, me semble-t-il, d'être simplement et authentiquement "professeur", et même de continuer à l'être en dépit des efforts des "pédagogues", précisément, pour nous l'interdire!

Ecrit par : Jean | 10 mai 2007

Intéressant, ce rapport. C'est un début.
Pour moi, c'est un peu technique au niveau statuts, échelons, etc., mais çà a l'air de mieux prendre en compte la condition enseignante.
Maintenant, il me semble que l'ensemble des mesures représente pas mal de dépenses dont l'Etat n'a pas le premier sou. Est-ce réaliste ?
Pas vraiment de nouveautés sur les programmes, mais je pense que ce n'était pas l'objet du rapport.
En tous cas, je ne dirai plus "profs fainéants, absents". C'est promis !
Un point : 3,2 jours de formation continue par an, dans une profession intellectuelle, c'est un peu court, non ? Cà mériterait sûrement mieux.

Ecrit par : yann | 10 mai 2007

Voilà mon coup de gueule du jour, sur les seuls bahuts qui ont vraiment du prix à mes yeux, parce que là on sait pourquoi on est prof.

Ecrit par : Maminou | 10 mai 2007

Le hic, c'est qu'il y a certains chef d'établissement qui refusent que le leur soit classé ZEP à cause de leur carrière. J'ai même un exemple personnel. Alors, ce n'est pas parce que vous êtes estampillés ZEP comme un ruban rouge sur le camembert que cela apporte une valeur ajoutée à votre implication. Je suis passé par des LP très difficiles pas ZEP du tout; et là, je suis un peu fatigué, et j'ai vu que pas mal de mes collègues aussi: les élèves se balancent sur leur chaise, ne foutent rien, j'en ai eu qui se sont battus en classe pour une casquette cachée, j'ai entendu comme réponse, alors que je demandais qu'on me dresse une liste de sentiments, le mot "sodo", etc...

J'ai tenté de travailler sur la section "Le vin" des Fleurs du mal avec des Terminales BEP et Bac pro, de faire de l'histoire littéraire (le Romantisme): à vote avis, j'en suis sorti comment de mes cours?

Ecrit par : Pendariès | 10 mai 2007

Explosé!

Ecrit par : Jean | 10 mai 2007

"J'ai tenté de travailler sur la section "Le vin" des Fleurs du mal ; à votre avis, j'en suis sorti comment de mes cours?"

Saoûl ?

Ecrit par : Japhet | 10 mai 2007

Allez, histoire de vous divertir un peu :
http://www.dailymotion.com/video/x1tl2l_manif-de-droite
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 mai 2007

Allez, histoire de vous divertir un peu :
http://www.dailymotion.com/video/x1tl2l_manif-de-droite
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 mai 2007

"Le Tiers-Monde est de la merde, écrasons-lui la gueule!" C'est énorme, et j'en ris encore en tapant ce mot! Merci Jean-Paul

Ecrit par : Pendariès | 10 mai 2007

Yann,
C'est vrai que ça ne fait pas beaucoup de jours de formation, mais comme ces formations sont d'ordinaires des laius de personnes ayant cessé d'enseigner depuis longtemps, ou n'ayant jamais enseigné, c'est déjà trop. Le caractère intellectuel de ma profession (je suis professeur de lettres), je le développe par mes lectures, mon activité propre.

Ecrit par : Markhache | 10 mai 2007

Groumf. "Sont d'ordinaire" !!

Ecrit par : Markhache | 10 mai 2007

En tout cas, le rapport de Darcos montre qu'il n'a pas le B2I. Quelle façon d'utiliser un traitement de texte !!!!!

Ecrit par : Georges | 10 mai 2007

Allez, histoire de vous divertir un peu :
http://www.dailymotion.com/video/x1tl2l_manif-de-droite
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 mai 2007

Génial! J'avais déjà vu en son temps mais bien à avoir sur internet. Merci.

Ecrit par : dobolino | 10 mai 2007

Le groupe "Jalons" est donc ressuscité? C'est une excellente nouvelle, Jean-Paul!
Pour ce qui est de l'annualisation, en ce qui me concerne, (en ce qui nous concerne, dans les IUFM), c'est déjà fait...

Ecrit par : christophe sibille | 10 mai 2007

Demain on sera tous profs d'anglais annualisés !
Ça c'est encore du « pilotage par le haut », merci bien, sous-commandant Darcos ou comment « gagner plus » dans la Grande Garderie.

Les profs d'hist-géo font déjà dans notre bahut des Sciences éco, du droit du travail, du droit de la construction et encore plusse mieux : de l'ECJS.
Ils n'hallucinent pas vraiment de bonheur, ces salauds qui se couchent tard à préparer des cours dans des matières qu'ils ne maîtrisent pas. Tout ça pour se faire forcément flinguer dans le dos par le proviseur et les IPR... et qu'Allah bénisse le président de Funès, euh pardon, Sarkozy.

Et oui au moratoire sur la connerie administrative !

Ecrit par : Lariba | 10 mai 2007

J'ai adoré le slogan "pardon pour le dérangement".
N'avez-vous pas trouvé une parenté avec dimanche dernier ?
JP se range déjà du côté des persiffleurs, l'état de grâce est donc déjà derrière nous ?

Ecrit par : Perceval | 10 mai 2007

L'enseignement secondaire n'a jamais réussi du fait de sa structure, à disposer , comme le Premier Degré où la polyvalence facilite les choses, d'un dispositif de remplacement efficace.


Très franchement, je ne vois aucune solution.


Mais , sauf erreur de ma part, le MEN a déjà été condamné par la Justice Administrative, à Montpellier je crois, pour faute lourde.


C'est pourquoi, il règne une certaine agitation chez les Hiérarques de la Rue de Grenelle qui font pression sur les Rexteurs qui font pression sur les Chefs d'Établissement qui font pression sur les...Profs.

Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007

Ne pourrait-il pas être envisagé un "corps" de remplaçants du secondaire auxquels seraient réservée l'obligation de polyvalence dans les domaines soit littéraire, soit scientifique ?

Ecrit par : Perceval | 10 mai 2007

serait réservée...

Ecrit par : Perceval | 10 mai 2007

Allez, histoire de vous divertir un peu :
http://www.dailymotion.com/video/x1tl2l_manif-de-droite
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 mai 2007

Très agréable de retrouver ton humour sur ce blog!

j'ai pas entendu le "on veut des profs de flûte à l'E.N"!
:)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 10 mai 2007

Ne pourrait-il pas être envisagé un "corps" de remplaçants du secondaire auxquels seraient réservée l'obligation de polyvalence dans les domaines soit littéraire, soit scientifique ?

Ecrit par : Perceval | 10 mai 2007


Effectivement, ce pourrait être un début de solution. Mais je crains qu'une telle idée rencontre énormément de résistances.

Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007

Ne pourrait-il pas être envisagé un "corps" de remplaçants du secondaire auxquels seraient réservée l'obligation de polyvalence dans les domaines soit littéraire, soit scientifique ?

Ecrit par : Perceval | 10 mai 2007


Effectivement, ce pourrait être un début de solution. Mais je crains qu'une telle idée rencontre énormément de résistances.

Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007

Pour Un hussard :
Je ne connais pas cette édition de 1953 du manuel de Bernard et Redon. Y trouve-t-on le chapitre que j'ai reproduit sur la croisade des Albigeois?

Pour mouron rouge :
J'ai trouvé le Bernard et Redon de 1939 chez un ami bouquiniste. Il doit sûrement en exister d'autres, c'était à coup sûr un manuel répandu.
Voici les références :

"Petite histoire de la France et de la Civilisation française"
Cours Élémentaire et classe de huitième
par Paul Bernard (Ancien directeur de l'École Normale d'Instituteurs de la Seine) et F. Redon (Inspecteur de l'Enseignement primaire)
Trentième édition (Nathan, 1939).

Une merveille, je vous dis ; une merveille...
Louis Barthas

Ecrit par : Louis Barthas | 10 mai 2007

"les meilleurs de nos professeurs, ceux qui enseignent en terminale ou dans certaines classes préparatoires (type BTS). I"

déjà je trouve que ça part bien dans le préambule.


"ls correspondent exactement à ce que vous avez souhaité dans vos discours d’Angers et de Maison-Alfort : ils font partie de ceux qui s’engagent, qui ont du mérite, qui assument des tâches supplémentaires. Il était normal qu’ils soient mieux rémunérés que ceux qui préfèrent simplement assurer leur service minimum."

Et oui, les enseignants de collège, de lycée pro n'assument aucune tache supplémentaire, ça doit être dans leurs gênes d'être des feignasses, et en plus trop cons pour avoir l'agreg.

Ecrit par : CLG | 10 mai 2007

Allez, histoire de vous divertir un peu :
http://www.dailymotion.com/video/x1tl2l_manif-de-droite
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 mai 2007

Génial! J'avais déjà vu en son temps mais bien à avoir sur internet. Merci.

Ecrit par : dobolino | 10 mai 2007

Non, sans blague, ça vaut mille plates excuses! Lancez-ous et, surtout, en cas de péins, soyez apte à rebondir. Résilience est le maître-mot si le cas venait à échoir.
Soyez Voltaire plutôt que Diderot, de grâce...
Même si Frédéric II a moins de charmes que Catherine la Grande.

Ecrit par : dobolino | 10 mai 2007

Y'a des miettes dans mon clavier! faut que je le secoue ou que je tape plus fort.
Péins= Pépins
Lancez-ous=lancez-vous!

Ecrit par : dobolino | 10 mai 2007

"des droits nouveaux pourraient être créés, tel l’accès gratuit aux lieux de culture (bibliothèques, musées)."

C'est vrai qu'après avoir supprimé l'accès gratuit au Louvre au profit des salariés de chez Total, on peut considérer que c'est un droit nouveau...

Ecrit par : CLG | 10 mai 2007

Ben voilà ! JPB m'énerve dès le matin à critiquer les propos gaucho-républicains (sans doute sa mauvaise conscience) plutôt que les filous racistes, je vais me passer les nerfs sur le gros forum d'instits sur le ton "arrêtez d'être cons et on cessera de vous le reprocher", et me voilà une fois de plus banni ! Tout ça parce que je chambrais gentiment les idolâtres du devoir de mémoire ou les inconditionnels de la "nouvelle star"... Il paraît que je suis trop agressif... C'est sûr que c'est plus grave, malgré moult précautions de langage pour promettre qu'il ne s'agit que de parler franc, que d'être incapable de mettre une idée derrière l'autre ou d'écrire trois mots sans fôte...

Ecrit par : Perceval | 10 mai 2007

J'ai bien ri ,JPB , merci à vous pour cette diversion!

Ecrit par : Thalie | 10 mai 2007

Mais ne vous "victimisez" pas, Perceval! Ca me rappelle quelqu'un...

Ecrit par : christophe sibille | 10 mai 2007

"Mais ne vous "victimisez" pas, Perceval!"
???
Il ne s'agissait que de vous faire sourire...

Mais le fond est exact : je suis sidéré ! Le forum en question est édifiant, tant par son contenu que par la façon et la célérité avec laquelle on en est éjecté ! Si vous n'avez rien de mieux à faire, vous pouvez aller vous faire une idée :
http://edp.ipbhost.com

Ecrit par : Perceval | 11 mai 2007

Jugez-en plutôt directement à travers cet échange-là, un parmi d'autres (moi, c'est Moâ) :
http://edp.ipbhost.com/index.php?showtopic=108972&st;=400

Ecrit par : Perceval | 11 mai 2007

Parcourez quelques pages, et vous verrez au nom de quelle agressivité je me suis fait bannir...

Ecrit par : Perceval | 11 mai 2007

Et voici ma lettre de cachet :

"Suite aux propos publiés sur le forum, votre compte est à nouveau modéré.
Si vous voulez continuer à participer à ce forum, il vous faudra apprendre à vous exprimer d'une manière moins agressive et moins "crue"."

Si j'ai glissé cet apparté, c'est parce que je crois que ce n'est pas complètement étranger à ce dont nous débattons ici.

Ecrit par : Perceval | 11 mai 2007

"Je vais donc pour un temps lever le pied et laisser le champ libre aux enrichissantes analyses des imams de tout poil."

Ecrit par : Perceval | 10 mai 2007

On savait que l'opium des Talibans avait encore de beaux jours devant lui. Manifestement, celui du peuple aussi !

Ecrit par : Un hussard | 11 mai 2007

Il y a un point très intéressant dans le "Rapport Darcos" sur un thème que j'avais abordé dans un autre fil de discussion, celui de la "récupération" des 20 000 ETP (Équivalent Temps Plein) soit 20 000 Emplois de Professeurs actuellement détournés au profit d'Associations diverses et variées pour la plus grande part regroupées dans le CCOMCEN -Comité de Coordination des Oeuvres Mutualistes et Coopératives de l'Education Nationale-, qui couvrent les domaines d' activités suivants:





# Assurance
# Banque
# Consommation

# Education
# Enfance
# Handicap

# Imprimerie
# Jeunesse
# Loisirs

# Prévention
# Vacances
# Santé

# Tourisme



http://www.ccomcen.org/



En dehors de tout clivage politique , dans l'intérét du Service public et d'une saine gestion des deniers public, il y a là un sérieux travail d'assainissement à mener pour un Ministre corageux.

Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007

Perceval, votre "victimisation", c'était une blague de ma part! Un clin d'oeil. Mais effectivement, on est mieux ici que sur les forums que vous indiquez. ! Je les ai parcouru très vite, mais il me semble qu'un usage prolongé fasse risquer un léger endormissement des neurones.

Ecrit par : christophe sibille | 11 mai 2007

Et voici ma lettre de cachet :

"Suite aux propos publiés sur le forum, votre compte est à nouveau modéré.
Si vous voulez continuer à participer à ce forum, il vous faudra apprendre à vous exprimer d'une manière moins agressive et moins "crue"."

Si j'ai glissé cet apparté, c'est parce que je crois que ce n'est pas complètement étranger à ce dont nous débattons ici.

Ecrit par : Perceval | 11 mai 2007




S'il est tout à fait normal qu'un "modérateur" modère, il en va de sa responsabilité pénale, de la crédibilité du Forum associé à un site ainsi que de la "lisibilité" pour les visiteurs, vos propos sur la page que j'ai regardée ne me semblaient pas de nature à mériter cette "lettre de cachet".

Pour information:


Netiquette


Conventions de politesse sur les réseaux informatiques, l'étiquette étant un ensemble de règles de civilités et de protocole. À respecter si vous ne voulez pas vous fâcher avec vos interlocuteurs.

Le principal problème est de faire passer toute la discussion par l'écrit, sans l'aide par exemple du langage gestuel, qui permet d'indiquer le respect, la complicité, ou la franche rigolade. On donne donc à ses interlocuteurs des indices sur notre état d'esprit au moment où l'on a écrit ce que l'on disait.


C'est le rôle essentiel des smileys (en plus de leur rôle possible de carte de visite). Mais la netiquette va bien plus loin, puisqu'elle conseille par exemple de ne pas poster n'importe quoi n'importe où sur l'Usenet, ou impose plus ou moins tacitement les sujets abordables en IRC, selon les sites.

Ainsi, mettre de la pub dans un newsgroup où cela est en fait interdit par les utilisateurs entraînera au mieux une avalanche de courrier plus ou moins insultant, et au pire...

Malgré tout, la tolérance est générale, et il faut vraiment exagérer pour se faire sérieusement rejeter. La netiquette a été définie par l'IETF dans la RFC 1855, en voici les principaux préceptes :

* N'oubliez jamais que la personne de l'autre côté est un être humain.

* Ne blâmez pas les administrateurs système pour leur politique envers les utilisateurs.

* Ne présumez jamais qu'une personne parle au nom de son organisation.

* Faites attention à ce que vous dites des autres.

* Soyez bref.

* Vos articles sont votre reflet - soyez-en fier.

* Utilisez des titres descriptifs.

* Pensez à ceux qui vont vous lire.

* Prenez garde à l'humour et au sarcasme.

* Ne postez un message qu'une seule fois.

* S'il-vous-plaît, cryptez les documents ayant un contenu critiquable. .

* Faites un résumé des réponses qu'on vous envoie.

* Utilisez le courrier, ne postez pas un Follow-Up.

* Lisez tous les follow-ups et ne répétez pas ce qui a déjà été dit.

* Vérifiez deux fois les newsgroups où poster une réponse et les distributions des messages.

* Prenez garde aux copyrights et aux licences.

* Citez les références appropriées.

* Quand vous résumez, faites un résumé !

* Marquez ou cryptez les réponses ou les chutes.

* Corriger l'orthographe des autres est néfaste.

* N'exagérez pas les signatures.

* Limitez la longueur de vos lignes et évitez les caractères de contrôle.

* S'il-vous-plaît, n'utilisez pas Usenet comme une ressource pour vos devoirs de classe.

* S'il-vous-plaît, n'utilisez pas Usenet comme un média publicitaire.

* Évitez de poster un même article dans des newsgroups multiples.
.
http://www.gpcservices.com/dictionnaire/N/netiquette.html

Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007

Jugez-en plutôt directement à travers cet échange-là, un parmi d'autres (moi, c'est Moâ) :
http://edp.ipbhost.com/index.php?showtopic=108972&st;=400

Ecrit par : Perceval | 11 mai 2007

C'est vrai, quoi, Perceval, de quoi j'me mêle ?

Ecrit par : yann | 11 mai 2007

# Assurance
# Banque
# Consommation
# Imprimerie
# Prévention
# Vacances
# Santé
# Tourisme

http://www.ccomcen.org/

En dehors de tout clivage politique , dans l'intérét du Service public et d'une saine gestion des deniers public, il y a là un sérieux travail d'assainissement à mener pour un Ministre corageux.

Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007

J'aimerais bien savoir en quoi ces domaines concernent des professeurs détachés auprès des associations (si j'ai bien compris) ???

Ecrit par : yann | 11 mai 2007

Henri Grégoire, (comme pour d'autres) mais où trouvez-vous ce temps pour intervenir sur tous ces blogs et avec d'aussi longs messages? C'est votre métier, ou bien vous perdez vos 35 heures de productivité derrière un écran, ou bien vous êtes au chomage, ou vous êtes retraité, ou vous êtes addicte à Internet????? En tout cas, quel militantisme!

Ecrit par : Pendariès | 11 mai 2007

J'aimerais bien savoir en quoi ces domaines concernent des professeurs détachés auprès des associations (si j'ai bien compris) ???

Ecrit par : yann | 11 mai 2007


Toutes ces Associations et Coopératives sont issues du mouvement amicaliste qui s'est developpé pour l'essentiel dans l'Ensiegnement primaire à partir des Conférences pédagogiques cantonales avec les encouragements des Inspecteurs primaires qui les présidaient.


Elles répondaient , au départ, à de réels besoins. Certaines ont disparu, la SCUC (Société Coopérarative Universitaitre de Construction) d'autres ont fait l'objet de malversations telle la MRIDEN devenue le CREF ( Caisse de retraite complémentaire) d'autres enfin rencontrent de grandes diffcultés telle la CAMIF(Vente par correspondance)

La plus grande partie de ces Copératives et/ou Mutuelles maintenant s'est maintenant transformé en Entreprise comme les autres,:la MAIF, la CAMIF ,la CASDEN-BP et la MAE notamment.

Elles bénéficient toutefois d'un nombre importants d'Enseignants sous des régimes divers.


Cette situation me parait totalement scandaleuse , et je suis poli.

La Cour des Comptes a publié sur ce sujet un Rapport accablant qui a "fuité" dans "Le Figaro".


J'ajoute que ce Conglomérat qui était dirigé par la tendance socialiste de la FEN( UID) est un vétritable" fromage" notamment pour le PS en rémunérant directement ou indirectement des militants comme la MNEF .


La guerre entre UID (PS) et UA (PCF) pour le contrôler a provoqué l'éclatement de la FEN qui continue, très affaiblie, sous le sigle de l'UNSA et la création de la FSU où coexistent l'ancienne tendance UA et la tendance anarcho-syndicaliste EE (École Émancipée) actuellement contrôlée par la LCR.


Ces réponses satisfont-elles votre légitime curiosité?

Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007

Pendariès, pour revenir sur un sujet que nous avions évoqué : il semble que la prime touchée pour un proviseur de LP pour l'apprentissage serait de 11 000 €/an. Il y en a qui gagnent plus à ne rien foutre...

Ce doit être la “loi de proximité” dans l'Éducnat, moins d'élèves en vrai tu verras, plus rang et pognon tu auras.

Ecrit par : Lariba | 11 mai 2007

Ces réponses satisfont-elles votre légitime curiosité?

Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007

Merci, Henri.
Cà parait effectivement scandaleux, et un joli marigot.

J'ajoute que la CAMIF ne semble pas dans de telles difficultés, puisqu'elle fait de la pub TV (ou alors, elle a des prix ?)...

Ecrit par : yann | 11 mai 2007

Henri Grégoire, (comme pour d'autres) mais où trouvez-vous ce temps pour intervenir sur tous ces blogs et avec d'aussi longs messages? C'est votre métier, ou bien vous perdez vos 35 heures de productivité derrière un écran, ou bien vous êtes au chomage, ou vous êtes retraité, ou vous êtes addicte à Internet????? En tout cas, quel militantisme!

Ecrit par : Pendariès | 11 mai 2007


Voyons Pendariès,votre ami Cadichon m'a démasqué!





Je constate une inquiétante déperdition d'énergie depuis que le blog est l'objet des manoeuvres phagocytaires du camarade Grégoire, ce qui n'a rien d'étonnant puisqu'il est droit dans ses bottes et dans ligne du parti. Comme son modèle,qui a colonisé tous les pays d'Europe orientale, il fait de Bonnet d'âne un satellite d'Abc , et Pendariès est bien un des rares à soulever ce lièvre.
Personne d'autre ne réagit à cette tentative d'OPA?

Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2007



Il a tout compris je suis un Agent de désinformation du KGB (Canal Historique)

Et je reçois mes instructions de Moscou par l'intermédaire de La Havane.

"Hasta la victoria siempre"

Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007

16 décembre 2005.




La CAMIF, une coopérative en péril

Plan social . Créé naguère par la mutuelle MAIF, ce groupe de vente par correspondance vient d’annoncer la suppression de 271 emplois.

Pour cette syndicaliste, comme pour ses collègues de l’intersyndicale (FO, CGT, CFDT, CGC), il est temps « d’aborder les problèmes de fond » : la CAMIF, entreprise de l’économie sociale au statut de coopérative, créée naguère par la mutuelle des instituteurs, la MAIF, paie le prix d’une gestion qui l’a fait peu à peu s’éloigner de ses valeurs fondatrices. Michel Vivier, secrétaire (FO) du comité - d’entreprise, décrit un - processus de « transformation de la - CAMIF en société capitaliste ». Les sociétaires clients « ne contrôlent plus grand-chose ». La CAMIF a été transformée en une holding et une série de filiales, banales sociétés par actions. Ses dirigeants, venus du secteur privé, en ont importé les recettes, en rachetant des sociétés en République tchèque et au Portugal. Aventure qui se solda par de lourdes pertes. Les syndicats dénoncent également une politique commerciale visant à élargir la clientèle à coups de « remises à tout va », qui, au bout du compte, n’a pas permis d’attirer les nouveaux clients espérés mais a rebuté de nombreux fidèles sociétaires. En 2003, les difficultés s’accumulant, la CAMIF a obtenu un apport financier de la MAIF, à hauteur de 15 millions d’euros et, surtout, s’est tournée vers le groupe Trois Suisses International, entré alors dans le capital pour 5 millions d’euros. Mais, deux ans plus tard, la gestion n’ayant pas changé, la - CAMIF a replongé dans le rouge. Et cette fois, la MAIF rechigne à remettre de l’argent au pot, tout comme les Trois Suisses qui attendent d’abord de la CAMIF qu’elle « coupe ses branches mortes ».

http://www.humanite.fr/popup_print.php3?id_article=820047

Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007

Mais si, Cadichon, on a bien vu que Grégoire essayait de faire du prosélytisme, mais tant que JPB maintiendra son blog, cela ne marchera pas...

Ecrit par : Thalie | 11 mai 2007

Notez que je m'en fous un peu de la CAMIF (et je pense de ne pas être le seul ici, en tout cas je l'espère ...) !
Avoir les mêmes fringues que les plus ring de mes collègues et le même canapé véritable faux rustique de style n'a jamais été un objectif pour moi dans la vie.
Y'a même pas de sex toys, aux 3 suisses oui !
Pour le reste tout y est au même prix (dans un bon cas) que n'importe où ailleurs, la galère de la VPC (délai) en + !
De profundis morpionibus.

Henri, vous avez des préoccupations qui me surprennent !

Ecrit par : Zorglub | 11 mai 2007

Chais pas pourquoi j'ai posté ça ...
Je dois être un peu fatigué cette fin de semaine !

Ecrit par : Zorglub | 11 mai 2007

Si ta commande des 3 suisses est arrivée, tu peux peut-être t'accorder un peu de détente ... :-)

Ecrit par : Perceval | 11 mai 2007

De profundis morpionibus.

Henri, vous avez des préoccupations qui me surprennent !

Ecrit par : Zorglub | 11 mai 2007


Le sort de la CAMIF m'importe peu, je répondais seulement à une question de Yann au sujet des 20 000 ETP que Xavier Darcos entendait récupérer notamment dans les Assciations et Coopératives regroupées dand le CCOMEN.

Je ne sais pas s'il y a des MAD à la CAMIF mais je suis certain qu'il y en a à la MAIF...


Cette situation m'a toujours heurté.

Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007

Mais si, Cadichon, on a bien vu que Grégoire essayait de faire du prosélytisme, mais tant que JPB maintiendra son blog, cela ne marchera pas...

Ecrit par : Thalie | 11 mai 2007

Thalie, il arrivera au blog de JPB ce qui arrive toujours à une parole artiste une fois récupérée par le pouvoir en place. Il va, comme un feu de bois, s'éteindre tout doucement pour ne laisser que quelques cendres au petit matin. C'est ce que je crains!

Ecrit par : buntovchik | 11 mai 2007

ce qu'il arrive...à une parole artiste!
La semaine a été particulièrement harassante!

Ecrit par : buntovchik | 11 mai 2007

Un seul remède : les 3 suisses ...

Ecrit par : Perceval | 11 mai 2007

Jean Paul BRIGHELLI

Merci pour ce lien sur le Rapport Darcos . Je l'ai lu au cours de quelques récréations :-)

Je retiens surtout le préambule :

"Le milieu éducatif considère d’ailleurs, à juste titre, qu’on ne peut traiter du statut des professeurs sans exiger le retour dans les classes de la discipline, du savoir-vivre, de la politesse élémentaire. Pour légitimer le professeur, il convient de commencer par le respect qui lui est dû de la part les élèves.

Tiens cet aprem , un élève gentil cependant a pété les plombs et m'a tout de même fait l'esquisse d'un bras d'honneur ! Ne pouvant pas le remettre en place comme je l'aurais souhaiter !!! je lui ai "gueulé " front contre front pour lui dire haut et fort que nous étions dans une école de la République avec des règles des droits et des devoirs (version CM2) . Je voyais ses pupilles briller . Il a perdu de son arrogance face à la classe mais cela est bien triste !

"Il en va de même pour les familles, quand elles contestent par exemple des décisions de redoublement ou des avis donnés par des Conseils de classe. "

Dans le cabinet médical que serait la "docte "parole " si le patient discutait le diagnostic du toubib !

L’échec ou le succès du « système éducatif » se jouent dans la classe, dans cette cellule où le maître donne le désir de connaître, les outils du savoir, les objectifs à atteindre.

" Dans la mémoire de chacun de nous, brille le souvenir d’un instituteur ou d’un professeur qui nous a stimulés et exhaussés, et non de bureaucrates inféconds ou de théoriciens de la scolastique éducative. "

Ah que cela fait du bien !

C’est l’acte pédagogique lui-même, centré sur les besoins de l’élève, qu’il faut protéger, en lui ménageant un espace de paix et d’ordre. On s’est trop fié à l’autonomie de l’enfant, à son propre projet, à ses sensations immédiates. La liberté n’est pas un point de départ mais d’arrivée, ce qui suppose de l’effort et des exigences.

Derrière ces belle paroles .... des actes en devenir ????

Sinon Mr Jean PAul BRIGHELLI , merci pour votre blog avant que vous ne fermiez boutique car je sens que celui-ci part en vrille !


Salutations

[email protected]

Ecrit par : patrickinstit | 11 mai 2007

Pour les mal comprenants (Zorglub, Jean) qui s'interrogent sur la date (et la nature ?) de ce rapport : ce n'est pas un rapport officiel : il a été demandé par un quidam candidat (un peu ministre quand même !) à un membre de sa famille poilitique (un peu IGEN et ancien sous ministre quand même !). Relisez la page de couverture : il est adressé à N. Sarkosy (l'adresse à "M. Le Ministre d'Etat" dans le préambule est un usage). Ce rapport n'avait aucune obligation d'être rendu public. Notez d'ailleurs qu'il est plutôt critique sur notre brave De Robien (avez vous déjà vu un rapport administratif contenant des attaques ad hominem ?)

Pour Perceval : lorsque vous suggérez la création d'un corps de remplaçants polyvalents (j'ai bien dit un corps) : comment allez vous les recruter ? Comment allez vous les faire évoluer dans leur "carrière" ? La même question se posait pour la propositude de création d'un corps de répétiteur ? En sciences notamment le problème crucial du niveau réel de recrutement se posera : exigera-t-on une bonne fois pour toutes qu'un remplaçant hors classe ne soit pas illettré et sache compter sur ses doigts ? Je plaisante...

Question à CLG : êtes vous mal comprenant ? malhonnête ? les deux à la fois ? Ne sait pas ? (cochez la case). Vous citez une phrase tronquée du rapport. Voici la phrase complète : "Ce qui est fâcheux dans cette affaire, c’est que cette décision assez brutale, qui est prévue pour s’appliquer dès septembre prochain, frappe presque exclusivement les meilleurs de nos professeurs, ceux qui enseignent en terminale ou dans certaines classes préparatoires (type BTS)".

Quant à l'annualisation du temps de travail, les technocrates du MEN ont ça dans leurs cartons depuis plus de 15 ans. On attendait le moment politiquement pas trop défavorable. Le moment est venu ; on l'aura.

Quant à mon jugement sur le contenu du rapport lui-même, je pense qu'il n'intéressera pas grand monde sur ce blog.

Daniel K RAUSS

PS : je n'ai pas voté pour "lui"...

Ecrit par : DK | 11 mai 2007

Sur la condition enseignante: Figaro de vendredi

Relaxe d'un enseignant

Le 16 mars, je vous parlais de Charles Belmer, enseignant suspendu par son proviseur pour avoir notamment dénoncé sur un blog « l'idéologie anti-occidentale », transmise par l'école de la République. Le tribunal correctionnel du Havre vient de le relaxer. Belmer entend poursuivre en justice l'Éducation nationale. C'est aussi cela, les effets d'une révolution.

Bloc-note de Rioufol
[email protected]

Ecrit par : Cadichon | 12 mai 2007

Un florilège du bloc-notes d'Ivan Rioufol!


ET HOP!


6 septembre 2002. ("école : dire la vérité")

(...) "L’opinion est en droit de savoir à quoi servent les milliards consacrés à l’éducation. C’est cet exercice de vérité que semble vouloir soutenir Luc Ferry (...). Mais il est d’autres constatations qui méritent d’être dites. Par exemple, la baisse de qualité de certains professeurs, leurs absence répétées, leur militantisme antiéducatif. Il est sidérant, à ce propos, d’avoir entendu autant de protestations contre la décision du gouvernement de punir plus sévèrement (jusqu’à six mois de prison) l’outrage à enseignant. (...)".

6 septembre 2002. ("faire cesser le hold up")

"(...) Mais le monde syndical s’est toujours comporté en propriétaire de l’Education nationale, imposant aux contribuables, en violation d’un élémentaire comportement démocratique, un système n’admettant aucune contestation. Or ce sont ces organisations de gauche et leur idéologie égalitariste qui ont contribué à la perte de prestige des enseignants (...)".

27 septembre 2002 ("l’horreur éducative", à propos du livre "Ignare Academy")

"On découvre à travers cet ouvrage, combien l’Etat tolère (j’allais écrire, encourage) l’abrutissement de ses jeunes sujets, enrôlant dans les récitations du "politiquement correct" (éloge du multiculturalisme, culte des minorités, justification des repentances occidentales, etc ...). Ce dressage idéologique, d’inspiration totalitaire en fait, se fait grâce à une profession enseignante qui, remarquent les auteurs, "n’a pas totalement achevé sa déstalinisation et sa "démaoïsation" ".


Yvan Rioufol, digne successeur de Max Clos

http://www.acrimed.org/article765.html

Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007

Les masques tombent

Ecrit par : Hervé | 12 mai 2007

Grégoire, ce qu'écrit Cadichon plus haut — l'aspect bâtard de la politique française depuis 45, valse hésitation entre capitalisme et étatisme —, c'est ce que pense la presse internationale : il faut de temps en temps sortir de chez soi et regarder le monde d'un point de vue qui ne soit pas franco-français. C'est comme ça que Copernic a fait sa révolution.
Que ce soit là ce qui fait justement l'originalité de la "solution" française est encore une autre question. Quant à savoir si cette solution est viable dans le contexte international actuel qui — l'avez-vous remarqué ? — a quelque peu changé depuis 1945, et même depuis 1981, c'est justement le nœud du problème.
Que Rioufol écrive dans le Figaro ne discrédite pas a priori ses analyses. Je ramasse les bonnes idées partout où je les trouve — je les ramasserais dans l'Huma ou Libé s'il y en avait.
Vous êtes le premier à dire (non, n'exagérons pas : vous n'êtes justement pas le premier) que la situation de l'école est grave, presque désespérée. Il faut d'urgence lancer des Etats généraux de notre système éducatif, et débattre (non pas sereinement, ça n'existe pas un débat serein, — mais avec conviction) de toutes les solutions.
Tenez, par exemple, que faire du Bac ? Actuellement, c'est le premier diplôme universitaire, puisqu'il ouvre théoriquement l'accès aux études supérieures. Mais nous savons en même temps que c'est une illusion — et même une fiction, tant se sont multipliées les sections qui recrutent sur dossier. Faut-il le conserver en l'état (et ça coûte cher pour un produit peu rentable), le supprimer et en faire une sorte de certificat de fin d'études, le renflouer pour en faire à nouveau un instrument discriminatoire au niveau des compétences (mais que faire des redoublants ?), ou autoriser les universités, dans le cadre d'une autonomie réelle, à instaurer tel ou tel filtre à l'entrée ?
Je préfèrerais de très loin que nous débattions de ce type de problème, plutôt que de voir des gens présumés intelligents, jusqu'à plus ample information, se lancer des invectives stériles à la tête. Meirieu et ses séides me traitent allègrement de facho / pétainiste / doriotiste, je m'en tape, pour parler poliment. J'attends de voir leurs idées — et je ne vois pas venir grand-chose, en ce moment. Alors, arrêtez de nous renvoyer à votre site, et faites ici des analyses un peu serrées, et synthétiques… Ça donnera au moins à chacun l'occasion de répondre, sans forcément passer par chez vous…
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2007

"Mais si, Cadichon, on a bien vu que Grégoire essayait de faire du prosélytisme", écrit Thalie.
Dieu (?) merci, Cadichon et IGG n'en font pas, sinon où irions-nous, ma pov'dame, je vous le demande ?
Trève de plaisanterie : je viens de finir la lecture du rapport Darcos, argumentaire à usage électoral, effectivement, et non texte officiel. Le constat est plutôt juste -- on voit que Darcos connaît le milieu -- mais certaines propositions, en particulier l'annualisation du temps de travail, sont dangereuses. Tout ce qui est écrit sur l'autonomie des établissements, les réseaux et le travail des équipes enseignantes me semble la porte ouverte aux "expérimentations" pédagos les plus aléatoires. J'aurais aimé voir réaffirmer une vraie ambition, la nécessité de programmes nationaux, d'un baccalauréat diplôme national, et la volonté de redonner forme à la chose informe qu'est devenu le système. On en est loin. De toutes façons, tant que les établissements seront soumis à la LOLF, et tant que les politiques éducatives nationales dépendront des décisions de l'Europe, je ne vois pas bien ce qui pourra être fait "concrètement" comme on dit. Bref, Darcos ne nous insulte pas , il ne nous veut pas que du mal (ça nous change), mais je demeure extrêmement sceptique sur les suites (et n'allez pas me dire qu'avec le P.S. ç'aurait été pire, je n'en doute pas une seule seconde). Bref, la question est seulement de savoir si on peut limiter la casse et comment.

Ecrit par : FGuichard | 12 mai 2007

"Bref, la question est seulement de savoir si on peut limiter la casse et comment",
écrit FG.

Autre perspectiver possible : comment compesner la casse (ou, si vous préférez, quelles modifications — par exemple pédagogiques — obtenir qui coppenseront les modifications structurelles dont on sent bien qu'elles sont dans les cartons…). C'est une autre façon de penser, peut-être plus dynamique que le simple freinage des quatre fers…
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2007

Déclarer la LOLF hors la loi.

Ecrit par : christophe sibille | 12 mai 2007

Je préfèrerais de très loin que nous débattions de ce type de problème, plutôt que de voir des gens présumés intelligents, jusqu'à plus ample information, se lancer des invectives stériles à la tête. Meirieu et ses séides me traitent allègrement de facho / pétainiste / doriotiste, je m'en tape, pour parler poliment. J'attends de voir leurs idées — et je ne vois pas venir grand-chose, en ce moment.

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2007


Je vous rejoins tout à fait sur ce point.


Les tenants du pédaogisme emploient depuis longtemps, l'argumentation "ad hominem" qui consiste à disqualifier des thèses qui leur déplaisent en discréditant leurs opposants.

J'en ai moi-même fait les frais.

Faisant part de mes doutes sur la pertinence et la faisabilité des Décrets d'application , avec toute la courtoisie de rigueur, de la Loi Jospin entra dans sa phase d'application , je fus publiquement qualifé de "pédagogue ringard" par un IA-DSDEN, Agrégé de Lettres.



Par ailleurs, cette polémique n'est pas récente. Dès 1985 sont parus d'excellents ouvrages dont l'excellent et brillant pamphlet "De l'Ècole" de Jean-Claude Miller.


Peu de choses sont donc réellement nouvelles du point de vue de l'argumentation.


Ce qui a, par contre, radicalement changé c'est que, d'une part, à la suite du passage de Claude Allègre rue de Grenelle et, d'autre part, de l'imposition brutale dans les Lycées de programmes de Lettres ,faisant une place exagérée à la Grammaire de Texte , issue essentiellement des travaux des formalistes russes qui n'ont été découverts en France que dans les années 70 du siècle dernier, et àl'étude de l'argumentation , un mouvement rassemblant des enseignants de tous les degrès est apparu.


Nous étions bien seuls en 1989. Les intellectuels qui avaient lancé le débat avaient bien été entendus par Jean-Pierre Chevènement dont la politique dans l'enseignement scolaire fût poursuivie par René Monory mais renvoyée brutalement par Lionel Jospin aux oublietttes.


Le second facteur , radicalement nouveau, c'est que la Droite moderne et décomplexée rassemblée autour du nouveau Président de la République a enfin compris qu'elle avait tout intérêt à rompre avec le pédagogisme qu'elle avait elle même introduit dans les Écoles avec Edgar Faure et dans les Collèges avec René Haby rompant ainsi radicalement avec la politique de toutes les majorités de droite qui ont systématiquement repris les thèmes pédagogistes.



Mais cette situation radicalement nouvelle présente des risques majeurs pour la mouvance anti-pédagogiste , c'est la récupération de cette thématique par la Droite réactionnaire, légitimiste selon les catégories de René Rémond, celle qui éprouve de la nostalgie pour l'État français du Maréchal Pétain.



La faiblesse numérique de cette droite réactionnaire la rend peu inquiétante mais elle fournit à nos adversaires communs des arguments dont il serait irresponsable de sous-estimer l'impact au moment même où des indices concordants montrent que le bloc pédagogiste commence à se fissurer.


Il est donc important que les analyses de Michel Delord , de Jean-Pierre Terrail et de bien d'autres soient , le plus aisément possible, accessibles sur la Toile .


L'explosion de l'Internet est le troisième facteur qui bouleverse la situation par rapport à 1985.


C'est donc l'un des objectifs que je me suis fixé en ouvrant "Les Amis de l'ABC".


Le deuxième étant celui de fournir un espace d'expression à tous ceux qui critiquent le pédagogisme du point de vue de ces effets dévastateurs sur les enfants des classes populaires;

En effet, le pédagogisme triomphant aggrave les méfaits de la crise qui a vu depuis la fin des "Trente Glorieuses" apparaîtrent les "Ghettos" des grands ensembles, les SDF, les Exclus, les précaires, bref le retour à la peur de la misère telle que le Victor Hugo l'a décrite dans "Les Misérables" à travers le personnage de Fantine.


Sur un plan purament diachronique, et sans confondre chronologie et causalité, vous n'aurez pas manqué de relever que le pédagogisme commence à ravager l'École au moment précis où s'achèvent les "Trente Glorieuses"....

Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007

Pour moi, la seule chose importante, c'est que TOUS les enfants apprennent à lire et à écrire : le retour des méthodes alphabétiques en est la condition sine qua non.

Les textes fondateurs sont écrits par mesdames Wettstein-Badour, Colette Ouzilou, et Liliane Lurçat.

Mon petit-fils est un "sinistré" de l'EN. Je le laisse finir l'année en paix, mais je compte faire un scandale en faisant connaître les méthodes qu'il a eues en CP et CE1. C'est indigne d'un pays civilisé.

Certains "grands chercheurs" comme Frank Ramus, qui s'était rallié à Roland Goigoux et autres pédagogistes commencent à mollir : depuis l'inauguration du "Neurospin", ils savent bien que l'escroquerie intellectuelle qui consiste à dire que toutes les méthodes se valent ne tiendra plus longtemps la rampe.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 mai 2007

Dans le cabinet médical que serait la "docte "parole " si le patient discutait le diagnostic du toubib !

Ecrit par : patrickinstit | 11 mai 2007

Je peux vous dire qu'il discute, maintenant !
Ceci gràce à internet. Plus moyen de dire n'importe quoi, çà oblige à la compétence.
C'est déstabilisant au début, mais c'est pas plus mal...

Ecrit par : yann | 12 mai 2007

"Pendariès, pour revenir sur un sujet que nous avions évoqué : il semble que la prime touchée pour un proviseur de LP pour l'apprentissage serait de 11 000 €/an. Il y en a qui gagnent plus à ne rien foutre...

Ce doit être la “loi de proximité” dans l'Éducnat, moins d'élèves en vrai tu verras, plus rang et pognon tu auras.

Ecrit par : Lariba | 11 mai 2007"

Je suis heureux d'apprendre que mon proviseur de Gauche (et mon proviseur-adjoint de Droite... Imaginez l'ambiance... Remarquez le Proviseur laisse à son adjoint tout le boulot concernant l'autorité pour sanctionner les élèves) gagne très bien sa vie. Il y a donc des fonctionnaires heureux.

C'est tellement le ras-le-bol dans mon LP qu'un des CPE s'est permis, s'adressant à moi (alors que le Proviseur était tout à côté et pouvait tout entendre), de critiquer ouvertement la politique du laisser-faire du chef d'établissement, disant: "Il nous faut un vrai patron ici qui tienne la maison, etc.". Une véritable charge à la Cicéron (heu??).
J'applaudis, car nous, les enseignants, quand on vient demander de l'aide ou plus de réponses adéquates face aux élèves qui n'en sont pas (ni dans leur tête ni par leurs attitudes), nous nous faisons rembarrer en nous expliquant que c'est aussi de notre faute s'il y a une telle ambiance et que la direction ne peut rien faire! Puis, la sanction de la note et des commentaires administratifs est toujours au bout du stylo de mon chef de bureau (qui est fort apprécié des Inspecteurs et du Rectorat. Je rappelle qu'il n'a passé aucun concours pour devenir chef d'établissement...).

Alors oui, l'élection de Sarkozy a l'air d'ouvrir un peu les ballons à oxygène... Pourvu que ça dure! Et rien que pour avoir pu entendre ce que j'ai entendu de la part du CPE (qui veut que ça change avec le proviseur-adjoint, hélas muselé par son supérieur), je suis content de cette élection! Pourvu que ça dure (bis)!

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2007

Désolé, DK, mais vos "explications" sur la date du rapport Darcos sont parfaitement obscures!

Ecrit par : Jean | 12 mai 2007

Normal Jean, vous et moi sommes "mal comprenants" ...

Ecrit par : Zorglub | 12 mai 2007

Pendariès,
Il y aura très probablement un changement d'esprit dans l'E.N. à la suite de l'élection de Nicolas Sarkozy. Comme quand un ministre de droite, je ne sais plus lequel, était revenu à l'Education nationale et qu'aussitôt les chefs d'établissement s'étaient sentis plus libres de sanctionner les élèves perturbateurs.

Ecrit par : Jean | 12 mai 2007

Concernant la poursuite des études après le Lycée Professionnel: J'ai quelques élèves qui veulent poursuivre en BTS. Ils sont venus me demander de commenter leur année et signer leur dossier (j'ai quelques craintes quant à leur capacité à suivre les cours généraux ensuite. Il faudrait révolutionner les exigences du LP: sélectionner VRAIMENT et pas qu'un ordinateur fasse le travail à la place d'un jury. Mais le hic est: moins d'élèves, puisque nous ne les recevons pas tous comme un centre d'accueil = moins de professeurs. Conséquence: il y en a qui risquent de gueuler...).

Ce qui m'aurait semblé plus significatif aurait été de prendre en considération les 4 années en LP (BEP et Bac pro): sur un laps de temps conséquent, l'évolution se présente plus sensiblement et les bosseurs de la 25ième heure sont démasqués. Un an pour un élève en LP correspond à une période débutant en septembre et s'achevant fin mai (compter 15 jours de vacances toutes les 7 semaines et enlever 4 à 6 semaines environ de cours pour cause de stage): cela va vite et pèse peu.

De l'avis des élèves: rien ne vaut le stage (ce qu'ils désirent avant tout, c'est, pour la plupart, travailler le plus rapidement possible en entreprise; donc quitter l'école. Pour d'autres, qui vomissent pourtant sur le lycée, la peur d'affronter les réalités de la vie les feront s'asseoir encore un peu sur les chaises des classes. Ha, la peur de l'inconnu!). Mais en faire tous des apprentis, est-ce une bonne idée? Déjà que le Français, principalement, les emmerde, s'ils n'ont plus de cours ou juste du pipi de chat dans les matières générales, je n'ose imaginer quel type d'artisan nous allons avoir dans pas longtemps...

Vu le train des événements, je suis même quasiment sûr que le client se fera insulter par celui qu'il emploie, puisque rien ne doit contrarier l'adolescent/élève d'aujourd'hui. Ha, les mauvaises habitudes. Si vous saviez le nombre de stages qui finissent mal (renvois, vols, insultes envers le patron, retards, etc.): vive les plombiers polonais ou roumains, au moins, ils sont cadrés (j'ai visité des LP en Roumanie... Vous voyez ce que je fais de mes vacances, moi?!).

Sinon, moi j'dis: il faut pondre une loi pour rendre la connerie chez les adolescents hors la loi! Que je suis content de n'être plus dans cet âge...

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2007

Comme quand un ministre de droite, je ne sais plus lequel, était revenu à l'Education nationale et qu'aussitôt les chefs d'établissement s'étaient sentis plus libres de sanctionner les élèves perturbateurs.

Ecrit par : Jean | 12 mai 2007

Que faites-vous des bonnes âmes qui trouveront toujours des excuses envers les chenapans?

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2007

"•Pour favoriser et valoriser l’initiative (la liberté pédagogique et le goût d’entreprendre) des professeurs, leurs services pourraient être globalisés et annualisés."
(Rapport Darcos)

Puisqu'il nous est demandé d'être concrets et de réfléchir dans le cadre qui nous est donné, soyons concrets.

Le projet d'annualiser le temps de service des enseignants représenterait -en tout cas dans le premier degré- un coût tout simplement exorbitant et parfaitement incompatible avec la LOLF et les exigences européennes du réduction des déficits public.

En effet, si l'on se réfère aux lois Aubry, qui ont défini un cadre pour l'annualisation du temps de travail dans le secteur privé, le volume annuel des heures travaillées est de 1600 h.

Les heures effectuées au-delà de ce plafond sont alors soit rémunérées en heures supplémentaires (donc à taux majoré), soient récupérées par le biais des jours de RTT. Dans certains cas, il est aussi proposé aux salariés de ne pas prendre ces jours de RTT et de les stocker sur un compte capital temps pour utilisation ultérieure (solution qui, pour des raisons aisées à comprendre, ne déclenche pas vraiment l'enthousiasme des foules !).

Dès lors, sachant que, dans le primaire, les fameuses 1600 heures sont largement atteintes dès mars pour les plus "fainéants" et bien avant pour les autres, que fait-on ?

Remunère-t-on à taux majoré, pour l'immense majorité de la profession, les heures effectuées au cours des mois suivants ? Avec quel financement ?

Laisse-t-on ces enseignants prendre 3 mois de RTT dans la foulée, en affectant d'autres enseignants sur leur poste pour terminer l'année, ce qui suppose d'augmenter de manière spectaculaire les effectifs ? Avec quel financement ?

Essaie-t-on de les prendre pour des imbéciles en leur vendant l'idée géniale du compte capital temps, ce qui est aussi sécurisant que de se préparer une retraite par capitalisation chez Enron ? Aucun problème de financement !

Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007

Il est vrai toutefois que le gouvernement Jospin avait envisagé une solution économique pour régler ce problème dans les LP : les heures consacrées aux visites des élèves en stage ne devant plus compter que pour 1/2 heure !

Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007

Puis, la sanction de la note et des commentaires administratifs est toujours au bout du stylo de mon chef de bureau (qui est fort apprécié des Inspecteurs et du Rectorat. Je rappelle qu'il n'a passé aucun concours pour devenir chef d'établissement...)


Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2007


En ce qui concerne tous les personnels d'encadrement, Inspecteurs et Chefs d'Établissement, il existe une solution simple qui ne coûterait pas un kopeck et qui aurait le mérite de mettre un frein aux recrutement de ces fonctionnaires d'autorité par "cooptation" ce qui ne peut que nuire à l'émergence de personnalités faisant preuve d'une réelle indépendance d'esprit et capable d'assumer leurs responsabilités.



II suffirait de rétablir une épreuve d'admissibilité écrite et anonyme. aux différents concours de recrutement.


Cela ne règlererait pas, bien entendu tous les problèmes mais en résoudrait quelques uns. Notamment une telle épreuve écrite permettrait , comme le remarquait récemment l'IGEN dans un rapport sur les IEN, de s'assurer que les candidats aient une maîtrise minimale de la langue écrite.


Le fait que cette remarque figure en incidente dans un rapport officiel suffit à confirmer qu'actuellement, comme je le pensais , ce n'est plus le cas...



Si cette épeuve écrite anonyme a été supprimée, c'est que des enseignants plus ou planqués dans les bureaux et/ou bénéficiant de la bienveillance de certains élus y échouaient régulièrement.


Le rétablissement d'une limite d'âge , 45 ans sauf erreur de ma part, serait aussi de nature à attirer des Enseignants désireux d'entamer une vrai seconde carrière et non seulement d'accumuler des points d'indice quelques années seulement avant de partir à la retraite.


Ce sont là deux mesures qui ne sont ni de droite ni de gauche mais qui relèvent strictement de l'intérêt du Service public.



On ne peut prétendre reconstruire l'École sans identifier les "points critiques, au sens de la Sociologie des Organisation qui privilégie l'approche sytémique, et notamment ceux qui soumettent les Professeurs à des contraintes purement idéologiques.


L'Affaire Lyssenko doit être en permanence présente à nos esprit. Le recours aux pédagogisme comme panacée permettant de résoudre les difficultés bien réelles à la fin des années 60 étant de même nature que le recours aux théories prétendument issues du "matérialisme dialectique" dont un Lyssenko affirmait qu'elles allaient résoudre tous les problèmes agro-alimentaire de l'URSS.


Trofim Denissovitch Lyssenko


http://fr.wikipedia.org/wiki/Lyssenko



Un Philippe Meirieu prétendant régler tous les problèmes de la "massification" de l'enseignement par la "pédagogie différenciée" ou une Evelyne Charmeux prônant la "voie directe " pour passer directement du texte au sens sont des émules de Lyssenko lui qui , condamnant la génétique mendélienne, jugée « réactionnaire », et reprenant les thèses du mitchourinisme stipulant qu'il est possible de modifier les caractéristiques génétiques d'une plante en agissant sur son environnement, prétendait, par des méthodes inspirées de cette théorie, pouvoir faire pousser du blé dans la toundra sibérienne..

Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007

Je suis reconnaissant à Henri Grégoire de rappeler dans un débat qui flirte avec l'inné et l'acquis que la gauche (à l'époque considérée comme extrème-gauche) a Lyssenko dans ses bagages et que lorsqu'elle se lance dans un débat théorico-scientifique, elle doit le faire avec précaution. Un "truc" comme l'innée c'est la droite et l'acquis, c'est la gauche est absolument scandaleux. Un scientifique dont je rappelerai le nom dès que mon informateur pourra me le fournir disait : on est 100% inné et 100% acquis… C'est ce qu'on fait de ces 200% qui déterminera si on est de gauche ou de droite, mais surement pas en niant l'inné… ou l'acquis.
J'avais évoqué Lyssenko à la mi avril dans une note… Soit Henri Grégoire m'a lu et a oublié de le signaler… Soit les grands esprits se rencontrent… Tant mieux !

Ecrit par : Roger FELTS | 12 mai 2007

"Je suis reconnaissant à Henri Grégoire de rappeler dans un débat qui flirte avec l'inné et l'acquis que la gauche (à l'époque considérée comme extrème-gauche) a Lyssenko dans ses bagages"
Roger FELTS | 12 mai 2007

Le problème dans les grands débats idéologiques c'est qu'on ressort toujours les vieux trucs des uns et des autres plutôt que de se centrer sur le débat...
De toute façon ce blog que j'ai découvert avec enthousiasme il y a quelques mois me semble mal touner et devenir oiseux.

En espérant qu'on se reprenne...

Ecrit par : Hervé | 12 mai 2007

Mille excuses, je suis réellement impardonnable.

Votre note était excellente et je l'ai publiée sur "Les Amis de l'ABC" avec, bien entendu le lien URL permettant d'y accéder.

J'indique donc ci-dessous l'adresse internet du texte original.



26 janvier 2006
SUR LES DISCOURS MYSTIFICATEURS ET MANIPULATOIRES
Roger Felts

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2006/01/26/2006_01_sur_les_discour/


Je signale aussi la série hilarante:




LE DÉTOURNEMENT DU CONSTRUCTIVISME PÉDAGOGISTE PAR LES PEINTRES POMPIERS (I)


http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2007/01/19/le-detournement-du-constructivisme-pedagogiste-par-les-peintres-pompiers/

Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007

"De l’avis général, dans les collèges, un petit nombre d’élèves, le plus souvent des garçons, pas plus de deux ou trois par classe, perturbent gravement son fonctionnement. Par idéologie, faiblesse de l’institution, blocages divers, les chefs d’établissement et les professeurs sont désarmés pour casser le phénomène qui, au contraire, s’accentue. L’égalité des chances offerte à tous les élèves est ainsi gravement compromise. La mise en place de classes de remotivation pourrait être de nature à résoudre ce problème. Il s’agit de regrouper une dizaine d’élèves venant de plusieurs établissements et solidement encadrés avec un programme centré sur les éléments fondamentaux susceptibles de donner une confiance nouvelle à l’élève."
(Rapport Darcos)

1) La création de classes spéciales regroupant des élèves issus de plusieurs établissements est une proposition démagogique et irréalisable puisque contraire à la loi Montchamp de 2005, qui stipule que tout élève doit être inscrit dans son établissement de secteur.

2) Le fait même de regrouper des élèves à besoins éducatifs particuliers dans une même classe relève, d'après l'immense majorité des parlementaires de droite et de gauche qui ont voté cette loi, d'une politique de discrimination indigne d'une démocratie.

3) Ce rapport fait état d'une situation dans les collèges plutôt favorable au regard de ce que leur réserve l'avenir, puisque jusqu'à présent, le secondaire n'a pas encore subi les conséquences de l'application de la loi Montchamp dans le primaire. Par ailleurs, jusqu'en 2006, un nombre non négligeable d'élèves présentant des troubles sévères du comportement n'entraient pas au collège, puisqu'ils avaient été orientés bien plus tôt en IR notamment.

4) Contrairement à ce que l'on essaie de nous faire croire, l'idéologie n'a pas grand chose à faire dans cette histoire.

Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007

Le projet d'annualiser le temps de service des enseignants représenterait -en tout cas dans le premier degré- un coût tout simplement exorbitant et parfaitement incompatible avec la LOLF et les exigences européennes du réduction des déficits public.


Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007


Je me permets de rappeler que tout enseignant est un Fonctionnaire et que, en tant que tel il doit 35 hebdomadaires heures à l'État et qu'il a droit à 5 semaines de congé payé.

Ce qui donne ,toujours sauf erreur de ma part 47 semaines de travail alors que la durée de l'Année scolaire est fixée à 36 semaines.


Le même problème s'était posé en 1936 après le vote de la Loi sur les 40 heures et une circulaire, ou peut être un décret, en tout cas un texte réglementaire, avait indiqué les équivalences en temps de travail effectif pour iune heure d'enseignement devant les élèves.

Sauf erreur de ma part, pour les Lycées l'équivalence était de trois heures effectives pour une heure de cours ventilées en une heure de préparation, une heure de cours et une heure de corrections.


Pour un Agrégé cela donnait 45 heures/hebdomadaires à multiplier par le nombre de semaines de l'année scolaire et à diviser par 47.

Je laisse le soin aux internautes de faire le calcul en fonction de leur situation professionnelle.

Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007

Précisons que depuis la loi Montchamp, toute mesure visant à scolariser un élève hors d'une classe ordinaire ne peut être mise en oeuvre qu'après décision d'une commission de la MDPH.

Ce type de procédure repose uniquement sur l'initiative et la bonne volonté des familles, qui sont parfaitement libres de ne pas l'engager. L'Education nationale a été définitivement dessaisie de tout pouvoir en la matière, y compris les Inspecteurs d'Académie !

Bienvenue au pays de Candy et des Bisounours !

Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007

" Je me permets de rappeler que tout enseignant est un Fonctionnaire et que, en tant que tel il doit 35 hebdomadaires heures à l'État et qu'il a droit à 5 semaines de congé payé. "

Il me semble que c'est toujours 39 heures mais peut-être me trompé-je.

Ecrit par : catmano | 12 mai 2007

JPB, je pense que vous posez une très bonne question sur le Bac et l'entrée à l'Université.
Le problème est, je crois, capital pour ceux qui, après le Bac, se destinent à des filières professionnalisantes (BTS, IUT...) mais ne sont pas retenus car leur dossier est trop faible. Que deviennent ces gens-là ? Ils s'inscrivent à l'Université pour un échec garanti dès la première année. Tout le monde y trouve son compte : l'Université gonfle artificiellement le nombre de ses étudiants avec des gens qui ne viennent pas en cours plus de deux semaines, et qui finalement coûtent assez peu d'argent à l'État.
Ce que je suggère pour remédier à cela :
- Que seuls les bacheliers des séries L, S, et ES qui auront reçu l'avis favorable du conseil de classe du 3ème trimestre de Terminale peuvent s'inscrire à l'Université. Seuls ceux qui n'ont pas cet avis favorable, ainsi que les bacheliers des autres séries doivent passer un examen en septembre (mais qui ne soit pas directement organisé par les Universités) pour pouvoir s'inscrire.
- Ceux qui échoueraient à cet examen et qui ne trouveraient pas d'inscription en BTS ou IUT subiraient une année de "petite prépa" ou de "Terminale bis", formations dispensées dans les lycées, qui leur permettraient, selon les cas, de se préparer à l'examen d'entrée à l'Université, ou d'améliorer leur dossier pour l'année suivante pour des BTS ou IUT.
- Par ailleurs, je suggère que les filières Psychologie, Sociologie, Sciences du Langage (et j'en oublie certainement) qui attirent trop d'étudiants (pour le plus grand bonheur des universitaires : cela leur permet de maintenir des postes de chercheurs) ne recrutent qu'à partir de la 3ème année (tu veux faire de la socio, tu fais d'abord deux ans d'histoire, ou de géo, ou de philo ; tu veux faire Sciences du langage, tu fais d'abord deux ans de Lettres) et que seules les matières fondamentales soient accessibles immédiatement après le Bac.

Mon idée est d'empêcher que des gens aillent s'incrire en fac pour un échec garanti, sans que pour autant les Universités organisent seules une sélection qui ne ferait qu'entériner une hiérarchie sociale déjà établie. Je n'oublie pas non plus que les meilleurs étudiants des Universités sont ceux qui sont passés par les CPGE, qu'il faut évidemment conserver. Bien sûr, les CPGE comme les "petites prépas" coûtent plus chers qu'un amphi bondé mais il faut savoir ce que l'on veut.

Qu'en pensez-vous ?

Ecrit par : Pat | 12 mai 2007

"Je me permets de rappeler que tout enseignant est un Fonctionnaire et que, en tant que tel il doit 35 hebdomadaires heures à l'État et qu'il a droit à 5 semaines de congé payé."

Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007

J'ai l'impression d'entendre mon Inspecteur d'Académie, qui, quoique connaissant ses textes sur le bout des doigts, n'a jamais été en mesure de démontrer cette assertion...

En revanche, dans le primaire, nos obligations de services sont définies précisément par le décret de 1991 : 26 heures hebdomadaires en présence des élèves + 36 heures annualisées de réunions diverses.

Ce qui n'est défini nulle part, c'est le reste du travail : préparations et corrections, rendez-vous avec les parents, réunions de synthèse pour les élèves en difficulté, équipes éducatives pour les élèves relevant de l'enseignement spécialisé, rendez-vous ou contacts téléphoniques avec les différents professionnels intervenant auprès des enfants (orthophonistes, pédo-psy, psycho-mot, psycho-péda...), réunions dans le cadre des projets pédagogiques divers (non négligeable même pour ceux qui ne passent pas leur vie en sorties)...

Bref, entre les heures de présence obligatoires et les heures de travail réelles, les collègues sont en général d'accord pour estimer qu'un fumiste s'en tire avec environ 44 h de moyenne hebdomadaire, un instit sérieux frôle facilement les 55 à 60 h, et un instit sérieux ayant dans sa classe un enfant relevant de l'enseignement spécialisé peut atteindre les 70 à 80 h.

Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007

"1) La création de classes spéciales regroupant des élèves issus de plusieurs établissements est une proposition démagogique et irréalisable puisque contraire à la loi Montchamp de 2005, qui stipule que tout élève doit être inscrit dans son établissement de secteur." (Un hussard)

D'où la volonté de supprimer la carte scolaire, non ?

Ecrit par : Georges | 12 mai 2007

1) La création de classes spéciales regroupant des élèves issus de plusieurs établissements est une proposition démagogique et irréalisable puisque contraire à la loi Montchamp de 2005, qui stipule que tout élève doit être inscrit dans son établissement de secteur.

2) Le fait même de regrouper des élèves à besoins éducatifs particuliers dans une même classe relève, d'après l'immense majorité des parlementaires de droite et de gauche qui ont voté cette loi, d'une politique de discrimination indigne d'une démocratie.

Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007

1) Une nouvelle loi peut remplacer une loi ancienne.

2) Même si cette même classe bénéficie d'un encadrement adapté ?
Je ne comprends pas votre indignation. Est-il digne d'une démocratie de maintenir des élèves à besoins éducatifs particuliers dans des classes où cette particularité n'est pas prise en compte, et cela non seulement à leur détriment, mais aussi au détriment des autres élèves ?

S'il me semble illusoire de dire qu'il suffit d'enlever une dizaine d'éléments par établissement pour que tout aille mieux, je crois cependant que certains élèves "en rupture" ne peuvent être maintenus dans des classes "normales".
Alors, si c'est pour faire des classes-oubliettes avec 30 de ces élèves, qu'on éloignerait pour oublier qu'ils existent, non je ne suis pas d'accord. Mais si l'ambition est de leur fournir les moyens de revenir dans le système, je ne vois pas comment on peut être contre.

Ecrit par : Pat | 12 mai 2007

Henri Grégoire : "Je me permets de rappeler que tout enseignant est un Fonctionnaire et que, en tant que tel il doit 35 hebdomadaires heures à l'État et qu'il a droit à 5 semaines de congé payé.

Ce qui donne ,toujours sauf erreur de ma part 47 semaines de travail alors que la durée de l'Année scolaire est fixée à 36 semaines."

Mais alors, que penser de cela ?
"Assemblée nationale, séance du 2 juin 1986 – question écrite :

M. Robert-André Vivien rappelle à M. le ministre de l'Éducation Nationale que les commissions interministérielles du 6 janvier 1945 et du 11 avril 1946, ainsi que le décret du 10 juillet 1946 portant sur le traitement des différents fonctionnaires de l'État, ont fixé les traitements des enseignants au 10/12e de celui des autres fonctionnaires de grade équivalent afin de tenir compte des vacances alors plus importantes dont ils bénéficiaient."

Ecrit par : Spieri | 12 mai 2007

Il me semble que c'est toujours 39 heures mais peut-être me trompé-je.

Ecrit par : catmano | 12 mai 2007


Non, c'est bien 35 heures. cette mesure à budget constant a rendu très difficile la Gestion des Personnels dans les services hospitaliers.

Dans les Services administratifs de l'Éducation Nationale, j'en parle d'expérience, le problème a plutôt été inverse.

Dans des très nombreux services des IA et des Rectorats, les DRH se sont aperçu que, compte-tenu de "traditions locales", certains personnels étaient déjà en dessous des 35 heures...

Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007

J'ai l'impression d'entendre mon Inspecteur d'Académie, qui, quoique connaissant ses textes sur le bout des doigts, n'a jamais été en mesure de démontrer cette assertion...

En revanche, dans le primaire, nos obligations de services sont définies précisément par le décret de 1991 : 26 heures hebdomadaires en présence des élèves + 36 heures annualisées de réunions diverses.

Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007


Tout à fait exact. Le problème avait été soulevé vers 1983. C'est à ce moment que j'ai pris connaissance de ce texte de 1936 qui a été promptement retiré de la circulation avec interdiction , pour les personnels d'encadrement d'y faire référence, es organisations syndicales ayant fait de l'évocation de ce texte un casus belli.


Cela fait partie des problèmes non résolus.


Un exemple tirée de mon entourage: deux étudaintes qui se sont connus en Fac de Sciences. Toutes les deux obtiennent la Licence de Mathématiques. L'une opte pour le CAPES, elle est affecté dans le Nord et enseigne 18 heures en Lycée. L'autre passe le CRPE, reste dans son département d'origine et exerce en Marternelle 26 heures par semaine.


Elles perçoivent toutes deux un traitement identique.


Or la somme de travail en Lycée , préparations et corrections , me parait sensiblement plus lourde qu'en classe maternelle, ce qui est en contradiction avec le principe "À salaire égal, travail égal"


Même disparité à l'École Élémentaire entre le , ou la, PE qui exerce en CM2 et celui, ou celle, qui exerce en Petite Section....

Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007

1) "Une nouvelle loi peut remplacer une loi ancienne."
Ecrit par : Pat | 12 mai 2007

Bien sûr. C'est pourquoi je me range aux côtés de tous ceux qui demandent l'abrogation de cette loi scélérate, et que je suis pour la re-promulgation de la loi Lenoir de 1975, en attendant mieux.

Mais dans les faits, la loi Montchamp répond aux exigences formulées par la Cour des Comptes et par les directives européennes, ce qui explique que ni Sarkozy ni Royal n'aient à aucun moment envisagé de la remettre en cause. Les sommes en jeu sont effectivement considérables, je crains donc que le débat ne soit clos !

2) "Je ne comprends pas votre indignation. Est-il digne d'une démocratie de maintenir des élèves à besoins éducatifs particuliers dans des classes où cette particularité n'est pas prise en compte, et cela non seulement à leur détriment, mais aussi au détriment des autres élèves ?"
Ecrit par : Pat | 12 mai 2007

Non, c'est absolument indigne. Ravie de voir que je ne suis pas la seule à réagir ainsi sur ce blog ! Je n'exprimais pas dans le paragraphe auquel vous faites allusion mon opinion, j'informais sur le discours lénifiant et hypocrite diffusé par les parlementaires de tous bords pour "justifier" cette loi et relayé par notre hiérarchie.

3) "Mais si l'ambition est de leur fournir les moyens de revenir dans le système, je ne vois pas comment on peut être contre."
Ecrit par : Pat | 12 mai 2007

L'ambition de nos gouvernements est avant tout de réduire les coûts de fonctionnement de l'Education nationale et du service public en général, en application des directives européennes. Le reste n'est que pompeux verbiage. N'est-ce pas Talleyrand qui disait que la parole avait été donnée à l'homme pour masquer sa pensée ?

Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007

M. Robert-André Vivien rappelle à M. le ministre de l'Éducation Nationale que les commissions interministérielles du 6 janvier 1945 et du 11 avril 1946, ainsi que le décret du 10 juillet 1946 portant sur le traitement des différents fonctionnaires de l'État, ont fixé les traitements des enseignants au 10/12e de celui des autres fonctionnaires de grade équivalent afin de tenir compte des vacances alors plus importantes dont ils bénéficiaient."

Ecrit par : Spieri | 12 mai 2007


Sauf erreur de ma part, ces décrets ont été abrogés par le statut général de la Fonction Publique après 1981.


Certains y font souvent pourtant référence...


Comme c'est une Question écrite, je suppose que vous devez avoir la réponse ministèrielle. Le cas échéant, il serait souhaitable que vous la communiquiez. Je suis prêt à faire amende hohnorable dans l'éventualité où je me serais fourvoyé...

Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007

L'ambition de nos gouvernements est avant tout de réduire les coûts de fonctionnement de l'Education nationale et du service public en général, en application des directives européennes. Le reste n'est que pompeux verbiage. N'est-ce pas Talleyrand qui disait que la parole avait été donnée à l'homme pour masquer sa pensée ?

Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007

"La parole a été donnée à l'homme pour déguiser sa pensée. "

Cité par Louis Madelin dans Talleyrand

J'aime bien aussi:


"Les mécontents, ce sont des pauvres qui réfléchissent. "
[Talleyrand]





Une fois de plus, je ne peux qu'être d'accord avec vous.On peut dire la même chose de la LOLF votée à la quasi unanimité, gauche et droite réunies, tant à l'Assemblée Nationale qu'au Sénat.


Ce qui est inacceptable c'est qu'on pare de justifications moralisatrices des préoccupations économiques qui ont leur propre légitimité.


C'est extrêment fréquent dans le discours technico-pédagogiste qui règne en maître dans l'Éducation Nationale depuis 1969. Philippe Meirieu est passé maître dans cet art notamment lorsqu'il présidait le Conseil National des Programmes.

Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007

Selon F.Guichard , à propos du rapport Darcos:
"Tout ce qui est écrit sur l'autonomie des établissements, les réseaux et le travail des équipes enseignantes me semble la porte ouverte aux "expérimentations" pédagos les plus aléatoires. J'aurais aimé voir réaffirmer une vraie ambition, la nécessité de programmes nationaux, d'un baccalauréat diplôme national, et la volonté de redonner forme à la chose informe qu'est devenu le système. On en est loin. De toutes façons, tant que les établissements seront soumis à la LOLF, et tant que les politiques éducatives nationales dépendront des décisions de l'Europe".

Si j'ai bien compris, FG
1)rejette commne aléatoire ( sic) le bien-fondé de l'autonomie des établissements, et dans le même souffle ne veut plus qu'ils soient soumis aux contraintes budgétaires nationales,
2)affirme, contre l'évidence des traités qui, rappelons-le, sont toujours en vigueur, que "les politiques éducatives nationales dépendent des décisions de l'Europe", formule fourre-tout, soit, mais qui implique, par exemple, que c'est aussi la faute de l'Europe si notre "politique éducative nationale" est aux mains des Meirieu and Co, ou pire que c'est Bruxelles qui nous empêche de kärcheriser une bonne fois pour toute cette racaille.

La " volonté de redonner forme à la chose informe qu'est devenu le système" passe avant tout par la reconnaissance des effets désastreux d'un centralisme jacobin qui nous plombe dans tous les domaines. La pyramide carcérale qu'il institue interdit le pluralisme et a permis la mainmise catastrophique sur tout un système par une poignée de doctrinaires marxo-freudiens, d'idéologues timbrés. ( pardon pour ce pléonasme)

Bruxelles a d'autres chats à fuoetter, concentrons-nous sur les nôtres, et sortons déjà les martinets.

Ecrit par : Cadichon | 12 mai 2007

Juste une remarque en ce qui concerne le coût de l'EN qui est tout de même très important. Il ne me semble pas choquant de se poser la question de dépenser, peut-être pas moins mais mieux.

Nous sommes relativement d'accord sur un certain nombre de dysfonctionnements de l'Institution. Vu le pognon dépensé, peut-on, sans être taxé de suppôt de satan, se demander si l'on pourrait faire mieux avec la même somme ?

Au risque de me repéter je connais des patrons qui sont tout à fait d'accord pour payer et investir dans l'EN, encore faut-il qu'il y ait un minimum de retour.

Pour reprendre ce que disait Zorglub, le nombre de patrons et d'artisans qui se plaignent du comprtement des jeunes est effarant, et qui accuse-t-il ? nous autres. Dans le primaire c'est la même chose avec de plus en plus de gamins. Bien sûr nous ne pouvons pas nous substituer aux parents. Mais le fait que l'on nous enseigne à l'IUFM que lorsque les élèves foutent le bordel c'est de notre faute et uniquement de notre faute parcque nos séances ne sont pas assez ludiques ou interactives, et que le moindre soupçon d'autorité est immédiatement dénoncé comme: du fascisme/ un manque de confiance en soi / de l'incompétence, etc n'aide pas les jeunes dont je suis à se positionner face aux élèves.

Ou alors vous avez le cas de l'imf qui vous fait une super séance mais qui a une classe peinard de centre-ville et 30 ans d'expérience derrière.

Résultat, comme Rachel Boutonnet, tous mes copains de l'IUFM faisaient comme moi : on cadrait méchamment les gamins avant la visite et pendant on se montrait super cool pour ne pas passer pour d'affreux facho.

NB: le truc marrant pour moi qui suis de droite c'est que ce sont les collègues d'extrême gauche avec qui je m'entendais le mieux sur ce sujet, eux aussi considérant que l'enfant-roi n'est pas un super modèle.

Ecrit par : Ronin | 12 mai 2007

Bruxelles a d'autres chats à fuoetter, concentrons-nous sur les nôtres, et sortons déjà les martinets.

Ecrit par : Cadichon | 12 mai 2007



Des promesses, toujours des promesses!


Vous aurez des bottes à talons aiguilles, Maîtresse?

Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007

"le truc marrant pour moi qui suis de droite c'est que ce sont les collègues d'extrême gauche avec qui je m'entendais le mieux sur ce sujet, eux aussi considérant que l'enfant-roi n'est pas un super modèle"
Ecrit par : Ronin
C'est bien la preuve que le bon sens comme la bonne économie n'est ni de droite ni de gauche, mais, en outre, je ne trouve rien d'étonnant à ce que l'on soit à la fois partisan du respect de l'autorité et à l'extrême gauche, où les chapelles diverses ne se distinguent pas par leur amour de la liberté sous toutes ses formes. Les régimes autoritaires qu'elles pronent ne s'accomodent pas de cette déviance comportementale. Les théories pégagogistes n'ont pas eu de succès dans les pays qui ont subi la botte soviétique.

C'est pour cela qu'on apprécie les plombiers polonais et les maçons roumains. Ils savent lire et compter et ils ont une éthique de travail qui disparaît chaque jour un peu plus de nos écrans-radars.

Ecrit par : Cadichon | 12 mai 2007

"Il ne faut pas forcément le même qui est candidat et à la tête du parti mais c'est plus cohérent (...) En tous cas, il faut de la clarté au moment de la désignation, au moment du congrès", a déclaré la présidente de Poitou-Charentes.


:o)))))) j'en connais un qui doit se faire du mouron :)

Ecrit par : toto | 12 mai 2007

Juste pour rire : http://www.delation-gouv.fr/

Ecrit par : catmano | 12 mai 2007

La " volonté de redonner forme à la chose informe qu'est devenu le système" passe avant tout par la reconnaissance des effets désastreux d'un centralisme jacobin qui nous plombe dans tous les domaines.

Ecrit par : Cadichon | 12 mai 2007

Ouarf! Pour une fois que nous sommes en accord... Il me semble m'être faite "allumée" avec un mépris, un dédain, à la limite de l'insulte par l'auteur des mots cités en exergue, il y a quelques mois, pour quelques propos sur la décentralisation.

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2007

Juste pour rire : http://www.delation-gouv.fr

Ecrit par : catmano | 12 mai 2007


Excellent ,Catmano, excellent!

Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007

"NB: le truc marrant pour moi qui suis de droite c'est que ce sont les collègues d'extrême gauche avec qui je m'entendais le mieux sur ce sujet, eux aussi considérant que l'enfant-roi n'est pas un super modèle."

Ecrit par : Ronin | 12 mai 2007

Ronin, si vous arrivez à me citer in extenso un seul propos, venant des "pédagogistes" ou non, qui prétende que l'enfant roi est un "super modèle", vous me le copiez! En tous cas, sa stigmatisation est systématique de la part de l'intégralité des PE2, (de l'extrême gauche à l'extrême droite) et des formateurs animant les réunions d'analyse des pratiques professionnelles à L'IUFM.

Ecrit par : christophe sibille | 12 mai 2007

"Juste pour rire : http://www.delation-gouv.fr"

Ecrit par : catmano | 12 mai 2007


C'est excellent, effectivement!

Ecrit par : christophe sibille | 12 mai 2007

"C'est pour cela qu'on apprécie les plombiers polonais et les maçons roumains. Ils savent lire et compter et ils ont une éthique de travail qui disparaît chaque jour un peu plus de nos écrans-radars."
Faire du black sans barguigner, ou trimer comme un esclave en fermant sa gueule, par exemple.

Ecrit par : Perceval | 13 mai 2007

Tenez, par exemple, que faire du Bac ? Actuellement, c'est le premier diplôme universitaire, puisqu'il ouvre théoriquement l'accès aux études supérieures. Mais nous savons en même temps que c'est une illusion — et même une fiction, tant se sont multipliées les sections qui recrutent sur dossier. Faut-il le conserver en l'état (et ça coûte cher pour un produit peu rentable), le supprimer et en faire une sorte de certificat de fin d'études, le renflouer pour en faire à nouveau un instrument discriminatoire au niveau des compétences (mais que faire des redoublants ?), ou autoriser les universités, dans le cadre d'une autonomie réelle, à instaurer tel ou tel filtre à l'entrée ?


Ecrit par : brighelli | 12 mai 2007



C'et là un des point central de toute "rupture" avec la situation née du refus de Georges Pompidou de suivre les idées du Général de Gaulle en matière éducative avant que n'éclate Mai 68. Après c'était quasiment impossible comme l'a bien montré l'échec de la réforme Devaquet.


Par ailleurs De Gaulle raisonnait à partir de l'expérience des trois décennies continue de croissance économique des Trente Glorieuse dans une problématique planiste.




Conseil restreint sur l'orientation du 26 mai 1966

Le Général :" Il y a deux notions qu'il ne faut pas avoir peur de distinguer : la première est l'appréciation des maîtres sur les capacités des enfants qu'ils sont les seuls à connaître. La seconde est l'appréciation par l'Etat des besoins de différentes branches d'activité de la nation, en nombre et en qualité suffisants, même si les enfants et les parents sont d'un autre avis.
Il faut que l'Etat prenne en main cette répartition d'une manière ou d'une autre. Il faut que les nombres soient fixés par l'Etat, en particulier pour l'enseignement supérieur, et il faut que le ministre de l'Éducation nationale les impose. Je suis donc favorable au service de l'orientation. Vous dites que ce projet de réforme sera attaqué parce que le ministre de l'Éducation nationale se réserve la répartition. Il ne faut pas reculer devant cette critique. Il faut imposer la réforme quant à la fixation des nombres. C'est indispensable à tous égards à la fois pour l'activité nationale et pour les dépenses publiques.
Je me demande si ces examens d'appel ne vont pas remettre à la disposition des seuls enseignants des pouvoirs qui devraient appartenir au gouvernement. Dans ces commissions, y a-t-il quelqu'un qui puisse faire valoir le point de vue national ?"


http://www.charles-de-gaulle.org/article.php3?id_article=210

La situation actuelle est totalement différente.

Que proposera Xavier Darcos si; comme cela est probable, il devient le nouveau locataire de la Rue de Grenelle et que vous soyez nommé à son Cabinet.


Bref, que proposerez-vous?


1958- 1968
De Gaulle et l’éducation
Entretien avec Jacques Narbonne, conseiller technique à l’éducation du Général

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=128

Ecrit par : Henri Grégoire | 13 mai 2007

Grégoire, l'entretien avec Narbonne est plein d'intérêt, mais tant qu'à faire, vous pourriez, en le citant sur votre site, préciser que cela vient d'Isabelle Voltaire, cheville ouvrière de "Reconstruire l'école" — dont le site doit être en reconstruction en ce moment, l'accès n'en est plus très facile…
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 mai 2007

Grégoire, l'entretien avec Narbonne est plein d'intérêt, mais tant qu'à faire, vous pourriez, en le citant sur votre site, préciser que cela vient d'Isabelle Voltaire, cheville ouvrière de "Reconstruire l'école" — dont le site doit être en reconstruction en ce moment, l'accès n'en est plus très facile…
JPB

crit par : brighelli | 13 mai 2007


JJe ne comprend pas cette remarque . Je viens de vérifier, et
j 'ai bien indiqué les deux auteurs: Isabelle Voltaire et Claude Roche.

J'ai du reste téléchargé ce texte sur le site personnel de Claude Roche

Comme vous n'aurez pas manqué de le remarquer, je place toujours un lien URL renvoyant à l'édition originale sur la Toile


En l'occurence, s'agissant d'une adresse de téléchargement. difficile à recopier , je l'avais oublié. jJai donc fait un détour par Google et maintenant, si je n'ai pas commis d'erreur technique, vous pouvez sans problème le télécharger en "cliquant" sur l'hyperlien qui apparait en rouge sous SPIP.

J'y ai ajouté des extraits de l'ouvrage de Jacques Narbonne que j'ai trouvés sur le site de l'Institut Charles De Gaulle.



En tout état de cause, il est nécessaire de lire l'ouvrage intégralement.

C'est un témoignage qui n'a jamais été cité dans les médias.


J'en ai eu connaissance à sa sortie en 1994 par le truchement d'un ouvrage d'Antoine Prost . J'ai été très étonné du silence médiatique qui a entouré sa sortie.

Il ne m'étonnerait pas qu'il soit épuisé.


Il n'est pas référencé sur Amazon et je n'ai même pas trouvé sur la Toile d'image de la première de couverture, ce qui est très rare, pour illustrer cet interview.


Ceci étant, les problèmes sont bien présents et comme ils n'ont fait l'objet d'aucun traitement sérieux depuis maintenant 40 ans, tant par la Gauche que par la Droite , je ne perçois pas d'issue.

Comme je l'ai déjà écrit plus haut, un "découplage" entre le Baccalauréat et l'entrée dans l'Enseignement Supérieur serait la seule solution rationelle.Mais le témoignage de Jacques Narbonne nous montre que la politique a ses raisons que la raison ne connaït pas...

Ecrit par : Henri Grégoire | 13 mai 2007

Précisions techniques:

Afin d'éviter toute polémique inutile , j'ai placé en sous-titre les noms des deux "interviewers" qui figuraient bien au bas de l'article.

Le lien ne fonctionnant pas, j'ai placé sous "source" le site de Claude Rochet, où cet article peut être téléchargé ,bien qu'il figure déjà en Note.

958- 1968
De Gaulle et l’éducation
Entretien avec Jacques Narbonne, conseiller technique à l’éducation du Général par Isabelle Voltaire et Claude Rochet

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=128&var;_mode=recalcul

Ecrit par : Henri Grégoire | 13 mai 2007

Point de vue
L'état de disgrâce, par Alain Finkielkraut
LE MONDE | 10.05.07 | 14h11 • Mis à jour le 10.05.07 | 15h09

On ne peut pas se réclamer du général de Gaulle et se comporter comme Silvio Berlusconi. On ne peut pas en appeler à Michelet, à Péguy, à Malraux et barboter dans le mauvais goût d'une quelconque célébrité de la jet-set ou du show-biz. On ne peut pas prononcer des odes à l'Etat impartial et inaugurer son mandat en acceptant les très dispendieuses faveurs d'un magnat des affaires.



Contrairement à ce qu'il avait annoncé sur un ton grave, Nicolas Sarkozy ne s'est pas retiré du monde pour habiter la fonction présidentielle : entre le Fouquet's, Falcon et palace flottant, il a oublié qu'il venait d'être élu président de la République. Il avait peut-être ses raisons que la raison ignore. Espérons cependant qu'il s'en souviendra, une fois de retour sur le plancher des vaches, et qu'il saura, comme il l'avait promis dans des discours de très haute tenue, incarner la France. Pendant trois jours, il nous a fait honte.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3232,36-908463,0.html
Alain Finkielkraut est philosophe.

Ecrit par : Henri Grégoire | 13 mai 2007

Il y aura très probablement un changement d'esprit dans l'E.N. à la suite de l'élection de Nicolas Sarkozy. Comme quand un ministre de droite, je ne sais plus lequel, était revenu à l'Education nationale et qu'aussitôt les chefs d'établissement s'étaient sentis plus libres de sanctionner les élèves perturbateurs.

Ecrit par : Jean | 12 mai 2007


Je sais que NS a réussi à se faire le chantre de la "rupture" mais il me semble que depuis 5 ans nous sommes déjà sous un gouvernement de droite. Les chefs d'établissement sont un peu "lents à la détente"...

Ecrit par : marideprof | 13 mai 2007

Je sais que NS a réussi à se faire le chantre de la "rupture" mais il me semble que depuis 5 ans nous sommes déjà sous un gouvernement de droite.
Ecrit par : marideprof | 13 mai 2007


Cette rengaine "'ILS n'ont rien fait pendant 5 ans", entendue à gauche pendant toute la campagne illustre la méprise que commettent la plupart des Français, justement comme je le disais plus haut, parce qu'ils n'ont eu depuis 1945 aucune expérience durable de la droite, tant elle est encore à bien des égards honteuse. Il y a dans leur conscience collective une sorte de complexe sournois, et qui n'a pas encore été digéré, comme chez les Allemands, dû sans doute à ce que la France a eu la conduite la plus calamiteuse de tous les pays occupés par les nazis. C'est bien Pétain qui a de lui-même proposé la collaboration à Hitler, qui n'en demandait pas tant et faillit même refuser. Il a cependant fallu attendre qu'un historien américain ressorte ce "détail" ignomimieux pour que la vérité pointe enfin au bout de trente ans...(Robert Paxton, La France de Vichy, 1973). Le chagrin et la pitié subit l'omertà de l'ORTF,
Mitterrand a pu profiter de cette tare jamais assumée pour poursuivre sans vergogne ses relations avec un Bousquet, et tant d'autres moins visibles... N'en jetez plus, ça déborde.


Chirac est tout sauf un homme de droite, et sa majorité élue à 80% dans un déni de démocratie inouï, a dû louvoyer, avancer à reculons souvent, prise en otage par les syndicats. Personne avant Sarkozy n'a jamais eu de mandat réel, légitimement consacré par un vote massif ( majorité forte sur plus de 80% d'ELECTEURS ), d'opérer un véritable volte-face sur les politiques archaïques de gauche qui font stagner la France depuis plus de trente ans dans le marasme social et économique.

Et rien ne changera effectivement tant que les Français se feront les complices de cette situation en soutenant systématiquement les grévistes, quelles que soient leurs revendications, par principe, et notammen ten glorifiant ce droit de grève des fonctionnaires absolument inique, imposé par les communistes en 1947, et sous prétexte que des syndicats, toujours affillés au parti communiste, le leur demandent.

On est en droit de penser, d'espérer, qu'un réveil a enfin eu lieu, et qu'une majorité de Français a exprimé dimanche dernier l'intention de ne plus se laisser ainsi manipuler par des groupes de pression sans aucune légitimité démocratique, qui ne représentent qu'eux-mêmes et ne défendent que leur pré carré.

Pas de rupture possible sans ce réveil et sans l'appui de la population à des mesures douloureuses, car quand on va très mal il faut le plus souvent souffrir encore un peu pour guérir définitivement. Jusqu'ici cela fut impossible. Toute tentative courageuse a avorté dans la reculade sous la pression de la rue.

Il y a des exemples de révoltes saines: Les millions de gens qui ont défilé il y a plus de 20 ans dans toute la France, pour empêcher la coalition socialo-communiste au pouvoir alors de supprimer l'école privée, n'étaient pas manipulés par les syndicats.

Mais quand un pays entier est paralysé, comme en décembre 95, par un conflit d'ordre privé entre une poignée de camionneurs et leurs patrons, et que ce pays est tellement jacobinisé qu'ils ont besoin que l'état vienne se mêler de leurs affaires, et que les syndicats de fonctionnaires en profitent, se moquant bien de ruiner des petites entreprises incapables de remplir leurs commandes de Noel,( ça fait des mécontents en plus,,,) on mesure le chemin à parcourir pour sortir ce malheureux pays du pétrin où il s'est enlisé.

Alors, si..."Les chefs d'établissement sont un peu "lents à la détente"...écrit marideprof, eh bien Rome ne fut pas faite en un jour et les chefs d'établissements doivent être je suppose dans l'attente de mesures claires et de la certitude que la droite est là pour suffisament longtemps pour pouvoir faire le sale boulot que la gauche a toujours renaclé à faire .

Cette certitide là, que quelque chose pourra changer , elle passe par une résistance forte et individuelle à la mise sous tutelle de la France par les syndicats.

Ces gens-là ont fait que pour la troisième fois ( après 1789 et 1685) la France est redevenue un pays d'émigration et d'exil des cerveaux. Les deux fois précédentes c'était pour des raisons religieuses, puis politiques. Depuis 1981, c'est bien plus humiliant encore car c'est pour des raisons économiques.
Et il n'y a pas que les riches et les chercheurs qui sont partis. On ne parle pas de l'immense majorité des autres, petits artisans, commis de restaurant, mitrons de boulangers..

Les exilés ne rentrent jamais tant qu'ils n'ont pas l'assurance que les choses ont vraiment changé, durablement...Aux Français de France de leur montrer qu'ils sont prêts à le faire, malgré les sacrifices. Tous les autres pays l'ont fait.
Aide-toi....

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2007

Vous êtes une bien gentille personne, Cadichon.
On voit bien que votre famille n'a subi aucune difficulté depuis 1974. - Je dis 74 ... parce que c'est la date symbolique de départ de la grande crise économique... - Comme vous n'en avez pas subi les conséquences, cela vous autorise donc à nier sans vergogne ces plus de trente années d'austérité et d'efforts demandés à tous ces français que vous ne connaissez pas, fonctionnaires ( petits ) compris.
Vivement que l'austérité soit pour votre tablée aussi... mais si je ne m'abuse, vous ne semblez pas même y songer. Vous préférez taper sur les autres. C'est tellement plus commode.

Ecrit par : Milady | 13 mai 2007

Cadichon va bientôt nous faire découvrir que Pétain était de gauche.

Ecrit par : christophe sibille | 13 mai 2007

Milady, détrompez-vous... j'ai vécu suffisament longtemps en France et j'ai aussi connu personnellement la réalité des privations et des efforts imposés, même avant la première crise pétrolière. Mon père était fonctionnaire, pas tout petit soit, mais c'est une guerre particulièrement héroïque qui l'a sorti de l'ombre, où il serait peut-être resté. C'est aussi par son métier de magistrat que j'ai connu aussi très tôt l'ignominie des politiques et leur responsabilité dans les malheurs des Francais, enfin seulement des sans grade, car pour les autres, nulle part ailleurs dans le monde la différence des classes sociales est aussi marquée, surtout avec les planqués de la haute et moyenne fonction publique, et quatorze ans de mitterrandie ont fait exploser les prébendes..

Bon il y a aussi l' Angleterre mais quand il y a du travail pour tout le monde, c'est moins tragique..

Mes grands-parents maternels polonais étaient illettrés, jusqu'à un âge avancé . ma grand'mère a appris seule à lire et écrire et mon grand'père était mineur de fer en Lorraine. La pauvreté était un état permanent chez eux. Ce sont mes parents qui leur ont acheté la maison de leur retraite.

Mais je sais aussi pourquoi je suis partie, et définitivement en 86, c'est parce que j'ai pris conscience de l'inanité de ces sacrifices. Je voyais comment dans d'autres pays la même crise n'avait pas entraîné, comme chez nous, les plus pauvres dans la spirale infernale du chômage héréditaire. Quand j'ai compris que la gauche socialo-communiste ne pouvait que creuser les inégalités, et qu'en France les problèmes économiques étaient structurels et non conjoncturels, je me suis dit : ce pays est foutu. La cohabitation l'a confirmé. Ensuite, plus tard, quand j'ai repris de études, j'ai enfin compris pourquoi. Il ya bien un mal français, une sorte de pécole qui plombe ce pays. Et ce sont toujours les mêmes qui trinquent.

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2007

Bon, je résume :

La droite n'a jamais gouverné en France.

Les manifestations ne sont justifiées que contre un gouvernement de gauche.

Les "immigrés" vont bientôt revenir grace à Nicolas Sarkozy (a que bravo...)

Ceux qui "trinquent" vont se refaire une santé avec les mesures que va prendre Nicolas Sarkozy.

Ces deux dernières affirmations sont peut être antinomiques...

Ecrit par : marideprof | 13 mai 2007

Merci marideprof pour cet exemple de caricature et de désinformation: :

J'ai dit un fait: la droite n'a jamais gouverné DURABLEMENT seule, toujours avec des compromissions et toujours otage des syndicats...depuis 1947

J'ai donné un exemple de manifestation de rue, pour défendre les idéaux de la droite ( eh oui elle en a aussi) et dire qu'elle ne fut pas manipulée et pour cause par les syndicats omnipotents à la solde des socialo-communistes.

Oui, beaucoup d'EMIGRES songent à revenir, au lieu de ne voir la France que comme un pays de Club Med: prendre le meilleur ( en vacances) et ignorer le pire, celui des emmerdements au quotidien.

Et j'ai dit aussi que ceux qui trinquent depuis trente ans auront peut-être enfin une chance d'être moins mal lotis. En tout cas avec les politiques de la gauche, ça va, on sait depuis 30 ans ce que ça donne.

Cette obsession pathologique de la gauche socialiste à s'arroger le monopole du coeur ne convainc plus personne dans le reste du monde après sa persévérance inouïe dans l'échec. D'ailleurs ceux qu'on appelle pudiquement en France des sociaux-démocrates sont en réalité des libéraux...mais c'est encore un tabou en France de proférer un évidence pareille....

C'est donc si difficile à un électeur de gauche de laisser le bénéfice du doute à une équipe qui propose des mesures diamétralement opposées? Auraient-ils si peur que cela fonctionne? Que risque-t-on? La gauche n'a jamais pas réussi à enrayer DURABLEMENT le chômage car elle en a fait une plaie structurelle, et quel risque à espérer voir la croissance de reprendre, comme ce fut le cas avec les mesures maintenant bien éprouvées partout ailleurs que propose Sarkozy?

It is not Rocket Science but common sense.

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2007

C'est bien, Cadichon! On va avoir en France les mêmes chiffres du chômage qu'en Angleterre, les mêmes trains, la même médecine... Et la même société, dans laquelle on sait parfaitement que les pauvres sont devenus moins pauvres, et les riches moins riches! Et où les fortunes boursières ont été tellement brimées! Que j'envie votre fausse naïveté, finalement!

Ecrit par : christophe sibille | 13 mai 2007

"Le moins mauvais, c'est celui qui ressemble le plus à une anthologie, avec le moins de discours d'escorte possible."
FGuichard.
C'est le cas du Lagarde et Michard.

"Les enseignants sont suffisamment nombreux pour faire front et bloc."
Patricia Mesngié
Hélas, puissiez-vous dire vrai!
En réalité, il n'y a ni "front" ni "bloc".
Tout le monde proteste ou fait semblant de protester contre les "séquences", mais tout le monde, ou presque, "fait" des "séquences". Que voulez-vous, la hors-classe est au bout ( 150 euros de plus par mois!)!
Dans mon collège, nous sommes en train de mettre en place un "permis à points", afin que la "note de comportement", qui compte dans la moyenne du trimestre, soit moins arbitraire. Cela consistrait à ôter un point d'un capital de départ de vingt points pour chaque manquement (disicpline, travail), trois points pour acte grave d'insolence, etc. Pas du tout stupide en soi.
Mais de bonnes âmes attendries se sont déjà empressées de demander que les élèves qui auraient perdu un point chez un professeur puissent le récupérer avant la fin du trimestre s'ils se conduisent bien chez ce professeur. Ce qui fiche par terre, on le comprend aisément, tout l'intérêt et toute l'efficacité du système! Et voilà comment, Patricia Mesnigé, on peut rien faire d'efficace dans l'Education nationale! J'attends la suite du feuilleton et je vous en informerai...

Ecrit par : Jean | 14 mai 2007

Cadichon, qui désinforme et qui caricature ?

Je ne suis pas un électeur "socialo-communiste".

"durablement", c'est combien ?

Défendre des idéaux de droite c'est ne pas être manipulé, par contre défendre des idéaux de gauche c'est être manipulé par les syndicats inféodés à la gauche socialo-communiste.

Figurez-vous chère Cadichon, qu'il m'arrive d'être d'accord avec vous... Mais oui ! Par contre votre prosélytisme, vos excès et votre mauvaise foi provoquent une réaction de rejet.
Dommage.
Merci d'avoir relever "discrètement" l'effroyable lapsus de mon précédent post...

Ecrit par : marideprof | 14 mai 2007

"Les enseignants sont suffisamment nombreux pour faire front et bloc."
Patricia Mesngié
Hélas, puissiez-vous dire vrai!
En réalité, il n'y a ni "front" ni "bloc".
Tout le monde proteste ou fait semblant de protester contre les "séquences", mais tout le monde, ou presque, "fait" des "séquences". Que voulez-vous, la hors-classe est au bout ( 150 euros de plus par mois!)!
Ecrit par : Jean | 14 mai 2007

Jean, il est bien évidemment connu que les enseignants n'exercent jamais leur droit de grève et qu'ils ne descendent jamais dans la rue...
votre post ne fait qu'ajouter de l'eau à mon moulin , si effectivement il y a le "hors classe" en jeu et que cela est de prime importance alors qu'ils cessent de se lamenter de tout ce qui dévalorise leur profession et qu'ils ne s'étonnent pas d'attirer parfois(et peut-être de plus en plus souvent)le mépris surtout quand vous venez, de surccroît, expliquer pourquoi l'intérêt des élèves leur importe si peu puisqu'il l'estime à moins de 150 euros ...

ceci écrit,il est bien évident que je ne mets pas tout le monde dans le même panier mais à vous lire, franchement, je deviens de plus en plus pessimiste surtout que je ne me suis jamais fait trop d'illusion et là je m'en fais de moins en moins.

le soleil est radieux aujourd'hui mais vous lire le voile...

Do-it!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 mai 2007

ça ne plaira pas à tout le monde mais franchement les discussions deviennent stériles et ce blog est devenu le reflet de ce que vous décrivez Jean...Des mots! Et l'action?

Bonjour et très bonne journée à ceux qui auront le plaisir de le recevoir...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 mai 2007

Patricia Mesnigé,
Il y a quand même quelques professeurs qui "résistent", qui continuent à faire cours "à l'ancienne" - pour la raison toute simple qu'il n'y a pas trente-six mille façons de faire un cours utile aux élèves - ce blog vous en apporte aussi la preuve. Ces gens-là ont tiré une croix sur leur promotion à la hors-classe parce qu'ils ne sont pas disposés à vendre leurs convictions et le sens profond de leur mission pour 150 euros de plus par mois. Il y en a, rassurez-vous.

S'agissant des "séquences", il est évident que si tous les professeurs avaient refusé de faire des "séquences", cela fait belle lurette que l'on ne parlerait plus de "séquences" dans l'Education nationale: l'Inspection générale aurait bien été obligée de prendre acte du refus général - à moins de sanctionner tout le monde! Mais le problème, vous comprenez, c'est ceux qui "font avec". Même chose pour les "objets d'étude", les "genres", les "registres", toutes ces saloperies infâmes justes bonnes à écoeurer les élèves du français: si personne n'avait accepté de "faire quand même", cela fait belle lurette que cela aurait disparu des programmes et des textes officiels! Mais voilà, il y a beaucoup de nos collègues qui trouvent ça très bien, ou pas si mal!

Ecrit par : Jean | 14 mai 2007

Jean,
nous ne sommes pas sur le bon fil mais tant pis je vous répond sur celui là... effectivement il y en a qui "résistent" mais n'est-ce-pas une résistance un peu trop passive et individualiste?
En ce qui concerne les manuels scolaire, il me semble mais je me trompe peut-être que la décision d'adopter tel ou tel manuel est collégiale...Par ailleurs ces mêmes manuels sont rédigés par des enseignants si je ne m'abuse ...Quant aux éditeurs, ils se contentent "d'écouter le marché" et en matière scolaire ils ne font que suivre les directives des programmes et les enseignants -auteurs...
L'intérêt de ce fil est qu'on y soulève enfin le vrai problème , qui n'est pas celui de la méthode mais bien celui des contenus!

je suis stupide et naïve et j'ose espérer qu'il y a effectivement des enseignants qui vont au delà du manuel en particulier en HG qui est un domaine particulièrement sinistré.

alors je me répète Do-it!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 mai 2007

je suis stupide et naïve et j'ose espérer qu'il y a effectivement des enseignants qui vont au delà du manuel en particulier en HG qui est un domaine particulièrement sinistré.

alors je me répète Do-it!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 mai 2007
Affirmatif! c'est ainsi qu'ils ne peuvent boucler le programme.
En fait, je trouve le manuel d'histoire géo de ma fille de cinquième pas si mal fait, si le professeur fait un bon cours, ce qui est le cas, et ajoute deux heures de travail personnel à la maison par semaine, ce qui est le cas. Si l'élève a été attentif en cours et est volontaire, le soutien parental n'est plus nécessaire dès le courant du deuxième trimestre.

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2007

En fait, je trouve le manuel d'histoire géo de ma fille de cinquième pas si mal fait, si le professeur fait un bon cours, ce qui est le cas, et ajoute deux heures de travail personnel à la maison par semaine, ce qui est le cas. Si l'élève a été attentif en cours et est volontaire, le soutien parental n'est plus nécessaire dès le courant du deuxième trimestre.

Ecrit par : dobolino | 14 mai 200

Le Lycée professionnel, les élèves du LP - c'est un monde complètement différent... Des élèves qui travaillent à la maison, alors qu'en classe, c'est déjà une gageure ? - il faut généralement donner des exercices de niveau collège (même pour les Terminales bac), enseigner comme à des collégiens, etc. Il y en a qui ne savent même pas ce qu'est un personnage.

Ecrit par : Pendariès | 14 mai 2007

Comment enseigner quand la communication est presque impossible, que le minimum de savoirs n'est pas disponible pour essayer d'atteindre les étapes supérieures - progresser et ne pas être en stand-by ou au statu-quo...?

Professer, au bout du parcours scolaire pour la majorité des élèves de LP, c'est pas la tarte... j'vous le dis mesdamessieurs

Ecrit par : Pendariès | 14 mai 2007

Le Lycée professionnel, les élèves du LP - c'est un monde complètement différent... Des élèves qui travaillent à la maison, alors qu'en classe, c'est déjà une gageure ? - il faut généralement donner des exercices de niveau collège (même pour les Terminales bac), enseigner comme à des collégiens, etc. Il y en a qui ne savent même pas ce qu'est un personnage.

Ecrit par : Pendariès | 14 mai 2007

Vos futurs élèves de LP sont aussi au collège et la pauvre professeur d'HG fait tout ce qui est en son pouvoir pour les inciter au travail et ne pas les laisser sur le bord du chemin sans secours, les autres enseignants aussi. Rares sont ceux qui les délaissent. Ils troublent l'ordre de la classe, vident des aérosols de parfum bon marché, se lèvent et se chamaillent. Huit "dyslexiques" sur une classe de 23 élèves.
Que faire? C'est bien ce que nous, parents d'élèves, vous demandons?
J'ai diverses solutions pour animaux mais pour les ados????

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2007

troublent l'ordre de la classe, vident des aérosols de parfum bon marché, se lèvent et se chamaillent. Huit "dyslexiques" sur une classe de 23 élèves.
Que faire? C'est bien ce que nous, parents d'élèves, vous demandons?
J'ai diverses solutions pour animaux mais pour les ados????

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2007

Dobolino, l'autorité, la sanction du renvoi définitif qui ne soit pas juste un bâton imaginaire, que les dossiers montés à propos de l'attitude des élèves ne soient pas jetés à la fin de chaque année (pour empêcher les prochains établissements de pouvoir refuser l'ado perturbateur), la pression sur les parents démissionnaires qui sont bien contents qu'on puisse les débarrasser pendant quelques années de leurs gosses qu'ils ne veulent pas tenir, que ce ne soit plus un ordinateur qui fait le tri pour les dossiers acceptés dans les LP, mais un jury, etc.

Les établissements où ça marche, c'est quand il y a un vrai patron qui tient les rênes, qui est craint par les gosses et les parents. J'ai des exemples!

Ecrit par : Pendariès | 14 mai 2007

Le renvoi définitif me parait un bon bâton surtout dans des régions isolées comme ici. Si les parents sont sous la menace de devoir faire 100 km matin et soir...

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2007

Ceci dit, difficile de renvoyer définitivement un élève qui ne commet que de petites entorses mais plusieurs fois par semaine et qui est incapable de rester attentif ou, tout au moins immobile et silencieux plus de cinq minutes?

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2007

Jean, hep, hep! Erreur! La hors-classe, séquences ou pas séquences, ne sera que pour fort peu de monde! Et il faut remettre à jour vos connaissances sur les dernières manipulations des pédagos. En effet, auront la hors-classe ceux qui feront autre chose que de l'enseignement, les fous des projets pédagos fumeux qui permettent aux chefs d'établissements de voir leur établissement photographié dans le journal local... Ce sont ceux-là qui se verront attribuer une appréciation correcte par le chef d'établissement, qui sera entérinée par le recteur et qui décidera de leur promotion. Et que vos cours soient avec ou sans séquence, tout le monde s'en moque à commencer par le chef d'établissement.

Ecrit par : Thalie | 14 mai 2007

Une seule solution, Dobolino, contre les élèves qui bougent trop, du lexomil dans les frites de la cantine.
Bon, allez, je mets au boulot. Aux copies!

Ecrit par : Thalie | 14 mai 2007

Une seule solution, Dobolino, contre les élèves qui bougent trop, du lexomil dans les frites de la cantine.
Bon, allez, je mets au boulot. Aux copies!

Ecrit par : Thalie | 14 mai 2007

Ça, c'est pour l'après-midi... Mais, le matin?
Moi, je propose quatre heures d'EPS tous les matins avec un bon adjudant et deux Bergers Allemands.

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2007

"""HG qui est un domaine particulièrement sinistré"""

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 mai 2007

HG? Vous voulez dire Henri Grégoire?

Ecrit par : Cadichonds | 14 mai 2007

Thalie,
Vous avez amplement raison. En mettre plein la vue avec des actiions tapageuses et creuses facilite la promotion à la hors-classe.
Mais il est vrai aussi que la crainte de se faire mal noter par son inspecteur pour cause de non-conformité à la vulgate pédago, et donc de rater la hors-classe, peut inhiber les velléités de résistance. Vous ne pensez pas?

Ecrit par : Jean | 14 mai 2007

En effet, auront la hors-classe ceux qui feront autre chose que de l'enseignement, les fous des projets pédagos fumeux qui permettent aux chefs d'établissements de voir leur établissement photographié dans le journal local..

Ecrit par : Thalie | 14 mai 2007

C'est effectivement bien ainsi que se passent les choses dans les établissements désormais soumis à la règle du mérite.
Les jeunes collègues ne se cachent pas qu'ils planifient leur carrière pour accéder à la HC dès les 7ème...alors ils s'investissent dans toutes les opérations qui leur permettent "d'accumuler du capital symbolique" comme aurait dit PBourdieu. On les voit se syndiquer, se faire élire au CE, participer aux diverses commissions, sièger au C de discipline etc.
D'autrepart ce sont souvent les plus pédagogistes et les moins présents devant leur élèves.
C'est un véritable scandale propre à décourager les enseignants passionnés par leur seul métier.
Ce mode de fonctionnement s'il perdure va encore plus contribuer à désinstituer l'école, en faire encore plus une fabrique auto-gèrée du crétin.

Ecrit par : buntovchik | 14 mai 2007

Moi, je propose quatre heures d'EPS tous les matins avec un bon adjudant et deux Bergers Allemands.

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2007

Bonne idée!
Le problème: où les trouver ces profs d'EPS? J'ai bavardé vendredi avec un stagiaire, futur collègue d'EPS qui venait soumettre son rapport de stage à la lecture de ma collègue.
Il a enseigné l'EPS pendant un trimestre à une classe normale de 6ème. Ce jeune homme, par ailleurs fils d'un prof d'EPS désormais envisage sérieusement une autre carrière. Il s'est senti trop souvent démuni pour transmettre quoi que ce soit à des élèves de 6ème. Dramatique!

Ecrit par : buntovchik | 14 mai 2007

Un Philippe Meirieu prétendant régler tous les problèmes de la "massification" de l'enseignement par la "pédagogie différenciée" ou une Evelyne Charmeux prônant la "voie directe " pour passer directement du texte au sens sont des émules de Lyssenko lui qui , condamnant la génétique mendélienne, jugée « réactionnaire », et reprenant les thèses du mitchourinisme stipulant qu'il est possible de modifier les caractéristiques génétiques d'une plante en agissant sur son environnement, prétendait, par des méthodes inspirées de cette théorie, pouvoir faire pousser du blé dans la toundra sibérienne..

Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007


Malheureusement, les fumeuses théories de ces deux-là sont toujours d'actualité.
Ecoutant avec stupéfaction il y a quelques semaines une jeune "professeure des écoles" me dire qu'elle n'utilisait pas les méthodes alphabétiques pour apprendre à lire à ses élèves, car cela les empêchait d'accéder "au sens", j'ai retrouvé ce texte "fondateur "de l'idéologie pédagogiste d'Eveline Charmeux.

Quelques confusions à faire disparaître.


Lecture/lecture à haute voix/oralisation.


Lire ne saurait être confondu avec le fait de communiquer oralement sa lecture, ce que l’on peut nommer « lire à haute voix » : la lecture est un acte visuel de prélèvement d’indices et un acte mental de raisonnement permettant de formuler des hypothèses de sens ; aucun rapport avec la lecture à haute voix qui est un acte de communication orale, par lequel on transmet à des auditeurs, qui en ont manifesté le désir ou le besoin, une lecture préalablement effectuée.

La lecture à haute voix est donc nécessairement seconde par rapport à la lecture ; et son apprentissage doit être lui aussi second par rapport à celui de la lecture.
C’est d’ailleurs un apprentissage extrêmement difficile qui ne sera sans doute pas terminé à la fin du CM2.

Il ne faut du reste pas confondre non plus la lecture à haute voix et l’activité scolaire par excellence, suscitée dès les débuts de l’apprentissage, que l’on peut appeler « oralisation » ou encore « déchiffrage oralisé » : si l’on admet la définition que nous venons de donner de la lecture à haute voix, il est évident qu’un enfant qui ne sait pas encore lire ne peut lire à haute voix (il ne peut transmettre une lecture qu’il ne sait pas faire !), il effectue en fait une transformation mécanique de signes écrits en signes sonores, sans comprendre, ou plutôt à la place de comprendre, et cette activité empêche la compréhension.

Il est du reste aisé de distinguer ces deux activités l’une de l’autre : lire à haute voix implique que l’on lise ce que l’on a lu, et donc que les yeux anticipent largement sur la prononciation : dans l’oralisation au contraire, le lecteur dit, au fur et à mesure, ce qu’il voit, et donc sa parole accompagne exactement le mouvement de ses yeux, sans qu’il puisse y avoir d’anticipation : c’est du reste pour cela que cette activité gêne la construction du sens.

Confusion « combinatoire/déchiffrage ».


Rappelons que le terme de « combinatoire » est le seul utilisé par les textes officiels.
Or, il est fréquent de faire de ce terme un synonyme exact de « déchiffrage » ; c’est une très grave erreur. En fait, ces deux termes renvoient à des domaines tout à fait différents.
La combinatoire, c’est le système arbitraire français de correspondances phonies/graphies ; « arbitraire » (au sens de la linguistique, bien sûr), puisque les signes graphiques ne sont que des dessins sans aucune prononciation prévue que chaque langue utilise selon sa propre histoire, et sans aucune logique externe, pour transcrire les unités sonores de l’oral.

La combinatoire appartient donc au domaine des réalités linguistiques ; c’est le réseau de fonctionnement des unités de seconde articulation du langage ; et c’est un objet d’apprentissage incontournable et indispensable à la maîtrise de la langue, qu’il s’agisse de l’oral ou de l’écrit.

Quant au déchiffrage, c’est une certaine manière de se servir de la combinatoire, et l’on peut même dire que c’est la plus mauvaise ! La plus mauvaise, pour deux raisons : d’abord parce que c’est une utilisation mécanique, alors que rien ne peut être mécanique dans la lecture, qui nécessite une vigilance constante du raisonnement ; ensuite, parce que c’est une utilisation linéaire, qui commence par le début des unités graphiques pour les explorer dans l’ordre et tenter de les reconnaître les uns après les autres, alors que l’exploration du message doit se faire de façon spiralaire pour formuler des hypothèses de plus en plus fines et cerner les significations nécessaires au projet de lecture avec le maximum d’efficacité.


Confusion « pédagogie du sens /méthode globale. »


Contrairement à ce que prétend une coriace idée reçue, il n’y a jamais vraiment eu de querelle de méthodes d’apprentissage de la lecture.

Le seul vrai problème, c’est celui des contenus de cet enseignement : ou bien c’est le déchiffrage qui est enseigné, et l’on vient de voir qu’il constitue un obstacle à la lecture, ou bien c’est la compréhension qui est l’objet du travail.

C'est-à-dire la construction de sens nécessaire à la réalisation d’un projet ; mais comme cette construction du sens exclut le déchiffrage, -on vient de voir pourquoi- la réaction des gens est souvent : « Alors, c’est la méthode globale ? »… Cet amalgame est assez agaçant.

En réalité, il n’y a strictement aucun rapport. La méthode globale (utilisée, il ne faut pas l’oublier, par une infime minorité d’instituteurs…) n’est qu’une manière différente d’aborder le déchiffrage : la fameuse querelle des méthodes n’est qu’une querelle d’itinéraire vers cette conduite de « non-lecture » dénoncée plus tôt : les premiers l’abordent en commençant par les lettres pour les assembler en syllabes puis en mots ; les seconds l’abordent en commençant par les mots, pour les décomposer en syllabes, puis en lettres que l’on n’a plus ensuite qu’à réassembler en nouvelles syllabes et en nouveaux mots…

Méthode syllabique et méthode globale, même combat, aussi éloignée l’une que l’autre de l’apprentissage véritable de la lecture, comme activité de construction de sens.

Une pédagogie de la compréhension ne s’appuie pas sur les mots, et ne vise rien de « global » ; elle s’appuie sur des messages, c'est-à-dire sur des objets de communication, ayant un locuteur donné, des destinataires connus, des référents précis et des enjeux repérables ; elle est caractérisée par la mise en place d’un comportement de questionnement du message, de prélèvements d’indices pertinents, linguistiques ou appartenants à d’autres codes, et met en jeu des connaissances sur le fonctionnement de la langue aux divers niveaux d’analyse, depuis le fonctionnement textuel jusqu’à la combinatoire, lieu essentiel, avec les marques orthographiques, d’indices de vérification des hypothèses formulées.

Soulignons, pour répondre à une autre question, concernant l’orthographe, que l’enseignement traditionnel de la lecture est aussi mauvais pour l’orthographe que pour la lecture : dans la mesure où il vise le montage d’un mécanisme de déchiffrage, il n’habitue en rien les enfants à utiliser l’orthographe pour comprendre ; au contraire, il propose des mots « sans orthographe », pour que le déchiffrage soit plus facile, et met en place une véritable tromperie des enfants, qui n’ayant jamais eu besoin de l’orthographe pour lire, n’ont plus aucune raison d’y faire attention pour écrire.

Sur la question des élèves en grande difficulté, se reporter au livre d’Eveline Charmeux « Savoir lire au collège », ed.Cedic 1985.

Anne-Marie.

C'est un peu long, mais difficile d'abréger : chaque ligne vaut son pesant ...d'idéologie mortifère.

Il s'agit d'un texte gardé par moi, quand ma fille préparait l'IUFM , tant il m'avait paru dénué du moindre bon sens. C'est à ce moment que j'aicommencé à m' interesser de près à l'EN.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 mai 2007

Les jeunes collègues ne se cachent pas qu'ils planifient leur carrière pour accéder à la HC dès les 7ème...alors ils s'investissent dans toutes les opérations qui leur permettent "d'accumuler du capital symbolique" comme aurait dit PBourdieu. On les voit se syndiquer, se faire élire au CE, participer aux diverses commissions, sièger au C de discipline etc.

Oui, il faut savoir aussi que dans les années 96 (je ne pense pas que cela ait changé depuis) les futurs chefs d'établissements étaient sélectionnés sur dossier (participation au "projet d'établissement", au conseil d'administration, à des stages MAFPEN...).

Seuls les enseignants qui avaient ce profil pouvaient être admis à concourir et à bénéficier de la formation sur un an et il n'y avait pas d'épreuve écrite...Sans parler des chefs d'établissement (nombreux) qui n'ont jamais passé le concours et qui n'ont aucune formation.

Ecrit par : Robin | 14 mai 2007

HG? Vous voulez dire Henri Grégoire?

Ecrit par : Cadichonds | 14 mai 2007
Et bientôt, dans vos magasins, la console Cadichon DS Lite! Encore plus performante avec stylet optique, double écran plat et de nombreux nouveaux jeux. Coloris au choix: rose, bleu, argent et noir. Pour la modique somme de 149,99 euro.

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2007

Merci Dobolino, vous m'évitez un commentaire qui aurait été beaucoup moins spirituel et drôle !
bonne soirée

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 mai 2007

J'avais oublié! Livré avec chargeur de batterie pour prise US. Le convertisseur aux normes électriques françaises est en sus, à votre charge, avec TVA sociale.

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2007

"Moi, je propose quatre heures d'EPS tous les matins avec un bon adjudant et deux Bergers Allemands.

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2007

Bonne idée!
Le problème: où les trouver ces profs d'EPS? J'ai bavardé vendredi avec un stagiaire, futur collègue d'EPS qui venait soumettre son rapport de stage à la lecture de ma collègue."

Allons, les sections STAPS regorgent de candidats et si on leur adjoint un adjudant et deux bergers allemands, vous verrez que les choses iront mieux et que les élèves seront plus dociles.
JPB avait bien fait remarquer que Dobolino se droitisait.

Ecrit par : Japhet | 14 mai 2007

Les bergers Allemands ne sont ni de droite ni de gauche. Quant aux adjudants, ils appartiennent à la Grande Muette. Donc...
Au fait, qui proposait un encadrement militaire?????????? qui fit hurler les ligues de vertu?

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2007

HG? Vous voulez dire Henri Grégoire?

Ecrit par : Cadichonds | 14 mai 2007
Et bientôt, dans vos magasins, la console Cadichon DS Lite! Encore plus performante avec stylet optique, double écran plat et de nombreux nouveaux jeux. Coloris au choix: rose, bleu, argent et noir. Pour la modique somme de 149,99 euro.

J'avais oublié! Livré avec chargeur de batterie pour prise US. Le convertisseur aux normes électriques françaises est en sus, à votre charge, avec TVA sociale.

Ecrit par : dobolino | 14 mai 2007

ptdr XD XD, comme écrivent mes élèves sur leurs blogues.

Mais vous vous êtes un peu plantée dans les coloris disponibles. Je me suis bien renseignée, et il s'avère que la console n'existe qu'en bleu et en blanc. Les systèmes ont refusé de fonctionner lors des séances de test lorsque le coloris choisi était le rose ou le noir, et ils ont explosé une fois sur deux lorsque la console était rouge.

Ecrit par : Kap | 14 mai 2007

Et quand on demande du orange, que font-ils les systèmes ?

Ecrit par : catmano | 14 mai 2007

Et quand on demande du orange, que font-ils les systèmes ?

Ecrit par : catmano | 14 mai 2007

Certains joueurs se retrouvent couverts de boutons.

Ecrit par : Kap | 14 mai 2007

Darcos-compatibilité? ...


Les défauts, nombreux et évidents, de Jean-Paul Brighelli sont si méditerranéens que je ne parviens pas à basculer dans l’antipathie. Il a tort certes, souvent, mais avec une grandiloquence qui peut retenir parfois l’attention, et puis c’est un vantard; or c’est savoureux les vantards, d’abord parce que leur vantardise leur revient de temps à autre en boomerang dans la figure, ce qui fait la joie des rieurs du camp d’en face, ensuite parce que quand ils l’oublient au vestiaire, ladite vantardise, ils en sont nus, et donc touchants.



Promenant ma curiosité blogueuse de son côté, passé le 06 mai, je suis tombé sur son billet du 07 intitulé “Et maintenant”. Comme l’a dit en images Alain Resnais, on connaît la chanson (de Bécaud, sauf erreur: Et maintenant, que vais-je faire? ...) ... Il en complète d’ailleurs à mi-billet son titre, avec une pirouette à l’allusion pédante (il aime ça): “Que faire?, comme disait l’illustre Oulianov...”, assuré d’agacer les dents des ignares honteux indignes des soins de sa prose et qui, en Oulianov, n’auront pas su spontanément discerner le véritable patronyme du Vladimir Ilitch qui se fit appeler Lénine et signa, en 1902 et sous cette courte interrogation justement: Que faire?, sa première théorie d’un Parti Marxiste, ainsi qu’ils seront furtivement allés le découvrir dans le petit Robert des noms propres .....



Mais laissons cela pour le fond, car il n’est pas si mal dans l’esprit, son billet, et plutôt éloigné des rodomontades dont il ne sait pas assez souvent se priver de régaler sa cour. Sa question est réellement de bon sens, Lénine ou pas : Que faire? Puis subsidiairement: Par où donc commencer? Et de nous suggérer, avant que de répondre, le survol d’un rapport n’ayant guère qu’un an, signé Xavier Darcos - qu’il pressent destiné à se saisir du sceptre éducatif dont l’avait privé en 2002 la tocade “Société civile” qui mit le ministère qu’il visait dans la main de Luc Ferry, descendant putatif (ce n’est pas un gros mot!) de l’autre.



Au rapport!, donc, que je n’avais pas en son temps, ou sans doute fort mal, lu. Il se dit lui-même “de droite” ce rapport et s’adresse explicitement, pour lui soumettre avec un peu d’avance “des pistes pour le quinquennat”, à Nicolas Sarkozy. Et il met pleinement en lumière ceci: la pensée pédagogico-éducative de la Droite, dans ce qu’elle a de moins sot pour ne pas dire de meilleur, pointe avec une indiscutable pertinence un certain nombre de bonnes directions ... dans lesquelles la Gauche, arc-boutée sur ses archaïsmes et la défense d’acquis contre-productifs, ne veut pas regarder.



Hélas, car il y a bien sûr un hélas, si la direction est entrevue - allez, soyons beau joueur: vue - le premier pas proposé est trop timide, plus velléitaire que volontariste, et le maintien du mythe fondateur: "L’enseignement, c’est un professeur dans une classe", affaiblit considérablement la prospective.



X.Darcos souligne à juste titre la nécessité de revoir les traitements (un certifié débute à 1,3 SMIC), de simplifier l’ensemble du dispositif de recrutement, de favoriser et de valoriser l’initiative pédagogique, de repenser le fiasco de la mise en place dans les académies il y a plus de dix ans d’une Direction des ressources humaines (ce qui est à mon avis une façon de poser le problème et de s’attaquer au tabou de la compétence des recteurs!), de diversifier les fonctionnalités accessibles aux enseignants, de repenser leurs conditions de travail, de revoir leur évaluation et de se poser la question des pathologies attachées à l’exercice du métier .....
Tout cela est bel et bon, mais la difficulté est moins dans la question - que peu ou prou chacun se pose - que dans la réponse. Être lucide est nécessaire, mais non suffisant. Encore faut-il ensuite savoir être efficace. Et c’est dans les esquisses de solution qu’on met assez souvent me semble-t-il “à côté de la plaque”. Pour cette raison simple que la vision du métier continue à s’articuler sur le professeur en tant qu’individu: “Le succès (de l’éducation nationale) repose principalement sur celui des professeurs dans leurs classes”.



Il faut travailler la refonte nécessaire du système - jouons aux chimistes - au niveau de la molécule (l’établissement - l’équipe éducative) et non au niveau de l’atome (le professeur - l’individu). C’est à dire qu’il faut “penser” à partir de l’établissement pour redescendre seulement ensuite aux réformes nécessaires des formations et à la transformation des comportements individuels.



Caractéristique de cette divergence, la question de la typologie des métiers. X.Darcos veut la définir, l’affiner, décrire les actes professionnels afférents aux différentes sortes de “métiers” de l’enseignement, soulignant à juste titre que “les missions d’un professeur aujourd’hui et demain sont éloignées de celles qui prévalaient en 1950”, date de la définition - sur laquelle nous vivons peu ou prou encore - des obligations de service. Mais le danger de son approche est dans l’individualisation réglementée des tâches, certes en cohérence avec la philosophie du “Travailler plus pour gagner plus” , mais incompatible pour moi avec la philosophie enseignante et qui conduirait à dévoyer le métier par la dérive des heures supplémentaires.



Tout le rapport Darcos n’en est pas moins utile et utilisable, à condition de le réorganiser avec le fil rouge suivant:



- le système éducatif a la charge de la formation des enfants et des adolescents jusqu’à un niveau de connaissances et de compétences qui en fasse des citoyens actifs et autonomes
- cette formation exige des locaux adaptés à la gestion des élèves par des équipes éducatives ( ratio raisonnable : un enseignant pour douze élèves) dans des conditions satisfaisantes de présence continue et active. La question du parc immobilier éducatif, de la configuration et de l’équipement de ses locaux, est donc la question première.
- la question seconde est celle de la taille des établissements, de la diversification de leurs profils et de leur mode de fonctionnement. La notion d’établissement “à dimension humaine” semble en maximiser la taille à 600 élèves (pour 50 enseignants). La diversification des profils relève d’une réflexion décentralisée sur le fonctionnement des établissements “en réseaux de proximité”. Le mode de fonctionnement, à affiner, doit s’inscrire dans le principe général d’une véritable autonomie à l’intérieur d’un cahier des charges minimaliste et souple, ouvert.



Une troisième question a été occultée par X.Darcos, essentielle: celle de la scolarité obligatoire. Les dérives d’un système orienté vers les poursuites de scolarité empêchent la notion primordiale de scolarité obligatoire (son indispensable réussite) de trouver son épanouissement, son équilibre et sa stabilité. Il faut absolument , par fusion de l’école et du collège en une entité unique, fonder une école de la scolarité obligatoire (E.S.O.) , avec des objectifs et des maîtres spécifiques. Du coup, deux types d’établissements seulement: les E.S.O. et les lycées. L’ESO est un continuum. Le fantasme de l’examen d’entrée en sixième est une vieille lune inadaptée introduisant une solution de continuité dans un cursus qui est obligatoirement pour tous et dont la gestion optimale reste à inventer.



Le dogme de la classe hétérogène, énonce X.Darcos, doit être abandonné au profit d’une conception plus réaliste du groupe-classe. Il n’a pas tort, mais sa réflexion en fait s’organise autour de la présence - et pour la résoudre, de l’exclusion - des éléments perturbateurs. Or le problème me semble être dans la redéfinition d’une “offre de formation” (le mot offre ne doit pas faire illusion, le choix libre de l’élève reste relatif) qui relance ce que d’ailleurs X.Darcos réclame: l’appétance (l’envie de progresser), la motivation.



Un schéma quasi idéal me paraît s’imposer.



* Dans le ratio proposé ci-dessus : “un enseignant pour douze élèves”, on introduit la modification: “un enseignant-référent pour douze élèves”. Et on organise la population scolaire en groupes hétérogènes d’une douzaine d’élèves d’une même classe d’âge pris en charge (mi-temps scolaire) par un professeur-référent généraliste qui assure leur formation “citoyenne” de base, socle commun incluant civisme, tolérance, ouverture au monde, ... et qui les suit par ailleurs (voir ci-après) dans leurs progrès personnels. Ce qui fit la noblesse du métier d’instituteur peut retrouver là des raisons d’espérer.

** Deuxième mi-temps scolaire. Il est le domaine de la formation individuelle où chacun, dans des groupes homogènes en niveau, dissociés champ disciplinaire par champ disciplinaire, cherche en tenant compte de ses goûts et en accumulant au fil de ses acquis des unités de valeur cumulables, son niveau d’excellence et son profil de sortie du système éducatif ou de poursuite d’études. L’enseignement dans ces modules est du ressort de professeurs spécialistes dont le rôle magistral est renforcé et qui, loin des préoccupations de suivi du professeur référent, font porter tout leur effort sur la transmission efficace d’une connaissance.



*** La question du soutien scolaire est récurrente, surlignant les difficultés de “ceux qui ne peuvent pas être aidés à la maison” etc. X.Darcos parle de “réinternaliser une dépense externalisée aujourd’hui dans les budgets des collectivités et des familles (voir le succès d’Acadomia) en application d’une vision républicaine restaurant une égalité des droits”. On ne peut qu’être d’accord. Et l’appel, statutaire et rémunéré, dans des locaux scolaires ouverts et aménagés, à ces “petites mains” efficaces que pourraient être, sous le pilotage des professeurs-référents, des retraités et des étudiants, installerait à la carte - Pagnol et ses tiers de pastis obligent - un troisième mi-temps scolaire d’études surveillées/dirigées bien venu.



Le canevas qui vient d’être proposé - outre qu’il fait probablement passer mon ratio initial de 1 (professeur) pour 12 (élèves) à 1 pour 9, sous réserve d’une étude plus fine - soulève à l’évidence plusieurs questions.
Dans son principe, rien ne s’oppose à ce qu’il soit validé tant au niveau de l’ESO que des lycées, la notion de “socle commun de second cycle” s’installant par extension de celle en œuvre dans la scolarité obligatoire.
Le problème de la qualification du professeur référent généraliste peut conduire à distinguer les deux niveaux de fonctionnement et à se resituer dans la perspective de l’actuelle dichotomie CAPES/Agrégation. Je n’y suis pas favorable et reste partisan - j’ai déjà eu l’occasion de l’affirmer - du concours unique (CAPES à redéfinir) débouchant sur une catégorie unique (nécessaire simplification !) d’enseignants, avec renvoi de l’agrégation vers l’accès à d’autres responsabilités (enseignement post bac: niveaux L&M; du LMD pour l’agrégation externe; fonctions générales d’encadrement, de formation-animation des maîtres et d’inspection pour l’interne). La remarque vaut pour les professeurs spécialistes des disciplines.
Par contre et dans les deux cas, il me paraît justifié de marquer une différence modeste mais raisonnable de rémunération enseignante - concrétisée par une “prime d’établissement” et non intégrée au traitement - entre les niveaux d’enseignement ESO et Lycée, les choix initiaux d’affectation s’effectuant sur la base du rang obtenu au concours de recrutement, avec possibilité ultérieure de changement de niveau, en interne, par stage de formation qualifiant.



La question - le serpent de mer! - de l’autonomie des établissements est tout entière dans cette notation de X.Darcos: “Chacun à son niveau est tenté de trouver et de justifier un comportement syndicalement, administrativement et pédagogiquement correct plutôt que de dispenser, sans état d’âme, l’enseignement adapté au contexte local”. Un enseignement “adapté au contexte local”, voilà ce qui doit être dit, puis fait!, et qui justifie l’autonomie. Le principe de subsidiarité doit jouer à plein: c’est à l’établissement de prendre ses responsabilités! Et X.Darcos de compléter avec deux indications parfaitement adaptées: “Il n’existe pas d’autre méthode que de trouver un cadre contractuel, global et annuel entre le recteur et les établissements / Il y aurait intérêt à ce que les établissements d’un même secteur géographique puissent se regrouper”.



Je ferai malgré tout une réserve sur le caractère “annuel”. Il faut absolument que chaque établissement installe et développe un projet-programme propre, mais la projection doit être suffisante pour que l’affaire et son évaluation-suivi aient un sens. Trois ans me semble l’amplitude raisonnable.
Un tel projet se mûrit en interne et nécessairement autour de personnalités qui le portent. Et on rencontre donc me semble-t-il la nécessité d’envisager la désignation du chef d’établissement comme découlant, porteur principal du projet, de l’adoption élective de celui-ci par l’ensemble de l’équipe éducative locale, avec validation par le conseil d’administration. X.Darcos, en ne tirant pas cette conséquence de son analyse, en a trop limité la portée.
La seconde partie de sa remarque ouvre sur la constitution de réseaux d’établissements, méthodologie de bon sens, porteuse d’une complémentarité territoriale dans l’offre de formation qui autorisera d’efficaces synergies.



Un problème connexe à la procédure élective du chef d’établissement me semble facile à régler. Afin de garantir à la gestion locale une saine continuité, on se rassurera de la désignation d’un administrateur adjoint (comme un recteur découvre en prenant ses fonctions son secrétaire général) selon les procédures habituelles et sans limitation de la durée de son affectation autre - sauf mise en cause professionnelle - que sa convenance personnelle.



L’autonomie évoquée ne doit pas être chiche. Les critères rectoraux de contractualisation du projet-programme local doivent se fonder sur une appréciation constructive de ses objectifs et retenir le principe de son évaluation a posteriori, ce qui n’exclut pas un suivi-soutien constant des corps d’inspection. X.Darcos souligne à juste titre, parlant de “Contrats d’Objectifs”: “Il n’est plus concevable d’enfermer les enseignants dans le carcan de décisions imposées d’en haut”. Et il avait préalablement souligné: “Le moment est venu par exemple de poser la question de l’annualisation des services d’enseignement et donc de l’annualisation des horaires eux-mêmes”, ouvrant là la porte à une gestion des établissements véritablement “adaptable” et impliquant tous les personnels dans la recherche d’une optimisation individuellement gratifiante - et par là significativement motivante - de leur effort d’investissement.



Le balayage n’est pas ici exhaustif - la remise à plat des corps d’inspection (missions et recrutement), la mise en place de réseaux de formateurs, la formation des maîtres et l’insertion dans le métier ne sont pas même des thèmes, bien qu’essentiels, effleurés - mais il y a là des pistes qui, exploitées, sont non pas simplement prometteuses, mais sans doute les seules envisageables pour s’attaquer efficacement au malaise actuel de l’enseignement. L a formation initiale et continue des maîtres, l’accès au métier, l’inspection ... peuvent se déduire assez facilement des exigences qui découlent de ce qui a été énoncé: des établissements aux locaux fonctionnels et bien équipés confiés à des équipes autonomes dans la mise en œuvre (tactique) d’un cahier des charges national sans excessive rigidité (stratégie), conciliant un mi-temps de formation commune (citoyenne) et un mi-temps de formation individuelle (excellence personnelle) dans un contexte de suivi-soutien en continu (professeur référent; études dirigées) .... Il est assez clair qu’un tel dessein requiert des enseignants maîtres d’un haut niveau de compétences académiques (recrutement initial), formés sur le tas aux spécificités pédagogiques de leur tâche (longue stagiarisation initiale encadrée à prise de responsabilités progressive en assistanat de professeurs chevronnés), exerçant dans des établissements aux équipes éducatives suivies, impulsées, soutenues par un corps d’inspection pilotant des réseaux actifs de formateurs. Tout cela se complète, se discute, se précise .......



Dans l’immédiat, Lénine-Brighelli nous questionnait: Que faire? Et bien mais, tout cela sans doute, et puis le reste. Certes, mais d’immédiat, de tangible, de concret et d’abrupt, là, d’ici septembre?



Mobiliser les recteurs et les corps d’inspection sur ces perspectives. En examiner les contraintes, en programmer les étapes, les compléter ... Engager la discussion avec les syndicats et autres instances représentatives des enseignants....
Mettre immédiatement en route les contacts entre les services départementaux, régionaux, de l’équipement scolaire et les collectivités locales sur la nécessité de reconcevoir la fonctionnalité et l’équipement des locaux dans la perspective d’un temps plein élèves- équipes éducatives dans les établissements ...
Informer et motiver les équipes éducatives dans la perspective d’une nécessaire période transitoire d’une à trois années scolaires pendant laquelle elles pourraient, dans le cadre d’une autonomie large et dans le respect des textes en vigueur (assoupli par le suivi bienveillant des corps d’inspection; respect de l’esprit plus que de la lettre), gérer en les adaptant aux conditions locales la totalité de leurs moyens, les mettant réellement au service de leurs élèves: constitution des classes, horaires, contenus ...
Préparation de l’année 2007-2008 / Septembre 2007: accueil des élèves limité à quatre jours (Lu.Ma. - Je.Ve.) de 10h à 16h, sur programme d’activités éducatives de définition locale, permettant aux équipes enseignantes de dégager les nécessaires temps de réflexion commune en vue du fonctionnement à suivre, c’est-à-dire de l’élaboration d’un projet-programme sur un an à soumettre au Conseil d’administration. Variante plus audacieuse mais plus efficace: rentrée enseignante en Septembre; rentrée des élèves reportée à Octobre ....



En gros!

Ecrit par : sejan | 15 mai 2007

Oups désolée, j'ai encore oublié qu'on était sur un blog consacré à l'éducation et non aux discussions de salon ni même de comptoir...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 mai 2007

Et les cpe, qu'en pensez-vous, de leur statut, leur rénumération dans une communauté éducative, où effectivement diverses classes n'ont pas la même rénumération et les mêmes obligations?
Que pensez-vous de leur champ de travail, leur fonction, de leurs horaires et de leur place dans un établissement scolaire?
Ne sont-ils pas encore les oubliés le l'éducation nationale, qui se cristallise uniquement sur les enseignants, comme s'ils étaient les seuls à avoir une valeur?

Sylvie Paponnet

Ecrit par : paponnet | 16 mai 2007

Et les cpe, qu'en pensez-vous, de leur statut, leur rénumération dans une communauté éducative, où effectivement diverses classes n'ont pas la même rénumération et les mêmes obligations?
Que pensez-vous de leur champ de travail, leur fonction, de leurs horaires et de leur place dans un établissement scolaire?
Ne sont-ils pas encore les oubliés le l'éducation nationale, qui se cristallise uniquement sur les enseignants, comme s'ils étaient les seuls à avoir une valeur?

Sylvie Paponnet

Ecrit par : paponnet | 16 mai 2007

Sa question est réellement de bon sens, Lénine ou pas : Que faire? Puis subsidiairement: Par où donc commencer?

En gros!

Ecrit par : sejan | 15 mai 2007


Excellent papier qui risque malheusement d'ëtre "zappé" par cetains internautes de "Bonnet d'äne" plus soucieux de trouver matière à jérémiades et invectives qu'à réflexions constructives


Je suis totalement d'accord avec le projet d'ESO seul à même de dépasser l'antagonisme sécculaire entre Primaire et Secondaire.

Comme Michel Delord, j'y intégrerai volontiers la Grande Section de Maternelle qui redeviendrait ainsi la première année du Cyle Préparatoire.

Par ailleurs je propserais que le Collège débouche sur un Brevet Élémentaire et un Brevet Supérieur.


Seul le Brevet Supérieur permettrait l'accès au Lycée d'Enseignement Général et Technique alors que le Brevet Élémentaire permettrait de s'orienter vers les Lycées d'Enseignement Professionnel.

Ecrit par : Henri Grégoire | 16 mai 2007

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-911329@51-861150,0.html

Ecrit par : Merlemocoeur | 17 mai 2007

On écoute, on entend... mais faut voir !
L'exception française (cf d'Iribarne) dans le système éducatif est producteur de réussites (85 % des élèves sortent du système avec au moins un niveau V) et d'échecs (15 % sortent du système sans qualification).
L'exception française c'est l'unique certification des maîtres par l'Université, un système de contrôle hiérarchique d'une grande rigidité.... mais lointain (sauf dans le 1er degré).
L'exception française c'est la croyance que l'éducation est une prérogative régalienne de l'Etat... en conséquence de quoi pour des raisons purement financières l'on a créé des compétences liées avec les collectivités territoriales (dont on se méfie ardemment..).
Regardez autour de vous et n'y a-t-il pas un membre de votre famille (même lointaine) qui n'aurait pas un mandat électif ?.. d'où une redondance administrative exceptionnelle ! (Dans une commune de 60 habitants il y a déjà 9 élus..)
Ainsi une structure étatique s'est développée le long des siècles, fabricant en premier lieu de l'inégalité : un agrégé a moins d'heures devant les élèves et est payé davantage que tel autre collègue qui fait strictement le même travail, rencontre parfois les mêmes parents, siège au même conseil de classe éventuellement. Est-il pour autant plus compétent, rien n'existe pour le mesurer, sauf la rumeur .. mauvaise par évidence.
Cette inégalité est constitutive du système et ne repose que sur une endogamie fabuleuse : les agrégés cooptent les agrégés...
A côté de cette inégalité une autre, construite, elle, par l'Université, qui a créé les lobbies disciplinaires dont l'activité est fabuleuse au sein du Ministère. Le syndicalisme à côté c'est fleur bleue.
Par là-même le curriculum scolaire est une suite de "ne pas" mesurée à l'aulne socio-économique "classes laborieuses, classes dangereuses : "n'est pas" pour Grande Ecole, "n'est pas pour CPGE", n'est pas pour "Bac Général", "n'est pas" pour collège ordinaire.. etc... Et cela c'est "l'impensé" des enseignants qui construisent cette série de négations avec l'instrument suprême de la mesure qu'est "la note chiffrée".
C'est Van Zanten qui démontre dans "L'Ecole de la périphérie" la fabrication de la déviance et de l'exclusion dans les ZEP par les enseignants eux-mêmes. C'est Poupeau qui dans un article des Actes de la Recherche montre comment les "classes relais" favorisent la déscolarisation des élèves dits "en difficulté"... etc..
Bonne nuit !

PS : Célestin Freinet a été "jeté" hors de l'Education Nationale parce qu'il était communiste... et je ne le suis pas !!

Ecrit par : Jeanine (pseudo) | 18 mai 2007