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07 mai 2007
Et maintenant ?
Et maintenant ?
Les élections sont derrière nous. Dans quelques jours, un gouvernement sera constitué, et même si — l’avez-vous remarqué ? — même si les médias, friands de distribuer les postes, se gardent bien de prévoir qui ira à l’Education (ou plutôt : qui veut de l’éducation…), il n’en reste pas moins qu’un ministre, capable ou incapable, sera nommé au poste.
L’Appel à la refondation de l’école (http://www.refondation-ecole.net/) que j’ai signé, parmi bien d’autres, est plus un constat qu’un programme. Nous avons ici même, il y a deux mois, élaboré une charte-programme.
Reste à savoir ce qui, pour vous qui passez sur ce blog, est l’absolue priorité. Par quoi commenceriez-vous si vous étiez ministre de l’éducation d’un gouvernement Sarkozy ? La formation des maîtres ? Les programmes ? Une réforme immédiate de la carte scolaire ? Réformer le CNRS ? Lancer un Grenelle de l’éducation — la rue s’y prête assez ? Pendre Meirieu — allez, Philippe, je plaisante…
Que faire, comme disait l’illustre Oulianov ? Que faire tout de suite, indépendamment des arbitrages financiers qui seront décidés à Bercy ? Que faire simultanément ? Consulter ? Gouverner par décret ? Sur qui s’appuyer, à l’intérieur du mammouth ?
Faut-il immédiatement régionaliser — ou plus tard — ou jamais ? Supprimer le Bac sous sa forme actuelle, machine folle et onéreuse qui ne sert pas à grand-chose — mais en échange de quoi ? D’une sélection à l’entrée en fac ? Quels sont les risques ? L’UNEF a-t-elle encore une audience, ou une crédibilité ?
En même temps, quelles résistances peuvent s’organiser ? Les syndicats peuvent-ils jouer le jeu rapidement, ou faut-il leur laisser le temps de bouder — de se faire à l’idée que dans les prochaines années, ils ne contrôleront pas la rue de Grenelle ? Les fédérations de parents d’élèves, les associations diverses, ont-elles un rôle à jouer ? Quelles pressions intelligentes peuvent s’exercer ? Ou quelles pressions mortifères ?
C’est à ces questions, que je me pose pour mon compte, que je vous invite à répondre. Et qui sait ? Des suggestions ici rassemblées pourrait, demain, éclore un vrai programme…
Jean-Paul Brighelli
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Commentaires
a tes souhaits ! ....... de rien !
Ecrit par : pierrot le zygo | 07 mai 2007
Ben on ferait une grosse boum dans le garage des parents à Robien.
Michel Alliot marie roulerait les splif.
Valérie Pécresse chanterait du Lorie.
Et moi, je roulerais des pelles à Mme Kosczusco Morizet (déjà j'arrive pas à écrire son nom, alors lui rouler des pelles!!!)
Après Nico y viendrait et y dirait "Non, merde, vous avez niqué toute la coke de Cécilia, zet pas coul."
Steevy l'essayerait de brancher Besson. Bad trip.
Vers 23 h on se finirait à la cuisine avec Douste et Finkie au kir à la peche en tartinant du nutella sur des craquottes.
Grav délire.
C'est bon d'êt dans la majorité.
Ecrit par : Jesu | 07 mai 2007
JP B a dit :
Des suggestions ici rassemblées pourrait, demain, éclore un vrai programme…
C'est beau comme du ségolène.
Si j'avais un dixième de la pertinence d'un Molinier j'en tirerais dix bonnes pages.
Mais l'a ptet autchose à faire celui-là.
loup
Ecrit par : loudelap | 07 mai 2007
Darcos, si c’est lui, aura intérêt à être plus convaincant qu’il ne l’a été lors de son passage à Nancy quelques jours avant le premier tour.
Il est venu faire la courte échelle à Laurent Hénart, député local, et ex secrétaire d’Etat qui a revalorisé à juste titre l’apprentissage.
»Autonomie, projet d’établissement, accueil des handicapés », j’ai eu l’impression d’entendre du Royal Jospin dans le texte. Mais encore « revalorisation des salaires », et autres sujets périphériques dont je me fous, grassement rémunéré que je suis en tant que m-a. J’étais consterné. A quoi bon passer à droite si c’était pour entendre la même chose qu’à gauche ?
Une dernière question vient de l’assistance, enfin, sur les programmes. Darcos répond que la solution se trouvera dans tous les dispositifs énoncés précédemment, et qu’on est plus à l’époque de Jules Ferry où le Savoir (mains levées bien haut) pouvait descendre sur les élèves (mains redescendant de part et d’autre de la tête pour appuyer l’effet ‘‘Vérité Révélée’’) comme dans le temps.
Pour mes débuts en Sarkozie, j’étais refroidi.
Je coince le Darcos à la sortie et je lui résume son propos : « il convient donc de pratiquer désormais ‘l’Art d’apprendre à ignorer’ l’héritage de Jules Ferry ? » Ceux qui connaissent sa bibliographie comprendront la fine allusion.
Il comprend aussi et regarde ses pompes.
Il est diplomate, maintenant, Darcos. La Coopération, la Francophonie, les voyages, tout ça…
Diplomate…
On en crève, de la diplomatie, particulièrement dans l’Education Nationale.
Je l’attends au tournant, lui ou son pote.
georges, faucheur volontaire, néosarkoziste circonspect
Ecrit par : georges | 07 mai 2007
L'urgence est de réformer la maternelle en se basant sur les idées de Catmano. Je crois, JPB, que vous avez lu son livre?
Pour le reste, mes enfants de douze et quinze ans et leurs camarades veux-je dire, le vin est tiré, il faut le boire. Les réflexes sont acquis: pour eux, peut-être, urgence de formation de répétiteurs? Urgence de remise en place d'une ou deux années de propédeutique?
Deuxième urgence: réforme de la formation des maîtres de maternelle et primaire, ce qui va avec la première...
mais, ça va coûter du pognon et, même si aujourd'hui, j'ai travaillé plus pour gagner plus, c'est à cause de ces plaies de jours fériés de mai. Réforme urgente: demander au Pape de nous placer l'Ascension en janvier et la Pentecôte en Octobre.
Pour la recherche, j'ai plein d'idées mais elles sont utopiques donc feront, à temps perdu, l'objet d'un sujet d'invention....
Ecrit par : dobolino | 07 mai 2007
Le premier truc à faire ?
que l'épreuve de français au concours d'instit est le plus gros coeff et que la partie orthographe-grammaire-conjugaison soit sur un peu plus que 4 points sur 20. Quand j'ai passé le concours il y avait 8 pts pour la pédagogie (analyse de manuels que nous n'avions jamais utilisés...) 8 pts pour le résumé de textes et seulement 4 pts pour l'orthographe, la grammaire et la conjugaison. De plus c'est là que les jurys filaient des points puisque j'ai eu 3 sur 4 à cette épreuve mais que derrière j'ai dû apprendre par coeur Bescherelle et Bled et encore j'ai pas toutes les réponses aux questions de mes élèves.
Y a pas besoin d'être de droite de gauche du centres ou d'avoir fait l'ENA pour comprendre que toute ma génération de jeunes instits ne savent pas le français. Alors tant qu'à selectionner les jeunes qui rentrent en deuxième année d'IUFM si on se contentait d'inverser le barème entre l'épreuve de pédagogie ( qui n'en est pas puisqu'à ce stade nous n'avions encore jamais eu de classe en responsabilité ) et la grammaire, ça éviterait que des parents d'élèves ne corrigent eux-mêmes les cahiers de leurs enfants.
Je suis bien sûr que cette réalité que je vis tous les jours suffit à en énerver certains au point de voter FN.
QUE LES INSTITUTEURS CONNAISSENT LE FRANçAIS VOILA UNE MESURE QUE LA GAUCHE POURRAIT APPROUVER AUSSI.
J'entend déjà les cris de certains comme à chaque fois que je l'ouvre mais si on n'arrive même pas à obtenir cela alors on méritera d'être privatisé bien à fond, on l'aura bien cherché.
Ronin jeune instit qui cherche la lumière, rien à foutre qu'elle vienne de la gauche ou de la droite même si j'ai ma petite idée.
Ecrit par : Ronin | 07 mai 2007
Suggestion : rassembler les synthèses que Catmano a laissées sur le blog, les mettre dans un document unique et donner ça comme ouvrage de référence aux étudiants des IUFM (ou ce qui les remplacera) et aux jeunes instituteurs.
Ecrit par : Japhet | 07 mai 2007
Que Catmano publie son livre et que Ronin revienne causer ici maintenant que les jeux nationaux sont faits ou quasi. Ronin, vous êtes plus sage que moi.
Maintenant que Cat a eu l'approbation de son père, elle va peut-être se jeter à l'eau malgré les résultats des élections. Son débat est républicain français hors partis.
Au fait, que pensez-vous les uns et les autres de gauche à droite et de droite à gauche d'un Ministère conjoint de l'Education et de la Culture? Je ne sais qu'en dire...
(Pour les législatives, note à JPB, je me battrai chez moi, pas ici.)
Ecrit par : dobolino | 07 mai 2007
Le premier truc à faire ?
que l'épreuve de français au concours d'instit est le plus gros coeff et que la partie orthographe-grammaire-conjugaison soit sur un peu plus que 4 points sur 20. Quand j'ai passé le concours il y avait 8 pts pour la pédagogie (analyse de manuels que nous n'avions jamais utilisés...) 8 pts pour le résumé de textes et seulement 4 pts pour l'orthographe, la grammaire et la conjugaison. De plus c'est là que les jurys filaient des points puisque j'ai eu 3 sur 4 à cette épreuve mais que derrière j'ai dû apprendre par coeur Bescherelle et Bled et encore j'ai pas toutes les réponses aux questions de mes élèves.
Ecrit par : Ronin | 07 mai 2007
L'épreuve de Français du CRPE, fruit de la pensée-Meirieu, est totalement inadaptée.
Pour en avoir longuement discuté avec des amis qui notent les copies il existe une solution très simple: une dictée suivie de questions portant sur la grammaire , le vocabulaire et l'intelligence du texte.
Les initiés savent que, dans la réalité des faits, seule une page
par copie est notée, ce qui permet aux candidats qui bénéficient d'indiscrétions de connaitre la page qui va faire l'objet d'un contrôle, du reste fort laxiste, et donc de concentrer leur attention sur une seule page d'une copie qui en compte huit en moyenne ...
Cette épreuve( dictée suivie de question) pourrait aussi servir à noter la qualité de l'écriture manuscrite et notamment sa lisibilté. Un PE doit apprendre à écrire aux élèves et écrit lui -même beaucoup : annotations sur les cahiers d'élèves, usage du tableau et/ou du paper-board s'il en dispose.
Bien entendu, cette note d'écriture manuscrite serait indépendante de la note de l'épreuve d'Orthographe et Grammaire.
Au niveau du CRPE, contrôler la qualité de l'écriture manuscrite des candidats serait tout à fait pertinent par rapport aux contraintes strictement professionnelles de l'emploi postulé.
Il s'agit là de mesures simples dont le coût est nul et qui pourrait être appliqué dès 2008.
Une orthographe raisonnable
Nina Catach
dimanche 29 avril 2007.
On nous apprend qu’une (n’exagérons rien) « jeune association pour la sauvegarde de la langue française » a décidé de s’opposer aux supposés « diktats orthographiques » parus au Journal officiel du 6 décembre 1990. Merci, Messieurs ! Je respire, car ce silence inhabituel à ce sujet me pesait.
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=86
Ecrit par : Henri Grégoire | 07 mai 2007
Voici, selon moi, 12 priorités :
1°) Remettre les savoirs au centre de l'Ecole.
2°) Faire baisser, dans un premier temps de moitié le pourcentage d'élèves entrant en 6ème sans maîtriser la lecture (déchiffrage et compréhension) et l'écriture. Objectif final : aucun élève entrant en 6ème sans savoir lire et écrire.
3°) Rétablir l'enseignement systématique de la grammaire, de l'orthographe et du vocabulaire dans le primaire et dans le secondaire.
4°) Restaurer la liberté pédagogique : possibilité de mettre en oeuvre la méthode analytique d'association graphème/phonème, possibilité pour les enseignants de disposer de manuels appropriés.
5°) Possibilité de ne pas enseigner le français en collège "en séquences didactiques"
6°) Refondre les programmes de français au lycée ; réinstaurer un enseignement moins formel de la littérature, limiter l'hégémonie de l'approche purement stylistique ; abroger l'approche par "genre" et registes", abroger la Réforme Viala.
7°) Restaurer le respect du Réglement intérieur.
8°) Instaurer des études dirigées, en particulier (mais pas seulement) en zone rural et dans les établissements sensibles.
9°) Créer des classes de remise à niveau ou des classes d'aide et de soutien au collège (en 6ème et aux autres niveaux si nécessaire) avec des professeurs volontaires et des programmes adaptés.
10°) Accroître sensiblement le nombre " de classes relais" pour les élèves systématiquement perturbateurs, éventuellement en internat.
11°) Réequilibrer l'emploi du temps au profit des enseignements artistiques et de l'éducation physique et sportive.
12°) Supprimer le collège unique au profit de parcours personnalisés et différenciés.
Ecrit par : Robin | 07 mai 2007
La même...
Les pros Cat/ThérèseC/MichelleS/ClaudeH/OlivierD/Gulu/Avril/Venot etc etc ont beaucoup à apporter pour les premiers cycles maternelle/primaire....
"Pour le reste, mes enfants de douze et quinze ans et leurs camarades veux-je dire, le vin est tiré"
Meu non, on peut faire bcp mieux :o)))
Ecrit par : toto | 07 mai 2007
D'acc avec Henri Gregoire ça coûte pas grand-chose pis ça évite que ceux qui obtiennent le concours soient ceux qui ont juste appris par coeur les annales Hatier pour ne pas les citer.
Pour ce qui est de l'intervention des parents j'ai un collègue tres pedago, peut-être bien plus fort que moi, mais auprès de qui les parents s'étonnent du nombre de fautes, pardon d'erreurs, qui restent dans les cahiers.
Jsais pas mais ça semble la base du métier non ?
Vous faites confiance à une infirmière qui sait pas faire une piqure ? moi non.
Ecrit par : Ronin | 07 mai 2007
La lecture des audits Lycées, Collèges et Lycées professionnels et de la stratégie de Lisbonne donne une bonne idée de ce qui va se passer (avec en ligne les objectifs de suppression d'emploi public). Le reste me semble très aléatoire quelque soit le ministre (Allègre, Darcos, ou Pecresse), le pédagogisme ayant toujours permis d'habiller les réformes dont les seuls visées étaient économiques (ce qui semble plus que jamais à l'ordre du jour) avec des ENT pour faire plus moderne.
Ces baisses d'horaires toucheront aussi le français et les maths, malgré leur caractère fondamental pour s'attaquer aux autres disciplines dont certaines vont s'éteindre (le grec s'était pourtant bien). Car ce seront les vagues de départ à la retraite qui déciderons en partie des choix (ce point est plus sujet à caution, la polyvalence des enseignants du dernier décret permettant de faire des transferts entre les disciplines).
Ecrit par : jl | 07 mai 2007
JPB, vous voulez dans un premier temps des propositions qui ne nécessitent aucune rallonge budgétaire? C'est ça?
Une question que je me pose avant de vous envoyer des propositions. On commence par le primaire directement et on considère que ceux qui sont au collège et au lycée sont déjà sacrifiés ou on décide d'un plan ORSEC pour les collèges et lycées?
Il y a un truc qu'on pourrait faire pour résoudre les problèmes d'argent et d'heures; car ce qui me paraît urgent au collège, ce sont les heures de français et de maths en plus qu'il faudrait donner. Payer les professeurs en plus, Bercy va râler, alors pourquoi ne pourrait-on pas les "payer" en points d'ancienneté? Peut-être pas très légal mon truc mais il y a des professeurs qui seraient sûrement plus intéressés par des points pour muter que par de l'argent en sus. Non?
A priori, comme ça, le bac en contrôle continu mais sans mentionner l'établissement d'origine. Et pour la fac, une première année relativement généraliste avec seulement quelques filières, et avec un gros travail d'orientation et d'information toute l'année; à la fin un concours ou un classement. Le classement coûtera moins cher à Bercy.
Limiter le nombre de tentatives à 2fois, 3 pour raisons médicales ou autres. Avec ça on évite ( un peu) les hurlements de l'UNEF et ça permet à ceux qui n'étaient pas dans le bon lycée de se rattraper. Première année qui peut être faite par des agrégés du secondaire pour que les collègues universitaires n'aient pas l'impression de se salir les mains.
Encore d'autres idées mais je continuerai demain.
S'appuyer sur qui? Hummm!!! Vaste problème. Pour les syndicats, le snalc, fo peut-être... et débaucher les cerveaux qui fonctionnent encore dans les autres syndicats... Aider à la création d' un syndicat qui défende nos idées...Après tout, les pédagos s'appuient sur le snes, le sgen et le PS!
Bon, je réfléchis et je vous soumets tout ça. j'espère sincèrement que vous arriverez à donner un coup de pied dans le mammouth! Et ça me redonne le moral de me dire que vous êtes tout près de le faire!
Ecrit par : Thalie | 07 mai 2007
Jsais pas mais ça semble la base du métier non ?
Vous faites confiance à une infirmière qui sait pas faire une piqure ? moi non.
Ecrit par : Ronin | 07 mai 2007
Non, mais, si je suis à l'hosto et qu'elle me bugne trois veines, faut que je me la goinfre quand même. Et, en plus, elle m'engueule! Et tout le monde, à l'hosto, prendra sa défense, par esprit de corps, quitte à la snober par derrière et à lui casser le mental pour la faire démissionner, à lui glisser des tranquillisants dans son café pour qu'elle me bugne, moi ou mon préma, encore plus.
Vu de l'extérieur, c'est un peu pareil chez vous autres, non?
Ecrit par : dobolino | 07 mai 2007
LA FRANCE FÉODALE – 5e Récit
LA CROISADE DES ALBIGEOIS
1. Les Albigeois
Sous le règne de Philippe Auguste, de graves évènements eurent lieu dans le Midi de la France.
Là, vivait une population qui s'était à demi détachée de la foi chrétienne. Elle ne croyait plus, par exemple, en un seul Dieu, mais en deux : l'un qui inspirait les bonnes actions ; l'autre les mauvaises.
Ces croyances, contraires à la foi catholique, étaient qualifiées d'hérésies. Comme ces hérésies s'étaient surtout répandues dans la région d'Albi, on désignait les hérétiques du Midi sous le nom d'Albigeois.
2. Le pape et les Albigeois
Les hérésies étaient considérées comme des crimes contre Dieu, et les hérétiques condamnés à la peine du feu.
Le pape essaya de ramener les Albigeois à la religion catholique en leur envoyant des missionnaires. Le principal d'entre eux, qui portait le titre de légat, c'est-à-dire d'ambassadeur, fut assassiné par un serviteur du comte de Toulouse.
Le pape, indigné, fit alors prêcher dans le Nord de la France une croisade contre le Midi. Il déchaînait ainsi une véritable guerre civile, où les Français allaient s'entre-tuer pendant vingt années.
3. La croisade
Cinquante mille soldats, brutaux et pillards, arrivèrent dans le Midi. Ils avaient à leur tête un seigneur de l'Ile-de-France, Simon de Montfort, très pieux très brave, mais sans pitié. Ils mirent tout le Midi à feu et à sang. La ville de Béziers, prise d'assaut, fut saccagée et la population passée au fil de l'épée.
Simon de Montfort voulut s'emparer de Toulouse qui se défendit avec courage. Du haut des remparts, les femmes elles-mêmes manoeuvraient les machines qui lançaient des pierres contre les assaillants. L'une de ces pierres frappa Montfort à la tête et le tua.
4. Fin de la croisade
Le fils de Simon de Montfort, ne pouvant rester maître du Midi, chercha à le céder au roi de France, Louis VIII, fils de Philippe Auguste. Mais le comte de Toulouse résistait toujours. Pour tout arranger, il fut convenu, un peu plus tard, que la fille du comte épouserait l'un des fils du roi. Alors, la guerre cessa et le Midi respira.
Les deux époux étant, par la suite, morts sans enfants, le Midi fut rattaché au domaine du Roi (1270).
Déjà, sous Philippe Auguste, le domaine royal s'était augmenté de la Normandie et de l'Anjou. Le royaume s'agrandissait sans cesse. La France devenait un État puissant.
RÉSUMÉ
1. Au XIIe siècle, les habitants de la région de la Garonne cessèrent d'être catholiques.
2. Le pape fit prêcher contre eux une croisade qui a été appelée la croisade des Albigeois.
3. Elle fut conduite par Simon de Montfort et dévasta le Midi.
4. Cette région fut par la suite réunie au domaine royal.
Questionnaire
1. Qu'est-ce qu'une hérésie? Comment les hérétiques étaient-ils punis?
2. Quelle fut l'attitude du pape à l'égard des Albigeois?
3. Racontez les principaux faits de cette croisade.
4. Comment se termina-t-elle?
(Bernard et Redon, Petite histoire de la France, Cours Élémentaire et classe de Huitième, 1939, conforme aux programmes de 1923 et 1938, trentième édition).
J'ai ouvert le livre au hasard sur ces deux pages du chapitre 26 d'un manuel qui en compte 77. Tous les chapitres sont du même tonneau : récit passionnant, instructif, d'une clarté exemplaire, à raison d'une leçon par semaine. Courant sur trois années, j'en déduis qu'il s'agit là vraisemblablement d'une leçon de fin de CE1.
C'est avec de tels manuels que 25 % des polytechniciens de 1950 étaient issus de milieux d'ouvriers ou d'employés alors qu'il n'y en a plus que 1 % aujourd'hui.
Il serait intéressant que les étudiants d'IUFM puissent mener une réflexion en comparant avec les manuels d'aujourd'hui ; un problème malgré tout se poserait : il n'y a plus d'enseignement structuré de l'histoire en CE1, je n'ai aucun manuel d'histoire à ma disposition pour mes CE1.
Louis Barthas
Ecrit par : Louis Barthas | 07 mai 2007
c'est pas totalement faux mais le truc marrant, en tout cas pour ce que j'ai vu pour l'instant, c'est que dire ça vous fait immédiatement passer pour un affreux libéral ou bien sûr un fasciste.
Donc y a un moment ou l'on se dit que l'EN est irréformable, les enseignants trop egoistes et au final on sent bien la tentation de beaucoup de gens de vouloir tout faire péter et tout privatiser et j'avoue que parfois ça me démange aussi, même si ça fera pas avancer le schmilblick mais ça défoulerait un coup !
Ecrit par : Ronin | 07 mai 2007
Rousseau, une vidéo qui n'est pas mal pour éclairer les têtes avides
http://www.dailymotion.com/video/x1ur6v_refutations-1
Ecrit par : Nico | 07 mai 2007
"Le premier truc à faire ?
que l'épreuve de français au concours d'instit est le plus gros coeff "
Ecrit par : Ronin | 07 mai 2007
Effectivement, à lire ça, on ne peut qu'être d'accord!
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2007
Oui, je sais, c'était facile. Je regrette déjà.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2007
Bien sûr Christophe vous pouvez chercher la petite bête je ne me suis pas relu et nous sommes sur un blog pas au tableau.
Mais ça ne change rien à mon propos et il me semble que ce n'est pas une question de droite ou de gauche d'instruction ou d'éducation. C'est fondamentam et vital, maintenant si vous voulez faire le malin avec moi, moi je suis PE sur le terrain, alors l'ironie des formateurs d'IUFM j'ai connu deux ans, merci gardez ça pour vous.
Ecrit par : Ronin | 07 mai 2007
Louis Barthas, j'ai trouvé une solution pour ma classe : les encyclopédies pour enfants (Méga poussin et Méga benjamin pour une classe de GS/CP/CE1 ; ceci sans pub, la "benjamin" appartenait à mes propres enfants et la "poussin" à la fille d'une collègue).
Je copie le texte au tableau, nous le lisons et le décryptons ensemble. Les élèves posent des questions, commentent chaque paragraphe. Je pose des questions de compréhension, de vocabulaire, je "pose des petites colles" pour vérifier tout cela.
Lorsque l'illustration est nécessaire, je la photocopie en format A3, j'y ajoute parfois quelques schémas au tableau.
Ensuite, les GS copient le titre puis illustrent sous le texte photocopié (cet après-midi, j'ai eu de très beaux villages gaulois), les CP et les CE1 copient le texte entier, je note la correction de la copie (il m'arrive même de donner des images... Quelle honte !) et illustrent.
De temps en temps, nous faisons de petites interrogations orales, mais le plus souvent, les liens entre les pages suffisent pour que les élèves se remémorent les séances précédentes (même lointaines) et les évoquent spontanément ("Les marais salants", une semaine ou deux après "L'évaporation de l'eau", ça va tout seul.)
Ecrit par : catmano | 07 mai 2007
Renationaliser TF1 et ne pas croire que réformer l'école sans réformer l'occupation du temps de cerveau disponible est possible.
http://passouline.blog.lemonde.fr/
Ecrit par : merlemocoeur | 07 mai 2007
Dans le même ordre d'idées : "Interdire catégoriquement à toute chaîne de télévision publique ou privée de diffuser des émissions pour enfants entre 6h 00 (peut-être même plus tôt) et 9 h 00, au moins les jours d'école."
Ecrit par : catmano | 07 mai 2007
Que se passe-t-il? le blog ne ferme pas? j'ai du loupé un épisode..Je pensais n'y revenir que pour saluer ceux que j'ai eu du plaisir à lire et parfois à contre dire
Mais comme on y respire un air un peu moins vicié je reviens avec le plaisir d'y retrouver ceux qui sont restés fidèles à eux mêmes et aux valeurs qu'ils défendent........ça ne voudra sans doute pas dire grand chose à beaucoup mais certains auxquels j'adresse ce sourire se reconnaîtront...
et quel plaisir de vous lire Catmano!
envisager les réformes concrètement c'est très bien même si sincèrement je préfère rester pour l'instant sans illusion...
il est urgent en effet de se préoccuper de l'avenir des iufm mais j'avoue que je crains la chasse aux sorcières. Ce serait commencer sur des bases malsaines...l'amalgame est vite fait et nous l'avons bien vu à travers les manifestations idolatres qu'a généré ces dernières élections...
maintenant à l'action puisqu'on nous propose du changement...hum... hum...pardon je tousse un peu en ce moment...
bonne nuit à tous
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 07 mai 2007
"Grav délire.
C'est bon d'êt dans la majorité"
Après Nico y viendrait et y dirait "Non, merde, vous avez niqué toute la coke de Cécilia, zet pas coul."
"mais, ça va coûter du pognon"
"Jsais pas"
"Non, mais, si je suis à l'hosto et qu'elle me bugne trois veines, faut que je me la goinfre quand même"
Cher Jean-Pierre, chers amis,
je constate depuis longtemps dans ce blog un parti-pris stylistique consistant à écrire par moments dans une transcription plus ou moins phonétique de la langue orale populaire.
En soi ce procédé n'est pas condamnable et les noms de Céline et Dard ne me sont peut-être pas complètement inconnus.
Mais je me demande s'il est vraiment à sa place dans les fort intéressantes discussions de notre groupe , dont l'un des leitmotive est le respect dû à la fonction de professeur.
Je ne critique pas du tout les auteurs des extraits, dont la lecture est rendue plus amusante, ce qui est sans doute le but recherché. Mais est-ce bien le lieu?
Cette question n'est pas rhétorique et j'aimerais aussi plus généralement connaître votre avis sur l'image que doit projeter un professeur devant sa classe.
Par réaction ( oui, oui, ...) à l'abominable démagogie populiste qui nous envahit de partout, je suis partisan d'une attitude austère, voire grave . Suis-je le seul?
Attila S.
Ecrit par : Attila Smith | 08 mai 2007
Par quoi commenceriez-vous si vous étiez ministre de l’éducation d’un gouvernement Sarkozy ?
Par le commencement :
Laisser les enseignants faire leur travail et décréter la suppression des IUFM.
Voici ce que suggérait l'auteur de "The Conspiracy of Ignorance" , Martin Gross, pour mettre un terme à "the failure of American public schools". ( Harpers Collins, 2000, pp. 246-254) ) . Un certain nombre de ces recommendations ont été mises en pratique depuis dans de nombreux états. Le succès est lent, irrégulier, mais les résistances refluent. Le courage et la détermination des politiques dans certsains eetats ou commissions scolaires ont petit à petit raison des syndicats... Mais ils n'ont rien pu faire tant qu'ils ne se sont pas sentis soutenus par les parents et enseignants.
On peut ajouter à la liste ci-dessous, l'autonomie des établissements dans une véritable décentralisation.
1. Elever le niveau de rigueur et d' exigence pour les nouveaux enseignants, en insistant sur les connaissances générales et non sur celles en théories pédagogiques.
2. Revoir sur la base des mêmes critères l'intégralité du programme K-12, (CP à la Terminale) en remplaçant immédiatement et partout la méthode globale par la méthode syllabique. ( pour faire court) Supprimer les "social studies", euphémisme qui a remplacé l'histoire-géo qu'il faut à nouveau enseigner, séparément et plus tôt. Réintroduire les langues anciennes. Cela se fait dans le privé et le succès est grandissant...
3.Restaurer la liberté pédagogique et d'expression des enseignants et instaurer une évaluation des compétences, avec les moyens conséquents (nota: dans le sens que ce mot n'a jamais cessé d'avoir en français, c'est à dire qui s'inscrit dans une logique et non pas celui d' "important")
4. Fermer immédiatement toutes les Schools of Education au niveau du Bachelor of Arts, c'est à dire les 4 premières années post-secondaires. C'est comme des IUFM sur 4 ans...
Après l'obtention du BA dans la (les) matière(s ) que l'on veut enseigner, continuer par une année de formation qui sera ouverte seulement aux élèves ayant obtenu une moyenne ( GPA) égale ou supérieure à 3.O ( note qui se situerait en France autour de 12/20). C'est ce qui fut fait pour les écoles de médecine en 1910...
5.Réévaluer les compétences des enseignants au bout de 5 ans pour les confirmer ou les diriger vers une voie mieux adaptée à leurs aptitudes.
6.Supprimer le diplôme de doctorat en sciences de l'éducation (Ed D) au profit du Ph. D classique par discipline, dont les exigences sont réelles et qui n'est pas un diplôme dévalué par la vacuité de son contenu.
7. Réglementer les syndicats d'enseignants afin de supprimer la confusion des genres qui permet à des organisations professionnelles de se constituer en machines de guerre idéologique, en groupes de pression électoraliste. Les syndicats d'enseignants devraient être soumis à une obligation de neutralité politique. (équivalent du devoir de réserve des fonctionnaires. On sait ce qu'il en est. Supprimer les syndicats de lycéens ressort de la même logique. Ils n'existent pas aux E-U)
8. Généraliser l'octroi des chèques éducation dans les écoles dont les résultats sont les plus bas afin de les obliger à se redresser ou à fermer.
10. Pour ne pas soufffir de pénurie d'enseignants dans la période transitoire, octroyer des certificats d'aptitude à l'enseignement aux diplômés d'études supérieures pour enseigner leur matière. Ils seront toujours plus compétents pour instruire les élèves que ceux qui ont passé quatre ans à apprendre du vent. Permettre aux directeurs des écoles publiques de faire ce que font les écoles privées depuis toujours: embaucher des "college graduates" de bon niveau sans expérience de l'enseignement et leur accorder pendant la première année un soutien le temps de mettre le pied à l'étrier.
11. Eliminer les bureaucraties pléthoriques et l'excès en personnel de soutien, dont on peut facilement juger l'inefficacité puisque quand leur nombre augmente l'échec scolaire ne diminue pas mais augmente lui aussi.
12. Dé-psychologiser l'ensemble du système éducatif. Il ne ressort d'aucune étude sérieuse que les 125 000 "psychologues scolaires" ont un effet significatif sur le bien-être des élèves, des parents, ou sur le moyen de prévenir ou de prédire les violences. Ils ont au contraire le plus souvent un effet négatif, attisant les dissensions, violant l'intimité, notamment en raison d'une formation inadéquate.
13. Rejeter systématiquement toute théorie éducative nouvelle qui n’aura pas été solidement éprouvée. Si cette simple règle avait été mise en pratique, on aurait pu faire l'économie des désastres provoqués par les maths modernes appliquées aux primaire, la méthode globale, et l'hypothèse plus générale que toute innovation pédagogique peut facilement remplacer les pratiques qui ont subi avec succès l'épreuve du temps.
14. Arrêter immédiatement l'inflation des notes. C'est la raison principale pour laquelle les parents ne se sont pas révoltés plus tôt et plus violemment contre l'enseignement de l'ignorance.
15. Cesser d'enseigner des cours de "psychologie éducative" (ED. PSYCH) dans les instituts de formation des enseignants. La fausse science égare les esprits insuffisamment avertis. Les jeunes aspirants enseignants se noient dans des cours inadaptés, trop techniques ou trop élémentaires, qui pêchent tous par manque de rigueur. En outre ils perdent de vue que leur mission est d'instruire et non de jouer aux assistantes sociales.
16. Le législateur doit donner un soutien inconditionnel aux besoins exprimés par la communauté scolaire et cesser de céder en priorité aux exigences des groupes de pression de toute nature qui servent en priorité leurs intérêts corporatistes.
Ecrit par : Cadichon | 08 mai 2007
8. Généraliser l'octroi des chèques éducation dans les écoles dont les résultats sont les plus bas afin de les obliger à se redresser ou à fermer.
Ecrit par : Cadichon | 08 mai 2007
Et voilà , comme je l'ai régulièrement fait remarquer ici, le "noyau dur" de la poltique éducative de la Droite.
Autonomie des Établissements financés par le Chèque-Éducation ce qui est à l'exact opposé de la conception républicaine de l'École.
Tout le reste n'est qu'habillage et miroir aux alouettes.
Pour s'informer, il faut visiter le site de SOS Éducation qui développe les thèses de Philppe Nemo.
http://www.soseducation.com/
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
Je suis assez d'accord avec les douze propositions de Robin, même si je ne vois pas bien, dans l'item 6, pourquoi il déplore "l'hégémonie de l'approche purement stylistique" dans les programmes de lycée ; je suis, au contraire, choquée de voir que mes étudiants n'ont AUCUNE notion de stylistique, et qu'ils réduisent la littérature au fameux "message" que "l'auteur nous fait passer". Je propose au contraire de réintroduire au lycée un apprentissage méthodique et rigoureux de la stylistique et de la rhétorique, afin que les élèves sachent ce que parler veut dire et qu'ils ne ramènent pas la littérature à une "expression" dont on sait depuis Francis Ponge que c'est une gymnastique ignoble.
Il faut aussi agir d'urgence pour le maintien et la revalorisation des filières L , et re-faire du baccalauréat un couperet, ce qui éviterait de sélectionner à l'entrée de la fac. Parce que c'est l'un ou l'autre : soit on brade le bac avec un contrôle continu dont chacun sait qu'il sera, de facto, mi-clafoutis mi-gélatine, -- sauf dans des établissements d'excellence comme l'Alsacienne, Stanislas ou Henri IV --, soit on sélectionne lors de l'entrée à l'Université, au lieu d'attendre que le découragement la misère étudiante et l'inaptitude au travail personnel aient fait leur oeuvre.
Autre possibilité sur laquelle on peut réfléchir : une année de propédeutique après le bac, ou encore le second cycle en quatre ans. Mais nous nous heurterons alors à un problème budgétaire, et je doute que le nouveau président et son minstre des phynances y soient prêtsPost scriptum : déjà Ernest -Antoine Seillière ce matin sur France-Inter : ça commence sur les chapeaux de roue, dites-moi ! ...
Ecrit par : FGuichard | 08 mai 2007
Enfin une bonne nouvelle et la preuve que l'on peut réussir en ne sachant pas lire mais en sachant compter!!!
Les Hallyday reviendront "certainement"
Selon Laeticia Hallyday, femme du célèbre chanteur, le couple exilé en Suisse devrait "certainement" retourner en France après la victoire de Nicolas Sarkozy.
(Avec RTL).
Ecrit par : merlemocoeur | 08 mai 2007
"il est urgent en effet de se préoccuper de l'avenir des iufm mais j'avoue que je crains la chasse aux sorcières. Ce serait commencer sur des bases malsaines...l'amalgame est vite fait et nous l'avons bien vu à travers les manifestations idolatres qu'a généré ces dernières élections..."
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 07 mai 2007
Si l'on veut traiter sérieusement le problème des IUFM, il suffit de modifier les Décrets d'application de la Loi d'orientation de 1989.
Cela s'est déjà fait.
Si l'on choisit l'approche systèmique qui, plutôt que de "chercher le coupable", identifie les dysfonctionnements d'un système et en repère les "points critiques" ,sur lesquels il faut agir pour que le système se régule, la questions des Concours de recrutement doit être posée.
Mes propositions sont les suivantes:
-Supprimer la première année d'IUFM. Elle a fait la preuve de son inefficacité et est extrêmement coûteuse comme le démontre excellemment Pedro Cordoba.
- Porter la durée du stage préalable à la titularisation à deux ans.
Durant la première année le Professeur stagiaire ferait des Stages en tutelle dans les différentes classes du Premier Degré pour les PE et du Second Degré pour les PLC.
La validation de ces stages, assortis d'une réelle épreuve professionnelle, permettrait d'obtenir la partie théorique du CAP.
Durant la deuxième années les Professeurs Stagiaires seraient en situation de responsabilité. Une Commission de Jury présidée par un Inspecteur, représentant de l'institution donc de l'employeur, validerait ce stage après avoir examiné le stagiaire en situation réelle d'enseignement.
Le stagiaire obtiendrait alors la seconde partie, pratique, du CAP.
Au 1er septembre de l'année suivant l'obtention du CAP, il serait titularisé.
Pour éviter toute perte de temps, dont les étudiants issus de classes populaires sont les premières victimes, les Concours de Recrutement se dérouleraient au mois de Septembre suivant l'obtention de la Licence.
- Les concours de recrutement seraient revus. L'épreuve professionnelle, débarrassée de sa dimension idéologique, reportée à la fin de la première année de stage.
Les concours doivent sélectionner parmi les candidats ceux qui maîtrisent le mieux et les Savoirs disciplinaires qu'ils seront chargées d'enseigner et l'expression orale et écrite indispensable à tout un enseignant à quelque niveau que ce soit.
Le Stage, comme son nom l'indique, permet l'adaptation à l'emploi et la détection, en situation de tutelle et/ou responsabilité, des éventuelles inaptitudes professionnelles.
Les Stagiaires recalés se verraient proposer soit une prolongation de stage soit, dans certains cas, qui devraient être rares, une orientation alternative.
La première nomination, qui est prononcée à la discrétion de l'Administration et qui n'a pas à recueillir l'avis des Commissions Administratives Paritaires selon le Statut de la Fonction Publique, serait faite, à titre définitif, sur des postes fixes vacants dont le profil est "normal". Pas de ZEP, pas d'Enseignement Spécialisé notamment pour les PE.
Durant les premières années d'exercice un Enseignant doit accumuler l' expérience qui lui permettra ultérieurement de faire face à des situations plus délicates.
Le recours, durant l'année scolaire, aux Listes Complémentaires pour combler les Postes Vacants, pratique révélatrice de l'impéritie de l'Administration serait interdit par voie réglementaire.
Cette pratique, qui est généralisée dans le Premier Degré, est catastrophique pour les Élèves que leurs parents ont confié, dans le cadre de l'obligation d'instruction, au Service public d'éducation.
Cette dérive due à la gestion court-termiste des personnels enseignants pénalise, à l'expérience, les élèves les plus fragiles.
En ce qui concerne le recrutement des PE, toujours dans un souci d'efficacité, serait créée une "Licence d'Enseignement" mention Premier Degré.
Au cours de leur trois années d'études les étudiants bénéficieraient
-d'une "mise à niveau" dans toutes les disciplines enseignées à l'école primaire .
-d'un approfondissement dans ces mêmes disciplines qui aborderait la dimension didactique, notamment l'examen critique des manuels scolaires et des "pédagogies" sous le seul angle de leur cohérence et de leur efficacité.
-d'un approfondissement de leur Culture Générale, notamment dans le domaine de l'Histoire et de la Philosophie de l'Éducation.
-de Stages d'observation centrés sur l'enseignement des savoirs notamment des savoirs fondamentaux.
Ces stages feraient l'objet de la rédaction de Rapports et serviraient de supports à des épreuves écrites et/ou orales dont la note serait prise en compte pour la certification.
Il s'agit en effet de recruter des PE capables de porter un regard critique sur leur métier et, ainsi, suceptibles de résister sur des bases solides aux injonctions d'une hiérarchie qui, depuis 1969, s'est abandonnée aux fumeuses rêveries provoquées par un abus d''"Opium des Pédagogues".
Bien entendu, un pré-recrutement assorti d'une obligation décennale, au moins, serait rétabli.
Les concours de pré-recrutement pourrait avoir lieu, comme autrefois les Concours d'entrée aux ENI, dès le mois de septembre suivant l'obtention du Baccalauréat.
En ce qui concerne les PE, les épreuves porteraient exclusivement sur la maîtrise de la Langue française tant écrite qu'orale et des Mathématiques.
Les entretiens ayant pour objectif d'apprécier les motivations de candidats seraient proscrits tant ces pratiques inspirées de la "Gestion des Ressources Humaine"s du secteur marchand sont l'occasion d'une sélection de cerveaux disponibles pour le volapük ednat.
Si , comme l'écrivait Nell Postman dans les années 80 du siècle dernier, " Enseigner, c'est résister" ce type d'épreuves qui repose avant tout surle conformisme et la soumission à l'autorité doit être banni de l'École de la République.
Les Étudiants pré-recrutés , notamment ceux issus des classes populaires, pourraient ainsi entreprendre leurs études universitaires dans des conditions matérielles respectant la dignité d'un futur enseignant de l'École de la République.
La Refondation de l'École ne pourrait qu'y gagner. Les différents Jurys de Concours devant être totalement indépendants et souverains, les actuels formateurs des IUFM seraient ainsi mis au pied du mur car leur efficacité seraient désormais jaugés uniquement à l'aune des taux de réussite à des examens et concours qui ne laisseraient à toutes les idéloogies qu'une part extêmement réduite .
Sans "chasse aux sorcières" ni "Kärcherisation", le "système", ainsi auto-régulé dans le cadre du Service public, retrouverait sa vocation iniale; donner des Maîtres de qualité à l'École de la République.
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
Extrait d'une note récente du blog Autremonde (publicité pro domo):
(......)
Mais laissons cela et revenons à aujourd’hui, ou plutôt à demain... Qu’aurais-je voulu entendre et qui n’a pas été dit sur l’école? Par exemple peut-être ceci, à valoir dès la passation de pouvoir de la mi-mai prochaine:
RÉUNION IMMÉDIATE DES RECTEURS. On les informe qu’ils seront tous renouvelés ou remplacés. Ils doivent préparer pour la seconde quinzaine de juillet leur bilan et un programme à trois ans de progression-recadrage du système éducatif régional à moyens constants, sur quoi ils seront jugés. Nécessaire test d’inventivité. En cas de limogeage, une procédure de nomination sur le poste par appel de candidatures sera mise en place et les affaires courantes seront expédiées sous la responsabilité d’un inspecteur général délégué dans les fonctions.
SUSPENSION IMMÉDIATE DE TOUTES LES MISSIONS des Inspections Générales sauf celles directement liées aux sessions en cours des concours de recrutement 2007. L’ensemble des IG se constitue en missions d’études chargées de remettre pour la seconde quinzaine de juillet leurs rapports relatifs aux questions suivantes:
(1) Préparation de la fusion Écoles-Collèges au sein d’une structure d’EPLE -Établissements Publics Locaux d’Enseignement- chargés de toute la scolarité obligatoire. Examen des caractéristiques d’un corps enseignant spécifique. Profil et recrutement.
(2) Esquisse d’un inventaire-invention-compilation d’activités transdisciplinaires éducatives permettant, sur un mi-temps scolaire, de faire vivre, réfléchir ensemble et progresser des classes hétérogènes dans la perspective d’une ouverture au monde et d’un accès à la citoyenneté
(3) Esquisse d’une atomisation, discipline par discipline, de tous les champs disciplinaires de la scolarité obligatoire et du lycée en vue de la proposition de progressions modulaires individuelles sur un mi-temps scolaire à travers des groupes d’enseignement de niveau homogène
(4) Préparation de la suppression des examens du second degré (brevet(s), baccalauréat(s), ...) et de leur remplacement par des certifications de profils basées sur l’acquisition par contrôle continu d’unités de valeur correspondant aux progressions individuelles modulaires précédentes. Validation des acquis transdisciplinaires par mini-soutenance d’un dossier personnel devant un jury local
CONFÉRENCE DES PRÉSIDENTS D’UNIVERSITÉ. Doit remettre pour la seconde quinzaine de juillet un rapport sur les critères précis et décisifs , en termes de profils de compétences et d’acquisitions, pour l’accès aux différentes filières de l’enseignement supérieur. Ceci dans la perspective d’une répartition des “entrants” (nantis d’une formation transdisciplinaire de second degré validée et d’un profil personnel d’U.V. cumulées) dans les différentes voies du supérieur: “Ce qu’il faut savoir et savoir faire pour ...”.
CONFÉRENCE DES DIRECTEURS D’IUFM. Préparation de la suppression des IUFM. Les enseignants des premier et second degrés en poste dans ces Instituts regagneront les établissements scolaires. La “réflexion pédagogique” sera recentrée sur l’INRP (Institut national de la recherche pédagogique) dans le cadre de sa réforme à venir. La formation des maîtres à la prise en charge des classes a vocation à se faire, après les épreuves théoriques du concours de recrutement, “sur le tas”: mise en place d’une phase de stagiarisation-insertion dans le métier de trois ans, encadrée (assistanat d’un maître de stage), à prise de responsabilités progressive avec in fine épreuve de titularisation en forme de soutenance d’un dossier de stage personnalisé.
CONSTITUTION D’UN GROUPE D’ÉTUDES réunissant les différents syndicats de personnels, les associations de spécialistes, les mouvements pédagogiques, des représentants de l’administration centrale, chargé de prendre position et de former des contre-propositions relativement aux prévisions d’autonomie des établissements suivantes:
(1) Stabilité des équipes éducatives par contrats d’affectation de trois ans renouvelables
(2) Élection du chef d’établissement au sein de l’équipe éducative sur projet-programme à trois ans
(3) Affectation (administrative) à durée indéterminée (ADI) d’un adjoint au chef d’établissement pour continuité gestionnaire et aide à la conformité du fonctionnement local aux lois et règlements
(4) Pleine responsabilité du Conseil d’administration sur la base du projet-programme du chef d’établissement dans la gestion des moyens affectés, matériels et humains et dans la définition locale des services annualisés des personnels, le cadre de principe étant le “temps plein sur place toutes tâches” des enseignants
(5) Définition des conditions d’une rénovation-réhabilitation-extension, d’un reconditionnement, des locaux scolaires, préalables indispensables à la pleine mise en œuvre de la refonte pédagogique générale dont les linéaments précèdent.
Etc. car j’en oublie comme ça, de chic ... Et puis tout chantier ouvert en ouvre d’autres. Mais enfin ce socle de départ n’est guère je crois négociable pour qui veut sérieusement parler de refonder l’école.
(.................)
Ecrit par : Sejan | 08 mai 2007
D'accord avec Ronin mais en auront ils le courage ?
Sarkozy voudra t-il mettre prendre des risques sur le sujet alors qu'ils auront d'autres réformes à faire puisqu'ils les ont promises.
Nous verrons déjà si l'école sera un thème de la campagne législative
Darcos est certainement valable, c'est un de ceux qui connaissent le mieux l'école à droite mais il parait faible pour tenir un tel poste
Je verrai un politique habile comme Borloo mais ce qu'il compte, c'est de faire avancer les choses en mettant tout le monde autour de la table
Borloo sait bien le faire et a déjà expliquer que le poste de ministre de l'éducation pourrait l'intéresser
Sarkozy a plutôt insister sur l'autonomie des universités que sur le reste.
Ecrit par : Maxime | 08 mai 2007
Excusez-moi, Ronin, mais ce n'était pas bien méchant! Et je pense que, "à distance", je vous devais bien ça.
Je crois que tant que l'on considérera d'un côté l'école et de l'autre la perversion d'une bonne partie des media, (et, à ce titre, l'intervention de Catmano sur l'interdiction des programmes télé à destination des enfants entre six heures et neuf heures, quoique totalement irréaliste, surtout dans le monde ultra-libéral dans lequel nous nous préparons à entrer, me semble fondamentale), on ne pourra pas tellement avancer. La concurrence est beaucoup trop déloyale.
Attila, le tout est de maîtriser la manière dont on s'exprime! Vous citez Frédéric Dard avec beaucoup d'à propos.
Seillière... Renforcé par Marseille "l'économiste", FGuichard... Comme on dit par chez moi, "on n'est pas rendu à Loches".
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
"georges, faucheur volontaire, néosarkoziste circonspect"
Dites-moi Georges, à la belle saison, mangez-vous des brugnons, qui sont typiquement des OGM? Et, sachant que les déserts vont progresser, êtes-vous pour les plantes sur lesquelles le "stress hydrique", comme disent les savants fous de L'INRA (et non pas de l'INRI), n'a pas d'effet? Vous savez, ces maïs, par exemple, qui peuvent pousser en tenant le choc durant 1 mois de sécheresse, là où, auparavant, il ne serait vite resté qu'un désert...
Ecrit par : Pendariès | 08 mai 2007
Ah bah ça non, c'est sûr, "on n'est pas rendu à Loches". Surtout en ce mois de mai fertile en jours fériés...
Je vous envoie quand vous voulez une photo de mes chers élèves, le matin vers 9 h 15, les uns vautrés sur leur chaise dans la position "canapé du salon", l'oeil morne, le pouce dans la bouche et les autres, flous forcément sur la photo tellement ils gigotent, incapables de "maîtriser leur motricité large".
Je me demande si je ne vais pas commencer la journée par une heure de promenade au pas de course dans la nature environnante qu'ils ne connaissent pas d'ailleurs. Ah, c'est vrai, je ne peux pas, pas d'accompagnateurs, les "mamans qui ne travaillent pas" n'ont pas le temps.
Ecrit par : catmano | 08 mai 2007
Sejan, vous ne parlez nulle part, dans les propositions que vous affichez, de la formation disciplinaire des instituteurs dans les "domaines" qu'ils auront à enseigner... Certainement un oubli!
Henri, il me paraît difficile d'évaluer un enseignement de la même manière qu'on le fait pour un petit commerce! Comment ferez-vous? Il faudrait, pour que ce soit vraiment scientifique, que tous les candidats présentant devant tous les différents jurys aient eu le même niveau, (ou un niveau très comparable dans chaque centre de formation) avant de commencer (à être formés), qu'ils soient très nombreux, (difficile d'interpréter des chiffres sur quelques dizaines), et que tous ceux qui ont été en formation à un endroit précis passent devant le même jury. Cela me semble un tout petit peu compliqué, non?
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
Pendariès, "on" ne demande pas la suppression définitive et systématique de tous les OGM. On demande simplement qu'il y ait un moratoire, et un peu moins d'opacité sur le sujet. Imaginez-vous que, avec les plantations de plus en plus nombreuses en plein champ, les labellisations "bio" sont vouées à disparaître? On veut simplement un peu de choix, et de démocratie, dans ce sujet comme dans celui du nucléaire, et pas qu'on nous traite comme des abrutis ou des moutons. Est-ce trop demander?
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
"Première année qui peut être faite par des agrégés du secondaire pour que les collègues universitaires n'aient pas l'impression de se salir les mains."
Thalie, penser que les professeurs se salissent les mains en travaillant avec les 1eres années, c'est, à mon très humble avis, laisser entendre la puanteur intellectuelle qui règne dans les Universités. Elle existe (pas chez tous, heureusement), et cela s'appelle du mépris.
Combien de mes collègues ou futurs collègues se lancent à corps perdu dans l'agrégation ou la thèse pour ne pas sombrer dans cet immonde et ignoble milieu de pouilleux qu'est le secondaire? Ne pas savoir ce qu'est un lycéen, c'est devenir un enseignant autiste à la faculté. Je fonce, je fonce, je fonce. Et s'ils ne suivent pas, s'ils ne comprennent pas ce que j'analyse, et bien tant pis. Ce sont les pires, ces messieurs et mesdames Teste...
Et puis, la plupart des thésards ou nouveaux docteurs (et en participant à des colloques, je m'en rends compte) ont autant de valeur, autant de connaissances, sinon plus, que les agrégés qui n'ont eu le nez que sur un programme. Nous savons même écrire des dissertations et des commentaires composés.
Ecrit par : Pendariès | 08 mai 2007
Je suis d'accord avec vous Christophe Sibille; mais Bové a l'art de mentir lui aussi (je ne l'entends pas parler des bienfaits des OGM); et je me souviens de ce père en pleurs à la radio disant à José Bové qui ne répondit pas que ses amis arracheurs avaient dévasté des serres vouées à la recherche contre la mucovisidose (RIP Grégory Lemarchand, d'ailleurs). Alors oui, moins d'opacité sans aucun doute, mais fonctionner sur la peur et les menaces, non merci (on a vu les effets avec les dernières présidentielle, les gens adressent plutôt un bras d'honneur à ce genre de tactique).
Ecrit par : Pendariès | 08 mai 2007
Ne me parlez pas de Bové, Pendariès... Je ne peux vraiment plus le supporter, (j'avais déjà un peu de mal depuis deux ans.) Mais les suspiscions sur ses tendances islamo-gauchistes, (et limite antisémites) ont, hélas, semblé se vérifier.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
Ceci-dit, je ne vois pas beaucoup d'autres moyens que les fauchages, surtout maintenant, pour inverser la tendance qui nous menace. Même si cela ne fait pas, (mais absolument pas) partie de ma manière de voir les choses.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
Nous sommes entrés en pleine période de magie.
Les OGM produisent un discours qui est, pour l'essentiel, incantatoire. Ségolène Royal a fait une campagne basée sur la fascination religieuse (et elle persiste et "signe", si je puis dire) bien plus que sur un programme. Le "new age" est mrqué en Occident par une recrudescence invraisemblable de sectes, de croyances farfelues, de médecines douces et de pieds au mur — sans compter les fondamentalismes religieux les plus abscons — un mot un peu long pour les qualifier.
Ce n'est pas la première fois. Juste avant la Révolution française, la société française, pourtant labourée en profondeur par les philosophies les plus rationalistes, s'est laissé envahir par des "illuministes" — Saint-Martin, l'abbé Fournié, ou des charlatans du genre Mesmer. Juste avant 1914, ce fut le tour des spirites de tout poil — Conan Doyle tentait de photographier des fantômes…
À bien y penser, c'est inquiétant. Vers quelle apocalypse allons-nous, pour que les forces irrationnelles s'imposent aussi facilement ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 mai 2007
Je propose au contraire de réintroduire au lycée un apprentissage méthodique et rigoureux de la stylistique et de la rhétorique, afin que les élèves sachent ce que parler veut dire et qu'ils ne ramènent pas la littérature à une "expression" dont on sait depuis Francis Ponge que c'est une gymnastique ignoble.
Il faut aussi agir d'urgence pour le maintien et la revalorisation des filières L , et re-faire du baccalauréat un couperet, ce qui éviterait de sélectionner à l'entrée de la fac. Parce que c'est l'un ou l'autre : soit on brade le bac avec un contrôle continu dont chacun sait qu'il sera, de facto, mi-clafoutis mi-gélatine, -- sauf dans des établissements d'excellence comme l'Alsacienne, Stanislas ou Henri IV --, soit on sélectionne lors de l'entrée à l'Université, au lieu d'attendre que le découragement la misère étudiante et l'inaptitude au travail personnel aient fait leur oeuvre.
Autre possibilité sur laquelle on peut réfléchir : une année de propédeutique après le bac, ou encore le second cycle en quatre ans. Mais nous nous heurterons alors à un problème budgétaire, et je doute que le nouveau président et son minstre des phynances y soient prêts
Ecrit par : FGuichard | 08 mai 2007
En ce qui concerne l'enseignement des Lettres, il faut bien entendu préserver la filière L.
Notamment en y faisant toute sa place mais rien que sa place à la stylistique et à la Rhétorique mais sur ce point précis je ne maîtrise pas les savoirs indispensables ni ne dispose de l'expérience indispensable pour faire "avancer le shmilblick".
J'ayttire toutefois l'attention des internautes sur le fait que des Dicilines universitaires comme la Linguistique, la psychologie, la Sociologie ne doivent pas être jugées à l'aune des médiocres "transpositions didactiques" des pédagogistes.
Ce serait tomber dans le piège de l'obscurantisme.
Laissons-y barboter les Trissotins et le Diafoirus pédagogistes.
Au moment de la Réforme Fouchet, sur le papier, les quatre filières du Second Cycle de l'Enseignement secondaire était clairement identifiées
A-Lettres Philo s devait permettre l'Accès aux Facultés de Droit et de Sciences Humaines
B-Science Économiques et Sociales permettait aussi l'accès à ces Facultés mais plus spécifiquement à la licence de Sciences Économiques
C Math Physique Chimie étaient la "voie royale" ,selon le Proviseur du Lycée où j'étais scolarisé en 3ème, pour les Études d'ingénieur.
D Biologie permettait l'accès notamment aux Facuktés de Médecine.
Parallèlement Propédeutique a été supprimée alors qul'on chisissait sa filière à l'issue de la Seconde.
En C, le choc étair rude...
Cette belle construction technocratique n'a pas résisté à l'épreuve de la réalité.
Je le regrette.
La filière L devrait redevenir une voie d'excellence pour l'aprentissage des Humanités.
Comment?
D'abord en distinguant entre un Bac premier des Grades universitaires qui permet l'inscription à l' Université et un Bac Ceruficat de Fin d'Études Secondaire qui permet d'entreprendre une formation professionnelle.
Cette distinction, souhaitée par le Général De Gaulle il y déjà quarante ans, aucun homme politique, ni de droite ni de gauche, n'a eu le courage de la faire explicitement.
Même Jean-Pierre Chevènement, qui l'avait en tête lorsqu'il a lancé ce fameux slogan "80% d'une classe d'âge AU NIVEAU du Bac" qui visait à rattraper le retard de la France par rapport aux autres pays de l'OCDE et notamment au Japon, n'est pas aller au bout de cette logique.
Entretemps, facteur qui ne saurait être négligé, les DEUG se sont transformés en "éponge", absorbant, sans qu'ils en provfitent le moins du monde, des "étudiants" qui, en fait, sont d'involontaires chomeurs camouflés, vivant de travail au noir, de la "Macdonaldisation" du marché de l'emploi , de petits trafics voire, selon des enquêtes récentes, de prostitution.
Bref la Misère étudante exploitée par les Marchands de sommeil et les néo-esclavagistes de la grande distribution et des boîtes d'intérim...
Quel homme politique aura le courage de mettre un terme à cette sinistre farce?
Compte rendu
Les illusions perdues
Mathilde Rember
mardi 8 mai 2007.
Sabri, Fehrat, Djamel et Nassim ont bien du mal à se mettre au travail pour réviser leurs partiels du mois de juin. Inscrits en DEUG d’AES (Administration Economique et Sociale), ils sont perdus dans une université qui apporte aux étudiants un savoir très théorique sans encadrement suffisant. Tous échoueront à leurs examens. Anciens collégiens de ZEP (Zone d’Education Prioritaire), premiers lycéens de leur famille, étudiants malgré eux, ces jeunes deviendront des salariés précaires : recalés aux concours de la fonction publique auxquels l’université est pourtant censée les préparer, précipités dans un mariage précoce où ils croient trouver une stabilisation, acculés à travailler à l’usine qu’ils avaient tant voulu fuir en entamant de longues études, momentanément tirés d’affaire par les emplois-jeunes... Leur parcours sera semé d’embûches.
« 80 % d’une génération au niveau du bac » : cette phrase ministérielle fut emblématique de la démocratisation scolaire voulue dans les années 80/90. Entre 1985 et 1995, le taux de bacheliers dans une génération passe effectivement de 30 à 60 %. Mirage ? Jeu de dupes ? Ou bien réelle promotion pour les jeunes issus de milieux défavorisés ? Dans cet ouvrage passionnant, le sociologue Stéphane Beaud apporte les éléments d’une réponse toute en nuances.
Pour lire la suite cliquer sur ce lien->http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=147
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
Jean-Paul, auriez-vous décidé de jouer les "trolls" sur votre propre blog?
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
Les trolls ? Qu'entendez-vous par là ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 mai 2007
JPB, moi je veux bien proposer des idées mais dans le foutoir actuel... Vous pourriez peut-être garder ce fil pour la discussion générale et en ouvrir un par rubrique où les gens s'astreindraient à ne faire que proposer sans discuter, gardant la discussion sur le fil généraliste sur lequel nous sommes?
Parce que mine de rien, cela prend du temps. Alors autant que ce soit facilement exploitable après, sinon il va encore falloir se retaper une synthèse qui se ferait plus aisément me semble-t-il comme cela. Bon, maintenant ce n'est pas moi le chef, vous faites tout comme vous voulez, of course!
On pourrait avoir, si l'on reprend vos questions, un fil:
Primaire
Collège
Lycée
Bac
Entrée à l'université
Formation des maîtres
Syndicats et représentation des enseignants
Parents d'élèves
Chefs d'établissements et inspection
Carte scolaire
Orientation...
Ecrit par : Thalie | 08 mai 2007
"J'ai ouvert le livre au hasard sur ces deux pages du chapitre 26 d'un manuel qui en compte 77. Tous les chapitres sont du même tonneau : récit passionnant, instructif, d'une clarté exemplaire, à raison d'une leçon par semaine. "
du même tonneau, par Louis Barthas ... c'est évident !!!
Ecrit par : Gaston Lavy | 08 mai 2007
Même si les ministres de l'EN que nous avons eu (et aurons) ne sont pas des foudres de guerre dans leurs réformes, nous avons peut-être échappé aux sbires de Meirieu et à leurs théories qui font pâlir Diafoirus.
Voici un exemple de la pensée IUFMesque de Lorraine. Quand je l'ai lu pour la première fois, j'ai cru que c'était un canular.
Anne-Marie.
'Changer de héros
Nous partirons de l'idée que l'acte d'apprendre est dangereux pour le sujet et qu'il peut être rapproché pour certains des 'travaux' et 'épreuves' relatés par la mythologie[1] et pour d'autres de 'la quête'[2] ou de 'la métamorphose'[3] comme il en est souvent question dans les contes.
Dans cette perspective, qu'en est-il de la posture d'aide ?
Nous l'interrogerons sous l'aspect du changement, faisant ainsi l'hypothèse que cette posture pédagogique ne va pas de soi.
1. Changer de héros
D'ordinaire, ce sont le savoir, les compétences, les programmes, les référentiels qui sont au centre des préoccupations pédagogiques. D'ailleurs le 'Savoir' ne fonde-t-il pas l'école, la relation pédagogique et l'expertise du rapport au savoir ?
Dans notre perspective et en cohérence avec la loi d'orientation de 1989 ( Nouvelle Politique pour l'Ecole ) ; c'est l'élève dans sa quête de connaissance et de réussite qui prend la place du 'Héros'.
Notre souci de pédagogue est caractérisé par les questions suivantes :
' Comment s'y prend-il pour avancer, réussir, renoncer, échouer, hésiter …?'
La posture d'aide nous conduit à devenir 'adjuvant'.
2. Changer de point de vue
Généralement la relation pédagogique s'organise en une suite de face à face fondés par le savoir autour duquel enseignant et élève se toisent voire pire lorsque le savoir (ou la référence au savoir) disparaît et laisse place à des conflits directs.
Il est possible de valoriser 'l'attention conjointe' ('regarder ensemble dans la même direction' comme dit le poète). Cette notion est issue des travaux concernant le développement de la communication intentionnelle chez le jeune enfant.
Il est donc question de porter ensemble et en même temps son attention sur ce qui fait difficulté à l'élève ayant besoin d'aide (spécial needs éducation). L'objet de la relation n'est plus entre les protagonistes, il est en point de mire pour chacun.
3. Changer de rôle
Plus qu'enseigner, c'est alors accompagner qui devient le geste professionnel de référence.
Nous pourrions faire allusion à la posture d'effacement favorable aux apprentissages en maternelle.
Il s'agit alors de laisser du temps à l'élève pour s'engager réellement dans l'action, agir pleinement et aller au bout de la tentative en garantissant son intégrité physique, morale, psychique et symbolique.
Il s'agit aussi d'être persuadé qu'en le laissant agir, nous lui permettons de comprendre à sa façon.
Permettre l'achèvement c'est favoriser la 'reprise', la lecture de l'écart entre ce qui était prévu et ce qui s'est vraiment réalisé.
L'adulte en posture d'aide invite l'élève à dire comment il s'y prend, à réélaborer l'objet en point de mire (objectif de savoir, de méthode, d'attitude) et à se renseigner sur lui-même en train d'apprendre (sujet, objet de son propre apprentissage).
Enfin c'est accepter la vision de l'élève, son point de vue en posant celui de l'adulte en équivalence.
En conclusion, la posture d'aide est une composante de la pédagogie du détour mutuellement consenti.'
(Je signale au passage que sa citation "regarder ensemble dans la même direction " est de Saint-Exupéry : "S'aimer, ce n'est pas se regarder, mais regarder ensemble dans la même direction." )
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2007
Anne-Marie, pouvez-vous nous dire qui a écrit ce texte iufm et où on peut le trouver?
Ecrit par : Milady | 08 mai 2007
Henri, si on veut éviter des situations aussi tristes, il faut à tout prix réformer d'abord les IUFM, qui sont le noeud du problème.
Exemple : je connaissais de longue date la "lettre ouverte à Gérard Gonfroy" de Pedro Cordoba pour la bonne raison qu'il était le président des IUFM du Limousin où ma fille a obtenu son diplôme.
Résultat avec de tels IUFM : UN "Professeur des écoles" sur 25 dans l'académie de Limoges utilisant une méthode alphabétique (ma fille, avec "Lire avec Léo et Léa" ) avec les résultats que l'on peut imaginer.
Les méthodes Boscher se vendent dans toutes les librairies, toutes les grandes surfaces, comme des petits pains.
Ma fille a été l'objet d'intimidations de la part de son IEN qui lui a envoyé la critique débile d'Eveline Charmeux sur "Lire avec Léo et Léa" avec surligné en rouge : "L'outil utilisé nuit gravement à la santé de l'apprenti lecteur : qu'on se le dise".
Mais ses élèves savent lire : celle qui lit le mieux est une toute petite fille dont les parents ne parlent pas français.
Son propre fils en CE1 lit mal. (Justine et compagnie en CP, le Faunographe cette année.)
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2007
Extrait du programme de qui vous savez. Cela ne me dit pas grand-chose qui vaille.
"L’école et les médias sont les deux leviers principaux de la démocratisation culturelle et de la diffusion de notre culture dans le monde. Pouvons-nous continuer à avoir des structures ministérielles aussi éclatées ? Je ne le crois pas. Il faut regrouper la direction des médias, le ministère de la culture et l’Education nationale sous l’égide d’un seul ministère. Grâce à cela, la culture bénéficiera d’un budget renforcé, de capacités stratégiques supérieures et son poids politique sera incontournable."
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
Ce qui est bien avec Anne-Marie Valette, c'est qu'elle nous parle toujours de la même chose, ("L'outil utilisé nuit gravement à la santé de l'apprenti lecteur : qu'on se le dise".), en faisant croire que c'est à chaque fois un exemple différent, impliquant que tous les inspecteurs sont comme celui-ci. C'est comme l'exemple des "référentiels bondissants", qui faisait bien rire mon collègue professeur d'EPS à l'IUFM...
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
"Dans le même ordre d'idées : "Interdire catégoriquement à toute chaîne de télévision publique ou privée de diffuser des émissions pour enfants entre 6h 00 (peut-être même plus tôt) et 9 h 00, au moins les jours d'école."
Ecrit par : catmano | 07 mai 2007 "
Spice de facho...
Zyva ya "Oggy & les cafards" sur Gulli le matin...
Je préfèrerais que l'on remette le film à 8heure sans pub...
Mais bon la tivu ça se gère ... (normalement)
Certains dessins animés sont à suer ...
Par contre boulot le matin et sport/musique/etc l'aprèm ce serait bien d'y penser...
Ecrit par : toto | 08 mai 2007
Henri, il me paraît difficile d'évaluer un enseignement de la même manière qu'on le fait pour un petit commerce! Comment ferez-vous? Il faudrait, pour que ce soit vraiment scientifique, que tous les candidats présentant devant tous les différents jurys aient eu le même niveau, (ou un niveau très comparable dans chaque centre de formation) avant de commencer (à être formés), qu'ils soient très nombreux, (difficile d'interpréter des chiffres sur quelques dizaines), et que tous ceux qui ont été en formation à un endroit précis passent devant le même jury. Cela me semble un tout petit peu compliqué, non?
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
J'apprécie généralement vos commentaires mais pour celui-ci je suis perplexe....
Je dois m'être mal exprimé. J'ai bien connu, par le truchement d'une relation amicale, les "relations incestueuses" , dixit un Recteur, entre les formateurs et le Jury du CRPE au début des IUFM .
Il y a eu à ce sujet des échanges de courrier particulièrement vifs entre ce Recteur et le Directeur adjoint de lIUFM, ex-Directeur d'École Normale.
Je dois confesser que la lecture de ces courriers, abondamment diffusés par le Directeur-adjoint de l'IUFM en question, amusait beaucoup le petit cercle de "cadres" anti pédagogistes que nous constituions.
Nous comptions les points.
En effet, les sujets étaient élaborés par les Formateurs qui,de plus, présidaient les commissions et corrigeaient les copies.
La première année, lséparant le bon grain de l'ivraie, 'IUFM avait même poussé le vice jusqu'à faire composer dans deux centres d'examen différents les étudants de l'IUFM et les "candidats libres" qui n'avaient pas suivi le "catéchuménat", belle entorse au principe de l'anonymat des copies.
Bien entendu, ces pratiques, peu conformes à la déontologie, faisaient courir le risque d'un recours devant le TA et donc de l'annulation du Concours académique.
D'où la fureur du Recteur, saisi de plaintes de "candidats libres" malheureux.
Dans un premier temps, la rédaction des sujets a été retirée aux IUFM puis les formateurs ont été exclus de la correction/notation.
J'en suis resté là. Mais, en ce qui concerne la Certification des PE c'est le flou .
Du temps des EN, l'instituteur stagiaire, en stage de responsabilité, était évalué par une Commission présidée par l'Inspecteur Primaire qui proposait, ou non, sa certification.
Or, quel que soient les immenses défauts des "Extincteurs de l'Éducation Nationale" et des "Groseillers pédagogiques" qui les assistent, ils craignent par dessus tout l'Instituteur ou le PE borderline qui risque de semer le "souk" dans une de leurs écoles.
Ils sont donc très attentifs aux qualités professionnelles des stagiaires. Même s'ils ont chaussé leur grosses lunettes pédagogistes.
Pour le reste je ne crois pas à la possible "scientificité" de l'évaluation.
Une "évaluation" , anglicisme polluant la langue pédagogique langage courant du fait du discours pédagogiste version techniciste, cf l'excellent Olivier Reboul, peut, tout au plus tendre vers la rationalité...l
Dans la solution que je propose, on retrouverait la configuration initale des Concours d'Entrée dans les ENI,où les PEN étaient extrêment vigilants quant aux qualités de leurs futurs élèves.
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
Bonjour à tous,
J'ai lu, je ne sais plus où ici, des messages sur les Zep qui me firent bondir - dont acte, je bondis.
Comme je n'ai, de ma vie, qu'enseigné en Zep ou lycée 'difficile', et comme je ne crains nullement les classes les pires, comme j'ai eu affaire plus souvent qu'à mon tour 'aux racailles' qui font peur aux braves gens, je me sens particulièrement autorisée à parler.
Les Zep ne créent pas l'échec.
Elles contrent comme elles peuvent l'échec programmé.
On va au sauvetage - on les récupère un par un - et si on n'arrive pas à récupérer tout le monde, le fait est qu'on récupère l'énorme majorité des élèves qui entrent en classe. On leur permet de rêver à d'autres métiers que dealers ou putes ( en l'occurrence, la belle langue serait une insulte à ce que sont leurs vies ).
Les Zep croulent sous les manques de moyens. Les Zep ont les pauvres livres récupérés on ne sait où, dont les pages tombent. Les Zep ont des classes surchargées, et oui, pour pouvoir avoir quelques classes à effectifs réduits ( pour les terribles des terribles ).
Les Zep ont les plafonds qui tombent et les peintures qui s'écaillent.
Les Zep ont des élèves battus par leurs parents. Abandonnés trois semaines. Laissés à l'abandon, laissés à eux-mêmes, ils ne regardent pas la télé et ne jouent pas trop aux jeux vidéos. Les Zep ont des élèves dont les mamans sont femmes de ménage et qui viennent vous expliquer qu'elles ne peuvent pas aider leurs enfants. Les Zep ont des élèves dont les parents n'ont pas fait d'études. Les Zep ont des élèves dont les familles n'achètent jamais de livres.
Et alors?
Il faudrait le même traitement pour tous????
Il faudrait insulter ces familles?
Il faudrait prendre tous ces mômes et les mettre dans des foyers? Qui a déjà travaillé avec des mômes mis en foyer?
Qui peut témoigner de leur bonheur, à ces mômes placés?
Les Zep ont des gens qui apprennent à devenir enseignants et c'est la meilleure école possible. Les Zep ont des profs qui restent parce qu'ils savent ce qu'ils font là. Et qui se moquent des querelles pédagogiques - on fait ce qui marche, et le fait est que la pédagogie de Meirieu marche en Zep, avec les terribles des terribles - parce qu'on n'a pas de programmes, qu'on a peu d'élèves et qu'on a du temps avec eux. Cela arrive trop tard dans une vie, c'est tout.
Qu'il y ait des sottises dans la pédagogie moderne, c'est une évidence. Qu'il y ait une prétention effroyable dans l'enseignement actuel du français, c'est une évidence aussi.
Ce qui est aussi évident, c'est qu'obliger les enseignants à réfléchir à leurs notations, à leurs cours, c'est bien. C'est indispensable. Et si les Zep peuvent servir aux profs à comprendre que tout le monde n'adore pas les livres et la culture, et que c'est là ,qu'il faut être inventif et passionné, et bien tant mieux et qu'on fasse stage de Zep pour tout le monde, ça changera la donne.
Mais qu'on ne les supprime pas. Qu'on les aide. Qu'on leur donne ce qu'on leur a promis. Qu'on comprenne ce qu'elles sont, et, si on est sérieux, qu'on cesse cette guerre imbécile entre modernes et anciens, il y a des poutres dans tous les yeux!
Ecrit par : Milady | 08 mai 2007
Ma fille a été l'objet d'intimidations de la part de son IEN qui lui a envoyé la critique débile d'Eveline Charmeux sur "Lire avec Léo et Léa" avec surligné en rouge : "L'outil utilisé nuit gravement à la santé de l'apprenti lecteur : qu'on se le dise".
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2007
Il s'agit là d'un abus de pouvoir clairement sanctionné tant sur le plan diciplinaire que pénal par les nouveaux textes parus au BOEN.
Cetains, mais pas tous , des "Extincteurs de l'Éducation Nationale", notamment après que Lionel Jospin ait mis brutalement au pas, et à sa botte, les Corps d'Inspection dans l'indiférence générale, sont particulièrement bornés et fanatiques.
Pierre Frackowiack en est, sur le papier, un bon exemple.
Je ne le connais pas personnellement mais un ami , IEN retraité, qui l'a connu à l'École Normale où ils étaient condisciples, m'a affirmé que , sur le plan humain, il était diférent de l'image qu'il donne de lui-même dans les médias.
Demi-lettrés, souvent ils ne disposent d'aucun diplôme universitaire, ayant été successivement, "Groseillers pédagogique, "faisant -fonctions" d'IEN puis intégrés IEN sur "Liste d'Aptitude", ce sont des mollusques obséquieux avec leurs supérieurs, impitoyables voire sadiques avec leurs subordonnés.
Mon amie avait noté que lors qu'ils étaient enfin promus ils , ou elles, exibaient une paire de fabuleux, et hors de prix, stylos Mont Blanc.
La refondation de l'École, et je vous remercie d'avoir attiré mon attention sur ce cas, passe par le rétablissement d'épreuves écrites, en lieu et place de ce fameux dossier, pour l'épreuve d'admissibilité ainsi que le retour à une limite d'âge, antérieurement 45 ans;
Même l'Inspection Générale y est favorable, ces semi-lettrés étant totalement incapables de rédiger un texte écrit cohérent.
Certaines "Notes de Service", dues à la plume de Collègues de mon amie, sont un vrai bonheur pour ceux qui aiment Courteline.
J'en avais trouvés sur la Toile, mais où, diffusés par des Instits impertinents.
Un vrai bonheur!
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
"sur le plan humain, il était diférent de l'image qu'il donne de lui-même dans les médias."
Dommage que tu n'ais pas vu son côté 'humain' quand il est passé sur f2 à propos des alphas ....
Demande à ton poto de dire à Frakk que j'attends de lui un méa culpa Public sur ce qu'il a dit sur les alphas.
Sinon je continuerais de le traiter de trou du cul !
Ecrit par : toto | 08 mai 2007
Cela commence fort!
Nous sommes aujourd'hui le 8 mai, et où se trouve le "futur" nouveau président ? aux côtés de Chirac, pour fêter la victoire sur les nazis ? Que nenni! Sarko est fatigué, il a bien mérité de se reposer, il a dormi au Fouquet's, et aujourd'hui, sur le yacht de son pote milliardaire V. Bolloré, il rejoue la croisière s'amuse. Un couloir aérien a été prévu pour qu'il arrive en Corse en toute sécurité. Qui paye la note ? Bonjour l'Etat modeste!
AutrDeux mille ans d'histoire" était consacrée à la victoire de NS aux Présidentielles. En Sarkoland, un jour vaut mille ans. Et il n'est même pas officiellement président. J'ai l'impression que nombre de ceux qui, sur ce blog, ont appelé à voter NS (Notre Seigneur) se préparent à de cruelles désillusions. Sans rancune.
Louis Barthas, où peut-on se procurer le manuel d'histoire dont vous parlez ?
Ecrit par : mouron rouge | 08 mai 2007
"Supprimer le Bac"
Surtout pas ! Une évaluation externe et nationale a nombre de vertus. Comparez avec ce qui se passe en Belgique (qui a pris le désastreux tournant "qualifiant" que Sarkozy veut imposer à l'éducation nationale française) et vous comprendrez.
Ecrit par : Pli | 08 mai 2007
Pour ma part, je me fiche de savoir ce que fait S. de ses vacances; je veux juste qu'il tienne ses promesses et que la France aille mieux, gagne plus, soit plus compétitive du point de vue industriel, agricole, etc. Le reste, que son couple se soit rabiboché pour les caméras, je m'en fous. Ce qui m'inquiète, c'est sa femme C., est-ce qu'elle sera juste une poupée de luxe avide de luxe ou une vraie première dame?
Ecrit par : Pendariès | 08 mai 2007
1) "«Autonomie, projet d’établissement, accueil des handicapés», j’ai eu l’impression d’entendre du Royal Jospin dans le texte."
Ecrit par : georges | 07 mai 2007
Ce n’est pas qu’une impression, et pour cause : application pure et simple des directives européennes, quelle que soit la couleur du gouvernement. Rappel : dans la hiérarchie des normes juridiques, les directives européennes sont des textes supérieurs aux lois nationales. Celles-ci doivent se conformer à celles-là sous peine de sanctions, financières notamment.
2) «Instaurer des études dirigées, en particulier (mais pas seulement) en zone rural et dans les établissements sensibles.»
Ecrit par : Robin | 07 mai 2007
Dans le primaire, l’organisation et le financement des études (surveillées ou dirigées) relèvent actuellement des mairies. Pour que des études puissent avoir un impact sur la réussite des élèves, il importe qu’elles soient dirigées et non seulement surveillées (ce qui est très rare), dans des groupes à très faibles effectifs (ce qui est très rare), sous la responsabilité d’instituteurs volontaires, et qu’elles relèvent de la pleine responsabilité de l’Education nationale (et non de la plus ou moins bonne volonté des communes).
Mais surtout, la question des études dirigées ne doit pas faire perdre de vue l’essentiel : c’est que l’instruction et la prise en charge des difficultés des élèves doivent se faire avant tout dans le cadre des horaires de classe. Les études dirigées peuvent constituer un bonus, mais ne doivent pas avoir vocation à se substituer aux responsabilités de l’Etat, ni à indéfiniment allonger la journée de l’écolier, a fortiori si celui-ci en a déjà « bavé » pendant les 6 heures précédentes.
3) « La première nomination, qui est prononcée à la discrétion de l'Administration et qui n'a pas à recueillir l'avis des Commissions Administratives Paritaires selon le Statut de la Fonction Publique, serait faite, à titre définitif, sur des postes fixes vacants dont le profil est "normal". Pas de ZEP, pas d'Enseignement Spécialisé notamment pour les PE. »
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
La première nomination est étudiée en CAPD dans un certain nombre de départements, dans lesquels les stagiaires participent au premier mouvement et obtiennent pour certains d’entre eux une nomination à titre définitif.
Eliminer les ZEP pour les premières affectations relève certes d’une bonne intention, mais peut avoir, me semble-t-il, des effets nocifs dans le primaire. En effet, débarquer dans une école ordinaire n’est pas toujours aisé, même avec une solide expérience. Affronter la pression des parents (dont certains ont le bras long), affronter un climat parfois « limite » au sein de « l’équipe » (coteries, clientélisme) exige d’avoir les épaules déjà solides. Et faire état de questions ou difficultés conduit assez facilement à endosser le rôle du mauvais élève face à un groupe d’Agnans confits dans l’autosatisfaction.
En revanche, dans les ZEP, les parents posent rarement problème et se montrent le plus souvent respectueux des enseignants. Et lorsqu’un conflit surgit, il est quasiment toujours facilement réglé. Quant aux équipes, elles sont (sauf très rares exceptions) particulièrement solidaires et accueillantes, et n’ont pas de tabous pour évoquer les difficultés auxquelles tout un chacun est confronté (y compris les vieux piliers). Il est de tradition, pour assumer la lourde polyvalence de l’instit, de se répartir les préparations, de les échanger... Quelles que soient les réserves qui peuvent être émises par ailleurs sur les ZEP, celles-ci constituent probablement le terrain le moins déstabilisant pour un débutant.
Donc tout à fait d’accord pour éliminer l’enseignement spécialisé pour la première affectation, plus sceptique en ce qui concerne les ZEP.
4) « En ce qui concerne le recrutement des PE, toujours dans un souci d'efficacité, serait créée une "Licence d'Enseignement" mention Premier Degré. »
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
Attention là encore. Imposer une licence de ce type ne reviendrait-il pas à emprisonner définitivement l’étudiant dans l’enseignement, à rendre difficile une reconversion ultérieure, en présentant de surcroît le danger d’ouvrir la voie encore plus tôt à un formatage des esprits ?
Pourquoi ne pas conserver les règles relatives aux conditions d’accès aux concours de la Fonction publique catégorie A : être titulaire d’une licence ? La formation s’effectuerait alors sur deux ans, après la réussite au concours. En prévoyant de consacrer la première année de stage à une remise à niveau dans les différentes disciplines enseignées en primaire, à la didactique concrète de ces disciplines et à des stages d’observation. Et une deuxième année enfin en responsabilité avec SA classe, donnant lieu à 2 inspections pour validation, avec intervention régulière de conseillers pédagogiques venus non pour gloser mais pour prendre la classe sous les yeux du stagiaire. En d’autres termes, le stagiaire serait accompagné par des conseillers pédagogiques ayant pour mission non de « dire comment faire » mais tenus de « faire » en situation.
Ecrit par : Un hussard | 08 mai 2007
"Dans la glorification du « travail », dans les infatigables discours
sur la « bénédiction du travail », je vois la même arrière-pensée que
dans les louanges adressées aux actes impersonnels et utiles à tous : à savoir la peur de tout ce qui est individuel. Au fond, on sent aujourd'hui, à
la vue du travail - on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir -, qu'un tel travail constitue la meilleure des polices, qu'il tient
chacun en bride et s'entend à entraver puissamment le développement
de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance. Car il consume une
extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la
réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l'amour et à la haine, il
présente constamment à la vue un but mesquin et assure des satisfactions
faciles et régulières. Ainsi une société où l'on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité : et l'on adore aujourd'hui la
sécurité comme la divinité suprême."
NIETZSCHE, Aurore, § 173.
Ecrit par : Hervé | 08 mai 2007
Qqs suggestions...
En maternelle, arrêter de gaver les enfants de photocopies!
Plutôt leur apprendre à repérer le ht , le bas d'une feuille entre autres activités. Ces enfants arrivent en primaire degoûtés , instables , et zappant sur tt.
En primaire, revenir aux fondamentaux svp!
Et on pourrait remettre l'examen d'entrée en 6ème , non ?
Ns débarrasser des cycles...
Ecrit par : Kana | 08 mai 2007
1) "Faut-il immédiatement régionaliser — ou plus tard — ou jamais ?" Jean-Paul Brighelli
Dans notre histoire, n'en déplaisent à certains, chaque fois qu'il a fallu prendre des mesures d'urgence pour redresser le pays et répondre à une situation catastrophique (1793, 1945...), le cadre d'action qui s'est imposé pour son efficacité a été celui d'une intervention clairement dirigiste et centralisée de l'Etat jacobin. Et pourtant, tous ceux qui se sont donné la peine d'étudier sérieusement ces périodes savent que ni Robespierre ni De Gaulle n'étaient des idéologues communistes !
Redresser la situation de l'enseignement public en France ne relève-t-il pas d'une politique de salut public audacieuse, impliquant que l'Etat prenne toutes ses responsabilités et assume pleinement la mise en oeuvre de cette politique ?
Je crains fort que pour l'heure, en matière d'enseignement, la régionalisation, la fragmentation de la politique nationale en une mosaïque de projets éducatifs locaux, l'autonomie des établissements... ne conduise à l'échelle du pays à l'inefficacité, voire à l'échec pur et simple. Même si, par-ci par-là, on peut assister à quelques réussites ponctuelles.
2) "Les syndicats peuvent-ils jouer le jeu rapidement ?"
Jean-Paul Brighelli
Pour ce qui concerne les syndicats tels le SGEN, l'UNSA, la FSU, qui ont cogéré voire directement inspiré toutes les réformes qui nous ont conduites là où nous en sommes aujourd'hui, j'en doute... Il faut même s'attendre à un sacré tir de barrage de leur part !
Pour ce qui concerne d'autres syndicats tels le SNE, le SNALC, le SNUDI-FO..., c'est tout autre chose. Un syndicat comme le SNUDI-FO développe, dans ses professions de foi pour les élections paritaires et dans ses divers documents diffusés au journées d'information syndicale, des revendications très proches des différentes préoccupations exprimées par nombre d'intervenants de ce blog. C'est aussi un syndicat qui n'hésite pas à défendre, avec une détermination redoutée par la hiérarchie, tous les collègues qui subissent depuis des années toutes sortes de pressions, intimidations, baisses de note, cabales, sanctions... du fait de leur engagement dans la résistance.
Ecrit par : Un hussard | 08 mai 2007
"En maternelle, arrêter de gaver les enfants de photocopies!
Plutôt leur apprendre à repérer le ht , le bas d'une feuille entre autres activités. Ces enfants arrivent en primaire degoûtés , instables , et zappant sur tt.
En primaire, revenir aux fondamentaux svp!
Et on pourrait remettre l'examen d'entrée en 6ème , non ?
Ns débarrasser des cycles...
Ecrit par : Kana | 08 mai 2007 "
Je vote pour. On signe où ?
Ecrit par : catmano | 08 mai 2007
"Ns débarrasser des cycles..."
Ecrit par : Kana | 08 mai 2007
Oh que oui ! Et de toute urgence !
D'autant que certains IEN n'hésitent pas à expliquer sans aucune ambiguïté à certaines de leurs ouailles médusées que la politique des cycles a été mise en place pour rendre impossibles les redoublements et... pour ralentir les enfants trop gourmands ! C'est hallucinant !
Ecrit par : Un hussard | 08 mai 2007
"Pourquoi ne pas conserver les règles relatives aux conditions d’accès aux concours de la Fonction publique catégorie A : être titulaire d’une licence ? La formation s’effectuerait alors sur deux ans, après la réussite au concours. En prévoyant de consacrer la première année de stage à une remise à niveau dans les différentes disciplines enseignées en primaire, à la didactique concrète de ces disciplines et à des stages d’observation. Et une deuxième année enfin en responsabilité avec SA classe, donnant lieu à 2 inspections pour validation, avec intervention régulière de conseillers pédagogiques venus non pour gloser mais pour prendre la classe sous les yeux du stagiaire. En d’autres termes, le stagiaire serait accompagné par des conseillers pédagogiques ayant pour mission non de « dire comment faire » mais tenus de « faire » en situation."
Ecrit par : Un hussard | 08 mai 2007
Ce n'est pas mal mais, pour des raisons financières, ça ne passera jamais!
Henri, je ne vois pas le rapport! Tout d'abord, concernant les jurys d'écrit, (ou d'oraux), les profs d'IUFM allaient corriger ou faire passer les épreuves dans un centre où ils n'enseignaient pas. La correction des écrits est, évidemment anonyme, et il n'était pas question, au moment des oraux, de savoir si nous avions à faire à un candidat IUFM ou à un candidat libre.
Concernant les sujets, ceux qui étaient proposés par des formateurs IUFM, (et, postérieurement, choisis par une commission dans laquelle tous les différents "corps de métiers" de l'enseignement ou de l'inspection participaient) garantissaient au moins contre le risque qu'ils soient complètement décalés par rapport à des problématiques liées à l'enseignement primaire, (il y a eu un cas particulièrement scandaleux ici, dans les dernières années où le concours étaient académique. Je ne me souviens plus exactement, mais cela avait fait couler pas mal d'encre).
Ceci-dit, cela n'a rien à voir avec ma réponse à votre affirmation sur l'évaluation, (la jauge, si vous préférez réellement ce mot) d'une formation. Réponse qui disait que, pour pouvoir "jauger" une formation par rapport à des résultats à court terme, (sur un concours), il faudrait réussir à maîtriser un certain nombre de critères, (même niveau des candidats en entrée de formation, même jury pour chacun, grand nombre de candidats). Tout ceci me paraît très utopique.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
Une suggestion immédiate à zéro euro zéro centime : une circulaire ministérielle affirmant que la liberté pédagogique est en France totale et absolue, et que, à partir du moment où on traite les programmes, on peut utiliser les méthodes que l'on veut, de la maternelle à l'université.
Corollaire 1 : les journées de formation à destination des enseignants seront avant tout des stages axés sur les contenus et la remise à jour des "savoirs savants", en aucun cas des stages de pseudo-méthodo, de didactique fumeuse ou de psy à la noix.
Corollaire 2 : les inspecteurs deviennent des conseillers ou des accompagnateurs, vérifiant avant tout que les savoirs sont transmis de manière efficace et que le collègue gère sa classe de telle sorte que les gamins s'instruisent au lieu de perdre leur temps.
Corollaire 3 : tout pédago pris les armes à la main sera mangé.
Ecrit par : Lilith la Tigresse | 08 mai 2007
Je pense qu'il est urgent de se concentrer sur l'enseignement du français aussi bien pour les enfants à partir de la maternelle que pour les enseignants.
Je viens de lire les écrits (mis en ligne) des élèves d'une institutrice de CP (Ecole française à l'étranger). Assez impressionant: Elle ne semble pas avoir assimilé que "on" est singulier.
"On n'est pas venuS" et "On est rentréS" !!!!
Cette faute est donc bien transmise et assimilée par les enfants !
http://www.rochambeau.org/esweb/2006/classes/soutien/fev
/cpa/images/SAVE0039_JPG.jpg
Ecrit par : Un parent d\'élève | 08 mai 2007
Ce n'est pas mal mais, pour des raisons financières, ça ne passera jamais!
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
Merci ! Mais, mais, mais... si l'on met dans la balance les économies réalisées notamment :
- par la suppression de l'actuelle première année d'IUFM
- par la suppression de tous les postes d'instits qui ne sont pas affecté sur une classe ou sur un poste de remplaçant (le PACTOLE !)
- par le fait qu'en affectant sur les écoles des enseignants bien formés, les besoins en postes destinés à traiter l'échec scolaire se réduisent (RASED et maîtres REP notamment)
- par le fait que ces enseignants seront moins sujets aux arrêts maladie...
- par la suppression des crédits destinés aux projets "à la mords-moi le noeud"...
n'y a-t-il pas matière à financer d'une part une formation initiale de qualité, et d'autre part un abaissement des effectifs dans les classes ?
Ecrit par : Un hussard | 08 mai 2007
Je continue comme ça me vient...
Arrêter le jargon pseudo-pédagogique et parler clairement!
Ras le bol de voir ORL, lecture plaisir, littérature , atelier philo, quoi de neuf..... en primaire ; C'est vraiment se foutre de ns.
Revenir au basique comme reconnaître un verbe conjugué ds une phrase ainsi que son sujet! Poser une opération en colonnes !
Marre du saupoudrage en histoire ( passer d'un fait historique à l'autre sans chronologie...et même plus que parfois en être tjs à la préhistoire! peux plus l'encadrer cette période! suis itinérante remplaçante,voilà pq je dis cela)
Euh ...mettre des pions pr surveiller les récréations (ça créerait des emplois) en matern et primaire , cela ns soulagerait surtt ds ecoles difficiles...
Ecrit par : Kana | 08 mai 2007
Corollaire 3 : tout pédago pris les armes à la main sera mangé.
Ecrit par : Lilith la Tigresse | 08 mai 2007
Beurk ! Vous savez ce qu'il en dirait, J.P. Coffe, hein, vous le savez ? !!!
Ecrit par : Un hussard | 08 mai 2007
Je peux me tromper, mais je crois qu'on peut et même doit écrire "on n'est pas venuS" lorsque "on" est mis pour "nous", mais qu'en revnche, on doit écrire "on n'est pas autorisé à fumer", car ici, "on" est un indéfini.
Non ?
Ecrit par : Pat | 08 mai 2007
C'est quoi ce blog ? Une secte virtuelle ? De nombreux fidèles (ils se reconnaîtront ...) me semblent passer leurs journées à pisser des centaines de lignes. Le but étant de flatter l'ego du Maître. En espérant la récompense suprême: une réaction d'icelui. Son commentaire peut être savoureux. Un exemple :
_______________
PS. Sandra, la confusion "rênes" et "rennes" est archi-fréquente, elle appaaît quasi chaque semaine dans la rubrique "rue des petites perles" ou "A travers la rpesse déchaînée" du Canard. Pas de quoi en faire un plat. Après tout, lorsqu'on m'a fait faire la dictée de Mérimée, j'ai fait deux fautes — et pourtant, je pensais m'y connaître…
Ecrit par : brighelli | 04 mai 2007
_________________
Quelle belle humilité !
Le même jour :
"À propos, et les rapports de Ségolhaine (je trouve le mot joli, je le ramasse) et de la littérature ? "
Et quand le gourou croise une belle crotte de chien, il l'empoche ou il se la mange ?
Ecrit par : Donat Sévenier | 08 mai 2007
"On, pronom imbécile , se rapporte à celui qui l'emploie."
Litanie sans cesse répétée à des petits élèves alsaciens qui usaient et abusaient de ce pronom en français.
Ils ne parlaient pas français à la maison et pratiquaient l'art de la traduction littérale.
Ecrit par : Maminou | 08 mai 2007
"on" étant par définition un indéfini, son usage pour désigner des personnes définies est incorrect, surtout à l'écrit (pour la langue orale, on entre dans un autre débat !). Son emploi exige que le verbe soit conjugué à la 3ème personne du singulier, et que l'accord de l'attribut du sujet se fasse également à la 3ème personne du singulier.
Par conséquent, lorsqu'il s'agit de rédiger le compte rendu d'un événement vécu par la classe, étant donné que -à moins de relever de l'enseignement spécialisé- chaque enfant de CP est censé connaître son propre prénom, le "nous" s'impose !
Ecrit par : Un hussard | 08 mai 2007
Ma fille a été l'objet d'intimidations de la part de son IEN qui lui a envoyé la critique débile d'Eveline Charmeux sur "Lire avec Léo et Léa" avec surligné en rouge : "L'outil utilisé nuit gravement à la santé de l'apprenti lecteur : qu'on se le dise".
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2007
Il s'agit là d'un abus de pouvoir clairement sanctionné tant sur le plan diciplinaire que pénal par les nouveaux textes parus au BOEN.
Cetains, mais pas tous , des "Extincteurs de l'Éducation Nationale", notamment après que Lionel Jospin ait mis brutalement au pas, et à sa botte, les Corps d'Inspection dans l'indiférence générale, sont particulièrement bornés et fanatiques.
Pierre Frackowiack en est, sur le papier, un bon exemple.
Je ne le connais pas personnellement mais un ami , IEN retraité, qui l'a connu à l'École Normale où ils étaient condisciples, m'a affirmé que , sur le plan humain, il était diférent de l'image qu'il donne de lui-même dans les médias.
Demi-lettrés, souvent ils ne disposent d'aucun diplôme universitaire, ayant été successivement, "Groseillers pédagogique, "faisant -fonctions" d'IEN puis intégrés IEN sur "Liste d'Aptitude", ce sont des mollusques obséquieux avec leurs supérieurs, impitoyables voire sadiques avec leurs subordonnés.
Mon amie avait noté que lors qu'ils étaient enfin promus ils , ou elles, exibaient une paire de fabuleux, et hors de prix, stylos Mont Blanc.
La refondation de l'École, et je vous remercie d'avoir attiré mon attention sur ce cas, passe par le rétablissement d'épreuves écrites, en lieu et place de ce fameux dossier, pour l'épreuve d'admissibilité ainsi que le retour à une limite d'âge, antérieurement 45 ans;
Même l'Inspection Générale y est favorable, ces semi-lettrés étant totalement incapables de rédiger un texte écrit cohérent.
Certaines "Notes de Service", dues à la plume de Collègues de mon amie, sont un vrai bonheur pour ceux qui aiment Courteline.
J'en avais trouvés sur la Toile, mais où, diffusés par des Instits impertinents.
Un vrai bonheur!
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
D'après la "Grammaire du français" de Delphine Denis et Anne Sancier-Chateau, Livre de Poche, p. 378 : si le verbe employé avec "on" est nécessairement à la troisième personne du singulier, "la forme adjective du verbe ou bien l'adjectif peut prendre, selon le contexte, des marques de genre et de nombre".
L'exemple donné est : "On est ravies d'être venues".
Ecrit par : Pat | 08 mai 2007
Salut,
comme d'hab globalement d'accord avec le hussard, notamment sur le SNUDI-FO, où je suis inscrit.
Sans être très concret, il me semble qu'un concours sans année de préparation préalable, axé sur les compétences de base (maîtrise du français, des bases des maths, culture générale...) suivi d'une formation de deux ans, avec une première année axée sur l'observation, et une seconde sur la pratique, ce ne serait pas mal.
Faire sauter le système d'attribution de postes à l'ancienneté, afin que les plus expérimentés soient aux prises avec les contextes les plus difficiles.
Abolir l'éducation à la citoyenneté, et tout ce qui ressemble à de l'occupationnel du même genre.
Redessiner et renforcer la carte scolaire dans le sens de la mixité sociale et bannir toute dérogation (là, vu l'esprit clientéliste de la maison Sarko, je rigole).
Par ailleurs, je note que vous semblez tous d'accord pour considérer que la priorité, c'est l'école primaire.
Si ça ne tenait qu'à moi, je répète que je conserverais les cycles en les rendant vraiment opérants, avec des temps de parcours et un encadrement différenciés selon les capacités des élèves.
Ecrit par : Perceval | 08 mai 2007
Je veux dire, des sortes de classes de niveau, pour se saisir des problèmes à bras le corps, plutôt que de toujours les planquer sous le tapis à coup d'euphémismes, de blabla et d'usines à gaz.
Ecrit par : Perceval | 08 mai 2007
J'allais oublier : mesure concrète, immédiate et très économique : cesser de subventionner l'école privée des happy-fews avec le pognon de tout un chacun. On veut le privé? Très bien ,mais qu'on se le paie plein pot, et que l'argent public aille au public, et que l'on mette fin à ce scandale historique de subvention de la ségrégation et de la reproduction sociales.
Ecrit par : Perceval | 08 mai 2007
QUIZZ
Qui a écrit?
"Le choix des méthodes et des démarches relève de la responsabilité du professeur, sous réserve que soient atteints les objectifs et acquises les connaissances. La liberté des méthodes pédagogiques libère la force de l'esprit et stimule la capacité d'innovation. Des Compléments, destinés aux professeurs viennent préciser pour chaque question les connaissances des programmes disciplinaires et des thèmes transversaux. Leur rôle est d'apporter au professeur les conseils didactiques et les illustrations pédagogiques dont il peut avoir besoin pour construire son enseignement à partir du cadre général que constitue le programme."
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
Merci, Pat, pour cette référence.
Il n'en demeure pas moins que pour le sens, si l'on peut nommer au moins l'une des personnes contenues dans ce "on" collectif -et a fortiori chacune d'entre elles- la position défendue par les auteurs de cette grammaire ne me semble pas très logique. Et cela tend à accréditer l'idée selon laquelle notre grammaire serait caractérisée par son manque de logique, thèse défendue en général par tous ceux qui s'asseoient également bien comme il faut sur l'orthographe, cette "vieillerie surannée" !
En tout cas, mes élèves ont toujours trouvé l'explication traditionnelle parfaitement logique, et la connaissant, n'ont plus été embêtés par ce vilain "on", même en ZEP ! Mais pour un avis plus éclairé, je m'en remets aux nombreux professeurs de lettres qui fréquentent ce blog...
Ecrit par : Un hussard | 08 mai 2007
On pourrait avoir, si l'on reprend vos questions, un fil:
Primaire
Collège
Lycée
Bac
Entrée à l'université
Formation des maîtres
Syndicats et représentation des enseignants
Parents d'élèves
Chefs d'établissements et inspection
Carte scolaire
Orientation...
Ecrit par : Thalie | 08 mai 2007
Bien d'accord avec Thalie
Ajouter :
EPS
disxiplines artistiques
ecole maternelle
Ecrit par : yann | 08 mai 2007
Une loi d'orientation qui fixe comme finalité à l'école de fournir aux élèves ce qui, à défaut, ne peut être qu'hérité.
Ecrit par : Perceval | 08 mai 2007
Un peu de détente : lisez ce texte jusqu'au bout, puis relisez-le ligne par ligne de bas en haut. Vous allez voir, c'est rigolo :
A l'UMP,nous accomplissons ce que nous promettons.
> >>Seuls les imbéciles peuvent croire que
> >>nous ne lutterons pas contre la corruption.
> >>Parce que,il y a quelque chose de certain pour nous:
> >>L'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos
>idéaux.
> >>Nous démontrons que c'est une grande stupidité de croire que
> >>les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le
>passé.
> >>Nous assurons, sans l'ombre d'un doute,que
> >>la justice sociale sera le but principal de notre mandat.
> >>Malgré cela,il y encore des gens stupides qui s'imaginent que
> >>l'on puisse continuer à gouverner
> >>avec les ruses de la vieille politique.
> >>Quand nous assumerons le pouvoir,nous ferons tout pour que
> >>soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d'influences
> >>nous ne permettrons d'aucune façon que
> >>nos enfants meurent de faim
> >>nous accomplirons nos desseins même si
> >>les réserves économiques se vident complètement
> >>nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que
> >>vous aurez compris qu'à partir de maintenant
> >>nous sommes avec Nicolas Sarkozy,l'homme de "la rupture tranquille".
Ecrit par : Perceval | 08 mai 2007
Premières mesures :
Les programmes, à tous les niveaux. De toutes façons, les manuels changent tous les deux ans
La formation des maîtres. D'accord avec Ronin. Réforme immédiate du CRPE, axée sur les disciplines
Ecrit par : yann | 08 mai 2007
Une suggestion immédiate à zéro euro zéro centime : une circulaire ministérielle affirmant que la liberté pédagogique est en France totale et absolue, et que, à partir du moment où on traite les programmes, on peut utiliser les méthodes que l'on veut, de la maternelle à l'université.
Ecrit par : Lilith la Tigresse | 08 mai 2007
Bonjour,
"à partir du moment où on traite des programmes" : les avez-vous lu les programmes (du primaire)???
Ils sont vides de contenus. Et les progressions qui en découlent sont à l'envers en grammaire surtout.
Chacun se demande ce qu'il doit traiter réellement dans son niveau avec l'absolue certitude de ce qui n'aura pas été vu le sera au cours des années suivantes. Or les années suivantes chaque collègue fait en fonction de ses projets, les mêmes choses sont revues très souvent et les mêmes ne non pas traitées. (sans parler de la façon dont est enseigné la notion, mais une fois de plus je tiens à dire que ce n'est pas la faute des collègues car ils font comme on leur dit de faire, et ils se donnent beaucoup de mal pour cela)
La première chose à faire : refaire des programmes clairs, précis , progressifs.
On revient immédiatement au problème du niveau des enseignants : qui est capable de faire une leçon sur le complément d'attribution, sur la règle de 3 .... on ne sait déjà pas enseigner l'écriture-lecture, base élémentaire...
Ecrit par : Julie | 08 mai 2007
"dont est enseignée" bien sûr ! veuillez excuser les autres fautes. Merci.
Ecrit par : Julie | 08 mai 2007
Nous sommes entrés en pleine période de magie.
Les OGM produisent un discours qui est, pour l'essentiel, incantatoire. Ségolène Royal a fait une campagne basée sur la fascination religieuse (et elle persiste et "signe", si je puis dire) bien plus que sur un programme. Le "new age" est mrqué en Occident par une recrudescence invraisemblable de sectes, de croyances farfelues, de médecines douces et de pieds au mur — sans compter les fondamentalismes religieux les plus abscons — un mot un peu long pour les qualifier.
Ce n'est pas la première fois. Juste avant la Révolution française, la société française, pourtant labourée en profondeur par les philosophies les plus rationalistes, s'est laissé envahir par des "illuministes" — Saint-Martin, l'abbé Fournié, ou des charlatans du genre Mesmer. Juste avant 1914, ce fut le tour des spirites de tout poil — Conan Doyle tentait de photographier des fantômes…
À bien y penser, c'est inquiétant. Vers quelle apocalypse allons-nous, pour que les forces irrationnelles s'imposent aussi facilement ?
JPB
En dehors des OGM, pour lesquels je pense que le problème est sérieux, souvenons-nous de la "vache folle ", de l'amiante ou du nuage de Tchernobyl qui s'était miraculeusement arrêté au frontières Nord-Est de la France, plus fort que Josué et Maginot réunis, je suis pour l'esssentiel d'accord avec vous.
La montée de l'irrationalisme est inquiétante. Le succès du "Da Vinci Code", la soutenance de thèse d'Élisabeth Tissier à la Sorbonne sont des indices très révélateurs.
Surtout si on les conjugue avec la croyance très forte en France à l'homéapathie et aux diverses sciences occutes.
Un sondage relativement récent montrait notamment le taux impressionnant d'enseignants participant à ces croyances.
Ceci étant, Pierre Thuillier a montré que les croyances d'Isaac Newton dans l'occultisme lui avait permis de conceptualiser la notion de force à distance et donc d'élaborer la "Théorie de la Gravitation...
Pierre Thuillier remarquait aussi que l'écriture automatique des Spirites de la fin du XIXème siècle avait facilité la découverte de l'inconscient avant que celui-ci ne fût monopolisé par Sigmund freud et ses disciples.
http://www.quantum-chemistry-history.com/Sokal_Dat/my_Archive/Page-bibliographique-de-Pierre-Thuillier.htm
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
J'allais oublier : mesure concrète, immédiate et très économique : cesser de subventionner l'école privée des happy-fews avec le pognon de tout un chacun. On veut le privé? Très bien ,mais qu'on se le paie plein pot, et que l'argent public aille au public, et que l'on mette fin à ce scandale historique de subvention de la ségrégation et de la reproduction sociales.
Ecrit par : Perceval | 08 mai 2007
Cà me rappelle la proosition de Ségolène : "dédoubler les gros collèges". Et avec quels sous ?
Le privé accueille des milliers d'élèves (je n'ai pas le chiffre), pas forcément favorisés : on les met où ?
Ecrit par : yann | 08 mai 2007
Ne me parlez pas de Bové, Pendariès... Je ne peux vraiment plus le supporter, (j'avais déjà un peu de mal depuis deux ans.) Mais les suspiscions sur ses tendances islamo-gauchistes, (et limite antisémites) ont, hélas, semblé se vérifier.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
L'imputation d'antisémitisme est grave, voire diffamatoire.
Je ne suis pas un chaud partisan de José Bové mais sur quoi vous appuyez-vous pour porter de telles accusations?
Et puis éclairez ma lanterne.
Qu'est ce qu'un islamo-gauchiste?
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
Dans l'attente d'un Grenelle de l'éducation ou d'une réforme des institutions de l'EN, la priorité immédiate comme l'indique Julie semble bien être la refonte des programmes (surtout en élémentaire avec la grammaire, l'orthographe, le calcul mental etc.) avec une progression logique et rétablir les exercices de répétition et enfin mettre l'accent sur l'expression écrite (rédactions..).
J'ajouterai qu'il semble tout aussi indispensable que le milieu de l'édition soit très vite tenu de réviser les manuels dans le sens des nouvelles orientations qui auront été définies. L'expérience acquise en tant que parent d'élève mais aussi en vous lisant les uns les autres prouve l'actuelle pauvreté du contenu des manuels (quelle que soit la discipline enseignée) et l'incroyable difficulté que vous rencontrez pour trouver la "perle rare" (au point de dénicher des manuels qui sont presque centenaires!?). Cette situation me paraît aberrante.
La question centrale de la formation des enseignants (accès au concours, organisme de formation, contenu de l'enseignement dispensé, etc.) est bien évidemment une question urgente. Cependant, elle paraît nécessiter un minimum de réflexion. A tout le moins, est-il impératif de recentrer l'enseignement sur un contenu disciplinaire solide. Je rejoins la préoccupation d'un autre parent d'élève qui rappelait la nécessité pour les maîtres d'école d'avoir une orthographe irréprochable, ce qui n'est malheureusement plus toujours le cas. Cela me paraît un minimum!
Ecrit par : Luc | 08 mai 2007
Je viens de lire les écrits (mis en ligne) des élèves d'une institutrice de CP (Ecole française à l'étranger). Assez impressionant: Elle ne semble pas avoir assimilé que "on" est singulier.
"On n'est pas venuS" et "On est rentréS" !!!!
C'est l'emploi du pronom indéfini "on" (3ème personne du singulier) à la place du pronom personnel "nous" (1ère personne du pluriel) qui n'est pas correct, bien que très usité dans le langage familier (et pas seulement par les enfants !)
L'accord "on est rentrés" me paraît, dans cette logique, inévitable.
L'erreur de l'enseignant est de ne pas signaler aux élèves que l'on ne doit pas employer "on" à la place de "nous". "on est rentrés" à la place de "nous sommes rentrés".
D'où la nécessité de doubler le cours de vocabulaire par un cours sur les "registres de langue" (familier/courant/soutenu)
Ecrit par : Robin | 08 mai 2007
Pour ceux qui aiment Courteline.
Qui a écrit :
'Le niveau général ne cesse de monter, et en même temps, le niveau que les professeurs constatent dans leurs classes ne cesse de baisser!
C'est pourtant une évidence arithmétique indiscutable! Prenons, pour nous en convaincre, un exemple arbitraire parmi d'autres.
En 1960, moins de 10% de la tranche d'âge des jeunes de 15-16 ans sont en classe de Seconde de Lycée.Ce sont pour la plupart des jeunes issus des classes moyennes et supérieures. Bien entourés, bien dirigés, ces élèves ont un bon niveau en orthographe, savent rédiger un texte correctement, et obtiennent une moyenne de 12/20 en dissertation de français...
Quarante- cinq ans plus tard, plus de 70 % de la même tranche d'âge est en Seconde : issus de milieux sociaux et culturels bien plus diversifiés, sans doute plus inégalement suivis par leurs familles et moins systématiquement stimulés par leur environnement, ils n'obtiennent, sur la même dissertation, qu'une moyenne de 8/20...
Le niveau des jeunes Français a-t-il vraiment baissé?
Petit calcul . En 1960, un élève de Seconde a, en moyenne, 12/20 à sa dissertation; donnons aux autres une note forfaitaire, pour le papier et le temps passé, de 2/20 : la moyenne de la tranche d'âge est de 3/20.
Aujourd'hui, avec les mêmes modes de calcul, la moyenne de la même tranche d'âge sur le même exercice est de 6,2/20 : elle a plus que doublé! Hausse spectaculaire du niveau général, tandis que le professeur de seconde voit, lui, les résultats de sa classe baisser de 4 points!
Dans le même temps, le nombre d'élèves ayant 12 et plus a augmenté, mais ces élèves sont proportionnellement moins nombreux que jadis!
Reste évidemment la seule vraie question : comment faire pour que l'accès aux études s'accompagne d'une hausse correspondante du niveau des élèves qui y accèdent?
Comment transformer 'la démocratisation de l'accès' en 'démocratisation de la réussite'? C'est évidemment affaire de pédagogie.'
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2007
Un peu de détente : lisez ce texte jusqu'au bout, puis relisez-le ligne par ligne de bas en haut. Vous allez voir, c'est rigolo :
A l'UMP,nous accomplissons ce que nous promettons.
> >>Seuls les imbéciles peuvent croire que
> >>nous ne lutterons pas contre la corruption.
> >>Parce que,il y a quelque chose de certain pour nous:
> >>L'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos
>idéaux.
> >>Nous démontrons que c'est une grande stupidité de croire que
> >>les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le
>passé.
> >>Nous assurons, sans l'ombre d'un doute,que
> >>la justice sociale sera le but principal de notre mandat.
> >>Malgré cela,il y encore des gens stupides qui s'imaginent que
> >>l'on puisse continuer à gouverner
> >>avec les ruses de la vieille politique.
> >>Quand nous assumerons le pouvoir,nous ferons tout pour que
> >>soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d'influences
> >>nous ne permettrons d'aucune façon que
> >>nos enfants meurent de faim
> >>nous accomplirons nos desseins même si
> >>les réserves économiques se vident complètement
> >>nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que
> >>vous aurez compris qu'à partir de maintenant
> >>nous sommes avec Nicolas Sarkozy,l'homme de "la rupture tranquille".
Ecrit par : Perceval | 08 mai 2007
très intéressant... et je le crains tellement vrai...
Gelsomina, partie en retraite au fond de son lit pour entrer dans son nouvel habit de professeur des écoles résistante à la pédagogie (démagogie) sarkozyste
Ecrit par : gelsomina | 08 mai 2007
A propos des programmes, pour le primaire il ya un nouveau BO hors-série avec de nouveaux programmes pour le primaire qui viennent de sortir, mais pour l'instant seuls les IMF les ont vus.
En ce qui concerne le niveau en français des instits même en me relisant je fais des fautes, je suis malheureusement la preuve vivante de ce que j'avance.
Et en fait ça ne me fait pas rire, mais bon ...
Ecrit par : Ronin | 08 mai 2007
A propos de l'édition de nouveaux manuels
Une observation qui intéressera peut-être certains parents d'élèves, soucieux de préserver la colonne vertébrale de leurs petits monstres... mais aussi les instits qui en ont assez de traîner leur cartable à roulettes ou leur caddie :
poids de "L'arithmétique enfantine" de Boucheny et Guérinet (1932) habillé d'une solide couverture plastique : 183 g
poids du "Cap maths" de Charnay, Dussuc, Madier (2005) tout nu : 543 g.
Funny, isn't it ?
Ecrit par : Un hussard | 08 mai 2007
Sans être très concret, il me semble qu'un concours sans année de préparation préalable, axé sur les compétences de base (maîtrise du français, des bases des maths, culture générale...) suivi d'une formation de deux ans, avec une première année axée sur l'observation, et une seconde sur la pratique, ce ne serait pas mal.
Faire sauter le système d'attribution de postes à l'ancienneté, afin que les plus expérimentés soient aux prises avec les contextes les plus difficiles.
Abolir l'éducation à la citoyenneté, et tout ce qui ressemble à de l'occupationnel du même genre.
Redessiner et renforcer la carte scolaire dans le sens de la mixité sociale et bannir toute dérogation (là, vu l'esprit clientéliste de la maison Sarko, je rigole).
Par ailleurs, je note que vous semblez tous d'accord pour considérer que la priorité, c'est l'école primaire.
Si ça ne tenait qu'à moi, je répète que je conserverais les cycles en les rendant vraiment opérants, avec des temps de parcours et un encadrement différenciés selon les capacités des élèves.
Je veux dire, des sortes de classes de niveau, pour se saisir des problèmes à bras le corps, plutôt que de toujours les planquer sous le tapis à coup d'euphémismes, de blabla et d'usines à gaz.
J'allais oublier : mesure concrète, immédiate et très économique : cesser de subventionner l'école privée des happy-fews avec le pognon de tout un chacun. On veut le privé? Très bien ,mais qu'on se le paie plein pot, et que l'argent public aille au public, et que l'on mette fin à ce scandale historique de subvention de la ségrégation et de la reproduction sociales.
Ecrit par : Perceval | 08 mai 2007
Entièrement d'accord!
Ecrit par : gelsomina | 08 mai 2007
Une suggestion immédiate à zéro euro zéro centime : une circulaire ministérielle affirmant que la liberté pédagogique est en France totale et absolue, et que, à partir du moment où on traite les programmes, on peut utiliser les méthodes que l'on veut, de la maternelle à l'université.
Corollaire 1 : les journées de formation à destination des enseignants seront avant tout des stages axés sur les contenus et la remise à jour des "savoirs savants", en aucun cas des stages de pseudo-méthodo, de didactique fumeuse ou de psy à la noix.
Corollaire 2 : les inspecteurs deviennent des conseillers ou des accompagnateurs, vérifiant avant tout que les savoirs sont transmis de manière efficace et que le collègue gère sa classe de telle sorte que les gamins s'instruisent au lieu de perdre leur temps.
Corollaire 3 : tout pédago pris les armes à la main sera mangé.
Ecrit par : Lilith la Tigresse | 08 mai 2007
Pour la suggestion immédate voir plus haut.
Le texte existait mais a été abrogé.
Indice supplémentaire:
C'est un Arrëté ministériel.
Corollaire 2 Tout à fait d'accord.
Pour le Corollaire 3 C'est une fausse bonne idée.
La mission première des Insoecteurs de tout poil et de tout acabit est double:
-Informer la hiérarchie (Guizot après 1830)
- Contrôler la mise en oeuvre des Programmes et Instructions et ,accessoirement , noter les enseignants (Jules Ferry et alii).
C'était déjà la mission des missi dminici sous Charlemagne.
Sur ce dernier point, il faut choisir: un contrôle institutionnel assué par le représentant du Ministre dans le cadre du Service Public ou un contrôle par les "consommateurs d'école" i.e. les Parents d'Élèves et les collectivités locales.
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
"Sans être très concret, il me semble qu'un concours sans année de préparation préalable, axé sur les compétences de base (maîtrise du français, des bases des maths, culture générale...) suivi d'une formation de deux ans, avec une première année axée sur l'observation, et une seconde sur la pratique, ce ne serait pas mal."
Ecrit par : Perceval | 08 mai 2007
Perceval, où se situent les formations en sciences, en langue, en EPS, dans les domaines artistiques, dans votre proposition de cursus?
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
"L'imputation d'antisémitisme est grave, voire diffamatoire.
Je ne suis pas un chaud partisan de José Bové mais sur quoi vous appuyez-vous pour porter de telles accusations?
Et puis éclairez ma lanterne.
Qu'est ce qu'un islamo-gauchiste?"
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
J'ai dit "à la limite de l'antisémitisme".
Un islamo-gauchiste? Synthétiquement, quelqu'un qui serait prêt à s'allier avec les islamistes sous prétexte qu'ils sont anti-américains et anti-Israël, appliquant du même fait l'adage qui dit que: "les ennemis de mes ennemis sont mes amis". On peut, en appliquant ce principe, flirter dangereusement avec l'antisémitisme. (Rappelez-vous du Forum Social Européen, il y a trois ans, dans lequel les altermondialistes avaient invité Tarik Ramadan).
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
Qu'est ce qu'un islamo-gauchiste?
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
Henri, lisez "La tentation obscurantiste" de Caroline Fourest, chez Grasset et vous aurez la réponse à vos deux questions...
Ecrit par : Pendariès | 08 mai 2007
Je réponds à Milady : le texte "Changer de héros", extrait d'un site sur l'IUFM de Lorraine, est écrit par un formateur, formation AIS (?), professeur d'EPS.
Il a disparu du site en question, mais je l'avais mis sur un autre forum.
Changer de héros – Jean-Marc PARAGOT - Février 2001
[1] Serge BOIMARE 'Pédagogue avec des enfants qui ont peur d'apprendre et de penser', in 'Penser, apprendre, la cognition de l'enfant, ', Ph. MAZET et S. LEBOVICI, ESHEL , Genève, 1988.
[2] Schéma narratif de AJ.GREIMAS : Héros, adjuvant, quête …
[3] André GIORDAN : 'Apprendre', collection débat, BELIN, 98.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2007
Pour ceux qui seraient interessés par la critique d'Eveline Charmeux sur l'excellent livre "Lire avec Léo et Léa", vous pouvez la trouver à :
http://daniel.calin.free.fr/publications/charmeux4.html
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mai 2007
Merci pour la précision grammaticale concernant l'emploi de "on".
On en apprend tous les jours. Mea culpa :)
Ecrit par : Un parent d'élève | 08 mai 2007
Qu'est ce qu'un islamo-gauchiste?
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
Henri, lisez "La tentation obscurantiste" de Caroline Fourest, chez Grasset et vous aurez la réponse à vos deux questions...
Ecrit par : Pendariès | 08 mai 2007
Allons, allons, Pendaries, je m'attendais à mieux sur un blog qui veut redonner toute sa place aux Savoirs.
Réponse de Pascal Boniface à Caroline Fourest
Sur votre blog le 12 octobre 2006, vous n'avez pas apprécié le jugement que je porte sur l'attribution du prix du livre politique à La tentation obscurantiste.
Que ce jugement vous déplaise, je le conçois. Mais contrairement à ce que vous écrivez, je l'ai lu attentivement (il est vrai pas vos autres livres, mais je ne parle pas de ceux-là). Pardonnez-moi, mais je persiste à le trouver simpliste, bien qu'étant habile politiquement. Les commentaires que vous faites de mes propos conduisent à émettre de sérieux doutes sur vos méthodes et sur la différence entre vos convictions proclamées et vos orientations réelles.
Vos critiques à mon égard sont en fait des insinuations qui ne sont basées sur aucun argument fondé. Cela ne me paraît pas compatible avec un véritable débat intellectuel pour lequel je suis toujours disponible, comme le prouve justement le livre que nous avons co-écrit avec Elisabeth Schemla.
Vous me présentez comme « très critique envers Israël, beaucoup moins envers les Palestiniens côté international, ultra-sensible à l'islamophobie et moins vigilant face à l'islamisme et l'antisémitisme côté français ». Le problème est que cela est faux, et que vous seriez bien en peine de le démontrer en vous fondant sur mes écrits. Ce n'est d'ailleurs pas ce que pense de mes écrits et interventions la grande majorité du public. Cette thèse que vous relayez est en effet celle constamment développée contre moi par une petite minorité des défenseurs inconditionnels d'Israël, dont vous rejoignez donc l'argumentation, marquant ainsi vos propres préférences.
Lorsque vous écrivez que ma note interne invitait le Parti socialiste à se préoccuper davantage de l'électorat arabe que juif, là encore vous énoncez une contre-vérité, reprenant une fois encore une argumentation calomnieuse développée contre moi avec constance par les ultras pro-israéliens. Ma note recommandait au contraire non pas de faire jouer le poids des communautés, mais de s'appuyer sur des critères universels.
J'écrivais en effet : « A miser sur son poids électoral pour permettre l'impunité du gouvernement israélien, la communauté juive est perdante là aussi à moyen terme. La communauté d'origine arabe et/ou musulmane s'organise également, voudra faire contrepoids et, du moins en France, pèsera plus vite lourd, si ce n'est déjà le cas. Il serait donc préférable pour chacun de faire respecter des principes universels, et non le poids de chaque communauté ». Loin de prôner le communautarisme, j'en dénonçais donc le danger.
De deux choses l'une : soit vous l'ignorez et vous vous permettez de me mettre gravement en cause sans avoir pris la peine de vérifier la véracité de vos accusations, ce qui en dirait long sur le sérieux de vos méthodes. Soit vous déformez sciemment mes propos et ma pensée, et alors ce serait votre honnêteté intellectuelle qui serait en cause.
Dans un procès intenté contre le journal Technikart qui reprenait cet argument, un jugement du tribunal de Paris a d'ailleurs explicitement affirmé : « Ce document au ton mesuré constitue une analyse, laquelle peut être approuvée ou critiquée, de la situation au Proche-Orient comme de la façon dont elle est perçue en France et propose au Parti Socialiste d'adopter une position plus juste, aux yeux de son auteur, et plus conforme à l'intérêt bien compris des deux communautés particulièrement concernées sur le territoire national par le conflit. N'évoquant qu'en passant et pour mieux convaincre ses destinataires des considérations liées au poids électoral relatif des dites communautés, ce document est clairement dénaturé par le résumé sommaire et partial que Benoît Sabatier en a proposé ».
Passons sur la façon dont vous résumez les attaques portées contre moi lors de la polémique déclenchée par l'Ambassadeur d'Israël en France. Vous parlez d'un « pugilat médiatique » dont je dessinerais les contours avec une « émotion à la limite du rationnel ». Ceux qui m'ont lu auront du mal à reconnaître mes écrits dans votre description.
Par ailleurs, cette affaire ne s'est pas résumée à un simple « pugilat médiatique » comme vous l'affirmez, puisque j'ai subi des menaces de mort et j'ai été lourdement sanctionné professionnellement. Entre autres exemples, j'ai failli perdre mon poste de directeur de l'IRIS. Comme la manœuvre n'a pas réussi, l'IRIS a été sévèrement attaqué et a même failli devoir fermer. Tout ceci pour avoir osé critiquer la politique d'un gouvernement étranger. Je ne me rappelle pas qu'à l'époque, vous et vos amis, ayez défendu le principe de liberté d'expression pour venir à mon secours, comme vous le faites dans d'autres circonstances. Il est vrai que certains de vos amis ont eux-mêmes sonné la charge. Le moins que l'on puisse dire est que le principe voltairien « je ne suis pas d'accord avec vous, mais je me battrai pour que vous puissiez vous exprimer », très en vogue aujourd'hui, n'a guère été évoqué à l'époque.
Je note que vous semblez au contraire regretter que je puisse continuer à m'exprimer dans les médias, malgré mon « évidente partialité ». Certes, quelques-uns de vos amis ont bien essayé de me priver du droit de m'exprimer. Ils n'y sont parvenus que partiellement. Quant à la partialité que vous m'attribuez, vous seriez bien en peine de l'étayer dans un débat contradictoire.
Vous établissez un parallèle entre les critiques que je vous porte et celles qui vous ont été adressées par Tariq Ramadan qui vous a qualifiée de « sioniste ». Pour moi, le qualificatif de « sioniste » n'est pas un terme offensant ou une critique. Sans doute cette comparaison entre M. Ramadan et moi-même est-elle faite pour que je sois l'objet de la même diabolisation. Je remarque que les mêmes qui défendent aujourd'hui Robert Redeker ont voulu priver Tariq Ramadan d'expression.
Affirmation gratuite encore et mensongère, lorsque vous écrivez que je donne une « vision essentialisée obscure, comme si les médias formaient une police de la pensée entre les mains de nombreux journalistes juifs ». L'affirmation se veut là sournoise. Cela devient franchement ridicule lorsque vous affirmez que parce qu'Elisabeth Schemla étant juive et journaliste, elle a été écartée des médias. Oseriez-vous affirmer qu'il y a des interdictions professionnelles en France contre les journalistes juifs ? Mais de façon assez amusante, vous déclarez ensuite qu'heureusement « existe encore l'édition pour remettre certaines pendules à l'heure ». Effectivement, il est plus facile de se faire publier en critiquant l'Islam, même à l'emporte-pièce, qu'en faisant une critique raisonnée (comparable à celles que l'on entend régulièrement en Israël).
Je comprends que l'attitude de quelqu'un comme moi, qui continue à dire ce qu'il pense et non ce qu'il pense avoir intérêt de dire, même s'il est conscient que cela peut lui susciter de nombreux désagréments, puisse vous laisser perplexe. Pour ne pas vous connaître personnellement, je ne jugerai pas de la sincérité ou non de vos convictions, mais la malhonnêteté avec laquelle vous déformez mes propos me laisse quelques doutes. Ce qui est certain, c'est que vos convictions n'ont pas nuit à vos intérêts et que tout en affirmant faire la différence entre musulmans modérés et fanatiques, vous jetez un opprobre global sur les musulmans et venez ainsi donner une caution, qui se veut de gauche, à la thèse du choc des civilisations.
En écrivant La tentation obscurantiste vous avez surtout cédé à la tentation opportuniste.
http://www.communautarisme.net/Reponse-de-Pascal-Boniface-a-Caroline-Fourest_a867.html
Sans commentaires
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
Chacun son avis Henri... Le copié/collé n'y changera rien. Les règlements de compte entre la LCR/LGBT de Fourest et l'altermondialisme de Boniface ne m'intéressent guère. Le contenu et le fil du livre, si.
Ecrire: "Je remarque que les mêmes qui défendent aujourd'hui Robert Redeker ont voulu priver Tariq Ramadan d'expression" disqualifie de lui-même son auteur. Prendre la défense de T. R. (car c'est cela que P. B. fait en écrivant ceci)c'est... enfin bref: un excès démocratique. L'islamo-gauchisme se terre là aussi: liberté d'expression pour ceux qui veulent un moratoire sur la lapidation des femmes (?)... Et je ne remercierai jamais assez Jean-Paul Brighelli d'avoir mis à mal par l'humour cette triste figure que l'Angleterre salue en lui donnant un statut d'expert en géopolitique (lutte anti-terroriste, de surcroit!), et une chaire à Oxford, parait-il.
Ecrit par : Pendariès | 08 mai 2007
Que faire?
Le chantier est énorme et cela ne changera pas facilement. Il faudra compter avec les anti Sarko qui feront tout leur possible pour que les réformes capotent et pour gueuler, ensuite,contre la politique "brutale" du gouvernement vendu au patronat, au MEDEF, etc....
Non, je n'ai pas signé un chèque en blanc, il n'est pas question d'être un dévot idiot, mais je vois bien se profiler la "réaction" qui ne sera pas de droite!
Dans l'EN les réac seront de la gauche la plus conservatrice possible avec , toujours, le discours mielleux ( proximité avec Meirieu )de la justice, de l'égalité, etc....
Logique d'affrontement? Oui. On veut le changement, oui ou non?
Plaisir de la castagne? Non.
Alors, que faire?
Cesser de dire et faire.
Imposer le respect des personnes, du savoir et des règles.
Ne pas faire l'autruche et, après avoir épuisé le dialogue préventif, user de la force répressive sous forme de sanctions claires et annoncées. Que l'on cesse de dire que les conseils de disciplines ne servent à rien, que les exclusions ne servent à rien, que les retenues ne servent à rien! ( Discours officieux des Recteurs et des IA qui se font les relais de qui? )Avec ces idioties, on supprime la police, la gendarmerie, l'armée et les juges! Ce qu'il faut pour que les retenues soient plus dissuasives? Faire en sorte qu'elles soient effectuées le mercredi après-midi ou le samedi matin. Et le sport, et la musique, et ... Eh bien, si ils ne veulent pas être retenus, au collège comme au lycé, ils se conduisent correctement.
En finir avec l'hypocrisie administrative, les résultats forcés et le volontarisme caricatural. Ceci dit, tout cela a bien continué jusqu'à ce jour...
Revoir les programmes officiels , en Histoire-Géo-Ed. civique ( je parle de mon domaine, c'est normal, non?): 3 disciplines avec des ambitions délirantes quant aux savoirs. Que l'on veuille bien considérer avec honnêteté que les programmes, tant au collège qu'au lycée, sont excessifs. C'est le règne de la bidouille pour finir les programmes: on ne peut pas les travailler entièrement et sérieusement. Les progressions sont l'expression d'un compromis entre ce qu'il faudrait faire et ce qui peut être fait. Trois disciplines avec une moyenne distincte entre l'Histoire-Géographie et l'Education civique ou l'ECJS:plein de collègues réduisent le temps consacré à cette dernière discipline, on ne peut pas TOUT faire! + Attestation de sécurité routière +Semaine de la presse+ je ne sais quoi.
Les auteurs des programmes sont très ambitieux ( ambition "républicaine" : et hop! on fait avaler la pillule...), au nom de quelle connaissance du réel, du (des)terrain (s)?
Bien sûr tout cela est connu et l'on continue de faire comme si...
Cessons de faire comme si...
Impossible d'approfondir, de répondre aux besoins d'explications, de promouvoir les questions, la participation et une sédimentation insensée imposée: je ne suis pas partisan de la braderie mais il est nécessaire de reconsidérer le problème sans se voiler la face. On a imposé un objectif qui n'est pas réalisable. Ou bien on choisit de faire du cours magistral ou on met les "élèves en activité", mais prétendre que tout est faisable, c'est de l'idéologie au sens exact du terme! Logique d'une idée et d'un idéal qui ne peut se réaliser qu"avec des classes excellentes, sélectionnées. ( Je n'ai rien contre les meilleurs, je ne veut pas de "rasoir républicain", c'est clair)
1 heure de plus serait une bonne chose pour aider à effectuer ces programmes: oui, mais on veut que les élèves aient une teinture dans le maximum de domaines: arts, sport encore plus... Alors? Des emplois du temps plus lourds.
Je suis à l'écoute des collègues qui ont des lumières à partager sur tous ces sujets.
Salut à Robin.
Ecrit par : Lenny | 08 mai 2007
Renationaliser TF1 et ne pas croire que réformer l'école sans réformer l'occupation du temps de cerveau disponible est possible.
Ecrit par : merlemocoeur
On connaît la rengaine du lâche profdegôche social traître : « c’est la faute à la société, les élèves sont plus pareils »
Crétin.
« Si tu ne peux pas faire de politique, fais donc de la pédagogie »
Et vos enfants ne sauront pas lire… ni compter ! p. 197
Marc Le Bris Stock 2004 21€
A propos de l’autonomie des établissements, des projets et accueils des handicapés :
dans la hiérarchie des normes juridiques, les directives européennes sont des textes supérieurs aux lois nationales.
Ecrit par : Un hussard
Merci pour cette précision. J’avais bien fait de voter “Non”.
Dites-moi Georges, à la belle saison, mangez-vous des brugnons, qui sont typiquement des OGM?
Ecrit par : Pendariès
Dites-moi, Pendarièrs, au-delà de tous les bienfaits que l’on pourra trouver à une plante au génome tripoté (ce qui reste encore à prouver sur le long terme), connaissez-vous des réalités avérées, comme la dépendance accrue de petits agriculteurs de pays pauvres à leur fournisseur de semences ? La multinationale Monsanto, par exemple, celle qui a conçu l’Agent orange, bien connu au Viêt-Nam.
http://www.stop-monsanto.qsdf.org/ (Avertissement aux blogueurs fragiles, le gamin sur la photo n’a pas mangé que des brugnons)
Commission Européenne et OGM : les doutes qu’on nous cache
http://www.amisdelaterre.org/Commission-Europeenne-et-OGM-les.html
Décidément, j’avais bien fait de voter “Non”.
Ecrit par : georges | 08 mai 2007
Le problème de Caroline Fourest, c'est qu'elle ne comprend pas grand chose à l'islam, ce qui fait qu'il lui arrive de dire des choses absolument délirantes. Un islamologue sérieux ne dira jamais que les islamistes se servent de leur religion pour faire de la politique... Elle fait confiance à ses amis soufis plutôt que de regarder sérieusement ce qu'il en est, ce qui lui fait dire d'énormes bourdes sur la figure de Mahomet qu'elle a tendance à voir comme un homme de progrès... Alors qu'il suffit de consulter l'histoire pour se rendre compte par exemple qu'avant l'islam, les différentes religions coexistent (christianisme, judaïsme, polythéisme) et qu'avec l'islam, arrive une idéologie de soumission qui persistent de nos jours férocement dominatrice ; et sans doute la plus impérialiste qui ait jamais existé.
Pour des travaux autrement plus sérieux : lire les ouvrages d'Anne-Marie Delcambre, professeur d'arabe littéraire à Louis-le-Grand, auteur de la Schizophrénie de l'Islam.
D'ailleurs, elle vous propose une sorte d'initiation au droit musulman, clé de la compréhension de l'islam sur le forum Liberty Vox :
http://www.libertyvox.com/phpBB/viewtopic.php?t=138
Allez-y, c'est du costaud, mais c'est extrêmement enrichissant - en réalité, cette connaissance est de haute nécessité.
Ecrit par : imam grouik-grouik | 08 mai 2007
Henri, à ma connaissance, Bernard Cassen n'a pas fait de remise à plat sur l'officialisation du discours de Tarik Ramadan par les altermondialistes, et cela le disqualifie aussi... Disqualification consommée par les bourrages d'urnes au moment des récentes élections à la tête d'"Attac" du fait du même Cassen et de Nikonoff, entraînant une véritable implosion du mouvement. Personnellement, je n'ai pas attendu ce moment pour m'échapper de ce panier de crabes. La polémique au moment du référendum sur la constitution Européenne au sein d'Attac m'a amplement suffi.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007
Je me permets de vous signaler un truc qui m'a mis sur le cul. Il s'agit d'un nouveau clip de propagande du Hamas - j'en ai eu la confirmation. Et pour connaître les clips du Hezbollah, on y sent la patte, notamment musicale des libanais.
Sauf que c'est incroyablement bien fait et un des problèmes... ça s'adresse à des enfants. La propagande du djihad et du martyr occupe une place centrale dans l'éducation des enfants palestiniens depuis 10 ans - avec notamment notre argent via l'Union Européenne...
On y a dépassé depuis longtemps le problème méthode globale, mixte ou syllabique : c'est la méthode djihadique.
Le clip :
http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/05/lunion-mditerranenne-de-sarkozy-en.html
Ecrit par : imam grouik-grouik | 09 mai 2007
Ronin, j'ai mis le lien vers les programmes 2007 il y a trois semaines, et personne n'y a réagi, tandis que chacun y va aujourd'hui de son petit couplet. Mais bon : quelques aménagements, et la disparition du subjonctif et du conditionnel...
Christophe, mes suggestions s'entendaient dans le cadre d'une alternance entre formation et terrain qui ferait toute leur place aux disciplines, bien sûr. Je voulais juste souligner qu'il me semblait falloir une formation pratique de deux ans et beaucoup plus d'observation de terrain qu'aujourd'hui.
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
Chacun son avis Henri... Le copié/collé n'y changera rien. Les règlements de compte entre la LCR/LGBT de Fourest et l'altermondialisme de Boniface ne m'intéressent guère. Le contenu et le fil du livre, si.
Ecrire: "Je remarque que les mêmes qui défendent aujourd'hui Robert Redeker ont voulu priver Tariq Ramadan d'expression" disqualifie de lui-même son auteur. Prendre la défense de T. R. (car c'est cela que P. B. fait en écrivant ceci)c'est... enfin bref: un excès démocratique. L'islamo-gauchisme se terre là aussi: liberté d'expression pour ceux qui veulent un moratoire sur la lapidation des femmes (?)... Et je ne remercierai jamais assez Jean-Paul Brighelli d'avoir mis à mal par l'humour cette triste figure que l'Angleterre salue en lui donnant un statut d'expert en géopolitique (lutte anti-terroriste, de surcroit!), et une chaire à Oxford, parait-il.
Ecrit par : Pendariès | 08 mai 2007
Il faut clore ce début de polémique qui n'a rien à faire sur ce fil de dicussion.
Si, malgré tout, j'ai réagi c'est parce que l'un des objectifs des "refondateurs" ,dont nous sommes vous et moi, est de restaurer l'esprit critque.
Or, la première des choses à faire dans cette perspective est l'établissement des faits.
Il est inexact ,par exemple de qualifier Pascal Boniface d'Altermondialiste, il suffit de se rendre sur son site pour s'en rendre compte.
Par ailleurs toutes les expressions "fascisme vert", "totaltarisme vert", "nazislamisme" sont , comme Coca-Cola ou MacDo des articles d'importation. Il suffit de se rendre sur le site francophone de Daniel Pipes, historien néo-conservateur, proche de Georges Bush et initiateur des campagnes contre Tarik Ramadan , pour s'en rendre compte.
http://fr.danielpipes.org/
Mieux vaut l'original que la copie.
À des fins de propagande néo-conservatrice, Daniel Pipes use d'un procédé devenu classique et utilisé tant par la Droite que par la Gauche: la "Reductio ad Hitlerum".
Pour le reste, chacun son avis, Pendaries...
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
En finir avec l'hypocrisie administrative, les résultats forcés et le volontarisme caricatural. Ceci dit, tout cela a bien continué jusqu'à ce jour...
on ne peut pas TOUT faire! + Attestation de sécurité routière +Semaine de la presse+ je ne sais quoi.
Cessons de faire comme si...
On a imposé un objectif qui n'est pas réalisable. Ou bien on choisit de faire du cours magistral ou on met les "élèves en activité", mais prétendre que tout est faisable, c'est de l'idéologie au sens exact du terme!
Ecrit par : Lenny | 08 mai 2007
Je suis tout à fait d'accord avec ses deux propositions;
Il fauit introduire du réalisme et redonner aux programmes, à tout les niveaux de l'Enseignement Scolaire,le rôle qui est le leur: une liste de notions et/ou de savoirs que l'élève "lambda" doit maîtriser en un temps donné.
Il faut débarasser l'École des multiples tâches qui la détournent de ses missions essentielles.
Il faut lire à cet égard "L'Ecole sous pression" de Luc Soubré, qui fut , nul n'est parfait, Conseiller Technique de Lionel Jospin et décrit bien les multiples "groupe de pression" qui font le siège de tous les Ministres de l'Éducation Nationale qu'ils soient de Droite ou de Gauche et qui, souvent par des moyens inattendus, les "diners en ville" par exemple, réussissent à obtenir gain de cause.
La servilité de la hiérarchie à l'égard des injonctions ministérielles, rebaptisées "commandes de l' institution" en "volapük EdNat", entraine des pressions inadmissibles sur les enseignants . Les élèves en sont les premières victimes car elles ont pour conséquence d'amoindrir le temps dû aux apprentissages scolaires.
Pour ceux qui s'intéressent au problème de l'Enseignement des Langues vivantes à l'École Élémentaire, Luc Dasqué , qui y est fermement opposé, donne un argumentaire pertinent car pragmatique et réaliste.
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
"Par ailleurs toutes les expressions "fascisme vert", "totaltarisme vert", "nazislamisme" sont , comme Coca-Cola ou MacDo des articles d'importation. Il suffit de se rendre sur le site francophone de Daniel Pipes, historien néo-conservateur, proche de Georges Bush et initiateur des campagnes contre Tarik Ramadan , pour s'en rendre compte.
http://fr.danielpipes.org/"
Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Alors parce que Daniel Pipes serait proche des milieux conservateurs, il aurait tort sur l'islam ? Drôle de manière d'évacuer les arguments. Personnellement, je ne regarde pas la couleur politique de la personne avant de savoir si elle a tort ou si elle a raison.
J'espère que pour vous la première personne qui a dit que 1+1 = 2 était de gauche, sinon j'ai bien peur que vous ne soyez fâchés avec la logique.
Sinon, pas besoin de Daniel Pipes pour se rendre compte que Tarik Ramadan est dangereux, on peut très bien décortiquer une de ses conférences comme un grand, ce que j'ai fait rapidement.
http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/04/tariq-ramadan-nous-parle-de-nos.html
Brillant orateur, apt à séduire tout ce qui se fait de philo-gogo du fait du vocabulaire employé, il n'empêche, c'est de la pure prédication mahométane pure et dure.
Exemple de manipulation. Dans cette conférence, il fait référence au djihad, mais tout en euphémisme et en termes vagues : "Allah souvent, nous fait partir de notre coeur, aller vers le monde et revenir vers le coeur..." Seuls les initiés peuvent comprendre qu'"aller vers le monde" c'est mener le djihad - chose confirmée par le fait qu'il prend comme exemple de cela Mahomet lui-même ! Ensuite, il y a "le retour vers le coeur", référence quelque peu hypocrite au "grand djihad soufi" (parce qu'en réalité, le momo il était plus occupé avec Aïsha, 9 ans, qu'à jouer au mystique soufi.
100 % takkya à la sauce Muslim Brothers.
Ecrit par : imam grouik-grouik | 09 mai 2007
En outre, l'expression nazislamisme est parfaitement justifié :
- Coran et Mein Kampf se ressemblent énormément : deux livres de guerre faisant de la guerre un acte sacré
- L'individu n'est plus qu'un moyen de la cause.
- Deux Guides suprêmes (momo et dodolf)
- Antisémitisme et antichristianisme des deux ouvrages.
- Projet totalitaire encore plus affirmé dans l'islam que dans le nazisme : même pour chier le droit musulman vous dit comment vous devez faire ! C'est absolument inégalé !
- Velléités génocidaires dans les textes, mises en application.
- Admiration connue d'Hitler pour l'islam.
- Alliance historique d'Hitler et des "palestiniens" contre les juifs. Le numéro 1 de l'islam Al Husseini, fondateur de la Ligue arabe, passe la guerre à Berlin et organise les SS musulmans.
- Epouvantables massacres des SS bosniaques musulmans (200 000 morts)
- De nombreux dignitaires nazis ont trouvé refuge en Egypte et en Syrie, certains se sont convertis et ont même participé à des ministères des questions juives.
- Référence toujours présente chez les palestiniens au nazisme - le "salut palestinien" n'est qu'un salut nazi.
- Mein Kampf : best seller, sans préface d'avertissement, en Egypte, en Palestine et en Syrie.
- Expulsion de la quasi totalité des Juifs des terres musulmanes entre 1948 et 1978 avec généralisation des progroms : des 250 000 juifs marocains, il en reste 2 000... Il n'y a officiellement plus un seul juif en Lybie - et on construit des autoroutes sur leurs cimetières... etc.
- Génocides au XXème siècle au nom d'Allah en Turquie, en Indonésie (3 génocides), au Bangladesh, au Soudan : plusieurs millions de morts.
- Purification islamique en Arabie Saoudite dans les années 30 : 40 000 décapitations.
- Expulsion des chrétiens des terres musulmanes, conversions forcées...
- Référence au couleurs nazis dans les drapeau Egyptiens, Syiriens, Irakiens (rouge, blanc, noir)
- Depuis 2000 : 50 000 chrétiens nigériens tués par progroms antichrétiens.
etc, etc.
En réalité, vous avez raison, ce n'est pas une réduction ad hitlerum de l'islam qu'on devrait faire, mais bien plutôt une réduction ad mahometum du nazisme.
Quelques petites photos peut-être ?
http://images.google.fr/images?q=islam%20nazi&sourceid;=navclient-ff&ie;=UTF-8&rlz;=1B3GGGL_frFR218FR218&oe;=UTF-8&um;=1&sa;=N&tab;=wi
Ecrit par : imam grouik-grouik | 09 mai 2007
Au fait, que pensez-vous les uns et les autres de gauche à droite et de droite à gauche d'un Ministère conjoint de l'Education et de la Culture? Je ne sais qu'en dire...
Ecrit par : dobolino | 07 mai 2007
Sauf erreur de ma part, on déjà donné avec Jack Lang qui voulait que son double ministère se nomme "Ministère du Beau et de l'Intelligence" (sic)
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
"La lecture des audits Lycées, Collèges et Lycées professionnels et de la stratégie de Lisbonne donne une bonne idée de ce qui va se passer (avec en ligne les objectifs de suppression d'emploi public). Le reste me semble très aléatoire quelque soit le ministre (Allègre, Darcos, ou Pecresse), le pédagogisme ayant toujours permis d'habiller les réformes dont les seuls visées étaient économiques (ce qui semble plus que jamais à l'ordre du jour) avec des ENT pour faire plus moderne.
Ces baisses d'horaires toucheront aussi le français et les maths, malgré leur caractère fondamental pour s'attaquer aux autres disciplines dont certaines vont s'éteindre (le grec s'était pourtant bien). Car ce seront les vagues de départ à la retraite qui déciderons en partie des choix (ce point est plus sujet à caution, la polyvalence des enseignants du dernier décret permettant de faire des transferts entre les disciplines).
Ecrit par : jl | 07 mai 2007
Je suis tout à fait d'accord avec vous.
Marchandisation de l’école ? Fantasme ou réalité ?
Daniel Rallet
lundi 7 mai 2007.
Ce qui est bien réel, c’est le discours libéral, pensé et véhiculé par diverses institutions : la Table Ronde des Industriels Européens, la Banque mondiale, l’OCDE, la Commission européenne... Tout aussi réel est notre refus de voir l’éducation soumise à la logique marchande, à laquelle nous opposons celle du service public. Mais il est impossible d’en rester là : opposer un discours à un autre discours ne suffira pas. Les mutations en cours dans l’éducation sont complexes et ne sont pas toutes d’inspiration libérale : elles correspondent aussi à l’évolution des aspirations sociales, aux changements dans le système économique et les relations sociales.
Pour lire la suite cliquer sur ce lien->http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=140
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
4) « En ce qui concerne le recrutement des PE, toujours dans un souci d'efficacité, serait créée une "Licence d'Enseignement" mention Premier Degré. »
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
Attention là encore. Imposer une licence de ce type ne reviendrait-il pas à emprisonner définitivement l’étudiant dans l’enseignement, à rendre difficile une reconversion ultérieure, en présentant de surcroît le danger d’ouvrir la voie encore plus tôt à un formatage des esprits ?
Pourquoi ne pas conserver les règles relatives aux conditions d’accès aux concours de la Fonction publique catégorie A : être titulaire d’une licence ? La formation s’effectuerait alors sur deux ans, après la réussite au concours. En prévoyant de consacrer la première année de stage à une remise à niveau dans les différentes disciplines enseignées en primaire, à la didactique concrète de ces disciplines et à des stages d’observation. Et une deuxième année enfin en responsabilité avec SA classe, donnant lieu à 2 inspections pour validation, avec intervention régulière de conseillers pédagogiques venus non pour gloser mais pour prendre la classe sous les yeux du stagiaire. En d’autres termes, le stagiaire serait accompagné par des conseillers pédagogiques ayant pour mission non de « dire comment faire » mais tenus de « faire » en situation.
Ecrit par : Un hussard | 08 mai 2007
La création d'une Licence d'enseignement Mention Premier Degré qui n'empêcherait pas les titulaires d'autres licence de se présenter au CRPE répondrait aux besoins suivants:
1- Aligner la formation universitaire des PE sur celle des PLC.
En effet, il est inutilement coûteux et pour lecandidat et pour les deniers public de suivre un cursus dicipinaire alors que la polyvalence est la règle dans les Écoles.
En effet, dès que le recrutement des Instituteurs a été porté du Bac au Deug, les PEN, et notamment ceux d'EPS, se sont vite rendu compte que le fait de n'avoir plus pratiqué la totalité des disciplines moins une depuis deux ans voire trois pour le Français rendait la Formation professionnelle plus difficile alors que la spécialisation disciplinaire n'apportait pas vraiment grand chose.
2-Allèger la Formation Professionnelle d'un certain nombre de dimensons qui la parasite actuellement.
Des PE stagiaires n'ayant plus besoin de mise à niveau, ce qui serait vérifié par la réussite au Concours, seraient disponibles pour une approche pragmatique centrée sur l'identification et surtout la pratique de pédagogies efficaces.
En ce qui concerne la question des débouchés pour une telle Licence en dehors de l'enseignement, le problème est le même pour toutes les Licences d'Enseignement existant actuellement.
Du reste tous les concours FP du cadre A seraient ouverts aux titulaires d'une telle Licence.
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
imam grouik-grouik ,
merci pour votre lien, voilà qu'elqu'un qui apprécie à sa juste valeur l'islam.
mabiche
Ecrit par : mabiche | 09 mai 2007
Par ailleurs, je note que vous semblez tous d'accord pour considérer que la priorité, c'est l'école primaire.
Si ça ne tenait qu'à moi, je répète que je conserverais les cycles en les rendant vraiment opérants, avec des temps de parcours et un encadrement différenciés selon les capacités des élèves.
Ecrit par : Perceval | 08 mai 2007
Le terme "cycle" pour désigner un ensemble d'années scolaires destinées à atteindre un ensemble d'objectifs n'est pas nouveau dans l'enseignement.
Sans remonter très lio on peut noter qu'il a été employé par la Réforme Berthoin , création des CES, par la Réforme Fouchet .
Dans le Premier degré la réforme Haby avait transformé les "Cours" traditionnel en "Cycles" mais il s'agissait là d'un simple chagement d'étiquettes vite gommé par JPC.
Bien avant Lionel Jospin , on trouvait par exemple dans le Rapport Favret la notion de "Cycle des Apprentissages" regroupant GS CP et CE1.
Cela par contre était relativement nouveau et visait à permettre au "serpent de mer" de la liaison maternelle CP" de connaître un début de concrétisation.
Jean Ferrier le concepteur de la Nouvelle Politique de l'École, repris l'idée en inventant lre Cycle des Apprentissages Premiers( PS MS) et le "Cycle des Approfondissements" (CE2, CM1, CM2) avec deux évaluations , déjà prévues sous René Monory, à la fin du Cycle II et du Cycle III.
Deux initiatives allaient bouleverser ce schéma:
-La "bronca" de la puissante AGIEM très attachés à la "spécificité" de l'École Maternelle où est apparu dans les années 50/ 60 du XXème siècle le pédagogisme. a containt le Ministètre a reculer et un artifice verbal a été trouvé en affichant la double appartenance de la GS au cycle I et au Cycle II.
Bien entendu ce compromis a brisé net toute tentative d'articulation entre l'École Maternelle et l'École Élémentaire notamment du fait qu'un contingent hoaire avait été attribué pour les réunions de Conseil de Cycle.
Je propose donc le transfert de la GS dans les Écoles Élémentaires.
Cette mesure ne coûterait rien; La plupart des Écoles Élémentaires disposent de locaux vides et il existe de nombreuses Écoles Primaires accueillant dans les mêmes locaux les classes maternelles et élémentaires en milieu rural.
Le Programme du Cycle II pourrait alors être revu de manière à intégrer la GS .
Qu'en pensez-vous Catmano?
- La dérive pédagogiste qui a voulu faire passer ce qui n'était qu'une nouvelle périodisation pour une nouvelle pédagogie respectant les "rythmes d'apprentissage" par la pratique de la "pédagogie différenciée"....
Je soumets donc cette idée aux PE de ce blog.
L’école maternelle : un secteur en jachère
Par François Bénard
vendredi 27 avril 2007.
Une réputation d’excellence qui demande à être reconsidérée
L’école maternelle bénéficie encore de la renommée très flatteuse (et amplement méritée) qui, voici quelque décennies, était attachée à l’école maternelle française. Il reste à savoir si cette réputation est toujours justifiée. Une école
L’accent qui, à l’origine, était mis sur le mot "maternelle", l’est désormais sur le mot "école", ce qui implique un personnel formé, un pilotage attentif et des effets vérifiables.
Pour lire la suite cliquer sur ce lien->http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=97&var;_mode=calcul
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
On aurait aimé un peu de calme au lieu de cette frénésie du mammouth qui fait que chaque ministre engage une réforme.
De réforme en réforme , de grands débats en grands débats, on tourne en rond et plus ça change, plus c'est pareil.
Depuis quarante ans j'observe que l'agitation des textes, le déferlement des circulaires , harcelement textuel qui a considérablement augmenté depuis la mise en place du courrier électronique qui laisse à chaque bureau des Rectorats et des I.A. le loisir d'ensevelir les chefs d'établissement chaque matin sous une avalanche d'instructions a mettre en oeuvre sans délai, a pour résultat que rien ne bouge.
La loi d'orientation de 2005 reste à appliquer en ce qui concerne le handicap (cf: www.surdoues.canalblog.com ) .
Quelques gisements de moyens restent à exploiter. Si on veut utiliser des personnels sous-employés et surpayés j'ai une piste.
Je ne pense pas que l'augmentation du nombre des postes soit une priorité. J'ai vu des incompétents échouer avec de très petits effectifs. La pratique professionnelle, son évaluation, et les conséquences qu'il faut en tirer est une question préalable.
De toute façon il faudra que le futur ministre connaisse bien le sujet (sinon les directeurs inamovibles du ministère continueront comme avant) et soit courageux (sinon les grèves et manifs d'élèves feront obstacle à toute évolution.
Ecrit par : dj | 09 mai 2007
1) "La création d'une Licence d'enseignement Mention Premier Degré qui n'empêcherait pas les titulaires d'autres licence de se présenter au CRPE"
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
Si le CRPE demeure également ouvert aux titulaires d'autres licences, alors pourquoi pas ?
2) "la spécialisation disciplinaire n'apportait pas vraiment grand chose. "
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
Cela dépend, me semble-t-il, de la spécialité. La maîtrise de la langue étant depuis longtemps définie comme la priorité des priorités -principe qui ne devrait logiquement pas être remis en question par une nouvelle réforme- je puis vous assurer par expérience qu'une spécialisation en lettres s'avère souvent très précieuse sur le terrain. D'autant qu'elle implique aussi de solides connaissances en histoire, en langues étrangères, en culture artistique... En tout cas quand elle remonte à "quelques" années !
3) "pour une approche pragmatique centrée sur l'identification et surtout la pratique de pédagogies efficaces".
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
Mais c'est précisément ce que prétend faire l'IUFM actuellement !!! Désolée, mais chat échaudé craint l'eau froide... et cette formule sent le pédagogogisme à plein nez ! On prend les mêmes et on recommence ?
4) "En ce qui concerne la question des débouchés pour une telle Licence en dehors de l'enseignement, le problème est le même pour toutes les Licences d'Enseignement existant actuellement."
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
Que nenni, que nenni ! Une licence ou maîtrise de lettres modernes, en tout cas obtenue à Paris X Nanterre, offre de très nombreux débouchés, y compris en entreprise : presse, édition, bibliothèques, marketing, secrétariat de direction, gestion de patrimoine... pour ne citer que les exemples de mes anciens condisciples.
Ecrit par : Un hussard | 09 mai 2007
Depuis quarante ans j'observe que l'agitation des textes, le déferlement des circulaires (...) a pour résultat que rien ne bouge.
Ecrit par : dj | 09 mai 2007
Vous prétendez que le niveau des élèves entrant au collège n'a pas bougé ?
Vous prétendez que le niveau des étudiants entrant en prépa ou en fac n'a pas bougé ?
Vous prétendez que les chances qu'ont des enfants issus de milieu populaire d'intégrer une grande école sont les mêmes qu'il y a quarante ans ?
Ecrit par : Un hussard | 09 mai 2007
Henri, j'ai lu très vite, mais il me semble que les nouveaux programmes remplacent les "apprentissages premiers" par la "maternelle" . Vous aurez peut-être plus le temps que moi de chercher ce qu'il advient de la GS :
fftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/bo/2007/hs5/hs5_vol1a.pdf
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/bo/2007/hs5/hs5_vol1b.pdf
Dans le principe, l'idée de la GS en élémentaire n'est pas nouvelle, et si elle est combattue, c'est notamment dans la crainte sans doute justifiée d'un démantèlement de la maternelle, les petites classes étant liquidées et livrées au marché.
Du point de vue des apprentissages, c'est bien sûr une année clé pour la réussite ultérieure, mais il ne faudrait pas qu'elle devienne un "sous-CP", mais qu'elle reste un temps de préparation tranquille à l'élémentaire dans un cadre et un esprit "maternels" où, plutôt que de brûler les étapes, on s'attacherait plus qu'aujourd'hui à poser des bases solides pour toute la vie (comportement, prise de parole, tenue d'un crayon, soin, et surtout ECOUTE).
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
Totalement d'accord avec toi, Perceval !
Ecrit par : Un hussard | 09 mai 2007
J'ai l'impression d'avoir fâché un hussard. Qu'il me pardonne, je ne parlais pas du niveau des élèves, ni de celui des étudiants, ni des conditions de travail dans les classes ni du comportement de certains élèves ou de leur famille. De ce côté là, hélas, la dégradation est indiscutée.
Je répondais à la question :que faire maintenant? Du point de vue ministériel. Là j'observe qu'en dépit d'une agitation chronique rue de Grenelle, d'un RLR en expansion croissante, d'un B.O. épuisant, d'IPR agités de mouvement Brownien, la machine Education Nationale tourne à vide.
Désolé de vous avoir mis en colère hussard!
Ecrit par : dj | 09 mai 2007
"Pour une approche pragmatique centrée sur l'identification et surtout la pratique de pédagogies efficaces"...
Cette formule sent le pédagogogisme à plein nez (un hussard).
C'est exactement ce que je pense! Les mots "pédagogie" et "pédagogue" sont des mots désormais impossibles à employer. Ce sont des mots "finis"! Il faut les éviter comme la peste, car ils sont devenus le symbole même de ce bavardage abstrait confus, pédant et inutile sur l'enseignement qui, depuis vingt ans, brouille les pistes et fait que les professeurs ne savent plus qui ils sont et les élèves non plus.
Redevenons simples et clairs! Reparlons de "professeurs", de "méthodes d'enseignement", de "programmes"...
Ecrit par : Jean | 09 mai 2007
Je n'ai pas vraiment le temps de répondre à Henri Grégoire au sujet de l'intégration de la GS à l'école élémentaire. En gros, mon opinion est la même que celle de Perceval et de Un Hussard : "Attention à l'éjection de l'école maternelle hors du système scolaire !"
Il suffirait de donner des programmes annuels et non par cycles, chaque enseignant saurait alors ce qu'il a réellement à faire sans "traîner puisqu'ils ont trois ans pour tout acquérir", ni se presser et faire de la GS un mini CP.
On pourrait aussi favoriser le suivi d'une classe par le même enseignant qui se chargerait de la GS, puis du CP. Cela éviterait aux plus "fragiles" de cumuler les difficultés : nouvelle école, premier véritable programme scolaire et nouvelle tête.
Ecrit par : catmano | 09 mai 2007
Avant d'aller travailler, quelques propositions d'urgence pour le primaire :
1) Nous rendre notre nom d'instituteur ou institutrice. Si certains se montraient trop malheureux à l'idée d'abandonner brutalement le terme de PE, décréter que tout PE stagiaire qui réussit son CAP est promu instituteur !
2) Nous garantir une absolue liberté pédagogique individuelle, dans le cadre du respect rigoureux des programmes nationaux
3) Supprimer les cycles, qui ont pour finalité de rendre impossibles les redoublements, de freiner les enfants trop gourmands, de réguler les pratiques des enseignants qui s'entêtent à instruire leurs élèves, de créer la confusion dans l'esprit des parents et des enseignants.
4) Abroger les programmes de 2002. Les remplacer par des programmes nationaux définissant -pour chaque année- des objectifs précis et réalistes en termes de contenus. S'appuyer pour cela sur les travaux du SLECC et du GRIP.
5) Retour à l'usage du français -langue officielle de la République- pour la rédaction des programmes et instructions officielles !
6) Garantir que plus aucun enseignant ne pourra être accusé de faute professionnelle pour avoir cherché à instruire ses élèves.
7) Abrogation de la loi Jospin de 1989.
8) Abrogation des circulaires Royal instaurant la présomption de culpabilité.
9) Abrogation de la loi Montchamp de 2005 condamnant les handicapés à l'eugénisme scolaire et les classes ordinaires au dysfonctionnement.
10) Re-promulgation de la loi Lenoir de 1975 faisant obligation à l'Etat d'assurer l'éducation et l'instruction des enfants handicapés, et de dégager pour cela les moyens matériels et humains (qualifiés) nécessaires, tant en milieu ordinaire que spécialisé.
11) Pour ce qui concerne la question école publique/école privée, 2 options :
- a) fonds publics à l'école publique, fonds privés à l'école privés
- b) le système actuel est maintenu, mais avec les mêmes obligations pour l'école privée que pour l'école publique - notamment pour la scolarisation des élèves présentant des troubles du comportement ou des troubles psychiques- sous le contrôle de l'IEN.
12) Abandon des EPEP.
Ecrit par : Un hussard | 09 mai 2007
A dj,
Aucun souci. Désolée d'avoir démarré au quart de tour !
Ecrit par : Un hussard | 09 mai 2007
13) Supprimer le projet d'école ou alors qu'on m'explique enfin à quoi ça sert !
Ecrit par : Gaston Lavy | 09 mai 2007
14) Supprimer le "projet d'établissement", simagrée administrative dont tout le monde se contrefiche sur le terrain, et mesure dangereuse en ce qu'elle crée une disparité inacceptable de la qualité de l'offre d'enseignement à travers le pays.
Ecrit par : Jean | 09 mai 2007
14) Supprimer le "projet d'établissement", simagrée administrative dont tout le monde se contrefiche sur le terrain, et mesure dangereuse en ce qu'elle crée une disparité inacceptable de la qualité de l'offre d'enseignement à travers le pays.
Ecrit par : Jean | 09 mai 2007
non surtout pas , cela vous permet de donner l'illusion que vous travaillez!
Ecrit par : alycanthe altaï | 09 mai 2007
Supprimer le "projet d'établissement", simagrée administrative dont tout le monde se contrefiche sur le terrain, et mesure dangereuse en ce qu'elle crée une disparité inacceptable de la qualité de l'offre d'enseignement à travers le pays.
Ecrit par : Jean | 09 mai 2007
Sur ce point précis, Jean, je suis d'accord à 100% avec vous.
Seulement cette disposition, qui oblige incestueusement l'enseignant à faire un travail - illusoire et d'aucune utilité avérée et qui n'a rien à voir avec celui pour lequel il reçoit un traitement, est la pièce maîtresse du programme Sarkozi, pour l'école. Relisez-le!
Ecrit par : buntovchik | 09 mai 2007
Suppression des IUFM...Création d'une "université d'insignifiance comparée" ( d'après une idée de Monsieur Umberto Eco, professeur en sémiotique à l'université de Bologne) dont la présidence sera confiée à M. Philippe Meirieu...Les tenants du pédagogisme y seront affectés, à charge pour eux de déployer les ressources infinies des "sciences de l'éducation" au service d'un savoir absolument nul :
Département d'oximorique :
Urbanistique tzigane
Oenologie musulmane
Phonétique du film muet
Iconologie Braille
Institutions de révolution
Langues franco-germaniques
Langues ougro-mélanésiennes
Langues ougro-romanes
Hydrographie sélénitique
Dynamique parménidienne
Statique héraclitéenne
Océanographie tibétaine
Microscopie sidérale
Ophtamologie gastrique
Byzantinisme suisse
Codes de déviance
Institutions d'arisocratie de masse
Institution d'oligarchie populaire
Histoire des traditions novatrices
Dialectique tautologique
Eristique booléenne
Ecrit par : Robin | 09 mai 2007
4) « En ce qui concerne le recrutement des PE, toujours dans un souci d'efficacité, serait créée une "Licence d'Enseignement" mention Premier Degré. »
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
Attention là encore. Imposer une licence de ce type ne reviendrait-il pas à emprisonner définitivement l’étudiant dans l’enseignement, à rendre difficile une reconversion ultérieure, en présentant de surcroît le danger d’ouvrir la voie encore plus tôt à un formatage des esprits ?
Ecrit par : Un hussard | 08 mai 2007
Il vaut peut-être mieux généraliser les licences pluri-disciplinaires, qui feront de très bonnes licences d'enseignement, permettent aux étudiants de poursuivre vers une spécialisation, et évitent surtout la spécialisation trop précoce qui entraine beaucoup de "déchets".
On revient au débat sur la littérature ancienne, qui n'a peut-être pas sa place dans la licence.
Ecrit par : yann | 09 mai 2007
Université d'insignifiance comparée (suite)
Département d'adynata (ou impossibilia) :
Fortune de la langue étrusque au Moyen-Âge
Morphématique du Morse
Histoire de l'agriculture antarctique
Histoire des Etats-Unis à l'époque hellénistique
Histoire de la peinture dans l'île de Pâques
Littérature sumérienne contemporaine
Institutions de docimologie montessorienne
Psychologie des foules dans les terres sahariennes
Phénoménologie des valeurs chromatiques du Saint Suaire
Histoire de la peinture paléolithique
Histoire de l'agriculture à l'ère jurassique
Histoire des institutions familiales chez les Templiers
Anatomie des kangourous de Bourgogne
Philatélie assyro-babylonienne
Equitation aztèque
Technologie de la roue dans les empires pré-colombiens
Thérapie de l'aérophagie par pendaison
Traits pertinents en rectophonie
Syntactique du borborygme
Phonologie de la pause
Histoire raisonnée de la dentisterie gallinacée
Ecrit par : Robin | 09 mai 2007
14) Supprimer le "projet d'établissement", simagrée administrative dont tout le monde se contrefiche sur le terrain, et mesure dangereuse en ce qu'elle crée une disparité inacceptable de la qualité de l'offre d'enseignement à travers le pays.
Ecrit par : Jean | 09 mai 2007
Bien entendu, c'est surtout une perte de temps.
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
Unversité d'insignifiance comparée (suite)
Département de byzantinologie :
Encéphalotomie hydraulique
Phénoménologie du coup de glotte dans la fellation danoise
Microscopie des indiscernables
Psychothérapie des ensembles non normaux
Théorie des séparés (en complément de la théorie des ensembles)
Calcul infime (en complément du calcul sublime)
Calcul lyophilisé (en complément du calcul intégral)
Histoire des évidences de Zermelo
Technique du tiers inclus
Logique informelle
Ars oblivionalis
Histoire de la philosophie pré-socratique
Archéologie des instituts d'archéologie
Géographie du Vatican
Histoire des colonies de la principauté de Monaco
Ecrit par : Robin | 09 mai 2007
"Du point de vue des apprentissages, c'est bien sûr une année clé pour la réussite ultérieure, mais il ne faudrait pas qu'elle devienne un "sous-CP", mais qu'elle reste un temps de préparation tranquille à l'élémentaire dans un cadre et un esprit "maternels" où, plutôt que de brûler les étapes, on s'attacherait plus qu'aujourd'hui à poser des bases solides pour toute la vie (comportement, prise de parole, tenue d'un crayon, soin, et surtout ECOUTE)."
Je suis 100 % d'accord avec vous.
Hélas, il faut voir ce qui se passe dans les maternelles.
C'est le début de l'apprentissage global pur et dur, donc de la pseudo-dyslexie (lire Colette Ouzilou : " La dyslexie, une vraie-fausse épidémie", et Ghislaine Wettstein-Badour : "Le cerveau, cet inconnu des pédagogues" );dès la MS, parfois la PS, les enfants "reconnaissent " leur prénom sur une étiquette aposée sur leur porte-manteau. (la "Gestalt")
En GS, pratiquement 100 % des maîtres enseignent les noms de la semaine, les noms des mois, les prénoms des enfants de la classe, peu apprennent vraiment à écrire. En tout cas rarement des lignes de lettres sont faites : le répétitif est banni au profit du ludique.
Au CP, la situation s'aggrave encore, quand un jeune "professeur des écoles" dûment "formaté" dans son IUFM arrive tout feu tout flamme avec sa méthode mixte (des dizaines toutes pires les unes que les autres ), les boîtes d'allumettes bourrées d'"étiquettes-mots" à "reconnaître" sans savoir les lire (très rapidement, la boîte d'allumettes trop petite est remplacée par une boîte de cotons-tiges.)
Heureux les enfants auxquels une grand-mère horrifiée, ou une mère institutrice ou enseignante, ou s'apercevant qu'à Noël l'enfant ne sait que lire en devinant ("Grand-père, je sais tellement bien lire que je n'ai pas besoin de lire ce qui est écrit sur mon livre", s'est vu dire un de mes amis; résultat : trois ans d'orthophonie.
Il faut à tout prix obtenir qu'un ministre de l'Education nationale ne reste pas sous la coupe des pédagogistes : Meirieu et ses sbires ne sont peut-être plus très influents, mais quelqu'un qui avance masqué comme Bentolila est extrêmement dangereux.
Je l'ai entendu de mes propres oreilles dire que "Robien avait bien compris grâce à lui que peu importait la méthode utilisée pour apprendre à lire, ce qui comptait, c'est la richesse du vocabulaire."
D'où ce nouveau gadget (peut-être utile vu la situation actuelle) d'apprendre 365 mots par an dès la GS.
Les bons instituteurs apprennent aux enfants non seulement à lire, écrire, mais aussi du vocabulaire.
Anne-Marie
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 mai 2007
Oui, buntovchik, j'ai vu! Ce n'est d'ailleurs pas une information nouvelle, puisque Nicolas Sarkozy en parle depuis plusieurs mois.
Notre bon Darcos tient le même langage. Valérie Pécresse aussi...
Il faudra voir si l'esprit du "projet d'établissement" à la mode Sarkozy est exactement le même que celui tel que Meirieu le concevait. Peut-être dans le contexte de l'"école de l'excellence et du mérite" pourrons-nous, faute d'en obtenir la suppression, en faire quelque chose de sensé. "Adapter l'enseignement aux réalités locales", nous dit-on? C'est-à-dire faire plus de français dans les collèges de ZEP? Alors qu'il y faudrait avant tout une école primaire qui dispense un enseignement du français rigoureux, à l'ancienne...
Bizarre, sans aucun doute, cette affaire des "projets d'établissement"....
Qu'en pense le maître de maison?
Ecrit par : Jean | 09 mai 2007
Hussard, quest-ce que l'EPEP ?
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 mai 2007
Anne-Marie,
Les EPEP sont des Etablissements Publics d'Enseignement Primaire que le gouvernement s'apprête à mettre en place par un nouveau décret, en dépit de l'opposition unanime exprimée par les différentes organisations d'enseignants et de parents d'élèves au Conseil Supérieur de l'Education du 5 février dernier.
Voici les analyses de deux organisations du primaire (Snuipp -FSU et Snudi-FO) :
http://www.snuipp-ensemble.org/liberalisme-decentralisation/2007-02-6-epep.htm
http://www.fo-snudi.fr/spip.php?rubrique55
Ecrit par : Un hussard | 09 mai 2007
Il faudrait aussi enrayer l'inflation du recours aux "intervenants extérieurs" réguliers à la seule exceptipn des maîtres--nageurs.
L'enseignement de la natation recquérant des qualifications que l'on ne peut exiger des PE.
Les IE coûtent cher aux Communes et dans certaines écoles, notamment en région parisienne, ils prolifèrent assurant les Langues vivantes, l'EPS, les Arts Plastiques, l'Éducation Musicale.
L'heure de classe est ainsi facturée deux fois à la Contribuable: une fois à l'État qui rémunère les PE et une seconde fois à la Commune.
Qu'en pensez-vous?
.
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
AVIS AUX AMATEURS
Pommes données et poules vendues
Pedro Cordoba
mercredi 9 mai 2007
Les obsédés du sens ont encore frappé. Cette fois c’est un lecteur, M. François Le Huche, de Paris, qui confond le sens (qu’il faudrait, selon la rengaine à la mode, « donner aux savoirs pour que les élèves se les approprient ») et le sens des phrases, qui est un simple phénomène linguistique. Le premier, celui de la rengaine, traduit l’emprise sur les âmes pieuses de la pédagogie d’une vague phénoménologie chrétienne de la conscience qui, de dation de sens en dation de sens, finit par mener le « sujet apprenant » (...)
Du traitement de la folie douce
Pedro Cordoba
mercredi 9 mai 2007
Un problème plombe les IUFM depuis le début : que faire de leurs candidats en échec ? Leur création fut une idée irrationnelle, une folie douce, dont personne ne semble s’être aperçu. Car les charger de la préparation des concours, c’était créer des « machines à perdre », condamnées à fonctionner avec un taux d’échec considérable. Or quand on s’obstine à faire marcher une machine qui ne peut pas marcher, il en résulte nécessairement des effets paradoxaux qui, aggravant la folie initiale, exigent pour finir un traitement de (...)
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
Je suis à l'écoute des collègues qui ont des lumières à partager sur tous ces sujets.
Salut à Robin.
Ecrit par : Lenny | 08 mai 2007
Salut et fraternité à Lenny !
Lenny, je vous conseille de vous inscrire avec Yann et Catmano aux cours sur l'histoire raisonnée de la dentisterie gallinacée ( "animé" par the big boss Philippe Meirieu himself), l'équitation aztèque (par Evelyne Charmeux) et l'anatomie des kangourous de Bourgogne (par Pierre Frackowiak).
Il faut s'y prendre très tôt, les places sont chères ! C'est très très chouette, on construit soi-même son savoir !
Ecrit par : Robin | 09 mai 2007
"Alors qu'il suffit de consulter l'histoire pour se rendre compte par exemple qu'avant l'islam, les différentes religions coexistent (christianisme, judaïsme, polythéisme) et qu'avec l'islam, arrive une idéologie de soumission qui persistent de nos jours férocement dominatrice ; et sans doute la plus impérialiste qui ait jamais existé.
Ecrit par : imam grouik-grouik | 08 mai 2007 "
Vous êtes un puits de sciences diverses et étonnantes. Je croyais que Jésus avait été condamné parce qu'il gênait les rabbins. Je croyais que les premiers chrétiens avaient été des martyrs. Je croyais que les européens avaient décidé de reprendre Jérusalem qui n'avait jamais été à eux. Je croyais qu'il y avait eu des conflits entre catholiques et protestants.... je suis bien heureuse d'apprendre que tout cela était faux et que seul l'Islam est une religion prosélyte et violente.
Ecrit par : Milady | 09 mai 2007
"On pourrait aussi favoriser le suivi d'une classe par le même enseignant qui se chargerait de la GS, puis du CP."
vi, mais surtout on met des pros ... kom wat ! (et bien payé!)
Ecrit par : toto | 09 mai 2007
"On pourrait aussi favoriser le suivi d'une classe par le même enseignant qui se chargerait de la GS, puis du CP."
Nooooooon... pitié... ne m'envoyez pas en maternelle !
Ces interminables récréations qui n'en finissent pas de ne pas en finir... et les histoires avec les ATSEM... et tout le reste... non... je vous en supplie !
Plus sérieusement, je reste sceptique quant à l'intérêt de la liaison GS/CP. A partir du moment où les objectifs fixés à la GS sont bien pensés (cf le post de Perceval) et bien réalisés, je me demande si cette liaison ne peut pas induire des effets pervers.
Pourquoi, au contraire, ne pas restaurer l'entrée en CP dans sa dimension symbolique, comme un rite de passage vers le monde des grands, avec la fierté d'être admis à La Grande Ecole ?
Ecrit par : Un hussard | 09 mai 2007
"Pourquoi, au contraire, ne pas restaurer l'entrée en CP dans sa dimension symbolique, comme un rite de passage vers le monde des grands, avec la fierté d'être admis à La Grande Ecole ?"
Très bien,un hussard.
Entrée en maternelle
Entrée au CP
Et de même
Entrée au collège
Entrée au lycée
Entrée en fac
Très bien toutes ces étapes,toutes ces portes,tous ces repères comme autant d'évaluation de soi-même allant vers l'âge adulte et la vie active.
Ecrit par : bernard | 09 mai 2007
"Il est inexact ,par exemple de qualifier Pascal Boniface d'Altermondialiste, il suffit de se rendre sur son site pour s'en rendre compte."
"Il a généreusement participé au sauvetage du journal altermondialiste Politis à hauteur de 20 000 €." http://fr.wikipedia.org/wiki/Pascal_Boniface
On dirait, Henri Grégoire, que vous regrettez que Tarik Ramadan soit attaqué. Et une telle polémique a sa place sur le blog ouvert par monsieur Brighelli (confer ses notes sur la présence inquiétante des religions dans la cour de récré et les classes).
J'aimerais, et je pense d'autres ici aussi, savoir ce que vous pensez de T.R. Pour ma part, cela donnerait de l'ampleur à votre combat contre l'obscurantisme, combat que vous défendez ici. Car la lumière ne cède en rien à l'ombre, et vice-versa.
Ecrit par : Pendariès | 09 mai 2007
Pour s'interroger un peu, malgré les belles propositions de Sarkozy sur l'Ecole :
Invitée hier de Paul Amar lors de l'émission "Etats Généraux" (France 5), j'ai eu l'occasion d'interroger Pierre Lelouch (député de Paris) sur les premières mesures qui seront prises par le nouvel élu en matière d'éducation; j'étais assez contente des réponses - retour aux fondamentaux, patati, patata...- jusqu'au moment où ledit député a commencé à vanter les mérites de l'autonomie des établissements, voire d'une "adaptation locale des programmes" par les équipes enseignantes... en bref, notre sympathique député nous proposait le modèle...à l'anglaise (dont on connaît les mérites!); il a ensuite terminé en beauté en vantant les mérites de la discrimination positive (telle celle pratiquée à Sciences-Po). Si j'avais eu quelques illusions sur le candidat élu, je les ai donc définitivement perdues : au-delà du discours républicain, Sarkosy risque, en matière d'éducation, de se montrer finalement tel qu'il n'a jamais cessé d'être : ultra-libéral et communautariste... j'en ai froid dans le dos!
Ecrit par : Claire | 09 mai 2007
"au-delà du discours républicain, Sarkosy risque, en matière d'éducation, de se montrer finalement tel qu'il n'a jamais cessé d'être : ultra-libéral et communautariste... j'en ai froid dans le dos!"
Ecrit par : Claire | 09 mai 2007
Alors là, je suis extrêmement étonné... C'est incroyable! Vous en êtes certaine?
Ecrit par : christophe sibille | 09 mai 2007
"On dirait, Henri Grégoire, que vous regrettez que Tarik Ramadan soit attaqué. Et une telle polémique a sa place sur le blog ouvert par monsieur Brighelli (confer ses notes sur la présence inquiétante des religions dans la cour de récré et les classes).
J'aimerais, et je pense d'autres ici aussi, savoir ce que vous pensez de T.R. Pour ma part, cela donnerait de l'ampleur à votre combat contre l'obscurantisme, combat que vous défendez ici. Car la lumière ne cède en rien à l'ombre, et vice-versa."
Ecrit par : Pendariès | 09 mai 2007
Evidemment que cette polémique a sa place! D'autant que le floutage du visage de Mahomet dans un recueil d'histoire peut rendre légitimement inquiet... Not'bon président, ancien ministre des cultes, n'est d'ailleurs pas totalement innocent dans cet état de fait. Et tant pis s'il faut (en partie) donner raison à imam.
Ecrit par : christophe sibille | 09 mai 2007
Je poste ce texte ici car il s'incrit dans la ligne de " Et maintenant" mais je l'ai écrit en réaction à la lecture sur "Gargantua" de l'article de Libé ( merci de l'avoir posté) et au défaitisme de certains qui accusent ce blog de collaboration avec leur nouvel ennemi, avant même de l'avoir vu à l'oeuvre, ce qui n'étonnera personne, le procès d'intention étant l'arme favorite du terrorisme intellectuel. A force de la répéter, cette évidence finira par apparaître aux moins bornés.
Il est absolument impossible d'espérer guérir le mal scolaire en se trompant de diagnostic.
Il me semble avoir déjà il y a quelques mois cité un des tout premiers critiques du pédagogisme, William Bagley, qui dénonçait ces théories qu’il savait fumeuses notamment parce qu’elles avaient déjà subi des échecs retentissants (comme celui de l’école que Dewey avait crée). Elles avaient commencé à inonder le milieu éducatif américain juste avant la 1ere guerre mondiale. Pour souligner leur prétendu caractère scientifique, il n' y alla pas de main morte: Cette nouvelle mode (fad) " is a sin against the children of the land, and it is a crime against posterity" car elle nie une évidence sur laquelle son pays avait construit sa force, à savoir que "talent is distributed evenly among the masses and that it is the prerogative of no special class or group" . Il s' indignait de la fielleuse bonne conscience des disciples de Dewey et dénonçait leur feinte empathie pour les enfants des classes populaires. Il devint un renégat écrit Diane Ravitch, (Left Back, 121) car il avait commis le crime de lèse-majesté celui de critiquer " the untested fads and reforms that were constantly raining down on the schools". Ce crime impardonnable fut d’avoir essayé d’alerter ses pairs contre un socialisme mal digéré qui allait faire régresser les plus démunis dans l’ ignorance et creuserait les inégalités dans une mesure que ce pays égalitaire n'avait jamais connue. Il ne s'est pas trompé.
Ces bons apôtres du socialisme à l'américaine exprimèrent leur amour pour les masses populaires en allégeant les programmes à tour de bras, car chacun sait qu'un enfant de pauvre est moins intelligent qu'un gosse de riche et ne peut apprendre à lire, écrire et compter aussi facilement que lui. Il lui faut donc une méthode qui lui est mieux adapté que celle qui fonctionne pour les "nantis" .
Il y avait aussi, pour emballer le paquet d’une jolie faveur rose, la séduction indéniable du romantisme rousseauiste et surtout pestalozziste et l’utopie de l’apprentissage bucolico-ludique
Signalons au passage que les Diafoirus du Teacher's College de Columbia et leurs émules rejoignirent comme un seul homme les divers cercles pacifistes ( socialistes) qui pullullèrent dans l'entre-deux guerres. Dewey lui-même fut, brièvement, un admirateur de la révolution bolchevique, laquelle s’est d’ailleurs très vite éloignée de ces élucubrations d’intellos occidentaux, mais ceci est une autre histoire.
Nos apprentis sorciers américains ont ressorti une vielle méthode pour sourds-muets qui croupissait depuis deux siècles, affirmant qu'elle allait faire des miracles avec les enfants de pauvres. Ces belles âmes généreuses, si altruistes, décrétèrent aussi que la culture des riches les humiliait car ils n'y trouvaient pas de repères et qu'elle était simplement destinée à les écraser de sa superbe, à les opprimer et à exacerber chez eux la conscience de leur condition inférieure. Outre la méthode globale pour la lecture, on fit des programmes de maths pour quatre niveaux, pour les plus pauvres, ceux qui resteraient manuels pour le bien de tous, puis pour ceux qui étaient destinés à des tâches plus sophistiquées et ainsi de suite. Bref, l’ingénierie sociale commune aux totalitarismes de tout poil. C'est aussi ainsi que l'Histoire se vida de son contenu pour devenir "social studies" et que le niveau des élèves américains amorça dès le lendemain de la deuxième guerre mondiale une chute libre d’un demi-siècle.
Les education scientists et autres tenants de la "progressive education" se gargarisaient d'une nouvelle idéologie dont ils définissaient les dogmes: la « social efficiency ». Il faut remarquer l’ubiquité de l’adjectif « social » car c’est en son nom, et bien sûr aussi au nom de la modernité et de l'intérêt des masses, que fut éliminée l'étude des grands textes et des civilisations anciennes au profit des "current events" et de l'étude des catalogues de Sears. Le terrain était donc prêt pour accueillir avec les honneurs qu'elle reçut la seconde vague de "fads", celle de la French Theory ( Foucault, Derrida, etc...) quand elle envahit les campus. Les étudiants post soixante-huitards, groomés par la progressive ed étaient du papier buvard pour les fossoyeurs des "dead white men".
Voici un exemple de cette grandiose rhétorique qui a condamné à mort l'étude de l'histoire évènementielle, en 1913.
"'The old chronicler who recorded the deeds of kings and warriors and neglected the labors of the common man is dead. The great palaces and cathedrals and pyramids are often but the empty shells of a parasitic growth on the working group. The elaborate descriptions of these old tombs are but sounding brass and tinkling cymbals, compared to the record of the joy and sorrows, the hopes and disappointments of the masses, who are infinitely more important than any arrangement of wood and stone and iron."
Je ne puis donc pas partager l'analyse de notre camarade Grégoire quand il affirme que la source du mal scolaire se trouve dans une doctrine qu'il situe à droite de l'échiquier, sous prétexte que certains gaullistes sont tombées dans le panneau. Ils ont fait la même chose que leurs homologues américains qui ont suivi sans broncher les diktats de ces bon apôtres de la Progressive Ed. Le nom choisi n'était pas innocent, le progrès social, pour un intello de gauche, comme il l'est chez les anti-libéraux français, est le monopole de la pensée de gauche. Cette dimension proprement politique s'exprimait en termes clairs par le désir de "démocratiser" la société, une finalité qui autorisait de fermer les yeux sur les aspects pour le moins totalitaires des mesures inspirées par elle.
S'il faut choisir un camp cependant, c'est celui qui va décrasser l'EN au Kärcher car le pédagogisme s'y est incrusté si profondément ( l'article de Libé en fait foi) qu'il ne partira pas avec un simple nettoyage de surface.
Et ce n'est pas en considérant les équipes de nettoyage comme des ennemis sous prétexte qu'ils ne sont pas de "gauche" qu'on va faire avancer les choses. Une situation d'urgence éducative exige non seulement des moyens radicaux, mais surtout la coopération de toutes les bonnes volontés sans état d'âme partisan. Est-ce possible?
Je le souhaite, mais à voir la mauvaise foi et la hargne primaire s'exprimer depuis dimanche, j'en doute.
Le "mal français" a tricoté un mal scolaire jusqu'ici inguérissable et on ne pourra pas soigner le second sans diagnostiquer et éradiquer les sources du premier.
Ecrit par : Cadichon | 09 mai 2007
"ledit député a commencé à vanter les mérites de l'autonomie des établissements, voire d'une "adaptation locale des programmes" par les équipes enseignantes..."
Ecrit par : Claire | 09 mai 2007
Ce qui devrait être mis en place très rapidement, dès la publication du décret De Robien sur les EPEP, qui peut survenir d'un jour à l'autre.
Ce qui s'inscrit le plus naturellement du monde dans la continuité de la politique menée par Jospin, Bayrou, Allègre, Royal, Lang, Ferry, De Robien... directives européennes obligent !
Ecrit par : Un hussard | 09 mai 2007
Des suggestions ici rassemblées pourrait, demain, éclore un vrai programme…
Jean-Paul Brighelli
Il est une question dont personne ne parle jamais ici. Nous sommes pourtant en train de discuter sur un “blog”, penchés sur notre ordinateur, c’est à dire plongés dans l’espace virtuel. Pourquoi n’est-il jamais question de l’enseignement de cette nouveauté, si ce n’est pour dire que non merci, ce n’est pas la peine de l’enseigner. J’ai été jusqu’à présent en accord total avec les diagnostics et propositions de Laurent Lafforgue. Mais quand j’ai lu qu’il insistait pour que les ordinateurs disparaissent des salles de classes des écoles primaires, au prétexte que les élèves ne pouvaient pas encore apprendre à programmer, j’ai pensé qu’il était un vrai mathématicien. L’ordinateur fait désormais partie intégrante de la société mondiale. Les jeunes enfants apprennent à s’en servir sans le moindre effort, exactement comme ils apprennent à marcher ou à parler. Mais dès qu’ils sont plus agés (âge du primaire et encore plus du secondaire) ils se trouvent en position de celui qui apprend une langue étrangère. N’importe qui est capable d’apprendre une langue étrangère, mais il ne la parlera jamais comme sa langue maternelle.
Si aucun enfant n’apprenait à se servir d’un ordinateur, il n’y aurait aucun problème pour les jeunes Français. Mais que ce soit aux Etats Unis, en Inde, à Taïwan, en Corée,... aujourd’hui les enfants se sentent “at home with a computer” et demain s’en serviront avec maestria. Pourquoi refuser ceci à nos enfants?
Ecrit par : Claude Roddier | 09 mai 2007
Université d'insignifiance comparée...
Pour obtenir leur Licence en Insignifiance comparée, les étudiants devront passer dix-huit examens dans des matières n'ayant absolument aucun lien entre elles ni aucun rapport réciproque. La bibliographie requise pour l'examen, comportera soixante titres par matière, tous au nom du candidat (autoconstruction du savoir). Il n'est pas nécessaire que le titre corresponde à un texte,ni le texte, si texte il y a, corresponde au titre. La bibliographie obéira aux critères éditoriaux des éditions Harlequin.
Ecrit par : Robin | 09 mai 2007
Sur Boniface,
"Et je ne remercierai jamais assez Jean-Paul Brighelli d'avoir mis à mal par l'humour cette triste figure que l'Angleterre salue en lui donnant un statut d'expert en géopolitique (lutte anti-terroriste, de surcroit!), et une chaire à Oxford, parait-il.
'
YOP!! Same here. En lisant les noms de Redeker et de Ramadan associés ainsi, pas besoin d'être expert en "security studies" ou "international relations" pour mesurer la fraude intellectuelle de Saint Boniface, gauchiste impénitent que les universitaires sérieux reconnaissent comme un "bottom feeder", ce poisson qui se nourrit des déchets au fond des aquariums.
Ecrit par : Cadichon | 09 mai 2007
Pour une fois, ma'ame Cadichon, je vous rejoins sur l'analyse... mais, quel est le nom de ce poisson en Latin???
Ecrit par : Pendariès | 09 mai 2007
Rioufol évoque les IUFL dans son bloc-notes :
http://www.lefigaro.fr/debats/20070504.FIG000000048_la_gauche_qui_s_aime_trop.html
Ecrit par : Guillaume | 09 mai 2007
IUFM bien sûr
Ecrit par : Guillaume | 09 mai 2007
Je n'en suis qu'au début, mais vous êtes en forme ! Bravo à Robin pour son urbanistique tsigane !
"4) Abroger les programmes de 2002."
Mais puisque le monsieur te dit qu'ils viennent d'être remplacés, fût-ce par un ersatz...
D'acc avec le hussard pour soumettre le privé à la carte scolaire. Ma proposition à moi se voulait un brin provoc', sans succès : les vainqueurs, repus, digèrent.
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
Vous êtes un puits de sciences diverses et étonnantes. Je croyais que Jésus avait été condamné parce qu'il gênait les rabbins. Je croyais que les premiers chrétiens avaient été des martyrs. Je croyais que les européens avaient décidé de reprendre Jérusalem qui n'avait jamais été à eux. Je croyais qu'il y avait eu des conflits entre catholiques et protestants.... je suis bien heureuse d'apprendre que tout cela était faux et que seul l'Islam est une religion prosélyte et violente.
Ecrit par : Milady | 09 mai 2007
Bravo Milady!
Toutefois , avant que le " puits de sciences diverses et étonnantes" vous en fasse la remarque avec la délicatesse et la courtoisie qui font tout son charme, je me permets de préciser votre propos. La condamnation de Jésus fût exigée des Romains , par les Saducéens, parti politico-religieux qui représentaient les Prêtres du Temple de Jérusalem. Seuls les Romains, en la personne de Ponce-Pilate avaient la possibilité de pratiquer des exécutions capitales par crucifixion.
Dans la Loi juive, comme dans le Coran, le mode d'exécution est la lapidation.
Après la destruction du Temple en 70, à la suite de la révolte des Zélotes, autre parti politico-religieux violemment nationaliste , les Saducéens disparurent et le Judaîsme fût réorganisé par les Rabbins issus eux du Pharisaîsme , parti religieux dont probablement Jésus lui-même s'était séparé.
Nous connaissons très bien ces événements grâce au témoignage de Flavius Josèphe, Pharisien d'origine presbytérale rallié aux Romains.
Ce sont les Rabbins qui ont consigné dans le Talmud la Loi orale qui régle la vie juive en exil.
Ce point est important car vous risquez d'être très rapidement taxé d'antisémitisme. On vous accusera de colporter la vieille accusation de "peuple déicide" à l'encontre des Juifs, accusation qui, à partir des Croisades a justifié bien des massacres en terre chrétienne.
Je note, pour abonder v dans votre sens, que les persécutions et massacres de Juifs sont exceptionnels en terre d'Islam. Du reste, après l'expulsion des Juifs d'Espagne par Isabelle la Catholique, la plupart des Juifs qui refusèrent la conversion se réfugièrent en terre d'Islam , notamment à Salonique où ils continuèrent à pratiquer le dialecte judéo-espagnol et prirent le nom de Séfarades.
Les fantasmes du "puits de sciences diverses et étonnantes" diverses et étonnantes répondent à un projet politique très précis, celui des néo-conservateurs américains soucieux de trouver un "ennemi" à combattre après la chute de l'"Empire du Mal" soviétique et de justifier ainsi le pouvoir exorbitant du "complexe militaro-industriel" notamment en matière budgétaire.
Cette propagande néo-conservatrice est relayée en France par PA Taguieff, Caroline Fourest, Robert Redeker et alli qui en font commerce avec un certain succès.
Un des axes de cette campagne est la "diabolisation" de Tarik Ramadan, Universitaire suisse, petit-fils du fondateur de la "Confrérie des Frères musulmans".
Ils ont contribué ainsi à la résurgence d' un délit des années noires : le" délit d'ascendance".
Le piquant de l'histoire est que Tariq Ramadan est actuellement Professeur à l'Université d'Oxford et que, en outre, le Gouvernement de Tony Blair a confié une mission de réflexion sur l'intégration des Musulmans de Grande-Bretagne à celui qui, selon Caroline Fourest, est un dangereux terroriste lié à Al-Qaêda.
Toute personne qui, ne cachant pas ses convictions de gauche, entreprend de dialoguer avec cet Universitaire est illico presto qualifé d'"idiot utile" et/ou d'"islamo-gauchiste";
En d'autes temps, Henri-Irénée Marrou ,spécialiste de Saint Augustin et auteur d'une "Histoire de l'Éducation dans l'Antiquité" qui pourrair avantageusement remplacer la "Somme pédagogique" de Phlippe Meirieu au programme du CRPE, fit l'objet des mêmes accusations.
Mais nos "puits de sciences diverses et étonnantes" n'en ont cure, comme ils n'ont aucun souci de la réalité des faits historiques et géopolitiques.
Ils s'auto- proclament experts de la "Question musulmane" , comme leurs prédecesseurs , en d'autres temps, de la "Question juive", et tiennent le même discours essentialiste.
Le Coran a pris la place du Talmud mais le fond du discours est le même.
Puissent les conséquences être moins sanglantes.
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
JPB demandait sur qui s'appuyer pour faire passer les mesures. Il me semble essentiel de commencer par ce bout-ci. Car des idées, on en a mais elles vont se casser le nez sur l'éternelle barrière des syndicats.
Il faut pouvoir faire en sorte que la représentation enseignante soit enfin celle des enseignants et pas des syndicats. Je ne parle ici que des professeurs ne sachant pas si les instituteurs sont ou non très syndiqués.
Dans le secondaire, les syndicats ne nous représentent plus vraiment. On paie souvent sa cotisation comme une assurance "sécurité" "au cas où" et pour les mutations. Il faut donc revoir la représentation des professeurs en proposant des élections du personnel. Pourquoi pas, un professeur par matière et par établissement qui siégerait avec ses collègues de l'académie dans les commissions paritaires. Et on recommence chaque année, et ce ne sont pas les mêmes qui ont un mandat. Pas le droit de se représenter immédiatement.
Cela ne coûterait pas plus cher que de payer des décharges syndicales à des gens qui deviennent des professionnels du syndicalisme et qui ne cherchent pas vraiment à résoudre les problèmes puisque les problèmes sont les conditions mêmes de leur maintien en tant que syndicalistes.
Cela permettrait de discuter des problèmes avec des gens du terrain sans que les discussions soient brouillées par les directives d'un parti ou d'une centrale syndicale.
Je ne vais pas me faire des amis en suggérant cela mais si on ne résout pas ce problème, on va dans le mur.
En espérant que cette proposition ne fait pas doublon avec ce qui a déjà été proposé mais je n'ai pas eu le courage de tout lire comme tout est en "vrac" et sans distinction... Non, non, je ne dis plus rien sur mes propositions de rangement, promis, promis....
Ecrit par : Thalie | 09 mai 2007
Jean, Buntchovik, vous n'étiez tout de même pas assez rêveurs pour penser que Sarko s'attacherait à autre chose qu'à satisfaire les attentes déjà longues des organismes économiques transnationaux en atomisant l'école publique ?
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
"vi, mais surtout on met des pros"... Oui, Toto, je sais, pas moi :=)
Je ne sais pas vous, mais les interventions d'imam-machin-chose me mettent mal à l'aise et me gâchent le plaisir, pardon à lui pour ma franchise.
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
Je veux dire qu'elles sont constamment axées sur une problématique islamophobe et se fichent comme d'une guigne de la finalité de ce blog, sinon comme prétexte à des considérations foncièrement hostiles qu'avertis, nous condamnerions s'il s'agissait de judaïsme, par exemple.
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
Mes collègues parlent déjà de grèves pour protester contre le verdict des urnes...formidable démocratie de gauche qui consiste à avaliser uniquement ce qui abonde dans leur sens! Lundi certains parlaient de "prendre la cagoule" pitoyable! M Brighelli j'ai cru reconnaître dans le programme de Sarkozy sur l'école quelques une de vos valeurs et pour moi l'une d'elles qui est essentielle: la méritocratie qui doit se substituer à l'égalitarisme par le bas!
Ecrit par : Marco | 09 mai 2007
Les miens ont bu le champagne...
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
Je ne sais pas vous, mais les interventions d'imam-machin-chose me mettent mal à l'aise et me gâchent le plaisir, pardon à lui pour ma franchise.
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
Je veux dire qu'elles sont constamment axées sur une problématique islamophobe et se fichent comme d'une guigne de la finalité de ce blog, sinon comme prétexte à des considérations foncièrement hostiles qu'avertis, nous condamnerions s'il s'agissait de judaïsme, par exemple.
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
Je ne puiss qu'être d'accord avec vous.
C'est un "troll" islamophobe qui n'en strictement "rien à f....." de la refondation de l'École.
Sauf erreur de ma part, je ne prétends pas être omniscient, il n'a jamais avancé une seule proposition.
En "troll "conséquent, il ne cherche qu'à faire "dérailler" chaque fil de discussion.
Milady lui a fort bien répondu.
Je lui présente mes hommages.
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
Je précède la réaction d'"imam" : "machin chose", non par mépris, mais parce que le pseudo en entier m'apparaît comme une kolossale finesse assez nauséabonde.
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
Pendariès, la zoologie n'est pas mon fort, demandez à dobolino.
Thalie, dans un fil précédent je citais parmi la quizaine de propositions d'un essayiste américain , auteur de The conspiracy of Ignorance, celle qui concernait les syndicats d'enseignants.
Il propose de les rendre à leur mission première , la seule qui soit réellement compatible avec la démocratie: la défense des intérêts catégoriels, professionnels. Or ce sont des cellules de propagation de la foi, de prosélytisme pour les partis politiques, surtout pour ceux dont la représentation est la plus minable au plan national comme le PC et les variantes trotskystes.
Il s'agit notamment de légiférer de manière contraignante pour mettre fin à cette prise d'otage de toute la France par les syndicats de fonctionnaires, qui remonte à 1947. C'est un cadeau de Staline qui a dicté à son grand ami Maurice Thorez un statut de la fonction publique unique au monde, qui donnait le droit de grève aux fonctionnaires. Chienlit éternelle et chantage permanent assurés depuis soixante ans, et "la France est toujours aux ordres du cadavre de l'URSS" comme l'affirmait Drouon
Ecrit par : Cadichon | 09 mai 2007
Au risque de me faire insulter ou au mieux royalement snobé par vous très chers confrères, je lis régulièrement dans la presse economique, capital, challenges, mais aussi dans des interviews de patrons français, que non seulement ils ne souhaitent pas la destruction de l'école, mais qu'au contraire ils estiment nécessaire que le nombre de diplomés du supérieur passe de 20 à 33 % au moins.
Au risque d'être traité de troll, de méchant libéral et autre nom sympa, et bien qu'enseignant et non chef d'entreprise ni copain avec des propriétaires de yachts :) il me semble logique que les patrons qui financent l'école par le biais de l'impôt puissent avoir un mot ou une idée, non ?
Pour ma part je suis sûr que si l'EN fonctionnait mieux, nous serions gagnants, les parents et le pays aussi, mais l'economie du pays aussi. Je ne pense donc pas que TOUS les patrons veulent faire disparaître l'école, au contraire.
En attendant les coups, bien à vous les aminches.
Ecrit par : Ronin | 09 mai 2007
Rioufol évoque les IUFL dans son bloc-notes :
http://www.lefigaro.fr/debats/20070504.FIG000000048_la_gauche_qui_s_aime_trop.html
Ecrit par : Guillaume | 09 mai 2007
Normal, Le Figaro publie de puis de longs mois de très nombreux articles dont certains sont excellents sur les dysfonctionnements dus à l'application dogmatique de la "Pensée Meirieu" qui, depuis 1989, est devenue l'idéologie officielle de la Rue de Grenelle tant sous la Gauche que sous la Droite.
Le PS par arrogance n'a jamais pris conscience qu'il s'aliénait une catégorie sociale dont il était persuadé qu'elle lui était acquise ad vitam aeternam.
j'attends avec impatience les analyses des Institut de sondage sur ce sujet.
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
YOP!! Same here. En lisant les noms de Redeker et de Ramadan associés ainsi, pas besoin d'être expert en "security studies" ou "international relations" pour mesurer la fraude intellectuelle de Saint Boniface, gauchiste impénitent que les universitaires sérieux reconnaissent comme un "bottom feeder", ce poisson qui se nourrit des déchets au fond des aquariums.
Ecrit par : Cadichon | 09 mai 2007
Pour écrire de telles bêtises il ne faut pas avoir lu Boniface et se contenter de rapporter toujours les mêmes inepties.
C'est fatiguant à la longue que des personnes n'ayant pas lu une ligne de M. Boniface se permettent de le dénigrer grossièrement.
Boniface : un gauchiste?...vraiment Cadichon vous êtes (au choix) et je suis poli, sûrement un reste du peu d'éducation que j'ai reçue !
Plus sérieusement que ceux que cela intéresse lisent le dialogue qu'il a eu avec Elisabeth Schemla pour juger sur pièces mais sûrement que c'est trop demandé aux Pendariès et autres Cadichon!!!
Ecrit par : Merlemocoeur | 09 mai 2007
Le Coran a pris la place du Talmud mais le fond du discours est le même.
Puissent les conséquences être moins sanglantes.
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
Je n'ai pas souvenir que les juifs aient pris les armes contre qui que ce soit, à part à Masada et à Varsovie (mais c'était relativement légitime, et il ne s'agissait pas d'invasion).
ET j'ai bien dit juifs, pas israéliens, donc, pitié, ne me sortez pas le conflit palestinien.
Ecrit par : yann | 09 mai 2007
trop demander, pardon, la colère n'est pas bonne conseillère en orthographe!
Ecrit par : Merlemocoeur | 09 mai 2007
Tout à fait d'accord avec "un hussard" et" Lilith la tigresse" : la première mesure à prendre par le ministre quel qu'il soit (et elle ne coûte rien, effectivement) est de garantir une absolue liberté pédagogique individuelle, dans le cadre du respect rigoureux des programmes nationaux. Elle va à donner de l'air aux collègues réfractaires à la pédagonigologie, sans braquer ceux qui, parmi les pédagos, sont les moins crispés sur leur pré carré. Rien à espérer des forcenés, ça va de soi... Dans un second temps, revoir les programmes, évidemment -- mais ce sera plus long et plus complexe. Avant tout, dès la semaine prochaine, réaffirmer la liberté absolue des méthodes, et du choix des manuels si manuels il y a. Ce sera déjà un grand pas de fait, et cela permettra de tester si les bonnes intentions du candidat peuvent être suivies de quelque effet, ou si elles n'étaient que des "paroles verbales", pour reprendre l'expression du "Canard Enchaîné".
Ecrit par : Fguichard | 09 mai 2007
Pauvre merle qui nous infirme la règle: it takes one to know one, et asinus... ou les grands esprits se reconnaissent comme les ânes devant la barrière. et c'est effectivement trop """demandé""" (sic) que de s'attendre à autre chose de sa part que l'admiration béate pour l'outre pontifiante qui nous ridiculise dans les colloques internationaux...
Après trois ans passés avec les universitaires les plus réputés en "security studies", major de mon MALD (Master of Law and Diplomacy) je puis affirmer, preuves à l'appui...que Boniface est un RIGOLO qui n'a absolument aucune audience à ce niveau-là de compétence et pour cause. Il est aux questions de défense internationale ce que Bernard Maris est à l'économie ou Onfray à la philo. Leur idéologie leur bouche l'entendement.
Libérez un peu l'université et vous verrez vite ce que valent ces faiseurs au niveau mondial!
Ecrit par : Cadichon | 09 mai 2007
Une lueur d’optimisme ?
Cette semaine se tient une importante réunion (150 profs, 3 ou 4 IPR, sous le haut patronage d’un IG) destinée à présenter la réforme d’un BTS tertiaire applicable en sept/07.
Ce matin, dans son discours introductif, l’IG a EXPLICITEMENT dit que le programme était le « référentiel de certification » (traduire par la liste des compétences à atteindre pour mériter le BTS) mais que TOUTE LIBERTE pédagogique était donnée aux équipes pour le mettre en oeuvre.
La seule restriction est de balayer les savoir faire à acquérir au cours de la formation (normal ...) et de respecter globalement les horaires dans les différentes matières (normal aussi ...).
Pas un mot sur le pipotage méthodologique habituel ! Le vent tournerait-il déjà ? On peut toujours rêver, ça ne peut pas faire de mal ...
Ecrit par : Zorglub | 09 mai 2007
Le Coran a pris la place du Talmud mais le fond du discours est le même.
Puissent les conséquences être moins sanglantes.
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
Je n'ai pas souvenir que les juifs aient pris les armes contre qui que ce soit, à part à Masada et à Varsovie (mais c'était relativement légitime, et il ne s'agissait pas d'invasion).
ET j'ai bien dit juifs, pas israéliens, donc, pitié, ne me sortez pas le conflit palestinien.
Ecrit par : yann | 09 mai 2007
Je crains que vous ne fassiez un contresens sur mon post.
En effet, je constatais que dans la prose xénophobe essentialiste , Robert Redeker rejoignait Édouard Drumont .
Les antisémites faisaient en effet du Tamud la même "lecture" que les actuels "islamophobes" du Coran.
La propagande antisémite a eu des conséquences sanglantes SIX MILLIONS DE MORTS.
Je formulais donc le voeu que l'actuelle propagande "islamophobe" ait des conséquences moins sanglantes.
J'ajoute qu'il est erroné de dire que les Juifs ont pris les armes à Massada. En effet Massada était le denier bastion des Zélotes qui se sont révolté en 70 et les derniers défenseurs s'y sont suicidés.
Une autre révolte, elle aussi réprimée dans le sang, a éclaté en 135 dirigée par Bar Kochba , le Fils de l'Étoile.
NB : Je mets le mot islamophobe entre guillemets car , à la notable exception de Claude Imbert, ce terme n'est jamais revendiqué au contraire du terme antisémite totalement assumé jusqu'au 8 mai 1945.
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
Sans aucun rapport avec le précédent,
Pour Pendariès, "bottom feeder" se traduit aussi par ... "mange m ..."
Je vous encourage à consulter
http://en.wikipedia.org/wiki/Bottom_feeder et idéalement à suivre quelques liens sur cette page (à condition que vous n'envisagiez pas de passer à table sur l'instant) !
Vous verrez que la lecture de ce blog m'a conduit, par pure curiosité, bien loin de l'ichtyologie...
Ecrit par : Zorglub | 09 mai 2007
Tout à fait d'accord avec "un hussard" et" Lilith la tigresse" : la première mesure à prendre par le ministre quel qu'il soit (et elle ne coûte rien, effectivement) est de garantir une absolue liberté pédagogique individuelle, dans le cadre du respect rigoureux des programmes nationaux. Elle va à donner de l'air aux collègues réfractaires à la pédagonigologie, sans braquer ceux qui, parmi les pédagos, sont les moins crispés sur leur pré carré. Rien à espérer des forcenés, ça va de soi... Dans un second temps, revoir les programmes, évidemment -- mais ce sera plus long et plus complexe. Avant tout, dès la semaine prochaine, réaffirmer la liberté absolue des méthodes, et du choix des manuels si manuels il y a. Ce sera déjà un grand pas de fait, et cela permettra de tester si les bonnes intentions du candidat peuvent être suivies de quelque effet, ou si elles n'étaient que des "paroles verbales", pour reprendre l'expression du "Canard Enchaîné".
Ecrit par : Fguichard | 09 mai 2007
"Le choix des méthodes et des démarches relève de la responsabilité du professeur, sous réserve que soient atteints les objectifs et acquises les connaissances. La liberté des méthodes pédagogiques libère la force de l'esprit et stimule la capacité d'innovation. ."
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
Jean -Pierre Chevènement Programme des Collèges
Cette formulation vous convient-elle?
De mon point de vue, elle pourrait être reprise textuellement pae Gilles de Robien avant son départ. .
Une Circulaire suffirait.
Coût: Zéro Euros!i
Qu'en pensez-vous?
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
Ronin, sur ce blog, ce sont plutôt nous, tes amicaux adversaires, qui devons craindre les volées de bois vert. Reste que nos craintes ne portent pas sur les individus, patrons ou non, tous capables à priori de discernement, mais sur la contre-idéologie véhiculée notamment par certains rapports de l'OCDE que j'ai eu l'occasion de lire. Henri ou d'autres sauront mieux que moi en exhumer des extraits éloquents.
Concernant l'inspection, j'attends moi aussi avec curiosité de voir les effets des récents évènements. Ca risque d'être parfois édifiant sur la nature humaine...
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
Cette contre-idéologie se résume très simplement : il s'agit de faire de l'éducation/instruction une marchandise, réservoir supposé de croissance économique future. Les rapports en question établissent cyniquement que cela passe par la liquidation de l'école publique, qui ne doit être maintenue que pour doter les populations non solvables du conditionnement minimum pour se tenir tranquilles, en gros.
Mais tout cela est très compatible avec l'accroissement des diplômés du supérieur que tu as entendu prôner.
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
Cadichon : lisez le livre Halte aux feux Boniface -Schemla et puis vous pourrez discuter du bonhomme en connaissance de cause.
A défaut vos affirmations restent des affirmations qui ne sont appuyées par aucune lecture personnelle permettant de se forger un avis, elles ne sont que le reflet d'opinions qui ne sont pas les votres.
Finalement ne seriez-vous qu'une perroquette?
Ecrit par : Merlemocoeur | 09 mai 2007
C'est personnellement ce que je redoute le plus : une idéologie de la croissance au nom de laquelle tous les démantèlements seront justifiés : école, loi-littoral, protection du patrimoine contre la spéculation immobilière, etc.
Avec l'argument imparable de contribuer à lutter contre le chômage.
Certes, mais en tuant la poule aux oeufs d'or, et en sacrifiant beaucoup des choses qui me rendent heureux d'être français...
Alors bien sûr, on proclamera le contraire la main sur le coeur, et on bidouillera en sous-main, on préservera des îlots à valeur symbolique, accessibles à tous et surtout à ceux qui auront travaillé plus pour gagner plus, comme Johnny, notre exemple à tous.
A vous...
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
Question tout à fait stupide et hors sujet : JPB, est-ce vous que j'ai cru reconnaître dans le TGV Montpellier-Paris hier mardi 8 mai ? Les embarras de la sortie de la rame m'ont interdit d'aborder votre sosie pour lui poser la question. Bien à vous. JPP
Ecrit par : grosmatou | 09 mai 2007
Perceval, que l'OCDE ait produit des rapports affolants, je suis au courant, ce que moi je voulais dire c'est que tous les patrons ne sont pas d'infâmes salopards, et que nombre de petits patrons, artisans ou patrons de PME sont les premiers à constater et à se plaindre de la baisse de niveau.
Mon propre père ancien patron de PME de mécanique ( 50 personnes mais simple salarié) que j'ai évidemment informé depuis logtemps de la situation, à qui j'ai fait lire les livres de JPB mais aussi de Le Bris, Boutonnet, Capel... et qui a fait ses humanités au lycée et choqué et révolté et pourtant c'est un homme du privé, gaulliste et diplomé des arts et métiers et en économie-gestion.
Mon propos est juste de dire que nombre de gens, y compris chez les patrons et les gens de droite, partagent nos points de vue, mais ils sont mal informés ! mon père ne me croyait pas quand je lui parlais de mes cours d'iufm ! il pensait que j'exagérais, il lui a fallu mes cours à l'appui et les livres cités plus haut pour imaginer tout le merdier actuel.
Et pour reprendre le propos de JPB sur un grand professeur de médecine, brillant scientifique et littéraire confirmé, il existe des tas de cadres, de scientifiques et de petits patrons sont proches de l'Ecole telle que nous la concevons. Ils ne sont tout simplement pas informés.
Ecrit par : Ronin | 09 mai 2007
Je ne cherchais pas à prétendre à un complot des méchants patrons, simplement à signaler qu'il existe des idéologues d'une vision de la société tellement caricaturale qu'on s'en pince. En gros, le Brésil comme horizon (socialement, s'entend...). Donc gare à tous les gens sincères de ne pas être dupe des intérets qu'ils servent.
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
"Question tout à fait stupide et hors sujet : JPB, est-ce vous que j'ai cru reconnaître dans le TGV Montpellier-Paris hier mardi 8 mai ?"
Impossible, je l'ai croisé à la même heure sur le vol Paris-Malte !
(pas sur la tête, c'est pour de rire...)
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
"Le choix des méthodes et des démarches relève de la responsabilité du professeur, sous réserve que soient atteints les objectifs et acquises les connaissances. La liberté des méthodes pédagogiques libère la force de l'esprit et stimule la capacité d'innovation. ."
Ecrit par : Henri Grégoire | 08 mai 2007
Jean -Pierre Chevènement Programme des Collèges
Cette formulation vous convient-elle?"
Ben j'ai un doute quand même. La liberté pédagogique, c'est très commode à prôner, puisque chacun l'entend comme la liberté de n'en faire qu'à sa tête.
Si on pousse le bouchon, qu'adviendra-t-il du prof qui obtiendra d'excellents résultats à coup de chantage, ou de taloches.
N'est-ce pas quelque peu une vue de l'esprit qu'une liberté pédagogique totale ?
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
Et puis sur quelle critères construire cette culture du résultat ? Sur les notes attribuées par le prof lui-même ? Ou plus sérieusement par des évaluations externes ? Mais comment évitera-t-on que l'ambitieux ne fasse travailler ses élèves que sur ce qui y apparaîtra, au détriment de quelque travail de fond dont la récompense est lointaine et hypothétique ?
Pas si simple, tout ça...
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
"au-delà du discours républicain, Sarkosy risque, en matière d'éducation, de se montrer finalement tel qu'il n'a jamais cessé d'être : ultra-libéral et communautariste... j'en ai froid dans le dos!"
Ecrit par : Claire | 09 mai 2007
Alors là, je suis extrêmement étonné... C'est incroyable! Vous en êtes certaine?
Ecrit par : christophe sibille | 09 mai 2007
Tellement incroyable que j'attends une confirmation par Jean et JPB, pris aux charmes des cadichons. Au fait, un âne est mort aujourd'hui d'avoir trop goulûment avalé tout ce qu'on lui donnait à manger, sans aucun discernement...
Ecrit par : dobolino | 09 mai 2007
Darcos a déjà tout prévu. Inutile de s'émouvoir. Je suppose que vous connaissez tous le rapport qu'il fit au futur Président de la République et déjà ami du plus grand fournisseur de papier de l'administration, mais j'en donne le lien : http://www.lalettredeleducation.fr/IMG/doc/Rapport_Darcos.doc
Ecrit par : Florian | 09 mai 2007
Il s'appelait Dji-dji... Pauvre bête trop tentée par les friandises qu'on lui faisait miroiter!
Ecrit par : dobolino | 09 mai 2007
Veuillez excuser les coquilles...
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
C'était bien moi — ou mon double — dans le TGV. Je ramenais à Tours les copies du CAPES… Pourquoi ne pas m'avoir abordé ?
Claire (M ?), Pierre Lellouche n'est pas le plus intelligent des élus de l'UMP (Dobolino, c'est ce que l'on appelle un euphémisme…).
Et ça ne me gêne pas que l'on mette une pâtée à Frère Tariq, come dit Caroline Fourest (lire le livre du même nom, indispensable — puis vous vous mettrez à ceux d'Oriana Fallacci, remarquablement écrits). Mais ça gêne Grégoire, pour des raisons qu'il nous expliquera un jour…
L'autonomie des établissements est un serpent de mer (européen, effectivement), que l'on pourrait aménager, par exemple en augmentant la part de DHG (Dotation Horaire Globale), qui permettrait à chaque bahut de ventiler des fonds sur les matières (le soutien, par exemple) localement les plus déficitaires ou urgentes. Il ne s'agit pas de transformer les éoles publiques françaises en "public schools", qui comme leur nom ne l'indique pas, sont privées du sol au grenier.
Pour le moment, contentons-nous d'être un "think tank" comme dirait Cadichon… Une matrice à idées, comme je dirais moi même (mieux que "réservoir", qui manque de dynamisme).
J'arrive à l'instant, je n'ai pas tout lu, je reviens demain matin… Bonne soirée à toutes et à tous…
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 mai 2007
Je lis ici des propos bizarres, islamophobophiles, antisémitiphiles, enfin je ne sais!
Allez donc tous vous nettoyer les neurones là:
http://www.ujfp.org/
ce qui ne peut vous nuire.
Certaines petites merdouilles ici finiraient par faire avaler à tous que TOUS les Juifs sont sionistes. Suffit!
Ecrit par : dobolino | 09 mai 2007
Pour Perceval, cette exquise littérature
1) Extrait de l'article « Faisabilité politique de l'ajustement »
Cahier de politique économique n °13, OCDE*, 1996.
« Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution des dépenses de fonctionnement ne comporte pas de risque politique. Si l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d'élèves ou d'étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement et l'école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité.
Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l'on évite un mécontentement général de la population. »
2) Extrait de "Les technologies du XXIe siècle", OCDE, novembre 1998.
"Tous les services d'intérêt collectif, notamment l'enseignement, la santé, les diverses formes de protection sociale, ainsi que les transports et les communications, entre autres exemples, sont transférés à la sphère marchande du secteur privé. (...) Les secteurs en plein essor de la santé, de l'enseignement et de l'assurance étant aux mains d'entreprises privées, les contraintes budgétaires du secteur public devraient diminuer, d'où une baisse des taux d'intérêt et, de ce fait, des charges financières moindres pour les investisseurs privés."
Désolée, pas moyen de remettre la main sur mon préféré, celui sur les missions de l'école publique du futur ! Je le posterai dès que je l'aurai retrouvé...
Ecrit par : Un hussard | 09 mai 2007
J'arrive à l'instant, je n'ai pas tout lu, je reviens demain matin… Bonne soirée à toutes et à tous…
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 mai 2007
Je n'ai pas tout lu non plus... Heureusement pour mon sommeil.
Ecrit par : dobolino | 09 mai 2007
Merci, chère hussarde.
Dobo, c'est où, les propos antisémites ? Islamophobes, je vois bien ,mais là, non ...
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
Dobo, c'est où, les propos antisémites ? Islamophobes, je vois bien ,mais là, non ...
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
Pour moi, ça se tient tout... du pareil au même. Une islamophobie épidermique s'appuyant sur Israël est déjà une forme d'antisémitisme larvée. Est-il ou n'est-il pas?
Ecrit par : dobolino | 09 mai 2007
Ronin, je suis d'accord avec vous : de nombreux patrons sont conscients qu'un pays qui réduit son élite à 10 % de sa population court à sa perte. (voir le constat de l'appel pour la Refondation )
La concurrence est rude avec des pays comme la Chine et l'Inde.
Si l'éducation nationale était moins mauvaise, de nombreux immigrés pourraient s'intégrer.
J'ai des petits-enfants dans un très bon lycée qui me disent tous que les meilleurs en maths sont des maghrébins.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 mai 2007
"C'est personnellement ce que je redoute le plus : une idéologie de la croissance au nom de laquelle tous les démantèlements seront justifiés : école, loi-littoral, protection du patrimoine contre la spéculation immobilière, etc.
Avec l'argument imparable de contribuer à lutter contre le chômage.
Certes, mais en tuant la poule aux oeufs d'or, et en sacrifiant beaucoup des choses qui me rendent heureux d'être français...
Alors bien sûr, on proclamera le contraire la main sur le coeur, et on bidouillera en sous-main, on préservera des îlots à valeur symbolique, accessibles à tous et surtout à ceux qui auront travaillé plus pour gagner plus, comme Johnny, notre exemple à tous.
A vous..."
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
Attention, Perceval! Vous allez dans le sens de ce que dit Bernard Maris, et vous allez vous faire mal voir par Cadichon!
Ecrit par : christophe sibille | 09 mai 2007
Avec chaque printemps, arrivent de rutilants spécimens de manuels scolaires, "abolis bibelots d'inanité sonore", avec leurs ingénieuses séquences impraticables et leur épais jargon. J'ouvre mollement le colis Hachette pour la classe de 4°: et que vois-je? Un beau manuel d'orthographe de 160 pages, avec des leçons à retenir, des exercices bien gradués, des pages sur les accents, la ponctuation, des tableaux sur les natures et les fonctions, tout ça pour 9,9 euros.
Le vent tourne, me dis-je. J'ouvre alors le manuel appelé "Fleurs d'encre". Bien sûr il y a toujours les fichues séquences (mais pour les réfractaires, toute la fin du livre contient de solides leçons de grammaire avec exercices); il y en a encore une qui s'appelle "l'épistolaire" (beurk) mais on trouve aussi "Nouvelles de Maupassant" ou "Crimes et détectives". Quant à la liste des auteurs, chapeau bas: à part 2 textulets de goldman et MCSolaar, rien que du beau linge: Corneille,Marivaux, Swift, Goldoni, Baudelaire, Dickens, Sand, Balzac, Gogol, Eluard, Michaux et ce n'est qu'un échantillon. Iconographie magnifique, beaucoup de peinture( Velasquez, Hogarth, Friedrich,Gauguin, Munch...) mais le texte reste roi.
Voilà qui confirme que les délires pédagols sont en net déclin et que notre patrimoine culturel reprend pied dans les collèges; l'une des auteurs (auteures, autrices?) est coordinatrice académique de Lettres, encore un signe
Frères et soeurs, gardez espoir, le bon sens refleurit avec les iris (et bientôt mon jasmin)
Ecrit par : Cunégonde | 09 mai 2007
Ne vous rassurez pas trop vite, les catalogues de primaire regorgent toujours autant de "vieux vent".
Ecrit par : catmano | 09 mai 2007
Dobo, j'ai pigé et je suis d'accord.
Cunégonde, essaie le pittosporum, question parfum, il va te transporter.
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
Robin,
C'est avec le plus vif enthousiasme que je salue la création de L' Université d'Insignifiance Comparée.
Rompant avec une conception archaïque du cursus universitaire, dont on sait à présent à quel point elle fut néfaste -de récentes études épidémiologiques ayant permis d'établir une corrélation sociologiquement pondérée avec le développement de névroses très lourdes chez le sujet atteint- cette Université prend le pari d'entrer hardiment dans la modernitude, en proposant un riche éventail de formations aux intitulés particulièrement audacieux et novateurs, préfigurant l'Université du XXXIVème siècle.
Je me permets toutefois de vous faire part de mon étonnement et mes inquiétudes quant à l'intitulé "Institutions de révolution". Comme vous le savez, un Parti Révolutionnaire Institutionnel a bel et bien existé au Mexique. Il serait, à cet égard, regrettable que cette formation soit le prétexte à un cours reposant sur une quelconque réalitude ou des éléments d'histoire nécrosée et traditionnaliste.
Par ailleurs, ne possédant aucune espèce de compétences dans les différents domaines de formation proposés par l'UIC, je pense présenter le profil idéal pour y assurer des séquences d'autoconstruction des étudiants.
Je me tiens donc à votre entière disposition et vous prie d'agréer, Robin, l'expression de mes salutations béates.
Le hussard azimuté.
Ecrit par : Un hussard | 10 mai 2007
Merle ..Que vous réserviez une place de choix dans votre imagerie hagiographique pour ce phraseur qui n'arrive pas à la cheville d'un François Heisbourg ou même d'un D. Moisi, à chacun son (mauvais) goût. Ayant déjà eu à me farcir, par obligation, sa prose écrite et ses péroraisons, je suis bien placée pour critiquer une vision réductrice et partisane du conflit israélo-palestinien, indigne d'un universitaire. Je n'allais pas m'infliger le pensum de lire encore un playdoyer pro domo ( il n'écrit que cela) et me demande ce qui a bien pu motiver E. Schemla, qui est d'une autre pointure, à se commettre avec lui. Cet homme-là ne peut même pas trouver chez elle une caution morale. Il n'en a pas.
Est-il permis de critiquer Israël?Le titre en lui-même trahit l'imposture et la sournoiserie. Il n'a pas l'excuse d'être Edward Saïd. L'inanité de la question s'impose devant le flot d'accusations et d'invectives qui ne cesse de pleuvoir sur ce pays/ Elle est typique de la technique du billard à trois bandes de celui qui a une vision de la liberté d'expression à sens unique. Boniface a le sanglot de l'homme blanc facile pour les malheurs palestiniens. Son indulgence pour le terrorisme aveugle est du même tonneau que celle qui alimente le soutien au meutrier récidiviste Battisti. Je l'appelle gauchiste, un raccourci rapide, certes, car il est loin des roboratives certitudes d'un Besancenot, mais c'est pour moi un terme fourre-tout dans lequel je range aussi ceux qui n'ont pas viré leur cuti, et notamment comme Boniface les prébendiers qui ont grenouillé dans les cabinets ministériels.
Que les écoles palestiniennes incitent à la haine des juifs au moyen de manuels financés par l’Union européenne ne dérange pas ce chantre de la liberté d'expression, il y applaudit au contraire, à cette juste rétribution, de quoi au juste?
Le sectarisme et la malhonnêteté intellectuelle de Pascal Boniface me le font ranger dans le même sac que Ramadan et sûrement pas dans celui de Redeker. Islamo-gauchiste devient alors un pléonasme.
Dans un registre infiniment moins nauséeux, Ronin exprime très bien l' ignorance de l'ampleur du désastre qui peut paraître de la complaisance. Elle durera "Tant qu'il y aura des profs" qui se rangeront aux côtés des auteurs de "L'invention de l'illettrisme ( Bernard Lahire) ou de "L'invention de la violence scolaire" ( B. Mabillon-Bonfils), et tant que les parents croiront naïvement que "le niveau monte" alors qu'on a simplement ratiboisé les exigences.
Ecrit par : Cadichon | 10 mai 2007
Tellement incroyable que j'attends une confirmation par Jean et JPB, pris aux charmes des cadichons. Au fait, un âne est mort aujourd'hui d'avoir trop goulûment avalé tout ce qu'on lui donnait à manger, sans aucun discernement...
Ecrit par : dobolino | 09 mai 2007
Dobolino,
Vous êtes une spécialiste de la gent animale.
Ôtez-moi d'un doute.
Ne me serais-je point trompé en affirmant que Cadichon est un âne. En effet ses derniers messages ,où il fait un étalage complaisant de ses relations, de ses titres universitaires made in USA et soit délivre des bons points soit fulmine des excommunications définitives à l'égard d'un certain nombre d'Universitaires tant français qu'helvétique font naître en moi un doute et une crainte.
Le doute d'abord? Contrairement à mon hypothèse première où j'avais affirmé de manière un peu rapide que Cadichon était un âne, Cadichon ne serait -il plutôt pas un paon venant faire la roue sur "Bonnet d'âne"?
La crainte ensute. Si mon hypothèse est avérée, à tant faire la roue, ne risque-t-il une crampe au croupion ?
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
Je lis ici des propos bizarres, islamophobophiles, antisémitiphiles, enfin je ne sais!
Allez donc tous vous nettoyer les neurones là:
http://www.ujfp.org/
ce qui ne peut vous nuire.
Certaines petites merdouilles ici finiraient par faire avaler à tous que TOUS les Juifs sont sionistes. Suffit!
Ecrit par : dobolino | 09 mai 2007
Merci, Dobolino de donner le lien de l ’Union juive française pour la paix.
"Le monde est sioniste. Aujourd’hui, le mot nous a avalé. Il a patiemment dévoré un à un ses ennemis. Il les a digéré. Au point qu’hasarder une autre vérité, un autre espoir, est devenu sacrilège. Car le sionisme a réussi une telle mue qu’il s’est métamorphosé en religion. Notre religion. Celle dont l’Europe, mais bien au-delà, tous ceux qui se réclament de l’Occident, avaient besoin. À ce titre, le sionisme a dépassé son rôle idéologique, il est une vision du monde : ne vivons plus ensemble, ne partageons plus les difficultés du devenir, ayons peur, soyons fort puisque nous avons peur."
La religion sioniste
Je donne le lien de "La paix maintenant" qui publie régulièrement des traductions d' articles parus dans la presse israélienne.
http://www.lapaixmaintenant.org/lesarticles
On y trouve en particulier des articles de l'historien des idées Zeev Sternhell dont le dernier ouvrage "Les anti-lumières" est remarquable. Il y établit la genèse du néo-condervatisme depuis Burkeet Herder jusqu'à Léo Strauss et Isaîah Berlin.
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
onin, sur ce blog, ce sont plutôt nous, tes amicaux adversaires, qui devons craindre les volées de bois vert. Reste que nos craintes ne portent pas sur les individus, patrons ou non, tous capables à priori de discernement, mais sur la contre-idéologie véhiculée notamment par certains rapports de l'OCDE que j'ai eu l'occasion de lire. Henri ou d'autres sauront mieux que moi en exhumer des extraits éloquents.
Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007
Marchandisation de l’école ? Fantasme ou réalité ?
Daniel Rallet
lundi 7 mai 2007.
Ce qui est bien réel, c’est le discours libéral, pensé et véhiculé par diverses institutions : la Table Ronde des Industriels Européens, la Banque mondiale, l’OCDE, la Commission européenne... Tout aussi réel est notre refus de voir l’éducation soumise à la logique marchande, à laquelle nous opposons celle du service public. Mais il est impossible d’en rester là : opposer un discours à un autre discours ne suffira pas. Les mutations en cours dans l’éducation sont complexes et ne sont pas toutes d’inspiration libérale : elles correspondent aussi à l’évolution des aspirations sociales, aux changements dans le système économique et les relations sociales.
Pour lire la suite cliquer sur le lien->
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=140
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
Commémoration de l’abolition de l’esclavage par la France,
28 mai 1802-Proclamation de Louis Delgrès
Colonel d’Infanterie, commandant en chef de la force armée de la Basse Terre,
jeudi 10 mai 2007.
C’est dans les plus beaux jours d’un siècle à jamais célèbre par le triomphe des Lumières et de la Philosophie, qu’une classe d’infortunés qu’on veut anéantir, se voit obligée d’élever la voix vers la postérité, pour lui faire connaître, lorsqu’elle aura disparu, son innocence et ses malheurs.
Victime de quelques individus altérés de sang qui ont osé tromper le gouvernement français, une foule de citoyens toujours fidèles à la Patrie, se voit enveloppée par une proscription méditée par l’auteur de tous ses maux.(...)
Pour lire la suite cliquer sur ce lien->http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=158&var;_mode=calcul
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
Avisss à la population : je ne laisserai pas ce blog devenir un théâtre d'affrontement ethnique — d'autant que la notion de "race" (ethnie") ne recouvre aucune réalité sérieuse. S'envoyer à la figure des accusations de racisme anti ceci ou cela n'est en l'état d'aucune utilité.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 mai 2007
Diable ! Ce reproche a du être formulé dans les brumes d'avant-café, car on risquerait de croire que le reproche va plus aux islamophobesphobes qu'aux islamophobestoutcourt ...
Ecrit par : Perceval | 10 mai 2007
Pour étiquetter Leo Stauss et Isaiah Berlin comme "néo-cons" il faut ne rien connaître des traditions philosophiques bien distinctes dont ils se réclament. Il faut donc ignorer:
1) que le second est un des grands philosophes de la liberté du 20 eme siècle, avec Aron.
2) qu'il a croisé le fer avec le premier par le truchement de Hobbes et de Machiavel, quand ils se sont retrouvés tous les deux enseignant à Chicago, à l'automne 1955.
Le dada de Sternhell, un des historiens des droites les plus contestés, c'est de voir des fascistes partout et notamment dans les anti-lumières, sur lesquelles d'autres que lui ont écrit des pages bien plus "lumineuses", Gertrud Himmelfarb, par exemple ou Antoine Compagnon, ou encore François Huguenin, dont le dernier ouvrage ( Le conservatisme impossible, 2006) éclaire notamment l'évolution de la pensée éducative en nous donnant une magistrale étude contrastée du courant libéral et de celui de la réaction, unis dans une incapacité commune de s'unir pour résister au socialisme, comme cela se produisit dans d'autres pays.
La thèse de ZS sur l'origine française du fascisme repose sur des coïncidences partielles et éparses qui ne sauraient former des concordances cohérentes, sauf à se satisfaire d'amalgames hasardeux. La colline inspirée de ND. de Sion n'a visiblement pas eu le même effet sur lui que sur Barrès. On a le "sionisme" qu'on peut!!
Certains penseurs français d'avant 14 ont pu avoir des idées qui présentaient quelques points communs avec l’idéologie fasciste qui surgit dix ans plus tard, mais cela n'est certainement pas suffisant pour affirmer qu'ils en furent les précurseurs directs.
La limite de la pertinence de Sternhell se situe dans son approche franco-francaise et dans sa vision historique à vocation explicative qui fait l’impasse sur l'impact qu'ont pu avoir (sur le domaine littéraire comme en politique) les forces sociales qui soustendent les idées qu'il analyse. La mutation épistémologique des Annales lui est étrangement étrangère.
Il n'est pas étonnant, cependant que Berlin et Strauss se retrouvent dans le même lit, quand c'est le tovaritch Grégoire qui leur fait la couverture avec son paradigme viscéralement anti-capitaliste et illibéral. Il prend aussi Ramadan pour un brave "universitaire suisse"! Comment lui faire comprendre que le petit-fils du fondateur de la secte des Frères Musulmans pourrait bien avoir une douzaine de passeports, cela ne le ferait jamais rien d'autre qu' ISLAMISTE.
Il y a en revanche une filiation idéologique directe, qui fait du fascisme allemand le précurseur du fascisme islamiste, qui est vérifiée depuis longtemps, et qui continue à se vérifier hélas tous les jours.
Ecrit par : Cadichon | 10 mai 2007
Avisss à la population : je ne laisserai pas ce blog devenir un théâtre d'affrontement ethnique — d'autant que la notion de "race" (ethnie") ne recouvre aucune réalité sérieuse. S'envoyer à la figure des accusations de racisme anti ceci ou cela n'est en l'état d'aucune utilité.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 mai 2007
Tout à fait d'accord!
Non seulement , cela n'est d'aucune utilité et repose sur des fondements plus que douteux, même si l'ethnologie, d'un point de vue scientifique, utilise le concept d'ethnie, mais de plus, c'est en contradiction flagrante avec l'objet de ce blog.
"Dans ce blog, je veux donner des solutions pour une école de demain et démonter les dysfonctionnements de l'Education nationale."
Je doute du reste, que les particpants à ce fil de discussion éprouvent beaucoup de chagrin si certaines "contributions", qui, par ailleurs frisent le délit, étaient mises directement à la poubelle par le modérateur.
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
"Commémoration de l’abolition de l’esclavage par la France,
28 mai 1802-Proclamation de Louis Delgrès
Colonel d’Infanterie, commandant en chef de la force armée de la Basse Terre,
jeudi 10 mai 2007.
C’est dans les plus beaux jours d’un siècle à jamais célèbre par le triomphe des Lumières et de la Philosophie, qu’une classe d’infortunés qu’on veut anéantir, se voit obligée d’élever la voix vers la postérité, pour lui faire connaître, lorsqu’elle aura disparu, son innocence et ses malheurs.
Victime de quelques individus altérés de sang qui ont osé tromper le gouvernement français, une foule de citoyens toujours fidèles à la Patrie, se voit enveloppée par une proscription méditée par l’auteur de tous ses maux.(...)
Pour lire la suite cliquer sur ce lien->http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=158&var;_mode=calcul
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007 "
Sur Louis Delgrès, je recommande le beau livre de Raphaël Confiant "L'archet du colonel".
Ecrit par : Japhet | 10 mai 2007
Par ailleurs, ne possédant aucune espèce de compétences dans les différents domaines de formation proposés par l'UIC, je pense présenter le profil idéal pour y assurer des séquences d'autoconstruction des étudiants.
Je me tiens donc à votre entière disposition et vous prie d'agréer, Robin, l'expression de mes salutations béates.
Le hussard azimuté.
Ecrit par : Un hussard | 10 mai 2007
Cher hussard azimuté,
Je transmets immédiatement votre lettre de candidature à Monsieur Philippe Meirieu, le futur président de l'UIC.
Ignorant absolument tout des sujets au programme, vous remplissez en effet les conditions requises pour y occuper l'une ou l'autre chaire dans l'un des départements évoqués. Je vous précise que les affectations se font par tirage au sort.
L'essentiel n'est pas, comme nous le savons tous, la réalité du savoir que nous transmettons, mais la "démarche d'appropriation de l'apprenant".
Je ne doute pas que votre candidature sera retenue et je vous adresse d'ores et déjà tous mes voeux de réussite dans vos futures fonctions.
Marcel Robinofski, professeur agrégé de sciences de l'éducation et d'hydrologie célénitique.
P.S.: Compte-tenu de vos judicieuses remarques, le cours "institutions de révolutions" (département d'oximorique) a été supprimé.
Ecrit par : Robin | 10 mai 2007
Comme suite au très interessant message de Cadichon, j'ai un texte de Liliane Lurçat sur les origines du pédagogisme : "Le pédagogisme facteur d'échec" et une traduction d'une annexe du livre de E.D. Hirsch , grand pourfendeur du pédagogisme ( "The schools we need, and why we do'nt have them" ) : "Terminologie de l'enseignement".
Mon adresse est : [email protected].
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 mai 2007
"vi, mais surtout on met des pros"... Oui, Toto, je sais, pas moi :=)"
Après un chtit stage de rééducation dans les rizières de Cat , on pourra étudier ta demande ....
Ecrit par : toto | 10 mai 2007
J'ai des petits-enfants dans un très bon lycée qui me disent tous que les meilleurs en maths sont des maghrébins.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 mai 2007
Ce qui semble somme toute très logique, car vu le peu de chances qui leur sont offertes au départ, s'il s'agit de gosses de milieux défavorisés, ceux qui réussisent à étudier dans un très bon lycée sont obligatoirement des éléments brillants, supérieurs à la moyenne.
Ecrit par : dobolino | 10 mai 2007
Il n'est pas étonnant, cependant que Berlin et Strauss se retrouvent dans le même lit, quand c'est le tovaritch Grégoire qui leur fait la couverture avec son paradigme viscéralement anti-capitaliste et illibéral. Il prend aussi Ramadan pour un brave "universitaire suisse"! Comment lui faire comprendre que le petit-fils du fondateur de la secte des Frères Musulmans pourrait bien avoir une douzaine de passeports, cela ne le ferait jamais rien d'autre qu' ISLAMISTE. .
Ecrit par : Cadichon | 10 mai 2007
Quelle est, pour vous, la différence entre un Musulman et un Islamiste?
ISLAMITE, adj.
Qui est de religion ou de civilisaton islamique. "Quant aux exploits de Napoléon dans le Levant, ils n'étaient pas encore mêlés à la conquête de l'Europe; ils n'avaient pas obtenu d'assez hauts résultats pour imposer à la foule islamite, quoiqu'on le surnommât le sultan de feu" (CHATEAUBR., Mém., t. 2, 1848, p. 343). "Ne seriez-vous point d'avis de lui laisser reprendre ici le costume morisque, qui est fort galant, sauf le voile, qui est par trop islamite?" (SAND, Beaux MM. Bois-Dor�, t. 1, 1857, p. 219).
Rem. On rencontre également la var. islamiste : "Les côtes de l'Asie, bordées de cimetières islamistes "(CHATEAUBR., Génie, t. 2, 1803, p. 335).F
Prononc. : [islamit]. Étymol. et Hist. 1759 subst. (DIDEROT, Lettres � Sophie Volland, t. 1, p. 82). Dér. de islam*; suff. -ite*.
TLFI /CNRS
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
Le Coran a pris la place du Talmud mais le fond du discours est le même.
Puissent les conséquences être moins sanglantes.
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
Je n'ai pas souvenir que les juifs aient pris les armes contre qui que ce soit, à part à Masada et à Varsovie (mais c'était relativement légitime, et il ne s'agissait pas d'invasion).
ET j'ai bien dit juifs, pas israéliens, donc, pitié, ne me sortez pas le conflit palestinien.
Ecrit par : yann | 09 mai 2007
Je crains que vous ne fassiez un contresens sur mon post.
Ecrit par : Henri Grégoire | 09 mai 2007
Je n'ai pas fait de contresens, mais une inversion volontaire de sens.
J'ai bien compris votre propos, et je ne souhaite pas plus que vous que l'antiislamisme ait les mêmes conséquences que l'antisémitisme.
Je pointe juste le fait que les conséquences des grandes invasions juives jusqu'au 19eme siècle (pour éviter la polémique sur la microscopique Palestine) ont été infiniment moins sanglantes que celles de l'expansion de l'islam.
Ce n'est pas de l'islamophobie ("peur de l'islam") que de se méfier d'une religion guerrière, expansionniste, et dont la doctrine politique est assez éloignée des valeurs de notre pays.
Ecrit par : yann | 10 mai 2007
Je partage totalement le point de vue de yann, (sur ce sujet).
Ecrit par : christophe sibille | 10 mai 2007
Je partage totalement le point de vue de yann, (sur ce sujet).
Ecrit par : christophe sibille | 10 mai 2007
Avez-vous reçu la bouteille ?
Ecrit par : Japhet | 10 mai 2007
Je partage totalement le point de vue de yann, (sur ce sujet).
Ecrit par : christophe sibille | 10 mai 2007
Avez-vous reçu la bouteille ?
Ecrit par : Japhet | 10 mai 2007
Sous-entendriez-vous que Christophe n'est pas à jeun lorsqu'il est d'accord avec moi ....?
Ecrit par : yann | 10 mai 2007
C'était pour fêter la descente du FN en D2 mais ce coup-ci, c'est bel et bien le FCN qui descend.
Je boirai votre bouteille à la remontée et à la recosntruction du club.
Ecrit par : Japhet | 10 mai 2007
Quenon, quenon !
Il s'agit juste d'échanges oenologiques entre Christophe et moi.
Ecrit par : Japhet | 10 mai 2007
Ne dites pas "Guénon, Guénon", on va voir rappliquer Nabu !!!
Je ne suis pas trop foot (plutôt Rugebi, Sud Ouest oblige), mais en tant qu'ancien Nantais, je suis comme vous consterné par la descente des Canaris. Allez les (petits) jaunes !
Ecrit par : yann | 10 mai 2007
Fréquentâtes-vous l'école vétérinaire de Nantes ?
Je suis aussi très attentivement le rugby, que j'ai un tout petit peu pratiqué, mais de mon grand-père à mon fils, nous sommes footballeurs jusqu'à la moëlle.
Ecrit par : Japhet | 10 mai 2007
Fréquentâtes-vous l'école vétérinaire de Nantes ?
Ecrit par : Japhet | 10 mai 2007
En effet. En y essuyant les plâtres. Et j'ai beaucoup aimé vivre à Nantes.
Ecrit par : yann | 10 mai 2007
Je fus moi aussi étudiant à Nantes, j'en revins supporter des Canaris et j'ai moi aussi beaucoup apprécié la vie nantaise
(et les plages de Vendée et Bretagne).
Ecrit par : Japhet | 10 mai 2007
J'ai un peu peur qu'on soit totalement hors-sujet, là o))) !!!
Demandez mon adresse à Robin (dont l'adresse traine un peu partout ici) si vous voulez prolonger.
Ecrit par : yann | 10 mai 2007
Moi, c'est [email protected].
Ecrit par : Japhet | 10 mai 2007
Monsieur Brighelli, oui, un pâtée, une fessée cul nu pour Ramadan, tous les jours! Encore merci pour sa déculottée chez "Chez FOG". Mais attention avec Fallaci, cette référence n'a pas porté bonheur à Finkielkraut en son temps.
Alors Henri Grégoire: nous sommes plusieurs à vous attendre sur cette question: QUE PENSEZ-VOUS DE TARIQ RAMADAN?
Pour ma part, ce n'est pas parce que nous sommes à défendre l'enseignement que je serrerais la main à celle ou celui qui ne rejette pas l'idéologie nauséeuse de quelque volonté suprématiste ou de puissance que ce soit. Je ne veux jamais me compromettre avec l'ennemi de mon ennemi si celui-là est infréquentable.
J'espère ne jamais faire comme les Lettons qui, pour se débarrasser (un moment) des Communistes Soviétiques, se sont alliés à l'Allemagne nazie, pensant qu'elle serait leur libérateur... D'ailleurs, le stalinisme, après la 2de Guerre mondiale y est revenu avec force (déportations massives, assassinats, enfin toutes les joyeusetés habituelles des totalitarismes).
Ecrit par : Pendariès | 10 mai 2007
"Monsieur Brighelli, oui, un pâtée, une fessée cul nu pour Ramadan, tous les jours!"
Dans ce style, vous pouvez lire les livres de Jack-Alain Léger (Tartuffe fait ramadan, A contre-coran). C'est de la récrimination dans le style de l'André Rieu de la philo Michel Onfray (je reprends l'expression de MàC) mais c'est écrit avec un humour féroce de grand pamphlétaire.
Et notre nouveau président (et bien d'autres) en prend lui aussi pour son grade.
Ecrit par : Japhet | 10 mai 2007
Alors Henri Grégoire: nous sommes plusieurs à vous attendre sur cette question: QUE PENSEZ-VOUS DE TARIQ RAMADAN?
Ecrit par : Pendariès | 10 mai 2007
Quant à Tarik Ramadan, comme pour les autres intellectuels ou hommes politiques, je suis totalement opposé aux "procès en sorcellerie".
PA Taguieff en a été victime en son temps de la part de Roger-Pol Droit et je m'étonne qu'il se joigne à la meute.
En tant qu'intellectuel de confession mosulmane et de nationalité helvétique, Tarik Ramadann se heurte au même problème que les intellectuels juifs après 1789 et les intellectuels chrétiens après l905: concilier sa foi, que je ne partage pas comme du reste les fois chrétienne et juive, et les pratiques rituelles qui en découlent avec le respect de la Laïcité , dimension structurelle de la République.
Je vais donc directement aux textes disponibles sur la Toile et non aux éxégèses mal intentionnées comme celles de Caroline Fourest., Jusqu'à présent, je n' en ai trouvé aucun propos qui franchisse la "ligne jaune".
Du reste, le fait qu'il enseigne à Oxford , en tant que Professeur invité , garantit ses compétence académiques et sa nomination comme expert par Tony Blair témoigne du caractère fallacieux des accusations de collusion avec Al Quaîda. portées avec beaucoup de légèreté contre lui
Cette "diabolisation" a , du reste, des effets contre-productifs, d'une part, elle renforce le ressentiment victimaire chez les jeunes intellectuels musulmans qui se reconnaissent en lui et rejettent très violemment la tutelle de l'UOIF et , d'autre part, elle prive l'Université française d'un Enseignant de qualité.
Je suis particulièrement révolté qu'on se permette de créer un" délit d'ascendance" comme on l'a fait pour la petite-fille de Maurice Papon qui a dû quitter le Ministère des Anciens Combattants où elle était haut-fonctionnaire uniquement du fait de son ascendance.
Cela est d'autant plus regrettable que la campagne contre Tarik Ramadan, initèé par le néo-conservateur proche de Georges Bush Daniel Pipes, a des motivations purement et bassement politiciennes.
La prise en otage de la laïcité par des gens qui jusqu'à très récemment en étaient de farouches adversaires comme Philippe de Villiers ou Jean-Marie Le Pen m'a beaucoup fait réfléchir sur ce sujet alors qu'au départ j'étais plutôt sensible aux arguments de Caroline Fourest lors de son premier passage à la Télévision.
En effet, j'avais lu, il y déjà longtemps de cela, en 1984, alors que la mode de la "pédagogie interculturelle" , que j'appelais alors la "couscous pédagogy" , battaient son plein, "Le radeau de Mahomet" de Jean-Pierre Péroncel-Hugoz . Dans cet ouvrage, l ancien correspondant du Monde au Caire, critiquait violemment la complaisance, l'ignorance et les niaiseries "oecuméniques" des hommes politiquess, autorités religieuses et journalistes français .
Toutefois, si je reste vigilant à l'égard de l'Islam comme de toutes les idéologies religieuses, je me garde bien de tout "essentialisme".
Depuis 1492, l'Europe chrétienne, et même la France Républicaine en Indochine, à Madgascar et en Algérie, a mené suffisament de guerres de conquêtes, commis tant de de massacres voire de génocides, celui des Hereros en Namibie par exemple, pour se garder de toute approche de ce genre.
Les succeseurs modernes d'Édouard Drumont comme Roger Garaudy ou Israêl Shamir, voient par exemple dans le "Livre de Josué" et dans le "Livre d'Esther" la "preuve" que le Judaïsme est, "par essence", génocidaire...
Léon Daudet écrivait que le Capitaine Alfred Dreyfus était de "couleur traître" (sic)...
Ceci dit, je peux me tromper... mais j'en prends le risque en hommage à Voltaire.
La République commémore aujourd'hui l'abrogation de l'Esclavage.
Très tôt ce matin, j'ai publié,sur"Les Amis de L'ABC", la proclamation de Louis Delgrès. Quelle n'a pas été ma surprise lorsque j'ai entendu ce texte, remarquable mais peu connu, dit par une jeune élève en présence du Chef de l'État, successeur lointain du Premier Consul qui rétablit l'esclavage à Saint-Domingue et à la Guadeloupe...
ommémoration de l’abolition de l’esclavage par la France,
28 mai 1802- Proclamation de Louis Delgrès
Colonel d’Infanterie, commandant en chef de la force armée de la Basse Terre,
jeudi 10 mai 2007.
C’est dans les plus beaux jours d’un siècle à jamais célèbre par le triomphe des Lumières et de la Philosophie, qu’une classe d’infortunés qu’on veut anéantir, se voit obligée d’élever la voix vers la postérité, pour lui faire connaître, lorsqu’elle aura disparu, son innocence et ses malheurs.
Victime de quelques individus altérés de sang qui ont osé tromper le gouvernement français, une foule de citoyens toujours fidèles à la Patrie, se voit enveloppée par une proscription méditée par l’auteur de tous ses maux. (...)
Pour lire la suite...vous connaisez la musique Pendarièshttp://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=158
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
Au moins, c'est clair. Mais le moratoire sur la lapidation des femmes n'a pas l'air de trop vous gêner. Je pense que je ne vous serrerai jamais la main.
Ecrit par : Pendariès | 10 mai 2007
Il ne faut pas en vouloir à H.Grégoire de ne pas répondre. Ses réferences lexicographiques le lui interdisent. Vieilles de plus de deux siècles, comment pourraient -elles traduire la mutation récente qui fait de l'Islamisme, dans le langage actuel, le dernier en date des avatar du totalitarisme?
L'Islamisme, dans sa version moderne, est né en 1923, quand le grand-père de frère Tariq porta le fascisme vert sur les fonds baptismaux, et il s'est déployé progressivement sur la scène politique internationale, à la fin des années 1980. La chute de l'URSS a fait sortir cette vermine des catacombes où elle attendait son heure.
L'islamisme est un extrémisme. Il n'est pas une religion, il est une perversion à des fins politiques de l'Islam, religion théocratique qui reste dans l'obscurantisme car elle n'a pas encore atteint le stade de la réforme qui lui ferait accepter une laïcité indispensable pour passer de l'absolutisme au pluralisme.
L'état turc dit "laïc" est un exemple vivant et tragique de cette évolution. Bien-sûr que les tenants de la laïcité en Turquie voudraient bénéficier de la protection occidentale par leur adhésion. Ils ont bien raison de craindre le pire car ils sentent que le vent tourne. C'est pourtant à eux de mettre de l' ordre chez eux et pas à l'Europe. Elle les y aide déjà, mais ... aide-toi, le ciel t'aidera. En l'occurrence, Allah le plombe le leur.
Le grand défit du 21ème siècle , comme le souligne, notamment, Laurent Cohen-Tanugi dans son dernier livre "Guerre ou Paix" ( infiniment plus solide et cohérent que les palestidolâteries de Boniface) se situe dans la montée des extrémismes, bien plus que dans des affrontements géographiques entre occident et orient.
Contre les fous de Dieu de tout poil, les modérés doivent s'unir, et soutenir les pays musulmans qui tentent de s'affranchir de la tutelle des imams.
Pour revenir à l'école française, politisée à mort, où le terrorisme intellectuel règne en maître: elle est une version soft des madrassas. Lavage de cerveau garanti!
Il est là le lien entre ces idées. L'avenir d'une école refondée sur la base du bon sens et de la neutralité axiologique passe par l'identification et l'éradication de toutes les perversions idéologiques qui l'ont prise en otage.
L'islamisme est du nombre. C'est une idéologie de conquête qui veut rétablir le califat et nettoyer le monde de ses souillures. Il a été cajolé, attisé par le rélativisme, lui-même issu de l'égalitarisme. Au nombre de ses principaux stratèges il y a des chefs de guerre , mais il y a aussi des Ramadan, loups dont la peau d'agneau ne couvre pas vraiment les crocs pour qui a les bonnes lunettes.
C'est là que se situe le combat du prochain siècle et voila pourquoi je vomis les Boniface qui sont les Munichois de notre époque.
La France a une occasion de se remettre en selle, par sa détermination à ne pas se laisser manger la laine sur le dos. Que le Mahomet de Voltaire soit au programme dans tous les collèges, même si ce n'est pas une "grande" oeuvre, et que mes petites-filles conservent le droit de faire de la gym en short. Dire que nos mères ( enfin la mienne) se sont battues pour bouter les nazis hors de France et pour le droit de vote des femmes...On ne va quand même pas laisser l'idéologie la plus arriérée au monde balayer les acquis des Lumières.
Alors les élucubrations de Sternhell dans tout cela ....
Lire Maurice Barrès, en revanche, cela ne peut nuire à ceux qui ont conscience que l'identité de la France a été mise en berne.
Ecrit par : Cadichon | 10 mai 2007
ISLAMITE, adj.
Qui est de religion ou de civilisaton islamique. "Quant aux exploits de Napoléon dans le Levant, ils n'étaient pas encore mêlés à la conquête de l'Europe; ils n'avaient pas obtenu d'assez hauts résultats pour imposer à la foule islamite, quoiqu'on le surnommât le sultan de feu" (CHATEAUBR., Mém., t. 2, 1848, p. 343). "Ne seriez-vous point d'avis de lui laisser reprendre ici le costume morisque, qui est fort galant, sauf le voile, qui est par trop islamite?" (SAND, Beaux MM. Bois-Dor�, t. 1, 1857, p. 219).
Rem. On rencontre également la var. islamiste : "Les côtes de l'Asie, bordées de cimetières islamistes "(CHATEAUBR., Génie, t. 2, 1803, p. 335).F
Prononc. : [islamit]. Étymol. et Hist. 1759 subst. (DIDEROT, Lettres � Sophie Volland, t. 1, p. 82). Dér. de islam*; suff. -ite*.
TLFI /CNRS
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
A l'époque ....
Et Voltaire disait "mahométan" et non musulman.
.......
Jusqu'à présent, je n' en ai trouvé aucun propos qui franchisse la "ligne jaune".
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
Et un moratoire sur la lapidation, çà franchit quelle ligne ?
.........
alors que la mode de la "pédagogie interculturelle" , que j'appelais alors la "couscous pédagogy" ....
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
"couscous pedagogy", j'adore ! C'est pas du tout raciste, çà !
(nota : si c'est de l'anglais, pas d'accent sur pedagogy).
..........
...j'étais plutôt sensible aux arguments de Caroline Fourest lors de son premier passage à la Télévision.
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
Henri, depuis la privatisation de TF1 par le florentin, on ne met plus de majuscule. C'est fini, l'ORTF .... o)))
Ecrit par : yann | 10 mai 2007
Commémoration de l’abolition de l’esclavage par la France,
28 mai 1802- Proclamation de Louis Delgrès
Colonel d’Infanterie, commandant en chef de la force armée de la Basse Terre,
jeudi 10 mai 2007.
C’est dans les plus beaux jours d’un siècle à jamais célèbre par le triomphe des Lumières et de la Philosophie, qu’une classe d’infortunés qu’on veut anéantir, se voit obligée d’élever la voix vers la postérité, pour lui faire connaître, lorsqu’elle aura disparu, son innocence et ses malheurs.
Victime de quelques individus altérés de sang qui ont osé tromper le gouvernement français, une foule de citoyens toujours fidèles à la Patrie, se voit enveloppée par une proscription méditée par l’auteur de tous ses maux.
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=158
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
Les succeseurs modernes d'Édouard Drumont comme Roger Garaudy ou Israêl Shamir, voient par exemple dans le "Livre de Josué" et dans le "Livre d'Esther" la "preuve" que le Judaïsme est, "par essence", génocidaire...
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
Quant à Roger Garaudy, laissez moi vous rappeler qu'il est converti à l'islam, ce qui rend pour le moins suspect ses jugements de valeurs sur le judaïsme.
Je me méfie un million de fois plus de gens comme lui, ou comme Guénon, ou comme tous les occidentaux qui se convertissent et s'empressent de mettre un rideau sur leur femme, que du musulman de base qui se fout complètement de l'application de la charia et a les mêmes préoccupations que tout un chacun.
Ecrit par : yann | 10 mai 2007
Retour aux textes, principe de base de l'Humanisme et des Lumières
Un lecteur de Le Monde:
-Êtes-vous toujours favorable à un moratoire sur la lapidation des femmes ?
Tariq Ramadan : Depuis sept ans, j'appelle à un moratoire dans le monde musulman sur la peine de mort, les châtiments corporels et la lapidation.
J'ai été vertement critiqué dans le monde musulman par des savants ou des intellectuels qui pensaient que je voulais plaire à l'Occident.
J'ai été non moins vertement critiqué en France (et non pas du tout en Europe ou aux Etats-Unis) pour n'avoir proposé qu'un moratoire sur ces châtiments.
Ma position est claire : des textes de référence existent dans le corpus culturel musulman, la réponse des savants musulmans est peu claire et souvent défensive. J'ai donc posé trois questions aux savants musulmans :
1) que disent les textes ?
2) quelles sont les conditions d'application ?
3) dans quel contexte cela peut-il se produire ?
J'aimerais donc que l'on ouvre un débat fondamental dans le monde musulman et au moment où j'appelle à ce débat, je propose que nous cessions toutes ces peines, et donc pas seulement la lapidation, mais aussi les châtiments corporels et la peine de mort.
J'ai condamné la lapidation au Nigeria, en Arabie saoudite, ou les châtiments corporels contre les pauvres Pakistanais ou les femmes, ou la récente lapidation, dont personne n'a parlé, en Afghanistan.
Ma position est claire, et ce que je veux, c'est qu'une réflexion se fasse de l'intérieur du monde musulman par rapport à ce silence, et surtout par rapport à l'acceptation de peines qui ont lieu toutes les semaines encore dans certaines pétromonarchies (comme l'Arabie saoudite) et vis-à-vis desquelles tout le monde se tait, et qui touchent exclusivement les femmes et les pauvres.
Je considère ce silence de la part des musulmans comme inadmissible, et ce silence de la part de l'Occident comme hypocrite.
Amnesty International, en s'opposant à la peine de mort aux Etats-Unis, propose aux Etats américains qui appliquent la peine de mort un moratoire afin de pouvoir discuter plus avant de la question.
Cette attitude ne choque absolument personne, elle est même comprise dans le but de faire évoluer les mentalités.
Ma position est en droite ligne de cette pédagogie, avec l'intérêt premier qu'au moins toutes les peines extrêmes doivent cesser immédiatement, selon les termes de mon appel.
Un dernier mot : beaucoup de téléspectateurs ont été choqués par la formulation de ce moratoire lors de mon débat avec Nicolas Sarkozy.
J'ai toujours défendu l'idée du moratoire et je n'ai fait à cette occasion que répéter ce que j'avais dit, loin de tout double discours.
Le double discours et l'hypocrisie n'étaient pas dans le camp qu'on leur avait assigné ce soir-là :
Nicolas Sarkozy n'a pas hésité, quelques semaines après notre débat, à recevoir une délégation saoudienne, pays dans lequel la lapidation et les châtiments corporels sont appliqués de façon permanente, et qu'il n'a pas eu en l'occurrence le courage de dénoncer en leur présence.
Notez au passage que je suis interdit d'entrée en Arabie saoudite...
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
"Ma position est claire, et ce que je veux, c'est qu'une réflexion se fasse de l'intérieur du monde musulman", vous savez Henri Grégoire, les Shadocks, ils pompent encore...
Ecrit par : Pendariès | 10 mai 2007
Au moins, c'est clair. Mais le moratoire sur la lapidation des femmes n'a pas l'air de trop vous gêner. Je pense que je ne vous serrerai jamais la main.
Ecrit par : Pendariès | 10 mai 2007
idem.
nota :
Moratoire (subst. masc)
3. P. anal. Fait de suspendre une action, un processus (généralement dans un contexte politique).
TLFI
Ecrit par : yann | 10 mai 2007
"Cette attitude ne choque absolument personne, elle est même comprise dans le but de faire évoluer les mentalités.
Ma position est en droite ligne de cette pédagogie, avec l'intérêt premier qu'au moins toutes les peines extrêmes doivent cesser immédiatement, selon les termes de mon appel."
Si les autres le font, moi je veux pareil... IL N'Y A PAS A DISCUTER: USA ou Pays d'Islam c'est: on ne tue pas, on ne coupe pas la langue, les mains, etc.
Ecrit par : Pendariès | 10 mai 2007
Quant à Roger Garaudy, laissez moi vous rappeler qu'il est converti à l'islam, ce qui rend pour le moins suspect ses jugements de valeurs sur le judaïsme.
Ecrit par : yann | 10 mai 2007
Ce n'est pas sa conversion à l'Islam de Garaydy qui me gêne, il a été successivement protestant, communiste stalinien, communiste rénovateur, catholique et maintenant musulman, c'est son problème.
Là où ça devient le mien , c'est quand il abuse de sa notoriété, , notamment dans le monde musulman, pour répandre la propagande négationniste qui , sous couvert de critique historique, est une résurgence de l'antisémitisme meurtrier de du IIIème Reich et de Vichy.
Du reste, le caractère totalement fictif de la Conquête de Canaan, la Terre Promise, par les Israélites conduits par Josué est maintenant avéré.
Il s'agit d'une épopée nationale rédigée au VIIème siècle avant notre ère à J"érusalem sous le règne du Roi Josias.
Quand au Livre d'Esther, il y a déjà bien longtemps que les biblistes ont reconnu qu'il n'avait aucun fondement historique et était de rédaction tardive.
Robert Garaudy est à peu près aussi crédible pour l'histoire du Judaîsme que Robert Redeker pour l'histoire de l'Islam.
Deux Agrégés de Philo pourtant...
Les Mythes fondateurs de la politique israélienne
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Les Mythes fondateurs de la politique israélienne est un ouvrage négationniste de Roger Garaudy, publié en 1995 par les éditions La Vieille Taupe qui ne le servit qu'à ses propres abonnés, puis réédité en 1996.
Suite à ce livre, Roger Garaudy fut condamné, en 1998 pour contestation de crimes contre l’humanité, diffamation raciale et provocation à la haine raciale.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Mythes_fondateurs_de_la_politique_isra%C3%A9lienne
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
"Ma position est claire, et ce que je veux, c'est qu'une réflexion se fasse de l'intérieur du monde musulman", vous savez Henri Grégoire, les Shadocks, ils pompent encore...
Ecrit par : Pendariès | 10 mai 2007
"Réflexion" typiquement essentialiste dans la droite ligne d'Ernest Renan l'un des Universitaires qui, malgré son immense érudition, a pensé l'antisémitisme avant même que le mot ne soit créé en Allemagne.
* « ...l'islamisme [à l'époque, sens général de "religion musulmane"] ne peut exister que comme religion officielle; quand on le réduira à l'état de religion libre et individuelle, il périra. L'islamisme n'est pas seulement une religion d'État, comme l'a été le catholicisme en France, sous Louis XIV, comme il l'est encore en Espagne, c'est la religion excluant l'État... Là est la guerre éternelle, la guerre qui ne cessera que quand le dernier fils d'Ismaël sera mort de misère ou aura été relégué par la terreur au fond du désert. L'Islam est la plus complète négation de l'Europe; l'Islam est le fanatisme, comme l'Espagne du temps de Philippe II et l'Italie du temps de Pie V l'ont à peine connu; L'Islam est le dédain de la science, la suppression de la société civile; c'est l'épouvantable simplicité de l'esprit sémitique, rétrécissant le cerveau humain, le fermant à toute idée délicate, à tout sentiment fin, à tout recherche rationnelle, pour le mettre en face d'une éternelle tautologie : Dieu est Dieu... » (Discours au Collège de France De la part des peuples sémitiques dans l'Histoire de la civilisation, 1862 - L'Islam et la Science, 1883).
Notez bien"...c'est l'épouvantable simplicité de l'esprit sémitique, rétrécissant le cerveau humain, le fermant à toute idée délicate, à tout sentiment fin, à tout recherche rationnelle..."
"L'esprit sémitique..."
* « ... La nature a fait une race d'ouvriers. C'est la race chinoise d'une dextérité de main merveilleuse, sans presque aucun sentiment d'honneur; gouvernez-la avec justice en prélevant d'elle pour le bienfait d'un tel gouvernement un ample douaire au profit de la race conquérante, elle sera satisfaite; une race de travailleurs de la terre, c'est le nègre : soyez pour lui bon et humain, et tout sera dans l'ordre; une race de maîtres et de soldats, c'est la race européenne. Que chacun fasse ce pour quoi il est fait et tout ira bien ».
La Réforme intellectuelle et morale, 1871
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
Et alors ????
Ecrit par : yann | 10 mai 2007
"Un hussard" écrivait le 9 mai 2007
"4) Abroger les programmes de 2002. Les remplacer par des programmes nationaux définissant -pour chaque année- des objectifs précis et réalistes en termes de contenus. S'appuyer pour cela sur les travaux du SLECC et du GRIP."
D'une part , voila les nouveaux projets de programmes SLECC du GRIP pour le calcul, l'arithmétique et la géométrie (pour le primaire)
http://michel.delord.free.fr/progcalcprimaire.rtf
Mais, :-) , ces programmes ne sont pas "définis par année" et on peut voir pourquoi dans « Organisation de la scolarité et programmes en primaire »
http://michel.delord.free.fr/scolarprim.rtf .
Citation :
"La mise en place des cycles avait certes comme but plus ou moins avoué la suppression des redoublements[1]. Cela justifie-t-il que l’on prenne mécaniquement le contre-pied de cette position et que l’on organise la scolarité uniquement par année, c'est-à-dire avec des programmes annuels qui se suivent strictement, c'est-à-dire sans parties communes à deux années successives ? Autrement dit : la notion de « cours » - CE, CM - est-elle dépassée ?"
[1] "Proposons plutôt une définition minimale, qui marque la différence : un cycle d'apprentissage est un cycle d’étude à l’intérieur duquel on ne redouble plus… Il n’est donc pas absurde de créer des cycles d’apprentissage, même s’il n’ont, dans l’immédiat, d’autre but que de supprimer le redoublement." Philippe Perrenoud, Les cycles d’apprentissage : une auberge espagnole ?, 1998.
http://www.unige.ch/fapse/SSE/teachers/perrenoud/php_main/php_1998/1998_43.html
Bonne lecture
MD
Ecrit par : Michel Delord | 10 mai 2007
"Un hussard" écrivait le 9 mai 2007
"4) Abroger les programmes de 2002. Les remplacer par des programmes nationaux définissant -pour chaque année- des objectifs précis et réalistes en termes de contenus. S'appuyer pour cela sur les travaux du SLECC et du GRIP."
D'une part , voila les nouveaux projets de programmes SLECC du GRIP pour le calcul, l'arithmétique et la géométrie (pour le primaire)
http://michel.delord.free.fr/progcalcprimaire.rtf
Mais, :-) , ces programmes ne sont pas "définis par année" et on peut voir pourquoi dans « Organisation de la scolarité et programmes en primaire »
http://michel.delord.free.fr/scolarprim.rtf .
Citation :
"La mise en place des cycles avait certes comme but plus ou moins avoué la suppression des redoublements[1]. Cela justifie-t-il que l’on prenne mécaniquement le contre-pied de cette position et que l’on organise la scolarité uniquement par année, c'est-à-dire avec des programmes annuels qui se suivent strictement, c'est-à-dire sans parties communes à deux années successives ? Autrement dit : la notion de « cours » - CE, CM - est-elle dépassée ?"
[1] "Proposons plutôt une définition minimale, qui marque la différence : un cycle d'apprentissage est un cycle d’étude à l’intérieur duquel on ne redouble plus… Il n’est donc pas absurde de créer des cycles d’apprentissage, même s’il n’ont, dans l’immédiat, d’autre but que de supprimer le redoublement." Philippe Perrenoud, Les cycles d’apprentissage : une auberge espagnole ?, 1998.
http://www.unige.ch/fapse/SSE/teachers/perrenoud/php_main/php_1998/1998_43.html
Bonne lecture
MD
Ecrit par : Michel Delord | 10 mai 2007
Utile rappel de la notion de cours dans l'organisation pédagogique classique de l'école primaire.
Si certaines notions étaient réservées à la deuxième année du cours , il n'y avaient pas de programme annuel mais, sauf erreur de ma part un enseignement "concentrique" à l'intérieur de chaque cours.
Je note que nous sommes fort proches sur la transformant de la Grande Section en CP1, ce que j'avais prposé dans ce fil de discussion .
Des Cycles ou cours de deux ans sont certainement plos pertinent que les Cycles de Trois ans que je proposais.
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
Et alors ????
Ecrit par : yann | 10 mai 2007
Et alors quoi?
C'est un peu court, jeune homme!
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
"Ma position est claire, et ce que je veux, c'est qu'une réflexion se fasse de l'intérieur du monde musulman", vous savez Henri Grégoire, les Shadocks, ils pompent encore...
Ecrit par : Pendariès | 10 mai 2007
"Réflexion" typiquement essentialiste dans la droite ligne d'Ernest Renan l'un des Universitaires qui, malgré son immense érudition, a pensé l'antisémitisme avant même que le mot ne soit créé en Allemagne.
Henri, il faudrait arrêter avec l'essentialisme à tout bout de champ. La métaphore avec ces pompeurs de Shadocks vous a échappé. Ca peut prendre du temps la réflexion... Et si la majorité des génies des carpates musulmans ne veut pas qu'on en finisse avec la lapidation et autres gentillesses, il fait quoi, votre Tariq? Il dit: ha ben désolé, veulent pas, donc on se tait. C'est la majorité qu'a dit, alors c'est la démocratie?
C'est tellement simple.
Maintenant, j'ai l'impression que vos idées sur l'éducation sont mauvaises, du moins suspectes. Par contagion, sans aucun doute. Vous ne condamnez toujours pas: impression que vous pensez que ces peuples qui n'ont jamais connu la démocratie ou la liberté, ben, faut leur donner du temps pour évoluer (c'est ce que balance les chers dictateurs du monde qui jurent qu'ils vont tout faire pour que ça change chez eux).
J'attends les prochaines baffes dans la teuté à Tariq. Et puis votre argument à propos du choix de Tony Blair quant à employer le sus-dit triste sire, je vous rappelle que le susdit Prime Minister, il a bien menti pour engager ses armées dans la guerre en Irak, qu'il a plein de problèmes en ce moment avec la vente de titres de noblesse dans le Royaume-Uni - c'est un peu ce qui le pousse vers la porte de sortie. Alors, oui, cela ne jette pas une ombre sur le penseur suisse (la Suisse, le pays inventeur du coucou et du gruyère...).
Ecrit par : Pendariès | 10 mai 2007
Je constate une inquiétante déperdition d'énergie depuis que le blog est l'objet des manoeuvres phagocytaires du camarade Grégoire, ce qui n'a rien d'étonnant puisqu'il est droit dans ses bottes et dans ligne du parti. Comme son modèle,qui a colonisé tous les pays d'Europe orientale, il fait de Bonnet d'âne un satellite d'Abc , et Pendariès est bien un des rares à soulever ce lièvre.
Personne d'autre ne réagit à cette tentative d'OPA?
Petit correctif: Blair n'a rien eu à voir avec la nomination de Ramadan car les universités anglaises sont infiniment plus autonomes que la nôtre, dont parle d'ailleurs au singulier puisque le pluralisme en matière éducative n'est toujours pas un concept français.
Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2007
Petit correctif: Blair n'a rien eu à voir avec la nomination de Ramadan car les universités anglaises sont infiniment plus autonomes que la nôtre, dont parle d'ailleurs au singulier puisque le pluralisme en matière éducative n'est toujours pas un concept français.
Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2007
Ais-je jamais dit autre chose?
Je relève simpement qu'aucune objection n'a apparemment été formulée par les Services de Sécurité britanniques à l'accueil de TR à Oxford contrairement aux USA où celui-ci , qui avait obtenu le même statut dans une Université , catholique, Université Notre Dame (Indiana), s'était vu refuser un visa.
J'ajoute qu'USA, Daniel Pipes, l'inspirateur des néo-conservateurs français, a fondé "Campus Watch" qui survelle toutes les Universités et mène des campagnes systématiques contre les Professeurs dont les Cours ou les prises de positions publiques ne serient pas "dans la ligne" du Likoud sur la question du conflit Isrélo-arabe.
"Comme l'indique la charte publiée sur www.Campus-Watch.org, le projet «passe en revue et critique les études moyen-orientales en Amérique du Nord dans le but de les améliorer».
Campus Watch est aux études moyen-orientales ce que l'analyse politique est à la politique, la critique de film au 7e art et les enquêtes des associations de défense des consommateurs à la production de biens: nous fournissons des appréciations à l'attention du public. Contrairement aux politiciens, aux comédiens et aux chefs d'entreprises, qui acceptent la critique de bonne grâce, les universitaires s'offusquent volontiers bruyamment que l'on porte un jugement sur eux.""
Daniel Pipes
Middle East Forum
http://fr.danielpipes.org/article/3600
Donc, je résume: d'une part,Tarik Tamadan a été invité par l'Université d'Oxford comme Professeur étranger sur la base de ses seules compétences universitaires et dans le cadre de l'autonomie des Universités comme cela se fait aussi en France, sauf erreur de ma part et n'en déplaise à Cadichon, sans que les Services de Sécurité britanniques s'y opposent et, d'autre part, il a été chargé d'une mission par le Gouvernement de Tony Blair.
Les allégations de Caroline Fourest sur les liens supposés de TR avec Al Quaëda sont donc ,selon toute vraisemblance, dénuée de fondement ce qui en dit long sur les compétences de cette miltante contre "l'obscurantisme".
CQFD
L'internaute qui aura la patience de remonter ce fil de discussion constatera que tout est parti d'une divergence de point de vue sur les OGM et que, très rapidement, la discussion a atteint un " point Goldwin": quand, dans une discussion à bâtons rompus sur un forum, l'un des deux participants, à court d'argument, se met à invoquer une attitude "fasciste" de son interlocuteur.
En l'occurence José Bové a été accusé d'avoir des indulgences envers l'antisémitisme et de collusion envers l' "islamo-gauchisme".
Il s'agit donc d'un cas classique de "reductio ad Hitlerum" qui ne devrait pas avoir sa place sur ce blog qui privilégie les échanges argumentés sur les faits à la lumière de la seule raison.
Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007
"...manoeuvres phagocytaires du camarade Grégoire, ce qui n'a rien d'étonnant puisqu'il est droit dans ses bottes et dans ligne du parti. Comme son modèle,qui a colonisé tous les pays d'Europe orientale..."
Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2007
Excellent exemple d'une variante de la "reductio ad Hitlerum", la "reductio ad Stalinum"...Un Chef-d'oeuvre!
Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007
Maintenant, j'ai l'impression que vos idées sur l'éducation sont mauvaises, du moins suspectes. Par contagion, sans aucun doute. Vous ne condamnez toujours pas: impression que vous pensez que ces peuples qui n'ont jamais connu la démocratie ou la liberté, ben, faut leur donner du temps pour évoluer (c'est ce que balance les chers dictateurs du monde qui jurent qu'ils vont tout faire pour que ça change chez eux).
Ecrit par : Pendariès | 10 mai 2007
Bien entendu que je "condamne"!
Mais pour moi , c'est facile puisqe je n'adhère à aucun dogme religieux.
Le problème est autrement plus complexe pour un croyant quelle que soit sa religion.
La Constitution disant dans son préambule"La République respecte toutes les croyances", il n'est donc pas question d'exiger d'un croyant la condamnation d'un article de foi et/ou d'une pratique qui en découle. Ce serait là attenter à la liberté de conscience.
La question de la" lapidation des femmes adultères" est ,sur ce point-là, particulièrement éclairante.
En effet, a lapidation est expréssémment prescrite par la Thora et plus précisément par le Deutéronome
22 Si l'on trouve un homme couché avec une femme mariée, ils mourront tous deux, l'homme qui a couché avec la femme, et la femme aussi. Tu ôteras ainsi le mal du milieu d'Israël.
23 Si une jeune fille vierge est fiancée, et qu'un homme la rencontre dans la ville et couche avec elle,
24 vous les amènerez tous deux à la porte de la ville, vous les lapiderez, et ils mourront, la jeune fille pour n'avoir pas crié dans la ville, et l'homme pour avoir déshonoré la femme de son prochain. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi.
http://www.biblegateway.com/passage/?search=Dt%2022:22-29&version;=2;32;
Dans le Nouveau Testament : Jésus interrogé par les Pharisens sur ce sujet , leur répond non pas en condamnant une obligation de la Loi , ce qui eût été blasphématoire et sacrilège, mais en posant de telles conditions que ,de facto, cette disposition légale est inaplicable
Comme ils continuaient à l'interroger, il se releva et leur dit: Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.
Jean 8:7
http://www.biblegateway.com/passage/?search=Jn%208:7&version;=2;32;
Le Coran, lui; ne mentionne pas la lapidation comme peine, ni pour adultère ni pour quelque autre crime. La "Charia" appliquée en Arabie Saoudite, au Soudan et au Nigéria s'appuie sur des Hadiths, ou récits de la vie de Mahomet pour justifier cette peine.
La femme convaincue d'adultère par quatre témoins doit subir un emprisonnement à vie (Coran IV ; 15),
. Dans d’autres passages la peine pour les deux protagonistes est de cent coups de fouets (Coran XXIV);
D'où la logique, qui ne peut, dans un premier temps, que choquer, de la double démarche d'un Tarik Ramadan :
-Demander un moratoire comme le font les associations de défense des Droits de l'Homme dans les pays où celle-ci est encore en usage.
-Demander à ceux qu'il appellent les savants et que nous désignerions plutôt sous le nom de "théologiens" de clarifier la doctrine sur ce point là.
Comme toutes les théologies, la théologie musulmane ne manquent apparemment pas de procédés qui permettent de concilier l'inconciliable.
Il n'est donc pas pertinent de demander à un Musulman de condamner la lapidation des femmes adultères pas plus qu'à un autre fidèle des trois religions monothéiste d'origine abrahamique.
Je vous mets au défi de trouver une seule autorité rabbinique "condamnant" la lapidation et pourtant depuis la destruction du Temple de Jérusalemen en l'An 70 de notre ère la lapidation a disparu du Judaïsme réel.
Le christianisme lui non plus ne "condamne" pas la lapidation, il se contente de la rendre impossible.
Il reste à l'Islam à faire le même chemin.
Le fait que les pays industrialisés dépendent des ressources pétrolères des pays où est appliquée la "Charia" et que les USA ,pour abattre l'Empire du Mal aient financé armé, et encadré par l'intermédiaire du Pakistan et de l'Arabie Saoudite les "Combattants de la Liberté" afghans complique encore les choses et devrait nous rendre moins péremptoires.
-
Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007
Je constate une inquiétante déperdition d'énergie depuis que le blog est l'objet des manoeuvres phagocytaires du camarade Grégoire, ce qui n'a rien d'étonnant puisqu'il est droit dans ses bottes et dans ligne du parti. Comme son modèle,qui a colonisé tous les pays d'Europe orientale, il fait de Bonnet d'âne un satellite d'Abc , et Pendariès est bien un des rares à soulever ce lièvre.
Personne d'autre ne réagit à cette tentative d'OPA?
Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2007
Si, moi. J'ai parlé un peu plus haut de parasitisme.
Je me suis fait remonter les bretelles par Francoise Guichard. Mais je maintiens.
Ecrit par : yann | 11 mai 2007
Et alors quoi?
C'est un peu court, jeune homme!
Ecrit par : Henri Grégoire | 10 mai 2007
Le "Et alors ?" se référait au message précédent.
D'une manière générale, vous êtes une admirable encyclopédie de la littérature politique et sociologique du 19eme siècle, mais vous avez l'air d'oublier que nous sommes au 21eme.
Accessoirement, le PC n'y subsiste que dans des poches très localisées.
Et sur les OGM, vous dites n'importe quoi.
Ecrit par : yann | 11 mai 2007
Je crois que pour certains, il serait utile de lire le livre de Maurice Druon, "La France aux ordres d'un cadavre."
( Je rappelle que Maurice Druon est le fils de Lola Kessel, frère aîné de Joseph.)
Lire aussi "L'école de la lâcheté", de Maurice Maschino.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 mai 2007
"Pour revenir à l'école française, politisée à mort, où le terrorisme intellectuel règne en maître: elle est une version soft des madrassas. Lavage de cerveau garanti!"
Ecrit par Cadichon.
Il n'y a qu'à voir ce qui se fait dans les IUFM.
Extrait du livre du maître d'un " album" écrit par un "formateur" redouté, car il collait des étudiants au concours sans que ceux-ci en connaissent vraiment la raison.
ù vas-tu, Petite Souris ? Alain Prinsaud, PEMF/ IUFM de Limoges
Apprentissage de la lecture à partir de l’album.
(Pour la grande section de maternelle, 1er trimestre, extraits) Livre du Maître.
Les activités d’appropriation de l’écrit et de ses codes à faire vivre aux enfants de 3 à 5 ans doivent leur permettre de mieux comprendre les textes littéraires auxquels ils seront confrontés plus tard à l’école, mais aussi hors de l’école. C’est pour cela que les nouvelles directives mettent les albums au cœur de l’apprentissage.
(….) Les instructions officielles affirment l’importance des apprentissages menés à la maternelle dans la construction des apprentissages fondamentaux.
(….) Notre ambition est d’ouvrir des champs d’investigations possibles en définissant ce qui peut être travaillé au travers des albums, c’est-à-dire la compréhension du récit et l’acquisition d’une culture littéraire, tout en commençant à faire acquérir des mécanismes de décodage de l’écrit.
Jalons pour un parcours dans le monde de l’écrit.
Des apprentissages progressifs.
Les Nouveaux Programmes de 2002 définissent les spécificités de chacun des trois cycles de l’école primaire tout en encourageant les enseignants à travailler dans la continuité pour la réussite de TOUS les enfants.
(….) « Même si l’apprentissage de la lecture et de l’écriture n’est pas au programme, l’école maternelle doit donner l’occasion à tous les élèves d’une imprégnation orale des mots et des structures de la langue écrite, préalable indispensable à tout acte de lecture.
Cette imprégnation se fait aussi à travers ce qu’on a pris l’habitude d’appeler la « dictée à l’adulte »
(….) « Le cycle des apprentissages fondamentaux est le moment où se construisent ces savoirs élémentaires que sont parler, lire, écrire et compter, le socle de la réussite scolaire. (…) C’est un cheminement complexe qui s’appuie sur le travail fait à l’école maternelle.En même temps que l’élève comprend le principe qui gouverne le fonctionnement du code alphabétique, il commence à pouvoir découper les énoncés qu’il entend, comme les phrases qu’il voit. Parallèlement, il mémorise la structure orthographique d’un nombre de plus en plus important de mots qu’il peut alors reconnaître de manière quasi automatique. Il se libère progressivement du travail du déchiffrage et accède de plus en plus aisément et sans aide à la compréhension de ce qu’il lit ».
« Le cycle des approfondissements transforme ces savoirs en instruments intellectuels qui permettent de s’informer, de construire des connaissances solides, de se cultiver : l’élève n’est plus dépendant de l’accompagnement de l’enseignant. Il acquiert une première autonomie. » (« Qu’apprend-t-on à l’école maternelle ? » p.24).
Les albums : sources d’apprentissage.
(….)Leur lecture s’inscrit dans un contexte de lecture plaisir au travers de laquelle les enfants peuvent se forger des compétences de lecteurs experts et de décodeurs de signes écrits.
(….) Avoir toujours à l’esprit que les albums n’ont pas été écrits pour apprendre à lire ou faire acquérir des notions de grammaire, d’orthographe et de vocabulaire. Ils déclenchent, encouragent ces apprentissages pour accéder au cœur du récit qu’ils mettent en scène.
(….)Dans une dictée collective à l’adulte, restaurer la structure syntaxique d’une phrase non grammaticale, proposer une amélioration de la cohésion du texte (pronominalisation, connexion entre deux phrases, restauration de l’homogénéité temporelle) (CII)
Des apprentissages concomitants.
(….) Il nous appartient de démontrer aux enfants que les récits sont porteurs de sens dans leurs dimensions narratives et idéologiques et que celles-ci se révèlent par l’emploi d’un certain lexique, de certaines formes syntaxiques, de signes extralinguistiques spécifiques et de multiples microstructures.
(…)Approche de la littérature en grande section de maternelle.
(….) La littérature de jeunesse constitue bien aujourd’hui un genre littéraire à part entière.
(….) Elle ne s’accommode pas d’une lecture superficielle, mais implique au contraire une lecture fouillée de laquelle le lecteur sort grandi.
La lecture fusionnelle.
(….)Pourrait être considéré comme texte littéraire tout texte permettant à son lecteur de faire sienne l’histoire, d’imaginer les personnages, de s’identifier à eux, de mesurer le temps, de vivre l’espace de voir les actions se dérouler.
Le fond et la forme du récit.
(….) Chaque auteur a son propre style. Les marques énonciatives, les substituts, les connecteurs, les champs sémantiques, la syntaxe et le lexique employés permettent de le caractériser et parfois de classer l’album parmi les œuvres littéraires. Si le récit dans ses formes narratives est linguistiquement limpide, et ses valeurs idéologiques savamment distillées au travers du texte par le biais des phrases et des mots, alors il appartient au genre littéraire.
La dimension socioculturelle.
(….) L’intention est également socioculturelle. L’école a en effet pour mission d’estomper les différences sociales. Il nous appartient de montrer aux enfants que l’accès aux livres, donc à l’écrit, n’est pas réservé à un nombre restreint de personnes. (…) L’album est en effet source d’échanges. Il incite les interactions, il provoque les discussions : il sociabilise.
(…) Un exemple de lecture littéraire.
L’expérimentation dont il va être question dans les pages suivantes s’inscrit dans un projet pédagogique s’appuyant sur la lecture-découverte de l’album : « Où vas-tu, Petite Souris ? »
Ce projet a été vécu par des enfants dont l’école se situe dans une Zone urbaine sensible, donc dans un quartier où, plus encore qu’ailleurs, il convient d’encourager le goût de lire et la curiosité culturelle tout en déployant les premiers éléments techniques de l’acte de lire.
(….) Grâce à l’album, la classe devient un lieu d’écoute, de tolérance. La classe n’est plus le lieu où une seule vérité prévaut sur une autre, mais où plusieurs subjectivités s’interpénètrent, s’enrichissent dans des débats respectueux, des interprétations divergentes. La pédagogie de la littérature démocratise donc l’enseignement.
(….) Le contenu des apprentissages.
Au terme du projet, chaque enfant aura vécu l’approche littéraire de l’album selon le contexte défini précédemment. Il aura ainsi abordé le récit dans sa dimension narrative en emboîtant les épisodes successifs. Il aura exploré les personnages en général et la notion de héros en particulier pour réfléchir à la dimension idéologique de cette histoire.
Il aura également fréquenté un corpus de mots dont certains seront mémorisés. Nous avons sélectionné quelques mots d’usage fréquent dans le récit et utilisés naturellement par les enfants. Ils en connaissent donc le sens. Inscrits sur de grandes étiquettes, ils constitueront le corpus de référence de la classe. Il semble important de préciser qu’à cette époque de l’année, c’est l’écriture en capitales d’imprimerie qui doit être privilégiée.
Les outils de référence.
Ce sont :
- Les textes reproduits sur des affiches grand format et portant la trace de la réflexion collective : mots encadrés, ponctuation entourée, mots connus entourés d’un point rouge au dessous. Ils sont fixés avec des pinces à linge sur une corde parcourant la classe à hauteur d’adulte. Ils seront décrochés en fonction des besoins et à la demande des enfants.
- Les étiquettes mots qui sont affichées à un endroit accessible aux enfants.
- (….) Le cahier des écrits fréquentés par les enfants dans lequel sont collés les textes lus accompagnés du corpus de mots. Cet outil quitte régulièrement la classe pour la maison afin que les enfants aient le plaisir d’en faire une relecture en famille (seuls ou avec l’aide d’un adulte). Les parents seront informés en début d’année que la grande section n’est pas un cours préparatoire. Elle prépare les enfants aux activités qui y seront menées mais ne vise pas l’autonomie en lecture.
(….)
Séance 3
Compétences.
- Emettre des hypothèses de sens à partir d’une prise d’indices sur les illustrations.
- Emettre des hypothèses de sens à partir d’une prise d’indice textuels.
- Mettre en correspondance les illustrations et le texte.
- Analyser l’implicite.
- Identifier à l’oral la répétition de la structure syntaxique.
- Identifier à l’écrit les mots connus.
- Faire correspondre la chaîne orale et la chaîne écrite.
- Identifier, nommer et connaître la fonction des signes de ponctuation (point, point d’interrogation)
(Exemples de mots à « lire ») (en capitales d’imprimerie, sur des mots étiquettes)
Colorie le titre de l’album, chaque fois que tu le vois.
Où vas-tu, petite souris ?
Tu vas où, petite souris ?
Petite souris, où tu vas ?
Où tu vas, petite souris ?
Petite souris, tu vas où ?
Où vas-tu, petite souris ?
Où iras-tu, petite souris ?
Où allais-tu, petite souris ?
Où vas-tu, petite sœur ?
Où vas-tu, petite souris ?
(Liste de mots et phrases.) « Travailler sur la reconnaissance automatique des mots à mémoriser »
Je cherche toujours.
Ma mère me manque.
L’as-tu trouvée ?
J’explore.
Mon père me manque.
L’as-tu trouvé ?
(En vrac) Je poursuis mes recherches, la nuit tombe, que vas-tu faire ?, je trouverai un nouveau père, je trouverai une nouvelle sœur, le plus loin possible de chez moi, fleur de lupin, sept souris dans le noir, l’automne de l’ours brun, le congrès des sorcières , etc.…etc.…
(Pour terminer :) « Colorie le mot vedette chaque fois que tu le vois »
(Tous ces mots sont en majuscules, mais avec des polices de caractères différentes)
Père. (Liste des mots où trouver père) Papa, Père, près, Père, Paire, Papa, Père, Pire, Poire, Mère.
Mère. (Liste des mots où trouver mère) Mère, Mercredi, Merle, Père, Mère, Mare, Merci, Mamie, Maman, Mer
Sœur. (Liste des mots où trouver sœur) Seul, Sœur, Sorcière, Sol, Souris, Cœur, Peur, Souris, Soeurette, Chœur, Sœur, Souris.
(Dépôt légal Octobre2003)
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 mai 2007
Je crois que pour certains, il serait utile de lire le livre de Maurice Druon, "La France aux ordres d'un cadavre."
( Je rappelle que Maurice Druon est le fils de Lola Kessel, frère aîné de Joseph.)
Lire aussi "L'école de la lâcheté", de Maurice Maschino.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 mai 2007
Quel est le sujet de ces livres?
Ecrit par : Pendariès | 11 mai 2007
"Emettre des hypothèses de sens à partir d'une prise d'indices sur les illustrations"...
Quel charabia immonde! Quel pédant, quel cuistre, quel esprit faux, quelle âme rabougrie! Pauvre mec! Et pauvres enfants qui doivent voir leur confiance dans les adultes et leur enthousiasme détruits par de tels irresponsables!
Ce sont des individus comme cette demi-portion qui ont définitivement discrédité les mots "pédagogie" et "pédagogue"! Des mots à éviter, désormais, comme la peste, sous peine d'être assimilé à ce stalinien
Ecrit par : Jean | 11 mai 2007
Il n'y a qu'à voir ce qui se fait dans les IUFM.
Extrait du livre du maître d'un " album" écrit par un "formateur" redouté, car il collait des étudiants au concours sans que ceux-ci en connaissent vraiment la raison.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 mai 2007
En dehors du fait que d'une part , manifestement, vous avez un contentieux personnel avec Alain Prinsaud, PEMF/ IUFM d et que ce document recommande la reconnaiissance globale de mots-vedettes ce qui rique de perturber , si j'en crois les scientifiques, l'aprentissage de la correspondance grapho-phonétique, il n'y a rien de "stalinien", comme croit le reconnaitre Cadichon qui voit des "staliniens" partout.
Un point de vue scientifique sur l’enseignement de la lecture
[version intégrale d’une lettre au Monde de l’éducation, mars 2006]
mardi 24 avril 2007.
Dans le débat sur " les méthodes de lecture ", la Science a bon dos. Invoquée à la fois par le Ministre de l’Education Nationale et par ses opposants, elle semble se plier aux différents points de vue. Pourtant, après maints débats alimentés de citations tronquées, les nuances d’un point de vue qui vise à l’objectivité scientifique n’ont toujours pas réussi à se faire entendre.
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=62
Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007
Maurice Maschino dédie ce livre à tous les grands "résistants" : (il est journaliste au Monde diplomatique et a publié une vingtaine d'ouvrages)
France Doppia, Rachel Boutonnet, Jean-Paul Brighelli, Françoise Candelier, Fanny Capel, Michel Delord, Antoine Desjardins, Brigitte Guigui, Agnès Joste, Gilbert Molinier, Natacha Polony.
A toute l'équipe de Sauver les lettres
A tous ceux qui ont le courage de défendre l'école de la République.
Il y dénonce le dévoiement de la mission de l'école : celle-ci n'est plus un lieu de transmission du savoir, mais un simple lieu de vie.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 mai 2007
Dans la série des livres à lire j'ai trouvé ce bouquin sur une table de nouveautés. Il n'a fait l'objet d'aucune "promotion" médiatique. Il est clair précis et remarquablement documenté.De plus, il n'est pas cherL (18 € )
La destruction du savoir en temps de paix.
vendredi 11 mai 2007.
Depuis la fin des années 70, la culture fait l’objet d’une sorte de grand sabotage. Non qu’elle soit victime d’un complot conscient et sciemment organisé.
Il s’agirait plus simplement d’une tendance, que révèle ce livre : L’INSTRUMENTALISATION DU SAVOIR à des FINS PUREMENT ECONOMIQUES, la victoire de la compétence sur la connaissance.
Cette thèse s’appuie sur des faits, des chiffres, des sources vérifiables et issus le plus souvent d’organismes officiels. Les auteurs : universitaires, professeurs du second degré, chercheurs, bibliothécaires, archéologues, conservateurs de musées, membres d’associations, sont divers par leurs appartenances politiques et leurs formations. Mais chacun a été témoin de faits précis, emblématiques d’une certaine tendance. Tous sont d’accord pour définir cette tendance par quatre points essentiels :
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/breve.php3?id_breve=9
Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007
Sur le stalinisme des IUFM....
La façon dont il a été interdit par le lobby socialo-pédago-IUFM de dire que la méthode globale de lecture était désastreuse et était quand même appliquée partout sur injonction des IEN rappelle tout de même singulièrement l'expérience soviétique du coton sur la mer d'Aral, qui rendait tellement bien d'après les statistiques qui remontaient à Moscou! Alors qu'aucun brin de coton ne POUVAIT pousser sur la mer d'Aral!
Ecrit par : Jean | 11 mai 2007
Sur le stalinisme des IUFM....
La façon dont il a été interdit par le lobby socialo-pédago-IUFM de dire que la méthode globale de lecture était désastreuse et était quand même appliquée partout sur injonction des IEN rappelle tout de même singulièrement l'expérience soviétique du coton sur la mer d'Aral, qui rendait tellement bien d'après les statistiques qui remontaient à Moscou! Alors qu'aucun brin de coton ne POUVAIT pousser sur la mer d'Aral!
Ecrit par : Jean | 11 mai 2007
Je doute effectivement que du coton puisse pousser SUR la mer d'Aral comme SUR tout autre mer , sauf erreur de ma part.
À ma connaissance il n'y a eu aucune nterdiction "par le lobby socialo-pédago-IUFM de dire que la méthode globale de lecture était désastreuse" et il est erronée de dire qu'elle "était quand même appliquée partout sur injonction des IEN"
Cela relève d'un fantasme quelque peu paranoïaque et dénote une singulière méconnaissance du mode de fonctionnement réel de l'Éducation Nationale.
D'une part, les IEN ont pour mission de veiller à l'application des Programmes Nationaux dont la rédaction reste de la responsabilté des différents ministres qui se sont succédés depuis Edger Faure qui, le premier a, en 1969, abrogé les Instructions de 1923 qu'il convenait certes d'actualiser sans toutefois les bouleverser complérement.
Disciplines d'Éveil, Maths modernes, Plan Rouchette et autres billevesées. La montée en puissance de ce qui devait devenir le "Lobby pedagogiste " date très précisément de cette époque.
En ce qui concerne la Lecture c'est dans les Années 1980 que s'impose, avec Jean Foucambert, Evelyne Charmeux et Jean Hébrard, actuellement Inspecteur Général ,l'approche idéovisuelle de la Lecture qui sera au coeur du Rapport du Recteur Migeon , Rapport ad hoc "commandé "par Lionel Jospin pour justifier la "Politique des Cycles" à l'École Primaire
Comme je l'ai écrit sur "Les Amis de l'ABC"
"Pour qu’une idélogie sorte de la marginalté et deviennent une force sociale suceptible de modifier le monde réel, il faut au minimum que soient remplis trois conditions : Un moment historique, une crise, un groupe social qui se structure autour de cette idéologie, un appareil d’état qui est subverti par cette idéologie et qui se l’approprie.."
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=13
Il faut donc préférer une approche "systèmique" inspirée de la Sociologie des Organisations pour expliquer la domination , provisoire je ne peux que le souhaiter du "Lobby pédagogiste" plutôt qu'une approche "complotiste".
Par contre, il existe une similarité entre le fonctionnement de la bureaucratie stalinienne et celle de la bureaucratie de l'Éducation Nationale mais elle tient, d'une part, avant tout à ce que ce sont deux buraucraties dont le mode de régulation privilègiant le quantitatif au détriment du qualtatif est rudimentaire et, d'autre part,à ce que qu'elles font, toutes deux, un usage immodéré de l'idéologie.
Si un parallèle doit être établi entre le stalinisme et la rue de Grenelle, je le verrais plutôt du côté de l'Affaire Lyssenko qui eût pour conséquence un grave retard de la biologie soviètique et, surtout , des initiatives catastrophiques dans l'agriculture.
Cet échec lamentable contraste avec les performances remarquables de l'Union Soivétique dans la conquête spatiale . En effet, dans le domaine aéro-spatial , l'indépendance de la science et de la technique par rapport à l'idéologie , le "matérialisle dialectique" avait été préservée
I .
Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007
1°Le remplacement des connaissances, définies selon des critères scientifiques par des spécialistes, par des compétences adaptatives modelées selon les critères des décideurs de la sphère pédagogiste;
Rien que ça, ça suffit.
Ecrit par : toto | 11 mai 2007
10% (ou 15 j'ai oublié) de mes impôts...
Désengagement de l'état ? Vous êtes sûr ?
Perso je les ai vu les écrans plats tout neuf 19pouces (pendant les émeutes) les gars sortaient avec sous l'bras de peur de se les faire piquer :o)))))))))
Ecrit par : toto | 11 mai 2007
Anne-Marie, ce n'est plus la faute à la syllabique :o)))
C'est la faute à la novlangue :(
Mais qu'est ce qu'on est cons !
On est tous passé à côté ! Dingue, non ?
;))))))))
Ecrit par : toto | 11 mai 2007
"À ma connaissance il n'y a eu aucune nterdiction "par le lobby socialo-pédago-IUFM de dire que la méthode globale de lecture était désastreuse" et il est erronée de dire qu'elle "était quand même appliquée partout sur injonction des IEN"
Cela relève d'un fantasme quelque peu paranoïaque et dénote une singulière méconnaissance du mode de fonctionnement réel de l'Éducation Nationale"
Mort de rire !
Ecrit par : toto | 11 mai 2007
"En dehors du fait que d'une part , manifestement, vous avez un contentieux personnel avec Alain Prinsaud, PEMF/ IUFM ", dixit Henri Grégoire.
Je rêve : soit vous êtes pédago vous-même, soit vous ne connaissez pas ce qui se passe dans le primaire, si vous ne reconnaissez pas la nocivité d'un tel travail fait en grande section de maternelle.
Je joins un autre texte tout aussi absurde et nocif.
On pense permettre à l’apprenti lecteur de parvenir à la « découverte du sens » en faisant « l’économie du décodage », considéré comme inutile- voire dangereux- et fastidieux.
Une intéressante citation de Roland Goigoux, maître de conférence à l’IUFM de Clermont-Ferrand, mérite d’être mentionnée : « Nous montrons, par exemple, l’intérêt de prendre appui sur les textes mémorisés par cœur (comptines, titres d’ouvrages, extraits de récits, etc.) afin d’étudier l’organisation de la langue écrite.
Débarrassés du souci de comprendre le message écrit, puisque celui-ci est connu, les enfants peuvent se consacrer à l’étude du code écrit.
C’est une véritable aventure « à la Champollion » qu’ils entreprennent, lorsqu’ils sont placés, comme le déchiffreur des hiéroglyphes, devant un message aux règles internes obscures mais dont la signification est claire.
Comme Champollion, ils connaissent la signification du message, et cherchent, avec l’aide de la maîtresse et du groupe, à déduire le fonctionnement du système linguistique écrit.
Tout au long de l’année, de texte en texte, l’exploration se poursuit, instituant la classe comme une communauté de chercheurs.
C’est ainsi que les enfants conservent des phases initiales de l’apprentissage une idée de conquête, d’appropriation de secrets, qui conforte leur confiance en eux-mêmes et qui crée, dès le début, une connivence avec le langage écrit. »
(Cahiers pédagogiques, n° 352, mars 1997. Texte donné au concours des IUFM en 2002.)
Roland Goigoux est le désastreux président de l'IUFM de Clermont-Ferrand.
Quand on lit ce texte, on se dit que la connerie humaine n'a vraiment pas de limites.
Voici ce qu'a écrit Madame Eveline Charmeux, « célèbre conseillère pédagogique dont l'influence fut déterminante au cours de ces trente dernières années. »
(Citation de Madame Wettstein-Badour)
« J'ajoute que l'analyse des mots en syllabes pose aux enfants de graves problèmes, dans la mesure où on ne peut définir les syllabes qu'à partir de la compréhension des mots. »
(C'est sidérant d'entendre dire que l'analyse, qui est pourtant un préalable indispensable à la compréhension (face à la réception d'un message donné), est un problème.
C'est ce type de pensée pédagogique qui a conduit à une place dérisoire accordée à l'analyse grammaticale et à l'analyse logique à l'école et au collège ; conséquences : faute de pouvoir analyser correctement l'information tant orale qu'écrite et son contenu, les enfants ont du mal à comprendre, ce qui participe des sources des difficultés et des échecs des apprentissages scolaires d'aujourd'hui. )
Enseignant chercheur, Eveline Charmeux affirme avoir travaillé avec son équipe “en supprimant purement et simplement le passage par la syllabe dans leur apprentissage de la lecture”.
Sa biographie fait état par ailleurs d'une carrière qui a duré 26 ans ainsi que de la formation notamment des instituteurs.
Or, c'est au cours de cette période précisément que les pratiques pédagogiques et méthodologiques de lecture de type global ont connu leur plus grand essor et se sont généralisées dans l'ensemble de tous les établissements scolaires ; c'est également pendant la même période que le phénomène d'illettrisme a fait son apparition et poursuit inexorablement son extension.
« La conclusion de tout ceci, c'est que la syllabe n'a rien à faire dans l'apprentissage de la lecture en français. »
Hallucinante naïveté dont les graves conséquences en termes de résultats scolaires n'échappent désormais à personne : taux d'échecs très élevés en lecture dont la répercussion s'étend à l'enseignement supérieur, amplification du phénomène d'illettrisme curieusement traité au moyen des méthodes mêmes qui en sont les sources génératrices, grosses difficultés en orthographe chez les écoliers et les élèves, difficultés orthographiques importantes chez les étudiants voire chez des enseignants !
Le travail d'Eveline Charmeux, comme ceux de bien d'autres enseignants chercheurs, tend à montrer à travers ses faiblesses que la situation de crise que traverse le système éducatif à l'heure actuelle n'est pas une génération spontanée.
La cause première réside en aval dans la formation en général dispensée dans le système éducatif et en amont dans la formation des formateurs et des enseignants.
(Extraits de « La lecture, apprentissage, évaluation, perfectionnement », ouvrage collectif publié sous la direction d'A. Bentolila, cités par Elisabeth Nuyts dans « l'école des illusionnistes ».)
Elle dit encore :
« En aucun cas on ne peut commencer une lecture par une activité de déchiffrage, mais par des prélèvements d'indices qui permettent de formuler des hypothèses sur ce qui doit être écrit.
Ces indices sont d'abord pris dans les détails matériels et non linguistiques (sic) du message : nature du support, format, gestion de la page, présence d'éléments iconiques (photos, dessins, schémas, graphiques, etc.), taille, forme et couleurs des caractères employés, etc. »
Je lis ailleurs : « Les premiers apprentissages doivent absolument éviter toute conduite d'oralisation. »
Ailleurs : « la lecture est un apprentissage douloureux ».
(Voici ce que dit Madame W.Badour, dans « Le cerveau, cet inconnu des pédagogues ».)
« Elle (Eveline Charmeux) écrivait en 1983, avec une conviction qui surprend d'autant plus qu'elle ne s'appuie sur aucune tentative de preuve : « L'activité de construction du sens étant une activité de raisonnement, activité intelligente dans laquelle il n'y a pas de mécanisme, le déchiffrage n'existe pas.
Il n'y a jamais eu de déchiffrage dans la lecture; personne n'a jamais construit du sens en déchiffrant. La mise en place d'un mécanisme de déchiffrage et d'oralisation dresse des obstacles sur la route des enfants qui apprennent à lire. »
Les méthodes globales proposent d'emblée des textes dans le but de faire découvrir aux élèves le sens des mots par déduction à partir de ce qu'ils entendent.
Le mot est considéré comme une image qui doit être mémorisée dans son ensemble avec sa signification, et il sera ensuite « reconnu » quand il sera à nouveau rencontré.
Le terme « global », qui a désormais une notation très négative auprès des parents, est maintenant banni du discours et remplacé par celui de méthodes « mixtes » ou « naturelles ».
Les nombreuses déclarations médiatiques que l'intérêt pour la lutte contre l'illettrisme suscite les présentent comme un compromis idéal entre les pédagogies globales et les méthodes alphabétiques, ce qui constitue une DESINFORMATION MAJEURE.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 mai 2007
8 janvier 2006
LA GLOBALE ET LA SYLLABIQUE
Pauvre réplique d’un non spécialiste à un expert - Michel Delord
vendredi 11 mai 2007.
Le 16 janvier dernier, à propos des déclarations ministérielles sur l’enseignement de la lecture, Roland Goigoux, professeur en sciences de l’éducation à l’université Clermont-Ferrand II, déclare dans le journal du SNUipp : « Une telle ignorance du métier ne peut-être qu’un déni du métier. »
A la question : Quelle analyse faites-vous de la campagne menée par Gilles de Robien ?, il répond : « Le mépris affiché à l’égard des enseignants est choquant. Un slogan exprime leur indignation : ‘La syllabique, c’est pas automatique ; parlez-en à votre instit !’ En effet quand une campagne de santé publique est lancée, sur les antibiotiques par exemple, le premier interlocuteur proposé aux français est le médecin généraliste. Quand il s’agit de lecture, le rôle de l’instituteur est minimisé, son action caricaturée, et on décide à sa place. » (...)
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=164&var;_mode=calcul
Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007
"À ma connaissance il n'y a eu aucune nterdiction "par le lobby socialo-pédago-IUFM de dire que la méthode globale de lecture était désastreuse" et il est erronée de dire qu'elle "était quand même appliquée partout sur injonction des IEN"
Cela relève d'un fantasme quelque peu paranoïaque et dénote une singulière méconnaissance du mode de fonctionnement réel de l'Éducation Nationale."
Ecrit par : Henri Grégoire | 11 mai 2007
On croit rêver ! Vivriez-vous au pays des fées ?
Dans les faits, la méthode globale pure et dure est obligatoire durant toute la scolarité en maternelle pour les petite, moyenne et grande sections... pour la simple et bonne raison que c'est une exigence exprimée sans aucune ambiguïté dans les programmes. Et les IEN relaient bien évidemment cette injonction dans le cadre des animations pédagogiques et des inspections individuelles, en étant parfaitement dans leur rôle réglementaire.
Pour ce qui concerne le CP, c'est le règne absolu de la confusion et de l'opacité, soigneusement entretenues par l'institution, qui joue sans vergogne sur les mots.
En effet, très concrètement dans les écoles, la méthode globale pure et dure est extrêmement rare. En revanche, les méthodes mixtes sont en position d'hégémonie.
Aussi, quand un malheureux parent lambda a le malheur de prononcer le mot "globale", lui rétorque-t-on immédiatement que cette méthode a été abandonnée depuis belle lurette. Et depuis les fameuses circulaires de Robien, on pousse même le vice jusqu'à lui tenir un discours dans lequel on démolit "la méthode globale" en bonne et due forme !
Et l'on peut alors lui "vendre" la solution : la méthode mixte. Notre brave parent lambda s'en trouve tout soulagé, l'innocent!
Car il ignore, le plus souvent, que la méthode mixte, c'est une méthode à départ global, dans laquelle le départ occupe souvent... jusqu'à 50 % du temps de la course (et parfois beaucoup plus) !
Mais, me direz-vous, quand même... avec tout le battage médiatique qui a été fait autour des circulaires de Robien, les parents doivent être informés ?
Affirmatif, la station ! Maintenant que ces c... de parents ont compris, eh bien on ne peut plus leur fourguer aussi facilement une méthode dite "mixte". Qu'à cela ne tienne, pas de souci, il suffit de rebaptiser cette méthode.
Et l'on en arrive là au pompon, un magnifique tour de passe-passe, le summum du culot : "Mika", "Abracadalire" et tutti quanti sont, depuis la rentrée, dans certaines circonscriptions, présentées aux parents comme des méthodes... syllabiques ! Si, si, je vous assure que c'est vrai. Et certaines petites bafouilles de début d'année adressées aux parents à la rentrée, dont l'argumentation a été très souvent suggérée par l'IEN, valent leur pesant de cacahuètes !
Quant aux pervers qui tiennent absolument à pratiquer une méthode purement syllabique ou synthétique-phonémique... ils doivent le faire en allant contre les injonctions exprimées de manière fort "convaincante" lors des animations et conférences pédagogiques par leur IEN -qui n'hésite pas à sortir pour l'occasion du cadre réglementaire. Sans parler des pressions de toutes sortes, par le biais notamment des conseils de cycle.
C'est comme ça que ça se passe, en direct, sur le terrain !
Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007
Pendariès: "La France aux ordres d'un cadavre", écrit par Maurice Druon en 2000, relate, à partir de faits aisément vérifiables ( étayés par des textes publiés au JO, comme le statut de la fonction publique dont j'ai déjà parlé ici) la façon dont la France est devenue à la Libération un régime semi-marxiste et pourquoi elle reste le seul pays à vivre encore sous les mesures qu'elle s'est vue imposer par l'URSS par le truchement de ses séides du PCF.
Pages 9-10: "Le cadavre dont nous voulons parler c'est l"URSS défunte, cet énorme empire méthodiquement totalitaire entré voici près de dix ans en décomposition, mais dont les entreprises, ouvertes ou dissimulées, au long de plus de cinq décennies, continuent d'agir comme un poison lent et paralysant instillé dans la société française. Les cheveux et les ongles persévèrent à pousser sur les morts.
Un ami diplomate d'Europe centrale [...]et qui savait donc de quoi il parlait, faisait devant nous ce constat, après un an de poste à Paris: "La France, depuis la seconde guerre mondiale, n'est pas arrivée à choisir entre le capitalisme et le communisme. [...] Raccourci lapidaire. "
J'ai entendu le même, en 2002, de mon premier mari, né en en 1944 dans une Allemagne de l'Est qu'il a réussi à fuir dans des conditions rocambolesques en 1953, pour émigrer ensuite Canada: "Votre problème, les Français, c'est que vous n'avez jamais connu un seul véritable gouvernement de droite, depuis Pétain! Vous avez toujours eu les cocos dans les pattes, au gouvernement ou à la CGT, et ils vous tiennent en otage depuis la Libération. Votre Chirac, avec ses 80%, ne changera rien. C'est un Radsoc...
Comme je conseille vivement la lecture de ce petit livre ( 140 pages) à ceux qui voudraient en savoir plus sur les causes de notre déclin, je n'en déflore pas plus le sujet. Il fut suivi par "Ordonnances pour un état malade" ( 175 p, 2002) qui portait en épigraphe ce bel aphorisme de Sénèque, (Lettre à Lucillius, 104. 26). J'espère que Nicolas Sarkozy pourra le reprendre à son compte:
"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parceque nous n'osons pas qu'elles sont difficiles".
Druon est plus distrayant que "Sociologie du communisme" de Monnerot, dont il illustre l'argument central et qui vient d'être réédité: "
"Il fallait rééditer "Sociologie du communisme" parce que les Français sont malades d'une maladie qui prend ses racines dans le communisme et qu'ils l'ignorent. Les Français croient que le communisme c'est fini parce que l'URSS s'est effondrée et que le parti communiste français n'a plus que quelques députés. La vérité serait plutôt que, chez nous, en ce début de XXIe siècle, l'idéologie marxiste a gagné la partie. Aucun gouvernement en France ne l'a jamais combattue.
Tous, depuis la Libération, ont laissé les communistes investir les rouages essentiels du pays, en particulier l'Enseignement et l'Information. Le résultat en est une marxisation généralisée des esprits, génératrice d'une pensée unique, qui nous conduit progressivement, à l'ombre d'un État-Providence qui s'essouffle, vers un totalitarisme masqué. Cette marxisation généralisée des esprits explique aussi la paralysie générale devant des syndicats, qui entravent l'économie comme l'enseignement, et dont un ancien ministre socialiste a dit publiquement qu'ils sont de "véritables organisations staliniennes centralisées". Deuxième raison de rééditer Sociologie du Communisme : Monnerot dit du communisme qu'il est l'« Islam » du XXe siècle.
Enfin, un autre ouvrage paru l'été dernier offre une analyse plus théorique que le livre de Druon, mais défend le même argument : "Le conservatisme impossible: Libéraux et réactionnaires depuis 1789," de François Huguenin. J'ai dû le ressortir à cause d'un de ces coup de sang que m'a fait prendre le camarade Grégoire,( en copiant/collant sur les anti-Lumières)...Heureusement, il me fait aussi hurler de rire par sa naiserie désuette, sa dialectique ampoulée et ses références qui sentent ...la naphtaline et la place Kossuth. ( Pour les plus jeunes, c'est l'ex QG du PCF, dans le 9eme, au carrefour Chateaudun)
"1793, la Terreur obscurcit les Lumières. Début du XXIème siècle, la France demeure politiquement hémiplégique", écrit F. Huguenin, qui raconte deux siècles d'une histoire des idées et des mentalités caractérisée par cette incapacité, unique parmi les grandes démocraties, à permettre l'éclosion durable d'un pôle conservateur. Au 20ème siècle, c'est le libéralisme qui a fait les frais de cette infirmité, car l'omnipotence socialiste l'a assimilé, par une diabolisation constante, à la réaction.
Ecrit par : Cadichon | 12 mai 2007
Personne d'autre ne réagit à cette tentative d'OPA?
Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2007
Si, moi. J'ai parlé un peu plus haut de parasitisme.
Je me suis fait remonter les bretelles par Francoise Guichard. Mais je maintiens.
Ecrit par : yann | 11 mai 2007
Pas étonnant, vues certaines connivences idéologiques, (voir ci-dessus) mais ce n'est pas une raison pour laisser faire. En attendant l'insecticide ( antimites), je continue à zapper...
C'est sans doute pour cela que j'ai loupé le message de Yann.
Sorry!
Ecrit par : Cadichon | 12 mai 2007
Quant aux pervers qui tiennent absolument à pratiquer une méthode purement syllabique ou synthétique-phonémique... ils doivent le faire en allant contre les injonctions exprimées de manière fort "convaincante" lors des animations et conférences pédagogiques par leur IEN -qui n'hésite pas à sortir pour l'occasion du cadre réglementaire. Sans parler des pressions de toutes sortes, par le biais notamment des conseils de cycle.
C'est comme ça que ça se passe, en direct, sur le terrain !
Ecrit par : Un hussard | 12 mai 2007
Je n'en doute pas, cher Hussard. Je connais suffisament la "boutique" pour en connaître le mode de fonctionnement.
La plupart des IEN actuellement en fonction ont été recrutés après Lionel Jospin et donc le "dossier" ,que celui-ci a substitué à la composition sur table anonyme comme épreuve d'admissibilité, a été soigeusement épluché pour vérifier qu'ils adhéraient bien aux dogmes de la" Nouvelle Politique pour l'École" dont le concepteur, Jean Ferrier, règne en maître sur leur recrutement et leur formation à l'ESEN.
De plus nombre d'entre eux, anciens Conseillers Pédagogiques" après avoir été "faisant fonction",, ont été intégrés sur" Liste d'aptitude" donc recommandés par leur IA, ce qui garantit leur soumission à l'autorité.
Souvent détenteurs du seul baccalauréat, proches de la retraite, Lionel Jospin ayant supprimé outre la condition de dipôme (Licence) celle d'âge (moins de 45 ans), ils n'en reviennennt pas et ne rêvent que d'une seule chose passer à la hors-classe avant d'avoir atteint l'âge de la retraite..
Actuellement ils sont déboussolés.
Si cela vous intéresse voici un lien que j'ai référencé sur "Les Amis de l'ABC" qui vous permettra de connaître leur état d'esprit. Encore qu'il s'agisse de "dinosaures" ayant été recrutés avant Lionel Jospin par un Concours très sélectif.
http://crdp.ac-reims.fr/ien/metiers_fichiers/intro.html
Je vous recommande :Le métier d'inspecteur "Pilotage mort, syllabus ressuscité, enseignants stigmatisés : mais
que fait l'IEN ?" (Ajouté le 16/11/06)
C'est pourquoi, je ne partage pas le triomphalisme de certains sur ce blog bien que le résultat des Présidentielles garantisse que ,sur ce plan -là au moins, durant cinq ans la situation ne devrait pas se dégrader davantage.
C'est pourquoi j'ai entrepris de publier des textes qui donne des "munitions" notamment sue les plan historique et/ou théorique sans grande illusion quant aux possibilités réelles sur le terrain.
Outre les pressions que vous évoquez ci -dessus, se pose le problème du renouvellement des Manuels qui ,d'une part, sont à la charge des communes, encore que cela ne soit pas pour elle une obligation, et, d'autre part, du choix qui reste très restreint.
Il ne faut surtout pas employer de méthodes analytiques qui, surtout mal utilisées en montrant par exemple le mot écrit avant qu’il n’ait été décomposé oralement, renforceraient les mauvaises habitudes prises en maternelle sous l’effet des méthodes fonctionnelles en vigueur depuis de nombreuses années. Certes, il s’agit d’apprendre à lire mais dans le cadre d’une véritable rééducation et, dans ce cadre, il est impératif de ne recommander que des méthodes strictement synthétiques, soit scolaires au sens défini plus haut, comme la méthode Boscher, soit non scolaires, méthodes issues directement des exigences de rééducation nées des réflexions d’orthophonistes comme la méthode Léo et Léa de Michelle Sommer et Thérèse Cuche. Mais, dans tous les cas, elles doivent être des méthodes commençant par l’apprentissage de la lettre, le B-A BA. A l’avenir, cette dernière méthode, recommandée explicitement dans le projet SLECC, pourra devenir une méthode scolaire intégrée à de nouveaux programmes.
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=164
Pour lire l'article de Michel Delord cliquer sur le lien qui suiot l'introduction.
Bonnes lectures.
28 janvier 2006
LA GLOBALE ET LA SYLLABIQUE
Pauvre réplique d’un non spécialiste à un expert - Michel Delord
vendredi 11 mai 2007.
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Le 16 janvier dernier, à propos des déclarations ministérielles sur l’enseignement de la lecture, Roland Goigoux, professeur en sciences de l’éducation à l’université Clermont-Ferrand II, déclare dans le journal du SNUipp : « Une telle ignorance du métier ne peut-être qu’un déni du métier. »
A la question : Quelle analyse faites-vous de la campagne menée par Gilles de Robien ?, il répond : « Le mépris affiché à l’égard des enseignants est choquant. Un slogan exprime leur indignation : ‘La syllabique, c’est pas automatique ; parlez-en à votre instit !’ En effet quand une campagne de santé publique est lancée, sur les antibiotiques par exemple, le premier interlocuteur proposé aux français est le médecin généraliste. Quand il s’agit de lecture, le rôle de l’instituteur est minimisé, son action caricaturée, et on décide à sa place. »
L’analogie médicale a au moins le mérite de rappeler que l’un des piliers de l’école est malade, l’apprentissage de la lecture. Ces toutes dernières années, face à une prise de conscience croissante des dégâts massifs produits par des réformes de plus en plus en plus contestées, une espèce de controverse s’est amplifiée et cristallisée opposant comme en un dialogue de sourds partisans de la globale et partisans de la syllabique. Toujours attentif, toujours à la pointe de la recherche, Roland Goigoux déclarait : « La guerre des méthodes est finie. ». Joli diagnostic : elle ne faisait que commencer.
ttp://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=164
Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007
Pas étonnant, vues certaines connivences idéologiques, (voir ci-dessus) mais ce n'est pas une raison pour laisser faire. En attendant l'insecticide ( antimites), je continue à zapper...
C'est sans doute pour cela que j'ai loupé le message de Yann.
Sorry!
Ecrit par : Cadichon | 12 mai 2007
Comme disait ma grand-mère: "Bien faire et laisser braire"
Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007
Votre problème, les Français, c'est que vous n'avez jamais connu un seul véritable gouvernement de droite, depuis Pétain! Vous avez toujours eu les cocos dans les pattes, au gouvernement ou à la CGT, et ils vous tiennent en otage depuis la Libération. Votre Chirac, avec ses 80%, ne changera rien. C'est un Radsoc...
Pas étonnant, vues certaines connivences idéologiques, (voir ci-dessus) mais ce n'est pas une raison pour laisser faire. En attendant l'insecticide ( antimites), je continue à zapper...
C'est sans doute pour cela que j'ai loupé le message de Yann.
Sorry!
Ecrit par : Cadichon | 12 mai 2007
Sur un plan purement technique, je me permets de vous recommander l'usage du Zyklon-B, un excellent insecticide qui a déja fait ses preuves dans le traitement des parasites judéo-bolchéviques, et achever ainsi la solution finale fâcheusement interrompue le 8 mai 1945.
http://www.memoire-juive.org/
Ecrit par : Henri Grégoire | 12 mai 2007
Des paranoïaques sur ce forum? Mais non! Pour supprimer tout impact nocif, tout résidu de méthode globale, il suffit tout simplement de bander les yeux de nos chers enfants pour ne plus qu'ils voient de choses écrites et ne risquent de les lire, compromettant par là leur chance d'avoir le bonheur de découvrir des syllabes pures en CP! Celà n'est pas très compliqué à comprendre!
Ecrit par : christophe sibille | 12 mai 2007
cibile qui vient à la rescousse :o))))))) mdr
tête de ba na ne! 3 syllabes ;)
tête de fraise ! 1 syllabe :)))))
ps: Henir, tu pues !
Ecrit par : toto | 12 mai 2007
t-o-t-o-, quatre lettres de trop!
Pour le rythme: quatre noires, et deux fois deux croches- noire. Pas besoin de mélodie.
Ecrit par : christophe sibille | 13 mai 2007
"t-o-t-o-, quatre lettres de trop!
Pour le rythme: quatre noires, et deux fois deux croches- noire. Pas besoin de mélodie".
Ecrit par : christophe sibille | 13 mai 2007
Vous avez raison, Christophe Sibille. Les familles qui sont confrontées au désarroi ou à la souffrance de leur enfant, engluées dans la spirale infernale des rendez-vous avec les orthophonistes, les psychologues... n'ont aucune légitimité à s'exprimer ! Quand leur enfant se trouve en échec, que ces familles aient désormais le bon goût de s'en réjouir... ou d'aller s'allonger sur le divan du psychiatre du coin, car, c'est bien connu, s'il y a un problème, c'est avant tout de leur faute !
Ecrit par : Un hussard | 13 mai 2007
Excusez-moi, un hussard, mais je ne vois pas le rapport.
Ecrit par : christophe sibille | 13 mai 2007



