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01 mai 2007

Gargantua

Gargantua

« Buveurs très illustres, et vous, vérolés très précieux… »
Les enfants de Gargantua ont essaimé sur la planète, et aujourd’hui, leur nom est légion — ce qui est, à tout prendre, plus joli que de parler de massification. Après bien des détours pr tous les continents, ils sont revenus en France où ils ont retrouvé leurs cousins gaulois — une immense famille qui a, comme toutes les familles, ses illustrissimes et ses sans-grade — car tous les enfants, figurez-vous, n’ont pas les mêmes talents, quand bien même leur ancêtre serait aussi prestigieux que le géant de Rabelais…
Et nous voici, comme il y a cinq siècles, avec un rude choix devant nous…
Rude ? Peut-être pas. Entre les pédagogues meirieuticoles qui ont envahi le marché depuis trente ans, sous les effets conjugués d’une gauche qui cultive en parallèle culpabilité et bonnes intentions, et d’un droite qui, fascinée, a largement laissé faire, et les disciples de Ponocratès, — cette éducation à l'Humanisme dont je me réclame, le choix pourrait sembler clair…
Il ne l’est apparemment pas pour tout le monde.
Pourtant, quels en sont les termes ? Soit vous perpétuez une clique qui fera de vos enfants, de nos enfants, des « apprenants » « tout rêveurs et tout assotés », comme dit Rabelais (1) ; soit vous remettez l’Ecole sur ses bases, vous « réinstituez les Lettres », et vous remettez au goût du jour des objectifs qui permettent de « ne perdre heure quelconque du jour », mais au contraire de « consommer tout son temps en Lettres et honnête savoir ».
Je plaide, comme toujours, pour le Savoir. Je plaide pour une restauration — et elle sera en bonne voie, parce qu’il y a, chez ceux qui pourraient, à droite (le mot vous effraie ? Et « gauche », qu’est-ce que vous en pensez ? Le terme est-il encore mérité ?) se retrouver aux affaires, la volonté d’en finir avec cette pédagogie de l’échec programmé.
Je discutais avec le plus sérieux postulant au Ministère de l'Education, il y a deux jours. « Avec la moitié de ce que coûtent les IUFM, me disait-il, nous pourrions réinventer les IPES — ce système de bourse, sur concours, qui a permis à tant d’enfants du peuple, dans les années 50 et 60, de faire leurs études d’enseignants en étant pré-payés » (moi-même, au passage). Et nous avons besoin d’un système qui incitera les meilleurs à se tourner à nouveau vers l’enseignement. « Avec l’autre moitié, nous réévaluerons les salaires des enseignants français, aujourd’hui parmi les moins bien payés d’Europe… Et nous créerons dans les facs les postes nécessaires pour enseigner à ces nouveaux postulants de vrais Savoirs — et un peu moins de « sciences de l’éducation », cette tarte à la crème de tous ceux qui prétendent « apprendre à apprendre » aux autres ce qu’ils ne savent pas.

- Mais mon cher, objectai-je, les promesses de ton candidat de ne remplacer qu’un poste de fonctionnaires sur deux…
- La fonction publique est pléthorique. Mais les 350 000 enseignants qui, dans les cinq ans, partiront à la retraite, ça, c’est une réalité que l’on ne peut nier. Et même si je suis favorable à un allègement des programmes — que d’options inutiles, d’heures perdues, de prétentions académiques insupportables, alors qu’il serait si simple d’en revenir à des fondamentaux bien maîtrisés —, je sais bien qu’il faudra inciter des jeunes, des dizaines de milliers de jeunes, à entrer dans la carrière. Nous recruterons des enseignants — pas nécessairement des "emplis-jeunes" qui sont des cache-misère, au mieux — et, au pire, une porte ouverte à des "grands frères" qui viendront, comme en 2000-2002, vérifier qui est ou n'est pas salafiste — rappelle-toi le rapport Obin.
- Ça n’en prend guère le chemin… Quel néo-bachelier de bon sens s’engagera aujourd’hui dans un métier qui envoie les moins aguerris au casse-pipe des ZEP les plus dures ? Qui prendra le risque de se faire cracher à la gueule par des gosses auxquels on a seriné depuis des années qu’il est interdit d’interdire — un beau slogan pour Gargantua, mais une mauvaise idée pour un ilote ravagé de l’intellect ! Des enfants sans défense auxquels on a répété qu’ils ont la liberté de l’expression et, faute de mots, du coup de boule !
- C’est bien pour ça que nous ambitionnons de rompre — voilà, le mot est lâché — avec ce qui s’est fait depuis tant d’années. Gilles de Robien a eu la maladresse de mélanger de vrais soucis pédagogiques et des déclarations intempestives sur le statut ou la fonction des enseignants. Peut-être parce qu’il a mis du temps à se mettre au courant. Mais, nourri dans le sérail, j’en connais les détours. Je vais même te dire… Mon dernier fils a aujourd’hui sept ans, et, comme les autres, il est à l’école publique. Et j’ai vu, de très près, ce que sont les croyants du pédagogisme et de l’égalitarisme forcené. J’ai vu comment on prétendait lui apprendre à lire — on était loin, très loin, de Boscher ou de Léo & Léa…
« Il faut inciter de nouvelles équipes à fabriquer les manuels scolaires dont nous aurons besoin, dès que nous aurons toiletté les programmes et les couloirs de la rue de Grenelle — au kärcher, s’il le faut !
« Car je crains bien moins les voyous des cités que la racaille de la haute administration, si imbue de ses privilèges, si loin du peuple… Je ne m’imagine pas ministre de l’Education autrement qu’en garant de l’accès au Savoir de tous. Il est scandaleux que tant de pédagogie ait enfanté les écoles privées et les cours du soir dans lesquels les plus fortunés comblent le vide intellectuel du Collège et du Lycée. Scandaleux que tant de jeunes grands-mères aient à apprendre à lire à leurs petits-enfants ! Et bien plus scandaleux encore qu’une frange déshéritée soit abandonnée à elle-même — nous donnerons plus à ceux qui ont moins, et qui veulent vraiment davantage.

Ainsi parlions-nous dans les avoines folles du XIIème arrondissement, et la nuit seule entendit nos paroles…
Mais ce blog n’a d’autre raison d’être que de faire avancer la réflexion. Alors, je me suis permis de divulguer ces propos hors campagne — ces propositions pour une Ecole à venir.

Jean-Paul Brighelli

(1) Avez-vous un doute sur le fait que d’aucuns préparent non seulement leur revanche (sur qui, bon sang ! Ils ont tous les pouvoirs !), mais veulent enfoncer le clou ? Jetez donc un coup d’œil sur cet article du Monde — qui se ressemble s’assemble : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-903885@51-823374,0.html

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Commentaires

20/20 et à ceux qui sont prêts à voter Ségo par habitude idéologique - et j'aurais été dans leur position si je ne m'étais pas cassé quelques os dans la tête (formule sartrienne), il leur reste deux jours pour se mettre à penser - et penser, c'est avant tout penser contre soi-même et se déculotter de ses certitudes, ce qui certes n'est pas toujours facile et quelque peu humiliant, car ensuite on se dit : "mais comment ai-je pu penser ainsi pendant tant et tant d'années".

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

une simple remarque que j'espère de bon sens : pourquoi ce programme (suppression des IUFM, création d'IPES, augmentation des salaires,...) n'a-t-il pas été pratiqué auparavant? 5 ans que la droite est au pouvoir, et apparemment, pour 5 ans, nous aurons à l'éducation encore les mêmes personnes. Il y a une réalité que nous ne pouvons nier : c'est l'absence totale de budget adéquat. Renseignez-vous auprès de certains établissements qui ont, à peine, de quoi faire matériellement tourner la boutique.
Si la droite avait fait ce qu'elle semble promettre en aparté, pourquoi la suppression de nos retraites, la casse de notre statut (sous prétexte que nous ne travaillons jamais assez,...), la disparition des langues mortes,... ?
Soyons clairs : je n'attends pas mieux de la gauche (sauf si Chevènement prend le ministère, on peut toujours rêver...) mais je ne vois pas ce qui vous rend si confiant envers la droite qui s'annonce...
J'avais un jour suggéré sur ce blog que vous puissiez être ministre de l'éducation : si, au moins, vous êtes parmi les proches du futur ministre, on peut espérer quelque chose mais je crains qu'une logique purement comptable et budgétaire mette fin à vos (nos) espoirs.
Cordialement.

Ecrit par : truffe | 01 mai 2007

Bonjour, Truffe (en italien : tartuffio — j'espère qu'il n'en est rien…)
Qui vous dit que dans ses bagages, tel ministre (potentiel) n'a pas des gens qui pensent bien ?
Après tout, Meirieu a bien été conseiller du prince sous le ministère Allègre. Il sera prince tout court si la Sainte Demi-Vierge passe. Mais il y en a d'autres, de l'autre côté — ne croyez pas les médias qui vous serinent avec un bel ensemble quy'iul n'y a que des histrions qui soutiennent la droite. Pensez à Finkielkraut, par exemple…
Ou à d'autres, moins illustres mais plus entreprenants…
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 mai 2007

bonjour JPB,
je crains que vous ayez tort (je ne vois pas en quoi la droite va rompre avec ce qu'elle a fait) mais j'espère que vous aurez raison.
Inutile de me croire manipulé par les médias, il n'en est rien ; simplement mon esprit critique me dit de me méfier d'un discours de rupture qui refuse d'envisager le passif qui est, en partie, le sien.
Sinon, j'espère que vous aurez la possibilité d'être plus entreprenant à l'avenir....
PS. pour le pseudo "truffe", il s'agit d'un petit clin d'oeil à Truffaut, et non à Tartuffe. Quoique....
PSS j'ai remarqué une certaine "politisation" du blog, honnête et assumée de votre part. N'espérez-vous donc plus rien de la gauche?

Ecrit par : truffe | 01 mai 2007

Vous semblez oublier, Jean-Paul, (ou plutôt faire semblant) que les IUFM concernent également la formation des enseignants du premier degré. Auquel cas il faut également ajouter au rétablissement de l'IPES, (on ne dit pas: "les IPES"; "institut pour l'enseignement secondaire", dont je suis également un produit) le rétablissement également des écoles normales d'instituteurs. Ce qui, sur le plan financier, grèvera nettement votre "budget prévisionnel. Et vous parlez des moyens pléthoriques, à la limite de la prébende, dont bénéficient les IUFM. Je vous avoue que j'avais beaucoup plus de facilités, et les stagiaires instituteurs également, du temps des écoles normales.

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2007

"ne croyez pas les médias qui vous serinent avec un bel ensemble quy'iul n'y a que des histrions qui soutiennent la droite. Pensez à Finkielkraut, par exemple…
Ou à d'autres, moins illustres mais plus entreprenants…"


Alain Finkielkraut!

Laissez moi rire, Jean-Paul.



Par exemple, de soutenir qu’un chat n’est pas un chat, ou qu’un raciste est un humaniste. Tel Alain Finkielkraut, que l’antisémitisme d’un Renaud Camus n’émeut pas outre mesure. Soutenir qu’« un juif est incapable d’assimiler vraiment la culture française » ne lui paraît pas scandaleux : pour peu qu’on ne refuse pas de méconnaître « la part de l’héritage dans l’identité », ni de reconnaître qu’il existe « des degrés de l’appartenance nationale », ces propos, estime-t-il, « prennent un autre sens (5) ».

Comme n’a rien de raciste, toujours selon Finkielkraut, le récent pamphlet antimusulman d’Oriana Fallaci, La Rage et l’Orgueil (6). En injuriant « les fils d’Allah », qui « se multiplient comme des rats », elle nous oblige à « regarder la réalité en face » et à voir enfin, en toute bonne conscience, ce que sont vraiment les Arabes. Briseuse de tabous, « elle a l’insigne mérite de ne pas se laisser intimider » et libère la parole (7).

Certes, troublé par les réactions que ces propos ont provoquées, l’« humaniste » se reprend et décrète que, tout compte fait, le livre d’Oriana Fallaci est « indéfendable ». Après l’avoir défendu. Mais dans l’entretien qu’il nous accorde, il ne peut s’empêcher de lui trouver des vertus et, derechef, de le défendre : « J’ai été saisi par une certaine force. Oriana Fallaci a entrepris de dire ses quatre vérités à l’Europe. Son livre est un livre antieuropéen. » Bref, anti-tout.

Tactique finkielkrautienne : attaqué sur un point précis, il change d’objet, se dérobe, glisse comme une anguille entre les objections. D’où cet emploi constant du mais, qui a pour fonction de nier - et non pas de nuancer - ce que, par soumission apparente au politiquement correct, il vient de concéder. Il n’est pas passéiste, mais « attention au progrès » (au clonage, au pacs, au divorce par consentement mutuel, à la parité...) ; il n’est pas moraliste, mais il juge ; il se dit de gauche, mais il « n’aime pas du tout cette propension de la gauche à être binaire » ; il n’est pas du côté des dominants, mais « les dominants n’ont pas tous les torts » ; il faut « sortir du discours libéral », mais il ne faut pas s’enfermer, surtout pas ! dans le discours progressiste.

Evoque-t-on le racisme anti-arabe, Finkielkraut enchaîne aussitôt sur l’antisémitisme. Est-il donc plus difficile, en France, d’être juif qu’arabe et, parce que juif, de trouver un logement, un emploi, d’occuper de hautes fonctions... ? Gêné, il biaise : « Il n’est pas facile d’être juif dans un quartier arabe. » Ne lui objectez pas qu’il est peut-être plus difficile d’être arabe en Israël, il s’énerve : « Les Arabes israéliens bénéficient des droits civiques et sociaux communs à tous les Israéliens. » Et surtout, ne lui dites pas qu’Israël mène en Palestine, avec les méthodes qu’on sait, une guerre coloniale : il risque un infarctus.

Partialité, peur haineuse des Arabes, soutien aveugle d’Israël, boursouflure narcissique : Alain Finkielkraut a du moins un mérite. Par ses excès, il permet de saisir, telle une caricature, des traits communs à bien des intellectuels français d’aujourd’hui, si différents soient-ils les uns des autres :

- la morgue aristocratique et le mépris du peuple : Luc Ferry, qui n’a sans doute jamais parlé des masses françaises, n’hésite pas en revanche à parler des « masses arabes ». Il est vrai qu’il ne tient pas en haute estime les premières : « J’ai parfois le sentiment qu’il y a presque trop de programmes intéressants à la télévision (8) » ;

- la disqualification injurieuse de ceux qui pensent autrement : le journaliste Didier Eribon n’est qu’un « pitbull », les pédagogues à la Philippe Mérieux sont « des gardes rouges de la “cuculture” » (Alain Finkielkraut) (9), Pierre Bourdieu était « fou d’orgueil, narcissique, manipulateur, hypocrite, pervers, grandiloquent, ridicule, insupportable » (Alain Minc) (10), « l’antiaméricanisme, c’est le progressisme des cons » (Pascal Bruckner) (11) ;

- l’incohérence : Philippe Sollers dénonce le racisme de Renaud Camus, mais publie dans sa revue L’Infini un article de Marc-Edouard Nabe, qui fulmine contre le « retour de l’anti-antisémitisme. Cette salope de Sinclair se lèche déjà ses épaisses babines... (12) » ;

- une sensibilité beaucoup plus vive à l’antisémitisme qu’à l’islamophobie. Si les réflexions de Renaud Camus sur les juifs ont provoqué une tempête de protestations qui a duré plus de trois mois, les 175 pages d’injures d’Oriana Fallaci contre les musulmans n’ont guère ému le microcosme intellectuel : excepté Bernard-Henri Lévy, qui a aussitôt réagi dans le numéro même du Point qui publiait... les vociférations de la journaliste italienne, et Laurent Joffrin, qui l’a exécutée dans un article du Nouvel Observateur, presque tous les autres se sont tus. A commencer par certains de ceux (Claude Lanzmann) qui avaient vivement protesté contre les propos de Renaud Camus. Deux poids, deux mesures ?

- une certaine indifférence à l’égard des victimes de guerres, embargos, famines et maladies qui ravagent le tiers-monde : quelque 3 000 morts le 11 septembre 2001 à New York, c’est horrible, et « nous sommes tous américains », mais des centaines de milliers de morts au Rwanda, trois millions en trois ans au Congo-Kinshasa, c’est horrible aussi, mais n’émeut personne : Américains si, Africains no ! André Glucksmann, si prompt à dénoncer les crimes des Russes, des Chinois ou des Nord-Coréens, n’a pas « un mot de compassion, observe Gilbert Achcar, pour les victimes des Etats de l’OTAN et assimilés, comme les Kurdes et les Palestiniens (13) ».



Intellectuels médiatiques
Les nouveaux réactionnaires

Maurice T. Maschino.

http://www.monde-diplomatique.fr/2002/10/MASCHINO/16996

Ecrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007

Quand donc Pedro revient-il ici, (et Françoise Guichard?) J'aimerais avoir leur opinion sur le discours, comme d'habitude stigmatisant et amalgamant, de Nicolas Sarkozy concernant l'héritage de mai 68.

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2007

Devinette:
"Une grande partie des problèmes que l'école connaît vient de phénomènes sociaux". Qui a dit cela?
Je viens de l'entendre sortir de la bouche de Xavier Darcos, sur France-inter.

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2007

Qu'est-ce qu'il a à hurler contre Oriana (amie des palestiniens avant de comprendre...) et Finkielkraut ce bon Henri de si bon matin ?

Pointer une formule malheureuse - et encore parce que c'est un fait que l'arme de la démographie est utilisée depuis la naissance de l'islam - pour dénigrer son travail...

Moi, j'aimerais bien demander à Henri ce qu'ils fichent les arabes, non seulement en Europe, mais encore en Palestine, en Syrie, en Irak, au Liban, en Afrique du nord. Parce que l'Arabie ça correspond à peu près à l'Arabie Saoudite.

Mais chut... ils ne sont pas blancs, ce serait ultra raciste, n'est-ce pas, que de dire que ce sont des colonisateurs armés d'une redoutable arme impérialiste : le coran et la sunna.

Est-ce que Henri s'entraine à son futur job de bon dhimmi ? (notez, ça rime)

Allez vas-y Henri, tu peux foncer là, tu as les choix des mots : "fasciste", "extrême-droite", "nazi". Pour moi, tes propos sont des propos de collabo, tout simplement.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

Christophe,

L'hypothèse la plus vraisemblable est que le "coming out" de JPB a fait prendre conscience à Françoise Guichard et Pedro Cordoba qu'ils avaient été instrumentalisés dans une manoeuvre purement politicienne pour le olus grand bénéfice de la Droite en général et de Nicolas sarkozy en particulier.

En ce qui me concerne, je continue mon travail de "bénédictin".

Note de lecture
La Barbarie douce et l’école
JP
mardi 1er mai 2007.

La récente grève des lycées professionnels, étalée entre février et avril 2000 s’est développée contre les projets « réformateurs » et « modernes » du ministère de l’Éducation Nationale. Concrètement, à travers une modification du statut, ces projets visaient à introduire un maximum de flexibilité dans les horaires enseignants/élèves, annualiser le temps de travail, augmenter la quantité de travail gratuit à fournir et faire des économies sur le dos des profs et des élèves.

L’outil idéologique de cette offensive gestionnaire libérale-autoritaire étant le gloubiboulga pédagogique de l’équipe Meirieu et autres pédagols (pédagogie différenciée ou de projet, élève au coeur du système éducatif...), et le culte de l’entreprise version Allègre (lycées professionnels devenant des plates-formes techniques pour les entreprises par exemple).

On retrouve dans ce projet et ce mouvement les principaux ingrédients de cette « merdonité » douce dénoncée par J.P. Le Goff dans son livre qui synthétise les travaux qu’il a entrepris sur l’entreprise, le management et mai 68.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=103

Ecrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007

Certains lecteurs se demandent peut-être ce qu'est un dhimmi - qui est la porte ouverte à l'extermination d'une culture. Combien de zoroastres en Iran ? Combien de chrétiens en Turquie, Palestine, Syrie, Egypte, Liban (étudiez les démographies d'un siècle à l'autre) etc ? Combien de Juifs en dans les pays arabes (faites le même calcul à un siècle de différence) ? RENSEIGNEZ-VOUS. En attendant, voici le monde rêvé par Henri, dont je veux bien croire qu'il parle par ignorance :

DHIMMI :

Définition: statut légal des populations chrétiennes et juives et athées en terre d'Islam.

Dès le VII° siècle, lors de ses premières conquêtes militaires, l'Islam est entré en possession de nombreux territoires peuplés par des populations chrétiennes. Ces populations ont été soumises au dhimmi, c'est-à-dire à une imposition spéciale (le jizya et le kharâj) leur garantissant par ailleurs qu'elles auraient la vie sauve, que leurs biens seraient préservés et qu'une relative liberté de culte leur serait accordée. Toutefois, le dhimmi est conçu comme un statut accordé à titre provisoire, les personnes concernées étant invitées à se convertir. Aussitôt une personne concernée par le statut de dhimmi se convertit-elle à l'Islam, qu'elle accède à la pleine citoyenneté, cesse de payer l'impôt discriminatoire, et touche une prime récompensant son adhésion à la communauté des croyants.

Au XIe siècle, l'école Shafi'i, d'Al-Mawardi définit la condition du "dhimmi". Un Dhimmi fait l'objet d'un statut d'infériorité et ne peut se prévaloir des mêmes droits qu'un musulman. Il n'a pas accès aux tribunaux de droit commun; des tribunaux spécifiques leur sont concédés dont les prérogatives sont limitées. Le dhimmi est interdit de blasphème contre le Coran, interdit d'avoir des relations sexuelles avec une musulmane, ou d'en épouser une, interdit de faire du prosélytisme contre les musulmans ou encore d'apporter de l'aide aux ennemis de l'islam. Parmi ces interdictions, on peut énumérer l'interdiction de rendre visible les symboles religieux autres que ceux de l'islam, de consommer du vin, de la viande de porc, de faire sonner la cloche d'une église, l'obligation d'enterrer ses morts discrètement ou l'interdiction de monter à cheval ou à chameau (mais droit de voyager sur un âne).

Le statut du dhimmi a varié quelque peu, selon le lieu et l'époque des sociétés musulmanes. Norman Stillman http://en.wikipedia.org/wiki/Norman_Stillman, décrit un période très difficile pour les dhimmis de confessions juives au Maroc, au Yemen et en Perse, soumis à des "rituels de dégradation" de la part des musulmans. En règle générale, le traitement des dhimmis était plus doux durant les périodes de prospérité et plus cruel lorsque la société musulmane était en déclin.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

Pedro, je ne sais pas. F. Guichard a des problèmes d'ordinateur, et ne sera pas de retour sur le Net avant demain ou après-demain. Alors, on cesse de médire…
D'autant que, pour l'un et pour l'autre, pour autant que je puisse interpréter leur pensée, l'élection de Ségolène Royal serait une catastrophe pédagogique de première grandeur. Je prends mes repsonsabilités (vous n'allez pas me le reprocher, quand même, vous prenez bien les autres — en toute inconséquence…), ils prendront les leurs, je ne suis propriétaire d'aucun vote, surtout pas de celui des amis.

Un point toutefois, Grégoire. S'il existe encore des gens de gauche au PS, est-ilo possible qu'ils n'aient aps compris que leur survie, et celle de leur parti en tant que parti de gauche, passe par l'élimibnation de Royal / Hollande / DSK — tous ces nostalgiques du bayrouisme mou ? Je dirais même qu'ils doivent saisir la chance historique de passer au premier plan sur les cinq ans à venir — et de représenter les aspirations vraies d'un vrai peuple de gauche en 2012. Ségolène vainqueur, c'est la mort assurée pour tout ce qui ne ser apas sous sa botte — vous savez bien qu'elle pense en ces termes, elle qui veut mettre des soldats dans les écoles — et elle a repris l'idée pas plus tard que la semaine dernière, elle aussi chasse sur les terres du FN…
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 mai 2007

Je n'ai pas pour habitude faire des cpier coller sur ce blog mais ici cela s'impose!


Les néoréacs -pa rLaurent Joffrin



Après des décennies de domination progressiste, ils sont les intellos d’une droite nouvelle qui, au nom d’un parler vrai sur les banlieues et la « haine de l’Occident », cautionne les dérives de l’actuelle majorité, au risque d’aggraver les fractures de la société française

Différents, disparates, discordants parfois, ils n’ont rien d’un groupe constitué. Tout n’est pas faux dans leurs raisonnements : ils font partie du débat démocratique. On ne doit pas les disqualifier. Mais, pour la clarté du débat, on doit les qualifier : ils sont les intellos d’une droite nouvelle que le 11-Septembre, la dissémination terroriste, la montée de l’islamisme et la faiblesse culturelle de la gauche coalisent peu à peu. Après des décennies de domination progressiste, ils veulent écrire le nouveau logiciel que leur inspirent le terrorisme, l’insécurité, les violences urbaines et surtout le « choc des civilisations » diagnostiqué par Samuel Huntington. Ils sont les néoréacs. Alain Finkielkraut, bien sûr, est le plus visible, le plus fiévreux et sans doute le plus talentueux d’entre eux. L’entretien qu’il a donné à « Haaretz »est le dernier en date de ses exploits rhétoriques. Qu’y lit-on ? D’abord des propos un peu ridicules : qu’il serait interdit, en France, de dire certaines choses, sous peine de prison par exemple, ou qu’il y a beaucoup de Noirs en équipe de France de football, et que cela fait rire en Europe ( !). Ensuite - plus sérieux - que les auteurs des violences urbaines de ces dernières semaines sont des Noirs et des Arabes et qu’ils haïssent assez la France pour se livrer à un « pogrom antirépublicain ». Et donc - thèse centrale - qu’une minorité ethnique manifestement impossible à intégrer s’est déchaînée contre les symboles de la République par l’effet d’une haine de l’Occident mondialement répandue. Le chômage français ? La discrimination ? Les ghettos urbains ? Des excuses avancées par les bien-pensants, des élucubrations de sociologues masos, des angélismes diffusés par la presse de gauche... Voilà ce qu’il était soi-disant interdit de dire. Mais qui est dit, même si Alain Finkielkraut est ensuite revenu en arrière sur les phrases les plus controversés, tout en « assumant » ses idées... Sans aucune coordination, bien sûr, mais dans une étonnante simultanéité, une série de mots et de gestes révèlent une convergence. Nicolas Sarkozy avait ouvert le bal en parlant à propos des cités de « racaille » et de « nettoyage au Kärcher », un « parler vrai » musclé qu’il continue de revendiquer hautement. De Moscou, interviewée sur la chaîne NTS, Hélène Carrère d’Encausse, spécialiste de la Russie, est passée tout à coup de l’Académie française au Bar des Sports en expliquant que si les enfants africains sont dans la rue, c’est parce que « beaucoup de ces Africains sont polygames », réflexion déjà formulée par Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l’Assemblée (la polygamie est un vrai problème, mais elle n’est pas la clé principale des émeutes). Et notre académicienne de jouer, elle aussi, les martyrs du « politiquement correct » en affirmant que nous avons des lois « qui auraient pu être imaginées par Staline », aux termes desquelles « vous allez en prison si vous dites qu’il y a cinq juifs ou dix Noirs à la télévision ».« Les gens, ajoute-t-elle, ne peuvent pas exprimer leur opinion sur les groupes ethniques, sur la Seconde Guerre mondiale ou sur beaucoup d’autres choses. » Comme le remarque Philippe Val dans « Charlie », étrange référence au négationnisme. Passons, et précisons que notre académicienne est toujours en liberté. Jacques Myard, député proche de Charles Pasqua, demande pour sa part la création de « bataillons disciplinaires » pour mettre au pas « ces jeunes Français malgré eux »... André Glucksmann impute lui aussi au « nihilisme » et à la haine pure les émeutes de banlieue, défend le vocable « racaille » et qualifie de « Trissotins moralisateurs » ceux qui répugnent à employer ce vocabulaire. Là encore cette haine existe, et les incendiaires ne méritent aucune excuse. Mais le rôle des intellectuels consistet-il à simplifier jusqu’au slogan - répondraient-ils à d’autres slogans - l’analyse d’un phénomène tout de même un peu plus complexe, où les facteurs culturels et sociaux se mélangent ? Dérive du clerc devenant polémiste. André Glucksmann est l’un des animateurs du groupe de l’Oratoire, active escouade d’intellos formés autour du soutien à la guerre américaine en Irak. Les relais politiques ont vite suivi. Alain Finkielkraut se croit audacieux quand il explique qu’il y eut naguère un aspect positif dans la colonisation. Cette opinion est tellement marginale, hérétique, qu’elle figure... dans une loi récemment votée par l’Assemblée nationale et fort heureusement contestée par la gauche. L’Assemblée, encore elle, vient de recevoir sur son bureau une proposition de loi des députés Daniel Mach et Jean-Paul Garraud créant le délit « d’atteinte à la dignité de la France et de l’Etat » et de « détournement du drapeau national ». Là encore, on peut à juste titre s’indigner des paroles contenues dans certains raps. Mais une telle incrimination, chacun le voit bien, aboutirait à une restriction inédite de la liberté d’expression. Georges Brassens, Louis Aragon, Boris Vian ou Serge Gainsbourg bientôt hors la loi ? Le même Garraud, député de la droite classique, récidive en demandant qu’on retire la nationalité française aux délinquants de fraîche naturalisation. La dernière fois qu’on a pris cette mesure, c’était sous Vichy... Ces personnages sont disparates, mais ils finissent par se ressembler. D’abord dans la méthode : ils adoptent toujours la position de l’homme de vérité qu’on réprime, du solitaire incompris dont on étouffe la voix. L’adversaire proteste ? Il réfute ? Il répond que l’analyse est sommaire, que les causes sociales des émeutes sont patentes même si les différences culturelles compliquent l’affaire, que la DST elle-même a écarté toute manoeuvre des religieux, que l’origine raciale des délinquants ne saurait, tout de même, expliquer en premier lieu leur comportement, à moins de croire à une nature intrinsèquement violente des Arabes et des Noirs ? Aussitôt il est catalogué flic du politiquement correct. Tactique couronnée de succès : tous ces propos ont eu un écho national, mais nulle procédure, nulle censure évidemment, n’est venue bâillonner les imprécateurs. Martyrs imaginaires... Car l’interprétation ethnique des émeutes n’a rien d’une audace intellectuelle. Bien au contraire, c’est l’opinion de la grande majorité des Français. Les néoréacs prétendent briser un tabou. Point du tout ! Ils énoncent le plus plat des lieux communs dans une France qui impute naturellement à l’immigration les débordements récents. Alain Finkielkraut incarne à la perfection cette double posture. Il y a, en fait, Alain et Finkielkraut. Alain est un philosophe subtil et érudit, qui publie des livres intelligents et bien écrits sur les modernes, sur Charles Péguy, sur la culture de masse ou sur Emmanuel Levinas. Finkielkraut, celui que l’on voit à la télé, est un quidam qui vitupère la nouveauté, qui pense que tout fout le camp, qu’il n’y a plus de respect et qu’un coup de pied aux fesses ne ferait pas de mal à la jeunesse. Toutes choses dont on peut discuter, d’ailleurs, mais qu’on peut difficilement élever au rang de pensée politique profonde. Etrange dédoublement, où l’on passe sans transition du café philo au café du commerce. On croit que Finkielkraut est le penseur de la technique, de la modernité, de la République. Il est surtout le Noël Roquevert de la pensée, ronchon, grognon et péremptoire. Il dit tout haut ce que la droite pense tout bas. Il est le philosophe... de l’UMP.

Les néoréacs se récrieront, parleront d’un amalgame honteux, d’un procès en sorcellerie. Toujours la pose du martyr... Alors il faut aller plus loin dans la définition, mieux les qualifier. Quatre caractéristiques les réunissent.

1 Pour eux, nous sommes en guerre. Une guerre déclarée le 11 septembre 2001, point de départ d’un mouvement mondial d’agression contre l’Occident, ses valeurs, sa civilisation et dont le terrorisme d’Al-Qaida n’est que la pointe extrême. On en retrouve la manifestation partout, d’Irak en Tchétchénie, de Palestine en Thaïlande. Prend corps l’image d’un Occident assiégé par les nouveaux barbares, qui ravagent sa périphérie mais frappent aussi au coeur de ses métropoles : New York, Londres et Madrid. Jusque-là rien de scandaleux, même si la notion de guerre mondiale reste très contestable s’agissant du phénomène terroriste (la dernière guerre mondiale a fait 20 millions de morts : ce n’est pas tout à fait la même chose). Mais on va plus loin.

2 Dans cette guerre, il y a une cinquième colonne. Une certaine extrême-gauche se lie à l’islamisme et devient le vecteur d’une nouvelle judéophobie à oripeaux progressistes, qu’on retrouve chez José Bové comme dans les résolutions proposées à la conférence de Durban. Un courant antiaméricain, qu’on voit à gauche et à l’extrême gauche, mais aussi dans les postures néogaullistes d’un Dominique de Villepin ou bien dans le pacifisme d’un Gerhard Schröder, affaiblit l’Occident. Une frange violente, antirépublicaine et antisémite des populations immigrées qui campent autour des villes occidentales sert d’armée de réserve aux émeutes urbaines et de vivier de recrutement pour les groupes terroristes.

3 Il y a enfin, dans ce combat planétaire, des « idiots utiles » : les hommes de gauche bien sûr, accusés de cécité, d’angélisme et d’inertie. Indécrottables dans leur rousseauisme, ils refusent de voir le mal, de percevoir la haine, d’admettre le retour de la bête immonde, le « troisième totalitarisme ». Toute à ses idées de paix par le droit et de multilatéralisme à l’eau de rose, la gauche ne cesse d’entraver l’effort de résistance dirigé par une administration américaine certes un peu fruste mais ô combien précieuse par sa fermeté. Incapable de comprendre qu’elle a affaire à une entreprise de subversion générale des valeurs judéo-chrétiennes, elle fait droit, par respect des autres cultures, à toutes sortes de revendications mémorielles et différentialistes qui ne font qu’affaiblir l’Occident en l’engluant dans un sentiment de culpabilité permanent. Aveugle devant la situation dangereuse créée par une immigration incontrôlée, la gauche continue enfin à se concentrer sur l’inégalité sociale alors que l’intégration ne se fait pas et que la « culture de l’excuse » laisse la délinquance et la subversion prendre le contrôle de cités désormais peuplées non de victimes mais d’ennemis.

4 Ces « idiots utiles » ne sont que la manifestation d’un syndrome plus large : la fin du progrès et la dissolution des valeurs - républicaines, occidentales, judéo-chrétiennes, c’est selon. La liberté qui prévaut dans la démocratie finit par la ronger de l’intérieur. Les croyances s’effacent, les institutions s’effritent, une douce anarchie consommatrice et médiatique, shootée à la culture de masse, amollit la société et abaisse les défenses morales de l’Occident. La démocratie est un lieu vide, sans foi ni règle. Nous sommes en décadence.

Ami progressiste, lecteur de gauche, démocrate tolérant, avouez-le, en lisant ces paragraphes, vous vous dites que tout là-dedans n’est pas faux, que dans cette vision du monde il y a une bonne part de vérité. C’est toute la question. Au-delà de leurs différences (un Glucksmann dénonce la Russie en Tchétchénie, un Finkielkraut n’approuve pas la guerre d’Irak, etc.), les néoréacs professent une pensée cohérente, solide. Une pensée qui prend en compte le danger du monde, que la gauche, reconnaissons-le, ne mesure pas toujours. Comme les néoconservateurs aux Etats-Unis, les néoréacs préparent les esprits à des politiques nouvelles, bien plus dures et audacieuses que le gaullo-centrisme d’un Chirac ou d’un Villepin. Nicolas Sarkozy vient de ressortir la « loi anticasseurs » : prémices de la suite. Les néoréacs sont moins des intellectuels que des combattants, moins des analystes que des propagandistes. Pour les réfuter, il faudrait expliquer que le terrorisme, aussi meurtrier soit-il, pose des problèmes fort différents des menaces guerrières d’antan et qu’une action combinée, policière, politique et sociale peut seule en venir à bout, plutôt qu’un enrôlement sous la bannière martiale de George Bush. Il faudrait montrer que les banlieues, aussi travaillées qu’elles soient par l’islamisme, se révoltent surtout pour des raisons intérieures, qu’elles demandent l’intégration à la République et non sa disparition, qu’elles sont lieu d’injustice et de discrimination plus que de haine. Il faudrait rappeler que la répression s’opère là-bas sans faiblesse et que ce n’est pas Finkielkraut et Carrère d’Encausse qu’on met en prison, mais des centaines d’Arabes et de Noirs, certes coupables, mais envers qui la faiblesse irénique des progressistes et la culture de l’excuse ne s’exercent que fort peu. Il faudrait montrer que la fermeté sans faille à l’égard de l’islamisme doit se doubler d’une tolérance républicaine et d’un dialogue franc avec l’islam, et qu’il est de bonne politique, vis-à-vis des minorités, de reconnaître les blessures mémorielles et les humiliations. Il faudrait, en un mot, dessiner les contours d’une politique plus complexe, plus moderne, qui joue sur des leviers sociaux, culturels, politiques, autant que répressifs et dénonciateurs. Bref, il faudrait être sans ambages - on ose à peine l’écrire - nuancé et progressiste. Horreur ! Laurent Joffrin

Ecrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007

Un point toutefois, Grégoire. S'il existe encore des gens de gauche au PS, est-ilo possible qu'ils n'aient aps compris que leur survie, et celle de leur parti en tant que parti de gauche, passe par l'élimibnation de Royal / Hollande / DSK — tous ces nostalgiques du bayrouisme mou ?


Ecrit par : brighelli | 01 mai 2007


Je ne suis ni électeur du PS, ni bien sûr adhérent et surtout pas militant!

Q"ils se dé...brouillent!



Je ne crois ni aux promesses de Nicolas Sarkozy, ni à celle de Xavier Darcos qui semble jouer auprès de Nicolas Sarkozy le même rôle qu'Henri Guaino auprès de Jacques Chirac en 1995 et de Nicolas Sarkozy en 2007, donner une caution de gauche républicaine à un politicien de droite.


Je regrette simplement qu'un brillant polémiste comme vous passe du côté du MEDEF.

Dommage!


Priorité à la compétitivité et à la rentabilité
L’école républicaine mise en bière
Par Louis Weber
mardi 1er mai 2007.

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Coincidence significative : au moment précis où la Commission européenne relance le programme libéral de la « stratégie de Lisbonne », le gouvernement français présente un projet de loi sur l’éducation qui s’en inspire directement. Au-delà des dispositions ponctuelles qui suscitent l’hostilité des lycéens et des enseignants, c’est toute une conception du système éducatif qui est en cause : s’agit-il de former des citoyens ou de futurs salariés précaires ?

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=109

Ecrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007

Sandra

Point technique: un lien avec un article du monde destiné aux abonnés ne peut être lu que par des....abonnés

donc préférable de faire un copier- coller pour que tout le monde en profite

le voici :

Le discours de Nicolas Sarkozy sur Mai 68, "une démarche de réaction", selon le PS

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 30.04.07 | 16h48 • Mis à jour le 30.04.07 | 17h03


L 'attaque en règle de Nicolas Sarkozy contre "les héritiers de Mai 68", les accusant, dimanche 29 avril, lors de son meeting à Bercy (Paris), d'avoir détruit les valeurs et la hiérarchie, ne sont visiblement pas du goût de tous et lundi, des réactions assez vives se sont fait entendre.

Côté politique, la gauche a fustigé les propos du candidat de l'UMP, François Hollande en tête. Le premier secrétaire du Parti socialiste a estimé que Nicolas Sarkozy mène "une démarche de régression, pour ne pas dire de réaction", ajoutant que "ce n'est pas la société de demain que prépare Nicolas Sarkozy (...) c'est la société d'hier ou d'avant-hier".

Dressant un portrait à charge du candidat de l'UMP, le premier secrétaire du PS l'a qualifié de "candidat de la régression, du bilan, du statu quo, de l'injustice" mais aussi "de l'incantation".



Le député européen Daniel Cohn-Bendit a estimé de son côté que "parler de liquidation de Mai 68, c'est du bolchevisme", jugeant "incroyable ce terme stalinien, bolchevique, de 'liquidation'". "Si on veut un bolchevique au pouvoir en France, eh bien : Sarkozy !" a-t-il lancé.

MAI 68, "UN NOUVEAU BOUC ÉMISSAIRE"

Le député européen socialiste Henri Weber, qui fut comme M. Cohn-Bendit l'un des leaders de Mai 68, n'a pas non plus apprécié les propos de M. Sarkozy, qui "a trouvé un nouveau bouc émissaire : après les immigrés, les fonctionnaires, c'est Mai 68 qui est désormais responsable de tous les malheurs de la France !" Pour ce proche de Laurent Fabius, la "campagne de la droite" contre Mai 68 a "deux objectifs" : "en finir avec le modèle social français" et "revenir à l'ordre moral répressif et à l'exercice autoritaire du pouvoir qui prévalaient avant le soulèvement de mai".

Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) rallié à Ségolène Royal, a également estimé dimanche que le candidat UMP "ferait mieux de balayer devant sa porte avant de donner des leçons de morale dont Mme Royal n'a rien à cirer".

"J'ai participé aux événements de Mai 68, a rappelé de son côté Jack Lang, conseiller spécial de la candidate socialiste. Cela a été un moment de libération dans un pays qui à l'époque était relativement claquemuré. Mai 68 a été un moment où se sont affirmés des droits nouveaux dans tous les domaines", a-t-il déclaré. "En même temps, donner à penser que la gauche d'aujourd'hui serait une gauche qui détruirait les valeurs, qui serait favorable au désordre, c'est se moquer du monde, c'est jouer avec la réalité. C'est une fois de plus un discours de tromperie, d'imposture", a-t-il ajouté.

"L'AUTORITARISME DE PÉTAIN"


La communauté enseignante est également montée au créneau, lundi. Le fondateur des IUFM (instituts de formation de maîtres), Philippe Meirieu, a estimé que "ce que Nicolas Sarkozy dit sur l'autorité ressemble au discours de Pétain, avec un retour à l'autoritarisme, à une forme d'obéissance arbitraire fondée sur la force et non sur la compétence", a-t-il souligné. "Liquider Mai 68, c'est un recul inquiétant de la démocratie : c'est mettre en place un dispositif dans lequel l'autorité ne se discute pas, or l'autorité démocratique, par essence, se discute", a-t-il ajouté.

Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principale fédération de l'éducation, a pour sa part qualifié les propos de M. Sarkozy de "discours idéologique" qui sous-entend un "retour à un âge d'or qui n'a jamais existé". "L'école de Jules Ferry était une école de tri social extrêmement forte. On se donne l'illusion qu'avant on formait bien tout le monde alors que c'est totalement faux", a-t-il ajouté.

"C'est toujours la même procédure, il y a derrière tout cela, non pas un discours de compréhension du système éducatif, mais un discours de la nostalgie qui fait froid dans le dos. Ce n'est pas en stigmatisant qu'on comprend l'évolution de la société" a également déclaré Patrick Gonthier, secrétaire général de l'UNSA-Education.




A lire la conclusion du colloque de 2006 sur le savoir et ecole

JPC me semble en contradiction ... avec ce propos de hier !

http://www.fondation-res-publica.org/Conclusions-de-Jean-Pierre-Chevenement_a139.html

Ecrit par : patrickinstit | 01 mai 2007

Vous connaissez la dernière mode des journaleux à la Joffrin ? L'invention du concept d'islamisme modéré pour désigner les malades aux pouvoir en Turquie qui n'osent pas aller trop loin encore parce que l'armée - qui est aussi islamiste qu'eux en réalité, mais passons (cf Chypre) - ne cesse de montrer ses dents.

"Il faudrait montrer que la fermeté sans faille à l’égard de l’islamisme doit se doubler d’une tolérance républicaine et d’un dialogue franc avec l’islam"... sauf que l'islam c'est l'islamisme, toutes les encyclopédies rédigées avant 1970 vous le disent. Après 1970, vous avez cette école de relativiste qui vient infester les études d'islamologie et vont nous vendre du soufisme avec la bénédiction des pays arabes. C'est le projet Eurabia : culture (institut du monde arabe par exemple, puis mosquées à la pelle) et immigration (regroupement familial) contre pétrole.

Qu'un mouvement de tarés pensent que l'islam c'est le soufisme, c'est comme dire que le nazisme c'est Arthur Schnidler.

L'islam c'est une idéologie fondée sur une lecture parfaitement parfaitement lucide du coran et de la sunna. Les islamistes ne font qu'obéir aux règles de leur droit.

Si au Maghreb on a du mal avec l'islamisme, c'est parce que le colonisateur a IMPOSE une séparation du temporel et du spirituel qui a perduré - en déclinant - dans les pays anciennement colonisés.

Ce n'est pas en faisant de la sociologie de souk à la Joffrin - de la sociocollabologie - qu'on comprend l'islam, c'est en comparant les actes aux lois islamiques et en jetant un coup d'oeil sur 1400 ans d'atrocités commuises au nom d'Allah.

"L'huile et le vinaigre, cela ne se mélange pas" Hassan II et la réalité tend à lui donner raison. Demandez-vous donc pourquoi les arabes de la 4ème génération ont encore des prénoms musulmans en France pour leur écrasante majorité (et pas n'importe lesquels : les Mohamed, Ossama et autre Jihad se comptent à la pelle). (ps. les prénoms "chrétiens" sont interdits pour les algériens d'Algérie)

Et alors que l'école devrait être une école de désislamisation en leur disant notamment ce qu'il en est en réalité de l'islam - au lieu de leur raconter des histoires à dormir debout en cours d'histoire de 5ème - on les conforte, de manière parfaitement raciste, dans leurs croyances trouvant ça vachement chouette d'avoir des muslims en France. (à condition bien entendu qu'ils viennent pas foutre leur bordel en bas de nous et qu'ils restent dans leur merde dans leur banlieue de merde avec leurs imams de merde et leur musique de merde)

Vous vous moquez des faits, vous préférez des interprétations délirantes qui vous confortent dans le monde de rêve dans lequel vous vivez, Henri. Plus dure sera la chute, parce que malheureusement, vous connaissez les Européens, ils courbent la tête pendant x temps, et ce sont ceux qui la relèvent les derniers qui se montrent les plus impitoyables. J'ose espérer que par la faute de faiseurs d'opinions parfaitement irresponsables, qui sont les frères des pédagogos, on n'arrivera pas à ce dont j'ai bien peur qu'il arrive d'ici un demi-siècle (mais après vous, le déluge, pas vrai ?).

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

M BRIGHELLI seuls les anciens gauchistes peuvent basculer comme vous le faites et oublier la misère et la pauvreté dont souffrent tant de gens.

Quand je vous disais de relire (ou lire) le De Jean Coste de Péguy je ne me trompais pas mais vous avez maintenant la sensibilité sociale d'une huitre et qu'importe les injustices économiques du moment que les pauvres arrivent à calculer de tête la différence entre le Smic et le salaire d'un patron lambda du CAC 40 ainsi que le nombre d'années de travail qu'il leur faudra pour gagner la même chose que ce que M. Lagardère gagne en un an et découvrir qu'une vie de travail n'y suffira pas. ( M Lagardère ce patron si compétent, oui celui qui dit que M Sarkozy est un frère pour lui et qui empoche quelques dizaines de millions d'euros de plus-value en vendant ses actions EADS avant la crise d'Airbus mais à un frère on ne demande pas de rendre l'argent comme NS l' a fait pour M. Forgeard, vous imaginez notre petit énervé demander au patron d'Europe 1, Paris-Match etc... de rendre des comptes sur sa malhonnêteté, à un frère cela ne se fait pas voyons)

D'ailleurs si vous prenez le résultat des élections par commune et le nombre d'assujettis à l'ISF qui y demeurent vous verrez que les super privilégiés eux ne se trompent pas de candidat et attendent tranquillement le retour de l'ancienne France, celle d'avant 68, la France des rentiers, la France de 1768 ( Et quel plaisir de pouvoir transmettre un patrimoine de plusieurs centaines de millions d'euros sans payer un centime d'impôt et puis augmenter la TVA pour compenser, voilà qui est moderne)

Glucksmann, Finkielkraut, Brighelli oui vraiment quelle belle brochette...et adieu les fourchettes en inox et bonjour les couverts en argent!

Oui vraiment bon appétit M BRIGHELLI et commencez dès maintenant à apprendre les chansons de Sardou, Johnny, Enrico Macias, Doc Gynéco et Barbelivien par coeur pour les fins de banquet et regardez vite tous les films de Clavier et Réno sinon vous allez passer pour un inculte aux yeux de votre nouveau totem que vous aimez déjà sans tabou.

Et pendant que vous y êtes bien le bonjour à Steevy!

Ecrit par : Merlemocoeur | 01 mai 2007

La perversité du discours sarkozien apparait pleinement dans cet article;


Ce discours amalgame trois "MAI 68"

-Le MAI 68 des militants d'Extrême-Gauche dont Henri Weber et Daniel Cohn-Bendit faisaient partie né de la lutte contre la guerre du Viet-Nam.

Ces militants avaient une haute idée de la culture et la JCR comme l'UJC(ml) étaient leur ENA.


-Le MAI 68 des 10 millons d'ouvriers et employés grévistes fortement encadrés par la CGT et le PCF soucieux d'éviter tout dérapage et qui abouti aux Accords de Grenelle.


-Le Mai 68 de ceux qui devaient devenir les Bobos (Borgeois- bohèmes) dont l'Odéon occupé fût le lieu de prédilection.


En amalgamant ces trois MAI 68, Nicolas Sarkozy , outre qu'il permet aux possédant de venger la "Grande Peur" qu'ils ont éprouvée à l'époque, donne l'occasion à Philippe Meirieu et alii, non seulement de se poser en victime, mais aussi de stigmatiser le "groupuscule réactionnaire" à l'origine de l'Appel pour la Refondation de l'École.


Bien joué Nicolas.


"Ce n'est qu'un début, continuons le combat!"




olloque Res Publica du 4 avril 2006
"Pas de société du savoir sans école"
Conclusions par Jean-Pierre Chevènement
lundi 23 avril 2007.

Il n’y a pas de plus belle question et, en même temps, de plus difficile que celle de l’éducation. Il faut se méfier, comme nous y a incités Philippe Barret, d’une sorte de propension à la lamentation qui a existé à toute époque, mais il me semble que les observations faites notamment par le GRIP - dont je veux saluer les travaux remarquables - montrent que l’allègement des programmes a conduit à un rabais certain de l’exigence par rapport à ce qui était encore appris dans les années soixante.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=57

Ecrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007

Et j'ajoute, toujours à l'intention de Henri, qu'il médite l'histoire de ce CHARCUTIER, qui a été condamné pour discrimination pour avoir osé refuser d'embaucher un musulman parce que ce dernier refusait de toucher à de la viande de porc. C'est l'ANPE qui a porté plainte, pas le musulman en question. Etrangement, monsieur Joffrin ne parle pas de cette histoire (mais monsieur Joffrin se moque des faits)

Des histoires comme ça, vous en avez des tas.

Autre chose, j'ai des périodes où j'aime bien discuter dans les forums, et vous savez dans quels forums de la presse on n'est pas censuré si on parle de l'islam sans tabou ? Dans les forums de la presse marocaine.

J'ai eu droit à un mel m'expliquant que je ne pouvais pas dire ce que je disais parce que sinon le journal était attaquéen justice (et être attaqué, cela vaut condamnation en France)

Voilà la situation de la liberté en France qui échappe à monsieur Joffrin - et il est vrai qu'au Nouvel Obs ainsi que dans les forums du Nouvel Obs on censure étrangement des paroles émanant de simples citoyens qui s'expriment dans les forums à la façon de Finkielkraut. Et ça, il ne doit pas l'ignorer. Donc, Joffrin ne fait pas que se tromper : il ment effrontément.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

(à condition bien entendu qu'ils viennent pas foutre leur bordel en bas de nous et qu'ils restent dans leur merde dans leur banlieue de merde avec leurs imams de merde et leur musique de merde)

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007


Quand j'écrivais hier que la scatologie était l'un des marqueurs stylistiques de l'Extrême-Droite, je ne pensais pas que mon analyse serait si vite confirmée.

Pour Merlemocoeur:


Bref, tout ça prouve aux combattants
Qu'Marianne a la peau brune,
Du chien dans l'ventre et qu'il est temps
D'crier : Vive la Commune !
Et ça prouve à tous les Judas
Qu'si ça marche de la sorte,
Ils sentiront dans peu,
Nom de Dieu !
Qu' la Commune n'est pas morte !


http://www.merle-rouge.com/nicolas.htm#BAS

Ecrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007

Glucksmann, Finkielkraut, Brighelli oui vraiment quelle belle brochette...et adieu les fourchettes en inox et bonjour les couverts en argent!

Vive le pique-nique avec des assiettes en carton dans les jardins de Mougins !

Ecrit par : Guillaume | 01 mai 2007

Moi, je veux bien savoir quel polar vous allez écrire, quand vous aurez le temps, JPB.

Ecrit par : Pendariès | 01 mai 2007

M BRIGHELLI j'oubliais un refrain que vous ne manquerez pas de reprendre avec tous les convives devant une foule en délire et dont les paroles ont été écrites par Mme Simone Veil.

Rmistes tous fumistes
Rmistes rendez ce que vous avez volé !

Ecrit par : Merlemocoeur | 01 mai 2007

(à condition bien entendu qu'ils viennent pas foutre leur bordel en bas de nous et qu'ils restent dans leur merde dans leur banlieue de merde avec leurs imams de merde et leur musique de merde)

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007


Quand j'écrivais hier que la scatologie était l'un des marqueurs stylistiques de l'Extrême-Droite, je ne pensais pas que mon analyse serait si vite confirmée.

SAUF que ce sont des gens comme vous que je fais parler ici. Mais quand on ne sait pas voir les faits, on ne peut pas attendre d'une personne qu'elle sache lire.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

Brighelli, ta gueule !

Un peu d'autorité ça fait pas de mal. Pas vrai ?

Non allez-y, je plaisante, continuez de répandre vos propos bien réactionnaires. Bien loin en réalité, des vrais soucis des vrais petites gens : un emploi, un logement, et du pouvoir d'achat. Quant à l'éducation, votre candidat ne fera pas mieux qu'abrutir toujours plus les masses (M6, TF1, radios gagas à gogo, biographie de Hervé Villard comme sujet du bac, etc) Vos propos sont à la mode, et séduisent les fachos de toute origine sociale. Vos nouvelles utopies vont faire à nouveau de gros dégats...

Je parle avec le coeur et non plus avec l'esprit. Mais quand on flatte les bas instincts comme sans cesse votre candidat : tant va la cruche (à vos yeux que je suis sans doute) dans la boue de la précarité : "C'est nervous breakdown contre vos réflexions d'universitaire in vitro et rien d'autres ! "

URGENCE SOCIALE !
Bienvenue pour nous dans le cauchemar du Sarkoland !

Sincèrement.

Lolo34

Ecrit par : Lolo34 | 01 mai 2007

Joyeux bordel idéologique : j'évoquais Eylau mais c'est déjà la campagne de Russie !
Si ce qui nous fédère est plus fort que ce qui nous sépare, rendez-vous dans les associations (Reconstruire..., SLL, etc.), sur les blogs de l'adversaire, les sites de syndicats, les conférences et réunions publiques et surtout nos établissement (collègues et parents). Là, loin de l'intellectualisme et des loghorrées de ce blog, nous serons et nous sommes déjà diablement efficaces !
JPB a le droit de se tromper, je ne suis pas chrétien donc pédagogiste : il n'est pas mon gourou. Je lui souhaite bonne chance dans son combat et si nous ne sommes pas d'accord, menons le nôtre avec vigueur !
Hardi camarades, jusqu'au dernier !

Ecrit par : victor | 01 mai 2007

Hardi camarades, jusqu'au dernier !

Poil au Ney...

Ecrit par : Guillaume | 01 mai 2007

Quelle pique, mon cher Guillaume !

Ecrit par : D'Enguell | 01 mai 2007

'Je plaide pour une restauration —'
Je plaide pour une renaissance :)

As usual, super. Encore faut-il savoir lire 'correctement'..

Les qq commentaires que j'ai vu (en diagonal, pasl'temps là) sur 68 me font bien rire ....
Ils n'ont rien à dire, rien à proposer de valable, mais un grand besoin de ce défouler ...
Etonnant non :o))))


Pub: ne pas mélanger Boscher Mixte (uniquement pour les grands pros, ..je n'aime pas sa syllabisation, je préfère celle de Jolly ;) ) ET Léo&L;éa super simple pour presque n'importe qui .... que j'adôôôôre ...

Et ne pas Oublier La planète des Alphas que j'adôôôôôôre ôssi :)

Ecrit par : toto | 01 mai 2007

Je recommande à tous le document suivant ; analyse (un peu trop ?) universitaire de la relation de Sarkozy à l'histoire de France qui, si elle manifeste parfois un manque de rigueur analytique, reste pour le moins pertinente (d'ailleurs, on aimerait lire une analyse du même acabit à propos de Royal) :

"L’histoire par Nicolas Sarkozy : le rêve passéiste d’un futur national-libéral"

Par le CVUH, comité de vigilance sur les usages de l’histoire coordonné par Sylvie Aprile (Université de Tours)

( http://cvuh.free.fr , [email protected] )

Ecrit par : Rodrigue du gers (prof de lettres modernes) | 01 mai 2007

Edgar Faure pour l'École et René Haby pour le Collège, que de gauche, Lionel Jospin pour le Lycée. (Henri Grégoire)

La Loi d'orientation de juillet 89 s'applique avant tout au collège. Vous n'êtes pas assez précis,pas assez rigoureux, frère Henri, pas assez "bénédictin" dans votre travail de reconstitution historique, d'autant que vous cherchez à tout prix à vérifier votre "hypothèse euristique" sur un "pédagogisme de droite".

Les faits, rien que les faits,..Et n'en oubliez pas !

Les faits, comme dirait Cadichon sont têtus comme des mules.

En 74 il y eut la Réforme Haby.

Mais la Réforme Haby n'instaure pas le collège unique et vous le savez très bien, d'autant que vous enseigniiez à cette époque-là, d'après ce que j'ai compris.

Vous savez très bien qu'il y a avait des dédoublements systématiques, des classes technologiques sans 2ème langue, des classes de niveau en 4ème (CPPN), des orientations après la 5ème, etc.

C'est la Gauche qui a supprimé tout cela au nom de l'"égalité des chances"...en même temps que montait l'étoile d'un inconnu appelé Philippe Meirieu, le "remédiateur" du gâchis avec sa "gestion de l'hétérogénéité", sa pédagogie par objectifs et ses attaques incessantes contre l'enseignement traditionnel (les professeurs qui font "trébucher" les élèves, "au lycée, on enseigne un savoir mort", etc.

Le collège unique, c'est Jospin et la Loi d'orientation de 89.

Allez, sans rancune "frère camarade"...et que saint Benoît bénisse (et éclaire votre travail)

Ecrit par : Robin | 01 mai 2007

Ecrit par : Robin | 01 mai 2007

Courte intervention de Sarkozy sur l'école aux 4 vérités :
Déplacer le curseur à 6'50''.

http://les-4-verites.france2.fr/

Ecrit par : Guillaume | 01 mai 2007

La politique, tovaritchi, c'est la guerre et l'amour entremêlés mais poursuivis par d'autre moyens, moins meurtriers. Encore que, parfois...il y en a qui passent sur l'autre rive...une pensée pour Pierre Beregovoï.
La victoire électorale qui se dessine pour NS aura valeur de meurtre symbolique. C'est la dure loi à laquelle doit se préparer SR.
Mais elle a aussi valeur d'inceste symbolique. Le mariage de Nicolas avec la France comme tout mariage comporte de sérieux risques. Le plus difficile en matière matrimoniale comme dit un humoriste n'est pas en soi la cérémonie et le sacrement , mais l'après mariage. Et de même que la meilleure façon pour un jeune marié de durer un peu en ménage est de ne rien faire pour fâcher madame, de même un chef d'Etat ne doit entreprendre aucune des réformes majeures de son projet. Notre cher premier ministre en exercice s'en mord encore les doigts d'avoir voulu réformer.
Je crains fort (je veux dire, j'espère...) quant à moi , que notre prochain président ne soit tenté, décidé qu'il semble être, de sortir à nouveau la France de la torpeur dans laquelle, elle était retombée après Mai 68. La crise couve depuis trop longtemps, pour qu'enfin le peuple de France ne renoue pas avec ses traditions politiques. C'est là , je crois, le sens caché de la récente petite phrase conjuratoire de Nicolas à l'encontre de Mai 68.
Bonne fête aux travailleurs et travailleuses!

Ecrit par : buntovchik | 01 mai 2007

J-P B, vous avez raison sur l'essentiel: en 20 ans on a vidé l'école de ses contenus et on n'a rien produit de bon à la place. Tout Sauf Mérieu et ses idéologues: voilà pourquoi, je vais voter à droite pour la 1ère fois de ma vie, et ce d'autant plus que je suis allergique aux campagnes de diabolisation de N.S. et , que là, vraiment, une certaine gauche m'écoeure.

Ecrit par : Zadig | 01 mai 2007

parler, parler!!!
moi qui suis en maternelle , enseignante, je, nous constatons l'augmentation des problèmes : la hiérarchie ne veut rien entendre!!! nous accusant de catastrophisme voir de mauvais esprit!!!
c'est un SOS du terrain !!!!
il faut arrêter les pédado et leur philo culpabilisatrice qui ont mis en déshérance bon nombre d'enseignants!!

nous aliènons une partie de la population en toute bonne conscience!!
stop !

Ecrit par : pirouette | 01 mai 2007

"La victoire électorale qui se dessine pour NS aura valeur de meurtre symbolique. C'est la dure loi à laquelle doit se préparer SR.
Mais elle a aussi valeur d'inceste symbolique."

Si au moins la victoire de N S (qui est loin d'être acquise au vu du procès ignoble qu'on lui fait) permettait d'éliminer le fratras psykk qui est un véritable assassinat de la raison...

"Meurtre symbolique", "inceste symbolique"... diantre, ça doit être sérieux comme truc ça.

Allez, zou, lire d'urgence le Livre noir de la psychanalyse ou Mensonges freudiens ou encore les Illusions de la psychanalyse pour ne pas mourir idiot (et compléter avec le Livre noir du communisme pour une cure complète)

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

J-P B, vous avez raison sur l'essentiel: en 20 ans on a vidé l'école de ses contenus et on n'a rien produit de bon à la place. Tout Sauf Mérieu et ses idéologues: voilà pourquoi, je vais voter à droite pour la 1ère fois de ma vie, et ce d'autant plus que je suis allergique aux campagnes de diabolisation de N.S. et , que là, vraiment, une certaine gauche m'écoeure.

Ecrit par : Zadig | 01 mai 2007

Depuis 20 ans donc depuis 1987 la gauche a été 10 ans au pouvoir et la gauche 10 ans aussi...mais bien sûr la gauche est responsable de tout.

Et depuis 5 ans qui est au pouvoir au fait?

Et si l'on prend comme référence les 15 dernières années on a 9 ans de droite et 6 ans de gauche avec un président de droite pendant 12 ans !!!

Alors votre argument ne tient pas la route!

Nicolas Sarkozy, le ministre du budget hyper dépensier de 1993 au service de cet homme du peuple qu'était Edouard BALLADUR, le creuseur de dette en homme du renouveau, quelle blague!

Ecrit par : Merlemocoeur | 01 mai 2007

Depuis 20 ans donc depuis 1987 la gauche a été 10 ans au pouvoir et la DROITE 10 ans aussi...mais bien sûr la gauche est responsable de tout.

Vous aurez rectifié de vous-même!

Ecrit par : Merlemocoeur | 01 mai 2007

Dans toute chasse à cour on invite au banquet et on se délecte de la curée ...Que reste-il après? Des carcasses abandonnées à la putréfaction , aux vers et aux mouches à m....
Bon appétit! N'oubliez pas que les couverts en argent noircissent et oxydent la chair!

Ecrit par : candide | 01 mai 2007

Comme dans d'autres pays, la droite a délaissé la question de l'Education à des idéologues ; la gauche s'en est emparé - ce n'est pas qu'une question de génération si une majorité de la jeunesse vote à gauche alors que l'âge venant l'équilibre se refait : il y a un véritable matraquage idéologique de gauche à l'école qui est une honte pour les principes de la laïcité (à titre d'exemple, lorsqu'on étudie un auteur du XXème siècle en français, la proportion d'auteurs de gauche dans les manuels est effarante).

Souvenirs de cours d'anglais de terminale : apartheid, situation de noirs aux USA, apartheid, situation des noirs en Angleterre, apartheid... A vous dégouter culpabiliser à vie d'être né blanc.

(Je passe sur l'apologie de la République Démocratique Allemande à laquelle on avait droit en Allemand, l'occultation des crimes communistes en histoire et les délires des manuels de français où la littérature était passée à la moulinette marxiste avec un certain... Darcos (si, si (collection Nathan Mitterrand)).

Si la droite a délaissé cette question, c'est parce que la gauche a trouvé la formule magique, celle de créer une Science au pluriel qui en imposait face à des hommes de droite quelque peu complexés face à un discours qu'ils ne comprenaient pas - et pour cause, il est à peu incompréhensible. Puisque la Science s'en mêlait, on respecte, pas touche. Il a fallu du temps pour que la droite se rende compte de la supercherie, comme elle se rend compte des supercheries que sont la sociologie, la patapsychologie freudienne qui continue de polluer nos facs de psycho, l'histoire par la lorgnette de la repentance permanente etc.

Le travail de refondation est tellement énorme qu'il est certain que 5 ans n'y suffiront pas et qu'il se fera avec moultes protestations, cris d'horreurs au fascisme. Honnêtement, si Sarko s'en sort face à l'intelligentsia débile que nous avons en France, alors là, je crie au miracle. Mais de toute façon, il est le seul à pouvoir tenter de le faire - avec son équipe gouvernementale. Avec Ségo, nous continuerons à être la risée du monde entier dans les divers domaines que j'ai abordés, et dans d'autres.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

Depuis 20 ans donc depuis 1987 la gauche a été 10 ans au pouvoir et la DROITE 10 ans aussi...mais bien sûr la gauche est responsable de tout.

Les Devaquet, Bayrou, De Robien auraient donc réussi à faire passer leurs réformes ?
Première nouvelle.

Ecrit par : Guillaume | 01 mai 2007

"Et depuis 5 ans qui est au pouvoir au fait?"

La question c'est :
"Et depuis (environs) 30 ans qui est au pouvoir (dans l'EN) au fait?"



Bien vue Pirouette ;)

Ecrit par : toto | 01 mai 2007

"'Si vous êtes vraiment de gauche, votez Sarkozy"",
par Alain Boyer, professeur de philosophie politique, Paris-IV. Le Fgaro, 27 avril 2007 .

Max Weber et Raymond Aron ont in–sisté sur deux atti–tudes
possibles : la morale de la conviction, qui ne s'intéresse pas aux effets de l'action mais seulement à ses intentions, et la morale de la responsabilité, qui cherche à anticiper les conséquences d'une action avant d'arbitrer, parfois dans la douleur, en sa faveur. Cette morale n'a rien à voir avec le « réalisme » amoral. Mais elle tient qu'il est immoral de poser au moraliste intègre sans s'interroger sur le bilan prévisible de ses actes. On peut opposer, comme le philosophe « républicain » Philip Pettit, le fait de vouloir « honorer » une valeur et celui de chercher à la « promouvoir ». Seule cette attitude-ci est responsable.

Prenons les valeurs républicaines, liberté, égalité, fraternité, et laïcité. Les penseurs de gauche ont fait remarquer aux libéraux qu'elles ne pouvaient demeurer formelles : la liberté du renard libre dans le poulailler libre n'est pas défendable. Il faut promouvoir des libertés juridiques et réelles, des pouvoirs effectifs d'agir selon son « plan de vie ».

L'égalité des chances ne doit pas être seulement formelle, mais réelle. Cela peut signifier, temporairement, des actions»positives* en faveur des individus injustement privés de pouvoirs d'agir à cause de leur « appartenance » à un groupe à tort déconsidéré.

La fraternité ne doit pas être seulement verbale, mais impliquer une réelle solidarité. Les individus qui par leur chance, leurs efforts et leurs talents ont acquis plus de liberté et de ressources que d'autres moins chanceux contribuent ainsi par leur action innovatrice, leurs prises de risques et, bien sûr, leurs contributions fiscales (raisonnables) à améliorer en fin de compte le sort des plus défavorisés.

L'Etat doit par le Droit jouer un rôle essentiel dans la mise en pratique des droits de l'homme de 1789, « la liberté, la sûreté, la propriété et le droit de résister à l'oppression ».

Mais il est absurde que son action trop paternaliste aboutisse à tuer la liberté d'entreprendre et celle de choisir, fondements de la seule économie qui fonctionne, l'économie de marché. Aux excès paternalistes et fiscaux de l'Etat-Providence, Rawls préférait l'idée d'une « démocratie de propriétaires » (comme Léon Gambetta et Charles de Gaulle), par où la participation de chacun à l'appropriation des moyens de production (grâce à l'actionnariat, la co-propriété) rendrait possible l'amélioration du sort et de la dignité des « plus mal lotis », alors qu'une politique égalitariste radicale conduirait à la pauvreté de tous.

Sans incitations, qui prendrait des risques ? Si une mesure qui « honore » la justice sociale, des 35 heures au refus de la baisse des prélèvements ou au protectionnisme, s'avère contre-productive du point de vue de la promotion réelle de cette même valeur, il faut y renoncer.

Aujourd'hui, vu l'état du pays, il faut avoir le courage de proposer certaines réformes dites « libérales », incitatives, et –négociées avec ceux qui, comme la CFDT, acceptent de ne plus considérer la politique en démocratie comme une guerre, un conflit à somme nulle, mais comme une délibération commune suivie de compromis.

Quiconque veut promouvoir les valeurs sociales devra en passer à l'heure qu'il est par des réformes dites « libérales », conditions sine qua non de la sauvegarde des retraites et de la Sécurité Sociale. La justice doit prendre en compte les générations futures. Les hommes et les femmes politiques de progrès sont ceux qui ont cessé de prendre les électeurs pour des idiots économiques - cessant de faire comme s'il suffisait de « faire payer les riches », de s'endetter et de moins travailler - et se donnent les moyens de promouvoir réellement la liberté, l'égalité et la solidarité.

Quant aux émotifs qui méprisent les « calculs » et la « rentabilité », rappelons cette phrase de l'économiste marxiste Charles Bettelheim, citée naguère par Michel Rocard : « Quand on cesse de compter, c'est la peine des hommes que l'on cesse de compter ». Même si l'on peut en critiquer certains aspects, seul le programme économique de Nicolas Sarkozy, comme l'était celui, très proche, de François Bayrou, semble en mesure de promouvoir à long terme les valeurs du progrès social, de la protection et de la liberté. La démarche d'hommes de gauche comme Christian Blanc et Eric Besson n'est donc pas une trahison de leurs valeurs.

Français, encore une effort pour promouvoir les valeurs de gauche !

Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2007

Pour la première fois en 39 ans j'ai trouvé les propos de Daniel Cohn-Bendit dans le Monde plutôt pertinents.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-903979@51-903983,0.html

Qui est au pouvoir depuis 30 ans?
D'une façon générale les forces politiques et "décisionnelles" (j'adore ce jargon) pour qui les "ceux-d'en-bas" sont prétexte à s'accrocher au pouvoir et à leurs privilèges y compris par la ruse, la démagogie et pourquoi pas, le coup de force!

Ecrit par : buntovchik | 01 mai 2007

Je n'ai pas le temps, mais je signale que Gilles de Robien ne s'est pas défait de néfastes conseillers, comme Bentolila qui lui a fait infléchir sa directive de ne plus utiliser les méthodes mixtes. (Il a bien trop intérêt à ce que sa camelotte, Gafi le Fantôme, continue à se vendre, bien qu'il sache parfaitement qu'elle est nocive pour de nombreux enfants!)

C'est quoi, ses 365 mots appris dès la maternelle, si les enfants continuent à commencer par le global pur et dur : les jours de la semaine, les prénoms des camarades, sans connaître les lettres ni les syllabes.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 mai 2007

Pédagogie pour collégiens à Bobigny : «Laisse-le moi enculé, t'as une belle peau enculé, t'as une soeur, j'aime bien les chattes de bougnoule»

Surtout votez Ségo ! :-)

http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/05/pdagogie-pour-collgiens-bobigny-laisse.html

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

"''Je ne crois ni aux promesses de Nicolas Sarkozy, ni à celle de Xavier Darcos qui semble jouer auprès de Nicolas Sarkozy le même rôle qu'Henri Guaino auprès de Jacques Chirac en 1995 et de Nicolas Sarkozy en 2007, donner une caution de gauche républicaine à un politicien de droite.
Je regrette simplement qu'un brillant polémiste comme vous passe du côté du MEDEF."'

Le lecteurs de JPB ou ceux qui viennent s'épancher ici, ont pris la dimention éthique et la puissance de réflexion du personnage et ils devraient, s'ils en avaient seulement une toute petite parcelle, lui laisser lau minimum le bénéfice du doute.

Amalgames absurdes, diabolisation et procès d'intention, il y a dans le dicours joffrino-grégorien, comme dans toute la littérature fustigeant les traîtres à la cause du peuple , tous les ingrédients du terrorisme intellectuel, lequel est un monopole de la gauche pour la bonne raison que les intellectuels de droite sont tellement minoritaires qu'ils sont bien incapables de terroriser qui que ce soit et dammer le pion à ce rouleau compresseur illibéral qui écrase la France depuis des lunes.

Par leur attachement à l'"idéologie négative du relativisme" , comme dit Boudon, (qui est heureusement en phase finale, car il est porte en germe son autodestruction, comme le communisme) et à un corporatisme tout aussi militant, ces éqjuipes de fossoyeurs de l'école et de la pensée projettent un faisceau d'une clarté formidable sur le vide sideral qu'ont laissé dans la vie intellectuelle en France Aron et Revel.

Merci Taguieff, dont la lecture redonne espoir.

Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2007

Depuis 1968, c'est l'idéologie bobo, crypto-trotskyste, ouvertement partisane, qui est aux commandes de l'E.N.
Depuis ce temps, on fait passer ses présupposés idéologiques avant l'intérêt pédagogique. C'est cette idéologie-là qui a diabolisé et culpabilisé l'école des hussards de la république qui pourtant avait à scolariser la France et l'a fait brillamment.
Si on baisse les exigences de qualité, c'est le raz-de -marée de la démagogie qui l'emporte.
Petit test autour de vous: qui considère encore le bac comme un diplôme sérieux ???? ...à se tordre de rire (jaune!)

Ecrit par : ZADIG | 01 mai 2007

Il faut lire, pardon: ont mesuré la dimension éthique et la puissance....

Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2007

Petit test autour de vous: qui considère encore le bac comme un diplôme sérieux ???? "'
Ecrit par : ZADIG |
En tous les cas, pas les meilleures universités américaines qui ont depuis longtemps compris. À la baisse continue du niveau, depuis plus de 20 ans, il faut aussi ajouter la réputation de tricheurs des étudiants Français qui ne rehausse pas leur image. L'excès de quelques-uns compromettent les avantages de tous.

Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2007

Puisque les faits valent parfois mieux que les discours:

La semaine dernière, notre Inspecteur pour l'enseignement de l'Histoire et de la Géographie en Lycée Professionnel nous a donné la bonne parole lors d'une réunion organisée, avec pour témoins le chef d'établissement et son adjoint. Au détour de sa parlerie mes collègues entendent (moi j'écrivais un poème derrière ma trousse, cela demande la surdité externe...): "Il est quand même stupéfiant que des enseignants ayant souvent bac+4 et plus fassent des cours aussi médiocres. Et ne me dites pas que la faute appartient aux élèves. Leur niveau n'a rien à voir. Il faudrait quand même vous tenir au courant des derniers travaux touchant aux sujets du programme. Ce n'est pas possible d'enseigner la Guerre froide, par exemple, comme il y a 10 ans".

Traduction: bande de fainéants qui n'êtes pas aussi calés que les professeurs d'université dans leur chaire, vos cours, vos petits extraits de film ou de documentaire, vos cartes, vos photographies, vos documents, c'est de la merde molle. Et de nous citer toutes une liste de livres pointus à lire, de sites à fréquenter, de colloques à suivre, d'actes à compulser... Il a aussi annoncé que les Instructions Officielles n'empêchent pas de monter une leçon d'Histoire ou de Géographie sans document. Lui, d'ailleurs, est en train d'y réfléchir: "Ca sera dur, mais j'y arriverai".

Comme nous ne pouvons plus suivre les formations offertes par le Rectorat, puisque, si nous ne sommes pas remplacés, nous restons en classe, chaque professeur de Lettres/Histoire-Géograhie a le devoir de devenir un chercheur à la maison.

J'aime ce management!

Ecrit par : Pendariès | 01 mai 2007

Si " la littérature était passée à la moulinette marxiste avec un certain... Darcos (si, si (collection Nathan Mitterrand)).

C'est bien la preuve par neuf de la profondeur et de la solidité de l'étau qui s'est peu a peu crée par l'avènement de la plus belle supercherie intellectuelle de tous les temps: les "sciences de l'éducation". Le scientisme des gourous et des apprentis-sorciers a étouffé l'école et la potion magique marxo-freudienne qu'ils ont concoctée a effectivement fait merveille.

Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2007

Quelqu'un a dit que les révoltes de mai 68 portaient sur la lutte contre la société de consommation.

Le résultat n'est pas franchement glorieux alors : nous baignons dans la Star Academy Land, la télé réality show ou télé-merdique, le zapping à outrance, la généralisation de l'acquisition de portables chez les ados (et les parents payent bien entendu l'abonnement en question) qui en l'occurence abusent du langage texto et sms......en règle générale et explosent littéralement leur abonnement en particulier....

N'est-ce par par ailleurs cette société de consommation dans laquelle nous baignons depuis si longtemps qui aboutit au relativisme culturel actuel ??

Je me pose la question.......

Mai 68 me semble plutôt être le symbole du refus de toute autorité patriarcale....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 mai 2007

"N'est-ce par par ailleurs cette société de consommation dans laquelle nous baignons depuis si longtemps qui aboutit au relativisme culturel actuel ?? "

Depuis que je lis les travaux de Gilles Lipovetsky, je suis moins tranché sur le sujet, lère de l'hyper-consommation - certes, il y a tout ce que vous dénoncez et puis un versant beaucoup moins sombre de la société actuelle occidentale... Mais je n'ai pas le temps de développer, je vais au cinéma voir SPIDERMAN 3!!!!!!

Ecrit par : Pendariès | 01 mai 2007

Moi quand j'entends: respect des enseignants de la part des élèves et de leur hiérarchie, hé bien, ça ne me laisse pas insensible du tout.

Once upon a time, j'avais demandé ici qui juge le travail des inspecteurs? Existe-t-il une police de la police?

Ecrit par : Pendariès | 01 mai 2007

Et moi qui avais recommandé aux uns et aux autres un peu de sérénité… Qu'est)-ce que je me prends !
"Le premier qui dit / la vérité / Il doit être exécuté…", chantait Guy Béart.
Qu'est-ce que je vais me prendre si par malheur Sainte Ségo passe… Bah, il faut vivre dangereusement.
Allez, Henri, je vous pardonne, car vous ne savez pas ce que vous faites…
JPB
PS. Pendariès, Superman III — j'en viens —, c'est absolument nul — d'une niaiserie inimaginable. Tout juste bon pour le QI de mon fils, qui va avoir huit ans.

Ecrit par : brighelli | 01 mai 2007

Attention, il me semble que "mai 68" a permis des trucs pas trop mal : une plus grande tolérance (homosexuels, immigrés...), une meilleure compréhension de l'autre, et pourquoi pas l'abolition de la peine de mort, la volonté de regarder vraiment ce qui s'était passé dans les années 39-40, une plus grande liberté dans les médias, dans la sexualité - aidé aussi par l'invention de la pillule - dans la prise de conscience d'une nécessaire égalisté homme-femme. Comme le fait remarquer Ségo, c'est aussi des progrès sociaux il me semble.

(pas mal pour un fasciste d'extrême droate affreux, bête et méchant qui en plus va voter Sarko, non ? :-) )

Maintenant, "mai 68" c'est comme le vin, un peu c'est délicieux, trop, ça fait gerber. "Mai 68" c'est aussi : l'encensement délirant du pire génocideur du siècle (Mao Tsé Toung), la débilité pénétrant dans tout ce qui se fait de science humaines, la gangrène freudienne jusque dans la psychiatrie (putsch lacanien), la "fascisation" de tout ce qui ose penser par soi-même, la fascination pour tout ce qui est exotique, le refus de sa propre culture, le palestinisme délirant, le retour de l'antisémitisme (oups... "antisionisme" pardon), l'encensement de Castro pendant qu'on hurle contre Pinochet (Castro a fait tuer autant de personne durant sa première année de pouvoir que Pinochet durant sa dictature), l'avènement du délire en Lettres (la nouvelle critique, Barthes and cie) etc.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

Qu'est-ce que je vais me prendre si par malheur Sainte Ségo passe… Bah, il faut vivre dangereusement.
Allez, Henri, je vous pardonne, car vous ne savez pas ce que vous faites…
JPB

Qui aime bien châtie bien, n'est-ce pas, Dieu le père! :)
le rôle de victime servira assurément beaucoup plus votre cause que celui de lèche-botte!
A-t-on déjà vu un prof remercié pour délit d'opinion? Voilà qui serait intéressant!
Vous ne risquez même pas un placard, vous en avez déjà enfoncé toutes les portes!

Ecrit par : Ami-entends-tu? | 01 mai 2007

Evidemment, quand Sarko parle de revenir sur mai 68, c'est le "deuxième" mai 68 qu'il s'agit de mettre au placard : il n'y a que les idiots qui ne le comprennent pas ainsi.

Sarko veut-il revenir sur l'égalité incomplète hommes - femmes ?
Sarko veut-il rétablir la peine de mort ?
Sarko veut-il d'une France plus raciste et homophobe qu'elle ne l'est ?
Sarko veut-il réviser l'histoire de la seconde guerre mondiale dans un sens plus gratifiant pour la France ?
Sarko veut-il faire interdire la pillule et l'avortement ?
Sarko veut-il revenir sur les acquis sociaux de mai 68 ?
SARKO VEUT-IL UN RETOUR A LA TELEVISION EN NOIR ET BLANC ?

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

"A-t-on déjà vu un prof remercié pour délit d'opinion? Voilà qui serait intéressant! "

Oui, ou peu s'en faut. Il s'appelle Christian Belmer.

http://www.resiliencetv.fr/modules/epetitions/petitions.php?petitionid=17

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

Vous êtes d'une naïveté incroyable. Agnès Joste, parce qu'elle est l'une des chevilles ouvrières de Sauver les Lettres, a eu les pires ennuis avec sa hiérarchie, et on a vu des profs suicidés pour cause d'application rapide des décrets passés par sainte Ségolène (voir http://desirsdavenir.over-blog.com/article-1870012.html, et si vous voulez en savoir davantage encore, tapez donc "circulaire Royal" sur Google — la première page suffira pour vous faire une opinion).

Ecrit par : Abraxas | 01 mai 2007

Poser cette question: "A-t-on déjà vu un prof remercié pour délit d'opinion? Voilà qui serait intéressant! " et choisir comme pseudo "ami entends-tu" me semble relever d'une grave attaque de dédoublement de la personnalité.
Le raptus n'est pas loin. Mais on n'en meurt pas nécessairement.

Il y a moultes sortes de "remerciements" dont celui qui se fait les pieds devant, par la porte suicide, ou par retraite anticipée ou laminage des meilleures volontés. Nos Khmers rouges sont comme ces flics qui tapent dur mais qui savent très bien ne pas faire de bleus.

Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2007

moulte....et ZUT! ce doit être Freudien ...car je fais cuire des moultes, à midi, au cidre breton... de chez Loïc Raison.

Ecrit par : Cadichon | 01 mai 2007

"moulte....et ZUT! ce doit être Freudien"
Non, c'est classique, c'est quand tu penses au pluriel. Pour peu que tu sois fatiguée/bourrée/déchirée/énervée/globalémalfè, tu ne la vois pas . Le pire c'est quand tu ne la vois pas à la relecture ...
Là, il faut "consulter" "Lire avec Léo et Léa" normalement ça se soigne très bien :o)

Ecrit par : toto | 01 mai 2007

Mais la Réforme Haby n'instaure pas le collège unique

Le collège unique, c'est Jospin et la Loi d'orientation de 89.



Ecrit par : Robin | 01 mai 2007


Vous avez tout faux Robin comme le montre cet aticle que je viens de reprendre sur "Les Amis de l'ABC"

Les réformes depuis Giscard-Haby : continuité et aggravation
Isabelle Voltaire

La réforme du collège instituée par la loi du 11 juillet 1975 sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, par le ministre René Haby porte le qualificatif de réforme du “ Collège unique ”.
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=116



Donc l'introduction du pédagogisme et les modifications structurelles qui en ont découlé sont bien dues à la Droite.


CQFD


Le seul Ministre qui les a réellement combattus c'est Jean-Pierre Chevènement , un ministre de Gauche.



Pour JPB, René Haby , Inspecteur Général était bien l'idéal-type de "l'homme du sérail".


Et pourtzant quels dégâts!

Ecrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007

Henri Grégoire

Je pense que vous confondez le collège "unique" : tous les élèves suivent le même cursus jusqu'en 3ème (Loi Jospin) et le collège pour tous (tous les élèves entrent en 6ème) instauré par la Réforme Haby.

Ce sont deux réalités très différentes quand on est ou quand on a été sur le terrain (comme vous apparemment et comme moi certainement)

...Même si, vu des lambris de la rue Grenelle, c'est "kif kif bourricot".

collège Haby (1975): votre charmante vieille dame tombe malade (mixité, "nouveaux publics"...)

collège Jospin : tout le monde est malade.

Ecrit par : Robin | 01 mai 2007

Collège Jospin (1989)

Ecrit par : Robin | 01 mai 2007

"Nicolas Sarkozy, le ministre du budget hyper dépensier de 1993 au service de cet homme du peuple qu'était Edouard BALLADUR, le creuseur de dette en homme du renouveau, quelle blague!"

Ttttt ! Merlemocoeur, vous méritez un 0.
Un peu d'honnêteté (ou de compétence) quand vous parlez d'économie ! NS a été ministre du budget alors que l'économie était en récession et que le déficit avait explosé sous Cresson puis Bérégovoy. Balladur fit le choix de ne pas trop sabrer dans les dépenses pour ne pas aggraver la récession, contrairement à Juppé, qui tailla dans les dépenses (en partie contraint par Mastricht) et cassa la reprise économique naissante.
Votre objection n'est pas retenue.
Je prends un autre exemple : je n'ai plus les chiffres exacts en tête mais le déficit budgétaire a été bien supérieur avec DSK aux finances (97-99) qu'avec Fabius (2000-2002). Et pourtant, le déficit s'est réduit fortement avec DSK aux manettes et son accompagnement intelligent de la reprise économique alors que Fabius a multiplié les cadeaux aux Bobos, préparant par là la nouvelle explosion du déficit après 2001. Résultat : malgré une excellente conjoncture, la dette ne s'est même pas réduite en valeur absolue sous la législature. Qui se souvient des polémiques sur la cagnotte fiscale, de Jospin manoeuvré par Chirac et Fabius ?
La démission forcée de DSK en 99 a été un coup dur pour les finances françaises. Fonctionnaires (entre autres), vous en payez le prix aujourdhui.
Et quelle cohérence de Fabius : pour les bobos un jour, pour les prolos 5 ans après !
Qui a dit qu'il était de gauche ?

Ecrit par : Japhet | 01 mai 2007

Vous avez tout faux Robin comme le montre cet aticle que je viens de reprendre sur "Les Amis de l'ABC"

Les réformes depuis Giscard-Haby : continuité et aggravation
Isabelle Voltaire

La réforme du collège instituée par la loi du 11 juillet 1975 sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, par le ministre René Haby porte le qualificatif de réforme du “ Collège unique ”.


Le pédagogisme qui est apparu massivement dans l'enseignement secondaire dans les années 90 est une réponse de "penseurs" venus de la Gauche dont la figure emblématique est Philippe Meirieu à un processus de "continuité et d'aggravation" organisé par des hommes politiques de Gauche.

La "gestion de l'hétérogénéité" qui est au centre des préoccupations "pédagogiques" de Philippe Meirieu n'a de sens que dans le contexte d'une uniformisation des parcours, uniformisation voulue et organisée par la Gauche.

Je suis désolé d'avoir à le rappeler, mais cette uniformité n'existait pas encore en 1975.

Tous les professeurs du secondaire sur le terrain vous le diront Henri Grégoire, les problèmes se sont aggravés depuis 1990, c'est-à-dire depuis la Loi d'orientation de 89 jusqu'à devenir aujourd'hui ingérables.

C'est aussi la raison pour laquelle une partie non négligeable du corps enseignant se détourne de la Gauche et de ses syndicats.

Si vous voulez faire oeuvre d'historien, vous avez le devoir d'écouter les "témoignages" et d'en tenir compte.

Chevèment a effectivement combattu le pédagogisme, mais il a aussi supprimé les orientations après les 5ème (orientation vers des CAP en deux ans, mais certains poursuivaient vers des BEP), ainsi que les 4èmes CPPN....Il a donc contribué à "l'uniformisation" des parcours....Pour des raisons strictement idéologiques.

Ecrit par : Robin | 01 mai 2007

Ah, PLACID ET MUZO!!!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 01 mai 2007

Quand Lucien Sève et le comité central du Parti communiste français oppose en 1975 le "collège Haby" au systèmes d'éducation en vigueur dans les pays de l'Est (ex URSS et RDA), ils oublient de préciser que ces systèmes sont basés sur une discipline sans failles, une sélection draconienne et une diversification des parcours, sans oublier une bonne dose d'endoctrinement.

Ecrit par : Robin | 01 mai 2007

aux systèmes

Ecrit par : Robin | 01 mai 2007

Tout à l’heure dans l’émission « Du grain à moudre », pour Christian Forestier, « La fabrique du crétin » est un livre autobiographique ! Ce qui a bien fait rire les autres invités.
JPB cela vous fait-il rire aussi ?

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/grain/

Philippe.

Ecrit par : Philippe Delarouzée | 01 mai 2007

Quand Lucien Sève et le comité central du Parti communiste français oppose en 1975 le "collège Haby" au systèmes d'éducation en vigueur dans les pays de l'Est (ex URSS et RDA), ils oublient de préciser que ces systèmes sont basés sur une discipline sans failles, une sélection draconienne et une diversification des parcours, sans oublier une bonne dose d'endoctrinement.

Ecrit par : Robin | 01 mai 2007


Ils ne l'ignorent pas, Robin.

Si l'on suppime l'endoctrinement qui n'a pas donné de grands résultats, ce dont témoigne l'implosion de l'URSS, le "modèle soviètique" était extrêmement performant.


Spoutnik, Gagarine, les Luna sont des preuves de son efficacité.


Je n'ai personellement aucune objection à la sélection pourvu qu'elle s'exerce sur des critères purement scolaires et non sociaux. Du reste tout établissement d'enseignement a vocation professionnele sélectionne ses élèves à l'entrée y compris les IUFM...

En 1985, JPC avait lancé le slogan de "l'élitisme républicain" et il avait suscité l'ire des "pédagogistes".


Pour ma part, j'étais très à l'aise, issus des classes populaires prolétariat du textile, paysans pauvres des Cévennes, entré au Lycée, le premier de la famille, après avoir passé l'examen d'entrée au tout début des années 60.des examens et des concours, j'en ai passé. Certains réussis, d'autres échoués. Peu importe!


La démagogie condescendante et paternaliste n'est pas une valeur de Gauche, Robin, bien au contraire.

Un Phlippe Meirieu n'est pas à gauche, c'est un pur produit du catholicisme social, opportuniste et carrièriste de surcroît.



Confondre école et espace politique
Par François Guerriéri, doctorant en philosophie.
samedi 14 avril 2007.




Dans un article publié dans Le Monde, le 22 mars 2007, intitulé « L’Ecole face à la barbarie consommatrice », Philippe Meirieu, pédagogue renommé, critique l’influence de la société de consommation sur les élèves et sur l’Ecole. Après un recensement anxiogène de la souffrance des professionnels, de la baisse de niveau des élèves, de l’explosion des violences à l’école et des diverses polémiques électorales actuelles, Philippe Meirieu engage à penser l’organisation scolaire conjointement à celle de la société.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=5

Ecrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007

A mon humble niveau, la pensée unique imposée par les grands pédagogues et repris en coeur par la masse enseignante, relayée par les IEN et les conseillers pédagogiques m'amène à vouloir quitter le bateau !
les propos détournée, la diabolisation de la méthode syllabique, les commentaires voir exclusions parce qu'on est pas dans le moule didactique .... c'est ça la gauche et les âmes bien pensantes qui n'ont rien à envier aux dames patronesses du 19 ème siècle!
je voterai Sarkosi moi aussi après 20 ans de vote ps sans faille!

Ecrit par : pirouette | 01 mai 2007

Merlemocoeur, vous méritez un 0.

Vous me faites rire....les dépenses de Sarkozy et Balladur étaient électoralistes.... il n'y a eu aucun effort budgétaire et ue avalanche de cadeaux en 1995 avant l'élection!

Rappelez nous plutôt ce que Juppé a dit en arrivant à Matignon en 1995 du budget de ses prédécesseurs....


C'est Sarkozy qui pour le coup mérite le 0 pointé!!!

Et vérifiez qui a à nouveau creusé profondément la dette de 2002 à 2006 après une amélioration de 1997 à 2001 !!!

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France

Mais comme vous êtes objectif de votre point de vue vous trouverez bien toutes les excuses à la droite !!!

Ecrit par : Merlemocoeur | 01 mai 2007

Ségo Live Charléty : j'adore quand Ségo parle d'amour de sa voix d'apparatchik d'Allemagne de l'est... (Sarko parle plutôt de raison, et sait y mettre des sentiments, cherchez l'erreur.

Ségo parle depuis 10 minutes : rien, strictement rien, que du vent.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

15 minutes, toujours rien, elle ne parle qu'à ses troupes en terme de généralité. Sarko à Bercy s'adressait à la France.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

Alors "frère" Henri, nous sommes d'accord...Mais avouez que votre "courant" n'est pas majoritaire à gauche.

Essayez donc de leur parler de "sélection", vous verrez leur réaction.

La sélection continue bel et bien à exister, mais elle repose maintenant entièrement sur des critères sociaux-économiques, notamment d'habitat (carte scolaire).

Jamais le système scolaire n'a été aussi sélectif et jamais la sélection n'é été aussi hypocrite.

Ecrit par : Robin | 01 mai 2007

Elle parle des deux otages français détenus (Ingrid B et Eric je sais plus quoi) ; elle en oublie un... Gilad Shalit, détenu par les frappadingues du Hamas depuis 6 mois.
Il faut croire que lorsqu'un israelien a la double nationalité, c'est pas pareil que si c'est un colombien.
Ségo l'antisémite ?

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

(oups, non, gilad est détenu depuis 10 mois)

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

Donc l'introduction du pédagogisme et les modifications structurelles qui en ont découlé sont bien dues à la Droite.

Je crois qu' Henri Grégoire sur ce point a la raison avec lui. J'étais jeune prof d'EPS quand sous Giscard et sous prétexte de nous faire entrer dans sa "société libérale avancée" la corporation toute entière non encore intégrée alors à l'EN fut convoquée pour réviser les Instructions officielles de l'EPS.
Je me souviens du débat syndical d'alors dans le SNEP -FEN pour savoir s'il fallait oui ou non jouer le jeu et se transformer le temps d'une mascarade en législateur.
De ce moment date la confusion des rôles. De ce jour inaugural date l'impossibilité structurale pour l'enseignant et juge-examinateur d'être médiateur de la loi, puisqu'il la fait , l'élabore et l'édicte. Il y a eu là à mon sens une mutation décisive: l'enseignant n'exerce plus ex officio mais en son nom propre. Poussée à l'extrême cette logique va aboutir comme en fac à ce que les profs évaluent eux-mêmes les connaissances acquises ou non par leurs propres élèves.

Dans cette brèche ainsi ouverte s'est engouffré tout le reste: le dogme par exemple que l'enseignement est une relation contractuelle entre le professeur qui sait d'avance et l'apprenant qui prend ou ne prend pas le service qu'on lui offre.

En élaborant cette représentation politique de l'enseignant, concepteur et distributeur de son enseignement placé en face à face avec l'enseigné qui prend ou ne pas prend pas la marchandise on a créé les conditions du désastre que nous dénonçons unanimement ici.

Il faut bien voir que le pédagogisme est une tentative à la base de marketing: comment vendre la marchandise que le consommateur-roi hésite à acheter! Comment lui taper dans l'imaginaire pour qu'il consente à faire l'effort d'ingurgiter des connaissances qu'il peut trouver sur la toile.

Tout cela a été rendu possible politiquement par ce qu'au préalable dans la société des consommateurs individualisés s'est ancrée cette représentation de l'économie, du rapport de l'homme au monde et aux autres.

Le pédagogisme, par conséquent accompagne comme son ombre l'idéologie dominante de notre cher occident décadent qui sous la plume de N.S dessine la figure du "oneself made man", l'individu isolé, insularisé, individis, qui se lève tôt le matin, embrasse sa chère épouse et confie l'éducation de sa progéniture aux professionnels des projets personnels d'auto-formation.

Ecrit par : buntovchik | 01 mai 2007

Bof, il n'y a aucun argument sérieux pour affirmer que les pédagogos sont mus par l'idée de faire des consommateurs gogos. Les pédagogos sont persuadés d'avoir raison dans leur folie et cherchent à imposer cette folie aux autres, c'est une donnée aussi vieille que le monde. Pas la peine d'aller refourguer des explications marxisantes derrière tout ça qui sont vraiment peu convaincantes et ne sont étayés par strictement rien.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

imam grouik-grouik: - Ségo: j'adore quand Ségo parle d'amour de sa voix d'apparatchik d'Allemagne de l'Est.

Comme le montre également JPB, dans les élections tous les arguments semblent "bons" (pour qui?). Avez-vous déjà entendu parler Mme Merkel, amie politique de M. Sarkozy et ancien membre de la "Freie Deutsche Jugend" du SED. Alors là vous avez une vraie voix d'apparatchik.

Les musiciens au moins vous ont-ils plu? Mais je suppose que vous n'aimez pas "la gueule de métèque".

Wolfgang

Ecrit par : wolfgang | 01 mai 2007

Ségo (voice made in DDR) : "La réussite scolaire sera garantie (aux enfants) par le soutien scolaire"

En tout cas, si je pense buntovchik se trompe dans son analyse marxiste, ce sont bel et bien des enfants passifs, au centre du système scolaire, qu'il s'agit d'aider (comme si tous avaient besoin d'aide), qu'il s'agit de ne surtout pas traumatiser.

Je me trompe peut-être, mais c'est peu ou prou plutôt du Dolto qu'elle nous sort la Ségo.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

lu dans Charlie-Hebdo:
Si Sarkozy est élu, il n'y aura pas de ministre communiste au gouvernement. En revanche, il risque d'y avoir des ex-communistes, des ex-maos et des ex-trotskistes.

Je rajouterai: il risque d'y avoir des gens qui il y a trente à quarante ans voulaient pendre le dernier professeur avec les tripes du dernier patron et qui aujourd'hui demandent à ce qu'on pende le dernier RMiste (dois-je écrire le dernier fainéant) avec les tripes du dernier sans-papier (dois-je écrire parasite ou rat).

Ecrit par : dobolino | 01 mai 2007

A Wolfgang, malgré tout, ça compte la manière dont on s'exprime en démocratie - ce que Platon dénonçait (même si cela ne doit pas être tout, car sinon on aurait Le Pen président - c'est notre meilleur orateur (ou plutôt c'était, il faiblit quelque peu))

Sinon, Ségolène est-elle antisémite par calcul ? http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/05/sgolne-est-elle-antismite-par-calcul.html

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

Ce qui est amusant, c'est qu'il y a beaucoup d'ex communistes à passer dans le camp du libéralisme (au sens large), mais qu'il n'y a JAMAIS d'ex-libéraux à passer au communisme.

Etonnant non ?

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

Sinon, ce n'est pas un argument, mais c'est amusant : Jacques Séguela, l'homme qui se vante d'avoir fait élire Mitterrand et qui avait voté Ségo au premier tour annonce voter Sarko au second...

Enfin, il reste Madame de Fontenay, Diam's et Joey Starr comme soutien à Ségo - bon, là, je plaisante, la qualité des soutiens des deux camps, c'est kif kif pareil dans le people - mais pas chez les intellectuels qui me semblent autrement plus crédibles chez Sarko.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

Bon alors disons que le "collège pour tous" a été inauguré par la droite avec la réforme Haby en 75 pour aboutir aujourd'hui au "collège unique" (absence de sélection, uniformisation des parcours, consumérisme, abandon des langues anciennes, pédagogisme, baisse des exigences et des contenus...) selon une logique qui était déjà présente au départ.

Et si l'on suit vos analyses, Buntovchik et Henri Grégoire, JPB a raison de dire qu'il y a une convergence "objective" entre une certaine Gauche et l'idéologie libérale.

Ceci dit, il ne faut pas oublier que c'est un Républicain qui a rompu avec l'équivalent américain du "collège unique" à la suite d'un rapport alarmant sur la question : Ronald Reagan.

Peut-être parce que l'économie de marché ne peut se passer, quoi qu'on en dise, de classes moyennes éduquées et que les établissements privés catholiques n'y suffisaient pas.

Ecrit par : Robin | 01 mai 2007

Entièrement d'accord avec vs JPB ! Pr moi , ce sera vote blanc ou Sarko. L'école retrouve ses fondamentaux et la paix sociale suivra ! Le savoir avt tt et resanctuariser les écoles!!! Les enfants doivent pouvoir déposer les pbs familiaux à la porte de l'école et s'ouvrir au beau et à l'effort sans parasitage sociétal.......

Ecrit par : Kana | 01 mai 2007

Tu pourrais changer de pseudo mister imam ?
C'est un chouïe lourd...

Ecrit par : toto | 01 mai 2007

"PS. Pendariès, Superman III — j'en viens —, c'est absolument nul — d'une niaiserie inimaginable. Tout juste bon pour le QI de mon fils, qui va avoir huit ans."

Monsieur Brighelli, c'est Spiderman III (il tisse), pas Superman III (il vole): Superman III, c'est quand The Man of Steel se bat contre un ordinateur géant, halala, les héros des comic books, ce n'est pas votre truc; mieux vaut Valmont pour d'autres raisons (il n... pique).
C'est niais, certes (je me suis ennuyé les 2 premiers tiers du métrage; quand Sam Raimi prend sa caméra en main, avec l'attaque simultanée des deux vilains, ce jeu entre le reportage et le film pur m'a mis en joie); mais qui demande à ce genre de films à gros budget d'être autre chose que cela, un divertissement? Le peuple veut du spectacle pour l'été et passer un bon moment (mais j'ai vu des parents inconscients acheter pour leurs petits de 6 ou 7 ans de véritables seaux de popcorn hyper sucré ou salé... bonjour la santé). J'imagine que la présence de la croix et de la bannière étoilée a été fatale à vos yeux. Spiderman est emblématique de la ville de New-York. Mieux: il est New-York.


J'attends avec impatience les "Transformers" (dessin animé de mon enfance) sur grand écran; c'est pour les grandes vacances, je trépigne: ça s'annonce plus que bourrin, ça va déchirer, tout dégommer et être fort con (et plus c'est con, plus c'est bon), très américain, on va s'en prendre plein les mirettes et les oreilles, et après j'aurai du jus dans la cervelle pour écrire au mieux ma thèse pendant la canicule.

Voir des films bondissants certes! Et voir du film expérimental ouzbek ou tatar aussi! (Re)connaître, parce qu'on m'a appris à faire la différence, la valeur de ce que l'on voit, entend, mange, boit, quand on connaît le haut du panier. Il y a des nullités, qui parce qu'absolument nulles sont de vrais chefs-d'oeuvre indépassables (et heureusement): Ed Wood (dont "Plan 9 from outer space" a été élu film le plus mauvais de tous les temps - enfin depuis que le cinématographe existe).

La pop-culture a ses génies créateurs (c'est tellement varié, la pop-culture; les films de genre en sont un exemple). La plupart des bloggers ci-présents ont vécu les années 60-70 bon sang!

Pour ma part, fils du magret et de la junk food, je sais que l'excès de l'un et de l'autre est mauvais.

Dès que j'ai du temps, je compte toujours vous revoir un lundi à Montpellier, en dehors de vos cours. Portez-vous bien!

Ecrit par : Pendariès | 01 mai 2007

Amis Brighelliens,

Depuis les législatives de 1978... j'ai toujours voté PS mais cette fois ci, je ne voterai pas ROYAL pour de nombreuses raisons (évoquées ici partiellement ou sur mon blog) .

Mais , entre autres , pour un point essentiel à mes yeux que j'évoque dans ce commentaire : VERITE ET HONNEUR sur le site à la mémoire de Bernard Hanse :

http://bernardhanse.canalblog.com/

Cordialement

Ecrit par : patrickinstit | 01 mai 2007

Ceci dit, il ne faut pas oublier que c'est un Républicain qui a rompu avec l'équivalent américain du "collège unique" à la suite d'un rapport alarmant sur la question : Ronald Reagan.

Peut-être parce que l'économie de marché ne peut se passer, quoi qu'on en dise, de classes moyennes éduquées et que les établissements privés catholiques n'y suffisaient pas.

Ecrit par : Robin | 01 mai 2007

...ET peut-être que Ronald Reagan et /ou ses conseillers s'étaient-ils aperçus, dans le contexte de la Guerre froide, de la supériorité du système éducatif de l'URSS et du danger que cela pouvait représenter.

Ecrit par : Robin | 01 mai 2007

Toto, occupe-toi de ton pseudo au lieu de jouer à l'islamophobe. Non mais !

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

Le pédagogisme qui est apparu massivement dans l'enseignement secondaire dans les années 90 est une réponse de "penseurs" venus de la Gauche dont la figure emblématique est Philippe Meirieu à un processus de "continuité et d'aggravation" organisé par des hommes politiques de Gauche.
Ecrit par : Robin | 01 mai 2007


Faux Robin, le pédagogisme a été instrumentalisé avec cynisme d'abord par Edgar faure en tant "qu'os à ronger"jeté aux instits après Mai 68 , comme il avaiit créé ex nihilo l'Université de Vincennes.


René Haby l'a utilisé en 1975 pour promouvoir une réforme qui répondait avant toute chose aux objectifs économiques à court terme du patronnat.


Lionel Jospin a utilisé son Ministère pour non seulement se forger une image de Jules Ferry du XXème siècle et augmenter, croyait-il ses chances d'accèder à l'Élysée mais aussi pour se créer une "clientèle" à travers la création des IUFM en offrant des sinécures grassement payés.


En ce qui me concerne , avec un bonheur incertain, je lutte au quotidien contre les errements pédagogistes.

Le "pédagogisme" n'est jamais que le "Manteau de Noé" qui dissimule les objectifs des libéraux de la Commission européenne, et de l'OCDE.


Philippre Merrieu, que j'ai découvert aux alentours de 1986, n'est jamais qu'un mercenaire, un vendeur d'illusions qui ne représente qu'une caste de néo-mandarins.

C'est, au sens gramscien du terme, un" intellectuel organique" . L’« intellectuel organique » selon Gramsci
Attilio Monasta
dimanche 29 avril 2007.


Au coeur du message de Gramsci, il y a cette idée que l’organisation de la culture est « organiquement » liée au pouvoir dominant. Ce qui définit les intellectuels, ce n’est pas tant le travail qu’ils font que le rôle qu’ils jouent au sein de la société ; cette fonction est toujours, plus ou moins consciemment, une fonction de « direction » technique et politique exercée par un groupe - soit le groupe dominant, soit un autre qui tend vers une position dominante.
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=90

Ecrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007

Henri ? C'est fini oui cette libéralophobie ?

Ce n'est aucunement la doctrine libérale qui est cause de cela, mais bien plutôt cette haine de soi, cette haine de sa propre culture mâtinée de "modernité" comme ils disent - c'est à dire de "mystique" freudienne, lacanienne, sémiologique, marxiste, sociogogologie, ethnopatalogie, de palestiniphilie, de xénophilie, (et d'une très forte dose de mauvaise foi, oui) etc... enfin vous voyez de quoi je veux parler. Il faut arrêter de délirer un peu là : ces gens là se pensent eux même comme anti-libéraux - même s'ils aiment la bonne vie bourgeoise - pour la plupart et ne vont certainement pas voter pour Sarkozy le libéral.

Ce sont tout simplement des demeurés. Il n'y a pas à chercher midi à 14 heures, ni à voir du libéralisme partout comme d'autres voient l'emprise de tel ou tel péril partout (vous noterez que je ne rends pas l'islam responsable de la chose !)

C'est pourtant pas compliqué à comprendre. Wake up kamarad ! Marx is dead !

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

D'ailleurs, il n'y a pas à proprement parler de doctrine libérale : le libéralisme, c'est à mon sens le contraire de l'"idéologisme" ; ce qui ne signifie pas que l'on ne doit pas tempérer le mouvement.

Croyez-vous sérieusement que les soviétiques auraient inventés internet grâce auxquels nous communiquons presque gratuitement ? (!!!!) - remember minitel...

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

Je n'ai pas eu le temps de tout lire mais j'avoue que je suis très déçue par le post de M. Brighelli dont je partage les idées en matière d'instruction.

Voter Sarkozy pour moi consisterait à replonger 74 ans en arrière, en 1933. Je n'ai AUCUNE confiance en M. Sarkosy, sauf sur deux points : sa volonté d'être le maitre du monde et sa dangerosité envers le reste de l'humanité.
Quant à sa future équipe de ministres, ils seront aux ordres d'un dictateur en puissance, quelle sera leur marge de manoeuvre??
Sarkozy rêve d'un peuple lobotomisé et mis en esclavage pour sa plus grande réussite.

Mme Royal n'est peut être pas la meilleure des candidates mais des deux elle est la moins pire, celle qui, je le pense, continuera à protéger les libertés civiles et les droits des citoyens.

Je n'aime aucun des deux finalistes mais entre la mafiavoire la guerre civile et la gauche caviar voire le statu quo, je préfère encore la gauche caviar. Peut être d'ailleurs que parmi l'équipe de Mme Royale, il se trouve un équivalent de votre si séduisant ami futur ministre de l'éducation nationale sarkozyste...

Ecrit par : Gelsomina | 01 mai 2007

(mais même aux USA on le tempère, le mouvement "naturel" de la vie économique)

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

Faux Robin, le pédagogisme a été instrumentalisé avec cynisme d'abord par Edgar faure en tant "qu'os à ronger"jeté aux instits après Mai 68 , comme il avaiit créé ex nihilo l'Université de Vincennes.

Oui, d'accord, je l'avais oublié ce zozo là. Mais avouez que l'"acmé" a été atteint avec Lionel Jospin en 89 : le collège unique, l'élève au centre du système éducatif, le pédagogisme comme remède et comme maladie... ont fait leur "conjonction astrale" à ce moment-là.

En ce qui concerne Edgar Faure, en créant la faculté de Vincennes et en donnant du pédagogisme aux instituteurs, il a essayé de circonscrire la Gauche soixante-huitarde.

Le problème de la relation entre la Réforme Haby et le pédagogisme me paraît plus difficile à mettre en évidence.

Avez-vous des textes précis où on explique que la "démocratisation" passe par une "rénovation pédagogique" et des approches différenciés ?

En tout état de cause, je pense que la réforme Haby est une concession faite à la Gauche.

Ecrit par : Robin | 01 mai 2007

1933 ?... mais qui est a été à la limite de l'antisémitisme ce soir, monsieur Gelsomina ? (cf mon site, cliquez sur mon lien).

Sauf que j'arrive moi à faire une différence entre Ségo et Hitler. Mais ils sont où les intellos de gauche ? C'est quoi ce gloubiboulga intellectuel ? Sarko 1933 ? Vous savez que ce sont des ordures antisémites qui balancent ce genre d'horreur sur internet ? La preuve :
http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/04/le-bal-des-frappadingues-kenny-arkana.html
http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/04/keny-arkena-la-siphonne-du-bulbe-pro.html

Sarko a des origines juives, et vous le voyez en Hitler ? Vous êtes un fou, monsieur.

La gauche est devenu une secte de sombres demeurés ma parole. Il fut un temps où l'on disait qu'on avait la droite la plus bête du monde - et c'était vrai. On constate que la bêtise a définitivement changé de camp.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

Je pense comme vous, Gelsomina.

Ecrit par : catmano | 01 mai 2007

"L'humoriste habitué des grands écarts politiques, Dieudonné s'est déplacé mardi au stade Charléty, où un grand concert-meeting est organisé par le PS et Ségolène Royal. Accueilli par des huées et des sifflets, le controversé comique, soutien de José Bové mais également de Jean-Marie Le Pen, a fendu la foule avant que cette dernière ne... l'expulse, sans violence, de l'enceinte sportive."

http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/presidentielle/200718/dieudonne-expulse-de-charlety_15445.html?popup

Je n'aime pas du tout les idées de Dieudonné, mais un tel comportement est proprement inadmissible...

C'est qui déjà le zouave qui disait qu'avec Sarko c'était 1933 ?

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

Mais qu'il est joli, qu'il est bo-bo, le choeur des vierges flottant dans les limbes immaculés des beaux discours ! Comme il est logique qu'il se prosterne devant Sainte Ségo, vêtue de fourberie candide et de lin blanc de chez le bon faiseur !

Ecoutez-les :

"M BRIGHELLI seuls les anciens gauchistes peuvent basculer comme vous le faites et oublier la misère et la pauvreté dont souffrent tant de gens."
"Bien loin en réalité, des vrais soucis des vrais petites gens : un emploi, un logement, et du pouvoir d'achat."
"vous avez maintenant la sensibilité sociale d'une huitre et qu'importe les injustices économiques du moment"
"adieu les fourchettes en inox et bonjour les couverts en argent!"

Qu'il est facile de critiquer celui qui prend le risque d'agir, donc de se tromper !

N'en déplaise aux belles âmes de la galaxie bobo, dans le domaine social et économique, Royal présidente mènerait exactement, sur le fond, la même politique que Sarkozy. Les directives européennes s'imposent à nos gouvernants, sous peine de sanctions financières bien corsées pour le pays.

Ceux qui versent des larmes de crocodile sur les petites gens semblent ignorer, pour ne prendre qu'un exemple, que la loi Aubry -improprement appelée loi des 35 heures- a permis une remise en cause sans précédent du code du travail et des accords de branche.

En introduisant, entre autres, l'annualisation et la notion de travail effectif... la loi Aubry a entraîné une aggravation des conditions de travail et a imposé aux salariés une productivité à tout va. Sans parler du gel des salaires. Sans parler de la déstabilisation de la Sécurité sociale, par les exonérations de charges offertes à des grosses entreprises pourtant ultra-bénéficiaires.

Seule en a bénéficié une certaine clientèle de bobos, qui avaient les moyens d'encaisser un gel de salaire et de profiter de leur RTT pour partir en week-end prolongé. Sûrement pas les petites gens.

De son côté, Jospin, avec sa loi d'orientation de 1989, a fait exploser l'école du peuple. Pire, dans le primaire, il a rendu très difficile toute résistance par la mise en place de conseils des maîtres et de conseils de cycle, qui sont souvent de véritables tribunaux pour les dissidents.

L'unique différence entre les deux candidats se situe peut-être, justement, sur la question de l'école. Non en termes quantitatifs, comme l'a très bien expliqué JPB, mais en termes qualitatifs. Avec l'éventualité - peut-être - que tous ceux qui résistent et s'épuisent sur le terrain puissent bénéficier, ne serait-ce que durant quelques mois, d'un instant de répit afin de reprendre haleine.

Alors oui, peut-être M. BRIGHELLI se berce-t-il d'illusions. Ou peut-être pas... En tout cas, il semble penser que l'occasion se présente d'agir très concrètement pour ses idées, et il est prêt à y aller, en prenant le risque de se tromper. Cela s'appelle de la détermination, du courage... et mérite le respect. Bonne chance !

Ecrit par : Un hussard | 01 mai 2007

Il paraît qu'avec Sarko, les médias ont du soucis à se faire, en attendant, ceux qui ont joué avec les règles institutionnelles, ce sont bel et bien des supporters de Ségo sur France 2.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20070430.OBS4870/ego_de_sarkozy__un_traducteurlicencie_apres_une_blague.html

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

Le zouave, c'est moi.

Une jeune francaise, professeur des écoles en ZEP, qui a mis six mois pour obtenir le renouvellement de sa carte d'identité (dont 3 mois pour obtenir un certificat de nationalité francaise) uniquement parce que son prénom est Yasmine et que son père (pied noir) est né en Algérie francaise... mon frère, qui se prénome Nicolas, a eu sa carte d'identité en 6 fois moins de temps... sachant que notre mère commune est française "de souche" comme disent les fachos.

Le zouave, c'est une jeune femme dont le même frère parce qu'il avait le crane rasé, la peau légèrement bronzée et des joggings s'est fait contrôlé des dizaines de fois dans le métro et dans la rue depuis que M. Sarkozy est arrivé au pouvoir.

Le zouave, c'est une jeune femme qui n'a jamais connu de guerre (civile ou internationale) et qui ne souhaite pas en vivre une sous prétexte de retrouver une vraie gauche d'ici 5, 10, 20 ou 50 ans.

Le zouave, c'est une humaniste qui n'a aucune confiance dans le libéralisme et le machisme.

Je suis peut être naïve mais lorsque tous les immigrés de fraiche date seront renvoyés "chez eux", lorsque tous les musulmans humanistes seront tués ou expulsés, ce sera peut être mon tour d'être persécutée, renvoyée dans un pays que je n'ai jamais connu ou envoyé dans un camps de redressement parce que je suis une gauchiste et une humaniste.

Alors entre le fascisme et l'escroquerie, je choisis encore l'escroquerie...

Ecrit par : Gelsomina | 01 mai 2007

L'unique différence entre les deux candidats se situe peut-être, justement, sur la question de l'école. Non en termes quantitatifs, comme l'a très bien expliqué JPB, mais en termes qualitatifs. Avec l'éventualité - peut-être - que tous ceux qui résistent et s'épuisent sur le terrain puissent bénéficier, ne serait-ce que durant quelques mois, d'un instant de répit afin de reprendre haleine.

Tout à fait d'accord avec vous le Hussard, bien qu'il y ait, je pense d'autres différences.

Je me suis aperçu depuis longtemps que le vrai courage, en particulier dans le milieu enseignant, ce n'était pas d'être de gauche, mais de droite (et même du centre).

J'aurais préféré Bayrou à la place de Sarkozy, mais je ne voterai pas pour Royal.

Quant à voter blanc, j'estime que c'est un manque de courage. De toutes façons ça n'est pas comptabilisé et ça profite au candidat le mieux placé...

Donc...

Ecrit par : Robin | 01 mai 2007

J'oubliais...

Lorsque tous les RMistes (j'en ai été) et tous les chômeurs (je l'ai aussi été) auront été mis à la rue ou mis en esclavage, ce sera mon statut de fonctionnaire qui sera détruit au nom du sacro-saint libéralisme...

Je fais partie de ceux et celles qui pense que la rentabilité est l'ennemi de la qualité et de l'efficacité. Je préfère travailler et gagner autant. Je préfère que tous les français aient les moyens de vivre convenablement plutot que d'avoir d'un côté des riches méprisants le reste du monde et de l'autre des pauvres prêt à brûler des bus pour se faire entendre.

Ecrit par : gelsomina | 01 mai 2007

Jean-Paul Brighelli, il y a des vents contradictoires de délire. Cette élection présidentielle montre que les gens des deux camps tirent leur camif, heu, leur canif; et ça s'invective, et ça se mordrait au sang; c'est hallucinant comme le diable est parmi nous (à Droite ou à Gauche); on pense déjà que les wagons à bestiaux, pardon, les charters vont être bombés de Français mal nés, d'immigrés mal barrés; on s'imagine qu'un ciel rose (rosée du matin, beauté du chemin) va nous tomber sur la tête, par Toutatisseuh!; et ça sue froid et ça sue chaud, "ma ça sue 7" (Massachusset, ah ah ah) jours sur 7. Sortons nos almanachs Vermot et souhaitons que tout le mondre a tort et que nous sommes dans le meilleur des mondes possibles.

Si la France n'est pas traversée par une instabilité émotionnelle, par une violence qui ne demande qu'à se matérialiser (chez les bonnes âmes de tous horizons, comme chez les voyous), alors qu'est-ce c'est? Ca ça me fait plus peur que tout le reste. Suis-je le seul à avoir l'intuition que nous sommes sur un baril de poudre qui a pour nom France? Il me suffit d'écouter les élèves quand ils s'expriment de façon spontanée sur la société, et j'ai alors très envie de prendre un billet d'avion où la mer ne viendra pas tout dévaster en montant...

Ecrit par : Pendariès | 01 mai 2007

Ouf ! Il en reste au moins deux.

Ecrit par : catmano | 01 mai 2007

Pour finir, c'est très intéressant de parler "pédagogie et compagnie", mais si Sarkozy passe, vous serz de moins moins nombreux à pouvoir vous exprimer librement.

Le courage, ce n'est pas seulement de voter pour un oportuniste mégalomane qui fait des promesses qu'il ne tiendra que si elles lui permettent d'assouvir ses désirs.

Le courage consiste à se dire qu'entre sauver l'école ou sauver la démocratie pour pouvoir ensuite sauver l'école, la priorité reste la démocratie.

Ecrit par : gelsomina | 01 mai 2007

Robin, dans ce cas abstenez-vous. Personnellement c'est ce que je ferai quoiqu'il advienne....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 mai 2007

Allez Gelsomina, soyons tous des adeptes fervents d'Alain Badiou, puisqu'à Gauche il n'y a pas de dangers! Et hop à la Terreur (à ce qu'il paraît, pour ce philosophe d'extrême-gauche, c'est excellent pour la peau et la santé mentale du Peuple)! Faut-il demander à tout un chacun d'accomplir l'effort de savoir un minimum sur presque tout pour se faire une idée un peu sensée et ne pas avoir les fesses qui se serrent à tout coup de sifflet (quels métiers sifflent, au fait?)?

Ecrit par : Pendariès | 01 mai 2007

"des pauvres prêt à brûler des bus pour se faire entendre"; c'est une excuse détestable!

Ecrit par : Pendariès | 01 mai 2007

Pour Robin une intervew de René Haby dans Le Monde.

Un peu long mais passionnant.



« La gauche a mené une politique de droite en supprimant du collège tout ce qui n’est pas élitiste »
René Haby, ancien ministre de l’éducation de 1974 à 1978


Quel souvenir gardez-vous du débat sur le collège unique dans les années 1974-1977 ?

- J’étais passionné par cette question, notamment parce que j’étais à l’origine de la situation antérieure. En 1962, alors que j’étais directeur de la pédagogie au ministère de l’éducation nationale, j’avais « inventé » l’organisation des CES (collèges d’enseignement secondaire) en trois filières : la section I, dite « lycées », conduisant au cycle long, la section II type collège conduisant au cycle court et la III appelée « de transition ».

Au début des années 70, j’avais écrit à Joseph Fontanet, alors ministre de l’éducation, que je ne voyais pas comment son projet de supprimer les filières pouvait être mis en oeuvre. » En même temps, je m’étais rendu compte à quel point cela ne marchait plus. Non pas pour des raisons pédagogiques mais parce que dans le collège lui-même, il y avait une ségrégation extraordinaire. On mettait littéralement le cycle III dans des baraques. On ne pouvait pas continuer comme cela.

Valéry Giscard-d’Estaing avait notamment pour objectif de mener une politique sociale relativement avancée pour l’époque. C’était la période de la loi sur l’avortement, du vote à 18 ans et Giscard croyait vraiment à cette idée d’une formation commune pour les jeunes entre 11-12 ans et 15-16 ans. C’est d’ailleurs Giscard qui a le premier utilisé l’expression de « collège unique », pour bien montrer qu’on avait supprimé les filières.

- Le collège unique a-t-il été créé au nom de l’égalité des chances ?

- L’égalité des chances, c’était un refrain à l’époque. En réalité, la notion de collège unique répondait à deux objectifs précis : un besoin de développement culturel de la nation, d’élévation du niveau de connaissances. Le bagage de l’école primaire - lire, écrire, compter - n’était plus suffisant. De plus, il fallait résoudre le problème de l’intégration. On sentait le besoin de resserrer les liens entre les différentes catégories sociales et ethniques.

- Qui s’opposait à ce projet ?

- D’une part, l’intelligentsia pour qui le collège unique correspondait à l’impossibilité de développer le niveau culturel traditionnel, à la pression de la masse pour tirer l’enseignement vers le bas. Raymond Aron, par exemple, a été extrêmement dur, il parlait même de « complot marxiste ». Cette intelligentsia, qui considérait qu’on diminuait l’exigence conceptuelle et abstraite de ce qui était l’ancien premier cycle des lycées, était appuyée par les enseignants qui avaient eux-mêmes été formés dans ce moule et s’y trouvaient bien.

Quand un élève ne faisait pas assez d’efforts pour comprendre un professeur, on estimait qu’il devait être orienté. » L’autre opposition - et c’était d’ailleurs le paradoxe de l’époque - était celle de gauche. Mais elle avait du mal à se formaliser. Lorsque j’ai présenté ma loi, un sénateur communiste avait dit : « Il y a nécessité pour le collège d’éliminer toute différence entre section ou filière de niveau inégal. Le tronc commun s’entend avec les mêmes programmes fondamentaux pour tous les élèves au sein de classe commune ». L’opposition de gauche essayait de montrer que je n’allais pas assez loin mais, en même temps, récusait toutes mes propositions pour des raisons purement politiques. Voir un ministre de Giscard faire une réforme qui aurait pu convenir à la gauche, ça n’allait pas dans la compétition présidentielle de l’époque. Ces deux oppositions se sont conjuguées. Résultat, je n’ai guère été soutenu. - Au-delà de la réforme des structures, il y avait aussi la question des contenus d’enseignement et du savoir minimal défendu par M. Giscard d’Estaing...

- Le contenu, c’est finalement le problème qui n’a jamais été résolu, non pas par la loi et les décrets mais par l’application qui en a été faite. Je savais qu’il ne fallait surtout pas négliger tout ce qui s’appuie sur l’intelligence concrète. C’était une solution pour concilier la masse des élèves et le programme : il fallait absolument introduire dans le tronc commun des éléments qui ne s’y étaient jamais trouvés jusque-là.

Les textes prévoyaient dès la sixième des exercices spécifiques d’intelligence concrète avec une forme de travail manuel. En quatrième, j’avais créé, sur le papier, un atelier pour tous les élèves dans chaque collège comportant des travaux du bâtiment, des montages automobiles, des installations électriques. Cette mesure coûtait cher - environ 20 milliards de francs. Elle n’a jamais été réalisée.

- Vous avez été également critiqué, notamment par les syndicats d’enseignants, pour votre volonté d’introduire une préparation à la vie quotidienne.

- J’ai souhaité introduire l’initiation économique pratique, englobée dans les sciences économiques et humaines. Cela a été un tollé alors qu’il s’agissait, pour moi, de compléter la culture de base du citoyen moderne. »

J’ai voulu également introduire des savoir-faire : rédiger un compte-rendu, comprendre et exprimer dans une langue étrangère des énoncés courts se rapportant à une situation vécue, rechercher des informations dans une encyclopédie ou un recueil statistique, tracer un plan... Cela bousculait la tradition de l’enseignement secondaire. Pourtant, à partir du moment où on conçoit un enseignement pour tous et non plus pour le tiers des élèves qui réussissent l’examen d’entrée en sixième, on ne peut pas leur donner à « brouter la même herbe ».


- Vingt-cinq ans plus tard, le collège unique est considéré comme le maillon faible du système éducatif. Est-ce parce qu’il est utopique ?

- C’est un maillon faible qui tient quand même depuis vingt-cinq ans ! Ce qu’on a fait pour l’école primaire il y a un peu plus d’un siècle - former tous les enfants à des enseignements de base -, je ne vois pas pourquoi, à l’entrée du troisième millénaire, on ne pourrait pas le faire entre 11 et 16 ans. Ce n’est pas une utopie, pas plus que d’offrir un contenu diversifié. Or, depuis vingt-cinq ans, on a supprimé cette diversité au lieu de la renforcer. C’est à travers une diversité interne au collège, et non pas entre des établissements différents, comme le voudrait Jean-Luc Mélenchon, que se trouve la solution.

- Comment expliquez-vous que l’on ait si peu progressé sur les éternelles questions de l’échec scolaire, de l’hétéro-généité des élèves, du soutien scolaire ?

- En primaire aussi, il y a une très grande hétérogénéité des élèves et personne n’en parle parce que les instituteurs ont été formés pour la gérer. Quant à la notion de soutien, il faut se souvenir qu’elle était à l’époque rejetée par le SNES. Reste que la société actuelle n’a rien à voir avec celle de 1975. A l’époque, les notions d’autorité, d’influence parentale existaient.


- Finalement, le collège unique est un sujet initié par la droite qui pose aujourd’hui question à la gauche ?

- Quand j’ai quitté le ministère, le repli a commencé et on a tout supprimé. Qu’est-ce qui peut intéresser un élève peu conceptuel dans le collège actuel ? Vraiment peu de choses. Tout ce versant concret, pré-professionnel, a été retiré. Si on voulait faire un enseignement de masse, il fallait tenir compte des caractéristiques de l’ensemble des élèves.


La gauche a hérité d’un projet qu’elle aurait pu réaliser. Elle ne l’a pas formellement abandonné mais elle a mené une politique de droite en supprimant dans le collège tout ce qui n’était pas élitiste. »

Ecrit par : Henri Grégoire | 01 mai 2007

"Je me suis aperçu depuis longtemps que le vrai courage, en particulier dans le milieu enseignant, ce n'était pas d'être de gauche, mais de droite (et même du centre)."

Ecrit par : Robin | 01 mai 2007

Ce que vous dites n'est pas faux, mais il me semble que le vrai courage, dans l'enseignement comme dans tout autre milieu professionnel, c'est plus largement... d'être différent !

Quant au vote blanc, j'y ai songé. Mais, dans les circonstances actuelles, j'aurais vraiment le sentiment de me laver les mains dans la cuvette de Ponce Pilate... et l'eau n'en est guère ragoûtante.

Je prendrai donc mes responsabilités et je voterai Sarkozy au second tour, pour éliminer le moins dangereux des deux candidats. Et puisqu'il faudra combattre dans les deux cas, je préfère choisir mon adversaire. "Gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge" !

En remerciant Schivardi, qui, au premier tour, m'aura permis de voter en mon âme et conscience au plus près de mes convictions : pour un socialiste digne héritier de Jaurès.

Ecrit par : Un hussard | 01 mai 2007

Gelsomina, je pense que vous avez parfaitement raison, la preuve. Je ne savais pas et je suis sincèrement désolé, le document que je met ici en lien est absolumetn accablant.

http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/05/le-scandale-sarkozy-qui-va-ruiner.html

Si jamais Sarkozy passe, pour ne plus être embêté avec votre cas particulier qui semble être tellement général - et encore vous avez de la chance je crois - vous avez toujours la possibilité de franciser votre prénom en Jasmine (en plus c'est très joli), notez bien que ce serait évidemment un choix parfaitement libre alors qu'en Algérie, on ne peut pas s'appeler Jasmine et l'on doit s'appeler Yasmina. Quant à votre frère, le problème, c'est que la plupart des racailles ont un look crâne rasé, survêt', basket... on pourrait peut-être lui demander de faire un petit effort pour s'en distinguer au niveau de l'habillement ? Vous verrez, un jean, une veste normale, je pense qu'il prêterait déjà beaucoup moins à confusion. Mais bon, de toute façon, vous avez parfaitement raison, vous êtes les victimes du système Sarkozy, comme le montre le document en lien. Ne prenez mes conseils que comme une manière d'éviter les rafles du fascisme intégral si Sarkozy passe, et pas du tout comme des conseils de bonne intégration, ce qui serait parfaitement raciste de ma part, bien entendu.

Par contre, je me demande dans quel coran et dans quel sunna vous allez pêcher un islam humaniste. Mais ce n'est pas la question.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

Schivardi, le seul candidat avec Dupont-Aignan a avoir proposé explicitement l’abrogation de la loi Jospin
http://www.societedesagreges.net/presid.htm

Ecrit par : Georges | 01 mai 2007

Merci à Henri Grégoire pour l'interview de René Haby...passionnant en effet et où l'on constaste :

1°) Que Raymond Aron avait raison.

2°) Que l'enfer est pavé de bonnes intentions.

Henri Grégoire

Toujours dans la perspective de votre "travail de bénédictin", il serait intéressant de savoir par qui et quand ont été introduits les "correctifs" (et accessoirement pourquoi) : orientation après la 5ème, 4ème et 3ème technologiques, 4ème CPPN, dédoublements. Est-ce que ça existait depuis le début. Dans ce cas, peut-on vraiment parler de "collège unique" ?

Je trouve la conclusion de l'interview impayable :

" La gauche a hérité d’un projet qu’elle aurait pu réaliser. Elle ne l’a pas formellement abandonné mais elle a mené une politique de droite en supprimant dans le collège tout ce qui n’était pas élitiste."

Monsieur René Haby est un grand humoriste.

Ecrit par : Robin | 01 mai 2007

Gelsomina... Quel beau pseudo... "Dolce Vita"? Merci pour vos messages plein d'oxygène, en tous cas.

Je suis issu de l'université de Paris VIII, (Vincennes). A l'époque, (dans ma discipline, en tous cas), les résultats au CAPES étaient supérieurs, (largement), à ceux de la Sorbonne... Et le cursus et le talent des profs qu'on pouvait avoir largement au dessus. Il n'y avait vraiment pas photo! Effet largement positif de Mai 68. Sans parler des cours de Deleuze, (et d'autres), en philo.
Imam, les soutiens "people" de Royal et de Sarkozy sont comparables? Je vous souhaite un débouchage d'oreilles "au Karcher" ou, pire encore, au Barbelivien... Difficile de trouver pire que Doc Gynéco, Johnny, Gilbert Montagné, Enrico Macias... Même si on n'est pas passionné par Renaud, Cali et Yannick Noah!

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mai 2007

Pour terminer cette riche journée palpitante de tension pré-électorale ambiance coupe du monde avec des voisins italiens qui sont bien bruyants - étant donné que nous sommes respectivement les italiens les uns des autres - j'ai réussi à dégoter les tous derniers clips de la campagne de Sarkozy et de Ségolène Royal.

On notera que Sarko tente de reconquérir dans un ultime effort les voix musulmanes qui lui ont fait défaut au premier tour (il n'a fait que 1 % chez les musulmans contre 64 % pour Ségolène Royal - source La Croix). Il le fait en mettant en avant de manière étonnante la notion de discrimination positive. Mais chut... ces deux clips sont de très hautes factures et changent radicalement avec ce que nous avions l'habitude de connaître :

http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/05/surprise-les-tous-derniers-clips-vido.html

Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

Ségolène Royal et le respect des libertés :

http://membres.lycos.fr/grvegard/systemeeducatif/profsaccuses.htm

http://desirsdavenir.over-blog.com/article-1870012.html

http://bernardhanse.canalblog.com/

Ecrit par : Un hussard | 01 mai 2007

Sibille,on peut adorer Bach,Mozart,aller à l'Opéra et adorer aller en boite de nuit avec Halliday et Montagné.E TOUT CAS MOI J4AIME 9A.Quel goût de paysan!
La gauche Arte et France Musique,quelle plaie,merci bien.
J'adore Enrico Macias.Et je préfère radio Classique.
J' ai fait chanter du Macias à 3 voix à mes élèves de nombreuses fois.Avec guitare et piano et flute traversière.
Vous n'êtes pas le seul chef sur ce blog.Vous en êtes un grand,j'en suis un petit.

Ecrit par : bernard | 01 mai 2007

on peut adorer Bach,Mozart,aller à l'Opéra et adorer aller en boite de nuit avec Halliday et Montagné.

Ecrit par : bernard | 01 mai 2007


Affaire de goût mais je préfère de loin Bach, Mozart, Beethoven voire carrément Chopin et Haendel ou Gluck, Bizet, Delibes....

Je m'extasie davantage devant un opéra ou un concert de Massenet ou Berlioz (La Damnation de Faust inspiré de Goethe)ou l'Ode à la joie (Schiller) Beethoven, interprêté par Bernstein.

Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 mai 2007

3 voix égales,Sibille!
Din di rin din.
La gauche coincée des cultureux.

Ecrit par : bernard | 01 mai 2007

Tout-à-fait d'accord avec l'idée de passer au Kärcher les programmes faits par Grenelle. Pitié, qu'on nous libère des genréregistres !!! Que soit retirée la distinction thème/rhème du programme de Troisième, alors que les élèves ne savent meme pas écrire "moi" et "ça" !
Tiens d'ailleurs, JPB, si vous entendiez dire, un jour, qu'il y a besoin de collaborateurs pour un manuel scolaire portant sur un programme décent, je veux bien que vous pensiez à votre serviteur... Que l'agreg et l'expérience me servent à autre chose qu'à enseigner genréregistres à longueur de temps...

Ecrit par : Jérémy | 01 mai 2007

3 voix égales,Sibille!
Din di rin din.
La gauche coincée des cultureux.

Ecrit par : bernard | 01 mai 2007

Mdrrrr

Je précise Bernard que je ne suis pas de gauche mais bon....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 mai 2007

Gelsomina... Quel beau pseudo... "Dolce Vita"? Merci pour vos messages plein d'oxygène, en tous cas.

Non, je crois qu'il s'agit d'un des personnages principaux du film de Federico Felllini "La Strada", un personnage incarné par Julietta Massina, l'épouse du ralisateur. Une jeune femme au coeur pur, enfantine et fragile, d'une merveilleuse humanité.

En Italie, Zampano, un rustre costaud, forain ambulant spécialisé dans des tours de force, « achète », à une mère misérable, sa gentille fille un peu attardée, Gelsomina. Voyageant dans une pauvre carriole sur les routes italiennes au gré des humeurs de Zampano, Gelsomina le seconde lors de la représentation de son grand numéro de briseur de chaîne. Le reste du temps, il la traite comme bonne à tout faire sans lui accorder plus d’attention. À l’occasion d’une de leurs étapes, Gelsomina est fascinée par le gracile « fou » et son dangereux numéro de funambule. Les deux simplets sont attirés l’un par l’autre, ce qui, contre toute attente, déclenche la jalousie de Zampano…

Ecrit par : Robin | 01 mai 2007

Bernard vous savez aussi bien que moi que la culture n'appartient à personne si ce n'est au peuple et surtout pas à un camp politique...

De grâce...

Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 mai 2007

imam grouik-grouik : et dire que j'ai cru pouvoir discuter avec vous... J'ai été honnête et sincère. je suis jeune, naïve peut être, mais j'ai suivi mes cours d'histoire au collège, au lycée puis à la fac.
J'essaie de suivre l'actualité et surtout d'avoir un regard circonstancié sur le monde qui m'entoure. Je n'ai pas lu le Coran ni la Sunna. Je suis athée. Cela ne m'empêche pas de connaitre des croyants, musulmans, catholiques, protestants, juifs qui sont aussi des laîcs et qui placent leur citoyenneté française avant leur religion...
Je vous donne mon opinion et vous vous foutez de ma gueule (excusez ma grossièreté... oh et puis non, face à votre mauvaise foi, j'estime avoir le droit d'appeler un chat un chat. ) Vous vous foutez de ma gueule, comme la plupart des UMPistes ou Sarkozystes que j'ai pu rencontrer depuis le début de cette élection. Dommage. Vous venez de réduire encore un peu la confiance que j'accorde à mes comtemporains humains.
Quant à franciser mon prénom et à conseiller à mon frère de s'habiller comme M. Sarkozy, c'est hors de question. L'humanisme, tel que je l'entend consiste à ne pas juger les gens sur leur nom ou leurs habits... encore une idée de gauchiste...
Quant à la révolution, je n'ai jamais dit que je la souhaitais (même de gauche). Je veux juste sauver les meubles démocratiques et humanistes de notre pays. Veuillez me pardonner si je refuse la loi du plus fort (médiatique, monétaire, militaire, économique, etc.)

Je ne vous salue pas. Ma bonne éducation a des limites.

Ecrit par : gelsomina | 01 mai 2007

C'est le Salon des Beaux-Arts ici : Robin y parle de Fellini, Sandra de Berlioz et Bernanrd de Bach...
Heureusement que Christophe Sibille nous rappelle que Renaud et Yannick Noah existent, on garde les pieds sur terre.
(Dans les soutiens de Sarkozy, il y a Arthur, tiens, aussi, ça promet... Ca doit compenser la Marianne James de Ségolène Royal.)

Ecrit par : Jérémy | 01 mai 2007

Jérémy, voyons, vous savez bien que la majorité d'entre nous a tout de même bon goût sur ce blog (rires).....

J'écoute Renaud non pas pour la mélodie mais pour ses textes qui révèle une vérité parfois bien cachée..

N'empêche à choisir, je choisis Berlioz sans la moindre hésitation ou Chopin (mon Dieu tout comme Haendel).

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

des pauvres prêt à brûler des bus pour se faire entendre"; c'est une excuse détestable!

Ecrit par : Pendariès | 01 mai 2007

ou un jeu débile, on est bien d'accord. Sauf que je peux comprendre qu'on veuille foutre en l'air une société dans laquelle on doit justifier à chaque instant de son identité et de son droit à vivre en France.

J'ai grandi dans une banlieue plutot protégée (Creteil,Val de Marne). Depuis que je prend le métro pour aller à Paris ou le bus pour aller bosser à Villeneuve Saint Georges, je me suis rendu compte que certains français (jeunes et vieux) n'avaient pas ma chance d'avoir un physique passe partout.
Voir des CRS dans le métro, les centres commerciaux ou les gares ne me rassure pas tant que ça et je ne suis pas sûre de leur efficacité en cas d'attentat.
Par contre, quand il s'agit d'humilier un jeune étranger basané en le faisant se déshabiller devant tout le monde sur un quai de RER (station Bibliothèque Francois Mitterand), je me pose des questions sur les objectifs de notre ex-ministre de l'intérieur.

Je travaille dans une école et je suis persuadée, par expérience, que si Sarkozy passe, je serais en congé technique dès lundi car certains couillons de jeunes de cité auront cramé un bus devant mon école...

Comment souhaiter l'élection d'un incendiaire? j'aimerais que l'on m'explique...

Ecrit par : gelsomina | 02 mai 2007

On entend bien ton témoignage sur la vie dans les transports en communs, gelsomina. On vient ici pour parler du système scolaire. De ce point de vue, ce sont principalement les socialos qui ont anéanti toute possibilité pour Abdel de quitter sa cité, ou Kevin ses Vosges profondes. On ne gravit pas les marches de la promotion sociale en apprenant le français sur des chansons de rap ou en gravant ses propres poésies débiles sur un morceau de sapin, pendant qu’on enseigne Balzac dans le 16ème. Comment souhaiter l’élection de celle qui maintiendra chacun dans son ghetto ? Si elle est élue, ce n’est pas le bus qui brûlera devant l’école, ce sera l’école, pour ce qu’il en reste.

Ecrit par : georges | 02 mai 2007

Gelsomina, effectivement, je suis désolé, j'ai cru comprendre que vous étiez musulmane à cause de ceci et j'ai mal lu :

"je suis peut être naïve mais lorsque tous les immigrés de fraiche date seront renvoyés "chez eux", lorsque tous les musulmans humanistes seront tués ou expulsés, ce sera peut être mon tour d'être persécutée, renvoyée"

Je n'ai pas supporté ce passage. Aucun candidat, pas même Le Pen ne disait qu'il allait renvoyer tous les candidats. J'ai trouvé ça de tellement mauvaise foi, que j'ai lu la suite en diagonale, ce qui fait que j'ai pensé que vous étiez une "musulmane humaniste". Notez bien ceci : outre le fait que la notion de musulman humaniste est contradictoire dans les termes, personnellement, je ne voudrais certainement pas que les musulmans moins humanistes soient tués - pour l'expulsion c'est autre chose. Même Ben Laden, je ne souhaite pas sa mort. Je ne suis ni catho, ni d'extrême droite.

"J'essaie de suivre l'actualité et surtout d'avoir un regard circonstancié sur le monde qui m'entoure. Je n'ai pas lu le Coran ni la Sunna. Je suis athée. Cela ne m'empêche pas de connaitre des croyants, musulmans, catholiques, protestants, juifs qui sont aussi des laîcs et qui placent leur citoyenneté française avant leur religion..."

C'est la raison pour laquelle on ne peut pas comprendre les religions à partir d'actes contradictoires. En proportion, il y a eu autant de nazis pacifiques en Allemagne qu'il y a de musulman pacifique en France : diriez-vous alors que les nazis pacifiques sont représentatifs du nazisme ? Le seul moyen de comprendre une idéologie, plutôt que de faire une sociologie de bazar, c'est de se confronter aux textes fondateurs et de confronter ces textes fondateurs par rapport aux actes. Ceux qui menaient l'Inquisition obéissaient-ils au message de Jésus Christ tel qu'il est décrit dans les Evangiles ? La réponse est non, ils obéissaient au dogme de l'Eglise de l'époque - les Evangiles ne fixent pas de loi - "Rends à César ce qui appartient à César etc. Ceux qui commettent des attentats obéissent-ils au message de Mahomet ? La réponse est oui - même si elle peut être discuté quant à l'opportunité géostratégique du djihad : Mahomet, le "beau modèle" a régné par la terreur, est un beau modèle, et le coran et la sunna sont des livres PRESCRIPTIFS d'où ont découlé un DROIT qui est en contradiction totale avec le droit EUROPEEN (la Cour Européenne des Droits de l'Homme qui l'a d'ailleurs confirmé il y a quelques années suite à l'interdiction d'un parti islamiste en Turquie - ne me demandez pas ce que vient fiche la cour européenne des droits de l'homme dans les affaires d'un pays asiatique, les technocrates de Bruxelles sont des fous.)

"Je vous donne mon opinion et vous vous foutez de ma gueule (excusez ma grossièreté... oh et puis non, face à votre mauvaise foi, j'estime avoir le droit d'appeler un chat un chat. ) Vous vous foutez de ma gueule, comme la plupart des UMPistes ou Sarkozystes que j'ai pu rencontrer depuis le début de cette élection. Dommage. Vous venez de réduire encore un peu la confiance que j'accorde à mes comtemporains humains."

Ne soyez pas paranoïaque et méditez les conseils que je vous donne au lieu de toujours vous penser en victime. J'adore pratiquer la dérision et l'ironie. J'adore Voltaire, un auteur politiquement incorrect. C'est ainsi.

Relisez-vous : vous prévoyez un chaos sorti d'on ne sait où. Et vous ne cessez de vous plaindre d'une situation en demandant toujours aux autres de changer sans vous même envisager ce que vous pourriez changer pour vous même. Ce que j'ai dit à propos du prénom ou du jean de votre frère n'étaient que des exemple. Mais demandez-vous en toute honnêteté si vous gagnez à constamment vous poser en victime au lieu d'agir de manière intelligente - le truc à ne pas faire par contre, aller militer chez les Indigènes de la République. Elle est bien mignonne la Houria Bouteldja, mais ces gens là sont ces gens là sont complètement inconscients.

"Quant à franciser mon prénom et à conseiller à mon frère de s'habiller comme M. Sarkozy, c'est hors de question. L'humanisme, tel que je l'entend consiste à ne pas juger les gens sur leur nom ou leurs habits... encore une idée de gauchiste..."

C'est à vous de voir. Vous adoptez une posture de "gauchiste", préférez la liberté à la pose. Ce n'est pas en se demandant si ce que l'on fait ou pense est "gauchiste" ou pas que l'on avance.

"Quant à la révolution, je n'ai jamais dit que je la souhaitais (même de gauche)."

Euh... après les musulmans pacifiques, les gauchistes de carnaval ? :-)

"Je veux juste sauver les meubles démocratiques et humanistes de notre pays. Veuillez me pardonner si je refuse la loi du plus fort (médiatique, monétaire, militaire, économique, etc.)"

Les gauchistes n'ont jamais rien réussi à sauver... leurs beaux idéaux ont contribué à ridiculiser la France en Afghanistan en allant y faire les clowns en TERRITOIRE ENNEMI alors que nous avons des troupes qui combattent là-bas.
Méfiez-vous des idéaux trop nobles qui sous lesquels couvent les pires catastrophes qui soient - le communisme, c'est super ? paf : 100 000 000 de morts.

Les gauchistes sont justement ceux qui appliquent leur idéologie à l'Education nationale, ces fameux pédagogos.

Bref, vous l'aurez compris, je ne vous demande certainement pas de penser comme moi, mais de penser par vous même, comme une femme libre, et de ne pas troquer le prêt-à-penser islamiste (au cas où vous auriez été croyante) pour le prêt-à-penser gauchiste.

Et si jamais vous avez apostasié de vous même l'islam vous avez droit à ma plus sincère admiration - car il en faut du courage pour le faire, même en France.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

je parle aussi du système scolaire indirectement... dans mon école, les trois quart des élèves n'ont pas d'attitude scolaire, trop préocupés qu'ils sont par leurs problèmes familiaux et sociaux... l'éole n'est (malheureusement?) pas étanche à la société qui l'entoure...

Ecrit par : gelsomina | 02 mai 2007

ERRATUM oh le lapsus à propos de Le Pen : "qu'il allait renvoyer tous les candidats" remplacer "candidats" par immigrés et français d'origine étrangère.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

La charmante "Lalla" Rachida Dati (je la trouve très classe, et tu vois Yasmina, elle n'a pas eu besoin de changer de prénom ;) ) qui explose le faux PS vrai centriste Montebourg. En tout cas, dans cette première partie, c'est le cas :

L'arrogant Montebourg a-to-mi-sé !

http://www.montours.info/tours/2007/05/dati_montebourg.html

Et si la première femme présidente de la République était une maghrébine ? Je vote pour au vu de ce que je vois.

- faites gaffe, j'ai du flair, en 93, suite à l'affaire de Neuilly, j'ai compris que Sarko serait président : tout le monde se moquait de moi. :-)

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

des préjugés....

parce que je m'appelle yasmine, je suis soit une musulmane soit une apostat...
Quand à changer d'opinions, cela m'arrive souvent. Mais cela ne sera pas le cas au sujet d'un certain M. Sarkozy.

D'autre part, je parle de "gauchisme" avec ironie. Je suis une électrice de gauche indépendante. Je n'appartiens à aucun parti. Quant à l'école, j'essaie de trouver les meilleurs solution spour que mes élèves soient correctement instruit et qu'ils intègrent au lieux la société française.
Pour moi, voter sarkozy, serait foutre en l'air le travail de mescollègues (pas toutes de gauches) et le mien et rendre ces élèves à la violence subie jour après jour dans leurs cités...

J'aimerais voter blanc, mas ce vote n'est pas comptabilisé... je voterai donc contre le candidat le plus dangereux à mes eux pour la démocratie et l'école

Ecrit par : gelsomina | 02 mai 2007

« dans mon école, les trois quart des élèves n'ont pas d'attitude scolaire, trop préocupés qu'ils sont par leurs problèmes familiaux et sociaux... » Raison de plus pour leur parler d’autre chose !! Sors-les de leur minable petit appartement de HLM ! Pas besoin de s’appeler “Charles-Henri” pour hériter d’une langue française de qualité, d’un raisonnement mathématique rigoureux, pour peu qu’ils soient enseignés partout ! Plus tu prends en compte le milieu d’origine, plus tu y maintiens les élèves. Arrête de faire ton assistante sociale (utile par ailleurs, qui fera son boulot à elle) tu les plombes !

Ecrit par : georges | 02 mai 2007

Gelsomina,

Vous dites que vous êtes jeune, naïve peut-être, et que les propos tenus par certains réduit encore un peu la confiance que vous accordez à vos contemporains humains.

Vous êtes probablement horrifiée en constatant que nombre d'enseignants qui s'expriment sur ce blog s'apprêtent à voter pour Sarkozy. Ce que vous ne ferez pas, et c'est votre droit absolu.

Je voudrais simplement vous dire que parmi les enseignants qui feront ce "choix" le 6 mai, nombreux sont ceux profondément attachés aux valeurs de la République, et aux valeurs humanistes et socialistes telles qu'elles étaient défendues par un Jaurès ou un Mendès France.

Parmi les amis qui, comme moi, se résoudront à ce "choix", nombreux sont ceux qui ont longtemps combattu ou combattent encore dans les écoles de ZEP pour assurer à chaque enfant l'accès à l'instruction. L'accès à la culture dite "bourgeoise" aussi, celles que les bobos voudraient voir réservée aux héritiers, en dépit de leurs beaux discours.

Nous sommes écoeurés devant ce massacre des innocents, devant tant d'enfants gâchés, pour reprendre l'expression de Natacha Polony.

Depuis 1989, combien de collègues parmi nous ont été harcelés, brimés, sanctionnés, cassés... pour avoir commis le pire des crimes : instruire ces enfants, refuser de les conduire vers le précipice par des chemins bordés de fleurs.

Nous sommes épuisés, nous n'en pouvons plus. Nous ne supportons plus le terrorisme intellectuel, la violence des dictateurs du pédagogisme. Nous voulons être débarrassés des escadrons de Meirieu et Frackowiack, ainsi que de leurs mouchards.

Nous voulons pouvoir consacrer toute notre énergie à instruire nos élèves, et non à combattre ces hypocrites criminels.

Quant aux parents de nos élèves, combien ont chèrement payé les politiques menés par les différents gouvernements de droite et de "gauche" depuis 20 ans ?

La précarité et les petits boulots avec des horaires aberrants (annoncés parfois le matin même) se sont tellement répandus que rencontrer les familles relève de plus en plus souvent du casse-tête chinois.

Et que dire de tous ces enfants relevant de l'enseignement spécialisé, auxquels on refuse une place et des soins dans des classes spécialisées, au nom de sordides économies budgétaires. Et qui en crèvent. Et qui entraînent dans leur chute les plus vulnérables de leurs camarades. Royal peut être fière de ses circulaires scélérates, qui ont amorcé la destruction de l'enseignement spécialisé.

Alors, oui ! Nous voterons le 6 mai pour Sarkozy. Et nous nous tiendrons prêts pour combattre les mesures imposées par Bruxelles contre les services publics, les retraites, la sécurité sociale, les hôpitaux, ces mesures que Royal mettrait en oeuvre de la même manière que son rival, mais avec infiniment plus d'hypocrisie !

Ecrit par : Un hussard | 02 mai 2007

"Peut-être parce que l'économie de marché ne peut se passer, quoi qu'on en dise, de classes moyennes éduquées et que les établissements privés catholiques n'y suffisaient pas."
Ecrit par Robin.

Voici résumé magistralement la philosophie éducative libérale: seule la liberté préserve la diversité, dans un système scolaire pluraliste et autonome et non dans son enfermement unitaire, dirigiste, collectiviste, en un mot illibéral.

Passer sans douleur du questionnement à la conviction c'est ce que fit Monsieur Jourdain.

Ecrit par : Cadichon | 02 mai 2007

La charmante "Lalla" Rachida Dati (je la trouve très classe, et tu vois Yasmina, elle n'a pas eu besoin de changer de prénom ;) ) qui explose le faux PS vrai centriste Montebourg. En tout cas, dans cette première partie, c'est le cas :
(...)
Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

et si elle était l'alibi féministe et anti-raciste de Sarkozy... certains et certaines sont prêts à tout pour être du bon côté du pouvoir... cf Eric Besson, les militants FN d'origine arabes ou africaines et... Rachida dati aux dents longues...

Ecrit par : gelsomina | 02 mai 2007

« dans mon école, les trois quart des élèves n'ont pas d'attitude scolaire, trop préocupés qu'ils sont par leurs problèmes familiaux et sociaux... » Raison de plus pour leur parler d’autre chose !! Sors-les de leur minable petit appartement de HLM ! Pas besoin de s’appeler “Charles-Henri” pour hériter d’une langue française de qualité, d’un raisonnement mathématique rigoureux, pour peu qu’ils soient enseignés partout ! Plus tu prends en compte le milieu d’origine, plus tu y maintiens les élèves. Arrête de faire ton assistante sociale (utile par ailleurs, qui fera son boulot à elle) tu les plombes !
Ecrit par : georges | 02 mai 2007

Qui ad it que je jouais à l'assistante sociale? Je disais juste que sur 23 élèves de CE2, j'en ai 20 qui, dixit la psychologue scolaire, ne sont pas prêt d'avoir une attitude scolaire... Je passe mes journée à essayer de leur transmettre "une langue française de qualité et un raisonnement mathématique rigoureux" mais j'ai beau persisté, cela ne profite qu'au 4 ou 5 élèves les moins en difficultés sociales... c'est tout ce sue mon message disait

Ecrit par : gelsomina | 02 mai 2007

« dans mon école, les trois quart des élèves n'ont pas d'attitude scolaire, trop préocupés qu'ils sont par leurs problèmes familiaux et sociaux... » Raison de plus pour leur parler d’autre chose !! Sors-les de leur minable petit appartement de HLM ! Pas besoin de s’appeler “Charles-Henri” pour hériter d’une langue française de qualité, d’un raisonnement mathématique rigoureux, pour peu qu’ils soient enseignés partout ! Plus tu prends en compte le milieu d’origine, plus tu y maintiens les élèves. Arrête de faire ton assistante sociale (utile par ailleurs, qui fera son boulot à elle) tu les plombes !
Ecrit par : georges | 02 mai 2007

Qui a dit que je jouais à l'assistante sociale? Je disais juste que sur 23 élèves de CE2, j'en ai 20 qui, dixit la psychologue scolaire, ne sont pas prêt d'avoir une attitude scolaire... Je passe mes journée à essayer de leur transmettre "une langue française de qualité et un raisonnement mathématique rigoureux" mais j'ai beau persisté, cela ne profite qu'au 4 ou 5 élèves les moins en difficultés sociales... c'est tout ce sue mon message disait

Ecrit par : gelsomina | 02 mai 2007

Au-delà de tes efforts à toi, méritoires dans ta classe, je dénonce le Système pédagogiste (dont tu te démarquerais, félicitation !) qui prône un enseignement différencié, selon les publics, avec une prise en compte coupable du milieu d’origine pour le contenu des enseignements. L’Elève au centre du Système, voilà l’idéologie qui produit la ségrégation. C’est pour le maintient de cette idéologie que tu vas voter. Tant mieux si tu ne te soumets pas à cette idéologie dans ta pratique, mais c’est à cause de son application par tes collègues que les élèves, déjà handicapés par leur origine modeste, verront ce handicap renforcé par l’Ecole elle-même. C’est là que le “prof de gauche” est un social traître qui se donne bonne conscience en faisant de la pédagogie dévoyée faute de faire de la politique.

Ecrit par : georges | 02 mai 2007

"Je passe mes journée à essayer de leur transmettre "une langue française de qualité et un raisonnement mathématique rigoureux" mais j'ai beau persister, cela ne profite qu'au 4 ou 5 élèves les moins en difficultés sociales...

Ecrit par : gelsomina | 02 mai 2007

Gelsomina,

Les psychologues scolaires font rarement partie des résistants par les temps qui courent, et font souvent partie des défaitistes. Ah, la fatalité socio-économique ! Elle arrange bien ces gens-là et est si pratique pour éviter de prendre ses responsabilités, au risque de ne plus être dans les petits papiers de l'inspecteur !

Si cela t'intéresse, n'hésite pas à te rendre sur les sites du SLECC, du GRIP, de Lire Ecrire, de Appy Ecole, de l'école de Néris...(si tu ne l'as pas déjà fait). Même sur eBay, où l'on trouve pour un prix raisonnable ces manuels qui permettaient aux anciens d'instruire des classes non-francophones, à l'époque où dans certaines régions la majorité des élèves parlaient le patois à la maison. Et après, tu fais ta petite cuisine à la sauce Gelsomina !

Même en ZEP, quand on se dégage de toute cette mélasse pédagogiste, je t'assure par expérience que l'on peut obtenir des résultats inespérés. Et voir l'immense majorité de ses élèves obtenir des résultats honorables, avec l'entrée des meilleurs dans des collèges très cotés !

Et le plus jouissif, c'est quand tes élèves commencent à se battre... pour choisir un poème entre Ronsard et Verlaine, ou une écoute musicale entre Paganini, Mozart, Ravel, Haendel, Beethoven, Grieg ou d'autres...

Pour être honnête, cela a un coût : renoncer à un avancement rapide et accepter de faire toute sa carrière à l'ancienneté.

Mais le jeu en vaut la chandelle, surtout quand on voit des étoiles briller dans les yeux de ses élèves, et la fierté dans ceux de leurs parents !

Ecrit par : Un hussard | 02 mai 2007

A Gesmina,

Laissez tomber les psychologues scolaires, ce sont généralement des parasites formés au freudisme qui ne connaissent rien à rien du développement de l'enfant et qui en sont encore à parler des stades oedipiens et tout le bazar pour la plupart, ce qui fait rire n'importe quel psychologue sérieux (c'est à dire généralement pas français), n'était-ce les horreurs commises au nom de la secte freudienne. (Et vous voyez, comme dit le chanteur Abd Al Malik, vous faites encore le coup de "C'est pas moi, c'est les autres...")

Pour les militants FN arabes, c'est une vieille tradition au Front national. Ces gens-là ne sont en aucun cas des alibis mais poursuivre cette vieille collusion de l'extrême-droite et de la cause islamiste. Croire que le Front national est fondamentalement anti-arabes et ati-musulmans, cela ne trompe que... les électeurs de base du Front national. C'est assez compliqué, mais un éclairage historique pourrait vous aider :
http://aval31.free.fr/

Quand à Rachida Dati, détrompez-vous : c'est une femme admirable. On peut ne pas être d'accord avec elle mais c'est une femme extrêmement brillante, si l'on en juge par l'article suivant. J'avais posté un article sur elle dernièrement. Je le remets à votre intention, si les autres n'y voient pas d'inconvénient, d'autant qu'il s'agit d'un bijou de finesse perfide..., et que c'est tout simplement le meilleur article paru sur R Dati sur internet.


Marocain(e)s et maroquin(e)s en Sarkozie

Le candidat UMP à l'élection présidentielle a su tirer la leçon de ses prédécesseurs Giscard, Mitterrand et Chirac : pour lui aussi, la voie élyséenne passe par Rabat… et par Rachida Dati.

Jacques Chirac avait déclaré à Mohamed VI lors des funérailles de feu Hassan II : « Majesté, je dois beaucoup à votre père ». Cette confidence, ainsi que les autres relations amicales entre le sultan de France et le défunt roi du Maroc décrites en particulier dans l'ouvrage de Jean-Pierre Tuquoi (1), ne sont pas tombés dans l'oreille d'un sourd. Tout comme les liens très spéciaux de Giscard et Mitterrand avec la cour marocaine (2),

Nicolas Sarkozy a donc installé son propre réseau marocain. Ca tombe bien : Mohamed VI, dans un réflexe œdipien, ne supportait guère la tutelle chiraquienne imposée par son père. Ses penchants atlantistes ont fait le reste : il préfère l'américophile communautariste Sarkozy au vieux colonial de l'Elysée.

Mais le but de Sarkozy n'est pas seulement la drague des électeurs franco-marocains ou la diplomatie bananière. Il comptait, en « retournant » des apparatchiks chérifiens, armer quelques missiles contre son ennemi de l'Elysée. C'est ainsi qu'il a préparé le délicat dossier des
« Chateaux Chirac », ces palais marocains prêts à accueillir le futur ex-président français au cas où il aurait à subir les affres de la justice pour ses nombreuses « affaires » (3).

Le missile « Chateaux Chirac » était donc fin prêt… et devait servir d'arme de dissuasion massive au cas où le clan chiraquien tenterait de savonner la planche du candidat de l'UMP. Hélas, il fut désarmé… par Mohamed VI !

En effet, si le roi du Maroc n'apprécie guère l'actuel occupant de l'Elysée dont le parrainage encombrant lui fut imposé par son père, il a tout de même du respect pour la parole donnée, surtout quand elle vient de son père. Chez les Alaoui, selon la coutume arabo-musulmane, on respecte les parents et la famille, même quand on les craint ou quand on s'en méfie. Si Hassan II a promis l'accueil de Chirac au cas où celui-ci serait amené à s'exiler, Mohamed VI se sent engagé par cette promesse et s'oppose à tout ce qui pourrait la contrecarrer.

D'autres motifs conduisent le roi du Maroc à étouffer l'affaire des « Chateaux Chirac ».

Le contribuable français pourrait penser que ces résidences luxueuses ont été construites à ses frais. C'est bien mal connaître l'hospitalité alaouite et les usages de la cour marocaine. Quasiment tous les frais de séjour de la nomenklatura médiatico-française au Maroc sont payés rubis sur l'ongle par le Royaume… et donc par le peuple marocain. La révélation publique des « Chateaux Chirac » aurait donc deux inconvénients : d'une part discréditer l'hospitalité marocaine aux yeux des Français en les trompant sur les pourvoyeurs de fond, et d'autre part mécontenter les Marocains qui se demanderaient pourquoi on gaspille tant d'argent pour des « étrangers » au lieu de résorber les bidonvilles, alors même que toute la propagande officielle porte actuellement sur la chasse à la pauvreté.

Mohamed VI a aussi des raisons plus intimes, pour protéger les « Chateaux Chirac » et leurs futurs occupants. Mais cela « ne nous regarde pas ».

Le roi du Maroc fit donc remiser le missile préparé par Nicolas Sarkozy, et pour que sa décision soit bien comprise par sa cour, il fit un peu de ménage dans les réseaux marocains du ministre français de l'Intérieur. Le collègue marocain (ou plutôt l'ex-collègue) de celui-ci en fit les frais.

Mais le coup de balai fut tout de même modéré. En effet, Mohamed VI n'a nul intérêt à détruire totalement ses bonnes relations avec Nicolas Sarkozy, d'autant plus que celui-ci a récupéré de très anciennes « nébuleuses » officieuses, limite barbouzes.

L'un des missi dominici du patron de l'UMP les plus actifs en terre chérifienne n'est autre que Rachida Dati, que les téléspectateurs français commencent à découvrir. Cette porte-parole de Nicolas Sarkozy, d'origine marocaine, connaît fort bien les rouages de la cour royale et du Makhzen (mot intraduisible en français !)

En effet, à 42 ans, la magistrate Dati, née d'un père marocain et d'une mère algérienne qui eurent 12 enfants, a déjà quelques heures de vol comme éminence grise. Déjà sous Hassan II, elle était très bien introduite au palais de Rabat. Le « sinistre de l'intérieur » Driss Basri (limogé par Mohamed VI dès son accession au trône) compte parmi ses amis. Côté français, c'est un certain Charles Pasqua qui a ouvert les portes de ses obscurs réseaux nord-africains à Rachida Dati. De Pasqua à Basri, on comprend que l'actuel roi du Maroc ménage ces « relations » complexes qui pourraient un jour se retourner contre lui !

C'est donc sous la protection de ces « parrains » que la « beurgeoise » de Nicolas Sarkozy, surnommée ironiquement « la lumière de Casa » à Rabat et inversement, se promène très librement dans les palais marocains, et a largement contribué au lobbying pro-Sarkozy dans la cour chérifienne. Cette intimité royale lui a même valu le surnom de
« Lalla Rachida », alors que ce titre « Lalla » est réservées aux « princesses », c'est-à-dire aux filles ou aux sœurs des sultans marocains.

Le point d'orgue de son entregent fut l'organisation d'une longue rencontre entre Nicolas Sarkozy et Mohamed VI en décembre 2007, celle-là même où les limites de la prolifération des armes de destruction massive à l'encontre la Chiraquie, furent signifiées au candidat UMP à la présidence française. En contrepartie, Rachida Dati et les apparatchiks marocains fournirent à Nicolas Sarkozy quelques missiles contre… Ségolène Royal, qui peine d'ailleurs à récupérer à son compte les « réseaux marocains » d'Hubert Vedrine et Dominique Strauss-Kahn. (Oui c'est compliqué tout ça…)

Rachida Dati ne se contente pas de jouer les bons offices auprès de ses congénères maroco-marocains. On connaît également son rôle d'éclaireuse dans les « zones sensibles » françaises où Nicolas Sarkozy, pourtant ministre de l'Intérieur, n'ose plus se rendre. Hélas ses succès en banlieue sont plus limités qu'au Maroc, puisque qu'elle n'a pas réussi à déminer suffisamment le terrain pour que son mentor puisse parader devant les caméras avec des « jeunes ». Elle a toutefois réussi à en faire venir quelques-uns, triés sur le volet, au ministère de l'Intérieur pour quelques photos de presse.

La fulgurante ascension de Rachida Dati à la cour sarkozyste n'est pas seulement due à son origine ethnique et à sa connaissance des milieux nord-africains. Son parcours professionnel témoigne d'un caractère sérieux et laborieux aux antipodes de l'image traditionnelle de ceux qui sont surnommés « Arabes de service ». Rien à voir avec Azouz Begag et compagnie ! En effet, avant d'entrer à l'école de la magistrature sous le parrainage de Simone Veil et de commencer sa carrière de juge et de procureur, elle travaillait dès l'âge de 16 ans comme… aide-soignante puis comme comptable pour financer ses études. Elle fut également auditrice chez Matra et à la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement, où d'ailleurs elle commença à tisser son propre réseau international qu'elle mit ensuite au service de Nicolas Sarkozy qu'elle a rejoint en 2002.

Nicolas Sarkozy a donc décidé en 2007 de faire de Rachida Dati une porte-parole, et elle fut même envoyée défendre son candidat sur les plateaux des radios et des télévisions.

Cette promotion médiatique de la « sabra » sarkozyste ne fut pas du goût des « éléphants » de l'UMP. Ils lui reprochèrent son manque de pugnacité face aux contradicteurs. C'est vrai : Rachida Dati, en femme bien élevée, évite de couper la parole aux journalistes et aux autres politiciens… ce qui fait qu'elle a de la peine à placer ses arguments récités d'une manière un peu trop scolaire. Ces quelques baptêmes du feu médiatiques et leurs défauts somme toutes normaux pour une débutante, donnèrent donc aux barons de la Sarkozie, peu enclins à laisser leurs maroquins à de nouvelles têtes, l'occasion de fustiger l'« amateurisme » de Rachida Dati et d'appeler le patron de l'UMP à évincer sa porte-parole. Ce qu'il ne fit pas.

Tout au contraire, Rachida Dati eut l'occasion, début mars, de se venger de ces « éléphants » de l'UMP.

Vous avez remarqué combien Jean-Louis Borloo, fidèle chiraquien-villepiniste qui n'est pas précisément sur la même ligne politique que Nicolas Sarkozy, tente de marchander son soutien au candidat officiel de l'UMP. Le spécialiste en ripolinage onéreux et inutiles de barres de HLM voulait ménager le suspens pour obtenir de Nicolas Sarkozy l'adhésion à sa « politique de la ville » et, éventuellement, la promesse d'un ministère et peut-être même du poste de premier ministre. Le plan médiatique de Jean-Louis était fin prêt et devait se dérouler début mars, avec à la clé la présentation d'un livre-programme sur lequel il demandera à Nicolas Sarkozy de s'engager formellement.

Mais Nicolas Sarkozy ne souhaite pas renvoyer l'ascenseur social à Jean-Louis Borloo : un soutien du candidat à ce baron de la Chiraquie dont les Guignols de l'Info dressent un portrait de clochard alcoolique, et dont les Français n'apprécient guère la bien-pensance « multiculturelle », pourrait s'avérer catastrophique. Tout comme avec Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy veut bien recevoir les éloges de ses adversaires… sans contrepartie contre-productive !

Nicolas Sarkozy envoya donc sa complice Rachida Dati savonner la planche de ce marchandeur de maroquins. Vendredi 9 mars, au cours d'un point de presse, elle déclare tout de go que Jean-Louis Borloo soutient « sans failles » le candidat de l'UMP et qu'il participera à de prochains meetings. On ne saurait mieux couper l'herbe sous les pieds !

Jean-Louis Borloo voit alors rouge, et se fend d'un communiqué cinglant le jour même, où il dément « formellement » les propos de Rachida Dati, précisant qu'aucun accord n'existe encore entre Nicolas Sarkozy et lui-même. Il insiste sur le fait qu'il conduit sa communication « comme il l'entend » et déclare à l'encontre de Rachida Dati qu'elle « n'est pas mon porte-parole ». Bigre ! Nicolas Sarkozy réagit en en ajoutant une couche, traitant la colère de Jean-Louis Borloo de « broutilles ». Ambiance…

Pour ses services rendus, Rachida Dati n'a pas eu besoin de quémander un quelconque portefeuille. « Lalla Rachida » sait bien que Nicolas Sarkozy la récompensera s'il est élu président de la République. Cette spécialiste de l'immigration, qui a largement contribué à la préparation des lois sarkozystes sur la prévention de la délinquance, pourrait bien être la future « ministre de l'immigration et de l'identité nationale ». Cela couperait court à tous ceux qui tentent de « nazifier » Nicolas Sarkozy à l'occasion de l'annonce de la création de ce ministère. Une « beurette » chargée de l'immigration et de l'identité nationale, ça ferait taire tous les terroristes intellectuels, depuis Mouloud Aounit jusqu'à François Bayrou en passant par… Jean-Louis Borloo !

(1) « Majesté, je dois beaucoup à votre père… » de Jean-Pierre Tuquoi, édition Albin Michel, 2006

(2) « Notre ami le Roi », de Gilles Perrault, éditions Gallimard, réédité et complété en 1992

(3) http://www.france-echos.com/actualite.php ?cle=9750

Francis Percy Blake
[email protected]
http://www.france-echos.com/ac...?cle=12050

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

Diantre, je suis en train de regarder le débat Rachida Dati / Arnaud de Montebourg. Je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'elle dit mais cette femme est encore plus brillante que je ne l'imaginais (à côté Borloo c'est vraiment du n'importe quoi). Et si Sarko nous sortait le coup énorme de la nommer Premier Ministre ? Au vu de ce que j'entends... ça ne m'étonnerait pas et ça me plairait assez !

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

Gelsomina

Ne prêtez aucun attention à imam grouik grouik (Kolossale finesse ce pseudo...), c'est un islamophobe notoire d'extrême-droite qui a tenté de nous faire croire que Ségolène Royal est antisémite parce qu'évoquant des Français retenus en otage de par le monde elle n'a pas cité le Caporal isrélien détenu lui comme prisonnier de guerre à Gaza...


Je viens de lire vos posts, ils témoignent d'un désarroi que je comprends.

Contrairement à JPB et à Robin , je ne pense pas que l'enjeu du 6 mai 2007 se réduise à la lutte contre le pédagogisme dont j'ai du reste démontré plus haut qu'il fût importé initalement dans l'Éducation Nationale par deux ministres de droite Edgar Faure et René Haby, un homme du sérail, et que le seul Ministre qui l'ait réellement combattu est un Ministre de gauche, Jean-Pierre Chevènement.

Ces données factuelles fragilisent considérablement l'argumentation pro-Sarkozy de Jean-Paul Brighelli.


Nicolas Sarkozy est l'homme de Georges Bush, de Silvio Berlusconi, des grand spatrons des médias et des fonds d'investissement qui possèdent les firmes du CAC 40.

Son élection marquerait l'ouverture d'une période de grande tension et de remise en cause des quelques acquis sociaux qui nous reste et que nous devons au Front Populaire, au Conseil National de la Résistance et à Mai 68.


Ségolène n'est pas ma tasse de thé. Politiquement, elle n'est pas à gauche, tout au plus au centre-gauche mais, si je n'ai jamais voté socialiste, même pas le 10 mai 1981, je ne pratique pas la politique du pire.

"Au premier tour on choisit, au deuxième on élimine" Telle est la Loi d'airainde l'élection présidentielle sous la Vème République.

Sans tomber dans la politique politicenne, j'essaie sur mon blog de rassembler des documents suceptibles de faire avancer la réflexion sur la question de la refondation de l'École et aussi d'ouvrir un espace de libre expression aux internautes.


Les Amis de l’ABC

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/

Ecrit par : Henri Grégoire | 02 mai 2007

Dans votre école, gelsomina, comme partout où elle sévit, c'est la psychologue scolaire le problème, et elle ne peut donc faire partie de la solution, pas plus que les orthophonistes et tous ces charlatans qui se repaissent d'une misère humaine que les pédagogistes entretiennent eux aussi, pour préserver leur fonds de commerce.

L'Histoire récente de l'éducation dément votre interprétation.


Demandez-vous un peu par quel miracle, avant guerre, et dans la majorité des écoles de France, une majorité d' enfants vivaient dans des conditions de promiscuité, de crasse, de violence, avec des parents alcooliques, des pères absents, pas d'argent, pas de CMU, pas de télé, et surtout sans la moindre psychologue scolaire à l'horizon, et parvenaient à acquérir une "attitude scolaire" ( l'ineptie de cette formule me fait bouillir!).
Ils quittaient le système primaire bien plus instruits, c'est à dire en sachant mieux lire, écrire et compter, et avec un bagage de culture générale plus consistant et cohérent, que le gros de nos "bacheliers" d'aujourdhui.

Les "difficultés sociales" de vos CE2 seraient apparues comme des promenades de santé, et leurs foyers comme des succursales du club med, aux enfants les plus pauvres, qui allaient à l'école de la République, le plus souvent en faisant des kms à pied. Votre compassion a la mémoire bien sélective.

Et pourtant, leurs parents ne parlaient souvent que le patois, et le petit-fils de l'un d'eux a pu devenir Président. C'est impensable aujourd'hui avec ce système criminel, où de pseudos "experts en sciences de l'éducation" estropient à vie 160.000 d'entre eux qui quittent chaque année l'école, condamnés d'avance au chômage, à l'assistanat, et à une misère morale et physique sur laquelle, en toute bonne conscience, nos fameux experts en psychologie de bazar engraissent leur compte en banque, en continuant à pontifier sans entraves.

Ecrit par : Cadichon | 02 mai 2007

Pour une fois Cadichon, je suis partiellement d'accord avec vous, les Psychologues Scolaires, dont beaucoup n'ont de Psychologue que le titre, sont un des plaies du Premier Degré.


Moins nuisibles que les Rééducateurs dont le "rapport" Mingat a démontré qu'ils créaient chez les élèves qu'ils "rééduquaient" un handicap nouveau, ils ont trouvé dans l'accession à cet emploi une sinécure où ils cumulent les avatages des fonctionnaires et ceux des professions libérales sans subir les contraintes de l'une et l'autre de ces professions.


Les activites de reeducation GAPP à l'ecole primaire: Analyse du fonctionnement et
évaluation des effets. Alain Mingat. Revue Française de Sociologie,

Ecrit par : Henri Grégoire | 02 mai 2007

""'Nicolas Sarkozy est l'homme de Georges Bush, de Silvio Berlusconi, des grands patrons des médias et des fonds d'investissement qui possèdent les firmes du CAC 40.""
C'est la rengaine de Ségolène, mais cela n'en reste pas moins un bien stérile procès d'intention, un discours circulaire que personne d'autre en Europe n'ose plus prononcer, à commencer par les ex-communistes et les sociaux-démocrates.

En France, ce qui est rassurant, et les présidentielles sont exemplaires à cet égard, c'est qu'il est aussi impossible désormais de berner avec cette réthorique d'un autre âge la génération des 18-40 ans. Ils ont la possibilité, simplement en sortant du pays, d'observer comment la Gauche française a creusé sa tombe, même si leurs enseignants marxistes-léninistes, trotskystes, maoistes ou de quelqu'autre chapelle, leur ont soigneusement caché que c'est avec les mêmes outils que le Labour de l'après-guerre avait creusé la sienne.

Ils n'ont pas besoin d'une agrégation d'histoire ou d' un doctorat en économie pour comprendre que le plein-emploi est plus attrayant que le chômage héréditaire et endémique et c'est pourquoi les plus courageux votent avec leurs pieds.


Mais la France est aussi le seul pays où l'on entend comme un Leitmotiv que comparaison n'est pas raison...

Ecrit par : Cadichon | 02 mai 2007

"Gelsomina

Ne prêtez aucun attention à imam grouik grouik (Kolossale finesse ce pseudo...), c'est un islamophobe notoire d'extrême-droite qui a tenté de nous faire croire que Ségolène Royal est antisémite parce qu'évoquant des Français retenus en otage de par le monde elle n'a pas cité le Caporal isrélien détenu lui comme prisonnier de guerre à Gaza..."

Gelsomina,
ne prêtez pas attention à Henri qui voit des fascistes partout et qui adore donner des étiquettes à sa convenance à tout le monde, gauche, pas gauche, français, pas français (si t'es marocain ou colombien, tu peux être français ; mais si t'es israëlien, tu ne peux pas être français) et qui ferait mieux d'apprendre à lire avant d'essayer de se mettre à écrire, il serait moins ridicule... On peut lui conseiller quelques rudiments de logique par ailleurs, cela ne peut que lui faire du bien.

Sinon l'effroyable fasciste d'extrême-droite nazi islamophobe (terme forgé notamment par les mollah iraniens, mais Henri a les amis qu'il peut) sioniste (l'horreur suprême pour Henri qui a failli dire "juif") ultra-raciiiiiiste kolossale IMAM GROUIK-GROUIK, amoureux de Rachida Dati, a mis en ligne les vidéos de la belle franco-marocaine atomisant Arnaud de Montebourg (dans les dernière partie, il y est question de l'éducation).
http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/05/les-beaux-yeux-de-rachida-dati-future.html

PS. Henri, tu peux rajouter Shitane en ce qui me concerne - Satan en arabe -, c'est comme ça que les musulmans - incapables de m'opposer le moindre argument valable et à qui je leur apprends leur coran et leur sunna (d'où le nom Imam Grouik-Grouik)- m'appellent dans les forums marocains. Je leur suis un guide vers le magnifique pays des succulentes rillettes du Mans, du saucisson sec, du jambon de parme et d'aoste, ainsi que de nos délicieux vins de Loire, de Bordeaux, de Champagne, d'Alsace, du Sud-Ouest, des Côtes-du-Rhônes, du Beaujolais... Car au nom de quoi y aurait-il ségrégation et devrait-on leur interdire de tels plaisirs ? J'ai même quelques apostasies à mon actif de personnes moins butées que toi qui ont ouvert les yeux en allant vérifier par elles-mêmes si ce que je leur disais était vrai, pendant que toi, tu hurles, tu beugles, tu éructes...
C'est la vie :-)

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

""'Nicolas Sarkozy est l'homme de Georges Bush, de Silvio Berlusconi, des grands patrons des médias et des fonds d'investissement qui possèdent les firmes du CAC 40.""
C'est la rengaine de Ségolène, mais cela n'en reste pas moins un bien stérile procès d'intention, un discours circulaire que personne d'autre en Europe n'ose plus prononcer, à commencer par les ex-communistes et les sociaux-démocrates.

Ecrit par : Cadichon | 02 mai 2007

Tiens donc, Romano Prodi et Jose Luis Rodriguez Zapatera soutiennent pourtant Ségolène Royal, sauf erreur de ma part!


Ce n'est pas une rengaine Cadichon, c'est bien la réalité, Nicolas Sarkozy est le candidats des possédants.


Quant au plein emploi, ce n'est un objectif que dans une perspective keynesienne.

Le néo-libéralisme se satisfait très bien d' un chômage substantiel qui permet de peser sur les salaires, la durée et les condition de travail.

La mondialisation très précisément décrite par Karl Marx dès 1847 consiste à mettre en concurrence l'ouvrier européen et l'ouvrier chinois, l'informaticien européen et l'informaticien indien pour le plus grand profit des fonds d'investissement.


Quant à la France quoiqu'en pense les déclinistes, elle est, malgré les 35 heures, attractive pour les investisseurs.


Je ne suis pas devin mais la sortie de Nicolas Sarkozy contre "Mai 68" risque d'être contre- productive. Votre référence au Labour est intéressante elle me rappelle la déclaration de Franck Tapiro, le éspin doctor" de NS:

"Il ne faut pas kärcheriser la France, il faut la THATCHÉRISER!"

Cette mâle envolée a au moins le mérite de la clarté et de la franchise.

Ecrit par : Henri Grégoire | 02 mai 2007

1. Merci à Thalie pour ses encouragements.

2. "Lionel Jospin a utilisé son Ministère pour non seulement se forger une image de Jules Ferry du XXème siècle et augmenter, croyait-il ses chances d'accèder à l'Élysée mais aussi pour se créer une "clientèle" à travers la création des IUFM en offrant des sinécures grassement payés", écrit Grégoire un peu plus haut.
C'est tout à fait vrai, et le clientélisme à la romaine n'est pas mort, ni à guche, ni à droite.
Mais en affirmant cela, comment diable pouvez-vous encore faire confiance à ces gens ?

3. Vincennes était une expérience universitaire. L'arnaque, c'est de transférer au niveau des écolesz, des collègesz, des lycées, un mode de fonctionnement qui s'appliquait fort bien à Bac + 5. Il en est de même du structuralisme ou de l'Histoire vue par l'Ecole des Annales. Ce fut une prétention invraisemblable que de vouloir à toute force en tirer des règles pédagogiques pour les petits. Deleuze et Barthes avaient appris dans des écoles archi-conventionnnelles : tant que vous ne comprendrez pas, mon cher Henri, que c'est la condition nécessaire pour ruer un jour dans les brancards et dire des choses intéressantes…
D'ailleurs, vous-même…

4. La nuit fut apparemment agitée, mais réconfortante : ce blog ressemble de plus en plus à une certaine idée de la démocratie.

Salutations matinales à toutes et à tous — je vais bosser et il pleut pas mal encore ce matin… La nature en avait largement besoin, so, let' s singin' in the rain… (Christophe, et Sandra, vous avez des goûts musicaux qui manquent un peu d'éclectisme. C'est comme si je disais qu'en littérature, sorti de Balzac, Flaubert et Hugo…)
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 mai 2007

"Deleuze et Barthes avaient appris dans des écoles archi-conventionnnelles : tant que vous ne comprendrez pas, mon cher Henri, que c'est la condition nécessaire pour ruer un jour dans les brancards et dire des choses intéressantes…
D'ailleurs, vous-même…"

Ecrit par : brighelli | 02 mai 2007

Mais mon cher Jean-Paul, sur ce point-là nous sommes entièrement d'accord!

J'ai compris cela il y a fort longtemps lorsque j'ai dû, pour des raisons familiales, quitter l'Université et "gagner ma croûte" comme auxiliaire en 1971.


Il ne m'a pas fallu 15 jours pour me rendre compte dans un CES fraîchement ouvert de l'inanité des rêveries pédagogistes de l'époque propagées par un Principal "progressiste".

Je regette simplemenr qu'ayant ouvert "ce blog, [pour ] donner des solutions pour une école de demain et démonter les dysfonctionnements de l'Education nationale". vous le transformiez en officine politicienne au service Nicolas Sarkozy...

Les innombrables posts massisf , injurieux et versant quelquefois dans le scatologique des partisans de Nicolas Sarkozy qui colonisent les derniers fils de dicussion m'insupprtent au plus haut point d'autant qu'ils n'ont souvent plus rien à voir avec la problématique initale de "Bonnet d'âne"

En ouvrant "Les Amis de l'ABC" , je poursuis le même but...


Du reste, je ne saurais trop vous recommander , si vous poursuivez l'expérience après le 6 mai 2007, de migrer vers une plate-forme tournant sous une des versions de SPIP, SARKASPIP par exemple.


J'ai testé "Blog spirit" mais après mûre réflexion, j'ai opté pour SPIP qui offre l'avantage d'ouvrir dans un même fil de dicussion des" sous-fils de dicussion" : l'internaute pouvant choisir de répondre à l'Article,(Note sur Blogspirit) ou à l'un des messages (Commentaires sous Blogspirit) ce qui se traduit au final par une meilleure lisibilité pour les visiteurs.

Autre avantage, la "fenêtre" des messages dispose d'un véritable "traitement de texte" ce qui améliore encore la lisibilité.

De plus SPIP est un logicel libre et gratuit qui échappe ainsi à la "marchandisation" de l'informatique.


Si j'en crois les confidences autobiographiques qui parsèment "La Fabrique du Crêtin" nous fûmes fort proches lors de nos "années-lycée"...

Cordialement.

Les Amis de l’ABC
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Ecrit par : Henri Grégoire | 02 mai 2007

Bon Henri, vous la faites votre perestroïka un peu au lieu de toujours me goulaguiser mentalement ? pffffff

Je n'écris guère plus que vous sur ce fil, et si j'ai écrit autant, c'est parce que cela me permettait d'ébaucher une réflexion personnelle sur les raisons pour lesquelles je choisis Sarko plutôt que Ségo.

Bon, vous allez dire que c'est parce que je suis facho et vous n'allez certainement pas aller voir ces raisons. Maintenant, je pense que cela peut vous intéresser (je parle à l'ensemble des lecteurs).

Donc au programme :
Petite analyse sur le choix des personnalités de gauche à voter Sarko.
Mention de deux cas : Brighelli et Besson.
Mention de mon cas - réflexions personnelles. Pragmatisme versus idéologie.

Ca se passe ici et attention, c'est long :
http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/05/la-gauche-lucide-avec-nicolas-sarkozy.html

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

"Tiens donc, Romano Prodi et Jose Luis Rodriguez Zapatera soutiennent pourtant Ségolène Royal, sauf erreur de ma part!"
Ecrit par : Henri Grégoire | 02 mai 2007

En voilà, des soutiens rassurants !

Prodi, président de la Commission européenne de 1999 à 2004, qui a collaboré activement à la mise en oeuvre d'une politique ultra-libérale au sein de l'union européenne. Et qui précisait récemment à L'Express : "Moi, je n'ai jamais été socialiste de ma vie."

Zapatero -aussi attaché que Royal aux libertés publiques et individuelles- qui a toléré que l'autonomie catalane en 2006 incite légalement les élèves catalans à dénoncer les enseignants qui auraient le malheur d'utiliser quelques mots castillans... Un merveilleux dispositif dans lequel sont désignés deux délégués par classe, chargés de remplir des fiches de conformité sur leur enseignants !

Ecrit par : Un hussard | 02 mai 2007

Henri Grégoire,

J'ai relu avec attention la passionnante interview de René Haby. Avez-vous des éléments de réponse à ma question concernant l'organisation effective du "collège unique" (je prends acte qu'il s'agit d'un expression du président Giscard d'Estaing)

J'ai été particulièrement intéressé par les motifs donnés par René Haby : élevation du niveau général d'instruction et accueil de populations nouvelles.

Je crois que la clé de toute cette affaire se trouve dans la modernisation de la société française sur le modèle américain avec l'émergence des classes moyennes et l'accroissement de l'immigration.

On voit bien que les responsables politiques (Fontanet et Haby) ont hésité entre deux modèles : le modèle allemand avec son école à trois étages (filières lycées, filières collèges, classes de transition) et le modèle américain du collège unique.

C'est finalement le modèle américain qui l'a emporté et ce qui va avec, c'est à dire la "gestion de l'hétérogénéité", autrement dit, le pédagogisme.

Ce qui est très intéressant également ce sont les oppositions qui se font jour : celles de Raymond Aron (prophétique !) et celle du Parti communiste. D'après Haby, ce dernier lui aurait reproché de "ne pas avoir été assez loin".

Là, Henri Grégoire, j'avoue que je ne comprends pas très bien. Comment le Parti commmuniste français peut-il placer le système scolaire soviétique au-dessus de tous les autres et en même temps prôner la disparition de la sélection. Merci d'éclairer ma lanterne.

Ecrit par : Robin | 02 mai 2007

Des goûts musicaux qui manquent un peu d'éclectisme?
Diantre, pourquoi, Jean-Paul? Parce que je n'aime ni Johnny, ni Doc Gynéco, ni Gilbert Montagné? Vous aimez ça, vous? J'écoute vraiment toutes les musiques possibles, depuis la musique médiévale jusqu'à John Cage et Jean-Claude Risset, en passant par Machaut, Monteverdi, Purcelle, Bach, Mozart, Beethoven, Chopin, Brahms, Debussy, Ravel, Strawinsky. Mais également Armstrong, Basie, Cannonball Adderley, Coltrane, Miles Davis, Hancock, Quincy Jones, les Castafiore Bazooka, Brassens, Ferré, Higelin, Tower of power, et je peux continuer la liste pendant un certain temps. J'ai également, sur le plan de la pratique, un prix de conservatoire, j'ai vécu quelques années en jouant de la musique de variété, je fais tourner plusieurs chorales et je suis pianiste dans un quartett de jazz (standards), qui tourne aussi un peu, dans mon coin. Alors, question éclectisme, on peut faire pire!Je n'ai donc pas vraiment de temps à consacrer à ce qui présente absolument un intérêt moindre et, (ce n'est pas vous qui me contredirez sur ce point, je pense, surtout après les discussions précédentes sur la littérature), tout ne se vaut pas! C'est comme si je vous disais que vous êtes réducteur parce que vous n'aimez pas les livres d'Azouz Begag! Et je veux bien aller en boîte, s'ils nous font danser avec Jeff Beck ou James Brown. (Au fait, avez vous écouté: "Tower of Power et "Back on the block", de Quincy Jones?)
Robin, merci de votre rappel concernant Fellini, mais j'en suis un grand fan, et j'ai vu plusieurs fois "la Dolce Vita" et "la Strada". Mon message était teinté de mélancolie pour dire que, après dimanche qui vient, la Dolce Vita...

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2007

Purcell, évidemment... Inconscient, quand tu nous tiens...

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mai 2007

Je prends bonne note de votre volontée regette simplemenr qu'ayant ouvert "ce blog, [pour ] donner des solutions pour une école de demain et démonter les dysfonctionnements de l'Education nationale". vous le transformiez en officine politicienne au service Nicolas Sarkozy... (Henri Grégoire)

Je partage votre volonté de trouver des solutions pour l'école de demain et je suis d'accord pour en discuter avec vous, mais laissons toutes les sensibilités s'exprimer.

C'est ça la démocratie !

Ecrit par : Robin | 02 mai 2007

Les "difficultés sociales" de vos CE2 seraient apparues comme des promenades de santé, et leurs foyers comme des succursales du club med, aux enfants les plus pauvres, qui allaient à l'école de la République, le plus souvent en faisant des kms à pied. Votre compassion a la mémoire bien sélective.

Et pourtant, leurs parents ne parlaient souvent que le patois, et le petit-fils de l'un d'eux a pu devenir Président. C'est impensable aujourd'hui avec ce système criminel, où de pseudos "experts en sciences de l'éducation" estropient à vie 160.000 d'entre eux qui quittent chaque année l'école, condamnés d'avance au chômage, à l'assistanat, et à une misère morale et physique sur laquelle, en toute bonne conscience, nos fameux experts en psychologie de bazar engraissent leur compte en banque, en continuant à pontifier sans entraves.

Ecrit par : Cadichon | 02 mai 2007

Cadichon,
je viens à peine de fêter mes 30 ans. Je n'ai aucun souvenir personnel de l'époque dont vous parlez et ce n'est pa sle genre de chose que l'on m'a apprise pendant mes cours d'histoire.
Je souscrit à votre analyse sur les psychologues mais j'imaginais quele problème venait du manque de personnel. Que peut faire une psychologues qui a 1000 élèves à gérer?

En même temps, il me semble que, les psychologues mis à part, le problème vient aussi de certains parents et certains enseignants qui prennent l'école pour une garderie plus que pour un temple du savoir.

Ecrit par : gelsomina | 02 mai 2007

Là, Henri Grégoire, j'avoue que je ne comprends pas très bien. Comment le Parti commmuniste français peut-il placer le système scolaire soviétique au-dessus de tous les autres et en même temps prôner la disparition de la sélection. Merci d'éclairer ma lanterne.

Ecrit par : Robin | 02 mai 2007

Henri Grégoire, je revis grâce à vous un peu de ma folle jeunesse et les discussions passionnées dans les années 70 autour du marxisme à l'université de Nanterre Paris X.

J'ai mis la phrase au présent, comme si le Mur de Berlin et le PCF étaient toujours debout.

Shakespeare est mort, Mozart est mort, Einstein est mort...Quant à moi, je ne me sens pas très bien (Alphonse Allais)

Ecrit par : Robin | 02 mai 2007

Vive le nombrilisme du monde enseignant qui, pour des problèmes pédagogiques certes importants, est prêt à occulter tous les aspects négatifs d'un programme politique.
Qui ne voit que ce sera encore plus le règne de l'argent- roi? Bouclier fiscal pour les plus hauts revenus, (sûrement pas pour les certifiés même à 4000€ !) ; exonération quasi automatique des droits de succession ; franchise variable pour les soins médicaux avec absence de remboursement pour les premières visites et fin de la prévention pour les veinards au-dessus du revenu minimum demandé pour la CMU. Pour plus de renseignements lire la pétition du site www.appelcontrelafranchise.org
Une précision pour les moins de 50 ans : Mai 68 s'est fait contre la société de consommation mais je veux bien reconnaître la responsabilités des années Mitterand avec la promotion de l'honnête homme BERNARD TAPIE !

Il faut peut-être lire vraiment les programmes. Il est vrai que beaucoup de personnes sans doute formées par le collège unique créé par R.HABY (un pur gauchiste déformé par mai 1968 !) ne savent pas lire vraiment un texte. Il est vrai aussi que la logique n'est pas la qualité première de certains intellectuels puisqu'on voit M.Onfray qui, après s'être indigné du refus de N.Sarkozy d'admettre le connais toi toi -même socratique et avoir évoqué les dangers de l'homme et de ses ambitions, annonce qu'il votera blanc. Autant je reconnais le droit de voter pour ses intérêts personnels et par idéologie, autant l'inconséquence intellectuelle me hérisse.

Quant aux enseignants, ils risquent d'avoir des désillusions. Je suis à peu près sûr qu'ils gagneront moins tout en travaillant plus: suppression des avantages en BTS, intégration des conseils de classe dans les services). Valérie Pécresse n'a-t-elle pas déclaré sur Europe 1 qu'il faudrait une REFORME COURAGEUSE pour le bac après concertation avec les syndicats? Tout le monde a-t-il oublié la concertation avec Fillion pour les retraites et la loi scolaire , concertation tellement bien menée qu'il a dû appeler N.Sarkozy à son secours? Je ne pense pas non plus que le SNALC sera d'accord avec cette réduction des ambitions et l'instauration d'un smic intellectuel . Quand je me rappelle que des collègues ont fait grève quand il a été question de supprimer la dissertation au bac !
Le sort réservé à l'application des décisions du ministére (si justement dénoncé par Sauver les lettres) laisse mal augurer du renouveau de l'enseignement de la langue française. Une question pratique loin de la politique: qui (re)formera les enseignants du primaire sortis des IUFM depuis leur création et n'ayant au mieux que 200 heures de formation? et question subsidiaire : à quel coût? Peut - être pendant les vacances pour enfin travailler plus !

Je ne voudrais pas jouer les Cassandre mais je ne pense pas que les enseignants aient beaucoup à gagner de la poursuite d'une politique hostile à la fonction publique. Comme gagne- petits, ils seront toujours méprisés par ceux (et ils sont nombreux) qui gagnent plus qu'eux. Comme fonctionnaires ils resteront détestés par le peuple qui les considèrent comme des parasites inutiles. Comme détenteurs d'un certain savoir et d'un certain pouvoir sur la réussite de l'enfant-roi, ils seront jalousés et haïs par les parents.
J'espère me tromper mais j'ai bien peur que le leitmotiv de Perceval et Karadok dans KAAMELOTT :" On en a gros" devienne celui des enseignants vite déçus et rattrapés par la politique réelle.

Ecrit par : Ponocratès | 02 mai 2007

JPB, d'un côté on lutte contre le relativisme culturel et de l'autre on me dit que je ne suis pas assez éclectique !

Faudrait un peu arrêter les comportement schizo et désolée de le dire mais là on se fout de ma poire si l'on me dit que je ne suis pas assez éclectique.

J'ai horreur des discothèques et j'écoute Brel, Brassens, Ferré, Piaf ou autres et du jazz, mais certainement pas ces musiques actuelles qui me cassent les oreilles plus qu'autre chose.

Franchement la musique est pour moi une langue universelle qui n'appartient à personne, si ce n'est à ceux qui savent apprécier les morceaux à leur juste valeur...

Quel est ce revirement si soudain ???

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

Concernant Rachida Dati, j'ai appris beaucoup de chose sur elle grâce à ce forum. Je n'ai jamais dit qu'elle n'était qu'un alibi pour M. Sarkozy. Elle a visiblement beaucoup de talents et de compétences. N'empêche, elle est au service d'un homme qui ne pense qu'à lui-même. Dès qu'elle ne sera plus utile, il la jettera sans aucun problème quelque soit ses qualités et compétences.

Peut être est ce encore un signe de ma naiveté profonde mais je n'ai pas le sentiment que Mme Royal ait le même gout du pouvoir que M. Sarkozy.

Quant à leur discours respectifs, je les trouve aussi démagos l'un que l'autre sauf que Mme Royal me semble-t-il n'a pas la bêtise de piquer aux différents camps adverses leurs références. Entendre Sarkozy citer des hommes de gauche me donne envie de vomir.

Mais je m'éloigne du sujet de ce forum. Une dernière fois, je préfère me faire "entuber" (pour ne pas dire un mot plus grossier) par Mme Royal que de me faire karsherisée par M. Sarkozy, un homme dont l'instabilité caractérielle ne me rassure pas le moins du monde.

Ecrit par : gelsomina | 02 mai 2007

Tout cela est extrêmement complexe, Robin.

Trente ans ont passé et seuls des vieux briscards comme nous se souviennent, un peu confusément , des divers épisodes.

Il est évident que c'est le modèle anglo-saxon de la "Compréhensive School" qui a inspiré René Haby dont vous n'aurait pas manqué de relever qu' avant d'être Ministre cet Inspecteur Général issu de l'Enseignement Primaire était Directeur de la Pédagogie au Ministère de l'Éducation Nationale.


Or ce modèle est fondé sur un postulat "psycho-pédagogique"
qui est l'existence chez les élèves de deux catégories d'intelligence inégalement réparties: l'intelligence concrète propre aux classes populaires et l'intelligence abstraite caractéristique de l'élite.


On en trouve des traces, issues aussi du monde Anglo-saxon dans la pensée dans le projet de Jacques Chirac "d'après-midi sans cartable" mis en oeuvre à Épinal par Philippe Seguin.


Seul le coût effarant de ce modèle dans une France où les Enseignants sont attachés à la restriction de leur présence dans les Établissements à leur service en présence des élèves
a fait capoter ce projet comme il a fait capoter le projet du Tutorat au Collège proposé par Louis Legrand sous le Ministère d'Alain Savary.


C'est à la suite de l'échec du Projet Legrand que Philippe Meirieu a "découvert" la "différenciation pédagogique.


À vrai dire ce postulat est beaucoup plus innéiste que constructiviste.

Malgré la similarité des termes il ne faut pas le confondre avec le modèle sociolinguistique de Basil Bernstein.


Les conséquences pédagogiques en sont évidentes. Au niveau de la scolarisation des adolescents (Premer Cycle du Second Degré) il faut fournir des contenus concrets franchement orienté vers la vie pratique et porofessionnelle.

La différenciation du Peuple et de l'Élite est donc reportée à l'issue du Premmier Cycle: Lycée Général pour l'Élite, Enseignement Professionnel ou entrée dans la vie active par l'Apprentissage pour le Peuple.


Ce qui explique la franche oppsition du PCF tient à deux facteurs:

-Le facteur idéologique: les marxistes ont toujours été farouchement opposé à l'innéisme dont ils pensent qu'ils véhicule une idéologie biologisante justifiant la dictature de la bourgeoisie.


"Les « dons » n'existent pas", Lucien Sève dans L'École et la Nation, octobre 1964


Ils ont toujours été, d'autre part, instructionnistes, le meilleur exemple en étant Lev Vigotski, fondateur de la psychologie scientifique soviétique.



-Le facteur politico-syndical: à l'époque la tendancecommuniste orthodoxe UA( Unité et Action) contrôle le SNES alors que la tendance socialiste et franc-maçonne UID (Unité Indépendance et Démocratie) contrôle la FEN à partir du très puissant SNI-PEGC qui représente , en sus du Premier Degré où il est hégémonique, mathématiquement 60% des enseignants de CES (PEGC et Instituteurs Spécialisés de la filière III ( 5ème et 5ème de Transition, 4ème et 3ème Classe Pratique)



Bien entendu les Enseignants relevant administrativement et pédagogiquement du Pemier Degré (PEGC et Instituteurs Spécialisés) ont intérêt à la Réforme HABY.



C'est pourquoi la bagarre du PCF contre René Haby était perdue d'avance.


La réforme Haby, et le Collège Unique, sont donc issue d'une initiiative du centre droit arrivé au pouvoir avec VGE suivie d'un compromis historique entre ce centre-droit et la SFIO/UID de l'époque dont le projet était l'École Fondamentale où sa clientèle électorale dans le Premier Cycle du Second Degré aurait eu le monopole des places.





Il faut noter que la FEN de l'époque n'a pas de "ligne pédagogique" bien identifiée contrairement à l'actuelle UNSA qui s'est massivement rallié au pédagogisme porté par le SGEN-CFDT.


Raymond Aron, habituellement si lucide, s'est donc totalement fourvoyé en qualifant de"complot marxiste" la Réforme Haby. La passion du Mandarin a probablement pris le pas sur la rigueur de l'analyste politique...



Classe contre classe : le retour
Émile Pinard
mercredi 2 mai 2007.

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* Un point de vue scientifique sur l’enseignement de la lecture

Monsieur Fijalkow, en dépit de réserves, j’ai signé la pétition « Sauvons la lecture » dont vous êtes à l’origine. J’ai, comme militant syndical, appelé à la signature de ce texte les enseignants de mon département.

Je suis tenté aujourd’hui de retirer ma signature car je ne me reconnais pas du tout dans la démarche « camp contre camp » (classe contre classe ?) que vous adoptez dans le texte « B-A BA : le retour » publié sur le site d’Éducation et Devenir et dont témoignaient déjà les textes de plusieurs autres signataires.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=121

Ecrit par : Henri Grégoire | 02 mai 2007

"Entendre Sarkozy citer des hommes de gauche me donne envie de vomir."

Des hommes de gauche, et pas des moindres se sont ralliés à lui.

"Mais je m'éloigne du sujet de ce forum. Une dernière fois, je préfère me faire "entuber" (pour ne pas dire un mot plus grossier) par Mme Royal que de me faire karsherisée par M. Sarkozy, un homme dont l'instabilité caractérielle ne me rassure pas le moins du monde."

Les manipulations pour faire peur à un certain type de population ont été poussées à l'extrême. Et c'est un fait qu'on peut difficilement vous en vouloir, vues toutes les horreurs qu'on raconter les médias. En outre, le principe de précaution pour soi-même, je peux fort bien le comprendre.

Les instables caractériels ne font pas forcément de mauvais politiques : Roosevelt, Churchill...

Ce soir le débat. Il y a une petite chance pour que Sarko fasse tomber le masque de Ségo. Nous verrons bien. (toute petite chance, parce qu'il lui faudrait paraître agressif (dans le bon sens du terme) ce qui serait pour lui prendre aussi un risque.

Si Ségo passe, je me casse au Canada - à chacun son principe de précaution :-)

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

Message précédent à GELSOMINA

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

Concernant Rachida Dati, j'ai appris beaucoup de chose sur elle grâce à ce forum. Je n'ai jamais dit qu'elle n'était qu'un alibi pour M. Sarkozy. Elle a visiblement beaucoup de talents et de compétences. N'empêche, elle est au service d'un homme qui ne pense qu'à lui-même. Dès qu'elle ne sera plus utile, il la jettera sans aucun problème quelque soit ses qualités et compétences.

Ecrit par : gelsomina | 02 mai 2007


-> Souvenez-vous des "Jupettes" du premier gouvernement Juupé virées sans ménagement du deuxième.


Quant à leur discours respectifs, je les trouve aussi démagos l'un que l'autre sauf que Mme Royal me semble-t-il n'a pas la bêtise de piquer aux différents camps adverses leurs références. Entendre Sarkozy citer des hommes de gauche me donne envie de vomir.


Ecrit par : gelsomina | 02 mai 2007
->Tout à fait d'accord, Gelsomina!

Une question simple pour les Sarkolâtres de ce fil de discussion:

POURQUOI LES POLITICIENS DE DROITE, VOIRE D'EXTRÊME-DROITE, CITENT RÉGULIÈREMENT DES HOMMES POLITIQUES DE GAUCHE, MORTS C'EST PLUS PRUDENT, ALORS QUE JAMAIS L'INVERSE NE SE PRODUIT?

Nicolas Sarkozy cite Jean Jaurès et Guy Mocquet mais Ségoléne Royal ne cite ni Charles Maurras ni Édouard Drumont.

Mais je m'éloigne du sujet de ce forum. Une dernière fois, je préfère me faire "entuber" (pour ne pas dire un mot plus grossier) par Mme Royal que de me faire karsherisée par M. Sarkozy, un homme dont l'instabilité caractérielle ne me rassure pas le moins du monde.

Ecrit par : gelsomina | 02 mai 2007


->J'ajoute à l'instabilité caractérielle, sentiment subjectif, le programme néo-conservateurs de Nicolas Sarkozy, tout à fait objectif lui.

Ecrit par : Henri Grégoire | 02 mai 2007

Henri Grégoire

Lorsque nous avons rédigé la Charte pour l'éducation que vous avec d'ailleurs reproduite sur votre site, le problème de la reconstitution des filières s'était posé et nous nous étions presque tous prononcés contre.

Par conséquent, que nous le voulions ou non, nous avons réfléchi à partir de la Réforme Haby ou si vous voulez, pour employer le vocabulaire marxiste, nous nous sommes enfermés dans la "clôture idéologique" de cette Réforme (en demandant l'abrogation de la Loi d'orientation de 89, mais pas de la Réforme Haby).

Avons-nous eu raison. était-il possible de faire autrement ? Probablement pas, mais il faut être conscient de ce fait.

En ce qui concerne Raymond Aron, je ne parlais pas de son idée d'un "complot marxiste", mais de sa prédiction concernant "l'abaissement général du niveau".

Ecrit par : Robin | 02 mai 2007

Si Ségo passe, je me casse au Canada - à chacun son principe de précaution :-)

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007


BON VENT!!!!

TOUTES MES CONDOLÉANCES À NOS COUSINS DU QUÉBEC QUI DOIVENT DÉJÀ SUPPORTER MAURICE G. DANTEC!!!!!!!!!

Ecrit par : Henri Grégoire | 02 mai 2007

A Imam Grouik Grouik : Si sarko passe, je resterai là où je suis et je lutterai constamment pour limiter les dégâts et sauver le maximum de meubles démocrates et républicains...

Vivement le débat que Ségo fasse tomber le/les masque/s du trsiste sir qu'est le président de l'UMP...

N'empêche comparer Sarkozy à Roosevelt et à Churchill... je trouve ça un peu rapide. Attendons quelques années pour voir si la balance penche du côté de Berlusconi et de Fini ( voire pire) ou du côté de Roosevelt et Churchill (j'aimerais tellement y croire... pauvre athée naive queje suis... :p )

Ecrit par : gelsomina | 02 mai 2007

BON VENT!!!!

TOUTES MES CONDOLÉANCES À NOS COUSINS DU QUÉBEC QUI DOIVENT DÉJÀ SUPPORTER MAURICE G. DANTEC!!!!!!!!!

Ecrit par : Henri Grégoire | 02 mai 2007

Et bien, monsieur le représentant de l'idéologie aux 100 millions de morts qui se lâche... ridicule, encore une fois

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

Comparer Sarkozy à Churchill.........Mon dieu quelle insulte, le pauvre doit se retourner dans sa tombe !!!!

Non, personnellement Sarko c'est avant la version miniature de Bush avec sa horde ou meute de chiens de guerre...

Beurk !!

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

c'est avant tout, je rectifie.

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

gelsomina

je ne vois vraiment pas sur quel critère vous voyez que sarko (mais aussi berlusconi ou même fini) soient les monstres que vous décrivez.

Vous pouvez aller chercher la petite bête sur les abus de pouvoir, mais franchement, c'était le fascisme sous Berlusconi ? Il a interrompu le processus électoral ? Il y avait des camps de prisonniers politiques peut-être ? Combien d'exécutions sommaires sous Berlusconi ?

Certes il contrôlait un peu trop les médias, mais pour quel utilité finalement ? Est-il toujours au pouvoir ? Sans compter que la presse française s'amuse toujours à noircir le tableau des pays étrangers lorsque c'est la droite qui est au pouvoir - pour réhabiliter ce même pouvoir 20 ans après en disant que finalement, après réflexion, ce n'était pas si mal...

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

"Comparer Sarkozy à Churchill.........Mon dieu quelle insulte, le pauvre doit se retourner dans sa tombe !!!!

"Non, personnellement Sarko c'est avant la version miniature de Bush avec sa horde ou meute de chiens de guerre...

"Beurk !!

"Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007 "

Et le pire c'est qu'il paraitrait qu'il serait juif le Sarko, oups, pardon "sioniste". Vous vous rendez compte ?

Bon, Sandra, c'est joli de cracher sur l'erreur stratégique d'avoir envahi l'Irak au lieu de laisser Sadam continuer à massacrer son peuple, mais on ne vous entends pas beaucoup sur le génocide soudanais ma chère amie, pourtant il a commencé en 1983 et a fait entre 1 million et 2.5 millions de mort.

Ah... les gogos, toujours près à cracher sur les démocraties par haine de soi, mais on adore la tyrannie (rouge ou verte de préférence).

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

Et j'oubliais, puisqu'on ne sait pas lire, on parlait avec gelsomina des politiques qui sont quelque peu caractériels, elle me cite Sarko, je lui répond Churchill et Roosevelt.

Sandra Wagner fait partie de cette famille de "pensée" qui a hurlé au fascisme lorsque le général de Gaulle est arrivé au pouvoir en 1958. Je me demande dans quelle mesure elle croit elle-même aux idioties qu'elle répand.

Vous voyez, Gelsomina ? Les manip' de la gauche... toujours à hurler...

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

La gauche est devenu une secte de sombres demeurés ma parole. Il fut un temps où l'on disait qu'on avait la droite la plus bête du monde - et c'était vrai. On constate que la bêtise a définitivement changé de camp.
Ecrit par : imam grouik-grouik | 01 mai 2007

Si vous le dites. Il semblerait , cher Sanglier de minarets, que vous soyez un expert en maitère de translation ou de transhumance des potentiels de connerie humaine. Et un expert, ma foi, ça se respecte. En fait IGG, vous n'êtes qu'un troll piteux. Tournicoteux!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 02 mai 2007

Imam gardez vos réflexions saugrenues...C'est drôle lorsque l'on crache sur Mister Sarko, le monarque absolue, forcément on est à gauche...

Figurez-vous que non et je suis au centre....et piour l'économie de marché. Pour votre gouverne Sarko me donne la nausée et ses UMPtistes en herbe également tellement leur mépris bat les records au cours des débats organisés.

Alors de lieu de me lancer des invectives, réfléchissez à deux fois: le gogo c'est vous ! Difficile de reculer devant le libéralisme rampant du monde d'aujourd'hui...et la désintégration programmée de l'école...Les établissements privés continueront de faire fureur...

Dois-je vous rappeler que votre Icône faisait partie de tous les gouvernements depuis les années 90 et n'a pas pour autant fait reculer les pédagogos en herbe, bien au contraire.....C'est que l'amnésie volontaire ou provoquée fait beaucoup de dégâts...On omet un détail : Triste Sire Sarko est au pouvoir depuis 5 ans et ......rien n'a changé.....

Mais c'est vrai que l'embrigadement à l'UMP marche fort bien...Votre gourou, Imam, réussit fort bien son travail....

C'est drôle, j'avais connu JPB, il y a un an et je finis sérieusement par regretter le JPB apolitique d'avril 2006....objectif, qui dénonçait avec grande lucidité les dysfonctionnements du système éducatif sans être influencé par le courant UMP....Et qui ne prétendait pas de manière implicite que LA référence musicale c'est Doc Gynéco ou Johnny Halliday.....depuis qu'il se frotte à la meute des chiens de guerre....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

Sandra Wagner fait partie de cette famille de "pensée" qui a hurlé au fascisme lorsque le général de Gaulle est arrivé au pouvoir en 1958. Je me demande dans quelle mesure elle croit elle-même aux idioties qu'elle répand.

Vous voyez, Gelsomina ? Les manip' de la gauche... toujours à hurler...

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

Encore une chose, Imam, Sandra Wagner vous emmerde.....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

Et moi par la même occasion. Non mais! Pour une fois que je ne suis pas le seul à être un peu leste, je ne vais pas m'en priver. De toutes façons IGG, lundi vous aurez tout loisir de faire une petite fiche de dénonciation sur nous tous et de la remettre à votre ayatollah.

Ecrit par : montaigneàcheval | 02 mai 2007

Vous savez, Sandra Wagner, il faut être quelqu'un d'exceptionnel pour résister à l'aliénation politique. Prenez Besson. L'archétype caricatural du traître. Eh bien Besson, ou Glucksmann, ou Gallo ont craqué devant les prébendes à venir. Alors peut-être que JPB est effrayé du sillon quil a tracé ces derniers mois, sillon fécond et novateur. Comme dit De Gaulle quelque part à propos de Darlan "Et l'amiral connut que son prestige le dépassait et furt effrayé par le retentissement de celle-ci. De sorte u'on le vit peu à peu décliner pour finr par revêtir la résignation comme pourpre de sa propre gloire."
Tout le monde n'est pas De Gaulle.

Ecrit par : montaigneàcheval | 02 mai 2007

Comme si JPB disait que la référence musicale était Halliday et Doc Gyneco.
Quelle mauvaise foi.Tout n'a pas la même valeur mais peu de choses n'ont aucune valeur.

Il y a quinze jour,j'étais à un mariage.Le DJ a passé A la queue leu leu.
Tous les sarkozystes s'en donnaient à "choeur" joie.Sur leur chaise,les Royalistes faisaient la moue devant ce spectacle d'incultes.
Din di rin din,c'est pas vrai,sarkozystes et royalistes se trémoussaient a qui mieux mieux.
Seule une "Sandra Wagner" s'emmerdait dans un coin.
Personne ne lui contestait ce droit.

Ecrit par : bernard | 02 mai 2007

Robin,

Je vous avoue que je n'ai fait que survoler la "Charte pour l'Éducation" avec laquelle j'étais globalement d'accord.

Dès que j'en aurais le temps, je la relirais et je placerai sous les différents articles mes remarques, constructives je l'espère. Nous pourrons, si vous le souhaitez, continuer ce dialogue dans un esprit serein.


En ce qui concerne les "filières", il est évident que c'était une très mauvaise solution.

Le diagnostic sans appel de René Haby est ,sur ce plan-là parfaitement réaliste et juste.

La situation actuelle est tout aussi catastrophique.

René Haby partait du postulat , qui s'est révélé faux, que l'École Primaire fonctionnait bien et que la "Pédagogie de Soutien" suffirait à compenser des carences mineures.

À l'époque on ne disposait pas d'évaluations sérieuses.

Seul le SIGES, anc^tre de la DEP créé par René Monory, a réalisé des travaux intéressants, qui, bien entendu, dorment dans les armoires du MEN: fin du CP, du CE et du CM5 (Français et Mathématiques.)


Il suffirait de reprendre à l'identique ces protocoles pour apprécier sur un échantillon de 1000 élèves par Cours si le niveau a monté, s'il s'est maintenu ou si, plus probablement, il a sensiblement baissé.


Le plus gros du travail de conception est fait, il suffit d'en avoir la volonté politique...



Dans les années 1980, dans le Collège des quarters Nord de Marseile où je sévissais, existaient des 4ème et 3ème aménagées.

Les effectifs étaient allégés, les horaires renforcés. Il semble que cela donnait des résultats qui n'étaient pas sans intérêt notamment au niveau du Lycée.


Ce n'était pas des "classes de Niveau" mais avec des élèves faibles ayant un comprtement scolaire satisfaisant, c'était une bonne option me semble-t-il.


J'ai beaucoup réfléchi sur ce problème et quand j'ai découvert Jérome Bruner et Lev Vigotski qui prônent un socio-constructivisme faisant une part décisive à la possibilité d'instruire les élèves, contrairement au constructivisme piagétien dont le modèle est biologique j'ai trouvé extrémement féconde et pertinente la notion de "Zone proximale d'apprentissage" aujourd'hui galvaudé par les pédagogistes.

De manière pragmatique,
Octave Gréard et Ferdinand Buisson lorsqu'ils ont imposé l'organisation pédagogique des Écoles Primaires, avaient bien compris la nécéssité , pour pouvoir pratiquer une pédagogie efficace en enseignement simultané, inventé par les Frères des Écoles Chrétiennes pour l'École primaire et les Jésuites por l'enseignement secondaire et repris de s'adresser mpérativement à un "public scolaire " dont l'hétérogénéité est maîtrisée.


C'est ce but que visait l'oganisation en Cours de deux ans Cours Élémentaire, Cours Moyen et Cours Supérieur.

La création du Cours Préparatoire est plus récente et remonte aux années vingt du XXème siècle.

L'âge biologique n'était alors absolument pas pris en compte.


Au Collège, l'idée d'une poursuite du Cours Moyen pour les élèves qui a 12 ans ne ma^triserait ni la lecturen ni l'écriture, la "rédaction" pourrait être une piste dès lors qu'il n'y aurait aucune discrimination ni à l'égard des élèves ni à l'égard des Enseignants.

C'était du reste, en principe , l'idée qui présidait à la création des 6ème et 5ème de Transition dont, malheureusement, les Instructions recommandait explicitement le recours à la Pédagogie Freinet, autre "os à ronger" jetée par le MEN aux Mouvements Pédagogiques après Mai 68, et première introduction , par des Gouvernements de Droite, du pédagogisme dans le Second Degré.

Ecrit par : Henri Grégoire | 02 mai 2007

C'est bien Bernard,de bessonner. Mais d'après ce que je crois JPB est homme à mépriser les thuriféraires. Pas de pot.

Ecrit par : montaigneàcheval | 02 mai 2007

"Toto, occupe-toi de ton pseudo au lieu de jouer à l'islamophobe. Non mais !"

Moi ce que j'en dis ... :)

"tant que vous ne comprendrez pas, mon cher Henri, que c'est la condition nécessaire pour ruer un jour dans les brancards et dire des choses intéressantes…
D'ailleurs, vous-même..."
Mort de rire :o))))


"mais j'ai beau persister, cela ne profite qu'au 4 ou 5 élèves les moins en difficultés sociales...
Ecrit par : gelsomina | 02 mai 2007
Ils ont eu quoi au CP comme méthode de lecture, ceux qui n'ont rien 'corrigés' à la maison ...

Super tes posts Hussard (as usual :) )


bon j'avions point tout lu ... mais j'ai bien rigolé...

Ecrit par : toto | 02 mai 2007

Le problème, Sandra Wagner, est très simple et très concret: nous avons le choix entre deux candidats, pas un de plus.

L'un (l'une) représente la certitude que la destruction "pédagogiste" de l'école va se poursuivre au grand galop grâce à la caste socialo-pédago qui détient le vrai pouvoir au ministère, et que ce sera carrément un esprit totalitaire qui règnera dans l'Education nationale (avec au pouvoir Meirieu, Frackowiak, Hamon, Bentolila, et consorts...).

L'autre tient sur l'école un discours différent, proche de ce que nous sommes nombreux ici à penser, et il a déclaré la guerre, dans tous ses discours sur l'école, à ladite caste.

Alors, nous avons, nous professeurs, un choix très simple :
soit nous élisons la candidate qui ne fait pas mystère qu'elle précipitera encore davantage l'école dans le gouffre, soit nous donnons sa chance à l'autre candidat.

Ecrit par : Jean | 02 mai 2007

Encore une chose, Imam, Sandra Wagner vous emmerde.....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007


Je m'associe et ,ce fil de discussion étant placé sous le haut opatronnage de Maître Alcofribas Nasier, j'ajoute:


"Imam grouik-grouik, je vous pisce à la retz!"


Ouf ! Merci,montaigneàcheval!

Ecrit par : Henri Grégoire | 02 mai 2007

Seule une "Sandra Wagner" s'emmerdait dans un coin.
Personne ne lui contestait ce droit.

Ecrit par : bernard | 02 mai 2007


Une Sandra Wagner, comme vous dîtes, préfère se pâmer devant Verdi ou Puccini ou Maria Callas plutôt que d'écouter votre cocorico de souffretin style "A la queue le le".....

Besson, MàC, le traitre par excellence, qui se fait un fric fou par dessus le marché sur son bouquin....

Subitement on a changé de bord, virevolte à tribord toute, à moi le poste de ministre parmi les ministres !!!

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

Jean, j'ai fait mon choix depuis belle lurette : je vais pêcher, ça me calmera....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

Alors, nous avons, nous professeurs, un choix très simple :
soit nous élisons la candidate qui ne fait pas mystère qu'elle précipitera encore davantage l'école dans le gouffre, soit nous donnons sa chance à l'autre candidat.

Ecrit par : Jean | 02 mai 2007


Je complète qui a été au pouvoir depuis xxxx???

Qu'on fait Luc Ferry, Xavier Darcos, François Fillon et Gilles de Robien, tous soutiens affichés de Nicolas Sarkozy?



Luc Ferry qui, dans l'opposition avait "fricoté "avec Jack Lang, a, une fois rue de Grenelle , "fricoté" avec Philippe Meirieu .



Gilles de Robien, est alllé chercher la caution de l'auteur de Supergafi qui lui a baclé deux rapports pour avoir le courage de modifier des textes réglementaires tout aussi baclés.



Deux rapports, un enterrement ?
mardi 17 avril 2007.


Alain Bentolila, Professeur des Universités (Paris V-Sorbonne) vient de faire une entrée fracassante dans les médias. Coup sur coup, il a remis deux rapports, l’un sur l’enseignement de la Grammaire, l’autre sur celui du Vocabulaire à l’actuel locataire de la Rue de Grenelle.Ses propositions ont été promptement reprises par Gilles de Robien qui a modifié les programmes de l’École primaire.

Ce blitzkrieg ministériel a d’abord déconcerté les clercs de l’église pédagogiste puis suscité une levée de bouclier.

Parallèlement, on note un soutien sans nuances des anti-pédagogistes ce qui ne laisse pas d’inquiéter.

En effet, l’esprit critique étant la colonne vertébrale qui structure la mouvance anti-pédagogiste, il convient d’examiner attentivement ces rapports, leurs conclusions ainsi que les décisions institutionnelles qui en découlent.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=14

Ecrit par : Henri Grégoire | 02 mai 2007

"Pêcher", Sandra Wagner, belle métaphore pour un jour de scrutin...
Cela dit, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.
Car entre, d'un côté, une "certitude" absolue, celle que la destruction de l'école va s'accélérer, et de l'autre, une "supputation" , celle que l'école pourrait s'améliorer...

Ecrit par : Jean | 02 mai 2007

Thanks a lot, Toto !

Ecrit par : Un hussard | 02 mai 2007

Jean, je ne réfléchis pas seulement sur l'école ou alors je deviens carrément sectaire..

D'autres thèmes sont importants aussi et je suis contre les mesures de NS.

Par ailleurs, Au sujet de la délinquance, il prône la tolérance zéro et dans ce cas il devrait s'attaquer à toutes les formes de déliquances y compris sociales, financières et fiscales. Or le projet UMP occulte ces délinquances-là. Voilà une raison supplémentaire de s'opposer à NS.

NS n'a pas eu de mots assez durs durant la campagne pour stigmatiser les dérives des salaires de certains PDG, leurs parachutes dorés et leur retraite chapeau. (CF EADS) Il n'a pas craint d'utiliser le terme "patron voyou" le symétrique de "racailles" dans les banlieues.

Pourtant dans son livre "Libre" il se disait convaincu que la place des patrons voyous ou délinquants en col blanc n'était pas en prison. Il préconise même une réforme en ce sens : la prescription au pénal et au civil en matière d'abus de biens sociaux et abus de confiance. Il s'agit d'obtenir que ces abus soient prescrits 5 ans après les faits, instruction comprise au lieu des 3 ans actuels.... à partir de la découverte des faits...

Voilà ce qui me pousse à ne pas voter pour NS...Je refuse qu'un Noël Forgeard se taille en toute impunité avec le magot (8 millions d'euros et 100 000 euros de retraite mensuelle) pendant que les salariés se récoltent 2 euros de prime d'intéressement ou un PDG futur de Total magouille en toute liberté sans se faire chatouiller par les flic ...!

Et puis tant qu'à faire si on supprime le bouclier fiscal et l'ISF, le Forgeard de mes "roupettes" comme dirait mon père s'en sort divinement bien grand bleu !!!

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

ou QU'un PDG futur de Total magouille en toute liberté sans se faire chatouiller par les flicS !!!!

Je rectifie...

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

A propos du fisc et des "socialistes", quelqu'un se souvient-il du personnage incarné par François Cluzet dans un chouette film réalisé par Jacques Fansten en 1986 ?

"Etats d'âme", avec Robin Renucci, François Cluzet, Tchéky Karyo, Jean-Pierre Bacri...

Ecrit par : Un hussard | 02 mai 2007

Ce blog fonctionne exactement comme une des milliers de classes de l'école française.
La diversité des personnalités qui le fréquente, mais surtout le droit accordé à chacun par le maître (souvent absent et rarement remplacé...où est passée FGuichard?) d'y aller anonymement de son "petit texte libre" crée un désordre certain.
Mais bon, qu'on le veuille ou non c'est la règle démocratique. Chaque élève a le droit de ficeler sa petite névrose comme il l'entend! On ne peut pas d'un côté afficher l'idéal de l'élève-roi et de l'autre en interdire dans la pratique la représentation. On est libéral ou fasciste pur et dur.
Du reste toutes les opinions en démocratie s'équivalent. En quoi, je vous le demande, l'un d'entre-nous futile ex-père dans la société des grands frères, jouirait-il d'un droit à part et supérieur? Ce serait contraire aux valeurs.
J'entends bien que d'aucuns sont agacés par tout ce désordre et demandent qu'on siffle la fin de la récré. L'ordre et l'harmonie, doivent, claironnent-ils en levant les couleurs, règner à nouveau dans la fourmilière. Et chacun se lever tôt s'il veut sa part du gâteau! Telle serait la conclusion logique de ce fabliau. Hélas tout le monde n'a pas le sens éthique de l'épargne. Et ce serait là faire fi de la pugnacité de dame Cigale.
Les français et les françaises ayant pris goût à la liberté, à l'oisiveté, et au karaoké , je vois mal comment notre futur directeur pourra mettre un terme à ce "désordre" devenu l'Ordre Nouveau libéral de l'Occident. ( A propos, qu'est devenu le sieur Madelin?)

Ecrit par : buntovchik | 02 mai 2007

elsomina

je ne vois vraiment pas sur quel critère vous voyez que sarko (mais aussi berlusconi ou même fini) soient les monstres que vous décrivez.

Vous pouvez aller chercher la petite bête sur les abus de pouvoir, mais franchement, c'était le fascisme sous Berlusconi ? Il a interrompu le processus électoral ? Il y avait des camps de prisonniers politiques peut-être ? Combien d'exécutions sommaires sous Berlusconi ?

Certes il contrôlait un peu trop les médias, mais pour quel utilité finalement ? Est-il toujours au pouvoir ? Sans compter que la presse française s'amuse toujours à noircir le tableau des pays étrangers lorsque c'est la droite qui est au pouvoir - pour réhabiliter ce même pouvoir 20 ans après en disant que finalement, après réflexion, ce n'était pas si mal...

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

J'ai vécu 10 mois en Italie sous le règne Berlusconi. J'ai eu l'occasion de voir le niveau culturel et démocratique du Cavaliere... Combien d'execution sommaire? indirectement, surement quelques unes, cf les liens de Silvio avec la mafia... quant à Fini, ces discours à l'époque, 2001, sortait tout droit de la bibliothèque Mussolini et Hitler... voilà d'où je sors que ces types nes ont pas des démocrates.

Ecrit par : gelsomina | 02 mai 2007

"Il prône la tolérance zéro"...Excellente idée!
Plutôt que de ne pas voter pour lui pour cause de suspicion d'hypocrisie, il vaudrait mieux l'élire et ensuite ne pas manquer de le lui rappeler. De toute façon, dans cinq ans, nous retournons aux urnes!
D'ailleurs, à propos de magouilles pollitico-financières, les socialistes sont-ils les mieux placés pour donner des leçons?
Alors, comme sur l'école, au moins, la différence entre les deux candidats est évidente, je m'en tiens à ce critère de choix. Essayons d'être constructifs!

Ecrit par : Jean | 02 mai 2007

La queue leu-leu? Bel exemple de nullité absolue, et sur le plan musical, et sur le plan sociologique... Même sans aller jusqu'à opposer spécifiquement ce chef-d'oeuvre absolu aux grandes oeuvres classiques, ça donne envie de fuir et de s'écouter tout seul un bon scud d'Aretha! Vous ne pouviez prendre de meilleur exemple!

Ecrit par : christophe sibille | 02 mai 2007

Jean, j'ai fait mon choix depuis belle lurette : je vais pêcher, ça me calmera....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

Allez quand même mettre un bulletin blanc dans l'urne avant d'aller à la pêche. Le Pen a dit qu'il compterait les abstentions pour déterminer le poids politique du FN...

Ecrit par : dobolino | 02 mai 2007

cf les liens de Silvio avec la mafia...

C'était si beau du temps d'Andreotti et de la démocratie chrétienne...
Dalla Chiesa, Falcone...

Ecrit par : Guillaume | 02 mai 2007

Dans les années 1980, dans le Collège des quarters Nord de Marseile où je sévissais, existaient des 4ème et 3ème aménagées.

Les effectifs étaient allégés, les horaires renforcés. Il semble que cela donnait des résultats qui n'étaient pas sans intérêt notamment au niveau du Lycée.

J'ai connu une classe de 4ème A.S. (d'aide et de soutien) à Asnières dans les Hauts-de-Seine en 96 dans un collège sensible de 900 élèves. Ca marchait bien. Il faut des professeurs volontaires et motivés.

Il y a avait aussi des études dirigées dans toutes les classes (les professeurs étaient rémunérés en heures supplémentaires par le conseil général des Hauts-de -Seine)

...C'était du temps de Charles Pasqua qui pratiquait déjà une sorte de "discrimination positive". C'était avant toutes ces "affaires" qui l'ont plombé par la suite....Mais je ne voudrais pas provoquer de crises d'urticaire; il y a des gens dont il ne faut pas prononcer le nom.

En tout cas l'idée des études dirigées et des classes de soutien méritent d'être reprise...Mais sans le pédagogisme qui ne ferait qu'enfoncer les élèves davantage.

A propos de l'interview de René Haby, j'ai bien aimé sa remarque sur les contenus ("nous n'avons pas assez réfléchi aux contenus")...Comme si on pouvait faire l'économie de cette question-là....

Ecrit par : Robin | 02 mai 2007

Enfin ! C’est ce soir le grand duel, l’opposition de style !
Chacun a son approche particulière, sa stratégie. Ce sera passionnant d’assister à un combat entre des professionnels bien préparés, aux armes différentes. Les Français ne peuvent qu’apprécier le spectacle de ces deux adversaires riches et bien entraînés par un entourage à qui rien n’échappe depuis des mois.
Pour une fois qu’il y a « quelque chose » à la télé :
Milan AC-Manchester Utd sur Canal plus.

Ecrit par : Lariba | 02 mai 2007

Allez quand même mettre un bulletin blanc dans l'urne avant d'aller à la pêche. Le Pen a dit qu'il compterait les abstentions pour déterminer le poids politique du FN...

Ecrit par : dobolino | 02 mai 2007

Un bulletin blanc, chère Dobolino, c'est donner le ticket d'entrée à NS et là c'est franchement trop facile....

Je préfère de loin avoir du cran et leur dire clairement aussi bien à Sainte Nunuche qu'à Triste Sire Sarko que je leur dis MERDE à tous les deux sans distinction.

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

Voilà qui ne me donne pas envie d'aller voter mais bien pêcher.

Dixit l'article du Monde :

Les deux juges enquêtant sur d'éventuelles pressions politiques sur la justice dans l'affaire Borrel – un magistrat retrouvé mort en 1995 à Djibouti – ont tenté, mercredi 2 mai, de perquisitionner à l'Elysée, mais l'accès leur a été refusé par les gendarmes, a-t-on appris de sources judiciaires. Cette information a été confirmée par l'Elysée, qui a indiqué avoir refusé cette perquisition au nom de l'article 67 de la Constitution sur le statut juridique du chef de l'Etat (loi constitutionnelle du 23 février 2007).

Devant le refus de la garde républicaine de les laisser entrer dans les lieux, les magistrates Fabienne Pous et Michèle Ganascia, qui souhaitent, selon des sources proches du dossier, perquisitionner les locaux de la "cellule africaine", ont requis, mercredi matin, l'autorité du gouverneur militaire de Paris. Elles instruisent une plainte avec constitution de partie civile d'Elisabeth Borrel dénonçant "des pressions sur la justice" dans l'enquête sur la mort de son mari, Bernard Borrel, après la publication d'un communiqué de presse par le Quai d'Orsay le 29 janvier 2005.


FAIT RARISSISME, VOIRE UNIQUE, DANS LA Ve RÉPUBLIQUE

Des perquisitions dans deux ministères ont récemment eu lieu dans cette affaire : d'abord au ministère des affaires étrangères, le 19 avril, puis à la chancellerie le lendemain.

L'avocat de la veuve du juge Borrel, Me Olivier Morice, se trouvait mercredi aux abords du palais de l'Elysée. Face au refus de l'Elysée, il a jugé "cela parfaitement scandaleux. C'est absolument inadmissible dans une démocratie comme la nôtre, c'est à ma connaissance du jamais vu". Une telle perquisition au palais présidentiel constituerait en effet un fait rarissime, voire unique, dans l'histoire de la Ve République. En milieu de journée, les deux magistrates ont quitté les abords de l'Elysée sans avoir pu pénétrer dans le palais présidentiel.

"LES SERVICES DE L'ÉLYSÉE NE BÉNÉFICIENT PAS DE L'IMMUNITÉ"


L'Elysée est une enceinte militaire, explique une source judiciaire. Devant le refus de l'Elysée, les magistrates se sont donc tournées vers le chef de corps chargé de la sécurité du palais présidentiel, estimant qu'il peut leur donner l'autorisation immédiate de perquisitionner. Toutefois, selon une source militaire, le gouverneur militaire de Paris n'a pas compétence pour permettre à des magistrats de l'ordre judiciaire de perquisitionner le palais de l'Elysée. Mais l'article 698-3 du code de procédure pénale stipule que l'autorité militaire est censée se soumettre aux réquisitions des juges.

Pour leur part, les syndicats de magistrats ont dénoncé, mercredi, le refus de perquisitionner opposé par l'Elysée. Le président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), Bruno Thouzellier, "ne voit pas en quoi l'article 67 peut être invoqué car ce n'est pas le président de la République qui est visé mais des services de l'Elysée, qui ne bénéficient pas de l'immunité" présidentielle reconnue par la Constitution. Pour la secrétaire générale du Syndicat de la magistrature (SM, gauche), Hélène Franco, "il n'est écrit nulle part que pendant la période électorale, le code de procédure pénale est suspendu (...). Le refus de prêter son concours à ces actes de justice est une décision politique". A la chancellerie, on affirmait n'avoir "aucune réaction sur une instruction en cours".

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

« Majorité sociologique » et « majorité politique »

Qui peut comprendre les Français ? Il y a quelques semaines encore, ils disaient rejeter à 61 % un second tour stéréotypé Royal / Sarkozy voulu par les media ; ils votent à 56 % pour les deux candidats dont ils ne voulaient pas au second tour.

Il y a deux mois, ils ne se disaient que 30 % à considérer l'économie de marché comme seule économie valable et créatrice de richesses ; in fine ils votent à 49 % pour deux candidats (Sarkozy et Bayrou) qui considèrent l'économie de marché comme seul moyen de créer de la croissance par la relance de l'offre.
Le Pen et Laguillier n'ont jamais été aussi haut dans les côtes de popularité (respectivement 30 et 60 %) et n'ont jamais été aussi bas dans les urnes (respectivement 10 et 1 %).

Les Français disent déplorer le niveau lamentable de la campagne électorale et ne se sont jamais autant intéressés à celle-ci ; ils ne cessent de dire que Royal, Bayrou et Sarkozy, c'est la même chose, et ils votent à 85 %, frôlant un record de participation électorale.

Les exemples de divergences entre les propos des Français et leurs actes, leurs idées et leurs votes pourraient être multipliés à l'infini ; cela ne fait qu'illustrer ce que Mitterrand avait appelé la « majorité sociologique » et la « majorité politique », celle-ci étant plutôt de droite et celle-là franchement de gauche. En somme, le paradoxe français est que le vote ne traduit que fort imparfaitement les idées des votants ; le génie politique de Mitterrand fut d'être capable de rassembler sur son nom les deux majorités, d'étalonner la majorité politique sur la majorité sociologique, étalonnage qui ne s'est jamais reproduit depuis Mitterrand. Inversement, la force de Sarkozy est de parvenir à dissocier ces deux majorités, de faire en sorte que la majorité politique s'affranchisse de la majorité sociologique.

Cet écart, cette brisure se retrouvent encore aujourd'hui lorsque s'observent des libéraux (Yves Michaud, Julliard, BHL, etc.) prêts à voter pour celle qui propose 500 000 emplois tremplins, la généralisation des 35 heures, l'augmentation des dépenses publiques, une politique de la demande, et se gargarisant de recueillir le soutien de Besancenot et Laguillier, tandis qu'en sens inverse se créent des cercles de sarkozystes de gauche tout aussi difficilement compréhensibles. A cela s'ajoute le pilonnage parasitaire de Bayrou où se retrouvent conjointement unis, mais de façon occasionnelle, des électeurs socialistes trouvant Royal consternante, et des électeurs de centre droit auxquels Sarkozy fait « peur », la « peur » étant devenue une « vertu citoyenne » dans notre belle démocratie, comme si s'était créée une force politique étrange de modérés mécontents.

Bayrou transfiguré ou la démocratie méconnaissable

Bayrou justement qui, selon FOG, aurait vu la Vierge lui annoncer qu'il jouerait un rôle de premier plan en 2007 pour sauver la France ; alors il s'y croit le bougre ; au soir du 22 avril, il arrive oreilles au vent, entamant son discours en ces termes : « j'ai une bonne nouvelle pour vous ! » Une « bonne nouvelle », rien que ça ; l'agrégé de grammaire qu'il est, l'helléniste qui sommeille en lui, le bigot béarnais qui l'anime ne peut pas ne pas savoir que bonne nouvelle c'est la traduction française du terme grec « evangelios » dont on retrouve trace évidente dans l'évangile. Mais il ne s'en tient pas là le rebelle centriste, il lance un « en vérité je vous le dis », en plein milieu de sa déclaration du 22 avril, sans que personne ne le relève sinon inconsciemment ; et si vous lui demandez le 27 avril sur quoi il se base pour affirmer que Sarkozy exerce de quelconques pressions médiatiques, la gouaille catho refait surface : « sur des témoignages, des témoignages dignes de foi » ; Bayrou aime accuser Sarkozy de brader la laïcité, mais il ne s'est jamais autant lui-même pensé dans la figure publique du Christ. Bayrou trahi par les électeurs, crucifié sur l'autel des élections, Bayrou martyrisé, « Bayrou aux outrages » aurait raillé Philippe Muray, mais Bayrou ressuscité, Bayrou sorti du tombeau des urnes dès le troisième jour.

Et dans son élan résurrectionnel, Bayrou ne vient pas les mains vides : Bayrou en gloire annonce l'UDF transfigurée. Les partis, c'est fini, voici venu le temps de l'union ; l'union en Bayrou, comme l'union en Christ après Pâques. Fini l'éclatement partisan, place à l'union active ; mais il a du mal le Béarnais à en sortir de cette logique des partis qu'il ne cesse de dénoncer : l'union démocratique française (UDF) devient le Parti démocrate (PD) ; il jure vouloir substituer l'union aux partis, et il s'empresse de créer un parti qui expulse l'idée d'union contenue dans l'UDF. Un acte manqué ?

C'est que Bayrou n'en est pas à sa première incongruité : il arrive troisième à l'élection présidentielle ? Peu importe, il veut quand même débattre. Le Christ et la Madone croisent le fer samedi ; pourquoi ? Nul ne le sait vraiment : Bayrou a été éliminé, battu, mais il s'accroche ; celui qui veut redonner vie à la démocratie et qui se plaint des déficits démocratiques ne supporte pas son éviction, ne supporte pas les règles démocratiques ; il a perdu, certes, mais il impose sa vertueuse présence au second tour ; la démocratie oui, mais pas si le verdict des urnes lui est défavorable. « L'essence de Bayrou est la trahison » aime à dire Simone Veil ; la démocratie en est sa première victime.

Bayrou, qui dit préférer Royal à Sarkozy pour des questions d'institutions démocratiques, fait ainsi preuve d'un commun déni de démocratie avec la Madone du Poitou : contre le résultat des urnes, on érige le perdant en gagnant, on l'insère de force là où les Français ont dit qu'ils n'en voulaient pas, bafouant l'idée de second tour à deux ; nul doute, avec Bayrou la démocratie sera rénovée, lavée, nettoyée, rincée, essorée. Le tout pour expliquer que la menace pour la démocratie provient de celui qui respecte les règles du jeu, qui prend acte du vote des électeurs et qui ne considère pas avoir à débattre avec celui auquel l'exercice démocratique a déjà dit non. Mais rassurez-vous braves gens ; cette transgression du résultat des urnes, elle se fera au nom de la démocratie ! Et au nom de la lutte contre le danger pour la démocratie que représente le candidat de l'UMP ; on ira débattre sur BFM mais on expliquera que Sarkozy maîtrise les média financiers ; on débattra à 11 heures comme prévu, mais on lira dans les dépêches, même après 13h00, que le débat n'est pas certain d'avoir lieu... Pour un peu, on ne serait plus vraiment surpris d'apprendre, samedi à 20h00, que « le débat n'a pas eu lieu en-raison-de-pressions-médiatico-financières-du-candidat-de-l'-UMP. » Avec un lien internet sous la dépêche indiquant où télécharger le débat... Le ridicule ne tue plus quand il est question de résistance démocratique.

Quand Ségolène cesse de tourner le dos à François

Quant à Royal, elle qui considérait toute alliance avec Bayrou comme absurde et suicidaire jusqu'à 19h59 le 22 avril, elle qui stigmatisait Bayrou comme « un homme de droite » et qui rejetait avec violence les propos de Rocard et de Kouchner appelant à une alliance (« on ne m'aura rien épargné dans mon camp » se plaignait la Madone), la voilà prête à toutes les compromissions avec le centriste qui, de 19H59 à 20h00, le 22 avril, a accompli l'exploit de se transfigurer d' « homme-de-droite-avec-lequel-on-ne-parle-pas » en interlocuteur respectable, intéressant, charmant ; au rythme où vont les lâchetés et les déshonneurs, bientôt Royal donnera du « mon ami François » sur les plateaux télés et Jack Lang effectuera volontiers maintes courbettes devant le candidat centriste, passera le balai sur le tapis rouge déroulé sous ses pieds, sourira aux caméras, la main sur l'épaule de « François ».

Alors la Madone débat ; elle s'en découvre tout d'un coup des points d'accord avec le Bayrou ressuscité ; jamais elle n'a autant été d'accord avec lui. Lui qui était « un homme de droite » infréquentable, voilà qu'elle fait l'apologie du dépassement de la logique de bloc ; oublié l'atroce libéral, le centriste qui refoule sa droite, oublié le mot « droite » lancé comme un anathème sur quiconque se présentait comme un ennemi politique ; non, désormais l'heure est au travail de groupe, au rassemblement. D'ailleurs, elle est tellement en osmose avec l'ancien libéral qu'elle refuse de dire qu'elle a débattu avec lui ; non, elle a « dialogué », comme avec un ami, un complice. Elle a même plaisanté sur son prénom, remarquant qu'il était similaire à celui de son compagnon. La salle a ri, elle aussi ; Montebourg, lui, a dû bisquer.

Nervous break down au FN

Pendant que Royal passe donc sous le bureau (pas encore ovale) de Bayrou, que Sarkozy observe avec délectation l'infini déshonneur des socialistes et leur viles manoeuvres, le Paquebot sombre ; c'est nervous break down au FN ; haro sur Marine, Martinez s'enflamme : « il est temps de choisir entre le canal médiatique et le canal historique ! » ; qu'est-ce que c'est que cette Marine qui a « normalisé » nos idées s'indignent les caciques du FN ; à quoi bon être aimé si c'est pour se prendre un tel râteau dans les urnes ! Il n'y a plus guère que les bourgeois de sciences po pour huer le Menhir, regrettent les vieux de la vieille ; Le Pen va en banlieue, pas la moindre bagarre : à peine quelques insultes çà et là. C'est à désespérer de l'utilité du DPS soupire-t-on chez Holeindre. Non non et non ; on veut pas être aimé, on veut des voix ; on ne veut pas pouvoir déambuler en paix dans les marchés du XVème arrondissement, on veut se faire caillasser pour éprouver la joie du réprouvé entré en résistance contre la décadence de la France. Mais se la jouer souriant et rassurant c'est pas le genre de la maison.

Quarante ans de carrière politique de Le Pen où fut chèrement acquise la place de salaud le plus indépassable de la 5ème, loin devant Poujade et Marchais, et le voilà détrôné au fauteuil de l'infamie, en quelques mois, par le candidat UMP. Le Pen ce n'est vraiment plus ce que c'était... L'ancien danger pour la démocratie n'est plus qu'un vieillard « qui fait sous lui » selon ses propres termes ; quarante ans d'antisémitisme assumé pour se voir traiter amicalement par Serge Moati, qui dit éprouver à l'égard du vieux chef de l' « empathie », c'est à vous désespérer des « détails ».

Puis vient le 22 avril : pour la première fois, le FN et Le Pen bénéficient d'une part sociologique qui dépasse la capacité politique ; et pourtant... au moment même où s'envole la cote de popularité du parti, celui-ci s'effondre. Comme si Le Pen n'était audible que dans l'immonde. Comme si Sarkozy, vautré dans la réprobation morale des bien-pensants, avait joui de cette situation de pestiféré sur laquelle Le Pen semblait pourtant avoir posé l'exclusivité ad vitam aeternam. Et les cadres du FN ont regardé, sidérés, leur déchéance électorale et le triomphe du « candidat de l'establishment », sidérés que l'establishment ait pu prendre un des leurs comme cible, en remplacement du vieux Menhir. Du rififi dans la bande des quatre, tel pourrait être le titre du film que le FN regarde impuissant, comme vexé d'être abandonné et délaissé des attaques dont il est habituellement l'objet.

Devant tout cela, Le Pen semble médusé, figé. Un étranger au grand-père juif lui pique sa place de raciste, et s'installe durablement sur le fauteuil de l'infamie. Le vieux feint l'amusement et l'étonnement ; au fond, pourtant, il fulmine. « Bah, et moi ? » semblait-il rappeler de temps à autre, pendant la campagne, comme si sa propre stratégie l'avait enfermé dans un rôle presque sympa, allant jusqu'à se faire applaudir sur le plateau de TF1, à l'issue de sa prestation, privilège dont il détient encore l'exclusivité. Quelques jours avant le 22 avril, il avait craqué ; explosé. « Sarkozy n'est pas français », s'époumonna-t-il écoeuré, sans oser ajouter toutefois qu'il était partiellement juif, alors que c'était là le principal attribut de Sarkozy qui l'horripilait. Sarkozy, c'est de la « racaille politicienne » ajouta-t-il en meeting. Le vieux loup de la politique avait dû le sentir, quelques jours avant le scrutin, qu'il avait perdu ; pendant tant de mois, il s'était retenu, avait joué le jeu de sa fille, s'était présenté cordial et souriant dans la mesure du possible : mais à la fin, à quelques jours du premier tour, il sentait l'échec de la stratégie : il fallait que ça sorte, il fallait que l'injure s'exprime, il fallait expulser : il fallait le voir le quasi octogénaire, navré, chercher dans les derniers jours à tenter désespérément de rappeler que le vrai méchant, - l' « original et non la copie » comme il aime à dire - c'était lui, comme s'il lançait aux Français : « mais le diable c'est moi, pas lui, pas Sarkozy ; Sarkozy c'est de la racaille politicienne, le diablotin c'est moi, moi et moi seul ! » Et plus il se démenait plus il sentait se refermer autour de lui le piège qu'il avait lui-même élaboré.

Ainsi se crée le paradoxe d'une stratégie initiée par le FN qui a bénéficié à tous sauf ... au FN. Le PS a trouvé dans ce transfert de satanisme une opportunité inespérée ; renouveler son ennemi, donner un nouveau visage à ses obsessions en la personne de Sarkozy, tout en érigeant face au nouveau monstre une nouvelle rédemption grâce à la Madone. Sarkozy, figé dans la posture du maudit, a su aspirer les électeurs qui cherchaient un vote anti-système et établir un système de vase communiquant avec l'électorat FN, qui a nettement tourné à son avantage. L'extrême-gauche trouve chez Sarkozy l'alliance inespérée de ce qu'elle croit être l' « ultra-libéralisme » et d'un nationalisme conservateur, conservant avec soulagement un monstre auquel s'opposer au second tour.

Sarkozy : du fascisme au magnat

Néanmoins, Le Pen a beau s'être écroulé, ça ne fait pas vraiment les affaires des vertueux ; à 10 %, ce n'est plus vraiment une menace, et encore moins - et là est le drame - un motif d'inquiétude démocratique. On a beau dire, ce Sarkozy, il a étouffé le vieillard clodoaldien ; Sarkozy que l'on accable de tous les maux, c'est le seul à avoir significativement écrasé le bête immonde. C'est ennuyeux. Voire plus. Finies les joies de la résistance démocratique de Libération lorsque Sarkozy disait vouloir se battre pour que Le Pen soit présent à l'élection présidentielle, finies les insinuations sur les arrière-pensées du candidat de l'UMP. Sur quel terrain attaquer celui qui a terrassé le monstre de Montretout ?

La rengaine Sarko-facho aura du mal à passer après cela : alors il va falloir trouver autre chose. Aller voir ailleurs, creuser d'autres infamies. Les milieux financiers, le contrôle médiatique, l'eugénisme, le déséquilibre mental prendront le relais. Bayrou débattra sans aucune raison ni aucune légitimité avec Royal au détriment du temps de parole de Sarkozy, mais on expliquera que Sarkozy empêche le débat par sa main-mise « médiatico-financière » ; on débattra sur BFM, radio boursière, mais on dénoncera quand même la main-mise sarkozyste sur ces milieux... Le Monde, Libération, le Nouvel Observateur, l'Express, Marianne, l'Ouest Républicain, le Canard enchaîné dénonceront à l'unisson le contrôle médiatique exercé par Sarkozy en adoptant la posture de la résistance à l'oppression, chacun se gargarisant d'être le dernier media indépendant. Jamais la presse n'aura autant fait front contre un candidat et jamais autant la presse n'aura dénoncé le contrôle des media par ledit candidat. On dénoncera, on s'indignera, on manifestera, on exprimera ses « peurs » comme pour mieux oublier le ridicule de leurs contenus, le dérisoire de leur expression.

Nul doute, le sens du ridicule a bel et bien fui la France, emportant avec lui son alter ego, le sens de l'honneur.

Ecrit par : Bayroudoudou | 02 mai 2007

Je comprends votre agacement, Sandra Wagner.
Mais si vous étiez professeur, et ni membre du SNES, ni membre du SGEN, ni membre de l'UNSA, ces trois syndicats complices des "pédagos" et donc favorables par idéologie à la madonne, vous voteriez évidemment pour Nicolas Srkozy!

Ecrit par : Jean | 02 mai 2007

Je m'abstiendrai.....comme c'est le cas actuellement. Je refuse de lécher les bottes à l'un ou à l'autre et de plus les promesses n'engagent que ceux qui y croient ou les écoutent.

Par ailleurs je tiens à vous souligner néanmoins que j'avais envoyé un mail à JFCopé en vue d'obtenir des informations sur le programme de NS. Que nenni toujours pas de réponse !

Cette marque de dédain me convainc encore et toujours plus de ne surtout pas donner mon si cher bulletin à ces nauséeux...sans compter que je côtois vu que je suis à l'UDF des UMPTistes et je peux vous dire que j'en ai déjà pulvérisé certains et renvoyé au bûcher tellement leur goujaterie caricaturale me donne l'envie de les écorcher vifs...

En 5 secondes chrono, mon franc parler les a refroidi : j'ai même eu droit au surnom de bulldozer pour ceux qui ont eu le culot de croire qu'ils pouvaient se permettre un manque de politesse et de savoir-vivre digne de l'homme des cavernes envers de fraîches arrivantes....

Bien évidemment il m'arrive d'en rencontrer d'autres, largement plus respectables et respectueux surtout...

Ecrit par : Sandra Wagner | 02 mai 2007

"Sauf que je peux comprendre qu'on veuille foutre en l'air une société dans laquelle on doit justifier à chaque instant de son identité et de son droit à vivre en France."

Gelsomina, tous les Arabes, les Turcs, les Noirs ne sont pas de malheureux crucifiés à Paris et sa banlieue. Mes élèves ayant ces origines, dans une petite ville de Province, bien tranquille, le long d'un canal classé au patrimoine mondial, où la police ne les emmerde pas, ont l'honneur d'avoir la carte nationale d'identité française et de se revendiquer qui Algérien, qui Marocain, qui Grand Mamamouchi... Je crois de plus en plus dur comme fer à la contagion des tensions et des fantasmes (ou à la fraternité inversée: être le frère de tous ceux d'une même ethnie, c'est n'être de la famille de personne): des voitures ont brûlé ici aussi, par "roulement des mécaniques" mimétique; pour moi, c'est la même chose que ces villages qui n'ont jamais vu de Noir ou de maghrébin et qui votent pourtant LePen... De la contagion. La colère, comme la dépression, est un virus.

Lors d'un colloque, dernièrement, j'ai entendu une jeune chercheuse réfléchir sur la notion de "métissage", et je peux vous dire que ce fut décapant et que cela n'a rien à voir avec tout ce qu'on veut bien nous raconter. Confondre le métissage avec le côte-à-côte...

Ecrit par : Pendariès | 02 mai 2007

http://www.dailymotion.com/video/x1t9zx_segolene-sans-reponse
sans 'méchonceté' aucune :o)))))

Ecrit par : toto | 02 mai 2007

C'est tout à fait votre droit, Sandra Wagner.
D'ailleurs, peut-on parler , à vrai dire, de "promesses" de Nicolas Sarkozy à propos de l'école. Je ne crois pas. Il s'agit tôt d'un état d'esprit différent. L'école redevient l'objet du débat puiblic, et n'est plus la chasse gardée d'une secte. Il redevient possible de dire des choses qui étaient censurées jusqu'ici, de parler d'"idéologie folle qui s'est emparée du système", d'"effort" et d'"excellence". La réflexion de bon sens sur l'école redevient simplement permise!
Avant, l'église de sciento-pédagogologie empêchait qu'elle fût menée et que les vérités fussent dites (il fallait dire contre toutes les évidences que "le niveau monte", le niveau de l'eau, oui! C'était un peu comme l'Eglise catholique et Galillée: vous voulez votre hors-classe, alors criez "Vive Meirieu, mon saint patron!").

Un mot encore au sujet du latin et du grec, pour dobolino. Certes, l'étude de ces deux langues anciennes est passionnante, et en effet, notre civilisation en est issue. Mais est-ce pour autant qu'une réflexion est interdite sur la place de ces enseignements dans notre système éducatif d'aujourd'hui? Je vous avoue, pour ma part, que le militarisme romain ( et grec, d'ailleurs) ne m'attire pas spécialement, et que faire étudier en détail aux élèves l'armée romaine ne sera jamais ma tasse de thé. Ce qui fait bien plutôt l'intérêt, je crois, de ces deux langues anciennes, c'est de pouvoir lire les textes eux-mêmes, donc d'avoir rapidement un bon niveau grammatical et lexicologique, pas de découper des légionnaires en carton!. Or, accéder aux textes mêmes et être capable de les traduire, c'est justement ce qui a été rendu impossible par les nouvelles méthodes pédagogistes, qui ont banni toute étude grammaticale méthodique de ces langues!

Ecrit par : Jean | 02 mai 2007

"Enfin ! C’est ce soir le grand duel, l’opposition de style !
Chacun a son approche particulière, sa stratégie. Ce sera passionnant d’assister à un combat entre des professionnels bien préparés, aux armes différentes. Les Français ne peuvent qu’apprécier le spectacle de ces deux adversaires riches et bien entraînés par un entourage à qui rien n’échappe depuis des mois.
Pour une fois qu’il y a « quelque chose » à la télé :
Milan AC-Manchester Utd sur Canal plus.

Ecrit par : Lariba | 02 mai 2007 "

Déconne pas, il y a le Milan ce soir ;o)

Ecrit par : toto | 02 mai 2007

" Or, accéder aux textes mêmes et être capable de les traduire, c'est justement ce qui a été rendu impossible par les nouvelles méthodes pédagogistes, qui ont banni toute étude grammaticale méthodique de ces langues!"

Ecrit par : Jean | 02 mai 2007

On en apprend tous les jours... c'est hallucinant !
Si j'ai bien compris, en cours de latin, on ne fait plus de latin ?
Mais alors, que vous demande-t-on d'y faire ? Et les légionnaires en carton, est-ce de l'humour ou est-ce sérieux ?

Ecrit par : Un hussard | 02 mai 2007

"Au premier tour on choisit, au deuxième on élimine" Telle est la Loi d'airain de l'élection présidentielle sous la Vème République.

Avec 12 candidats en 2007, au 1er tour, on se dépatouille; au 2d tour, on choisit.

Ecrit par : Pendariès | 02 mai 2007

"Pour une fois qu’il y a « quelque chose » à la télé :
Milan AC-Manchester Utd sur Canal plus."

Milan, c'est l'équipe de Berlusconi. Et bien moi je dis "Allez Milan".

Ecrit par : Japhet | 02 mai 2007

"Pour une fois qu’il y a « quelque chose » à la télé :
Milan AC-Manchester Utd sur Canal plus."
Mince je t'ai lu en diago ... Je fais 3 trucs là :o)))))

Ecrit par : toto | 02 mai 2007

"Mais alors, que vous demande-t-on d'y faire ? Et les légionnaires en carton, est-ce de l'humour ou est-ce sérieux ?"

C'est du sérieux, mais c'est de la nouvelle pédagogie : une fois le légionnaire découpé, on fait de l'anatomie et on apprend du vocabulaire : la tête, le casque, l'épée, etc...
Il faut partir de ce qui fait sens pour l'élève, ne l'oubliez pas, Hussard. On va finir par croire que vous n'avez rien retenu de l'IUFM.

Ecrit par : Japhet | 02 mai 2007

Pitié, les mecs... Mais nom d'un chien, vous ne savez-pas qu'un ballon... c'est OVALE !!!

Ecrit par : Un hussard | 02 mai 2007

Pitié, les mecs... Mais nom d'un chien, vous ne savez-pas qu'un ballon... c'est OVALE !!!

Ecrit par : Un hussard | 02 mai 2007

Pas de sectarisme, l'important c'est le spectacle que l'on produit avec le ballon : il faut que ce soit beau.

Ecrit par : Japhet | 02 mai 2007

"Il faut partir de ce qui fait sens pour l'élève, ne l'oubliez pas, Hussard. On va finir par croire que vous n'avez rien retenu de l'IUFM." Ecrit par : Japhet | 02 mai 2007

Pitié, M'sieur... Pas taper, M'sieur !

N'empêche que nos anciens profs, ils nous y collaient ben du sens, n'en déplaise aux cloportes.
Et entre les textes de Tacite, Virgile et alii, nous avions aussi droit aux bons plans d'Ovide pour la drague... et même pour l'épilation... Ah... la mordax pumex... Toute une époque !

Ecrit par : Un hussard | 02 mai 2007

Et d'ailleurs, vous êtes priée, Hussard, d'employer le terme officiel : référentiel bondissant (qui plus est aléatoire dans le cas que vous mentionnez).

Ecrit par : Japhet | 02 mai 2007

Le référentiel bondissant aléatoire...

Alors là, justement, au risque de me faire incendier par l'honorable assistance, je dois confesser, à mon corps défendant... que c'est l'unique spécimen, dans la terminologie pédagogo, que je me sois approprié. Mais celui-là, je l'adore ! Pas touche !

Ecrit par : Un hussard | 02 mai 2007

"Cadichon,
je viens à peine de fêter mes 30 ans. Je n'ai aucun souvenir personnel de l'époque dont vous parlez et ce n'est pa sle genre de chose que l'on m'a apprise pendant mes cours d'histoire."

Une remarque qui n'est pas une attaque, mais un constat critique: c'est bien une chose qui me fait garder la bouche bée chez la plupart de mes collègues enseignants, c'est d'avoir fait arrêter leurs savoirs et leur curiosité aux frontières de ce que l'Ecole et l'Université leur ont donné.
Et c'est ainsi que les gosses ont sur leur table, année après année, les mêmes livres, les mêmes auteurs, les mêmes réflexions sur ceux-ci et ceux-là... Plus simple pour le professeur, car on sait assez que la répétition est ce qui fonde notre métier.

Ecrit par : Pendariès | 02 mai 2007

Pourquoi diable voulez-vous aller à Thouars? parc eque les cons y servent ou qu'il y a une super fête, à Thouars?

Ecrit par : montaigneàcheval | 02 mai 2007

Hussard, puis-je vous demander un pronostic ? Un avis, plutôt ?

Est-il possible de battre les All-Blacks ?

Avez-vous vu la finale du championnat du monde juniors ? Leur relève est assurée.

Ecrit par : Japhet | 02 mai 2007

Les professeurs de latin et de grec se sont trouvés tellement pris au dépourvu, un hussard, par l'ignorance complète de la grammaire française chez leurs élèves de 5ème, de 4ème et de 3ème qu'ils se sont réfugiés dans une sorte de méthode globale qui consiste en "lecture de textes authentiques": on met sous le nez des élèves des textes d'auteurs, auxquels ils ne comprennent goutte, évidemment, mais on les assortit d'une poussière de remarques de grammaire et de vocabulaire qui est censée les éclairer, mais qui, en réalité, les noie complètement. Cette méthode fait la fierté des pédagogues... et le découragement total des élèves. C'est une grande réussite pédagogique. Les petites phrases d'application des leçons que nous avions connues vous et moi sont déclarées bannies, au motif qu'elles ennuient les élèves. Je soupçonne plutôt qu'elles ennuient les professeurs. Enfin, certains professeurs... Heureusement, la "Séquence" vient sauver tout le monde de l'ennui! Car sans la "Séquence", que deviendrait-on?
En un mot, la grammaire est au régime sec. Pas tout à fait effacée, mais réduite à une portion extrêmement congrue. C'est d'ailleurs la même chose en langues vivantes, où le sketch règne en monarque et où les élèves de 3ème sont incapables de traduire "le livre de l'élève" parce qu'ils ignorent et le complément du nom et le génitif - c'est sans doute ça le niveau qui monte!

Ecrit par : Jean | 02 mai 2007

"c'est l'unique spécimen, dans la terminologie pédagogo, que je me sois approprié. Mais celui-là, je l'adore ! Pas touche !

Ecrit par : Un hussard | 02 mai 2007"


Mais on les adore tous, les termes du lexique pédagogo. Quand on découvre un glossaire pédagogo, on rigole, comme quand on découvre le bêtisier du bac ou du brevet.
Quand on apprend que c'est du sérieux, que ça figure dans des documents officiels, que c'est enseigné, on rigole toujours.
Mais là, c'est pour ne pas pleurer.

Ecrit par : Japhet | 02 mai 2007

Japhet,

J'ai malheureusement raté la finale du monde juniors.

Je n'ai aucune prétention ou compétence en ce domaine. Je suis seulement une amoureuse de ce sport magnifique, depuis mon plus jeune âge. Et pour l'avoir fait découvrir à certaines de mes classes -en ayant la chance de pouvoir m'appuyer sur les compétences d'un intervenant- je n'oublierai jamais les vertus magiques de ce sport sur un groupe de mômes. C'est vraiment magique !

Quant à battre les All-Blacks... Nous verrons bien !
C'est une équipe tellement superbe, que l'on a toujours le coeur en fête, quelle que soit l'issue du match.

Mes espoirs, à défaut d'avis : que la France batte l'Angleterre en 1/4, l'Australie en 1/2 et rencontre les Blacks en finale. Mais comme je n'ai pas encore trouvé le temps de me plonger dans le calendrier de la Coupe, je ne sais pas si c'est possible.

Autre espoir : que les Italiens, qui ont accompli des progrès remarquables avec notre Berbiz', et qui ont bien du mérite à pratiquer le rugby dans leur pays, puissent réaliser un parcours honorable. Et de retrouver les feux follets des Fidji en pleine forme, comme en 1987 !

Ecrit par : Un hussard | 02 mai 2007

Merci, Jean, pour ces informations.

En fait, je crois que j'aurais mieux fait de lâchement m'abstenir de vous les demander... car ce que vous dites est parfaitement déprimant, même si ce n'est pas une surprise.

Quand je pense qu'on nous demande en primaire "d'enseigner" les langues étrangères ou régionales ! Finalement, tant que ces textes n'auront pas été abrogés -à supposer qu'ils le soient un jour- il faudrait faire, comme cela est le cas je crois quelque part dans le midi, du latin à la place !

Ecrit par : Un hussard | 02 mai 2007

Hussard,

J'ignore si vos souhaits peuvent se réaliser. Par contre, concernant l'Europe, je suis optimiste pour les années à venir. Les Italiens progressent, grâce à Berbizier mais aussi parce que leurs joueurs jouent dans les grands clubs européens. De plus, ce sport gagne là-bas en popularité. L'Irlande est actuellement la meilleure équipe européenne et il ne manque pas grand chose aux Gallois pour pour revenir à un bon niveau, ils ont d'excellents joueurs. Ceci nous promet de beaux tournois des six nations dans les années à venir, bien plus intéressants que dans les années où cela se jouait quasi-exclusivement entre Français et Anglais.
L'hémisphère nord est derrière l'hémisphère sud mais de beaux matchs nous attendent.

Ecrit par : Japhet | 02 mai 2007

Encore une chose, Imam, Sandra Wagner vous emmerde.....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

Il y a Henri qui disait que lorsque ça part dans le caca, ça signifie que c'est hitlérien - bon il en a de bonne Henri et c'est un sacré boute-en-tran, lui l'amateur du pacte rouge-brun, néanmois faites attention à ne pas trop désobéir à la ligne du Parti, madame...

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

il faudrait faire, comme cela est le cas je crois quelque part dans le midi, du latin à la place !

Ecrit par : Un hussard | 02 mai 2007

Dans mon collège-centre jadis réputé pour la qualité de son enseignement , le gouvernement de GD Robien-Sarkozi vient de le délester d'un des deux postes de lettres classiques.
En dix ans ils auront réussi à supprimer l'enseignement du russe, à classer l'allemand dans les langues rares et le grec en enseignement quasi particulier.
A côté de ça on crée des sixièmes bi-langues (anglais/allemand) pour tenter de garder les élèves de la bourgeoisie locale, effrayée par l'implantation de la classe-relai, de la classe UPI, et le parchutage mensuel d'élèves exclus d'autres établissements.
Je ne me fais aucune illusion sur l'aggravation dans les années à venir des conditions institutionnelles d'enseignement. Même le pédagogisme dont souffre les jeunes a de beaux jours devant lui!
C'était ma petite note optimiste en ce beau mercredi de mai.

Ecrit par : buntovchik | 02 mai 2007

imam pour votre gouverne :

Géométrie politique : le carré de l'hypothénuse parlementaire est égal à la somme de l'imbécilité construite sur ses deux côtés extrêmes...

Je vous renvoie le compliment !

Ecrit par : Sandra Wagner | 02 mai 2007

"Ce blog fonctionne exactement comme une des milliers de classes de l'école française. La diversité des personnalités qui le fréquentent, mais surtout le droit accordé à chacun par le maître (souvent absent et rarement remplacé) d'y aller anonymement de son "petit texte libre" crée un désordre certain…"
écrit-on plus haut…

Plus exactement — et en cela ça n'a rien d'une classe — les gens ici présents ont des références, de la technique d'argumentation, une vraie culture — et fort diverse, ce qui fait qu'en masse, c'est exactement cela qu'on appelle la culture française — et globalement une bonne maîtrise de la syntaxe et de l'orthographe — au point de rectifier systématiquement les coquilles qui se seraient glissées dans la prose — sauf volontaires…
Bref, les gens qui sont ici, même Gelsomina qui est un peu jeune (mais qui a choisi un pseudo des années 50, quand Anthony Quinn était beau…), même Sandra qui n'est pas bien vieille, sortent d'un système éducatif élaboré — tout le contraire de ce qui se diffuse aujourd'hui dans les écoles et les collèges.
Au fond, le commun dénominateur de tous ceux qui viennent ici, c'est, qu'ils le veuillent oui non, la nostalgie — nostalgie d'un temps où l'on pouvait parler entre égaux (égos ?) culturels. Ce qui se passe ici est, en moins grandiose, l'équivalent de ce qui se passait au Procope dans les années 1760 (et encore, je suis sûr que Diderot ou d'Alembert devaient en sortir des raides, de temps en temps, et que le Neveu de Rameau était le Toto de l'époque — joue-t-il aux échecs, Toto ?). Je suis bien content, moi qui vis dans le regret du XVIIIe siècle, d'avoir reconstitué ici un salon, au sens le plus encyclopédiste du terme — mais un salon moderne, avec des arguments modernes, sans vulgarité excessive — et à la deuxièmle personne du pluriel — non pas une auberge espagnole, fausse démocratie vulgaire, mais un lieu de débats.
D'où ma (relative) absence (sans compter que je ne sais pas comment vous faites, jeunes gens, moi, je sors de six heures de cours et j'arrive à peine, une heure et demie de transport plus tard… Il y en a qui doivent avoir des horaires charmants, dans la bande…). Je ne me prétends en rien animateur, et si je pesais davantage, je serais lourd… J'offre l'espace et le lieu à toute voix de bonne volonté — ou de mauvaise, un peu de mauvaise volonté ne nuit pas à la qualité de la rhétorique…

Christophe / Sandra, vous méprisez donc le Johnny national… Moi, je lui dois d'excellents souvenirs — quand, normalien désargenté à partir du 10 du mois, je trainais avec un copain, aujourd'hui disparu, devant les queues de cinéma parisiennes, à beugler du Halliday ou du Claude Moine — j'ai un vrai talent d'imitateur —, guitare à la main. Nous gagnions, en deux heures, de quoi manger et de quoi nous payer une toile…
J'ai connu ledit Johnny quelques années plus tard, quand il était au fond du creux. Un aimable garçon, d'une bêtise sans agressivité, qui se faisait expliquer les blagues et les vannes deux fois avant de comprendre —, d'une générosité sans faille — et il en avait, des pique-assiette à ses basques…
Sinon, j'écoute du blues… C'est curieux comme le jazz est absent des références des uns et des autres. Mais essayez donc "Strange fruits" en lisant "la Bête qui sommeille", de Don Tracy — un mélange terrifiant.
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 mai 2007

bon j'avions point tout lu ... mais j'ai bien rigolé...

Ecrit par : toto | 02 mai 2007

Bon, moi non plus ... mais moi aussi ...
Surtout quand çà part à la claque ! Vous nous aviez habitués à plus de (re)tenue, camarades !

Sandra, ma chère, une jeune et charmante personne comme vous, n'usez pas tant de gros mots . Même si l'imam est un peu lourd, parfois. Je trouve qu'il a fait des progrès depuis ses premières visites, et qu'il a su s'adapter.
Et puis, chacun ses obsessions ...

Bon, allez, vivement le 7 mai, qu'on puisse bavasser un peu plus sereinement ("sans vulgarité excessive", dit JPB).

Post Scriptum : merci , toto, pour la video, "Ségo sans réponse". Excellent .

Ecrit par : yann | 02 mai 2007

A Gelsomina, sans vouloir l'attaquer, faites attention...

"et si elle était l'alibi féministe et anti-raciste de Sarkozy... certains et certaines sont prêts à tout pour être du bon côté du pouvoir... cf Eric Besson, les militants FN d'origine arabes ou africaines et... Rachida dati aux dents longues..."

Ecrit par : gelsomina | 02 mai 2007

Ensuite :

"Concernant Rachida Dati, j'ai appris beaucoup de chose sur elle grâce à ce forum. Je n'ai jamais dit qu'elle n'était qu'un alibi pour M. Sarkozy."

Attention... :-)

"j'ai vécu 10 mois en Italie sous le règne Berlusconi. J'ai eu l'occasion de voir le niveau culturel et démocratique du Cavaliere... Combien d'execution sommaire? indirectement, surement quelques unes, cf les liens de Silvio avec la mafia... quant à Fini, ces discours à l'époque, 2001, sortait tout droit de la bibliothèque Mussolini et Hitler... voilà d'où je sors que ces types nes ont pas des démocrates."
Ecrit par : gelsomina | 02 mai 2007

Vous laissez entendre beaucoup mais vous n'apportez AUCUN fait. Ce que vous dénoncez du niveau culturel en Italie, Pasolini le disait lui aussi en son temps. Nietzsche aussi, mais en étant plus positif - et à juste titre.
J'ai eu l'occasion, surement quelques unes...

Tous les partis doivent composer avec la mafia (un apport de la civilisation musulmane en Sicile - le mot est très vraisemblablement d'origine arabe, même si Rey s'auto-censure sur ce coup là)

"quant à Fini, ces discours à l'époque, 2001, sortait tout droit de la bibliothèque Mussolini et Hitler... " Exemple ? Mussolini, je veux bien à la rigueur, Hitler, j'ai d'énormes doutes...

Vous voyez, Gelsomina, à coup d'affirmations infondées, de causalités qui n'en sont pas, on peut dire tout et n'importe quoi. La gauche hurle au fasciiiiiisme, au raciiiiiisme dès qu'on parle de Le Pen, mais la très grande majorité des gens de gauche est incapable de voir en quoi le parti de Le Pen serait fasciiiiiiiiste et raciiiiiiiiste.

La presse est incapable de faire son métier hors des petites fiches préparées de l'AFP, ce qui fait qu'elle est incapable de voir la nazification effective du Front national ACTUELLEMENT et qu'elle est incapable de comprendre pourquoi beaucoup de militants vont voter pour Ségolène Royal pour la même raison (je ne parle pas de l'électeur de base complètement déboussolé et qui est en train de fuir).

Comment est-ce qu'on nazifie un parti nationaliste ? En lui apportant sa dose de socialisme - plutôt proudhonien que marxiste - nécessaire qui va permettre de revivifier son antisémitisme traditionnel.

Deux tendances :
http://gauchenationale.forumactif.com/
http://www.salutpublic.fr/

Le problème, c'est que cette nazification est permise par un apport théorique parfaitement similaire à celle de l'extrême-gauche. La différence entre ces zouaves et la LCR, le PCF, la LO, José Bové ?

(Dieudonné l'ami très proche d'Alain Soral a roulé officiellement pour José Bové.
Alain Soral est le principal artisan de cette socialisation du FN et de son recentrage vers un antisémitisme plus traditionnel.)

Et oui, il y a très peu de différence entre l'extrême-gauche et ces types au FN, l'épaisseur d'une feuille à cigarette peut-être ? Et comme la presse a toujours les yeux de Chimène pour les frappadingues de l'extrême-gauche, il ne faut SURTOUT rien dire... et c'est ce qui explique le paradoxe que c'est au moment même où le FN se nazifie que le parti de JMLP est quasiment dédiabolisé par la plupart des médias.

Alors, soit vous croyez n'importe quel propagande, soit vous vous fiez à des rumeurs, des impressions, soit vous vous laissez impressionner par les insultes de certains tristes sires par ici, soit vous essayez de comprendre de manière libre en vous référant à des FAITS.

J'ai choisi la liberté et les faits.

Vous savez qu'un clip de la gauchiste rappeuse antisémite Keny Arkana a été utilisée par le Front national
http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/04/le-bal-des-frappadingues-kenny-arkana.html

La Keny a répondu :
http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/04/keny-arkena-la-siphonne-du-bulbe-pro.html

Sauf que si on excepte la pose "antifasciste" de la demoiselle, rien en réalité ne la sépare de ceux qui l'ont récupéré.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

Me voici enfin reconnectée, après un big bug qui m’a privée de vous tous…
Je ne m'étais pas retirée sous ma tente, mais mon modem avait rendu l'âme, tout bonnement.
Je m'abstendrai de tout commentaire sur les présidentielles, parce que je vais voter blanc : ni Sarko ni Ségo, ni Robien ni Meirieu, ça a été ma ligne dès le début et ça le reste... Je voulais voter humaniste, à tous les sens du mot : je reste donc sur ma faim.
Et j'écouterai John Coltrane (Love supreme), ou les partitas pour violoncelle solo de Bach, pour me consoler de la désolante alternative où nous voilà réduits. Oui, je fais dans le genre austère, en ce moment. A moins que "La Belle hélène", dans la version de Minkowski ?

Ecrit par : FGuichard | 02 mai 2007

Autre chose, Sandra : expliquez moi comment un vote blanc peut donner plus de poids au candidat majoritaire qu'une abstention ?

A part l'action sur le chiffre de l'abstention, l'effet sur le pourcentage final de chaque candidat est le même.

Mais peut-être me trompche ?

Ecrit par : yann | 02 mai 2007

Ne pas apprécier le jazz ! Moi qui suis branché sur FIP 24 h sur 24.
"Strange fruits"… Billie Holiday… Tiens ! J’en ai les tripes qui font des volutes dans le creux de l'âme.

Philippe.

Ecrit par : Philippe Delarouzée | 02 mai 2007

Jean semble ne plus souhaiter "... découper des légionnaires en carton!. "

Alors comme la maman du petit Nicolas témoigne que son enfant chéri était "colérique, bagareur avec ses frères, mais très mignon et gentil [...] et que dans sa chambre il jouait à faire des défilés de soldats en plastique et qu'a cause de ça (elle) pensait que son fils entrerait dans l'armée... ",
je crains pour vous que ces petits jeux ne cesent pas au lendemain du 6 Mai.

Plus sérieusement, Sarko Président, Fillon ancien ministre de l'EN premier ministre, faudrait une sacrée "révolution culturelle" sous la houlette des "gaucho-néoréacs" ralliés récemment à sa cause pour réformer l'EN dans le sens où vous l'espérez ici. Et encore je n'imagine pas De Robien reconduit dans ses fonctions.

Une certitude : les moyens seront comptés plutôt 2 fois qu'une, dette oblige.

Si JPB persiste il n'est pas interdit de craindre (ou d'espérer ?) qu'il obtienne quelque écho :
- augmentation très sensible des éxigences et sélection plus sévère
- en corrollaire diminution du niveau moyen d'études de l'ensemble par des sorties appropriées du cursus scolaire standard et donc réduction drastique des horaires et postes d'enseignants (sans licenciements : nombreux départs à la retraite - réévaluation des salaires probable pour acheter la grogne).

Par là même une adaptation à la demande : bonne formation d'une élite (ingénieurs, etc...) mais dégagement d'une main d'oeuvre peu qualifiée pour occuper les réserves d'emplois de demain : les emplois de proximité auprès des personnes agées de plus en plus nombreuses.

Culturellement la Gauche ne saurait pas proner cette politique et on peut lui reprocher de manquer de réalisme en la matière.
Si JPB (dans le rôle que j'envisage pour lui auprès d'un pouvoir de droite) assume, cela reste respectable. S'il se fait instrumentaliser c'est une autre affaire.

Quant à la défense des langues anciennes n'et-ce pas une discussion de salon ?

PMF - un rien provocateur car il compte, lui, sur une courte victoire de Ségolène le 6 mai au soir.

Ecrit par : PeutMieuxFaire | 02 mai 2007

Billie Holiday : pas mal ;-)

Je réécoute ces temps-ci “Jazz Samba” de Stan Getz avec Astrud et João Gilberto. “Desafinado“, “Insensatez“, etc., ceux qui ne connaitraient pas doivent se précipiter !

Ecrit par : Lariba | 02 mai 2007

Sandra, ma chère, une jeune et charmante personne comme vous, n'usez pas tant de gros mots . Même si l'imam est un peu lourd, parfois. Je trouve qu'il a fait des progrès depuis ses premières visites, et qu'il a su s'adapter.
Et puis, chacun ses obsessions ...

Ecrit par : yann | 02 mai 2007

Yann je sais je me suis lâchée, veuillez excuser mon langage incongru....mais voyez-vous lorsque l'on me cherche, on finit généralement par me trouver...............très vite !

Et désolée mais je préfère de loin me reposer avec Mozart, je serai en meilleure compagnie !

Je reste comme FGuichard sur ma faim.......et prendrai ma vengeance aux législatives sur l'UMPS puisque je suis inscrite sur les listes...Cette dernière se mangera froid...

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

Et si l'on y ajoutait "One note samba"... et un album de Tania Maria ?

Ecrit par : Un hussard | 02 mai 2007

Imam Gruik Gruik : désolée de ne pas avoir noté l'heure et les dates des discours de Fini et désolée de ne pas avoir découpé et conservé les articles d'éminents journalistes et intellectuels italiens de l'époque qui avait fait le rapprochement entre les discours de Fini et ceux de Mussolini et d'Hitler... Je faisais ma maitrise de langues étiopiennes et je découvrais l'archéologie italienne. Je n'avais et n'ai toujours qu'un cerveau. Ma priorité d'alors était ma maitrise de langues et civlisation éthiopienne.

Pendariès : Désolée de n'a voir pas fait d'études en histoire et de me cantonner aux cours que j'ai reçu dans l'institution scolaire ainsi que de mes lectures buissonnières.

Très jeune, j'avais l'ambition de tout savoir sur tout. Ce n'est pas encore le cas et je crains de mourir avant d'atteindre mon objectif...

N'empêche le peu que je sais et les renseignements que je glane ici ou là me font penser comme je l'ai dit plus haut. Contre les Pédagogo de gauche mais surement pas pour les opportunistes autoritariste de droite. Le vote blanc n'étant pas reconnu comme l'expression d'un choix, je voterai contre le plus dangereux des candidats selon moi.

Ecrit par : gelsomina | 02 mai 2007

Quand vous écrivez des absurdités délirantes, Sandra, il ne faut pas s'étonner si on essaye de vous remettre quelque peu les idées à l'endroit.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

c'est vous qui le dîtes Imam....

Encore une fois je retourne le compliment à son altesse sérénissime...

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

Je reste comme FGuichard sur ma faim.......et prendrai ma vengeance aux législatives sur l'UMPS puisque je suis inscrite sur les listes...Cette dernière se mangera froid...

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

Moi aussi. Tout le monde a l'air d'oublier le troisième tour.

Ecrit par : Robin | 02 mai 2007

Imam, Il y a plusieurs façons d'être con, mais le con choisit toujours la pire !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

"Pendariès : Désolée de n'a voir pas fait d'études en histoire et de me cantonner aux cours que j'ai reçu dans l'institution scolaire ainsi que de mes lectures buissonnières."

Gelsomina, justement, c'est ce que je dis: vive les lectures buissonnières (quitter la doxa, l'interroger)! mais aussi, quand on veut s'engager dans tout débat, il faut que cela soit un minimum documenté, et que cela ne renvoit pas qu'aux fiches, qu'à la reprise de ce qui a été dit par ceux qui savaient. A mon avis. Ce n'est pas parce qu'on a été spécialisé par l'Université qu'il faut oublier tout le reste (point négatif des facultés: l'hyper specialisation). C'est un reproche que je m'adresse à moi-même aussi, ou du moins c'est une tentation contre laquelle j'ai dû me battre. Vive le vagabondage culturel.

Ecrit par : Pendariès | 02 mai 2007

CHEZ MC SANDRA. FAST THINKING

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AU CHOIX.

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OPTION 1. MENU CIVILISE. c'est vous qui le dîtes Imam....

Encore une fois je retourne le compliment à son altesse sérénissime...

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

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OPTION 2. MENU BARBARE. Imam, Il y a plusieurs façons d'être con, mais le con choisit toujours la pire !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

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Ca s'passe comme ça, chez Mc Sandra...

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

"Très jeune, j'avais l'ambition de tout savoir sur tout. Ce n'est pas encore le cas et je crains de mourir avant d'atteindre mon objectif..."

Papi Hugo avait décidé un jour de noter sur ses carnets tout ce que chaque jour neuf lui apprenait qu'il ne connaissait pas déjà. Bien sûr: l'ambitieux ne continua pas son oeuvre impossible. Et Leopardi, malgré son énorme "Zimbaldone" ou à cause de lui, est mort de sa soif de savoir - ça l'a asséché! et fort jeune... J'ai un arrière-grand-père, à ses 20 ans, qui a fait un séjour en hôpital psychiatrique, parce que son désir faustien de connaissance(s) a fait tilter ses neurones. Soyons humains, des arpenteurs et des butineurs. Allez, "Le Magazine littéraire" de ce moi-ci a pour héros Montaigne (très belles pages sur son penchant pour l'ailleurs)...

Ecrit par : Pendariès | 02 mai 2007

OPTION 1. MENU CIVILISE. c'est vous qui le dîtes Imam....

Encore une fois je retourne le compliment à son altesse sérénissime...

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

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OPTION 2. MENU BARBARE. Imam, Il y a plusieurs façons d'être con, mais le con choisit toujours la pire !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mai 2007

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Ca s'passe comme ça, chez Mc Sandra...

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

Surtout quand L'hirondelle ne fait pas le printemps, mais le chameau fait le désert...N'est-ce pas Imam ??

Ecrit par : Sandra | 02 mai 2007

A propos de chameau :
L'Arabie Saoudite montre l'exemple, la France suivra-t-elle en élisant Ségolène Royal ?
Election de "Miss chamelle" en Arabie saoudite

http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/05/larabie-saoudite-montre-lexemple-la.html

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

Je ne voterai pas Ségolène, IGG, mais, en démocratie, les enemis ça se respecte !

Philippe.

Ecrit par : Philippe Delarouzée | 02 mai 2007

J'ai le plaisir et l'honneur de vous faire suivre l'info suivante, -- mais pas pour ceux qui considèrent que la défense des langues anciennes est une discussion de salon (il y a vraiment de tout, sur ce blog, en ce moment, à croire que les présidentielles sont un révélateur chez certains, et je ne dis pas de quoi parce que j'ai été bien élevée).

ACADÉMIE DES LANGUES ANCIENNES : université d'été pour l'apprentissage intensif des langues anciennes, du 17 au 27 juillet 07 à l'IUT de Digne les Bains (Alpes de Hte Pce, ci-devant Basses-Alpes, pour faire plaisir à Pierre Magnan).
Depuis plus d'un quart de siècle, l'ACADÉMIE DES LANGUES ANCIENNES offre chaque année une occasion unique pour apprendre à lire les textes anciens dans leur langue : éthiopien, arménien, arabe, copte, égyptien, grec, hébreu,
sanscrit, syriaque. D'analphabètes, en trois étés, vous deviendrez de vrais " académiciens ", des lecteurs autonomes du vieux patrimoine écrit de l'humanité.
Cette université d'été, organisée par l'Université de Provence et le CNRS, dispense un enseignement de qualité dans une ambiance conviviale et décontractée, au cœur des Alpes provençales, à Digne les Bains : vous y êtes très
bienvenu(e).
Tarif de la formation : 330 € ; étudiant et chômeur (sur justificatif) : 150 €

Pour plus d'informations, contactez le site : http://langoo.free.fr
Ou J.-M. RINQUIN, 01 44 24 98 72

Ecrit par : FGuichard | 02 mai 2007

Message envoyé par une prof de lettre de la fac de Montpellier...
>
> Début du message réexpédié :
>
> Le candidat Sarkozy et la culture
>
> Communiqué de la Maison des écrivains
>
> Dans le journal gratuit "20 minutes" du 16 avril, figure une interview de Nicolas Sarkozy. Entre autres sujets, il y parle de l'université et prend pour exemple de filière inutile, et qui ne devrait plus être prise en charge par les fonds publics, l'enseignement de la "littérature ancienne" :
>
> « Vous vous fixez comme objectif de ne laisser aucun enfant sortir du système scolaire sans qualifications. Comment comptez-vous parvenir à cet objectif ? Par exemple dans les universités, chacun choisira sa filière, mais l’Etat n’est pas obligé de financer les filières qui conduisent au chômage. L’Etat financera davantage de places dans les filières qui proposent des emplois, que dans des filières où on a 5000 étudiants pour 250 places.
>
> Si je veux faire littérature ancienne, je devrais financer mes études ? Vous avez le droit de faire littérature ancienne, mais le contribuable n’a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne si au bout il y a 1000 étudiants pour deux places. Les universités auront davantage d’argent pour créer des filières dans l’informatique, dans les mathématiques, dans les sc iences économiques. Le plaisir de la connaissance est formidable mais l’Etat doit se préoccuper d’abord de la réussite professionnelle des jeunes. »
>
> Ne prenons pas à la légère ces déclarations du candidat de l’UMP. Pour lui, l’Etat n’a pas à assumer le prix de la culture.
>
> Son jugement sur le « plaisir de la connaissance », opposé à l’utilité ou à la rentabilité érigées en principe politique, manifeste une ignorance et un mépris dangereux qui menacent le socle de toute société démocratique. Il avertit les artistes et les penseurs, nous écrivains, en particulier, du sort qu’il réserve à la culture, la littérature au premier chef, et à leur transmission par l’Education nationale
>
> Tous les chefs d’Etat, jusqu’ici : Charles De Gaule, Georges Pompidou, François Mitterrand comme Jacques Chirac ont, chacun à leur manière, exprimé leur attachement à l’héritage intellectuel et artistique qui fonde l’identité française. Ils ont écrit, se sont revendiqués de la poésie, du roman, de l’art.
>
> Dans le contexte déjà alarmant que dénonce notre Appel Filières littéraires, une mort annoncée ?, la gravité de cette déclaration ne peut nous laisser d’illusions. Elle engage la communauté littéraire et éducative à se mobiliser.
>
> 26 avril 2007


Si je rappelle cette prise de position c'est pour que JPB nous explique comment NS et la Droite comptent rétablir un minimum d'instruction fondamentale et de culture générale dans tous les établissement publics (y compris les ZEP où, à son grand honneur, le Normalien JPB enseigna longtemps) ... Avec leur argent ?
Faire le ménage dans le fromage devenu puant de l'EN : perspective enthousiasmante ! Mais se donner les moyens d'instruire convenablement tous les petits Français sur tout le territoire de la République, là je ressens comme un gros doute : où serait leur intérêt, aux élites des Hauts de Seine et des "Beaux Quartiers" (où l'on préfèrera toujours Bérénice à Yasmina ...) ? L'intérêt de la droite ce sera toujours :
1 - moins de fisc !
2 - sa propre reproduction (elle, elle croit encore à la "lutte des classes" et à son "internationale", contrairement à aux larves du PS et de la plus grande partie des gauches françaises et européennes)
3 - le contrôle des "classes dangereuses".
Que JPB vomisse le PS et la gauche de 81, ça se comprend aisément ; nous sommes nombreux à partager cette révulsion totale et définitive. Mais faut-il pour autant "angéliser" la droite et se faire des illusions sur l'ancien maire de Neuilly et successeur de Pasqua dans la zone (les H. de S.) la plus riche d'Europe. Sur quoi peut être fondé un tel optimisme ?
N'y aurait-il pas dans la position de JPB une forme de "désespoir", "de fuite en avant" ?

Ecrit par : JPL | 02 mai 2007

Si G bien con pris Sarko :

Le redoubement ça sert à rien.

Il faut plus d'enseignement artistique et plus de sport à l'école.

Cool JPB, tu peux te faire boulanger.
Cheveu dire ki ya du pain sur la planche.

Quand je regarde Sarko se faire laminer par Sego dans ce débat, j'ai de la peine pour toi.
Il était possible (entre deux étrons) de choisir le bon cheval.
C'est raté.
Tu as choisi le plus puant.
Dommage.

Ecrit par : menager | 02 mai 2007

C'est vrai qu'il fait pitié, l'infiltrable de JPB.
Moimeme

Ecrit par : moilmem | 02 mai 2007

"Je ne voterai pas Ségolène, IGG, mais, en démocratie, les enemis ça se respecte !

Philippe.

Ecrit par : Philippe Delarouzée | 02 mai 2007 "

Attention Philippe, si Sarko veut interdire la satire, moi, je vote Ségo, ok ?

En outre, le mot "ennemi" me semble un peu fort, je réserve ce terme pour les gens avec qui mon pays est en guerre et (Al Qaeda, talibans) leur soutien direct, je me contente de qualifier leurs alliés qui s'embarquent dans un drôle de jeu de collabos (certains au FN, la LCR et d'autres disséminés dans d'autres partis)

Ecrit par : imam grouik-grouik | 02 mai 2007

Je veux porter la question du pouvoir d'achat.


C ska dit le nain que sous tient JPB.
Dingue non?

Porte, gamin, laura toujours la place pour une bière.
Pâtron.

Ecrit par : eulpatron | 02 mai 2007

ce qui est amusant c'est qu'on peut se connecter là :

http://moliniergilbert.free.fr/

profitons en.
Moilmen

Ecrit par : Moilmen | 02 mai 2007

Il est fort regrettable que tous les espoirs se dissolvent dans une comandir "pertedespide" de Nico.
Coman gelée trou v tronul.
Manque de souffle ce garçon, n'a ^m pas su l'insulter.

A part battre sa fame, ....

Difficile choix , JPB.
Est-ce que Bern est anal ou clitoridien?
Peu (peut?) me chaud, com diré chevenement
moilmem

Ecrit par : moilmem | 03 mai 2007

Ségolène écrasant Nicolas: oui, elle était toutes dents dehors; avec ces petits gestes de mise au silence des journalistes (cette paume qui tranche l'air pour dire: ta gueule, j'ai des choses à exprimer, ne fais pas ton travail de journalistes; c'était eux les plus mal à l'aise, je crois...). Véritable miroir, en définitive, de ce que l'on dit du second. Pour les habitués de ce blog, c'était, comme il nous fut montré, le visage aux yeux bleus d'un rouleau-compresseur sourd mais pas absolument pas muet (vas-y que je cause de tout, que je dresse un mur de paroles confuses et tout azimut pour faire masse; on aurait dit du Clausewitz). Autoritaire? Ha mais quand on est à Gauche, c'est plus humaniste, ça passe mieux, il y a du gel, bien entendu. Tandis qu'à Droite, c'est avec du gravier et beaucoup d'élan.

Ecrit par : Pendariès | 03 mai 2007

ne fais pas ton travail de journaliste

mais absolument pas muet

Ecrit par : Pendariès | 03 mai 2007

Dans l'ensemble je trouve que tout le monde est bien gentil.
Mais là ce que je veux dire c'est que grouikagrouikatrepolimoleubterdareefugetfrd.
Et j'espère que tu est (toi qui est il) d'accord avec moi.
Nicolène.

Ecrit par : Jesu | 03 mai 2007

Je pense que la plus grande erreur de Segolène a été de ne pas dénoncer le projet de Sarkozy comme un projet libéral comme Thatcher ou Reegan ce qui est vrai en fait.

Critiquer la politique de sécurité est contre productive en terme de voix, il valait mieux qu'elle n'en parle pas, je pense.
La droite sécuritaire fait mal en terme de voix pour la gauche, elle n'a toujours pas compris.

Par contre, elle l'a laissé développer son discours vers les travailleurs qui vont gagner 15% de plus ( ce qui est faux franchement ..)etc...
Personnellement, je trouve que là, elle a manqué à l'électorat traditionnel de la gauche et notamment les classes populaires.

Pour moi, Sarkozy a gagné largement en plus ces quelques énervements étaient inutiles et contre productifs, je pense aussi.

Ecrit par : Maxime | 03 mai 2007

Que pensez-vous de pIERRE jOURDE?
anadeba.

Ecrit par : Clifford Simpson | 03 mai 2007

"Le référentiel bondissant aléatoire...

Alors là, justement, au risque de me faire incendier par l'honorable assistance, je dois confesser, à mon corps défendant... que c'est l'unique spécimen, dans la terminologie pédagogo, que je me sois approprié. Mais celui-là, je l'adore ! Pas touche !"

Ecrit par : Un hussard | 02 mai 2007

Hussard, que fais-tu de l'espace intersticiel de liberté (la cour de récré) ? C'est celui-là, mon préféré, l'autre est un peu usé...

Je n'attendais rien du débat des deux égos/démagos. J'avais tort : on y a vu s'y déployer l'infinie bassesse de PPDA, servant sans vergogne la soupe, devant tout le monde, à son futur maître. C'était édifiant.

Ecrit par : Perceval | 03 mai 2007

Merci pour cette intéressante conversation avec monsieur xxx
et cet avertissement sur les sympathies pédagogistes de Ségolène Royal.

On trouve sur le site http://avenirdeleducation.blogpremium.com/ d'autres renseignements sur son programme

Ségolène Royal ne propose que des dépenses supplémentaires et aucune réforme de fond
Le programme de Ségolène Royal et celui de Nicolas Sarkozy
L’étrange silence de Ségolène, ou Les socialistes contre la liberté pédagogique
Voter Royal c’est voter Philippe Meirieu, pour l’immobilisme, la « méthode globale » et la pédagogie obligatoire.
Nicolas Sarkozy pour la liberté pédagogique
Les socialistes contre l’apprentissage en entreprise et la diversité des filières scolaires
Les socialistes et la réforme de l’enseignement du français
Ségolène Royal détourne la question des 35 heures à l’école

Ecrit par : avenirdeleducation.blogpremium.com | 03 mai 2007

Ce que les Français ont appris du débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy en deux mots - Bilan de la demie-finale de la coupe du monde des élections présidentielles.

Il apparaît d'emblée que Sarko a un programme avec des objectifs et se pose la question du comment en tenant compte des réalités - on peut ne pas être d'accord sur tout avec lui, mais il a au moins le mérite d'être pragmatique. Ségo a un pacte avec de objectifs, sans jamais se poser la question du comment : "il faut", "nous devons", "je ferai"... mais comment ? Elle VEUT une croissance de 2%, sur laquelle elle compte pour lui donner les moyens financier de son projet, mais JAMAIS elle ne dit par quelle mesure elle compte arriver à ces 2%. Elle donne des droits à tout le monde... mais pas de devoirs.

Conséquence, l'un essaiera de tenir ses engagements, l'autre abandonnera ses doux rêves au bout de deux mois et sera la présidente la plus impopulaire de la Vème république.

L'un tient compte des questions et essaye d'expliquer, l'autre ne tient pas compte des questions et aborde tous les thèmes à la fois dans un gloubiboulga idéologique très indigeste dont le summum est la création d'un corps de fonctionnaire pour raccompagner les femmes fonctionnaires le soir jusque chez elle.

Cette incapacité d'écoute de la part de Ségo, son détournement des questions - exemple le plus manifeste son intervention finale où SUR UNE QUESTION PREPAREE sur laquelle les deux candidats ne peuvent pas ne pas être tombé d'accord, elle ignore la question - à savoir celle de savoir ce que l'on pense de son adversaire. Ségolène fonctionne à la ruse et aux chausse-trappes. Elle accuse son adversaire d'immoralité sans fondement mais a un comportement parfaitement immoral.

Inutile de revenir sur sa colère, sa "révolte" parfaitement jouée où elle a menti ouvertement sur la question de l'accès des enfants handicapés à l'école - loi qui n'a pas du tout été abrogé.

Sur l'éducation, Sarkozy a abordé la question du contenu et de la manière d'enseigner. Ségo a parlé des moyens, des moyens et encore des moyens. Elle a définitivement montré qu'elle était la candidate des pédagogistes qui poursuivre leur entreprise de démolition.

Sur la fondamentale question de l'adhésion de la Turquie en Europe, Sarkozy a opposé un "non" définitif. Ségolène ne sait pas... dit d'attendre... de faire une pause qui dure depuis 40 ans. En réalité cette position est tout à fait représentative de Ségo : elle n'a d'opinion sur rien, elle n'a pas d'idéologie. Elle est bien pire, elle est la femme de toutes les idéologies, de toutes les opinions les plus contradictoires pourvus qu'elles soient à la mode et qu'elles ne tiennent pas compte des réalités.

Conclusion. Il n'y a pas de vainqueur manifeste du débat à l'heure actuelle. Mais c'est maintenant l'heure de la finale, et l'important pour les partisans de Nicolas Sarkozy sera de retravailler sur certaines déclarations aberrantes de la candidate socialiste qui ont été entendues par la majorité des français - sur la question des fonctionnaires raccompagnateurs par exemple. Montrer à quel point son pacte est ridicule et que la France se ridiculiserait en ayant une telle présidente, suffirait à convaincre les dernières personnes lucides, de droite, de gauche ou du centre, qui s'interrogeraient encore quant à la décision à prendre. Sinon, ceux qui veulent une aventure où tous les délires sont permis au détriment du pays voteront bien entendu Ségolène Royal, nous pouvons leur faire confiance sur ce point.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 03 mai 2007

Cependant, bonne nouvelle, Ségolène parle de "soutien scolaire" et non de "séances de remédiation" (c'est comme ça qu'on dit, n'est-ce pas ? :-)

Ecrit par : imam grouik-grouik | 03 mai 2007

Et le déplacement sur appuis fuyants, qui connait?

Ecrit par : Henri Grégoire | 03 mai 2007

Quart d'heure de mégalomanie mélancolique ou le blues d'un antipédagogiste de gauche

« Inutile Cassandre, j'ai assez fatigué le trône et la pairie de mes avertissements dédaignés ; il ne me reste plus qu'à m'asseoir sur les débris d'un naufrage que j'ai tant de fois prédit... »


Chateaubriand

Ecrit par : Henri Grégoire | 03 mai 2007

Ah, Châteaubriand — Grégoire, si vous me prenez par les seniments…
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 mai 2007

Le Monde de ce jour annance: "L’UMP saccagé à Montréal
"Sarkozy, sacre ton camp d'ici" (fous le camp d'ici), "Ni en France ni au Canada, pas de patrie pour les fachos". La permanence montréalaise du candidat de l'UMP a étévandalisée dans la nuit du 29 au 30 avril. Le quotidien Le Devoir constate que "les tensions montent" dans la communauté française du Québec. "Pour éviter les possibles dérapages, les deux clans montréalais tiendront des réunions séparées dimanche". La droite a même choisi un restaurant situé "avenue du Mont-Royal".

La réalité dépasse l'affliction.


Voici la mesure du délire dans lequel certains peuvent sombrer. Gelsemina ne dépare pas le lot quand elle écrit que lundi matin la France va se réveiller sous une dictature.. Prenez donc le maquis, dès ce soir, bonnes gens !

TV5 nous passe le débat en boucle, alors que j'écris ceci, ce qui me permet de confirmer que c’est le visage de la candidate que je vois se figer de haine. Ses gestes sont violents, son style sectaire, cassant, méprisant, condescendant. S'il faut vraiment craindre quelque chose c'est l'instabilité désormais légendaire de cette Barbie médiatique que fait encore ressortir le flegme de Sarkozy, et pourtant c’est lui qu’on diabolise à qui mieux mieux.

Mais les Français ne sont plus dupes. Ils le diront dimanche.

Gelsemina,
Il y le passé personnel et le passé historique et c'est bien au second que je me référais en parlant de votre mémoire sélective. Pardonnez ma méprise et ma grossière erreur d'appréciation. Depuis que l'histoire est devenue une science sociale, la chronologie s'est effacée au profit des « sujets de société ». Les élèves n'ignorent donc plus rien, par exemple, des poux qui démangeaient les pioupious en 14-18. Je m'imaginais, visiblement à tort, que tout enseignant ayant, par définition, reçu un bagage minimum de culture générale, vous ne pouviez ignorer, en gros, dans quelles conditions d'arriération ( par rapport à leurs voisins du nord, vivaient encore l'immense majorité des Français, à la Libération.

Donc, vous avouez ignorer comment vivaient vos propres grands-parents et pourtant vous semblez savoir ce qui se passait en 1933, C’est bien votre mémoire sélective qui vous permet de poser ce jugement péremptoire sur Sarkozy : "Voter Sarkosy pour moi consisterait à replonger 74 ans en arrière, en 1933. Je n'ai AUCUNE confiance en M. Sarkosy, sauf sur deux points : sa volonté d'être le maitre du monde et sa dangerosité envers le reste de l'humanité".

Je vous recommande au passage de noter l’orthographe de notre futur président car vous aurez à l’écrire pendant les 5 ans à venir et même plus, si affinités. Autant commencer tout de suite à ne plus l’estropier.


« Alors oui, peut-être M. BRIGHELLI se berce-t-il d'illusions. Ou peut-être pas... En tout cas, il semble penser que l'occasion se présente
d'agir très concrètement pour ses idées, et il est prêt à y aller, en prenant le risque de se tromper. Cela s'appelle de la détermination, du courage... et mérite le respect. Bonne chance !
Ecrit Un hussard

Bingo! voici un Hussard qui plagie le couplet de Cadichon sur le courage et la lucidité. Ayons le triomphe modeste.

Ecrit par : Cadichon | 03 mai 2007

Cadichon,

Lorsque je parlais de 1933 je me referais à la crise politique allemande (inflation du mark, instabilité politique, méfiance "populaire" envers les élites politiques et culturelles) qui a permis l'élection légale d'un certain Adolf Hitler, qui ne semblait pas forcément si dangereux à l'époque... La suite a montré que cette élection n'était peut être pas la meilleure chose qui soit arrivée au peuple allemand et au reste de l'Europe.
Je ne sais plus qui a dit que l'histoire tend à se repèter... j'espère que l'avenir donnera tort à cette personne.

En attendant, je confirme que voter Sarkosy pour moi consisterait à replonger 74 ans en arrière, en 1933. Je n'ai AUCUNE confiance en M. Sarkosy, sauf sur deux points : sa volonté d'être le maitre du monde et sa dangerosité envers le reste de l'humanité.

Quant à la vie de mes grand-parents à l'époque, je la connais mais ce n'est pas le lieu de l'exposer. Je disais n'avoir pas conu PERSONNELLEMENT cette époque, ce qui est très différent, avouez le.

Ecrit par : gelsomina | 03 mai 2007

Par ailleurs…

"Inutile Cassandre" : splendide exemple de pléonasme contrôlé…

IGG, même si le mauvais goût a ses fans, essayons de ne pas en abuser… J'aimerais beaucoup que les trois jours à venir, jusqu'à dimanche, soient des jours d'argumentation (comme on dit dans les programmes Viala…), et non d'invectives.

Cela dit, et pour en rester à des données objectives, ce que j'ai vu hier soir, c'était le visage même de l'hystérie. Mais certaines patientes de Charcot simulaient, pour faire plaisir au patron de la Salpêtrière. Là, c'était du vécu — direct live. Le Président de la République est chef des armées, inutile de vous le rappeler. Quelle revanche sur le Père pour madame Royal, si elle y parvenait… Et quelle inquiétude pour nous…

Quant au discours sur l'éducation, il était ce qu'il ne pouvait manquer d'être, d'un côté comme de l'autre. L'insistance de l'une sur les "équipes pédagogiques" (ai-je bien entendu ? Les "innovateurs pédagogiques" s'auto-évalueraient ? Quelle note se mettront les enfants de Meirieu ?), l'insistance de l'autre sur les fondamentaux. La ligne de partage des eaux, au moins, est claire.
À propos… Il y a quelqu'un que ça défrise, de voir les enfants faire davantage de sport ? Les horaires de "gym" en collège, quand j'y étais (années 60), c'était 5 heures par semaine. J'y ajoutais deux entraînements par semaine de hand, plus les matchs (ASSU et club), plus entraînement sauvage tous les jours entre midi et deux. En tout, peut-être 25 heures — et encore, c'était un peu juste, par rapport à l'énergie dont nous faisions preuve.
Et quel entraînement au lancer — mis en pratique vers la fin de ces luxueuses années 60… Notre prof de gym occasionnel (buntovchik) devait nous en dire ce qu'il en pense.
Mais il s'en trouvera pour penser que plus de sport nous prépare un régime fasciste…
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 mai 2007

"Lorsque je parlais de 1933 je me referais à la crise politique allemande (inflation du mark, instabilité politique, méfiance "populaire" envers les élites politiques et culturelles) qui a permis l'élection légale d'un certain Adolf Hitler, qui ne semblait pas forcément si dangereux à l'époque...

Ecrit Gelsomina

L'ennui c'est qu'il a écrit Mein Kampf en 1925-26 et qu'en 33 fallait vraiment être cave ou en pleine dissonance cognitive, comme la majorité des Allemands pour ne pas savoir à qui on avait affaire...

Mais bon, chacun réécrit l'histoire comme il l'entend.
Lisez donc de Sebastian Haffner, "Histoire d'un Allemand," sur cette période, justement, et cela vous ouvrira des horizons visiblement insoupçonnés. L'ordre juste de Royal vous apparaîtra alors, du moins faut-il l'espérer, sous un autre jour, dans une perspective qui devrait vous faire réfléchir sur les relations incestueuses des totalitarismes réels: le rouge dont vous vous sentez sentimentalement si proche et le brun, avec lequel Sarkozy n'a vraiment rien à voir, sauf dans votre fantasme.

Et c'est bien cette propension au délire onirique de la nation allemande, prête à gober n'importe quoi pour oublier sa déchéance, qui a permis à Hitler de gagner en 33.

Vos profs d'histoire ont vraiment raté leur coup!

Ecrit par : Cadichon | 03 mai 2007

A propos des innovateurs,

The international market of bad ideas:

L'essor des pédagogies innovantes - Le Figaro
[12 octobre 2005]
ÉDUCATION L'Education nationale réfléchit à des pédagogies à l'anglo-saxonne, où les élèves sont davantage acteurs de leur apprentissage. Vers une libéralisation de l'école ?
Justine Ducharne
SYSTÈME de notation archaïque, rythmes de travail inadaptés, baccalauréat couperet, manque d'individualisation des parcours... Le refrain est connu. Pour les pourfendeurs du modèle éducatif français, notre école ne prend pas en compte la diversité des profils qu'elle accueille et voue à l'échec ceux qui ne rentrent pas dans son moule.
Et pourtant. Depuis cent ans, une «éducation nouvelle» fait ses classes. Aujourd'hui, un millier d'écoles indépendantes ou relevant d'un mouvement identifié (Montessori, Steiner, Freinet...) s'en réclament, accueillant quelque 150 000 enfants, de la maternelle au collège, plus rarement au lycée.
Laisser la personnalité de l'enfant s'exprimer, favoriser sa prise de parole, de décisions, respecter ses rythmes, éduquer sans compétition, participer à la gestion de l'école... des méthodes pédagogiques originales se multiplient dans le privé comme dans le public. «Les équipes éducatives se saisissent de plus en plus de la marge d'autonomie dont elles disposent, explique Christine Faucqueur, chef du Bureau de la valorisation des innovations pédagogiques au ministère. Prochaine étape : mutualiser et globaliser les initiatives.» Plusieurs démarches actives existent déjà, telles que la fabrication de journaux ou l'émission de radios scolaires, appelées «pédagogie du détour». Des approches «décloison - nantes», conduisant à enseigner les disciplines de manière transversale, sont également pratiquées.
Mais il ne s'agit pas de faire la révolution. «Il s'agit de poser les bonnes questions, notamment celle du divorce souvent trop radical entre les propositions scolaires et les pratiques culturelles», explique Danielle Dubois-Marcoin, responsable à l'Institut national de recherche pédagogique (INRP). Exemple : l'enseignement de la littérature, organisé selon une approche qu'elle juge trop formaliste. «Il faut réfléchir à d'autres modes d'appropriation du texte, à l'anglo-saxonne», estime-t-elle.
Favoriser le jugement personnel de l'élève
Ces pédagogies innovantes s'inspirent de ce qui existe dans beaucoup de pays d'Europe du Nord, où les enfants sont amenés à réagir personnellement sur le texte : prendre position et développer cette position, quitte à la faire aboutir à une expression artistique (dessin, mise en scène...). Pour Danielle Dubois-Marcoin, «les pays latins de tradition catholique comme la France sont focalisés sur le respect de la lettre, contrairement aux pays de la Réforme, autorisant l'interprétation»...
Pour les nouveaux pédagogues, c'est le rapport à la tâche scolaire qui est aujourd'hui au coeur des préoccupations, plus que les connaissances. Leur objectif ? Réviser le statut d'élève pour qu'il se sente autorisé à produire un jugement personnel. Ils veulent aussi revoir le système de notation, qui rend impossible, selon eux, l'évaluation des compétences transversales. Ils réfléchissent également à la question de la composition des équipes enseignantes. En France, il existe une entorse à la règle des affectations : dans les collèges-lycées expérimentaux, le recrutement des «profs» se fait par cooptation et les élèves y vont par choix.
Ces démarches butent cependant sur une limite de taille : le système français est fondé sur l'idée de l'«école pour tous». «Il faut trouver un juste équilibre entre la diversification et le maintien du cadre réglementaire, souligne Christine Faucqueur. Etre dans une complémentarité non discriminante.» En un mot : si tous les établissements de l'Hexagone proposent des projets pédagogiques innovants, cela fera immanquablement naître une concurrence entre eux. Une idée à laquelle l'Education nationale reste, dans l'ensemble, largement réfractaire.

Ecrit par : Cadichon | 03 mai 2007

Ce fut un beau duel avec un vainqueur très net.
Le vaincu eut pourtant une bonne période et on aurait pu croire qu'il s'était ressaisi. Mais la qualité et un engagement
supérieur ont définitivement fait pencher la balance.

Milan est qualifié, ça nous promet une belle finale.

Ecrit par : Japhet | 03 mai 2007

Gelsomina,


Ne vous laissez pas impressionner par les "prêchi-prêcha " sentencieux et moralisateurs de Cadichon .

Vos posts sont passionnants, notamment parce qu'ils sont sincères

En ce qui concerne le 7 mai 2007 nous ne basculeront pas bien entendu dans une dictature de type fasciste.

D'abord parce que le fascisme était un phénomène historique qui, s'il s'inscrivait dans un courant de pensée politique qui n'a pas disparu, celui des "Anti-Lumières" magistralement décrit par Zeev Sternhel dont je me permets de conseiller à tous les contributeurs sérieux de ce blog de le mettre au programme de leurs "lectures buissonières".

Contrairement aux partis et mouvements fascistes des années 30 du XXIème siècle, ni l'UMP, ni même le FN ne disposent de ces milces armées qui , sans avoir été en mesure de conquérir le pouvoir, ont permis non seulement d'intimider physiquement leurs adversaires mais aussi de semer un tel désordre dans la rue qu'ils ont rendu possible l'accession, par la voie démocratique, de leurs leaders charismatique au puvoir.


Toutefois, la thématique dont Nicoles Sarkozy est porteur, qui n'est rien d'autre qu'une version, francisée, de celle des néo-conservateurs américains de l'entourage de George Bush, ne peut conduire qu'aux mêmes conséquences, même si la dimension belliciste en est soigneusement occultée par le candidat de l'UMP.


Dans le domaine de l'enseignement, la ligne des néo-conservateurs est relativement claire:


--La primauté donnée au Marché et à l'initiative privée au détriment du Service Public pour organiser et réguler"l'offre d'enseignement". Le dicours" managérial" de JP Obin et alii a préparé le terrain. Il n'est donc pas exclu que soit expérimentée une version francisée du "Chèque-éducation".


-L'accentuation de la dérive de l'École républicaine vers un Enseignement de caste, qui de facto, existe déjà sur une base territoriale.



En effet, Leo Strauss, qui est la référence philosophique des néo-conservateurs, insiste dans son œuvre sur la notion de vérités éternelles contre le relativisme moral : « noble mensonge » (noble liar) chez Platon.

Cette thèse platonicienne s'appuie sur la distinction entre le vulgaire et l'élite..


Or,cette conception élitaire se heurte à la sensibilité démocratique et à la « passion de l'égalité » (expression que l'on trouve chez Tocqueville) propre aux citoyens qui vivent dans les démocraties.


Dans les Pays Angle-Saxons c'est ce courant de pensée qui défend la thèse d'un enseignement "concret" faisant une large place au Sport, au disciplines artistiques. L'interview de René Haby que j'ai recopié ci-dessus en donne une excellente tradition bien qu'il soit historiquemenr datée .



J'attends donc avec impatience l'intervention de JPB au meeting de soutien de Nicolas Sarkozy à Montpellier. Compte-tenu de son caractère, je le vois difficilement faire de la figuration et je ne doute pas que le texte sara publié sur ce blog.

En attendant:


Quand la décentralisation libéralise l’école...
Christian Laval


....

La décentralisation se présente comme une réponse technique à un souci d’« efficacité » de l’action publique dans une « société complexe ». Sans nier les problèmes posés par les effets de taille, n’oublions pas qu’il s’agit aussi et surtout d’une question de pouvoir, de stratégie et d’idéologie. Si les experts de l’OCDE ont montré que, dans presque tous les pays, un mouvement de décentralisation des décisions dans l’éducation était en cours, il faut se demander dans chaque cas qui bénéficie de ce transfert de pouvoir.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=123

Ecrit par : Henri Grégoire | 03 mai 2007

Je n'ai rien compris à la pseudo-colère ségolienne hier soir : mon collège accueille cette année une UPI (6 ou 8 enfants handicapés mentaux légers) dont les élèves sont de temps à autre intégrés à une classe de 6e et ma commune (maire UMP) a financé, il y a deux ans, les travaux nécessaires pour accueillir une élève myopathe en fauteuil roulant. Alors qui a supprimé quoi ?
A moins que je ne subodore le grand jeu de la vertu outragée afin de passer pour la Madone ("Aimons-nous les uns les autres" à Charléty) ?
Quant à mon cher DSK, il brandissait hier matin sur RTL le spectre de la révolte de la rue si NS est élu : joli sens de l'acceptation démocratique du vote ! Comme ils disent : "Aimons-nous les uns les autres !"
Moi (et la majorité de ceux qui auront voté NS), si elle est élue, je ne quitterai pas la France, je ne me mettrai pas en grève mais je continuerai à payer des impôts très solidaires avec la misère humaine, plus le reste de mes actions de solidarité qui sont d'ordre privé.
Alors qui aime qui ?

Ecrit par : Brigitte | 03 mai 2007

"Lorsque je parlais de 1933 je me referais à la crise politique allemande (inflation du mark, instabilité politique, méfiance "populaire" envers les élites politiques et culturelles) qui a permis l'élection légale d'un certain Adolf Hitler, qui ne semblait pas forcément si dangereux à l'époque..."

Hitler ne faisaient pas peur à ceux qui refusaient de lire son Mein Kampf (édité et traduit en France en 1936 par de courageux communistes osant montrer ce qu'il en était... oups, non... par des gens de droite patriotique voulant prévenir du danger du nazisme pour la France).

A partir de 1938, les communistes allaient tout faire pour convaincre que l'hitlérisme était une politique d'amour, de paix et de tolérance, servis en cela par les propos de Dodolf :

"En février 1936 , à l'occasion d'une interview, Bertrand de Jouvenel demanda à Hitler pourquoi il n'avait pas modifié les chapitres extrêmement belliqueux consacrés à la France avant chaque nouvelle édition :

" J'étais en prison quand j'ai écrit ce livre, les troupes françaises occupaient la Ruhr. C'était le moment de la plus grande tension entre les deux pays. Oui, nous étions ennemis! Et j'étais avec mon pays, comme il sied, contre le vôtre. Comme j'ai été avec mon pays contre le vôtre durant quatre ans et demi dans les tranchées! Je me mépriserais si je n'étais pas avant tout Allemand quand vient le conflit... Mais aujourd'hui, il n'y a plus de conflit. Vous voulez que je fasse des corrections dans mon livre, comme un écivain qui prépare une nouvelle édition de ses oeuvres ? Mais je ne suis pas un écrivain, je suis un homme politique. Ma rectification ? Je l'apporte tous les jours dans ma politique extérieure toute tendue vers l'amitié avec la France... Ma rectification, je l'écrirai dans le grand livre de l'Histoire ! »

De nos jours, les gens préfèrent écouter des musulmans plus (le muslim de base lui-même manipulé) ou moins (les religieux) sincères qui nous disent qu'ils ne sont qu'amour du prochain, plutôt que de lire leurs livres...

L'histoire se répétera-t-elle ?

Ecrit par : imam grouik-grouik | 03 mai 2007

Sur la scolarisation des élèves handicapés le prooblème est très différent selon qu"il s'agit du handicap mental ou du handicap moteur;

En ce qui concerne le handicap moteur la scolarisation demande deux choses:

-L'aménagement des locaux au sens large et sur cet aspect-la. Il y a peu de différences entre les élus locaux. À droite comme à gauche, ils ont à coeur de permettre aux Établissements de lever tous les obstacles matériels qui s'opposerait à cette scolarisation.
Du reste la Loi les y contraint.


-L'accompagnement humain qui permet d'assurer à la fois les soins matériels et l'aide aux activités scolaires.

Là me semble-t-il, SR a marqué un point. J'étais très hostile aux emplois-jeunes et surtout à leur mise en oeuvre par Claude Allègre: marche forcée initiale et absence quasiment totale de suivi de ce dossier.


Toutefois, dans le cadre de la scolarisation des élèves handicapés moteurs, non seulement, ils répondaient à un vrai besoin mais encore ils offraient des perspectives de formation et d'emploi dans le secteur de l'aide à la personne.



« Les amis de l’ABC », pourquoi ?
jeudi 26 avril 2007.


Un constat simple, ce sont les classes populaires qui subissent de plein fouet, les effets de la “crise de l’éducation”. Depuis plus de trente ans, pour les enfants des classes populaires, la “massification de l’enseignement” s’est traduite dans les faits par la diminution drastique des chances d’accéder tant à la culture générale qu’à des emplois de responsabilité qualifiés et correctement rémunérés.

L’unification, apparemment rationnelle et démocratique, du primaire/professionnel et du secondaire/ supérieur au sein d’ un système éducatif a, dans les faits, conduit à créer deux filères quasiment étanches mais invisibles pour les non-initiés qui recrutent leurs élèves selon des critères purement socio-géographiques où le critère patrimonial [1] joue, par le biais de l’accès au logement, un rôle déterminant. [2]


Cette dérive qui tend à substituer à l’utopie républicaine d’une société de citoyens fondée sur l’égalité, la réalité d’une société de castes où les enfants des Patriciens, des potentes, sont, dès la prime enfance, instruits et éduqués à l’abri des enfants des Plébéiens, les pauperes, a produit une idéologie justificatrice, le “pédagogisme” [3].

Le succès de cette idéologie est due essentiellement au fait qu’elle est compatible avec le souci gestionnaire qui anime par définition le pouvoir politique. Elle opère un syncrétisme entre le discours managérial issu du monde du secteur marchand [4]et tous les autres discours pédagogiques.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=89

Ecrit par : Henri Grégoire | 03 mai 2007

QUi se dévoue pour aller parler à nos deux "finalistes" de la loi Montchamp ?

Ecrit par : catmano | 03 mai 2007

La plus effrayante des deux n'est celui qu'on croyait.

Ecrit par : Robin | 03 mai 2007

Je recommence :

La plus effrayante des deux n'est pas celui qu'on croyait.

(nos lecteurs auront rectifié d'eux-mêmes)

Ecrit par : Robin | 03 mai 2007

Merci Catmano de rappeler l'existence de cette Loi:

Une analyse syndicale ( 5snudi-fo, ce n'est pas ma chapelle)

")LOI n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Elle prévoit l’intégration de tous les enfants handicapés à l’école et la disparition des CCPE.

• Cette loi représente un changement complet du cadre juridique actuel ! Elle remplace la loi de 1975, dite loi Lenoir, qui faisait obligation à l’Etat d’assurer la scolarité de tous les enfants, soit dans une école ordinaire, soit dans une structure ou un établissement spécialisé.

• Que contient le texte et quelles en sont les conséquences ? Dans l’article L. 112-1, il est dit : « Dans ses domaines de compétences, l’Etat met en place les moyens financiers et humains nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants, adolescents ou adultes handicapés ». Auparavant, tout enfant handicapé avait droit à des soins et à un enseignement adapté, les établissements (hôpitaux de jour, Instituts Médico Educatifs...) étant financés par la Sécurité Sociale et des postes d’enseignants spécialisés y étant détachés par l’Education Nationale. La logique de cette loi est la même que celle qui a remis en cause le principe de solidarité qui prévalait pour nos droits à la retraite et à la santé : l’enfant, l’adolescent ou l’adulte handicapé au lieu d’avoir droit à une structure spécialisée pourra recevoir une allocation dite « de compensation du handicap » octroyée par la « Maison départementale du handicap ».

• A quoi sert la « Maison départementale du handicap » ? La loi transfère au département, via la « Maison départementale du handicap » et la « commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées », la responsabilité des décisions concernant les personnes handicapées (adultes et enfants). Autrement dit, la loi s’engage à fournir aux personnes handicapées (ou leur famille) une allocation financée par la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie) alimentée en particulier par le travail des salariés un jour férié (le lundi de Pentecôte l’an dernier). C’est la Région qui établit le programme prévisionnel des équipements sanitaires et médico-social (hôpitaux de jour, IME, IMPro...) en fonction des moyens disponibles. Il s’agit d’une enveloppe fermée, donc ce n’est pas un droit, mais une possibilité selon les ressources disponibles. Rappelons pour bien comprendre les enjeux considérables, qu’un enfant dans un établissement spécialisé revient à 25 000 € par an en moyenne contre 7 000 € dans une école ordinaire."

Ecrit par : Henri Grégoire | 03 mai 2007

Nous avons vu Madame NOUS VERRONS se mettre dans une SAINTE COLERE.
"elle fait peur,cette Maman"
j'ai peur
j'ai peur
j'ai peur

Ecrit par : bernard | 03 mai 2007

Qui se dévoue pour aller parler à nos deux "finalistes" de la loi Montchamp ?

Ecrit par : catmano | 03 mai 2007

M'dame, vous pouvez nous réexpliquer, on a pas tout bien compris... Moi j'veux bien essayer d'en parler au monsieur, mais la dame, j'ai peur qu'elle se mette en colère.

Ecrit par : Robin | 03 mai 2007

Robin,

Cadichon a eu l'obligeance de copier/ coller ci-dessus un article passionnant du Figaro:


L'essor des pédagogies innovantes - Le Figaro
[12 octobre 2005]
ÉDUCATION L'Education nationale réfléchit à des pédagogies à l'anglo-saxonne, où les élèves sont davantage acteurs de leur apprentissage. Vers une libéralisation de l'école ?
Justine Ducharne



Il conforte mon hypthèse des origines anglo-saxonnes et libérales du pédagogismme introduit en France par René Haby
Le "collège unique" (L'expression est de VGE) n'étant que la version francisée de la "Compréhensive School"




L'introduction de la notion de "Projet d'établissement" sous Alain Savary rendu obligatoire par Lionel Jospin se conjugue avec la" décentralisation" et les injonctions de l'OCDE reprise par le Protocole de Lisbonne sont à l'origine des "succès du pédagogisme" qui n'est tout compte fait que l'expression symptomatique du processus silencieux de l'adaptation de l'École au néo-libéralisme.


Cela n'ôte pas rien à la pertinence de mon analyse initiale du pédagogisme en tant qu'avatar laïque d'une religiosité molle.


De l’École et du "pédagogisme"
"Écrasons l’Infâme !" Voltaire
dimanche 15 avril 2007.


Henri Grégoire
C’est un topoï, un lieu commun, de l’analyse politique que d’utiliser le paradigme du religieux pour décrire les grandes idéologies meurtrières telles le fascisme, le national-socialisme et le stalinisme qui ont ensanglanté le XXème siècle.

Ce paradigme ne serat-il pas pertinent pour comprendre cet étrange idéologie qu’est le pédagogisme ?

Étrange idéologie qui se pare à la fois des vertus de la science et prétend transformer le réel, en l’occurence l’École républicaine.

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=13

Ecrit par : Henri Grégoire | 03 mai 2007

Je n'ai rien compris à la pseudo-colère ségolienne hier soir : mon collège accueille cette année une UPI (6 ou 8 enfants handicapés mentaux légers) dont les élèves sont de temps à autre intégrés à une classe de 6e et ma commune

Ecrit par : Brigitte | 03 mai 2007

J'ai déjà fait ici allusion à la mise en place dans mon collège des classes UPI ("déficients cognitifs") et classe relai. Je me suis proposé (c'est le seul "projet" auquel j'ai consenti de participer) de prendre en charge en EPS ses élèves, plus des "déficients sensoriels" selon la terminologie.
C'est dire que je commence à avoir une approche autre que stictement idéologique de cette question fondamentale, dont je regrette qu'elle soit, ici, comme celle de l'EPS négligée.
(Je lis ce matin l'intervention de JPB au sujet de l'EPS et m'en réjouis. Sur cette question pour moi très sensible je ne suis pas sûr de garder mon sang froid et toute la lucidité qu'il convient pour la traiter)
Revenons un instant à la question de l'intégration des élèves d'UPI.
Pour dire qu'elle soulève plus de questions qu'elle n'en résoud.
L'idée qui a conduit le législateur à obliger (c'est la loi) les collèges à "intégrer" ces enfants qui souffrent non pas de petits "problèmes cognitifs", mais de véritables pathologies (psychoses) est de les "socialiser" les "intégrer". Des mots lourds de sens.
j'ai assisté il y a un mois à un entretien avec un professeur de psychiatrie de la faculté de Reims et celui ci a clairement , lisez bien, mis en question cette démarche administrative d'intégration de ces élèves. D'après lui , qui voit les problèmes sous un tout autre angle que celui de l'enseignant, l'intégration d'un tel élève dans une classe "normale" peut lui causer des préjudices insoupçonnables.
Ce médecin par contre est persuadé que c'est sur le "cognitif", sur le "travail d'apprentissage" qu'il convient, là aussi, de concentrer les efforts et non sur une "socialisation forcée" et problématique.
Le choix fait par la collectivité "d'intégrer" les handicapés dans les classes d'élèves "normaux" posent plus de problèmes qu'il n'en résoud.
Je donne un exemple. Dans une sixième de 27 élèves , dont déjà 6 élèves "normaux" relèvent du dispositif PPRE, j'intègre une séance 2 UPI et dans l'autre séance 3 autres. D'autres professeurs réalisent le même effort. Les résultats de cette intégration sont loin d'être positifs pour tous les élèves. C'est là un euphémisme que comprendront les professeurs des sixièmes actuelles. Nul n'est besoin d'être expert de la pédagogie scolaire pour comprendre que le discours pédagogique et généraliste du professeur dans de telles conditions ne touche en réalité que 2 ou 3 bons élèves de la classe.
Nous sommes donc, là, devant une question à mes yeux essentielle et non idéologique (j' insiste): qu'est ce que l'institution éducative nationale se doit d'entreprendre pour permettre à tous les enfants quelle que soit la nature, parfois très précoce, des "pannes de leur psychisme"?
J'ajouterai pour clore ce propos, que pour être au coeur et dans le vif de cette question, le regard que je porte sur la fonction éducative et sur l'instruction (autrement dit sur la séparation de chaque enfant de son enfance, du désordre subjectif au sous-sol de son être) s'en trouve modifié et loin d'être rassuré quant à leur devenir, dans les années à venir.
Certes, sur le plan politique il est rentable de faire croire, par spots publicitaires (je fais allusion à la campagne pour l'intégration des "trisomiques" ) que l'Etat oeuvre à la justice généalogique en obligeant les collectivités à intégrer les "handicapés" dans les écoles. Dans la réalité, ainsi que je viens de le montrer les choses ne sont pas aussi simples et idylliques.

Ecrit par : buntovchik | 03 mai 2007

S'il y a bien une contre-vérité, dans l'analye de ce débat, c'est celle que je viens d'entendre sur les ondes :
"les deux candidats ont été eux-même dans ce débat !"

Oh que non ! Les deux protagonistes n'ont montré leur vrai visage à l'occasion de ce débat :

Nicolas Sarkosy a joué la modestie, le calme, la pondération.
J'imagine qu'il avait pour ambition de gommer l'image qui collait à lui de par les outrances verbales qu'il nous avait asséné dans le but de séduire l'électorat d'extrème-droite.

Ségolène Royal s'est montrée combative, pugnace et a même surjoué l'indignation, voire la colère, pour tenter de toucher le public.
Compte-tenu de son retard dans l'opinion que confirment les sondages, elle avait tout à gagner à prendre quelques risques.

Robin comme Bernard, permettez-moi de vous dire, bien que j'imagine que vous n'en soyez pas dupes, que concernant le tempérament colérique de chacun des candidats, vous ne devriez pas vous arrêter à ce qu'ils ont bien voulu jouer [il n'y a pas d'autre mot] hier.
Il n'y a pas mal d'enseignants ici et probablement confirmeront-ils qu'ils usent de temps en temps de quelques excès verbaux pour tenter de faire réagir leur auditoire...

Il semble que nous, électeurs, soyons friands de ces joutes électorales. Et pourtant, si elles traduisent la capacité des protagonistes à mettre en scène leurs arguments ou à faire trébucher leur adversaire, elles nous ne renseignent bien peu sur la personnalité réelle des candidats tant ceux-ci sont désormais habiles à truquer leur image.

Bonne journée,

PS : Merci à Catmano et Henri Grégoire de ces informations précises sur la loi de 2005 qui nous éclairent bien mieux que le débat d'hier soir (partie lpourtant largement commentée ce matin) sur la manière libérale de traiter les problèmes du handicap.

Ecrit par : PeutMieuxFaire | 03 mai 2007

Si concrètement vous pensez que NS possède un tempérament plus stable et pondéré que son adversaire, soit vous avez la mémoire sélective, soit vous êtes naif....

NS peut très bien péter les plombs et au cours de la campagne il n'a pas cessé de le manifester....

Ecrit par : Sandra | 03 mai 2007

Sarkozy a été un comédien moyen, affectant le calme avec un talent moyen, et s'emberlificotant les pinceaux à de nombreuses occasions... Et Royal a également été piètre comédienne sur la fin, sa colère feinte complètement à côté de la plaque, malgré la légitimité de son argumentation contre la faculté se son adversaire à faire les choses et à défendre leur contraire sans aucune espèce de vergogne, sur le dossier des handicapés comme sur beaucoup d'autres, (Cadichon, rappelez-vous la promesse de non privatisation de GDF.) Par contre, Royal a eu une occasion de prendre un avantage inestimable sur le dossier du nucléaire, qu'elle a lamentablement gaspillé en confondant électricité et énergie... Erreur de quasi débutant! Le spectacle a été de piètre qualité et, manque de bol, je n'aime pas le football.
Ceci -dit, en éteignant ma télé, je restai avec la nette impression que le moins mauvais comédien des deux avait été Sarkozy. Mais l'élection présidentielle n'est pas le concours d'entrée au conservatoire de Paris.

Jean-Paul, vous avez parfaitement raison! Je ne vois pas pourquoi on renverrait dos à dos sport et éducation artistique, et la pratique des deux est évidemment à encourager fortement à l'école! Cela a d'ailleurs été une des rares paroles je pense réellement sincères du candidat de droite de la soirée.
Par ailleurs, vous dites un peu plus haut que le jazz est absent des références musicales des participants de ce blog... Relisez-donc mes messages, (et d'autres!) Il me semble que j'ai été assez clair à ce sujet, non?

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mai 2007

Merci aussi à buntovchik pour ce témoignage.

Il y a quelques années je cotoyais un militant associatif très concerné par le handicap. Il n'avait de cesse de militer pour l'intégration des enfants handicapés dans le cursus scolaire standard.
N'aurait-on pas profité de ces revendications pour insuffler un brin de libéralisme dans le système ?

Qui osera une analogie avec l'instrumentalisation, demain, de l'anti-pédagogisme ?

Ecrit par : PeutMieuxFaire | 03 mai 2007

De toute façon , chacun voit ce qu'il veut voir :Sarkozy est salué par les représentants de la majorité comme "très clair, très précis" et "calme", alors que Ségolène Royale restait, selon eux, dans "le flou" et "l'imprécision". A l'inverse, les responsables de gauche ont vu Ségolène Royal "étonnante" de "dynamisme et de modernité", face à un candidat UMP "sur la défensive", "mal à l'aise", "maîtrisant mal ses dossiers".

Ecrit par : Sandra | 03 mai 2007

à Sandra,

vous avez tout à fait raison : quand NS pête le plombs en "Off" il montre son vrai visage... Les exemples furent nombreux et "les journalistes de FR3, tous à virer ... qui ne perdent rien pour attendre ... " par exemple ce n'était pas une colère feinte. Par exemple.

Ecrit par : PeutMieuxFaire | 03 mai 2007

En tous cas, merci à Buntchovik pour ses précisions sur la loi Monchamp... Et, Gelsomina, continuez à venir écrire ici! Ca fait du bien de vous lire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mai 2007

"Royal a eu une occasion de prendre un avantage inestimable sur le dossier du nucléaire, qu'elle a lamentablement gaspillé"

"gaspillée", évidemment.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mai 2007

Vous êtes tous d'une mauvaise foi affligeante!
nous avons eu droit à un débat si méticuleusement préparé qu'il faut être borné et un âne avec des œillères pour ne pas voir à quel point on nous considère non pas comme des électeurs mais comme des "consommateurs" à appâter . Soyez honnêtes et reconnaissez d'une part que Ségolène n'a pas été si mauvaise que ça et à jouer de sa fibre féminine mais ça en étranglerait certains de reconnaître qu'une femme puisse être à la hauteur et d'autre part que Nicolas n'a fait que jouer en défense (que pouvait-il faire d'autre, c'était la seule stratégie intelligente à avoir) avec le concours des deux journalistes qui lui ont remarquablement servi la soupe.
Que ressort-il de ce débat? pas grand chose de neuf. Les partisans des deux camps sont plus que jamais convaincus mais qu'attendaient-ils d'autre?Les uns comme les autres, bourrés de préjugés, n'évolueront pas dans leur positionnement...
Quant à faire de l'analyse, revoyez vos définitions du lexique psychiatrique et cessez d'utiliser des termes que vous ne maîtrisez pas comme "hystérie" monsieur Brighelli.UNE telle "confusion" venant de vous c'est décevante.
Petite précision: je ne suis partisan ni de l'un ni de l'autre candidat. J'essaie simplement de peser dans la balance en fonction des arguments de l'un et l'autre et en m'efforçant de rester lucide.

Ecrit par : Candide | 03 mai 2007

a joué ! pardon

Ecrit par : Candide | 03 mai 2007

Ce paradigme ne serait-il pas pertinent pour comprendre cet étrange idéologie qu’est le pédagogisme ?

Étrange idéologie qui se pare à la fois des vertus de la science et prétend transformer le réel, en l’occurence l’École républicaine.


Il y a effectivement une dimension religieuse dans le pédagogisme, comme dans toutes les idéologies qui prétendent transformer l'homme et réaliser une société parfaite.

Que cette idéologie se nourrisse d'un christianisme dévoyé, ce n'est hélàs que trop vrai.

En lisant l'article du Figaro sur les "pédagogies innovantes", je ne pouvais m'empêcher, bien que sachant par expérience, comme on dit "de quoi il en retourne" d'éprouver une sorte d'empathie involontaire, comme dans les années 70 devant les ouvriers radieux de la propagande maoïste.

C'est un effort d'ascèse et de purification de l'imagination qu'il nous faut faire à la lumière des objections "dérangeantes" du réel.

Ecrit par : Robin | 03 mai 2007

"Il n'y a pas mal d'enseignants ici et probablement confirmeront-ils qu'ils usent de temps en temps de quelques excès verbaux pour tenter de faire réagir leur auditoire..."



Ecrit par : PeutMieuxFaire | 03 mai 2007

Tout à fait d'accord, originaire du Midi, je n'hésite pas, si le besoin s'en fait sentir de "surjouer" une "sainte colaire" qui n'est jamais qu'un pastiche de celle de Raimu dans la célèbre "Partie de Cartes".

Et ça marche tant vis à vis des Élèves que des Collègues et
même de la Hiérarchie!


L'essentiel dans ces cas là c'est dene pas se laisser emporter par la passion. Je reconnais qu'il m'arrive , très rarement, de "déraper".


On connaît la thèse de Diderot dans le "Paradoxe du comédien" qui tranche en faveur du sang froid. Or un enseignant est en quelque sorte un comédien particulier.




En ce qui concerne la scolarisation des Handicapés, le concepteur des CLIS dans le Premier Degré et des UPI dans le Second avait emprunté à la Suède le postulat suivant ,,"Autant d'intégration que possible, autant de ségrégation que nécessaire".

Cela me paraît à la fois humain sur le plan des valeurs et pragmatique sur le plan de la politique éducative.
Merci aussi à buntovchik pour ce témoignage.

"Il y a quelques années je cotoyais un militant associatif très concerné par le handicap. Il n'avait de cesse de militer pour l'intégration des enfants handicapés dans le cursus scolaire standard.
N'aurait-on pas profité de ces revendications pour insuffler un brin de libéralisme dans le système ?

Qui osera une analogie avec l'instrumentalisation, demain, de l'anti-pédagogisme ?

Ecrit par : PeutMieuxFaire | 03 mai 2007"


Moi! c'est un nouveau thème de réflexion que je vais lancer sur mon blog





Ce problème doit être traité de la même façon que celui du redoublement.


Des histoires de redoublement réussi
mercredi 25 avril 2007.


catmano

Selon les idées développées par notre administration et relayées par les médias, le redoublement n’est jamais une bonne chose : ils recommencent à zéro, ils progressent moins que s’ils étaient passés dans la classe supérieure, ils développent une frustration, leur pronostic de réussite est moins bon que pour des enfants n’ayant jamais redoublé (porte ouverte enfoncée avec force et constance) et surtout, ils osent enfin le dire, ils coûtent cher.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=84

Ecrit par : Henri Grégoire | 03 mai 2007

« Pédopsychiatres, pédiatres, médecins scolaires, professionnels et parents, nous disons « NON » à l'abandon sans soins des enfants malades et handicapés, « NON » au nouveau dispositif d'intégration scolaire « ordinaire » défini par la loi du 11 Février 05. »

http://www.re2.freesurf.fr/Actions/confmontchamp.html

Ecrit par : georges | 03 mai 2007

En lisant l'article du Figaro sur les "pédagogies innovantes", je ne pouvais m'empêcher, bien que sachant par expérience, comme on dit "de quoi il en retourne" d'éprouver une sorte d'empathie involontaire, comme dans les années 70 devant les ouvriers radieux de la propagande maoïste.
C'est un effort d'ascèse et de purification de l'imagination qu'il nous faut faire à la lumière des objections "dérangeantes" du réel.

Ecrit par : Robin | 03 mai 2007

Une fois de plus, je suis totalement d'accord avec vous.

Si nombre d'ex-maos sont passés du côté des "néo-cons " français, comme André Glucksman et Alain Finkielkraut, le cas d'Alain Gesmar est atypique.

Passé du PSU à la "Gauche prolétarienne", il finit sa carrière comme Inspecteur Général , conseiller technique de Lionel Jospin puiis de Claude Allègre. donc Clerc éminent de l'Église de Pédagologie dont Philippe Meirieu, issu lui des Jeunesses Étudiantes Chrétienne est le Pape.

CQFD

Ecrit par : Henri Grégoire | 03 mai 2007

A propos de la scolarisation des jeunes handicapés moteurs, je signale l'existence d'une structure unique en France, le lycée Toulouse-Lautrec à Vaucresson, dans la banlieue ouest de Paris.


Le mot du proviseur


Longtemps cantonnés dans des institutions, en marge de la société, les jeunes handicapés moteurs trouvent depuis des années déjà, au lycée Toulouse Lautrec, un lieu de vie enfin adapté à leurs besoins et à leurs rêves et c'est une des très bonnes raisons qui font de ce lycée un lieu unique en France : du cours préparatoire jusqu'au BTS, il accueille également des élèves valides, à l'aise au milieu d'une différence qu'ils ne voient même plus. L'idée de ce lycée est née à la fin des années 70, à l'hôpital Raymond Poincaré de GARCHES, où existait une structure scolaire pour Handicapés moteur accueillant également des élèves valides. Beaucoup avaient manifesté le désir d'étudier dans une structure extérieure à l'hôpital, pour ne pas se sentir exclus de la vie sociale.

C'est ainsi que l'établissement scolaire de Vaucresson et le Centre de Soins et de Rééducation géré par l'Association des Pupilles des Hauts-de-Seine, ont vu le jour, complexe unique en France. Le Centre de Soins et de Rééducation est composé de médecins, kinésithérapeutes, psychologues, orthophonistes, infirmiers, éducateurs, aides-soignants au service de 250 handicapés. Les 202 fonctionnaires de l'Éducation Nationale sont, eux, chargés de la bonne application des programmes officiels, en vue de l'obtention des examens nationaux. Le Proviseur sert de trait d'union entre ces deux groupes.

Un atout, volonté du Ministère de l'Éducation Nationale : peu d'élèves par classe. Le professeur a ainsi davantage le temps de connaître les besoins de chacun. La réussite aux examens est une priorité. Ces aspects attirent des élèves valides qui contribuent à l'intégration des jeunes handicapés dans le monde actuel. L'établissement scolaire est un véritable laboratoire de "pédagogie adaptée", dont la mission première est l'intégration scolaire, sociale, familiale, professionnelle de tous ses élèves.

Mais, dans cette micro société où chacun peut trouver sa place, on ne pleure pas sur son sort. École de la dignité et de la solidarité, les adolescents y sont complices, amis, amoureux, ouverts comme on l'est à leur âge, avec, dans leurs bagages, un supplément d'humanité.

Ecrit par : Robin | 03 mai 2007

Royal pour moi,c'est une Laguiller améliorée.
Une porte-parole pas très habile d'un petit collège d'hommes et de femmes qu'on ne connait pas : Rebsamen...Bianco..... qui d'autres ?

Ecrit par : bernard | 03 mai 2007

Lycée Toulouse Lautrec (Vaucresson) suite :

Autre caractéristique de notre établissement : un service éducatif important. Autour de nos jeunes travaillent chaque semaine des salariés de l'Éducation Nationale et du Centre de Soins et de Rééducation. Une équipe plurielle est composée d'éducateurs spécialisés, de surveillants, d'aide éducateurs et d'instituteurs spécialisés en internet.

Un service fort dont les missions essentielles sont :

- le suivi des jeunes au plan de leur scolarité,
- l'aide nécessaire et le soutien à la vie quotidienne,
- l'acquisition d'autonomie,
- l'insertion à la vie sociale et professionnelle.

Le service éducatif est dirigé par 3 Conseillers Principaux d'Éducation au collège et au lycée. Le Directeur de l'école primaire assure cette fonction auprès des jeunes enfants et une éducatrice chef du CSR coordonne auprès d'eux les éducateurs spécialisés.

Enfin, ce service s'investit dans un grand nombre d'activités aussi diverses que variées : foot fauteuil, théâtre, activités culturelles et sportives, voyages...

Ecrit par : Robin | 03 mai 2007

A propos de la scolarisation des jeunes handicapés moteurs, je signale l'existence d'une structure unique en France, le lycée Toulouse-Lautrec à Vaucresson, dans la banlieue ouest de Paris.


Ecrit par : Robin | 03 mai 2007


J'ai visité ce Lycée dans les années 80 du siècle dernier.

C'est une structure remarquable.

C'est justement ce type de structures d'accueil que vise à "assécher" la droite car elles sont extrêment coûteuses.


J'ai reproduit le remarquable témoignage de Buntovchik sur "Les amis de l'ABC".

J'ai ouvert une Rubrique sur la Scolarisation des Élèves handicapés. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.


Témoignage
Intégration des Handicapés au Collège : ni simple ni idylliques
par Buntovchik
jeudi 3 mai 2007.

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=126



J’ai déjà fait ici allusion à la mise en place dans mon collège des classes UPI ("déficients cognitifs") et classe relai. Je me suis proposé (c’est le seul "projet" auquel j’ai consenti de participer) de prendre en charge en EPS ses élèves, plus des "déficients sensoriels" selon la terminologie.

C’est dire que je commence à avoir une approche autre que stictement idéologique de cette question fondamentale, dont je regrette qu’elle soit, ici, comme celle de l’EPS négligée.

Revenons un instant à la question de l’intégration des élèves d’UPI pour dire qu’elle soulève plus de questions qu’elle n’en résoud.

L’idée qui a conduit le législateur à obliger (c’est la loi) les collèges à "intégrer" ces enfants qui souffrent non pas de petits "problèmes cognitifs", mais de véritables pathologies (psychoses) est de les "socialiser" les "intégrer".

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=126

Ecrit par : Henri Grégoire | 03 mai 2007

"Royal, le meilleur atout de Sarkozy", ou "pour un vote blanc de gauche", sur le blog de Michel Onfray
http://michelonfray.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/04/30/royal-le-meilleur-atout-de-sarkozy.html

Ecrit par : FGuichard | 03 mai 2007

« Pédopsychiatres, pédiatres, médecins scolaires, professionnels et parents, nous disons « NON » à l'abandon sans soins des enfants malades et handicapés, « NON » au nouveau dispositif d'intégration scolaire « ordinaire » défini par la loi du 11 Février 05. »

http://www.re2.freesurf.fr/Actions/confmontchamp.html

Ecrit par : georges | 03 mai 2007

Si j'ai bien compris, cette Loi généreuse et humaniste en apparence pourrait servir d'alibi à une approche purement comptable du problème...En bref : faire des économies.

La vertueuse indignation (réelle ou feinte) de Ségolène Royal était donc aussi inappropriée que la proposition de son adversaire de saisir les tribunaux.

je trouve que ce grave problème méritait mieux que ce traitement passionnel et superficiel.

Ecrit par : Robin | 03 mai 2007

Car cette gauche là, depuis les capitulations de Mitterrand en 1983, a trahi ses idéaux : elle n’a pas plus de bonnes raisons contemporaines de citer Jaurès et Blum que Sarkozy n’en a…

Hum, comme il y va l'ami Onfray. La France a frôlé la catastrophe en 83 et je ne suis pas prêt de l'oublier. Mais il a raison au sujet de la "fausse" Gauche.

Ecrit par : Robin | 03 mai 2007

La propagande du despotisme soi-disant éclairé en Russie.

Deux extraits d'une lettre que Catherine II a écrit en 1769 à Jean Le Rond d'Alembert (philosophe, écrivain et mathématicien français).


"... Eh bien, monsieur, sachez que ma belle colonie de Saratov [ sur la Volga ] se monte à vingt-sept mille âmes, et qu'en dépit du gazetier de Cologne [ il s'agit de Frédéric II ] elle n'a rien à craindre des incursions des Tartares, Turcs, etc., que chaque canton a des églises de son rite; qu'on y cultive les champs en paix et qu'ils ne payeront aucune charge de trente ans.

(...) Nos charges sont d'ailleurs si modiques qu'il n'y a pas de paysan qui ne mange en Russie une poule quand il lui plaît, et que depuis quelque temps il préfère les dindons aux poules ; que la sortie du blé, permise avec certaines restrictions qui précautionnent contre les abus sans gêner le commerce, ayant fait hausser le prix du blé, accommode si bien le cultivateur que la culture augmente d'année en année; la population est pareillement augmentée d'un dixième dans beaucoup de provinces depuis sept ans. Nous avons la guerre il est vrai, mais il y a bien du temps que la Russie fait ce métier-là et qu'elle sort de chaque guerre plus florissante qu'elle n'y était entrée (...)."


extrait de Olga Wormser, Catherine II, édition Seuil, coll. microcosme "Le temps qui court", Paris, 1962, pp. 59-60


En réalité tout n'est pas si rose pour le petit peuple russe (les serfs constituaient 50% de la population) qui est exclu des réformes, réformes qui favorisent les nobles. Catherine le sait ; vers 1767 elle écrit "les serfs ne manqueront pas, tôt ou tard, de se révolter", et elle avait raison, puisque de 1773 à 1774 éclata la révolte menée par Pougatchev.

Ecrit par : dobolino | 03 mai 2007

Nous avons vu que Diderot avait aussi des problèmes d’argent (!). La proposition que lui fait, en 1765, Catherine II de Russie, une de ses admiratrices, le sort de l’embarras. Elle lui achète sa bibliothèque mais lui en laisse la jouissance jusqu’à sa mort et lui demande en plus, moyennant versement d’une pension régulière, d’en assurer la gestion dynamique. Heureux Diderot !

Magremanne Robert

20 juillet 2004

Ecrit par : dobolino | 03 mai 2007

Russie 1764
Le dernier hetman des Cosaques est destitué par Catherine II de Russie. Fin de l’autonomie Ukrainienne. Le servage est étendu à l’Ukraine.
.
4 juillet : Ivan VI de Russie est assassiné dans sa prison de Schüsselbourg lors d’une tentative d’évasion.
.
Sécularisation du clergé, confiscation des biens des couvents (900 000 serfs d’église deviennent paysans d’État, de nombreux monastères sont fermés). Ils serviront à faire des dons de terres aux favoris de l’impératrice.
Catherine renforce le servage en créant de véritables serfs d’usine.
Des paysans allemands s'établissent dans la vallée de la Volga en Russie.
Règlement général pour l’éducation des enfants des deux sexes, inspiré de Rousseau (jamais appliqué).

Ecrit par : dobolino | 03 mai 2007

Dobolino,

J'ai dû rater un épisode mais à quel commentaire devons-nous nous vaut ces rappels historiques des illusions des Philosophes à l'égard du "despotisme éclairé".

J'y avais fait moi-même brièvement allusion lorsque notre hôte a fait son "coming-out" pro-Sarkozy.

Êtes- vous dans cette problématique?
Auquel cas, je vous rejoins pleinement.

Amicalement

Ecrit par : Henri Grégoire | 03 mai 2007

La gauche lucide avec Sarkozy, la gauche hystérique avec Ségolène (et la gauche aveugle avec personne)

http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/05/la-gauche-lucide-avec-nicolas-sarkozy.html

Ecrit par : imam grouik-grouik | 03 mai 2007

je trouve que ce grave problème méritait mieux que ce traitement passionnel et superficiel.

Ecrit par : Robin | 03 mai 2007

Je découvre à l'instant les réactions qu'a suscité mon témoignage matinal au sujet de la question de l'intégration des enfants "handicapés".
J'ignorais jusqu'à la lecture du texte proposé par Georges (que je remercie) que mes interrogations toutes personnelles d'enseignant en collège sont donc légitimes et fondées. Qu'elles s'inscrivent dans une réflexion, voire dans une démarche collective et revendicative, dont j'ignorais l'existence.
Robin, je suis encore une fois tout à fait d'accord avec vous: cette question de fond mérite un traitement autre que celui que l'Etat garant lui donne. Et l'Etat en définitive ce n'est pas seulement son chef, mais aussi ses sujets.
J'ai envie de dire ou de paraphraser je ne sais plus qui, que c'est à la manière concrète de prendre en compte (mais pas sur les critères de la comptabilité financière), de traiter ses "fous" et ses "handicapés" qu'une société, un Etat, un gouvernement devraient être jugés.
Il y va là non seulement d'une question hautement philosophique, mais aussi s'une question politique: sommes-nous en mesure de peser suffisamment sur la balance pour que justice soit rendue à tous et pas seulement aux âmes bien nées!
Affaire à suivre, donc?

Ecrit par : buntovchik | 03 mai 2007

"C'est le visage de la candidate que je vois se figer de haine. Ses gestes sont violents, son style sectaire, cassant, méprisant, condescendant."
"L'instabilité légendaire de cette Barbie médiatique".
"Le visage même de l'hystérie".
Bien vu!

Ecrit par : Jean | 03 mai 2007

Un grand regret, (je ne sais pas ce qu'en pense Dobolino). Royal avait une chance de mettre Sarkozy au tapis sur le dossier nucléaire, (l'ignorance de ce dernier à ce sujet est visiblement sidérante, il ne savait pas quoi dire, et a donc dit n'importe quoi), et elle a malheureusement raté cette occasion à cause d'une bévue digne s'un élève de troisième.
Vous avez de la chance d'aimer le football, Japhet... Au fait, comment était ce "Justine Barboux", cuvée 2004?

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mai 2007

Êtes- vous dans cette problématique?
Auquel cas, je vous rejoins pleinement.

Amicalement

Ecrit par : Henri Grégoire | 03 mai 2007

Je suis bien dans cette problèmatique...J'attends de voir si JPB est un naïf bourré d'illusions bientôt déçu, un opportuniste intéressé ou un visionnaire. Dans le dernier cas, nous sommes plusieurs à être prêts à lui offrir le cru de son choix, ce qui ne nous engage malheureusement pas à grand chose.

Ecrit par : dobolino | 03 mai 2007

Christophe,

Je n'ai pas encore eu le temps d'aller chercher votre colis. Je pense le récupérer ce week-end et vous envoyer à mon tour une bouteille. Je boirai le Justine Barboux avec des copains, à l'occasion d'un bon repas.
Hier soir, le match était très beau.
J'espère que la finale sera aussi belle. Et il faut que je regarde le programme de Jazz à Vienne pour choisir deux ou trois soirées.

Ecrit par : Japhet | 03 mai 2007

Christophe,

Je ne sais pas qui a dit n'importe quoi sur le nucléaire : Sarko s'est emmêlé les pinceaux entre la 3eme (en travaux actuellement, en France et en Finlande) et la 4 eme génération d'EPR (en projet de recherche), la belle affaire !

Ségolène voit le nucléaire fournir 17 % de l'électricité en France : le bon chiffre est de 76 % !! (chiffre que Sarko ne connaissait pas, ce qui n'est pas normal, je vous l'acorde).

17 %, c'est le chiffre de la part du nucléaire dans l'électricité dans le monde (16 %, en fait), ou la part du nucléaire dans la dépense énergétique française, tout compris (électricité, bagnoles, industries, lapins duracell, et ratons laveurs).

Qui est d'une ignorance sidérante ? Quand on cite un chiffre, on essaye de donner le bon, ou alors on la ferme. En particulier quand le chiffre en question vient à l'appui d'une idéologie : 17 %, sous entendu, on peut le réduire, çà fera pas une bien grosse différence.
A 76 %, c'est autre chose ...

Ecrit par : yann | 03 mai 2007

Un grand regret, (je ne sais pas ce qu'en pense Dobolino). Royal avait une chance de mettre Sarkozy au tapis sur le dossier nucléaire, (l'ignorance de ce dernier à ce sujet est visiblement sidérante, il ne savait pas quoi dire, et a donc dit n'importe quoi), et elle a malheureusement raté cette occasion à cause d'une bévue digne s'un élève de troisième.
Vous avez de la chance d'aimer le football, Japhet... Au fait, comment était ce "Justine Barboux", cuvée 2004?

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mai 2007

Elle l'a juste mis un peu au-dessus du tapis. c'est un eu plus subtile... Maman a grondé petit garçon mais pas trop, juste assez.
De toute façon, cet échange n'est pas destiné à ceux qui ont pris leur décision d'après leurs objectifs personnels, la cohérence des programmes, etc... mais à ceux qui restent sur une impression et sont encore indécis. Le jeu est animal. J'ai écouté l'autre soir une analyse qui était faite de ce type de débat sur LCP. Un comportementaliste (cad behavioriste) expliquait que le discours n'avait là guère d'importance. C'est la gestuelle, les mimiques qui comptent. Nous connaissons bien ce genre de communication pôsturale chez les canidés.
Un exemple: un des deux candidat, toujours le même, par moments, assez régulièrement, se passait la tranche de la main sur le bord d'une ou l'autre narine puis descendait la main en se barrant ainsi la bouche. Ce geste, si je me souviens bien les explication du comportementaliste, veut dire "je mens".
Inutile de dire lequel des deux car ce n'est pas le dire qui compte, c'est le voir et le ressentir au niveau du cerveau limbique ou reptilien (je ne me souviens plus), en tout cas sans aucun rapport avec le néo-cortex.
Seuls les indécis intuitifs sont concernés par cette perception. Ni JPB ou Jean, ni vous, ni moi, ni Catmano, ni Cadichon, ni Robin ni etc...

Ecrit par : dobolino | 03 mai 2007

@Françoise G.

Merci pour le texte de Michel Onfray !
Entre le rhinocéros noir vociférant et la bécasse rosâtre jacassante, la solution est :
Un bulletin blanc comme les neiges, d'antan ou du Kilimandjaro...

Ecrit par : JPL | 03 mai 2007

Ou as-tu entendu qu'"elle" comptait le réduire? Qu'elle veuille développer les énergies renouvelables et l'écohabitat ne veut pas dire que les socialistes veulent réduire la production énergétique dépendant du nucléaire. Ils ne parleraient pas à ce moment là des centrales de quatrième génération.

Ecrit par : dobolino | 03 mai 2007

Pour moi, ce sera Manu Katché et Pat Metheny.
Pat Metheny qui revient à Vienne, le 4 juillet, ça vaut bien un quart de finale de Coupe du Monde. Qu'en pensez-vous, Christophe, qui êtes l'expert du blog ?

Ecrit par : Japhet | 03 mai 2007

J'attends de voir si JPB est un naïf bourré d'illusions bientôt déçu, un opportuniste intéressé ou un visionnaire. Dans le dernier cas, nous sommes plusieurs à être prêts à lui offrir le cru de son choix, ce qui ne nous engage malheureusement pas à grand chose.
Ecrit par : dobolino | 03 mai 2007

Je ne suis pas joueur, par exemple je n'ai jamais joué au Loto. Mais là, vraiment, le risque étant encore plus infinitésimal, je m'associe.

C'est un phénomène récurrent dans l'histoire politique que des intellectuels croient pouvoir jouer les Conseillers du Prince.


Sauf erreur de ma part, ils se trompent toujours.

Le choc de la réalité de leur totale incapacité à exercer une quelconque influence, autre que l'adoption de quelques mesures cosmétiques, est d'autant plus rude pour eux que, voulant se distinguer du vulgum pecus que nous sommes, vous, moi et quelques autres, ils font par pur dandysme intellectuel le choix d'un Prince qui est du bord oppsé à leur famille politique.

Les Princes, même les vrais, tel Charles de Gaulle, n'aiment pas ceux qui aspirent à devenir leurs Conseillers, ils préfèrent les Bouffons.


Soyons charitables, optons pour votre première hypothèse.



Malheureusement, ce "coming out" risque, comme quelqu'un l'a déjà relevé d'être dévastateur tant il va apporter de l'eau au moulin des pédagogistes dont l'emprise commençait à se desserrer.

Par exemple, explorant la Toile, je suis tomber sur cette lettre ouverte surprenante de la part d'un Professeur des Écoles, miltant blanchi sous le harnais du SGEN-CFDT.


Classe contre classe : le retour
Émile Pinard
mercredi 2 mai 2007.





Monsieur Fijalkow, en dépit de réserves, j’ai signé la pétition « Sauvons la lecture » dont vous êtes à l’origine. J’ai, comme militant syndical, appelé à la signature de ce texte les enseignants de mon département.

Je suis tenté aujourd’hui de retirer ma signature car je ne me reconnais pas du tout dans la démarche « camp contre camp » (classe contre classe ?) que vous adoptez dans le texte « B-A BA : le retour » publié sur le site d’Éducation et Devenir et dont témoignaient déjà les textes de plusieurs autres signataires.

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=121

Ecrit par : Henri Grégoire | 03 mai 2007

Dans le contexte d’une maîtrise renforcée de la demande d’énergie il nous sera alors possible de modifier, de façon significative, l’offre énergétique française. Je m’engage à augmenter la part des énergies renouvelables (avec un objectif de 20% de la production primaire d’énergie en 2020), à réduire la dépendance aux énergies d’origine fossile et à ramener la part de l’électricité d’origine nucléaire à 50% d’ici 2017.


Lettre à N Hulot, 5 janvier 2007
Pour Yann:Si elle ne savait pas que la part était à 76%, pourquoi donc aurait-elle écrit ceci????????????

Ecrit par : dobolino | 03 mai 2007

Bon, tu as répondu toi-même à ta question, çà m'évite de chercher, merci ...

Si elle savait que la part est de 76 %, purquoi ne l'a-t-elle pas dit ?

1 : elle a une mémoire d'étourneau

2 : elle le sait , et ment effrontément pour soutenir son propos.

Quel est ton choix ?

Ecrit par : yann | 03 mai 2007

non, elle parlait de la part de l'énergie nucléaire dans la couverture des besoins energétiques totaux. Pas plus...
De toute façon, j'ai dit plus haut ce que je pensais de ce genre de débat et je fais confiance à ceux qui l'ont rejointe dans le combat pour l'excellence environnementale dont notre confrère (et de ma promo) Bruno Rebelle co-fondateur de Vétérinaires sans Frontière, ancien directeur de Greenpeace France puis de Greenpeace international. J'ai suffisament subi le fichu caractère de ce confrère pour savoir qu'il ne joue pas les compromissions pour se trouver une gâche. Je ne connais personne qui porte aussi bien son nom de famille, le genre à interpeller avec véhémence le professeur Barone en plein cours et à ne pas se faire planter en juin! Et ça, c'est une performance inégalée!

Ecrit par : dobolino | 03 mai 2007

Parce que Ségo et Sarko, à côté du Bob, ce sont des agneaux.

Ecrit par : dobolino | 03 mai 2007

Si elle savait que la part est de 76 %, purquoi ne l'a-t-elle pas dit ?

1 : elle a une mémoire d'étourneau

2 : elle le sait , et ment effrontément pour soutenir son propos.

Quel est ton choix ?

Ecrit par : yann | 03 mai 2007


Elle a fait un lapsus!

La part du nucléaire dans la production électrique française n'est en effet pas de 17 %, comme l'a prétendu Ségolène Royal. Laquelle jeudi sur France Inter a consenti "un lapsus". Mais elle n'est pas plus de 50 %, ainsi que l'a affirmé M. Sarkozy.

En fait, les 58 réacteurs nucléaires français fournissaient, en 2005, 78,5 % de l'électricité produite en France, les énergies fossiles 11,5 % et les énergies renouvelables 10 %, provenant en majorité des barrages hydroélectriques.

Les 17 % évoqués par Mme Royal, qui propose de réduire de 50 % la part du nucléaire dans le "mix énergétique" français, se rapportent en fait à la contribution du nucléaire à la consommation finale énergétique française. Doit-on rapprocher les 50 % avancés par Nicolas Sarkozy des 42 % de l'énergie primaire d'origine nucléaire consommée en France en 2005 ?

?http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-904743,0.html

Cela n'a rien à voir avec une mémoire d'étourneau!

Qui , même sans être dans un état de tension extrême, n'en a jamais fait?

Sans stress particulier vous avez fait , comme il m'arrive d'en faire, une faute de frappe dans votre post. C'est regrettable mais c'est humain.

Ecrit par : Henri Grégoire | 03 mai 2007

A plusieurs reprises, a été mis en ligne un texte de Sarkosy disant que les français n'avaient pas avec leurs impôts à financer des études de langue ancienne à tous les étudiants. D'aucuns présentent cela comme une volonté du candidat de tuer la culture, de tuer les lettres...
Il me semble en effet parfaitement inutile de continuer à donner des cours d'ancien français ( si c'est ce qu'on entend par langue ancienne) à des milliers d'étudiants de lettres pour qui l'ue d'ancien français est et depuis fort longtemps un calvaire, une plaie, une ue qu'ils souhaiteraient supprimer si on les écoutait. J'ai vu des étudiants venir supplier une collègue spécialiste du Moyen-Age de laisser tomber une partie du programme parce qu'ils ne suivaient pas , parce que tout bonnement ,ils ne s'astreignaient pas au travail d'apprentissage de morphologie et de syntaxe qui leur était demandé. Alors cette ue d'ancien français, qui était enseignée par une spécialiste très fine et très pointue sur le sujet est devenue un vague cours bateau afin que ces étudiants somptueusement faignasses puissent finir par suivre et l'avoir. De la confiture donnée aux cochons. Ils ne méritaient pas dans leur grande majorité ni cette ue ni cette enseignante. Et les quelques étudiants qui aimaient ce cours, qui travaillaient ne méritaient pas d'avoir ces ânes avec eux pour les empêcher de bosser.
C'est un exemple, il y en a d'autres dans l'université. Il me semble urgent de revoir ce qu'on "offre" aux étudiants. De l'ancien français pour tous, qui coûte cher et qui ennuie les étudiants, c'est inutile. Des milliers d'étudiants se voient offrir des ue qui ne correspondent en rien à leurs attentes et qu'ils finissent par détruire eux-mêmes en en faisant si peu que l'enseignant est contraint de faire une pâle copie d'un cours qui aurait pu être brillant.
C'est du gâchis. Et c'est ce que veut sans doute dire le candidat dans cette interview. On peut donner des cours de langue ancienne à la fac mais seulement à des étudiants qui en ont besoin dans un projet d'études précises. Effectivement il y a fort à parier que pour la majorité des étudiants qui traîne ses basques dans les facs de lettres des cours d'informatique et d'anglais dans une perspective plus professionnelle seraient plus utiles et plus suivis et plus respectés.
Alors ne crions pas à la mort des lettres et de la culture avec la droite. La droite n'a pas ce projet. Elle cherche à faire des économies certes, mais il serait temps d'aller voir ce qui se passe dans les facs de lettres et de mettre un terme à la gabegie monumentale qui y règne.
L'ancien français ne mourra pas parce qu'il ne sera plus réservé qu'à ceux qui voudront vraiment en faire. Au contraire.
Il est temps de se dire que ce qui est distribué dans les facs du fait de cette massification sauvage et non contrôlée ne ressemble plus en rien à la culture et qu'au contraire ceux qui détruisent la culture et les lettres sont ceux qui la donnent comme un brouet indistinct à la masse des étudiants sans se préoccuper de leur orientation ou de leur projet d'études.
Regardez le niveau d'un cours de 1ère année de lettres: il y a de quoi être effaré. Elle est où la culture???
Et ce ne sont pas les qualités intellectuelles des collègues que je remets en cause bien sûr.
Mais la bonne conscience de gauche marche à fond et l'hypocrisie qui va avec: la fac de lettres pour tous, c'est la culture pour tous, c'est bien. Ah! ce qu'on est bons, nous les gens de gauche, la culture pour tous: la preuve, ils ont tous leur licence les petits! Mais allez la voir cette licence, foutaise absolue. Alors quand quelqu'un dit qu'il faut arrêter ( pour faire des économies certes) mais aussi parce qu'on marche sur la tête , on crie, haro sur le baudet! Il veut tuer la culture, les lettres....
J'espère que Sarkosy passera car il y a des gens qui l'entourent qui peuvent faire quelque chose pour l'école et pour la fac. Ces gens-là peuvent encore, je l'espère, récupérer la fac, au moins. Sinon, la gauche aura ce qu'elle mérite: des facs publiques où l'on continuera de faire mine de donner tout à tout le monde, ce qui se fait actuellement et où plus personne ne tire rien des diplômes délivrés et des facs privées qui sélectionneront et qui seront efficaces.
Ce sera à nous alors de râler pour que des bourses permettent aux étudiants défavorisés d'y accéder.
Ce serait quand même mieux de réformer la fac avant d'en arriver là! Et j'ose espérer que nous avons encore les moyens de le faire si l'on pousse un peu dimanche prochain les Brighelli, Darcos, Finkielkraut et consors en direction du futur ministère de l'EN.

Ecrit par : Thalie | 03 mai 2007

non, elle parlait de la part de l'énergie nucléaire dans la couverture des besoins energétiques totaux. Pas plus...

Ecrit par : dobolino | 03 mai 2007

OK. Mais dans ce cas, on est encore et toujours dans l'imprécision totale. C'est d'ailleurs la loi du genre. Les guéguerres de chiffres finissent toujours mal dans ces débats.
Et ce n'est pas ce que les gens attendent. Ils attendent de savoir qui va démolir qui, qui va craquer.
Et là, pour le coup, question pétage de plombs ...

Ecrit par : yann | 03 mai 2007

Non, Henri, PURQUOI, c'était voulu.

Vous n'êtes pas au courant ? Le ministre de l'éducation de Sarko, c'est Johnny !! Scoop !

Je m'adapte. Ah que c'est dur, mais çà sert à çà l'amur ...

Ecrit par : yann | 03 mai 2007

Thalie, j'espère que Ségolène passera car, avant la pipologie sur les langues anciennes, excusez-moi, il y a d'autres priorités urgentes:

Position du MDRGF pour le 2°tour de l'élection



DIFFUSEZ A VOS CONTACTS :

Paris 2 mai 2007 15h00 : Communiqué du MDRGF
Après avoir analysé en détail les propositions des différents candidats à l’élection présidentielle sur les questions agricoles en général et les pesticides en particulier (1), le MDRGF(2) considère que seules les positions de Ségolène Royal vont dans un sens favorable à une meilleure prise en compte des problématiques environnementales en agriculture. L'association demande aux électeurs d'en prendre acte et d'en tenir compte au moment du vote du deuxième tour le 6 mai prochain.

« Seule Ségolène Royal appelle à la mise en place d’une véritable politique de réduction de l’utilisation des pesticides, avec des objectifs chiffrés et ambitieux, alors que Nicolas Sarkozy prône toujours un modèle intensif basé sur une utilisation massive de pesticides, comme l’agriculture raisonnée…qui est, rappelons le, une création de l’industrie phytosanitaire ! » déclare François Veillerette, Président du MDRGF, Administrateur du Pesticide Action Network Europe (3) et co-auteur de « Pesticides, révélations sur un scandale français » paru aux Editions Fayard en mars dernier (4).

Une position partagée par d'autres acteurs majeurs de l'environnement :.
La notation de l’Alliance pour la planète, collectif dont est membre le MDRGF, octroie un 16/20 à Mme Royal et un 8,5/20 à M. Sarkozy et le Pr. Dominique Belpomme (5), Cancérologue, Président de la Société Européenne de Santé Environnementale et Président de l’ARTAC, estimait quant à lui dans un récent communiqué à l’AFP que « seuls les engagements de Ségolène Royal dans le domaine de la santé et de l'environnement pourront garantir une protection de notre santé face aux diverses sources de pollution, et en particulier pourront sauver le Plan cancer de son échec actuel en terme de santé publique ». Le MDRGF se déclare solidaire de cette déclaration du Professeur Belpomme et encourage les électeurs à choisir un vote qui permettra d’atteindre ces améliorations en matière de santé environnementale.

(1) : voir le site : http://www.pesticides2007.com
(2) : Le Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures (MDRGF) est une association non partisane travaillant sur des questions de santé environnementale et particulièrement sur la problématique des pesticides.
voir le site : http://www.mdrgf.org
(3) : voir le site : http://www.pan-europe.info
(4) voir le site : http://pesticides-lelivre.com
(5) : Egalement auteur de : « Avant qu'il ne soit trop tard : Santé-Environnement, un programme d'union nationale » paru aux éditions Fayard en février 2007. Voir le site de l’ARTAC : http://www.artac.info/

>>> Contacts presse MDRGF : F. Veillerette : 06 81 64 65 58 et N. Lauverjat : 06 87 56 27 54
40 rue de Malte 75011 Paris

Ecrit par : dobolino | 03 mai 2007

OK. Mais dans ce cas, on est encore et toujours dans l'imprécision totale. C'est d'ailleurs la loi du genre. Les guéguerres de chiffres finissent toujours mal dans ces débats.
Et ce n'est pas ce que les gens attendent. Ils attendent de savoir qui va démolir qui, qui va craquer.
Et là, pour le coup, question pétage de plombs ...

Ecrit par : yann | 03 mai 2007

Ben, voilà, t'as tout pigé. T'es pas si con pour un véto. Serais-tu une erreur de sélection?

Ecrit par : dobolino | 03 mai 2007

Ben, si, je suis con. Et pas psychologue pour un rond. J'ai un mal fou avec les sous-entendus.
Qu'est-ce que je suis censé avoir pigé ?

Moi, je réagis au premier degré, quand je vois une dame à l'air sévère qui gronde en faisant les gros yeux et en pointant du doigt, çà me fait penser à Mme ***, ma maîtresse de 10eme, et je flippe.

Tiens, pour rigoler : http://pierrotlezygo.m6blog.fr/archive/2007/05/02/ca-y-est-ils-ont-reçu-la-chaise-qui-manquait-pour-le-débat-d.html

Ecrit par : yann | 03 mai 2007

C'est évidemment un lapsus! Elle s'est emmêlé les crayons, en confondant dans sa tête des chiffres qu'elle connaissait, (et j'ai exactement l'impression que Dobolino nous argumente concernant Bruno Rebelle qui, de plus, parce qu'il a été mis en fiches par Sarko, ne peut pas être totalement mauvais), que alors que Sarko, lui, n'y connait visiblement rien, et a dit 50% au pif, parce que c'est un nombre "centriste" ... Comme sa tactique est d'avoir réponse à tout et de donner l'UMPression d'avoir raison sur tout, il la met en application, à n'importe quel prix! Il a même dit qu'il revaloriserait les enseignements artistiques, c'est vous dire si je le crois!
Japhet, buvez-le avec un poisson, (mer ou rivière), ou des fruits de mer.
Je suis fan de Pat Metheny, et Manu Katche est un "camarade de classe" du conservatoire de Saint-Maur, du temps où il faisait de la percussion classique en parallèle de la batterie. Dans son style, c'est un des meilleurs. Et son groupe est bon, bien qu'il ne joue pas obligatoirement la musique que je préfère. Question, non de qualité, mais de goût! Ceci-dit, je n'ai entendu que quelques extraits de concerts de ce groupe sur la chaîne:"mezzo".

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mai 2007

Ayant depuis un certain temps, pour ne pas dire un temps certain, cessé de visiter ce blog (à 6 mois de la retraite je prépare encore mes cours), je suis effarée de voir la façon dont il a évolué. Je suis sidérée d'apprendre que JPB voterait Sarkozy. Je partage son rejet du pédagogisme, et, enseignant depuis 1969 (stagiaire CPR, ouf, j'ai échappé à l'IUFM), j'ai pu constater une effrayante dégringolade. J'ai commencé avant la réforme Haby, et j'affirme que les classes de niveau n'étaient en rien le ghetto qu'on a voulu dénoncer. On travaillait bien dans des classes homogènes, et les élèves qui s'accrochaient en L2 pouvaient passer en L1. Quant aux classes de transition, celles qui avaient la chance d'avoir de bons maîtres pouvaient rejoindre le cycle dit "normal". Le problème, c'est que s'y trouvaient parfois (souvent) affectés des enseignants médiocres, j'en ai connu qui n'avaient que le BEPC.
Les réformes qui ont suivi n'ont fait que précipiter la catastrophe, et on touche aujourd'hui le fond. Un exemple? Aujourd'hui, un élève de 15 ans m'a demandé à quelle époque on faisait les vendanges.
Cette longue digression terminée, j'en reviens aux élections. On ne se détermine pas seulement en tant qu'enseignant, même si l'éducation joue un rôle essentiel dans la formation des futurs citoyens.
NS, ce ne sont pas seulement des positions sur l'éducation (dont il reste à prouver qu'elles se concrétiseront, ce dont je doute), c'est une effrayante collusion entre la politique, les media et le monde des affaires, pour ne pas dire les affairistes immoraux ou véreux. Le candidat des honnêtes gens, comme il lui plaît de se nommer, a bien des ripoux dans son comité de soutien. Je ne les nommerai pas, chacun les connaît.
Je n'aime pas SR, mes sympathies politiques me portent nettement plus à gauche, mais la gauche antilibérale s'est dissoute en mesquines querelles intestines, alors décidée à faire battre NS, j'ai voté Bayrou, moi l'athée, qui ai voté non au référendum.
J'ai regardé en zappant le débat d'hier soir, plutôt ennuyeux. Malgré mes a priori contre Sr, je ne l'ai pas trouvée si mauvaise que certains veulent le dire. Mais ce qui m'a frappée chez NS, et que je constate toujours chez lui, c'est sa quasi incapacité à regarder les autres dans les yeux, et pour moi, c'est un signe qui ne trompe pas. On le vérifie quotidiennement avec les élèves, et avec bien des adultes.
Alors, sans enthousiasme, sans illusions, je voterai SR dimanche, en espérant que cette fois, les syndicats ne s'écraseront pas comme ils l'ont fait sous Jospin et Allègre. J'avais alors renvoyé ma carte du Snes comme des centaines de collègues quand il a renoncé à une grève de rentrée à laquelle tous s'associaient.
Je voterai Royal, car je ne me rendrai pas complice de la politique du pire.
Petite remarque en passant. Je trouve nauséabonde la prose D'IGG. Je réclame pour IGG une IVG rétroactive.

Ecrit par : mouron rouge | 03 mai 2007

Merci cher Mouron, votre humanisme vous honore.

Vous écrivez "rouge", pas rouge comme l'idéologie aux 100 millions de morts tout de même ? Epargnez-moi d'un doute, parce qu'alors je rirais beaucoup moins à votre humour.

Cordialement.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 03 mai 2007

"La politique du pire", mouron rouge, c'est celle de Royal, qui n'a rien d'autre dans sa gibecière que des "bons sentiments" ("Donnons, donnons, donnons sans contre-partie à tous ceux qui n'ont pas, et prenons l'argent chez tous ceux qui en gagnent - on est riche quand on gagne 4000 euros par mois!") et aucune solution autre qu'illusoire alors que la France est dans une situation économique catastrophique.
La bonne conscience de gauche va continuer à s'exonérer à bon compte de ses responsabliités et on en aura encore pour cinq ans d'immobilisme, pendant que nos entreprises continueront à déménager. Non, vraiment, la "politique du pire", ce n'est sûrement pas Sarkozy.
Quant au passage de Madame Royal au ministère de l'Education, quelle impudeur, pour celle-ci, d'en faire état aussi bruyamment hier soir, quand on sait qu'elle y a accumulé les bourdes et qu'Allègre a regretté presque aussitôt de l'y avoir nommée!

Ecrit par : Jean | 03 mai 2007

Et ce n'est pas ce que les gens attendent. Ils attendent de savoir qui va démolir qui, qui va craquer.
Et là, pour le coup, question pétage de plombs ...

Ecrit par : yann | 03 mai 2007

T'as compris ça!

Ecrit par : dobolino | 03 mai 2007

Bayrou soutenant Royal, quelle pitié!
Comme Chevènement! Où la frénésie d'obtenir un maroquin va-t-elle se lover!
Et ce recul inattendu et de dernière minute de Madame Royal sur les 35 heures par rapport au programme socialiste! Que ne ferait-on pas pour racoler!
Claude Allègre vient de se dire sur RTL "très choqué" par les propos de Madame Royal sur les handicapés. Il a trouvé "cette colère très suspecte et probablement préparée". Ce qu'elle a dit n'étaient "que des mensonges". C'est "Luc Ferry, dit-il, qui a créé les emplois en question".
"D'autres représentants de la gauche auraient été plus conformes", dit-il, à l'idée qu'il se fait de la gauche.

Ecrit par : Jean | 03 mai 2007

Il est temps de se dire que ce qui est distribué dans les facs du fait de cette massification sauvage et non contrôlée ne ressemble plus en rien à la culture et qu'au contraire ceux qui détruisent la culture et les lettres sont ceux qui la donnent comme un brouet indistinct à la masse des étudiants sans se préoccuper de leur orientation ou de leur projet d'études.

Ecrit par : Thalie | 03 mai 2007


Décidément Thalie, vous n'avez rien compris à la fonction économique et politique de la "massification" d'une partie de l'Enseignement Sipérieur.


Il y a en fait deux enseignements supérieurs

-L'enseignement sélectif: BTS,IUT, CPGE , Grandes Écoles.
Une partie des Universités telle Paris Dauphine.

En sélectionnant leurs étudiants à l'entrée sur dossier ou par concours cet Enseignement Supétrieur assure à ses étudiants des chances sérieuses d'accéder au Statut professionnel convoité.

Par ailleurs, ils résorbent pour leurs enseignants , et c'est une bonne chose, les difficultés d'ordre pédagogique.


-Un enseignement non sélectif de masse dont la fonction économique et politique est d'éponger npombre de bacheliers de niveau très bas qui gonflerait les chiffres du chomâge.

Sur un plan strictement économique, du reste, ils devrait être comptabilisés.

Ces "jeunes" grapillent quelques UE, ont des emplois précaires, voire se prostituent.

Progressivement, ils s'intègrent dans la société à des bas niveau de qualification.

En aucun cas, ils ne participent à l'élévation du niveau culturel de la Nation.


L'incapacité de réaliser un enseignement Supérieur de masse est une constante de tous les Gouvernements tant de Droite que de Gauche depuis la fin des Trente Glorieuses.

Seul le Général de Gaulle l'avait tenté mais ses Ministres, notamment Georges Pompidou, lune l'ont jamais suivi.





958- 1968
De Gaulle et l’éducation
Entretien avec Jacques Narbonne, conseiller technique à l’éducation du Général
jeudi 3 mai 2007.



La lecture des "Mémoires d’espoir" montre que l’éducation était une priorité pour le général de Gaulle. Il manifeste une conscience aiguë des mutations qui s’y imposaient face à ce que l’on appelle aujourd’hui la "massification" et aux enjeux de démocratisation qui voulaient également dire sélection et orientation. Commençons tout d’abord par la fin : de Gaulle considérait avoir pu gérer les "palliatifs à la marée humaine qui menaçait de submerger l’édifice" mais que l’essentiel restait à faire : "j’envisage d’en bâtir un jour un autre tel que tous ceux qui auront à l’utiliser : professeurs, administrateurs, étudiants, parents d’élèves, prendront part directement à la marche, à la gestion, à l’ordre, aux sanctions et aux résultats d’établissements devenus autonomes et qui devront, ou bien fonctionner comme il faut ou bien fermer leurs portes et cesser de gaspiller des maîtres et des disciples...."(1)

Le général était donc satisfait de la loi Edgar Faure votée après les événements de Mai 68?


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=128

Ecrit par : Henri Grégoire | 03 mai 2007

L'école ne peut se contenter de transmettre des savoirs, elle doit aussi enseigner les règles et les valeurs de la vie dans notre société.
Prévention de la violence, éducation à la santé et à la sexualité, apprentissage de comportements responsables, par exemple autour du thème de la sécurité routière, sont autant de facettes d'une même ambition : contribuer à former de futurs citoyens responsables.

Ecrit par : OGM | 03 mai 2007

Série Z. Les derniers sondages et l'incroyable gaffe de François Bayrou. A venir : Le Retour des Morts-Vivants au Bal des Pantins

http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/05/srie-z-les-derniers-sondages-et.html

Ecrit par : imam grouik-grouik | 03 mai 2007

"Hussard, que fais-tu de l'espace intersticiel de liberté (la cour de récré) ? C'est celui-là, mon préféré, l'autre est un peu usé..."

Si je comprends bien la logique, football se traduit en langage pédagogo par "jeu de référentiel bondissant au pied"
et rugby par "jeu de référentiel aléatoire bondissant au pied (de la ville de Rugby)".
Et que pensez-vous, Hussard et Perceval, de :
"espace plan à végétation rase dévolu à la pratique du jeu de référentiel bondissant au pied" pour terrain de foot ?

Ecrit par : Japhet | 03 mai 2007

"L'Ecole ne peut se contenter de transmettre des savoirs", écrit OGM.
C'est le catéchisme "pédagogiste" dans toute sa splendeur! Toujours la même méfiance à l'égard des "savoirs"! Ah! ce qu'ils sont embêtants, ces "savoirs"! Comme ce serait mieux si l'école n'enseignait plus rien du tout! Ainsi, on n'y trouverait plus ces "certifiés" qui prétendent transmettre leurs connaissances, ni ces "agrégé"s honnis qui humilient les élèves avec leur savoir ! C'est avec des idées aussi stériles, OGM, que l'on démolit à coup sûr notre école.
Revenez à la réalité, réveillez-vous de votre cauchemar "pédagogiste", arrêtez de lire les livres de Meirieu, vous vous en porterez mieux! Pensez à vous, il y a urgence!

Ecrit par : Jean | 03 mai 2007

Jean, qui vous a dit que FB soutenait Royal !!! Non mais c'est quand même affoloant à quel point les raccourcis vont bon train lorsqu'un candidat du 1er tour ne vote pas Sarkozy !!!

Bonté divine, on peut encore voter blanc ou s'abstenir ! C'est véritablement affligeant de tirer des conclusions aussi hâtives !!

Vivement que cette présidentielle s'achève parce que franchement j'en ai ras le pompon !!!

Ecrit par : Sandra | 03 mai 2007

Voter blanc … voilà qui ne me semble pas bien raisonnable. J’entends souvent ici ou là des arguments sur la pertinence, le bien-fondé, de ne pas voter ou de voter blanc. Une façon de ne pas cautionner le système, de lui exprimer son refus et son dédain. A ces arguments je me permets de rétorquer les miens:

- Les abstentionnistes étant la somme des personnes mécontentes, elles se définissent elles-mêmes, du point de vue des élections, en négatif. Si bien que les personnes abstentionnistes n’ont finalement pas grand chose à partager entre elles puisque les raisons de leur abstention diffèrent en vrac, et qu’on ne définit pas une force politique en démocratie autrement que par le rassemblement consensuel de personnes et de volontés autour de grands axes de propositions et d’actions.

- Les abstentionnistes ne font que renforcer les favoris des élections en soustrayant leur vote au nombre de votants. Ils cautionnent plus le système qu’ils ne le questionnent. Il faudrait certainement que l’on effectue une règle de trois au prorata du taux de participation aux élections législatives pour désemplir l’Assemblée nationale de députés dans lesquels les abstentionnistes et les votes blancs ne se reconnaissent pas. Problème: a-t-on déjà vu des dirigeants jouer contre eux et accepter une telle réforme ?

Enfin, dernier argument et non des moindres: je me demande si le choix de l’abstention ou du vote blanc ne relève pas, quelque part, de la non volonté d’avoir à assumer un choix. Qui a dit que celui ou ceux à qui nous allions accorder notre voix était le(s) élu(s) idéal(aux) ? Il ne s’agit là que d’un choix de moindre mal, le tout étant d’accepter de l’assumer. Assumer de l’avoir fait en son âme et conscience, avec tous les écueils auquel celui-ci va nous exposer, sachant que cela reste préférable à ce non-choix qui consiste à se soustraire de sa responsabilité de citoyen dans la Cité et à laisser d’autres décider pour vous.

Ecrit par : Bayroudoudou | 03 mai 2007

"L'école ne peut se contenter de transmettre des savoirs, elle doit aussi enseigner les règles et les valeurs de la vie dans notre société",
écrit OGM.
Malheureusement, il ajoute aussitôt, de peur d'être mal compris (il doit être prof, OGM, c'est typique, cette manie d'en rajouter une couche, ou une louche) :
"Prévention de la violence, éducation à la santé et à la sexualité, apprentissage de comportements responsables, par exemple autour du thème de la sécurité routière, sont autant de facettes d'une même ambition : contribuer à former de futurs citoyens responsables."

Et là, je ne marche plus.
Quitte à devoir expliquer encore et encore…
Il n'y a pas de transmission des Savoirs neutre — il y a de la morale dans l'apprentissage de la règle de trois.
Ça commence dès le premier mot. Si le maître adopte une pédagogie frontale, il enseigne en même temps le respect des aînés. S'il donne à apprendre par cœur, il implique une hiérarchie des valeurs. S'il raconte, il suggère un ordre — ce qu'il fait aussi lorsqu'il analyse un texte.
Alors que s'il demande "qu'en pensez-vous", il initie un désordre, et / ou un désarroi.
Bien sûr, il y a toute la gamme d'attitudes — et nous en jouons, tout est question d'âge, d'apprentissages antérieurs, de capacités, etc. Le maître a pour but ultime de se taire, d'être acculé au silence — au moment où l'élève aura bu jusqu'à la dernière goutte de miel (j'en… quiquine les ségolénistes pédophiles qui y verraient une métaphore alcibiadesque). Nous tendons à disparaître — alors que le pédagogiste, en suggérant à l'autre de construire tout seul un savoir impossible à déduire (peut-être vous rappelez-vous cette splendide anecdote jadis racontée ici même par Camano sur le périmètre des ballons…) tend à se rendre indispensable à tout jamais.
Mettre l'accent sur la transmission des savoirs vise donc à rendre l'élève adulte — ça aussi, c'est de la morale. À le rendre attentif (à ce qui se dit, aussi bien qu'à la couleur des feux, OGM). À l'ouvrir à la pensée d'autrui, parce qu'il ne peut prétendre en avoir sans pensée — et pas de pensée sans savoir, ou alors vous êtes un platonicien égaré.

Ajouterai-je que l'éducation à la sexualité, je pense vraiment qu'on la fait moins par des cours spécifiques sur les MST que via la littérature : pas forcément avec "les instituteurs immoraux" — le sous-titre de la "Philosophie dans le boudoir" —, mais aussi bien avec ce passage sublime où Julien prend la main de Mme de Rênal, modèle de toutes les tentatives des ados boutonneux (ou non) pour franchir les trois derniers centimètres, sur l'accoudoir du cinéma, entre leur main et le petit doigt de la chérie — ou l'inverse.
La littérature mène à tout, elle est morale et permet de sortir de la morale — ce qui devrait, in fine, être le but de toute éducation bien tempérée, voyez Nietzsche ou les surréalistes.

Je salue au passage Thalie, dont j'apprécie toujours les interventions iconoclastes.
JPB

Ecrit par : brigitte | 03 mai 2007

"Il me semble en effet parfaitement inutile de continuer à donner des cours d'ancien français ( si c'est ce qu'on entend par langue ancienne) à des milliers d'étudiants de lettres pour qui l'ue d'ancien français est et depuis fort longtemps un calvaire, une plaie, une ue qu'ils souhaiteraient supprimer si on les écoutait."

J'ai un bon nombre d'exemples d'étudiants qui ont eu leur CAPES grâce à l'Ancien Français et aux épreuves de Grammaire. Avec des notes fort basses en dissertation. Ils comptaient sur les premières épreuves citées pour réussir. Ces étudiants, oui, bûchaient - c'est-à-dire apprenaient par coeur les traductions en Français moderne des textes en ancien Français, les mots de vocabulaire, la morphologie, etc. De vrais petits techniciens absolument nuls avec la littérature et l'approche littéraire (j'étais fasciné par l'enseignement des oeuvres du Moyen-Âge pendant la préparation à l'agrégation). La plupart des cours d'AF étaient d'un ennui monumental, nos professeurs nous faisaient juste bachotter. Il n'y avait que les besogneux qui s'accrochaient. Que l'on fasse disparaître l'Ancien Français non; mais que cela soit une obligation est stupide.

Défendez alors, Thalie, les langues comme l'Hébreux, le Roumain, le Japonais, le Breton, L'Occitan (et l'Ancien Occitan aussi - qui fut la langue quand même des Troubadours qui furent copiés par les Trouvères), le Letton, etc. qui disparaissent de l'Université!

Ecrit par : Pendariès | 03 mai 2007

Voter blanc ou s'abstenir ce n'est pas faire preuve de lâcheté, c'est aussi se positionner. Voter c'est un devoir certes je suis entièrement de votre avis...

Si nous avions eu un candidat churchillien j'aurais voté....Ce n'est pas le cas et franchement le débat d'hier résume une envie qui me vient à l'esprit tellement la médiocrité devient le postulat dans notre pays comme ailleurs : j'ai une envie démentielle de leur balancer quelques claques à tous les deux, tellement nous avons volé au ras des paquerettes....

Nous avons Ségolène et Sarkozy.....Deux calamités notoires sur tous les plans...

En ce sens je ne peux me résoudre à voter et c'est tout à fait contraire à mes convictions profondes et ce constat me désole au plus haut point....Mais c'est ainsi et je ne changerai point de position.

Je suis rudement amère pour conclure et je ne l'ai jamais autant été jusqu'à maintenant....dirons nous plutôt jusqu'aux législatives et 5 prochaines années...

Ecrit par : Sandra | 03 mai 2007

Le Mouron rouge (The Scarlet Pimpernel) est une série de romans populaires anglais, apparentés au roman de cape et d’épée et au roman d'espionnage, écrits par la Baronne Orczy, narrant les exploits d'un Lord anglais, Sir Percy Blakeney, qui sauve des aristocrates français durant la Révolution française. La série comprend plusieurs épisodes qui rencontrant rapidement le succès, notamment après leur adaptation au théâtre. Aux dix romans de la série (créée en 1905) s'ajoutent plusieurs ouvrages connexes : deux recueils de nouvelles, un récit dont Sir Percy est le narrateur (Child of the Revolution), deux récits consacrés à un ancêtre de Percy Blakeney au XVIIe siècle, un autre sur son descendant Peter Blakeney durant la Seconde Guerre mondiale (Pimpernel and Rosemary)...

Sir Percy Blakeney signe ses exploits d'une courte missive, ornée d'une signature agrémentée d'une fleur rouge : le Mouron rouge (Anagallis arvensis). Il porte un masque et une cape, apparaît, disparaît, réapparaît sans jamais pouvoir être attrapé par la police révolutionnaire qu'incarne notamment le sinistre Chauvelin.

Johnston McCulley s'inspirera du Mouron rouge pour créer le personnage de Zorro. Comme Sir Percy Blakeney, don Diego della Vega dissimule son identité secrète sous les apparences d'un personnages falot.

Merci de me rappeler mon adolescence ...Mouron rouge.

Les romans de la baronne Orczy, découverts grâce à un camarade de 4ème, "monarchiste loufoque" (à Versailles et chez les Frères, évidemment !) ont enflammé mon imagination...Je me débrouillais pas mal au fleuret dans ce temps-là et j'étais devenu "royaliste" de coeur (c'était remarquablement habile en matière de "propagande" anti républicaine).

Je passais des nuits entières à les dévorer. Heureusement que Soboul et Furet m'ont remis des plus tard les idées en place...ou du moins ont fait baisser la fièvre partisane.

Ecrit par : Robin | 03 mai 2007

Canard enchaîné de cette semaine, p. 3. "Lundi 23. Rue Saint-Dominique, au QG de Bayrou. Le président de l'UDF réunit son premier cercle et avoue "avoir tout intérêt à une victoire de Sarkozy", le 6 mai."

C'est la raisonnement que je tenais — don gracieux aux bayrouistes — dès le lendemain de l'élection, en ce même 23 avril. La seule option raisonnable pour un bayrouiste convaincu, c'est soit un vote Sarkozy par stratégie — parce qu'ainsi l'homme de Pau laminera définitivement un PS en crise ouverte, en recrutant sur un grand arc de la gauche blairiste à la droite molle —, soit de voter blanc, à la rigueur. En aucun cas de voter SR — vous avez bien vu que Bécassine ne pense qu'à elle, et absorbera l'UDF ralliée comme Mitterrand a absorbé le PC en 81-83 : c'est ce que signifient ses propositions de ministres UDF — Français, vous avez la mémoire courte !
Dès lors, Sandra, pas de quoi désespérer. Vous êtes jeune, vaillante, et Bayrou l'est aussi, proportionnellement. La politique est une course de fond (et de fonds : en présentant le maximum de candidats partout, le Parti démocrate français encaissera des sommes fastueuses (1,6 € par voix arrivant directement de l'Etat) qui financeront les campagnes à venir).
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 mai 2007

Et je ne connaissais que d'ouï-dire le Mouron rouge. Merci à Robin…
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 mai 2007

Justement JPB, j'en ai parlé avec mon patron car nous discutons très souvent lors de nos déjeuners de politique. Il se trouve que Dame SR est redoutée parait-il dans son fief de Poitou-Charentes...C'est une tueuse...

N'est-elle pas d'ailleurs poursuivi en justice pour harcèlement ???Il me semble bien....

JPB, je dois avouer que SR m'a vivement surprise hier...Moi qui la croyais plus sage que ça....

On aurait cru voir NS de son côté bouillir tranquillement tout en gardant une apparence de calme olympien...

Je dois quand même dire que j'ai bien rigolé....

Ecrit par : Sandra | 03 mai 2007

L'Imam Grouik-Grouik vous offre l'occasion de lui donner une fessée déculotée devant tout le monde. Il s'est essayé à une petite explication de texte improvisée - avec plantage de l'ordinateur par Shitane pour aider - d'1 minute du débat Sarko / Royal.

Adoptez un critère de notation Agregation pour bien vous venger.

Saquez-le ce salaud !

"Elections. Nicolas Sarkozy invente la bombe rhétorique à retardement. Petite explication illustrée du débat avec Ségolène Royal."

http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/05/elections-nicolas-sarkozy-invente-la.html

Ecrit par : imam grouik-grouik | 03 mai 2007

ELECTEUR QUI DOUTE

Je n'ai pas regardé le débat parce qu'il y avait un match mais je suis perplexe et dubitatif.
Moi qui, comme beaucoup, ai voté Bayrou parce qu'il me semblait le moins bête et le plus cohérent,
penche tantôt d'un côté, tantôt de l'autre. Comme le dit Bayroudoudou, il est de notre responsabilité
de choisir (responsabilité ténue certes, noyés dans la masse que nous sommes mais responsabilité
quand même).

Les arguments Sarko-Facho-Maboul ou Ségo-hystérique me débectent, laissons les de côté.

Si la Sainte-Vierge nommait DSK premier ministre et une bonne équipe autour, avec les Aubry, Guigou,
Védrine, Chevènement, et annonçait ensuite "gouvernez bien les petits, je vais m'occuper des
inaugurations et des chrysanthèmes", je voterais pour elle. Mais la dame ne fonctionne pas ainsi, elle est
très autoritaire, sectaire, prend des décisions à l'emporte-pièces sans consulter personne, même si elle
est incompétente. Au poste de présidente, elle aura une capacité de nuisance considérable et je doute
qu'elle puisse garder des personnes valables en fonctionnant comme ça. Et puis, à l'international, un président,
ça compte. Chirac, malgré tous ses défauts et ses insuffisances, ressemblait à quelque chose.
Quand on voit les conneries qu'elle a sorties en Chine, au Moyen-Orient...
J'ai lu ou entendu qu'elle avait été très agressive hier et ça me semble traduire son manque de fond. Elle est obligée
de faire des placages très brutaux car si vous passez le premier rideau, vous allez à l'essai, il n'y a personne
en couverture derrière.

Sarko maintenant... Sarkozy est-il un Georges Brousse (traduisez Brousse en anglais pour voir à qui je pense) ?
Baisse des effectifs de fonctionnaires, je veux bien, ça me paraît même nécessaire. Mais j'ai travaillé 5 ans dans un
laboratoire universitaire dans les années 90 et j'ai vu, sous le gouvernement Juppé, comment se passait le non-
remplacement des fonctionnaires partant en retraite. Pour certains, ça ne gênait en rien étant donné leur activité
débordante mais dans d'autres cas, ça menait certains services au bord de la catastrophe. Donc je voudrais bien qu'on
m'explique que ces non-remplacements se feront intelligemment, en examinant au cas par cas et non en choisissant
au hasard.
Retour des prélèvements obligatoires à 40% du PIB, là encore je veux bien, ça reste considérable (nous devons être à 44,
c'est passé de 35 à 42 sous Giscard puis ça a encore augmenté en fluctuant autour de 44-45 depuis). Mais dans quelles
dépenses taille-t'on ? Et comment ? Au hasard et à la hâche ou en chassant minutieusement les gaspillages ? Et si on baisse
les impôts, les charges sociales, etc, sans faire baisser les dépenses, on fait du Brousse et on met les finances encore
plus dans le rouge qu'elles ne le sont.
Je pourrais encore développer les questions que je me pose.
Je n'ai personnellement aucun intérêt à voter Sarko mais certains des changements qu'il propose me paraissent aller dans le
bon sens. Ils sont en rupture, comme il dit, avec les politiques suivies depuis 30 ans et qui nous ont menés là où nous
sommes. J'hésite en me disant "il faut prendre le risque" et ensuite je me dis "non, pas Georges Brousse".


Et je me dis aussi que Domenech n'était pas le meilleur sélectionneur possible (je pensais et je pense toujours que Tigana
est bien meilleur) mais nous sommes allés en finale. Sans une équipe besogneuse mais extrêmement courageuse,
rehaussée par le génie de Zidane, il n'aurait rien réussi.

Ecrit par : Japhet | 03 mai 2007

Evidemment, ce que retiendra la presse, dans une admiration non retenue, c’est le fameux « coup de colère » de Ségolène Royal qui nous a joué, à mon sens, le rôle classique de l’indignation facile dont la gauche pense toujours avoir le monopole. Pour les médias, ce sera un grand moment du débat ! Pour l'observateur que je suis, c'était bien pitoyable.
Mais ces techniques marchent, puisque cela intimide la droite, et cela a en effet intimidé un Nicolas Sarkozy qui a perdu à cette occasion sa grandeur alors qu’il se faisait proprement insulter. Si madame Royal se permet de parler du « summum de l’immoralité », on a atteint là le « summum de la politique spectacle ». J’avais l’impression de voir vidéo gag !

A défaut d’avoir quelque chose à dire de sérieux, Ségolène Royal agite les peurs et les grands sentiments dans un style incantatoire parfaitement assommant. Mais, les médias ont tellement contribué à nous dépeindre un Sarkozy autoritaire et effrayant que Nicolas Sarkozy restait sur sa défensive, comme s’il avait peur de son propre personnage.
D’une certaine manière, avait-il réellement le choix ? Pensez donc à la réaction médiatique si la scène avait été inversée, si Nicolas Sarkozy s’en prenait à la mauvaise foi flagrante de Madame Royal. On aurait commenté sur son intolérance, disserté à propos de son agressivité, et pourquoi pas, son machisme latent ?
Mais, venant de Madame Royal, cet accès d’agressivité est alors interprété comme une qualité estimable, comme la marque d’une force respectable, le retour de la « force tranquille ». Toujours deux poids, deux mesures...
Une force qui risque cependant de tourner rapidement à la farce. Car, qu’a-t-on entendu sur le fond, si ce n’est cette incantation « au retour de la croissance » pour résoudre tous nos problèmes. Cela fait trente ans que l'on nous parle du retour de la croissance. En effet, la croissance mondiale est revenue et n'a jamais été aussi forte que depuis ces 20 dernières années. Mais, comme le nuage de Tchernobyl, elle a évité l'hexagone !
Déjà, en 1981, François Mitterrand nous expliquait qu'il allait financer son programme de relance de la demande par la croissance retrouvée. Depuis, on a inventé CSG, RDS, RMI, nouveaux impôts, créations de fonctionnaires, nationalisations, 35 heures, taxes nouvelles...
Et c’est justement parce que les recettes proposées par les socialistes pour générer la croissance sont proprement dépassées, que la relance de la croissance a aboutit à la dette actuelle de la France, la fuite des entrepreneurs et des capitaux et une croissance durablement molle, une incapacité structurelle à innover, des PME qui s’évertuent à rester petites, condamnant par la même occasion plusieurs générations à un chômage structurel sans équivalent dans le monde.

Et on nous propose de continuer dans cette voie dont tout le monde sait qu’elle conduit à l’impasse ?

A ceux qui nous ont dit que Sarkozy était un homme dangereux, je dois vous dire que c’est madame Royal qui m’a effrayé hier. Elle joue du registre émotionnel à des fins de manipulations à défaut d’avoir des connaissances précises sur des sujets fondamentaux. Madame Royal n’a que faire de la courtoise et d’une quelconque marque de respect pour son contradicteur, et encore moins pour les animateurs du débat qu’elle n’hésitait pas à renvoyer dans les brancards.
Elle ne parle pas, elle récite, employant plus d’une centaine de fois « je veux », « je pense », comme un étudiant qui passe un examen. Elle m’a fait l’effet d’une machine de guerre au service de la cause du socialisme, non pas d’un socialisme moderne comme se plaisent à le penser les commentateurs acquis à sa cause, mais d’un socialisme revanchard et totalement dépassé dans lequel l'Etat se mêle de tout au nom d'un égalitarisme compassionnel qui conduit à l'assistanat et à la démultiplication de toutes les dérives (qui seront ensuite inputées au libéralisme).

Les commentateurs n’hésitent d’ailleurs pas à dire qu’il y avait hier deux projets qui s’affrontaient : Sarkozy incarnant le libéralisme et Royal représentant le socialisme. Mais les commentateurs trahissent cependant leur manque de connaissance de fond.
Les candidats ont décliné un refrain bien français, fidèle à l'exception française de moins en moins tenable, comme si demain, celui ou celle qui sera investi de la fonction suprême, avait le pouvoir de modifier les règles du fonctionnement de l'économie qui sont désormais planétaires.

Ecrit par : Bayroudoudou | 03 mai 2007

Claude Allègre a déclaré sur RTL :

"Ségolène Royal n'a jamais rien fait pour les handicapés sous mon ministère, tout a été fait par Luc Ferry sous le gouvernement Raffarin. Je regrette moi même de n'avoir rien pu faire à l'époque pour les handicapés et je suis outré par l'attitude de Ségolène Royal, hier soir. Sa colère était préparée à l'avance et je n'accepte pas de telles méthodes en politique, je suis là pour défendre la vérité. Je suis de gauche, mon choix de candidat n'allait pas vers Ségolène Royal et je suis vraiment désolé de voir la gauche en être arrivée là où elle est aujourd'hui. Je ne voterai pas Ségolène Royal et je me retrouve dans la même position que François Bayrou, mais diamétralement opposée."

Ecrit par : Bayroudoudou | 03 mai 2007

"C'est avec des idées aussi stériles, OGM, que l'on démolit à coup sûr notre école.
Revenez à la réalité, réveillez-vous de votre cauchemar "pédagogiste", arrêtez de lire les livres de Meirieu, vous vous en porterez mieux! Pensez à vous, il y a urgence!"

Ecrit par : Jean | 03 mai 2007


Ciel, où avais-je la tête ? J'ai oublié de préciser dans mon post que je me contentais de recopier les paroles d'un homme dont JPB lui-même nous dit le plus grand bien, en ce moment.

Vous savez, ce probable futur ministre de l'Education Nationale, Xavier Darcos ?

Désolé pour le coup de sang, Jean, prenez une camomille, dormez tranquille et surtout, votez Sarko, hein !

Ecrit par : OGM | 03 mai 2007

AM Valette :

Je suis en train de mettre la dernière main à un article sur un très beau roman de Philippe Valette (1887-1962) "Mon village", paru aux éditions Grasset en 1947 et republié chez ACVAM dans la collections Les classiques de la campagne au mois d'avril dernier.

Je me suis demandé s'il ne faisait pas partie de votre famille.

Il s'agit d'un roman en partie autobiographique dont le personnage principal est un enfant de 10 ans écartelé entre des parents qui se fuient, un père absent et une mère qu'il cherche.

L'enfant affronte les rudes épreuves de la vie et parvient les surmonter grâce à sa volonté de vivre et à l'affection du peuple des campagnes.

L'auteur dépeint les rudes réalités de l'époque, évoque les paysages consolateurs du Bourbonnais mais remet les idées en place sur une nostalgie campagnarde trop souvent romancée.

C''est dans la veine de Marie-Claire de Marguerite Audoux et c'est presque aussi beau, à mon avis.

J'ai commencé à lire le roman avec une certaines défiance et je n'ai pas pu le lâcher.

On y voit en particulier le rôle important "d'ascenseur social" de l'instruction à cette époque-là.

Jeannot fréquente l'école communale et décroche son certificat d'études, ce qui lui permet de s'élever moralement, intellectuellement et socialement, de comprendre et de témoigner au lieu de subir.

Ecrit par : Robin | 03 mai 2007

Baisse des effectifs de fonctionnaires, je veux bien, ça me paraît même nécessaire. Mais j'ai travaillé 5 ans dans un
laboratoire universitaire dans les années 90 et j'ai vu, sous le gouvernement Juppé, comment se passait le non-
remplacement des fonctionnaires partant en retraite. Pour certains, ça ne gênait en rien étant donné leur activité
débordante mais dans d'autres cas, ça menait certains services au bord de la catastrophe. Donc je voudrais bien qu'on
m'explique que ces non-remplacements se feront intelligemment, en examinant au cas par cas et non en choisissant
au hasard.

Ecrit par : Japhet | 03 mai 2007


Tout à fait Japhet, il convient certes de réduire les effectifs là où ils sont en surnombre. Mais remplacer 1 fonctionnaire sur 2 uniformément provoquera une quasi paralysie des services publics au détriment des usagers. Cette mesure est aussi stupide que les 35 heures appliquées de façon rigide et uniforme. Quant à la lutte contre notre endettement faramineux par la réduction du déficit budgétaire, Nicolas Sarkozy n'en parle même plus ou quasiment plus...

Ecrit par : Sandra | 03 mai 2007

Cette longue digression terminée, j'en reviens aux élections. On ne se détermine pas seulement en tant qu'enseignant, même si l'éducation joue un rôle essentiel dans la formation des futurs citoyens.


NS, ce ne sont pas seulement des positions sur l'éducation (dont il reste à prouver qu'elles se concrétiseront, ce dont je doute), c'est une effrayante collusion entre la politique, les media et le monde des affaires, pour ne pas dire les affairistes immoraux ou véreux. Le candidat des honnêtes gens, comme il lui plaît de se nommer, a bien des ripoux dans son comité de soutien. Je ne les nommerai pas, chacun les connaît.

Alors, sans enthousiasme, sans illusions, je voterai SR dimanche, en espérant que cette fois, les syndicats ne s'écraseront pas comme ils l'ont fait sous Jospin et Allègre. J'avais alors renvoyé ma carte du Snes comme des centaines de collègues quand il a renoncé à une grève de rentrée à laquelle tous s'associaient.
Je voterai Royal, car je ne me rendrai pas complice de la politique du pire.


Petite remarque en passant. Je trouve nauséabonde la prose D'IGG. Je réclame pour IGG une IVG rétroactive.

Ecrit par : mouron rouge | 03 mai 2007



Tout à fait d'accord avec l'ensemble de votre post.


IGG est un troll inculte et xénophobe , laissons-le se vautrer dans son purin.



Pour Robin , j'ai aussi lu le Mouron Rouge. Il paraissait dans "Le Journal de Mickey".

Il existe un DVD, le film est en Noir et Blanc...


Nostalgie...

Ecrit par : Henri Grégoire | 03 mai 2007

Bref retour sur les faits — rien que les faits.
Il y avait fin 2006 deux fois plus de handicapés scolarisés qu'en fin 2002.
La droite au pouvoir a fait sur ce sujet un effort considérable — avec ou sans idées derrière la tête, je m'en tape, je ne suis pas sûr que les handicapés et leurs familles (10% de la population française) représentent une masse électorale si manipulable que ça : et pourquoi des politiques ne feraient-ils pas de temps en temps des choses nécessaires, sans arrière-pensée ?
Robien a piqué une crise aujourd'hui en conférence de presse, et il a eu raison. Ségolène Royal a menti, avec un aplomb qui n'étonnera, j'espère, personne : tout était faux, préparé, prémédité. Sarkozy a drôlement bien fait de la laisser s'exciter à vide — lui répondre sur le même ton, c'était donner de la crédibilité à sa crise simulée.

Cela dit, et nous en avons parlé ici même il y a quelques mois à propos de l'affaire Brigitte Guigui (pour info et rappel des faits : http://appy.ecole.free.fr/articles/20060203a.htm), l'insertion des handicapés devrait se faire de façon non systématique, elle aussi. Dans bien des cas, c'est un plus pour l'enfant — et pour ses camarades. Dans quelques cas, c'est pour lui une souffrance supplémentaire — sans parler des mauvais réflexes des autres, parce que comme disait La Fontaine, "cet âge est sans pitié". Forcer un autiste à se confronter à une classe entière, n'est-ce pas, souvent, de la cruauté ? Bien sûr que cela peut faire changer le regard des "normaux" — mais cela peut aussi créer des traumatismes sérieux.
Et que dire des enseignants non spécialistes confrontés à des cas si difficiles ? Les "emplois-jeunes" soit-disant supprimés de Mme Royal ont été réintroduits sous l'appellation d'aides à la vie scolaire — ou quelque chose du même genre. Mais il manque partout des personnels réellement spécialisés.
JPB, légèrement écœuré par la Prétendante au titre, pour cette fois.

Ecrit par : brighelli | 03 mai 2007

"IGG est un troll inculte et xénophobe , laissons-le se vautrer dans son purin."

Conformément aux recommandations de monsieur Brighelli, l'imam Grouik-Grouik ne répondra pas à cette parole d'amour, de paix et de tolérance.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 03 mai 2007

JPB effectivement je suis entièrement d'accord avec vous.

Une amie, instit, était désemparée totalement face à un autiste au plus haut degré....

Il devenait même un danger pour ses camarades. Franchement l'école n'est pas adaptée à tous les handicaps.

Ecrit par : Sandra | 03 mai 2007

Dans le journal gratuit 20 minutes du 16 avril, figure une interview de Nicolas Sarkozy.

Entre autres sujets, il y parle de l’université et prend pour exemple de filière inutile, et qui ne devrait plus être prise en charge par les fonds publics, l’enseignement de la "littérature ancienne" :

Vous vous fixez comme objectif de ne laisser aucun enfant sortir du système scolaire sans qualifications. Comment comptez-vous parvenir à cet objectif ?

— Par exemple dans les universités, chacun choisira sa filière, mais l’Etat n’est pas obligé de financer les filières qui conduisent au chômage. L’Etat financera davantage de places dans les filières qui proposent des emplois, que dans des filières où on a 5000 étudiants pour 250 places.

Si je veux faire littérature ancienne, je devrais financer mes études ?

— Vous avez le droit de faire littérature ancienne, mais le contribuable n’a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne si au bout il y a 1000 étudiants pour deux places. Les universités auront davantage d’argent pour créer des filières dans l’informatique, dans les mathématiques, dans les sciences économiques. Le plaisir de la connaissance est formidable mais l’Etat doit se préoccuper d’abord de la réussite professionnelle des jeunes.



Sans commentaire!!! Sauvons les lettres avec Sarkozy?

Ecrit par : Hervé | 03 mai 2007

Et pourtant Hervé... on en fait quoi des "998 autres" ? Vous avez je pense compris que c'était un exemple hors toute connaissance de la situation des lettres classiques et que cela ne visait pas spécifiquement cette matière. - vous serez d'accord avec le fait que l'on ne peut tout connaître avec précision.

Sinon, Sarko sort ce soir à Dijon :

"Le jour où (...) l'enfant palestinien ne détestera plus l'enfant juif (...) autres exemples similaires), ce jour là, la Méditerrannée deviendra une grande civilisation" (référence implicite au passé pré islamique de la Méditterranée et justification pour refuser l'entrée de la Turquie en Europe.)

C'est absolument vrai mais normalement c'est interdit de dire ça en France. Il a compris des choses le père Sarko en fréquentant les zouaves du CFCM / UOIF qu'il a cherché à organiser. Je pense qu'on ne l'y prendra pas à deux fois.

La banlieue tombe là-dessus, ça brûle partout... d'ailleurs, vous avez noté comme c'est calme ces temps-ci ? Je pense qu'il y a un truc prévu dimanche soir, garez bien vos voitures.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 03 mai 2007

Ségolène Royal va faire prendre au PS la plus grosse raclée de son histoire.
Je ne voterai pas pour elle et je pense même mettre un bulletin Sarko
La bêtise a des limites quand même

Ecrit par : Maxime | 03 mai 2007

Tous mes collègues qui encensent l'IUFM adoooooorent sego. Moi rien que ça me suffit à voter sarko.
Au fait dans ma région, celle de sego, les gens bien informés à commencer par le maire PS de la grosse ville du coin ne le trouvent pas si formidable...
Pour ce qui est de sa colère bidon sur les élèves handicapés, ceux qui bossent dans le primaire savent que c'est du pipo mais bon elle va sans doute proposer une concertation avec les partenaires sociaux...

Ecrit par : Ronin | 03 mai 2007

Après des années de vote PS, vieille tradition familiale, j'ai assisté pour la 1ère fois de ma vie à un meeting de Sarkozy ce soir au parc des expos à Montpellier.
C'est un discours fondé sur les vieilles et vénérables valeurs républicaines que j'y ai entendu; pas un discours de haine ni d'exclusion; ouverture sur le monde méditerranéen en prime.
En plus, un candidat qui cite Voltaire, Paul Valéry et le début du "Cimetière marin", Victor Hugo et son poème "L'Enfant", évocation des massacres de l'île de Chio :
"Que veux-tu? fleur, beau fruit, ou l'oiseau merveilleux?
-Ami, dit l'enfant grec, dit l'enfant aux yeux bleus,
Je veux de la poudre et des balles."
un candidat qui se permet de dire à la foule qui emplissait la grande halle: et bien moi je veux que cette réponse appartienne au passé, qu'on refuse la haine, qu'on propose la fraternité.... eh , bien bravo Nico!
Hier au débat télévisé, on a vu le vrai visage de Ségolhaine.

Ecrit par : ZADIG | 03 mai 2007

NS, ce ne sont pas seulement des positions sur l'éducation (dont il reste à prouver qu'elles se concrétiseront, ce dont je doute), c'est une effrayante collusion entre la politique, les media et le monde des affaires, pour ne pas dire les affairistes immoraux ou véreux.

Ecrit par : mouron rouge | 03 mai 2007

Mitterrand avait quelques amis infréquentables - rappelez-vous l’affaire « triangle » qui valut à Roger-Patrice Pelat de mourir d’une crise cardiaque peu après son inculpation.
Une pluie d’inculpations mouilla nombre d'amis de Mitterrand. Touché, celui-ci, obtint que l'on changeât le mot « inculpation » par l’expression « mise en examen », moins infamante à ses yeux.

Je ne sache pas non plus qu’un premier ministre de Jacques Chirac se soit mis une balle dans la tronche.

VGE lui aussi a connu, sous son règne, quelques barbouzeries fumeuses dont une vient de refaire surface à la faveur d’un livre récemment sorti.

Sarkozy n’est certainement pas un saint. Mais donnons du « temps au temps », et laissons le suivre son cours. Qui vivra saura.

Philippe

Ecrit par : Philippe Delarouzée | 03 mai 2007

Que les étudiants des deux premières années de fac soient en majorité incapables d'acquérir des notions sur les langues anciennes ou sur l'ancien et le moyen français, ça n'est pas le plus dramatique, effectivement ... puisqu'ils ne savent même pas écrire un texte de français lisible et n'ont plus, aujourd'hui, aucune notion de littérature et d'histoire ... On peut obtenir un capes sans n'avoir pratiquement rien lu, grâce à des fiches et du charabia de perroquet "savant". Il en arrive une promotion chaque année dans les collèges.
"Thalie" décrit donc une réalité que personne ne peut nier sans beaucoup de mauvaise foi.
Mais ce que je vois mal, c'est l'INTERET qu'aura Monsieur le Président (!) Nicolas Sarcozy à rétablir, dans les milliers d'écoles primaires, collèges et lycées de France, et de Navarre (pour Bayrou ... ), un enseignement digne de ce nom (fondé sur la transmission de SAVOIRS, et non de "valeurs" et de "compétences" = balivernes pédago-libertaro-libérales) dans les domaines de la lecture, de l'écriture, du calcul, et quand-même aussi dans un minimum de culture générale.
Il le ferait si ça ne coûtait rien et si c'était l'INTERET de ses amis du patronat. Mais je n'arrive pas à croire que ce soit le cas. L'école à deux vitesses convient très bien aux forces politiques et économiques qui le soutiennent. Quel âge faut-il atteindre pour savoir que, hors les temps de guerre et de crise grave (où apparaissent des Clémenceau, des Blum, des Mendès France ou des de Gaulle), que la démocratie en temps de paix catapulte au pouvoir des nullités du genre Ségo ou des "malins" du genre Sarco. En temps de paix Daladier ou Chamberlain restent au pouvoir. Quand c'est l'économie qui commande (on revient lentement et sûrement aux années de la fin du XIXème ou du début du XXème), il n'y a jamais d'homme providentiel. C'est sans doute parce que nous ne sommes pas assez nombreux, ou pas assez forts, pour lutter efficacement dans l'institution, que nous retombons dans les illusions politiques. Quelques mois plus tard, invariablement, on tombe de haut.
Les temps actuels veulent la médiocrité et la lâcheté. Elles sont utiles. Elles calment tout le monde. Elles plaisent à tout le monde. Fellini avait bien illustré cet aspect à la fin de son adaptation très personnelle du Satiricon. Et plus encore le "corsaire" Pasolini, dans ses écrits.
Quand on ne peut voter ni pour l'un ni pour l'une, quand on refuse les illusions, il n'y a pas de honte à le dire par un bulletin blanc.
Et la lutte continue, dans le Capharnaüm de la vieille boutique malade. Dehors : rien que des illusions.

Ecrit par : JPL | 03 mai 2007

Remarque sur le pseudo que j'ai adopté.
Interne, je me suis régalée des aventures du Mouron Rouge dans la collection Nelson, qui publiait aussi Hugo. J'étais alors trop jeune pour comprendre que sir Percy était un affreux contrerévolutionnaire.
Mais je me fais bien du mouron, pour tout dire un sang d'encre, sur le devenir de notre République et de son école, et mon propre prénom fait écho à scarlett pimpernel (pimprenelle en français) Mais primprenelle ne choisira pas Nicolas, ça c'est sûr.
réponse à IGG: le drapeau rouge n'a pas à rougir des combats dont il a été l'étendard. Ce n'est pas sa faute si ce qu'il symbolisait a été dévoyé. Et quand aux amis véreux de Mitterrand et consorts, je les vomis, je ne suis pas au PS, je suis simplement une républicaine convaincue, et mon père a été un de ces instituteurs de campagne compétents et dévoués, grâce à qui des enfants d'ouvriers ou de paysans pauvres sont devenus major de leur promotion pour l'un, dentistes, chirurgiens, et j'en passe, ce qui n'est pas rien pour ceux dont le père était un alcoolique analphabète, et qui vivaient dans un hameau reculé. Je doute que de telles choses se reproduisent aujourd'hui, et c'est cette école-là que je voudrais tant voir renaître. Ce n'est pas Sarkozy qui la ramènera. Ségo non plus, d'ailleurs.
NB. Le Mouron Rouge a été republié aux Presses de la cité, Omnibus.

Ecrit par : mouron rouge | 03 mai 2007

JPL vous avez parfaitement résumé ma pensée et le pourquoi de mon vote blanc.....

Je ne comprends même pas franchement comment nous avons pu choisir deux calamités pareilles au sein de leur parti respectif...

Figurez-vous que j'ai adhéré au PS pendant quelques mois mais lorsque j'ai du supporter un sectarisme abominable sans compter le vote lamentable de Ségolène, je suis partie à toutes jambes....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 04 mai 2007

Ségo ne m'inspire pas, mais je voterai pour elle parce qu'il y a les chevênementistes derrière. On ne sait jamais...
Quant à Sarko, je ne parviens pas à partager les espérances de notre hôte. Avant même d'agir, il se contredit : il prône la liberté pédagogique, mais imposera qu'on se lève en classe, qu'on étudie tel ou tel auteur, etc.
D'ailleurs, j'ai eu l'occasion de vous signaler la refonte des programmes du primaire par M. de Robien. Et vous savez quoi ? Le subjonctif et le conditionnel, qui avaient jusqu'alors survécu, passent à la trappe. Les élèves devront se démerder pour tourner leurs phrases en s'en passant.
Ils sont tous les deux aussi bidons l'un que l'autre. Ce qu'il nous faudrait, c'est une sorte de de Gaulle de gauche jeune (je plaisante, enfin presque...).

Ecrit par : Perceval | 04 mai 2007

@sandra

Sortie de secours et express du PS : réaction vitale avant une mort cérébrale imminente !
Allez en paix ma fille : l'essentiel est de se repentir et de ne pas récidiver pour obtenir la miséricorde infinie de l'alma mater.

Ecrit par : JPL | 04 mai 2007

Le café pédagogique du 3 mai :

"Français : La linguistique responsable de la crise du français ?

La linguistique et la didactique sont-elles responsables de la crise de l’enseignement du français ? A l'invitation de l'AFEF, association française des enseignants de français, Jean-Louis Chiss animera une rencontre débat le 5 mai à 14 heures à l'INHA (2 rue Vivienne, Paris 2ème).

Contact : [email protected]"

On parie que la réponse sera "jamais de la vie" et que la conclusion du colloque sera du genre : "pour la linguistique autrement vers une école de la réussite pour tous" ?

Ecrit par : Perceval | 04 mai 2007

Comme souvent, j'ai parlé un peu vite : le même Jean-Louis Chiss est l'invité de l'université d'été de "Sauver les lettres", ce qui est un gage de sérieux.
Depuis que Bayrou et sa quête du graal consensuello-centriste inspirent tout le monde, ça devient dur de s'y retrouver, même si c'est plus intéressant à suivre...

Ecrit par : Perceval | 04 mai 2007

La lecture des "Mémoires d’espoir" montre que l’éducation était une priorité pour le général de Gaulle

"La véritable école du commandement est la culture générale...Au fond des victoires d'Alexandre, on retrouve toujours Aristote."

Ecrit par : Robin | 04 mai 2007

Pour en finir provisoirement avec les politicailleries, ces deux liens, d'ordre strictement pédagogique :

http://edutechwiki.unige.ch/fr/P%C3%A9dagogie_explicite
http://www.fqrsc.gouv.qc.ca/recherche/pdf/rapp-crcfe.pdf

Que pensez-vous de cela ?

Ecrit par : Perceval | 04 mai 2007

Avez-vous entendu parler de ce livre de Serge Portelli, magistrat, intitulé "Ruptures", consacré à la politique de la sécurité de Sarkozy et qui fait suite au "Traité de démagogie appliquée ?
L'auteur n'a pas réussi à la faire éditer (c'est difficile de trouver un éditeur quand on critique Sarkozy de nos jours) et l'a donc publié sur le net.
On peut le lire ici, chapitre par chapitre : http://www.betapolitique.fr/spip.php?rubrique0043 ou le télécharger là : http://storage.canalblog.com/15/49/1921/12334257.pdf .
Augmentation des détentions provisoires, multiplication des lois, pressions sur les magistrats, instrumentalisation des victimes, fichages tous azimuths, détection précoce des délinquants à l'âge de 3 ans, manipulation des statistiques...
Autant de belles choses qui me font craindre l'élection du 1er flic de France à la Présidence de la République.
Et j'ai du mal à comprendre que des gauchistes, des centristes ou des libéraux (le libéralisme ne se réduit quand même pas au libre-échange économique, si ?) soient prêts à favoriser directement ou indirectement son élection...
Enfin... Lisez et faites-vous votre avis.

Ecrit par : Pat | 04 mai 2007

AU SUJET DU HANDICAP

Un grand merci à Catmano, Georges, Buntovchik, Robin... pour avoir abordé ce sujet trop souvent délaissé, et qui pourtant concerne TOUS les élèves : les élèves "porteurs de handicap" mais aussi les élèves "normaux". Les quelques posts que j'avais laissés sur ce sujet n'ayant guère reçu d'écho, je commençais à désespérer !

Voici donc ma modeste contribution d'instit quant aux effets de la loi Montchamp et ses conséquences sur l'école toute entière.

1) La publicité en faveur de l'intégration est largement focalisée sur le handicap moteur ou sensoriel. Ainsi, il est courant de proposer au public l'exemple touchant du petit gamin en fauteuil roulant qui découvre la joie d'être accueilli dans une classe ordinaire, de se retrouver enfin parmi les autres enfants de son âge... Et l'on nous présente dans la foulée quelques témoignages tendant à prouver que cette expérience s'avère très riche pour les autres enfants de la classe.

2) Il est vrai que, sous certaines conditions et en l'absence de troubles associés, ces intégrations-là peuvent se passer de manière bénéfique pour tous les élèves de la classe. Elles sont à peu près gérables pour l'enseignant. Et la classe ne menace pas d'exploser.

3) Seulement, il y a un hic, un très très très gros hic : c'est que les handicaps moteurs et sensoriels -et plus généralement physiques- ne représentent que la partie émergée de l'iceberg. Il est curieusement assez difficile d'obtenir des chiffres précis en la matière. Selon différentes sources, cela oscillerait entre 1,5% et 25% des handicaps.

4) En d'autres termes -prenons les chiffres les moins affolants- près de 75% des handicaps sont des handicaps intellectuels, mentaux ou psychiques. Et c'est là que le bât blesse.

5) Soyons positifs, prenons un premier exemple parmi les moins dramatiques : celui d'un petit trisomique. Cet enfant est scolarisé d'office dans une classe ordinaire, en application de la loi Montchamp. Il a la chance de bénéficier de la présence d'une AVS (auxiliaire de vie scolaire) à temps plein. Et comme il est béni des dieux, il tombe sur un enseignant très impliqué, n'ayant d'autre passion que son métier, célibataire, sans enfant, insomniaque, anorexique et ayant fait voeu de chasteté. Bref, un enseignant parfaitement disponible.

Pour que cette intégration soit réussie, notre super enseignant y consacre une part considérable de son temps et de son énergie : élaboration d'un projet personnalisé, réunions avec les différents professionnels intervenant auprès de cet enfant, équipes de suivi, relations avec les parents, auto-formation, adaptation du projet personnalisé, réunions, coups de téléphone, réunions, coups de téléphone, réunions...

L'intégration se passe bien pour cet enfant. Même s'il ne bénéficie pas de tous les soins auxquels il aurait accès en établissement spécialisé, il s'épanouit dans la classe et y apprend dans la mesure de ses possibilités. Le bilan pour lui et sa famille semble donc plutôt positif.

Malheureusement, les journées n'ont que 24 heures, même pour notre super enseignant. Il prépare certes sa classe pour les autres élèves aussi, mais n'est matériellement plus en mesure de s'occuper autant que nécessaire de ses plus fragiles, ou de ses meilleurs, ou de ses moyens. Qu'il le veuille ou non, certains d'entre eux feront les frais de cette intégration.

PAUSE. Le marchand de sable est passé. Je continuerai demain, avec deux exemples légèrement moins positifs, mais parfaitement réels : celui du petit psychotique et celui du petit carac !

Ecrit par : Un hussard | 04 mai 2007

Toujours sur le même sujet, un lien sur l'association DSP, qui défend le droit aux soins et à une place adaptée pour les enfants handicapés.

C'est le compte-rendu d'un conseil d'administration qui date de 2004, au moment de l'élaboration de la loi Boisseau Montchamp, document sinistrement instructif.

Où l'on en apprend, au passage, de bonnes sur la fameuse journée de Pentecôte, dite de "solidarité".

Ames sensibles s'abstenir !

http://association.dsp.free.fr/CA%20du%202mars.htm

Ecrit par : Un hussard | 04 mai 2007

Et pour faire le lien avec nos élections présidentielles, le tribunal d'honneur de cette association (où l'on retrouve, entre autres, Juppé, Gaymard, Jospin et cette sublime actrice qui interprète si bien la colère sur le sujet).

http://association.dsp.free.fr/tribunal.htm

Ecrit par : Un hussard | 04 mai 2007

Pour en finir provisoirement avec les politicailleries, ces deux liens, d'ordre strictement pédagogique :

http://edutechwiki.unige.ch/fr/P%C3%A9dagogie_explicite
http://www.fqrsc.gouv.qc.ca/recherche/pdf/rapp-crcfe.pdf

Que pensez-vous de cela ?

Ecrit par : Perceval | 04 mai 2007


Merci pour ces deux liens Perceval .

J'ai enregistré le premier sur "Les Amis de l'ABC" et vais lire, à tête reposée, le texte téléchargé sur le second.


Clément Gauhier fait un remarquable travail documenté et argumenté.


Ce qui prouve, au passage, qu'il ne faut pas désespérer des "Sciences de l'Éducation" fondées en France par Ferdinand Buisson et Émile Durkheim.

Il vient un temps où il faut dépasser le temps du pamphlet et de la polémique...


Un texte de CG en ligne->




Paradigme de l’apprentissage au Québec
Le danger qui guette la réforme de l’éducation québécoise : confondre les apprentissages scolaires avec les apprentissages de la vie.

Clermont Gauthier, Steve Bissonnette et Mario Richard
dimanche 22 avril 2007.


La réforme québécoise de l’éducation propose aux enseignants un changement radical de perspective. Il faut désormais passer d’un paradigme de l’enseignement à un paradigme de l’apprentissage (Tardif, 2000). Or, ce passage d’un paradigme à l’autre nécessite une profonde remise en question des pratiques et croyances des enseignants (Tardif, 1998, 2000). C’est pourquoi, au-delà de la rhétorique de l’exhortation, il convient de se demander, avant de foncer plus avant dans la quête effrénée de cet Eldorado pédagogique, si nous disposons de résultats de recherches empiriques qui démontrent la pertinence de procéder à de tels changements.

Ce texte vise à répondre à cette question en présentant les éléments essentiels et les conclusions du projet Follow Through, seule recherche expérimentale longitudinale effectuée à ce jour comparant l’efficacité d’une vingtaine d’approches pédagogiques sur l’apprentissage. A la lumière des résultats de cette étude, nous serons plus en mesure d’estimer quelle orientation devrait être privilégiée pour favoriser la réussite des élèves.



http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=35

Ecrit par : Henri Grégoire | 04 mai 2007

Ségo ne m'inspire pas, mais je voterai pour elle parce qu'il y a les chevênementistes derrière. On ne sait jamais...

Ecrit par : Perceval | 04 mai 2007
Je fais le même raisonnement.


JPC quoiqu'on en pense a été le seul à se heurter aux" pédagogistes" et à prendre des mesures concrètes. Notamment en imposant à une Inspection Générale sous influence de nouveaux programmes de l'École primaire. François Bayrou les a remplacé par d'autres beaucoup plus pédagogistes...


Comment vendre le discours pédagogique
dimanche 22 avril 2007.



« Crois et tu comprendras ; la foi précède, l’intelligence suit. » (Saint Augustin) Les convictions pédagogiques ne sont pas très différentes des convictions religieuses, et c’est sain qu’il en soit ainsi.

De France, où les débats sont souvent corsés, voici quelques échos d’une polémique récente (2000-2002) qui a opposé des pédagogues (convaincus que l’enseignement est un métier perfectible) à leurs adversaires (persuadés que c’est un art qui se raffine « sur le tas ») :

Elisabeth Altschull « contre les gourous du pédagogiquement correct »

Liliane Lurçat traitant Philippe Meirieu d’ « apôtre de l’Education Nouvelle »

Philippe Meirieu se plaignant d’ « Une odieuse chasse au pédagogue »

Alain Finkielkraut (un anti-Meirieu notoire) ironisant : « Si la réforme [...] noie l’école, ce n’est pas dans les eaux glacées du calcul égoïste ou du Mal absolu, mais dans le Jacuzzi de l’amour universel. »


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=34

Ecrit par : Henri Grégoire | 04 mai 2007

Merci Perceval!



Rencontre-débat animée par Jean-Louis Chiss le samedi 5 mai
Autour de son article :

La linguistique et la didactique sont-elles responsables de la crise de l’enseignement du français ? publié dans le n° 156 du Français Aujourd'hui : Enseignement de la langue : crise ? tension , Jean-Louis Chiss animera une rencontre-débat :

Le samedi 5 mai de 14h à 17h
Salle Walter Benjamin
INHA (Institut National d’Histoire de l’Art)
2, rue Vivienne 75002 PARIS
(M° Bourse, Pyramides, Quatre Septembre ou Palais Royal)

"Pourquoi en lieu et place de l’amalgame et de la dérive argumentative, les sectateurs de la « crise du français » ne retiendraient-ils pas une des règles essentielles de la Méthode cartésienne selon laquelle il faut « Diviser chacune des difficultés que j’examinerais en autant de parcelles qu’il se pourrait et qu’il serait requis pour les mieux résoudre » ? Il s’agirait alors de chercher une « sortie de crise » par un « travail » sur la discipline français et son enseignement qui consisterait par exemple à évaluer les recherches en didactique du français, à faire que l’accumulation devienne cumulative. Le nécessaire débat, au-delà de la déploration, serait paré d’autres vertus que l’ignorance ou la disqualification de principe. Le bénéfice secondaire de cette réelle investigation serait la découverte des dimensions culturelles de la réflexion didactique, de la place centrale qu’elle accorde à la question du sens et des valeurs dans la tradition humaniste (osons le mot !) de ses fondateurs à l’âge classique dont évidemment Coménius . Mais il n’est évidemment pas nécessaire de décliner préalablement une identité professionnelle de didacticien : ceux que le terme rebute souvent par méconnaissance, désireux de ne pas se ranger sous un étendard moderniste, qui sont parfois rétifs aux accents de progressisme qu’on y décèle, ou à l’inverse parfois incommodés par de supposées effluves technocratico-libérales (on a tout entendu), ceux-là peuvent donc décider de faire de l’enseignement du français un véritable objet de recherches sans s’affubler de l’étiquette infamante. Mais qu’ils le fassent !"

Jean-Louis Chiss



ttp://www.afef.org/blog/index.php?2007/04/26/78-enseignement-du-francais-crise-tensions

Ecrit par : Henri Grégoire | 04 mai 2007

NB. Le Mouron Rouge a été republié aux Presses de la cité, Omnibus.

Merci de cette information, Mouron Rouge.

De mon côté je vous indique la réédition en DVD du film "Le Mouron rouge" (The Scarlet Pimpernel) est un film britannique réalisé par Harold Young, sorti en 1934, à partir du roman éponyme de la Baronne Orczy.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Mouron_rouge



Par ailleurs, pour les amateurs de Littérature populaire et de Roman de cape et d'épée je signale "Michel Zévaco, anarchiste de plume et romancier d’épée". Préface d’Alice Demars au volume "Les Pardaillan" édité par Robert Laffont, collection Bouquin


J'ai découvert Michel Zévaco lorsque, à la suite de la poblication de "LES MOTS" par Jean-Paul Sartre ,la série des Pardaillan a été réédité en Livre de Poche.


Un régal! Sauf les derniers où Michel Zévaco a tendance à se répéter.

Les amours du Chevalier de Pardaillan et de Fausta font vibrer la fibre anticléricale qui sommeille en tout républicain.

"Non seulement Michel Zévaco égale Dumas par sa fantaisie, mais il le dépasse par l'emballement de son imagination."
La Petite république socialiste, 23 juin 1903.

http://www.terresdecrivains.com/Michel-ZEVACO.html

Ecrit par : Henri Grégoire | 04 mai 2007

Jean-Louis CHISS est aussi l'auteur, en collaboration avec Jacques FILLIOLET et Dominique MAINGUENEAU, d'un remarquable précis de linguistique française :

"Initiation à la problématique structurale", édité chez Hachette Université, 1977.

Ecrit par : Un hussard | 04 mai 2007

.
En plus, un candidat qui cite Voltaire, Paul Valéry et le début du "Cimetière marin", Victor Hugo et son poème "L'Enfant", évocation des massacres de l'île de Chio :
"Que veux-tu? fleur, beau fruit, ou l'oiseau merveilleux?
-Ami, dit l'enfant grec, dit l'enfant aux yeux bleus,
Je veux de la poudre et des balles."
un candidat qui se permet de dire à la foule qui emplissait la grande halle: et bien moi je veux que cette réponse appartienne au passé, qu'on refuse la haine, qu'on propose la fraternité.... eh , bien bravo Nico!

Ecrit par : ZADIG | 03 mai 2007



Je crains, Zadig, que tu ne méconnaisses gravement la rhétorique sarkozienne de 2007.


«Dans la fonction publique, il faut en finir avec la pression des concours et des examens. L'autre jour, je m'amusais, on s'amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d'attaché d'administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d'interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu'elle pensait de La Princesse de Clèves... Imaginez un peu le spectacle ! En tout cas, je l’ai lu il y a tellement longtemps qu’il y a de fortes chances que j’aie raté l’examen ! »



http://jacques-drillon.blogs.nouvelobs.com/archive/2006/12/03/princesse-de-cleves.html

Tu ne manqueras pas de noter le mépris de Nicolas Sarkozy à l'égard des fonctionnaires du Cadre A de la Fonction Publique, assimilés à des "guichetiers" (sic) , des Examens et des Concours.



"Qui veut tuer la Princesse de Clèves ?"


Ca va mal finir, cette histoire entre Nicolas Sarkozy (montage de Clorel) et la petite Clèves. S’il n’y prend garde, elle entravera sa course à la magistrature suprême. On sent bien dans les coulisses de la République que l’affaire monte en puissance et qu’elle pourrait lui exploser à la figure. Tout a commencé le 23 février dernier.


http://passouline.blog.lemonde.fr/2006/12/10/qui-veut-tuer-la-princesse-de-cleves/

Ecrit par : Henri Grégoire | 04 mai 2007

"Quant à Sarko, je ne parviens pas à partager les espérances de notre hôte. Avant même d'agir, il se contredit : il prône la liberté pédagogique, mais imposera qu'on se lève en classe, qu'on étudie tel ou tel auteur, etc."

Que je sache, la pédagogie, c'est la façon d'enseigner. De plus, NS n'a pas parlé d'auteurs mais de grands textes, qu'on se lève en classe? J'ai assisté hier au soir à une réunion obligatoire pour le règlement intérieur de mon bahut (comment appeler autrement ce camion fou dans lequel je bosse?): à rentrer en soi-même pour songer à de beaux paysages. Paroles, paroles, paroles...

Ah, et sous les conseils de mon proviseur, j'ai emmené voir une conférence du MRAP dans le lycée la classe où des propos antisémites furent tenus par 3 jeunes gens qui préfèrent dire Mohammed à Mahomet (j'ai repris votre pique contre Tarik Ramadan, à ce propos, monsieur Brighelli, avec Firenze et Florence): j'ai quitté la salle quand le président de la section locale a dit: "La police en vous [il désigne une certaine catégorie d'élèves dans la salle] demandant vos papiers fonctionne sur le délit de faciès" (les policiers sont tous des xénophobes donc): quelle honte! Heureusement que pour le débriefing avec les élèves, je me suis rendu compte qu'ils les ont trouvés naïfs et partisans ces deux zigotos du MRAP anciens professeurs de Philosophie et de Mathématiques (les clips ne montraient qu'un seul type de racisme: le méchant Blanc colonialiste et nietzchéen, le méchant flic qui ne s'en prend qu'au gentil jeune Zorro de 11 ans qui se vengeait du méchant Blanc autoritaire et veule - qui venait de rabaisser son pauvre grand-père stoïcien lors d'un accrochage - en donnant un coup de pied bien mérité dans sa voiture, la méchante grande-bourgeoise qui humilie la maghrébine...). J'avoue, j'ai été très content que les adolescents n'aient absolument pas joué le jeu des questions réponses et que la conférence se soit arrêtée bien avant l'heure.

Et pour mes 3 antisémites: ils doivent faire un dossier à présenter devant la classe en présence du proviseur-adjoint. L'élève qui m'a traité de raciste a eu 1 jour de renvoi des cours, mais il devait rester dans l'établissement. Et voilà. Tout tourne rond... Et la société a tous les torts.

Ecrit par : Pendariès | 04 mai 2007

De toute façon quand on sait ce que les "spécialistes" ont fait des Lettres à coup de "Nouvelle critique" ultra-délirante, je ne pense pas qu'on ait trop de leçon à donner à qui que ce soit de non spécialiste en matière de connaissance littéraire - cf les incroyables délires de Barthes sur Racine qui font toujours autorité à l'université.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 04 mai 2007

EDITORIAL, publié le mardi 24 avril 2007

Au diable la "diabolisation" !




La démocratie française fait, une fois n’est pas coutume, l’objet de vifs éloges dans la presse mondiale depuis le matin du 23 avril 2007. Cependant, il ne s’agit pas d’un tardif hommage à la vigilance des électeurs qui ont récusé en 2005 un traité européen verbeux et dangereux, ni d’une reconnaissance différée du service rendu à la planète par la diplomatie chiraquienne lorsqu’elle a contraint les Etats-Unis à prendre leurs responsabilités en Irak, en amenant le conseil de sécurité de l’ONU à leur refuser un blanc-seing pour mettre ce pays à feu et à sang.

Les Français ont impressionné les commentateurs en se rendant en grand nombre dans les bureaux de vote pour le premier tour des élections présidentielles, et en votant pour le centre plutôt que pour les extrémités de l’échiquier politique. Ils auraient ainsi conjuré à la fois le dégoût de la politique et l’attrait pour les solutions irréalistes qui les auraient caractérisés dans la période antérieure. Une fois de plus, donc, le mot "démocratie" est employé curieusement par les faiseurs d’opinion. Ils entendent par là non point la souveraineté du citoyen mais sa résignation, son conformisme, sa soumission à de prétendus impératifs définis tout à fait en dehors de lui.

La forte participation est certes réjouissante, mais seulement comme un premier pas. En elle-même, elle n’a pas plus de sens que l’explosion du standard téléphonique d’une chaîne de télévision, lorsqu’on vote pour départager des jeunes gens présentés comme de futures gloires du music-hall. En l’occurrence, les citoyens ont probablement pensé que des choix décisifs attendaient le futur gouvernement, mais ils ont été mus aussi par des considérations plus anecdotiques : l’apparition de têtes nouvelles, la présence d’une femme, pour la première fois, parmi les candidats auxquels on accordait de fortes chances d’être élus, la crainte d’une nouvelle élimination de la gauche au second tour après celle de 2002, et enfin la remise en cause du clivage droite-gauche, pour la première fois depuis 1958, par le candidat "centriste" François Bayrou. Il n’est donc pas évident que les Français n’aient pas été intéressés au moins autant par l’aspect spectaculaire de la compétition que par ses répercussions sur leur vie et celle de leur pays.

Le deuxième tour est présenté comme une lutte "projet contre projet". Il n’en va, hélas, pas tout à fait ainsi.

A droite, malgré des contorsions destinées à séduire les électorats les plus divers, le projet de Sarkozy transparaît assez clairement : libéralisme sauvage, atlantisme échevelé, contraction des services publics, traque des immigrés, adoption à la sauvette d’un nouveau traité européen sans nouveau référendum. Pour faire passer cette pilule, l’argument principal des supporters de Sarkozy est de prétendre qu’il existe une campagne tendant à le "diaboliser" en le présentant comme un fasciste, un raciste, un candidat-dictateur. Mais il devrait s’en prendre avant tout à lui-même, tant il a brassé et embrassé, surtout dans les dernières semaines de la campagne, les thèmes chers au Front national pour lui prendre des électeurs, avec un succès certain. Cela crée des liens et au lieu de dénoncer un complot contre sa personne, il ferait mieux de donner des gages de son républicanisme et de son ouverture d’esprit (autrement qu’en se référant de temps en temps à Jaurès !). Mais le peut-il encore ?

Le plus préoccupant sans doute est l’apparition récente dans son discours d’une thématique anti-allemande. Il a en effet déclaré à Caen, le vendredi 9 mars : "Nous avons tout lieu d’être fiers de notre pays, de son histoire, de ce qu’il a incarné, de ce qu’il incarne encore aux yeux du monde. Car la France n’a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n’a jamais exterminé un peuple. Elle n’a pas inventé la Solution finale, elle n’a pas commis de crime contre l’humanité, ni de génocide." Une déclaration inattendue, sans doute concoctée longuement dans quelque officine de "communiquants" et choisie pour plaire aux électeurs d’extrême droite par l’éloge subliminal de la colonisation et de son rôle positif (elle n’aurait pas été génocidaire, elle, ce qui est au moins discutable), tout en flattant le vieux fonds chauvin du pays et la xénophobie anti-européenne, mais en prenant ses distances avec le négationnisme des durs du FN et ses résurgences dans le monde musulman. Cette manière de faire de la politique est tout bonnement vomissable. En tout cas, l’historien a son mot à dire, en rappelant que le judéocide nazi ne tient nullement à un caractère national allemand, mais bien à un engrenage nationaliste, qui a vu un peuple s’abandonner à un dictateur démagogue et secret, ce génocide étant lui-même, dans sa globalité, l’un de ses actes les plus dissimulés et étant survenu en temps de guerre, une situation peu propice au libre arbitre du citoyen dans quelque pays que ce soit. La meilleure leçon à en tirer pour le présent est qu’il faut se méfier des beaux parleurs.

En outre, la personnalité inconstante et volontiers larmoyante de Sarkozy fait craindre des décisions mal mûries et aventureuses dans les moments difficiles.

Du côté de la gauche, on accuse volontiers Ségolène Royal d’avoir fait des promesses démagogiques, ce qui est faux (son programme social est de loin le plus modéré de ceux des gouvernements français de gauche depuis un siècle), et de ne pas s’être beaucoup avancée sur les moyens de les financer, ce qui est vrai. Mais l’effondrement des partis situés sur sa gauche, fruit du mode de scrutin bien plus que d’un "assagissement" quelconque, fait qu’elle a besoin pour l’emporter du report d’une forte majorité des voix de Bayrou. Or ce dernier, tout comme Sarkozy, est l’ennemi déclaré de l’emploi public, témoin sa volonté affichée de réduire la dette préalablement à toute autre considération.

Il s’ensuit plusieurs conséquences :

1) Seule l’élection de la candidate socialiste offre une chance de voir le futur gouvernement prendre en charge les intérêts de la France et ceux des Français, sans chambouler leur mode de vie au nom de considérations idéologiques venues d’ailleurs.

2) Cette élection ne résoudrait rien par elle-même et il conviendrait de prendre au mot le slogan de "démocratie participative" affiché depuis le début par la lauréate, pour que les décisions prises aillent dans le sens souhaitable (en faisant en sorte que la France agisse et entraîne l’Europe à agir en faveur d’une mondialisation plus réfléchie et plus généreuse).

3) Sarkozy a raison, au fond, en un sens bien précis, de dénoncer sa propre diabolisation ! Il ne faudrait pas faire de son élimination le nec plus ultra et se lancer dans un rassemblement sans programme et sans principes, ou tributaire du programme, économiquement et socialement très frileux, de Bayrou.



Nuremberg face à l’histoire
Le nouveau livre de François Delpla

paru aux éditions de l’Archipel, le 20 septembre 2006 (pour l’anniversaire du verdict)

UNE CRITIQUE pour les amateurs de stimulants sur Histoforum

Encore un ouvrage sur le procès de Nuremberg ?

D’abord ils ne sont pas si nombreux. Ensuite il émanent presque tous de juristes ou de journalistes et ceux, rarissimes, des historiens sont de courts manuels ou des recueils de textes. Enfin et surtout, ils ne sont guère chronologiques. Le procès n’est jamais raconté, sauf dans de brèves esquisses.

Ce livre-ci, illustré par un DVD qui reprend un film soviétique de l’époque (à destination du public américain !), suit pas à pas le chemin qui conduit à Nuremberg, puis les audiences et ce qui se passe dans leurs coulisses. Il présente pour ce faire un florilège original des vingt volumes de débats, des articles de presse et des journaux tenus par les protagonistes, avec une mention spéciale pour celui de Gustave Gilbert, le psychologue américain qui confesse au jour le jour les accusés. Voilà qui permet de mettre en lumière, plus que jamais, le procureur américain Jackson, dont on vient d’ailleurs de retrouver un manuscrit fort éclairant. Il domine le procès et se rend même utile, à son corps défendant, quand il est en difficulté (comme lors de son fameux duel avec Göring) car alors il sert son but fondamental : montrer que le procès n’est pas écrit d’avance et que les accusés ont la latitude de se défendre.

Mais l’objet principal de l’ouvrage est de dégager la vision du nazisme qui ressort de ces assises, dans sa valeur comme dans ses limites. Beaucoup de vérités sont dévoilées, qu’on oubliera et qu’on croira ensuite découvrir, par exemple sur le génocide des Juifs. Mais en même temps la logique judiciaire oriente l’enquête et lui impose des œillères, par exemple sur le fonctionnement du régime et le rôle de son chef : puisqu’il a privé le procès de sa présence, et qu’on se préoccupe avant tout de la culpabilité de ses subordonnés, son action n’est cernée que par intermittence. Les chapitres terminaux montrent donc quelle histoire s’élabore, avec le concours de la presse mondiale, pendant ces quinze mois d’après guerre, et quels faux plis la recherche historique devra patiemment effacer.

A cet égard, le tabou principal porte sur les comportements des Alliés. Autant on a tort lorsqu’on taxe les juges de partialité pour n’avoir pas étudié sur le même plan les meurtres nazis et ceux des armées adverses, autant l’histoire se distingue de la justice par son souci de regarder le réel comme un tout. Si les nazis sont responsables du déclenchement de la guerre, le rôle de leurs futurs ennemis doit être examiné aussi. Or il ne pouvait qu’être estompé à Nuremberg et il n’a pas été encore tout à fait rétabli, notamment en raison de la guerre froide qui conduisait chacun des camps à stigmatiser l’autre comme le partenaire favori de Hitler. Il s’ensuit une tendance persistante à traiter le nazisme comme un isolat, un mal « en soi » ; il est temps de dépasser ce comportement et ce livre entend y contribuer.

Il utilise les travaux les plus récents, notamment sur les menées mystérieuses et le sort de Hess et de Himmler, en faisant le point des acquis et des ombres qui demeurent, loin de tout sensationnalisme.

François Delpla, normalien et agrégé, se consacre depuis 15 ans au nazisme et à la Seconde Guerre mondiale. Il a écrit la seule biographie française de Hitler et, récemment, une étude sur les rapports entre sa vie privée et son action politique (Les tentatrices du diable, L’Archipel, 2005). Il s’intéresse en particulier aux tromperies et aux séductions du nazisme. Cette étude de l’épilogue judiciaire du phénomène lui permet d’approfondir ses recherches (dont son site Internet http://www.delpla.org est à la fois un élément et un miroir), tout en les récapitulant.

argumentaire de l’éditeur
Lignes directrices et principaux résultats à ce jour de mon travail :


- le nazisme, une entreprise inhumaine et folle, a failli connaître à la fin de mai 1940 un succès durable, par une paix anglo-franco-allemande qui aurait laissé au Reich les mains libres pour la colonisation de l’Ukraine et la satellisation de toute l’Europe de l’est.

- pour arriver à ce quasi-triomphe, Hitler a principalement joué de la sous-estimation de lui-même par les dirigeants politiques des autres pays.

- comme certains d’entre eux, et non des moindres, étaient encore au pouvoir à la fin du conflit ou à l’approche immédiate de celle-ci (notamment Staline et Roosevelt, ainsi que Pie XII), peu de gens et de régimes avaient intérêt à une histoire sincère et scientifique des années 1930 et du déclenchement de la guerre. On préféra s’accuser mutuellement de lâcheté et de noirs desseins plutôt que de reconnaître qu’un maître illusionniste avait roulé presque tout le monde.

- jouait dans le même sens l’arrivée de Churchill à la barre de l’Angleterre, par hasard, le jour même de l’offensive que Hitler espérait finale (10 mai 1940). Niant alors, pour rester au pouvoir et en guerre, l’existence d’un fort courant favorable à la paix, il n’allait pas lâcher en 1945, ou un peu plus tard dans ses mémoires, des informations propres à déstabiliser le parti conservateur et à brouiller l’image de la nation qui avait montré le chemin de la résistance.

- l’empreinte énorme du régime hitlérien sur le monde actuel rend urgente une meilleure compréhension de ces questions.

pages du site en relation avec ces différents points
Devise en forme de citation

"A la différence de tant d’autres, vous n’avez pas permis que votre développement intellectuel, qui vous a soustrait de plus en plus à mon influence, détruise aussi nos relations personnelles, et vous ne pouvez pas savoir le bien qu’une telle finesse procure à l’âme."

(Sigmund Freud, lettre à Ludwig Binswanger, 11 janvier 1929)



http://www.delpla.org/sommaire.php3

Ecrit par : Henri Grégoire | 04 mai 2007

Je ne comprends pas ces délires sur les "grands textes". Bien sûr qu'il y a des grands textes — et des textes mineurs, et puis de tout petits textes. Bien sûr qu'il y a une hiérarchie — mais l'enseignement des vingt dernières années, les manuels des dix dernières, ont tous visé à supprimer cette hiérarchie. Et à propos, n'est-ce pas ainsi que l'on apprend, justement, la hiérarchie — et sa contestation ? N'est-ce pas en insufflant Hugo et Racine que l'on apprend à aimer / critiquer l'un et l'autre — et les autres ?
Pas en étudiant d'emblée Azouz Begag…

Quant aux relations de Sarkozy avec la Princesse de Clèves, j'y ai déjà répondu, il y a un mois ou deux. C'est le même Sarko que l'on a entendu jadis chez Philippe Durand parler — fort bien — de Belle du seigneur (dois-je rappeler qu'il est, du côté de ses grands-parents, de la même origine juif ladino — ceux de Salonique — qu'Albert Cohen ? Alors, qui est le vrai personnage ?
Je préfère voter pour Janus que pour Némésis.
D'ailleurs, cela ne vaut-il pas le coup de tenter d'être en mesure d'influer sur la politique menée à l'égard des Belles-Lettres ?

À propos, et les rapports de Ségolhaine (je trouve le mot joli, je le ramasse) et de la littérature ? ""Son humour était nul. Son intérêt pour la culture, les arts ou le théâtre ne m'est jamais apparu" (Claude Allègre dans son dernier opus). Au moins, Sarko sait qui est madame de La Fayette — l'autre doit penser que c'est l'épouse d'un jeune aristocrate parti aider les révolutionnaires américains, et qui a bâti sa carrière là-dessus…
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 mai 2007

"La véritable école du commandement est la culture générale...Au fond des victoires d'Alexandre, on retrouve toujours Aristote." (Charles de Gaulle)

Ecrit par : Robin | 04 mai 2007

Pour bien goûter le sel de cet aphorisme, il faut se souvenir qu'Aristote fut le précepteur d'Alexandre de Macédoine, dit "Alexandre le Grand".

Les cinq années que passe Aristote dans l’île de Lesbos sont consacrées en grande partie à l’étude de la biologie et plus particulièrement des animaux. C’est à cette époque qu’Aristote entame la rédaction du célèbre recueil Histoire des animaux. Mais en 343 av. J.-C., Philippe de Macédoine mande Aristote afin qu’il devienne le précepteur de son fils, Alexandre. Aristote accepte et met entre parenthèses ses travaux en biologie pour enseigner à l’héritier du trône l’histoire naturelle, l’art de parler et d’écrire, les us et coutumes des pays étrangers, la politique et la morale. Au bout de trois ans, sa mission accomplie avec plus ou moins de succès, Aristote quitte Pella et retourne dans sa ville natale, Stagire. Il y vit avec sa femme (qu’il a épousé en 341 av. J.-C.) et sa fille pendant cinq ans et complète ses travaux sur les animaux en collectant de nombreuses observations sur les animaux domestiques comme le cheval.

La victoire de Chéronée (338 av J-C) contre la coalition dirigée par les Athéniens qui mit fin à l'indépendance des cités grecques fut un "coup de tonnerre" et un rude coup porté par son ancien élève (Alexandre dirigeait la manoeuvre décisive de la cavalerie macédonienne sous le commandement de son père).

Après la mort d'Alexandre, Aristote fut obligé de s'exiler car ses concitoyens lui reprochaient ses liens avec Alexandre.

Mais Aristote ne fut pas comme Platon avec Denys de Syracuse le conseiller d'Alexandre, il se contenta d'être son précepteur.

Aristote désapprouvait la politique "syncrétiste" d'Alexandre vis-à-vis de l'orient

Ecrit par : Robin | 04 mai 2007

À propos, et les rapports de Ségolhaine (je trouve le mot joli, je le ramasse) et de la littérature ? ""Son humour était nul. Son intérêt pour la culture, les arts ou le théâtre ne m'est jamais apparu" (Claude Allègre dans son dernier opus). Au moins, Sarko sait qui est madame de La Fayette — l'autre doit penser que c'est l'épouse d'un jeune aristocrate parti aider les révolutionnaires américains, et qui a bâti sa carrière là-dessus…
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 mai 2007

VOUS ETES UN SALOPARD

Ecrit par : Merlemocoeur | 04 mai 2007

UMP: UN SALOPARD MEPRISABLE.

Ecrit par : Merlemocoeur | 04 mai 2007

Et mon dernier mot sera: BON APPETIT.

Et vive MAI 1968.

Adieu

Ecrit par : Merlemocoeur | 04 mai 2007

Toujours Aristote et son élève Alexandre : sur l'excellent site "dialogus", fondé en 1999 par Sinclair Dumontais et René Pibroch, qui permet, miracle de la "toile", de "converser" avec des personnalités historiques et/ou des personnages de fiction (!!!), on peut trouver ce dialogue :

Ma question sera simple. Aristote, le philosophe, a été votre précepteur. Quel apport estimez-vous qu'il vous a procuré? Est-ce la (sa?) philosophie qui a pu ainsi former votre esprit? Ou n'est-ce vous et que vous?

un aspect de la philosophie que m'a enseignée mon cher maître Aristote: savoir discerner le bien-fondé des choses.

Je puis vous répondre clairement : je dois beaucoup, sinon tout, à mon vénéré précepteur; c'est lui qui m'a ouvert l'esprit, et je suis bien désolé qu'en retour je n'aie pu faire de même: le vieil homme s'est refusé à accepter la politique syncrétiste que j'ai menée vis-à-vis des Perses. Cela prouve au moins que j'ai su par moi-même poursuivre le développement de ma pensée, ce qui répond à votre dernière question.

Ecrit par : Robin | 04 mai 2007

Je ne comprends pas ces délires sur les "grands textes". Bien sûr qu'il y a des grands textes — et des textes mineurs, et puis de tout petits textes. Bien sûr qu'il y a une hiérarchie — mais l'enseignement des vingt dernières années, les manuels des dix dernières, ont tous visé à supprimer cette hiérarchie. Et à propos, n'est-ce pas ainsi que l'on apprend, justement, la hiérarchie — et sa contestation ? N'est-ce pas en insufflant Hugo et Racine que l'on apprend à aimer / critiquer l'un et l'autre — et les autres ?
Pas en étudiant d'emblée Azouz Begag…

Je préfère voter pour Janus que pour Némésis.
D'ailleurs, cela ne vaut-il pas le coup de tenter d'être en mesure d'influer sur la politique menée à l'égard des Belles-Lettres ?


JPB

Ecrit par : brighelli | 04 mai 2007



Si j'adhère totalement à votre première assertion, je rejette non moins totalement votre conclusion.

Votre raisonnement est un sophisme.

Par ailleurs, la reprise complaisante des "noms d'oiseaux" à l'égard de Ségolène Royal qui polluent ce blog
relève de la polémique "ad hominem", "ad feminam" en l'occurence, et non de l'argumentation "ad rem".

Je le déplore.

"Pas ça, pas vous!"


PS;: J'ai fait une reeur de manipulation en copiant collant l'excellent texte de François Delpla, dont je viens de syndiquer le site sur "Les Amis de l'ABC". Je vous présente donc mes excuses. Ceci dit son dernier livre est remarquable.

Ecrit par : Henri Grégoire | 04 mai 2007

Pour approfondir et sortir du simple cas de Sarkozy

http://www.humanite.fr/journal/2007-05-03/2007-05-03-850646

Paru dans l'Humanité de jeudi 3 mai 2007


La guerre dans les mots, par françois Taillandier
La haine des Lettres

Donc, selon M. Sarkozy, les filières universitaires proposant l’enseignement de ce qu’il appelle « littérature ancienne » ne devraient plus être prises en charge par les fonds publics. « Vous avez le droit de faire

de la littérature ancienne, a-t-il déclaré, mais le contribuable n’a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne. (...) Les universités auront davantage d’argent pour créer des filières dans l’informatique, dans les mathématiques, dans les sciences économiques. Le plaisir de la connaissance est formidable,

mais l’État doit se préoccuper d’abord de la réussite professionnelle des jeunes. » On ne saurait plus malhonnêtement fausser une question dans le but de faire approuver une réponse préétablie.

Les études universitaires de haut niveau, en matière littéraire, n’ont évidemment jamais prétendu à l’efficacité immédiate en termes de marché du travail.

Pour autant, elles ne se réduisent pas

non plus au « plaisir de la connaissance ».

C’est bien plus important. On ne saurait non plus être plus hypocrite, quand par ailleurs on se gargarise avec l’identité nationale. L’identité française est précisément faite, entre autres choses, d’un rapport profond entre la langue,

les oeuvres de l’écrit et la communauté politique, rapport scellé au cours des âges par l’Université, le Collège de France, l’Académie, toutes instances envers lesquelles tous les pouvoirs

ont jusqu’à présent montré sinon leur sollicitude, du moins leur respect. Or cet héritage ne se divise pas. « Littératures anciennes » ? Donc imaginaire collectif. Donc évolution de la langue. Donc rapport de ladite langue avec les langues anciennes. Donc avec la philosophie,

avec la théologie, avec la politique. Certes, tout le monde ne se passionne pas spontanément pour la poésie provençale ou les Étymologies d’Isidore de Séville. Mais il faut que cette culture-là existe, soit visible, transmise, respectée, ne fût-ce que pour installer dans notre univers mental la conscience de la différence et d’une temporalité longue. Et c’est bien

le devoir de la République que d’y concourir, en garantissant une possibilité égale pour tous d’accès à ces savoirs. Cela dit, on ne se bornera pas à incriminer M. Sarkozy, qui ne fait

que s’inscrire, avec sa brutalité déjà proverbiale, dans un mouvement

profond qu’il n’a pas initié. Récemment, le magazine Philosophie citait ces mots de Jacques Ellul : « Nous sommes actuellement au stade d’évolution historique d’élimination de tout ce qui n’est pas technique. » Ce problème-là va bien plus loin que le scrutin de dimanche.

Ecrit par : Hervé | 04 mai 2007

Claude Allègre n'est pas le seul à dire que Madame Royal est une inculte crasse. Il me semble qu'il y a quelques mois une autre personnalité du PS, Louis Mexandeau, je crois, en tout cas un agrégé d'histoire, disait qu'il n'avait jamais vu quelqu'un d'aussi universellement ignare.

Henri Grégoire, dans quel but nous faites-vous part de la conférence de Jean-Louis Chiss du 5 mai prochain? Est-ce pour nous donner un exemple de ce charabia pédago absolument immonde dans lequel se complaisent ce genre de faux intellectuel et tous ses semblables qui pullulent, hélas, à l'Education nationale? C'est Diafoirus, c'est Trissotin, c'est Sganarelle dans le Médecin malgré lui (la naïveté en plus!)! Pauvre homme, qui n'a strictement rien à dire et qui masque ce vide sous un verbe ampoulé auquel, au surplus, il semble croire, et, à force de contorsions mentales, qui est manifestement incapable d'articuler une seule idée claire!
Je rappelle que Monsieur Chiss a été, comme il se doit, l'un des premiers à enfourcher les pires erreurs du "pédagogisme" , et qu'il a exercé ses premiers méfaits dans l'enseignement du grec avec un ouvrage qui a fait le malheur de générations d'hellénistes, "Le grec par les textes", dans lequel était appliquée la méthode globale" que je décrivais ci-dessus: les élèves étaient mis d'emblée devant des textes d'auteurs assortis d'une multitude de remarques de grammaire et de vocabulaire qui étaient censées les éclairer, mais qui, en réalité, les noyaient. Un livre calamiteux reposant sur une méthode qui était le contraire même de la pédagogie. Je constate que, depuis, Monsieur Chiss ne s'est pas amélioré.

Quant à Nicolas Sarkozy et la "Princesse de Clèves", il me semble que si le roman ne figurait pas explicitement au programme de la préparation au concours d'attaché d'administration, il est effectivement un peu stupide de la part des examinateurs de cuisiner dessus les candidats. Il faut arrêter de sortir les déclarations de Nicolas Sarkozy de leur contexte ( comme pour l'histoire du Kärcher: Nicolas Sarkozy reprenait une expression qui lui avait été lancée par une habitante du quartier qui n'en pouvait plus de voir quelques voyous y semer la terreur : on a lui a fait dire qu'il traitait de "racailles" tous les jeunes des banlieues, ce qui est l'exemple même de l'interprétation déformante et de la désinformation).

Ecrit par : Jean | 04 mai 2007

Est-ce que quelqu'un s'y connaît ici en informatique?
Je reçois sur mon e-mail tous les messages postés sur ce blog, qui me sont expédiés par midiblogs sans que j'aie rien demandé. Ce matin, j'en ai 52 à effacer! Je leur ai signalé la chose en leur demandant de mettre fin à cet envoi intempestif. Rien n'y a fait. Merci de vos suggestions.

Ecrit par : Jean | 04 mai 2007

Et mon dernier mot sera: BON APPETIT.

Et vive MAI 1968.

Adieu

Ecrit par : Merlemocoeur | 04 mai 2007

"Bon appétit messieurs, ô ministres intègres !
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon
De servir, serviteurs qui pillez la maison !"


Ruy Blas Victor Hugo


Merlemocoeur, et tous ceux qui déplorent, notamment Mouron Rouge, le "coming out" du maître de ces lieux en faveur du candidat néo-conservateur sans pour autant délivrer un blanc-seing à une candidate dont le parti , à l'exception notable de Jean-Pierre Chevènement, a poursuivi systématiquement la politique de destruction de l'École républicaine entreprise par Edgar Faure, dès 1968, et poursuivie par René Haby,(1975) François Bayrou, Luc Ferry, Xavier Darcos , François Fillion et Gilles de Robien*. vous pouvez participer à la vie des "Amis de l'ABC". et proposer vos propres articles en vous inscrivant, comme d'autres l'ont déjà fait, sur ce site.

Vous recevrez immédiatement un email vous indiquant vos codes d'accès à l'espace privé du site.

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Les "commentaires" sont ouverts, le peudo et l'adresse e-mail sont facultatifs., et il n'y a pas d 'anti-spam.

Ils sont modérés a posteriori sur des critères de courtoisie et de refus de tout message à caractère xénophobe.


Pou ceux qui sont déjà inscrits il suffit de cliquer sur Espace privé en haut, à gauche de la page d'accueil et de rentrer son login (pseudonymes , puis le code d'accès qui vous a été envoyé automatiquement.

Sur le site interne, il suffit de "cliquer" sur les "points d'interrogation" pour accéder à l'aide en ligne.




À bientôt!


* Les dernières initiatives de GDR ne peuvent tromper que les naïfs et ravir les roués.

Ecrit par : Henri Grégoire | 04 mai 2007

Est-ce que quelqu'un s'y connaît ici en informatique?
Je reçois sur mon e-mail tous les messages postés sur ce blog, qui me sont expédiés par midiblogs sans que j'aie rien demandé. Ce matin, j'en ai 52 à effacer! Je leur ai signalé la chose en leur demandant de mettre fin à cet envoi intempestif. Rien n'y a fait. Merci de vos suggestions.

Ecrit par : Jean | 04 mai 2007


Je n'y connais pas grand chose en informatique, je suis incapable de modifier la page d'accueil des"Amis de L'ABC mais j'ai teste Blogspirit, et je pense qu'il suffit que vous vous désinscriviez de l'abonnement au fil de dicussion.


Vous devrez alors passer sous les "fourches caudines" de l'anti-spam et recopier le code qui s'affiche lorsque vous cliquez sur "envoyer". C'est fastidieux mais on y gagne en tranquillité.

Dans l'attente de savoir si ça marche...

Cordialement.

Ecrit par : Henri Grégoire | 04 mai 2007

Quant à Nicolas Sarkozy et la "Princesse de Clèves", il me semble que si le roman ne figurait pas explicitement au programme de la préparation au concours d'attaché d'administration, il est effectivement un peu stupide de la part des examinateurs de cuisiner dessus les candidats. ).

Ecrit par : Jean | 04 mai 2007


Décidémment la Globale fait des ravages!

Même chez les antipédagogistes de Droite.


Nicolas Sarkozy a explicitement dit:

«Dans la fonction publique, il faut en finir avec la pression des concours et des examens. L'autre jour, je m'amusais, on s'amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d'attaché d'administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d'interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu'elle pensait de La Princesse de Clèves... Imaginez un peu le spectacle ! En tout cas, je l’ai lu il y a tellement longtemps qu’il y a de fortes chances que j’aie raté l’examen ! »


Il s'agit donc bien du PROGRAMME du concours, et le concepteur du Concours, est qualifié au choix de l'assistance dont on flatte ainsi le populisme poujadiste , ce qui est carctéristique des DÉMAGOGUES, lire le chapitre de Roland Barthes consacré à Poujade, de " sadique ou ( d' )imbécile".


Tous les Fonctionnaires de Cadre A , dont les enseignants apprécieront...


Si les mêmes propos avaient été tenu par Philippe Meirieu, cla n'a rien d'improbable, quelle aurait été la réaction du Maître de ces lieux?

Cinglante, je n'en doute point.

Et je l'aurais totalement approuvée.

Ecrit par : Henri Grégoire | 04 mai 2007

A propos de je-ne-sais-plus-qui copiant-collant ça :
"Le plus préoccupant sans doute est l’apparition récente dans son discours d’une thématique anti-allemande. Il a en effet déclaré à Caen, le vendredi 9 mars : "Nous avons tout lieu d’être fiers de notre pays, de son histoire, de ce qu’il a incarné, de ce qu’il incarne encore aux yeux du monde. Car la France n’a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n’a jamais exterminé un peuple. Elle n’a pas inventé la Solution finale, elle n’a pas commis de crime contre l’humanité, ni de génocide."

DECORTICAGE

Thème : France.

Prédicat : ce qu'elle a fait et ce qu'elle n'a pas fait.

Pourcentage de vérité 97 % (Sarko oublie qu'il y a eu effectivement au moins un volonté génocidaire en Vendée, et que votre ami Grouik-Grouik a failli ne jamais voir le jour car un génocide de la Bretagne était dans les cartons de la délirante république ropespierrienne. Oui, IGG avoue, il a effectivement un ancêtre chouan qui plus est. Ô crime impardonnable).- Il oublie aussi certains massacres qui n'ont peut-être pas été génocidaire faute de moyens techniques : exemple, les Cathares - il a d'ailleurs rétabli le tir hier à ces sujet.

Réaction de la diplomatie allemande : nulle.

Réaction des peuples germaniques : nulle. On n'a déploré aucune ambassade française brûlée.

Conclusion : il est encore des gens en ce bas monde qui ne prennent pas pour une agression insupportable, pour une insulte insoutenable, pour un grave outrage, blasphème et autre provocation le fait que l'on rappelle certains faits attestés.

Cela nous permet d'évaluer un indice de tolérance des sociétés germaniques à approximativement 99.9 %. Je reviens sur la notion de tolérance dans un second message.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 04 mai 2007

"La politique de destruction de l'Ecole républicaine entreprise par Edgar Faure, etc."
Très curieux, vraiment, Henri Grégoire, que vous "oubliiez" dans la liste Lionel Jospin (avec sa loi d'orientation qui mit "l'élève au centre" et le professeur nulle part!) et Claude Allègre (et l'ineffable Royal, qui a supprimé les langues anciennes du brevet des collèges!).
Votre propagande insistante en faveur de Royal commence à être un peu lassante. Vous vous servez de l'alibi Chevènement pour attirer des voix sur Royal. Naïf qui s'y laisserait prendre, car chacun sait bien que c'est lui qui a naufragé le collège en interdisant les sorties après la 5ème.
Quant aux prises de position du maître de céans, je les approuve entièrement parce que je crois que c'est la seule attitude réaliste et pragmatique, toutes les autres relevant, il me semble, soit de l'obstination à ne pas aborder de front les vrais problèmes (avec l'abstention), soit de l'auto-illusion(s'imaginer qu'en votant Royal on défend les valeurs de la République et la cause du peuple alors que c'est l'entourage de Royal qui a mis par terre l'école du peuple).

Ecrit par : Jean | 04 mai 2007

Merci pour vos conseils techniques, Henri Grégoire. Je vais essayer.
A propos de la Princesse de Clèves, c'est vrai, le mot "programme" a bien été prononcé par Nicolas Sarkozy. Dont acte. Toutefois, il faudrait peut-être quand même aller y voir de près et vérifier quel type de préparation était exactement demandé aux candidats.

Ecrit par : Jean | 04 mai 2007

Récemment, le magazine Philosophie citait ces mots de Jacques Ellul : « Nous sommes actuellement au stade d’évolution historique d’élimination de tout ce qui n’est pas technique. » Ce problème-là va bien plus loin que le scrutin de dimanche.

Ecrit par : Hervé | 04 mai 2007

le maître Zen : " Comment puis-je servir à quelque chose en ne servant à rien ?"

Le disciple : ???????

Le maître Zen : "En servant le "rien"...

...Et pendant que tu y es, sers-nous donc un verre de Sancerre !

Ecrit par : Robin | 04 mai 2007

MA CONCLUSION

J'étais collégien de 1969 à 1974 dans un CEG du 93 où le latin n'était pas enseigné.

J'ai convaincu mon fils de faire du latin en 5ème et du grec à la rentrée prochaine.

Convaincu par qui?

Vous et quelques autres.

Et que vois-je?

Vous soutenez Nicolas SARKOZY qui dans une interview dans le gratuit 20 minutes du 16 avril vient de répondre à cette question : "Si je veux faire littérature ancienne, je devrais financer mes études ? "

Réponse de Nicolas SARKOZY: Vous avez le droit de faire littérature ancienne, mais le contribuable n'a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne si au bout il y a 1000
étudiants pour deux places. Les universités auront davantage d'argent pour créer des filières dans l'informatique, dans les mathématiques, dans les sciences économiques. Le plaisir de la connaissance est formidable mais l'Etat doit se préoccuper d'abord de la réussite professionnelle des jeunes.

Et là M. BRIGHELLI vous me dites quoi?

Bien fait pour votre gueule et pour celle de votre fils, banlieusard socialo vous êtes , banlieusards socialo vous resterez et puis le latin et le grec cela ne sert à rien pour devenir riche, recasez le fissa en section informatique, là est son avenir!!!

Plus sérieusement vous ne vous sentez pas trop gêné aux entournures dans votre nouveau costume Umpiste par les propos de notre futur président, cet homme amoureux de la princesse de Clèves et qui parle si bien de Belle du seigneur ?

J'attends votre réponse et je retarde mes adieux pour lire ce que avez à me dire!

Ecrit par : Merlemocoeur | 04 mai 2007

sancerre sans majuscule, le vin n'est pas "commun", mais le nom oui.

Ecrit par : Robin | 04 mai 2007

Quant aux relations de Sarkozy avec la Princesse de Clèves, j'y ai déjà répondu, il y a un mois ou deux. C'est le même Sarko que l'on a entendu jadis chez Philippe Durand parler — fort bien — de Belle du seigneur (dois-je rappeler qu'il est, du côté de ses grands-parents, de la même origine juif ladino — ceux de Salonique — qu'Albert Cohen ? Alors, qui est le vrai personnage ?
J

JPB

Ecrit par : brighelli | 04 mai 2007




Les Judéo-espagnols réfugiés dans l'Empire Ottoman après leur expulsion d'Espagne par Isabelle la Catholique, sont des Séfarades qui tirent leur nom de l'hébreu Sefarad désignant la Péninsule Ibérique, et j'exècre cette mise en avant des origines "ehniques" et des racines même si elles résultent de "bons sentiments" avec lesquels , vous le savez mieux que moi, on ne fait ni bonne littérature, ni bonne politique.


On a en vu les conséquences en France depuis l'Affaire Dreyfus. Cela a culminé dans la "Rafle du Vel d'Hiv"....


Je préfère, et de loin, l'attitude de Marc Bloch , un de ces "Fous de la Républiqye",au début de "L'étrange défaite" qui ne revendiquait ses origines juives que lorsqu'il était confronté à un antisémite.


Quant à savoir qui est Nicolas Sarkozy?

Un homme politique qui pousse l a segmentation sociologique du corps électoral à la quasi-perfection avec l'aide de son Conseiller en communication, le Maire d'Asnères.


C'est donc un formidable Caméléon, Janus bifrons n'a que deux visages par définition, capable de flatter chaque "segment" du Corps électoral.

Pour savoir ce qu'il pense, il suffit de regarder qui il fréquente, Sivio Berlusconi, les grands patrons du CAC 40 et des Médias, ce sont les mêmes , et les "intellectuels médiatiques" néo-conservateurs comme Alain Finkielkraut.


Je doute qu'il ait écrit son dicours de Montpellier, j'y vois la "patte" de Xavier Darcos...

Ecrit par : Henri Grégoire | 04 mai 2007

Les attaques contre les langues anciennes se sont multipliées à partir de la loi Jospin de 1989. Pour les "pédagos", ces enseignements représentaient, et représentent toujours le type même de cet "élitisme" honni qu'il fallait abattre. Les fermetures de sections se sont multipliées sous Allègre, époque où, devant le jeu de massacre, même le très gauchisant syndicat FO s'est cru obligé de lancer une "Lettre ouvert au ministre en faveur du latin et du grec" dont vous avez peut-être entendu parler. C'est Madame Royal qui a donné le coup de grâce aux langues anciennes en décrétant qu'elles ne seraient plus comptabilisées au brevet des collèges. Le sémillant Bayrou , proche du SNES, en a rajouté une couche en reportant sans aucune nécessité de 4ème en 3ème l'étude du grec. La bataille contre les langues anciennes a donc été d'abord idéologique. Il est vrai que maintenant la droite ne se gêne pas pour appliquer à leur sujet une logique comptable.
Il faut quand même ajouter que les effectifs ont singulièrement fondu, ces dernières années, dans les Universités, alors que l'offre existait, et que certains instituts de langues anciennes se demandent à chaque rentrée comment ils vont bien pouvoir remplir le service des professeurs. Il faut ajouter que l'inefficacité notoire de la pédagogie nouvelle mise en place en langues anciennes et qui aboutit à ce qu'un bachelier sache à peine traduire un texte simple pose elle aussi un problème.
Alors, au lieu de ces sempiternelles incantations gémissantes sur je ne sais quel complot visant "la fin de la littérature ancienne, et moderne", il faudrait peut-être accepter de remettre à plat ces méthodes et l'ensemble du problème.

Ecrit par : Jean | 04 mai 2007

Surtout que la gauche continue de brader ses valeurs de tolérance en en baffouant constamment le sens. Cet exemple est parfaitement représentatif du comportement d'un grand nombre de gens devenus complètement hystériques ces derniers temps.

"À propos, et les rapports de Ségolhaine (je trouve le mot joli, je le ramasse) et de la littérature ? ""Son humour était nul. Son intérêt pour la culture, les arts ou le théâtre ne m'est jamais apparu" (Claude Allègre dans son dernier opus). Au moins, Sarko sait qui est madame de La Fayette — l'autre doit penser que c'est l'épouse d'un jeune aristocrate parti aider les révolutionnaires américains, et qui a bâti sa carrière là-dessus…
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 mai 2007

VOUS ETES UN SALOPARD

Ecrit par : Merlemocoeur | 04 mai 2007

UMP: UN SALOPARD MEPRISABLE.

Ecrit par : Merlemocoeur | 04 mai 2007

Et mon dernier mot sera: BON APPETIT.

Et vive MAI 1968.

Adieu

Ecrit par : Merlemocoeur | 04 mai 2007 "


Qu'est-ce que ça veut dire de venir chez quelqu'un pour l'insulter ? Quelle éducation a donc reçu monsieur Merlemocoeur ?

Faut-il être de l'avis de monsieur Merlemocoeur pour avoir droit à son respect ?

Je me targue d'avoir des "amis" virtuels qui écrivent sur mon blog et qui sont sympathisant de tous les partis politiques. Des anarchistes au FN en passant par le PC, PS, UDF, MPF, FN (la LCR doit être une exception, pas d'exemple de tolérance là bas)

On n'est pas forcément d'accord, mais cela n'implique pas que l'on se respecte. Lisez donc ce que j'écris du FN sur mon blog, je n'y vais pas de main morte, je vous assure, et bien, les quelques militants FN qui commentent sur mon blog vous font honte concernant votre comportement.

J'ai une intervenante qui vote PS, qui m'a écrit les mots les plus charmants qui soient ce matin alors que je démolis Ségolène sur mon site et qu'elle va voter pour elle. Vous devriez prendre exemple sur elle.

Je vais plus loin. Dans tous les sites gauchiste important, lorsque les messages ne sont pas CENSURES a priori (Bellaciao), ils le sont a posteriori (Indymedia). Tout ce qui ne correspond pas à la ligne de ces sites est éliminé.

A l'opposé, chez les droitistes de François Desouche, où l'on a une sacrée brochette de neuneus, il faut le reconnaître, vous pouvez exprimer les opinions les plus divergentes. Les propos gauchistes ne sont pas censurés.

J'ai testé tous les forums français de la presse officielle avec des propos politiquement incorrects (du genre, "soyons ironiques avec le Religion de Tolérance") : tous censurés.

J'ai proféré les mêmes propos sur un forum marocain (!) il y a quinze jours. Hier, ils y étaient encore, et je peux vous assurer qu'il ne sont pas passés inaperçus.

http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/04/grce-concileo-qui-fait-appliquer-la.html

Le rêve de la gauche actuellement (et d'une frange de l'UMP chiraquienne) : que tout le monde pense pareil sur tous les domaines. Définition de la tolérance selon cette tendance ? "Ne pas être en désaccord avec autrui pour préserver la "paix sociale"" (= profiter de la peur que fait peser une certaine religion pour museler l'opinion et en tirer du pouvoir personnel).

Ce qu'ont compris confusément les français, c'est que du point de vue des libertés fondamentales, S Royal est l'héritière du très mitterrandien Chirac, alors que Sarko était son principal opposant qui lui a été imposé par les circonstances. Le reste est presque bagatelle.

Bien sûr que la liberté d'expression peut blesser les idéologues. Bien sûr qu'elle peut mettre le feu chez les fanatiques (cf les émeutes de novembre 2005 où l'on a donc appris que les racailles, qui s'appellent caillera entre elles, ne supportent pas que d'autres qu'elles utilisent le même mot pour les caractériser...). Et bien sûr que la liberté de vote peut mettre le feu à la France dès dimanche soir.

Seulement n'oubliez pas, gens de gauche hélas actuellement majoritairement traîtres à vos propres idéaux, que nombre de vos ancêtres sont morts pour permettre à l'ensemble du peuple de pouvoir s'exprimer librement - à l'exception de cas précis (racisme, apologie du crime etc). Et surtout, ne vous étonnez pas de l'état de la gauche actuellement, avec victoire de Ségo ou sans elle : pas votre comportement vous en êtes pleinement responsables.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 04 mai 2007

T’as raison, Merlemocoeur, vaut mieux que les fils de pauvres aillent tous s’entasser en STAPS ou psycho si telle est leur envie pour faire des chômeurs diplômés.
Ca laisse de la place à ton gamin fils de prof (qui connaît les combines et fait le soutien scolaire lui-même) qui s’en sortira toujours en rejoignant les fils de riches (qui payent les cours de soutien) dans les filières sélectives.
Pour intégrer les pauvres, te donner bonne conscience et les soustraire aux griffes du Grand Kapital (l’intégration par l’emploi ? Vous n’y pensez pas !) tu leur fais des cours de citoyenneté ?

Ecrit par : georges | 04 mai 2007

P.S. (sans jeu de mots)!
Je crois que c'est surtout la pédagogie actuelle des langues anciennes qui est le fond du problème: les collégiens se détournent du latin parce qu'ils n'y comprennent plus rien et se rabattent sur le grec, d'où l'augmentation sensible des effectifs en grec. Mais le charme ne dure pas, parce que les mêmes méthodes dissuasives y sont employées (merci, Monsieur Chiss!)
C'est vraiment très dommage, parce qu'il y a en une immense soif de connaissance chez les enfants, qu'ils soient de ZEP ou d'ailleurs, et que, bien enseignés, le latin et le grec leur plairaient.

Ecrit par : Jean | 04 mai 2007

Henri, moi aussi, j'aurai un code d'accès si je traite JPB de salopard ?

Ecrit par : yann | 04 mai 2007

Alors, au lieu de ces sempiternelles incantations gémissantes sur je ne sais quel complot visant "la fin de la littérature ancienne, et moderne", il faudrait peut-être accepter de remettre à plat ces méthodes et l'ensemble du problème.

Ecrit par : Jean | 04 mai 2007


Une fois de plus, je suis totalement d'accord avec vous.

J'ai eu la chance de faire du Latin, mais pas de Grec par déficit d'information en fin de 5ème où, voulant échapper aux déclinaisons de l'Allemand et à l'alphabet grec, j'ai choisi le Russe où j'ai dû affronter l'alphabet cyrillique et ces déclinaisons que je fuyais comme la peste.


La lutte contre l'enseignement des Langues anciennes remonte à 1945 et même avant.


Je ne connais rien des nouvelles méthodes, j'en suis resté au bon vieux Morisset-Thévenot.


Tout ce que j'en sais c'est qu'on commençait "La guerre de Gaulle" en 4ème, avec usage du Gaffiot, et que le jour où nous avons découvert qu'il existait une traduction dans la collection 10 18 , nous sommes allés l'acquérir, à la place du "Bob Morane" habituel, en rougissant de honte comme si nous achetions une de ces revues porno (Paris Hollywood) qui circulaient au Lycée.


Je ne vois pourquoi les Collégiens des ZEP seraient privés de l'accès au Latin.

Cela traduit une vision utilitariste de l'Enseignement contraire à la conception de l'École républicaine.


De plus, toutes ces considérations pédagogistes, à forte dimension misérabiliste, ne sont animées que par des soucis gestionnaires qui sont certes tout à fait honorables mais qui doivent être clairement affichéx.

Ecrit par : Henri Grégoire | 04 mai 2007

Sans rapport avec le fil mais significatif du bordel ambiant.

Le BTS Assurance est réformé assez profondément, ce qui est logique, le référentiel a plus de 10 ans. La réforme est importante et ses termes peuvent être discutés mais là n’est pas le problème.

La réforme est applicable en septembre 2007 et le texte n’est toujours pas disponible officiellement. Sur les sites institutionnels on trouve bien, depuis hier (!), les nouveaux horaires et modalités d’examen, mais les « annexes » (le ... référentiel) ne sont toujours pas accessibles.

Dans ce clin d’oeil, bien involontaire, le législateur montre bien que l’essentiel (vs annexe) n’est pas le contenu mais le contenant : en droite ligne des pensées fumeuses de nos amis pédago.

Détail croustillant : les DHG ont été établies sur les anciens horaires qui ont été fortement modifiés ...

Bonnes vacances aux profs qui auront le mois d’août pour préparer le début d’année !

Si seulement j’avais la certitude que le petit Nicolas puisse remettre au boulot les IG, je voterai pour lui avec plus de conviction. Ceci dit, Sainte Nunuche n’envisage même pas d’essayer, alors ...

Ecrit par : Zorglub | 04 mai 2007

Je ne suis pas prof!

Ecrit par : Merlemocoeur | 04 mai 2007

Je suis plutôt grincheux aujourd'hui!

Ecrit par : Merlemocoeur | 04 mai 2007

Après le schtroumpf salopard, le schtroumpf grincheux ?

Ecrit par : yann | 04 mai 2007

Merlemocoeur,
Sans doute, heureusement pour vous !

Vous perdez vos nerfs un peu facilement (c'est marrant, ça me rappelle quelque chose...).

Quelques joyeux drilles de nos banlieues auraient pu avoir plaisir à vous faire souvenir de cette émission drolatique sur arte ou la 5 intitulée "Je vais t'apprendre la politesse, petit con !".

N'y voyez rien de personnel je ne suis, hélas, pour rien à ce choix judicieux de titre !

Ecrit par : Zorglub | 04 mai 2007

Croisement de posts :
"heureusement" se référait à "je ne suis pas prof"

Ecrit par : Zorglub | 04 mai 2007

Quand IMAM grouik-grouik dit :
Qu'est-ce que ça veut dire de venir chez quelqu'un pour l'insulter ? Quelle éducation a donc reçu monsieur Merlemocoeur ?


Je réponds Ségolhaine par le maître de ses lieux c'est quoi?

Une déclaration d'amour?

Et je ne vous parle pas de madonne, demi-vierge etc.. et tout un florigène de gentils petits noms proférés par notre gourou de secours depuis quelque temps et du mépris suintant de sa prose.

Alors qui a manié l'insulte le premier?

D'abord je vous réponds laissez M. Brighelli cogner lui-même, il est assez grand pour ça.

Ensuite comme Zazie je vous dis ..... (je ne veux pas heurter vos chastes yeux)

Enfin je vous laisse à votre habituelle prose "diarrhétale"!

Ecrit par : Merlemocoeur | 04 mai 2007

"Je réponds Ségolhaine par le maître de ses lieux c'est quoi?"
D'une, parle-t-on ici d'une personne présente ? De deux, l'a-t-il traité de "salope" ? Vous dites qu'il insulte de la sorte Ségolène, mais savez-vous faire une différence entre l'insulte et la dérision satirique ? Et savez-vous faire la différence entre un calembour et la grossièreté ?

"Enfin je vous laisse à votre habituelle prose "diarrhétale"!"

Votre comportement est l'exemple qui manquait pour parachever ma petite démonstration maladroite. Merci.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 04 mai 2007

Et j'ajoute que contrairement à ce que disait Mouron Rouge, qui m'a l'air en fin de compte d'être une personne plutôt sympathique si elle n'était peut-être un peu bornée, mais nul n'est parfait et certainement pas moi, que ce comportement sectaire que j'ai essayé de décrire explique à soi seul les atrocités commises au nom de la "dictature du prolétariat" depuis un siècle (100 millions de mort tout de même), nul besoin de parler de "dérives" et autres excuses bidon.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 04 mai 2007

"De mon temps" (ouh là là !), on commençait le latin en 6ème et le grec en 4ème. Morisset-Thévenot et le Gaffiot pour le latin, le Bailly pour le grec, un livre de grammaire et un livre de vocabulaire avec de vraies leçons et des exercices.

En tout cas, on faisait de la grammaire, de la conjugaison, on apprenait par coeur les déclinaisons et les formes verbales, des versions (une par semaine dans chaque discipline en 4ème) et des thèmes...

Personne ne se demandait "à quoi ça sert ?" (la fameuse question du sens des apprentissages chère aux pédagogues). Ca, je ne l'ai pas compris sur le moment.

Sur le moment, j'enviais beaucoup les camarades de 4ème moderne qui ne faisaient pas tout ça.

Les traductions...Oui, Henri Grégoire c'était défendu à cette époque-là et les "trangressions" étaient rares (merveilleuse naïveté !)

...Et puis il y a eu l'année de terminale et la passion de la philosophie...Aristote, Platon, Plotin d'Alexandrie et tous les autres : incompréhensibles si on n'a pas un peu baigné dans la langue native de notre pensée. Et comment "dialoguer" avec les autres formes de pensée si on n'en a pas soi-même ?

Je me souviens en 3ème de l'interminable épopée de l'armée grecque de retour de Perse, l'Anabase de Xénophon et comme il nous tardait qu'ils y parviennent enfin à cette mer (Thalassa ! Thalassa !) qu'ils aspiraient autant à revoir au bout de 6 355,6 kilomètres que nous à mettre un point final à cette satanée traduction !

Que de peines, que de souffrances, que d'ennui parfois (mais oui !) mais aussi que de joies profondes et vraies, comme après une ascension en montagne, le bonheur de la contemplation.

Au fait "anabase" ça veut dire "marche vers le haut".

Ecrit par : Robin | 04 mai 2007

Jean, au delà de votre erreur manifeste concernant les propos de Darcos que vous attribuez à Meirieu, (la haine aveugle, preuve est faite une fois de plus!), vous me semblez faire preuve de défaut d'analyse politique! Primo, Bayrou n'a pas appelé "ses" électeurs à voter pour Royal, il a simplement dit que lui-même ne voterait pas pour Sarkozy! (Le comble de tartufferie, que l'on pensait indépassable après le soutien faux-cul de Chirac au même Sarkozy). Ensuite, sa manoeuvre est assez transparente! Il ne veut assurément pas de "maroquin" dans le gouvernement Sarkozy qui nous pend au nez. Il prépare la présidentielle de 2012. Il sait très bien que Royal va perdre, donc il ne va pas la soutenir, quand-même! Et il se démarque de Sarkozy pour donner a priori une légitimité au parti démocrate à qui il va donner le jour dans la foulée.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2007

JPB, quand c'est que tu vires "merlemocoeur" (communard de pacotille) ? Il sature le réseau avec ses injures ridicules et surtout encombre nos boîtes à mails ... Même sur un blog, la liberté n'autorise pas ses éructations insanes.

Ecrit par : JPL | 04 mai 2007

Deux phrases de Mon village de Philippe Valette, rien que pour le plaisir (l'auteur était facteur dans l'Allier et n'avait "que" son certificat d'études, il évoque les moments heureux et malheureux de son enfance de petit paysan pauvre) :

" ce voyage de vingt-quatre kilomètres sur la grand route, par une belle matinée d'avril, entre les rangées de frênes ou de peupliers dont le feuillage naissait me fut un ravissement."

Les pousses de la vigne étaient déjà longues et sentaient le soufre. L'ombre était sur le soir. Il y avait des petits poulets qui piaillaient de contentement en sautant aux feuilles pour attraper des "écrivains" (petit insecte aujourd'hui disparu, qui faisait de grands ravages à la vigne en découpant ses feuilles de telle façon qu'on aurait dit de l'écriture)...(pg. 120)

Et tout est comme ça...merveilleusement simple et infiniment mystérieux, exactement comme dans la vie.

Attention les "écrivains" de ne pas vous faire croquer par les poulets !

Ecrit par : Robin | 04 mai 2007

J'ai rêvé ou Royal a dit qu'"avec elle" il y aurait 17 enfants par classe?
Avez-vous trouvé un commentaire là-dessus?

Je vous signale une analyse sur le débat très fine et, à mon avis, très juste:

http://www.koztoujours.fr/?p=287

Ecrit par : aspasie | 04 mai 2007

Encore une petite goulée de Philippe Valette et j'arrête:

"Comme il faisait sombre déjà ! Je reconnaissais la bourrée blonde de ses cheveux ; et sa jolie figure qui faisait clarté quand elle se tournait de mon côté.

-Piou !petits, piou!...

Mais c'était sa parole, surtout, qui venait d'amitié à mes oreilles, pace que c'était par elle que tout s'était défait. Et cela m'avait été un grand contentement de retrouver comme avant, bien sur la terre, au milieu de mon monde familier, de la vie pareille à ma vie. Un peu comme le contentement d'un poisson qu'on remettrait à l'eau et l'air du temps était bon à respirer ; et tous les humbles bruits du soir que je reconnaissais recomposaient la paix dans mon coeur. Et cette maladie d'aimer ! Il me semblait que la Marie Joux était ma soeur ; et ses petits poulets qui caquetaient si joliment en se perchant étaient, eux aussi, de ma parenté, comme tout ce qu'il y avait dans cette fin de jour qui partageait ma lumière et ma minute vivante.

Un moment j'ai écouté la jeune fille parler à ses bêtes :

-Couche, couche, petit, las...Vas-tu rentrer, toi ? Et puis repartir par la traverse en chantant :

Petit papillon volage,
Tu ressembles à mon amant.
L'amour est un badinage,
L'amour est un pase-temps
J'en ferai autant...

Et je suis rentré un peu triste à la maison où mon père s'activait aux préparatifs pour le lendemain..."

Ecrit par : Robin | 04 mai 2007

Le Ségolène dans le texte, avec tous ses amis, sur http://www.segomadit.fr/index.php

J'adore celle-là :

"Ceux qui imaginent que Bayrou pourrait franchir le premier tour se mettent les doigts dans le nez."

Jack Lang,
Conférence de presse
23 février 2007

Ecrit par : yann | 04 mai 2007

(Les) Troll (Internet) → (fr) Troll (Internet et Usenet) ---- (+ d'infos)


Sur les réseaux informatiques, notamment Internet et Usenet, on utilise le terme troll pour désigner une personne, ou un groupe de personnes, participant à un espace de discussion (de type forum), qui cherche à détourner insidieusement le sujet d'une discussion pour générer des conflits en incitant à la polémique et en provoquant les autres participants.

Par métonymie, on parle de troll pour un message dont le caractère est susceptible de générer des polémiques ou étant excessivement provocateur, sans chercher à être constructif, ou auquel on ne veut pas répondre et que l'on tente de discréditer en le nommant ainsi.

Le terme troll provient de l'expression trolling ou pêche à la traîne qui est une ligne munie d'hameçons (à ne pas confondre avec trawling qui est la pêche au chalut grand filet en forme d'entonnoir), les remarques polémiques constituant un troll étant considérées, métaphoriquement, comme des appâts destinés aux contributeurs qu'on veut hameçonner. Les personnes se rendant coupables de trolling ont été appelées, progressivement, des trolls, en allusion aux monstres laids et déplaisants de la mythologie nordique ; par ailleurs, dans le jeu Donjons et Dragons, les trolls ont une capacité de régénération, les membres recoupés repoussent en quelques heures, la comparaison avec les fils de discussion qui se multiplient est d'autant plus judicieuse.

Sommaire


* 1 Objectifs d'un troll
* 2 Déroulement
* 3 Limite
* 4 Sujets de troll classiques
* 5 Voir aussi
* 6 Liens externes

Objectifs d'un troll

Les objectifs d'un troll peuvent être multiples et variés, allant du simple jeu à la volonté d'imposer ses idées, d'amusement pur et simple, ou même à la tentative de détruire l'intérêt d'un forum, ou d'une discussion visée par ses actions, par censure...

Déroulement

On dit qu'une discussion s'enflamme lorsque les échanges se multiplient entre les participants et que le ton monte. L'origine du conflit - si conflit il y a - n'est pas forcément un troll ou tout du moins, n'est pas forcément un troll « volontaire ». On ne parle de troll que lorsqu'on pense avoir décelé une volonté de polémiquer allant au-delà de la volonté d'avancer dans une discussion.
Panneau d'interdiction de nourrir les trolls
Panneau d'interdiction de nourrir les trolls

Les méthodes d'action du troll vont de la simple insulte au flood, en passant par diverses démarches, telles que :

* ne jamais être d'accord sur n'importe quel type de sujet ;
* allusion à un débat voisin, mais hautement polémique (par exemple, allusion au conflit israélo-palestinien dans un débat sur la politique égyptienne) ;
* détournements du fond du débat (détourner le fond d'un message en interprétant le sens original) ;
* attaques sur la forme ;
* insultes visant un groupe de personnes (nationalité, religion, opinion politique, etc.) et permettant de déclencher de nouvelles interventions ;
* accusations incessantes de procès d'intention ou d'attaques personnelles de la part des autres participants, etc.
* moquerie fraternelle et private joke.

Le sujet « part en troll » si des participants au débat « tombent dans le piège » tendu par le troll et se lancent dans une discussion stérile loin du sujet initial. On a tendance à dire que l'unique solution se trouve dans la phrase « Don't feed the Troll », en français « Ne nourrissez pas le troll », c'est-à-dire, ignorez le troll ou ne pas lui donner matière à polémiquer.

Le troll change souvent d'état. Ici, victime incomprise, là, sympathique bonhomme cherchant du soutien, là encore, agressif et provocateur. Il est toujours pugnace, et n'abandonne jamais le débat, à moins que celui-ci ne naisse tout simplement pas. Ainsi, un troll ignoré tentera à plusieurs reprises d'enflammer le débat.

En général, si la discussion s'envenime suffisamment, et que les arguments viennent à manquer, le troll ou l'un de ceux qui le nourrissent finissent par atteindre le point Godwin.

Limite

Certaines personnes dénoncent les abus d'utilisation du terme « troll » qui pourrait parfois servir à couper court à toute discussion et débat. Ainsi, un intervenant à un débat pourrait utiliser ce terme afin de discréditer les personnes qui remettent en cause ses thèses, en les accusant de vouloir polémiquer. Le troll se détachant d'une simple opposition d'idées par l'aspect volontaire de la polémique, il est parfois extrêmement difficile à détecter. Ainsi, parfois, ce peut être l'accusateur qui est en fait un troll.

Des polémiques peuvent être productives, un troll productif est alors appelé Stallo (qui n'a rien à voir avec l'acteur Sylvester Stallone, malgré une apparente similitude). Cependant, nombreux sont ceux qui estiment que le troll, ayant pour but principal de couler, voire de tuer un forum, ne cherche pas une polémique constructive, et que par conséquent, le terme Stallo n'a pas de sens.

Sujets de troll classiques
Un troll velu
Un troll velu

Dans le folklore d'Internet et d'Usenet, certains sujets polémiques sont réputés pour les débats sans fin qu'ils engendrent. Ceux-ci, généralement fondés sur des préférences personnelles sur lesquelles il est impossible de trouver un compromis, peuvent être utilisés afin de lancer un troll. Par exemple, parmi les utilisateurs de systèmes UNIX ou GNU, les sempiternelles querelles entre les partisans de l'éditeur de texte vi et ceux de l'éditeur de texte Emacs en font un sujet de troll classique.

Il en est de même pour les préférences en matière d'environnement de bureau pour systèmes X11 (par exemple, les débats comparant GNOME à KDE), pour les préférences en matière d'ordinateur, de console de jeux (par exemple, PS3 contre Wii ou contre Xbox 360), de système d'exploitation (par exemple, les débats Macintosh contre PC ou Windows contre Linux, etc) ou de navigateur (Firefox contre Opera ou Internet Explorer).

Bien sûr, le phénomène n'est pas limité aux sujets relatifs à l'informatique, ainsi chaque grand thème (société, économie, politique, sciences...) possède sa panoplie de sujets à trolls, qui finissent par être bien connus des usagers des forums concernés.

La plupart des sites de discussion et des listes de diffusion ont leurs débats-types, tellement ressassés qu'il n'est pas rare de voir des participants crier au troll dès que le sujet est mentionné, prenant parfois au dépourvu un nouvel utilisateur.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Troll_(Internet_et_Usenet)

Ecrit par : Henri Grégoire | 04 mai 2007

Voilà !
Troll, c'est le mot que je cherchais à votre sujet, cher Henri.
Merci de cette précision.

Ecrit par : yann | 04 mai 2007

Merci IGG, de me trouver bornée! Venant de vous, ce n'est pas une insulte, c'est un compliment. Quant au sectarisme, vous en êtes la plus parfaite illustration. Alors, répondant à l'invitation d'Henri Grégoire, dont je salue au passage la hauteur de vue et la clairvoyance (il n'est pas le seul ici, d'ailleurs), je vais m'inscrire sur le site des amis de l'ABC, que je fréquente régulièrement depuis qu'il me l'a fait connaître, et que je recommande à tous mes amis "bornés".
Il y a quand même des limites à la goujaterie : se voir accuser des crimes du communisme parce qu'on ne vote pas Sarkozy, et qu'on se résigne à voter Royal, c'est le pompon. Connaissez-vous un seul drapeau au nom duquel on n'ait pas commis de crimes? Merci de me l'indiquer, je le mettrai à mon balcon du 1er janvier au 31 décembre.
Sandra Wagner, j'ai moi aussi fait un passage éclair dans un parti, et j'en suis partie , dès que j'ai vu de quoi il retournait. C'était le PC, et c'était en 68.
Merlemocœur, moi aussi, je crie, vive mai 68, il s'est dit bien des conneries, on a vécu bien des illusions, mais j'avais 20 ans, il faisait beau, les gens se parlaient , c'était la fête. J'ai appris en un mois plus de choses qu'en bien des années. Dans la fac occupée (et en province, on n'a rien cassé, à peine un peu sali), il y avait du cinéma dans les amphis, des concerts, des conférences, des débats politiques, des cours d'histoire etc. C'est le plus beau mois de ma vie, et ramener mai 68, comme Sarko, à 2 ou 3 slogans (Jouissons sans entraves, il est interdit d'interdire, etc.) c'est pitoyable. C'est cela, la pensée unique, alors qu'en 68, c'était un bouillonnement d'idées, merdique et brouillon souvent, mais la vie c'est ça aussi.
Tout ça n'empêche pas Nicolas,
Qu'la Commune n'est pas morte. (bis)

PS : Moi aussi, j'aime la bonne bouffe, le bon vin, la musique , rap excepté, sauf si c'est par Michel Portal.
Amitiés aux bons vivants, sans sectarisme aucun.

Ecrit par : mouron rouge | 04 mai 2007

Il le ferait si ça ne coûtait rien et si c'était l'INTERET de ses amis du patronat. Mais je n'arrive pas à croire que ce soit le cas. L'école à deux vitesses convient très bien aux forces politiques et économiques qui le soutiennent.

Ecrit par JPL 3 mai 2007

Alors là je vous suis encore une fois et cette fois j'en profite pour développer !

Effectivement et évidemment que le patronat s'en porte très bien de savoir que 5 millions de chômeurs ou d'ilôtes, pour reprendre l'expression de JPB, restent au banc de la société.

Ca permet aux salariés de clouer leur bec, de leur dresser haut la main le drapeau rouge du chômage, la formation de haut niveau on s'en moque car sinon nous verrions des salariés dotés d'une conscience politique et culturelle, capables de se révolter...et de lutter.....

Tant est si bien, que si l'on retrouve dans la masse de salariés et surtout parmi des prolétaires ou même des cadres, un "parasite" qui tenterait de l'ouvrir, on ira bien gentiment le menacer ou le harceler moralement jusqu'à lui faire perdre la boule au point de se shooter d'anxiolitiques (n'est-on pas le premier pays d'Europe, champion en la matière ??), ou l'envoyer en maladie longue durée pour dépression nerveuse, voire le pousser au désespoir, au point de se jeter dans le vide comme c'est le cas d'Antonio B, ingénieur, chez Renault.....

Et la boucle est bouclée.....

Alors qu'on ne vienne pas me dire, que Monsieur "Cac 40", (vu le niveau de la bourse actuellement on a déjà compris à demi-mot que la droite a toutes les chances d'être pouvoir) s'intéresse au peuple, si ce n'est en premier lieu à lui-même et surtout à son postérieur qui ne demande qu'à être placé dans le grand fauteuil de la présidence....(Et là je suis polie)....et vienne redorer le blason de l'école ! Surtout lorsque Lagardère et Martin Bouygues sont amis intimes voire parrain du petit chérubin....

Je veux bien admettre aussi en outre que l'informatique soit "in" et porteur d'emplois, mais pour être "in" il faut faire preuve d'esprit critique et de recul pour savoir dompter la machine....En d'autres termes il faut de la culture générale....

Alors Jean, je veux bien que les méthodes d'enseignement et le contenu soient à revoir mais je doute que nous restaurerons la culture si nous la soumettons aux pressions capitalistiques comme "Monsieur pue le fric" veut nous faire avaler la pilule (amère ?).....(Excusez-moi du nom d'oiseau mais je ne peux me résoudre à ce que cette vermine avérée prenne les rennes du pouvoir)

Ce que j'ai encore plus de mal à comprendre c'est que le quidam, entre autres l'ouvrier ou l'employé ou le cadre moyen, puisse voter et militer pour des puissances du show-biz, de la politique, de la presse ou économiques, qui n'ont décidément que faire des réalités quotidiennes que doit assumer tous les jours le peuple....(ou la France d'en bas, expression reprise de façon méprisante par ces mêmes puissances)

Mais comme dirait Einstein, la seule chose qui n'a décidément aucune limite, c'est bien la connerie humaine.....

Quant à la gauche, j'ai déjà dit ce que j'en pensais : no comment !

Je sens que beaucoup d'entre nous se réveilleront avec une belle gueule de bois dans quelques temps.....

Ecrit par : Sandra Wagner | 04 mai 2007

PPDA dés le début de l’émission : Madame Royal parlez nous des institutions

SR : Je prends le changement de question et je parle du bilan du gouvernement.

PPDA : En matière de politique étrangère que préconisez-vous ?

SR : Je veux boycotter la Chine.

PPDA : Madame Royal quelle est votre position sur les 35 H ?

SR : Je fais appel au public les partenaires sociaux.

PPDA : Madame Royal quelle est votre position sur l’entrée de la Turquie dans la CEE

SR : Je prends le 50/50 : Aujourd’hui je suis contre mais demain je peux y être favorable.

PPDA : Madame Royal ou prendrez l’argent pour financer les emplois publics ?

SR : Je fais appel à un ami. Allo : ..... Zut au PS personne ne me répond.

Fin de l’émission :

PPDA : J’appelle un fonctionnaire pour vous raccompagner...

PPDA : Désolé Madame Royale, il y a 2 h d’attente.

SR : C’est insensé, mais c’est quoi ça, y a personne ou quoi

PPDA : Calmez vous Madame Royale. On va venir vous chercher

SR : Mais monsieur PPDA, c’est une colère saine, me faire attendre c’est immoral. Mais où sont-ils tous ces chauffeurs.

PPDA : Ils raccompagnent à leur domicile et amènent à leur travail les policières, les infirmières, les cheminotes , etc....Ca en fait du monde madame Royal.

Ecrit par : Bayrourou | 04 mai 2007

.....(Excusez-moi du nom d'oiseau mais je ne peux me résoudre à ce que cette vermine avérée prenne les rennes du pouvoir)

Ecrit par : Sandra Wagner | 04 mai 2007

C'est donc que vous croyez au Père Noël ?
(excusez moi, je ne peux pas m'en empêcher...)

Ecrit par : yann | 04 mai 2007

Je ne crois en rien : je suis bien consciente qu'il a toutes ses chances d'arriver au pouvoir........mais je dis qu'au niveau de NS, rien ne sera fait pour replacer la connaissance et le savoir à son juste et vrai niveau !

Ce n'est pas avec SR ou NS que nous construirons une civilisation de la connaissance....

Ecrit par : Sandra Wagner | 04 mai 2007

Sandra, je suis bien d'accord avec vous.

Je ne faisais que vous chambrer sur une faute d'orthographe amusante.
Et je m'en excuse encore sincèrement, mais je ne peux pas résister à un bon mot...

Ecrit par : yann | 04 mai 2007

Ah bon laquelle ?? Je n'ai rien remarqué et cela me permettra de rectifier !

Merci !

Ecrit par : Sandra Wagner | 04 mai 2007

Moi aussi je pense que SW croit au père Noel mais pas en raison de sa dysorthographie
Voici ce que Mère Emptoire disait plus haut, qui si je ne m'abuse nous a aussi affirmé qu'elle était UDF, ce que j'ai trouvé confondant car elle prêche à qui veut l'entendre les valeurs de la gauche la plus fossilisée du monde libre.
Pour une militante UDF elle est particulièrement mal informée

Lisez plutôt: "Je tiens à vous souligner néanmoins que j'avais envoyé un mail à JFCopé en vue d'obtenir des informations sur le programme de NS. Que nenni toujours pas de réponse !""
Eh bien, c'est vraiment pas de chance, parceque moi quand j'avais cinq ans, j'avais écrit au Père Noêl et il m'avait répondu!

SW voulait connaître le programme de Sarko et s'imaginait que Copé n'avait rien d'autre à faire que de FAIRE répondre à sa bafouille quand ce programme est à la portée du premier venu capable de cliquer avec un seul doigt sur une souris.

Ce programme il est simple, car aux grands maux les grands remères et à 53 contre 47 la France va choisir d'aller enfin de l'avant pour rattrapper le retard pris sur tous ses voisins par son attachement aux idéologies éculées. Il faut lire les manchettes de la presse internationale! Le monde entier ironise sur l'arrogance de cette gauche incapable de mesurer la ringardise des idées qu'elle véhicule et qui se rassemble derrière une Ségolène à son image

Avec la déroute du PS, la gauche moderne pourra enfin se compter.

Pas besoin pour comprendre cela d'aller consulter ligne à ligne le programme de Sarko. Il va tenter de faire ce que personne n'a jamais fait depuis De Gaulle et SW peut vomir tant qu'elle veut: si les Anglais trouvent à Sarkozy une stature et des accents churchilliens, leur analyse me semble mieux informée et pertinente que celle d'une groupie du Béarniais.

Ecrit par : Cadichon | 04 mai 2007

C'est pas bon de se mettre en colère,
pardon J-François COPPE!!!

Ecrit par : Cadichon | 04 mai 2007

les RENNES ... du Père Noël ! Les rênes du pouvoir.
Sans rancune. ;o))))

Ecrit par : yann | 04 mai 2007

Cadichon vous êtes une sarkozyste en herbe et ce n'est un secret pour personne !

Moi je vous dis que votre étalon ne parviendra pas à relever le niveau de l'école.

Par ailleurs Cadichon, j'avais lu, figurez-vous, le programme de NS, mais j'avais demandé à JFCopé de m'apporter des précisions sur quelques points !

Alors parlez de ce que vous savez Cadichon et non pas de ce que vous ne savez point ! Quant vociférer et défendre les valeurs de la gauche fossilisée, vous me faites mourir de rire....Sortez de votre bulle Cadichon et surtout allez voir comment les gens vivent et nous reparlerons !

Libre à chacun d'exprimer ses convictions, même lorsque l'on est une groupie du Béarnais....

Tiens, Cadichon, de temps en temps, la colère est saine, vous savez....

Permettez-moi de vomir encore une fois lorsque vous trouvez à votre dindon des allures churchilliennes et surtout un accent....d'un éminent homme politique à qui je trouve bien plus de hauteur et de qualités par rapport à cette ordure mortifère....empoisonnante !

Ecrit par : Sandra Wagner | 04 mai 2007

Quant A vociférer sur le fait que je défends les valeurs de la gauche fossilisée, vous me faites mourir de rire....

Ecrit par : Sandra Wagner | 04 mai 2007

Quant A vociférer sur le fait que je défends les valeurs de la gauche fossilisée, vous me faites mourir de rire....

Ecrit par : Sandra Wagner | 04 mai 2007

Aspasie, vous n'avez hélas, pas rêvé ! SR a bien dit « Avec moi 17 élèves par classe »

Cette belle et alléchante promesse ne résoud rien de mon point de vue.
Je signalais dans ces colonnes, il y a quelques temps, que, dans une filière marginale des bacs techniques STI, j’enseignais à seulement 7 élèves en classe de première et 6 en terminale (en 2005 : 4 élèves !).
En tant que prof, je ne boude pas le confort, le contribuable qui sommeille en moi est plus perplexe ! Laissons là ces états d’âme ...

Il se trouve que je suis en échec avec la classe de première ...
Naturellement pas pour des problèmes comportementaux (!), d’autant qu’il s’agit d’adorables jeunes filles, pleines de bonne volonté, qui auraient assez tendance à « m’aiiiiimer » (je tente de reproduire à l’écrit les bêlements de J. Clerc) si je me laissais faire. La plupart de ces quelques rares élèves viennent de BEP et sont donc, en quelque sorte, en première d’adaptation.

Même avec des effectifs aussi ridicules, il est un moment ou l’absence totale de pré requis n’est plus surmontable. Vous imaginez aisément que nul besoin de vidéo projecteur dans ma classe et que la mise en oeuvre d’une « pédagogie personnalisée » n’est pas un souci.
Et bien, malgré tout, en fin de première, et en dépit de toutes mes tentatives de « remédiation » (pour utiliser ce vocabulaire que j’exècre) certaines ne savent toujours pas faire la somme de nombres relatifs (combien valent -3 + 2 ?), n’arrivent pas à décider si 4 x 0 = 4 ou = 0.
Autre exemple : 12 pommes coûtent 3 € quel est le prix d’une pomme. La réponse est « M’sieur c’est soit 12/3 soit 3/12. J’me souviens jamais ! ».
Ne parlons pas des aptitudes littéraires : « On donne une figure avec une droite D1 et une droite D2 et l’information : le point A est à l’intersection de la droite D1 et de la droite D2 ». Question (restant généralement restant sans réponse) : « Placer le point A sur la figure ».

Je ne sais plus faire, je suis plein d’empathie pour ces bécasses qui, le plus souvent, ont de réelles qualités humaines, mais ... ça ne suffit pas.
La semaine dernière, à bout de force (mal dormi ?), je craque un peu et dis « J’ai de l’affection pour vous en tant que personnes mais ... je vous déteste en tant qu’élèves ! ». A mon grand dam, les larmes sont montées dans les yeux de certaines. « M’sieur, imaginez ce que c’est pour nous ! Les autres profs y s’en foutent, y s’occupent pas de nous. On voit bien que vous essayez de nous faire réussir ». C’est une situation de tragédie grecque : elles ont conscience de leur insuffisance et en souffrent, me renvoient à la mienne et j’en souffre.

A leur décharge, mes éminents collègues d’enseignement général (maths, physique, lettre) accueillent ces élèves mélangées à d’autres dont le niveau est moins surréaliste. Au programme : nombres complexe, intégrales et dérivées, métaphores filées et autres figures de style, etc. On reste sans voix (et ... sans voie).
La mission impossible qui leur est confiée les amène à pratiquer une légitime attitude pudique. Dans un tel cas, le mieux, pour préserver sa santé mentale, consiste très certainement à s’appliquer à ne rien voir. Freud, au secours, Surmoi, sauve-moi !
Lorsqu’en conseil de classe j’interpelle la docte assemblée, exemple concret à l’appui, il m’est généralement répondu « Ouaip, elle sont pas bien fortes, mais tu sais bien que tu exagères toujours ! ». Du coup, je doute, et le lendemain, je repose les sempiternelles questions : « Sans calculette 4,2 x 100, au fait, ça fait combien ? » - « Et 2,3 mètres, ça fait combien de mm ? ». Toujours avec le même succès ... Hélas, plein d’espoir, je crus un instant, qu’il ne s’agissait que d’un cauchemar.

Avec un peu de bonne volonté de la part des profs (et des sujets de devoir adaptés) ces élèves arrivent en fin de première à 5 ou 6/20 en enseignement général, largement plus pour la partie technique dans laquelle je sévis avec les succès que je vous ai exposés. Aucun problème, le passage en terminale est laissé au libre choix de familles dépassées par les évènements pour de multiples et diverses raisons. De toute façon toutes sont majeures ...
Arrive l’instant épique du récit, celui dont on reparlera avec des trémolos à ses petits enfants : le baccalauréat. Ben, depuis 4 ans, dans cette filière pour mon établissement un seul échec (certes ... sur un petit effectif !). Et, toutes rentrent en BTS pour continuer à ne pas apprendre à lire et compter. Qui dans ce blog parlait de filière sélective au sujet des BTS ?

Je ne reparle pas des méthodes pédagogiques que l’on m’enjoint de suivre. M’en fout, même pas peur ! A 50 ans, j’crois plus au grand méchant loup, surtout s’il porte une veste d’IPR.

Désolé pour la longueur. J’ai parfois besoin de m’épancher auprès de lecteurs bienveillants ... Chuis con, sans doute à cause de mes origines sociales et de mon histoire, je prends tout ça à coeur.

Aussi pour vous Aspadie ma conclusion : les effectifs réduits c’est évidemment bien, mais il est un moment où ça ne suffit plus ! Il peut arriver que l’enseignement tourne à l’accompagnement thérapeutique (aux soins palliatifs ?).



PS et private joke pour Toto : L&L;, en calcul, ça existe ?

Ecrit par : Zorglub | 04 mai 2007

J'ai eu les mêmes en classe de 24...
Eux qui pensaient que Maupassant avait écrit un poème parce qu'il allait à la ligne à la fin des phrases et qu'il mettait des tirets devant les phrases (c'était un dialogue dans Pierre et Jean), et eux qui pensaient que Aimé Césaire est raciste, car, je cite, "il n'aime pas les Noirs". On avait passé des heures sur Aimé Césaire...
Il y en aurait des tonnes comme ça.
Etonnamment, ils sont presque tous passés en Première.

Ecrit par : Jeremy | 04 mai 2007

Et dans fond Jérémy à 24, en dehors du niveau sonore (!), avez-vous sensiblement ... plus mal réussi que moi ?

Ecrit par : Zorglub | 04 mai 2007

Tiens Cadichon, lorsque l'on prétend que je défends les valeurs d'une gauche fossilisée, lisez ceci et vous verrez par vous-même :

http://www.lexpress.fr/info/quotidien/rss.asp?id=9872

Bravo pour votre objectivité Cadichon, on ne peut guère faire mieux !

Ecrit par : Sandra Wagner | 04 mai 2007

"Moi aussi, je crie, vive mai 68, il s'est dit bien des conneries, on a vécu bien des illusions, mais j'avais 20 ans, il faisait beau, les gens se parlaient , c'était la fête. On criait "vive Mao" qui massacrait sa population avec allégresse. On hurlait contre ces saloperies de Yankee qui faisaient la guerre contre nos frères d'armes et on allait bientôt lutter farouchement avec nos frères palestiniens contre l'ennemi juif.. oups pardon, sioniste, et on n'allait pas lever le petit doigt contre l'invasion de Chypre par la Turquie. Nous allions bientôt adorer haïr Pinochet, qui a liquidé quelques un de nos camarades, allait être notre ennemi mais nous adorions déjà Castro et surtout monsieur Che, qui a liquidé 4 fois plus d'ennemis.

Alors oui, en vérité, mai 68, c'est le top du top de la conscience politique"

:-)

Ecrit par : imam grouik-grouik | 04 mai 2007

"Voilà !
Troll, c'est le mot que je cherchais à votre sujet, cher Henri.
Merci de cette précision."

Ecrit par : yann | 04 mai 2007

C'est une blague? Je n'ai pas compris, là! Expliquez-vous, yann! En quoi Henri est-il un troll?

"PS : Moi aussi, j'aime la bonne bouffe, le bon vin, la musique , rap excepté, sauf si c'est par Michel Portal.
Amitiés aux bons vivants, sans sectarisme aucun."

Ecrit par : mouron rouge | 04 mai 2007

Il manque quelque chose pour que votre énumération soit complète, et je vous suggère, pour parler de bon rap, d'écouter le disque de Quincy Jones: "Back on the block".

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2007

Bravo, Sandra! Je partage complètement votre agacement vis-à-vis de Sarkozy. Il faut lire le texte de son dernier meeting... Ca fait peur! Plus de soixante-dix ans de retour en arrière.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2007

Elections présidentielles : Ségolène Royal enfin lucide met en garde les Français contre un risque de djihad dimanche soir
En cas de victoire de Nicolas Sarkozy "il y aura des tensions très fortes dans le pays puisqu'il a multiplié les provocations et les violences verbales, en particulier à l'égard des quartiers populaires". a déclaré ce matin Ségolène Royal parmi d'autres boulettes du même genre dans un nouveau pétage de plombs pré-fabriqué (ils sont vraiment fous au PS). Et de fait elle a sans doute raison, bien qu'il soit TOTALEMENT IRRESPONSABLE de donner de telles idées à la banlieue si, en dépit des vraisemblances, il ne se prépare rien.

http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/05/elections-prsidentielles-sgolne-royal.html

Have fun :-)

Ecrit par : imam grouik-grouik | 04 mai 2007

Si Imam Grouik Grouik et Cadichon se marient et font des petits, il faudra en garder un ou deux, et demander à Jean-Marc Sylvestre d'être le parrain...

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2007

Christophe Sibille, Back on the block fait évidemment partie de ma discothèque (en vinyl).
Je ne partage plus votre enthousiasme. Je l'avoue, j'ai bien aimé ce disque lors des première écoutes : gros son, que des pointures, styles variés etc.
Mon avis est plus réservé aujourd'hui. Dans le fond, il s'agit de la démonstration magistrale par un producteur que la musique n'est qu'une affaire de echnique, de moyens et de studio. Ce disque est séduisant mais racoleur, c'est américain en diable : trop parfait, trop bien léché mais finalement où est le fond, la sincérité, l'émotion ?
J'aime mieux un original un peu brouillon qu'une copie trop brillante et de ce fait un peu désincarnée.
Au total à mon avis : un disque éblouissant mais si l'on prend le soin de mettre ses lunettes de soleil (ou de prendre un peu de recul) il y a peu à voir finalement !

Ecrit par : Zorglub | 04 mai 2007

Aspasie, vous n'avez hélas, pas rêvé ! SR a bien dit « Avec moi 17 élèves par classe »

Ecrit par : Zorglub | 04 mai 2007


Sauf erreur de ma part , SR parlait des effectifs à l'École Élémentaire en ZEP. Elle se fonde sur les Travaux de Thomas Piketty, travaux qui ont agité le Landernau pédagogistes.

Tous les ministres qui se sont succédés rue de Grenelle, qu'ils soient de Gauche ou de Droite,ont jusqu!ici fait chorus pour affirmer qu'il n'y avait aucun lien de corrélation entre la taille des classes et la réussite des Élèves.


Certains hiérarques zélès affirmant même que les effectifs élevés étaient un facteur de réussite.



Thomas Piketty : « En ciblant les moyens, on peut réduire sensiblement l’inégalité des chances »
samedi 28 avril 2007.




Le nombre d’élèves par classe a une influence décisive sur la réussite scolaire. Telle est la principale conclusion d’un travail inédit de l’économiste Thomas Piketty, qui s’est appuyé sur une nouvelle méthode de travail statistique.



http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=102

Ecrit par : Henri Grégoire | 04 mai 2007

Si Darcos a effectivement tenu les propos que vous avez rapportés, OGM, alors, c'est en effet assez comique. Mais j'aimerais quand même que vous m'en apportiez la preuve.

Ecrit par : Jean | 04 mai 2007

À propos, et les rapports de Ségolhaine (je trouve le mot joli, je le ramasse) et de la littérature ? ""Son humour était nul. Son intérêt pour la culture, les arts ou le théâtre ne m'est jamais apparu" (Claude Allègre dans son dernier opus). Au moins, Sarko sait qui est madame de La Fayette — l'autre doit penser que c'est l'épouse d'un jeune aristocrate parti aider les révolutionnaires américains, et qui a bâti sa carrière là-dessus…
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 mai 2007

VOUS ETES UN SALOPARD

Ecrit par : Merlemocoeur | 04 mai 2007

La caricature est méprisée? et avec quelle violence (bon c'est vrai, il faudrait quand même laissée un droit de réponse à Ségolène, femme bafouée, femme méprisée, femme habillée, femme coiffée, femme nimbée, femme libérée)... Cela me met à terre... Ca doit pas être tous les jours sympa dans votre boîte aux lettres Jean-Paul...

Vivement la fin des élections; j'en ai marre de manger à la cantine en entendant que la fin du monde en France c'est pour bientôt. Mince, je veux manger mes frites en paix, moi!

Ecrit par : Pendariès | 04 mai 2007

En complément au témoignage de Zorglub:

Le mythe de la réduction des classes est un cache sexe pour le refus d'autres réformes infiniment plus efficaces, moins coûteuses, sauf politiquement car il faut vaincre la résistance des syndicats. C'est possible, cepndant, le vrai courage il est là.
Extrait de "Education Myths: What Special-Interest Groups Want YOU to BELIEVE About our SCHOOLS, AND WHY IT ISN'T SO" par Jay P. Greene,( Rowman&Littlefield; Publishers, 2005, page 57) :
"Improving student performance by reducing class sizes is a little bit like driving from Los Angeles to San Francisco by way of Pittsburgh. Given that there are other reform strategies that are more promising and less costly, the modest benefits of class size reduction simply can't justify the very large sacrifices".


De 1970 à 2001, selon le Department of Education, la taille moyenne des classes a diminué en gros de près de 30% (de un peu plus de 22 à un peu moins de 16 élèves par classe) pour lutter contre un baisse des résultats qui a néanmoins continué à s'aggraver dans le même temps.

En revanche, nombre d'études montrent que l'abandon de certaines méthodes d'enseignement ( la globale notamment) et d'une philosophie éducative, laxiste, puéro-centrée et ludique a un impact infiniment plus positif .

Voir par exemple: George W. Bohrnsted et Brian M. Stecher, eds, "What We Have Learned Abour Class Size Reduction in California, Rand Corp. Août 2002, pp 13-14.


D'un autre côté, l'échec retentissant de toutes les théories fumeuses de la Progressive Education ( leur pégagogisme), confime, s'il en était besoin, que le premier facteur de réussite scolaire qu'un établissement peut offrir c'est la qualité de l'enseignement et celle des enseignants. C'est mathématique car l'excellence (partout sauf en France où on prétend pouvoir la généraliser) restera toujours le fait d'une minorité. Augmenter le nombre est inversement proportionnel à la qualité.

Quand au coût de la réduction, il est chiffré par exemple dans une étude de Caroline Hoxsby, "The cost of Accountabilty", (Hoover, 2002).
Le programme de référence, STAR, qui aux E-U a mis cette réduction en pratique, n'a montré aucun effet notable sur l'amélioration des niveaux. Il a fait passer de 24 à 15 élèves la taille des classes, une réduction de 37.5%, qui a représenté une augmentation du budget de 28.3%, pour un résultat scolaire quasiment nul. Pour ceux qui ont accès à la banque de données JSTOR: Educational Evaluation and Policy Analysis, (été 1999)

2.306$ d'augmentation par élève et au bout du compte ils ne savaient pas mieux lire, ni écrire ni compter. Aux E-U comme en France, dans trop d'établissements ils avançaient à l'ancienneté. C'est en train de changer, mais c'est lent.

Nous on n'a même pas encore commencé à renverser la vapeur.

Ecrit par : Cadichon | 04 mai 2007

"''Le nombre d’élèves par classe a une influence décisive sur la réussite scolaire. Telle est la principale conclusion d’un travail inédit de l’économiste Thomas Piketty, qui s’est appuyé sur une nouvelle méthode de travail statistique"" écrit l'inéffable coco de service.
Je parie que si ce pauvre Piketty (comme chacun sait un des économistes les plus illibéraux d'un pays qui étouffe de son incapacitee `a écluser son trop-plein dans ce domaine) n'a pas encore publié son édifiant poulet c'est que quelque bonne âme lui aura mis sous le nez les études contraires et constantes depuis près de 10 ans maintenant.

Merci pour cette perle, qui m'a provoqué un éclat de rire franc et massif, et comme cela vaut un bon bifteck je vais pouvoir me contenter d'une salade pour mon déjeuner.

Ecrit par : Cadichon | 04 mai 2007

Allègre parle de Royal en connaissance de cause.
et en voici une dernière preuve, http://clubobs.nouvelobs.com/article/2007/05/03/20070503.FAP5630.xml

"Ségolène Royal "n'a pas fait beaucoup" pour les handicapés, accuse Claude Allègre
source : Associated Press le 03/05/2007 18:19

Au lendemain du débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, son ancien ministre de tutelle Claude Allègre s'est montré jeudi "très choqué" de la colère de la candidate socialiste qui "n'a pas fait beaucoup de choses pour les handicapés".

Interrogé sur RTL, Claude Allègre s'est dit "très choqué parce que, hélas! elle n'a pas fait (...) beaucoup de choses pour les handicapés". Lors de la mise en place du plan Handiscol, préparé par Mme Royal, "il n'y a eu aucune mesure vraiment importante", "ça n'a pas été quelque chose de très efficace", s'est-il souvenu.

"Celui qui a fait le plus pour les handicapés, c'est Luc Ferry", ancien ministre de Jean-Pierre Raffarin, a estimé l'ancien ministre de l'Education nationale. "Je ne suis pas pour autant pour la droite, mais je pense que la vérité doit être dite en politique."

"Je suis un peu outré de ça parce que ce qui a été dit, c'est des mensonges", a-t-il encore dit.

L'ancien ministre, qui avait annoncé avant le premier tour qu'il ne voterait par pour Ségolène Royal, a répété cette position pour le second tour. "Je ne voterai pas pour Ségolène Royal", a-t-il dit, sans prendre pour autant parti en faveur de Nicolas Sarkozy. AP

Ecrit par : Cadichon | 04 mai 2007

Cadichon, Imam Grouik-grouik, Robin, et quelques autres? Vous faites quoi de vos journées pour écrire de si longs posts aussi nombreux????????

Il faut vraiment que NS vous mette au boulot les gars!

Ecrit par : Pendariès | 04 mai 2007

Bac 2006: taux record de réussite

Le taux de réussite au baccalauréat 2006 a atteint le pic historique de 82,1%, selon le ministère de l'Education


Cela représente un progrès de 2,1 points par rapport à 2005, a précisé le ministère jeudi.

La seule filière générale du bac connaît son meilleur score jamais atteint : 86,6% de réussite, soit une hausse de 2,5 points par rapport à 2005. Ce résultat dépasse même le taux de réussite de l'année 1968 (81,3%) où, toutefois, seul le bac général existait.


Sans commentaire.

Ecrit par : Henri Grégoire | 04 mai 2007

Donc tout va bien Henri !

Chez moi, cette année en BTS électrotechnique 1ère année sur un effectif de 26 bacheliers STI élec :
* en cours d'année abandon de 3 étudiants qui constatent leur impuissance et jettent l'éponge,
* 2 annoncent leur décision de ne pas poursuivre après la fin de l'année pour la même raison,
* le conseil de classe proposera au moins 5 redoublements (et encore c'est bien parce qu'il faut garder quelques clients pour rester crédible ...)

Taux d'échec : 38 %

Donc, non tout ne va pas bien, finalement, tout va MIEUX !

Ecrit par : Zorglub | 04 mai 2007

Du procès de Juin 36 à celui de Mai 68 ou de la pérennité de la Droite...


L'ouverture du procès de Riom a eu lieu le 19 février 1942.

Plus de 400 témoins sont appelés à comparaître, nombreux sont des militaires devant prouver que l'Armée n'était pas assez équipée et que seuls les responsables sont en cause dans la reddition française.

La loi des 40 heures de travail par semaine fut présentée comme une des fautes des gouvernements de l'ancien régime de la IIIe République (alors qu'elle n'avait jamais été appliquée dans toute sa rigueur).

Les congés payés et les nationalisations furent en outre pointés du doigt.

La faiblesse dans les répressions des "éléments subversifs et révolutionnaires" fut également présentée comme une faute : autant de raisons de condamner les accusés selon Vichy.

Ecrit par : Henri Grégoire | 04 mai 2007

Merci pour votre approche théorique Cadichon.

Ceci dit je préfère en avoir 7 que 24 face à moi, mais là il s'agit de confort.
J'ai expérimenté à 4 (je parle de l'enseignement, pas de conclusion hatives !) c'était vraiment pesant 6 heures par semaine pendant 2 ans ... Une sorte de huis-clos finalement assez désagréable.

De par ma formation, je ne suis, hélas, pas très cultivé dans ces domaines et dois me contenter d'observer, constater, analyser et conclure sans pouvoir m'appuyer sur des aspects plus conceptuels.

Ecrit par : Zorglub | 04 mai 2007

Qu'est-ce qu'il est devenu ce blog! On continue à traquer tout ce qui est de gauche, à insulter ceux qui "osent" "avouer" qu'ils voteront Royal ("Ségolhaine" c'est vraiment stupide, et sexiste de surcroît. Si un éléve m'écrivait ca, alors ...). Et critiquer - à juste titre - JPB pour des propos pas très réfléchis, semble être un crime de lèse-majesté (de lèse-Sarkozy?). Alors on lâche les chiens de garde. Tout ca est bien triste.

Malheureusement j'ai oublié le nom de l'auteur des vers suivants qui résument bien la situation:

- La nuit peut être fière.
Elle a obtenu
que la lumière
ait honte
d'être lumière.

Ecrit par : wolfgang | 04 mai 2007

Vivement que la vague de fond de dimanche ( 53/47 ou 54/46?) dépose pour de bon nos gauchistes, toutes tendances confondues, au cimeti¡ère des idées bidons, au premier rang desquelles l'égalitarisme, source de tous les maux de notre pays.

S'il est évident, comme croit utile de le rappeler H Grégoire, que la « passion de l'égalité » (expression que l'on trouve chez Tocqueville) [est] propre aux citoyens qui vivent dans les démocraties ", il me semble tout aussi impératif de rappeler que, quarante-cinq ans plus tôt, Condorcet avait identifié un tropisme spécifique, non pas aux démocraties modernes ( paradigme dans lequel Tocqueville inscrira l'entropie dont il eut l'intuition lors de son voyage en Amérique) mais à la France. Il alerta ses compatriotes contre leur "funeste" passion pour l'égalité. En vrai libéral, Tocqueville parlait d’une passion positive pour l’ égalité des conditions sociales, qui était incrite dans leurs mœurs et à laquelle il attribuait les chances de succès sans précédent qu’il pressentait pour cette aventure humaine. La conclusion de Tocqueville rejoint Condorcet en ce que cette passion ne peut tenir ses promesses que dans le respect des inégalités que ce dernier appelait « naturelles ».

Or, ce n’est pas la passion positive, version américano-tocquevillienne, mais bien sa forme « funeste », qui pervertit inéxorablement notre conscience collective, et demeure intacte au point qu'Alain Peyrefitte la situa aux sources du "Mal français". Elle ne s'exprime nulle part mieux que dans l'ouvrage "Le communisme: une passion française" de Marc Lazar et s'illustre dans l'idéologie pédagogiste, qui en est un autre avatar.

C’est alors effectivement, comme l’affirme H.Grégoire « un lieu commun de l’analyse politique que d’utiliser le paradigme du religieux pour décrire les grandes idéologies meurtrières telles le fascisme, le national-socialisme et le stalinisme qui ont ensanglanté le XXème siècle. » C'est plus qu'un topoï, c'est une évidence biblique, comme je le dis et le redis ici, depuis des mois, mais je remarque au passage que le camarade Grégoire a pris bien soin de dissocier son idéologie de référence, le communisme, d’un de ses nombreux avatars, alors qu’il distingue bien fascisme et nazisme, pour les unir dans sa condamnation…ce qui donne d’emblée la mesure du négationnisme qui l’habite.

Le pédagogisme est selon lui cette « étrange idéologie qui se pare à la fois des vertus de la science et prétend transformer le réel » . Rien pourtant de bien étrange dans tout cela, au contraire, mais un communiste n'a pas les outils d'analyse nécessaires pour discerner à quel point son idéologie de référence "se pare à la fois des vertus de la science et prétend transformer le réel"''. C'est le syndrome du poisson dans son bocal.

On a eu le totalitarisme rouge et le brun, maintenant on a le vert, né en même temps que les deux autres, puisque de la même matrice historique, mais il a attendu courageusement que l’Occident se vît( et non se fût) enfin débarrassé du rouge pour prouver que la nature a horreur du vide et y proliférer.

Puisqu’il est futile de jouer sur les mots, et que le pédagogisme est bien un totalitarisme, je demande à H. Grégoire quelle couleur il lui donne? J’opterai pour le jaune, la couleur des cocus, ce que nous resterons tant qu’un homme de la trempe de Sarkozy n'aura pas fait le ménage. Il nous a fallu attendre ce fils et petit-fils d’immigrés, des deux côtés, pour que se détache enfin de la scène politique un homme qui aime la France de façon si convaincante qu’il arrive à faire voter pour lui et pour ses idées et non pas pour un parti et une idéologie.

Voilà pourquoi le vote de gauche, loin d’être une trahison, est l’expression à la fois d’une belle maturité politique et de civisme, deux valeurs que les courants politiques les plus ringards de l’Occident disqualifient depuis la Libération.

A ce propos, le sabordage volontaire d’une discipline, la géopolitique, est exemplaire de l'emprise tentaculaire du communisme, ( ne chipotons plus sur ses divers courants: tous coupables!) sur l'Université française. Sous prétexte qu'elle fut pendant quelques années l’instrument de choix de la propagande fasciste ( là non plus il n’y a pas lieu de distinguer entre ses versions noire et brune), la géopolitique fut proscrite en 1950, par une docte assemblée d’universitaires franco-allemands (à l’évidence, tout aussi téléguidée par Moscou que Maurice Thorez qui signa le statut de la fonction publique, et donna le droit de grève aux fonctionnaires français pour assurer une chienlit perpétuelle). Cette discipline a subi la si courageuse réductio ad hitlerum de l'intelligentsia, laquelle a aussi répudié Wagner, (le génie musical, pas la groupie du Tartarin Béarniais), Nietzsche ou Heidegger. À de rares exceptions près, comme les géographes Yves Lacoste ou Jacques Soppelsa, explique Aymeric Chapade dans son livre ""Géopolitique" publié en 2000, "un unanimisme s’installe qui fait bloc contre la résurgence de la géoploitique en géographie, en histoire, et en science politique" .



A Bayroudou qui trouve les "'cercles de sarkozystes de gauche tout aussi difficilement compréhensibles" que le mouvement inverse. I beg to differ.

Outre qu'appeler BHL un libéral me semble tenir du grand écart conceptuel, le vote de gauche pour Sarkozy est au contraire le fait de ceux dont l'attachement à des idéaux que revendique la gauche, à tort ou à raison, là n'est pas la question, n'implique pas un aveuglement qui leur ferait rejeter un choix rationnel qui se fait sur deux critères:
*un certain nombre de valeurs dont la majorité des Francais semblent penser que Sarkozy est le mieux armee pour les défendre;
*un programme pour sortir enfin la France de son gauchisme sociologique, qui la plombe au point d'en avoir fait le Jurassic Parc du socialisme "réel"...

Rappelons l'aphorisme de Bossuet: "Le plus grand déréglement de l'esprit consiste à voir les choses telles qu'on le veut et pas telles qu'elles sont. "

Cet électorat de gauche place l'avenir de ses enfants, le retour de la France vers le plein-emploi, ou la disparition de la dette, selon les moyens éprouvés, avant un attachement désormais visiblement suicidaire à des valeurs perverties par démagogie, corporatisme et immobilisme. Sur eux la diabolisation de Sarko ne peut qu'avoir l'effet inverse à celui recherché.

C'est chez eux aussi que l'on attend un Tony Blair. Vous avez des noms? En attendant faute d'une dame de fer, ils feront avec Sarko. Entre deux maux ils savent choisir le moindre mais personne n'empêche madame Wagner et les UDF frustrés d'aller à la pêche, drapés dans le prêchi-prâcha de leur indignation vertueuse. Ils trouveront, au bout de leur hameçon, l'honneur d'un Bayrou, pas doudou, du tout, dis-donc!

Ecrit par : Cadichon | 04 mai 2007

Certain que des petites classes c'est idéal . Mes filles ont eu la chance de préparer le Bac International dans un lycée où venait d'ouvrir ce programme (et pour la derniere les épreuves sont en ce moment) : 5 par classe : Le pied!

Ecrit par : Cadichon | 04 mai 2007

Pour Wolfgang : Julien Benda - Discours à la nation européenne - 1933.

Ecrit par : Zorglub | 04 mai 2007

Il y a un truc tout bête, un truc auquel personne n'a jamais pensé. C'est peut-être moi, mais bon...

En fait, ça dépend aussi de la sonorisation de la salle. Si vous mettez des revêtements qui retiennent les bruits au lieu d'avoir des trucs ahurissants comme du carrelage au sol et des plafonds haut, et bien c'est beaucoup plus facile de faire cour.

Dans une salle non adaptée, la majorité des salles (sans compter les permanences au collège, une catastrophe), chaque son est amplifié, et j'ai remarqué que le bavardage y était plus facile.

C'est moi qui délire ou bien cela correspond aussi à votre expérience ?

(pendant ce temps là, sur le forum de Libé, d'autres supporters de Royal sont en train de quitter le navire : 60 - 40 ?)

Ecrit par : imam grouik-grouik | 04 mai 2007

Donc tout va bien Henri !


Ecrit par : Zorglub | 04 mai 2007

Et non justement tout ne va pas bien ,Zorglub!


Il me semble percevoir une légère incohérence entre les chiffres officiels du Ministère, de Droite comme de Gauche, j'y insiste:

-résultats aux évaluations à l'entrée en 6ème
- Taux de réussite au Baccalauréat

Même si la cohorte entée en 6ème ne se présente pas dans son entier au Baccalauréat, ces données chiffrées me semblent aussi crédibles que celles du Gosplan de feue l'Union soviètique ....


Qu'en pensez-vous Zorglub?

Ecrit par : Henri Grégoire | 04 mai 2007

Halte au feu !
Ça suffit, les invectives, les un(e)s et les autres !
Il y en a trop qui confondent saine polémique et glaviots dans le dos.
Si jamais Sarkozy gagne (et même si les derniers sondages sont de plus en plus favorables, je me méfie jusqu'au bout, rien n'est jamais acquis à l'homme politique, comme disait — presque — Aragon), nous aurons besoin de toutes et de tous, de toutes les compétences, de toutes les bonnes volontés. Inutile de prendre le maquis. Les réformes entreprises sous Jospin l'ont été contre une bonne part des enseignants par une poignée de croyants persuadés d'être les messies du nouveau siècle. On ne fera rien passer si on n'a pas l'assentiment de la majorité — même Robien a bafouillé ses réformes pédagogiques, pourtant de bon sens et approuvées par la majorité des enseignants, parce qu'en même temps il a pris des mesures qui offensaient — à juste titre — ces mêmes enseignants.
Alors, issus ou non de 68 (moi-même…), profs ou pas, idéologues ou pragmatiques, il faudra en mettre un coup — et pour arriver à vivre ensemble, il faut cesser de s'envoyer des noms d'oiseau.
Et certains parviendront peut-être à cesser de faire le merle…

Cela dit, je ne vois pas pourquoi je respecterais des ennemis politiques. Vous avez le cuir bien sensible à ce niveau : personne n'a idée ici de ce qui se disait comme gentillesses dans le débat politique des années 1880-1914 ? Quelqu'un a-t-il idée de la façon dont Clémenceau traitait ses adversaires ? Nous vivons une époque de passions dévaluées, ma parole ! Quand on aime, on ne compte pas, mais quand on hait, on ne compte pas non plus.
Allez, on aura oublié tout ça après la meilleure bouteille — celle que nous boirons dimanche soir.
Enfin, j'espère…
JPB
PS. Sandra, la confusion "rênes" et "rennes" est archi-fréquente, elle appaaît quasi chaque semaine dans la rubrique "rue des petites perles" ou "A travers la rpesse déchaînée" du Canard. Pas de quoi en faire un plat. Après tout, lorsqu'on m'a fait faire la dictée de Mérimée, j'ai fait deux fautes — et pourtant, je pensais m'y connaître…

Ecrit par : brighelli | 04 mai 2007

Ne vous inquiétez pas, wolfgang! Il y a encore quelques résistants!

Back on the block en vinyle? Je suis très étonné, Zorglub! Si ma mémoire est bonne, ce disque est sorti en 1989 ou 1990, et j'ai bien l'impression en CD seulement! Vous ne confondez pas avec un autre Quincy? ("Body heat", "Sounds", ou "Stuff like that", ou "the Dude", qui sont sortis effectivement en "disques noirs" avant d'être réédités plus tard...)

"Ségolhaine", ce n'est ni très drôle, ni très original... Inspiré très fortement de "F haine", trouvé, il me semble, par le dessinateur Siné.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2007

"Voilà pourquoi le vote de gauche, loin d’être une trahison, est l’expression à la fois d’une belle maturité politique et de civisme, deux valeurs que les courants politiques les plus ringards de l’Occident disqualifient depuis la Libération."

Ecrit par : Cadichon | 04 mai 2007

C'est un lapsus de votre part, Cadichon, ou un gag?

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2007

Bof, Ségolhaine ou Sarkonazi, tellement vus que ça ne me fait plus grand chose - sauf que je trouve le second tellement répandu sur le net que c'est un peu inquiétant tout de même : il y a vraiment des gens qui pensent très sincèrement que Sarkozy est nazi. C'est grave quand même...

Ecrit par : imam grouik-grouik | 04 mai 2007

A ce propos, le sabordage volontaire d’une discipline, la géopolitique, est exemplaire de l'emprise tentaculaire du communisme, ( ne chipotons plus sur ses divers courants: tous coupables!) sur l'Université française. Sous prétexte qu'elle fut pendant quelques années l’instrument de choix de la propagande fasciste ( là non plus il n’y a pas lieu de distinguer entre ses versions noire et brune), la géopolitique fut proscrite en 1950, par une docte assemblée d’universitaires franco-allemands (à l’évidence, tout aussi téléguidée par Moscou que Maurice Thorez qui signa le statut de la fonction publique, et donna le droit de grève aux fonctionnaires français pour assurer une chienlit perpétuelle). Cette discipline a subi la si courageuse réductio ad hitlerum de l'intelligentsia, laquelle a aussi répudié Wagner, (le génie musical, pas la groupie du Tartarin Béarniais), Nietzsche ou Heidegger. À de rares exceptions près, comme les géographes Yves Lacoste ou Jacques Soppelsa, explique Aymeric Chapade dans son livre ""Géopolitique" publié en 2000, "un unanimisme s’installe qui fait bloc contre la résurgence de la géoploitique en géographie, en histoire, et en science politique" .


Ecrit par : Cadichon | 04 mai 2007


Cadichon, vous êtes un âne!

"Pécuchet " de ce blog., vous évoquez des domaines qu'apparement vous ne maîtrisez pas pour y plaquer des idées reçues. Ah, le "totalitarisme vert" , j'adore! On dirait de l'Ivan Rioufol dans le texte.



Je vous invite donc à lire" Quand l'Allemagne pensait le monde. Grandeur et décadence d'une géopolitique." de Michel KORINMAN


Vous y trouverz des éléments d'analyse un peu plus poussée.

J'ajoute que sur "Les Amis de l'ABC", dans la Rubrique Histoire et Géographie,j'ai syndiqué le site de la Revue Hérodote et donc que les nouveautés d apparaissent automatiquement sur la page d'accueil dans la Rubrique "Sur le WEB.



Étonnant ? Non?

Ecrit par : Henri Grégoire | 04 mai 2007

Certains diraient même ultra-nazi...

Ecrit par : Guillaume | 04 mai 2007

"Cadichon, vous êtes un âne!"

Mais pourquoi est-ce que les gens qui ne réflechissent pas se pensent être obligés d'adopter le comportement de Ségolène Royal vis-à-vis de son adversaire ? L'amour rend aveugle et crée des mimétismes comportementaux, mais tout de même...

Ecrit par : imam grouik-grouik | 04 mai 2007

Entre deux maux ils savent choisir le moindre mais personne n'empêche madame Wagner et les UDF frustrés d'aller à la pêche, drapés dans le prêchi-prâcha de leur indignation vertueuse. Ils trouveront, au bout de leur hameçon, l'honneur d'un Bayrou, pas doudou, du tout, dis-donc!

Ecrit par : Cadichon | 04 mai 2007

C'est vrai Cadichon votre Sarkozy en chef est un homme formidable, grand dieu !

Nous allons donc avoir un président qui aura flirté avec l'extrème droite, trahi son mentor en politique, traité un de ses collègues ministres de "putain d'arabe", soutenu l'action de Pinochet au Chili ("il a sorti ce grand pays de la crise socialiste"), aura été soutenu par le collectif de soutien à Maurice Papon, etc. Entre autres..., le tout avant de se poser en martyr politique, comme l'avait fait JM Le Pen bien avant lui ...

Formidable ...Excellent même ! Allez rejoindre votre Idolâtre, dame groupie du calife Iznogoud et embrassez le surtout de ma part, en n'oubliant pas surtout de lui donner le poison qui va avec.....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 04 mai 2007

Sandra n'a de leçons à donner à personne :

Nous allons donc avoir un président qui aura flirté avec l'extrème droite, trahi son mentor en politique,
Mitterrand et la francisque

traité un de ses collègues ministres de "putain d'arabe",
Azouz Begag méritait autre chose, mais le crime d'"islamophobie" est punissable de la peine de mort dans notre pays - conformément à la charia.

soutenu l'action de Pinochet au Chili ("il a sorti ce grand pays de la crise socialiste"),
Et comment se passent les vacances de Mme Mitterrand à Cuba ?

aura été soutenu par le collectif de soutien à Maurice Papon, etc.
Lui même protégé par Mitterrand

Entre autres..., le tout avant de se poser en martyr politique, comme l'avait fait JM Le Pen bien avant lui ...
Non, c'est ça le pire, il n'ose même pas se placer en position de martyr, par contre, la Ségo :
http://www.jeanmarcmorandini.com/news.php?id=5140
Après les boulettes de pois chiche, Ségo invente les boulettes au vinaigre.

Ecrit par : imam grouik-grouik | 04 mai 2007

Et pourtant Christophe : sorti effectivement en 1989
référence 926020-1 WX 313 LC7959
voir par exemple sur
http://www.cdandlp.com/listing/1/39897-0-0/Q_1/kobalte.html
Il est bien précisé 33T
Ceci dit, vous ne me répondez pas sur le fond !

Ecrit par : Zorglub | 04 mai 2007

Voilà un texte qui interpellera plus d'un et sans doute notre hôte !

Pourquoi nous voterons blanc le 6 mai


Qui a gagné le 22 avril ?

Comme à l’ordinaire, les médias aux ordres nous donnent la réponse. Ils célèbrent d’abord la victoire de la démocratie, évoquant, tel Jean-Marie Colombani, directeur du Monde, le « beau visage retrouvé » de la France en ce « printemps ensoleillé ».

Certes, la participation électorale est exceptionnelle et les extrêmes affaiblis. Mais les appels à effacer la trace « infamante » du 21 avril 2002 ont plus poussé à un geste de rédemption qu’à une maîtrise rationnelle de l’avenir.

Considérant qu’il serait « antidémocratique » que le PS soit, une deuxième fois, absent du second tour, tout a été fait pour polariser les votes autour d’un bipartisme considéré comme caractéristique de la démocratie. Et chacun à gauche et à l’extrême gauche de se féliciter que le 22 avril 2007 ait effacé le funeste 21 avril 2002.


Si l’on sort de ces réactions plus affectives que politiques, disons clairement que ces résultats sont la revanche des partisans du oui au référendum. José-Manuel Barroso, président de la Commission européenne, ne s’y est pas trompé qui salue « une preuve de vitalité démocratique » dans la forte participation du premier tour et un « très bon signe » dans « les bons scores des forces pro-européennes ».

La prétendue poussée démocratique répond, en fait, à un appel au secours plus qu’elle n’est un signe d’adhésion. Le PS qui n’en est pas à une analyse superficielle près, considère ainsi comme un bon résultat ce qui n’est jamais qu’une aberration démocratique : Mme Royal, candidate la plus à droite que le PS ait proposé au pays depuis des lustres, rassemblant pratiquement toute la gauche dès le premier tour.

En fait, dans l’épisode que nous venons de vivre, tous les partis se sont dissous. Même l’UDF, qui semble avoir connu mieux qu’un succès d’estime, se fond dans un « Parti Démocrate » à l’américaine qui n’est que l’écurie présidentielle d’un homme. L’UMP a subi le même sort auparavant, prise à la hussarde par M.Sarkozy qui vampirise une droite d’où toute dignité républicaine et gaulliste a disparu. Le PS s’est lui aussi dissous en se livrant à celle que l’industrie sondagière a choisie comme meilleur rempart contre la possible candidature d’un partisan du non au référendum sur le « traité constitutionnel européen ».

Quant aux « petits partis », ils se sont pratiquement tous auto-dissous par leur volonté affichée de se situer, avant même le résultat du premier tour, dans la perspective d’un ralliement à un des deux « finalistes », bien qu’il (ou qu’elle) fût du camp du oui.

Aujourd’hui, le paysage politique de la France est un champ de ruines où trois personnages se dressent sur les restes de partis transformés en clubs de supporters. Les classes populaires ont disparu du discours électoral. C’est ainsi la fin d’un processus, celui qui a conduit à une domination aussi insipide dans le discours que sans partage dans la réalité économique et sociale.

Bon nombre de commentaires faciles ont analysé l’événement comme une « droitisation » du pays. Ils n’ont fait que décrire la seule chose qu’ils veulent bien regarder : ce qu’il faut bien nommer la « classe politique », quand on ne veut plus voir les classes sociales. En ce sens, la « droitisation » est une réalité : l’ensemble constitué par les dirigeants et les porte-parole des écuries présidentielles a bien basculé dans une droite plus ou moins dure mais opposée fermement à tout ce qui ressemble au progrès social et à l’égalité républicaine.

L’idéal républicain s’efface devant le régionalisme sous couvert de décentralisation, devant le communautarisme sous couvert de discrimination positive, devant le marché roi, sous couvert d’efficacité économique.
Le soutien du patronat aux deux finalistes et les félicitations du président de la Commission européenne révèlent à quel point le débat sur le progrès social a été étouffé, à quel point la volonté du peuple a subi un outrage.

Le processus en cours depuis des années apparaît aujourd’hui enfin pour ce qu’il est : une droitisation générale de la vie politique française, un affaiblissement général de la vie démocratique, une remise en cause générale des principes républicains.

C’est bien parce qu’il n’existe plus de contrepoids idéologique à la politique sécuritaire la plus débridée que le candidat de l’UMP peut aller aussi loin dans la répression. Jamais le PS – revenu deux fois au pouvoir entre temps -, n’a aboli les lois Pasqua de 1986, ni les doubles peines. Et n’est-ce pas ce même PS qui a adopté, dans la foulée du 11 septembre 2001, la loi de sécurité quotidienne qui accroît les pouvoirs policiers sans augmenter celui des juges ?

C’est bien parce que le libéralisme économique le plus pur, celui de l’OMC comme celui de Bruxelles, ne rencontre plus aucune opposition idéologique sérieuse dans les milieux dits socialistes que M.Sarkozy peut autant combattre l’État et les services publics.

C’est bien parce que le PS a dégrevé de façon continue les charges patronales ou inventé la CSG que la sécurité sociale peut être attaquée plus aisément aujourd’hui.
Voter pour l’un des champions dans un tel contexte, c’est donc accepter la dérive du système politique dans son ensemble. La question n’est plus de savoir quel est le « moins pire ». Elle est de refuser ce glissement. Car si chacun peut convenir que M. Sarkozy est un repoussoir pour tous les républicains, comment ne pas voir que, s’il peut être cette caricature d’extrémisme droitier, c’est parce que la classe politique – y compris le PS – a dérivé, depuis 25 ans, loin des principes républicains et même démocratiques ?

Pourquoi alors faudrait-il voter Royal pour combattre Sarkozy l’horrible (il l’est, c’est vrai) ? Car c’est un cercle vicieux : les reniements des soi disants progressistes ouvrent la voie à M.Sarkozy et il faudrait ensuite voter pour eux pour empêcher le succès de ce dernier ? Il est temps, en conscience et avec gravité, de briser cette logique infernale préjudiciable à la République et aux classes populaires.
Ce qui est aujourd’hui à l’ordre du jour, c’est, comme dans les heures plus graves de l’histoire du pays, de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace.

Et d’abord ne pas sombrer dans un syndrome de culpabilisation collective et de la soif de rédemption qui l’accompagne. Les partisans les plus convaincus de la souveraineté populaire n’ont aucune raison d’apporter, le 6 mai, leur voix à une candidature du oui au traité constitutionnel européen. Chacun sait que ce vote serait utilisé comme tremplin pour faire accepter l’essentiel de ce que le peuple a refusé. En conséquence, seul un vote blanc le 6 mai permet d’affirmer la continuité de la volonté du peuple.

Et quel que soit le résultat de l’élection présidentielle, la décision prise le 29 mai 2005 devra être appliquée. Elle ne le sera pas par la bonne grâce de la personnalité désignée. Il faudra que des partis se constituent ou se reconstituent pour que la volonté du peuple, dans toutes ses composantes sociales et politiques s’exprime. La victoire apparente des partisans du oui ouvre la perspective d’une nécessaire refondation de la République par les forces qui l’ont historiquement constituée : des partis politiques démocratiques où le chef ne décide pas d’un monarchique « je veux ».

Cette République à refonder rend, aujourd’hui plus que jamais, indispensable la convocation d’une Assemblée constituante seule à même d’en finir avec des institutions qui livrent le pays aux forces aveugles qui le conduisent à sa perte. C’est dans le mouvement pour l’élection des députés à la Constituante souveraine que pourront se constituer ou se reconstituer des partis politiques qui permettront l’expression réellement libre du suffrage universel.

Refuser un jeu n’est pas un geste extrémiste. Il semble même que ce puisse être une méthode pour retrouver les fondements de la démocratie. C’est en tout cas un appel, responsable, à ce véritable changement.

Communiqué du comité de rédaction du groupe République !

Ecrit par : Mengor | 04 mai 2007

moi je vote Cadichon qui doit être la seule personne à connaître le sens du mot libéralisme.
Au fait JPB j'ai peur que même si vous pouviez faire passer ne serait ce que 10 % des réformes élaborées sur ce blog, mes collègues ne changeront rien sans doute avec les soutien en douce des IEN, c'est ce que me disais ce matin une collègue. De toute façon à l'EN dès qu'une réforme, qu'elle soit valable ou catastrophique, vient d'un ministre de droite c'est refus et opposition et pas que des syndicalistes.

Ecrit par : Ronin | 04 mai 2007

Voici un regard lucide sur le bilan de ROBIEN

Déclarations sur mai 68: Robien est un "piètre ministre", pour le Sgen-CFDT


Le Sgen-CFDT a critiqué vendredi Gilles de Robien, le qualifiant de "piètre ministre" de l'Education car il a assuré qu'il fallait "liquider l'héritage de Mai 68 qui nous a fait perdre 20 ou 30 ans de repères entre les droits et les devoirs", reprenant les mots de Nicolas Sarkozy.

"On pourrait ironiser en disant que ce ministre en deux ans a fait, par sa politique, régresser considérablement l'Education nationale en supprimant un grand nombre de leviers de la transformation ou en se faisant le chantre d'une Ecole d'un âge d'Or mythique", a déclaré le syndicat dans un communiqué.

A la suite de M. Sarkozy qu'il soutient, M. de Robien, seul ministre UDF du gouvernement, avait estimé mercredi que "le pédagogisme, cette façon de faire, ne permet pas aux enfants d'apprendre". "Le pédagogisme on le traîne depuis 68", avait-il ajouté.

"Heureusement que le ridicule ne tue pas !", a ajouté le Sgen-CFDT, en fustigeant les "propos haineux" du candidat de l'UMP. "Rappelons que la pédagogie n'est pas une fin en soi mais un moyen de faire pour tendre à conduire tous les jeunes à la réussite scolaire", a-t-il expliqué.

Pour le syndicat, "ce n'est manifestement pas l'ambition de ce ministre". Le Sgen-CDFDT "ose espérer que le prochain ministre aura une attitude responsable, respectant les personnels en prenant en compte l'ensemble de la communauté éducative pour qu'il n'y ait plus de jeunes laissés sur le bord de la route".

Ecrit par : Yves | 04 mai 2007

Halte au feu !
Ça suffit, les invectives, les un(e)s et les autres !
Il y en a trop qui confondent saine polémique et glaviots dans le dos.

Ecrit par : brighelli | 04 mai 2007

Je ne peux qu'être d'accord avec vous.

Que pensez- vous de ce tete de JPC?



"Pas de société du savoir sans école"
Conclusions par Jean-Pierre Chevènement
lundi 23 avril 2007.

Il n’y a pas de plus belle question et, en même temps, de plus difficile que celle de l’éducation. Il faut se méfier, comme nous y a incités Philippe Barret, d’une sorte de propension à la lamentation qui a existé à toute époque, mais il me semble que les observations faites notamment par le GRIP - dont je veux saluer les travaux remarquables - montrent que l’allègement des programmes a conduit à un rabais certain de l’exigence par rapport à ce qui était encore appris dans les années soixante.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=57

Ecrit par : Henri Grégoire | 04 mai 2007

Henri,
Vous ne fréquentez pas les jurys de bac me semble-t-il, ou alors pas les mêmes que moi !
Les résultats des évaluations en 6ème ne sont pas truqués et sans doute même optimistes. Les résultats annoncés au bac sont conformes à ce que j'observe dans mon lycée et je n'ai aucune raison de les mettre en doute.

Tout se passe en trois temps.

Le premier : un ajustement de barème. L’exemple le plus caricatural est celui du bac STI que j'évoquai précédemment. Nous nous retrouvons à Paris après avoir corrigé quelques copies test (moi j'adore quand ils me paient un AR TGV dans la grande ville surtout si ça colle sur un week-end !). Au vu des résultats, le barème est adapté pour obtenir environ 12 de moyenne sur le lot corrigé. Les questions les plus stupides sont outrageusement valorisées. Le barème est précisé avec des scrupules d’épicier afin de pouvoir distribuer 1 point de ci de là lorsqu’au milieu d’un tombereau d’âneries, un mot correct est prononcé. Toute application numérique dont le résultat est juste même si la formule utilisée est fausse mérite des points. Dans une même question, si le candidat part sur une fausse piste (même grotesque) on valorise la cohérence de la suite du raisonnement.
Authentique, promis juré, même si je suspecte certains d’entre-vous de ne pas pouvoir y croire ...

Le second : dans nos matières, nous sommes réunis dans une salle pour corriger en commun les copies. En début de journée, un IPR (ou l'un de ses factotum, porteur de serviette) fait une déclaration nous rappelant que cette année pour cause de CPE (d’épidémie de grippe, de tendinite au poignet contagieuse, de troubles émotionnels liés à la chute du WTC etc.) les élèves n’ont pas été placés dans des conditions optimales de préparation de l’examen et qu’il convient d’en tenir compte en faisant preuve d’indulgence. Après quelques heures, les moyennes des différents correcteurs sont analysées. Si besoin, l’IPR suggère qu’il peut toujours envisager une visite de courtoisie à l’un ou à l’autre au cours de l’hiver suivant.
Vous connaissez aussi bien que moi l’aptitude insoupçonnée des profs à se soumettre à l’autorité. Après quelques années de ce traitement, il n’est même plus nécessaire que la tutelle s’en mêle, l’amicale pression est exercée de profs méritants à profs plus récalcitrants avec des thématiques variées mais toujours confraternelles : « M’enfin, y’a aussi tes élèves dans le paquet ... Tu voudrais pas les faire rater ? » ou bien « Arrête tes conneries, tu sais bien que ça va faire une histoire à la rentrée ! » ou encore « C’est dégueulasse ce que tu fais, t’imagine les gosses qui ont la malchance de passer entre tes mains ! ». Tenter de sauver le monde contre son gré nécessite une énergie qui finit par me faire défaut, donc ...

Le dernier lors des jurys : l’attribution de points de jury (en particulier lors de l’oral de rattrapage). Souvent entendu le président : « Pas bien brillant tout ça ! D’un autre côté, c’est un redoublant, faut bien lui donner une chance. Et puis, il va quand même pas tripler ! Monsieur A. vous ne pensez pas que vous avez été un peu sévère lors de l’évaluation de son oral ? ». Nous sommes le 10 juillet, il fait 44° dans la salle de délibération, l’auto est chargée pour partir au camping de la Grande Motte, les glaçons fondent dans la glacière, les gosses gueulent sur la banquette arrière, j’vais pas faire une histoire si ça le rend content et que ça abrège le coup après tout !

Alors, oui Henri, 80 % de réussite mais à quel prix ? Et avec quelle conséquence lors d’une suite d’étude (voir précédemment) ?

Ecrit par : Zorglub | 04 mai 2007

"Bac 2006: taux record de réussite

Le taux de réussite au baccalauréat 2006 a atteint le pic historique de 82,1%, selon le ministère de l'Education


Cela représente un progrès de 2,1 points par rapport à 2005, a précisé le ministère jeudi.

La seule filière générale du bac connaît son meilleur score jamais atteint : 86,6% de réussite, soit une hausse de 2,5 points par rapport à 2005. Ce résultat dépasse même le taux de réussite de l'année 1968 (81,3%) où, toutefois, seul le bac général existait.


Sans commentaire.

Ecrit par : Henri Grégoire | 04 mai 2007 "

Surtout ne change rien .
Vote Chirac :o))))))))))

Il est bête ou il le fait exprès ?

Ecrit par : toto | 04 mai 2007

Il est bête ou il le fait exprès ?
Ecrit par : toto | 04 mai 2007

Mais non, Toto. C'est évident : c'est nous qui sommes bêtes, voyons !

Ecrit par : Un hussard | 04 mai 2007

Merci à Zorglub et à son talent narratif et drôle (sur les jury de bac) ! C'est vraiment le thème de "l'harmonieux correcteur" avec ses ineffables variations.
Autre source de comique ce jour : les journalistes de TV poursuivant Claude Allègre dans une rue sordide ; muni de lunettes noires (genre "OSS à Damas", mais en plus picrocolesque), le bouillant Volcano quittait, par une porte dérobée (celle de derrière, de service, celle des domestiques), ... le siège de campagne de Nicolas Sarcozy ! Il était furax, c'était impayable.

Ecrit par : JPL | 04 mai 2007

Alors, oui Henri, 80 % de réussite mais à quel prix ? Et avec quelle conséquence lors d’une suite d’étude (voir précédemment) ?

Ecrit par : Zorglub | 04 mai 2007

Mais nous sommes entièrement d'accord. J'ai fait partie d'un certains nombre de Jurys, y compris des Jurys de recrutement, et je connais la musique.

Par exemple, et je choisis volontairement une époque déjà lointaine, lors d'une réunion de Jury de Brevet des Collèges, sous René Monory qui ne fut pas un mauvais Ministre, le Recteur a donné l'ordre, par le truchement de l'Inspecteur d'Académie, de DOUBLER le nombre de reçus à l'écrit "Le taux de réussite étant inacceptable sur le plan poltique."

Textuel!

Dès lors, il n'est pas étonnant que le système soit devenu fou et que, très concrètement, ce sont nos élèves et /ou nos enfants qui trinquent.


Évaluation des Évaluation
Français : le véritable état des lieux à l’entrée en sixième
par Mireille Grange et Michel Leroux
mardi 1er mai 2007.

Chaque année, au début du mois de septembre, les élèves de sixième subissent des tests d’évaluation nationaux, en français. Il s’agit, aux yeux des concepteurs de cette « passation », d’une « évaluation diagnostique » censée permettre « d’analyser certains savoirs et savoir-faire importants à l’entrée au collège ».

Ce serait pourtant gravement en méconnaître les finalités que de regarder ces tests comme de simples instruments d’analyse. Il s’agit sans doute d’y vérifier la maîtrise de certaines compétences et rien n’est apparemment plus légitime que de fonder une évaluation sur des critères clairement définis. Mais c’est la nature et le nombre de ces critères qui doivent retenir ici l’attention.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=58

Ecrit par : Henri Grégoire | 04 mai 2007

"''Le nombre d’élèves par classe a une influence décisive sur la réussite scolaire. Telle est la principale conclusion d’un travail inédit de l’économiste Thomas Piketty, qui s’est appuyé sur une nouvelle méthode de travail statistique"" écrit l'inéffable coco de service.
Je parie que si ce pauvre Piketty (comme chacun sait un des économistes les plus illibéraux d'un pays qui étouffe de son incapacitee `a écluser son trop-plein dans ce domaine) n'a pas encore publié son édifiant poulet c'est que quelque bonne âme lui aura mis sous le nez les études contraires et constantes depuis près de 10 ans maintenant.

Merci pour cette perle, qui m'a provoqué un éclat de rire franc et massif, et comme cela vaut un bon bifteck je vais pouvoir me contenter d'une salade pour mon déjeuner.

Ecrit par : Cadichon | 04 mai 2007

Certain que des petites classes c'est idéal . Mes filles ont eu la chance de préparer le Bac International dans un lycée où venait d'ouvrir ce programme (et pour la derniere les épreuves sont en ce moment) : 5 par classe : Le pied!

Ecrit par : Cadichon | 04 mai 2007

Le libéralisme selon cadichon!

Alors Cadichon on cogne! Les Allemands des années 30, La France, SW, HG, etc. etc. On cogne un peu, et puis on fait le beau et on parle de tout, tout le temps, avec la même arrogante assurance (j'adoooorre vos bibliographies US). Cadichon vous êtes puant.

Ecrit par : Philippe C | 04 mai 2007

'Ce serait pourtant gravement en méconnaître les finalités que de regarder ces tests comme de simples instruments d’analyse. Il s’agit sans doute d’y vérifier la maîtrise de certaines compétences et rien n’est apparemment plus légitime que de fonder une évaluation sur des critères clairement définis. Mais c’est la nature et le nombre de ces critères qui doivent retenir ici l’attention.'

Tu as raison 'le hussard' c'est bien nous qui sommes cons .
Mea culpa mea maxima culpa.
Je ne recommencerai plus ô maître.

Ecrit par : toto | 04 mai 2007

Sandra n'a de leçons à donner à personne :

Ecrit par IGG

Oh non je n'ai de leçons à donner à personne mais par contre avec le poison et l'embrassade on aura fait d'une pierre deux coups !

Bon allez sinon je suis allée au sport me défouler : j'ai placé une affiche de Sarko devant l'écran du vélo élliptique et surtout sur le punching ball, ça m'a donné plus de niaque et de hargne au passage ! Avec la colère et la rage, finalement on arrive à faire pas mal de choses !

Avec ça j'ai perdu 500 kcal....Pour une fois que je peux dire merci à Sarko !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 04 mai 2007

Je cite quelques propos de Brighelli, si je ne me trompe pas.
C'est énorme.

1: __________________________
Si jamais Sarkozy gagne nous aurons besoin de toutes et de tous, de toutes les compétences, de toutes les bonnes volontés.
On ne fera rien passer si on n'a pas l'assentiment de la majorité
_______________________
Donc il est acquis que tu fais totalement partie de l'équipe.
Et qu'il est vraiment question de faire appel à "toutes et [de] tous, [de] toutes les compétences, de toutes les bonnes volontés."
Dois-je comprendre que tous ceux que vous insultez depuis quelques années n'ont pas de compétence, ou pas de bonne volonté, ou ne font pas partie de "toutes et tous"?

2________________________
- même Robien a bafouillé ses réformes pédagogiques, pourtant de bon sens et approuvées par la majorité des enseignants. ____________
D'où sort cette histoire?
Quelle majorité et comment a été mesuré cette approbation?

3. ______________________
Alors, issus ou non de 68 (moi-même…), profs ou pas, idéologues ou pragmatiques, il faudra en mettre un coup — et pour arriver à vivre ensemble, il faut cesser de s'envoyer des noms d'oiseau.
_______________
Donc tu renonces à publier des livres?

Lou.

Ecrit par : Bernard Delaplace | 04 mai 2007

A propos de mai 68, il faut lire cet excellent article de Chantal Delsol : http://www.lefigaro.fr/forum-figaro-2007/20070216.WWW000000487_la_contribution_de_chantal_delsol.html

Un extrait :

"Cette génération avait environ 20 ans en mai 68. C’est elle précisément qui a milité pour le refus de la transmission éducative, incarnant le dernier soubresaut de la « table rase » idéologique. Elle a démoli la souveraineté paternelle, a produit les libres enfants de Sumerhill http://www.amazon.fr/Libres-enfants-Summerhill-Alexander-Sutherland/dp/2707142166 et toutes les critiques de l’école et de l’éducation parentale en général. Une fois nantie de famille, elle a appliqué ses théories et produit des catastrophes éducatives : contrainte alors d’abandonner ses thèses fumeuses, elle a plus ou moins continué à les défendre en public, afin de ne pas perdre la face. D’où l’état d’esprit adolescent qui règne encore dans ses rangs.
Marquée successivement par le fanatisme idéologique vite déçu puis par un matérialisme cynique (le second découlant logiquement du premier), elle ne souhaite plus que maintenir sa puissance et rester jeune le plus longtemps possible.

La génération des boomers a eu une chance folle. Elle est arrivée après-guerre, et a démarré sa vie active pendant les trente glorieuses. D’où sa réussite. Elle est ambitieuse et aisée. La gauche caviar se recrute essentiellement dans ses rangs : les plus jeunes auraient honte de cette incohérence."

Ecrit par : Bayroudoudou | 04 mai 2007

avec le poison et l'embrassade on aura fait d'une pierre deux coups !
Sandra

Et pas une paire de couilles ...
(applause)
Paul Claudel.

Ecrit par : Clo delle | 04 mai 2007

L’étranger

Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d’une parole dont le sens m'est restée jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L’or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages !


Rien à voir avec le reste de la discussion, désolé. Je me disais juste que celui-là, Sarkosy ne l'avait pas cité pendant son meeting à Montpellier. Un simple oubli ?

Ecrit par : Rêveur | 04 mai 2007

Brighelli vint à son tour, et dit:" J'ai souvenance
Qu'en un pré de pédagogistes passant,
Leur raideur imbécile et leur folle arrogance,
Quelque livre critique aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
J'en avais bien le droit à l'époque d'internet."
A ces mots, on cria haro sur le Baudet.
Un Fracko-Meir, pas toujours clair, prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa critique véritable fut jugée cas pendable.
Manger les dogmes d'autrui! quel crime abominable!
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait: on le lui fit bien voir.

Ecrit par : Thalie | 04 mai 2007

Une Américaine a écrit un livre pour montrer que Mai 68 fut bien plus un mouvement ouvrier qu'un grand bazar étudiant pour pouvoir dormir dans le même dortoir que les filles. C'est à Sud-Aviation (Nantes) que ça a commencé et à Renault que ça s'est durci.
Eux ne rigolaient pas, ils se battaient contre le smig indigne et misérable de Michel Debré ; ils obtinrent 38 % ! Cohn Bendit et ses potes les méprisaient et eux-mêmes le lui rendaient bien. La suite a montré que, comme Paul Morand l'avaient prévu, ils ne rêvaient que de devenir plus ou moins notaires ... ou pédago démago larmoyant et vieux c.., tel le frangin de CB qu'on a vu récemment se ridiculiser sur France 2.

Ecrit par : JPL | 04 mai 2007

A quand la vidéo de JPB après celle de Claude Allègre sortant du QG de SARKOZY ?

sur dailymotion la vidéo d'Allègre tout confus et penaud d'avoir été vu.

http://www.dailymotion.com/relevance/search/allegre/video/x1w6df_allegre-a-la-soupe-sarkozienne

Ecrit par : Sus aux traitres | 04 mai 2007

"Ceci dit, vous ne me répondez pas sur le fond !"

Ecrit par : Zorglub | 04 mai 2007

Sur le fond? A l'époque, je n'avais pas été totalement convaincu par ce disque de Quincy. Maintenant, je le trouve génial. La reprise de "Birdland" est excellente, les trois morceaux de rap du début font honte à quelque morceau de rap français que ce soit, et je fais écouter: "the verb to be" en cours comme exemple de morceau "groove" a capella, avec, excusez du peu, Al Jarreau, Bobby McFerrin et les "Take six" en "background vocals".

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mai 2007

@"sus aux traîtres"

Oui mais Allègre, lui, il est au PS depuis plus de trente ans. C'est ça qu'est marrant !

@ aux "jazzeux"

SVP, parlez aussi de blues, c'est la seule musique du XX° qui touche les vieux "barroqueux" de mon genre ... Merci d'avance.

Ecrit par : JPL | 04 mai 2007

blues and blues again ......

Ecrit par : Alycanthe Altaï | 05 mai 2007

avec cet article tout est plus ou moins dit, non ?



http://michelonfray.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/04/30/royal-le-meilleur-atout-de-sarkozy.html

30 avril 2007

Royal, le meilleur atout de Sarkozy

Royal, le meilleur atout de Sarkozy
Lundi 30 avril

"L’annonce de mon probable vote blanc fait dire que j ‘offre un laisser passer à Nicolas Sarkozy. Quelle étrange logique que de considérer, de manière binaire, qu’il faut, puisqu’on va mourir, choisir encore entre la chaise électrique ou la pendaison ! Laissons faire le bourreau. Quand le choix est entre la droite et la gauche, même si la gauche est pâle, les choses sont simples. Mais quand on doit choisir entre la droite et le centre, la nouvelle donne depuis le deuxième tour, on peut vouloir laisser ce jeu à d’autres et ne pas souhaiter participer à cette mascarade.
Car, à part ses propres incantations pour laisser croire que Ségolène Royal fait partie du camp de la gauche, quelles sont les preuves de son engagement de ce côté-là de la barrière ? Je n’ai pas envie de la croire sur parole, ni même Sarkozy quand il la stigmatise comme candidate de la gauche. Lui a de bonnes raisons de l’affirmer ; elle aussi, si elle veut capter l’électorat socialiste ; les militants, sympathisants et électeurs habituels du Parti Socialiste également s’ils veulent croire rouler pour la gauche, même si, dans ses faits et gestes, ses prises de parole et son programme, cette candidate affirme depuis le début que ça n’est pas idéologiquement et fondamentalement son camp, mais seulement stratégiquement, par opportunité qu’elle se trouve de ce côté-là de la barricade.
Seule la droite croit Ségolène Royal de gauche. Et encore : elle dit qu’elle le croit, mais, pour ma part, je ne le pense pas. Pour des besoins de rhétorique et de casuistique, pour la bonne tenue du combat, il est bon pour l’état-major du candidat de l’UMP de le clamer haut et clair : il faut un affrontement droite gauche – or il n’y a désormais plus qu’un affrontement droite centre. Et je ne voterai pas au centre. Evidemment, encore moins à droite. Pour l’heure, Ségolène Royal est le meilleur atout de Nicolas Sarkozy, elle est la candidate dont il rêvait, et sa campagne fut le meilleur allié de son adversaire.
Car qui aura reconnu dans Ségolène Royal l’incarnation nouvelle de l’esprit de Mai 68 fustigé dimanche à Bercy par un Sarkozy qui rêve Mai 68 comme Royal rêve le socialisme ? Sarkozy flanqué du Luc Ferry de La pensée 68 et du Glucskmann de La bêtise – qui déjà fustigeait la gauche en 1985 -, ça, oui, on voit bien le rapport ; mais Ségolène Royal en héritière du Foucault de Surveiller et punir, du Deleuze & Guattari de Mille plateaux, du Bourdieu de La distinction, sinon du Lacan des Essais ? Je rêve…
Cette fausse héritière de Mai, véritable fille du pompidolisme ou du giscardisme formaté par Science Po et l’Ecole Nationale d’Administration, n’a pas d’idées, pas de programme. Son fantasme autoritaire et disciplinaire est mal dissimulé par le sourire et les tailleurs de sa féminitude. Elle ne défend pas une vision de la France, de l’Europe ou du Monde, mais une vision de petite-bourgeoise. Elle se sert du socialisme comme d’un escabeau pour réaliser son rêve de revanche personnelle. La misère du monde l’intéresse beaucoup moins que sa propre misère existentielle que prouvent ses errances qui font peine à voir…
Je ne veux pas voter pour la démocratie participative qui annonce qu’on vise la présidence de la République, mais qu’on ne sait pas ce que souhaitent les français, à quoi ressemble leur misère, ce que sont leurs souffrances, leurs quotidiens précaires et malheureux, et qu’on a besoin de faire une vaste enquête d’opinion, un immense sondage au niveau de toute la nation, pour connaître un tant soit peu le pays et un peuple auquel on va demander ses suffrages.
Je ne veux pas voter pour l’ordre juste, car la justice suffit bien, quand on est de gauche, sans qu’on aie besoin d’en référer à l’ordre, un classique de la pensée de droite qui n’a que ce mot à la bouche, et qui ne débite que des variations sur ce thème : sécurité, autorité, discipline, loi, règlements et qui ignore même jusqu’au mot justice, sauf quand il s’agit du ministère du même nom et dont elle se sert pour rendre une justice de classe – sévère pour les petits, clémente pour les puissants.
Je ne veux pas voter pour les maisons de correction ou de redressement avec encadrement militaire des jeunes en rupture de ban, une proposition qui réjouit la France disciplinaire qui traite les problèmes de misère par la solution du Panoptique libéral en demandant aux uniformes, à la force, à la caserne, de régler le problème des incivilités, de la délinquance et des délits récidivistes chez les jeunes détruits par la machine capitaliste par du sport à haute dose, des marches forcées ou des défilés en rang.
Je ne veux pas voter pour une candidate qui fait des œillades aux nationalistes, aux patriotes, aux va-t-en guerre, aux gominés Vieille France et qui veut que le drapeau tricolore devienne obligatoire sur les façades des maisons, que la Marseillaise soit le chant de ralliement en toute circonstance, comme à la caserne qui fournirait le modèle susceptible d’être extrapolé à la Nation toute entière. La France n’est pas une garnison, ni la République un casernement.
Je ne veux pas voter pour un personnage qui, dans le désordre, mais la trilogie s’y trouve tout de même, défend le Travail – pardon « la valeur travail »…-, la Famille , la Patrie et affirme que si tout le monde va en chantant à l’usine, que les enfants sont nombreux, les couples soudés et les drapeaux bleu blanc rouge accrochés au balcon de l’appartement, tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes. Voilà, de fait, une dangereuse héritière des barricades de Mai 68, Sarkozy a raison…
Je ne veux pas voter pour une femme dont la féminitude est un argument, sinon le seul argument pour marquer sa différence. Je me moque qu’on soit juif ou noir, beur ou femme, ce qui, a priori, ne constitue ni une qualité, ni un défaut, sauf pour les sexistes et les racistes , ce que je ne suis pas et ce que je combats sous toutes ses formes. Y compris les formes inversées , car le sexiste pense que les femmes font moins bien de la politique que les hommes, le sexiste inversé, qui est un sexiste aussi, croit l’inverse et affirme que les femmes font mieux et autrement de la politique que les hommes. Quelle misère…
Je ne veux pas voter pour la suppression de la carte scolaire, une réforme que souhaite la droite depuis des années et que propose la candidate dite socialiste sous prétexte que les bourgeois, les nantis, les notables et les gens bien placés – elle sait de quoi elle parle- disposent des moyens de la contourner ! Plutôt que d’interdire les passe droits, les arrangements, au lieu d’envoyer des personnes à même de débusquer les magouilles, les stratagèmes qui, de fait, permettent aux parents influents de dissocier leurs progénitures de la racaille dans le collège où leur domicile les contraint de s’inscrire, on supprime la norme ! Comme si l’on réglait le problème du contrevenant à la loi en supprimant la loi plutôt qu’en réprimant le contrevenant.
Je ne veux pas voter pour un individu qui, quand on l’interroge sur les propos de son concurrent à la présidence de la République concernant le caractère génétique de la pédophilie et de l’homosexualité, répond aux journalistes qui lui demandent sa position sur ce délicat sujet des parts en chacun de l’inné et de l’acquis, notamment sur les questions d’orientation sexuelle, qu’elle laisse les spécialistes répondre à la question. L’ancienne ministre qui était si prompte à régler ces questions là par voie disciplinaire préventive a oublié qu’elle eut jadis des convictions sur ce sujet.
Je ne peux pas voter pour une personne qui, concernant l’élargissement de l’Europe à la Turquie, affirme sans broncher que sa position sur ce sujet sera celle des français. Il suffira de faire un sondage… Elle qui fut une ardente militante du « oui » au traité européen n’aurait donc pas, là non plus, de vision, sinon d’idée toute simple sur l’entrée de ce pays dans une communauté sur laquelle, au minimum, un prétendant à la charge suprême de la république doit avoir quelque avis…
Je ne veux pas voter pour une militante du Parti Socialiste qui promet de s’affranchir des éléphants, revendique le droit d’inventaire, annonce qu’elle va casser la baraque socialiste, qu’on va voir ce qu’on va voir, et qui réprimande les caciques de la rue de Solferino parce qu’ils ne la soutiennent pas assez, trop peu, mal, avec un réel manque de conviction , qui veut Jospin à la télévision pour chanter ses louanges, Lang pour s’occuper de sa campagne, Bianco, l’ancien porteur d’eau de Mitterrand, comme conseiller, mais aussi Chevènement avec elle, DSK également, sans oublier Montebourg, autrement dit la vieille marmite dans laquelle on nous promettait une nouvelle soupe.
Je ne veux pas d’une femme qui, jadis, a dit son soutien à Tony Blair, et qui, sous la probable pression de ses conseillers en communication, a banni toute référence à cet épouvantail d’outre-Manche qui a suivi Bush en Irak et fut jusqu’à aujourd’hui le partenaire le plus docile de la politique ultra libérale et militaire de l’administration américaine sur toute la planète. Blair a réalisé la droitisation de la gauche social libérale anglaise, ce que Ségolène Royale s’apprête à faire de ce côté ci de la Manche.
Je ne veux pas voter, donc, pour un fossoyeur de ce qui restait de gauche chez les socialistes. J’aurais pu mettre mon mouchoir sur la démocratie participative, l’ordre juste, l’encadrement militaire, la trilogie vichyste, la féminitude, la carte scolaire, la réelle nature de la pédophilie, l’entrée de la Turquie dans l’Europe, la valse hésitation avec l’appareil vermoulu du PS, les drapeaux pavoisés et la Marseillaise en chœur, l’ancien éloge du blairisme, ce qui, convenons en, fait beaucoup pour une seule personne dite de gauche, mais pas la danse du ventre effectuée ces derniers temps devant François Bayrou pour récupérer ses électeurs, et ce sans la moindre vergogne, avec le talent le plus naturel pour vendre ses charmes au plus offrant.
Je ne voterai donc pas pour ce ralliement , juste pour le poste, à un homme de droite dont elle pourrait envisager qu’il soit son premier ministre, emportant avec lui une kyrielle de vieux briscards de l’UDF, parti de droite depuis toujours. Et pour mener quelle politique ? Car le fond de la question est bien là : pour quelle politique ? Si d’aventure cette femme sans convictions, mais adoptant toute idée pourvu qu’elle soit susceptible de lui apporter des voix, accédait à ce poste, ce serait pour brader la France aux libéraux de droite et du centre, autrement dit pour mener la politique que Sarkozy va mener, le style autoritaire en moins (encore que…).
Or la forme m’importe moins que le fond, la personne moins que les idées : et je ne veux pas voter pour des idées de droite, fussent-elles portées et défendues par une femme qui se prétend de gauche. Car cette gauche là, depuis les capitulations de Mitterrand en 1983, a trahi ses idéaux : elle n’a pas plus de bonnes raisons contemporaines de citer Jaurès et Blum que Sarkozy n’en a… Où trouve–t-on dans le programme de Ségolène Royal une idée, une seule, qui pourrait s’écrire plus tard dans une histoire du Parti Socialiste sans démériter de son passé glorieux ? Une seule, je n’en demande qu’une seule… "

M.Onfray

Comme on dit dans les Passions de Bach : "Alles ist vorbei" (plus classe que 'the game is over") !
6 à 8 points d'écart dans tous les sondages.
Plus guère utile de s'envoyer des noms d'oiseaux ...

Ecrit par : JPL | 05 mai 2007

— Mai 68 et ses vies ultérieures
Kristin Ross

Comment trente-cinq ans d’histoire officielle ont déformé la réalité et la portée des événements de 1968

« Nous étions nombrilistes, oublieux du monde extérieur, nous ne voyions pas ce qui se passait dans le reste du monde, nous étions repliés sur nous-mêmes. » (Bernard Kouchner, mai 1988). Ainsi, par une simple pirouette, Kouchner s’arroge le droit de balayer une dimension entière du mouvement de 1968, à savoir sa relation avec les luttes anticolonialistes et anti-impérialistes comme le Vietnam, l’Algérie ou Cuba.

« Autour de l’année 1968, dans tout le monde occidental, apparaît sur la scène publique un nouveau personnage collectif : la classe d’âge adolescente. (…) Elle s’affirme elle-même par opposition au monde adulte. » Ces phrases d’un éditorial du Monde pour le trentième anniversaire de Mai 68 rejoignent l’appréciation de Raymond Aron : « Nous sommes en présence d’un phénomène biologique autant que social. » Elles confirment la volonté d’enterrer le caractère social du Mai, révolte de masse qui toucha tous les secteurs du travail, toutes les classes d’âge.

En trente-cinq ans, la mémoire de Mai 68 a été ensevelie sous les commémorations, réduite à la « libération des mœurs », alors qu’elle fut le plus grand mouvement social de l’après-seconde guerre mondiale en Europe, la plus importante contestation de l’ordre social existant. C’est à réhabiliter le sens réel de l’événement que nous invite Kristin Ross, à retrouver le sens de cette révolte et sa trace dans l’histoire de la France.

En librairie

Kristin Ross enseigne la littérature comparée à New York University. Elle a étudié à l’université de Californie et obtenu son doctorat de littérature française à Yale en 1981. Elle est l’auteure de plusieurs livres sur la culture politique française, dont Aller plus vite, laver plus blanc (Abbeville, 1997), sur la « modernisation » en France à l’orée des années 1960. Elle a également traduit en anglais l’ouvrage de Jacques Rancière, Le Maître ignorant (The Ignorant Schoolmaster, Stanford, 1990).

http://www.monde-diplomatique.fr/2005/03/ROSS/11990

Ecrit par : Henri Grégoire | 05 mai 2007

Eh bé, c'était la fête à JP, ce soir. Il doit bien se marrer, à nous laisser dire sans réagir. Son flegme a de la gueule. Laissons-le entourer Sarko tranquille, ça lui fera au moins une bonne fréquentation, lui que Marianne décrivait comme sensible aux "amis à gourmette" (Sarko, pas JP). 1000 contre un qu'il reviendra furibard en nous expliquant comment l'autre s'est foutu de lui (JP, pas Sarko).
Je me suis régalé du texticule de Thalie. J'aimerais avoir son talent.
Henri, merci de vos remerciements. Mais (n'en prenez pas ombrage) votre site est assez tentant pour qu'il ne soit pas nécessaire de venir débaucher ici. De mon point de vue, vous êtes complémentaires : le site républicain de gauche, et celui de droite. Reste qu'en plus du vôtre, je continuerai à fréquenter celui-ci, ne serait-ce que pour honorer l'esprit de tolérance qui y règne. Le coup de sang de Merlemocoeur etait plutôt rigolo, pas de quoi fouetter un chat.
Et puis la porosité entre les deux sites m'arrange bien : Toto a changé de cible, moi qui était en passe de devenir son Christophe de rechange...

Ecrit par : Perceval | 05 mai 2007

Jean je prends le train en marche, et je ne vais pas lire le reste des commentaires de ce jour ( trp long) donc j'arrive peut-être trop tard, mais au cas ou personne ne vous aurait répondu, enfin UTILEMENT j'entends, il me semble que vous avez du cliquer par inadvertance sur la petite case : "S'abonner au fil de discussion" qui est sous la fenêtre où on inscrit le commentaire : Vous recevez à partir de ce moment- là sur votre boite mail TOUS les commentaires de ce fil.

Puisque c'est de lui que je viens de parler ( réponse inutile au pb précédent) je ne peux résister au plaisir d'annoncer qu'H. Grégoire est un libéral qui s'ignore puisque De Gaulle avait, dans l'ensemble, sur l'éducation la seule approche qui respecte et l'élève et l'école:celle du libéralisme! C'est pourquoi il voulait ( et Pompidou l'a écrit en détail lui aussi) changer de paradigme, passer de l'offre d'éducation centralisée, unitaire, collectiviste, en un mot jacobine, à un système ouvert, autonome, concurrentiel, pluraliste, conduit par la demande d'éducation, en un mot LIBRE.
Il fustigeait un pays où selon ses dires "on bride les cracks pour faire gagner les tocards",
Ce texte est donc sans équivoque et merci au camarade HG de nous l'avoir communiqué:
"j’envisage d’en bâtir un jour un autre tel que tous ceux qui auront à l’utiliser : professeurs, administrateurs, étudiants, parents d’élèves, prendront part directement à la marche, à la gestion, à l’ordre, aux sanctions et aux résultats d’établissements devenus autonomes et qui devront, ou bien fonctionner comme il faut ou bien fermer leurs portes et cesser de gaspiller des maîtres et des disciples...."(1)


Depuis, ce gaspillage est devenu une catastrophe humanitaire.

Ecrit par : Cadichon | 05 mai 2007

Il n'y a vraiment qu'un coco indécrottable pour voir dans le discours de Sarko à Caen le 9 mars, et que je re-cite,
"Nous avons tout lieu d’être fiers de notre pays, de son histoire, de ce qu’il a incarné, de ce qu’il incarne encore aux yeux du monde. Car la France n’a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n’a jamais exterminé un peuple. Elle n’a pas inventé la Solution finale, elle n’a pas commis de crime contre l’humanité, ni de génocide."...

...pour y voir, disais-je "une thématique anti-allemande"".
Va pour la Solution finale, c'est spécifique à l'Allemagne nazie, mais alors tout le reste, le génocide, le crime contre l'humanité, ça colle tout autant à l'empire soviétique, celui qui a exterminé à tour de bras, notamment par la famine, et par dizaines de millions, ses propres ressortissants, plus tous ceux des malheureux pays qu'il a sauvagement colonisés.

Non camarade, on ne laissera plus les cocos réécrire l'histoire: on sort d'en prendre!
Et le fait que l'homme qui réussira ce tour de force soit Hongrois d'origine, qu'il est donc tombé tout petit dans l'anticommunisme, ( comme moi qui l'ai vécu au quotidien à Berlin-Est dans mon enfance) est vraiment le signe que même en France, et ce n'est pas trop tôt, le communisme est en train de vivre ses toutes dernières heures.

Autre raison de pavoiser: le PS est lui aussi en phase terminale, et c'est la meilleure chose qui peut arriver à la gauche française. Puisqu'elle est trop divisée pour agir dignement, comme les Italiens, sa défaite cuisante va la forcer à l'aggiornamento! Là non plus ce n'est pas trop tôt et c'est tellement français. Il leur faut toujours en prendre plein la gueule avant de se résoudre à faire ce qu'il faut.

M'enfin, c'est le résultat qui compte.

Ecrit par : Cadichon | 05 mai 2007

Qulle formidable idée, Ch. Sibille! vous avez du génie.., celui de haïr ...mes amis!
Il y avait déjà Gilbert Sibieude, qui m'a bien fait rire en me racontant le pourquoi de votre hargne (sibillhaine), laquelle à présent s'abat sur JM Sylvestre, que je connais aussi fort bien. Contrairement à Piquetty, il est un des rares journalistes économistes français qui ne dit pas d'énormités, avec notre ami commun ami Didier Adès, lequel est déjà le parrain de ma dernière fille. Aussi, je vais dès demain ( car il est presque 2h.du matin en France) demander à Sylvestre d'être celui de ma progéniture virtuelle avec IGG. Il s'en fera une joie. J'aurai décidément bien ri sur ce blog, aujourd'hui, et cela me console d'un vilain rhume que je traîne depuis 2 jours.

Et demain ( enfin tt à l'heure, heure de Paris), on vote.

La vie est belle. Dimanche, à moins qu'on n'assassine Sarko d'ici là, ce sera la Libération. Depuis la nuit du 9 au 10 novembre 1989, je n'ai pas été autant à la fête. Avant, c'est vrai, il y avait eu celle du 9 au 10 mai 1968, mais ceci est une tout autre histoire...

Ecrit par : Cadichon | 05 mai 2007

La vie est belle. Dimanche, à moins qu'on n'assassine Sarko d'ici là, ce sera la Libération. (sic)

Ecrit par : Cadichon | 05 mai 2007

!

Impayable Cadichon, toujours dans l'"à peu près" et le "n'importe quoi".

Thomas Piketty et non "Piquetit" n'est pas un" journaliste économiste"



Thomas Piketty


Thomas Piketty (né le 7 mai 1971 à Clichy) est un économiste français proche du PS.

Ancien élève de l'École normale supérieure de Paris (ENS) et de la London School of Economics, il a été enseignant au MIT (1993-1995) et membre du Conseil d’analyse économique (1999-2003). Il est actuellement chercheur à PSE (unité de recherche résultant de la fusion du DELTA, du CERAS et du CEPREMAP), directeur d'études à l'EHESS et directeur du département de sciences sociales de l'ENS. Il est également à l'origine de l'École d'économie de Paris.

Ses recherches sont concentrées sur les problèmes d'inégalité économique et de pauvreté, où il s'est distingué par des études sur l'historique de plusieurs pays. Il a également travaillé sur les baisses des charges sur les bas salaires.

Il a obtenu en 2002 le « Prix du meilleur jeune économiste de France », décerné par Le Monde et le Cercle des économistes.

Piketty est éditorialiste pour le journal Libération, et a publié occasionnellement des tribunes dans Le Monde. Il a participé à la commission économique du PS de 1995 à 1997[1] ; lors de la campagne présidentielle 2007, il s'est engagé en faveur de Ségolène Royal[2], dont il est conseiller économique.

D'après la liste arrêtée au 11 novembre 2003, il est membre du Comité d'orientation scientifique de l'association fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn, À gauche en Europe[3].

Il a été, brièvement, le premier directeur de l'École d'économie de Paris, sise boulevard Jourdan à Paris, 14ème[4]. Il a démissionné le 20 mars 2007[5].

Monsieur Prudhomme


Il est grave : il est maire et père de famille.
Son faux col engloutit son oreille. Ses yeux
Dans un rêve sans fin flottent insoucieux,
Et le printemps en fleur sur ses pantoufles brille.

Que lui fait l'astre d'or, que lui fait la charmille
Où l'oiseau chante à l'ombre, et que lui font les cieux,
Et les prés verts et les gazons silencieux ?
Monsieur Prudhomme songe à marier sa fille.

Avec monsieur Machin, un jeune homme cossu,
Il est juste-milieu, botaniste et pansu.
Quant aux faiseurs de vers, ces vauriens, ces maroufles,

Ces fainéants barbus, mal peignés, il les a
Plus en horreur que son éternel coryza,
Et le printemps en fleur brille sur ses pantoufles.

Paul VERLAINE (1844-1896)
(Recueil : Poèmes saturniens)

Ecrit par : Henri Grégoire | 05 mai 2007

1000 contre un qu'il reviendra furibard en nous expliquant comment l'autre s'est foutu de lui (JP, pas Sarko).

Ecrit par : Perceval | 05 mai 2007


Hautement probable, n'est pas Mazarin qui veut.


Henri, merci de vos remerciements. Mais (n'en prenez pas ombrage) votre site est assez tentant pour qu'il ne soit pas nécessaire de venir débaucher ici.


Ecrit par : Perceval | 05 mai 2007

Je vous remercie de votre compliment. Je trouve regrettable que certains commentaires remarquables par leur pertinence soient perdus dans le flot de ces fils de discussion alors qu'ils gagnent à être isolés et mis en valeur. Loin de moi donc l'idée de "débaucher". Trouver des collaborateurs, oui!

Car il y a du boulot pour offrir une alternative crédible au néo-conservatisme triomphant de Nicolas Sarkozy et alii.


Témoignage
"L’harmonieux correcteur"
Zorglub
vendredi 4 mai 2007.
"
Les résultats annoncés au bac sont conformes à ce que j’observe dans mon lycée et je n’ai aucune raison de les mettre en doute.

Tout se passe en trois temps.

Le premier : un ajustement de barème. L’exemple le plus caricatural est celui du bac STI que j’évoquai précédemment. Nous nous retrouvons à Paris après avoir corrigé quelques copies test (moi j’adore quand ils me paient un AR TGV dans la grande ville surtout si ça colle sur un week-end !). Au vu des résultats, le barème est adapté pour obtenir environ 12 de moyenne sur le lot corrigé. Les questions les plus stupides sont outrageusement valorisées. Le barème est précisé avec des scrupules d’épicier afin de pouvoir distribuer 1 point de ci de là lorsqu’au milieu d’un tombereau d’âneries, un mot correct est prononcé. Toute application numérique dont le résultat est juste même si la formule utilisée est fausse mérite des points. Dans une même question, si le candidat part sur une fausse piste (même grotesque) on valorise la cohérence de la suite du raisonnement. Authentique, promis juré, même si je suspecte certains d’entre-vous de ne pas pouvoir y croire ...

Lire la suite en cliquant sur

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=131

Ecrit par : Henri Grégoire | 05 mai 2007

On se chamaille, mais un beau jour, il faudra bien que l'Union sacrée se fasse si ça continue comme ça.

Viols, émeutes et agressions "anti-blanches" (je dirais plutôt "anti-kouffar") à Bourges. Page 20 en petit dans le Parisien...

Le voilà l'événement dont a cru s'autoriser Ségolène Royal, sans compter que les RG sont sur les dents - les quartiers sont surveillés (j'ai mes sources :-) )
http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/05/emeutes-bourges-en-france-et-en-sude-la.html

Ecrit par : imam grouik-grouik | 05 mai 2007

Plusieurs choses.

D'abord, merci à Thalie. Moi qui adore La Fontaine…

Ensuite, pour Zorglub (ou toute personne désireuse de témoigner sur les petites et grandes magouilles du Bac), si vous voulez témoigner sur le sujet du Bac, contactez de ma part Emmanuel Amara sur [email protected]
Il prépare un film qui pourrait être bien intéressant, pour la rentrée, sur l'école…

Sur Allègre, si furtif…
Faut-il rappeler qu'il faut une sacrée dose d'idéalisme béat pour avoir fait de l'expression "les rats quittent le navire" l'expression de la trahison ? Quand un navire coule, les rats, bien plus intelligents en cela que les humains, font leurs bagages, et passent sur un autre pont. Que reste-t-il du navire PS ? Quatre planches pourries. Il est déjà en reconstruction ailleurs : j'ai une foule d'amis membres ou proches de ce parti mort d'avoir voulu tout attrapé qui sont d'ores et déjà décidés à voter blanc, et qui s'occupent à en proposer à la rentrée une version plus resserrée — de gauche. Grégoire en sera-t-il ?

Sur Mai 68…
Inutile de se référer à une étude américaine (cette manie que nous avons, si ce n'est pas US, ce ne serait pas sérieux…). Georges Séguy avait publié à la fin de l'année 68 un livre intitulé "le Mai de la CGT" dans lequel il rappelait que l'essentiel de Mai avait été ouvrier (de là à en faire une création du PC, il y avait sans doute une marge que le cher Georges, membre me semble-t-il du Coimité central, franchissait allègrement). Et je me rappelle fort bien nos hurlements à l'extrême-gauche devant ce qui nous paraissait être une tentative de récupération des crapules staliniennes (désolé, nous parlions ainsi, à l'époque).
Le bilan de 68, ce n'est pas Sarkozy ni quiconque ici qui le tirera. Il faudrait un romancier — parce que nous vivions au fond dans une fiction, sur le modèle de ce que raconte Barbey d'Aurevilly (me semble-t-il) sur les révolutionnaires de 89, les yeux perpétuellement fixés sur leur rêve, devenus fous parfois après l'accession au pouvoir du petit caporal. In memoriam Recanati.

Ce que pense le SGEN des réfomes de l'EN est nul et non avenu. Le SGEN, c'est comme le parti radical — et bientôt le PS —, c'est ce syndicat enseignant qui, en ce moment, peut tenir son congrès dans une cabine téléphonique. Ils ne représentent que la pensée pédagogiste — au mieux, une secte.
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mai 2007

OUI

Ce que nous avons besoin le plus de nos jours, c'est d'une plume, de la plume d'un Victor Hugo.
Je rève depuis longtemps d'un nouveau "Les misérables" qui avait plus pour le progrès des peuples que tous les discours réunis de tous les politiques du XIXème siècle.

Ecrit par : Maxime | 05 mai 2007

Bah oui Maxime...
Mais le fanatisme, c'est quand même dingue.
Je suis sous le choc d'un article que j'ai traduit et qui recoupe vos préoccupations. J'ai pas pu terminer la traduction d'ailleurs.

Pourtant, j'en ai vu des vidéos d'égorgements, de décapitation et de lapidation à la sauce fanatique, mais là, ça me met les larmes à l'oeil. Enfin, je dis ça, mais moi, je ne m'y habitue pas.

Que fait l'Onu contre le fanatisme, concrètement ?

http://grouik-grouik.blogspot.com/2007/05/une-autre-religion-damour-le-yezidisme.html

Ecrit par : imam grouik-grouik | 05 mai 2007

Pardon, le lien précédent comporte deux photos de lapidation (il vaut mieux prévenir)

Ecrit par : imam grouik-grouik | 05 mai 2007

Plusieurs choses.



"Sur Allègre, si furtif…

Faut-il rappeler qu'il faut une sacrée dose d'idéalisme béat pour avoir fait de l'expression "les rats quittent le navire" l'expression de la trahison ? Quand un navire coule, les rats, bien plus intelligents en cela que les humains, font leurs bagages, et passent sur un autre pont. Que reste-t-il du navire PS ? Quatre planches pourries. Il est déjà en reconstruction ailleurs : j'ai une foule d'amis membres ou proches de ce parti mort d'avoir voulu tout attrapé qui sont d'ores et déjà décidés à voter blanc, et qui s'occupent à en proposer à la rentrée une version plus resserrée — de gauche. Grégoire en sera-t-il ?"


Peut-être, mais je ne voterai pas blanc.

Je partage l'analyse de Michel Onfray mais, comme je l'ai écrit sur son Blog, je n'en tire pas les mêmes conclusions, donc je voterai CONTRE le néo-conservatisme à la française.

HG

"Sur Mai 68…
Inutile de se référer à une étude américaine (cette manie que nous avons, si ce n'est pas US, ce ne serait pas sérieux…). "



Qu'est ce que cet "anti américanisme primaire", JPB?


Ce bouquin, publié par le Diplo, où écrit Maurice T. Maschino, est excellent!

Je remercie au passage l'internaute qui en a signalé l'existence malheureusement sans en donner les références.

Assumant ma "mission" de "Bénédictin", j'ai fait un copier/coller, ce que je n'aime pas , mais trop de sottises sont actuellement propagées sur ce mouvement social notamment par ceux qui l'ont utilisé pour faire carrière,
qu'il fallait bien donner aux participants de ce "débat participatif" sur la "Refondation de l'École" tous les éléments d'appréciation.


Je rappelle au passage que c'est Edgar Faure qui, pour donner un "os à ronger" aux "gauchistes" de l'INRP et des "Mouvements pédagogiques" , a introduit le premier, en 1969, le pédagogisme dans l'Éducation Nationale.

C'est là un des effets contre-productifs de MAI 68.


HG


"Georges Séguy avait publié à la fin de l'année 68 un livre intitulé "le Mai de la CGT" dans lequel il rappelait que l'essentiel de Mai avait été ouvrier (de là à en faire une création du PC, il y avait sans doute une marge que le cher Georges, membre me semble-t-il du Coimité central, franchissait allègrement). Et je me rappelle fort bien nos hurlements à l'extrême-gauche devant ce qui nous paraissait être une tentative de récupération des crapules staliniennes (désolé, nous parlions ainsi, à l'époque)."


"Crapules staliniennes" est de Daniel Cohn-Bendit au sujet de Louis Aragon.



Les JCR parlaient de "Stals" i.e. Staliniens

Les Maoïstes de "révisos" i.e. révisionnistes.

HG


"Le bilan de 68, ce n'est pas Sarkozy ni quiconque ici qui le tirera. Il faudrait un romancier — parce que nous vivions au fond dans une fiction, sur le modèle de ce que raconte Barbey d'Aurevilly (me semble-t-il) sur les révolutionnaires de 89, les yeux perpétuellement fixés sur leur rêve, devenus fous parfois après l'accession au pouvoir du petit caporal. In memoriam Recanati."


Michel Recanati était un copain que j'ai connu en militant dans les CAL (Comités d'Action Lycéens)

Nous nous étions perdu de vue. J'ai appris sa mort en 1982, par le remarquable film de Romain Goupil, qui a longtemps milité à la JCR, " Mourir a trente ans " Caméra d'or à Cannes César de la meilleure première oeuvre,
que j'avais croisé à la Sorbonne. et qui a depuis mal tourné.

Il faisait partie avec André Gluksman, Bernard Kouchner et Pierre Lellouche, actuel Conseiller de NS, du "Groupe de l'Oratoire" qui a fortement milité pour l'entrée en guerre de la France aux cotés de Georges Bush...



Vive Chirac et Galouzeau de Villepin sur ce coup-là!


HG

"Ce que pense le SGEN des réfomes de l'EN est nul et non avenu. Le SGEN, c'est comme le parti radical — et bientôt le PS —, c'est ce syndicat enseignant qui, en ce moment, peut tenir son congrès dans une cabine téléphonique. Ils ne représentent que la pensée pédagogiste — au mieux, une secte"



Totalement d'accord. Je n'ai jamais compris par quel cheminement Alain Savary, dont le passé était plus qu'honorable, avait pu s'appuyer sur ce "groupuscule"" et l' introduire Rue De Grenelle.

Peut-être pour contrebalancer une FEN, dominée par les "Frères la Gratouille" et la SFIO, qui avaient colonisé le MEN.


Seul Antoine Prost ,qui est un remarquable historien et qui appartient au SGEN-CFDT, peut être un interlocuteur et /ou un partenaire pour refonder l'École.




HG

Ecrit par : Henri Grégoire | 05 mai 2007

Ce que le premier tour a déjà changé
MICHEL BUSSI* ET JÉRÔME FOURQUET **.
Publié le 05 mai 2007
Actualisé le 05 mai 2007 : 21h34






La candidate socialiste s'est imposée dans la France de l'Ouest alors que Nicolas Sarkozy a engagé la conquête de l'Est sur les terres frontistes.

Sarkozy et l'électorat du FN

Lorsque l'on compare le score de Nicolas Sarkozy en 2007 avec le total droite (Chirac, Madelin, Boutin) de 2002, on remarque la très grande symétrie avec la carte d'implantation du Front national. Les gains ont été très importants dans tous les départements méditerranéens (avec 43,6 % des voix, Sarkozy a obtenu son record dans les Alpes-Maritimes). L'Alsace et Rhône-Alpes, deux autres places fortes de l'extrême droite, ont également vu le score de la droite nettement progresser. De même que dans les départements de la grande périphérie francilienne (Loiret, Aube, Eure-et-Loir, Oise, Seine-et-Marne, Yonne et Eure).

L'entreprise n'a pas fonctionné avec la même efficacité partout. Dans le Pas-de-Calais, l'Aisne, une partie des Ardennes, en Haute-Marne ou en Lorraine, Jean-Marie Le Pen parvenait à maintenir des scores assez importants (23 % à Freyming-Merlebach en Moselle, 21 % à Harnes dans le Pas-de-Calais, 19 % à Saint-Dizier en Haute-Marne par exemple). Dans ces régions, la base sociologique de l'électorat FN est beaucoup plus ouvrière et populaire qu'ailleurs et n'a semble-t-il pas été aussi tentée par le vote Sarkozy qu'en Paca ou dans le Languedoc-Roussillon.

Il faut également voir dans la performance de Nicolas Sarkozy le résultat d'une très forte mobilisation de ce que l'on pourrait appeler la « droite sociologique ». Les exemples sont nombreux en Ile-de-France : Neuilly (72 %), Le Chesnay (52 %), Garches (49,8 %), Boulogne (49 %), Versailles (47 %), sans oublier les arrondissements parisiens chics : 64 % dans le XVIe, 58,5 % dans le VIIIe et 56 % dans le VIIe. On retrouve le même « sur-vote » Sarkozy dans les enclaves riches des grandes agglomérations : 62 % à Bondues dans la métropole lilloise, 50,4 % à Écully, près de Lyon. On observe un phénomène similaire dans les zones de montagne où sont implantées des stations de sports d'hiver (Savoie et Haute-Savoie) et dans les riches terres agricoles : vignoble champenois et de Bourgogne, Beauce et Brie. Nicolas Sarkozy a également enregistré de forts résultats dans des fiefs des chasseurs (la baie de Somme, à l'embouchure de la Seine, dans la baie d'Isigny, le Cotentin, le Médoc).



Royal et la nouvelle géographie du PS

La carte d'évolution du vote Ségolène Royal révèle une nouvelle et surprenante géographie du vote socialiste. La candidate fait globalement moins bien que le total des voix de gauche en 2002 au sein d'un vaste triangle Nice-Caen-Strasbourg. Les scores de Royal apparaissent faibles dans les espaces périurbains des grandes agglomérations, notamment au sein des périphéries parisiennes ou lyonnaises. Mais la candidate socialiste progresse dans des territoires moins attendus. À partir de son fief des Deux-Sèvres, elle reconquiert une large partie du Sud-Ouest radical : elle s'impose dans un Limousin laissé en « friche » électorale par Jacques Chirac et labouré par François Hollande, mais gagne également des voix dans le Béarn de François Bayrou. Les gains sont également significatifs dans les bastions socialistes des Landes, de l'Ariège, de l'Aude et des Cévennes, où les voix de gauche avaient fait cruellement défaut à Lionel Jospin. Bénéficiant d'un vote utile, Ségolène Royal fait parallèlement progresser le score socialiste là où les « petits candidats » avaient obtenu des scores élevés en 2002, en Bretagne, dans les Alpes du Sud, les Ardennes, la Somme...

L'électorat royaliste reste plus que celui des deux autres « grands » candidats calé sur les terres ouvrières, à l'Est (sillon mosellan, bassins miniers...) mais aussi à l'Ouest. C'est une « première » pour la gauche que d'attirer massivement vers elle les « ouvriers » de l'Ouest, ceux qui votent traditionnellement « oui » à l'Europe et « non » à Le Pen. En cela, Ségolène Royal est l'une des premières candidates socialistes à parvenir à vraiment percer à la fois dans les terres de centre gauche (la droite chrétienne des années 1960-1970) et dans les bastions traditionnels « de la gauche de la gauche ».

Cependant, cette percée relative dans ces « bastions rouges » s'est effectuée principalement sur les bases d'un vote utile, qui a très largement épuisé, dès le premier tour, les réserves traditionnelles « à sa gauche ». La carte masque également la forte implantation urbaine de Ségolène Royal : elle y bénéficie notamment de sa bonne audience chez les jeunes (en particulier les nouveaux inscrits). Néanmoins, cette implantation se limite le plus souvent au centre-ville des grandes agglomérations et dans certaines banlieues : son audience diminue dès la première couronne périphérique (c'est particulièrement net à Strasbourg, Lyon, Besançon, Lille...).



Bayrou : permanences et nouveautés du vote centriste

La carte d'évolution du vote Bayrou reflète trois zones de forces et deux zones de faiblesses. La première zone de force s'apparente aux terres traditionnelles de la droite catholique, étudiées dès 1913 par André Siegfried : la plus vieille et la plus stable carte électorale de France qui avait majoritairement voté pour Édouard Balladur en 1995 et Raymond Barre en 1988 : le Grand Ouest, le Béarn, les Causses, la Loire, la Savoie, ­l'Alsace... Une partie de l'électorat chiraquien traditionnel du Massif Central (en Corrèze, notamment) a préféré Bayrou à l'héritier droitier Sarkozy.

La seconde zone de progression du candidat centriste se retrouve dans les villes, et les périphéries urbaines, notamment dans les quartiers de classes moyennes et aisées (Yvelines, Angers, Caen, Grenoble, arrondissements parisiens). La troisième zone de progression correspond à des espaces où l'extrême droite a beaucoup chuté depuis 2002 : l'Alsace, la grande couronne parisienne et la Savoie. François Bayrou ne parvient pas en revanche à progresser dans deux espaces marqués par la présence du FN. Dans le Grand Nord-Est, région ouvrière et populaire, ayant massivement voté « non » au référendum européen, le candidat centriste ne semble pas avoir réussi à fédérer un vote anti-Sarkozy de gauche, ni à capter une part du vote frontiste. François Bayrou ne perce pas non plus dans le Midi méditerranéen. La carte Bayrou est donc celle d'une France centriste étendue, à la fois rurale et urbaine, qui est aussi celle d'une France « dynamique » et « ouverte », qui gagne de la population ou qui en attire.

La mosaïque des petits candidats

La carte a été établie en prenant en compte le « petit candidat » arrivé en tête dans chaque canton. Étant donné l'écart de score entre Olivier Besancenot et les autres candidats, ce dernier n'a pas été intégré dans la liste. Philippe de Villiers arrive en tête dans toute la moitié nord du pays. Ses quelques points d'appui dans le sud correspondent à des fiefs du FN et montrent que Philippe de Villiers a pu récupérer une partie de l'électorat de Le Pen. C'est notamment le cas dans le Vaucluse où il a pu s'appuyer sur l'implantation de Jacques Bompard.

Frédéric Nihous, le candidat de CPNT, est en tête des petits candidats dans la Somme, le Pas-de-Calais et l'arrière-pays dunkerquois, le Cotentin et le littoral du Calvados, la Gironde (excepté l'agglomération bordelaise), une partie des Landes et du Gers ainsi que des cantons de montagne dispersés. Le PC arrive encore en tête dans ses bastions... mais il n'y devance plus que les petits partis. On voit ainsi apparaître le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, la Lorraine sidérurgique, quelques points d'appui en Ile-de-France, le Centre-Bretagne puis les « campagnes rouges » dans le Cher, l'Allier, le Limousin, la Dordogne et les Landes.

À sa gauche, Arlette Laguiller ne peut compter que sur quelques cantons industriels durement touchés par la crise au nord d'une ligne Le Havre-Nancy. José Bové, lui, a rencontré un écho plus favorable dans les campagnes pauvres du Grand Sud (Aveyron, le nord du Gard, la Lozère...). On retrouve ensuite des cantons de montagne pauvres et enclavées : sud du Pays basque, Ariège, haute-vallée de l'Aude, Diois et Briançonnais. La candidate des Verts bénéficie, quant à elle, d'une implantation très urbaine et assez aisée, concentrée dans les grandes métropoles.

* Directeur du laboratoire MTG-Université de Rouen. ** Directeur adjoint du département Opinion publique de l'Ifop. Les cartes ont été réalisées par Céline Colange (doctorante-Université de Rouen) et Jean-Paul Gosset (assistant ingénieur CNRS-UMR IDEES-Université de Rouen).


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La candidate socialiste s'est imposée dans la France de l'Ouest alors que Nicolas Sarkozy a engagé la conquête de l'Est sur les terres frontistes.

Sarkozy et l'électorat du FN

Lorsque l'on compare le score de Nicolas Sarkozy en 2007 avec le total droite (Chirac, Madelin, Boutin) de 2002, on remarque la très grande symétrie avec la carte d'implantation du Front national. Les gains ont été très importants dans tous les départements méditerranéens (avec 43,6 % des voix, Sarkozy a obtenu son record dans les Alpes-Maritimes). L'Alsace et Rhône-Alpes, deux autres places fortes de l'extrême droite, ont également vu le score de la droite nettement progresser. De même que dans les départements de la grande périphérie francilienne (Loiret, Aube, Eure-et-Loir, Oise, Seine-et-Marne, Yonne et Eure).

L'entreprise n'a pas fonctionné avec la même efficacité partout. Dans le Pas-de-Calais, l'Aisne, une partie des Ardennes, en Haute-Marne ou en Lorraine, Jean-Marie Le Pen parvenait à maintenir des scores assez importants (23 % à Freyming-Merlebach en Moselle, 21 % à Harnes dans le Pas-de-Calais, 19 % à Saint-Dizier en Haute-Marne par exemple). Dans ces régions, la base sociologique de l'électorat FN est beaucoup plus ouvrière et populaire qu'ailleurs et n'a semble-t-il pas été aussi tentée par le vote Sarkozy qu'en Paca ou dans le Languedoc-Roussillon.

Il faut également voir dans la performance de Nicolas Sarkozy le résultat d'une très forte mobilisation de ce que l'on pourrait appeler la « droite sociologique ». Les exemples sont nombreux en Ile-de-France : Neuilly (72 %), Le Chesnay (52 %), Garches (49,8 %), Boulogne (49 %), Versailles (47 %), sans oublier les arrondissements parisiens chics : 64 % dans le XVIe, 58,5 % dans le VIIIe et 56 % dans le VIIe. On retrouve le même « sur-vote » Sarkozy dans les enclaves riches des grandes agglomérations : 62 % à Bondues dans la métropole lilloise, 50,4 % à Écully, près de Lyon. On observe un phénomène similaire dans les zones de montagne où sont implantées des stations de sports d'hiver (Savoie et Haute-Savoie) et dans les riches terres agricoles : vignoble champenois et de Bourgogne, Beauce et Brie. Nicolas Sarkozy a également enregistré de forts résultats dans des fiefs des chasseurs (la baie de Somme, à l'embouchure de la Seine, dans la baie d'Isigny, le Cotentin, le Médoc).



Royal et la nouvelle géographie du PS

La carte d'évolution du vote Ségolène Royal révèle une nouvelle et surprenante géographie du vote socialiste. La candidate fait globalement moins bien que le total des voix de gauche en 2002 au sein d'un vaste triangle Nice-Caen-Strasbourg. Les scores de Royal apparaissent faibles dans les espaces périurbains des grandes agglomérations, notamment au sein des périphéries parisiennes ou lyonnaises. Mais la candidate socialiste progresse dans des territoires moins attendus. À partir de son fief des Deux-Sèvres, elle reconquiert une large partie du Sud-Ouest radical : elle s'impose dans un Limousin laissé en « friche » électorale par Jacques Chirac et labouré par François Hollande, mais gagne également des voix dans le Béarn de François Bayrou. Les gains sont également significatifs dans les bastions socialistes des Landes, de l'Ariège, de l'Aude et des Cévennes, où les voix de gauche avaient fait cruellement défaut à Lionel Jospin. Bénéficiant d'un vote utile, Ségolène Royal fait parallèlement progresser le score socialiste là où les « petits candidats » avaient obtenu des scores élevés en 2002, en Bretagne, dans les Alpes du Sud, les Ardennes, la Somme...

L'électorat royaliste reste plus que celui des deux autres « grands » candidats calé sur les terres ouvrières, à l'Est (sillon mosellan, bassins miniers...) mais aussi à l'Ouest. C'est une « première » pour la gauche que d'attirer massivement vers elle les « ouvriers » de l'Ouest, ceux qui votent traditionnellement « oui » à l'Europe et « non » à Le Pen. En cela, Ségolène Royal est l'une des premières candidates socialistes à parvenir à vraiment percer à la fois dans les terres de centre gauche (la droite chrétienne des années 1960-1970) et dans les bastions traditionnels « de la gauche de la gauche ».

Cependant, cette percée relative dans ces « bastions rouges » s'est effectuée principalement sur les bases d'un vote utile, qui a très largement épuisé, dès le premier tour, les réserves traditionnelles « à sa gauche ». La carte masque également la forte implantation urbaine de Ségolène Royal : elle y bénéficie notamment de sa bonne audience chez les jeunes (en particulier les nouveaux inscrits). Néanmoins, cette implantation se limite le plus souvent au centre-ville des grandes agglomérations et dans certaines banlieues : son audience diminue dès la première couronne périphérique (c'est particulièrement net à Strasbourg, Lyon, Besançon, Lille...).



Bayrou : permanences et nouveautés du vote centriste

La carte d'évolution du vote Bayrou reflète trois zones de forces et deux zones de faiblesses. La première zone de force s'apparente aux terres traditionnelles de la droite catholique, étudiées dès 1913 par André Siegfried : la plus vieille et la plus stable carte électorale de France qui avait majoritairement voté pour Édouard Balladur en 1995 et Raymond Barre en 1988 : le Grand Ouest, le Béarn, les Causses, la Loire, la Savoie, ­l'Alsace... Une partie de l'électorat chiraquien traditionnel du Massif Central (en Corrèze, notamment) a préféré Bayrou à l'héritier droitier Sarkozy.

La seconde zone de progression du candidat centriste se retrouve dans les villes, et les périphéries urbaines, notamment dans les quartiers de classes moyennes et aisées (Yvelines, Angers, Caen, Grenoble, arrondissements parisiens). La troisième zone de progression correspond à des espaces où l'extrême droite a beaucoup chuté depuis 2002 : l'Alsace, la grande couronne parisienne et la Savoie. François Bayrou ne parvient pas en revanche à progresser dans deux espaces marqués par la présence du FN. Dans le Grand Nord-Est, région ouvrière et populaire, ayant massivement voté « non » au référendum européen, le candidat centriste ne semble pas avoir réussi à fédérer un vote anti-Sarkozy de gauche, ni à capter une part du vote frontiste. François Bayrou ne perce pas non plus dans le Midi méditerranéen. La carte Bayrou est donc celle d'une France centriste étendue, à la fois rurale et urbaine, qui est aussi celle d'une France « dynamique » et « ouverte », qui gagne de la population ou qui en attire.

La mosaïque des petits candidats

La carte a été établie en prenant en compte le « petit candidat » arrivé en tête dans chaque canton. Étant donné l'écart de score entre Olivier Besancenot et les autres candidats, ce dernier n'a pas été intégré dans la liste. Philippe de Villiers arrive en tête dans toute la moitié nord du pays. Ses quelques points d'appui dans le sud correspondent à des fiefs du FN et montrent que Philippe de Villiers a pu récupérer une partie de l'électorat de Le Pen. C'est notamment le cas dans le Vaucluse où il a pu s'appuyer sur l'implantation de Jacques Bompard.

Frédéric Nihous, le candidat de CPNT, est en tête des petits candidats dans la Somme, le Pas-de-Calais et l'arrière-pays dunkerquois, le Cotentin et le littoral du Calvados, la Gironde (excepté l'agglomération bordelaise), une partie des Landes et du Gers ainsi que des cantons de montagne dispersés. Le PC arrive encore en tête dans ses bastions... mais il n'y devance plus que les petits partis. On voit ainsi apparaître le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, la Lorraine sidérurgique, quelques points d'appui en Ile-de-France, le Centre-Bretagne puis les « campagnes rouges » dans le Cher, l'Allier, le Limousin, la Dordogne et les Landes.

À sa gauche, Arlette Laguiller ne peut compter que sur quelques cantons industriels durement touchés par la crise au nord d'une ligne Le Havre-Nancy. José Bové, lui, a rencontré un écho plus favorable dans les campagnes pauvres du Grand Sud (Aveyron, le nord du Gard, la Lozère...). On retrouve ensuite des cantons de montagne pauvres et enclavées : sud du Pays basque, Ariège, haute-vallée de l'Aude, Diois et Briançonnais. La candidate des Verts bénéficie, quant à elle, d'une implantation très urbaine et assez aisée, concentrée dans les grandes métropoles.

* Directeur du laboratoire MTG-Université de Rouen. ** Directeur adjoint du département Opinion publique de l'Ifop. Les cartes ont été réalisées par Céline Colange (doctorante-Université de Rouen) et Jean-Paul Gosset (assistant ingénieur CNRS-UMR IDEES-Université de Rouen).


La candidate socialiste s'est imposée dans la France de l'Ouest alors que Nicolas Sarkozy a engagé la conquête de l'Est sur les terres frontistes.

Sarkozy et l'électorat du FN

Lorsque l'on compare le score de Nicolas Sarkozy en 2007 avec le total droite (Chirac, Madelin, Boutin) de 2002, on remarque la très grande symétrie avec la carte d'implantation du Front national. Les gains ont été très importants dans tous les départements méditerranéens (avec 43,6 % des voix, Sarkozy a obtenu son record dans les Alpes-Maritimes). L'Alsace et Rhône-Alpes, deux autres places fortes de l'extrême droite, ont également vu le score de la droite nettement progresser. De même que dans les départements de la grande périphérie francilienne (Loiret, Aube, Eure-et-Loir, Oise, Seine-et-Marne, Yonne et Eure).

L'entreprise n'a pas fonctionné avec la même efficacité partout. Dans le Pas-de-Calais, l'Aisne, une partie des Ardennes, en Haute-Marne ou en Lorraine, Jean-Marie Le Pen parvenait à maintenir des scores assez importants (23 % à Freyming-Merlebach en Moselle, 21 % à Harnes dans le Pas-de-Calais, 19 % à Saint-Dizier en Haute-Marne par exemple). Dans ces régions, la base sociologique de l'électorat FN est beaucoup plus ouvrière et populaire qu'ailleurs et n'a semble-t-il pas été aussi tentée par le vote Sarkozy qu'en Paca ou dans le Languedoc-Roussillon.

Il faut également voir dans la performance de Nicolas Sarkozy le résultat d'une très forte mobilisation de ce que l'on pourrait appeler la « droite sociologique ». Les exemples sont nombreux en Ile-de-France : Neuilly (72 %), Le Chesnay (52 %), Garches (49,8 %), Boulogne (49 %), Versailles (47 %), sans oublier les arrondissements parisiens chics : 64 % dans le XVIe, 58,5 % dans le VIIIe et 56 % dans le VIIe. On retrouve le même « sur-vote » Sarkozy dans les enclaves riches des grandes agglomérations : 62 % à Bondues dans la métropole lilloise, 50,4 % à Écully, près de Lyon. On observe un phénomène similaire dans les zones de montagne où sont implantées des stations de sports d'hiver (Savoie et Haute-Savoie) et dans les riches terres agricoles : vignoble champenois et de Bourgogne, Beauce et Brie. Nicolas Sarkozy a également enregistré de forts résultats dans des fiefs des chasseurs (la baie de Somme, à l'embouchure de la Seine, dans la baie d'Isigny, le Cotentin, le Médoc).



Royal et la nouvelle géographie du PS

La carte d'évolution du vote Ségolène Royal révèle une nouvelle et surprenante géographie du vote socialiste. La candidate fait globalement moins bien que le total des voix de gauche en 2002 au sein d'un vaste triangle Nice-Caen-Strasbourg. Les scores de Royal apparaissent faibles dans les espaces périurbains des grandes agglomérations, notamment au sein des périphéries parisiennes ou lyonnaises. Mais la candidate socialiste progresse dans des territoires moins attendus. À partir de son fief des Deux-Sèvres, elle reconquiert une large partie du Sud-Ouest radical : elle s'impose dans un Limousin laissé en « friche » électorale par Jacques Chirac et labouré par François Hollande, mais gagne également des voix dans le Béarn de François Bayrou. Les gains sont également significatifs dans les bastions socialistes des Landes, de l'Ariège, de l'Aude et des Cévennes, où les voix de gauche avaient fait cruellement défaut à Lionel Jospin. Bénéficiant d'un vote utile, Ségolène Royal fait parallèlement progresser le score socialiste là où les « petits candidats » avaient obtenu des scores élevés en 2002, en Bretagne, dans les Alpes du Sud, les Ardennes, la Somme...

L'électorat royaliste reste plus que celui des deux autres « grands » candidats calé sur les terres ouvrières, à l'Est (sillon mosellan, bassins miniers...) mais aussi à l'Ouest. C'est une « première » pour la gauche que d'attirer massivement vers elle les « ouvriers » de l'Ouest, ceux qui votent traditionnellement « oui » à l'Europe et « non » à Le Pen. En cela, Ségolène Royal est l'une des premières candidates socialistes à parvenir à vraiment percer à la fois dans les terres de centre gauche (la droite chrétienne des années 1960-1970) et dans les bastions traditionnels « de la gauche de la gauche ».

Cependant, cette percée relative dans ces « bastions rouges » s'est effectuée principalement sur les bases d'un vote utile, qui a très largement épuisé, dès le premier tour, les réserves traditionnelles « à sa gauche ». La carte masque également la forte implantation urbaine de Ségolène Royal : elle y bénéficie notamment de sa bonne audience chez les jeunes (en particulier les nouveaux inscrits). Néanmoins, cette implantation se limite le plus souvent au centre-ville des grandes agglomérations et dans certaines banlieues : son audience diminue dès la première couronne périphérique (c'est particulièrement net à Strasbourg, Lyon, Besançon, Lille...).



Bayrou : permanences et nouveautés du vote centriste

La carte d'évolution du vote Bayrou reflète trois zones de forces et deux zones de faiblesses. La première zone de force s'apparente aux terres traditionnelles de la droite catholique, étudiées dès 1913 par André Siegfried : la plus vieille et la plus stable carte électorale de France qui avait majoritairement voté pour Édouard Balladur en 1995 et Raymond Barre en 1988 : le Grand Ouest, le Béarn, les Causses, la Loire, la Savoie, ­l'Alsace... Une partie de l'électorat chiraquien traditionnel du Massif Central (en Corrèze, notamment) a préféré Bayrou à l'héritier droitier Sarkozy.

La seconde zone de progression du candidat centriste se retrouve dans les villes, et les périphéries urbaines, notamment dans les quartiers de classes moyennes et aisées (Yvelines, Angers, Caen, Grenoble, arrondissements parisiens). La troisième zone de progression correspond à des espaces où l'extrême droite a beaucoup chuté depuis 2002 : l'Alsace, la grande couronne parisienne et la Savoie. François Bayrou ne parvient pas en revanche à progresser dans deux espaces marqués par la présence du FN. Dans le Grand Nord-Est, région ouvrière et populaire, ayant massivement voté « non » au référendum européen, le candidat centriste ne semble pas avoir réussi à fédérer un vote anti-Sarkozy de gauche, ni à capter une part du vote frontiste. François Bayrou ne perce pas non plus dans le Midi méditerranéen. La carte Bayrou est donc celle d'une France centriste étendue, à la fois rurale et urbaine, qui est aussi celle d'une France « dynamique » et « ouverte », qui gagne de la population ou qui en attire.

La mosaïque des petits candidats

La carte a été établie en prenant en compte le « petit candidat » arrivé en tête dans chaque canton. Étant donné l'écart de score entre Olivier Besancenot et les autres candidats, ce dernier n'a pas été intégré dans la liste. Philippe de Villiers arrive en tête dans toute la moitié nord du pays. Ses quelques points d'appui dans le sud correspondent à des fiefs du FN et montrent que Philippe de Villiers a pu récupérer une partie de l'électorat de Le Pen. C'est notamment le cas dans le Vaucluse où il a pu s'appuyer sur l'implantation de Jacques Bompard.

Frédéric Nihous, le candidat de CPNT, est en tête des petits candidats dans la Somme, le Pas-de-Calais et l'arrière-pays dunkerquois, le Cotentin et le littoral du Calvados, la Gironde (excepté l'agglomération bordelaise), une partie des Landes et du Gers ainsi que des cantons de montagne dispersés. Le PC arrive encore en tête dans ses bastions... mais il n'y devance plus que les petits partis. On voit ainsi apparaître le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, la Lorraine sidérurgique, quelques points d'appui en Ile-de-France, le Centre-Bretagne puis les « campagnes rouges » dans le Cher, l'Allier, le Limousin, la Dordogne et les Landes.

À sa gauche, Arlette Laguiller ne peut compter que sur quelques cantons industriels durement touchés par la crise au nord d'une ligne Le Havre-Nancy. José Bové, lui, a rencontré un écho plus favorable dans les campagnes pauvres du Grand Sud (Aveyron, le nord du Gard, la Lozère...). On retrouve ensuite des cantons de montagne pauvres et enclavées : sud du Pays basque, Ariège, haute-vallée de l'Aude, Diois et Briançonnais. La candidate des Verts bénéficie, quant à elle, d'une implantation très urbaine et assez aisée, concentrée dans les grandes métropoles.

* Directeur du laboratoire MTG-Université de Rouen. ** Directeur adjoint du département Opinion publique de l'Ifop. Les cartes ont été réalisées par Céline Colange (doctorante-Université de Rouen) et Jean-Paul Gosset (assistant ingénieur CNRS-UMR IDEES-Université de Rouen).


La candidate socialiste s'est imposée dans la France de l'Ouest alors que Nicolas Sarkozy a engagé la conquête de l'Est sur les terres frontistes.

Sarkozy et l'électorat du FN

Lorsque l'on compare le score de Nicolas Sarkozy en 2007 avec le total droite (Chirac, Madelin, Boutin) de 2002, on remarque la très grande symétrie avec la carte d'implantation du Front national. Les gains ont été très importants dans tous les départements méditerranéens (avec 43,6 % des voix, Sarkozy a obtenu son record dans les Alpes-Maritimes). L'Alsace et Rhône-Alpes, deux autres places fortes de l'extrême droite, ont également vu le score de la droite nettement progresser. De même que dans les départements de la grande périphérie francilienne (Loiret, Aube, Eure-et-Loir, Oise, Seine-et-Marne, Yonne et Eure).

L'entreprise n'a pas fonctionné avec la même efficacité partout. Dans le Pas-de-Calais, l'Aisne, une partie des Ardennes, en Haute-Marne ou en Lorraine, Jean-Marie Le Pen parvenait à maintenir des scores assez importants (23 % à Freyming-Merlebach en Moselle, 21 % à Harnes dans le Pas-de-Calais, 19 % à Saint-Dizier en Haute-Marne par exemple). Dans ces régions, la base sociologique de l'électorat FN est beaucoup plus ouvrière et populaire qu'ailleurs et n'a semble-t-il pas été aussi tentée par le vote Sarkozy qu'en Paca ou dans le Languedoc-Roussillon.

Il faut également voir dans la performance de Nicolas Sarkozy le résultat d'une très forte mobilisation de ce que l'on pourrait appeler la « droite sociologique ». Les exemples sont nombreux en Ile-de-France : Neuilly (72 %), Le Chesnay (52 %), Garches (49,8 %), Boulogne (49 %), Versailles (47 %), sans oublier les arrondissements parisiens chics : 64 % dans le XVIe, 58,5 % dans le VIIIe et 56 % dans le VIIe. On retrouve le même « sur-vote » Sarkozy dans les enclaves riches des grandes agglomérations : 62 % à Bondues dans la métropole lilloise, 50,4 % à Écully, près de Lyon. On observe un phénomène similaire dans les zones de montagne où sont implantées des stations de sports d'hiver (Savoie et Haute-Savoie) et dans les riches terres agricoles : vignoble champenois et de Bourgogne, Beauce et Brie. Nicolas Sarkozy a également enregistré de forts résultats dans des fiefs des chasseurs (la baie de Somme, à l'embouchure de la Seine, dans la baie d'Isigny, le Cotentin, le Médoc).



Royal et la nouvelle géographie du PS

La carte d'évolution du vote Ségolène Royal révèle une nouvelle et surprenante géographie du vote socialiste. La candidate fait globalement moins bien que le total des voix de gauche en 2002 au sein d'un vaste triangle Nice-Caen-Strasbourg. Les scores de Royal apparaissent faibles dans les espaces périurbains des grandes agglomérations, notamment au sein des périphéries parisiennes ou lyonnaises. Mais la candidate socialiste progresse dans des territoires moins attendus. À partir de son fief des Deux-Sèvres, elle reconquiert une large partie du Sud-Ouest radical : elle s'impose dans un Limousin laissé en « friche » électorale par Jacques Chirac et labouré par François Hollande, mais gagne également des voix dans le Béarn de François Bayrou. Les gains sont également significatifs dans les bastions socialistes des Landes, de l'Ariège, de l'Aude et des Cévennes, où les voix de gauche avaient fait cruellement défaut à Lionel Jospin. Bénéficiant d'un vote utile, Ségolène Royal fait parallèlement progresser le score socialiste là où les « petits candidats » avaient obtenu des scores élevés en 2002, en Bretagne, dans les Alpes du Sud, les Ardennes, la Somme...

L'électorat royaliste reste plus que celui des deux autres « grands » candidats calé sur les terres ouvrières, à l'Est (sillon mosellan, bassins miniers...) mais aussi à l'Ouest. C'est une « première » pour la gauche que d'attirer massivement vers elle les « ouvriers » de l'Ouest, ceux qui votent traditionnellement « oui » à l'Europe et « non » à Le Pen. En cela, Ségolène Royal est l'une des premières candidates socialistes à parvenir à vraiment percer à la fois dans les terres de centre gauche (la droite chrétienne des années 1960-1970) et dans les bastions traditionnels « de la gauche de la gauche ».

Cependant, cette percée relative dans ces « bastions rouges » s'est effectuée principalement sur les bases d'un vote utile, qui a très largement épuisé, dès le premier tour, les réserves traditionnelles « à sa gauche ». La carte masque également la forte implantation urbaine de Ségolène Royal : elle y bénéficie notamment de sa bonne audience chez les jeunes (en particulier les nouveaux inscrits). Néanmoins, cette implantation se limite le plus souvent au centre-ville des grandes agglomérations et dans certaines banlieues : son audience diminue dès la première couronne périphérique (c'est particulièrement net à Strasbourg, Lyon, Besançon, Lille...).



Bayrou : permanences et nouveautés du vote centriste

La carte d'évolution du vote Bayrou reflète trois zones de forces et deux zones de faiblesses. La première zone de force s'apparente aux terres traditionnelles de la droite catholique, étudiées dès 1913 par André Siegfried : la plus vieille et la plus stable carte électorale de France qui avait majoritairement voté pour Édouard Balladur en 1995 et Raymond Barre en 1988 : le Grand Ouest, le Béarn, les Causses, la Loire, la Savoie, ­l'Alsace... Une partie de l'électorat chiraquien traditionnel du Massif Central (en Corrèze, notamment) a préféré Bayrou à l'héritier droitier Sarkozy.

La seconde zone de progression du candidat centriste se retrouve dans les villes, et les périphéries urbaines, notamment dans les quartiers de classes moyennes et aisées (Yvelines, Angers, Caen, Grenoble, arrondissements parisiens). La troisième zone de progression correspond à des espaces où l'extrême droite a beaucoup chuté depuis 2002 : l'Alsace, la grande couronne parisienne et la Savoie. François Bayrou ne parvient pas en revanche à progresser dans deux espaces marqués par la présence du FN. Dans le Grand Nord-Est, région ouvrière et populaire, ayant massivement voté « non » au référendum européen, le candidat centriste ne semble pas avoir réussi à fédérer un vote anti-Sarkozy de gauche, ni à capter une part du vote frontiste. François Bayrou ne perce pas non plus dans le Midi méditerranéen. La carte Bayrou est donc celle d'une France centriste étendue, à la fois rurale et urbaine, qui est aussi celle d'une France « dynamique » et « ouverte », qui gagne de la population ou qui en attire.

La mosaïque des petits candidats

La carte a été établie en prenant en compte le « petit candidat » arrivé en tête dans chaque canton. Étant donné l'écart de score entre Olivier Besancenot et les autres candidats, ce dernier n'a pas été intégré dans la liste. Philippe de Villiers arrive en tête dans toute la moitié nord du pays. Ses quelques points d'appui dans le sud correspondent à des fiefs du FN et montrent que Philippe de Villiers a pu récupérer une partie de l'électorat de Le Pen. C'est notamment le cas dans le Vaucluse où il a pu s'appuyer sur l'implantation de Jacques Bompard.

Frédéric Nihous, le candidat de CPNT, est en tête des petits candidats dans la Somme, le Pas-de-Calais et l'arrière-pays dunkerquois, le Cotentin et le littoral du Calvados, la Gironde (excepté l'agglomération bordelaise), une partie des Landes et du Gers ainsi que des cantons de montagne dispersés. Le PC arrive encore en tête dans ses bastions... mais il n'y devance plus que les petits partis. On voit ainsi apparaître le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, la Lorraine sidérurgique, quelques points d'appui en Ile-de-France, le Centre-Bretagne puis les « campagnes rouges » dans le Cher, l'Allier, le Limousin, la Dordogne et les Landes.

À sa gauche, Arlette Laguiller ne peut compter que sur quelques cantons industriels durement touchés par la crise au nord d'une ligne Le Havre-Nancy. José Bové, lui, a rencontré un écho plus favorable dans les campagnes pauvres du Grand Sud (Aveyron, le nord du Gard, la Lozère...). On retrouve ensuite des cantons de montagne pauvres et enclavées : sud du Pays basque, Ariège, haute-vallée de l'Aude, Diois et Briançonnais. La candidate des Verts bénéficie, quant à elle, d'une implantation très urbaine et assez aisée, concentrée dans les grandes métropoles.

* Directeur du laboratoire MTG-Université de Rouen. ** Directeur adjoint du département Opinion publique de l'Ifop. Les cartes ont été réalisées par Céline Colange (doctorante-Université de Rouen) et Jean-Paul Gosset (assistant ingénieur CNRS-UMR IDEES-Université de Rouen).


La candidate socialiste s'est imposée dans la France de l'Ouest alors que Nicolas Sarkozy a engagé la conquête de l'Est sur les terres frontistes.

Sarkozy et l'électorat du FN

Lorsque l'on compare le score de Nicolas Sarkozy en 2007 avec le total droite (Chirac, Madelin, Boutin) de 2002, on remarque la très grande symétrie avec la carte d'implantation du Front national. Les gains ont été très importants dans tous les départements méditerranéens (avec 43,6 % des voix, Sarkozy a obtenu son record dans les Alpes-Maritimes). L'Alsace et Rhône-Alpes, deux autres places fortes de l'extrême droite, ont également vu le score de la droite nettement progresser. De même que dans les départements de la grande périphérie francilienne (Loiret, Aube, Eure-et-Loir, Oise, Seine-et-Marne, Yonne et Eure).

L'entreprise n'a pas fonctionné avec la même efficacité partout. Dans le Pas-de-Calais, l'Aisne, une partie des Ardennes, en Haute-Marne ou en Lorraine, Jean-Marie Le Pen parvenait à maintenir des scores assez importants (23 % à Freyming-Merlebach en Moselle, 21 % à Harnes dans le Pas-de-Calais, 19 % à Saint-Dizier en Haute-Marne par exemple). Dans ces régions, la base sociologique de l'électorat FN est beaucoup plus ouvrière et populaire qu'ailleurs et n'a semble-t-il pas été aussi tentée par le vote Sarkozy qu'en Paca ou dans le Languedoc-Roussillon.

Il faut également voir dans la performance de Nicolas Sarkozy le résultat d'une très forte mobilisation de ce que l'on pourrait appeler la « droite sociologique ». Les exemples sont nombreux en Ile-de-France : Neuilly (72 %), Le Chesnay (52 %), Garches (49,8 %), Boulogne (49 %), Versailles (47 %), sans oublier les arrondissements parisiens chics : 64 % dans le XVIe, 58,5 % dans le VIIIe et 56 % dans le VIIe. On retrouve le même « sur-vote » Sarkozy dans les enclaves riches des grandes agglomérations : 62 % à Bondues dans la métropole lilloise, 50,4 % à Écully, près de Lyon. On observe un phénomène similaire dans les zones de montagne où sont implantées des stations de sports d'hiver (Savoie et Haute-Savoie) et dans les riches terres agricoles : vignoble champenois et de Bourgogne, Beauce et Brie. Nicolas Sarkozy a également enregistré de forts résultats dans des fiefs des chasseurs (la baie de Somme, à l'embouchure de la Seine, dans la baie d'Isigny, le Cotentin, le Médoc).



Royal et la nouvelle géographie du PS

La carte d'évolution du vote Ségolène Royal révèle une nouvelle et surprenante géographie du vote socialiste. La candidate fait globalement moins bien que le total des voix de gauche en 2002 au sein d'un vaste triangle Nice-Caen-Strasbourg. Les scores de Royal apparaissent faibles dans les espaces périurbains des grandes agglomérations, notamment au sein des périphéries parisiennes ou lyonnaises. Mais la candidate socialiste progresse dans des territoires moins attendus. À partir de son fief des Deux-Sèvres, elle reconquiert une large partie du Sud-Ouest radical : elle s'impose dans un Limousin laissé en « friche » électorale par Jacques Chirac et labouré par François Hollande, mais gagne également des voix dans le Béarn de François Bayrou. Les gains sont également significatifs dans les bastions socialistes des Landes, de l'Ariège, de l'Aude et des Cévennes, où les voix de gauche avaient fait cruellement défaut à Lionel Jospin. Bénéficiant d'un vote utile, Ségolène Royal fait parallèlement progresser le score socialiste là où les « petits candidats » avaient obtenu des scores élevés en 2002, en Bretagne, dans les Alpes du Sud, les Ardennes, la Somme...

L'électorat royaliste reste plus que celui des deux autres « grands » candidats calé sur les terres ouvrières, à l'Est (sillon mosellan, bassins miniers...) mais aussi à l'Ouest. C'est une « première » pour la gauche que d'attirer massivement vers elle les « ouvriers » de l'Ouest, ceux qui votent traditionnellement « oui » à l'Europe et « non » à Le Pen. En cela, Ségolène Royal est l'une des premières candidates socialistes à parvenir à vraiment percer à la fois dans les terres de centre gauche (la droite chrétienne des années 1960-1970) et dans les bastions traditionnels « de la gauche de la gauche ».

Cependant, cette percée relative dans ces « bastions rouges » s'est effectuée principalement sur les bases d'un vote utile, qui a très largement épuisé, dès le premier tour, les réserves traditionnelles « à sa gauche ». La carte masque également la forte implantation urbaine de Ségolène Royal : elle y bénéficie notamment de sa bonne audience chez les jeunes (en particulier les nouveaux inscrits). Néanmoins, cette implantation se limite le plus souvent au centre-ville des grandes agglomérations et dans certaines banlieues : son audience diminue dès la première couronne périphérique (c'est particulièrement net à Strasbourg, Lyon, Besançon, Lille...).



Bayrou : permanences et nouveautés du vote centriste

La carte d'évolution du vote Bayrou reflète trois zones de forces et deux zones de faiblesses. La première zone de force s'apparente aux terres traditionnelles de la droite catholique, étudiées dès 1913 par André Siegfried : la plus vieille et la plus stable carte électorale de France qui avait majoritairement voté pour Édouard Balladur en 1995 et Raymond Barre en 1988 : le Grand Ouest, le Béarn, les Causses, la Loire, la Savoie, ­l'Alsace... Une partie de l'électorat chiraquien traditionnel du Massif Central (en Corrèze, notamment) a préféré Bayrou à l'héritier droitier Sarkozy.

La seconde zone de progression du candidat centriste se retrouve dans les villes, et les périphéries urbaines, notamment dans les quartiers de classes moyennes et aisées (Yvelines, Angers, Caen, Grenoble, arrondissements parisiens). La troisième zone de progression correspond à des espaces où l'extrême droite a beaucoup chuté depuis 2002 : l'Alsace, la grande couronne parisienne et la Savoie. François Bayrou ne parvient pas en revanche à progresser dans deux espaces marqués par la présence du FN. Dans le Grand Nord-Est, région ouvrière et populaire, ayant massivement voté « non » au référendum européen, le candidat centriste ne semble pas avoir réussi à fédérer un vote anti-Sarkozy de gauche, ni à capter une part du vote frontiste. François Bayrou ne perce pas non plus dans le Midi méditerranéen. La carte Bayrou est donc celle d'une France centriste étendue, à la fois rurale et urbaine, qui est aussi celle d'une France « dynamique » et « ouverte », qui gagne de la population ou qui en attire.

La mosaïque des petits candidats

La carte a été établie en prenant en compte le « petit candidat » arrivé en tête dans chaque canton. Étant donné l'écart de score entre Olivier Besancenot et les autres candidats, ce dernier n'a pas été intégré dans la liste. Philippe de Villiers arrive en tête dans toute la moitié nord du pays. Ses quelques points d'appui dans le sud correspondent à des fiefs du FN et montrent que Philippe de Villiers a pu récupérer une partie de l'électorat de Le Pen. C'est notamment le cas dans le Vaucluse où il a pu s'appuyer sur l'implantation de Jacques Bompard.

Frédéric Nihous, le candidat de CPNT, est en tête des petits candidats dans la Somme, le Pas-de-Calais et l'arrière-pays dunkerquois, le Cotentin et le littoral du Calvados, la Gironde (excepté l'agglomération bordelaise), une partie des Landes et du Gers ainsi que des cantons de montagne dispersés. Le PC arrive encore en tête dans ses bastions... mais il n'y devance plus que les petits partis. On voit ainsi apparaître le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, la Lorraine sidérurgique, quelques points d'appui en Ile-de-France, le Centre-Bretagne puis les « campagnes rouges » dans le Cher, l'Allier, le Limousin, la Dordogne et les Landes.

À sa gauche, Arlette Laguiller ne peut compter que sur quelques cantons industriels durement touchés par la crise au nord d'une ligne Le Havre-Nancy. José Bové, lui, a rencontré un écho plus favorable dans les campagnes pauvres du Grand Sud (Aveyron, le nord du Gard, la Lozère...). On retrouve ensuite des cantons de montagne pauvres et enclavées : sud du Pays basque, Ariège, haute-vallée de l'Aude, Diois et Briançonnais. La candidate des Verts bénéficie, quant à elle, d'une implantation très urbaine et assez aisée, concentrée dans les grandes métropoles.

* Directeur du laboratoire MTG-Université de Rouen. ** Directeur adjoint du département Opinion publique de l'Ifop. Les cartes ont été réalisées par Céline Colange (doctorante-Université de Rouen) et Jean-Paul Gosset (assistant ingénieur CNRS-UMR IDEES-Université de Rouen).


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La candidate socialiste s'est imposée dans la France de l'Ouest alors que Nicolas Sarkozy a engagé la conquête de l'Est sur les terres frontistes.

Sarkozy et l'électorat du FN

Lorsque l'on compare le score de Nicolas Sarkozy en 2007 avec le total droite (Chirac, Madelin, Boutin) de 2002, on remarque la très grande symétrie avec la carte d'implantation du Front national. Les gains ont été très importants dans tous les départements méditerranéens (avec 43,6 % des voix, Sarkozy a obtenu son record dans les Alpes-Maritimes). L'Alsace et Rhône-Alpes, deux autres places fortes de l'extrême droite, ont également vu le score de la droite nettement progresser. De même que dans les départements de la grande périphérie francilienne (Loiret, Aube, Eure-et-Loir, Oise, Seine-et-Marne, Yonne et Eure).

L'entreprise n'a pas fonctionné avec la même efficacité partout. Dans le Pas-de-Calais, l'Aisne, une partie des Ardennes, en Haute-Marne ou en Lorraine, Jean-Marie Le Pen parvenait à maintenir des scores assez importants (23 % à Freyming-Merlebach en Moselle, 21 % à Harnes dans le Pas-de-Calais, 19 % à Saint-Dizier en Haute-Marne par exemple). Dans ces régions, la base sociologique de l'électorat FN est beaucoup plus ouvrière et populaire qu'ailleurs et n'a semble-t-il pas été aussi tentée par le vote Sarkozy qu'en Paca ou dans le Languedoc-Roussillon.

Il faut également voir dans la performance de Nicolas Sarkozy le résultat d'une très forte mobilisation de ce que l'on pourrait appeler la « droite sociologique ». Les exemples sont nombreux en Ile-de-France : Neuilly (72 %), Le Chesnay (52 %), Garches (49,8 %), Boulogne (49 %), Versailles (47 %), sans oublier les arrondissements parisiens chics : 64 % dans le XVIe, 58,5 % dans le VIIIe et 56 % dans le VIIe. On retrouve le même « sur-vote » Sarkozy dans les enclaves riches des grandes agglomérations : 62 % à Bondues dans la métropole lilloise, 50,4 % à Écully, près de Lyon. On observe un phénomène similaire dans les zones de montagne où sont implantées des stations de sports d'hiver (Savoie et Haute-Savoie) et dans les riches terres agricoles : vignoble champenois et de Bourgogne, Beauce et Brie. Nicolas Sarkozy a également enregistré de forts résultats dans des fiefs des chasseurs (la baie de Somme, à l'embouchure de la Seine, dans la baie d'Isigny, le Cotentin, le Médoc).



Royal et la nouvelle géographie du PS

La carte d'évolution du vote Ségolène Royal révèle une nouvelle et surprenante géographie du vote socialiste. La candidate fait globalement moins bien que le total des voix de gauche en 2002 au sein d'un vaste triangle Nice-Caen-Strasbourg. Les scores de Royal apparaissent faibles dans les espaces périurbains des grandes agglomérations, notamment au sein des périphéries parisiennes ou lyonnaises. Mais la candidate socialiste progresse dans des territoires moins attendus. À partir de son fief des Deux-Sèvres, elle reconquiert une large partie du Sud-Ouest radical : elle s'impose dans un Limousin laissé en « friche » électorale par Jacques Chirac et labouré par François Hollande, mais gagne également des voix dans le Béarn de François Bayrou. Les gains sont également significatifs dans les bastions socialistes des Landes, de l'Ariège, de l'Aude et des Cévennes, où les voix de gauche avaient fait cruellement défaut à Lionel Jospin. Bénéficiant d'un vote utile, Ségolène Royal fait parallèlement progresser le score socialiste là où les « petits candidats » avaient obtenu des scores élevés en 2002, en Bretagne, dans les Alpes du Sud, les Ardennes, la Somme...

L'électorat royaliste reste plus que celui des deux autres « grands » candidats calé sur les terres ouvrières, à l'Est (sillon mosellan, bassins miniers...) mais aussi à l'Ouest. C'est une « première » pour la gauche que d'attirer massivement vers elle les « ouvriers » de l'Ouest, ceux qui votent traditionnellement « oui » à l'Europe et « non » à Le Pen. En cela, Ségolène Royal est l'une des premières candidates socialistes à parvenir à vraiment percer à la fois dans les terres de centre gauche (la droite chrétienne des années 1960-1970) et dans les bastions traditionnels « de la gauche de la gauche ».

Cependant, cette percée relative dans ces « bastions rouges » s'est effectuée principalement sur les bases d'un vote utile, qui a très largement épuisé, dès le premier tour, les réserves traditionnelles « à sa gauche ». La carte masque également la forte implantation urbaine de Ségolène Royal : elle y bénéficie notamment de sa bonne audience chez les jeunes (en particulier les nouveaux inscrits). Néanmoins, cette implantation se limite le plus souvent au centre-ville des grandes agglomérations et dans certaines banlieues : son audience diminue dès la première couronne périphérique (c'est particulièrement net à Strasbourg, Lyon, Besançon, Lille...).



Bayrou : permanences et nouveautés du vote centriste

La carte d'évolution du vote Bayrou reflète trois zones de forces et deux zones de faiblesses. La première zone de force s'apparente aux terres traditionnelles de la droite catholique, étudiées dès 1913 par André Siegfried : la plus vieille et la plus stable carte électorale de France qui avait majoritairement voté pour Édouard Balladur en 1995 et Raymond Barre en 1988 : le Grand Ouest, le Béarn, les Causses, la Loire, la Savoie, ­l'Alsace... Une partie de l'électorat chiraquien traditionnel du Massif Central (en Corrèze, notamment) a préféré Bayrou à l'héritier droitier Sarkozy.

La seconde zone de progression du candidat centriste se retrouve dans les villes, et les périphéries urbaines, notamment dans les quartiers de classes moyennes et aisées (Yvelines, Angers, Caen, Grenoble, arrondissements parisiens). La troisième zone de progression correspond à des espaces où l'extrême droite a beaucoup chuté depuis 2002 : l'Alsace, la grande couronne parisienne et la Savoie. François Bayrou ne parvient pas en revanche à progresser dans deux espaces marqués par la présence du FN. Dans le Grand Nord-Est, région ouvrière et populaire, ayant massivement voté « non » au référendum européen, le candidat centriste ne semble pas avoir réussi à fédérer un vote anti-Sarkozy de gauche, ni à capter une part du vote frontiste. François Bayrou ne perce pas non plus dans le Midi méditerranéen. La carte Bayrou est donc celle d'une France centriste étendue, à la fois rurale et urbaine, qui est aussi celle d'une France « dynamique » et « ouverte », qui gagne de la population ou qui en attire.

La mosaïque des petits candidats

La carte a été établie en prenant en compte le « petit candidat » arrivé en tête dans chaque canton. Étant donné l'écart de score entre Olivier Besancenot et les autres candidats, ce dernier n'a pas été intégré dans la liste. Philippe de Villiers arrive en tête dans toute la moitié nord du pays. Ses quelques points d'appui dans le sud correspondent à des fiefs du FN et montrent que Philippe de Villiers a pu récupérer une partie de l'électorat de Le Pen. C'est notamment le cas dans le Vaucluse où il a pu s'appuyer sur l'implantation de Jacques Bompard.

Frédéric Nihous, le candidat de CPNT, est en tête des petits candidats dans la Somme, le Pas-de-Calais et l'arrière-pays dunkerquois, le Cotentin et le littoral du Calvados, la Gironde (excepté l'agglomération bordelaise), une partie des Landes et du Gers ainsi que des cantons de montagne dispersés. Le PC arrive encore en tête dans ses bastions... mais il n'y devance plus que les petits partis. On voit ainsi apparaître le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, la Lorraine sidérurgique, quelques points d'appui en Ile-de-France, le Centre-Bretagne puis les « campagnes rouges » dans le Cher, l'Allier, le Limousin, la Dordogne et les Landes.

À sa gauche, Arlette Laguiller ne peut compter que sur quelques cantons industriels durement touchés par la crise au nord d'une ligne Le Havre-Nancy. José Bové, lui, a rencontré un écho plus favorable dans les campagnes pauvres du Grand Sud (Aveyron, le nord du Gard, la Lozère...). On retrouve ensuite des cantons de montagne pauvres et enclavées : sud du Pays basque, Ariège, haute-vallée de l'Aude, Diois et Briançonnais. La candidate des Verts bénéficie, quant à elle, d'une implantation très urbaine et assez aisée, concentrée dans les grandes métropoles.

* Directeur du laboratoire MTG-Université de Rouen. ** Directeur adjoint du département Opinion publique de l'Ifop. Les cartes ont été réalisées par Céline Colange (doctorante-Université de Rouen) et Jean-Paul Gosset (assistant ingénieur CNRS-UMR IDEES-Université de Rouen).


http://www.lefigaro.fr/election-presidentielle-2007/20070505.FIG000000732_ce_que_le_premier_tour_a_deja_change.html

Ecrit par : Henri Grégoire | 05 mai 2007

Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants,
lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,
lorsque finalement les jeunes gens méprisent les lois, parce qu'ils ne reconnaissent plus au-dessus d'eux l'autorité de rien ni de personne,
alors c'est là, en toute beauté et en toute jeunesse,
le début de la tyrannie.

Platon

Ecrit par : Pendariès | 05 mai 2007

Bonjour à tous,
La 3ème édition du Festival Européen Latin Grec aura lieu du 11 au 13 mai à Nantes, et le 20 mai au château de Josselin (Morbihan)
P.S. (post-scriptum !!!!) : puisqu'on ne peut envoyer de pièces jointes, je tiens à votre disposition les documents pédagogiques donnant toutes les précisons ad hoc. il vous sufft de les demander par mail à mon collègue [email protected]
P.P.S. je ne dirai rien sur les élections ; je pense comme JPB que le niveau de certaines interventions est absolument indigne et relève davantage de l'éructation glaviotante que du débat démocratique. Au cas où certains se feraient encore des illusions, la nouvelle pensée unique ne vaut pas mieux que l'ancienne, et pour les mêmes raisons : totale incapacité de penser la nuance et d'analyser la difficulté du réel. Nous sommes pourtant des littéraires, souvent, non ?
P.P.S. Bien sûr que JPB sera déçu, s'il ne l'est pas déjà.

Ecrit par : FGuichard | 05 mai 2007

alors c'est là, en toute beauté et en toute jeunesse,
le début de la tyrannie.

Platon

Ecrit par : Pendariès | 05 mai 2007

Pendaries, laisse-t'il entendre que Nicolas Sarkozi a l'étoffe d'un tyran?
La tyrannie pour les grecs est l'usurpation et l'exercice du pouvoir absolu.

Ecrit par : buntovchik | 05 mai 2007

"Lorsque je parlais de 1933 je me referais à la crise politique allemande (inflation du mark, instabilité politique, méfiance "populaire" envers les élites politiques et culturelles) qui a permis l'élection légale d'un certain Adolf Hitler, qui ne semblait pas forcément si dangereux à l'époque...

Ecrit Gelsomina

L'ennui c'est qu'il a écrit Mein Kampf en 1925-26 et qu'en 33 fallait vraiment être cave ou en pleine dissonance cognitive, comme la majorité des Allemands pour ne pas savoir à qui on avait affaire...

Mais bon, chacun réécrit l'histoire comme il l'entend.
Lisez donc de Sebastian Haffner, "Histoire d'un Allemand," sur cette période, justement, et cela vous ouvrira des horizons visiblement insoupçonnés. L'ordre juste de Royal vous apparaîtra alors, du moins faut-il l'espérer, sous un autre jour, dans une perspective qui devrait vous faire réfléchir sur les relations incestueuses des totalitarismes réels: le rouge dont vous vous sentez sentimentalement si proche et le brun, avec lequel Sarkozy n'a vraiment rien à voir, sauf dans votre fantasme.

Et c'est bien cette propension au délire onirique de la nation allemande, prête à gober n'importe quoi pour oublier sa déchéance, qui a permis à Hitler de gagner en 33.

Vos profs d'histoire ont vraiment raté leur coup!

Ecrit par : Cadichon | 03 mai 2007

Visiblement, je n'ai ni la culture ni la rhétorique nécessaire pour poursuivre le débat... merci pour les conseils de lecture, je vais m'efforcer d'enrichir ma réflexion.
Mes profs d'histoire ont fait ce qu'ils ont pu avec la classe de tarés banlieusards et rebelles où j'étais. De mes années collège et lycée, je n'ai eu que peu de professeur qui m'ai vraiment ouvert les yeux. Une prof d'histoire et un prof de francais/latin. Quand aux chronologies, j'y ai eu droit mais à lépoque, je n'en comprenais pas le sens et l'intérêt. On fait de ces blocages parfois...

Pour conclure et finir ma participation à ce post, je n'ai jamais dit que l'élection de M. Sarkozy nous mènerait à la dictature dès lundi 07 mai 2007. J'ai juste émis un doute très fort sur le futur démocratique de la France sous la présidence du président de l'UMP. Comme dit plus haut, je n'envisage pas un instant de fuir la France de Nicolas Sarkozy. Je compte rester et résister à mon niveau contre son idéologie égocentriste, opportuniste et ultra-libérale.
Je regrette seulement une chose, c'est de m'apercevoir que des personnes dont je partage beaucoup d'idées sur le plan de l'instruction et de l'éducation sont les électeurs d'un homme politique aussi funeste (àmes yeux) que Nicolas Sarkozy.

"vous faire réfléchir sur les relations incestueuses des totalitarismes réels: le rouge dont vous vous sentez sentimentalement si proche et le brun, avec lequel Sarkozy n'a vraiment rien à voir, sauf dans votre fantasme."dixit Cadichon

Je trouve quand même hallucinant qu'un homme aussi intelligent et cultivé que vous puisse, sous prétexte que j'ai écrit être gauchiste, me cataloguer tout de suite du côté de Staline et compagnie. Où ai je écrit que j'étais staliniste???
Je me définis juste comme une humaniste née en 1977 qui considère que la majorité des progrès humains est venue d'hommes et de femmes de gauche. Bien sûr, mon inculture me fait peut être oublier les grandeurs accomplies par les non humanistes et les humanistes de droite...
Rassurez vous, je vais me cultiver loin des invectives d'IGG et de vos propres préjugés concernant ma personne.

Ecrit par : gelsomina | 05 mai 2007

"A Metz, un professeur de dessin a été licencié pour une caricature": http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3224,36-905442@51-905547,0.html

Ecrit par : Pendariès | 05 mai 2007

Buntovchik, votre conclusion n'est pas celle du raisonnement de Platon. Et, parlant des Grecs, dites plutôt, les Athéniens, à propos de "l'usurpation et l'exercice du pouvoir absolu". Mais je me souviens du Trésor et de la Ligue de Délos. Ha oui, Athènes, l'empire colonial athénien... La liberté de penser et de choisir pour les pays "alliés" (qui n'ont reçu aucune pression)... Bien sûr... Quel romantique vous faites...

Ecrit par : Pendariès | 05 mai 2007

FGuichard, merci à vous pour cette information. Il s'agit du festival qui avait vu le jour à Bécherel? ou je me trompe?

Ecrit par : Thalie | 05 mai 2007

Totale incapacité de penser la nuance et d'analyser la difficulté du réel. Nous sommes pourtant des littéraires, souvent, non ...

Ecrit par : FGuichard | 05 mai 2007

J'adore cette remarque...nous sommes pourtant des littéraires, souvent !
J'ai retrouvé ce matin en cherchant une référence dans un bouquin de Claude Simon un petit texte qu'un de mes anciens collègues de français du collège avait écrit à l'occasion de l'attribution du prix Nobel.

Fguichard, rien que pour vous j'en reproduis quelques lignes.

" Il oppose ce dont il parle: l'Histoire collective enlise l'individu dans sa débâcle, la prolifération végétale recouvre les gestes et les oeuvres des hommes, les mots et les images sont la dérision de l'homme et la proie des météores.
A l' encontre des idéologies (aujourd'hui le cynisme libéral et le technicisme triomphant, clamant une fois de plus les discours totalitaires de pouvoir et de maîtrise, pour couvrir le réel débordement de la vie et les désastres perpétrés par les hommes) l'écriture de Cl. SIMON est existentielle, pathétique: la nature, l'histoire sociale, l'individu y sont, chacun de manière irréductible à l'autre, de l'ordre du discontinu et du fragmentaire, proliférants, inépuisables, épuisants. Les rapports du réel, au réel, sont aussi des non-rapports, des restes ou des blessures".

Yves JANOT, le 27 octobre 1985.

Ecrit par : buntovchik | 05 mai 2007

Je me définis juste comme une humaniste née en 1977 qui considère que la majorité des progrès humains est venue d'hommes et de femmes de gauche. Bien sûr, mon inculture me fait peut être oublier les grandeurs accomplies par les non humanistes et les humanistes de droite...
Rassurez vous, je vais me cultiver loin des invectives d'IGG et de vos propres préjugés concernant ma personne.

Ecrit par : gelsomina | 05 mai 2007


Gelsomina,


Cadichon est un âne. Un âne réactionnaire, mais un ÂNE!


Pour lui, "La culture c'est comme la confiture, moins on en a plus on l'étale".


Ne vous laissez pas impressioner par ses citations sentencieuses et ses remarques méprisantes.


Je l'ai pris en flagrant délit de "révisionisme" à propos de l'histoire de la "Géopolitik, " due, notamment ,au Géographe et militaire allemand Karl Haushofer qui fût le Professeur de Rudolf Hess.


Les républicains de gauche ont besoin de vous ici->http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/

Ecrit par : Henri Grégoire | 05 mai 2007

Message personnel (désolé)

Henri Grégoire,
Pourriez-vous consulter vos mails ?
Merci

Ecrit par : Zorglub | 05 mai 2007

J'ai été longtemps sans passer par ici. Le peudo verbatim de ce qui est j'imagine de façon évidente Xavier Darcos en futur ministre de l'EN à tu et à toi avec JPB m'a laissé rêveur.
Au delà d'un peu d'enflure narcissique chez le rapporteur (Je suis proche du futur "puissant"), le gros des propos me semble plutôt décourageant et les problèmes mal compris.
Mais intervenir sur le fond du débat ici serait si long ...
Je renvoie à mon blog..
Ce n'était qu'une visite d'information. Ce que je lis, majoritairement, dans les commentaires m'afflige. Enfin, lundi, face à un sarkozysme annoncé, il faudra bien faire avec. Et Darcos vaut peut-être mieux que ce qu'on lui fait dire. Son bouquin à deux voix avec Meirieu ne portait pas la marque d'une fermeture totale. Wait and see.

Ecrit par : Sejan | 05 mai 2007

.P.S. je ne dirai rien sur les élections ; je pense comme JPB que le niveau de certaines interventions est absolument indigne et relève davantage de l'éructation glaviotante que du débat démocratique. Au cas où certains se feraient encore des illusions, la nouvelle pensée unique ne vaut pas mieux que l'ancienne, et pour les mêmes raisons : totale incapacité de penser la nuance et d'analyser la difficulté du réel. Nous sommes pourtant des littéraires, souvent, non ?
P.P.S. Bien sûr que JPB sera déçu, s'il ne l'est pas déjà.

Ecrit par : FGuichard


Eh bien, nous voilà d'accord. Il est tout de même fascinant , et même légèrement inquiétant, que certains intellectuels non-conformistes se laissent abuser à ce point.


Sans vouloir assimiler les conséquences des deux postures, bien entendu, l'entrée bruyante d'Alain Soral dans l'équipe de campagne de Jean-Marie Le PEN a sucité chez moi la même stupéfaction que le "coming out" sarkozien de JPB.


Dans les deux cas, ce sont des pamphlétaires brillants et des "débatters" redoutables.


Leurs analyses, même si elles manquent de profondeur, sont stimulantes.


Et pourtant!

Ce désir d'avenir de "Conseillers du Prince" et cette illusion que l'on va pouvoir ainsi agir sur le réel, ici faire reculer le pédagogisme, en faisant l'impasse sur la construction d'un "rapport de force" politique qui ne se restreigne pas à l'anecdotique et à la polémique, fût-elle brillante, me surprendra toujours.

Ecrit par : Henri Grégoire | 05 mai 2007

"Son bouquin à deux voix avec Meirieu...".
On se demande en effet quelle mouche avait piqué Darcos de se mettre à discuter avec le plus infâme coquin que le monde éducatif ait jamais eu à subir. Meirieu est un esprit faux, malveillant et préoccupé d'une seule chose, se construire à force de bavardage spécieux une image de "pédagogue" inspiré. Il faut une forte dose d'imprégnation sectaire, séjean, pour considérer que '"l'ouverture" soit du côté de Meirieu, alors que ce sinistre sire est au contraire d'un sectarisme et d'un intolérance caricaturaux.

Ecrit par : Jean | 05 mai 2007

"ce sinistre sire est au contraire d'un sectarisme et d'une intolérance caricaturaux."
Ecrit par : Jean | 05 mai 2007

Mais il est vrai que Meirieu apparaît comme un modèle d'ouverture comparé à ses dévôts !

Ecrit par : Un hussard | 05 mai 2007

Les commentaires (bien intentionnés, forcément — tout comme les intentions des pédagogistes) de ceux qi pensent que je vais rapidement retomber du haut de mes illusions (lesquelles ? Je suis dans le pragmatisme le plus total) me laissent parfaitement froid. Le "rapport de forces" est déjà là, et en cas d'élection de Royal, il ne sera pas en notre faveur. Parce que ce ne sont pas, justement, les bonne sintentions qui comptent : c'est le pouvoir. Relisez Hobbes, au lieu d'ânonner Marx.

La Sainte Nitouche annonce que si elle n'est pas élue, il y aura des émeutes en banlieue :

"Le candidat de droite est un danger pour l'unité de la République, pour la paix sociale, pour les services publics". "Il faut échapper à cette chape de plomb du pouvoir, des médias, des puissances financières. Il faut que le peuple se dresse, saisisse son bulletin de vote", a-t-elle exhorté.
Redoublant de pugnacité, elle a même brandi le risque de nouvelles émeutes en banlieue. "Le choix de Nicolas Sarkozy est un choix dangereux" et "à risque", avait-elle asséné sur RTL dans la matinée. Je "lance une alerte par rapport aux risques de cette candidature et aux violences et aux brutalités qui se déclencheront dans le pays". Alors qu'on lui demandait si le choix était, finalement, entre elle et le chaos, elle a opiné: "Il y a quelque chose de vrai dans cette vision des choses".
Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20070504.FAP0242/la_combattante_royal_joue_le_tout_pour_tout.html

C'est-à-dire, en clair, que le PS prépare une insurrection. Primo, ça s'appelle de la haute trahison dans pas mal de pays, et du non-respect des urnes ici. Secundo, s'il y a des mouvements divers et variés ici et là, j'espère bien qu'il y aura une enquête sérieuse, et que l'on épinglera tous les responsables — "la main qui a tiré, l'œil qui a visé, l'esprit qui a pensé". Comme des papillons. Si c'est le dernier argument de campagne de madame Royal, je la plains, d'un côté, et je l'accuse en même temps de tentative de déstabilisation d'une démocratie parlementaire. Qui se demande encore qui est fasciste, dans cette élection ? Qui s'appuie sur les lumpen — les futurs SA d'un PS révulsé par sa défaite ? — pour tenter d'inverser le scrutin ?
Ces gens-là me répugnent.
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mai 2007

Et Jean-Luc Mélenchon fait chorus. On pouvait attendre mieux de la gauche de la gauche — mais non seulement elle n'a pas su se distinguer assez tôt, et rompre avec un parti droitier, non seulement elle a appris la reptation sous les jupes de Ségolène, mais maintenant elle n'est jamais que l'écho de sa maîtresse…
Pauvres types…
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mai 2007

Qu'importe l'ego de notre hôte qui a d'ailleurs toujours revendiqué un ego bien portant et tant mieux.
Cela fait des mois que l'on crie à la casse de l'école, qu'on se demande comment faire pour agir et défendre nos idées. Et là nous avons par le biais de JPB un moyen de faire entendre nos idées, et d'aucuns font la fine bouche, oubliant tout-à-coup les raisons mêmes qui les ont poussés à venir ici.
JPB parle avec Darcos! Et bien tant mieux! JPB est peut-être proche du futur ministère, et bien tant mieux! Mais qu'est-ce que vous voulez de mieux pour essayer de faire avancer nos idées? Cela fait des mois que nous nous lamentons pour savoir comment nous faire entendre!
Bien sûr qu'on ne baigne pas dans l'illusion totale; bien sûr que JPB n'est pas niais et sait bien que des économies vont être faites et que ce n'est pas un tapis de roses qui l'attend!
Mais bon sang une fois dans votre vie, soyez cohérents! Vous avez appelé de vos voeux la défense d'idées communes sur l'école, vous avez un porte-parole de taille qui peut se faire écouter et vous discutaillez sur l'ego du monsieur?
Lorsque vous êtes devant une classe de ZEP, vous comprenez ( dans votre chair) que la SEULE chose qui compte pour qu'ils s'en sortent, ces gamins, c'est l'école. Et que l'on ait plus ou moins de moyens, qu'on ait une économie plus ou moins libérale, ne changera pas grand-chose à l'affaire. Le budget de l'EN ne variera pas beaucoup que ce soit la gauche ou la droite qui passera. Par contre, la manière dont l'argent sera réparti, ça ce sera important. Et ça ,cela dépend des hommes qui sont dans le staff du ministre.
Alors poussons un peu plus JPB vers le ministère pour réussir à nous faire entendre.
Quant à ceux qui s'inquiètent pour son ego,ils me donnent l'impression d'être aigris, voire jaloux tout bonnement; et ça c'est bien typique de l'EN! Moi, je crois aux hommes, et quand ils font des choses bien, je m'en réjouis, tout simplement!
Soyons clair, je ne cherche pas à défendre notre hôte. Il est plus fort que moi pour le faire. Ce sont des principes de loyauté et de rigueur à l'égard de soi-même que j'essaie de défendre, des principes et des idées auxquels je ne renonce pas même s'ils m'obligent à me détacher d'une attitude de confort intellectuel qui était bien rassurante.

Ecrit par : Thalie | 05 mai 2007

C'est-à-dire, en clair, que le PS prépare une insurrection. Primo, ça s'appelle de la haute trahison dans pas mal de pays, et du non-respect des urnes ici. Secundo, s'il y a des mouvements divers et variés ici et là, j'espère bien qu'il y aura une enquête sérieuse, et que l'on épinglera tous les responsables — "la main qui a tiré, l'œil qui a visé, l'esprit qui a pensé". Comme des papillons. Si c'est le dernier argument de campagne de madame Royal, je la plains, d'un côté, et je l'accuse en même temps de tentative de déstabilisation d'une démocratie parlementaire. Qui se demande encore qui est fasciste, dans cette élection ? Qui s'appuie sur les lumpen — les futurs SA d'un PS révulsé par sa défaite ? — pour tenter d'inverser le scrutin ?
Ces gens-là me répugnent.
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mai 2007


Oulala!

JPB auriez-vous abusé de la "Dive Bouteille" chère à notre Maître à tous, Alcofribas Nasier?

Que cet ultime argument de campagne ne soit ni très heureux ni très opportun, j'en conviens volontiers.


Mais de là à écrire :

"C'est-à-dire, en clair, que le PS prépare une insurrection."


Il y a de la marge...


La fréquentation de la Droite "décomplexée" vous aurait-elle fait "disjoncter" et sauter à pieds joints dans la "reduction ad Hitlerum?

Les SA, JPB, les SA tout de même...

Ecrit par : Henri Grégoire | 05 mai 2007

Bravo, Jean-Paul , pour cette mise au point!
Je vous approuve à 200%, y compris sur la curieuse conception de la démocratie que se fait la Sainte-Nitouche la bien nommée. Son appel à l'insurrection d'hier matin m'a sidéré. Car c'était un appel à l'insurrection.
Votre "pragmatisme" me paraît en effet la seule attitude raisonnable, un tant soit peu constructive. Evidemment, il y a l'OCDE, etc., mais ce dont nous avons la certitude, c'est que la droite, au moins, n'est pas bouffie d'idéologie comme le sont de pied en cap le PS et les "pédagogistes" qui s'y blotissent.
Il est impossible que si Nicolas Sarkozy est élu, nous n'obtenions pas un minimum de désintoxication idéologique de l'Education nationale. Ce sera toujours ça de gagné, une ambiance un peu moins pourrie dans la maison.
Les enseignants votent traditionnellement à gauche, c'est vrai.
Mais quand la gauche est devenue un repaire de profiteurs et de faux-culs ("Je prêche pour l'école publique et je mets mes enfants à l'Ecole Alsacienne de Paris, la boîte privée la plus huppée d'Europe"), l'éthique même commande de faire barrage par tous les moyens démocratiques à cette gauche-là qui a trahi les intérêts du pays et menti au peuple.
Ce serait aussi la pire des naïveté de s'imaginer que la seule présence de Chevènement dans l'entourage de Royal suffira à combattre le lobby de pédagogistes staliniens qui entoure la dame.
Je pense comme vous qu'on ne peut porté à voter demain en faveur de Royal que par une singulière méconnaissance des véritables intérêts du peuple.

Ecrit par : Jean | 05 mai 2007

Henri Grégire cherche à nier l'évidence!
Le ton et les paroles de la Sainte-Nitouche hier matin étaient pourtant sans aucune ambiguïté: pour elle, la droite est illégitime (seule en effet la bonne pensée est légitime, seule la pensée unique est légitime). En vertu de quoi, elle attend de toute évidence que la rue combatte par la violence le résultat des urnes. Cela lui ferait plaisir. C'est édifiant, n'est-ce pas!
Henri Grégoire va-t-il continuer, après cela, à voter pour un tel personnage? Ce serait faire le grand écart!

Ecrit par : Jean | 05 mai 2007

"Reductio ad Hitlerum"? Dans la mesure où on a à faire à un candidat qui pense qu'on naît pédophile ou suicidaire, (clin d'oeil aux électeurs front national; si,si, le crime est génétique, aucun rachat possible), celle-ci me paraît hautement justifiée dans le cas de ce que beaucoup considèrent comme un candidat "danger public"!
Cadichon, vous êtes amie avec Jean-Marc Sylvestre? Et avec... ... ... Gilbert Sibieude? Comme je vous envie! On dit, jamais deux sans trois. Comme troisième, qui pouvez vous nous proposer de plus extraordinaire encore?
Puisqu'on en est aux confidences, je suis personnellement très ami avec Bernard Maris, (il est même le seul élève en piano que j'ai gardé). Et, à ce titre (et à beaucoup d'autres), je suis assez heureux de la volée qu'il flanque quasiment tous les vendredi matin à Sylvestre, sur France-Inter.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2007

"de celui que beaucoup considèrent", et à juste titre! Relire le dossier de "Marianne", et également celui de "Charlie", consacrés au candidat de l'UMP (et du front national).

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2007

et "tous les vendredis matin". Diable!

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2007

Jean-paul, bravo pour votre intervention.
Moi aussi ces gens me répugnent, depuis fort longtemps.
Demain, je vote Nicolas Sarkozy.

Ecrit par : Sylviane | 05 mai 2007

Un peu d'histoire contemporaine pour calmer le jeu.

DE LA RÉALITÉ DU SAC AUX FANTASMES DES SA (sic) DU PS...

Le 18 juillet 1981, Jacques Massié, chef du SAC de Marseille, est assassiné avec toute sa famille par ses amis qui le soupçonnent de vouloir les trahir au profit de la Gauche, dans un contexte d'extrême paranoïa anti-communiste. Le meurtre a lieu dans la bastide familiale, près d'Auriol.

Massié, chef local du SAC marseillais, est un simple brigadier de police qui avait, grâce aux réseaux gaullistes, décroché une place à l'école des inspecteurs à Cannes-Écluse (Seine-et-Marne). Ses absences répétées avaient laissé libre cours aux accusations de son adjoint, Jean-Joseph Maria, avec qui il était en conflit, qui le soupçonnait de trahison et de malversations.

En avril 1981, Massié prévient la police que Maria et l'un de ses fidèles, Lionel Collard, un ancien parachutiste, sont probablement derrière les coups de feu tirés quelques jours auparavant sur sa voiture. L'épouse du brigadier avait demandé à l'école de son fils de redoubler de vigilance. Au mois de juillet, une équipe recrutée par Maria et Collard prévoit de le kidnapper pour lui faire comprendre qu'il n'est pas question de livrer des secrets à la gauche locale, et aussi de récupérer des documents à son domicile, une bastide près d'Auriol, dans la campagne marseillaise.

Les repérages sont effectués par un curieux attelage. Jean-Bruno Finochietti est un instituteur aimé de ses élèves, dont les qualités pédagogiques seront encore louées par les parents et ses collègues après son inculpation. Didier Campana, un motard ayant fait quelques études de psychologie, Jean-François Massoni et Ange Poletti, aux personnalités sans relief, sont trois postiers syndiqués à la CGT.

Jean-Joseph Maria prétend avoir été colonel de paras. En réalité, il a été simple soldat dans des bureaux à Nancy et n'est qu'un très ordinaire directeur d'une entreprise familiale de peinture, en mal de reconnaissance. Le 18 juillet, à 15 heures, l'assaut est lancé.

Le calvaire va durer trois heures. Marie-Dominique Massié, l'épouse, son fils, Alexandre, âgé de 7 ans, sa mère, son père et le beau-frère sont rassemblés et ligotés au premier étage. Ils sont gardés par Finochietti, qui racontera qu'Alexandre s'est endormi avant que sa mère ne le supplie: "Ils nous tuent, sauve au moins l'enfant." Il ne fera rien, malgré la proximité d'une porte-fenêtre qui aurait permis de le laisser filer.

Vers 18 heures, le seul vrai para de la bande, Lionel Collard, tranche : "Il faut les descendre." Au bas de l'escalier, ils sont étranglés un par un par Collard, à l'aide d'une cordelette. Alexandre est le dernier. C'est Finochietti, l'instituteur modèle et père de deux enfants, qui le prend dans ses bras. Poletti le frappe à coups de tisonnier. N'en pouvant plus d'entendre ses râles, Finochietti l'achève d'un coup de couteau.

Les corps sont transportés par Collard et Massoni au fond d'une mine désaffectée. Finochietti, Poletti et Campana attendent le retour de Massié et le tuent vers 3 heures du matin.

Les déclarations de Marina Massié, la soeur, et l'empreinte de Finochietti retrouvée sur une bouteille dans la maison permettent de remonter la piste et de retrouver les corps. Finochietti craque le premier et avoue le crime. Campana indiquera : "On nous a dit qu'il s'agissait de l'exécution d'un ordre venu d'un niveau supérieur."

L'affaire entraînera la dissolution du SAC, le 3 août 1982. Les assises des Bouches-du-Rhône ont jugé, en mai 1985, Finochietti, Campana, Poletti, Massoni, qui ont plaidé coupable. Maria et Collard ont au contraire démenti toute participation.

Jean-Joseph Maria, Lionel Collard et Ange Poletti ont été condamnés à la réclusion à perpétuité, Jean-Bruno Finochietti et Didier Campana à vingt ans de prison et Jean-François Massoni à quinze. Tous ont, aujourd'hui, retrouvré la liberté. Pierre Debizet, inculpé et renvoyé, dans un premier temps, devant les assises, a bénéficié, après cassation, d'un non-lieu rendu par la Chambre d'accusation de Paris. Il est décédé en mai 1996.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tuerie_d'Auriol



QUIZZ: Qui était l'un des Patrons du SAC?


"Un Ricard, sinon rien!"

Ecrit par : Henri Grégoire | 05 mai 2007

Que doivent être alors les "dévots de Meirieu", un hussard?
Cela dit, je crois quand même que Meirieu est le plus retors et le plus dangereux de tous. C'est le maître à penser incontesté de toute cette bande de malfaiteurs. Allez sur le site qu'il a ouvert à sa propre gorification(www.meirieu.com) et vous comprendrez!

Thalie,
J'ai trouvé votre intervention d'une logique et d'une clarté absolues. Notre seule chance de réparer un petit peu les dégâts commis par les socialo-pédagos , c'est de participer aux affaires. Si l'auteur de La Fabrique du Crétin devait se retrouver un jour dans une équipe ministérielle, ce serait plus malin de s'en réjouir plutôt que de prendre une mine affligée et de dauber sur le fait que ce soit un gouvernement de droite. C'est toujours la même histoire: seule la pensée unique, c'est-à-dire socialiste, est légitime!

Ecrit par : Jean | 05 mai 2007

Ce qui rend suspects les efforts que Henri Grégoire déploie pour nous "informer", c'est qu'il ait déclaré qu'il allait voter pour la Madonne!

Ecrit par : Jean | 05 mai 2007

Thalie : bravo !
Tout pareil et pas mieux ... Quelques soient les raisons qui poussent JPB à s'engager, ce qui compte c'est le résultat. Qui peut prétendre ici qu'il ne vaut pas mieux JPB sous les lambris plutôt que Mérieu ?

Monsieur Brighelli que des hasards de la vie ou des ambitions moins glorieuses vous mènent près du pouvoir m'indiffère. Mais, de grâce, ne nous trahissez pas !

Je n’attends pas de vous des miracles, si vous parveniez à calmer un peu le délire ce serait déjà beaucoup !
Lourde responsabilité qui vous attend si ...

« - Mort aux cons !
- Vaste programme ... »
attribué à CdG (semble-t-il injustement, mais si c'est le cas, il doit le regretter !)

Ecrit par : Zorglub | 05 mai 2007

Henri Grégoire va-t-il continuer, après cela, à voter pour un tel personnage? Ce serait faire le grand écart!

Ecrit par : Jean | 05 mai 2007


Encore une petite leçon d'histoire contemporaine . Et hop!

ENCORE UNE PETITE LEçON D'HISTOIRE CONTEMPORAINE;

ET HOP!

Génération Occident - De l'extrême droite à la droite
de Frédéric Charpier
Seuil 2005 / 22 €- 144.1 ffr. / 353 pages
ISBN : 2-02-061413-8
FORMAT : 16x24 cm

L'auteur du compte rendu : Raphaël Muller, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, est allocataire-moniteur en histoire contemporaine à l'université de Paris I.

Recycler l’extrémisme

On les avait déjà croisé dans Génération, l’ouvrage d’Hervé Hamon et Patrick Rotman consacré à leur adversaires d’extrême gauche, on les retrouve en ce début d’année sous la plume de Frédéric Charpier dans un livre qui leur est exclusivement dédié : Génération Occident. Comme le souligne le titre, le lien entre les deux ouvrages, avec ici l’histoire des groupuscules, mouvements et autres partis d’extrême droite des années 1950 aux années 1980 est explicite, Patrick Rotman étant d’ailleurs l’éditeur de ce livre.

On retrouve le style alerte, le souffle épique qui fontt la force de Génération mais cette fois les héros se nomment Alain Madelin, Alain Robert, Patrick Devedjian, Gérard Longuet, Xavier Raufer, ou encore Pierre Sidos, Dominique Venner, François Duprat et non plus Henri Weber, Daniel Cohn-Bendit, Robert Linhart ou Benny Lévy… La méthode adoptée peut surprendre : en effet, l’auteur opère bien plus en journaliste d’investigation qu’en historien des idées, n’hésitant pas à citer longuement des documents en sa possession, qui n’apportent souvent pas grand chose à la compréhension des faits. Mais à vrai dire l’histoire d’Occident relève-t-elle vraiment de l’histoire des idées ? Existe-t-il une idéologie Occident ?

Au cœur de l’ouvrage, donc, Occident, créé en 1964. Ses fondateurs, parmi lesquels Alain Madelin, Gérard Longuet, Alain Robert et quelques autres, sont issus de la Fédération des Etudiants Nationalistes, mais contestent l’orientation donnée au mouvement par les chefs du mouvement, Dominique Venner et Alain de Benoist : ils refusent le renoncement à l’activisme, n’acceptent pas le rejet du christianisme, la critique de l’armée, le ralliement à une nouvelle patrie européenne. Au cœur de leur programme, un retour au nationalisme d’extrême droite le plus traditionnel, sans grande originalité, la volonté d’en «finir avec le régime», de «rendre sa grandeur à la France», de «placer l’homme dans son cadre normal : la famille, la profession, la province, la nation». Volonté aussi d’abolir «le suffrage universel, néfaste aux intérêts de la nation» et de combattre «les ennemis de l’intérieur» parmi lesquels on distingue «les puissances financières», «les francs-maçons», et bien entendu les «métèques» et les «marxistes au service de l’étranger». Mais, à vrai dire, plus que par son originalité idéologique ou la finesse de ses doctrinaires, Occident se fit surtout remarquer par son activisme : la violence – dirigée contre les deux ennemis principaux : les militants de gauche et le régime gaulliste - fut le principal trait caractéristique du mouvement, le noyau dur de sa «pensée».

Si les chahuts organisés au théâtre de l’Odéon en 1966 au cours des représentations des Paravents de Jean Genet, pour protester contre l’outrecuidance de l’auteur qui s’était permis de tourner l’armée française en ridicule, pouvaient passer pour relativement bon enfant, à condition d’oublier les propos haineux lancés contre le dramaturge, il n’en allait pas de même de l’expédition, beaucoup plus dramatique, lancée, en janvier 1967, contre le «comité Vietnam» de la fac de Rouen. Minutieusement préparé – Patrick Devedjan qui avait loué la camionnette destinée à acheminer les militants-casseurs n’aurait pas fait partie du voyage contrairement à Alain Madelin -, ce raid fut d’une violence extrême. Serge Bolloch, alors militant de la JCR, se retrouve dans le coma après avoir reçu sur la tête un coup de clé à molette. Ce sanglant fait d’arme marque le début du déclin d’Occident. Peut-être discrètement épaulée par les services secrets, la structure survit jusqu’à sa dissolution par le pouvoir à l’automne 1968. Entre temps, Occident est passé à côté de mai 1968, même si certains de ses militants n’hésitèrent pas à affronter les forces de l’ordre aux côtés des étudiants.

Après la fin d’Occident, de nombreux cadres, parmi lesquels Longuet, Madelin, Devedjan, prennent du champ, et décident de devenir respectables. Ayant transité par l’Institut d’histoire sociale de Georges Albertini, personnage trouble spécialisé dans la propagande anti-communiste, Alain Madelin se rapproche des Républicains Indépendants de Giscard et participe activement à l’organisation de la campagne de 1974, au même titre que Xavier Raufer, autre ancien d’Occident. Gérard Longuet, lui, transite par le CNPF. Mais d’autres ne choisissent pas la voie de la respectabilité : Alain Robert décide de faire renaître Occident sous le nom d’Ordre Nouveau. Par la suite, dans les années 1970, au cours d’épisodes d’une complexité extrême, une myriade d’organisations, de groupements, de partis nationalistes se succèdent, se chevauchent, s’allient, se déchirent, dans un contexte marquée par l’émergence progressive du Front National de Jean-Marie Le Pen, qui parvient progressivement à prendre l’ascendant sur une bonne partie de ces groupuscules extrémistes cherchant beaucoup plus à marquer leur territoires qu’à diffuser leurs idées. Ce qui frappe, c’est que les contacts ne sont pas pour autant coupés entre les amis d’hier : pour gagner un peu d’argent, Alain Robert et les siens participent au service d’ordre des Républicains indépendants au cours de la campagne présidentielle de 1974.

Après la dissolution d’Occident, le récit et l’analyse deviennent un peu difficiles à suivre, tant sont nombreuses les querelles de chapelle, mais cette période suscite surtout une interrogation doublée d’un malaise. Comment comprendre que les militants archi-violents des années 1960 aient pu devenir dans les années 1980 et 1990 des personnalités politiques influentes ? Car, ne nous leurrons pas, la notoriété posthume d’Occident doit beaucoup à la carrière des personnalités politiques qui en sont issues. Mais au-delà des cas emblématiques de Longuet, Madelin et Devedjan, comment comprendre que de jeunes nationalistes aient pu faire d’aussi brillantes carrières dans les cabinets ministériels ou préfectoraux ou dans les médias (de Valeurs Actuelles à Télé 7 Jours) ? Charpier décrit les étapes du recyclage des anciens d'Occident – passant notamment par les cercles albertiniens - mais leur réussite reste stupéfiante et difficile à comprendre. Non seulement leur passé ne leur a pas nui, mais il semble même les avoir aidé à gravir les degrés du cursus honorum.

Il faut en effet s’étonner que les plus hautes charges de la République aient été confiées à des hommes qui rêvaient d’abattre ce régime honni et d’envoyer «De Gaulle au poteau». Nul n’est certes tenu de rester fidèle aux "idéaux" de sa jeunesse et rien ne permet de douter de la sincérité de la conversion démocratique des anciens d’Occident, mais doit-on oublier qu’en guise de programme politique, ces hommes ont fait rimer militantisme politique - fût-il de droite - avec conservatisme réactionnaire, xénophobie haineuse, et surtout avec une violence délibérée, assumée, recherchée?...

Raphaël Muller

http://www.parutions.com/index.php?pid=1&rid;=6&srid;=366&ida;=5667

Ecrit par : Henri Grégoire | 05 mai 2007

Jean et Thalie vous m'avez convaincue d'aller voter. Pour une fois je vais taire ma haine pour ce tas de fumier puant de NS et je le voterai simplement pour permettre à JPB de faire partie de l'équipe.

J'apprécie énormément JPB et si son voeu se concrétise, je me dirai que j'aurai contribué à sa réussite...

Ce sera ma maigre consolation...de la présidentielle.

Je prendrai ma revanche aux législatives et je puis vous assurer que les UMPtistes devront serrer leurs fesses parce qu'il est indéniable que si je dois être capable du pire je ne me gênerai absolument point et leur ferai absolument pas de cadeaux....

Je suis candidate aux législatives. Je ne sais plus si je l'avais déjà dit...

Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 mai 2007

Ah ! Sandra ... Je n'aurais jamais imaginé assister à une conversion en direct !
Dire que je parlais de miracle il y a quelques instants ;-)

Ecrit par : Zorglub | 05 mai 2007

Zorglub, je le redis, c'est uniquement et seulement pour JPB, certainement pas parce que j'adhère à NS, loin de là....

On a du très vite comprendre ce que je pense de lui et c'est toujours valable....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 mai 2007

Je pense que beaucoup d'électeurs votent, comme vous, sans réelle adhésion et avec beaucoup de réserves pour NS.
Le commentaire précédent était juste une blague de potache, n'en soyez pas fâchée !

Ecrit par : Zorglub | 05 mai 2007

Ce sont des principes de loyauté et de rigueur à l'égard de soi-même que j'essaie de défendre, des principes et des idées auxquels je ne renonce pas même s'ils m'obligent à me détacher d'une attitude de confort intellectuel qui était bien rassurante.

Ecrit par : Thalie | 05 mai 2007

Le texte auquel nous ajoutons nos commentaires, Thalie, s'intitule "Gargantua". Relisez-le, et demandez-vous donc si la "loyauté" et la "rigueur" consistent à s'appuyer sur l'un des plus grands écrivains humanistes, pour finir par soutenir un candidat manifestement anti-humaniste (comme le rappelle Christophe Sibille) ?


Mais peut-être n'est-on pas à un paradoxe près, lorsqu'au nom du sacro-saint pragmatisme, on renonce à toute éthique.

Ecrit par : OGM | 05 mai 2007

Jean et Thalie vous m'avez convaincue d'aller voter. Pour une fois je vais taire ma haine pour ce tas de fumier puant de NS et je le voterai simplement pour permettre à JPB de faire partie de l'équipe.


Je suis candidate aux législatives. Je ne sais plus si je l'avais déjà dit...

Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 mai 2007


Ceci n'explique-il pas cela?

Ecrit par : Henri Grégoire | 05 mai 2007

Je ne suis pas fâchée bien au contraire, pour me fâcher il en faut bien plus que cela ! (rires)

Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 mai 2007

Je suis candidate aux législatives. Je ne sais plus si je l'avais déjà dit...

Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 mai 2007


Ceci n'explique-il pas cela?

Ecrit par : Henri Grégoire | 05 mai 2007

Henri Grégoire, je me moque de faire carrière dans la politique pour mes intérêts. J'ai décidé de m'engager parce que la palabre ça vient bien 5 minutes mais après il faut tenter du mieux que l'on peut d'appliquer ses convictions.

Vous le savez très bien, je ne peux pas supporter NS...Je le vote uniquement parce que JPB a peut-être des possibilités de rentrer dans l'équipe...

J'espère que ce sera le cas parce que je n'ai aucune envie d'être déçue....

Pour le reste je vous l'ai dit, les UMPtites devront serrer leurs fesses aux législatives, notamment à Metz, parce que là je peux vous garantir par écrit que je ne leur ferai aucun cadeau et je ne leur laisserai aucun répit...

Je devrai faire attention aux peaux de banane mais de ma part je peux vous dire que je ne serai pas une tendre non plus ! C'est même un euphémisme !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 mai 2007

".....taire ma haine pour ce tas de fumier puant de NS..."

Et voter pour lui.

Haïr à perdre la raison
Haïr à n'en savoir que dire
A n'avoir que LUI d'horizon
.......
Haïr à perdre la raison

Ecrit par : bernard | 05 mai 2007

Trouvé sur la Toile



LA MONDIALISATION DE LA CONNERIE

Ceux qui, il y a quelques années, ironisaient sur le niveau intellectuel des américains lorsqu’ils ont porté Georges W. Bush au pouvoir doivent se trouver bien marris d’être français au soir du premier tour de la présidentielle. Car comment ne pas rire de voir que les citoyens des classes moyennes ou populaires ont aidé à placer en tête du scrutin un homme qui demain va leur faire perdre leurs emplois en facilitant les délocalisations, détruire leur système de protection sociale, démolir leur système de retraite, diminuer les impôts des plus riches et augmenter ceux des plus pauvres (par l’augmentation de la TVA), redistribuer leur argent (celui de l’Etat) aux entreprises qui, elles-mêmes, le redistribueront à leurs actionnaires, démantèlera les services publics pour attribuer leurs fonctions à des sociétés privées qui s’empresseront d’augmenter les prix de tous les services.

Comment ce peuple qui se prétend le plus intelligent du monde peut-il se laisser abuser par ce bonimenteur de foire qui a vendu aux électeurs moyens la corde qui va servir à les pendre ?

Il faut croire qu’après la malbouffe à MacDo, les feuilletons télévisés débilitants, le journalisme de complaisance et la dégradation morale du personnel politique, la connerie aura, elle aussi, dans le cadre d’une mondialisation qu’on prétend inévitable, fini par traverser l’Atlantique.

[…]

C’est Georges W. Bush qui doit bien rigoler…

Ecrit par : Henri Grégoire | 05 mai 2007

Bernard, vous me critiquez maintenant de voter NS ne serait-ce que pour permettre à JPB d'atteindre ses ambitions ????

Vous me surprenez ! Je vous étonne peut-être mais je suis capable de faire beaucoup pour une personne que j'apprécie énormément et je le fais UNIQUEMENT EN CE SENS.

Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 mai 2007

"Un candidat anti-humaniste"...
Parce que la Sainte-Nitouche est humaniste, peut-être? Vous blaguez, OGM!

Ecrit par : Jean | 05 mai 2007

Mais non, je ne vous critique pas.
Ca se voulait gentil et culturel et c'est raté.
Je trouve que vous LE haïssez trop pour ne pas L'aimer un peu en secret.

Ecrit par : bernard | 05 mai 2007

Vous le savez très bien, je ne peux pas supporter NS...Je le vote uniquement parce que JPB a peut-être des possibilités de rentrer dans l'équipe...

J'espère que ce sera le cas parce que je n'ai aucune envie d'être déçue....



Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 mai 2007



Sandra,

J'apprécie vos contributions qui font avancer le "schmilblick" et je ne doute pas de votre totale bonne foi mais là c'est un peu énorme.

Avez-vous lu attentivement la dernière contribution de JPB:

"C'est-à-dire, en clair, que le PS prépare une insurrection. Primo, ça s'appelle de la haute trahison dans pas mal de pays, et du non-respect des urnes ici. Secundo, s'il y a des mouvements divers et variés ici et là, j'espère bien qu'il y aura une enquête sérieuse, et que l'on épinglera tous les responsables — "la main qui a tiré, l'œil qui a visé, l'esprit qui a pensé". Comme des papillons. Si c'est le dernier argument de campagne de madame Royal, je la plains, d'un côté, et je l'accuse en même temps de tentative de déstabilisation d'une démocratie parlementaire. Qui se demande encore qui est fasciste, dans cette élection ? Qui s'appuie sur les lumpen — les futurs SA d'un PS révulsé par sa défaite ? — pour tenter d'inverser le scrutin ?
Ces gens-là me répugnent.
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mai 2007"

je me permets de vous rappeller le vieil adage attribué à Jacques Chirac par Nicolas Domenach:

"Les centristes, on les roule dans la farine , on les fait frire et on les avale!"


Amicalement.

Ecrit par : Henri Grégoire | 05 mai 2007

Non Bernard je le hais et je ne l'apprécie vraiment pas. Mon choix est dédié à JPB ni plus ni moins.

Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 mai 2007

Henri Grégoire,arrêtez de me traiter de con ainsi que ma vieille maman,ainsi que mes cousins américains (ça date d'un mariage dans les années 45/50 ).

Ecrit par : bernard | 05 mai 2007

Henri je connais JPB et je le fais uniquement pour lui parce que je l'estime beaucoup, point barre.

Sinon les centristes ne peuvent être absorbés par l'UMP puisque nous devons par stratégie voir le PS exploser et imploser sous nos yeux pour devenir des oppsants farouches face à NS...

Nous ne serons donc pas roulés dans la farine !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 mai 2007

opposants je rectifie.

Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 mai 2007

Je rappelle également que Nicolas Sarkozy est le seul des douze candidats du premier tour à ne pas avoir pris position pour un moratoire sur les OGM. Cela cadre tout à fait avec le reste de sa politique...
Merci encore une fois à vous, Henri... Je crois qu'il faut se préparer à entrer en résistance. Beaucoup de personnages de l'entourage direct de Sarkozy, (à supposer qu'il leur laisse une once de pouvoir, tant le personnage est autocrate) sont des dangereux. Et, effectivement, George Bush doit se fendre la pipe.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2007

"Un candidat anti-humaniste"...
Parce que la Sainte-Nitouche est humaniste, peut-être? Vous blaguez, OGM!

Ecrit par : Jean | 05 mai 2007

Disons qu'elle a au moins une vision un peu moins déterministe de l'être humain, même si votre mauvaise foi vous empêche de le reconnaître.

Au fait, Jean, elle s'appelle Ségolène Royal. Je n'appelle pas votre chouchou Sarkoléon-Le-Petit, n'est-ce pas ?

Ecrit par : OGM | 05 mai 2007

Au fait, Jean, elle s'appelle Ségolène Royal. Je n'appelle pas votre chouchou Sarkoléon-Le-Petit, n'est-ce pas ?

Ecrit par : OGM | 05 mai 2007


C'est un des marqueurs linguistiques de la Droite dure, voire de l'Extrême-Droite, que de s'attaquer au physique de ses oppsants, à leur patronyme, souvenez-vous des basses attaques contre Pierre Mendès-France.


Seul, le Général de Gaulle refusait de faire de la politique "avec des boules puantes."

Bref, la droite est "génétiquement" programmée pour l'attaque a"d hominem" et non "ad rem"...


C'est pénible surtout quand on est sur un Blog qui voulait "donner des solutions pour une école de demain et démonter les dysfonctionnements de l'Education nationale."



On est bien loin du projet éditorial initial...



http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/

Ecrit par : Henri Grégoire | 05 mai 2007

Royal a introduit la présomption de culpabilité dans notre système juridique.

Royal a bousillé des dizaines de vie, grâce à ses circulaires. Des enseignants de ce pays ont été traînés dans la boue, atteints dans leur honneur, parfois emprisonnés... alors qu'ils étaient innocents.

Royal a permis la censure dans les établissements, grâce à ses circulaires.

Royal a été la première à remettre en cause les droits des enfants handicapés, grâce à ses circulaires.

Alors oui, reprenons tous en choeur :
Royal est une grande démocrate.
Royal est une grande humaniste...

Ecrit par : Un hussard | 05 mai 2007

"Un hussard", relisez-donc le dossier de Marianne consacré à Sarkozy!

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2007

Christophe Sibille, relisez donc les différentes circulaires Royal ! Je vous recommande les années 1998 et 1999.

Et en cadeau, ce lien sur une association de défense des personnes handicapées :

http://association.dsp.free.fr/tribunal.htm

Ecrit par : Un hussard | 05 mai 2007

Je n'ai par ailleurs jamais prétendu que Sarkozy était un grand humaniste.

Mais compte tenu de ce que nous réservent les directives européennes pour les prochaines années, je préfère que tous les pouvoirs ne soient pas concentrés entre les mains du chef de l'Etat.

Et notamment qu'il n'ait pas le contrôle des principales organisations syndicales du privé et du public.

Ecrit par : Un hussard | 05 mai 2007

Que SR annonce des émotions populaires séditieuses, organisées par son parti larvaire, relève de la fanfaronade risible de fin de campagne : dès le lendemain des élections ou à la rentrée de septembre, elle sera passée à la trappe dans un grand "Règlement de Compte à P.S. Corall", déjà prévu par les éléphants et éléphanteaux qu'elle a humiliés depuis des mois.
Voter blanc, ça peut ressembler aux mains blanches de Kant qui n'avait pas de mains , mais en Français très ordinaire, dans le doute je m'abstiendrai lâchement ! C'est trop "râlant" de se mordre les doigts, quelques mois après un scrutin "pourri", pour employer le vocabulaire si riche de nos élèves !
De toute façon les résultats sont "pliés" ...

Ecrit par : JPL | 05 mai 2007

Beaucoup de personnages de l'entourage direct de Sarkozy, (à supposer qu'il leur laisse une once de pouvoir, tant le personnage est autocrate) sont des dangereux.
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2007

Seriez-vous en train de rejoindre l'extrême-droite pour proclamer que Mme Veil est quelqu'un de dangereux, voire de criminel ? La loi Veil sur l'IVG vous aurait-elle traumatisé ?

Ecrit par : Un hussard | 05 mai 2007

Waoooww ! Cà bouge !

Sandra, je vous félicite pour votre choix. Voter, c'est choisir, même si le choix n'est pas engageant.
J'ai fait le même, et croyez vous que je raffole du petit Sarko ?
Croyez vous que son équipe me fasse grimper aux rideaux ? Quand je vois le petit Baroin, avec sa tête de première communiante, ou l'autre tanche de Douste Blazy, j'ai envie de vomir.
Mais sur l'école, et sur deux ou trois points qui me tiennent à coeur, le programme me convient.
Ségolène, tout est mauvais chez elle, y'a tout à jeter.
Et je ne suis pas prêt à supporter 5 ans ses remontrances et son arrogance. Sans parler de la joyeuse équipe qui l'entoure, et des germes de totalitarisme contenus dans ses vagues idées de démocratie participative et de jurys citoyens.
Encore bravo, Sandra, et faites en chier à l'UMP aux législatives, je me prépare à en faire autant en réélisant mon député UDF.

Ecrit par : yann | 05 mai 2007

"Un candidat anti-humaniste"...
Parce que la Sainte-Nitouche est humaniste, peut-être? Vous blaguez, OGM!

Ecrit par : Jean | 05 mai 2007

Disons qu'elle a au moins une vision un peu moins déterministe de l'être humain, même si votre mauvaise foi vous empêche de le reconnaître.

Ecrit par : OGM | 05 mai 2007

L'éternel combat droite/gauche, entre l'inné et l'acquis, qui fleure bon le Fig-Mag des années 80. Il continue de polluer le débat, y compris celui de mercredi soir.
Les violeurs selon Ségogo : il faut les rééduquer en prison, puis un comité d'experts décidera s'ils sont guéris ou non. Une fois "guéris", c'est bien connu, les violeurs ne récidivent jamais.
Et puis de toutes façons, une fois miss Royal reine de France, le problème ne se posera plus, puisque toute femme rentrant seule chez elle le soir sera raccompagnée par un policier mâle...

Ecrit par : yann | 05 mai 2007

Disons, Yann, qu'il faut savoir à un moment donné mettre de l'eau (ou du venin ??) dans son vin....

Pour l'instant je garde l'eau, le venin je le donnerai aux législatives....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 mai 2007

Attention à ce que vous dites, Sandra.
Je crois qu'il y a sur ce blog beaucoup plus de gens sourcilleux de la qualité du divin breuvage que de celle de leur député ;o))

Ecrit par : yann | 05 mai 2007

Et puis de toutes façons, une fois miss Royal reine de France, le problème ne se posera plus, puisque toute femme rentrant seule chez elle le soir sera raccompagnée par un policier mâle...
Ecrit par : yann | 05 mai 2007

Ooooooh ! Voilà qui change tout. Et ces escort-boys, est-ce que les dames auront le droit de les choisir sur catalogue ?

Ecrit par : Un hussard | 05 mai 2007

Encore bravo, Sandra, et faites en chier à l'UMP aux législatives, je me prépare à en faire autant en réélisant mon député UDF.

Ecrit par : yann | 05 mai 2007

Et moi à faire une campagne houleuse et éminemment difficile. Les UMP préparez vous à en baver chichement....si ce n'est en chier...(désolée du vocabulaire)

Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 mai 2007

Claude Allègre semble ne pas aimer Mme Royal.
Et ne se prive pas de le faire savoir.

Mais Claude Allègre rend visite au siège de l'UMP deux jours avant le deuxième tour de l'élection présidentielle. Claude Allègre y venait-il prendre ses ordres de mission ? Ou négocier le prix de son ralliement ?

Elle aura été seule ET mal accompagnée, un comble !

http://minilien.com/?Kwpxm2JW9J

http://minilien.com/?hIGHVBGKTg

Ecrit par : Blubouzou | 05 mai 2007

Bravo, JPB, vous démontrez encore une fois par votre dernière intervention que votre seul but est de sauver l'école.

Je reviens de voter. J'ai rencontré des personnes qui votaient à gauche et qui viennent de voter NS. Igual pour leurs familles restées en France, elles voteront NS demain.
Les dernières paroles de S Royal concernant l'appel à la violence en a choqué plus d'un. La goutte d'eau qui fait déborder le vase.

Je considérais cette femme incompétente, mais c'est beaucoup plus grave, es una loca.
Elle est perverse et totalement irresponsable.

Ecrit par : carole | 05 mai 2007

Ségolène appelant à l'insurrection ? Hi hi hi. Grotesque. A quoi voulez-vous que le P.S. appelle, ils ne sont même pas capables de s'appeler eux-mêmes, les pauvres poussins. Avec les armes cachées dans la paille (et le grain, ça va de soi), tant qu'on y est ? ... Pourquoi pas des pistolets à bouchon et des sabres de bois ? Ou le révolver en savon d'Averell Dalton ?

Ecrit par : FGuichard | 05 mai 2007

ET HOP!

Ecrit par : Henri Grégoire | 05 mai 2007

Eureka ! J'ai trouvé !
Henri Grégoire, c'est Achille Talon !
La diarrhée verbale, le style très vieille France, la déconnection du réel : il ne manquait plus que son expression fétiche pour le démasquer !
(et en plus, je peux dire tout ce que je veux car, imperturbable par tous les temps,imperméable et inoxydable, il ne me répondra pas, ou alors avec un copier-coller rageur dont il a le secret ;o)) )

et hop !

Ecrit par : yann | 05 mai 2007

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20070504.FAP0242/la_combattante_royal_joue_le_tout_pour_tout.html

Hallucinantes, les imprécations de Ségolène en appelant au sursaut du peuple.
Parce que je ne fais pas partie du peuple, peut-être ? J'ai été adopté par un fonds de pension ?
Elle se fout vraiment du monde !
Elle ou le chaos ! Et puis quoi encore !

Ecrit par : yann | 05 mai 2007

Seul, le Général de Gaulle refusait de faire de la politique "avec des boules puantes."

C'est la réponse qu'il avait donné en 1965 à Roger Frey son ministre de l'intérieur qui lui proposait de se servir du dossier sur l'observatoire pour briser la candidature de Mitterrand

Ecrit par : patrickinstit | 05 mai 2007

donnée !

Je viens de parcourir un blog nauséabond

http://journaldecole.canalblog.com/archives/2006/11/index.html

Quelle haine

vivemnet Brighelli rue de Grenelle ! :-)

Ecrit par : patrickinstit | 05 mai 2007

Au Bal des Cocus, beaucoup seront aux premières loges

Qui peut croire que N.Sarkozy va rétablir les heures de première chaire ? Beaucoup vont donc travailler une heure de plus pour le même prix : quel progrès social ! En attendant sans doute la suppression de la majoration des heures de BTS. Si j’ai bien compris N. Sarkozy, pour gagner plus il faudra assurer des heures de soutien (avec des élèves motivés ?) et une fois les 18 heures de Certifié effectuées. On pourra aussi profiter des postes supprimés et des gains de productivité. Comment ? Sans doute par réduction des horaires des élèves surchargés et donc par suppression des demi- groupes et des enseignements inutiles. Le Breton ? Le Latin ? L’ Instruction civique ? Le Grec ? La Philosophie (Socrate étant inutile) ? Les langues qui permettent d’échapper à la carte scolaire : russe, chinoise, japonaise ? Mais non suis-je bête ! On n’aura plus besoin de ces langues exotiques puisque la carte scolaire sera supprimée et les collègues auront la chance d’enseigner dans un lycée (ou collège) d’élite ou dans un établissement où seront regroupés les cas sociaux ou les élèves les plus faibles. Si la sélection se fait sur les résultats, des fils de bourgeois ou d’enseignants se retrouveront en ZEP et les chefs d’établissement seront l’objet de pressions morales ou se verront proposer des gratifications comme cela existe déjà pour les passages en seconde lors des entretiens avec les familles aisées.

Qui peut croire que le pédagogisme honni va disparaître du jour au lendemain ? Comme je l’ai déjà signalé, qui sera capable de former et de remettre à niveau les enseignants qui n’ont jamais appris à enseigner la grammaire ?

Qui peut croire à une élévation du niveau culturel avec un Président qui s’est moqué de la présence de La Princesse de Clèves au programme d’un concours. La sélection par la compréhension d’un texte qui demande une attention soutenue et du travail personnel vaut bien une sélection par les mathématiques ! N.Sarkozy ne veut-il pas aussi chasser des Universités financées par l’argent public l’enseignement de l’Ancien Français ? Il ne doit pas avoir le temps de regarder Kaamelott !

Qui ne voit pas que la Recherche en sciences humaines disparaîtra puisque pour beaucoup de ses proches conseillers on ne doit subventionner que la Recherche utile, celle qui doit trouver des médicaments ou déposer des brevets ? Il faudra s’adresser aux Anglo-Saxons pour la science politique ou pour l’étude de la langue française.

Qui ne voit pas que l’on continuera et amplifiera l’abrutissement
des masses au profit des élites ? Un peuple « idiot » se manipule mieux et il faut amplifier ce qu’a commencé la publicité. Tous ceux qui réclament à juste titre le rétablissement des efforts intellectuels et un meilleur enseignement de la langue seront sans doute dépités devant de nouveaux programmes qui, si l’on en croit ce qui se mijote depuis un certain temps, viseront une amélioration de la qualité de la langue mais au détriment d’une étude des Grands textes et les collègues de Khâgne n’ont pas fini de se lamenter sur les lacunes des étudiants.

Si certains ont des ambitions de conseillers ministériels, qu’ils se dépêchent car le camarade Allègre a pris de l’avance pour prouver son amour des profs et de la culture. Nul doute qu’il saura conseiller Fillion pour dégraisser le Mammouth

Qui peut croire que l’on pourra redonner aux jeunes le goût de la Morale quand ils auront eu sous les yeux les exemples des traîtres Tapie ou Séguéla ou plus grandioses E.Besson qui dénonçait il y a un an le danger que faisait courir N.Sarkozy et le cher Claude Allègre , un concentré de haine pour S.Royal mais aussi pour les collègues qui ne sont pas assez compétents pour partager ses positions. Quand on n’est pas d’accord il faut avoir la grandeur d’un JP Chevènement et quitter son parti avant de s’en prendre aux positions que l’on ne partage pas.

Je ne sais pas si ce blog existera encore à la rentrée 2008 mais je suis prêt à parier que le désenchantement sera au rendez-vous et je ne mentionne pas les déconvenues dans les domaines économiques ou sociaux

Ecrit par : Ponocratès | 05 mai 2007

Vraiment, Patrick, vous ne connaissiez pas l'allumé du Journaldecole ? J'en parle dans mon dernier livre, Une Ecole sous influence. Je crois que c'est lui qui venait ici l'été derier ratiociner sous la signature de "Chris" — le diable me patafiole, j'ai cru un instant à l'époque qu'il était la doublure de Christophe, notre œnologue pédagogue musico préféré…
C'est une vraie ordure, qui pensait faire carrière sous Royal (tout en se prétendant plus à gauche que ça) — je me demande parfois si ce n'est pas lui, ce Merlemocœur qui me voue aux gémonies et à la géhenne confondues…
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mai 2007

"Seriez-vous en train de rejoindre l'extrême-droite pour proclamer que Mme Veil est quelqu'un de dangereux, voire de criminel ? La loi Veil sur l'IVG vous aurait-elle traumatisé ?"

Ecrit par : Un hussard | 05 mai 2007

Vous avez bien trouvé votre exemple, un hussard! Si vous m'aviez lu convenablement, vous auriez constaté que j'ai écrit ceci:
"Beaucoup de personnages de l'entourage direct de Sarkozy, (à supposer qu'il leur laisse une once de pouvoir, tant le personnage est autocrate) sont des dangereux."
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2007

"Mais compte tenu de ce que nous réservent les directives européennes pour les prochaines années, je préfère que tous les pouvoirs ne soient pas concentrés entre les mains du chef de l'Etat.

Et notamment qu'il n'ait pas le contrôle des principales organisations syndicales du privé et du public."

Ecrit par : Un hussard | 05 mai 2007

Bien, le hussard! Vous allez donc changer de candidat?

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2007

Jean et Thalie vous m'avez convaincue d'aller voter. Pour une fois je vais taire ma haine pour ce tas de fumier puant de NS et je le voterai simplement pour permettre à JPB de faire partie de l'équipe.
Je suis candidate aux législatives. Je ne sais plus si je l'avais déjà dit...

Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 mai 2007

Sandra,

- J'ai toujours voté et toujours à gauche
- JPB est un ami de longue date
- Je déteste SR
- Et j'espère vraiment que le futur ministre de l'EN saura écouter et entendre JPB quand il développera toutes les bonne idées des intervenants de ce blog
Mais pour autant demain je ne voterai pas NS.
Il ne faut pas tout mélanger non plus.
Il y a le vote blanc aussi vous savez. Certes, il n'est pas comptabilisé mais on sait aujourd'hui qu'il profitera à NS et pas à SR et c'est mieux que partir pêcher comme vous le disiez il y a quelques jours, ce que JPB vous déconseillait fortement et il a bien raison.
Enfin permettez un dernier mot – conseil ?- une candidate aux législatives qui ne se présente pas sous l'étiquette UMP et qui laisse sur un blog son intention de vote pour NS, ce n'est pas une bonne idée. En politique, c'est comme au tribunal américain, tout ce que vous dîtes peut être retenu contre vous…

With Love
Colomba

ps : convaincue par Jean et Thalie, et pour JPB....excellent, n'est ce pas amicu?

Ecrit par : Colomba | 05 mai 2007

"le diable me patafiole, j'ai cru un instant à l'époque qu'il était la doublure de Christophe, notre œnologue pédagogue musico préféré…"
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mai 2007

Vous me flattez, Jean-Paul... Je ne suis qu'un petit prof de musique.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2007

Il y a le vote blanc aussi vous savez. Certes, il n'est pas comptabilisé mais on sait aujourd'hui qu'il profitera à NS et pas à SR et c'est mieux que partir pêcher comme vous le disiez il y a quelques jours, ce que JPB vous déconseillait fortement et il a bien raison.

Ecrit par : Colomba | 05 mai 2007

Vote blanc - abstention, même effet. 54 % (aux derniers pointages) de votre voix pour Sarko, 46 % pour la reine.
Il n'y a aucune différence statistique.

Ecrit par : yann | 05 mai 2007

JPB,
Vous n'y êtes pas, "journal d'école" c'est pas "Chris" ! "Chris" c'est un autre blog, plutôt journal de campagne, et c'est un amoureux transi de Ségolène. Il vous hait bien sûr mais sur ces blogs là qui ne vous hait point ? D'ailleurs je passe mon temps libre à y défendre la cause et vous accessoirement même si je ne partage pas votre récente position. Vous devriez aller vous promener sur ces blogs, vous y découvrirez à quel point vous incarnez -à tort à mon avis et sans vouloir vous blesser- l'adversaire honni. Je suis "espanté" comme on dit dans mon SW natal du degré de détestation qu'ils vous portent...

Ecrit par : victor | 05 mai 2007

Bien, le hussard! Vous allez donc changer de candidat?
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2007

Mon candidat, c'est un socialiste digne de ce nom, qui s'inscrit dans la tradition de Jaurès. C'est Schivardi, qui aurait dû être au second tour face à Sarkozy... si le parti "socialiste" était encore socialiste.

Mais étant donné que ce n'est pas le "choix" qui nous est imposé au second tour, étant donné que les directives européennes que devra appliquer le chef de l'Etat impliquent que les salariés du privé et du public vont s'en prendre plein la gueule et que les services publics vivent leurs derniers jours, étant donné enfin que Royal serait en mesure de bloquer tout mouvement de résistance en contrôlant la CFDT, la CGT, l'UNSA et, pour l'enseignement, la FSU... je choisis l'adversaire le moins dangereux.

Et puis, dans l'enseignement, s'il est possible d'être libéré du terrorisme pédagogique que font régner les amis de Royal, et de pouvoir reprendre quelques forces... ça sera toujours ça de pris !

Ecrit par : Un hussard | 05 mai 2007

Je savais bien que je n'étais pas tout seul au 1er tour mais de là à jouer "l'adversaire le moins dangereux", aïe !

Ecrit par : victor | 05 mai 2007

Bonne idée, Victor, donnez-moi toutes les adresses de ces inénarrables, que j'aille m'y faire mal…
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mai 2007

Quant à l'image de la France à l'étranger, qui a l'air de préoccuper beaucoup de monde...

Avec Royal ce serait le pays des nounous : des nounous pour les femmes seules quand elles rentrent chez elles, des nounous pour les profs de collège dans leur classe... Des nounous à tous les coins de rue, partout... sauf pour garder les mômes !

Vraiment, elle aurait l'air fin, la France !

Ecrit par : Un hussard | 05 mai 2007

M BRIGHELLI puisque vous me mettez en cause , je vous cite : C'est une vraie ordure, qui pensait faire carrière sous Royal (tout en se prétendant plus à gauche que ça) — je me demande parfois si ce n'est pas lui, ce Merlemocœur qui me voue aux gémonies et à la géhenne confondues…
JPB

Vous êtes vraiment un drôle de paroissien.

L'insulte toujours à la bouche mais refusant la moindre remise en cause personnelle et refusant de croire que je ne suis que moi-même.

Alors je vous rappelle que je ne suis ni masqué ni un autre et que vous disposez de mon email!

1) Je ne suis pas prof

2)Je ne suis pas fonctionnaire de l'éducation nationale

3)Je suis un parent d'élève

4)J'ai acheté et lu vos trois derniers livres

5) J'habite dans le 93 depuis toujours et quand on est confronté constamment aux injustices on vote encore à gauche. Je vous rappelle que pour certains les fins de mois commençent le 15 car avant de travailler plus pour gagner plus il faudrait déjà travailler à temps plein et non à temps partiel comme nos chères caissières dont la disparition partielle est programmée!

6) je n'ai jamais été gauchiste

7) j'ai toujours été social démocrate

8) je relis souvent le De Jean Coste de Péguy

9) je travaille dans le 6ème arrondissement de Paris où le m2 se vend 12 000€ !

10) Je n'aime ni Balkany, ni Gloasguen, ni Longuet et tous les anciens manieurs de barre de fer d'où qu'ils viennent.

11) J'aurais aimé que des Rmistes huent des fraudeurs fiscaux et non l'inverse à Bercy dimanche dernier mais Mme Veil ne voulait pas choquer Doc Gynéco et Bernard Tapie; deux condamnés pour fraude fiscal.

12) J'ai apprécie le discours de Villepin devant l'Onu et je ne crois pas que la France ait eu à rougir de son attitude en 2003

13) je ne crois pas que l'on soit génétiquement programmé

14) Mon fils ne fera pas des études de littérature ancienne car je n'ai pas les moyens de les lui payer au tarif des universités américaines mais il fera quand même Latin-Grec en seconde, je préfère cela à l'informatique (au fait j'attends encore votre réponse sur mes interrogations quant aux propos de Sarkozy tenus dans le 20 minutes du 16 avril , mais seriez-vous gêné aux entournures?)

15 ) Mes grands parents paternels ne parlaient pas le français quand ils sont arrivés de Toscane, M. Brighelli !

16) Je vous avais parlé du scandale du bouclier fiscal, évoqué lors du débat, il y a déjà quelques semaines car les inégalités me choquent mais cela n'a pas eu l'air de vous intéresser.

17) Je ne suis membre ni d'un parti ni d'un syndicat et ne l'ai jamais été

18) Mon fils est scolarisé dans un collège de super bobo, on a tous ses contradictions.

19)Ma fille dans le public dans le 93 en CM1.


20) Je veux bien m'expliquer de visu avec vous.

21) Je ne suis pas violent!!!!!

Ecrit par : merlemocoeur | 05 mai 2007

Inutile de faire durer exagérément le suspens : l'élection de Ségolène Royal à la présidence de la République constituerait une énorme surprise. Toutes les études d'opinion, sans exception, donnent Nicolas Sarkozy largement vainqueur, avec un score dépassant 53 %. Cela ferait de lui le président le mieux élu de la Vème République, à l'exception, bien sûr, du Général de Gaulle.

Les journaux, les commentateurs continuent à faire semblant de cultiver l'incertitude pour maintenir l'attention, retenir l'audience, conserver des tirages élevés. Pendant ce temps, dans les rédactions, on prépare déjà les pontifiantes analyses qui démontreront avec des arguments en airain que la victoire de Nicolas Sarkozy était inscrite dans les astres et que la candidature de Ségolène était condamnée d'avance.

Dimanche soir, les éditorialistes pourront aller se coucher de bonne heure, parce qu'il auront su, aux alentours de 18 heures, que l'affaire était pliée, et bien pliée en faveur du candidat de l'UMP, ce qui les dispense d'attendre jusqu'au bout de la nuit que le décompte des derniers bulletins d'une île lointaine fasse pencher la balance d'un côté ou de l'autre. D'ailleurs, depuis cette année, les Français des Antilles et d'Amérique votent le samedi, et le résultat du scrutin est gelé jusqu'à dimanche soir 20h, heure française, ce qui permet de publier le résultat final dans les journaux de lundi matin. On se demande pourquoi on n'y avait pas pensé plus tôt...

En primeur, donc, livrons aux lecteurs de mondesfrancophones.com des cinq continents une analyse dont la plupart des éléments vont se retrouver, avec des formulations adaptées à leur public, dans les diverses publications rendant compte du grand rendez-vous de la démocratie française.

Auto-congratulation d'abord : qu’il est beau ce peuple français qu’on disait amorphe, dégoûté de la politique, replié dans son cocon individualiste. Non seulement il s’est précipité aux urnes en masse, mais il est devenu « accro » aux émissions politiques. Les meetings des deux candidats ont été d’immenses succès populaire, à Bercy pour la droite, à Charléty pour la gauche. Indéniable. La raison principale de ce printemps politique à la française est à chercher du côté du renouvellement des générations : pour la première fois aucun des deux finalistes ne fait figure de sortant. Tous deux sont dans la petite cinquantaine et peuvent, à juste titre, penser qu’ils ont au moins une décennie devant eux pour s’installer au premiers rang de leur famille politique respective. Quel que soit le vainqueur, les Français auront l’impression d’avoir ouvert une nouvelle page de l’histoire de leur pays.

On s’appesantira d’abord sur le parcours sans faute d’un vizir qui a vaincu tous les obstacles, embûches et chausse-trapes placés par ses amis pour l’empêcher de devenir calife à la place du calife. Triomphe de la volonté et de la ténacité, la victoire de Nicolas Sarkozy est belle comme l’antique : c’est du Brutus light, car on n’assassine plus le père que symboliquement, et on exhibe l’épouse de ce dernier dans son cortège triomphal en la faisant tout simplement asseoir au premier rang de son ultime meeting. Sera-t-il clément avec les vaincus de son propre camp, ou au contraire exercera-t-il des représailles terribles envers ceux qui lui ont manqué ? Telle sera, sans doute, l’interrogation finale des commentateurs soucieux d’entretenir la passion du peuple pour une scène politique aussi palpitante qu’un drame de Shakespeare.

On en viendra ensuite à l’examen de la situation du camp défait, et principalement de sa porte-bannière, Ségolène Royal. Deux cas de figure peuvent se présenter. Le premier est celui d’une débâcle sans précédent, qui verrait Sarkozy l’emporter avec 55 % des voix ou plus. Dans cette conjoncture, improbable mais pas impossible, la glose tournerait autour du thème d’une France décidément machiste, où l’accession d’une femme à la charge suprême est impossible pour des raisons anthropologiques déplorables. Une fois cela posé, on commencera à examiner les faiblesses objectives d’une gauche obligée à changer de pied entre les deux tours, en raison de l’écroulement du paradigme mitterrandien de la gauche unie ou plurielle, victime de l’écroulement du Parti communiste et de l’effacement électoral des Verts. On en appellera, pour la santé de la démocratie, à la reconstruction d’une opposition rénovée, fondée cette fois-ci sur une alliance avec un centre regroupé sous la houlette de François Bayrou. Ségolène, dans cette hypothèse passe à la trappe et se retire sur ses terres poitevines, laissant le Parti socialiste décider, dans un affrontement interne qui, de Dominique Strauss-Kahn ou de Laurent Fabius, sera le patron. Le Nouvel Observateur, Libération, Le Monde appelleront de concert à un recentrage de la gauche et chanteront les louanges de DSK, pendant que l’Humanité et les feuilles trotskistes tenteront d’appeler les « masses » à la résistance contre le fascisme rampant qui s’est installé à l’Élysée.

L’autre hypothèse est celle d’une résistance plus solide que prévu de Ségolène au tsunami sarkozyste, dont on pourrait fixer l’étiage à 48 % des suffrages. Au delà de ce score, les éditorialistes salueront la performance de la dame, et affirmeront que cette dernière a ouvert une brèche qui devrait permettre l’accès, dans un proche avenir d’une femme à l’Élysée. Comme, dans cette configuration, Ségolène n’aura pas manqué d’apparaître avec un grand sourire à la télévision pour se poser en chef de l’opposition, les « grandes plumes » l’encourageront à persévérer dans son projet de construire cette alliance au centre amorcée dans le dialogue surréaliste d’entre deux tours avec François Bayrou. Une contre-offensive des éléphants et éléphanteaux de la gauche du PS, les Fabius, Emmanuelli et Mélenchon sera clouée au pilori par ces mêmes éditorialistes avant tout soucieux de « faire moderne ».

Une fois ceci posé, les journalistes se mettront à construire des gouvernements selon leur cœur, un Borloo par-ci, un Fillon par là, quelques jeunesses féminines comme Valérie Pécresse ou Nathalie Kocziusko-Morizet à des postes en vue... et veilleront à ne pas heurter le nouveau président de la République qui ne passe pas pour un tendre envers les plumitifs qui lui déplaisent.


2. Écart


Le fameux duel, tant attendu, entre les deux prétendants s’est résumé à un double exercice de rectification d’image. Les thèmes abordés pendant deux heures quarante minutes - avec des approximations, bourdes et erreurs de part et d’autre- n’étaient que bruit de fond pour faire passer aux électeurs un seul et unique message. C’était « je ne suis pas Dracula, vous voyez comme je peux être calme, galant et poli » pour Sarkozy et « je ne suis pas Bécassine, vous voyez comme je sais être ferme, compétente, responsable et même pugnace » pour Ségolène.

Cette dernière a impressionné les commentateurs, qui la voyaient déjà dans la peau de la chèvre de Monsieur Seguin se faisant dévorer à l’aube par le grand méchant loup. Moyennant quoi, la grande majorité d’entre eux décrétaient le « match nul », voire un léger avantage à l’issue du débat pour la candidate socialiste. Une appréciation reprise à l’unisson par la plupart des journaux français, mais contestée par un grand journal belge, pourtant hostile à Sarkozy, Le Soir de Bruxelles. Dès le lendemain, un sondage démontrait que pour les non-commentateurs, c’est à dire le peuple que le Belge, contrairement à une imbécile réputation n’est pas si bête. Nicolas Sarkozy s’était de loin montré le plus convaincant (51 % contre 31 %). Il y a fort à craindre que les mêmes commentateurs qui se sont lamentablement trompés ne tireront aucune leçon de cet écart, puisqu’il ne se parlent qu’entre eux.


3. Pronostic et prise de congé


Grâce à la méthode rustico-empirique qui a fait merveille pour le premier tour, je suis en mesure de prévoir que Nicolas Sarkozy sera élu avec un score de 52, 81 % avec une marge d’erreur de 0,5%. Mais ça ne marche pas à tous les coups, et je prie les lecteurs de m’excuser par avance pour le cas où, comme disent les jeunes, je me serais planté grave. Cette chronique s’interrompt jusqu’à la prochaine présidentielle, en principe dans cinq ans, avec des souhaits de longue vie à mondesfrancophones.com et tous ses lecteurs.

Par Luc Rosenzweig

Ecrit par : Bayroudoudou | 05 mai 2007

Je savais bien que je n'étais pas tout seul au 1er tour mais de là à jouer "l'adversaire le moins dangereux", aïe !
Ecrit par : victor | 05 mai 2007

"Gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge" !

Et puis avec Royal, plus aucun homme dans les écoles, entre ceux qui seraient en tôle et ceux qui auraient quitté cet univers de fous... Partout des gynécées... Un monde sans mecs... mais quelle horreur !!!

Ecrit par : Un hussard | 05 mai 2007

Dites, à tous vous insulter comme ça, vous commencez à
ressembler aux plus bêtes des supporters que l'on trouve
dans les tribunes des stades de foot. Un peu de tolérance
et de bon sens, voyons !
Pour moi, ce sera la Sainte-Vierge, en espérant qu'elle
s'occupe des chrysanthèmes et mette une équipe de D1
(DSK capitaine, Aubry, Guigou, Chevènement à l'EN,
Védrine, Lebranchu...) et qu'elle ne donne pas de poste
aux tristes amateurs qui l'entourent. C'est un voeu pieux
mais bon, je suis optimiste de nature et je ne crois pas
aux catastrophes, quel que soit le résultat de dimanche.

Ecrit par : Japhet | 05 mai 2007

Merlemocœur , Merle mots du coeur ou merle moqueur

Vos 21 griefs sont impulsifs.... Votre véritable personne se dévoile sans doute dans ces 21 réponses.

Le merle est blessé.. il en est d'autant plus touchant . Mais
quand on écrit au fil des jours sur ce blog , il faut parfois assumer la teneur de ses propos et surtout les réponses qu'ils suscitent.

Si le merle toscan est blessé ... c'est que peut être notre corse blogueur fut aussi touché par vos propos.

un instit romagnol

Ecrit par : patrickinstit | 05 mai 2007

Au Bal des Cocus, beaucoup seront aux premières loges

Qui peut croire que N.Sarkozy va rétablir les heures de première chaire ? Beaucoup vont donc travailler une heure de plus pour le même prix : quel progrès social ! En attendant sans doute la suppression de la majoration des heures de BTS. Si j’ai bien compris N. Sarkozy, pour gagner plus il faudra assurer des heures de soutien (avec des élèves motivés ?) et une fois les 18 heures de Certifié effectuées. On pourra aussi profiter des postes supprimés et des gains de productivité. Comment ? Sans doute par réduction des horaires des élèves surchargés et donc par suppression des demi- groupes et des enseignements inutiles. Le Breton ? Le Latin ? L’ Instruction civique ? Le Grec ? La Philosophie (Socrate étant inutile) ? Les langues qui permettent d’échapper à la carte scolaire : russe, chinoise, japonaise ? Mais non suis-je bête ! On n’aura plus besoin de ces langues exotiques puisque la carte scolaire sera supprimée et les collègues auront la chance d’enseigner dans un lycée (ou collège) d’élite ou dans un établissement où seront regroupés les cas sociaux ou les élèves les plus faibles. Si la sélection se fait sur les résultats, des fils de bourgeois ou d’enseignants se retrouveront en ZEP et les chefs d’établissement seront l’objet de pressions morales ou se verront proposer des gratifications comme cela existe déjà pour les passages en seconde lors des entretiens avec les familles aisées.

Qui peut croire que le pédagogisme honni va disparaître du jour au lendemain ? Comme je l’ai déjà signalé, qui sera capable de former et de remettre à niveau les enseignants qui n’ont jamais appris à enseigner la grammaire ?

Qui peut croire à une élévation du niveau culturel avec un Président qui s’est moqué de la présence de La Princesse de Clèves au programme d’un concours. La sélection par la compréhension d’un texte qui demande une attention soutenue et du travail personnel vaut bien une sélection par les mathématiques ! N.Sarkozy ne veut-il pas aussi chasser des Universités financées par l’argent public l’enseignement de l’Ancien Français ? Il ne doit pas avoir le temps de regarder Kaamelott !

Qui ne voit pas que la Recherche en sciences humaines disparaîtra puisque pour beaucoup de ses proches conseillers on ne doit subventionner que la Recherche utile, celle qui doit trouver des médicaments ou déposer des brevets ? Il faudra s’adresser aux Anglo-Saxons pour la science politique ou pour l’étude de la langue française.

Qui ne voit pas que l’on continuera et amplifiera l’abrutissement
des masses au profit des élites ? Un peuple « idiot » se manipule mieux et il faut amplifier ce qu’a commencé la publicité. Tous ceux qui réclament à juste titre le rétablissement des efforts intellectuels et un meilleur enseignement de la langue seront sans doute dépités devant de nouveaux programmes qui, si l’on en croit ce qui se mijote depuis un certain temps, viseront une amélioration de la qualité de la langue mais au détriment d’une étude des Grands textes et les collègues de Khâgne n’ont pas fini de se lamenter sur les lacunes des étudiants.

Si certains ont des ambitions de conseillers ministériels, qu’ils se dépêchent car le camarade Allègre a pris de l’avance pour prouver son amour des profs et de la culture. Nul doute qu’il saura conseiller Fillion pour dégraisser le Mammouth

Qui peut croire que l’on pourra redonner aux jeunes le goût de la Morale quand ils auront eu sous les yeux les exemples des traîtres Tapie ou Séguéla ou plus grandioses E.Besson qui dénonçait il y a un an le danger que faisait courir N.Sarkozy et le cher Claude Allègre , un concentré de haine pour S.Royal mais aussi pour les collègues qui ne sont pas assez compétents pour partager ses positions. Quand on n’est pas d’accord il faut avoir la grandeur d’un JP Chevènement et quitter son parti avant de s’en prendre aux positions que l’on ne partage pas.

Je ne sais pas si ce blog existera encore à la rentrée 2008 mais je suis prêt à parier que le désenchantement sera au rendez-vous et je ne mentionne pas les déconvenues dans les domaines économiques ou sociaux

Ecrit par : Ponocratès | 05 mai 2007

up! Grand bravo Ponocratès!

Ecrit par : dobolino | 05 mai 2007

Je voudrais quand même attirer votre attention là dessus :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-906026,0.html

A faire frémir....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 mai 2007

Voici l'article du Monde :

Leur père est choqué. Deux frères de 8 et 11 ans pourraient se voir prélever leur ADN, par la gendarmerie, pour avoir volé deux tamagotschi et deux balles rebondissantes dans un hypermarché du Nord, raconte Le Parisien, samedi 5 mai 2007. Les échantillons seraient conservés dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).

Des gendarmes se sont rendus cette semaine au domicile familial. "Ils venaient nous apporter une convocation pour vol dans la mesure où le magasin a porté plainte, explique le père au Parisien. Ils ont expliqué à mon fils aîné qu'il serait photographié, qu'on lui prendrait ses empreintes digitales et aussi ses empreintes génétiques, ajoutant même que mon fils ne pourra pas forcément faire le métier qu'il veut plus tard car il sera fiché !"

Comme beaucoup de Français, le père pensait que le fichage génétique était réservé aux délinquant sexuels, et aux adultes. Pour surprenant que cela puisse paraître, il n'en n'est rien, précise Le Parisien. La loi ne prévoit ainsi pas d'âge minimum, rappelle le quotidien.


ELARGISSEMENT CROISSANT DU FICHAGE DEPUIS 2003

Depuis la loi Sarkozy sur la sécurité intérieure de 2003, une centaine de délits obligent à se soumettre au prélèvement génétique. Limitée, à l'origine, aux infractions sexuelles, la législation concerne aujourd'hui les meurtres et les cambriolages, les vols simples, les tags ou les dégradations. Il concerne désormais les personnes condamnées mais aussi les simples suspects.

Depuis l'entrée en vigueur de ces dispositions, le Fnaeg explose. De 2003 à 2006, le nombre de profils enregistrés est passé de 2 807 à plus de 330 000. Bien que ce système ait permis d'élucider plus de 5 000 affaires, ceux qui s'opposent aux prélèvements dénoncent l'instauration d'un "répertoire de masse". Les refus de prélèvements génétiques pour des petits délits se multiplient, entraînant des procès.


"CE N'EST PAS DU BÉTAIL QUE L'ON DOIT MARQUER AU FER"

Le père des auteurs du larcin s'opposera au fichage génétique de ses enfants, le cas échéant, malgré les lourdes sanctions prévues pour les contrevenants : jusqu'à un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende.

"Ce n'est pas du bétail que l'on doit marquer au fer, plaide-t-il dans Le Parisien. Les parents des deux chapardeurs les ont punis et sermonnés et se réjouissaient initialement du passage des gendarmes et de ses vertus pédagogiques.

"Cette situation met en lumière les dérives possibles de l'utilisation abusive du fichage génétique", réagit Josiane Bigot, magistrat et président du Réseau pour l'accès au(x) droit(s) des enfants et des jeunes, dans Le Parisien.

Le père et les deux fils étaient convoqués samedi après-midi à la gandermerie pour "audition des enfants"

Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 mai 2007

Ecrit par : Ponocratès | 05 mai 2007

up! Grand bravo Ponocratès!

Ecrit par : dobolino | 05 mai 2007

J'adhère à ce jugement.

Je viens de lire par curiosité la profession de foi de Sarkozi. "Ensemble tout devient possible"!
Stupeur! Je ne vois nulle part sur les 4 pages écrit le mot "République"!

Plus inquiétant, on peut lire ceci: " Si je suis élu, je ne serai le Président d'aucun clan, d'aucun parti, d'aucune idéologie. Je serai le Président de tous les hommes et de toutes les femmes de bonne volonté. Je serai le Président du peuple français, qui veut que notre pays change pour rester fidèle à son histoire et à ses valeurs."

Alors en toute modestie je rappelle que demain 06 mai les citoyens de la République française n'élisent pas leur Président mais le Président de la République Française. Ce qui est radicalement autre chose.
Pas plus que le Président n'est le Président du peuple, ou le président des êtres sexués que sont les hommes et les femmes de "bonne volonté".
Une remarque bysantine me dira-t-on? Pas si sûr. Un tel texte n'a pas été écrit par un scribe du troisième bureau! Il est un véritable manifeste.

Ecrit par : buntovchik | 05 mai 2007

Sandra Wagner, quel est le titre de l'article? Est-ce l'article sur le fichage génétique des deux enfants? (en cliquant sur le lien que vous avez donné la page ne s'affiche pas, comme très souvent)

Ecrit par : buntovchik | 05 mai 2007

oui c'est tout à fait cela buntovchik. En fait je ne sais pas pourquoi mais lorsque j'essaye d'introduire un lien ça ne marche pas !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 mai 2007

Bravo, un hussard! Je suis entièrement de votre avis: Royal contrôlera les suydicats de gauche et bloquera toute évolution. Elle avait déjà enjoint aux syndicats de "ne rien dire jusqu'à ce que les élections aient été gagnées" dans la video pirate sur les 35 heures imposées aux professeurs. Belle franchise et immense sympathie pour les enseignants!
Sarkozy est de toute évidence le moins dangereux , ne serauit-ce que parce qu'il est moins fuyant et qu'au moins ses idées sont précises et peuvent prêter à controverse, alors qu'avec Royal on est constamment dans le flou et l'insaisissable, ce qui est une façon scandaleuse de se moquer des Français.

"Qui peut croire que le pédagogisme " honni disparaîtra du jour au lendemain?"
Du jour au lendemain certainement pas! Il faut quand même le temps de recaser tous ces inutiles bons à pas grand-chose!
Ce qui est sûr, c'est que l'ambiance des étabilssements s'en trouvera aussitôt légèrement modifiée, exactement comme on a pu voir les chefs d'établissement commencer à sanctionner davantage les élèves perturbateurs dès le lendemain de l'arrivée d'un ministre de droite à l'Education. Sous les socialistes, il était interdit d'interdire, évidemment, et les professeurs avaient tous les torts.

Il n'y a pas plus autocrate (masqué) que Royal! Ses réactions, son énervement, ses "colères saines", sa façon de monopoliser la parole et de continuer à assommer les gens de paroles creuses même lorsqu'on la prie instamment de s'arrêter ( souvenez-vous de ses "Laissez-moi parler!!!" lancés au pauvre Poivre d'Arvor qui n'en pouvait mais), tout , dans ce personnage, y compris ce faux sourire qu'elle arbore partout et qui n'a rien de cordial, tout est inquiétant. Tout trahit l'autocrate. Ceux qui croient que le pouvoir sera "partagé" se mettent le doigt dans l'oeil. Elle mettra autour d'elle une équipe de durs entièrement à sa botte et fera régner la loi d'airain de son caprice, dont on ne sait même pas encore quelle forme il prendra puisque son programme était inexistant.

Royal "plus humaine", OGM? Vous continuez à plaisanter, je suppose. Ses administrés de Poitou-Charente n'en ont pas , apparemment, la même vision que vous!

FGuichard,
Vous semblez oublier que la fameuse"grande agitation des banlieues" d'il y quelques mois a été provoquée tout à fait artificiellement par des opposants au gouvernement de de Villepin qui avaient répandu l'information totalement fausse que Nicolas Sarkozy aurait traité tous les jeunes des banlieues de "racailles " et aurait dit qu'il fallait les nettoyer "au Karcher". La réalité était, vous le savez très bien, que Nicolas Sarkozy visait seulement les quelques poignées de voyous avérés qui sèment le désordre dans les quartiers et pas du tout l'ensemble des jeunes. Ceux qui ont manié l'amalgame savaient parfaitement ce qu'ils faisaient.
Qu'est-ce donc qui vous permet de dire avec autant d'assurance que parler d'"appel à l'insurrection" à propos des paroles de Royal d'hier matin est ridicule alors qu'elle paraissait de toute évidence griller d'envie que des troubles se produisent dans les banlieues et manifestement les appelait de ses voeux, les mêmes relais devant probablement être actionnés pour provoquer lesdits troubles?

Ecrit par : Jean | 05 mai 2007

FGuichard,
Vous semblez oublier que la fameuse"grande agitation des banlieues" d'il y quelques mois a été provoquée tout à fait artificiellement par des opposants au gouvernement de de Villepin qui avaient répandu l'information totalement fausse que Nicolas Sarkozy aurait traité tous les jeunes des banlieues de "racailles " et aurait dit qu'il fallait les nettoyer "au Karcher". La réalité était, vous le savez très bien, que Nicolas Sarkozy visait seulement les quelques poignées de voyous avérés qui sèment le désordre dans les quartiers et pas du tout l'ensemble des jeunes. Ceux qui ont manié l'amalgame savaient parfaitement ce qu'ils faisaient.


Ecrit par : Jean | 05 mai 2007


Donc, j'en déduis que vous reconnaissez que ce sont bien les propos volontairement provocateurs , "racaille" "karcher", de Nicolas Sarkozy qui ont bien mis le feu aux banlieues tout en "oubliant" le rôle capital des mensonges éhontés initiaux du même Nicolas Sarkozy au sujet de la mort des deux jeunes de Clichy.


HG

Qu'est-ce donc qui vous permet de dire avec autant d'assurance que parler d'"appel à l'insurrection" à propos des paroles de Royal d'hier matin est ridicule alors qu'elle paraissait de toute évidence griller d'envie que des troubles se produisent dans les banlieues et manifestement les appelait de ses voeux, les mêmes relais devant probablement être actionnés pour provoquer lesdits troubles?

Ecrit par : Jean | 05 mai 2007


Votre anti-socialisme primaire vous aveugle . Croyez-vous vous même à cette "Théorie du Complot"?


Après les Présidentielles, il y a les législatives et c'est une constante dans la politique française que les émeutes et /ou le terrorisme favorisent le Parti de l'Ordre.


Les socialistes se sont certes souvent lourdement trompés mais tout de même ils ne sont pas suicidaires.


Cette interprétation des propos de SR comme appel à l'émeute est donc totalement stupide.


Quant au parallèle avec le National-socialisme fait par JPB, il est tout simplement diffamatoire et donc éventuellement délictueux.


HG

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Un copier-coller depuis le site de SLL :

Ce professeur (dont je préserve l'anonymat) dit l'essentiel : l'ennui (au sens racinien : souffrance ... ) que causent les programmes de français dans le second degré.
Si JPB avait prochainement quelque influence, voilà le travail herculéen qu'il lui faudrait accomplir : faire en sorte que la littérature soit étudiée pour elle-même, le plus tôt possible dans le parcours scolaire, qu'elle redevienne l'objet du français (avec la mophologie de la langue et la syntaxe de la phrase ), et que l'on oblige les responsables des programmes à jeter à la poubelle les "genregistres" et autres insanités (de Boissinot et Viala : y a pas que Meirieu à dégommer !) qui ont fait de cette matière magnifique une panoplie d'insanités cuistres et incultes.

Mes 6èmes n'ont jamais entendu parler ni du "Corbeau et le Renard" ni de Cosette ou de Gavroche. Ils ont fait je ne sais trop quoi entre le CP et le CM2. Ils n'ont pas étudié le passé composé, le futur ou le subjonctif présent des 20 verbes les plus utilisés du 3ème groupe ... Ils ne savent RIEN.

Tout ça, c'est pas de la "grande politique" mais ça devrait être, ici, l'essentiel.

JPL

citation :


le 25 avril 2007



Monsieur le Doyen*,


Venant de lire "Le déjeuner des bords de Loire", dans la version que la collection Folio a récemment publiée, je tiens à vous féliciter et à vous remercier pour ce petit ouvrage. Plusieurs raisons me poussent à le faire.

D’abord, Julien Gracq n’écrivant plus, semble-t-il, ce témoignage est important puisqu’il nous rend encore présentes la pensée et la parole du grand écrivain.
Ensuite, c’est avec un intérêt et un plaisir réels que j’ai lu votre ouvrage, monument discret qui, par sa ferveur et sa vénération, n’est pas indigne de l’oeuvre de Julien Gracq.
Enfin, votre Déjeuner des bords de Loire propose une belle approche de cette oeuvre littéraire : une approche recueillie qui convient à la personne maintenant très âgée de l’écrivain; une approche qui instruit cependant, et de façon suggestive. À ceux de mes élèves qui lisent ou liront Liberté grande, le Rivage des Syrtes, Un balcon en forêt, la Presqu’île ... je parlerai de votre Déjeuner en ces termes.

Votre livre montre la voie d’une vraie pédagogie de la littérature, du moins pour les lycéens et pour les étudiants des premières années : découvrir une oeuvre avec son auteur; arriver à établir - comme vous le faites tout au long du Déjeuner - un va-et-vient nécessaire de l’oeuvre à l’homme, de l’homme à l’oeuvre. Ce genre d’approche convient aux jeunes esprits quand ils accèdent à la littérature, quand ils doivent élargir leurs lectures. Il ne s’agit pas de tomber dans les réductions " biographistes " à la manière de Sainte-Beuve, mais de laisser paraître les relations profondes qu’une écriture, un sens, des valeurs, une beauté entretiennent avec une vie, une époque, des traditions, un milieu ... Étudiants, lycéens, les jeunes gens sont avides de sens; une oeuvre, une étude qui ne parleraient ni de l’être humain ni du monde leur seraient vite fastidieuses. Si d’autres méthodes peuvent éveiller des intérêts littéraires, celle que vous avez pratiquée dans votre Déjeuner s’adapte au mieux à nos élèves : qu’il s’agisse de classes littéraires, scientifiques, techniques, mes expériences d’enseignement m’en ont convaincu.

Malheureusement, au lycée, les actuels programmes de français ne vont pas du tout dans ce sens tant ils sont technicistes, tant ils empêchent d’entrer dans la littérature par les époques, par l’existence, les oeuvres et la pensée des grands écrivains. Comme tout ce qui est technique, ces programmes sont fermés sur eux-mêmes; dans leurs vases clos, ils font taxer d’opinion subjective, de relativisme, voire de "non-pertinence", la moindre ouverture vers le référent, vers l’humain, le sens, la beauté, l’esprit critique … Ces programmes, c’est l’horreur, Monsieur, le Doyen, une horreur à l’état brut; et une horreur qui devient marécageuse quand elle passe dans les "Documents d’accompagnement" ! Certes, quelques remaniements opportuns entreront en vigueur en septembre 2007, mais l’ensemble du paysage ne changera guère, les perspectives restent trop techniciennes (primauté des genres et des registres); bien pire, pour l’écrit, le "sujet d’invention", si trompeur et pernicieux, dénoncé de toute part - à l’unanimité dans les jurys d’ÉAF auxquels j’appartenais en 2006 - se trouvera promu de plus belle !

Ces programmes ne s’imposaient nullement; leur esprit anti-littéraire aurait dû les faire rejeter sur-le-champ. Ils ont été imposés par Monsieur Alain Viala et son équipe dans des conditions que vous connaissez mieux que moi. Ce qui s’impose, ce qui s’imposera toujours pour les études littéraires, c’est qu’à telle époque, telle oeuvre, qui est restée, a été écrite par tel écrivain. Le reconnaître ressortit à l’humilité qui anime l’esprit quand il se met en quête du réel. Cette humilité, Monsieur le Doyen, votre Déjeuner en donne l’exemple quand il vous représente allant en train, puis à pied à la rencontre de "Monsieur Gracq". Que nos lecteurs lycéens soient de tels piétons s’approchant de la littérature, voilà ce qu’ont interdit les programmes d’Alain Viala, qui n’ont rien de littéraire, qui constituent une discipline tellement sui generis que je propose de l’appeler "vialarature" : ce vocable aurait le mérite de ne tromper ni les lycéens, ni leurs parents, ni la nation.

Le bilan de la réforme de 2001-2002 est terrifiant : enseignant aussi en classe préparatoire, je mesure l’ignorance de mes étudiants, pourtant triés sur le volet : les noms et les oeuvres de Pascal, Montesquieu, Chateaubriand, Stendhal, Rimbaud, Proust, Valéry, Malraux ... sont presque toujours ignorés. Interrogé sur ce qu’il avait retenu de son année de première, tel lycéen a répondu : " le biographique " ! Tel autre aime lire la littérature, mais il est mauvais en français car, dit-il, " je ne sais jamais si le texte est ancré dans l’énonciation " ! Pour nombre d’élèves, les " focalisations " et leurs entrelacs sont un cauchemar… Techniques ! Lycéen, et même collégien, je me rappelle avoir été fasciné par des titres - Les Fleurs du Mal - qui m’ont guidé vers la poésie, intrigué par les figures d’Ovide, de Montaigne, de Rousseau, de Nerval, passionné par les oeuvres de Tolstoï, Camus, Malraux ... Alors, j’aurais été réfractaire au "français" scolaire actuel qu’étouffent ces mornes et secs et stériles objets d’étude, je n’aurais jamais eu l’idée de faire des études de lettres, je ne serais jamais devenu un professeur que son métier passionne encore parce que je m’écarte autant que possible de la "vialarature" ! Une collègue me disait récemment que, depuis que ces funestes programmes sont là, elle n’aime plus sa discipline. Combien de collègues pensent de même! D’ailleurs, à propos de la réforme d’AlainViala, aucune consultation générale n’a été menée auprès des professeurs de français. Les consultations qui, paraît-il, ont eu lieu, n’ont pu être que confidentielles ; n’auraient-elles pas sollicité que les coteries responsables de cette invraisemblable réforme ?

Je sais bien que, depuis 1989, l’Inspection Générale n’a qu’un pouvoir limité sur les programmes. Mais ce pouvoir limité existe. Alors, je vous en supplie, Monsieur le Doyen, que vous et vos collègues sachiez faire entendre une voix vraiment littéraire dans les sphères qui élaborent ou remanient les programmes; que ces sphères prennent conscience de la catastrophe qui, dans notre pays, s’est abattue non seulement sur la discipline, mais sur la littérature : les lycéens français sont privés de la littérature, l’un des patrimoines majeurs de la nation ! La "vialarature" met la littérature française en péril, Tzvetan Todorov a su le dire. Et comment concevoir que l’homme qui a écrit Le déjeuner des bords de Loire ne fasse pas tout ce qu’il pourra, compte tenu des hautes fonctions qui sont les siennes, pour rendre la littérature aux lycéens de France ?

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Doyen, l’expression de mes sentiments très respectueux.


G. B. , professeur de lycée.

* doyen de l'iG de Lettres

Ecrit par : JPL | 06 mai 2007

Mes 6èmes n'ont jamais entendu parler ni du "Corbeau et le Renard" ni de Cosette ou de Gavroche. Ils ont fait je ne sais trop quoi entre le CP et le CM2. Ils n'ont pas étudié le passé composé, le futur ou le subjonctif présent des 20 verbes les plus utilisés du 3ème groupe ... Ils ne savent RIEN.

Tout ça, c'est pas de la "grande politique" mais ça devrait être, ici, l'essentiel.

JPL

Ecrit par : JPL | 06 mai 2007



En ce qui concerne l'École Primaire on se focalise excessivement sur la "querelle des méthodes" au CP.

Les enseignants du Secondaire qui ont mené la Fronde à partir de SLL connaissent mal le Premier Degré.

Souvent même ces "Messieurs du Secondaire" regardent avec quelque commissération ces "bonnes gens du Primaire"...


Or, l'une des conséquences les plus perverses du discours de Jean Foucambert et d'Évelyne Charmeux a été, sous la pression des IDEN ,devenus depuis IEN, la disparition de tout enseignement structuré de la lecture à partir du CE1;


Antérieurement, les élèves disposaient de manuels, le plus souvent des Morceaux Choisis, quelquefois des "Romans scolaires" dont le plus célèbre est "Le Tour de France de deux enfants", pluss rarement des "Livres uniques" relativement copieux.


Les textes narratifs étaient découpés en épisodes chacun assortis de notes marginales, de questions de compréhension voire de sujets de rédaction.


La leçon de lecture était fondée sur la lecture orale codifiée au début du XXème siècle. Contrairement à une "idées reçues" propagée par les zélateurs du pédagogisme cette pédagogie de la lecture ne se satisfaisait pas de la seule "oralisation" et vérifiait la compréhension.


Or le duo Foucambert/ Charmeux affirmait que non seulement la lecture orale n'était pas suffisante pour assurer la compréhension mais que, de plus, elle empêchait de comprendre.


Il faut noter qu'Evelyne Charmeux intervenait institutionnellement dans la Formation initale des IDEN dans les années 80 du siècle dernier.

Ces conceptions rélayées avec empressement par les néophytes zélés, voire les zélotes pédagogiques, que sont les IEN dans les Écoles Primaires par le biais des "Animations pédagogiques" et des Inspections individuelle ont eu des effets ravageurs:

-Quasi disparition de la lecture orale au delà du CP et des débuts du CE1 où l'on continuait tout de même à réviser les "sons" durant le premier trimestre;

--Quasi disparition des manuels de lecture remplacés soit par des fichiers contenant des textes hétérogènes où l'élève devait répondre à des QCM, soit par des manuels regroupant des "écrits sociaux" ou pire par des livrets massacrant les textes sous prétexte de faciliter la "fixation oculaire", l'"écrémage" et autres sottises issues des méthodes d'entraînement à la "lecture rapide".

-Quasi disparition de la leçon de lecture collective remplacée par du cochage de QCM.

- Une foi aveugle dans les vertus quasi-magique attribuée au BCD: le fameux "bain d'écrit"...


Une IEN de mes amise, antipédagogiste s'il en est, me racontait que, régulièrement, elle se trouvait en présence de Professeurs des Écoles débutants qui ne disposaient d'aucun manuel de lecture. Elle allait alors explorer avec eux la "réserve" de l'École et les aidait à choisir parmi les collections qui avaient survécu à "Farenheit 481" (sic) celles qui pouvaient encore servir notamment, m'a-t-elle dit, "L'Oiseau Lyre" ou "Belles Lectures".


La pire situation qu'elle ait renconté était celle où un Directeur d'École, acquis au pédagogisme institutionnel et animé d'un zèle purificateur, avait fait débarasser "son" école de toutes ces "vieilleries".


Il semble que la situation se soit légèrement améliorée mais les Manuels que m'a prêtés mon amie sont fort minces et le "volume" de textes narratifs littéraires a fortement diminué au détriment d'illustrations et d'Écrits Sociaux: l'Affiche, les petites annonces...voire les BD.


Suggestion de lecture buissonnière:


Lettre helvétique : est-ce grave docteur ?
Les sciences humaines sont-elles réformables ?
Vincent Kaufmann
dimanche 6 mai 2007.




Le réchauffement de la planète a au moins ceci de positif qu’il permet d’oublier une crise beaucoup plus fondamentale et douloureuse : celle des sciences dites humaines, à laquelle même la Suisse n’échappe pas. On peut même supposer qu’elle la subit d’autant plus fortement que les traditionnels alibis nationalistes qui tiennent lieu de perfusion aux sciences humaines chez nos voisins sont particulièrement faibles en Helvétie multiculturelle et fière de l’être. Profitons donc de la neige qui tombe enfin pour nous dégager l’esprit et parler enfin de choses sérieuses, car après tout le sort de la nation pourrait en dépendre.

.

Les sciences humaines sont-elles réformables ? Doivent-elles être réformées ? Faut-il leur reconnaître au contraire un droit de figurer sur la liste des espèces en voie de disparition, à protéger d’urgence ? Ou même un droit à l’intemporalité, qui était jusqu’à présent plutôt une spécialité du Vatican ? Elles ne sont pourtant pas intemporelles, elles n’ont pas toujours été là, même s’il leur arrive de s’accrocher à cette illusion.


pour lire la suite, cliquer ici->http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=136
l

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

M BRIGHELLI puisque vous me mettez en cause , je vous cite : C'est une vraie ordure, qui pensait faire carrière sous Royal (tout en se prétendant plus à gauche que ça) — je me demande parfois si ce n'est pas lui, ce Merlemocœur qui me voue aux gémonies et à la géhenne confondues…
JPB

Vous êtes vraiment un drôle de paroissien.

L'insulte toujours à la bouche mais refusant la moindre remise en cause personnelle et refusant de croire que je ne suis que moi-même.


Ecrit par : merlemocoeur | 05 mai 2007


Merlemocoeur,


Vous avez très exactement situé le maître de ces lieux et je partage bon nombre de vos options et d'éléments de votre CV.


Je regrette, comme vous, que ce Blog ait dérivé de sa vocation initiale. C'est pourquoi j'ai ouvert récemment un autre Blog, placé sous le patronage de l'Auteur des "Misérables" où je reprends le projet initial de JPB:"donner des solutions pour une école de demain et démonter les dysfonctionnements de l'Education nationale."


Les amis de l’ABC », pourquoi ?
jeudi 26 avril 2007.


Henri Grégoire

Un constat simple, ce sont les classes populaires qui subissent de plein fouet, les effets de la “crise de l’éducation”. Depuis plus de trente ans, pour les enfants des classes populaires, la “massification de l’enseignement” s’est traduite dans les faits par la diminution drastique des chances d’accéder tant à la culture générale qu’à des emplois de responsabilité qualifiés et correctement rémunérés.

L’unification, apparemment rationnelle et démocratique, du primaire/professionnel et du secondaire/ supérieur au sein d’ un système éducatif a, dans les faits, conduit à créer deux filères quasiment étanches mais invisibles pour les non-initiés qui recrutent leurs élèves selon des critères purement socio-géographiques où le critère patrimonial [1] joue, par le biais de l’accès au logement, un rôle déterminant. [2]

Cette dérive qui tend à substituer à l’utopie républicaine d’une société de citoyens fondée sur l’égalité, la réalité d’une société de castes où les enfants des Patriciens, des potentes, sont, dès la prime enfance, instruits et éduqués à l’abri des enfants des Plébéiens, les pauperes, a produit une idéologie justificatrice, le “pédagogisme” [3].

Pour lire la suite, cliquer ici->http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=89

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Sincèrement, vous me donnez envie de vomir.
Presque tous (j'excepte Henri Grégoire).
Un tas de gens de droite qui devaient pointer au SNALC depuis des années.
Quelques frustrés/ées du Grand Soir reconvertis/ties du drapeau rouge au drapeau blanc (comme leur vote).
Et le raciste de service.
Quelle assemblée!
Z'étaient beaux les représentants de la défense des grandes valeurs de l'Ecole de la République!
Merci à vous tous. Demain soir, on aura le MEDEF et le CAC 40 comme président. Super! Champagne!

Brighelli? Une arnaque.
J'ai lu trois livres d'un homme que je pensais sincère puis je l'ai beaucoup vu à la télé, puis dans les journaux.
Là, j'aurais dû me méfier!
Et pour finir, en pleine campagne (rire grinçant) je le découvre non même sarkozien mais d'un opportunisme lamentable.
Il sera bien au chaud sous les lambris du Ministère assis aux côtés du bon Allègre, de l'intègre Darcos (qui comme on sait a bôôôôcoup fait pour la pédagogie du temps de son co-Ministère Ferry).
Maintenant je pense une seule chose, que son engagement et la multiplication de ses apparitions dans la lucarne n'étaient que ça, un plan pour en arriver là.
Des feux de la rampe Télétruc à la table d'un quelconque bureau ministériel.
Où va se nicher l'ambition quand les chevilles enflent, enflent, démesurément?
Dans la mousse pour se faire mousser.
Après tout, un coup de pot comme ça, on ne l'a qu'une fois dans une vie d'homme, hein?
Et la politique, ça paie encore plus que les bouquins. Faut bien vivre, mes braves gens.

Et si le PS avait eu le vent en poupe et l'avait "acheté" de semblable manière, c'est "Ségol-aime" dont il nous proposerait le pack-pacte en promotion ici.

Je pense à la "convaincue" de voter par X et Y au nom de Brighelli .
Mais, ma pauvre, il n'y fera strictement rien pour la cause que nous, nous défendions vraiment, à Paris!
Si demain on lui demande de boire la soupe avec le Frako-Schtroumph ou le Meirieu-Schnock tant vilipendés, il la boira.
Rien que pour être sur la photo.

Ecrit par : Sympathy-for-the-Devil | 06 mai 2007

Sincèrement, vous me donnez envie de vomir.
Presque tous (j'excepte Henri Grégoire).

Ecrit par : Sympathy-for-the-Devil | 06 mai 2007


Merci Sympathy-for-the-Devil ,


Mais je ne suis pas seul, il en reste un certain nombre Merlemocoeur, Mouron Rouge, Christophe Sibille et bien d'autres qui font de brèves apparitions et sucitent les jappements hargneux des deux caniches de JPB, l'inculte et prétentieux Cadichon et le xénophobe IGG.


Franchement , à la place de JPB, je ne serais pas très fier de lire les commentaires de mes épigones.

"Asinus animum fricat"

Gardons le moral!

Comme aux beaux jours de MAI 68

"Ce n'est qu'un début, continuons le combat!

Priorité à la compétitivité et à la rentabilité
L’école républicaine mise en bière
Par Louis Weber
mardi 1er mai 2007.


Coincidence significative : au moment précis où la Commission européenne relance le programme libéral de la « stratégie de Lisbonne », le gouvernement français présente un projet de loi sur l’éducation qui s’en inspire directement. Au-delà des dispositions ponctuelles qui suscitent l’hostilité des lycéens et des enseignants, c’est toute une conception du système éducatif qui est en cause : s’agit-il de former des citoyens ou de futurs salariés précaires ?


Pour lire la suite , cliquer ici->http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=109

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

""" me cataloguer tout de suite du côté de Staline et compagnie. Où ai je écrit que j'étais staliniste???
Je me définis juste comme une humaniste ""

Gelsomina, c'est bien-sûr à Grégoire et pas à vous que je m'adressais... Et votre humanisme ne fait évidemment pas l'ombre d'un doute. J'ai assez dit que vous n'étiez en rien responsable du désastre scolaire mais bien l'illustration et la victime de la politique insane menée par les compagnons de route du PC et les socialistes français, depuis la Libération. Tous les hommes politiques de droite comme de gauche sont tombés dans le panneau et dans tous les pays occidentaux où l'intelligentsia de gauche avait quelqu'influence dans les arcanes ministérielles responsables des modifications de programmes -et de structures- scolaires.

Lu dans Le Monde de ce jour: la mise au tombeau définitive des derniers gri-gris du PCI.



"Le marteau et la faucille prenaient depuis longtemps la poussière dans le magasin aux accessoires de l'ancien Parti communiste italien (PCI). Lors du congrès des Démocrates de gauche (DS), du 19 au 21 avril à Florence, les héritiers d'Antonio Gramsci et d'Enrico Berlinguer ont également rangé le drapeau rouge et L'Internationale sur le rayon des souvenirs. Le décor du palais des sports où ont siégé les 1 500 délégués DS tirait sur l'orange, la couleur des révolutions d'aujourd'hui. Une chansonnette italienne censée ouvrir de nouveaux horizons, Le ciel est toujours plus bleu, clôturait le rendez-vous.

Plus aucune trace, ni dans les symboles ni dans les paroles, du passé communiste au moment de l'ultime mue. En votant leur dissolution et leur fusion avec les centristes de gauche de La Marguerite, un mouvement d'inspiration démocrate chrétienne, en vue de fonder une formation réformiste modérée, les Démocrates de gauche ont, de l'avis unanime de la presse italienne, "signé la clôture définitive de l'expérience historique ouverte en 1921 à Livourne". C'est là qu'était né le PCI, d'une scission du Parti socialiste italien (PSI)."'

Quand les Français auront la maturité et le courage politique des Italiens... les poules auront des dents. Comptez-donc le nombre de drapeaux rouges lors de la moindre manifestation de soutien à Royal.

Ecrit par : Cadichon | 06 mai 2007

Gelsomina, c'est bien-sûr à Grégoire et pas à vous que je m'adressais... Et votre humanisme ne fait évidemment pas l'ombre d'un doute. J'ai assez dit que vous n'étiez en rien responsable du désastre scolaire mais bien l'illustration et la victime de la politique insane menée par les compagnons de route du PC et les socialistes français, depuis la Libération. Tous les hommes politiques de droite comme de gauche sont tombés dans le panneau et dans tous les pays occidentaux où l'intelligentsia de gauche avait quelqu'influence dans les arcanes ministérielles responsables des modifications de programmes -et de structures- scolaires.


Ecrit par : Cadichon | 06 mai 2007



Il est certain, Cadichon, que l'État désastreux du Système éducatif des USA est dû au "Complot communiste que le valeureux Mac Carthy a malheureusement échouer à "kärcheriser"


De même en France, Edgar Faure, René Haby, Luc Ferry et François Fillon sont de dangereuses "Taupes Rouges".


ILS SONT PARTOUT!

Même chez Nicolas Sarkozy.

À votre place, je méfierais de JPB....

Allez savoir si sa moustache ne traduit pas une nostalgie du Camarade Staline.

Décidément, Cadichon, si vous n'existiez pas il faudrait vous inventer.

Sarkozy : l'affiche que vous ne verrez pas !


http://calle-luna.org/article.php3?id_article=237

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

En ce qui concerne l'École Primaire on se focalise excessivement sur la "querelle des méthodes" au CP.

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Quel aplomb ! Quelle superbe ignorance des processus fondamentaux qui se mettent en place chez les élèves au cours de l'année de CP !

Si, par miracle, on assistait un jour à de belles empoignades entre partisans des méthodes syllabiques ou synthétiques-phonémiques, entre partisans de "Léo et Léa", "Boscher", "Delille", "Bien lire et aimer lire", "Alphas", "Fransya"... alors oui, on pourrait parler de focalisation excessive sur la querelle des méthodes.

Mais nous n'en sommes pas là. Et les faits sont têtus : le choix de telle ou telle méthode a des conséquences à court et long terme sur la réussite des élèves, en particulier pour ceux qui ne peuvent être aidés par leurs parents.

La méthode choisie est notamment lourde de conséquences quant à l'accès au fameux sens que ne cessent d'évoquer les tenants des méthodes dites mixtes.

N'en déplaisent à certains, les enfants qui ont subi une méthode à départ global -sans l'appui à la maison d'une méthode synthétique par papa, maman ou mamie- devront dans leur immense majorité poursuivre leur scolarité avec un réel handicap.

Pour ces enfants, le pli aura été pris de s'appuyer essentiellement dans leur lecture sur la première syllabe des mots et surtout, surtout, de zapper les lettres finales.

Or ces lettres finales sont le plus souvent déterminantes pour le sens, par les informations qu'elles apportent sur la famille lexicale, sur le mode ou temps de conjugaison, sur le genre et le nombre...

Dès lors, on peut tirer un trait sur toute lecture fine, sur tout accès à l'implicite dans le texte.

Dès lors, tout apprentissage ultérieur en grammaire ou conjugaison restera quasiment stérile car impossible à réinvestir dans la lecture et définitivement extérieur au texte.

Quand un enfant a pu s'approprier la totalité du code dans les premiers mois du CP - comme c'est le cas avec les méthodes syllabiques ou synthétiques-phonémiques - il peut alors pleinement entrer dans les textes de la littérature, y compris quand ceux-ci ne sont pas illustrés.

La question des manuels de lecture courante ne présente plus alors d'intérêt vital, et l'enseignant dispose réellement d'une grande liberté pour choisir ses supports de lecture.

Quand on a eu l'occasion de donner à lire un même texte à des élèves de fin CP ayant bénéficié d'une méthode synthétique et à des élèves de CM1 passés par une méthode mixte, puis de recueillir leurs réponses à des questions écrites et orales de compréhension... on ne peut plus considérer la "querelle des méthodes" comme anecdotique.

Et je ne parle pas de la question de l'orthographe, ou de l'expression écrite !

Ecrit par : Un hussard | 06 mai 2007

Quant à ces ""Messieurs du Secondaire" qui regardent avec quelque commissération ces "bonnes gens du Primaire""...

Il est du devoir de tout enseignant un tant soit peu consciencieux de demander à ses collègues des niveaux supérieurs un retour sur les réussites et les difficultés de ses anciens élèves... à moins de vouloir rester béatement confit dans ses certitudes idéologiques !

Ecrit par : Un hussard | 06 mai 2007

Hello Carole. As usual, I second the motion.

"'Vous le savez très bien, je ne peux pas supporter NS...Je le vote uniquement parce que JPB a peut-être des possibilités de rentrer dans l'équipe..."'
Ecrit Sandra Wagner

Outre qu'elle est ordurière, ne sait pas non plus écrire, doit revoir la construction du verbe voter à défaut d'en comprendre le sens, son élan de franchise permettra aux électeurs de sa circonscription d'apprécier: elle unit le sens moral de la Barbie du PS à celui du Béarniais.

Aux dernières nouvelles, c'est toujours 53/47.
Exactement ce que donnaient les sondages en octobre 2006:
TOUT ÇA POUR ÇA. Enfin, pour les électeurs,
car pour Bayrou cela fait quand même plus de 11 millions d'Euros (7x1.6), pour quelques mois de travail . C'est une belle prime de départ. Forgeard n'en a pas eu autant.

Quand aux langues qui se délient en ce moment, elles viennent enfin élucider l'énigme de la propulsion de Barbie, de sa 95ème place à la sortie de l'ENA aux antichambres elyséennes. C'est bien mieux que la saga de Mazarine, cela explique aussi entre autres pourquoi elle ne s'est jamais mariée, et éclaire d'un nouveau jour son "extreme makeover" , ravalement de façade dont tout un chacun peut évaluer l'ampleur simplement en comparant les photos d'avant et d'après. Je comprends maintenant la légende muette qui accompagne leur soudaine apparition.

Son dernier (Inch Allah) message est de la mˆme obédience que celui de Lang en 81, ( de l'ombre à la lumière) Que, donc, la Lumière qu'elle appelle ainsi de ses voeux ...
soit enfin faite sur ce remugle et que le livre de la Mitterrandie se referme demain soir, et pour de bon.

Ecrit par : Cadichon | 06 mai 2007

Hmm… C'est bon, tous ces gens qui m'aiment…

Mon cher JPL, si je revendiquais une mission particulière et dans mes cordes — mais je n'en suis pas là —, ce serait d'œuvrer à la refonte totale des programmes de français au lycée. pour le collège, c'est en train — reste à savoir ce qui en sortira. Pour le primaire, tout le travail reste à faire. Mais il y a des disparités terribles d'une école à l'autre. Tout La Fontaine ici, et les œuvres de Gudule là.
Pour le lycée, ce qui risque de bloquer du côté de l'Inspection générale, c'est le fait que l'un des IG de Lettres vient de sortir un manuel "conforme aux nouveaux programmes" (les programmes Viala, œuf corse), et qu'il pèsera sans doute sur ses chers collègues pour le rentabiliser avant de passer à autre chose. Il faudra une volonté politique forte pour expliquer à ces gens-là qu'il n'est guère déontologique d'être ainsi à la production et à la caisse simultanément. Et que ces programmes sont juste un prétexte à ne rien apprendre de sérieux.
L'autre chantier urgent, à mon sens, c'est la formation des maîtres, parce que si on continue encore un ou deux ans comme ça, il est sûr qu'il n'y aura pas de remplaçants, d'ici trois ou quatre ans, pour tous ceux qui partiront à la retraite — nous-mêmes, entre autres. Et ce, dans toutes les matières générales, parce qu'il faut être maso, en ce moment, pour avoir envie de faire carrière dans l'enseignement.
Ça ne date pas d'hier. J'ai rencontré il y a une semaine un ancien élève à l'ENS, auquel j'avais donné vers la fin des années 70 des cours d'agrèg sur les Liaisons, recyclé aujourd'hui dans l'acier. De sa promo, aucun n'est encore dans l'enseignement. Les rats quittaient déjà le navire (j'ai expliqué plus haut combien ces animaux sont injustement décriés…) vers 84-85, e ça n'a fait que s'accentuer depuis. Henri Grégoire a bien raison de dire que le pédagogisme a commencé avant la gauche. Mais il s'est installé au cœur du Mammouth après 81.
Allons voter. On verra bien ce qui en sortira. Je ne me fais pas d'illusions sur le fonctionnement du pouvoir — de tout pouvoir. On ne vous donne de chance de vous exprimer, et de peser, que dans la mesure où vous représentez vous-même un pouvoir — pas parce que vous avez des idées. J'ai aujourd'hui celui que me donnent les médias. Mais demain ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 mai 2007

Quand un enfant a pu s'approprier la totalité du code dans les premiers mois du CP - comme c'est le cas avec les méthodes syllabiques ou synthétiques-phonémiques - il peut alors pleinement entrer dans les textes de la littérature, y compris quand ceux-ci ne sont pas illustrés.

La question des manuels de lecture courante ne présente plus alors d'intérêt vital, et l'enseignant dispose réellement d'une grande liberté pour choisir ses supports de lecture.

Ecrit par : Un hussard | 06 mai 2007

Mais nous sommes d'accord, cher Hussard!


Je ne fais pas l'impasse sur l'apprentissage initial des correspondances grapho-phonétiques.

Je me rallie totalement au point de vue des scientifiques sur ce point.


La syllabique est-elle réactionnaire ?
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=16



Un point de vue scientifique sur l’enseignement de la lecture

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=62

Ces textes est d'autres que j'ai publiés sur "Les Amis de l'ABC"
sont pour moi une référence;

Par contre, pour répondre au Collègue qui s'interrogeait sur le très bas niveau des élèves rentrant en 6ème, je donnais des informations glanées dans mon entourage, IEN et PE, que je trouve étrangement absente du débat actuel.

Par ailleurs dans une perspective systèmique , c'est, un "point critique" sur lequel on pourrait agir très rapidement à coûts constants.

Mon entourage nourrit depuis longtemps le projet de Manuels de Lecture pour l'école élémentaire qui feraenit une large place au patrimoine littéraire, tant national qu'international, depuis le "Roman de Renart"
jusqu'à l'époque contemporaine. La "littérature de jeunesse" serait alors remise à sa juste place, celle de la lecture pour le plaisir.

Si l'on supprime tous les supports de lecture inutiles, que l'on trouve dans les Manuels de lecture actuellement sur le marché, notamment les "écrits sociaux" et les BD, et si l'on considère que l'apprentissage des "texte "informatif" et "explicatifs se fait à travers les manuels d'Histoire de Géographie et de Sciences, à rénover eux-aussi, on devrait pouvoir rédiger des manuels de "morceaux choisis" suffisament consistants pour permettre aux Professeurs des Écoles d'organiser un enseignement de la lecture digne de ce nom esentiellement centré sur le récit, le" texte narratif".

Tant que les PE ne disposeront pas de Manuels de ce type, ils seront contraint au bricolage encourrant le risque d'un usage abusif de la photocopie.


Or, l'élève qui rentre au Collège doit savoir utiliser un manuel scolaire. Mais s'il n' a jamais eu entre les mains que des photocopies ou des "fichiers", seuls, et encore, ceux qui bénéficient d'une aide parentale s'en sortiront.

Dans les années 80 du siècle dernier, le fin du fin en matière de "pédagogie" diffusée dans les Écoles Normales était de rejeter le principe même du Manuel scolaire...

C'est pourquoi, j'ai publié une interview d'Hélène Huot, une des rares Universitaires qui a consenti à ce pencher sérieusement sur le problème, à y consacrer un ouvrage et à fonder une Association, la "Société pour l’Information sur les Manuels Scolaires et les Moyens d’Enseignement, association loi 1901 que j'ai référencée sur "Les amis de l'ABC"

Dans la jungle des manuels scolaires
Hélène Huot
vendredi 4 mai 2007.


Douze millions d’élèves retrouvent cette semaine leurs fidèles compagnons d’étude : les manuels scolaires. Vous est-il déjà arrivé de vous demander qui contrôle la qualité de ces ouvrages pas tout à fait comme les autres ?

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=132


Je pense en effet, que la Refondation de l'École passe par un réexamen des politiques éducatives suivie depuis la Libération qui ont été moins pensées que subies comme le montre excellement Antoine Prost dont je suis loin de partager toutes les options poltiques et pédagogiques mais dont je respecte l' oeuvre d'historien.

La pédagogie est un art simple »
Antoine Prost
mardi 1er mai 2007.


L’école est en crise. La première rentrée des classes de Luc Ferry, nouvel occupant de la Rue de Grenelle, est une bonne occasion pour mener une réflexion de fond sur l’école. En tirant les leçons du passé. De l’émancipation citoyenne de la République des origines à l’égalité sociale, l’école a changé d’idéal. Pourquoi la réussite pour tous est-elle devenue un dogme ? Comment un ministre doit-il s’y prendre pour réformer l’Education nationale ? Comment améliorer l’apprentissage à l’école primaire ? S’attaquer au problème de la violence ? En spécialiste réputé de l’éducation, Antoine Prost apporte son double regard d’historien et d’expert engagé
http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=64


Cordialement.

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Je vais faire breveter la prose grégorienne pour son effet hilarant, donc coupe-faim. Mieux que tous les Atkins, Mayo, et tutti quanti. Elle me fait faire l'économie des pilules et des milkshakes protéinés. Un vrai miracle. Cela vaudra bien au valeureux camarade une photo de Cadichon en bikini.

Le denier fou rire vient de m'être offert par la promotion d'Antoine Prost ( bien connu ici pour ses sympathies sectaires) au rang de "Grand Historien". Voilà d'où notre coco de service puise sa certitude que le pédagogisme prend sa source à droite. Comment n'y avais-je pas pensé plus tôt?
Je me suis pourtant farci les 800 et quelques pages de son "Histoire de l'enseignement depuis 1930" (paru en 1981) il n'y a pas longtemps, et j'ai pu apprécier l'objectivité du regard affecteux qu'il porte sur ce qui la secte en question. Pour lui, les maux de l'école publique c'est dans la malheureuse préservation de l'école bourgeoise par la loi Guermeur qu'il faut les chercher. En 81, de nombreuses voix s'étaient déjà élevées, pourtant, contre les dérives, à commencer par Alain qui dénonçait, dès 1933, les toutes premières théories bidon, sur l'enseignement ludique et puérocentré, made in USA. Son nom n'est pas cité une seule fois. Silence Radio chez Prost ( prononcer PRO), qui vante, en revanche, (pages 422-23) l'"audacieuse" (sic) critique de l'école " dans l'effervescence de 1968". [...] La première est celle d'Ivan Illich"' ( les connaisseurs apprécierons, les autres, "passeront" ...)
Puis viennent of course l' inévitables duo criminel et récidiviste, Bourdieu et Passeron, dont les élucubrations sur les Héritiers et la Reproduction furent falsifiées dès leur parution, mais qu'importe aux vrais croyants, comme Saint Antoine. Suit le panégyrique de Baudelot et Establet (424), "critique d'inspiration marxiste", (tiens, celle-là seulement?) dont l'appel à la révolution est exposé comme allant de soi. Meirieu n'est absent que parce qu'il n'avait pas encore commencé à sévir.

Loin de critiquer ces thèses, toutes plus bidon les unes que le autres, l'ineffable Prost ( qui est tout sauf un pro et encore moins un bon prof...)nous assène son verdict page 424: "Ces thèses radicales trouvent une confirmation dans le piétinement de la démocratisation. En dépit des efforts, les inégalités subsistent en effet à tous les niveaux."

Je ne vais pas plus loin car le stress me donne généralement envie de grignoter, or je commence à m'énerver en recopiant cette prose dégoulinante de cuistrerie quand elle ne tombe pas dans le plus abject des mensonges. Me revient alors en mémoire, pour me sauver de cette fange, la rigeur intellectuelle du Revel de La Grande parade et de La Connaissance inutile, démontant la rhétorique circulaire et la dialectique des compagnons de route, Je vais me replonger dans le second car j'ai vraiment eu trop de lectures nauséabondes pour une soirée et dois lutter contre l'envie de me sortir une bonne glace au caramel (dulce de leche) ou à la pistache.

Je prends H. Grégoire anytime, lui au moins me fait rire,
and back to square one.

Ecrit par : Cadichon | 06 mai 2007

Mon cher Jean-Paul,

On vous retrouve enfin, tel qu'on vous apprécie.

Je partage depuis longtemps , 1983 pour être précis, l'idée que ni les Inspecteurs (IGEN, IA-IPR, IEN), ni les "formateurs, Professeurs d'IUFM et Conseillers pédagogique de tout poil ne devraient avoir le droit ni de rédiger des Manuels Scolaires ni, ce qui est souvent le cas de les "labéliser".

Il est hautement scandaleux d'invoquer à tout bout de champ l'apprentissage de la Citoyenneté pour les Élèves et d'arrondir ses fins de mois en collaborant avec des Maisons d'Éditions qui sont des Entreprises dont le seul objectif est d'accroître leur part de marché.

C'est là démarche de Tartuffe.


En ce qui concerne les programmes, un ministre a toute liberté de les modifier, voire de les bouleverser, un Arrêté ministériel suffit.

"C'est au pied du mur qu'on voit le maçon" dit la Sagesse des Nations donc

WAIT AND SEE!


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Cdichon,

Une fois de plus, vous étalez votre inculture qui consiste à ne retenir dans vos lectures que ce qui est compatible avec vos préjugés.

C'est là la marque d'un esprit étroit et borné, d'un propagandiste et non d'un intellectuel critique.

Certes Antoine Prost appartent depuis longtaemps au SGEN-CFDT. Et alors, lui,au contraire de Philippe Meirieu, a prodit une oeuvre historique considérable comme dans une moindre Pierre Giolitto dont l' "Histoire de l'Enseignement Primaire au XIXème siècle" m'a permis de comprendre la genèse de l'ÉCOLE RÉPUBLICAINE;


J'y ajoute Émile Durckeim dont L'évolution pédagogique en France (cours pour les candidats à l'Agrégation prononcé en 1904-1905 ) est indispensable à qui veut COMPRENDRE l'origine des dysfonctionnement de l'École actuelle.


Allez pour participer à votre cure d'amaigrissement;


Mai 2005.
L’école sécuritaire
Christine MAYNARD, professeur de français.
dimanche 6 mai 2007.



Depuis la fin des années 70, parallèlement à l’attaque continue contre les conquêtes sociales, au développement de la précarité et de la pauvreté et donc au rejet d’une proportion de plus en plus grande de la population dans ce qu’on nomme pudiquement des « difficultés sociales », l’Etat a pris directement en main la fabrication et la médiatisation du « sentiment d’insécurité ».

Pour lire la suite cliquer ici->http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=137

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

A propos de mensonges, ce message d'un rescapé du paradis soviétique qui réagissait ainsi après ceux de Royal mercredi soir et à qui cela rappelait de bien mauvais souvenirs:


"Pour la gauche, qui se considère comme le sel de la terre, le mensonge est un moyen comme un autre de faire triompher le Bien. Ainsi, est réputé moral et vrai ce qui sert la cause. A moi-même, en tant que correspondant photographe de l'Humanité dans les années 50, on avait enseigné que si l'exactitude et la vérité peuvent avoir une certaine importance, ce qui compte « c'est le typique, ce qui est en train de naître et préfigure l'avenir ». Après décodage, cela signifie simplement qu'il n'est pas interdit de truquer les photos pour qu'elles soient plus parlantes.
Trotsky a écrit sur ce sujet un ouvrage révélateur intitulé « leur morale et la nôtre ».

Une application dramatique de cette théorie a été faite à propos des massacres de l'élite polonaise à Katyn en 1940.
Il a fallu attendre avril 1990, pour qu'un envoyé de Boris Eltsine, le chef des archives auprès du conseil des ministres russe, remette au président Lech Walesa la copie d'une note, préparée en 1959 par le KGB pour Nikita Khrouchtchev, indiquant qu'au total 21 857 Polonais avaient été fusillés à la suite de la décision du bureau politique du 5 mars 1940.

Le mensonge de gauche avait tenu un demi-siècle !""

Ecrit par : Cadichon | 06 mai 2007

"En ce qui concerne les programmes, un ministre a toute liberté de les modifier, voire de les bouleverser, un Arrêté ministériel suffit."

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Certes. Mais pour ce qui concerne le primaire, sans l'abrogation pure et simple de la loi Jospin de 1989, sans la suppression des cycles, sans l'abandon du pédagol patelin... nous n'irons pas bien loin.

Abrogation de la loi Jospin !

Définition de programmes nationaux fixant des objectifs précis et réalistes pour chaque niveau !

Retour à l'usage du français -langue officielle de la République- pour la rédaction des programmes et instructions officielles !

Ecrit par : Un hussard | 06 mai 2007

Les uns et les autres… Inutile de s'envoyer des noms d'oiseaux à la tête, il y a des ordures dans tooutes les poubelles de l'Histoire. Je me demande parfois (pur euphémisme…) si la politique ne se définit pas comme l'art de ranger les cadavres dans les placards.
Il n'y a plus de gauche, Cadichon, et cette campagne l'a démontré ad nauseam. Savoir s'il peut encore y en avoir une (dans les circonstances historiques présentes, où il semble bien que les peuples, partout, aspirent au capitalisme) est un problème que je laisse à plus savant que moi — Grégoire et les Lolos34 ont des idées là-dessus, encore faudrait-il les étayer : voulez-vous faire un livre sur le sujet, mon cher ? Mon éditeur, homme de gauche historique qui pour la première fois de sa vie mettra dans l'urne aujourd'hui un bulletin blanc, serait ravi d'en discuter, sans doute…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 mai 2007

On ne vous donne de chance de vous exprimer, et de peser, que dans la mesure où vous représentez vous-même un pouvoir — pas parce que vous avez des idées. J'ai aujourd'hui celui que me donnent les médias. Mais demain ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 mai 2007

Deux idées pour le prix d'une!

-Vous qui avez vos entrées dans le monde de l'Édition, pourquoi ne pas rééditer le Dictionnaire de Ferdinand Buisson?

J'ai pu sauver du zèle purificateur d'un Collègue de mon amie IEN un exemplaire de l'Édition de 1911. C'est une remarquable mine notamment pour réfuter rationnellement les tenants de la "Légende Noire" de l'École républicaine.

Quelques articles, très généraux ont été récemment réédités ,d'autres, plus techniques sont disponibles en téléchargement sur l'excellent site de Michel Delord mais une réédition papier chez "Bouquins" "Omnibus " ou "Quarto ", voire en "Livre de Poche" puisqu'Hachette est détenteur des Droits, serait d'une aide appréciable pour lutter contre le pédagogisme et réhabiliter la pédagogie.


J'ajoute que, ce n'est pas négligeable, ce serait une opération rentable sur le plan financier.

- Faire migrer "Bonnet d'âne" sur une plate forme moins rudimentaire et disposant ,surtout, d'une bande passante plus large. En effet si la nuit , on peut travailler dessus sans trop de problèmes, durant la journée c'est la galère...

Le site de SLECC, entre autres , tourne sous SPIP, c'est nettement plus efficient.


Émile Durkheim, penseur de l’éducation
Jean-Claude Filloux
dimanche 6 mai 2007.

Émile Durkheim a « pensé » l’éducation dans le cadre du projet de construction de ce qu’il voulait être une véritable science sociale. Le projet lui-même s’inscrivait dans un contexte multiple : le milieu dans lequel Durkheim passa son enfance, la situation historique de la France après la guerre avec l’Allemagne et la défaite de 1870, la longue période de conflits sociaux et politiques que vivait son pays.


LPour lire la suite cliquer sur le lien->http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=138

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Allons, camarade Grégoire, THIS IS OLD NEWS!
Pas le courage a cette heure tardive de me farcir la lecture de ce genre de prose surtout que dès les 1eres lignes il me semble que votre protégée a simplement pompé le bouquin commis il y a deux ans par une certaine Brigitte Mabilon-Bonfils, agrégée en sciences sociales, CHERCHEURE (sic) à l'IREDU-CNRS de Dijon, chargée d'enseignement à l'IEP d'Aix en Provence, etc....

L'AUTEUR (SANS E) nie pendant 240 pages la réalité de la violence scolaire et en fait une fabrication médiatique. Le négationnisme est double: en tant que violence et en tant que scolaire... Tant qu'on y est, on fait la totale.
Il n'y a pas violence, il y a "pratique juvénile" et elle n'est pas scolaire car elle est "universelle dans cette tranche d'âge".
Ajouté à ce double négationnisme ( et non négation...) est la normalisation de l'indicible. La violence est traitée de façon euphémisante ( perturbation, turbulence) dans une approche météorologique de la sociologie !

Il faut accepter la violence scolaire ( tiens, on vient de dire qu'elle n'existe pas et qu'elle n'est qu' une pure fabrication des medias, une "construction sociale de la réalité" ( SIC!). ).
car elle signale la vigueur de la santé mentale de la société. Il faut donc s'en réjouir. Seuls les barbons partisans de l'ordre ( juste?) peuvent trouver à y redire.

Il suffit! Comme avec Prost, au-delà de quelques lignes, la colère me prend car ces ignobles cuistres ont trahi leur mission. Ces fonctionnaires sont tous coupable de haute trahison, un crime que l'on nomme forfaiture dans la fonction publique. Qu'attend-t-on pour leur appliquer la peine requise par la loi? Il n'ont pas droit à la moindre circonstance atténuante.

Ecrit par : Cadichon | 06 mai 2007

Et pendant qu'on y est :

Abrogation des circulaires Royal instaurant la présomption de culpabilité !

Abrogation de la loi Montchamp condamnant les handicapés à l'eugénisme scolaire et les classes ordinaires au dysfonctionnement !

Re-promulgation de la loi Lenoir de 1975 faisant obligation à l'Etat d'assurer l'instruction des enfants handicapés !

Ecrit par : Un hussard | 06 mai 2007

"Pour la gauche, qui se considère comme le sel de la terre, le mensonge est un moyen comme un autre de faire triompher le Bien. Ainsi, est réputé moral et vrai ce qui sert la cause. A moi-même, en tant que correspondant photographe de l'Humanité dans les années 50, on avait enseigné que si l'exactitude et la vérité peuvent avoir une certaine importance, ce qui compte « c'est le typique, ce qui est en train de naître et préfigure l'avenir ». Après décodage, cela signifie simplement qu'il n'est pas interdit de truquer les photos pour qu'elles soient plus parlantes.
Trotsky a écrit sur ce sujet un ouvrage révélateur intitulé « leur morale et la nôtre ».

Ecrit par : Cadichon | 06 mai 2007


Effectivement, Lev Davidovitch Bronstein, plus connu sous le nom de guerre de Léon Trotski, a développé dans "Leur morale et la notre", que j'ai lu très attentivement, une conception machiavelienne, et non machiavélique, nuance, de l'action politique.


Sauf erreur de ma part, Machiavel n'était pas de gauche...


On a eu un bel exemple de conception machiavelienne de l'action politique avec Georges W. Bush et les "Armes de Destruction Massive".

Georges W.Bush serait-il de gauche?


Là, Cadichon, vous tiendriez le "scoop" du millénaire!


Chapeau bas, Messieurs!

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Vous qui avez vos entrées dans le monde de l'Édition, pourquoi ne pas rééditer le Dictionnaire de Ferdinand Buisson?

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Bravo !

Ecrit par : Un hussard | 06 mai 2007

"Je vais faire breveter la prose grégorienne pour son effet hilarant, donc coupe-faim. Mieux que tous les Atkins, Mayo, et tutti quanti. Elle me fait faire l'économie des pilules et des milkshakes protéinés. Un vrai miracle. Cela vaudra bien au valeureux camarade une photo de Cadichon en bikini."

Ecrit par : Cadichon | 06 mai 2007

Cadichon, si c'était possible, il faudrait publier cette photo sur le blog! Après tout, on ne rigole pas tous les jours, vous avez raison!

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2007

A propos de mensonges, ce message d'un rescapé du paradis soviétique qui réagissait ainsi après ceux de Royal mercredi soir et à qui cela rappelait de bien mauvais souvenirs:


"Pour la gauche, qui se considère comme le sel de la terre, le mensonge est un moyen comme un autre de faire triompher le Bien. Ainsi, est réputé moral et vrai ce qui sert la cause. A moi-même, en tant que correspondant photographe de l'Humanité dans les années 50, on avait enseigné que si l'exactitude et la vérité peuvent avoir une certaine importance, ce qui compte « c'est le typique, ce qui est en train de naître et préfigure l'avenir ». Après décodage, cela signifie simplement qu'il n'est pas interdit de truquer les photos pour qu'elles soient plus parlantes.
Trotsky a écrit sur ce sujet un ouvrage révélateur intitulé « leur morale et la nôtre ».

Une application dramatique de cette théorie a été faite à propos des massacres de l'élite polonaise à Katyn en 1940.
Il a fallu attendre avril 1990, pour qu'un envoyé de Boris Eltsine, le chef des archives auprès du conseil des ministres russe, remette au président Lech Walesa la copie d'une note, préparée en 1959 par le KGB pour Nikita Khrouchtchev, indiquant qu'au total 21 857 Polonais avaient été fusillés à la suite de la décision du bureau politique du 5 mars 1940.

Le mensonge de gauche avait tenu un demi-siècle !""
Ecrit par : Cadichon | 06 mai 2007

Moi qui aime les vieilleries, je suis servi. Sincèrement je ne pensais plus qu'être aussi con et aussi réac ,ça existait encore.

Eh ,Dugland, tu savais que ça fera bientôt 20 ans que l'URSS a terminé dans les ouataires de l'histoire??? TU le savais pas, ah bon!!
Encore quelqu'un qui confond l'URSS et la gauche!!! Deux solutions ou bine ce Cadichon est un abruti, ce qui ne me semble pas du ressort de l'impossible, tant ce que j'ai pu lire de lui vous fait venir le vomi à la bouche, ou bien c'est un pauvre pervers vélléitaire que ifait son interessant pour plaire au prof "M'sieur, m'sieur!! vous notez, hein, C-A-D-I-C-H-O-N....Je peux ranger votre blog, M'sieur!!!!
On sent le petit Roussanov bas du front, prêt, dès demain à dénoncer les subversifs. Katyn, pauvre naze, on t'as pas attendu pour svoir que c'était Staline et que ledit Staline est sans aucun doute possible un concurrent direct d'Hitler dans l'ordure.
mais explique-nous ma poue le rapport entre le stalinisme et le PS????
Un dernier truc, quand je lis de pareilles iepties, je me dis que le suffrage censitaire avait du bon!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 06 mai 2007

Sur ce blog de moins en moins "pédagogique" , je continue à poser la seule question à mes yeux réaliste : comment former, re-former les enseignants?
Sinon, on aura beau changer les programmes, les rendre efficaces, comment faire pour les faire appliquer par les enseignants qui ont été déformés par les IUFM? Je connais bien les capacités d'inertie des enseignants pour avoir modestement continué à appliquer des méthodes "classiques" au lycée. Rien n'est plus simple d'habiller un cahier de textes et de "divertir"un IPR pas toujours bien au fait des réformes.
Sans cela,tout espoir d'amélioration sera vain.

Ecrit par : Ponocratès | 06 mai 2007

Grégoire, je ne vous ai aps attendu. Le Dictionnaire de Buisson (enfin, des extraits significatifs, parce que l'ensemble est énormle, au fil des éditions successives) sera publié à la rentrée, chez mon éditeur, Jean-Claude Gawsewitch, sous la direction (plus ou moins collégiale) de Michel Delord — le SLECC dont vous parlez plus haut, c'est lui — entre autres…
Voilà. Mon rôle s'est limité à présenter Delord à Gawsewitch — et à insister, au téléphone, une bonne quinzaine de fois.
Bien faire et laisser dire…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 mai 2007

J'ai hate que cette période électorale se termine. Encore un mois ...
Ce blog redeviendra enfin un laboratoire d'idées et cessera d'être une arène ...
Toutes ces polémiques m’ont distrait un temps, elles finissent me lasser, d’autant que les passes d'arme au fleuret moucheté sont moins spectaculaires qu’un bon vieux pugilat.

« Faut qu'ça saigne ... » (Les joyeux bouchers)
« Je vous demande de vous arrêter !»

Une pensée sincèrement émue pour Raymond. Je n’ai jamais pu m’empêcher d’avoir une certaine affection pour lui. Un homme qui sieste avec une telle sérénité en séance ne peut pas être complètement mauvais ...

Ecrit par : Zorglub | 06 mai 2007

"Une pensée sincèrement émue pour Raymond. Je n’ai jamais pu m’empêcher d’avoir une certaine affection pour lui.
Ecrit par : Zorglub | 06 mai 2007

Zorglub, je ne peux pas croire qu'un homme comme vous puisse avoir de l'affection pour cet antisémite et révisionniste notoire !

Ecrit par : Un hussard | 06 mai 2007

uelqu'un qui confond l'URSS et la gauche!!! Deux solutions ou bine ce Cadichon est un abruti, ce qui ne me semble pas du ressort de l'impossible, tant ce que j'ai pu lire de lui vous fait venir le vomi à la bouche, ou bien c'est un pauvre pervers vélléitaire que ifait son interessant pour plaire au prof "M'sieur, m'sieur!! vous notez, hein, C-A-D-I-C-H-O-N....Je peux ranger votre blog, M'sieur!!!!

montaigneàcheval | 06 mai 2007


Môssieur Cadichon est un Âne ,montaigneàcheval!

Contrairement au teareau de combat qui fonce dès qu'il voit un chiffon rouge, Môssieur Cadichon brait. Môssieur Cadichon est prudent...

Très imbu de sa propre personne, il insulte tous les internautes qui n'abondent pas en son sens, de droite le sens, bien entendu.


Môssieur Cadichon ne lit pas les textes qui sont proposés à sa sagacité par les internautes qui fréquentent le Café Procope de JPB, il se "farcit la lecture de ce genre de prose "

En ce qui me concerne, je lis très attentivement sa prose. Elle me rappelle celle Charles Maurras et alii, le talent en moins.

Quelle élégance, mon cher , ou peut-être ma Chère, vu votre proposition de poser en "bikini".

Un lien pour Cadichon. Et Hop! Comme dirait Achille Talon à Hilarion Lefuneste, son Cadichon à lui.


CADICHON OU LES MÉMOIRES D'UN ÂNE
LES TRIBULATIONS DE CADICHON



http://animeguides.free.fr/series/cadichon/listing.htm

Vous pourrez y voir Cadichon sans bikini!!!


Entre autre, le bikini c'était osé dans les années 50 du siècle dernier, aujourd'hui, il en faudrait un peu plus , ou un peu moins plus exactement, pour affoler les populations.


Alors Cadichon, ce soir à 20h, heure française, vous enlevez le bas?

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Ponocratès, avant même de penser à la formation des maîtres, il faut commencer par en trouver.
Franchement, qu'est-ce qui est encore attirant dans ce métier ? L'ambiance ? La hiérarchie ? Les salaires ? Les premières mutations ? Les "collègues-référents" ?

Il faut donc dans un premier temps rendre la fonction plus désirable.
D'abord, en amont. L'IPES (mis en place sous Guy Mollet, ce me semble, et gardé préceusement par De Gaulle) était un système qui assurait, sur concours (à Bac + 1 ou 2), une bourse à peu près équivalente au SMIC en échange d'un engagement à servir l'EN au moins dix ans. C'était, pour nombre d'étudiants fauchés et méritants, une bouée précieuse.
Cela supposait le calcul a priori d'un numerus clausus, indexé sur les besoins projetés (double paramètre enfants / retraites). Rien d'impossible… Et à l'époque, on faisait cela sans informatique.
Le restaurer, sous une forme ou une autre, n'est qu'une question de moyens — et sans doute faudrait-il déshabiller Paul (les IUFM) pour habiller Pierre (les étudiants). Rationaliser les bourses, aujourd'hui saupoudrées selon de sparamètres souvent curieux. Bon sang, on dirait que la notion de mérite fait peur à bien des gens… Auraient-ils peur d'en manquer ?
Durant le cursus, il faut donner aux étudiants le même type d'aliment que pour les enfants du Primaire — et les autres : du sérieux, du Savoir, du disciplinaire. Parce que je suis persuadé que maîtriser sa matière, c'est 80% de la discipline de classe.
Pour une raison très simple : tous les "apprenants" réclament d'apprendre. Le plus de choses. Et plus c'est nouveau et complexe, plus ils aiment.
En aval, il faut officiellement gérer les premières nominations de façon intelligente (on peut muter les gens loin de "chez eux", pourvu qu'ils n'aient pas l'impression d'aller tout de suite au casse-pipe). Et leur donner un espoir d'aller ailleurs, au bout d'un certain temps, que dans les Ardennes ou la banlieue de Valenciennes.
Ou au collège du Neubourg… (souvenir personnel, j'y suis resté sept ans — c'est comme l'éternité selon W. Allen, c'était long, vers la fin).
Tout cela suppose une évolution de carrière qui puisse se faire autrement qu'à l'ancienneté. Je n'ai rien a priori contre les inspections, pourvu qu'elles aient pour souci d'évaluer exactement le gain de savoir des élèves (je proposais dans À bonne école un système double, en septembre / octobre puis en mai, afin justement d'évaluer l'évolution, et de ne pas négliger les profs de ZEP, qui ont un extrême mérite à amener leurs élèves de A à B, alors que l'on sur-évalue ceux d'Henri IV, qui ne peinent guère à faire passer les leurs de A à Z).
Ce ne sont que quelques pistes lancées en vrac — mais je suis sûr que certains ont de meilleures idées. Ça nous changerait un peu, tiens, surtout aujourd'hui, de parler d'autre chose que d'élections.
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 mai 2007

Raymond Barre ? Celui qui, après l'attentat de la rue des Rosiers, avait eu ce mit délicat : "il y a huit victimes, dont deux innocents" — sous-entendant que deux passants n'étaient pas juifs…
Un grand moment dans l'histoire du lapsus révélateur…

C'est drôle que tant de gens ici pensent que Cadichon est un homme…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 mai 2007

Récupérer Durkheim, ainsi, c'est du racolage car c'est tenter d'en faire le fondateur de la science de l'éducation par le biais de la sociologie.

R. Boudon (Renouveler la démocratie, Eloge du sens commun, O. Jacob. 2006) lui rend l'hommage qui lui revient, avec une intelligence des dérives idéologiques passées et présentes et reconnait en Durkheim un des tout premiers contempteurs de ce constructivisme dont il eut l'intuition qu'il était l'antichambre d'une pensée que nous nommons aujourd'hui totalitaire. (Tocqueville l'avait décrite mais pas nommée).
Il avait compris le danger des dérives scientistes du comtisme, et celui que représente la facilité avec laquelle les sciences sociales peuvent rendre crédibles des théories fausses. Il identifia le mécanisme pervers de ces "créances" , constructions arbitraires de la conscience collective, notamment par utilisation hyperbolique de fausses théories, et dont se repaissent les idéologues.
Cette fausse science qui s'est emparée de la pédagogie pour en devenir le fossoyeur est aux antipodes de la sociologie de l'éducation selon Durkheim.

Ecrit par : Cadichon | 06 mai 2007

"je proposais dans À bonne école un système double, en septembre / octobre puis en mai, afin justement d'évaluer l'évolution, et de ne pas négliger les profs de ZEP, qui ont un extrême mérite à amener leurs élèves de A à B, alors que l'on sur-évalue ceux d'Henri IV, qui ne peinent guère à faire passer les leurs de A à Z)."

Ecrit par : brighelli | 06 mai 2007

Bravo ! Bravo ! Bravo !

Ecrit par : Un hussard | 06 mai 2007

Oui c'est bien pourquoi j'ai parlé plus haut de bikini
Qu'importe....

Ecrit par : Cadichon | 06 mai 2007

Grégoire, je ne vous ai aps attendu. Le Dictionnaire de Buisson (enfin, des extraits significatifs, parce que l'ensemble est énormle, au fil des éditions successives) sera publié à la rentrée, chez mon éditeur, Jean-Claude Gawsewitch, sous la direction (plus ou moins collégiale) de Michel Delord — le SLECC dont vous parlez plus haut, c'est lui — entre autres…

Ecrit par : brighelli | 06 mai 2007

Excellente nouvelle cher Jean-Paul,

J'ai découvert ce monument en lisant Pierre Giolitto, IG à l'ancienne, pas un de ces" Khmers gris " qui hantent la Rue du Bac depuis que Lionel Jospin a mis au pas tous les corps d'inspection en commençant par l'Inspection Générale qui, malgré toutes sortes de défauts, était un vrai contre-pouvoir.

Or le "camarade Michel" détestait tous les contre-pouvoirs.

J'ai pu le consulter dans l'Édition de 1911 moins volumineuse, 2087 pages tout de même en tout petits caractères, et actualisé que l'Édition Priceps de 1887 dont mon amie IEN n'a pu sauver que deux volumes dépareillés.



L'Article "Langue maternelle" est excellent

J'attends avec impatience cette rédition depuis 1991....

Les Extraits publiés par les Éditions Kimé en 2000 restent insuffisants même s'ils sont précédés d'une présentation érudite de pierre Hayat.


Pour information;

Les trois IUFM de l'Ile de France, Versailles/ Paris/Créteil organisent un colloque :



Le dictionnaire de Ferdinand Buisson, mythe fondateur de l'école républicaine



12-13 décembre 2002

IUFM de Paris - 10 rue Molitor 75016 Paris



Au programme :

1ère séance : Le dictionnaire dans son contexte.

2ème séance : Les engagements pédagogiques et scientifiques du dictionnaire, entre tradition et nouveauté.

3ème séance : Les enjeux philosophiques.

4ème séance : Perspectives réformatrices et pesanteurs institutionnelles.
http://ex-recherche.creteil.iufm.fr/article49.html


Je n'ai pas réussi à trouver les Actes de ce Colloque.

Ont-ils été seulement publiés?

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Sur Raymond Barre :

http://parolesdinstit.blog.lemonde.fr/2007/03/29/tribune-juive-commentaire-sur-larticle-de-francois-leotard/

Question : que faire de ces milliers de "formateurs"en IUFM dans l'hypothèse d'une refonte des IUFM ....
réintégrer les écoles primaires ... Evaluation de leurs réelles compétences au regard des nouveaux objectifs de l'EN .......

Ecrit par : patrickinstit | 06 mai 2007

L'IPES (mis en place sous Guy Mollet, ce me semble, et gardé préceusement par De Gaulle) était un système qui assurait, sur concours (à Bac + 1 ou 2), une bourse à peu près équivalente au SMIC en échange d'un engagement à servir l'EN au moins dix ans.

Ecrit par : brighelli | 06 mai 2007


Sauf erreur de ma part, les étudants passait le Concours d'entrée dans les IPES après l'année de propédeutique, supprimée toujours dans mes souvenirs, en 1968 par Edgar Faure au moment de la création des DUEL et des DUES devenues plus tard des DEUG.

On adore faire "valser les étiquettes" au Ministère.


De mon point de vue, il faudrait les rétablir sur concours avec des épreuves anonymes sur table au mois d'octobre suivant le BAC.


Plus jamais de dossier, souvent élaboré par des parents ou des amis "initiés".

Plius jamais d'entretien où le Jury teste avant tout le conformisme pédagogiste et la maîtrise du "volapük Ednat". (Claude Allègre)

Depuis que les Écoles Normales ont cessé de recruter au niveau du Bac mais à celui du DEUG puis après la Licence (IUFM ), dee nombreux jeunes étudiants des classes populaires doivent galérer au moins quatre ans après le Bac avant de percevoir enfin un traitement décent comme Stagiaire.


Sauf erreur de ma part, les "Ipésiens" étaient dispensés de l'épreuve d'admissbilité au CAPES. À vérifier...




L’idéologie soixante-huitarde fait école
RACHEL
samedi 28 avril 2007.



Un album pour enfants nous a été présenté, en cours de Français, en début d’année ; cet album s’appelle "Les chatouilles". Lorsqu’il a circulé dans la classe, cet album a suscité quelques réactions étonnées, voire choquées. Il semblait étrange à certains d’entre nous de voir représentés deux enfants dans des positions rappelant un peu trop des ébats amoureux d’adultes.

Pour lire la suite , cliquer sur ce lien->http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=99

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Assez faiblardes, je trouve, et un tantinet vulgaires, les saillies de Henri Grégoire contre Cadichon. La bonhomie étudiée du sieur Grégoire cacherait-elle un sectarisme gauchisant prononcé?

Ecrit par : Jean | 06 mai 2007

Oh oui, parlons d'autre chose que d'élections !

Des manuels de lecture par exemple, ceux qui font suite au manuel d'apprentissage (syllabique dans ma classe, ce qui permet à mes élèves de CP de pouvoir déchiffrer à voix haute en ce moment – mai 2007, pour ceux qui l’ignorent – « l’Enfant d’Éléphant » tiré des « Histoires comme ça » de R. Kipling dans la version intégrale proposée par Folio et de demander après la lecture d’un paragraphe ce que signifient les expressions « d’une insatiable curiosité », « la précession des équinoxes », « dans les parages circonvoisins » et ainsi de suite).

J’utilise au CE1 le manuel « Abracadalire CE1 » édité par Hatier, je l’ai sélectionné il y a environ une dizaine d’années après avoir utilisé le « Gafi CE1 » pendant quelques années auparavant. J’avais choisi ces deux manuels car ils avaient l’avantage de proposer des textes relativement longs et le choix du second avait été effectué à la suite des directives ministérielles demandant la lecture d’œuvres complètes de la littérature jeunesse.
Celui-ci propose en effet la lecture quasi intégrale de cinq « romans pour enfants » répartie sur les cinq périodes de l’année scolaire, il est accompagné d’un cahier d’exercices dont les exercices m’avaient semblé plus intéressants que de simples petites listes de questions de compréhension.

L’année dernière, ma collègue de Cycle 3 et moi-même nous sommes penchées sur les spécimens de « livres uniques de français » proposés pour les plus grands. Nous en avons sélectionné un, « Facettes » qui semblait correspondre à ce que nous attendions (textes de lecture, leçons de grammaire, conjugaison, orthographe et vocabulaire, préparation à la rédaction).

Depuis deux ou trois ans, je me pose néanmoins ces questions :
1) « Pourquoi mes CE1 et les élèves de Cycle 3 qui avaient quitté le CP « bons ou très bons lecteurs » ne semblaient plus si performants que cela tant en lecture à voix haute qu’en compréhension de textes ? »
2) « Pourquoi la plupart d’entre eux, malgré parfois un excellent niveau de compréhension, ne choisissaient le plus souvent que des livres documentaires à la bibliothèque ? »

Je crois hélas avoir trouvé la réponse, ce sera à vérifier dans les années à venir si je peux mettre mon plan à exécution :

Question 1 : Ces manuels (Abracadalire, Facettes) ne proposent finalement que peu de textes, la lecture à voix haute de récits, commentés, disséqués en classe n’occupe finalement que peu de temps.
Pour Abracadalire, par exemple, les cinq chapitres des cinq romans n’occupent que vingt-cinq séances de lecture de l’année, on peut y ajouter vingt-cinq séances de « découverte d’écrits sociaux » (textes documentaires illustrés, BD, cartes, poèmes, publicité, programmes).
Sachant qu’une séance de lecture dure environ 20 à 30 minutes au niveau du CE1, et que le chapitre a été lu à la maison en 15 à 20 les enfants n’auront finalement lu des récits que pendant 18 à 19 heures dans toute l’année scolaire, en comptant large...
Ceci n’a rien à voir avec le « matraquage » du CP à la fin duquel nous lisons quotidiennement une, puis deux, puis trois pages du manuel « Bien lire et aimer lire, tome 2 » qui propose un récit différent par jour.
Pour Facettes, c’est encore plus compliqué, le manuel proposant des relectures, des lectures cursives de chapitre des cinq ou six romans à la maison, l’étude de ces romans en classe étant très compliqués à mettre en place et très « chronophage »... Une chose est sûre, rien n’est fait pour faciliter « l’entrée dans le monde de l’écrit » des enfants dont le milieu familial « ne peut pas tout »...

Question n° 2 : La réponse est un peu triviale. Dans l’esprit des élèves, cette lecture morcelée (un chapitre tous les dix jours de classe), entrecoupée d’exercices de lecture rapide, de considérations annexes, de relecture pour trouver ceci ou cela, provoque la conclusion : « Lire une histoire, c’est chiant. Ça ne va pas assez vite, ça nous fait croire que parce que le héros a dit ceci ou cela, cela devrait nous encourager à nous intéresser à une page de l’annuaire ou à la lecture attentive d’une carte d’identité. »
Bref, cela n’a pas plus d’intérêt pour eux que les « genres et registres » de leurs grands frères collégiens.
Si par ailleurs, dans la classe, l’enseignant fait lire quotidiennement un texte documentaire d’histoire, de géographie, de sciences, le tour est joué : « Lire une histoire, ça n’a aucun intérêt alors que lire des documentaires, ça apprend plein de trucs ! »

Donc, dès la rentrée prochaine, je remets au goût du jour la lecture quotidienne à voix haute, commentée, disséquée, cela va sans dire, d’une histoire complète ou d’un chapitre d’une histoire, d’un conte, d’un roman pour enfants. Cela tombe bien, j’ai encore à l’école deux exemplaires de « L’oiseau lyre CP-CE1 » et deux de « L’oiseau lyre CE1 ». La photocopieuse va hélas marcher à plein régime et mes élèves ne pourront pas s’exercer au « maniement » du manuel, mais cela sera mieux que rien. A moins que j’arrive par le biais de ce blog à récupérer les sept exemplaires qui me manquent.
Ma collègue devrait faire de même avec « Le goût de lire », un manuel plus récent encore édité.

Rendez-vous dans cinq ans, non pas pour les prochaines élections, mais pour l’entrée en 5° de mes petits CP de 2007.

Ecrit par : catmano | 06 mai 2007

Cadichon, si je dois cesser d'être ordurière comme vous dites, évitez les invectives et tout rentrera dans l'ordre !

Décidément des cons comme vous ne perdent jamais son temps, ils perdent celui des autres....

Bon vote Cadichon ! Encore une fois n'oubliez pas de passer le bonjour à votre étalon et embrassez le de ma part....Dommage je n'ai pas de cyanure.........La prochaine fois peut-être....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 06 mai 2007

Décidément des cons comme vous ne perdent jamais LEUR temps, ils perdent celui des autres....

Je rectifie....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 06 mai 2007

Entiérement d'accord avec le retour des préoccupations pédagogiques! Rétablir les IPES est une bonne idée pour les futurs enseignants, mais justement le problème reste pour les collègues non formés aux "bonnes méthodes". Comme les conditions de travail et de rémunération (nous sommes loin des 4000€ de JF Coppé) comment motiver les "déformés" des IUFM d'autant plus que ceux qui seraient capables de transmettre ces anciennes méthodes ou connaissances ont pris ou vont prendre leur retraite?
Quant aux anciens formateurs IUFM, il ne faut pas oublier qu'ils ont souvent encore la charge d'une ou deux classes dans leur établissement d'origine. Dans mon établissement en tout cas, ils se font remarquer par leur morgue et leur...incompétence. Il faut dire que les autres collègues de Lettres sont plutôt conservateurs et plus directifs que ces zélateurs de la "séquence" et visent plus à être utiles aux élèves qu'à se faire plaisir en concoctant de merveilleuses séquences. Un des ces formateurs en Lettres classiques n'a même pas cru bon de préparer ses élèves de terminale aux commentaires des textes traduits. A croire que les nommer en IUFM c'était épargner les élèves et je crois que beaucoup de collègues ont fait la même expérience d'enseignants détachés à cause de leur incompétence dans divers organismes de formation.
Dans la mesure où le cas de certains me semble désespéré et où il est impossible de les exclure de la fonction publique, je crois qu'il va falloir les supporter jusqu'à épuisement du stock . C'est bien ce qui motive mon pessimisme pour l'amélioration rapide du niveau des élèves.
Certes il faut agir sur les futurs collègues mais la situation dramatique risque de perdurer à moins de recourir à des moyens de coercition et à une formation obligatoire (là encore par qui?) qui ne pourront être acceptés qu'avec des compensations coûteuses (promotion plus rapide, accès réservé pour la Hors Classe, primes substantielles, etc.)
Et encore je ne suis pas sûr que cela soit suffisant à motiver des enseignants tellement maltraités par tous les gouvernements et pour ma part le retour dans les couloirs du pouvoir d'Allègre principal responsable de la vague de mépris qui a touché les enseignants depuis 10 ans ne me paraît pas de bon augure pour redonner du lustre au métier.

Ecrit par : Ponocratès | 06 mai 2007

Assez faiblardes, je trouve, et un tantinet vulgaires, les saillies de Henri Grégoire contre Cadichon. La bonhomie étudiée du sieur Grégoire cacherait-elle un sectarisme gauchisant prononcé?

Ecrit par : Jean | 06 mai 2007


Je vous invite à lire tout au long ce fil de discussion les "noms d'oiseaux" dont Cadichon se permet d'affubler tous ceux qui ne pensent pas, et ils sont nombreux, comme lui.


"J'appelle un chat un chat, et Rolet un fripon."

Nicolas Boileau Satire première

http://www.anthologie.free.fr/anthologie/boileau/satire01.htm

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Pour parler d'autre chose: je prends le train, histoire de longer lagunes et Méditerranée, jusqu'à Collioure. Une envie de rendre hommage à Machado, sur sa tombe... de lire, là-bas, ses "Solitudes". ET vous, à tous, votre dimanche?

Ecrit par : Pendariès | 06 mai 2007

Je suis désolé, on a tous ses faiblesses ... C'est physique, avec des échos inconscients forts.

Vous m'avez perçu honnête homme, j'espère en être digne. Je ne cautionne naturellement rien des dérives du Raymond, je n'ai pas d'admiration pour "le premier économiste de France" dont les succès ont été ce que vous savez !

Mais Raymond, dont les discours lénifiant ont bercé ma jeunesse, dont la seule vue me ramène à des sentiments intra-utérins de cocooning, c'est un peu mon lexomil.
Le voir somnoler tranquillement au milieu du brouhaha de l'assemblée me rassure. Le monde n'est donc ni si grave, ni si cruel, qu'il puisse être possible d'y rester aussi serein !
L'entendre (sans l'écouter), avec ce timbre de voix si singulier, débiter des litanies, se faisant tantôt père fouettard tantôt paternaliste, m'apaise. Comme le ronron de comptines qu’on se répète machinalement lorsqu’à bout de force on continue à marcher en montagne.
Sa rondeur bonhomme et néanmoins bougonne, sa gestuelle lente et un peu automatique me font l’effet du sirop d’orgeat : c’est trop sucré, un peu fadasse, avec un arrière goût d’eau de vaisselle, mais c’est ma madeleine !

Quelque soit son âge, on a besoin de doudous de la pensée, Raymond est le mien ... Il est sans doute mal choisi, mais l’enfant choisit-il rationnellement l’ignoble chiffon à qui il vouera cette passion déraisonnable ?
Mon enfance a été douloureuse, faut peut-être que j'envisage la psychanalyse ...

Faute avouée est-elle pardonnée ?

Ecrit par : Zorglub | 06 mai 2007

Question n° 2 : La réponse est un peu triviale. Dans l’esprit des élèves, cette lecture morcelée (un chapitre tous les dix jours de classe), entrecoupée d’exercices de lecture rapide, de considérations annexes, de relecture pour trouver ceci ou cela, provoque la conclusion : « Lire une histoire, c’est chiant. Ça ne va pas assez vite, ça nous fait croire que parce que le héros a dit ceci ou cela, cela devrait nous encourager à nous intéresser à une page de l’annuaire ou à la lecture attentive d’une carte d’identité. »
Bref, cela n’a pas plus d’intérêt pour eux que les « genres et registres » de leurs grands frères collégiens.
Si par ailleurs, dans la classe, l’enseignant fait lire quotidiennement un texte documentaire d’histoire, de géographie, de sciences, le tour est joué : « Lire une histoire, ça n’a aucun intérêt alors que lire des documentaires, ça apprend plein de trucs ! »


crit par : catmano | 06 mai 2007


Vous confirmez mon analyse et celle de mes proches.


Seule solution, aller écumer les "réserves" des écoles voisines et:ou photocopier à tour de bras.

Je n'ai pas l'oiseau -lyre sous la main, mais si je ne me trompe pas, il découpe des Contes et récits en épisode qui doivent se boucler en une semaine.

Une fois acquis le décodage, les élèves doivent pouvoir intégrer leur lecture dans le cadre du récit.


C'est pourquoi, il est essentiel de lire, sur une semaine par exemple des récits entiers quitte à les fragmenter en épisodes.


Aux temps lointains où j'étais gamin, lorsque les livres de classe avaient été distribués ,je les lisais in extenso. Les livres étaient coûteux dans les années 50 du siècle dernier...


C'est ainsi que j'ai lu une version abrégée des Misérables autour de huit ans...

C'est avec "Vingt mille lieues sous les mers" de Jules Verne lu un peu plus tard, la lecture qui m'a le plus marqué.

Mais on n'arrivait pas à la situation catastrophique décrite ci-dessous;

"Mieux vaut prévenir que guérir"



Une tâche difficile au lycée : Lire des nouvelles
Par Jacqueline Gérard
dimanche 29 avril 2007.

Parmi les trente-cinq élèves de ma classe, quinze n’avaient pas lu Bel Ami, malgré mes consignes. J’ai choisi de leur consacrer deux séances d’aide individualisée. Mon premier objectif est de distinguer les non-lecteurs des lecteurs peu intéressés par le roman de Maupassant. C’est par une discussion sur l’objet livre ou sur l’attitude extérieure du lecteur que je mène cette enquête qui ne doit pas se transformer en une accusation stérilisante des non-lecteurs. Je me situe délibérément du côté de la médiation.


http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=106

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Pour les IPES, il faudrait impérativement qu'elles ne soient possibles que pour les étudiants défavorisés financièrement. Juste avant leur disparition, j'ai vu des étudiants s'en servir comme argent de poche. L'idée me semble bonne en soi mais à cadrer absolument.

Ecrit par : Thalie | 06 mai 2007

Jean, pouvez-vous me joindre sur mon adresse électroniqe personnelle : robin-guilloux@club-internet.fr

Ecrit par : Robin | 06 mai 2007

Certes il faut agir sur les futurs collègues mais la situation dramatique risque de perdurer à moins de recourir à des moyens de coercition et à une formation obligatoire (là encore par qui?) qui ne pourront être acceptés qu'avec des compensations coûteuses (promotion plus rapide, accès réservé pour la Hors Classe, primes substantielles, etc.)
Et encore je ne suis pas sûr que cela soit suffisant à motiver des enseignants tellement maltraités par tous les gouvernements et pour ma part le retour dans les couloirs du pouvoir d'Allègre principal responsable de la vague de mépris qui a touché les enseignants depuis 10 ans ne me paraît pas de bon augure pour redonner du lustre au métier.

Ecrit par : Ponocratès | 06 mai 2007




La première des choses à faire ,c'est de rédiger et de publier de nouveaux programmes débarassé, en ce qui concerne les Lettres du formalsme stérile actuel et qui soient cohérent et progressifs de l'École au Collège.


Ensuite, les éditeurs suivront avec trois conditions nouvelles :

-Interdire par la Loi à tout fonctionnaire ayant des fonctions d'évaluation Inspecteurs de tout acabit, de formation, Professeurs d'IUFM, ou de Conseils de participer à la conception, à la rédaction, à la publication et à la commercialisation des Manuels Scolaires.

-Interdire par voie de Circukaire les prestations prOposées par les Éditeurs de "Conférence pédagogique" "Clés en main" qui ne sont que des opérations de marketing qui rompent avec l'obligation de neutralité du Srvice public

Certes il y aura des pleurs et des grincements de dents mais ce respect de la déontologie est essentiel pour la crédibilité de toute entreprise de refondation de l'École.

Hélène Huot le proposait déjà en 1986.

-Établir en annexe aux Programmes un cahier des charges; Les Manuels scolaires étant payés sur fonds public,Commune pour les Écoles notamment

-Soumettre les projets de Manuels à un processus de Certification de type ISO fait par une instance totalement indépendante des Auteurs et des Éditeurs.

Dans la jungle des manuels scolaires
Hélène Huot

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=132

Cela serait rompre avec le principe établi par Jules Ferry mais les temps ont changé et les abus déjà dénoncés il y a plus de vingt ans continuent.

À partir de là peut s'enclencher un processus vertueux car les études réalisées dans les années 70 du siècle dernier montrent que les Enseignants sont beaucoup plus influencés par les mManuels que par les Instructions Officielles.


Quant aux "formateurs " des IUFM, ils sont de qualité très inégales et leur nominationtient plus au "fait du prince et aux divers réseaux d'influence qu'à des compétences dûment contrôlées...

J'ai récemment découvert que certains Professeurs d'IUFM s'étaient vu attribué le titre ronflant d'Ingénieurs en Formation Continue...

Le terme existe depuis 1974 mais je doute que les IFC des IUFM possède cette certification;


J'ai rencontré dans les années 80 des Instituteurs d'Écoles d'Application qui inscrivaient sur leurs carte de visites Professeur de Psychopédagogie".

"Vanitas vanitatis!"


L'essentiel pour le Politique quelqu'il soit est d'éviter les blocages et les raidissements . Bref pas faire ni du Claude Allègre, blocage assuré ni du Lionel Jospin démagogique et très coûteux.

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Autres solutions pour les manuels de lecture courante en CP :

- Ecumer les brocantes et vide-greniers pendant les vacances (l'art de joindre l'utile à l'agréable). On y trouve des trésors.

- Fureter dans les librairies anciennes. C'est plus coûteux, mais quand on cherche un ouvrage précis et rare...

- Surfer sur les sites du style eBay.

- S'équiper d'un scanner pour pouvoir proposer à ses élèves des supports attrayants et limiter les photocopies directes de manuels. Cela permet également d'y ajouter son petit grain de sel (numérotation des paragraphes, marques de liaison au début...).

Dans les anciens manuels de lecture courante, outre ceux déjà mentionnés par Catmano, on peut aussi signaler :

- "L'enfant et la lecture" CP-CE1 de R. Millot
- "Lisons" CP de L. Houblain, R. Grenouillet, R. Gaillard

Dans les plus récents, "La Ruche aux livres" propose une proportion raisonnable de textes narratifs.

Et puis, dans la bibliothèque de classe, les albums du Père Castor continuent à faire fureur avec les grands contes de Grimm, Perrault, Andersen etc., ainsi que des livres de "grands" comme la collection "Contes et légendes" de chez Nathan ou de chez Gründ... et divers autres chouchous de la maîtresse.

Ecrit par : Un hussard | 06 mai 2007

Damned ! J'oubliais les grands romans, en version parfois abrégée, publiés dans les anciennes collections des Bibliothèques rose, verte, rouge et or. Pour passer du format album au format de "grand" !

Ecrit par : Un hussard | 06 mai 2007

Pour les IPES, il faudrait impérativement qu'elles ne soient possibles que pour les étudiants défavorisés financièrement. Juste avant leur disparition, j'ai vu des étudiants s'en servir comme argent de poche. L'idée me semble bonne en soi mais à cadrer absolument.

Ecrit par : Thalie | 06 mai 2007

Très juste. J'ai moi même bénéficié des IPES en 1972-74 issu d'un milieu "économiquement pauvre" mais riche de 8 frères et soeurs: quelques uns entrés dans les ordres...pédagogiques, dont une soeur, agrégée d'anglais qui a mal tourné, puisque devenu adepte de la secte pédagogiste, jusqu'à produire un manuel d'anglais. ( je ne vous raconte pas nos passes d'armes lors des réunions...pédagogico-familiales)
La conversation entre IPESiens à l'UEREPS revenait souvent sur ce thème: que faire après la fin du contrat de 10 ans? Nombre de mes collègues (d'EPS) ont opté pour la médecine, des études de Kiné, managment sportif etc...
Bref, les IPESiens n'avaient pas tous au départ la fibre pédagogique.
Cela m'amène sur un thème jamais abordé: le pédagogisme n'est-il pas le discours techniciste , scientiste le plus apte à masquer le réel travail de l'école de la maternelle, jusqu'à l'Université: décourager une majorité d'élèves tous plus talentueux au départ les uns que les autres à envisager des formations élististes, prestigieuses, réservées à une minorité?
Qu'on veuille encourager les talents, récompenser les mérites, instruire au plus haut degrè est une chose (idéale). Dans la réalité de l'ordre socio-économique du capitalisme seule une élite peut accèder aux réels postes de pouvoir.
L'école, et cela l'enseignant ne le supporte pas, est chargée à l'insu de son plein grè de crétiniser le jeune talentueux. Tous ceux qui s'occupent de l'orientation des élèves savent bien que les rêves des gamins se briserons bien souvent pour les sur les récifs d'un ordre social, dont on oublie l'impitoyable dureté et sélectivité.
Le pédagogisme, croyez-moi a encore de beaux jours devant lui.

Ecrit par : buntovchik | 06 mai 2007

J'arrive à peine et je n'ai lu que le dernier message d' Henri. J'espère donc ne pas être redondant.
Je suis d'accord avec l'enjeu que constitue le business des manuels pour l'école, et j'y ajouterais l'édition des simples livres : on a rendu l'école captive de marchands qui proposent des ensembles aussi luxueux qu'ils sont coûteux. Par conséquent, on ne s'offre qu'un bout de la méthode que l'on exploite donc souvent en dépit du bon sens. Ou bien on ne fera lire aux élèves que les oeuvres que l'on peut se procurer pour pas trop cher, à moins que l'on fasse sans arrêt raquer les parents et que l'on humilie régulièrement les pôv' mômes qui n'ont déjà même pas un crayon dans leur trousse, quelle que soit la cause de la défaillance des parents.
Bref, les choix pédagogiques sont dictés par tout autre chose que les objectifs.
Henri, je n'ai pas compris en revanche pourquoi empêcher les évaluateurs de créer des manuels. En théorie, ils sont tout de même aux premières loges pour avoir un point de vue pertinent. C'est plutôt sur leur population et les idées qu'ils défendent qu'il faut agir, non ? Car sinon, qui ?
Mais puisqu'en Henri évoque la formation, il y a quelque chose à inventer pour réduire la part considérable d'arbitraire de l'évaluation, alors même que le milieu des évaluateurs grouille de paranoïaques qui vont très souvent s'acharner sur une victime, souvent mal choisie du point de vue professionnel. Ce climat de terreur sourde conditionne pour longtemps les instits qui mèneront parfois leur carrière entière dans la peur d'être mal jugé et tendront donc au panurgisme et à la fuite de toute initiative.
Et je pense enfin, c'est quantitativement un détail mais il me tient à coeur, que l'Educ s'honorerait à ne pas jeter à la rue comme un malpropre le malheureux qui n'a pas vu sa formation validée. A supposer que le verdict soit indiscutable (on en est loin), il est terriblement infâmant, sans que la personne ait fait quoi que ce soit pour le mériter : elle a préparé un concours, a connu la joie de le réussir, a subi une formation éprouvante, a travaillé frénétiquement, s'est fait laminer par le système stalinien d'élimination, complètement pervers, car il faut se convaincre et convaincre la victime qu'elle est anormale et dangereuse, et en bout de course jeté ! Dur de s'en remettre. Comme si l'administration de l'Educ ne pourrait pas tirer profit de toutes les compétences montrées ou acquises, même s'il manque celle d'être avec une classe (et encore, comment en juger ponctuellement ?)

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2007

Hussard et Catmano, vous devriez vous jeter à l'eau et passer le cafipemf. On a besoin de vous...

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2007

M BRIGHELLI : 3ème jour sans réponse quant à mon interrogation portant sur les propos de Nicolas SARKOZY tenus dans le quotidien 20 minutes du 16 avril.

Je ne peux croire que vous n'ayez pas d'avis ou alors ressentiriez-vous comme une gêne ?

A tout hasard je vous les rappelle encore une fois, votre mémoire est peut-être défaillante sur le coup.

Question: : "Si je veux faire littérature ancienne, je devrais financer mes études ? "

Réponse de M. SARKOZY: "Vous avez le droit de faire littérature ancienne, mais le contribuable n'a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne si au bout il y a 1000 étudiants pour deux places. Les universités auront davantage d'argent pour créer des filières dans l'informatique, dans les mathématiques, dans les sciences économiques. Le plaisir de la connaissance est formidable mais l'Etat doit se préoccuper d'abord de la réussite professionnelle des jeunes."

Et paraphrant Zola à la fin de son "j'accuse" je vous lance: J'attends!!!!

Ecrit par : merlemocoeur | 06 mai 2007

"Cela m'amène sur un thème jamais abordé: le pédagogisme n'est-il pas le discours techniciste , scientiste le plus apte à masquer le réel travail de l'école de la maternelle, jusqu'à l'Université: décourager une majorité d'élèves tous plus talentueux au départ les uns que les autres à envisager des formations élististes, prestigieuses, réservées à une minorité?"

Ecrit par : buntovchik | 06 mai 2007

"C'est pas faux !"

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2007

Damned ! J'oubliais les grands romans, en version parfois abrégée, publiés dans les anciennes collections des Bibliothèques rose, verte, rouge et or. Pour passer du format album au format de "grand" !

Ecrit par : Un hussard | 06 mai 2007


Effectivement, le Professeur des Écoles consciencieux peut "écumer"les vide-greniers mais, franchement, est-ce bien raisonnable qu'en ce début du troisième millénaire, après plus d'un siècle d'école républicaine, les "Hussards noirs de la république en soient réduits à de tels expédients par suite de la carence du Politique...

Ceci étant, je collectionneeles "vertes toilées" et si la jaquette illustrée est conservée, alors là, c'est Byzance!




L’indiscipline scolaire aujourd’hui : éléments de description


En quelques années, les interrogations sur le désordre et les perturbations scolaires ont mis en retrait les questions psychologiques et didactiques qui avaient jusque-là suscité l’essentiel des discours et des recherches en éducation.


Pour lire la suite cliquer sur ce lien->http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=69

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Hussard et Catmano, vous devriez vous jeter à l'eau et passer le cafipemf. On a besoin de vous...
Ecrit par : Perceval | 06 mai 2007

C'est trop gentil, Perceval. Je soutiens pleinement ta proposition pour Catmano.

Pour ce qui me concerne, je ne suis pas à la hauteur et le chemin est encore long, très long, pour atteindre un niveau de compétence satisfaisant. A bas l'IUFM !

Et à supposer que j'atteigne enfin ce niveau un jour, l'idée de devoir lâcher mes petits monstres relève de l'inconcevable, même s'il m'arrive parfois, en fin de journée, d'avoir envie d'en faire passer quelques-uns par la fenêtre !

Ecrit par : Un hussard | 06 mai 2007

Mais je ne vois pas d'inconvénient à ce que le cursus scolaire conduise à ce que seule une poignée parvienne à Polytechnique. La question est que ce soient vraiment les plus aptes, et que la société ne se donne pas des critères de hiérarchisation qui amènent à vivre comme une déchéance, par exemple, de faire un métier manuel. Un tailleur de pierre, par exemple, a à mes yeux un grand prestige : il a entre les mains le meilleur de notre patrimoine, doit pour être bon être un artiste, ne peut se dispenser d'être cultivé, etc. Il me paraît plus valeureux que beaucoup de cravatés.
Et même si l'on ne parvient qu'au "dernier" des métiers, ce n'est déjà pas rien de l'assumer correctement, et c'est déjà très digne de s'adonner à ce dont les autres répugnent. Et cela n'ôte rien au besoin d'être instruit et cultivé pour assumer pleinement sa dignité de citoyen.

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2007

La conversation entre IPESiens à l'UEREPS revenait souvent sur ce thème: que faire après la fin du contrat de 10 ans? Nombre de mes collègues (d'EPS) ont opté pour la médecine, des études de Kiné, managment sportif etc...
Bref, les IPESiens n'avaient pas tous au départ la fibre pédagogique.

Ecrit par : buntovchik | 06 mai 2007

Ce "problème" est loin d'être limitée à l'enseignement.

il m'est arrivé de rencontrer des Étudiants de Paris Dauphine. Leur plan de carrière était tout tracé: passer le Concours d'Inspecteur des Impôts, suivre l'École des Impôts, rester le temps minimal dans la fonction publique puis s'installer en "libéral "comme Conseiller Fiscal.

Dans l'Enseignement, la tentation du Privé existait à l'époque du plein emploi, en 68, sauf erreur de ma part, 300 000 chômeurs. Aujourd'hui, je doute que ,sauf exception, un rétablissement des IPES rencontre ces cas de figure.


Les Profs d'EPS sont les seuls, avec les Profs de l'Eseignement Technique et Professionnel à pouvoir se "vendre" sur le marché du travail...

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Loin de moi la prétention de répondre à la place de J P Brighelli:

Quelques remarques pour le merle - ceci dit je n'ai jamais compris pourquoi un merle pouvait sembler "moqueur"... Le chant du merle a un charme extraordinaire dans les bois, ou dans un jardin, le soir quand la lumière du soleil poudre sur les pignons- :

Certes l'idée d'études dans une perspectives purement utilitariste revêt un caractère contraire à l'humanisme bien compris. Pétrarque et Montaigne, dans sa librairie, peuvent se "retourner dans leur tombe"! Mais... mais il ne faut pas se voiler la face: la faculté qui accueille des gens perdus qui ne font qu'un choix par défaut, ou non pas perdus mais qui choisissent une orientation dont les débouchés professionnels sont très limités, ne serait-ce que par l'obligation de passer un concours, doivent savoir que le gâchi d'énergie et d'argent pour rien ne peut être entièrement supporté par la société. Je suis un intellectuel: cela rime avec "improductif" pour certains, des bornés le plus souvent, mais on ne peut pas imaginer une société qui ne forme que des "penseurs" et qui dépense de l'argent pour des cervelles ayant une teinture plus ou moins dense de culture .

Un grand nombre d'élèves n'en ont rien à faire de la "Culture intello", il faut l'admettre, c'est la réalité désolante si l'on veut, mais c'est ainsi. Que la formation professionnelle soit développée et valorisée ne me choque pas tant que l'on ne dit pas ou suggère que la culture est inutile ou réservée à une élite.
Il y a bien des adultes devenus techniciens ou apparentés qui finissent par se tourner vers la culture, qui découvrent les aspects épanouissants de celle-ci , sa dimension humaine et libératrice, etc... C'est cela qu'il faut toujours défendre BEC ( de merle ou d'aigle) et ONGLE!

Oui, le "plaisir de la connaissance est formidable" (sic Nicolas) mais il faut consentir à faire des choix réalistes. Après on peut discuter sans fin sur le sujet: je crois profondément à la culture mais sans illusions non plus. On peut être cultivé et bourreau.

Ségolène serait-elle un rempart contre la barbarie inculte?

Ecrit par : Lenny | 06 mai 2007

"Ségolène serait-elle un rempart contre la barbarie inculte?"

C'est une certitudation !

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2007

Effectivement, le Professeur des Écoles consciencieux peut "écumer"les vide-greniers mais, franchement, est-ce bien raisonnable qu'en ce début du troisième millénaire, après plus d'un siècle d'école républicaine, les "Hussards noirs de la république en soient réduits à de tels expédients par suite de la carence du Politique...

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Non, ce n'est pas vraiment raisonnable ! Mais la perspective de fêter son butin en s'envoyant un petit aligot ou une andouillette avec un ch'ti canon galvanise le hussard parti de bon matin débusquer la perle rare !

Dans un autre domaine tout aussi important pour l'écolier (ou presque !), celui des mathématiques, il faut absolument faire connaître ce que je considère comme la merveille absolue :

"L'arithmétique enfantine" CP-CE1 de G. Boucheny et A. Guérinet, édité chez Larousse (1932).

Le jour où j'ai enfin eu entre les mains ce tout petit manuel... de battre mon coeur s'est arrêté !

Ecrit par : Un hussard | 06 mai 2007

"Un grand nombre d'élèves n'en ont rien à faire de la "Culture intello", il faut l'admettre, c'est la réalité désolante si l'on veut, mais c'est ainsi."

C'est cette fausse fatalité qu'il faut démentir. L'enjeu est à la hauteur de la tâche : énorme.

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2007

"Non, ce n'est pas vraiment raisonnable ! Mais la perspective de fêter son butin en s'envoyant un petit aligot ou une andouillette avec un ch'ti canon galvanise le hussard parti de bon matin débusquer la perle rare !"

Que les écoles ne sont-elles pas peuplées de hussards plutôt que d'une majorité de pisse-froid ?

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2007

" Et à supposer que j'atteigne enfin ce niveau un jour, l'idée de devoir lâcher mes petits monstres relève de l'inconcevable, même s'il m'arrive parfois, en fin de journée, d'avoir envie d'en faire passer quelques-uns par la fenêtre !

Ecrit par : Un hussard | 06 mai 2007 "

Même problème. Les petits monstres, c'est fou ce que cela peut être attachant, et tellement plus intéressant à observer, à instruire et à éduquer que des grands dadais d'IUFM !

Ecrit par : catmano | 06 mai 2007

Guy Mollet, Guy Mollet???? C'st pas l'inventeur de l'oeuf du même nom???

Ecrit par : montaigneàcheval | 06 mai 2007

" Quelques remarques pour le merle - ceci dit je n'ai jamais compris pourquoi un merle pouvait sembler "moqueur"... "

C'est parce que vous n'avez pas de cerisier.

Ecrit par : catmano | 06 mai 2007

Excusez-moi, un hussard, je me trompe peut-être, mais je croyais que, si la loi Veil était passée, c'était grâce aux voix des députés de gauche.
Et quant à ceux, qui, comme le chante Enrico, se jettent dans les bras de Sarko pour se faire "dorioter", j'espère qu'ils se feront étouffer!

Ecrit par : mouron rouge | 06 mai 2007

Quand il n' y aura plus d'élèves de littérature ancienne il n' y aura plus de professeurs de littérature ancienne non plus et lycée de Versailles comme disait Bérurier!

Et puis après la disparation de la littérature ancienne viendra le temps.....

Si je comprends bien le futur radieux de l' université c'est plutôt le 0 et l'1 que le 0 et l'1fini!

Ecrit par : merlemocoeur | 06 mai 2007

Dites donc, le Mouron Rouge, ça vous défrise tant que ça qu'on veuille instruire les enfants du peuple ?

Ecrit par : Un hussard | 06 mai 2007

Remarquez que, vu le pseudo que vous vous êtes choisi, il n'est pas étonnant que vous soyez allergique aux principes proclamés par la Révolution française !

Ecrit par : Un hussard | 06 mai 2007

" Quelques remarques pour le merle - ceci dit je n'ai jamais compris pourquoi un merle pouvait sembler "moqueur"... "

C'est parce que vous n'êtes pas encore au point sur l'histoire de la Commune de Paris ! "Le Temps des cerises" en est devenu, a posteriori, l'hymne nostalgique.

Pour ce qui est de Nicolas Sarkozy et des langues anciennes, ou de NS et de "La Princesse de Clèves", disons-le euphémistiquement : le monsieur n'est pas exactement un littéraire. Il faut espérer, puisqu'il ne nous reste que ça, qu'il soit entouré de gens qui sachent lire, et pas seulement les bilans comptables, et qui connaissent de la musique autre chose que le chant des tiroirs-caisses.

Ecrit par : FGuichard | 06 mai 2007

Cher Merle, votre indignation me paraît légitime et centrale. De toute façon, Sarko n'entonne un refrain "républicain" que de pure forme et est sans doute au moins aussi ignorant de la question de l'école que du nucléaire. Il surfe sur le gros bon sens et le penchant le plus borné de chacun, alors la littérature ancienne ... ! L'énigme, c'est que JP se soit échauffé pour ce beauf. Il a fait un pari tactique, à mon sens perdu d'avance.

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2007

Je viens d'achever un ouvrage propre à relativiser ces débats et à se remettre des résultats de l'élection présidentielle:
L'HUMANITE DISPARAITRA, BON DEBARRAS! d'YVES PACCALET nous montre l'inanité de la recherche de la croissance et l'échec final de L'humanité. C'est mieux que N....Hulot et C.Allègre réunis.
Bonne lecture.

Ecrit par : Ponocratès | 06 mai 2007

Merci, Pornocratès.
Tiens, il vient de me venir une formule pour résumer Sarko : le fédérateur des égoïsmes. Elle me paraît assez juste et porte en elle la promesse d'un joyeux bordel lorsqu'il s'agira de passer aux actes. C'est pour cela que je ne l'aime pas : culturellement, c'est un paysan du Middle-west militant de l'association des porte-flingues.

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2007

Contrairement à ce qui est supposé, j'ai deux cerisiers! Cela ne fait pas d'un merle l'emblème du temps des cerises, joli mois de mai, etc,etc.
Merci pour l'info sur la Commune! ( je savais... pas professeur d'Histoire pour rien)

Sarko beauf? Ségo bellef!

Plus sérieusement: Oui Perceval, je suis d'accord. Il faut se battre pour que la fatalité en soit réduite à sa stricte réalité, à la part qui ne dépend pas de nous. Je suis un battant mais ces derniers temps, le poids du fatum pèse de plus en plus lourd. Je résiste car je sais que le semeur doit être patient: cependant il y a des terres stériles et elles s'étendent.
Je sème de l'humanité - des humanités - et si Dieu le veut...
Dieu ou le destin? Choisissez.

Ecrit par : Lenny | 06 mai 2007

Le destin.
A voté !

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2007

Je confirme : le bouquin de Paccalet est hilarant, dans son genre.
On a répondu à l'article de "20 minutes" il y a déjà plusieurs jours. Par ailleurs, méfiez-vous des propos de campagne, c'est moi qui vous le dis. Et encore plus de ce qui paraît dans la presse…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 mai 2007

"Assez faiblardes, je trouve, et un tantinet vulgaires, les saillies de Henri Grégoire contre Cadichon. La bonhomie étudiée du sieur Grégoire cacherait-elle un sectarisme gauchisant prononcé?"

Ecrit par : Jean | 06 mai 2007
Jean, c'est l'hôpital qui se moque de la charité! Vos "saillies" contre Ségolène Royal et Meirieu ne sont jamais vulgaires? Et ne répondez pas par le fait qu'ils le méritent! C'est, à mon avis, une raison supplémentaire pour ne pas l'être, (vulgaire).
Mais, évidemment, à vos yeux, la vulgarité ne peut être que de gauche.
L'IPES, cher Jean-Paul, ne concernait que les enseignants du secondaire. Cela ne me semble pas évident pour vous dans votre message à lui consacré. Et, effectivement, il dispensait de l'écrit du CAPES. Maintenant, (et dans l'hypothèse irréaliste où ils soit rétabli, surtout dans le cas de figure le plus vraisemblable et le plus catastrophique duquel demain sera fait), le réserver aux plus démunis ne me paraît ni réaliste, ni réalisable... Ni très démocratique!

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2007

Sarkozy, qui cherche à séduire en donnant un coup à droite, un coup à gauche... En exaltant Jaurès et Blum et en voulant liquider mai 68... Et aussi, par ses goûts littéraires affichés, en se réclamant simultanément d'Albert Cohen et de Louis Ferdinand Céline. C'est plus fort que lui, dans chaque domaine abordé, il faut qu'il y ait l'arrière-pensée de ratisser le plus large possible...

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2007

Le mercredi 18 avril 2007
"Contre la professionnalisation de l’Université".
Paolo Tortonèse
dimanche 6 mai 2007.

Depuis les remous qui ont accompagné la naissance et la mort du CPE, le débat politique sur l’Université française semble se recentrer autour d’un mot magique : professionnalisation. Ce n’est pas tout à fait nouveau, puisque depuis une dizaine d’années au moins ce mot circule dans les textes ministériels, et désigne une transformation déjà en cours. Mais la recrudescence est nette, et nourrie d’ambiguïtés.

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=139

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Petite remarque:
On peut préférer Sarko versus Ségo parce qu'on est libéral mais cela ne signifie pas que l'on est Sarkodule. D'autre part, s'il faut le redire ici, et vite, on peut être libéral sans être prosterné devant le "Grand Capital" ni aimer Bush ou Berlusconi.
C'est tout.

Ecrit par : Lenny | 06 mai 2007

Mes piques visaient Sarko, pas ses électeurs...

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2007

Petit rappel en passant des voix obtenus au premier tour par Nicolas Sarkozy

Neuilly sur Seine : 72,06 %
Paris 16ème : 64,02 %
Stains : 23,5%
Clichy Sous Bois: 24,5%

Choisis ton camp camarade!

Ecrit par : merlemocoeur | 06 mai 2007

"professionnalisation" : ça rappelle forcément quelque chose aux instits : un mot magique pour désigner la technicisation de la pédagogie, la soumission au marché et le muselage de la liberté pédagogique, sans parler de l'insulte aux profs, préalablement amateurs. Bref, une saloperie, à combattre d'urgence. Et là, sur ces vrais thèmes concrets, ni droite ni gauche (institutionneles), une chatte n'y retrouverait pas ses petits. Comme pour toutes les autres grandes questions, le clivage politique traditionnel est inopérant. Il faut le faire sauter pour recomposer des obédiences politiques qui s'opposent enfin sur ce qui le mérite.

A signaler l'article hautement gerbant d'Hervé Hamon dans le Nouvel Obs. sur les profs : la professionnalisation, c'est son dada. C'est dire...

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2007

obtenues, j'en reste sans voix!

Ecrit par : merlemocoeur | 06 mai 2007

Pour ce qui est de Nicolas Sarkozy et des langues anciennes, ou de NS et de "La Princesse de Clèves", disons-le euphémistiquement : le monsieur n'est pas exactement un littéraire. Il faut espérer, puisqu'il ne nous reste que ça, qu'il soit entouré de gens qui sachent lire, et pas seulement les bilans comptables, et qui connaissent de la musique autre chose que le chant des tiroirs-caisses.

Ecrit par : FGuichard | 06 mai 2007


" Nous vivons dans une société où les rapports entre instruction et culture sont déformés. On veut transformer la transmission du savoir en pur et simple apprentissage d’un travail, tandis qu’on transforme la culture en pure et simple consommation du week-end. L’Université, qui a le malheur de se situer dans l’entre-deux, risque de paraître inutile. Elle doit se battre contre ces deux tendances, et montrer que dans sa perspective l’instruction et la culture, sans se séparer, prennent sens pour la vie entière. Personne n’oserait, aujourd’hui, affirmer que les musées ou les théâtres lyriques sont inutiles, et pourtant ils coûtent beaucoup à l’État. On ne se gêne pas, en revanche, pour condamner des facultés où l’on enseigne l’art, la littérature, l’histoire, et toutes ces choses inutiles."



Paolo Tortonese
Professeur de littérature française

Université de Savoie

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=139&var;_mode=calcul

"

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Brighelli dixit: On a répondu à l'article de "20 minutes" il y a déjà plusieurs jours. Par ailleurs, méfiez-vous des propos de campagne, c'est moi qui vous le dis. Et encore plus de ce qui paraît dans la presse…

la référence de l'article : http://www.20minutes.fr/article/151848/20070416-France-Le-Pen-ne-m-interesse-pas-son-electorat-si.php

Une pensée en pleine action c'est formidable à décrypter et le couplet sur le bouclier fiscal encore plus savoureux après les révélations du débat sur l'héritière aux 7,7 millions d'euros de remboursés!

Quant à la presse je pourrais plutôt vous parler des articles qui ne sont pas parus!!

Ecrit par : merlemocoeur | 06 mai 2007

Comme le hussard, j'aime les bonnes choses, alors j'enfile mes baskets et je cours faire pénitence, en passant par le bureau de vote limiter la casse.
Au plaisir de vous lire...

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2007

Je vous renvoie à ce que j'ai moi-même écrit au sujet de mon pseudo.
Et les enfants du peuple, j'en fais partie, ma mère bossait en usine à 14 ans, tous mes oncles et tantes maternels sont des prolos, et de gauche, ne vous en déplaise. Mon père a instruit, et mieux que bien, ces enfants du peuple, et je les instruis aussi bien que je peux depuis bientôt 38 ans; J'ajoute qu'agrégée de lettres, enseignant dans un réputé lycée de centre ville avec des classes prépas, j'ai choisi de retourner dans un collège de banlieue ( et c'est dur dur à presque 60 ans) pour essayer de faire quelque chose en amont.
Ceci dit, je ne perds pas grand-chose personnellement avec Sarko, mes impôts — supérieurs aux siens, comment fait-il? — vont peut-être baisser, je prends ma retraite cette année, mais précisément, je suis assez con pour penser à d'autres que moi, et en particulier à ces élèves étrangers attachants et avides d'apprendre le français, et qui sont morts de trouille à l'idée qu'on les renvoie chez eux..
Salutations républicaines;

Ecrit par : mouron rouge | 06 mai 2007

Brighelli dixit: On a répondu à l'article de "20 minutes" il y a déjà plusieurs jours. Par ailleurs, méfiez-vous des propos de campagne, c'est moi qui vous le dis. Et encore plus de ce qui paraît dans la presse…

la référence de l'article : http://www.20minutes.fr/article/151848/20070416-France-Le-Pen-ne-m-interesse-pas-son-electorat-si.php

Une pensée en pleine action c'est formidable à décrypter et le couplet sur le bouclier fiscal encore plus savoureux après les révélations du débat sur l'héritière aux 7,7 millions d'euros de remboursés!

Quant à la presse je pourrais plutôt vous parler des articles qui ne sont pas parus!!

Ecrit par : merlemocoeur | 06 mai 2007

Merlemocoeur,

Par pitié, Depus que l'on n'évoque plus les deux candidats sur ce fil de discussion, on peut enfin dialoguer sans devoir subir d'injures et perdre du temps à y répondre.

Cela me rappelle une gravure qui figure dans tous les (bons) manuels d'histoire au chapitre de l'Affaire Dreyfus: "N'en parlons pas." "Ils en ont parlé."


Gardons l'atmosphère paisible du Café Procope et philosophons Merlemocoeur, philosophons...

j'aurais moi aussi bien des choses à dire, d'un strict point de vue linguistique bien entendu, sur "On a répondu à l'article de "20 minutes" il y a déjà plusieurs jours." mais je n'en dirai rien.

Zen , sans Lexomil...

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Vous connaissez : "l'enculiste" ?

C'est celui qui s'occupe des yeux :)

Vous suivez un peu ce qui se passe en Italie ?
Niveau écoles ou hopitaux ?
C'est méga ôch en ce moment (niveau "cerveau" à l'envers)

"Et encore plus de ce qui paraît dans la presse…"
Les pseudos anars écrivent sur les murs:
"Les médias vous mentent"

On est (presque) tous d'accord :o)))))))))

Maintenant (bientôt) on va tous serrer les fesses :o))))))))
Frakk le premier :o)))))

Ecrit par : toto | 06 mai 2007

En ce moment sur la 5 : "éducation : interdit d'interdire ?"

Ecrit par : Sac' | 06 mai 2007

Merci pour la référence "Un hussard".
Voici une autre merveille :
"Petite histoire de la France et de la civilisation française" (cours élémentaire et classe de huitième) par P. Bernard et F. Redon, trentième édition totalement remaniée et simplifiée, Nathan, 1939.
Peut-être l'apogée du manuel primaire d'histoire, toutes Républiques confondues.
On le regarde tel Winston dans "1984" contemplant les objets du monde d'avant, manuel étrange et improbable tellement éloigné de nous que je peine à imaginer la façon dont maîtres et élèves se l'appropriaient.
Louis Barthas

Ecrit par : Louis Barthas | 06 mai 2007

JPB ce fil de discussion étant placé sous le haut patronage de Maître Alcofribas Nasier, je propose qu'y figure l'inscription placée par Gargantua à l'entrée de l'Abbaye de Thélème.


Sur la porte était écrit en grosses lettres antiques ce que s'en suit

:
Ci n'entrez pas, hypocrites, bigots,
Vieux matagots marmiteux, boursouflés,
Torcous, badauds, plus que n'étaient les Goths,
Ni Ostrogoths, précurseurs des magots ;
Hères, cagots, cafards empantouflés,
Gueux mitouflés, frapparts écorniflés.
Beffés, enflés, fagoteurs de tabus,
Tirez ailleurs pour vendre vos abus.

Gargantua, chapitre LII, LIII, LIV, LV (1534)

http://membres.lycos.fr/jccau/ressourc/utopie/theleme.htm

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Merci à vous aussi, Louis Barthas.

De Bernard et Redon, j'ai récupéré "Notre premier livre d'histoire" cours élémentaire, vingt-neuvième édition, 1953, que je voudrais essayer l'an prochain en lecture courante.

Existe-t-il une différence entre ce manuel et le vôtre ?

Ecrit par : Un hussard | 06 mai 2007

"'Il n'y a plus de gauche, Cadichon, et cette campagne l'a démontré ad nauseam. Savoir s'il peut encore y en avoir une ...."
Ecrit JPB
Je ne partage pas votre résignation, d'où ma foi dans l'avenir qui passe aux yeux de certains ici pour de la naiserie


(oh speakin' of which: je continue la série commencée avec Segolhaine, et Béarniais que je décline aussi en Béhargneux)


Il il me semble que l'union de la sociologie de la connaissance et de l'histoire des idées éclaire la présence d' une force, "vitale" quand elle engendre le meilleur, comme le Phoenix qui va surgir des cendres de la gauche "plurielle" française, et mortifère quand elle est mue par des idéologies (qui ont beau s'appeler "posivives" car elles s'appuient sur une vérité) négatives, in my book. Elles écartent toute autre vérité et font bien peu de cas de la vie humain, puisqu'elles sont criminogènes.

"Négatif" pour Boudon (op. cit, page 9) s'applique au seul relativisme qui "traite les notions de vérité et d'objectivité comme des illusions et voit toutes les valeurs comme arbitraires ou purement conventionnelles. Il nie qu'une oeuvre d'art puisse être objectivement grande ou une théorie objectivement vraie [...] parfois jusqu'à considérer les théories scientifiques et les mythes comme des points de vue également valides entre lesquels il serait impossible de trancher. Il inspite une conception cynique de la vie publique "

Une gauche française débarrassée de ses scories de l'ère stalinienne va se retrouver autour de concepts nouveaux pour elle, puisqu'ils s'inscrivent dans un tradition intellectuelle qu'elle a fortement contribuee à diabolisier mais qui a survécu à la mort des idéologies "positives". Elle s'inscrit en contrepoint du relativisme, resté désormais seul en lisse, par défaut: c'est le libéralisme. Il survit depuis plus de deux siècles à la mort de toutes les idéologies car il n'en est pas une. C'est la matrice dont sont partis tous les mouvements modernisés des gauches européennes. Il est temps que la France les rejoigne.

Ecrit par : Cadichon | 06 mai 2007

@Paolo Tortonese
L'Opéra est fréquenté par les "couches supérieures" et les musées attirent les touristes.
Tandis que les universités servent, surtout les deux premières années, de parking, pour diminuer les chiffres réels du chômage, comme naguère le service militaire auquel les "biens nés" savaient échapper.
@Zorglub
Vivement le labo, l'arène est épuisante !
@Henry Grégoire
Charmeux + Foucambert : masse critique de la bombe dévastatrice !
@JP.B.
Refonder une pyramide faisandée par le sommet ou par la base ? Voilà une "vraie" question, comme on dit maintenant !
Pour les IPES, je confirme par mon expérience personnelle : je les ai "passés" en 67 à Nantes, en deuxième année de DUEL. Après une année de "Let sup", c'était pas dur. On était assez bien payé et on devait 10 ans à l'EN. Je ne sais plus si c'est Pompidou ou Giscard qui les a supprimés. Et à la place des ....(censuré) ....d'IUFM, il y avait pour tout le monde un an de CPR, avec 3 profs de collège et de lycée, et la double inspection d'un IPR. C'est un bon souvenir (surtout quand je pense au cauchemar terroriste vécu par les stagiaires des iufm) !
Je vois que l'hôte de ces lieux a conscience des limites de l'influence dans la jungle politique ...
@Cadichon
Combien d'heures passées sur ce blog ? C'est de l'apostolat ...
@Merlemoqueur
Je retire "communard de pacotille". Mon jugment comme chez beaucoup dans cette "arène" (vivement le "labo"...) était un peu trop rapide.

Ecrit par : JPL | 06 mai 2007

Prévision
18h20
La Tribune (Genève) et Le Soir (Bruxelles) :
Sarco à plus de 53 %, à la sortie des urnes.
L'arène peut faire place au labo ...

Ecrit par : JPL | 06 mai 2007

c'est parti pour 5 ans de résistance.
En espérant que je vais passer ces 5 prochaines années à enseigner plutot qu'à empêcher l'expulsion de mes élèves... on va aussi devoir se débrouiller avec des budgets en baisse, puisque l'heure n'est plus à l'aide aux école en ZEP ou aux filières humanistes à la fac...

J'espère me tromper mais sincèrement je ne crois pas du tout que ce quinquennat va arranger les choses pour les classes moyennes et populaires. Quant à 'école, toujours plus utilitariste, toujours plus tournée l' entreprise et la loi de la jungle (comme si cette loi n'était déjà pas omniprésente dansles cours de récréation...). Par contre, une ère providentielle va s'ouvrir pour pour les classes supérieures...

Gelsie dégoutée et déçue par ses compatriotes.

Ecrit par : gelsoimina | 06 mai 2007

« c'est parti pour 5 ans de résistance. »
C’est pas bien, la résistance ? C’est mieux que l’apathie, non ?

« En espérant que je vais passer ces 5 prochaines années à enseigner plutot qu'à empêcher l'expulsion de mes élèves... »
Je m’intéresserai au fils de clandestins quand on se sera déjà intéressé à Toufik du 9-3 et à Kevin des Vosges profondes, tous deux de nationalité française, qu’on méprise depuis des années en ouvrant les portes des écoles sérieuses aux seuls Charles-Henri, et au fils de profs, prénomme-le comme tu veux, celui-là.

« on va aussi devoir se débrouiller avec des budgets en baisse, puisque l'heure n'est plus à l'aide aux école en ZEP »
A bas les ZEP ! La même exigence et la même rigueur partout ailleurs en France que dans le XVI ème arrondissement ! Toufik et Kevin ne sont pas plus cons que les autres, non aux coûteux atelier “barbouillage de préau” avec un intermittent du spectacle à la place d’un cours de français ou de maths.

« ou aux filières humanistes à la fac... »
Fac poubelle où on envoie au casse-pipe des élèves qui n’y sont plus préparés

« J'espère me tromper mais sincèrement je ne crois pas du tout que ce quinquennat va arranger les choses pour les classes moyennes et populaires. »
Je n’espère pas avoir raison, j’en suis sûr : les chiffres prouvent que faire pire que la situation actuelle est impossible. Pour ceux qui comprennent mieux avec des graphiques (pas compliqués, je vous rassure)
http://membres.lycos.fr/grvegard/systemeeducatif/democratique.htm

« Quant à 'école, toujours plus utilitariste, toujours plus tournée l' entreprise et la loi de la jungle »
Mieux vaut former des sdf citoyens ? Quand on a un boulot soi-même, et qu’on fait parfois appel aux services et produits d’une entreprise, je trouve ce commentaire minable.

« (comme si cette loi n'était déjà pas omniprésente dansles cours de récréation...). »
Et dans le monde du travail, aussi, loi dont tu t’es soustraite. Par le mérite et la réussite à ton concours.
Ne culpabilises-tu pas d’avoir éliminé une autre candidate, qui par ta faute, a échoué au concours ? Honte à toi.

« Par contre, une ère providentielle va s'ouvrir pour pour les classes supérieures... »
Retourner sur le lien ci-dessus, pour les non-comprenants

« Gelsie dégoutée et déçue par ses compatriotes. »
Si tu veux t’exiler, ne te gêne pas. Peut-être même que l’Education Nationale, dans sa largesse, peut t’aider à trouver un poste à l’étranger. Renseigne toi.

Ecrit par : georges | 06 mai 2007

putain georges ça dépote mais je suis d'accord avec vous ! sans méchanceté envers gelsimonia mais faut arrêter avec sarko = facho lisez la biographie de mussolini par Milza ou celle de renzo de felice et après on reparlera du fascisme.

Ecrit par : Ronin | 06 mai 2007

putain georges ça dépote mais je suis d'accord avec vous ! sans méchanceté envers gelsimonia mais faut arrêter avec sarko = facho lisez la biographie de mussolini par Milza ou celle de renzo de felice et après on reparlera du fascisme.

Ecrit par : Ronin | 06 mai 2007

putain georges ça dépote mais je suis d'accord avec vous ! sans méchanceté envers gelsimonia mais faut arrêter avec sarko = facho lisez la biographie de mussolini par Milza ou celle de renzo de felice et après on reparlera du fascisme.

Ecrit par : Ronin | 06 mai 2007

C'était très beau, Collioure, avec son vent violent, sa bleue Méditerranée à lourds rouleaux des vagues... Et toute mon émotion, devant la tombe d'Antonio Machado.

Je n'ai que du Champomy à la maison, ou une bière belge...

Ecrit par : Pendariès | 06 mai 2007

à Georges

Comme dit plus haut, je ne compte pas fuir la France, encore moins si c'est pour la laisser aux électeurs de M. Sarkozy.

Je donne mon opinion , j'exprime mes doutes et on me traite de "non comprenante", expression politiquement correcte pour m'insulter en me traitant de "conne"... et vosu voulez que je respecte mes adversaires politiques? et vous voulez que j'ai confiance en la droite?
Dites que je suis naïve, pas de problème.
Insultez moi et vous montrez un visage bien triste de votre personne et de vos amis politiques.

Ecrit par : gelsomina | 06 mai 2007

J'ai voté aussi pour NS et je suis curieuse de voir ce que ça va donner.

Dans tous les cas j'en attends vraiment beaucoup de cette élection.

Bonne soirée.

Ecrit par : Sandra WAGNER | 06 mai 2007

D'accord avec le diagnostique de Georges (la principale fonction des ZEP, par exemple, est de stygmatiser certaines écoles pour que ceux qui le peuvent puissent en retirer leurs enfants, ou l'enfer pavé de bonnes intentions, grande spécialité des socialos comme on n'en veut plus).
En revanche, pour la potion, je rigole d'avance (je sais, c'est un peu facile). L'attila des beaux quartiers cache derrière lui ses hordes de franchouillards haineux envers tout ce qui ressemble à un fonctionnaire ou à l'intéret public opposable aux tripatouilages privés. Bon courage pour la descente du petit nuage.
Au fait, c'est qui les deux blondasses que Sarko traîne partout ? Il n'a pas une femme, officiellement ?

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2007

PS : et merci pour votre haine des fonctionnaires et l'opprobre que vous manifestez pour ma position de consomatrice. Cela montre bien le respect que vous avez pour vos concitoyen qui ne pense pas comme vous.
Oui, j'ai du travail mais ma paye est bien en-dessous du travail fourni puisque c'est ainsi qu'on traite les fonctionnaires normaux en France. Quand aux chômeurs à qui j'ai soit-disant piqué du boulot, j'étais dans leur rang pendant 2 ans et actuellement via ma paye je rembourse le RMI qui m'a été alloué et je finance avec plaisir leurs aides financières (chômage et RMI).

Pour finir, je m'inquiète pour tous les écoliers de france, il se trouve que je suis instit en ZEP avec des enfants en grand danger social. Je n'ai qu'un cerveau et deux bras. Si je pouvais aider kevin et toufik, je le ferai avec autant d'énergie.
Toujours des caricatures sur les gens de gauche... ça devient lassant à la fin...

Ecrit par : gelsomina | 06 mai 2007

Gelsomina, fais pas ton instit coincée, pense au village d'Astérix et au poisson pas frais. Ici, on se fout sur la gueule, mais on s'aime bien quand même. Même que je te connais pour avoir été en même temps que moi à l'IUFM que tu sais et pour fréquenter régulièrement EDP ...

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2007

De Bernard et Redon, j'ai récupéré "Notre premier livre d'histoire" cours élémentaire, vingt-neuvième édition, 1953, que je voudrais essayer l'an prochain en lecture courante.

Existe-t-il une différence entre ce manuel et le vôtre ?

Ecrit par : Un hussard | 06 mai 2007


Les manuels de cette époque étaient conçus de façon très simple :

Une gravure souvent inspirée d'un de ces tableaux "Pompiers" chers à Roger Felts.

LE DÉTOURNEMENT DU CONSTRUCTIVISME PÉDAGOGISTE PAR LES PEINTRES POMPIERS (II)

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/category/jeunes-et-ecole/

Cette gravure servait de support à une phase dite d'élocution (Rien à voir avec l'elocutio des Rheteurs)

-Une leçon divisée en trois paragraphes si mes souvenirs sont bons.

Un résumé à apprendre , horresco referens, par coeur.


Cette pédagogie "frontale", forcément "frontale", était certes très rudimentaire mais bougrement efficace.

Les manuels d""Histoire Sainte" utlisés au Catéchisme, étaient rédigés sur le même modèle.

Ils permettaient d'avoir un minimum de culture biblique et évitaient de confondre un crucifix avec un tournevis, cruciforme le tournevis...


Bref, il faudrait revisiter ce type de manuels pour en élaborer d'autres plus en phase avec les élèves tels qu'il sont.

Pour ceux que cela intéresse , on trouve dans les "Marchés aux puces" des tableaux Rossignol mais ils commencent à coûter trop chers.

Les nostalgiques peutvent en acquérir des reproductions à l'adresse ci-dessous

http://www.collectionsrossignol.com/


Bien entendu , je ne touche aucune commission...

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

Ben voila, mon cher Jean-Pierre,

Vous êtes maintenant au pied du mur.

Une dernière suggestion pour ce soir, revenir à la dénomination du Ministère de l'Instruction Publique, ça mange pas de pain et symboliquement ça serait fort.

Chiche!

Les Amis de l’ABC

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

DON'T CRY GELSOMINA!

La défaite de Ségolène Royal est due aux multiples atermoiements des caciques du PS depuis tant d'années . Pour ce qui concerne l'École, ils ont cru que le "vote enseignant" leur était acquis.

En écrivant ce commentaire, j'entends en bruit de fond Pierre Moscovici, ancien Conseiller Technique de Lionel Jospin au MEN.

Paroles, paroles...

Maintenant la Droite est au pouvoir, il n'y a pas grande illusion
à avoir pour les Législatives.

Le PS devra boire le Calice juqu'à la lie.

La "rupture" a eu lieu nous attendons la "Refondation."

Sans illusions aucune, Il ya moins de quatre ans Georges Bush était à dson Zénith...

Ecrit par : Henri Grégoire | 06 mai 2007

moi, une instit coincée? LOL! Je viens de passer 20 mois (IUFM plus année scolaire 2006/2007) à me faire reformater de force, à me faire descendre par ma hiérarchie parce que je ne suis pas à la lettre les diktats de pédagogos (d'où ma présence sur ce site/forum) et maintenant je devrais me réjouir qu'un opportuniste héritier de Pasqua, traître à toutes ses idoles soit élu président de la République francaise? Je devrais aussi être heureuse d'être caricaturée sur ce site (dont j'apprécie certaines idées) comme une gauchiste staliniste, naïve et inculte?
Premier grand fou-rire de la soirée pour moi!

Ecrit par : gelsomina | 06 mai 2007

Gelsomina, c'est ça qui est rigolo. A toi de déjouer la caricature. J'y ai eu droit aussi. Ben m... alors, on usait nos fonds de culotte ensemble en grommelant la même chose, et on s'est loupé ! Dommage !

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2007

Bordeaux: ROYAL 52,44 %

Juppé va se faire gronder, il ne tient pas ses ouailles!

Ecrit par : Merlemocoeur | 06 mai 2007

Gelsomina, je suis très secondaire : tu viens de dire que tu étais renouvelée ? Et ça y est, cette fois ? Ca se précise, encore un ou deux détails, et je saurai qui tu es, et réciproquement.

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2007

Ségolhaine, aboli bibelot d'inanité sonore....

Ecrit par : Zadig | 06 mai 2007

à Perceval :
J'ai été titularisée de justesse en septembre dernier. Hélas titularisation ne signifie pas confiance de la part de la hiérarchie et dans mon cas, visites de conseillère pédagogique ne signifie pas aide et conseil mais jugement sans appel et menace d'inspection avancée... d'où le côté persistance du formatage...
Je n'arrive pas à cerner ton identité par contre...

Ecrit par : GELSOMINA | 06 mai 2007

Rassure-toi, moi non plus. Quelle belle chose, tout de même, que "l'aide" des formateurs . Avec des amis pareils, on n'a pas besoin d'ennemis.
Moi, les bras m'en tombent : après avoir été poussé vers la porte, l'année dernière par une affreuse inspectrice, v'là t'y pas que la mienne m'encense, sans qu'on ait jugé utile de venir me voir. Ca fait du bien à l'ego, mais ça me conforte dans la dénonciation de l'arbitraire de l'évaluation.

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2007

quelques indices : GT dans le groupe C1 et germaniste. Avant mon année de PE2, j'étais aide documentaliste à la bibli de l'IUFM en question

Ecrit par : [email protected] | 06 mai 2007

Ca ne m'aide pas, j'ai passé le concours hors IUFM . Mais c'est peut-être mieux comme ça. Marrant, qu'on se connaisse forcément de vue sans en savoir plus.
En revanche, je persiste à me creuser la tête deviner si on a discuté ensemble, car je bavardais autant que possible avec les autres pestiférés.

Ecrit par : Perceval | 07 mai 2007

Trouvés sur EDP :

Question pour un champion...

Je suis issu d'une famille hongroise qui a collaboré avec le régime nazi durant la guerre et a fui la Hongrie pour éviter d'être jugée pour collaboration après la Libération. Dans ma jeunesse je participe à des manifestations contre les étudiants grévistes. Contrairement à ce que j'essaye de faire croire je ne suis pas le candidat de la « rupture » ou de la « nouveauté » en politique je suis entré en politique sous Giscard il y a
30 ans et j'ai été plusieurs fois ministre, député, maire, président de Conseil Général.
À l'époque de la catastrophe de Tchernobyl j'étais délégué
interministériel au nucléaire et c'est moi qui ai mis en place la campagne de désinformation prétendant que le nuage de Tchernobyl s'est arrêté aux frontières de la France, J'ai fait cependant disparaître cet épisode de ma vie politique de ma biographie officielle sur le site internet du ministère
de l'Intérieur. Ministre de l'économie durant une partie du gouvernementRaffarin, j'ai défendu la rigueur et la baisse des dépenses publiques. J'ai réalisé l'ouverture du capital d'EDF-GDF et me suis engagé à ce que jamais cette entreprise ne soit privatisée. J'ai renié cet engagement en 2006 en
privatisant GDF, je suis donc un menteur. Ministre de l'Intérieur depuis 2002, j'ai mis en place de nombreuses lois liberticides et j'ai réussi à faire exploser l'insécurité alors que j'étais censé la faire diminuer. Je suis directement responsable du déclenchement de la révolte des banlieues en
2005 par ma politique répressive et mes propos insultants envers les habitants de ces banlieux. J'ai mis en place la loi CESEDA qui organise l'immigration choisie au profit des capitalistes et j'ai mené la chasse à l'enfant en expulsant les enfants sans-papiers, parfois en les séparant de leurs parents. J'ai fait obtenir la Légion d'Honneur à un de mes amis qui se
trouve être un maire d'extrême-droite ayant été condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale. D'ailleurs mon conseiller politique, Patrick Devedjian, est l'un des membres fondateurs d'Occident, ancien groupe d'extrême-droite terroriste et antisémite. J'ai repris l'un
des slogans de Jean-Marie Le Pen « la France tu l'aimes ou tu la quittes » et je défends ses thèses que ce soit sur l'immigration ou l'insécurité. Je me vante d'ailleurs d'avoir l'électorat du Front National pour moi. Je suis un fervent partisan des États-Unis, de George Bush et les
néoconservateurs américains m'apprécient beaucoup. Je suis pour la guerre en Irak et je suis venu apporter mon soutien à mon ami Georges Bush. Je me suis fait photographier lui serrant la main et, pour paraître plus grand, j'ai fait truquer cette photo (pratique qui rappelle les modifications de photos dans un but de propagande réalisées par Staline
et Mao Tsé Dong). J'ai choisi un cabinet américain pour élaborer mon programme présidentiel Lors de l'affaire Clearstream j'était au courant depuis le début que mon nom était présent dans les listings et j'ai laissé faire dans le but d'apparaître comme une victime. J'ai même déclaré que je souhaitais voir « pendus à un crochet de boucher » ceux
qui ont mis mon nom sur les listings.Pour rappel, Hitler aussi voulait voir « pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont organisé l'attentat manqué contre lui. Il y a plusieurs mois, j'ai dévoilé à la TV qu'une opération d'arrestation de terroristes allait avoir lieu et j'ai ainsi risqué de faire échouer cette arrestation. Dans une de mes visites électorale en Corse, aux frais du contribuable,j'ai utilisé pour moi le seul hélicoptère de l'île. Un enfant s'est le même jour gravement blessé en randonnée et il est mort car il n'a pas pu être emmené aux urgences à temps, puisqu'il n'y avait plus d'hélicoptère disponible pour l'y emmener... Je suis, je suis... ???

Ecrit par : gelsomina | 07 mai 2007

à Perceval :
J'ai passé le concours hors IUFM. Je n'ai que l'année de PE2. Comme toi, non?

Ecrit par : gelsomina | 07 mai 2007

P..., Gelsomina, tu apprends vite, mais tu aimes les coups !

Ecrit par : Perceval | 07 mai 2007

Correctif :
Je n'ai fait que l'année de PE2 à l'IUFM

Ecrit par : gelsomina | 07 mai 2007

Gelsomina, je serais ravi que nous nous identifiions, mais moins que d'autres le fassent. Mine de rien, notre département est un village, et j'ai envie de garder ma liberté de ton sans avoir à en rendre compte, même si je l'assumerais le cas échéant.

Ecrit par : Perceval | 07 mai 2007

Pareil. Et je n'ai pas vingt-cinq ans. Ca t'aide ?

Ecrit par : Perceval | 07 mai 2007

Je te laisse un MP sur EDP, comme ça, on n'encombre plus le blog.

Ecrit par : Perceval | 07 mai 2007

No problemo perceval. et Puisque tu mas repéré sur EDP, y'aura peut être moyen d'échanger plus ouvertement via les messages privés... :)

Ecrit par : gelsomina | 07 mai 2007

Quand on regarde les scores dans les grandes villes de France on est estomaqué.

Royal fait un carton même dans des villes dont le maire est à droite .

BORDEAUX: 52, 44 % Juppé va être grondé.
NANTES : 56,61
RENNES: 62,71
PAU : 54,93
LILLE: 55,92%
POITIERS: 59,10
NANCY: 49,69
BESANçON: 53
BREST 56,87
ROUEN 53,90
CLERMONT-FERRAND 57,43
CAEN 55,60
LA ROCHELLE 57,16
TOURS 50,83
LIMOGES 56, 55
AVIGNON 47,98% (Guigou avait moins de 43% en 2001)
BLOIS 50,57
SAINT-ETIENNE 51,56
LAVAL 53,60%
ANGERS 52,74
CRETEIl54,97
LE MANS 56,19
GRENOBLE 58,05
CHATEAUROUX 53,22
NIORT 60,96 %
MONTPELLIER 55,22 %
TOULOUSE 57,60
NANTERRE 61,98

C'est principalement la France des villes moyennes et petites et des villes du Sud, Marseille, Toulon, Nice et d'Alsace qui a élu SARKOZY !!!!

Voilà le problème, on ne sait pas lire à la campagne et dans le midi on ne sait pas compter!

Brighelli au boulot et vite pour que la gauche revienne au pouvoir!

Ecrit par : Merlemocoeur | 07 mai 2007

Hé hé, ça y est Gelsy, je sais qui tu es ! Même que t'es nulle en maths !

Ecrit par : Perceval | 07 mai 2007

maiheu! je ne suis pas nulle en math... je ne suis pas très douée, c'est différent! :p
Puisque tu sais qui je suis J'EXIGE que tu me fasse un MP sur EDP pour qu'on soit à égalité! :)

Ecrit par : gelsomina | 07 mai 2007

Gelso, sur mon mépris supposé et mes opinions, file moi ton mail si tu veux que je te raconte ma vie (mais je reviens un peu tard, et je vois que Perceval est déjà sur le coup…) Nous partageons beaucoup plus de choses que tu ne l’imagines. Pour info, j’ai voté pour un éleveur de brebis au 1er tour et je suis toujours maître auxiliaire faisant fonction de documentaliste. Trop critique, désabusé et réfractaire à ce système et ce concours pour le décrocher. (Un peu glandeur aussi) Je n’ai pas la chance de te connaître déjà, moi, mais je t’aime aussi !

Merlemocoeur découvre que les grandes villes sont des refuges à bobos, dont les enfants fréquentent déjà les bons établissements. Encore un effort et il va finir par comprendre…

Ecrit par : georges | 07 mai 2007

Hé ho, Georges, du calme, on causait entre "anciens", et je te laisse le monopole des effusions :-)

Ecrit par : Perceval | 07 mai 2007

M. Brighelli

Bon courage et bonne chance !
Et merci d'avoir ouvert ce nouveau Procope, où les échanges sont parfois vifs, mais bien revigorants !

Ecrit par : Un hussard | 07 mai 2007

Réponse @JPL

J'y passe infiniment moins de temps que vous l'imaginez. C'est le seul blog que je visite, je ne lis pas tout, loin de là et joins l'utile à l'agréable, car c'est devenu un outil de travail depuis que j'y ai décelé l' évolution des idées qui confirme l'hypothèse que je défends dans ma thèse. Comme tous les autres pays atteints de pédagogisme, la France ne peut se sauver qu'à condition que soit proprement identifiée l' idéologie mortifère qui l'a maintenue dans un état semi-grabataire pendant plus de trente ans, transformant ses écoles en madrassas.

Ma présence sur le blog n'est donc pas si chronophage qu'elle peut vous le paraître. La plupart des textes sont déjà dans mes archives, donc c'est l'affaire de quelques secondes. il me suffit d'ajouter quelques notes personnelles rapides. Il m'arrive aussi d'en rechercher d'autres que j'utilise pour étoffer ou modifier un argument sur lequel j'ai déjà travaillé. Sa relecture me fait aussi gagner du temps pour corriger les typos.

J'ai énormément appris ici. L'expérience des enseignants, des parents, comme Patricia, m'a été tout aussi précieuse que les réactions, des plus mesurées aux plus épidermiques.

Bonnet d'âne me procure aussi, là une forte émotion, ici un fou-rire, parfois recherché par l'auteur mais souvent tout à fait involontaire. Il y a tous ces témoignages, parfois poignants, comme ceux de Thalie, et bien d'autres. Par sa personnalité sans détour ( what you see is what you get!), notre hôte suscite ce brassage d'idées constructif qui m'offre une unique combinaison, à la fois source d'inspiration et de détente, avec en prime un échantillon de population particulièrement pertinent, en raison de son niveau d'instruction.

J'ai pu ainsi vérifier et mesurer diverses facettes d'un anti-libéralisme unique au monde. Outre cette évidence pour tout observateur étranger quelque peu informé, ( le fait que mes compatriotes ne soupçonnent pas leur propre méconnaissance de cette tradition libérale ...et s'esbaudissent devant des Bernard Maris), j'ai pu confirmer une forte intuition: la présence de ce que j'appelle le syndrôme de Monsieur Jourdain dans tant de commentaires. Leurs auteurs sont des libéraux qui s'ignorent parce qu'ils continuent à n'avoir du libéralisme que la vision diaboilisée inculquée par ses contempteurs et dont le premier vecteur est l'école illibérale.

L'élection de Sarkozy, grâce à des voix socialistes ( venues en masse pour la 1ere fois du corps enseignant: 38%) traduit une une prise de conscience du vide conceptuel qui afflige les courants majoritaires fondateurs de la pensée politique de gauche, ceux qui ont été jetés partout ailleurs aux oubliettes.

La levée de l'omertà contre le libéralisme dans les établissements d'Instruction publique pourra seule donner la mesure de la désinformation que cette tradition bicentenaire subit en France. Il apparaîtra alors ce que tous nos voisins ont compris depuis longtemps: que tout redressement passe par l'adoption d'une bonne dose de libéralisme.


J'ai suivi ( son seulement) l'empoignage DSK/Lang sur TF1 ce soir. Tant que Lang, Fabius et Hollande, etc... resteront aux manettes, aucun espoir de renouveau. DSK est le seul qui a compris l'importance de la précision chirurgicale avec laquelle la défaite de Royal, (troisième échec de suite du PS aux présidentielles) doit maintenant être autopsiée l C'est bien pourquoi il est si minoritaire. Il a bien besoin de bonnes volontés.

Ecrit par : Cadichon | 07 mai 2007

Ce pourrait être de la SF (avec faille spatiotemporelle) mais ... c’est une anecdote authentique :

Hier soir à Istanbul, on passait (comme à l’accoutumé ...) une série guimauve sur la 1ère chaîne de télé turque. Accros au bellâtre bêlant qui sert de héros, la femme et la fille de mon ami Ali ont donc monopolisé le poste jusqu’aux effusions finales.
Ali est francophone, contrairement à sa famille. Il a pu regarder TV5, qui relaie France2, seulement vers 20 h 45.
Stupéfait, il m’a appelle sur l’instant au téléphone :
« Ah ! Comme les français sont un peuple imprévisible, alors que tous les sondages étaient catégoriques, Mme Royal a gagné les élections ! »
Il a fallu que j’insiste pour que le quiproquo cesse : Ali était devant l’image de Ségolène rayonnante s’adressant aux militants socialistes sur le balcon de la rue de Solferino !

Qu’il est étrange d’être persan ...

Ecrit par : Zorglub | 07 mai 2007

@Cadichon
L'antichristianisme ( =athéisme), jusqu'au XVIIIème, menait jusqu'au bûcher ou à la roue. Heureusement (profitons-en, pour l'instant) l'antilibéralisme ( = détestation du turbo-capitalisme) n'est pas passible des mêmes peines !
Le fil conducteur de ce blog est la restauration (pas celle que subit Julien Sorel) d'un ENSEIGNEMENT digne de ce nom, c'est à dire fondé sur un minimum de savoirs (foin des compétences et autres valeurs).
La question n'est donc pas le libéralisme, mais l'école.
Pour annoncer "l'évangélisme du marché" il existe sûrement d'autres blogs plus adaptés.
De gauche, je me sens, sur le terrain de l'école, plus proche du SNALC que de ce machin-truc de Snes de m..... !

Ecrit par : JPL | 07 mai 2007

Qu'est-ce qu'il fait debout, JPL, à cette heure ?

Je ne verserai aucune larme sur le PS, qui commençait hier soir à éclater — ce qu'il aurait dû faire il y a cinq ans, il aurait peut-être gagné ces élections… Quant à Ségolène Royal adoptant désormais clairement le langage des messies, ça va bientôt cesser d'être drôle. Les futurs candidats à la députation devraient bien penser à se dissocier de cette allumée.

Allez, pour célébrer ça, je me remets à la correction de copies. J'ouvrirai une nouvelle note demain, celle-ci frôle la saturation.
Mais je tenais avant tout à remercier toutes celles et tous ceux qui, depuis des semaines, onbt alimenté ce blog de leurs suggestions, critiques, coups de gueule, etc. Certains sans doute ne réapparaîtront pas, ils n'étaient là que le temps d'une campagne. D'autrs savent déjà qu'aujourd'hui tout commence, parce que les problèmes sont là, devant nous, et qu'aucune élection ne peut les effacer.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 mai 2007

Il faut effectivement accorder son dû à Morphée, même si on ne reprend le lundi qu'à 11h.
PS : R.I.P. !
Place au labo, l'arène égare un peu tout le monde.

Ecrit par : JPL | 07 mai 2007

Z'êtes encore plus forts que moi question insomnie ...
J'espère que les participants du blog relèveront le défi avec des propositions concrètes dans des domaines variés !

Ecrit par : Zorglub | 07 mai 2007

""'aujourd'hui tout commence, parce que les problèmes sont là, devant nous, et qu'aucune élection ne peut les effacer."
JPB
Well put!
D'ailleurs, maintenant que les électeurs ont sifflé la fin de la récré, on se retrousse les manches pour aller mettre les mains dans le cambouis. Ce sera rude car les satrapes ne lâchent jamais facilement leur biscuit.



JPL écrit:
""'Le fil conducteur de ce blog est la restauration (pas celle que subit Julien Sorel) d'un ENSEIGNEMENT digne de ce nom, c'est à dire fondé sur un minimum de savoirs (foin des compétences et autres valeurs). ""'
Personne ici ne le conteste plus, il me semble, mais ce souhait demeure incantatoire tant que n'est pas formellement disqualifiée, et donc auparavant identifiée comme telle, l' idéologie de nature foncièrement illibérale qui a imposé ces fumeuses théories lesquelles ont renvoyé les savoirs au magasin des accessoires.

C'est un changement radical de paradigme qui peut LIBERER l'école puisqu'on a déjà essayé l'inverse, l'antilibéralisme, avec le succès que l'on sait. Une seule tradition intellectuelle implique à la fois le pluralisme, l'ouverture, l'autonomie....

Condorcet avait compris que seule une école libérale pouvait instaurer et préserver une république fondée sur les mêmes principes. C'est le sens de sa grande synthèse. La fragilité du système qu'il avait si méticuleusement mis au point résidait dans l' exigence de respecter TOUS ces principes puisqu'ils sont liés entre eux par la solidarité qui seule assure la préservation du binôme, par renforcement mutuel.


"''l'antilibéralisme ( = détestation du turbo-capitalisme) n'est pas passible des mêmes peines"""

Des mots tout cela... la réalité c'est que cet illibéralisme viscéral, atavique incarne un curieuse approche de la modernité en étant aussi anticapitaliste qu'antimondialiste. Or c'est ce que portent en bandoulière Hollande, Royal et consorts, et qui les a enfin plombés. Or jusqu'ici il n'avait encore jamais été passible de rien du tout, justement. Il avait pourtant estropié à vie plusieurs générations, démolissant un des systèmes scolaires les plus admirés au monde. Il a aussi à son actif un chômage héréditaire qu'il a instauré et entretenu pendant trente ans.

C'est donc bien impunément, que l'anti-libéralisme a pu devenir l'alapha et l'oméga de la réflexion politique de la gauche. Enfin, espérons-le jusqu'au 6 mai 2007, mais sa punition, cependant, elle sort des urnes, et certainement pas des tribunaux de l'Inquisition.


Le temps est venu de renoncer à ces amalgames, à cette diabolisation. La France anti-Sarko s'est maintenue aux cîmes du ridicule qu'ont souligné les plus grands médias étrangers. Reprocher à un candidat le mot racaille quand tout le monde sait comment et pourquoi il fut prononcé tient du procès stalinien. C'est bien à cela qu'une majorité des électeurs a dit non le 6 mai....
la spécialité de la France, c'est de contredire le résultat des urnes en vociférant dans les rues ou en investissant les sallles de classes. Il est peut être temps de grandir et de montrer que la démocratie est enfin parvenue chez nous à maturité.

Si telle est la leçon tirer de ce 6 mai, on peut dire que de 1989 à 2007, c'est une gestation à dimension proprement pachidermique.

Vieux moutard que jamais

Ecrit par : Cadichon | 07 mai 2007

Merci, Gelsomina et Perceval grâce à vous j'ai découvert EDP

Enseignants du primaire

http://www.enseignants-du-primaire.info/

J'ai immédiatement référencé ce site dont j'ignorais l'existence sur "Les amis de l'ABC"

# Les Amis de l’ABC
# Plan du site

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/plan.php3


Si j'ai bien compris vos échanges, vous êtes tous deux Professeurs de Écoles, ayant réussi, après avoir galéré, le CRPE sans passer par la "Case prison" la première année d'IUFM tout comme ma fille.


Contrairement à JPB, que je salue pour avoir ouvert "Bonnet d'äne" malgré quelques dérapages de clavier, les SA de SR me sont restés en travers du gosier, tout ne commence pas aujourd'hui...

Par contre, c'est vrai, nous abordons une nouvelle étape.

La tâche essentielle pour nous, me semble-t-il, est de combattre le pédagogisme dans nos propres rangs, ceux de la Gauche.


"Vaste programme." aurait dit le Général de Gaulle tant la conjonction des "réformateurs pieux" du SGEN-CFDT (Philippe Meirieu) et de la" Corporation" de l'UNSA ex FEN (Pierre Frackowiak) stigmatisée par Jean-Claude Miller dans "De l'École"(1985) est ancienne.


Le ralliement de Claude Allègre, le Ministre qui a réussi la rupture...des Enseignants avec le PS , ami de Lionel Jospin qui avait parachevé l'entreprise de démolition de l'École Républicaine entrprise par Edgar Faure et poursuivi par René Haby, peu.t paradoxalement nous faciliter la tâche.


Marchandisation de l’école ? Fantasme ou réalité ?
Daniel Rallet
lundi 7 mai 2007.

Ce qui est bien réel, c’est le discours libéral, pensé et véhiculé par diverses institutions : la Table Ronde des Industriels Européens, la Banque mondiale, l’OCDE, la Commission européenne... Tout aussi réel est notre refus de voir l’éducation soumise à la logique marchande, à laquelle nous opposons celle du service public. Mais il est impossible d’en rester là : opposer un discours à un autre discours ne suffira pas. Les mutations en cours dans l’éducation sont complexes et ne sont pas toutes d’inspiration libérale : elles correspondent aussi à l’évolution des aspirations sociales, aux changements dans le système économique et les relations sociales

Pour lire la suite cliquer sur ce lien

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=140

ou sur celui-ci

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/

Ecrit par : Henri Grégoire | 07 mai 2007

Monsieur Brighelli, j'espère que vous portez bien le slip Emincence (de couleur grise) maintenant que, peut-être, les battants des bureaux du ministère vous sont légèrement ouverts... De toute façon, vous allez y rencontrer vos/nos adversaires; on ne change jamais bien vite les habitudes, et les marquis et les fonctionnaires en place...

Ecrit par : Pendariès | 07 mai 2007

D'autres savent déjà qu'aujourd'hui tout commence, parce que les problèmes sont là, devant nous, et qu'aucune élection ne peut les effacer.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 mai 2007

Au fond on peut remercier les nouveau sortants de la "Fabrique du crétin" (qui, d'après les statistiques,auront largement, confondant politique et Staréac, contribué à l'élection de NS).
La raison historique de cette élection nous apparaîtra plus clairement dans quelques années.
Pour l'heure, personnellement, je ne souhaite qu'une seule chose: qu'on nous débarrasse rapidement de la tumeur qui, dans l'EN nous empêche d'enseigner et que tous les élèves, issus de tous les milieux reçoivent leur dû: la justice.

Ecrit par : buntovchik | 07 mai 2007

Première mesure de Ségolène Royal

Pour Ségolène Royal, le nouveau logo du PS sera le préservatif à la place de la rose . Les royalistes estiment en effet que le préservatif reflète le mieux l'image actuelle du PS .

En effet, ce nouveau logo est un symbole à lui tout seul .Il tolère l'inflation , vide les bourses , ralentit la production , détruit la prochaine génération et surtout protège les glands. Enfin il vous donne un sentiment de sécurité alors que vous vous baiser.

En étant un peu plus sérieux : heureux que Frackowiak et Meirieu s'éloignent de la berge.

Ecrit par : patrickinstit | 07 mai 2007

vous vous faites ...

Ecrit par : patrickinstit | 07 mai 2007

Au fond on peut remercier les nouveau sortants de la "Fabrique du crétin" (qui, d'après les statistiques,auront largement, confondant politique et Staréac, contribué à l'élection de NS).
La raison historique de cette élection nous apparaîtra plus clairement dans quelques années.
Pour l'heure, personnellement, je ne souhaite qu'une seule chose: qu'on nous débarrasse rapidement de la tumeur qui, dans l'EN nous empêche d'enseigner et que tous les élèves, issus de tous les milieux reçoivent leur dû: la justice.

Ecrit par : buntovchik | 07 mai 2007



Je suis tout à fait d'accord avec vous Buntovchik mais ce sera pas si simple .

D'abord qui sera le nouveau locataire de la Rue de Grenelle?

Actuellement, Xavier Darcos n'est pas cité. Jean-Louis Borloo et Valérie Pécresse sont "affectés ailleurs".


Reste Philippe Seguin à qui devrait être attribué un "grand ministère". Ce ne serait pas un mauvais choix de la part de Nicolas Sarkozy. C'est un pur produit, comme Jean-Pierre Chevènement, de l'élitisme républicain, il a une bonne image de Gaulliste social, et, last but not least, en tant que Président de la Cour des Comptes, il a une excellente connaissance de l'opaque répartition des emplois au sein l'Éducation Nationale.

Or c'est là qu'il faut d'abord porter le fer, rouge si possible, tant les tenants du pédagogisme se sont attribués prébendes et sinécures et taillés des fiefs où ils exercent un pouvoir sans limites, les IUFM entre autres.

De plus, ce n'est pas un"homme du sérail". Dans le passé on a vu que des "hommes élevés dans le sérail" comme René Haby pouvaient faire de graves dégâts.





Reste le Joker, Claude Allègre...

Mais là franchement, NIcolas Sarkozy n'osera pas.


Quoique....

Dans l'attente, je prépare un article pour analyser les rôles respectifs de la Droite et de la Gauche dans la propagation du pédagogisme.

En attendant , vous pouvez publier des commentares sous l'article suivant.

Cliquer sur "répondre à l'article.



De l’École et du "pédagogisme"
"Écrasons l’Infâme !" Voltaire
dimanche 15 avril 2007.

Henri Grégoire

C’est un topoï, un lieu commun, de l’analyse politique que d’utiliser le paradigme du religieux pour décrire les grandes idéologies meurtrières telles le fascisme, le national-socialisme et le stalinisme qui ont ensanglanté le XXème siècle.

Ce paradigme ne serat-il pas pertinent pour comprendre cet étrange idéologie qu’est le pédagogisme ?

Étrange idéologie qui se pare à la fois des vertus de la science et prétend transformer le réel, en l’occurence l’École républicaine.


Pour llire ou relire la suite, cliquer sur ce lienhttp://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=13

Ecrit par : Henri Grégoire | 07 mai 2007

"La tâche essentielle pour nous, me semble-t-il, est de combattre le pédagogisme dans nos propres rangs, ceux de la Gauche.", écrit H. Grégoire
Absolument d'accord avec vous, Henri. Un rassemblement des anti-pédagogistes de gauche me paraît une urgence : il faut devenir capable de se faire entendre dans les partis et les syndicats, verrouillés par les pro-Meirieu de manière scandaleuse et totalement anti-démocratique. La responsabilité de la gauche en général -- et des socialos en particulier -- dans la propagation de la pédagonigologie est malheureusement indubitable. Le vote des enseignants (Sarko, le bulletin blanc ou l'abstention) est dans ce sens un vote-sanction, et les responsables socialistes à l'Educ feraient bien de s'en préoccuper au lieu de persévérer dans le n'importe quoi. Dans ce sens, je ne verserai pas une seule larme sur le P.S., qui n'a pas volé sa baffe. C'est bien fait. Je réserve mes inquiétude à la masse des braves gens, des pauvres gens, des précaires, qui vont s'en prendre plein la poire d'ici peu. Dans ce sens, j'avoue que j'ai été absolument scandalisée par le sourire rayonnant de Big Mother hier soir : manifestement, elle ne craint rien pour son avenir, ELLE. Quand je pense qu'il a fallu que ce soit Borloo qui ait un mot gentil pour la tristesse des vaincus... Mais sur quelle planète vit donc la candidate ???

Ecrit par : FGuichard | 07 mai 2007

tout commence en effet....
le président tout nouvel élu s'arrête quelques heures au Fouquet's et reçoit à sa table, ses amis les célébrités, les sportifs et autres courtisans...pendant ce temps le peuple piétine place de la Concorde.....moi je trouve ça très très parlant....et je suis très très inquiète.

Ecrit par : fabienne | 07 mai 2007

Allez, pour célébrer ça, je me remets à la correction de copies. J'ouvrirai une nouvelle note demain, celle-ci frôle la saturation.
Mais je tenais avant tout à remercier toutes celles et tous ceux qui, depuis des semaines, onbt alimenté ce blog de leurs suggestions, critiques, coups de gueule, etc. Certains sans doute ne réapparaîtront pas, ils n'étaient là que le temps d'une campagne. D'autrs savent déjà qu'aujourd'hui tout commence, parce que les problèmes sont là, devant nous, et qu'aucune élection ne peut les effacer.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 mai 2007

Heureusement que cette campagne s'achève.
J'ai découvert ce blog suite à la lecture des livres de JPB, j'ai aimé ce blog lors du débat sur la charte de l'éducation, qu'il convient à présent de peaufiner et de mettre en avant auprès de la nouvelle équipe au pouvoir, qui peut-être y sera favorable, je me suis amusé sur ce blog de voir les uns et les autres s'empailler au sujet de cette élection, mais çà fait déjà quelque temps qu'il m'exaspère et que la logorrhée de certains me fatigue.
Ce n'est pas le lieu de discuter de la reconstruction du PS, ni du désir d'avenir de Ségolène.
Vite, JPB, donnez nous du grain à moudre pour réfléchir sur l'école et l'éducation, au delà des querelles partisanes, et peut-être même pour proposer, en tant que parent ou éducateur.
Un fil sur le sport ? Un peu de culture dans un monde de brutes ?

Ecrit par : yann | 07 mai 2007

La tâche essentielle pour nous, me semble-t-il, est de combattre le pédagogisme dans nos propres rangs, ceux de la Gauche.", écrit H. Grégoire
Absolument d'accord avec vous, Henri. Un rassemblement des anti-pédagogistes de gauche me paraît une urgence : il faut devenir capable de se faire entendre dans les partis et les syndicats, verrouillés par les pro-Meirieu de manière scandaleuse et totalement anti-démocratique. La responsabilité de la gauche en général -- et des socialos en particulier -- dans la propagation de la pédagonigologie est malheureusement indubitable. Le vote des enseignants (Sarko, le bulletin blanc ou l'abstention) est dans ce sens un vote-sanction, et les responsables socialistes à l'Educ feraient bien de s'en préoccuper au lieu de persévérer dans le n'importe quoi. Dans ce sens, je ne verserai pas une seule larme sur le P.S., qui n'a pas volé sa baffe. C'est bien fait. Je réserve mes inquiétude à la masse des braves gens, des pauvres gens, des précaires, qui vont s'en prendre plein la poire d'ici peu. Dans ce sens, j'avoue que j'ai été absolument scandalisée par le sourire rayonnant de Big Mother hier soir : manifestement, elle ne craint rien pour son avenir, ELLE. Quand je pense qu'il a fallu que ce soit Borloo qui ait un mot gentil pour la tristesse des vaincus... Mais sur quelle planète vit donc la candidate ???

Ecrit par : FGuichard | 07 mai 2007


Entièrement d'accord avec vous!


C'est pourquoi, je suis passé à l'acte et , c'était un vieux rêve, j'ai pris l'initiative de créer"Les Amis de l'ABC".

Les amis de l’ABC », pourquoi ?
jeudi 26 avril 2007.
Henri Grégoire

Un constat simple, ce sont les classes populaires qui subissent de plein fouet, les effets de la “crise de l’éducation”. Depuis plus de trente ans, pour les enfants des classes populaires, la “massification de l’enseignement” s’est traduite dans les faits par la diminution drastique des chances d’accéder tant à la culture générale qu’à des emplois de responsabilité qualifiés et correctement rémunérés.

Un des premiers textes que j'y ai publiés, le troisième, est votre brillante note
"Quelques précisions sur Jean-Jacques, ou plutôt sur la manière dont le rousseauisme est devenu, volens nolens, l’un des fondements du pédagogisme".

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=3

Cet espace d'expression vous est ouvert, comme à tous les autres intervenants réguliers de "Bonnet d'Âne" qui partagent nos analyses sans sectarisme du PS à la Gauche de la Gauche.

J'ai fait une première analyse du pédagogisme.

De l’École et du "pédagogisme"

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=13


Vous pouvez y poster un message. Ils sont immédatement publés et je peux y répondre dans les plus brefs délais.

Je prépare un Article à partir de mes Commentaires postés sur "Bonnet d'âne" sur les responsabiltés respectives de la Gauche et de la Droite dans la substitution du pédagogisme à la philosophie républicaine de l'École.

Ecrit par : Henri Grégoire | 07 mai 2007

"Le ralliement de Claude Allègre, le Ministre qui a réussi la rupture...des Enseignants avec le PS , ami de Lionel Jospin qui avait parachevé l'entreprise de démolition de l'École Républicaine entrprise par Edgar Faure et poursuivi par René Haby, peu.t paradoxalement nous faciliter la tâche."

Faudrait vraiment être idiot pour nommer Allègre à l'EN mais il pourrait être utile comme secrétaire d'état à l'enseignement supérieur et à la recherche. Un des dangers est de voir le budget de la recherche baisser pour faire des économies faciles et un teigneux comme Allègre se battra contre ça, ainsi que pour avoir des moyens pour les universités.
Ce ne serait pas du luxe.
Et le CNRS est aussi un mammouth qu'il faudrait secouer pour le rendre plus efficace et CA peut là aussi jouer un rôle positif.

Ecrit par : Japhet | 07 mai 2007

"Dans ce sens, j'avoue que j'ai été absolument scandalisée par le sourire rayonnant de Big Mother hier soir : manifestement, elle ne craint rien pour son avenir, ELLE. Quand je pense qu'il a fallu que ce soit Borloo qui ait un mot gentil pour la tristesse des vaincus... Mais sur quelle planète vit donc la candidate ???"

Ecrit par : FGuichard | 07 mai 2007

FGuichard, ce sourire ne vous semblait-il pas un peu crispé? Et aussi artificiel que sa colère feinte de mercredi soir?

"Je devrais aussi être heureuse d'être caricaturée sur ce site (dont j'apprécie certaines idées) comme une gauchiste staliniste, naïve et inculte?
Premier grand fou-rire de la soirée pour moi!"

Ecrit par : gelsomina | 06 mai 2007

Et encore, vous n'êtes pas prof d'IUFM! Pour donner prise à la caricature et aux amalgames, je vous garantit qu'on ne peut pas trouver mieux. Jean-Paul m'a encore qualifié hier de "pédagogue", (ce que je pense essayer d'être au même titre que la plupart des intervenants enseignants d'ici), mais je ne suis pas sûr que, dans sa bouche, ce soit un compliment.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2007

Une bonnne chose de faite.!

La gauche s'était moquée effrontément du peuple depuis si longtemps qu'il fallait bien qu'elle prenne sa claque, qu'elle redescende sur terre. Ne serait-ce que pour avoir berné les gens simples en leur faisant croire que l'école où l'élève est "au centre" ( de son ignorance et de ses déterminations sociologiques!) est pour lui l'école de l'égalité des chances , que l'école où, sauf exceptions rarissimes, on ne lui apprend plus rien, comme c'est le cas actuellement pour le français au collège ( et d'ailleurs au lycée!), lui prépare un avenir meilleur que celui de ses parents. C'était la thèse de la Fabrique du Crétin.

Et maintenant, au travail!
Et d'abord, le "grand coup de balai" au sein même du ministère. Et la suppression des IUFM (ou du moins leur refonte complète, assortie d'un changement de nom, car ce nom ridicule et imprononçable est à lui seul le symbole de la régression culturelle qui a frappé notre institution scolaire) et subséquemment de la pernicieuse CDIUFM.

"Il faut porter le fer, comme le dit très justement Henri Grégoire, là où les tenants du pédagogisme se sont attribué prébendes et sinécures et taillé des fiefs...". Mais ce scandale est tellement su et connu de tous, maintenant, qu'on voit mal quel ministre de l'Education pourrait continuer à fermer les yeux et à faire semblant de l'ignorer.

Au fait, Henri Grégoire, on ne dit pas un "topoï", mais un "topos", c'est-à-dire un lieu (commun). "Topoï"" est le pluriel de "topos".

Fabienne,
Cela ne me choque pas que Nicolas Sarkozy se soit rendu au Fouquet's. Et les gens qui l'attendaient dehors n'attendaient pas en "petit peuple qui attend de se prosterner devant son souverain", mais comme des "citoyens" heureux de vivre un moment historique et d'assister à un événement quand même peu banal. Et puis il y a toujours, dans ce genre de circonstances, un côté spectaculaire, avec les voitures officielles, le service de sécurité, les personnalités, bref, on se prend une petite dose de "frisson du pouvoir". Beaucoup, de plus, avaient voté pour Nicolas Sarkozy, et ils étaient là pour acclamer leur favori. Logique!

Ecrit par : Jean | 07 mai 2007

Tout de même, ce Sarko, à peine élu, il annonce qu'il prend des vacances... Vous vous imaginez, vous, à peine votre contrat de travail signé, dire à votre boss "bon, bin, j'pars en vacances" ?

Ecrit par : Japhet | 07 mai 2007

tout commence en effet....
le président tout nouvel élu s'arrête quelques heures au Fouquet's et reçoit à sa table, ses amis les célébrités, les sportifs et autres courtisans...pendant ce temps le peuple piétine place de la Concorde.....moi je trouve ça très très parlant....et je suis très très inquiète.

Ecrit par : fabienne | 07 mai 2007

Il est temps d'en finir avec cette hypocrisie des bien pensants: "je suis tres tres inquiète". par contre quand Mitterrand se conduisait comme un monarque et faisait heberger sa fille aux frais de la republique ca n'inquiétait personne , quand Ségolène Royal, alors qu'elle defend l'ecole de la republique et fait partie de ce ministere, envoie ses enfants a l'ecole alsacienne à 2000 euros le trimestre, là encore personne n'est inquiet. je n'ai que tres peu de sympathie pour Sarkozy mais je crois en avoir encore moins pour les nostradamus moralistes qui, sans argument, crient à l'apocalypse. Moi, ce qui m'inquiète, ce sont ces violences urbaines qui ont émaillé la soirée: Vous savez ceux qui respectent la démocratie et qui sont prêts à la violence des que le choix du peuple ne leur convient pas. L'inverse ce serait produit, on aurait crié au fascisme... Amusant le deux poids deux mesures. Alors moi ce qui m'inquiète c'est ce genre de message laissé par Fabienne.

Ecrit par : semper parati | 07 mai 2007

Heureusement que cette campagne s'achève.
J'ai découvert ce blog suite à la lecture des livres de JPB, j'ai aimé ce blog lors du débat sur la charte de l'éducation, qu'il convient à présent de peaufiner et de mettre en avant auprès de la nouvelle équipe au pouvoir, qui peut-être y sera favorable, je me suis amusé sur ce blog de voir les uns et les autres s'empailler au sujet de cette élection, mais çà fait déjà quelque temps qu'il m'exaspère et que la logorrhée de certains me fatigue.
Ce n'est pas le lieu de discuter de la reconstruction du PS, ni du désir d'avenir de Ségolène.
Vite, JPB, donnez nous du grain à moudre pour réfléchir sur l'école et l'éducation, au delà des querelles partisanes, et peut-être même pour proposer, en tant que parent ou éducateur.
Un fil sur le sport ? Un peu de culture dans un monde de brutes ?

Ecrit par : yann | 07 mai 2007


Si vous souhaitez peaufiner la Charte por l'Éducation, c'est possible ici->http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=1

Les Commentaires sont libres, comme sur "Bonnet d'äne" et sont immédatement publés . Pas besoin ni de s'abonner au fil de discussion, ni de recopier les graffiti de l'antispam.

À bientôt!




http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=1

Ecrit par : Henri Grégoire | 07 mai 2007

gelsomina et perceval, un conseil :
Créez une adresse hotmail provisoire pour l'occasion, donnez la, çà ira plus vite et on promet de ne pas aller vous embêter !

Ecrit par : yann | 07 mai 2007

Mais bien sûr, Christophe, Jean-Paul Brighelli employait ce terme, s'agissant de vous, non comme une insulte, car au fond il vous aime bien, mais quand même, de toute évidence, avec une ironie plus qu'appuyée.

Voyez-vous, nous sommes en train d'assister à la disparition d'un mot, le mot "pédagogue"!
C'est un terme qui a été tué par ceux-là mêmes , une vraie bande de "Crétins" au sens brighellien ( de Meirieu à Goigoux en passant par Frackowiak, Hamon, et cent autres demi-intelligents mais vrais ambitieux), qui avaient cru pouvoir en faire une fonction distincte de celle d'enseigner.
Aujourd'hui, le défunt "pédagogisme" (du moins, à première vue, c'est ce qui devrait arriver) entraîne dans sa chute le terme de "pédagogue". On ne versera pas une larme.

C'est devenu archi-suspect, et à juste titre, de se dire aujourd'hui "pédagogue". On ne peut plus! C'est devenu un terme inemployable!
Pour ma part, cela ne m'intéresse pas une seule seconde.
Je suis "professeur", c'est quand même autre chose!

Ecrit par : Jean | 07 mai 2007

Voilà le problème, on ne sait pas lire à la campagne et dans le midi on ne sait pas compter!

Ecrit par : Merlemocoeur | 07 mai 2007

Je m'étais promis d'éviter la grossièreté et de reparler des élections, mais là, j'ai envie de dire à merlemocoeur d'aller se faire foutre !

un pécore du sud ouest

Ecrit par : yann | 07 mai 2007

Yann, merlemocoeur ne sait pas compter lui non plus.
Parlez lui de la dette de la France pour comprendre.

Ecrit par : Japhet | 07 mai 2007

"Ce qui m'inquiète, c'est le message de Fabienne"...
Tout à fait de votre avis, semper parati!
C'est toujours la même schizophrénie de la gauche bien-pensante: "Nous, notre président de la République de gauche, ce ne sera "forcément" pas un monarque!" Or on a vu en effet avec Mitterand ce qu'il en était!
"Nous, on est farouchement pour d'école publique, la seule école démocratique... mais nos enfants seront mieux à l'Ecole Alsacienne de Paris."
Même chose au niveau des collèges: tout le monde y glapit: "Ah oui! ah oui! il faut un règlement intérieur très ferme." Sauf que les élèves sanctionnés auront cinquante mille recours possibles pour le contourner. En un mot, c'est "Oui, oui, il faut punir, mais surtout... sans punir!" Intelligent! Et surtout efficace!

Ecrit par : Jean | 07 mai 2007

quand Ségolène Royal, alors qu'elle defend l'ecole de la republique et fait partie de ce ministere, envoie ses enfants a l'ecole alsacienne à 2000 euros le trimestre, là encore personne n'est inquiet.

Ecrit par : semper parati | 07 mai 2007

Ah, quand même !!!
Donc, si mes calculs sont bons, une année à l'école alsacienne m'aurait coûté ce que m'ont coûtées les 7 années de scolarité de mes deux filles de la 6eme au bac au lycée privé du coin.
Evidemment, je comprends maintenant pourquoi le débat sur le privé déchaine tant de passions. Sur tant d'idées fausses ...

Ecrit par : yann | 07 mai 2007

"J'ai fait une première analyse du pédagogisme."
C'est bon, c'est bon, Henri Grégoire, le "pédagogisme",on connaît! Vous n'avez pas l'impression de venir après la bataille?

Ecrit par : Jean | 07 mai 2007

Henri, ne le prenez pas mal, car le mot est souvent utilisé dans un sens désagréable.
Mais je suis vétérinaire, et je l'emploierai au sens biologique du terme : n'avez vous pas peur de donner l'impression de pratiquer une forme de parasitisme vis à vis de ce blog ?
Un peu comme une boule de gui ?

Ecrit par : yann | 07 mai 2007

Evidemment, je comprends maintenant pourquoi le débat sur le privé déchaine tant de passions. Sur tant d'idées fausses ...

Ecrit par : yann | 07 mai 2007

Yann, je ne saisis pas le sens de votre remarque. Allez voir le site de l'ecole alsacienne pour les tarifs. Observez bien tous les a cotés: voyage thématique, atelier artistique... en sus de la cotisation trimestrielle. Interessant... Heureusement elle voulait la meme chose pour tous les enfants de France...On la croit...

Ecrit par : semper parati | 07 mai 2007

message censuré pour cause d'humour noir....

(Barre est dans le coma)

Ecrit par : yann | 07 mai 2007

La tâche essentielle pour nous, me semble-t-il, est de combattre le pédagogisme dans nos propres rangs, ceux de la Gauche.", écrit H. Grégoire

Je ne pense pas que ce soit possible.
Le profdegôche n’en a rien à foutre des scrupules exprimés ici.
Le profdegôche ne regarde pas plus loin que son nombril.
Avant : le profdegôche a été un bon élève et ne sait même pas forcément ce qu’est le Collège Unique. Une donnée aussi basique est encore très largement ignorée. Et quand on commence à lui expliquer, tout est à refaire depuis le début : « mais c’est une bonne idée » dit-il…
Pendant : Pourquoi s’emmerder à réfléchir à la façon de faire cours quand des spécialistes y ont réfléchi pour lui ?
Le profdegôche est progressiste, il croit à l’innovation pédagogique, forcément une garantie d’amélioration.
Le profdegôche est consumériste, il croit à l’innovation technologique, et s’en méfier, pour lui et plus encore pour ses élèves, c’est passer pour un ringard, et handicaper ses élèves face à l’avenir... Vive le B2i !
Le profdegôche aime ses élèves et a envie d’être aimé par eux en retour. Pourquoi prendre le risque de leur déplaire en étant exigeant ?
Après : Peu importe au profdegôche de savoir ce que deviendront ses élèves une fois qu’ils seront sortis de sa classe.
En famille : pourquoi remettre en cause le pédagogisme ? Ca marche : la preuve, mes enfants à moi ont réussi ! De mieux en mieux, comparés aux enfants des autres ? Ha ben je savais pas, mais finalement, c’est la fôte à la société, et tant mieux pour ma gueule et celle de mes mômes.
Le profdegôche défend sa gamelle et préfère demander plus de moyens pour avoir moins d’élèves, avec plus d’ordinateurs, y compris dans des formations ‘’professionnelles’’ qui ne correspondent plus à rien de concret dans le marché du travail. On ne va pas faire de nos élèves des esclaves du Grand Capital, non ? Me recycler pour faire autre chose que Secrétariat Comptabilité ? Vous n’y pensez pas !
Le profdegôche est un social traître, et il le vit très bien.
Merci à l’élection de Sarkozy qui le rapproche encore plus de ses élèves.

Combien de regards consternés et compatissants échangés ce matin entre profs et ados ?

J’en ai la larme à l’œil…

Ecrit par : georges | 07 mai 2007

Yann, je ne saisis pas le sens de votre remarque. Allez voir le site de l'ecole alsacienne pour les tarifs. Observez bien tous les a cotés: voyage thématique, atelier artistique... en sus de la cotisation trimestrielle. Interessant... Heureusement elle voulait la meme chose pour tous les enfants de France...On la croit...

Ecrit par : semper parati | 07 mai 2007

Bien sûr.
Mais le sens de ma remarque se réfère à des messages déjà anciens sur le privé, et les motivations des parents le concernant.
Je n'ai ni le temps ni le courage de les retaper. Mais çà doit être quelque part plus haut.

Ecrit par : yann | 07 mai 2007

Et le profdegôche va avoir de beaux et bons sujets de conversations cet été autour du barbecue, entre profdegôches, pour taper sur Sarkozy et JPB.
Mes voisins vont encore m'emmerder jusqu'à pas d'heure, cet été...

Ecrit par : yann | 07 mai 2007

Bravo, georges, pour ce portrait tellement bien vu et tellement fidèle du profdegôche!
Vous auriez pu ajouter que le profdegôche a dans les prunelles un scintillement cligotant obstiné, celui de sa promotion à la hors-classe...

Ecrit par : Jean | 07 mai 2007

http://www.collectionsrossignol.com/lecture.htm#


Belle saloperie, non ?

Ecrit par : toto | 07 mai 2007

Semper parati, Yann voulait simplement faire remarquer que les établissements privés ne sont pas tous aussi élitistes ni aussi chers que l'école Alsacienne et qu'il ne faut pas considérer ce cas comme une gnéralité. Yann paie donc environ 45 euro par mois de scolarité pour ses filles.
Originaire du Nord, département où l'enseignement privé est très développé, je pourrais vous indiquer des établissements privés de qualité encore moins chers. Et d'autres plus chers mais très surfaits : il ne faut pas considérer le privé comme une garantie absolue de qualité, beaucoup de ses établissements ronronnent.

Ecrit par : Japhet | 07 mai 2007

@ Japhet :
Non (hélas !) . J'ai dit "une année à l'EA"
Donc, je paye 140 € par trimestre. Mais par ailleurs, d'accord avec vous.

Ecrit par : yann | 07 mai 2007

140 € par trimestre / 45 euro par mois
Yann, avouez que je n'étais pas trop loin.

Ecrit par : Japhet | 07 mai 2007

Tous les compléments sont bienvenus, Jean. Merci pour le vôtre.
Effectivement, la recherche de l’avancement (gratification symbolique, être dans les petits papiers de l’Inspecteur + cupidité) sont bien des valeurs du profdegôche. La prof de math qui, par principe, pense avant tout à l’avenir de ses élèves continue à enseigner la règle de trois en collège au lieu de ces usines à gaz de tableaux de proportionnalité à la con.
Elle désobéit en cela aux Instructions Officielles et elle progresse à l’ancienneté.

Ecrit par : georges | 07 mai 2007

"Le ralliement de Claude Allègre, le Ministre qui a réussi la rupture...des Enseignants avec le PS , ami de Lionel Jospin qui avait parachevé l'entreprise de démolition de l'École Républicaine entrprise par Edgar Faure et poursuivi par René Haby, peu.t paradoxalement nous faciliter la tâche."

Faudrait vraiment être idiot pour nommer Allègre à l'EN mais il pourrait être utile comme secrétaire d'état à l'enseignement supérieur et à la recherche. Un des dangers est de voir le budget de la recherche baisser pour faire des économies faciles et un teigneux comme Allègre se battra contre ça, ainsi que pour avoir des moyens pour les universités.
Ce ne serait pas du luxe.
Et le CNRS est aussi un mammouth qu'il faudrait secouer pour le rendre plus efficace et CA peut là aussi jouer un rôle positif.

Ecrit par : Japhet | 07 mai 2007

je suis assez d'accord avec vous . Claude Allègre est un scientifique de haut niveau, vulgarisateur de talent dans son domaine, mais il a ,en plus de son caractère épouvantable, une fâcheuse tendance à se tromper dans l'action...





Éruption de la Soufrière

Suite à des manifestations inquiétantes du volcan de la Soufrière en Guadeloupe en 1976, une violente polémique opposa Haroun Tazieff, Michel Feuillard, directeur de l'observatoire volcanologique de la Guadeloupe, et Claude Allègre, alors son supérieur à l'Institut de physique du globe de Paris. Tazieff tenait l'éruption pour bénigne, tandis que Feuillard, Allègre et professeur Brousse, partis sur place, conseillaient l'évacuation de 70 000 habitants proches, ce qui fut décidé par les pouvoirs publics. Le volcan se calma sans provoquer de dégâts. Tazieff se basait sur la température des gaz et l'absence de verre volcanique frais dans les cendres rejetées par le volcan pour affirmer que le volcan allait se calmer et qu'il n'y avait aucun risque de nuées ardentes, contrairement à ce que pronostiquaient Claude Allègre et le professeur Brousse.

Ecrit par : Henri Grégoire | 07 mai 2007

Semper parati, Yann voulait simplement faire remarquer que les établissements privés ne sont pas tous aussi élitistes ni aussi chers que l'école Alsacienne et qu'il ne faut pas considérer ce cas comme une gnéralité. Yann paie donc environ 45 euro par mois de scolarité pour ses filles.
Originaire du Nord, département où l'enseignement privé est très développé, je pourrais vous indiquer des établissements privés de qualité encore moins chers. Et d'autres plus chers mais très surfaits : il ne faut pas considérer le privé comme une garantie absolue de qualité, beaucoup de ses établissements ronronnent.

Ecrit par : Japhet | 07 mai 2007

Certe je n'ai jamais mis tous les etablisements privés dans le meme sac, il y a de tout... Mais grace a cette sélection financière n'oublions pas que le terme de "privé" signifie avant tout "privé de racailles". Je désirais seulement rappeler que nos "elites politiques", si proches du peuple que leurs "idées" pourraient le laisser croire, n'hésitent pas à mettre leurs enfants là où le peuple est sélectionné sur une base financière, c'est le Karcher par le portefeuille, beaucoup plus hypocrite donc moins voyant...

Ecrit par : semper parati | 07 mai 2007

Merlemocoeur découvre que les grandes villes sont des refuges à bobos, dont les enfants fréquentent déjà les bons établissements. Encore un effort et il va finir par comprendre…

Ecrit par : georges | 07 mai 2007

Vous écrivez n'importe quoi et il me reste quelques notions de sciences politiques, un reliquat d'éducation nationale!

Il est bien connu que si Sarkozy fait 61 % dans le 6ème arrondissement de Paris et seulement 39,93 % à Roubaix c'est que Roubaix est infecté de Bobos contrairement à Paris 6ème qui est un repère caché de travailleurs en voie de paupérisation!!

Ecrit par : merlemocoeur | 07 mai 2007

Dixit le Figaro :

Le Mouvement démocrate présentera des candidats dans les 577 circonscriptions le 10 juin. La défaite de Royal ouvre à Bayrou, qui lui-même se représente dans les Pyrénées-Atlantiques, des perspectives nouvelles. Il espère en effet un éclatement du Parti socialiste, sonné par cette nouvelle défaite. Son but est de précipiter une recomposition politique passant par une alliance entre centristes et sociaux-démocrates, dont la première concrétisation pourrait être un accord de désistement.


Car les sarkozystes ne lui feront aucun cadeau. Les sortants UDF se verront systématiquement opposer un adversaire UMP s'ils n'ont pas soutenu Sarkozy au deuxième tour et s'ils n'ont pas pris l'engagement de rester dans la majorité présidentielle pendant le quinquennat.


Député centriste de Côte-d'Or, François Sauvadet a déjà annoncé son « intention de se situer dans la majorité présidentielle », en assurant qu'« une très large majorité de députés » UDF sont sur la même ligne que lui.

JPB vous aviez raison sur toute la ligne...

Ecrit par : Sandra Wagner | 07 mai 2007

Au fait, Henri Grégoire, on ne dit pas un "topoï", mais un "topos", c'est-à-dire un lieu (commun). "Topoï"" est le pluriel de "topos".



Ecrit par : Jean | 07 mai 2007


Merci, j'ai corrigé.

On n'est jamais assez vigilant quand on utlise des termes issus d'une langue qu'on ne maîtrise pas.

Ecrit par : Henri Grégoire | 07 mai 2007

errata : CERTES, ETABLISSEMENTS

Ecrit par : semper parati | 07 mai 2007

Pour information

Qui sommes-nous ?

Merci de prendre le temps de faire connaissance.

Anne Coffinier Mon nom est Anne Coffinier. Je suis la présidente de l'association Créer son école. J'assure aussi la fonction de porte-parole. N'hésitez pas à me contacter via anne-coffinier@creer-son-ecole.com.

Ancienne élève de l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm et de l'ENA, j'ai trois enfants et j'habite Montmartre.

L'éducation et l'instruction me passionnent, et je suis très attachée à la liberté d'enseignement (à savoir le libre choix des parents tout autant que la liberté pédagogique des professeurs).

Normalienne, je pensais enseigner dans l'Education nationale. Mais j'ai très vite constaté l'état déplorable dans lequel se trouvait le système public d'éducation. On voit d'ailleurs mal comment un monopole scolaire public gérant 900 000 enseignants de manière centralisée et uniforme pourrait respecter cette liberté qui est pourtant la condition d'existence d'un véritable Etat de droit.

Les écoles privées respectent un peu mieux la liberté d'enseignement. Pourtant, dans le privé sous contrat, je n'ai pas trouvé la liberté que je recherchais tant sur le plan pédagogique qu'organisationnel (pas de liberté de recrutement et de gestion du corps enseignant, obligation de respecter le programme et la pédagogie fixés par l'Education nationale, formation du corps enseignant quasiment identique à celle du public, recours aux mêmes manuels et aux mêmes horaires, même limitation du pouvoir de direction du chef d'établissement). De surcroît, comme l'Etat refuse de financer l'agrandissement des établissements sous contrat qui ont d'importantes listes d'attente, il y a une pénurie de places chaque année plus importante.

En revanche, les écoles entièrement libres, que ce soit au niveau primaire, secondaire et supérieur, me paraissent bien plus intéressantes. Ces structures sont tout à fait banales à l'étranger mais ne constituent pour l'heure qu'une avant-garde limitée en France (si l'on met de côté l'enseignement professionnel, technique et supérieur hors contrat, bien plus développé).

J'ai visité un grand nombre de ces écoles et étudié leur fonctionnement et leurs résultats. C'est ainsi que j'ai acquis la conviction que les écoles entièrement libres constituaient le meilleur cadre juridique pour l'éducation des enfants aujourd'hui en France. J'ai le projet de fonder une école indépendante dans quelques années.

En attendant, j'ai fondé l'association Créer son école pour faire connaître largement ces "écoles de la liberté", aider les créateurs d'école à mener à bien leur projet et m'engager aux côtés des autres associations de défense de la liberté scolaire pour créer en France un environnement juridique plus favorable aux libertés scolaires.

Je m'appuie sur un réseau de spécialistes bénévoles qui se constitue petit à petit : professeurs et instituteurs, juristes, fiscalistes, directeurs d'école, spécialistes de la sécurité en milieu scolaire...

Toutes les personnes qui veulent soutenir notre action au service des écoles entièrement libres peuvent devenir membre actif. Elles sont les bienvenues! L'envoi d'un don d'au moins 50 euros par an est demandé.

Pour en savoir plus ou partager vos projets et vos idées, contactez-nous !

Cliquez ici pour garder une trace de votre passage sur notre site et imprimer la fiche de présentation de notre association !

Maintenant, nous pouvons démarrer votre projet de création d'école ou vous aider à trouver l'école en France qui corresponde le plus à vos attentes.

Pour nous écrire :

Créer son école - 46, rue Custine - 75018 Paris



http://www.creer-son-ecole.com/index.php



L'association publie chaque année un guide sous forme de questions-réponses sur la création d'écoles libres pour aider les parents ou enseignants intéressés.

L'association intervient régulièrement devant des mouvements politiques ou des associations pour faire avancer ses idées; Anne Coffinier est ainsi intervenu à la convention éducation de l'UMP le 22/02/2006 ou aux universités d'été de Liberté chérie.

Ecrit par : Henri Grégoire | 07 mai 2007

"C'est devenu archi-suspect, et à juste titre, de se dire aujourd'hui "pédagogue". On ne peut plus! C'est devenu un terme inemployable!
Pour ma part, cela ne m'intéresse pas une seule seconde.
Je suis "professeur", c'est quand même autre chose!"

Ecrit par : Jean | 07 mai 2007

Mais lisez-moi donc correctement, Jean! Je ne dis pas autre chose.

Gelsomina, j'ai tenté de vous envoyé un e-mail sur l'adresse que vous avez laissée, mais il m'est revenu. Je relaisse le mien: [email protected]
Bonne journée à tous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2007

"J'ai fait une première analyse du pédagogisme."
C'est bon, c'est bon, Henri Grégoire, le "pédagogisme",on connaît! Vous n'avez pas l'impression de venir après la bataille?

Ecrit par : Jean | 07 mai 2007


La bataille, pour moi, a commencé peu après la rentrée scolaire de 1971 lorsque j'ai dû tenter de concilier la poursuite d'un cursus universitaire et le travail salarié en tant qu'instituteur suppléant dans les Classes Pratiques d'un CES des Quartiers Nord de Marseille.


J'ai très rapidement compris l'inanité du pédagogisme de l'époque promu par Christian Fouchet et Edgar Faure deux ministres bien connus pour être de Gauche.


Ensuite vint René Haby, un autre Ministre de gauche. J'enseignais alors les Lettres Modernes toujours dans les Quartiers Nord de Marseile...


En 1984, Alain Savary, de Droite bien entendu publie un nouveau Programme mettant fin aux errements des Programmes d'Edgar Faure mais qui concerne uniquement l'Histoire , le Rapport Giraud, "L'histoire et la géographie en question" (1982) ça vous dit quelque chose?

"Ce souci de la pédagogie, il (René Giraud) l’a prouvé en répondant à l’appel du ministre Alain Savary en 1982 qui lui demandait une enquête sur l’enseignement de l’histoire et de la géographie. Infatigable, il a arpenté toutes les régions de France pour scruter les écoles, les collèges et les lycées ; et son rapport de 1983 [2] a été une base essentielle pour les réformes qui ont suivi dans l’enseignement de ces disciplines."


http://ipr.univ-paris1.fr/spip.php?article64

En 1985 Jean-Perre Chevènement, d'extrême-droite, probablement, après avoir apaisé le mouvement massif de protestation contre la nationalsation des Écoles privées (une des 110 prpositions de François Mitterand), met un terme au "pédagogisme " des "Activités d'éveil"

J'invite les intervenants de ce blog à lire, ou à relire, l'excellent pamphlet de Jean-Claude Miller "De l'École" où les ouvrages d'Hélène Huot.

Dans la jungle des manuels scolaires
Hélène Huot
vendredi 4 mai 2007.

http://www.lesamisdelabc.levillage.org/spip/article.php3?id_article=132


L'ennui avec les nouveaux convertis, c'est qu'ils ont tendance à verser dans l'intolérance et le fanatisme...

Ecrit par : Henri Grégoire | 07 mai 2007

"Éruption de la Soufrière

Suite à des manifestations inquiétantes du volcan de la Soufrière en Guadeloupe en 1976, une violente polémique opposa Haroun Tazieff, Michel Feuillard, directeur de l'observatoire volcanologique de la Guadeloupe, et Claude Allègre, alors son supérieur à l'Institut de physique du globe de Paris. Tazieff tenait l'éruption pour bénigne, tandis que Feuillard, Allègre et professeur Brousse, partis sur place, conseillaient l'évacuation de 70 000 habitants proches, ce qui fut décidé par les pouvoirs publics. Le volcan se calma sans provoquer de dégâts. Tazieff se basait sur la température des gaz et l'absence de verre volcanique frais dans les cendres rejetées par le volcan pour affirmer que le volcan allait se calmer et qu'il n'y avait aucun risque de nuées ardentes, contrairement à ce que pronostiquaient Claude Allègre et le professeur Brousse."
Ecrit par : Henri Grégoire | 07 mai 2007

Henri, doit-on jeter la pierre volcanique à Allègre ? Il a été prudent.
Avec 70000 personnes à proximité, je le comprends un peu...

Ecrit par : Japhet | 07 mai 2007

"Pédagogue, ce que je pense essayer d'être au même titre que les intervenants enseignants de ce blog".
Vous avez écrit cela, Christophe! Je vous ai bien lu!

C'est justement ce que je vous reproche, d'"essayer d'être pédagogue".
Ne vous donnez pas cette peine. Il vous suffit d'être simplement "professeur". Soyez-le en toute authenticité et en toute simplicité et ne vous torturez pas avec de vaines questions.

On ne peut plus employer , aujourd'hui, le mot "pédagogue". C'est un mot fini! Il faut en prendre acte et le rayer de son vocabulaire. En tout cas, c'est ce que je fais.

Autre chose: Yannick Noah a dit:"Si Sarkozy passe, j'me casse." On attend à voir!
Autre chose encore: Madame Royal pourrait peut-être payer de ses deniers personnels les dégâts causés par les casseurs qu'elle appelait à la révolte violente l'autre matin sur RTL.

Ecrit par : Jean | 07 mai 2007

Ouf! J'espère que nous pourrons à nouveau respirer ici un air pur d'ici quelques semaines. Maintenant, y'a plus qu'à attendre pour voir, ce qui n'empêche pas de continuer à réfléchir. Je me réserve le droit le plus strict et individuel d'approuver ou désapprouver. Je reviendrais probablement ici aiguiser mon argumentation à charge ou décharge.
Bon courage au nouveau Diderot. Pas trop d'illusions quand même!

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2007

140 € par trimestre / 45 euro par mois
Yann, avouez que je n'étais pas trop loin.

Ecrit par : Japhet | 07 mai 2007

Mille excuses, j'ai lu trop vite.

Ecrit par : yann | 07 mai 2007

"Le rapport Giraud", Henri Grégoire? Celui qui a saboté l'enseignement de l'histoire, d'où toute chronologie était bannie, d'où l'ignorance actuelle des élèves en histoire... Une réussite en effet!
Mais c'était, c'est vrai, pour réussir à nous placer une fois de plus votre cher Chevènement!

A vrai dire, ces rétrospectives historiques à n'en plus finir sur les responsabilités partagées de la gauche et de la droite, on s'en tape un peu, pardonnez-moi.
La seule chose qui nous intéresse, c'est de balayer du paysage éducatif les "pédagogistes" aujourd'hui!
Sarkozy a dénoncé l'"idéologie folle" qui s'était emparée du système éducatif. Saines paroles. Attendons les actes!

Ecrit par : Jean | 07 mai 2007

Autre chose encore: Madame Royal pourrait peut-être payer de ses deniers personnels les dégâts causés par les casseurs qu'elle appelait à la révolte violente l'autre matin sur RTL.

Ecrit par : Jean | 07 mai 2007

Par pitié, Jean! Suffit, marre à la fin! Vous êtes aussi con, et je pèse mes mots, que les "gauchistes" du Forum de France2 qui prétendaient m'interdire de voter à gauche parce que j'avais signé et fait l'Appel.
Je me permets de vous rappeler que, par la loi du suffrage universel, le candidat que vous appeliez de vos vœux est à présent le président de TOUS les Français.

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2007

fait signé, bien sûr, et je ne me renie point même si ce que j'ai pu lire ici m'a troublée quelque peu.

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2007

En 1985 Jean-Perre Chevènement, d'extrême-droite, probablement, après avoir apaisé le mouvement massif de protestation contre la nationalsation des Écoles privées (une des 110 prpositions de François Mitterand), met un terme au "pédagogisme " des "Activités d'éveil"

Ecrit par : Henri Grégoire | 07 mai 2007

Ah, bon !
Cà a dû être furtif, alors, car le terme d'"activités d'éveil" traine partout, et depuis longtemps, y compris dans les disciplines sportives où il est devenu à la fois une tarte à la crème et une source de revenus pour les fédérations.

Ecrit par : yann | 07 mai 2007

Merci mon Jean-Paul !

Ta contribution - même modeste - à mon éclatante victoire me va droit au coeur. Tu as bien, spontanément et avec constance, depuis des mois, décliné les thèmes centraux de ma campagne, pourtant élaborés par des têtes (rien moins que le Boston Consulting Group et Guaino). La façon dont tu disais et faisais dire par tes fans (ça c'est le top) : "Pétasse, idiote, sans cervelle, incompétente, ..." Ça m'a plu. Tu peux pas imaginer.
Ces meufs aussi, elles se croient ! Moi, j'ai ma méthode avec Cécilia. C'est efficace et rapide. Comme tout ce que je fais. Je te montrerai. Je crois qu'on a là un vrai terrain d'entente. Entre vrais mecs.
En tout cas, bravo ! C'était du grand art. On reconnaît le professionnel. Et toi, tu n'as pas eu besoin qu'on te souffle dans l'oreille ou qu'on te botte le cul comme avec les Doc Gynéco, Finkelmachin, Johnny, Besson, Hanin, Benamou, Gallo, Gluskmann, Bigard, Enrico, etc. Tu peux pas imaginer qui je dois me fader - j'ai même dû chanter avec Mireille Mathieu hier ! Le job est dur. Mais juste. (Qu’est-ce que tu en penses ? je viens d’inventer ça).
Bon, ces demi-neurones ont quand même une grande qualité : ils passent à la télé et quand la télé parle de ces ringards, elle dit "une pléiade de stars"... Tu verras: toi aussi Poivre et Chabot (tu te rends compte, je dois l'embrasser !) te passeront les plats. J'en fais mon affaire. Et, vite, parce qu'après on va les virer. Place aux jeunes. Est-ce que les « grosses têtes », ça te plairait pour commencer ?
Parce que j'ai des projets pour toi. Je pense à toi, mon Jean-Paul, pour mon pôle de gauche. Te marres pas. Moi aussi, j'ai du mal à garder mon sérieux. J'ai déjà quelques pointures à la Besson ou Charasse, mais il me manque l'intello ultra-gauche basique un peu brut de chauffe revenu ultra-réac, sans renoncer à sa moustache et à son béret et qui a du "camarades" plein le bec. Tu seras mon Besancenot !
J'ai déjà eu une proposition d'un gars pas mal, ex-coco viré facho, qui s'ennuie actuellement chez Jean-Marie. Un peu trop excité tout de même. Je te préfèrerais. Un de mes experts (je te dis pas qui, ça te ferait pisser de rire de savoir ce que je demande et à qui) me souffle que tu as ton (petit) public de profs aigris et d'intellos masos. Ça pue un peu, mais ça vote parait-il.
On me dit que tu as même fait l'éloge de Robien ! Ça, c'est très fort ! Il fallait oser. Ce con, j'essaie de l'éviter le plus possible, tellement il est niais et solennel - attention, c'est aussi une vraie salope : si tu savais comment il m'a balancé son ex-patron !
Puisqu'on en est aux confidences, évidemment, tu t'en doutes, je n'ai jamais rien lu de ta prose et tu peux compter sur moi pour rester ferme sur cette ligne. On me dit que c'est assez chiant, revanchard, narcissique et très bavard. Il y a sûrement des amateurs. Mais, pour être franc, les livres, c'est pas mon truc. Tous ces petits caractères… Mais on s'en branle tous les deux : l'important, c'est d'être ensemble, comme je l'ai déjà dit.
J'aime trop l'idée d'avoir un mec comme toi au milieu de mes clébards. C'est chic. Tu pourrais faire duo avec Allègre ? Tu lui chies dessus ? Moi aussi. Quel poltron ! Mais j'adore ce moment où les mecs bavent pour le morceau de sucre. C'est aussi ce qui me plait chez toi. Parce qu'en plus tu le fais avec classe. Ce que j’aime chez toi, c'est l’artiste.
Allez, je t'embrasse, une de mes couilles molles de larbins va t'appeler pour régler les détails. Si tu veux changer d'appart, dis-le lui aussi. On a un truc qui se libère à Neuilly.

PS. Ne m'en veux pas pour le Fouquet's hier. On a oublié de t'inviter. Dommage. Qu'est-ce qu'on s'est baffrés ! Et les pouffes ! T'en fais pas. Ton tour viendra. Très vite.

Ton N., qui t'aime (Allez, je rigole. Mais pour le job, c'est OK. Tu l'as.)

Ecrit par : N. qui t'aime | 07 mai 2007

Vous paraissez quelque peu déçue, dobolino, de la défaite de Madame Royal!
Allons, allons, un peu de sérénité, je vous prie. D'autant plus que Nicolas Sarkozy est maintenant le président de TOUS les Français.
Il n'en reste pas moins qu'à titre de "citoyenne", si vous voulez, Madame Royal avait très nettement appelé à l'émeute, vendredi matin, ce qui est absolument irresponsable.
Voyez d'ailleurs comment un certain nombre de lycées s'embrasent aujourd'hui à travers la France. Manifestement, les réseaux d'agitateurs à la botte de votre allumée mauvaise perdante fonctionnent déjà. Vous approuvez, peut-être, cette contestation par la violence d'une élection démocratique?
Et si votre candidate s'est révélée nulle, ce qui est bien l'avis des éléphants du P.S. qui auraient eu certainement autre chose comme argument qu'un sourire figé et des propos confus et contradictoires, est-ce ma faute?

Ecrit par : Jean | 07 mai 2007

Jean, je crains que vous n'ayez rien compris à mon propos...mais vraiment rien de rien.

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2007

Sans insultes, ils auraient peut-être été plus clairs!

Ecrit par : Jean | 07 mai 2007

"La gauche s'était moquée effrontément du peuple depuis si longtemps qu'il fallait bien qu'elle prenne sa claque, qu'elle redescende sur terre."

A lire une majorité de mails déposés ci-dessus , on a l'impression que c'est la gauche qui était au pouvoir depuis 2002.
Faut-il rappeler que Chirac était président, que Raffarin puis de Villepin étaient Premiers ministres et que Luc Ferry et Darcos (ministre potentiel de EN) puis de Robien étaient ministres de l'EN ?

Ecrit par : claire | 07 mai 2007

Je me permets de vous rappeler que, par la loi du suffrage universel, le candidat que vous appeliez de vos vœux est à présent le président de TOUS les Français.

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2007

Non! N.Sarkozi n'est pas le Président de tous les français mais celui de la République française, qui accueille sur son territoire national des non-français.
Aucun citoyen n'est tenu à présent de se coucher devant lui ou de lui faire des courbettes. Il est tenu seulement de respecter, voire de combattre les lois qui seront promulguées non pas en son nom mais en celui de la République.

Ecrit par : buntovchik | 07 mai 2007

C'est vrai , Jean , ta connerie est très redondante.

Ecrit par : Clo delle | 07 mai 2007

C'est mieux dit que moi, Buntovchik! Il n'a jamais été question de se mettre à plat ventre...
Une question à Jean, précise et claire: reconnait-il le droit à un votant de gauche de signer et faire signer l'Appel ou sommes-nous moralement contraints d'approuver à 100% et soutenir les Sciences de l'Education?

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2007

"Voyez d'ailleurs comment un certain nombre de lycées s'embrasent aujourd'hui à travers la France. Manifestement, les réseaux d'agitateurs à la botte de votre allumée mauvaise perdante fonctionnent déjà. Vous approuvez, peut-être, cette contestation par la violence d'une élection démocratique?"


Ecrit par : Jean | 07 mai 2007

Jean ,je vous soupçonne d'être une "taupe anti-sarkozyste" sur ce blog.

Vous jouez les "non-comprenants" alors que vous êtes probablement l'un des rédacteurs de "Brave Patrie"

http://bravepatrie.com/

dimanche 29 avril 2007
Nicolas Sarkozy propose la thérapie génique pour soigner les homosexuels polonais
par Amaury de Loose

Ecrit par : Henri Grégoire | 07 mai 2007

Allons, Dobolino, ne baissez pas le szbras. Les projections donnent aujourd'hui pas plus de 90 sièges au PS en juin — entre autres parce que le Front national étant redescendu à l'étiage, il ne pourra pas maintenir ses candidats au second tour, et que nombre de députés PS passeront à la trappe, faute de triangulaires. le Petit Caporal, en revoyant le Front aux poubelles de l'Histoire, fait coup double — c'est assez bien joué.

Je vois par ailleurs qu'il y en a qui ne m'aiment guère. Comment est-ce possible — encore des gens qui ne me connaissent pas, et qui ne risquent pas de me connaître, parce que sous le masque…
Bah, la bave du crapaud… etc.
JPB
PS. Et on mange correctement au Fouquet's, sans plus. L'intérêt, c'est que c'est bien placé, entre Neuilly et l'Elysée… (bon, allez, je galèje…)

Ecrit par : brighelli | 07 mai 2007

"le Front aux poubelles de l'Histoire" : nous aimerions en être sûrs... Le FN est en D2 mais si le moral ne se redresse pas, chômage ne baisse pas, si la pauvreté ne se réduit pas, si la délinquance perdure, etc, il pourrait bien remonter en D1.
Les perspectives économiques des prochaines années sont bonnes, comme quand Jospin est arrivé au pouvoir en 1997.
Sarko a donc un maximum de cartes en main, et d'autant moins d'excuses s'il échoue.

Ecrit par : Japhet | 07 mai 2007

Dobolino ne baisse pas les bras! Non, pardon, le szbras!
Soit!

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2007

L'apprenant :
-Dis,Mimi,c'est bien ou mal ce qu'ils ont fait hier après le résultat de l'élection,les jeunes de gauche ?
Michel,le Profdegauche:
-Non,pas vraiment,mais il faut les comprendre.

http://www.lefigaro.fr/election-presidentielle-2007/20070507.WWW000000793_nuit_de_violences_en_france.html

Ecrit par : bernard | 07 mai 2007

Allons, Dobolino, ne baissez pas le szbras. Les projections donnent aujourd'hui pas plus de 90 sièges au PS en juin — entre autres parce que le Front national étant redescendu à l'étiage, il ne pourra pas maintenir ses candidats au second tour, et que nombre de députés PS passeront à la trappe, faute de triangulaires. le Petit Caporal, en revoyant le Front aux poubelles de l'Histoire, fait coup double — c'est assez bien joué.



Ecrit par : brighelli | 07 mai 2007


Le PS paie maintenant les manoeuvres de François Mitterand qui s'est servi du FN pour "plomber" la Droite dans une perspective purement politicienne comme elle a perdu les "Jeunes de banlieue" lorsque Jean-Louis Bianco a créé de toutes pièces SOS Racisme pour contrer le Mouvement de l’Immigration et des Banlieues

Le MIB, les voix des banlieues !

http://atouteslesvictimes.samizdat.net/?p=254


Le Front National n'a jamais été un vrai danger pour la République, même si les néo-fascistes des Groupes Nationaux-Révolutionnaires de François Duprat espéraient, à terme, le contrôler.

Jean-Marie Le Pen rêve beaucoup plus de reconnaissance et de respectabilité notabiliaire que d'être à la tête d'une marche sur Paris dans le plius pur style fasciste.


Les Législatives sont ouvertes. S'il est probable que nous allons assister à une "vague bleue", cela n'est pas certain.

Bref, si l'on reparlait de la refondation de l'École républicaine.


Si Pedro Cordoba passait par ici, j'aimerai bien avoir son avis, comme celui fe Françoise Guichard du reste.


"Que Faire?" comme disait Vladimir Ilitch Oulianov en 1905.

Ecrit par : Henri Grégoire | 07 mai 2007

c'est bête les gars hein parce que justement je ne fais pas partie de cette gauche bien-pensante, pas plus que de cette droite qui préfère les nantis...
mais raisonner en bons manichéens c'est tellement plus simple !
en fait je ne crois ni à la sincérité de l'un ni à celle de l'autre ; dans les deux cas des actes ont déjà précédé les paroles et les déclarations de bonnes intentions....J'ai exercé mon droit hier et j'ai un tampon sur ma carte d'électeur point.
d'après vous, parce que je ne parle que d'hier soir, je ne me suis pas indignée des mitteranconneries ou des passe-droits des socialistes en leur temps ? joli raccourci mes enfants, ça sent la pensée unique, que dis je monolitique...j'ai osé critiquer le nouveau grand homme donc je suis forcément embrigadée dans ses opposants ? non mes cocos, je suis juste une citoyenne en colère, choquée par les excès de tous les bords et j'ai osé le dire en des termes choisis (j'étais moins polie "à l'oral").

Parce que je fais part de mon inquiétude sur le nouveau président je suis aussitôt cataloguée de gauche bien pensante !!! NON MAIS VOUS VOUS ETES LUS !

Persuadés d'avoir soit la science infuse soit la vérité absolue !!! Certains qu'il n'y a de voie (voix) que la vôtre !

Je viens sur ce blog parce que j'ai aimé les remises en question de JPB dont j'ai lu avec attention les trois ouvrages et aussi quelques autres de ses collègues ; j'y venais pour trouver des réponses à des questions basiques de parents genre "quel livre de grammaire pour que mon gamin de CE1 sache ce qu'est un COD ?" ; avec un tel nid de profs et instits (en toute amitié ces raccourcis) je me disais qu'il y aurait des remèdes ! j'y trouve de grandes théories mais peu bien peu de solutions aux maux que vous dénoncez à longueur de page (merci à catmano qui parle de la vraie vie).

Et puis zut je suis vexée, en colère contre vous deux qui voyez le monde en deux couleurs seulement et je suis inquiète, ne vous en déplaise !

Ecrit par : fabienne | 07 mai 2007

Tiens, j'ai vu une Rolls Royce en ville tout à l'heure (c'est peu fréquent par ici).
Sarkozy président : les riches sont décomplexés, ils sortent la Rolls !!!
;o))))

Ecrit par : yann | 07 mai 2007

"Le rapport Giraud", Henri Grégoire? Celui qui a saboté l'enseignement de l'histoire, d'où toute chronologie était bannie, d'où l'ignorance actuelle des élèves en histoire... Une réussite en effet!
Mais c'était, c'est vrai, pour réussir à nous placer une fois de plus votre cher Chevènement!

A vrai dire, ces rétrospectives historiques à n'en plus finir sur les responsabilités partagées de la gauche et de la droite, on s'en tape un peu, pardonnez-moi.
La seule chose qui nous intéresse, c'est de balayer du paysage éducatif les "pédagogistes" aujourd'hui!
Sarkozy a dénoncé l'"idéologie folle" qui s'était emparée du système éducatif. Saines paroles. Attendons les actes!

Ecrit par : Jean | 07 mai 2007



C'est donc confirmé, Jean est bien une taupe pédagogiste infiltrée sur ce blog pour faire passer les électeurs de Nicolas Sarkozy pour des "Beaufs bas du front" imbibés de Kronembourg et se montant le bourrichon au "Café du Commerce" en rêvant de "casser du pédago"

Jean diffame les électeurs de Nicolas Sarkozy comme Robin ou Sandra Wagner


Il est vrai que la Droite populiste n'a jamais aimé ni l'Histoire, ni les Historiens, les vrais ce qui ont le "goût de l'archive".

Et qui vérifie les faits avant de vociférer.

Jean surjoue, un peu trop bien pour être crédible, ce rôle de "Beauf" imbibé de Kronembourg , se montant le bourrichon au "Café du Commerce" en rêvassant à d'improbables "chasses au pédago".

Quitte ton masque Frackowwiack, on t'a reconnu!

Ici, c'est le Café Procope!

Ecrit par : Henri Grégoire | 07 mai 2007

Démocratie (suite)
M.Profdegauche a du boulot.

http://fr.news.yahoo.com/07052007/290/lourd-bilan-pour-les-incidents-de-la-nuit-de-l.html

Ecrit par : bernard | 07 mai 2007

Cadichon, pour des raisons personnelles, j'aurais aimé pouvoir vous demander quelque chose. Je vous laisse une de mes vraies/fausses adresses électroniques, en espérant que vous passerez encore sur ce blog et que cela ne vous importunera pas trop. Merci par avance.
[email protected]

Ecrit par : Thalie | 07 mai 2007

Paris 20ème arrondissement
Ségolène Royal 64.63%
Nicolas Sarkozy 35.37%

Paris 16ème arrondissement
Nicolas Sarkozy 80.81%
Ségolène Royal 19.19%

Versailles: 70,80
Neuilly Sur Seine : 86 % pour NS (amen)
Deauville : 74,46
La Baule: 68,38

Des riches encore plus riches, la France du retour des privilèges est en marche (bouclier fiscal à 50%, suppression des droits de succession, d'ailleurs Martin Bouygues et Arnaud Lagardère, 2 héritiers et deux grands amis de NS, comptent déjà les économies que feront leurs enfants, économies qui se chiffreront en milliards d'euros aux dépens de la collectivité, ah oui la dette publique au fait, pas grave on augmentera la TVA à la place) et la prochaine nuit du 4 août n'est pas pour demain .

Des basanés encore plus contrôlés au faciès (quand on habite le 93, on sait que c'est leur réalité quotidienne)

Travailler plus pour gagner plus comme nouveau slogan.

Traquer les Rmistes en ignorant le sens du mot fraternité (tous des profiteurs, aucun blessé de la vie parmi eux) tout en exonérant les fraudeurs fiscaux à cinq 0 après le 1 car eux au moins ils en veulent hein et puis on paye trop d'impôts ma p'tite dame!

Oui, bon appétit M. Brighelli et bien le bonjour à votre caissière de chez Auchan avant qu'elle ne s'évapore dans les brumes de la modernisation, sa disparition prochaine est programmée.

Ecrit par : Merlemocoeur | 07 mai 2007

Pan sur le bec!

l est vrai que la Droite populiste n'a jamais aimé ni l'Histoire, ni les Historiens, les vrais ce qui ont le "goût de l'archive".

Et qui vérifie les faits avant de vociférer.


Ecrit par : Henri Grégoire | 07 mai 2007

lI est vrai que la Droite populiste n'a jamais aimé ni l'Histoire, ni les Historiens, les vrais ce qui ont le "goût de l'archive".

Et qui vérifiENT les faits avant de vociférer!


Sorry!

Ecrit par : Henri Grégoire | 07 mai 2007

Amers lendemains d'élection pour certains!
Les imaginations s'échauffent, à ce que je vois!

il serait donc interdit, selon toute apparence, de rappeler que Madame Royal a déclaré sur RTL vendredi matin que c'était "elle ou le chaos" et d'estimer que ceux qui poussent les jeunes dans la rue ont une bien étrange conception de la démocratie! Tous les profdegôche ne se contentent pas, semble-t-il, de tirer la tronche...

Je ne nie pas l'intérêt des rétrospectives, Henri Grégoire, je dis simplement que sur les origines et sur la nature du "pédagogisme" tout ou presque tout a été dit, et qu'il est temps, maintenant, de passer à l'action. C'est tout l'intérêt, pour l'école, de l'élection de Nicolas Sarkozy. Et puisque les cadres de l'UMP y sont tous allés hier soir de leur déclaration émue que ses paroles l'engageaient et les engageaient, soyons positifs, prenons-les au mot!

Vous vous offusquez de l'idée de mettre les pédagos dehors, mais je vous rappelle qu'elle est de Xavier Darcos: "...dès que nous aurons toiletté les programmes et les couloirs de la rue de Grenelle - au kärcher s'il le faut." C'est bien plus violent que ce que je dis!

Ecrit par : Jean | 07 mai 2007

"Les historiens, les vrais, ceux qui ont le goût de l'archive..."

Ecrit par : Jean | 07 mai 2007

quand Ségolène Royal, alors qu'elle defend l'ecole de la republique et fait partie de ce ministere, envoie ses enfants a l'ecole alsacienne à 2000 euros le trimestre, là encore personne n'est inquiet.

Ecrit par : semper parati | 07 mai 2007


Vous dites n'importe quoi.
Avant de parler vous devriez vous renseigner plutôt que de colporter toujours les mêmes inepties.

Ecrit par : Merlemocoeur | 07 mai 2007

Encore un gd Merci JPB et bonne chance!!!
Ns comptons sur vs et à ns ds les écoles , collèges et lycées de débroussailler les mauvaises herbes...

Ecrit par : Kana | 07 mai 2007

L'Hérault, où j'habite, et qui abrite l'un des plus forts taux de chômeurs de France, a donné à Sarkozy une majorité supérieure à la moyenne nationale.
Sauf à Montpellier, ville bourgeoise par excellence.

Il ne faut jamais généraliser, ni dans un sens, ni dans un autre. Une majorité d'ouvriers, apparemment, a voté Royal. Mais il y a néanmoins un vote populaire de droite qu'il serait idiot d'escamoter : ce même 20ème arrondissement parisien si cher à Merlemocœur, vers la fin des années 80, après l'invention du Front par Mitterrand, votait pour Le Pen dans des proportions affolantes : c'est un électorat très volatil, parce que ce sont des populations très fragilisées. Et la situation s'est répétée un peu partout.
La faute historique de la gauche, c'est, après la raclée de 2002, de ne pas avoir su se reconvertir pour s'adresser à cet électorat. Mais que la gauche officielle ne soit plus populaire n'étonnera personne… Je vous rappelle que Mauroy, en 2002, avait supplié Jospin de s'adresser au peuple — ce que le grand frisé n'avait pas fait, sûr qu'il était, dans le microsome de sa rue de Solférino (VIème arrondissement, pour les provinciaux), que le vote des élites intellectuelles (oxymore, Dobolino !) suffirait à l'amener en deuxième semaine. Le calcul était mauvais à l'époque, il l'est toujours : et vous ne voudriez pas que DSK, qui aurait été sans doute élu à la place de Royal, ne soit pas furieux ? Et Christophe Sibille soûl de désespoir ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 mai 2007

quand Ségolène Royal, alors qu'elle defend l'ecole de la republique et fait partie de ce ministere, envoie ses enfants a l'ecole alsacienne à 2000 euros le trimestre, là encore personne n'est inquiet.

Ecrit par : semper parati | 07 mai 2007


Vous dites n'importe quoi.
Avant de parler vous devriez vous renseigner plutôt que de colporter toujours les mêmes inepties.

Ecrit par : Merlemocoeur | 07 mai 2007

Cà me fait mal aux c... de dire çà, mais l'honnêteté oblige à donner ce lien : http://www.ecole-alsacienne.org/IMG/pdf/DG05_Tarifs.pdf

C'est un peu moins cher que 2000 €. Cà reste assez prohibitif, mais Ségolène a eu droit à un prix de gros (10 %)

Ecrit par : yann | 07 mai 2007

Encore un gd Merci JPB et bonne chance!!!
Ns comptons sur vs et à ns ds les écoles , collèges et lycées de débroussailler les mauvaises herbes...

Ecrit par : Kana | 07 mai 2007

Première mesure à prendre: supprimer l'obligation pour les enseignants de travailler le lundi de Pentecôte, en signe de solidarité, surtout quand il s'agit d'y "peaufiner le projet d'Etablissement", outil principal de la fabrique du Crétin.

Ecrit par : buntovchik | 07 mai 2007

Cà me fait mal aux c... de dire çà, mais l'honnêteté oblige à donner ce lien : http://www.ecole-alsacienne.org/IMG/pdf/DG05_Tarifs.pdf

C'est un peu moins cher que 2000 €. Cà reste assez prohibitif, mais Ségolène a eu droit à un prix de gros (10 %)

Ecrit par : yann | 07 mai 2007


C'est sûr qu'entre 728 € et 2 000 € il n'y a qu'une petite différence, du simple au triple presque!!!'

Quant aux enfants de Mme Royal depuis que je lis cela je n'ai jamais pu avoir réponse à cette question toute simple :

Quand Mme Royal a-t-elle mis ses enfants à l'Ecole Alsacienne?

Affirmer pour discréditer est si facile, encore faut-il le prouver!

J'attends encore que quelqu'un me fournisse des éléments probants, moi je n'en sais rien.

Ecrit par : Merlemocoeur | 07 mai 2007

La rupture est en marche!

Bernard Arnault, accompagné de son fils, ainsi qu’Albert Frères ont assisté au résultat de l’élection à Bercy, à l’invitation de Thierry Breton, qui avait aussi convié, entre autres, l’ancien garde des Sceaux Jacques Toubon et sa femme Lise.

En fin de soirée, les deux capitaines d’industrie, associés dans de nombreuses opérations, ont rejoint Nicolas Sarkozy, au Fouquet’s, où ils ont retrouvé Arnaud Lagardère et d’autres grands patrons, qui ont soutenu l’élu.

un nouveau refrain pour Enrico
Ah qu'ils sont jolis les capitaines d'industrie....laî laî laî laï

Franchement M Brighelli, dans votre miroir vous voyez quoi, des billets de 500 euros?

Ecrit par : Merlemocoeur | 07 mai 2007

J'attends encore que quelqu'un me fournisse des éléments probants, moi je n'en sais rien.

Ecrit par : Merlemocoeur | 07 mai 2007

Pas la moindre idée non plus.
Mais franchement , je m'en contrefous ("çà m'en touche une sans déranger l'autre", comme disait Chirac).
Si elle n'a rien dit, çà n'entre pas dans le débat. Si elle a menti, c'est autre chose.

Maintenant, merlegonflant, une info pour votre gouverne : C'EST FINI !
Elle a perdu, et j'espère bien qu'elle va rater son putsch sur le PS, que Porcinet et madame (ou ex, çà aussi, je m'en tape) tomberont au fond des poubelles de l'histoire pour laisser enfin le PS faire sa mue.

Ecrit par : yann | 07 mai 2007

@ merleetc.

Ma femme de ménage (au noir) est déçue : elle devait fêter la victoire de Ségo avec elle à la cantine de la gare de Boutigny sur Essonne, et çà a été annulé pour cause de défaite.
Trop injuste !
Elle va être colère mercredi, et l'argenterie ne va pas briller comme il faut.
Et en plus il va falloir que je l'augmente : elle cotise à la CSPISFSR (caisse de solidarité pour le paiement d l'ISF de Ségolène Royal).

Ecrit par : yann | 07 mai 2007

Henri Grégoire, j'ai tenté de m'inscrire sur votre site, mais je n'ai toujours pas reçu le code d'accès. Dois-je réitérer ma tentative ?
Une remarque en passant, pour l'individu qui vous traite de "parasite" : je ne vois pas en quoi HG est plus parasite que d'autres intervenants de ce blog. Je n'aurai pas la faiblesse de penser que c'est parce qu'il est de gauche qu'on le traite ainsi : vous êtes tous trop intelligents et trop tolérants pour tomber si bas...

Ecrit par : FGuichard | 07 mai 2007

BRIGHELLI a dit: ce même 20ème arrondissement parisien si cher à Merlemocœur, vers la fin des années 80, après l'invention du Front par Mitterrand, votait pour Le Pen dans des proportions affolantes

Ouh la la, affolant cela veut dire combien: 20%, 25% ? 30% ????

M BRIGHELLI, autant je reconnais vos compétences quand vous parlez école, autant sur les autres terrains vous affirmez souvent sans démontrer, la preuve :

Résultat Paris 20 ème 1988: Le Pen, 10 062 (16,38) soit deux % de plus seulement que son score national, campagne comprise!

Alors affolant vraiment ?

Non, sachant que le 20 ème a toujours été un quartier très basané, son score n'avait rien d'affolant (et le vote Le Pen était toujours au plus haut lors des présidentielles) et quand on le comparait à ceux des villes où le taux d'étrangers dans la population était du même ordre, il était moindre !

Et à l'époque le vote Le Pen était surtout un vote de rejet de l'Autre, vous savez, celui qui n'est pas comme vous.

Dans le Var, en 1998 le vote Le Pen oscillait entre 22, 61 % et 29 73 % à Draguignan, Hyères, La Seyne-sur-Mer, Saint-Raphaël, La Vallette-du-Var, Toulon, Fréjus, Six-Fours.

Regardez les résultats du Var en 2007 et vous serez édifié, oui la parole s'est libérée et le vote Le Pen s'est mué en vote Sarkozy, mais est-ce vraiment pour de bonnes raisons?

Ecrit par : Merlemocoeur | 07 mai 2007

YANN quand je vous demande :
J'attends encore que quelqu'un me fournisse des éléments probants, moi je n'en sais rien.

Vous répondez :

Pas la moindre idée non plus.
Mais franchement , je m'en contrefous ("çà m'en touche une sans déranger l'autre", comme disait Chirac).
Si elle n'a rien dit, çà n'entre pas dans le débat. Si elle a menti, c'est autre chose.

Maintenant, merlegonflant, une info pour votre gouverne : C'EST FINI !
Elle a perdu, et j'espère bien qu'elle va rater son putsch sur le PS, que Porcinet et madame (ou ex, çà aussi, je m'en tape) tomberont au fond des poubelles de l'histoire pour laisser enfin le PS faire sa mue.

D'abord vous diffamez, ensuite vous dites que vous ne savez pas et que vous vous en foutez!!!

Bravo, on reconnait là le démocrate.

J'espère que le PS ne fera pas sa révolution avec des gens de votre acabit.

Quant au terme Porcinet il est tout à votre honneur.

Ecrit par : Merlemocoeur | 07 mai 2007

Je n'ai pas "traité" Henri Grégoire de "parasite" (avec tout le côté péjoratif que cela comporte), mais qualifié sa démarche de "parasitisme" au sens biologique du terme.
Avec IGG, que vous suggériez vous même d'ignorer naguère, c'est le seul contributeur du blog à placer obstinément des liens vers son propre blog, et en plus, à appeler à s'y inscrire et à y contribuer, enfin, concernant la charte de l'éducation ici-même élaborée, à venir la modifier sur son site.
Dans la nature, çà s'appelle un parasite. Un parasite est parfois utile, souvent inoffensif, rarement nuisible.
J'ai fait une comparaison avec une boule de gui, pas avec un ténia.
C'est joli, une boule de gui. Et en plus on peut s'embrasser dessous, çà porte bonheur ...

Ecrit par : yann | 07 mai 2007

Éruption de la Soufrière


Je n'avais guère apprécié à l'époque la polémique et le mépris d'Allègre vis à vis de cet autodidacte qu'était HarounTazieff : " ce clown habillé en vulcanologue " comme disait notre spécialiste en tectonique des plaques.

N'empêche ! les gosses se souviendront sans doute mieux des vulgarisateurs ou clowns que furent Cousteau ou Tazieff. La vulgarisation au sens noble est insdispensable à l'éveil des enfants et je crois que toute passion scientifique naît souvent d'une rencontre simple, riche et vulgarisée.

Ecrit par : patrickinstit | 07 mai 2007

Si une une bonne partie de la "classe populaire" a voté Sarkozy, c'est tout simplement parce que les gens de condition modeste sont bien souvent stupides et incultes, et ça ne date pas d'hier. ça ne changera pas dans les années à venir, malgré cette "instruction publique" à laquelle vous tenez tant et qui ne donnera jamais les résultats que vous en attendez. Ce sont des choses faciles à comprendre, évidentes même pour qui n'est pas aveuglé par certaines idées préconçues. Une bonne partie de la masse a donc fait un choix contraire à ses intérêts, ce qui n'étonne guère que les médiocres qui croient en la supériorité des doctrines égalitaristes et démocratiques.

Ecrit par : Nabu | 07 mai 2007

traduction : les pauvres sont pauvres parce qu'ils sont cons.
Et c'est très bien comme çà.

Ecrit par : yann | 07 mai 2007

L'ennui avec les nouveaux convertis, c'est qu'ils ont tendance à verser dans l'intolérance et le fanatisme...

Ecrit par : Henri Grégoire | 07 mai 2007

Pour Nabu : excusez moi de vous citer, cher Henri.

Ecrit par : yann | 07 mai 2007

>>les gosses se souviendront sans doute mieux des vulgarisateurs ou clowns que furent Cousteau ou Tazieff.

Ecrit par : Nabu | 07 mai 2007

à yann :

Vous n'aviez pas besoin de "traduire", ce que j'ai écrit était parfaitement clair. D'autant que vous avez fait un contresens, mon pauvre ami. Relisez bien, si vous en êtes capable.

Ecrit par : Nabu | 07 mai 2007

Bon, moi je suis un gagne petit de la pensée, pas très conceptuel comme garçon (sauf peut-être en arts plastiques) ...
Je commence donc le chantier de propositions concrètes.
Si je n’y prends garde, vous allez encore vous moquer de moi ! Mais non, je ne crois pas qu’on est au lendemain du grand soir, je fais juste semblant pour me remonter le moral ...

Je DEMANDE (en criant bien fort) à mon nouveau ministre de faire un moratoire sur TOUTES les réformes en cours qui doivent être réévaluées à la lumière du changement d’axe politique.

Pour mon cas, je demande la suspension de la réforme des bacs STI qui passe en force ces jours (applicable rentrée 2008). La réforme est profonde, elle engage pour 10 ans au moins l’enseignement technique qui est une voie importante de promotion sociale. Je vous en ai déjà parlé antérieurement, je ne remets pas le couvert.

Pour faire l’unanimité et pour montrer que je suis moi aussi un profiteur corporatiste je DEMANDE qu’on rétablisse l’heure de chaire.

(Tant que j’y suis s’ils pouvaient repasser les Bisounours sur France 2 ce serait bien).

Vous pouvez compléter ma liste avec vos DEMANDES !




PS pour ceux que les détails intéressent (ou qui veulent rire un peu) :

Notre hiérarchie nous demande (pour la fin de semaine) de répondre à un questionnaire d'évaluation du projet de réforme (qui a 4 ans de cartons, ça sent un peu le rance ...).

Le questionnaire est d’une connerie monstrueuse (réponse dans des cases de 1 cm de haut, pas le droit aux PJ).

Pour chacune des parties du programme préciser si :
- elle permet d'intéresser et de motiver davantage les élèves
pas besoin de commentaire, j’espère ?
- elle répond aux exigences de la formation des élèves compte tenu de la spécificité du baccalauréat correspondant à cette série
Je laisse le commentaire à Coluche : « Le mec, c’est un IG, il te demande si en apprenant des trucs aux gosses, les gosses y sauront des trucs que quand ils les sauront, ils auront un bac que quand on l’a ça veut dire qu’on sait les trucs qu’y faut savoir pour l’avoir »

Chaque partie est déclinée en sous paragraphes
- Quels sont les paragraphes que vous souhaitez renforcer ?
On parle d’un bac - dans ma matière 1 h de cours + 3 h de TP par semaine - coef 7 au bac - seulement 30 % au niveau toxonomique 3 « l’élève sait faire » le reste « en a entendu parler » ou « est capable d’en parler ». Dommage je n’ai que 2 cm pour répondre sinon je pourrais me lâcher !
- Que souhaiteriez-vous ajouter ?
Panem et circenses ... Pour aller au bout de la démarche : shit et Playstation

Sur le projet d’amélioration énergétique et environnemental :
- Quels sont les avantages que vous voyez à l’introduction de ce projet
Ici, le cm dévolu à la réponse suffit : RIEN
- Quelles sont les difficultés de mise en œuvre que vous prévoyez
Pour le coup à nouveau manque de place. Je vous ai décrit le profil de mes élèves vous imaginez le coup !

Restent 2 cm pour « Avis général de l’équipe pédagogique sur cette série » : même pas sur le référentiel ! En gros, on me demande si j’y mettrais MES mômes. Cette fois, je laisse Obélix répondre : « Ça va pas bien, non ? ».

En prime pour ceux qui ont eu le courage de lire ce qui précède quelques perles (copié-collé strict, voir sur eduscol.education.fr pour ceux qui doutent) :

* Les applications étant datées, la comparaison entre des systèmes présentant une même fonction d’usage permet de définir les critères et les compromis qui ont été choisis en phase de conception. Un même type de comparaison, destiné à recueillir les éléments fondateurs de sauts technologiques, est établi pour des systèmes construits à des dates différentes. Ces comparaisons, issues de l’étude des applications retenues, font l’objet d’un classement en base de données.
Cool, on va enfin faire de l’épistémologie en STI ! (pour faire court je cite un seul des 3 passages qui en parlent).

* Les scénarios qui conduisent aux études liées à ces applications précisent les enjeux et le contexte fondateurs des cas d’utilisation sur l’ensemble du cycle de vie des matériels et équipements mis en oeuvre.
Je laisse la faute d’orthographe, mais si un littéraire a compris, qu’il fasse signe !

* À cet effet, pour définir une frontière pertinente à l’agencement technique, support des investigations, une étude préalable, à caractère systémique, doit être conduite. Il s’agit de proposer une approche concrète et expérimentale de l'association « usage / procédés utilisés / énergie nécessaire » présentée par le système matériel et d’en élargir l’étude à l’impact environnemental et à l’évaluation de la « non qualité » dans l’ensemble du cycle de vie.
T’ain les mecs y zont pris des trucs y s’en sont pas remis ...

* L’expression du besoin est à exprimer au regard d’un mode de vie, d’une culture, d’une région. Les externalités désignent les effets positifs ou négatifs que les activités économiques d'un groupe d'agents peuvent avoir sur le bien-être d'un autre groupe, et ceci sans que le marché les fasse rétribuer ou payer (la pollution est l'exemple type d'une externalité négative).
Super, on introduit aussi la socio !

* Il s’agit de proposer un inventaire des ressources et d’imaginer, en fonction d’un mode de vie issu d’un pays industrialisé étendu à l’ensemble de la planète, une projection pour estimer les échéances d’épuisement.
Et encore, le programme a été rédigé avant le pacte de Monsieur Hulot.


PS : c’est chiant qu’on ne puisse pas utiliser les balises html dans les posts, (italique, gras ...), la lecture du blog serait plus plaisante !

Ecrit par : Zorglub | 07 mai 2007

Fabienne, pour votre enfant de CE1, la grammaire rééditée Berthou Gremaux est excellente (Eugène Belin). Il faut prendre la réédition de la version la plus ancienne (début des années 50) , cours élémentaire CE1 CE2.

Vous pouvez vous en faire une idée dans "Reconstruire l'école", en cliquant sur livres anciens.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 mai 2007

Elle a perdu, et j'espère bien qu'elle va rater son putsch sur le PS, que Porcinet et madame (ou ex, çà aussi, je m'en tape) tomberont au fond des poubelles de l'histoire pour laisser enfin le PS faire sa mue.

Ecrit par : yann | 07 mai 2007

Yann, moi qui ai dans ma profession (ou tout au moins quelque haute sphère de la sus-nommée) une réputation de visionnaire... je pense qu'elle ne sera pas étrangère à la mutation du PS, loin de là.
Il est vrai que ce blog doit muter en forum avec petits smilies moqueurs ou angéliques.

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2007

Franchement M Brighelli, dans votre miroir vous voyez quoi, des billets de 500 euros?

Ecrit par : Merlemocoeur | 07 mai 2007

Vous êtes... Il faut plutôt lui demander s'il a une fille à doter en échange de sa bibliothèque.

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2007

Dans le genre expérimentation, je croiserais volontiers merle mocœur avec Jean, juste pour voir à quel niveau on peut atteindre? Choisissez parrain et marraine...

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2007

Éloge du conflit permanent.
Demander aux politiques de nous épargner les calamiteuses "réformes" des pédagos avec leur leur langage scolastique immonde (tel que le rapporte ici Zorglub), c'est très bien mais il faudrait aussi envisager une obligation qui nous incombera de plus en plus : le "devoir de désobéissance". Dire non, dire poliment l'équivalent mondain du mot de Cambronne aux inspecteurs dont le pouvoir vacille de plus en plus (leur agressivité est le signe de leur peur), ne pas fuire le conflit interne avec les "chers collègues", ces adeptes serviles et même convaincus de la "barbarie douce".
C'est moins difficile aujourd'hui qu'il y a dix ans. De nombreux livres à succès, de nombreuses émissions TV ou radio ont popularisé nos thèmes. Une bonne partie du public partage notre point de vue : le mot "désastre scolaire" est sur toutes les langues.
Nous devons être l'INSURRECTION, si on veut que les politiciens nous estiment et nous aident ; en effet, au départ, c'est pas vraiment "leur problème" : ce sont des animaux politiques, très normalement préoccupés, avant tout, par leur carrière, et ils ne nous soutiendront que si nous réussissons à les impressionner.
Il faut désobéir, casser la séquence, étudier la littérature pour elle-même, enseigner la morphologie et la syntaxe de la phrase sans "demander la permission". Nous devons être subversifs. Aujourd'hui c'est moins suicidaire car nos adversaires sont affaiblis et sur la défensive ; il y a des relais politiques que nous n'avions pas il y a dix ans.
Il faut accepter la guerre civile dans la boutique. L'irénisme collégial relève du boyscoutisme niais et suranné. Il faut vouloir être haïs par les profs pédagos que nous cotoyons tous les jours* dans notre salle de profs. Et aimer ça ! Ce ne sont pas nos confrères mais nos ennemis. Sans guerre pas de victoire. Arrêtons d'être gentils, devenons méchants.
C'est aux vieux profs de montrer "le mauvais exemple" puisque leur carrière, généralement, est terminée, arrivés au dernier échelon.
JPL
* "Vouloir plaire est le plus sûr moyen de descendre la pente jusqu'en bas" (Montherlant)

PS : "zorglub", n'était-ce pas le cri du marsipulami, ou l'ami savant de Spirou ? (Je ne lis plus de BD depuis très longtemps ; j'ai tort : beaucoup sont meilleures que la littérature actuelle ... )

Ecrit par : JPL | 07 mai 2007

Mais, Jean-Paul, le Front National n'est pas du tout dans les choux! Il va même pouvoir se refaire une solide santé financière en attaquant Nicolas Sarkozy pour plagiat! Il est sûr de gagner.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2007

JPL :
http://www.spirouworld.com/zorglub.htm

Ne tirez cependant aucune conclusion hative (encore que sur certains points ...

Ecrit par : Zorglub | 08 mai 2007

Il va même pouvoir se refaire une solide santé financière en attaquant Nicolas Sarkozy pour plagiat!

Besancenot devrait alors faire la même chose à regarder Ségolène solidement encadrée par ses nervis Dray et Assouline.

Ecrit par : Guillaume | 08 mai 2007

Guillaume, à relire les chiffres dans tous les sens, je n'ai pas vraiment l'inpression que Royal ait siphonné l'électorat d'Olivier Besancenot en lui volant une grande partie de son programme!

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007

Cela fait plusieurs années que le P.S siphonne les cadres de l'extrême-gauche qui ont tant fait pour l'Education nationale : de Dray au sénateur-révolutionnaire (?) Assouline en passant par Isabelle Thomas (planquée au Conseil économique et social), Cambadélis...

Quant aux résultats de 2002 (Laguillier :5.72 Besancenot : 4,25% Hue : 3.37%)...Les voix d'extrême-gauche ont bel et bien été siphonnées au premier tour (problème : le réservoir est à sec).

Ecrit par : Guillaume | 08 mai 2007

Le compte me semble moins convaincant d'un côté que de l'autre, Guillaume. Et la société française s'est réellement droitisée, hélas. Cela devrait vous faire plaisir?
En tous cas, Jean-Paul avait raison sur un point. Bayrou va se faire atomiser. D'ici un mois, on ne saura quasiment plus qui c'est. Trois élus potentiels derrière lui pour les prochaines législatives.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007

@Zorglub

Merci d'avoir rafraîchi ma culture générale !

Les Orlik et les Moriarty de L'EN, eux, gîtent bien au chaud dans des châteux sombres et menaçants (genre Kafka) , bien à l'abri, au milieu du paysage dévasté de l'enseignement. Ces forteresses à saper pour qu'elles s'effondrent : les iufm et l'inrp.

Ecrit par : JPL | 08 mai 2007

Et la société française s'est réellement droitisée, hélas. Cela devrait vous faire plaisir?

Ce qui m'amuse beaucoup, c'est d'observer votre déception en voyant le F.N ramené à un étiage qui ne permet plus à la gauche d'en jouer (adieu les triangulaires).

Mais peut-être préfèriez-vous le F.N à 20 % et une droite molle (avec un Chirac nostalgique de ses erreurs de jeunesse) ? Je vous comprends.

Ecrit par : Guillaume | 08 mai 2007

Gelsomina qui ignore dans quelles conditions vivaient ses grands-parents mais se permet de porter sur Sarkozy des jugements définitifs, péremptoires, et qui ne reposent que sur une campagne de diabolisation et de salissures, est exemplaire du niveau de la réflexion politique dans ce pays. L'arme favorite de ceux qui sont en position de faiblesse au niveau des arguments est le terrrorisme intellectuel mais il ne masque jamais, il éclaire au contraire, la vacuité de la réflexion politique.

Nous en avons vu l'exemple aussi avec Royal, mais heureusement une majorité des Français n'est pas dupe. C'est la force de la démocratie qu'ils viennent de prouver comme le dit si bien et en Français Tony Blair.

Cela dure moins de 4 minutes.
http://www.youtube.com/watch?v=P6Cu9187tCY


Un exemple entre mille du vide de réflexion est cette façon de monter en épingle deux mots prononcés dans des circonstances auxquelles ils étaient parfaitement adaptés, une censure du langage qui révèle d'abord une insondable sottise, mais elle éclaire surtout une absence totale de bonne foi.

Quand on veut tuer son chien on l'accuse de la rage. Pas glorieux tout ça!

Ecrit par : Cadichon | 08 mai 2007

Joili lapsus, car il parle français mais... en Français je n'irai pas jusque-là.

Ecrit par : Cadichon | 08 mai 2007

Un journal algérien accuse les Juifs d'avoir imposé Sarkozy en France... Bien plus dangereux que les bobos gauchistes qui se défoulent sur quelques vitrines pendant que leurs amis de la banlieue, accusant le coup sans doute, ne leur font pas la chasse.
http://www.echoroukonline.com/english/modules.php?name=News&file;=article&sid;=6122

Les amis des clandestins feraient bien de méditer aussi le sort des chrétiens d'Irak aussi pour se choisir une vraie cause.
http://www.zenit.org/french/visualizza.phtml?sid=107156

Ecrit par : imam grouik-grouik | 08 mai 2007

My God, with Mr Cadichon, politic's back : it's a real sabotage !

Ecrit par : JPL | 08 mai 2007

Guillaume, Sarkozy s'est conduit avec le FN comme Mitterrand avec le PC; la seule différence entre les deux, c'est que Mitterrand n'a pas appliqué le programme du PC, alors que Sarkozy s'apprête à mettre en place une bonne partie de celui du FN. Mais je crois comprendre, d'après votre dernier message, que cela ne vous gêne pas outre mesure!

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2007

Aucun respect pour vous Nabu.
La classe populaire est stupide, inculte et médiocre.
Quel fiel.....
J'imagine que vous êtes un bon socialiste, bien-pensant, humaniste et j'en passe, mais oui, évidemment, vous n'aimez pas NS.

Un jour j'ai rencontré une femme, veuve, femme de ménage, avec des ressources dérisoires. Cette femme avait un petit garcon à l'intelligence remarquable. Mais pour tous les profs de ce petit, cela n'était pas possible. Sa mère, "inculte" ne pouvait avoir un enfant aussi brillant. Donc ce petit a été "trimballé" de spys scolaires en médecins, de profs en profs jusqu'au redoublement. Il avait une étiquette collée sur le front : maman sans instruction donc impossibilité d'être intelligent et instruit. Quelle ignominie!
Et voilà comment des gens comme vous (je ne sais si vous êtes enseignant) résument certaines situations en dénigrant systématiquement, lorsque l'on se situe à contre courant.

Il faut savoir accepter, sans pour cela devenir irrespectueux.
Ce n'est pas parce que certaines personnes n'ont pas d'instruction qu'elles ne sont pas intelligentes. Relativisez.
Il n'y a aucune propriété intellectuelle sur la pensée et l'action.

Je crois que si l'on imposait la connerie, on pourrait rembourser les intérêts de la dette.

Ecrit par : carole | 09 mai 2007

Nabeurk

Ecrit par : Perceval | 09 mai 2007