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21 mars 2007

Violences

Violences


Une chaîne de télévision prépare pour début avril une grande émission sur la violence scolaire, et cherche des témoignages. Alors, enseignants insultés, agressés, personnels bafoués, n’hésitez pas : ce blog peut être, en pour quinze jours, le défouloir de l’indicible.

Cependant…
Quelques réflexions s’imposent.
On ne parle jamais que de la violence des jeunes — et au fait, ce n’est peut-être pas un phénomène si nouveau que cela : des voyous et des caractériels, il y en a toujours eu — même si par les temps présents, on semble singulièrement les encourager à s’« exprimer » (il ne faudrait pas qu’une insulte informulée leur reste sur le cœur).
Par ailleurs, comme l’a montré une enquête du point au premier trimestre, les établissements vertueux, qui renseignent scrupuleusement l’ordinateur qui, au ministère, recense les diverses impolitesses, de l’injure pure au coup de couteau, sont stigmatisés — et leurs personnels de direction montrés du doigt —, alors que les gros menteurs, les dissimulateurs, sont encensés, et promus — morale démocratique, aux antipodes de ce que devrait être une morale républicaine.
Enfin, personne ne parle de la violence que l’on fait aux jeunes.
Oh non, pas la violence que l’on exercerait en leur apprenant des savoirs complexes ! Même si j’en connais qui jugent qu’enseigner est, a priori, faire violence. La semaine dernière, il a suffi qu’un linguiste bien intentionné suggère que l’on apprenne des mots nouveaux, chaque jour, aux élèves de Maternelle et de CP (une pratique usuelle, par ailleurs), pour qu’on assiste à une levée de bouliers — les plus tarés des pédagogues affirmant qu’il suffit de donner du sens aux mots que possède déjà l’enfant, sans lui gaver la tête de signifiants inédits, et de signifiés « bourgeois »…
Non : la vraie violence, elle consiste justement à ne pas gaver cet enfant — alors qu’il ne demande que ça. Elle consiste à ne pas lui enseigner ce qu’il devrait savoir pour sortir de son tout petit cercle, pour oser entrer dans la collectivité, pour se coltiner cette culture française qui est tout de même assez complexe. La violence, elle commence à ce pseudo-respect des croyances, qui bâtit autour de chaque élève une aire de silence, et transforme une classe en juxtaposition de « cultures » antagonistes.
La vraie violence, c’est aussi d’obliger un gosse à passer dans la classe supérieure, alors qu’il ne maîtrise aucun des fondamentaux de l’année écoulée, — une classe où il sera largué, isolé, contraint de se réfugier dans cet autisme provoqué qui mène tout droit à la violence. Qu’il l’exerce sur lui (on n’a jamais vu autant de scarifications que ces temps-ci, et le taux de suicides parmi les jeunes, en France, est l’un des plus élevés au monde, paraît-il) ou sur les autres : quand on n’a pas les mots pour communiquer, on choisit les signes non linguistiques — le pain dans la gueule, ou l’allumette.

Alors, à vos récits ! J’intégrerai demain une adresse où vous pourrez témoigner directement, si le cœur vous en dit, et si l’anonymat du blog vous pèse. Que ceux qui ont des témoignages saisissants lèvent le doigt !

Jean-Paul Brighelli

PS. Je rentre de voyage et je trouve une note du réalisateur de l'émission à laquelle faisait allusion ma Note ci-dessus :

"J'aimerais aussi élargir ma recherche de témoins vers les agressions des élèves entre eux, l'auto-agression, les dégradations de matériel et de locaux, les “happy slappings“, l'influence socio-religieuse dans l'attitude des jeunes, les liens entre les cités et les établissements, les faits d'incivilités ou de violence en milieux ruraux...
Ces témoignages peuvent être adressés directement sur mon mail :

[email protected]

Merci…"

Merci pour lui… / JPB

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Commentaires

Bonjour,
j'ai de la chance, je sais, de ne pas avoir de témoignage de violence à relater, mais je vouslais juste dire à JPB qu'il y a en effet cette "autre violence", mais peut être faudrait il l'appeler autrement, je ne sais pas ?
Bon, je réfléchis; je souhaite une bonne journée à tout le monde en attendant!

Ecrit par : nathalie | 21 mars 2007

Il faut gaver les enfants? Comme vous y allez, Jean-Paul! Et qui disait: "tête bien faite vaut mieux que tête bien pleine"? Il ne me semble pas qu'on puisse imputer cette parole fort juste à Meirieu ou Frackowiack.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2007

La fameuse phrase "Une tête bien faite vaut mieux qu'une tête bien pleine" visait les ENSEIGNANTS et non les élèves à une époque où le "savoir" reconnu jouait plus sur l'accumulation que sur la réflexion… À l'heure actuelle pour les élèves, et peut-être pour certains maîtres, c'est le manque de réflexions… par manque de matériel… Encore une violence !
R.F.

Ecrit par : Roger FELTS | 21 mars 2007

La vraie violence, c’est aussi d’obliger un gosse à passer dans la classe supérieure, alors qu’il ne maîtrise aucun des fondamentaux de l’année écoulée

trés trés juste !

Ecrit par : pierrot le zygo | 21 mars 2007

Vous n'avez pas compris, Christophe, ce que voulait dire Jean-Paul Brighelli!
"Il faut gaver les enfants"...
C'est-à-dire que c'est un devoir, c'est un impératif ("catégorique", dirait Kant) de répondre à leur insatiable appétit de connaître et de comprendre. Ce sont les enfants eux-mêmes qui, en ce sens, ne demandent que ça, à être "gavés", et pour eux , ce n'est pas une souffrance, mais la source d'un plaisir infini, celui de connaître. C'est donc leur faire une violence coupable et scandaleuse que de ne pas répondre à cette immense faim de connaissances.
Les "pédagogues" qui ont décrété que l'école n'avait pas à transmettre des connaissances ont donc tout faux sur toute la ligne. Au lieu de se préoccuper de l'enfant, c'est leur petit ego idéologique qu'ils dorlotent. C'est flagrant lorsque l'on parcourt la galerie de m'as-tu-vu à laquelle Jean-Paul Brighelli nous renvoyait à la fin du sujet précédent. L'un d'eux, un des plus vieux briscards du "pédagogisme" abruti, un grand ami de Meirieu, écrit textuellement que l'école ne doit "certainement pas transmettre des connaissances", mais bien plutôt favoriser le rapport personnel entre le maître et l'élève. Pour le dire en un mot, les "pédagogistes" ne respectent pas les enfants, tout simplement, puisque la pire des violences que l'on puisse faire à ceux-ci, c'est de ne pas leur transmettre de connaissances.
La formule que vous nous ressortez, cher Christophe, qu'il vaut mieux "une tête bien faite qu'une tête bien pleine" n'a rien à voir ici. C'est une problématique d'adultes: en effet, quand on est adulte, cela n'a aucun sens de se bourrer de connaissances si l'on ne sait pas les exploiter pour se forger une sagesse, c'est-à-dire la recherche du "summum bonum" pour soi et pour la société qui nous entoure.
Pour les enfants, le problème n'est pas celui-là: il est d'acquérir les connaissances de base sans lesquelles ils n' auront jamais aucune chance d'avoir une tête bien faite. Ces connaissances de base, c'est la "culture" que donnent l'école primaire, le collège et le lycée, ou plutôt qu'ils donnaient avant que les "pédagogistes" n'aient déclaré la guerre à la transmission des connaissances.
En réalité,les "pédagogistes" méconnaissent les enfants. Ils les prennent pour des adultes. Le grand absent des théories "pédagogistes", c'est l'enfant!

Ecrit par : Jean | 21 mars 2007

Il y a la violence faite par la hierarchie aux enseignants qui ne rentrent pas dans le rang. Erwan Redon à Aix Marseille par exemple ou bien un directeur ,toujours à Marseille , qui s'est vu son emploi retiré pour avoir envoyer un mail de protestation un peu virulent à l'IA.

Ecrit par : elgrieco | 21 mars 2007

La violence, c'est aussi le sort fait aux gosses souffrant de handicaps psychiques, psychologiques, de troubles sérieux du comportement... que l'on balance systématiquement dans le grand bain des classes ordinaires, le plus souvent sans qu'ils puissent bénéficier d'aucun soin !

Tout ça parce que les petites structures à faible effectif, où ils pourraient bénéficier des compétences -coordonnées- de maîtres spécialisés et de professionnels (psychomot., pédopsy., éduc. spé...), coûtent à court terme beaucoup plus cher.

La violence, c'est aussi de mentir aux familles de ces enfants, en leur faisant croire qu'il suffit de placer leur enfant dans une classe "normale", pour que tout redevienne "normal"...

La violence, c'est aussi de considérer comme parfaitement normal que ces enfants en grande souffrance perturbent quotidiennement le fonctionnement de la classe et monopolisent l'attention de l'enseignant au détriment des autres élèves.

La violence, c'est aussi celle que subissent les autres élèves -c'est-à-dire l'immense majorité- qui sont privés non seulement de la sérénité indispensable à leurs apprentissages, mais aussi d'une partie des savoirs qui auraient pu leur être transmis dans d'autres conditions.

Tout ça au nom du politiquement correct et des pseudo-beaux sentiments (Enseignement spécialisé = camp de concentration et ségrégation !), bien pratiques pour "justifier" ou dissimuler des choix politiques et budgétaires cyniques, bien conformes aux directives de l'Union européenne et de l'OCDE.

Ecrit par : Un hussard | 21 mars 2007

Bonjour à toutes et à tous,

"L'EDUCATION, ENCORE L'EDUCATION, TOUJOURS L'EDUCATION"

Extraits :

Ni François Bayrou, ni Nicolas Sarkozy ne proposent à ce jour de solutions précises pour faire mieux fonctionner l’école et améliorer le sort des professionnels de l’éducation.

François Bayrou se drape dans des déclarations électoralistes, mais ne propose aucune solution concrète pour améliorer le sort des enseignants.

Nicolas Sarkozy prolonge sa vision autoritaire de la société àl’école. Il défend une conception de l’école profondément réactionnaire à toute idée de progrès social et culturel

Ségolène Royal fait des propositions concrètes et novatrices pour l’école

Lire la suite :
http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2007/03/21/«-l’education-encore-l’education-toujours-l’education-».html

Excellente journée à vous.

Les lolo's 34

Ecrit par : Les lolo's 34 | 21 mars 2007

Tiens, encore un tract électoral des lolos 34 qui encombre ma boite à lettres, à côté des prospectus commerciaux.
Hop, poubelle !

Ecrit par : yann | 21 mars 2007

"Ségolène Royal fait des propositions novatrices pour école"...
De qui vous moquez-vous?
Il y a autour d'elle tous les chevaux de retour du "pédagogisme" le plus sectaire et le plus archaïque, tous ceux qui, depuis vingt ans, se sont acharnés à mettre l'école républicaine à genoux, tous ceux qui n'ont d'une idée en tête, faire carrière, et qu'une obsessiion, en finir avec l'école qui transmet des connaissances.
On sait bien ce que cache le sempiternel sourire de cire - inexpressif, véritablement effrayant - de Madame Royal: un blanc-seing donné aux démolisseurs. Si par malheur elle était élue, ce serait la liquidation de l'école.
Alors dispensez-nous de votre propagande.
Ce sont les socialistes qui ont détruit l'école. Il serait plus convenable qu'ils se fissent discrets.

Ecrit par : Jean | 21 mars 2007

Lolos 34,

Ma journée sera excellente si je reçois aujourd'hui l'assurance que l'Education nationale ne tombera pas dans les pattes de votre icône et de ses sbires.

Sainte Ségo a déjà beaucoup fait pour l'Ecole, pour les élèves et pour nous, à l'époque d'Allègre.

Elle a beaucoup fait, entre autres -puisque nous parlons ici de violence- pour préserver les élèves du primaire et du secondaire des vilains enseignants de sexe masculin, qui comme chacun le sait, sont tous des pédophiles potentiels ou des sadiques se complaisant dans la maltraitance à enfant.

Combien de collègues lui doivent-ils d'avoir goûter aux joies de la diffamation, de la garde à vue, de la mutation dans l'intérêt du service, de la dépression, des petites pilules roses...?

Sainte Ségo est très forte : elle est parvenue à substituer la présomption de culpabilité à celle d'innocence qui prévaut normalement dans une démocratie.

Sainte Ségo est une grande démocrate !

Ecrit par : Un hussard | 21 mars 2007

humour du jour...

A nos déTRACTeurs,

PUBLICITE COMMERCIALE ?

Non, INFORMATION PEDAGOGIQUE !

Neurones à l'estive...
Sujet : Les études, ça sert à quoi ?

"La fabrique du crétin est ce jour à bonne école" à l'antenne de France Inter, ce matin 7 août 2006 (12h04).
dans l'émission : CA VOUS DERANGE
de Nicolas STOUFFLET
Réalisation : Cathy ROSIER, Xavier PESTUGGIA

Les invités : Jean-Paul BRIGHELLI, Philippe MERIEUX, et les auditeurs.

Ecouter : ( enregistrement réalisé bénévolement pour vous par les lolo's 34).
http://www.dailymotion.com/rag34/video/x9uhd_cavousderange

http://lrassemblezagauche.midiblogs.com
contact : [email protected]

Bonne écoute à toutes et tous !

Lolo34.

Ecrit par : Les lolo's 34 | 21 mars 2007

Ce matin, j'essaye de faire la synthèse de trois réflexions :
La meilleure école du monde pour 50 % d'élèves (Ancien professeur et haut cadre du ministère, Christian Forestier)
Certainement un bon cadre de parti, qui crache pas dans la soupe et qui est fier d’annoncer pour l’école de la république, que un déchets de 50%.
Dans le privé, l’on se serait passé très rapidement de ses services, mais il fait parti de l’appareil ou le seul moyen de se débarrassé de ce type de personnage, c’est de lui donné un titre honorifique, dans un lieu ou il ne pourra plus nuire à un nombre important d’adolescents (ce type de poste ne doit pas manquer pas dans la fonction publique, para-publique ou Européenne - Ils sont bien payé et ils ne servent à rien).

Le Blog de Jean-Paul Brighelli. Professeur agrégé de Lettres , qui essaye de recadré avec une belle plume les vrais disfonctionnements.
Une de ses réflexions : En définitive, les instituteurs auraient, à la sortie de leur formation, un niveau Bac + 5 qui leur permettrait de revendiquer une rémunération égale à celle de leurs collègues certifiés. Et un profil de carrière comparable. Mais surtout, on pourrait mettre ainsi un terme à ces expérimentations pédagogiques qui opèrent sur du vivant — nos enfants —, pour la plus grande gloire de théoriciens fumeux.

Ma réflexion : Ne serait-il pas souhaitable de mettre ce type de recherche, dès les plus petites classes (Maternelle la sélection devrait être plus fine)
Une des questions que je me pose : Existe-t-il dans la sélection des Enseignants, une réflexion sur l’aspect psy de leur personnalité (exemple aiment-ils leurs prochains et surtout aiment-ils les enfants, non pas au sens pédagothèque du terme, mais au sens humain) – Sans tomber dans la chasse aux sourcières.
Je rencontre malheureusement beaucoup trop d’enseignants, qui n’aiment pas ces petits monstres, mais ne s’aiment pas tout cour (sans pour cela tomber dans le narcissisme).
Teste-t-on réellement les motivations des futurs enseignant (il y en a qui cherchent une sécurité relative, des vacances et du temps libre et se retrouvent devant « des sauvageons »).

Plaidoyer contre la «constante macabre»
Quand la note «tue»
Pour André Antibi, notre système de notation est à l’origine même de l’échec scolaire. La mission première de l’enseignant est de former, non de sélectionner.
Pour n’avoir lu que de grands extraits de ce livre, l’approche me semble honorable, mais ce qui me semblerait une réflexion plus globale serait de former à la vie et d’apprendre à donner du sens même à l’échec, car l’échec fait parti de la vie et peut aider à grandir l’être, cela s’appelle parfois la résilience.

Ma conclusion ne peut se trouver que dans une réflexion sur le sens que veut donner une société à l’éducation de ses enfants, car à mon humble avis l’instruction sans l’éducation humaniste ne donnera que des dictatures Idéologiques, monétaires, religieuses ou plus grave culturelles.(Suite des réflexions sur http://www.vision-globale.eu)

Ecrit par : DOUSSAN | 21 mars 2007

La pire chose qui pourrait arriver pour l'Ecole, hélas, ce serait de tomber aux mains de Big Mother. Je ne ferai confiance à cette personne que le jour où elle se sera clairement exprimée sur l'ardent impératif de renoncer au constructivisme, ses pompes et ses oeuvres ; -)))
Je crois qu'on en est loin.
Sur l'importance de "nourrir" les élèves : je voudrais parler de deux étudiantes que j'ai eues naguère en lettres supérieures, deux gazelles venues de ZEP (originaires du Maghreb pour l'une, du Sénégal pour l'autre), et que nous avions recrutées en lett. sup., non parce qu'à prononcer leurs noms sont difficiles, mais parce qu'elles avaient un dossier qui nous avait paru intéressant (l'équipe est opposée à la discrimination positive). Elles ont commencé l'année dans les plus grandes difficultés, et travaillé toutes deux comme des folles : tout était bon pour elles, toujours contentes, curieuses, avides de découvrir, boulimiques, oui, boulimiques d'apprendre, portées par leurs professeurs, épaulées par les khâgneux qui avaient établi une sorte de "tutorat" sauvage. L'une a intégré à l'IEP d'Aix, l'autre à celui de Grenoble, et donc par la grande porte, en passant le concours, pas par charité condescendante envers les "pauvres méritants".
Je ne me vante en rien de cette histoire, j'ai simplement fait mon travail qui est de transmettre des savoirs. Pourquoi empêche-t-on trop souvent les enseignants d'instruire ? La violence est aussi là : sur des élèves intelligents que l'on ne nourrit pas, sur des collègues que l'on empêche de travailler efficacement.
P.S. en écho à El Grieco : une pensée amicale à Erwann Redon, instituteur persécuté par sa hiérarchie.

Ecrit par : FGuichard | 21 mars 2007

"Ce sont les socialistes qui ont détruit l'école. Il serait plus convenable qu'ils se fissent discrets."

Remarque :
Ce sont aussi des hommes et des femmes de gauche(Cordoba, Brighelli, Le Bris, Voltaire, Delord, Morel...) qui tentent de la reconstruire...

Ecrit par : Guillaume | 21 mars 2007

Attention les lolos avec Yann, je crois que vous avez à faire à "un crétin violent" mort de rire !

Ecrit par : Iznobad | 21 mars 2007

"Ce sont les socialistes qui ont détruit l'école. Il serait plus convenable qu'ils se fissent discrets."

Quelqu'un ici est-il en mesure de démontrer que Jospin, Allègre, Royal et autres éléphants sont socialistes ?

Oui, je sais, ils se disent socialistes. Mais quand le grand méchant loup du conte de Perrault se présente comme étant "Mère-grand", est-il pour autant "Mère-grand" ?

Ecrit par : Un hussard | 21 mars 2007

Merci Jean. Merci Patricia. Je retrouve dans vos propos les valeurs qui m'ont aidée à grandir en protégeant les trésors de l'enfance . Pas d'argent à la maison mais le savoir" capital du pauvre" pour citer Jean-Paul brighelli était jalousement protégé et entretenu . Quand nous posions une question à nos parents - sauf sur la sexualité évidemment - nos parents répondaient de leur mieux, cherchaient avec nous dans le dictionnaire à portée de main sur la cheminée, ou nous conseillaient de demander des ouvrages plus documentés au bibliobus , cette bibliothèque départementale ambulante organisant des dépôts de livres à l'école. Vieille école poussièreuse ai-je lu un jour sur ce blog ! Et alors ? C'est pourtant là que j'ai été gavée de lecture orale, grammaire, vocabulaire, dictées, suivies de questions, récitations, dates d'histoire, tables, formules de surface et volume, règle de trois, opérations, etc, etc . Vieille école dont on peut se gausser pour mieux séduire , mentir et détruire.
Bon je rabàche mais la violence c'est de vouloir m' obliger à renier ceux à qui je dois tant . Désolée, ça ne marche pas.

La violence, c'est d'avoir été le témoin d'une famille brisée qui n'avait vraiment rien à se reprocher, là , tout près de chez moi à Montmirail dans la Marne, avec le suicide de Bernard Hanse. Je préfère me taire car les mots qui me viennent seraient justement trop violents. On ne peut pas oublier ce massacre .

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 21 mars 2007

J'oubliais Mitterrand dans ma demande de démonstration.

Merci à celui ou celle qui s'y risquera de déployer des trésors de pédagogie, car mon Q.I. n'a rien d'exceptionnel.

Ecrit par : Un hussard | 21 mars 2007

J'oubliais Mitterrand dans ma demande de démonstration.

Merci à celui ou celle qui s'y risquera de déployer des trésors de pédagogie, car mon Q.I. n'a rien d'exceptionnel.

Ecrit par : Un hussard | 21 mars 2007

Monsieur Hussard

Je comprends votre ressentiment à l'égard de Madame Royal.
Toutefois votre ressentiment vous fait vous égarer dans une caricature inadmissible et indécente de la candidate socialiste qui selon vous verrait des pédophiles partout. Ne refaisons pas encore et sans cesse Outreaux. Espérons plutôt que de cette affaire, le fruit de l'expérience ait muri dans nos têtes et surtout dans celles chargées d'enseigner à nos enfants.

Le sujet du jour est la violence faite aux profs bien réelle et vivement condamnable. Je ne témoignerai donc pas de ma rencontre "à la hussarde" avec un enseignant pédophile dont je n'oublierai jamais le nom (les faits sont malheureusement prescrits) .

Lolo34

Ecrit par : Lolo34 | 21 mars 2007

La violence est "exogène", mais aussi "endogène", autrement dit le collège unique et l'idéologie pédagogiste (le collège " lieu de vie " ouvert à toutes les sollicitations extérieures, l'élève "au centre", à la place du savoir, l'absence d'exigence, l'indifférenciation des parcours...) renforcent et accroissent la violence au lieu de l'apaiser et de la canaliser.

Ecrit par : Robin | 21 mars 2007

Lolo 34,

Votre lecture hâtive de mon post conduirait Toto à suspecter les effets d'une méthode globale vite fait-mal fait !

1) Personne ici n'a jamais justifié ou banalisé des actes de pédophilie avérés au terme d'une instruction menée dans le respect des principes définis dans la Déclaration des Droits de l'Homme figurant dans le préambule de notre Constitution.

2) Mes propos ne concernent pas uniquement les accusations de pédophilie, mais aussi les accusations de maltraitance.

3) Je vous invite à recenser le nombre de collègues de sexe masculin qui se sont trouvés plongés dans des situations cauchemardesques et kafkaïennes pour avoir tout simplement tenter de contenir physiquement, dans l'urgence, des élèves qui étaient en train d'agresser d'autres élèves (au couteau par exemple) voire de s'auto-mutiler. Ces collègues n'auraient-ils pas subi en l'affaire quelque infinitésimale violence ?

Ecrit par : Un hussard | 21 mars 2007

A l'attention de lolo34

Bernard Hanse, ça vous dit quelque chose ? Vous peut-être pas. Nous oui. renseignez-vous.

Ecrit par : Robin | 21 mars 2007

Quant à voter Ségolène Royal après tout ce qu'elle nous a fait, elle et son complice Allègre qui en dit aujourd'hui pis que pendre, , il faudrait souffrir d'une Alzheimer avancée doublée d'une psychose masochiste incurable.

Ecrit par : Robin | 21 mars 2007

Lolo 34,

Si le 34 se réfère à votre département, vous trouverez aisément un exemple chez vous de prof d'EPS qui a fait les frais des circulaires de Sainte Ségo il y a quelques années.

Ecrit par : Un hussard | 21 mars 2007

Erratum

Le prof d'EPS, c'était dans le 30. Dans le 34, c'était un PLP Lettres-Histoire !

Ecrit par : Un hussard | 21 mars 2007

Allez, promis, c'est la dernière, mais je crois que ce lien pourrait intéresser de nombreux participant à ce blog :

http://membres.lycos.fr/grvegard/systemeeducatif/profsaccuses.htm

Ecrit par : Un hussard | 21 mars 2007

les lolos le sujet n'est pas la violence FAITE AUX PROFS mais la violence dans le système scolaire ; j'attends l'adresse pour parler de la violence faite aux enfants doués mais sur le site precoces.org il y a qq exemples édifiants...

Ecrit par : fabienne | 21 mars 2007

"Une caricature inadmissible et indécente de la candidate socialiste"... écrit Lolo34.

Voulez-vous dire, cher Lolo34, qu'il est interdit de caricaturer quelqu'un? Ce serait une curieuse conception de la liberté d'expression!
Par ailleurs, où avez-vous vu qu'une caricature devait être "décente"? Une caricature a, au contraire, pour finalité d'être indécente. Elle doit choquer et par là même amener à réfléchir. C'est le principe de l'exercice!
La caricature essaie de mettre en évidence, en appuyant le trait, les faiblesses d'un personnage public.

D'ailleurs, les posts que vous incriminez se contentent de rappeler des faits et n'ont donc rien de caricatural.

Doussan,
Antibi, professeur de sciences de l'éducation à Clermont-Ferrand, je crois, est un bon exemple de ces "chercheurs en pédagogie" qui "cherchent" pendant que les professeurs professent, de ces inutiles qui essaient de faire parler d'eux à tous prix. Et quel meilleur moyen de faire parler de soi que de dire du mal des enseignants? Voyez comment Meirieu a bâti toute sa carrière sur le dénigrement des professeurs!
M.Antibi a donc eu la révélation , sans doute un jour de déprime où il se demandait plus fort qu'un autre à quoi il servait, que les enseignants mettent exprès, quelle que soit la classe, un tiers de mauvaises notes. D'après lui, ils "cassent" donc volontairement un tiers des élèves. C'est ce qu'il appelle la "constante macabre". Bien sûr, une telle affirmation ne correspond à aucune réalité, car la simple déontologie fait que les enseignants notent les travaux qu'ils corrigent en fonction de leur qualité effective et non en fonction d'une proportion de bonnes, de moyennes et de mauvaises notes fixe et préétablie.
D'ailleurs, qui parle encore de M.Antibi? Dispensez-vous de perdre votre temps sur un tel auteur, vous vous sentirez mieux!

Au fait, Doussan, avez-vous signé l'Appel pour la refondation de l'école (www.refondation-ecole.net)?

Ecrit par : Jean | 21 mars 2007

La première violence faite aux élèves, c’est de mettre en face d’eux des enseignants qui n’ont pas les savoirs nécessaires à leur éducation.

Commençons par les élèves de maternelle, les tout-petits qui arrivent pour la première fois à l’école et qui se retrouvent en face d’une maîtresse (c’est quand même la plupart du temps une femme) qui n’a qu’une très vague idée de ce qu’elle est en droit d’attendre ou d’exiger d’eux.

Dans certaines classes, le petit nouveau n’est même pas accueilli. Il va devoir comprendre seul qu’il est censé suivre le troupeau, personne ne jugeant bon de l’aider à conscientiser que le bruit de la sonnette ou des mains frappées veut dire : « Coucou, c’est l’heure, tu dois venir te mettre en rang devant moi avec tes petits camarades. »
S’il ne vient pas (comment pourrait-il venir ?), il sera au mieux attrapé par une main qui le conduira vers le rang dans lequel il aurait dû venir s’intégrer seul et au pire, l’accompagnement sera accompagné d’une semonce prononcée du haut des 1,65 m (taille moyenne...) de la maîtresse sans que celle-ci n’essaie de s’adapter ni à la taille ni aux aptitudes langagières de l’enfant.

Cela continuera dans le vestiaire où, selon la sensibilité de la maîtresse et de l’ATSEM, il sera peut-être complètement assisté sans que ni l’une, ni l’autre n’essaie de le faire progresser dans l’acquisition d’une motricité fine (pourtant essentielle à sa future qualité d’apprenant de l’écriture liée et des tracés géométriques), de la chronologie des événements (qui conditionnera pourtant plus tard sa capacité à comprendre le sens de la lecture, la décomposition d’un problème complexe en une succession de tâches simples) ou tout simplement de vocabulaire nouveau (qui pourrait enclencher chez lui un processus d’enrichissement de la langue très favorable lors de la poursuite de ses études).

Il pourra aussi malheureusement être livré à lui-même, censé se dépatouiller tout seul pour se déboutonner, tirer comme il peut sur ses manches, déposer où il peut son vêtement au milieu des cris et des bousculades, bien content encore s’il ne se fait pas traiter de mauviette parce qu’il n’a pas su se défendre contre Kevin ou Samantha et pleure à chaudes larmes.

La journée n’est pas finie.
Le petit passage rituel aux toilettes a disparu, il paraît qu’il était traumatisant pour les enfants, c’est donc à lui de sentir venir l’envie pressante, de trouver seul l’ « adulte-ressource » qui l’accompagnera dans la salle de propreté et l’y laissera peut-être car « il a droit à son intimité » mais qui ne manquera pas de le gronder s’il a mouillé sa culotte, s’il a fait pipi à côté ou s’il a transformé la salle d’eau en piscine en se lavant les mains.

Pendant ce temps, la maîtresse a regroupé son petit monde au « coin-langage », sa séquence d’apprentissage de la langue est prête, ses rituels ont commencé. Edouard et Marie-Charlotte sont aux anges, ils interviennent de façon pertinente, tout va donc pour le mieux. Le reste de la bande agit selon ses sensibilités, les uns s’agitent, bousculent, crient, les autres sucent leur pouce, tournent une mèche de cheveux d’un index négligeant, se recroquevillent sur eux-mêmes, laissent errer un regard hagard dans un vide sidéral.
Toujours selon sa sensibilité et sa résistance au bruit, la maîtresse navigue à vue. L’important, c’est sa « fiche de prép’ », sa séquence, l’album sur lequel elle a choisi de « les faire travailler », sa progression dans la réalisation du projet d’école ou de son projet ponctuel.
Son seul bagage sont deux ou trois idées bien ancrées : « l’enfant crée tout seul ses savoirs », « il faut attendre le déclic », « on ne peut pas leur demander d’avancer tous au même rythme ».
Le temps d’attention d’un enfant de trois ans, de quatre ans, de cinq ans ? Son besoin de mouvement ou de calme, ses facultés de récupération, d’écoute, de concentration ? Ses capacités langagières, la façon de les faire progresser, les incontournables et le superflu ? Jamais entendu parler.

La journée continue. On passe aux ateliers d’expression. Là, je me contenterais de renvoyer les lecteurs à « Tout pour l’école » d’A. Bentolila, (« Au plaisir d’apprendre » p. 206) : « Elles ont un mal fou à construire une démarche en sachant qu’au bout on aura vraiment mis en place quelque chose dans leur tête. Là, c’est une chose après l’autre ; elles vont pêcher des fiches d’activités, ici ou là, et si ça leur semble plutôt attrayant et facile à organiser, elles y vont. Dans les meilleurs des cas, les enfants passent un moment agréable ; dans les plus mauvais, c’est du n’importe quoi et la moitié des enfants décrochent et ne font rien. Mais je vois très rarement des maîtresses lucides, qui construisent, étape après étape, une démarche en sachant ce qu’elles veulent mettre dans la tête de leurs élèves. »

Les instituteurs de cycle 2 récupèrent ensuite le bébé dans l’état (de nature) où ses deux ou trois années de cycle 1 l’ont conduit, à eux de construire seuls leurs savoirs s’ils veulent instruire correctement leurs petits apprenants...

Ecrit par : catmano | 21 mars 2007

"Vous n'avez pas compris, Christophe, ce que voulait dire Jean-Paul Brighelli!"

Etonnant, non ?
Comment voulez vous que cet âne comprenne qq 'chose ?

Et surtout le ton, remarquez bien le ton de son poste de merde !

Ecrit par : toto | 21 mars 2007

Attention les lolos avec Yann, je crois que vous avez à faire à "un crétin violent" mort de rire !

Ecrit par : Iznobad | 21 mars 2007

On se connait ?
Sinon, je vous serai gré de bien vouloir remballer vos insultes.

Je ne faisais que protester à haute voix contre les messages réguliers de vierge effarouchée de lolo34 qui viennent polluer ce site en faisant l'apologie de sainte Ségo, toujours à contretemps du sujet ou des conversations en cours.
Je pense pour ma part que ces messages sont générés automatiquement par quelque ordinateur solférinesque , et envoyés sur tous les blogs et sites qui ne vénèrent pas la Maldonne.
Cà s'appelle des spams.
Et çà gonfle.
C'est tout.
Comme ils sont plus courts (et moins argumentés, il faut bien le dire) que les posts de Cadichon, on est obligés de les lire presque jusqu'au bout avant de se rendre compte de l'auteur et de zapper.

A propos, cher hussard, je crois que 34, c'est un QI ...

Ecrit par : yann | 21 mars 2007

Et la violence du crétinisme avéré de quelques uns sur ce blog qui s'écoutent écrire juste pour le plaisir de lustrer leur nombril si nous en parlions...

Fin de mes commentaires sur ce sujet. Bonne continuation.

Courtoisement.

Lolo34.

Ecrit par : Lolo34 | 21 mars 2007

Je rappelle à tout le monde la définition du dictionnaire du terme: "gaver":
-Alimenter de force
-Faire manger avec excès, gorger.
Quiconque peut utiliser ce terme pour définir une philosophie de l'enseignement me paraît légèrement suspect.


"Comment voulez vous que cet âne comprenne qq 'chose ?

Et surtout le ton, remarquez bien le ton de son poste de merde !"

Ecrit par : toto | 21 mars 2007

Je laisse chacun juge de ce que peut être le ton d'un post à la lecture de ceux de ce charmant personnage qu'est toto.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2007

"Je ne faisais que protester à haute voix contre les messages réguliers de vierge effarouchée de lolo34 qui viennent polluer ce site en faisant l'apologie de sainte Ségo,"

Ecrit par : yann | 21 mars 2007

Plutôt moins gênant que cet éloge en boucle de la méthode "de lecture" "leo et lea" par le charmant personnage évoqué ci-dessus.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2007

pour lolo34

Puisque vous voulez de la violence, en voilà : http://bernardhanse.canalblog.com/

Ecrit par : yann | 21 mars 2007

Merci à JPB pour avoir soulevé la question de la violence faite aux élèves. Plus les enfants sont jeunes, plus ils sont fragiles et il arrive que les enseignants adultes l'oublient. La confiance de l'élève envers son maître (n'ayons pas peur des mots) peut se détruire en quelques secondes alors qu'il faut du temps pour la construire.
Merci à Jean d'intervenir avec intelligence et dignité.
C'est en travaillant sur la précocité intellectuelle que j'ai découvert que cette soif d'apprendre est parfois tellement déçue que le petit e.i.p. en est révolté. Il sombre alors soit dans la déprime soit dans une violence qu'il renvoie vers l'école (vandalisme, insolence, brutalité etc..).
Je fais partie de ces principaux qui ont rempli l'enquête SIGMA systématiquement et ont découvert, à la fin de l'été, le collège dont ils sont responsables au Hit parade du Point. Je sais pourtant qu'il y a des collèges bien plus touchés mais ou l'enquête n'était renseignée qu'en cas d'appel à la police, aux pompiers ou au Samu.
J'ai assez de reproches à faire à ma hiérarchie par ailleurs pour dire que sur ce cas là on ne m'a pas fait les gros yeux. C'est FR3 qui pour la première fois s'est intéressée à l'établissement pour me demander mes impressions. Tout ce qui s'est fait de bien dans le collège auparavant avait laissé les journalistes de marbre.
donc petit clin d'oeil à fabienne qui peut aller voir aussi le site
www.surdoues.canalblog.com
Et enfin (excusez, pour une fois je suis un peu trop long) je voudrais dire à lolo34 que ce qui gêne le plus chez la ravissante Ségo c'est qu'on ne puisse pas croire un seul instant à ce qu'elle dit. Tout n'est qu'apparence.
Lors d'un colloque national à ROUEN sur les ZEP, lorsqu'elle était Secrétaire d'Etat, elle avait à la dernière minute affolé l'équipe du Rectorat pour avoir assis à sa table à côté d'elle ("pour la photo des journalistes") un jeune garçon d'un collège de zep.
Il n'a eu droit ni à un mot, ni à un regard de sa voisine, pendant tout le repas.
N'était-ce pas là aussi une forme de violence?

Ecrit par : dj | 21 mars 2007

dj je te rejoins parfaitement !
quelle différence entre le péremptoire "on n'apprend pas à lire à la maternelle !" de sa maîtresse à mon dernier et le "ça lui fait tellement plaisir" de la maîtresse de son frère après un "exposé" sur la préhistoire en GS, documents à l'appui, passé (un peu) au dessus de la tête des copains néanmoins fascinés !
Catmano je ne parle pas des réunions de début d'année quand on vous annonce en TPS que l'objectif de l'ANNEE c'est la reconnaissance des 4 couleurs primaires...j'ai appris à faire le dos rond et le profil bas et à "nourrir" mes gamins à la maison...et j'oublie cet autre objectif de toutesles années OBEIR AUX CONSIGNES rêveurs, anarchistes DEHORS !!!

Quant au : "finalement à l'école on apprend des choses" stupéfait du même petit conférencier arrivé en CM2 après avoir sauté le CM1 (merci le maître de CE2, très mal vu des parents mais tellement à l'écoute), ça n'a duré qu'un an ; depuis il est entré au collège et il parle de fugue et de suicide parce que les jours sont tellement longs entre le rien des cours et les commentaires acerbes voire insultants des profs...
Pour finir sur une note souriante, j'ai constaté en arrivant dans notre région (gironde) qu'un des mots favoris des ados pour dire "beaucoup, très, énormément" c'est...gavé ! j'ai cru à une analogie grassement hépatique vue la région mais c'est peut-être un appel du pied finalement !

Ecrit par : fabienne | 21 mars 2007

Violence, de ceux qui ont tout, faite à ceux qui n’ont rien, l'émission "du grain à moudre" aujourd'hui sur l'orthographe :

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/grain/index.php

Avec Vincent Cespedès en « guest star ».
Qui c’est ce beauf branché abonné à Télérama qui dit que « lortograf sa ser a ri1 k fair chié lé élev » ? Que les « djeun’s » i’s’comprennent avec leur propre langage et qu’c’est ça qui compte ! Les vieux cons sont en retard d’une révolution, n’ont qu’à s’acheter la méthode à Mimile : "les sms en dix leçons", ou crever. Il doit souvent déjeuner avec Bégaudeau celui-la.
C’est un peu comme les nantis qui disent aux pauvres que l’argent ne fait pas le bonheur.
Pendant que les autres s’acharnent à rester cons – ce qui est synonyme de pauvre pour Coluche parce que « s’ils étaient pas cons, ils seraient pas pauvres ! » –, ce Vincent Cespedès brille sans trop se fouler pour vendre sa soupe - il débite des conneries plus rapidement qu’une mitraillette à arguments conçue par un pédagogue - il est véhément, c’est tout, et c’est la meilleur façon d'imposer une non pensée.
Philippe

Ecrit par : Philippe | 21 mars 2007

@fabienne

4 couleurs primaires?

Soit je ne comprend pas le sujet, soit on m'a cache une nouvelle publication scientifique qui acte l'invention d'un nouveau systeme colorimetrique.

sam

Ecrit par : sam | 21 mars 2007

Voici ci dessous une autre approche possible du traitement de la violence et ne vous en déplaise ça marche en concernant les maîtres et pour les élèves

Estime de soi comme prévention de la violence

Pour les enseignants, la notion d’estime de soi est une donnée intervenant dans le processus pédagogique par leurs regards personnels sur l’évolution de la conception même de l’enfant et de leurs pratiques de classe.
Aujourd’hui, avec l’éducation des enfants qui est nourrie, dès le départ, de motivations, d’intérêts multiples et de stimulations personnelles, l’estime de soi ne peut être ignorée et constitue une partie déterminante pour une qualité de la relation éducative.
Le modèle que les enfants intègrent dans la culture médiatisée ou sportive devient celui de personnes qui gagnent à tout prix, qui sont orientées vers le bonheur et la réussite personnelle, affichant de la confiance en soi. Tout cela serait prometteur à la condition de s’inscrire dans une vraie réflexion partagée avec tous les intéressés, car on pourrait facilement détourner l’idée d’estime de soi vers celle d’arrogance, de vedettariat. A défaut de réussites, on vend le succès.

La pédagogie sait depuis longtemps que l’enfant qui a une bonne estime de soi sera enclin à la réussite scolaire, à l’ouverture aux apprentissages, à la construction de soi à travers des relations positives avec les autres, les enseignants et la société.

La coopération en classe nous oblige à penser le climat de classe et nous permet de les observer en interactions. Un aspect important de la réflexion à développer me semble être l’idée que l’estime de soi participe fortement à une prévention intéressante des comportements violents ou de décrochage. Voici dix points de vue qui soulignent l’influence positive de l’estime de soi sur la prévention de la violence :
1) L’estime de soi nourrit notre besoin d’être reconnu et notre besoin d’estime et de respect, cela évite d’extorquer une reconnaissance par la négative. C’est l’aspect principal sur lequel nous pouvons agir en classe. Nous pouvons cultiver une approche positive de chacun, renvoyer souvent du feedback positif et reconnaître les efforts. Nous pouvons aussi distinguer la personne de son comportement ou de ses capacités pour, dans un respect profond de chacun, travailler à l’amélioration des apprentissages sans juger la personne de l’enfant ou sans prendre personnellement ombrage des maladresses du jeune apprenant.

2) Si l’enfant se sent important, s’il vaut quelque chose à ses yeux, il aura davantage de confiance pour être constructif et d’assurance dans la vie, dans les projets, dans les autres.

3) La blessure d’amour propre (le regard des autres) se soigne par l’estime de soi et non pas par la revanche ou la compétition qui n’aident pas à s’en sortir, bien au contraire.

4) Si l’enfant se vit comme important, s’il vaut la peine, il va plutôt parier sur la vie, ne pas se mettre en danger ou se détruire en entrant soit dans la violence qui est destructrice, soit dans les retombées ou conséquences de la violence qui sont du côté de l’exclusion sociale.

5) Si l’enfant a confiance en soi, il aura davantage confiance dans les autres, pairs et adultes et prendra le risque de l’ouverture aux autres, de la coopération.

6) Quand l’enfant s’estime, il peut aussi estimer les autres et construire des relations égalitaires, le contraire étant très très difficile.

7) Les vieilles colères et rancoeurs que l’enfant recycle au présent disparaissent proportionnellement à l’estime de soi.

8) L’estime de soi nous donne la force de sortir des schémas prédéterminés dans notre scénario de vie, de notre histoire, d’une certaine fatalité qui nourrit la violence.

9) Une estime de soi suffisamment bâtie permet à l’enfant de développer son libre esprit critique et une force personnelle pour ne pas suivre l’influence du groupe dominant quand celui-ci se définit par une culture violente ou un rejet du bon élève ou de celui qui est différent.

10) L’estime de soi permet à l’enfant d’être en contact avec toutes ses émotions, pas seulement celles qui sont liées à la colère et à son agressivité, ce qui le conduit à développer de l’empathie, à pouvoir considérer l’autre comme un sujet et non, comme dans la violence, comme un objet.
Christian Staquet,
Formateur en accueil et pédagogie coopérative,
Auteur de « Accueillir les élèves » et « Le livre du Moi »,
Ed. Chronique Sociale.

Ecrit par : Yves | 21 mars 2007

Quelques remarques en passant:
La violence se banalise et l'autorité vacille: une génération se lève comme l'aube d'un temps mauvais. Un aplomb formidable susceptible de destabiliser les plus expérimentés parmi les professeurs-dompteurs. Avec souvent la bénédiction des parents: "il faut les comprendre...", les mioches et leurs parents embourbés.

Formidable aussi l'aveuglement de certains inspecteurs qui prétendent que cela est excessivement grossi. Je pense à un con d'IEN ou faisant fonction de, à égratigner sur place,- oui moi aussi je deviens agressif et révolté, mais pas violent, nuance!- et devant lequel les professeurs du primaire font des courbettes.
La violence est réelle et si elle n'est pas un phénomène nouveau- on a tous des souvenirs de bagarre et de cercle autour des boxeurs- elle prend une ampleur et, parfois, une intensité consternante. Bien sûr on ( on = les spécialistes , comme l'imbécile qui fut invitée il y a quelques mois, je ne sais plus sur quelle chaîne, parée du titre de professeur en science de l'éducation dans une fac de la région parisienne) minimise et même on estime qu'il y a quelques vertus formatrices dans cette brutalité qui est le reflet de notre société. Entendons que si nous voulons que ça change, il faut changer la société... Avec le PS, le PCF au nom qui suinte de la mémoire du Goulag, la LCR qui sent mauvais comme le précédent, le FN brun noir déguisé en bon vieux arrondi par la vie et les coups ...les lendemains chanteront!

La violence devient un mode de relation quasi normal:langage, gestes, ... pourquoi cette dérive affolante? C'est vrai que nous vivons dans une société du tout tout de suite qui n'accepte pas d'obstacles au plaisir -satisfaction immédiats. Quand les adultes , les représentant de valeurs morales ( beurk!)baissent la garde par lassitude ou dégoût - il y a de quoi avec les ministres du MEN qui ne veulent pas ou ne peuvent pas mettre une muselière aux idiots de leur propre administration- les bambins restent des morveux mais dont les exigences deviennent des ordres.
Un exemple concret? Un élève de 4° qui répond au professeur qui le sanctionne pour ses bavardages répétés: "je m'en bat les couilles!" ... Oui, M. ou Md l'Inspecteur, il faut se remettre en question. Ben voyons!
Nous avons affaire à une génération désensibilisée devant certaine violence dans la mesure où celle-ci, à titre de jeu virtuel, ne fait pas de mal à celui qui joue avec. Des heures passées devant des consoles ou l'ordinos, à tuer, à égorger, flinguer..... Fuck!
Violence enfin pour ces gamins qui se trainent au collège sans aucune base ou presque, victimes de la saleté morale des agents de l'EN, Recteurs et IA, petits soldats aux ordres dont la carrière..etc.
Exemple concret? Cette année, il ne faut pas que les conseils de disciplines soient aussi nombreux que l'an passé dans le département: les cas de violence seront prioritaires (Propos du chef d'établissement après réunion avec l'IA: porte parole de qui?).
Et les exclusions conditionnées par le jeu des chaises musicales? L'IA a manqué de nous envoyer un gamin très dangereux - impossible ici de préciser- contre une exclusion. Le Chef d'établissement a assez de bouteille pour résister. Ouf!
M. le ministre - avec un petit "m"- sait-il cela ? on lui cache?
Vous savez, on va devenir violent, nous aussi.
Pour survivre!

Ecrit par : Lenny | 21 mars 2007

h

Ecrit par : Grogne | 21 mars 2007

"Une école sous influence" avait choqué les belles âmes ...
Ce matin, en conseil des ministres, le recteur Morvan, pour s'être opposé à la création d'une "madrassa" locale, a été viré, purement et simplement. Quel exemple probant ! L'école (et la République donc) EST "sous influence".
Que dit-elle, notre gauche laïque ? Plus fort : j'entends rien ... Je dois être un peu dur d'oreille. La VIème république de Sainte Ségolène conservera-t-elle la séparation des églises et de l'État ?
Une nouvelle violence à laquelle il est désormais interdit de s'opposer : le retour de la dictature des religions. Sur un fond de lâcheté générale : la république "voilée" ...

Ecrit par : JPL | 22 mars 2007

"Une caricature inadmissible et indécente nianiania..." On se croirait sur EDP... Les instits y ont tôt fait de dégainer leurs "inadmissible" et leurs "indécent" en guise de substitut au raisonnement (s'étant laissés manger le cerveau en formation). L'argument d'autorité, la censure, le refus de penser plus loin que le bout de son nez, l'autoconditionnement, la menace, l'intimidation, pour moi, tout cela (et bien plus encore) est contenu dans cet "inadmissible", que je déteste. J'y vois un lien direct, par la mesquine (in)suffisance intellectuelle qu'il dénote, avec ce que dénonce Catmano dans sa très touchante intervention.

Ecrit par : Perceval | 22 mars 2007

"La VIème république de Sainte Ségolène conservera-t-elle la séparation des églises et de l'État ? "
Tu parles ! Je l'entends encore marteler, il y a bien 15 ans, un dimanche matin, sur une émission de Michèle Cotta, que la solution à la crise sociale était le com-mu-nau-ta-risme. Etant réputée être une piqueuse d'idées, ayons l'indulgence de croire que, sans même savoir qu'il était connoté péjorativement, elle s'était entichée de ce mot qui faisait genre "j'y ai beaucoup pensé" et qui résonnait comme ils ont l'habitude de dire dans les séries américaines, mais je crains qu'elle ne soit (un peu) moins bête que ça.
J' ai eu l'occasion de pas mal me pencher sur la laïcité à l'école et notamment sur l'absurde et scandaleux "enseignement du fait religieux" et je suis pessimiste : la loi de 1905 est mal vue des "pédagogistes". Elle sent trop son Jules Ferry, sa République une et indivisible. Ils trouveront les moyens de mettre en oeuvre leurs funestes intentions dans ce domaine, "vers une autre laïcité". Quant à les en empêcher, entre deux communautaristes et un callotin, on est mal barrés pour le prochain quinquennat...

Ecrit par : Perceval | 22 mars 2007

Le seul réconfort est que, lors du débat parlementaire sur l'introduction de l'enseignement du fait religieux, ce soit un socialiste qui ait manqué à l'unanimité, et pour de bonnes raisons. Tous les autres sont de tragiques benêts paveurs d'enfer.
Mon petite contribution au thème du jour : la "violence" de la liste des postes à pourvoir au deuxième mouvement, c'est-à-dire ceux dont personne n'a voulu au premier : que de la ZEP et de l'enseignement spécialisé. Nous autres instits sommes -globalement - une armée d'embusqués hypocrites qui récitent de vaines paroles sur l'égalité des chances tout en visant le confort, laissant tous les défis aux débutants. C'est un scandale qui perdure silencieusement, et que je n'ai pas de mérite de ne pas aggraver, me sentant plus à ma place dans des contextes difficiles.

Ecrit par : Perceval | 22 mars 2007

A propos de caricatures, à suivre aujourd'hui, le jugement rendu dans le procès de Charlie-Hebdo versus UOIF.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2007

CS a écrit: "Je rappelle à tout le monde la définition du dictionnaire du terme: "gaver":
-Alimenter de force
-Faire manger avec excès, gorger.
Quiconque peut utiliser ce terme pour définir une philosophie de l'enseignement me paraît légèrement suspect."

Contre exemple: "Je me suis gavé de musique et de lectures tout l'été et ce furent les plus belles vacances de ma vie."
Il ne faut pas se laisser enfermer dans le sens du dictionnaire...
Mais si on veut être compris il vaut mieux éviter les termes équivoques (surtout à l'écrit où les éléments de communication non verbale manquent).
De plus le Larousse de poche 2005 donne (en plus des autres sens) comme sens figuré :"absorber une grande quantité de..." et comme exemple: se gaver de films [donc sans connotation péjorative]

Ecrit par : Hervé | 22 mars 2007

A propos du mot "gaver" :

"Il dépend de celui qui passe que je sois tombe ou trésor, ami, n'entre ici sans désir." : aphorisme de Paul Valéry gravé au fronton du palais du Trocadéro à Paris.

Valéry a écrit "désir",..pas "besoin".

La connaissance, la culture sont de l'ordre du désir, pas du besoin.

On peut combler un besoin.On ne peut pas combler un désir...C'est la tragédie du désir. Et pourtant, il faut rendre le savoir désirable.

C'est peut-être ça la "pédagogie". C'est peut-être pour cela que Freud, citait l'enseignement parmi les "métiers impossibles".

Et si plutôt que "gaver", enseigner, c'était redonner, dans ce monde "gavé" sa place au désir. Et si enseigner, c'était "donner faim" ?

Ecrit par : Robin | 22 mars 2007

Dernière minute :

La Maison des écrivains donne rendez-vous à tous les signataires de l’appel : Études littéraires, une mort annoncée ?, le vendredi 23 mars de 14h à 15h sur le stand du Ministère de la culture (stand L158 N159)

En vous remerciant encore du soutien que vous avez bien voulu apporter à cette démarche.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2007

Autres remarques en passant:

"La violence émane de victimes": c'est cela qui ressort des réactions d'élèves ou de parents d'élèves face à leurs paroles ou leurs gestes.
Ils ont violent parce que ils y ont été poussés: consignes, contraintes, discipline, trop de travail, prof chiant avec ses cours, punitions jamais justifiées: c'est pas moi c'est les autres ou bien y avait pas que moi alors pourquoi moi? le prof est raciste: c'est toujours Rachid qui prend ( oui, c'est lui qui provoque tout le temps mais il ne faut pas le dire...) et quand on sanctione Jean -Paul , là, personne ne dit que le prof "raciste" est juste, et les parents qui s'en mêlent ( le ministre et les associations chantent en choeur) et qu menacent des collègues à la sortie! "t'ar ta gueule à la sortie!"
saleté de profs!


Tant que l'on ne cassera pas les fondements de ce discours de pseudo-victimes on ne s'en sortira pas.
Assumer , s'assumer, avoir une conscience morale, apprendre la maîtrise de soi....: au programme du primaire et du secondaire après une vraie réforme des programmes?
Et puis, j'y reviendrais, il y a des enseignants qui n'ont pas leur place dans la situation actuelle des établissements!

En attendant... soyons forts: course, yoga, natation, méditation.

Ecrit par : Lenny | 22 mars 2007

Gaver: on ne peut pas forcer des gens qui n'ont pas faim à manger.
Enseigner= donner faim? envie de savoir? Devant certaines classes, il faudrait peut-être faire un strip-tease ou je ne sais quoi pour les intéresser.

Ecrit par : Lenny | 22 mars 2007

"On peut combler un besoin.On ne peut pas combler un désir...C'est la tragédie du désir. Et pourtant, il faut rendre le savoir désirable.
Et si plutôt que "gaver", enseigner, c'était redonner, dans ce monde "gavé" sa place au désir. Et si enseigner, c'était "donner faim" ?"

Ecrit par : Robin | 22 mars 2007
Complètement d'accord avec vous, Robin!

Quant à la remarque faite un peu plus haut sur l'acception "djeun's" du mot "gavé", quand les jeunes disent: "ça me gave", on ne peut pas dire que ce soit une expression méliorative!

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2007

Robin, j'ai 60 ans et j'ai encore faim... C'est grave ?

Gros titre en première page de mon quotidien régional ce matin . Instits agressées : un 2° procès le 3 avril.

Comparons ce qui est comparable.
Je ne peux cependant m'empêcher de penser à cette institutrice rescapée des camps venue témoigner et répondre aux questions de mes grands de première en 98 ou 99. Elle avait assisté à la mort d'une fillette coupable de ne plus tenir debout et achevée à coup de talons par la SS. Hors sujet ?

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 22 mars 2007

Gaver: on ne peut pas forcer des gens qui n'ont pas faim à manger.
Enseigner= donner faim? envie de savoir? Devant certaines classes, il faudrait peut-être faire un strip-tease ou je ne sais quoi pour les intéresser.

Ecrit par : Lenny | 22 mars 2007

Oui, je sais Lenny. J'ai éprouvé cela moi aussi. Ca peut faire très mal. L'un de nos vieux maîtres disait aussi : "Il est inutile de donner à boire à des ânes qui n'ont pas soif." quand ça nous arrivait à nous aussi de ne pas avoir soif...Mais il disait cela gentiment.

On ne peut pas dire pourtant qu'ils ne s'intéressent à rien, les élèves d'aujourd'hui : télévision, ordinateur, jeux vidéos......Rares sont ceux qui pensent sérieusement : " I hate myself and I want to die."

"Il n'y a rien de plus incompréhensible que les passions des autres." disait Proust. Il faut peut-être aussi que nous comprenions qu'ils soient un peu moins passionnés par ce qui nous passionne, mais sans renoncer pour autant.

Je pense que les choses vont mieux quand, préalablement on a établi une relation et qu'on leur parle d'autre chose le jour où ils n'ont pas soif.

Mes propos paraîtront quelque peu sybillins à ceux qui enseignent dans de "bonnes classes" (s'il en reste encore) où le goût et le sens du savoir sont à peu près acquis...Je parle des établissements moyens ou difficiles où j'ai enseigné.

C'est aussi une réponse à Perceval qui me demandait s'il pouvait y avoir un terrain d'entente avec les "pédagogues honnêtes" . Réponse : oui sur les moyens; non sur les finalités.

JPB dit aussi quelque part : "Là où le Gascon ne peut y aller..."

On aura évidemment reconnu dans mes propos le vieux thème tant rebattu de la "motivation", tarte à la crème de la pédagogie, mais vrai problème.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2007

Hélène,

La culture a coexisté avec la barbarie; c'est un grand mystère et un scandale au sens biblique du terme que George Steiner a bien mis en lumière.(la préservation par les nazis du bosquet où Goethe aimait à se promener au milieu de ce camp de concentration en Allemagne.)

...Mais elle a aussi aidé à lutter. Je pense au rôle de cette reproduction de la toile de Georges de la Tour dont parle René Char et à ce que dit Geneviève Anthonioz de Gaulle de la poésie ce pain béni de sa mémoire d'écolière qu'elle grignotait à Ravensbrück en attendant l'aurore.

Une culture sans éthique ne vaut rien...C'est peut-être cela qu'il faudrait dire aux élèves.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2007

Je ne vois pas vraiment l'intéret, Christophe, de pousser des cris d'orfraie, d'ergoter sur l'emploi du mot "gaver" dans la phrase en question et de faire semblant de ne pas avoir compris ce que voulait dire Jean-Paul Brighelli, qui était pourtant clair et ne pouvait se prendre en mauvaise part d'aucune manière.
Il y a une vraie fringale de connaissances chez les enfants et ce sont eux qui demandent à être "gavés" de connaissances. Le terme convient parfaitement. Comme lorsqu'on dit :"Je me suis gavé de chocolat."C'est ce plaisir que Jean-Paul Brighelli évoquait.
C'est ce plaisir de connaître que les "pédagogistes" interdisent aux enfants, sous prétexte qu'eux-mêmes sont revenus de tout et estiment qu'ils ont été eux-mêmes bourrés de connaissances. Mais c'est un point de vue rétrospectif d'adultes blasés. Car les enfants pensent autrement. Mais l'enfant est le grand absent de la pensée des "pédagogistes", qui ne voient en lui que l'instrument de l'avènement de la société idéale. Les "pédagogistes" instrumentalisent l'enfant. Ce ne sont pas des humanistes.
Certes, l'appétit de savoir est plus évident à l'école primaire qu'au collège. Mais qui est-ce qui a eu l'idée saugrenue de maintenir à l'école jusqu'à 16 ans, contre leur gré, des adolescents qui brûlent d'entrer dans la vie "active"? Qui est-ce qui tempête contre toutes les solutions raisonnables? Encore les pédagos!

Ecrit par : Jean | 22 mars 2007

Mais on peut parfaitement satisfaire cet appétit réel et justifié de connaissances sans gaver qui que ce soit, Jean! Je suis comme vous, je m'y emploie, (ou du moins, j'essaie de m'y employer) tous les jours.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2007

Vous continuez à voir dans le terme "gaver", Christophe, une connotation négative qui n'y est absolument pas dans ce contexte!
D'ailleurs, même les "pédagogistes" ne l'emploient jamais. Ils disent que nous "enfournons les connaissances dans la tête des élèves comme dans un entonnoir", ou bien que nous les y "empilons". Si le terme "gaver" avait été à ce point chargé de connotations négatives, ne se seraient-ils pas jetés dessus?

Ecrit par : Jean | 22 mars 2007

Certes, l'appétit de savoir est plus évident à l'école primaire qu'au collège. Mais qui est-ce qui a eu l'idée saugrenue de maintenir à l'école jusqu'à 16 ans, contre leur gré, des adolescents qui brûlent d'entrer dans la vie "active"? Qui est-ce qui tempête contre toutes les solutions raisonnables? Encore les pédagos!

Ecrit par : Jean | 22 mars 2007

Entièrement d'accord.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2007

Oui Robin je suis d'accord: à tel point que je pratique le hors piste en allant chercher une réaction d'élève qui sert de levier pour discuter et , finalement, ouvrir des perspectives, tourner autour de la question initiale, etc... Mais il faut aussi se dire que , dans ce cas, boucler les programmes, c'est secondaire!
Pédagogue mais pas inhibé par le Saint Programme : ce n'est pas pour parler de mes vacances, de la dernière chanson de Charlotte G., etc...

Motiver, faire émerger le désir: oui, à condition, aussi, que l'enseignant soit motivé, animé par la passion de ce qu'il a à transmettre, qu'il le "transpire".

Quant à la violence, je la sens aussi dans les rapports de force de plus en plus prégnants avec l'administration: IA, Rectorat, Conseil Général, ...

Violence: expression d'une retenue qui lache: pourquoi?

Ecrit par : Lenny | 22 mars 2007

Certes, l'appétit de savoir est plus évident à l'école primaire qu'au collège. Mais qui est-ce qui a eu l'idée saugrenue de maintenir à l'école jusqu'à 16 ans, contre leur gré, des adolescents qui brûlent d'entrer dans la vie "active"? Qui est-ce qui tempête contre toutes les solutions raisonnables? Encore les pédagos!

Ecrit par : Jean | 22 mars 2007

Entièrement d'accord.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2007

...Surtout quand " les ânes qui n'ont pas soif " empêchent les autres de boire.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2007

Certes, l'appétit de savoir est plus évident à l'école primaire qu'au collège. Mais qui est-ce qui a eu l'idée saugrenue de maintenir à l'école jusqu'à 16 ans, contre leur gré, des adolescents qui brûlent d'entrer dans la vie "active"? Qui est-ce qui tempête contre toutes les solutions raisonnables? Encore les pédagos!

Ecrit par : Jean | 22 mars 2007

Entièrement d'accord.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2007

...Surtout quand " les ânes qui n'ont pas soif " empêchent les autres de boire.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2007

Bravo Jean!
Quel tabou! Mais n'oublions pas que nous sommes des "réacs fachos."

Ecrit par : Lenny | 22 mars 2007

"Bravo Jean!
Quel tabou! Mais n'oublions pas que nous sommes des "réacs fachos."


Chtit témoignage....
"Un petit bonjour,
mon fils sait lire et à du plaisir à aller à l'ecole,

///////////////////////////////////////////////////////////////////
je me demande quel aurait été le résultat si je n'avais pas pris en main avec léo et léa son apprentissage vu le départ catastrophique des premiers mois d'ecole septembre - octobre !
///////////////////////////////////////////////////////////////////

il s'amuse et il commence à comprendre les premières règles et est ai es :) ... mbp ... voilà ... pour vous tenir au courant et encoureager les parents a utiliser une autre méthode de lecture pour soutenir leurs enfants "


Posez-vous les bonnes questions SVP...
Pourquoi ils n'ont pas/plus soif ???????????

Merci pour eux .





"Je ne vois pas vraiment l'intéret, Christophe, de pousser des cris d'orfraie, d'ergoter sur l'emploi du mot "gaver" "

Moi je ne vois pas l'intérêt du "dialogue" avec ce petit trouducul?

Ecrit par : toto | 22 mars 2007

VIOLENCE ?

Bonjour à toutes et à tous,

Non à la violence gratuite exprimée à notre égard par quelques blogueurs d'ici qui préconisent entre autre choses de nous mettre direct à la poubelle ! (après le karsher, décidémment cela semble être dans l'esprit de quelques unsl'ordre naturel des choses).


Ceci n'est pas un spam, c'est juste de l'info venant de la part des socialistes de RAG 34 qui défendent leur candidate. Personne ne vous oblige à en prendre connaissance.Présidentielle oblige : laissez-nous, au moins le droit d'informer au nom du débat démocratique !

La lettre de Ségolène Royal aux enseignants

L´Etat sera demain le garant de la reconnaissance que vous attendez.

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Si je peux aujourd´hui m´adresser à vous, c´est à mes professeurs que je le dois, car c´est à l´école que j´ai été soutenue, encouragée, valorisée et que j´ai reçu le bagage qui m´a permis d´être une femme libre.

Lire la suite :

http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2007/03/22/la-lettre-de-segolene-royal-aux-enseignants.html


Forum associé : Lettre de Ségolène Royal aux enseignants :

"http://www.desirsdavenir.org/debats/list.php?260"

Nous vous respectons, respectez-nous !

Bien cordialement.

Les lolo's 34

Ecrit par : Les lolo's 34 | 22 mars 2007

Bijour Lolo, fraKK est-il toujours PS ?
est-il toujours le bras gauche de Ségo ?
est-il toujours dans L'EN ?

+ chtit témoignage, toujours valetsteph .

"Je viens vous donner des nouvelles de mon fiston :) alors quelques mois apres avoir suivi vos conseil ! Mon fils sait lire correctement, il aime l'école !

//////////////////////////////////////////////////////////////////////
son attitude a vraiment changé !
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nous continuons léo et léa et le livre d'exercice régulierement, il a des habitudes de travail de 20 minutes tous les soirs, et surtout il a confiance en lui ( il avait perdu enormement a cause de sa situation d'echec )
MERCI A VOUS "

Merci pour eux ...

Ecrit par : toto | 22 mars 2007

Charlie a gagné. Relaxé. Nous sommes encore en démocratie. Pour combien de temps?

Les lolo's 34, vous demandez pas un minimum de civilité de la part de certains des intervenants de ce blog? Je crains que ça ne soit au dessus de leur force.

""Je ne vois pas vraiment l'intéret, Christophe, de pousser des cris d'orfraie, d'ergoter sur l'emploi du mot "gaver" "

Moi je ne vois pas l'intérêt du "dialogue" avec ce petit trouducul?"

Ecrit par : toto | 22 mars 2007

Allons, toto, vous baissez! Ressaisissez-vous, que diable! Vous pouvez être beaucoup plus vulgaire et grossier que dans ce dernier message! Je trouve ça un peu décevant.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2007

Merci, les lolo's 34, de nous avoir communiqué les premières lignes de la lettre de Madame Royal aux enseignants.

Cela nous permet de constater que Madame Royal est aussi nulle à l'écrit qu'à l'oral. On a autant de mal à continuer à la lire qu'on en a à continuer à l'écouter parler.
Les quatre lignes que vous nous proposez sont incohérentes: en quoi en effet , ses professeurs ont-ils "encouragé, soutenu, valorisé" Madame Royal quand elle était élève pour qu'elle s'adresse à nous maintenant? Avaient-ils la prémonition miraculeuse d'un putatif destin national? Et puis elle n'a pas dit trois mots que son discours est déjà idéologique. Car l'école doit "encourager, soutenir, valoriser", ce que, évidemment, chers collègues, nous ne faisons pas! C'est à croire que cette lettre aux enseignants a été rédigée par Frackowiak! Remarquons aussi que l'école lui a donné, non pas l'instruction, la culture, mais le "bagage nécessaire pour être une femme libre" [ici, trémolos obligatoires!]. Ce "bagage", c'est la "citoyenneté", celle de "L'Ecole ou la Guerre civile". On est d'emblée dans le "politiquement -pédagogistement correct"!
Continuez donc, les lolo's34, à nous communiquer les textes de Madame Royal. Mais permettez-nous, puisqu'il y a bataille pour la présidentielle, de donner notre avis et de combattre, si c'est notre avis, cette candidature.
Ce qu'il y a d'ailleurs de bien pratique pour ceux qui ne souhaitent pas la victoire de Madame Royal, c'est qu'il suffit de la laisser parler pour qu'elle perde des voix.

Ecrit par : Jean | 22 mars 2007

Je rentre de voyage et je trouve une note du réalisateur de l'émission à laquelle faisait allusion ma Note ci-dessus.

"J'aimerais aussi élargir ma recherche de témoins vers les agressions des élèves entre eux, l'auto-agression, les dégradations de matériel et de locaux, les “happy slappings“, l'influence socio-religieuse dans l'attitude des jeunes, les liens entre les cités et les établissements, les faits d'incivilités ou de violence en milieux ruraux...
Ces témoignages peuvent être adressés directement sur mon mail :
[email protected]

Merci pour lui…
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 mars 2007

Bonjour à tous,

Je lis assez régulièrement et avec le plus grand intérêt votre blog depuis plus d’un an. Je ne suis qu’un obscur certifié de construction mécanique (en bref pour les littéraires : dessin technique par ordinateur et mécanique théorique) et j’enseigne en lycée technique après diverses expériences professionnelles à l’étranger et en entreprise.
Je n’ai jamais pris la parole dans vos colonnes, je n’ai ni votre culture, ni vos références littéraires, ni vos connaissances théoriques des diverses méthodes pédagogiques. Mon modeste savoir-faire s’est forgé expérimentalement sur le terrain. J’ai été formé à l’ENSET dans les années 80, le cursus y était totalement universitaire (en dehors d’un stage de 3 mois à temps très partiel en lycée). Je n’ai donc reçu aucune formation pédagogique.

A ma grande honte (bof, je vis pas trop mal avec ...), j’ai choisi ce métier non par vocation mais seulement parce que la scolarité est salariée à l’ENS ... Je suis enseignant pour gagner honnêtement ma vie et faute, hélas, de fortune de famille ! Au total, je n’ai pas le sentiment de réussir moins bien (ni de travailler moins ...) que bien de mes collègues qui prétendent être au service d’une grande cause.

Par avance, je vous prie de m’excuser si je suis un peu hors sujet par rapport au fil de la semaine et si je suis un peu long, mais les sans-grades lorsqu’ils prennent la parole ont des années de rancoeur à évacuer !
(A la relecture ça été encore plus long que prévu donc double dose d’excuses.)

C’est par un clin d’oeil que je débute : j’ai écouté l’entretien radiophonique entre M. Brighelli et M. Mérieux. J’ai eu à subir les délires bien-pensants et angéliques de ce dernier lors de conférences (qui m’étaient ... imposées) à Vénissieux dans les années où les Minguettes et Vaux en Velin brûlaient. Je me permets de corriger un des premiers propos de M. Brighelli. La probabilité d’assister à un débat entre des hommes du néolithique sur l’avenir de la sigillée est par essence faible puisque celle-ci a été découverte en Grèce au 3ème siècle avant JC et introduite par la suite dans le monde romain. L’étymologie du mot fait référence au latin sigillum (je renvoie les lecteurs à Tintin et au fameux sigillographe du Sceptre d’Ottokar) puisque les potiers signaient souvent de leur nom (ou de leur poinçon) leur production.

Plus sérieusement, je regrette que dans vos colonnes on évoque si peu la situation de l’enseignement technique (à ne surtout pas confondre avec l’enseignement professionnel) : il est en déconfiture avancée !
Ce type de scolarité (pour lequel je n’avais que mépris lorsque, adolescent, je suivais la voie royale C qui m’était présentée comme la seule qui vaille) aurait pu continuer à servir de système de promotion sociale s’il n’avait été détruit par une combinaison durable de malédictions.

Pour ceux d’entre-vous qui fréquentent les lycées classiques, la filière technologique comprend les bacs STI (filières industrielles très anciennement F) et STG (filière tertiaires anciennement STT et il y a très longtemps G). Ces bacs ne sont pas professionnalisant et doivent être suivis d’un BTS ou d’un DUT pour s’intégrer au marché de l’emploi. Je ne parlerai que des STI faute de bien connaître les STG (mais c’est semble-t-il encore pire).

1 De l’image du lycée technique :

En fin de collège les « copsy » et autre CIO véhiculent un message clair : c’est pour les nuls (les super nuls vont en BEP). Ils sont largement encouragés dans cette démarche par les chefs d’établissement des lycées classiques (de centre ville) qui veulent trier leur clientèle en seconde. Ils n’hésitent d’ailleurs pas à se séparer en fin de seconde de moult brebis égarées et à nous les envoyer : « T’es vraiment trop mauvais pour rester ici, mais y’a de la place en STI chez nos voisins ». Le fait de n’avoir pas suivi les options de détermination en rapport n’est, dans ce cas, pas jugé comme un handicap.

Les médias et l’inconscient collectif (pas celui de Jung, celui de la rumeur) amplifient le phénomène de manière récurrente. Le monde technologique, c’est sale, ça pue, on est en bleu de travail, c’est pour les ouvriers, de toute façon y’aura bientôt plus d’usines en France, en plus au lycée technique, c’est là qu’on met les arabes ! S’il faut arbitrer la rénovation d’un établissement, les régions choisissent en général un lycée classique, le plus souvent sans mauvaise intention, seulement parce que c’est beaucoup moins coûteux (pas d’ateliers et de labos) et aussi (mais là peut-être suis-je perfide ?) parce qu’il y a plus de voix à gagner chez les bobos que dans les milieux modestes.

La conséquence est simple : la qualité et la quantité du recrutement baisse de manière irrémédiable au cours du temps et donc l’attractivité de la filière. C’est un cercle vicieux classique.
Dans un passé pas si lointain, sans doute les années 90, après un bac STI et un BTS on avait accès à un emploi réellement qualifié avec de vraies possibilités d’évolution dans l’entreprise en fonction de son mérite et de sa valeur personnelle (mais là je me lâche et deviens vulgaire ...). Ces diplômes ont été dramatiquement déqualifiés par la baisse continue du niveau. Certains avancent le rôle du chômage dans cette évolution, il était déjà aux environs de 10 % à cette époque, ce me semble donc peu déterminant.

2 De la notation et du processus d’orientation :

Nous avons été bien involontairement complices de la dégradation de notre image par un effet pervers. Pour tenter de rétablir l’attractivité de la filière, et sous l’aimable pression de nos supérieurs, l’évaluation des élèves en cours d’année est devenue de plus en plus laxiste au cours du temps.

De ce fait, le lycée technologique a subi avec une plus grande force, vu son public, la mesure confiant aux familles le choix du passage de première en terminale quelque soit l’avis du conseil de classe. De très nombreux élèves (qui sont tout sauf des abrutis) ont parfaitement compris que la 1ère n’était plus une propédeutique au bac mais un lieu de villégiature plaisant. Régulièrement ils accèdent en terminale avec des moyennes inférieures à 6 ou 7 sur 20 alors que la notation est plus que généreuses. Les prérequis élémentaires ne sont pas acquis, et c’est fort dépourvus que ceux-ci se présentent au bac après avoir regardé passer les trains en terminale.

Qu’à cela ne tienne, à toute difficulté notre système sait répondre. Et là, l’affichage du taux de 80% de réussite a joué son rôle. Ce n’est plus « l’amicale incitation » que j’évoquais précédemment, mais une injonction forte de nos IPR qui a résolu le problème : ils se déplacent régulièrement pour vérifier notre zèle lors de la correction des copies de bac. Gare aux fauteurs de troubles, il suffit en général d’évoquer incidemment une future visite de courtoisie l’année suivante pour que tous rentrent dans le rang !

En complément le discours louable, mais lénifiant lorsqu’il est mal compris, « plus un élève ne doit sortir du système sans un diplôme » a conduit les jurys à donner le bac à tous les redoublants. Je me répète, nos élèves ont parfaitement analysé les failles du système et savent en jouer mieux que quiconque ! Ils viennent pour la plupart de milieux défavorisés et connaissent la musique sociale pour la voir pratiquer par leur famille dans le maquis des dispositifs d’aide et d’insertion, d’association d’assistance etc.

Dans ce contexte, j’ai un peu déraillé avant-hier en conseil de classe de première. On y a prononcé 5 exclusions temporaires, 12 avertissements pour travail insuffisant ou comportement intolérable, un conseil de discipline et je sais que tous ces élèves passeront en terminale. Je me suis un peu (!) fâché parce que les élèves « normaux » venant pour la plupart de milieux modestes ne sont plus en situation d’étudier dans des conditions décentes et que ça, c’est la pire des injustices !

On pourrait aussi parler des trop fameuses commissions d’appel en fin de seconde. Des parents éplorés, soutenus par des associations bienveillantes et deux ou trois profs idéologues encartés plaident la cause de leur rejeton. « Bien sûr qu’il est nul, et en plus odieux. Mais d’un autre côté c’est à cause de la misère sociale (ce qui est souvent vrai). Donc pourquoi ne pourrait-il pas passer en classe supérieure puisque son niveau déplorable n’est que la conséquence de faits externes à lui-même ? ». Naturellement, ils obtiennent satisfaction.

Juste pour vous détendre : l’épreuve théorique de construction au bac STI dure 6 heures (comme à l’agreg) et le sujet fait en général 30 pages (authentique à télécharger sur www.cnr-cmao.ens-cachan.fr). L’honneur est sauf, l’illusion parfaite pour les naïfs.

Bon, nous voilà donc tous titulaires du précieux sésame, à nous les études supérieures !

3 De nos réflexes corporatistes et de leurs conséquences :

Un a parte : pour la première fois de ma carrière, j’enseigne aussi en BTS cette année. Insigne honneur pour le vilain petit canard qui a fait son coming-out depuis bien longtemps et osé assumer un vote au centre droit subissant ainsi l’opprobre généralisée d’une salle des profs scandalisée ... Faut être honnête, sur ce sujet non plus, c’est plus ce que c’était, les temps changent même chez les profs ! Je le regrette un peu c’est moins distrayant.

Revenons à la situation en STS. Je passerai sous un silence pudique la situation des 5 ou 6 étudiants (sur 26) qui semblent venir d’une planète lointaine, ne maîtrisent pas les connaissances élémentaires et plafonnent, par charité, aux environs de 5/20 dans la plupart des matières. Je ne me complaindrai pas sur le gâchis de ressources publiques (aye mes impôts) que représente ce séjour durant 3 ans dans nos murs (et oui, ils redoublent !) et ne pourrai que louer la raison qui veut que, finalement, on ne leur donne pas le BTS. Je ne regretterai pas que ces étudiants n’apprennent finalement à peu près rien faute de comprendre de quoi il retourne.

Mais j’affirme que je suis un peu responsable (et ... pas fier) de ne me pas m’être insurgé et d’avoir laissé s’ouvrir sans protester tant de BTS qu’il y a aujourd’hui plus de places dans ces sections que d’élèves en situation d’y aller. La prétendue sélection sur dossier n’existe plus depuis longtemps. Il faut bien éviter la fermeture de sections faute d’effectifs et ce pour « sauver les postes ». Souvent c’est pour des raisons idéologiques ou bien parce qu’on a un bon pote qui sera touché par la carte scolaire. D’ailleurs, tout est réglé, on accueille désormais en STS les titulaires d’un bac professionnel qui, s’ils ont en général un bon niveau de pratique professionnelle, sont totalement démunis en enseignement scientifique et général. C’est dénaturer ce diplôme qui a été créé pour être terminal et proposer au marché de l’emploi de vrais professionnels, compagnons qualifiés. Il va de soi que les meilleurs ont leur place en STS mais pour la plupart c’est les conduire à la désillusion et à l’échec alors qu’ils ont un métier en main ! Il arrive même qu’en désespoir de cause des élèves NON titulaires du bac soient reçus. Lorsque les collègues font la fine bouche, tout s’arrange en septembre le rectorat impose de nouveaux étudiants : « Votre potentiel d’accueil est de 24, votre effectif de 22, vous ne pouvez pas refuser ces nouveaux arrivants quelque soit leur niveau ».

Je vous laisse juge de ma perplexité lorsqu’hier le conseil de classe de terminale glosait longuement afin de décider s’il fallait attribuer à tel ou tel l’avis « réservé » ou « assez favorable » pour son dossier de demande de STS sachant que tous seraient finalement intégrés ici ou là !

La situation est encore plus odieuse en IUT. A nouveau pour préserver les effectifs, on y reçoit désormais tout élève de STI quelque soit son niveau (ou presque). Afin de maintenir un niveau décent, la pratique consiste à virer les plus mauvais en fin (voire en cours) de première année, libre à eux, après avoir perdu un an, de trouver une STS qui les récupère !

4 De la dérive d’une société qui a laissé faire :

Oui, je suis un peu vieux con moralisateur et j’assume ! Je ne m’habitue pas à voir arriver des ados qui ont un niveau de compréhension de la langue extraordinairement bas. Je vous rassure, dans ces lignes, je fais de mon mieux, dans mes classes j’ai depuis longtemps banni les propositions circonstancielles et les mots de plus de deux syllabes !
Je sais que vous, instits ou profs de collèges, vous n’êtes pas entièrement responsables (en tout cas pas plus que moi …). Mais depuis un ou deux ans c’est vraiment devenu critique, pour certains, ils comprennent moins bien le français que ma nièce de 6 ans. Les mots « donc » et « parce que » n’évoquent rien de particulier, si ce n’est qu’ils font partie du vocabulaire des profs et qu’il est de bon ton de les employer de temps en temps.

N’étant pas irréprochable sur le sujet, je n’aborderai pas le thème de l’orthographe. D’ailleurs dans le contexte, c’est devenu le cadet de mes soucis depuis de nombreuses années.

J’ai surveillé le bac blanc de français et suis resté perplexe sur le sujet « Expliquez la différence entre le je narratif et le moi autobiographique ». Juste, je ne me moquerai pas de mes collèges prof de lettre qui doivent aussi avoir des IPR …Évidemment la littérature c’est utile, c’est bien (au sens moral !) et tout et tout. Mais moi, j’aimerais juste que vous leur appreniez d’abord à parler vaguement français. Pas pour le plaisir, mais parce que j’en ai besoin pour leur apprendre la méca, et qu’accessoirement ça peut être utile dans la vie.

Je ne sais pas d’où est venu le rayon de la mort. En tout cas de très nombreux élèves de 16 à 20 ans sont dans l’incapacité physique (biologique ?) de se concentrer durant plus d’une minute. Il arrive à certains de poser une question et de retourner vaquer à leurs occupations sans écouter la réponse, sans doute ont-ils déjà oublié qu’ils avaient une attente. Beaucoup ressentent une réelle gène s’ils doivent rester assis plus de trente minutes.

Globalement, mes élèves sont plutôt sympas et courtois avec moi. Lorsque je les interroge sur leur absence totale de travail, ils la reconnaissent bien volontiers. Leur niveau d’expression étant pour le moins limité il m’est difficile de saisir les raisons de leur totale démotivation. On ne peut même pas dire qu’ils soient dans un « no future » néo punk. Ils continuent d’avoir des rêves, des aspirations mais espèrent qu’un deus ex machina interviendra au moment fatidique pour les faire aboutir. Ils sont là, posés, en attendant Godot.

Longtemps, j’ai utilisé la pression de relations affectives pour les amener à produire le super minimum syndical. Cette année, ça ne marche même plus, ils me répondent (… en substance naturellement) qu’ils sont désolés de me décevoir, qu’ils comprennent bien ma souffrance de les voir dériver sans réagir, qu’ils perçoivent mon empathie à leur égard et m’en remercient mais que travailler c’est trop dur, la méca c’est trop chiant (faut dire …). Parfois, ils décident de travailler et après dix minutes ils abandonnent. De toute façon, ils sont dépassés par l’ampleur de la tâche, la nécessité de retrouver leurs cours au milieu du foutoir qui leur sert de cartable. C’est même pas une bonne dépression nerveuse au sens pathologique du terme juste un laisser aller permanent érigé en mode de fonctionnement. On ne peut pas dire qu’ils soient tristes, ils se marrent bien et à travers onomatopées et borborygmes semblent même communiquer dans une novlangue qui m’échappe …

On ajoute à ce tableau clinique une consommation considérable de stupéfiants et d’alcool. Je suis haineux à l’endroit de ce petit milieu très Canal + qui présente le shit comme une drogue douce un mode de vie sans lequel on ne saurait être qu’un ringard. Évidemment, lorsqu’on est adulte, intégré socialement, normalement équilibré, un pétard de temps en temps est aussi indifférent qu’un verre de bon vin ou un whisky single malt. Mais ce discours est trop sophistiqué pour mes clients, ils n’en retiennent qu’une chose : t’es trop tarte si tu ne fumes pas et ne picoles pas. Comme c’est plutôt agréable d’être défoncé ou bourré inutile de vous dire dans quel état ils se pointent en cours. Dans mon établissement j’estime à 20 ou 25 % les élèves en SURconsommation. Bouillie de star’ac ou de jeux vidéo dans une tête embrumée de psychotropes …mauvaise limonade.

Pour tout arranger, l'absentéisme sait être parfois extraordinaire : 60 heures en un trimestre hors raisons médicales n’est pas rare. Et bien entendu aucun moyen de pression sur quiconque.

5 Des méthodes pédagogiques :

Ah ! là, je sais que ça risque de vous plaire. Vous vous plaignez sur ce blog, instit, profs de lettre ou de maths du pédagogisme roi. Vous et votre hiérarchie êtes pourtant dans la rubrique « amateurs » sur le sujet. Venez assister à nos grand messes animées par les IPR ou leurs fidèles zélateurs (et porteurs de serviette), vous découvrirez que de grands pas en avant vers l’abîme sont encore possibles dans vos disciplines ! M. Brighelli vous moquez souvent M. Mérieux pour n’avoir jamais réussi l’agreg. Là non plus, nous ne jouons pas dans la même catégorie, mon IPR n’a pas le bac ... Le précèdent s’est fait jeter de l’IUT à la suite d’une grève étudiante contre lui menée ... Je ne parle même pas de ceux qui écorchent allègrement (c’est marrant, mais quand j’écris ce mot je pense à quelqu’un ?) l’orthographe ou la syntaxe dans leurs rapports.

Bon, tout ça, détails. Abordons, un peu le règne de « la pédagogie inductive », la seule à avoir droit de cité chez nous. Pour les plus ignares, c’est très simple : il s’agit juste de procéder tout à l’envers. Dans un premier temps, interdit de faire un cours, on commence tout enseignement par un TP. Les élèves en groupes de 3 à 5 suivent un document (en général ultra long parce qu’il faut bien donner toutes les consignes) et réalisent une expérience en autonomie (dans le vocabulaire consacré une « activité », sur ce coup j’pense toujours à la MJC de mon enfance). A partir des résultats, ils pressentent des conclusions théoriques générales qui peuvent être extrapolées sous la forme de lois ou de théorèmes : une connaissance découverte « s’approprie » aisément (en tout cas ... on le dit). En général, il ne s’agit rien moins que de redécouvrir vite fait la théorie de la gravitation, le principe fondamental de la dynamique, ou les équations de la cinématique du point : les scientifiques du XVIII et XIXème étaient des nains. Par la suite, le prof fait une « synthèse » des illuminations de nos futurs génies en culotte pas si courtes (en moyenne 2 ans de retard).

Dans la pratique, c’est un peu différent. Le matériel de TP est coûteux (et contrairement à la légende, nous sommes assez bien pourvus). Il n’est donc pas possible que les élèves travaillent simultanément sur le même TP. Dans une même séance, 3 ou 4 groupes réalisent donc des travaux sur des thèmes et des matériels distincts. Dans les semaines qui suivent, on tourne.
Au regard de mes propos précédents sur la clientèle (et son état) je vous laisse deviner l’ambiance. Admettons que par un charisme éblouissant (ou au choix : des cris, des menaces de sanctions, ou des exclusions de cours) le niveau sonore reste acceptable, vous imaginez aisément la portée et l’ambition de la réflexion de nos élèves. Dans un bon cas, ils réalisent le TP : pas de souci, il suffit de suivre le mode d’emploi : tourne le bouton 4, recopie les lignes 12 à 15 dans la case ad’hoc, clique ici ou là sur le PC.
Question induction ... faut voir. On fait tracer une courbe qui s’avère être une droite, ils ne savent pas que ça annonce une relation de proportionnalité entre des grandeurs et d’ailleurs ne connaissent que la grande magie du « produit en croix ». Quant à calculer le coefficient directeur afin de le mettre en rapport avec une autre grandeur expérimentale pas besoin de vous expliquer ! Si tout va bien, dans chaque groupe, on en trouve toujours un qui se dévoue et bricole gentiment, les autres recopient une réponse par ci par là et rêvassent ou planent sagement en attendant la sonnerie. Pour ce qui est des conclusions faut en général repasser ! Notons qu’il est interdit de noter les TP pour motiver les troupes puisque « c’est une phase d’acquisition de connaissances et qu’on n’évalue pas un athlète à l’entraînement » !

Vous connaissez tous bien le niveau de lecture et d’expression de nos bambins. Vous pouvez donc mesurer la pertinence d’une méthode qui consiste à leur donner 15 pages à feuilleter pour y trouver l’info permettant d’avancer. Compte tenu de leur extrême motivation vous pouvez facilement imaginer avec quel empressement ils s’y livrent. Concrètement, si on veut que ça tourne vaguement, il faut une doc à suivre linéairement avec un mode d’emploi type recette de cuisine. J’encourage les élèves (même en BTS ...) à cocher en rouge la ligne de consigne qu’ils sont en train de lire. Sinon régulièrement, ils sautent une page ou reviennent une page en arrière et du coup, la manip ou le logiciel fonctionnent souvent moins bien !

Nos IPR ont perçus (récemment d’ailleurs) une difficulté : du fait de la rotation des TP, les séances salvatrices de synthèses sont parfois très éloignées dans le temps de la pratique expérimentales (surtout en cas de vacances scolaires en cours de cycle). La solution est simple : il suffit que tous les élèves travaillent sur le même thème (nommé pompeusement centre d’intérêt, t’imagine ce que ça les intéresse, déjà moi ...) à partir de matériels distincts. La synthèse pourra être réalisée directement derrière le TP. Seul léger handicap (mais que pour le prof donc ...) il faut juste multiplier par 4 ou 5 le nombre de préparations sur chaque sujet. Pour info une doc de TP c’est en général 10 ou 12 pages de papier. Pour tout arranger pas de bouquins dans nos matières et des matériels différents d’un lycée à l’autre donc pas (ou très peu) de possibilité de mutualisation des ressources.

L’injonction la plus récente est l’utilisation de « l’hypermedia ». Il s’agit d’un logiciel (développé par des copains de nos IG et à format propriétaire) qui permet d’intégrer toute la doc, les infos, les consignes, les fichiers, les documents réponses etc. dans un gros truc. A coup de liens internes « l’élève navigue librement, dans une démarche individuelle d’autoformation » qui a, de plus, le mérite d’être « no paper » et donc écologiquement correcte.
Lorsque j’évoquai (à mi mots, je ne suis pas suicidaire) qu’il était délicat de zaper d’une page écran à l’autre en mémorisant les contenus, ou de suivre le mode d’emploi d’un logiciel en basculant d’un écran à l’autre on m’a renvoyé jouer aux billes. Pris d’un accès de courage je demande alors à mon IPR et à un de ses thuriféraires si lorsqu’ils ont pris connaissance du dernier référentiel du BTS Elec après la réforme ils ont lu le document à l’écran ou l’ont imprimé avant usage. Faut dire que je mets la barre très haut sur le coup : 80 pages de délire, il a fallu que je m’y reprenne à deux fois pour découvrir comment s’appelait désormais ma matière donc quels étaient les points qui me concernaient. La réponse laconique et condescendante m’a ramené à une triviale réalité : « Nous l’avons imprimé ! Mais vous et moi ne sommes pas né à l’époque de l’Internet et du PC. Pour les jeunes tout est facile, ils ont grandi avec ! » Cette fois rien à répondre : je suis vieux et tout espoir est vain. Accessoirement, j’ai passé 10 h par jour pendant des années devant un PC pour faire du développement mais j’ai commencé trop tard ça ne m’a pas vacciné. Dans les faits, les mômes se servent du logiciel intégrateur comme d’une console de jeu passent d’un écran à l’autre en regardant vaguement une belle image ou une vidéo. Les clics frénétiques les mènent ici ou là aléatoirement et le temps passe gentiment circulez, y’a rien à voir.

Est-il besoin de dire qu’aucune évaluation sérieuse de ces méthodes pédagogiques n’a jamais été réalisée ? Sans craindre la vindicte hiérarchique, j’ai longtemps résisté. J’ai le souvenir, d’une inspection à la fin de laquelle il m’a été reproché de « tirer les élèves vers le haut » et d’avoir une lecture trop ambitieuse, trop théorique du référentiel. « Le pire c’est qu’ils semblent vous suivre et réussir dans cette démarche. Vous n’êtes pas face à des élèves de S mais de STI. Ils sont destinés à des études sup courtes et vous leur donnez de faux espoirs en leur laissant croire par votre formation qu’ils seront un jour autre chose que des ouvriers …». J’ai bu (vite fait) ma honte (avec une petite cote au comptoir) ! Un été passe et je suis convoqué par le même IPR à une réunion de debriefing après le bac. Sont présentées et commentées les moyennes des notes obtenues par les candidats et ce par établissement. Quelques bons points sont distribués, quelques remarques désobligeantes sur notre excessive sévérité dispensées. Notre conférencier se fige quelques instants et me regarde avant de me foudroyer : « Je le dis pour tous, ces résultats sont à examiner avec circonspection. Certains enseignants obtiennent avec leur classe des résultats largement supérieurs à la moyenne, mais on ne doit pas en tenir compte : ils n’utilisent pas les méthodes pédagogiques recommandées ! ». Et oui, dans ce cas y’a triche … mes élèves avaient obtenus 3 points de plus que la moyenne académique !

Au total, en laissant se liquéfier l’enseignement technique on a privé une partie de la population d’une formation qui permettait d’accéder à un boulot de technicien c'est-à-dire à une profession intermédiaire. Tous ces gens étaient généralement issus de milieux qui ne prédisposent a priori pas à suivre des études longues, conceptuelles et théoriques. Une école fonctionnant idéalement (et c’est loin d’être le cas) ne peut pas tout rattraper. Même si c’est terriblement injuste rien ne remplace une culture familiale qui vous fait vivre au milieu des livres, de la musique, du cinéma d’auteurs, de conversations ne tournant pas exclusivement autour du foot ou du tiercé. Marginalement, les plus forts peuvent franchir cette barrière, mais j’ai, face au réel, remballé mes utopies. Il restait une voie, celle de la filière technologique, celle qui en deux générations pouvait faire passer des quartiers aux beaux quartiers ! Elle a été assassinée par négligence, excès de bons sentiments, slogans remplaçant l’action, idéologie sectaire et poussiéreuse etc. Je suis exaspéré parce que c’était la voie des humbles mais qu’elle représentait un réel espoir pour des personnes mais aussi pour une société !

Un jour je vous parlerai de la violence parce que c’était le sujet du jour mais j’ai plus le goût d’écrire et je ne veux pas plomber l’ambiance plus que je ne l’ai déjà fait si vous avez eu le courage de me lire jusqu’au bout !

Je suis tout vide, je n’ai plus de certitudes, ni même d’idées pour que notre système scolaire (notre pays ?) revienne à la raison. Ne me dénoncez pas, après les élections je ne veux en aucun cas devenir ministre de l’EN, je ne saurais pas par quel bout on attrape un mammouth avant de le ficeler … La seule chose qui me reste à proposer, c’est un slogan de campagne valable pour la plupart de nos candidats : « La farce tranquille ».

Ecrit par : Zorglub | 22 mars 2007

Amis brighelliens,

Pour votre connaissance dans le Monde à paraître, demain vendredi 23 mars 2007 .

L'article de JP BRIGHELLI évoque les violences scolaires.

Ici P . Meirieu, celles de la télévision .

Quelques idées que je partage ...pour le reste !



L'école face à la barbarie consommatrice, par Philippe Meirieu

En France, les débats éducatifs sont trop souvent réduits aux débats sur l'école. Certes, notre histoire y invite : aucun pays plus que le nôtre ne s'est construit avec et sur son système scolaire. Et si nous ne restaurons pas l'espérance dans une institution aujourd'hui largement réduite à une gare de triage, nous devrons faire face, en même temps, à l'explosion de la jeunesse et à la dépression des professeurs.

Quand le fatalisme triomphe et que le découragement s'impose chez ceux qui incarnent l'avenir, il y a de quoi s'inquiéter... Réjouissons-nous donc que la campagne électorale fasse une place aux problèmes scolaires.

Pour autant, nous n'en sommes pas quittes. Le symptôme est là qui insiste et bégaye : inquiétudes sur la baisse de niveau, interrogations sur l'autorité, polémiques sur les responsabilités réciproques des professeurs et des parents, épouvante devant des actes de violence qui échappent à l'entendement. C'est que la question scolaire ne peut être pensée indépendamment de l'organisation même de notre société et, plus précisément, du statut que cette société donne à l'enfance.

Nous sommes face à un phénomène complètement inédit : le caprice, qui n'était qu'une étape du développement individuel de l'enfant, est devenu le principe organisateur de notre développement collectif. Nous savons, en effet, que l'enfant passe toujours par une phase où, installé dans la toute-puissance, il croit pouvoir commander aux êtres et aux choses. Qu'on parle de narcissisme initial ou d'égocentrisme infantile, on souligne toujours le même phénomène : l'enfant, empêtré dans des désirs qu'il ne sait encore ni nommer ni inscrire dans une rencontre avec autrui, est tenté par le passage à l'acte.

L'éducateur devra donc l'accompagner, lui apprendre à ne pas réagir tout de suite par la violence ou la fuite en avant... Pour prendre le temps de s'interroger, d'anticiper, de réfléchir, de métaboliser ses pulsions, de construire sa volonté.

Affaire de pédagogie.

On ne sort pas de l'infantile tout seul : on a besoin de s'inscrire dans des configurations sociales qui donnent sens à l'attente et permettent d'entrevoir, dans les frustrations inévitables, des promesses de satisfactions futures. Affaire jamais bouclée : l'infantile nous talonne dans la maturité et la tentation reste grande, à tous les âges de la vie, d'abolir l'altérité pour se réinstaller, ne serait-ce qu'un moment, sur le trône du tyran.

Aujourd'hui, la machinerie sociale tout entière, loin de fournir des points d'appui à l'enfant pour se dégager de l'infantile, répercute à l'infini le principe dont l'éducation doit justement lui apprendre à se dégager : "Tes pulsions sont des ordres."

Ainsi "la pulsion d'achat" devient-elle le moteur de notre développement économique. La publicité court-circuite toute réflexion et exalte le passage à l'acte immédiat. La télévision zappe plus vite que les téléspectateurs pour les scotcher à l'écran et les empêcher de passer sur une autre chaîne. Le téléphone portable réduit les relations humaines à la gestion de l'injonction immédiate. Tout susurre à l'oreille des enfants et adolescents : "Maintenant, tout de suite, à n'importe quel prix..."


Il ne faut pas s'étonner, dans ces conditions, qu'il soit devenu plus difficile d'éduquer aujourd'hui : les parents savent l'énergie qu'il faut dépenser pour contrecarrer l'emprise des modes, des marques, des stéréotypes imposés par les "radios jeunes" et répercutés par les médias. Les professeurs constatent, au quotidien, la difficulté de construire des espaces de travail effectif, de permettre la concentration, de former à la maîtrise de soi et à l'investissement dans une tâche. Ils voient leurs élèves arriver en classe avec une télécommande greffée au cerveau, un phallus high-tech qui dynamite tous les rituels scolaires qu'ils peinent à mettre en place.

La préoccupation principale des enseignants - ce qui les épuise aujourd'hui - est de faire baisser la tension pour favoriser l'attention. Et le malaise est là : moins dans le niveau qui baisse que dans la tension qui monte.


Face à ce déferlement de l'infantile, la pensée magique fait des ravages : restaurer l'autorité, changer les méthodes de lecture et apprendre les quatre opérations dès le cours préparatoire sont présentés comme des moyens de sauver les lettres et la République !

Triomphe de la prescription technocratique quand il faudrait créer obstinément des situations pédagogiques où l'enfant découvre, dans l'action, que la jouissance de l'instant est mortifère et qu'il n'y a de désir possible que dans la construction de la temporalité.

Mais, face à cette modernité qui produit les moyens de la barbarie, la pensée totalitaire avance aussi sournoisement.

Elle se nourrit de la peur et se déploie toujours selon la même logique : dépister, le plus précocement possible, les déviances individuelles, les circonvenir en isolant et médicalisant tous les "troubles", typologiser, classer et séparer les individus, les assujettir à une logique de service contrôlée par des officines privées.

Triomphe d'une normalisation soft, plébiscitée par l'individualisme libéral, quand il faudrait, au contraire, déverrouiller les destins en faisant circuler de la parole, en permettant aux sujets de se mettre en jeu sur des projets improbables, de rencontrer des occasions de s'impliquer et de fabriquer du collectif.

Ainsi, parce que la crise de l'école renvoie à des enjeux fondamentaux, on n'y mettra pas un terme par des mesures techniques circonscrites. C'est la crise de l'éducation qu'il faut traiter, en posant des questions qui restent encore très largement occultées : peut-on continuer à considérer l'enfant comme un prescripteur d'achat, un public captif pour la publicité ? Ne faut-il pas prendre au sérieux, enfin, la question des médias - et, en particulier, de l'audiovisuel - en faisant valoir que leur liberté d'expression s'exerce dans une démocratie et doit s'accompagner d'un devoir d'éducation ? Ne faut-il pas repenser la gestion du temps de l'enfance en relâchant, au moins partiellement, la pression évaluative ?

Ne faut-il mettre en place une relance de l'éducation populaire pour faire pièce à la frénésie consommatrice en matière de loisirs et de culture ?

Ne faut-il pas, enfin, faire du soutien à la parentalité une priorité politique, en cessant de considérer les parents en difficulté comme des délinquants ou des malades mentaux ?

Bien sûr, l'école devra prendre sa place dans ces dispositifs : en s'interrogeant sur la manière de lutter contre les coagulations d'élèves qui tiennent aujourd'hui lieu de "classes"..., en structurant des groupes de travail exigeants où chacun ait une place et ne soit pas tenté de prendre toute la place..., en articulant une pédagogie de la découverte, qui donne sens aux savoirs, et une pédagogie de la formalisation rigoureuse, qui permette de se les approprier..., en développant une véritable éducation artistique, physique et sportive qui aide chacun à passer de la gesticulation au geste..., en vectorisant le temps scolaire par une "pédagogie du chef-d'oeuvre", pour que chacun puisse s'inscrire dans un projet et cesse d'exiger tout, tout de suite, tout le temps.

Tous les niveaux de l'école et toutes les disciplines scolaires peuvent et doivent s'impliquer dans cette entreprise. Comme tous les acteurs sociaux. En imaginant et en mettant en oeuvre des projets éducatifs capables de faire contrepoids, partout, au caprice mondialisé. Mais en osant, aussi, se demander si l'éducation à la démocratie et la toute-puissance du marché sont compatibles. Et quelles alternatives nous pouvons inventer pour sortir de l'impasse...


Philippe Meirieu, professeur à l'université Lumière-Lyon II et responsable de la chaîne de télévision éducative Cap Canal.

Article paru dans l'édition du 23.03.07.

Ecrit par : patrickinstit | 22 mars 2007

"je ne veux pas plomber l’ambiance "
C'est loupé ...
Tu n'es pas hors sujet...
"Ne me dénoncez pas"
T'inquiète pas, ils t'ont déjà reconnu .....

Putaing on est foutu :((((((

Tu peux essayer L&L....; Enfin, si tu veux les faire avancer ....

Ecrit par : toto | 22 mars 2007

D'abord, je salue la splendide analyse de l'abominable Zorglub — pardon : je dis abominable par pure référence à Spirou, qui berça mon enfance, avant que je ne découvre que l'administration de l'Educaion nationale parlait exactement comme le maire de Champignac — et l'officiel du discours des comices agricoles, dans Madame Bovary…
"Un Bac G, un Bac à bon marché", chantait l'infâme Sardou dans les années 80 (qui se souvient d'un petit pamphlet fort bien fait des années 70, "Faut-il brûler Sardou ?"). Mais c'était déjà vrai.
J'ai eu des STI pendant 10 ans, à Corbeil. Puis des STT — désormais STG — à Montpellier, et cette année encore (vous voyz, Zorglub, nous sommes en terre commune). Braves petits, destins bouchés. Pour enseigner aussi en BTS, je sais quelle proportion de ces Bacs on consent encore à prendre, dans les tris impitoyables du mois de juin… Quant au coefficient de Bac-Pro en BTS, il est quasi symbolique — bien plus pour se donner "l'air de" que pour assurer l'avenir de gosses en difficulté dès le 1er septembre.
La manière dont on pousse des enfants vers des sections plus ou moins poubelles est éclairante.
Pour couronner le tout, j'ai depuis deux ou trois ans des STG Sport-études, qui ne sont là que parce qu'ils ne peuvent pas, pour des raisons administratives, être ailleurs et continuer le sport de haut niveau. Splendide motivation. Si ça, ce n'est pas de la violence institutionnelle…
Mais ils uront le Bac, les matières "techniques" roulent des notes magiques sur des coefficients magistraux.
Question : Zorglub ne veut-il pas en faire un livre, de cette expérience ? Il est plus que temps de dénoncer ce sport des années 1980-2000, le lancer de lycéens "techniques" contre un mur…
Me contacter via [email protected], comme d'habitude…

Je reviens sur l'article de Meirieu du Monde de demain, aimablement transmis par Patrick…
Comme d'habitude, je suis d'accord avec les deux premiers tiers de l'article, qui a une réelle pugnacité — et je n'ai aucun problème pour le dire. Je m'interroge seulement sur la façon dont s'est mise en place cette société du narcissisme infantile perpétué dénoncée par le cher Philippe.
L'Ecole n'y serait-elle pas pour quelque chose ? Dans l'insistance que tant de gens mettent (ici même, aujourd'hui) sur la self-esteem — comme dirait Cadichon — si indispensable, paraît-il, à la survie en milieu scolaire, cette haute appréciation de soi-même si malmenée par les mauvaises notes et les redoublements, j'aurais tendance à voir l'une des principales causes de la perpétuation du fantasme enfantin.
Résumons. L'enfant pleure (parfois, ce n'est pas une obligation) quand il entre à l'école pour la première fois, parce qu'on l'arrache à un univers où il était roi pour le plonger dans une collectivité où il n'est qu'un parmi d'autres. Mais si, dans l'instance scolaire, on recommence à le traiter comme une petite merveille, si on part à la pêche de ses moindres mauvaises pensées, si on sollicite son opinion sur tout — avant même qu'il ait les mots pour avoir une pensée —, que se passe-t-il, à votre avis ? Il s'enferre dans son narcissisme, il est vite persuadé qu'il parle d'or, que ses éructations sont précieuses, que ses humeurs sont consacrées.
Et ce ne serait pas quelque chose comme ça, cette pédagogie de l'élève au centre ?
Pythagore interdisait a priori à ses disciples de parler pendant cinq ans — et on sait ce qu'il en reste (un an…) dans la tradition maçonnique. Est-il exagéré de dire que le silence de l'élève peut lui être profitable ? Que le cours magistral (de magister, le maître — ce n'est pas un gros mot…) suppose une attention qui ne se développe réellement que dans le silence ? Qu'enseigner en multipliant les débats est une idée néfaste ?
Alors oui, sus aux narcisses ! Un récent rapport de l'Inspection générale, à propos des déboires de l'enseignement en Corse, stigmatisait la politique insulaire de l'enfant-roi — paraît-il. Mais je connais des traditions bien continentales, et banlieusardes particulièrement, où l'enfant est roi — le petit garçon particulièrement. Et — comme ça se trouve ! — les petites filles sont moins bavardes que les petits mâles, ces derniers temps… Un foulard sur la tête, un bâillon sur la bouche.
Allez, inutile d'en rajouter. Chacun se fera une idée sur la nécessité — ou non — de rabattre le caquet de tant de petits ignorants gonflés d'importance par des pédagogues plus ignorants qu'eux — ou, ce qui est pire, moins ignorants, mais plus asservis à une idéologie ravageuse.
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 mars 2007

Zorblug,

Vous n'êtes pas hors sujet. Vous êtes dans la continuité. Vous ne plombez pas l'ambiance, elle est déjà plombée. Il est vrai qu'ici, on parle plus des lettres et références bibliographiques, que de l'enseignement des maths et de ce fait, technique.

Les enfants, par idéologie sont sacrifiés, par une instruction au rabais.
La pierre la plus lourde est : dernière année de maternelle et primaire. La récolte de ce manque d'instruction arrive au collège et lycée.
Mais que peut faire un macon, sans terrassement et ciment de qualité, rien, à part colmater, sans espoir de réussite.

Après on parlera d'inégalités, mais l'école est le plus grand réservoir d'inégalités mis en place par ces hauts fonctionnaires, et répandus par ces profs admiratifs sur les nouvelles méthodes. Alors de temps à autre, vous rencontrez un prof qui s'accroche à ces convictions et à sa mission première : transmettre l'instruction. mais il est en total déséquilibre avec ses pairs, et ceux qui en payent le plus lourd tribu, sont les élèves.

Toto,
excellent conseil L&L;, mais un peu tard, me semble-t-il......

Ecrit par : Carole | 22 mars 2007

Jean-Paul, quand le petit enfant quitte le milieu familial, (où il est beaucoup trop souvent enfant-roi, beaucoup de problèmes viennent de là, et ce n'est pas spécialement moi qui le dis!), c'est pour entrer à l'école maternelle, à trois ans. Pensez-vous sérieusement que les cours magistraux soient possibles à cet âge? Si oui, je suis très inquiet!
Plus sérieusement, il ne s'agit pas, pour beaucoup plus d'instituteurs que vous le pensez, de mettre l'élève au centre. Il s'agit simplement de tenir compte d'où il vient, ce qui n'est pas tout à fait la même chose! Et énormément d'instits sont aussi assez exigeants, et à juste titre, en ce qui concerne l'attention et le silence nécessaire pour y parvenir, dans ce qu'on appelle une "pédagogie frontale". Qui est parfois très bénéfique. Pas tout le temps.
Encore une fois, si les instits de maternelle sont obligés d'éduquer plus qu'il le faudrait, c'est souvent parce que nos chères têtes blondes sont considérées comme des petites merveilles à la maison. Donc, ne mélangeons pas les effets et les causes!

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2007

"Toto,
excellent conseil L&L;, mais un peu tard, me semble-t-il......"

Quenon quenon !!!!!!

J'ai 42 ans ... Je viens à peine (un an) de réapprendre à lire "correctement" grâce à L&L; ...

Il n'est certainement pas trop tard ......

ESSAYEZ SVP !!!!!!

Ecrit par : toto | 22 mars 2007

Pourquoi "plus soif"?

A partir de quel niveau du cursus n'ont -ils plus faim ou soif de savoir? Plus exactement : à partir de quel seuil n'ont-ils plus envie de mémoriser ou de vouloir retenir ce qu'on leur apprend? Ils aiment écouter, cela les distrait, mais ils ne retiennent pas ou peu et ne veulent pas faire l'effort de mémoire.

Quand commence le dégout, l'agueusie? Trop de foullis dans les apprentissages, trop de zapping, trop d'éveil à tout et n'importe quoi? trop de relativisme? tout se vaut ,rien ne vaut?

Autre violence: "plus de redoublements, ça ne sert à rien! ", on doit garder les élèves jusqu'à 16 ans,GARDER! violence contre les gardes.

Qui sait pourquoi un élève de 19 ans était en 3° pour, finalement, poignarder un enseignant? Quelle ordure a intimé l'ordre de "garder" cet individu à un âge aussi avancé ( avancé se dit aussi d'une charogne)?

Violence et mensonge se soutiennent: qui cherche à connaître l'âge exact de Nouveaux Arrivants en France (NAF) quand ils procurent des documents douteux ou rien? On les retrouve dans des collèges, débarqués et parfois fauteurs de troubles.Mais Chut! pas un mot.... Xénophobie, racisme,Stop!

Violence encore: des élèves en incapacité de suivre une scolarité normale qui demeurent au collège et flinguent les cours et, surtout, les normaux, NORMAUX! Non pas de redoublement: il vaut mieux qu'ils partent vite. L'horreur au quotidien.
...................

La lettre de la candidate PS: on s'en fiche Royalement!

Ecrit par : Lenny | 22 mars 2007

Toto,
Quelqu'un dans mon entourage (pédagogo, mais qui mûrit et se soigne et s'améliore) dit qu'avec les méthodes syllabiques, l'enfant ne comprend pas ce qu'il lit. J'ai beau répondre que j'ai appris à lire comme ça (nous sommes à peu près du même âge), la personne n'est pas convaincue. Que dois-je lui dire ? Elle pense sûrement du mal de L&L...;

Ecrit par : Japhet | 22 mars 2007

Mais la violence psychologique, maltraitance mentale et humiliation, elle est pratiquée tous les jours sur les élèves.
D'un manière très insidieuse.

Les élèves sont des petites souris de labo, que l'on ne nourrit plus intellectuellement. Ces chers élèves doivent être au centre de leurs apprentissages et acteurs de leur réussite.
Mais faudrait-il leur en montrer le chemin.
Quand je pense que beaucoup d'adultes en sont incapables.

Au fur et à mesure des années, le retard scolaire s'accroit associé à la perte de confiance en soi. Fatigue pour beaucoup et désinvestissement pour les autres.
Pour les uns, pas de moyen d'expression : le seul est la violence avec une sémantique limitée.
Pour les autres, désintérêt (compréhensible, depuis leur plus jeune âge, les cahiers sont raturés de fautes, même pas un souvenir d'un cahier écrit, puisque aujourd'hui c'est la valse des polycopiés), peu d'instruction, pas de méthode, donc la régression arrive très vite.
Et pour les chanceux, ceux qui ont eu la chance inouie d'avoir des professeurs (dignes de ce nom) et des parents à l'écoute, ceux-là s'en sortent.

La violence scolaire n'est pas qu'envers les professeurs, elle est présente tous les jours par l'enseignement au rabais qui est transmis en dépit du bon sens à des enfants qui sont loin d'être idiots, mais que l'on rend idiots. Et que l'on pointe sans cesse du doigt, pour manque de compétence, de maturité, de raisonnement, de discipline.......
Ceux que l'on pointait du doigt, autrefois, étaient le peu d'élèves en difficulté, aujourd'hui c'est la majorité. Quant aux bons éléments, on les ignore, car ils gênent le processus instauré par l'école : le nivellement par le bas.
Mais, ces enfants d'expérimentation souffrent énormément, car leur plus cher désir est de plaire non seulement à leurs parents, mais à leurs enseignants, résultats à l'appui. Ils sont jetés tous les jours dans la gueule du loup, qui non seulement se plaint d'eux, mais qui en plus les broient perfidement avec toutes les conséquences que cela produit sur leurs affectifs.

Ecrit par : Carole | 22 mars 2007

Pardon mais je reviens sur cette question. Qui sait?...


Qui sait pourquoi un élève de 19 ans était en 3° pour, finalement, poignarder un enseignant? Quelle ordure a intimé l'ordre de "garder" cet individu à un âge aussi avancé ( avancé se dit aussi d'une charogne)?

Ecrit par : Lenny | 22 mars 2007

Une envie de violence à lire sur un blog pédagogiste voisin ceci :


Pédagogie frontale (Parabole)
En voyant la foule de gens, Jésus alla sur la montagne.
Et lorsqu'il fut assis les douze vinrent à lui. Il leva les yeux sur ses disciples et dit :
« Bienheureux en esprit sont les pauvres
Car le royaume des cieux leur appartient.
Bienheureux ceux qui souffrent
Car ils seront consolés.
Bienheureux les doux
Car ils possèderont la terre.
Bienheureux ceux qui ont faim et soif de justice
Car ils seront rassasiés.
Bienheureux les miséricordieux
Car ils recevront la miséricorde.
Bienheureux ceux qui ont le cour pur
Car ils contempleront Dieu.
Bienheureux les pacificateurs,
Car ils seront appelés enfants de Dieu.
Bienheureux ceux qui seront persécutés pour avoir choisi la juste cause,
Car le royaume de Dieu leur appartient. »
Alors Simon Pierre dit : « est-ce qu'on doit apprendre tout ça ? »
Et André dit : « est-ce qu'il fallait l'écrire ? »
Et Philippe dit : « j'ai pas de feuille ».
Et Jean dit : « les autres disciples n'ont pas eu à l'apprendre, eux ! »
Et Thomas commença à faire des exercices de mathématiques.
Et Barthélemy dit : « est-ce qu'on l'aura en devoir ? »
Et Jacques dit : « est-ce qu'on sera interrogé sur tout ? »
Et Marc dit : « ça sera noté ? »
Et Mathieu quitta la montagne sans attendre et dit : « je peux aller aux toilettes ? »
Et Simon le zélote dit : « quand est-ce qu'on mange ? »
Et Jude dit enfin : « vous avez dit quoi après pauvres. ? »
Alors un grand prêtre du temple s'approcha de Jésus et dit :
« Quelle était ta problématique ?
Quels étaient tes objectifs de savoir-faire ?
Pourquoi ne pas avoir mis les disciples en activité de groupe ?
Pourquoi cette pédagogie frontale ? »
Alors Jésus s'assit et pleura.

Garanti sans trucage ! Sur :

Pseudo: lofi Catégorie: Politique Description:
"Ce qui est important en pédagogie, c'est de faire coïncider ses valeurs et sa pratique" Pour une école et une société humanistes ...Recommander ce blog
à visiter (sic)

Ecrit par : Victor | 22 mars 2007

"Toto,
Quelqu'un dans mon entourage (pédagogo, mais qui mûrit et se soigne et s'améliore) dit qu'avec les méthodes syllabiques, l'enfant ne comprend pas ce qu'il lit"


Bisoir Japhet,

tu lui dis que la syllabique C'EST GLOBAL, même que c'est un super pédagogol qui l'a dit "Goigoux" ...
Pour une fois qu'il ne dit pas de conneries, il faut en profiter ;)

Maintenant, il faut bien comprendre que les profs qui sont arrivés dans les années d'après guerre ne savaient pas utiliser la méthode "boscher" qui est quand même une méthode très difficile à intégrer/appliquer pour les novices ..

De la même manière, si tout le monde est dans la "doune" aujourd'hui, c'est parce que les "novices" des années 60 ne savaient pas utiliser les méthodes globales....

Ils ont OUBLIé LA PROGRESSIONS ..... LES CONS.....

Tu peux lui demander si "ceusses" qui ont appris avec la global (sans la progression, hein..., sinon c'est de la syllabique :o)))) ) comprennent ce qu'ils lisent ........

Je sens qu'on va rire .....

Syllabique/global C'est un faux problème .... Pendant que vous vous faites 'suer' à parler de ça les ânes prolifèrent


Le PROBLème c'est :

BIEN FAIT OU MAL FAIT .......

ps: L&L; N'est PAS une méthode Syllabique ... Et j'en connais au moins un qui fait n'importe quoi avec ...

Ecrit par : toto | 22 mars 2007

Septembre, pré-rentrée dans un collège de ZEP: de 8h à 10h les collègues se retrouvent en séance collégiale. Le chef d'établissement semble dépassé, fatigué, épuisé et pourtant les cours n'ont pas encore commencé. On m'informe ici que rien ne fonctionne. Les élèves sont violents, l'administration dépassée, les collègues décidés à tout faire pour " faire tomber le chef d'établissement ".
De 10h à 12h, rien. Le chef d'établissement est rentré dans son bureau, il n'en ressortira plus beaucoup de l'année. L'adjointe satisfaite de sa toilette ultra-voyante pour ne pas dire plus, sourit et s'envole.
Rentrée :des sauvages. J'ouvre les portes avec les pieds tant il y a de crachats sur les poignées. A l'intérieur, tout est dégradé : murs lépreux, mobilier abîmé, tags.
Les élèves ne s'assoient pas, se promènent dans la classe comme ils veulent. On m'explique qu'ici seuls se mettent devant les élèves qui travaillent un peu, les autres font ce qu'ils veulent au fond.
Je retrouve mes pneus crevés pendant les 3 premières semaines. Il paraît que c'est un test.
Dans la salle des professeurs, une collègue " monte " une série d'actions pour mettre en accusation le chef d'établissement...
Je parle à mes collègues des élèves. Tout le monde s'en fiche. On me répond que la seule chose à faire est de " faire tomber le chef d'établissement ".
Pendant un mois entier les élèves changent de classe selon leur bon gré. Je n'ai jamais les mêmes têtes devant moi.
Je vais voir les 2 cpe qui sont à mi-temps. A chaque fois elles sont en larmes dans leur bureau.
Je finis par pousser la porte du chef d'établissement. Je trouve quelqu'un écrasé de fatigue, n'en pouvant plus de ces années de ZEP et qui a prévenu sa hiérarchie qu'il ne maîtrisait plus la situation. Mais rien en haut lieu, on s'en fiche.
Quand je sors d'un conseil de classe en Décembre, il fait nuit. Des élèves de 3èmes font du deal dans la rue devant le collège. Ils sont avec des jeunes plus âgés. Ils arrêtent ma voiture. Par miracle, l'un deux leur dit de me laisser partir.
Le lendemain, à mon arrivée en cours, un garçon de 4ème lance, alors que le cours n'est même commencé, une chaise en diagonale de la salle, visant une de ses camarades de 4èmes. La chaise atterrit sur mon bureau.
Un autre jour, le même élève, attendant devant la salle mon arrivée, commence à étrangler la même 4ème. J'essaie de m'interposer ; il me hurle que je n'ai pas le droit de le toucher et qu'il se plaindra si j'approche. La fille a changé de couleur, il serre toujours . Je me mets à hurler comme une malade, comme jamais je n'avais hurlé de ma vie. Le garçon lâche. La fille part en courant. Je fais appeler la cpe par une élève. Elle n'est jamais venue.
Je ne peux multiplier les exemples de ce quotidien violent, ce serait fastidieux et inutile. La seule fois où l'on a daigné me répondre sur les élèves, lorsque j'ai demandé à mes collègues comment ils faisaient pour supporter cela depuis si longtemps, on m'a dit : " Mais on ne fait pas comme toi, on ne les fait pas travailler. Tu n'as qu'à les faire colorier(sic), et ils te foutront la paix( re-sic).
Je n'ai pas fini l'année dans cet établissement.
Je fais encore aujourd'hui un grand détour pour ne plus jamais passer dans ce quartier car dès que je suis dans les parages, j'ai mal au ventre et la nausée ne se fait pas attendre.

Ecrit par : Thalie | 22 mars 2007

Les Lolos 34

Puisque vous insistez tellement pour qu'on lise la lettre de votre candidate, et bien je l'ai relue... et vous avez raison, elle mérite le détour.

"Depuis des années, l´école est attaquée : elle l´est dans ses moyens par des budgets insuffisants,"

C'est vrai, et l'on peut même préciser que ces attaques ont commencé en 2000, à l'époque de l'équipe Allègre-Royal, quand ceux-ci ont cessé de prendre en compte les éléments fournis par leur propre direction de la prospective et ont réduit le nombre de postes d'enseignants aux concours alors que commençait la vague des départs en retraite de la génération du baby-boom.

"elle l'est dans ses missions par des ingérences pédagogiques inacceptables,"

Nous voici bons pour le retour aux méthodes mixtes obligatoires. Bisous, Frackochou et Goigouxchou !

"elle l´est dans son autorité et dans sa dignité par des procès d'intention et des mépris coupables. Cela doit cesser. Il faut donner à l´école de la République et à ceux qui la servent tous les moyens et toute la considération nécessaires..."

Sainte-Ségo aurait-elle décidé d'abroger les circulaires scélérates qu'elle a prises en 2000 et qui permettent d'envoyer des enseignants en garde à vue pour les motifs les plus farfelus?

"C´est pourquoi un plan pluriannuel de prérecrutement, de recrutement et de création d´emplois sera mis en place. Je l´accompagnerai d´un plan de résorption de l´emploi précaire. Je referai de l´école le premier budget de la Nation et je proposerai une loi de programmation pour garantir cette priorité."

Sainte-Ségo aurait-elle décidé d'abroger la LOLF, qui a réformé les procédures d'élaboration du budget de la Nation pour permettre -grâce à l'inénarrable principe de la fongibilité aymétrique- de supprimer le maximum de postes dans la fonction publique d'Etat ?

Sainte-Ségo aurait-elle décidé de nous faire quitter l'Union européenne et ses critères de convergences, qui imposent de réduire la fonction publique d'Etat à sa portion congrue, et ont imposé la LOLF ?

"C´est pourquoi j´ai proposé comme méthode le dialogue et la concertation avec vos représentants dans le cadre d´Etats généraux de l´éducation"

Ah, ben, nous voilà définitivement confiants : Fsu, Sgen, Unsa... avec leurs saignées et leurs clystères.

"Il ne s´agit pas de préparer une nouvelle réforme, mais de faire en sorte que notre éducation fonctionne mieux".

Oh, pas d'abrogation de la LOLF alors ?

"Dans la fidélité à nos valeurs, je veux bâtir avec vous l´école du XXIème siècle".

Ah, cette merveilleuse "Charte pour l'école du XXIème siècle" que vous enfantâtes en 2000 avec Allègre, pour transformer l'école en un gigantesque Luna Park, où des nébuleuses d'enfants et des nébuleuses d'adultes se croisent et s'entrecroisent et se recroisent... ! Finie, la ringarde référence à 1 maître/ 1 classe... Mais une phrase historique pour clore le document : "LE STATUT ET LES MISSIONS DE L'ENSEIGNANT SONT A REDÉFINIR".

"contre la marchandisation de l´éducation".

Il faudrait savoir ! La marchandisation de tous les services publics est un principe fondamental du Traité Constitutionnel.
Sainte Ségo a-t-elle pris l'engagement de ne pas faire ratifier ce traité, dans notre dos, par le Parlement réuni en Congrès ?

J'en termine là, avant que certains noms d'oiseaux -destinés à votre candidate et à son staff "Education"- ne m'échappent.

Ecrit par : Un hussard | 22 mars 2007

"Je finis par pousser la porte du chef d'établissement. Je trouve quelqu'un écrasé de fatigue, n'en pouvant plus de ces années de ZEP et qui a prévenu sa hiérarchie qu'il ne maîtrisait plus la situation. Mais rien en haut lieu, on s'en fiche."

Merci Thalie pour ce témoignage. Je reste fixé sur ma question: qui est ce "haut lieu"? Aux ordres de qui? pourquoi ce déni de la réalité? La violence du déni et du mensonge est exténuante. Nous devons clamer cette réalité et obliger le ministre à dénoncer cette situation, obliger les recteurs et les IA à ne pas occulter mais à agir!
L'"aristocratie" du MEN à la lanterne!

Pourquoi un individu de 19 ans en 3°, etc?.....

Ecrit par : Lenny | 22 mars 2007

Une suggestion, parmi tant d'autres, pour prévenir la violence :

1) Dès la maternelle, en moyenne et grande sections : les Alphas.

2) Pour le CP, au choix : L&L;, Delille ou la délicieuse Boscher qui -n'en déplaise aux scrogneugneux-
est adorée des élèves.

Ecrit par : Un hussard | 22 mars 2007

10/03/05 Selon la Cour des Comptes 97000 enseignants soit l'équivalent de 32000 postes à temps plein sur un total de 665 000 seraient sans classes ni activités pédagogiques - Rapport confidentiel émis par le président PH Seguin à P Méhaignerie, mais n'a pas été publié.
Ce réquisitoire porte sur les 80 300 enseignants PRIM et SECOND. Soit l'équivalent de 665 000 temps plein en comptant les temps partiels. Sont exclus les 10 000 congés maladie et les 5000 congés maternité.
97 000 personnes (l'équivalent de 32 000 enseignants) sont occupés à d'autres tâches que faire des cours ou ne sont pas occupés du tout.

Budget de l'EN en 2005 70 milliards.
Mais, c'est une broutille 1,5 milliard d'euros payés par le contribuable pour ces profs invisibles.

Et la Chief Master Ségolène écrit à tous ces gentils profs.
Plus de profs, plus de moyens, plus de psy, plus d'assistantes sociales..... avec l'argent du contribuable.
Et l'INSTRUCTION, elle en fait quoi ?
Et les ELEVES, elle en fait quoi ?
Elle va continuer de dévaloriser votre profession qui est déjà dans une impasse.
En fait, elle va continuer à couler définitivement l'EN et sans vagues......

Ecrit par : Carole | 22 mars 2007

Certains enseignants obtiennent avec leur classe des résultats largement supérieurs à la moyenne, mais on ne doit pas en tenir compte : ils n’utilisent pas les méthodes pédagogiques recommandées ! ». Et oui, dans ce cas y’a triche … mes élèves avaient obtenus 3 points de plus que la moyenne académique !



Je suis tout vide, je n’ai plus de certitudes, ni même d’idées pour que notre système scolaire (notre pays ?) revienne à la raison. Ne me dénoncez pas, après les élections je ne veux en aucun cas devenir ministre de l’EN, je ne saurais pas par quel bout on attrape un mammouth avant de le ficeler … La seule chose qui me reste à proposer, c’est un slogan de campagne valable pour la plupart de nos candidats : « La farce tranquille ».

Ecrit par : Zorglub | 22 mars 2007

Merci pour votre témoignage, Zorglub. C'est précis, instructif et superbement écrit...Une belle leçon de courage et de lucidité. Ca fait plaisir de savoir qu' il existe des gens comme vous.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2007

"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants,
Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
Lorsque les maïtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,
Lorsque les jeunes méprisent les lois parcequ'ils ne reconnaissent plus au dessus d'eux l'autorité de rien ni de personne,
Alors c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie."
Platon

Ecrit par : philippe | 22 mars 2007

A propos de l’article du Monde.
Quand Philippe Meirieu comprendra-t-il que l’école ira beaucoup mieux quand il aura pris sa retraite ? Quand Eric Debarbieux - directeur de l'observatoire européen de la violence - se rendra-t-il compte que les remèdes qu’il préconise pour soigner l’école sont pires que la violence qu’il est sensé combattre ?
Le narcissisme des élèves n’est rien au regard de celui qui encombre Meirieu. Meirieu et ses affidés sont à l’école ce que Knock est à Saint-Maurice, ils diagnostiquent un chatouillement, à moins que cela ne soit un grattouillement - attention, ne confondons pas - pour mieux vendre leur potion : plaisir d’apprendre interdit, en tout cas pas sans leur consentement.

Magnifique témoignage, Zorglub. Les pédagogos seraient neuf cent quatre-vingt-quinze millions et vous tout seul, c’est eux qui ont tort, Zorglub, et vous qui avez raison !...
Philippe.

Ecrit par : Philippe | 22 mars 2007

Merci Patrick pour le texte de Philippe Meirieu que j'ai trouvé plus intéressant que d'habitude. Le diagnostic est assez pertinent, dommage que la "remédiation" soit si vague et si confuse...chassez le naturel et le jargon pédagogiste revient au galop !

exemple :

" Triomphe d'une normalisation soft, plébiscitée par l'individualisme libéral, quand il faudrait, au contraire, déverrouiller les destins en faisant circuler de la parole, en permettant aux sujets de se mettre en jeu sur des projets improbables, de rencontrer des occasions de s'impliquer et de fabriquer du collectif. "


Quelques progrès ce trimestre. Ne vous découragez pas !

Ecrit par : Robin | 23 mars 2007

Bonjour
Depuis plusieurs mois je suis avec attention vos échanges sur ce blog. J'ai découvert ici l'ampleur des dégats (que je soupçonnais un peu) concernant l'Education Nationale. Je ne suis pas membre de l'Education Nationale mais j'ai épousé une prof de physique et j'ai des enfants scolarisés (collège, primaire et maternelle). Je suis donc très concerné pas ce qui se passe. J'ai l'impression que sur ce blog, interviennent presqu'exclusivement des enseignants. Je partage largement l'analyse qu'ils font de la situation, et je comprends leur mal-être et leur désarroi. Le gâchis est immense...
Mais les solutions qui sont proposées me surprennent : on demande toujours plus de personnels, plus de moyens, on prétend qu'il faut redéfinir le statut et la mission des enseignants, etc...
Or on sait que l'E.N. a déjà le premier budget de l'Etat et qu'on ne peut continuer à l'augmenter sans limites, compte tenu des immenses défis auxquels est confrontée la société Française dans son ensemble et qui vont nécessiter des sommes énormes(chômage, retraites, déficit budgétaire...) Alors, par pitié arrêtons de demander sans cesse de l'argent et des moyens. C'est d'une véritable révolution culturelle dont l'Education Nationale a besoin, voire d'un retour aux sources..... Et à travers ce blog, on voit bien que la prise de conscience et la critique constructive sont bien amorcées. Mais les enseignants sont à mon sens prisonniers d'un ensemble de principes qui a montré ses limites : Tout le monde au collège, tout le monde au lycée, tout le monde en FAC : ça fait exploser le système : trop cher et irréaliste !!! donc exit l'idéologie. Il faut que les enfants les plus aptes, de tous les milieux soient sélectionnés pour devenir les citoyens plus les compétents de la France et assurent la prospérité de tous !!! C'est ça l'ascenseur social et la vraie solidarité entre Français. Et les petits Français qui ne veulent pas traîner sur les bancs du collège ou du lycée, il faut leur proposer d'autres filières tout en leur ménageant la possibilité de rejoindre un cursus d'études s'ils en ont la capacité et l'envie.

Il n'y a donc à mon sens qu'une seule solution : revenir à une sélection saine qui permette d'avoir des classes moins nombreuses et des groupes homogènes, motivés et aptes à suivre l'enseignement. Pas de passage systématique à la classe supérieure. Il y aura moins de jeunes au collège et au lycée, et l'ambiance de travail pourra réapparaître à nouveau et les moyens suffiront !!! .Vous allez selon votre habitude "hurler" à l'inégalité, à la ségrégation etc... Mais combien de jeunes ne veulent pas aller au collège et au lycée et y perdent leur temps ? L'accès au collège, au lycée, ça doit se mériter, se gagner...Il s'agit là d'une valeur républicaine (le mérite, le travail ça faisait partie de nos valeurs et de notre identité Française...).
Alors que faire des autres, ceux qui ne suivent pas ?A mon sens, il faut mettre le paquet à la maternelle et au primaire qui sont sinistrés avec l'objectif majeur "lire, écrire et compter". Pour ceux qui ne seront pas aptes à suiver des études longues, il devrait à mon sens exister au sein de l'école primaire quelquechose qui ressemble (de loin) au certificat d'étude. Dans des classes peu nombreuses, un enseignant spécialisé pourrait permettre à des jeunes d'acquérir le savoir nécessaire pour s'orienter vers un CAP ou un BEP et remprendre éventuellement des études.
L'élève qui a récupéré son retard pourrait aussi rejoindre une 6ième ou une 5ième adaptée. Dans le cadre de cet itinéraire parallèle, les stages et la formation par alternance pourraient déja commencer. Il faut en effet que les élèves qui ne suivent pas dans un cadre scolaire normal puissent aborder leur formation autrement. Il faut aussi que les maires soient impliqués dans la formation de ces jeunes, notamment en prenant en charge la partie stages en entreprise. Ajoutons à celà que les parents sont plus proches de l'école primaire dans le sens où ils la comprennent mieux et en ont moins peur. Il n'est pas normal que seuls les enseignants s'occupent de l'éducation et de la formation des jeunes en difficulté. Et les classes de secpa et autres mouroirs et réserves de jeunes en difficulté abandonnés en fait par le système peuvent devenir des relais de ce système mis en place dans le primaire.
Mais celà ne peut pas fonctionner si on n'éduque pas les parents à encadrer les enfants. A partir de ce que je vois, ma conclusion est que la maternelle et le primaire seront un échec si les parents ne sont pas formés à l'éducation des enfants. ET ce rôle citoyen doit être confié aux maires et aux directeurs d'établissements scolaires. Les parents doivent être contraints d'assister à des séances de formation. Les parents doivent très tôt savoir où se situent leurs enfants pour pouvoir réagir (notation, contrôle des connaissances et bulletion de note avec classement de l'élève sont indispensables). Actuellement, les profs surnotent souvent les élèves pour avoir la paix, et les parents n'ont pas conscience du niveau parfois lamentable de leurs enfants.
Quelquechose me surprend aussi tout particulièrement : dans les quelques établissements que j'ai pu voir, les chefs d'établissement s'adressent très rarement collectivement aux élèves, comme s'ils n'avaient au fond rien à leur dire. Or à mon sens, c'est un élément essentiel de la discipline et de la cohésion dans un établissement. Mais vous, enseignants, vous voulez de bons chefs d'établissement, mais vous avez une culture "anti chef", et tout a été fait pour qu'ils aient le moins de prérogatives et d'importance possible. C'est particulièrement évident dans le primaire où le directeur n'a aucune prérogatives pour coordonner les fameux "cycles" d'enseignement. Or, à mon sens, aucune amélioration ne sera possible dans la situation actuelle si l'on ne donne pas aux chefs d'établissement les moyens juridiques nécessaires pour exercer pleinement leur rôle de chef. Vous savez d'ailleurs que les établissements qui survivent à peu près bien sont ceux qui ont de bons chefs.
L'un des problèmes essentiels dans les écoles primaires, lycées et collèges, c'est l'absence de discipline. La vision de bon nombre d'enseignants, c'est de ne pas brusquer, de "laisser sa chance à l'élève", bref, de ne pas sanctionner(j'ai eu de nombreux échos de conseils de discipline et l'on voit le mal que les enseignants ont à faire acte d'autorité et à sévir). Ma conviction est que vous ne vous en sortirez pas si vous ne sanctionnez pas et si vous ne faites pas connaître les punitions et les récompenses qui sont données dans l'établissement.
Pour le reste, je crois que même s'il faut parfois faire évoluer les méthodes pédagogiques, le but de l'enseignant et le métier de professeur est et doit rester le même dans ses grandes lignes. Si Albert Einstein (qui a peut-être appris à lire avec la méthode syllabique) était encore là, il vous le confirmerait sans doute. En tout cas, Djamel Debouze qui a confié sa soeur à une institution anglaise pour parfaire son éducation est en mesure de vous dire si nos voisins d'outre-manche appliquent le pédagogisme dans leurs bons établissements. J'ai cependant du mal à croire que mademoiselle Debouze sera obligée de pointer à l'ANPE, même si son frère ne lui fournissait plus d'aide financière après ses études.
J'aurai peut-être encore beaucoup à dire. J'attends vos réactions. Je précise que j'ai voté socialiste en 1981, mais que je suis persuadé que c'est cette belle idéologie socialo-communiste qui a en grande partie détruit l'école. J'ai bénéficié dans les années 1960-70 de l'ascenceur social grâce à une école de la République qui m'a fait suer sur mes cahiers. Je ne regrette pas cette sueur mais j'en voudrai autant pour mes enfants et ceux des autres.

Ecrit par : phil56 | 23 mars 2007

" Les élèves « normaux » venant pour la plupart de milieux modestes ne sont plus en situation d’étudier dans des conditions décentes et que ça, c’est la pire des injustices !"'

Ecrit par :Zorglub.

Cette remarque place son témoignage dans le droit fil de la note de JPB et les coupables de la violence faite à ceux qui viennent à l'ecole avec un désir sincère d'apprendre, ce sont ces Battisti de Grenelle, voyous pistonnés , décorés comme des maréchaux soviétiques, dont les armes sont le mensonge et la flagornerie, et qui prospèrent sans entraves grâce aux compromissions abjectes des uns et à la crédulité des autres.




Le témoignage de Thalie est poignant, lui aussi. Comment faire un jour rendre gorge aux misérables coupables de tant de souffrances, tant de gâchis L'indécence de ces cons pontifiants incite effectivement à crier , comme il est dit plus haut:

Ah ça ira, ça ira, ""L'"aristocratie" du MEN à la lanterne!"''

Lisez le "'1788, essai sur la maldémocratie" de RG Schwartzenberg. ( Je l'ai eu comme jeune chargé de TD à Assas, en droit constitu, il est infiniment plus pertinent comme essayiste et comme prof que comme politique) La France a ses petits marquis, ces énarques et autres prébendiers et il faudra une autre révolution pour la débarrasser de cette caste devenue héréditaire qui règne depuis plus d'un quart de siècle sur la France, sans jamais avoir à affronter la sanction des urnes.

Ecrit par : Cadichon | 23 mars 2007

Meirieu persite et signe un poulet exemplaire de sa mauvaise foi: Ce n'est évidemment pas """le niveau qui baisse""", bien sûr, c'est """la tension qui monte"..

Que le niveau s'écroule cela n'est pas ce qui fait monter la tension, non puisqu'on vous dit que c'est ..."""ce déferlement de l'infantile, la pensée magique fait des ravages : restaurer l'autorité, changer les méthodes de lecture et apprendre les quatre opérations dès le cours préparatoire sont présentés comme des moyens de sauver les lettres et la République ! "'

Alors tenez-vous le pour dit, et cessez donc de rêver en couleur, ces soi-disant remèdes des anti-pédagos sont une vulgaire utopie, ( et pas active, à la Charmeuh-meuh), et il faut vraiment être un pauve nase pour s'imaginer que les enfants ont besoin d'apprendre à lire, écrire et compter.

Instruire les enfants, pontifie Sa Suffisance, c'est vouloir le "triomphe de la prescription technocratique quand il faudrait créer obstinément des situations pédagogiques où l'enfant découvre, dans l'action, que la jouissance de l'instant est mortifère et qu'il n'y a de désir possible que dans la construction de la temporalité"".


Non, SVP, pas de quoi rire, c'est tout ce qu'il y a de plus sérieux et visiblement ce monsieur croit dur comme fer en ce qu'il dit,... enfin s'il en comprend un traitre mot!

Meirieu-Dolto, dans son jargon débile, sur fond de psychologisme de comptoir, et toujours pompier-pyromane en chef, crache le feu sur toute mesure qui risquerait de ressembler à une transmission des savoirs.

La suite vaut son pesant de cacahuètes:
""'Ne faut-il pas repenser la gestion du temps de l'enfance en relâchant, au moins partiellement, la pression évaluative ? Ne faut-il mettre en place une relance de l'éducation populaire pour faire pièce à la frénésie consommatrice en matière de loisirs et de culture ? """

Bon, nous y voila, nous tenons le coupable tout désigné: D'abord c'est pas grave si vos enfants ne sauront jamais lire, écrire, ni compter, et tentent d'assassiner leurs profs, et de toutes façon on va tout arranger car comme c'est la faute à l'économie de marché, à la pub, à la marchandisation, aux médias, on va revenir à l'économie collectiviste, dirigste, aux plans quinquennaux. et aux goulags pour les récalcitrants.

C'est pas fini: Les parents sont jamais fautifs car le concept de faute est maintenant interdit de séjour pour cause de judéo-christiannisme aggravé, mais on va quand même les ré-éduquer, si si, puisque "'ne faut-il pas, enfin, faire du soutien à la parentalité une priorité politique, en cessant de considérer les parents en difficulté comme des délinquants ou des malades mentaux ? C'est quoi, d'abord, "un parent "en difficulté? Et on le fait redoubler ? On le fait venir pour la remédiation le dimanche comme au cathéchisme?

Et ca continue, nous voici incités à "lutter contre les coagulations d'élèves qui tiennent aujourd'hui lieu de "classes"... Alors il voudrait revenir au système précédent, qu'il combat et conchie depuis trente ans. Il se réjouissait L'école ou la guerre civile) de faire activement pénétrer la lutte des classes dans l'école. Il a viré sa cuti?

Mais il a la solution miracle: c'est en " structurant des groupes de travail exigeants où chacun ait une place et ne soit pas tenté de prendre toute la place..., en articulant une pédagogie de la découverte qui donne sens aux savoirs, ( euh, et moi qui croyais que c'est justement ça qui plombait nos gosses depuis trente ans) et une pédagogie de la formalisation rigoureuse, qui permette de se les approprier..., ( on n'a pas déjà entendu ça aussi quelque part?) en développant une véritable éducation artistique, physique et sportive qui aide chacun à passer de la gesticulation au geste..., en vectorisant ( Sic!) le temps scolaire par une "pédagogie du chef-d'oeuvre", pour que chacun puisse s'inscrire dans un projet et cesse d'exiger tout, tout de suite, tout le temps.

Ben, faut pas chercher plus loin, le chef d'oeuvre il est là, mais il sent le moisi: faudrait aérer les neurones meirieusiens.

Bref, on a compris, ce qui a fichu l'école en l'air c'est la mondialisation, pardon, "le caprice mondialisé", l'économie de marché, les parents démissionnaires, tout sauf Meirieu et sa clique.


Pour conclure, la sombre crapule ne se refuse aucune audace, puisqu'il plastronne, " en osant, aussi, se demander si l'éducation à la démocratie et la toute-puissance du marché sont compatibles. Et quelles alternatives nous pouvons inventer pour sortir de l'impasse..."""

Le système binaire Meirieu est là tout entier, emmitouflé dans son empathie mielleuse, avec l'usuelle disqualification de la transmission anti-démocratique, discriminante. Des conditions sociales et économiques différentes , mais aussi les avancées fulgurantes de la recherche en sciences de l'éducation, l'ont rendue caduque, et la mondialisation aggrave les conséquences désatreuses de son maintien, malgré tous les efforts des vaillants pompiers.

Sauvons l'école! Réinventons-donc la machine à courber les bananes. ET JARGONNONS, JARGONNONS...

Ecrit par : Cadichon | 23 mars 2007

"La vraie violence, c’est aussi d’obliger un gosse à passer dans la classe supérieure, alors qu’il ne maîtrise aucun des fondamentaux de l’année écoulée, — une classe où il sera largué, isolé, contraint de se réfugier dans cet autisme provoqué qui mène tout droit à la violence. Qu’il l’exerce sur lui (on n’a jamais vu autant de scarifications que ces temps-ci, et le taux de suicides parmi les jeunes, en France, est l’un des plus élevés au monde, paraît-il) ou sur les autres : quand on n’a pas les mots pour communiquer, on choisit les signes non linguistiques — le pain dans la gueule, ou l’allumette."

Tout est dit dans ces quelques lignes que je partage complètement.
Je me souviens de l'école primaire dans mon village de la Somme, c'était à la fin des années 60.
Mon instituteur était en même temps secrétaire de mairie et la mairie se trouvait juste à coté de la classe, il y accédait par une simple porte entre les deux.
C'est commode pour lui et cela a été une chance pour nous.
Toute leçon non sue, non apprise, l'élève était contrait de la réviser le soir.
Après la classe, il lui arrivait de dicter depuis le bureau du Maire des dictées à quelques élèves ( dont moi ) et pour ne pas dire punis.
Orthographe, grammaire, opérations, Histoire Géographie
Je crois que j'ai appris toutes les bases comme cela.
Quelles baffes permettaient de convaincre les derniers résistants...
Aujourd'hui, cet instituteur serait trainé devant les tribunaux pour faire cela.
Les cons , c'est lui qui a permis à un type comme moi, boursier, de famille modeste, de parvenir à un statut social confortable.

Ecrit par : Maxime | 23 mars 2007

"Bon, nous y voila, nous tenons le coupable tout désigné: D'abord c'est pas grave si vos enfants ne sauront jamais lire, écrire, ni compter, et tentent d'assassiner leurs profs, et de toutes façon on va tout arranger car comme c'est la faute à l'économie de marché, à la pub, à la marchandisation, aux médias, on va revenir à l'économie collectiviste, dirigste, aux plans quinquennaux. et aux goulags pour les récalcitrants."

On a droit, (et même peut-être parfois devoir) de caricaturer, mais pas de raconter n'importe quoi. Vous parliez de raisonnement binaire, Cadichon? Le vôtre est carrément primaire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2007

Que Meirieu, qui est le principal responsable de la destruction de l'école, continue à donner des conseils est proprement écoeurant!
Ce pédant phraseur bouffi d'auto-satisfaction reste un individu dangereux. Car cet esprit faux est un bavard habile qui sait admirablement habiller un vain charabia, un cliquetis d'idées qui n'est pour lui qu'une sorte de jeu mondain, de termes qui en mettent plein la vue et qui peuvent fanatiser un certain nombre de naïfs.
Je note que Christophe vole au secours du gourou.

Ecrit par : Jean | 23 mars 2007

Hélas, monsieur Sibille j'ai bien peur que les savoureux emportements de Cadichon (colère froide qui ne perd pas de vue la rigueur des arguments) ne soient que très peu caricaturaux.
A une époque lointaine où j'étais censeur (le mot n'était pas beau paraît-il on l'a remplacé par proviseur adjoint puisque dans notre pays le progrès consiste à changer les mots à défaut de pouvoir changer les choses)j'ai dû reconduire à la grille de l'établissement un grand adolescent éméché qui importunait les filles à la sortie du lycée.
Colère du jeune homme, échange de coups. Pour ma part j'ai une côte cassée et 15 jours d'itt. Démarche de mon syndicat auprès du Rectorat pour déplorer l'incident.
Réponse de la Secrétaire Générale (pourtant gentille femme):"Pour éviter cela il faudrait développer le PAE"

Et la réponse de José Bové ce matin sur France Inter à une retraitée de l'enseignement qui lui demande quoi faire dans ces grands immeubles habités par des personnes âgées de 80 ans environ mais envahis par des bandes de jeunes désoeuvrés qui semblent manquer ....d'éducation.
José vasouille tout en cherchant la bonne réponse. Euréka c'est la faute au chômage, au manque de profs, à l'état délabré des locaux destinés aux "jeunes". Il aurait pu ajouter que l'hiver c'est pas drôle d'aller faire du sport sur des stades froids et humides, que les gymnases ont brulé et qu'on traine pour les reconstruire, ou qu'on peut pas aller dans les bibliothèques quand on n'aime pas lire.
Bref, je crois qu'il est sincèrement persuadé que si les cages d'escalier sont souillées et cassées c'est la faute ...aux sociétés d'HLM.
Il n'est pas nécessaire de caricaturer ceux qui fêtent le carnaval tous les jours.

Ecrit par : dj | 23 mars 2007

"Je note que Christophe vole au secours du gourou."

Tu ne voudrais tout de même pas qu'il crache dans sa soupe .... Ce ne serait pas propre ... :o))))
à la limite il peut mettre ses doigts dedans :o)))))



"Ecrit par : Un hussard | 22 mars 2007 "

Merci Hussard, ça me fait grave "plaizzzz" ton post là ;)
Pour delille et Boscher, attention qd même.... C'est Mixte.... Et c'est pas drôle, perso j'ai abandonné dès la première leçon ... à mettre que entre les mains de pros .. àmha :o))))))))))))))))

Pour info:
L&L; a aussi une méthode pour GS (que je ne connais pas hélas) ET une méthode pour le CE1 qui sera dans les bacs en Avril .... A ne pas manquer ;)

Ecrit par : toto | 23 mars 2007

C'est très bien Cadichon de citer les camarades du Blog: de la part de Lenny qui attend des réponses à ses questions.
A bientôt

Ecrit par : Lenny | 23 mars 2007

Ce que j'ai trouvé "plus intéressant que d'habitude" dans le texte de Meirieu, c'est l'analyse sociologique, mais il ne nous apprend rien...ce sont des choses que l'on peut lire dans la salle d'attente du dentiste dans les hebdomadaires genre Marie Claire : les téléphones portables, les enfants rois, l'addiction aux consoles vidéo...tout ça,.. tout ça...

Bien sûr que ses pseudo propositions ne font qu'aller dans le sens du mouvement mortifère...Un peu comme si on prescrivait à une personne obèse de s'alimenter chez Mac Donald.

Mon commentaire sur les "remédiations" qu'il propose était évidemment ironique. Phiippe Meirieu en vieillissant, ressemble de plus en plus à une caricature de lui-même. Il fait partie de ces hommes qui n'ont rien appris et qui n'ont rien oublié. Heureusement qu'il ne lui est pas venu l'idée de faire des études de médecine...Pauvres malades ! Mais les dégâts n'en sont pas moins considérables...Pauvres élèves !

Ecrit par : Robin | 23 mars 2007

Je rappelle quand même que les élèves, avant de l'être, sont également des enfants qui passent trois ans dans le milieu familial sans mettre un pied à l'école. Beaucoup font mine, dans leur acharnement à mettre tout sur le dos des "pédagogistes", (je note que Jean aussi a utilisé les guillemets pour les qualifier) de l'oublier.
Jean, seriez-vous binaire aussi? Relisez-donc précisément la partie que j'ai citée du message de Cadichon, et voyons ensemble s'il s'agit "d'une colère froide qui ne perd pas de vue la rigueur des arguments".


"Je note que Christophe vole au secours du gourou."

Ecrit par : Jean | 23 mars 2007

Allons, Jean! Ne vous faites pas, vous non plus, plus binaire que vous l'êtes certainement en réalité. Et dites-moi plutôt si vous êtes fixé quand aux chansons pour lesquelles vous vouliez un arrangement simple pour piano à deux mains, (je vous rappelle mon e-mail: [email protected]).

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2007

Un constat indéniable : la plupart des ados violents sont pratiquement illettrés. La lutte contre la violence des élèves envers les adultes, notamment les enseignants, passe donc par une véritable *prévention* de l'illettrisme dès la maternelle. On ne doit donc pas être surpris que la clique des *pédagogistes* qui depuis une trentaine d'années s'évertuent à détruire progressivement la qualité de l'enseignement public, soient contre cette innovation pédagogique. Pour les enfants de milieux défavorisés, que les parents, pour diverses raisons, ne peuvent aider, c'est bien entendu l'école maternelle qui doit prendre le relais. De nombreuses et sérieuses recherches sont là pour le prouver.
Hélas ! Je suis au regret de constater que même ceux qui s'efforcent de défendre la qualité de l'enseignement public n'ont pas encore saisi l'importance de cette question. Il faudra pourtant y venir si l'on veut réellement réduire l'inégalité des chances qui frappe les enfants à leurs débuts dans la vie (car parler de l'égalité des chances est une hypocrisie). Un enfant et un adolescent bons lecteurs seront moins violents car il seront moins soumis aux gourous qui instillent la violence.
Mais il y a aurait encore beaucoup à dire sur le sujet.

Ecrit par : Range | 23 mars 2007

Convenez quand même, Christophe, que Meirieu manque singulièrement de pudeur.
On a le sentiment qu'il y a chez lui une sorte d'inconscience. Comme s'il n'avait pas pris conscience que les mots peuvent avoir un sens et que ce n'est pas parce qu'on combine des termes ronflants qu'on a forcément une pensée.... J'ai ma petite idée, pour ma part, sur son niveau réel d'intelligence...

Si je mets des guillements à "pédagogistes", c'est parce qu'il s'agit d'un néologisme. En principe, ils disparaissent en même temps que la chose désignée entre dans les moeurs. S'agissant des "pédagogistes", le maintien des guillemets souligne le caractère transitoire de ladite chose - du moins, nous l'espérons! Comme une vilaine parenthèse, en quelque sorte. Comme si Frackowiak était destiné à redevenir bientôt instituteur, où il retrouvera son niveau maximal de compétence.

Pour en revenir à des sujets plus souriants, je n'oublie pas, Christophe, votre proposition.

Ecrit par : Jean | 23 mars 2007

Un constat indéniable : la plupart des ados violents sont pratiquement illettrés.
Hélas non, trois fois hélas, du moins pour ce qui concerne les auto-agressions, scarifications (très "tendance"), TS, anorexie, surconsommation de médicaments, où les jeunes qui retournent contre eux-mm la violence sont en général de bons voire de très bons élèves, cultivés, fins, littéraires, intelligents, et malgré tout très peu confiants en eux.
J'avoue ne pas avoir tout compris dans les propos un peu fumeux d'un des intervenants à propos de l'estime de soi que l'école traditionnelle s'acharnerait à détruire -- ce qui est assez ridicule dans l'analyse . Mais j'observe que ces jeunes gens, qui sont le plus souvent des jeunes filles, bien que très valorisés par leurs brillants résultats scolaires, sont néanmoins pris dans une profonde spirale de dévalorisation et de manque absolu de confiance, qui ne vient pas dans leur cas de l'Ecole. Je ne suis pas -- ou pas forcément -- en train d'accuser les familles, comprenez-moi bien, mais il y a tout de même un problème "quelque part", comme on dit à l'Observateur. Ce sont des ados sensibles, très compatissants, sans une once de cynisme, qui prennent sur eux des tas de difficultés qui ne les concernent pas directement, toute la misère du monde en fait, le chômage, le mal-logement, le sida la faim et j'en passe, consciences malheureuses d'un monde sans pitié ni idéal dont ils ne veulent pas être solidaires. Dans d'autres temps, ils auraient milité, eh oui, peut-être même auraient-ils pris les armes et "jambisé" quelques capitalistes à qui ça aurait fait les rotules -- si j'ose dire. Maintenant ils se scarifient, absorbent des cachets avec de la tequila ou ne mangent plus. Est-ce vraiment un progrès ? Je n'en suis pas certaine.
Dire "quand j'entends parler de revolver, je sors ma culture" est nécessaire mais pas suffisant. Quels idéaux a-t-on à proposer à ces enfants, à part l'ultralibéralisme (qui n'en est pas un : vous avez envie de resembler à Sarkozy jeune, vous ? ) et la social-démocratie, "vachement" exaltante comme chacun sait (pas plus envie de sourire comme Big Mother).

Ecrit par : FGuichard | 23 mars 2007

Oui entièrement d'accord avec vous Cadichon, jean et dj: meirieu reste très très dangereux: mortel. Il poursuivra son oeuvre mortifère: pédagogie du projet, de l'activité, du groupe, du bruit, de la circulation de la parole, de la Déesse Psychologie, de l'Education, du déni du réel. Quelle violence de proposer une "pédagogie du chef-d'oeuvre" à un enfant "qui s'enferre dans son narcissisme, vite persuadé qu'il parle d'or, que ses éructations sont précieuses" (JPB), et qui ne sait ni lire ni écrire.
Fabriquer du lien collectif, du soutien aux parents, "faire contrepoids, partout, au caprice mondialisé". Rien que ça!

Oui, christophe, cadichon force à peine le trait. "Raisonnement primaire": comme vous y allez! Elle pointe au contraire les effets destructeurs et les risques idéologiques qui accompagnent une Ecole qui se donne des buts qui ne sont pas les siens - et laissant les siens à qui ?L'interlocutrice de Bentolila lors d'un Répliques récent a eu une belle formule pour résumer cela : "Le motif de la civilité nous tue".
Philippe C

Ecrit par : Philippe C | 23 mars 2007

"pris dans une profonde spirale de dévalorisation et de manque absolu de confiance, qui ne vient pas dans leur cas de l'Ecole"

Les parents toujours les parents ... Cela dit certains ne sont pas net net ... je suis d'accord ...

Mais, n'oubliez pas une petite chose ...

Quand vous êtes entouré de fous, vous devenez fous, et ce, même si vous êtes "sain" .

Faites l'essai.. Restez un mois ou deux en HP .... On en reparle après ...

ET entre l'HP et certaines écoles il n'y a pas beaucoup de différences ...

Ecrit par : toto | 23 mars 2007

J'ai dû aller vite tout à l'heure (sinon ma fille allait m'attendre devant l'école!)
Lors du Répliques du 10/02/2007, l'interlocutrice de Bentolila était Hélène Merlin-Kajman (La langue est-elle fasciste: langue, pouvoir, enseignement, seuil 2003).
A propos Christophe, j'avais dit: pas un illettré non plus comme ministre de L'EN. Alors votre minitre de l'intérieur qui braque des vieilles est un peu ... disons... plus que caricatural.

Philippe C

Ecrit par : Philippe C | 23 mars 2007

Comme d'habitude, Christophe Sibille ne comprend rien . Sait-il lire ? Je pense qu'il lit sans comprendre, (ayant appris à lire par le b-a ba?)

C'est Meirieu qui dit cela, et non Cadichon :

"Face à ce déferlement de l'infantile, la pensée magique fait des ravages : restaurer l'autorité, changer les méthodes de lecture et apprendre les quatre opérations dès le cours préparatoire sont présentés comme des moyens de sauver les lettres et la République ! "

Dans ses pitoyables tentatives pour défendre l'indéfendable, le pédagogisme et ses ignobles sbires (combien d'entre nous rêvent de voir Meirieu, Charmeux, Frackowiak, Goigoux, passer devant un tribunal pour atteinte aux Droits de l'Homme, et plus spécifiquement aux droits de l'Enfant ?), il rameute contre lui même les modérés de ce blog. (dont je reconnais ne pas faire partie, sans doute connais-je trop bien la littérature de plus en plus abondante sur le sujet, aussi bien des anti- que des propédagogistes)

Dans ce texte, on retrouve "l'angélisme béat" (Natacha Polony )de ce faux-cul de Meirieu, qui a su tirer ses quatre enfants vers le haut, ("on ne tire pas sur une fleur pour la faire pousser" a-t-il dit pourtant, mais il y a les petits pauvres...et les autres.)

Comme Christophe, Meirieu n'a sûrement jamais enseigné en ZEP, il saurait que les enfants les plus pauvres, ceux que les parents ne lavent pas ou ne nourrissent pas, sont avides de comprendre et d'apprendre, si on commence dès le début, en maternelle et en CP, avec de l'AUTORITE, et de bonnes méthodes. Ils adorent le calcul, s'ils ont appris à lire par le b-a ba et non avec ces méthodes "intégratives" goigousardes qui désintègrent le cerveau des enfants, et aboutissent aux constats dramatiques de Zorgub et Thalie.

Ma fille en ZEP (CP- CE1) a été vertement critiquée, par l'IEN, car trop "autoritaire " : en fait, ses élèves l'adorent et travaillent bien, savent tous lire maintenant. Quant à "l'outil " qu'elle utilise, la méthode "Lire avec Léo et Léa", "il nuit gravement à la santé de l'apprenti lecteur, qu'on se le dise", selon la critique débile de Madame Charmeux.

L'autre maîtresse de CP qui "accompagne " ses élèves, et prétend leur apprendre à lire avec une méthode mixte, Mika ou Crocolire a des élèves qui devinent, ne savent pas lire et sont très bruyants et agités. Un mauvais apprentissage dès le début de la scolarité est toujours le début de la violence. Eternel débat, sans fin.

Pour ceux qui ne connaissent pas tous les écrits des pédago, allez sur le site de Meirieu. (Âmes et estomacs sensibles, s'abstenir.)

Catmano, votre témoignage de la maternelle est tristement une réalité, puisqu'à l'IUFM, les jeunes enseignants du primaire n'apprennent RIEN.

Anne-Marie Valette.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 mars 2007

ET entre l'HP et certaines écoles il n'y a pas beaucoup de différences ...

Ecrit par : toto | 23 mars 2007

La comparaison de cetains établissements scolaires avec des hôpitaux psychiatriques n'a rien d'exagéré. C'est vrai qu'il est très difficile de résister à l'ambiance délétère de ces "nids de coucous" que sont devenus la plupart des collèges. En trente ans, moi qui n'ai pas enseigné dans des établissements privilégiés de centre ville, mais plutôt dans des collèges sensibles, voire ultra sensibles, j'ai vu les choses se dégrader, année après année,avec une accélération notable depuis 5 ans.

On ne se demande même plus jusqu' où ça va descendre ("usque non descendam ?")...On le sait depuis le lynchage du petit Karl, nos collègues agressés à coup de couteau, les deux institutrices frappées à terre à coup de pieds et le suicide de notre colège de sport, victime d'accusations mensongères relayées au plus haut niveau.

Nous n'allons pas vers la barbarie. Nous y sommes. Et pendant ce temps Monsieur Meirieu pérore et jargonne : "Face à ce déferlement de l'infantile, la pensée magique fait des ravages : restaurer l'autorité, changer les méthodes de lecture et apprendre les quatre opérations dès le cours préparatoire sont présentés comme des moyens de sauver les lettres et la République ! (sic)

Triomphe de la prescription technocratique quand il faudrait créer obstinément des situations pédagogiques où l'enfant découvre, dans l'action, que la jouissance de l'instant est mortifère et qu'il n'y a de désir possible que dans la construction de la temporalité." (resic)

C'est Diafoirus revisité par le Derrida des mauvais jours. Vous y comprenez qualque chose vous, à l'ordonnance du docteur Meirieu ?...Et à part agraver la maladie, à quoi va servir au juste ce nouvel article dans le Monde ?

Ecrit par : Robin | 23 mars 2007

Catmano, votre témoignage de la maternelle est tristement une réalité, puisqu'à l'IUFM, les jeunes enseignants du primaire n'apprennent RIEN.

Anne-Marie Valette.

Attendez, je prépare la suite (le cycle 2).

Ecrit par : catmano | 23 mars 2007

errata : certains...collègue

Ecrit par : Robin | 23 mars 2007

aggraver . Je tape trop vite

Ecrit par : Robin | 23 mars 2007

" Comme d'habitude, Christophe Sibille ne comprend rien . Sait-il lire ? Je pense qu'il lit sans comprendre, (ayant appris à lire par le b-a ba?)"

J'ai précisé, il me semble, à quelle partie du message de Cadichon ma remarque était destinée. Mais sans doute avez-vous, vous-même, des relents mal digérés de méthode globale de lecture, chère Anne-Marie?


"puisqu'à l'IUFM, les jeunes enseignants du primaire n'apprennent RIEN."

Anne-Marie Valette.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 mars 2007

Et arrêtez donc d'asséner des phrases toutes faites avec un aplomb assez stupéfiant! C'est porte nawak.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2007

Robin, j'ai perdu votre adresse électronique, et j'avais un fichier à vous envoyer...

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2007

Je propose que ceux qui ont des classes à problèmes se renseignent sur les méthodes de lecture qu'ont eu leurs zélèves au CP .....

Je sens qu'on va "rire"

Ecrit par : toto | 23 mars 2007

Lenny, rappelez moi-vos questions.
merci.

Ecrit par : Cadichon | 23 mars 2007

"A quoi va servir ce nouvel article de Meirieu dans le Monde?"
demande Robin.
Bonne question!
Mais la réponse est évidente.
Comme Meirieu ou bien n'a rien à dire à part des banalités qui traînent dans tous les magazines et dissimule ce néant sous un rideau de mots ronflants - il a gardé de ses pseudo-études de philosophie ce défaut rédhibitoire de croire qu'un assemblage hasardeux de mots savants tient lieu de pensée! - , ou bien propose les mêmes solutions insensées qui ont déjà mis l'école à bas, comme en témoignent ici nos collègues professeurs en collège, ce nouveau texte, en tous points conformes aux 21000 pages précédemment commises par lui, n'apporte , à la vérité, rien.
Mais il lui sert à entretenir auprès de sa cour d'admirateurs et de fanatiques la fiction qu'ils ont un "Maître" et qu'ils représentent un courant de pensée....

Ecrit par : Jean | 23 mars 2007

"en tous points conforme"...

Ecrit par : Jean | 23 mars 2007

J'ajoute que la prose de Meirieu est exécrable. Elle ressemble à celle d'un élève de 3ème qui aurait découvert prématurément le vertige des mots abstraits. C'est de la très mauvaise littérature. Il n'a rien à dire, et il le dit mal!

Ecrit par : Jean | 23 mars 2007

la violence faite aux élèves n'est pas toujours insidieuse et elle n'est pas toujours dans l'enseignement.
Chez nous une prof de dessin a l'habitude traiter ses élèves de "petits cons" et de leur prédire un avenir préoccupant "même pas capable de ratisser la merde dans les poulaillers" ; venant d'une artiste ratée qui fait faire des "objets artistiques" avec du grillage et du papiac c'est heu même pas drôle. En revanche étudier les oeuvres des maîtres ou la perspective, c'est indigne de petits cons je suppose. Je connais un élève qui est malade avant chaque cours, rêve de tuer la prof ou de se suicider au choix, c'est sensible à cet âge là.
Quelques profs sont connus dans cet établissement pour passer leurs nerfs (fragiles visiblement) sur les gamins. Injures, trousses ou craies qui volent...Impossible de faire quoi que ce soit, intouchables.
De même un grand nombre de gamins (j'évalue à deux ou trois PAR CLASSE soit environ 10% de l'effectif) empêchent leurs camarades d'écouter ou de bosser tranquillement ; impossible de rien faire, le collège se doit de les accueillir ; l'objectif est de leur faire traverser le collège le plus vite possible...tant pis pour les autres gamins qui subissent les intimidations (balance !) ou les menaces (blaireau !) s'ils osent se plaindre ou demander le silence ; et comme la CPE estime que c'est aux enfants de faire la discipline dans leur classe...malaise
ah oui autre violence que vous les profs ne connaissez pas (en tout cas dans les conseils de classe où nous l'avons évoqué, un grand nombre de vos collègues s'en foutaient ou estimaient qu'il n'y avait pas à fouetter un heu principal) : les enfants ont une vingtaine de toilettes pour 750 gosses, dont la moitié sont dépourvus de verrous. Moralité, de 8h à 17 h on ne pisse pas ! ma collègue déléguée de parents, qui est médecin, s'arrache les cheveux (je la cite : pisser c'est vivre)...essayez de vous retenir toute la journée (10h en comptant les trajets) ....
notre conseil local s'est battu trois ans pour faire entendre ce simple problème à l'administration...ça y est on aura des verrous après les vacances ! mais comme la CPE ne fait pas surveiller les toilettes (elle dit que si, mais ce n'est pas vrai) je suis pessimiste sur la perennité des verrous....
bref violence partout, dans le quotidien, au conseil de classe (quand on fait passer des gamins dont on sait pertinemment que ça veut dire les achever, mais ils ont déjà redoublé ou bien ça ne servira à rien qu'ils redoublent, comme si ça servait à quelque chose qu'ils passent), pendant les cours...violence des gamins entre eux, contre les profs...

voilà, nous sommes dans une ville de province tranquille et l'établissement compte 63% de catégories socio-professionnelles moyennes ou élevées (d'après l'INSEE)...je n'ose pas imaginer la vie dans les autres quartiers...
bon courage

Ecrit par : fabienne | 23 mars 2007

Encore un truc bien tendance cette “estime de soi” !

C’est un terme calqué sur l’anglais “self-esteem” qu’on traduisait dans les temps antiques, (c'est-à-dire avant la mode psycho-machin-chose !) par “amour-propre” ou “respect de soi”. Les pseudo experts en sciences de l’éducation ont décidé que les élèves doivent se sentir bien à tout prix, sans tenir aucun compte de leur réussite scolaire. D’après leur point de vue, si un élève réussit mal un exercice, alors c’est l’exercice qui doit être réécrit ; ce n’est certainement pas le résultat d’un manque de travail de l’élève. Ce serait lui faire violence que de ne pas “valoriser globalement” sa copie pleine d’erreurs…

Nous savons que ce type de pensée vaseuse, qui confond les causes et les effets, a déjà mené aux désastres tels que “la méthode globale” qui a entraîné l’invention des “difficultés d’apprentissage”. Rajoutez l’allègement des programmes comme marche vers l’égalité et finalement le passage en classe supérieure vu comme une promotion sociale. Nous savons bien que pour les pédagogistes il est très rentable de se payer de mots...

J’avais traduit ce que dit de “l'estime de soi” le grand adversaire américain des pédagogistes, E.D. Hirsch, pour Sauver les lettres.
http://www.sauv.net/terminologie.php :

« Estime de soi : expression dénotant un but psychologique de l’éducation largement accepté. Il y a un consensus dans la littérature psychologique selon lequel un sentiment positif de soi-même est d’une grande valeur pour la réussite, le bonheur et la civilité envers les autres. Tandis qu’un sentiment négatif mène à l’échec, au mécontentement et à l’amertume sociale.
La question critique pour la politique scolaire et l’enseignement est jusqu’où, en moyenne, l’amour-propre peut-il être induit par un renforcement positif de la part de l’enseignant. Il y a un accord sur le fait qu’un certain degré de renforcement positif est nécessaire et que les enseignants devraient être gentils et encourager tous les élèves.
Mais il y a un consensus grandissant parmi les psychologues pour dire que le renforcement verbal n’est pas suffisant et peut être en fait contre-productif si l’enfant n’est pas convaincu. Il y a de fortes preuves dans la littérature psychologique dominante selon lesquelles les éloges en l’absence de réussite n’améliorent pas la réussite. L’amélioration la plus efficace de l’amour-propre, selon la littérature psychologique, se produit par l’évaluation précise et prosaïque du travail de l’élève, en même temps qu’avec des encouragements réalistes à l’effort et ainsi qu’avec une réussite réelle. »

Ecrit par : Pierre Azimont | 23 mars 2007

voilà, nous sommes dans une ville de province tranquille et l'établissement compte 63% de catégories socio-professionnelles moyennes ou élevées (d'après l'INSEE)...je n'ose pas imaginer la vie dans les autres quartiers...
bon courage

Ecrit par : fabienne | 23 mars 2007

Le problème, c'est que plus on monte dans la hiérarchie, moins on a conscience du problème. On est dans la banalisation et le déni.

Pour un chef d'établissement courageux comme celui qui vient de temps en temps sur ce blog, combien en avez vous qui s'en fichent, qui ont démissionné depuis longtemps, qui se réfugient dans leurs paperasses, qui ne sont jamais sur le terrain, qui oscillent entre la jobardise et la rouerie...Et/ou qui ont le dernier Meirieu comme livre de chevet ?

"Le pauvre petit...Faut le comprendre..Nous à leur âge on n'était pas non plus des anges...le sanctionner ? Mais vous n'y pensez pas ! Que vont dire les parents ? Votre métier a évolué, vous savez, vous devez "enseigner autrement"...Et bla bla bla ..."

Ecrit par : Robin | 23 mars 2007

L’amélioration la plus efficace de l’amour-propre, selon la littérature psychologique, se produit par l’évaluation précise et prosaïque du travail de l’élève, en même temps qu’avec des encouragements réalistes à l’effort et ainsi qu’avec une réussite réelle. »

Ecrit par : Pierre Azimont | 23 mars 2007

Evidemment. Mais allez donc faire comprendre cela à un idéologue.

Ecrit par : Robin | 23 mars 2007

Cadichon,

Toujours autant de plaisir à vous lire.

Ecrit par : Carole | 23 mars 2007

dj, you make my day, et comme c'est vendredi ça compte double car TGIF( Thank God It's Friday)

Et c'est quoi ( ou qui) le PAE?

Sur l'envie de resembler à Sarkozy jeune, moi il me semble plutôt, à part la dèche dans laquelle il a vécu et la nécessité de surmonter le dégoût d'un père aux abonnés absents et escroc, ce qui visiblement forge le caractère, que la totalité desjeunes qui rament préfèreraient le faire comme lui, en rigolant, en courant les filles et en se découvrant une vocation de Président de la République. C'est le seul point qu'il partage avec Ségo. ( voir plus bas le témoignage de son patron au MEN)

Sur les invectives: elles ne méritent aucune réponse. On ne tire pas sur les ambulances. Il faut au contraire plaindre ceux que le système a si visiblement handicapés à vie. Et ce ne sont pas les IUFM qui vont guérir cette pathologie.

En 6eme, arrivant en France et pour la première fois dans une école de filles, ( Lycée Victor-Duruy), j'ai appris l'argot, très très vite mais pas assez encore car pareille "ignarditude" me valait des remarques peu tendres. Je ne savais même pas le plus basique, comme une colle ou une pionne! . Après qu'on m'eut vertement appris aussi ( je venais d'écoles alllemandes mixtes) que taper dans le tas n'était pas de mise, j'avais deux réponses, apprises à la maison: La bave du crapeau n'atteint pas la blanche colombe et le train de vos insanités roule sur les rails de mon indifférence.

J'aime ce blog qui fait remonter tant de souvenirs enfouis!
Walking down Memory Lane...

Sur la jeunesse de nos candidats, moi je ne voudrais surtout pas de celle de cette énarque prétentieuse, qui partage avec Sarko et Bayrou, bien-sûr l' ambition d'être calife.Rien de plus normal. Mais la similitude s'arrête là car dans le cas de Royal cette ambition est démesurée: Il lui manque les deux dimensions fondamentale.
La dimension humaine: Son absence est notoire au PS et je mets au défi de me contredire les blogueurs encartés parfaitement informés et sans doute encore plus que moi). Si elle n'avait pas été la meuf à François, elle ne serait pas là. Elle est même pire que sa collègue, qui la vomit d'ailleurs, la Mère Emptoire de ces 35 heures que Royal voulait déjà appliquer aux profs en 97. Le cabinet de Royal est une porte à tambour et elle doit battre le record absolu du turnover. Et si toutes les deux traitent les sans grade comme des chiens, Aubry va quand même bien plus souvent au bistrot. ( := ))

La dimension intellectuelle lui manque aussi et c'est encore plus grave, car avoir des lacunes dans l'une des deux permet ( cf. Chirac ou Jospin ) de s'en sortir. Depuis vingt ans, aucune pensée politique de fond sur les grands problèmes ne l'habite, seulement des recettes toutes faites pour la vie courante ( comme le recyclage des déchets) dont elle se gargarise . Elle compense en jouant à fond la comm', son image, le fait qu'elle est une femme et c'est à cela et à François, qu'elle est entrée au gvt. C'est son seul atout mais une bonne stratégie. Ce sont les adhésions au PS à 20 euros qui l'ont propulsée là mais elle va bientot dégringoler, Wait and see.

S'il y a chez Bayrou infiniment plus de substance sur ces deux plans-là, il n'y en a hélàs pas sur celui de ministre de l'EN

Je viens de finir les 10+1 questions de Sérillon à Allègre, ( il y en a une centaine de pages, mais les plus édifiantes relatent les passages respectifs rue de Grenelle de Bayrou et Royal.
Le premier, carpette du SNES, bon ce n'est pas un scoop, mais à quel point, c'est atterrant. Par exemple: comme Allègre prépare son premier budget ( 1997) sans consulter le SNES et la FSU, les responsabls des deux syndicats accourent pour s'en plaindre. "Comme je leur faisais remarquer que la préparation de la loi de finance était une prérogative du gouvernement et de chaque ministre, pour son département propre, ils rétorquèrent qu'avec mon prédecesseur ils préparaient ensemble le budjet de l'EN!. C'était la co-gestion. En réalité le syndicat estimait que le ministre était en quelque sorte son porte-parole et qu'il lui appartenait de porter ses desiderata et de défendre ses revendications auprès de Matignon" (page 63)

Le portrait de Royal par Allègre n'est pas plus vitrioleux que celui que brossent tous ceux qui la côtoient depuis ses débuts à l'Élysée. ( voir plus haut). Il reconnaît avoir a commis une grave bévue. Bon c'est sûr il n'aimait pas la femme qui offrait son accouchement en pâture à Pourri-Match, "mais je me disais qu'elle était énarque. Donc elle devair savoir gérer" ,(sic!) ( page 103).
C'est quand même étonnant, car même au fond de son labo, Allègre aurait dû savoir, comme quiconque est un peu au fait des malheurs de la France, qu'un énarque est incapable de gérer quoi que ce soit, sauf sa propre carrière.

Ecrit par : Cadichon | 23 mars 2007

D’après leur point de vue, si un élève réussit mal un exercice, alors c’est l’exercice qui doit être réécrit ; ce n’est certainement pas le résultat d’un manque de travail de l’élève.

Ecrit par : Pierre Azimont | 23 mars 2007

A la décharge des élèves, certains exercices (de plus en plus, en fait) des manuels scolaires sont rédigés dans un tel charabia pédago-expérimental qu'une chatte n'y retrouverait pas ses petits. Les profs les donnent à faire sans les relire, faisant confiance aux auteurs de manuels, à propos desquels ils y aurait beaucoup à redire.

Ecrit par : yann | 23 mars 2007

C'est exactement ça, Cadichon: Madame Royal manque à la fois de dimension humaine et de dimension intellectuelle.
C'est bien ce vide que l'on ressent dans son sempiternel sourire de cire qui n'exprime rien d'autre que la satisfaction bouffie d'être "candidate aux présidentielles".

Ecrit par : Jean | 23 mars 2007

C'est exactement ça, Cadichon: Madame Royal manque à la fois de dimension humaine et de dimension intellectuelle.
C'est bien ce vide que l'on ressent dans son sempiternel sourire de cire qui n'exprime rien d'autre que la satisfaction bouffie d'être "candidate aux présidentielles".

Ecrit par : Jean | 23 mars 2007

Tiens, une nouvelle violence, ce matin, à l'encontre d'une institutrice de maternelle appartenant au RESF.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2007

Ah Cadichon! mon témoignage a dû vous sembler faiblard.
Projet d'Action Educative est une version antérieure du Projet d'Etablissement dont monsieur Meirieu pense peut-être, comme le rectorat de l'époque, que c'est le meilleur moyen d'éviter les descentes de jeunes gens amateurs d'alcool et de boxe française.

Ecrit par : dj | 23 mars 2007

Cadichon ce n'est pas Pourri-match c'est Pourri-Moche !
Si j'adore vos interventions qui font passer une bise vivifiante sur le blog, votre petit protégé Napoléon-le-petit thuriférisé par Le Lougarou, non merci ! Comme JPB, si le temps le permet, ce sera promenade et canne-à-pêche au bord de l'onde, en attendant l'onde sismique jaillie des urnes qui va décoiffer de nouveau la France ce prochain 22 avril.
Philippe.

Ecrit par : Philippe | 23 mars 2007

De toutes façons, dans une société où l'on peut tabasser des médecins parce qu'ils sont pour l'avortement, des infirmières urgentistes, parce qu'il y a 500 personnes avant vous, que l'attente prévue est d'environ 2000 heures, des conducteurs de bus parce que...on ne sait plus trop, on ne voit pas au nom de quelle conception sanctuariale de l'enseignement on échapperait à cela???
Ce qui se passe est à mon sens fort simple. Oh ,je sais, on va me dire, rhalala, ça y est y r'vient nous faire chier avec la politique!! Ici c't un blog ou on parle boulot....UNIQUEMENT..;
Bref, comme tout est politique et surtout notre métier, il ressort que les citoyens et surtout les enfants sont le produit du capitalisme le plusa sauvage et le plus cyniquement rentable qui soit. Les enfants sont les éponges de nos saloperies. Jadis enfants de Staline, enfants d'Hitler, aujourd'hui enfants prostitués, comme dans le reportage d'ier sur FRANCE 2 au Cameroun.
Comment voudriez-vous que les enfants (et lers parents) soient imprégnés d'humanisme alors qu'il n'y a plus guère que l'argent comme repère. Et puis il y a un aspect français à la chose, une haine terrible contre un état qui vit dans le mépris perpétuel du citoyen. Il est donc logique qu'on sen prenne à ses serviteurs. Le jour, dans trente et un siècles, l'état respectera ceux qu'il gouverne, la vision du monde des dycts aura radicalement changé....
D'où le profinfirmierconducteurdebus défouloir.

Ah quand même une bone nouvelle, la CAMIF a du plomb dans l'aile. Les profs seront enfin mieux habillés.

Ecrit par : montaigneàcheval | 23 mars 2007

"puisqu'à l'IUFM, les jeunes enseignants du primaire n'apprennent RIEN."

Anne-Marie Valette.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 mars 2007

Et arrêtez donc d'asséner des phrases toutes faites avec un aplomb assez stupéfiant! C'est porte nawak.

Ecrit par : Christophe Sibille

Cher Christophe, regardez la réalité en face.

Je replace donc ces extraits d'un livre conseillé à ma fille pour sa première classe après l'IUFM , pour nourrir ses 26 petits élèves de GS. J'ai subtilisé le livre, et lui ai offert " Et vos enfants ne sauront pas lire...ni écrire, de Marc Le Bris, ce qui lui a permis de ne pas crétiniser ses 26 malheureux petits "apprenants."

"Apprendre à écrire à l'école maternelle"

Ce livre, "apprentissages progressifs de l'écrit à l'école maternelle", PROG.INRP, (Hachette Education )est coordonné par Mireille Brigaudiot, maître de conférences, IUFM de Versailles. L'équipe de rédaction se compose de cette dame, plus Marie-Alix Defrance, de l'IUFM de Versailles, plus 4 autres membres d'IUFM de Picardie, 2 de Lorraine, et un de Bourgogne.

Par ailleurs, ont contribué à la rédaction de ce livre 85 conseillers pédagogiques, PIUFM, IMF, directeurs d'écoles d'application, inspecteurs, professeurs des écoles, et autres.

Il comporte 287 pages.

Je citerai quelques lignes de la dernière page.

Il s'agit du parcours d'un enfant qui a posé des problèmes depuis son entrée à l'école à 3 ans.(Non francophone, facilement coléreux et violent, mais il s'est beaucoup amélioré.)

"En fin de grande section, "début juin.
A l'évaluation transversale de fin d'année, on lui demande d'écrire
"le papa de Tom a mangé une tarte". Pendant son écriture, Sam prononce chaque mot, puis "se dicte" les lettres.Voici le résultat de sa relecture en suivant du doigt :
EL PAPA TOM AMAJE UTRT
"Le", je sais. "Papa", je connais, c'est P,A,P,A,"Tom", c'est maman qui m'a montré, " a mangé", j'ai écouté les lettres, une tarte aussi.
Cette procédure est tout à fait étonnante. Tout se passe comme s'il entendait le bruit de chaque lettre en disant son nom"...etc

Autre exemple :
" La mise en questionnement.
L'essentiel est de comprendre qu'il ne s'agit pas du tout de faire trouver une réponse à un enfant. Au contraire, il s'agit de faire en sorte qu'il se pose lui-même des questions. Le mettre en questionnement, c'est d'abord , et à tout prix, éviter les questions en "pourquoi tu as fait ça?", "pourquoi la
petite fille elle a fait ça?". Les questions qui vont induire du "débroussaillement" cognitif sont celles qui portent sur l'activité du sujet enfant : "est-ce que tu pourrais dire comment tu as fait?", "tu peux nous expliquer comment tu sais ça?", "et si je te dis ça, est-ce que tu es d'accord?", "comment tu pourrais faire pour...?" On comparera ces deux attitudes en Grande Section."
(......) L'étayage du maître, qui consiste à circonscrire le champ des possibles pour que les enfants ne se perdent pas dans de vaines pistes.

(le 27 novembre) Histoire du cerf et du lapin.
" Ce matin, on va travailler d'une drôle de façon, comme si on était à l'école élémentaire. (...) Vous allez écrire ce que le cerf a écrit , à votre avis. On le dit dans sa tête, on le garde dans sa tête, et après, on
essaie de l'écrire.(....)
Seuls quatre élèves ont pris en compte la situation d'énonciation :
Alice : " NO T érDIOCHASere
"J'ai voulu écrire "interdit (elle montre les cinq premières lettres) au (montre la lettre O) "chasseur" (montre 7 dernières lettres.)"
Paul : "PAEDSEASCSCEAP "
"J'ai essayé d'écrire interdit de chasser les lapins (balaye du doigt)"
Alexandre : "LURTI DUEUAP"
"J'ai écrit : "interdit" (montre LURTI) " de tuer" (montre DU) "les lapins" (montre UAP)
Solène :" ltiEênrnallruirT". leErneeneein."
L'enseignante fait l'hypothèse que c'est la difficulté d'écriture qui a induit des messages inadaptés."

Cordialement.
A.M.Valette.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 mars 2007

En observant la schizophrénie des profs postant sur ce blog et qui semblent TOTALEMENT COUPES du réel, les cassages de gueule se font , soudain, moins cruels.
inénarrable, ces petits cloportes pédagogos qui continuent leur miamiamiamai inaudible, pendant que le monde prend l'eau, et que c'est là notre rôle, de le SAUVER!!!!!
Ils bavouillent comme des vioques lur gelée de groseille....et quand bien même le pire arriverait, ils continueraient miamiamia à bavocher miamia sur la pédacouille, mia, et à s'étonner que la société les déteste.
Ou alors, c'est des trouilleculs, mamerdaucutachemizcoll!!!!, trouillus que M'sieur l'IPR y leur donne un coup de règle où je pense , aux miamiamia séniles. Quel spectacle, un blog de prof apolitiques, de prof qui sont à l'humanité ce que le Caprice des Dieux est au Munster au Cumin, André Rieu au violon, Meirieu à l'intelligence et Star Académy à Molière....

Ecrit par : montaigneàcheval | 23 mars 2007

Encore un article stupéfiant de M.Meirieu dans Le Mode du 23 mars.
Après une remarquable analyse des causes de l'échec scolaire, à savoir : les jeunes sont influencés par la télé, les médias la pub et les marques ( Amis du café du commerce, bonsoir !), le docteur es cuistreries poursuit en préconisant un rémède audacieux : l'application forcenée de ses méthodes pédagogiques qui ont conduit au désastre que l'on sait.
Le tout formulé dans son jargon habituel, prétentieux et approximatif.
Une petite touche "royaliste" au passage, il faut siffler la fin de la récréation pédagogique permanente.
On sait que M.Meirieu a tous les culots. Il parait que certains osent tout et que cela serait un signe de reconnaissance.
Au détour d'une phrase apparaît pourtant l'objet réel de l'article.
Pour lutter contre l'échec scolaire il faut éduquer les parents au lieu de les stigmatiser comme le font les fachos !
Et qui se chargera de cette noble tache ?
Vous avez deviné : les éducateurs adeptes des méthodes Meirieu.
M.Meirieu a un rêve : un tiers des habitants transformés en apprenants les deux autres tiers en éducateurs labellisés Meirieu. (Il faudra bien deux éducateurs pour un apprenant pour assurer le succès de l'entreprise.)
Vous parlez de pensée totalitaire M.Meirieu ?

Ecrit par : Adrien Fleuret | 23 mars 2007

Ah quand même quelque chose à savourer. La Camif est en train de faire naufrage. Tant mieux. Au moins les miamiamias seront-ils mieux fringués. Ce sera déjà ça. La CAMIF!!!!! A mourir de rire. Enurétiques s'abstenir!!!!! Tous les profs avec les mêmes mocassins en skivertex façon vachette de Dunkerque à Tamanrasset. Et comme coopérative, maccache oualou..Des prix démentiels..30 à 70 % plus chers qu'ailleurs. Comme l'UGAP qui rançonna les etablissements scolaires.

Ecrit par : montaigneàcheval | 23 mars 2007

Et le terrible témoignage de Thalie, personne n'en a parlé non plus.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 23 mars 2007

"Bref, comme tout est politique et surtout notre métier, il ressort que les citoyens et surtout les enfants sont le produit du capitalisme le plus sauvage et le plus cyniquement rentable qui soit."
Montaigne, je vous embrasse !
P.S. Il y a quelques années, sur un catalogue de la CAMIF, on pouvait voir des sous-vêtements féminins en skaï façon cuir. D'hilarité, j'en ai eu des crampes intercostales... Plus fort que "la maîtresse en maillot de bain !"

Ecrit par : FGuichard | 23 mars 2007

Montaigneàcheval, vous devriez quand même savoir que l'apolitisme est toujours de droite!
Ceci-dit, vous avez raison! Dès que quelqu'un essaie de digresser, d'élargir, on a droit à "Leoetleagnagna", ou à des longs énoncés de fonds de poubelles de l'IUFM laborieusement recherchés par Anne-Marie Valette... A la longue, ça devient un peu lassant! Il faudrait quand même changer tout ça! A qui faire croire que Meirieu seul, tel les trente-cinq heures au temps du baron Sellières, est responsable de la situation dans laquelle sont les profs aujourd'hui?
Heureusement qu'il y a le baratin (absolument pas idéologique) de Cadichon pour faire swinguer tout ça!

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2007

J'aggrave mon cas : pétition de soutien à Cesare Battisti sur le site de "Bellaciao" (rénovateurs communistes, auxquels je n'appartiens pas vraiment, au demeurant, mais le texte est correct)
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=45009#sp45009

Ecrit par : FGuichard | 23 mars 2007

Merci Carole, je vous retourne le compliment et à tous ceux qui se reconnaîtront et que je ne cite pas de peur d'oublier quelqu'un. Asinus asinum...me dis-je souvent, in petto. Réconfortant de savoir que nous sommes nombreux à fricare


Restons asiniens: les électeurs de cette campagne sont comme l'âne de Buridan, image plus en harmonie avec ce blog que le choix entre la peste et le choléra.
Pour moi pas d'hésitation, j'ai pris le moins illibéral des 12, puisqu'il n'y a pas un seul candidat "libéral", au sens que le reste du monde donne à ce concept et c'est pourquoi il n'y a pas lieu de le décliner en neo-, ultra, ou autre chose, puisque c'est le moteur de la démocratie et qu'il fait ses preuves depuis 1787.

Et à ce propos, PBS a rediffusé récemment un reportage sur Rose et Milton Friedman. Dans les années 80, ils ont collaboré à un documentaire vendu en cassettes, où ils exposaient les grands thèmes qui ont inspiré l'oeuvre de leur vie. Les cassettes ont fait un tabac, furent traduites dans le monde entier, dans des dizaines de langues, sauf une:.
Vous avez deviné: le français! ce serait risible si ce n'était pas si dramatique, pour les millions de victimes de cette nouvelle lanterne rouge de l'Europe, sauf en matière d'auto-satisfaction.


J'ai l'impression parfois de faire non pas tant une revue de presse qu'une revue de bonnes feuilles mais j'ai autour de moi tous les bouquins qui touchent de près ou de loin à mon sujet, dont, pour Yann, celui de Davidenkoff, qui va dans le même sens: Réveille-toi, Jules Ferry, ils sont devenus fous, avec cette jacquette, comment les programmes du collège envoient nos enfants dans le mur (www.oheditions,com) q.

Pour qu'un triangle puisse être mou, un complément d'objet second être premier, ou le mot "hypothèse" se définir différemment dans trois matières, le propos est clair derrière toutes ces incohérences, elles reflètent la necessité de surmonter le handicap croissant que l'idéologie de nos "pédagogistes" a institutionnalisé en non-sens absolu: l' inversion des principes fondamentaux d'un enseignement cohérent. Ceux-ci, et ce n'est un secret pour personne sauf pour les forcenés de l'égalitarisme, sont l'homogénéité des classes et l'hétérogénéité des programmes. Pas besoin d'avoir un QI de 150 pour savoir que l' inversion de ces principes ( classes hétérogènes et programmes uniques comme le collège) empêche les enseignants de faire leur métier et force les enfant à apprendre dans les pires conditions possibles. Croyant gérer le désastre, les éditeurs l'aggravent, qui proposent de plus en plus d'activités aux enseignants afin de combattre la passivité des élèves. Et de moins en moins de savoirs. [...] Les premières victimes de ces aberrations sont ceux qui ont le plus besoin de l'école et des manuels. [...] Le système les prive du bien le plus précieux de l'école: le savoir". Et ce handicap atteint même les enfants de profs qui se sont, révèle l'enquête du livre, "mutuellement avoué qu'ils ne comprenaient pas forcément grand'chose aux exigences de leurs collègues d'autres disciplines". (pp. 19-21)

Ecrit par : Cadichon | 23 mars 2007

Ah quand même une bonne nouvelle, la CAMIF a du plomb dans l'aile. Les profs seront enfin mieux habillés.

Ecrit par : montaigneàcheval | 23 mars 2007

Heureusement que vous venez chevaucher de temps en temps sur ce blog, Montaigne. Les occasions de rire se font rares.

...Et vous avez l'indignation réjouissante.

Je n'ose pas vous demander de nouvelles de vos jeunes élèves...ceux qui ont les bonnes notes et le bon comportement, mais pas la bonne nationalité.

Les catalogues de la CAMIF, c'est directement à la poubelle avec les oeuvres complètes de Meirieu, les tracs en faveur de Ségolène Royal, et les voeux des IPR et autres autorités en début d'année...Et pas mal d'autres choses...

Comme disait (à peu près) Saint John Perse : "un papier de trop, c'est un arbre en moins. "


Cadichon,

J'apprécie en général ce que vous écrivez, mais quand vous dites que Nicolas Sarkozy en a bavé, je pense que vous passez un tout petit peu les frontières des limites. Il en a bavé comme on peut en baver à Neuilly. Un point c'est tout. Quand il dit "Dans la vie, il faut se lever tôt et travailler dur.", je ne pense pas qu'il parle vraiment en connaissance de cause.

Je ne pense pas qu'en plus d'avoir un père "absent" comme ce fut également mon cas, il ait été obligé de passer sa licence et sa maîtrise en travaillant le soir à l'opéra de Paris comme machiniste.

C'est d'ailleurs dommage car tout sert dans la vie...Surtout les disques entre les lombaires.

Ecrit par : Robin | 23 mars 2007

"A qui faire croire que Meirieu seul est responsable de la situation dans laquelle sont les profs aujourd'hui?", demande Christophe.
C'est pourtant bien la vérité, car Meirieu est un escroc de très haut vol qui dispose d'un pouvoir assez fascinant de faire passer de la fausse monnaie pour de la bonne et de fanatiser les esprits rudimentaires. Il suffit de voir de quoi se compose sa cour.

Ecrit par : Jean | 23 mars 2007

Pas besoin d'avoir un QI de 150 pour savoir que l' inversion de ces principes ( classes hétérogènes et programmes uniques comme le collège) empêche les enseignants de faire leur métier et force les enfant à apprendre dans les pires conditions possibles.

Oui, là je suis d'accord.

Ecrit par : Robin | 23 mars 2007

Deux témoignages personnels sur la violence :

1) Un élève interne est carrément torturé par des camarades. L'élève ne supporte plus ce genre de "socialisation", il se plaint.

Question : qu'est-ce qui s'est passé ensuite ?
Il a été obligé de partir. C'est quand même pas les tortionnaires qu'on va virer ! "On" leur a dit que ce n'était pas bien, c'est tout... Tout s'est fait dans le secret des bureaux de la Vie scolaire et du proviseur : surtout pas de vagues ! Nous n'avons appris l'histoire que longtemps après.

2) Des parents viennent voir le prof principal : leur fils en a assez d'être la tête de turc de certaines brutes. Ils annoncent qu'ils vont le changer de lycée tout de suite pour aller dans le privé.
Pourquoi cette hâte ? Leur fils aîné qui avait connu le même genre de persécutions s'était suicidé peu d'années auparavant...

J'avais raconté ces faits sur un blog consacré à l'éducation et je m'étais fait traiter de menteur et de réac qui ne savait plus quoi inventer par des connards genre Lubin et cie !

Staigiaires IUFM, cassez la gueule à vos formateurs !
Vous ne risquez rien : ils vous ont bien expliqué que quand il y a violence, c'est à cause d'une pédagogie inadaptée.
Vous pourrez voir de la "remédiation citoyenne" en vraie grandeur.

Ecrit par : Lariba | 23 mars 2007

Jean, il s'en passe des choses en dehors de l'école, avant, après, et qui font qu'il y a de bonnes raisons que les élèves soient comme ils sont. Et souvent très atteints. A tel point que se dire que seuls les savoirs vont les tirer d'affaire est un leurre... Même si c'est souvent vrai qu'ils peuvent le faire.
Et vous savez, (ou vous le devriez) que je suis un ardent défenseur de la transmission sans faille de ces savoirs!

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2007

" ils vous ont bien expliqué que quand il y a violence, c'est à cause d'une pédagogie inadaptée."

Ecrit par : Lariba | 23 mars 2007

Ca aussi, c'est porte nawak.

Merci, FGuichard. Je file sur le site de la pétition...

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2007

MAC vous êtes excusable de dire que personne n'a parlé du témoignage de Thalie, quand moi je l'ai fait pour dire combien il est poignant et hélas si conforme à la réalité. Je conçois que vous zappiez mon poil à gratter. Moi, en revanche je vous lis, comme Sibille, mais sur les e-mails qui ne donnent pas les signataires et c' est jubilatoire de vous reconnaître ainsi, en jouant à colin-maillard!

J'en profite pour vous remercier car j'ai grâce à vous songé à ressortir le bouquin éponyme de Lacouture, moins bâclé que celui de Juppé que j'avais d'abord consulté sans succès, et pour cause. Votre pseudo m'a fait aller droit au chapitre voulu car travaillant sur Machiavel je cherchais la référence de la citation de Montaigne: "le bien public requiert qu'on trahisse et qu'on mente". Le mensonge, comme arme ou outil de gouvernement, s'inscrit dans le registre réaliste. Quand il est idéologique, il est l'arme de choix du terrorisme intellectuel, mais il se décline lui aussi et comme dans le mea culpa, par parole, par action et par omission. Mon chapitre sur l'Omertà est le plus volumineux. Il y a des silences assourdissants, comme celui des enfants martyrs, aux mains des Diafoirus. Delenda est IUFM.

Ecrit par : Cadichon | 23 mars 2007

Certes, Christophe, et c'est justement parce qu'il se passe bien des choses en dehors de l'école, avant, après, autour et alentour, que l'école ne doit pas "en remettre une couche" en achevant de rendre jobards des gamins déjà déstructurés et bien esquintés : émiettement des activités, disparition du groupe-classe au profit de "remédiations" (quel horrible mot) en petits groupes sans cesse différents, "zapping" pendant la séance -- il faut changer d'activité tous les quarts d'heure, sinon les élèves décrochent, càd en clair s'aligner sur la télévision puisque les gosses en ont été nourris ; impasse sur la chronologie en littérature et en histoire, méthodes inductives créant la confusion dans les têtes et une absence totale de logique ; pas de grammaire de phrase, seul moyen pourtant de structurer un discours et une pensée, refus de la transmission et de l'idée de savoir, réduit à une information ; clubs de rap, de hip-hop et autres nunucheries, qui cautionnent l'idée qu'il n'y a pas LA culture mais DES cultures d'égale valeur ; absence programmée des bases où un vrai savoir puisse se construire, culture de l'excuse où c'est toujours, en dernier ressort, le plus faible qui a tort, responsabilisation excessive des enfants par des démarches citoyennes à la flan, où les gamins ne savent plus où est leur place d'élèves : comment voulez-vous qu'ils ne tournent pas chèvres ? Le meilleur moyen de rassurer un jeune qui va mal, c'est de l'instruire, de le nourrir, de le cultiver -- et l'estime de soi vient de surcroît, à partir du moment où l'élève n'est plus considéré a priori comme incapable de comprendre quelque chose de plus difficile que la "star-ac". Rien de plus sécurisant pour un élève que d'être, simplement, mis à sa place d'élève. Cela suppose aussi de fournir un modèle d'adulte acceptable : être impeccable sur soi, ne pas tutoyer les gamins quel que soit leur âge, ne pas se laisser tutoyer, ne pas mettre les tables en rond, éviter toute démagogie : bref, se respecter et respecter les élèves en tant qu'élèves.

Ecrit par : FGuichard | 23 mars 2007

Bonjour à tous...
Il me semble que le thème de cette conversation est la violence? Que pensez vous de la violence faite aux professeurs par l'administration dans les établissements?
Tous les chefs d'établissement ne sont pas à ranger dans le même sac, bien entendu, je ne fais pas l'apologie de la lutte des classes ;-)
Mais il est une race incongrue de nouveaux proviseurs- administratifs purs qui me font penser au Chateau de Kafka. Vous savez ces proviseurs qui ont réponse à tout, qui se servent de tout et de son contraire pour appuyer certaines de leurs exigences ou incompétences. Celui qui vous explique lorsque vous avez fait un rapport concernant un élève connu pour son "infectitude" que vous devriez varier les supports, en souriant... Ceux qui se refusent à tout conseil de discipline prétextant l'arrivée d'une horde d'avocats et que l'élève pourrait s'en sortir. Comme si un conseil de discipline menait droit à l'exclusion définitive, obligatoirement, alors que cela permet d'avoir un entretien un peu solennel avec un élève qui, parfois, peut porter ses fruits (ne soyons pas pessimiste).
Bref l'avez vous rencontrée cette nouvelle espèce d'administratif pédago sans foi ni loi?
Si vous avez des témoignages de harcélements ou de méthodes peu orthodoxes dans vos établissements signalez le ici ça pourrait être interessant de recenser ces dérapages de plus en plus nombreux.

Semper parati

Ecrit par : semper parati | 23 mars 2007

FGuichard, il y a des affirmations, dans ce que vous dites, qui relèvent du procès d'intention! J'ai toujours entendu, à l'IUFM, que les séances de travail avec les élèves, (on est d'accord ou pas sur le terme de "séance", là n'est pas le propos, je pense) duraient trois quarts d'heure! Même en maternelle, pour ce qui concerne les ateliers. (Je ne pense pas qu'on puisse être pour les cours magistraux dans ces niveaux de classe). Je n'ai jamais vu, au cours des nombreuses visites que j'accomplis dans les classes de primaire de différents niveaux, refuser de transmettre le savoir. Pour ce qui concerne la grammaire, elle est bel et bien pratiquée dans les classes; (assez? pas assez? cela dépend vraiment des enseignants). Culturellement, je vous suis parfaitement sur le fait que tout ne se vaut pas, et j'ai eu des discussions, en cours de musique, assez "chaudes" sur ce thème, avec les PE comme avec les lycéens. Et je ne jetterai pas la pierre à mes collègues concernant le manque de culture générale de certains.
Je ne transige pas, et suis quelquefois vu comme un facho un peu caractériel. Je m'en fous, et continuerai à défendre mon point de vue sans accuser Meirieu.
Pour ce qui est du tutoiement, encore faut-il déterminer des attitudes qui peuvent être aussi radicalement différentes en fonction des niveaux de classes. Ce que vous dites est certainement vrai en ce qui concerne le collège. Pas pour la maternelle, et je suis dubitatif concernant le primaire et, éventuellement, les grandes classes de lycée. Quand je m'occupais des "options musique" en terminale, certains me voussoyaient, d'autres non. Et les comportements quelquefois discutables de certains étaient totalement indifférents de la formule choisie.
Concernant l'habillement, oui, évidemment, il faut être propre, et essayer de donner le moins de prise possible aux commentaires désobligeants, (qui arriveront de toutes façons). Mais cela donne une grande latitude potentielle concernant la manière de se vêtir.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2007

En observant la schizophrénie des profs postant sur ce blog et qui semblent TOTALEMENT COUPES du réel, les cassages de gueule se font , soudain, moins cruels.
inénarrable, ces petits cloportes pédagogos qui continuent leur miamiamiamai inaudible, pendant que le monde prend l'eau, et que c'est là notre rôle, de le SAUVER!!!!!
Ils bavouillent comme des vioques lur gelée de groseille....et quand bien même le pire arriverait, ils continueraient miamiamia à bavocher miamia sur la pédacouille, mia, et à s'étonner que la société les déteste.
Ou alors, c'est des trouilleculs, mamerdaucutachemizcoll!!!!, trouillus que M'sieur l'IPR y leur donne un coup de règle où je pense , aux miamiamia séniles. Quel spectacle, un blog de prof apolitiques, de prof qui sont à l'humanité ce que le Caprice des Dieux est au Munster au Cumin, André Rieu au violon, Meirieu à l'intelligence et Star Académy à Molière....

Ecrit par : montaigneàcheval | 23 mars 2007
Mérite d'être republié!

Ecrit par : Dobo | 23 mars 2007

"disparition du groupe-classe " : attention,Françoise, au sein de votre message, qui est par ailleurs remarquable, vous laissez passer un terme d'IUFM ! Ne vous alissez pas contaminer à votre corps défendant.
Le FC Nantes méritait mieux face à Monco, gardons espoir !

Ecrit par : Japhet | 23 mars 2007

"laissez pas" et non "alissez pas" et "face à Monaco".

Ecrit par : Japhet | 23 mars 2007

Dans les cas de violence il y a aussi des profs qui cautionnent.
Deux exemples vécus (je suis un ancien chef d'établissement )
- Un conseil "éducatif" est demandé par des professeurs pour un élève violent ( classe de seconde) qui se comporte en petit tyran vis à vis de ses camarades.( Entre autres joyeusetés il obligeait certaines filles de sa classe à rédiger ses devoirs sous la menace de coups.)
Le conseil se réunit en présence de l'élève et de sa mère.
Je demande aux professeurs d'exposer successivement leurs griefs.
Les deux premiers affirment que cet élève est très gentil et très poli "avec eux" ( sous entendu : les autres ne savent pas s'y prendre) et qu' il n' y a aucun problème.
J'ai alors demandé si on devait voter des félicitations ou des encouragements. Cela a jeté un froid.
-En fin d'année scolaire, dernière nuit à l'internat, des filles de terminale passent de force une surveillante sous la douche et la couvrent de farine.
La surveillante a été très choquée de ces brutalités.
Je convoque les fautives dans mon bureau et en stigmatisant leur comportement de petites tortionnaires en herbe je réussis à provoquer une grande crise de larmes.
(Ces élèves allaient passer le Bac quelques jours plus tard et ne devaient pas revenir au lycée, une "sanction administrative n'aurait eu aucun effet)
Quelques minutes plus tard une délégation de professeurs envahit mon bureau et me traite quasiment de facho pour avoir fait pleurer ces demoiselles !
Le fait qu'une surveillante ait été malmenée et traumatisée ne semblait pas du tout leur poser problème.
La surveillante devait, à leurs yeux, faire partie des chiennes de garde de la bourgeoisie.
Ces faits se sont déroulés dans des lycées tranquilles et sympathiques, privilégiés, en quelque sorte !
Je ne parle pas des interventions des délégués syndicaux et/ou des parents en conseil de discipline qui commencent, en préambule, par lire une déclaration affirmant leur opposition aux sanctions disciplinaires et qui nous servent le couplet du " il faut agir AUTREMENT" !
Pourquoi voudriez vous que les chefs d'établissements, non soutenus par les professeurs, ni les parents et encore moins leur hiérarchie, partent seuls au feu ?
La lacheté est largement partagée et même érigée en système dans l'école.
Combien ai je vu de tentatives pour transformer une victime en coupable ? "C'est pas étonnant si ça arrive à lui ( à elle)", et autres arguments du même genre !

Ecrit par : Adrien Fleuret | 23 mars 2007

Bref l'avez vous rencontrée cette nouvelle espèce d'administratif pédago sans foi ni loi?
Si vous avez des témoignages de harcélements ou de méthodes peu orthodoxes dans vos établissements signalez le ici ça pourrait être interessant de recenser ces dérapages de plus en plus nombreux.

Semper parati

Ecrit par : semper parati | 23 mars 2007

Oui, plusieurs fois. Une fois de façon grave et caractérisée (nous étions plusieurs à être victimes des agissements du triste personnage qui a été promu depuis proviseur de lycée)

Oui, ça pourrait être intéressant, mais à quoi bon ? Ces pervers sont systématiquement couverts. Le système en a besoin pour continuer à fonctionner.

Phrase entendue en formation de chef d'établissement en 1996 : "Débrouillez-vous en tant qu'adjoint pour ne pas avoir de problèmes avec votre supérieur hiérarchique, c'est à vous qu'on donnera tort, même si vous avez raison ! " Une phrase prophétique, en ce qui me concerne...J'en ai une dizaine comme ça dans mon tiroir.

C'est la même chose pour les profs, pire même. La "grande muette", croyez-moi, ça n'est pas l'armée.

Alors semper parati (prêt au pire, en ce qui me concerne) je ne témoignerai pas. Ca ne sert à rien et de toutes façons personne ne me croirait.

Pessimiste? Non lucide.

Et dire que des gens comme Jean Moulin ont donné leur vie pour qu'on en revienne à la pourriture..

"Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux dans la plaine ?"

Ecrit par : Robin | 23 mars 2007

"Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève..."

Ecrit par : Un hussard | 23 mars 2007

Le fait qu'une surveillante ait été malmenée et traumatisée ne semblait pas du tout leur poser problème.La surveillante devait, à leurs yeux, faire partie des chiennes de garde de la bourgeoisie. [...] transformer une victime en coupable...."''
Ecrit par : Adrien Fleuret | 23 mars 2007


.....et le coupable en victime, nous voici exactement dans la configuration qui couvre la France de ridicule quand elle se fait une spécialité de se ranger toujours aux côtés des tyrans sanguinaires: Khomeiny, Pol Pot, Castro. Que Battisti n'ait tué que deux personnes, et blessé ou estropié à vie une poignée d'autres, et non des millions, n'en fait pas moins un assassin, qui doit payer pour ses crimes.

Cette indulgence (réplique de celle de Sartre pour les crimes staliniens) est réfractaire à toute confrontation au réel par la magistrale entourloupe du paradigme relativiste, dont il n'est plus besoin ici de rappeler la nature idéologique.

Il postule en dogme irréfutable que les notions d'objectivité et de vérité sont des figments de notre imagination, des mirages, y compris en matière de théorie scientifique. Ce relativisme-là est cognitif, et cautionne toutes les visions irrationnelles de la science, de la théorie du phlogistique au créationnisme. La nouvelle sociologie des sciences qui infuse les sciences de l'éducation a remis au goût du jour ce que les Lumières avaient disqualifié, à savoir l'idée que la connaissance scientifique ne devait jouir d'aucune priorité sur d'autres.

Et ce serait là un progrès de l'esprit humain, selon les agités du bocal qui gobent ces niaiseries et se congratulent pour leur "progressisme". Les manes de Condorcet doivent s'étouffer devant ces sophistes qui n'ont aucune idée de ce qu'est la rigueur d'un raisonnement et prétendent que le leur a une valeur démonstrative, alors qu'il n'a que l'apparence lointaine de la rigueur. il fait dans le flou et l'inversions sémantiques

Le relativisme peut s'exprimer dans sa version artistique (l'urinoir de Duchamp, les boites de soupe Campbell de Warhol:anything goes) mais aussi morale et c'est celle qui est à l'oeuvre chez les "pédagogistes", car elle rejette toute possibilité d'ancrage des normes dans une raison objective.


"L'influence du relativisme est due non seulement comme le pensait Tocqueville, au fait qu'on soit tenu dans les sociétés modernes de considérer comme également respectables des opinions incompatibles, mais c'est aussi à ce qu'il est socialement et politiquement utile aujourd'hui à toutes sortes d'acteurs sociaux et qu'il facilite la réalisation de bien des desseins. Mais si le fait qu'une théorie est utile explique qu'elle se diffuse, cela n'implique pas qu'elle soit vraie."
R. Boudon, Renouveler la démocratie: Éloge du sens commun.(O. Jacob, 2006, p.50)

Ecrit par : Cadichon | 23 mars 2007

"Je rappelle quand même que les élèves, avant de l'être, sont également des enfants qui passent trois ans dans le milieu familial sans mettre un pied à l'école."

Parce que ce n'était pas le cas à l'époque où l'école de la République permettait à nombre d'enfants du peuple d'échapper à leur condition ?

Ecrit par : Un hussard | 23 mars 2007

Ne pas mettre les tables en rond, en groupe de quatre, en fer à cheval, avec quelques élèves au milieu, ou voir des enfants de primaire à genoux devant le tableau, le cahier au sol, pour copier quelques mots, inscrits à droite et à gauche du tableau.
Ne pas voir un enseignant manger des glaces en classe......

Il y aurait des centaines d'exemples sur la facon dont l'apprentissage est imposé aux élèves.
Dans certaines classes, c'est le laxisme total.

Comment un jeune élève peut-il se concentrer et apprendre dans une foire?
Les enfants sont comme des électrons libres, sans repères.

Tout est à revoir, du contenu de l'instruction au comportement général de l'école.

Ecrit par : Carole | 23 mars 2007

Les enfants d’aujourd’hui vivent l’essentiel de leur temps entre eux. Alors les obliger à rester de 2 à 18 ans en bande, me semble une grosse connerie qui accentuera la violence.

Les enfants ne voient plus depuis bien longtemps leurs parents dans leur travail donc ils ne vivent plus mêlés aux adultes qui montrent les règles sociales nécessaires pour grandir. En effet, les gosses n’ont affaire qu’aux enseignants comme exemples de gens qui travaillent, c’est-à-dire des gens qui font, reconnaissons-le, ce qui devient un petit boulot méprisable. Et pour rappeler une banalité, je dirais que cela a été une vraie rupture historique et même anthropologique qui ne fait que s’accentuer depuis 1945 : il n’est plus possible qu’ils voient les adultes aux champs ou à l’atelier.

Les pédagogistes tiennent à ce qu’ils ne fréquentent que la Grande Garderie, laboratoire du monde nouveau où l’adulte est prié d’être en extase devant le jeune dont il a « tant à apprendre ». Les enfants vivent alors en bande, soumis à la loi des caïds ou du groupe. L’élève qui travaille devenant un bouc émissaire. Cette violence n’est pas toujours physique mais a des effets destructeurs sur les victimes comme sur les bourreaux.

Quels adultes les pédagogistes vont-ils laisser à ce monde ? Ce ne sera peut-être pas l’homme « nouveau » dont ils rêvaient. Nouveau, oui, mais meilleur... vraiment ?

Ecrit par : Lariba | 24 mars 2007

Oui, ça pourrait être intéressant, mais à quoi bon ? Ces pervers sont systématiquement couverts. Le système en a besoin pour continuer à fonctionner.
Ecrit par : Robin | 23 mars 2007

Je suis d'accord avec vous, Robin. Cependant, il faut que les gens extérieurs à l'Education Nationale apprennent toutes ces choses. On aura peut être droit à un intervenant qui nous fera un stage sur "la gestion des conflits". Vous savez ces pseudos universitaires en un peu tout et un peu rien qui arrivent pour vous expliquer qu'ils n'ont pas de "solution". Mais si l'ambition est de reconstruire l'école il va falloir achever la destruction de celle-ci. Ce petit vent de bon sens souffle peut etre un peu dejà. Regardez vos collègues en salle des profs, résignés ou prêts à contenter le chef à tous prix. Ca donne pas vraiment envie.
J'ai vu dernierement un proviseur qui, désirant couler une prof en difficulté dans ses classes, convoquait un élève dans son bureau pour s'informer de l'ampleur du "desastre" et s'assurer ainsi qu'une petite inspection serait la bienvenue.
Tous coupables mais qui sera responsable?
Bonsoir

Ecrit par : Semper parati | 24 mars 2007

HYPER VIOLENCE :

Exclu : les vidéos de la rafle policière de SARKOZY : Liberté, égalité, fraternité, ça te dit quelque chose ?

Ni diabolisation, ni rien. Les faits, tous les faits rien que les faits ! Rafle_Paris_Rampal_2007-03-20-J.Warlop envoyé par petaramesh Durée : 08:18 Pris le : 20 mars 2007Lieu : Paris, France Rafle de parents d'élèves "sans-papiers" à l'école Rampal, Paris, 20...

Publié il y a 14 minutes dans http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/ | Lire la suite

http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2007/03/24/exclu-les-videos-de-la-rafle-policiere-de-sarkozy-liberte-eg.html

J-30, Sarkozy à la Guadeloupe : Non Nicolas, Shoelcher ne rime pas avec Karsher...

Ne laissez pas le loup sortir du bois !

I) Sarkozy en visite aux Antilles a déclaré aujourd'hui qu'il n'entend plus rien changer à sa campagne et par la même à son programme. - Immigration choisie = nouveau pillage des forces intellectuelles des pays de l'Afrique fr...

Publié il y a 2 heures dans http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/ | Lire la suite

http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2007/03/23/sarkozy-a-la-guadeloupe-non-nicolas-shoelcher-ne-rime-pas-av.html

La violence : cette fissure dans l'azur qui va bientôt vous zébrer la figure, si vous persistez depuis vos tours d'ivoire dans votre mépris de bien assis....

Ce pourrait n'être plus seulement la lame maniée par un sauvageon, une racaille simplement désaxée.

Peut-être qu' après tout c'est ce que vous recherchez ?

Car depuis que nous lisons sur ce blog les différents propos tenus sous couvert de pédagogie, mais qui mis bout à bout finissent peu à peu à forger notre révolte et une violence extrême et heureusement juste fantasmée contre ceux qui les tiennent.

Les lolo's 34 (réflexion collective).

Ecrit par : Les lolo's 34 | 24 mars 2007

"Ne pas mettre les tables en rond, en groupe de quatre, en fer à cheval, avec quelques élèves au milieu, ou voir des enfants de primaire à genoux devant le tableau, le cahier au sol, pour copier quelques mots, inscrits à droite et à gauche du tableau." Carole

Bien vu. Lorsqu'un instit prend possession de sa salle de classe, la disposition qu'il choisit pour sa classe constitue bien souvent une sorte de "profession de foi" quant à ses convictions pédagogiques. En général, les collègues en tirent d'emblée quelques conclusions sur le nouveau venu.

Certains inspecteurs d'ailleurs ne s'y trompent pas, et la mention "dispositif frontal" -traduire par : les tables disposées en petit train face au tableau- n'annonce rien de bon pour le rapport d'inspection ! Ce dont, au passage, on se "tape" éperdument, pour rester poli.

Une note d'espoir cependant : il me semble que le genre de "dispositif" dénoncé par Carole a moins le vent en poupe, depuis quelque temps, dans de nombreuses classes...

Ecrit par : Un hussard | 24 mars 2007

Un autre exemple de violence, très "tendance" chez certains pédagogos, c'est le fameux "quoi de neuf" : petit rituel au cours duquel, le matin en arrivant, les élèves peuvent dire à la classe ce qu’ils ont envie de lui faire partager.

Jolie manière de s'immiscer dans l'intimité des enfants et des familles.

Jolie manière, quand un enfant vit une situation ou des événements pénibles à la maison, de lui replonger le nez dans ses angoisses ou sa douleur, au lieu de lui permettre de déposer son fardeau à l'entrée de l'école et de s'en distraire en entrant tout de suite dans le travail.

Jolie manière pour les autres enfants de se charger de souffrances ou d'angoisses sans avoir les moyens de les "digérer".

Jolie manière, une fois encore, de mêler sphère privée et sphère publique.

Ecrit par : Un hussard | 24 mars 2007

Ce pourrait n'être plus seulement la lame maniée par un sauvageon, une racaille simplement désaxée.

Peut-être qu' après tout c'est ce que vous recherchez ?

Bravo, les gars. Vous vous y êtes mis à combien pour pondre votre papier toilette fascisant?

Vous voulez aussi des noms et des adresses pour faire une "descente" ?

Ah ! 'mais c'est qu'ils sont vertueux les dévôts de la madone. Quand on pense avoir la justice, le bon droit et la science infuse de son côté, on se dit qu'on a le droit de faire n'importe quoi, même d' inciter au meurtre...

Et les gosses des profs que vous détestez tant, vous vous en prenez aussi à eux ? Nous nos textes, on les écrit à titre individuel et on ne souhaite la mort de personne.

Arrêtez donc de penser "collectivement", réfléchissez un peu et ressaisissez-vous avant de tomber dans l'abjection totale.

Parce qu'il n'y a pas d'autre mot : "abject" pour qualifier ce que vous écrivez.

Ecrit par : Robin | 24 mars 2007

Dans le même style, encore un autre exemple de violence : le tout aussi fameux "conseil des élèves".

Il est de bon ton, une fois par semaine, d'aborder dans ce cadre-là diverses questions relatives à la vie de la classe, en particulier sous l'angle """citoyen""". La plupart du temps, la question récurrente est celle des conflits et des comportements des uns et des autres.

Le fin du fin étant, pour ceux qui pratiquent les permis à points, les passeports ou les ceintures de comportement, de faire délibérer les élèves, qui vont citoyennement décider de qui gagnera des points et de qui en perdra... Au secours ! Y a-t-il encore un capitaine dans le rafiot ?

Déroulement type de ce genre de petite sauterie : plusieurs récriminations s'expriment à l'endroit de X et de Y, qui perturbent constamment le fonctionnement de la classe, agressent leurs camarades, etc.

X et Y vont donc se trouver au centre des échanges pendant tout ou partie du conseil, institués de ce fait en véritables petits héros, négatifs certes, mais héros quand même.

X et Y savourent ce moment et boivent du petit lait. Et dans le cas où la séance se déroulerait de manière moins idyllique pour eux, attention aux règlements de comptes à la sortie... De toute façon, les règles, ils "s'en battent les C...!"

Pendant ce temps, chez les autres élèves, certains regards commencent à s'éteindre... Certains petits visages expriment l'incompréhension, la résignation, la lassitude, quand ce n'est pas un pudique désespoir.

Et quand, évoquant ce grand moment de citoyenneté, il arrive qu'une petite bouche -à la dérobée, sans témoin- ose s'ouvrir, c'est souvent pour chuchoter : "Mais pourquoi on parle encore d'eux, au lieu de travailler tranquillement ?"

Ecrit par : Un hussard | 24 mars 2007

Je suis d'accord avec vous, Robin. Cependant, il faut que les gens extérieurs à l'Education Nationale apprennent toutes ces choses.

Oui, en effet. C'est peut-être à cela que peut servir un blog comme celui-ci, à condition de lire entre les lignes...Vous savez ce qu'est le "devoir de réserve" (moi-même, je ne sais pas toujours jusqu'où je peux aller et je ne dis pas le centième de ce que je voudrais dire).

Vous avez vu par exemple comment on avait faussé les statistiques sur le niveau réel des élèves et sur la violence.

Entre ceux qui les remontent et ceux qui ne les remontent pas, ce sont les plus honnêtes qui écopent. Mais l'hebdomadaire Le Point a eu raison. Il y a des moments où il faut crever l'abcès.

Au moins les gens (enfin quelques uns) ont compris qu'il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond.

Et s'il n'y avait que cela qui ne tournait pas rond !

Pour le reste, j'en ai trop vu, vraiment trop vu, et je ne crois plus à grand chose. A vrai dire, je me demande si je vais continuer intervenir sur ce blog tellement je suis amer et je ne voudrais pas désespérer les jeunes collègues qui y croient encore. Le bêtise et la méchanceté, ça tue. Primo Lévy en savait quelque chose.

Il y a des gens avec lesquels je sympathise (au sens propre) de plus en plus et que je comprends de mieux en mieux.

Je crois aussi que j'en ai plus que marre de ce pays. Oui, je sais : "Love it or leave it !"

P.S. (si je puis dire !) pour les Lolos : pas besoin de couteau pour tuer les gens.Comme disait Oscar Wilde : "le brave avec une épée, le lâche avec un sourire."

Sinon, comme "bouc émissaires", en plus des profs, vous avez aussi les Juifs, les handicapés, les chauffeurs de bus et les pompiers.

Allez ! Bonne continuation !

Ecrit par : Robin | 24 mars 2007

Primo Lévi sans "y".

Ecrit par : Robin | 24 mars 2007

"A vrai dire, je me demande si je vais continuer intervenir sur ce blog tellement je suis amer et je ne voudrais pas désespérer les jeunes collègues qui y croient encore."


"Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute..."

Ecrit par : Un hussard | 24 mars 2007

Tellement d'entre-vous ont pourtant rêvé d'une révolution, du grand soir, vous étiez peut être plus jeune mais pourtant, c'était votre idéal.
Alors, ce n'est pas au moment où il faudrait vraiment la faire qu'il faut se décourager.
Le 22 Avril, il faudra choisir le bulletin le plus révolutionnaire, celui qui peut désouder le système.
C'est la seule solution !!
Voter pour des apparatchiks qui se partagent le pouvoir depuis 20 ans ne servira à rien.

Ecrit par : Maxime | 24 mars 2007

Le 22 Avril, il faudra choisir le bulletin le plus révolutionnaire, celui qui peut désouder le système.
C'est la seule solution !!
Voter pour des apparatchiks qui se partagent le pouvoir depuis 20 ans ne servira à rien.

Ecrit par : Maxime | 24 mars 2007

José? Arlette ? Le petit facteur ? Pourquoi pas ? Ce sont encore les moins antipathiques...Et les plus proches des prolétaires que sont devenus les enseignants dans ce pays.

Hélàs, l'Histoire nous a appris à nous méfier de tout, même (et peut-être surtout) de la "pureté".

Rassurez-vous, il y a deux ou trois jeunes profs ou instits sur ce blog, sans oublier Patrick, dont la manière de parler de leur métier me remonte un peu le moral.. Peut-être qu'un jour le printemps viendra.

Ecrit par : Robin | 24 mars 2007

Voici la lettre que j'ai envoyée à la Principale du collège de mon fils, en 6è. Elle porte sur cette violence institutionnelle insidieuse et triomphante qu'il endure inconsciemment (de moins en moins) depuis longtemps, mais particulièrement cette année. Violence dont beaucoup de parents évidemment et beaucoup trop de collègues malheureusement n'ont pas conscience. Je m'attache ici à l'organisation de la vie du collège plus qu'à la nature des programmes ou des cours. Vous jugerez sans doute naïf l'objectif de cette lettre mais:
1) elle m'apaise (vous comprendrez cela chers bloggers!)
2) Je ne désespère pas de quelques changements. Et je crois aux petits ruisseaux...

Madame X,
Je suis professeur en lycée. Mes enfants sont à l’école primaire et au collège. Les occasions ne manquent pas mais aujourd’hui je vous écris pour vous dire ce que beaucoup pensent mais taisent – de moins en moins. Je tiens à vous alerter des effets destructeurs pour les élèves de l’institutionnalisation et de la multiplication de certaines pratiques « scolaires » : les innombrables perturbations scolaires.
Vous avez organisé un stage de formation aux premiers secours qui a conduit à annuler la plupart des cours sur deux jours. Les parents ont dû jouer une fois de plus les équilibristes. Les enfants furent encore privés de nombreuses heures d’enseignement. Le but est estimable mais pourquoi ne pas avoir invité un formateur aux premiers secours en dehors des heures de cours, tout simplement ?
Vous vous dites « bien consciente de la gêne occasionnée par ce type de changement ». Mais en avez-vous bien mesuré les effets déstructurants sur la concentration, la persévérance et la motivation des élèves, la cohérence et la compréhension des leçons, et finalement sur le travail et les connaissances des élèves ?

Je mets de côté les grèves répétitives. Depuis environ deux décennies, la multiplication effrénée des perturbations de l’enseignement, organisées par l’Ecole elle-même, affaiblit tout le monde. Heures que les programmes eux-mêmes font disparaître (TPE et ECJS en lycée, heures de vie de classe, parcours professionnel, B2I, etc.), heures de cours auxquelles se substituent des heures d’organisation de ceci ou de cela, séances de cinéma, journée de cohésion, sorties dites pédagogiques, projets et actions pour la prévention routière, l’hygiène, le développement durable, la citoyenneté, projets et actions contre les addictions, l’obésité, la dyslexie, et bientôt la saison des voyages avec quelques dizaines d’heures dans la besace, etc. etc. etc. Je n’oublie pas les intervenants extérieurs, associatifs et psychologues en tous genres, qui défilent comme jamais dans nos établissements. Il m’arrive d’être affligé par leur manque de rigueur et de connaissances. Quand ce ne sont pas les professeurs eux-mêmes qui sortent de leur compétence disciplinaire et prodiguent informations et conseils sur des sujets qu’ils ne maîtrisent pas. Vous disiez en début d’année avoir fait des dyslexies un cheval de bataille. Or les causes, les traitements, leurs natures sont très variés et variables. Il y aurait même un nombre non négligeable de fausses dyslexies… Laissons à la médecine (ou à la Déesse Psychologie, puisque de toute façon rien ne peut lui échapper) ces objets fluctuants, incertains, marginaux. Transmettons au plus grand nombre du solide, du pertinent, les fondements et surtout un peu plus. Un énorme cheval de bataille au regard du nombre d’élèves entrant au collège et ne sachant – ou presque – ni lire ni écrire !

Ces pratiques tendent à instituer le zapping et l’émiettement comme modes de fonctionnement et de structuration des esprits. Annulant nous-mêmes les cours régulièrement, est-il si étonnant que les élèves ensuite les « sèchent » de plus en plus – pour des motifs les plus divers (code, orientation, réveil, prise de sang, spécialiste médical, clubs ou animations dans l’établissement, vacances, pas d’autre cours dans la journée et autres caprices, etc.) ? Travaillant de moins en moins avec nos élèves, est-il si étonnant que les élèves eux-mêmes perdent le goût de travailler ?

Bref, l’on ne peut être qu’abasourdi par une telle débauche de temps, d’énergie, d’argent public, de personnes, d’activités. Abasourdi surtout par une espèce de négligence de l’enseignement lui-même des savoirs disciplinaires. L’élève de moins en moins instruit car retiré par l’Ecole d’un contexte d’instruction. Au profit d’activités qui le livrent parfois aux préjugés du moment, les plus bruyants ou les plus répandus, voire à l’idéologie politique. Travail bruyant en groupes et en mouvement, dans le cadre d’un projet interdisciplinaire citoyen, subventionné ou récompensé par le Département ou la Région – l’Europe c’est encore mieux bien sûr – voilà l’Objectif !

Trop de buts donnés à l’Ecole, et des buts qui ne sont pas les siens, cela devient trop lourd. Le motif de la civilité nous tue ! Il est urgent de dévaloriser voire d’abandonner des objectifs qui ne sont pas les nôtres et qui nuisent aux nôtres. Ceux-là, qui les poursuivra si nous les négligeons ? Hormis évidemment ceux qui de tout temps en connaissent la valeur et les lieux de transmission. Un peu plus de silence, de silence sur soi et d’exigence pour tous, d’inactivité et d’absence de projet, revigoreraient beaucoup l’Ecole. Si le règlement nous invite à nous saborder, nous pouvons l’ignorer, que diable ! Le règlement n’est pas tout et il change vite.

Pourquoi même imposer à tous de tels objectifs (éduco-citoyenno-ludico-épanouissants) s’ils ne s’adressent qu’à une minorité ? Pourquoi égaliser les conditions de tous au niveau des plus démunis, des plus malades, des plus incultes, des cas les plus critiques ? La tentation de fabriquer l’Ecole du point de vue du plus faible, avec une obsession méthodologique insatiable et suspecte, conduit à baisser dramatiquement, individuellement et collectivement, le niveau des exigences pour tous. Au contraire, pourquoi ne pas permettre à chaque élève d’aller au plus haut de ses capacités ?

Alors, devons-nous craindre pour demain la paralysie du collège à cause d’une formation de tout le personnel pour aider les individus autistes légers ou handicapés lourds, pour gérer les cas de coma éthylique, les dépressions ou les crises de spasmophilie, pour s’investir dans un projet de l’inspection académique sur les élèves hyperactifs ou schizophrènes, dépendants à la télévision, au sucre, au sexe, ultraviolents, etc. etc. etc. ? Avec à chaque fois mots chics, images chocs, et un pseudo expert confus ou dans le doute. Et pour quels résultats ! Oui, pour quels résultats ! Cette démarche infinie montre un peu plus chaque jour son inefficacité et même ses effets néfastes sur la formation des élèves. D’ailleurs, qu’ont fait les enfants pendant deux jours alors qu’ils n’étaient pas au collège mais chez eux, peut-être seuls ? Pour la plupart, des jeux sur l’ordinateur, de la télévision, Internet (sites inéducatifs de préférence). Certains traînèrent dans la rue, près du gymnase.

Laissons les maladies aux médecins, la conduite routière aux auto-écoles et aux gendarmes, les violents ou les illettrés en dehors des collèges pour tous, etc. Laissons autant que possible aux familles leur jardin privé et leur responsabilité. A la très grande majorité des enfants, laissons l’enfance et le loisir de s’instruire, vocation fondamentale de L’Ecole. Français, littérature, mathématiques, histoire, géographie, EPS, philosophie, art, langues, sciences, technologie : la discipline des disciplines est la vraie formation de nos élèves, celle que les parents, surtout les plus démunis, ne peuvent donner et attendent de nous. Alors ne dilapidons pas ad libitum nos heures d’enseignement.

J’espère que vous pourrez freiner cette suractivité téméraire sur l’accessoire et revivifier une timide passivité sur l’essentiel, car elles affaiblissent considérablement les enfants et l’Ecole. Et fragilisent tout le reste.

Je vous remercie par avance de votre compréhension et de l’intérêt que vous porterez à ma lettre. Un dévoué serviteur, avisé comme vous de l’état alarmant de notre Ecole, notamment des collèges. Et tout disposé à en discuter avec vous.

Philippe C

Nota bene, pour vous bloggers:
D'abord merci à JPB pour ses formules inspiratrices ici reprises (et pour le reste).
Cette semaine arrêt des cours lundi et mardi. La semaine prochaine, mon fils n'aura encore pas cours mardi, jeudi après-midi, et vendredi (pas de collège pour lui le mercredi). Raison: voyages linguistiques, absence de nombreux professeurs, remaniement par la Principale des emplois du temps. Merci...
Ainsi va la vie du collège.

Ecrit par : Philippe C | 24 mars 2007

MONDE HYPOCRITE
http://www.mondehypocrite.blogspot.com/

Bernard Monnier

Ecrit par : xray | 24 mars 2007

Oh là là Robin, ce printemps friquet ne vous réussit pas!

Je le dis ou je le dis pas ? Mon mari a un petit morceau de moelle épinière en moins depuis plus de 45 ans en raison d'une négligence médicale lors de son service militaire en Algérie. Deux ans de service et trois ans dans les hôpitaux ça bousille la jeunesse et la vie à envisager autrement. ( C'est fait depuis longtemps et on ne s'ennuie pas.) Je vous rassure tout de suite, la torture n'a jamais été son truc , mais alors pas du tout .( Je dis ça en passant parce qu'il a beaucoup souffert quand le battage médiatique de l'hiver 2000, a ressorti cette histoire en laissant croire que TOUS les bidasses n'auraient pas résisté à la tentation. Ne mettons pas tout le monde dans le même pannier SVP.) Quand les places de stationnement réservées pour GIG- GIC n'existaient pas il écopait des contraventions qu'il parvenait à annuler en écrivant de jolies lettres. Un commissaire lui a répondu un jour qu'il convenait d'éviter de se rendre en ville un samedi . Forcément ça dérangeait. Il a conservé le courrier.
En ce qui me concerne je suis une feignasse de prof qui ne produit pas et qui en plus a eu le culot de partir avant l'âge de la retraite en renonçant au dernier échelon . Heureuse initiative qui m'a permis de prendre tout mon temps pour affronter la maladie à la mode et quelques autres bricoles à surveiller.
J'ai un fils pompier volontaire, ce qui n'apporte pas la fortune. Il complète donc par d'autres emplois intérimaires en ne rechignant à rien : 64 contrats en cinq ans. Il se préparait au concours de pompier professionnel depuis deux ans mais en 2006 le concours a été supprimé et en 2007 un décret pris dans la plus grande discrétion a imposé une limite d'âge pour limiter justement le nombre de candidats. Dépassant de quelques mois cette limite, ses supérieurs, le considérant comme le plus sérieux élément du secteur, ont tenté de défendre son dossier.
en frappant jusqu'à la plus haute porte. En vain.
A part ça " Madame la marquise" , une directrice d' école maternelle a été retenue en garde à vue, un modeste facteur de la Creuse à Royère de vassivière risque des sanctions pour avoir rendu de menus services à des personnes vivant à l'écart , un CPE du collège de Bazancourt non loin de Reims a été agressé au couteau. C'était le gros titre de la première page de mon quotidien régional hier. L'agresseur , au casier judiciaire chargé, a eu une enfance perturbée, disons pas d'enfance du tout. Ce matin, le gros titre annonce" Les bonnes affaires de Le Pen en Champagne". La station service Esso où j'avais l'habitude de m'approvisonner à l'entrée d'Epernay est entièrement automatique. La boutique épicerie où je pouvais aussi acheteter à manger et où je rencontrais quelques connaissances pour échanger un bonjour est remplacée par un grand mur blanc cassé. Trois personnes dont un ancien élève sont au chômage .
Monsieur Brighelli , si je me souviens bien, nous a proposé de réfléchir à la violence . Elle se porte bien . Il y a du pain sur la planche et justement j'ai faim. Je le partage de mon mieux en soutenant "Aide et action" car j'estime qu'il faut aider les gosses qui veulent aller à l'école même s'ils sont loin de chez moi. On peut espérer et rêver . Je n'oublie pas pour autant ce qui se passe autour de moi.
Allez, je vous laisse, j'attends mon plus jeune petit fils . Que ne ferait-on pas pour sespetits enfants , sinon se battre et leur apprendre à se battre encore et toujours ?

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 24 mars 2007

En parlant de savoir et de soif d’apprendre, un exemple de ce qu’on peut trouver sur le site de Meirieu :

"Mais la révolution copernicienne
qu’il faut accomplir c’est d’admettre enfin qu’il n’y a pas un modèle unique de
lecteur et d’homme cultivé, que chacun a le droit de se construire son propre
système de préférences textuelles, qu’il est parfaitement légitime de délaisser
Racine, Proust ou Shakespeare si leurs visions du monde, leur musique, leurs
obsessions sentimentales ou leurs fantasmes vous sont étrangers. Pourquoi
serais-je barbare parce que les émois sexuels de Phèdre pour un jeune
garçon m’ennuient. En vertu de quelle forte identification personnelle ou de
quel délicieux souvenir de fac un enseignant aurait-il le droit de décréter
incontournable ce texte qui peut être pour un autre homme cultivé une histoire
de concupiscence ennuyeuse et plutôt grotesque ?"

Affligeant et caricatural. Voilà qui va sans doute améliorer la situation de l’école.

Ecrit par : b. | 24 mars 2007

Bien...alors maintenant, on passe par uun filtre-flic?????
Salut la compagnie....

Ecrit par : montaigneàcheval | 24 mars 2007

La violence : cette fissure dans l'azur qui va bientôt vous zébrer la figure, si vous persistez depuis vos tours d'ivoire dans votre mépris de bien assis....

Ce pourrait n'être plus seulement la lame maniée par un sauvageon, une racaille simplement désaxée.

Peut-être qu' après tout c'est ce que vous recherchez ?

Car depuis que nous lisons sur ce blog les différents propos tenus sous couvert de pédagogie, mais qui mis bout à bout finissent peu à peu à forger notre révolte et une violence extrême et heureusement juste fantasmée contre ceux qui les tiennent.

Les lolo's 34 (réflexion collective).

Ecrit par : Les lolo's 34 | 24 mars 2007

Après le mépris , la menace ?
Le vrai visage du ségolénisme à tête de boeuf, intolérant, totalitaire, stupide.

Non, merci !!

Ecrit par : yann | 24 mars 2007

Hélène Charpentier, chapeau. Vous êtes de ces êtres que rien ne vient altérer. Vous me faites penser à Madame Barthélémy, ma vieille prof de Grec, qui nous apprit le bonheir de vivre et la force de se battre pour les autres......Merci donc, en ces temps de fascisme rampant de nous donner l'epoir que nos vies ne sont pas vaines. Et le mur blanc rempalçant la station-service épicerie d'Epernay..superbe métaphore de la déshumanisation.

Ecrit par : montaigneàcheval | 24 mars 2007

Où sont mes deux commentaires précdents?? En particulier celui où je remerciais Hélène Charpentier. J'ai été aiguillé sur un sorte de plate-forme pour débiles mentaux où il fallait recopier des lettres dans un cadre......gnmiamia

Ecrit par : montaigneàcheval | 24 mars 2007

La station service Esso où j'avais l'habitude de m'approvisonner à l'entrée d'Epernay est entièrement automatique.

La nôtre aussi à Bourges, à l'entrée du pont d'Auron. Motif : attaquée X fois de suite. J'y achetais mon café de temps en temps et j'aimais bien parler avec les gens. Mais comment voulez-vous parler désormais avec un distributeur automatique ? Comme on dit "On n'arrête pas le progrès !"

A part ça, Hélène, j'aime bien vous lire. A chaque fois, j'ai l'impression que les choses reprennent un peu de sens.

Ecrit par : Robin | 24 mars 2007

Salut, MàC…
Je ne sais pas pourquoi, de temps en temps, le serveur nous demande (à moi comme aux autres) de valider — avec des signes bizarres, qu'il suffit de recopier en respectant minuscules et majuscules — ce que l'on vient d'écrire. C'est (presque) systématique quand le post dépasse vingt lignes, mais ça arrive parfois de manière inopinée.
j'ai demandé — pas de réponse à ce jour. Bref, gardez trace, recommencez, ne vous énervez pas. Vous savez bien que je n'ai jamais censuré personne — sauf une fois cet été quelqu'un qui attaquait nominalement ma famille (mais je l'ai fait à la source, si je puis dire…) — il y a de sacrés connards, parfois, sur la Toile…

Je répète ce que j'ai déjà dit : Thalie et les autres, envoyez vos témoignages sur la violence directement au réalisateur de l'émission, dont les coordonnées sont au bas de la Note initiale.
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 mars 2007

Mais la révolution copernicienne
qu’il faut accomplir c’est d’admettre enfin qu’il n’y a pas un modèle unique de
lecteur et d’homme cultivé, que chacun a le droit de se construire son propre
système de préférences textuelles, qu’il est parfaitement légitime de délaisser
Racine, Proust ou Shakespeare si leurs visions du monde, leur musique, leurs
obsessions sentimentales ou leurs fantasmes vous sont étrangers.

"révolution copernicienne"...Ca fait instruit. Ca vient d'Emmanuel Kant (introduction à la critique de la raison pure) mais Meirieu est passé maître dans l'art de détourner les concepts et de changer les Lumières en ténèbres. Il me manquait une pièce du puzzle. Merci à b de me l'avoir fournie. Maintenant j'ai compris...que c'était lui (et pas forcément les élèves) qui ne "comprenait" pas.

Tous avec Meirieu; A bas Proust, Shakespeare et Racine et Mozart et...Vivent les notices de machines à laver !

...Et comme on disait (à peu près) à Nuremberg en 1933 : la culture au feu, les profs au milieu !

Ecrit par : Robin | 24 mars 2007

Vivent les notices de machines à laver !

Faudrait encore pouvoir en trouver écrites en Français...or, c'est du Chinois !

Remarquez, cela tombe bien quand on est, comme Meirieu, adepte des écritures idéographiques...

Ecrit par : Guillaume | 24 mars 2007

"Vivent les notices de machines à laver !"

Oh oui alors ! Et on peut même, conformément aux instructions officielles, se la jouer tranversale, avec un beau projet musique... autour du tambour !

Ecrit par : Un hussard | 24 mars 2007

Robin, être desabusés est notre lot à tous. Devons nous alors sombrer dans une forme de nihilisme? Si Jean Moulin est une de vos références, ne faut il pas poursuivre un combat pour le gagner? Il ne s'agit pas de "mourir pour des idées", il s'agit de combattre le glaive à la main... Ceux qui se croient intouchables parce que la forêt n'avance pas vers eux et qu'aucun adversaire né d'une femme ne peut les atteindre doivent se méfier des prophéties. J'ai toujours apprécié vos remarques et vous ne pouvez baisser les armes. Rien n'est vain et je ne serai pas celui qui s'en lave les mains. Je fais partie de cette horde de TZR les "serf"s (Sans Etablissement de Remplacement Fixe), qui, balloté d'établissement en établissement, doit s'"adapter" et ne peut que constater l'ampleur du désastre généralisé. Aussi je brandirai mon Lagarde et Michard et mes "vade retro"... Réactionnaire, pas le moins du monde, la réaction est dans cette idéologie distillée depuis 68 par ses "héritiers". Mais peut être que ce blog n'est plus qu'un de ces "debats participatifs" où on parle, on parle, on s'épanche, on se lamente? Je ne peux que remercier JPB pour avoir su parler haut et fort, pour avoir mis les mots "justes" . Mais nous ne pouvons en rester "juste" aux mots, à quand l'action? Y a-t- il une stratégie dans notre combat? Devons nous subir les "snipers" et avancer à visage découvert ou la lutte doit elle s'organiser dans les souterrains?

Semper parati

Ecrit par : Semper parati | 24 mars 2007

Les chiffres et lettres biscornus qu'il nous faut parfois recopier sont destinés à éviter les envois automatiques de spam. Ce filtre existe sur la plupart des sites hébergeant les bloc notes.
Il n'est pas totalement efficace puisqu'il laisse passer des trucs comme....gogo 34.

Ecrit par : dj | 24 mars 2007

Semper parati

Ecrit par : Semper parati | 24 mars 2007

Excusez-moi, Semper parati ("toujours prêt"?)...un moment de faiblesse. C'est vous qui vous qui avez raison. Je vais relire la fin de Cyrano de Bergerac, le héros de mon enfance :

" Chacun de nous a sa blessure : j'ai la mienne.
Toujours vive, elle est là, cette blessure ancienne,
Elle est là, sous la lettre au papier jaunisant
où l'on peut voir encor des larmes et du sang !"

Mais aussi :

Que dites-vous ? C'est inutile ?...Je le sais !
Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès !
Non ! non ! c'est bien plus beau lorsque c'est inutile !
- Qu'est-ce que c'est que tous ceux-là ? -vous êtes mille ?
Ah ! je vous reconnais, tous mes vieux ennemis !
Le Mensonge ?

(il frappe de son épée le vide)

Tiens, tiens ! Ha! ha! les Compromis, les Préjugés, les Lâchetés !... (Il frappe)

Que je pactise ?
Jamais, jamais ! - Ah! Te voilà, toi, la Sottise !

- Je sais bien qu'à la fin vous me mettrez à bas;
N'importe : je me bats ! Je me bats! Je me bats !..."

Ecrit par : Robin | 24 mars 2007

Echec des constructivistes à l'étranger :

Les Suisses ont arrêté pour corriger leur réforme qui a servi de modèle au Québec : Pourquoi et comment ?

La vidéoconférence intégrale du 24 février entre les représentants de l’Association refaire l’école et la Coalition Stoppons la réforme.

http://www.stopponslareforme.qc.ca/

Ecrit par : Guillaume | 24 mars 2007

" On désigne sous l'expression révolution copernicienne la transformation des méthodes scientifiques et des idées philosophiques qui a accompagné le changement de représentation de l'univers du XVIe au XVIIIe siècle, faisant passer les représentations sociales accompagnant les représentations mentales de l'univers, d'un modèle géocentrique, selon Ptolémée (IIe siècle, déjà adopté au IVe siècle av. J.-C. par la plupart des Grecs), au modèle héliocentrique défendu par Nicolas Copernic, perfectionné par Johannes Kepler, Galilée, et Isaac Newton.

La révolution copernicienne, au sens propre, consistait à expliquer le monde, et les objets qui le composent, par la gravitation, appelée loi universelle de la gravitation en raison de son caractère considéré comme général à l'époque. "

Laissons à présent la parole à Philippe Meirieu :

"Mais la révolution copernicienne
qu’il faut accomplir c’est d’admettre enfin qu’il n’y a pas un modèle unique de lecteur et d’homme cultivé, que chacun a le droit de se construire son propre système de préférences textuelles, qu’il est parfaitement légitime de délaisser
Racine, Proust ou Shakespeare si leurs visions du monde, leur musique, leurs obsessions sentimentales ou leurs fantasmes vous sont étrangers. Pourquoi serais-je barbare parce que les émois sexuels de Phèdre pour un jeune
garçon m’ennuient. En vertu de quelle forte identification personnelle ou de quel délicieux souvenir de fac un enseignant aurait-il le droit de décréter incontournable ce texte qui peut être pour un autre homme cultivé une histoire
de concupiscence ennuyeuse et plutôt grotesque ?"

Pour Philippe Meirieu, la nouvelle révolution copernicienne consiste à remplacer Shakespeare, Proust, Racine , Mozart et Jean-Sébastien Bach par Lorrie, Steevy, Begaudeau et les notices de machine à laver...

Décidément, on n'arrête pas le progrès !

Ecrit par : Robin | 24 mars 2007

J'ai parlé du témoignage de Thalie, qui est un des pires que j'ai lus.

Je suis étonnée que le cher Christophe s'en prenne toujours à moi quand je "gratte les fonds de poubelle de l'IUFM." (sic)

Ce ne sont hélas pas des fonds de poubelle, puisqu'il s'agit d'un livre écrit sous la direction de 6 éminentes personnalités de l'IUFM, plus 85 autres distingués maîtres iufmesques. C'est donc une immense décharge d'ordures à ciel ouvert à supprimer d'urgence.

Pour ceux qui avaient participé au Grand Débat, le leit-motiv n'était-il pas "Delenda sunt IUFM" ?. (L'auteur en était AT,qui a mis quelques messages sur ce blog.) Plût au ciel qu'il leur arrivât le même sort qu'à Carthage, dont il reste si peu de choses...
L'un de ceux qui y écrivaient disait : " il faut saisir l'opportunité de faire sonner d'autres cloches que celles de la grand'messe de la néopsychopédagopathie, dans l'espérance que les politiques en place ( et ceux à venir) décident d'y mettre bon ordre;"

Tant de personnes sur ce blog attaquent les IUFM, et Meirieu plus particulièrement, cher Christophe, que vous pourriez élargir votre tir et ne pas toujours me viser. Je me sens d'ailleurs flattée : ne lisez-vous que mes messages, qui sont pourtant moins interessants que ceux de nombreux autres participants ?

Je remercie au passage Pierre Azimont, qui m'a fait l'honneur de m'envoyer sa traduction de Hirsh, que j'envoie souvent à mes correspondants.
Je salue également Lariba, qui a participé comme moi aux échauffourées assez épiques contre les pédago sur un autre blog concernant l'éducation nationale.

A lire : le livre de Maurice Maschino, "Parents contre profs", qui démontre bien tout ce qui est dénoncé ici, en particulier le fait que les enseignants sont la plupart du temps complètement abandonnés par leur hiérarchie, mais également la nocivité des IUFM.

Lui non plus ne ménage pas Meirieu : " L'enseignant, comme dit l'idéologue de la rue de Grenelle, Philippe Meirieu, maître à penser des ministres successifs, et démolisseur en chef de l'école, l'enseignant n'est plus qu'un "pourvoyeur d'occasion", et d'occasions de bavarder.

Devenus des sortes de cafés philo -qui sont aux snobinards ce que le Café du commerce est aux commis voyageurs- les classes des lycées se transforment de plus en plus en lieux de parlotes, où chacun, en exposant ses positions, aussi respectables, si absurdes soient-elles, que celles du voisin, "se construit".
"L'éducation, écrit-encore Philippe Meirieu, ne doit pas chercher à arracher les convictions des élèves, comme on arracherait les mauvaises herbes de la superstition et de l'erreur, pour laisser pousser la raison et émerger la vérité. La tâche de l'école est d'instituer un dialogue fructueux entre les convictions".

On retrouve là le pathos de cet homme de fausse vertu avec son angélisme béat, son langage creux qui ne veut rien dire.
Maurice Maschino est quelqu'un d'infiniment plus crédible que moi, il a une immense expérience de l'enseignement, j'espère que ceux qui ne l'ont pas encore lu le liront.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 mars 2007

"Émois sexuels de Phèdre pour un jeune garçon"...au secours Phèdre est pédophile et l'amour n'est qu'un émoi sexuel...


Pauvre Mérieu

Ecrit par : fabienne | 24 mars 2007

"...il est parfaitement légitime de délaisser Racine, Proust ou Shakespeare si leurs visions du monde, leur musique, leurs obsessions sentimentales ou leurs fantasmes vous sont étrangers..."

Pauvre Meirieu... ça me rappelle un certain renard :

"Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats. "

En fin de compte, peut-être qu'après une petite Boscher ou une petite L&L; , ce malheureux pourrait enfin accéder à la Littérature. C'est bien ça, le pari d'éducabilité ?

Ecrit par : Un hussard | 24 mars 2007

"L'éducation, écrit-encore Philippe Meirieu, ne doit pas chercher à arracher les convictions des élèves, comme on arracherait les mauvaises herbes de la superstition et de l'erreur, pour laisser pousser la raison et émerger la vérité."

Allez, au gnouf Galilée ! Bouffon ! Puisqu'on te dit que la Terre est plate...

Ecrit par : Un hussard | 24 mars 2007

Et même que c'est le soleil qui tourne autour, ouais, nous, c'est c'qu'on dit.

Ecrit par : Un hussard | 24 mars 2007

Ouais, et d'ailleurs, les trucs de Darwin, c'est rien que des conneries, c'est mon père qui l'a dit, c'est Dieu qui nous a créé.

Ecrit par : Un hussard | 24 mars 2007

Quand on lit les propos suivants de Mme Valette, on ressent bien plus que "froid dans le dos".
"sous la direction de 6 éminentes personnalités de l'IUFM, plus 85 autres distingués maîtres iufmesques. C'est donc une immense décharge d'ordures à ciel ouvert à supprimer d'urgence. "

Si elle et ses supporters excités accédaient au pouvoir comment se comporteraient-ils?

Toute sa réthorique trempe sa plume dans des discours haineux , totalitaires à comparer avec les pires périodes de notre histoire. Ce n'est certainement pas un exemple pour les enfants qu'elle prétrend défendre.

Ecrit par : Yves | 24 mars 2007

Ouais, et mêm ke les juifs, y son plein d'fric, sé mon oncle ki la di, et ki veul nou piké tou notr ponion.

Ecrit par : Un hussard | 24 mars 2007

Anne-Marie,
ED Hirsh est mon pain quotidien depuis cinq ans, mais j'ignorais qu'il avait été traduit en français. Pas plus que l'autre grand pourfendeur de délire "pédagogiste" devant l'Éternel, Diane Ravitch. Merci de me renseigner à ce sujet. J'ai la chance de ne pas avoir à traduire les citations en angais car mon comité de dissertation m'a demandé d'écrire ma thèse en francais, en laissant les textes anglais dans leur jus d'origine, mais si la France commence à traduire Hirsch c'est vraiment un signe que le vent tourne! ce que ce blog nous confirme d'ailleurs au quotidien car il ne faut pas attendre le secours du XXeme de cavalerie. La réforme ne peut se faire que de l'intérieur par la resistance active aux diktats de la dictature bicéfale: Nomenklatura et syndicats

Ecrit par : Cadichon | 24 mars 2007

Et si vous alliez cherchez des solutions du côté de la pédagogie institutionnelle qui permet de poser un cadre à l'intérieur duquel l'élève peut évoluer, progresser, s'exprimer ( le conseil coopératif) prendre des responsabilités et assumer ses réussites et ses erreurs.
En voici une courte définition.

La pédagogie institutionnelle a été élaborée par Fernand Oury.

Son but est d'établir de créer et de faire respecter des règles de vie dans l'école, par des institutions appropriées, à l'opposé des écoles casernes.

Si l'enfant perçoit le lieu classe comme un endroit de repères, de sécurité, de vie, où l'on peut régler des questions, il va progressivement prendre en charge sa vie d'écolier. Il va retrouver le goût d'apprendre, à travers son engagement, ses initiatives…
L'institution clé constitue essentiellement en des "lieux de paroles" mis en place dans les classes L'entraide et la fraternité existent et l'enseignant donne toute sa place à la parole de l'enfant.
Le conseil de classe coopératif est la réunion des élèves où se discute tout ce qui a trait à la vie de la classe. Généralement hebdomadaire, il traite du réglement des conflits, des projets, des décisions à prendre.

La pédagogie institutionnelle refuse en bloc l'approche non-directive. Un enfant à qui on laisse faire tout ce qu'il veut ne peut pas avoir envie de grandir. Un enfant peut se constituer contre une loi, mais pas contre du brouillard. Il faut qu'il y ait des lois en classe qui ne soient pas transgressées. Si elles le sont, on en parle au conseil. Le conseil est aussi en quelque sorte une réunion thérapeutique.

Ecrit par : Yves | 24 mars 2007

Dans le même style, encore un autre exemple de violence : le tout aussi fameux "conseil des élèves".

Il est de bon ton, une fois par semaine, d'aborder dans ce cadre-là diverses questions relatives à la vie de la classe, en particulier sous l'angle """citoyen""". La plupart du temps, la question récurrente est celle des conflits et des comportements des uns et des autres.

Le fin du fin étant, pour ceux qui pratiquent les permis à points, les passeports ou les ceintures de comportement, de faire délibérer les élèves, qui vont citoyennement décider de qui gagnera des points et de qui en perdra... Au secours ! Y a-t-il encore un capitaine dans le rafiot ?

Déroulement type de ce genre de petite sauterie : plusieurs récriminations s'expriment à l'endroit de X et de Y, qui perturbent constamment le fonctionnement de la classe, agressent leurs camarades, etc.

X et Y vont donc se trouver au centre des échanges pendant tout ou partie du conseil, institués de ce fait en véritables petits héros, négatifs certes, mais héros quand même.

X et Y savourent ce moment et boivent du petit lait. Et dans le cas où la séance se déroulerait de manière moins idyllique pour eux, attention aux règlements de comptes à la sortie... De toute façon, les règles, ils "s'en battent les C...!"

Pendant ce temps, chez les autres élèves, certains regards commencent à s'éteindre... Certains petits visages expriment l'incompréhension, la résignation, la lassitude, quand ce n'est pas un pudique désespoir.

Et quand, évoquant ce grand moment de citoyenneté, il arrive qu'une petite bouche -à la dérobée, sans témoin- ose s'ouvrir, c'est souvent pour chuchoter : "Mais pourquoi on parle encore d'eux, au lieu de travailler tranquillement ?"

Ecrit par : Un hussard | 24 mars 2007

Oh! pardon!....Bicéphale!
Visiblement, les vapeurs éthyliques de la dégustation de vins chiliens d'hier soir embrument encore mon encéphale.

Vingt fois sur le métier....

Ecrit par : Cadichon | 24 mars 2007

La première violence faite aux élèves, c’est de mettre en face d’eux des enseignants qui n’ont pas les savoirs nécessaires à leur éducation (2).

Le cycle des apprentissages premiers est fini. Les élèves entrent au cycle des apprentissages fondamentaux ; pour certains, c’est la GS, pour d’autres le CP. C’est comme ça. Tout dépend du maître, ou du conseil de cycle qui, l’un comme l’autre, comprend comme il le peut les programmes et leur application... Ne serait-ce pas déjà la première violence ?

Evacuons d’entrée les acquis du cycle des apprentissages premiers, il y a eu suffisamment de témoignages de professeurs de collège ou de lycée sur ce blog évoquant les difficultés de leurs élèves à se taire, rester concentrés, arrêter de gigoter sur leurs chaises et, comme je le dis souvent à mes petits GS/CP/CE1, apporter leurs cerveaux à l’école pour que l’on sache à quoi s’en tenir... La rédaction des « Lois de la classe » ou autres « Contrats et permis à points », conseillée aux jeunes PE2 n’a visiblement pas suffi à la fabrication d’élèves conscients de leurs devoirs...

Et passons tout de suite aux apprentissages fondamentaux et tout particulièrement à celui qui conditionnera tous les autres : la lecture/écriture.
Passons à nouveau brièvement sur ce que l’on appelait autrefois les pré requis : le travail de l’enseignant de cycle 2 sera sans doute grandement facilité si l’élève sait tenir un crayon pour dessiner, s’il sait écouter une histoire, s’il peut la raconter ensuite avec ses mots, si son vocabulaire est riche de mots divers et variés et s’il a gardé ou découvert l’envie d’apprendre, de progresser, de se perfectionner même lorsque cela lui demande un petit effort...
Si cela n’est pas le cas, il va s’agir de mettre les bouchées doubles, encore une fois en sachant où l’on va.

Un enfant entrant au cycle des approfondissements (CE2) doit savoir écrire en écriture cursive assez rapidement et lisiblement, il doit savoir lire et comprendre ce qu’il lit. Ne parlons même pas d’une acquisition des premières bases de l’orthographe, ni de repères grammaticaux...

Si l’enseignant de GS pense qu’il est important de faire écrire pendant toute l’année ses élèves en majuscules d’imprimerie, s’il n’a jamais réfléchi au fait que l’apprentissage de l’écriture cursive demande d’exercer la motricité fine dans le sens opposé à celle mise en route par les gestes de l’écriture en majuscules d’imprimerie, ce sera tant pis pour eux et pour l’enseignant de CP obligé pendant un mois ou deux de faire le forcing auprès de ses petits élèves entraînés aux lignes droites horizontales, verticales et obliques là où ils auraient besoin de maîtriser courbes, vagues et boucles, à moins que son ignorance des constantes de l’écriture liée lui fasse croire qu’il est normal que ses élèves pataugent, lèvent le crayon après chaque lettre, démarrent leurs boucles et leurs vagues à l’envers, suent sang et eau à chaque fois qu’il leur propose trois malheureuses lignes de copie...

Si l’enseignant de GS n’a pas appris qu’un enfant de cinq ans peut très bien entendre sans jamais faire l’effort d’écouter, s’il pense qu’il s’agit seulement d’un déclic qui viendra de lui-même, il aura de la peine à mettre en place le vocabulaire riche et varié nécessaire au bon déroulement de la scolarité primaire et les exercices de conscience phonémique qui faciliteront l’apprentissage d’une langue écrite alphabétique, quelle que soit la méthode de lecture employée par le maître de CP.

Si l’enseignant de CP ne sait pas que, « entre quatre et six ans, trois enfants sur dix prononcent mal certains phonèmes.* » et que cette « paresse motrice* » ou cette « simple distraction auditive peut plus tard induire des confusions entre graphèmes imputées à une dyslexie* » (* C. Ouzilou : « « Dyslexie, une vraie-fausse épidémie »), s’il ne sait pas qu’un enfant qui prononce une « comme » au lieu d’une « gomme » n’est pas forcément un futur dyslexique à envoyer d’urgence chez l’orthophoniste mais peut-être tout simplement un petit bonhomme pas très exigeant avec lui-même qui n’a jamais eu l’occasion d’apprendre à écouter et de jouer avec ses organes phonatoires en maternelle, s’il ne comprend pas pourquoi un enfant d’origine espagnole a tendance à confondre le b et le v ou un autre d’origine magrébine n’arrive pas à distinguer à l’oral le on du an, s’il ne sait pas que pour certains enfants le sens gauche droite de la lecture et de l’écriture ne va pas de soi pas plus que l’idée que la page posée à plat sur le bureau a quand même un haut et un bas, il pourra toujours tenter de leur apprendre à lire et à écrire avec quelque méthode que ce soit sans pour cela se rendre compte qu’Untel surnage difficilement, que Chose est en train de couler et que Bidule a touché le fond depuis le début.

S’il n’a pas étudié sérieusement la méthode de lecture qu’il a choisi d’employer, s’il n’a pas cherché à savoir pourquoi certains enfants n’arrivent pas à suivre des yeux une ligne d’écriture montrée au tableau ou sur la feuille, s’il ne se préoccupe pas de faire lire chaque jour ses petits élèves et s’il continue coûte que coûte et page après page le livre, le manuel, l’album, les textes libres de ses petits élèves sans jamais contrôler si tout le monde suit, sans reprendre plusieurs fois par jour, à chacune des occasions qui se présentent, les acquis du jour et ceux de la semaine, et ce surtout avec ceux de ses élèves qui sont le moins attentifs, il aura beau employer LA méthode la mieux adaptée à la réussite de tous, il engagera tous les élèves dont les parents ne reprennent pas le travail à la maison chaque soir dans la spirale de l’échec scolaire et ce d’autant plus si la méthode choisie ne prend pas en compte le caractère alphabétique de notre langue.

Ecrit par : catmano | 24 mars 2007

Splendide, Catmano ! Absolument splendide !
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 mars 2007

Merci.

Ecrit par : catmano | 24 mars 2007

Catmano, vous devez faire profiter les jeunes collègues (et les autres !) de vos analyses et vos compétences.

Je vous le redis amicalement, il faudrait que tout ça soit publié, c'est toujours très intéressant de vous lire !

Ecrit par : Lariba | 24 mars 2007

Vous parliez sur un autre blog d'un livre dormant dans vos cartons. S'il est de la même veine que vos interventions, il faut absolument le publier et faire de la retape pour qu'il serve livre de chevet aux jeunes instituteurs, qu'il soit lecture conseillée et même imposée en IUFM.
Votre expérience et votre clarté sont des trésors, Catmano !

Ecrit par : Japhet | 24 mars 2007

Catmano traduit en quelques mots un des contresens les plus tragiques de la fumisterie "pédagogiste" qui interdit à l'enfant de garder ou de découvrir ""'l’envie d’apprendre, de progresser, de se perfectionner même lorsque cela lui demande un petit effort..""
je vais rechercher dans mes tablettes quelques propos bien sentis d'Alain qui reprit de Hegel l'idée que le respect dû à l'enfant est tout entier dans le principe que "bercer n'est pas instruire". Le rationalisme de la "Grande ombre" qui parlait selon lui plus fort que Montaigne à ce sujet, a disparu sous les feux de la rampe allumés par ce rousseauisme conquérant qui assimile le jeu à l'étude quand l'enfant ne demande qu'une chose, qu'on l'aide à "faire l'homme". Alain disait aux pédagogos de son époque, pointant déjà leur mielleuse face de faux-jetons, qu'ils faisaient fausse route et allaient briser son élan en le prenant pour un singe. Le distraire en prétendant l' instruire c'est l' infantiliser au lieu d'en faire un élève, au sens premier de monter, de l"élever" à cet état d'adulte auquel il aspire de toutes ses fibres.

Et la monstreuse ineptie de nos Diafoirus éclate dans cette prétention de respecter l'enfant dans l'enfant tout en lui collant des responsabilités d'adulte, en le confrontant aux horreurs de la société des grands, dans un simulacre de démocratie participative ( déjà!) où il est livré à la barbarie de ses pairs, à la tyrannie de cette majorité désormais débridé par la démission des adultes. Bon là je paraphrase Hannah Arendt mais pour moi, la lecture d'Alain et d' Arendt est une sonate pour quatre mains.


à suivre..

Ecrit par : Cadichon | 24 mars 2007

J’ai découvert ces jours Léo et Léa grâce à une allusion de Toto (« Tu peux essayer L&L....; ») reprise par Carole (« Toto, excellent conseil L&L;, mais un peu tard, me semble-t-il...... ») qui m’a laissé pour le moins perplexe.

J’en profite pour vous remercier de vos commentaires flatteurs. Je l’avoue : j’en ai rosi de plaisir. J’ai de ce fait mieux compris comment la cohorte des bien-penseurs a été conduite à la suffisance après des décennies de flagornerie ! Pour un peu, c’en était fini de moi en une soirée !

Par crainte du ridicule (c’est parfois sot l’orgueil ...) je n’ai pas osé poser explicitement de question sur votre blog au sujet d’une affaire qui semblait aussi entendue : L&L; fait l’unanimité, peut-on imaginer un salut hors cette voie (décidément Tintin quand tu nous tiens ...) ! Internet est venu à mon secours. Dans un premier temps j’ai songé que vous me conseilliez de noyer ma déprim’ dans l’alcool (voir http://le-cognac.com/ll/ll.html). Rapidement j’ai exclus qu’une assemblée d’une telle qualité m’incite m’engager sur des pentes aussi funestes !

J’avoue ne jamais m’être posé de question sur les méthodes d’apprentissage de la lecture jusqu’à fort récemment. J’avais, par facilité, pour éviter de me torturer sur des thèmes qui sont sans rapport direct avec mes préoccupations professionnelles déjà nombreuses, contourné le problème. Qu’on ne me prenne cependant pas pour plus naïf que je suis ! Quelques incidents auraient certes pu alerter mon attention si je n’avais pris sagement soin de les refouler.

Comme tout bon père de famille j’ai appris à lire à mes enfants durant les vacances de Noël en CP lorsque l’un comme l’autre m’ont interpellé : « Papa, est-ce que bientôt on va apprendre à lire à l’école ? ». Je veux croire qu’évoquer Jason le poisson et Sally la souris suffira à la plupart d’entre-vous pour mieux comprendre ...

En tant qu’enseignant, je vous ai fait part de mon étonnement quant à l’extrême difficulté rencontrée par mes élèves, futurs techniciens, à déchiffrer tout texte écrit.

J’ai, par ailleurs comme chacun, constaté que la dyslexie était épidémique (4 à 5 élèves par classe avec si possible un quart temps supplémentaire pour les examens). J’ai même envisagé qu’elle puisse être contagieuse et j’ai alors été tenté d’isoler les patients afin d’éviter tout risque de contamination pandémique dans mes classes. On m’en a poliment, mais fermement, dissuadé.

Tout cela me ramène à une discussion tenue il y a 30 ans face à un thé sous la lumière improbable et puante d’une lampe à pétrole à la frontière entre le Mali et la Mauritanie.
Souleymane, instituteur de brousse de son état, me faisait part de ses rancoeurs contre Mère Nature. « Tu comprends, c’est pas pareil, et c’est trop injuste. Nous les noirs et vous les blancs, nous naissons en sachant marcher, pas besoin d’apprendre tout le monde y arrive. Par contre vous les blancs vous naissez en sachant lire et écrire, nous il faut qu’on apprenne ! Et c’est difficile, ceux d’entre-nous qui y arrive ont bien du mérite ».
Cette sage (et fort humble) parole m’avait à l’époque laissé assez désemparé. Dans le contexte des années 60-70, c’est vrai, l’immense majorité des petits français parvenaient à lire et écrire sans que cette question fasse débat. Il en était tout autre dans le sahel ! Les temps ont bien changé, o tempora etc. Je ne sais pas si la situation a évolué dans la savane, je n’y suis pas retourné, mais force est de constater que dans nos bocages et nos banlieues ... Ouch !

Chers Toto et Carole, vous m’avez implicitement amené à parcourir frénétiquement le web à la recherche des bonnes paroles, ce que j’avais négligé et j’en suis marri. Ces derniers jours, j’ai donc beaucoup lu sur la méthode globale, sa théorie, ses pratiques et ses succès.

Toute réflexion doit provenir de son vécu, il faut aller rechercher au plus profond de son histoire les sources salvatrices du savoir. Vous pouvez constater que j’ai aussi lu un peu de psychopédagogie en passant (et les meilleurs auteurs). Or donc, mon fils envisage de passer son permis de conduire.

Il semblerait que nul ne se soit sérieusement préoccupé de réformer les techniques d’enseignement du code de la route. On continue à distribuer un manuel théorique que l’élève est tenu de lire et d’apprendre. Des règles formelles sont énoncées et on attend de l’apprenant (voyez bien que c’est vrai, j’ai lu de la psychopéda ces jours) qu’il les mémorise. En parallèle, on projette les sempiternelles diapos associées à leur ineffable QCM. On corrige en expliquant comment la règle générale doit être appliquée à tel ou tel cas particulier. On en profite pour faire un petit exposé détaillant une règle particulièrement importante ou sensible.
Ainsi va la pédagogie réactionnaire des autoécoles.

Je m’engage à militer désormais pour une réforme tendant à un apprentissage global du code de la route. Il sera enfin antilibéral, propre à rétablir la justice sociale et l’équité dans notre pays.
Il est inutile de me rétorquer que la démarche sera longue et coûteuse : on peut même continuer à utiliser le même matériel pédagogique SAUF qu’il est interdit de distribuer le livre.
Les élèves, par groupe, en concertation et en autonomie répondent aux questions relatives aux diapos.
Lors d’une séance de synthèse, le moniteur dégage dans un premier les tendances exprimées par le groupe. Il choisit ensuite UNE des dias de la série et donne les réponses correctes à celle-ci.
La séance suivante débute par une évaluation sur CETTE diapo.
On procède ad libitum en changeant chaque semaine le lot de diapos et ce durant une durée prédéterminée, par exemple une année scolaire.
Il est conseillé d’inciter les élèves à réaliser des exposés sur des thèmes connexes proposés par l’enseignant (par exemple « Tabous et droit coutumier chez les peuples primitifs », « Une règle peut-elle être juste ? » etc.) ou sur tout autre sujet jugé pertinent (ou simplement préoccupant) par l’étudiant.
Le code de la route est acquis si, en fin de période, l’élève est capable d’expliquer la technique d’apprentissage, signe qu’il s’est approprié la méthodologie. Par la suite, fort de ce potentiel d’auto-apprentissage, il complétera en situation (un carrefour par exemple) sa démarche de découverte de manière encore plus interactive.

Corrigez-moi, ai-je vraiment bien compris la méthode globale d’apprentissage de la lecture ?
Se pourrait-il qu’un lutin maudit ou malicieux ait conduit ma souris (pas Sally, celle de mon PC !) vers des sites pince sans rire ? C’est une mauvaise blague que l’on m’aurait faite ?

J’attends de vous qu’on me rassure : c’est pas dans mon pays que ça se passe ? Si par malheur c’était le cas, ça se saurait ...

Ecrit par : Zorglub | 24 mars 2007

"même lorsque cela lui demande un petit effort"

Etonnant de voir à quel point le mot "effort" est devenu obscène à l'école, alors que l'un des modèles imposés par notre société à la jeunesse, c'est le sportif de haut niveau... qui lui sait bien toute la jouissance que l'on ressent quand l'effort et la persévérance conduisent à la victoire !

Ecrit par : Un hussard | 24 mars 2007

Zorglub, ne rosissez pas !

Vous lire est un réel plaisir, et vous devriez songer à en faire un bouquin.
Votre idée de code de la route global est tout simplement géniale. Que ne l'a-t-on appliquée plus tôt ! Prévenez moi, que je reprenne un abonnement au train ....

Ecrit par : yann | 24 mars 2007

Tant qu'on a de l'humour, Zorglub…

Je n'avais jamais pensé à la question du permis — peut-être parce que je ne conduis pas. Quels autres apprentissages sont restés à l'abri de la Pensée Unique ?
La plupart des sports, par exemple.
J'imagine l'apprentissage de la voile avec construction par le marin d'eau douce de son propre savoir. "Je donne un coup de barre, je vire lof pour lof, que constaté-je ? Qu'un coup de bôme m'a envoyé par le fond, où je me noie lamentablement…" Heureusement que mon moniteur, il y a quarante ans ou presque, ne m'a pas laissé découvrir par moi-même pourquoi il valait mieux se baisser, à certains moments…
Peut-être pourrait-on repenser la pédagogie avec une évaluation fine des risques. Par exemple, prendre le risque de ne pas maîtriser la langue serait inacceptable — parce que ça aussi, ça vous envoie par le fond.
La question élémentaire de la violence est là — dans le coup de bôme mental infligé à des gosses qui ne demandaient pas mieux d'apprendre — à condition de ne pas dessaler.
JPB
Pardon pour la métaphore filée, qui ne vaut que ce qu'elle vaut : la possibilité de la ressortir au bon moment.

Ecrit par : brighelli | 24 mars 2007

Je n'avais jamais pensé à la question du permis — peut-être parce que je ne conduis pas. Quels autres apprentissages sont restés à l'abri de la Pensée Unique ?
La plupart des sports, par exemple.

Ecrit par : brighelli | 24 mars 2007

Quenonquenon, comme dirait toto.
Je manque de temps pour ressortir de la poussière les documents pédagogiques édités par la fédé française de judo pour l'enseignement aux 4-5 ans, 6-9 ans, etc., mais je peux vous assurer que les adorateurs de meirieu sont passés par là.
Mise en situation-problèmes (genre : le gamin en face de toi va te casser la gueule, qu'est-ce que tu fais ?), séquences, approche globale, et tutti quanti.
Cà peux faire marrer, parce que çà parait moins dangeureux que l'exemple maritime, mais la méthode globale en judo, çà donne çà : les gamins voient tel ou tel champion faire une prise en se lançant à genoux au sol, ils essayent d'imiter (mal), on ne les corrige pas (i faut les laisser découvrir leur potentiel, et puis çà marque parfois), quant à leur apprendre le réglement, bernique !
Résultat, dimanche, sur une compé départementale, sur la technique en question, très prisée des minimes (12-13 ans), 5 évacuations en civière avec les cervicales en vrac !!
Vive la globale dans toutes les matières !!

Nota : pendant ce temps, les japonais continuent à apprendre le judo à la trique, et restent les meilleurs.

Ecrit par : yann | 24 mars 2007

çà peuT
et iL faut ....

Voyez les ravages de la méthode globale !

Ecrit par : yann | 24 mars 2007

Pardon Zorglub, mais je trouve votre méthode d'apprentissage du code de la route encore très (trop ?) directive.
La vraie méthode intégrative serait de donner (ou laisser prendre) la clé de contact d'un véhicule à toute personne qui en ressent le désir et de la laisser faire seule sa propre démarche d'apprentissage.
Il paraît que cela se pratique d'ailleurs de plus en plus. Quant aux résultats, on ne peut pas encore en juger, pensez donc, il y a encore tant de gens sur les routes qui ont appris avec les vieilles méthodes, cela fausse complètement l'évaluation !

Ecrit par : catmano | 24 mars 2007

En attendant Alain que j'ai du mal à localiser dans mon paquet d'archives, voici un édito du New York Times d'hier sur la campagne électorale intitulé: No Sex, Please, We’re French. S'il vous fait autant rire que moi, tant mieux, rien n'est perdu.

www.nytimes.com/2007/03/23/opinion/23clarke.html?
_r=1&oref;=slogin

Ecrit par : Cadichon | 24 mars 2007

"Toute sa réthorique trempe sa plume dans des discours haineux , totalitaires à comparer avec les pires périodes de notre histoire. Ce n'est certainement pas un exemple pour les enfants qu'elle prétrend défendre."

J'ai transformé "gratter les fonds de poubelles de l'IUFM" (de Christophe Sibille) en "immense tas d'ordure". Si c'est ce qui vous choque, cher Yves, je retire mon propos. Je me suis déjà fait traiter de fashiste, j'ai l'habitude, Marc et Rachel aussi. Me ranger dans "les pires périodes de notre histoire", comme dirait Toto, mdr, je trouve que c'est quand même un peu exagéré, non ?

Je m'étonne d'être "haineuse et totalitaire", effectivement, j'ai lu de très nombreux livres de personnes opposées au constructivisme et au pédagogisme, que j'admire, comme les auteurs de la méthode "Lire avec Léo et Léa", ou madame Ouzilou, pour laquelle j'ai une grande admiration.

Si de rapporter les propos des bons auteurs vous choque, j'en suis désolée.
Je mets dans mon camp Rachel Boutonnet, Marc Le Bris, Elizabeth Altschull, Maurice Maschino, Jean-Paul Brighelli, Guillaume, AT, Toto et tous ceux dont les témoignages poignants ne feront jamais pencher la balance de certains. ("on ne persuade que ceux qui pensent comme vous") tant d'autres qui ont des termes beaucoup plus "haineux et totalitaires" que moi. J'arrête de les citer, je pense que vous n'avez pas "goûté" de l'intérieur à l'IUFM.

Catmano, j'imprime votre texte, qui est une référence.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 mars 2007

Alain, Propos sur l’éducation, Paris, 1986, 9-10 .

"L’immense danger, et l’urgence, toujours aussi présente de tirer l’humanité de la barbarie proche, commandent d’aller droit au but humain. Il faut que l’enfant connaisse le pouvoir qu’il a de se gouverner et d’abord de ne pas se croire ; il faut qu’il ait aussi le sentiment que ce travail sur lui même est difficile et beau. Je ne dirai pas seulement que tout ce qui est facile est mauvais, je dirai que ce que l’ont croit facile est mauvais. Par exemple, l’attention facile n’est nullement l’attention; ou bien alors disons que le chien qui guette le sucre fait attention. Aussi je ne veux pas de trace de sucre; et la bonne vieille histoire de la coupe amère dont les bords sont enduits de miel me paraît ridicule. J’aimerais mieux rendre amers les bords d’une coupe de miel. Toutefois ce n’est pas nécessaire ; les vrais problèmes sont d’abord amers à goûter ; le plaisir viendra à ceux qui auront vaincu l’amertume. Je ne promettrai donc pas de plaisir, mais je donnerai comme fin la difficulté vaincue ; tel est l’appât qui convient à l’homme ; c’est par là seulement qu’il apprendra à penser au lieu de goûter.

Tout l’art est à graduer les épreuves et à mesurer les efforts ; car la grande affaire est de donner à l’enfant une haute idée de sa puissance, et de la soutenir par des victoires ; mais il n’est pas moins important que ces victoires soient pénibles, et remportées sans aucun secours étranger. Le défaut de ce qui est intéressant par soi, c’est qu’on n'apprend pas à s’y intéresser par volonté. […] Et non seulement l’enfant doit être capable de vaincre l’ennui et l’abstraction ; il doit aussi savoir qu’il en est capable ; c’est là-dessus qu’il faut mettre l’accent, et ce n’est qu’ appliquer à la culture de l’esprit les principes qu’on ne peut oublier quand on enseigne la gymnastique. Essayez donc cette rude méthode, et vous verrez aussitôt une belle ambition, une ambition d’esprit que n’ont pas les chiens."'

Ecrit par : Cadichon | 24 mars 2007

Encore! lire "ce que l'on.... "
Dire que sans le blog je n'aurais pas relu ce texte que je croyais naïvement prêt à imprimer...donc je l'ai posté sans passer par la case Aperçu. Salutaire coup de semonce.

Ecrit par : Cadichon | 24 mars 2007

Je ne sais pas si quelqu'un a déjà mis le lien ; moi je l'ai écouté cet après-midi et ça m'a fait bondir

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/index.php?emission_id=14

Bégaudeau chez Finkielkraut. Je le savais stupide (Bégaudeau) mais à ce point.. ça dépasse tout.

Ecrit par : Florence | 24 mars 2007

"Quels autres apprentissages sont restés à l'abri de la Pensée Unique ?" demande JPB.
Même pas "le caté", si j'en crois une jeune collègue catho au bord de la crise de nerfs.
En effet, "de mon temps" càd à la fin des années 50, ... des bonnes soeurs moustachues et acariâtres nous apprenaient l'histoire sainte, les dix commandements, les sept péchés capitaux, la liste des douze apôtres, la vie de Jésus, etc. Ce qui permet à la mécréante que je suis d'avoir une culture religieuse à peu près béton.
Puis, au lycée, il y eut, animée par des aumôniers tout frais sortis des séminaires, "l'instruction religieuse", qui, rétrospectivement, me paraît ressembler en tous points aux "débats citoyens" de type ECJS (éducation civique juridique et sociale...) i.e. du pipeau.
Aujourd'hui : d'abord, on ne dit plus "caté", mais "éveil religieux de l'enfant", ce qui devrait déjà inquiéter le clampin basal. En clair, les gosses font des dessins pendant une heure, par exemple des oiseaux (rien contre les dessins, mais est-ce vraiment pour cela que leurs parents les envoient là ? feraient mieux de les mettre aux Beaux-Arts), après quoi on fait noter : "Les oiseaux chantent, donc Dieu existe". Hi hi hi et pfffffff. Réveille-toi, Saint François, ils sont devenus fous !!! Poverello !
Excellent pour les progrès de l'athéisme dans ce pays ? Même pas sûr : car un "beau" jour viennent les sectes, avec leur bourrage de crâne massif, magnifiquement adapté à ces cerveaux incultes et théologiquement incompétents ! On ne gagne jamais rien à organiser l'ignorance...

Ecrit par : FGuichard | 24 mars 2007

Tous mes compliments, catmano pour votre superbe synthèse qui doit représenter, j'imagine, des années d'expérience et de réflexion. Ca c'est de la pédagogie !

Ecrit par : Robin | 24 mars 2007

J'aurais voulu écrire le post précédent. Seule une connaissance exacte des religions peut éclairer le clampin de base — c'est d'ailleurs pourquoi je me suis amusé dans mon dernier livre (Une école sous influence) à illustrer la proposition de Régis Debray qui allait dans ce sens : l'apprentissage du fait religieux n'est à craindre que pour les superstitions qui recrutent si aisément parmi les ilotes du savoir religieux.
Lisez, relisez Sade. Rien de plus savant, en matière religieuse, que les grands textes sadiens. Et rien de plus libéré.
JPB
PS. Accessoirement, comment voulez-vous que des enfants désinstruits en matière religieuse comprennent quelque chose à la peinture ou à la musique classique — sauf à supposer qu'un "caté" au rabais laisse dans les cerveaux de la place pour Coca-Cola, comme disait l'Autre… Franchement, Christophe, que reste-t-il de Bach une fois décanté des sources religieuses ? Et des deux-tiers (estimation de surface, vous devez pouvoir être plus précis que moi) de la musique classique ?

Ecrit par : brighelli | 24 mars 2007

Et ça, ce n'est pas de la violence ? Pour ces enfants, pour les élèves "normaux" et pour les enseignants ?

http://www.re2.freesurf.fr/Actions/confmontchamp.html

Ecrit par : Un hussard | 24 mars 2007

Plutôt rigolotes les dernières interventions entre le cathéchisme (pardon "l'éveil religieux") " new age " (FGuichard) et les élections présidentielles françaises vues des Etats-Unis (Cadichon)

Ecrit par : Robin | 24 mars 2007

catéchisme sas h !

Ecrit par : Robin | 24 mars 2007

"Franchement, Christophe, que reste-t-il de Bach une fois décanté des sources religieuses ? Et des deux-tiers (estimation de surface, vous devez pouvoir être plus précis que moi) de la musique classique ?"

Ecrit par : brighelli | 24 mars 2007

Non, l'estimation me semble bonne, si l'on prend en compte "notre" musique classique, et en y intégrant le vingtième siècle. Mais ceux que vous appelez de manière de plus en plus méprisante: "les pédagogistes" insistent pour qu'il y ait un enseignement du fait religieux à l'école! Qui est, comme tout apport culturel accompagné d'éthique, (comme le rappelait fort justement Robin récemment) serait le seul rempart véritablement efficace contre la barbarie. Et, en l'occurrence, l'embrigadement dans quelque intégrisme ou secte que ce soit, (relire le "traité d'athéologie", de Michel Onfray).
Par ailleurs, je pense que, sans la religion, les grands génies artistiques, (et autres) l'auraient été de toutes façons. Et peut-être davantage.

Par ailleurs, l'exemple de la voile me semble assez mal choisi, Jean-Paul! En sport en général, et en voile en particulier, on est très en avance sur l'importance du ressenti pour apprendre la technique. Au moment où je passais le monitorat, (le CAEV, plus exactement, à Binic, dans les côtes d'Armor), entre autres pratiques, on nous apprenait à naviguer sans safran pour mieux sentir le vent! Le danger était minime, (pas question de telles pratiques par gros temps), mais au moment d'apprendre de l'adjoindre, je vous prie de croire que le gros de la manoeuvre était bien intégré! Et on nous disait évidemment de nous méfier de la bôme en cas d'empannage intempestif...

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2007

"Corrigez-moi, ai-je vraiment bien compris la méthode globale d’apprentissage de la lecture ?"

Désolé Zorblug, parfois j'ai tendance à penser que tout le monde sait de quoi je parle avec L&L; ...

Le souci n'est pas tout à fait méthode globale ou méthode syllabique ...
Le souci c'est bien fait ou mal fait ..

La syllabique aussi peut être dangeureuse si elle est mal faite ....

L'avantage de Léo&L;éa c'est que la méthode est tellement simple que n'importe qui peut la pratiquer ... Le souci c'est qu'elle est tellement simple que certains décident de la modifier (moi même je n'avais pas compris le 'e' final de 'une') ....

Désolé je fais rapide ...

Ecrit par : toto | 24 mars 2007

"J'imagine l'apprentissage de la voile avec construction par le marin d'eau douce de son propre savoir. "Je donne un coup de barre, je vire lof pour lof, que constaté-je ? " écrit JPB
C'est bien la pédagogie de l'abbé Cottard, non ;-))))
Directement à jouer de la lyre, en robe blanche à la droite du Père...

Ecrit par : Fguichard | 24 mars 2007

Toto

Puisque vous êtes dans les parages, j'en profite pour vous répondre.

"Pour delille et Boscher, attention qd même.... C'est Mixte.... Et c'est pas drôle, perso j'ai abandonné dès la première leçon ... à mettre que entre les mains de pros .. àmha :o))))))))))))))))"

La méthode Boscher : mixte ? Vous plaisantez ? Vous jouez les polissons ?

Préface : "la méthode Boscher est une méthode syllabique, complète, n'éludant aucune difficulté."

Page après page, chaque nouveau mot peut être lu grâce aux acquis des pages précédentes. La progression de ce manuel, à mon humble avis, est tout simplement remarquable.

Dès février, les élèves -même les plus faibles- sont capables d'attaquer les premières leçons de grammaire, de conjugaison, d'orthographe... (vive Hamon-Grammont !).

Il est vrai que son point fort n'est pas la drôlerie, mais ce n'est pas ce que je lui demande.

En revanche, il offre également un support fabuleux pour l'élocution (ou expression orale si vous préférez), pour le vocabulaire, pour les premiers rudiments d'histoire et de géographie (surtout pour des petits citadins).

Certains mots désuets dissuadent vite les petits coquins qui tentent les devinettes de persévérer dans cette voie sans issue.

Et ce qui ne gâche rien, il est joli comme tout.

Mes élèves en sont fous et, comme dit Rachel Boutonnet au sujet d'un fichier de maths, l'aiment d'amour.

Tout cela n'enlève bien évidemment rien aux qualités de la L&L; qui vous est si chère et qui, vous avez raison, est beaucoup plus facile à pratiquer, en particulier pour les parents.

Si un jour, nous en venons à nous étriper entre amateurs de L&L;, Boscher, Delille, c'est que les cloportes auront été vaincus... et nous pourrons ouvrir une bonne bouteille pour célébrer entre nous la troisième mi-temps !

Ecrit par : Un hussard | 24 mars 2007

Bien vu Mme Valette
Vous êtes au moins reconnaissante de vos gourous: Boutonnet Le Bris Brighelli Laforgue pour adopter leur réthorique qui puise ses sources dans des registres guerriers haineux voire pire. Je crains évidemment le pire si par malheur ils accédaient au pouvoir directement ou indirectement (c'est presque le cas avec De Robien). Ce serait pire qu'une chasse aux sorcières.

Ecrit par : Yves | 24 mars 2007

Hussard, Toto se trompe, Boscher est une excellente méthode qui a appris à lire à des centaines de milliers d'enfants, il s'en vend encore 100.000 par an, par nostalgie disent ses détracteurs. Elle est inconnue à l'EN (et interdite je crois ), aisi qu'à l'IUFM, où seules les méthodes mixtes sont abordées, et seuls des maîtres très courageux l'utilisent, car cela leur provoque des ennuis de la part de leur IEN. D'après vos dires, je pense que vous avez lu l'excellent livre de Rachel, "Pourquoi et comment j'enseigne le b-a ba", elle l'a toujours utilisé avec succès, et dit " Je n'ai jamais raté un élève."

Cette méthode a cependant un défaut : des enfants qui ont souffert en maternelle puis au CP , puis en CE1 avec des méthodes "intégratives", qui sont en difficulté, mal dans leur peau, qu'on essaie de rééduquer quelques minutes le soir après une journée de galère rejettent cette méthode, car même si elle est très jolie, il y a beaucoup de mots et de chiffres sur la même page, et les enfants paniquent en la voyant. C'est pourquoi Toto et sa fille, et leur passé de "dyslexiques", préfèrent "Lire avec Léo et Léa".

"Lire avec Léo et Léa" qui est beaucoup plus aérée, où les lettres sont beaucoup plus grosses, les attire davantage. De plus, elle a l'agrément de l'éducation nationale, malgré les critiques de Roland Goigoux et d'Eveline Charmeux. En principe, les enseignants qui l'utilisent ne devraient pas avoir d'ennuis, mais la liberté pédagogique, "cette vieille lune" comme l'appelle Frackowiak, étant ce qu'elle est...

Continuez donc avec Boscher, et bravo, comme Rachel, vous ne raterez aucun enfant.

Les cloportes grouillent, hélas, ainsi que les crapauds, les cancrelats et les cafards.

Anne-Marie.

Au fait, avez-vous obtenu facilement l'autorisation de l'acheter pour tous vos élèves ? Moi, j'avais acheté 18 Lire avec Léo et Léa à ma fille l'année dernière pour ses CE1, qui ne savaient pas lire un traître mot, ayant eu Grindelire en CP, et se retrouvant avec "Justine et compagnie" CE1.

(Le directeur très coopérant avait remboursé ma fille quelques mois après.)

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 mars 2007

Yves,

Lorsque Monsieur Meirieu décrochera l'agrégation de Lettres ou de philosophie et Monsieur Frackowiack la médaille Fields de mathématiques, on en reparlera "à armes égales".

Il n'y a pas de gourous chez nous, mais des gens qui résistent comme ils peuvent et qui s'en prennent plein la figure en essayant de limiter les dégâts causés par une idéologie mortifère.

Je n'ai, pour ma part, aucune admiration pour les fossoyeurs parfumés et la "révolution copernicienne" de Monsieur Meirieu qui consiste à mettre Stevee à la place de Mozart et à remplacer Jean Racine par François Bégaudeau.

Le pouvoir idéologique dans l'éducation nationale, ce sont eux qui l'ont depuis au moins depuis 1975 (on pourrait remonter au plan Langevin-Wallon, mais basta).

Vous dites que vous craignez le pire, mais je ne vois pas ce qui pourrait être pire que la situation actuelle.

Quant à la "chasse aux sorcières", ne fantasmez pas. Personne ne leur fera cet honneur. Monsieur Frackowiack a été épargné il me semble. JPB est même intervenu en sa faveur auprès du ministre. Pas mal pour des "chasseurs de sorcières", non ?

On ne leur demande qu'une seule chose : nous laisser faire notre travail, remballer leur marchandise avariée et arrêter de prendre les enfants pour des cobayes, de casser les savoirs et de démolir l'école de la République.

Mais bon sang, essayez un peu de comprendre au lieu de sortir votre catéchisme new age.

Sans rancune. (enseigner, c'est répéter !)

Ecrit par : Robin | 24 mars 2007

Chère Anne-Marie

Merci ! Je suis avec intérêt vos interventions ici ou sur d'autres forums. Je trouve les propos que tient le dénommé Yves à votre égard très flatteurs : c'est l'hommage du vice à la vertu !

Pour répondre à votre question, je n'ai demandé à personne l'autorisation d'acheter mes livres : les instructions officielles me faisant obligation d'instruire mes élèves -en accordant une place privilégiée au sens- j'applique les instructions officielles !

Je suis fonctionnaire d'Etat, et je n'oublie pas que ce statut nous a été donné pour préserver notre indépendance par rapport à tout groupe de pression et nous permettre de servir la République sans faillir.

Quant au courage face aux pinailleries d'un IEN, c'est peu de chose comparé à l'héroïsme de l'Armée des Ombres ! Et les étoiles dans les yeux des élèves valent mieux que les palmes académiques, non ?

Ecrit par : Un hussard | 24 mars 2007

P.S. Comme vous l'avez deviné, j'ai lu cet ouvrage de Rachel Boutonnet, ainsi que le premier. Pour ce qui me concerne, je n'ai pas eu le courage de jouer les journalistes. J'ai choisi de me shooter aux sonates de Beethoven au début et à la fin de chaque journée passée à l'H.P., seule remède pour supporter ces sévices intellectuels.

Je me suis également régalée avec les ouvrages de Marc Le Bris (ainsi qu'avec son intervention chez Meyer, dont j'ai trouvé le texte dans mon canard syndical) et de JPB.

Ecrit par : Un hussard | 24 mars 2007

Oups... seul remède. Rien que d'y penser, on en a la cervelle toute tourneboulée !

Ecrit par : Un hussard | 24 mars 2007

Mes CP apprennent à lire dans une autre méthode syllabique "Bien lire et aimer lire" de C. Silvestre de Sacy chez ESF. Un peu chère, 1° volume - lettres et sons : 20 €, 2° volume - lecture courante : 16 €, 3° volume : exercices d'accompagnement de l'apprentissage : 15 €, elle est très bien aussi et offre l'avantage, à mon humble avis, de proposer de nombreuses pages de lectures de petites phrases qui permettent de travailler le vocabulaire et la compréhension et de rester suffisamment longtemps sur chaque nouvelle acquisition pour que tous les élèves réussissent (285 pages pour le premier volume que je vais finir dans deux à trois semaines avec mes élèves).

Ecrit par : catmano | 24 mars 2007

Pauvre Meirieu ! N'est-il pas en souffrance à l'idée que ESF édite aussi une méthode syllabique ?

Je ne connaissais pas cette méthode. Merci pour l'info !

Ecrit par : Un hussard | 24 mars 2007

Agressions d’enseignants : l’arroseur arrosé.

Face au chœur des pleureuses on ne le répètera jamais assez : les « profs », cette masse innombrable formant l’éternel noyau dur de l’électorat socialiste, ont voulu, de tout leur cœur et de toute leur âme, une école sans norme, sans autorité, sans sanction, sans homogénéité culturelle, sans niveau, sans ordre, sans exigence…

Dans l’optique de ce grand et noble dessein, ils ont œuvré durant des années et même des décennies avec une remarquable pugnacité et une formidable énergie.
Jour après jour, inlassables et infatigables, ils ont établi les bases de leur formidable projet.
Par leur mépris des enseignements classiques, par leur laxisme, par leur pédagogisme désincarné, par leurs discours égalitaristes, par leur propagande mondialiste et métisseuse, par leurs grèves corporatistes, par leur syndicalisme étroit, par leur haine d’un savoir qu’ils ne possédaient plus et d’une culture qu’ils ne maîtrisaient pas, ils ont forgé les cadres (ou plutôt l’absence de cadres…) d’une école vidée de ses notations, de ses bon élèves comme de ses cancres, de son contenu, de ses barrières… concrétisant ainsi le phantasme absolu d’un monde indifférencié où seul importe la transmission du credo de la nouvelle religion obligatoire droits de l’hommiste et citoyenne du monde.

Et comme l’édification de cette gigantesque œuvre de démembrement n’allait pas assez vite à leur goût, ils ont ouvert le plus largement possible les portes de cette anti-école aux masses exotiques acculturées déferlant sur le monde occidental.
Par leurs votes, par leurs pétitions, par leurs manifestations, par leurs diatribes moralisantes, ils ont encouragé une immigration sans borne ni contrôle.
Pas un jour sans qu’ils n’applaudissent au multiethnisme néo-barbare s’installant dans leurs classes et ne conspuent ou n’anathémisent parallèlement tous ceux osant exciper de la moindre réticence face à ce formidable modèle cosmopolite.
Grâce à tout cela, à ce bel acharnement militant, ils ont enfin aujourd’hui pleinement atteint leur objectif.
Etrangler dans son lit une vieillarde agonisante appelée Civilisation ce n’est tout de même pas rien.
Et ils recueillent donc désormais les précieux dividendes de leur travail titanesque.
Par chaque coup reçu, par chaque insulte subie, par chaque crachat récolté, par chaque menace avalée…

Comment y trouver quelque chose à redire ? Comment en être surpris, peiné ou choqué ?
Comment ne pas y voir une réjouissante et implacable logique ?
Comment leur accorder le moindre droit de se plaindre alors qu’ils ne font que récolter les fruits merveilleux de l’arbre qu’ils ont passé toute leur existence à planter et à entretenir ?
Ils ont gagné. Qu’ils en profitent

Ecrit par : alfred | 25 mars 2007

Derrière l'attaque contre Anne-Marie, se profile celle, tout aussi écoeurante de mauvaise foi et d'ignorance, contre ces enseignants, qualifiés de "guerriers haineux voire pire" ( sic!). Leur seul crime est de rendre chaque jour son honneur à une profession éclaboussée par les collabos du "pédagogisme". Contrastant avec la des seconds, ces lâches, coupables de forfaiture, et qui en répondront devant le tribunal de l'histoire, les premiers ont sacrifié leur avancement et leur confort personnel pour défendre l'avenir de NOS enfants. Ils méritent la Croix des Volontaires de la Résistance contre l'école totalitaire. Elle leur sera décernée par le premier gouvernement d'une France enfin libre, victorieuse de la dictature énarcho-syndicale. On pourrait aussi suggérer aux veillards de Stokholm la création d'un Nobel du Courage Éducatif. Moins entaché de compromissions que celui de la Paix, il ferait de Laurent Lafforgue un double médaillé, puisque sa médaille Fields équivaut déjà à un Nobel de mathématiques.

Yves, qui exprime ici sa propre haine, a cependant droit à notre compassion comme tous ces malheureux, pris dans les griffes d'une secte qui a annihilé leur sens critique par sa cauteleuse bien-pensance. Une atrophie du bulbe et de la volonté résulte de la propagation de cette culture du ressentiment qu'exudent "L'école ou la guerre civile", ( Meirieu) les divagations sous-hypoprimaires d'un Nicolas Hirtt, ou les gesticulations médiatiques et bourgeoisophobes d'un Bourdieu, disqualifié depuis trente ans par les sociologues sérieux. Le jugement de l'histoire des idées les remettra à leur vraie place: la décharge.

À la liste des "guerriers-haineux-voire-pire" manquent bien des noms dont celui de Liliane Lurçat, qui fut la première en France à dépasser le registre habituel des critiques et lamentations, aussi pertinentes et circonstanciées qu'elles aient pu être, pour remonter aux sources conceptuelles de cette entreprise de démolition et révéler au grand public l'identité des "Penseurs de la destruction de l''enseignement élémentaire." ( F.-X. de Guibert, 1998)
Lurçat a notamment ouvert les yeux des Francais sur:
- l'épicentre idéologique de ce tsunami éducatif,
-l'antériorité de la Progressive Education, made in USA, tout aussi imbibée d'égalitarisme, et de mielleuse bonne conscience "démocratisante".
- le solide bon sens stalinien qui a rejeté d'emblée leurs théories bidon.

Elle a poursuivi dans un autre ouvrage son analyse du contexte intellectuel dans lequel a pu perdurer une gestion de l'école qu'elle qualifie à juste titre de totalitaire, "car derrière l'égalité recherchée... se cache la volonté de modeler un homme nouveau, ...projet bien exprimé par Meirieu... l'école doit unifier la pensée,... c'est l'école ou la guerre civile". On est bel et bien dans le registre de l'oppression, de la contrainte, qui avance "sous le masque de la persuasion, c'est-à-dire [que]sous le masque d'un pseudo-égalitarisme se cache une contrainte inouïe, obligeant les maîtres à ne pas enseigner et les élèves à ne pas apprendre », ce qui justifie le titre: "Vers une école totalitaire?(2001).

Lurçat confirme que le suffixe-isme marque la dérive, la perversion idéologique d'un concept, d'une valeur, ( comme égalité/égalitarisme, paix/pacifisme). "La pédagogie n'est pas séparable des connaissances à transmettre. Elle prend des formes différentes selon les disciplines. À l'inverse, le pédagogisme sépare la pédagogie des disciplines. Il veut se situer au-dessus des connaissances à transmettre, auxquelles il substitue un arsenal de techniques et de procédés. On peut constater les résultats désastreux de cette démarche" ( 2001, page 10)

Hannah Arendt ( La crise de l’éducation, in la crise de la culture, (1972) avait déjà bien cerné la nature dictatoriale de tout projet visant à transformer la société en réformant l’école. Elle avait notamment souligné ce tropisme ( pathologie) de la nouveauté « qui est aussi vieux que la philosophie de l’éducation, mais qui s’est développé conceptuellement et politiquement au 18e siècle, à partir d’un idéal éducatif, …directement influencé par Rousseau, dans lequel l’éducation devint un instrument de la politique, et où l’action politique elle-même fut conçue comme une forme d’éducation. Le rôle que, de l’Antiquité à nos jours, toutes les utopies politiques prêtent à l’éducation, montre bien combien il paraît naturel de vouloir fonder un monde nouveau avec ceux qui sont nouveaux, de par leur naissance et par nature. En ce qui concerne la politique, il y a là une méprise évidente : au lieu de s’unir à ses semblables dans un effort de persuasion, en courant le risque d’échouer, on intervient de façon dictatoriale, en se fondant sur la supériorité absolue de l’adulte, et on tente de produire de la nouveauté comme un fait accompli, en d’autres termes, en faisant comme si elle existait déjà. C’est la raison pour laquelle, en Europe, les mouvements révolutionnaires de nature tyrannique furent pratiquement les seuls à croire qu’il faut commencer avec les enfants si l’on veut instaurer des conditions nouvelles. Une fois arrivés au pouvoir, ils arrachèrent les enfants à leurs parents, en se contentant de les endoctriner. »

Ecrit par : Cadichon | 25 mars 2007

"Pas un jour sans qu’ils n’applaudissent au multiethnisme néo-barbare s’installant dans leurs classes et ne conspuent ou n’anathémisent parallèlement tous ceux osant exciper de la moindre réticence face à ce formidable modèle cosmopolite...etc, etc" écrit Alfred.
Répugnant. Vomitif. Propos déconsidérant celui qui les écrit. Que disait Audiard, déjà, à propos des gens qui osent tout ?
Même plus de vergogne. Ecoeurée, je suis.

Ecrit par : Fguichard | 25 mars 2007

Alfred,

C'est chez Lucien Rebatet, Charles Maurras, Léon Daudet... que vous avez pompé vos déjections ? Vous pourriez citer vos sources.

Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007

"Il est vrai que son point fort n'est pas la drôlerie, mais ce n'est pas ce que je lui demande."

Ecrit par : Un hussard | 24 mars 2007

Non, vous avez raison, qu'un support soit chiant comme la mort n'a aucune importance.

"P.S. Comme vous l'avez deviné, j'ai lu cet ouvrage de Rachel Boutonnet, ainsi que le premier"

Ecrit par : Un hussard | 24 mars 2007

Hé bien, pour des gens qui se targuent d'aimer les choses bien écrites, il y a comme des relents de schizophrénie ici, (et de masochisme! Les deux livres de Rachel Boutonnet!) Toutes mes condoléances, en tous cas. Heureusement que vous avez les sonates de Beethoven pour vous en remettre, (je vous recommande, si vous ne la connaissez pas, la version de Rudolf Serkin des "Spätensonaten". Magistrale entre toutes).

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007

Cadichon, Alfred... Deux vrais paranoïaques. Jean-Paul, êtes-vous sûr qu'il faille continuer à ne pas modérer un minimum votre blog? Ca va bientôt flirter avec la droite la plus extrême.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007

Bien vu Mme Valette
Vous êtes au moins reconnaissante de vos gourous: "Boutonnet Le Bris Brighelli Laforgue pour adopter leur réthorique qui puise ses sources dans des registres guerriers haineux voire pire. Je crains évidemment le pire si par malheur ils accédaient au pouvoir directement ou indirectement (c'est presque le cas avec De Robien). Ce serait pire qu'une chasse aux sorcières."

Ecrit par : Yves | 24 mars 2007

Vous avez raison, Yves... A se demander si Anne-Marie Valette a lu tous ces livres, et, si c'est réellement le cas, si elle ne les a pas lus en méthode syllabique pure et dure!

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007

""J'imagine l'apprentissage de la voile avec construction par le marin d'eau douce de son propre savoir. "Je donne un coup de barre, je vire lof pour lof, que constaté-je ? " écrit JPB
C'est bien la pédagogie de l'abbé Cottard, non ;-))))
Directement à jouer de la lyre, en robe blanche à la droite du Père..."

Ecrit par : Fguichard | 24 mars 2007

Chère FGuichard, l'objectif pédagogique de l'abbé Cottard n'était pas de faire sentir le vent à ses "colons", (sans accent circonflexe, donc sans jeu de mot "foireux"), mais de leur faire sentir la vase.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007

"Non, vous avez raison, qu'un support soit chiant comme la mort n'a aucune importance. "

1) Je n'enseigne pas à des formateurs de l'IUFM mais à des enfants de 6-7 ans. Au cas où cela vous aurait échappé, les représentations et ressentis des uns et des autres ne sont pas nécessairement les mêmes.

2) Si, pour vous, l'antonyme de "drôle" est "chiant", je ne puis que vous suggérer humblement de fréquenter plus souvent le "Robert".

3) Vous n'êtes pas sans savoir que l'on ne passe pas toute la journée sur le même support avec ses élèves, à moins que ce ne soit ce que vous préconisez à vos stagiaires. Je ne puis en ce cas que vous suggérer humblement de relire les instructions officielles.

4) Mes élèves adorent rire, et moi aussi, rassurez-vous.

"Hé bien, pour des gens qui se targuent d'aimer les choses bien écrites, il y a comme des relents de schizophrénie ici"

4) Si malgré la grande mode de la typologie des textes qui sévit depuis longtemps à l'EN, vous ne faites pas la différence entre textes argumentatifs, informatifs, narratifs, poétiques... je ne puis que vous suggérer humblement de relire Jackobson.

Cela étant dit, je suis sincèrement convaincue que s'il y a quelqu'un à sauver dans les IUFM, ce sont les professeurs de musique. Ils ont pour eux, sauf exception, leur compétence ainsi que leur enthousiasme et apportent quelques grammes de finesse dans un monde barbare.

Merci du conseil pour les "Spätensonaten", mais, pour ce qui me concerne, c'est la version de Pollini qui m'émeut le plus, en particulier dans l'opus 111. Actuellement, j'explore, dans un autre genre, l'intégrale des enregistrements de Rita Streich, que je trouve divine. Qu'en pensez-vous ?

Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007

Oups... Adam, pas Jakobson. Et pan sur le bec !

Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007

Je trouve que Pollini est un pianiste absolument génial. Je le préfère dans le répertoire du vingtième siècle, (Prokofiev, Strawinski, et même... Boulez, qu'il rend supportable.. où sa rigueur et son exigence, ainsi que la qualité de sa sonorité, peuvent donner leur pleine mesure. Ceci-dit, son interprétation de l'opus 111 est exceptionnelle, effectivement. (Des 109 et 110 aussi).
Mais je ne connais pas celles de Rita Streich.

Vous avez raison, un bon instit doit pouvoir faire swinguer un recueil chiant. Et je dis moi-même souvent à "mes" stagiaires qu'on peut faire un cours passionnant avec le bled! Mais je maintiens, concernant Rachel Boutonnet, (qui n'écrit pas pour les enfants, mais pour les adultes, et les PE), que son bouquin tombe des mains! Et, Jakobson ou pas, ce n'est en aucun cas la nature d'un texte qui détermine s'il doit procurer un certain plaisir de lecture ou non! Vous êtes bien moraliste! Malgré ses prises de positions parfois caricaturales, (et, quelquefois, ses erreurs), j'ai lu le livre de Jean-Paul avec un certain "plaisir littéraire". Et, "a contrario", certains romans sont chiants, également.
Quand au fait de ne pas passer la journée sur le même support, merci. Je suis un peu au courant!

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007

Alfred,

C'est chez Lucien Rebatet, Charles Maurras, Léon Daudet... que vous avez pompé vos déjections ? Vous pourriez citer vos sources.

Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007

Vous aurez certainement fait le rapprochement avec les propos des" lolos" (the milk of human kindness de lady Macbeth sans doute) qui nous souhaitent eux aussi, le coup de surin dans l'estomac.

Ecrit par : Robin | 25 mars 2007

"Mais je ne connais pas celles de Rita Streich."

Il est vrai que ma phrase porte à ambiguïté. Rita Streich n'était pas une pianiste, mais une coloratur, dont la Deutsche Grammophon a réédité d'anciens enregistrements. Je trouve ses interprétations des lieder de Schubert, Wolf, Mozart, R.Strauss... merveilleusement aériennes et émouvantes.

Pour ce qui est de Rachel Boutonnet, je ne crois pas qu'elle ait jamais prétendu au Goncourt ou à quoi que ce soit de ce genre. Mais il n'en demeure pas moins que son "Journal" s'impose comme un témoignage fidèle de ce que nous avons été nombreux à subir, ici ou là. Je connais de nombreux ex-stagiaires, et j'en fait partie, qui ont éprouvé le sentiment qu'ils auraient pu écrire exactement le même livre, en se contentant de changer le lieu et le nom de l'auteur. Malheureusement.

Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007

Merci à Robin, au hussard, à Cadichon, pour leur soutien.
Je me demande à quel niveau Yves est enseignant, pour manifester une telle ignorance des réalités...et de la littérature anti-pédagogiste.

J'oubliais dans ma liste Fanny Capel. ("Mais qui a eu l'idée, un jour, de casser l'école ?" que je n'ai pas lu. Mais j'ai entendu débattre Fanny avec Finkielkraut et un prof d'IUFM de Lille , Bruno Mattei, qui avait fait sortir de ses gonds Finkielkraut en prononçant cette parole :" Un bon élève à côté d'un mauvais, c'est le début de l'exclusion." )

"guerriers haineux voire pire" dit Yves en parlant de Rachel Boutonnet et Marc Le Bris, approuvé par Christophe.

Quand on connaît Rachel et sa douceur, il y a de quoi rire (ou pleurer).
Yves ne serait-il pas Sylvain Grandserre, qui traite les gens de SLECC (savoir lire écrire compter calculer) de "pitbulls." Comme haine, je ne connais rien de pire que ce torchon ordurier. (Cherchez-le sur le site de Meirieu : "les hussards bleus", par Sylvain Grandserre, c'est édifiant).

Quant à dire que Cadichon est d'extrême -droite parce qu'elle parle de Liliane Lurçat,( et de Hannah Arendt), cela prouve une ignorance crasse (et une inculture) des idées de cette grande dame qui est de gauche comme la plupart des enseignants. (Colette Ouzilou par exemple, Marc Le Bris, dont le père était un communiste tellement convaincu "qu'il voyait les spoutniks tourner sur sa maison".)
Mais on peut être de droite ou de gauche et voir les réalités en face, et lutter contre une idéologie mortifère, qui aboutit à l'école la plus inégalitaire qui ait jamais existé. (Plus de 2 milliards d'euros de cours particuliers chaque année ...sans compter la ruineuse orthophonie en partie prise en compte par la sécurité sociale.)

Catmano, la méthode de Sylvestre de Sacy, dérivée de Borel-Maisonny, est parmi les meilleures et les plus structurantes.
En particulier pour apprendre à lire aux enfants à la maison avant le CP. Elle a très bonne réputation.

Anne-Marie.

PS. Si Jean-Paul supprime quelques posts sur ce blog, je ne suis pas sûre, vu ses idées, et sa culture, que ce seront ceux de Cadichon ou Robin.

Christophe, variez un peu vos interventions, saupoudrage de défense de la pensée meirieurique, iufmesque, insultes à tous ceux qui ne pensent pas comme vous (sauf Brighelli et Pedro Cordoba), avec de temps en temps heureusement une bouffée de lyrisme musical, que je lis avec beaucoup d'intérêt : vous êtes meilleur en musicologie qu'en Education nationale.

Bien cordialement à tous.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 mars 2007

"Christophe, variez un peu vos interventions, saupoudrage de défense de la pensée meirieurique, iufmesque, insultes à tous ceux qui ne pensent pas comme vous (sauf Brighelli et Pedro Cordoba), avec de temps en temps heureusement une bouffée de lyrisme musical, que je lis avec beaucoup d'intérêt : vous êtes meilleur en musicologie qu'en Education nationale. "

Bien cordialement à tous.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 mars 2007

Vous, Anne-Marie, me reprocher à moi d'insulter qui que ce soit, ne trouvez-vous pas que ce soit un peu fort de café? Vous me direz, plus c'est gros, plus ça passe... Et où avez-vous vu que je mettais Robin dans le panier des gens à modérer, (je n'ai pas dit: "à exclure"; je ne suis pas Gilbert Sibieude!)? Encore une preuve de votre lecture parfois un peu hâtive de certains messages?
Je pense, par ailleurs, savoir un peu mieux que vous ce qui se passe dans les classes. Sauf votre respect.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007

"Je connais de nombreux ex-stagiaires, et j'en fait partie, qui ont éprouvé le sentiment qu'ils auraient pu écrire exactement le même livre, en se contentant de changer le lieu et le nom de l'auteur. Malheureusement."

Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007

Et j'en connais un certain nombre, ici, qui ont été agacés ou indignés par ce même livre, (qu'on a acheté au CRD du site). Comme quoi...
Par ailleurs, on peut être extrêmement méchant en écrit, (ou en dessins), et d'une gentillesse parfaite par ailleurs. Aucun problème avec ça.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007

Catmano, la méthode de Sylvestre de Sacy, dérivée de Borel-Maisonny, est parmi les meilleures et les plus structurantes.
En particulier pour apprendre à lire aux enfants à la maison avant le CP. Elle a très bonne réputation.

Anne-Marie.

Ça va, merci, je sais.

Ecrit par : catmano | 25 mars 2007

Toujours à propos des insanités d'Alfred (infiniment pires que les débordements des Lolo's, qui perdent carrément leur sang-froid en voyant leur championne pédaler dans la soupe, ou que les diatribes de Cadichon, à qui on peut faire bien des reproches mais pas celui d'être raciste ou xénophobe) : n'est-ce pas vous, JPB, qui assommâtes naguère un élève raciste qui insultait un surveillant maghrébin ? Il ne s'agit plus ici de liberté d'expression, mais d'une abjecte prose diarrhéique, inadmissible, intolérable, obscène. On l'a dit plusieurs fois ici à propos des enfants, il faut savoir mettre des limites. C'est vrai pour les adultes aussi, non ? Il ne faut pas laisser dire ces horreurs sur votre blog : si Alfred se déconsidère, c'est après tout son problème, mais il nous déconsidère tous si nous ne réagissons pas en le priant d'aller sévir ailleurs.

Ecrit par : Fguichard | 25 mars 2007

Et comme l’édification de cette gigantesque œuvre de démembrement n’allait pas assez vite à leur goût, ils ont ouvert le plus largement possible les portes de cette anti-école aux masses exotiques acculturées déferlant sur le monde occidental.

Ah bien voilà, un vichyste pur jus de Betterave. Comme pour le PC, "Alfred Capus" (Clémenceau aurait dit "Et la cédille??".
Capus vraiment.
Capus intensément.
Capus le bren
Capus la vieile France dont De Gaulle disait qu'elle n'était qu'une hésitation de Frnce. Alfred et l'autre, dont j'ai oublié lesurblaze sont à protéger car les nuisibles ont aussi leur place pour nous prouver, éloquemment, que nous ne le sommes point.
Alfred...dire que ça porte le même prénom que l'ami Dreyfus.
"les masses exotiqies acculturées"miamiamia. Bne oui, Alfred. imagines des millions de bites , calibre exotiques, gland trugescent, prêtes à te défoncer la boîte à ragoût. Ouhlala, les masses exotiques alors????
T'as ben raison, va , pauvre France....

Ecrit par : montaigneàcheval | 25 mars 2007

à Fguichard et Christophe : ne poussez pas de trop grands cris à cause d'Alfred. Cette raclure de bidet est tout à fait représentative du lectorat du journal d'où il tire son copié-collé, id est : Novopress.

Croyant reconnaître le ton et les propos tenus sur certains sites que je fréquente parfois pour me faire du mal, je fis ma petite recherche google et ne fus pas bien surprise de tomber là-dessus :

http://fr.novopress.info/?p=7675

(Au passage, je suis forte en google mais je suis une vraie nullité quand il s'agit de créer des liens à cliquer (vous savez : tout oranges, comme ceux des lolo's 34 - pseudonyme hommage aux crazy 88 de ce nanar débile qu'est Kill Bill 1 ? ) : si quelqu'un pouvait m'aider, je lui en serait très reconnaissante)

Donc, Novopress, journal identitaire, comme ils disent ( à traduire, dans 99 % des cas, par "d'extrême droite") se voulant le remède à "la presse bolchévique mensongère incarnée par "Libéramonde" " , comme ils disent, est un beau torchon farci d'"articles" très objectifs sur le scandale de la non-reconnaissance du génocide vendéen par l'Etat français, par exemple (précision : je ne conteste pas qu'il y ait eu des massacres en Vendée, je conteste simplement l'appellation "génocide" et le fait que ceux qui se battent pour cette cause avancent des chiffres complètement délirants, concernant ces massacres, chiffres ne prenant pas en compte, par exemple, l'exode des populations vendéennes au moment des guerres de Vendées... entre autres choses).

Et puis des "articles" comme celui dont le lien suit me donnent tellement envie de vomir que je serais presque prête à m'abonner à "Libéramonde" (qui me désole pourtant tellement que je le lis désormais très rarement, et exclusivement en ligne) :

http://breizh.novopress.info/?p=1282

Pour ceux qui ne sont pas bretons, Roparz Hemon et les Breiz Atao sont ce que l'idéologie identitaire bretonne (émanant généralement de bourgeois parisiens d'origine bretonne ne parlant pas un mot de breton, comme cette bonne vieille charogne de Roparz) a fait de plus collabo et de plus raciste (Aaaah ! la pureté de la race celte !). Mais comme "Gwalarn", la sombre merdasse antisémite et pro-aryenne publiée par Hemon, était rédigée en breton, peu d' historiens sont aujourd'hui capables d'en éplucher les exemplaires. Il faut être bretonnant, pour cela. Et comme la plupart des universitaires bretonnants sont liés aux mouvements indépendantistes, vous imaginez l'objectivité...

Mme Françoise Morvan, agrégée de Lettres et spécialiste de Tchekov, a écrit avec style et humour (certains passages sont hilarants) un ouvrage très éclairant sur ce sujet, il y a quelques années : "Le Monde comme si : Nationalisme et dérive identitaire en Bretagne". Disponible chez Amazon, pour ceux que ça intéresse :
http://www.amazon.fr/monde-comme-Nationalisme-identitaire-Bretagne/dp/2742755527/ref=sr_1_13/402-6740625-3040952?ie=UTF8&s;=books&qid;=1174827740&sr;=1-13

Elle y rappelle ce bon vieux proverbe encore connu de mes parents, qui le tenaient eux-mêmes de mes grands-parents, "ces pauvres Bretons bretonnants humiliés et colonisés par la France", aurait dit Roparz : "Breiz Atao : bon à tuer". C'est dire si Roparz et ses potes sont appréciés dans leur propre "pays".

Novopress est donc, comme vous le constatez, un journal au dessus de tout soupçon !

@ Christophe et Fguichard à nouveau : je suis d'accord avec Anne-Marie au sujet de Cadichon. Cette dernière ne vient pas du tout de la même droite que ce résidu de fausse couche qu'est Alfred (je sais, j'insulte, mais après tout, il ne me souhaite que le plus grand mal (y compris physique), alors lache). Elle est adepte d'un libéralisme que je ne partage pas, ce qui ne m'empêche pas de parfois partager ses opinions, même si je suis socialiste façon Christopher Lash (je refuse l'appellation "de gauche" : je ne partage absolument pas les idées du PS actuel). La mettre dans le même sac que l'autre espèce de demeuré simili-facho est insultant pour elle et totalement injuste de votre part.

P.-S. : Je n'oublie pas la question de Japhet sur la politique éducative de Blair. Je tâcherai d'y répondre rapidement quand j'aurai un peu plus de temps. Je retourne à mes copies.

P.-P.-S : Au hussard. Rita Streich était l'une de ces merveilleuses chanteuses chanteuses allemandes de l'après-guerre qui ont bercé mon adolescence (même si je suis née en 1976). Je possède un très bel enregistrement de "La Chauve-Souris" de Johann Strauss , dirigé par Karajan. Elle y est magnifique, aux côtés de Schwarzkopf (qu'on n'a cessé de nous caricaturer en nazie, les dernières années) , de Gedda et de Kuntz. Je vous recommande ce coffret si vous aimez cette musique et si vous ne le possédez pas déjà.

Ecrit par : Kap | 25 mars 2007

Vache de vache !!!

J'ai réussi à faire des petits liens tout jaunes sans même essayer !

Ecrit par : Kap | 25 mars 2007

"je lui en seraiS reconnaissante"

Ecrit par : Kap | 25 mars 2007

Merci, Kap. Et si j'ai mis Cadichon et Alfred dans le même "sac", c'est pure négligence de ma part. Je fais amende honorable. Voire "mea culpa".

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007

"Christophe et Fguichard à nouveau : je suis d'accord avec Anne-Marie au sujet de Cadichon. Cette dernière ne vient pas du tout de la même droite que ce résidu de fausse couche qu'est Alfred", écrit Kap
Mais c'est exactement ce que j'ai écrit, Kap !!! Vous m'avez mal lue : j'ai dit que les diatribes de Cadichon, si elles me paraissent fausses à peu près de bout en bout, étaient infiniment moins graves que les déjections d'Alfred, et qu'on pouvait lui (le ou la Cadichon en question) faire tous les reproches possibles sauf celui d'être raciste ou xénophobe ! Je ne mélange pas les serviettes et les torche-Q! Cadichon m'exaspère souvent avec son côté "je sais tout et vous êtes des nases", mais je n'ai pas envie de l'assommer à coups de tatane. Tandis qu'en ce qui concerne Alfred, j'avoue que, comme le dit le capitaine Haddock dans "Le Trésor de Rackham le rouge", je sens remonter en moi les intincts belliqueux de mon aieul. Il y a des paroles qui ne se soignent qu'avec des gifles violentes, méthodiques et réitérées !

Ecrit par : Fguichard | 25 mars 2007

Retour sur les méthodes de lecture : Toto n'a pas tort de dire que l'on peut très mal appliquer une méthode syllabique et fabriquer des illettrés. Quand Rachel Boutonnet dit qu'elle ne rate jamais un élève, c'est aussi en raison de l'extrême attention qu'elle porte à ses "zaprenans" (on aurait envie de dire grâce à sa débauche d'efforts dans certains cas particulièrement difficiles). Ceci est à mettre en rapport avec l'exposé récent de Catmano, qui insiste sur l'attention à porter aux élèves et sur les connaissances nécessaires à un bon suivi.

Ecrit par : Japhet | 25 mars 2007

J'aurais dû le glisser sur Sauver les Lettres, mais j'avais la flemme de remonter au début février…
Alors, dégustez…

Transcription de quelques moments de l’émission L’Esprit public (25-03 2007), animée par Philippe MEYER sur France CULTURE.

Invités :
Jean-Claude CASANOVA : Economiste.
Marc FERRO : Historien.
Max GALLO : Ecrivain et historien.
Pierre NORA : Historien (un représentant de la « nouvelle Histoire »), directeur du Débat, membre de l’Académie française.



Pierre NORA –
On ne s’intéresse pas à leur histoire [NOTE : celle des immigrés.]. Mais les Français, c’est la même chose ! C’est la place de l’histoire dans l’enseignement pour les Français qui est largement en cause. L’histoire qu’on apprend ou qu’on n’apprend pas, aux jeunes Français – on l’apprend encore moins aux immigrés, je dirais. Mais c’est aux Français qu’il faut commencer à l’apprendre. Et ça pose un très grand problème : quel type d’histoire ? On en revient là. C’est lié au déclin global des humanités dans l’enseignement. C’est lié à l’attitude des enfants devant le passé en général, la très grande difficulté à leur faire admettre un lien chronologique, qui est constitutif, quand même, de l’histoire…

Jean-Claude CASANOVA –
C’est le refus des grands écrivains.

Pierre NORA –
Le refus des plus grands écrivains…

Jean-Claude CASANOVA –
Tous les Français sont écrivains, tous les Français sont de futurs écrivains !

Pierre NORA –
Voila.

[…]

Jean-Claude CASANOVA –
C’est la fuite vers le journalisme. Il y a une étude sur les manuels d’histoire en Terminale, on estime que José BOVE est la personne la plus citée. José BOVE est cité plus que BISMARCK ou CLEMENCEAU ! Tout est dit.

[…]

Pierre NORA –
Je pense que Jean-Claude sait, mais peut-être pas tous les auditeurs, qu’un des grands projets du Ministère de l’Education nationale, c’est de casser la discipline dite du « Français » en deux : d’une part, une discipline obligatoire, qui serait la langue et la communication, et une discipline à option qui serait l’histoire de la littérature et de la tradition littéraire française. Il faut se rendre compte de l’ampleur énorme que peut représenter le fait que, effectivement, on ferait apprendre aux petits français, le Français dans les notices pharmaceutiques, et que STENDHAL ou BALZAC seraient réservés à une petite élite qui, parce que ce sont des fils d’enseignants, ou parce que ce sont, peut-être, des fils d’immigrés qui veulent apprendre mieux le Français, se choisissent l’option de la tradition littéraire. C’est énorme. Il faut bien se rendre de ce que simplement l’existence de ce projet véhicule de rupture de civilisation.

Philippe MEYER –
Oui, et de rupture active, même.

Marc FERRO –
Je pense que ce que dit Pierre est très grave. Ça participe d’un mouvement de longue durée, qui est le ressentiment contre les élites. On a vu ce ressentiment contre les élites à la Révolution française qui a commencé par nier les aristocrates, et même les grands savants, puisqu’elle les a exécutés. Ensuite, nous avons eu la Russie avec le proletkult qui en quelque sorte interdit aux intellectuels de participer au proletkult – il faut « enseigner autrement ». Nous, nous avons eu la vague 68 et les pédagogues, qui revient un peu à la même chose – rappelez-vous : Jean-Louis BARRAULT chassé de son théâtre… pourquoi ? Parce que ceux qu’on appellerait aujourd’hui les intermittents n’avaient pas le rôle qu’ils souhaitaient dans le théâtre…

Pierre NORA –
Tous les candidats présidentiels tiennent un discours différent de celui-là, je dirais : heureusement.

Marc FERRO –
Mais il n’en reste pas moins que c’est un phénomène constant, et dont nous voyons les suites aujourd’hui. Et je pense que ce que Pierre indiquait comme réforme imaginaire participe à cela…

Philippe MEYER –
Pas imaginaire, projetée !

Marc FERRO –
Projetée, et travaillée. Et je pense que les instruments de cette destruction ont été à un moment les linguistes, et ce sont toujours un petit peu les linguistes, la preuve, dans ce que tu dis. Et puis ce sont d’autres, aussi, les pédagogues. Mais c’est un autre débat.

Note : certaine marques d’oralité, comme on dit, ont été supprimées.

JPB

Ecrit par : brighelli | 25 mars 2007

Une petite question adressée aux collègues de français : la dissertation est-elle encore enseignée dans le secondaire ?

Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007

Affirmatif, hussard, la dissertation est encore en honneur, du moins chez les chevronnés réfractaires qui ont jeté la séquence aux orties. En 3°, c'est encore un modèle simplifié mais c'est bien elle avec son introduction, ses deux ou trois parties, ses arguments illustrés d'exemples (quelques rares élèves parviennent même à caser Emma B. ou le baudet de la fable). Il y a un topo polycopié qui enseigne comment faire. Bon, je n'aurai jamais la hors classe mais ils sauront trousser à peu près une dissertation, et ils sont tout fiérots de ce gros devoir à 3 copies doubles et coeff 8. Ils en veulent bien, de l'instruction, si on sait la leur vendre...

Ecrit par : Cunégonde | 25 mars 2007

Kap,

A propos de Roparz Hemon

J'ai le souvenir qu'il y a quelques années, Diwan avait donné le nom de cette ordure à l'un de ses collèges. Certains républicains s'étaient élevés contre cette aberration et s'étaient adressés au gouvernement de l'époque (Jospin si je ne m'abuse) pour qu'il intervienne, d'autant que cette association était pour une part financée par des fonds publics. Connaissez-vous la fin de cette histoire ?

Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007

" La dissertation est-elle encore enseignée dans le secondaire ?"
demande le Hussard…

En théorie, oui, puisqu'elle est toujours prévue au Bac — c'est même l'épreuve (peu tentée) qui dégage les meilleures notes. En pratique, comme elle suppose un bagage culturel réel, et un apprentissage technique, elle est réservée aux élèves — des salauds de bourgeois, forcément — qui ont des lectures personnelles, et sont dans des sections disposant encore de quelques heures en Première (en STG / STI, quatre heures, en tout et pour tout, pour enseigner les diverses épreuves, faire quelques exercices, tout reprendre à la bse, et expliquer 20 à 30 textes pour l'oral — le tout en tâchant de se faire entendre. Bref, la dissertation reste pratiquée en L, est parfois réalisée avec talent par des S, et c'est à peu près tout.
Du coup, les collègues de Terminale se plaignent de l'indigence des copies qu'on leur remet. Ils n'ont pas tort, mais c'est comme ça que l'on finit par supprimer une matière — la philo, et, comme je l'ai suggéré plus haut, la littérature à brève déchéance, comme disait Bérurier.
JPB
PS. Les élèves de L ont encore du français en terminale, et l'épreuve ressemble assez à une mini-dissertation — tout est à taille réduite, ces temps-ci… De même en BTS — la "synthèse de documents" nouvelle formule s'agrémente d'une très longue conclusion qui pourrait bien être une micro-dissert… Le résultat, c'est que les élèves de prépas (scientifiques, en particulier) n'ont avec la dissertation que des rapports fort distants. Tout cela remonte aux "programmes Viala" — il y avait eu en 1999-2000 de longues polémiques sur la mort programmée de la dissertation.

Ecrit par : brighelli | 25 mars 2007

Cunégonde

Merci pour votre réponse. Mais, à vrai dire, je ne la trouve guère rassurante : dois-je comprendre que la dissertation n'est plus obligatoire, et que seuls les "chevronnés réfractaires" l'enseignent encore, en bravant les ordres de leur hiérarchie ?

Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007

"La violence : cette fissure dans l'azur qui va bientôt vous zébrer la figure, si vous persistez depuis vos tours d'ivoire dans votre mépris de bien assis....

Ce pourrait n'être plus seulement la lame maniée par un sauvageon, une racaille simplement désaxée.

Peut-être qu' après tout c'est ce que vous recherchez ?

Car depuis que nous lisons sur ce blog les différents propos tenus sous couvert de pédagogie, mais qui mis bout à bout finissent peu à peu à forger notre révolte et une violence extrême et heureusement juste fantasmée contre ceux qui les tiennent.

Les lolo's 34 (réflexion collective)."



C'est bien, de montrer son vrai visage ...
Vous représentez bien mal les socialistes. En fait, vous ne représentez que vous-même, et à vous lire, y'a pas de quoi être fier.

Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007

M. Brighellli

Merci pour votre réponse, qui a croisé ma seconde question à Cunégonde !

La réponse n'est pas vraiment réjouissante. Il semble que le Viala des programmes n'ait pas vocation à devenir un symbole de la République, contrairement au gamin de la Révolution !

Il serait peut-être judicieux d'insérer dans les propositions du nouveau fil, si ce n'est déjà fait, le remplacement de toutes les activités de pseudo-citoyenneté par l'enseignement obligatoire de la dissertation dès la 4ème, afin de former l'esprit critique de tous les futurs citoyens.

Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007

"Bien...alors maintenant, on passe par uun filtre-flic?????
Salut la compagnie....

Ecrit par : montaigneàcheval | 24 mars 2007"

T'excite pas, Montaigne ! Ca dépend des moments, et c'est automatique. Reviens vite nous faire profiter de tes interventions ....

Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007

@Fguichard : désolée pour l'amalgame. Je me suis emmêlé les pinceaux dans le fil du blog.

@ Un hussard : en 2000, le conseil régional du Finistère avait sommé Diwan de débaptiser son collège. Tenus par les subventions, les responsables de Diwan avaient dû céder.

Comme quoi, e pouvoir de l'argent...

Au sujet de cette bonne vieille disserte : je dirais que, ne pouvant la supprimer tout à fait (trop d'opposants), ce cher Viala en a conservé le nom mais dénaturé l'esprit.

Ecrit par : Kap | 25 mars 2007

"Quand on lit les propos suivants de Mme Valette, on ressent bien plus que "froid dans le dos".
"sous la direction de 6 éminentes personnalités de l'IUFM, plus 85 autres distingués maîtres iufmesques. C'est donc une immense décharge d'ordures à ciel ouvert à supprimer d'urgence. "

Si elle et ses supporters excités accédaient au pouvoir comment se comporteraient-ils?

Toute sa réthorique trempe sa plume dans des discours haineux , totalitaires à comparer avec les pires périodes de notre histoire. Ce n'est certainement pas un exemple pour les enfants qu'elle prétrend défendre.

Ecrit par : Yves | 24 mars 2007 "

Yves, tu as lu trop vite, elle réagissait à l'accusation de "gratter les fonds de poubelle de l'iufm".
Quant au rappel des "pires périodes de notre histoire", c'est beau comme du Hollande quand il crie au danger pour la démocratie dès qu'il est à court d'arguments.

Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007

"Bégaudeau chez Finkielkraut. Je le savais stupide (Bégaudeau) mais à ce point.. ça dépasse tout."

N'empêche que la lecture d'"Entre les murs" est un bon moment". Qu'ensuite, il se soit laissé instrumentaliser ...

Ecrit par : Perceval | 25 mars 2007

Cunégonde

Merci pour votre réponse. Mais, à vrai dire, je ne la trouve guère rassurante : dois-je comprendre que la dissertation n'est plus obligatoire, et que seuls les "chevronnés réfractaires" l'enseignent encore, en bravant les ordres de leur hiérarchie ?

Ecrit par : Un hussard | 25 mars 2007

Je confirme de ce que dit Cunégonde. Je faisais une initiation au devoir de réflexion au troisième trimestre en classe de 3ème...Parce que je savais ce qui les attendait au lycée (et au brevet des collèges à l'époque). Mais évidemment, si plus rien ne les attend, il n'y a plus de raison "d'initier".

Si, la "satisfaction de faire son devoir"...Mais l'opportunité d'une formation à la réflexion ne doit pas être laissée à l'appréciation individuelle. C'est un devoir, je le répète, qui devrait s'imposer à tous les professeurs de Lettres, et pas seulement partir de la classe de 3ème.

Ecrit par : Robin | 25 mars 2007

Amis brighelliens

WE riche ...

Samedi soir petite réunion bachique :-) avec des amis iraniens : poésie persane et petite conférence sur le soufisme par un universitaire iranien en retraite.

Tiens je ne peux résister à vous proposer ce poème de Saadi Sirazi du 13ème :

Les enfants d'Adam font partie du même corps unique
Car à la création ils ont reçu la même essence unique
Si l'infortune frappe l'un d'entre eux
Les autres ne peuvent avoir de repos
Toi qui ne te soucies du malheur d'autrui , Homme
Tu ne mérites point que l'on t'appelle Homme.

Aujourd'hui après un lapin aux figues arrosé de Vacqueyras ..
Petite conférence d'Ivan Levai organisé par le B'nai Brith de ma région.

Un bon moment pour se revivifier !

Bonne semaine

Ecrit par : patrickinstit | 25 mars 2007

Kap, j'étais comme vous puis j'ai découvert, ô miracle, que le lien s'orangisait automatiquement par la publication sur le blog
On n'arrête pas le progrès.


Gilbert Sibieude? c'est qui?

Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2007

Anne-Marie ou à toto vont certainement vous répondre, Cadichon! J'aurais peur d'être un peu désobligeant en présentant cette personne, et nous sommes lundi matin, et il fait beau, mais la semaine va être longue!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007

Merci Jean-Paul pour la transcription du débat sur France Culture.

Marc Ferro et Pierre Nora font partie des rares grands historiens qui nous restent. Les pédagogos pourront difficilement dire de Marc Ferro (résistant dans le Vercors) que c'est un facho !

Ecrit par : Lariba | 26 mars 2007

"Merci, Kap. Et si j'ai mis Cadichon et Alfred dans le même "sac", c'est pure négligence de ma part. Je fais amende honorable. Voire "mea culpa".
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2007 "

wwwwwwwwaaaaaazzzzzzaaaaaaaa

Bon j'ai pas tout lu, pas l'temps là, mais grosso merdo LE naindjardin, il est coutmier du fait...

Il a déjà confondu le site Lire&ecrire; avec le site Fondapol ...
Fô T'être hyper gland, non ?
Il voit des nazis partout !

Maintenant, Mister Sib est quelqu'un de très sympathique.

Ecrit par : toto | 26 mars 2007

A ce propos, moi, j'attends toujours tes excuses petit homme !

Ecrit par : toto | 26 mars 2007

Toto, il me semble que vous soyez en retard d'un certain nombre d'excuses à faire pour vos propos insanes!
A propos, je viens d'apprendre, sur le dernier thème posté par Jean-Paul, que personne ici ne parlait de méthode syllabique (un post de Robin)... On dirait que ce n'est pas moi qui "sent le vent"?

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007

"Bon j'ai pas tout lu,"

Ecrit par : toto | 26 mars 2007

Parce que d'habitude, vous lisez tout?

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2007

"On dirait que ce n'est pas moi qui "sent le vent"?"

Pôve petite chose qui ne comprend rin de rin, ton cas est irrécupérable.

Tu as récupéré le "Insane brain" de Frankestein ...

Ecrit par : toto | 26 mars 2007

"AB-Normal"

Lapsus

JE pense sincèrement que tu es quequ'un de malsain

Ecrit par : toto | 26 mars 2007

" Toi qui ne te soucies du malheur d'autrui, Homme
Tu ne mérites point qu'on t'appelle homme."

Merci pour ces mots de sagesse et d'apaisement.
Parmi les différents visages de la violence, le plus dangereux est sans doute le plus élégant et le plus courtois. Par de belles formules, souvent incompréhensibles mais ça fait plus chic, il transforme les victimes en coupables, les bonnes volontés avides de s'instruire en affreux bourgeois et "l'ignorance devient une vertu ." Je cite ici Aragon.

"Ils ont beau baptiser lumière les ténèbres
Elever l'ignorance au rang de la vertu

Enseigner d'être lâche et prêcher l'esclavage
Faire régner partout un air pestiféré

Ils ont peur,ils ont peur de tout ce qui respire
D'un chant près d'un berceau D'un oiseau dans l'été

Le bruit d'un coeur qui bat les force à se tapir

Aragon. Le Musée Grévin.


Une fois de plus, je répondrai aux" copains " du blog que je suis une femme ordinaire . Simplement j'ai eu la chance d'avoir une enfance heureuse, une vraie de vraie, au sein d'une famille très modeste mais laborieuse et soucieuse de se cultiver. J'ai eu la chance aussi d'être instruite par deux excellents instituteurs passionnés, amoureux de la vie : l'un avait survécu aux camps de la mort et l'autre à la tuberculose des os. Violence des hommes, violence de la maladie. Comme l'instituteur avait appris le braille pour l'enseigner à un enfant devenu aveugle avant de l'envoyer sur Paris à l'Institut des jeunes aveugles, mon frère et moi avons trouvé tout naturel d'apprendre aussi le braille pour correspondre. Au village un brave homme surnommé " Michel la jambe de bois", mutilé de la guerre 14-18 et vivant avec sa soeur restée veuve aimait discuter pêche ou jardin avec mes aînés. Très tôt j'ai su que la vie était belle et moche à la fois et qu'il fallait trouver des solutions pour s'en sortir au mieux. Ce n'est pas plus compliqué que cela et ce n'est pas la peine d'en faire un fromage.
Femme bien ordinaire , j'ai bien entendu traversé des moments de découragement . Nous sommes tous des baudets chargés et harcelés. Que faire, sinon la pause, pleurer de colère et de fatigue, avoir la possibilté d'en parler ici ou là, sur ce blog par exemple, et repartir en portant le fardeau autrement. Robin est reparti dirait-on et je suis en retard de plusieurs wagons.
Jeudi 29 mars prochain sur France 3 un téléfilm présente la vie et l'itinéraire de Célestin Freinet. Les critiques ne sont pas vraiment élogieuses . Je ne juge pas sans avoir vu.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 26 mars 2007

"AB-Normal"
"Lapsus"

Pardon, je corrige... photographie rapide de "insanes" du naindejardin ... De mon pôve cerveau embué par le père labas ;)

"je répondrai aux" copains " "
Dis moi si il y a qq'un qui t'cherche les noizes, j'l'éclate à la récré ;o)))))))))))

Ecrit par : toto | 26 mars 2007

bonjour,
J'habite à Montpellier et je viens souvent sur les blogs de Midilibre.
Vous parlez de la violence à l'école,comme je suis grand père j'angoisse pour moi et mes petits enfants à cause de l'insécurité montante qu'on nous montre tous les jours à la télé.Je ne suis pas sur d'avoir bien compris votre blog mais je crois que vous défendez come moi sarkozy,alors je ne sais plus quoi penser après avoir lu sur un blog de midi libre de gauche qui s'appelle rassemblez à gauche l'article que j'ai copié pour vous.
Je vous serais reconnaissant de me dire ce que vous en pensez, car je me sens plutot perdu.Merci.
Jacky.D
[email protected]

Emeutes répétées : Défiance grandissante de la population envers la police... RAG 34 s'interroge !

A trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle, en moins de dix jours déjà deux incidents sérieux avec la police à Paris

Après l'émeute rue Rampal dans le 19 ème à Paris, suite à la venue de la police pour interpeller un grand père sans papiers venu récupérer ses petits enfants au sortir de l'école maternelle; hier la violence est encore montée d'un cran, lors de la tentative d'interpellation d'un voyageur sans billet, sur les quais du métro proche de la gare du Nord.

Deux incidents graves sur l'échelle des faits divers, mais qui par leur surgissement soudain à la veille d'une élection majeure, nous interrogent.

Pourquoi les forces de maintien de l'ordre sont depuis plusieurs mois systématiquement prises violemment à partie par la population dès qu'elles interviennent pour des opérations habituellement qualifiées de simple police ?

Trop de bavures ? Manque d'effectifs? Manque d'organisation du travail (stress, faire du chiffre à tout prix,etc) ? Manque de considération et de reconnaissance du personnel ? Manque de formation? Abandon définitif et sans cesse réaffirmé des services publics issus du Conseil National de la Résistance ?

Pas seulement, ces incidents prouvent surtout le divorce relationnel de la population d'avec une police perçue comme juste répressive utilisant volontiers la force; démonstration violente inappropriée et marque de la faiblesse des moyens pourtant souverains de la République.

Contrairement aux déclarations et propositions de Sarkozy, il est urgent de renouer le dialogue avec la population en rétablissant notamment une police de proximité, mais aussi une vraie politique de prévention contre la délinquance.

Souhaitons ensemble que l'élection présidentielle ne se joue pas une fois encore sur des questions de sécurité, thème porteur depuis toujours et si cher à la droite qui a su et sait l'exploiter à chaque élection.

Comme en 2002, Il ne faudrait pas qu'un fait divers "sordide" vite monté en épingle par une certaine presse "aux ordres de Sarkozy" nous prive du débat démocratique qui nous est du, et que nous n'aurons plus de sitôt si nous n'y prenons garde !

Et tout cela, alors même que la France devra dès le lendemain des élections assurer la prochaine présidence de l'Europe. Faut-il vous le rappeler, à un moment majeur sinon clé de notre politique pour les prochaines décennies à venir ?!

Quelle mondialisation ? Quelle Europe ? Quelle place pour la France ? Logement, emploi, éducation, pouvoir d'achat, recherche, etc.

Ne nous laissons pas une fois de plus voler les élections ! Le 22 avril votez aussi pour la défense des services d'Etat dus au public !

RAG 34. Lolo34

Ecrit par : Jacky | 28 mars 2007

Cher Jacky

Vous avez l'air nouveau ici. C'est sûr, ce blog est un peu bordelique. Mais, c'est normal, il ne défend personne en particulier, pas Sarko je crois, tout au plus y a-t-il un peu plus de bayroutistes que la moyenne (et encore, je ne suis pas sûr de mes pointages) il ya des royalistes et des libéraux, et sûrement des ratons laveurs.

Par contre, les lolo34 y envoient régulièrement des messages électoraux sans rapport avec le sujet, et s'y énervent parfois un peu : voici un extrait de leur prose récente (Cf plus haut) :
"La violence : cette fissure dans l'azur qui va bientôt vous zébrer la figure, si vous persistez depuis vos tours d'ivoire dans votre mépris de bien assis....

Ce pourrait n'être plus seulement la lame maniée par un sauvageon, une racaille simplement désaxée.

Peut-être qu' après tout c'est ce que vous recherchez ?

Car depuis que nous lisons sur ce blog les différents propos tenus sous couvert de pédagogie, mais qui mis bout à bout finissent peu à peu à forger notre révolte et une violence extrême et heureusement juste fantasmée contre ceux qui les tiennent.

Les lolo's 34 (réflexion collective).

Ecrit par : Les lolo's 34 | 24 mars 2007 "

Affligeant, non ?
Bonne lecture quand même.

Ecrit par : yann | 28 mars 2007

La violence inhérente à notre nature, comme la pensée doit trouver un lieu pour s'exprimer... Elle ne s'annule par elle se cadre...
Le Pilier propose une occupation saine, nécessaire, efficace pour canalyser les énergies les plus farouches...
Le rugby devrait être obligatoire dans les écoles au même titre que la philosophie dès le plus jeune âge...
Lisez ce trois fois rien qui en dit beaucoup...
http://le-pilier.blogspot.com/2006/11/la-violence-et-le-sacr.html

Ecrit par : le pilier | 28 mars 2007

Nous sommes tous des baudets chargés et harcelés. Que faire, sinon la pause, pleurer de colère et de fatigue, avoir la possibilté d'en parler ici ou là, sur ce blog par exemple, et repartir en portant le fardeau autrement. Robin est reparti dirait-on et je suis en retard de plusieurs wagons.

Je suis " revenu " par hasard et j'ai lu votre "post", Hélène. Ne le prenez pas mal, mais vous me faites penser à la Jeanne de la chanson de Georges Brassens et à chaque fois, ça me fait monter les larmes aux yeux...Et un "homme", ça ne pleure pas (je plaisante). Heureusement qu'il y a encore des gens comme vous. Bon j'arrête.

Ecrit par : Robin | 28 mars 2007

Quelqu'un parmi vous connait-il le problème de la constante macabre ou bien ne s'agit-il que d'une rumeur ?

Cordialement,

Japy

Ecrit par : japy | 30 mars 2007

La vraie violence c'est de faire croire à un élève qu'il a des capacités en toutes choses, c'est de lui promettre la lune alors qu'il n'aura que la frustration d'un diplôme illusoire et inutile car obtenu par la politique des quotas toujours plus hauts. Enfin la vraie violence pour un enseignant qui place avant toute chose le savoir, c'est de subir au quotidien les propos de ses collègues "pedagogogos" toujours prêts à expliquer que "la pédagogie de la sortie" est bien plus utile qu'un enseignement exigeant.

Ecrit par : Julien 92270 | 30 mars 2007

Au sujet de la constante maccabre, mon principal adjoint (fan de théorie fumeuse) affirme que c'est cette dernière qui explique les mauvais résultats des élèves. Que les élèves (selon lui) en savent plus que nous au même âge (quelle tarte à la crème) et que le prof haineux et soucieux de montrer qu'il en sait plus que ses "apprenants" noterait sévèrement ses ouailles pour se rassurer.
Encore une bouffonnade (Mais après tout la liste est longue et la créativité dans ce domaine est incommensurable ) pour nier le problème de l'école qui désapprend..... Mais après tout la liste est longue et la créativité dans ce domaine est incommensurable

Ecrit par : Ju | 30 mars 2007

J-38: dans 38 jours ou bien Frankowiack et sa mafia de gogos reviennent pour achever l'école ou bien cet illuminé sera envoyé définitivement à sa vraie place: la poubelle. Quant à Meyrieu un bon coup pied au c.... devrait suffir à lui remettre le cerveau en place....(ah les effets de la gravité ont parfois des conséquences insoupçonnables).

Ecrit par : MArc | 30 mars 2007