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09 octobre 2006
Du principe de liberté
Du principe de liberté
Il me vient aux oreilles qu’un inspecteur est aujourd’hui menacé de sanctions par le ministère.
En soi, c’est un épiphénomène. Gilles de Robien souhaite ne voir qu’une seule tête à l’Inspection, alors que la plupart des gens en place ont été nommés par ses prédécesseurs. Et se conforment encore à la pensée politique du prédécesseur.
Tout cela procède d’un mélange des genres particulièrement absurde.
J’ai écrit souvent que l’Ecole n’est ni de droite, ni de gauche. Elle est la maison commune de la Nation. Le corollaire obligé de cette affirmation, c’est que jamais les passions politiques ne devraient interférer avec les considérations pédagogiques. Et qu’à terme, il faudrait désincarcérer l’école du carcan des politiques, créer une Agence pour l’Education qui remplace le Ministère de la rue de Grenelle — et je suis loin d’être le seul à le penser : Jacques Julliard, dans le Nouvel Obs, s’est fait le chantre d’une Ecole dégagée des fantaisies politiques.
Qu’est-ce que cela implique, concrètement, du point de vue du métier ?
D’abord, qu’un inspecteur doit avant tout être un collègue — et non un père fouettard. Philippe Meirieu propose en ce moment que toute inspection se passe en deux temps — une heure d’observation, puis une heure où l’inspecteur fait classe à son tour pour bien montrer ce qu’il veut dire, et ce que l’on peut faire. C’est d’une démagogie effrénée — car comment un inspecteur serait-il instantanément compétent sur telle ou telle branche du programme que l’enseignant a creusée pour son cours ? Je ne suis même pas sûr qu’en Primaire, ce soit faisable, tant les situations de classe dépendent étroitement de la connaissance que l’instituteur a de ses élèves, des capacités de l’un et des problèmes de l’autre.
J’ai fait dans « À bonne école » une proposition dont je conçois bien la difficulté de mise en place, mais qui ouvre pourtant des perspectives : que l’inspecteur vienne deux fois dans la classe — en début et en fin d’année, afin de voir quels progrès ont été faits. Sinon, un enseignant tombé par hasard dans une « bonne » classe d’un « bon » établissement surfera insolemment en tête de classement, sans trop d’effort, pendant que le malheureux soutier muté dans une ZEP hostile paiera au prix fort le faible niveau de ses élèves…
Soyons clair. Le principe de liberté pédagogique doit être réaffirmé haut et fort. Un enseignant, s’il est correctement formé (et c’est aujourd’hui tout le problème en ce qui concerne les méthodes de lecture, dont je sais bien qu’elles ne sont pas toutes enseignées dans les IUFM…), doit pouvoir choisir la méthode la plus adéquate à ses élèves, et à sa personnalité. « Que le gascon y arrive, si le français n’y peut aller », disait Montaigne pour justifier son usage de mots de patois. Il en est de même en pédagogie.
Dans cette optique, que doit être un inspecteur ? Certainement pas un idéologue qui s’investirait de la mission sacrée d’imposer telle ou telle pédagogie — et certainement pas un politique qui userait de sa fonction pour tenter de descendre le premier enseignant qui lui a déplu. Le politique est en train de tuer l’Education. Après tout, les enseignants parviennent assez bien — sauf quelques idéologues bornés — à faire cours sans se référer sans cesse à leurs convictions philosophiques. Un inspecteur doit pouvoir aider un enseignant sans sortir sa Vulgate pédagogiste, ou anti-pédagogiste. Et le ministère doit pouvoir faire comprendre aux uns et aux autres sans recourir à la menace ou à la sanction que de la diversité pédagogique peut naître une nouvelle école dégagée des a-priori.
En un mot, je voudrais réhabiliter le mot « libéralisme », aujourd’hui annexé par des politiques qui ont oublié qu’il venait de « liberté ».
Inutile donc de sanctionner les uns ou les autres pour des délits d’opinion. Ce qu’il faut extirper, c’est l’idée même d’opinion. Un enseignant est capable de faire classe en oubliant, quelques heures durant, qu’il est royaliste, communiste ou bouddhiste. Un inspecteur doit être capable d’estimer l’efficacité de telle ou telle méthode sur le terrain — et non dans l’abstrait — en oubliant qu’il est (ou non) membre du PS. C’est cela qui doit être son souci, — et non l’application systématique de telle ou telle circulaire, de telle ou telle théorie. En clair, ni Robien, ni Meirieu : ni l’obéissance aveugle à un exécutif trop loin du terrain, ni l’aveuglement servile devant les théories fumeuses d’idéologues patentés.
Je sais bien qu’en disant cela, je me fâche avec les uns et les autres. Que le ministre d’aujourd’hui va m’en vouloir, et que le ministre de demain m’aura à l’œil. Et même que les blâmés d’aujourd’hui me blâmeront demain. Tant pis. La vérité, « l’âpre vérité », mérite bien quelques petits sacrifices.
JPB
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Commentaires
salut il me semble que je t'ais aperçu à la foire expo cet aprem, j'ai même pas eu le temps de t'interpeller, dommage, j'aurais bien aimé me présenter, une prochaine fois peut être?
Ecrit par : pierrot le zygo | 09 octobre 2006
Ciel, je suis épié…
J'y étais. Ce n'est pas poarce que je me promène avec des créatures (ma femme, en l'occurrence) qu'il fallait s'abstenir…
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 octobre 2006
A propos de l'adjectif libéral qui est mon pain quotidien, j'aimerais citer Pierre Magnan: "il appartenait à une de ces professions qui n'ont de libérales que le nom"
Un libéral touche des honoraires, ce qui veut dire qu'en principe il est honoré à hauteur de son honorabilité par celui qui l'honore...
Bon, sérieusement, un comité d'éthique indépendant des politiques en place serait indispensable aussi bien à l'EN qu'en recherche médicale et applications de ces recherches. Les industriels diraient certainement la même chose pour l'industrie, les commerciaux pour le commerce, les agriculteurs pour l'agriculture, les magistrats pour la justice etc... Une chance pour vous, vous ne dépendez que du gouvernement français,enfin pour l'instant, les autres ils ont en plus sur le rable la législation européenne et ça c'est quelque chose!
A part les finances, on pourrait supprimer l'Etat?
Mon cerveau obtus est dépassé.
Au fond, l'idéal, c'était la quatrième république, quand les gouvernements restaient tellement peu de temps en place qu'ils n'avaient le temps de rien faire: un Président pour inaugurer les chrysanthèmes, ou un Roi si vous voulez, et une poignée de députés qui passent leur temps à faire sauter les ministres et comme ça, on bosse tranquille chacun dans sa partie. Et moins de sinécures!
Ecrit par : dobolino | 09 octobre 2006
Tout à fait d'accord, Jean-Paul !
L'idéologie a remplacé la compétence dans l'Educnat.
Y a-t-il vraiment un Spoil System au ministère ? On en peut en douter quand on voit les mêmes qui sont toujours là depuis 15 ans.
C'est vrai, il faudrait une administration, une Agence à la fois plus indépendante et rendant des comptes. On n'est pas sortis de l'auberge...
Ecrit par : LaRiba | 09 octobre 2006
Une Agence qui ne servirait pas qu'appliquer les "conseils" des experts autoproclamés de l'OCDE et autres organismes carrément antidémocratiques.
Ecrit par : LaRiba | 09 octobre 2006
Finalement, le fait que la gauche ait transformé l'éducation nationale en vaste ministère de la propagande arrange bien l'ensemble de la classe politique. La droite ne rêve que d'une chose : détourner la propagande à son profit.
Cela dit, créer une énième agence pour tenter de remettre un peu d'objectivité là-dedans, est-ce bien une solution ? Combien y a-t-il déjà, à ce jour, de comités, conseils, assemblées, commissions, etc. qui s'occupent des questions d'éducation ? En ajouter une n'avancerait à rien.
Ecrit par : Pierre-Henri | 09 octobre 2006
Si j'en crois la revue de presse de ce lundi dans les Cahiers Pédagogiques, et s'il ne s'agit pas d'un canard, l'inspecteur en question se nomme Pierre Frackowiak. Ce qui ne change pas un iota à ce qu'a écrit Jean-Paul, mais donne tout de même à penser.
Ecrit par : Jean-François Croz | 09 octobre 2006
J'étais au courant depuis quelques jours, pour Frackowiack.
Et je vais essayer d'être clair.
J'ai attaqué cet homme en public, parce qu'il avait abusé de sa fonction d'inspecteur pour m'attaquer lui-mêm, porter le débat sur un théâtre tout aussi public, et abuser de sa fonction. C'était une vendetta personnelle. Quand un individu écrit (en mai dernier) que je veux "rendre service à la droite réactionnaire en cautionnant les volontés de retour en arrière qui font le lit du libéralisme en manipulant l'opinion publique", et que j'anime dans cet esprit des "coomandos brighellistes", et qu'il envoie ces belles pensées à tous les inspecteurs de son syndicat majoritaire, je peux me considérer comme personnellement offensé : on sort du débat d'idées pour attaquer l'individu via un vecteur institutionnel — d'où l'ire de certains inspecteurs à mon égard. Je ne m'en inquiète pas — j'ai dépassé l'inquiétude —, mais je peux m'en offusquer. J'en ai un peu marre d'être traité de frontiste par tous ces bénis-oui-oui de la Gauche bien-pensante qui est à une vraie gauche ce que les ténèbres sont aux Lumières. À moi Voltaire et Condorcet, à eux Meirieu.
C'est donc par rapport à ce que je considère comme une injure que j'ai été amené à secouer un peu Pierre Frackowiack en public. Les médias sont la forme contemporaine du duel. Je le déplore, mais je peux m'en servir, quand on me cherche.
Cela dit, je ne suis pas sûr que le choix du ministère d'infliger un blâme à cet inspecteur pour non-conformité aux instructions officielles soit la façon la plus sensée de peser sur l'Inspection.
Je n'irai pas jusqu'à me dire solidaire de Pierre Frackowiack, contre lequel je conserve un chien de ma chienne, comme on dit, mais moi qui n'ai jamais donné une heure de colle de toute ma carrière à un élève, je ne pense pas que pédagogiquement la sanction fasse en soi partie de l'arsenal.
Le débat, comme je le souligne dans ma note, est largement faussé par l'idéologisation, des deux côtés. Les vrais acteurs du théâtre éducatif — les profs et les parents — sont des adultes, capables de s'auto-gérer : les uns voient bien que leurs enfants n'apprennent plus grand-chose, les autres s'exaspèrent de règlements qui institutionnalisent le déficit intellectuel et leur enjoignent, de surcroît, de participer à la débâcle.
Que Pierre Frackowiack écrive des absurdités, certes. Qu'on le lui dise est la moindre des choses. Qu'on lui tape sur les doigts, à la rigueur — après tout, il est un fonctionnaire d'autorité, soumis par sa fonction à des règles déontologiques, et qui est largement sorti de sa fonction, dans le cadre même de son travail. Mais qu'on prenne contre lui des sanctions administratives est exagéré — c'est envenimer une atmosphère déjà passablement délétère, et favoriser, à terme, une guerre d'usure qui ne profitera à personne.
À tout pécheur miséricorde.
Je sais bien que le ministère pense ainsi peser sur l'ensemble de l'Inspection. C'est un calcul à courte vue. Les inspecteurs les plus idéologues feindront de faire paisir au ministre, et n'en seront que plus enragés. Et ce ne sont pas les ministres, qui passent, qui paieront les pots cassés : ce sont les enseignants et les élèves, auxquels on assènera une seconde couche d'une quelconque loi Jospin, plus scélérate encore que la première.
Ce ne sont pas les hommes qu'il faut corriger, ce sont les idées. Celles de Pierre Frackowiack sont erronées, et réellement passéistes — car les vrais nostalgiques, ce sont ces gens qui se réclament de la modernité pour appliquer des thèses abstraites — alors qu'ils ignorent tout de la modernité, en particulier des réalités du marché du travail et des conditions d'acquisition d'une vraie culture, d'un vrai esprit critique. Il fallait que ce fût dit. Ce n'est pas la peine d'ajouter l'humiliation ou la dégradation à une explication franche.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 octobre 2006
"Un inspecteur doit pouvoir aider un enseignant sans sortir sa Vulgate pédagogiste, ou anti-pédagogiste."
" ni l’obéissance aveugle à un exécutif trop loin du terrain, ni l’aveuglement servile devant les théories fumeuses d’idéologues patentés."
"La vérité, « l’âpre vérité », mérite bien quelques petits sacrifices."
Super Post . Je veux la même chose.
"Mais qu'on prenne contre lui des sanctions administratives est exagéré "
"Ce ne sont pas les hommes qu'il faut corriger, ce sont les idées."
Que non que non il faut corriger l'homme pour qu'il change d'idée ... Sinon 'a marchera pô....
Ce gars à cracher sur les alphas ET il est du système RIBAMBELLE le pire qui soit, renseignez vous ... Picbille c'est PAS MIEUX ...
Les Alphas (qd c'est fait correctement') C'EST SUPER GéANTISSIME....
Sa copine Charmeuse à fait une ÂNEnalyse d'une version obsolète de Léo&L;éa POUR descendre la méthode. Elle mérite le même sort (en fait ce que EUX PROPOSENT AUX INSTITS QUI NE SUIVENT PAS LEUR VOIE) UN REFORMATAGE TOTALE D'UN MOIS ENTIER AVEC ALPHA ET UN AUTRE MOIS ENTIER AVEC L&L; .
UNE FORMATION OBLIGATOIRE DISPENSé PAR LA FéE HUGUENIN ET PAR LES FéES CUCHE ET SOMMER ...
AVEC INTERROGATION SURPRISE ET COUP DE RèGLE EN FER SUR LES DOIGTS QUAND ILS SE PLANTENT....
Là je vais rigoler :o)))))))))))))))))))))))))))))
Ecrit par : toto | 10 octobre 2006
a craché véner le toto
Ecrit par : toto | 10 octobre 2006
Si nous utilisons les mêmes méthodes que les pédagogistes, nous ne valons pas mieux qu'eux... C'était déjà le cas avec Goigoux. Et puis, à quoi joue de Robien ? Il donne aux pédagos des munitions pour quelques combats d'arrière-garde, et en plus leur fournit des arguments sur un plateau d'argent. Sans compter que ce genre de vendetta est particulièrement minable.
Frackowiak, on lui met la médaille du mérite scolaire à son cou, on le remercie pour l'ensemble de son oeuvre, on lui accorde une retraite bien méritée, on lui fait la bise et on l'oublie. Point final.
Ecrit par : Pierre-Henri | 10 octobre 2006
L'an dernier en ZEP aux Pyramides à Evry, inspecté, mon inspectrice me répondit qu'une inspection en début et en fin d'année était impossible car les inspecteurs étaient surchargés...
Quant à un inspecteur qui prendrait la classe, nous n'avons pas fini de rire... Pourra-t-on filmer le spectacle? Le jargon pédagogiste serait un coup d'épée dans l'eau. Et en SEGPA ce serait sans doute une boucherie... Pédagogie for Colombine!
Ecrit par : combemale | 10 octobre 2006
Pierre-Henri, Robien oblige ainsi les éventuels repreneurs socialistes à ne pas revenir sur le présent actuel (je sais, ce n'est pas une jolie tournure, ni de phrase, ni d'esprit).
Si d'aventure ils le faisaient, beaucoup leur en voudraient, bien plus qu'il n'en faudrait.
Ecrit par : D'Enguell | 10 octobre 2006
Toujours d'accord avec JPB. Je n'irai pas jusqu'à pleurer pour Frackowiak, après tout en tant qu'Inquisiteur il a sans doute pas mal de saletés à se reprocher. Il aurait du culot de prétendre qu'il a le droit de dire n'importe quoi et en même temps d'exiger que les enseignants de base obéissent et n'ont qu'à la fermer tandis qu'on les bassine avec le citoyennisme !
Cependant, il ne faut pas lancer de chasse aux sorcières. Cela légitime cette installation de la "société de contrôle" que nous prédisaient des philosophes. Avec un Meirieu diffamant le prof de base dans chaque bouquin pour mieux faire passer ses réformes et donnant sa bénédiction aux inspecteurs pour tirer dans le tas. Ce n'est pas parce que les pédagogistes ont eu depuis la loi Jospin cette volonté de fliquer les profs et de sanctionner les non conformes qu'il faut s'abaisser à agir comme eux.
Ecrit par : LaRiba | 10 octobre 2006
Tout d'abord salut à Dobolino ... on se retrouvera sur les interférons !
A par ça juste une petite question en passant: à quoi servent les inspections à partir du moment où les instit savent qu'ils vont être inspectés?
Et qu'on ne me dise pas que ce n'est pas vrai: l'année dernière nous parents étions prévenus que l'inspecteur "venait demain après-midi".
Les inspections devraient se faire au hasard et par surprise!
Ecrit par : Nouch | 10 octobre 2006
Salut, Nouch. Pour l'instant j'attends plutôt des posts sur la rhabdomyolyse a frigore... Fais gaffe, ici, ils nous taillent une veste en moins de deux: y-z-aiment pas trop les vétos. Pourtant comme parents d'élèves on est pas trop chiant vu l'heure à laquelle on finit notre journée... Vous tous, relisez Le petit Nicolas, chapître: "on a eu l'inspecteur".
De toute façon les mômes sont tellement terrorisés, persuadés que l'inspecteur est là pour eux ou qu'ils sont responsables de sa note que une inspection n'est jamais représentative. Le type prend un ou deux cahiers au hasard, tombe souvent sur l'élève le plus mauvais ou le meilleur.
Ecrit par : dobolino | 10 octobre 2006
Et puis, franchement, t'aimerais toi qu'un inspecteur vienne te juger en te regardant bosser une heure. Tu estimes que ton diplôme est la preuve de ta compétence et tes patients les meilleurs garants de tes qualités? Moi aussi et je ne vois pas pourquoi un diplomé de l'enseignement primaire ou secondaire serait moins fiable que nous. Nos profs d'école véto n'étaient jamais inspectés même en début de carrière. Un conseiller pédagogique ou un enseignant chevronné qui se verrait chargé de soutenir les premiers pas d'une vingtaine d'enseignants débutants, géographiquement proches les uns des autres serait cent fois plus utile. Une fois démarrés et efficients, il leur décernerait un diplome garantissant leur niveau de compétence pour toute leur carrière . Je trouve que des fois j'ai de bonnes idées!
Ecrit par : dobolino | 10 octobre 2006
Est-ce par demagogie que vous vous gargarisiez d'analyses marxisantes dans votre premier ouvrage M.Brighelli ? j'ai l'impression que les participants au debat pédagogisme/anti-pédagobgisme excluent d'emblée tout appartenance ou accointance avec des ideologies considerées comme droitières afin de preserver leur credibilité vis à vis de leur base ?
Ecrit par : machin | 10 octobre 2006
Pour faire simple, la droite c'est "Y a des forts et y a des faibles. Les forts mangent donc les faibles. La vie c'est la jungle." On est souvent de droite quand on est socialement fort...
La gauche c'est" Y en a dans la mouise et d'autres qui naissent au bon endroit. Faudrait voir à harmoniser tout ça vers le haut."
Vive l'idéologie quand elle est de gauche!
Ecrit par : combemale | 10 octobre 2006
Peut-on faire plus simple ? ;)
"On est souvent de droite quand on est socialement fort..."
Euh, plus maintenant, je vous rassure, ou vous inquiète...
Ecrit par : D'Enguell | 10 octobre 2006
Machin : en fait, nous évitons de parler politique. Pour la simple raison que tous les partis (et toutes les nuances à l'intérieur des partis) sont représentés dans les mouvements anti-pédagogistes. Avec des cathos et de farouches anticléricaux ensemble pour animer encore la fête. Rappelez-vous que le second livre de JPB était préfacé par Laurent Lafforgue, ce qui est quand même fortiche comme grand écart.
Quelles que soient nos convictions politiques, nous avons tous compris une chose : ce n'est pas telle ou telle opinion que menace la situation de l'éducation nationale. Ce qui est en danger, c'est la capacité même à saisir le monde, c'est la capacité même à se former une libre opinion. Quand on a compris ça, on se rend compte que nous sommes tous dans la même barque.
"Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun combat"
Ecrit par : Pierre-Henri | 10 octobre 2006
Vous m'inquiétez d'Enguell, vous m'inquiétez...
Ecrit par : combemale | 10 octobre 2006
D'Enguell, avouez que vous êtes un âne qui veut du son!
Le problème, c'est que vous avez raison et que ce n'est pas pour arranger les bidons de tout le monde.
Combemale, si ça vous inquiète encore c'est que vous tombez des nues...
" Regrets sur quoi l'enfer se fonde
Qu'un ciel d'oubli s'ouvre à mes voeux"
" Je demande à ton lit le lourd sommeil sans songes
Planant sous les rideaux inconnus du remords,
Et que tu peux goûter après tes noirs mensonges,
Toi qui sur le néant en sais plus que les morts."
Divague-je?
Ecrit par : dobolino | 10 octobre 2006
Je consulte régulièrement ce blog et partage sur le fond pas mal des points de vue échangés mais j'avoue que j'ai un peu de mal à vous suivre sur ce dernier thème.
Je suis moi-même fonctionnaire dans un autre ministère et doit mettre en oeuvre les décisions de mon ministre que cela me plaise ou non. Certes, on peut y mettre plus ou moins d’ardeur voire s’y opposer (mais c’est un tout autre sujet dans un tout autre contexte…). Cependant, on applique généralement les directives des politiques qui sont, il ne faut pas l’oublier, élus par le peuple.
Qu'il y ait un principe fort de liberté pédagogique au bénéfice des enseignants au MEN ne me choque pas. Mais ne confondons pas le rôle des inspecteurs d'académie dont la mission devrait être de s'assurer que les conditions d’un enseignement de qualité sont réunies et que les dispositions arrêtées par le ministère sont appliquées et celui des profs qui est de transmettre un savoir. Qu'un inspecteur affiche ouvertement des positions opposées à celles de son ministre est un manquement professionnel évident. Par ailleurs, je rappelle le devoir de réserve qui devrait s'attacher à la fonction (mais je ne vais pas plus loin sur ce cas d'espèce que je ne connais pas).
Sur le fond, je ne vois pas au nom de quel principe démocratique nous devrions confier l'Ecole à une "agence" dont la légitimité resterait à établir. Que les programmes soient débattus et arrêtés par des spécialistes. Bien sûr ! mais quid du reste ? de la définition des priorités? des axes stratégiques? de la gestion des personnels , des moyens ?? etc. Vous partagez l’opinion de Juillard, « chantre d’une école dégagée des fantaisies politiques » mais sont-ce les politiques qui ont amené l’école là où elle en est ? N’ont-ils pas au contraire démissionné de leur responsabilité et soutenu, peut-être en toute bonne foi mais aveuglément, les propositions idéologiques de quelques « gourous » des sciences de l’Education?
Ce qui me gêne dans votre note, c’est l’opposition affirmée et systématique à toute initiative du politique dans les affaires du MEN même lorsque ce qui s’y fait relève parfois du plus total délire idéologique voire sectaire. Je me souviens avoir lu dans votre blog la question de quelqu’un s’interrogeant sur les moyens d’action que nous pouvions engager afin de contrer cette dérive que vous dénoncez d’ailleurs dans vos livres. Vous aviez répondu qu’il fallait sensibiliser les politiques. Il me semble que vous y avez d’ailleurs contribué. Faut-il alors s’opposer à ces mêmes politiques (de gauche comme de droite) qui font preuve de courage en osant poser les bonnes questions (apprentissage de la lecture, le contenu des programmes) et en prenant des décisions courageuses (certes, la Com n’est pas toujours exceptionnelle , mais bon…) ?
Et d’ailleurs, qui d’autres pourrait le faire ? Les enseignants ? Leurs syndicats, sensés les représenter, sont pour la plupart inféodés aux « pédagogistes » que vous critiquez ? Les parents d’élèves dans un sursaut de lucidité ? Là aussi, point de salut. Vous savez comme moi qu’à la tête des fédérations les plus importantes se trouvent ces mêmes individus (cf par exemple les membres du comité scientifique de la FCPE). Arrêtons donc de critiquer systématiquement et stérilement tout ce qui vient du politique !
Mais il me semble qu’il s’agit là d’un mal spécifique aux enseignants (!?).
Ils sont 63% à penser que les décisions prises par Robien sur l’apprentissage de la lecture sont positives, ce qui ne les empêche pas d’utiliser dans leur très grande majorité des méthodes … à départ global tout en expliquant qu’ils ne le font pas… et qu’ils continueront leur méthode éprouvée et qui donne « d’excellents résultats » (ne se rendant pas compte que les lacunes de leur enseignement sont la plupart du temps comblées par les parents)… Ils regrettent la dévalorisation de leur statut tout en continuant à élire des représentants syndicaux et à soutenir certains « spécialistes de l’Education » qui ont mis en place les thèses constructivistes au cœur de l’enseignement actuel rabaissant le professeur au statut de « référent » adulte au milieu de ses apprenants… Les enseignants ne débattent jamais du contenu des programmes (sauf quelques uns actuellement ) et assistent interdits à la disparition progressive du contenu de leur propre discipline (exemple du français, mathématiques, etc.) sans comprendre les évolutions qu’ils subissent… Dès qu'un syndicat veut s'opposer à une réforme de quelque nature soit-elle, il sait que pour mobiliser ses ouailles, il doit poser la question des moyens qui demeure le seul sujet fédérateur...
Tout cela vous le savez mais il faut reconnaître qu’il est parfois difficile de faire face aux petites contradictions du corps enseignant !..
Amicalement
Luc N.
Ecrit par : Luc N | 10 octobre 2006
A J.P. BRIGHELLI,
"Je sais bien qu’en disant cela, je me fâche avec les uns et les autres." Dites-vous.
Avec les uns et les autres, certainement pas !
Avec Gilles de Robien peut-être, quant à vos habituels commentateurs nul doûte que, quelque soit leur propre animosité envers Pierre Frackowiak, votre hauteur de vue devrait les conduire à re-examiner leur positionnement dans cette polémique et à rechercher des solutions concrêtes en discutant sereinement y compris avec ceux de leurs collègues qui ne partagent leur point de vue.
Merci donc pour cette note où j'ai appris la menace de sanction qui pèse sur un de vos contradicteurs.
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Concernant les solutions et par exemple une réforme de l'inspection, que ce soit la proposition de MEIRIEU ou la votre je les trouve bien insuffisantes.
L'encadrement de l'EducNat est peut-être à réformer mais bien plus sûrement à créer. Aucune entreprise (publique ou privée) ne fonctionne avec une hiérarchie si disjointe de "sa base".
La qualité et l'esprit de responsabilité de cette base font que c'est un moindre mal. Cependant, quand il y a des problèmes, et beaucoup de monde s'accorde à souligner qu'il y en aurait en ce moment, seule une hiérarchie responsable et proche de cette base serait à même d'effectuer le diagnostic ou mieux aurait pu éviter certaines dérives.
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 10 octobre 2006
Dobolino, avouer que je brais me cause un seul tourment, il n'y a pas/plus de passé simple ni de subjonctif imparfait pour ce verbe.
C'est presque comme lorsque j'embraye : en réalité, la pédale dite d'embrayage permet de débrayer.
Je ne sais donc pas si le son vient quand on l'appelle, mais j'embraye volontiers sur Mallarmé "le mal armé" que vous citez pour me cultiver -je vous en remercie- et me rend compte qu'il a aussi commis "l'après-midi d'un faune", mis en son par Debussy.
CQFD, faire l'âne (et le faune) procure du son.
Ecrit par : D'Enguell | 10 octobre 2006
De la liberté de faire son boulot.
Cela vient de se passer hier dans un Lycée Professionnel, mais ça pourrait arriver en collège ou ailleurs :
A quoi cela sert-il de se décarcasser dans sa classe devant ses élèves, ainsi qu’à la maison en préparant des cours et corrigeant des copies, si un coup d’harmonisation assurera de toute façon au final, la “réussite de tous les élèves” ?
Que faire pendant l’année pour occuper son temps ?
Mais oui mais c’est bien sûr ! Des réunions bidons en veux-tu en voilà !
Les Personnels de Direction seront évalués, entre autres, au nombre de réunions organisées et au taux de présence des profs.
Gare à ceux qui ne suivent pas...
Voici la lettre envoyée à la hiérarchie, que ma compagne a refusé de signer hier dans le bureau de M. le Proviseur après avoir été interpellée entre deux bâtiments par Mme le Proviseur-Adjoint, alors qu’elle se rendait à sa salle de cours.
Madame ;
Vous n’avez pas assisté aux conseils des professeurs programmés dans la semaine du 2 au 6 octobre pour les classes de seconde professionnelle.
Vous avez clairement annoncé, en des termes non équivoques votre refus de participer à ces conseils : « ce sont encore des réunions en plus ».
Cette attitude est grave car elle témoigne de votre peu d’enthousiasme à adhérer au projet d’établissement qui s’est fixé comme objectif essentiel “l’aide et le suivi des élèves en seconde”.
Or dans la note de service parue au BO n° 32 du 7 septembre 2006, il est précisé que « les professeurs devront être capables de travailler en équipe dans le cadre d’un projet d’établissement ».
Afin que je puisse prendre toutes les dispositions sur les suites à donner, je vous demande de me faire part, par écrit, du motif de votre absence aux conseils suivants :
2nde ... le ... octobre à 17h
2nde ... le ... octobre à 17h 30
Dans l’attente, recevez mes sincères salutations.
Le Proviseur
Complément :
Bien qu’absente à ces deux “conseils”, ma compagne avait fourni par écrit des informations détaillées (notes, problèmes particuliers) et nominatives sur les élèves aux Professeurs Principaux des deux classes.
Sa question est de savoir si sa présence physique était obligatoire à ces 2 réunions.
L’inscription des principes ambitieux et innovants de Travail en Equipe ( !) et de Suivi des Elèves ( !!) au Projet d’Etablissement autorise-t-elle le Proviseur à imposer des réunions en cours d’année ? Combien ?
Question subsidiaire : le manque d’enthousiasme à adhérer à ça est-il une faute professionnelle grave ?
Toute contribution sera bienvenue...
Merci !
Ecrit par : Georges | 11 octobre 2006
Tout à fait d'accord. Ces règlements de comptes sont lamentables. La politique politicienne ne devrait pas interférer avec les problèmes de l'école même si, ou plutôt parce que, en définitive, l'école est bien une affaire hautement politique. Et il faut en finir avec l'inspection, le terme ne convient pas : on n'inspecte pas les enseignants comme des compteurs à gaz ou des feuilles d'impôts. Conseillers, oui, ce serait déjà mieux.
Ecrit par : Françoise | 11 octobre 2006
Merci Françoise pour votre gentille contribution.
A lire les reproches à une jeune enseignante, aussi peu fondés que dans la lettre que je viens de citer, on peut douter qu’un inspecteur soit assez bête pour embrayer sur les intimidations d’un proviseur si médiocre... On peut douter... Pierre-Henri propose d’attendre la retraite d’un Frackowiak pour se débarrasser des incompétents. Admettons. Mais on fait quoi des autres proviseurs et inspecteurs qui sont encore loin de la retraite ? Brighelli appelle à l’indulgence... Un peu facile. Des livres aussi intelligents que le sien, il en en a eu d’autres, depuis longtemps. Mais qui a été interpellé par le titre “De l’Ecole”, de JC Milner édité en 1984 ?
Le succès de “La fabrique du crétin” s’explique en bonne partie par son titre provocateur. A attendre que les choses changent d’elles mêmes, on risque d’attendre encore longtemps. Ne désespérez pas les jeunes profs, s’il vous plaît... Continuez à provoquer et soutenez ceux qui agissent, qui bousculent le temple pédagogiste, qu’ils soient de gauche, et même de droite, et même ministres (faute d’avoir su secouer vos confrères de gauche jadis). Encore moins patients et indulgents, dans les banlieues, ils veulent que l’ascenseur social redémarre. Rapidement. Ils ne le font pas savoir avec des bises.
Ecrit par : Georges | 11 octobre 2006
Pour Luc N…
C'est le principe même de la sanction que je discutais dans cette note. Je ne punis pas — ce n'est pas dans ma nature.
Bien sûr qu'il y a une sacrée différence entre un inspecteur et un enseignant — seul le dernier jouit d'une réelle liberté — ou devrait savoir qu'il en jouit, parce que je croise tous les jours des profs trop enclins à suivre les instructions officielles. Bien sûr qu'un inspecteur (ou un proviseur) est soumis aux ordres du recteur, du ministre, etc. Et je sais bien que les voix qui se font le plus entendre, pour inventer les programmes, sont régulièrement celles des plus crétins — ce sont eux que visait mon titre… Ceux qui ont déserté l'école, et pérorent du haut de leur suffisance…
N'empêche que je reste fidèle au principe de liberté. Un inspecteur devrait inspecter aussi avec sa personnalité, son vécu, son expérience — il y a un zeste de paternalisme dans toute inspection —, plus qu'avec un règlement à la main. On a fait des horreurs, parfois, avec des règlements administratifs.
Ce qui m'étonne le plus, même à mon âge, c'est la jouissance de certains à suivre le règlement — et, pire, à le réclamer. Mais c'est peut-être parce que je viens d'une civilisation où la loi n'existe que pour être tournée, réinterprétée, etc. Appliquer la loi strictement rend fou, Dostoievski en parle dans Souvenirs de la maison des morts, à propos du bagne, métaphore par l'excès, avant la Colonie pénitentiaire et Kafka en général, de tous les règlements concentrationnaires.
J'ai travaillé jadis sur un livre avec une surveillante de prison qui me racontait qu'à Avignon, les détenues sont autorisées, contre toutes les règles, à sortir en promenade dans la cour avec une serviette et du lait bronzant. Rigoureusement interdit, pourtant, de sortir quoi que ce soit de sa cellule. Mais, continuait-elle, elle n'a jamais connu de prison où le directeur appliquât exactement le règlement — parce qu'il aurait très vite une émeute sur le dos.
Nous sommes plus intelligents, à l'Education Nationale : nous avons des personnels de direction et d'encadrement qui suivent exactement le programme, et les ordres. Eh bien, comme dit Georges ci-dessus, des émeutes, ils vont en avoir.
Sur la question des méthodes de lecture, je sais bienq qu'il y a un (grand) écart entre le bien-fondé des décisions du ministre, l'accueil que le public — les parents — leur a fait, et les pratiques régulières, moutonnières. Mais cela tient surtout à la formation : combien d'instits frais émoullus d'IUFM connaissent réellement les méthodes alphabétiques ? Combien se sont fait seriner que partir du code est inopérant pour donner du sens ? Qu'il faut partir d'unités de discours, qui seules feraient sens, et non des éléments abstraits que sont les lettres et les syllabes ? Et que la grammaire n'existe pas dans l'abstrait, mais uniquement au gré des situations de discours — grammaire de phrase contre grammaire de texte — ignorant délibérément que, comme dit Orsenna, la grammaire la plus rigoureuse reste une chanson douce ? Tout le monde sait que ce sont des carabistouilles, que tout le monde écoute religieusement. Puis les applique, sous le joli nom de méthode mixte. Et produit des gosses inaptes à lire réellement un texte.
En fait, je défends la liberté en sachant bien qu'elle fait peur, et que ceux à qui on la donne la refusent désespérément.
C'est moi qui désespère, parfois…
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 octobre 2006
Juste une remarque.
"Nous" qui nous considérons comme de simple bon sens et qui sommes rejoints peu à peu par l'opinion, avons quand même une conception de la liberté autrement développée que tous ces ayatollahs de la pensée pédagogiste qui ont fait régner - et font toujours régner là où ils le peuvent - un climat de contraintes, de coercition et de chantage pour imposer leurs thèses délirantes - assurés qu'ils sont de ne pouvoir le faire par la persuasion.
Savez vous que des IEN, fonctionnaires d'autorité, appellent ouvertement à la désobéissance civile à propos des méthodes de lecture - et cela dans la plus totale impunité?
Quoique je pense de Frack, je le soutiens dans ses difficultés actuelles. J'aimerais (mais je rêve) qu'il en soit de même quand ses "amis" reviendront "aux affaires"
Ecrit par : Réacs de Gauche | 11 octobre 2006
Dans le texte introducteur de ce blog, JPB dit (au sujet de l’inspection):
[Prendre la classe pendant une heure, comme le propose Meirieu...] « Je ne suis même pas sûr qu’en Primaire, ce soit faisable, tant les situations de classe dépendent étroitement de la connaissance que l’instituteur a de ses élèves, des capacités de l’un et des problèmes de l’autre. »
Moi non plus, et encore plus si les enfants sont jeunes. Il n’y a qu’à voir l’air stupide que les petits de maternelle prennent quand ma collègue de cycle 3 ou moi-même leur adressons la parole dans la cour... (à ce sujet, nous avons eu la joie de lire ici même, il y a quelques jours, un petit texte d’un ex-Môssieur l’Inspecteur de l’Education Nationale d’une circonscription du Nord où il montrait comment il démontait les Professeurs des Ecoles qu’il inspectait en prenant la classe à leur place pour leur démontrer l’inanité de leurs méthodes...).
Les deux inspections, l’une en début d’année, l’autre en fin d’année, cela pourrait être très bien, à condition que l’inspecteur inspecte ce que nous attendons, nous ; s’il considère que « la difficulté scolaire ordinaire n’est pas la propriété intrinsèque de l’élève, mais le fruit d’un rapport entre lui, l’enseignant, la classe, l’école, la société même dans son ensemble* », il jugera que nous n’avons pas suffisamment modifié les termes de ce rapport pour aider cet élève en difficulté puisque nous n’avons pas changé nos méthodes d’enseignement, ni réunionner à tout va pour monter un projet novateur qui aurait permis « non pas d’identifier l’élève en difficulté, mais d’identifier un problème dans la difficile machine professionnelle qu’est l’école.* »
Alors ne pas virer comme des malpropres des IEN, des professeurs d’IUFM, je veux bien, plus de 100 ans de morale républicaine fortement influencée par plus de mille ans de morale chrétienne m’y obligent ; mais quand même, le vieux fond guerrier du Bélier a de la peine à l’admettre. Surtout quand je me souviens de L., arrivée « chez nous » après deux CP et 2/3 de CE1 dans une école du département voisin, à la pointe de l’innovation pédagogique (si, si, il y en a quand même certains, trop amochés, à qui ils font redoubler le CP), sans aucune notion d’orthographe, ne comprenant pas un mot de ce qu’elle lisait avec peine, complètement perdue encore maintenant en numération, en calcul, en résolution de problèmes et bien évidemment sans aucune connaissance en sciences, histoire, géographie... Et quand je vois son petit frère A. qui a effectué « chez nous » la fin de la GS puis le CP, enfant en difficulté selon nous, qui, quand même, lit et comprend ce qu’il lit, commence à prendre des repères grammaticaux et orthographiques, compte, calcule et réfléchit sur les données d’un problème, s’intéresse au monde qui l’entoure et le prouve par des questions, des réflexions.
Et si encore, ils étaient les seuls... Issus d’un tout petit milieu, maman dépressive, il est normal qu’ils « ne puissent d’emblée accéder aux modes de relations et d’échanges, aux codes spécifiques de l’école. Leur environnement éducatif, social, culturel ne les y a pas préparés.* » (rien qu’en copiant ces mots, ça me révolte), mais il y en a tant, tant de gamins bousillés, a -structurés par des méthodes prônées, imposées par des personnages imbus de leur pouvoir qui tranchent sans nuances et saquent sans états d’âme... Alors comment faire pour ne pas leur montrer la porte, gentiment mais fermement ? Comment leur tendre la joue gauche lorsque l’on pense au nombre de joues droites qu’ils ont claquées ? Comment ne pas être tentés par l’idée d’une mise au placard, placard confortable mais quand même bien fermé, pour tous ces gens qui imposent, depuis trente ans dites-vous, une fin de non-recevoir à tous ceux qui osent dire « Oui, mais... » ?
[* : Fenêtres sur Cours, hebdo du SNUIPP, n° 289, 02/10/06].
Ecrit par : catmano | 11 octobre 2006
Le "conflit" entre l'actuel locataire de la Rue de Grenelle et Pierre Frakoviak n'a aucun intérêt. C'est un jeu de rôle à visée, de part et d'autre, purement électoraliste.
Beaucoup plus pertinent est le problème de l'application du "principe de liberté" dans le domaine professionnel.
En effet, les Concours de recrutement tant des Enseignants que des Inspecteurs privélégient davantage l'adhésion au "volapük EdNat" que la maîtrise de savoirs validés et de capacités critiques.
Il est hautement significatif que Lionel Jospin ait transformé l'épreuve écrite et anonyme d'admissibiilité des Concours de recrutement des IEN par une sélection sur dossiers permettant à la fois de s'assurer de la souplesse d'échine des candidats et de promouvoir les malheureux pédagôchistes qui ne maitrisant pas l'écriture échouaient régulièrement à cette épreuve.
Bien entendu l'exigence de la possession d'une Licence d'Enseignement pour se présenter au Concours a été aussi supprimée et l'épreuve orale d'admission au cours de laquelle le candidat devait faire un exposé à partir d'un sujet diciplinaire tiré au sort a été remplacé par un entretien sur son dossier.
Dans ce contexte, la Formation dans les IUFM ou à l'ESEN relève plus du formatage que de la distanciation nécessaire à l'exercice éclairé de professions difficiles.
La situation est donc bien verrouillée.
D'où les injonctions ridicules, et liberticides, à l'adhésion au projet d'établissement que cite un post précédent ou l'incitation à la désobéissance du SIEN-UNSA.
Ecrit par : Philinte | 11 octobre 2006
Aux chiottes les marxistes qui gangrènent l'éducation nationale. Voici le programme de Philippe de Villiers pour l'école. EXCELLENT.
http://www.pourlafrance.fr/
Prolongement de la famille, l’école est un rouage essentiel du redressement national. Après quarante ans d’expériences éducatives et pédagogiques excentriques, farfelues, voire idéologiques, il convient de la recentrer sur ses missions premières : transmission des savoirs, promotion du civisme, rayonnement de la culture nationale.
Recentrer l’école sur ses missions premières, c’est remettre en vigueur l’autorité des maîtres.
42 - Remettre en vigueur l’autorité des maîtres, c’est cesser de les considérer comme des animateurs sociaux.
• Supprimer les IUFM, qui ôtent toute autorité aux professeurs en les transformant en «gentils organisateurs», et les remplacer par des instituts de formation d’un haut niveau d’exigence.
43 - Remettre en vigueur l’autorité des maîtres, c’est engager l’école sur la voie du mérite et de l’effort.
• Instaurer un système de notation strict et sélectif.
• Promouvoir à l’école la sélection fondée sur le mérite et l’effort.
• Proscrire la sélection sur le «piston», les «passe-droits» et la discrimination positive, qui n’est autre qu’un piston encouragé, officialisé, légalisé.
• Supprimer le collège unique.
44 - Remettre en vigueur l’autorité des maîtres, c’est favoriser l’émulation.
• Supprimer la carte scolaire pour permettre aux familles de choisir l’établissement de leur(s) enfant(s).
• Instituer la liberté scolaire.
45 - Remettre en vigueur l’autorité des maîtres, c’est soutenir les professeurs dans l’exercice de leurs fonctions.
• Mettre l’administration et la hiérarchie de l’Éducation nationale au service des maîtres en exigeant d’elles un soutien sans faille aux professeurs qui sanctionnent un élève.
46 - Remettre en vigueur l’autorité des maîtres, c’est rétablir des pédagogies efficaces.
• Bannir des classes les pédagogies déstructurantes et décérébrantes qui dénaturent l’école en la résumant à un rapport entre l’enseignant et l’enseigné.
• Recentrer l’école sur ses missions premières, c’est rétablir l'autorité des savoirs et du savoir-vivre.
48 - Rétablir l’autorité des savoirs, c’est recentrer l’enseignement sur les disciplines essentielles.
• Réformer les programmes en supprimant les matières et les options superflues (350 matières enseignées dans le secondaire !) qui placent les disciplines sur un pied d’égalité et brouillent ainsi la mission de l’école.
49 - Rétablir l’autorité des savoirs, c’est valoriser leurs applications concrètes.
• Illustrer le caractère concret des matières enseignées en confrontant les élèves de collège et de lycée à la réalité économique par un cours trimestriel faisant intervenir un artisan, un commerçant ou un petit entrepreneur.
50 - Rétablir l’autorité des savoirs, c’est remplacer l’objectif de 80 % de bacheliers par celui de 100 % de qualifiés.
• Promouvoir l’apprentissage et les filières professionnelles en les développant en fonction des besoins économiques.
• Réhabiliter le travail manuel par un stage obligatoire d’un mois chez un artisan ou à l’usine en classe de 3e.
51 - Rétablir l’autorité du savoir-vivre, c’est imposer une discipline stricte à l’école.
• Rendre obligatoire le port de la blouse (en primaire) et de l’uniforme (dans le secondaire) afin d’effacer les différences sociales, de mettre fin aux excentricités vestimentaires ou communautaristes et de lutter contre le racket.
Recentrer l’école sur ses missions premières, c’est promouvoir les valeurs et la culture nationales.
52 - Promouvoir la culture nationale, c’est refuser un enseignement multiculturel.
• Supprimer l’enseignement intitulé «langues et cultures d’origine», qui favorise le communautarisme et s’oppose à la francisation.
53 - Promouvoir la culture nationale, c’est proscrire le multiculturalisme dans les programmes.
• Réformer les programmes d’instruction civique qui culpabilisent les jeunes Français et privilégient la repentance sur
la grandeur de la France et la nécessaire fierté nationale.
54 - Promouvoir la culture nationale, c’est transmettre l’amour de la France aux jeunes générations.
• Faire flotter le drapeau tricolore dans toutes les cours de récréation.
55 - Promouvoir la culture nationale, c’est transmettre les valeurs patriotiques à l’école.
• Imposer une heure hebdomadaire d’enseignement des valeurs patriotiques (comme Tony Blair vient de le faire avec
les valeurs britanniques en Grande-Bretagne), du primaire à la classe de terminale, quelle que soit la filière.
56 - Promouvoir la culture nationale, c’est donner la priorité à la culture et à l’art français et européens.
• Créer un enseignement obligatoire de l’art et de la culture français et européens dès l’école primaire en promouvant un art enraciné et libéré du culturellement correct. Introduire à l’école, à côté des disciplines de la connaissance, les disciplines de la sensibilité.
Ecrit par : Coralie Vankempen | 11 octobre 2006
bonjour, à Réacs...
Je ne vous comprends pas quand vous écrivez :
" Savez vous que des IEN, fonctionnaires d'autorité, appellent ouvertement à la désobéissance civile à propos des méthodes de lecture - et cela dans la plus totale impunité ?"
Et que parallélement vous soutenez Frackowiak.
En effet, c'est ce que le ministre va reprocher à l'IEN parce c'est la lecture qu'il fera de l'appel qu'il a signé au nom de son syndicat.
D'autre part, n'êtes-vous pas de ceux qui se réjouissent "d'avoir eu la chance d'avoir des instituteurs confirmés, qui connaissaient leur métier et le faisaient bien ; qu'en plus ils se foutaient comme de l'an quarante des "instructions", et dispensaient de 10 à 14h de français par semaine au lieu des 8 à 9 règlementaires" ?
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 11 octobre 2006
Coralie! une fois ça suffit, on sait lire! Je suis contre le clonage.
Ecrit par : dobolino | 11 octobre 2006
Réac-de-Gauche (on admirera au passage comment l'actualité a fait un pléonasme de ce qui aurait dû être et rester un oxymore) écrit :
"Quoi que je pense de Frack, je le soutiens dans ses difficultés actuelles. J'aimerais (mais je rêve) qu'il en soit de même quand ses "amis" reviendront "aux affaires".
On peut toujours rêver. Mais je vous le dis, ils se vengeront des turpitudes actuelles — en trouvant un bouc émissaire. Déjà dans le n°hors série d'octobre de l'US (bulletin du SNES, pour ceux qui ne savent pas), un triste sire, pilier de l'establishment syndical, sous la rubrique "Moustaches", plaint Frackowiack et me trouve quelque peu répugnant — sans me citer, c'est très courageux, et ça évite les problèmes. Si jamais la Gauche de ces gens-là (celle qui est réac mais qui se croit de gauche) revient aux affaires, ils tireront à boulets rouges sur tous les empêcheurs de penser en rond.
Mais, très franchement, je les emmerde.
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 octobre 2006
"Quoi que je pense de Frack, je le soutiens dans ses difficultés actuelles"
Pour moi, l'esprit de corps est inadmissible: il est bien pire dans ma profession que dans la votre car la juridiction française ne vous l'impose pas alors que notre juridiction interne(Code de Déontologie) nous l'impose. Pour nous, est plus fautif celui qui souligne l'abus de confiance d'un confrère que celui qui a commis l'abus de confiance et nous sommes obligés de mentir régulièrement.
Vous qui avez le droit de critiquer les abus de Frackowiack, je ne comprends vraiment pas que vous le souteniez quand il outrepasse ses droits et devoirs. Qu'on lui trouve une sinécure où il ne pourra pas nuire puisqu'il est impossible de licencier un fonctionnaire pour faute lourde ou grave mais, bon sang, JPB, lavez vous-en les mains!
Un fonctionnaire qui travaille proprement n'a rien à craindre.
Ecrit par : dobolino | 11 octobre 2006
"comme dit Orsenna, la grammaire la plus rigoureuse reste une chanson douce ?"
Merci Beaucoup JP :.(....
En espérant que les ânes comprennent le sens .....
"Alors comment faire pour ne pas leur montrer la porte, gentiment mais fermement ? "
AVEC LE DOIGT ....
" Comment leur tendre la joue gauche lorsque l’on pense au nombre de joues droites qu’ils ont claquées ?"
Chez moi on ne tend pas l'ôt joue,on lui explose la gueule...
"Comment ne pas être tentés par l’idée d’une mise au placard, placard confortable mais quand même bien fermé, pour tous ces gens qui imposent, depuis trente ans dites-vous, une fin de non-recevoir à tous ceux qui osent dire « Oui, mais... » ?"
Ou alors une bonne formation chez les fées Huguenin, Cuche ET Sommer ..
Vous êtes trop cons vous m'faites chialer ET LA MOI JE BOSSE ...
Ecrit par : toto | 11 octobre 2006
Merci Catmano, vous êtes trop rare.
Ecrit par : D'Enguell | 11 octobre 2006
Merci, D'Enguell, vous êtes bien bon. Une petite suite ?
« Un enseignant, s’il est correctement formé (et c’est aujourd’hui tout le problème en ce qui concerne les méthodes de lecture, dont je sais bien qu’elles ne sont pas toutes enseignées dans les IUFM…) doit pouvoir choisir la méthode la plus adéquate à ses élèves, et à sa personnalité.»
Oui, mais que fait-on de tous ceux, en exercice actuellement, qui sont persuadés d’être non seulement correctement formés mais qui, en plus, grâce à leurs méthodes, croient œuvrer à la libération des masses opprimées ? Comment leur apprend-on (sans se faire traiter d’incorrigibles passéistes, voire bien pire, n’est-ce pas Coralie...) que ce qu’ils prennent pour parole d’évangile (et pas l’évangile selon Lariba) n’est qu’un tissu de contre vérités ? Surtout que, parmi tous ceux-là, nombreux sont les enfonceurs de portes ouvertes incapables de dialogue ou de remise en question, arc-boutés sur leurs certitudes et prompts à la moquerie, quand ce n’est à l’injure (si certains parmi vous fréquentent le forum Education de France 2, ils doivent voir de qui je parle).
Une anecdote en passant : J’ai dans ma classe un petit T de pas tout à fait encore 5 ans qui a rencontré dans sa petite enfance pas mal de difficultés de langage (zézaiement, bégaiement), de motricité fine (le dessin représentatif est encore à l’état d’ébauche actuellement), le tout allié à un amour immodéré pour le foot et l’exercice physique ce qui l’a franchement conduit à considérer que l’école maternelle était une espèce de terrain de sport mal organisé en cinq courts matches entrelardés par quatre mi-temps fort longues et ennuyeuses (GARDERIE – classe – RECREATION – classe - CANTINE –classe – RECREATION – classe – GARDERIE). Samedi, nous parlions de cet enfant, suivi par un orthophoniste depuis l’âge de trois ans et demi, avec mon inénarrable collègue de maternelle. Au détour d’une phrase, elle m’affirme : « De toute façon, T. est dyslexique, la rééducatrice me l’a dit l’année dernière... » Toujours aussi stupide, je rétorque : « Il ne peut pas être déjà dyslexique, qu’il ait des prédispositions à la dyslexie fait partie des choses possibles, bien que je n’aie encore rien constaté dans ce sens, mais, pour qu’il soit dyslexique, il faudrait qu’on lui ait appris à lire, il me semble...
- Mais si, je t’assure, il est dyslexique... Il aura forcément du mal à apprendre à lire. »
[Si le sort du petit T. vous intéresse, sachez qu’hier alors que j’écrivais « commande » sur le cahier d’un de ses copains de GS, il a dit : « Commande, il y a un O, mais d’abord un [k], parce que on dit CO... Des dyslexiques de 4 ans 11 mois comme lui, j’en veux bien une douzaine par an. Dans nos petits exercices de grammaire orale du matin, il a aussi été l’un des premiers de sa section à être capable de dire « La grand-mère balaie le plancher ; qu'est-ce qu'elle fait ?Elle balaie, c’est le verbe balayer. »]...
Ca fait maintenant trois ans que j’essaie de faire comprendre à cette collègue qu’il serait éventuellement intéressant pour elle de compléter la formation qu’elle a reçue à l’Ecole Normale d’Instituteurs (elle fait partie des dernières fournées avant la transformation en IUFM de ces structures), en pure perte... Selon elle, tout va bien et lorsqu’elle a un enfant en difficulté, ce n’est jamais de sa faute, elle applique au pied de la lettre le précepte de « Fenêtres sur Cours » : « la difficulté scolaire ordinaire n’est pas la propriété intrinsèque de l’élève, mais le fruit d’un rapport entre lui, l’enseignant, la classe, l’école, la société même dans son ensemble », en expliquant doctement que l’enseignant ne peut pas tout faire, qu’il est sans doute le moins responsable de tous et que le milieu fait qu’il est normal que certains enfants « ne puissent d’emblée accéder aux modes de relations et d’échanges, aux codes spécifiques de l’école. Leur environnement éducatif, social, culturel ne les y a pas préparés.» [Là, j’ai fait un copier/coller, comme ça, je n’ai pas pollué mes doigts en tapant des propos discriminatoires.]
En conclusion, petit florilège des articles proposés par « Fenêtre sur Cours » du 2 octobre 2006 dans son dossier sur les difficultés scolaires : « Le travail en équipe, incontournable », « Les mauvaises notes, quand on travaille mal, et après ? », « La constante macabre » ; « Des filles et des garçons » (de la modération des ambitions des filles pour répondre aux stéréotypes) ; « Des outils à double tranchant » (Les recherches se penchent sur certains principes traditionnels de l’école. Sont interrogés le statut de l’erreur, la notation, le redoublement...) ; « Les enfants se conforment aux stigmatisations » (ProfesseurE des universités en Sciences de l’Education, M. Lany-Bayle étudie l’histoire du rapport au savoir et plus particulièrement les rapports entre les « savoirs de vie » et les « savoirs académiques »).
Ecrit par : catmano | 11 octobre 2006
"quand ce n’est à l’injure (si certains parmi vous fréquentent le forum Education de France 2, ils doivent voir de qui je parle)"
Merci de votre pudique soutien, j'en ferai de même en qualifiant votre dernier post de "sans-faute".
"Sont interrogés le statut de l’erreur..." Et ils répondent quoi donc ? Laissez-nous vivre ?
Ecrit par : D'Enguell | 11 octobre 2006
L'erreur répond de sa petite voix fluette: "Je suis un indice pour comprendre le processus d'apprentissage, un témoin pour repérer les difficultés des élèves. Me mettre au centre des apprentissages questionne le sens des activités scolaires. Et d'ailleurs, une élève en difficulté est-il celui qui fait plus d'erreurs que les autres ?"
Et papa Ours répond de sa grosse voix caverneuse : "En raison de conceptions ancrées sur le classement des individus, les pratiques d'évaluation apparaissent souvent comme un couperet destiné à sanctionner."
Alors maman Ourse , de sa voix moyenne, rétorque : "Aujourd'hui, le redoublement est jugé peu équitable et inefficace du point de vue du progrès individuel des élèves. De plus, il affecte négativement la motivation, le sentiment de performance, les comportements d'apprentissage et il stigmatise les élèves."
Et tous trois en choeur claironnent : "Est-il juste de parler d'élèves en difficulté ? Nous assistons à une diabolisation des difficultés des enfants. Il y a là un paradoxe entre leurs besoins pour se développer à leur propre rythme et les exigences sociales que leurs enseignants ont à assumer. Il est important que l'enseignant garde une certaine distance face à ces exigences normatives. Il ne doit pas perdre de vue, derrière des manifestations ponctuelles - stigmatisées comme difficultés - qu'il y a un enfant et pas simplement un élève..."
Alors, le loup se jeta sur la petite chèvre et la mangea... Et il conclut : "Apprendre produit l'angoisse. Si on la cultive, si on ne la circonscrit pas, l'école devient un endroit dangereux. Les enfants ont besoin d'être rassurés... En v'là une au moins qui n'a plus d'angoisses !"
Ecrit par : catmano | 11 octobre 2006
Ouaouh, quand vous vous lâchez de cette manière, je ne vous reconnais presque pas, ...mais je sais que c'est vous !
Magnifique !
Ecrit par : D'Enguell | 11 octobre 2006
Je trouve curieux l'idée d'une" Agence de l'éducation "dégagée "des fantaisies politiques".
D'abord, si l'on souhaite une école de la République, il paraît difficile de se dégager des politiques ou de la politique.
Dire que l'école ne devrait être ni de gauche ni de droite est étrange puisque depuis de nombreuses années déjà,elle n'est plus dans les faits ni de droite ni de gauche. Tout le monde sait très bien que la même politique est menée par les gouvernements de droite comme de gauche, qui s'emboîtent le pas à qui mieux mieux dans le même objectif de destruction de la transmission des savoirs.
D'ailleurs les mêmes gouvernements de droite comme de gauche pratiquent également la même destruction de la Culture. Les bonnes émissions de France-Culture ont disparu, la chasse aux sorcières y est entamée depuis longtemps dans l'indifférence quasi-générale des "intellectuels"qui s'occupent au mieux de leurs oignons et de leur fric et au pire de leur look ou des effets sur le public de leur dernier passage à la télévision.
Même politique de destruction dans les musées ( le musée des arts premiers est construit sur les ruines encore fumantes du musée de l'homme dont les collections sont entreposées et se détruisent doucement...)mais ça tout le monde s'en fout et tout le monde l'ignore ou feint de l'ignorer. Restreindre le problème de l'éducation à soi seul, c'est se tromper lourdement. Le problème est celui de la place de la Culture dans nos sociétés. Dans un monde qui se globalise à toute vitesse, il n'est de culture acceptable que "globale", assimilable par tous et sans effort, sans hiérarchisation aucune. L'absence de Culture érigée au rang de Culture absolue déguisée en pluri-multi- cultures qui érigent le moi,moi,moi en souverain ultime.
Et les choix pour la Culture et pour une école digne de ce nom sont éminemment politiques. Quand bien même on reviendrait à de "bonnes" méthodes pédagogiques (qui là peuvent être exemptes de considérations politiques) la mise en place resterait toujours de l'ordre du politique. 4 heures de français au collège, même avec de bonnes méthodes pédagogiques, ne suffisent pas à nourrir correctement un élève pour qu'il acquiert un sens de la réflexion, du recul critique et une culture satisfaisante. Et 4 heures ou 6 heures par semaine, ça c'est un choix politique et financier.
Il faudrait que les profs et les instits qui enseignent soient aussi ceux qui théorisent à partir de leur expérience et qu'ils ne s'éloignent jamais bien longtemps de leurs postes... Et que cela tourne...
Ecrit par : elisabeth | 11 octobre 2006
Elisabeth, je comprends vos objections, et je ne peux que déplorer, comme vous, le massacre culturel auquel est soumis le pays depuis de nombreuses années. Je voudrais simplement rappeler que :
- "Culture" regarde en amont et en aval. Et le ministère de la Culture (et ce qui, dans l'Education, s'y rapporte) a basculé ces vingt dernières années de l'amont vers l'aval — comme l'Instruction publique dans son ensemble. Inciter les gens à s'exprimer, que ce soit en classe ou à la fête de la Musique, c'est leur faire croire qu'ils ont automatiquement quelque chose d'intéressant à dire, et que ce quelque chose vaut tout ce qui a été dit avant eux.
Eh bien non, les enfants, ni les adultes, n'ont pas toujours à dire quelque chose de fascinant. C'est même fort rare, et une vraie culture consiste surtout à apprendre combien c'est rare — écouter plutôt que produire. Une "anthologie", c'est étymologiquement la collection des plus belles fleurs (de rhétorique). Vouloir absolument que toute production scripturale (je ne vais tout de même pas dire "littéraire") égale les sommets de l'art, c'est comme prétendre qu'un gribouillis enfantin, "c'est du Picasso". En Français, la réforme Viala, en égalisant tous les "discours", a étété tout ce qui dépassait. Complot de minables qui se croient d'un coup de pume aussi doués que Racine — la spécialité de Viala.
- Il y a deux faces simultanées au champ culturel, qui sont d'ailleurs massacrées l'une et l'autre : la Culture, et la Recherche. On feint de s'apercevoir récemment que la France consacre des sommes ridicules à la Recherche (alors que les Etats-Unis lui consacre un budget proportionnellement double, avec les résultats que l'on sait, ne serait-ce qu'en nombre de prix Nobel — pas un non-américain cette année !). Et il s'agit bien d'un choix motivé politiquement, et non en termes d'efficacité. Qui ne voit que s'intéresser aux chefs d'œuvre durant sa formation donne envie d'en produire — alors que s'extasier devant n'importe quelle production, c'est sombrer dans la démagogie et le nombrilisme, qui n'est pas ce qui incite le plus à se dépasser.
Mais tout le monde sait que désormais, "élite" est un gros mot… Le résultat le plus probant de l'égalitarisme, c'est la baisse nationale de niveau. Que dans ces conditions il reste des chercheurs en France est — mais statistiquement insuffisant.
Le problème d'un ministère de l'Education, c'est qu'il a un budget solidaire de celui des autres ministères, alors qu'il devrait regarder au moins cinq ans en avant. Il devrait être dissocié des équilibres annuels, ain de prévoir… ce qui est prévisible : par exemple le nombre de postes de profs à créer, vu qu'on ne peut pas les tirer annuellement de son chapeau (les facs), mais que l'on peut dire sur le moyen terme à des lycéens tout frais soris du Bac qu'il y aura des opportunités dans cinq ou dix ans dans telle discipline (par exemple, dans les trois-quatre ans à venir, dans toutes les disciplines qui existaient déjà dans les années 60, dont les titulaires arrivent à l'âge de la retraite, au moment même où commencent à arriver en Sixième les enfants du baby-boom d el'an 2000, qui comme on sait, a commencé en 98…).
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 octobre 2006
Tiens, il me vient une idée....Doit-on, ou ne doit-on pas de Anna Politovskaïa et de la fiente poutinienne aux élèves, puisque nous sommes, depuis Vichy, sans que cela, au passage n'émeuve nos braves syndicats en saignant, astreints au "devoir de neutralité?????? Oui. On doit.
Et c'est ce que j'ai fait hier. Une heure à la mémoire de cette Lumière; flinguée par Poutine, ce gangster orthodoxe décoré par Jacques Chirac...... Vous vous souvenez des 42 journalistes flingués par Poutine depuis 2005???moi pas....
Mourir pour des idées,
etc, etc.....
Alors notre rôle il est ici, DENONCER L'INFÂME.....quelqu'en soit le prix....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 11 octobre 2006
Allez lire Fracko, c’est exactement ce que dit JPB : dans une leçon sur l’aire du rectangle, Fracko veut absolument que les chers petits s’expriment ! Que d’émotions ! Ces gonzes sont quand même inquiétants.
Montaigneàcheval, tu sais que c’est Vichy qui a créé les ordres des médecins, etc. Des types comme le proviseur Longhi, régulièrement francinterisé, vont jusqu’à vouloir nous en refourguer un sous la forme d’un « code de déontologie » ! Tais-toi et écoute tes zaprenans !
Et en avant vers le « Grand Conseil pédagogique », un bidule de plus, digne d’un Gentile, ministre de Mussolini ! Après tout, ce sont les fascistes qui ont les premiers rebaptisé “Instruction publique” en “Éducation nationale”.
Ecrit par : LaRiba | 11 octobre 2006
Pour la Culture, ns sommes bien d'accord, JPB, mais je ne vois pas ce qu'une "agence" apporterait de nouveau pour l'éducation. Si elle est dépendante de l'état, elle dépend donc forcément d'un budget voté par le parlement et donc, on retombe ds les mêmes problèmes que ceux que vs évoquiez justement.
Vous la voyez comment cette agence, alors? avec quelles attributions, quelles obligations pour l'état de lui"obéir"? Il y a des agences pour tout en France, pour la maîtrise de l'énergie, pour la défense de l'environnement, c'est la même depuis peu, et il y a toujours plus de 4x4 et la France est à la traîne de toute l'Europe ds le dévpt des énergies "propres".
Il y a déjà tellement de choses que les politiques ont laissé partir et sur lesquels ils n'ont plus de prise maintenant. Il me semble que l'école doit rester entre les mains du politique. C'est la politique, les politiques qui devraient nous permettre de défendre l'école. Mais comme ils ne nous le permettent plus, tant leurs shows et leur avidité personnelle nous dégoûtent ,on est tenté de se défausser sur des assoc, des organismes décentralisés... qui seront demain entre les mains de qui?
Ecrit par : elisabeth | 11 octobre 2006
Monsieur Brighelli, je ne vous trouve plus sur les pages blanches du net. Je vous ai laissé un message sur votre portable pour vous voir lundi matin prochain.
Ecrit par : Pendariès | 11 octobre 2006
Une amie de longue date professeur de littérature française à l'Université de Moscou me demande de lui faire un topo sur les idées et l'influence d'un certain François Begaudeau auteur d'un livre intitulé "Антр ле Мюр" Entre les murs"?
J'avoue ne pas rien savoir de cet auteur. Si quelqu'un parmi nous pouvait m'en toucher quelques mots.
Visiblement mon amie est quelque peu déconcertée par la lecture de cet ouvrage.
Spassibo!
Ecrit par : buntovchik | 11 octobre 2006
Selon un sondage réalisé par TNS Sofres (effectué pour Nathan, il est bon de le préciser) auprès des parents d'élèves et des enseignants, il ressort qu'une majorité de Français pensent que l’école marche bien (77% chez les parents et 74% chez les enseignants), et qu'elle a même progressé depuis 5 ans (sic!).
Ils ne regrettent donc pas l'école de "papa Brighelli" (rires) ! La Fabrique du Crétin a encore de l'avenir...
Le sondage complet est disponible sur http://permanent.nouvelobs.com/dossiers/documents/sondage_educ_nathan.pdf
Ecrit par : Doniphon | 11 octobre 2006
Plus que quatre heures de français au collège, c'est une vilaine coupe sombre dans le budget. Aujourd'hui, je vous raconterai une belle coupe sombre: la suppression des prépas vétos.
Il y avait en France une bonne quarantaine de prépas vétos à 45 élèves par classe dont le programme en un an (14 heures physique chimie; 14 heures biologie; 4 heures de français, 4 heures de maths et 3 ou 4 heures de langue plus des colles orales toutes les semaines) préparait exclusivement à l'entrée dans les écoles véto. On y passait parfois un an, assez communément deux ans avec une équivalence admise par certaines fac de pharma.
Il y a trois ans, voilà t-il pas que ces messieurs s'inquiètent de cette voie sans issue pour les recalés et, drapés dans leurs grands sentiments, décident de regouper véto et agro en une seule prépa sur deux ans intitulée BPCST...
Ouais, le pieux motif est charmant mais il n'ont pas ouvert 40 BPCST supplémentaires, le chiffre est de toute évidence le même. Calcul: 40*45= 1800 élèves de prépa en moins, 40 postes d'agrégés de physique-chimie et 40 postes d'agrégés de Biologie plus les colleurs:4050 heures de colle avec agrégés en heure sup par semaine. Une chouette économie passée comme une lettre à la poste.
Un défaut tout de même, choisir véto c'est une façon d'aimer soigner et les échoués se dirigeaient souvent vers la médecine humaine et ne sont guère passionnés d'agronomie, ou alors c'est aimer les animaux et on se tourne vers l'élevage...
Deuxième défaut de taille: le programme suivi en prépa ne correspond plus à la demande des enseignants vétérinaires qui récupèrent des premières années dont les connaissances en bio animale sont catastrophiquement insuffisantes.
En plus, vu que la prépa est sur deux ans, le ministère (de l'Agriculture cette fois) a trouvé qu'il fallait enlever un an d'études en Ecole véto puisque les gars ne rentraient plus à bac+1 mais à bac+2!
Ainsi va la vie.
Ecrit par : dobolino | 11 octobre 2006
Buntovchik, regardez si vous voulez l'article de Jean-Paul du 9 mars 2006 L'invasion des barbares. Il dit bien ce que Bégaudeau représente.
Son livre m'est tombé des mains chez le libraire, dans ce que j'ai lu c'est le genre : les jeunes ont tant à m'apprendre que je ne vais pas les emmerder avec des trucs archaïques comme le passé simple.
Ecrit par : LaRiba | 11 octobre 2006
"choses sur lesquelles", je n'ai pas pris le temps de me relire, pardon.
Ecrit par : elisabeth | 11 octobre 2006
J'ai trouvé ces horaires des 6e dits classiques en 1967-1968 :
5 h de latin, 3 h de français par semaine !
Ecrit par : LaRiba | 11 octobre 2006
Ca m'étonne mais le mieux est de demander à Catmano, elle était en sixième classique en 1967/1968. Avec samémoire d'éléphant elle se souviendra surement. En 1969/70 c'était 5 heures de français et plus de latin
Ecrit par : dobolino | 11 octobre 2006
"Quoi que je pense de Frack, je le soutiens dans ses difficultés actuelles. J'aimerais (mais je rêve) qu'il en soit de même quand ses "amis" reviendront "aux affaires".
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Alors là, ça m'étonnerait. La prose de Frackowiak ne déparerait pas d'un numéro d' "Etudes Soviétiques" dans les années 50. Avec Meirieu rue de Grenelle, Frack aux plus hautes fonctions et Charmeux au Collège de France (tant qu'on y est), nous allons tous morfler.
Seulement voilà : nous ne sommes pas les pédagogistes. Nous ne pensons pas comme eux, nous n'agissons pas comme eux. Nous devons exposer les faits, convaincre, amener les français à la réflexion. Il nous faut agir sur le long terme, patiemment, si nous voulons que les choses évoluent vraiment.
Sinon, nous tournerons longtemps en rond : Machin (UMP) vire Bidule (PS), qui se venge en dénonçant Dugenou (UDF) dans la presse, qui répond en nommant un pote à Machin, Duschnok (UMP) à la Commission Trucmuche, qui prend des sanctions contre un proche de Bidule (PS) .... LE MICROCOSME ON S'EN MOQUE !
Et puis, taper sur les doigts de Frackowiak, franchement, ça amène à quoi, sinon à déplacer le débat loin de l'essentiel ? Cela ne peut que le renforcer : il va jouer au minoritaire oppressé par les forces du grand capital, poser en figure de la Résistance qui tient bon face à l'hydre totalitaire, car enfin, à travers lui, n'est-ce pas Mozart qu'on assassine ? Et là, au lieu de réfléchir à ce qu'il dit vraiment (car je suis sûr que sa bêtise fait honte à pas mal de gens même au PS), ses amis vont le soutenir par simple esprit de corps.
Dit simplement : ce clown n'avait pas besoin que Robien en fasse un héros national du peuple de gauche.
Ecrit par : Pierre-Henri | 11 octobre 2006
J'aimerais bien que les élèves de Bégaudeau lui fassent la même réponse que Césaire, dans le "Cahier d'un retour au pays natal" :
"Ou bien tout simplement comme on nous aime !
Obscènes gaiement, très doudous de jazz sur leur excès d'ennui.
Je sais le tracking, le Lindy-hop et les claquettes.
Pour les bonnes bouches la sourdine de nos plaintes enrobées de oua-oua. Attendez ...
Tout est dans l'ordre. Mon bon ange broute du néon. J'avale des baguettes. Ma dignité se vautre dans les dégobillements..."
Prend-il le risque de faire lire Césaire à ses élèves, ou alors se contente-t-il de les utiliser comme d'exotiques et comiques petits boys ?
Ecrit par : Pierre-Henri | 11 octobre 2006
Il me semble, au contraire d’un intervenant, que cette affaire Frackowiak présente un certain intérêt.
C’est tout à l’honneur de Jean-Paul, à l‘exemple d‘un personnage de Molière, « d‘attacher sa haine au péché seulement « , et non pas au pécheur; on se rappellera, par antithèse, la réaction obscène du nommé Lubin sur ce blog lorsque notre hôte avait été exclu du jury de Capes.
Il convient, à mon avis, dans le cadre d’une prise de position publique (j’insiste là-dessus ), de ne pas tomber dans le ridicule de certaines associations antiracistes à propos de l’affaire Redeker, qui commencent par rappeler leur indéfectible attachement à la liberté d’expression , pour ensuite expliquer longuement quel répugnant personnage en est le bénéficiaire. Un soutien aussi chichement mesuré est une tartufferie, qui vaut absolution pour les islamistes.
Il est prudent , d’autre part, d’attendre un supplément d’information : de quelles sanctions est-il question? Sur quels considérants juridiques pourraient-elles s’appuyer?
Rappelons , en attendant, quelques évidences. Les appels à l’obéissance et au devoir de réserve peuvent me toucher en tant que fonctionnaire, sûrement pas en tant que démocrate. Un ministre, de quelque bord qu’il soit, n’est pas un élu du peuple; sa désignation résulte des choix obscurs d’une coterie militante, sur des critères parfois fort mesquins, et échappe complètement au citoyen-électeur. Sa légitimité, et l’obéissance que lui doivent ses fonctionnaires, n’ont rien à voir avec la démocratie.Elles seraient identiques s’il était désigné par un monarque absolu et de droit divin.
Par ailleurs, un ministre , qui veut mener une certaine politique parce qu’il s’estime mandaté pour le faire , doit malgré tout disposer de moyens moins voyants que des sanctions spectaculaires, qui trahissent une certaine raideur d’esprit. Il s’est trouvé jadis un homme d‘état pour déclarer, à propos des fonctionnaires: »Quand on a l’honneur de servir l’Etat, on n’a pas le droit de se mettre en grève ». Vous vous rappelez? C’était Clemenceau, homme de gauche s’il en fut . Cet autoritarisme ronchon et racoleur n’est d’aucune époque et d’aucun parti. Nous ne l’avons pas supporté chez Allègre, et le lui avons fait savoir, avec les conséquences que l‘on sait. Faut-il le supporter chez ses successeurs de droite?
Là s’arrête la partie « publique » de mon avis. Je n’en suis que plus à l’aise pour glisser quelques réflexions personnelles.
Le problème de P. Frackowiak, c’est qu’il confond sans cesse toutes ses casquettes d‘inspecteur, de militant, de syndicaliste, et même, dit-il, de chercheur ; de sorte qu’on ne sait jamais au nom de qui il parle, ni quelles entités sont engagées par ses propos. Ferraillant avec lui en d’autres temps, et sur un autre site, je lui avais dit combien cette médiocre casuistique rendait impossible le dialogue qu’il prétendait appeler de ses vœux. J’ai eu depuis l’occasion de me dire qu’il au fond, le dialogue ne lui importe pas le moins du monde (beaucoup moins en tout cas que la certitude obtuse d‘avoir raison), que son engagement militant a pour lui valeur immanente et transcendante et qu‘il doit primer tout le reste, bref qu’il a de son métier une conception parfaitement cléricale. Et je pense que c’est aussi de ce confusionnisme sciemment entretenu qu’il est aussi victime, n’ayant pas pris le soin élémentaire de clarifier le statut de ses positions.
D’autre part, les Cahiers Pédagogiques ont raison sur un point: ce n’est pas « par hasard » que P. Frackowiak s’est retrouvé sur la sellette et ses positions ne concernent pas le seul problème des méthodes de lecture, tant s‘en faut. On relira avec intérêt « La liberté pédagogique des enseignants, alibi des conservateurs, obstacle à la construction de l'Ecole du 21ème siècle « .(www.unsa-education.org/sien/sections/lille/libpedPF.htm). A la lecture de ce texte et de quelques autres de la même encre, P. Frackowiak semble reprocher aux enseignants leur mauvais esprit et leurs réticences conservatrices envers les réformes initiées par leur hiérarchie, par définition éclairée. On pourrait alors croire qu’il se trouve pris aujourd’hui à son propre piège, et que, s’il est cohérent, il devrait s’incliner devant cette hiérarchie. Pas du tout: à mieux le lire, on comprend que les ordres de cette même hiérarchie doivent être exécutés sans hésitation ni murmure, quand les amis de P. Frackowiak sont au pouvoir; dans le cas contraire, la désobéissance devient un devoir sacré. Cette dialectique me parait aussi fort cléricale: pour lui, la légitimité en matière d’éducation ne vient ni d‘un mandat électif, ni de compétences validées par examen ou concours, mais d‘une Vérité Pédagogique révélée à quelques Béats ( et même ravis, au sens provençal du terme) ; c‘est à eux, et à eux seuls, que les fidèles doivent obéissance.
On n’oubliera pas non plus qu’il a été associé de fort près à la rédaction du projet d’éducation du PS; ne nous étonnons donc pas si, martyrisé par un gouvernement de droite, il devient notre nouveau ministre dans un gouvernement Royal (où le juge Burgaud serait, lui, un Garde des Sceaux tout trouvé).
Ceci posé, les positions de modération déjà exprimées ici sont aussi les miennes. Frackowiak n’est pas précisément un lion superbe et généreux; n’allons pas pour autant lui donner le coup de pied de l’âne, puisque le ministre préfère s‘en charger lui-même. Il doit être possible d’affirmer la nécessité de la liberté pédagogique sans distinction de bénéficiaire, et , pour la suite des événements, de s’en remettre à ses amis politiques et syndicaux: l’UNSA-SIEN a déjà menacé le ministre d’un « conflit majeur avec les personnels ». Soyons fair-play et souhaitons-leur bonne chance: je ne suis pas certain que les enseignants dresseront des barricades à seule fin de sauver la mise à quelqu’un qui les a si souvent et si copieusement injuriés.
Ecrit par : Jean-François Croz | 11 octobre 2006
"qui commencent par rappeler leur indéfectible attachement à la liberté d’expression , pour ensuite expliquer longuement quel répugnant personnage en est le bénéficiaire."
Monsieur Croz, si j'osais lire entre ces trois lignes de votre très intéressant texte, je me laisserais aller à penser que la liberté d'expression est brandie délibérément avant que de décrire qui en est l'abominable bénéficiaire.
Pour en demander implicitement l'abolition ?
Ecrit par : D'Enguell | 11 octobre 2006
Cher D'enguell,
si j'osais ajouter au mot de l'interprète, je dirais que, pour les gens en question, la liberté, d'expression ou pédagogique, est un droit sacré , imprescriptible et inaliénable quand il s'applique à eux-mêmes, à leur clientèle, leurs sicaires et thuriféraires; mais quand d'autres prétendent s'en servir, il ne saurait s'agir que d'un droit formel et spécieux, inventé par une petite bourgeoisie corrompue et décadente, et qu'il faut donc abolir au plus vite. C'est en tout cas l'avis récemment exprimé par Lubin, dont les interventions méritent toujours le détour, à défaut de mériter une réponse.
Ecrit par : Jean-François Croz | 11 octobre 2006
Monsieur Croz, votre politesse exquise à l'endroit de son altesse Lubin rachète toutes les mauvaises pensées qu'il suscite chez moi.
Le détour je le fais aussi, pour ne pas corrompre les quatre sens qui me restent : l'avoir dans le nez n'est pas une sinécure.
Ecrit par : D'Enguell | 11 octobre 2006
Cher Buntovchik, Bégaudeau est l'objet d'un chapitre presque entier à lui consacré dans mon prochain (et dernier, je le jure) livre sur l'enseignement, "Une école sous influence, ou Tartuffe-roi", en vente partout vers la fin de la semaine prochaine. J'ai fait un débat avec lui au Salon du Livre, et Natacha Polony (qui écrit des choses si pertinentes dans Marianne, et qui a par ailleurs une tête bien intéressante) aussi : nous n'en sommes pas revenus, ni l'un ni l'autre, de la suffisance de ce monsieur, qui affirme (voir le site de VousNousIls) qu'un enseignant, dans l'idéal, ne doit rien savoir… Il paraît que sa vraie spécialité, c'est le foot : il a dû faire trop de têtes.
Mais il a eu le grand prix de Télérama — qui appartient au même groupe que la Vie, où officie Meirieu, qu'il cite d'ailleurs comme son modèle. CQFD.
Meirieu ministre, Fracko chef de cabinet, et Bégaudeau Inspecteur général. Beati pauperes spiritu.
Jean-François Croz, à propos des "soutiens" à Redeker, je vous recommande un article de Jean Baubérot dans le Monde du 6 octobre (à consulter sur le blog de l'auteur, que lui a gentiment ouvert l'IUFM de Paris, http://jeanbauberotlaicite.blogspirit.com/archive/2006/10/08/la-liberte-d-expression-et-les-chiens-de-pavlov.html). Ce "spécialiste de la laïcité" (il a une chaire sur le sujet à l'Ecole pratique des Hautes Etudes, où officiait Barthes autrefois — sic transit) a une vision très personnelle de la solidarité envers Redeker…
Et je fais un débat avec lui cet après-midi…
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 octobre 2006
Bonne nouvelle pour nos gouvernants de tout bord. Hier soir, je vous glisse un post sur la suppression de 40 prépas! Pas le moindre sursaut... Ils peuvent continuer: c'était un premier test qui concernait un petit métier assez mal perçu par la fonction publique, fort(je devrais dire faible) de 10 à 12000 représentants. Bientôt Normale sup atomisée et Polytechnique sur dossier. Deug B pour agro et véto puis progressivement pour toutes les écoles d'ingénieurs dans le silence total de ceux qui ne se sentiront pas concernés. Tous les pôles enseignants de qualité sur dossier, fermés aux classes populaires qui se trouvaient mieux de concours anonymes...
Ecrit par : dobolino | 12 octobre 2006
Non, non, Dobolino, votre commentaire court d'hier sur la suppression des "prépas vétos" a certainement attiré l'attention de quelques lecteurs. En tout cas la mienne.
J'ai la conviction que le ministre a pris position dans la polémique, quite à la relancer, moins dans l'intérêt des élèves que pour s'en prendre aux lobbys syndicaux et associatifs auquels il est politiquement opposé. Il avait bien mesuré que sur ce dossier il pouvait récupérer le soutien des familles angoissées.
Maintenant que cette "actualité" permette de cacher d'autres mesures (qui ont toutes en commun de réaliser quelques économies budgétaires) c'est une évidence... et il n'y a pas que les fermetures des "prépas vétos" !
Par contre, je n'arrive pas à penser qu'il ait activé cette polémique que pour créer un écran de fumée (peut-être suis-je en train de le sous-estimer). Mais peu importe, le résultat est le même.
Au corps enseignant d'être à nouveau solidaire, de distinguer les enjeux majeurs des faux problèmes.
Bien sûr, les parents pourraient à nouveau les soutenir, mais faudrait éviter de leur faire jouer les utilités au cas par cas.
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 12 octobre 2006
Dans mon histoire, ce que je n'ai pas dit c'est que bon nombre de mes confrères ont gobé sans problème l'histoire de la voie sans issue, trouvant l'idée d'une grande générosité et que ceux qui se sont élevés contre l'ont fait plus, soit par nostalgie de leur bonne vieille prépa, soit par inquiétude du niveau de formation. L'interprétation que j'en fais, je ne l'ai lue dans aucun journal, aucun blog, entendue dans aucune réunion. Les gens, même évolués, même impliqués politiquement n'en ont pas la moindre conscience et je trouve cet aveuglement désespérant et fortement inquiétant pour l'avenir intellectuel et scientifique de notre pays.
Les médias cultivent dans le bon peuple la haine de classe vis à vis des anciens élèves de prépa et sont relayés par des politico-pseudo-scientifiques qui gardent rancoeur d'avoir été priés de se faire pendre ailleurs. Je ne sais pas si vous vyez de qui je veux parler mais vous l'avez eu comme ministre et, sans mauvais jeu de mots, étiez-vous alors dans l'allégresse?
En dehors de motifs plus bassement matérialistes, mon choix de m'encarter au PS, sans grandes illusions, est de faire peser de mon tout petit poids contre des éléphants comme celui-là ou votre charmant Meirieu et ses sbires. Je suis désolée mais je n'ai aucune confiance en la culture de droite pour ré-ouvrir l'excellence aux classes populaires et l'ouvrir aux jeunes issus de l'immigration...
Ecrit par : dobolino | 12 octobre 2006
Bien que ce blog s'apparente à un forum totalement libre, je vais éviter d'entamer ici un autre dialogue avec Dobolino sur un ancien ministre dont les positions iconoclastes sur l'environnement aujourd'hui m'interrogent plus que ses précédentes et maladroites tentatives de secouer le "Mamouth" : On sortirait du sujet.
J'attendrai aussi un autre billet ou un autre lieu pour discuter de comment "ré-ouvrir l'excellence aux classes populaires ...".
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 12 octobre 2006
Yo les Fadas.....
Post perso pour le Hell's
Zyva ma poule, il y a un vrai Fada sur le fouroum de F2 qui va faire péter les plombs à L2D2 ...
si tu as 5 minutes vazy faire un chtit tour :)
Ecrit par : toto | 12 octobre 2006
Faut reconnaitre que sans lancer le débat c'est le coup des positions sur l'environnement qui m'a mise un peu en boule...
Ecrit par : dobolino | 12 octobre 2006
Pout Thôt, perso aussi, il n'y a pas plus maléfique... :))
Ecrit par : D'Enguell | 12 octobre 2006
:))))
il ne devrait pas tarder, on a voir comment il réagit :o)))))))))))))))
Ecrit par : toto | 12 octobre 2006
Edition du 12 Octobre 2006 du "Midi libre"
Les bancs de l'école pour bien asseoir sa carrière
Parce ce que l’école est au cœur de la société, le passage obligé de toutes les générations, tout le monde attend beaucoup d’elle. Parfois trop, voire l’impossible: le bonheur personnel, une tête pleine et bien faite, un emploi
clé en main, de préférence épanouissant, sûr et bien payé… Or, l’institution scolaire ne saurait se substituer à l’éducation parentale, ni au marché du travail.
Pourtant,comme le montre ce sondage TNS Sofres pour la presse écrite d’actualité sur l’orientation professionnelle, les attentes des Françaissont énormes à l’égard de l’école, parfois contrastées comme dans notre région. Avec un jugement global plutôt positif.
Textes: Georges MATTIA
La mode des palmarès sur les lycées plus brillants ou sur les établissements plus exposés à la violence dite scolaire, risquent de rejeter au second plan la sempiternelle question de fond: à quoi sert l’école? Tout l’intérêt du sondage TNS-Sofres consacré à «l’école et l’orientation professionnelle» est d’aborder le sujet de front, de montrer combien les Français sont partagés sur les missions du système éducatif, même si celui-ci jouit, globalement, d’une perception plutôt positive (lire ci-dessous).
68% des Français attendent avant tout de l’école qu’elle donne aux élèves des connaissances de base et une bonne culture générale. Un même taux se retrouve à Paris. Par contre, cette attente est encore plus forte en Languedoc-Roussillon, soit pour 74% des sondés! C’est bien plus que dans le Nord-Pas-de-Calais (61%) et un peu mieux, par exemple, qu’en Midi-Pyrénées avec l’Aveyron (67%). Mais l’école doit aussi préparer les élèves à la vie professionnelle, pour 52% des Français. Sur ce point, notre région se distingue moins (54%).
En revanche, l’école doit aussi apprendre à vivre en société, pour 50% des Français, mais 39% des personnes sondées en Languedoc-Roussillon. De quoi laisser libre cours aux commentaires fantaisistes, certains y voyant une marqued’incivismeet d’autres, au contraire, une mission inutile, tant l’art de vivre ensemble est propre à la civilisation du Midi…
Enfin, notre région s’avère plus soucieuse que d’autres de «développer l’esprit critique des élèves et leur autonomie»: 30% (contre 28% des Français), soit un peu moins que les Corses, leurs voisins des régions Paca et Midi-Pyrénées (32% pour chacun d’eux). Toutefois, ces adeptes de Descartes et de son «je pense, donc je suis», excellent à Paris (34%).
L’infographie ci-dessus révèle ces attentes très éclatées, tant dans le pays que dans la région. Cette hiérarchie des priorités varie, bien sûr, selon le type de public interrogé. Les élèves et étudiants, par exemple, déjà inquiets pour leur insertion, privilégient sans surprise une préparation à la vie professionnelle: 60% des 15-24 ans, contre 52% de toute la population sondée. Ces jeunes attachent aussi plus d’importance au fait de développer leur esprit critique et l’autonomie (41% d’entre eux), alors que l’ensemble des Français interrogés attendent moins cela de l’école (28%)…
Les attentes varient aussi selon les classes sociales et les catégories socio-professionnelles. Ainsi, les ouvriers, les personnes moins diplômées et celles aux revenus plus faibles veulent surtout que l’école prépare leurs enfants à la vie professionnelle. En contrepoint, les cadres et professions intellectuelles supérieures, celles aux diplômes ou aux revenus les plus élevés, préfèrent mettre l’accent sur le développement de l’esprit critique et sur l’autonomie des enfants.
En somme, l’école apparaît davantage comme un tremplin professionnel pour l’enfant de milieu modeste. Les familles mieux loties compteraient-elles sur le piston? Le sondage ne le dit pas. Quant à la découverte du monde du travail et de l’entreprise, il s’agit d’une «mission fondamentale», pour 40% des Français, mais à peine 34% des sondés en Languedoc-Roussillon, mêmesi 47% de ces derniers la jugent «importante».
Les attentes sont à la hauteur de critiques: à peine 1% des Languedociens pensent que l’école prépare «très bien» à la vie professionnelle; 13% disent «très mal». Ils sont 42% des Français à juger cette mission «bien» remplie, dont 38% dans la région. Ouf! Sonder l’école est un métier d’avenir.
Textes : Georges MATTIA
Ecrit par : Pendariès | 12 octobre 2006
Un petit machin pour vous détendre.
Je corrige des rédactions de 4ème, la suite d'un texte de Jack London; le narrareur est à la dérive, son bateau a fait naufrage. L'élève le fait arriver sur une île déserte, si déserte que la solitude l'effraie totalement et la gamine d'écrire:" il en a marre, il ya personne autour, il a un coup de blouse"
Peut-être qu'inconsciemment, ils le veulent le retour à la blouse!...??
Ecrit par : elisabeth | 12 octobre 2006
Je ne crois pas que ce soit vraiment parce qu'elles comptent sur le piston, encore que..., que les familles à prof° intellectuelles supérieures mettent l'accent sur l'esprit critique et l'autonomie(de pensée) mais tout simplement parce qu'elles savent d'expérience le rôle de ces qualités dans une bonne réussite professionnelle. Le rôle de l'école est de donner à tous ceux qui veulent bien en disposer cet esprit critique et cette autonomie qui s'acquièrent au fur et à mesure de l'acquisition d'une solide culture de base.
Finalement, pour Fracko je crois que vous avez raison. Médiatisé, frackassant: victime de la droite et boum! il a tout à y gagner si la gauche repasse, chantre d'une école moderne que les vilains réacs veulent détruire. Qu'il ait fait exprès de ne pas respecter, de façon spectaculaire, le devoir de réserve et d'obéissance lié à son emploi en vue de lendemains qui chantent ne me surprendrait guère... et vice versa pour l'attitude médiatique du ministère.
C'est très moche d'être un dindon de la farce
Ecrit par : dobolino | 12 octobre 2006
"et la gamine d'écrire:" il en a marre, il ya personne autour, il a un coup de blouse"
Peut-être qu'inconsciemment, ils le veulent le retour à la blouse!...??"
elisabeth
Oui, interprétation des raves...
Ecrit par : D'Enguell | 12 octobre 2006
Mes copies me rendent idiote ou quoi? Votre prose lapidaire m'échappe mon cher D'enguell...
Ecrit par : elisabeth | 12 octobre 2006
Je me méfie tellement quand vous dites "mon cher" ;)
Et je n'ai jamais beaucoup lapidé, et moins encore maintenant.
Blues/Blouse ; Inconscient/Freud ; interprétation des rêves/raves(parties). Et ce n'était pas une attaque contre vous !
Ecrit par : D'Enguell | 12 octobre 2006
Bof, le rêve/rave n'avait d'évidence que pour vous. Et point ne l'avais pris contre moi, point du tout, du tout. J'suis pas parano tous les jours, un p'tit peu , comme tous les blogueurs, mais ce sont les joies du net.
Ecrit par : elisabeth | 12 octobre 2006
Lisbeth je vous aime bien (vos idées), et je vous lis (souvent) avec plaisir, comme la plupart des gens qui viennent ici. J'apprends beaucoup de tous et je sais aussi que je suis presque le plus pénible.
C'est pourquoi je vous remercie de votre franchise et de votre gentillesse.
Ecrit par : D'Enguell | 12 octobre 2006
Horaires français, latin 6° classique, année scolaire 67/68 : je pense que c'était plutôt le contraire, 5 h de français dont une ou deux en "demi-groupes" (ça je me rappelle bien : exercices de grammaire à faire corriger par la prof l'un après l'autre et brouillons de rédaction, mais Dob se souvient aussi "Mlle ..., allez vous cacher !") et 3 h de latin si je me rappelle bien à partir de janvier. Donc au premier trimestre ça devait être 8 heures de français/semaine, je viens de ressortir mon carnet de notes de 6°, il y un nombre de notes impressionnant en orthographe-grammaire et en composition française en septembre/octobre (6 notes en ortho/gramm + 2 notes de récitation + 4 notes de composition française...), novembre et décembre... Après, il y en a moins mais les notes en latin commencent...
Ecrit par : catmano | 12 octobre 2006
Bonsoir monsieur Brighelli, je suis une de vos anciennes élèves. Cela date du Bac français au lycée Mermoz où nous avions étudié les Confessions de Rousseau....En 1999. J'ai toujours voulu vous dire que vous avez été de loin le meilleur professeur que j'ai jamais eu. Merci pour cette passion de la littérature que vous nous avez transmis.
Vous pouvez m'écrire à l'adresse transmise. En espérant que vous vous souvenez de cette petite brune passionnée.
A bientôt je l'espère.
Marion ALANIOU
Ecrit par : ALANIOU | 12 octobre 2006
D'Enguell, je proteste: vous êtes encore plus rigolo que les mots croisés du Nouvel Obs. Je trouve d'ailleurs que vous mollissez un peu ces derniers temps. Vos phrases sybillines se font trop rares. Peut-être devriez-vous prendre quelques vitamines!
Ecrit par : dobolino | 12 octobre 2006
Plus rigolo que le Nouvel Obs, me v'la requinquennat !
De mollir, je ne connaissais que les voiles qui sussent le faire quand le vent tombait, malheureusement il souffle fort et crispe même les hauts bancs.
Viagra pour viatique, Tanagras et vins tanniques, Sibylle se réconforterait volontiers à grands renforts d'artificiels, mais sick transit et ad patres plutôt qu'ad vitam in aeternam se retrouverait... Bonne nuit à vous aussi :))))))))))
Ecrit par : D'Enguell | 12 octobre 2006
Monsieur Brighelli, vous êtes injoignable, sur votre portable aussi. Bon, doit-ça filtrer? (J'ai bien fait l'inversion verbe-sujet, non, pour l'interrogative directe?). Je retente à midi, et ce soir de vous appeler pour vous demander: Puis-je venir lundi matin prochain à vos cours de Joffre? Il me faudrait une réponce, car je dois m'organiser pour rester sur Montpellier ce week-end, si vous dites: "Oui".
Ecrit par : Pendariès | 13 octobre 2006
Merci Catmano de ces infos.
Je ne retrouve pas la référence de ces horaires. Sans se tromper, on peut dire que français-latin en ces années c'était autre chose chose que les heures de garderie d'aujourd'hui dans certaines classes. Au moins pour faire du latin, il faut savoir distinguer un verbe d'un nom !
Que nous sommes donc d'horribles passéistes par rapport à ces branchouilles pour qui demain est forcément mieux qu'aujourd'hui ! Quant à hier... D'ailleurs je me demande comment on peut être prof d'histoire.
Ecrit par : LaRiba | 13 octobre 2006
Mais non,mais non, D'Enguell, vous êtes le meilleur, the best, l'unico...Allons, allons... le meilleur ...avec Gianmaria Testa qui vient de sortir un nouveau disque qui est très très bon. Et puis même que z'ai des places pour aller le voir demain soir, pas tout à fait chez moi, mais pas très loin non plus, et même que là, ze peux vous dire que ça illumine mon week-end et que ze suis contente comme une vraie gamine et que ça me donne une pêche d'enfer.....
Ciao, ciao. A piu tardi gli amici...
Ecrit par : elisabeth | 13 octobre 2006
http://comptearebours.blog.20minutes.fr/
juste pour vous signaler la reprise de ce Blog aussi intéressant que profond !
avec notamment cette note : http://comptearebours.blog.20minutes.fr/archive/2006/06/26/j-299-education-ou-instruction.html
merci à vous ! Keep it up, Mister Brig !
Ecrit par : Peter Covel | 13 octobre 2006
Evidemment, Rien sur Anna Politowskaïa......on se demande vraiment si les gens saignants, nous avons ou non une véritable conscience citoyenne ou une inconscience citrouillenne. Redeker, Politowskaïa, même combat....
Tiens, comme je suis heureux que Pamuk (coton en turc!!!!) ait eu le Prix Nobel. un beau doigt d'honneur chromé dans el fondement de la France qui a choisi de cracher sur le seul pays MUSULMAN LAïQUE.....chapeau!!!!! Quelle presipacité, quelle intelligence politique. Décidément le Roi des Cons est bel et bien corrézien.....
Ecrit par : montaigneàcheval | 13 octobre 2006
euh...je voulais écrire perspicacité, mais Saint Alzheimer, ora pro nobis.....
Ecrit par : montaigneàcheval | 13 octobre 2006
Désolé mais pour moi, Montaignàcheval: vive la France et son action contre l'oubli et la négation du génocide arménien.
Ecrit par : Pendariès | 13 octobre 2006
"son action contre l'oubli et la négation du génocide arménien."
action obtenue sous la menace d'une tournée d'aznavour et de quelques gros bras devant l'assemblée nationale. Désolé mais personne en France n'ira dénoncer nos historiens s'ils font leur boulot.
Non à l'histoire communautariste !
Ecrit par : Peter Covel | 13 octobre 2006
Ah, parce qu'ils ont été gentils, les Turcs?
Ecrit par : Pendariès | 13 octobre 2006
Bisoir Penda,
Ce que môssieur veut peut être t'expliquer ? C'est que des nainsculés il y en avait des deux côtés ? que des nainnocents il y en avait aussi des deux côtés ?
bisoir fousd'rhum
Ecrit par : toto | 13 octobre 2006
Les turcs ne sont pas plus gentils que les russes mais il y a plus de descendants d'Arméniens qui votent en France que d'opposants de Poutine. Alors c'est plus rentable de se préoccuper d'un évènement historique un peu ancien que de lancer une fatwa contre les russes qui assassinent leurs journalistes. Et en plus s'il y a de l'eau dans le gazvec les russes, ça va vraiment nous embêter. Je propose de'exiger que le continent américain reconnaisse réellement ses génocides souspeine de couper avec eux toute relation économique et diplomatique... Il est vrai qu'il y a aussi peu d'indiens d'Amérique en France qui aient le droit de vote.
Sérieusement, le génocide arménien fut une infamie, la démarche est moralement bonne mais je doute de la prédominance de la Morale dans cette histoire où Ségo emboîte immédiatement le pas à Chichi. J'ai des amis arméniens pas cons, je leur demanderai leur avis. C'est le mieux...
Je suis d'accord avec Montaignàcheval pour penser que ce n'est pas très malin d'attaquer de front le seul pays de ce coin qui tende vers une vraie démocratie et qui ne nous casse pas les pieds avec la Guerre Sainte. En gros, le seul Islam à peu près fréquentable.
Ecrit par : dobolino | 13 octobre 2006
Marion, je me rappelle un peu — l'âge et l'Alzheimer n'aidant pas…
Mais je n'ai pas d'"adresse transmise" : les coordonnées mises pour entrer ne me sont pas communiquées, elles ne sont là que pour garantir — jusqu'à un certain point — l'authenticité des messages…
Ecrivez-moi à Mermoz, 717 av. Jean Mermoz 34 000
Et joignez une photo, que je refixe un peu mes souvenirs… Parce que les profs ne changent guère, eux qui regardent déjà de l'autre côté, mais les élèves s'améliorent sans cesse…
Amitiés inoxydables…
Pour ce qui est de la Turquie…
Primo, c'est le seul état musulman laïque, béni soit Mustapha Kémal… (enfin, il y avait aussi l'Irak…)
2. Le même Mustapha a pris le pouvoir grâce à la perte de prestige des sultans après la Première guerre mondiale — et après le génocide arménien, qu n'avait rien arrangé, question prestige. La jeune garde s'est révoltée contre les vieux sicaires.
3. Il y a eu génocide, aucun doute là-dessus. D'ailleurs, c'est admis par la communauté internationale — Turquie exceptée, mais justement le prix Nobel à Pamuk est encourageant, à terme…
ùA propos, lisez donc Neige.
4. Dans ce contexte, quel intérêt de rajouter une ligne à la législation française ? Parce qu'à terme, je vois bien une foultitude de décrets punissant toute interprétation erronée de l'Histoire — ou, pire, erronée pour les uns… Vous imaginez la guerre d'Algérie soumise à ce genre de préalable juridique ? Avec effet rétroactif ?
5. Je suis bien sûr que la décision des députés qui ont voté la mesure (dont je pense qu'elle sera largement amendée, ou recalée, par le Sénat, et que c'est un pur effet d'annonce) ont effectivement des arrière-pensées électorales. Il y a des communautés arméniennes puissantes (à Marseille par exemple) — et il existerait un lobby arménien très acif. À six mois des élections, ça doit attiser des convoitises. J'ai vu la même chose avec les harkis, bien moins nombreux…
À propos, et si on expliquait que le massacre des harkis fut un crime contre l'humanité ? Les associations ont plaisé l'idée en justice, et ont été déboutées : pas assez convaincantes, ou pas assez puissantes ? Et quelle serait dès lors notre attitude vis-à-vis de l'Etat algérien — lisez donc la presse d'Alger, "harki" est toujours un terme d'insulte, alors qu'ils en ont torturé et massacré un peu plus de 200 000…
Penda, venez quand vous voulez; J'ai bien eu votre message, mais j'étais en déplacement — voir le Point la semaine prochaine et Libé dans un avenir prochain. Vous vous pointez un lundi matin à 8h-5 à Joffre, et vous m'appelez.
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 octobre 2006
Légiférer l'histoire, cela a déjà été fait, c'est même à cela qu'on reconnaît les dictatures et les nationalismes. Pourquoi alors ne légiférer que sur certains points? On a vu le régime de Vichy réécrire l'histoire après 40 et les communistes faire la même chose en URSS. Bientôt on ne connaîtra plus de l'histoire qu'un ou deux faits règlementaires par communauté, leur permettant de se construire une vague identité qui ne servira qu'à s'opposer aux autres. Les arméniens n'existeront plus qu'en tant que rescapés d'un génocide, les africains qu'en tant que survivants de la colonisation et de l'esclavagisme etc...
La mort programmée de l'Histoire , du savoir et de toute réflexion.
Heureusement, pour compenser, on nous a prévu la consommation dans un monde de loisir.
Ecrit par : elisabeth | 13 octobre 2006
Au sujet de la guerre d'Algérie: lorsque j'ai passé le bac en 1976, elle n'était pas encore enseignée( ni l'Indochine). Qu'en enseigne-t-on maintenant? On pourrait peut-être commencer par balayer devant notre porte. Et cette vermine de Napoléon, dont d'aucuns se glorifient, il serait peut-être temps d'avouer, nous aussi, que nous mîmes l'Europe à feu et à sang pour des nêfles... Je passerai sur les faits glorieux si utiles de la Résistance. Quelle analyse sera portée sur eux dans cinq ou six siècles?
Elisabeth, vous avez RAISON (si, si!). Remettons le culte de Sainte(?) Jeanne d'Arc au programme d'histoire, en tout et pour tout, pour rebâtir la France de demain avec la Coralie de l'autre jour.
Ecrit par : dobolino | 13 octobre 2006
FRONT NATIONAL
http://www.frontnational.com/doc_id_enseignement.php#programme
LE PROGRAMME
III ENSEIGNEMENT : DEVELOPPER LES INTELLIGENCES
ÉCOLE : DE L’UTOPIE AU DÉSASTRE
Le système éducatif français est en faillite : cette analyse est partagée par nombre de nos compatriotes, y compris au sein de “l’éducation nationale” ! On ne peut donc le conserver dans sa forme actuelle : la crise du système éducatif est en effet à la racine de la crise française. Depuis 1981, les socialistes ont aggravé les maux déjà anciens qui frappaient l’enseignement et n’ont fait qu’en accentuer la ruine. Mais ils ont été précédés, approuvés, relayés, par la fausse droite qui partage avec eux la responsabilité de la ruine de “l’ordre du temple scolaire”.
Premier budget de la Nation avec plus de 388 milliards de F. en 2001 (dont 89% de dépenses de personnel pour 1,1 million de personnes !), l’enseignement représente environ 22% des dépenses de l’État. Tel un Moloch jamais rassasié, le système absorbe sans cesse de nouveaux crédits :
- collèges et lycées pris en charge par les collectivités locales: 125 milliards de F,
- dépenses personnelles des parents: 42 milliards de F,
- dépenses de formation professionnelle des entreprises, 35 milliards de F.
La dépense française d’éducation représentait, en 1999, 626 milliards de F., soit 7,2% du Produit intérieur brut (PIB), 10 600 F par Français et 38 700 F par élève. Il y a toujours plus d’enseignants (906 657 en 1999) alors même que de 1990 à 1997 le nombre d’élèves (14 419 000 en 1999) a baissé de 342 000.
A ce prix-là, les Français seraient en droit d’avoir un enseignement de qualité ! Pourtant, le “mammouth” fait des ravages: comme l’a dit l’ancien premier ministre socialiste Michel Rocard, c’est “la plus effroyable pagaille du monde occidental”.
L’Éducation nationale n’assure plus correctement la formation générale des élèves qui lui sont confiés dont 20%, en classe de sixième, ne lisent ni n’écrivent correctement. A l’âge du service militaire, 10 % des jeunes hommes sont illettrés, situation identique à celle observée en 1914 !
L’Éducation nationale n’assure pas davantage un enseignement moral et civique. Les établissements scolaires ont depuis longtemps cessé d’être des havres de paix et de sérénité : selon les statistiques du ministère, près de 116 000 faits de violence ont, par exemple, été recensés entre le 1er janvier et le 31 mars 1998, dont 11 000 coups et blessures et 12 000 vols ou tentatives de vols, 163 établissements sont classés “à risques”. Un rapport rédigé par des élèves de l’ENA, dans le cadre d’un séminaire, relève “qu’au-delà des imprécisions statistiques, le phénomène des violences à l’école a désormais atteint un niveau préoccupant”.
Ils sont situés, pour la plupart, en ZEP (zones d’éducation prioritaire des “banlieues”), où “la moitié des maîtres auxiliaires enseignant l’arabe sont intégristes musulmans”, selon l’ex-ministre socialiste Claude Allègre lui-même (AFP, 30 août 1997). Beaucoup des délits ou des crimes commis en milieu scolaire sont le fruit amer du laxisme moral généralisé et souvent liés à l’immigration de masse que connaît notre pays comme au déracinement qu’elle induit chez les jeunes immigrés.
La ruine de la morale publique et la brutalité des rapports sociaux qui en résulte ont considérablement dégradé le milieu scolaire. Ce ne sont pas les pédagogues soixante-huitards, qui donnent le ton à l’école, qui peuvent évidemment remédier à cette situation_: un questionnaire (40 pages !), distribué dans des lycées à Rouen et à Lyon, demandait au lycéen s’il avait eu des relations sexuelles “avec un seul partenaire, 2, 3, 4, 5, 10 ou plus de 10 !”. Ce n’est ni l’installation de distributeurs de préservatifs, ni la distribution de la “pilule du lendemain” qui permettront aux adolescents de comprendre tout ce qu’il doit y avoir de respect dans la relation affective avec autrui.
L’échec scolaire est un drame humain – des centaines de milliers de vies gâchées – et un gaspillage économique coûteux qu’un rapport du Conseil économique et social évaluait, il y a quelques années, à 100 milliards de F par an. Dans l’enseignement technique, le système a ôté volontairement aux entreprises toute possibilité de formation en alternance. C’est la raison pour laquelle il n’y a en France qu’un apprenti (366_000) pour 15 collégiens ou lycéens (5,6 millions).
La crise scolaire frappe aussi les maîtres, mal soutenus par leur hiérarchie, laissés seuls face à la violence, pénalisés quand ils veulent bien faire, ostracisés quand ils tentent de s’affranchir de la dictature des organisations de la gauche syndicale. Depuis 1969, l’enseignement français a produit en moyenne 4 900 bacheliers supplémentaires par an. L’augmentation des effectifs d’enseignants a été, elle, de 5 000 par an. Bien faible productivité du système !
L’Université, jadis parcours d’excellence pour les titulaires du Baccalauréat, est devenue une machine à produire de l’échec : 40 % des étudiants la quittent sans diplôme. Empêchée de sélectionner à l’entrée, elle étouffe sous le poids de son million et demi d’étudiants. Ballotée de réforme en réforme, avec un corps professoral mis sous tutelle – depuis la réforme universitaire Jospin, les étudiants “évaluent” les professeurs d’Université –, des instances syndicalo-administratives souvent politisées y prolifèrent qui prétendent décider des orientations, des travaux scientifiques et du contenu des enseignements. Normalement lieu de libre débat intellectuel, l’Université pratique désormais un “politiquement correct” délirant : une faculté de médecine lyonnaise a changé de nom sous prétexte qu’elle portait celui d’Alexis Carrel, prix Nobel de médecine mais “homme de droite”. Telle autre faculté de la même ville a supprimé un institut d’études à la suite de manifestations d’une minorité marginale et bruyante.
Quant à l’État, il n’arrive même pas à faire face à ses obligations légales en matière de locaux : le plan Université 2000, lancé par Lionel Jospin en 1990, a été réalisé grâce aux collectivités locales (40 milliards de F. investis pour 3,5 millions de m2 créés). Et le plan U3M (universités du troisième millénaire), lancé par Claude Allègre, poursuit dans la même voie !
Bien sûr, dans la réalité, tout n’est pas toujours aussi noir : il y a des enseignants qui transmettent un savoir de qualité, des établissements calmes, des élèves bien formés et heureux, des étudiants qui réussissent. Mais c’est souvent malgré le système, voire contre lui : “L’éducation nationale est le dernier dinosaure hérité des mythes de l’après-guerre. Par son gigantisme et ses statuts soviétiformes, ses erreurs sont à la fois coefficientées et pérennisées” (P. Nemo, Pourquoi ont-ils tué Jules Ferry ?). Le désastre scolaire français n’est pourtant pas le fruit du hasard ou de la fatalité : il s’inscrit dans un processus mûrement réfléchi de destruction des intelligences et de l’identité françaises.
LE MINISTÈRE DE LA RÉFORME PSYCHOLOGIQUE
Depuis un demi-siècle, au détriment des enfants, des parents, des maîtres, l’enseignement a été l’objet d’un “Yalta intérieur” : à la gauche, la formation des esprits, à la “droite”, la gestion des affaires économiques. Ce Yalta n’a non seulement pas permis à l’enseignement de garder sa qualité –_bien au contraire_– mais la “droite” s’est fait déposséder durablement du pouvoir, alors que la gauche ne cessait de renforcer le sien ou de regagner facilement le terrain provisoirement perdu.
La capitulation de MM. Chirac et Devaquet en décembre 1986 en fut une belle illustration. Ministre de l’éducation du gouvernement Balladur, François Bayrou poursuivit l’œuvre de Lionel Jospin et de Jack Lang : “Non seulement il ne récuse pas l’action engagée par ses prédécesseurs, mais, sur bien des points, il en approuve les objectifs et les principes” (Le Monde, 2 mai 1993). Son “contrat pour l’école” a même renforcé le collège unique, “collège inique”.
Le plan Langevin-Wallon (1947) postulait “l’école unique avec un corps unique d’enseignants de la maternelle à la terminale”. Il s’agit de “démocratiser l’école” : comme on ne peut obtenir que les élèves soient tous également intelligents, on préfère qu’ils soient tous également ignorants.
Ce plan sera réalisé sous et par la Ve République. De Christian Fouchet à Lionel Jospin, on aura successivement la carte scolaire (1959), la coupure du lycée en deux cycles (1960), le tronc commun de la sixième à la troisième (1968), le collège unique (1974), le tronc commun étendu à la seconde (1984), l’objectif des 80% de bacheliers par classe d’âge (1985), des cycles à la place des classes dans le primaire (1993), l’accent mis sur les activités dites de “socialisation” au détriment des connaissances, sans parler des réformes universitaires d’Edgar Faure à Claude Allègre. La volonté de Jack Lang de “lutter contre l’ennui ou l’absence de motivation (sic !), en introduisant des enseignements à options de la 5e à la 3e, ne remet pas en cause “le principe du collège unique”.
Derrière les démissions politiciennes (Christian Beullac disait que, rue de Grenelle, “le ministre règne mais ne gouverne pas”), c’est une révolution culturelle permanente que l’enseignement a subie depuis 40 ans : il s’agit de former un homme nouveau, décervelé et déraciné. Pour cela, les matières formant la réflexion et le goût (lecture, écriture, arithmétique, humanités) seront liquidées, l’enseignement de l’histoire sera révisé de manière soviétique, une pédagogie nouvelle sera mise en œuvre, apte à produire des personnalités dociles à l’utopie mondialiste.
Le ministère de l’éducation nationale est au service d’un projet totalitaire de manipulation psychologique et mentale des enfants, qui a pour objectif, comme l’a écrit le père du “pédagogisme” moderne, l’américain John Dewey, la destruction de “la notion purement individuelle de l’intelligence” (in Liberalism and social action, cité par Pascal Bernardin, Machiavel pédagogue). Telle est la principale raison de la crise scolaire : les aberrations du système éducatif ne sont que la conséquence de cette révolution.
LA SUBVERSION PÉDAGOGIQUE
Il y a 20 ans, Annie Kriegel remarquait : “Ce qui est le plus frappant dans la jeunesse scolaire d’aujourd’hui, c’est peut-être moins son ignorance que son ensauvagement” (Le Figaro, 8 août 1981). Jean-Pierre Chevènement – ancien ministre socialiste de l’éducation – lui fera écho avec ses “sauvageons”. Mais à qui la faute ?
Un projet subversif complet, que l’UNESCO promeut désormais dans le monde entier (voir la “Déclaration mondiale sur l’éducation pour tous” signée à New York en juin 1990 par 135 pays), est à l’œuvre. Il repose, tout d’abord, sur le postulat qu’il n’y a pas de nature humaine stable et définie. L’homme n’est que le produit d’une sociologie en constante évolution : cela implique le refus d’une transmission des connaissances selon des méthodes éprouvées.
L’éducateur doit “inventer à tout instant sa pédagogie”. On tournera donc le dos à ce qui a formé avec bonheur des générations d’enfants et d’adolescents. Peu importe les “générations sacrifiées” ! Le rejet de toute identité nationale et la promotion systématique du multiculturalisme sont évidemment la conséquence d’une telle pétition idéologique. L’aboutissement logique en est la participation de classes entières, sous la houlette de certains enseignants, aux manifestations prétendûment “anti-racistes” ou “anti-fascistes”, comme ce fut le cas après les élections régionales de 1998 : on est alors en plein totalitarisme.
En second lieu, la “liberté”, entendue dans le sens de l’anarchie intellectuelle et morale la plus complète, devient “l’unique fondement des valeurs”, comme le voulait le philosophe Jean-Paul Sartre, maître à penser de la gauche après-guerre et militant maoïste en 1968. L’école cesse d’être un lieu de savoir pour devenir un “lieu de vie”, fonctionnant sur des “règles” propres, indifférentes ou hostiles aux parents, à la famille et à la société française elle-même. C’est l’application du slogan bien connu, “il est interdit d’interdire”.
Selon ce schéma, le professeur, avant toute chose, doit écouter l’enfant qu’il faut “décoloniser”. Les professeurs deviennent des “animateurs” qui travaillent en équipes et proposent des activités ludiques : “Le maître doit se contenter d’organiser les savoirs des élèves”. L’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) d’Aix-en-Provence propose aux futurs enseignants “de fixer par contrat, avec les élèves, le niveau sonore et les mouvements incontrôlés de la classe”.
La compétition et la reconnaissance du mérite sont évacuées de l’école : le refus systématique du redoublement (il ne faut pas engorger “le tuyau”, sic), pour lequel l’autorisation écrite préalable des parents est demandée, entraîne l’échec en fin de cycle d’élèves qui ne suivent pas le niveau général, pourtant déjà fort bas.
Il n’y a pourtant pas de pire injustice sociale que de vouloir traiter tous les enfants de la même façon : “l’école citoyenne” tourne le dos à la reconnaissance du mérite. C’est la porte ouverte à l’école à deux vitesses, pourtant présentée comme le mal absolu par les promoteurs de cette pédagogie de subversion. Le président du conseil régional d’Ile-de-France (en charge des lycées) se félicitait, dans son schéma des formations présenté en décembre 2000, de pouvoir amener une majorité d’élèves au niveau V, c’est-à-dire au CAP/BEP ! Aveu abject mais ô combien révélateur des buts de la “mondialisation éducative” : pour la masse, un brouet éducatif la rendant docile aux “nouveaux maîtres”, pour l’élite, une formation poussée mais très marquée idéologiquement, afin de faire partie de ce que Jacques Attali appelle la “classe des hyper-nomades”.
L’enseignement privé sous contrat n’échappe pas à ce carcan : ses enseignants passent par le moule des IUFM où l’on apprend, comme dans celui de Grenoble, à exécuter des danses folkloriques bulgares et à préparer des crèpes au sirop ! C’est la raison pour laquelle le gouvernement Jospin, soutenu par les parlementaires de “droite”, a fait voter en 1998 une loi dite d’obligation scolaire qui vise, en réalité, à liquider toute école qui tenterait d’échapper à la démarche totalitaire qui veut que “l’éducation nationale prenne le contrôle et la charge de tous les établissements” (citation extraite du plan Langevin-Wallon).
Le fer de lance de cette nouvelle pédagogie, outre les syndicats politisés (le SNES, qualifié de “stalinien” par Claude Allègre, la FSU, la FEN, qui bénéficient de milliers de “mis à disposition”, autrement dit de permanents payés sur fonds publics), est l’Institut national de la recherche pédagogique (INRP), “temple” de cette pédagogie subversive qui a fait des millions de sacrifiés sur le front de l’inculture.
Un rapport de l’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale (septembre 1999) fournit sur cet institut des détails savoureux ; 84 de ses membres (sur 240) ont totalisé 1 758 jours d’absence pour maladie en 1998, ce qui permet aux auteurs du rapport de poser des questions indiscrètes : “Les agents de l’INRP sont-ils de santé particulièrement fragile ? ou “Certains départements sont-ils spécialement pathogènes ?”. Le rapport relève aussi la coïncidence des congés-maladie de certains couples ou le versement de primes à la recherche scientifique à des “chercheurs” qui n’ont pas écrit une ligne depuis 10 ans.
La crise de l’école affecte la Nation tout entière. Il n’est que temps d’y porter remède!
L’ÉCOLE AU SERVICE DE LA FRANCE ET DES FRANÇAIS
L’INSTRUCTION, COMPLÉMENT DE L’ÉDUCATION
L’objet de l’enseignement est la connaissance de la vérité comme le but de l’éducation est la pratique du bien. Éducation et instruction concourent toutes deux à la formation des individus. L’école n’a donc pas pour vocation d’éduquer les enfants à la place des parents, encore moins contre eux. Elle doit, en revanche, coopérer avec les parents pour que les enfants assimilent les valeurs du Beau, du Bien et du Vrai. Les parents doivent pouvoir choisir librement et sans entraves financières l’école de leurs enfants.
Toute école doit donc, outre conforter les parents dans l’acquisition du Bien, assurer l’apprentissage des savoirs fondamentaux, notamment lire, écrire, compter, maîtriser l’usage de la langue française, comme le faisaient nos pères et nos grands-pères, qu’ils aient été formés dans les écoles catholiques ou par l’école publique.
L’EFFORT, LE MÉRITE ET LA MORALE
L’instruction doit consacrer cette réalité incontournable de l’existence : il n’y a ni formation durable, ni connaissance vraie, sans travail. L’école réhabilitera ces notions : elle se fondera sur l’émulation et le mérite. L’effort et le talent seront récompensés. Ces conditions sont seules de nature à favoriser la transmission et la réception des savoirs. La sélection des meilleurs permettra de former une élite nationale, venue de tous les milieux sociaux, apte à irriguer l’ensemble du Pays.
L’école est un lieu d’apprentissage des disciplines sociales. L’instruction civique est à réhabiliter, de même que les cours de morale. Il convient d’inculquer aux enfants les notions élémentaires et essentielles comme le respect du bien d’autrui et de la propriété publique, l’honnêteté, l’amour de la patrie.
LA TRANSMISSION DE L’HÉRITAGE NATIONAL
L’école a pour mission, quel que soit son statut, de transmettre aux prochaines générations, la France et le patrimoine spirituel et matériel de sa civilisation. Il faut permettre aux futurs citoyens de se situer dans l’espace et dans le temps. C’est l’ensemble de la mémoire française qui doit être transmis aux jeunes français au travers de l’apprentissage de l’histoire (appuyée sur sa chronologie), de la géographie, de la littérature, mais aussi des arts.
ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET RECHERCHE : L’EXIGENCE D’EXCELLENCE
Pour l’enseignement supérieur (université, grandes écoles, instituts) et la recherche, les principes de l’excellence et de l’autonomie s’imposent. Les établissements d’enseignement supérieur doivent avoir la liberté de sélectionner leurs élèves, de choisir leurs professeurs parmi les lauréats de concours nationaux d’aptitude et de définir leurs programmes d’enseignement. Entrés dans une dynamique d’émulation, ils contribueront ainsi au rayonnement de la France.
Quant à la recherche, structurée depuis un demi-siècle en mastodontes sur le modèle soviétique, elle doit, pour retrouver son efficacité et sa compétitivité comme pour rendre aux spécialistes leur liberté de recherche en tous domaines, être décentralisée dans des unités à taille humaine et rapprochée de l’Université.
DÉVELOPPER LES INTELLIGENCES, LES SENSIBILITÉS ET LES APTITUDES
RÉTABLIR LA LIBERTÉ SCOLAIRE
1. Redonner aux parents le choix de l’école
Il convient de rendre aux parents le droit de choisir eux-mêmes l’école de leurs enfants. La carte scolaire sera abrogée et l’égalité de traitement, entre enseignement public et privé, instaurée. Afin d’encourager la création et le développement des établissements scolaires, ainsi que la qualité de leur enseignement, les versements effectués à ces établissements seront fiscalement déductibles.
2. Instituer le chèque scolaire
Chaque famille française sera attributaire d’une allocation annuelle, pour chacun de ses enfants soumis à l’obligation d’instruction. Le chèque scolaire, financé par le budget de l’État, éventuellement complété par les collectivités locales, variera en fonction de l’âge de l’enfant. Il permet l’inscription de l’enfant dans l’école choisie par les parents, quel que soit son statut. Endossé par les parents au profit de l’établissement de leur choix, il est payé à celui-ci par le Trésor public. Le chèque scolaire permet le financement des frais d’inscription, de scolarité et de fonctionnement des établissements publics ou privés, choisis par les parents.
En plus du chèque scolaire généralisé pour les familles, les familles les plus modestes seront aidées par un “chèque-livres” pour l’acquisition des ouvrages et des petits matériels pédagogiques. Enfin, l’État et les collectivités locales auront la possibilité d’attribuer, aux plus méritants des élèves et des étudiants, des bourses ainsi que des “prêts d’enseignement” consentis à des taux privilégiés et remboursables lors de leur entrée dans la vie active.
3. Libérer l’école de l’idéologie
Dans le cadre de sa souveraineté, la France définira librement, hors des “conseils” de l’UNESCO, des déclarations de l’ONU ou de la commission de Bruxelles, sa politique d’enseignement. Les programmes et contenus d’enseignements, comme l’histoire ou la philosophie, seront revus pour donner une vision respectueuse des faits et pluraliste des disciplines concernées. Les tentatives d’endoctrinement ou de manipulation idéologiques des élèves par des enseignants seront sévèrement sanctionnées. Les agents publics auteurs de tels manquements seront révoqués. Toute réunion à caractère politique ou manifestation de prosélytisme dans les établissements d’enseignement seront interdites.
4. Démanteler la bureaucratie scolaire
La liberté de présentation des candidats aux élections professionnelles d’enseignants et aux conseils d’administration d’établissements sera rétablie. Les décharges et mises à disposition seront consenties dans le seul intérêt du service et hors pénurie d’effectifs d’enseignants dans la catégorie ou la région concernées. Le pluralisme associatif, coopératif et mutualiste dans l’enseignement sera encouragé et l’attribution des subventions subordonnée à l’intérêt public.
Les établissements d’enseignement devront être à taille humaine, les “cités scolaires” étant découpées en établissements plus petits et autonomes. Les moyens de l’administration centrale de l’éducation nationale seront réduits, l’organisation des services rectoraux revue dans le sens de la simplification et de la clarté. La loi de 1998 relative à “l’obligation scolaire” sera abrogée. La mixité ne sera plus obligatoire.
5. Supprimer l’Institut national de la recherche pédagogique (INRP)
Cet organisme public parasitaire et irresponsable est, pour une large part, à l’origine de la catastrophe scolaire que connaît notre pays. Il a fait la preuve de sa nocivité et de son inutilité. L’INRP sera donc supprimé.
6. Respecter les rythmes de développement de l’enfant
L’institution du revenu parental comme le développement des formules de garde de la petite enfance – dont le coût ne sera pas inférieur à celui d’une place de crèche –, permettront d’éviter un recours excessif à la “classe maternelle”, scolarisation trop précoce. La durée de la scolarité obligatoire ne se justifie plus : c’est l’intérêt et l’aptitude de l’enfant qui doivent, avant tout, être pris en compte. Ainsi chaque établissement d’enseignement fixera librement l’âge minimum d’admission comme les conditions de redoublement.
Ecrit par : Coralie Vankempen | 13 octobre 2006
Eh Bé! Sian béou! pas maï!
Ecrit par : dobolino | 13 octobre 2006
Qu'est-ce qu'elle nous sort la prochaine fois, le programme des scientologues ?
Ecrit par : catmano | 13 octobre 2006
Monsieur Brighelli, à lundi.
Ecrit par : Pendariès | 13 octobre 2006
Extrait d'une future circulaire ministérielle :
"A la rentrée 2007, l'enseignement de l'histoire sera abandonné au profit de l'enseignement des mémoires. [...] Chacun pourra choisir la mémoire qu'il veut se voir enseigner parmi un catalogue de mémoires qui sera établi par décret. Chaque mémoire sera constituée d'un ou deux faits structurants permettant à l'élève de les mémoriser rapidement et de situer sa mémoire relativement aux autres. Le nombre d'éléments réduit constituant une mémoire est une condition indispensable à son appropriation. Il ne faudra pas craindre les raccourcis historiques, les oublis ou les partis pris. L'objectif n'est pas d'établir une vérité de fait encore moins de développer le sens critique de l'élève, ni même de lui faire comprendre que l'homme, partout, quelle que soit sa couleur, quelles que soient les époques, est capable des pires atrocités pour peu qu'on le pousse un tout petit peu (et il suffit de pas grand chose), mais de permettre à l'élève de se reconnaître dans une mémoire à la façon d'un suporter d'une équipe de football.
Afin d'éviter les oppositions mémorielles, les classes seront autant que possibles composés d'élèves relevant du même groupe mémoriel. Dans la mesure du possible on évitera d'enseigner dans un même établissement des mémoires en contentieux.[...] La suppression de la carte scolaire devra permettre de déplacer les élèves dans des établissements ou leur mémoire sera enseignée. "
Bientôt dans toutes les salles des profs...
Ecrit par : Oups | 13 octobre 2006
On engage cependant les enseignants à décourager chez leurs apprenants la vélléité de s'intéresser à certaines mémoires, en raison des contentieux économiques qu'elles pourraient provoquer entre notre pays et d'autres zones géographiques du monde (la liste de ces mémoires prohibées paraîtra sous la forme d'un "document d'accompagnement des programmes" de 7 895 pages actuellement à l'étude et dont le scérén promet la parution dès la rentrée 2024).
Ecrit par : catmano | 13 octobre 2006
"Et cette vermine de Napoléon, dont d'aucuns se glorifient, il serait peut-être temps d'avouer, nous aussi, que nous mîmes l'Europe à feu et à sang pour des nêfles... Je passerai sur les faits glorieux si utiles de la Résistance. Quelle analyse sera portée sur eux dans cinq ou six siècles?"
Dobolino
Diviser pour régner, c'est facile, mais si gouverner c'est prévoir, dîtes-nous donc à quelle sauce voulez-vous nous manger...
Tristan Mendès pour qui vous lobbyez, un Juquin rénové... un Montebourg pourfendeur.
Je voudrais juste pouvoir continuer à faire ma crêche, vestige plutôt que conviction religieuse avec des santons - le mot "petit saint" ne vous gêne pas j'espère- sans devoir les importer sous le manteau pour ne pas offusquer.
Et autant la droite ne vous inspire pas confiance pour éduquer les minorités défavorisées, autant la gauche m'incite à penser que ma crêche, je devrais un jour me la remiser par devers moi.
Ecrit par : D'Enguell | 13 octobre 2006
Désolé pour la propagande frontiste… Nous aurons droit, je pense, à celle de tous les autres partis, qui ont compris que les blogs sont un vecteur important… Ça finira par être drôle… Et puis ça nous donne, aux uns et aux autres, une certaine importance que nous ne savions pas avoir…
Dobolino, vous ne connaissez pas bien Jeanne d'Arc. Elle n'est devenue une icône nationale (hors Donrémy) qu'après la défaite de 1870, et c'est la gauche républicaine qui l'a alors sortie de l'oubli ecclésiastique. Son annexion par la droite extrême est bien plus récente — les années 40. De même Napoléon. Entre 1815 et 1848, il est revendiqué par les républicains, contre le régime monarchique. Entre 1852 et 1870, il est utilisé à la fois — et dans des sens contraires — par Napoléon III et par ses adversaires (Hugo — l'Expiation, par exemple). Puis par les tenants de "l'empire" français (voir le Tour de France de deux enfants, qui est écrit pourtant par une institutrice libertaire — c'est même pour ça qu'elle prend le pseudo de G. Brunoi, en souvenir de Giordano Bruno, brûlé vif par l'Eglise en 1600…). Et je ne vus dis pas ce qu'il en est en Corse, où Ajaccio l'adule, et où le reste de l'île le hait (il a envoyé en 1804-7 un général, Morand, qui s'est livré là-bas à un Oradour par jour pendant quatre ans).
L'Histoire est un produit malléable — et c'est bien pour ça que je lui consacre un chapitre entier dans mon prochain livre : on ne devrait pas enseigner, pas même avec des pincettes, l'histoire contemporaine. Après tout, pas mal de gens de ma génération, vers 1973-75, soutenaient la résistance khmère contre les USA — on a vu où ça a mené le Cambodge, deux millions de morts plus tard.
Il n'existe pas, au fond, quelque chose qui serait l'Histoire. Il n'y a que des discours sur l'Histoire, chacun étant persuadé de détenir la vérité sur les faits, et la produisant pourtant à chaque fois.
C'est bien pour ça que toute histoire offiielle est une manipulation et un leurre.
D'Enguell, la crèche (installée dans la Bourse, au bas de la Canebière) a été supprimée à Marseille par Gaudin, pour ne pas choquer la sensibilité religieuse d'"une partie de la population". Ce pseudo-prof d'Histoire doit ignorer que les crèches, provençales ou napolitaines, ne célèbrent que de loin la naissance du Christ (en s'appuyant sur des textes apocryphes non reconnus par l'Eglise, par ailleurs), mais mettent en scène le peuple que l'on n'avait guère l'habitude de voir, les petits métiers de la rue et de la campagne. C'est le peuple que l'on supprime en supprimant les crèches. Idem pour ce directeur d'école abruti qui a supprimé le sapin de Noël, pour les mêmes raisons. Il doit croire que le Père Noël, qui a été inventé par Coca-Cola, est une manifestation religieuse…
Tous des cons. Allez, je vais me recoucher, tiens.
JPB
Ecrit par : brighelli | 14 octobre 2006
JPB, je sais à peu près tout ce que vous dites sur Jeanne d'Arc. Il se trouve qu'en ce moment, c'est l'extrême-droite qui en fait ses délices et c'est de là que je partais pour mon propos inspiré par les interventions de Coralie.
D'Enguell, difficile de me justifier même si je sais pertinemment ce que je me résigne à vouloir d'une part (projet réaliste et micro-régional) et ce dont je rêve qui est une utopie. J'ai lu attentivement les programmes scolaires villièriste et lepéniste, je lis aussi bien Charlie Hebdo que le Figaro s'il me tombe sous la main...
La seule campagne à laquelle je me suis attelée pour de vrai, c'est la promotion du Parc Naturel Régional des Baronnies auprès des chasseurs souvent agriculteurs avec lesquels je travaille tous les dimanches. J'essaye d'apaiser leurs peurs parfois justifiées(le prix du foncier par exemple, les loups...) et les engagent à s'investir dans la création de ce parc afin que nous ne soyons pas transformés en réserve à touriste, afin que notre agriculture de montagne se maintienne, afin d'éviter la fermeture des paysages en maintenant les élevages ovins, en incitant des jeunes à s'installer, en promotionnant le chauffage au bois plaquettes, afin de maintenir un réseau scolaire digne de ce nom et autres services publics. Je pourrais vous en mettre 10 pages car mon seul combat sérieux est là. Le reste je ne m'en fous pas mais je suis sûre de n'avoir aucune influence. Mon adhésion au PS est là: pour le reste, je suis iconoclaste, ouverte à toutes les bonnes idées, prête à découvrir toutes les mauvaises qui nous menacent et, pourquoi pas, en me promenant, aller sur le blog de ce Tristan. Vous ai-je dit plus que d'y aller voir? J'ai visité aussi le site de Meirieu.
J'ai un jeune frère X-Mines, major de polytechnique, haut-fonctionnaire européen. Son combat est autre: il est très intéressant mais mon niveau de connaissances ne me permet guère que de l'écouter quand il daigne me l'expliquer. Chacun fait ce qu'il peut à son petit ou grand niveau...
Si vous venez par chez nous aux environs de Noël, venez voir ma crèche, elle est superbe et nous l'enrichissons chaque année, nous éteignons les lumières, allumons des bougies et la contemplons en écoutant la Pastorale des Santons de Provence et des chants de Noël. Pendant une heure ou deux, nous devenons bons et heureux (ravis?).
Ecrit par : dobolino | 14 octobre 2006
Je vous faire hurler, Dobolino, mais les X devraient, amha, faire tout ce que leur potentiel leur permet, sauf de la politique.
Pour Jeanne d'Arc, cela fait plus qu'un moment que les FN s'en sont emparés, départ de manif (processions, défilés ?) place des Pyramides dans mon vieux Paname et je le regrette comme vous. Qu'elle fût folle comme l'a dépeinte Besson n'enlève rien à la marque historique.
"Mes amis,
Que reste-t-il
A ce Dauphin si gentil ?
Orléans, Beaugency,
Notre-Dame de Cléry,
Vendôme, Vendôme !"
Comptine "enfantine"
Ecrit par : D'Enguell | 14 octobre 2006
Re- suite du texte introductif : « Après tout, les enseignants parviennent assez bien — sauf quelques idéologues bornés — à faire cours sans se référer sans cesse à leurs convictions philosophiques. »
Parlez pour vous... Il suffit d’aller faire un tour sur le forum de France 2, rubrique éducation pour rencontrer des « convictions sur pattes » qui ne savent réagir qu’en binaire : c’est bien / c’est mal. Si c’est bien, ils adorent sans limite, sans réflexion personnelle, en prouvant la véracité de leurs dires par des citations (souvent fort longues et fort brumeuses) de leurs gourous ; si c’est mal, ils injurient, ils voueraient même aux gémonies s’ils savaient que cette expression existe...
Si l’on veut « dialoguer » avec eux soit on adopte leur code sans aucun espoir de les faire bouger d’un iota, soit on emploie le second degré et alors là, le « dialogue » est rompu, soit parce qu’ils n’ont pas compris qu’on se foutait d’eux, soit parce qu’ils n’ont pas compris du tout ce que nous disions.
Les idéologues bornés existent, je les ai rencontrés. Et je ne pense pas qu’ils rangent leur idéologie en passant le portail de l’établissement scolaire où ils enseignent. Y en a-t-il plus ou moins que dans les années 70, ça je n’en sais rien ; il faut dire qu’à l’époque nous étions gâtés, entre la prof d’histoire communiste qui nous avouait en fin de cours après la sonnerie au moment où nous regagnions le couloir que les graphiques de production comparée de blé de l’URSS et des USA qu’elle nous avait fait étudier n’étaient pas à la même échelle (nous avions même fabriqué des petits drapeaux soviétiques que nous rangions dans nos trousses et que nous brandissions tous ensemble à chaque fois qu’elle y allait de son petit couplet sur l’URSS ou la RDA) ; l’autre prof d’histoire gauchiste (je ne sais plus si elle était LCR ou Lutte Ouvrière ou Mao ou autre chose) qui se vantait en cours d’être la seule agrégée de France à ne pas avoir la moyenne en note d’inspection et avec laquelle, en seconde, nous n’avons jamais dépassé la première leçon du programme (les causes de la Révolution Française) parce qu’elle estimait que cette période de l’Histoire n’avait aucun intérêt puisqu’elle avait débouché sur le règne de la bourgeoisie ; le Surgé du CES voisin qui prônait l’amour libre et la consommation de produits illicites aux filles de 3° au nom du Flower Power ; la prof de philo qui, déjà à l’époque, organisait des débats en nous expliquant que la connaissance, nous l’avions en nous et que nous n’avions qu’à la faire émerger, que les philosophes d’autrefois ou d’ailleurs n’auraient d’intérêt pour nous que lorsque nous nous serions forgé notre propre philosophie et qui nous encourageait à conspuer Chantal qui s’acharnait à prendre des notes et à poser au moins une fois par cours sa question fétiche : « Mais Madame, si nous avons ça au bac... ? ». Elle ne pouvait jamais aller plus loin, la prof lui reprochant en vrac de la vouvoyer, de ne pas l’appeler par son prénom et d’être « trop scolaire et trop étriquée »... Peut-être que les idéologues actuels sont moins documentés mais plus insidieux que ceux-là. Peut-être aussi qu’ils se rendent moins compte de ce qu’ils font puisqu’ils sont encouragés par leur hiérarchie à bâtir l’Homme Nouveau.
Une petite anecdote pour finir : nous avons à l’école un petit Melchior de 5 ans. Melchior est né au Mali, dirons-nous. Il a été adopté à l’âge de 8 mois par une famille « socio culturellement peu favorisée » comme disent certains, sa mère adoptive souffre d’une maladie chronique, sans doute évolutive, et a, pendant les crises de sa maladie, des difficultés à se déplacer et parfois même à s’exprimer. Melchior a été accueilli comme un miracle car les procédures d’adoption ont été longues et difficiles. Lorsqu’il est arrivé à l’école, à deux ans et demi, il répondait trait pour trait à la description de l’enfant-roi devenu enfant-tyran. La collègue de maternelle n’a pas mis longtemps à attribuer les « difficultés d’intégration » du jeune homme sur le compte de sa « négritude ». En conséquence de quoi, en 2005/2006, afin d’aider Melchior dans sa « procédure de prise de repères » et ses petits camarades dans leurs « procédures de prise en compte des différences », le thème du projet de classe fut « l’Afrique ». Les maternelles ont « bouffé de l’Afrique » de septembre à juillet...
Cette année, Melchior et le reste de la fournée des 2001 sont dans ma classe. Ecoute musicale : musique contemporaine. A la fin de l’extrait, Melchior tout fier lève le doigt : « C’est de la musique africaine ! ». Eh beh non... Semaine suivante, polka d’origine finlandaise jouée par un accordéon et un triangle. E., 5 ans, lève le doigt : « C’est de la musique africaine ! » Eh beh non... Semaine suivante, jazz New Orleans, années 20, L., 5 ans lève le doigt : « C’est de la musique africaine ! » Eh beh non...... Même chose sur la musique électroacoustique et le chant de cueillette sibérien des semaines 4 et 5, même chose pour les morceaux à danser (Ah mon beau château, Compagnons de la Marjolaine, versions instrumentales), malgré les hurlements des CP/CE1 et mes explications... Un an à « découvrir ( ?)» les rythmes africains, à « s’intéresser » au « pays » de Melchior pour ça ! Quant à Melchior, son « intégration » à la communauté française ne va pas si mal, j’aimerais seulement qu’il découvre d’autres facettes de notre culture que celles que ses 4 ans et demi de présence sur le territoire national lui ont « déjà » (c’est extraordinaire !) permis de repérer : Mac Do, Superman, Spiderman, les tortues Ninja, Walt Disney...
« Presque comme un vrai petit Français ! », dirait ma collègue, abasourdie par les facilités d’imprégnation culturelle des enfants de maintenant...
Ecrit par : catmano | 14 octobre 2006
Encore une bonne émission de "Répliques" où Fink. secondé par Mr Fumaroli ( Kristéva a fait sa pub.personnelle comme d'habitude) a défendu des positions sur la culture et la langue qu'on aimerait bien voir partagées par plus de monde. Je suis et reste vraiment admirative de voir avec quelle énergie inépuisable, Fink. continue de défendre ces positions. C'est un vrai soutien pour les profs qui essaient de transmettre envers et contre tout, l'héritage qui leur a été donné.
Au fait, à quand une invitation de JPB à "Répliques"? Cela serait bien, non?
Ecrit par : elisabeth | 14 octobre 2006
Vous ne me faites pas hurler, D'Enguell, je suis tout à fait d'accord avec vous sur les X, et je n'ai guère de plaisir à fréquenter "mon" député Mariton que j'ai entendu ce matin à France Inter sur le problème turc. Mon jeune frère fait du Droit International, entre autres: Microsoft et l'Europe par exemple. Il monte les dossiers,prend les contacts etc.. et transmet au parlementaires le fruit de son travail, à charge à eux d'en discuter.Je ne crois pas qu'il ait d'ambitions politiques... Il se veut un hussard noir et est encore jeune et peut-être un peu naïf. L'expérience se chargera de le modeler!
Ecrit par : dobolino | 14 octobre 2006
Je ne sais pas de vous, Dobolino, ou de Cat, qui a le plus de chances d'avoir l'autre pour sœur... Sans antiphrase, sans cynisme, sans panoplie... Juste habillé normalement ;)
Vos positions sont sensées, expliquées justement, et avec la politesse qu'on ne trouve évidemment pas jusque sur les fora de France 2.
Voilà pour les compliments, cétacé, je me cachalot, et remercie JPB de toujours rester courtois lorsque l'on exagère parfois.
Ecrit par : D'Enguell | 14 octobre 2006
Restons courtois, et légèrement sarcastique, en suggérant aux uns et aux autres de jeter un coup d'œil sur ce que l'inestimable Frackowiack pensait de la liberté pédagogique, quand ce n'était pas lui qui était concerné…
http://www.unsa-education.org/sien/sections/lille/libpedPF.htm
Il faut savoir — et c'est vrai qu'il y a des forums où ces jeunes gens se lâchent, et je vous le dis, ils vont se lâcher encore davantage après la matinale du 19 octobre prochain — que la liberté se conjugue manifestement au pluriel : liberté pour les pédagogues, et la schlague pour leurs détracteurs. Je n'ose imaginer ce que je vais me prendre sur la gueule — ça fera certainement plaisir à mon éditeur — si jamais ces gens d'eprit reviennent aux commandes…
JPB, ecore optimiste parce qu'il fait beau — mais ça pourrait bien se couvrir…
Ecrit par : brighelli | 14 octobre 2006
Moi aussi je me cachalot, car j'ai le dauphin et que le programme scolaire des nazis du FN, je m'en tamponne le tafanard. Salut à vous Pendariès, et je respecte tout à fait votre position que je serais à un chouïa de partager, n'était une once de bon sens. Je réïtère ce que j'ai dit.....Se mettre la Turquie définitvement à dos, tout en forgeant une histoire officielle de mauvais fumet, est une bêtise, et en politique la bêtise est souvent la première marche vers la forfaiture.
Peu me chaut, à vrai dire qu'on dorlote les Arméniens d'Alfortville pour éviter qu'ils ne votent à gauche, en prenant cette décision surprenante, que même nos partenaires ne comprennent pas.
Cher pendariè, vous êtes parpaillot, et vous ne sentez pas, confusément un retour de l'obscurantisme , et pas seulement du côté des connards salafistes, (salsifistes, comme me l'a écrit un môme dans une copie de géo), mais un peu plus au Nord, du côté des Balkans....en fait, la France a voulu plaire non pas aux Arméniens, otages des éléctions présidentielles, mais à ses vieux alliés Serbes, Grecs et Roumains, Russes et Polonais, radicalement hostiles, qu'ils soient orthomachins ou ultrapapistes, à toute adhésion de la Turquie, par accumulation, sédimentation de vieilles haines rances non pas contre l'Islam, mais contre les peurs des hordes ottomanes aux portes de Vienne.....c'est affligeant....
Et la tragédie arménienne, qui ne se distingue en RIEN de la trégédie Tchéthène, n'empêche pas q'on liquide des Anna Politowskaïa, qui sont les ultimes Lumières avant les ténèbres qui s'annoncent. Je suppose au demeurant, que les Arméniens d'Arménie n'en demandaient pas tant, coincés géopolitiquement qu'ils sont entre l'Iran qui les hait et deux pays de la "sphère néo-ottomane" la Turquie et l'Azrbaïdjan.
En Arménie, d'ailleurs, le problème du haut-Karabagh et du Nakhithchevan ,ces enclaves envenimées, n'est pas près de trouver sa solution.
Et derrière l'Arménie, chrétienne, il y a la mafia de Poutine qui se frotte les mains, parce qu'elle veut , suivant l'oléoduc de Ceyhan, construire un pôle turco-russe, fondé sur le pétrole et la chnouf au prix de l'élimination de la Géorgie, dont curieusement , tout le monde semble se foutre royalement.
Pauvres Arméniens d'Alfrotville, pauvre Aznavour, pauvre Sylvie Vartan, quousque tandem, abuteremur patientiam vostram.......
Quant à la Turquie, stigmatisons-là un peu plus et dans cinq ans, les barbus salsifistes seront les maitres d'Ankara......Au demeurant, mon cher Pednariès, vous savez pourquoi la France a tourné le dos de cette manière si stpide à la Turquie, eh bien parce que 'outre que c'est le seul pays laique du monde musulman, dame, faut bien rester la fille ainée de l'Eglise!!!!!!!!!!!!!!, c'est que la Turquie est le seul pays musulman à avoir des relations cordiales avec Israël, ce qui aux yeux des Musulmans est un pêché capital.
Bref, le grand con de Bity qui avait été brillantissime pour reconnaître la rafle du Vel d'Hiv, est retombé dans son travers favori: faire le matamore imbécile.....Et gêne aux entournures depuis quelques jours...Devedjian qui rase les murs.....
mas cette connerie-là, faudra du temps pour l'effacer ,sans le moindre bénéfice historique pour les Arméniens....
Pour terminer, je suis allé cet été, depuis la Cappadoce, à 880 km plus à l'est à Hopa, dernier port turc sur la Mer Noire, à la Frontière Géorgienne......le bout du bout du bout du bout du monde....Et dans les vallées débochant sur cette côte superbe, vit une communauté chrétienne uniate oubliée, les Lazes, dont la langue eût ravi Dumézil (pas Dumesnil, hein!!!, Dumézil). Jusqu'en 1999, les Lazes étaient persécutés par Ankara, à la turque quoi, on imagine bien...et depuis 2000, la langue laze, une lointaine parente de la branche thraco-illyrienne, restée presque intacte depuis 3000 ans, est de nouveau autorisée. Et le plus amusant, c'est à Hopa même , à 1400 km d'istanbul, près du port, une capitainerie en construction...et sur le panneau de traaux le drapeau turc.....et le drapeau de l'UE ,qui cofinance cette capitainerie....alors, pourquoi faisons-nous chier les Turcs???
Bien à vous.
Ecrit par : montaigneàcheval | 14 octobre 2006
Qu'est ce que ça prouve?
Ecrit par : Jean-François Croz | 14 octobre 2006
" C'est le peuple que l'on supprime en supprimant les crèches" Je crois que l'on supprimerait aussi le peuple si on supprimait les chants de Noël qui racontent avant tout la joie d'une naissance chez les petites gens et le dévouement de Joseph qui doit faire la lessive ,la cuisine et le ménage. On l'oublie aussi ce brave charpentier... J'ai repris la chorale depuis dix ans et nous comptabilisons environ 80 chants de Noël en une douzaine de langues différentes. Il manque un chant corse au répertoire. Ca doit bien exister ...
Bien le bonjour à Christophe. Je penserai à lui demain : nous répétons le KYRIE IN D KV 341 et le REQUIEM de MOZART avec un orchestre de 44 éxécutants. Ferons-nous le poids ? Concert les 18 et 19 novembre 2006. En décembre nous donnerons trois concerts de Noël dans des villages de la région. Ah , la gloire quand elle nous tient ! Bon dimanche à tous.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 14 octobre 2006
La liberté d'expression (entre autres) prend un coup en France.
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite.cgi?id=2354
Ou comment l'industrie agro-chimique entend se débarrasser du bio, et mieux de la transmission de messages bio, y compris par les enseignants des lycées agricoles.
Ecrit par : test liberté | 14 octobre 2006
Catmano,
Vous dites "qu'est-ce qu'elle nous sort la prochaine fois Coralie, le programme des scientologues ?
Anecdote : Dès la rentrée 1989-90, nos chers lycéens devaient profiter d'un programme antidrogue baptiser "clés pour l'adolescence".
Par le biais du Lions Club, qui s'était fait infiltré à son insu, les scientos de Quest International, s'étaient fait recevoir à la Direction des Lycées et Collèges chez Jospin, alors ministre de l'E.N.
Et celui-ci bien naivement, leur a donné une autorisation leur ouvrant les portes des établissements.
Heureusement qu'il y a eu, à cette époque, des profs et des parents à la curiosité aiguisée qui se sont insurgés contre le contenu de cette formation. Tout cela a été très vite stoppé.
Allez visiter le site de l'UNADFI, pour confirmation de mes dires.
Je suis contre le FN, mais votre petite remarque m'a amusée.
Ecrit par : Carole | 14 octobre 2006
"baptiser" baptisé
Ecrit par : Carole | 14 octobre 2006
Je vois qu'ici tout le monde est contre le FN.
Bravo, vous faites preuve ici d'un grand courage
Tout le monde l'est.
Par contre si vous démontiez le programme du FN par des arguments, ce serait plus digne et en tout cas beaucoup plus démocratique.
De plus en plus, le FN m'attire compte tenu que tout le monde est contre sans jamais opposer des arguments.
3. Libérer l’école de l’idéologie
N'es ce pas un peu ce que l'on veut !!
Ecrit par : Olivier | 14 octobre 2006
Et qui donc diable, vous empêche de le faire vous-même?
Après tout, puisque tous les parents savent ce qu'il faut faire à la place des enseignants pour l'école, vous êtes sûrement très courageux, vous, et donc, allez-y démontez, démontez donc!
La tartine frontiste en question était de toute évidence suffisamment stupide pour ne pas mériter qu'on la démonte. Et puis on a des lectures plus intéressantes à faire le week-end...
Ecrit par : elisabeth | 14 octobre 2006
Ve n'ai pas d'arguments, Olivier, f'est trop diviffile de les pfononcer sans les dvents. V'en avais pourtant de bvelles avant qu'ils n'arrivent, vos copains, ve vous aurais morvu avec.
Ecrit par : D'Enguell | 14 octobre 2006
Olivier, je suis contre le FN, car il ne représente pas mes convictions.
Mais en ce qui concerne le programme sur l'école, il y a beaucoup d'élements pour lesquels je suis en adéquation.
Quand vous dites : "Libérer l'école de l'idéologie" vous avez raison, les commandes sont tenues par des idéologues marxistes, dont la grande conviction d'égalité pour tous, est une manipulation invisible, dont nos enfants sont les premières victimes.
Ecrit par : Carole | 14 octobre 2006
Excusez-moi, Carole, mais je n'ai pas compris du tout le sens de votre remarque. Après De Villiers et le FN, je cherchais juste un autre truc bien glauque, j'ai pensé à la scientologie, c'est tout.
Ecrit par : catmano | 14 octobre 2006
Le programme du FN est complètement contradictoire. Prétendre, d'un côté, libérer l'école de l'idéologie et, de l'autre, promouvoir "le patrimoine spirituel et matériel de [l]a civilisation [française]" n'a pas le moindre sens. C'est un discours 100% idéologique qui se prétend non idéologique. Mais évidemment, pour les extrémistes, toutes les idéologies sont nocives sauf la leur.
De plus :
"L’école est un lieu d’apprentissage des disciplines sociales. L’instruction civique est à réhabiliter, de même que les cours de morale. Il convient d’inculquer aux enfants les notions élémentaires et essentielles comme le respect du bien d’autrui et de la propriété publique, l’honnêteté, l’amour de la patrie."
Adoucissez le ton martial, remplacez "patrie" par "citoyenneté", changez "morale" en "transversalité", et vous avez quasiment du pédagogisme. Dit autrement, par rapport aux pédagos la propagande change de sens, mais ça reste de la propagande.
Attention : quand je dis que la propagande change de sens, ce n'est pas un détail à mes yeux. Je préfèrerais de très loin voir Meirieu rue de Grenelle que le Pen à l'Elysée. Mieux vaut périr étouffé sous la guimauve que sous la crasse.
Ecrit par : Pierre-Henri | 14 octobre 2006
Catmano, en truc bien glauque, comme vous dites, il y avait la LCR.
Ecrit par : Carole | 14 octobre 2006
Je trouve que là ça devient "grave de chez grave" vos histoires de FN et de Scientologues. En passant je remercie Montaignàcheval pour son post sur l'Arménie, très intéressant et où j'ai appris plein de données que je maitrisais mal. Reste que j'ignore tout de:"En Arménie, d'ailleurs, le problème du haut-Karabagh et du Nakhithchevan ,ces enclaves envenimées, n'est pas près de trouver sa solution".
Olivier, votre directeur de conscience vous suit-il dans votre attirance pour le FN? Ca me rappelle une réplique dans Pédale Douce "Ah, non! s'il te plait! Saint Nicolas du Chardonnet: pas ce soir"
Merci D'Enguell pour votre bouquet de fleurs, je craignais d'être encore fracassée, mon après-midi couture fut radieuse grâce à vous. Bien sûr qu'on a de la chance mais qu'est-ce qu'on s'est mis sur la gueule depuis nos premiers joujoux et qu'est-ce qu'on s'est bien marré aussi... Enfermez nous une semaine ensemble, il y aura du sang plein les murs que votre tabassage par les sbires du FN ce sera du nanan à côté.
Ecrit par : dobolino | 14 octobre 2006
Monsieur Brighelli,
Je viens de lire "La fabrique..." en édition de poche et je m'étonne de lire sous votre plume (page 142) :
" Bien sûr, l'enseignement du type "Mallet et Isaac" avait ses limites. apprendre "nos ancêtres les Gaulois" à tous les petits français, de Dunkerque à Tamanrasset, était sans doute abusif."
Les manuels scolaires n'utilisaient jamais cette formule (nos ancêtres) mais plutôt des phrases du genre : "Il ya 2000 ans, notre pays s'appellait la Gaule, et ses habitants les Gaulois".
Ce qui est fort différent car nous comprenions bien alors que La France dans laquelle nous vivions n'était plus le même pays et que ses habitants avaient changé.
L'enseignement de l'Histoire ( les Gaulois, les Romains, les Huns, les Francs etc..) nous apprenait bien que notre pays avait été façonné par une foultitude de peuplades diverses.
C'était bien une vision dynamique et pas du tout xénophobe qui nous était transmise.
C'est Henri Salvador, chanteur toujours très populaire ( et qui le mérite bien vu son immense talent) mais qui était sans doute plus connu dans les années soixante que maintenant, qui a chanté "nos ancêtres les Gaulois" dans une chanson intitulée "Faut rigoler".
Personne ne s'est alors offusqué de ce "nos ancêtres" fédérateur et humoristique chanté par quelqu'un dont les origines gauloises ne sont pas les plus apparentes.
(Par contre Henri Salvador est bien un vrai gaulois dans l'acceptation positive des qualités mythiques de ce peuple : courage, humour, esprit frondeur, intelligence et débrouillardise.)
Ce sont certains hommes politiques (de gauche hélas ) qui, par calcul, ont, dans les années quatre-vingt, tenté de nous persuader que l'école française véhiculait des idées nationalistes, étriquées et xénophobes.
D'ailleurs, l'organisation de l'Education nationale n'a-t-elle pas été guidée par des idées plutôt généreuses et de gauche (plan Langevin-Wallon) après la seconde guerre mondiale ?
Ecrit par : Adrien Fleuret | 14 octobre 2006
Montaigneàcheval, j'apprécie toujours autant de vous lire. Parce que vous argumentez. Et que vous détenez plus de connaissances que moi sur le sujet.
Cependant, même si mon fond parpaillot n'a pas été démonté pour devenir une parpaillotte corse, mon nez sent assez fortement le retour du bradon obscurantiste.
Je ne suis peut-être pas aussi au fait de tout ce qui relève des gros bras du parti arménien, mais je me souviens avoir entendu et/ou lu combien la "laïcité" turque en avait pris dans l'aile avec les fondamentalistes au pouvoir; et même avant - remarquez dès le président père de la Nation turque: aucun non-musulman, ou alors, très très peu, aux postes clef de l'armée, du haut-fonctionnariat. Brimades. Vexations. Interdictions de fait.
Les minorités religieuses ont fait valoir leurs droits devant la cour européenne, ou un quelconque bureau bruxellois.
Je ne crois pas en l'existence d'un Etat laïque dont la religion majoritaire est l'Islam. Je n'y crois pas. C'est du pipo. Une utopie. Je lis et relis le Coran, et il n'y a rien qui reprend le: "Rendez à Dieu ce qui est à Dieu, et à César ce qui est à César". La sécularisation est née de cette parole christique, évangélique. Il y a les baffes, les "chiens de chrétiens, de Juifs", des dépucelages de gamines, des armes teintées de sang, ça oui. Et qu'on ne me rétorque pas que dans la Bible aussi. Oui, dans l'Ancien-Testament.
J'avoue croire en la supériorité du christianisme, de la chrétienté, du point de vue de la libération (eschalotogique, séculaire, artistique, etc.). Que l'on m'apporte les Hafiz, les Abbu Nuwas contemporains - tous ces poètes qui ont bu du vin, baiser et chanter femmes et jeunes hommes, mis en doute leur foi en Allah, et fait un doigt (quand ils ne cherchaient pas leur protection) à leur prince. Et je danse avec eux.
Lisez, amis bloggers, "Les saisons en enfer du jeune Ayyâz" de Reza Baraheni. Un monument littéraire (plus puissant, plus troublant, à mon humble avis, que Salman Rushdie). Que les enturbannés d'Iran n'ont pas supporté. Les 3O premières pages sont extraordinaires, hallucinantes: quand un prophète s'appelalnt Vérité se fait scier les membres sur l'ordre des religieux et du prince... Inoubliable. Et le reste est époustouflant de poésie et de maîtrise.
Ecrit par : Pendariès | 14 octobre 2006
braNdon
s'appelant
Ecrit par : Pendariès | 14 octobre 2006
J'ai cherché un peu à provoquer, c'est vrai et aussitot, je suis catalogué de FN et de " je ne sais pas quoi ..". Le FN est une voiture balais qui ramasse tous les mécontentements et en fait un parti, c'est une stratégie simpliste mais efficace - demandez à Jospin-
Il souligne les problèmes en les grossissant et comme ils ne sont jamais résolus, il prospère !!
Merci au fait, machin, pour la dernière référence, cela m'a fait plaisir...
Allez bonsoir et la revoyure
Au fait, j'ai trouvé cela et c'est plutot pas mal.
Olivier
http://www.dailymotion.com/video/xfawn_quelle-ecole-voulons-nous
Ecrit par : Olivier | 14 octobre 2006
"Je ne crois pas en l'existence d'un Etat laïque dont la religion majoritaire est l'Islam."
Vouvous bonifiez en vieillissant, Pendariès.
Comme un vin d'honneur, sans doute...
Ecrit par : D'Enguell | 14 octobre 2006
Merci Carole. Merci Olivier.
Le discours se radicalise (dangereusement, peut-être) et vous, Pierre-Henri, vous ne comprenez toujours pas que c’est de votre faute.
Pierre-Henri :
« Je préfèrerais de très loin voir Meirieu rue de Grenelle que le Pen à l'Elysée. Mieux vaut périr étouffé sous la guimauve que sous la crasse. »
Vous évoquez l’éventualité d’un Le Pen à l’Elysée. Nous ne ferons pas d’hypothèse sur ce Le Pen pourrait concrètement appliquer de son programme s’il accédait à ce niveau de responsabilité, cela nous éloignerait de notre sujet.
Vous préféreriez de très loin voir Meirieu rue de Grenelle ? Réveillez-vous, Pierre-Henri ! Ca n’a rien d’une hypothèse, le cauchemar est bien réel : Meirieu est ancré rue de Grenelle depuis des décennies, bien mieux que tous les ministres qui n’ont fait qu’y passer ! Faire la bise à Frackowiak en se roulant dans la guimauve de Meirieu... Bienvenue dans le monde des Bisounours !
Allez faire un tour avec votre déguisement en peluche chez les illettrés du 9-3 pour leur expliquer votre vision du monde ; j’espère qu’il est bien rembourré.
« Protégez moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge », a dit quelqu’un d’intelligent. Voila pourquoi la dictature fantasmée d’un Le Pen serait moins soporifique que la dictature avérée de Meirieu.
Ecrit par : Georges | 15 octobre 2006
Une réponse pour Adrien Fleuret.
Le Mallet&Isaac; (je l'écris en un seul mot, tellement c'est devenu une forme lexicalisée) n'avait qu'un seul réel inconvénient : c'était d'être le manuel unique d'une pensée unidimensionnelle. Du coup, ce qu'il enseignait s'apparentait davantage à un évangile qu'à un cours d'Histoire. Un évangile républicain, certes, plein de bonnes intentions — mais avec quelques insuffisances ici et là.
Je reviens d'ailleurs sur le sujet dans mon prochain livre — et j'appelle de mes vœux la mise au point d'un nouvel instrument d'étude de l'Histoire, tout aussi républicain — peut-être un peu moins systématiquement linéaire et optimiste : disons que la révocation de l'Edit de Nantes me gâche très sérieusement le règne de Louis XIV, et qu'il faudrait le dire. L'Histoire n'est pas cette trajectoire idéale qu'avait tendance à présenter le Mallet&Isaac.;
Ce serait l'occasion de réfléchir à ce que nous voulons apprendre à nos enfants — et il y a forcément une dimension interprétative et volontariste dans un enseignement : on choisit telle ou telle orientation, quitte à leur suggérer qu'ils pourront en changer plus tard. La grande force du Mallet&Isaac; était d'inventer une histoire simple d'un pays identifié à un destin de grandeur. Ça date un peu, et sans doute faudrait-il donner une dimension clairement européenne à l'ensemble (auquel cas, cette fois, ce sont aussi les massacres de Rhénanie et du Palatinat qui me gâchent Louis XIV).
J'ai eu en Cinquième un excellent prof d'Histoire — un Corse terrifiant, le visage buriné comme celui de Dorian Gray âgé —, qui nous avait fait le détail de la guerre de Trente ans — je lui dois mon premier contact avec ces grands massacreurs que furent Tilly ou Wallenstein, Gustave-Adolphe ou Condé. Un régal. Je crois n'en avoir rien oublié — même si j'ai eu l'occasion de réviser, depuis…
Je ne tiens pas du tout à ce que ce blog devienne majoritairement un espace de réflexion et / ou de propagande politique. D'autant qu'il faut s'entendre. Meirieu n'est pas Le Pen, et ce que l'on peut trouver de "positif" dans les programmes de tel ou tel candidat, en ce moment, ne doit pas faire oublier que ce n'est qu'un aspect d'un "package" qui, par d'autres côtés, est violemment indigeste. C'est vrai de la gauche royaliste — une main de fer dans un gant de loukoum —, c'est vrai de Sarkozy (même s'il reprend certaines de nos idées sur l'école, je crois qu'effectivement à terme "son" école sera privée — et l'autre sera privée de tout). C'est vrai pareillement de Le Pen, Villiers et consorts.
Alors, je sais bien qu'à la fin, il faudra prendre parti, et tenter d'influer sur les décisions du moins pire des candidats. Mais pour le moment, je souhaite que ce blog soit un "think tank" comme disent les Anglo-saxons — une boîte à idées, dirais-je plus modestement.
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 octobre 2006
Effectivement, je suis prêt à faire la bise à Frackowiak plutôt que de voir le Pen à l'Elysée. Le pédagogisme et l'extrême-droite sont deux niveaux de menace complètement différents. Je n'intervertis pas l'ordre de mes adversaires.
De toutes façons, Jean-Paul, le débat qui nous occupe (instruction vs éducation) est quasiment hors de la sphère politique.
Instruction = transmettre un savoir concret, objectif, qui soit neutre d'un point de vue idéologique et religieux.
Education = inculquer des normes de comportement, utiliser l'école pour modeler un citoyen à sa convenance.
Côté instruction, on enseigne ce qu'il faut SAVOIR.
Côté éducation, on enseigne ce qu'il faut PENSER.
Tous les partis politiques, à des degrés divers, sont du côté de l'éducation. C'est juste la nature de cette éducation qui change : la gauche verse dans l'éducation compassionnelle ; l'extrême-droite dans l'éducation nationaliste à coups de menton mussoliniens ; la droite dans l'éducation au libéralisme et au monde de l'entreprise ; l'extrême-gauche dans l'éducation à la citoyenneté participative....
De tous les côtés nous restons dans le domaine de l'éducation. L'instruction, elle, n'est représentée par aucun parti politique. Avec les pédagogistes, la gauche a fait sauter les derniers verrous moraux et méthodologiques qui empêchaient leurs prédécesseurs de faire ouvertement de l'école républicaine un instrument de propagande idéologique.
Que le PS l'ait fait avec les meilleures intentions du monde ne change rien au résultat. Les autres se disent : "chic, puisque c'est la gauche qui l'a fait, plus raison de se gêner : haro sur l'école !". Nous sommes condamnés pour longtemps à avoir des programmes de gauche quand la gauche est au pouvoir, des programmes de droite quand c'est la droite, etc...
Le "choix d'éduquer" de Philippe Meirieu arrange toute la classe politique, finalement. Chacun rêve d'éduquer pour son compte. Et nous, combien sommes-nous encore, pauvres fous, à prétendre faire le "choix d'instruire" ?
Ecrit par : Pierre-Henri | 15 octobre 2006
Rien à dire, Pierre-Henri, magistral !
Ecrit par : D'Enguell | 15 octobre 2006
Allez faire un tour avec votre déguisement en peluche chez les illettrés du 9-3 pour leur expliquer votre vision du monde ; j’espère qu’il est bien rembourré.
Ceci a été dégueulé par un certain GEORGES......pas Brassens, à coup sûr....mais plutôt Dandin....
pour ma part quand je vois le niveau des lettrés du 7-5, comme je suis heureux d'habiter à Pantin, avec plein de Maliens et autres peuples à faire éclater les varices de la droite la plus con du monde....Pauvre pomme, le 9-3, comme tu dis, et comme tu n'as sans doute jamais foutu un orteil, ça te dépucelerait en matière d'émois exotiques, mon canard.... bienvenue, alors....Et tu verras, les collèges et les bahuts du Neuftroua valent bien les Zétablissemenpariziens. Un immigré de Bamako vaut bien le fils de mon psychanalyste???Non, ah bon..;alors demande à Lévi-Strauss ce qu'il en pense, et reviens reviens nous voir bientôt, avec de nouveaux cadeaux....
NB: L'électricité est arrrivée en 2002 et l'eau courante en 2004 à Pantin et sont prévues pour l'ensemble du département en 2023...Les autobus du département roulent désormais au distillat de pétrole, et les chevaux qui jusqu'à l'an dernier tractaient le 170 (Porte des Lilas-Saint-Denis RER) ont été remisés et la ligne de diligences rapides Mairie de Pantin- madeleine, vient d'être remplacée par des omnibus automobiles à combustion interne....
Pendariès....comme vous j'ai quelques doutes quant à la capacité de l'islam à se laïciser...néanmoins, sur un plan purement matériel, pratique, se mettre la Turquie à dos pour, au fond des motifs similaires à ceux qui jadis séparaient la France de l'Allemagne, c'est retourner un siècle en arrière...Et comme il n'ya aura plus de De Gaulle pour laller à Ankara, comme il le fit en allant en 1963 à Bonn, les carottes sont cuites....
Ecrit par : montaigneàcheval | 15 octobre 2006
Au sujet des Mallet&Isaac;, je me demande s'il est possible d'enseigner l'histoire sans peu ou prou, l'interprêter? L'essentiel, c'est d'avoir 7 profs d'histoire, 7 prof de français sur 7 années de secondaire et que ces 14 enseignants soient libres d'enseigner en gardant leur liberté et en respectant à eux tous à peu près tous les courants de pensée? Qu'ils apprennent aux élèves les certitudes (chronologie historique, faits avérés et indiscutables, grammaire de base) tout en les aidant à développer un esprit critique constructif. Pour être libres, ils devraient avoir eux-même une solide instruction. Pas si facile...
J'ai eu en Terminale un prof de philo lacanien, enseignant à Vincennes, et un prof de latin monarchiste légitimiste et catholique intégriste: à écouter les deux, nous avions un peu le tournis mais le tandem nous a fait progressé dans l'ouverture d'esprit et tous deux furent d'excellents enseignants ne cherchant nullement à nous endoctriner mais plutôt à nous présenter leur doctrine.
Ecrit par : dobolino | 15 octobre 2006
"think tank", JPB, certes, j'essaie pour ma part de ne pas trop oublier que ns sommes vos hôtes, mais qd on émet des hypothèses pour l'école comme certains l'ont fait dans "Cahier de doléances", c'est retombé comme un soufflé; comme si la "projection" n'intéressait pas grand-monde et que primait la discussion acharnée de faits présents ou passé . Ce qu'on peut comprendre aussi, me semble-t-il.
Du coup, il est vrai que pour ma part, je n'ai plus trop osé suggérer...
Ecrit par : elisabeth | 15 octobre 2006
Pour Olivier: je voudrais revenir sur mes propos épidermiques. Soit, je n'aime pas le FN car je crains tout fascisme et toute dictature mais je connais un homme qui, dans le feu de l'action, aux débuts des années 1970 s'est engagé dans les rangs de l'UNI. Face à la lame de fond qui dévastait brutalement l'instruction publique, cherchant à réagir rapidement à ce qu'il voyait s'avancer sous les applaudissements d'une foule exaltée, hurlant quasi-seul dans le désert, prof à Nanterres à l'époque, ne pouvant se battre seul, il a adhéré à l'UNI sans en mesurer les vices. Cet engagement a duré quelques années puis il y a eu la fac d'Assas, il y a eu sa fille(moi) harcelée à la sortie du lycée et à la bibliothèque par les factions lycéennes en blouson de l'armée et aux crânes rasés. Je lui ai dit ma peur, mon angoisse quand le soir, à la nuit tombée, ils me suivaient, menaçants, jusqu'à la porte de mon immeuble et, assez rapidement, il a compris qui l'UNI recrutait et pourquoi. Il a reconnu s'être trompé de combat et, s'il a continué sa lutte pour l'excellence de nos enseignants laïques, souvent conspué et parfois agressé physiquement, il n'a plus contribué à la promotion du fascisme. Attention, danger, la peur et la colère sont mauvaises conseillères.
Je préfère les paroles du Christ à celles de Le Pen qui sentent l'huile de ricin.
Ecrit par : dobolino | 15 octobre 2006
Pour ceux que cela intéresse, et qui savent qu'il y a aujourd'hui des menaces précises sur la laïcité…
Alain Seksig, Inspecteur de l'Education Nationale et co-coordinateur du livre "l'Ecole face à l'obscurantisme religieux", participe mardi 17/10 à une émission de RFI sur ce livre (9h40 à 10h) et l'après-midi au forum du Nouvel Obs, toujours sur le même sujet, en compagnie de Dominique Schnapper. Il est d'ores et déjà possible de poser des questions par internet et sous pseudo (nouvelobs.com, puis cliquer sur "forum"). Qu'on se le dise...
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 octobre 2006
Petite précision : je n'ignore pas que la France de Vichy a renommé le ministère de l'éducation nationale "ministère de l'Instruction publique". Que les fascistes soient des imbéciles qui ne comprennent pas le sens des mots qu'ils emploient, je n'y peux rien.
Si j'ouvre mon dico à "éduquer", j'ai (en résumé) :
1) former la personnalité d'un enfant, d'un adolescent [...] instruire dans la connaissance des usages.
2) Faire acquérir des habitudes d'action, de pensée, des automatismes
3) dresser (pour des animaux : éduquer un chien, un cheval...)
A "instruire", j'ai :
1) Mettre une personne en possession de certaines connaissances générales ou spécialisées.
2) Faire connaître à quelqu'un ce qui se passe ou ce qui s'est passé. S'instruire de la situation.
3) en droit, instruire un procès : rassembler tous les éléments (documents, témoignages, interrogatoires) qui sont nécessaires pour que l'affaire soit en état d'être jugée.
Ecrit par : Pierre-Henri | 15 octobre 2006
Bonjour à tous,
utiliser le bon mot est le meilleur remède contre les pires mots...Nos chères petites têtes de toutes les couleurs en saissiront-elles la nuance à l'heure où l'orthographe n'a plus cours ? Souhaitons le à très court terme!
excusez moi,c'était facile...
Bravissimo Pierre-Henri, vos deux posts ce matin, plein de bon sens dans tous les sens du terme!
De plus, merci! Ils m'ont rassénérée...en cette période où je commence à douter de mes choix scolaire pour mes enfants...
Ah ce cher dictionnaire , le Livre par excellence! Je vais me répéter mais la CAF devrait en adresser un exemplaire à chaque enfant qui naît (c'est mon rêve naïf du jour)
Tels des actinides, l'instruction et l'éducation sont des noyaux lourds dans toute société et nos politiques devraient prendre garde à ne pas oublier leur fissibilité qui à la propriété de pouvoir engendrer une fission spontanée et là ....de l'ignorer finira par se retourner contre eux...
Mais à vouloir trop manipuler on oublie les vérités premières ...
les pédagogos ont voulu tout tranformer en science mais où est donc leur conscience? et science sans conscience n'est.......
Bon dimanche à tous. un peu de soleil sur la région parisienne, ce qui promet un ciel clair cette nuit pour laisser nos pensées voyager parmi les étoiles toujours plus étincellantes :))
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 octobre 2006
il faut lire: "sont pleins (avec S) de bon sens" et "choix scolaires" (avec un S aussi).....
je suis fachée avec le S aujourd'hui mais j'ai toujours l'excuse de ce clavier fou!
demain je me corrige! une dictée pour quelques reprises :)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 octobre 2006
En histoire, parler de Lady de Nantes et de sa révocation par Louis iks i vé, ce n’est pas au programme au sens strict. Les horaires deviennent minimalistes au collège comme au lycée tout en ayant des intitulés ronflants pour des thèmes qu’il faut survoler : dernières réductions pour cause d’ÉCJS ou d’IDD !
Les programmes sont redéfinis sans arrêt avant que les profs puissent bien les maîtriser. Il faut du temps pour s’adapter, même pour quelqu’un qui possède les connaissances ! Cercle vicieux : réductions d’heures pour pouvoir « enseigner autrement », coupes débiles dans les programmes pour suivre le mouvement perpétuel, nouveaux horaires, suivis de nouveaux bidules, etc.
La raison de ce bougisme des programmes ne tient pas au renouvellement du savoir qui l’imposerait : ce sont des refontes dans le sens du catéchisme pédagogiste. Cela donne de la bouillie incohérente : on a de peu échappé à des programmes de lycée « transversaux » mélangeant les deux matières histoire et géographie. Très séduisante pour un pro, cette approche est absurde pour des élèves ! J’ai discuté avec une collègue qui faisait partie des « personnes autorisées », elle ne voyait pas où était le problème ! Il est vrai qu’elle trouvait aussi très chic qu’un de nos collègues soit devenu proviseur… On peut parfois juger les gens à l’ambition qu’ils ont.
Exemple : pour la 1re S réduction de 4 h à 2,5 h, 1914-1918 ça devient « la société dans sa quasi-totalité est touchée par le deuil » (sic) ! Les fameux « flashes citoyens » chers à Allègre-Meirieu.
Chez les pédagogistes, il y a toujours cette hâte impatiente pour plaire, en commençant par la fin, en négligeant les rudiments ! Toujours cette volonté de paraître à l’avant-garde de la recherche (faire du Genette avec des collégiens) tout en étant au mieux des demi savants. Encore une fois : Éduquons comme la lune !
Ecrit par : LaRiba | 15 octobre 2006
C'est magnifiquement résumé, Lariba : à force de prétentions (dans les programmes) et de restrictions (horaires), on arrive très bien à ne plus pouvoir faire grand-chose.
Alors du coup, combien de gosses restent accrochées à des "idées" récoltées à la maison ou dans les médias — et quels médias…
Par exemple ce Mekkoudi qui vient de lâcher une perle sur ma note "Ecoles en France", et nous assène un cours complet sur l'histoire du Moyen Orient en dix lignes. L'invective n'est pas une métthode historique, et le manichéisme non plus. Je ne vais pas refaire l'histoire de la Palestine, ni celle du "peuple élu" (élu par qui ?), mais dans les peuples impérialistes agités de désir d'expansion, je pourrais ranger l'Arabie post-Mahomet ou la Turquie pré et post musulmane. Je pourrais même considérer les croisades occidentales des XI-XII siècles comme des ripostes, tout autant que comme des guerres d'agression — et même remarquer que Frédéric II de Hohenstaufen a "conquis" Jérusalem sans tirer une flèche, par accord avec le sultan de l'époque — ce qui lui valu plus tard d'être excommunié : les choses, en Histoire, ne sont jamais simples — ni simplistes.
Mais cela prend du temps, de raconter et d'expliquer ce genre de choses…
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 octobre 2006
"Mais cela prend du temps, de raconter et d'expliquer ce genre de choses…
JPB"
Et ils n'ont pas le temps, il faut aller vitevitevite, ils bâclent, bonjour le résultat après.... merci...
Ecrit par : toto | 15 octobre 2006
dobolino, merci et il n'y a pas de problème.
J'ai dit ce que je pensais du FN, il n'y a pas à y revenir.
Le FN est un symptome et non un remède, voilà ce qu'il faut retenir même si je pense qu'ils sont loins d'être aussi dangereux qu'on le dit à longueur de colonnes. Ceux là au pouvoir seraient encore plus pitoyables que les autres.
Maintenant concernant la laïcité, je partage complétement l'avis de M Brighelli : les religions, la politique n'ont rien à faire dans les écoles. D'ailleurs, je ne parviens toujours pas à comprendre comment nous avons pu, au fil du temps, en arriver là. Certainement parce que voici des siècles, ceux qui savaient étaient des religieux.
Une école sert à apprendre les fondamentaux qui permettent de s'exprimer, de réfléchir et ..d'apprendre et c'est déja beaucoup.
Ensuite, chacun peut vivre sa vie et éventuellement pratiquer la religion qu'il souhaite et/ou participer à la vie publique.
Maintenant, supprimer les religions dans les écoles me semble être un objectif tellement énorme que l'on risque de consacrer des énergies qui seraient bienvenues autre part.
Essayons pour le moment de mettre des digues pour que cela ne s'amplifie pas.
Je pense qu'une vraie réforme de l'école doit être une réforme des petits pas c'est à dire de modifier au fur et à mesure les disfonctionnements tout en créant des choses nouvelles.
Par exemple, cette idée de M Brighelli de créer des sortes de prépa " culture générale " me semblent excellente et cette idée pourrait être prolonger à tous c'est à dire aux adultes.
Par exemple, j'aimerais personnellement me replonger dans la littérature classique mais avec l'encadrement d'un professeur certifié.
Je me suis renseigné, c'est très difficile, rare et très cher, je pense que l'on aurait à gagner à ouvrir l'école à beaucoup plus de monde.
Comme, ce serait payant, il y aurait d'ailleurs des recettes supplémentaires et ce serait d'ailleurs un bon moyen de rattrapper le piètre niveau de certains comme moi en littérature.
Amitiés
Ecrit par : Olivier | 15 octobre 2006
un "semblent" qui devrait plutot être comme ça "semble "
Ecrit par : Olivier | 15 octobre 2006
Il faudrait peut-être songer à copier les "community colleges" américains, qui ne marchent pas trop mal. Ou alors, des universités populaires qui seraient intégrées aux facs : je suis sûr que beaucoup d'enseignants préfèreraient donner des cours à des adultes volontaires plutôt qu'à des bacheliers plus ou moins paumés.
Ecrit par : Pierre-Henri | 15 octobre 2006
Pierre-Henri, il me semble que vous avez interverti les termes de cette phrase : me trompè-je?
"je n'ignore pas que la France de Vichy a renommé le ministère de l'éducation nationale "ministère de l'Instruction publique".
Bravo, Jean-Paul, pour votre franchise crue face à ce faux-cul de Meirieu. Pas bravo au caméraman !
Quant au bla-bla de Fracko, toujours égal à lui-même celui-là.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 octobre 2006
1820 : Conseil royal de l'instruction publique.
1828 : Ministère de l'instruction publique.
1932 : Ministère de l'éducation nationale.
sous Vichy : Ministère de l'instruction publique.
à la Libération : Ministère de l'éducation nationale.
Les pétainistes ont effectivement employé le mot "instruction", mais ils l'ont employé à contre-sens (soit par bêtise, soit dans un but de propagande pour rappeler l'école de Ferry et de la troisième république). C'est dommage, parce que les fascistes ont irrémédiablement sali un mot qui avait un sens tout différent avant eux.
Un peu d'étymologie :
1) e-ducare, c'est "conduire hors de". Sous-entendu : conduire hors de l'enfance. Le mot dux-ducis est fort de signification autoritaire. Il signifie : le guide, le berger qui conduit son troupeau, le général qui conduit son armée. En français, cela a donné duc, en italien, duce. Eduquer, c'est conduire l'enfant comme on conduit un soldat ou un animal. Dans la même famille, vous avez in-ducere (au figuré : tromper, in-duire en erreur) et se-ducere (tirer à part, détourner, sé-duire).
2) struere, sens général : lever la main pour travailler. Puis, empiler les matériaux, entasser, bâtir. D'où : con-struire.
in-struere, au départ, c'est dresser la table, garnir un banquet (c'est à dire empiler les aliments sur la table). Puis, cela devient : fournir, équiper et, de là, instruire.
Magnifique, non ? E-duquer (préfixe ex-) c'est sortir quelque chose de l'élève (ex-prime-toi). Instruire (préfixe in-), au contraire, c'est le remplir. E-duquer, c'est guider l'enfant à la manière d'un chef militaire ; l'in-struire, c'est le nourrir.
L'explication est un peu confuse parce qu'il est tard et que je fatigue. Si je perds mon latin, j'espère que notre hôte normalien supérieur (comme dirait Frackowiak) me corrigera avec mansuétude. Me mettez pas zéro, m'sieur.
Ecrit par : Pierre-Henri | 15 octobre 2006
Peut-être est de là, à cause de certains instits de l'ancien temps, aux mains lourdes comme des truelles (struere), qui avaient une lecture infaillible de la "correction" à l'école, que l'Instruction fut connotée Sévice, et remplacée par l'Education souple, évidemment bilatérale, voire triangulaire.
Balanciers du Bengale, cherchez la position d'équilibre, plutôt que d'aller tâter de l'extrême, et de vous extraire du puits de potentiel.
Ecrit par : D'Enguell | 15 octobre 2006
Merci, Pierre-Henri, superbe explication.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 octobre 2006
Je vais devoir contredire Pierre-Henri sur les questions d'étymologie, mais un tout petit peu, et bien à regret, car ses interventions me semblent toujours excellentes.
Eduquer vient plutôt du latin educare, bien attesté dans la latinité classique, et qui signifie, précisément, donner à manger (premier devoir en effet des parents, et condition essentielle pour que leur rejeton atteigne l'âge adulte). L'argument linguistique est que les substantifs latins provenant d'un verbe (et leurs héritiers français) sont formés sur le participe passé de ce verbe. Educare donne educatum, educere donne eductum. Or on parle d'éducation et non d'éduction; en revanche on parle d'adduction, d'induction ou de séduction.
La question est d'ailleurs complexe: educere peut aussi signifier en latin "accompagner le développement biologique d'un être", mais de façon beaucoup plus marginale et tardive. Le dictionnaire étymologique Larousse fait de educare un composé de ducere, ce qui me paraît hautement improbable. Il est très possible, en revanche, que la ressemblance des deux verbes latins ait donné lieu chez les érudits, depuis la Renaissance, à des confusions involontaires ou canularesques. Mais la question dépasse de loin mes compétences.
Je m'excuse de ce qui pourrait sembler à certains, en particulier aux non-enseignants, comme un pur numéro de cuistrerie, et à Jean-Paul comme une digression supplémentaire et hors-sujet. Mais je pense que les pédégogistes, eux-mêmes si souvent pris en faute sur les questions techniques d'étymologie, seraient trop contents de nous chercher noise.
Ecrit par : Jean-François Croz | 16 octobre 2006
Ne vous excusez pas, Jean-François, je suis toujours ravi d'apprendre des choses. Et la recherche de l'exactitude n'est pas de la cuistrerie. D'ailleurs, en tant que vil moderniste, je suis loin de faire autorité sur la question.
Je me suis basé sur "les Mots latins" de François Martin (Hachette Education), qui place educare dans la rubrique "dux-ducis" (confirmé par mon dictionnaire, Bordas Logos édition 1982 : de educare, emmener, conduire hors de [l'enfance]).
C'est ma faute, j'aurais dû consulter aussi le Gaffiot, qui donne effectivement educare = élever, nourrir, avoir soin de.
Alors, François Martin ou Félix Gaffiot ? Avouons-le Jean-François : le jour où les linguistes seront d'accord, le monde deviendra très ennuyeux à vivre.
Ecrit par : Pierre-Henri | 16 octobre 2006
Merci, Pierre-Henri. Un de mes collègues disait: "Avant l'agrégation, on fait des contrensens. Après, on a des divergences de vues érudites avec ses collègues".
Ecrit par : Jean-François Croz | 16 octobre 2006
(pour ceux qui l'ignorent, à côté d'un colloque de linguistes, Yalta ou les accords de Camp David, c'est de la gnognotte).
Ecrit par : Pierre-Henri | 16 octobre 2006
Sur ce coup là, c'est Jean-François qui a raison : l'étymologie de mon dictionnaire Bordas ne tient pas la route, qui confond "educo, avi, atum, are" (élever, nourrir) et "educo, duxi, ductum, ere" (faire sortir). Si le Larousse étymologique se trompe aussi, il est probable que les dictionnaires copient leurs erreurs les uns sur les autres. Toutes mes excuses.
Ecrit par : Pierre-Henri | 16 octobre 2006
D'Enguell, je m'inquiète que personne n'est approuvé votre post d'hier soir si clair et empreint de sagesse. Que voulez-vous, les français veulent toujours des extrêmes, des Grands Soirs et des Têtes qui tombent au lieu de se faire une excellente petite salade composée arrosée d'un bon cru. Soif de pouvoir absolu?
Les non-enseignants ne vous prennent pas pour des cuistres ou des pédants et j'aimerais que le latin soit encore dignement enseigné. Je vais de ce pas téléphoner à un linguiste pour qu'il me donne son opinion sur éduquer. Le débat est plus interessant que celà ne peut paraître au premier abord.
Ecrit par : dobolino | 16 octobre 2006
Le "Baumgartner-Ménard" abonde dans ce sens...
educare : élever, instruire
educere : faire sortir, élever
Mis en facteur, l'éducation tient donc plus de l'élevage (pensée), et Pierre-Henri reprend la main :))))))))))))
Dobolino, morfondons-nous ensemble dans notre puits, en tout bien toute honneur :)))
Ecrit par : D'Enguell | 16 octobre 2006
Je n'y connais rien, d'Enguell ! Je me contente de citer des sources qui, semble-t-il, sont contradictoires.
L'hypothèse de Jean-François est sans doute la bonne :
- le latin classique, celui du Gaffiot, fait encore la différence
- au fil du temps (bas latin, latin médiéval, latin scholastique), il est probable que les deux verbes se soient confondus.
Cela expliquerait les divergences des sources : cela dépend jusqu'où on remonte. Le Gaffiot est classiciste ; en revanche il est probable que le Larousse et le Bordas se contentent de remonter à un latin plus récent.
(notez mon aptitude toute doctorale à disserter sur un sujet auquel je ne connais quasiment rien. Je devrais faire de la politique).
Ecrit par : Pierre-Henri | 16 octobre 2006
D'Enguell, un peu de français: on dit toutoneur à cause que y'a un h qui n'est pas le même que celui de naricot et de nérisson et non parce que honneur est féminin?
Nommons nous mutuellement docteurs honoris causa de l'université de la médiocrité, vertu bien française.
Que veut dire en fait ce honoris causa: pour cause d'honneur ?
UN puits comme celui de l'agité du bocage?
Ecrit par : dobolino | 16 octobre 2006
"Tels des actinides, l'instruction et l'éducation sont des noyaux lourds dans toute société et nos politiques devraient prendre garde à ne pas oublier leur fissibilité qui à la propriété de pouvoir engendrer une fission spontanée et là ....de l'ignorer finira par se retourner contre eux..." écrit hier par Patricia.
J'avais depuis quelque temps une pensée un peu similaire: tous ces jeunes gens et jeunes filles intelligents, nés du prolétariat et laissés pour compte , peu à peu, pourraient mettre en commun leurs intelligences et, n'étant plus des électrons libres qui brûlent une voiture par ci par là, se regrouper, s'enseigner les uns les autres avec quelques leaders, pour nous faire d'ici quelques décennies une belle révolution bien sanglante à la place des médiatiques petites émeutes de banlieue... Ca se pourrait?
Ecrit par : dobolino | 16 octobre 2006
A vue de nez, c'est la différence entre docere et ducere qui ns a donné duire en AF. Qd on était "duit", on était instruit...Mais c'était il y a longtemps, très longtemps...
Pierre-Henri, c'est le "h" de votre prénom qui va même jusqu'à contaminer notre vieille scolastique? mais vous êtes pardonné , en latin c'était bien "scholasticus"...
Ecrit par : elisabeth | 16 octobre 2006
pour info ;)
http://www.humanite.presse.fr/popup_print.php3?id_article=778812
Ecrit par : toto | 16 octobre 2006
Bonjour à tous ,
désolée je n'ai pas beaucoup de temps aujourd'hui pour venir sur le web...soleil splendide sur Paris et on en profite, on ne s'en lasse pas d'ailleurs!
juste un lien vers un article du monde en souhaitant qu'il fonctionne:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3226,36-823519@51-819500,0.html
:);)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 octobre 2006
de nouveau le lien :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3226,36-823519@51-819500,0.html
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 octobre 2006
désolé je me suis trompé de lien
http://www.dirlo.net/modules.php?name=News&file;=article&sid;=479
bon c'est un truc qui circule j ene sais pas si c'est vrai ?
Citation :
27-09 19:19:23 (afp)
Un inspecteur de l'Education nationale condamné pour agressions sexuelles
Un inspecteur de l'Education nationale a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire pour des agressions sexuelles sur des institutrices à deux ans d'emprisonnement dont 18 mois avec sursis et interdiction d'exercer dans la fonction publique pendant 5 ans.
Le prévenu, âgé de 49 ans, était inspecteur du primaire dans la presqu'île de Guérande. Il a été condamné pour "agressions sexuelles par personne ayant autorité de par sa fonction" commises entre janvier 2003 et mars 2004 sur 18 jeunes institutrices en attente de titularisation.
Il était accusé de s'être livré à des attouchements sexuels sur ses victimes sous le couvert de "massages relaxants" selon ses propres termes.
Le tribunal correctionnel a suivi les réquisitions du ministère public qui, lors de l'audience du 13 septembre, avait requis deux à trois ans d'emprisonnement dont six mois fermes.
Cette peine ferme est couverte par la détention provisoire effectuée par l'inspecteur, qui a été condamné à verser plus de 15.000 euros à ses victimes. Il a été inscrit au fichier des délinquants sexuels
Ecrit par : toto | 16 octobre 2006
Le lien ne fonctionnant pas je vous copie-colle ici l'article:
(...)
En Corse, "l'enfant est roi" et "il fait chaud en juin"
LE MONDE | 14.10.06 | 13h44 • Mis à jour le 14.10.06 | 13h44
"Des cancres confortés dans leur indolence par des parents démissionnaires et encadrés par des professeurs incapables. Ce sont, en substance, les conclusions d'un rapport de l'inspection générale de l'éducation nationale remis au ministre de l'éducation nationale en juillet.
Rédigées dans l'inévitable jargon administrativo-pédagogique de circonstance, les 132 pages du document hésitent entre la dénonciation de réels problèmes - enclavement, difficultés liées au transport - et une vision caricaturale de la Corse, une île où parce qu'"il fait chaud en juin", l'absentéisme de "l'enfant roi" administre rien moins que la preuve d'un "processus de déculpabilisation collective" ; où "l'importance du parc automobile" contribue à expliquer les différences entre "l'élève corse" et "l'élève moyen français" (sic) ; où la quasi-absence de violence dans les établissements scolaires est interprétée comme "un fait paradoxal dans une société où l'on réagit facilement par la violence".
L'anatomie du corps enseignant n'est guère plus reluisante : trop absents, âgés, peu qualifiés (6,3 % d'agrégés contre 11,5 % au plan national dans le second degré) et enfermés dans une "routine didactique", les professeurs entretiennent avec les parents "une forme de connivence" rendant presque impossible "une forte mobilisation des élèves pour leurs études".
Outrancier, le rapport n'est pas exempt d'enseignements révélateurs, comme en témoigne, entre autres, l'examen du taux de réussite au bac. En phase avec la moyenne française (81,8 % et 84,1 % au plan national), le chiffre insulaire demeure biaisé par la pratique systématique du "repêchage (...) particulièrement important en Corse" où les jeunes candidats en bénéficieraient à partir d'une moyenne de 8,5/20.
L'un des signes évidents, notent les rapporteurs, que "l'ascenseur social n'apparaît plus, pour une part importante de la population, comme passant par la réussite scolaire et le niveau des études".
Antoine Albertini
Article paru dans l'édition du 15.10.06
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 octobre 2006
désolé fausse alerte , c'est du réchauffé :o) sept 2005
Ecrit par : toto | 16 octobre 2006
Pas grave, pas besoin d'ascenseur social en Corse, on se débrouille autrement! Tout le monde le sait...
Cela dit, l'influence du soleil sur le travail... quand il y a la mer, la douceur, le farniente qui vous attire... Mais je laisse la place au clan des méridionaux si bien représenté ici pour répondre.
Ecrit par : elisabeth | 16 octobre 2006
Elisabeth, j'ai posté cet article sans aucune intention de vouloir provoquer qui que ce soit, cela va sans dire...
Le soleil a bon dos...mais peut-être que ceux qui ont rédigé ce rapport ont été victime d'une insolation insulaire insultante...
c'était pour un sourire ensoleillé aujourd'hui pour le blog.
À la mi-octobre l'été indien est particulièrement appréciable sous nos latitudes et je ne sais pas où vous êtesElisabeth, en Bretagne mais je crois savoir qu'il y fait particulièrement beau en ce moment dans son sud ...
Bon je retourne au soleil... il est royal pour ne pas dire divin........Versailles oblige....
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 octobre 2006
Elizabeth, mon "sc(h)olastique" était surtout un anglicisme ("scholastic"). Je suis un misérable.
Ecrit par : Pierre-Henri | 16 octobre 2006
Well, hum... school a stick !!!ou le retour de la baguette à l'école mais pour qui?
Ecrit par : elisabeth | 16 octobre 2006
Patricia, divin le soleil breton, et même au presque- nord de la Bretagne.Et après cela, il y aura encore des mauvaises langues pour dire qu'il y pleut. Pffffffffff!
Ecrit par : elisabeth | 16 octobre 2006
Rebondissant sur l'anglicisme, Dobolino vous devenez de jour en jour plus énigmatique... C'est pour moi comme si vous aviez traduit Finnegan's Wake, truc remarquable mais bizarre, commis en une langue que vous n'avez pas apprise :)))))))))))
Pour Patricia : vous avez beau nous tenter avec votre soleil royal de droit divin et critiquer les corses quant à l'anatomie de leur corps enseignant sans plus d'états d'âme que Montesquieu, nous préférons rester les hôtes du divin maquis !
No future, D.A.F Punk
Ecrit par : D'Enguell | 16 octobre 2006
En parlant d'anglais, quelqu'un connaîtrait-il une bonne traduction de Ulysse de Joyce? Je n'ai jamais réussi à le finir et je suspecte la traduction d'être indigne de l'auteur. Quand Kundera a supervisé la traduction de La Plaisanterie, le texte fut enfin lisible.
Je ne suis pas énigmatique, D'Enguell: lisez à haute voix et vous verrez que c'est beaucoup plus simple. Pas très loin non plus du divin Marquis même si le Lubéron est infréquentable aux âmes simples: faut juste faire abstraction de la foule ou y aller un lundi de janvier.
D'Enguell je suis sympa:
1° qui est l'agité du bocage du Puy du Fou
2° vous avez écrit toute honneur et ça me désoblige
Arrivez-vous à lire une pièce de Racine dans votre tête, moi non. Attention, ceci ne veut pas dire que je compare ma prose aux vers de Racine. Ce n'était qu'une association d'idée. Au fait, quand j'étais au bahut(1973-1976), en banlieue parisienne, Racine était déjà banni, Montaigne, Pascal, Boileau, Corneille itou; c'est pas d'hier que ça date!
Camus, Zola, Breton et Les Lumières;;; ciel, j'allais oublier Aragon, Eluard, Desnos... j'en passe et des meilleurs. C'était à l'époque où on chantait en coeur le dimanche après-midi: " par le petit bout, par le petit bout, par le petit bout de la lorgnette...". Molière avait sauvé sa peau.
En allemand: Brecht, Brecht et encore Brecht: on devait être trop cons en banlieue pour Goethe et Schiller ou Novalis
En russe: miracle, Pouchkine, Tchekov, Tourgueniev, Dostoïevski, Tolstoï, Gorki, Soljenitsine, Pasternak, Maïakovski etc...etc... Pourquoi en russe c'était pas pareil? (moi, je sais pourquoi!)
Le soleil sévit aussi en juin en sud-Rhone-Alpes et PACCA. Demandez à Catmano comment tenir des minots à l'intérieur d'une salle de classe isolée avec les moyens communaux quand il fait quarante à l'ombre. Elisabeth, j'ai un copain qui bosse en porc en Bretagne, quand il fait trop chaud, on arrose les toîts des porcheries mais pas des écoles...
J'ai la manie d'envoyer mes enfants à l'école jusqu'au dernier jour de classe mais j'ai laissé tomber: les conseils de classe sont au 10/06 et après il n'y a plus personne et la poignée de malheureux qui ont des parents "civiques" errent sous le cagnard dans la cour ou dans le CDI, parfois en cours s'ils atteignent le nombre légal pour que vous puissiez faire cours sans risquer d'être accusés de pédophilie.
Ecrit par : dobolino | 16 octobre 2006
J'ai pris connaissance du (long) rapport de l'Inspection générale sur la Corse.
En fait, les dysfonctionnements constatés dans l'île sont les mêmes que partout ailleurs : des enseignants qui ne croient plus en la pédagogie, des résutats de Bac truqués, un absentéisme galopant, l'absence de motivation, etc.
Maiis plutôt que de se demander ce qui pédagogiquement fonde ces résultats peu reluisants, et incontestables, on préfère stigmatiser le soleil — qu a bon dos. Ou les relations familiales. Ou les structures claniques, qui ont remplacé un ascenseur social défaillant (encore heureux : ailleurs, c'est globalement cet élément mécanique bien connu que l'on appelle le piston).
Et là, ça confine au raccisme anti-corse. Ils n'ont pas ressorti la paresse proverbiale, mais tout juste — ça devient pratique de l'enfant-roi dans un système familial figé depuis quatre millénaires. Beef, la Corse retarde…
Et si l'ensemble de l'Educaton nationale retardait — en se croyant en avance ? Et si les difficultés rencontrées dans l'île, dont le sous-développemebnt économique accélère encore le délitement des institutions, Education en tête, n'étaient que la caricature des difficultés rencontrées partout — et dont il faudra bien un jour finir par désigner les responsables ?
Au passage, que diraient les Bretons si l'on incriminait leur grosse tête ronde (c'était le surnom de Surcouf) et leur caractère buté, ou; les Antillais si on les accusait de nonchalance endémique — le soleil, sans doute…
JPB, qui en a vu d'autres.
Ecrit par : brighelli | 16 octobre 2006
Elisabeth, mon copain véto SALARIE habite à Pontrieux, Côtes d'Armor: c'est trop beau là-bas. Celà nous rapproche-t-il quelque peu pour calmer les angoisses phalliques de D'Enguell?
Ecrit par : dobolino | 16 octobre 2006
Calmer mes angoisses phalliques ? : oxymore compte triple !
Pourriez aussi vous encarter au club de scrabble du coin, si le PS fait chou blanc...
Et vous avez remarqué comme ça coince, lorsqu'il faut expliquer...
"D'Enguell, je m'inquiète que personne n'est approuvé votre post d'hier soir". Puisque vous me signalez, je vous sémaphore.
Ecrit par : D'Enguell | 16 octobre 2006
Doux Jésus, je vous ai encore offensé! Vous nous avez bien dit que nos crêpages de chignon vous donnait des pulsions d'homme préhistorique????????? Faut-il que j'aille rechercher, je ne sais où dans ce marécage grouillant, le post où vous le disiez?
Ecrit par : dobolino | 16 octobre 2006
Houla, JPB, je vous propose une loi pour protéger votre mémoire corse... Joke!! Diantre, je ne vous aurais pas cru si susceptible sur la question. Je saurai à l'avenir qu'il faut éviter toute remarque sur le sujet. Je prends bonne note.
Pour les bretons, vous pouvez y aller , cela fait partie du folklore et je n'ai jamais poussé l'identification jusqu'à prendre au sérieux les remarques rituelles qui leur sont faites. A vrai dire pour moi, c'est du même ordre que les blagues belges... J'en ris quand elles sont bonnes...
Dobolino, vous voyez, quand vous irez voir votre copain véto dans les Côtes D'armor, où il y a plus de cochons que d'habitants,vous pourrez passer me voir même si je ne vis pas dans ce département. Je crois pouvoir faire une cuisine honnête...et régaler mes invités...
Ecrit par : elisabeth | 16 octobre 2006
Pour la tentative de conciliation, c'est juste que je n'aime pas voir des femmes se crêper le chignon, cela justifie parfois (très c.nn.ment) le comportement de certains mâles qui se permettent de leur taper dessus !
Ecrit par : D'Enguell | 09 octobre 2006
Comme je suis testârde comme un mioù j'ai trouvé... Ca m'a fait perdre du temps de me justifier à vos yeux.
Elisabeth, la Drôme Provencale vous accueille même si je ne sais guère cuisiner que les tripes de chien, nous trouverons bien de quoi faire une salade... Figurez- vous que je n'ai plus les moyens de me payer des vacances! C'est trop con: je pourrais être à Paris et me faire un fric fou en vaccinant des klebs contre des maladies qu'ils ne risquent pas d'attraper... et en vendant des sacs de bouffe. Je suis une ANESSE.
Ecrit par : dobolino | 16 octobre 2006
Les dysfonctionnements n'existent pas plus en Corse qu'en France. Ils existent PARTOUT.
Les lycées francais à l'étranger ont le même niveau pitoyable qu'en France, et en plus, ils sont payants.
Non seulement les expatriés sont lésés, mais les étrangers aussi. Mais attention, ils commencent à s'en rendre compte.
Ecrit par : Carole | 16 octobre 2006
Ma chère Dobolino, je suis désolé de vous dire que je ne m'incluais pas dans la bande d'hommes préhistoriques.
A ce sujet, un film complexe mais intéressant, la "lettre du Kremlin", 1969, où une des scènes présente quelques femmes "indigènes" du Mexique se battant sous l'œil de leur souteneur -subtilement américain-, puis se réconcilient aux dépens (et dépenses) d'un tiers. De là à dire que les adultes en 69 étaient de sacrés Cro-magnons, c'est votre vision du phallique.
M'enfin, comme disait l'autre, mordez la main qui vous apaise... c'est le thème du fil de JPB, le principe de liberté ;)
Ecrit par : D'Enguell | 16 octobre 2006
La Corse n'est pas en reste, l'académie de Lille qui absorbe, tous les ans, un gros contingent de jeunes professeurs formatés IUFM ne va pas très bien non plus :
http://www.lefigaro.fr/france/20061016.FIG000000131_anorexie_scolaire_et_profs_desabuses_a_lille.html
Ce même figaro plublie aujourd'hui un édito qui indique que l'école est gagnée par la rage et qu'il faudra bien l'achever...
Bon je vais assurer un cours en TS sur l'enrichissement de l'uranium, très intéressant...
Philippe.
Ecrit par : Philippe Delarouzée | 17 octobre 2006
Pour D'Enguell:
Ce doit être de la déformation professionelle... je suis parfaitement consciente du fait que vous êtes au-dessus des parties et vous en ai gré car ce n'est pas encore si courant. Disons que voulant être humoristique, je me suis étalée comme une crêpe. Toutes mes confuses.
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2006
Toutes les académies sont incriminées !
Les académies de Rennes et de Limoges ont été mises en cause par l'inspection... pour cause de trop bons résultats aux examens !
Ces prétendus experts font là où leur dit de faire !
Un coup je te critique car tu as de bons résultats, une autre fois je te descends pour l'inverse.
Logique pédagogiste, avec eux, de toute façon, ce n'est jamais bien, à moins qu'on fasse comme eux : se payer de mots. C'est le "pilotage citoyen", sans doute, ne rigolez pas.
Bretagne et Limousin passent ainsi pour un repère de vipères anti pédagogistes avec leurs élèves qui ont subi, les pauvres, les cours de profs moins jeunes, donc expérimentés et refusant d'enseigner "autrement" càd de faire des lycées des "garderies-lieux de vie". Sombre constat pour les inquisiteurs de la pensée unique.
Ecrit par : LaRiba | 17 octobre 2006
La logique qui guide l'éducation nationale depuis pas mal de temps, celle du sapeur Camembert (creuser des trous pour en boucher d'autres) est arrivée à son ultime point d'épuisement. Il n'y a plus de marge pour bidonner les stats.
Augmenter les résultats de bac jusqu'à 90-95% ? Qui y croirait ? Et de toutes manières, une fois arrivés à 100%, on fait quoi ? Reporter la responsabilité sur l'université, en la forçant à gonfler ses licences ? Elle le fait déjà depuis longtemps, et l'état des facs est un signe visible de cet échec là aussi.
Quelles sont les dernières options possibles dans le jeu du "on fait comme si" ? S'en prendre au climat (il fait trop chaud), faire de la psycho niveau "Ici Paris", reprocher des stats trop hautes ou trop basses d'un demi ou d'un quart de point... en attendant les explications d'après la numérologie, l'astrologie ou l'influence des petits hommes verts.
Ecrit par : Pierre-Henri | 17 octobre 2006
LaRiba, est-il vrai que le Limousin subit les assauts de la rue de Grenelle ? Certaines choses ne changent jamais :
"A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un loup, quelque peu clerc, prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."
Ecrit par : Pierre-Henri | 17 octobre 2006
Ma fille est en CM2 dans une école de quartier dont la carte scolaire a tété redécoupée de sorte qu'à la rentrée 2007 les élèves devraient aller au collège ZEP menacé de fermeture au lieu du collège-centre bien plus proche géographiquement.
Autant dire que de nombreux parents ont déjà préinscrit leurs enfants dans l'une des deux écoles de l'évêché situées dans le quartier.
La maîtresse de la classe de ma fille est au centre d'une affaire lourde de sens. En début d'année on lui a confié un élève suivi médicalement pour des troubles graves de comportement. Ce garçon fort intelligent ne cesse de perturber la classe...je passe sur les détails. Bref la maîtresse exaspérée a fini par installer le pupitre du charmant garçon dans le couloir. Mais de sorte qu'il puisse tout de même suivre le cours et voir le tableau. Le galopin non en peine d'imagination s'est emparé d'un appareil photo et a transmis la photo du flagrant délit à la gazette locale qui en fait ses choux gras et la Une. Et FR3 de relayer l'affaire, nos quartiers périphériques étant plutôt calmes ces temps-ci.
L'IA avec tact et intelligence comme à l'accoutumée et ne voulant pas prendre ses responsabilités face à la toute puissance de la famille du garnement a confié l'affaire au médiateur et a nommé un tuteur pour la maîtresse en fin de carrière et par ailleurs directrice de l'école.
Ma fille m'a rapporté que cet élève profère des insultes à la maîtresse d'une nature qu'elle n'ose elle-même pas me les dire. Des insultes qui dans la bouche d'un délinquant et proférées à la face d'un policier en fonction lui vaudrait trois mois de prison.
Cette affaire me semble significative du climat que les autorités administratives créent au sein du système public d'enseignement de réformes en réformes.
Imaginons un instant les idées que les élèves de la classe vont se faire suite à cette histoire et ce conflit qui oppose dans un duel sans merci la maîtresse et la famille!
Un duel significatif et inévitable dès lors que les parents se sentent désormais autorisés à franchir le seuil des écoles à la ramener sur le moindre problème pédagogique.
On parlait il y a peu de la notion d'éducation. Eduquer c'est séparer l'enfant de soi-même à l'aide du couteau symbolique des savoirs. Lui permettre de mettre en veilleuse ses prétentions fantasmatiques à la toute puissance et de les convertir en créations signifiantes. Cela suppose que le maître soit placé comme le juge hors de portée de la vindicte populaire de certaines mères..et pères.
Tout est fait maintenant pour que l'enseignant ne soit plus qu'un distributeur polyvalent et automatique de savoirs sucrés prémâchés, pêts à consommer. A la sortie du self-service le client-Roi trouvera à la caisse le juste prix des produits exigés chez le consommateur moyen. Il obtiendra sans difficulté diplômes et autres signes de l'excellence sociale.
Je crains que nous en soyons encore qu'au tout début de cette révolution du système public de fabrication des crétins.
Je file à l'école receuiller les dernières nouvelles...
Ecrit par : buntovchik | 17 octobre 2006
Bonjour,
Le pédagogisme atteint aussi les sciences
il s'exporte aussi dans les pays en développement.
http://d.krauss.free.fr/editos/constructivisme.html
Merci d'exister !
Ecrit par : dk | 17 octobre 2006
"Un duel significatif et inévitable dès lors que les parents se sentent désormais autorisés à franchir le seuil des écoles à la ramener sur le moindre problème pédagogique."
Hummm ! Les prisons ne seront pas assez grandes pour nous, si les RG nous vendent à la FCPE (et aux autres).
Mon soutien sans faille dans cette affaire (le clavier cyrillique n'y est pour rien).
Ecrit par : D'Enguell | 17 octobre 2006
Dans l’article sur l’académie de Lille, on peut voir que les mêmes inspecteurs ne se laissent pas démonter par leurs propres contradictions.
Citations :
« Partout où les inspecteurs se sont rendus, les établissements privés continuent d’exiger des élèves “beaucoup de travail personnel” suivi et noté (exercices, devoirs surveillés, bacs blancs). »
« Plus globalement, l’inspection générale confirme ce que les contrôles des inspecteurs d’académie relèvent régulièrement : le renoncement total aux devoirs à la maison ou l’absence de cohésion au sein des équipes pédagogique. L’inspection décrit un “cercle vicieux” de faibles attentes et de faibles résultats, y compris dans des environnements favorisés. »
« Le relatif désinvestissement par rapport à l’école s’accompagne d’un manque d’ambition pour les enfants et d’une absence totale de mobilité géographique ou de pratique culturelle. »
Autrement dit, tout ce qu’ils ont chaudement préconisé:
– ne pas donner de devoirs à la maison, rappelez-vous du slogan « l’école est son propre recours » ;
– « intéresser les élèves » en leur faisant lire des modes d’emploi ;
– « respecter la culture des jeunes » en les laissant dans leur milieu et ne les soumettant surtout pas à des auteurs européens, males, blancs et morts.
Tout ça, c’est mal maintenant ! Prenons-en acte !
Ils sont dingues ou malhonnêtes ?
Ecrit par : Lariba | 17 octobre 2006
A propos de laffaire Frackowiak, qui avait inspiré la présente note, on lira avec intérêt et amusement l'éditorial de Libération de samedi dernier (14/10), où l'on peut lire :
"D'abord, il (s.e. G. de Robien) remet en cause un fondement de l'école laïque qui s'appelle la liberté pédagogique ".
Ce qui ne manque pas de piquant, quand il faut défendre un monsieur pour qui ladite liberté n'était, il n'y a pas si longtemps, que "l'alibi des conservateurs" et "l'obstacle à l'école du XXIème siècle". (http://www.unsa-education.org/sien/sections/lille/libpedPF.htm, déja cité).
Le Figaro se réclame de Beaumarchais, on se demande parfois pourquoi; Libération peut désormais, et à bon droit, invoquer Tartuffe plutôt que Jean-Paul Sartre.
Ecrit par : Jean-François Croz | 17 octobre 2006
Merci pour le lien, DK. C'est un phénomène dont nous ne parlons pas assez : la France exporte aussi du pédagogisme.
http://www.ciep.fr
Organisme essentiel qui a pour objectif, entre autres, d' "établir un référentiel métier en cohérence avec les attendus". C'est ainsi que le " Le Pôle langue française propose des stages de formation en ingénierie de la formation, pilotage de projets et techniques d'animation de sessions de formation de formateurs."
Il suffit de mettre les pieds dans une université française pour voir que la France est le pays le mieux placé au monde pour donner des leçons d' "ingénierie éducative".
Il y a peu, grâce à internet, j'ai discuté avec un texan de 17 ans qui lisait Voltaire en traduction. Il envisageait de suivre des cours de français pour lire l'original. Imaginez qu'il s'adresse au CIEP, et on lui proposerait un parcours d' "appropriation et d'adaptation d'outils et de procédures pour le pilotage de projets, l'ingénierie éducative et l'ingénierie de la formation pour résoudre les problématique [sic] de formation initiale et continue propres aux enjeux du bilinguisme."
Cette connerie sans limite et cette pompeuse arrogance sont en train de transformer la France en risée du monde intellectuel. A juste titre, hélas.
Ecrit par : Pierre-Henri | 17 octobre 2006
Bonjour à tous,
Pas eu le temps de tout lire... Mais heureux de voir dans votre préambule, Jean-Paul, que vous vous faites maintenant le chantre de la liberté pédagogique! Ce n'est pas moi qui m'en plaindrai!
Cordialement, et bonjour à tous!
P.S.: De Robien invité à France-Inter la semaine dernière, (au 7-9-30). Chef d'oeuvre de tartufferie, d'escroquerie, et preuve qu'il est réellement dangereux."Je suis le premier à avoir réellement réformé l'éducation nationale parce que je n'y connais rien". Et il parle "d'enseignement sous contrat", comme si l'adjectif: "privé" lui écorchait la bouche. Vraiment misérable!
Ecrit par : christophe sibille | 17 octobre 2006
Je suis heureux de voir que JPB ne prend plus "libéral" totalement pour une insulte.
Il progresse ; encore un peu, et il comprendra que l'Agence qu'il appelle de ses voeux n'est qu'un "machin", suivant la terminologie de notre Charlot national.
Ensuite, tout naturellement, il en viendra à admettre que c'est l'idée même d'éducation NATIONALE qui est fautive, que la meilleure garantie de liberté pédagogique, d'innovation utile, d'effort bien dirigé, c'est la liberté tout court.
JPB péconisera alors les chèques-éducation afin de garantir cette liberté.
Allons, cher JPB, encore un effort.
Ecrit par : fboizard | 17 octobre 2006
"je suis parfaitement consciente du fait que vous êtes au-dessus des parties".
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2006
Humour volontaire?
Cordialement.
Ecrit par : christophe sibille | 17 octobre 2006
Ce n'est pas de moi, c'est de Bayrou, un jour où il m'a bien fait rire. Désolé que vous ne l'ayez pas entendu. J'ai trouvé ce jeu de mots approprié mais je crains que Bayrou n'est, sur ce sujet, quelques décennies d'avance et ait été mal compris par une majorité d'hommes aussi bien que de femmes.
Si tant est que ce type d'humour soit un jour compris...
Je suis infiniment découragée par tous vos témoignages et constatations. Quel programme éducatif propose F. Bayrou? A-t-il des propositions positives? Je trouve que ce gars, tout au moins dans son discours, va vers un nouveau jeu(une nouvelle donne) plutôt interessant.
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2006
Christophe, puisque vs êtes un peu de retour, un petit aparté musical. Je suis allée écouter le chef de gare. Ce fut splendide. Avez-vous écouté son dernier cd?
Ecrit par : elisabeth | 17 octobre 2006
Bonjour à tous. Pour ma part j'avais entendu parler de la détermination de Georgina Dufoix : elle était pour l'égalité des sexes et , s'il le fallait, était bien déterminée à prendre les mesures.
Savoir lire ,écrire, compter oui, oui, oui, mille fois oui. Mais aussi,savoir contempler, écouter, rêver, imaginer, créer, chanter ...On rencontre les autres, on découvre, on partage et la vie vaut la peine d'être vécue. Dimanche nous avons chanté avec l'orchestre symphonique du Trocadéro de Paris : KYRIE KV 341 et REQUIEM de Mozart. Ce fut une merveilleuse journée de travail dans la bonne humeur. Nous avons bien mangé et "bien bu " tous ensemble. Je ne pouvais pas m'empêcher de vous le dire et je ne pense pas que ce soit vraiment hors- sujet. Ca fait partie des apprentissages et ça change tout.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 17 octobre 2006
Je remplace en CP/CE1 pendant quelques jours.
Les programmes sont idiots et appliqués sans réflexion par la plupart des PE modernes.
En 1979/80, j'apprenais au CE1 toutes mes tables de multiplication, les déterminants etc... Rien de tout ça avec les cycles pour crétins. Ces élèves issus de familles favorisées ne savent rien. Encore moins que rien. Et les enseignants qui appliquent le règlement ne méritent que des coups de pied au derrière. CRETINS!
Ecrit par : combemale | 17 octobre 2006
OUAIS...
Ecrit par : catmano | 17 octobre 2006
OUAIS... Et ces pitchounets, ce sont les miens que je vous ai confié en toute naïveté, croyant en vous, occupée que j'étais à payer pour la compensation nationale des charges sociales qui vous font tout de suite du 70 heures par semaine... Et les votres de minots, ça va?
Comment voulez-vous que je sois calme? Mesurez votre chance: je suis à présent lucide...
"Faut-il pleurer, faut-il en rire..."
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2006
Je souhaitais intervenir sur la carte scolaire, en tant que non-Brighellâtre, mais la chronique correspondante ne semble plus -sauf erreur - "ouverte aux commentaires". Donc, par défaut, je prends la liberté de m'insérer ici ......................
Ce qui suit est aussi en ligne (AutreMonde - www.ednat.canalblog.com) ...........................
Carte Scolaire
Pour le lecteur du Monde, l’affaire a pris du volume avec le numéro daté du 9/9 et une « contribution » de François Dubet / Marie Duru-Bellat, en page Débats : «Carte Scolaire – La fin d’un tabou»… Où le problème est d’entrée posé à côté de la question. Car comment et pourquoi s’est installée cette notion «d’établissement difficile» à partir de laquelle désormais on raisonne, comme à partir d’un donné intangible - ou peu s’en faut - ?
On avait autrefois des lycées «Papillon». Et on daubait, en chansons, là dessus :
Elève Labélure ? ... Présent !
Vous êtes premier en histoir' de France ?
Eh bien, parlez-moi d'Vercingétorix
Quelle fut sa vie ? sa mort ? sa naissance ?
Répondez-moi bien ... et vous aurez dix.
Monsieur l'Inspecteur,
Je sais tout ça par cœur :
Vercingétorix né sous Louis-Philippe
Battit les Chinois un soir à Ronc'vaux
C'est lui qui lança la mode des slip...es
Et mourut pour ça sur un échafaud.
Le sujet est neuf,
Bravo, vous aurez neuf.
Etc. Avec ce glorieux refrain :
On n'est pas des imbéciles
On a mêm' de l'instruction
Au lycée Pa-pa...
Au lycée Pa-pil...
Au lycée Papillon.
La chanson est de 1936. Paroles de Georgius (qui l’interprétait) et musique de Juel. Elle faisait rire le Front Populaire et a survécu à la guerre puisque ma génération l’entendait encore sur Paris-Inter au début des années 50. Souvenirs lointains (et sans doute embellis), le dimanche matin à Pessac, Gironde, assis sur ma petite chaise, soigneusement emmitouflé, à écouter la radio qui crachotait, tendant l’oreille pour n’en rien perdre entre deux passages de train, au fond du petit pavillon accoté au talus de la voie ferré où j’ai vécu ma scolarité primaire, dans l’inconfort des hivers sans chauffage et la chaleur d’une famille unie. Passons.
Ces « hénaurmités » potaches ont disparu, au profit (au profit ?) de l’affrontement déséquilibré d’enseignants dépassés et de gamins violents, peut-être socialement comme subliminalement désespérés, peut-être, mais parfois assurément et explicitement dangereux. Comment s’est-on laissé glisser jusque-là et que vaut, dans ce contexte, le recours – rejet – discours à / de / sur la Carte Scolaire ?
On avait dans le même numéro un papier - (Politique & Société) : Principaux et proviseurs exigent plus de clarté sur leurs missions – qui répondait au fond indirectement à ma question. On y lisait, derrière la dénonciation – probablement justifiée – de leurs «conditions de travail inacceptables», les chefs d’établissements soulignant eux-mêmes le problème majeur du système éducatif : l’inadaptation absolue de la « gouvernance » des établissements aux évolutions de fait de leurs responsabilités et l’inadéquation résolue aux remises en question nécessaires de ceux qui ont ladite « gouvernance » en charge. L’éducation nationale est malade de ses cadres. C’est un truisme, une évidence, un diagnostic plié, connu, indiscutable et … soigneusement occulté, car la maladie fait moins peur que le remède : rasons les murs, faisons semblant, mais ne remettons pas tout en question ! Alors, en avant la langue de bois, syndicale et ministérielle. Etc.
Le problème n’est pas dans la carte scolaire, il est dans le pilotage des établissements, dans le concept avorté / détourné / émasculé de projet pédagogique local, dans le refus de donner aux équipes les moyens de courir le risque de l’autonomie, dans le mépris d’une hiérarchie tatillonne, pusillanime et jacobine, pour le principe de subsidiarité, mépris qui s’appuie sur l’aveuglement disciplinaire, au déni de leur expérience quotidienne, d’enseignants qui refusent de comprendre que l’ouverture aux savoirs ne peut plus s’approcher dans la seule sectorisation de leurs propres compétences universitaires et le confort qu’ils s’imaginent pouvoir y préserver.
Les meilleurs (?) spécialistes s’y trompent. Un mois après les « papiers » ci-dessus cités, et l’annonce par Dominique de Villepin qu’il chargeait (dans le flou le plus complet !) Gilles de Robien «d’ouvrir une concertation» sur l’affaire, Le Monde des 8/9 Octobre nous offre un « Grand Entretien » avec Marco Oberti, sociologue, chercheur au CNRS, auteur de « L’Ecole dans la ville » (Presses de Sciences Po – à paraître) : Le jeu faussé de la carte scolaire. On remet le couvert. L’entretien est mené par Brigitte Perucca et Maryline Baumard, qui « fonctionnent » (et la première comme rédactrice en chef) au Monde de l’Education .
L'article est intéressant. Mais l'approche de Marco Oberti est extrêmement incomplète. Chercheur, sa démarche statistico-sociologique occulte entièrement le problème de la qualité des maîtres, des équipes pédagogiques, du management et de l'autonomie des établissements.
Parler, après tant d’autres et pour revalorisation des établissements «désertés», d'options attractives autant que d'activités de soutien n'a de sens qu'en termes de qualité des contenus. Et la qualité des contenus, c'est essentiellement celle des enseignants qui s'en chargent, c'est l'état d'esprit qui règne dans l'établissement, c'est le mode de fonctionnement des équipes qui "suivent" (devraient ...) les rapports de l'élève à l'effort et au travail, etc...
Une reprise en main du processus éducatif n'est envisageable qu'à travers un ressaisissement de l'ensemble des personnels. Et ceci ne peut être de surface. L’enseignement privé séduit sur un contresens. Marco Oberti le propulse sans discussion dans ce qu'il nomme un «segment d'excellence». En fait, c'est le maintien d'un cadre de comportement que l’enseignement public a abandonné qui produit l'illusion de la réussite d'une démarche de formation de l'esprit qui n'en est pas moins exclusive d'apprentissages qui doivent être «de masse et de qualité». L'excellence évoquée est une excellence en termes de "marché", pas en termes de reconquête des intelligences.
Au fond, parler de «lutte contre l'échec scolaire» est une ânerie, ou plutôt, c'est l'aveu d'une politique essentiellement fondée sur l'idée de conservation: conservation des méthodes héritées qu'on constate chaque jour dépassées et qu'on veut néanmoins maintenir en «aidant» ceux qui ne parviennent pas à s'y adapter. Cette incapacité à concevoir que c'est le système qu'il faut entièrement repenser conduit à des efforts ineptes pour transformer (sans penser) les élèves, avec ce maître mot sacralisé : Soutien !
Marco Oberti a raison de réclamer un renouvellement de l'offre, sauf qu'il le pose en termes consuméristes («Si l'on veut de la mixité, il faut que l'offre elle-même soit mixte et alléchante»), quand il ne faut pas le poser en termes d'offre mais de choix. L'Éducation Nationale ne sait pas où elle va. Alors ? Elle essaie de filer sur son erre en tâchant, dans l'affolement - jusqu'à l'excès des Brighelli, Lafforgue et consorts -, de garder dans son sillage ceux qui pourtant, par l'effondrement même de ses efforts, lui prouvent qu'elle doit changer de direction.
Une piste excellente quand même, il était temps, en fin d'entretien: la notion d'élargissement au niveau du bassin scolaire de la réflexion éducative, «en fonction des populations qui vivent sur ce territoire». Au début des années 80, l'inspection pédagogique régionale de Montpellier, sous l’impulsion d’un doyen un peu atypique, a essayé de mettre en route une démarche rectorale (Jacques Vaudiaux, recyclé ensuite à l'IGAENR, était recteur) fondée sur ce concept, alors baptisé «formation par aires pédagogiques». Le département de Géographie de l’Université Paul Sabatier (pour la définition des aires/bassins) et la feue MAFPEN (Mission Académique à la Formation des Personnels de l’Education Nationale) avaient esquissé un mouvement d'appui, le corps des IPR avait commencé une réflexion transversale sur les possibilités d’un fonctionnement pédagogique adapté (et envisageable) de réseaux d'établissements.... L’affaire n’a pas survécu, comme souvent hors l’impulsion de l'initiateur d'une procédure lourde, au départ «pour d’autres aventures» du doyen évoqué …
Oui, on fait beaucoup fausse route sur ces questions de Carte Scolaire. Et je doute que nos candidats 2007 y voient plus clair ... Changer l'école - qui serait le seul programme raisonnable en politique intérieure -, c'est une prospective à 15 ans. Quel politicien sacrificiel en est capable? Nous sommes sans doute condamnés à attendre le pire, puis le prochain mai explosif, en le souhaitant plus productif que le précédent, en 68, dont on dit trop de mal parce qu'on n'a pas su en gérer, au delà de l'agacement, les fort raisonnablement irréalistes espérances.
Ecrit par : Sejan | 17 octobre 2006
Combemale,
Un bémol, c'est tout de même vous enseignants qui êtes sensés instruirent nos enfants.
Ne faites pas de remarques sur ces "élèves de familles favorisées", ils sont innocents.
Et pourquoi "favorisées"?????
Adressez-vous uniquement à vos pairs.
Ecrit par : Carole | 17 octobre 2006
Dites-donc Combemale, et vos gamins, les vôtres à vous... ils n'étaient pas issus d'une famille "favorisée"?
C'est vrai dans l'EN, j'ai toujours rencontré un paquet de profs et d'instits qui ne supportent pas les élèves de familles "favorisées". Ces chers collègues n'ont toujours pas digéré la mayonnaise lutte des classes... Et ils luttent, ils luttent... Haro, sur les élèves favorisés, non mais alors quoi... Et ces enseignants bien aigris quand on les envoie en ZEP, ils râlent, ils râlent...Alors que ça devrait être le bonheur, non?
Il y a des jours où la gent professorale me déçoit à un point!
Ecrit par : elisabeth | 17 octobre 2006
Mais il n'a pas dit ça. Ou alors, c'est moi qui ai mal compris...
Ecrit par : catmano | 17 octobre 2006
"C'est vrai dans l'EN, j'ai toujours rencontré un paquet de profs et d'instits qui ne supportent pas les élèves de familles "favorisées". Ces chers collègues n'ont toujours pas digéré la mayonnaise lutte des classes... Et ils luttent, ils luttent... Haro, sur les élèves favorisés, non mais alors quoi..."
Ecrit par : elisabeth | 17 octobre 2006
Oui, oui, c'est ça, l'éducation nationale est un repaire de gauchistes... On nous l'a assez faite, celle-là! Mais dans quel monde vivez-vous, Elisabeth? La tendance naturelle qu'ont beaucoup d'enseignants à stigmatiser les enfants venus de couches dites "défavorisées", (socialement, s'entend), est nettement plus fréquente que celle dont vous parlez... Et il faut, de toute évidence, lutter autant contre l'une que contre l'autre! Qu'en pensez-vous?
Ecrit par : christophe sibille | 18 octobre 2006
Entièrement d'accord avec vous Christophe. Dès que j'aurai un peu plus de temps, j'essaie, avec mes modestes moyens, d'approfondir un peu le débat.
Ecrit par : catmano | 18 octobre 2006
A mon sens et conscient de n'émettre ici qu'une ânerie de plus la dégradation de l'école s'est accélérée dans les années 1980 lorsque la génération de 1968 a pris le pouvoir pédagogique.
Lorsque peu à peu l'administration et le pouvoir politique ont pris le relais de l'illusion pégagogiste (l'idée que la pédagogie pourrait être une science au même titre et avec le même jargon emprunté que le management dans les entreprises industrielles.) pour résoudre le problème de l'échec scolaire. Se souvient-on qu'au début des années 80 l'EPS (ma discipline d'enseignement) était explicitement conçue dans la loi comme moyen de résoudre cet échec scolaire. Car la gauche laique est venue au pouvoir avec cette idée religieuse de l'institution comme instrument pour venir au secours des humains nés dans le malheur. S'en est suivie une série de réformes annuelles qui ont substitué aux anciennes pratiques celles auxquelles sont assujetties aujourd'hui les nouvelles générations préformatées d'enseignants. Des réformes coûteuses pensées le plus souvent pour réparer les dégâts des précédentes et qui pour le coup (et le coût) accroissent le nombre d'élèves en très grandes difficultés et dont l'institution ne sait plus quoi faire.
Nul doute à mes yeux que nous ne sommes pas au bout de nos peines et de nos surprises en matière de réformes scolaires. Le pire est devant nous! J'entendais hier sur France 2 le présentateur du journal mettre en rapport l'accroissement du budget de l'EN avec la baisse tendanciel du taux de profit...entendons la baisse objective des résultats scolaires de la France en regard des autres nations.
Le train éléctoral des réformes est lancé à grande vitesse. Je ne vois hélas qu'une catastrophe pour l'arrêter et sans doute pas une gestion managériale et politique de cette question centrale. Question dont nous avons perdu de vue le fond, celui de la transmission ou de la justice généalogique, de la séparation et de la succession des générations aujourd'hui confondues dans un grand tout convivial et incestueux de consommateurs de services publics et privés indissociables.
Ecrit par : buntovchik | 18 octobre 2006
Trois articles qui m'ont intéressée sur "Sauver les lettres":
http://www.sauv.net/socle1.php
http://www.sauv.net/pourquoi.php
http://www.sauv.net/ctrc.php?id789
Quelqu'un peut-il m'espliquer comment on transforme ça en lien ?
Ecrit par : catmano | 18 octobre 2006
m'expliquer, bien sûr...
Ecrit par : catmano | 18 octobre 2006
Aujourd'hui 18 octobre, un certain nombre de sites consacrés à l'éducation sont symboliquement fermés, et remplacés par un "avis de décès de la liberté pédagogique". Par exemple :
http://www.ecole-primaire.org/
Je tiens à féliciter ces personnes d'avoir le courage de soutenir Gilles de Robien contre Pierre Frackowiak, en n'hésitant pas à désavouer publiquement ce dernier. Il est bon que quelques-uns parmi ceux que nous appelons "pédagogistes" défendent leur liberté, même contre quelqu'un comme Frackowiak, qui pourtant appartient à leur camp.
Car enfin, c'est bien Frackowiak qui stigmatise la liberté comme "Alibi des conservateurs", non ? C'est bien Pierre Frackowiak qui affirme : "La liberté pédagogique s'oppose à la notion de professionnalisme, de compétence professionnelle. Elle s'oppose à la notion de responsabilité."
( http://www.unsa-education.org/sien/sections/lille/libpedPF.htm )
Pour une fois, je suis d'accord avec ces courageux enseignants : mettons Pierre Frackowiak en minorité, défendons la liberté pédagogique.
Ecrit par : Pierre-Henri | 18 octobre 2006
Combemale n'aurait-il pas voulu écrire :
"Ces élèves POURTANT issus de familles favorisées ne savent rien", l'ajout de cet adverbe pourrait justifier une telle remarque.
Par contre, indiquer remplacer en CP/CE1 pendant quelques jours et n'avoir pour référence concernant les programmes que sa propre expérience (celle où on était soi-même élève) montre combien et comment le "système" peut rester imperméable aux réformes qu'il préconise.
De deux choses l'une, soit notre enseignant tente de reproduire l'enseignement en calcul qu'il a reçu il y a 25 ans, soit il s'informe et applique programme et méthodes actualisées, mais de grace après avoir compris pourquoi il le fait.
Probable que le pire (et le plus courant ?) consiste à appliquer le programme actualisé sans en comprendre les enjeux.
Un lien sur un document de Rémi Brissiaud qui pourrait être utile (sur l'approche de la division) : http://www.cafepedagogique.net/dossiers/contribs/calcul.php
[Je sais que ce site peut heurter ici certaines susceptibilités, mais pour ceux qui ne seraient pas adeptes de la pensée unique ! ^^]
On pourrait tolérer ce que je qualifierais de médiocre professionnalisme dans une institution qui, elle-même, n'arrive pas à former ses intervenants, mais on ne peut alors laisser qualifier de "CRETINS" et les élèves et les collègues qui n'ont pas demandé à être mis en cause.
Cordialement quand même ...
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 18 octobre 2006
Vous avez raison, Pierre-Henri, et là, je ne peux que m'incliner devant votre sagacité inaltérable; Robien est le meilleur chantre de la liberté pédagogique. La messe est dite. Amen!
Ecrit par : christophe sibille | 18 octobre 2006
"En plus la psychomotricienne m'expliquait que souvent les instit de GS donnent de mauvaise technique. L'enfant n'apprend pas les réflexes de l'écriture et bloque presque à chaque lettre pour réflêchir. Un truc tout bête, elle lui a appris que les points sur les "i" et les barres aux "t" ne s'écrivent qu'à la fin du mot. Personne ne lui avait jamais expliqué avant Donc perte de temps, perte de vitesse et décrochage quasi certain pour la suite. "
J'ai repiqué ce texte sur un blog de parents d'EIP désemparés. J'en conclue que les IUFM furent créées dans le cadre d'un vaste mouvement national de lutte contre le chômage. Tous ces orthophoniste, graphomotriciens, psychomotriciens et psychologues qui se retrouveraient au chom'du... Vous y avez pensé? Excusez ce cheveu sur votre soupe!
Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2006
Christophe, comme vous étiez absent, vous n'avez peut-être pas lu les textes où j'ai pris la défense, sinon de R. Goigoux et de P. Frackowiak, au moins de leur droit à dire n'importe quoi. La méthode de Robien relève de la politique politicienne et, in fine, dessert nos intérêts. De plus, je n'ai aucun lien d'aucune sorte avec SOS éducation : leur croisade pour la moralité publique, je m'en cogne.
Mais là, avouez qu'il était impossible de résister à l'ironie facile. Défendre des adversaires déclarés de la liberté pédagogique (Frackowiak et compagnie) au nom de ... la liberté pédagogique, c'est tout de même fort, non ?
Ha, avec le pédagogisme, on a droit à au moins une bonne rigolade par jour. Celle d'aujourd'hui me comble.
Ecrit par : Pierre-Henri | 18 octobre 2006
"C'est vrai dans l'EN, j'ai toujours rencontré un paquet de profs et d'instits qui ne supportent pas les élèves de familles "favorisées". Ces chers collègues n'ont toujours pas digéré la mayonnaise lutte des classes... Et ils luttent, ils luttent... Haro, sur les élèves favorisés, non mais alors quoi... "
Merci, Elisabeth! Je crains que mon jugement à l'emporte-pièce des premiers jours n'ait été que celui d'une écorchée vive... Toutes mes confuses. Peut-être auriez vous donné un coup de main à mon Pierre malgré que sa môman est fait une prépa?
Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2006
Io, Christophe, Dobolino a l'humour volontaire, que vous l'appréciez ou pas (moi si). Rendez au moins à Césarine, sinon les armes, l'effort de non-coercition...
En revanche, Dobolino, je conclus, tu conclus, etc.
Je ne rends qu'une fois la monnaie de rancune :)))
Combemale provoque, et divise, et bravo ! Anecdote : presque 40 ans auparavant, les "favorisés" la ramenaient en classe, parfois, parce qu'ils savaient.
L'instit était là alors, dans la plupart des cas pour "apprendre" au dépositaire de ce savoir hérité le respect des autres et l'humilité qu'il convenait d'avoir (sorte de morale si l'on veut). Y a-t-il eu renversement depuis ? Ou perte de réel savoir "hérité" ?
Catmano, si vous voulez développer votre point de vue, je l'attends avec joie (plutôt qu'impatience ;)
Ecrit par : D'Enguell | 18 octobre 2006
D'Enguell, c'est pas de ma faute! j'ai une gamine de onze ans à la maison qui a appris à lire avec Buldo et la vieille dame en globale totale et c'est pas du nanan! Alors, je vous ai pris pour elle, sur une vulgaire faute de frappe, et je vous y ai causé le français comme j'y fais avec elle, question d'y mettre un peu d'humour auquel elle est malgré tout (même Buldo et la vieille peau!) restée sensible.. Il Y fait: tournure de phrase dauphinoise qui fit mes délices et que Stendhal n'utilise pas!
Moi, j'attends Catmano avec impatience ici et sur le blog EIP dont je lui ai donné l'adresse. Vous trouvez pas qu'elle est parfois trop humble: "j'essaie, avec mes modestes moyens, d'approfondir un peu le débat"? Tes modestes moyens font quand même dix lecteurs par an, en moyenne. Si tout le mone y faisait comme toi, on serait moins dans la mouise parce que tu as vu ce que certains de tes collègues livrent au collège. Moi, plus ça va, moins j'en ai après les profs de collège: ils font tout ce qu'ils peuvent avec ce qu'on leur donne. Ce qui m'ennuie, c'est que les plus jeunes de ces profs croient que c'est normal... Du coup, plus de révolte, plus de coup de gueule: la réforme urgente c'est pas la fac, c'est la primaire
Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2006
Je m'y mets, je m'y mets... Mais laissez l'inspiration venir, SVP. On n'est pas des boeufs, que diable. Ce matin, j'ai fait instit qui prépare sa classe et directrice qui sollicite de la bienveillance de son IEN puis qui invite maires et délégués de parents au conseil d'école et normalement, c't'après-m', il faudrait que je mute en mandataire de la coopérative scolaire. Il me faut un petit temps d'adaptation, quand même pour redevenir moi.
Ecrit par : catmano | 18 octobre 2006
Dobo, si vous fréquentez le gratin que Stendhal ne goûta pas !
Petite cuistrerie du mercredi, pour les utilisateurs de, PC, le "e dans l'eau" ou dans le cœur, c'est "alt 0156".
Ça c'est de l'info (alt 0199).
Ecrit par : D'Enguell | 18 octobre 2006
Le lundi 16 octobre 2006, j’ai pu m’immiscer, avec son autorisation, dans le cours de Littérature pour prépa-sciences de monsieur Brighelli. Je ne fais que le compte-rendu de cela. Ce n’est pas une critique ou une analyse de méthode. C’est un exposé de faits.
Ma réflexion immédiate fut de me dire que, pour la première fois, je le voyais détendu, et même débonnaire, et affable. Une forme de coolitude et de dégagé dans le port de tête et la démarche. Il arrive à vélo. Le travail qu’il va accomplir met le bonhomme dans de très bonnes dispositions. Je devine déjà son plaisir.
Nous entrons dans la salle ; je m’installe au fond à côté de jeunes créatures qui vont me prêter leur livre : ils étudient « Un amour de Swann ». Monsieur Brighelli pose son cartable sur la table et annonce (ce n’est pas du mot à mot dans ma mémoire) : « Je reçois un jeune collègue qui vient voir comment ça se passe dans une prépa et qui enseigne à des classes qui ne font pas d’étincelles » (c’est l’idée). J’entends une voix à ma droite : « Ca y est, ça recommence » (on sent qu’il leur a déjà fait la chanson du : l’école a globalement failli). L’ambiance est posée. Ca va titiller sec. L’enseignant n’a aucune note à lire. Et il oscille entre ce que les élèves doivent savoir et comprendre pour leur examen final et l’improvisation.
Le cours est lancé : le tableau se remplit (et ne cessera plus de l’être) du schéma structurel construisant le passage analysé (schéma de la littérature chevaleresque). Monsieur Brighelli repose le sujet, redéfinit et prépare ses futures conclusions. Le rythme sera soutenu. Il est 8 heures du matin. Et il faut réveiller l’intelligence des élèves. Les mettre sur le qui-vive. Les préparer pour leur journée. Comprendre la façon de ne pas ménager ou de dorloter son public permet de comprendre le déroulement des deux heures auxquelles je vais assister.
Très rapidement, la leçon se développe autour de références qui, pour les élèves sortis de bac aujourd’hui, peuvent être éloignées du contenu de leur bagage culturel réel (avoir lu « Le Rouge et le noir », par exemple). Néanmoins, monsieur Brighelli resitue sans cesse son propos en investissant l’expérience des uns et des autres. En rendant crédible et vérifiable ce que la Littérature travaille, et ce dont elle rend compte. Ainsi, l’amour et le désir mimétique selon René Girard. Il y a l’humour (la caresse, le coup de patte sans les griffes et l’autodérision) : « Si vous désirez ma femme, jeune homme. Oui, vous la désirez. Car elle est belle et désirable. Ce n’est pas pour elle, mais à cause de moi. Parce que j’existe. Et que ce que je désire vous le désirez alors aussi. C’est cela le triangle amoureux. Vous aimerez toujours l’autre pour ce qu’elle/il n’est pas ».
Le propos peut (doit ?) déstabiliser : les uns et les autres rentrent dans le jeu du pris à partie. Tout est très rapide. Sans travail et réflexion préalables, les élèves doivent être un peu perdus. Le camion Brighelli (qui prend des airs de Bentley assez régulièrement) fonce. Pour ma part, j’ai goûté suivre les pistes africaines le long desquelles monsieur Brighelli se promenait et qu’il voulait faire visiter à son auditoire. Les deux heures de cours sont deux heures d’écoute intensive. Avec des questions et des réponses fulgurantes. Monsieur Brighelli en impose : physiquement et intellectuellement. La classe est mixte – et les répliques du tac au tac sont rares (fatigue, timidité, manque de répondant, de références, etc. ?). Le professeur fait assez régulièrement la question et la réponse. J’apprécie la leçon comme j’apprécierais une salade niçoise : la variété procurant la saveur.
Ce qui compte ne parait pas le texte en lui-même mais ce sur quoi il ouvre : ne pas séparer la Littérature de l’existence quotidienne. J’aurais la tentation d’écrire que le texte, le cours auquel j’ai assisté devient prétexte à découverte du monde psychique, émotionnel : une expérience dont le meneur est monsieur Brighelli qui fait l’acteur. Acteur pour capter l’attention des élèves et acteur pour se donner à lui-même plaisir de rendre vivant un savoir.
J’ai très peu vu d’élèves prendre des notes. La plupart n’écrivaient pas. Peut-être était-ce dû à la concentration qui est exigée pour suivre la pensée en train de se construire de monsieur Brighelli ? A l’impossibilité de trier ce qu’ils reçoivent comme informations ? Parce que le spectacle (auditif) brille et est un feu d’artifice ? Parce qu’ils s’en foutent ? Parce qu’ils sont perdus ? Parce que l’essentiel n’est pas dans le cours à écrire ?
Et je reviens sur ce que je disais il y a quelques mois sur un autre fil et qui m’a valu d’être fortement récriminé : il existe deux catégories de professeurs (qui peuvent se fondre en un individu, mais c’est très rare) : d’un côté, les parfaits académiques – le cours est structuré, poli ; et de l’autre les enseignants qui penchent du côté du petit plus : rendre compte de la vie.
Que monsieur Brighelli soit remercié pour son accueil. Je regrette que nous n’ayons pu discuter plus longuement ensemble. Une prochaine fois ? Ouvrez bien la boîte à baffes alors ce week-end.
Ecrit par : Pendariès | 18 octobre 2006
des bœufs, oui, oui, ça marche... "Que cela est donc beau !" Prière de rendre à Césarine ses propres erreurs de frappe, D'Enguell, et merci pour le tuyau. Ça, c'est du "savoir utile". Je m'en vais de ce pas, préparer une séquence en 42 séances en visant les 3812 compétences transversales réglementaires et, dans trois ans, quand mes élèves partiront au CE2, ils n'ignoreront plus rien du alt 056 et du alt 0199. Le alt 0159, c'est le y avec un tréma, mais c'est moins utile, je pense que je l'intégrerai à l'une des premières séances de recherche collective, ça sera vachement enrichissant...
Bon, finalement, je n'ai pas fait mandataire de la coopé, j'y f'rai après, comme on dit dans le Dauphiné. J'ai choisi l'option approndisseuse, je n'en dis pas plus, après on me dit que je me sous-estime :
« Rien de tout ça avec les cycles pour crétins. Ces élèves issus de familles favorisées ne savent rien. Encore moins que rien. » (Combemale)
« C'est vrai dans l'EN, j'ai toujours rencontré un paquet de profs et d'instits qui ne supportent pas les élèves de familles "favorisées". Ces chers collègues n'ont toujours pas digéré la mayonnaise lutte des classes... » (Elisabeth)
« La tendance naturelle qu'ont beaucoup d'enseignants à stigmatiser les enfants venus de couches dites "défavorisées", (socialement, s'entend), est nettement plus fréquente que celle dont vous parlez... Et il faut, de toute évidence, lutter autant contre l'une que contre l'autre ! » (Christophe Sibille).
Trop favorisés, trop défavorisés, même combat, « Je ne veux pas voir une tête qui dépasse, c’est tout, ni par le haut, ni par le bas... » Et tant pis pour ceux qui n’ont pas eu la chance de naître fils ou fille de « simple je ne sais quoi » (en fait, pour les instits, l’idéal c’est fils ou fille d’instit’ pédagogiquement d’accord avec eux... Mais pas pour les profs, enfin pas ceux que mes enfants ont eus), ils auront droit à un traitement de faveur.
Si papa est agent de salubrité (ça veut dire éboueur) et maman mère au foyer, on programmera dès la maternelle un échec au CP ou une future orientation en SEGPA en soupirant : « Qu’est-ce que tu veux, contre le milieu, il faut bien avouer qu’on ne peut pas grand-chose ! ».
J’ai cette année dans ma classe un petit K. (non, je n’ai pas dit le prénom) de 5 ans qui répond à ces critères sociaux, le psychologue scolaire et moi-même avons reçu la maman (le papa, illettré, a préféré ne pas venir à l’entretien), la discussion a été édifiante. Le psy et moi avions lu ensemble le dossier d’évaluation de maternelle où les maîtresses signalaient les difficultés de K en termes consacrés, pas du tout transparents pour une maman peu avertie du jargon pédago... La maman nous a expliqué que, à X..., la maîtresse avait trouvé « comment le prendre », elle ne lui passait rien, le mettait au coin et ainsi, « K ne bronchait pas et la laissait tranquille ! » Elle a semblé très étonnée quand je lui ai dit que mon but était que K apprenne quelque chose, qu’il progresse en vocabulaire et en dessin afin de pouvoir suivre les travaux de préparation à la lecture, à l’écriture, au comptage et au calcul de la grande section et qu’il commence à s’intéresser au monde extérieur pour être capable d’écouter et de participer à mes leçons de « découverte du monde ». Nous avons mis en place un « plan d’attaque par la face Nord » du problème. K restera dans ma classe (nous avions envisagé un moment de le mettre dans la classe maternelle afin qu’il suive avec les élèves de MS) et, pendant les 45 minutes de découverte du monde, il ira rejoindre les MS pour qu’il ait, au moins à un moment de la journée, l’impression de dominer le sujet... Il est encore trop tôt pour constater le bien-fondé de notre projet. Vendredi, K est revenu de la classe des petits avec un gribouillis sur une feuille que j’ai admiré quand même, ma collègue m’a juste dit : « Ah, en effet, on ne peut pas lui demander la même chose qu’aux autres enfants, en fait, il aurait besoin d’un suivi spécialisé... » ou quelque chose d’approchant. La collègue de lundi et mardi a été beaucoup plus positive, mais elle, elle commence à comprendre...
Des K et autres, j’en ai plein ma mémoire, laissés pour compte dès la maternelle depuis la nuit des temps scolaires... Autrefois, c’étaient eux qui chargeaient le poêle ou ramassaient les feuilles mortes dans la cour et qui, quand la mairie changeait le mobilier scolaire, gardaient le vieux bureau sous prétexte qu’ils étaient sales...
... ou qui étaient l’objet de l’attention de leurs instituteurs car, malgré leur milieu, ils montraient des dispositions intellectuelles manifestes.
Maintenant quand un tel phénomène arrive dans une école, ça inquiète. « Ne serait-il pas perturbé ? Ce n’est pas normal qu’il ait autant envie d’apprendre, ça cache forcément quelque chose... Peut-on lui donner un an d’avance malgré les carences de son milieu ? Il est scolaire, c’est tout, mais il manque forcément d’ouverture. De toute façon, ça ne peut pas durer, il y aura bien un moment où son milieu le rattrapera... Il est bon, d’accord, mais n’aurait-il pas de problèmes relationnels ? », et il faut se bagarrer pour faire admettre à la collègue qui va le recevoir l’an prochain que non, pas du tout, il va très bien, il est bon camarade, il supporte vaillamment son année d’avance et il n’est pas handicapé du tout par son milieu familial.
Conclusion : Si toutefois, les enfants de milieux défavorisés ne sont pas plus mal accueillis à l’école qu’autrefois, ils ne sont pas vraiment mieux accueillis.
Je n’ai pas souvent l’occasion d’accueillir à l’école où j’exerce des enfants de milieux favorisés. En vingt ans, quelques enfants de collègues (mais sommes-nous encore un milieu favorisé culturellement ?), deux ou trois enfants de professeurs du collège voisin, quatre ou cinq familles dont le père ou la mère étaient cadres supérieurs... Les réactions des collègues en face de « ces enfants-là » ? Toujours les mêmes : « La mère est trop demandeuse, elle voudrait que ses gamins passent leur temps à travailler, elle ne se rend pas compte du besoin de jeu d’un enfant. Elle les pousse, elle veut en faire un singe savant... » quelquefois adoucies par : « Il est vrai que faire la classe à des gosses comme ça, c’est un vrai régal, ils sont intéressés et intéressants, mais enfin, il faut admettre qu’ils n’ont aucun mérite... » Et quand par hasard, on tombe sur un « mauvais numéro » (enfant dyslexique, problèmes de compréhension, difficultés comportementales, enfant précoce non détecté, etc.), deux réponses diamétralement opposées sont déjà prêtes à l’emploi, soit « il s’en sortira toujours, le milieu est bon, les parents feront ce qu’il faudra... » (Ca, c’est celle à laquelle j’ai eu droit pendant les cinq ans de primaire et les cinq ans de collège de mon fils avec la moitié de ses enseignants...), soit « que voulez-vous, ce genre de parents, ils croient tous qu’ils ont pondu des aigles alors bien sûr, les canards boiteux, ils ont de la peine à les admettre ! » (Et celle-là, c’est l’autre !).
Conclusion : Les enfants de milieux favorisés semblent gêner les enseignants de primaire, sans doute parce que leur métier est si dévalorisé qu’ils ont l’impression d’avoir en face d’eux des intrus, issus d’une caste supérieure à laquelle ils n’ont pas accès.
Quant à la réflexion de Combemale, (« Ces élèves issus de familles favorisées ne savent rien. »), je pense, comme le dit PeutMieuxFaire, qu’il y manque le mot pourtant... Ce qui relance, une fois de plus, le débat sur le contenu des programmes.
Conclusion : Quand on ne demande rien à un enfant, quel que soit son milieu d’origine, il n’acquiert rien.
Ecrit par : catmano | 18 octobre 2006
Pendariès, je prends volontiers le risque de vous inviter à assister à un de mes cours pour venir en parler ici! Vous avez une plume et un souffle auxquels peu d'individus faisant profession de critiquer des spectacles pourraient prétendre! Quel plaisir putatif d'avoir un compte rendu fait par vous!
Pierre-Henri, encore une fois, je ne vois pas pourquoi le fait de conspuer de Robien impliquerait que je suis du côté de Fracowiak, (que je ne connais pas). Il n'y a aucun lien de cause à effet, et, si chapelles il doit y avoir, sachez que je ne fais partie d'aucune!
Bonne fin de journée à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 18 octobre 2006
Et bien ça va Christophe, vs avez une haute opinion de vous même!!!
Je me vois mal dire à Pendariès: " mais venez donc, mon cher, regarder comme je fais cours!" à mon avis avec ce qu'il fait dans ses classes difficiles, c'est sans doute lui qui pourrait nous en apprendre...
Aller chez JPB, me semble avoir un sens ,sans basse flatterie, mais un peu d'humilité, ns ne sommes pas tous des JPB... ça se saurait...
Quant à une certaine forme d' acharnement de certains enseignants à l'égard d'élèves issus de milieux dits "favorisés",je persiste et signe. Oui cela existe; attendez que votre fille grandisse un peu et on en reparlera...
Ecrit par : elisabeth | 18 octobre 2006
Ma chère elisabeth, quoi que vous prétendiez, écrire ici nécessite un tout petit peu d'opinion de soi-même.
Et si j'ai réagi comme vous au post de Christophe, je lui ai laissé le loisir de se reprendre plus tard. Il l'a déjà fait...
Ecrit par : D'Enguell | 18 octobre 2006
Effectivement, veuillez ne pas sauter sur le râble de Christophe. Il fait partie des rares qui rendent un autre son de cloche ici, ce qui est toujours apprécié.
Ecrit par : Pierre-Henri | 18 octobre 2006
Je dois être complètement abrutie mais je n'ai pas compris pourquoi vous engueulez Christophe... J'Y vois pas du mal!
Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2006
Bonsoir JP
Je n'ai plus trop de temps de passer sur votre blog depuis que ma p'tite 4ème est née, alors je me contente de vos écrits.
Même si j'en connaissais la teneur, j'ai donc acheté vos deux bouquins.
POur avoir bossé 12 ans dans le privé (en tant qu'ingé), ma vision de la société est plus ouverte que celle de pas mal de collègues et du coup, je partage totalement votre analyse.
Je vous en donne un exemple...
A mon retour du SN, j'ai trouvé du boulot (très facilement, grâce à un VRAI diplôme, mon DUT, et nullement grâce à ma licence qui ne m'a servi que pour passer le concours de PE) dans une boîte d'intérim. J'y ai trouvé un jeune ingé des Arts et Métiers qui faisait le même boulot que moi. C'était en 1995. Cinq années plus tard, j'ai bossé dans un BE (Bureau d'études) où TOUS les collègues étaient de jeunes ingé' qui se contentaient de faire, ni plus ni moins que le boulot d'un technicien à peine 5 ans plus tôt. On assiste aujourd'hui (enfin, depuis au moins 15 ans) à une totale dévalorisation des diplomes... Sauf dans l'esprit des "dip(l)aumés" qui ne comprennent pas que leur formation n'est pas en adéquation avec le monde du travail.
Sur un autre sujet...
Parmi les actes qui me sidèrent actuellement, c'est de constater le corporatisme dont fait preuve la majorité des enseignants. Voilà que des collègues se mettent à présent à défendre un biiiiiiiiiiiiip d'inspecteur, sous prétexte qu'il va être sanctionné ! Et ce type, combien de collègues a-t-il lui-même sanctionné ? Combien de postes a-t-il supprimé pour se faire bien voir de sa hiérarchie ?
Personnellement, je n'irai pas pleurer sur son sort...
Bonne émission demain à France 2, JP et encore bravo pour vos bouquins.
Sionac'h
PS : en ce qui me concerne, j'ai décidé d'organiser la résistance de mon côté. Mais après avoir compris les règles despotiques des IUFM (j'ai failli me faire virer pour, en gros, non conformité d'esprit aux méthodes en vigueur, en particulier le socio-constructivisme), je n'agirai pas aussi ouvertement que vous. J'attendrai d'être plus âgé. Actuellement, je me contente d'inviter pas mal de parents d'élèves de mon entourage à faire l'acquisition de vos livres ou de celui de Le Bris. Ils pourront ainsi se faire leur propre avis.
Ecrit par : Sionac'h | 18 octobre 2006
D'abord, je ne "saute pas sur le râble" de Christophe, je réponds sur le même ton que celui qu'il a employé ds le dernier post qu'il m'a adressé. Le plus gentiment du monde, en fait.
Ensuite, j'ai quand même le droit de ne pas être d'accord et de le dire... Enfin, tant que le polit bureau présidé par le camarade scolastikov et le camarade dengueleiev me le permettra...jusqu'à ma prochaine autocritique, bien sûr.
Ecrit par : elisabeth | 18 octobre 2006
Je n’ai pas le temps de lire toutes vos contributions. Vous écrivez tous très bien, (surtout Pierre-Henri et c’est peut-être pour ça que je l’ai pris à parti). A celui qui me soupçonne à juste titre de n’avoir jamais mis les pieds en Seine St Denis, je fréquente des lycées professionnels industriels d’une Lorraine qui n’a pourtant plus rien de sidérurgique. Les petits enfants des immigrés qui ont laminé les tôles de vos premières bagnoles n’ont rien appris à l’école de Meirieu. Ils ont des mots d’absence signés par le Tribunal pour enfants et ils font voler les boulons, en atelier, sur le plus timide et (hasard) le plus blond d’entres eux. Voilà pour la réalité que je connais et que je pratique. J’ai pour TOUS ces jeunes une grande affection, aucune indulgence pour les actes violents, mais une certaine compréhension de ce qui peut les provoquer. C’est au système qui ne leur a rien enseigné que je réserve mon plus grand mépris. Alors continuez à penser entre vous, faites nous profiter de vos utiles réflexions, mais s’il vous plaît, quand un ministre de droite prend des sanctions contre un de ces nuisibles, lorsqu’il fait le sale boulot que vous n’avez pas su faire, faute de l’encourager, au moins, laissez le faire. Vos scrupules sont trop tardifs. La lutte contre les pédagos doit être menée par tous les moyens. Ne découragez pas les bonnes volontés, d’où qu’elles viennent.
Et pour donner une autre référence à mes réflexions et mon action, ceux qui voudront liront ceci :
« Nous sommes passés d’un enseignement autoritaire à un enseignement clientéliste qui en reproduit tous les défauts sans en posséder l’efficacité car au moins, l’endoctrinement nourrissait à contrario l’envie de penser autrement. »
Raoul Vaneigem
in : Modestes propositions aux grévistes
Je trouve ça pertinent. A vous de débattre si c’est de droite ou de gauche.
Ecrit par : Georges | 18 octobre 2006
bonsoir à tous et plutôt bonne nuit compte tenu de l'heure très tardive je devrais d'ailleurs dire bonjour ...bref....mais les obligations familiales dans une famille nombreuse nous laissent peu de répit pour venir écrire sur le blog hors périodes de vacances scolaires ...
Merci Catmano, c'est vraiment un plaisir de lire votre dernier post ,en particulier ,sur ce sujet...Ce qui m'inquiète, c'est que pour une fois, je serai assez favorable au clonage et j'aimerai qu'il y est beaucoup de Catmano...rassurez-vous je ne délire pas et je n'ai pas revêtu une de ces tenues sorties du vestiaire de "cosmos 1999" pour rejoindre Rael...Il n'y a que Martin Landau et Barbara Bain pour les porter avec élégance...
Merci Pendaries ! Il n'est pas courant que je vous remercie Pendi-Penda ( c'est bizarre en ce moment je deviens gentille avec tout le monde...)mais votre récit de cette matinée dans un cours de JPB est particulièrement rajeunissant...Et vous pouvez remercier JPB de vous avoir inviter dans un cours dans lequel l'oeuvre étudiée est "un amour de Swan" , il vous a fait le grand jeu là !
ah le parfum des cattleyas!
bon jeudi à tous
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 19 octobre 2006
"Et bien ça va Christophe, vs avez une haute opinion de vous même!!!
Je me vois mal dire à Pendariès: " mais venez donc, mon cher, regarder comme je fais cours!" à mon avis avec ce qu'il fait dans ses classes difficiles, c'est sans doute lui qui pourrait nous en apprendre...
Aller chez JPB, me semble avoir un sens ,sans basse flatterie, mais un peu d'humilité, ns ne sommes pas tous des JPB... ça se saurait...
Ecrit par : elisabeth | 18 octobre 2006
Une haute opinion de moi-même? Qui vous permet de penser cela? Je manifeste simplement le désir d'avoir un jour un inspecteur au talent de plume de Pendariès! Ceci-dit, je ne vois pas ce qui peut vous faire présumer de la qualité des cours que je propose (ni, d'ailleurs, de ceux de JPB, ou de qui que ce soit) avant d'y avoir assisté vous-même! Comme je ne le ferai pas des vôtres avant d'y avoir assisté! Par ailleurs, si vous aiguisiez un peu votre lecture, au lieu de lui donner votre sens avant d'en avoir pris connaissance des syllabes, vous auriez perçu que je n'ai pas demandé à Pendariès: "venez-donc, mon cher, voir comment je fais cours".
"Quant à une certaine forme d' acharnement de certains enseignants à l'égard d'élèves issus de milieux dits "favorisés",je persiste et signe. Oui cela existe; attendez que votre fille grandisse un peu et on en reparlera..."
Je ne suis pas paranoïaque, et ferai ce qu'il faut pour que le contact avec les enseignants de mes deux filles soient le plus constants possibles. Je leur ferai a priori confiance et, en tous cas, ne les prendrai pas de haut, en leur laissant sous-entendre que mes filles sont de trop bonnes élèves pour eux.
Ecrit par : christophe sibille | 19 octobre 2006
Bonjour,
je suis MCU dans une faculté d'odontologie (dentaire) à Rennes. J'avais lu avec grand plaisir votre dernier livre, et j'achèterai le prochain sans aucun doute.
Je vous ai entendu ce matin sur Fr2, et je partage tout à fait votre point de vue. Je précise même que dans nos facultés, il existe une véritable crise de la "vocation" ; en fait, un cursus à rallonge, loin des préoccupations de l'étudiant en dentaire, appauvrit dangereusement le vivier de ceux qui se destinent à l'enseignement : 6 ans d'études (une dernière année imposée, sans réelle contenu), une licence, un master 1, un master 2, un internat !!! et tout cela dans des disciplines "non dentaires", au détriment de tout apprentissage de la profession, et surtout de son côté manuel et clinique. De nombreux enseignants de ma faculté, et de mon âge (tranche 35-45), n'ont jamais travaillé au fauteuil, il n'ont jamais soigné de patients! Et ceci va être entériné prochainement par la modification du statut des enseignants en odontologie qui ne pourront plus avoir une activité privée, libérale. Comment apprendre, lorsque l'on ne sait pas faire? Résultats : des cours trop théoriques (ancien programme datant de 20 ans, que la hiérarchie ne veut pas remettre à jour, inintéressants, fuis par les étudiants : 50 à 75% d'absentéisme. Certains sujets sont enseignés plus de trois fois par des enseignants différents, qui ne sont pas du tout au courant des autres enseignements dispensés.
Un enseignement pratique oublié (pour des futurs praticiens!), car coûteux, et surtout peu rémunératif : une heure de travaux pratiques équivaut à 1/2 heure en HETD (heure équivalent TD) ; tous les professeurs préfèrent donc faire des cours magistraux, laissant les enseignements pratiques aux jeunes assistants sans expérience.
je dois aller travailler.
merci encore pour tout ce que vous faites.
meilleures salutations, et même, amitiés.
Ecrit par : chauvel brice | 19 octobre 2006
bonne prestation à Télématin, j'te prends ministre de l'édication dans ma raie publique
Ecrit par : président | 19 octobre 2006
Le problème, c'est que si vous clonez Catmano, il faut avec reproduire à l'identique tout l'univers qui a entouré son enfance et notamment tous ses instits et ses profs, les Trente Glorieuses, mai 1968 et tout et tout. En 1976, j'espère qu'elle ne m'en voudra pas de le dire, elle rebattait mes oreilles de seize ans avec le bien-fondé de la méthode globale. A sa décharge, elle encourageait immédiattement toutes les velléïtés de décomposition syllabique de ses petits élèves , velléités qui apparaissaient dès la fin octobre-début novembre. Me trompe-je, Catmano?
Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2006
Je n'ai pas d'affection particulière pour P. Frackowiak. Je persiste à penser que le sanctionner était maladroit : étant donnés les rapports de force à l'Ednat, une remise en cause des méthodes ne pourra venir que de la gauche. Et je suis persuadé (en fait je sais) que la bêtise de Frackowiak, Charmeux et les discours à l'eau tiède du souverain pontifiant Philippe Meirieu gênent beaucoup de monde à gauche. Un certain nombre de profs qui, CAPES en poche, se rendent compte que les beaux discours sur l' "élève au centre" sont du pipeau et qui, tout en étant fermement à gauche, aimeraient bien récupérer un minimum d'autorité professorale dans leurs classes.
En s'en prenant personnellement à Frackowiak, Robien force ces enseignants à choisir : vous êtes avec ou contre moi (cad avec ou contre la droite). Manoeuvre de basse politique, et je soupçonne fort le ministre de pratiquer la terre brûlée : renforcer à dessein les pédago-extrémistes au sein du PS, afin de globalement déstabiliser la gauche.
En plus, même en Machiavel à la petite semaine, Robien ne vaut pas grand chose. S'il tenait absolument à sanctionner Frackowiak, il aurait dû le faire AU NOM DE LA LIBERTE PEDAGOGIQUE, telle qu'elle est inscrite dans les textes. Frackowiak s'est exprimé contre la liberté pédagogique, donc il s'oppose aux textes officiels, donc il est passible de sanctions. Comme ça, cela aurait pu passer.
Ecrit par : Pierre-Henri | 19 octobre 2006
"En plus, même en Machiavel à la petite semaine, Robien ne vaut pas grand chose. S'il tenait absolument à sanctionner Frackowiak, il aurait dû le faire AU NOM DE LA LIBERTE PEDAGOGIQUE, telle qu'elle est inscrite dans les textes. "
Le problème de Robien, c'est qu'il ne connait strictement rien à l'éducation nationale! Il s'en est même vanté, la semaine dernière sur France-Inter, en disant que c'était même la raison pour laquelle il avait réussi, je cite, à "la réformer aussi profondément, et pour la première fois". Excusez du peu! En fait, la traduction simultanée de ses paroles est: "« si vos enfants lisent mal, c’est parce que les profs sont mauvais. Moi, Gilles de Robien, qui suis neutre parce que comme vous, non enseignant, donc ne faisant pas partie d’un syndicat de gauchistes, je vais les remettre dans les clous. » Avec, en message subliminal : « Vous pouvez dormir sur vos deux oreilles et vous réveiller pour me remercier, et remercier l’UMP, au moment du vote pour les prochaines présidentielles. Les profs votent aussi, mais ils sont moins nombreux. Alleluia, et vive l’enseignement sous contrat*, qui permet aux riches de contourner la carte scolaire. »
Ecrit par : christophe sibille | 19 octobre 2006
lefigaro.fr/international/20061019.FIG000000151
_la_france_s_irrite_des_tergiversations_de_l_iran.html
Monsieur "scholastikov", voici qui illustre, à mon sens, votre analyse sur la déstabilisation de la gauche par Robien, en laquelle je crois volontiers.
Ecrit par : D'Enguell | 19 octobre 2006
dans l'émission les 4 vérités du 19/10/2006 monsieur brighelli a cité cavanna comme l'exemple de l'intégration des francais d'oridine européenne. Ce qui sous entends que tous les francais d'origine non européenne ne le sont pas.
En d'autres termes les barbares envahissent l'europe.....
Ecrit par : mondoha | 19 octobre 2006
Personnellement cela ne me réjouit pas du tout de voir le gouvernement actuel procéder à une demi-chasse aux sorcières pour des raisons à l'évidence électoralistes. Pour avoir été partiellement en contradiction pendant des années avec les instructions officielles parce que je continuais à faire de l'orthographe et de la grammaire de phrase alors que ce n'était plus de mode, j'aurais vu d'un très mauvais oeil que les sanctions dépassassent celles qu'on m'a gracieusement octroyées...Cet inspecteur ne défend pas le même point de vue que le mien, je ne pense pas que ce n'est pas en s'en prenant à lui personnellement qu'on va changer les choses. Car le but de cette attaque personnelle n'est pas de changer quoi que ce soit. On peut quand même s'étonner de l'intérêt d'une mesure comme celle-là. Car enfin, rien ne change, rien n'a changé. On a retiré un hochet à un inspecteur et cela fait causer ds Landernau. Mais toutes les structures des pédagos sont toujours en place. Les pédagos sont toujours ds les iufm, à la tête de toutes les instances de pouvoir, avec tous les moyens nécessaires de publier leurs idées via les revues pédagos qui inondent les établissements et qui sont la seule source d'information possible, dans les cabinets ministériels bien au chaud et continuant d'agir. Si la gauche passe, tout est prêt pour continuer voire accentuer ce que ns appelons la ruine de l'instruction. Si la droite repasse, tout est prêt pour continuer de la même manière avec ce que ns connaissons car on la voit mal après les élections mettre en l'air ces structures auxquelles elle fait mine de toucher maintenant par pur démagogisme électoral. Il en est de même pour les méthodes de lecture. Un geste est fait en direction de l'apprentissage de la lecture, soit. Mais sans qu'on touche le moins du monde au reste, et surtout en continuant de détruire le reste du système éducatif. Restriction des heures d'enseignement, développement de al bivalence, créations de projets "poudre aux yeux" comme les ppre, notation des profs non pas sur leurs cours, ou si peu, mais sur leurs activités extra-scolaires....Et apprendre à lire aux élèves à lire correctement, c'est bien. Mais quand on voit ce qu'on leur offre après, il y a de quoi s'inquiéter. Bref, la droite actuelle cache par un rideau de fumée une politique éducative parfaitement semblable à celle de ses camarades de gauche. Elle feint un attachement à la transmission des savoirs dont elle se moque éperdument mais elle joue en demi-teinte et ça marche... de l'art de faire mine de défendre une cause en lui tordant le cou par derrière...
Ecrit par : elisabeth | 19 octobre 2006
"je ne pense pas que ce soit en s'en prenant à lui", ça m'apprendra à relire après un coup de fil...
Ecrit par : elisabeth | 19 octobre 2006
...au dessus des partis,des clivages... des gens bien partout des gens cons aussi ( en fonction de soi...)
Ecrit par : Ydel | 19 octobre 2006
Le bras de fer continue
«Le torchon brûle entre Gilles de Robien, les professeurs, les parents et les inspecteurs autour de l’apprentissage des méthodes de lecture» note Le Figaro (18.10), alors que le ministre a ouvert une procédure disciplinaire contre un inspecteur qui a pris position contre la réforme, et que les inspecteurs, en réaction, annoncent une grève du zèle. Exaspérés par la détermination de leur ministre à imposer sa réforme sur l’utilisation de la méthode syllabique, les inspecteurs ont fait savoir qu’ils «suspendront désormais toute action de formation ou d’information dans le domaine de la lecture-écriture». En face, les parents sont inquiets et soutiennent fermement le ministre. SOS-Education a lancé un appel à dénoncer les profs refusant d’appliquer la circulaire : l’association reçoit 200 mails par jour de profs «déboussolés» et ne comprenant pas le fossé entre les directives du ministre et la réalité du terrain.
Accusé par les syndicats de tenir un discours «autoritariste», «simpliste», «démagogique», le ministre a également lancé une inspection pour vérifier l’application des directives.
Pour Philippe de Villiers, ces méthodes de lecture font partie des expériences éducatives et pédagogiques excentriques, farfelues, voire idéologiques imposées aux élèves depuis quarante ans. Il préconise leur suppression pour recentrer l’école sur ses missions premières : transmission des savoirs, promotion du civisme et rayonnement de la culture nationale.
http://www.pourlafrance.fr/actualites_detail.php?id_com=403
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Ecrit par : Coralie Vankempen | 19 octobre 2006
"Je leur ferai a priori confiance et, en tous cas, ne les prendrai pas de haut, en leur laissant sous-entendre que mes filles sont de trop bonnes élèves pour eux."
Ca ne marche pas toujours car à beaucoup d'entre eux la société s'est chargée de refiler un méchant complexe d'infériorité qui fait que si vous êtes courtois et poli, on vous croit condescendant. Si vous êtes un petit peu énervé, on vous classe méprisant et insultant. De toute façon, vous ne pouvez pas plus qu'un parent du quart monde changer la structure de vos phrases et votre niveau de vocabulaire . A part Sarko et Le Pen, pas grand monde n'y arrive!
Vous, Christophe, avez un énorme avantage: vous êtes dans le sérail et vous pouvez avoir des relations et appuis dangereux. Il y a des chances pour que vos enfants aient donc un traitement privilégié malgré vous... que j'appelle du piston involontaire et dont j'ai bénéficié de onze à seize ans.
Au collège, quand notre balle atterrissait dans les rosiers de la directrice, c'est moi qui allais la chercher... A la lointaine époque où nous avions encore le droit de jouer à la balle et aux boules de neige à la récré. A la lointaine époque où la guerre parents d'élèves- corps enseignant et disciplinaire n'était pas déclarée.
Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2006
"Vous, Christophe, avez un énorme avantage: vous êtes dans le sérail et vous pouvez avoir des relations et appuis dangereux. Il y a des chances pour que vos enfants aient donc un traitement privilégié malgré vous... que j'appelle du piston involontaire et dont j'ai bénéficié de onze à seize ans."
Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2006
Je ne fais partie d'aucun sérail, et je n'ai aucun appui, dangereux ou non.
"A la lointaine époque où la guerre parents d'élèves- corps enseignant et disciplinaire n'était pas déclarée."
Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2006
Mettre de l'huile sur le feu, par le biais de ses déclarations "désinformatives" sur l'emploi de la méthode globale dans les écoles, (entre autres) est le premier reproche que l'on puisse a juste titre faire à not' bon ministre.
Ecrit par : christophe sibille | 19 octobre 2006
Elisabeth
Je souscris complètement à vos propos. Rien à ajouter.
Ecrit par : buntovchik | 19 octobre 2006
bonjour à tous,
dans Aujourd'hui d'aujourd'hui, une page entière consacrée à Jean-Paul Brighelli.
Un portrait, une courte critique de son dernier opus et un entretien.
Je dois dire que les premières réponses sur les jeunes des banlieues - nouveaux barbares - me navrent par leur aspect définitif qiu ne correspond pas à mon expérience (et heuresuement) mais la suite m'a semblé beaucoup plus intéressante.
Si j'ai bien tout compris, JPB s'orienterait désormais vers le roman. Je l'attends d'ores et déjà avec impatience.
A bientôt.
Ecrit par : utile baron | 19 octobre 2006
Christophe, le problème n'était pas de savoir si vous aviez ou non des appuis mais si vous étiez suceptible, en tant qu'intervenant en IUFM(je ne me trompe pas?) d'en avoir... Je ne vous suspectais pas...
Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2006
Bijour les fousd'rhum,
je suis juste de passage pour dire :
"j'ai vu ta cheutron sauvage dans le parisien d'aujourd'hui :o)))))))))))))))))))) " j'ai demandé qu'on me le mette de côté pour demain ;)
à+
Ecrit par : toto | 19 octobre 2006
Si je peux me permettre un avis plus contrasté sur votre prestation de ce matin, JPB, j'ai été déçu.
Car vous vous êtes planté, à mon sens. Autant j'admire votre analyse de la situation et de la société dans vos bouquins, autant je trouve que les 4 vérités n'en ont rien rendu !
Au contraire, je trouve que le ton et les paroles que vous avez utilisés ont produit un effet contraire. Je veux dire par là qu'en toute objectivité, pour quelqu'un qui ne serait pas trop au courant de ce qui se passe, on supposerait que vous tenez les élèves pour responsables de la situation actuelle au lieu des pédagos.
En caricaturant, on avait l'impression que justement, vous les preniez pour les crétins (certains le sont) qu'ils sont devenus.
J'ai l'impression que vous vous êtes laissé embarquer sur une mauvaise pente dès le début et que vous n'avez pas franchement réussi à clairement désigner les coupables, du moins aussi bien que vous le faites dans vos livres.
C'est un peu dommage...
Cordialement
Ecrit par : Sionac'h | 19 octobre 2006
Monsieur Brighelli
Vous dites vraiment n'importe quoi!
Cet été, en août, lors d' une émission sur France Inter si mes souvenirs sont exacts, vous avez débattu avec Monsieur Meirieu, lui même étant au téléphone.
Il vous a parlé de cette idée d' Inspection en deux temps et vous l'aviez approuvée! Comme vous approuvez très souvent Meirieu quand vous êtes face à lui! Aujourd' hui vous parlez de démagogie
Arrêtez de dire tout et le contraire de tout
L' inspecteur dont vous parlez, puisque cela vous écorche de citer son nom est Monsieur Frackowiak. Je vous ai connu plus "défenseur" en d'autres temps et pour d'autres personnes.
Chris
Ecrit par : chris | 19 octobre 2006
Cher sionac'h
Vous découvrez seulement aujourd' hui que Monsieur Brighelli n' aime ni les élèves, ni les profs, ni le métier?
Il s' aime LUI. Il s' écoute parler et, hélas, certains lui servent la soupe comme les adeptes d' un gourou;
En fait la fabrique du crétin (Livre d' une nullité quand même ahurissante sur TOUS les plans), c'est ici.
Chris
Ecrit par : chris | 19 octobre 2006
nterrogé par Ouest-France (19.10), le secrétaire adjoint de la CFDT-Air France, Philippe Decrulle - qui «ne nie pas des cas de prosélytisme islamique à l'aéroport» - reconnaît que les décisions de la préfecture de retirer leur habilitation à travailler en zone sous-douane à des bagagistes musulmans sont «les retombées du livre de Philippe de Villiers». Le président du MPF qui s’est réjoui ce matin de ces décisions dans un communiqué à l’AFP estime en outre que «de nombreux évènements ont confirmé sa thèse sur l’islamisation progressive de la société : à l’instar du préfet de Seine-Saint-Denis qui a lui-même parlé de l’islamisation c’est-à-dire de la prise de contrôle de quartiers par les «barbus» ou de l’affaire Redeker.» Le président du MPF, qui déclare que «ce n’est pas à la République à s’adapter à l’islam mais à l’islam à s’adapter à la République», estime qu’il est le seul candidat à avoir osé «briser le tabou de l’islamisation» et «à défendre les fondements de la République».
Ecrit par : Coralie Vankempen | 19 octobre 2006
Monsieur de Villiers est certainement un partisan de la laïcité telle que la plupart des intervenants d'ici la conçoivent! Et ses intentions de lutter contre l'intégrisme islamique font assurément corps avec une vision humaniste de la société à laquelle nous souscrivons... Des messages comme celui qui précède me flanquent un tout petit peu la gerbe.
Ecrit par : christophe sibille | 19 octobre 2006
J'avais adoré "La Fabrique du Crétin" : je pense que je vais me régaler de "L'école sous influence" !
Car, même si nous ne sommes pas, me semble-t-il, de la même famille de pensée (politique, s'entend...), le jeune Maire d'une ville de banlieue parisienne que je suis partage en tous points votre mordante analyse !
Demain, je fonce à la FNAC !
Et si la société avait le courage, une bonne fois pour toutes, de se regarder en face et de cesser, enfin, de se défausser de ses responsabilités, notamment éducatives, sur l'"école de la République", alors celle-ci retrouverait-elle certainement le sens de ses missions et redeviendrait à nouveau celle qui constitue l'un des piliers fondamentaux du pacte républicain et le ferment d'épanouissement des enfants de France... de toutes origines, et de toutes conditions...
Ecrit par : Stéphane beaudet | 19 octobre 2006
Salut Christophe :-)
Dans ses livres (après «La fabrique du crétin» - un best-seller -, et «A bonne école», il publie aujourd’hui «L’Ecole sous influence ou Tartuffe roi»), ce professeur de français passe au crible les échecs du système scolaire français. Dans un entretien au Parisien/Aujourd’hui en France (19.10), il en développe un certain nombre : «Nous payons actuellement les ultimes conséquences de la loi Jospin sur l'école de 1989, qui place l'élève au centre du système et qui l'incite à «construire ses propres savoirs», comme le serine la rengaine pédagogiste. A force de ne plus rien apprendre de solide, beaucoup se sont emmurés vivants derrière un écran d'ignorance terrifiante qui mène aux pires excès. Crétin, c'était gentil. Aujourd'hui, ce sont des barbares que l'école fabrique. Les émeutes de banlieue, qui se reproduiront, me donnent raison. A force de «respecter la loi des ghettos et leur sous-langage, nous avons laissé dégénérer une génération entière.» Des constats partagés par Philippe de Villiers qui propose dans son pré-projet présidentiel, de recentrer l’école sur ses missions premières («transmission des savoirs, promotion du civisme et rayonnement de la culture nationale») et de remettre en vigueur l’autorité des maîtres en cessant de les considérer comme des animateurs sociaux…
Ecrit par : Coralie Vankempen | 19 octobre 2006
De Villiers maintenant!
Allez encore un petit pas à droite et on aura l' "autre"!!
Ca ne me flanque pas UN PEU la gerbe!
JE GERBE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Chris
Ecrit par : chris | 19 octobre 2006
Hello, chris.
Presque 3 mois sans vous voir, nous languissions.
Vomir force en revanche à abaisser la langue.
Hissez plutôt les bras, donnez de la voix, mais ne vous répandez pas comme vos ennemis. A bientôt.
Ecrit par : D'Enguell | 19 octobre 2006
Eh oui d'enguell
mais de Villiers moi il me fait vomir alors JE GEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERBE!!!!!!!!!!!!!!
Chris
Et bye pour trois mois! Vous êtes vraiment des accros vous!
Ecrit par : chris | 19 octobre 2006
Je suppose que Coralie Vankempen veut nous dire avec son argumentaire désarmant que Villiers, (pardon, Monsieur le Vicomte) est le dernier rempart contre la barbarie, et que les arabes, (pardon, les musulmans) n'ont à coeur que de repousser les bons français bien d'cheu nous très loin au nord de Poitiers! J'ose espérer que ces messages "trolliens" relèvent plus du domaine du gag!
Ecrit par : christophe sibille | 19 octobre 2006
Les pédagogistes n’aiment rien tant que de poser en victime du système. Mr De Robien Renforce leur camp plus qu’il ne l’affaiblit.
Sans légitimité populaire, n’hésitant pas à disqualifier et terroriser tout opposant, en noyautant tous les postes de pouvoir au sein de l’EN et des syndicats, les pédagogistes ont œuvré sans relâche pour que leurs idées soient mises en place, au nom de la démocratie, de la justice et de l’égalité - avec les résultats que l’on sait, chacun d’entre nous peut constater, tous les jours, au sein de ses classes, la dévastation causée par trente ans de pédagogisme. Plus aucun élève (ou si peu) des classes populaires ne franchit avec succès les concours d’entrée aux grandes écoles ! C’est ce point, et uniquement celui-ci, qu’il faut opposer, encore et toujours, au pédagogistes.
Les expériences de Mr Décoing (Sciences Po), où du Lycée H4 ne sont là que pour masquer le désastre - la charité (discrimination positive en novlangue) coûte beaucoup moins chère que la justice.
Quand le suffrage universel vient refermer la parenthèse pédagogiste, le pédagogue fustige les électeurs et la démocratie. Les récentes élections du Québec ou de Suisse l’attestent :
http://www.cafepedagogique.net/index2.php
Proposons au prochain président de la République qu’il distribue à chacun des pédagogistes une pelle pour les occuper à exhumer le cadavre de Staline.
Mais je rêve. Robert Penrose, grand mathématicien anglais, a dit à propos de la science : « une idée ne s’impose pas parce qu’elle est bonne, mais parce que ceux qui étaient contre (les gardiens du temple) sont morts.»
Préparons nous à d’âpres combats…
Philippe.
Ecrit par : Philippe Delarouzée | 19 octobre 2006
Salut Christophe Sybille,
Et pourquoi une enseignante n'aurait-elle pas le droit d'être de droite ? Et en fait j'avais été de gauche (vaguement socialo) pendant environ 20-25 ans. Puis un jour, lasse de tout et de l'éducation nationale dégradée, je me suis mise à réfléchir et me suis demandée : "pourquoi suis-je de gauche ?". J'ai éclaté de rire, car j'ai compris que plus jeune, je m'étais laissée prendre par le "milieu ambient" et que cela avait été par pur conformisme. Et franchement ne pensez-vous pas que la gauche de ces dernières années a encore plus détruit l'Educ Nat que la droite classique ? Moi, ce qui me fait GERBER, c'est avec le recul, les militants du PCF, tous ces staliniens ou"syndicalistes apparentés", qui ont pratiqué un véritable terrorisme intellectuel envers leurs collègues plus jeunes et plus fragiles (je pense surtout aux années 60 et 70). Vous gens de gauche, apparentés aux "idiots utiles" chers à Staline, ayez plutôt une pensée pour les gens morts au goulag, à Vorkouta par exemple. Et souvenez-vous que les profs cocos des années 50 pratiquaient la mauvaise foi et étaient donc en quelque sorte complices.
Je vais vous faire une confidence : je n'ai pas encore adhéré au MPF, j'y réfléchis, mais des gens comme Christophe Sybille me poussent à le faire !!!
Ecrit par : Coralie Vankempen | 20 octobre 2006
Pierre-Henri :
« Un certain nombre de profs qui (...) tout en étant fermement à gauche, aimeraient bien récupérer un minimum d'autorité »
« Un certain nombre », vous l’évaluez à combien ?
Fermement à gauche, comme Coralie ?
Fermement à gauche, comme Maman ?
Institutrice, elle recevait “L’Ecole Libératrice” pour s’être syndiquée comme ses copines, parce que c’était l’usage, sans rien y comprendre.
Maman : « Comment Josiane elle a pu recevoir les Palmes Académiques ? Les élèves qui sont passés chez elle, il faut ramer pour les remettre à niveau... »
Jamais elle n’a fait le lien entre les ambitieux objectifs syndicaux que sa copine visait en accord avec la hiérarchie, et la publication qu’elle recevait à la maison, et qu’heureusement pour elle et ses élèves elle n’ouvrait jamais. Moi j’essayais, mais je ne comprenais rien non plus.
Il était ferme, le poids des conventions.
Certains, depuis, ont appris à lire, et à ne plus rien attendre de la gauche.
LA BARBARIE DOUCE
La modernisation aveugle des entreprises et de l’école
LE GOFF, Jean Pierre
« L'auteur montre que cette barbarie douce a partie liée avec le déploiement du libéralisme économique et de la gauche moderniste, et avec la décomposition culturelle qui l'a rendue possible »
L'ENSEIGNEMENT DE L'IGNORANCE ET SES CONDITIONS MODERNES
MICHEA, Jean-Claude
« Quel mystérieux hasard à répétition fait que ce sont toujours les révolutions culturelles accomplies par la Gauche qui permettent au capitalisme moderne d'opérer ses plus grands bonds en avant ? »
S’il reste quelque chose à sauver de la gauche il serait temps de vous y mettre, avant les prochaines échéances, même si les candidat(e)s ont des tronches ou des discours qui pour l’instant ne vous conviennent pas. Je dis ça, c’est parce que vous êtes plus intelligents et plus érudits que moi, donc potentiellement plus influents...
Ecrit par : Georges | 20 octobre 2006
je suis enseignante depuis 22 ans et suis tres en colère après tous ces pédagogues bien pensants qui nous font la morale ...
Soyons honnètes: l'omerta existe dans l'education nationale. individuellement les enseignants sont d'accord avec De Robien pour la lecture et la situation de l'ecole : le niveau baisse! mais pas grand monde ne s'aventure à aller à contre courant de la ligne des pedago bien pensants.
Nous sommes dans un systeme intolerant, ou si tu n'es pas d'accord avec eux tu es réac , à droite et surtout à éviter!!
L'efficacité et l'honneteté sont des mots à réintroduire ds l'EN ...
Ecrit par : geraldine | 20 octobre 2006
Vous gens de gauche, apparentés aux "idiots utiles" chers à Staline, ayez plutôt une pensée pour les gens morts au goulag, à Vorkouta par exemple.
Ecrit par : Coralie Vankempen | 20 octobre 2006
Rassurez-vous, (ou prenez-en ombrage), je suis aussi anti-communiste que vous... Qui avez certainement voté non à l'Europe, comme Besancenot?
Ecrit par : christophe sibille | 20 octobre 2006
Je viens de voir sur le net "Les 4 Vérités": "Les enfoirés du MRAP". Plus que des enfoirés, des collabos très souvent.
Ecrit par : Pendariès | 20 octobre 2006
@ Christophe Sibille, à propos de Ph. De Villiers
Je suis heureux de vous retrouver , après avoir débattu avec vous sur d‘autres blogs. Vous y aviez été attaqué sur vos fonctions de formateur en IUFM, et sur les privilèges qu’elles étaient censées vous procurer, procédé qui me semblait inacceptable. Vous aviez l’élégance de reconnaître que vous aviez pu mal juger tel ou tel, et de présenter des excuses à ceux que vous pensiez avoir blessés. On peut donc vous faire crédit d’une probité intellectuelle devenue bien rare dans ce type de débats. Aussi, je voudrais vous demander d’aller jeter un coup d’œil sur la dernière notice du nommé Lubin (http://journaldecole.canalblog.com) , et de nous donner votre avis à son sujet.
Ecrit par : Jean-François Croz | 20 octobre 2006
Mr sibille, vous faites feu de tout bois. Vous jetez le discrédit sur quiconque ne pense pas comme vous sans jamais éclairer le débat !
Mrs Lepen, Besancenot, Fabius, De Villiers...ont votés non à une certaine Europe, qui a suscité un consensus large contre elle. Voyez la confusion dans laquelle nous sommes. Alors n'en rajoutez pas.
On veut nous faire croire que la France seule traverse une crise sans précédent. Mais sortez un peu de chez vous et balladez-vous hors de nos frontières et vous verrez que c'est le monde qui ne tourne plus tès rond.
Philippe
Ecrit par : Philippe Delarouzée | 20 octobre 2006
bonjour M. Brighelli,
je comprends et soutiens votre constat et votre combat, ainsi que celui de sauver les lettres et d'autres professeurs, mais force est de constater que vos prises de positions et idées sont en partie au moins récupérées par l'extrême droite (Villiers, Le pen, Mégret qui cite Rachel Boutonnet). Je ne vous fais aucun procès d'intention, on ne peut pas éviter que des cons récupèrent à des fins obscures des idées ou opinions, mais que leur répondez vous ? Cela mériterait une note d'eclaircissement. Parce que nous, quand on prend votre défense ou qu'on cite vos idées, on se voit traités de fachos et ces injures sont légitimées par cette récupération. Merci de votre réponse.
Ecrit par : Tartempion | 20 octobre 2006
Bonjour à tous,
Un des grands mystères de mon passage à l' E.N a été "les enseignants de droite". Minoritaires certes mais pas marginaux, surtout dans les lycées, je les ai (presque)toujours vu se poser en victime, martyr d'un terrorisme intellectuel dont ils étaient bien incapables d'en préciser la forme, sinon que la majorité de leurs collègues n'étaient pas d'accord avec eux. Curieux terrorisme.
Comme (à l'instar de toutes les minorités) ils étaient souvent plus intéressants, frondeurs et amusants, j'aimais beaucoup en fréquenter certains qui étaient les seuls -il faut bien le dire- à voir le roi EN nu. Cà nous rapprochait au moins sur ce point.
Par ailleurs, je pense que beaucoup de jeunes enseignants ne votent pas aujourd'hui mécaniquement à gauche ni d'ailleurs à droite. La pensée politique de beaucoup de jeunes collègues affleurait au plus fort de l'expression le niveau du gazon fraichement tondu.
Enfin (pour JPB) j'aimerai bien que ce blog si vivant ne devienne pas le déversoir de la propagande des candidats à une quelconque élection. Ces méthodes de coucou semblent malheureusement préconisées par les états-majors auprès des militants. Au pire, ce parasitage finira par pourrir définitivement les débats. Au mieux, il aura en fait l'effet inverse de celui recherché.
Amitiés à tous.
Ecrit par : utile baron | 20 octobre 2006
"Mr sibille, vous faites feu de tout bois."
Ecrit par : Philippe Delarouzée | 20 octobre 2006
Je pense, Monsieur Delarouzée, que votre intelligence, votre culture et votre science de la bonne écriture ne peuvent vous laisser ignorer que l'écriture d'un nom propre s'initie avec une majuscule. Cet emploi de la minuscule au début du mien est donc vraisemblablement délibéré de votre part, et montre (de manière assez maladroite) le désir que vous avez de rabaisser votre interlocuteur.
Ecrit par : christophe sibille | 20 octobre 2006
"Aussi, je voudrais vous demander d’aller jeter un coup d’œil sur la dernière notice du nommé Lubin, (http://journaldecole.canalblog.com) , et de nous donner votre avis à son sujet."
Ecrit par : Jean-François Croz | 20 octobre 2006
Je partage, au risque vraisemblablement de vous décevoir, une partie des idées exposées sur ce blog. Je ne pense pas que Jean-Paul éprouve de sympathie particulière pour de Villiers, mais on pourrait simplement dire qu'aucun des écrits de Goigoux ou de Meirieu ne court le risque d'être récupéré par l'extrême droite! Par ailleurs, (et je l'avais déjà écrit ici), j'avais trouvé que la prestation de Jean-Paul dans l'émission de Bern, (l'arène de France) nous faisait presque apparaître Robien comme sympathique, ce qui relève quand même de l'exploit!
Ecrit par : christophe sibille | 20 octobre 2006
Sibille, votre paranoia égale votre anerie :vous meme signez sans majuscule!
Ecrit par : Brindille | 20 octobre 2006
De Villiers aime les frites !
Tout défenseur de l’humanité apprenante doit refuser d’en manger !
Toujours le même procédé, la « reductio ad Hitlerum », désignant ce type de dialectique politique visant à disqualifier un adversaire en le comparant à Hitler. Cette tactique a pour but d’exclure la personne visée tout en évitant le débat de fond avec elle. Expression créée vers 1950 par Leo Strauss : ces pauvres pédagogos ne sont toujours pas sortis de la Guerre froide ! Ça en dit long sur la validité de leurs arguments.
À quand les « vipères lubriques » et autres « laquais des revanchards allemands » ?
Ecrit par : Lariba | 20 octobre 2006
Effectivement, çà serait bien que l'on sorte des "reduction ad Hitlerum" mais aussi des "reduction ad Stalinum" et de toutes autres "reductio" qui semblent constituer le seul fondement de quelques interventions énervées et énervantes sur ce blog.
Ecrit par : utile baron | 20 octobre 2006
Merci Lariba, de les remettre un peu sur les rails ;)
si je peux vous mettre d'accord :o)))
pour moi Villier c'est un peu le G.Marchais d'la droite .. Si on l'avait pas on rigolerais moins .... D'ailleur on rigole bcp moins depuis que Marchais et Krazu ne sont plus là ...
Souvenez vous ...
Donc c'est pô la peine de venir saloper la classe .... On voit que c'est pas vous qui faites le ménage après...
Ecrit par : toto | 20 octobre 2006
"Sibille, votre paranoia égale votre anerie :vous meme signez sans majuscule!"
Ecrit par : Brindille | 20 octobre 2006
Merci pour la majuscule, mais pensez aux accents, la prochaine fois! Même si l'orthographe est la science des "anes".
Ecrit par : christophe sibille | 20 octobre 2006
"De Villiers aime les frites !
Tout défenseur de l’humanité apprenante doit refuser d’en manger !
Toujours le même procédé, la « reductio ad Hitlerum », désignant ce type de dialectique politique visant à disqualifier un adversaire en le comparant à Hitler. Cette tactique a pour but d’exclure la personne visée tout en évitant le débat de fond avec elle. Expression créée vers 1950 par Leo Strauss : ces pauvres pédagogos ne sont toujours pas sortis de la Guerre froide ! Ça en dit long sur la validité de leurs arguments.
À quand les « vipères lubriques » et autres « laquais des revanchards allemands » ?"
Ecrit par : Lariba | 20 octobre 2006
Personne n'a comparé quiconque à qui que ce soit! Mais il est effectivement des récupérations qui sont troublantes (parce qu'extrêmement tentantes), et d'autres qui sont impossibles! De Villiers, que je sache, aurait du mal à récupérer les "frites" pour en faire un argument de campagne! Et je rappelle que c'est un farouche partisan de Jean-Paul qui a soulevé le problème. Ceci-dit, je comprends que les allusions au lien de "Lubin" vous aient fortement chatouillés! Ce lien est plutôt intelligent, bien argumenté et, en plus, il est de gauche, lui! Alors,... ... ...
En tous cas, j'ai appris ici que Mégret avait récupéré Boutonnet... Je ricane!
Ecrit par : christophe sibille | 20 octobre 2006
Le site de Lubin:
"plutôt" intelligent?
"Bien argumenté"?
Et, "en plus, de gauche"?
Expliquez-vous, de grâce.
Ecrit par : Jean-François Croz | 20 octobre 2006
Lubin ? Faut-il qu’on parle de son site ?
Je ne tire pas d’habitude sur les ambulances psychiatriques mais là c’est du sous Meirieu. Ce qui n’est pas peu dire ! C’est tellement valorisant pour certains de se la jouer et de prendre la pose humanitaire. Il y a un film qui s’intitule « Elle voit des nains partout », son site c’est « Je vois des fachos partout ! » Ce n’est pas à gauche, c’est à l’ouest ! Ça ferait presque pitié.
Pour lui, les élèves sont une minorité opprimée sous le joug d’une armée d’occupation : les professeurs. Les « autres », bien sûr, lui il est dans le camp du Bien. Diffamer les collègues pour mieux se faire mousser, c’est du Meirieu pur jus. Il ne lui reste qu’à démissionner pour mieux lutter pour la libération dans le camp des opprimés !
Quand je lis ce genre de prose, j’ai l’impression de voir un tableau soviétique du réalisme socialiste : « Le pédagogue libérant les jeunes » sur fond de soleil levant. Du saint-sulpicien de gôche. Ça ne se discute pas. Il ne reste plus qu’à sangloter d’émotion.
Ecrit par : Lariba | 20 octobre 2006
Je n'ai pas vu quoi que ce soit de "sovietiforme" dans ce qu'écrit Lubin. Mais il est vrai que tous les intervenants d'ici sont des modèles de pondération! Et puis, trouver le moindre côté positif à ce que peut dire Meirieu, vous vous rendez compte! C' est ici passible des assises, voire d'un passage par les armes. Alors, la discussion n'est pas très aisée!
Ecrit par : christophe sibille | 20 octobre 2006
Allez, je ne résiste pas...
"Il n'y a pas lieu d'imposer une unique méthode d'enseignement de la lecture
Les récents débats sur les méthodes d'enseignement de la lecture ont conduit un certain nombre de chercheurs en psychologie cognitive, neuropsychologie et sciences de l'éducation à rappeler les résultats des études d'évaluation de l'efficacité des différentes méthodes, et à formuler notamment les recommandations suivantes:
1. Il faut enseigner les relations graphèmes-phonèmes (entre les lettres et les sons) de manière systématique et explicite, dès le début du cours préparatoire.
2. Il existe de nombreuses manières d'enseigner les relations graphèmes-phonèmes: des approches synthétiques, combinant les phonèmes pour construire les syllabes et les mots; des approches analytiques, décomposant les mots en syllabes et en phonèmes; et des approches combinant à divers degrés les deux précédentes. Les études d'évaluation ne font pas ressortir de différences significatives d'efficacité entre ces différentes approches.
Les résultats scientifiques actuels suggèrent donc d'écarter les méthodes qui n'enseignent pas les relations graphèmes-phonèmes, ou qui ne les enseignent pas de manière explicite et systématique, ou qui ne les enseignent pas suffisamment tôt (souvent appelées "méthodes globales", ou selon les acceptions, correspondant à une partie des méthodes globales). Toutes les autres méthodes semblent acceptables.
L'arrêté de mars 2006 modifiant les programmes d’enseignement de l’école primaire a précisé les programmes de 2002, en restreignant l'éventail des méthodes d'enseignement de la lecture recommandées précisément à celles suggérées par les travaux scientifiques. Il s'agit donc là d'une évolution positive.
Conformément aux résultats scientifiques, les nouveaux programmes laissent aux enseignants le choix entre les nombreuses méthodes utilisant des approches synthétiques, analytiques, ou une combinaison des deux, dans la mesure où, quelle que soit la méthode choisie, l'enseignant prend soin d'enseigner les correspondances graphèmes-phonèmes, afin de développer l'automatisation de la reconnaissance des mots et la compréhension.
Compte tenu des textes de loi définissant les programmes, et compte tenu des travaux scientifiques qui les inspirent, il n'y a donc pas lieu d'exiger des enseignants le recours à une méthode unique. Il n'y a notamment pas lieu de leur imposer l'usage d'une méthode exclusivement synthétique (parfois appelée "la méthode syllabique").
Franck Ramus, Chargé de Recherches au CNRS, et Rémi Brissiaud, Maître de Conférences à l'IUFM de Versailles
Co-signataires:
Mireille Bastien-Toniazzo, Maître de Conférences à l'Université de Provence
Séverine Casalis, Maître de Conférences à l'Université Lille 3
Sylvie Cèbe, Professeur à l'Université de Genève
Pascale Colé, Professeur à l’Université de Savoie
Marcel Crahay, Professeur à l'Université de Genève
Jean-François Démonet, Directeur de Recherches à l’INSERM
Jean Ecalle, Maître de Conférences à l’Université Lyon 2
Michel Fayol, Professeur à l'Université Clermont-Ferrand II
Jacques Fijalkow, Professeur à l'Université Toulouse II
Daniel Gaonac'h, Professeur à l'Université de Poitiers
Roland Goigoux, Professeur à l'IUFM d'Auvergne
Jean-Emile Gombert, Professeur à l’Université Rennes 2
Jacqueline Leybaert, Chargée de Cours à l’Université Libre de Bruxelles
Annie Magnan, Professeur à l’Université Lyon 2
José Morais, Professeur à l'Université Libre de Bruxelles
Laurence Rieben, Professeur à l'Université de Genève
Liliane Sprenger-Charolles, Directrice de Recherches au CNRS
Annick Weil-Barais, Professeur à l'Université d'Angers
Pascal Zesiger, Professeur à l'Université de Genève
Johannes Ziegler, Directeur de Recherches au CNRS
Voir notamment:
Ramus, F., Casalis, S., Colé, P., Content, A., Démonet, J. F., Demont, E., et al. (2006). Un point de vue scientifique sur l'enseignement de la lecture. Le Monde de l'Education, Mars 2006.
Et:
Sprenger-Charolles, L., & Colé, P. (2006). Pratiques pédagogiques et apprentissage de la lecture. Cahiers Pédagogiques, Mars 2006.
Ecrit par : christophe sibille | 20 octobre 2006
"Il ne lui reste qu’à démissionner pour mieux lutter pour la libération dans le camp des opprimés ! "
Ecrit par : Lariba | 20 octobre 2006
Avec de tels arguments, la majorité des intervenants de ce blog, (Jean-Paul y compris) devrait démissionner, pour ne pas avoir à obéir à des textes officiels avec lesquels ils sont en désaccord quasiment à cent pour cent!
Ecrit par : christophe sibille | 20 octobre 2006
Pour Lubin, le monde se divise en deux catégorie : lui d'un côté, six milliards de nazis de l'autre.
La situation actuelle de la France rappelle celle des années 30, telle qu'elle est magnifiquement décrite par Marc Bloch dans l' "Etrange défaite" (un livre à lire absolument, d'une actualité terrifiante).
Une démocratie, sans aucun doute, peut résister à un seul extrémisme. A l'inverse, quand elle prise en tenaille entre deux extrémismes, sa situation est désespérée. Les deux fanatismes entrent en écho, se réverbèrent mutuellement et finissent par faire tellement de bruit qu'ils empêchent d'entendre toute raison.
C'est exactement ce qui est en train d'arriver, et le phénomène se cristallise autour de la question éducative.
Ecrit par : Pierre-Henri | 20 octobre 2006
"À quand les « vipères lubriques » et autres « laquais des revanchards allemands » ?"
et moi, venant ici approuver et soutenir M. Brighelli et consorts, je suis "social-traitre" mais aujourd'hui ce blog me prend la tête! Quand même malheureux que dès qu'un brave type (excusez moi, JPB, ce n'est pas méprisant mais élogieux sous ma plume) décide de dire la vérité sur un sujet qui devrait être de bon sens commun et nullement politique, on vienne lui attacher des casseroles d'extrême-machin ou bidule dont les programmes sont par ailleurs des incitations au suicide collectif.
Grosse fatigue!
Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2006
Il y a trop de fonctionnaires.
Virer les incompétents. Donner à ceux, dont la mission première est l'instruction, les moyens de créer une école publique laique.
Sur évaluation de compétences, bien entendu.
Evaluation d'audit privé avec la participation de tous ces anciens enseignants qui ont eu le respect de leur mission.
Le bouche à oreille ayant la meilleure publicité, on verra ce qu'il restera de l'Education Nationale actuelle.
Que des cendres.
Je ne suis, ni conservatrice, ni rétrograde, mais il est URGENT de passer à la vitesse supérieure.
De Robien a commencé à faire grincer des dents, il faut qu'il contourne l'idéologie de masse de l'E.N.
Ecrit par : Carole | 20 octobre 2006
Je suis un pote (et ancien collègue de Coralie). Elle m'a téléphoné tout à l'heure. J'ai consulté ce blog. Certains me font rire avec leur politique. Se prennent-ils pour des idéologues ???
Bon, je me présente : certifié de maths, 57 ans. Donc 19 ans en 1968. Ancien de LCR. J'estime comme Stéphane Courtois (le livre noir du communisme) que je me suis fait manipuler, que j'étais pris dans un engrenage, que j'étais à côté de mes pompes. J'ai perdu mon temps.
J'aurais dû regarder des films porno, j'aurais peut-être appris des positions originales. Plus utile que des conneries idéologiques !!!
Je vais peut-être voter de Villiers que je ne connaissais pas bien, mais j'ai regardé le site du MPF aujourd'hui. Donc je serai passé de la LCR au MPF (après un très long intermède d'abstentionniste), et cela me fait rire !!! Et que certains arrêtent leur diarrhée verbale : d'après ce que je viens de lire du MPF (que je ne connaissais pas bien), de Villiers n'est pas un facho, mais un patriote qui a le courage de dire la vérité sur bien des choses. Surtout il a du BON SENS.
CURE de désintoxication pour moi !!!
Ecrit par : Trotski à poil | 20 octobre 2006
VOILA DU BON SENS :
Des constats partagés par Philippe de Villiers qui propose dans son pré-projet présidentiel, de recentrer l’école sur ses missions premières («transmission des savoirs, promotion du civisme et rayonnement de la culture nationale») et de remettre en vigueur l’autorité des maîtres en cessant de les considérer comme des animateurs sociaux…
http://www.pourlafrance.fr/actualites_detail.php?id_com=412
et MERCI le BLOG car je ne connaissais pas bien de Villiers !!!
Ecrit par : Trotski à poil | 20 octobre 2006
Mobilisez-vous pour contrer ce projet (arrêté) qui obligerait les enseignants à enseigner dans plusieurs établissements ou plusieurs disciplines.
Sur ce point, je présume que je suis d'accord avec tout le monde !!!
Bon pas le temps de développer. Autres choses à faire pour l'instant ! Peut-être à tout à l'heure.
Ecrit par : Trotski à poil | 20 octobre 2006
PARANOIA:
Coralie, Trotsky à poil dur, ras ou lisse (qu'importe votre pédigrée), êtes-vous vraiment vous ou cherchez-vous, pour le discréditer aux yeux des démocrates de droite ou de gauche, à faire passer ce site pour un blog réactionnaire?
Avouez, qui vous subventionne, Meirieu ou plus bas dans l'échelle, qui peut se salir les mains?
Franchement, je me pose des questions, pas vous?
Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2006
Oui, là, on ne peut qu'être d'accord!
Ecrit par : christophe sibille | 20 octobre 2006
D'accord avec le dernier message de Trotski à poil, bien entendu! Dobolino m'a court-circuité! (Entre parenthèses, Dobolino, je suis aussi un social traître!)
Ecrit par : christophe sibille | 20 octobre 2006
"Il y a trop de fonctionnaires.
Virer les incompétents. Donner à ceux, dont la mission première est l'instruction, les moyens de créer une école publique laique.
Sur évaluation de compétences, bien entendu.
Evaluation d'audit privé avec la participation de tous ces anciens enseignants qui ont eu le respect de leur mission.
Le bouche à oreille ayant la meilleure publicité, on verra ce qu'il restera de l'Education Nationale actuelle.
Que des cendres.
Je ne suis, ni conservatrice, ni rétrograde, mais il est URGENT de passer à la vitesse supérieure.
De Robien a commencé à faire grincer des dents, il faut qu'il contourne l'idéologie de masse de l'E.N."
Ecrit par : Carole | 20 octobre 2006
D'accord avec vous! Mais le premier incompétent à virer serait notre bon ministre qui, de son propre aveu, ne connait rien à l'éducation nationale! De profundis... ...
Surtout s'il est évalué, comme vous dites, par: " les anciens enseignants qui ont eu le respect de leur mission".
Ecrit par : christophe sibille | 20 octobre 2006
Bonsoir à vous toutes et tous,
NOUVELLES DE LA BLOGOSPHERE
Dans notre rubrique Blogopolitis, une courte émission relative à la "furie" créative de blogs de toutes sortes "et plus si afffinités" diffusée quotidennement sur France Inter : Un jour sur la toile.
Bien à vous toutes et tous.
Lolo34.
Blogopolitis : nouvelles de la blogosphère
Un jour sur la toile
par Hélène Chevallier
du lundi au vendredi de 18h45 à 18h50
vendredi 20 octobre 2006
Des blogs saoudiens
L'apparition de blogs en Arabie Saoudite ne montrerait-elle pas les prémices d'une révolution silencieuse ...
1joursurlatoile
envoyé par rag34
http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2006/10/20/blogopolitis-nouvelles-de-la-blogosphere.html
http://www.dailymotion.com/rag34/video/xixer_1joursurlatoile
RAG 34. Lolo34
Ecrit par : Lolo34 | 20 octobre 2006
Personne ne me subventionne, Dobolino. Vous êtes aussi parano que je l'étais dans les années 70 et même 80. Bon je retourne à mes copies à corriger, mais je garde l'écran à l'oeil :-) :-) :-)
Ecrit par : Trotski à poil | 20 octobre 2006
NON Dobolino je ne pense pas que ce blog SOIT réactionnaire de droite ou de gauche, mais que certains MANQUENT de BON SENS, et sont à côté de leurs pompes, comme je l'étais moi-même, mais en moins prétentieux :-)
Ecrit par : Trotski à poil | 20 octobre 2006
Dobolino, vous écrivez :
"Avouez, qui vous subventionne, Meirieu ou plus bas dans l'échelle, qui peut se salir les mains?"
Personne ne me subventionne Dobolino. Et certainement pas Meirieu que je prends pour un c.. Mais restons poli.
En fait j'en ai ras le bol de la politique et des idéologies. J'estime avoir perdu mon temps. Si je vote de Villiers ou peut-être Dupont-Aignan, ce sera AUSSI pour rigoler, pour rire de moi-même !!!
Ecrit par : Trotski à poil | 20 octobre 2006
Histoire d’ajouter à la fièvre du vendredi soir (on sent que le week-end approche), je conseille cette revue de presse des Cahiers Pédagogiques.
http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=2648
On y vilipende ces journalistes vendus qui parlent trop des méchants et pas assez des gentils.
J’ai particulièrement apprécié ce cri du cœur: «Il n’y en a que pour eux !» (s.e. "Et rien pour nous! C’est pô juste! »).
Ecrit par : Jean-François Croz | 20 octobre 2006
Dobolino,
Avec le recul, j'ai vraiment le sentiment d'avoir perdu une partie de ma vie avec des trucs idéologiques qui n'en valent pas la peine. Je suis assez amer. Certaines choses sont plus importantes : les voyages, les sentiments (mais aussi le sexe !), bien manger, faire des balades dans la campagne, caresser son chien ou sa copine, et RIRE !
En 80 ans nous ne vivons que 29.200 jours, ou 2.522.880.000 secondes. Faites donc le calcul, Dobolino !!! Pensez qu'il y plus de 6.000.000.000 d'homo sapiens sur cette terre. Impossible de faire connaissance avec tous !!!
Ecrit par : Trotski à poil | 20 octobre 2006
Le "Figaro", au moins en fin d'article, signale la différence fondamentale qui existe entre "Sauver les lettres" et ces dangereux tordus de "SOS education" :
http://www.lefigaro.fr/france/20061020.FIG000000176_ces_rebelles_a_l_assaut_de_la_forteresse_education.html
Les "Cahiers Pédagogistes", eux, ne s'encombrent pas de tels détails : nous on est les gentils, et pis tous les autres c'est des méchants.
Ecrit par : Pierre-Henri | 20 octobre 2006
Bien vu, Pierre-Henri.
De même, il aura échappé à certains que Sauvez Les Lettres avait clairement annoncé la couleur: "Ni Meirieu, ni de Robien", programme auquel ils se sont tenus. Ou encore que Rachel Boutonnet elle-même avait estimé que ce serait une erreur que d'imposer, par le fait du prince, la syllabique pure.
Croyez-vous que cela troublera ces beaux esprits? Leur conclusion, ce sera:"Ils ne sont pas de droite? Forcément, ils sont d'extrême-droite!"
Ecrit par : Jean-François Croz | 20 octobre 2006
Oh! attendre 57 ans pour une telle prise de conscience, c'est ce qu'on appelle se laisser le temps de la réflexion. Quant à comparer sa copine à son chien, ou vous pensez faire de l'humour (alors un conseil, arrêtez, le genre sérieux doit mieux vous convenir) ou il vous reste encore quelques dizaines d'années de réflexion devant vous pour la prise de conscience suivante. Bon courage, ça va être difficile.
Ecrit par : Oups | 20 octobre 2006
A lire, la réponse (en fait une fin de non-recevoir) que Fanny Capel adresse à SOS éducation :
http://www.sauv.net/lettresoseduc.php
Extrait :
"Il m'apparaît donc clairement, à l'issue de la lecture du projet que vous m'avez soumis, que les analyses de M. Nemo, et les buts poursuivis par SOS-Education divergent absolument des miens, et de ceux du collectif Sauver les lettres.
Sauver les lettres défend certes la liberté pédagogique des enseignants en ce qui concerne les méthodes d'enseignement, car nous considérons notre métier comme un artisanat plutôt qu'une science : chaque professeur doit pouvoir élaborer ses propres méthodes selon sa personnalité et celle de ses élèves. Mais Sauver les lettres ne renonce pas pour autant à l'idée que l'instruction du peuple relève d'une mission étatique. Je dis bien l'instruction, et non l'éducation, et surtout pas le dressage "citoyen" qui n'est qu'une variante de la fabrique d'un "homme nouveau" sur le moule d'une idéologie particulière."
------------------------------------------
Il faut beaucoup de mauvaise foi pour mettre sur le même plan, d'un côté, une association ultra-libérale vouée à la destruction du service public d'enseignement, et, de l'autre, des associations qui luttent justement pour défendre la qualité de ce service public.
Soit les "Cahiers pédagogiques" sont stupides, soit ils utilisent le raprochement dans un but de manoeuvre partisane, ce qui est loin de leur faire honneur. Prendre une leçon de journalisme de la part du Figaro, qui -lui- fait la distinction, cela devrait les faire réfléchir.
Meirieu ne cesse de se plaindre qu'on le caricature, qu'on ne le lit pas... Et bien, que lui et ses proches nous lisent, pour une fois.
Ecrit par : Pierre-Henri | 20 octobre 2006
Il n'y a pas lieu d'imposer une unique méthode d'enseignement de la lecture
Les récents débats sur les méthodes d'enseignement de la lecture ont conduit un certain nombre de chercheurs en psychologie cognitive, neuropsychologie et sciences de l'éducation à rappeler les résultats des études d'évaluation de l'efficacité des différentes méthodes, et à formuler notamment les recommandations suivantes:
Il faut enseigner les relations graphèmes-phonèmes (entre les lettres et les sons) de manière systématique et explicite, dès le début du cours préparatoire.
Il existe de nombreuses manières d'enseigner les relations graphèmes-phonèmes: des approches synthétiques, combinant les phonèmes pour construire les syllabes et les mots; des approches analytiques, décomposant les mots en syllabes et en phonèmes; et des approches combinant à divers degrés les deux précédentes. Les études d'évaluation ne font pas ressortir de différences significatives d'efficacité entre ces différentes approches.
Les résultats scientifiques actuels suggèrent donc d'écarter les méthodes qui n'enseignent pas les relations graphèmes-phonèmes, ou qui ne les enseignent pas de manière explicite et systématique, ou qui ne les enseignent pas suffisamment tôt (souvent appelées "méthodes globales", ou selon les acceptions, correspondant à une partie des méthodes globales). Toutes les autres méthodes semblent acceptables.
L'arrêté de mars 2006 modifiant les programmes d’enseignement de l’école primaire a précisé les programmes de 2002, en restreignant l'éventail des méthodes d'enseignement de la lecture recommandées précisément à celles suggérées par les travaux scientifiques. Il s'agit donc là d'une évolution positive.
Conformément aux résultats scientifiques, les nouveaux programmes laissent aux enseignants le choix entre les nombreuses méthodes utilisant des approches synthétiques, analytiques, ou une combinaison des deux, dans la mesure où, quelle que soit la méthode choisie, l'enseignant prend soin d'enseigner les correspondances graphèmes-phonèmes, afin de développer l'automatisation de la reconnaissance des mots et la compréhension.
Compte tenu des textes de loi définissant les programmes, et compte tenu des travaux scientifiques qui les inspirent, il n'y a donc pas lieu d'exiger des enseignants le recours à une méthode unique. Il n'y a notamment pas lieu de leur imposer l'usage d'une méthode exclusivement synthétique (parfois appelée "la méthode syllabique").
Franck Ramus, Chargé de Recherches au CNRS, et Rémi Brissiaud, Maître de Conférences à l'IUFM de Versailles
Co-signataires:
Mireille Bastien-Toniazzo, Maître de Conférences à l'Université de Provence
Séverine Casalis, Maître de Conférences à l'Université Lille 3
Sylvie Cèbe, Professeur à l'Université de Genève
Pascale Colé, Professeur à l’Université de Savoie
Marcel Crahay, Professeur à l'Université de Genève
Jean-François Démonet, Directeur de Recherches à l’INSERM
Jean Ecalle, Maître de Conférences à l’Université Lyon 2
Michel Fayol, Professeur à l'Université Clermont-Ferrand II
Jacques Fijalkow, Professeur à l'Université Toulouse II
Daniel Gaonac'h, Professeur à l'Université de Poitiers
Roland Goigoux, Professeur à l'IUFM d'Auvergne
Jean-Emile Gombert, Professeur à l’Université Rennes 2
Jacqueline Leybaert, Chargée de Cours à l’Université Libre de Bruxelles
Annie Magnan, Professeur à l’Université Lyon 2
José Morais, Professeur à l'Université Libre de Bruxelles
Laurence Rieben, Professeur à l'Université de Genève
Liliane Sprenger-Charolles, Directrice de Recherches au CNRS
Annick Weil-Barais, Professeur à l'Université d'Angers
Pascal Zesiger, Professeur à l'Université de Genève
Johannes Ziegler, Directeur de Recherches au CNRS
--------------------------------------------------------------------------------
Voir notamment:
Ramus, F., Casalis, S., Colé, P., Content, A., Démonet, J. F., Demont, E., et al. (2006). Un point de vue scientifique sur l'enseignement de la lecture. Le Monde de l'Education, Mars 2006.
Et:
Sprenger-Charolles, L., & Colé, P. (2006). Pratiques pédagogiques et apprentissage de la lecture. Cahiers Pédagogiques, Mars 2006.
Ecrit par : chris | 20 octobre 2006
Je n'ai nullement l'intention, Fox à poil dur, de vous empêcher de baiser à couilles rabattues si c'est votre pied, car dans la démocratie social-traître et anti fasciste où je choisis de vivre, tout est autorisé, tous les courants de pensée, d'hormones et de religion à condition de ne pas emmerder son voisin. Je milite au PS et personne ne m'excluera parce que je préfère Brighelli à Meirieu de même que je pourrai ainsi militer à l'UDF ou à l'UMP en pensant comme Meirieu... Votez De Villiers si cela vous chante, vous êtes libre dans le beau pays où je vis tant que vos rigolos ne font pas de putsch... S'ils étaient, malgré nous, démocrates de droite ou de gauche, élus au suffrage universel, ils ne pourraient pas faire grand chose d'autres que quelques ratonnades dont, justement, je ne veux pas.
Pour le reste, la mondialisation les tiendra et je n'ai guère, pour moi, de soucis.
Je n'aime pas qu'on renvoie les gens qui viennent chez nous parce qu'ils meurent de faim ou d'interdiction de liberté de pensée.
Ceci dit, Teckel à poil long, je ne vois vraiment pas de rapport entre vos désirs d'hédonisme et notre agité du Bocage...
Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2006
Meirieu ne cesse de se plaindre qu'on le caricature, qu'on ne le lit pas... Et bien, que lui et ses proches nous lisent, pour une fois.
Ecrit par : Pierre-Henri | 20 octobre 2006
Encore faudrait il savoir écrire...
Chris
Ecrit par : chris | 20 octobre 2006
Certaines personnes sur ce blog ne sont même pas assez dignes de recevoir du mépris.
La plupart d’entre vous – et spécialement les gôschystes intellectuels humanistes doués d’un sens artistique surdéveloppé, qui bien que prônant une égalité impartiale, sont les premiers à se confiner dans une impossible et inenvisageable supériorité évidente justifiée par toutes sortes de pédanteries sophiste(-iquée)s – seraient bien incapables de penser autrement que par procuration.
Si le mythe de l’intellectuel de gauche est chaque jour démenti, celui de l’imbécile heureux est quant-à lui bien loin de l’être.
Ecrit par : Estil | 20 octobre 2006
Et quand on voit que d'éminents mandarins plus haut cités (et dont Christophe Sibille nous avait déjà donné le texte sur ce fil) ont du mal à écrire correctement et intelligiblement, on mesure combien c'est difficile pour de pauvres diables de profs de lycée.
Ecrit par : Jean-François Croz | 20 octobre 2006
Surtout que ces chercheurs se contentent de dire : le mieux est de laisser le choix de la méthode à l'instituteur, qui est bien placé pour savoir. Il me semble que c'est exactement ce que disent JPB, Rachel Boutonnet et Sauver les lettres.
Tout ça pour ça.
Ecrit par : Pierre-Henri | 20 octobre 2006
Bises Dobolino,
Vous militez au PS. J'avais complètement oublié !!!!!
J'ai eu MOI aussi la carte du PS pendant 3 ans à la fin des années 80.
Ecrit par : Trotski à poil | 20 octobre 2006
j'ai eu aussi la carte du MRAP à cette époque !!!
Ecrit par : Trotski à poil | 20 octobre 2006
Trotski à poil, vous êtes pathétique…
Ecrit par : Estil | 20 octobre 2006
Chris Ô TOI QUI EST SI PROCHE DES DIEUXX
Que pensent-ils de la méthodes Ribambelle OU Ratus...
C'est "DOGMATIQUE" ?
C'est ça ?
Bon mais alors cest qui qui va expliquer a SEB (alias Abes) Qu'il ne faut pas syllaber:
AU
Ré
LI
EN
a un gamin de 6ans ni de 5ans ni de 4 ans etc etc
Ni faire syllaber:
AU Ré LIEN non plus
NI QUOI QUE CE SOIT QUI NE SOIT PAS DANS LA PROGRESSION .......
..............
Bon Cela étant dit...
JP, j'ai bô retourner le problème dans tous les sens, tant que les profs auront 30 élèves par classe PSMSGSCPCE1CE2, on en perdra ...
Donc si ton 'poto' il pouvait nous lacher qq brouzoufs pour doubler les classes surchargées CE SERAIT SUPER SYMPÔ ...
Ecrit par : toto | 20 octobre 2006
C'est la grève sur France 2 ?
JPB a dit pas de politique. Comme personne ne veut faire là où on lui dit de faire, à quoi cela peut-il bien servir de voter ?
Pour faire tourner l'alternance ?
Dobo, tout le monde emmerde son voisin, tout le monde a de plus en plus de voisins, écologie, climatologie et démographie renvoient la querelle éducative au choix de la bagnole quand il n'y a même plus d'essence.
C'est bien s'étriper que l'humanité souhaite le plus, ce sont donc les gauchistes les moins francs du collier.
Mais on les aime quand même ;)
Ecrit par : D'Enguell | 20 octobre 2006
Si Jean-Paul l'a dit, alors!
Ecrit par : christophe sibille | 20 octobre 2006
Je ne veux pas de votre bise, M. Trotski. Aucun rapport avec mes engagements politiques qui sont très pragmatiques, fruit de trente ans de réflexion sur le terrain, soigneusement réfléchis et que j'ai aussi clairement que possible, expliqué ici et ailleurs à ceux que j'estime. Si j'agissais, comme vous, avec passion et sans réflexion approfondie, je serais dans un groupuscule anarchiste ou à la Confédération Paysanne.
Je décline votre bise parce que vous ne faîtes pas de différence entre les femmes et les chiens... Ne portez pas la main ou la lèvre sur moi, même par écrit. J'en ai massacré de plus costauds que vous au pouvoir de séduction aussi basique. Ouf! Voilà qui fait du bien...
Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2006
Bonjour,
Cette semaine, j'ai reçu plusieurs lettres de demandes de stages par des BTS.
Je vous livre le texte de l'une d'elles.
En commencant en haut et à gauche (presque sans marge) :
"Bonjour, je veux fere un stage chez vous parce que votre entreprises ait bien".
signature
Et bien moi qui suis un pur produit de l'ascenceur social et de l'école publique, je me dis " Il faut vraiment faire quelque chose pour ces jeunes là "
Je ne connais rien des méthodes pédagogiques et je vais confiance à JPB pour son bon sens et son courage.
Mais allez y, c'est une urgence sociale.
Ecrit par : Olivier | 21 octobre 2006
Vous m'avez l'air aussi découragé que moi, mon pauvre D'Enguell. Comment croire encore aux lendemains qui chantent quand on cause avec son coiffeur?
Nous sommes persuadés mon époux et moi que, seule, une action locale est efficace et que le réservoir d'énergie est régional. Il est vrai qu'en Rhône-Alpes, la région est dynamique, riche d'argent et de cerveaux. Prévoir evidemment une peréquation entre régions.
Pour l'Education Nationale, à part venir ici prouver qu'il n'y a pas besoin d'être réac pour soutenir les propos de M. Brighelli et que, comme lui, nous plaçons cette lutte hors des partis, je ne peux pour ma part que lutter contre une éventuelle fermeture de classe dans mon canton... Pour les enseignants, il y a la possibilité d'une habile désobéissance civile approuvée par une majorité de parents. Essayer aussi de transmettre aux jeunes collègues qui sortent des IUFM quelques notions et techniques: le rôle de Catmano par exemple et de tant d'autres qui font un travail de fourmis. La lutte et je reviens ainsi au centre de ce sujet, c'est d'obtenir une réelle liberté des choix pédagogiques tous enseignés aux futurs professeurs, seul le résultat devant être estimé par l'inspecteur.
Chez nous, soignants, on parle d'obligation de résultats vs obligation de moyens et c'est aussi une grave querelle bien complexe et assez similaire.
Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2006
"On y vilipende ces journalistes vendus qui parlent trop des méchants et pas assez des gentils.
J’ai particulièrement apprécié ce cri du cœur: «Il n’y en a que pour eux !» (s.e. "Et rien pour nous! C’est pô juste! »).
Ecrit par : Jean-François Croz | 20 octobre 2006 "
Ce texte des cahiers pédagogiques est signé Philippe Watrelot .. Morne plaine pour les pédagos de tous poils.. Je suis un lecteur assidu du blog de Jean Paul depuis maintenant un an mais je n'étais jamais encore intervenu. professeur d'histoire en collège depuis 17 ans j'assiste à la dégradation exponentielle du niveau général. Un tiers de mes sixièmes ne savent pas ou très peu lire en butant sur chaque mot, leur vocabulaire est très limité et surtout, il faut savoir qu'ils ne savent pas COMPTER, oui, je dis bien compter, écrire les chiffres en lettre; faire une simple addition ou une simple soustraction leur prend un temps infini, quant à la division, dixit leur prof de maths :" oh d'après les textes il suffit qu'ils la maîtrisent en 4eme".... (inutile de vous dire que son ton était ironique). Opération la plus difficile pour eux car ils ne savent pas leur table de mumtiplication. "Pourquoi faire, diront les pédagos, ils ont des calculettes!" -encore faut-il savoir s'en servir et quelle perte de temps, et d'autonomie! Pour terminer ce premier contact, petite expérience que je demande à tous mes collègues de faire : demandez à vos classes combien de télévisions chaque élève possède dans sa maison ou appartement ; vous serez édifiés.. : pour une classe de 25 élèves, 25 possèdent au moins deux télévisions, et 1/3 en possèdent plus de 5. Deux élèves par ailleurs possédaient 7 téléviseurs dont deux dans la cuisine ("ben oui sinon mes parents sont pas d'accord sur le programme"), et une dans.....les toilettes..... Le problème vient donc en tout premier lieu de la cellule familial, trop de parents se défaussant de leur responsabilité d'éducation et achetant leur paix familiale à coup de télé et de jeu vidéo. En deuxième lieu une école primaire trop souvent idéologue où l'enfant roi ne reçoit plus aucun des fondamentaux qui structurent pour laisser libre cours à leur "créativité naturelle". Il y a 10 ans, ce discours que je tiens était tenu comme fascisant par mes collègues. Aujourd'hui, la plupart d'entre eux font le même constat. Merci Jean Paul, Fanny, Marc, Natacha et autres d'en être les parfaits relais dans nos médias.
Ecrit par : Guedbralec | 21 octobre 2006
ORTHOGRAPHE Dobolino. Vous écrivez :
"Je décline votre bise parce que vous ne faîtes pas de différence entre les femmes et les chiens.."
Pas d'accent circonflexe : "faites" et non "faîtes"
Et voyons Dobolino, ma bise était ironique, je ne savais même pas si vous étiez une femme ou un homme !!!!!
Quant à la politique, j'en ai marre. Je pense que vous ne m'avez pas compris. MARRE. J'ai assez perdu de temps avec ces conneries. Si jamais je vote De Villiers, ce sera par provocation, et pour rire de moi-même qui ai jadis milité à gauche.
Ecrit par : Trotski à poil | 21 octobre 2006
Vous voyez Dobolino, le niveau baisse : vous aussi, vous faites des fautes d'orthographe !!!
Ceci dit, je fais mon autocritique : j'en avais fait une aussi, j'avais écrit "ambient" au lieu d' "ambiant". Mais peut-être était-ce une faute de frappe !!!
Copiez-moi 50 fois Dobolino : je fais, tu fais, il fait, nous faisons, vous faites, ils font.
J'ai remarqué que certains enseignants de ce blog ont quelques petits problèmes avec l'orthographe !!!
Ecrit par : Trotski à poil | 21 octobre 2006
Une proposition parmi d'autres dans la mouvance de madame Royal pour le collège de l'égalité républicaine.
http://www.desirsdavenir.org/debats/read.php?93,45176,46147#msg-46147
Quand je dis qu'on a encore rien vu!
Ecrit par : buntovchik | 21 octobre 2006
Extraordinaire lien, Buntovchik. Courez-y, vous autres, pour savoir à quelle sauce vous serez bientôt mangés.
- Mais nous ne voulons pas être mangés !
- Vous sortez de la question.
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 octobre 2006
Bonjour à tous,
une information pour Christophe et ceux qui s'intéressent à la musique et au chant choral : le site de Cenelles vient d'être complété à la rubrique "Présentation".
http://les-cenelles.ovh.org
Bon dimanche.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 21 octobre 2006
"La lutte et je reviens ainsi au centre de ce sujet, c'est d'obtenir une réelle liberté des choix pédagogiques tous enseignés aux futurs professeurs, seul le résultat devant être estimé par l'inspecteur. "
Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2006
"Le problème vient donc en tout premier lieu de la cellule familial, trop de parents se défaussant de leur responsabilité d'éducation et achetant leur paix familiale à coup de télé et de jeu vidéo."
Ecrit par : Guedbralec | 21 octobre 2006
Que de paroles sages sur le blog aujourd'hui! Je suis à fond d'accord.
Si jamais je vote De Villiers, ce sera par provocation, et pour rire de moi-même qui ai jadis milité à gauche.
Ecrit par : Trotski à poil | 21 octobre 2006
Imaginez trente secondes que vingt millions d'électeurs suivent votre raisonnement!
Un peu de pub: Excellent édito de Philippe Val sur Ségolène Royal dans le "Charlie Hebdo" de la semaine passée. Si les électeurs aux primaires du PS le lisaient, elle ferait 0,5% de voix, (Montebourg et quelques autres enfoirés).
Bon week-end à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 21 octobre 2006
Lev Davidovitch chevelu, à mon avis, il y a plein d'autres façons de vous ficher de votre propre fiole, et des beaucoup plus drôles... Le suicide, il faut que ça reste individuel, quand ça devient collectif, ça fait secte, et peut-être que, juste avant de passer l'arme à gauche, certains des suicidés consentants s'aperçoivent que leur gourou les a bien manipulés et que lui, il reste en dehors de la mêlée.
Par ailleurs, sachant que 1 + 1 = 2, ça a vite fait de faire boule de neige, les provocations stupides. Alors moi, comme j'ai déjà été contrainte à mettre un bulletin qui ne me convenait pas dans l'urne une fois, j'avoue que je la trouve douteuse, votre petite seconde d'autodérision...
Ecrit par : catmano | 21 octobre 2006
J'ai remarqué que certains enseignants de ce blog ont quelques petits problèmes avec l'orthographe !!!
Ecrit par : Trotski à poil | 21 octobre 2006
A un détail près, je ne suis pas enseignant mais vétérinaire et je me rendrais plus ridicule en me trompant de flacon ou de dose qu'en faisant une faute d'orthographe
Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2006
Bonjour,
Voici le lien vers un texte de Pierre Frackowiak qui résume bien ses idées en matière de pédagogie :
http://www.meirieu.com/FORUM/frackowiakconfiance.pdf
Voici la réponse que je me suis permis de lui adresser, par l'intermédiaire du site de Philippe Meirieu. Elle n'y a pas été publiée, à mon grand regret...
"Monsieur,
Je sors de la lecture de votre texte « Confiance en l’enfant » absolument effaré. Tant de servilité et de naïveté face à la jeunesse aurait de quoi faire rire si les conséquences d’un tel papier n’étaient pas aussi graves.
Vous vous posez en victime de ceux qui refusent toute nouvelle « réforme » de l’école alors que depuis plus de vingt ans, vous et vos amis de la rue de Grenelle imposez vos vues en matière de pédagogie à tous les instituteurs et professeurs de l’éducation nationale, au mépris de leur liberté inscrite pourtant dans leur statut. Un tel retournement de situation, l’oppresseur se déclarant l’opprimé, participe d’une stratégie infâme. Combien de temps va-t-il encore falloir se battre contre vous, les rhéteurs de la pensée unique ? Combien de temps encore devra-t-on ignorer, sur vos ordres, ce que le bon sens commande de faire ? Car les sciences de l’éducation, comme la sociologie, ont ceci de commun qu’elles permettent de prouver, après plusieurs années de recherches, le contraire de ce que deux heures passées sur le terrain mettent en lumière – sauf à faire preuve, comme vous le faites, d’une irréelle mauvaise foi.
Nous ne renoncerons pas à asséner encore et encore les vérités qui vont suivre, jusqu’à ce qu’elles fassent enfin vaciller la tour d’ivoire qui vous abrite.
Oui, l’efficacité de la méthode syllabique n’est plus à prouver. Non, la méthode globale ou semi-globale n’est pas bonne : elle forme des bataillons d’illettrés et de dyslexiques que vous refusez de voir. Oui, l’inspection d’un professeur devrait se faire en fonction des résultats de ses élèves et non pas en fonction de la conformité de sa méthode d’enseignement à un dogme. Non, tout ne se vaut pas : Boule et Bill, ce n’est pas L’Iliade. En laissant les enfants dans cette illusoire liberté d’être « acteurs de leur propre apprentissage », vous refusez de leur transmettre le savoir et les condamnez, entre autres choses, à l’ignorance de leur langue maternelle. Dans le meilleur des cas, vous les condamnez effectivement à lire Boule et Bill toute leur vie plutôt qu’à les amener à s’ouvrir aux chefs-d’œuvre de la littérature. Vous leur interdisez donc de se construire en s’inscrivant dans l’histoire de l’humanité – car c’est bien cela qu’offre la lecture. Vous, le libérateur autoproclamé, vous condamnez des générations entières à rester prisonnières d’une raison à peine développée.
Il est sans doute vrai que les jeunes générations sont mieux formées aux nouvelles technologies que les anciennes – encore que vous-même soyez parfaitement capable d’utiliser un logiciel de traitement de texte pour écrire vos âneries et de les publier sur Internet. Notons que le mot « sein » comportant plusieurs homonymes, nos « jeunes » doivent cependant éprouver quelques difficultés à trouver un site pornographique ayant trait au sujet sur un moteur de recherche. Je vous le concède, ils sont inventifs et ne reculent pas devant l’adversité : acteurs de leur propre apprentissage, ils trouveront bien tout seul un jour dans leur scolarité qu’en tapant « X » dans la barre de recherche, puis « Entrée », ils seront en mesure d’accéder à une bien plus vaste base de données qu’avec ce mot dangereusement compliqué sur le plan orthographique : près de quatre milliards de pages à ce jour, quelle profusion de « connaissances » ! En outre, à défaut de pouvoir y entrer un jour à cause d’un enseignement calamiteux, ils auront la possibilité de visiter le site Internet de l’Ecole Polytechnique.
Vous confondez à dessein savoir et information, rhétorique et dialectique, pour alimenter d’une eau brunâtre votre moulin à thèses.
A six ans, votre petit-fils connaît tout de l’aviation qui, on est heureux de l’apprendre, n’est pas encore au programme de l’école élémentaire. Soit ; voilà un loisir comme un autre. Mais avec cette école à laquelle vous le destinez, où l’orthographe n’est plus enseignée car jugée par vous-même rétrograde, ne risque-t-il pas de ne jamais savoir épeler ou écrire correctement ce mot, « aviation » ? Avec cette école, où les quatre opérations élémentaires en mathématiques ne sont plus maîtrisées en entrant au collège, votre petit-fils ne risque-t-il pas de ne jamais comprendre les phénomènes physiques mis en jeu pour qu’un avion puisse voler ? Pensez-vous qu’il vous en veuille alors, de ce jour où vous avez décidé sciemment de le condamner à l’ignorance ? Qu’il vous reproche ce jour où vous l’avez laissé, certes libre de consulter Internet pour regarder des photos d’avions, mais aussi « libre » de ne rien apprendre ? Non, car alors il n’aura plus les mots pour formuler sa rancœur – à vrai dire il ne se verra même pas comme victime. Mais il possédera à coup sûr ce que votre école lui aura appris : ce vague assortiment de formules argumentatives préconçues auquel vous faites référence et qui, désormais, résume dramatiquement tout l’enseignement du français, de la primaire à la Terminale. Il ne sera capable de tenir qu’un discours creux et maniéré, de ceux tenus à la sortie des écoles de communication, hâtivement jugé par vos soins comme exercice nécessaire de la démocratie. Et il ne saura sans doute pas que de tels discours étaient déjà tenus par ceux qui, dans la Grèce antique, assassinèrent le père de la philosophie occidentale. Il saura communiquer, mais il ne saura pas parler.
Vous-même adoptez les pires postures du rhéteur : pour séduire, votre discours n’est pas construit sur le registre de la raison mais sur celui de l’émotion. Ainsi, vous jouez les offensés polis, vous nous faites part de votre ravissement sans cesse renouvelé envers la jeunesse, vous faites pathétiquement intervenir votre petit-fils pour justifier des choix pédagogiques condamnables, vous sombrez dans la dernière mièvrerie pour décrire ces pauvres classes de primaires participant à un faux débat d’idées. Pourtant, j’en suis sûr, vous êtes vous-même passé par l’école que vous vous acharnez à détruire aujourd’hui. Vous avez vous-même appris à lire et écrire avec la méthode syllabique, c’est ce qui vous permet d’ailleurs de répandre aujourd’hui, avec aisance, votre idéologie à peine digne d’un comptoir de bistro. Et vous possédez la culture – la vraie, c’est ce qui vous a permis d’accéder à votre position. L’école vous a permis d’accéder au pouvoir. Et vous le savez.
Vous n’êtes donc pas un rhéteur, vous jouez, seulement, au rhéteur – pour veiller sur vos privilèges, voilà le fond de l’histoire. Ce qui est, convenons-en, une belle trahison intellectuelle. Vous en venez même à faire partie, au même titre que votre ami monsieur Meirieu, du « comité mondial pour l’éducation de l’UNESCO ». Belle promotion. Pour nous, qui vous regardons d’en bas, votre chute n’en sera que plus spectaculaire et jubilatoire.
Romain Poubeau"
Ecrit par : Romain Poubeau | 21 octobre 2006
Très jolie diatribe. Comme aurait dit Brel : "Quand on n'a que l'humour…"
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 octobre 2006
Tout à fait d'accord, évidemment, sur le fait qu'il soit absurde que prétendre que tout se vaut, (je n'ai d'ailleurs jamais lu nulle part d'écrit qui affirme que ce soit le cas; à moins d'une lecture "globale" et affective de tels paragraphes). Ceci-dit, je continue à penser que voir dans l'apprentissage de la lecture un phénomène purement linéaire est une absurdité totale. Et que, quand le ministre dit, dans une phrase; "la méthode globale n'est plus enseignée aujourd'hui, tout le monde le sait; il s'agit de méthodes mixtes" pour asséner, deux phrases plus loin; "il faut supprimer la méthode globale d'apprentissage de la lecture dans les classes", il jette de l'huile sur le feu, et crée de toutes pièces un conflit qui n'a aucun lieu d'être entre parents et enseignants, pour des raisons bassement électorales. Il; sait très bien, malgré son ignorance au sujet de ce qui se passe dans les classes, que ce ne sont pas des méthodes qui enseignent, mais des enseignants. Et qu'il faudrait optimiser la formation de ces derniers; "concernant les modalités de cette optimisation, on peut discuter). Mais c'est tellement plus facile, et moins cher, d'entretenir le doute et la division!
Ecrit par : christophe sibille | 22 octobre 2006
Je trouve assez étonnant que beaucoup d'intervenants de ce Blog n'aient pas perçu plus tôt le rôle néfaste de Philippe Meirieu et de sa scolastique pédagogiste .
Sauf erreur de ma part il sévit au moins depuis 1986...
J'ajoute que l'homme est un fichu opportuniste qui a occupé de nombreux postes très lucratifs le dernier étant le poste de Directeur de l'IUFM de Lyon. Jack Lang l'y avait casé, contre l'avis du Conseil d'Administration, après qu'il ait publié une virulente tribune contre lui ( Libération sauf erreur de ma part).
Ceci étant je maintiens mon analyse sur le fait que c'est par incapacité à mener une véritable politique éducative républicaine que, depuis 1975 le Ministère s'est lançé dans cette fuite en avant.
En effet, d'une part, cela est coûteux et, d'autre part, il faudrait mettre fin à un certains nombre de"rentes de situation" notamment en matière de gestion des personnels et donc courir le risque de s'aliéner les syndicats.
Philippe Meirieu et alii ont donc trouvé une niche marketing pour vendre leurs salades.
Pour revenir sur le BTS un reportage TV montrait un directeur d'IUT faire faire une dictée à ses étudiants et leur enjoindre de prendre le bon vieux Bled comme " livre de chevet" (sic).
Mais le niveau monte!
En ce qui concerne la droite qui s'empare de vos idées , JPB, n'oubliez pas que des intellectuels de gauche ont fourni à Jacques Chirac le thème de la "Fracture sociale". Il a battu Balladur et vous connaissez la suite...
Ecrit par : Philinte | 23 octobre 2006



