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28 septembre 2006
Carte scolaire
Carte scolaire
La carte scolaire s'est invitée dans la campagne électorale. D'aucuns, à gauche comme à droite, veulent la supprimer, ou l'amender en profondeur. Et pour une fois, je ne serai pas plus royaliste que Ségolène…
J'ai donc demandé à de nombreux enseignants, parents (les enseignants, d'ailleurs, sont aussi parents, souvent), et chef d'établissements ce qu'ils en pensaient. Ce qui suit est une note de synthèse, à laquelle, par excès d'humilité, j'ai ajouté in fine mes propositions personnelles.
Un premier point, qui fait la quasi unanimité : personne ne veut casser la carte scolaire. Tout le monde, en même temps, est bien conscient non seulement de ses limites, mais de ses aberrations. Si elle a été instituée pour créer de la mixité sociale (et je ne suis pas bien sûr que ce fut son projet initial), elle a en fait instauré, çà et là, des ghettos scolaires doublant le ghetto social. S’y ajoute souvent un ghetto ethnique, qui d’ailleurs ne pose pas forcément problème.
C’est ce que Brigitte Perucca (rédactrice en chef du Monde de l’Education, pas forcément ma tasse de thé, mais je sais reconnaître un rraisonnement quand il est bon — c'est-à-dire quand il ressemble au mien…) analyse avec une certaine perspicacité (Octobre 2006) :
« Est-il nécessaire de le redire ? La carte scolaire ne garantit plus la mixité sociale, pour la simple raison que l’immense majorité des quartiers ne sont plus mixte socialement. Toute personne qui suit les questions d’éducation — c’est le cas de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal — sait aussi qu’une ségrégation scolaire s’est ajoutée au fil des années à la ségrégation sociale, que l’école ne se contente pas de subir les inégalités territoriales, qu’elle les fabrique aussi. D’où vient alors le malaise ressenti aux déclarations des candidats présumés à la présidentielle ? Sans doute de la nature même de l’argument invoqué, cette « liberté qui, selon eux, serait due « à tous les Français ».
Et de se demander quelle liberté, dans un système où ceux qui savent (enseignants et journalistes en tête, mais classes moyennes dans leur ensemble — les seules concernées, la « upper class » vivant dans des lieux chimiquement pur de toute mixité…) contournent allègrement les contraintes, par le choix de la « bonne » section, de la « bonne » option, de la domiciliation de complaisance, ou simplement en recourant au privé…
Une remarque, au passage : la FCPE, qui n’en est pas à une démagogie près, demande l’inclusion des établissements privés ans la carte scolaire. Pure provocation, à laquelle il est inutile de répondre : il ne faut pas plus désespérer Neuilly-Passy-Auteuil que Billancourt…
Brigitte Perucca note en fin d’édito qu’à côté de ce joli mot trompeur de « liberté se dressent encore d’autres mots piégés, comme « égalité » (des chances), équité, fraternité — et laïcité.
Il ne peut donc pas être question de renoncer brutalement à la carte scolaire (sur plus d'une centaine d'enseignats, proviseurs, et parents je n’ai recueilli qu’un seul témoignage, celui d’une militante de la PEEP, membre de l’UMP, qui appartient cependant à l’une des sectes anti-pédagogistes où j’émarge discrètement). Avec comme argument la liberté, justement, la responsabilisation des parents dans l’éducation de leurs enfants, et un argument qui mérite plus d’attention :
« Personnellement j’apprécie les réformes que le Ministre de Robien a lancées et j’aspire à ce que le mouvement soit maintenu et renforcé. Personne ne peut reprocher à des parents, bien au contraire !, que dans le champ de quasi-ruines qu’est devenue l’Education nationale ils essaient de choisir pour leurs enfants, ce qui tient encore plus ou moins debout. Mais la vraie urgence, c’est de relever les ruines, de reconstruire l’école, de donner à tous les enfants de tous les milieux une instruction sérieuse et solide. Car sous la carte scolaire dont tout le monde parle, il en existe une autre, encore plus inégalitaire : celle qui divise les familles qui paient des cours de rattrapage à leurs enfants et les familles qui n’en ont pas les moyens. Le vrai boom que connaissent ces cours parallèles est un signe de très mauvaise santé de notre système d’enseignement - j’allais écrire « de notre système éducatif » tant nous sommes habitués à considérer l’Etat comme en charge de l’éducation, alors que c’est le domaine des parents. Au plus l’Etat s’est occupé d’éducation, au moins il s’est occupé d’instruction, créant des dégâts énormes …que la carte scolaire a pour effet de maintenir voire d’amplifier. Ce système doit être réformé en profondeur. La disparition de la carte scolaire est un élément nécessaire mais pas suffisant de cette réforme. »
C’est en fait, quelle que soit la philosophie politique de mes grands témoins, la seule constante : toute réforme de la carte scolaire ne peut passer en vérité que par une réforme pédagogique. Quand les écoles, collèges et lycées de certaines zones ne feront plus peur à personne, les classes moyennes recommenceront à y envoyer leur enfants, surtout si les établissements de secours n’offrent rien de plus alléchant. Le recours au privé doit rester un droit, pas une démarche forcée.
« Rien de plus alléchant » : il suffirait presque de renverser la vapeur, et de donner aux collèges les plus déshérités les options les plus « nobles ». Non pas « Viande 1 », et « Technicien de surface », comme dirait Tom Sharpe (avez-vous lu l'hilarante série des Wilt ?), mais latin-grec-chinois et menuiserie d’art.
À la limite, plus un établissement sera marginalisé (par exemple certains collèges « désectorisés » — j’en ai un sous la main, à Montpellier, particulièrement saignant — qui ont à charge de recueillir les exclus de tous les autres collèges), plus il devrait être attractif. Même si je n’ai jamais pensé que l’on pouvait récupérer tous les élèves en situation d’échec : les "100% d'une classe d'âge au Bac", que me lance au visage Phlippe Meirieu à chacune de nos rencontres n'est que pure démagogie, ou pure polémique.
Globalement, il ne peut plus être question de faire de la garderie en implorant les élèves de « construire eux-mêmes leurs propres savoirs ». Il faut impérativement revenir à un socle dur — en éliminant toute cette enflure des programmes que dénonce Davidenkoff dans son dernier livre (Jules Ferry, réveille-toi, ils sont devenus fous). J’ai déjà écrit (dans la Fabrique du crétin) que restaurer les disciplines restaurera, à terme, la discipline.
C’est le leitmotiv de 90% des enseignants-parents-proviseurs interrogés. Et je crois que Meirieu finirait par nous donner raison, sur ces bases.
Resterait bien sûr après à définir des programmes…
Autre point qui me paraît prioritaire : dresser une carte de France solide des points noirs.
Ce n’est pas pare qu’un établissement est dans une ZEP qu’il est forcément déficient. Ce n’est pas parce qu’il est « ethniquement pur » qu’il pose problème. Un collège de Montpellier, jadis enfer scolaire, revient à la normale depuis que les enfants de Maghrébins y sont tranquillement majoritaires (depuis en fait que les gitans affectés sur cet établissement ont été éclatés entre divers collèges). Aucune communauté n’est en soi problématique, et nombre de parents immigrés de première ou deuxième génération gémissent après un système qui donnerait à leurs enfants toutes ses chances : si bien qu’à Marseille, entre autres, de très nombreux Musulmans ont inscrit leurs enfants dans le privé, y compris le privé confessionnel catholique, qui leur paraît autrement sérieux que l'école publique de leur secteur.
L’unicité ethnique peut même être un gage de sérieux (ainsi dans le XIIIe à Paris, où aucun enseignant ne se plaint d’avoir des élèves majoritairement Chinois, quand bien même leurs parents ne parlent pas un mot de français). Le lycée Turgot, dans le IIIe, où cohabitent Maghrébins et Africains du XIXe arrondissement, Chinois et Asiatiques de Belleville, et Juifs du Marais, souffre de cette confrontation (il avait servi de cadre à un reportage il y a deux ans de Cyril Denvers, « Quand la religion fait la loi à l’école », qui avait fait du bruit à l’époque), un jeu létal d’où seuls les Asiatiques tirent leur épingle : la mixité peut donc être source de problèmes — et j’irais volontiers jusqu’à dire qu’elle l’est le plus souvent, tant les tensions sont vives entre « Blancs » (les « Céfrancs », dans le langage de certains) et Blacks ou Beurs. Fabriquer à tout prix de la mixité peut conduire à des drames.
Alors, quelles propositions ?
1. Procéder à une évaluation exacte, département par département, de la situation.
2. Lancer une idée de "sectorisation à géométrie variable" — aussi évolutive qu'une carte électorale, qui suit les évolutions de populations… Ce sera mon slogan du jour.
3. Créer des commissions paritaires Rectorats / Conseils généraux / Régions, qui définiront elles-mêmes les modalités.
L'Etat passera ainsi le relais à des institutions majoritairement de gauche, qui fixeront elles-mêmes à quelle sauce seront mangés leurs électeurs (ce qui les engagera pour les années à venir).
4. Inciter à multiplier les initiatives comme celle du Conseil général du Nord-Pas-de-Calais (Libération du 22-9), où ils préfèrent détruire et reconstruire ailleurs les établissements à problèmes plutôt que de les rénover — ça ne coûte pas plus cher. Bref, conformément à ce que préconisaient Alphonse Allais et moi (dans À bonne école), installer les ZEP à la campagne. L'Etat pourrait encourager ces initiatives, ça ne lui coûterait rien…
5. Repenser les options, les sections et les programmes — ce qui est un travail de plus longue haleine, mais le plus important.
À vous, désormais, d'enrichir cette base qui paraîtra certainement maximaliste à certains — et insuffisante à d'autres.
Jean-Paul Brighelli
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Commentaires
Vaste débat, vaste problème.
La seule certitude, c'est que la suppression de la carte scolaire peut éventuellement être un but, mais alors il faut faire d'énormes réformes pour atteindre ce but, mais en aucun cas ne peut être un moyen, comme le propose Sarkozy.
Si j'ai bien compris le concept de "sectorisation à géométrie variable", ça se rapproche des propositions de Meirieu. JPB d'accord avec Meirieu! Incroyable.
Mais des redécoupages, comme "les zep à la campagne", ça demande des moyens, notemment pour les transports.
Repenser les programmes, effectivement il serait temps.
Ecrit par : Un prof | 28 septembre 2006
Le monde change et la roue tourne: lorsque j'avais 4 ans, j'habitais à Saint Cloud et notre domiciliation faisait que nous aurions du être inscrits à l'école du "Haut", celle des bourgeois. Mon père a fait des pieds et des mains pour que nous puissions fréquenter l'école du Centre qui drainait le petit peuple et les taudis du bord de Seine, de crainte que nous n'ayons en haut de mauvaises fréquentations bourgeoises qui auraient pu troubler notre simplicité. L'enseignement était le même en haut et en bas, peut-être meilleur en bas car, là, personne n'avait le pouvoir de faire pression sur le corps enseignant... Je précise que mon père n'était pas du tout communiste.
Ici, à la campagne, la carte scolaire n'est pas notre problème avant la seconde car nous avons un collège tous les 40 km, un service de ramassage scolaire et pas d'internats... On fait avec ce qu'on a. Quant à la boite privée la plus proche, elle est à 60 km (avec internat mais faut aimer ça).
Ecrit par : dobolino | 28 septembre 2006
Je suis d'accord sur le rétablissement des disciplines comme point de départ d'une nécessaire rénovation des programmes, et d'un rétablissement de la discipline.
Par contre, j'ai du mal avec votre idée de non-mixité ethnique. Beaucoup de mal ! Le problème, à mon avis, provient essentiellement de la manière dont les individus issus des minorités ressentent notre ressenti à leur égard (me fais-je bien cmprendre ?). Par ailleurs, si on commence à réfléchir en termes de communautés, on exclut l'individu. En tant qu'être humain, je ne me demande pas de quelle communauté est issu tel ou tel individu que j'ai en face de moi. Je n'aimerais pas avoir à le faire en tant qu'enseignante. C'est un filtre forcément mensonger, et liberticide.
Il existe des ghettos, ne le nions pas. J'y ai enseigné. Comme votre panel, je n'imagine pas un instant que la suppression de la carte scolaire ferait autre chose que les renforcer. Je pense également que le problème n'est pas proprement scolaire, mais qu'il est avant tout urbain, et que le système actuel ne fait que le renforcer. Il faut donc agir sur l'urbanisme (long, coûteux, mais nécessaire), et sur la revalorisation des établissements repoussoirs. Je pense depuis longtemps que l'argent qu'on met dans les ZEP en primaire devrait être utilisé pour les études du soir, en compensation d'une exigence de niveau relevée. Politique à poursuivre en collège, avec mise en place d'options attractives (langues "rares" en particulier). Ce qui est fait en quelques endroits qui n'étaient pas encore des ghettos, mais menaçaient de le devenir. Bilan plutôt positif. Malgré la "mixité ethnique" que vous craignez tant.
Ecrit par : Julie | 28 septembre 2006
J'ai dû mal m'expliquer. La mixité (ethnique, sociale, etc.) n'est pas un mal en soi. J'ai eu pendant des années des classes très mélangées qui marchaient bien. Ce que je dis, c'est que certaines classes ethniquement (le terme m'agace, mais je n'en vois pas d'autre — "culturellement" ne renferme pas les mêmes concepts) pures peuvent bien fonctionner aussi. Tout est question d'origine, et d'implication (des élèves et des parents). Les Asiatiques brûlent d'envie d'apprendre le français et de s'intégrer. Je ne suis pas certain que ceux qui traitent les "Blancs" de "Céfrans" alors qu'ils le sont eux-mêmes soient dans les mêmes dispositions — et ils n'ont aucune excuse. Par ailleurs — et j'aurais dû le rajouter — je suis tout à fait favorable à des écoles confessionnelles au sens strict, pourvu qu'elles soient privées — privées d'argent public, en particulier. Les tergiversations pour ouvrir une école coranique dans le Rhône sont d'un autre âge — tant que je suis sûr qu'aucun argent public n'ira jamais à des entreprises d'emprise religieuse : l'école laïque est un droit pour tous, l'école religieuse est un choix — respectable, tant qu'il n'interfère pas avec la sphère publique.
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 septembre 2006
Une petite anecdote ? Notre village se situe à la limite de notre département, à la limite de notre région, à la limite de l’académie... La carte scolaire nous a attribué un collège de secteur qui se situe dans le département voisin, la région voisine, l’académie voisine. Depuis que j’enseigne dans ce village nous avons régulièrement une à deux demandes de dérogation pour convenances personnelles par an pour un collège situé dans notre département à moins de 10 km du village (essentiellement parce que les deux académies n’appartiennent pas à la même zone et que cela pose des problèmes particulièrement dans les familles où les enfants passent la moitié des vacances scolaires chez le parent qui n’en a pas la garde pendant l’année scolaire et qu’il leur est plus facile de s’organiser si les grands du collège et les petits encore en primaire peuvent partir à la même période)...
Depuis deux ans, 80 % des parents demandent une dérogation, les 20 % restant faisant le choix du privé. Le principal du collège de secteur, alerté par l’hémorragie d’élèves (notre village n’est pas le seul dans ce cas) nous proposa l’année dernière d’organiser une réunion de parents où il présenterait l’établissement.
Nous diffusons l’information, les familles jouent le jeu, au jour dit elles sont toutes là, même celles qui depuis le début de l’année ont déjà pré inscrit leur enfant au collège privé (qui présélectionne ses futurs élèves sur les résultats de CM1). Le principal et le CPE sont là, ils exposent leur projet d’établissement basé sur la citoyenneté, les contrats passés entre le collège, les enfants, les familles, le système de « permis à points », leurs actions innovantes en faveur des enfants en difficulté (classes à effectifs réduits, 4° et 3° « à projets »), etc.
La réunion se termine, il demande s’il y a des questions. Une maman un peu timide lève le doigt : « Excusez-moi, Monsieur, mais pour les élèves qui travaillent bien et qui n’ont pas de problèmes de comportement, vous faites quoi ? »
Cette année, aucun de nos anciens CM2, quelle que soit l'origine sociale, culturelle ou ethnique de sa famille (au fait, c'est la famille d'origine maghrébine qui a eu le plus de mal à obtenir la dérogation), n’effectue sa 6° dans le collège de secteur.
Ecrit par : catmano | 28 septembre 2006
Comme Julie, je tique sur l'absence de mixité...J'y vois un renoncement. Les arabes gagnent sur les gitans ici, les gitans gagnent sur les arabes là... Et je connais ces loulous, j'ai passé 3 ans au collège de la mosson à la paillade.Ils n'iront pas tous dans des écoles coraniques privées à 100% parce que c' est 3000€ l'année, une école privée à 100%.
Je connais, j'y fus à Montpellier justement en face le lycée clémenceau. (j.Coeur)
De toute façon, le problème majeur reste la pédagogie moderne qu'il faut éradiquer. Et contrairement à vous, je pense qu'il s'agit bel et bien d'un complot afin d'obtenir des consommateurs dociles...Jospin (Encore lui!) et Allègre s'en sont donnés à coeur joie en 1988. Jean Claude Michéa l'explique très bien dans l'enseignement de l'ignorance.
Ce qui est au centre de l'éducation n'est pas la carte scolaire mais bel et bien l'enracinement de la secte de l'emballage que sont la plupart des profs d'IUFM, des inspecteurs, des conseillers pédagogiques bref, ces gens-foutre qui ont cessé d'enseigner parce qu'ils ne s'épanouissaient plus dans ce métier...(C'était pas une raison pour faire ch...tout le monde.)
Les élèves sont devenus des consommateurs d'école AVEC la complicité de la plupart des enseignants. Ou alors je ne suis entouré que de crétins et je n'ai pas de chance. Le problème est que je ne crois pas à la chance comme au reste!
Ecrit par : combemale | 28 septembre 2006
on a qu'a faire par tirage au sort
Ecrit par : pierrot le zygo | 28 septembre 2006
N° complémentaire! Jean Peuplus.
Ecrit par : pierrot le zygo | 28 septembre 2006
contre la suppression
Ecrit par : pierrot le zygo | 28 septembre 2006
"Contrairement à vous"? Mais moi, je suis tout à fait d'accord que le but est d'obtenir des consommateurs dociles ET de la main d'oeuvre docile. Et quand on est un parent conscient, on n'est pas loin de faire de ses enfants des marginaux s'ils n'ont pas les moyens, l'ambition ou le désir de se placer du côté du manche. Bien dur à gérer: faire leur malheur en les rendant lucides?
Ecrit par : dobolino | 28 septembre 2006
Voici l'article qui a fait que son auteur est menacé de mort. Un collègue à soutenir! Le devoir d'imprécation - même si le texte est "facile" - est aussi un droit.
L'article de Redeker sur l'Islam (dans Le Figaro) censuré en Tunisie | 22 septembre 2006
Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ?
Par Robert Redeker (Philosophe. Professeur au lycée Pierre-Paul-Riquet à Saint-Orens de Gammeville. Va publier Dépression et philosophie (éditions Pleins Feux).
Publié le 19 septembre 2006 Le Figaro
Les réactions suscitées par l'analyse de Benoît XVI sur l'islam et la violence s'inscrivent dans la tentative menée par cet islam d'étouffer ce que l'Occident a de plus précieux qui n'existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s'exprimer.
L'islam essaie d'imposer à l'Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d'un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l'école, accusation d'islamophobie contre les esprits libres.
Comment expliquer l'interdiction du string à Paris-Plages, cet été ? Étrange fut l'argument avancé : risque de «troubles à l'ordre public». Cela signifiait-il que des bandes de jeunes frustrés risquaient de devenir violents à l'affichage de la beauté ? Ou bien craignait-on des manifestations islamistes, via des brigades de la vertu, aux abords de Paris-Plages ?
Pourtant, la non-interdiction du port du voile dans la rue est, du fait de la réprobation que ce soutien à l'oppression contre les femmes suscite, plus propre à «troubler l'ordre public» que le string. Il n'est pas déplacé de penser que cette interdiction traduit une islamisation des esprits en France, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l'islam. Ou, à tout le moins, qu'elle résulte de l'insidieuse pression musulmane sur les esprits. Islamisation des esprits : ceux-là même qui s'élevaient contre l'inauguration d'un Parvis Jean-Paul-II à Paris ne s'opposent pas à la construction de mosquées. L'islam tente d'obliger l'Europe à se plier à sa vision de l'homme.
Comme jadis avec le communisme, l'Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L'islam se présente, à l'image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l'instar du communisme d'autrefois, l'islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d'une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd'hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd'hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l'oeil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme.
Dans l'ouverture à autrui, propre à l'Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l'autre doit toujours passer avant moi. L'Occidental, héritier du christianisme, est l'être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l'identique de feu le communisme, l'islam tient la générosité, l'ouverture d'esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des moeurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence.
Ce sont des faiblesses qu'il veut exploiter au moyen «d'idiots utiles», les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d'imposer l'ordre coranique au monde occidental lui-même.
Le Coran est un livre d'inouïe violence. Maxime Rodinson énonce, dans l'Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D'une part, «Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (...) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (...) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin».
D'autre part, «Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu'il accusait d'un comportement suspect». Enfin, «après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine d'années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages».
Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.
De fait, l'Église catholique n'est pas exempte de reproches. Son histoire est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance. L'Inquisition, la chasse aux sorcières, l'exécution des philosophes Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l'islam apparaît : il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l'Église.
Aucune des fautes de l'Église ne plonge ses racines dans l'Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l'institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d'amour, Mahomet un maître de haine.
La lapidation de Satan, chaque année à La Mecque, n'est pas qu'un phénomène superstitieux. Elle ne met pas seulement en scène une foule hystérisée flirtant avec la barbarie. Sa portée est anthropologique. Voilà en effet un rite, auquel chaque musulman est invité à se soumettre, inscrivant la violence comme un devoir sacré au coeur du croyant.
Cette lapidation, s'accompagnant annuellement de la mort par piétinement de quelques fidèles, parfois de plusieurs centaines, est un rituel qui couve la violence archaïque.
Au lieu d'éliminer cette violence archaïque, à l'imitation du judaïsme et du christianisme, en la neutralisant (le judaïsme commence par le refus du sacrifice humain, c'est-à-dire l'entrée dans la civilisation, le christianisme transforme le sacrifice en eucharistie), l'islam lui confectionne un nid, où elle croîtra au chaud. Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l'islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.
Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran. Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l'islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l'Occident «le monde libre» par rapport à au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce «monde libre», fonctionnaires zélés de l'oeil du Coran, pullulent en son sein.
Ecrit par : Pendariès | 29 septembre 2006
et le droit d'imprécation est aussi un devoir. Et "Idoménée" en Allemagne, interdit, à cause de la tête d'Allah... On baigne dans le délire munichois!!!!!!... J'ai revu dernièrement un DVD documentaire analysant la montée en puissance du pouvoir de nuisance, avant guerre, de Hitler sur les consciences des démocraties, qui se sont mises cul nu! La paix, à tout prix!
Ecrit par : Pendariès | 29 septembre 2006
Penda, je ne vous reconnais pas. Toujours point de Pantocrator à l'horizon ?
Ceci dit, Ratzinger nous refairait en filigrane le coup de la Théologie de la Libération, que ce serait un coup de maître !
Ecrit par : D'Enguell | 29 septembre 2006
et c'est bien moi!
Ecrit par : Pendariès | 29 septembre 2006
L'article est certes plein d'idées intéressantes, souvent, si ce n'est justes, au moins réalistes mais j'aimerais un droit de réponse d'un islamiste modéré. Le Christ OK mais tout de suite après: Saint Paul... L'argumentation me paraît un peu à sens unique, mais enfin "à la guerre comme à la guerre!" puisque guerre il y a... Quant à Ratzinger, en tant que chef de l'Eglise Catholique, il dit ce qu'il a à dire et je n'ai personnellement rien à y redire n'étant pas catholique. Ca reste une affaire entre religions et non entre états ou sous-continents.
Comme le plus souvent en journalisme, on ignore l'antithèse et la synthèse ce qui fait plus que m'importuner!
Ecrit par : dobolino | 29 septembre 2006
Petite "anecdote" relative à la mixité :
Dans un quartier dit sensible qui a récemment fait la une de tous les journaux pour l'agression (lynchage ?) de deux CRS, habitait un jeune garçon tout ce qu'il y a de plus banal, si ce n'est que ses cheveux étaient blonds et ses yeux verts. Il fut longtemps la cible d'agressions diverses au sein même de son propre quartier ainsi qu'au collège, agressions commençant par des "sale raciste !" scandés à son passage. Etant amis avec toutes sortes de gens de toutes origines sociales ou ethniques, notre jeune garçon ne comprenait cette ahine infondée à son égard. L'apothéose de la haine à son égard eut lieu un soir après un repas entre famille et amis (amis qui comptent, précisons-le, un congolais de naissance) au Mc Do en face du lycée... Ca rigolait à gorges déployées dans le fast food, tandis que deux jeunes sauvageons du quartier faisaient des "tours de tiéquar" sur leur mobylette et passaient plusieurs fois devant le restaurant en jetant des yeux noirs aux convives. Rentrant chez lui avec sa mère (en voiture, heureusement), le jeune garçon se trouva face à face avec une cinquantaine de jeunes prêts à en découdre, au motif que notre "héros" s'est "foutu de leur gueule au Mc Do"... L'histoire se termine bien, après un repli de plusieurs heures chez les amis précédemment cités. N'empêche.
Tout ce que je viens de vous raconter m'est réellement arrivé, il y a de cela un peu plus de 20 ans. Depuis, la situation du quartier ne s'est guère arrangée, comme vous vous en doutez.
D'autre part, je suis régulièrement témoin (directement, ou indirectement, via ma compagne qui est professeur d'anglais au LEP de ce quartier) de la haine ordinaire qui agite les communautés : les "rabzas" ne peuvent pas sacquer les "céfrans", les "salade-tomate-oignons" (=turcs) ni les "boukaks", qui eux-même éprouvent un profond mépris envers leurs "cousins" antillais.
Tout cela pour dire que si je suis un peu choqué par l'idée de renoncer à la mixité -ce serait peut-être donner raison aux fauteurs de trouble (la minorité qui fait chier, en somme) que de les laisser entre eux, sans compter le danger d'aggravation de leur non-intégration-, je ne puis qu'être d'accord avec le raisonnement : la mixité induit des tensions parfois extrêmes, tandis que le communautarisme (je ne sais comment appeler cela autrement, mais je serais preneur d'un terme plus adéquat) les apaise, au moins en surface.
Le mal de nos cités -et de notre pays, allons-y gaiement- est cette intolérance crasse que nous éprouvons à l'égard de nos semblables. En bon mécréant, j'accuse les grandes religions monothéistes (islam, christianisme et judaïsme, tous les mêmes) et leurs dérivés, qui ne font qu'attiser la haine de l'autre. D'ailleurs, je tire mon chapeau à Benoit Saez -pardon, XVI- pour cette magnifique pirouette syntaxique, faisant passer les chefs islamistes pour des idiots en leur faisant croire qu'il est désolé. Il ets très fort celui-là, j'en viens à regretter notre bon vieux Jean-Paul, qui avait le mérite de ne pas jeter d'huile sur le feu...
Ecrit par : Cédric | 29 septembre 2006
J'oubliais : je suis baptisé, j'ai fait ma communion et quand j'avais 6 ans, je voulais être curé... Ouille.
Ecrit par : Cédric | 29 septembre 2006
Ratzinger, lorsqu'il dirigeait l'Inquisition (c'est l'ancien nom du secteur qu'il patronnait sous JP II), avait de sprises d eposition roches des fondamentalistes et de l'Opus Dei. Il n'a pas changé.
Et n'en daplaise à pascal, je ne suis pas sûr que le catholicisme (ni le protestantisme, ni le judaïsme, ni l'islmisme) ait un quelcnque rapport avec la Raison et les Lumières — qui ont fait de leur mieux, au XVIIIe siècle et après, pour dessouder tous ces -ismes.
Que de telles cnsidérations soient encore au goût du jour (et même se renforcent) au début du XXIe siècle donne une idée de la régression monstrueuse de ces dernières années. Nous pensuions en avoir fini avec ces vieilles lunes — et les voici qui reviennent sous forme de croissant.
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 septembre 2006
Eh bien, j'étais prof il y a vingt ans au lycée en face… Les élèves noirs de Mauconseil se déchiraint au cutter de tapissier avec les beurs tout frais des Tarterêts. Et ça ne s'est pas arrangé, apparemment… Salut, Cédric… Bienvenu parmi nous…
JPB
PS. Je suis en quête de propositions, des uns et des autres, sur la carte scolaire. D'anecdotes aussi, comme celle de Cédric, et d'exemples, témoignages, etc. . Sachez-le tous, il arrive qu'on nous lise, là où l'on prend des décisions.
Ecrit par : brighelli | 29 septembre 2006
Cher Mr Brighelli,
je vous confirme que la situation ne s'est pas arrangée dans ce lycée, loin de là. Petit exemple pour la route (qui n'a rien à voir avec la mixité, mais que je trouve "drôle") : le lycée pro comprend une section "techniciens d'usinage" depuis une poignée d'années (2 ou 3 me semble-t-il). Les élèves ont 8 heures d'atelier par semaine, mais n'approchent pas les machines à moins d'un mètre. Motif ? Lors de leurs premiers cours, ils jouaient aux ninjas. Le problème était que ce qui leur tenait lieu de shurikens (qu'ils se lançaient allègrement entre eux) étaient des lames de scies circulaires d'une vingtaine de centimètres de diamètre...
D'autre part, il existe un vrai clivage entre la section professionnelle et la section générale, un événement récent tend à le prouver : les TU (techniciens d'usinage, encore eux) ont un peu "bousculé" le CDI et la documentaliste (livres à terre, invectives verbales), allant jusqu'à plus ou moins défoncer la porte de l'endroit. Une professeur de section générale a été tellement choquée par cela qu'elle en a pleuré, alors que pour les profs de section pro, ce genre de comportement est tristement banal...
Ecrit par : Cédric | 29 septembre 2006
Je meurs d'envie d'échanger (en privé) avec vous, Mr Brighelli. Si le coeur vous en dit, voilà mon adresse e-mail, que vous puissiez m'y donner la vôtre : [email protected]
Merci d'avance.
Ecrit par : Cédric | 29 septembre 2006
"Ca reste une affaire entre religions et non entre états ou sous-continents." dobolino
Je ne crois pas, puisque l'une des religions se confond avec le principe d'Etat (sans animosité).
La carte scolaire : ayant subodoré qu'une différence de 5000 Euros de revenu annuel donnait envie à chaque foyer de se séparer des revenus inférieurs, de 10000 à 120000 Euros, il nous reste sur les bras 23 classes sociales qui s'éloignent l'une de l'autre. Statistiquement, 23 élèves par classe auraient-ils la même tendance, reproduire la distinction des parents ?
Un Etat fort oblige à payer l'impôt, s'en donne les moyens en tous cas, il pourrait donc obliger les enfants à être inscrits à proximité de leur habitation. Ils veulent faire du japonais ? Les parents déménagent, ou achètent une méthode. Si vous vouliez bosser avec Francis Crick, découvreur de la structure de l’ADN, il vous fallait vous rendre à San Diego, il ne serait pas venu à vous, je crois...
Si les élèves se battent, que les parents les rossent, cf la guerre des boutons.
S’ils commettent crimes et délits, que la justice tranche. Si les professeurs sont “mauvais”, je ne sais (très humblement) vraiment pas quoi proposer...
Ecrit par : D'Enguell | 29 septembre 2006
La logique a un coup dans l’aile ces derniers temps.
Des pédagogistes relativistes qui prétendent avec acharnement que leur doctrine est la meilleure…
Des musulmans le couteau à la main prêts à prouver que l’islam n’est jamais violent…
On dirait le vieux sketch de Bedos où des types armés braillent dans la rue : « À bas la violence ! »
Ecrit par : LaRiba | 29 septembre 2006
Sans déplacer les ZEP à la campagne, on peut envisager d'exploser les ghettos. Nombreuses sont les écoles rurales menacées de fermeture de classes par manque d'effectifs. Nombreuses sont les familles vivant dans les ZEP sans aucun travail, démoralisées, qui, si la possibilité leur en étaient offertes, envisageraient volontiers de transporter leur misère à la campagne et de soustraire leurs enfants à l'influence délétère des cités. Ici, on a un peu des français du quart-monde, un peu des turcs, un peu des marocains et, bon gré mal gré tout ce monde est peu ou prou intégré... et les enfants gardent leurs chances de s'en sortir. Que chaque village de France accueille une famille dans un logement social et on améliorerait la situation. Utopie? Ils pourraient même avoir un bout de jardin...
L'an dernier, dans le collège où était ma fille est arrivée une petite turque au crâne rasée (foulard interdit). Elle a, malgré les risées des niais ou incultes, immédiatement été prise en charge par quelques jeunes filles de son âge(certainement avec l'incitation et le soutien de quelques enseignants) qui lui ont appris le français et certainement bien d'autres choses car je vous mets à présent au défi de la reconnaître parmi les 150 élèves du collège.
Ecrit par : dobolino | 29 septembre 2006
À propos d’élève turque, chacun son expérience :
une fille de 3e a fait exprès de redoubler pour attendre ses 16 ans et pouvoir partir ensuite vers la Turquie… pour se marier avec celui qu’on lui avait choisi.
Ecrit par : LaRiba | 29 septembre 2006
Cher M. Brighelli
Je tenais à vous remercier pour cette année de seconde passée en votre compagnie au lycée de Corbeil-Essonnes il y a de ça une quinzaine d'année. En effet, grâce à vos cours j'ai pu découvrir entre autres Lautréamont (je me souviens encore du sujet de dissertation qui nous avait sur le moment laissé pantois: "beau (...)comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie"), Homère ou bien encore sur un autre registre Otelo de Carvalho...
J'ai lu avec attention vos 2 ouvrages et je pense en effet que votre analyse est pertinente et qu'il faut revenir à un "socle dur". Bon courage !
Ecrit par : Thierry FERREIRA | 29 septembre 2006
faire leur malheur en les rendant lucides?
Ecrit par : dobolino | 28 septembre 2006
On peut être lucide et s'en sortir, dobolino.
De ne pas voir flou permet de mieux anticiper... Parce que , quand trop de crétins seront entrés dans toutes les institutions, il sera (est?) trop tard. Et puis on peut vivre heureux sans faire d'enfants...
Les vrais salauds sont ceux qui mettent des oeillères aux adultes en devenir (les enfants) pour leurs propres ambitions. Se dire qu'il vaut mieux ne pas voir est la même chose que mourir...Tu devrais aller voir le vent se lève de K.Loach. Bon film.
Ecrit par : Combemale | 29 septembre 2006
Je parlais pour ceux qui n'ont pas la vocation ou les moyens d'entrer dans les institutions. Si l'on est maçon, coiffeur ou vétérinaire(après tout ... il en faut) et qu'on est conscient, on est démuni face à cette dégradation.
Ecrit par : dobolino | 29 septembre 2006
Z'en faites quoi de Pierre Bayle, m'sieur Brighelli????
Je n'oublie pas pour un lundi! Pas tout de suite, en tout cas.
Ca se passe comment la tournée des FNAC?
Ecrit par : Pendariès | 29 septembre 2006
Anecdote, pour la réflexion : on attendra le week-end. J'ai passé quelques années d'enseignement à La Réunion. Des élèves de toutes les couleurs, des métissages plus que surprenants... pas l'ombre d'un problème. Pourtant les parents de mes élèves "cafres" avaient un statut économique moins élevé que ceux d'origine indienne et plutôt meilleur que ceux qu'on appelait "les petits blancs" des hauts qui vivaient uniquement de "l'argent braguette"; eh, oui, c'est ainsi qu'ils appelaient les alloc...
Plusieurs filles enceintes pendant l'année de seconde et continuant de venir au lycée... pas de railleries ou de réflexions de la part des autres.
Les problèmes que l'on rencontrait étaient des problèmes individuels, pour les filles qui n'acceptaient pas les règles de leur religion. Mais pas de problèmes entre les communautés.
En métropole, j'ai retrouvé les mêmes communautés à feu et à sang...
J'ai bien qques hypothèses pour comprendre, mais je ne m'explique pas vraiment cette différence gigantesque.
Ecrit par : elisabeth | 29 septembre 2006
Je ne sais que m'exprimer peu à propos de la carte scolaire. Après le primaire, pour "éviter" les collèges où je devais aller (avec le bordel, pas d'autorité, aucun suivi des élèves...), ma mère a inscrit mon frère et moi dans le semi-privé. Mon frère a poursuivi dans le lycée public, et il me disait: "En restant dans le confort du privé, tu ne pourras pas t'armer contre le mouvement de la vie" (quelque chose dans ce genre). Ca voulait dire que son lycée, même pas zep, était bien vivant... J'avoue que je suis bien heureux d'avoir fait ma scolarité du secondaire dans le semi-privé (j'y ai construit, dans le calme, l'étude, mon adolescence; j'y ai préparé le doctorant et le prof que je suis). Je me trouve plutôt en interrogation face à la carte scolaire. Et la mixité (supposé) qu'elle propose. Je ne crois pas que la carte scolaire construise une communauté de sentiments, une nation, un désir commun. Chacun rentre dans son quartier, dans son milieu, dans son éthnie, dans ses marques. Etre dans une salle de cours, une cour de récréation ne signifie pas le "vivre ensemble" (quelle démagogie que cette formule!).
Je ne sais pas.
Ecrit par : Pendariès | 29 septembre 2006
supposéE
Ecrit par : Pendariès | 29 septembre 2006
Et pourquoi pas des chèques-éducation, comme ça se fait sans trop de problèmes dans d'autres pays, et la liberté totale de choix de l'établissement par les parents ?
Bien, entendu, les établissements auraient en contrepartie liberté de sélection des élèves.
Je ne comprends pas pourquoi la loi devrait limiter la liberté des parents dans le choix de l'école de leurs enfants. L'Etat et son administration sont-ils plus légitimes que les parents à décider ?
Ce système aurait bien entendu quelques effets néfastes, mais croyez vous qu'ils seraient pires que ceux engendrés par le système actuels ?
Ecrit par : fboizard | 29 septembre 2006
"système actuel" sans "s" à "actuel"
Ecrit par : fboizard | 29 septembre 2006
Voudriez-vous décrire quelques uns de ces effets, sans vous obliger ?
Ecrit par : D'Enguell | 29 septembre 2006
"Je parlais pour ceux qui n'ont pas la vocation ou les moyens d'entrer dans les institutions. Si l'on est maçon, coiffeur ou vétérinaire(après tout ... il en faut) et qu'on est conscient, on est démuni face à cette dégradation.
Ecrit par : dobolino | 29 septembre 2006 "
Au contraire, les rendre lucides (il y en a plus qu'on ne pense) signerait la mort du système économique actuel... Plus personne ne voudrait bosser pour des clopinettes, ni consommer à outrance, tout le monde se foutrait au fesses la croissance, la carte scolaire serait bien pensée à la JPB, les IUFM n'existeraient plus, les parents seraient responsables et ce serait la fin des médias (crétins parmi les crétins!!!) ainsi que de cette école idiote qui te case un tel ici parce qu'il ne veut pas apprendre, un autre là parce qu'il semble dysléxique, plus de SEGPA, d'EREA etc... Ce serait l'Utopie et la planète n'en sortirait pas meurtrie.
Mais bon, va dire que seule la culture peut sauver l'humanité...Au mieux tu passes pour un illuminé, au pire pour un gauchiste à abattre.
Ecrit par : Combemale | 29 septembre 2006
Quand j'ai lu Cid, j'élucide.
Quand je vois la Star'ac, j'milite chez Attac.
Quel choix !
Ecrit par : D'Enguell | 29 septembre 2006
Bisoir les fadas,
"Quel choix !" :o)))))))
Lucide in a Sky whit Diamond tatatata.
Super intéressant le parcourt du chtit Penda, ceci explique cela :o) .... Ils savent lire 'correctement' tes élèves maintenant ? ils font encore des fautes de neuneu à la toto ?
A propos de la "carte", j'avions point trop grand chose ö dire moa. J'imagine juste que si le boulot est fait 'correctement' dans toutes les Nécoles, on en parlera plus....
Ecrit par : toto | 29 septembre 2006
Ah! Combemale, in fine, vous (tu?) êtes d'accord avec moi: sans prise de conscience collective, un individu isolé passe pour un illuminé... Un sale gauchiste à abattre???? Ici, je crois que nous passons plutôt pour des vieux réacs nostalgiques d'un passé révolu! Des graines de facho en puissance. C'est pour celà, puisque d'après JPB, nous sommes lu, ce qui me réchauffe le coeur, nous devons rester cohérents. Il n'est nullement dans mes intentions de passer l'Islam au Kärcher et je suis toujours convaincu que la violence d'une poignée d'agitateurs ne trouve d'échos que parce qu'elle s'adresse à des gars paumés, enfermés dans des ghettos depuis plus de trente ans.
Je propose de garder la carte scolaire et de mettre toutes les options bidon (Histoire de l'Art; Moyen-Haut-Allemand; Chinois ancien; Théâtre etc...) dans les lycées de ZEP.
En fait, ma fille élève de cinquième ne respecte pas la carte scolaire: j'ai obtenu sans difficulté une dérogation car le car scolaire du collège où elle étudie s'arrête à deux pas de mon lieu de travail et que je peux ainsi la garder sous surveillance pour qu'elle fasse ses devoirs alors que si elle allait à son collège de secteur elle arriverait à 17H00 dans une maison vide jusqu'à 19H00 où je sais qu'elle se scotcherait immanquablement devant la téloche... Pour le reste, le recrutement est le même dans les deux collèges mais je suis motivée aussi par la présence de quelques redoutables enseignants dans les matières principales. Cette année, en français, une dictée par semaine!
Je suis pour envoyer des enseignants expérimentés en ZEP, moyennant salaire doublé. En tant que contribuable, je suis prête à jouer le jeu. J'y aurais aussi volontiers envoyé des sous-off quand on a réduit les effectifs de l'armée car je suis persuadée que ces gamins sont des toupies folles qui seraient heureux d'être confortés par une solide autorité supérieure ce qui ne veut pas dire brimade. Ce qu'il leur manque, ce sont des marques, des repères, des limites... Et, les parents, hors de l'école! Ce n'est pas nos oignons. si on s'occupait à cultiver les nôtres, ça irait bien mieux.
Ecrit par : dobolino | 29 septembre 2006
@fboizard :
>Bien, entendu, les établissements auraient en contrepartie liberté de sélection des élèves.
Et les élèves dont personne ne veut, on en fait quoi ?
Ecrit par : Un prof | 29 septembre 2006
Vous avez une conception du monde étrange pour un "prof" : croyez vous vraiment qu'il existe des élèves "dont personne ne veut"" ?
Si tout le monde n'a pas vocation à enseigner à Sarcelles, la réciproque est également vraie : tout le monde n'a pas vocation à enseigner à Neuilly.
J'admets cependant que, pour certains, les choses seraient plus difficiles mais c'est la vie ; simplement, on passerait d'un système de contrainte à un système de liberté.
Or, la liberté entraîne certains effets dits improprement "pervers", mais aussi plus de créativité, plus de souplesse, plus d'adaptation aux circonstances et aux hommes.
Quand tout est dit, quand tout est pesé, je préférerais un système plus libre que le système actuel.
Ecrit par : fboizard | 29 septembre 2006
Avant de vouloir rétablir l’instruction, encore faudrait-il réussir à rétablir l’éducation.
Je n’ai malheureusement rien d’autre à ajouter, tout à été dit dans les citations du message original, si ce n’est des anecdotes qui ne sont pas de moi et qui seraient plus ennuyantes et inutiles qu’autre chose.
Ecrit par : Estil | 29 septembre 2006
Je vous assure que je n'ai pas d'opinion sur la carte scolaire
Faut il la supprimer ?
La garder ?
La modérer ?
Je ne sais pas et je ne prétends pas savoir tout sur tout.
Comme simple père de famille, j'ai tout simplement besoin de quelqu'un qui sache mieux que moi et qui m'explique le mieux pour mes enfants et pour les français.
Cela vous étonne ?
Pourtant en politique, qui peut affirmer avoir le droit de donner son avis sur tout ?
Sur tellement de sujets, nous ne savons pas grand chose alors que tant de gens donnent leur avis sur plein de choses qu'ils ignorent ..
Quand on pense que la folie médiatico-sondago-segolano-sarkoteuse les consulte pour tout...pour qu'il fasse leur programme...
Ca m'amuse et je voulais vous le faire partager.
Bon WE
Olivier
Ecrit par : Olivier | 29 septembre 2006
Toto a dit : "A propos de la "carte", j'avions point trop grand chose ö dire moa. J'imagine juste que si le boulot est fait 'correctement' dans toutes les Nécoles, on en parlera plus...."
C'est ce qu'ont pensé les parents d'élèves de l'école dans laquelle je travaille, comme je l'ai écrit dans une de ces ennuyeuses et inutiles anecdotes qui perturbent ce blog...
Ecrit par : catmano | 29 septembre 2006
Avis sur tout, non certainement! Mais, quand on a passé vingt ans sur les bancs de diverse écoles et qu'en plus, on y scolarise ses enfants depuis plus de dix ans, on peut avoir constaté ce qui marche et ce qui ne marche pas... Chaque agriculteur peut avoir une idée intéressante sur la P.A.C. et cet agriculteur est souvent un ancien élève et un parent d'élève. Un bénéficiare du RMI peut aussi avoir analysé d'une façon intelligente les vices et vertus du système dont il "bénéficie"... De même celui qui pointe à l'ANPE ou le malade chronique qui tâte régulièrement du système hospitalier. J'approuve Sarko ou Ségo d'écouter ce vivier d'avis et je suis ravie de pouvoir enfin, grâce à divers blogs, donner mon avis, le confronter aux autres aussi bien sur l'insuffisance cardiaque du chat que sur l'enseignement. Nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres et il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent pas.
Ecrit par : dobolino | 29 septembre 2006
J'avais oublié :"les parents " servum pecus! nous sommes d'accord dobolino. Hasta la victoria siempre!
Ecrit par : Combemale | 29 septembre 2006
"E puor si muove" serait plus symbolique de ce blog...
"E Viva la muerte !"
Ecrit par : dobolino | 29 septembre 2006
Dobolino, c'est quoi un prof "expérimenté" selon vous?
J'ai besoin de savoir pour vous répondre.
Ecrit par : elisabeth | 29 septembre 2006
Est-ce que mes élèves lisent mieux? Il savent lire: je veux dire, la plupart reconnaissent les mots à haute voix - quant à savoir ce que les mots lorsqu'ils font des phrases signifient pour eux. Les concepts, les idées (lorsqu'elles se diffusent tout au long d'un ou de plusieurs paragraphes) leur échappent (plutôt) plus (que) moins: l'attention leur fait défaut et reconnaître un tout dans les mouvements de la pensée écrite est quelques fois une gageure.
Aujourd'hui, j'ai tenté le plus-que-parfait, comme ça, de tête: "Monsieur, je n'en ai pas fait depuis le CE2". C'est l'aventure. Les plus francs, les plus lucides avouent leurs manques (manque de conjugaison, d'orthographe, de vocabulaire, de syntaxe; mais manque aussi dans le sens de: "On a raté quelque chose" que j'entends, moi, comme un: "L'école nous a fait rater quelque chose", nous sommes pleins de trous, de manques...).
Niveau lycée, quel qu'il soit, classique, technique ou professionnel, j'ai le sentiment qu'une grosse majorité des enseignants se disent: "Nous n'y pouvons plus rien". Alors, on ne passe pas du temps sur les retards (les programmes sont lourds, la motivation des élèves fait défaut, ils/elles butent sur leur paresse intellectuelle éduquée, enseignée, structurée par l'EN, sur leur impossibilité à synthétiser, à faire des plans, bâtir une problématique, écrire un texte où la logique n'est pas percée, etc.). Et puis: les gardiens du temple interdisent le retour à la grammaire pour la grammaire (permettant, ensuite, la construction quasi mathématique du propos, du message à faire entendre et comprendre): les exemples, "tirés de nulle part", sont proscrits, raillés. "Jean a appellé Paul", "Le chat a mangé la souris", "Ils leur ont dit de partir" etc. Comme des aliens débarquant sur la planète "C-D-A" (Cervelle des Apprenants).
Il m'a fallu dix minutes pour faire rentrer dans la tête de deux élèves (des terminale bac pro qui sont venus en cours jeudi, jour de grève nationale - un cours particulier!) comment poser la question pour trouver COD et COI, avant ou après l'auxiliaire avoir, pour accorder le participe passé: le chat a mangé QUOI? Ils dirent de partir A QUI? Ils n'arrivaient pas à "sentir" immédiatement, intellectuelle (comme un réflexe) la présence de ces compléments dans telle ou telle phrase. J'avais pris avec moi le BLED que m'avait offert ma mère (son bled d'écolière) quand je suis rentré en 6ième.
La carte scolaire, la carte scolaire. Quand on m'aura prouvé qu'elle permet une vraie mixité, comme j'ai dit plus haut, la création mimétique d'un conscience collective nationale, alors, peut-être, que j'en sentirai l'utilité. Mais la carte scolaire, c'est une viscère de l'organisme Ecole. L'école, dame aux camélia, toussotte ses poumons sanguilonants. La carte scolaire est teintée de ce rouge malade.
Je relis l'indispensable René Girard en ce moment, "Mensonge romantique et vérité romanesque". Cette histoire de médiateur est passionnante vraiment. Est-ce que l'école est encore ce médiateur en vue d'atteindre l'idéal posé par la nation, soi?...
Pas revu ce que j'ai écrit. Je me déprime moi-même sinon!!!!!
Ecrit par : Pendariès | 29 septembre 2006
Y a des fautes. Je suis content d'être en week-end!
Ecrit par : Pendariès | 29 septembre 2006
C'est mon lot quotidien, Pendariès, ce que vous décrivez. Chaque année quand j'arrive devant une classe de 5ème ou de 4ème puisque ds ce collège, je suis la seule à ne plus pouvoir choisir mon niveau d'enseignement, ce sont les classes à 4 h qu'on me refile, donc 5èmes et 4èmes sinon je n'ai que 3 classes et ça n'arrange pas ma chère principale, chaque année donc, je me dis par quoi, je commence, qu'est-ce que je sélectionne dans la grammaire et l'ortho pour aller au plus urgent? Car je sais que je ne pourrai pas en 4 pauvres petites heures, faire du bon boulot. Et je vois chaque année les lacunes s'élargir de plus en plus. Alors j'essaie d'être pragmatique. Présent/ Pc pour qu'ils puissent rédiger leur première rédaction;puis PS et imparfait pour envisager la 2ème rédaction. Et là on traîne car ils n'ont souvent JAMAIS étudié le PS avant, même en 6ème...
Après j'attaque les fonctions du nom, après avoir repris la différence entre un nom, un adj, un verbe, une préposition.... Car ça non plus ils ne savent pas. Entre temps, en lecture, je me débats avec de petites oeuvres littéraires qui sont souvent difficiles à comprendre pour partie d'entre eux et j'essaie d'introduire qques notions "critiques" pour qu'ils comprennent les futures questions connes de l'épreuve de brevet... Ils ont un carnet de vocabulaire... Je leur fais des interros de vocabulaire et des dictées...
En lecture, ils font chaque année, roman, théâtre et poésie .
Et avec mes 4h, je suis loin de faire du bon travail. Tout juste la désagréable impression de ne combler que qques trous en sachant que comme ce ne sera pas forcément repris l'année suivante, cela retombera en jachère ou sera perdu définitivement... Sisyphe tous les jours quoi, mais le rocher grossit... Et puis si on donne trop de boulot à la maison, on a droit aux plaintes des parents qui vous disent que leurs chers petits sont là pour s'épanouir seulement...
Bon j'arrête, c'est la fin de la semaine... Je dois être fatiguée!
ça ira mieux demain.
Ecrit par : elisabeth | 29 septembre 2006
Il serait intéressant, les uns et les autres, que vous évoquiez les établissements à problèmes (et quels ?) ou sans problèmes (et pourquoi) de vos diverses régions. Y compris dans le privé, dont je ne suis pas sûr qu'il soit exempt de turbulences.
Réponse à un message ci-dessus : il y a dans chaque région un vrai établissement poubelle, généralement désectorisé, où l'on rameute tous ceux qui se sont fait virer ailleurs — et qui n'ont pas l'âge ou les moyens d'entrer dans la vie active. C'est de la maison de correction sans grillage, sans gardiens — et sans correction, ce qui est bien le plus problématique. Quand on exclut définitivement un élève, quand on refuse le passage qu'il demandait, il faut bien qu'il aille se faire voir ailleurs.
Quant à savoir si ce genre d'établissements-limite est à conserver…
Sur la "mixité" scolaire… J'ai de plus en plus l'impression, au fur et à mesure que le fil de la discussion prend de l'ampleur, qu'il s'agit encore de l'un de ces mots- fétiches ("égalité des chances", "liberté d'expression", etc.) dont parlait l'éditorialiste du Monde de l'Education. Un chiffon rouge… Il y a des établissements sans aucune mixité (ni sociale, ni ethnique, ni cuturelle) qui fonctionnent fort bien. D'autres qui sont fort mélangés, et qui fonctionnent bien. C'est bien la preuve qu'il ne peut y avoir de Vulgate, qu'il faut impérativement faire un audit général, comme on dit, de l'ensemble des établissements — et que le problème est ailleurs : dans l'organisation scolaire (les options, etc.), et dans la qualité générale des programmes.
Quant à faire des propositions sur les programmes…
JPB, sous la pluie.
Ecrit par : brighelli | 30 septembre 2006
Dobolinon dit "J'approuve Sarko ou Ségo d'écouter ce vivier d'avis et je suis ravie de pouvoir enfin"
Pfff...c'est ce que j'appelle la démocrassie.
Le "middle-avis" nous emmène vers le mur et d'ailleurs ne permettra jamais de faire une réforme convenable de l'éduction nationale ni d'autres réformes.Ce sera toujours une eau tiède.
Ce middle-avis fait règner en maître le "toujours plus" bien expliqué par F De Closet et a couté 1100 milliards d'Euros en 25 ans.
Le blog citoyen aux milles avis différents de Ségolène augure mal de son mandat si elle devait être élue, ce sera la règne de la tièdeur.
Quand à Sarko, il adapte son discours en fonction des sondages, ça frise l'anarque.
Pensez vous que le Général de Gaulle aurait fait de même ?
Ecrit par : Olivier | 30 septembre 2006
A ma connaissance, il n'y a pas dans ma petite région d'établissement poubelle. Il y a des exclus souvent parce que les parents n'ont pas pris le taureau par les cornes et ont laissé partir leurs enfants vers la classe poubelle: le BEP comptabilité gestion(fabrique de chômeurs en col blanc). Les agriculteurs ne mettent pas leurs enfants à la poubelle: il ya le centre d'apprentissage de Vedène, les structures d'enseignement agricole(BEPA, Bac, BTS) qui rendent de fameux services et, au pire, la maison familiale rurale ou le CFPPA. Je vous assure que l'enseignement agricole est une manne pour les parents démunis.
Un prof expérimenté, pour moi, est un enseignant qui a découvert que les théories dont il se berçait et dont on l'a bercé ne sont que des théories et qui donc va à l'essentiel. J'ai idée qu'il y faut dix à quinze ans de pratique (comme dans mon métier) pour avoir été confronté à beaucoup de cas de figure. Quant à son efficacité, elle pourrait si l'idée en était acceptée être très facile à évaluer. Les profs de classe prépa peuvent s'auto-évaluer tous les ans selon qu'ils ont dix ou quatre-vingt pour cent de réussite aux concours.
Evaluation facile: entend-on du couloir un boucan effroyable ou un studieux bourdonnement? Les profs des classes voisines sont-ils contraints de quitter leur poste pour aller réclamer le silence qui leur est nécessaire?
Ecrit par : dobolino | 30 septembre 2006
Mon cher Olivier, figurez-vous qu'il y a beaucoup de gens qui n'ont absolument aucune estime pour le Général de Gaulle!!!!!Vous rappelez-vous du Canard Enchaîné des années soixante? Même à 9 ans ça me faisait rire... Quant à la Constitution de la Cinquième République c'est à mon avis une vraie chienlit, comme dirait votre modèle. "Français, Françaises, vous êtes dans la merde jusqu'au cou! Moi qui suis plus grand que vous je n'en ai que jusqu'aux genoux. Français, Françaises, démerdez-vous!"; " Vive le Quebec libre!"; " Je vous ai compris!"
Comme chantait Brassens: "il est toujours joli le temps passé, une fois qu'ils ont cassé leur pipe, on pardonne à tous ceux qui nous ont offensé, les morts sont tous des braves types"
Le général est un des grands responsables de Mai 1968 et des pots cassés que nous contemplons ici. Lui qui n'avaient rien à cirer des harkis ne se serait pas battu pour intégrer les jeunes beurs.
Je suis dans une colère noire!
Ecrit par : dobolino | 30 septembre 2006
Première lapalissade : Si tous les établissements scolaires se valaient, plus aucun parent d’élève ne chercherait à se compliquer la vie en faisant des pieds et des mains pour éviter à son gosse un établissement poubelle.
Deuxième lapalissade : Pour que tous les établissements scolaires se valent, il suffirait simplement de remettre les savoirs au centre du système et, plus difficile, de convaincre tous les enseignants en place qu’il ne s’agit pas d’un acte de fascisme caractérisé...
Remettre les savoirs au centre, ce serait refonder totalement les programmes (et convaincre les enseignants en place qu’il ne s’agit pas d’un acte de fascisme caractérisé) et ceci dès l’école maternelle.
a) Démontrer l’inanité des belles théories sur :
-les petits Champollion,
-les « élèves pour lesquels jouer le jeu scolaire n’est en rien étayé par la culture des familles, par la culture du quartier, par la culture sociale...* »,
-la « non hiérarchisation » des savoirs au nom d’une hypothétique diversité culturelle,
-les prétendues difficultés de l’enfant à abandonner ses « représentations mentales initiales » ... et convaincre les enseignants en place gnagnagna gnagnagna gnagnagna...
b) Trier les savoirs et savoir-faire réellement accessibles à un enfant de trois, quatre, cinq ans (j’ai un « petit truc » sur ce sujet, vous en voulez une copie ?); en informer familles et enseignants... et convaincre les enseignants en place gnagnagna gnagnagna gnagnagna...
c) Ecrire des programmes de l’école élémentaire conçus par année scolaire, centrés sur des « certitudes », les compléter par des tests annuels nationaux passés en fin d’année scolaire (et non au début afin de rendre impossible tout redoublement) dont les résultats conditionneraient le passage dans la classe supérieure... et convaincre les enseignants en place gnagnagna gnagnagna gnagnagna...
d) Pour le collège et le lycée, je vous laisse juges. Je pense que si, déjà, nous, enseignants de primaire, vous envoyions des élèves capables de lire, d’écrire, de compter et ayant démarré un semblant de culture générale, la rédaction de programmes centrés sur les savoirs disciplinaires ne poserait pas de problèmes majeurs (si vous réussissez à ... convaincre les enseignants en place gnagnagna gnagnagna gnagnagna...)
Quant à convaincre les enseignants en place gnagnagna gnagnagna gnagnagna, là, c’est sûr, nous aurons besoin d’aide et « c’est pas gagné d’avance ».
* « Pourquoi la motivation des élèves est-elle un problème ? » F. Dubet, Animation et Education n° 193-194 (Cet article est très long, c’est dommage, je vous l’aurais bien recopié, il fait parfois aussi peur que les écrits de Charmeux).
Ecrit par : catmano | 30 septembre 2006
La carte scolaire nous oblige à aller au cœur du problème de l’École actuelle.
Deux anecdotes :
1. À l’arrivée dans un bahut « pourri », la proviseur prévient qu’« ici même si on vous crache dessus, on est pour le dialogue. »
2. À l’arrivée dans « le grand lycée du centre-ville », le proviseur prend chacun à part pour nous demander « plusieurs mentions au bac dans cette classe ».
Les personnels peuvent être les mêmes, avoir passé les mêmes concours, avoir déjà travaillé dans les mêmes endroits, etc., le discours change complètement.
Quelle attitude envers les élèves et la discipline ? Lecherbonnier le dit bien dans la préface du Crétin : « apartheid scolaire, pédagogie coloniale ».
Cela a mené à la démission ou bien à l’adaptationnisme à la Meirieu & Co : relisons-les, ils « cherchent » du côté des pédagogies pour sourds, aveugles ou enfants sauvages de l’Aveyron. Les enfants de prolos sont des « handicapés socioculturels », « les élèves ont changé ».
Les prolos sont, c’est vrai, souvent des étrangers mais leurs enfants sont-ils des êtres humains ? Sont-ils vraiment un « nouveau public » ? Que veut dire ce mot public, étrange dans ce contexte ? Le public c’est ceux qui assistent à un spectacle !
Alors on lui donne une pédagogie de maternelle continue jusqu’à 20 ans, des « activités », du « débat citoyen », « tu vois, on va en parler ». Il comprend bien vite, instinctivement, que le règlement est fait pour les adultes et pas pour les élèves, que discipline ou respect c’est du vent.
Dans les lycées où vont par dérogation les enfants Jospin ou Sarkozy, les enseignants font faire des devoirs supplémentaires et on est puni quand on a embrassé sa copine devant le bahut !
Les difficultés sont plus grandes dans certains quartiers mais sans volonté d’appliquer les mêmes règles et le même respect aux enfants, on comprend que la suppression de la carte scolaire soit une facilité. Qui ne fera qu’avaliser les inégalités.
Ecrit par : LaRiba | 30 septembre 2006
M. JPB et les autres, il n'y a pas que les établissements à problèmes ou sans problèmes (je ne pense pas d'ailleurs que cela puisse être aussi tranché; et puis "problèmes"?: entendons-nous sur le mot: est-ce: Etablissements violents? Etablissements sans bons résultats scolaires? Etablissements où l'autorité fait défaut, où l'excuse du "quand-on-prend-le-temps-de-parler-avec-l'adolescent-difficile,-on-se-rend-compte-que-sa-vie-l'est-aussi" prime sur la sanction? Etablissements qui auraient plus que besoin d'une rénovation de façade et de son intérieur? Etablissements trop grands? etc.). Je suis certain que l'on peut et doit aussi parler des enseignants à problèmes: il y en a. Ces profs que toutes les classes charrient? Parce qu'ils sont timides, pas impressionnants, pas professionnels, pas compétents, toujours sur la défensive, démotivés (les élèves font très souvent payer cette démotivation aux démotivés), insultants, etc. etc. etc.
Ok pour le macro, mais ne fermons pas les yeux sur le micro! (J'aime cette phrase soudain advenue sur mon écran)
Ecrit par : Pendariès | 30 septembre 2006
Pour Olivier (et dobolino) : De Gaulle s'est battu d'abord contre l'ennemi extérieur, formé intellectuellement à l'idée d'une France et militairement au respect des frontières, puis contre l'ennemi intérieur, qui n'a pas pourtant pas rendu que de mauvais services. Honni par ces derniers lorsqu'il reprit le pouvoir et en même temps presque littéralement abattu par l'OAS, il n'a rendu les armes que lorsque 68 l'a atterré. Il ne l’a pas suscité, “blieme”
Ben oui, mouvement prétendu international.
M'est avis, aussi "middle" soit-il, que le centre de gravité de ces avis se déplace, que la discipline sera restaurée coûte que coûte, les disciplines aussi.
Je le sens, comme Elisabeth et Pendariès sentent combien ils sont fatigués...
Qui connaît le manuel Hist-Géo de Belin pour CAP ? Je l'ai feuilleté, je suis éberlué. Carte scolaire ou pas, le problème est surtout ici. Et la colère est mauvaise conseillère, surtout fiscale ;)
Ecrit par : D'Enguell | 30 septembre 2006
Penda, quand Marilyn ferme les yeux sur le micro, c'est quand même top !
Ecrit par : D'Enguell | 30 septembre 2006
Oh oui D'Enguell, et elle était gironde (un peu boudinée même dans certains de ses films), mais elle ne sentait jamais le pin (des Landes) [pffff: Gironde, pin des Landes... j'ai honte], mais le N°5. Bon, c'est tellement nul que je crois que je vais traverser à la nage le Channel, bientôt (non, vraiment, j'arrête...).
Ecrit par : Pendariès | 30 septembre 2006
Bijour Fous d'Rhum
désolé pô l'temps de tout lire là ....
juste un chtit truc..
"Il m'a fallu dix minutes pour faire rentrer dans la tête de deux élèves"
SUPER MON PENDA D'AMOUR :o)
Tu vois qu'ils sont pô con (10 minutes, bon c'est passkeu T fort AUSSI) :)))))))
Maintenant tu dois essayer (en leur faisant lire du L&L;, tu verras c'est presque "drôle" "triste"....) de leur faire comprendre :
1)qu'ils ne savent pas "lire correctement"
2)qu'ils doivent IMPéRATIVEMENT LIRE L&L; A HAUTE VOIX en faisant très très attention à la prononciation des sons
LEçONS IMPORTANTES :
11 13 17 34 38 40 51
tu les nikes quand tu veux sur :
"es è" ET "eté"
3) qu'ils doivent IMPéRATIVEMENT LIRE ORSENNA
Voili voilà désolé je vous lis plus tard ....
Ecrit par : toto | 30 septembre 2006
Infos complémentaires sur la carte scolaire.
Un maire a parfaitement le droit,quand il a sous sa coupe plusieurs écoles, de redessiner chaque année la zone correspondant à chaque établissement primaire — et décider, par exemple, pour des raisons de démographie et de rééquilibrage entre écoles, mais ce peut être pour toutes sortes de raisons, d'affecter ici telle rue et là telle autre. De même, il existe des commissions bi-partites Inspection académique / Conseil général et Rectorat / Région qui peuvent faire de même pour les collèges et les lycées — et s'occupent par ailleurs des demandes de dérogation, qui ne sont pas toutes fondées sur la fuite, et peuvent résulter d'une commodité pratique élémentaire (une école proche du lieu de travail d'un parent, comme on l'a signalé plus haut).
Cela fait peut-être beaucoup de commissions, mais ce qui est sûr, c'est que le système est susceptible de souplesse. Peut-être faudrait-il l'huiler davantage…
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 septembre 2006
D'Enguell, je veux bien vous concéder que, pour mai 68, De Gaulle fut plus aveugle que directement responsable mais ne me faites pas croire que ce miltaire de carrière, issu d'un milieu surfavorisé se plaisait à contempler des fils d'ouvriers au sommet de la hiérarchie, de même qu'un François Mitterand méprisait profondément Pierre Bérégovoy.
J'ai un texte passionnant sur une vision décalée de la naissance de mai 68 par un universitaire, fils d'ouvrier, alors en poste à Nanterre. Dans ce texte, il explique sa perception de cette succession d'évènements à son petit fils de douze ans qui lui en avait fait la demande. Trop long pour être copié ici bien qu'il aborde le coeur du sujet dont nous nous préoccupons: je peux vous en faire tenir copie et à qui s'y interesse. Cet enseignant retraité n'a jamais réussi à obtenir la courbe de Gauss prescrite en notant ses élèves de la sixième à l'agrégation. Quand la dite-courbe se transforma en obligation il quitta l'enseignement sans remords...
Ecrit par : dobolino | 30 septembre 2006
Toto, je vais de ce pas commander Leo et Lea pour voir si ça peut encore marcher à douze ans. En plus, la gosse est OK parce que ça l'amuse de retourner dans l'enfance
Ecrit par : dobolino | 30 septembre 2006
Toto, mes eleves ne sont pas cons!
Ecrit par : Pendariès | 30 septembre 2006
La carte scolaire ?
En fait si vous voulez, je suis domicilié dans une rue appartenant à 2 communes et celle d'en face c'est Sceaux.
Parfois, je me dis que si j'habitais dans la rue d'en face, je pourrais mettre mes enfants au lycée Lakanal.
C'est un peu rageant, je l'avoue ...
Un sujet qui m'amuse aussi concernant la carte scolaire, c'est ce soudain appétit des français à apprendre les langues rares (
russe, chinois, colonais et autres) qui permettent souvent de contourner la carte scolaire mais ça c'est le hasard...
Ecrit par : Olivier | 30 septembre 2006
Bonjour à tous,
non, Olivier apprendre une langue rare n'est semble-t-il plus plus un moyen de contourner la carte scolaire ...je vous invite à consulter la liste des établissements qui propose le chinois où le russe par exemple...sic ...mais par contre je peux vous dire que certains parents louent leur adresse pour permettre à d'autre de la contourner dans certaines grandes villes et ainsi de pouvoir inscrire son gamin ou sa gamine dans un lycée réputé!!! quand les listes d'attente s'allongent démesurément dans les établissements privés il y a des parents qui s'organisent... c'est hallucinant!
je tiens à préciser que c'est un bruit qui est venu à mes oreilles tout à fait par hasard , je n'ai pas vérifié mais au fond je n'en doute presque pas à moins que je ne sois très naïve mais franchement ce n'est pas surprenant car le désespoir des parents face à l'école est grand...alors info à prendre avec réserve quoique...
vous suivez ma pensée...
et ce qui semblait vrai hier le sera bien plus demain.
bonne fin de journée à tous
un coucou particulier à Dobo, Cat .et aux copains du fond de la classe...pas beaucoup d'occasion de venir sur le blog ces derniers temps mais je continue de venir y lire vos commentaires.
Coucou Jean-Paul.
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 30 septembre 2006
Pour info (rien à voir avec la carte scolaire).
Depuis New York, Strauss-Kahn veut «dynamiter» les facs http://www.liberation.fr/actualite/politiques/205276.FR.php
Par Laurent MAURIAC
QUOTIDIEN : Mardi 19 septembre 2006 - 06:00
"De passage à New York, Dominique Strauss-Kahn rencontrait dimanche soir une trentaine de militants socialistes français dans un bar de Manhattan. Répondant à leurs questions, il a lancé un appel à «dynamiter» le système universitaire (1). «Les universités françaises sont en train de plonger dans les palmarès internationaux, a-t-il déploré. Il faut créer une concurrence entre les établissements et mettre fin à l'hypocrisie du diplôme unique. Ce qui n'empêche pas de garder le système dans le public et de conserver une vision égalitaire.» Il a ensuite précisé à Libération : «Pour moi, il n'y aurait pas de scandale à ce que la chaire de physique nucléaire de Paris-VI soit financée par EDF, si EDF trouve que c'est bon pour son image. Mais ce n'est pas dans les mœurs.»"
No comment.
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 septembre 2006
"pour voir si ça peut encore marcher à douze ans."
ça fonctionne à 41 ans ya pô d'raison que cela ne fonctionne pas à 12 ... C'est très technique, mais tu t'en aperçois même pas, c'est ça qui est très très fort.... après tu passes à Orsenna très important aussi ... surtout quand il découvre le monde des mots.... Il faut lire le livre du maître, il est bien fait et très utile .... Bon peut être moins quand on s'occupe d'un gamin de 12 ans qui connais déjà les sons... Mais sur la moindre difficulté, il ne faut pas hésiter à lire ce qui correspond à la leçon...
J'ai une "collègue" (maminou sur France2) qui s'occupe d'une grande qui c'est 'plantée' dès les premières leçons (inversion des syllabes) Ce n'est pas méchant, il suffit au début de l'aider après elle se corrigera toute seule.....
"Toto, mes eleves ne sont pas cons!" tu as fait exprès de ne pas mettre les accents ? :o))))
Ecrit par : toto | 30 septembre 2006
connait
s'est plantée
voila voilà désolé chuis fatigué
Ecrit par : toto | 30 septembre 2006
En Alberta, province du Canada, les riches envoient leurs enfants dans les écoles publiques et pas dans le privé. C’est le « test décisif » !
Quand l’Alberta est comparé au classement PISA (élèves de 15 ans) à des pays étrangers, il arrive 2e en maths, 2e en lecture et 4e en sciences.
Les parents ont la liberté totale du choix d’inscrire leur enfant à l’école qu’ils veulent (57 % le font). L’Alberta a rénové les locaux, amélioré la formation des profs. Des objectifs clairs ont été fixés à l’échelle de la province : renforcement de l’anglais, des sciences et des maths.
Le financement est basé sur le nombre d’élèves de l’établissement car chacun maîtrise son budget et ses dépenses. Les écoles doivent rendre des comptes. Elles sont en compétition.
Les programmes sont rigoureux et les élèves de chaque classe de CE1, CM2, 4e et 1re sont testés annuellement. Les CE1 sont testés systématiquement en lecture : 88 % ont des résultats satisfaisants.
La taille des classes est réduite par rapport au reste du pays. Le nombre d’heures annuelles d’enseignement est le plus élevé du pays alors que la durée moyenne du cours est la plus petite ! Pas mal pour une province réputée paumée et peuplée de ploucs !
Ecrit par : LaRiba | 30 septembre 2006
Pour Dobolino; difficile de demander à un prof expérimenté de revenir dans des classes de ZEP quand il vient à peine d'en sortir. Si depuis Allègre, les jeunes profs bénéficient d'un nombre de points qu'ils peuvent utiliser pour obtenir un peu plus aisément une académie qui ne leur déplaît pas trop et si le statut de titulaire académique, devenu TZR, a permis à des jeunes profs d'éviter certaines académies difficiles ( ce qui n'a marché qu'un temps manifestement) , il semble vraiment hypocrite de demander à des profs plus âgés de se recogner les classes de ZEP qu'ils ont dû supporter pendant 10 ans ou 15 ans en début de carrière, dans une académie éloignée de surcroît et qu'ils viennent enfin de quitter après avoir accumulé les points demandés pour partir vers des lieux plus sereins... Et je peux vous dire qu'avec le salaire doublé et même triplé, je ne retournerai pas dans le collège de zep qu'il m'a fallu subir. C'est vraiment facile pour les parents de se défausser d'un problème de société en le collant sur le dos des profs dits"expérimentés". Les ZEP c'est d'abord un problème de société, le problème de TOUT LE MONDE qu'on essaie de faire résoudre à l'EN comme d'hab.
Et puisque vous êtes médecin ou quasi, chez moi, on disait toujours ironiquement, aller chez le vétérinaire, pour aller chez le médecin, ( on ne les aime pas trop)vous savez très bien qu'à 24 ou 25 ans, on a l'énergie nécessaire pour supporter des trucs qu'on ne supporte plus ou qu'on supporte moins sur le coup de la quarantaine...
Pour la carte scolaire, je m'y mets après, promis...
Ecrit par : elisabeth | 30 septembre 2006
"Après j'attaque les fonctions du nom, après avoir repris la différence entre un nom, un adj, un verbe, une préposition.... Car ça non plus ils ne savent pas."
Orsenna "la grammaire est une chanson douce" direct ET POUR TOUS ... bon j'imagine que la plupart ne savent pas lire 'correctement' non plus...
oups ...?
La plupart ne savent pas
Ou
la plupart ne sait pas ????? :( f...ck
Ecrit par : toto | 30 septembre 2006
A propos de l'anecdote édifiante rapportée par JPB sur DSK, une petite réminiscence des Guignols de l'Info, à l'époque où ils étaient drôles.
DSK (passant au 20 h de TF1): Ah, mais attention! Nous ne sommes plus la gauche archaïque! Nous sommes la gauche moderne! On est de gauche, mais à l'américaine!
PPDA (perplexe): Et c'est quoi, être de gauche à l'américaine?
DSK: Ben, c'est être de droite.
Ecrit par : Jean-François Croz | 30 septembre 2006
Je nageais dans l'utopie, Elisabeth! Mon propos sous- entendait qu'un débutant ne devait en aucun cas y être nommé avant d'avoir fait preuve de sa naturelle autorité: reportons à un délai de trois à cinq ans d'enseignement. Je conçois parfaitement qu'on n'ait guère envie de se remettre dans une telle galère à quarante ou cinquante ans.
Pour les propos de DSK, je suppose qu'il sait comme moi que les gros trusts sont déjà là depuis longtemps par la petite porte et qu'au lieu d'engraisser en sous-main les titulaires de chaire il serait plus clair qu'ils engraissent toute la chaire au grand-jour. Mon prof d'économie rurale, il y a trente ans à l'école véto, était isuu directement du Crédit Agricole et il nous a enseigné de bien belles choses...
Ecrit par : dobolino | 30 septembre 2006
Je connais des profs payés par Novartis, par Pfizer, par Virbac et c'est dans LEUR poche que va l'argent. Ce sont des gens qui savent louvoyer et vous vous doutez bien qu'ils ne restent pas maîtres de conf!
Ecrit par : dobolino | 30 septembre 2006
DSK, toujours.
Comme le temps passe! C'était en 1986, vingt ans déjà; avec des milliers d'autres, aussi fougueux, martiaux et résolus que le Lion de Belfort, que nous venions de dépasser, je criais "Non, non , non/ aux facs Fleury-Michon!".
Tout allait bien, tout était dans la norme: l'infâme, le bradeur du service public, l'adorateur du veau d'or, le philistin ventru et béat, c'était Devaquet, ministre d'un gouvernement de droite, sur qui pesait le soupçon de privatiser les facs; et les figures de proue de la contestation étudiante s'appelaient Julien Dray et Isabelle Thomas (qui s'en souvient? Et de Malik Oussekine, dont la mort leur a si bien profité?). Les gentils et les méchants étaient bien là où on les attendait, c'était cool.
De fait, la gueule de bois ne s'est pas trop fait attendre: à peine deux ans, lorsque Jospin a pris pour éminence grise un certain Claude Allègre. Nous avons compris alors pour qui, et pour quel genre de service public, nous avions roulé à tombeau ouvert.
Et puis il y a eu l'affaire de la MNEF (oui, la mutuelle des étudiants fauchés), éloquente à sa manière, et qui inspira une autre blague:
pourquoi Julien Dray s'est il payé une Rolex en or?
Parce que ça lui coutait moins cher que de demander l'heure à Strauss-Kahn.
La nostalgie, nous expliquent à l'envi Meirieu, Lubin et Frackowiak, est un vilain défaut. Certes, mais il n'est pas encore interdit d'avoir de la mémoire.
Ecrit par : Jean-François Croz | 30 septembre 2006
Jean François dit "DSK (passant au 20 h de TF1): Ah, mais attention! Nous ne sommes plus la gauche archaïque! Nous sommes la gauche moderne! On est de gauche, mais à l'américaine!"
Vous pensez donc qu'il n'y a que le droite qui puisse réformer l'éducation nationale.
Je rève ..
Je sais avec Lang ou Ségolène, ce n'est pas gagné mais un miracle reste possible....
Ecrit par : Olivier | 30 septembre 2006
Que le ciel m'en préserve!
Je constate simplement qu'en matière d'éducation, il n'y a visiblement ni réforme ni projet de droite ou de gauche. Il n'y a plus que de la pensée unique, agrémentée de quelques singeries pour donner le change.
Ecrit par : Jean-François Croz | 30 septembre 2006
Merci à Jean-François Croz pour ses contributions. Ça vaut toujours le coup de rafraîchir la mémoire à ceux qui n'ont que des souvenirs embellis… Julien Dray est devenu un cacique du PS, il a pris beaucoup de ventre (et comme il est grand, ça donne une impression massive de bourgeois XIXe, le Monsieur Bertin d'Ingres, si vous voyez), et pas mal de morgue par dessus.
Effectivement, pas mal de gens se sont fait une vertu de la mort de Malik Oussekine…
Je ne saurais trop vous recommander l'attitude de Solal, le héros de Belle du seigneur — ce qu'il appelle "le mépris d'avance"…
JPB, dans un jour incertain où le ciel bas et lourd… etc.
PS. Lariba, super vos infos sur l'Alberta — mais pas commode pour y aller, c'est paumé, ce bled. Je devrais m'y faire envoyer en mission d'étude…
Ecrit par : brighelli | 01 octobre 2006
Au sujet des problèmes de recrutement, une solution me semble évidente. Après tout, nous avons énormément de pédagogues d'élite dans ce pays, qui officient en IUFM, à l'ESEN, dans les rectorats, à la rue de Grenelle, etc. Eux possèdent l'expertise, eux sont enthousiastes (par écrit au moins) à l'idée d'enseigner, eux détiennent l'expérience, eux possèdent la capacité, si essentielle, de modéliser les aspects citoyens du principe d'éducabilité. Pourquoi ne pas employer leurs compétences là où elles seront les plus utiles ?
Meirieu, Goigoux, Antibi, Charmeux, Viala, Thélot, Weinland, Frackowiak, Hamon, tous les professeurs et MdC en sciences de l'éducation, tous les experts en évaluation et prospective du ministère, tous les responsables des programmes et des examens, hop, en ZEP. Coup double : on vide les IUFM, on remplit les établissements difficiles qui ont bien besoin des bras et des budgets supplémentaires. Mesure populaire, aussi : comme un spécialiste en sciences de l'éducation pourrait-il s'opposer à ce qu'on le fasse enseigner ?
Et puis, imaginez un instant leur tête si le ministre prenait cette décision... Rien que pour ça, cela vaudrait le coup, non ?
Ecrit par : Pierre-Henri | 01 octobre 2006
On pourrait même les mettre tous dans le même établissement, comme ça ils pourraient réunionner, évaluer, remédier tous en choeur. Mais comme ce n'est vraiment pas sympa pour les élèves de leur secteur de recrutement, le règlement intérieur de l'établissement stipulerait que ceux-ci auraient le droit de se plaindre à la "Défenseuse des Droits de l'Enfant".
Ecrit par : catmano | 01 octobre 2006
On pourrait aussi créer PSF "Pedagogues sans frontières" et on les enverrait évangéliser les manchots en Terre Adélie ou les oiseaux des iles Feroé: un avion postal par mois.
Vous savez pourquoi il n'y a pas un homme politique capable de s'occuper de l'EN? Parce que démagogie et enseignement ne riment pas. L'idéal reste un ministre qui écouterait les acteurs de terrain, soit les enseignants, ou qui, sans les écouter, ne se mêlerait de rien que du superficiel. Je me demande si l'idéal à ce poste n'a pas été Jack? Vous connaissez le principe de l'homéopathie "primum non nocere".
Le fait que vous soyez fonctionnaires est quand même embêtant car vous êtes de ce fait inféodés à l'Etat plus que le privé même conventionné et votre marge d'action est assez faible.
Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2006
Vous manquez de liberté d'action pour créer des structures alternatives mais je crois que si vous offriez, à vous tous, une autre pédagogie dans des structures privées conventionnées ou non, vous auriez une sacrée clientèle. Evidemment vous y perdriez une certaine sécurité... Je sais, je vais trop vite et trop loin mais ça urge et je vous crois nombreux à être très conscients, vous auriez probablement des appuis des entreprises et de la franc-maçonnerie.
Il vous faut en premier lieu créer un programme précis et entamer le bastion par la base: primaire et maternelle...
Il n'y a pas à l'heure actuelle de scolarisation alternative qui propose des savoirs, elles proposent toutes avec plus ou moins de bonheur une construction des apprentissages et des méthodes dites naturelles. Les coûts d'inscription sont exorbitants: Steiner 4000 euros par an, hébergement et cantine non compris
Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2006
Génial, Pierre-Henri! Voilà une proposition à suggérer à nos politiques, impérativement. Redisons cela sur tous les tons, sur toutes les listes...
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La carte scolaire dans le département dans lequel je suis bouge assez régulièrement. Elle fait l'objet de réunions, rectorat/ région/ conseil général et chefs d'établissements. Elle ne bouge jamais dans les grandes largeurs. Ce sont plutôt des ajustements réguliers, bahut par bahut, au fil des problèmes. Ce que je constate, c'est la présence de deux lycées cotés, un centre-ville et l'autre pas centre mais pas trop ex-centré, quand même. Les autres sont assez mixtes, l'un d'entre eux, plus près des ZUP est moins coté mais c'est vivable.
Dans la couronne proche, un lycée dans une zone trèèèèès résidentielle donc un lycée très bcbg sans problème sinon que les profs sont pris pour des larbins mais c'est aussi le cas ds les lycées difficiles maintenant.
Dans la périphérie éloignée, des lycées de campagne dont les collègues disent que le niveau n'est pas terrible mais que les élèves, enfants d'agriculteurs ou de citadins "expatriés", sont relativement calmes.
Pour les collèges , le tableau est différent. Dans la ville, 5 collèges calmes, disons "normaux", on arrive à y faire cours dont 2 centre-ville très tranquilles. 4 autres difficiles, pas très bien cotés, avec des classes de niveau pour conserver des élèves calmes qui fuiraient ds le privé autrement. 2 collèges anciennement ZEP qui sont horribles. Situés ds l'un des quartiers difficiles de la ville. 1 collège à cheval entre le collège zep et un collège normal. Population en difficulté à 50%, qques tours/ghettos et des immeubles plus humains. C'est là où je suis.
Dans la couronne chic, collège chic. Dans le reste de la campagne, collèges publics vidés des bons élèves pour le privé ( en Bretagne, le privé....)
1 collège pire que les 2 zep à une quarantaine de kms, en pleine campagne...La terreur de tous les tzr. Jamais réussi à élucider le problème.
Là où l'habitat est pourri, le collège l'est aussi. Quelle découverte!
Les mêmes zozos ,en petite quantité ,dans un collège comme celui ds lequel je suis, redeviennent vivables( sf cas exceptionnel, ça arrive)Donc, la question du seuil est primordial.Donc, éparpillons-les...
Ds les villes de province, c'est jouable. Ds des villes comme Paris ou Lyon????
Le coup des options rares pour inciter les gamins favorisés à aller ds les lycées moins cotés, je n'y crois pas. Ici, ça n'a jamais marché. En collège non plus. Il est clair que je n'ai pas eu envie de voir mon gamin se taper une demi-heure de bus pour aller faire de l'anglais soit-disant +++ ds un bahut où il risquait de se faire taper dessus, alors qu'en un quart d'heures à pieds, il pouvait être tranquille.
J'ai vu ici des créations d'options mourir aussitôt faute d'élèves. Personne ne s'y est trompé...
Donc, la carte scolaire est un trompe l'oeil de plus. Plus elle est rigide pour favoriser de la mixité plus elle est contournée. Si on l'enlève totalement, cela ne changera pas grand-chose par rapport à ce qui existe. Il y a une question de proximité qui est essentielle aux yeux des parents pauvres comme riches.Si l'on défend un enseignement privé ( ss argent de l'état), on ne peut défendre la viabilité d'une quelconque carte scolaire. A partir du moment où il y a des boîtes privées, il y a contournement. Comme le privé a le vent en poupe...
Bref, c'est un faux problème. Le problème est ailleurs. Dans les bêtises qui ont été faites ds l'urbanisation. Un des moyens pour en atténuer les effets est de multiplier les logements sociaux dans les quartiers chics. Mais les maires soignent aussi leurs électeurs...
Et quand bien même on arriverait utopiquement à faire une mixité sociale ds tous les bahuts , l'enseignement n'en serait pas meilleur car on retomberait sur les mêmes problèmes d'horaires insuffisants, de programmes dévastés ,de matières sacrifiées. La mixité sociale équilibrée a souvent amélioré les problèmes de violence scolaire mais n'a jamais réglé les problèmes de transmission des savoirs qui sont attaqués. Alors tous mixtes mais nuls? Ou tous gentiment triés mais nuls quand même...
JPB voulait un état des lieux, j'espère qu'il sera content...
Bon dimanche à tous.
Ecrit par : elisabeth | 01 octobre 2006
Je dois vivre sur une autre planète que vous : je ne vois vraiment pas où est le problème des propos de DSK sur les facs.
En quoi le système américain est-il une mauvaise source d'inspiration : les étudiants étrangers sont prêts à s'endetter jusqu'au cou pour y aller, c'est qu'elles ne doivent pas être si mauvaises pour leur avenir professionel.
Ecrit par : fboizard | 01 octobre 2006
Pour les facs, ou l'on abonde ds le système DSK ou l'on sélectionne à fond, intelligemment et on peut alors avoir une université publique, payée par des fonds publics et de qualité. Mais la fac pour tout le monde avec les moyens d'une fac américaine, il faudrait passer la TVA à 50% pour la financer!
Avec cette idéologie de gôche, égalitariste , vous en venez à faire le lit du privé et d'une sélection par l'argent au lieu qu'elle se fasse par le mérite. Mais que dis-je? le mérite? Nous sommes tous égaux, tous capables d'aller à la fac....
Ecrit par : elisabeth | 01 octobre 2006
Les propos de DSK ne tiennent aucun compte de la spécificité américaine. C'est d'abord une question de culture : pour qu'un patron français donne de l'argent à la recherche, sans contrepartie, il faut se lever tôt. Le mécénat, ici, connaît pas.
Ensuite, il faudrait retracer l'histoire des universités américaines. Celles de la Ivy league datent du 17ème siècle, c'est-à-dire d'une époque où la force publique n'existait pas aux USA -- et de fait, les USA eux-mêmes n'existaient même pas encore. Même plus tard, quand Stanford fonde sa fac, en 1885, il le fait quasiment tout seul, en pointant du doigt un coin de désert.
Les universités américaines ne pouvaient donc pas être autre chose que privées ; il ne s'agit pas d'un service public qu'on a privatisé, mais d'institutions privées qui, dès le départ, ont acquis une culture de service public, à but non lucratif. Bien sûr, l'idée que les facs américaines soient des "non-profit organizations" a quelque chose d'extravagant, si l'on considère, par exemple, qu'Harvard possède un patrimoine évalué à 29 milliards de dollars. Là aussi, c'est une question de culture et d'histoire.
Ce que j'essaie de dire, c'est qu'il ne suffit pas de claquer des doigts et de beugler "GRANDE REFORME !", comme on le fait tous les trois mois en France, pour rattraper 350 ans d'histoire. Nous devons travailler à partir de notre propre parcours et de notre propre modèle.
Ecrit par : Pierre-Henri | 01 octobre 2006
Petite correction, j'ai exagéré pour les dates. Seule Harvard date du 17ème (1636), les autres du 18ème. Le raisonnement reste le même, toutefois.
Ecrit par : Pierre-Henri | 01 octobre 2006
Elisabeth, je suis d'accord avec vous à propos de la mixité - c'est ce que à quoi je pensais quand je parlais de la mixité et de la "communauté de sentiments" qui est forgée, en partie, par l'ecole.
Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2006
Excellente idée économique de renvoyer tous les pédagogistes sur le terrain !
Hamon serait réticent, son amour des jeunes ne va pas jusqu'à la baisse de revenus ! Il faut se souvenir de ce qui est une loi dans l’Éducnat : plus on est éloigné des élèves, mieux on est payé et traité !
Les principaux et proviseurs, eux, pourraient être avantageusement remplacés par un homme (ou une femme) de bonne volonté, sachant taper à la machine et chargé de foutre à la poubelle le courrier venant du rectorat et du ministère.
Quant aux CPE, que je considère comme inutiles quand ils ne sont pas tout bonnement nuisibles, de vrais surveillants, constamment sur le terrain, seraient plus rentables et efficaces. Cela donnerait du travail à des étudiants comme en ce temps lointain d’avant la énième réforme.
Pour les trop utiles projets d'établissement, je propose un truc court et simple qui n'est jamais adopté chaque fois que je veux aider : « le collège Jean-Malraux (ou le lycée André-Moulin) est un lieu d'enseignement. »
Ecrit par : LaRiba | 01 octobre 2006
J'ai essayé ce type de formule pour le Projet d'Ecole, je rêve qu'un jour ça passe, mais pour le moment, ça ne marche pas. On m'a reproché de trop m'attacher aux Programmes Officiels et pas assez à la population scolaire...
Ecrit par : catmano | 01 octobre 2006
Je vois avec plaisir que les uns et les autres sont en pleine forme, aujourd'hui. Merci à Elisabeth pour nous avoir décrit par le menu à quelle sauce sont mangés les élèves, merci à Lariba pour les débauches d'humour — toujours la politesse du désespoir, comme disait le cher Boris —, merci à tous…
Je reviens sur le financement des universités. Nous allons visiblement vers un système plus sélectif qu'aujourd'hui — mais la simple sélection par le montant des droits me paraît plus simpliste que simple. Même si chacun — en fac — est d'accord pour relever qu'on ne peut pas continuer comme ça, dans un état de misère parfois tragique, les suggestions d'auto-financement tombent bien ici (certaines facs scientifiques, par exemple Orsay qui a passé des accords avec Total, entre autres) et très mal là — les facs de sciences humaines, en gros.
En fait, il faudrait, comme le suggère Pierre-Henri, coupler augmentation des droits et des examens donnant droit à des bourses. Pour la formation professorale, je proposais dans À bonne école le rétablissement de l'IPES (un concours très sélectif à Bac + 1 ou 2 donnait droit à une bourse d'un montant à peu près égal au SMIC, en échange d'un engagement à servir l'Etat dix ans — une création des années 50, quand on a eu besoin de profs — et on y arrive…).
Il est vrai par ailleurs que le patronat français, en dehors de quelques grandes entreprises — et encore… — n'a pas l'habitude, contrairement aux patrons américains, d'investir dans l'éducation. C'est bien dommage.
Dans tous les cas, il faut sans doute généraliser ce qui s'est fait en médecine — un numerus clausus par disciplines, calculé sur les besoins en projection, et une sélection sérieuse à Bac + 1.
Ce qui nous ramène au Bac : tant qu'on n'aura pas compris qu'il y a d'autres formations qualifiantes que cet examen à bout de souffle…
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 octobre 2006
"Et puis, imaginez un instant leur tête si le ministre prenait cette décision... Rien que pour ça, cela vaudrait le coup, non ?"
Bon d'accord mais juste pour faire une blague.....
Fô respecter les élèves un minimum qd même. :)
Ecrit par : toto | 01 octobre 2006
Je ne crois pas que l'entretien en faculté d'une foule d'étudiants qui non seulement n'ont rien à y faire mais en plus n'y font rien procède d'une vision égalitariste de gôche molle. Le discours dit de gauche mais surtout démagogique et largement relayé par une droite qui y trouve son compte n'est là que pour cacher une réalité beaucoup plus pragmatique: les étudiants qui poursuivent des études sans jamais les rattrapper et pendant longtemps sont autant de chomeurs en moins... Des "bacs plus huit" qui ne mènent à rien et pour cause, vu que les gars n'ont à peu près rien fait pendant huit ans, ça fait toujours huit ans où le citoyen n'est pas demandeur d'emploi. Mon père quand il était gosse voulait devenir gardien de zoo, il est devenu prof de fac... Finalement?
Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2006
Le pire c'est que les moyens ne manquent pas, seulement ils sont horriblement mal distribués. La France dépense chaque année 1 milliard en bourses universitaires. La majeure partie part dans le vide (dans les poches d'étudiants-fantômes, d'étudiants qui ne finissent pas leurs études ou obtiennent des diplômes qui ne mènent à rien). Même quand l'argent est mieux distribué, il ne permet pas de vivre correctement : à peine plus que le RMI pour un étudiant, le SMIC pour un doctorant.
Un milliard, cela ferait pas mal d'IPES à financer chaque année, et en plus l'Education nationale résorberait son problème de recrutement. Mais voilà, cela forcerait à penser "qualitatif" plutôt que "quantitatif", et ça, c'est tabou.
Finalement, c'est toujours le même problème : tout le monde voit les solutions, elles sont assez évidentes. Pourtant, les appliquer pousserait mécaniquement des dizaines -sinon des centaines- de milliers de jeunes dans le vide. Si on ne fait rien, le système s'épuise lentement et définitivement ; si on fait quelque chose, le système craque. En d'autres termes, l'université a le choix entre la mort par asphyxie et la mort par explosion.
Ecrit par : Pierre-Henri | 01 octobre 2006
Bravo à tous ! C'est trop plaisant de vous lire !
Je suis instit dans le privé (et j'aime ça) !
Concernant la carte scolaire : si elle continue, cela nous donnera toujours des élèves ! et si elle est supprimée, ça va obliger les collègues du public à vraiment bosser ....
Conclusion : ce sera donc toujours bon pour les élèves !
Ecrit par : Buffalo | 01 octobre 2006
Je viens de découvrir un reportage sur France 2 sur une enseignante de CM1(du nord de la France) refusant, avec l'accord de l'EN, les "méthodes pédagogistes" (journaliste dixit): on voit le carnet de note d'une nouvelle élève avec des notes de couleurs (vert, rouge, etc); la maîtresse pratique le SLEC (Savoir, Lire, Ecrire et Compter). S'ajoute l'interview d'une parent d'élève racontant que sa fille a repris du poil de la bête (à présent elle a un bon niveau de lecture, d'écriture et de mathématique). Les élèves triment, répètent, récrivent (dans les cahiers, sur le tableau), apprennent par coeur la conjugaison...
Seul point négatif: la journaliste parle des méthodes des années 50: sympa René Coty ("En avant avec le sourire").
Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2006
Pierre-Henri, j'apprécie toujours vos interventions qui ont le mérite d'être claires et non égocentriques, ceci sans vous passer la brosse à reluire puisque vous n'avez aucun bénéfice à m'apporter. Je pense qu'il faut aller vers une revalorisation des métiers manuels spécialisés, notamment du bâtiment et de la bouche, qui souffrent d'une pénurie dramatique: beaucoup de Multiservices bidons mais quel difficulté à finir un chantier dans les temps même si le maître d'oeuvres doit payer des indemnités de retard. En zone rurale, le mouvement s'amorce: peut-être finirons nous par devenir des micro-modèles économiques? Ici, bon an mal an, tout le monde se débrouille et une poignée se bat pour préserver notre "essentiel". L'avenir de la mondialisation passe par la régionalisation, voir la micro régionalisation...
Il y a une foultitude d'avenirs en repeuplant les campagnes. Monsieur le Maire de mon village, président du syndicat intercommunal à vocation scolaire, approuve. Il est sûr, néanmoins, que la majorité d'entre nous ne s'offre pas cinq semaines de congés payés mais, je le souligne, nous n'en avons aucune aigreur.
Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2006
La carte scolaire a-t-elle été créée pour fabriquer de la mixité sociale? A mon avis pas plus que les tranchées de la guerre de quatorze. Ce fut fortuit. J'ai fait ma scolarité primaire dans une ville de banlieue parisienne qui épongeait la dernière vague du baby-boom. La carte scolaire avait pour but de répartir les croissances de population des divers quartiers de cette tentaculaire ville nouvelle( Massy-91) entre les différentes écoles et collèges , de façon à ce que chacun ait un nombre d'élèves acceptable: nous étions 40 par classe en primaire et un bon 35 en secondaire.
Mes parents m'ont fait choisir russe première langue non pas pour aller dans le "bon" collège, mais pour que j'aille dans celui qui était à 800 m de chez moi contre 2.5 km pour celui que la carte scolaire me désignait avec car de ramassage scolaire et demi-pension obligatoire alors que ma mère était femme au foyer: impossible de faire le trajet aller-retour à pied plus repas de midi entre douze heures et treize heures trente pour une gamine de dix ans.
Le collège où je suis allée drainait tous les HLM à "chaîne de vélo" et, ma foi, une bonne discipline y régnait. Pour le recrutement, c'était pas la fleur des pois!
Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2006
Carte scolaire, carte scolaire....je me marre!!!! Quelle tartufferie!! Quelle époustouflante obscénité de gauche. En fait, et j'en veux pour preuve mon collège, Georges Rouault, près de la Porte chaumont, qui est en EP 1, c'est-à-dire Eteignoir à Prolos 1, c'est une implacable machinerie à broyer les Maliens. C'est du Sarkozy au carré....Je dis les Maliens, pour aller vite, mais quand dans une classe vous avez deux gosses blancs perdus dans un groupe d'élèves "d'origne africaine" ,on ne peut s'empêcher de se dire qu'il ya eu trahison des clercs. Car, dans le quartier de la porte Chaumont, il y a des familles immigrées certes, mais il y a aussi des gosses de bobos, psys de mes deux, profs pourris, architnèques, artisses, qui foutent leur tétard chez les soutanes, PARCE QU'ILS PARTENT DU PRESUPPOSE que sinon leur chérubin se retrouvera dans un ghetto bamaquesque...Quelle honte, quel crime contre l'humanité. Moi, mes petits Maliens, Sénégalais, Comoriens, Capverdiens, Ivoiriens, Congolais Tamouls et Maghrébins, je les aime , parce que ce sont les enfants de France, comme le dit intelligemment Djamel Debbouze dans le nouvel Obs, qui a du vouloir faire dans l'populo.....
Dans les années 20, les listes de classes, c'était des Kwasniewscki, Sczcypiski, Hasziuk et autres Lucaszinski....après on eut les Fratellini, les Romanalli, les Leopardini, les Agostinelli, puis les Tchamitchian, les Robertian, les Azaditchian......et il n'y eut jamais que de minuscules problèmes, si bien racontés par Cavanna...Mais là , les N'Diaye, les Liguagua, les Traoré, les Tandjigora, les diaby sont victimes de l'opprobre golbale, de la prt de la sarkozaillerie, cela n'a rien d'étonnant, Sarkozy est un péronien mâtiné de poujadisme néofasciste, mais aussi de la part de la gauche pourrie, petite-bourgeoise glaireuse et rance, celle qui achète SON pain chez Ganachaud pour faire croire qu'elle est Marguerite Duras et SA viende chez Pruneault, 188, Rue des Pyrénées...
Or dans 10 ans, la machine républicaine fera de ses enfants du soleil de parfaits citoyens.
Alors la carte scolaire, je m'en tamponne, je m'en sers comme gode, à la santé du recteur rectal et des grands penseuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuurs socio de mes deux. Moi j'aime mes petits Africains, et si jamais, par aventure, on venait à s'en prendre à eux, je sais ce que je ferai....même si je suis alors privé de l'assiette de pata negra sur plancha à Oberkampfa chez le Pèra Lathuilla avec les brancha parisienas.
La carte scolaire, c'est un crime contre l'humanité, disais-je, mais j'ajouterai, une formidable machine à recoloniser. A bas les intellectuels, mort du monde, et aux chiottes les autrorité rectales.
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 01 octobre 2006
Pendariès, Françoise Candelier, que vous avez vue par hasard sur France 2 (le reportage est toujours visible sur le site, 19 minutes après le début du journal), est une amie, qui ml'avait invité il y a quelques mois à faire de l'agit-prpop à Lille. Et le reportage était impec (à propos, c'est SLECC avec deux C, j'en ai déjà parlé ici — vous aurez tous les renseignements sur le site de Michel Delord). Reste à voir sur quoi il débouchera — mais il doit y en avoir certains qui se sont étranglés sur leur purée du soir — espoir.
Montaigne, parfaite illustration de la tartufferie de la carrte scolaire telle que certains voudraient la respecter — on dirait qu'ils parlent d'une vieille fille…
JPB, qui part en cours en courant.
Ecrit par : brighelli | 02 octobre 2006
Coordonnées de l'émission sus-nommée :
http://jt.france2.fr/20h/index-fr.php?start=0&jt;=0
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 octobre 2006
Un quart d'heure après ce court reportage, j'ai lu ceci sur le forum de France 2 :
"Scandaleux ce reportage !
Encore une instit qui revient à l'école de grand-papa... Cela plaît aux journalistes...
Combien d'élèves cette institutrice a-telle sacrifiés avec ses méthodes d'un autre âge ?
La journaliste n'a semble-t-il pas enquêté , Elle souhaité faire de la propagande au service de son idéologie !
Enseignant et formateur je peux vous assurer et vous prouver quand vous voulez que ces méthodes des années cinquante sont dangereuses pour les enfants ....
Arrêtez votre propagande au journal du 20 H 00 "
Dangereuses, rien que ça ! Heureusement qu'on était costauds quand on était petits ! Ce matin, j'ai continué de lire le forum, malgré ses promesses de nous prouver cela, il n'a rien écrit de plus.
Ecrit par : catmano | 02 octobre 2006
Je suis tout à fait d'accord avec Montaigne à cheval.
Le lycée où j'ai fait mes études était réputé comme étant "bourgeois". Ben voui, premier lycée de la ville, environné de quartiers qui ont toujours été relativement résidentiels, il acceuillait les enfants de médecins, phramaciens, hauts fonctionnaires...Mais aussi toutes les autres classes intermédiaires. Tout le monde se côtoyait: les enfants d'agriculteurs, de mécanicien (moi, par exemple) ou même très pauvres ; tous parlaient avec ceux dont les parents avaient le pouvoir. Nous étions tous sélectionnés sur dossier...
15 ans plus tard, avec la carte scolaire et les options, ce même lycée est une belle machine de "reproduction sociale"; en consultant les dossiers scolaires ça ne sent plus trop la campagne ou la sueur.
La carte scolaire équivaut à une mixité sociale? laissez-moi rire... Et je ne vous parle même pas de l'origine ethnique; les profs sont plus multicolores que les élèves. Ca va pas arranger la connaissance de l'autre.
Ecrit par : Ordrade | 02 octobre 2006
Dangereuse les méthodes des années cinquante ? C'est bizarre ça. Malgré mes soixante balais et toutes les emmerdes passées et à venir, j'aime la vie, j'aime apprendre, j'aime chanter, rêver et créer, partager aussi.
Non vraiment je ne savais pas que j'avais survécu à de tels dangers. Première nouvelle. Heureuse de l'apprendre. J'aurais jamais trouvé toute seule.
Bonne journée à tous.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 02 octobre 2006
Et zut j'ai oublié un s au premier mot! En fait cet oubli trahit peut-etre mon désir de réduire l'accusation...
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 02 octobre 2006
Attention Hélène ! D'après madame Charmeux, vous êtes une nazie qui s'ignore.
Ecrit par : Pierre-Henri | 02 octobre 2006
Carte scolaire ou pas carte scolaire ? J'avoue avoir du mal à me positionner (mes enfants sont depuis longtemps sortis du système scolaire), mais ce qui me m'interpelle quelque part (selon la formule habituelle), c'est que d'après toutes les enquêtes, les enseignants sont les premiers à y déroger pour leurs enfants, ce qui ne les empêche pas (eux ou leurs syndicats ?) de se prononcer fermement pour le maintien de la carte. Bizarre non ?
Ecrit par : Dominique | 02 octobre 2006
Mais enfin, les profs sont aussi pourris que le reste de la foule en délire...on ne voit d'ailleurs pas ce qui les sanctifierait..lâches, radins, velléitaires, besogneux et petitts bourgeois.....le contenu d'une rame de métro.....
Mette son lardon chez Sainte Hatchepsout ou au Saint-Pied-de Veau-Vinaigrette, est effectivement devenu banale dans notre corporation (quel mot plein d'histoire...eh Mitterrand pourquoi tu tousses?)
Bien sûr que nous sommes complices de la ghéttoïsation de nos propres établissements .Mais ça fait déjà une éternité que nous sommes spécialistes en matière de tirage de balle dans le pied....une sorte de complaisance maso, sans le moindre intérêt....Même votre serviteur est aussi con que ls autres. Moi aussi j'ai mis ma poulette chez les soutanes pas propres!! Je ne sais toujours pas pourquoi, moi qui enseigne à Rouault en EP1.....Sans doute, au fond, sommes-nous tous, ceux qui font quitter le système laïque à leur lardon, profondément racistes, xénophobes (et fantasmons-nous sur "une France Blanche) ...et ce ne serait pas étonnant , vu la nullité absolue du niveau politique qu'on observe dans une salle des profs, mais si tel est le cas......nous sommes déjà morts.
Qu'est-ce qu'ils doivent se marrer les De Villiers et autres dégénérés....devant ces profs qui en choeur passent sous les Fourches Caudines de Notre Très ignoble Mère......Bon appétit .
Ecrit par : MONTAIGNEACHEVAL | 02 octobre 2006
Je n'irais pas jusqu'à tuer mes propres enfants plutôt que les mettre chez les curés mais il faudrait à tout le moins qu'on m'y contraigne par la force. Faut pas exagérer quand même. Il y a encore des profs et des élèves qui travaillent sainement à la laïque... Des cons y'en a partout et dans l'enseignement pas ni plus ni moins qu'ailleurs, en faisant une petite exception pour la Gendarmerie Nationale ...
Le seul vrai problème reste les ZEP et je me demandais s'il ne serait pas plus simple de disperser ces enfants et ados dans des écoles et lycées hors zone plutôt que de créer des ghettos scolaires intrazone? Avec un système de transport scolaire et, éventuellement, d'internat pour les plus grands. En pratiquant ainsi, on brasserait mieux en évitant d'une part aux enseignants et aux élèves d'avoir à se rendre dans des zones dites de non-droit où ils prennent des risques réels et en ramenant le nombre d'élèves difficiles ou en difficulté en dessous du fameux seuil dit de tolérance. D'ailleurs quel est ce seuil dans une classe?
Bien d'autres problèmes à régler dans ces zones évidemment: logement, emploi, services sociaux, vie associative à densifier ( des Maisons Vertes par exemple pour les tout-petits et leurs parents ou nounous) mais plus aucun rapport avec la carte scolaire.
Ecrit par : dobolino | 02 octobre 2006
Une nazie qui s'ignore ! Au point où on en est, pourquoi pas. En ce cas que veut dire ce mot ? Il a dû changer de sens depuis l'époque où mon cher papa s'engagea dès la première heure dans les FTP.
Les méthodes des années cinquante étaient dangereuses parce qu'elles apprenaient aux enfants des pauvres à lire, écrire, compter, observer, réfléchir et penser par eux-mêmes au lieu de se comporter comme des moutons de Panurge. Quand les gosses des pauvres deviennent aussi instruits et avertis que les enfants des nantis , ça dérange, et c'est dangereux parce qu'ils vont prendre des places réservées. Pardon si je déballe mes tripes. Je ne vais quand même pas renier ce que j'ai vécu pour faire plaisir aux théories à la mode et me culpabiliser. Bon j'arrête car la moutarde me monte au nez.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 02 octobre 2006
salut !
sur la carte scolaire je n'ai aucun avis, je constate juste qu'en effet, vivant dans des banlieues parisiennes ou provinciales plutôt huppées, il n'y a pas de grave problème dans le public, si l'on exclue le manque d'exigence des profs qui se contentent de peu...
je signale tout de même que France2 commence à devenir un bastion de la rebellion, il y a un ou deux reportages par semaine sur les "nouvelles" méthodes type SLECC ou sur la faillite du système ou les questionnements des parents...ça circule !
et Natacha Polony se lâche régulièrement dans Marianne c'est plaisant de voir qu'on n'est pas complètement des extra terrestres....
message perso pour dobolino : fifille veut devenir véto de campagne tu prendrais des stagiaires d'ici cinq ou six ans ? ;-)
Ecrit par : fabienne | 02 octobre 2006
Coucou Hélène, don't worry... Que des conneries... Laissez passer...
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Un petit truc sur qque chose qu'on lit partout à propos des profs qui contournent la carte scolaire qd leur gamin risque de se faire taper dessus ds un bahut. Je trouve fantastique que les parents non profs s'en étonnent. Nous sommes aux premières loges pour recevoir les coups ds des établissements difficiles qui ns sont imposés et que ns n'avons pas choisis,alors je ne vois pas pourquoi il faudrait qu'on y envoyât toute la famille quand même! Et le chien aussi tant qu'on y est!
Les profs n'ont que l'école pour que leurs gamins s'en sortent , l'école et les connaissances qu'ils ont acquises en travaillant eux-mêmes. Ils n'ont en règle générale ni le fric ni les relations ( sauf exception) pour aider leur progéniture ds ce bas monde. Alors on ne peut qd même pas leur demander de flinguer la seule possibilité qu'ils aient d'élever leur gamin correctement même si cela réjouit toujours la France populiste de les voir dans la poisse.
Ecrit par : elisabeth | 02 octobre 2006
Bonjour à tous,
Fabienne essaierait-elle déjà (cinq ans avant...) de contourner la carte vétérinaire ?
Dobolino se rendra-t-il complice de cete tentative directe de mettre fin au principe fondateur "des vetos partout, des vetos pour tous" ?
Affreux suspense...
Ecrit par : utile baron | 02 octobre 2006
Fabienne, quel âge aura-t-elle dans cinq ou six ans?
Elisabeth: puisqu'on vous dit que globalement on fait confiance aux enseignants, il faut arrêter de vous bouffer les nerfs à croire que nous voulons tous votre mort!
Y'a un truc, c'est le contrat de confiance. Si quelqu'un s'adresse à un médecin ou un véto en étant sur la défensive et agressif, il n'aura pas un bon service et je crois que vous en faîtes l'expérience par généralisation abusive...
Même chose pour un enseignant, nous devons en tant que parents lui faire confiance. Suite à un rude début d'expérience , j'ai ré-appris à être en confiance avec les enseignants de mes enfants et ça roule. Il y a de tout mais je leur dis systématiquement: "C'est ce qu'il demande? Alors, fais-le, il a certainement ses raisons!". De temps en temps, il m'arrive d'avoir un haut-le-coeur suite à un "conforté par la résurrection" ou un "dis à ta mère de ne pas t'aider à corriger tes fautes car elles m'amusent" mais de là à condamner tout l'enseignement de tous les profs et même de celui ou celle-là, il y a une marge que je ne franchis plus. Même la jeune instit, une victime plus qu'autre chose, qui apprit à lire à ma fille par la méthode ultra-globale a eu aussi ses bons côtés, notamment l'enseignement d'une bonne discipline de classe: élèves sages et attentifs, journées apparemment tirées au cordeau et d'autres choses qui ont fait que ma fille a démarré sur les chapeaux de roue en 6°.
Si vous êtes persuadée que nous ne vous respectons pas, nous et nos enfants, ça se sent et le courant ne passe pas. C'est l'histoire du chien qui se mord la queue, plus il mord plus ça fait mal !
Ecrit par : dobolino | 02 octobre 2006
Utile Baron , venir chez moi c'est la quintessence du slogan "des vétos partout"! j'oeuvre, aux dépens de mon compte en banque pour un maillage vétérinaire rural: c'est bien le terme employé par le ministère de l'Agriculture et le syndicat des vétérinaires(qui marchent ensemble quand la droite officie au pouvoir) qui font par ailleurs des pieds et des mains pour que la réglementation abusive qui se met en place étouffe toutes les petites structures de façon à engraisser les plus grosses. Liberalissimus!
Ecrit par : dobolino | 02 octobre 2006
dans 5 ou 6 ans elle aura 20 ou 21 ans....elle a décroché son premier "stage", celui de 3ème, chez notre vétérinaire c'est déjà ça ! elle veut être véto depuis que heu elle sait parler ; ça peut changer tu me diras mais bon je prends les devants qui sait de quoi la carte scolaire sera faite demain !!! ;-)
Ecrit par : fabienne | 02 octobre 2006
"Mon père quand il était gosse voulait devenir gardien de zoo, il est devenu prof de fac... "
Il n'a pas dû être trop dépaysé.
marrant , dans mon école privé (catho) il y a des africains (nord sud) des musulmans des juifs, des portugais des asiatiques des espagnols des percingués des tatoués etc etc etc Et il y a aussi toutes les catégories sociales....
ET ils sont tous vraiment super sympatoches, dingue non ?
ils sont fous ces cathos :o)))))
Ecrit par : toto | 02 octobre 2006
Mais Dobolino, quel manque de rigueur!Vous gauchissez toujours étrangement ma pensée ,en l'élargissant à l'enseignement en général cette fois-ci.Rassurez-vous, ça se passe très bien avec les élèves et avec les parents qui ne m'emm...pas. Ds mon dernier post, je ne parlais pas de cela mais slt d'un petit point qui revient souvent à propos de la carte scolaire. Que de ce seul petit point et uniquement de lui.
Vous me voyez ravie de vous voir apaisée à l'égard des enseignants qui s'occupent de vos enfants. La fréquentation de ce blog a dû vous faire du bien, si je me souviens de l'état dans lequel vous arrivâtes, bien remontée contre mes congénères. Comme quoi, en parlant...
Dernier point: mes nerfs vont très bien. Merci de vous en préoccuper avec tant de délicatesse...
Ecrit par : elisabeth | 02 octobre 2006
http://www.lemonde.fr/
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3226,36-819019@51-818336,0.html
n'importnawak et en première page et en premier titre
y sont pô contents :o)))))))))) étonnant, non ?
Ecrit par : toto | 02 octobre 2006
"Les trois principaux syndicats d'enseignants du primaire s'étaient déjà démarqués des propos du ministre, en rappelant que les deux méthodes, obsolètes, n'étaient quasiment plus appliquées"
j'aimions bien le "QUASIMENT"
Ecrit par : toto | 02 octobre 2006
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3226,36-819019@51-818336,0.html
pas trop le temps de m'attarder mais coucou à tous...
et vivement demain!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 02 octobre 2006
Salut et fraternité, logorrhée pour ceux qui débordent...
Utile baron, vous vous fîtes rare ; teinté de rouge, seriez-vous encore aérien ?
Suspense au PS, la France est au bord de la crise de nerfs, comme ces femmes d'Almodovar, post movida.
Lisbeth, tenez bon, sanctuaire l'école redeviendra, sans parents ni bêtes féroces (ni diktats de syndicats), une manière de Brocéliande, finalement...
Ecrit par : D'Enguell | 02 octobre 2006
oups j'avais pas vu que Toto avait déjà mis le lien...
Pour l'instant excusez moi mais je n'ai pas trop envie d'intervenir dans ce débat, un peu fatiguée sans doute...
et l'esprit franchement ailleurs, j'irai bien me perdre dans les étoiles...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 02 octobre 2006
Le fond de la classe chahute, quand la "Grande Pravda" monte au créneau, c'est la Piste aux étoiles, Patricia, les clowns contre les fauves...
Ecrit par : D'Enguell | 02 octobre 2006
désolée pour ce lien qui ne fonctionne déjà plus...au secours Thot, tu peux le retrouver?décidément les liens vers les articles du monde sont insaisissables! très éphémères ces nouvelles...
heureusement que dans le Mir (monde, univers/cosmos et paix pour les russophones) l'éphémère à un parfum d'éternité...:)
je délire , excusez-moi, un peu trop de GS de maternelle aujourd'hui...et jamais assez de pauses musicales
( appelation plus poétique que récré vous ne trouvez pas?)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 02 octobre 2006
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3226,36-819019@51-818336,0.html
revoici un lien sinon chercher avec le titre:
L'éviction d'un formateur d'enseignants cristallise la querelle sur l'apprentissage de la lecture
très bonne soirée à tous!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 02 octobre 2006
Je disais que le privé, j'étais contre, même abstraction faite de mon obédience laïque. Je vais l'illustrer d'un petit exemple pris sur le vif qui pourra profiter à la fille de Fabienne qui, à 21 ans, ne fera bien sûr pas des stages mais devra exiger un salaire décent. La convention collective des remplaçants vétérinaires est née et si vous voyiez les grilles de rémunération et les contraintes vous partiriez en courant... Il vaut mieux faire sup et spé ou prépa HEC... Revenons en à mon exemple.
La fille de la pharmacienne veut (je devrais dire voulait car elle est mal barrée) faire véto. Lorsque je fais connaissance avec eux, elle est en seconde dans LA Boîte Privée en vogue où tous nos petits hobereaux envoient leur progéniture parceque la-bas "ils sont tenus".-j'adore ce "ils sont tenus" comme si dans le laïque c'était la foire: dans les structures où sont mes enfants, ça tombe comme à Gravelotte: sanction par ci, exclusion par là- En bref, boite de jèzes bien bourge, ce qui n'empêche pas le shit et la baise (comme à sainte ginette qui est un bordel réputé), avec que des bonnes notes. Je conseille aux parents de lui faire faire au moins sa terminale dans un bon lycée d'Etat afin qu'elle soit admise au Lycée du Parc à Lyon dont les prépas sont top niveau et qui remplit à peu près 30 à 40% de l'école véto de lyon. Mon conseil n'est point suivi... A l'entrée en Terminale, je conseille l'option maths d'autant plus qu'Agro et Véto viennent d'être regroupées(je vous expliquerai pourquoi: c'est sordide, le prémisse d'une suppression des prépas). Conseil non suivi, elle choisit option bio parce qu'elle "préfère" et aucun prof pour la driver... Je remarque quand même qu'à un an de la prépa, c'est plus vraiment le moment de préférer mais bon, c'est pas mes oignons! La petite a toujours 18 de moyenne dans sa boite de curés, passe le bac (on ne m'a pas dit la mention) et rentre à Lyon en prépa dans une boite privée(parce qu'ils sont tenus ma bonne dame). Boite privée dont je n'ai jamais entendu parler, ce qui me surprend car j'ai tous les ans dans les journaux professionnels le palmarès des prépas véto. Au bout des deux ans de prépa, elle échoue lamentablement au concours avec 5 en maths et plus de 400 places derrière le dernier admissible. Bonjour les boîtes privées...
D'ailleurs, combien de boites privées en France ont des bons résultats dans les concours d'entrée des Grandes Ecoles?
J'ai fait mon bahut dans une boîte à sardines de banlieue parisienne et j'ai trainé dans la cité après les cours, chouré dans les magasins, arraché les affichettes du FN, fais de la mob sans casque et sans assurance et ils m'ont pris à LLK parce que j'avais un dossier lisible comme les 90 potes qui étaient avec moi. Dans ma terminale y'en a qui sont allés à Saint Louis ou à Louis le Grand ou à Henri IV, un bon tiers de la classe
Ecrit par : dobolino | 02 octobre 2006
C'est sûr, dobolino, le privé (sous contrat avec l'Etat) ne tient que grâce à subventions divines, et leurs résultats sont épouvantables, forcément épouvantables, au point que les parents sont dans la rue.
Ecrit par : D'Enguell | 02 octobre 2006
Par ailleurs, y-a-t-il encore des curés, dans ces bahuts ?
Tenir un enfant, c'est aussi forcément l'antithèse de le laisser s'épanouïr, on les musèle forcément, alors que tant de chiens dangereux qui ont pourtant obligation de l'être, ne le sont pas et s'épanouïssent gaiement.
Ecrit par : D'Enguell | 02 octobre 2006
Vous savez, Elisabeth, le seul problème que j'ai rencontré avec l'école est noué au fait que mon fils a appris à lire "tout soulé" à quatre ans et qu'il s'est heurté, et nous avec, à un refus absolu de prise en charge. J'ai donc eu un heurt léger en 1995 avec la fatidique phrase que vous avez reprise mezzo voce: "toutes les mères prennent leurs enfants pour des aigles" qui me fit grimper au plafond; un deuxième heurt plus violent en 1997 et un autre en 2001. Trois heurts sur 13 ans pour le premier et 10 ans pour le deuxième, ça va. Il n'empêche que j'ai toujours rancoeur du refus rencontré de structurer les méthodes d'apprentissage de ce petit bonhomme de quatre ans qui croyait que savoir lire "c'était mal" et qui a cru trop longtemps que l'école n'était là que pour contrôler qu'on avait acquis les apprentissages. Il vient juste d'intégrer qu'à l'école, on pouvait aussi apprendre et c'est un peu tard. Espérons qu'il fera un bon comédien qui nous réjouira sur les planches et non un intermiteux du spectacle aigri et irrémédiablement raté.
Etant la soeur de Catmano, je croyais dur comme fer à l'école et elle-même m'a incitée à y mettre l'enfant qu'elle, professionelle, me disait extrêmement précoce dès ses un an(premier dessin de bonhomme complet à 20 mois: c'est Catmano elle-même qui me l'a souligné car franchement ça ne me dérangeait pas) . Je suis allée de déceptions en déceptions et je me demande toujours si mon statut de personne ayant "fait une prépa" n'a pas été néfaste au garçon car, dès que je tentais d'expliquer ce que je percevais de ce petit bonhomme, on me répondait que tout le monde n'avait pas "envie" de faire une classe préparatoire. J'avoue que je ne reconnaissais pas l'école que j'avais connue et que la colère m'a prise.
D'ailleurs, vient-on ici pour dire que tout va bien et que les élèves sont parfaitement encadrés?
Ecrit par : dobolino | 02 octobre 2006
Non seulement y'a plus de curés mais vous savez bien D'Enguell que "sans le latin la messe nous emmerde".
J'en reste à 1982: une seule école libre c'est l'école laïque. Pour moi, pas une seule école privée ne devrait avoir de subventions de l'état laïque français car nous n'avons vraiment pas d'argent à gaspiller à ces foutaises. On a une école, elle est pour tous et OBLIGATOIRE. Les autres, ils payent et ils passent des exams tous les ans!
Les protestants, ils n'ont pas d'écoles confessionnelles à ma connaissance? Et tout va bien chez eux n'est-ce pas?
Alors, basta...
Ecrit par : dobolino | 02 octobre 2006
Vous le savez, vous, qu'une municipalité qui entretient un service scolaire publique, si petite soit-elle, doit payer pour les élèves scolarisées en primaire privée sur le choix des parents?
Le P.S. veut revenir là-dessus: c'est écrit dans le programme.
Si vous laissez repasser la droite, il y a fort à parier que la sécu devra rembourser le vin de messe et l'hostie et que chaque commune devra défrayer un curé?
Bretons et ardéchois laïques, qu'en pensez-vous?
Ecrit par : dobolino | 02 octobre 2006
Allons bon, Jack Lang défait sa longe et va gambader, le protestantisme se meurt mais tout va bien chez eux, et on bat le rappel des régionalismes pour défendre la laïcité ?
C'est bien plus fun que la carte scolaire, in fine, ite missa est, alea de jactance est pur réjouïssement.
Ecrit par : D'Enguell | 02 octobre 2006
Vous croyez , d'Enguell ?aussi beau qu'un petit sentier frais, le matin, avec juste un peu de brume qui vous fait battre le coeur parce que vous apercevez à peine les branches qui pointent leur bout de nez et que vous vous dites, que oui, peut-être, là, juste après, il pourrait y avoir des preux chevaliers, ou de gentes dames...
Et puis cataclop, cataclop, cataclop, les korrigans arrivent, leur iPod sur les oreilles...la cloche sonne... C'est fichu!!
Ecrit par : elisabeth | 02 octobre 2006
voueï! sauf que mes propos ne sont en rien paroles d'évangile.
Ecrit par : dobolino | 02 octobre 2006
Et le principe de subsidiarité ?
Je suis libéral, mais je sais que cette simple déclaration, pour l'avoir maintes fois expérimentée sur des enseignants, provoquera sur ce forum autant d'émoi que si j'avais dit : "J'ai les pieds fourchus, l'haleine fétide, je suis habillé de rouge et je règne sur un endroit au climat très chaud."
Si je me laissais aller à mes idées, les écoles seraient vendues au privé ou aux collectivités locales ou à qui que ce soit "qui n'en veut", les parents recevraient 300 000 € de chèque-éducation par enfant (un élève coûte en moyenne 18 000 €/an à l'EN actuelle pour une scolarité totale d'un peu moins de vingt ans), bien entendu libre à eux de les dépenser dans les écoles de leur choix, et vogue la galère.
A défaut de procéder aussi radicalement, essayons de revenir à des choses élémentaires, par exemple, au principe de subsidiarité.
Quel mot technocratique pour une chose tellement simple : traiter au niveau inférieur tout ce qui peut l'être et ne faire remonter une responsabilité au niveau immédiatement supérieur qu'en cas d'absolue nécessité.
Pour l'instant, l'EN fonctionne suivant un principe exactement inverse, on traite le maximum de choses au niveau le plus élevé possible et on ne délègue que si on ne peut pas faire autrement.
Prenons un exemple, qui étonne même chez les peuplades kalmoukes, qui comme chacun sait se passionnent pour la vie de notre système éducatif : les mutations d'enseignants.
Ne serait-ce pas plus simple de se passer de l'ordinateur central Shadok des mutations, de simplement considérer que si un enseignant trouve une école dont le directeur veut bien l'accueillir et que son directeur veut bien le laisser partir, l'affaire est faite ? (La mise en relation du partant et de son hôte est simplissime : internet paraît fait tout exprès pour. On peut même imaginer un système d'enchères dont le moyen de paiement serait les points d'ancienneté.)
Si, dans tous les actes de la vie de l'EN, le principe de subsidiarité était appliqué, elle en serait vite transformée.
Mais me vient un horrible soupçon : les apparatchiks syndicaux n'ont ils pas besoin de la "centralisation démocratique" pour assoir leur pouvoir (de nuisance et) de co-gestion ?
Ecrit par : fboizard | 02 octobre 2006
Anticlérical fanatique....
Gros mangeur d'écclésiastiques
Cet aveu me pèse beaucoup
Car tous ces hommes d'église,hélas
Ne sont pas tous des dégueulasses
Témoin le curé de chez nous......
Quand la foule qui se déchaîne
Pendit un homme au bout d'un chène
Ce ratichon fit un scandale
Et rugit à travers les stalles
"Mort à toute peine de mort"
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 02 octobre 2006
Mes respects, M.A.C., le paradoxe s'élève en paradigme chez vous, cela me réjouit aussi ;)
Ecrit par : D'Enguell | 02 octobre 2006
"Si, dans tous les actes de la vie de l'EN, le principe de subsidiarité était appliqué, elle en serait vite transformée.
Mais me vient un horrible soupçon : les apparatchiks syndicaux n'ont ils pas besoin de la "centralisation démocratique" pour assoir leur pouvoir (de nuisance et) de co-gestion ?"
Je partage complétement cet avis si vous trouvez la formule qui permet de mettre cela en oeuvre sans livrer l'EN au privé.
Ecrit par : Olivier | 03 octobre 2006
"juste après, il pourrait y avoir des preux chevaliers, ou de gentes dames...
Et puis cataclop, cataclop, cataclop, les korrigans arrivent, leur iPod sur les oreilles...la cloche sonne... C'est fichu!!"
elisabeth
Je crois me souvenir, dans un film récent mais furieusement baroque, "Knights", que les korrigans dansent le rock à la cour, que Chaucer est leur compagnon de voyage, et qu'ainsi civilisation ne rime pas avec entropie, mais avec raison...
Ecrit par : D'Enguell | 03 octobre 2006
Merci Fabienne, pour votre petit mot de réconfort mais quand la connerie et le mensonge imposent leur loi, nous prennent pour des demeurés et nous invitent à renier tous ceux qui nous ont montré la route, moi ça me donne des boutons. Je sais bien que les maîtres d'autrefois n'étaient pas tous exemplaires sur toute la ligne, voir Duneton, Jean Lhotte,pour ne citer qu'eux, mais je sais aussi que beaucoup d'autres, pour les avoir vus à l'oeuvre - et j'en ai bien bénéficié - se sont dévoués corps et âme dans des conditions matérielles difficiles. Camus n'a pas oublié Louis Germain et il n'est pas nécessaire d'être Camus pour se souvenir et dire MERCI.
D'accord, dobolino pour l'école OBLIGATOIRE, mais avant d'être obligatoire ,il faut qu'elle soit GRATUITE. A l'Ecole Normale d'Institutrices où je suis allée, en 1967 exactement, la Directrice nous enseignait elle-même la législation et la morale professionnelles. Nous devions savoir que Jules Ferry avait procédé avec logique : d'abord la gratuité en 1881 pour pouvoir exiger ensuite l'obligation l'année suivante et dans la foulée rendre l'enseignement public laïque en accordant un jour de congé en outre du dimanche afin que les familles puissent, si elles le souhaitent, faire dispenser à leurs enfants un enseignement confessionnel.
La carte scolaire, nous nous y sommes conformés, les écoles primaires du regroupement pédagogique de notre secteur offrant entière satisfaction. Même chose pour le collège dont les effectifs tournaient autour de 300 élèves. Par contre nous avons dû être des parents vigilants et fermes. Dans le vignoble prospère,ce n'est pas la culture générale qui est prioritaire et les chers petits ne manquant de rien se donnent le mot pour le moindre effort et mépriser ces enseignants qui ne produisent pas comme on me l'a envoyé plusieurs fois à la figure.Heureusement d'aiileurs que mon mari appartient au milieu viticole pour m'aider à relativiser. et à temporiser. Ce fut au stade de l'enseignement supérieur que nous avons dérogé à la règle. Notre fille aînée envisageait le professorat en anglais. Désamparée par la fac,elle décida de se réorienter en hôtellerie et postula d'elle- même pour une classe de mise à niveau dans deux établissements pas trop éloignés de notre village : un public et un privé. Les notes du bac étaient largement satisfaisantes. L'établissement public n'a jamais répondu. L'établissement privé l'a convoquée et inscrite. Elle garde de cet établissement où elle n'a pas eu le temps de s'ennuyer, un excellent souvenir de la formation reçue et du bon esprit qui y régnait. Avons-nous dérogé ? Je crois que nous avons fait comme nous pouvions. Bonne journée à tous.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 03 octobre 2006
Hélène, je réponds à ceux qui disent qu'un enseignant ne produit rien que produire au sens économique c'est créer des biens ET des services. Ou alors leur vétérinaire ou leur chauffeur de bus ne produisent rien ! Et il faut les piquer !
Quant à ceux qui me cherchent en étant de mauvaise foi, le genre je vais me payer la tête des profs et des instits, je réponds un truc bien rodé : si c'est si bien, engagez-vous, d'ailleurs vous voyez qu'on prend n'importe qui. (Cours d'autodéfense non dispensé en IUFM).
Ecrit par : laRiba | 03 octobre 2006
Rebonjour Laribatutu, Laribaponpon, Laripatapon!!!! Plaisir de vous relire. Totalement d'accord avec vous. Nous sommes bons, profs et instits, non seuleemnt bons, mais je ne cesse d'admirer les trésor d'humanité par lesquels nous parvenons à cette mission à la fois magnifique et casse-gueule.
J'emmerde tous les poujadistes, et surtout la racaille IUFM qui voudraient nous faire battre une quelconque coulpe. ¨Parmi toutes les corporations (aïe, ça ça pue Pétain) ,nous sommes sans doute celle qui compte le moins de torgadus, d'obsédés, de psychotiques, de petits cheffaillons, de monomaniques.....
Alors respect...chapeau bas devant nous tous. Et les élèves ne disent d'ailleurs pas autre chose quand, la cloche sonnant, certains soupirent "déjà!!!". Qui d'entre nous n'a pas alors succombé à une fierté et à une joie indicibles. Les garagistes, les boulangers, les plombiers qui nous prennent pour des brelles , je leur dis: "voilà mes clés et faites-vous bien sodomiser par les mômes!!!" Car entre nous faire un croissant au beurre ou barder un rosbif, c'est moins ardu que de faire comprendre la différence entre polythéïsme et monothéîsme à des petiots. C'est bon , le croissanrt au beurre, mais c'est quand même pas le professeur Cabrol faisant une transplantation cardiaque.....
Donc , mes amis, ou ennemis, soyons fiers . Et vouons les gangster syndicaux de l'EN ,tous véritables porte-cotons des recteurs rectaux, aux pires Gémonies ......SNES,FO ,SNETAA, SGEN,SNALC, SUD...tous un ramassis de larbins à la botte des autorités, caniches parmi les caniches, chiens couchants parmi les chiens couchants....
Bien à vous.
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 03 octobre 2006
Ca barde, et c'est pas gagné.
http://liberation.fr/actualite/societe/208182.FR.php
Ecrit par : Pendariès | 03 octobre 2006
et, toujours utiles, les réactions: http://liberation.fr/php/pages/pageReactionsList.php?rubId=15&docId;=208182#reac45707
Ecrit par : Pendariès | 03 octobre 2006
désamparé (fatiguée Héléne :)
http://trucspourapprendre.free.fr/
cliquer apprentissage lecture +
Débutants...
tention à cette méthode... (amha)
J'en ai discuté avec la charmante chtit dame qui gére le site/méthode, mais apparemment elle n'a pas changé de méthode ....
Moi je pense qu'il ne faut pas procéder ainsi ... c'est mon humble avis...
Bon par contre il y a plein d'autres choses super sympa ...
Ecrit par : toto | 03 octobre 2006
Ben Hélène! Vous allez me vexer! Le petit mot de réconfort arrivait tout droit de la Bretagne!
M'enfin, tant pis, l'essentiel est qu'il ait marché!
Ecrit par : elisabeth | 03 octobre 2006
Le vétérinaire est le maillon fondamental de la production d'une viande saine et dépourvue autant de toxicité que de dangers liés à des agents biologiques. De même pour les produits laitiers. En règle générale, il embauche et paie la taxe professionnelle. S'il ne fait rien, il ne gagne rien.
Hier soir, j'ai du apprendre à ma fille le passé simple des verbes du premier groupe. Elle a douze ans!
Si vous avez une vache qui ne peut pas vêler, je ne me contenterai pas de vous regarder tuer et le veau et la vache.
Quand vous mangez dans votre cantine ou votre restau u, à qui devez-vous le fait que vous ne craignez pas de vous intoxiquer?
Continuez bien...
Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2006
"Le vétérinaire est le maillon fondamental de la production d'une viande saine et dépourvue autant de toxicité que de dangers liés à des agents biologiques."
faudra l'expliquer aux anglais atteins ESB.
c'était vrai aussi du temps du veau aux ormones ? ;)
Ecrit par : toto | 03 octobre 2006
Haro sur le baudet ? Pas question les gaulois, de se mettre encore sur la figure. On en a le droit, mais le droit faut pas en abuser...
Ceci dit, il y a plein de maillons fondamentaux dans les cimetières, et pour le passé simple et l'imparfait du subjonctif, respectivement, il faut lire Mac Orlan, et éviter Le Pen
Ecrit par : D'Enguell | 03 octobre 2006
Etant donné le nombre d'antibiotiques et d'autres cochonneries qu'on injecte aux bestiaux, les vétos doivent vraiment être le maillon trèèèèèès faible de la production...
Ecrit par : elisabeth | 03 octobre 2006
Monsieur Veto avait promis,
Monsieur Veto avait promis
D'écouler la merd' des bouch'ries
D'écouler la merd' des bouch'ries
Mais son coup a foiré
On bouffe plus pavés
On bou-ouffe plus de pavés
Monsieur Veto avait promis
Monsieur Veto avait promis
D'analyser les saloperies
D'analyser les saloperies
Mais il nous a niqués
Il a tout falsifié
Dansons la térinaire, vive le con, vive le con,
Dansons la térinaire, vive le con du cochon.....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 03 octobre 2006
Enfin !!
Vous en aviez révé !!
Meirieu l'a fait
http://home.tele2.fr/mammouth/meirieutron.htm
Ecrit par : Olivier | 03 octobre 2006
Je viens de lire "si vous laissez passer la droite"...
J'en ai assez de cette rhétorique chrétienne culpabilisante... Je n'ai jamais voté à droite et je ne le ferai que si ça peut l'éloigner de cette planète!
C'est la politique du moins pire qui a fait ces situations scélérates avec un vrai fasciste et un autre qui prétend l'être moins.
Quant à la gauche, c'est de l'UMP caché derrière les miettes de Jaurès. Qu'ils crèvent! Je mourrai un jour, je le sais, MOI! Mais jamais couché.
Au diable Royal! Ils sont où ses gosses, dans quel quartier vivent-ils, dans quels établissements ont-ils été? Elle a bien dit que le travail pour la vie c'est fini, la retraite par répartition, elle n'en parle pas, personne n'en parle. Mais vous saurez, vous citoyens croyants, lorsqu'à 65 ans vous devrez vous lever pour gagner votre salaire et payer la fac privée de vos tendres.
Alors que proposer?
Une désobéissance totale dans notre métier vis à vis de cette infantilisation récurrente, des discussions ailleurs que sur un blog. Rencontrons-nous. J'habite le 91. Rencontrons-nous dans chaque ville.
Faisons des repères comme l'a proposé Daniel Mermet pour son émission. Pensons l'école ET le reste autrement. Faisons des actions pour que les syndicats nous représentent, eux qui mangent avec délice aux mêmes tables que les ministres. Allons les filmer, les questionner caméra au poing. Si eux nous ont quitté, agissons et cessons de pleurnicher. L'heure est grave, très grave. Vous le voyez chaque jour. Alors montons quelques chose autour d'un verre mais avec des feuilles et des idées sur comment changer la donne. Et JPB sera le bienvenu. Mais même lui je ne l'entends pas contester le travail qui change.
D'aucun disent que ça marche dans les pays du nord? Comment? Pour quelles vies, quels résultats? Vous acceptez que chacun change trois fois de boulot dans sa vie? L'auriez-vous fait? Le feriez-vous? Avec vos gosses, votre maison? Soyons honnêtes. Profil bas.
Je ne suis pas certain que nous nous entendions tous...Alors changer le monde...Mais bon, on peut essayer. Puis ça peut être drôle. Du Mickaël Moore dans ce merdier qu'est devenu l'EN...Tiens, faisons une association loi 1901.
Dans les stages que je fais, je vois des ouioui qui ne croient pas ce qu'ils entendent. Mais devant sa sainteté pédagogue, le silence. On se défoule sur des blogs et puis...le silence, l'agonie lente, morbide d'un pays qui court à sa perte. Nos politiques sont des inconscients carriéristes. Quand mon représentant syndical (SUD, pour la forme, je les trouve agressifs mais bon les résultats?) me cause, il me dit toujours "ta carrière est foutue". Quelle carrière? De quoi me parle-t-il? Je ne suis que l'un des rouages qui devrait faire en sorte que ce pays que j'aime et dans lequel je vis puisse propérer. Point barre. Je n'ai pas d'autre ambition.
Ecrit par : combemale | 03 octobre 2006
C'est le professeur Huby qui ricanera quand je lui raconterai ma mise à mort: il m'avait prévenue...
Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2006
Dobo, je te pense plus phœnix que Buridan's property. Pense avec ta tête ET tes con-citoyens, avance pour toi ET pour la République, pas masqué, mais pas tout seul. Et pas de tutoiement, la proximité et le copinage (toto, du calme ;) ) ne sont que des artifices de la comedia de'll arte.
Respirez et revenez, personne ne fera rien sans les autres...
Ecrit par : D'Enguell | 03 octobre 2006
Les participes passés accordés à la va-comme-je-te-pousse, c'était pour la comedia, bien sûr.
Ecrit par : D'Enguell | 03 octobre 2006
Mon pauvre D'Enguell, je ne sais quel médiateur cellulaire ils ont activé avec leur basse méchanceté mais de toute évidence je ne peux plus respirer, je fais le méga-bronchospasme. Heureusement ma profession me garantit ET le bon air ET la remise en question permanente. C'est pas donné à tous, surtout en ce qui concerne le deuxième item
Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2006
Je vous soutiens et vous dénigrez mes revenus ?
Optimisme chevillé au corps, je résiste à tant d'ingratitude... :)
Ecrit par : D'Enguell | 03 octobre 2006
Mais je n'ai jamais dénigrer vos revenus!
Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2006
dénigré! oups... Je suis vilainement traumatisée! D'ailleurs je ne sais ni votre profession éventuelle ni rien de vos revenus.
Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2006
En plus, je ne juge personne sur son appartenance à un corps de métier plus ou moins honni pour de troubles raisons médiatiques comme l'ESB dont parfois parlent des gens qui ont la chance d'avoir tout compris des prions en lisant un article dans leur Figaro chéri.
Moi, je sais une chose fondamentale : c'est que je ne sais rien.
Vous avez vu le prix Nobel de Médecine de cette année : une avancée formidable!
Comme j'aimerais avoir ce savoir...
Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2006
Pour revenir à l'éventuelle suppression de la carte scolaire : un problème financier émerge notamment en milieu rural.
La suppression ou même l'allègement de la carte scolaire poserait en effet des difficultés financières énormes aux communes qui doivent payer pour leurs enfants qui sont scolarisés ailleurs (cas des dérogation autorisées à la carte scolaire : 2 parents qui travaillent dans l'autre commune, non séparation de fratries, etc.).
Imaginons une école toute neuve et des parents qui mènent leurs gosses ailleurs parce qu'une instit ne leur plaît pas... Non seulement la commune aura payé un gros investissement mais elle devra également payer la commune d'à côté qui scolarise ses gosses !
Donc si la carte scolaire saute, il faut faire sauter aussi les articles du code de l'éducation prévoyant le remboursement entre communes des frais de fonctionnement des écoles.
Ecrit par : Gaston D. | 03 octobre 2006
Maintenant, Dobolino, vous pouvez vraiment vous mettre à notre place et comprendre ce que c'est que d'exercer un métier compliqué et sur lequel tout le monde donne son avis, en particulier ceux qui n'y connaissent rien.
J'ai un chien, je l'emmène chez un véto; vous avez des enfants vous les envoyez chez des profs.
Ecrit par : elisabeth | 03 octobre 2006
Vivre-ensemble, citoyenneté et autres foutaises
«Le pédo-psychiatre Max Friedrich estime que le cas de Natascha Kampusch pourrait servir d'exemple pédagogique : elle a émergé de son long isolement en s'exprimant de façon réfléchie, dans un allemand littéraire, supérieur à celui de la moyenne des jeunes scolarisés. En fait, estime-t-il, elle a pu bénéficier dans sa dure captivité du "luxe du temps" pour réfléchir et observer depuis sa prison. La jeune fille avait pu s'éduquer par des livres et par l'écoute régulière de la radio culturelle de l'ORF.»
Ecrit par : Georges | 04 octobre 2006
Pédopsychiatre ou synonyme de psychothérapeute. L’euphémisme moderne devient de plus en plus dangereux.
Ecrit par : Estil | 04 octobre 2006
j'en suis à mon quatrième métier moi ! faut croire que j'ai été bien préparée à apprendre et à comprendre ça ne me pose pas de problème !
ça tient peut être à la chance d'avoir un an d'avance, toute les réformes étaient appliquée à l'année d'après moi olé !
Ecrit par : fabienne | 04 octobre 2006
Maintenant??????????????? Ca ne vaut pas la peine de répondre.
Comme toute foule en colère, il vous fallait un bouc émissaire.
Ecrit par : dobolino | 04 octobre 2006
Bonjour,
Pendariès, je ne vais pas faire comme le maître d'école interprété par Coluche et prétendre que j'ai fait une faute exprès pour voir si la classe s'en apercevrait. Comme d'habitude j'ai vu la petite bavure après coup ( pas celle de l'inspecteur) et, renonçant à ajouter ma correction, j'ai eu la faiblesse de penser que personne ne remarquerait ! Raté... c'est bien mal connaître les "copains" du blog.
Hier soir j'ai regardé un téléfilm émouvant et intéressant sur FR3 ;" La volière aux enfants" d'Olivier Guignard. Je n'avais jamais entendu parler de Marie Pape- Carpentier. Il va falloir que je cherche à en savoir un peu plus. J'ai retenu deux vers de la chanson accompagnant le générique:
Tout savoir est mon espérance,
Tout apprendre est ma volonté.
Pour en revenir à la carte scolaire, je voudrais préciser que les profs sont avant tout des parents et comme beaucoup de parents ils se font un sang d'encre pour encadrer au mieux la scolarité de leurs enfants même si ceux-ci se révèlent particulièrement rétifs. Mon fils, âgé aujourd'hui de 25ans, fut épanoui en maternelle et primaire. Arrivé au collège ce fut autre chose. Certains enseignants , sans penser à mal d'ailleurs , remarquèrent qu'il était beaucoup plus remuant que sa soeur. Il se distinguait auprès de ses camarades en leur prouvant qu'un fils de prof n'avait pas forcément de bonnes notes. Il s'arrangeait pour avoir la moyenne et passer; enfin pas toujours car il dut recommencer la cinquième et la troisième. Nous nous arrachions les cheveux. Le Principal et plusieurs profs nous rassuraient, celui d'EPS en particulier "
Ne vous faites pas de souci, il finira par s'y mettre, et puis il a un coeur d'or votre fils". Il se dirigea vers la mécanique agricole dans une école privée non confessionnelle de notre département. Bons résultats. Succès aux examens. Une allergie aux huiles l'oblige à renoncer et à se recycler. Il s'inscrit au CNED en première STT informatique de gestion puis en terminale. Maman et Papa épaulent comme ils peuvent d'autant que durant les congés il a décidé d'être intérimaire: plaquiste, déchargeur de camion en grande surface, vendanges ,tirages ... Bac en poche,il ne veut pas entendre parler d'études supérieures et retourne au travail intérimaire tout en rendant service à l'un et à l'autre : maçonnerie, jardinage,réparation d'ordinateurs ... Il se plonge dans la législation du travail pour connaître ses droits et ses devoirs. Il intègre un troupe de théâtre amateur et joue le rôle de Voltaire défendant Adrienne Lecouvreur. Un stage de formation-insertion subventionné par la région lui est proposé mais il s'aperçoit que ce stage ne lui apprend rien et ose dire tout haut ce que ses camarades pensent tout bas. En réponse, un formateur lui conseille, à deux reprises, de se tirer un balle tout en l'accusant de gaspiller l'argent de ses parents, c'est à dire nos impôts.
Bien entendu nous réagissons. Surmontant l'épreuve ,il décide alors de devenir pompier : stages, entraînement physique, cours à potasser, réussite aux contrôles. Il a trouvé sa voie et nous le sentons bien dans sa peau. N'est-ce pas l'essentiel ? Il finira par s'y mettre nous avait-on dit. au collège. C'est fait depuis un bout de temps , mais à sa façon. La carte scolaire dans cette histoire,il l'a suivie un temps, puis s'en est écarté et en a payé le prix. Freinet disait que les échecs sont faits pour être surmontés car c'est le sens même de la vie.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 octobre 2006
Carte scolaire...suite.
Qu'on me permette d'exposer le cas concret suivant qui me concerne directement.
J'enseigne dans un collège-centre d'une ville où 800 foyers fiscaux sont assujettis à l'impôt sur la fortune.
C'est dire l'excellente réputation dont jouit encore ce collège.
Le rectorat depuis 20 ans s'emploie patiemment à la défaire. Il a transféré l'enseignement du russe dans un collège périphérique que plus aucun élève naturellement ne choisit. Il y a implanté les classes dites relai, UPI et s'apprête à y tranférer une classe segpa d'un collège public classé ZEP qu'il va fermer faute de clients. Ce collège-centre naturellement reçoit nombre d'élèves exclus d'autres collèges.
S'ajoute à ces mesures un forcing pédago-idéologique de l'administration pour substituer aux enseignements disciplinaires classiques et productifs leur fameuse "pégagogie des projets"... qui aboutit à prendre sur les heures de cours pour "former" à l'éducation routière, au secourisme, à la prévention contre l'obésité et j'en passe des meilleurs...
Résultats des courses: à la rentrée de septembre manquaient à l'appel 30 élèves dont une bonne moitié a traversé la rue pour poursuivre dans le privé catholique la joyeuse promenade à "l'auto-socio-formation de soi".
Dans le secteur de ce collège a été reconstruite une école primaire inaugurée il y 2 ans. L'administration a décidé l'an dernier au mépris de l'avis unanime des parents dont je suis, de casser la carte scolaire et de d'intégrer cette école de quartier dans le secteur d'un autre collège ZEP menacé de fermeture. Menacé de fermeture pour la bonne raison que là aussi une partie de la population essentiellement d'origine maghébine scolarise désormais sa progéniture dans le privé catholique.
On devine la suite: tous les parents des élèves du CM2 sont en quête des ficelles pour contourner la carte scolaire. La grande majorité ayant déjà préinscrit les enfants dans le privé largement implanté dans le quartier.
On voit bien à travers ce cas d'école si je puis dire ce que voile la fausse querelle de la carte scolaire.
Une lourde procédure en place depuis des années pour privatiser l'enseignement, casser l'école publique et transférer la charge et la responsabilité de l'Education sur des instances privées, religieuses, féodales...
Ecrit par : buntovchik | 04 octobre 2006
Qui c'est l'autre éclaté du bulbe qui répond au choli nom de Max Friedrich? un toubib de la Gestapo????
Ben voyons, dix ans dans une cave sans voir le jour, quelle perspective favorable à l'épanouissement personnel!!! Quel merveilleux creuset pour la floraison intellectuelle !!!!!
C'est plus la carte scolaire, mais la cave scolaire!!!!! on se fout de qui???
Ce genre de psys dégénérés et hérédosyphilitiques, j'en ai vu de pleines brouettes, lorsque j'étais prof en Seine-et-Marne..... Mal digéré Chomski, Morin, Dolto....Et ce Viennois-là, si vraiemnt le Ciel existe, il sera élu Roi des Cons à la droite de Dieu.....
Et puis, finalement, il y a dans cette apologie de la réclusion - de quoi se faire reournter ce pauvre Michel Foucault dans sa tombe!!! de singuliers relents fascistes....ce qui de la part des Autrichiens n'est guère étonnant (cf Heldenplatz du regretté Thomas Bernhard".
Mais c'est une idée à creuser -sans mauvais calembour- comme le disait Dutroux.....ça f'rait faire des économies aux gangsters de l'EN. On mettrait les gosses de prolos, de bougnoules, de chômedus, dans moultes anfractuosités...On les y laisserait 10 ans et ensuite miracle, ils traduiraient Pindare en Arménien médiéval....sans que cela ait coûté le moindre centime d'euro à Villepin. Salauds de pauvres!!!!!
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 04 octobre 2006
Attention ! On ne dit pas “salauds de pauvres” !
On dit “personnes de milieux modestes à qui un effort de remédiation pédagogique permettrait de mieux faire comprendre les vrais enjeux dans le contexte actuel de la baisse de ressources obligée de l’État”.
Ecrit par : LaRiba | 04 octobre 2006
Remarquable!!!!! Mais sans doute encore en-deça de la réalité..
Bien à vous.....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 04 octobre 2006
"(toto, du calme ;) )" eh oh c'étions pour déconner un chouïa
:( as usual ....
zyva dobolinette, je m'escuzzzassiiioonnnnn platement.....
"J'ai un chien, je l'emmène chez un véto; vous avez des enfants vous les envoyez chez des profs."
Vi mais c'est plus simple de changer de veto :)
"Menacé de fermeture pour la bonne raison que là aussi une partie de la population essentiellement d'origine maghébine scolarise désormais sa progéniture dans le privé catholique."
Sont pô fous c'est maghrébins... ;)
Ecrit par : toto | 04 octobre 2006
Rien à voir avec la carte scolaire, quoique...
De Robien s'exprime aujourd'hui dans la Croix. a la question "les études internationales montrent que la France est champoinne du redoublement", le ministre répond :" En France, on redouble trop. Ce n'est bon ni pour les élèves NI POUR UNE BONNE UTILISATION DE L'ARGENT PUBLIC. En lien avec le socle commun, la mise en place d'évaluations nouvelles en CE1 et CM2 ainsi que les parcours personnalisés de réussite éducative devraient permettre de remédier à ce problème. Nous avons inscrit dans la loi le principe de la liberté pédagogique. Je lance un appel aujourd'hui aux équipes pédagogiques : essayez d'autres solutions pour accompagner les élèves. Je m'engage à ce que TOUS LES MOYENS FINANCIERS QUI SERAIENT AINSI ECONOMISES POUR EVITER LE REDOUBLEMENT SOIENT REINVESTIS DANS LES DISPOSITIFS D'AIDE ET DE SOUTIEN AUX ELEVES EN DIFFICULTE".
A la question : "pensez-vous possible d'enterrer la hache de guerre entre pédagogues et défenseurs de la culture scolaire classique ?" il répond "cette querelle idéologique n'a aucun sens . La mission de l'éducation nationale a de tout temps été de transmettre les savoirs et d'éveiller les élèves à l'autonomie" APPPRENDRE A APPRENDRE, DISENT FORT JUSTEMENT LES PEDAGOGUES..."
Par ailleurs, rien sur la carte scolaire, pourtant totalement d'actualité.
A mon humble avis, j'ai comme l'impression que dès cette année par l'effet d'une amélioration soudaine du niveau des élèves, le taux de redoublement va sensiblement baisser, ce odnt le ministre ne manquera pas de se féliciter.
Quant au reversement des sommes ainsi économisées (si tant est...), j'ai comme l'impression vulgaire qu'il ira plutôt vers les réductions d'impôt de ceux qui ne font encore partie des "personnes de milieux modestes à qui un effort de remédiation pédagogique permettrait de meiux faire comprendre les vrais enjeux dans le contexte actuel de la baisse des ressources obligée de l'Etat".
A bientôt.
Ecrit par : utile baron | 04 octobre 2006
Bonjour Monsieur Brighelli,
Je ne travaille pas dans l'éducation nationale, je n'ai même pas d'enfants, mais je peux vous assurer de mon total soutien dans votre lutte contre la déliquescence de notre école.
J'ai une proposition à faire en ce qui concerne la carte scolaire et la mixité. Cette proposition c'est de maintenir la carte scolaire, et de créer à côté des établissements d'excellence recrutant sur concours (avec un strict anonymat), ce qui permettrait aux élèves doués résidant dans des quartiers "difficiles" d'étudier dans de bonnes conditions.
Le problème me direz-vous c'est que ces établissements d'excellence risquent d'être squattés par les fils de bonne famille dont le bagage culturel est souvent supérieur à celui des jeunes de banlieue au même âge. Il faudrait alors faire un peu comme à sciences-po en créant un concours spécial pour les élèves issus de zep.
Cette solution ne règlerait pas tous les problèmes, en particulier celui des élèves en grande difficulté, mais elle pourrait avoir le mérite de permettre à ceux qui ont des capacités de les exploiter dans les meilleures conditions (cf la situation des "bons élèves" dans certains établissements où ils sont au mieux qualifiés de fayots ou de "collabos", au pire victimes de harcèlement ou de menaces physiques.
Pour moi la première des priorités doit être de permettre à ceux qui veulent travailler de pouvoir le faire dans des conditions décentes sans avoir à se tourner vers le privé.
Ecrit par : Jules Ferryboat | 04 octobre 2006
Privatiser l'enseignement et casser l'école publique. Ca crève les yeux. Et dans ma belle Champagne prospère quand une épouse de vigneron affichant un train de vie fastueux vous jette à la figure "les enseignants ne produisent pas et sont payés avec nos impôts " on peut traduire par "le service public de qualité pour tous ne nous intéresse pas , car nous, nous avons l'argent pour payer un service privé qui nous obéira et répondra à nos attentes à NOUS. Quant au peuple, qu'il reste ignorant et à sa place. Tiens , ça me fait penser au téléfilm d'hier soir; Marie Pape-Carpentier, quel bonheur de l'avoir découverte ! Une bouffée d'air frais et de bon sens . Je vais probablement lire l'ouvrage qui lui est consacré et publié aux éditions de l'Harmattan. Ce sera sûrement plus intéressant que toutes ces c... si bien parodiées par Lariba.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 octobre 2006
Correction : Pape-Carpantier.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 octobre 2006
Si ça vous faisait rire, Toto, tant mieux pour vous. Je crains que notre conscience sociale et politique ne soit pas tout à fait sur la même longueur d'onde. Ces gens là, que M. Brighelli embrigade, ce sont ses bataillons S.A.: soit il les dégomme quand il aura eu ce qu'il veut, soit, après avoir dégommé ceux qu'ils pensent être leurs premiers ennemis, c'est lui qu'ils décapiteront car son intelligence leur portera ombrage. Cela dépendra de son segré de machiavelisme.N'oubliez pas que ce JPB dit, à voix certes basse mais très intelligible pour qui sait de quoi il parle, qu'on donne le CAPES et souvent l'agrégation à de parfaits abrutis... C'est tristement vrai et ça n'a rien de nouveau, quand encore on a la chance de confier notre progéniture à des gens qui ont au moins ce fameux CAPES et ce n'est pas si courant.
J'au deux défauts majeurs: j'exerce une profession libérale(ennemi de classe n°1) ET je suis passée par la prépa et le concours d'entrée en Grande Ecole, ce qui importune grandement ces messieurs-dames dont la trop criante médiocrité ne pouvait que leur interdire l'entrée dans une prépa.
Au fond, je me rends enfin à la raison: que les classes dirigeantes entretiennent ces gens-là dans le médiocre bien-être qui leur convient de façon à éviter qu'ils ne se révoltent et laissons-les brailler sur des blogs si ça peut les dégorger un peu de leurs rancoeurs de ratés.
Je crois que cette rencontre m'a fait progresser...
Ca n'ira pas en s'arrangeant puisqu'ils ne reconnaitront comme bons élèves que ceux dont la médiocrité répondra à la leur. Consummatum est... Pour ma part, je m'en lave les mains!
Ecrit par : dobolino | 04 octobre 2006
"Sont pô fous c'est maghrébins... ;)"
"Sont pô fous ces maghrébins... ;)"
fô pô que ch'picole
fô pô que ch'picole
fô pô que ch'picole
fô pô que ch'picole
fô pô que ch'picole
Ecrit par : toto | 04 octobre 2006
http://www.defenseuredesenfants.fr/plainte_contre_segolene_royal.html
vous connaissez ?
un truc de ouf ...
"qu'on donne le CAPES et souvent l'agrégation à de parfaits abrutis... "
Bien d'accord avec toi Dobolinette, mais on ne va pas pleurer...
Les 'grandes' idées drainent souvent la (la) lie, mais il faut cependant essayer ... Si demain on obtient des examens Capes Agrègue ET autres, que seul les gens compétants l'obtiennent, ce sera déjà un grand pas (amha)
bon cela dit je pense (mais vous le savez déjà) que si tout est fait 'correctement' dès la crèche, demain nous n'auront QUE des gens compétants....
Ecrit par : toto | 04 octobre 2006
'ai une proposition à faire en ce qui concerne la carte scolaire et la mixité. Cette proposition c'est de maintenir la carte scolaire, et de créer à côté des établissements d'excellence recrutant sur concours (avec un strict anonymat), ce qui permettrait aux élèves doués résidant dans des quartiers "difficiles" d'étudier dans de bonnes conditions.
Le problème me direz-vous c'est que ces établissements d'excellence risquent d'être squattés par les fils de bonne famille dont le bagage culturel est souvent supérieur à celui des jeunes de banlieue au même âge. Il faudrait alors faire un peu comme à sciences-po en créant un concours spécial pour les élèves issus de zep.
Dites-moi, les bloggers, c'est pas un ferry-boat qu'avait coulé au large de l'Estonie, parce qu'un poivrot avait oublié de verrouiller la porte???? Bin ,là c'est pareil. Ta solution, mon coco, c'est que cela viendrait renforcer encore un peu plus la ghéttoïsation, ça paracheverait le naufrage dudit ferry..... Mais c'est pas grave, tout le monde a le droit de se tromper, et ce d'autant que , contrairement à toit étant prof , et en ZEP de ZEP de surcroît, je ne comprends rien aux directives rectales que nous recevons en masse, en désordre...La seule chose, à mon avis, que tu pourrais considérer, c'es, encore une fois que la carte scolaire a été conçue CONTRE les pauvres, avec intelligence et cruauté implacables....
Amicalement, Jules Ferryboat.
Dobolino par lo, dobolino par ci, dobobolino.....assez d'accord avec ce vous(tu)dites...C'est vrai que ni le Capes ni l'Agrégation ne sont en aucune façon des labesl de qualité, contrairement au label "Poulet de Bresse", celui que je suis en train de farcir avec des cèpes et la farce lyonnaise. ccompagnement purée de céleris et ch^taigne. là-dessu un Saint -Joseph 1998... Un agrégé fourré aux cèpes??? un capétien disant "Hugues!!!" avant d'être lardé et glissé au four??????
Non, c'est vrai que 90% des profs rient chaque fois qu'ils se brûlent, que les salles des profs sont un des endroits au monde où l'on peut admirer les plus prodigieux enfilages d'idées reçues, de clichés éculés......et pourtant, bénito dobolini, n'en faisons-nous pas partie nous aussi, vouzémoua. Je disais plus haut ou ailleurs que lors de l'agreg d'histoire, j'eus en "hors programme" LOMENIE DE BRIENNE point. Fectiv'ment ,de quoi devenir super-intelligent....... N'empèche que ne vous en déplaise mon cher nous sommes des bons.
Il est de notoriété mondiale, selon le rapport PISA que les profs de France sont parmi les plus compétents d u monde, les plus mal payés et les plus dévoués et surtout, ceux JOUISSANT (métaphoriquement évidemment, parce que pour le radada...c'est pas vraiment ça) DE LA PLUS SOLIDE FORMATION INTELLECTUELLE.
Quelqu'un avec raison , une collègue de maths, je crois, me disait ,en parlant de la France et des voyages, parce que je comparais la France des années 70à la RFA de la même époque et évoquais la crasse de la première, les gares sales, les villes râpées, qu'on mesurait l'âme d'un pays, son être profond à la propreté de ses chiottes publiques...pas faux. mais j'ajouterais, à la qualité des ses profs...publics...
bedab, bédbouazell, béchieu bonchouar
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 04 octobre 2006
Ah LARIBA tutu, LARIBA pon pon LARIFOUETTE, je suis allé glander sur "Cahier de doléances" et ai vu votre post du 16 septembre. BRAVISSIMO Ma chère, BRAVISSIMO et merci.
Faudrait balancer ça à ceux qui laissent tomber Redeker......
Bien à vous
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 04 octobre 2006
"BRAVISSIMO Ma chère"
tention MAC c'est Môssieur LaRiba ;)
Ecrit par : toto | 04 octobre 2006
Jules Ferryboat, vous avez bien raison, laisons les gondoles à Venise et les Ferry de Tallin là où ils gisent, et dénichons (Ah, le Dénicheur, Gabin...) précocément les talents et capacités de travail des gamins "défavorisés", offrons-leur bourses de transport ou internats, qu'ils étudient au calme, sans pressions.
Et là, la France de toutes les couleurs, dans 20-30 ans, elle aura des entrepreneurs solides, en pagaille, pas Kebab-frites ou fabrique de sweets à logos f..k the Police, et des meilleurs.
Au forceps, la diversité, qu'au moins la pauvreté n'ait pas toujours la même couleur.
Ecrit par : D'Enguell | 04 octobre 2006
"j'exerce une profession libérale(ennemi de classe n°1) ET je suis passée par la prépa et le concours d'entrée en Grande Ecole, ce qui importune grandement ces messieurs-dames dont la trop criante médiocrité ne pouvait que leur interdire l'entrée dans une prépa."
dobolino
Anecdote ? Moi aussi.
Et pourtant, ma conscience "de classe" ET "politique" fait que je me suis retroussé les manches, ET que j'y suis allé, à l'EN.
Et les parents, aussi cons que puants, qu'ils soient pauvres ou riches, sont une plaie, lorsqu'ils le sont (cons...).
Et les programmes, fourrés de psycho-trucs, pareils ; et les directives contradictoires, pareils...
Et l'amertume des mis à mort, ça fait peut-être des bons artistes, mais je crains bien encore que ce ne soit qu'une légende.
Ecrit par : D'Enguell | 04 octobre 2006
Bien le bonjour D'Enguell........C'est vrai que les parents.....quelle plaie.
Mais je ne dis pas autre chose que vous sur les psys machins pourris. Cependant je pense que nous somems ce nonobstant de bons artistes..... C'est peut-être de l'optimisme niais.....
Lariba, mes excuses d'avoir cru que vous apparteniez à la gent féminine.......z'êtes pas faché...surtout que ça n'a rien d'humilant....hein?hein?hein.?
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 04 octobre 2006
"........C'est vrai que les parents.....quelle plaie."
Surtout quand ils sont profs :o)))))))))))))))))
Ecrit par : toto | 04 octobre 2006
Au nom de la section FCPE de Plessis-Pâté, je proeste au nom de toute la FCPE contre l'ignoble intervention d'un de vos bloggers.
Nous soutenons l'action du corps enseignant, mais refusons que notre rôle éducato-pédagogique soit à ce point nié et bafoué.
L'itinéraire du jeune a besoin d'une double approche, celle de l'enseignant mais surtout celle des parents;
C'est pourquoi, au lu de telles assertions, nous exigeons désormais de pouvoir assister aux cours en même temps que nos enfants, accompagnés par un huissier de justice dûment assermenté.
Hubert Vendebout, secrétaire de la section FCPE de Plessis-Pâté (essonne)
Ecrit par : FCPE | 04 octobre 2006
D'Enguell, vous ne me l'auriez pas dit que je m'en serais douté à moins que, trop frondeur, vous ayez choisi d'affronter la fac dès la première année, ce qui est périlleux. D'ailleurs, si les facs ne s'étaient pas transformées peu ou prou en salle d'attente pour futurs chômeurs, il serait fort efficace d'y offir la possibilité à ceux qui veulent jouer le jeu d'un régime de contrôle des connaissances équivalent à ce dont on profite en prépa. J'ai fait pas loin de six dissert de quatre heures pour chaque semestre en bio, au moins sept dissert de français sur l'année, des colles orales toutes les semaines et, si on jouait le jeu et qu'on mettait le turbo, en un an on couvrait deux ans de fac. Je ne regretterais jamais le sens de l'organisation et le pouvoir de concentration que j'y ai acquis, toutes les bases fondamentales que je crois avoir oubliées depuis mais qui sous-tendent ma démarche diagnostique. On dit qu'un étudiant de prépa coûte trois fois le prix d'un étudiant de fac mais s'il couvre plus de deux ans par an, je ne vois pas où est le problème.
Quoiqu'il en soit, ILS ont supprimé les prépas vétos. Pas un mal, me direz-vous, si vous avez subi en prépa leurs grossièretés de carabins et leurs bêlements dans les couloirs du lycée.
Savez-vous, Montaignacheval ce que vous allez avaler avec votre Poulet(je préfère la poularde)? Chaque élevage est suivi par des bêtérinaires(ainsi que mon fils nous désignait lorsqu'il avait deux ans) alors faites gaffe, nous en synthétisons des spécial-fontionnaires bourrées de salmonelles jusqu'à la gueule...J'accepte votre amende honorable!
Mais ILS ont supprimé les prépas vétos, bientôt on rentrera dans les Grandes Ecoles sur dossier. Là, ce sera vraiment la fin de l'ascenseur social, et, à mon avis, ça ira très vite.
Ecrit par : dobolino | 04 octobre 2006
C'est de qui la blague FCPE? Plessis-paté c'est joli comme nom...
Eh, quand même, n'ayant pas que des défauts, je n'ai jamais adhéré à une assoc de parents d'élèves. Dans le collège de ma fille ils y vont à l'intimidation et (avec l'aide du principal?) font passer leur papier avec ceux de l'administration et de la cantine, ce qui fait que pleins de braves gens crachent au bassinet en croyant que c'est obligatoire: un peu sur le même modèle que la MAE et ses assurances qui font double emploi et qu'ils bradent à tour de bras dans les écoles primaires
Ecrit par : dobolino | 04 octobre 2006
Fectiv'ement Dobolino, les parents c''est déjà pas brillant, mais alors les parents -profs, c'est l'engeance..... quant à la FCPE, chez moi, à Pantin ,à l'école de mon fils, ils ont inventé quelque chose de pas mal pour que tous les cons y adhèrent! la super-camaraderie- allez on va tous bouffer ensemble. Puis quand l'impétrant ou supposé tel, la proie se dérobe, plus de restaurant. La gueule. Quels faux-culs et tout ça pour rien ,pour du Clochemerle sinistre ,comme l'autre là avec son Plessis-Päté...j'ai regardé, ça existe vraiment...et les habitants de ce trou s'appellent...les Péripatéticiens????Non???
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 04 octobre 2006
Il n'ya pas loin de l'ignoble au vignoble, Hubert Vendebout, et quand la tempête souffle, je me livre pieds et poing liés, à votre justice immanente, pourvu que le tribunal criminel extraordinaire me trouve des circonstances atténuantes, (Pris de boisson, prix de l'essence, prie-dieu plein d'échardes...).
Ecrit par : D'Enguell | 04 octobre 2006
Zyva, je ne m’offusque point d’être pris pour une femme, c’est ma fôte, j’aurais dû prendre un pseudo sans -a à la fin !
Je vais essayer de trouver un nom en dialecte “kölsch” peut-être ;-), un truc simple quoi...
Ecrit par : LaRiba | 04 octobre 2006
Dobolino,
J'interviens rarement sur ce blog, mais à la lecture d'un de vos derniers commentaires je suis pris d'une envie soudaine... de vous répondre.
Votre jugement sur les agrégés et les certifiés me sembler "léger", pour ne pas dire autre chose. Le niveau du CAPES a baissé, certes, mais tous les certifiés ne sont pas nuls. Quant aux agrégés, la majeure partie est passée par une prépa scientifique ou littéraire, qui vaut largement une prépa de véto.
En ce qui me concerne, je ne suis ni agrégé, ni certifié, mais je suis passé par une prépa scientifique à Paris, il y a pas mal de temps déjà (bp plus difficile que la prépa véto...;-) et pas mal de mes camarades de l'époque sont agrégés, docteurs et profs... Et ils ne sont pas nuls, loin de là. Par contre, ils sont courageux et pour partie d'entre-eux désabusés.
Que vous trouviez des profs nuls, soit (il y a des vétos nuls aussi non?), que le niveau de recrutement baisse, soit, mais les profs qui interviennent sur ce blogs sont justement ceux que cette situation attriste. Evitez donc de vous venger sur eux de je ne sais quel traumatisme de votre petite enfance ou de celle de vos enfants.
Et, pour finir, Je vous en supplie, faites vous soigner, se glorifier ainsi, insulter tous ceux qui ne comprennent pas votre génie ou celui de vos enfants, etc. Je ne suis pas spécialiste, mais je suis sûr que ça se soigne.
Ecrit par : Oups | 04 octobre 2006
Faut tout lire, Oups, c'était la solution finale à une série d'insultes! D'ailleurs, j'ai deux enseignants dans ma famille qui sont loin d'être nuls et je ne dis pas que tous ceux qui ont le CAPES ou l'agreg sont nuls, je dis qu'on peut être médiocre(nuance...) et l'avoir. En ce qui concerne les vétos je vous concède que c'est loin d'être à 100% la fleur des pois. On se trimballe de ces tâches que bonjour!
Au fait, savez-vous que le ministre Gérard Larcher est véto de formation... Y'a de tout chez nous, en moyenne 7 à 8 députés et autant de sénateurs, de nombreux maires, conseillers généraux et régionaux. Le président du Conseil Régional Bourgogne est véto. Tout ça pour un corps de métier regroupant 10000 personnes environ. Comme quoi on se bouge.
Et pour vous rassurer(?) il y en a autant de droite que de gauche. Nous sommes une profession oecuménique, ou plutôt, opportuniste.
Au fait, ce n'est pas parce que dans les autres pays c'est pire qu'il faut à toute force tendre à se rendre égaux à eux.
Ecrit par : dobolino | 04 octobre 2006
Soit ; commençons par la carte scolaire. Puis :
De toto :
« si le boulot est fait ‘correctement’ dans toutes les Nécoles, on en parlera plus »
De Jean-Paul Brighelli :
« il suffirait de renverser la vapeur, et de donner aux collèges les plus déshérités les options les plus « nobles »
Remettre en cause la carte scolaire est un bon début.
Si en haut lieu on est aussi cohérent que vous deux, il faut en arriver à cette évidence : ce sont aussi les ZEP qu’il faut supprimer.
Arabes gitans bougnoules niakoués péquenots : dans ces sous-groupes stigmatisés, on ne compte pas plus, à la naissance, d’imbéciles ni de petits génies, que je sache. Sauf données génétiques probantes.
Ce sont les ZEP qui créent la discrimination. Avec une générosité accablante, on y remplace des cours du niveau d’exigence des beaux quartiers par des ateliers débiles.
Il faut supprimer les ZEP.
Ecrit par : Georges | 04 octobre 2006
Dobolino,
Vous dites:
"...pour qui sait de quoi il parle, qu'on donne le CAPES et souvent l'agrégation à de parfaits abrutis.."
C'est une provocation gratuite. On peut dire cela d'à peu près nimporte quel corps (même certains X sont abrutis), et c'est certainement vrai des vétos. J'ai d'ailleurs fait passer des colles (de physique) à des étudiants de bio-veto qui ont eu le concours et qui n'étaient pas des flèches. Donc oui, on peut être abruti et réussir l'agregation ou le capes "par accident", mais c'est tout aussi vrai du concours que vous avez passé.
Pourquoi tant d'emportement ?
François
Ecrit par : François | 04 octobre 2006
Comme d'habitude emportement sur un mot! Je m'autoriserai donc à me citer: "En ce qui concerne les vétos, je vous concède que c'est loin d'être à 100% la fleur des pois etc...".
Un véto médiocre qui soigne des toutous est quand même moins nocif qu'un enseignant du même acabit. Une césarienne de vache, n'importe qui peut la faire et un cas de médecine interne bien complexe peut être référé à plus compétent. En fin, le proprio peut demander un deuxième avis: comme disait Toto, c'est nettement plus facile de changer de véto que de prof! En plus, il est fréquent que des usagers déposent plainte à l'Ordre pour abus ou mauvais soins et nous payons pour celà une responsabilité civile professionnelle souvent assez lourde. Etre interdit d'exercer provisoirement et parfois définitivement(rare), recevoir un blâme à afficher sur la porte, être soumis aux dépens et à indemnités sont choses assez courantes...Je ne crois pas que mes confrères de ZEP se marrent tous les jours entre les pittbulls non stérilisés, les clients insolvables et les agresseurs qui en ont après leur morphine, leur kétamine ou leur caisse, pas plus que les pharmaciens, les médecins, les agents de police, les boulangers, les profs etc, etc...
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2006
François, je suis agrégé et parfaitement abruti.....non, sans rire, ce que dit Dobolinette n'est pas sans justesse. Car enfin, depuis des années que je fais ce boulot, j'en ai-t-y vu des collègues bardés de concours et cons comme des Delsey à roulette. Qu'entends-je par là? Eh bien tout bonnement que rien ne sourd derrière une érudition moliéresque. Rien: d'abord le néant politique, le néant abysssal..ensuite l'incapacité absolue de parler d'autre chose que "d'épicerie". Et surtout, surtout cette inhumanité, ce manque de sollicitude envers les autres, cet égoïsme frileux et cette lâcheté terrible. Au fond, être certifié ou agrégé, n'est EN AUCUN CAS un brevet d'excellence. Combien de petits profs qui craquent , qui n'y arrivent pas, et se débattent, pauvres papillons seuls, atendant que leurs collègues veuille bien l'aider. Mais non, on se défile, horrifié par ce destin cassé qui pourrait être le nôtre.
Comme les petits bourgeois étriqués de gauche, les profs sont souvent pleins de bons sentiments, voire d'élans généreux vis-à-vis des enfants du Mali ou des femmes du Bhoutan. Car pour cette bourgeoisie-là, la misère est plus tolérable au loin, très loin. mais quand le petit copain de la salle d'à côté souffre le martyre, cette souffrance-là, nul ne s'en chaut.
Voilà pourquoi je souscrit à ce que dit Dobolino. Et j'ajoute que ce n'est pas parce qu'on sait tout sur les Hourds et Mâchicoulis dans les rédsidences princières de Toscanes au Quattrocento, qu'on est digne de cette fonction magique qu'est celle de prof.
Pour finir, revoyons le reportage pris sur Fernand Braudel, en Juin 1985, deux mois avant sa mort, lorsque, pour montrer que ce métier n'a pas besoin de cuistrerie mais d'épaisseur humaine, il avait, lui l'immense figure du Collège de France, désiré une dernière fois refaire ce par quoi il avait commencé. Et ce vieux prof fit un cours d'histoire dans un collège en ZEP à Toulon, à des 4èmes durailles, sur le siège de Toulon en 1793 et la tactique de Bonaparte...à priori rien de bandant pour des mômes de ZEp. Et divine alchimie de la tendresse pour les gosses , de l'érudition et du désir ardent, biblique, métaphysique presque de transmettre qui émanait de lui, en moins de deux minutes, tous les gosses furent subjugués. Je me souviens en particulier d'une grosse fille vulgarissime bouffant son chewing-gum....et qui, non seulement, cessa de mâcher, mais fut d'une certaine façon transfigurée. Sans charres!!! elle avait changée, carressée par la voix douce de Braudel et de la Connaissance.
Voilà ce qu'il faut être. Peu importe l'agrégation, le capes...ce qui nous échoit, c'est l'HUMANITE, dans toute sa plénitude.
Bon ,je vais éplucher mes cardons, pour faire mon gratin de cardons aux morceaux de lièvre. Avec un saint-pourçain rouge.
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 05 octobre 2006
Merci MONTAIGNACHEVAL.
Quand j'étais documentaliste, j'ai rencontré des certifiés ou agrégés arrogants et méprisants à l"encontre de ma petite personne ou des maîtres auxiliaires bien entendu, et ignorant superbement l'existence des agents de service attentifs au confort matériel des locaux. J'en ai rencontré d'autres , chaleureux, ouverts, généreux et respectueux de toute personne. J'ai rencontré des maîtres auxiliaires dévoués et compétents,estimés et respectés des élèves,mais qui ,pour diverses raisons n'avaient pu ou voulu passer les concours Chacun a sa vie privée et on ne fait pas toujours ce qu'on veut quand les emmerdes ou les priorités en décident autrement.
Les qualités intellectuelles et l'instruction ne servent effectivement pas à grand- chose si elles ne reposent pas sur les qualités humaines que vous évoquez. La force de caractère surtout. J'éprouve la plus grande admiration pour Marguerite Audoux, auteur d'un petit chef d'oeuvre intitulé "Marie-Claire" et que je relis sans me lasser. Certes Marguerite Audoux faisait des fautes d'orthographe car elle n'avait pas eu le temps de faire de longues études dans son orphelinat. Il n'en demeure pas moins que son roman représente à mes yeux une leçon de vie débordante de poésie, de sensibilité,de lucidité, de courage et de dignité dans les pires épreuves. Quand on rencontre des gens de cette étoffe au moment où on s'y attend le moins on se sent tout petit et les diplômes perdent leur aura,ce qui ne signifie pas pour autant qu'il faille les rejeter. Comme vous avez tout dit,il n'est pas nécessaire d'épiloguer et je vais cuisiner un veau marengo au ratafia.
Bonne journée.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 05 octobre 2006
Bravo Montaigne !
Braudel, une somme... pas une bête de somme. L'écouter est une évidence comme l'est pour les automobilistes de cesser de se gratter le nez quand Michel Serres parle dans le poste...
Happy few tout de même, alors oral d'éloquence et d'humanité aux concours ?
Ecrit par : D'Enguell | 05 octobre 2006
Et mettez Braudel ou l'équivalent TOUS les jours dans cette même classe de ZEP et vous verrez si les élèves seront transfigurés à longueur de journées et de semaines... Foutaises... Bien sûr, la première fois c'est le spectacle... Et on avait dû les y préparer...L' héroïsme, c'est au quotidien...
Qu'il faille une certaine forme de charisme pour être un professeur écouté, je suis d'accord, mais je ne comprends pas pourquoi on continue à mettre en équivalence absence de diplôme donc "humanité" et agreg/ capes donc suffisance, arrogance, inhumanité, indifférence. Quant à dire qu'on donne l'agreg à des abrutis, il faut être frusté à un point pour écrire cela. Y'a des cons partout, diplômés ou pas . C'est une évidence, point. Le fait de râler contre les diplômes est dans la droite ligne de la bonne pensée de gauche dont je pensais que certains étaient quand même à l'abri sur ce blog.
Ecrit par : elisabeth | 05 octobre 2006
Elisabeth.... mon lièvre réduit et j'ai le temps de vous répondre brièvement. La "bonne pensée de gauche" si vous saviez où je me la mets, vous seriez rouge de confusion. Et pour ce qui est de l'agreg, je persiste et signe: on ne compte pas le nombre d'histoiressordides de salles des profs séparées et serviettes en tissus à la cantine et surtout, encore une fois, des bêtes à concours, incapables de parler d'autre chose que ce pour quoi ils ont été dressés. Alors, je ne sais pas si ce sont des foutaises, mais je sais que cette expérience -unique et médiatique évidemment- a valeur de clé. Braudel nous indiquait modestement la voie à suivre, celle djà préconisé&e; par l'immense Nietzsche, le plaisir presqu'érotique d'apprendre et d'enseigner. Sans bonheur, sans saveur, ce que nous servons aux élèves est à peu près aussi bandant qu'une allocution de Félix Gouin au sénat en 1946...... Ce que je vois, dans mon bahut, c'est le sérieux compassé de ces pauvres clowns qui n'osent pas donner du plaisir aux mômes dès fois qu'on se rende compte de la chiffonnade sinistre de l'âme couleur mayonnaise sèchée.
Le plaisir, le bonheur, et désolè, dans mon clapier pour victimes de Sarkozy et de Delanoë, dan mon joli petit ghetto du XIXème, je sais que les mômes aiment "le gai savoir" de Frédo-les-belles-bacchantes. Le GAI SAVOIR, pas LA TRISTE CONNERIE PEDAGOMANIAQUE. et puis, merde, nous sommes des acteurs, sur notre estrade. nous avons un corps putrescible et inaccompli. Et quel pied de raconter, d'expliquer l'immensité du monde, pendant que dehors les autobus passent, indifférents, dans une tranche de vie quotidienne dont nous nous échappons,n ous et nos élèves.
Le pire donc ce sont les profs pisse-froids, pisse-vinaigre, pousse-mégots et smicards de l'intellect. Quant à la gauche...râté.....je suis anar.
BOn je retourne à ma marinade.
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 05 octobre 2006
Bonjour Fous d'rhum
"Il faut supprimer les ZEP." dixit Georges
c'est plutôt le contenu des programmes qu'il faut changer ...
"et cons comme des Delsey à roulette."
Celle là j'va la resortir.... :)
"Bon ,je vais éplucher mes cardons, pour faire mon gratin de cardons aux morceaux de lièvre. Avec un saint-pourçain rouge."
Zyva c'est qd k'tu nous invites ? (j'aime bien le 'bon' st pourçain)
SUPER post MAC j'en ai la chaire de poule (non dobolinette pas la piqure stp)
ps: pour lisbeth
"Et mettez Braudel ou l'équivalent TOUS les jours dans cette même classe de ZEP et vous verrez si les élèves seront transfigurés à longueur de journées et de semaines... Foutaises... "
Moi j'ai assité à ce genre de folie, le gus s'appelait 'Sultant', un dur à cuir (pas hindou, mais super gentil) , bon il ne nous faisait pas le coup tous les jours, mais quand il le faisait c'était silence dans la salle ....
bon je lis le reste later (i'm hungry)
Ecrit par : toto | 05 octobre 2006
Pas d'accord, nanar.Premièrement les conneries sur les salles de profs séparées, les serviettes en tissu et tout ça, c'est passé, quand même. C'était à l'époque du soviet suprême, non? ou alors ds quels bahuts, ai-je atterri?
En collège ,on vous la reproche votre agreg. Et vous avez intérêt à avoir le profil bas. Mais ce que je n'admets pas c'est que vous jugiez les gens sur leurs diplômes, comme si les diplômes impliquaient forcément une attitude humaine à priori.
Deuxièmement, le seul charisme ne suffit pas ds certaines ZEP; vous le reconnaissez qd même? Ou alors on aurait résolu le problème des ZEP depuis longtemps?
Troisièmement, Braudel, ils l'écoutaient à cause de son charisme, oui, mais sûrement aussi parce que sa maîtrise du sujet était telle que... les élèves en sont restés "baba".
J'ai eu la même expérience que ces élèves en écoutant Louis Marin et Daniel Arasse, qu'on ne peut hélas plus entendre; mais leur charisme qui était énorme à tous deux aurait été quoi sans leur immense culture?
J'ai parfois l'impression que bp de mes collègues de collège sont des éducateurs sympas avec leurs élèves qu'ils aiment bien, avec lesquels ils ont de bonnes relations, avec lesquels ils passent de bons moments, cédant souvent à la démagogie dans les notes ou les cours qui ressemblent plus à des activités qu' à autre chose. Mais est-cela qu'on doive apporter aux élèves?
Le lièvre doit être à point... Je vous laisse courir après...
Ecrit par : elisabeth | 05 octobre 2006
Pendant que j'irai m'allonger sur le divan du psy, Elisabeth, je vous conseille vivement de vous descendre deux bouteilles de Saint Pourçain rouge que MONTAIGNACHEVAL vous enverra et ensuite Toto vous passera un ou deux joints. Pour la bonne cause, je suis prête à enfreindre la loi et à vous faire parvenir un gramme de kétamine. Après, si vous avez ce qui faut sous la main, y'a encore quelque chose d'assez chouette à faire, allongée, debout ou à quatre pattes, dans un lit une voiture ou tout simplement dans un creux d'herbe verte... Fignolez-nous ça avec l'écoute de quelques sketchs de Desproges et ... Mais je me demande sil ne vous siérait pas mieux d'aller dans une fête populaire chanter et danser "la Danse des Canards" ou " C'est la chenille qui redémarre". Peut être, votre collet s'y démonterait-il!
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2006
Dobolino, votre grossièreté n'a d'égal que votre bêtise. Vous vous acharnez de manière maladive sur chacun de mes propos même quand ils ne vous sont pas adressés. Et ce, depuis que vous êtes arrivée sur ce blog.
Vous devriez envisager de vous faire soigner comme d'autres personnes ici vous l'ont si justement suggéré parce que franchement vous déraillez complètement.
Et si vous pensiez me faire sortir de mes gonds avec le tas d'insanités que vous venez d'écrire, c'est raté, je m'énerve dans les situations d'injustice grave ou lorsque je ressens quelque estime pour la personne que j'ai en face de moi.
Il me semblerait donc beaucoup plus raisonnable que nous brisions-là car si cela ne vous gêne pas de vous étaler ainsi sur un blog qui n'est pas le vôtre, moi cela me gêne. Question d'éducation... C'est mon côté "collet monté"...
Ecrit par : elisabeth | 05 octobre 2006
Dobolino, mère maquerelle des bas-front-pâturages... Ne vous en faites pas Elisabeth. Le secret est là: elle s'emmerde dans son village; elle l'a écrit. Y a personne à qui causer "intelligemment" par chez elle (que voulez-vous, les grandes écoles, ça vous donne une certaine idée de vous-même...). Alors, elle s'étale. J'ai eu ce défaut un temps. Qui n'en était pas uns, souvenez-vous. Car, avant tout, je me marrais bien; puisque je n'étais pas sérieux. Là, daube au lino du vide, elle cherche des copains. Hé ho: continuez à tuer les chats et les chiens cancéreux. Vous venez poster plusieurs fois par jour: pas assez de clients pour vous occuper???
Ecrit par : Pendariès | 05 octobre 2006
pas uns, ni hun, mais un
Ecrit par : Pendariès | 05 octobre 2006
Y en a ici ca fait très "Le professeur Rollin a quelque chose à dire"... désolé, deux élèves ont fait des leurs avec des cutters dans ma classe. Je suis tout émotivé!!!!
Ecrit par : Pendariès | 05 octobre 2006
Alors l'histoire des serviettes, j'ai pas connu. Par contre à la rentrée scolaire 74 au lycée technique où je suis restée 26 ans et où ma première mission fut de mettre en route un CDI avec une pièce de 24 m2, une centaine de livres, une trentaine d'abonnements et deux petits tiroirs de diapositives . J'empruntais au CRDP en ayant recours au tel du concierge situé deux étages plus bas et de l'autre côté de la rue. Heureusement une large passerelle ouverte à tous les vents enjambait la rue. Ces conditions s'arrangèrent en six ou sept ans. A la salle à manger des professeurs il y avait trois grandes tables : une pour les surveillants, une pour les profs du CET , comme on disait à l'époque, et une enfin pour les profs du lycée. Où m'installer, moi qui était au service de tout le monde, élèves compris ? Titulaire de la licence et de la maîtrise on m'accorda l'autorisation de m'installer avec les profs du lycée mais il m'arrivait de m'installer volontairement aux autres tables . Cette ségrégation prit fin en 81 avec l'achat de tables plus petites, recouvertes de nappes colorées et fleuries où l'on put s'installer désormais librement.
Les années passèrent ." Mon " CDI jouait son rôle et contribuait de son mieux à la réputation du lycée. J'avais construit quelquechose mais ce quelquechose, je le connaissais par coeur et je ne me voyais pas documentaliste " à vie". Alors je me suis remise à potasser : CAPES à 40 ans et AGREG à 50. Pas de quoi se glorifier. Je fais partie des variétés tardives et j'ai toujours composé avec les emmerdes et les priorités. C'est un choix que je n'ai jamais regretté. Sans vouloir dissimuler ma satisfaction d'avoir réussi en travaillant régulièrement et en m'organisant au mieux, je compris bien vite le danger de ce succès quand un collègue vint me saluer en me serrant ostensiblement la main et en déclarant bien fort " Bienvenue au club".
Ah bon, il y a des clubs . Oui, sans doute,comme partout. Et les gamins dans tout ça ?
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 05 octobre 2006
Le maître doit-il distribuer des baffes ? Le PS a-t-il décidé de saborder le navire prétendument ancré à "droite" ?
Ridicule pas cool pas élégant, déçu...
Ecrit par : D'Enguell | 05 octobre 2006
Je conçois votre déception...l'évidence c'est que ce problème n'est surtout pas politique et que le souci de cet enseignement dévoyé appartient à tous, profs ou pas, de gauche comme de droite. Mesurez ma déception à constater ( enfin clairement exprimé) que le conflit ne nous concerne pas ,nous, usagers. C'était sous-jacent et c'est énoncé en toutes lettres.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2006
Montaignacheval,
Je suis agrégé aussi, et pas complètement abruti. Je comprends bien votre propos: un diplôme n'est pas un gage d'humanité, de bonté, ou de capacité à enseigner, mais ce n'était pas du tout la signification du message auquel j'ai réagi. Ce message se contentait d'énoncer un lieu commun de façon désagréable, pour le seul plaisir de la provocation.
Dobolino,
Vous vous défendez en affirmant qu'il est moins grave d'être un abruti de veto qu'un con de prof, ce qui n'était évidemment pas le sens de votre saillie initiale. Vous biaisez, et je ne suis pas non plus daccord avec cette affirmation, mais je ne vais pas développer.
Votre position n'est pas très logique. En effet, dans les nombreux messages où vous faites allusion à vos qualités de raisonnement, vous dites en passant que vous avez réussi un concours que vous présentez comme TRES séléctif, pensant donner de la crédibilité à votre propos. Mais si, comme vous le prétendez, cette réussite échoit aussi à de parfaits crétin, il vous faut que vous cessiez immédiatement de recourir à ce procédé. Ou alors, seriez vous persuadée qu'il y a sur cette Terre deux grandes familles de concours: celui que vous avez réussi, qui est une preuve incontestable de compétence et d'intelligence, et tous les autres, qui ne garantissent rien ?
A part cela, je trouve que vous êtes très grossière avec Elisabeth, et je n'en comprends pas la raison.
François.
Ecrit par : François | 05 octobre 2006
Hé, Ho ! On se calme ! Qu'est-ce qui vous prend ? Z'avez vos nerfs ?
Tant pis, je vais mettre un post un de ces quatre sur ce qu'est un de mes cours — et on jugera après si c'est un bon ou un mauvais cours. Pour une partie de mes anciens (et moins anciens) élèves, je suis une ordure, et un génie pour un certain nombre d'autres. La vérité n'est certainement pas entre les deux (pouah ! Entre les deux ! Le juste milieu, meden agan, disait Aristote… C'est comme les malheureux qui croit que la Synthèse est à mi-chemin de la thèse et de l'antithèse, 1. Blanc / 2. Noir donc 3. Gris…), mais elle doit être les deux en même temps.
Regardez, Dobolino… Mon veto est très bon, c'est un ami de surcroît il est vigneron en sus et il fait un vin excellent, mais professionnellement parlant, je ne l'ai quasi jamais vu que pour voir mourir mes bêtes — deux chevaux, un chat et un chien… Il n'a sauvé personne. Pas de bol : une colique pour l'un (il l'a quasi récupéré, mais le cœur a lâché, sans doute pour cause d'entalgiques ou je ne sais quoi à hautes doses), une arthrose dégénérative pour l'autre, l'âge pour les autres — et la volonté de ne pas voir souffrir des bêtes que j'aime… Alors, est-il bon ? Est-il méchant ? comme disait Hugo (dans les Misérables, ce me semble)…
Arrêtez donc de vous écharper ! D'autant que c'est un peu facile, par posts interposés, et à une époque où le duel est passé de mode… Pas grand risque…
Quant au prochain bouquin — sortie nationale le 17 octobre, mais il est déjà annoncé dans le portrait que me consécre le Monde de l'Education ce mois-ci, ils sont bien aimables —, je n'évoque que furtivement les ZEP et les BEP. Le vrai sujet, pour moi, en ce moment, c'est la montée des intolérances — religieuses, entre autres —, et la perte de la laïcité. Le retour du religieux — pouah !
La carte scolaire est un problème assez superficiel par rapport aux programmes, mais la République est un élément central — et nous sommes en train de la regarder couler gentiment. Et ps qu'à l'école.
Et ces crétins de "démocrates" accélèrent le mouvement. Le MRAP et la Ligue des Droits d el'Homme refusent de condamner la fatwa lancée contre Robert Redeker — dont je pense ce que je veux, mais qui doit pouvoir penser ce qu'il veut.
Voilà, tiens, je vous ai résumé 250 pages.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 octobre 2006
Allez, JPB, dernière ligne droite, mon cher, les tribunes sont en vue, Pasquale est distancé, à 67'' , Duboulet à 1'13 ET Courtecuisse à 22'47......on sent déjà l'odeur de la sueur du stade.....ça y est vous y arrivez, seul , triomphant et haletant. AU bout du stade votre livre. Vous parvenez au virage Léo Lagrange, uune haie d'agrégés crétins vous rend les honneurs. plus loin des mAîtres auxiliaires blaient la piste. .......Et OUUUIII? JPB signe son livre.....
MAis je vois Redeker...oui Redeker qui sert la paluche du champion....et ?????.......mais oui , mais oui, Ben Laden, venu à résispiscence.......
Dans les tribunes Montaignàcheval, Pendaires, D'enGuell et Dobolino en perdent leur contenance.....JPB vainqueur.....
Mais quelqu'un monte sur le muret...Elisabeth????Oui c'est elle , brandissant un drapeau...avec queq'chose d'inscrit..."J'emmerde Montaignàcheval et Dobolino"......Vaste programme.
Bon, mes amis, le Saint Pourcain Domaine St-Vicaire, sur la gibelotte de lièvre aux girolles.........................largement de quoi oublier Mérieux et les autres tarés.
Bravo pour votre livre JPB.... s'il est comme l'autre, un régal...comme mon foutu lièvre....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 05 octobre 2006
Bonsoir Jean-Paul,
là j'ai bien ri... ça va, toujours aussi modeste!!!sur le sujet de votre image de prof, je peux me permettre, il me semble, d'intervenir... Vous n'êtes certainement pas entre les deux mais plutôt hors bord pour certains autres anciens élèves... et au fond, de l'ordure au génie la distance n'est pas si grande et vous pouvez aussi paraître génial dans "l'ordurie" qu'ordure dans le génie (n'y vois aucune insulte et juste un sourire)...Boutade rieuse,amicale et pas griffe de mouette, en cette fin de soirée...
mais c'est une bonne idée de nous faire un post version cours comme si on y était...avec à la clé,un sujet de dissert dont vous avez le secret et on planche tous, là vraiment j'ai hâte de lire! et j'imagine déjà certaines copies, certains ici nous gâte avec leur magnifique verve...;)
pour le reste du débat j'ai un peu de mal à suivre ces derniers temps, je n'ai pas trop le temps...
Bonne nuit à tous
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 05 octobre 2006
Heu, puis-je me permettre ceci?: je ne vois pas de mal au religieux; je vois du mal au fanatisme. Y a quand même un fossé entre les deux. Sans religieux, une bonne partie de l'art n'existerait pas. Et puis, le sacré? Je vais dire des banalités. Il est tard.
Ah m'sieur Brighelli, je pense venir vous voir très prochainement (d'ici 15 jours): les cours que je donne à la fac commencent ce samedi et des amis pourraient me loger jusqu'au lundi.
Ecrit par : Pendariès | 05 octobre 2006
Article du Monde: "Entrée à l'université : M. Sarkozy souhaite sélectionner les étudiants en fin de premier semestre"
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3224,36-820235@51-820356,0.html
Ca être intéressant...
Ecrit par : Pendariès | 05 octobre 2006
Quelques réactions immédiates à l'article du Monde signalé par Pendariès, et aux propositions de Sarkozy.
Augmenter de 50% le budget des facs, qui peut y être opposé ? Un étudiant moyen coûte environ 3000 € pr an, contre 12 000 pour un lycéen… Sélectionner à l'entrée sera rapidement inévitable — et c'est déjà dans les mœurs : les BTS, les IUT, les Prépas sélectionnent, et férocement (en BTS Commerce International dans mon lycée, jusqu'à 500 demandes pour 30 places…).
Je pense — je l'ai dit mardi matin dans le Figaro — qu'une orientation sérieuse devrait être proposée avant, quasiment dès la fin Troisième. Une sélection qui n'opèrerait pas par l'échec ("tu es mauvaise en maths et en français, tu vas aller dans un BEP Coiffure"), mais par le désir et la capacité (les deux en même temps, si possible). Je crois beaucoup aux filières artisanat — le côté "Ecole Boulle", en imaginant de petites "Boulle" à l'échelon inférieur, dans chaque région ou département.
80% d'une classe d'âge au Bac (100%; propose l'ineffable Meirieu) — pour quoi faire, sinon désespérer au bout d'un semestre, et être confronté à son incapacité — sauf à baisser le niveau des facs comme on a baissé celui des collèges et des lycées…
Il faudrait d'ailleurs créer des postes de conseillers d'orientation en fac — encore que si ceux de Terminale jouaient pleinement leur rôle, au lieu de distribuer les prospectus colorés dont on les inonde…
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 octobre 2006
Concernant l'argent des contribuables qui est utilisé pour les bourses des élèves de mon lep: Il y a la loi qui dit qu'au bout de 15 jours d'absence, l'administration doit signaler ce manquement à l'Inspection Acadélique (je crois que c'est à l'IA). Mon lep est tellement social et conciliant que cela n'est pas fait: il y a tellement de familles dans la misère, vous comprenez. Et des élèves et des parents qui se foutent de notre gueule aussi. 300 euros et quelques par mois par gosse, pour quasiment la moitié des effectifs de mon bahut (1400 têtes), et un absentéisme galopant, faites le calcul, ça en fait du fric. Oui, mais la France est riche, et généreuse. J'aurais bien aimé avoir des bourses moi pour ma thèse.
Ecrit par : Pendariès | 06 octobre 2006
Pendaries,
Vous faites votre thèse sans bénéficier d'une bourse MRE ? Votre directeur de thèse ne vous a pas poussé à faire une demande de bourse ? Je vous pose cette question parce qu'en sciences (en physique en tous cas), il hors de question d'entamer une thèse sans bénéficier d'une bourse. En tous cas, je vous souhaite bonne chance et je vous admire de mener de front une thèse et
l'enseignement en lep. Quel est votre sujet de thèse ?
François.
Ecrit par : François | 06 octobre 2006
François, je devais faire un choix arrivé au niveau DEA: poursuivre mes recherches sans financements autres que l'aide de mes parents et un petit boulot à côté, avec le risque de me retrouver le bec dans l'eau en bout de course, ou bien, répondre, comme pas mal de mes collègues doctorants, au plus pressé en passant un concours. Ce que je fis. J'ai l'épine de l'argent ôtée du pied, mais les pieds liés aussi par mon statut: je dois trouver des colloques à des dates qui ne m'empêchent pas d'être présent en classe (sinon, comment rattraper les heures perdues, quand elles se comptent en journées??? Il faut jongler avec les emplois du temps des élèves...). Je ne peux avoir un mi-temps, car je n'allaite pas de petits.
Donc arrivé devant mes directeurs de thèse, sachant que je suis enseignant, ils ne m'ont pas proposé l'option MRE.
Concernant mes recherches à proprement parler, je travaille sur l'oeuvre dramatique d'un auteur du nom de Max Rouquette: j'écris une introduction à ses 17 pièces et vais proposer, si je ne m'évapore pas avant, une version de son dernier drame inachevé qu'il m'a offert (des milliers de notes écrites en occitan et français sur des milliers de pages et bouts de papier: enveloppes, cartons d'invitation, etc.). Merci pour votre soutien. Vous-même, qu'étudiez-vous en physique?
J'écris rapidement, je file donner mes cours.
Ecrit par : Pendariès | 06 octobre 2006
C'est quoi au juste la misère ? Après ma troisième j'ai suivi une troisième spéciale pour préparer le concours d' entrée à l'Ecole Normale Primaire ( Supérieure je ne connaissais pas bien sûr ) Je ne sais pas si c'était une prépa mais les dictées -questions, les exercices de grammaire, les explications de texte, les problèmes d'algèbre et de géométrie, les devoirs à la maison et les concours blancs ne nous laissaient guère de répit. Je me levais souvent très tôt le matin pour allumer la cuisinière , faire le café et réviser au calme en compagnie de mes chats. J'étais bien. Pas de télé, pas de voiture, pas de cigarettes pas de vêtements griffés évidemment puisque ma mère disposait d'une machine à coudre pour rafistoler tout ce qu'on lui donnait. Rentrer à l'EN c'était la possibilité d'effectuer des études entièrement gratuites, pension comprise : façon me déculpabiliser. Seulement en échange il fallait signer un engagement décennal au service de l'Education Nationale à titre de remboursement. Interdiction à l'issue du séjour de parler d'études supérieures , notre amour de l'étude nous y incitant tout naturellement. Quelques camarades et moi avions oser formuler ce souhait et la réponse fut sans appel.
Le résultat c'est que nous nous sommes débrouillées autrement même s'il nous était interdit de postuler pour un poste de surveillante. Ah si ,on pouvait être surveillante d'EN , emploi réservé, mais les places étant très très limitées,on ne nous en parlait pas.
Aucune amertume au bout du compte puisque je suis allée au delà de ce que j'espérais en prenant mon temps et en pensant à mes proches qui ont toujours eu la priorité. Colette disait qu'une enfance heureuse et solide protège du désespoir.pour toute la vie. C'est quoi la vraie misère, la misère de notre société de consommation qui vide nos cerveaux et nos coeurs ? Bonne journée.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 06 octobre 2006
Dans le domaine des humanités, la quasi-totalité de la recherche universitaire s'effectue sous le régime du bénévolat. Les gens ont un travail, et font un peu de recherche le w-e ou sur leur temps libre. Recherche ou vie de famille, il faut choisir.
En section 09, sur les postes d'ATER ou de MDC, il y a couramment entre 90 et 120 candidatures par poste. Et la course à l'armement est terrible : agreg avec un bon classement + doctorat mention très honorable avec félicitations à l'unanimité du jury + sérieuse liste de publications + appuis solides parmi les professeurs. Sans compter les occasionnels diplômés de Cambridge, Harvard, Princeton etc. qui souhaitent revenir en France.
Le plus tragique, c'est que les gens font tout ça pour, au final, occuper un emploi qui n'est pas tellement différent de celui de professeur du secondaire : méthodologie, enseigner aux étudiants comment faire des phrases, comment articuler ses idées, corriger d'énormes paquets de copies très médiocres, etc. Et il y a même MOINS de moyens pour la recherche à la fac que dans le secondaire, comme les budgets démentiels des IUFM le prouvent.
Par ailleurs, dans les disciplines littéraires, il me semble que la moyenne d'âge de qualification ne doit pas être loin en dessous de 40 ans -- alors que les scientifiques peuvent espérer un poste universitaire dès 28-30 ans. Ce qui prouve que la stratégie par promotion interne (gravir tous les échelons depuis le CAPES) fonctionne plutôt bien. Reste à savoir si ça vaut vraiment le coup : sacrifier 10 ou 15 ans de sa vie pour occuper un poste universitaire, si l'on considère l'état dans lequel se trouve la recherche française, cela revient quasiment à lâcher la proie pour l'ombre.
J'en viens à me dire qu'il vaut mieux passer un concours de la fonction publique catégorie B ou C, ou alors se trouver une place sympa dans la territoriale, en faire le moins possible, et se ménager du temps libre pour la recherche. Je commence à caresser cette idée là.
Ecrit par : Pierre-Henri | 06 octobre 2006
Voyez-vous, Mme Charpentier, cela devait dépendre des directeurs d'école normale car ma mère, née en 1930, fut incitée à l'issue du cursus à entrer dans une classe préparatoire spécialement conçue pour les normaliennes afin de préparer leur entrée à Fontenay-aux-Roses. Il en était de même pour les hommes et Saint cloud. Je crois que c'était la vocation première de ces deux écoles normales supérieures(?) qui permettaient de sauter d'une génération dans l'ascenseur social: d'ouvrier ou agriculteur à agrégé sans passer par l'intermédiaire instituteur. Mes deux parents ont bénéficié de cette possibilité d'un autre temps.
Ecrit par : dobolino | 06 octobre 2006
Pendaries,
Je ne connaissais pas la situation en lettres, j'ai l'impression que les crédits sont encore plus faibles qu'en physique.
Ma discipline est la physique théorique (à peu près 0 poste par an), j'ai étudié des modèles théoriques de transition conducteur-supraconducteur. Après ma thèse, j'avais le choix entre un ATER et un postdoc, pas de poste fixe. Comme j'ai toujours aimé l'enseignement (moniteur à la fac) et que je souhaitais un poste fixe aussi vite que possible, j'ai passé l'agreg de physique. Depuis, j'enseigne, tout en continuant à me cultiver dans ma matière, à la manière d'un honnête homme. C'est agréable d'étudier sans obligation, selon sa fantaisie.
Votre situation est plus éprouvante (2 emplois aux exigences très différentes), mais il me semble qu'elle a aussi un avantage. En effet, j'ai souvent entendu parler de MdC qui étaient embauchés tardivement, la quarantaine venue, après avoir exercé de nombreuses années dans le secondaire. [Cette situation est complètement exclue en sciences "dures": dés que l'on a quitté le circuit, il est illusoire de songer à y revenir.] C'est ce que je vous souhaite (pas les nombreuses années, hein ?). Dans tous les cas, allez au bout de votre thèse.
François.
Ecrit par : François | 06 octobre 2006
Nous avons effectivement au moins un avantage sur les scientifiques, c'est que nos thèses ne vieillissent pas -- ou alors beaucoup moins vite. Une bonne thèse de philo, d'histoire, de lettres, etc. garde sa valeur pendant longtemps. A l'inverse, une thèse de physique ou de chimie est quasiment obsolète avant d'être diffusée. Reste à savoir si cet avantage compense le manque de moyens et la rareté des postes ...
Ecrit par : Pierre-Henri | 06 octobre 2006
C'est exact, Dobolino, cela dépendait de la Direction de l'EN. La nôtre ne badinait pas. Et attention si vous parliez à un garçon en ville, même un normalien ! Mais on chantait tous les jours et on avait le droit de rire au réfectoire et au dortoir sans pour autant chahuter : la bonne camaraderie qui résiste au temps qui passe. Je n'ai jamais regretté mon année de formation professionnelle , ni mon expérience d'institutrice en classe unique car je me suis rendue compte par la suite combien ces deux années m'avaient été utiles : ouverture aux différentes disciplines, sens de l'organisation, découverte du terrain , remise en question des a priori...Par contre, j'étais bien embarrassée avec les petits et j'admirais l'aisance des copines ayant choisi la Maternelle. Je me suis intéressée de mon mieux à la Maternelle de mes enfants, sans me sentir véritablement attirée. C'est seulement aujourd'hui que je savoure pleinement la richesse et l'importance de l'enseignement pré-élémentaire grâce à mes petits fils qui s'éveillent à tout ce qu'on peut imaginer. Sans doute suis-je plus disponible ? Savoir attendre et tout vient à point.
Bonne fin de journée.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 06 octobre 2006
Ca ne badinait pas non plus pour ma mère: elle s'est faite renvoyer d'un cours pour se débarbouiller alors qu'elle avait les joues naturellement roses. La directrice, quand elles rentraient chez elles, faisait contresigner leur carnet aux parents avec l'heure d'arrivée à la maison pour vérifier que les jeunes filles (parfois jeunes femmes mariées pour certaines institutrices en stage) n'avaient pas flâné en route!
Il est difficile de dire que c'était absolument le bon temps... Je n'aimerais guère qu'on en revienne là.
Ecrit par : dobolino | 06 octobre 2006
Sur la carte scolaire, d'abord préciser que je n'ai aucune compétence pour en parler : étudiante, sans enfants, scolarité dans le privé (j'habite dans la campagne de l'Ouest, c'est très courant là-bas de n'avoir jamais mis les pieds à l'école publique, d'ailleurs dans le village de mes parents il n'y en a pas, d'école publique), je pense que la solution peut passer par la suppression des subventions aux écoles privées. Bien entendu, cet argent devrait à mon avis être affecté à quelques augmentations de postes (surtout dûs, dans mon système, à l'augmentation des heures d'enseignement de matières fondamentales telles que français, maths, histoire, philosophie au lycée, littérature et sciences, désolée pour les enseignants de techno, sports, arts plastiques, musique et ECJS/TPE/IDD/autres et prochaines inventions...). En revanche, l'idée récurrente de répartir les élèves d'une ville entre ses différents lycées me fait bondir. Pour m'être levée à six heures et couchée jamais avant onze heures, cinq jours par semaine, de treize à dix-huit ans, je puis vous assurer que les transports scolaires ne sont pas la panacée. Ben oui, ma bonne dame, les petits campagnards, de toutes façons, ils se lèvent avec les poules. Les petits campagnards n'ont pas le droit d'être de gros dormeurs ; il s'agit d'être réveillé, quand le car passe, à sept heures du matin, parfois avant, jamais à la même heure histoire d'éviter de pouvoir s'organiser correctement, et jamais je ne suis arrivée à l'arrêt du car scolaire avant sept heures du soir. L/latin/musique : quarante heures de cours par semaine, soit toutes mes heures au lycée. Donc, il faut encore dîner, faire ses devoirs et dormir, quand on peut... Non, par pitié, pas de transbahutages inutiles pour les élèves !
Quant au problème du financement des études de sciences humaines, je me sens un peu plus compétente. Je suis en M1 de Lettres Modernes. Pas boursière, donc, aux yeux de certains de mes camarades, fille de riches (ce qui n'est pas le cas). Je n'ai droit à rien. Le coût de mes études retombe donc entièrement sur mes parents et mes éventuels boulots, mais tentez donc d'en trouver dans un ville pas touristique (enfin, si, cette année, licence en poche, je tente de donner des cours, j'ai honte de participer à une entreprise qui favorise les vrais gosses de riches, mais j'ai besoin d'argent pour aller de temps en temps à Paris consulter des documents indispensables et peut-être même acheter quelques bouquins au lieu de les photocopier). Je vous assure qu'il y a des jours où je maudis la loi sur le prix unique des livres, même si je comprends bien que c'est une nécessité pour sauver les librairies et instaurer l'idée que la culture n'est pas une marchandise. Et je ne suis guère à plaindre ! Ce qui me met en rage et me pousse à proposer d'instaurer un examen d'entrée obligatoire à l'université, comprenant maths, français, culture générale (la vraie, pas celle de la télé), histoire de France, oral (mais je ne suis pas là pour détailler mon système, ceux que ça intéresse pourront me contacter...), c'est la désinvolture de certains étudiants. Ainsi, un de mes ex-camarades de licence en Lettres s'est reconverti, après avoir obtenu ce sésame, en espagnol. Les cours ont repris depuis huit jours, il n'a mis les pieds dans strictement aucune leçon. Pourquoi s'est-il inscrit ? pour les bourses. Il ne paye pas son inscription à l'université (à titre d'exemple, la mienne vient de me coûter 438 euros). Bref, il y a un gaspillage phénoménal et, comme j'étudie dans une petite université, il n'y a pratiquement aucune obligation de présence, aucun contrôle, aucun risque de se faire retirer ses bourses. J'espère décrocher une bourse de mérite pour l'an prochain, quant à la bourse de thèse, je préfère ne pas trop rêver : la seule solution serait de me marier et de vivre aux crochets de l'autre, reconnaissez quand même que ce n'est pas très reluisant. Et puis, il faut pouvoir... Sinon, pour vivre, reste l'enseignement (en collège bien sûr, je rêve de la fac et je vais, je crois, en rêver longtemps). Je n'ai aucune vocation pour la garderie d'ados plus lourds et plus grands que moi, je n'ai aucune envie de m'épuiser pendant des années à batailler pour la politesse et le silence. Je le ferai, tant pis, j'en suis désolée pour les élèves qui me passeront entre les mains. Ils vont en baver, je serai sûrement un prof exécrable, et tout cela parce que je n'aurai pas d'autres façons de financer ma thèse, à part la prostitution que, pour des raisons d'amour-propre et de fidélité à mes idéaux, je n'envisage pas. Courage, Pierre-Henri, un jour, peut-être, vous, moi et tous les autres pourront vivre décemment en faisnt de la rechercher. Enfin, j'espère.
Ecrit par : Claire | 07 octobre 2006
Bonjour, Claire.
Ah, le drame des classes moyennes. Trop riches pour espérer des aides, trop pauvres pour espérer une vraie carrière.
Il n'y a pas davantage de contrôle dans les grandes universités. Les aides directes aux étudiants (bourses, prêts, allocs), c'est 2.4 milliards par an qui s'évaporent, sinon en pure perte, au moins au petit bonheur la chance. Si vous ajoutez les exemptions de droit d'inscription, les aides fiscales aux parents, les aides aux diverses oeuvres universitaires, comme les cartes cultures, etc. On atteint le chiffre astronomique de 4.5 milliards par an.
Pour le même prix, nous pourrions avoir sept ou huit universités du calibre de Princeton -- qui seraient publiques, gratuites pour les étudiants, indépendantes du pouvoir économique. Miracle de la bonne gouvernance à la française.
Je ne vous cache pas qu'un doctorat en humanité, c'est un long chemin de peine et de douleur. Je n'ai rien d'autre à vous promettre que le sang, la sueur et les larmes. Et même pas la victoire au bout : quand il y 120 candidatures par poste, ça veut dire que 119 personnes ont ramé pour rien. En lettres, il n'est pas rare de galérer pendant 10, 15 ou 20 ans avant d'accéder à l'enseignement universitaire ... ce qui n'est pas forcément une bonne opération quand on voit ce qu'est devenue la fac. Il vaut mieux, de très loin, être agrégé et enseigner en prépa, plutôt que d'être un chercheur sans grade abonné aux amphis de première année.
Je ne connais personne qui ait réussi un bon doctorat parallèlement à l'enseignement secondaire. Dans l'idéal, il faudrait quand même se dégager un an ou deux ans pour travailler à 100% sur la thèse. C'est-à-dire économiser sur tout, et compter sur la bienveillance parentale.
Alternativement à l'enseignement secondaire, il y a la filière FLE (Français Langue Etrangère). Avec une maîtrise FLE, vous pouvez espérer des postes à l'étranger qui sont souvent plus intéressants que ceux qu'on trouve en France. De plus, un CV avec plein de destinations exotiques peut avoir une certaine valeur pour un poste universitaire. Surtout en Amérique du Nord, où on aime les profils un peu spéciaux.
La bohème ... la bohème ...
Ecrit par : Pierre-Henri | 07 octobre 2006
Bonjour, permettez moi de contribuer a la discussion sur les universites: ne devrait-on pas aller voir ce qui se pratique dans les "grandes ecoles", y compris les ecoles de commerce tant vilifiees (quelque fois a juste titre nous y reviendrons si vous le voulez)?
Certes les frais de scolarite peuvent paraitre exorbitants et decouragent plus d'un bon eleve sans le sou, mais tous ces etablissements offrent des bourses et certains proposent a leurs etudiants un parcours en apprentissage pour leur deuxieme et troisieme annees. Embauches par une entreprise qui leur payent leur frais de scolarite et leur verse un salaire honorable, les apprentis au final suivent un enseignement meilleur que l'equivalent universitaire et ceci a moindres frais!
Je suis favorable a la selection a l'entree si elle permet a des etudiants de ne pas s'engager dans des voies de garage et de perdre 3,4,5 ans de leur vie - que deviennent les etudiants en psychologie (individuellement on ne perd jamais totalement sa vie mais quel gachis pour la societe). Personne ne vient remettre en cause le numerus clausus des universites de medecine apres tout! Pour commencer les facultes devraient publier des statistiques sur le devenir de leurs diplomes.
Je crois aussi en les vertus de l'orientation, et en la necessite de bousculer serieusement les conseillers actuels. Je n'aurais jamais decouvert les classes preparatoires commerciales ou me serait cru capable d'y acceder en me fiant uniquement aux conseillers d'orientations ou de quelques professeurs propageant le oui-dire (c'est trop dur, tu ne vivras pas pendant deux ans, etc...). Allez donc voir le programme "une prepa, une grande ecole, pourquoi pas moi?" de l'Essec.
En ce qui concerne la carte scolaire, je suis passe par un lycee en ZEP qui a vu la meme annee sortir de futurs polytechniciens et normaliens, nombre d'entre eux ayant d'ailleurs suivi, etrange coincidence, les options latin ou grec depuis le college (pas classifie ZEP mais non moins "mixte"). Comme quoi l'on ne devrait pas fuir un etablissement etiquette "ZEP" mais admettre qu'a l'interieur d'un meme lycee il puisse y avoir des niveaux differents.
Enfin je ne partage pas le meme enthousiasme pour l'artisanat d'art, l'ayant vu mentionne assez souvent sur ce blog. De meme que nous ne devrions pas faire de notre pays un terrain de jeux pour touristes desoeuvres, pourquoi encourager a grande echelle des metiers dependants du mecenat et de classes aisees? C'est d'entrepreneurs et de techniciens dont nous aurions besoin, les connaissances de nos biologistes, ingenieurs, electroniciens et informaticiens n'ont a mon avis rien a envier au savoir-faire des compagnons. Ce ne sont pas des tailleurs de pierre qui ont apporte la revolution industrielle et arrache des millions d'hommes au cycle des miseres et des famines (le XXeme siecle et ses grands bonds en avant a provoque les siennes, mais c'est un autre debat)
En tout cas, tous mes remerciements M. Brighelli pour votre blog et votre perseverance!
Ecrit par : Romain | 07 octobre 2006
Quelques remarques en vrac :
1) il ne s'agit pas de vilipender les écoles de commerce. On ne fait rien sans argent. Mais ne faire QUE du commerce, c'est se promettre une société de machines, de robots, sans intérêt, sans saveur, sans espoir de progrès. Une telle société ne tiendrait pas longtemps.
2) Les universités n'ont aucun intérêt à publier des statistiques sur le devenir de leurs diplômés : il est catastrophique. Lorsqu'elles le font, les stats sont outrageusement déformées. Ranger des caddies sur un parking de supermarché, pour un docteur, est considéré comme un succès de l'école doctorale. Ben oui, le gars a trouvé du boulot, après tout. La question qu'il faudrait poser : combien de docteurs occupent un emploi pour lequel le doctorat était nécessaire ? Et là, personne ne veut le savoir, parce que la vérité fait peur à tout le monde.
Les universités sont paralysées par les normes Sanremo, qui sont presque totalement quantitatives ; il leur faut attirer le maximum de gens si elles souhaitent survivre, tamponner le maximum de diplômes, et tant pis pour les conséquences.
3) je ne crois PAS DU TOUT aux vertus de l'orientation, pas à l'université en tous cas. Un étudiant inculte et quasi-illettré sera un aussi mauvais mathématicien que biologiste, un aussi piètre juriste que littéraire, un aussi médiocre historien qu'ingénieur.
La question numéro 1, c'est celle du niveau du bac. Tant qu'on agira pas là dessus, toutes les mesures d' "orientation" n'auront qu'un effet mineur, à la marge, quels que soient les moyens qu'on y mettra.
4) Les grandes écoles font du bon travail (du bon travail concernant l'enseignement supérieur. Pour la recherche, c'est autre chose), mais elles n'ont pas les mêmes contraintes que l'université. Surtout, elles peuvent sélectionner, sachant que les étudiants et les employeurs plébiscitent les filières sélectives.
5) De plus, il ne faut pas perdre de vue les proportions. En 2003, la répartition post-bac, c'était :
Prépas : 78 000 étudiants
STS : 190 000 étudiants
IUT : 114 000 étudiants
Fac : 1 200 000 étudiants
Quand on accueille 15 fois moins de personnes, tout est plus facile.
La vérité derrière ces chiffres est transparente : il y a dans ce pays des centaines de milliers de jeunes dont personne ne sait quoi faire. Alors, on les balade, deux ans, trois ans, cinq ans, huit ans, le plus lentement possible, histoire de gagner du temps.
Ecrit par : Pierre-Henri | 08 octobre 2006
Bonjour,
Oui, la révolution industrielle c'est un autre débat : elle a sans doute apporté des améliorations . Mais à quel prix ? Les industriels ne se sont-ils pas élevés contre les lois destinées à reculer l'âge d'entrée des enfants dans les lieux de PRODUCTION. J'ai lu "Mine d'enfer " cet été, paru à l'occasion du centenaire de la catastrophe de Courrières en 1906. Il fallait sauver la mine et l'on a emmuré les hommes. Le documentaire fiction sur Marie Pape Carpentier dont le combat se situe sous la Restauration et le Second Empire évoque clairement cet aspect du sujet.
Pour le 20° siècle, je me pose des questions. Au collège en 1960-61 on nous parlait de la faim dans le monde et des solutions à apporter. Nous lisions "Le Courrier de l'UNESCO" avec le Directeur qui nous enseignait aussi l'histoire -géo parce que ... parce qu'il fallait s'organiser au mieux avec les moyens du bord. Quarante ans plus tard, en parcourant une enquête du périodique " Alternatives économiques" sauf erreur, j'ai appris que les riches étaient devenus plus riches et les pauvres encore plus pauvres. Le progrès c'est pour qui ? Je ne suis pas historienne, encore moins économiste. Aidez -moi à comprendre.
Bonjour Dobolino. Votre anecdote m'a bien fait rire : je suis rousse au teint clair et je rougis d'un rien. J'ai eu à subir quelques quolibets laissant supposer un attachement à la dive bouteille. Sans plus. Le rire nous a beaucoup aidées à supporter certains principes étouffants de l'époque. En dernière année nous étions censées acquérir le petit manuel de MORALE PROFESSIONNELLE. Les anciennes nous en avaient dissuadées en expliquant que les leçons de la Directrice suffiraient largement et que la dépense était superflue. L'une d'entre nous, cependant, avait éprouvé l'irrésistible curiosité d'en consulter un exemplaire et de nous en lire quelques extraits à l'occasion d'un moment de pause. Je la vois encore s'installer auprès du bureau et se mettre à déclamer :"La jeune institutrice consacre ses dimanches à préparer la classe et à corriger les cahiers. Par la fenêtre de son logement de fonction elle jette un coup d'oeil à la ronde joyeuse des postières. Non elle ne les rejoindra pas. De même elle résistera aux paroles enjoleuses du séducteur attiré par son traitement. Par contre, elle a bien remarqué le jeune adjoint à lorgnon du village voisin. Elle saura attendre."
Je ne retranscris pas mot pour mot,mais la ronde des postières et l'adjoint à lorgnon,ça je m'en souviens et je me souviens surtout que nous avons passé un sacré bon moment de rigolade. La lecture à voix haute finalement ... Bon dimanche è tous.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 octobre 2006
Pierre-Etienne
Merci pour les chiffres, on ne sait jamais, ça peut servir... je suis d'accord avec vous là-dessus, le problème principal à l'université, c'est le niveau du bac. Deux solutions évidentes : relever les exigences de cet examen, ou instaurer un examen d'entrée en première année, pour TOUTES les filières, y compris celles qui ont un concours à la fin de la première année. Ca ferait autant d'étudiants fantômes en moins...
C'est dommage pour l'université, qui est devrait produire de l'excellence, d'être devenu une sorte de poubelle, où on fait mariner des étudiants pour diminuer les chiffres du chômage. Heureusement qu'il y a les profs, pas tous, oh non, mais quelques-uns, qui ont eu la cruauté bienveillante de nous dire que le sang, la sueur et les larmes, ce ne serait pas assez. Qu'il faudrait en plus l'opiniâtreté, la capacité à sourire joliment à des gens qu'on déteste sans jamais le laisser voir, et à ravaler les humiliations, voire à les oublier. Et puis ne rien attendre d'autre de la fac, se faire à côté une vie solide, bien séparer les deux domaines, surtout, et savoir lâcher les obligations universitaires pour rentrer chez soi le sourires aux lèvres, de temps en temps. On en pensera ce qu'on veut, mais c'est déprimant. Et se donner tout ce mal pour ça ? Faut croire qu'il y a beaucoup de masochistes dans les universités françaises...
Ecrit par : Claire | 08 octobre 2006
Claire a écrit: "Je n'ai aucune vocation pour la garderie d'ados plus lourds et plus grands que moi, je n'ai aucune envie de m'épuiser pendant des années à batailler pour la politesse et le silence. Je le ferai, tant pis, j'en suis désolée pour les élèves qui me passeront entre les mains. Ils vont en baver, je serai sûrement un prof exécrable, et tout cela parce que je n'aurai pas d'autres façons de financer ma thèse, à part la prostitution que, pour des raisons d'amour-propre et de fidélité à mes idéaux, je n'envisage pas."
Je ne vous connais pas Claire, et je ne vais pas vous attaquer personnellement; mais représentant tous les dangers qu'encourt l'enseignement, c'est à partir de vos propos et de votre cas que je vais m'énerver. No offense.
Je vous en supplie n'enseignez jamais alors en collège ou lycée. D'une certaine manière vous êtes comme votre camarade de Lettres-Espagnol, vous allez vivre aux crochets de l'Etat.
Vous n'avez aucun sens de la responsabilité: l'Etat vous paye pour un service que vous rendez à la Nation. Ce n'est pas rien. Venir pour prendre la maille, passer votre temps et soupirer que vous n'êtes pas heureuse à vos collègues et décider d'être un mauvais prof me donne la nausée. Et vos élèves futurs vous le feront immanquablement payer.
Comme je dis souvent: un boucher peut faire de la recherche dans son coin. Faites autre chose que prof, il y a tout un panel de boulots en France ou à l'étranger (avec moins de sécurité, mais ils existent: cependant je suppose que, agressive et pleine de morgue, vous n'en restez pas moins avec une mentalité de fonctionnaire: la sécurité avant tout); c'est une fonction bien trop importante que celle d'enseignant; c'est pour cette raison qu'il ne faut pas la laisser entre les mains des incapables et des mauvais esprits méprisants comme le vôtre.
Je les vois tous les jours ces petits gris qui soufflent, qui maugréent, qui se font ch..., qui ne supportent pas les ados, qui ne les aiment pas, et qui finissent pas détester leur matière. Et la vie. Parce qu'ils n'ont pas réussi ailleurs. Il faut toujours considérer l'échec comme une probabilité, une possibilité.
Je suis doctorant, j'enseigne en LEP (ça me permet de gagner ma vie, mais surtout, malgré toutes les difficultés, ça concrétise mon projet de 3eme: être prof; je sors quelques fois lessivé de classe, je m'y ennuie parfois, je me sens inutile, ou mal employé, mais le lendemain est un autre jour, et je reviens à la charge), je me suis débrouillé à être vacataire pour quelques mois à la fac: je jongle entre les niveaux - ça me tient en éveil: je ne suis pas à la fac le prof qui bombarbe son cours sans prendre le temps d'abord d'avoir été extrêment clair. Vous mépriserez vos étudiants à cause de leurs capacités (vous serez l'étalon qui jugera tel ou telle selon votre propre passé): les premières années de fac servent d'annexes au lycée, à tenter de remettre au niveau ceux qui arrivent avec le niveau bac et équivalent. Et ils et elles sont souvent perdus, peu sûr d'eux, et de plus en plus, oui, oui, attentifs et sérieux: car, on ne rigole plus si on veut bouffer après bac + 3.
Etre prof à la fac, c'est enseigner avant tout. Vous serez déçue, vous rechercherez peu, vous rentrerez beaucoup de notes, gratterez encore plus de papiers administratifs, gèrerai vos sections, etc. Soyez courageuse et réfléchissez: passez les concours de bibliothécaire, rangez des livres, et essayez de devenir Bataille. Lui, il n'a jamais donné des cours à la fac.
Ecrit par : Pendariès | 08 octobre 2006
"Je ne connais personne qui ait réussi un bon doctorat parallèlement à l'enseignement secondaire." Pierre-Henri.
J'en connais. Mention TB. Avec félicitations du jury à l'unanimité. Regardez autour de vous, c'est de plus en plus la norme les chercheurs qui bossent à côté.
Ecrit par : Pendariès | 08 octobre 2006
lLes doctorants qui sont profs ou qui ont été assez intelligents pour payer leurs recherches grâce à un autre métier que celui d'enseignant sont la norme. On gagne sa vie; et on réussit sa thèse.
Puis, tout le monde sait que les thèses en littérature française 19 et 20ième siècles mènent à des impasses professionnelles. Celles et ceux qui persévèrent dans ces voies sont à mon avis un peu stupides, ou alors ont eu des directeurs/trices qui leur voulaient du mal.
Ecrit par : Pendariès | 08 octobre 2006
Être enseignant, à quelque niveau que ce soit, est un service public. Un SERVICE pour la Nation payé par l'Etat, grâce aux impôts et à la monstreuse dette française. Heureux celles et ceux qui ont passé une thèse en ayant un boulot en parallèle, car, poursuivre un doctorant est un pari: le dé est lancé, la roulette tourne, rien n'est sûr. Si la mise n'est pas remportée, reste le travail qui a permis d'être à l'abri, et de continuer à l'être.
Ecrit par : Pendariès | 08 octobre 2006
"Heureux celles et ceux qui ont passé une thèse en ayant un boulot en parallèle"
Pendariès
Sorry, Penda, mais à part en Lettres ou Histoire de l'Art, c'est impossible de bosser à côté...
Et cela a déjà été dit !
Ecrit par : D'Enguell | 08 octobre 2006
D'Enguell, j'avais en tête, les sciences humaines. Claire et Pierre-Henri parlaient de cela. Je parlais de ce que je connais. Pardon de ne pas avoir été précis. Mais en Langues, Histoire, Géo, Philo, Linguistique, Musicologie, Cinéma, etc. cela peut se faire aussi! La grande majorité des doctorants de mon E.D. ont les mains aussi dans le cambouis.
Ecrit par : Pendariès | 08 octobre 2006
D'abord, je dirai à Claire, que M1, c'est ce qu'on appelait il n'y a pas si longtemps, maîtrise. Pas de quoi fouetter un chat...Je ne pense pas qu'on puisse se représenter encore ce qu'est la recherche, la vraie. Cela reste quand même, un diplôme assez vite préparé et assez répandu. On ne peut quand même pas financer les études de tous les étudiants qui sont au niveau maîtrise... Cela ne fait quand même que bac+4... La question du financement se pose sérieusement ( exception faite des boursiers qui le sont depuis longtemps bien sûr) au niveau de la thèse qui représente un choix véritable. Et on n'a plus le même âge non plus...
Le discours de Pendariès me semble de loin le plus sérieux et le plus honnête. En lettres, on sait très bien que rentrer à la fac est difficile, mais être déjà énervée au niveau de la maîtrise ou du M1 en se disant qu'on devrait avoir sa recherche financée, me parait "gourmand"! et injustifié quand les parents peuvent encore épauler l'étudiant. Quant au discours que vous avez, Claire, sur l'enseignement, je le trouve fort triste. Et j'espère que vous n'atterrirez jamais devant des élèves, ni des étudiants. On peut faire de la recherche en enseignant, c'est dur, il faut faire des choix drastiques ( au niveau de la thèse) avant on s'en sort. Le problème actuel est qu'on laisse tous les étudiants s'inscrire à des niveaux auxquels ils ne peuvent pas forcément prétendre. On retombe sur l'éternel problème de la sélection... Bien sélectionnés et orientés, les étudiants pourraient être mieux aidés financièrement et on aurait moins d'aigris... L'aigreur devant les élèves est absolument fatale.... ( dans le recherche aussi....) Et puis quelque chose qui ne se dit pas souvent, ( François l'a dit , je crois récemment) la recherche, c'est aussi un état d'esprit.Et cela n'a pas besoin de se solder systématiquement par un diplôme.
Compter uniquement sur la recherche pour "vivre" actuellement, c'est un coup à foutre en l'air et sa recherche et sa vie. Tout cela à mon humble avis et sans chercher à offenser Claire.
Ecrit par : elisabeth | 08 octobre 2006
Les tailleurs de pierre Batisseurs de Cathédrales sont les premiers Francs-Maçons.Bonjour les connaissances historiques du petit Romain! Il a du en fréquenter des Compagnons dans sa vie pleine d'expérience... Faudrait aussi apprendre à mettre des accents sur les e, ce serait plus lisible.
Pierre-Henri! Les Grandes écoles et la recherche: Ecole supérieure de physique et chimie industrielle de Paris (ESPCI)= deux prix Nobel parmi ses enseignants chercheurs... Cherchez, vous trouverez! Ce sont les seuls Français nobelisés ces derniers temps.
Hélène, la lecture à voix haute: un exercice indispensable qui a disparu des écoles primaires. Quel plaisir c'était, ces livres de lecture courante de Paul-Jacques Bonzon sur lesquels les 45 élèves lisaient à tour de rôle un paragraphe! J'ai été mis en retenue car je m'étais précipité sur les chapîtres suivants et, quand mon tour est venu de lire à voix haute, j'étais cinq chapîtres après et n'avait aucune idée de ce que je devais lire.
Pour le doctorat qui est en passe de devenir aussi nul que le doctorat allemand, ça ne doit pas être bien ardu... Il y avait doctorat d'Université et doctorat d'Etat, si je ne me trompe pas, qui n'avaient pas la même valeur. Où en êtes-vous à présent? Le doctorat d'Etat à trente cinq ou trente six ans en Lettres et Sciences Humaines était exceptionnel: ces gens-là travaillaient depuis combien d'années quand ils le décrochaient?
Huit heures par jour pour l'enseignement + deux heures pour les fonctions végétatives+ sept heures de sommeil= reste sept heures par jour pour la thèse, un peu plus le dimanche( mettons dix heures), le samedi et le mercredi(mettons 9 heures). Soit 66 heures par semaine, 80 heures pendant les vacances scolaires soit 13 semaines par an à 80 heures et 39 semaines à 66 heures, ça nous fait 3614 heures par an disponibles pour votre petite thèse, sachant que par rapport à trente ans plus tôt, vous disposez de l'internet pour vos recherches(ce qui économise les déplacements et copies), d'un ordinateur à traitement de texte pour taper votre thèse et de coûts d'impression dérisoires. Le tout reste de vous pousser au cul au lieu d'user votre énergie à pleurnicher sur votre pauvre sort de fonctionnaires.
Ecrit par : ania | 08 octobre 2006
La première génération du baby boom (au sens strict 1942-1964) commence à prendre sa retraite. 1946 est la première de ces années à gros effectifs, d’où les nombreux départs qui débutent en 2006-2007.
Ce n’est pas pour autant que ceux qui ont un doctorat vont trouver un boulot dans leur domaine. Étant donné la misère des locaux et de l’encadrement, du moins en facs de sciences humaines, on va sans doute recruter des « vacataires » et autres « contractuels » comme dans le secondaire.
Seule logique qui semble guider les politiques et les profs de fac : de gros bataillons d’inscrits.
Un vrai cercle vicieux : des bacheliers médiocres servant à faire nombre pour des subventions et des primes d’où ces échecs et cette inflation-dévaluation des diplômes.
Ecrit par : LaRiba | 08 octobre 2006
Effectivement, il vaut mieux ne pas s'essayer à l'enseignement si on a pas le feu sacré. Les élèves vous dévoreront. En ce qui me concerne, j'ai rapidement pris la poudre d'escampette (mais je garde une admiration folle pour ceux qui y arrivent... c'était loin au dessus de mes capacités).
Il ne faut pas se focaliser sur l'université française. Elle n'est plus qu'un cadavre. En caricaturant à peine, je dirais que le statut de MdC est presque le pire possible pour qui veut faire de la recherche. La quasi totalité des universitaires engloutissent un temps faramineux dans les activités annexes et, au final, ont infiniment moins de temps disponible que n'importe quel fonctionnaire aux 35 heures.
L'activité de recherche en humanités étant de toute façon bénévole, sans espoir de carrière à la clef, n'importe quel métier peut servir à la financer. Comme alternative, vous avez aussi les concours de la fonction publique dans les domaines de l'action culturelle : bibliothécaire, conservateur, agent du patrimoine, etc... Attention, les concours se préparent souvent deux ans à l'avance :
http://www.cnfpt.fr/fr/concours/contenu.php?id=166&f;=C
De toute façon, avec une moyenne d'âge de qualif qui tourne autour de 36-40 ans, il faut bien trouver les moyens de se débrouiller pendant de longues, très longues années.
En résumé, d'un point de vue professionnel, n'attendez strictement R-I-E-N d'un doctorat en humanités. On le fait pour soi, pour faire avancer la connaissance humaine, pour se prouver qu'on peut atteindre le plus haut niveau possible dans un domaine donné (et, contrairement à Pendariès, sur ce point là je dirai : vive l'orgueil !), pour le plaisir de l'écriture et de la découverte... mais pour gagner sa vie, jamais. Ce serait suicidaire de penser cela.
Ecrit par : Pierre-Henri | 08 octobre 2006
Ah! Pierre-Henri, il fait bon retrouver votre réalisme habituel sur le milieu universitaire!!! ;)
Ecrit par : Yvon GOUGIS | 08 octobre 2006
Pour repondre a Pierre-Henri, je ne fais pas l'apologie d'un monde de machines (grace auxquelles vous communiquez sur ce blog soit dit en passant), et mon voeu le plus cher serait que chacun fasse un meilleur usage de son temps de loisir que d'aller brailler dans les stades ou remplir des grilles de loto. La recherche universitaire a nos heures perdues, pourquoi pas?
Nous reviendrions ainsi au sens que les grecs donnaient au mot loisir, schole.
Il est vrai que sans l'enseignement des savoirs l'orientation n'est rien. Il n'empeche qu'il est criminel de laisser des jeunes errer dans des filieres poubelles.
Mes plus plates excuses ania pour l'absence d'accents, je n'ai qu'un clavier anglais a ma disposition. Quant aux batisseurs de cathedrales, oui je veux bien, mais allez demander aujourd'hui a un tailleur de pierre de vous monter une usine de semi-conducteurs! Ne voyez pas dans cette remarque un quelconque mepris envers les Compagnons, qui font un metier o combien admirable, je m'elevais contre la generalisation d'une activite que n'exercera jamais, a mon avis, qu'une infime minorite.
Quelqu'infinie soit l'etendue de votre savoir acquis au prix du sang et des larmes, il ne vous dispense d'ailleurs pas d'etre agreable.
Ecrit par : Romain | 08 octobre 2006
Merci Pierre-Henri. J'ai renoncé en 87 à un sujet de thèse qui n'avançait pas. Pourtant je travaillais sur le patrimoine littéraire de ma région et cela s'accordait parfaitement avec la circulaire du 17 février 1977 et une autre de 1986 lesquelles définissaient les fonctions des documentalistes des lycées et collèges sans statut depuis 1958 ( et qui avaient été déclasés dans l' échelle indiciaires des salaires, déclassement compensé par une indemnité spéciale ne couvrant pas la perte subie. ) J'ai dû arrêter pour plusieurs raisons : mon CDI me prenait du temps et beaucoup d'énergie, j'avais deux gosses d'âge scolaire , une personne âgée de ma famille dont il fallait encadrer la solitude, et un mari assumant avec un courage admirable les conséquences irréparables d'une grave négligence médicale. Je m'en sortais plutôt bien sauf que la thèse n'avançait pas évidemment. Je reçus alors une lettre de rappel à l'ordre de mon directeur de thèse assortie de propos diffamatoires. Ce fut un choc dont je mis plusieurs semaines ou plutôt plusieurs mois à me remettre et je résolus de tourner la page en me disant que je m'étais complètement fourvoyée. J'aurais dû m'en rendre compte plus tôt : j'avais entendu cette personne déclarer un jour à un collègue que le Recteur pourrait accorder plus volontiers des autorisations d'absence aus enseignants du secondaire afin qu'ils puissent assister aux colloques au lieu de s'embêter avec leurs élèves. Sans commentaire.
Ceci dit je m'étais trompée sur la nature même du travail. Je voyais dans la thèse une possibilité de satisfaire mon côté fouineur et créatif en passant par l'imagination. Or ce n'est pas cela du tout. Par ailleurs j'avais envisagé ce travail pour le plaisir et non pour enseigner dans le supérieur car j'aimais mon lycée, ce lycée dont "on "me disait parfois qu'il faisait "ouvrier". Et alors ? Alors j'y suis restée en surmontant les mauvais jours mais en savourant aussi des satisfactions.
Aujourd'hui, retraitée et heureuse grand-mère, je travaille sur François Boyer, à mon idée, pour le faire connaître dans sa région natale. Son amour des gosses, son humour décapant et sa jubilation de la vie me conviennent . Ce ne sera pas une thèse, loin de là . Simplement j'espère aller au bout de mon idée .
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 09 octobre 2006
Je ne vous accusais pas Romain ! J'ai beau être un littéraire, je ne hurle pas vade retro quand je vois passer un économiste, un physicien, un ingénieur, etc. Il n'y a que les psychologues et les sciences de l'éduc qu'on pourrait larguer au dessus des Kerguelen sans que je me sente trop concerné. Sauf pour des raisons humanitaires, parce que je ne voudrais pas que les manchots en souffrent trop.
Il y a juste une tendance énervante, dans l'université française, à toujours choisir fromage ou dessert. Un jour on décide que l'économie c'est bien, tout le monde doit être économiste ; Bourdieu est à la mode, tout le monde doit être sociologue ; Meirieu pousse ses pions, on ne finance plus que les sciences de l'éduc ; un mandarin dit "cognitif", paf, tout le monde doit être cognitiviste... c'est agaçant, à la fin.
Nous sommes totalement incapables de mettre en place des universités qui soient vraiment UNIVERSELLES, qui laisseraient s'exprimer toutes les disciplines. Petit test express sur les sites internet des grandes universités US :
http://www.princeton.edu/main/ met en avant une exposition consacrée à la perception des étrangers dans l'art japonais.
http://www.harvard.edu/ fait la pub de sa compagnie de ballet.
http://www.yale.edu/ parle médecine (zut, contre exemple. Pas de chance pour moi, mais Yale possède aussi, paraît-il, une magnifique bibliothèque de livres anciens).
http://www.stanford.edu/ entre autres nouvelles, nous apprend la construction d'un nouvel auditorium pour les concerts.
Et cela ne les empêche pas, en plus, de former des tas d'ingénieurs, scientifiques, médecins, avocat, hommes d'affaire... de jouer en bourse et de déposer des brevets qui leurs rapportent des montagnes d'argent. Et je suis même persuadé que leurs enseignements de pointe en humanités les aident aussi dans les autres domaines. Rappelons cette magnifique citation de Leyland Stanford, qui pourtant était un de ces barons du rail du 19ème siècle dénué du moindre scrupule : "The imagination needs to be cultivated and developed to assure success in life. A man will never construct anything he cannot conceive."
En France, on a séparé les humanités des autres disciplines, dans l'espoir d'économiser de l'argent en les laissant mourir doucement. Résultat : les humanités sont mortes... et les sciences sont en train de suivre, parce qu'il n'y a plus de dialogue, plus d'échange, plus de confrontation d'idées. Confrontation qui marche dans les deux sens, d'ailleurs. Bien que littéraire, je suis content quand un physicien m'explique comment il joue au mécano à l'échelle moléculaire, par exemple.
Concernant l'orientation, la situation est catastrophique. Pour prendre un exemple cité ailleurs sur ce blog, où pourrait-on orienter un bachelier qui situe Montpellier dans l'espace rhénan ? Vous imaginez la perception du monde que possède ce jeune, à 18 ans ? Et il pourrait même s'incrire en géographie, s'il le souhaite !
Imaginons qu'il le fasse. S'il échoue, pourra-t-on dire que la géographie est une "filière poubelle" ? Non, on aura juste mis l'université devant une épreuve impossible : transformer en géographe quelqu'un qui confond encore Strasbourg et Montpellier après douze années passées sur les bancs de l'école. Ce n'est pas une question de filières-poubelles / filières-pas-poubelles... c'est une simple et bête question de niveau.
Ecrit par : Pierre-Henri | 09 octobre 2006
Aux chiottes les marxistes qui gangrènent l'éducation nationale. Voici le programme de Philippe de Villiers pour l'école. EXCELLENT.
http://www.pourlafrance.fr/
Prolongement de la famille, l’école est un rouage essentiel du redressement national. Après quarante ans d’expériences éducatives et pédagogiques excentriques, farfelues, voire idéologiques, il convient de la recentrer sur ses missions premières : transmission des savoirs, promotion du civisme, rayonnement de la culture nationale.
Recentrer l’école sur ses missions premières, c’est remettre en vigueur l’autorité des maîtres.
42 - Remettre en vigueur l’autorité des maîtres, c’est cesser de les considérer comme des animateurs sociaux.
• Supprimer les IUFM, qui ôtent toute autorité aux professeurs en les transformant en «gentils organisateurs», et les remplacer par des instituts de formation d’un haut niveau d’exigence.
43 - Remettre en vigueur l’autorité des maîtres, c’est engager l’école sur la voie du mérite et de l’effort.
• Instaurer un système de notation strict et sélectif.
• Promouvoir à l’école la sélection fondée sur le mérite et l’effort.
• Proscrire la sélection sur le «piston», les «passe-droits» et la discrimination positive, qui n’est autre qu’un piston encouragé, officialisé, légalisé.
• Supprimer le collège unique.
44 - Remettre en vigueur l’autorité des maîtres, c’est favoriser l’émulation.
• Supprimer la carte scolaire pour permettre aux familles de choisir l’établissement de leur(s) enfant(s).
• Instituer la liberté scolaire.
45 - Remettre en vigueur l’autorité des maîtres, c’est soutenir les professeurs dans l’exercice de leurs fonctions.
• Mettre l’administration et la hiérarchie de l’Éducation nationale au service des maîtres en exigeant d’elles un soutien sans faille aux professeurs qui sanctionnent un élève.
46 - Remettre en vigueur l’autorité des maîtres, c’est rétablir des pédagogies efficaces.
• Bannir des classes les pédagogies déstructurantes et décérébrantes qui dénaturent l’école en la résumant à un rapport entre l’enseignant et l’enseigné.
• Recentrer l’école sur ses missions premières, c’est rétablir l'autorité des savoirs et du savoir-vivre.
48 - Rétablir l’autorité des savoirs, c’est recentrer l’enseignement sur les disciplines essentielles.
• Réformer les programmes en supprimant les matières et les options superflues (350 matières enseignées dans le secondaire !) qui placent les disciplines sur un pied d’égalité et brouillent ainsi la mission de l’école.
49 - Rétablir l’autorité des savoirs, c’est valoriser leurs applications concrètes.
• Illustrer le caractère concret des matières enseignées en confrontant les élèves de collège et de lycée à la réalité économique par un cours trimestriel faisant intervenir un artisan, un commerçant ou un petit entrepreneur.
50 - Rétablir l’autorité des savoirs, c’est remplacer l’objectif de 80 % de bacheliers par celui de 100 % de qualifiés.
• Promouvoir l’apprentissage et les filières professionnelles en les développant en fonction des besoins économiques.
• Réhabiliter le travail manuel par un stage obligatoire d’un mois chez un artisan ou à l’usine en classe de 3e.
51 - Rétablir l’autorité du savoir-vivre, c’est imposer une discipline stricte à l’école.
• Rendre obligatoire le port de la blouse (en primaire) et de l’uniforme (dans le secondaire) afin d’effacer les différences sociales, de mettre fin aux excentricités vestimentaires ou communautaristes et de lutter contre le racket.
Recentrer l’école sur ses missions premières, c’est promouvoir les valeurs et la culture nationales.
52 - Promouvoir la culture nationale, c’est refuser un enseignement multiculturel.
• Supprimer l’enseignement intitulé «langues et cultures d’origine», qui favorise le communautarisme et s’oppose à la francisation.
53 - Promouvoir la culture nationale, c’est proscrire le multiculturalisme dans les programmes.
• Réformer les programmes d’instruction civique qui culpabilisent les jeunes Français et privilégient la repentance sur
la grandeur de la France et la nécessaire fierté nationale.
54 - Promouvoir la culture nationale, c’est transmettre l’amour de la France aux jeunes générations.
• Faire flotter le drapeau tricolore dans toutes les cours de récréation.
55 - Promouvoir la culture nationale, c’est transmettre les valeurs patriotiques à l’école.
• Imposer une heure hebdomadaire d’enseignement des valeurs patriotiques (comme Tony Blair vient de le faire avec
les valeurs britanniques en Grande-Bretagne), du primaire à la classe de terminale, quelle que soit la filière.
56 - Promouvoir la culture nationale, c’est donner la priorité à la culture et à l’art français et européens.
• Créer un enseignement obligatoire de l’art et de la culture français et européens dès l’école primaire en promouvant un art enraciné et libéré du culturellement correct. Introduire à l’école, à côté des disciplines de la connaissance, les disciplines de la sensibilité.
Ecrit par : Coralie Vankempen | 11 octobre 2006
Bonjour,
La carte scolaire est aussi un vrai problème aux Etats Unis. Même les "bonnes" écoles publiques ne mettent à mon avis que de la soupe dans les cervelles des gamins.
Nous avons déménagé pour mettre notre enfant à l'école française... Marrant, hein ?
Ecrit par : Christine | 11 octobre 2006



