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02 septembre 2006
Cahiers de doleances
Cahiers de doléances
Les élections sont lancées. Alors, autant suggérer aux candidats futurs d’avancer des idées, plutôt que de rivaliser en tenues de plage plus ou moins seyantes par magazines interposés…
Qu’avons-nous à leur suggérer pour l’Ecole ?
D’abord, qu’ils en parlent. Quand l’ex-futur-ex-candidat Jospin sortit l’année dernière un livre intitulé « Le monde comme je le vois », cet ancien ministre de l’Education ne consacra pas une ligne à l’Ecole. C'était faire preuve de trop d'humilité…
Ensuite, qu’ils prennent la mesure de la catastrophe. Une génération entière, depuis le milieu des années 80, a été sacrifiée sur l’autel des « 80% d’une classe d’âge au Bac » — le même autel où l’on jette en même temps ces 50% d’étudiants qui échouent en première année, toutes options confondues, parce que pour la première fois on les soumet (un peu) à la vérité des prix. Sans parler de ceux qui n’ont pas même un Bac généreusement distribué par des correcteurs blasés ou obéissants — quelle estime d’eux-mêmes ont ces mômes laissés-pour-compte d’un système d’enseignement qui les a flattés dans le sens du poil avant de les larguer en rase campagne ? Il faut fabriquer un système scolaire qui permette à chacun d’aller au plus haut de ses capacités — qu’elles consistent à faire des études supérieures abstraites ou à se spécialiser dans un métier manuel.
Enfin, qu’ils fassent des propositions.
Et s’ils manquent d’idées, ce blog doit être, à mon sens, le laboratoire de l’école de demain.
Je souhaite que tous ceux qui viennent ici, régulièrement ou par hasard, fassent des propositions concrètes — de la Maternelle à l’Université, et peut-être au-delà, car nous sommes entrés dans une ère d’école permanente, comme d’aucuns parlaient autrefois de révolution permanente. Nous irons désormais à l’école tout au long de notre vie. C’est déjà vrai, en principe, pour les enseignants, depuis toujours, puisqu’on ne saurait être un passeur de connaissances sans renouveler, sans cesse, son Savoir. Ce sera vrai désormais pour toutes les catégories professionnelles : nous devons dire à nos élèves qu’ils n’en ont pas fini avec l’école en sortant du lycée ou de la Fac, qu’ils n’en ont pas fini avec la culture — et c’est justement ce goût pour le travail sans fin, pour la remise en cause de chaque jour, que nous devons insuffler dans les classes.
En un mot, le goût de l’effort. Et un sentiment d’incertitude : heureux mes élèves si j’ai réussi à leur faire passer un doute…
Cela suppose, déjà, une refonte complète de la formation des maîtres. Quand j’appelle à un recentrage sur les Savoirs, cela implique aussi une remise en cause permanente de ces savoirs.
Mais on ne peut se remettre en cause si l’on ne sait rien.
Et, par définition, un recentrage sur des fondamentaux — à définir. Bien sûr, il faut Savoir Lire / Ecrire / Calculer / Compter (en abrégé : SLECC…). Mais je prêche depuis toujours pour une connaissance approfondie d’une Histoire enseignée chronologiquement, pour une base artistique / musicale de bonne qualité — nous en sommes loin —, et pour un épanouissement physique qui consiste à nouveau à favoriser la performance — contre soi, parce que le sport est dépassement de soi, et non compétition.
Bref, pour l’enseignement d’une culture.
Et pas forcément de cultures plurielles — une ambition démesurée, et, quand on y pense, une expression vide de sens, qui n’a pour effet que de favoriser le n’importe quoi / n’importe comment. L’école doit être le moteur d’une nouvelle intégration. La « citoyenneté » dont les Pédagogues nous ont rebattu les oreilles depuis quinze ans, et dont les fruits les plus évidents, et les plus étranges, sont la ghettoïsation des quartiers difficiles, les émeutes et la montée des barbaries nouvelles, ne se trouve, au fond, que dans l’apprentissage de la tradition républicaine. On doit pouvoir dire cela sans être, forcément, identifié comme un chevènementiste ou un lepéniste…
Cela ne va pas sans choix économiques drastiques. Le budget de l’Education est important. Mais peut-être est-il mal distribué ? Ne pourrait-on pas transfuser ici des sommes inutilement dispensées là ? Qu’un étudiant d’IUFM coûte près de six fois plus qu’un étudiant « standard » est sans doute excessif — surtout si l’on prend en compte le rapport qualité / prix…
Les enseignants français sont les plus mal payés du monde occidental, Italie exceptée. Le salaire n’est toutefois que l’un des facteurs qui entrent en compte dans l’évaluation d’un métier. Il faut songer à rendre cette fonction à nouveau attractive : dans deux ou trois ans arrivera au collège la génération du boom de l’an 2000, et nous aurons besoin d’enseignants là où actuellement on supprime des postes au nom des « classes creuses », au moment même où les 400 000 survivants de baby-boom prendront leur retraite. Si nous ne voulons pas connaître dans tous les secteurs de l’enseignement la type de catastrophe qui engloutit actuellement le corps médical, il faut inciter sérieusement les jeunes à aller vers l’enseignement — par choix, et non, comme aujourd’hui, par défaut. Et pour cela, redonner ua métier une vraie noblesse.
Il faut lever un nouveau corps de « hussards ».
Ces quelques éléments ne sont que des lanceurs d’idées. À vous désormais d’offrir le meilleur de vous-même — vos suggestions et vos critiques.
Jean-Paul Brighelli
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Commentaires
"ce blog doit être, à mon sens, LE laboratoire de l’école de demain."
Quelle modestie !
Ecrit par : Un prof | 02 septembre 2006
Ce blog est le reflet de ceux qui y passent — ou qui y résident de façon plus ou moins permanente.
Et quand on met bout à bout toutes ces intelligences, quelle que soit la mesure exacte de la mienne ou l'exiguité du cerveau de certains, tout "profs" qu'ils soient, cela donne un réservoir à idées bien supérieur, en qualité comme en quantité, aux "désirs d'avenir" de la Madone des crétins.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 septembre 2006
Je m'avise que les doléances au niveau français peuvent s'enrichir de doléances au niveau européen. Je vous invite donc à prendre connaissance de la pétition mise en ligne sur
http://www.sauv.net/meurotext.php?lang=FR
et de la signer, si vous l'approuvez.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 septembre 2006
Bien que professeur de langue étrangère, je suis très sensible à l'éducation artistique. J'ai eu une formation artistique complète et fortement "humaniste" au lycée, qui m'a permis de poursuivre sans problème des études littéraires à l'université , ainsi que d’apprendre en quelques mois le français pour pouvoir passer le concours ici.
Voici un exemple de ce que les élèves d'un lycée artistique italien produisent dans leurs cours. Je précise que ce type d'école existe dans toutes les villes italiennes.
http://www.liceoartisticotreviso.it/displaord.htm
Si, à la fin de son cursus, un élève du Lycée artistique doit être en mesure de reproduire un Della Robbia sans trop de difficulté, l'élève du lycée classique doit avoir atteint le même niveau de compétences en latin et grec.
Mais, le principe le plus important, du moins à mon époque (j’ai eu mon bac en 1993), était que tous les élèves devaient avoir une base culturelle commune : histoire (chronologique), histoire de la littérature (chronologique), chimie ,physique, mathématiques (et cela qu'il s'agisse d'un élève de lycée classique ou d'école professionnelle : si, en troisième année, l'élève littéraire étudie au mois de mars Galilée, son "coetaneo" de l'école de pâtisserie étudie la même chose. Cela se fait en suivant des programmes qui sont restés inchangés depuis la réforme Gentile, et dans lesquels les parents peuvent se reconnaître.
C'est cette école qui me manque. C’est cette école qu’ils sont en train de détruire en Italie , pour suivre le model français. AU SECOURS !
désolée, un moment de nostalgie.
Ecrit par : tata | 02 septembre 2006
quelqu'un sait ce qu'a dit Rocard à l'université d'été de l'UDF, concernant les réformes de l'ecole?
Ecrit par : Pendariès | 02 septembre 2006
Faut-il donc se taire, se soumettre, obéir aux lois de la société de consommation ,se plier au paraître, répéter sottement ce qu'il convient d'affirmer sans l'avoir vérifié et endurer sans cesse des réflexions du genre " vous les profs vous ne produisez pas et on vous paie avec nos impôts" ou encore "prof ça ne paye pas , il faut être vraiment con pour faire un métier pareil et si ça ne paye pas ça ne vaut que ça. Après tout ils ont les vacances." Instiututrice, puis documentaliste et enfin prof j'ai toujours fait de mon mieux travaillant sérieusement sans forcément me prendre excessivement au sérieux. Quand vous vous donnez sans compter parce que croyez à ce que vous faites, vous n'acceptez pas d'être considéré comme un fainéant qui ne sert à rien. J'ai souvent rué dans les brancards et je pourrais me taire vu que je ne suis plus dans l'arène mais c'est plus fort que moi, j'ai envie de la ramener . Il y a des choses qui restent à jamais en travers du gosier. Si les collègues de la relève peuvent s'exprimer pour remplir au mieux leur mission c'est une bonne chose A près tout ce sont eux qui sont au front ,ou au charbon, comme on voudra et qui sont confrontés à des difficultés dont j'ai connus les premices.
A propos du front , j'ai retrouvé au hasard de mes lectures, les propos d'un "hussard" trop tôt disparu.
" La pédagogie que j'ai pratiquée après l'avoir subie est sans doute un fort belle science, mais je n'en connais guère de plus vaine, de plus creuse et de plus inutile. Toutes les méthodes sont, permettez-moi le mot de la f...ichaise; je veux dire qu'avec un élève intelligent, elles sont toutes bonnes et avec un croûton elles sont toutes mauvaises...jusqu'à ce qu'on ait trouvé la bonne.
Le seul résultat auquel on aboutit, c'est de rendre l'enfant hypocrite et dissimulé, ce qui d'ailleurs, ne nous en plaignons point, est une attitude nécessaire et même indispensable à la bonne marche de la vie sociale (...)
Mettre ses mains dans ses poches, porter son chapeau sur l'oreille, siffler comme un merle, imiter le chant du coq, meugler comme un veau, braire comme un âne, tituber comme un poivrot, sacrer comme une douzaine de charretiers en colère, éxécuter des grimaces variées, en imaginer d'inédites, sont menus plaisirs pour NOTRE ENFANT.
De même il sera enchanté d'appeler sa casquette, une bâche, son mouchoir , un tire-jus, et il lui semblera mille fois meilleur et plus beau au lieu de donner à un adversaire une gifle, de lui coller une baffe sur le tournant de la g...
LOUIS PERGAUD ,1882-1915.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 02 septembre 2006
Merci JPB pour ce fil
Ma première doléance porte sur la maternelle:
je propose qu'on repense la question des niveaux et que l'on considère les enfants dans leurs individualités et non pas par classe d'âge...et un P.E par groupe de 10à15 gamins...des classes ouvertes les unes sur les autres où les enfants pourraient naviguer d'un atelier à un autre sans que l'on présume de ses capacités à apprendre où ne pas comprendre...on constaterait surement comme dans une fratrie nombreuse que les plus précoces tireraient les autres vers le haut...mais cela exige bien sûr qu'il y est aussi un encadrement formé en ce sens... il faut déjà jeter aux orties quelques préjugés sur les réelles capacités des enfants de maternelle et accepter qu'un enfant dans 15% des cas est capable d' apprendre à lire dès l'âge de 4 ans /4 ans et demie (enfant qui parle parfaitement , sait tenir un crayon et maitrise les graphismes de base)..accepter de revenir sur les méthodes dont ont a fait table rase et qui ont fait leurs preuves dans le passé.
il faudrait déjà concerter d'anciens instits d'expérience et tous ceux et celles qui aujourd'hui lèvent la voix pour faire un bilan de ce qui est profitable à l'enfant à la fois dans les nouvelles et anciennes méthodes...
ce fil pourrait déjà commencer à servir à cela...
Catmano d'ailleurs est sans doute la plus expérimentée sur ce blog pour y faire des suggestions censées
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 02 septembre 2006
Merci JPB pour ce fil
Ma première doléance porte sur la maternelle:
je propose qu'on repense la question des niveaux et que l'on considère les enfants dans leurs individualités et non pas par classe d'âge...et un P.E par groupe de 10à15 gamins...des classes ouvertes les unes sur les autres où les enfants pourraient naviguer d'un atelier à un autre sans que l'on présume de ses capacités à apprendre où ne pas comprendre...on constaterait surement comme dans une fratrie nombreuse que les plus précoces tireraient les autres vers le haut...mais cela exige bien sûr qu'il y est aussi un encadrement formé en ce sens... il faut déjà jeter aux orties quelques préjugés sur les réelles capacités des enfants de maternelle et accepter qu'un enfant dans 15% des cas est capable d' apprendre à lire dès l'âge de 4 ans /4 ans et demie (enfant qui parle parfaitement , sait tenir un crayon et maitrise les graphismes de base)..accepter de revenir sur les méthodes dont ont a fait table rase et qui ont fait leurs preuves dans le passé.
il faudrait déjà concerter d'anciens instits d'expérience et tous ceux et celles qui aujourd'hui lèvent la voix pour faire un bilan de ce qui est profitable à l'enfant à la fois dans les nouvelles et anciennes méthodes...
ce fil pourrait déjà commencer à servir à cela...
Catmano d'ailleurs est sans doute la plus expérimentée sur ce blog pour y faire des suggestions censées
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 02 septembre 2006
toutes mes excuses pour le double post...
soyons un peu sérieux et je propose qu'on réserve ce fil uniquement aux doléances ...pour les chamailleries des premiers et milieux de rangs ainsi que celles du fond de classe il y a d'autres fils...bon je retourne retrouver les copains sur "souvenir que me veux-tu" je repasse par ici dés que toutes mes modestes et maigres "idées" s'organisent...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 02 septembre 2006
M. Brighelli évoque dans son billet la formation post-universitaire, sujet vaste et interessant. A l'heure actuelle se dessine en Europe, pour ma profession, l'obligation de suivre des E.P.U. pour tous les praticiens. C'est déjà le cas en Angleterre. Suivre un E.P.U. c'est surtout cracher au bassinet, assister à la formation (rien ne vous empêche d'en profiter pour faire une bonne sieste suivie d'un bon gueuleton= un gaster comme on dit chez nous) de façon à pouvoir présenter un bulletin de présence en bonne et due forme. Bizarrement, tous les livres qu'on lit et toutes les revues auquelles on s'abonne n'apportent pas de points formation. Nous sommes censés avoir un niveau d'études qui nous permet en nous tenant à jour régulièrement d'aborder seuls les nouvelles notions qui, autant en bio qu'en médecine, foisonnent. En fait c'est un nouveau gros gâteau découvert pour faire bouger l'argent.
Exemple chiffré: trois jours de conférence 450 euros + Hôtellerie+ transport + remplaçant 120 à 150 euros nets par jour avec charges sociales de cadre + logement fourni et éventuellement nourriture.
Je suis offensée qu'on mette en doute ma capacité à réaliser seule à l'aide de documents ma formation continue post-universitaire et suis suffisamment lucide, ayant eu l'occasion de me frotter de près à nos éminents conférenciers, pour comprendre que ce soudain souci de notre soi-disant incompétence est sous-tendu par des enjeux essentiellement financiers.
Pas question ici de contrôle continu des connaissances, le présence aux conf suffira...
Ecrit par : dobolino | 02 septembre 2006
Je demande juste qu'on ne lache pas les nouveaux profs dans les pires conditions:
1) seul
2) 40 élèves (maxi 15 pour les nouveaux, 19 pour les meilleurs)
3) 2h de transport (aller)
4) 2 établissements différents (des fois 3)
5) des emplois du temps pourris 1 heure le matin 1 h l'après midi
et bien sûr je veux des méthodes qui vont du simple vers le complexe. Que tout le monde comprend(élèves/parents/enseignants)
à+ asap
Ecrit par : toto | 02 septembre 2006
c'est toujours moi, la nostalgique du système italien. Je me permets de coller isi une traduction du programme de littérature du lycée italien. Il tient en une page, mais - à mon humble avis - il est aussi très efficace ...Et le professeur se sent très libre dans les petites contraintes que voici:
Ginnasio (deux premières années après le collège)
Les deux années de Ginnasio offrent au jeune étudiant la possibilité de s’approprier, à travers la connaissance de meilleurs auteurs, d’un patrimoine qui sera approfondi au Lycée et qui développera chez lui le goût et les compétences d’une expression « ressentie » et « adhérente », en le rendant conscient de son jugement esthétique.
L’enseignant fournira, pour l’italien et le latin, des recherches comparatives sur la syntaxe en poursuivant les réflexions qui ont déjà été abordées dans les classes précédentes. On donnera aussi quelques notions de prosodie et de métrique. Pour ce faire, des passages de différents auteurs italiens et latins seront appris et récités.
Lycée (trois dernières années)
Au lycée, la méthode plus proprement historique que l’on suivra dans l ‘étude des trois littératures (italienne, latine et grecque ) permettra une pénétration critique des civilisations antiques et modernes ainsi que de leurs rapports. L’étude de la littérature sera accompagnée des documents et des passages caractéristiques pour le style de chaque auteur et de chaque époque. Sur la base de ces lectures on parviendra à saisir, au fur et à mesure, les caractères les plus importants pour chaque période et à susciter chez les élèves des formulations (orales et écrites) sur leurs propres sentiments et jugements. On ne négligera pas les remarques grammaticales, syntaxiques et lexicales.
Ecrit par : tata | 02 septembre 2006
ici (mon côté global)
Ecrit par : tata | 02 septembre 2006
PS
Pour ce qui concerne les "tests" OCDE etc ... où les Italiens ne se placent pas aux premiers "postes"... Il faudrait commencer à tenir en compte les paramètres adoptés.
Il paraît évident que, si on demande à un Italien de repérer "les éléments les plus importants d'un texte", il arrivera dernier... Pourquoi? Il se pose peut être trop de problème... Il ne comprendra pas non plus "la question", c'est à dire "ce qu'on lui veut" exactement !
Si on lui demande un thème de latin, ou bien de mette en relation le rôle de l'artiste au moyen âge et à l'époque contemporaine, et ben, désolée, il arrive premier.
J'avais ça sur le coeur depuis quelques années. Je l'ai dit. Merci pour votre site M. Brighelli.
Ecrit par : tata | 02 septembre 2006
Bonjour,
Cela me gêne beaucoup que vous disiez que les jeunes professeurs choisissent ce métier par défaut. Voulez-vous dire qu'ils choisissent ce métier quand ils ne sont pas capables d'en faire un autre?
Ecrit par : Ophelia | 02 septembre 2006
Pas toujours Ophelia, pas toujours. Les jeunes profs sont très très motivés. Mais, trop souvent, ils choisissent ce métier malgré leur ignorance radicale, dont ,bien sûr, ils ignorent la profondeur. Les meilleurs, connaissant les salaires de l'EN, préfèrent aller voir ailleurs... Et c'est humain. Il y a aussi quelques courageux qui entrent tout de même dans la boîte et y résistent malgré la salle des profs : tout mon respect.
Ce n'est pas parce qu' on se débrouille bien en anglais qu'on peut être un bon professeur d'anglais. Il faudrait une bonne connaissance de la civilisation anglaise, de son histoire (ainsi que des autres littératures...). L'épreuve pédagogique du CAPES recrute chaque année un nombre considérable d'ignorants.
Pour moi un professeur de langue est tout d'abord un professeur de lettres : or, je doute que les jeunes profs français aient fait leurs humanités au lycée... Tout ça est très triste, et on ne revient pas en arrière. Quel gâchis!
Ecrit par : tata | 02 septembre 2006
Au détour d'une de vos phrases... Se réclamer "de la tradition républicaine" et "être forcément identifié comme un lepéniste". Pourrait-on réfléchir trente secondes à comment en est-on arrivé là? Comment l'extrême-droite peut-elle se revendiquer républicaine? Et comment peut-on, par là même, implicitement, voire une proximité entre lepénistes et chevènementistes? Quelle est la responsabilité de la "gauche", de l'extrême gauche dans ce non sens? Quand le PS retrouvera t-il le sens de la formule de Jaurès, "le socialisme, c'est la République dans son ultime incarnation"?
Ecrit par : Krysztoff | 02 septembre 2006
Vouloir mettre en œuvre vos idées sans passer par une période de transition qui purgerait tous les enseignants médiocres est illusoire, à moins que vous ne pensiez que ceux-ci puissent former les prochaines générations correctement. A savoir qu’ils ne sont même pas capables de former convenablement l’actuelle.
Commençons donc par ne garder, d’une part, que ceux ayant l’agrégation – pour le lycée du moins. Cette mesure aura au moins le mérite d’assurer un niveau minimum de connaissance.
Ensuite, il faudrait faire du lycée une « mini université ». C'est-à-dire des cours en amphi, et des Travaux Dirigés (en amphi pourquoi pas ?). Il serait aussi bien de supprimer les heures de Travaux Pratiques et de les remplacer par des heures de cours.
La scolarité étant obligatoire jusqu'à 16 ans, le lycée ne garderait donc que les plus motivés.
Après, il est certain qu’il est impératif de trouver une solution alternative à ceux qui n’y réussiront pas pendant cette période de transition.
Après, s’il vous plaît, arrêtez de vouloir enseigner ce que vous appelez des « matières artistiques ». Comme si l’école en avait réellement besoin avec ce qui se passe.
Ecrit par : Estil | 02 septembre 2006
Comment peut-on espérer quelque chose de la droite? Elle s'acharne à tout détruire dans une pure logique comptable. Quant à gauche, les responsables (je dis bien les responsables car le peuple de gauche - le vrai- partage vos idées) sont ceux qui ont mis en place cette politique (Jospin, Allègre, Royal, Lang).
Que faire? A mon avis, essayer de peser le plus possible pour une épuration des cadres de l'éducation nationale, une suppression pure et simple des IUFM (préalable à n'importe quelle réforme sérieuse), une revalorisation du rôle de l'enseignement et de l'instruction, une refonte du rôle des CPE.
Enfin, il nous faudrait un ministre prof, un vrai pas un universitaire, quelqu'un comme vous...
Cordialement
Ecrit par : truffe | 02 septembre 2006
JPB au secours.....J'ai envoyé deux posts sur "Pitié" pour les filles et vrrrrouuut plus rien...ARRRRRGH
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 02 septembre 2006
"Commençons donc par ne garder, d’une part, que ceux ayant l’agrégation – pour le lycée du moins. Cette mesure aura au moins le mérite d’assurer un niveau minimum de connaissance"
Je connais des professeurs agrégés d'italien qui ont passé leur concours en apprenant par coeur le programme (4 auteurs misérables) et qui ne savent rien en dehors de ce programme (et ne savent pas non plus commander une pizza dans un restaurant de Milan). Ils savent faire "le plan" par contre, là ils sont les meilleurs (il ne faut pas qu'ils décident d'aller vivre dans un autre pays, car on ne prend pas en compte cette "compétence jésuite")
Je connais un critique italien, avec un parcours excellent, qui n'a que le Capes.
Que faire? les premiers au lycée , le deuxième à l'école élémentaire?
Pour ce que concerne les matières artistiques... Je crois que nous en avons besoin (N'est ce pas Sibille?)
Mais il faut que le coloriage soit réservé à l'heure d'art plastique, et qu'on n'en fasse pas en français.
Ecrit par : tata | 02 septembre 2006
Heu… Ministre, je ne suis pas preneur. J'en ai approché quelques-uns, et ce qu'ils doivent avaler de couleuvres, les pauvres… Je préfère la marge.
Si Tata a des connaissances particulières sur l'Italie, qu'elle nous en fasse profiter : le pédagogisme fait fureur avec un temps de retard dans la Péninsule. J'ai vaguement entendu parler d'un best-seller italien récent donnant le point de vue d'un chien sur l'éducation — ou quelque chose comme ça. Après le "Truismes" de la Darrieusecq (c'est ça, un écrivain ?) évoqué par ailleurs…
Estil, on ne peut pas garder juste les agrégés — d'autant que j'en connais pas mal qui sont fort médiocres : après tout, Evelyne Charmeux, qui vient de se faire démolir par Rachel Boutonnet sur France Inter (jeudi dernier, de 12 à 13) sur les questions de lecture, se targue d'être agrégée. Et il est urgent d'avoir des profs en plus, pas en moins.
Ophélia ("sur l'onde triste et noire… la blanche Ophelia flotte comme un grand lis…") je conçois ce que peut avoir de choquant mon propos de "prof par défaut", alors, je précise. Correcteur au CAPES, j'ai pu observer, en discutant le bout de gras avec les candidats (après les épreuves !), que nombre d'entre eux (pas tous) passaient ce concours parmi d'autres concours de la fonction publique, aussi bien professeur des écoles que cadre de la Poste ou de la Police — tout ce qui était ouvert au titulaire d'une icence. C'est en ce sens que j'ai écrit "par défaut". Personnellement, j'"ai passé deux jours à réfléchir sur mon avenir après avoir passé le Bac (Prof ? Psychiatre ? Cuisinier ? Maquereau ?), et je n'ai guère eu d'hésitation — je crois que c'est l'un des métiers qu'il faut faire par vocation, sinon on court à la catastrophe.
Maintenant, savoir si, malgré cela, on est un bon prof est encore une autre histoire. Mais il faut susciter les vocations — la revalorisation indiciaire du métier n'a aucune raison d'empêcher la passion, bien au contraire.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 septembre 2006
Mais non Montaigne à cheval vos posts y sont bien ..
ainsi que le palindrome en lettres de feux ...renvoi à G.Debord...
beaucoup de bugs sur le blog en ce moment JPB!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 02 septembre 2006
"Commençons donc par ne garder, d’une part, que ceux ayant l’agrégation – pour le lycée du moins. Cette mesure aura au moins le mérite d’assurer un niveau minimum de connaissance".
Lors de mon année d'IUFM, les 3 seuls qui n'ont pas été validés étaient des agrégés. Excellents en maths, incapables d'enseigner que ce soit en collège ou en lycée.
Ecrit par : Un prof | 02 septembre 2006
J'avais oublié de répondre à l'excellente question de Krysztoff (avez-vous lu l'extraordinaire trilogie d'Agota Krysztof, les uns et les autres — le Grand cahier, la Preuve et le troisième mensonge ?).
Un rappel / exemple historique. Après 1870, Jeanne d'Arc a été revendiquée par le républicanisme le plus pur — la tradition qui enfanta Jaurès. Cela allait bien avec la république revancharde. Ce n'est qu'après 1940 qu'elle a été annexée par le pétainisme, comme si ça allait bien avec la république défaitiste — et, depuis, par le Borgne du Finistère. Aujourd'hui, si un homme de gauche faisait référence à la donzelle de Domrémy, qu'est-ce qu'il n'entendrait pas ! Eh bien, il en est de même pour l'idée républicaine. Depuis que la gauche fait dans la démocratie tous azimuts, l'égalité des chances et les cultures plurielles (voir ma note d'il y a deux mois sur "le Nœud du problème"), elle a laissé la République à ceux qui d'ordinaire vilipendaient la Gueuse. C'est ce qui arrive quand on fait une campagne sans penser à s'adresser au peuple (je vous rappelle que c'est ce que Mauroy a reproché à Jospin), et que l'on croit que le pays se résume au Paris bobo et au Lubéron. Bientôt, on passera pour un facho quand on se dira républicain.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 septembre 2006
Je rappelle à "Un prof" que les agrégés, s'ils vont bien à l'IUFM, n'ont rien à en attendre, ni à en craindre, puisqu'ils sont pré-validés par le concours. En quoi je m'insurge contre le fait que les IUFM soient devenus les fourches caudines sous lesquelles doivent absolument passer les futurs certifiés — voir la Ferme des professeurs, de Vermorel. Je plaide dans À bonne école pour un retour — amlélioré — à l'ancien système, où une inspection décidait de la validation du Capes, après un stage in situ auprès de profs en exercice — rien ne vaut le terrain, non ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 septembre 2006
Un point encore.
Maurice Maschino, qui avait ouvert le bal en 1984 avec "Voulez-vous vraiment des enfants idiots ?" prépare chez mon éditeur et ami un livre sur la lâcheté dans l'Education nationale. Si vous avez des témoignages susceptibles de l'intéresser, envoyez-les lui, de ma part, à
[email protected]
Merci pour lui…
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 septembre 2006
Cher monsieur Brighelli,
Après quelques années (7 ) passées dans le système scolaire français en tant qu’enseignante, et compte tenu de mon expérience d’élève en Italie, ainsi que de l’expérience de mes collègues et amis qui se trouvent encore là bas( en essayant de vivre avec leur salaire misérable), j’affirme ce qui suit sans plus aucun complexe (car j’en ai vraiment marre marre marre) :
A l’heure actuelle, et avant que les réformes merieuennes ne sonnent le glas de NOTRE instruction, l’élève moyen italien connaît 10 FOIS (je répète : 10 FOIS ) plus de choses qu’un élève moyen français. Il est 10 FOIS (je répète : 10 FOIS) plus calme, docile, mature et bien élevé que son collègue français (je vois mal un gars qui sort de sa version de grec poignarder son prof en lui disant "comment que tu me causes ! ")
Jusqu’ici : on s’en fout, ce n’est pas le problème. Napoléon nous avait fait cadeau de ce Lycée et nous l’avons préservé pour vous …
Où est donc le problème ? l’enseignement italien (basé sur les humanités) a tellement été dénigré ces derniers temps au niveau international, que l’on s’apprête désormais à tout changer pour s’aligner aux performances européennes. A savoir :
repérer les éléments d’un schéma en deux minutes trente secondes, plutôt que savoir faire une version de latin (cette dernière compétence, ainsi que l’examen du niveau culturel des élèves, a-t-elle jamais été prise en compte dans les enquêtes OCDE qui placent la Finlande en tête de QUOI ?…Les Finlandais connaissent leurs humanités mieux que les Italiens ? J’en veut la preuve ! Bordel !)
Un exemple plus concret : dans le système français on apprend une chose qui fait partie de VOTRE tradition et qui ne se pratique pas ailleurs : " faire le plan " (désolée, je simplifie). Il est clair que cette compétence ne sera pas prise en compte lors d’un examen international. Doit-on pour autant renoncer en France à la pratique de la dissertation pour s’homologuer aux exigences internationales? Je dis non !
C’est de la supercherie, et nous sommes en train de nous laisser avoir…Cela répond à un projet européen bien défini, et je vous assure que la culture dans ce projet n’est pas le premier souci).
Mes collègues italiens ne savent plus à quel saint se vouer. Si, jusqu’à il y a cinq ans, tout se faisait dans la tradition et dans le bon sens, le constructivisme envahit désormais le terrain de l’école et l’on se voit obligé de mettre une mauvaise note à une très bonne composition parce qu’il fallait que le " texte soit descriptif " et " non descriptif et argumentatif " …enfin un truc sûrement copié chez les français, mais dont nous n’ en avons rien à foutre, car – dieu merci – en France il y a une façon de raisonner et en Italie une autre. La France a une histoire, la Finlande une autre.
Je connais des européens de tous les Pays : chacun a sa spécialité culturelle. En Italie nous avons cru pendant deux siècle que la connaissance de la littérature et de l’histoire faisait l’homme. Nous appelions le Bac "esame di maturità". Nous nous sommes sûrement trompés. Mais si les reformes en cours remplaceront par du Merieu à la sauce italienne cet enseignement dans lequel des générations entières se sont reconnues (mon père me disait : " tu es en deuxième année de Lycée, c’est l’année de Machiavelli "), nous pourrons dire que le dernier bastion de culture aura été emporté d’assaut.
Désolée pour mon français, j’ai écrit un peu vite.
Je vous laisse avec l’excipit d’un livre de Papini :o(, qui ne manque pas de rappeler votre livre :
L’anima umana innanzi tutto. E’ la cosa più preziosa che ognuno di noi possegga. La vogliamo salvare almeno quando sta mettendo le ali. Daremo pensioni vitalizie a tutti i maestri, istitutori, prefetti, presidi, professori, liberi docenti purché lascino andare i giovani fuor dalle loro fabbriche privilegiate di cretini di stato.
Ecrit par : tata | 02 septembre 2006
Jean-Paul, expliquez-moi ça; vous plaidez d'un côté pour une "formation d'excellence", validant d'une manière extrêmement sélective l'acquisition de connaissances par les futurs enseignants du premier degré et, par ailleurs, vous dites: "rien ne vaut le terrain" pour former les enseignants. Mon (petit) cerveau a du mal à comprendre ce grand écart!
Charmeux démolie par Boutonnet? Ce genre d'assertion porte un nom; prendre ses désirs pour des réalités.
Par ailleurs, je ne suis pas un fana de la censure, mais Pierre-Henri a raison; par moments, je ne comprends pas non plus (je ne me permettrai aucun conseil, ceci-dit) pourquoi vous ne modérez pas votre blog; des interventions du style de celle de:"Estil" n'ont, à mon avis, pas grand-chose à y faire.
Pour finir, est-ce qu'on peut tenter, (je vais m'y efforcer également) de s'attacher plus au mot: "propositions" qu'au mot: "doléances"? Des doléances, on en a eu pas mal sur vos derniers thèmes de fils proposés!
Bon week-end à tous!
Ecrit par : christophe sibille | 02 septembre 2006
Ps
je lirai "La scuola raccontata al mio cane" et je vous en ferai en compte rendu (ainsi qu'une traduction des partie les plus intéressantes).
Ecrit par : tata | 02 septembre 2006
"Lors de mon année d'IUFM, les 3 seuls qui n'ont pas été validés étaient des agrégés. Excellents en maths, incapables d'enseigner que ce soit en collège ou en lycée."
Ecrit par : Un prof | 02 septembre 2006
Ne dîtes pas ça ici, malheureux! On va encore dire que les IUFM éjectent par principe ceux qui en savent plus!
Blague à part, je trouve votre remarque particulièrement pertinente!
Ecrit par : christophe sibille | 02 septembre 2006
Christophe (dieu que j'ai l'impression de me répéter), c'est une question de condition nécessaire mais non suffisante. Pour faire un mur, vous avez besoin de briques ET de ciment. Pour faire un bon prof, vous avez besoin de connaissances disciplinaires ET de compétences de terrain. Pour être un bon chercheur, vous avez besoin de maîtriser les savoirs académiques ET de faire preuve d'originalité. Est-ce si compliqué à comprendre ?
Ecrit par : Pierre-Henri | 02 septembre 2006
Allez, je joue aussi, à mon "petit niveau" :
ECOLE PRIMAIRE
Doléance n° 1 : DES PROGRAMMES PAR ANNEE SCOLAIRE, EXHAUSTIFS.
a) par année scolaire : plus de « rien en grammaire jusqu’à la fin du CE1 » puis des manuels de CE2 abordant dans l’année tout le programme du cycle des approfondissements sans tenir compte du fait que les élèves ont trois ans devant eux pour assimiler ce programme (même chose dans les autres matières bien sûr).
b) exhaustifs : plus de « les verbes les plus fréquents », « certains homophones », etc., une liste des connaissances clairement évaluables sans risques d’ « appréciations personnelles » différentes d’un enseignant à l’autre, du style : « commence à se sentir responsable » ou « s’intéresse aux traces du passé »...
Ecrit par : catmano | 02 septembre 2006
Voici une première traduction (très approximative) de l'incipit du livre sur l'école de Paola Mastracola, "lécole racontée à mon chien" qui me paraît très intéressant :
Il est difficile aujourd’hui d’être un professeur de lettres. Quand je le dis à mon entourage, les gens me regardent perplexes. A mon avis, ceux qui se trouvent « dehors » ne peuvent pas savoir comment vont les choses. Alors, j’ai eu envie de le raconter, puisque le sort de l’école importe à tout le monde, il est évident … J’ai choisi mon chien (…) Qui en connaît moins que lui ? Mon chien est attentif et empathique : je crois qu’il ressent mes pensées, surtout celles qui font du bruit ; et mes pensées sur l’école font beaucoup de bruit à l’intérieur de moi.
J’ai essayé de lui expliquer ce que sont « les projets », les « récupération », les « parcours », les « crédits », les « objectifs » , le « POF » et tous ces mots qui , jusqu’à hier faisaient partie d’autres mondes (de l’architecture, du diving, de la topographie, de l’art militaire) et qui – tout d’un coup- ont été renversés sur l’école comme un fleuve en crue. Je me suis demandé : où sont passés donc l’étude, la lecture, le thème, la concentration, le temps, la logique, les apostrophes et l’ennui ? Pourquoi dans l’ère de l’Autonomie, nous avons l’impression d’avoir complètement perdu notre autonomie ? Pourquoi devons nous apprendre à enseigner et enseigner à apprendre et plus personne ne se soucie « de quoi ? »
Ecrit par : tata | 02 septembre 2006
"sans être considéré comme un chevènementiste ou un lepéniste"
pourquoi? parce qu'être considéré comme tel rend nulle et non avenue toute proposition, même bonne?
Pour l'instant, aucune proposition ne me vient à l'esprit, mais dans l'esprit de tous les élèves et de tous les professeurs, en lieu et place du fameux 80%, il faudrait que se diffuse ce message-ci : QUOI QU'ON FASSE POUR AMELIORER L'ECOLE, SEULE UNE MINORITE OBTIENDRA UN TRAVAIL CONFORME A SES DESIRS.
pour donner un exemple, mettez les 20 meilleures équipes de foot du monde dans un championnat, il y aura toujours un dernier, pourtant très talentueux.
un travail conforme à ses désirs est un travail et/ou bien payé/prestigieux/qu'on aime passionnement. Les éleves doivent savoir qu'ils n'en auront pas tous.
Il faut donc centrer l'école non sur la "réussite de tous", mais sur l'ELEVATION DU NIVEAU, apte à en faire des honnêtes hommes (au sens 17e du mot)
Ecrit par : lingane | 02 septembre 2006
C'est comme pour le violon français: dans les conservatoires, les profs veulent "créer" des concertistes. Que tous leurs élèves deviennent solistes. Dès lors, le son du violon français est le même d'un archet à l'autre. Et les orchestres pâtissent du manque de violonistes voués à un ensemble.
Ecrit par : Pendariès | 02 septembre 2006
J'ai reçu la lettre de G. de Robien chez moi, c'est gentil ça!
Ecrit par : Pendariès | 02 septembre 2006
Mes interventions n’ont rien à faire ici car j’essaye tant bien que mal de trouver des solutions sous un point de vue différent du votre ?
Sachez Christophe Sibille que l’école ne peut pas passer instantanément d’un lieu ou la propagande gôschîste et le confinement – pour ne pas dire complaisance – dans la médiocrité règne à une place de savoir et de formation d’excellence.
Enfin soit, si vous pensez que les mal formés d’aujourd’hui seront aptes à éduquer ceux de demain, et ceci beaucoup mieux qu’ils ne l’ont été eux même, comprenez simplement que le savoir se transmet et qu’en l’absence de savoir, la transmission en est bien évidement impossible.
Ecrit par : Estil | 02 septembre 2006
Merci Patricia Mesnigé...Mais effectivement, ça bugue dur, Arthur....C'est sans doute le virus Robienus Picardensis qui frappe céans.....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 02 septembre 2006
Vous discutez beaucoup sur comment former un bon prof. Dans l'école où j'ai fait mes études supérieures nos profs étaient produit par l'école elle-même: diplomés, ils choisissaient de devenir assistants dans une chaire puis suivaient le cursus classique: maître-assistant agreg etc... Tous les concours sont internes aux écoles vétérinaires et ne jugent que le niveau de savoir, la plupart de ceux d'entre nous qui choisissent cette voie ont pour principale motivation la recherche et, exceptionellement l'enseignement. Il se trouve que j'ai eu là-bas un échantillonnage de bons et mauvais profs comme partout... Ces gens là ne parlent jamais de pédagogie: ils font des cours et des T.P.. Certains sont des génies de l'enseignement, d'autres ont des vertus dormitives qui seraient exploitables en chirurgie. J'en ai eu un qui a même réussi à endormir le chien dont il nous expliquait le cas!
Aussi suis-je convaincue que si l'expérience améliore le rendu d'un enseignant, la pédagogie, elle, est intrinsèque et ne peut guère s'apprendre. Toutefois un type qui provoque l'endormissement des examinateurs lors des épreuves orales devrait être immédiatement convié à changer d'objectifs professionnels car il sera inéluctablement nul de la maternelle aux cours d'agrégation quelque soit la qualité et le niveau de ses connaissances...
Comme doléance, qui ne me concerne plus car mes enfants ont quitté le primaire, je propose de supprimer ces énormes cahiers illisibles où les instits consignent sous forme de feu rouge,vert orange les progrès de nos petiots dans tous les domaines. Je ne me rappelle plus le nom de cette monstruosité mais je demande le retour au bulletin mensuel clair et lisible tel qu'il existait quand j'étais écolière avec une appréciation globale et une moyenne générale lisible. Le document actuel est illisible: plusieurs pages de tableaux à double entrée et c'est en plus de la poudre aux yeux à laquelle les jeunes iuefemisés croient mordicus. Débile et destructeur quand on cherche à la décrypter, ce que je déconseille vivement aux parents. On y prend un coup de sang tellement les appréciations relèvent du subjectif et non de l'objectif.
Ecrit par : dobolino | 02 septembre 2006
Débile et destructeur quand on cherche à la décrypter, ce que je déconseille vivement aux parents. On y prend un coup de sang tellement les appréciations relèvent du subjectif et non de l'objectif.
100% avec vous dobolino. En lisant le "livret des compétences " de mon fils, j'avais l'impression de lire un rapport médical : On ne m'informait pas du travail de mon garçon, mais plutôt de son état néorologique (d'une façon dilétantesque et subjective bien sûr)... J'y ai même perdu deux trois larmes, en me disant que j'avais mis au monde un débil leger...
Ecrit par : tata | 02 septembre 2006
:o( je crois que j'ai fait un de mes italianismes.
je voulais dire "de dilettante" avec mon "dilétantesque"
Ecrit par : tata | 02 septembre 2006
C'est ça le nom de cette monstruosité: le livret de compétences.!!! Rempli par un imcompétent ça donne des idées de meurtre. Quant aux gens simples, ça doit vachement les impressionner:"Tu te rends compte tout ce qu'ils font à l'école, c'est beaucoup plus compliqué que quand j'y allais!" De même les parents croient que le niveau en maths a progressé(2 ans de retard sur trente ans) et ne se sont pas rendu compte qu'il n'y a plus de vrais cours de physique chimie avant le bac
Ecrit par : dobolino | 02 septembre 2006
à propos du fameux livret de compétences, j'avions fait un chtit fil sur Lire & écrire ;)
"Domaine de la matière, des objets et des techniques de l'information et de la communication " :
http://www.lire-ecrire.org/index.php?action=forum&subaction;=message&id;_chambre=1643&id;_sujet=18444
si tu veux rire ;)
Ecrit par : toto | 02 septembre 2006
Je sais, je suis un peu lourde. mais pour ceux qui comprennent un peu l'italien (tous les français en somme)voici un article intéressant:
http://www.gildacentrostudi.it/11mastracola.htm
Una scuola senza lettere
Ecrit par : tata | 02 septembre 2006
Brighelli, votre boîte à outil, svp...J'ai envoyé une réponse à Peio sur "Pitié pour les filles...."
CA MARCHE PAS..............................................OUIN!!!OUIN!!!!
SEREZ-vous le DEUS EX MACHINA DE CE SATANE LOGICIEL....a moins que l'autre cinglé robotisé du "Noeud du problème " se mette à frapper icelui blog...dans ce cas rideau....
Bien à vous..
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 02 septembre 2006
Bien que pour l'essentiel et même dans le détail, je sois un chaud partisan des analyses brighelliennes, j'ai trouvé très dissonant le propos qui suit :
“ On doit pouvoir dire cela sans être, forcément, identifié comme un chevènementiste ou un lepéniste…"
Mettre sur le même plan Chevènement et Le Pen, c'est pousser le bouchon un peu loin. C'est user de l'arme de confusion et du mélange des genres comme savent si bien le faire les pédagogistes contre ceux qui s'opposent à eux. Ils le font couramment avec un certain Brighelli… Personnellement en lisant cette note, à aucun moment je n'ai pensé à Le Pen mais avant même d'arriver à la "dissonance" je me suis dit "voilà qui est proche des propositions du M.R.C. sur l'école“… Et je n'ai pas trouvé cette identification particulièrement choquante ou dévalorisante.
L'image que les médias et la classe politique ont donné des positions chevènementistes en le ringardisant et en le "droitisant" témoigne de l'apreté du combat que mènent les tenants de la mondialisation libérale pour affaiblir tout ceux qui leur résistent.
Dans le combat pour défendre l'école, les chevènementistes sont au premier rang. Ce sont des alliés… Le Pen est un adversaire… Même si sur tel ou tel point, la forme de son discours peut faire illusion et permet aux pédagogistes de s'en servir comme d'un repoussoir écran.
Salut et fraternité
R.F.
Ecrit par : Roger FELTS | 03 septembre 2006
Christophe (dieu que j'ai l'impression de me répéter), c'est une question de condition nécessaire mais non suffisante. Pour faire un mur, vous avez besoin de briques ET de ciment. Pour faire un bon prof, vous avez besoin de connaissances disciplinaires ET de compétences de terrain. Pour être un bon chercheur, vous avez besoin de maîtriser les savoirs académiques ET de faire preuve d'originalité. Est-ce si compliqué à comprendre ?
Ecrit par : Pierre-Henri | 02 septembre 2006
Pierre-Henri, où avez-vous lu que je prétendais le contraire? Simplement, on ne sait pas enseigner, a priori, directement après avoir passé le concours, et je crois que nous ne sommes fondamentalement pas d'accord sur la, ou les éventuelles manières d'acquérir ces compétences de terrain. Quand j'ai passé mon CAPES, je pense que je possédais certaines connaissances dans mon domaine. Pas au niveau d'Estil, certainement, qui nous parle tellement de l'excellence que je suppose qu'il se considère comme faisant partie de la crème, mais bon. Je ne savais assurément pas enseigner, et ce n'est pas la misérable année que j'ai passé en CPR qui m'a vraiment fait évoluer. Si j'ai (peu ou prou) progressé en ce domaine, c'est par la pratique du théâtre, et plus largement de la scène, un certain travail sur moi, quelques lectures en sciences de l'éducation, (assez peu), un travail sur moi-même, et la pratique, évidemment. Il est entendu que nous ne possédons pas tous naturellement la même "autorité naturelle", compétence dont le fait d'en disposer reste d'ailleurs assez mal défini; (je veux bien me lancer dans une définition plus précise de la manière dont s'acquiert cette compétence dans la prime jeunesse, car c'est bien de cela qu'il s'agit, avec qui veut. Tout en convenant évidemment que le préalable est une maîtrise la plus complète possible du contenu à enseigner; c'est d'ailleurs le premier sens du mot autorité, et là, je vous rejoins évidemment!). C'est pour toutes ces raisons que je pense qu'il est indispensable, au cours de sa formation, pour tous les enseignants, de pratiquer le théâtre, (entre autres).
Mes interventions n’ont rien à faire ici car j’essaye tant bien que mal de trouver des solutions sous un point de vue différent du votre ?
Sachez Christophe Sibille que l’école ne peut pas passer instantanément d’un lieu ou la propagande gôschîste et le confinement – pour ne pas dire complaisance – dans la médiocrité règne à une place de savoir et de formation d’excellence.
Enfin soit, si vous pensez que les mal formés d’aujourd’hui seront aptes à éduquer ceux de demain, et ceci beaucoup mieux qu’ils ne l’ont été eux même, comprenez simplement que le savoir se transmet et qu’en l’absence de savoir, la transmission en est bien évidement impossible.
Ecrit par : Estil | 02 septembre 2006
Si je ne discutais ici qu'avec des gens qui ont un point de vue différent du mien, je monologuerais! Simplement, quand vous parlez d'un enseignement d'où l'éducation artistique serait exclue, cela nous préparerait un monde dans lequel il ne ferait pas très bon vivre! Laisser aux enfants comme seuls repères artistiques la star-ac et les images de pub nous préparerait à la plus parfaite des barbaries.
Par ailleurs, puisque vous prônez l'excellence, on écrit: "eux-mêmes". Deux fautes dans le même mot, c'est du lours! Pourtant, ce sont plus facilement les gens de droite, en général, qui se réclament d'une orthographe parfaite.
Bonne journée à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 03 septembre 2006
du lourd, au temps pour moi.
Ecrit par : christophe sibille | 03 septembre 2006
Arrêtez avec cette histoire de l'orthographe parfaite sur la droite, de la liberté créative sur la gauche, etc, please !!!
C’est une forme de discipline, à laquelle on veut bien se conformer, et qu’on peut travailler, comme un instrument (et c’est aussi une sacrée discipline, hein Christophe). L’improvisation y est délicate, de même que versifier, j’allais dire persifler, en latin...
Certains sont nuls en presque tout, de très rares bons partout, et alors...
Tout le monde a besoin de travailler, peu en ont envie. Et à l’école, si l’envie est là, tant mieux, pour les autres, tant pis. Car la maîtrise d’une discipline, c’est acquérir un peu de liberté en plus, et à vil prix si on se réfère à l’immobilier...
Ecrit par : D'Enguell | 03 septembre 2006
"Bientôt, on passera pour un facho quand on se dira républicain."
Vous laissez transparaître par cette petite phrase certainement ce qui vous fait le plus de mal dans les attaques que vous recevez !!
J'avoue que je vous comprends.
Maintenant, concernant l'école ?
Je ne suis pas du tout enseignant mais je travaille en entreprise comme cadre sup.
Je vous assure que l'on a besoin de personnes maîtrisant correctement le français ET aussi l'anglais.
Je conseille aussi à tous une base solide de culture générale parce qu'elle fait à terme la différence dans une entreprise : vous savez, il est toujours avantageux dans une discussion de pouvoir rebondir en précisant un détail de sciences, de géographie, d'histoire ou de littérature (surtout si les autres ne savent pas) parce que vous prendrez, de fait, un ascendant sur les autres.
Par contre, si vous n'avez rien à dire sur rien, pourquoi vous ferait on confiance ?
La sélection, c'est pendant toute la vie, c'est cela aussi que l'on oublie.
Amitiés
Olivier
Ecrit par : Olivier | 03 septembre 2006
A la suite de ce que vient d'écrire Olivier, "ma" deuxième doléance :
Doléance n° 2 : EXAMEN D’ENTREE EN FORMATION INITIALE DES INSTITUTEURS BASE SUR LES CONNAISSANCES DE BASE
Portant sur les programmes de l’école primaire (revus et corrigés): orthographe, grammaire, compréhension de texte, « culture littéraire » (vous sauriez mieux que moi définir le corpus) ; quatre opérations « à la main », règle de trois, vocabulaire de géométrie, problèmes d’arithmétique ; Histoire (au moins France et Europe), chronologie ; Géographie physique et humaine (au moins France et Europe) ; biologie, technologie, physique, chimie ; une langue étrangère au moins.
Ecrit par : catmano | 03 septembre 2006
Christophe, dans ce cas nous sommes d'accord. Vous ne ne pouvez nier, cependant, que le discours ressassé par les pédagogistes est : les connaissances académiques sont bourgeoises et élitistes, disposer d'une culture embrouille la tête et empêche de réfléchir, savoir des choses relève du psittacisme, toute forme de rigueur intellectuelle tient du nazisme pur et simple, etc.
J'aimerais exagérer, mais tous ceux qui connaissent la situation de l'éducation nationale savent que ces idéologies y sont majoritaires. Le système pédagogique actuel repose entièrement sur le mythe de l'imbécile heureux.
Alors si le théâtre, le kung fu, la peinture avec les doigts, la recherche du cri primal, le feng shui, l'astrologie ou tout le reste peuvent aider les enseignants, allons-y. Apparemment, la France possède des milliards de budgets excédentaires qu'elle peut employer à sa guise, en toute liberté. N'empêche : un professeur d'histoire doit d'abord connaître l'histoire, un professeur de maths doit d'abord connaître les maths, un professeur de biologie doit d'abord connaître la biologie, un professeur de français doit d'abord connaître le français.
Et j'ai le regret de vous annoncer que les flux actuels de recrutement ne garantissent plus cela. Simple question d'offre et de demande. A la session 2005, le taux de réussite au CAPES lettres modernes était de 34%*. Quand on connaît le niveau licence, je peux vous dire que le chiffre fait froid dans le dos**.
Dit autrement, les pédagogistes ont perdu le combat. Pas parce que nous sommes un lobby surpuissant, non. Les pédagos ont perdu leur combat faute de combattants. C'est aussi simple que ça.
Donc, ma doléance tient en peu de mots : réhabiliter les savoirs disciplinaires. Un bon professeur, c'est d'abord quelqu'un qui sait des choses que les autres ignorent. Il faut valoriser la culture encyclopédique, valoriser les savoirs savants. Les professeurs doivent regagner leur fierté, leur orgueil, en lieu et place de cette auto-flagellation permanente qui m'exaspère (oh, mon dieu, tout est de ma faute, j'impose des savoirs à ces pauvres élèves, ils sont indisciplinés parce que je n'arrive pas à les motiver, etc...).
Se respecter soi-même, c'est la seule façon d'être respectés des élèves, de leurs parents et de créer des vocations.
D'un autre côté, un professeur qui se conduit comme un animateur de club Mickey sera traité comme un animateur de club Mickey. Bien fait pour lui. VAE VICTIS.
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* Avec une barre d'admissibilité à 6.25, et une barre d'admission à 8.21 . C'est franchement pas lourd. De plus, le taux de réussite concerne les présents au concours. Plus de 1200 inscrits (sur 5200) ne sont pas venus, preuve que l'Ednat ne déplace plus les foules.
** Ce qui ne signifie pas que TOUS les admis soient mauvais, simplement que le concours lui-même est en train de perdre sa signification.
Ecrit par : Pierre-Henri | 03 septembre 2006
Aidez-moi, Pierre-Henri, vous qui êtes bien plus cultivé que moi dont les connaissances se bornent à quelques vagues souvenirs de mon programme de 6° ravivés par la lecture du cdictionnaire. Dans la mythologie antique, il y avait bien neuf muses présidant aux arts libéraux ? Lesquelles négligera-t-on dans les futurs programmes, celle de l'histoire ou celle de l'éloquence et de la poésie héroïque ? Celle de la musique, de la danse ou celle de la tragédie ? Il en reste encore quatre, sont-ce celles-là que nous devrons ignorer ?
Revenons aux savoirs disciplinaires, entièrement d'accord avec vous. Mais cela nécessite-t-il d'oublier Bach, Mozart, Da Vinci et les autres dont les savoirs dans leurs disciplines étaient sans doute encyclopédiques.
Ecrit par : catmano | 03 septembre 2006
Patricia Mesnigé a écrit :
"Ma première doléance porte sur la maternelle:
je propose qu'on repense la question des niveaux et que l'on considère les enfants dans leurs individualités et non pas par classe d'âge...et un P.E par groupe de 10à15 gamins...des classes ouvertes les unes sur les autres où les enfants pourraient naviguer d'un atelier à un autre sans que l'on présume de ses capacités à apprendre où ne pas comprendre..."
Je comprends que vous dites que les difficultés actuelles tiennent au fait qu'on n'est pas allé assez loin dans la désorganisation de l'école....
Permettez-moi d'adopter le point de vue inverse.
• Un professeur n'est pas forcément utile pour des enfants d'âge préscolaire. Je pense à la Finlande par exemple.
• Il y a mieux à investir que sur la baisse des effectifs, évidemment nécessaire dans votre optique.
• Tout ce qui se prétend ouverture se traduit souvent par une fermeture de la culture effective et de la formation réelle des jeunes.
Ecrit par : JPG | 03 septembre 2006
"J'ai reçu la lettre de G. de Robien chez moi, c'est gentil ça!"
C'est pour la rentrée, le point G de Robien.
Ecrit par : JPG | 03 septembre 2006
Ben moi je l'ai pas reçue....la missive de la Craie Picarde...bien m'en fit......et je n'en voudrais même pas pour me torcher, atendu que c'est sur papier couché 120 gr....Faut dire que je suis désormais l'heureux acteur d'un des 4 Collèges EPI de Paris.
EPI...Etablissement Poubelle 1....Pauvre Georges Rouault, il doit se retourner dans sa tombe!!!!
Les EP1 2 et 3......c'est une trouvaille...c'est le dépotoir du MEDEF, le sanibroyeur de l'UMP et la fosse septique des IUFM....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 03 septembre 2006
Pourquoi, nous, en primaire, on ne l'a pas eue la lettre du ministre ?
Ecrit par : catmano | 03 septembre 2006
"Christophe, dans ce cas nous sommes d'accord. Vous ne ne pouvez nier, cependant, que le discours ressassé par les pédagogistes est : les connaissances académiques sont bourgeoises et élitistes, disposer d'une culture embrouille la tête et empêche de réfléchir, savoir des choses relève du psittacisme, toute forme de rigueur intellectuelle tient du nazisme pur et simple, etc. "
Ecrit par : Pierre-Henri | 03 septembre 2006
Pouvez-vous me dire où vous avez lu cela, et où vous avez entendu prononcer ces paroles?
Arrêtez avec cette histoire de l'orthographe parfaite sur la droite, de la liberté créative sur la gauche, etc, please !!!
C’est une forme de discipline, à laquelle on veut bien se conformer, et qu’on peut travailler, comme un instrument (et c’est aussi une sacrée discipline, hein Christophe). L’improvisation y est délicate, de même que versifier, j’allais dire persifler, en latin...
Certains sont nuls en presque tout, de très rares bons partout, et alors...
Tout le monde a besoin de travailler, peu en ont envie. Et à l’école, si l’envie est là, tant mieux, pour les autres, tant pis. Car la maîtrise d’une discipline, c’est acquérir un peu de liberté en plus, et à vil prix si on se réfère à l’immobilier...
Ecrit par : D'Enguell | 03 septembre 2006
C'était une simple remarque à Estil, qui se réclame de l'excellence en faisant deux fautes dans le même mot! Personnellement, les erreurs d'orthographe me gênent moyennement.
Ecrit par : christophe sibille | 03 septembre 2006
Je n’appartiens pas à l’excellence que je prône, pas encore du moins. Si vous voulez tout savoir, je n’ai que 19 ans et je ne suis qu’un pauvre petit étudiant qui rentre en L2 de Physique à Lyon1, même pas en classe préparatoire – c’est dire.
Que mes fautes d’orthographe vous gènes est totalement légitime, mais n’oubliez pas de vous interroger sur la cause de celles-ci.
Tout ceci pour vous faire comprendre qu’il n’est pas nécessaire d’enseigner ou d’appartenir à une quelconque excellence pour être conscient de la situation actuelle de l’école. La vivre est amplement suffisant.
Maintenant, si vous pensez qu’il est possible de transformer intégralement l’école d’aujourd’hui sans passer par une période de transition, proposez nous donc des solutions ou argumentez votre idée.
A moins que l’école soit en parfaite santé. Voyons, 90% de réussite au bac S, ce n’est pas rien me direz-vous.
Ecrit par : Estil | 03 septembre 2006
Catmano, je n'oublie pas les arts (ce qui serait me tirer une balle dans le pied, d'ailleurs). L'histoire de l'art fait partie des savoirs disciplinaires, où voulez-vous en venir ?
Christophe, votre mauvaise foi m'épuise, et j'avais d'ailleurs tenté d'aller au devant quand j'ai évoqué "ceux qui connaissent la situation de l'éducation nationale". Je n'ai pas le temps de faire un exposé de 250 pages, exposé que vous rejetterez, de toutes manières, avec votre aplomb habituel. Je vous encourage à lire TOUTE la littérature pédagogiste des origines à nos jours, ainsi que les programmes dans TOUTES les disciplines et à TOUS les niveaux, et vous y trouverez, partout, un mépris sous-jacent pour les savoirs disciplinaires et la culture en général.
En fait, je le précise pour ceux qui n'ont pas encore compris, Christophe Sibille emploie à longueur d'interventions le plus vieux truc de la rhétorique, à savoir l'impossibilité de prouver une évidence. Prouvez-moi que l'eau est mouillée. Prouvez-moi que le ciel est bleu. Impossible. Attrape-gogo qui devait déjà faire ses preuves sous Hérode, et que les manipulateurs de tout poil affectionnent encore. Prouvez-moi que Dieu n'a pas créé le monde en 7 jours il y a 6000 ans. Prouvez-moi que vous n'êtes pas de mauvaise humeur parce que vous êtes scorpion. Prouvez-moi que Raël n'est pas un clone du Christ. Prouvez-moi que le niveau scolaire baisse. Prouvez-moi qu'Eveline Charmeux n'a pas inventé la lecture.
Et la plupart du temps, ça marche, les gens s'y laissent prendre. Essayez chez vous, effet garanti. Tiens, je devrais écrire un livre : "Devenir gourou ou pédagogue en 20 leçons". Je serais peut-être recensé aux Cahiers Pédagos, qui sait ?
Ecrit par : Pierre-Henri | 03 septembre 2006
Excusez-moi Pierre-Henri, c'est votre allusion au théâtre, au kung fu, à la peinture avec les doigts qui m'a fait confondre. C'est Estil qui a suggéré de supprimer les matières artistiques, et non vous. Je suis désolée. La prochaine fois, je relirai tout avant de me lancer bêtement.
Ecrit par : catmano | 03 septembre 2006
"En fait, je le précise pour ceux qui n'ont pas encore compris, Christophe Sibille emploie à longueur d'interventions le plus vieux truc de la rhétorique, à savoir l'impossibilité de prouver une évidence. Prouvez-moi que l'eau est mouillée. Prouvez-moi que le ciel est bleu. Impossible. Attrape-gogo qui devait déjà faire ses preuves sous Hérode, et que les manipulateurs de tout poil affectionnent encore. Prouvez-moi que Dieu n'a pas créé le monde en 7 jours il y a 6000 ans. Prouvez-moi que vous n'êtes pas de mauvaise humeur parce que vous êtes scorpion. Prouvez-moi que Raël n'est pas un clone du Christ. Prouvez-moi que le niveau scolaire baisse. Prouvez-moi qu'Eveline Charmeux n'a pas inventé la lecture.
Et la plupart du temps, ça marche, les gens s'y laissent prendre. Essayez chez vous, effet garanti. Tiens, je devrais écrire un livre : "Devenir gourou ou pédagogue en 20 leçons". Je serais peut-être recensé aux Cahiers Pédagos, qui sait ?"
Ecrit par : Pierre-Henri | 03 septembre 2006
Allons, Pierre-Henri, on se calme! Vous me surestimez! J'ai parfaitement lu les textes officiels, (encore une fois, je connais mieux ceux qui concernent le premier degré). Expliquez-moi pourquoi, avec les mêmes textes, les pratiques sont si différentes en fonction des instits? Expliquez-moi pourquoi, sans faire de bruit, certains font un travail absolument génial, sans être aucunement enquiquiné par leur inspecteur, et en se moquant comme d'une guigne des mots: "syllabique" ou "global", pendant que d'autres: "Jérémies" se plaignent de ne pas pouvoir appliquer une bête méthode au pied de la lettre et hurlent au complot, envahissant les media pour ça? Les pauvres, on les martyrise! Encore une fois, là aussi, on a les libertés qu'on se donne.
Jene vous demande pas de me prouver quoi que ce soit. Reprenez les textes du premier degré, et lisez-les entre les lignes. Un texte est fait pour ça. Les documents d'accompagnement, (je parle ici de la musique) donnent des pistes assez précises, en ce qui concerne le répertoire d'écoute. Insuffisantes, évidemment. Mais on a aussi le droit de chercher par soi-même, non?
Je n'ai pas lu le quart de ce que vous appelez: "les doctrines pédagogiques". En ce qui concerne ce sujet, on a aussi les libertés qu'on se donne. Non pas parce que je les trouve "terroristes" en quoi que ce soit, mais parce que c'est ennuyeux à lire, tout simplement! Voilà qui va vous faire plaisir, non?
Estil, ce ne sont pas vos fautes d'orthographe qui me gênent, mais, juxtaposées aux certitudes que vous montrez, (je ne parle pas de convictions), elles me posent effectivement problème.
Ecrit par : christophe sibille | 03 septembre 2006
Parce que les textes ne veulent strictement rien dire. En tout cas, les programmes de français au lycée sont dénués de la moindre signification. Donc, tout est ouvert aux interprétations personnelles, aux pouvoirs locaux de tel ou tel mandarin, à la pression plus ou moins forte exercée sur les stagiaires. Finalement, c'est une grande loterie, on tombe bien ou mal, et chacun pour sa peau. Comme je l'ai déjà dit, je trouve tout de même sidérant qu'on mette en place une structure administrative d'une telle pesanteur, tout en disant : "on fait ce qu'on veut". Ce discours anti-institutionnel au sein d'une institution me paraît presque schizophrénique, contre-productif et, en tous cas, ruineux pour les finances publiques.
Vous parliez de liberté, je voulais aussi vous faire comprendre que la "liberté" que s'accordent de plus en plus de certifiés, ou de candidats potentiels, c'est celle de prendre la poudre d'escampette. Le primaire est épargné pour le moment, grâce à un phénomène de vases communiquants, mais la pénurie finira par le toucher aussi. Et ça, c'est facile à prouver, il suffit de compter le nombre de jambes et de diviser par deux. Nulle subjectivité à mettre en cause. Même dans une situation de chômage de masse telle que la vit la France aujourd'hui, l'Education nationale ne parvient plus à recruter correctement. C'est la preuve irréfutable et parfaitement objective qu'il y a quelque chose de pourri au royaume de l'Ednat, et qu'il faut revoir dans son intégralité le fonctionnement du système (et augmenter les salaires de façon sensible, cela va de soi).
La seule liberté, c'est celle du choix. L'aveuglement idéologique de l'Education nationale, son masochisme quasiment maladif, l'opacité de son système de promotion interne font fuir les candidats. Votre paradis est probablement merveilleux, sauf que de moins en moins de personnes envisagent d'y mettre les pieds. Quand vous n'aurez plus, à l'IUFM, que trois pelés et deux tondus suffisamment inconscients ou désespérés pour être professeurs, que vaudra votre liberté ?
Ecrit par : Pierre-Henri | 03 septembre 2006
"On a les libertés qu'on se donne". Mon bon Sibille, vous me la baillez belle!
Certes des rapports d'inspection destructeurs, une carrière à l"ancienneté et pour finir une place parmi les 9 parias sur 1600 promouvables à la hors-classe qui récoltent un "défavorable" de l'IPR, tout ça, on peut s'asseoir dessus.
Depuis plus de 10 ans, on me traite d'élitiste parce que je propage la culture bourgeoise, c'est à dire, figurez-vous, l'orthographe, Molière, Voltaire ou Flaubert (en collège, vous n'y pensez pas!); on me saque parce que je fais écouter Don Giovanni en même temps qu'on lit Dom Juan.
Et je ne les frappe pas, les apprenants! Ils suivent très bien les rêveries people de la pauvre Emma Bovary et les déductions holmesiennes de Zadig. Mais quoi, je ne devrais pas leur donner un travail écrit sur les textes avant le cours: "ça nuit à la spontanéité de l'enfant", dixit l'inspectrice.
Et m...Il faut avoir du sang basque et breton pour encaisser le mépris répété de son employeur alors que les élèves conservent jusqu'au bac mes petits topos et tableaux qui leur clarifient les idées et qu'ils reviennent m'en remercier. Ne parlons pas de l'argent, quelques milliers d'euros perdus parce que je refuse la séquence didactique bidon et les ubuesques programmes de latin.
Vous ne connaissez que des enseignants qui paissent en liberté, moi j'ai les inspecteurs aux trousses, mais m'en fiche, je cours plus vite qu'eux.
Tout de même le vent tourne nettement depuis un an: merci, merci Brighelli, le Bris, Boutonnet et autres gens de bon sens .
Ecrit par : Cunégonde | 03 septembre 2006
Christophe, puisque vous lisez les docs d'accompagnement, pouvez-vous parler de ceux d'histoire-géo du cycle 3 ? On y considère comme primordiales des choses que même un agrégé d'histoire ne sait pas ( j'ai testé, et d'ailleurs moi aussi j'ignorais, avant de lire ces documents, toutes les réponses aux questions que j'ai posées )
Donc en doléance, je demanderais qu'on apprenne d'abord l'essentiel aux élèves avant de leur apprendre le superflu.
Ecrit par : Jérémy | 03 septembre 2006
Cunégonde, rassurez-vous, nous sommes quelques-uns à échapper à la hors-classe, aux classes prépas et autres merveilles de l'Education Nationale. C'est le prix à payer pour ne pas avoir "les genoux usés par la marche", comme dit Cyrano.
À propos de "fuite"… Il y a bien trop peu de candidats au CAPES, dans certaines disciplines au moins, pour que le recrutement final ne soit pas très contestable — je confirme les chiffres cités plus haut pour les Lettres modernes. Mais comment faire autrement ? Si le Primaire, comme dit Pierre-Henri, échappe encore au mouvement de désaffection, ce n'est pas parce que les impétrants préfèrent les petits que les grands, c'est à cause du mode géographique de recrutement : l'assurance d'être dans sa région (c'est précieux, en ces temps de grande frilosité), contre l'assurance d'être nommé à Pétaouchnok (je me demande brutalement si ça s'écrit ainsi…). Avec des temps de transport invraisemblables, pendant des années (moi-même, sept ans dans un collège de Normandie planté au milieu des betteraves, deux heures et demie aller, deux heures et demie retour par jour ouvrable — z'aviez qu'à y habiter, me glissent les philistins).
Et le problème est très difficilement soluble — sauf dans l'alcool. À moins de régionaliser le CAPES, et d'en confier l'organisation, localement, aux IUFM… Hein, voilà une suggestion qu'elle est bonne (mince, voici que je plagie la syntaxe rêvée de François Bégaudeau)…
Je plaisante, mis on y va tout droit. La première expérimentation, ce sera la régionalisation absolue des Universités. Je ne comprends pas comment le gouvernement actuel n'y a pas pensé : on forcerait ainsi les régions (majoritairement à gauche) à suggérer aux Facs de s'auto-financer en montant vertigineusement les droits d'inscription… Et c'est contre la Gauche que les étudiants proteseraient — en vain. D'ailleurs, protesteraient-ils ? Après les dernières régionales, la gauche a augmenté les impôts locaux de façon exorbitante (120% en Languedoc, merci Georges Frèche !), et c'est passé comme une lettre à la poste, puisque c'étaient les "gentils" qui nous baisaient à sec (je prie les dames de m'excuser, j'ai parfois des manières de sous-Dard, comme disait San-Antonio…).
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 septembre 2006
Les régions sont majoritairement à gauche...c'est même le seul contre-pouvoir face au Régent Hortarkozy...et la démocratie a besoin de balancement, non???
Quant à se faire baiser à sec, la gauche y a, certes, généreusement pourvu, oubliant la vaseline au passage, mais la droite (gaxottienne...) ce n'est pas non plus le Kamasutra. ce serait plutôt : mets pas ton doigt, y a quelqu'un...puisqu'on est dans Dard...
L'UMP possède tous les rouages du pouvoir et je dois dire que nous n'avons guère la reconnaissance du ventre. Car, cher JPB, au-delà des considérations "épicières" et des chiffraisons sommaires de tel ou tel bilan que nous prétendrions tirer, pour moi, consommateur du fait politique, et rien d'autre, la gauche, c'est l'abolition de la peine de mort....Et c'est, à mon sen, CELA et rien d'autre qui fait la différence..Surtout quand on se targue d'enseigner l'Education Civique...
Maintenant que dire...On inaugure une Place Jean-Paul II, en face du Square Jean XXIII, et c'est Monseigneur VINGT-TROIS qui est aux leviers....
Voilà des maths amusantes pour les ch'tiots de cp
Jen-Paul II + Jean XXIII + Monseigneur Vingttrois (23 quoi, on se le demande...peut-être le très cultivé Pendariès aura-t-il la réponse), on additionne et ça fait 48..la Révolution...chouette...merci les curetons.....Et c'est aussi le QI moyen d'un militant du FN.....génial...
Qu'est-ce c'est laïque!!! Qu'aurait-on entendu si on avait inauguré une avenue du Grand Rabbin Sitruk (encore de l'arithmétique) ou une Esplanade Dalil BOubakeur... et là la Sarkozaille ne dit rien. Silence radio à l'UMP. la Galouzette non plus...quels grand républicains, bien laïques.....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 03 septembre 2006
Bon JPB, y avait ou pas du champ' et des p'tits fours, chez Bern, avant et/ou après le débat...? Vous aviez la cambre d'hôtel payée? "L'arène de l'info", c'est très campy le titre de l'émission... Je crois qu'il y a plusieurs débats aussi durant la même soirée. Ca va tronçonner sec dans le montage alors. Ah, et j'ai vu dans le programme de la semaine qui vient que nous allons avoir droit à deux spectacles de Bigard, le même soir, sur DEUX chaînes différentes. A part ça, la France, elle va bien.
Ecrit par : Pendariès | 03 septembre 2006
Cher Monsieur Brighelli,
j'abonde dans le sens de Roger Felts, je ne saurais mieux dire. Il me serait agréable que vous vous expliquiez là-dessus.
Ecrit par : Fabien Besnard | 03 septembre 2006
Pour ceux qui aurait manqué les beaux discours!!!
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3224,36-809069@51-801093,0.html
plagiat de notre cher JPB ou aurait-il revêtu à nouveau son "costume" de nègre...
et pour la réplique:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3224,36-809076@51-749161,0.html
....... no more comment...
sinon plus spécialement pour JPB, compte tenu des quelques confidences qu'il nous a faites sur son prochain livre: un article très intéressant dans libé du 1er septembre, page 4:
" Dans le privé, malgré leurs idéaux" et en particulier le témoignage d'Omar...
malheureusement je n'ai pas pu le retrouver sur le site de libé si jamais toto passe par là...
le dimanche difficile d'aller sur le web quand on a une famille nombreuse! j'ai de la lecture ce soir...grisaille ici j'irai bien respirer l'air des collines provençales chères à beaucoup d'entre vous ...
bonne soirée
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 03 septembre 2006
Je me suis sans doute mal exprimé. Ou plutôt, mon message était plein de connotations personnelles qui, au fond, ne regardaient personne.
Je subis depuis six mois deux sortes d'attaques. D'un côté, la gauche jospinienne me traite de lepéniste — Meirieu le premier, qui m'avait accusé en direct à Lyon, début décembre, de revendiquer le retour à la méthode alphabétique "comme le Front National". D'un autre côté, l'extrême-gauche — j'y avais quelques amis — me jette à la tête l'accusation de suivre les conceptions du "Che" de Belfort, péché suprême pour des croyants de l'internationalisme prolétarien…
La vie de polémiste n'est pas simple…
Le livre que je finis est d'ailleurs très proche des déclarations de Chevènement sur l'unité culturelle de la France — entre autres. Donc, aucun ostracisme de ma part sur un homme qui a fait des bourdes quand il était au ministère (la plus considérable étant d'avoir laissé dire que son "80% au niveau du Bac" signifiait "80% au Bac" — voir ce qui en a suivi pour ledit Bac…), mais qui a une ligne politique cohérente, surtout quand on la compare à celle de ses ex-amis — entre autres sur l'Europe. Voir globalement ci-dessus ma note intitulée "le Nœud du problème", qui, j'espère, pose la question du débat république / démocratie de façon cohérente.
Montaigne, c'est Delanoë qui a eu l'idée de rebaptiser la place Notre-Dame. Ça lui vaudra sans doute des indulgences, et la certitude d'être étranglé avant qu'on lui fasse subir le supplice de Saint-Laurent (pour ceux qui ne saisiraient pas l'allusion, voir Maurice Lever, les Bûchers de Sodome, Fayard, 1985). Ces gens du PS me font positivement gerber.
JPB
PS. Pendariès, il y avait tout ce qu'il fallait chez Bern — et un nombre saisissant d'inutiles dévoués aux moindres désirs des invités, sauf ceux qui auraient pu être drôles. Cela dit, je paye mon hôtel et mon train moi-même.
Ecrit par : brighelli | 03 septembre 2006
Que ce soit ce pitre mou de Delanoé - et, comme vous, nous en avons déj débattu, les sosses me font gerber à pleins baquets, il n'en reste pas moins que cette recléricalisation rampante de la société, en parfaite harmonie avec ce qui se passe en Pologne n'est pas spécialement une tendance progrsessiste.
Pour le reste, rassurez-vous, votre position est requinquante...vous êtes digne desLumières. Laissez donc pisser le mérinos...
BIen à vous...
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 03 septembre 2006
Patricia, c'est vrai que je devrais demander des droits. À force de fréquenter votre député versaillaise parce qu'elle est charmante, voilà ce qui arrive…
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 septembre 2006
Patricia, ils ne marchent plus vos liens vers les articles du Monde... A pat ça, l'air des collines provençales était un peu chaud pour la balade sauf au sommet du Ventoux.
Ecrit par : catmano | 03 septembre 2006
Je m’excuse, je suis longue à la détente.
Pour Tata : Les certifiés et agrégés ignorants ne sont pas seuls responsables de cet état. Je crois en revanche qu’il est de la responsabilité des jurys de ne pas donner de titre à ceux qui ne devraient pas raisonnablement devenir professeurs en l’état, et de leur donner les conditions d’accès à des connaissances plus universelles.
Pour Monsieur Brighelli : Je suis d’accord que le métier d’enseignant plus que celui de conseiller fiscal requiert une vocation. Et loin de moi l’idée de vous contredire sur la question de la revalorisation du point d’indice. Ce que je ne comprends pas, c’est votre désarroi à voir nombre de candidats au CAPES (et probablement à l’agrégation) envisager d’autres possibilités de carrière. Il me semble que c’est là un effet structurel des concours de recrutement. Le concours dont vous nous parlez laissent par principe sur le carreau des cohortes d’étudiants qui ont pourtant déjà engagé (et dieu sait qu’on les a laissé faire) quatre années d’études pendant lesquelles ils n’ont pas touché de rémunération pour la plupart. Que voulez-vous qu’ils fassent ? Qu’ils viennent docilement à l’abattoir ? Croyez-vous que les recalés aux concours disparaissent dans la nature après avoir échoué ? Je crois bien avoir lu sous votre plume qu’il ne se présentait pas assez de candidats aux concours de recrutement des enseignants. J’ai donc, sur ce point du mal à vous suivre.
Je suis agrégée d’anglais et je n’ai pas encore trente ans. Je fais partie de la génération d’élèves ayant été nourris au lait du pédagogisme, et je mesure chaque jour mes lacunes. Je fais également partie de la génération qui a du choisir une orientation professionnelle aux heures les plus noires du chômage de masse (qui, faut-il le rappeler, touchait déjà alors plus durement et plus arbitrairement les femmes). Qui n’a pas passé son bac lorsque les journaux télévisés proposaient régulièrement des reportages consacrés à l’usage de la graphologie dans les cabinets de recrutement ne sait pas ce que je veux dire. Je ne crois pas que vous mesuriez l’angoisse qui habite les candidats aux concours, surtout les plus sérieux. Les diplômes en sciences humaines n’ayant de valeur sur le marché du travail que pour ceux qui disposent de réseaux. Pour les autres, et ce quel que soit leur désir d’enseigner, le concours se présente comme un grand coup de poker, où il y a autant à perdre qu’à gagner.
Enfin, je voudrais (vraiment) que quelqu’un me dise dans quel trou de souris s’est faufilée l’élite qui selon vous se détourne des concours. Car enfin, pour autant que je sache, une fois qu’on est engagé sur la voie des parcours académiques, il n’y a pas beaucoup d’issues. Il y a bien des gens bien informés qui bifurquent vers sciences po, ou, depuis la création des DESS, trouvent à bon compte un moyen de donner un peu de valeur à nos pauvres diplômes. Mais pour être honnête, ceux qui dans mon entourage ont choisi ces options avaient soit préalablement échoué au concours, ou alors avaient peur d’y échouer. Et parfois, plus rarement, ils n’avaient pas envie d’enseigner, ce qui je crois ne donne pas d’indication sur leur valeur académique.
Où donc alors se cache votre élite ? Dans le corps des médecins, celui des avocats, des cadres commerciaux, ou enfin des jardiniers paysagistes ? Des journalistes ?? Je suis toute prête à croire que les normaliens, dont je ne suis pas, se détournent volontiers de l’enseignement. J’espère que vous m’accorderez que c’est là une définition un peu restreinte de l’élite. Quant aux autres, je vous demande de croire que lorsqu’ils n’ont pas les moyens de survivre de stages en stages non rémunérés pendant deux ans, ils sont heureux de transmettre ce qu’ils ont appris. Et il vaut mieux, car ils n’ont, à vrai dire, pas beaucoup d’autres solutions. Non pas parce qu’ils ne sont pas capables de faire autre chose, mais plutôt à mon sens parce que le système est tout entier organisé pour qu’il en soit autrement.
Je voulais vous dire enfin que je souffre bien plus du sentiment de déclassement qui affecte mon statut que de ma rémunération. C’est un sentiment insidieux, profondément délétère, et je crois largement partagé. Je ne chercherai pas ici à énumérer toutes les causes du problème, je voulais juste vous dire qu’une des données en est la croyance fébrile de mes aînés en une élite fantasmée, exilée loin de la fonction publique. Je peux me tromper, il va de soi, mais sans vouloir vous faire de peine, je pense que c’est en partie inexact… it’s as good as it gets, in other words.
PS : J’ai bien pensé à devenir médecin, mais je n’aime pas la vue du sang. Et pis maquereau, j’avais pas l’équipement…
Ecrit par : ophelia | 03 septembre 2006
Article de Libé : Dans le privé, malgré leurs idéaux
http://www.liberation.fr/actualite/societe/201702.FR.php
Ecrit par : Peio | 03 septembre 2006
Revenant aux cahiers de doléances, je propose ceci:
"dans l'ensemble, tout enfant "en trop", se sentant intrus, est contraint à l'offrande pour se faire accepter et réalimenter sa vie affective. Mais il ne peut se défendre qu'avec ce qu'il a acquis avant l'épreuve. Son âge, son sexe et son petit passé lui ont donné un capital avec lequel il se protège au moment de l'agression." B. Cyrulnik
Je cite cette phrase parce que les intrus sont légion à l'école. Celà s'appelle échec scolaire.
J'aimerais que soit banie du corps enseignant l'abominable phrase comme quoi tout se joue avant 6 ans, même si elle est tout à fait reposante pour un enseignant, a fortiori si on supprime ainsi que celà se dessine les classes maternelles(entendu sur France Inter samedi 8H45 à 9H00 une dénommée Claire Brisset je crois).
J'aimerais qu'on adopte le notion de résilience et l'idée qu'un enfant qui rampe peut à 10,14 ou 16 ans rencontrer un bon tuteur qui permette à son feuillage de s'étaler et s'épanouir.
Que ce tuteur, il peut le trouver à l'école et que les enseignants sont censés accepter de jouer le rôle de tuteur, voire le rechercher et l'offrir.
A l'école, il y a trop de résignation et d'acceptation de l'échec comme une fatalité venant du "avant 6 ans". La psychanalyse a fait son temps et la résilience a fait ses preuves depuis que l'être humain existe. A 15 ans, rien n'est perdu et les voies de garage ne devraient pas exister.
Il est vrai néanmoins que ce tuteur pourra être extra-scolaire: maître d'apprentissage, sous officier, entraîneur sportif etc.. mais les enseignants sont aux premières loges de l'action et j'ai été souvent choquée par leur désintérêt face aux appels du pied d'enfants prêts à s'appuyer sur eux pour grimper le long du mur et de leur petit côté "je fais mes heures et je me tire" alors qu'ils sont là pour en tirer un max du fossé. J'espère que j'ai réussi à exprimer ce que je pense...
Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2006
Pierre-Henri, là, vous faites plus qu'interpréter ce que je dis! Je ne vois pas en quoi on fait preuve d'anticonstitutionnalité en lisant les textes entre les lignes! Je vous accorde que tout cela soit assez pesant, et coûte vraisemblablement assez cher, (je n'ai aucune tendresse pour les pesanteurs administratives en général), mais je ne vois pas l'idéologie là-dedans! Par ailleurs, encore une fois, je ne trouve pas, loin s'en faut, que l'éducation nationale soit un paradis! Je suis simplement convaincu que les raisons sont aussi ailleurs que là où on nous les présente uniquement ici. C'est tout.
Cunégonde, est-il possible d'en savoir un peu plus sur les tracasseries que vous a fait subir votre IPR? Ceci-dit, il y a des abrutis, (et des jaloux, vraisemblablement, si votre travail est perçu comme trop bon par quelqu'un qui serait vraisemblablement incapable de l'accomplir) partout.
Jean-Paul, quand on polémique, surtout quelquefois de manière comme vous de manière disons, pudiquement, assez "énergique", il est logique de recevoir des réponses qui le sont aussi! Pour employer une métaphore sportive, plus la montée au filet tente de déborder l'adversaire, plus on ouvre les angles pour le passing-shot! En bref, et sans vouloir vous offenser, en quels termes avez-vous affirmé à Meirieu que vous étiez pour le retour au tout alphabétique?
Ecrit par : christophe sibille | 03 septembre 2006
en effet Catmano dés que j'ai 5 minutes je les retrouve...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 03 septembre 2006
attention JPB avec de telles allusions , Nico pourraient vous coller un procès type de ceux que la presse people se prend dans les dents à chaque parution...
by the way :même si je ne partage pas ses valeurs, vous pourriez pas glisser un petit mot à l'oreille de Val. pour ma petite famille futurs SDF dans 5 mois , on sait jamais....
mais j'arrête vous avez raison on est sur un cahiers de doléances ici et les connotations perso n'ont rien à faire ici...
catmano le monde change toutes les 15 mn ses pages alors vous pouvez aller directement sur le site et y lire le discours de Sarko et la réplique de Ségo...
je ne sais plus si c'est Montaigneà cheval mais la magyarophile et phone que je suis a apprécié le Sarkozhorty et le Hortarkozy... that's all folk....
oh Bonjour D'Enguell je viens de voir que vous étiez passé par la classe.
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 03 septembre 2006
Ophélie, j'ai, en novembre, été interviewé par un journaliste de Télérama — un ancien condisciple de l'ENS, deux ans après moi, et pas con du tout. Qui m'a confié que de sa promo, un seul (sur 50…) était resté dans l'enseignement. Sur ma génération, la mode était déjà de passer l'ENA après l'ENS — et je dois avoir quelques anciens potes préfets ou ambassadeurs, sans le savoir.
J'ai eu, il y a un an ou deux, en prépas scientifiques, un élève fort capable qui désire (toujours, apparemment) se faire prof de physique. C'est une exception. Les autres, tous les autres, émargeront dans le privé industriel.
Et je ne parle pas de ceux, assez nombreux aussi, qui restent en fac et font de la recherche, ou passent une thèse hâtive, pour échapper au second degré. J'en ai eu la tentation moi-même, un ou deux soirs de découragement — et j'ai d'ailleurs donné des cours pendant une bonne dizaine d'années à Paris-III.
Voilà où passe l'élite. Il en est de même en médecine : savez-vous qu'il n'y aura plus de généralistes dans dix ans ? Ils se veulent tous spécialistes (si possibles des spécialités sans risque vital, style ophtalmo ou dermato), pour échapper à la médecine de quartier — ou de campagne.
Sibille, j'avais évoqué facce à Meirieu la possibilité d'apprendre à lire en méthode alphabétique. Sans malice, et sans référence aux projets du ministre, que j'ignorais alors (c'était tout début décembre). Mais le simple mot d'"alphabétique" le faisait sortir de ses gonds, à l'époque.
Si vous l'avez écouté lors de notre dernier débat sur France Inter, si vous avez jeté un coup d'œil sur son dernier livre, vous verrez combien il a évolué, ce garçon, en quelques mois. Comme dit Luc Cédelle (le Monde de l'éduc de ce mois) : "Meirieu développe certains arguments jusqu'alors brandis par ceux qui le détestent, les insultes en moins". Les insultes, je pense que c'est moi. Mais pour le reste…
JPB, un peu dépressif ce soir — entre chien et loup.
Ecrit par : brighelli | 03 septembre 2006
J-P Brighelli souhaite redonner aux élèves le goût de l’effort.
Moi pas.
Pour une même tâche à accomplir, j’ai plus de reconnaissance pour l’élève qui arrive au même résultat que les autres, en fournissant moins d’effort. C’est une preuve d’intelligence qu’il faut valoriser, que cette aptitude soit acquise dans un environnement familial plus adéquat à tel enseignement, ou innée, attestant d’une plus grande vivacité d’esprit. Que ce soit pour déplacer une palette de parpaings ou résumer un texte.
Je pense qu’il faut en revanche redonner la satisfaction du TRAVAIL BIEN FAIT. Que le RESULTAT soit obtenu avec ou sans effort, il doit être le plus irréprochable possible. C’est à cette condition que le travail est gratifiant et que l’élève sait se situer par rapport à un objectif clairement annoncé.
Les pédagogistes accordent toujours plus de place, dans l’évaluation, à la façon dont le travail a été réalisé, aux progrès effectués par l’élève entre le début et la fin du projet ou de l’année. Pour avoir participé à l’évaluation d’Itinéraires De Découverte en collège et de Travaux Personnels (très mal) Encadrés en lycée, j’ai vu cette reconnaissance de “l’effort” récompenser plus que de raison des exposés laborieux au contenu minable au regard des connaissances exigibles dans telle ou telle section.
La question est donc bien de savoir ce que l’on peut exiger comme résultat d’un élève, pour lui donner une
note correcte ou pour l’autoriser à passer dans la classe supérieure. Tout est donc bien dans les programmes, hautement critiquables, et critiqués, me semble-t-il, dans au moins deux livres qui paraissent ces jours-ci...
Cf. lien ci-dessous
Merci de votre attention.
Ecrit par : S. Artioli | 03 septembre 2006
Mais l'effort n'a pas pour objectif d'être récompensé en soi et pour soi. C'est un effort d'enfant de démocrate à faire pour que vive entre autres sa République d'adulte.
Pensez à la guerre économique aux frontières, ou à la guerre civile qui se profile, l'effort d'avant-guerre doit donc être produit par tous, tous n'en récolteront pas les fruits !
Ecrit par : D'Enguell | 04 septembre 2006
Hello Patricia, la Provence fut chaude, quand Sarkholkoze y vint ce midi, mais j'ai bien peur que MontaigneAC, sans avoir lu '"Les bienveillantes" de l'ami Littel, tape un peu trop fort sur les calottins et sous la calotte crânienne des FN -et peuchère, il y en a par ici, et pas tous avec 48 de QI - pour ne pas les exciter comme des frelons.
Pour l'instant, ils votent encore...
Ecrit par : D'Enguell | 04 septembre 2006
Cher(e)s enseignant(e)s,
"Une rentrée nervou's breakdown ?"
Après un dimanche partagé entre le tract et des neurones encore un peu en vrac car à peine redescendus d'une fraiche estive où l'herbe était plus verte...
Loin de Sarkozy et de son aéropage en paillettes (Johnny et Doc Gynéco,etc),loin de notre Ségolène préférée (un "gendarme" dans toutes les classes),les lolo's 34 vous offrent ce moment d'humour et de détente après votre première journée de rentrée.
28 septembre 1982: Luis Rego dans l'émission Tribunal des flagrants délires animée par Claude Villers dans le rôle procureur de la République. -
"Journée d'un fasciste" Le Pen était ce jour là, l'invité de l'émission. Un sketch d'anthologie qui ne vieillit pas. Un pur moment d'intense jubilation.. A écouter ou à réécouter ABSOLUMMENT !
http://www.dailymotion.com/rag34/video/xcvgl_flagrantsdeliresluisrego
Laïcité : Lire notre note.
http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2006/09/03/le-pen-mise-sur-les-musulmans-un-article-du-blog-vigilance-l.html
Loin des chaises vides, nous vous souhaitons une excellente rentrée et une année scolaire pleine de courage et de réussite.
Bien cordialement.
Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34.
Ecrit par : Les lolo's 34 | 04 septembre 2006
Oui, on a parlé il n'y a pas longtemps sur ces forums des "islamo-gauchistes". Une preuve de plus que les extrêmes se touchent. Mais en jouissent-ils?
Jean-Paul, il n'y avait aucune malice dans ma question! Je n'avais simplement pas entendu l'émission que vous aviez faite avec Meirieu et comme je sais que, (indépendamment du fond), il vous arrive d'être assez "tonique" sur la forme, je me demandais si, quelquefois, ce n'est pas cet aspect des choses qui indisposait vos adversaires!
"by the way :même si je ne partage pas ses valeurs, vous pourriez pas glisser un petit mot à l'oreille de Val. pour ma petite famille futurs SDF dans 5 mois , on sait jamais...."
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 03 septembre 2006
C'est de Philippe Val que vous parlez, Patricia?
Ecrit par : christophe sibille | 04 septembre 2006
bonjour à tous
non sieur Sibille Val. pour Valérie...
une député d'IdF...
Merci à Cat et D'Enguell pour le soleil provençal envoyé hier et qui ne perce pas ce matin dans la grisaille parisienne malgré une température qui s'annonce clémente pour la journée...
bon je retourne dans ma petite classe
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 septembre 2006
Concernant le nombre d'impétrants pour les concours de Lettres, par exemple: les filières Lettres Modernes se vides à Paul-Valéry, Montpellier. Mais le nombre d'étudiants semble stable (autour des 18 000). Où vont-ils alors depuis quelques années? Dans tous ces attrape-couillons de Médiation Culturelle et consort. C'est le grand vent! Ah travailler auprès des musées, des services culturels, des groupes de musique, des mairies, des artistes, des entreprises. Manque de pot, le pot est bouché. Comme un pot de confiture, ou une boîte de conserve.
Concernant le nombre d'impétrants pour les concours de Lettres, par exemple: les filières Lettres Modernes se vident à Paul-Valéry, Montpellier. Mais le nombre d'étudiants semble stable (autour des 18 000). Où vont-ils alors depuis quelques années? Dans tous ces attrape-couillons de Médiation Culturelle et consort. C'est le grand vent! Ah travailler auprès des musées, des services culturels, des groupes de musique, des mairies, des artistes, des entreprises qui financent des fondations, etc. Manque de pot, le pot est bouché.
Les sections Arts du spectacle (cinéma, musique, théâtre) ne désemplissent pas. Au contraire. Tant mieux, les postes, là, se créent et me font espérer ne pas avancer dans ma thèse pour rien : j’ai eu de judicieux conseils de la part des universitaires : évitez le XIXième et le XXième siècles en Lettres Modernes (les docteurs y sont, plus qu’ailleurs, sur le carreau), pensez à la littérature médiévale (la grammaire de l’ancien Français ?? Non merci), étudiez la littérature dramatique (good ! good !) (le doctorat pour la gloire seule ne m'avait effleuré l'esprit que fort peu de temps, vu l'argent que je dépense, le temps que j'y mets et que je dois dénicher après mon boulot d'enseignant – je ne veux pas être, malgré tout un mauvais prof : prendre le blé et voilà –, les angoisses qui me bousculent, les divers trajets, l'investissement dans l'école doctorale, le fric dans les photocopies quand je furète dans les bibliothèques, etc.). Enfin, pour tout vous dire, le jeu universitaire fait que je peux tout aussi bien tirer à blanc : bosser pour niente. Il me restera mon poste de prof (heu... non ; je prévois déjà de me faufiler ailleurs si je n'entre pas à la fac: vous voyez, il y en a qui ne restent pas dans l'EN. J’ai l’impression d’avoir été trahi par elle…).
Je crois que nous sommes beaucoup à avoir passé le concours pour se sentir, ensuite, trahi par notre boulot.
Ecrit par : Pendariès | 04 septembre 2006
Le premier paragraphe est à sauter. Le second en corrige la faute"se vides" / "se vident".
Ecrit par : Pendariès | 04 septembre 2006
JPB, dire qu'il y en a qui demandent à être payés en tant qu'invités sur les plateaux de télévision. Faites-vous passer vos billets de train et vos nuits à l'hôtel en frais réels??? ;-)
Ecrit par : Pendariès | 04 septembre 2006
J'espère que vous gardez le moral, monsieur Brighelli. Un normalien à Télérama, ça ne peut pas faire de mal à télérama. Quant à ceux qui ont rejoint la haute administration ou l'enseignement supérieur (qui reste de l'enseignement), je trouve ça dans l'ordre des choses. Ne se peut-il pas que, toute considération pécunière mise à part, ceux qui se sont enfuis n'aient pas eu l'envie d'enseigner?
Je voulais juste dire que le soupçon de médiocrité qui pèse sur les profs est injuste. J'aimerais pour ma part que des études un peu sérieuses soient faites en france sur le profil scolaire des uns et des autres. J'aimerais aussi qu'on arrête de croire que les littéraires le sont toujours pas défaut, parce que mauvais scientifiques, ou à défaut qu'on arrête d'oeuvrer dans ce sens. J'aimerais aussi parfois, qu'on ose dire que bon nombre de médecins, si respectables et précieux soient-ils, n'étaient pas admis à entrer en classe préparatoire.
J'aimerais tout simplement que les diplômes aient une lisibilité, à commencer par le baccalauréat, que je voudrais généraliste pour le plus grand nombre pour qu'enfin, la valeur des uns et des autres puisse être appréciée. Sans cela, nous sommes condamnés à arborer la cote symbolique qu'un corps social nous assigne. Et il est, dans le corps social, des gens qui ont tout intérêt à introduire quelques distortions dans ce jeu...
Ecrit par : Ophelia | 04 septembre 2006
Cher JPB,
merci pour votre éclaircissement concernant Chevènement.
Puisque vous avez demandé que chacun donne ici ses propositions, voici les miennes. Pour ne pas créer un sous-fil de discussion qui rendrait le tout illisible, j'invite ceux qui voudraient les commenter à le faire sur mon blog. Ces propositions sont issues d'une réflexion sur l'enseignement des sciences (en particulier des mathématiques), mais comme vous pourrez le voir elles sont tout-à-fait générales.
1) insister davantage sur la grammaire à l’école primaire et au collège.
Cela peut paraître surprenant, mais c’est pour moi la priorité pour le développement de la pensée logique. Par ailleurs la compréhension des énoncés (des problèmes, définitions, théorèmes) dépend crucialement d’une bonne capacité d’analyse grammaticale. Les professeurs de sciences sont souvent dépourvus devant des élèves qui ne comprennent pas la différence entre une hypothèse, une conclusion, une preuve.
2) Le contenu de l’enseignement doit être confié à une commission indépendante constituée pour un tiers de membres de l’Académie (désignés par elle), pour un tiers de représentants du parlement, et pour un tiers de représentants élus des enseignants. Ses débats seraient publics.
On notera l’absence des « scientifiques » de l’éducation (à moins qu’ils ne soient par ailleurs enseignants, députés ou académiciens). Ils se consoleront en remarquant que la composition de cette commission reflète le fameux triangle didactique ! Il ne s’agit pas de créer une commission consultative de plus. Premièrement elle remplacerait le HCE, que la composition rend par trop dépendante du pouvoir politique en place. Deuxièmement, ses décisions seraient souveraines.
Et c’est tout ! Je crois qu’une institution indépendante, légitime et suffisamment stable peut faire beaucoup plus pour améliorer la qualité de l’enseignement des sciences que les multiples réformes qui pourraient jaillir de mon cerveau... On notera bien sûr que ces propositions n’ont rien de spécifiques aux sciences. C’est parce que je crois que les problèmes qui se posent ne sont pas non plus réellement spécifiques aux sciences. Il serait logique de créer des commissions spécifiques aux différentes disciplines (on pourrait en regrouper certaines pour éviter la profusion, et les membres du parlement seraient autoriser à siéger dans plusieurs commissions). J’ai toutefois d’autres propositions d’ordre général.
1) Parce que l’on ne peut rien sans motivation, et parce que la motivation ne vient que si l’on a une idée précise quant à son avenir, il est impératif que tous les élèves de France aient, au moins une fois dans leur vie, un entretien personnalisé avec un conseiller d’orientation. Cela suppose d’y mettre des moyens. Même les bons élèves sont concernés : il faut mettre fin à la sélection par l’absence d’information, qui est malheureusement très répandue.
2) Toutes les décisions d’ordre pédagogique concernant un élève doivent être prises par le conseil de classe. Ses décisions sont souveraines et sans appel, à quelque niveau que ce soit. Le chef d’établissement vote, mais ses décisions ne s’imposent pas au conseil. Je pense que cette proposition est de nature à réaffirmer l’autorité des enseignants. On peut imaginer, si les parents d’élèves contestent une décision de redoublement, de mettre en place un examen de passage anonyme.
3) Il me paraît fondamental que les professeurs les moins expérimentés ne soient pas, comme c’est le cas aujourd’hui, affectés en priorité dans les zones les plus difficiles. C’est tout l’inverse qu’il faut faire !
4) Il faut repenser l’obligation scolaire de façon à ce que les élèves auteurs de troubles graves ne soient pas automatiquement inscrits dans un établissement dès lors que leurs parents en font la demande. On peut trouver cette mesure « purement répressive ». Elle n’aurait bien sûr de sens que si, dans le même temps, on donne des moyens suffisants aux structures spécialisées pour les élèves en grande difficulté. (Aujourd’hui les Segpa accueillent à la fois, et contrairement à leur statut, des élèves ayant de graves problèmes de comportement et des élèves ayant de graves problèmes de compréhension. Cela doit cesser.)
Il y aurait bien entendu d’autres mesures à prendre, je me limite volontairement à petit nombres de points qui me paraissent fondamentaux pour que l’institution scolaire retrouve tout son crédit et toute son autorité.
Ecrit par : Fabien Besnard | 04 septembre 2006
Patricia, je connais à côté de chez vous un très grand squatt avec jardin. Peut-être pourriez vous envisager d'y emménager discrètement quand vous serez SDF? Ce doit être un peu juste pour les sanitaires.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2006
Ceux qui médisent derrière mon dos, mon cul les contemple.
Ecrit par : Olivier | 04 septembre 2006
Les propositions de Fabien Besnard demandent une lecture approfondie. Je m'y mettrai un peu plus tard. Mais ce que j'en ai lu rapidement me paraît tout à fait cohérent. À propos de la grammaire, j'ajouterai que les premiers à se plaindre de la déstructuration syntaxique des élèves sont les profs de langue — parce qu'ignorer ce qu'est un sujet ou un participe, ça grève sérieusement votre avenir multi-linguistique…
Ophélia, tout à fait d'accord avec vous sur l'aspect "généraliste" du Bac. Et sur la (re)constitution de filières littéraires par choix — et non par défaut, ce qui est largement le cas en ce moment : j'ai des élèves de STT / STG qui pour rien au monde n'auraient voulu entrer en L — "la série poubelle", disent-ils non sans pertinence.
Un dernier point, comme le soulignait Pendariès. Dans les séries L, combien, aveuglés par les propositions faussement alléchantes d'options artistico-audio-visuelles, se laissent aller à s'inscrire dans des filières universitaires stériles, aux dépens des filières purement "Lettres", largement désertifiées…
Ecrit par : brighelli | 04 septembre 2006
N'oubliez pas ce point m'sieur Brighelli. Quand j'ai interrogé les motivations de mes étudiants l'an dernier (j'ai donné quelques heures de cours à la fac), en Cinéma et Théâtre, hormis celles et ceux qui suivaient en parallèle des cours dans les divers conservatoires de la région (diplôme professionnalisant), qui ont un projet sérieux, le restant me balançait: "C'est pour me cultiver que je suis ici". Et d'autres d'avouer leur glande: "C'est pour la vie d'étudiant" (sous-entendu: les bars, jusqu'à pas d'heure, pas de pression, etc. etc.) J'enrage contre ces boursiers qui n'ont qu'à signer leur présence en cours ou aux examens de fin de semestre. Tout ce pognon foutu en l'air... Je l'aurais bien voulu cet argent, moi, et quelques collègues, pour ne pas multiplier par presque deux le temps de ma thèse en devant enseigner: 4, voire 5 au lieu des 3 demandées. Mais de l'autre côté, je me dis, ma famille aussi, et mes directeurs de thèse me l'ont assuré: bien heureux d'avoir eu un travail - car le doctorat, c'est comme laisser tomber une pierre dans un gouffre, il se peut qu'on ne l'entende pas toucher le fond... Combien de docteurs installent des boîtes de sardines dans les hyper (souvent, 1) parce qu'ils s'imaginaient que le poste à la fac leur été dû; 2) parce que, par mépris - et le substantif est exact - pour le secondaire, ils n'ont pas voulu passer les concours)??
Ecrit par : Pendariès | 04 septembre 2006
Donc proposition pour la fac: revoir de fond en comble l'obtention des bourses.
Ecrit par : Pendariès | 04 septembre 2006
Une question, souhaitez-vous des filières littéraires universitaires essentiellement tournées vers l'enseignement, ou bien des filières littéraires qui donnent accès, comme c'est encore dans une certaine mesure le cas aux E.U. et en GB à un large panel d'options professionnelles?
Pour l'anecdote, j'ai eu lorsque j'étais lectrice à l'université en GB un élève inscrit en études de langues, qui souhaitait par la suite devenir pilote d'avion. Je l'ai cru fou, mais les enseignants de l'université m'ont confirmé que c'était de l'ordre du possible.
Ecrit par : ophelia | 04 septembre 2006
Et je rebondis sur le dos de Pendariès (quelle trempe aux lignes de traîne), ce qu’on peut faire aux étudiants boursiers glandeurs, on peut le demander aux parents !
Une participation, un forfait scolaire, un déremboursement en somme, (pour la sécu cela ne marche pas si mal...) qui serait une réelle implication.
Après tout, 30 millions de véhicules en France, à 10 francs le litre et à 8 litres au 100, il n’y a pas d’émeutes aux station-service, ni devant les concessionnaires quand bien même les voitures tombent en panne. Pourquoi ?
Parce qu’ils sont entretenus régulièrement...
La contrepartie, c’est que le carburant soit de qualité...
Ecrit par : D'Enguell | 04 septembre 2006
Merci Dobolino , j'y ai déjà songé et m'y rends presque quotidiennement en reconnaissance, c'est à deux pas....on y croise d'ailleurs des marquis et comtesses qui se sourient...
trêve de plaisanterie ce n'était qu'un clin d'oeil à un ami..
nous en sommes aux doléances alors de grâce rendez nous notre grammaire avec ses conjonctions de coordination , ses adjectifs qualificatifs et ses sujets, pronoms, verbes compléments...et notre délicieuse conjugaison du pas si simple au subjonctif subjectif imparfait parfois plus que parfait... et des mots oh oui des pluies de mots! et tous les cha(nts)amps lexicaux...que nos chers anges puissent user de la contrepèterie , des palindromes et autres formules toujours souriantes...
je reviens plus tard vous conter ce merveilleux exercice de français cm2 du cned auquel nous eûmes droit ce matin...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 septembre 2006
DOLEANCES POUR M. BRIGHELLI
-faut il être prof pour pouvoir avoir une réponse (mon message était le numero 29)?
-avez-vous vraiment été trotskyste? (abomination des abominations, et je signe de la part d'un socialiste royaliste ex-stalinien!)
-que vient faire le parvis de notre-dame dans ce débat?
Ecrit par : lingane | 04 septembre 2006
Bonjour,
Je voudrais essayer de répondre à Christophe Sibille à propos de ses interrogations sur la formation d'excellence requise pour les enseignants du primaire et l'expérience que l'on acquiert sur le terrain. Auparavant je tiens à m'excuser pour deux choses. D'abord pour un faute d'accord du participe passé dans mon intervention du 02 septembre dernier: je n'aime pas faire des fautes, ça me tracasse toujours et ça ne passe pas avec les années. Ensuite ma réponse s'appuyant sur une expérience personnelle n'est peut-être pas valable et je ferais peut-être mieux de retourner sur "Souvenir"mais bon...
Sans vouloir me vanter je considère avoir reçu une formation d'excellence dès la classe de seconde à l'Ecole Normale dont le concours d'entrée était très sélectif surtout pour les filles. J'en ai déjà parlé : il fallait être exemplaire dans tous les domaines et même la vie privée était sévèrement surveillée ; Le célibat a longtemps été recommandé aux institutrices de la "laïque" puis on leur a conseillé d'épouser un instituteur. Cette sévérité était supportable par la joyeuse camaraderie qui nous unissait, par la qualité de l'encadrement et par toutes les activités annexes proposées. Pour moi ce fut la découverte du chant choral que je pratique toujours et qui m'a aidée à surmonter les épreuves inévitables de toute vie ordinaire .
Quand je fus nommée à la rentrée scolaire 67, pour mon premier poste, je tombai sur une classe de 27 ou 28 enfants qui redevenait unique après avoir été géminée plusieurs années. Ce genre de poste, pas très facile, était attribué comme il se doit aux débutants : principes du barême. A cette difficulté s'ajouta la charge d'un secrétariat de mairie qui me fut imposé afin qu'il puisse continuer à être attribué à un instituteur chargé de famille - ce fut le cas effectivement l'année suivante avec un instituteur père de quatre enfants et dont l'épouse ne travaillait pas. Il me fallait aussi allumer le poêle à mazout tous les matins et balayer la classe car la femme de ménage, épouse de l'ancien instituteur, avait suivi son époux et la Municipalité ne parvenait pas à la remplacer. Le percepteur refusa de me rétribuer pour ce travail quotidien car je cumulais. Conclusion, je préparais ma classe jusqu'à 23 heures environ et me levais ,comme à l'EN, à 6h30. Le matériel pédagogique éait réduit au minimum et je fus consternée de constater que ces enfants n'écoutaient jamais un disque, pas même la radio scolaire, et qu'ils ignoraient que l'on puisse dessiner et peindre à l'école. Par contre ils aimaient le sport, en particulier la balle au prisonnier. Je décidai de m'organiser de mon mieux ainsi que je l'avais appris à l'école et surtout en stage. Par ailleurs les instructions que l'on pouvait considérer à juste titre comme un carcan, offraient cet avantage de proposer une progression précise A telle semaine de l'année devait avoir lieu telle leçon et ceci dans toutes les disciplines de tous les cours. L'ennui, c'est que l'Inspecteur ou le Conseiller Pédagogique pouvait débarquer sans prévenir et vérifier si la progression était bien respectée .Je vivais dans la hantise de leur visite. A toutes ces conditions s'ajoutait le manque de confort : un seul robinet d'eau froide dans mon logement et pas de WC, les latrines de la cour devant suffire. Pourtant j'aimais ce que j'entreprenais: je construisais quelquechose et j'appportais des changements qui m'aidaient à oublier la solitude, une solitude d'autant plus pesante et étouffante que la mentalité du village attendait de moi une exemplarité sans faille. Décidemment, aucun répit. Nous étions en 67 et le projet de la loi Neuwirth faisait couler beaucoup d'encre et d'inepties. J'étais une jeune fille dont chaque instant de la journée dépendait de l'opinion et la hiérarchie veillait au grain. Une de mes camarades de promotion, enceinte sans être mariée, fut mutée d'office en ville pour que cela puisse passer inaperçu et ne pas ternir la profession. Je n'avais plus le temps de lire ni de me cultiver. Mes chères études me manquaient. Un instituteur d'unvillage voisin se rendait chaque jeudi à la faculté de Reims pour reprendre des études d'histoire et était critiqué : il pensait trop à lui au lieu de se consacrer à sa classe. Voilà, c'était tout cela l'expérience sur le terrain . Ma décision fut vite prise : remplir ma mission, laiiser un bon souvenir à tous ces gamins auxquels j'étais sincèrement attachée, économiser et partir pour redevenir moi-même et respirer normalement. Je n'ai jamais regretté cette décision, j'ai repris mes études avec passion, oui , passion. Plus tard quand je dus m'imposer comme documentaliste, et plus tard encore comme prof,je fus la première surprise de ma rapidité à m'adapter et à m'organiser. En fait tout m'avait servi : la rigueur de l'EN et la difficulté du terrain.
Un dernier mot , Christophe, au cas où cela vous intéresserait, voici l'adresse du site de ma chorale
http://les-cenelles.ovh.org.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 septembre 2006
Je suis entièrement d'accord au sujet de l'enseignement artistique... Il est quasi nul en France, à part peut-être dans les lycées où ils sont enseignés...
Quant au goût de l'effort, je lui préférerais plutôt le goût de la curiosité. Même si l'effort est aussi indispensable, en tant qu'étudiante, je marche beaucoup mieux à la curiosité plutôt à l'effort.
Enfin, en ce qui concerne le manque de professeurs... j'en serai peut-être un.
Quant à la réforme de l'école et de tout ce qui touche au système éducatif, ça ne serait pas du luxe, effectivement, mais pour arriver à ébranler un système pareil...
Je ne propose aucune solution mais ne fais que des constats. Désolée.
Ecrit par : Panthère | 04 septembre 2006
"Enfin, en ce qui concerne le manque de professeurs... j'en serai peut-être un…"
Bonne idée ! Quand on n'est pas bête et que l'on défend de bonnes idées, c'est une excellente carrière…
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 septembre 2006
Merci pour ce témoignage, Hélène... Et je vais de ce pas visiter le site de votre chorale!
Serez-vous une collègue prof de musique, Panthère?
Bonne soirée à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 04 septembre 2006
1) Christophe, je voulais dire que l'attitude anti-institutionnelle (vous avez rajouté une syllabe), cet air de ne pas y toucher, était fréquent à l'IUFM. Cela dit, il serait très injuste de ma part de vous ranger dans le lot. Et puisque je n'ai pas été clair, il est vrai, je m'excuse.
2) A oui, j'oublais que, dans votre débat, Philippe Meirieu s'est prononcé en faveur de la syllabique, au choix de l'instituteur. Le même Philippe Meirieu qui écrivait dans son bloc-note internet, à la date du 30 décembre 2005 :
"Qu'on ne se méprenne pas : je n'ai aucune sympathie pour le B.A. BA.. Et, si je ne suis pas un spécialiste de la lecture, je connais assez l'histoire des idées pédagogiques pour comprendre les enjeux qui se cachent derrière cette authentique régression (ce n'est pas l'interdiction de la « méthode globale » au sens strict - depuis longtemps abandonnée en France - qui est une régression, c'est, bien évidemment, le fait d'imposer la seule méthode syllabique). Comme Emmanuel Davidenkoff l'a facétieusement montré sur son blog, cela n'était, d'ailleurs, au programme que d'un seul parti, le Front national !"
Sa vitesse de rotation augmente, vous ne trouvez-pas ?
Ecrit par : Pierre-Henri | 04 septembre 2006
Bonsoir à vous, Pierre-Henri,
Vous tombez bien! J'ai discuté un peu avec quelques instits qui chantent avec moi le lundi soir. Outrées de la campagne qui consiste à dire que: "tout ce qui n'est pas syllabique pur est global", (j'insiste sur le côté: "pur"), ce qui est évidemment une absurdité. Vraiment très énervées, (et à juste titre).! Et la "volte-face" de Meirieu, (tiens, éprouveriez-vous une brusque sympathie pour lui de ce fait?) ne changera rien au fait que vouloir cette méthode syllabique pure soit une absurdité!
Je tiens à préciser, (mais je crois que vous le saviez déjà) que je n'ai jamais été ni "Meirieuphile", ni "Meirieuphob". Je n'ai aucun maître à penser en la matière. Serait-ce cela qui en gênerait quelques-uns ici, tant qu'il paraît insensé Qu'on puisse enseigner en IUFM si on n'est ni dictateur, ni asservi?
Excusez-moi pour le: "anticonstitutionnelle", c'est une erreur impardonnable! Mais je suis dans des écritures un peu plus directement politiciennes en ce moment, (quoique). Ce n'est cependant pas une excuse.
Hélène, pourquoi ne pas tenter une rencontre entre nos deux ensembles vocaux?
Bonne fin de soirée à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 04 septembre 2006
L'education nationale applique, pour éténdre son pouvoir (ou plutôt celui de ses personnels), une vieille recette bien connue des artistes de cirque : plus un numéro est simple plus il doit paraître compliqué. (Son corollaire, plus le numéro est difficile plus il doit âtre exécuté avec une apparence de facilité, n'étant pas pratiqué à l'EN.)
Exemple concret : la lecture des programmes de maths d'une terminale S peut laisser penser que nos élèves atteignent tous des sommets d'abstraction et de raisonnement hypothetico-déductif. Les épreuves du bac contiennent d'aiileurs chaque année des exercices particulièrement ardus. Mais... au moment d'établir le barême de correction des instructions rectorales véhiculées par les IPR permettent, en utilisant par exemple une notation jusqu'à 25 ou plus, de noter généreusement des candidats qui n'ont traité que deux exercices sur cinq, les deux premiers étant souvent d' une relative facilité.
On est impressionné à la lecture des sujets, on l'est moins quand on connaît les pratiques (imposées) de correction.
Tout le système tend à produire une complexité apparente qui ne correspond à rien... sauf à entretenir l'illusion de la diificulté.
Encore du concret : les sujets des examens professionnels pèsent parfois plusieurs centaines de grammes pour une épreuve ! On est tenté de penser que cela correspond à des épreuves particulièrement complexes.
J'ai eu l'occasion de voir un sujet d'une épreuve professionnelle d'un CAP d'ébeniste qui comportait plusieurs dizaines de pages.
La problématique consistait à choisir, dans un catalogue, un modèle de ferrure pour un meuble d'un style donné. Le sujet reproduisait plusieurs dizianes de pages d'un catalogue de fabricant de quincaillerie d'ameublement. Le candidat n'avait qu'à noter la réference de la pièce choisie. (Ce n'était, bien sur, qu'une question parmi d'autres)
Cet exemple n'est pas seulement annecdotique, il illustre la véritable folie qui s'est emparé de l'institution. En l'occurence il avait été nécessaire de mobiliser des ressources importantes en personnel rectoral et en matériel d'imprimerie pour produire ce sujet à des millers d'exemplaires pour tous les candidats de ce CAP cette année là.
Avec de telles pratiques on peut multiplier le budjet de l'EN par 2 ou 3 sans produire autre chose que toujours plus de complexité.
Que dire des nombreuses réunions ZEP auxquelles il m'a été donné d'assister ? Un aréopage de gens importants ( inspecteurs, chefs détablissement, assistantes sociales, psychologues, animateurs divers, représentants de la mairie etc...) passaient des heures à répartir des crédits misérables entre les bibliothèques des établissement du secteur sans penser qu'une heure de ce type de réunions consommait en salaires beaucoup plus que les miettes qu'il fallait distribuer.
Certaines formations techniques coutent des sommes astronomiques pour former des lycéens en trois ans à certaines professions (Bac des techniques de laboratoire par exemple). Combien de ces coûteux bacheliers poursuivent réelement dans une voie qu'ils ont choisie souvent trop tôt ?
Des formations analogues existent d'ailleurs en 2 ans (et parfois moins) après des bacs scientifiques.
Que dire de la multiplication des pseudos spécialisations de certains bacs qui obligent parfois à scinder, pour un cours de maths ou de comptabilité, en trois groupes différents une classe de 25 élèves (ou moins).
On parle des classes surchargées mais jamais des heures assurées devant des groupes inférieurs à 10 élèves. Elles sont portant très nombreuses dans certains établissements au nom de la diversité et de la liberté de choix.
On veut des groupes de niveau, du soutien personnalisé, des heures de TPE, du grec et du latin pour tous mais aussi de l'enseignement artistique (musique et arts plastiques) et trois ou quatre langues étrangères, l'option "lourde" pour le sport, sans oublier le théatre et le cinéma. Les élèves ont des semaines tellement chargées qu'ils finissent par ne plus rien faire sérieusement, qui s'en soucie ?
En organisant la complexité apparente on peut réclamer des crédits, des postes, mais pour quel résultat ?
Car cette complexité organisée et entretenue génère des besoins en postes et en crédits mais aussi et surtout de l'inefficacité tant le système est constamment près de la thrombose (voir les emplois du temps des élèves de lycée et les nombreuses options qui, à la limite, permettent à chaque élève d'avoir un emploi du temps différent).
Quand cessera t-on de dilapider l'argent à l'EN ?
Quand commencera-t-on à penser que transformer la moitié des habitants de ce pays en enseignants et l'autre moitié en 'apprenants' n'est pas forcément la bonne solution ?
Quand sera-t-ilpossible d'envisager une restructuration de l'enseignement supérieur qui paraît, elle, vitale et urgente vu l'état de misère de ce niveau d'enseignement, sans que les syndicats du second degré ne mettent les lycéens dans la rue au prétexte qu'il va falloir, pour ce faire, redistribuer certains crédits ?
Ecrit par : Adrien Fleuret | 04 septembre 2006
Entièrement d’accord avec Adrien Fleuret.
Le prof est la plupart du temps un parasite de l’élève. Il réclame des crédits supplémentaires pour engraisser sa caste. Et le prix à payer aujourd’hui par le contribuable n’est rien comparé au prix que paiera l’élève à la sortie de cette usine à gaz (et donc ses parents, les mêmes contribuables, rebelote. Trop cons). L’Education Nationale fabrique des élèves en difficulté en faisant passer toute la classe (vous vous rendez compte du prix d’un redoublement !?) pour mieux réclamer de non moins coûteuses heures d’aide individualisée et autre remédiation dans la classe suivante, pour donner bonne conscience aux uns et poudre aux yeux aux autres, en faisant croire que l’on va réussir à rattacher au train les wagons largués. Ces projets individualisés justifient le salaire des valeureux pratiquants (devant 6 élèves en difficulté...) mais surtout les crédits alloués aux chercheurs en Science de l’Education, chargés de mettre au point les derniers rafistolages les plus tendance. Les gentils profs font dans l’humanitaire, spontanément, et reversent l’argent à “Vétérinaires sans Frontière”. Ceux qui ont des principes ont la résidence secondaire et /ou le studio de l’aîné à payer, et du coup, remettent leurs principes dans leur poche avec le mouchoir dessus. Beuark.
Pour nous changer les idées, voici des nouvelles tropicales maritimes humides de chez moi :
Ce jeudi 31 août, inaugurant la foire agricole de Tahiti, M. Oscar Temaru, président de la Polynésie Française déclarait :
« L’Education Nationale fabrique des crétins et des chômeurs. Les cours devraient commencer en Polynésie à 9 heures [au lieu de 7] pour permettre aux enfants d’apprendre à pêcher et à cultiver le manioc avec leurs parents ».
Oscar Termaru nous avait habitué à faire de la provocation, jusqu’alors sur le thème de l’indépendance.
La présidence faisait le lendemain le communiqué suivant, pour atténuer les réactions ; je cite La Dépêche de Tahiti du samedi 02 septembre :
« Cette déclaration est à remettre dans le contexte d’un article récent paru dans l’hebdomadaire national Le Point. Force est de constater qu’en France métropolitaine, l’Education Nationale fait régulièrement l’objet de vives critiques. Force est de constater qu’en Polynésie, la volonté affichée de la charte de l’Education (l’enfant au centre du système) est toujours une promesse en attente et l’échec scolaire une réalité. On ne voit pas comment ce Grand gâchis – le titre du Point – en France se traduirait par un miraculeux succès chez nous. »
La Dépêche de Tahiti publie ce lundi 4 septembre mon courrier, certes perfectible, mais je l’espère un peu éclairant pour les Polynésiens :
« L’Education Nationale fabrique effectivement des ignorants et des chômeurs, Monsieur Temaru est bien informé, à peu de choses près. Le “crétin” visé dans le livre “La fabrique du crétin La mort programmée de l'école” de Jean-Paul Brighelli, est l’idéologue responsable de cette catastrophe, à savoir M. Meirieu. Aucun mépris pour les élèves, donc, qui ne sont que ce que les adultes en font.
Le communiqué de la présidence prouve que ce funeste idéologue de l’Education est très influent, jusqu’en Polynésie. En effet, c’est prendre le mal pour le remède que d’imaginer que “l’élève au centre du système” va résoudre les problèmes. Au centre du système doivent se trouver les savoirs que l’on veut transmettre à nos enfants. Que veux-ton leur apprendre exactement ? - Tous les élèves sont différents et on peut ensuite discuter des méthodes – Depuis que M. Meirieu a mis l’élève au centre du système scolaire français, on cherche l’épanouissement et le bien-être de l’élève sans plus rien lui apprendre de précis. L’élève veut apprendre à lire plus tard ? Faisons le passer dans la classe supérieure, il s’y mettra bien un jour. Et il reste illettré. Plus tard, l’étudiant veut s’engager dans une filière si attirante, mais aux débouchés limités ? (Prof de sport). Laissons-le devenir chômeur. (Et ils sont nombreux dans cette impasse !)
Ce sont donc les programmes scolaires qui font l’objet d’une critique de plus en plus fine du système, dans deux livres au moins qui paraissent à cette rentrée.
Comment réconcilier l’enseignement et le noble objectif d’un savoir-faire concret, si possible en lien avec la nature ? Allons voir du côté de l’apprentissage, ou du côté des lycées agricoles (qui eux dépendent du ministère de l’Agriculture).
Quant à l’Education Nationale, souhaitons bon courage à M. Raapoto [pour les métro : Jean Marius RAAPOTO, ministre de l'éducation et de la culture, chargé de la jeunesse, de la formation professionnelle, de la promotion des langues polynésiennes, du plurilinguisme, de l'enseignement supérieur et des relations avec l'assemblée de la Polynésie] s’il doit la défendre. Les statistiques d’entrées en filières sélectives (Grandes Ecoles...) attestent de cette tendance : plus qu’hier, ce sont des enfants de cadres qui deviendront les futurs cadres de la Polynésie, les familles faisant le travail que ne fait plus l’école de la République. »
A bientôt pour d’autres nouvelles d’Outre-EducNat.
Back to France : J’apprends à la page “métropole” que Mme Royal a promis, si elle est élue, une “révolution scolaire”, et de rétablir “l’ordre juste à l’école”. Ne serait-il pas opportun de prendre contact avec un membre de son équipe ? Qui s’y occupe plus précisément d’éducation ? Malek Boutih a déjà dit et pire rédigé des choses pertinentes (et pas du tout appréciées au P.S. qui a enterré fissa son rapport) sur la panne de l’ascenseur social, me semble-il... Quelqu’un a son mail ?
Ecrit par : Stéphane ARTIOLI | 05 septembre 2006
Ca y est, je viens de déposer ma fille devant le collège pour sa rentrée. Hier, c'était les sixièmes, une petite quarantaine d'enfants. En tout au maximum 150 élèves dans un charmant petit collège à 900m d'altitude en zone rurale. Pas une clope devant le collège, même les troisièmes, ado calmes et somme toute assez sages, heureux de se retrouver. Et j'ai le moral à zéro car je sais que toute la journée ont va leur faire lire le règlement et surtout les sanctions accompagnant les petites bêtises que l'on commet inévitablement à cet âge un peu paumé.
On va les saoûler avec la note de vie scolaire. Le principal va leur faire un discours ronflant où il qualifiera cette petite unité, certes peu favorisée sur le plan socio-culturel, de ZEP verte (sic) , leur donnant par là des idées qu'ils n'auraient peut-être pas eues seuls. Marre des parano, terrorisés à l'idée de recevoir des petits délinquants de 11 à 15 ans.
J'espèrerais un discours sur le plaisir du travail bien fait et sur la satisfaction de progresser...Un discours rassurant et encourageant plutôt que ses menaces impitoyablement appliquées à la moindre incartade.
Les fouilles de gendarmerie à la sortie des cars de transport scolaire plusieurs fois par an!
J'ai le moral dans le fond des chaussettes...
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2006
Ce que je voulais dire c'est qu'il ne faut pas avoir peur a priori des ados. Quand un animal m 'inquiète d'entrée de jeu, la consult se passe souvent très mal.
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2006
Bonjour Dobolino,
avec les relations que vous avez parmi les chasseurs , vous devriez pouvoir leur lacher la meute si jamais les loups montrent les crocs , sinon votre fille pourrait toujours coller quelques doses de cheval d'anxiolétique dans les plats destiné au staff...
petit clin d'oeil et malice du fond de la classe...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 05 septembre 2006
Stephane Artioli, pourquoi avoir choisi "vétérinaires sans frontières", comme exemple de futilité? Croiriez- vous que nos confrères investis dans cette aide humanitaire soignent des toutous? Ils cherchent à améliorer la santé du cheptel animal du pays où ils s'engagent aux côtés d'ingénieurs agros. Le but est de contribuer à alimenter des êtres humains par tous les moyens convenables à long terme.
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2006
Stephane Artioli, pourquoi avoir choisi "vétérinaires sans frontières", comme exemple de futilité? Croiriez- vous que nos confrères investis dans cette aide humanitaire soignent des toutous? Ils cherchent à améliorer la santé du cheptel animal du pays où ils s'engagent aux côtés d'ingénieurs agros. Le but est de contribuer à alimenter des êtres humains par tous les moyens convenables à long terme.
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2006
Pour la Polynésie : le bac doit permettre “l'océanisation des cadres” d'où une grande mansuétude pour faire monter les taux de réussite !
Un collègue m'a dit être surpris de se faire téléphoner par les autres correcteurs qui par zèle font pression : « J'ai 9 de moyenne, tu n'as que 6, il faut que tu relises tes copies… » Plus besoin d'inspecteurs aux fesses ! La servilité suffit ! Il faut dire que les postes là-bas paient bien, certains sont prêts à tout.
Iaorana !
Ecrit par : Lariba | 05 septembre 2006
Il est possible que VSF ait engagé des actions qui se sont révélées être des erreurs... Y
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2006
il y a que ceux qui font rien qui ne se trompent pas...
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2006
Stephane Artioli : pour transformer en profs d'EPS tous les étudiants de la filère sport il suffirait d'une bonne réforme-usine-à-gaz dont l'EN a le secret de fabrication.
Par exemple, instituer des options au lycée, du genre lancer-de-javelot-avec-élan, lancer-de-javelot-sans-élan, lancer-de-javelot-avec-la main-droite, etc...etc...
On pourrait alors scinder les classes en une dizaine de groupes différents pour les heures d'EPS et embaucher dix professeurs au lieu d'un seul.
Vous rigolez ?
Voici un extrait de la brochure officielle du Ministère intitulée "Accompagnement des programmes d'EPS", éditée par le CNDP. Certifiée officielle et sans truquage :
"Comme l'athlétisme en général (voir fiche 5 de la première partie du document d'accompagnement), le lancer de javelot est une activité directement adaptée au développement des compétences CC1, CM1, CM2, et CM3 des programmes. Par ailleurs, la pratique du lancer de javelot contribue également à développer les compétences CC4 et CM4.
Plus précisément, les propositions concernant cette activité, en imposant le respect des deux modalités de prise d'élan, illustrent une façon d'insister sur la connaissance de soi, en particulier de son niveau de vitesse de réalisation momentanément optimal, pour obtenir la meilleure performance."
Ouf ! Il y en a 64 pages du même tonneau !
Non seulement il faudrait augmenter le nombre de profs d'EPS mais on comprend à la lecture de telles instructions que les malheureux sont accablés de travail pour définir leurs objectifs à chaque cours, vérifier qu 'ils n'iront pas trop vite en favorisant peut-être le développement des compétences CM4 à un moment de l'année où leur progression pédagogique ne les autorisent qu'à viser le développement des compétences CC1.
Et que dire de la préparation des modalités d'évaluation ?
Les profs d'EPS ne devraient-ils pas bénéficier d'un statut particulier ? 9 heures de cours par semaine par exemple.
Cela permettraient en outre aux autres disciplines de revendiquer rapidement l'alignement sur le statut des profs d'EPS.
Ecrit par : Adrien Fleuret | 05 septembre 2006
Christophe, comme je ne suis pas enseignant, ce sont surtout les aspects intellectuels du débat qui m'intéressent, et sur lesquels j'ai un minimum d'autorité pour donner mon avis. Vous connaissez la blague de Woody Allen : "les intellectuels sont comme la mafia, ils ne se tuent qu'entre eux". Que les pratiques de classe soient très éloignées des théories de Philippe Meirieu, je veux bien le croire. Ne lui dites pas, vous allez lui faire de la peine.
Bizarrement, j'ai toujours éprouvé une certaine sympathie pour le personnage. Dans son genre, il est admirable. Maître de la pensée pléonastique, il assène des évidences qui paraissent soudain, sous sa plume, comme des éclairs de génie : il faut réenchanter le monde, la guerre c'est mal, la pauvreté est plus difficile à vivre que la richesse (c'est tellement vrai !), il y a une crise des institutions, etc. De plus, lisez-le attentivement, avec lui les portes sont toujours à la fois ouvertes et fermées. Il ignore totalement le principe du tiers-exclu. Il invente des parcours de groupe individualisés, des centrations périphériques, des dualités unifiées, des autorités négociées, des révolutions qui ne rompent pas les traditions, des finalisations inachevées, des hétérogénéités homogènes.... Constamment situé dans l'entre-deux, il choisit son camp à sa guise, suivant l'intérêt du moment. Magnifique.
Je voulais juste dire à quel point j'ai trouvé juste l'image du numéro de cirque employée par Adrien Fleuret. C'est exactement cela. Dans la recherche aussi, tout atteint un niveau de byzantinisme ahurissant. Non seulement dans l'organisation administrative (http://www.recherche.gouv.fr/organism/index.htm), mais aussi dans le décalage gigantesque qui existe entre les prétentions des universités à la recherche et le niveau réel des étudiants qu'elles accueillent en licence. Sans parler des conditions matérielles. Nos prestigieux "pôles universitaires européens de haute excellence innovante", ou que sais-je, ne parviennent même plus à mobiliser les ressources intellectuelles suffisantes pour remplacer les ampoules ou mettre du papier dans les WC. Le pire est que les universitaires ont fini par s'habituer. On s'habitue à tout, faut croire.
Ecrit par : Pierre-Henri | 05 septembre 2006
Pierre-Henri, puisque vous dites ne pas être enseignant, ne pas avoir un poste à la fac aussi, puis-je vous demander ce que vous faites après le doctorat? Quels débouchés vous avez débouché après une thèse en Lettres?
Ecrit par : Pendariès | 05 septembre 2006
Les agrégations et Capes sont des concours: l'EN a un certain nombre de postes de capessiens et agrégés à pourvoir et attribue donc, si j'ai bien compris, un certain nombre de places.
A la fin des années soixante, une forte augmentation du nombre d'agrégés requis est apparue, suite à l'augmentation des effectifs scolarisés au lycée. On a donc reçu beaucoup d'agrégés puis la demande s'est stabilisée ou a régressé. Par contre quelques années plus tard, la demande s'étant stabilisée à la baisse, il est fort probable que d'aucuns, dignes de se la voir attribuée, n'ont pu avoir cette agrégation alors même qu'ils étaient plus compétents que ceux qui se l'étaient vu décerner quelques années auparavant. On aurait pu attendre et étaler l'admission d'agrégés? Un agrégé est payé plus cher, il est indéboulonnable et fait moins d'heures. C'est quand même dommage s'il est médiocre!
Osez-vous lors d'un CAPES ou d'une agrégation ne pas pourvoir tous les postes sous le motif que le niveau des derniers reçus potentiels est trop bas? Y en a-t-il eu seulement un après 1968 qui ait eu le courage et l'audace de le faire?
Ne devrait-on pas transformer ces concours en examens stricts?
Exemple amusant: Epreuve de latin du CAPES.
La version porte sur une jeune fille qui sort d'un viol et qui est "maesta". Le(la) candidat(e) ne sait pas, ou plus(?), ce que veut dire maesta. Le jury insiste: "Mais enfin, après un viol, quels peuvent être ses sentiments?" Réponse du candidat:"Elle est heureuse?"...Il (elle) a eu son capes.
Etonnez vous, une fois ce prof nommé en ZEP, qu'il y fasse l'apologie des tournantes devant ses jeunes élèves.
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2006
Pierre-Henri,
L'EN souffre du syndrome de l'armée de Cuba (avant Fidel sans doute) : beaucoup de généraux, pas de soldats.
Au train inflationiste où va l'EN, il faudra bientôt un diplôme d'ingénieur agronome pour postuler à un poste de jardinier (on n'emploiera pas ce terme mais un titre ronflant approprié) dans un établissement scolaire.
Le nouveau recruté, mieux payé que l'ancien agent, aura un service horaire allégé, interviendra pour animer des ateliers, sensibiliser les jeunes au respect de l'environnement, améliorer la prise en compte de l'univers végétal dans le cursus et la culture scolaire, donnera son avis sur tout et sera membre de droit de tous les conseils et commissions diverses qui agrémentent la vie des lycées et collèges mais personne ne tondra plus la pelouse !
C'est ce que vous vivez déja à l'université.
Ecrit par : Adrien Fleuret | 05 septembre 2006
Pour reprendre le fil:
-arrêter de produire autant de manuels tous les ans et les distribuer à tire larigot dans les casiers: toujours plus d'images, moins de texte...Mes petits Lagarde et Michard, ou Henri Mitterand avec de bons extraits sont parfaits. D'où le fait de faire acheter des anthologies, dignes de ce nom, pour TOUTE la scolarité
-Une anthologie, une grammaire et des oeuvres intégrales, c'est parfait pour le français/ la Littérature tout au long du secondaire.
- Pas 4 classes en français mais maximum 3 pour faire correctement son travail avec des élèves et leur accorder une attention satisfaisante.
- arrêter les emprunts aux autres disciplines, surtout au niveau du vocabulaire, pour "faire bien", quel embrouillaminis à la longue.
Je défends encore ma croûte, mais j'en ai assez de devoir mentir dans mes cahier de textes, de faire du travail de vocabulaire technique car concurrencer le dictionnaire n'est pas mon ambition, de décoder des questions qui montrent la parnoïa des concepteurs ou leur degré de consommation de "fumage de moquette"; et surtout, je me demande si je passerais ce concours (hé oui Mr JPB, ce fameux CAPES) avec les inepties que je dois avaler et les courbettes acrobatiques qu'il me faut déployer.
Ecrit par : Ordrade | 05 septembre 2006
Education : 04/09/2006 à 15:18
"Fabrique de crétins et de chômeurs", polémique autour d'une petite phrase d'Oscar Temaru sur l'éducation nationale
(Tahitipresse) - "L'éducation nationale fabrique des crétins et des chômeurs". Cette petite phrase d'Oscar Temaru, prononcée en français dans un discours en tahitien lors de l'inauguration de la foire agricole, jeudi dernier, est passée quasiment inaperçue le jour où elle a été prononcée, mais elle a fait grand bruit pendant tout le week-end, provoquant de vives protestations des syndicats d'enseignants et de l'opposition politique.
Pour inciter les jeunes Polynésiens à ne pas perdre le contact avec la terre, et à apprendre à cultiver et pêcher en plus de leurs études, le président de la Polynésie française avait fait référence à débat qui a eu lieu en France autour d'un livre qui a fait beaucoup de bruit: "La fabrique du crétin", pamphlet d'un professeur de lettres, Jean-Paul Brighelli, sur le système éducatif français.
Dans la presse écrite polynésienne, seul un quotidien local l'avait rapportée, sans la mettre particulièrement en lumière par un titre ou un sous-titre. Mais la sensibilité syndicale et politique a été plus forte que celle des journalistes sur la question puisque les réactions se sont multipliées.
Tandis que le président du syndicat des instituteurs, Marc Ploton, se disait "profondément déçu" et exigeait des "excuses à tous les enseignants de Polynésie, le président du SNALC Polynésie française, Jean-Luc Barnier, adressait à la presse un communiqué par lequel il "condamne avec la plus grande fermeté les propos méprisants à l'égard de la jeunesse polynésienne et du système éducatif (…) il s'inquiète des conséquences catastrophiques de telles déclarations sur l'état d'esprit des élèves, et attend du gouvernement une mise au point sans ambiguïté dans les plus brefs délais".
"Vision rétrograde et passéiste"
Même jugement du côté politique, avec le parti Rautahi qui "condamne les propos du Président Oscar Temaru selon lequel le système éducatif polynésien 'produit des chômeurs et des crétins'". Pour son président Jean-Christophe Bouissou "de tels propos sont faux et témoignent du mépris du président pour le monde enseignant d'une part et pour notre jeunesse d'autre part; cette jeunesse qui travaille, tous les jours, pour s'éduquer, se former et disposer ainsi des outils indispensables pour participer pleinement au développement de notre société polynésienne moderne et occidentalisée ne lui en déplaise".
Le principal parti d'opposition, le Tahoeraa, met le président Temaru en face "des membres de sa majorité UPLD à l'Assemblée qui ont fait profession d'enseigner", et il critique ce qu'il considère comme une "vision rétrograde et passéiste" du développement de la Polynésie française, avant de demander au ministre de l'éducation, Jean-Marius Raapoto, "de prendre rapidement position pour dire s'il cautionne les propos du président ou s'il envisage de démissionner face à l'entreprise de sabotage de sa politique éducative".
Un débat national
Celui-ci a répondu, à l'occasion d'une interview sur RFO, s'efforçant d'éviter la polémique en replaçant les propos du président Temaru dans le contexte du débat sur l'éducation nationale qui a lieu actuellement en France métropolitaine à l'occasion de la rentrée scolaire, débat relayé par de nombreux médias.
Même rappel dans un communiqué de la présidence qui fait précisément référence à "un article récent paru dans l'hebdomadaire national Le Point et qui faisait le titre de couverture: 'Education Nationale: Le grand gâchis'. Sur cinq pleines pages, l'auteur présente un dossier chiffré et argumenté, du système éducatif de la nation, qui est celui de la Polynésie française".
Le communiqué de la présidence révèle aussi que "cet article avait été présenté aux élus de UPLD en commission à l'APF et avait fait l'objet d'un débat informel puis présenté au président".
La présidence fait le parallèle entre la situation en France métropolitaine, ou "les nombreuses tentatives de réformes menées par les ministres successifs n'aboutissent pas aux résultats escomptés et laissent les parents, comme bien des enseignants, insatisfaits", et celle de la Polynésie où "la volonté affichée de la Charte de l'Education 'l'enfant au centre du système', est toujours une promesse en attente et l'échec scolaire une réalité".
Conclusion de la présidence: "On ne voit pas comment ce 'grand gâchis' en France se traduirait par un miraculeux succès chez nous".
Sur Internet, tapant les mots "éducation", "crétins" et "chômeurs", on peut trouver quelques articles et ouvrages sur ce thème, dont une tribune de l'association de parents d'élèves "SOS 2007" intitulée "La fabrique des crétins", et un article du Figaro intitulé "Fabrique à chômeurs".
LB
Ecrit par : Agence Tahitienne de Presse | 05 septembre 2006
"ce blog doit être, à mon sens, LE laboratoire de l’école de demain."
Quelle modestie !
Ecrit par : Un prof | 02 septembre 2006
L'ecole de demain version qui? Sarkozy?
Ecrit par : Drone | 05 septembre 2006
Dobolino a écrit:
"Osez-vous lors d'un CAPES ou d'une agrégation ne pas pourvoir tous les postes sous le motif que le niveau des derniers reçus potentiels est trop bas? Y en a-t-il eu seulement un après 1968 qui ait eu le courage et l'audace de le faire?"
Figurez-vous que cela s'est produit récemment.
Par exemple, dans ma discipline (agreg de physique), en 2003, 185 places étaient mises au concours et 175 postes ont été pourvus. Je serais surpris que ce cas soit isolé.
François Duhem.
Ecrit par : François Duhem | 05 septembre 2006
c'est bien ainsi et c'est honnête. Mais on peut aussi poser le problème inverse: des "bons" évincés par manque de place.
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2006
Pendariès : je n'ai rien débouché. Je survis grâce au RMI et à quelques prix universitaires.
Adrien : vous connaissez peut-être la blague que se racontent les chercheurs. Aux championnats mondiaux universitaires d'aviron, l'équipe de France arrive toujours dernière. Chaque année, dernière. Le temps passe, le ministère finit par s'en inquiéter. Que diable, le prestige académique de la France est en jeu ! De guerre lasse, le ministre fait appel à un cabinet d'audit privé, qu'il paye une somme confortable, et qui finit par rendre son verdict : l'équipe de France perd parce qu'elle est la seule qui soit composée d'un rameur et de huit barreurs.
Bien entendu, le ministre réagit immédiatement, et crée une commission de spécialistes destinée à motiver le rameur.
Ecrit par : Pierre-Henri | 05 septembre 2006
y'a un métier à envisager pour déboucher, c'est plombier. Je suis aussi assez admirative devant celui de vidangeur de fosses septiques. On se promène sur les routes avec un joli petit camion citerne muni d'une pompe, ça n'empêche pas de penser et les clients sont très soulagés de vous voir arriver.
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2006
Pas encore de doléances à formuler.
Pas encore instituteur.
Je quitte l’édition pour le devenir.
34 ans, deux enfants, cinq ans d’études et un salaire décent…
Pas facile à expliquer à tout le monde.
Je crois que oui, j’y vais un peu à la hussarde.
Pour une école républicaine, de la transmission du savoir et de l’excellence.
Est-ce encore possible ?
Où sont les autres ?
Où les trouver ?
Hussards de tous poils, unissons-nous !
Ecrit par : Benoît Verdeaux | 05 septembre 2006
Benoit Verdeaux :entre entreprise sinistrée et la sinistrose , il vous en faut du courage !!! bonne chance et félicitations!
à propos de hussards (ne vous inquiétez pas je resterai digne)
"le hussard sur le toit" jeudi soir sur france 3 et demain soir un autre hussard de la république sur france2
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 05 septembre 2006
Ayant parlé du débat Boutonnet-Charmeux, sur le forum Lire-Ecrire, voici le témoignage que j'ai reçu.
Il n'y a pas que Meirieu, comme crétin essayant de fabriquer...des crétins. Désolée, Christophe Sibille, j'ai pour vous une certaine estime, dans votre obstination à défendre l'indéfendable. Rachel, qui ne dit pas un mot plus haut que l'autre, a étrillé Charmeux qui s'est comportée comme une virago.
Je reviens, je cherche mon message.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 05 septembre 2006
"Je viens d'écouter ce qui aurait dû être un débat sur France Inter et je suis absolument ahuri... Je vous rassure, j'en ai vu d'autres. Mais ce que j'ai entendu est totalement inadmissible pour moi et m'a replongé dans des souffrances psychologiques, sinon physiques, que j'avais cru oublier....J'exagère, mais à peine.
Il s'agit de l'attitude de Mme Charmeux. Je précise que :
Je ne suis pas prof des écoles
l'enseignement de la lecture ne me passionne pas particulièrement
la pédagogie n'est pas ma priorité...
Je ne connaissais aucune des deux intervenantes
Je viens de prendre ma retraite tout en étant encore en activité cérébrale!
Alors pourquoi écrit-il, celui-là?
Parce que Mme Charmeux, et PEU IMPORTE SES PROPOS, CE N'EST PAS LE PROBLEME POUR MOI, m'est apparu(e) comme l'un des pire exemples de ce que que l'intellect peut fournir, à savoir une intelligence certaine (ouf), des connaissances impressionnantes et indéniables, mais une intolérance, une suffisance, une fermeture totale d'esprit, qui m'épouvantent. Je croyais le type relégué dans les placards de l'histoire, mais je vois qu'il sévit toujours. Cette personne, contre laquelle je n'avais absolument aucun a priori, et qui travaille sur un sujet passionnant, est devenue en qques minutes pour moi la caricature même d'une pensée humaniste. Et le plus effrayant c'est qu'elle s'adresse (cette pensée) à la fois à des enfants et à leurs formateurs. J'imagine avec le plus grand effroi ce qu'un totalitarisme de ce type peut générer dans un IUFM, face à (ou contre) de jeunes collègues en total désarroi...
Pour terminer le tableau: je suis professeur d'université, donc récemment en retraite, j'enseigne la civilisation américaine et le cinéma américain (histoire, sociologie, idéologie) et j'ai participé aux premières réunions de mise en place des IUFM. Il sagissait à l'époque de l'IUFM de Grenoble. J'ai au bout de qques séances démissionné de ma fonction de délégué de l'Université Stendhal (pour l'anglais) car je me suis trouvé en face de deux ou trois hystériques qui clamaient haut et fort que la seule différence entre l'enseignement supérieur et l'enseignement secondaire étaient qu'elles comprenaient les élèves et les aimaient, elles...
L'argumentation (et j'en passe) était d'une telle pauvreté, d'une telle intolérance et d'une telle partialité que j'ai jugé préférable de me consacrer à d'autres tâches! Je suppose et en tout cas espère que les choses se sont sepuis bien améliorées.
Cela dit, et pour vous montrer que ce n'est as le principe de l'IUFM qui me chagrinait, Mme Charmeux me rappelle aussi cette spécialiste en linguistique du jury de CAPES, il y a de nombreuses années (heureusement), qui ne tolérait aucune autre interprétation que la sienne, et qui en était arrivée au point où elle régnait en maîtresse absolue sur un jury résigné. Elle avait cru m'insulter en me disant que je ne connaissais rien à la grammaire ou à la linguistique, ce qui est à peu près exact, et je lui avais modestement répliqué que ses connaissances en Américain devaient être sommaires et qu'elle gagnerait beaucoup à relire la déclaration d'indépendance américaine. Du coup elle m'avait fichu la paix et laissé faire mon travail. Mais les jeunes collègues?
Bref, vous avez l'air de bien connaître 'cette néfaste Charmeux' . Je ne tiens pas à en connaître davantage sur elle, mais je tiens à ce que vous (que je ne connais pas) sachiez à quel point, droite dans ses bottes avec l'autorité qu'elle s'octroie, et malgré toutes les bonnes raisons qu'elle peut, doit, ou croit avoir de se mettre ainsi en scène, elle représente pour le non initié que je suis dans la matière tout ce qui me ferait haïr l'école et ses maîtres....
Merci de m'avoir lu
André Muraire "
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 05 septembre 2006
Pour ceux qui ont évoqué les "évaluations des compétences" de nos chérubins, voici encore un bon exemple des élucubrations de nos chercheurs en pédagogie.
Un livret scolaire sommet de jargon pédagogique.
« Regardez ce qu’on nous fait faire ! ».Ce cri du cœur est celui d’un enseignant des Hauts –de- Seine face au projet de livret scolaire concocté par une quinzaine de pédagogues de l’inspection académique du département. Si ce document touffu et jargonneux reste en l’état, parents et professeurs des écoles risquent de s’arracher les cheveux à la rentrée prochaine. Il fait 17 pages, et ne compte pas moins de 400 « compétences » à noter sur une échelle de A à D. La précision pour les enfants des classes de CE2, CM1, CM2, âgés de 9 à 11 ans, confine parfois au ridicule et souvent à l’incompréhensible.
1) Compétences disciplinaires littéraires : il s’agit de savoir si l’enfant a « compris et retenu que le sens d’une œuvre n’est pas immédiatement accessible, mais que le travail d’interprétation nécessaire ne peut s’affranchir des contraintes du texte ».
2) Une rédaction : c’est un « texte à dominante narrative, explicative, descriptive ou injonctive, dans le cadre d’un projet d’écriture relevant de l’un des grands domaines disciplinaires du cycle 3, à partir des outils élaborés par la classe. »
3) Une récitation de poésie ou de théâtre : il s’agit de « mettre sa voix et son corps en jeu dans un travail collectif portant sur un texte théâtral ou sur un texte poétique ».
4) La lecture : l’enfant doit savoir lire « en s’appuyant sur un traitement correct de substituts des noms, des connecteurs, des formes verbales, de la ponctuation en faisant les inférences nécessaires. »
5) L’informatique : l’enseignant évaluera la capacité de l’enfant à « adopter une attitude citoyenne face aux informations véhiculées par les outils informatiques ».
6) L’éducation physique : l’élève « s’engage lucidement dans l’action ». Il doit être capable de « mieux questionner la consigne orale ou écrite de manière à reconnaître la catégorie d’exercices à laquelle elle est rattachée ».
7) L’éducation artistique : l’enfant devra reconnaître une œuvre du répertoire travaillé, la situer dans son contexte de création, porter à son égard un jugement esthétique », mais aussi « repérer des éléments musicaux caractéristiques, les désigner et caractériser leur organisation ( succession, simultanéité, ruptures…) en faisant appel à un lexique approprié ».
Le projet est encore en chantier. L’objectif du groupe de travail composé d’une quinzaine d’enseignants, de directeurs d’écoles, de conseillers pédagogiques et de l’Inspecteur de la circonscription de Clamart est de mettre en conformité le livret scolaire avec les dernières prescriptions ministérielles de 2002.
Les parents pourtant concernés ne sont pas conviés. (…) L’inspecteur, Didier Gazay, estime que son projet « constitue un bon support de réflexion pour les équipes pédagogiques et une bonne base de dialogue avec les parents », tout en reconnaissant que certaines formulations sont « inaccessibles » pour des familles ayant un faible niveau d’études, et « pas toujours compréhensibles pour les autres ».Mais une note où des items trop flous véhiculent une « information sommaire » alors qu’un profil de compétences donne une image « plus fine » des points forts et faibles d’un élève. « A trop vouloir simplifier, on dénature l’évaluation ».
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 05 septembre 2006
Chère AM Valette
Le mode d' emploi d' un outil quelconque ou d' un ordinateur ou de je ne sais quoi d' autre est toujours d' une atroce complexité et d' un jargon technique, pour moi incompréhensible.
Cela vous empêche t il de faire un excellent usage de l' objet en question? Non.
Alors cessez de copier-coller les textes/jargons et faisons bon usage de nos élèves.
C
Ecrit par : C | 05 septembre 2006
Anne-Marie, ce qui a servi à faire ce livret scolaire se trouve tout simplement dans les programmes de l'école élémentaire depuis 2002. Texto dixit ma femme.
Le poison se distille lentement...
Je préfère la solution de dobolino, l'Ankou rôdant avec son charroi autour des Instituts, pour vidanger par le haut ou par le bas... L'Ankou rage à piquer avec sa seringue.
Ecrit par : D'Enguell | 05 septembre 2006
Doléance n°1 : je n’aime pas le tiroir fourre-tout appelé "déterminant " . Je voudrais que les enfants apprennent qu’un adjectif possessif est un adjectif possessif et un article défini (ou déterminé) est un article défini. Ne serait-ce que pour pouvoir leur apprendre , quand ils arrivent dans ma classe, que l’italien n’emploie pas deux déterminants dans " il mio libro", mais un article défini et un adjectif possessif. (Mais aussi pour qu’ils ne soient pas trop "pommés" si un jour il devront poursuivre leurs études à l’étranger (cela arrive de plus en plus souvent, heureusement) … Car je doute que dans les autres pays les adjectifs et les articles s’appellent déterminants.
2 : j’aimerais qu’on arrête de proposer aux enfants des exercices où il faut remettre en ordre le désordre. Dans les livres de CP et CE1 il n’y a désormais que ce type d’entraînement
Ecrit par : tata | 05 septembre 2006
Dobolino, ma famille est dans la vidange depuis 60 ans et plus! Le caca m'a nourri et permis de payer mes études! vi vi vi. Jusqu'à ce que je devienne prof; et là, c'est d'autres matières que je m'occupe!!!
Ecrit par : Pendariès | 05 septembre 2006
Meirieu sur france2:
"Dogmatiques" quy sont les bouquins fô pô tout prendre au 'pied de la lettre' ....
C'est mieux mister Jekill...
Encore un chtit néfort...
On répète après moi:
"ON éTAIT BOURRé/DéCHIRé, ON PENSAIT PÔ QUE LES ÂNES ILS APPLIQUERAIENT à LA LETTRE... MEA CULPA MEA MAXIMA CULPA"
Bon maintenant tu arrêtes de déconner, tu vas tout de suite sur le Fousd'rhum de France 2 et aussi ici et partout et tu expliques à L2D2(el loco) qu'il arrête de dire des âneries. Tu vires Frakaka du PS ou alors tu lui dis/expliques de faire lui aussi son mea culpa, tu expliques à Charmeuse que OUI le français c'est syllabique (pas le JAPONAIS qui lui est ideosyllabiquemachin) tu lui expliques que sa Nétude sur L&L; et mortenée puisque faite à partir d'une version obsolète (j'attends ses super prochaines critiques avec impatience)etc etc etc (là tu as du taff...)
Zyva t'as pô l'air 'maichant' fé un chti néfor svp.
Je serai le premier à m'excuser de toutes les saloperies que j'ai dit sur toi.
Ecrit par : toto | 05 septembre 2006
C, si pour utiliser un outil vous deviez constamment écrire des rapports, lire des modes d'emploi différents chaque jour, établir préalablement à chaque usage de l'outil votre plan de travail et votre plan d'évaluation, recevoir la visite de contrôleurs, discuter avec toutes les personnes que votre travail pourrait concerner de près ou de loin et tenir compte de leur avis, pensez vous que vous auriez une quelconque efficacité ?
Les questionnaires délirants consacrés à l'évaluation de tout et de rien et à tout propos dans l'EN ne servent qu'à justifier les emplois de personnes qui ne sont pas en contact avec les élèves mais profitent honteusement de "fromages" juteux, souvent obtenus par copinage.
Combien ai je vu au cours de ma crrière de "chargés de mission" dans les rectorats et les inspections académiques ?
Ces personnes, souvent des pédagogues bien en cours, se voyaient octroyer à la rentrée un bureau (et parfois une secrétaire) avec une mission mal définie mais dont l'urgence et l'importance n'échappaient à personne (l'orientation des filles, la réhabilitation des internats, la place des options artistiques, que sais-je encore).
Le (la) chargé de mission passait généralement les premiers mois dans sa nouvelle fonction à concocter une enquête de plusieurs dizaines de pages qu'il envoyait aux chefs d'établissement en en demandant le retour complété dans les plus brefs délais. (Je me souviens d'une enquête où il fallait indiquer le nombre de chaises disponibles au CDI)
Tout cela peut-on penser pourrait servir à améliorer le système. En réalité le temps que tout se mette en place, le néo chargé de mission était parti sous d'autres cieux avec une mission encore plus importante et personne n'entendait plus jamais parler de l'enquête.
Un collègue chef d'établissement, mal vu dans la maison, me disait un jour : "j'attends toujours le troisième rappel pour répondre aux enquêtes. Si le troisième rappel arrive ( ce qui est effectivement assez rare) je réponds que je n'ai pas le temps.
Le ministère commande régulièrement des rapports sur tout( souvent à l'Inspection Générale, vénérable institution dont il faudrait parler aussi), qui sont mis en ligne et consultables sur le site du ministère. quelques uns sont même judicieux et pertinents, font des diagnostics intelligents et proposent des mesures novatrices.
Je n'ai jamais vu un des ces rapports servir à quelque chose.
Ce sont les idéologues patentés de l'EN qui en construise l'inefficacité depuis des decennies.
Applquons les mêmes méthodes à une compagnie aérienne, pensez vous que beaucoup d'avions vont décoller ?
Ecrit par : Adrien Fleuret | 05 septembre 2006
Attention quand je dis "syllabique" je le dis entre guillement .
of course.
Cela ne veut RIEN DIRE .
Juste DU SIMPLE AU COMPLEXE
désolé bonne soirée
Ecrit par : toto | 05 septembre 2006
Pas le temps de tout suivre, trop de boulot, bien aimé la tirade d'Adrien Fleuret sur les chargés de mission au rectorat; ah! si l'on pouvait ne travailler qu'avec des principaux comme vous, on arriverait peut-être à faire avancer les choses!
Ecrit par : elisabeth. | 05 septembre 2006
Ravi cher Adrien que votre comparaison avec les moyens de transport rejoigne la modeste mienne et surpris de constater que c'est bien G. de Robien qui fait le cornac en ce moment...
Ecrit par : D'Enguell | 05 septembre 2006
Et les "Projets d'école", hein, ça sert à quoi les projets d'école ? C'est un peu comme les rapports sur le nombre de chaises dans les CDI. On nous fait compter le nombre d'élèves de l'établissement, calculer le pourcentage de ceux dont les parents sont agriculteurs, ouvriers, professions intermédiaires, cadres sup, chefs d'entreprise (on ne nous dit même pas si c'est la profession du père ou celle de la mère qui compte, c'est commode quand le papa est chômeur et la maman cadre sup, on les met dans quelle case ? On fait une moyenne : (groupe 0 + groupe 4) : 2, donc il est groupe 2, fils d'ouvrier). Et d'abord, quel rapport ça a avec le projet d'école, l'origine sociale des enfants ? On doit faire de la Star Ac avec les petits pauvres et du Mozart avec les petits riches ?
Ensuite, on nous demande nos résultats aux évaluations nationales, là, je comprends mieux, surtout pour ceux qui ne savent pas quelles sont les consignes de passation des évaluations nationales et comment marche le logiciel de codage des résultats... Bon, ça a quand même un certain rapport avec un "projet" pour l'école où l'on travaille.
Et puis, ensuite, on attaque le coeur du projet : que fera-t-on l'année prochaine, la suivante et encore la suivante pour faire réussir nos petits élèves ? Moi, il me semblait que nous disposions de programmes pour savoir ce qu'il fallait faire en classe. On me l'a reproché d'ailleurs dans les projets précédents ( "Ce projet s'appuie trop sur l'application des programmes." Texto. Je ne savais pas qu'on pouvait TROP s'appuyer sur l'application des programmes...) Trêve de mauvais esprit, jouons le jeu, l'année prochaine, j'admets, c'est quand même utile de savoir où l'on va. L'année d'après, et celle d'encore après, comment veulent-ils que je sache où en seront mes futurs élèves, quel sera leur état d'esprit, par quelles "ficelles" je pourrai les aider. Il est vrai que si cela n'a pas de rapport avec les programmes scolaires, peut-être n'est-il pas utile de s'intéresser à de vrais enfants, peut-être suffit-il de faire semblant... En tout cas, là aussi, il y a de l'argent et du temps gaspillé pour rien...
Doléance n°3 : supprimer le "Projet d'Ecole". (Je crois qu'en secondaire, ça s'appelle projet d'établissement ; qui le rédige, qui le contrôle et le valide, à quoi ça sert au quotidien ? Quelqu'un peut-il répondre ?)
Ecrit par : catmano | 05 septembre 2006
Petite question à Patricia et à JPB :
Val, la député versaillaise, ce ne serait pas la fille qui avait naguère (lors de la dernière campagne référendaire) demandé qu'on traduise Emmanuelli au tribunal pour révisionnisme parce qu'il avait osé dire que la majorité des députés socialistes de 1940 avait voté les pleins pouvoirs au Maréchal ?
Elle aurait une meilleure connaissance de l'état de notre Ecole que de l'histoire de son pays ?
Diantre !
Il ne faut pas désespérer... :)
Ecrit par : David | 05 septembre 2006
Cela dit, et machisme mis à part, vous avez raison Jean-Paul : elle est charmante.
Jusqu'à aujourd'hui, je croyais même que c'était son seul atout.
Ecrit par : David | 05 septembre 2006
David, puisque vous me posâtes la question, je vous réponds: En effet, c'est bien de cette même députée dont il était question...
Quand à ses connaissances en histoire c'est aussi ,effectivement, une histoire d'arroseur arrosé... quand un député UMP vient au secours du PS !!!
Mais il est peut -être sur ce blog des professeurs d'histoire qui pourraient lui offrir des cours de révisions.
Quand à la question de ses charmes vous me permettrez de ne pas savoir ou plutôt pouvoir ,comme le diraient mes amis "d'Astérix chez les belges", en juger et m'accorderez la circonstance atténuante d'avoir une préfèrence pour des charmes félins plus masculins...
Bonne soirée, une histoire à aller conter...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 05 septembre 2006
Ah toto toi aussi il t'a fait cet effet là !!
Mais voilà c'est aujourd'hui qu'on comprend tout, en fait pt'i père Meirieu y voulait juste faire une blague.... tout ce qu'il a prêcher c'était pour déconner, jamais il aurait cru qu' y aurait des crétins pour penser que c'était pour de vrai....
Allez va, faut prendre de la distance, du recul quoi faut pas être sectaire (argleu!) les manuels bon OK il a vachement oeuvrer pour les rendre si nazes mais c'était pour du beurre...
Y a des profs sur Terre qui s'inquiètent du contenu des manuels?? z'y va (toto!) y sont fous ou quoi ? Ils voudraient pas instruire nos gosses tant qu'ils y sont ? non mais....
Ecrit par : muriel maman en lutte | 05 septembre 2006
- De Pierre-Henri :
« lisez-le attentivement [Meirieu], avec lui les portes sont toujours à la fois ouvertes et fermées ».
Dans LA BARBARIE DOUCE La modernisation aveugle des entreprises et de l’école de LE GOFF, Jean Pierre Editions La découverte 1999 (Le premier livre que j’ai trouvé tout seul et qui m’a mis la puce à l’oreille. Après viendront Michéa et bien d’autres)
« La barbarie douce se développe avec les meilleures intentions du monde, l'" autonomie " et la " transparence " sont ses thèmes de prédilection. Elle déstabilise les individus et les collectifs, provoque stress et angoisse, tandis que les thérapies en tout genre lui servent d'infirmerie sociale. L'auteur en démonte les outils et les mécanismes. Il met à nu la stupéfiante rhétorique issue des milieux de la formation, du management et de la communication. Et explique comment elle dissout les réalités dans une " pensée chewing-gum " qui dit tout et son contraire, tandis que les individus sont sommés d'être autonomes et de se mobiliser en permanence. Leurs compétences et leurs comportements sont " évalués " dès leur plus jeune âge, et ils sont enfermés dans des " contrats " et des " projets individualisés ". L'auteur montre que cette barbarie douce a partie liée avec le déploiement du libéralisme économique et de la gauche moderniste, et avec la décomposition culturelle qui l'a rendue possible ».
- De Catamano :
« projet d'établissement ; qui le rédige, qui le contrôle et le valide, à quoi ça sert au quotidien ? Quelqu'un peut-il répondre ? »
Je veux bien essayer.
- Qui le rédige ?
Le chef d’établissement. En concertation avec toute l’équipe pédagogique, bien entendu...
Au passage, une doléance : qu’on les appelle une bonne fois pour toute “Directeur” et “Directeur Adjoint”, que ce soit en collège comme en lycée. Le gros plein de vide qui nous reprend avec indulgence quand on donne du “Proviseur” au lieu de “Principal”, ou inversement, j’aimerais bien le dégonfler...
- Aspect financier
Pour les pleurnicheurs aux manques de moyens, ou pour ceux qui n’ont vraiment pas grand-chose (ça arrive aussi, peut-être) : il sert à gérer la pénurie. T’a pas de sous pour renouveler le matériel de TP de physique ? Fait un projet autour de Newton et on t’allouera des crédits pour aller acheter des pommes.
Et des sous, parfois, y’en a... Mais ça sera de préférence pour les profs les plus créatifs. Un projet interdisciplinaire physique/arts plastiques. Les pommes en peinture, à quelle vitesse tombe une aquarelle, une lithographie...
- Aspect idéologique
Voir ci-dessus la Barbarie Douce... Il s’agit de s’y conformer. Etre dans la ligne molle, floue, bien pensante du parti du n’importe quoi. Des fois que quelqu’un essayerait de marcher droit, on le reprendrait à l’ordre.
- Qui le contrôle ?
Une sorte de comité de vigilance au rectorat. Des spécialistes très bien payés et sans trop d’élèves.
- A quoi ça sert ?
Alerte sur le collège de Blainville lès Ouches, y z’ont pas fait de projet d’établissement. Y veulent pas de nos sous pour acheter du super matos multimédia ? Y se contenteraient du craie et de tableau noir pour faire cours ? Y’a anguille sous roche. Une poche de résistance. Faut qu’on fasse une descente. Des fois qui z’aient pas encore démonté les estrades. On va leur en faire bouffer, des DVD interactifs du CNDP et de l’ADSL en réseau pour télécharger plus vite nos dernières lubies.
Une doléance au passage : L’informatique à l’école... Ca sert à quoi ? Ca coûte combien en neurones d’élèves, en matos et en personnel ? Voir le lien...
Mission accomplie.
On a fait comprendre à Monsieur le Principal que si il voulait avoir des chances d’obtenir sa mutation dans tel type d’établissement plus conforme à ses vœux, dans telle région, il devait nous pondre sa prose, en lavant bien le cerveau de ses profs, évidement (S’il rédige tout seul dans son coin, ça vaut pas, on aura toujours un larbin pour cafter.)
Le Meilleur des Mondes.
1984, etc.
Ecrit par : Georges Profond | 06 septembre 2006
A Lariba :
« La servilité suffit ! Il faut dire que les postes là-bas paient bien »
Pas assez pour certains fonctionnaires indexés (à mon avis, les mêmes ) qu’on a vu revendre leurs slips usagés au marché aux puces, avant leur retour en France.
Véridique et consternant.
- A dobolino :
« pourquoi avoir choisi "vétérinaires sans frontières", comme exemple de futilité? »
Bien au contraire, c’est le meilleur exemple que j’ai trouvé d’élan du cœur, candide et sincère, en comparaison avec des motivations plus égoïstes pour accepter des heures sup.
J’ai pour les vétérinaires en milieu rural et en mission à l’étranger la plus haute estime. Je verse d’ailleurs régulièrement des euros à cette association, pour avoir moins de scrupules à toucher un salaire (modeste : non-titulaire) de l’Education Nationale que je fustige parfois plus que de raison.
Je tiens d’ailleurs à présenter mes excuses à tous les probes professeurs qui se seraient sentis visés par mes messages un peu provocateurs.
Je salue cordialement les cyber-enquêteurs de l’Education Nationale et les prie de bien vouloir agréer toute ma sympathie, tant que mon projet de reconversion n’aura pas abouti...
Je ne me plains pas de devoir retourner à l’école, faut pas exagérer. Les fermes perlières, c’est pas du gâteau non plus.
Ecrit par : Stéphane Artioli | 06 septembre 2006
Il se passe d'étranges choses en Polynésie : un enseignant demandant à payer sa pizza en trois versements, à crédit... Comment interpréter ce genre de choses ? Quelles raisons ?!
Beaucoup d'enseignants sont souvent mal vus par les gens là-bas...
Ecrit par : Lariba | 06 septembre 2006
C'est qui cette députée versaillaise? pour moi versaillais s'associe à
"Versaillais, versaillais, vous avez tué le coeur d'une Révolution,
Mais il reste à Paris l'esprit des insurgés!"
D'Enguell, que met Ankou dans sa seringue, Doléthal ou T61?
Je vous propose d'opter pour Doléthal, moins cher même si la mort est plus soft au T61. Inutile de raffiner, n'est-ce-pas?
Nos anciens balançaient une méga dose de sulfate de strychnine en intra cardiaque: si tu loupes le coeur la mort vient quand même mais c'est pas beau à voir et c'est long.
Vous avez entendu que les fascistes italiens veulent exhumer Mussolini pour savoir comment il est mort. Qu'en pensez-vous Tata?
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2006
Valérie Pecresse, la charmante Barbarella qui rallie à elle plus de jeunes étudiants que Ségolène de retraités...
Et si vous aviez en magasin Dodolethal, que les marxistes dorment en paix, qui mettrions-nous au Pan-théon ?
Ecrit par : D'Enguell | 06 septembre 2006
Moi j'aimerais que les Italiens pensent plutôt à exhumer le cadavre de leur école pour savoir comment elle est morte, surtout que le cadavre est encore chaud ... et on pourrait peut-être en faire un Zombie qui ferait semblant de parler italien.
Peut-être que mes compatriotes sont en train de réfléchir à une nouvelle "séquence pédagogique interdisciplinaire de la valeur de 3 crédits" sur "l'autopsie de Mussolini 60 après sa mort"...qui remplacerait ce chapitre de nos anciens manuels d'histoire hyper- chiants où on nous parlait de "RSI, guerre civile, résistance et libération"...
Ecrit par : tata | 06 septembre 2006
En 2004, après la reforme Moratti (Letizia) deux tercets on été rajoutés à l'Enfer de Dante. "Comme d'hab", Dante questionne Virgile sur l'identité d'une damnée, et il Sommo Poeta lui répond ...
Chi è la donna insieme a quei furetti?
chiesi al maestro mentre si passava:
E lui: “Letizia e nella mente metti
che fece una riforma triste e prava
e invece di educare con giustizia
rese la scuola del mercato schiava.
(Roberto Piumini)
Ecrit par : tata | 06 septembre 2006
Cela dit, la rencontre Brighelli -"Fra cacchio da Velletri*" ne serait pas par hasard en même temps que l'autre, passionnante elle aussi, France-Italie?
Mais bon, coûte que coûte, j'y serai (ça coûte un peu cher tout de même)
*Fra cacchio ou Fra cavolo (pron: frakakio, trad: "frère chou") : expression vernaculaire pour "personne prétencieuse". ex: E' arrivato Fra cacchio!
Ecrit par : tata | 06 septembre 2006
David, puisque vous me posâtes la question, je vous réponds: En effet, c'est bien de cette même députée dont il était question...
Quand à ses connaissances en histoire c'est aussi ,effectivement, une histoire d'arroseur arrosé... quand un député UMP vient au secours du PS !!!
Mais il est peut -être sur ce blog des professeurs d'histoire qui pourraient lui offrir des cours de révisions.
Quand à la question de ses charmes vous me permettrez de ne pas savoir ou plutôt pouvoir ,comme le diraient mes amis "d'Astérix chez les belges", en juger et m'accorderez la circonstance atténuante d'avoir une préfèrence pour des charmes félins plus masculins...
Bonne soirée, une histoire à aller conter...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 05 septembre 2006
Merci Patricia.
Malheureusement, je ne peux pas lire la prose de Valérie P. sur Le Monde. Le lien est aujourd'hui inopérant.
Bien à vous,
David
Ecrit par : David | 06 septembre 2006
le lien inopérant renvoyait à la prose de Ségo qui répliquait à Sarko...
Val c'était une autre histoire...que je ne peux pas vous conter mais justement de ce pas je vais rejoindre avant la sieste mes petits anges pour un conte enchanté
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 06 septembre 2006
INFO : Ce soir à 19h20 sur France Inter, l'émission "Le téléphone sonne" a pour sujet "L'apprentissage de la lecture : pourquoi tant d'élèves en difficulté ? "
Ecrit par : muriel maman en lutte | 06 septembre 2006
C'est le contraire, Patricia: les belges emploient le verbe savoir en lieu et place de pouvoir. Ex.: "Le chien, il ne sait pas respirer."
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2006
oui merci Dobolino,
décidément je suis fatiguée en ce moment...quand je n'inverse pas les touches c'est les mots qui s'emmêlent...
et il fallait comprendre que je ne sais pas juger pour je ne peux pas le faire car je ne sais vraiment point le faire...
voilà ce que c'est de ne pas se relire et le chat vous prend la main dans le sac!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 06 septembre 2006
catmano,
Le projet d'établissement doit faire l'objet d'une vaste concertation. Le problème est que, si l'on organise des réunions pour prendre en compte les idées des parents, des élèves, des professeurs, des syndicats, des responsables locaux (maires, adjoints, conseillers généraux et régionaux), des responsables d'associations locales, des services de santé, des assistantes sociales, des éducateurs, des différents acteurs locaux du monde culturel local, etc... on a vite passé une année en réunions épuisantes et l'on se retrouve avec un inventaire, à la Prévert, d'actions et de principes souvent contradictoires à mettre en place.
Les chefs d'établissement rédigent donc le projet avec leurs proches collaborateurs (quand ils peuvent travailler en confiance avec eux) et s'arrangent pour le faire avaliser en conseil d'administration.
A quoi cele sert-t-il ?
A justifier des emplois au rectorat (inspecteurs et proviseurs vie scolaire, voila des fonctions peu connues du grand public mais hautement symboliques et révélatrices de l'esprit courtisan qui règne dans certains rectorats) et au ministère.
Accessoirement on peut obtenir quelques moyens en heures supplémentaires effectives et en matériel, généralement pour des actions du type de celles décrites par un des participants à ce forum ( j'ai bien aimé l'exemple de Newton et des pommes, merci Gotlib !)
Les chefs d'établissement suffisamment habiles pour insérer dans leur projet les lubies politiquement correctes du moment peuvent gagner ainsi la confiance de leurs supérieurs et accessoirement une promotion plus rapide et une mutation intérèssante.
Quand les projets ont été mis en place (il y a déja presque 20 ans), les moyens étaient attribués généreusement, surtout en heures supplémentaires. Un collègue m'avait expliqué que le rectorat lui avait attribué 1300 heures supplémentaires effectives pour mettre en oeuvre toutes les actions décrites dans son projet.
Bien entendu,les professeurs qui avaient réclamé ces moyens ont été incapables de les utiliser car c'est une chose que de réclamer des heures payées en plus du service hebdomadaire, c'en est une autre que de les asssurer..
Le projet d'établissement remonte en fait au temps où la gauche, pour avoir l'air moderne, voulait transposer dans l'école ce qu'elle croyait être des pratiques d'entreprises. On s'est alors gargarisé avec les projets, objectifs, évaluations, bilans, perspectives, tableaux de bord, panels, cohortes et autres joyeusetés.
Cela dure encore et personne n'évalue jamais ces pratiques sous l'angle de l'efficacité. Bizarre pour des gens qui sont prêts à tout évaluer et tout mettre en fiches.
Ecrit par : Adrien Fleuret | 06 septembre 2006
Merci pour ces précisions sur le projet d'établissement. En fait, c'est à peu près la même chose qu'en primaire (heures supp. exceptées).
Auriez-vous la liste des lubies politiquement correctes à ce jour ? Cela m'aiderait et cela aiderait surtout ma collègue de cycle 3 qui envisage une classe de découverte au printemps prochain et qui se la verra refusée si toutefois ces messieurs dames de la commission de validation de l'Inspection Académique refusent notre projet...
Nous nous faisons toujours "retoquer" sur l'exploitation des résultats aux Evaluations Nationales. Quelqu'un aurait-il une idée ? Habituellement, les résultats de l'école sont de 8,5 % à 16,5 % supérieurs aux résultats nationaux hors ZEP ("scores" allant de 69,7 % à 87,6 %, évaluations CE2 ou 6°). Quels types de remédiation pourrait-on mettre en place ? Comment y arriver quand ce sont les élèves accueillis à la rentrée de septembre qui font "baisser la moyenne" des CE2 ?
Ecrit par : catmano | 06 septembre 2006
Ce matin, premier cours avec des 2de BEP Comptabilité et Secrétariat. Histoire de les confronter à leurs lacunes en Français (pour ne pas passer pour le tyran qui va faire de la grammaire pour la grammaire ensuite), je débute mes deux heures par ce qui les a fait pousser des soupirs profonds et rouler leurs yeux dans les orbites de leur crâne surchauffé (d'abord, je les place: une fille, un garçon, une fille, etc. Pour la mixité et couper court aux réflexes de groupes): une dictée (une dizaine de lignes, niveau primaire) et quelques verbes (3: vouloir, boire, détendre) à conjuguer au passé simple, futur et présent de l'indicatif. Dans l'ordre donc: Je voulai, tu voulais, il voulait (j'ai arrêté le massacre). Je buvrai, tu buvras, il buvra, nous buvrons, vous buvrez, ils buvront... Je détend, tu détend (il, nous, vous, ils étaient exacts). Je fais lever la main des élèves qui ont commis plus de 3 fautes, à la dictée, plus de 4, plus de 5, plus de 6. Leur nombre leur a fait soudain prendre conscience de leur niveau. Bref: j'ai du boulot (et des visages pas contents de savoir que ça va étudier)... Des secrétaires et des comptables (30 gosses) qui ne savent pas écrire correctement en Français!... AH et tout ce que j'ai fait ce matin, et que je recommencerai encore, hé bien, cela me vaudrait une sacrée tronche, ou coup de boule zidanien, de la part de mon IA et de mes formateurs IUFM... Mais, à l'instar de Luther, et de sa rock'n'roll attitude: "Je maintiendrai". Priez pour moi, amis lecteurs.
Ecrit par : Pendariès | 06 septembre 2006
Super taff Penda .
"qui ne savent pas écrire correctement en Français!... "
En grande partie parce qu'ils ne savent pas lire correctement...
Ecrit par : toto | 06 septembre 2006
Qui a la réponse à une des questions de la première évaluation à l'issue de la première séquence de technologie en 4ème au cned, thème de la séquence: "Étude de la demande de service, étude d'un cahier des charges, élaboration du cahier des charges"?
Je vous soumets la question:
Comment s'appelle la raison pour laquelle on envoie une lettre?
Voilà entre autres fadaises ce qu'on demande à des élèves de 4ème... Je suis ravie de savoir que mes enfants doivent suivent un cours de technologie pour apprendre cela!
vous comprendrez aisément que je préfère aller rire au fond de la classe car là la colère commence à m'étouffer et cela m'empêcherait de pouvoir revenir persifler...
"Abyssus Abyssum invocat"...
Bon je retourne en classe pas de mercredi pour les petits "cnediens" séquences conçues sur 5 jours par semaine... après la séquence découpage, collage et fabrication de petites images avec gommettes blanches, un peu de latin pour les méninges...
J'oubliais, merci Cat mano toujours un plaisir de vous lire...
Coucou Dobolino Toto et D'Enguell
Pendi-panda super la méthode, à vous lire j'ai même "entendu" le silence de votre classe...
Priez c'est peut-être un peu beaucoup mais bon j'vas l'faire dans mon alcove version pop rock... C'est fou c'qu'ils peuvent invoquer le ciel les groupes rock v'zavez pas remarqué?
bon latin maintenant et une prière :
"Pater Noster , qui es in coeli in "ministerium"
Grammaticam et "conjugationem" et "calculum? ( calculus ou computatio" quotidiánum da nobis hódie
Et líbera nos a malo"
Ite missa est !
(au secours JPB et les autres latinistes je m'souviens plus comment on dit ministère en latin et j'ai pas de gaffiot..)
ps: Que tous ceux qui ont la foi sur ce blog pardonne à la pauvre hère athée que je suis d'avoir ainsi détourné leur prière... Et à défaut de satisfaction j'espère qu'on me donnera l'absolution...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 06 septembre 2006
Pour Pat : Ca ne serait pas la mention : OBJET ? Pas garanti, hein, mais il me semble bien...
Ecrit par : catmano | 06 septembre 2006
Je n'ai pas l'habitude de me faire de la pub, mais j'engage vivement ceux qui se couchent tard à jeter un coup d'œil à l'émission de Stéphane Bern, l'Arène de france (un titre qui doit plaire à d'Enguell, tiens…), sur France 2 ce soir vers 22h45, ou quelque chose comme ça…
Christophe, ne regardez pas, vous allez pleurer pour votre ami Fracko.
Pendariès, vous aviez dans le temps souhaité me voir en cours en ptrépas. J'officie le lundi matin, mercredi matin, vendredi etrte midi et deux. Vous venez quand vous volez — mais prévenez-moi avant : vous trouverez bien un moyen de me joindre — l'annuaire, par exemple…
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 septembre 2006
Alors l'annuaire, je vous appelle ce we peut-etre? Merci pour tout.
Ecrit par : Pendariès | 06 septembre 2006
Mon cher JPB ne vous inquiétez pas, nous nous étions passés le mot...et si j'ai bien compris âmes sensibles s'abstenir...
après exercices d'écriture et lecture pour les élèves du blog je suppose...
et la sortie du livre c'est quand?
merci Cat ça me paraît être la bonne réponse, j'espère que cette rentrée se passe bien pour vous...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 06 septembre 2006
Commençons donc par ne garder, d’une part, que ceux ayant l’agrégation – pour le lycée du moins. Cette mesure aura au moins le mérite d’assurer un niveau minimum de connaissance.
Argh ! Qu'est-ce que c'est que cet argument????
Pour votre gouverne, cher Monsieur, sachez qu'un agrégé passe un concours sur programme, et s'il ne va pas lui-même voir ailleurs, il en saura moins que celui qui a passé le CAPES et qui a dû tout savoir sur tout.
Ensuite, un bon professeur n'est pas forcément agrégé; il est un bon pédagogue avant tout. Vous pourrez mettre un Docteur au lycée, ce ne sera pas forcément terrible, s'il n'est pas apte à transmettre ce qu'il sait, à se mettre à la portée des élèves.
Plus le niveau d'études est élevé, plus la personne est spécialisée, et moins elle n'a le temps d'aller voir ailleurs.
Le problème est que maintenant, la licence ne valant plus grand chose (elle devient peu à peu le nouveau bac), les nouveaux professeurs ne sont pas forcément aussi cultivés que les anciens pour qui une licence avait une vraie valeur.
Ecrit par : gaëlle | 06 septembre 2006
Chère Gaëlle,
Autant je suis daccord avec vous quand vous vous insurgez contre l'idée selon laquelle il faut réserver l'enseignement en Lycée aux agrégés, autant je ne comprends pas votre argument:
"...qu'un agrégé passe un concours sur programme, et s'il ne va pas lui-même voir ailleurs, il en saura moins que celui qui a passé le CAPES et qui a dû tout savoir sur tout"
Pourquoi celui qui a passé le CAPES aurait-il dû savoir tout sur tout ? Si l'argument consiste simplement à dire qu'un bon certifié est meilleur qu'un mauvais agrégé, vous enfoncez une porte ouverte. Si vous vouliez dire autre chose, pourriez-vous me l'expliquer ?
François Duhem.
Ecrit par : François Duhem | 06 septembre 2006
Ca va, ça va... Je devais avoir un EVS pour me décharger d'une partie de la paperasse et pour faire baisser les statistiques du chômage (plutôt dans l'ordre inverse), mais pour le moment, rien ; la personne qui avait été recrutée a démissionné ce matin, je ne l'avais pas encore vue... Peut-être va-t-il y avoir une nouvelle procédure de recrutement pour les aider à se maintenir sous la barre des 9%.
Ma classe : 8 GS, 9 CP, 2 CE1. Après deux jours de classe, objectif principal en GS : leur donner envie d'écouter des histoires... Ils m'ont tous dit qu'ils n'aimaient pas ça... Il faut dire que, dans la classe des petits, c'est comme sur "univparis5", 15 à 20 minutes de lecture magistrale non stop, puis : "Qui sait me raconter l'histoire ?" suivi du monologue de l'enfant déjà habitué chez lui aux joies de l'imaginaire et de la littérature enfantine... Je ne peux pas trop en demander à mes collègues d'un seul coup, cette année, les 7 qui arrivent de leur classe savent dessiner et colorier, et même PRESQUE écouter une ou deux phrases lancées au groupe sans avertissement individuel préalable ("Attention, Machin, je vais dire quelque chose d'important, regarde-moi, écoute bien !"), un grand plus par rapport à l'année dernière ; le 8° vient d'emménager sur la commune, il gribouille, se roule par terre et me fait des bisous pour me convaincre que c'est l'heure d'aller jouer dehors, c'est à peu près tout.
Au CP, un objectif : aider C, la soeur du petit GS, qui arrive d'une autre école, ne sait pas écrire en cursive ni sur des lignes, ne connaît que la lettre "a"... Les huit autres lisent, certains mot à mot, d'autres en déchiffrant lettre par lettre puis en recomposant le mot. Pourvu qu'ils ne s'ennuient pas trop.
Les deux CE1 sont très heureux de reprendre. Ils ont lu tout l'été et démarrent leur CE1 en s'essayant à la lecture expressive à voix haute, c'est assez comique. Ils sont un peu déçus par la première poésie, une comptine sur les doigts de la main, mais je les ai rassurés en leur promettant que les suivantes seraient "plus difficiles". L'un des deux a encore de la peine à "copier les mots comme il les voit écrits" mais ce n'est pas pire qu'au mois de juin.
Je n'ai pas encore osé lancer mes ateliers d'Arts Visuels, là aussi, les petits ont d'abord besoin d'une période de sevrage après deux ou trois ans d'encres à projeter, fuser, etc.
En musique et expression corporelle, un seul enfant bloqué, bon début. Et en plus, ils chantent, que demande le peuple ? En EPS, ils ne confondent pas avec la récré (sauf le petit nouveau) et participent tous. Une bonne classe, j'ai eu pire. Un jour, je vous parlerai de mon programme de Découverte du Monde. C'est très transmissif, ça leur plaît beaucoup et c'est à mille lieues de la Main à la Pâte.
Ecrit par : catmano | 06 septembre 2006
C'est un vieux lieu commun qui circule: le très diplômé est une grosse tête d'oeuf coincé(e) et ennuyeux, et le moins diplômé est un pédagogue si ouvert et qui aime tant les enfants...
C'est simple mais c'est faux. Il y a autant de bons pédagogues chez les têtes pleines que chez les autres et je dirais même plus. L'agrégé, rodé à travailler beaucoup et très vite, est un lecteur ultra-rapide qui gobe tous les journaux et magazines qui passent; sa mémoire pleine d'octets lui permet de retenir une infinité de faits, d'anecdotes qu'il saura fort bien caser dans ses cours.
A peu près tous les gros diplômés de ma connaissance sont aussi bilingues, voyageurs, musiciens; pour peu qu'ils aient un peu de flair et de sens du théâtre, ça fait de très bons profs.
Eh oui, que voulez-vous, c'est injuste, mais y a aussi des blondes qui sont très belles ET très intelligentes...
Ecrit par : Cunégonde | 06 septembre 2006
"L'agrégé, rodé à travailler beaucoup et très vite, est un lecteur ultra-rapide qui gobe tous les journaux et magazines qui passent; sa mémoire pleine d'octets lui permet de retenir une infinité de faits."
On dirait la voix de France 2, celle des documentaires. On s'imagine une caméra derrière l'agrégé qui avance dans la forêt.
C'est Sympa.
Ecrit par : tata | 06 septembre 2006
tout à fait d'accord Cunégonde si pédagogie ne rime pas toujours avec culture , la culture peut s'y mirer ... et c'est bien parce que culture et pédagogie sont deux mots différents qu'ils sont sans différends et que l'un n'empêche pas l'autre et vice versa... et ce que l'on soit brun(e), blond(e), roux(sse), gris(se), blanc(che) et chauve...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 06 septembre 2006
"A peu près tous les gros diplômés de ma connaissance sont aussi bilingues, voyageurs, musiciens…"
… et sportifs/ves, Cunégonde. Il en est même qui le sont sacrément — sans que ça diminue d'un iota leur QI. C'est injuste : il y a des blondes belles, diplômées, charmantes, sportives, séduisantes — Merteuil prof.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 septembre 2006
L'énervant Lafforgue, ce matheux qui écrit si bien et ce républicain catholique , contribue magistralement aux cahiers de doléances dans le texte ci-dessous
www.ihes.fr/~lafforgue/textes/SauverEcole.pdf
Pardonnez-moi, frères blogueurs, mais je ne sais pas créer un lien actif; quelqu'un le fera donc pour moi, car le texte est plein d'idées à débattre.
Ecrit par : Cunégonde | 06 septembre 2006
Il y a de nombreux textes pertinents sur le site de Laurent L. référencé ci-dessus par Cunégonde.
Par ailleurs, une pétition vient d'être miuse en ligne sur
www.refondation-ecole.net
rédigée par une poignée d'intellectuels de tous bors — dont Laurent Lafforgue. Allez-y donc faire une visite — avant de la signer : le but est de la proposer aux divers candidats, et de voir leurs réactions — s'ils en ont. Je n'y crois pas plus que ça, mais qui ne tente pas se mord les doigts.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 septembre 2006
"Christophe, ne regardez pas, vous allez pleurer pour votre ami Fracko."
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 septembre 2006
Vous avez parfaitement le droit de faire de la publicité pour "votre" émission, Jean-Paul, (et, éventuellement, de faire un léger excès d'autosatisfaction). Par contre, je vous dénie formellement celui de me dire ce que je dois regarder, et celui de décider pour moi qui est mon "ami" et qui ne l'est pas. Le monde n'est pas blanc et noir, et les "ennemis" de mes "ennemis", (je ne vous considère d'ailleurs pas comme tel) ne sont pas obligatoirement mes amis. Je vous rappelle que c'est par anti-américanisme commun que les "rouges-bruns" se sont alliés (conjoncturellement) aux intégristes islamistes.
Bonne "émission" à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 06 septembre 2006
Je suis un littéraire et Laurent Lafforgue écrit mieux que moi (dont, en plus, les compétences mathématiques ne dépassent pas la règle de trois). Je trouve cette situation totalement insupportable dans un pays dont l'égalité demeure l'un des principes fondateurs. Par conséquent, pour la sauvegarde des libertés républicaines, censurons immédiatement Laurent Lafforgue et remplaçons toutes ses interventions par des textes de Pierre Frackowiak.
Parce que penser comme Frackowiak, ça au moins je sais faire.
Ecrit par : Pierre-Henri | 06 septembre 2006
Mon cher, Laurent est un pur génie. Il a le cerveau de Pascal — et les mêmes idées, au fond.
Il a par ailleurs le même corps. Il faut bien que nous soyos meilleurs quelque part…
Et mathématiquement, n'ayez pas de complexes avec votre règle de trois : apparemment, il y a une vingtaine de personnes au monde qui comprennent ce que fait Laurent, mathématiquement parlant. Ce qui ne nous laisse, à nous, aucne chance.
JPB, pas complexé pour un sou.
PS. Christophe, je ne vous disais pas ce que vous aviez à regarder. C'était de l'humour — un souvenir d'un post de vous déjà ancien.
Ecrit par : brighelli | 06 septembre 2006
Pierre-Henri, vos vacances vous ont fait un bien fou, et votre humour a gardé l'acidité de ces raisins dont on fait avec raison un vin odorant et parfois de garde... Beau pays que le nôtre où le RMI conserve le sens de l'humour. Jusqu'à quand ?
L'arène de France JPB, ça ne vaut tout de même pas Lou Peyrac, qui nous rejoue la chèvre de monsieur Seguin à la Légion, et l'ose à heure de grande écoute pas brouillée.
Ecrit par : D'Enguell | 06 septembre 2006
JPB pour répondre à votre demande et inscrire des éléments concrets sur le cahier de doléances:
1) Redonner des heures de français en nombre suffisant au collège c'est-à- dire: 6 heures en classe de 6ème et de 5ème et 5 heures en classe de 4ème et 3ème.
2) Faire disparaître définitivement l'enseignement en séquences.
3) Redonner sa place à l'enseignement de la grammaire dite de phrase.
4) Des manuels de grammaire et d'orthographe à part entière qui ne soient pas la partie "honteuse" d'un manuel "tout en un".
5) Le droit d'enseigner à nouveau aux 4èmes et 3èmes comment faire une dissertation ( ce qui nous est interdit actuellement)
6) Revoir la formation des documentalistes de collège qui font une publicité éhontée pour la seule" littérature" de jeunesse au mépris de la littérature et qui ne renouvellent pas les bouquins "classiques" et les déconsidèrent auprès des élèves.
7) Refonte des programmes en revalorisant les textes "classiques"+ histoire littéraire.
De manière plus générale:
1) Arrêt des "innovations" pédagogiques qui se succèdent , l'une chassant l'autre, sans JAMAIS avoir été évaluées et avoir prouvé qu'elles étaient efficaces auprès des élèves.
2 ) Redonner aux élèves de SEGPA et aux élèves handicapés dans les UPI,le droit d'avoir un enseignement spécifique avec des instituteurs spécialisés qui font un travail souvent peu connu et assez impressionnant.
Pour les professeurs:
1) Revaloriser notre métier en augmentant notre salaire( Les médecins généralistes l'ont bien fait et ce n'est pas fini )
2) Revaloriser notre métier en ne recrutant les professeurs que par des concours de qualité.
3) Supprimer la notion de TZR qui est une contradiction dans les termes.
4) Evaluer les professeurs sur leurs capacités à transmettre des connaissances dans une classe et non sur des projets éducatifs fumeux qui les transforment en animateurs de colonies de vacances.
5 ) Obliger les professeurs à suivre des cours à l'université de manière régulière, dans leur matière, de façon à se tenir au courant , sur le plan intellectuel de l'évolution des connaissances dans la matière qu'ils enseignent.
J'ai encore plusieurs choses à dire. Je continuerai un peu plus tard.
Merci JPB de nous permettre de nous exprimer ainsi.
Ecrit par : elisabeth. | 06 septembre 2006
"un souvenir d'un post de vous déjà ancien."
Ecrit par : brighelli | 06 septembre 2006
Toutes mes excuses... Je ne me le rappelle plus.
Ecrit par : christophe sibille | 06 septembre 2006
Qui aura le courage d'abattre Mr Brighelli ??
On voit bien qu'il souffre dans notre monde !!
Chaque fois que je le vois à la télévision me donne envie de l'étriper !!
...peut-être aurais-je dû mettre un paquet de fautes pour entrer dans les pseudos révélations de ce parfait crétin...
Ecrit par : Déchet | 06 septembre 2006
Arrêtez de le regarder, prenez un aspro, de toutes façons vous allez en prendre pour au moins 10 ans.
Prenez un avion pour vivre mieux le monde...
Ecrit par : D'Enguell | 06 septembre 2006
Apres avoir vu l'émission, je suis désolé ; désolé de voir que les gens ne comprennent globalement pas l'enjeu. J'enseigne les maths et voir Bernard Tapie dire qu'il ne comprend rien à un livre de 6ème de ma discipline me prouve qu'il n'en a ouvert aucun. Mais tout le monde s'est laissé berner. Les gens courageux, qui souhaitent constater réellement les échecs et de là, faire progresser l'Ecole, seront-ils reconnus ? Les démagogues anti-pédagogues seront-ils démasqués ?
Ecrit par : D | 07 septembre 2006
Bonsoir,
Je viens de zapper un peu tard et n'ai vu que la conclusion de l'émission de BERN ainsi qu'au passage la mine un peu triste de notre hôte.
J'ai donc hâte d'avoir (sur un autre billet si possible) les commentaires suscités par cette émission.
M'est avis que le sujet mériterait un traitement sur un mode plus sérieux ; je pense en particulier à "C dans l'air" et je me pose une question : qui serait invité par cet animateur qui a l'habitude de choisir de bons intervenants, tous capables de s'exprimer sans invectives ?
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 07 septembre 2006
Bravo pour votre prestation de ce soir.
Juste un regret que vous n'ayez pas évoqué que l'on ne pousse plus à l'effort surtout en ayant Tapie sur le plateau car il doit savoir ce que ce vocable veut dire.
Pauvre Frako??
mabiche
Ecrit par : mabiche | 07 septembre 2006
J'ai pour ma part été déçu par l'émission. Vous avez hérité du seul avocat (ce n'était sûrement pas un hasard...) qui s'était donné l'objectif de faire le clown, décrédibilisant ainsi votre cause. D'autre part, le montage n'était pas forcément à votre avantage. J'ai par contre apprécié l'attitude de Robien qui a saisi votre perche pour réduire (en apparence du moins) Frako en esclavage (lol comme disent les djeuns !).
Je me permets toutefois une critique que j'ai déjà pu vous faire :
F.Reynaert s'est permis de vous caricaturer gentiment en procureur soviétique. Je pense, et surtout maintenant que la bataille de l'opinion est gagnée*, qu'il faudrait adopter un ton plus neutre et moins vindicatif. Je sais qu'il est difficile de se refaire, mais il serait tout de même paradoxal et scandaleux d'apparaître comme sectaire alors que ce nos adversaires qui pratiquent le sectarisme depuis des années dans leurs IUFM.
Je conçois qu'il n'était pas facile, dans le format de cette émission de faire entendre des propositions mais vous auriez, par exemple, pu glisser votre idée de prépa-instituteur moins coûteuse et plus efficace que vous avez si bien décrit dans "A bonne école". Je suis sûr qu'elle y aurait fait merveille.
*le pseudo sondage de ce soir n'est pas représentatif ; la question était mal posée. On aurait demandé si le niveau avait baissé, il est évident qu'une large majorité aurait répondu positivement.
Cordialement à vous,
David
Ecrit par : David | 07 septembre 2006
- De Pierre-Henri :
« Je suis un littéraire et Laurent Lafforgue écrit mieux que moi (dont, en plus, les compétences mathématiques ne dépassent pas la règle de trois).».
Pierre-Henri, si vous aviez pris la mesure du désastre pédagogiste, vous ne vous dévaloriseriez pas ainsi. Ma compagne n’a découvert la règle de trois qu’en première année de fac de sciences. J’ai passé mon bac de sciences économiques et sociales (proportions et autres stat.) en 1988 sans jamais en avoir entendu causer. La règle de trois, ce procédé rapide et efficace à appliquer bêtement ? Comment voulez-vous que l’élève moderne en quête de sens y trouve son compte ? Je vais tenter de vous expliquer comment un élève moderne doit procéder. Il doit placer les trois termes de son calcul dans un tableau de quatre cases en laissant la quatrième case vide au bon endroit. Jusque là, c’était pareil, mais c’est là que ça se complique. Le tour de passe-passe de la règle de trois ne lui permet pas de prendre conscience du type de transformation effectué de façon trop automatique. L’élève moderne doit donc diviser un des deux nombres de son tableau par l’autre nombre de la même ligne pour obtenir le diviseur ou multiplicateur qui permet dans un second temps d’appliquer la même opération sur la ligne d’en dessous. Sans se gourer entre multiplier/diviser, surtout quand le résultat du premier calcul est inférieur à 0. Vous avez compris ?
Ca m’est revenu, après. Ma mère, institutrice, supervisait mes devoirs de collégien et était effarée par la décomposition, la lenteur et la complexité du raisonnement. Elle avait bien tenté de me l’expliquer, la règle de trois, à l’époque. Suivre ses consignes, c’était désobéir au professeur qui, de toute façon, exigeait que toutes les étapes de la méthode moderne soient respectées... La règle de trois n’aura pas lieu.
Si il y a un domaine dans lequel on demande de l’efficacité et du rendement, c’est celui des soins infirmiers. Alors figurez-vous qu’au concours d’entrée à une école d’infirmiers en juillet dernier, après l’épreuve écrite d’admissibilité qui comporte déjà des maths, il y a un oral d’admission avec une courte analyse de texte qui doit déboucher sur un exposé puis un entretien de motivation. Hé ben qu’est-ce qu’il a rajouté, le jury, comme question, à cet oral d’admission, pour les nouvelles recrues ? Un calcul de proportionnalités...
Portez-vous bien.
Ecrit par : Georges | 07 septembre 2006
Charmeux enfoncée par Rachel Boutonnet l'autre jour.
Frackowiak étourdi par JPB et Le Bris et mis KO dans la foulée par de Robien.
J'imagine ce que ça va donner en 2007 si la question scolaire est mise sur le tapis par certain candidat .
J'en jubile d'avance !
Ecrit par : bernard | 07 septembre 2006
Pour David.
Ce n'est pas le genre de débat où l'on peut faire passer des "idées". D'ailleurs, je crois que l'on ne peut pas faire passer d'idées à la télévision. Nous sommes entrés dans une "société du spectacle" où seules les paillettes et le show comptent. Tout au plus arrive-t-on à faire passer des infos — et encore…
Il y avait un jeu assez complice entre moi et De Robien, plus ou moins planifié d'avance. Le fait de nous mettre dans des camps opposés n'était que de la frime : sur la question de la lecture, je rejoins globalement les thèses du ministre. Même si je défends en théorie la liberté pédagogique des enseignants : encore faudrait-il qu'ils soient capables d'opter entre différentes méthodes — mais comme je l'ai dit durant l'émission, la plupart des néophytes formés dans les IUFM ignorent en vérité ce qu'est une méthode alphabétique, et n'en ont entendu dire que du mal.
JPB
Ecrit par : brighelli | 07 septembre 2006
J'ai regardé l'émission jusqu'au bout .
Nous avons vécu un moment d'anthologie avec le face à face -droit dans les yeux- entre Gilles de Robien et l'inspecteur général de l'EN ( Frack...). Le ministre a d'ailleurs pris un réel plaisir tel un boxeur à acculer cet homme dans les cordes.
Je pense que cette scène marquera et sonnera comme un avertissement vis à vis de tous les inspecteurs qui pensent encore que désobéir est normal.
Autrement, il est difficile de débattre sur le fond dans ce genre d'émission - bien tenue pourtant par Stéphane Bern- mais j'ai remarqué aussi la complicité entre le ministre et Jp Brighelli.
Pour JPB et M Le Bris, je dis bravo parce que, malgré le bruit ambiant, vous avez su insister sur les points très importants que vous développez dans vos livres.
Il faut souligner la qualité des autres intervenants comme Joelle ( perdu son nom ) et Bernard Tapie.
Il faut maintenant guetter Internet et retrouver les moments d'anthologies ( le droit dans les yeux par exemple ) qui pourraient trouver une place sur ce blog ou un autre.
Ecrit par : Olivier | 07 septembre 2006
Nous avons vécu un moment d'anthologie avec le face à face -droit dans les yeux- entre Gilles de Robien et l'inspecteur général de l'EN ( Frack...). Le ministre a d'ailleurs pris un réel plaisir tel un boxeur à acculer cet homme dans les cordes.
C'était parfait! Merci Brighelli.
Ecrit par : tata | 07 septembre 2006
L'émission laisse surtout un goût amer. Bien sûr, Brighelli a mis en évidence de façon assez habile la façon dont des inspecteurs extrémistes se moquent des directives ministérielles. Et globalement les invités étaient plus intelligents, plus crédibles et plus mesurés dans le camp Brighelli ; mais la mise en scène était odieuse (les images de l'école d'autrefois, avec coups de règle et morale ! comme si on souhaitait revenir à cela).
Et en fait tout était truqué ; la tirade finale de l'"avocate" permettant de finir en beauté en faisant de tout votre camp de "vieux c..." crispés et passéistes...Le vote enthousiaste d'un public lobotomisé...
Mais bon qu'attendre d'une émission qui s'appelle l'arène. Ce qui est terrible, c'est que je pense que la réaction du public est assez représentative de celle de l'opinion publique. Les gens préfèrent adhérer à un discours qui les flatte ("mais non vos enfants ne sont pas des crétins ils sont plus intelligents qu'avant"etc).
Petite anecdote ; pour sa rentrée de CE1 mon fils a travaillé sur une pub intermarché et on lui a fait colorier le logo. Je suppose que si j'en parle en réunion la maîtresse me répondra que c'est pour développer leur esprit critique?
Bref cette émission m'a plutôt déprimée et convaincue que les choses ne risquent pas de s'arranger. Je vais aller faire un tour à la Fnac pour trouver de quoi faire travailler ma progéniture histoire de me remonter le moral. Si Catmano pouvait m'éclairer sur ce que doit concrètement savoir un enfant en fin de CE1...Je suis allée faire un tour sur les programmes officiels mais c'est vaseux et jargonnant à souhait.
Ecrit par : Florence | 07 septembre 2006
Hé ben dis donc! La qualité de Joëlle Goron! Il y en a qui ne se mouchent pas du coude! Elle est pathétique dans sa beaufitude absolue. Je le pensais déjà en l'écoutant sur le fou du roi, mais alors là... Ce serait drôle si ce n'était si triste.
En tous cas, bravo, Jean-Paul! Vous avez presque réussi à rendre le ministre sympathique, ce qui n'est en soi pas un mince exploit!
"Ce n'est pas le genre de débat où l'on peut faire passer des "idées". D'ailleurs, je crois que l'on ne peut pas faire passer d'idées à la télévision. Nous sommes entrés dans une "société du spectacle" où seules les paillettes et le show comptent."
Ecrit par : brighelli | 07 septembre 2006
Bravo, Jean-Paul; content de voir que vous le reconnaissez; vous résumez par ce propos une des rares phrases vraiment intelligentes intelligentes de l'émission, prononcées par François Rollin, *(que pourtant je n'appréciais pas énormément dans son métier d'humoriste, mais là, il a vraiment assuré). "Quand on pense que c'est à la télé, qui est la première fabrique de crétins, qu'on vient dire que l'école en est une", ou quelque chose d'approchant.
En tous cas, qu'est-ce qu'ils vous ont mis, l'avocate et François Reynaert... J'étais mal pour vous. Et Reynaert n'avait pas vraiment tort... (Quoique Le-Bris, que je n'avais jamais vu, me fasse irrésistiblement penser à Henriot, encore plus qu'à un procureur stalinien).
Vous voyez, comme le dit en des termes "euphémistiques" un blogueur précédent, vous gagneriez quand même à être moins agressif. Avec un peu de mesure dans la forme, (et sur le fond), votre propos deviendrait peut-être crédible. Je reconnais que Frackowiak n'a pas été très brillant, mais le propos visible de Stéphane Bern était de le servir tout cru, tel le toro dans l'arène, à des polémistes tels que vous, en lui coupant de plus la parole dès qu'il tentait de s'expliquer. Civilisation encore une fois de la télé d'aujourd'hui, ou aucun argument n'a le temps d'être développé. En plus, sur à peu près une heure dix de sujet, j'ai compté à peu près cinquante minutes de temps de parole pour votre thèse, qui est certainement plus porteuse aux yeux du bon sens populaire, et quinze pour la thèse inverse. Ce n'est pas très honnête. Mais, encore une fois, cela satisfait tellement plus les beaufs!
* Si on excepte les interventions de Cyrille, le chargé de mission en ZEP, que l'on n'a pas tellement laissé parler non plus... Mais Jean-Paul et Le-Bris sont tellement plus percutants aux yeux du télespectateur qui compte les "poings", et de Stéphane Bern qui a certainement un compte perso à régler avec l'école....
Ecrit par : christophe sibille | 07 septembre 2006
Oui, Florence je suis d'accord avec vous, mais c'est le jeu même de la télé (simplification...) et si on y va, on accepte.
Pour ce qui concerne votre enfant en CE1 : ne dites rien à la maîtresse... Achetez plutôt une bonne grammaire simple et progressive. J'en connais une qui est très bien faite : Berthou, Grammaire, Conjugaison et Orthographe pour le Cours Elémentaire. (on peut en trouver encore quelques exemplaires chez Gibert - vente "on-line"). Si vous ne trouvez pas ce petit livre, vous pouvez toujours faire travailler votre petit (pas plus que 10 minutes par jour ) en suivant la progression du Bled, Grammaire conj. et Orthographe CP-CE. Ce sont des livres qui adoptent une démarche simple, rassurante et qui donnent des bases solides aux enfants.
Ecrit par : tata | 07 septembre 2006
"Et globalement les invités étaient plus intelligents, plus crédibles et plus mesurés dans le camp Brighelli".
Ecrit par : Florence | 07 septembre 2006
Ben dis-donc, on n'a pas regardé la même émission! Il faut dire que ce blog ne manque pas d'aficionados de Jean-Paul!
Concernant les reportages, que dire de cet interview dans laquelle on fait croire au public que les stagiaires des IUFM passe leur temps à ramper en chaussettes... Très amusant, et aussi très mesuré, très honnête! Même le ministre a été obligé de rétablir la vérité, alors que la droite en général (et lui certainement en particulier) n'aime pas tellement les instituts!
Vous avez raison, le public est vraisemblablement lobotomisé. Il a aussi, à mon sens, (sur le fond, ce vote n'a aucune importance) été, au bout du compte, exaspéré par le ton de Jean-Paul et de Le Bris, et ce vote était un vote sanction contre leur agressivité et leur côté "procureurs staliniens" que Reynaert a si bien montré.
Bonne journée à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 07 septembre 2006
Ceci étant dit, j'attends avec impatience Didier Porte, dans le fou du roi, (juste après le journal de midi, sur France Inter), qui chroniquera vraisemblablement cette émission, avec tout son talent.
Ecrit par : christophe sibille | 07 septembre 2006
autrement, vous pouvez trouver des idées dans le livre que RachelBoutonnet a écrtit en collaboration avec des enseignants chevronnés : "comment et pourquoi j'enseigne le B-A. Ba", il y a un chapitre consacré au CE1 (math et français)
Bonne journée
...courage!
Ecrit par : tata | 07 septembre 2006
Je n'ai pas trouvé le camp de Brighelli plus agressif que l'autre. De toute façon, c'était une foire d'empoigne.
Le vote du public est intéressant car il semble avoir été motivé par :
1) l'argument qui consiste à dire qu'en déclarant que l'école fabrique des crétins on manque de respect aux élèves (moralité : on arrive à ses fins en flattant les gens_ ce n'est pas nouveau il suffit de relire ses fables de La Fontaine)
2) l'inéquité des 2 plaidoieries (l'avocate du camp adverse a parlé en dernier et était plus brillante_ on a vu hélas de grands avocats défendre magistralement les pires criminels)
3) le réquisitoire final de Reynaert qui n'était franchement pas impartial
ces deux dernières interventions serinant au public ce qu'il devait penser et insistant sur le fait qu'adhérer aux théories de Brighelli et cie, c'était vraiment être un vieux c...
Mais en fait pas vraiment d'arguments (à part dire qu'on a toujours dit que le niveau baissait, qu'il ne faut pas s'inquiéter etc)
C'est sûr que Reynaert n'a pas à s'inquiéter, lui, il a dit qu'il n'avait pas d'enfants. Merci à Tata pour ses conseils, le Bled c'est une bonne idée.
Ecrit par : Florence | 07 septembre 2006
Bon je prends note du Berthou(je passe souvent chez Gibert) et je vais lire ce qu'écrit Boutonnet.
Ecrit par : Florence | 07 septembre 2006
Je ne comprends pas pourquoi tout le monde se prend la tête avec la règle de trois qui est une évidence pour n'importe quel commerçant. La première fois qu'on déconditionne une suremballage pour vendre des unités, on le fait naturellement. J'ai essayé avec tous les stagiaires de quatrième que j'ai reçu, aucun n'a échoué. Problème concret: une chèvre a une mamite, je vends à l'éleveur quatre seringues d'une boite de vingt qui coûte 63.80. Combien doit-il payer? Plus ou moins rapidement avec plus ou moins d'aide, ils trouvent tous du premier stagiaire de 1989 à celui de 2006... C'était juste pour dire. La règle de trois est, sur le terrain, une évidence pour tout cerveau maîtrisant le sens des quatre opérations et ayant envie de gagner sa croûte.
C'est le mot "règle de trois" qui terrorise les foules...
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2006
Biiiiiiiijjjjouuuuuuurrrrrrrrrrr Fouuuuuusd'Rhuuuuuuuuuuuuummm
Super hyper hypra tip top cool , tu/vous as/avez assuré grave, j'étions MÔRHT DE RIRE. Comment qu'il s'est ièche dessus la Frakassé avec la DeRobienne.
J'espèrions que la blondinette jouait un rôle (sinon j'va l'appeler "le neurone" survivant), parce que le soi disant que tu es un malôtrou parce que tu coupes la parole à un chtit gland qui LUI même venait juste de couper la parole à "machine" (mémoire de merde que j'ai), c'est un peu 'fort de kawa' ...
En tous cas c'est évident que cela n'a rien de simple d'expliquer à qq'un qui ne sait pas lire 'correctement', ça lui met trop les boules.
Bon j'dois taffer :(
Florence, si tu passes à la Fnac, achète "La grammaire est une chanson douce' de Erik Orsenna, on en a parlé sur le fil Alpha dans le fouroum de france2 , c'est super génial, il faut tout lire. C'est à partir de la page 71 que cela devient vraiment important.
à+
Ecrit par : toto | 07 septembre 2006
C'est le mot "règle de trois" qui terrorise les foules...
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2006
On ne l'appelait pas "proportion" autrefois?
Ecrit par : tata | 07 septembre 2006
Bonjour,
j'ai vu, hier, l'émission "L'arène de France" et je dois dire que Monsieur Brighelli m'a un petit peu déçu ! J'avais eu l'habitude, jusqu'à maintenant, de voir un homme plutôt posé qui ne cherchait pas à être vindicatif mais plutôt constructif en proposant des arguments forts. Or, hier, je n'ai vu qu'un procureur un peu fou desservant la cause pour laquelle il était venu plaider !
C'est dommage car je pense depuis longtemps que Monsieur Brighelli a su tirer le bon signal d'alarme au bon moment. Mais, là, je trouve assez dommage que quelques millions de téléspectateurs aient assisté à cela ! Pas sûr qu'ils aient la bonne réaction en mai 2007 !
Ecrit par : Will | 07 septembre 2006
Dobolino, vous mettez Brad Pitt en jupette devant, et la règle de trois ouvre grand ses portes. La chèvre à mamite, je ne sais point.
JPB, vous êtes une pluie rafraîchissante pour nous et une ondée acide pour ces mauvaises herbes folles de jardin de gogiste.
Ecrit par : D'Enguell | 07 septembre 2006
Bonjour à tous,
Sur l'émission diffusée hier, j'ai trouvé JPB et M. le Bris pertinents et percutants.
En revanche, je regrette qu'effectivement les "temps de paroles" entre les deux camps aient été aussi déséquilibrés d'autant plus que laisser parler les "pédagogistes" est la façon la plus simple pour juger de l'inanité de leurs discours.
Enfin, malgré les avertissements de JPB sur ce blog , je continue à trouver stupide et caricaturale la forme de l'émission, le popom nétant atteint avec le "vote" du public après la parodie (même pas drôle) de procès.
Cela m'a attristé de vous y voir.
Bonne journée à tous.
Ecrit par : utile baron | 07 septembre 2006
Ce qui est surtout très intéressant, c'est que les lignes bougent et en France, comme dans toute démocratie, on recherche le plus petit dénominateur commun pour gouverner, ainsi il faut reconnaître que la charge de "la fabrique du crétin" de M Brighelli a été tellement forte qu'elle a déjà obligé les tenants du "tout va bien" à reculer.
C'est une bataille de mouvement et la pitoyable défense de M Frak…en était le symbole.
Une première victoire a été obtenu, c'est un fait et le ministre en profite pour insister fermement (…) dans des mots sans nuance sur la nouvelle réforme de la méthode de lecture.
La victoire est tellement flagrante que l'on n'évoque même plus le manque de moyens et M Frak va s'en souvenir et va même, je pense, subir les quolibets de ses collègues pour sa piètre performance.
Je suis sur au fond que le ministre approuve à 100% ( voir plus :-))) ) les propos de JPB et M Le Bris mais il fait de la politique et il doit tirer vers lui l'ensemble du corps enseignant.
Ecrit par : Olivier | 07 septembre 2006
Je cite "D" un peu au dessus : "J'enseigne les maths et voir Bernard Tapie dire qu'il ne comprend rien à un livre de 6ème de ma discipline me prouve qu'il n'en a ouvert aucun."
Je suis universitaire, après prépa, grande école, etc. je dois dire que les énoncés sont parfois effectivement particulièrement fumeux, mettre 5 minutes pour moi pour comprendre un énoncé (pour mon fils en 5e l'an dernier), cela veut dire un énoncé incompréhensible pour un élève et pour un parent normal. Maintenant que le problème de l'enseignement de la lecture est en "bonne voie" (?), restent la grammaire et le calcul. Il faudrait s'attaquer aux manuels de français ou de mathématiques (de primaire et du collège) qui pour la plupart sont d'une vraiment piètre qualité, d'autant plus que non seulement ils devraient servir de support de cours, mais également et surtout au suivi des devoirs par les parents et cette dimension et totalement oubliée.
Ecrit par : Cyberthi | 07 septembre 2006
Il faut prendre la forme de l'émission comme elle est puisqu'elle doit aussi faire de l'audience donc on utilise les vieilles ficelles de mise à scène habituel.
Cette fois, ce fut des avocats et dans une autre émission, on menacait de tuer un chien nommé " audimat" si l'audimat baissait...
Que voulez vous c'est comme ca !!
L'école aura encore l'occasion d'être débattue à la télévision, soyons en sur !!
Je note aussi la changement de ton de TF1 depuis la rentrée qui m'est en cause avec moins de nuance les méthodes actuelles ( les lignes bougent ... )
Ecrit par : Olivier | 07 septembre 2006
Cyberthi,
j'ai essayé l'autre jour de faire un exercice de français du livre que mon fils venait d'apporter à la maison (il est en CE1)... Je me suis sentie trop stupide, j'ai réussi à résoudre l'énigme au bout d'un quart d'heure! Il est vrai que je suis étrangère (ritale de surcroît), mais merde! J'ai fait moi aussi mes études supérieures!
Ecrit par : tata | 07 septembre 2006
Bonjour,
Laurent Lafforgue -un des plus grands mathématiciens français- a lancé le 5 septembre un APPEL national pour la refondation de l'Ecole.
On le trouve sur : www.refondation-ecole.net
A lire absolument!
Claude A.
Ecrit par : claude aubert | 07 septembre 2006
3) le réquisitoire final de Reynaert qui n'était franchement pas impartial
__________________________________
Il est vrai que sur ce blog regne l' impartialité la plus totale!
Entendre les éructations du sieur Brighelli a révélé à ceux qui ne le connaissaient pas le personnage qu' il est vraiment: donneur de leçon incapable de respecter ses interlocuteurs et toujours la bonne technique de dénonciation publique à la soviétique. Quelle jouissance dans son regard, quelle haine dans sa voix, quelle bave aux lèvres quand il brandissait son document accusateur face à Frackowiak.
Le sieur Brighelli est beaucoup plus calme lorsqu' il a Meirieu en face de lui ou au bout du fil même. Emission sur France Inter d' août... Vous vous souvenez Monsieur Brighelli? Je n' ai jamais entendu un JPB aussi "coulant".
En revanche les habitudes démagos et haineuses reprennent le dessus dès qu' il passe sur RMC/Les Grandes Gueules!!! Alors là, c' est à mourir de rire! Tres people le JPB en fait!
Bref une démonstration pitoyable de son indigence hier soir, la preuve aussi de tous ses mensonges, avec la complicité du Ministre (qui n'en a plus pour longtemps heureusement) et d' un le Bris égal à lui même (= 0)
Julie , PROFESSEUR D ECOLE MONSIEUR JPB!!!!!!!!
Une collègue qui vous soutient a été très déçue! C' est la preuve que votre "système" est en ruines...Eh oui, moi aussi je sais faire d' un cas une généralité, comme vous le faite sdans vos "livres"!
Ecrit par : julie | 07 septembre 2006
Je suis une éternelle contractuelle, donc tous les ans à la recherche d'un poste. Je sais, je sais..."passe le concours". Or l'année dernière, nous étions au moins 300 dans une salle dans les faubourgs de Lyon sans compter ceux qui se trouvaient ailleurs dans la même région.
6 d'entre nous (génies!) étaient ADMISSIBLES. Plus tard, j'ai reçu un courrier avec mes notes et le seuil - 19.56 (sur 20). Chapeau les 6! Inutile de vous dire que je n'y étais pas.
Bien sûr, j'ai des lacunes. (Ah, j'oublie de vous dire que c'était le CAPLP2 anglais/français).
Ne vous inquiétez pas, je continue de vivre malgré mon ignorance profonde - benedicti pauperi spiritu. Il est vrai que parfois je ressens quelque chose, un picotement indéfini, mais mon étroit esprit n'arrive pas à déceler sa provenance. Ce dernier temps, après un énorme effort de réflexion, j'ose dire que ce picotement provient de ma vanité audacieuse. Est-il possible que un ignare pareil ait une telle chose ? Pourtant....
Je suis un cas quelque peu spécial, atypique, bizzare, PAS NORMAL. Vous l'avez peut-être deviné déjà, je ne suis pas française d'origine. Je viens d'un pays qui n'existe plus (indice?), mais c'était mon choix et non une obligation tragique ou autre. Dans ce pays j'avais une vie normale, j'allais dans une école bien, j'y ai fait des études, notamment le français, langue et littérature,mais aussi hindi et sanscrit.
J'ai obtenu dans l emême pays un diplôme d'anglais, langue et littérature. Est-ce possible?
Ensuite j'ai eu une chance gigantesque de pouvoir mettre en pratique toute ces choses en travaillant pour une organisation internationale (tu rêves ma petite??!!) Mais mon choix m'a poussé vers ces beaux rivages hexagonaux, et me voilà, qui ose quelque chose.
Alors, ma vanité audacieuse m'a dirigée vers un IUFM pour préparer un concours. Dans cette illustre institution (je remercie les dieux ) on nous a gentiment expliqué que l'Education Nationale ne souhaite pas dans ses rangs les "pétards à retardement" (cit.). Je ne connaissais pas à cette époque mon ignorance qui prenait lentement la forme et l'envergure d'un trou noir.
Comme je vous ai dit au début , je suis contractuelle, donc quelqu'un s'est aperçu de cet enorme vide noir.
Mais j'ai eu cette chance de pouvoir travailler avec des gens instruits, cultivés, généreux et bons.
J'ai, par exemple, travaillé avec cette prof de français qui m'a expliqué toute inutilité de la lecture. Et je me suis extasiée devant une "pièce de théâtre" faite par ses élèves. Le spectacle d'une duréee de 10 min (durée de préparation:année scolaire) où chaque élève LISAIT UNE phrase (thème:Anne Franck). Une question blasphématoire m'a traversé l'esprit (étroit): pourquoi n'ont-ils pas appris cette unique phrase par coeur? Mais....
J'ai travaillé aussi avec cette prof de secrétariat/bureautique qui faisait les fautes d'orthographe, mais dont l'inspection "s'est super bien passée", alors pourquoi penser autrement?
N'oublions pas que je ne suis pas titulaire et ne le serai jamais.
J'ai travaillé aussi avec une jeune prof d'espagnol qui a mis sept ans pour passer le CAPES d'espagnol. Ses parents sont Espagnols, à la maison ils parlaient l'espagnol, elle étudiait l'espagnol ici en France où elle est née et où elle a fait toute sa scolarité.
Je connais une institutrice dont la fille vient d'avoir un enfant , et qui m'a dit "elle devrait passer le concours, comme ça elle aura les vacances comme son gosse" (cit).
Monsieur Brighelli, j'ai lu vos livres. Je dois dire que je me suis rendu compte de tout cela même avant de lire vos ouvrages, mais je pensais que c'est mon esprit tordu qui me jouait des tours. Ce qui m'avait étonné le plus,c'était l'existence de cette société des kastes que je prenais pour une organisation de société indienne.
Excusez pour toute mauvaise expression - n'oubliez pas que je suis une (simple) contractuelle, bouche-trou, jetable et incapable et permetez-moi de vous écrire de nouveau.
Ecrit par : Tamara | 07 septembre 2006
Excellent !!
Ecrit par : Olivier | 07 septembre 2006
Pour F.Duhem
Quand je dis qu'un certifé doit tout savoir sur tout, je parle en littérature, où il est interrogé sur toute oeuvre littéraire du Moyen Age au XXè siècle. Cela l'oblige donc à lire énormément et à multiplier les points de vue.
Je ne souhaite pas hiérarchiser du tout, c'était juste pour expliquer que l'agrégation est un concours sur programme qui limite le temps d'aller voir ailleurs, mais qui permet d'approfondir un certain nombre d'oeuvres, tandis qu'au CAPES, comme le programme, c'est "tout", il est possible de voir un nombre gigantesque d'oeuvres.
Ecrit par : gaëlle | 07 septembre 2006
à l'intention de Julie que je cite :
"Entendre les éructations du sieur Brighelli a révélé à ceux qui ne le connaissaient pas le personnage qu' il est vraiment: donneur de leçon incapable de respecter ses interlocuteurs et toujours la bonne technique de dénonciation publique à la soviétique. Quelle jouissance dans son regard, quelle haine dans sa voix, quelle bave aux lèvres quand il brandissait son document accusateur face à Frackowiak.
Le sieur Brighelli est beaucoup plus calme lorsqu' il a Meirieu en face de lui ou au bout du fil même. Emission sur France Inter d' août... Vous vous souvenez Monsieur Brighelli?"
ma très chère Julie,
M'autorisez vous à vous citer ?
Je prépare une modeste note sur ce que j'ai pu voir et entendre hier.
sur :
http://vieuxduduche.blog.lemonde.fr/
cordialement à vous. jpd
Ecrit par : vieuxduduche | 07 septembre 2006
J'ai oublié de vous dire que j'avais regardé aussi! Bof... c'est de la télé et c'est comme d'habitude nulle. Je me contre fous de l'avis de l'usager moyen sur l'école. Toujours autant de spectacle (il ne manquait que des pom-pom girls) et de démagogie. Y'aura pas une méthode qui marchera tant que les parents seront démissionnaires etc...
Lorsque ma fille avait entre deux et quatre ans elle était très active et assez brouillon. Son père avait pris l'habitude de lui dire: "Dans la vie, il faut être PA-TIENT, et il FAUT O-BE-IR". Au bout de quelques temps , il suffisait de lui dire dans la vie pour qu'elle récite le reste.
Un jour où je manquais de bon sens, ce qui m'arrive plus souvent qu'à mon tour, je raconte à un panel de mamans d'élèves (infects et hyperactifs) cette petite histoire. J'y ai perdu toute estime et c'est à mes origines que je dois de n'être pas passée ce jour pour une fasciste. "Obéir"! Ciel, quelle horreur, ne me rendais-je point compte que j'écrasais sa personnalité? Ben non. A choisir entre elle et moi, je préfère moi. En plus nous tenions à ce qu'elle reste en vie et en état de marche.
Comment voulez-vous faire fonctionner une classe dans de telles conditions, quelque soit la méthode utilisée? Quoiqu'en dise ce charmant démago de Bernard Tapie, les enfants passent 80% de leur temps hors école qui, de plus, n'a pas de rôle éducatif à jouer. Le rôle de l'école est d'instruire et, au risque de me faire lyncher, je le répète à toutes ces connasses qui, ne travaillant pas, trouvent le moyen de laisser leurs gniares à la cantine.
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2006
Quelqu'un sait-il s'il est possible d'écouter quelque part sur internet le débat entre Rachel Boutonnet et Evelyne Charmeux ?
Ecrit par : EP | 07 septembre 2006
Bonjour Dobolino,
vous avez mangé du lion ce matin?
bon je ne viendrai pas vous lyncher... mais dîtes moi elles sont c...... parce qu'elle ne travaillent pas ou parce qu'elles mettent leurs enfants à la cantine alors qu'ils pourraient rentrer déjeuner à la maison?
ne prenez pas la mouche, c'est un clin d'oeil amical et vos coups de colère vont devenir légendaire sur le blog comme les fous rires de certains/nes mais y en a un qui va encore taper du poing sur le calme, j'entends déjà le "on se calme là"
Bon je ne travaille pas mais c'est l'heure du conte avant la sieste....
alez un petit éclat de rire Dobolino...
pour les pom pom girls là non pas d'accord sinon y en a peut-être un qui les aurait pas rapporter les oreilles de Fracko allez re-clin d'oeil...
bon maintenant , les contes du chat perché...c'est drôle et moins enrageant que la télé réalité choc et cric
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 07 septembre 2006
j'oubliais Dobolino , gare aux gorilles là! ...bon je m'inquiète pas je crois savoir que vous avez du dodolethal (j'en profite pour faire un clin d'oeil à mon ami D'Enguell) et si jamais ça suffit pas je viendrais en renfort avec du pan-tothal...
re clin d'oeil Dobolino A+ et bonne journée à vous...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 07 septembre 2006
Réponse pour cyberthi :
"les énoncés sont parfois effectivement particulièrement fumeux, mettre 5 minutes pour moi pour comprendre un énoncé (pour mon fils en 5e l'an dernier), cela veut dire un énoncé incompréhensible pour un élève et pour un parent normal."
Je ne dis pas que tous les manuels sont bons et que tous les énoncés sont parfaits. Je pense qu'ils sont globalement compréhensibles.
"Il faudrait s'attaquer aux manuels de français ou de mathématiques (de primaire et du collège) qui pour la plupart sont d'une vraiment piètre qualité"
Tout à fait d'accord ; il faut réformer les programmes totalement ; les programmes actuels sont à peu près pédagogiquement cohérents, mais démolissent le contenu de la discipline.
"D'autant plus que non seulement ils devraient servir de support de cours, mais également et surtout au suivi des devoirs par les parents et cette dimension et totalement oubliée."
Précisez votre propos SVP
Ecrit par : D | 07 septembre 2006
en réponse à "D",
Le temps passé par les parents au suivi des devoirs et à l'apprentissage des leçons n'est pas du tout négligeable par rapport au temps passé à l'école et les parents sont bien placés pour juger si les éléments vus en classe sont compris ou non, si ce n'est pas le cas, les manuels scolaires devraient pouvoir servir de support pour une réexplication par les parents. Le Bled ou le Bescherelle qui nous servent à la maison sont bannis du collège (dixit la prof de français de l'an dernier en 5e de peur de déplaire à son inspecteur!!!!).
Je vais me plonger dès ce soir dans les manuels de mes enfants pour vous en extraire quelques exemples.
Ecrit par : Cyberthi | 07 septembre 2006
Une assez bonne chronique de Jacques Julliard sur la violence scolaire dans le nouvel obs de cette semaine :
http://www.nouvelobs.com/articles/p2183/a315445.html
Ecrit par : EP | 07 septembre 2006
charmeux/boutonnet
ce lien marche peut-être.
http://72.14.221.104/search?q=cache:AWE6DMW53k8J:www.radiofrance.fr/chaines/france-inter01/ete2006/derange/+charmeux+boutonnet+%C3%A9mission+france+inter&hl;=fr≷=fr&ct;=clnk&cd;=1
Ecrit par : bernard | 07 septembre 2006
elles sont c... parce que elles sont c...ce qui n'a rien à voir avec le travail bien sûr. La plupart ne travaillent pas parce que il n'y a pas de travail pour elles. Ce que je trouve choquant c'est que, même si ce n'est pas un choix, elles n'en profitent pas pour éduquer leurs enfants, laisant à l'école le rôle de les instruire.
Dodoléthal est du pentotal hyperconcentré.
Je persiste sur mon coup de gueule même s'il est politiquement incorrect: beaucoup de parents actuels croient (ce qui les arrange car c'est moins fatigant) qu'il ne faut rien interdire aux enfants et qu'il ne faut en aucun cas exiger l'obéissance. Dans leur sphère privée, beaucoup d'enseignants déplorent le côté sauvageon de leurs élèves mais il leur est impossible de le dire clairement et nettement sous peine de se retrouver en proie à une meute hurlante. Ma meute hurlante à moi est différente donc je peux m'autoriser à écrire que si les parents remplissaient leur propre contrat les enseignants auraient plus de facilité et de satisfaction à remplir le leur.
Si un enseignant le dit, on pourra conclure qu'il rejette la faute de son incompétence sur les parents. Si un politique le dit, il plogera dans les sondages.
On endort les électeurs à coup de belles paroles et on rejette ensuite sur l'école et les maîtres l'échec collectif d'une société purement démagogique qui sévit depuis mon entrée en sixième...
Je dis et redis: chacun dans son pré, les vaches seront bien gardées.
Pour ceux qui ne comprennent pas les problèmes de français ou de maths de sixième: votre défaut, c'est l'excès d'intelligence qui vous fait chercher midi à quatorze heures alors qu'on demande à vos enfants de recopier le texte en inversant quelques mots. Mettez votre cortex au repos et vous répondrez sans difficulté à toutes les questions dont la réponse, en règle général sans intérêt, est incluse dans l'énoncé.
Exemple sur épreuve de physique du bac S d'il y a environ douze ans: la densité de l'eau est 1(!), celle de l'essence de lavande est 0.9 et des brouettes. Qui surnage dans l'essencier? Et encore là c'est difficile. La réponse: essence de lavande. Inutile d'en dire plus pour avoir le maximum de points. Alors imaginez le niveau des réponses en sixième.
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2006
"Qui aura le courage d'abattre Mr Brighelli ??
On voit bien qu'il souffre dans notre monde !!
Chaque fois que je le vois à la télévision me donne envie de l'étriper !!
...peut-être aurais-je dû mettre un paquet de fautes pour entrer dans les pseudos révélations de ce parfait crétin..."
FraKK on t'as reconnu , super ton pseudo (déchet) te va à ravir :o))))
C'est tout bon JP ça commence à 'foutter' sec chez les glands :))))))))))))
Ecrit par : toto | 07 septembre 2006
:o)))))
Ecrit par : tata | 07 septembre 2006
"Qui aura le courage d'abattre Mr Brighelli ??
Je viens de faire le tour de différents blogs de toutes sortes traitant plus ou moins du sujet de l'éducation et force est de constater que le coup recu est rude par les pédago-démagos.
M Frak... a été en dessous de tout et j'imagine la rancoeur de ses partisans aujourd'hui.
Enfin rendez vous compte, il a été malmené par un ministre de droite "les yeux dans les yeux" et il n'a pas bronché.
Il ne manquait plus que le " Oui chef !! " pour conclure.
Ecrit par : Olivier | 07 septembre 2006
Première incursion en ces lieux (après de nombreuses heures de lecture) d'un "simple" conjoint de prof de lycée pro...
Je m'étonne que, parmi les réformes proposées ici par les habitués, toutes portent sur les programmes et méthodes, alors qu'un détail pourtant d'importance a été négligé (si ce n'est pas le cas, que l'on m'en excuse, j'ai les commentaires en diagonale) : les parents. En effet, à quoi bon élaborer la plus belle methode qui soit si, au final, ce sont les parents qui décident du passage de leur enfant ? Je ne parviens pas, malgré de longues heures de réflexion sur le sujet, à comprendre quel est le bien-fondé de la situation actuelle. Car finalement, ce sont sans doute les personnes les moins bien informées des connaissances acquises par un élève qui décident de son passage ou de son redoublement.
Certes, tous les parents (heureusement !) ne sont pas démissionnaires et s'inquiètent de l'avenir de leurs enfants.
Ce qui est éminemment pervers dans ce processus de décision, c'est qu'à priori, les parents qui pourraient avoir une légitimité à donner leur avis quant à l'orientation de leur enfant (parce qu'ils suivent les progrès de leur enfant, participent activement à la vie de l'école...), on n'a pas besoin de leur avis pour faire passer leur enfant, qui a toutes les chances d'être suffisamment bon pour que le passage en classe supérieur soit naturel.
Ma proposition est donc que l'on redonne enfin aux seules personnes en mesure de décider, et ce en toute connaissance de cause : les professeurs. Eux seuls savent si un élève travaille ou non, s'il a du mal mais s'accroche et redouble d'efforts, ou s'il est doué mais bien trop feignant. Certainement pas les parents. J'ai été ce genre de mauvais élève*, doué mais paresseux paraît-il (la paresse ne fait aucun doute), et je prenais soin de cacher à mes parents la vérité de ce qu'il se passait en cours... Pour eux tout allait bien, alors qu'en réalité je n'en ramais pas une. Pas de quoi en être fier, mais je ne pense pas être une exception de ce côté...
* je me permets ici de faire un aparté plus personnel : Mr Brighelli, j'ai eu la chance de faire partie de vos élèves lors de votre passage au lycée de Corbeil. Je parle bien de chance, car vous faites partie de la petite poignée de professeurs d'exception qui savent éveiller et bousculer leurs élèves. La plupart de mes camarades vous ont détesté pour cela, personnellement je vous en remercie de tout coeur.
Ecrit par : Cedric | 07 septembre 2006
oui Dobolino c'est aussi et avant tout une question d'éducation!!! s'entendre dire "laissez le, c'est un enfant" quand je demande à mes enfants de dire bonjour ou merci ça m'agace à me faire sortir de mes gonds et je pourrais bien devenir harpie toute griffes dehors si on me le répète deux fois car dés la première fois j'ai les yeux qui lancent des éclairs... non mais!
bonjour toto!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 07 septembre 2006
Cédric je suis ravie de lire votre aparté et permettez moi d'en profiter pour faire chorus car JPB bouscule, dérange en cours et nous fait sortir de nos gonds mais il nous a aidé du moins ceux et celles qui l'ont compris à nous trouver et oui,il a permis à certains élèves (c'est déjà ça) de grandir un peu plus qu'ils ne l'auraient fait tout seuls... on peut lui dire très sincèrement merci et JPB ne rougis pas car c'est , sans pitreries de fond de classe, très sincère et quoique que tu en penses , la reconnaissance des élèves que nous sommes ,on te la doit... et j'ai du plaisir à saisir l'occasion de te le redire encore une fois et de grâce ne dit pas :" assez !" de ta voix tonitruante qui a fait chanter tous ces beaux mots de la littérature que tu nous déclamais!
( et pardon pour le tutoiement ...tu comprendras que là il s'imposait) je sais ce que je te dois et ça ne s'oublie pas.
bon je retourne en fond de classe car on va après la messe d'hier me reprocher mes louanges
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 07 septembre 2006
Cédric je suis ravie de lire votre aparté et permettez moi d'en profiter pour faire chorus car JPB bouscule, dérange en cours et nous fait sortir de nos gonds mais il nous a aidé du moins ceux et celles qui l'ont compris à nous trouver et oui,il a permis à certains élèves (c'est déjà ça) de grandir un peu plus qu'ils ne l'auraient fait tout seuls...
Je me suis sentie souvent folle ici en France avec mes idées sur l'école. C'est quand j'ai lu le livre de Brighelli que j'ai compris que je n'étais pas toute seule et qu'une autre école et une autre tradition avaient existé dans ce Pays (ça vous fera rire, mais les pages que Brighelli a consacrés aux manuels scolaires m’ont beaucoup touché…)
Pour moi Brighelli reste quelqu'un de grand, même lors qu'il paraît agressif. Par contre, M. Frak hier soir était l'incarnation vivante du petit homme de W. Reich et E. Fromm (surtout quand il s'est fait tout petit petit petit devant le ministre…il me faisait presque de la peine).
Ecrit par : tata | 07 septembre 2006
Je ne vois pas pourquoi vous vous faites du souci à cause de Frak-machin: balloné comme il est il doit être sous cortisone ou alors il bouffe tellement qu'il va exploser sous peu!
Moi, il ne m'a pas fait de peine du tout car c'est bien le genre d'anguille à adopter profil bas devant un ministre mais n'oubliez pas que les ministres passent et les cadres de la république restent. Dans un an, de Robien sera parti depûis bientôt 6 mois et frakowiack sera toujours là, fidèle au poste. Brighelli aussi d'ailleurs pour casser le moral de ses détracteurs
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2006
Merci bien.
Le lien direct vers le fichier pour écouter l'émission est le suivant : http://www.tv-radio.com/ondemand/france_inter/DERANGE/DERANGE20060831.ram
Ecrit par : EP | 07 septembre 2006
Emission d'hier digne de son nom: L'arène de France (Merci Bern, on va le savoir que tu es gay sans que tu te cominguaoutes ouvertement.): format merdique: trop d'invités, plus un histrion pivot (ou tapis), plus deux élèves avocats (puisque la jeune avocate a dit rapidement, dans un souffle: Monsieur de Robien est aussi mon ministre), plus un intervenant drôle, plus une caméra cachée, plus deux reportages. Bref. Pardon: Long.
Sinon: JPB, continuerez-vous à secouer le monde des IA (de la maternelle aux lycées)? Une question que je me pose, et qui fait écho à une réflexion écrite plus haut: puisque les volontés ministérielles s'effacent quand changent les ministres, que les fonctionnaires restent en place: se peut-il vraiment que les IA et consorts abandonnent leur dada (et point leur b.a-ba)? Ils n'ont qu'à patienter. A quand la réforme des Inspections? Au fait qui contrôle et note les IA???
Ecrit par : Pendariès | 07 septembre 2006
Il faudra pourtant qu'hibernent, aux mots de JPB, les derniers représentants du Komintern estampillés IEN et all.
Et bonjour à tata, fougueuse cavale qui tient la corde !
Ecrit par : D'Enguell | 07 septembre 2006
M'autorisez vous à vous citer ?
Je prépare une modeste note sur ce que j'ai pu voir et entendre hier.
sur :
http://vieuxduduche.blog.lemonde.fr/
cordialement à vous. jpd
Ecrit par : vieuxduduche | 07 septembre 2006
OH QUE OUI VOUS POUVEZ!!!!!!!
Et le combat ne fait que commencer JPB, crois moi!
Julie
Ecrit par : Julie | 07 septembre 2006
Julie triste !
L'umanité juvénile et aprenante é menacée ! Lé maichants y zont dit que nous lé genty pédagogos, on fai n'importe quoa. Cé pa bien, nou quon fait des recherche pour queue lé zenfan y soillent heureu car le plus inportemps cé davoir dé bone pansé citoyenne.
Moi madam Charmeux ele ma apris alire grasse a cé rechercheux é ele mérithe le prit Nobelle.
Ecrit par : Lariba | 07 septembre 2006
Le sieur Brighelli est beaucoup plus calme lorsqu' il a Meirieu en face de lui ou au bout du fil même. Emission sur France Inter d' août... Vous vous souvenez Monsieur Brighelli? Je n' ai jamais entendu un JPB aussi "coulant".
Ma chère "Julie", vous avez une mémoire courte, j'ai souvenir de débat en direct a la TV (LCI, DIRECT 8 ...)avec Meirieu, éructant et vociférant après les journalistes et la "TV de merde" ! Et puis c'est bien vite mettre de coté son appel au crime contre JPB (en ligne un peu partout tout comme les attaques de ce cher Frako). Si le passage sur france inter était plus modéré ma chère c'es tout simplement parceque votre "grand homme" retourne sa veste une fois de plus ! Et qu'il déclare même maintenant que les IUFM sont un Echec. Il vous lâche tout simplement. Sentant le vent tourner, il essaie de retomber sur ses pattes.
Alors maintenant, vous pouvez critiquer l'emission qui effectivement, n'a rien d'extraordinaire, vous pouvez dire que JPB a été si a été ça . N'empêche qu' a ce jour aucun journaliste digne de ce nom n'ose faire de vrai débat TV sur l'éducation, comme aucun pseudo candidat politique n'a le cran de s'y frotter. Quant à votre promesse, elle ne prouve qu'une chose vous êtes face a votre propre médiocrité.
Léopoldine
Ecrit par : leopoldine | 07 septembre 2006
Le seul mot que vous écorchâtes, cher c'est Juve et Nihil, comme dirait Fantomas, Haong Haong Haong Haong, mais même de Funès était un sacré bosseur, alors...
Et Olé, et bravo Lariba
Ecrit par : D'Enguell | 07 septembre 2006
Bonjour tata vous avez repris un morceau de mon post serait-ce beaucoup demander aux uns et uax autre de mettre entre guillemets ce que vous empruntez ( sans rancune tata) dans les posts d'autrui surtout quand ceci apparaissent avec leur vrai nom ...sinon la paranoïa va finir par s'installer et j'entends déjà les commentaires...non je ne souffre pas d'un dédoublement de personnalité...et pour ceux qui pourrait en douter je ne suis pas tata... et signe et re-signe par celui -cichacun de mes posts ...mais merci tata d'avoir fait chorus...
une question à cunégonde en particulier, ne seriez vous pas par hasard une ancienne élève de JPB? vous n'êtes pas obligée de répondre c'est juste une question de blonde curieuse...
Patricia M.
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 07 septembre 2006
"http://vieuxduduche.blog.lemonde.fr/"
J'y suis allé pour voir. :o)))))))))))))))))))))))
Ils sont 3 dans sa bande(mou) il doit ramer grave le petio pour atteindre ces 500 lecteurs/jour. ;)
bonne soirée à tous
Ecrit par : toto | 07 septembre 2006
Et bien sur ce site on peut trouver l'adresse de celui de Mme Charmeux.
http://perso.orange.fr/avecEvelineCharmeux/
Ecrit par : dg | 07 septembre 2006
Pour Gaelle:
Je ne savais pas que le programme du CAPES de lettres était illimité, tandis que celui de l'agreg se bornait à quelques oeuvres. Néanmoins, je ne pense pas que l'on puisse en déduire quoi que ce soit quant à la culture disciplinaire des lauréats de ces deux concours. Pensez-vous qu'un agrégatif aurait quelque chance que ce soit de décrocher le concours s'il se bornait à connaître les ouvrages inscrits au programme ? Je fréquente des certifiés et des agrégés, et cette supériorité culturelle que vous attribuez aux certifiés ne m'a pas frappé.
François Duhem.
Ecrit par : François Duhem | 07 septembre 2006
Hi Thot, c’est un coup de la Darrieusecq, JPB l'a étrillée, faut pas s’étonner que vieuxduch nous fasse maintenant de l’entruisme.
Ecrit par : D'Enguell | 07 septembre 2006
"Et le combat ne fait que commencer JPB, crois moi!"
écrit Julie…
J'ai peur…
Que sainte Ségo vous protège, mon p'tit rat.
Et à propos, d'où vient ce tutoiement ? "Qu'est-ce donc qu'ensemble nous gardâmes ?" (Cyrano de Bergerac, vers la fin de l'acte II, je crois).
Merci pour les éloges et pour les critiques. J'avais un compte personnel avec Frakowiack, c'est réglé — de mon côté : j'espère juste qu'il ne se livrera pas à une prochaine provocation.
Cela dit, ce genre d'émission n'apporte pas grand-chose — sinon la certitude du règne du kitsch, comme dit Kundera dans l'Insoutenable légèreté de l'être. Quoi que vous disiez, le show le réduit en paillettes. Alors, autant faire le spectacle — à condition de ne pas s'y complaire.
Merci à Cédric.
JPB
PS. À popos des programmes de CAPES et d'Agreg en Lettres modernes : en fait, l'esprit des deux concours est si différent que j'ai vu des gens réussir l'agrèg et échouer au Capes — à l'époque on passait volontiers les deux en même temps, parce que les dates se cumulaient : j'ai passé l'oral du Capes entre la dernière épreuve d'agrèg et la proclamation des résultats.
Dans les deux cas, on est censé tout connaître de la littérature depuis 1500 et quelques (et avant, en fait, à cause de l'ancien français). Mais l'agreg suppose une capacité particulière à fouiller des œuvres en profondeur, que l'on ne demande pas vraiment au Capes ; d'ailleurs, on reconnaît très vite un agégatif à l'oral du Capes : les mots, les tournures, l'esprit d'attaque des textes sont différents.
Ecrit par : brighelli | 07 septembre 2006
On reconnaît la grandeur d'un homme à celle de ses ennemis. Leonidas avait Xerxes, Scipion avait Hannibal, César avait Pompée, Corneille avait Racine, Voltaire avait Rousseau, Napoléon avait Wellington, vous avez Frackowiak.
Ecrit par : Pierre-Henri | 07 septembre 2006
C’est trop d’honneurs pour Frackowiak que de lui attribuer ce titre d’ennemi.
Chère Gaelle, si vous pensez réellement que les certifiés sont plus compétents que les agrégés, ne serait-ce pas d’une certaine façon affirmer qu’on n’apprend strictement rien à l’université – qui a dit ENS ? – ou pire encore, que l’on régresse au fur et à mesure que l’on y progresse ?
Vous m’en voyez désolé pour les chercheurs.
J’espère pour vous que vous ne disposez que du baccalauréat.
Ecrit par : Estil | 07 septembre 2006
Eh non, Patricia, Cunégonde n'a point connu JPB sur les bancs de l'école. Dommage. C'est qu' elle n'a plus tout à fait 20 ans, Cunégonde, mais elle a gardé la pêche pour aller à la bagarre et au collège. Douce nuit
Ecrit par : Cunégonde | 08 septembre 2006
Pitoyable Frakowiak !!!! Dire que ce type a du détruire plusieurs carrières d'instits .... et qu'il a été payé par nos impôts et reçu les palmes académiques (il n'a pas oublié son petit tissu mauve, vous avez vu ? ). Imagine-t-on l'écoeurement si des instits qu'il a sanctionnés (pour avoir utilisé la méthode syllabique) l'ont vu ....
MAIS LE PLUS GRAVE, c'est qu'il y en a d'autres, COMME LUI , qui sont tous des fanatiques des "pseudo"- méthodes constructivistes et de l'abandon de la notion d'effort de la part des enfants ... (et volià pourquoi il ne faut plus faire cours : en effet, quand un prof fait cours, l'élève DOIT faire un effort d'écoute, et d'attention, et au lycée surtout il peut voir comment le professeur pose sa réflexion, pour peu que celui-ci l'expose bien sûr ; MAIS avec des activités, l'élève est largement "plus tranquille", il peut choisir les moments qui lui semblent les plus ludiques, et attendre ; il ne développe pas ses capacités de suivi et de réflexion ... mais de "gestion" ! Aucun des tenants de ces méthodes ne l'ont compris, car ils n'en n'ont aucune expérience ...)
Et puis que feront l'élève, après, en fac ???
Pourquoi les inspecteurs n'exigent pas ces "méthodes" pour tous les "cours" des class prépa ?
QUI ose poser ces questions ?
Pour les inspecteurs et didacticiens, imbus de leur personne, il ne faut faire qu'une seule chose : respecter leur exigence ... et ainsi, comme ils sont opposés à la transmission, et bien ne transmettons pas, à la génération qui les suivra (dans qqs années seulemnt ... ) ce qu'ils prétendent être "les" bonnes méthodes pédagogiques !
Ainsi, je propose, que dès qu'un nouvel "imbu-didacticien-inspecteur" présente une nouvelle "méthode" pour faire des maths, de la lecture, etc. , eh bien on lui dit que c'est parfait, MAIS qu'en aucun cas il ne devra IMPOSER son "savoir" -tout nouveau, à lui, le "super-didacticien", car ce serait faire violence au corps enseignant, et puis surtout, ce serait contraire au principe d'anti-transmission .... qu'il prône par ailleurs !
Quoi de plus beau qu'un théoricien (pseudo-théoricien en fait ...) satisfait par l'application de son propre credo !
Je propose même, pour que les didacticiens soient plus tranquilles quant à d'éventuelles critiques, de ne plus tout communiquer leur "recherches", ou alors seulement entre eux ...
Ainsi, ils n'imposeront pas leur "savoir" et DONC ILS SERONT HEUREUX, car ils ne transmettront pas ! Le nirvana pour les ces tenants de la non-trnsmission.
Et ainsi, débarrassés de la honte de fournie une explication, les enseignants pourront plus facilement faire leur travail .... un enseignement d'abord explicite, puis graduellement, plus sophistiqué suivant les circonstances...
COMMENT AUCUN ministre ne voit-il pas là qu'il pourrait économiser d'énormes credits ? Et faire ainsi un acte juste ...
Incroyable constat .... que portant il faudra TRANSMETTRE à nos enfants !
Ecrit par : Newton | 08 septembre 2006
pour Pierre-Henri…
Heu… J'ai bien d'autres ennemis que Frakowiack…
Par ailleurrs, c'est peut-être l'époque qui veut ça. Nous sommes tous des grenouilles évoluant dans un petit, tout petit marigot. Mais pour être parfaitement dérisoire, la lutte n'en est pas moins acharnée.
Par ailleurs, les objectifs, eux, ne sont pas dérisoires. C'est de l'avenir de nos enfants qu'il s'agit — ce n'est pas rien. Alors, jouteurs médiocres, pour une noble cause ? Peut-être.
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 septembre 2006
" Le compte personnel avec Frakowiak est réglé"..OUF la France va pouvoir souffler...
Pour un débat réel, il eût fallu plutôt faire inviter Goigoux, entre autres...
Allez en paix je ne vous hais pas.
Vieuxduduche, polémiste d'occasion.
toto : je me balance comme d'une guigne du nombre de "lecteurs" et du nombre de "commentateurs".
Le boulot sérieux ? dg a donné l'adresse ! merci à lui.
Les critiques sérieuses seront publiées.
jpd : responsable du site de E Charmeux.
La recherche : Apprendre à lire à l'école
"Ce livre repose sur une conviction, forgée au fil de notre propre expérience de chercheurs et de formateurs : la qualité de la communication entre parents et enseignants influe positivement sur celle de l'apprentissage des élèves". Pour Roland Goigoux et Sylvie Cèbe, ce dialogue "suppose que les maîtres sachent expliquer et justifier leur travail". Il implique également que les parents connaissent les méthodes d'apprentissage mises en œuvre par les maîtres. Et c'est tout l'intérêt de ce petit livre que d'entrer dans la vie de la classe et d'exposer en détail ce que font les enseignants pour l'apprentissage de la lecture et pourquoi ils le font.
Mais on est bien obligé de lui trouver une seconde nécessité : celle de rompre avec le débat caricatural, entretenu par les médias mais aussi par des déclarations ministérielles, sur les méthodes de lecture. "Soucieux d'éviter les caricatures qui ont ajouté à la confusion et accru l'inquiétude de tous, nous avons rédigé cet ouvrage pour redonner confiance dans le travail des enseignants en le rendant plus transparent".
Et cela commence par un décryptage de la fameuse circulaire sur la lecture de mars 2006. "Il ne faut pas croire ceux qui affirment que la méthode syllabique est préconisée. Ce sont les approches combinant analyse et synthèse que le ministre recommande aujourd'hui. L'arrêté… exige en effet "le recours à deux types d'approches complémentaires".
Les auteurs montrent que ce texte est en accord avec la recherche qui a écarté également méthodes syllabique et intégrale. Il montre précisément les limites d'un apprentissage avec la méthode syllabique et égratigne au passage les textes d'un manuel célèbre. Il souligne aussi les limites de la recherche. "Les recherches scientifiques ne permettent pas (encore) de savoir quelle est la meilleure manière de faire… En effet on ne compte que peu de travaux qui se sont attachés à étudier les pratiques des enseignants et leurs effets sur les apprentissages des élèves".
Alors si la solution n'est pas dans la méthode, comment puis-je aider mon enfant ? R. Goigoux et S. Cèbe s'attachent à conseiller les parents : que faire avec les enfants à la maison ? Comment aider l'enfant à relire ? Comment faire face à des refus ? Comment faciliter la mémorisation orthographique ? Que faire avec un enfant qui apprend mal ? A chaque question les auteurs apportent les réponses que permettent la recherche et l'expérience acquise.
Face au fatras médiatique, à l'incohérence des déclarations et des textes, ce petit livre fait le pari du dialogue apaisé entre parents et enseignants. Pour cela il utilise une arme efficace : la transmission de la connaissance, l'appel à la raison.
Roland Goigoux et Sylvie Cèbe, Apprendre à lire à l'école. Tout ce qu'il faut savoir pour accompagner l'enfant, Paris, Retz, 2006,
Ecrit par : vieuxduduche | 08 septembre 2006
Quelqu'un a t-il écouté l'émission sur France-inter, mercredi soir? (Le téléphone sonne, à 19h.20?) A l'exception de deux témoignages à la limite de l'hystérie, et d'un discours un tout petit peu "Tartuffe" et démagogique du ministre, (assimiler une circulaire à un texte officiel, la ficelle est quand même un peu énorme), les invités étaient plutôt mesurés et la conclusion d'une logique implacable, (de mon point de vue). Malgré que le sujet fut traité de manière un peu rapide, rien à voir avec le côté "paillettes" et "rentre-dedans" de reportages scandaleux, (avant-hier soir) faits pour exciter un peu le gogo qui regarde, et lui faire croire qu'il est intelligent, (et je n'ai même pas parlé de l'ahuri qui était en cabine pour recevoir les pseudo-appels des téléspectateurs; à côté de ce clampin, Lagaf, c'est Coluche).
Didier Porte n'a pas parlé de l'émission de Bern dans sa chronique d'hier, (après le journal de midi, sur France-inter). Je pense qu'il le fera aujourd'hui; à vos postes!)
Bonne journée à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 08 septembre 2006
les invités étaient plutôt mesurés et la conclusion d'une logique implacable
hmm...pas bon du tout...j'aime pas ces choses.
Ecrit par : tata | 08 septembre 2006
Goigoux, c'est celui qui prétend apprendre à lire aux enfants comme Champollion a déchiffré les hiéroglyphes. Donc peu crédible. A-t-il fait de l'enseignement aux enfants? On peut se poser la question, la plupart des maîtres formateurs n'ayant PAS enseigné à des enfants. En tout cas, cela augure mal de sa culture générale, Champollion étant un génie absolu. Quant à Eveline Charmeux, comme son compère Foucambert, autre théoricien fumeux et funeste dans la mesure où ils ont été pris en considération par l'EN avec les dégâts que l'on connaît depuis 35 ans, ils ont été tirés des oubliettes où même les pires pédagogistes les avaient relégués (comme Meirieu et l'inéfable Goigoux) pour la guerre des méthodes qui repart.
Désolée, Sibille, pour le copié-collé, mais voici quelques extraits juteux de la prose de la charmante Eveline.
Vieux Duduche, si c'est tout ce que vous avez à proférer, vous pouvez retourner à la niche.
Comme littérature de rentrée, il y a mieux à se mettre sous la dent :
-Les désarrois d'un jeune instit, qui décrit le monde kafkaïen qu'est l'IUFM, et les ZEP.
-Le troisième livre de JPB, "L'école sous influence". (A ce propos, la fabrique du crétin repart en flèche. Chez mon libraire, j'ai eu l'agréable surprise d'en voir un gros paquet, posé sur quelques Meirieu, qu'ils dissimulaient complètement.
Plus un gros arrivage de "lire avec Léo et Léa", et Boscher, bien sûr, 100.000 exemplaires vendus chaque année. Certains prétendent que c'est par nostalgie!!!)
-Le livre noir de l'Education Nationale, de Guy Morel.
Plus une dizaine d'autres.
Voici donc les élucubrations de Charmeux, à défaut de retrouver celles de Goigoux.
Anne-Marie Valette.
Version imprimablePour ceux qui croient encore (ou qui refusent de voir, ou qui nient cyniquement en toute connaissance de cause) que la méthode globale n'existe plus, voici ce qu'a écrit Madame Eveline Charmeux,"célèbre conseillère pédagogique dont l'influence fut déterminante au cours de ces trente dernières années." (Madame W. Badour.)
“J'ajoute que l'analyse des mots en syllabes pose aux enfants de graves problèmes, dans la mesure où on ne peut définir les syllabes qu'à partir de la compréhension des mots.” C'est sidérant d'entendre dire que l'analyse, qui est pourtant un préalable indispensable à la compréhension (face à la réception d'un message donné), est un problème. C'est ce type de pensée pédagogique qui a conduit à une place dérisoire accordée à l'analyse grammaticale et à l'analyse logique à l'école et au collège ; conséquences : faute de pouvoir analyser correctement l'information tant orale qu'écrite et son contenu, les enfants ont du mal à comprendre, ce qui participe des sources des difficultés et des échecs des apprentissages scolaires d'aujourd'hui. "
Enseignant-chercheur, Eveline Charmeux affirme avoir travaillé avec son équipe “en supprimant purement et simplement le passage par la syllabe dans leur apprentissage de la lecture”. Sa biographie fait état par ailleurs d'une carrière qui a duré pendant 26 ans ainsi que de la formation notamment des instituteurs. Or, c'est au cours de cette période précisément que les pratiques pédagogiques et méthodologiques de lecture de type global ont connu leur plus grand essor et se sont généralisées dans l'ensemble de tous les établissements scolaires ; c'est également pendant la même période que le phénomène d'illettrisme a fait son apparition et poursuit inexorablement son extension encore aujourd'hui .
“La conclusion de tout ceci , c'est que la syllabe n'a rien a faire dans l'apprentissage de la lecture en français.” Hallucinante naïveté dont les graves conséquences en termes de résultats scolaires n'échappent désormais à personne : taux d'échecs très élevés en lecture dont la répercussion s'étend à l'enseignement supérieur, amplification du phénomène d'illettrisme curieusement traité au moyen des méthodes mêmes qui en sont les sources génératrices, grosses difficultés en orthographe chez les écoliers et les élèves, difficultés orthographiques importantes chez les étudiants voire chez des enseignants !
Le travail d'Eveline Charmeux, comme ceux de bien d'autres enseignants-chercheurs, tend à montrer à travers ses faiblesses que la situation de crise que traverse le système éducatif à l'heure actuelle n'est pas une génération spontanée. La cause première réside en aval dans la formation en général dispensée dans le système éducatif et en amont dans la formation des formateurs et des enseignants.
(Extraits de 'La lecture, apprentissage, évaluation, perfectionnement', ouvrage collectif publié sous la direction d'A. Bentolila, cités par Elisabeth Nuyts, dans 'l'école des illusionnistes'.)
'En aucun cas on ne peut commencer une lecture par une activité de déchiffrage, mais par des prélèvements d'indices qui permettent de formuler des hypothèses sur ce qui doit être écrit. Ces indices sont d'abord pris dans les détails matériels et non linguistiques (sic) du message : nature du support, format, gestion de la page, présence d'éléments iconiques (photos, dessins, schémas, graphiques, etc ), taille, forme et couleurs des caractères employés, etc.'
Je lis ailleurs : 'Les premiers apprentissages doivent absolument éviter toute conduite d'oralisation.'
Ailleurs :' la lecture est un apprentissage douloureux'.
(Voici ce que dit Madame W.Badour, 'Le cerveau, cet inconnu des pédagogues.)
"Elle (Charmeux) écrivait en 1983, avec une conviction qui surprend d'autant plus qu'elle ne s'appuie sur aucune tentative de preuve. : "L'activité de construction du sens étant une activité de raisonnement, activité intelligente dans laquelle il n'y a pas de mécanisme, le déchiffrage n'existe pas. Il n'y a jamais eu de déchiffrage dans la lecture; personne n'a jamais construit du sens en déchiffrant. La mise en place d'un mécanisme de déchiffrage et d'oralisation dresse des obstacles sur la route des enfants qui apprennent à lire."
Les méthodes globales proposent d'emblée des textes dans le but de faire découvrir aux élèves le sens des mots par déduction à partir de ce qu'ils entendent.Le mot est considéré comme une image qui doit être mémorisée dans son ensemble avec sa signification, et il sera ensuite 'reconnu' quand il sera à nouveau rencontré.
Le terme 'global', qui a désormais une notation très négative auprès des parents, est maintenant banni du discours et remplacé par celui de méthodes 'mixtes' ou 'naturelles'. Les nombreuses déclarations médiatiques que l'intérêt pour la lutte contre l'illettrisme suscite les présentent comme un compromis idéal entre les pédagogies globales et les méthodes alphabétiques, ce qui constitue une DESINFORMATION MAJEURE. "
A.M.Valette.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 septembre 2006
Bonjour, je ne fais que passer pour un essai sur ordi fou
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2006
Dobo, quand un ordi a la rage présumée, on ne lui fait pas mordre le blog pour tester sa bave...
Que notre bon pasteur intervienne vite, je salive déjà ;))
Ecrit par : D'Enguell | 08 septembre 2006
je ne mords pas! je suis un jour chèvre et un jour chou, je fais l'âne pour avoir du son ou du baton. J'emploie un langage incompréhensible au commun des mortels et parfois à moi-même et dans ce domaine, D'Enguell, vous me rendez des points... Lequel de mes derniers post vous fait soupçonner que le virus rabique a déjà atteint depuis quelques jours mes glandes salivaires?
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2006
Je viens d'écouter le téléphone sonne.
D'un côté, tous les intervenants sont dans le camp des pédagogistes, ce qui n'est pas un très bon gage d'objectivité. J'avais l'impression d'être retournée à l'IUFM. Et puis au début tous les coups de fil abondaient dans leur sens, on aurait dit que c'était truqué.
Mais ce n'est pas un show vulgaire comme chez Bern, et au fur et à mesure il y avait des interventions qui tranchaient un peu : la mère qui paniquait avec les phrases à apprendre dans Mika, c'était tout à fait moi l'an passé. Elle montrait bien qu'il y a une résistance dans le corps enseignant chez ceux qui, ayant assimilé le discours IUFM, refusent d'obéir à la circulaire (il suffit d'aller sur le forum enseigants du primaire pour voir que beaucoup ont fait le voeu de désobéir au ministre) ; il y a le témoignage du père à propos de l'instit persécutée parce qu'elle fait du Boscher ; et les propos du ministre, ce qui fait qu'un auditeur attentif comprend qu'il y a vraiment résistance de la part de tous les Goigoux et cie, qui jouent gentiment sur les mots (le global n'a jamais été appliqué, mais haro sur le départ syllabique et vive les méthodes à départ global comme Mika).
Bon l'émission se conclut avec les intervenants pro IUFM ce qui fait évidemment grincer des dents (quelle objectivité) mais il y a eu quelques interventions salutaires.
Ecrit par : Florence | 08 septembre 2006
C'est bien de surveiller ce qui se dit sur les ondes mais de toute facon, l'important est que le débat soit lancé.
En effet, notre plus grand ennemi était justement le secret, le fait de ne même pouvoir en parler et c'est grace à la sortie de livres comme la fabrique du crétin que cette armure, que l'on croyait invinsible, s'est fendue.
Ainsi, tout sera déballé, vous verrez !!
Ecrit par : Olivier | 08 septembre 2006
***
(… descendre à ton niveau, parler comme tu parles, se parer de tes vertus.
Les personnes qui parlent comme tu voudrais qu’elles parlent n’ont jamais été vraiment grandes…)
Quand on me dit que tout cela est d'une "logique implacable" et quand je pense dans quelle merde ils ont mis mon gamin, il ne faut pas me demander d'être modérée (c'est quoi être modéré aujourd'hui? Laisser piétiner le droit à l'instruction de nos enfants, discuter sur un ton calme et tranquille pendant qu’ ils vous niquent la cervelle de votre petit?
C'est quoi "modéré"? C'est le Pape en 1942? C'est Chamberlain en 1938?
C’est quoi " hystérique " pour vous Sibille ? C’est Anna Magnani qui crie " Francesco ! Francesco ! ", Pasolini et cette mère inquiète pour l’avenir de ses enfants ?
"It is peace for our time" (un bel exemple de conclusion implacable)
(… descendre à ton niveau, parler comme tu parles, se parer de tes vertus.
Les personnes qui parlent comme tu voudrais qu’elles parlent n’ont jamais été vraiment grandes… )
***
Ecrit par : tata | 08 septembre 2006
Chère dobolino si je ne vous rends pas de points, je ne rends jamais les armes (en ce domaine a minima) et j'adhère à vos thèses sur C... à cantine.
Cantine des cantines, cantinière en gelée, tout ceci peut se lire entre midi et deux plutôt que d'insulter les ATSEM merveilleux. ;))
Ecrit par : D'Enguell | 08 septembre 2006
Bonjour Dobolino,
ravie de constater que votre ordi fou semble avoir retrouver la raison et vous ramène parmi nous...bon d'après ce que je lis, la rage sévit , vite je cours vérifier si mon anti-rat-bique est à jour;)))))))))))))) :))))))))))
D'Enguell je vous conseille un bon sérum, Dobolino va bien vous trouver une bonne vieille ampoule de derrière les fagots et n'ayez crainte c'est sans douleur;)))))))))
bon bientôt l'heure de la cantine
bon appétit!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 08 septembre 2006
après le chou la chèvre. Au sujet des atsem; une d'entre elles a dit à mon fils de trois ans qui se tripotait en faisant pipi que s'il refaisait ce geste on lui couperait le zizi. Résultat: dès que j'approchais de lui avec une paire de ciseaux pour tailler ses ongles il poussait des hurlements de terreur. Surtout qu'il savait pertinemment que j'étais déjà passer à l'acte moultes fois sur mammifère...même maintenant qu'il a quinze ans et qu'il a enfin craché le morceau, il me regarde d'un oeil torve lorsque je suis armée d'un quelconque objet tranchant.
Conclusion: les ATSEM rendent des points aux charmantes mamans.
La prochaine fois nous passerons aux instits.
Je voulais aussi dire, passant du coq à l'âne, que j'ai bénéficié de l'enseignement de PEGC, certifiés, maîtres auxiliaires et agrégés. Syons honnêtes, les plus intéressants étaient globalement les agrégés. Reconnaissons aussi que parmi les plus efficaces se trouvait mon prof de russe de première qui était maitre auxiliaire.
Et les Ipéssiens, c'était bien M. Brighelli?
Je me demande, D'Enguell, si JPB n'a pas plus que vous, malgré son insuffisante formation en bio, des lumières sur mon génôme?... ou des soupçons
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2006
C'est au veto que je m'oppose: si la verveine calme la verve, les vergetures calment elles la v... ?
Diable, des soupçons sur génôme, welcome in GATTACCA.
Avec les bons appuis, ceci dit, le décollage est imminent !
Ecrit par : D'Enguell | 08 septembre 2006
Patricia, mon ampoule de derrière les fagots va très bien, je n'en ai qu'un usage "bio", je ne suis pas en pro-stase, mais bien parfois en extase. ;)
Ecrit par : D'Enguell | 08 septembre 2006
D'Enguell, ne touchez par à mes vergetures! Nous nous éloignons de l'enseignement. Nous sodomisons des diptères en plein vol.
D'ailleurs je suis aptère et comme les axolotl le manque d'iode bloque ma métamorphose en papillon
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2006
Dobolino, cocon qui s'en dénie !
Vous confondîtes verge et badine, élément antique de l'enseignement. Ange aptère, ange déchu, les Lumières de Lucifer nous sortiront de l'effroi.
Ecrit par : D'Enguell | 08 septembre 2006
De toute façon nous avons tous démoli l'enseignement. Oui j'ai été cette petite conne qui beuglait:
"tu es mon berger Fontanet
Rien ne saurait manquer
Où tu me conduis.
Des réformes sélectives on en est saturé
Il y avait déjà celle
Celle du père Debré..."
Tranquille, l'enfant de l'élite qui savait que, quoiqu'il en soit, sa place en prépa était réservée
Nous étions des petits cons petits bourgeois manipulés par ceux qui déjà voulaient démolir la laïque à la française.
L'enfer semblait pavé de bonnes intentions mais les manipulateurs n'en avaient aucune. Qui, à votre avis, était manipulateur.
Un exemple: à mon avis, un Frackowiack n'est pas un manipulateur mais un manipulé. Par contre, un énarque passé avant par normale sup est souvent un manipulateur du genre "tirez-vous de là, la place est pour mes enfants" Suis-je parano?
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2006
Si on veut remédier à cette déchéance, s'il en est encore tant, il faut analyser qui tire les ficelles de ces marionettes du genre Frack..., qui leur fait prendre des vessies pour des lanternes et c'est ceux-là qu'il faut frapper, pas les lampistes qu'on a placé sur le devant de la scène pour servir de boucs émissaires. Là, D'Enguell, c'est blague à part, je ne déconne pas et attend de votre sagacité alliée à votre verve une réponse sérieuse. Cherchez à qui le crime profite! Au boulot.
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2006
"Qu'avez-vous envie de lui conseiller aujourd'hui ?
Jospin doit avouer au lieu de s'enferrer dans son mensonge. Qu'il assume une bonne fois pour toutes !... Sinon, la droite s'en servira contre lui à un moment ou à un autre. Elle aura beau jeu de lui dire : « Monsieur Jospin, vous qui vous présentez comme le champion de la morale et de la transparence, si vous avez menti sur votre passé trotskiste, sur quoi d'autre avez-vous menti au cours des dernières années ? Sur la Mnef ? Sur le financement du PS ? » Cela dit, je comprends que cela ne soit pas facile. Il s'est enfermé dans une logique dont il aura du mal à sortir. Il s'est progressivement PIÉGÉ lui-même."
Propos de Patrick Dierich recueillis par Frédéric Gerschel, Le Parisien, 31 mai 2001, p. 4
Ecrit par : D'Enguell | 08 septembre 2006
Brighelli contre Frackowiak, c'est Don Quichotte contre les moulins à vent. Le seul avantage de ce type d'émission est d'arriver à faire prendre conscience du problème à un téléspectateur par ci par là. Meirieu est-il un moulin à vent? Bayrou fut-il un moulin à vent... Votre vénéré Jack était-il un moulin à vent? Chevènement était-il un preux chevalier?????
De toute façon la dégringolade s'est amorcée il y a plus de quarante ans, peut-être même quand on a supprimé l'examen d'entrée en sixième qui était anonyme et désignait le fils du savetier comme digne alors que celui du pharmacien ou du notaire était rejeté. Vous le savez ça quand même!
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2006
j'applaudis D'Enguell car là vraiment votre verve n'a d'égal que votre ramage... ;))))
allons-y votre costume d'archer gallois :))), je prends celui de l'amazone et suivons la bergère en colère et rallions à nous les moutons blancs contre ces panurges qui nous narguent du haut de leurs navires...ils ne sont pas insubmersibles tout de même!
Blagues à part...n'oublions pas les urnes en 2007...et elles seront funéraires pour certains...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 08 septembre 2006
Pierre Bourdieu aussi s'était piégé dans son discours. Losqu'il a tenté d'expliquer l'inégalité du concours de la rue d'Ulm et le fait qu'il favorisait les jeunes gens issus de milieux cultivés par rapport à ceux qui avaient tout appris de l'école, il ne pensait probablement pas ce que d'autres en ont tiré. Manque de courage? Il s'est laissé enfermer dans un discours qui n'était pas son propos de départ. Au fond, il aurait gagné de se taire et de laisser les enfants du peuple entrer à Saint Cloud et Fontenay qu'ils leur offraient aussi de belles perspectives de carrière.
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2006
Patricia, ce ne sont plus des moutons qu'on élève mais des chasseurs de primes européènnes...
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2006
Goooooooodddddd Afffffternoooooonnnnnnnn Fous d'rhum,
Je suis sincèrement désolé de ne pouvoir tous vous lire (j'a du taff là, mais surtout ch'uis bourré total)
Donc just a little commentaire pour le gland Duduche
"Allez en paix je ne vous hais pas.
Vieuxduduche, polémiste d'occasion. "
polémiste mes yoks, petit gland ça c'est sûr
VA TE FAIRE EMPAPAOUTER PAR UN CACTUS GéANT CONNARD JE TE PISSE DESSUS TU N'ES QU'UNE QU'UN GROS TAS DE MERDE AMBULANTE
U MOTHER FUCKER U SON OF THE BITCH U SCUM BAG
SUCK MY DICK BULL SHIT
Tia pen katoeil
stararia baba
Malaka
finokio
tsao ni ma
phan pi
;o))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))
ps:goixgoix est une sous merde
bon désolé, mais moi ça m'fait du bien ;)
Ecrit par : toto | 08 septembre 2006
Libérez la femme qui est en vous... Slogan imbécile pour un produit oublié, mais c'est le temps des femmes, quoi qu'il arrive, de toutes façons.
Et on retombe sur "Pitié pour les filles", note aiguë du blog de JPB, qu'il faut diffuser encore et encore.
Ecrit par : D'Enguell | 08 septembre 2006
Thot, ton cricri d'amour se réverbère sur le Garlaban, et nous n'entendons que SHIT, SHIT, SHIT.
A la sortie du collège voisin, c'est l'émeute, tu penses bien ;)))))
Ecrit par : D'Enguell | 08 septembre 2006
"A la sortie du collège voisin, c'est l'émeute, tu penses bien ;)))))"
"e Massif de Garlaban est synonyme de collines parfumées"
aux herbes de provence....
heureusement qu'on a Ducrot qui se décarcasse :)
Ecrit par : toto | 08 septembre 2006
Bonjour à tous,
Cet été, je trouvais que ça bouillonnait sur le blog. La rentrée agit comme un catalyseur. Quelle image choisir? Un volcan en éruption ou un abcès qui crève? Tout le monde s'exprime, s'interroge, se révolte, propose des solutions et de nouveaux venus apparaissent au fil des jours. Donc les enseignants se passionnent pour leur travail et beaucoup y croient. Dommage que cette ferveur soit mise à mal par des réformes qui se succèdent à un rythme éffréné ( ça fait marcher le commerce sans doute ) des enquêtes, des rapports, des circulaires, des instructions qu'il faut lire et relire pour les traduire , les résumer et les retenir avant de renoncer , si l'on est une forte tête, à les appliquer. Est-ce qu'il ne serait pas plutôt possible de consacrer tout ce temps et cette énergie perdus à préparer sa classe, ses cours et à corriger cahiers et copies pour vérifier ce qui a été compris et voir ce qu'il faut reprendre pour que les élèves eux , voient où ils vont. Bon, maintenant, ce que j'en dis ...
Le précédent Maire de mon village explosait lui aussi comme un volcan quand une directive aussi compliquée qu'inutile l' obligeait à ce genre de traduction et quand il avait fini par comprendre il concluait avec rage : "Ah ça, il y a des gens qui pensent trop et qui finalement parlent pour ne rien dire tout en nous prenant pour des imbéciles" J'ai songé à cette anecdote en lisant Catmano, Anne-Marie, Pendariès, Elisabeth et tous ceux qui ne sont pas dupes.
Enfant , je me taisais quand mon père écoutait les informations sur Radio Luxembourg dans les années 55 et 56 : le canal de Suez, les événements en Algérie, les renversements du cabinet . Comme je ne comprenais pas grand -chose, je posais parfois des des questions sur le cabinet renversé ,qui ne devait pas sentir bon ,et mon père m'avait expliqué que des milliers d'Egyptiens étaient morts de maladie ou d'épuisement en creusant le dit canal et qu'il fallait le savoir. Certains jours il éteignait le poste avec rage :" De belles paroles, des mensonges oui, quel verbiage! Ce sont les tonneaux vides qui font le plus de bruit"
Ma mère de son côté fredonnait volontiers les chansons de sa jeunesse et celles qu'elle entendait à la radio. L'une d'elles, "Mon amant de la Saint-jean" avait retenu mon attention :" Beau parleur chaque fois qu'il mentait, je le savais mais je l'aimais" J'en avais conclu qu'il y avait aussi de beaux parleurs à la radio , qu'on le savait et qu'on les aimait même si on se faisait avoir. Sauf mon papa bien sûr , parce que lui il savait les reconnaître, et moi je saurais aussi plus tard.
Ma doléance : arrêter les promesses et les belles paroles souvent incompréhensibles ( on pense aux médecins de Molière parfois ) se limiter à l'essentiel pour conseiller et former les enseignants et puis les laisser faire leur travail : un bon cours qui marche et des élèves qui suivent en posant des questions pertinentes, ça fait du bien.
Christophe, je vous retrouve sur Blogosphère un peu plus tard et j'ai envie d'écrire aussi à Panthère.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 septembre 2006
Ducros avec un S et ils ne se prenaient pas pour des crottes c'est moi qui te le dis. J'ai soigné leur doberman
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2006
C'est donc avec ces lauriers qu'on récompense l'élite ! Mais le fenouil, c'est pas mal non plus. Et fait frétiller le poisson qui est en soi... (Les lauriers de César)
Ecrit par : D'Enguell | 08 septembre 2006
Après deux mois de vacances, de déconnection totale avec internet, la politique et surtout l'école, je reprends les bonnes habitudes, en autre lire le blog de JPB.
Je ne suis pas prof, je suis une des ces "connasses" qui ne travaille pas, comme l'a écrit je ne sais où, l'un des intervenants. Et j'en suis ravie.
Aujourd'hui, excellent article de Rioufol sur
"Vérités sur le désastre éducatif"
Journal Le Figaro dans Opinions.
Ce journal ne plaira peut-être pas à beaucoup d'entre vous, mais l'article est incisif.
Nos moyens d'information à l'étranger, ne sont que le net, les émissions dont vous parlez ne sont pas diffusées sur TV5 Monde.
Ecrit par : Carole | 08 septembre 2006
Bon,soir, Carole…
Le lien pour l'article du Figaro est
http://www.lefigaro.fr/debats/20060908.WWW000000182_verites_sur_le_desastre_educatif.html
Entre nous soit dit, Roufiol appelle de ses vœux la publiation du rapport Obin, édité au même moment par les soins (entre autres) d'un autre journaliste du Figaro, François-Paul Paoli — un ami (je précise afin que les imbéciles s'imaginent que je suis, forcément, de droite — comme d'habitude). Bref, la communication marche à plein dans le quotidien.
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 septembre 2006
Mais non Jean-Paul, c'est pas parce qu'il est journaliste dans un canard de droite, c'est parce qu'il est corse qu'il est votre ami....
:)
Ecrit par : David | 08 septembre 2006
Je vois que je me suis fait bien comprendre, David… Et pourtant, Paoli ne défend pas exactement les mêmes idées que moi, sur la Corse…
D'Enguell, je peux répondre à votre question, mais ça va prendre de la place. Envoyez-moi un mail direct (mon adresse traîne quelque part sur ce blog), et je vous enverrai le dernier article que j'ai écrit pour une revue d'agrégagtion. Et puis vous le commenterez pour la collectivité. OK ?
JPB, légèrement pressé, aprce qu"'il poart au marché de Pézenas avant qu'"il n'y ait plus de poisson…
Ecrit par : brighelli | 09 septembre 2006
Anne-Marie Valette, votre conception de l'apprentissage de la lecture, à vous entendre, sous entendrait que les enfants n'auraient le droit ni de parler, ni de regarder quelque forme que ce soit d'écrit, (affiches, boîtes de céréales du petit déjeûner, etc) avant d'arriver en CP? Diable, quel monde vous nous préparez-là?
Jean-Paul, quel petit, (ou grand) vin blanc de pays allez-vous boire avec le poisson que vous allez acheter? En dehors des sauvignons de ma région, (qui sont souvent excellents, et d'un rapport qualité prix défiant toute concurrence), je suis à la pêche d'idées nouvelles.
Dobolino, vous tapez sur les ATSEM, sur les instits... Ne craignez-vous pas d'être un peu caricaturale?
Ecrit par : christophe sibille | 09 septembre 2006
Christophe, ne nous faites pas le coup de Fracko avec son histoire d'enfant des cavernes seuls habilités à apprendre avec la méthode alphabétique.
Mes parents ont appris avec cette méthode dans les années 50. Et il y avait aussi à la maison des supports où il y avait des mots. Ce n'était pas aussi joli que des boîtes de céréales certes. Mais ils les voyaient quand même. Et les élèves de Marc le Bris ou de Rachel Boutonnet n'avaient pas non plus de bandeaux sur les yeux afin de ne point voir les affiches sur le chemin de l'école.
Ecrit par : David | 09 septembre 2006
Christophe, j'ai un peu fréquenté le monde de la com', du design et du packaging, et vous pensez vraiment que nos Champ'o lions se repèrent et s'inscrivent dans un monde stabilisé avec des noms de marques ou produits qui ne sont d'aucun vocabulaire (sauf le SMS, pardon).
Nous sommes loin de Nesquick, Baff ou Perli 40 ans derrière.
Je pense que même nous (eux) s'en sont rendu compte, puisque de temps à autre, reviennent des mot comme "coquecigrue"..
Ecrit par : D'Enguell | 09 septembre 2006
Cher Christophe: je ne tape pas , je constate que certaines ATSEM sont bien mal formées à la psychologie de l'enfant de deux à cinq ans et que les conséquences n'en sont pas très bonnes à court ou long terme. Dans le cas décrit, la verbalisation a pris douze ans. Je n'ai pas tapé sur les instits mais comme beaucoup ici sur leur formation. Ma fille a "appris" à lire en globale totale avec buldo et la vieille dame. Les résultats étaient catastrophiques au point qu'à huit ans, je l'ai emmenée de mon propre chef chez une orthophoniste la suspectant de dyslexie. Tout allait bien. Le diagnostic de l'orthophoniste fut le suivant: résultat d'une méthode purement globale. Considérez, madame, que votre fille a deux ans de retard sur vous au même âge. Vu son niveau d'intelligence et son acuité auditive et visuelle (plus d'uatres mots plus complexes) elle va aller en s'améliorant. C'est un fait que, après avoir repris les fondamentaux avec la méthode Bien lire et aimer lire, la situation se soit améliorée bienque je sois loin d'être une pro... A bientôt douze ans, elle ne confond enfin plus en lecture à voix haute et écriture: le et la; un et une etc... Ce n'est pas grave... Elle appartient à un milieu socio-culturel de haut niveau et pourra bénéficier de tous les pistons et vous avez su, j'espère, lire mes post les plus critiques qui n'ont rien à voir avec les petits amusements que D'Enguell, Patricia et moi prenont parfois l'après-midi et qui portent sur des sujets bien plus graves. Peut-être vous ont-ils amené à me faire une remarque acide me ravalant au rang de caricaturiste de bas niveau afin d'effacer la portée de mes autres propos?
Je suis scandalisée par cette école laïque qui a fermé les portes de la culture et de la sagesse aux classes populaires, qui a plus ou moins dégradé l'ENS Saint Cloud en la déportant vers un ancien abattoir sis à 400 km de la capitale, etc... etc...
Et les uns et les autres, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit et relisez ce que j'ai dit plutôt que prendre un mot au hasard en gommant le reste. Où a-t-on pu lire que j'associais connasse et femme au foyer? Je milite pour que soit attribués aux mères au foyer , à tout le moins, des points retraite qui leur seraient personnels afin que, si leur cher et tendre les plaquent froidement une fois les enfants élevés, elles ne se retrouvent pas dans la misère la plus noire ( allocation spéciale vieillesse: 250 euros par mois) alors qu'elles ont consacré parfois trente ans de leur vie à l'éducation de leurs enfants, ayant souvent par ailleurs une vie associative et de bénévolat très active. Ce que je déplore c'est que certaines, tout en bullant, délèguent à l'école l'éducation de leurs enfants et à la cantine leur équilibre nutritionnel tout en étant les premières à râler aussi bien du prix du ticket que de la qualité des menus, elles qui auraient le temps de créer un SIVOS(syndicat inter communal à vocation scolaire) qui pourrait grandement améliorer la situation de l'école qui accueille leurs enfants. C'est un autre sujet qui ne vous interesse guère car il ne concerne que les ruraux profonds qui ont des regroupements de communes pour scolariser les enfants. Savez-vous qu'il y a des petits bonshommes de 3 ans qui se payent une demi-heure de transport en commun matin et soir(quand les communes ont bien voulu mettre la main à la poche pour payer l'accompagnateur obligatoire) et des élèves de sixième qui ont plus d'une heure de car matin et soir parce qu'on a supprimé les internats?
Est-ce ici une caricature? L'objet de mes post est de montrer par l'exemple que nous sommes tous responsables.
Slouchaïtié! eto mi gavarim, miortvié, mi
Odnajdi, mi vas potriévojim va cnié
Ecrit par : dobolino | 09 septembre 2006
Christophe, pour ce qui est des blancs, vous ne trouverez pas dans votre contrée barbare les vrais beaux vins du Languedoc, à part Daumas-Gassac, qui a une surface commerciale importante depuis des lustres. Sinon, je bois le Domaine des Chimères (joli nom, n'est-ce pas ?) et le Domaine du Seigneur des Deux Vierges (authentique ! Ça fait un certain effet lorsque vous posez cela sur la table devant des copains non prévenus — ou, pire encore, des copains qui vous connaissent).
Mais si vous voulez en savoir plus, allez donc sur le site de mon caviste préféré ici, un Sénégalais du nom de Mokhsine Diouf qui connaît dans le détail tous les vins du Languedoc : voir son site, www.aufilduvin.com.
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 septembre 2006
Bien que je m'attendais pas à tomber sur votre blog, Msieur, je trovue cela rigolo puisque je feuilletais votre livre hier soir, meme si on pourrais meme le dire que je le lisais .
donc je tombe sur votre blog ( encore faut t'il que ça soit vous ).
alors que je cherchais des execices corrigés de physique chimie pour la Premiére S, histoire d'en faire d'autre . l'importance n'est pas là, j'ai 15 ans ( 16 cette année donc je suis "ni en avance ni en retard" ). J'aimerais réagir par rapport à votre livre car il y beaucoup de points sur lequel je suis pas d'accord .
je suppose que je ne suis pas le seul, mais es ce que ce que vous défendez plus ou moins chérement aurait pu continuer d'exister tout aussi bien à notre époque. Un exemple un peu éloigné, et par exemple le coup de gueule énorme des français vis à vis de l'euro ( suffit de chercher, ces forums se créer comme les habitations de ma ville nouvelle ) Mais es ce que le franc aurait pas subbit les meme aleas économique, la cout de la vie pour les francais n'aurait t'il pas baisser de niveau . De meme, es ce que le systéme que vous regretter ( je suppose ) n'aurrait pas conduit au meme échec ou à d'autre, il y aurais eu des probléme bien sur me direr vous, mais peu etre pire, es ce que les nouvelles méthodes d'enseignement sont adapter pour les parents ( qu'ils soit satisfait ). bien que je pense que ma critique ( courte et critiqué par vous ). Je devrais lire votre livre en entier et revenir, c'est pour ça que je le referrais peu etre, ce que j'ai écrit ne tient pas du tout la route ( du moi c'est l'impression que j'en est ).
essayer de faire ministre de l'éducation .
Ells, un jeune qui essaye de comprend beaucoup ( pour son époque ?, mais peu etre pas pour l'époque ). -ironie- ...
bonne continuation .
Ecrit par : Ells | 09 septembre 2006
Bonjour Ells,
je comprends tes questions. Mais termine tout de même de lire le livre de JPB, tu y trouveras quelques réponses (peut-être)
Juste une petite question : tu es considéré à l'école plutôt bon ou mauvais élève? Tu aimes l'école? Qu'est ce qui te déplaît le plus?Qu'est ce que tu aimes quand tu es en classe ou bien à la maison devant tes devoirs? qu'est ce que tu attends de ton école? c'est juste que je suis très curieuse...
(Pour les adultes qui fréquentent le site : ne vous acharnez pas SVP sur les fautes de Ells, il ne faut pas le perdre cet enfant qui s'intéresse aux problèmes de l'école).
:o)
Ecrit par : tata | 09 septembre 2006
Moi aussi j'avais tiqué sur les connasses au foyer qui laissent leurs enfants à la cantine.
Chez moi c'est plutôt l'inverse. On n'a pas le droit. D'où mon choix du privé au début quand j'ai cherché à me retourner après ma démission de l'EN. Eux ils me les gardaient. Car comment chercher une formation, un emploi, avec une journée coupée (on n'est pas nécessairement au foyer par choix)? Une mère au chômage a dû aller pleurer à la mairie pour obtenir 2 journées par semaine pour aller à l'ANPE. Par ailleurs quand on ne travaille pas le partage des tâches dans le couple existe beaucoup moins, et je ne vois pas pourquoi les mères n'auraient pas parfois le droit de se reposer un peu.
Je remarque aussi que souvent les mères peu impliquées dans l'éducation de leur progéniture les balancent le midi devant la télé quand elles les reprennent pour déjeuner, ce qui n'est pas non plus génial.
Désormais j'ai la cantine grâce à ma carte d'étudiant, et puis il paraît que Ségolène(pour une fois utile) a modifié la loi et qu'on y a droit (au moins quelques jours). C'est la moindre des choses je pense.
Et c'est dommage car apparemment c'est surtout un problème de place qui pousse certaines mairies à la sévérité. Il paraît qu'à la campagne c'est l'inerse, ils veulent remplir les cantines.
Ecrit par : Florence | 09 septembre 2006
Ells, ne sois pas si humble! Tu poses exactement la bonne question. Est-ce que revenir aux anciennes méthodes changerait quelque chose à la marche du monde? Je n'en suis pas plus sûre que toi mais je suis convaincue à te lire que l'enseignement actuel en orthographe et grammaire est notoirement insuffisant et que, au vu des questions que tu te poses à quinze ans, tu aurais certainement tiré grand profit de ces bagatelles qu'on a omis de t'enseigner.
Ecrit par : dobolino | 09 septembre 2006
Ecoutez, Dobolino, ma fille, qui entre en cp, et sait pratiquement lire. On en reparlera! Par ailleurs, je ne sais pas si les élèves de Le Bris ou de Boutonnet savent lire grâce à la méthode, ou grâce à l'instit; c'était la conclusion, pleine de bons sens, (je sais qu'on aime beaucoup le bon sens ici) de l'émission de mercredi dernier sur France-inter.
Par ailleurs, Dobolino, ce que je voulais dire, c'est de ne pas affirmer: " les instits", ou: "les atsem", mais: des instits et des atsems. Cela nous évitera de penser que vous pratiquez l'amalgame! A mon avis, c'est à peu près pareil qu'attribuer la réussite d'un instit à la méthode qu'il préconise. Et c'est pareil pour la formation! De grâce, les pratiques sont diversifiées! Il est incroyable que les personnes qui tapent le plus, et de manière systématique, sur les IUFM, sont ceux qui n'y ont jamais mis les pieds, et se basent sur quelques témoignages surmédiatisés.
Ecrit par : christophe sibille | 09 septembre 2006
Dobolino, la mère au foyer que je suis fait chorus.... surtout que sur un autre fil nous étions en chorale avec d'autres intervenants du blog sur "tece voda tece"... de l'eau qui coule...alors j'amènerai aussi de l'eau à votre moulin...
quelle est cette école qui aujourd'hui m'a poussée à un telle choix?
Ah, si je donnais ici mon emploi du temps malgré des récréations et les rires que je m'accorde en votre compagnie l'après midi ! Certains je crois du moins je l'espère réagiraient un peu plus...... réalisez un peu ce qu'est une journée d'une maman de quatre plus un enfant ,voulez vous que je vous raconte les lessives ,le ménage, les repas et à ceci rajouter une journée d'école avec 4 petits de la maternelle à la cinquième...n'ayez crainte je vais vous épargner nous sommes samedi... garder ses enfants en scolarisation à domicile que ce soit cned où non,croyez vous que c'est un choix que l'on fait inconsciemment ? je vous ai déjà mis en garde mesdames et messieurs de Grenelle , les parents ne sont pas dupes et en ce qui me concerne (et la je mets un nous concerne ) je n'ai pas eu quatre enfants pour les voir devenir des moutons de Panurge et esclaves corvéables à merci ...leur laine ils ne la braderont pas.
je ne vais pas répéter ce que j'ai déjà dit dans le blog mais je crois qu'Anne-Marie Valette doit s'en souvenir...car elle s'en était attristée mais personnellement je m'inquiète car ce choix n'est pas la solution, il est mon acte de résistance .
Même si mes enfants sont heureux et épanouis, je pense que mon rôle n'était pas d'être une institutrice à domicile ( je n'ai cependant aucun regret juste une immense colère) quand j'entends Ségolène proposer la possibilité aux familles de créer leur home-schooling à l'américaine(puisque ce qu'elle propose s'y apparente) je m'inquiète...je vous laisse en jauger les conséquences.......
nous, nous nous serrons la ceinture pour offrir à nos enfants ce que nous pensons être le meilleur, pour l'instant, en matière d'instruction( le bon privé j'ai pas les moyens)...mais je crains que ce choix si il n'est plus marginal n'entraine plus de clivages et de schismes au sein de notre société qui n'en a vraiment pas besoin... l'école a été en son temps le moteur de la république, qu'est-elle aujourd'hui? une remorque qu'on traîne...
ceci dit il est des professeurs des écoles très compétents. mais, même si j'aime le jeu pour le coup, cette loterie là je n'y goûte pas!
j'ai fait mon choix égoïste (certains doivent le penser)car il importait de m'occuper de mes enfants en premier en les retirant de l'école même s'ils y gardent un pied par le cned mais cela ne m'empêche pas de penser à tous ceux et celles qui me demandent conseils et qui se retrouvent eux, contraints d'accepter le choix de l'école tout simplement parce qu'ils ne se sentent pas le courage d'assumer un tel choix et je suis très loin de les en blâmer car je n'encouragerai personne dans cette voie ...J'ai même refusé d'aggrandir ma petite classe bien que l'envie ne manquait pas, avec des petits voisins. mais si je dois me mettre hors la loi et bien je finirai par le faire si jamais ça ne bouge pas. il me semble néanmoins qu'une petite lueur d'espoir se dessine...
fini ma récré le repas à préparer...
bonne journée à tous et bon appétit et je m'excuse pas le temps de relire
JPB , dommage que vous ne puissiez pas répondre à D'Enguell sur le blog ...j'aurai vraiment aimé vous lire sur ce point ...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 09 septembre 2006
"tel choix" bien sûr ! et pour toutes les autres fôtes , Sieur Sibille vous voulez bien corriger ma copie svp ?j'ai pas le temps ,et je dois dire que j'ai un clavier fou... mais bon je vous rassure les fautes je les vois après coup !
bon là je m'attarde pas plus
merci d'avance Christophe ( vous me permettez de vous appeler par votre prénom? mais ni voyez aucune familiarité)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 09 septembre 2006
Je ne sais pas pour les autres, Christophe, mais j'y traîne mes guêtres de temps en temps, et au nouveau public venu des Licences de Sciences de l'Educ, la pilule passe toute seule.
Diversifier une pratique quand la cause est acquise (cf Lariba), à quoi bon !
Je n'ai jamais vu un enseignement critiqué à la fac ou en Grande Ecole (hello dobolino, me laisserez-vous un peu de place chez les SP ++ sans pistons ?) sauf à réprouver la quantité de travail demandé, en revanche les IUFM, c'est une autre chanson, comme dirait Patricia...
Ecrit par : D'Enguell | 09 septembre 2006
(Patricia personnellement je vous admire beaucoup. Je vous envie aussi, et, en même temps, je sais à quel point votre choix est difficile, mais nécessaire. Si j'étais forte comme vous l'êtes!!... pour l'instant la seule chose que j'ai réussi à faire c'est prendre une année de disponibilité pour élever un enfant de moins de 8 ans"...je passe mon temps à étudier pour moi et le petit je l'ai mis à l'école privée ...Voilà.
Vous êtes un exemple pour moi, j'aimerais avoir votre force...)
Ecrit par : tata | 09 septembre 2006
Christophe, il n'y a pas besoin de mettre les pieds à l'IUFM, ce sont eux qui ont mis leurs pieds partout.
Le Capes en est un bon exemple : tous les candidats, quelle que soient leur discipline, doivent se taper une épreuve de science de l'éduc. Pour vous faire plaisir, imaginons la même situation avec l'économie. Si tous les professeurs (d'histoire, d'art, de musique, de français, de biologie...) devaient obligatoirement passer une épreuve d'économie pour être titularisés, qu'en diriez-vous ?
a) il faut pas exagérer le pouvoir de l'économie ! Les économistes ne sont pas tous des imbéciles ! D'ailleurs, on a les libertés qu'on se donne !
b) cette domination d'une seule discipline sur toutes les autres est totalement inacceptable, favorise le conformisme intellectuel et paralyse l'ensemble du système.
Ecrit par : Pierre-Henri | 09 septembre 2006
Un livre qui va devenir indispensable !
Les programmes scolaires au piquet, éditions Textuel, 176 pages, 19 €.
Voici un livre qui passe au crible, pour la première fois, les programmes scolaires tels qu’ils sont diffusés aux enseignants par le ministère de l’Éducation nationale.
Un collectif de professeurs livre un guide critique par matières et par niveaux : primaire, collège, lycée. En citant et en analysant le contenu de ces programmes, ils permettent de comprendre réellement et concrètement les principes qui président à l’enseignement des enfants. Ils mettent au jour l’incroyable renoncement aux savoirs qui caractérisent les programmes actuels élaborés confidentiellement et rédigés de manière filandreuse.
À mesure que montent en puissance les délires “citoyens”, l’idéologie “intégrative” et “l’épanouissement de l’élève”, ce sont les savoirs, les contenus, les méthodes d’apprentissage qui subissent d’absurdes allègements et dénaturations. Pour quel bilan ? Des élèves moins structurés, maîtrisant mal et la langue et les langues, difficilement capables d’atteindre à l’autonomie contrairement à ce que prônent les instructions ministérielles : laisser à l’élève le soin d’« acquérir un savoir... par sa propre activité ».
Sommaire :
Préface de Denis Kambouchner
1. Au commencement était le primaire
2. Le français sans l’apprendre
3. Les mathématiques en chute libre
4. Histoire-géographie, ECJS et citoyenneté : récit d’un engloutissement
Ecrit par : Lariba | 09 septembre 2006
"quelle que soit"
Ecrit par : Pierre-Henri | 09 septembre 2006
Non Tata ne m'enviez pas, les forces il m'arrive d'en manquer et voyez vous c'est au moment où je commençais à en manquer sérieusement que par hasard dans une librairie ,non loin du lycée où je suivi naguère les cours de l'auteur, je tombai sur un livre "la fabrique du crétin" ... en lisant ce livre , en "entendant" cette voix qui poussait "ce coup de gueule" , j'en ai retrouvée, des forces! Il est étrange comme certaines personnes sans vraiment le savoir interviennent et ré-interviennent au bon moment dans votre vie ...
oui D'Enguell les IUFM c'est vraiment une autre chanson...et pas du rock! mais du plâtre! ;))):)))
bon allez, petite pause , le casque et un peu de U2
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 09 septembre 2006
"Je n'ai jamais vu un enseignement critiqué à la fac ou en Grande Ecole"
Ecrit par : D'Enguell | 09 septembre 2006.
Vous plaisantez, j'espère?
"au nouveau public venu des Licences de Sciences de l'Educ, la pilule passe toute seule.
"Ecrit par : D'Enguell | 09 septembre 2006.
J'aimerais, sur ce point, quelques explications, si cela vous est possible. Je ne l'ai pas remarqué, en tous cas!
Encore une fois, Pierre-Henri, s'il y avait une telle dictature des sciences de l'éducation dans les IUFM, je me serais fait virer depuis longtemps, (voir l'éditorial du recueil:"Echos", que j'ai fait éditer en 93, aux éditions: "Fuzeau", dans lequel je dis un mot là-dessus).
"Tece voda tece"... Très beau morceau, en vérité!
"tel choix" bien sûr ! et pour toutes les autres fôtes , Sieur Sibille vous voulez bien corriger ma copie svp ?j'ai pas le temps ,et je dois dire que j'ai un clavier fou... mais bon je vous rassure les fautes je les vois après coup !
bon là je m'attarde pas plus
merci d'avance Christophe ( vous me permettez de vous appeler par votre prénom? mais ni voyez aucune familiarité)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 09 septembre 2006
Pas de problème...:"n'y voyez". "Je ne m'attarde".
Ecrit par : christophe sibille | 09 septembre 2006
Pour Christophe Sibille. Une petite histoire vite fait, pas très récente. Une petite fille de 4 ans et demi répondant au doux prénom de Camille, en 1986. Elle prend dans les mains un paquet de cigarettes, celui avec le chameau et dit :"Là, c'est un C ([k]) comme dans Camille, alors il y a écrit CCCCClopes !". En effet, tous les enfants, chez nous, sont en contact avec l'écrit depuis leur naissance. Un jour, ils découvrent que "ça dit des choses". Un peu plus tard, s'ils ont de la chance et si l'école maternelle ou la famille leur ont donné l'habitude d'observer, d'analyser, de tirer des conséquences de ce qu'ils voient ou de ce qu'ils vivent, certains découvrent tout seuls le code alphabétique. Nous en connaissons tous un ou deux dans notre entourage (parfois beaucoup plus ; sur mes 8 élèves de GS de l'année dernière, 6 savent lire et n'en sont plus au déchiffrage).
Mais les autres, ceux qui ont loupé le coche de l'observation, de l'analyse, lorsqu'ils arrivent au CP, doit-on réellement attendre que cela vienne tout seul, ou ne peut-on pas plutôt se dire et leur dire : "Bon, maintenant, je vais te faire voir, je vais t'apprendre le secret que tes camarades ont découvert seuls, et bientôt tu sauras faire comme eux, aussi bien qu'eux..." ? Doit-on les laisser gadouiller lamentablement sur des étiquettes plus politiquement correctes que celles qui ont déclenché l'envie d'apprendre à lire chez la petite Camille ? Redonnons son rôle à l'école maternelle, celui de la découverte par TOUS les enfants du plaisir des histoires qu'on leur raconte ou qu'ils nous dictent, celui de la maîtrise de leur corps et de leur cinq sens, celui des petites victoires sur le monde des objets scolaires (ciseaux, crayons, colle, pinceaux, tambourins, etc.), permettons-leur en Grande Section de découvrir progressivement le code alphabétique s'ils en sont capables et ne précipitons pas des "grands" de CP vers une deuxième année de retard sur leurs petits camarades plus chanceux en les privant de ce que nous pourrions leur apprendre, sous prétexte qu'ils pourraient éventuellement le découvrir seuls si les circonstances étaient réunies...
Peut-être ne suis-je pas très claire mais j'ai des circonstances atténuantes... Depuis cinq jours, j'apprends à mes GS et à ma petite nouvelle de CP comment on bouche, débouche un stick de colle, comment on tient une paire de ciseaux, comment on s'assoit sur une chaise, comment on se déplace en rang, comment on écoute une consigne, comment on reconnaît son cahier, comment on range un stylo feutre, comment on .... Ca serait trop long et trop démoralisant. Je vais finir par être d'accord avec JPB et dire qu'il faut supprimer la maternelle, mais moi, je rajouterai "et on fait passer des examens avant d'avoir le droit d'être parents... suivis d'inspections pendant toute la petite enfance..."
Sur ce, pas plus, je vous admire d'être si frais et si bavard après une journée de boulot !
Ecrit par : catmano | 09 septembre 2006
Merci Sieur Sibille je n'irai pas jusqu'à dire que vous me comblez très loin de là! mais là j'ai ri... je vais de ce pas demander à mes enfants de me faire faire des dictées car ces derniers temps , je suis troublée et j'en perds tout mon latin et mon clavier devient vraiment fou...
j'ai rien d'autre comme billet d'excuse...
et puis avec mes "fôtes" vous ne voyez plus mes piques et je n'ai plus droit à vos foudres.
Car si D'enguell écrit les IUFM c'est pas la même chanson notre ami toto dirait sûrement ça plâne pas haut! y z'ont plus la frite ...c'est sûr ça s'effrite...
bon je retourne au fond de la classe...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 09 septembre 2006
Bonjour Catmano, vraiment je suis ravie de vous lire ça aussi ça fait du bien
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 09 septembre 2006
"je rajouterai "et on fait passer des examens avant d'avoir le droit d'être parents... suivis d'inspections pendant toute la petite enfance..." Catmano
Cat, il m'est arrivé de dire cela... Mais c'est pas bien, je me suis flagellé de ces mauvaises pensées. Et on l'a fait pour moi, avec des arguments qui ne tenaient déjà pas la route il y a 20 ans.
Puis vint Libé, et sa tranquille exhortation au bordel ambiant, et maintenant je suis réac, au sens de Rioufol.
J'avais aussi un instinct à la Camillo plus qu'une assise à la Peppone, et je suis prêt à repasser de l'autre côté quand la balance sera à nouveau déséquilibrée.
Patricia, pour le clavier, ce sont de petites touches, c'est sûrement plus simple qu'un gros poisson latin, fût-il torpille...mais pas torpide ;)))))
Ecrit par : D'Enguell | 09 septembre 2006
Christophe, il faudrait une fois pour toutes que vous établissiez la différence entre un FAIT et une OPINION. Qu'il n'y ait pas de dictature des sciences de l'éducation, c'est une OPINION, votre opinion, respectable comme toutes les opinions. Qu'il y ait une épreuve obligatoire de sciences de l'éducation dans tous les CAPES, ça, c'est un FAIT, vérifiable en consultant les programmes des concours.
D'un côté l'interprétation que vous faites de la réalité, de l'autre, la réalité elle-même.
Ecrit par : Pierre-Henri | 09 septembre 2006
Si votre fille sait presque lire avant d'entrer en CP, Christophe, je pense qu'elle s'en sortira quelle que soit la méthode.
Ce que j'ai observé, dans la classe de mon fils, c'est qu'avec la méthode Mika, comme le racontait la maman du téléphone sonne, dès la première semaine l'enfant apprend uniquement des phrases ("Ma maîtresse s'appelle X, je m'appelle Mika" etc).
Soit l'enfant sait déjà (bien ou un peu) lire, pas de problème. Avec la révision en fin de chaque chapitre d'un son, ça passe.
Soit il ne sait pas mais maman est là et insisite en parallèle sur la combinatoire. En effet de temps en temps la maîtresse fait une dictée de syllabes, mais aucun travail de combinatoire n'est donné à la maison ; uniquement phrases et textes par coeur.
Soit l'enfant ne sait pas lire, les parents n'aident pas ; et là c'est souvent la cata.
Et donc les plus défavorisés trinquent.
Par ailleurs je ne suis pas opposée aux méthodes mixtes. Je comprends l'intérêt des textes et les limites de la combinatoire. Mais je ne comprends pas qu'elle soit à ce point délaissée, sous prétexte que ce n'est pas assez "intelligent".
Ecrit par : Florence | 09 septembre 2006
"Je comprends l'intérêt des textes et les limites de la combinatoire. Mais je ne comprends pas qu'elle soit à ce point délaissée, sous prétexte que ce n'est pas assez "intelligent"."
Ecrit par : Florence | 09 septembre 2006
La combinatoire, contrairement à ce que vous semblez dire, n'est absolument pas délaissée. Là, je raisonne sur des faits, et non sur des opinions, Pierre-Henri. Et, si vous aviez écouté Goigoux à France-Inter mercredi dernier, vous l'auriez entendu la défendre. Simplement, elle ne suffit pas. Point.
"Merci Sieur Sibille je n'irai pas jusqu'à dire que vous me comblez très loin de là! mais là j'ai ri... je vais de ce pas demander à mes enfants de me faire faire des dictées car ces derniers temps , je suis troublée et j'en perds tout mon latin et mon clavier devient vraiment fou...
j'ai rien d'autre comme billet d'excuse...
et puis avec mes "fôtes" vous ne voyez plus mes piques et je n'ai plus droit à vos foudres."
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 09 septembre 2006
C'est vous qui avez insisté. Sauf agressivité particulière à mon égard des personnes avec qui je peux discuter ici, ou mauvaise foi évidente, "envoyer des foudres" n'entre pas dans mon système de fonctionnement. Et je n'ai pas la moindre envie de me poser en donneur de leçons, croyez-le bien!
Catmano, je suis tout à fait d'accord avec vous! Mais laisser trouver certaines choses et en proposer d'autres "toutes faites" n'est absolument pas antinomique! Par ailleurs, je n'ai pas l'impression d'être particulièrement bavard, moins que certains, en tous cas,(ni particulièrement "frais", d'ailleurs, après une journée de boulot!) C'est ce qu'on pourrait appeler un procès d'intention, ou je me trompe?
Au fait, avez-vous reçu mon "colis"?
Pierre-Henri, je vous invite quand vous voulez pour rencontrer les étudiants, (et les professeurs stagiaires) à l'IUFM! Vous verrez vous-même comment ils sont idéologiquement martyrisés par les sciences de l'éduc.
Bonne fin de week-end à tous.
P.S.: Un de mes collègues, à l'IUFM, commence ainsi son année devant les professeurs stagiaires:" l'ennui, avec moi, c'est que je ne lis pas les ouvrages de sciences de l'éducation; l'avantage, c'est que je ne les lis pas non plus". Joli, non? J'aurais bien aimé avoir trouvé cela moi-même!
Ecrit par : christophe sibille | 09 septembre 2006
Monsieur Brighelli,
Je voulais juste vous signaler quelques déviances sur le forum de France2 suite à l'émission "l'arène de France"
C'est à la limite de l'insulte lorsque l'on vous voit considéré comme un partisan de l'extrême droite, un insulteur d'enseignants, voir pire une personne qui pousse ses éleves au suicide ...
quelques liens:
http://forums.france2.fr/france2/Arene-de-France/Pensees-fabricant-cretins-depuis-2001-sujet-223-1.htm
http://forums.france2.fr/france2/arene-de-france/pourquoi-Brighelli-toujours-invite-sujet-222-1.htm
Merci pour votre courage de dénoncer les dérives actuelles!
sam
ps: veuillez pardonner mon orthographe et ma grammaire déplorables, j'oeuvre à corriger cela, mais les lacunes sont profondes!
Ecrit par : sam | 09 septembre 2006
Oui, Christophe, j'ai reçu votre colis ce matin et je vous en remercie, mais je n'ai pas encore eu le temps de regarder et écouter. Lorsque je parlais de gens bavards et frais après une journée de boulot, je m'adressais à tous les intervenants sur ce blog. En fait, j'ai réussi à tout lire cette semaine, mais, après une journée de classe, même si les propos de l'un ou de l'autre m'intéressaient, je ne me sentais pas capable de taper des mots qui de toute façon ne venaient pas sur le clavier et je les ai tous admirés, vous compris, d'être encore capables d'aligner des idées qui se tiennent alors que je n'étais plus apte qu'à larver devant n'importe quelle niaiserie à la téloche.
Ecrit par : catmano | 09 septembre 2006
Merci pour l'info, Sam. Mais vous savez,, les chiens aboient, la caravane passe… Je suis bien content que certains défendent les mêmes idées.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 septembre 2006
Pas de marché, ce matin, Jean-Paul?
Bon dimanche à tous, en tous cas! Reprenons des forces pour une deuxième semaine difficile.
Ecrit par : christophe sibille | 10 septembre 2006
Et, au fait, merci pour les tuyaux "oenologiques". Je vais me mettre en quête des vins que vous me conseillez, et vous en dirai des nouvelles! Mais parler de ça hier m'a donné envie de regoûter un sauvignon de mon "pays de sauvages", comme vous disiez: "baronnie d'Aignan", un touraine de coopérative, 1998, (je l'avais un peu "oublié"), mais excellent.
Ecrit par : christophe sibille | 10 septembre 2006
http://forums.france2.fr/france2/Arene-de-France/Pensees-fabricant-cretins-depuis-2001-sujet-223-1.htm
http://forums.france2.fr/france2/arene-de-france/pourquoi-Brighelli-toujours-invite-sujet-222-1.htm
Merci pour votre courage de dénoncer les dérives actuelles!
Oui comme le dit JP Brighelli, les chiens aboient et la caravane..
Maintenant, force est de constater que le coup reçu est rude.
La force des nouveaux pédagogues était le secret, l'interdiction formelle de critiquer les nouvelles directives sous peine d'être aussitot traiter de "lepeniste antisocial."
Les syndicalistes sont complices puisqu'ils profitent aussi du système, seul Rachid* (l'élève moyen de banlieue) est mis à l'écart.
Maintenant que le débat est lancé, il faudra tout déballer et le débat actuellement en cours sur la carte scolaire est intéressant.
J'aimerai que l'on pose la question à tous les hommes politiques invités dans une émission de télé ou de radio " Et vous pour votre enfant, vous avez usé de vos relations pour contourner la carte scolaire ? "
Le journaliste pourrait avoir envie de la poser s'il était certain que l'on ne lui la pose pas en retour....
Je rève comme monsieur Brighelli que tous les collèges "pourris " de ZUP sont rasés, on créerait des internats dans les meilleurs lycées pour les Rachid et autres Sofia afin qu'eux aussi,s'ils le méritent, ils puissent faire normale-sup.
Ecrit par : Olivier | 10 septembre 2006
Je n'ai pas observé cette absence de combinatoire uniquement dans le cas particulier de la classe de mon fils ; j'ai aussi fait un stage durant toute l'année scolaire en GS et CP et pu constater ( j'ai même assisté à des cours assurés par des stagiaires et à leur critique ensuite par le formateur IUFM) à quel point la combinatoire est mal vue (d'ailleurs Charmeux est assez haineuse quand elle en parle). Je sais que certaines méthodes mixtes comme Gafi en comportent plus mais j'ai pu voir aussi à quel point Gafi est détesté des formateurs, tandis que Mika (qui ne comporte que des études de sons, un à la fois, et aucune combinatoire) est actuellement le nec plus ultra des méthodes (car dite active etc.) Mika qui est une méthode à départ global.
Goigoux défend avant tout le fait de comprendre ce qu'on lit ; je ne me rappelle pas qu'il ait parlé de combinatoire mais surtout de déchiffrage, qui est nécessaire mais insuffisant ( et il ne s'agit pas tout à fait de la même chose), ce qui est une évidence. Son propos n'est pas stupide mais moi, ce que je vois concrètement sur le terrain;, c'est que cela a donné lieu à des dérives dramatiques pour les enfants qui ne sont pas soutenus par leurs parents.
Tout ce que j'ai vu ne mérite-t-il pas d'être appelé des "faits" ? J'ajoute que même s'il s'agit de cas particuliers, il m'a semblé que les formateurs comme les maîtres appliquaient justement à la lettre l'idéologie Goigoux et cie. Et que c'était la même qu'on avait cherché à m'inculquer dans le secondaire en tant que prof stagiaire.
Ecrit par : Florence | 10 septembre 2006
Bonjour tata et à ceux qui ont lu mon précédent commentaire .
Je reviens comme promis en ayant finit le livre de JPB ( pour éviter les fautes sur son nom et prénom ).
je commence par une réponse rapide des questions de tata .
Tu es considéré à l'école plutôt bon ou mauvais élève? je dirais quand meme plus bon que mauvais mais d'aprés les bulletins je serais plutot , je cite de l'appréciation du professeur de francais en seconde qui est néccesaire au bac : " Elève intéressant et cultivé. Peu "scolaire".", disont que je suis bonne élève mais que je travaille si j'ai envie .
Tu aimes l'école? J'ai rien contre .
Qu'est ce qui te déplaît le plus? en cours ? enfaite ce que je n'aime pas c'est devoir apprendre deux langues, l'anglais et l'espagnol ( choisit ) si il y avait possibilité j'aimerais mieux supprimer les deux heures d'espagnol que j'ai et de rajouter deux heures d'anglais, car baraguiner deux langues plutot que d'en parler une, cela à peu d'interet .
Qu'est ce que tu aimes quand tu es en classe ou bien à la maison devant tes devoirs? qu'es ce que j'aime ? la question est vague et ne me " parle " pas du tout, si c'est possible de la reformuler ( on peut lui donner beaucoup de sens ).
qu'est ce que tu attends de ton école? Enfaite qu'es ce que j'attend ... d'avoir le bac aprés , je sais pas trop, vu que j'ai un parcours assez particulier, j'ai vécut un an à l'étranger l'année derniére et je risque d'y re-partir l'année prochaine .
j'aimerais bien faire latin que je suis obliger d'arreter cette année à cause du nombre des élèves " pratiquant " cette langue " silencieuse ".
Donc j'ai finit le livre et il est vrai que par rapport la plupart des internautes qui postent un commentaire ici, je n'est pas encore d'avis concret sur l'école d'aujourdui et patatis et patatas ...
Je suis étonné du faible nombre de mineur ou d'étudiant qu'il "fréquente" ce site, les parties de la blogosphére que je fréquante étant majoritairement d'une tranche d'age de 12 - 25, et surtout étudiante, je ne parle pas que des "skyblogs", mais surtout des blogs " pseudo artistique " ...
Surtout que la personne qui m'as preté ce livre à mon age et l'a fait aprés une discution sur l'école ( Et oui les apprenants parle avec des mots et des phrases ). sachant que d'autres jeunes l'avait lu car d'autre m'en avait parlé .
Sinon je voudrais savoir de JPB si il partage l'avis de l'éditeur en début de livre .
Je voulais dire aussi, qu'en lisant votre/le livre,j'avais l'impression que vous/il dénoncait/iez beaucoup de choses sur l'école mais que les solutions proposé n'était pas concret, ou plutot pas aplicable à notre époque .
Ecrit par : Ells | 10 septembre 2006
Goigoux défend avant tout le fait de comprendre ce qu'on lit ; je ne me rappelle pas qu'il ait parlé de combinatoire mais surtout de déchiffrage, qui est nécessaire mais insuffisant ( et il ne s'agit pas tout à fait de la même chose), ce qui est une évidence. Son propos n'est pas stupide mais moi, ce que je vois concrètement sur le terrain;, c'est que cela a donné lieu à des dérives dramatiques pour les enfants qui ne sont pas soutenus par leurs parents.
Tout ce que j'ai vu ne mérite-t-il pas d'être appelé des "faits" ? J'ajoute que même s'il s'agit de cas particuliers, il m'a semblé que les formateurs comme les maîtres appliquaient justement à la lettre l'idéologie Goigoux et cie. Et que c'était la même qu'on avait cherché à m'inculquer dans le secondaire en tant que prof stagiaire.
Ecrit par : Florence | 10 septembre 2006"
Vous parlez, d'un côté d'un propos qui n'est pas stupide, (ce qui, dans votre bouche, ressemblerait peut-être, en ce qui concerne Goigoux, à un euphémisme) et, de l'autre côté, vous parlez d'une idéologie qu'on inculque. N'est-ce pas contradictoire?
Par ailleurs, Charmeux énerve la plupart des formateurs même acquis à une méthode "très" mixte, si j'ose dire. Mais, pour revenir au sujet initial, si on parle des faits "véritables", (c'est à dire ce qui se passe dans une immense majorité des classes), syllabes, combinatoire et activités "décrochées", (comme on dit dans le jargon IUFM) ont toute leur place... Avec un grand avantage pour combinatoire et graphèmes-phonèmes, vous pouvez me croire! Et je ne pense pas habiter un département marginal!
Par ailleurs, je suis complètement d'accord avec vous sur le fait que toute méthode proposée appliquée au pied de la lettre sera un échec. Freinet, ou Decroly, ou Boscher étaient sûrement, chacun dans son style, des instits extraordinaires. Vouloir reproduire leur pratique à l'identique est, à mon avis, un non-sens. C'était aussi un des sens de la conclusion de l'émission de France-inter l'autre jour; en aucun cas, une méthode ne saurait faire cours. Ce sont des personnes qui font cours. Elles ont le droit, (et le devoir) de garder leur libre arbitre par rapport à tout ce qui leur est proposé, en formation ou ailleurs.
Ecrit par : christophe sibille | 10 septembre 2006
Monsieur Brighelli,
J’ai suivi le lynchage médiatique dont vous avez été l’objet lors de cette émission prétendument culturelle - alors que France-Télévision se targue de proposer à ses téléspectateurs une année de culture. Mais bon, nous savons vous et moi ce qui est désigné comme étant culturel par les destructeurs de la Culture.
Ce groupe est donc très mal parti cela va sans dire, avec sa pitoyable émission de divertissement qu’est « l’Arène de France » et de son présentateur monsieur Bern qui s’est cru la reine de France l’espace d’une soirée.
Je ne sais dans quelle mesure vous êtes une victime consentante et quel est votre état d’esprit en ce beau jour de dimanche mais je tenais à vous apporter tout mon soutien et vous faire savoir, vous rappeler plus exactement, que des hommes travaillent dans « l’ombre » pour des personnes qui, comme vous, ont le courage de se battre contre les mensonges fomentées par les nihilistes de tous poils.
Bien à vous, courage pour la suite.
Jersan Romcho,
Un ancien élève médiocre mais qui n’a jamais manqué les rendez-vous extra-scolaire pour approfondir sa quête de savoir, la seule et unique marche (aliénante forcément, n'en déplaise aux pédagogues!) vers la liberté.
PS: N'ayant su trouver votre mail j'adresse ce message sur votre blog.
Ecrit par : Jersan Romcho | 10 septembre 2006
Jean-Paul une victime médiatique? Il faudra donner l'adresse de votre dealer à toto, la, c'est vraiment de la bonne "weed" que vous avez fumée!
Ecrit par : christophe sibille | 10 septembre 2006
Attendez, comprenons-nous!
Jean-Paul Brighelli s'est très bien défendu lors de cette émission mais que retiendra le spectateur dans cette confusion des genres divertissement/sujet de réflexion?
Pensez vous que se faire traiter de "procureur soviétique" n'est pas une insu... Ah! mais je comprends!
En tout cas Dantec a pu, lui, répondre à Axel Khan lorsqu'il s'est fait traiter de fasciste, tout à l'heure sur France5, dans la nouvelle émission littéraire de FOG!
Enfin si vous permettez, j'aimerais bien lire ce qu'en pense le principal intéressé.
Ecrit par : Jersan Romcho | 10 septembre 2006
Il s'agissait de Jean-François et non d'Axel...
Curieux personnage ce Dantec, je ne connaissais pas car je lis plus d'histoire ou de politique que de romans, pardonnez mon ignorance.
En tout cas une vision bien sympathique de la Révolution à débattre avec MONTAIGNACHEVAL (ce n'est pas une relance juste un clin d'oeil).
En tout cas d'accord avec Romcho et très décevant de la part de Kahn: à peine 5 mn et déjà l'étiquette de facho collée à Dantec alors que le dirigeant de Marianne dénonce à longueur de pages ce genre de pratiques.
Ecrit par : Guillaume | 10 septembre 2006
Oups! merci Guillaume de m'avoir repris!
Le lapsus peut s'expliquer par le fait que j'ai lu le frère alors que Jean-François Kahn, lui, m'intéresse que très peu ; comme Dantec je goûte peu les gauchistes.
Oui, et d'ailleurs Dantec n'apprécie dans cette fratrie pas plus l'un que l'autre!
J.F.K est un individu qui m'insupporte terriblement, je ne comprends pas ou plutôt je ne comprends que trop bien pourquoi il n'a pas argumenté lorsqu'il a traité Dantec
de "fasciste", tout comme Jean-Paul Brighelli, Maurice G. Dantec a subi les assauts répétés d'une opinion à l'insulte facile : "réactionnaire", "fasciste", "lepéniste" etc...
Et qui fait preuve d'un autoritarisme exécrable comme nous avons pu le voir dans l'émission "l'Arène de France".
Tout ce qui s'éloigne de l'idéologie de gauche, dominante dans ce pays, est amené à devoir essuyer les coups de la part de ses défenseurs.
Dantec en a souffert avec l'affaire du "bloc identitaire", mais j'ai pu constater avec joie qu'il nous revient en forme plus que jamais!
Il sera question de son nouveau livre et peut être même présent lors de la prochaine émission littéraire de Guillaume Durand cette semaine sur France2.
Je vous invite à découvrir cette incontournable écrivain, considéré pour beaucoup comme "l'écrivain" du XXème siècle, oui messieurs dames !
Je serais curieux de savoir ce qu'en pense JPB!
Ecrit par : Jersan Romcho | 10 septembre 2006
Hello frères et sœurs bloggeurs, rhéteurs et bretteurs à fleuret moucheté ou bien sabre au clair !
En passant par la bande (si j’ose dire) le maître du blog m’offrît quelques de ses analyses un tout petit peu plus -mais si peu...- que littéraires, avec pour corollaire de les commenter. Mérovée ne s’y trompe pas, les maîtres des clés sont bien cachés (les frères Wachovsky le savaient aussi) et étouffés quand ils s’agitent.
Bien petit moi-même pour souscrire à sa demande de commentaire, je me permets de vous en livrer quelques extraits, pour mâcher avec gourmandise dans un premier temps Mr JBP(oquelin) et pour les voraces, JPB en gond de forge (où bouillonne the Unforgettable Fire). Y trouver les ferments de la droite ou pire chers au faux rhumeurs de France2 sera tout de même ardu.
Molière, philosophe contrebandier.
" De la médecine comme métaphore : l'Amour médecin, Monsieur de Pourceaugnac et le Malade imaginaire "
1) L'Amour médecin joue certes sur l'aspect farcesque, ne serait-ce qu'à travers les masques dont Molière affuble ses docteurs. Mais justement, on sait depuis Rabelais qu'il n'existe rien qui soit " une simple farce ". Que le fusain le plus grossier dissimule volontiers un crayon plus subtil, et qu'il faut " à plus haut sens " interpréter le trait.
2) Là est la farce, là est la métaphore. Lorsque Toinette se déguise en médecin, elle qualifie elle-même son stratagème d'" imagination burlesque " - mais du burlesque de l'habit emprunté va jaillir une vérité - et un dénouement heureux. Argan, joué, trompé par ce " burlador " d'un nouveau genre, consent finalement à endosser l'habit de médecin à son tour - défroque vaine d'un monde artificiel, exhibé sur la scène du seul monde qui vaille - le théâtre.
3) Les mots sont remarquables d'ambiguïté - et toute ambiguïté affichée est, au fond, une ambiguïté levée.
4) Pendant que Molière divertissait à Pézenas le prince de Conti dans son orgie perpétuelle, Mme de Sablé se rapprochait de Port-Royal - et pourtant les deux attitudes concourent au même projet, l'analyse des passions.
(Commentaire personnel : celle-là, il fallait la faire :))))) )
5) Citant Georges Couton : La cruelle découverte des moralistes du XVIIe siècle, et de Molière, est que l'homme est mené par l'amour-propre, " l'amour de soi et de toutes choses pour soi " ; l'amour-propre nie aux autres le droit à une existence indépendante et en fait des objets. "
6) De Béralde à propos de Molière/Argan : “Il a ses raisons pour n'en point vouloir [de remèdes], et il soutient que cela n'est permis qu'aux gens vigoureux et robustes, et qui ont des forces de reste pour porter les remèdes avec la maladie ; mais que pour lui, il n'a justement de la force que pour porter son mal. ") est une réminiscence de Montaigne (Essais, II, 37, " De la ressemblance des enfants aux pères " : " Je réponds à ceux qui me pressent de prendre médecine, qu'ils attendent au moins que je sois rendu à mes forces et à ma santé, pour avoir plus de moyen de soutenir l'effort et le hasard de leur breuvage ").
NDLR (Vladaboum-Poum, les IUFM)
8) " C'est un bon impertinent que votre Molière avec ses comédies, et je le trouve bien plaisant d'aller jouer d'honnêtes gens comme les médecins " doit se lire comme une enfilade d'antiphrases - ce que souligne la réponse de Béralde : " Ce ne sont point les médecins qu'il joue, mais le ridicule de la médecine ".
Si notre hypothèse de lecture (médecine = foi) se confirme, c'est à une attaque frontale contre la superstition que se livre Molière, et non plus seulement contre les hypocrites de la dévotion. C'est que la querelle de Tartuffe, c'est que l'interdiction de fait de Dom Juan sont passées par là.
Je vous laisse là, frères bloggeurs, et tient à votre disposition comme en une ronde ces textes.
J’ai encore 16 pages costaudes sur Retz à lire, merci JPB de pourrir mon dimanche par l’étude ;))))))))
Pour Guillaume : Le théâtre des opérations de Dantec ne doit pas se lire comme un roman ;) C'est depuis cette époque qu'il est traité de fachoooooo.
Ecrit par : D'Enguell | 10 septembre 2006
Christophe, j'ai pu apprécier le génie pédagogiste lors de l'année de préparation au CAPES puis, hélas, quand je l'ai obtenu. Si vos étudiants ne sont pas traumatisés par les sciences de l'éducation, ils ont bien de la chance. De mon côté, je l'ai été, et profondément. Comme je n'ai pas de parents enseignants, rien ne m'avait préparé à ça. Jamais, jamais, jamais, avant d'y mettre les pieds, je n'avais imaginé que l'institution scolaire était tombée aussi bas. J'y ai vécu le niveau zéro, sinon de l'intelligence, au moins de la lucidité humaine. Quel degré de folie, d'illuminisme, de crétinerie pure faut-il avoir atteint pour prétendre enseigner les "marques axiologiques", les "énoncés ancrés dans l'énonciation", la "modalisation des sujets" ou "l'approche de l'intertextualité" à des élèves dont la grande majorité ne maîtrise même pas les règles de bases du français courant ?
Croyez-moi, Christophe, je connais bien vos paillottes de l'éducation (pour parler comme Pedro Cordoba). Je les ai quittées parce qu'y rester mettait en jeu ma conscience professionnelle autant que mon honneur personnel. Deux notions bien obsolètes de nos jours, je vous l'accorde, mais qui font partie des choses auxquelles je tiens.
Quant à vos étudiants si peu traumatisés, profitez-en tant qu'il vous en reste. Etant donnée la crise de recrutement, vos collègues chargés du secondaire donneront bientôt leurs cours devant des chaises vides, le seul public à mesure de leurs compétences.
Ecrit par : Pierre-Henri | 10 septembre 2006
Jean-François Kahn, lui, m'intéresse que très peu ; comme Dantec je goûte peu les gauchistes.
Pour la défense de JFK, son journal, Marianne est quand même l'un des très rares à avoir donné très tôt une vision relativement juste de l'état de l'école. (aidé en cela il est vrai par une remarquable Natacha Polony).
Rendons-lui au moins ce point positif.
Merci pour les infos sur Dantec...à lire et à voir donc...
Ecrit par : Guillaume | 10 septembre 2006
Merci, Jérôme… heu, je voulais dire Jersan Romcho…
Ne croyez pas un instant que je me sois senti lynché.
D'abord, la règle de l'émission, on nous avait prévenus, supposait que l'on ne répondît point ni à l'avocat de la partie adverse, ni au "témoin" de la onzième heure — en l'eau au cul très rance ce journaliste du Nouvel Obs, journal violemment hostile à tout ce que je défends et à mes amis. Par ailleurs, se faire traiter de procureur soviétique est si exagéré que c'en devient grotesque.
En outre, dans la journée qui suivit, faisant des courses à Montpellier, je me suis fait aborder par cinq personnes (c'est beaucoup, en une heure) qui voulaient à toute force me serrer la main, et me féliciter pour l'émission — et l'ensemble de mes œuvres. L'un d'eux, instit retraité, m'a carrément dit : "Vous nous avez vengés de tout ce que les inspecteurs nous balancent, toute l'année, toute une carrière durant".
Il faudra qu'un jour je comprenne (Catmano ?) ce qu'un instit titulaire peut craindre d'un inspecteur. Notez que je connais pas mal de profs titulaires qui tremblent devant les leurs… Pour des questions byzantines de carrière ou d'avancement… S'aplatir pour cent balles de plus ou de moins…
JFK n'a pas que des défauts. Son journal est l'un des rares à prendre systématiquement la défense de la laïcité, contre tous les fanatismes. Et par les temps qui courent, quand on voit le Monde ouvrir ses colonnes à ses deux grands défenseurs des droits de la femme que sont les frères Ramadam…
JPB
PS. Christophe, le "Seigneur des deux vierges" dont je vous avais parlé est cité élogieusement dans le Guide des vins publié cette semaine dans l'Express — avec le Domaine de Peyre Rose, une merveille (en rouge), tenu par une femme exemplaire — il faudra faire un jour quelque chose sur les femmes vigneronnes qui font des vins si intelligemment masculins.
Ecrit par : brighelli | 10 septembre 2006
"Son propos n'est pas stupide mais moi, ce que je vois concrètement sur le terrain"
tu as déjà vu une méthode L&L; en CP ?
tu as déjà vu une méthode Alpha en MSGS ?
private joke
bon désolé pô le temps de tout lire :(
ps: Pat tu m'as bien fait rire ;)
Ecrit par : toto | 10 septembre 2006
désolé pour mes fautes d'orthographes des précédents posts, ils ne résulte pas que de mon mauvais niveau en orthographe mais surtout par le peu de temps que j'ai eu, ce qui ne m'as pas permis de me relire alors elles sont presque justifier ( oui je ne sais pas écrire du premier coup ).
Ecrit par : Ells | 10 septembre 2006
Jean-François Kahn, un gauchiste? J'en apprends tous les jours, ici... Ou alors, une provocation de plus?
Merci pour le vin, Jean-Paul, je crois que je vais en commander "de ce pas".
"Il faudra qu'un jour je comprenne (Catmano ?) ce qu'un instit titulaire peut craindre d'un inspecteur. Notez que je connais pas mal de profs titulaires qui tremblent devant les leurs… Pour des questions byzantines de carrière ou d'avancement… S'aplatir pour cent balles de plus ou de moins…"
Ecrit par : brighelli | 10 septembre 2006
Complètement d'accord aussi avec vous là-dessus, Jean-Paul! Là aussi, on a vraiment les libertés qu'on se donne. Le tout est de rester correct avec lui, tout en faisant valoir fermement son point de vue. Si les choses se passent ainsi, je ne vois pas comment on pourrait être pénalisé par lui.
Ecrit par : christophe sibille | 10 septembre 2006
Vous tenez un petit peu du soviétique tout de même!
Jérôme...euh
Jersan Romcho ;)
Ecrit par : Jersan Romcho | 10 septembre 2006
Le: "Peyre rose", à 74 Euros la bouteille, un peu cher pour un petit prof certifié comme moi!
Ecrit par : christophe sibille | 10 septembre 2006
Les IEN ? Pas grand chose à dire... Quelques anecdotes de "petits chefs" qui, au début de ma carrière, m'ont fait savoir que ce n'était pas la peine que je passe mon épreuve pratique de CAP dans leur circonscription parce qu'ils ne me la valideraient pas... Un vieux de la vieille qui commençait l'inspection dans le couloir, l'oreille collée à la porte... Quelques histoires de "promotion canapé"... Un stage sur l'expression écrite dirigé par une IEN que j'avais trouvée très intéressante et qui terrorisait les instits qui venaient de sa circonscription car ils savaient qu'à l'issue du stage, elle se pointerait tous les quinze jours dans leurs classes pour vérifier s'ils appliquaient bien ses consignes... J'avais écrit un truc là-dessus à Le Bris, je vous le copie colle.
LECON 10 : L’INSPECTION
En lisant les extraits de rapports d’inspection que contient votre livre, je mesure la chance que nous avons. Je ne sais pas exactement pourquoi notre IEN est à ce point non interventionniste, peut-être est-ce de la « flemme » (c’est ce qui circule dans la circonscription), peut-être est-ce autre chose.
Toujours est-il que si cela pose parfois des problèmes, le plus souvent, cela permet à chacun d’exercer tranquillement son « autorité pédagogique ». Généralement cela ravit les vieilles barbes dans mon genre, cela gêne la plupart des petits jeunes : « Il ne joue pas son rôle d’animateur de l’innovation... » (Qu’il en soit remercié !).
Depuis mon entrée à l’Education Nationale, en 1975, j’ai été inspectée cinq fois (en 1977 : mon certificat d’aptitude pédagogique ; en 1981, 1990,1993 et1998). Il faut dire que le sud de notre département est souvent un point de chute pour des IEN en fin de carrière qui préparent activement leur retraite au soleil. Je n’ai jamais été « inquiétée », j’avoue que je ne sais pas pourquoi (il y a des moments où je me demande si mes antécédents familiaux n’y sont pas pour quelque chose, quelqu’un de ma famille ayant été un temps « bien placé » dans la hiérarchie de l’Education Nationale).
A la relecture de mes bulletins d’inspection, quelques petites phrases m’énervent tout au plus :
- « Il serait souhaitable de développer l’étude d’UN roman au cours de l’année ou par trimestre, afin de permettre une approche plus globale de la langue. » (Je « lui » avais montré les plans de travail des CE2 / CM où l’étude d’un roman par QUINZAINE était programmée ; « il » avait aussi assisté à la fin de l’après-midi où le dernier quart d’heure était consacré à la lecture magistrale du roman « Tistou les pouces verts » de M. Druon.)
- « Les évaluations CE2 devraient être mises à l’étude afin que l’ensemble des années précédentes bénéficient de réponses pédagogiques appropriées, selon les problèmes éventuellement « pointés ». » (Je sais, je n’arrive toujours pas à faire dépasser les 90 % de réussite à TOUS mes élèves et j’ai encore un peu de peine à « récupérer » en moins d’un an les élèves qui nous arrivent de la ville voisine en fin de CP en sachant tout juste déchiffrer leur prénom...).
Que dire de plus ? Rien... Ah si, l’IEN qui dirige la circonscription où j’exerce doit avoir à peu près mon âge, pourvu qu’il ne prenne pas sa retraite avant moi, je ne sais pas du tout comment je réagirais si un « petit chef » tel que ceux que vous décrivez déboulait un jour dans ma classe pour me reprocher tout et son contraire...
Ecrit par : catmano | 10 septembre 2006
désolé pour mes fautes d'orthographes des précédents posts, ils ne résulte pas que de mon mauvais niveau en orthographe
Mon instituteur, en retraite depuis longtemps aujourd'hui, expliquait que l'orthographe était la politesse que l'on faisait par avance à celui ou à celle qui allait nous lire.
De notre temps, c'est aussi une sorte de signature.
Je ne suis pas un crack et écrire sur ce blog, avec les gens que l'on sait ... , me fait trembler mais je ne cesse d'essayer de faire attention pour les raisons que je vous ai expliqués.
Ecrit par : Olivier | 10 septembre 2006
Hello Olivier, toute bonne volonté est choyée d'avance, comme la politesse de l'orthographe.
(Avec amitié, revoyez juste les règles d'accord du COD, et ne le prenez surtout pas mal, il est tard ;))))))
Et les coquilles jonchent la plage...
Ecrit par : D'Enguell | 10 septembre 2006
Quand je disais que les propos de Goigoux n'étaient pas stupides, Christophe ; je voulais dire que les formateurs IUFM s'y entendent pour énoncer des truismes, surtout dans les émissions publiques, et rassurer les bonnes gens(même technique que Frackoviack l'autre jour-désolée pas le temps de vérifier l'orthographe) que Brighelli a mis face à ses contradictions.
Mais dans les classes, ils font appliquer Mika et autres méthodes actives.
Et dans les IUFM ils peuvent faire preuve d'une extrême violence si on n'est pas d'accord avec eux ; et parfois on se demande vraiment pourquoi la grammaire ou la littérature les mettent dans un tel état de rage. Je le sais, j'en ai fait les frais, comme Pierre-Henri. Et je ne pense pas être un cas isolé.
Ecrit par : Florence | 11 septembre 2006
Je reviens sur l'enseignement post-universitaire avec un petite blague parue dans un journal véto à l'époque lointaine où demeurait un peu d'esprit critique, avant la mort de Desproges, Coluche et Reiser.
Un vétérinaire est assis à son bureau et compulse les résultats de son entreprise. " J'ai fait une formation en cardiologie, j'ai augmenté mon chiffre d'affaire de 0.2 pour cent, la formation en ophtalmologie a généré une augmentation de 0.05 pour cent, j'ai fait construire un parking de vingt place mon chiffre d'affaire a augmenté de 35 pour cent. J'hésite entre une formation en orthopédie et un deuxième parking..."
Entre autres, la question est: les usagers veulent-ils du confort ou des services de qualité?
Ecrit par : dobolino | 11 septembre 2006
Pour Christophe, à propos du Peyre Rose, sans malice, on a les libertés qu'on se donne...la libido qu'on fredonne, les libations qu'on pardonne, et Charden est stone... (Hi Thôt, clin d'œil à fiston, et peut-être à tata ;))
Reiser a plus fait pour la consommation de sous-vêtements (voir Gros dégueulasse) que Françoise Giroud en des temps reculés. Est-ce à cet esprit critique que vous pensiez, chère amie dobolino ? L'anecdote du papier toilette à la Biblio. Univ. relève du confort ou de la qualité ?
Ecrit par : D'Enguell | 11 septembre 2006
"Notez que je connais pas mal de profs titulaires qui tremblent devant les leurs… Pour des questions byzantines de carrière ou d'avancement… S'aplatir pour cent balles de plus ou de moins…" JPB
Le SNETAA (syndicat pour les profs de LEP) a avancé le chiffre de plus d'1 million de Francs (oui, le secrétaire n'avait pas fait les calculs en Euros) de différence, dans les salaires, entre une carrière passée avec les félicitations des IA et une carrière à l'ancienneté ("Le prix d'une maison" avait-il dit - ou du moins un fort bel appoint...). Je comprends que certains ne retiennent pas leur envie de réussir leurs visites. Nous sommes plusieurs, ici, et ailleurs, à demander la revalorisation des salaires. Dont vous JPB, non? Ce ne sont pas quelques centaines de francs. Et tous ces profs, en fin de parcours, qui supplient que le Rectorat leur accorde une année de formation (1) pour passer, et réussir (?), l'agreg interne, juste avant la retraite, c'est pour quoi donc que c'est? Pour l'honneur de se dire: agrégé?
Dantec, le plus grand écrivain du XXième siècle? Lorsque j'ai lu "Le théâtre des opérations" et son "Laboratoire de catastrophe générale", j'ai eu l'impression de lire une collection de citations, de textes supposés tarabiscotés (donc profond) de philosophes écrivant du fin fond de la campagne hongroise, lus la minute précédente. Il compulse, compulse, compulse. Comme tous les néo-convertis, il pète un encensoir fumant: "Considérations sur la France" et autres oeuvres de de Maistre, le "Napoléon" de mon ami Léon, ça détend bien après avoir entendu du Besancenot, ou lu "Le monde diplo"; ça met en garde aussi contre certains discours, plutôt à Droite, mêlant sens de l'Histoire et doigt tripatouilleur de Dieu (in da ass) - cette idée de la justice divine punissant la France renégate à coup de Révolution française, de Bonaparte couronné, me laisse de marbre, ou plutôt active ma méfiance, et mon enthousiasme de lecteur: le verbe y est génial, - et surtout pas tiède.
(1) Soit dit en passant: vous êtes jeune prof, vous avez un vrai projet professionnel, de vraies ambitions (par exemple, mon pote Pantocrator était reçu immédiatement, sans passer par la case départ, à Langues Orientales à Paris, et il ne le peut pas à cause du véto suivant de son Rectorat), on vous annonce: il vous faut faire la demande du congé de formation au moins durant 5 ans pour espérer en être bénéficiaire. J'aime cette administration et cette France qui donnent le susucre à celles et ceux qui n'ont plus qu'un seul rêve - une bonne retraite de fonctionnaire.
Ecrit par : Pendariès | 11 septembre 2006
profondS - oui, quand même le pluriel s'impose pour tant de lumières!
Ecrit par : Pendariès | 11 septembre 2006
Cher Pendariès, à vous lire, "compulse" est une abomination...
De Ronsard à Dantec, il y a tout un monde permis, que je sache, et qui ne laisse pas la plume sèche, surtout lorsque l'encrier est jeté à la gueule du diable...
Prof à l'Inalco, Panto, ou juste étudiant... De ses nouvelles nous attendons s'il a le temps...
Ecrit par : D'Enguell | 11 septembre 2006
Compulser est une abomination à mes yeux oui - quand la pensée n'est que citations.
Ecrit par : Pendariès | 11 septembre 2006
Vous allez fâcher Goscinny, César et Mao, qui ne laissent que des réverbères, pour parcourir les rues, ou pour s'y soulager. De là Fiat Pollux, bien sûr.
Cave canem, encore et toujours.
Ecrit par : D'Enguell | 11 septembre 2006
ATTENTION LE HELL'S = BIG BROTHER :)))))))))))))))))))
Dis moi où t'as planqué la caméra ;)
J'avions encore une chtit doléance (suite à un article de métro où une instit se plaint des parents qui demandent à ce que les profs fassent des crêpes)
Il faudrait faire faire un test aussi aux PARENTS DIRECTEURS ENSEIGNANT (je sais je suis chiant, désolé).
Certains abrutis de parents (moi par exemple) ne savent (lire/parler/écrire of course)qu'est ce qu' un adjectif article nom etc etc ils ne savent pas ce qu'est le genre le nombre une préposition principale une subordonné etc etc etc
En angleterre les parents (qui le peuvent ET qui le veulent , suivent des cours de soutien avec les profs de leurs enfants, ainsi ils sont capable de les aider à faire leur devoir....les profs expliquent leur méthode :) ceux qui peuvent lol )
Le GROS TAPIE l'a dit il est incapable de résoudre les excercices de maths de 6°
Je connais un prof de maths de fac qui a du mal à faire les excercices de CE2 de son fils :o)))))))))) )
voili voilà désolé à+
Ecrit par : toto | 11 septembre 2006
Je suis toujours braqué sur Novosibirsk, Thôt, Academ Garadok pour les grosses têtes, et la gare des bus pour l'invitation au voyage...
Atlas, dicos, précis de grammaire et orthographe à la maison,
les jeux vidéo à l'école, tout le monde sera content. ;))
Ecrit par : D'Enguell | 11 septembre 2006
Pour en revenir au fil directeur, je propose une chose, puisque c'est la rentrée scolaire.
-Photocopier le Lagmich ou le H. Mitterand ou le "textes et contextes" de notre JBP.
- Les étudier en classe.
- faire des questions qui encaguent les IPR et les programmes en les formulant de manière intelligible d'une part et en faisant les textes par odre chronologique d'autre part.
- adapter les questions selon la classe, tout le monde doit les comprendre, même les parents, même mes psychopétés de voisins.
- dégainer son Bled (en photocopies) pour devoirs à la maison
- donner des devoirs, des vrais avec apprentissage par coeur si besoin est.
- Procéder ainsi aussi en maths, SVT, histoire géo.
LE FAIRE TOUS ENSEMBLE et on verra si le ministère de l'éducation nationale pourra tous nous poursuivre. On ne fera pas grève, sinon une grève de la cuistrerie.
Au bout d'un moment, tortiller du postérieur pour caguer droit devient trop aléatoire.
Ecrit par : Ordrade | 11 septembre 2006
Petite cuistrerie, dans l'encyclopédie Diderot et d'Alembert de la Marine, on peut trouver la Cague, bateau poussif, mais allegra nave... Et Kagemusha, seigneur de la guerre, c'est pas tortilla flat.
Montjoie
Ecrit par : D'Enguell | 11 septembre 2006
je vous lis de près mesdames et messieurs les profs convaincus ;
malheureusement chez nous, commune de Gironde, la liberté de l'enseignant se traduit au CE1 par : une page entière de mots pour (ré)apprendre le son "i" et un tableau de 15 mots pour l'orthographe dont "je lis" et "le lit" sans un mot d'explication pour différencier un verbe d'un substantif...consignes quelles consignes ?
un petit gars de la classe de fiston vient donc d'entrer en CE1 après DEUX CP à départ global et il ne sait toujours pas lire...et ce midi fiston était tout déçu parce que sa dictée "était mal présentée" a dit la maîtresse ! combien de fautes ? "zéro pourquoi ?" ha oui d'accord on voit où est l'important en 2ème semaine de CE1, faut que ça soit "bien présenté"....
au collège, quelle surprise, fiston en 4ème révise le passé simple, super non ? sauf qu'au lieu de le réviser par groupe de verbes il l'apprend par SONS ; donc il existe le passé simple en "a", en "i", en "in" et j'ai oublié le reste, je lui ai fait prendre le Bled pour qu'il apprenne le B A BA (hihi) de la grammaire ....sans compter qu'il ignore totalement ce qu'est un auxiliaire (il a "la grammaire est une chanson douce" à lire pour la fin de la semaine, non mais !) et qu'un participe passé ne lui inspire rien....merci les écoles d'application (dont il est issu)....
les parents obligés de s'improviser professeurs ont encore du pain sur la planche cette année....non seulement il faut se coltiner des devoirs sans queue ni tête mais en plus il faut se faire mal voir de ses gosses pour essayer de rattraper le coup, en leur donnant du taf supplémentaire !!!
J'oubliais : très mauvaise l'émission de Stéphane Bern, qui se croit obligé de rajouter des nez rouges pour éviter que le téléspectateur ne zappe quand ça discute ferme et intelligent, on doit être trop idiots pour s'intéresser ; il me semble que la Marche du Siècle durait TROIS heures ! on pense ce qu'on veut de Cavada mais trois heures à discuter, exposer, expliquer, regarder quelques reportages de soutien, sans pub ni comique de service et je restais scotchée, pourtant j'avais 20 ans à l'époque...comme j'avais enregistré l'émission de Bern j'ai pu la regarder en 20 minutes en passant les c(l)owneries et en arrêtant après le débat sur l'école....ça fait pas lourd comme substantifique moelle.
A plus de vous lire tous !
fabienne
Ecrit par : fabienne | 11 septembre 2006
Monsieur Brighelli,
dans votre livre "A bonne école", vous dites (page 193, NB 8.) que la France est le seul pays dans lequel on apprend la philosophie avant l'Université, cit."La France est le seul pays au monde où l'on fait de la philosophie avant l'Université..."
Ce n'est pas tout-à-fait exact, heureusement. J'ai obtenu mon baccalauréat en ex-Yougoslavie il y a presque 20 ans. Nous avions pendant les deux dernières années au lycée les matières suivantes: sociologie, psychologie et philosophie. On apprenait les bases de ces sciences ainsi que leur histoire.
Je ne connais pas bien la situation aujourd'hui - il est fort possible que elle s'est dégradée car la Croatie veut absolument suivre les pays européens ("civilisés"). Surtout dans le mauvais sens.
Ecrit par : Tamara | 11 septembre 2006
http://video.google.com/videoplay?docid=2640526209506436813&hl;=fr
pour info
Ecrit par : toto | 11 septembre 2006
(il a "la grammaire est une chanson douce" à lire pour la fin de la semaine, non mais !)
SUPER GéNIAL fô pô découner :o)))))
"J'oubliais : très mauvaise l'émission de Stéphane Bern, qui se croit obligé de rajouter des nez rouges pour éviter que le téléspectateur ne zappe quand ça discute ferme et intelligent,"
JE PROPOSE POUR BOOSTER L'AUDIBLOUG DE METTRE UNE "FOTO" DU CORSE, DU HELL's ET DE MOI A POIL, SUR CE BLOUG ....
Bon, pour rester dans l'anonymat on mettra un bandeau sur notre tronche :o))))))))))))))))
Ecrit par : toto | 11 septembre 2006
Thôt, tu as mangé du gâteau ? De la terrinette de chaton ?
Ecrit par : D'Enguell | 11 septembre 2006
Mais non D'Enguell, notre ami Thot a humé vos embruns et a du fumer des algues;)))) et n'a pas digéré avec le fromageun peu d'ulva lactuca... surtout avec des moules marinières en plat de résistance:)))))))));)))))))))))))
Thot: la photo de nu, sur une plage de sable blanc hein !qu'on rêve un peu de coquillage et cocotier en cette rentrée
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 11 septembre 2006
Tamara, Brighelli s'est trompé. En Italie, un exemple pris au hasard, nous faisions trois ans d’histoire de la philosophie (de Thalès à Horkheimer).
Il faut savoir qu’en France ils se sont mis dans la tête qu’ étudier la philo correspond à poser aux gamins ( mais aussi aux chastes pucelles) des questions du genre : "Qu'est ce que le désir? " ...on y répond avec un peu de politiquement correct et en opérant des sauts chronologiques de 2000 ans pour aller piocher chez les auteurs les plus éloignés des thèmes riches d'intérêt (wow). Ils appellent ça LA Philosophie, la VRAIE !... (Vous seriez peut-être étonnée, comme moi, d’entendre un français dire : "je suis philosophe de formation", pour eux c’est plutôt normal après une licence à Paris IV !).
Forcément qu'on ne fait pas "de la philosophie" dans les autres pays...et heureusement ! on se limite à l’histoire de la philosophie (c’est peu prétentieux , mais ça donne quelques bases de plus …)
Bon, pour les rares français qui visitent ce site : c'était de l'humour.
Ecrit par : tata | 11 septembre 2006
Bonjour,
Sans remonter cette fois aux souvenirs d'enfance, je souhaiterais évoquer deux mésaventures remontant à une quinzaine d'années et dont on peut tirer des conclusions qui puissent figurer dans ce recueil de doléances.
Sans vouloir tirer à boulets rouges sur tous les inspecteurs ( c'est d'ailleurs un inspecteur primaire en retraite qui m'a fait découvrir "La fabrique du crétin" et l'étendue de sa culture générale peut effectivement le faire passer pour un vieux de la vieille) je souhaiterais que leurs titres ne leur tournent pas la tête et qu'ils n'abusent pas de leur belle assurance pour écraser ceux qui font de leur mieux dans les conditions que l'on sait.
L'une de mes collègues reçut un jour la visite d'un IPR de Lettres. Agée à l'époque d'un peu plus de 40 ans , elle exerçait depuis environ 20 ans et avait obtenu son CAPES.
Durant l'inspection, elle remarqua que de temps à autre l'IPR levait les yeux au plafond et manifestait des signes de lassitude. Sans se démonter , ma collègue continua son cours et formula, comme il se doit ces jours là ,sa concusion, juste avant la sonnerie. Durant l'entretien qui suivit elle fut descendue en flèche par cet IPR qui affirma que son cours était ennuyeux au possible, que les élèves ne participaient pas et qu'elle méritait un abaissement de sa note. Stupéfaite autant qu'effondrée , la pauvre fille se permit d'objecter qu'elle ne comprenait vraiment pas puisqu'elle avait été reçue avec mention TB avec l'Inspecteur Général X. L'IPR change alors de visage, consulte ses papiers puis confesse qu'il s'est trompé de dossier et qu'il a celui d'un homonyme de sexe masculin professeur d'EPS. Effectivement, il est venu avec un a priori mais va examiner la question et tenir la collègue au courant. Dix jours plustard, il envoie un mot d'excuse. On peut imaginer ce que furent ces dix jours d'attente pour la collègue. Il revint l'année suivante, rédigea un rapport élogieux et la collègue fut nommée tutrice.
L'autre mésaventure remonte à l'année 92-93. On parlait beaucoup à l'époque de l'anniversaire de la découverte de l'Amérique. A l'époque je venais d'être prof mais j'avais gardé de mon expérience de documentaliste le goût de déposer des PAE ( Projet d'Action Educative) pour obtenir un peu d'argent, acheter des livres, des cassettes et réaliser des expos, souvent sur le patrimoine local ce qui me permettait aussi de défendre les couleurs de mon lycée technique où l'on bossait bien mais souffrant ...d'a priori plutôt défavorables. Cette année là donc, j'eus l'idée de réaliser une exposition intitulée " 1492-1992 : un anniversaire contesté. J'avais consulté l'ouvrage d'Eduardo Galeano : "Les veines ouvertes de l'Amérique latine" publié chez Plon en 1981, lu Las Casas, revu "La controverse de Valladolide" et imaginé un groupement de textes à étudier avec mes élèves, groupement où figuraient Montaigne, Las Casas, Montesquieu, Le Clézio, pour qu'ils prennent conscience tant du génocide, que de cinq siècles de malheurs. Mon frère, professeur d'histoire-géo au Honduras m'envoya des coupures de presse et des dessins illustrant la vision des vaincus et le professeur d'espagnol les exploita de son côté.
Tout se déroula comme on pouvait l'espérer. Le quotidien local se fit l'écho du travail accompli en première page.
Il me vint alors l'idée d'avertir le service de presse et communication du Rectorat afin qu'une information soit publiée dans le Journal de l'Académie diffusé dans tous les établissements, toujours pour défendre les couleurs mon lycée où j'avais été 15ans documentaliste avant d'y enseigner, poursuivant toujours le même but en fait. Quelle ne fut pas ma surprise en recevant le dit journal ! Un titre alléchant accompagné d'une photo de l'exposition annonçait "Un brin d'exotisme" et la suite trahissait complètement l'esprit de notre travail et surtout le message du cinéaste et des auteurs que nous avions étudiés. Cinq siècles de pillages effrénés, de massacres, d'esclavage, cinq siècles d'enfer étaient résumés par cette formule désinvolte :" un brin d'exotisme". La révolte et la honte me sont restées en travers de la gorge. Aujourd'hui, avec le recul, j'y vois les premiers signes d'une "fabrique du crétin" qui se moquait bien de nos entreprises. Malgré tout je garde le souvenir d'un bon travail d'équipe et les élèves ont suivi.
Ben oui, comme dit pendariès, on se sent largué , trahi par l'institution. Mais il faut tenir bon.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 11 septembre 2006
j'oubliais thôt... tu pourras par la même occasion m'envoyer quelques coquillages?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 11 septembre 2006
PS pour Tamara et juste pour elle
(...il font comme ça sur tout: ils ont tout inventé, il n'y a qu'eux qui font de la philo avant la fac, il paraît maintenant qu'ils ont même gagné la coupe du monde!
Comment vous traduisez "Grandeur" chez vous? Chez nous on dit: "Grandeur" )
Ecrit par : tata | 11 septembre 2006
"Aujourd'hui, avec le recul, j'y vois les premiers signes d'une "fabrique du crétin"
"L'IPR change alors de visage, consulte ses papiers puis confesse qu'il s'est trompé de dossier et qu'il a celui d'un homonyme de sexe masculin professeur d'EPS. "
Les premiers signes ......
IPR NE SAIT PAS LIRE 'CORRECTEMENT' ;o))))))))))))))))))
ps:
"tu pourras par la même occasion m'envoyer quelques coquillages?" :o)))))))))))))))))) LOL
Ecrit par : toto | 11 septembre 2006
toto t'avais pas "du taf" toi!???
;o(((
Ecrit par : tata | 11 septembre 2006
Scène de manège, les ouistitis ?
Ecrit par : D'Enguell | 11 septembre 2006
"toto t'avais pas "du taf" toi"
...ce sont les moments où je me dis que le français peut être vraiment très laid...
Ecrit par : tata | 11 septembre 2006
Et Vafa Napoli, c'est élégant ?
Ecrit par : D'Enguell | 11 septembre 2006
pas trop, non. d'ailleurs je ne l'ai jamais entendu...
Ecrit par : tata | 11 septembre 2006
...ou alors c'est une marque de biscuits que je ne connais pas...
Ecrit par : tata | 11 septembre 2006
Friends, Joey, faux italien de Brooklyn, censuré... ;)
Ecrit par : D'Enguell | 11 septembre 2006
D’Enguell, quand je vous lis, le français me défaille dans toutes ses subtilités. Soyez clément du moins avec moi. ..
:o(
Ecrit par : tata | 11 septembre 2006
Bien entendu, d'autant que Clément adhère ... à votre cause.
Je me souviens d'un " E' arrivato Fra cacchio! " qui laissait entendre que vous maîtrisiez bien. ;))))
Ecrit par : D'Enguell | 11 septembre 2006
Crétinerie du jour: en salle des profs, je tombe ce matin sur un gros tas de feuilles fraîchement photocopiées et pondues apparemment par un(e) jeune prof de langues.
Superbe tableau, 5 critères, chacun de 4 items. l'élève évalue (le 11 septembre...) son oral, coche la case, fait le total et le prof de même. on ne sait pas de quelle langue il s'agit, mais on évalue, on évalue, c'est plus urgent que de faire des leçons.
Seulement voilà, 3 de ces items sont ainsi orthographiés:
*j'interviens quand on réactive le cour précédent
* ...répéter ce qu'un camarade à dit
*je ne dits que des mots
Vive l'IUFM qui cible les vraies priorités!
Ecrit par : Cunégonde | 11 septembre 2006
Prof de SMS, très bien noté par ses inspecteurs, très vivante...
Ecrit par : D'Enguell | 11 septembre 2006
notée, décidément :(
Ecrit par : D'Enguell | 11 septembre 2006
je laisse souvent entendre cher adhérent, si vous m'entendez.
Cunégonde! déjà je trouvais déplacé de votre part de fourrer le nez dans mes affaires ce matin ! je n'ai rien dit parce que j'étais loin de soupçonner que vous viendrez faire de la pub ici.
Cela dit, c'est quoi cette histoire d'item? J'entends parler d'item depuis mon stage, c'est quoi au juste?
C'était pas "de même " à l'origine, autrefois?
Et le "barème"? "Madame c'est quoi votre barème?" me demande vos jeunes compatriotes...
" Je suis le barème mes chers enfants!", je réponds...Mais ils sont très déçus.
Ecrit par : tata | 11 septembre 2006
LOL de LOL
"notée, décidément :(" fô pô picoler le midi :o))))
""toto t'avais pas "du taf" toi"" elles font 'suer' les tatas :o)))))))
Ecrit par : toto | 11 septembre 2006
Cher Jean-Paul,
Je viens de voir que vous êtes parmi les invités des "Mots Doubs" à Besançon.
J'aurai donc l'honneur de faire votre connaissance.
Ecrit par : David | 11 septembre 2006
Samedi matin, je me suis rendu à la réunion de parents des élèves de CM1 (classe de ma fille)
Cette dame de plus de 50 ans semblait d'emblée avoir des comptes à régler.
Elle a commencé d'entrée à expliquer que la priorité était d'abord le français et les mathématiques. "Ainsi toute heure perdue le sera sur les autres matières et certainement pas en français." Ouch !!
Elle a aussi expliqué que pour elle, l'orthographe c'était tout le temps, et que le contrôle continu était vraiment continu et noté.
Ma fille en une semaine a déjà plusieurs notes et à la lecture des contrôles, je constate qu'une réponse faite avec une orthographe mauvaise est considérée comme fausse même en mathématiques.
Ca me rappelle ma jeunesse et pas que de bons souvenirs comme des rédactions faites avec cœur mais notées O.
Cependant et compte tenu qu'il n'y avait pas beaucoup de volontaires, je suis devenu parent d'élèves pour la classe.
J'ai quand même discuté avec ma fille ( qui m'a toujours dit qu'elle voulait devenir enseignante et qui le dit encore ) , elle m'explique qu'elle trouve son institutrice très bien ( Ouf ) mais qu'elle note vache mais qu'elle est juste avec tout le monde.
"Tu sais Papa, il faut seulement que je fasse très attention aux fautes…."
Sans blague...
En fin de réunion et compte tenu de mes nouvelles attributions, nous avons discuté en aparté et l'ensigante m'explique "Je n'ai pas été trop dure ? " " Non ! " "Vous savez, je fais ce métier depuis plus de 30 ans et je n'ai cessé de voir tout partir de travers. Si je fais ça, c'est pour eux. Si vous saviez, les dégâts de la méthode globale ..etc…"
Je verrai à l'usage et vous tiendrez au courant.
Ecrit par : Olivier | 11 septembre 2006
"Je n'ai pas été trop dure ? " :o))))))
Tu as de la chance, en plus d'être serieuse, ELLE EST RIGOLOTTE :o)))))
Ecrit par : toto | 11 septembre 2006
sérieuse oups désolé j'avions trop picolé ce midi
IL FAIT CHAUD :(
rigolote
bordel pourquoi il n'y a qu'un "T" Là :(
Ecrit par : toto | 11 septembre 2006
lire à la fin, "je vous tiendrai au courant" ...
Franchement, elle n'est pas vraiment rigolotte mais elle a une volonté qui force l'admiration.
Elle a la vocation en tout cas.
Ecrit par : Olivier | 11 septembre 2006
lire à la fin, "je vous tiendrai au courant" ...
Franchement, elle n'est pas vraiment rigolotte mais elle a une volonté qui force l'admiration.
Elle a la vocation en tout cas.
Ecrit par : Olivier | 11 septembre 2006
"Je n'ai pas été trop dure ? "
si si elle est rigolote, je confirme ...
Moi j'aime bien .....
Je vois Louis Jouvet dans Hotel du nord, qui dit à 'machine' :
"a ben ça y est tu n'as plus mal à la gorge"
Je sais, pas facile de voir ce que je vois :o))))))))) Le Hell's comprendra :o))))))
Ecrit par : toto | 11 septembre 2006
Pour tata, Ailleteum, récupéré de l'anglais, article, élément...
Par exemple on pourrait dire pour un ensemble de points : le corpus d'item(s).
A ne pas confondre avec le "itou" français, venant du "item" latin, qui permet de dire, pour reprendre l'exemple : le corps d'itou (et bien plus encore) ! ;)
"J'ai pas été trop dure", ça c'est une vraie maîtresse :)))
Ecrit par : D'Enguell | 11 septembre 2006
Le Hell's comprend que si tu t'approches trop près de la passerelle, il te faudra des branchies pour récupérer ton atmpsphère :))))))))))))
Ecrit par : D'Enguell | 11 septembre 2006
merci d'Enguell.
c'est impressionnant, j'étais persuadée du contraire.
Pour moi "item" venait du latin "de même" (et je ne voyais pas la relation avec ces p_t__n d'items de l'IUFM)...et "itou" de l'anglais "me too" :
- je vais bien
-...'itou!
- je fais l'item
- de même
Ecrit par : tata | 11 septembre 2006
Pour tout ceux qui se pleignent de la hiérarchie, des IEN, des IUFM, (sauf Christophe, bien sûr et le "vieux Duduche " qui est rentré à la niche, comme je le lui avais conseillé, ) lisez donc "Les désarrois d'un jeune instit". Hallucinant! J'y retrouve l'expérience de ma fille, obligée de choisir une classe de CE1 en ZEP pour ne pas aller à Trifouillis-les Oies, ayant trois enfants dans le primaire.
N'ayant rien appris à l'IUFM, et surtout pas à tenir des enfants difficiles, elle aussi criait, s'épuisait, mettait des enfants à la porte (en particulier le jours de l'inspection!, chose impardonnable. En fait, l'inspectrice lui a mis 12/20, ce qui est très bon, la meilleure note étant 13,5, allez donc savoir pourquoi, c'est la logique de l'EN. La shizophrénie de ces gens-là : le directeur, qui la soutient toujours et qui est devenu un ami, lui a dit : Ne t'en fais pas, elle ne te saqueras pas, elle, elle mettait tout le monde à la porte ...pour pleurer. Mais l'inspectrice l'a quand même raconté à l'IA, qui a dit : c'est une conduite inadmissible, mais n'a pas modifié la note!)
Elle a fini l'année épuisée, avec 3 kilos en moins, mais ayant obtenu de bons résultats (clin d'oeil à Toto) grâce à Léo et Léa. Elle en rachète même 4 à ses frais, les CE1 qu'elle a cette année avec des CP ne sachant pas lire du tout, ayant eu Ribambelle, cette méthode imbécile. Le problème de son fils n'est pas réglé, cette année, il a des pages collées, que je suppose venir de Abracadalire (le mot abracadabrant se trouvant dès la deuxième page), avec des pseudo-mots imbéciles, comme si la langue française n'en comportait pas assez!
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 septembre 2006
Le prof de maths que ma fille a eu en sixième l'an dernier faisait sa première semaine de cours sur l'orthographe et les accords des chiffres et des nombres. Du genre deux cents, deux cent vingt, quatre millle etc...suivi d'un devoir écrit de trois pages sur le sujet. S'ils avaient eu tous l'institutrice de l'enfant d'Olivier en CM1, le prof de maths n'aurait pas à perdre cinq heures en début de sixième à faire un cours d'orthographe. Ceci dit c'est une excellente initiative d'autant plus qu'il a bouclé son programme en ne laissant pas d'élèves en rade. Cet homme a décidé de ne plus faire que les sixièmes et cinquièmes car il en avait assez de récupérer des troisièmes qui ne connaissaient pas leurs tables de multiplication et de se faire reprocher leurs échecs. Il livre des fins de cinquième en parfait état de marche et, après, s'en lave les mains vu qu'il n'a pas le choix. Ca fait au moins quarante gamins par classe d'âge qui savent compter à douze-treize ans! Je pense qu'il n'est pas très loin de la retraite...
Ecrit par : dobolino | 11 septembre 2006
Sans généralisation abusive, n'est-ce pas Christophe, la jeune capessienne professeur de français de ma fille en sixième subit sa première inspection avec une inspectrice qui la démolit à tel point qu'un deuxième inspecteur est envoyé quelques semaines plus tard. Les gosses étaient terrorisés car ils se sentent inévitablement responsables dans ces cas-là. Ma fille a tellement mis le paquet dans le genre requis que l'inspecteur en était tout ému. Presque il l'emportait avec lui pour servir de cobaye à l'IUFM.
J'ai eu le fin mot de l'histoire: l'inspectrice avait avec la professeur, ni pire ni meilleure que beaucoup d'autres, un compte à régler car elle avait fait à la jeune femme des avances en règle que celle-ci avait repoussées mais ceci n'a rien à voir avec la modernité et a, hélas, toujours existé.
Ecrit par : dobolino | 11 septembre 2006
David, sérieux, je vais à Besançon ? Quand ça ?
JPB, très inquiet, parce qu'enfin, Besançon, c'est le bout du monde, il n'y est allé qu'une seule fois dans sa vie, pour une manifestation de soutien aux ouvriers de Lip, dans les années 70, c'était en février, il faisait un froid de canard, il pleuvait et on couchait sous une tente pas bien épaisse, c'est fou ce que le militantisme peut vous faire accomplir…
Ecrit par : brighelli | 11 septembre 2006
Les serpents et les poissons ne sont pas des vertébrés !
Non, mais !
En tout cas c'est la "prof des écoles" remplaçante qui le dit chez nous : les enfants ne se sont pas laissés faire (ils savaient, eux), alors la dame les a saqués (prétextant leur mauvaise présentation, etc. ce genre de choses).
Ecrit par : Lariba | 11 septembre 2006
Il est aussi d'usage en SVT d'enseigner qu'il y a quatre composants des aliments: les protides, les lipides, les glucides et les fibres Y'en a même qui rajoute une cinquième classe, celle de l'amidon... J'ai appris à m'écraser au lieu d'étaler mon odieuse culture. D'ailleurs la culture c'est comme la confiture... La réponse indiscutable étant: "tout le monde n'a pas envie de faire une classe préparatoire".
Quand on a des mômes et un bagage scolaire sans appartenir à la grande famille, l'ainé essuie les plâtres de notre maladresse!
Pour les littéraires, cellulose dedans il y a ose comme dans glucose fructose lactose... Amidon c'est moins visible au premier abord
Ecrit par : dobolino | 11 septembre 2006
Il y a quelques années, avant l'Euro, j'ai ouï dire, parlant de combien ça coûte pour les parents l'éducation d'un enfant, jusqu'à sa totale autonomie?, que c'était de l'ordre de 1 million 4... Sympa.
Ecrit par : Pendariès | 11 septembre 2006
Je n'ai pas rêvé :
http://fetedulivre.doubs.fr/accueil/auteurs.php
Rassurez-vous, il fait parfois froid mais il n'y a point de loups dans les rues.
Ecrit par : David | 11 septembre 2006
"Il y a quelques années, avant l'Euro, j'ai ouï dire, parlant de combien ça coûte pour les parents l'éducation d'un enfant, jusqu'à sa totale autonomie?, que c'était de l'ordre de 1 million 4... Sympa."
Si tu le gardes jusqu'à 40 ans parce qu'il n'y a pas de boulot :o))))))))))
Bon fô pô croâre toutes les âneries que tu ois... tu vois ? ;)
Ecrit par : toto | 11 septembre 2006
Pour les ceusses qui ne sont pas du sérail (et les autres), souvenirs d’inspections « citoyennes », témoignages de tout un « savoir être » et de tout un « savoir faire » :
1. L’IPR somnolait doucement (hips !) en ce début d’après-midi-là. Et n’avait rien suivi, n’avait absolument rien compris à la leçon qu’il était censé voir et entendre. Résultat : j’ai été saqué. Quand on n’a pas d’élèves on peut bien se goinfrer, non ?
2. Un autre IPR : « Qui êtes-vous ? Nous n’avons pas de dossier sur vous (sic) ». Il est allé se renseigner auprès du proviseur d’alors, alcoolique au dernier degré (et socialiste ce qui ne gâtait rien). Sac à vin que j’appréciais… très modérément.
Réaction du pauvre représentant en mission enfin informé : « Komment ! Fous refusez te faire te l’ECJS ! Ach ! »
J’étais tombé sur un meirieutiste fanatique, citoyenniste à fond, organisateur de stages et rédacteur d’un « manuel » sur cette non-discipline si essentielle à notre civilisation !
Résultat : note inférieure à la moyenne MAIS il m’a envoyé des docs pour que je puisse me rendre compte de mes péchés et faire repentance.
Merci, ô cher frère !
Ecrit par : Lariba | 11 septembre 2006
David, désolé : le 22 septembre, je suis à la FNAC de Marseille, et le 23 (dernier jour de la Vierge, premier jour de la Balance : que suis-je ? (1)), c'est mon anniversaire, et je fais relâche — d'autant que le 25, je suis censé être à Strasbourg, et le 27, à Lyon — ouf…
JPB
(1) Pour astrologues amateurs, lire Tristesse de la Balance et autres signes, de Jacques A. Bertrand, un auteur rare et pas cher. Tout à fait remarquable — et drôle !
Ecrit par : brighelli | 11 septembre 2006
Si je comprends bien, le CG du Doubs fait de la pub à son salon sur votre dos.
Grrr. Je vais devoir me contenter d'Isabelle Alonso.
Ecrit par : David | 11 septembre 2006
"Pour les littéraires, cellulose dedans il y a ose comme dans glucose fructose lactose... Amidon c'est moins visible au premier abord"
dobolino
Ah, cellulose = Sovkhoze alors, donc soviet = ... prison ?
JPB, vous nous donneriez votre ascendant, que l'on le compare à ce délicieux batracien vertébré mou, que vous trouvez le samedi au marché de Pézenas ?
Ecrit par : D'Enguell | 11 septembre 2006
Lariba, vous me faites penser à cette camarade qui dut redoubler l'année de stage et dit de nos deux formatrices de l'IUFM ( deux espèces de Gorgones sur la cité de Dis-EN):
"chi m'ha negate le dolenti case!" (Dante, Enfer, chant VIII)
(Les yeux à terre, les sourcils privé de toute hardiesse, il disait en soupirant : "qui m’a refusé les dolentes demeures ! ")
Chiuser le porte que’ nostri avversari
nel petto al mio segnor, che fuor rimase
e rivolsesi a me con passi rari.
Li occhi a la terra e le ciglia avea rase
d’ogne baldanza, e dicea ne’ sospiri:
"Chi m’ha negate le dolenti case!".
Ecrit par : tata | 11 septembre 2006
c'était leçon de chose sur le blog cet am...j'ai du louper quelque chose...
"Les serpents et les poissons ne sont pas des vertébrés !"
elle est assez drôle celle là Lariba!
bon c'est vrai chez nous la soupe aux serpents c'est pas souvent mais en tout cas elle doit pas aller faire son marché à Pezenas celle là...et quand on lui demande
dit maîtesse dessine moi un poisson...elle fait quoi? des rectangles!
Toto , il a raison le Hell's il te faudra des branchies mais encore plus parce que le canal st martin c'est pas limpide et tu pourrais aussi ramasser quelques vieilles gamelles et de vieux croquenots
je relie pas...ceux qui veulent me reprendront...
ça c'est pour le Hell's et thôt: ;)))))))):)))))))
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 11 septembre 2006
JPB, passerez-vous dans l'ouest à l'occasion de cette tournée fnac?
La Bretagne est pleine de charmes et la pluie s'y fait rare depuis quelque temps!
Non? Bon, tant pis pour nous...
Ecrit par : elisabeth. | 11 septembre 2006
ps:du poisson sans arête,je prends mes chatons y s'aiment pas ça les arêtes et moi non plus!;)))
bon détente un bain de musique maintenant
Et, oui pour la musique! :)))
bonne soirée à tous
JPB bon on note tous pour le 23! une chose est sûre le 3 j'oublie pas! et 20c'est 2x10 une bonne méthode pour retenir les dates faire des maths en même temps! et le 3/10 ça j'oublie certainement pas!
Ecrit par : patricia mesnige | 11 septembre 2006
je ne relis (pour corriger le relie) pas, bien sûr!
Ecrit par : patricia mesnigé | 11 septembre 2006
"Pour Christophe, à propos du Peyre Rose, sans malice, on a les libertés qu'on se donne..."
Ecrit par : D'Enguell | 11 septembre 2006
Bien d'accord avec vous! D'ailleurs, je n'ai rien dit d'autre!
Bonne nuit à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 11 septembre 2006
Bonjour,
Le ministre de l'éducation participe à un "chat" du journal Le Monde demain 12 Septembre... N'avez vous pas de question à lui poser ? ;)
Bien à vous...
Christine
Ecrit par : Christine | 11 septembre 2006
Patricia, votre niveau baisse! Toutes ces fautes. Elles ne sont pas si graves. Ce qui me parait dramatique pour l'avenir de vos enfants, c'est votre méconnaissance du jargon ou tout au moins votre refus obstiné à l'utiliser. On ne dit pas Leçon de chose mais Sciences de la Vie et de la Terre. Ca fait plus riche. Quand comprendreze- vous enfin que ce n'est pas le contenu mais le contenant qui est important. Qu'importe l'ivresse pourvu qu'on ait le flacon!
Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2006
Bonjour Dobolino....
pour le monsieur du blog....dîtes m'sieur vous pouvez pas le f'aire un p'tit peu plus grand...le cadre bien sûr....je réitère mes plates excuses pour mes fôooooootes mais franchement je ne prends pas le temps de relire mes âneries...
et pardonnez moi je vous prie de préférer un grand cru , un nectar de jouvance servi dans une simple coupe ...je préfère ne pas me tromper de graal...et Indiana en sait quelque chose...:) mais chut ne le disons pas trop haut et gardons nos secrets...la piquette on la laisse aux éblouis/illuminés par les sertissages vides....
bon après une frugale collation...et ce petit détour par le blog... me voilà en appétit pour un dessert que je vais maintenant prendre, quand même, le temps de déguster....quelques jolies mara-des bois valent bien quelques fautes ...d'orthographe
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 12 septembre 2006
C'est le temps des femmes qui luttent contre l'infâme, ou l'informe ? Que d'appétits s'ouvrent devant mets si fins posés sur la table...
Ecrit par : D'Enguell | 12 septembre 2006
12 septembre, je rentre à pieds du lep. Je croise madame Moussaoui (la mère du Français qui aurait/a participé à l'élaboration des attentats du 11 septembre) palabrant avec deux autres femmes maghrébines. C'est la seule à ne pas porter un foulard. Une robe rose, bras nus. Décolleté. Occidentalisée, et son fils est un fou de Dieu. Qu'y peuvent la famille et l'école alors?
Ecrit par : Pendariès | 12 septembre 2006
Ca arrive ce genre de choses, c'est la révolte. Il y a eu des communistes allemands dont les fils sont entrés chez les SS; Un exemple parmi tant d'autres... Il y aussi des intégristes religieux dont les enfants deviennent agnostiques et entrent au GO. Quand j'avais quinze ans mon père était à l'UNI et moi sur les barricades. Il faut que jeunesse se passe. Peut-être l'un ou l'autre avons nous une fille qui rêve d'entrer à la Star Ac...
Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2006
que jeunesse se passe? Avec deux tours qui s'effondrent?
Ecrit par : Pendariès | 12 septembre 2006
C'est bien le problème, Pendariès, les parents ont cherché à s'intégrer alors que les enfants "Moussaoui", perdus entre plus beaucoup de repères familiaux et plus du tout de repères scolaires, vont en chercher chez les "frères" du coin. Et eux sont organisés. Et on sait ce que ça donne. Ce qui me frappe beaucoup, c'est de croiser dans ma bonne ville, qques braves bretonnes, arborant fièrement leur voile, tout en poussant leur landau place de la mairie. Je n'arrive pas à m'y faire...
Ecrit par : elisabeth. | 12 septembre 2006
Elizabeth, tentez cette expérience: partez dans les pays de l'Est (ou où l'immigration est quasi nulle) et revenez, vous verrez comme les communiantes et les barbus à babouches vous sembleront comme le nez au milieu de la figure.
Ecrit par : Pendariès | 12 septembre 2006
Pour les deux tours ça va bien, demandez l'avis des habitants d'Amérique du sud... Reconnaissez que ça sert drôlement bien sa politique au petit père Bush et qu'il jette bien de l'huile sur le feu. Impossible d'allumer la radio hier sans avoir les deux tours de face de profil et même de dos. Je vais finir par porter le voile...
Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2006
"Slouchaïtié! eto mi gavarim, miortvié, mi
Odnajdi, mi vas potriévojim va cnié"
Dobolino, voudriez-vous bien traduire ceci pour moi, que vous laissâtes l'autre jour ?
"Peut-être l'un ou l'autre avons nous une fille qui rêve d'entrer à la Star Ac.."
Finalement, je me demande si je ne regrette pas Peyrefitte au ministère de l'information, moi... Ma fille à la Star Ac, pourquoi pas chez Sex and the city, ou dans le talc jusqu'au cou avec les déglingos qui se shootent quasi en direct...
Bande à Baader, et leurs émules du Pape barbu ou non, en prison !!!!!!!!
Ecrit par : D'Enguell | 12 septembre 2006
"Ecoutez, c'est nous qui parlons, nous les morts,
Un jour nous vous réveillerons de votre sommeil"
Impossible de me souvenir du nom de l'auteur, je cherche ce soir... C'est un poème écrit sous Staline prenant soi-disant pour thème les morts de la guerre de 1940-1945. En réalité, les morts évoqués seraient ceux des purges, d'après le prof de russe qui nous le fit étudier.
On peut aussi avoir une fille qui admire Margaret Tatcher ou un fils militant pour Sarko et une grand-mère qui fut tondue en 1944, un grand père collabo et un frangin frère musulman.
En fait, vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade.
Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2006
"Reconnaissez que ça sert drôlement bien sa politique au petit père Bush et qu'il jette bien de l'huile sur le feu." Et l'avion sur le Pentagone n'a jamais existé??? Feriez-vous partie des négationnistes? Faites comme moi, éteignez votre radio. Plutôt, ne l'allumez pas. Et lisez une bédé. Faites l'amour avec votre mari. Choisissez la couleur de votre cercueil. Pensez à la convention obsèque. Comptez les moutons. Etc. Etc. Portez le voile et dansez la danse des 7. Ce que vous écrivez rejoint ce que vous aviez un peu bavé à propos des peuples élus. Vous ne m'êtes pas sympathique quand vous parlez politique internationale et histoire...
Ecrit par : Pendariès | 12 septembre 2006
Penda, vous bluesez encore avec votre convention obsèques.
Vous n'avez même pas d'héritiers qui seraient ainsi heureux de se soustraire aux obligations... qui furent la base des civilisations, je crois. Enterrer ses morts, les pleurer, mais continuer à battre sa femme, c'est civilisé.
Merci pour la traduction dobolino
Ecrit par : D'Enguell | 12 septembre 2006
Dobolino, c'est bizarre, vous n'évoquez pas les Verts (qui tendent la main vers les intégristes d'Islam qui se battent pour la Palestine, contre ces, c'est entendu, salauds d'Israéliens soutenus par ses fils du diable d'Américains, ces même couleurs de salade - mais on sait bien que la sucrine, c'est le légume des pucelles - qui vont taper la discute avec les Corses bombissants, etc.), LO, la LCR, qui adoreraient voir tous les immigrés du monde sortir la France de son état lamentable, etc. Vous êtes partiale. C'est déplaisant.
Une chose, pour ne pas paraître d'une couleur politique: je voterai blanc.
Ecrit par : Pendariès | 12 septembre 2006
D'Enguell, doigt dans l'oeil, je vais payer Rael pour qu'il me clone et que je devienne éternel! Voyons, il y a pour tout problème une solution! La pêche? Moi j'ai la pêche! Mes élèves filles sourient à mes blagues!!!!
Ecrit par : Pendariès | 12 septembre 2006
Je ne fais pas partie des négationnistes; Je ne prétends pas que Bush lui-même a fomenté l'attentat mais que celà sert sa politique et qu'il ne fait rien pour diminuer les tensions.
Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2006
Pendariès, vos garçons sont-ils trop bêtes, ou évoluez-vous en eaux profondes, comme ces grands blancs, pour qui vous votez ?
Ecrit par : D'Enguell | 12 septembre 2006
D'Enguell, venez enseigner en LEP, vous y découvrirez le plaisir de jubiler devant des classes composées exclusivement de filles. Avec le string qui dépasse!!!
Les garçons ne sont pas bêtes, mais je me sens plus flatté par le sourire d'une nénette de 16 ans. Avec les mecs, c'est quelques fois ambiance plus vestiaires (Narbonne, ville du rugby; même si le RCNM se fait ratatiner la tronche dans la pelouse en ce moment, enfin, depuis pas mal de temps même). Ce qui a son charme aussi.
Je vous assure, j'irai voter blanc pour user de mon droit démocratique. Les programmes politiques que j'entends et que je lis ne me font pas bander la fibre citoyenne.
Ecrit par : Pendariès | 12 septembre 2006
Cher Pendariès vous me prenez sur deux mots et me jugez anti-israëlienne pro-islamiste et je ne sais quoi d'autre. Je préfère les valeurs humanistes de la vieille Europe aux nouvelles croisades de Bush ce qui ne me rend ni révisionniste ni négationniste. Je ne vais pas écrire trois cents pages sur les différents partis français. Ce n'est pas le propos ici et si vous voulez connaître mes options politiques, ce dont j'espère que vous vous contrefichez, je viens de l'écrire clairement ailleurs sur ce blog. Si vous vouez un culte à Bush c'est votre problème. Nous sommes, que je sache, encore en démocratie tant que votre vote blanc ne nous porte pas préjudice.
Je tiens quand même à vous dire que j'ai , vu le contexte de harcèlement et de menace permanente, trouver normale la réaction d'Israël cet été. A leur place, j'aurais fait de même mais j'eusse aimé que les populations civiles fussent épargnées un tant soit peu. Art difficile, je le concède.
Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2006
Dobolino, on vous tire l'oreille et on est pro-bush??? Je vous parle de mesure, de justesse et de justice dans vos propos (pan! pan! la Droite; et jamais les Gauches?); et vous atteignez immédiatement le point de Goodwin. Naughty girl, le Père-Noël ne sera pas content.
Mon vote blanc, portez préjudice? Dob, je ne donnerai jamais ma main à quelqu'un(e) qui ne me convient pas. Je pense que la génération des 40 ans et au-delà a porté plus de dommages que la mienne à la politique. Et que nous prendrons ce que nous mériterons.
Ne soyez pas enragée, ou alors prenez un de vos vaccins.
Ecrit par : Pendariès | 12 septembre 2006
Dobolino, d'accord, prenez le voile.
Mais ne prenez que ça. Et ouis refaites-nous Flaubert et Hérodiade, Gustave Moreau et Saomé.
JPB, qui s'en va cuver l'idée, qui enchantera ma nuit — courte mais studieuse.
Ecrit par : brighelli | 12 septembre 2006
" Mes élèves filles sourient à mes blagues!!!!"
WWWWW@@@@@@@@@RRRRRRFFFFFFFFFFFf
oups ! désolé...
Ecrit par : toto | 12 septembre 2006
Toto, qui comme d'habitude fait semblant de rire pour mieux dire des choses sérieuses (ne le flattons pas trop, ça le mettrait en pétartd, si j'ose dire) soumève un point important : la difficulté de transmettre l'humour aux élèves.
Je me suis presque toujour spris des bides, les rares fois où j'ai raconté des blagues. Nous n'avons pas le point d'humour placé au même endroit, selon les âges.
Ou mes blagues sont nulles — une hypothèse que je n'envisage, bien sûr, que pour la forme…
Tenez, je vous fais juges. Il y en a une que je me suis raconté mille fois, tout seul, durant mes années parisiennes, tôt le matin ou tard le soir, quand je trouvais les gueules, dans le métro, par trop déprimantes…
Un scaphndrier qui travailait au fond reçoit du navire de surface le message suivant : "Remonte vite, on coule !"
Voilà. Bide total avant le BTS. Après, ça passe mieux.
Mais qui me dira pourquoi ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 septembre 2006
moi j'ai adoré. j'ai bu un verre, c'est vrai. Mais elle était bien!
Ecrit par : tata | 12 septembre 2006
:))))
"Bide total " tu m'étonnes, fô pô faire ça avec n'importe ki :) !
Ecrit par : toto | 12 septembre 2006
La blague a fait rigolé mes enfants qui en sont loin d'être en BTS ;-)
Connaissez-vous "symbole" ?
C'est le saint protecteur des chevaliers.
Saint Bol : interprétation d'élève de 5e.
Pétain : mort de la guerre 14-18 déterré pour diriger la France en 1940. Au fond ce n'est pas faux !
Ecrit par : lariba | 12 septembre 2006
Pétain : a poli de Gaulle de mille échardes, pour diriger la France brillamment
Ecrit par : D'Enguell | 12 septembre 2006
"mort de la guerre 14-18 déterré pour diriger la France en 1940"
... d'ailleurs ce fut l'homme du "drapeu dans le fumier" qui dit: "c'est petain qu'il nous faut!"
(c'était un lien avec la maman de zacaria en robe rose et les enfants d'intellos qui vont à la star ac.)
mais bon, je suis toujours sous l'effet du même verre
Ecrit par : tata | 12 septembre 2006
Transmettre l'humour aux élèves? L'humour, qui est certainement une des premières (la première?) qualité, (en dehors de sa culture "spécifique et générale) d'un prof?Voilà une vraie question! Là aussi, Jean-Paul, les profs ont évidemment un rôle à jouer mais je suis convaincu que, comme pour beaucoup d'autres choses, ça se passe essentiellement ailleurs. Mais y a t-il une recette? Je ne le pense pas. Peut-être tout simplement en avoir soi-même, (mais ne pas en faire trop), et réussir à stimuler chez les élèves l'envie de nous ressembler sur ce point...
Jean-Paul, de qui est cet alexandrin: " l'esprit qu'on veut avoir gâte celui qu'on a?".
Bonne journée à tous.
(Et, je vais peut-être vous faire plaisir en disant ça, mais le plus grand reproche qu'on puisse faire à la littérature des sciences de l'éducation est d'en manquer cruellement.)
Ecrit par : christophe sibille | 13 septembre 2006
La blague du scaphandrier m'aurait vraiment fait rire, et ce bien avant le BTS.
Mais bon, quand j'étais petit, j'ai été abreuvé de grandes lampées de Desproges, Coluche et Devos (et Magdane, mais je ne suis pas censé le dire)... Ca aide.
Ecrit par : Cédric | 13 septembre 2006
bonjour,
Si je comprends bien, parmi les doléances figurent la satisfaction de boire un petit coup entre amis, de rigoler un bon coup aussi et de s'ennivrer de... culture. Tiens ça me fait penser à Rabelais. Et son Panurge, vous vous rappelez comme il était beau parleur et trouillard comme il n'est pas permis de l'être.
Je ne sais pas si je vais vous faire rire avec l'Ecole des fans de Molière, le temple de Pénélope , élément important de l'appareil génital féminin de la femme qui perd les os quand elle accouche,et quelques autres perles qui ont alimenté les conversations de la salle des profs de mon bahut. Ayant subi l'humiliation moi-même, comme tout le monde, je m'impose une certaine prudence . Je préfère vous parler de Toto,enfant poète et observateur, jonglant avec l'implicite et la musicalité des mots.
Voilà, la maîtresse enseigne à ses élèves les principes de la rime et, pour éviter les grandes théories, choisit de donner un exemple:
Je suis allée à la pêche aux écrevisses
Et j'avais de l'eau jusqu'aux cuisses.
Toto réfléchit un instant, lève le doigt et propose sa trouvaille:
Je suis allé à la pêche aux grenouilles
Et j'avais de l'eau jusqu'aux genoux.
La maîtresse s'étonne :" Mais Toto, ça ne rime pas ! "
Et Toto de préciser: "Je sais, Madame, mais je n'y peux rien car il n'y avait pas assez d'eau"
Bonne journée.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 13 septembre 2006
Pour Penda:
tes élèves font-ils toujours des fautes ?
Leur as-tu expliqué ce qu'ils devaient faire pour ne plus en faire.
Je demande que les profs prennent un peu de temps pour expliquer aux élèves leurs fautes, et pourquoi ils les font . (si ils ont compris ? les profs ! comment ça fonctionne ! )
Dans le but de corriger l'élèves.... la faute (elle) sera corrigée par l'élève lui même.
désolé Penda pour hier soir, j'étions bourré ;)
Ecrit par : toto | 13 septembre 2006
Hélène, Toto et Rabelais, même combat ;)
Et Pendagruel, si les filles de votre LEP en veulent trop à votre fibre citoyenne, la ligne que je préfère est celle de Guitry :
Je suis contre les femmes, mais tout contre...
Ecrit par : D'Enguell | 13 septembre 2006
JPB, sur le pont c'était des formateurs IUFM et au fond un de leurs élèves?
Hélène la blague de Toto elle a bien fait rire mes ch'tits comme dirait notre Toto;)))
Bon c'est mercredi et c'est pas tout repos...et les évaluations à envoyer pour lundi, de vraies pierres de Rosette les énoncés!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 septembre 2006
Patricia, si on peut vous aider à décrypter, aujourd'hui, c'est mercredi, on a un peu de temps, entre le courrier à une grand-mère qui se sert de l'école comme boîte aux lettres pour entrer en contact avec son petit-fils dont l'histoire familiale est un peu compliquée, la note aux parents pour leur suggérer d'être candidats aux élections de parents d'élèves, le coup de fil à la collègue pour l'avertir que le petit T fait sa rentrée demain, le mail à la secrétaire de mairie pour lui dire que je n'ai pas d'article pour la gazette municipale et la "fiche-action n°2" sur la mémorisation de l'orthographe des mots-outils par les élèves de cycles 2 et 3...
Tiens, j'en profite moi aussi, qui a une idée de formules bien ronflantes sur "la mémorisation de l'orthographe des mots-outils en cycle 2 et 3 ? J'avoue que je sèche pour rester "dans la ligne du parti", j'ai bien l'idée d'aller voir sur le site de univparis 5, mais c'est tout... Et il faut que nous rendions notre projet d'école au plus vite...
Ecrit par : catmano | 13 septembre 2006
Pendariès: vous jugez les plus de quarante ans nocifs, je porte le même jugement sur les plus de soixante dix... Comme dirait Brassens:"le temps ne fait rien à l'affaire...". Je me demande lequel de nous deux l'est le plus. Brisons-là!
JPB: très simple, prenez une classe de quatrième, il y en a qui ont déjà d'eux-même utilisé x pour résoudre une question de math, d'autres n'auront jamais la capacité de comprendre x. L'art de l'abstraction n'est pas à la portée de tous et cette inégalité est insoluble. Certains y arrivent plus tard et ce sont ceux-là pour lesquels l'école ne fait pas ce qu'elle pourrait faire alors qu'ils sont handicapés par leur milieu socio culturel d'origine, d'autres jamais sur les quels l'école s'acharne au sein d'un collège unique qui les cassent...
Il y en a qui à cinq ans éclateront de rire à votre blague.
A une réunion de section du PS, une institutrice à la retraite met sur le tapis l'aberration du collège unique: 50% des présents s'insurgent immédiatement la traitant d'élitiste sans écouter son argumentation qu'elle avait auparavant développé devant moi et qui était aussi judicieuse qu'égalitaire. On n'est pas rendu! Si cette femme est là et moi itou c'est dans l'espoir de bouger une toute petite chouille de quelque chose et non d'écouter la grand-messe en se prosternant: s'il y a autant de courants au PS et s'il est si difficile de se mettre d'accord sur un programme cohérent, c'est qu'il y a là un bouillonnement d'idéees ce qui pour moi est plutôt bon signe. Rome ne s'est pas faite en un jour.
Rester sur son quant-à-soi ne m'a plus paru de saison à l'heure d'aujourd'hui et, par ailleurs, les zones dites de revitalisation rurale ont besoin de bras. Ici, c'est essentiellement le PS qui est acteur. CQFD
Ecrit par : dobolino | 13 septembre 2006
Merci Catmano, pour l'instant les premières traductions semblent nous avoir menés sur la bonne voie... mais je n'hésiterai pas à appeler au secours si nécessaire...
et je vais penser à vous en me plongeant dans les manuels du cned cycle2 et 3 je vais essayer vous trouver des jolies formules.
le temps d'aller fouiller dans la malle au fond de la cave et dans ma nuit d'insomnie ça me fera rêver un peu...hummm hummm, ya mieux je crois pour rêver...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 septembre 2006
Oh merci Patricia. Je suis allée sur le site dont je parlais qui fournit, paraît-il, des pistes de travail pour les trois cycles. Je n'ai trouvé qu'une page intitulée "Pistes de travail pour entraîner les élèves à mémoriser et écrire les mots (mots-outils, mots usuels de la classe...) à part de la copie, des jeux forme "loto" ou forme "dominos" et des textes à trous, ils n'ont rien... Je suis déçue, déçue, déçue...
Ecrit par : catmano | 13 septembre 2006
En tant que membre de SLL, je signale que le site de Sauver les lettres est reviendu actif :
Revue de presse et articles divers.
On y trouve même des lettres de demandes d’inspection d’un style très particulier…
Ecrit par : Lariba | 13 septembre 2006
Oh, Lariba, vous allez laisser croire que le saint taxe d'un côté ce que le c.. jugue de l'autre, "Qui fait l'ange fait la bête", nous sommes aliénés par tant de chaînes... ;)
Ecrit par : D'Enguell | 13 septembre 2006
Quand même ça me vexe d'être, du fait de mon âge, responsable de la situation actuelle. Nous sommes tous nés trop tard dans un monde trop vieux.
Je signale quand même à Pendariès que, quand les français ont voté oui à la constitution de la cinquième république, je n'étais même pas à l'état de meïose préliminaire.
Ecrit par : dobolino | 13 septembre 2006
De qui ce vers : " L'esprit qu'on veut avoir gâte celui qu'on a ", demande Christophe…
Presque trop facile. De Gresset, auteur aujourd'hui un peu oublié du XVIIIe siècle, mais qui survit grâce à une comédie mordante intitulée Le Méchant". On y trouve cet autre vers, cité dans les Liaisons (c'est par Laclos que j'ai découvert Gresset, il y a… bien longtemps) : "Les sots sont ici-bas pour nos menus plaisirs" — que d'aucuns se répèteront ce soir, satisfait de voir que leur pensée profonde a été mise en 12 syllabes il y a trois cents ans…
Hélène, splendide blague de Toto.
Dobolino, vous êtes bien jeune… Peut-on encore vous tolérer sur un site adulte comme celui-ci ?
Je comprends mieux votre idée de ne porter qu'un voile — ou est-ce moi qui fis la suggestion ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 septembre 2006
Aux âmes bien nées la valeur n'attend point le nombre des années.
Be careful, JPB, dobolino couvre ses arrières... par une anaphase meïotique intense... Mais je suis moi-même bien trop jeune, de cette nasse je dois m'échapper...
Ecrit par : D'Enguell | 13 septembre 2006
une demi heure de sieste apres la cantine pour eviter les paupières lourdes
Ecrit par : pierrot le zygo | 13 septembre 2006
Certes, la valeur n'attend pas le nombre des années. J'ai une hérédité chargée qui remonte à la troisième.
Néanmoins vos notions de chronologie de l'histoire de France laissent un peu à désirer ou vous êtes hors d'âge et, somme toute, bien conservé. Le oui à la cinquième sévit depuis bientôt 50 ans et un spermatozoïde, qui détermina mon sexe suite à une méïose, met 6 semaines à arriver aux vésicules séminales. Après il s'agit d'une autre sorte de préliminaires plus facultatifs mais quand même bien sympa. Donc je ne prends pas le voile cette semaine. Malgré mon âge largement canonique, j'aime les bonnes choses dont les tableaux de Lou Luneau
Pour les fous de Dieu, ceux qui ont besoin de vivre leur Passion, je propose l'installation dans tourtes (hum c'est bon une tourte!) donc toutes les ZEP et autres ZUP d'un monastère bouddhiste. Plus le gars sera fanatique plus il deviendra inerme: contemplation, méditation et non violence... je vas proposer ça à la prochaine réunion de section. Un bol de riz par jour et le silence. Le pied!
Ecrit par : dobolino | 13 septembre 2006
Petit scarabée est d'accord, si Pol Pot ne lévite pas. Bol de riz, mauvais souvenir d'action citoyenne forcée !
Ecrit par : D'Enguell | 13 septembre 2006
voilà un bel exercice de mathématiques associé à un de sciences et vie de la terre (biologie c'est quand même plus court) que vous nous donnez là, Dobolino, pour déterminer votre date de naissance... c'est mercredi mais ça fuse sur le blog ce soir...même de la philo,avec en plus toutes ces questions existentielles...
suis-je née trop tôt où trop tard?suis-je une âme bien née?
...là je pourrais vous poser une question d'histoire...avec je suis née...quelques jours avant....
bon faisons là très facile....que De Gaulle annonce le retrait de la France de L'otan... et à peine à l'état de méiose quand les troupes américaines intervinrent en République Dominicaine...super comme méthode vous trouvez pas pour faire apprendre à nos chères têtes de toutes les couleurs des dates et rappeler des faits historiques, en les conjuguant à des opérations mathématiques et des réflexions de sciences nat
bon je vais à l'avenir essayer de mettre en application à titre perso car mis à part la date de naissance de mes petits anges octobre, février, mai et août (à chaque saison) et maintenant celle de JPB, mais là j'ai noté dans l'agenda , ma petite tête de linotte qui n'a plus 20 ans ne retient plus grand chose...
c'est pas une super idée pédagogique ça Catmano?
pour les formules je n'oublie pas...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 septembre 2006
Patricia vous êtes née un 24 février.
C'est ça ?
Ecrit par : Lariba | 13 septembre 2006
Moi, ce n'est pas très glorieux, je suis née le jour de la première gaffe de Gaston dans le journal de Spirou, juste un mois et un jour après la naissance d'Oussama Ben Laden et juste un mois et un jour avant la mort de Erich von Stroheim...
Ecrit par : catmano | 13 septembre 2006
Moi je suis vraiment né quand j'ai lu “La pédagogie entre le dire et le faire”, d'un obscur enseignant du privé catholique.
Encore mieux que pour Claudel : la révélation, la lumière. Non, on ne peut pas écrire comme ça !
Depuis je suis devenu remédiationniste du 8e jour.
Ecrit par : Lariba | 13 septembre 2006
Pétition qui me semble intéressante car on sort enfin du cadre franco-français... et puisque la culture et la transmission des savoirs sont attaquées dans toute l'Europe...
http://www.sauv.net/meurotext.php?lang=FR
Ecrit par : elisabeth. | 13 septembre 2006
Parfait ce meurotext, elisabeth, merci !
Catmano, je pleure plus la mort de Sunset boulevard que celle des Twin towers, allez savoir pourquoi...
Ecrit par : D'Enguell | 13 septembre 2006
qui êtes vous lariba?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 septembre 2006
Ben ouais, mais moi, je n'y suis pour rien...
Ecrit par : catmano | 13 septembre 2006
Au secours ma parano me reprend!
franchement Lariba si vous me connaissez et souhaitez garder votre anonymat contactez moi [email protected] précise que cette adresse n'estpas mon adresse oficielle mais j'irai la consulter...à moins que vous n'ayez été malicieuse et que cela vous ai mise sur la voie puisque je l'ai déjà indiquée à l'intention de Dobolino et Catmano...mais voyez vous je n'aime pas trop savoir qu'une personne connaissant ma date exacte de naissance se joue de moi derrière un pseudo...
car l'exercice que j'ai donné ne pouvait que vous guider vers le mois mais pas le jour...
je m'excuse auprès des autres blogueurs de cet aparté très personnelle...
j'aime rire mais ce soir je ne suis pas d'humeur car si je j'aime le jeu c'est toujours le visage découvert sans pseudo et sans masque!
pour le coup ce soir je grogne...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 septembre 2006
Lariba malicieuse, vous allez plus que grogner, Patricia...
Je crains bien qu'il soit homme !
Ecrit par : D'Enguell | 13 septembre 2006
D'Enguell, je crois bien qu'on dit: "je crains qu'il ne soit", non?
Jean-Paul, merci de m'instruire une fois de plus! Finalement, vous êtes un pédagogue très patient!
"Les sots sont ici-bas pour nos menus plaisirs"
Ecrit par : brighelli | 13 septembre 2006
Encore une phrase qui s'applique merveilleusement à la désastreuse émission de Bern, sommet de beafitude finalement, (je parle de celle d'hier soir, pour laquelle je n'ai pas eu le courage d'aller au delà du générique après avoir vu les invités. Pourtant, j'aimais bien Jean-Pierre Mocky et Christophe Alévêque, malgré leur côté macho). Quelqu'un ici l'a t-il regardée jusqu'au bout?
Merci, et bonne journée et bon courage à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 14 septembre 2006
beaufitude, mille excuses! Aucun bonheur là-dedans.
Ecrit par : christophe sibille | 14 septembre 2006
"D'Enguell, je crois bien qu'on dit: "je crains qu'il ne soit", non?"
Oh, merci Christophe, la vie manquait sans ce sel que vous ne mîtes à table. et vous me permettez ainsi de vous suggérer "je crois bien que l'on dit"...
Pas de télé, non, un requête écrite aux gouvernants pour apurer la dette publique, qui hypothèquent l'avenir de nos héritiers. A 40000 Frs par tête de contribuable, tout le monde devra faire du vélo !
Ecrit par : D'Enguell | 14 septembre 2006
Je reprends le fil où je le laissai hier soir. Je suis née le même jour que Jacques Chiarc mais pas la même année, trois jours avant la catastrophe du barrage de Fréjus. Catmano, elle, est née le même jour, toujours pas la même année, qu'Adolf Hitler. On a les références qu'on peut...
D'Enguell, c'est quoi qui hypothèque l'avenir de nos héritiers, la dette publique ou les gouvernants? Je ne voudrais pas être pointilleuse mais votre phrase cloche et claudique.
Ecrit par : dobolino | 14 septembre 2006
C'est peut-être parce que la revitalisation rurale passe par la construction de ronds-points, dobolino, que la dette ne cesse de croître. Et le verbe était accordé, ... en majeur
Ecrit par : D'Enguell | 14 septembre 2006
Bijour les fadas,
merci le Hell's j'ai bien rigolé :o))))))
"j'croa bien qu'l'on dit"...
Cricri tu as un chti souci amha moi ça me choque pas :
"Je crains bien qu'il soit homme !" au contraire je trouve le style superbe.
Si tu rajoutes la négation tu changes le sens de la phrase...
je crois pas que cela plairait à Lariba :)
amha
Ecrit par : toto | 14 septembre 2006
Patricia, je vous ai répondu à l'adresse indiquée.
Ecrit par : Lariba | 14 septembre 2006
J' ai regardé...
Cela s' est transformé en tentative de procès de Ségolène Royal et s' est achevé en ridicule total pour les détracteurs de celle ci.
Voir "Cassandre" (en contre jour et voix déformée; madame Royal pourrait la reconnaitre...ah ah ah...) et l' entendre dire autant d' aneries en si peu de temps, c' était pitoyable. Monsieur Mocky, égal à sa réputation, a déclaré "vouloir se faire Ségolène". l' auteur du livre "Une femme aux deux visages" a montré qu' il n' avait travaillé qu'avec une moitié de cerveau puisqu' il n' a parlé QUE de l' aspect négatif en nous expliquant des choses d' une hauuuuuuuuuute importance sur la voiture de fonction de la région Poitou Charente et sur un soi disant "majordome", je cite, qui apporterait des parapluies!
Bref, Ségolène Royal a gagné 10 000 voix au bas mot hier soir. sans rien faire!
La France n' a pas changé depuis 50 ans!
yanis
Ecrit par : yanis | 14 septembre 2006
Les mots se terminant en -a ne sont pas tous féminins ;-))
Il y a toujours dans l'année des élèves pour appeler un prof Madame au lycée !
J'en ai une qui m'a même appelé Maman !
Ecrit par : LaRiba | 14 septembre 2006
Dans mon canton il n'y a pas un seul rond-point abusif. Il n'y a pas non plus de collège et il ya deux écoles primaires et maternelles à trois classes... Nous sommes tellement dévitalisés que nous ne souffrons même plus!
Ecrit par : dobolino | 14 septembre 2006
Hi Thôt, puisque c'est la saison des reprises, tu vas pouvoir m'en mettre une petite de volée : que veut dire "amha" ?(J'ai honte de lire cela depuis longtemps sans oser demander... ;)
Maman, c'est charmant ; mais madame, c'est une Doisnel amoureuse à Delphine Seyrig ;)
Ecrit par : D'Enguell | 14 septembre 2006
Merci LaRiba d'avoir dissipé ce trouble et de votre délicatesse à ne pas vouloir divulguer vos sources mais je n'ai rien à cacher quant au fait que je sois inscrite sur Trombi et qu'on me trouve en tapant mon nom sur google , Trombi est un site créé et conçu pour qu'on retrouve ses" anciens camarades d'école " et pour être retrouver par eux.
Mais vous avez triché d'une certaine manière comme le font malheureusement beaucoup d'élèves aujourd'hui en se contentant de chercher la solution des problèmes qui leur sont posés en tapant sur google...
cordialement
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 septembre 2006
J'ai regardé Bern , j'ai beaucoup ri,et réfléchi aussi .
Je trouve ce divertissement pas du tout politiquement correct , contrairement aux émissions "Jack Langue" d'Ardisson,de Fogiel,de Ruquier ...
Je regarderai les prochaines émissions .
Ecrit par : bernard | 14 septembre 2006
Un petit exemple de ce que font les élèves en se servant de Google :
imprimer 12 pages après avoir fait « une recherche » sur le mur de Berlin.
En réalité l’expression « mur de Berlin » ne figurait que dans une comparaison sur le site qu’ils ont consulté ! Mais m’sieur, c’était marqué !
Un exposé sur l’École en France : les zapprenants n’ont pas remarqué que leurs docs ne parlaient que du Québec…
Ecrit par : LaRiba | 14 septembre 2006
Moi aussi j’ai regardé l’émission de Berne jusqu’au bout, et je dois dire que c’est assez divertissant. Il faut d’ailleurs la prendre comme telle, ce n’est en rien une émission à débats sérieux, mais bel et bien une de divertissement.
Et puis les questions posées ont l’air intéressantes, bien que les participations ne le sont souvent pas et n’y répondent pas.
Mon intervention est inutile, mais je trouve tout de même dommage de juger des émissions télévisées sur des critères qu’elles n’oseraient même pas s’attribuer.
Ce n’est tout de même pas comme certaines d’entre elles qui se complaisent et se vante de leur statut autoproclamé.
Ecrit par : Estil | 14 septembre 2006
Une question sur les publics lobotomisés des plateaux télé :
le public est toujours politiquement correct, càd "cool" parce qu'il est sélectionné mais pourquoi les gens tapent-ils des mains à contretemps, sur le même rythme, quelle que soit la chanson d'ailleurs, berceuse ou rock ?
Comment expliquer ce type d’incapacité ? Est-ce dû à une éducation musicale négligée ?
M’sieur Sibille va nous expliquer au métronome, peut-être ?
Ecrit par : LaRiba | 14 septembre 2006
L'habitant de la Nouvelle-Orléans, de La Havane ou de Salvador de Bahia (et encore plus celui de Kingston) frappe parfaitement sur le temps et encore mieux sur le contretemps (un DEUX, un DEUX) exploit accessible à peu de Français. Ce n'est pas tout à fait une question d'éducation musicale, c'est surtout le bain musical de l'enfance qui manque: on ne chante plus en famille, au bistrot, à la messe (terrible naufrage de la musique dans les églises) sur la place, on n'entend plus jouer des musicos amateurs tous les jours. Quelques irréductibles (dont les Basques auxquels je suis un peu apparentée, ou les Corses?) nagent encore dans la musique, font de la polyphonie spontanée avec papa maman, improvisent sur des airs connus.
Je crains bien que ces pratiques ne soient en perdition; là aussi, l'école a accentué la rupture: est-ce qu'on y chante encore tous les jours?
Ecrit par : Cunégonde | 14 septembre 2006
Je crains Cunégonde que toutes les charmantes comptines si rythmées et qui ont traversé pour certaines des siècles, ne soient tombées aux oubliettes...
commencer la journée par un "il pleut, bergère" où "une souris verte", et autre "roi dagobert" ainsi que par les "petites marionnettes" qui (si je ne me trompe pas) était un exercice destiné à faire travailler les poignets avant d'aborder le travail à la plume sergent major en tirant la langue, met en joie pour la matinée ( oui je sais aujourd'hui il y a des stylos qui écrivent presque tout seul!)...
Je ne sais pas ce qui se passe en "présentiel" pour reprendre un peu de ce jargon imbuvable, mais dans ma petite classe nous chantons beaucoup et tant pis pour les voisins... apprendre à compter jusqu'à 10 pour les tout petits devient beaucoup plus facile en tapant dans les mains et en chantant...
Catmano saura nous répondre sur la question...
Catmano , ma nuit blanche ne m'a pas permis de trouver dans les nébuleuses brumes des manuels de 2ème et 3ème cycle,les formules que vous cherchez du moins pas plus que celle que vous semblez avoir déjà trouvées...
une question DoboLino car j'ai eu un doute, vous utilisez "y" pour "ou" mais le "b" est bien un "v" sur votre clavier en cyrillique improvisé? clin d'oeil...
D'Enguell merci d'avoir détourné sieur Sibille de mon orthographe par votre omission du "ne" explétif...;))))
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 septembre 2006
a mon humble avis (amha raccourci global)
"Mais vous avez triché d'une certaine manière comme le font malheureusement beaucoup d'élèves aujourd'hui en se contentant de chercher la solution des problèmes qui leur sont posés en tapant sur google..."
Mort de rire, elle est où la règle comme quoi on a pas le droit . C'est super utile INTERNET quand ON SAIT LIRE 'CORRECTEMENT' ;o)
Ecrit par : toto | 14 septembre 2006
Io Toto, je m'en empare et
amha, dobolino, les ronds-points d'où surgissent quelques touffes artistiques, dans le meilleur des cas, ne sont là que parce que certains se ruent ventre à terre sur leurs engins surpuissants, et dévitalisent les autres usagers...
On traite l'effet sans fustiger la cause, comme on disperse des crédits pour occuper les spectateurs au cirque...
Du travail à l'école, plus que des chantiers stériles car même sans aimer les mouvements de foule, les transports révolutionnaires quand ils viennent de l'Esprit, sont plus élégants que ceux qui viennent du ventre.
Ecrit par : D'Enguell | 14 septembre 2006
cours d'internet pour tous ici !
visiblement, certains ici, s'ils sont des littéraires, n'ont pas encore saisi les subtilités de cet outil de communication :
le chat ou tchat :
pour discuter en temps réel entre 2 personnes, soit par un chat élaboré par le webmaster, ou créée par exemple, sur
http://www.asterochat.com
ou
http://www.asterochat.fr
il peut être modéré ou non, restreint ou non
ou alors des messageries, genre msn ou yahoo messengers
le forum : soit créée de toute piece par un webmaster ou par des utilitaires trouvés sur le net, il peut être modéré, restreint ou non, tout comme le chat
les e-groupes de discussion comme yahoo ou msn, qui la réunit une communauté sur un thème précis
et le blog, comme celui-ci
qu'est ce qu'un bon article publié dans un forum ou un blog
d'abord sachez le, les articles qu'un internaute français publie dans un blog ou forum, quelle que soit la nationalité du blog, est régi par la loi sur les droits d'auteurs.
selon la nature des blogs et forums, certains doivent êtres déclarés à la CNIL
enfin, un bon article se doit d'être court !
j'ai passée par exemple l'url de ce blog à des correspondants internet !
sachez que certains zappent ce blog, pourquoi
1tous n'ont pas votre culture et savoir
2il y a un élitisme certain, pour certains ICI livrés avec un dress code verbal, donc il faut un décodeur !!!
3une impression qu'il faut faire partie de certains "clubs" de pensées !!!!
4il n'ya pas que des français qui visitent le blog
5On NE PEUT pas éditer un message posé
6on ne peut pas poser des images
Enfin certains articles posés ici sont trop longs, et touffus
donc "gavent" et donnent envie de partir de suite du blog !
il vaut mieux p ex renvoyez à des urls que de résumer !!!
et pour les mals-voyant ici
utilisez Mozilla Firefox pour agrandir les polices de caractères
http://www.google.fr/search?hl=fr&q;=MOZILLA+FIREFOX&btnG;=Rechercher&meta;=cr%3DcountryFR
et aussi handicapzero, qui est gratuit
http://www.handicapzero.org/
http://www.confortdelecture.com/
sauf les sites en flash animations !
bonnes écritures
et bon surf à tous
PS : je pratique internet depuis 1995, et les forums, chats, et cie depuis 1999.
Ecrit par : Georgia Rachel | 14 septembre 2006
Merci à Cunégonde et à Patricia pour leurs explications, très convaincantes, au sujet de la nullité des invités des plateaux télévisés (et d'ailleurs) pour frapper en place sur les temps des morceaux de musique, ((et même, ce qui serait effectivement encore mieux concernant les musiques "rock", (et a fortiori "jazz"), sur les temps faibles, un-DEUX trois QUATRE)). Un remède à ce défaut de "bain" musical? Venir assister à mes cours, à l'IUFM. Mais ce n'est pas donné à tout le monde, non mais!
Blague à part, bonne fin de journée à tous... Je vais de ce pas "vendre" "mon" option musique aux PE1 qui passent le concours en fin d'année. Et les supplier à genou, justement, d'écouter le plus de musique possible, et les plus variées possibles.
Ecrit par : christophe sibille | 14 septembre 2006
Pour ma part, c'est le seul blog sympa que j'ai trouvé où les différents intervenants usent d'un langage si ce n'est toujours très châtié au moins un peu au-dessus des onomatopées modernes; les fautes d'orthographe-grammaire y sont rares et souvent de toute évidence des fautes de frappe. Quand je plaisante, on me répond, ce qui prouvent que les intervenants ont le sens de l'humour. Ce que je trouve gavant ce sont tous ces blogs où on effleure du vite lu et ou toute divergence de pensée, quand elle a la chance d'être comprise, ce qui est un fait rarissime, est immédiatement conspuée. C'est le seul endroit que j'ai trouvé où on pratique encore le thèse-antithèse-synthèse.
Allez sur le site ***** et là quelque soit la qualité de leurs idéees, ils ne s'intéressent pas à celles de ceux qui ne font pas partie de leur caste... Pas d'élitisme ici mais il faut et écouter les autres et répondre au niveau correspondant. Moi je trouve ça hypersympa surtout quand on végète dans un trou paumé où les intellectuels se comptent sur les doigts d'une main. Site stimulant où l'on progresse...
M. Johannet (Johanet?) ne sait plus non plus qui a écrit Slouchaïtié eto mi govorim!... Il est, parait-il, très véxé et moi je suis ravie parce que le sus-nommé a été président du jury d'agreg de russe de nombreuses années et que le prof qui m'a appris ce poème a passé l'agreg avec lui... Nous ne sommes pas plus nulles que lui, Patricia! Gnark, gnark.
Mon cyrillique fut au feeling. Je vais le retenter en utilisant TOUTES les lettres compatibles :
He jaleiou, He zoby, He nlatchy
bcë npoùdët kak c belix iabloH dim
YbiadaHia zolotom oxbatcheHii
Ia He bydy bolche molodim
Ecrit par : dobolino | 14 septembre 2006
rond point: touffes artistiques :o)))))))))
"On traite l'effet sans fustiger la cause, comme on disperse des crédits pour occuper les spectateurs au cirque..."
Un moyen pratique de se mettre un peu de brouzoufs dans les fouilles, sur le dos des contribuables ?
Merci Georgia Rachel, post super sympa. et tellement vrai ;)
?premier? post rigolo de cricri: Champagne ;)
Ecrit par : toto | 14 septembre 2006
oui Toto je crois que vous avez raison l'humour du sieur Sibille si rare mérite bien du champagne!
M'sieu sibille vous ne m'en voudrez pas de décliner votre aimable invitation mais franchement je ne sais pas où je trouverai le temps d'assister à un de vos cours mais entre ma petite classe et leurs multiples activités para scolaire plus les tâches domestiques je préfère consacrer le peu de temps qui me reste à ma correspondance privée avec mon jumeau...la gemellité que voulez vous c'est dévorant...
enfin respirez ,car oui j'ai un double mais il ne viendra pas vous donnez plus de travail sur ce blog sinon, vous risqueriez de crier de grâce sous tant de fautes à corriger.
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 septembre 2006
"Slouchaïtié eto mi govorim!... "
Ecoutez c'est moi qui parle !
Mince j'aurions pô dû abandonner le russe, surtout avec une tante parmis les meilleures prof de Paname :(
Ecrit par : toto | 14 septembre 2006
Ecoutez c'est moi qui parle !
... C'était pas l'indicatif de radio-Moscou ???? :( / :))))))
Ecrit par : D'Enguell | 14 septembre 2006
Tilt, je sais pourquoi vous êtes tous russophones...
C'est le blog du général Dourakine :))))))))))))
Ecrit par : D'Enguell | 14 septembre 2006
Vraiment Toto, c'est un cercle restreint que celui des profs de russe aurait-elle écrit un livre de russe par hasard?
le blog du généra Dourakine, excellente celle là D'Enguell!
merci pour cet éclat de rire.
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 septembre 2006
Alors comme ça on parle de champagne sur ce blog . Je suis flattée. Celui de ma vallée natale où je vis toujours pour diverses raisons que je n'ai pas à exposer ici ,est excellent . Pas besoin d'aller chercher une grande marque prestigieuse pour se régaler. Un petit producteur dont les vignes sont sur le coteau sud de préférence suffira. Oui, j'aime me région même si parfois elle a tendance à oublier les années noires : le phylloxéra, la mévente, des révoltes réprimées par l'armée, une guerre qui démolit presque tout,et encore une autre guerre qui ne fait pas du bien non plus... Aujourdh'ui , elle se porte plutôt bien et de nombreux villages sont fleuris.
Allez j'arrête, c'est bien aussi ailleurs et j'ai déjà dit dit que je n'avais pas fini de visiter la France, ses richesses et ses habitants. Pour des raisons de santé je dois renoncer aux grands voyages. Sur le blog cela fait du bien de lire des messages d'horizons variés.
Pour en revenir aux doléances on peut donc souhaiter que les programmes ,en dehors de la géographie ou de l'économie, s'ouvrent davantage aux autres cultures. D'ailleurs dans une chorale digne de ce nom on chante dans toutes les langues. Bonne journée à tous.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 14 septembre 2006
un peu d'humour belge, avec Malvira
VERITABLE HISTOIRE MALVIRAenvoyé par RAQUELLE
la grande ancêtre des guignols de l'info !!!!!
http://fr.wikipedia.org/wiki/Malvira
http://www.quesontilsdevenus.net/fiche,684.html
http://www.malvira.be/
http://www.lalibre.be/pict_articles/pict_43288.jpg
"Heureux l'unijambiste il se lévera toujours du bon pied"
"Méfie toi du mec qui a du renoncer a ses rêves il finira par te le faire payer un jour"
"Souhaitons qu’il y ai toujours des gens bons à la tête de l’art.Malvira"
http://video.google.co.uk/videoplay?docid=-4356121771653223131&q;=MALVIRA&hl;=en-GB
Ecrit par : Georgia Rachel | 14 septembre 2006
Les gens que je côtoie régulièrement seraient assez surpris de me voir taxer de "dénué d'humour"... Je ne pense pas que ce soit mon plus gros défaut mais, effectivement, je confesse ne guère en user ici! C'est un tort, mais il faut se sentir un peu "en phase" pour plaisanter, et il y a assez peu de personnes avec qui je me sente tant soit peu en phase ici.
Egoïstement, je garde le peu d'humour que j'ai pour mes amis, "mes" étudiants, "mes" choristes, "mes" stagiaires.
Cordialement à tous quand même.
D'accord avec vous, Patricia, sur le fait de chanter dans toutes les langues dans une chorale! Mais, quand je chante en anglais, mes choristes s'enfuient tous.
Ecrit par : christophe sibille | 14 septembre 2006
ah non m'sieu Sibille pour le coup il va vous falloir ré-apprendre à lire c'est Hélène qui a si joliment dit cela...
merci hélène pour cette charmante promenade dans les vignes.
là , M'sieu Sibille, vous m'avez fait rire mais bon pas aux éclats tout de même
mais si vous n'êtes pas en phase avec beaucoup d'entre nous vous pourriez nous offrir votre humour saccarstique je suis sûre que vous n'en manquez pas...
bonne fin de journée
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 septembre 2006
aux autres cultures, c'est bien. c'était l'avantage des cours de russe: on ne nous collait pas d'articles des journaux russes(mortels et prêchi-prêcha) à étudier( c'était sous Brejnev et nos profs étaient soit trotskystes soit russes blancs descendants d'émigrés!) ce qui fait que, par rapport aux autres langues vivantes, on étudiait la vraie littérature et qu'il nous en est resté à tous la facilité à aborder(en traduction...) la littérature russe qui n'est pas si simple que ça pour un profane. J'ai pu ainsi lire à treize ans Guerre et Paix sans désemparer.
Quel plaisir j'ai eu, dont je garde le vif souvenir et la ferveur, à lire en russe Gogol, Dostoïevski, Tolstoï etc... et tous ces poètes. Ah, si j'avais fait ça en allemand je n'aurais pas tant chahuter jusqu'à être priée d'abandonner cette matière. Cette conne de prof (excusez-moi) n'osait pas me flanquer un rapport à cause de mon papa qu'elle en avait peur. C'eût été à moi d'avoir peur et elle le jugeait bien mal. J'en étais tellement offensée pour lui que j'ai redoublé de provocations en tout genre! Rien à faire... Dommage!
Ecrit par : dobolino | 14 septembre 2006
"Не жалею, не зову, не плачу
Все пройдет как с белых яблонь дым,
Увяданья золотом охваченный,
Я не буду больше молодым".
Для тех, которых говорят и понимают по русски, лучше писать кириллицей. Не согласен Доболино?
Ecrit par : buntovchik | 14 septembre 2006
ah j'oubliais M'sieu Sibile si jamais vous chantez en anglais , compte tenu de ce que vous écrivez, pouvez vous me promettre de ne jamais toucher au répertoire de U2...merci
cordialement tout de même...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 septembre 2006
Buntovchik, vous nous le donnez votre truc pour écrire en cyrilique ici? merci d'avance.
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 septembre 2006
avec un peu de cyrillique je me sens moins vieille tout à coup!
pas vrai Dobolino que ça rajeunit!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 septembre 2006
patricia.
Il vous suffit simplement d'installer sous windows le cyrillique.
Panneau de configuration...option langues...ajouter une langue et hop le tour est joué. Как видите, очень просто. Удачи вам!
Ecrit par : buntovchik | 14 septembre 2006
super buntovchik! Je me demande si je vais être en mesure de vous affronter... Je me sens d'une médiocrité. Ca ne me rajeunit pas, je ne serais plus jamais jeune, tout s'en est allé comme la fumée des blancs pommiers.
Ecrit par : dobolino | 14 septembre 2006
ЗЙЦЫВЛВАЛП ЛУЩКПЧДОРАПКУ
Buntovchik, un très grand spassiba, mais pour le clavier comment fait-on, maintenant ? (sur azerty, pour se repérer)
Ecrit par : D'Enguell | 14 septembre 2006
On a vu souvent
Rejaillir le feu
D'un ancien volcan
Qu'on croyait trop vieux
dobolino, moi non plus "pas encore né" à l'époque (1959) mais c'est intemporel :)))
Ecrit par : D'Enguell | 14 septembre 2006
Je vais être largué, sur le russe. Tant pis, j'écrirai en grec classique…
Question chanson, le rapport Obin (se le procurer chez Max Milo, l'Ecole face à l'obscurantisme religieux, en librairies la semaine prochaine) signale que certaines écoles ne font plus chanter "Au clair de la lune" — parce qu'on y entend le mot "Dieu", et que ça choquerait les oreilles des parents musulmans.
Mais impossible de savoir si c'est une auto-censure préalable, une mesure de prudence, ou une réaction à des plaintes réelles.
J'aurais à la rigueur compris que l'on s'indignât de la suite de la chanson, qui en vrai texte du XVIIIe, est quelque peu léger ("En cherchant d'la sorte / Ne sais ce qu'on trouva / Mais je sais qu'la porte / Sur eux se ferma" — où le jeu sur "ce qu'on" et l'histoire de la porte pourraient faire lever le sourcil du moraliste vétilleux que je suis). Pas même. Le problème, c'était le mot Dieu (Dieu, en soi, n'est pas un problème, sauf pour les croyants). C'est comme ces écoles où des parents ont obligé le directeur à supprimer le sapin de Noël — et cet imbécile de maire de Marseille qui a fait supprimer les crèches dans tous les lieux publics, et d'abord les écoles.
Comment disait Denys Arcand, déjà, dans un film remarquable et remarquablement déprimant ? "L'invasion des barbares"…
JPB, qui visiblement déchante sous la pluie.
Ecrit par : brighelli | 14 septembre 2006
JPB, c'est la visite de Pendariès en cours qui vous déprima, avouez... Le Blues dans le midi, n'y avait que Nougaro pour le porter haut.
Haut les cœurs, même cricri rigole, comme dit Toto !
Ecrit par : D'Enguell | 14 septembre 2006
Ah! vous voyez bien, JPB, qu'il vous faut élargir votre tournée fnac jusque chez les bas bretons; ici ils chantent sous la pluie!
Ecrit par : elisabeth. | 14 septembre 2006
L’inculture semble être la solution à tous les conflits culturels, logique non ?
Malheureusement, ceux qui y favorisent omirent malencontreusement de prendre en considération tout ce que ceci cautionnait.
Un maire qui renie toute l’histoire de sa ville, n’est-ce pas ironique ?
Ecrit par : Estil | 14 septembre 2006
Tiens, je viens d'apprendre que Gisèle Jean, secrétaire du SNES prend la direction de l'IUFM de Poitiers ...Ah bon? parce qu'il y avait un lien entre les iufm et le SNES?
et que Daniel le Bret, ex-secrétaire du SNUIPP celle de Paraschool...
Vous voyez Toto et Catmano, il y a des instituteurs qui ne s'embêtent pas la vie. Ca ne marche pas dans le public? Vive le para-scolaire , c'est là qu'est l'avenir!!!!
Ecrit par : elisabeth. | 14 septembre 2006
à D'Enguell;
Le plus simple est de vous rendre sur ce site perso: http://perso.orange.fr/tramp/aa.htm Vous y trouverez le driver russe. Que vous pouvez trouver dans le commerce ou confectionner vous même à l'aide de petites pastilles rouges , que vous collerez sous les lettres latines du clavier. A chaque touche du clavier correspond un signe typographique du russe. Удачи!
Ecrit par : buntovchik | 14 septembre 2006
Il faut faire attention avec l'installation de plusieurs langages sous Windows. Suffit que les pinceaux s'emmêlent, et on finit par envoyer des e-mail qui ressemblent à :
#"(`|bo[#|^$=)('"reux*ùé'('-ponseé"`|[#``|re@&é"u@^`[|'cor`|[@ment.
Après, pour savoir d'où ça vient, tintin. On est bon pour la réinstallation complète.
Ecrit par : Pierre-Henri | 14 septembre 2006
Estil, voir quelqu'un — a fortiori l'élu d'une ville chargée d'Histoire, comme on dit dans les gazettes — rompre avec la culture, c'est effectivement ironique, mais ce n'est pas drôle. De capitulations en défaites…
Quant à Penda, pas (encore) vu, (toujours) pas pris, c'est lui qui décide.
JPB
Ecrit par : brighelli | 14 septembre 2006
En primaire ou maternelle, à chaque retour de vacances on a souvent l'occasion de se faire appeller maman ou mamie selon la personne avec laquelle ils ont passé le plus de temps pendant les vacances. Ce qui m'avait fait le plus bizarre, c'est le gamin qui m'appelait ROBERT parce qu'il appelait ses parents par leurs prénoms et que, sa mère étant aveugle, il faisait plus de choses avec son père.
Ecrit par : catmano | 14 septembre 2006
"ah j'oubliais M'sieu Sibile si jamais vous chantez en anglais , compte tenu de ce que vous écrivez, pouvez vous me promettre de ne jamais toucher au répertoire de U2...merci
cordialement tout de même..."
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 septembre 2006
Ne vous inquiétez pas, Patricia! Je ne fais travailler que des oeuvres musicales!
Jean-Paul, pour rebondir sur la laïcité, (et, au delà de celle-ci, je me revendique comme aussi mécréant que vous), j'ai fait plusieurs fois chanter par des élèves de cycle 3 la chanson de Renaud: "la ballade nord-irlandaise"; (ce n'est pas sa meilleure, mais elle n'est quand même pas mal écrite, et date de la période où le fait de boire ne l'empêchait pas encore d'écrire).
Allez, je vais me déboucher une bouteille de côtes du rhône générique de chez Guigal, millésime 2002, à la santé de tout le blog. Bonne hips nuit à hips tous.
Ecrit par : christophe sibille | 14 septembre 2006
Le beau Le Bret qui trônait sur le camion du syndicat devant la Préfecture à chaque manif, chez Paraschool ? Alors ça, vous m'en bouchez un coin ! Oh Pata, comme dit ma presque petite-fille de 18 mois ! Vouououlûr, comme disaient nos vieux agriculteurs à l'époque où ils juraient encore en "patois"... Sian beù, aviür, fan de chichorle...
Ecrit par : catmano | 14 septembre 2006
mwais
Ecrit par : Georgia Rachel | 14 septembre 2006
Nos amis pédagogistes ont beau s'opposer totalement à la société de consommation (mais si, mais si, c'est eux qui le disent), ils ont pourtant assimilé son principe de base : vendre à la fois le poison et l'antidote.
Etape 1 : je ruine l'éducation nationale.
Etape 2 : je tire bénef de la ruine que j'ai moi-même provoquée.
Beau comme l'antique. Pardon : beau comme un plan de com' marqueting-management tel qu'on les produit chez paraschool. Le pédago-bizness, y a que ça de vrai coco.
Quand est-ce qu'on s'y met ? servons-nous de la notoriété de notre hôte : JPB (prononcez dji-pi-bi) Educational Business Corporation, côté à wall street et au CAC 40. Je réserve tout de suite mes stock-options. Qui en est ?
Ecrit par : Pierre-Henri | 14 septembre 2006
Désolée, Pierre-Henri, rien que d'y penser, j'ai des hauts-le coeur (c'est comme ça que ça s'écrit ?)... Je n'y arriverais jamais, je sais, c'est stupide, mais on s'refait pas, mon brave monsieur. Le Bret chez Paraschool, j'm'en r'mets pas...
Ecrit par : catmano | 14 septembre 2006
Pierre-Henri, d'accord bien sûr, j'en suis mais seulement si on se débrouille pour faire une sarl car on risque fort de faire faillite rapidement : un marketing fondé sur l'effort et le travail, ce n'est pas très "hype"!
Ecrit par : elisabeth. | 14 septembre 2006
"Pour Daniel Le Bret, le soutien scolaire numérique "peut apporter un plus par rapport au livre statique", notamment avec "des petites animations qui permettent de comprendre des concepts assez compliqués". De plus, les évaluations proposées "qualifient l’erreur de l’élève et le placent dans une situation de travail" en l'orientant vers les points du cours à comprendre pour réussir l’exercice. Selon ses erreurs, les logiciels "utilisent des astuces pour faire travailler un élève, ce qu’il ne ferait pas devant un livre"."
source :
http://www.educnet.education.fr/documentation/amiens/motivation.htm
Les livres sont ennuyeux, il faut faire du ludique, acheter des ordinateurs et des logiciels coûteux plutôt que traîner les bouquinistes.... Du prêchi-prêcha pédagol au langage business, bonnet blanc et blanc bonnet. Vous voyez, Catamano, d'un seul coup, moi aussi je me sens des tiques plein la tête. Ha bon, ça ne s'écrit pas comme ça ?
Ecrit par : Pierre-Henri | 14 septembre 2006
Elizabeth, je voulais juste acheter la MARQUE brighelli. Le vieux barbon lui-même, on s'en tape. Imaginez qu'il essaie de faire lire des livres au gens, c'est d'un dépassé ! On crée une entreprise à son nom pour attirer les gogos, ensuite on le vire, et on se partage les dividendes.
Ecrit par : Pierre-Henri | 14 septembre 2006
Catmano, je tiens l'info de qqu'un de RE qui ne me semble pas raconter des salades. Moi aussi j'ai eu du mal à m'en remettre...C'est pour cela que j'en parle.
Celà dit, on a bien vu la CGT demander plus d'actions pour les employés d'EDF...
There's something rotten...
Enfin je me console en me disant que Gianmaria Testa sort son prochain cd en Octobre. Mmmmm!
Ciao a tutti...
Ecrit par : elisabeth. | 14 septembre 2006
en aparté et en dehors du sujet mais il y a des amateurs d'histoires drôles sur ce blog et des amteurs de guitry alors je vous copie/colle cette histoire:
Un magasin qui vend de nouveaux maris vient juste d'ouvrir à New York City.
C'est un endroit où les femmes peuvent se rendre pour choisir un mari.
A l'entrée du magasin, on y découvre une brève description de la manière dont fonctionne le magasin :
ü Vous n'avez le droit qu'à une seule visite.
ü Il y a 6 étages. A chaque nouvel étage, les qualités des hommes exposés augmentent au même titre que vous montez d'un étage.
ü Bien entendu, il y a un hic : vous devez choisir un homme sur l'étage ou vous pouvez monter d'un étage, mais en aucun cas, vous ne pouvez redescendre d'un étage sauf pour quitter le magasin.
Une femme entre donc dans le magasin pour trouver un mari.
Au premier étage, il y a un panneau sur la porte qui dit : Ces hommes ont un travail.
Au deuxième étage, il y un panneau sur la porte qui dit : Ces hommes ont un travail et aiment les enfants.
Au troisième étage, il y a un panneau sur la porte qui dit : Ces hommes ont un travail, aiment les enfants et ont particulièrement belle allure.
La femme se dit « waow? »... Mais elle sent instinctivement qu'elle doit continuer.
Elle arrive au quatrième étage et le panneau sur la porte dit : Ces hommes ont un travail, aiment les enfants, ont particulièrement belle allure et aident aux travaux ménagers.
« Oh mon Dieu, s'exclame-t-elle.
« Je peux à peine y croire ».
Malgré tout, elle continue et monte au cinquième étage.
Le panneau dit : Ces hommes ont un travail, aiment les enfants, ont particulièrement belle allure, aident aux travaux ménagers et sont très romantiques.
Elle hésite à rester... Mais monte quand même jusqu'au sixième étage.
Le panneau dit : Vous êtes le 31 456 012 visiteurs de cet étage. Il n'y a pas d'homme à cet étage. Cet étage n'existe que pour vous prouver que les femmes sont impossibles à contenter. Merci de votre passage au Magasin des Maris....
Un nouveau magasin qui vend des femmes vient d'ouvrir juste en face, dans la même rue.
Le premier étage propose des femmes qui aiment le sexe.
Le second étage propose des femmes qui aiment le sexe et font la cuisine.
Les étages 3 à 6 n'ont jamais été visités...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 septembre 2006
Merci Patricia, après le coup de Le Bret, j'avais vraiment besoin de rire un peu.
Ecrit par : catmano | 14 septembre 2006
oui un très grand merci Buntovchik mais je crains que le s petites mains espiègles de mes chères têtes blondes ne viennent comme elles en ont l'habitude décoller toutes ces petites gommettes ( c'est fou ça , les enfants ne peuvent pas voir une étiquettte sans avoir envie de la décoller...) alors vous imaginez si je me met à utiliser le cyrillique... déjà qu'en français j'inverse les touches...
M'sieu Sibille je vous remercie de suivre mes conseils et de nous faire bénéficier de votre bel humour sarcastique ;vous me confirmez ce que je présentais : décidément ce ne sera jamais with you mais plus qu'assurément without you...
Hélène, comme vous aimez voyager à travers les mots permettez moi de vous inviter au petit matin à un intermède musical...
imaginez ce parc somptueux dans la ville où j'ai le plaisir de vivre, il vient juste d'ouvrir et sort à peine de sa torpeur...vous êtes là debout en haut de cette envolée d'escalier face à la grande perspective qui se noie aux confins du grand canal noyé, dans des brumes évanescentes , bleues irisées du vert de ces arbres majestueux qui le scindent dans une couronne...
pas un bruit , pas un souffle...un silence magique... vous fermez les yeux un instant et les rouvrer délicatement...et vous verrez surement un renard traverser l'allée du roi où des lapins batifoler... avec un peu de chance vous entre- aperceverez sieur La fontaine s'attarder à côté du bassin de Latone et dialoguer avec les grenouilles de bronze...mais le plus extraordinaire est sans nul doute de s'asseoir en haut de ces marches que tant de pieds illustres dévalèrent et gravirent , de regarder le parc s'éveiller et un casque sur les oreilles d'écouter "la flûte enchantée"...
et oui sieur Sibille on peut aimer U2 et écouter Mozart...
Dobolino, les brumes des blancs pommiers reviennent à cha que printemps...;)))
Catmano si cette blague vous a offert un rire alors tant mieux car rien de tel que l'humour et j'ai eu pour maitre un grand père merveilleux qui m'apprit à compter avec une méthode très personnelle et c'est une histoire que je raconterai peut être un jour mais qui en le faisant me donna une belle leçon de vie à savoir ne garder et ne voir que les côtés positif même dans un contexte où s'inscrivent les pires horreurs (et le mot est faible)...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 septembre 2006
"mets" et La Fontaine pour rectifier le s manquant et le F majuscule...enfin pour les fautes que je viens de voir...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 septembre 2006
Большоуе спасйбо buntovchik et Pierre-Henri...
Une petite charrette de market-pub pour ce soir : sachant que Beigbeder frère a vendu sa "banque sur internet" 600 MF avant de monter Poweo, on devrait laisser reposer la "pâte" du "barbon", qui ne coûterait bien cher pour l'heure, monter une marque Rostopchine & Co-kine, école anglaise, fée rosse mais juste pour tous, et engager notre hébergeur comme ambassadeur plénipotentiaire, sorte de Cary Grant à la retraite, procureur infatigable grâce auquel, en outre, on pourrait économiser sur les frais de fonctionnement (gateaux et ticket de transport...)
Si en plus il nous le fait en grec ancien :))))))))
Ecrit par : D'Enguell | 14 septembre 2006
Cary Grant? vous n'auriez pas oublier vos lunettes mon cher D'Enguell par hasard?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 septembre 2006
Dans la Mort aux Trousses, chère Pat, Georges Kaplan alias Cary Grant, attire sur lui tous les dangers et même Eve Marie-Saint (je ne vous repiquerai pas votre camlembour, JPB, mais on pourrait imaginer une allégorie de la République...) pour à la fin faire triompher le bien, éliminer Martin Landau (encore lui, le Potem-kine) et sauver les secrets d'Etat (la littérature) pillés par les espions à la solde des bolchéviques (on va dire pour simplifier). Alors oui, Cary Grant.
Archibald Leach pour les intimes ;)))
Ecrit par : D'Enguell | 14 septembre 2006
pardon j'avais oublié que vous aviez à défaut de lunettes, une longue vue...alors Cary Grant d'accord mais uniquement dans la "mort aux trousses";)))
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 septembre 2006
Mieux vaut naviguer à la longue-vue qu'au sextant, la nuit ;))
Ecrit par : D'Enguell | 15 septembre 2006
D'Enguell je ne vous répondrai que par un éclat de rire:))));))
par nuit claire et un jour de pleine lune alors....:)
Hélène excusez mes fautes d'orthographes , je viens de les voir. l'horreur!décidément il faut vraiment que je me résigne à utiliser word et faire ensuite un copier /coller... dans ce cadre c'est vraiment impossible ...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 septembre 2006
Faudra que je fasse l'apologie de Cary Grant, que je trouve un peu bousculé ici…
Deux points sérieux.
D'abord, un point sérieux pas sérieux. Pour les étudiant(e)s d'IUFM qui souhaitent décompresser (je l'aisse les amateurs de calembours réorthographier ce mot à leur guise) après quelques cours inutiles, il existe un site qui leur est consacré (http://www.geocities.com/iufmz/pageprinc.html)
Ensuite, le point sur les salaires des enseignants — un sujet qui fait polémique puisque personne ne connaît au fond le détail. Où en sommes-nous en France par rapport à des pays supposés semblables, au niveau développement ?
Un rapport OCDE fait le point sur la question.
"Le salaire des enseignants a augmenté en valeur réelle dans la quasi-totalité des pays de l'OCDE entre 1996 et 2004, indique l'étude "Regards sur l'éducation" publiée par l'OCDE, aujourd'hui mardi 12 septembre 2006 (L'AEF du 12/09/2006, 68266). C'est en Finlande, en Hongrie et au Mexique que les hausses salariales les plus importantes ont été enregistrées. En Espagne, en revanche, le salaire des enseignants du niveau primaire et du deuxième cycle du secondaire a diminué en valeur réelle durant la même période, même s'il demeure supérieur à la moyenne des pays de l'OCDE. Les données pour la France ne sont pas signalées.
Les variations entre le salaire horaire d'un enseignant du primaire et celui d'un enseignant du secondaire sont importantes, en moyenne 42%. Toutefois, les situations sont très diverses selon les pays. L'écart de rémunération horaire est inférieur à 5% en Nouvelle-Zélande et en Pologne, mais supérieur à 75% en Espagne et aux Pays-Bas, où le temps d'enseignement varie le plus entre le primaire et le secondaire.
Les salaires perçus par les enseignants arrivés au sommet de l'échelle des barèmes sont supérieurs de 70% environ aux salaires de début de carrière. Toutefois, cet écart varie beaucoup selon les pays, principalement parce que le nombre d'années d'exercice requises pour progresser dans l'échelle des salaires diffère d'un pays à l'autre. En Angleterre, en Australie, au Danemark, en Écosse et en Nouvelle-Zélande, les enseignants de collège atteignent assez rapidement le niveau maximal du barème salarial: "il ne leur faut qu'entre cinq et neuf ans d'exercice pour y parvenir", assure l'OCDE. Il n'en va pas de même en Autriche, en Corée, en Espagne, en France, en Grèce, en Hongrie, en Italie, au Japon, au Luxembourg, en République tchèque ou encore en Israël, où il leur faut plus de 30 ans d'exercice pour atteindre le sommet de l'échelle des rémunérations.
Le salaire statutaire annuel des enseignants de collège qui ont 15 ans de carrière à leur actif varie entre à peine 10 000 dollars en Pologne, et plus de 48 000 dollars en Allemagne, en Corée et en Suisse. Il atteint 80 000 dollars au Luxembourg. Par rapport au PIB par habitant, les salaires des enseignants ayant 15 ans d'expérience à leur actif (premier degré ou second cycle), rapportés au PIB par tête, sont les plus faibles en Hongrie (0,91), en Islande (0,69), en Norvège (0,87) et en Pologne (0,83) et, dans les pays partenaires, en Israël (0,73); ils sont les plus élevés en Corée (2,37 dans le primaire et 2,36 dans le premier cycle du secondaire), au Mexique (2,09, dans le premier cycle du secondaire) et en Turquie (2,44, dans le primaire). Avec 1,16, les enseignants français de collège sont un peu en dessous de la moyenne de l'OCDE et des pays de l'UE, 1,32 et 1,26. Dans la filière générale du deuxième cycle de l'enseignement secondaire, c'est-à-dire le lycée, les salaires les plus faibles par rapport au PIB par habitant s'observent en Islande (0,94), en Norvège (0,87) et en Pologne (0,83) et, dans les pays partenaires, en Israël (0,73). À ce niveau d'enseignement, les salaires (rapportés au PIB par habitant) versés en milieu de carrière sont les plus élevés en Corée (2,36) et en Turquie (2,30). Pour le lycée, les enseignants français (1,17) sont là encore légèrement en dessous de la moyenne de l'OCDE et de l'UE, 1,42 et 1,37."
Le rapport est en ligne à l'adresse: www.oecd.org
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 septembre 2006
"M'sieu Sibille je vous remercie de suivre mes conseils et de nous faire bénéficier de votre bel humour sarcastique ;vous me confirmez ce que je présentais : décidément ce ne sera jamais with you mais plus qu'assurément without you..."
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 septembre 2006
Sur ce coup-là, c'est assurément vous qui en manquez le plus!
"et oui sieur Sibille on peut aimer U2 et écouter Mozart..."
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 septembre 2006
Oui, assurément. Et bien d'autres encore, dont vous avez peut-être entendu parler? Josquin des Prez, Miles Davis, Al Jarreau, Gianmaria Testa, (le chanteur- chef de gare, absolument extraordinaire, avec sa voix spécifique et la finesse de ses arrangements), Johannes Brahms, Claudio Monteverdi, Led Zeppelin, Thélonious Monk, Jacques Higelin, Maurice Ravel, Michel Portal, Herbie Hancock, Michael Brecker, Jaco Pastorius, Youssou N'Dour, Marin Marais, Serge Gainsbourg, ... Et, Dieu merci, il y en a encore un certain nombre, mais je ne voudrais pas encombrer trop le blog de Jean-Paul.
Ecrit par : christophe sibille | 15 septembre 2006
Vous pûtes même le dire au passé simple, Christophe :
ils encombrèrent...
Ecrit par : D'Enguell | 15 septembre 2006
M'sieur Brighelli, à coup sûr, lundi, je vous serre la patoche pour vous saluer: "bonjour". Et m'assoir quelque part dans votre salle (attention, je suis timide!). Je vous appelle ce viquinde.
Quelques anecdotes: mercredi soir dernier, Paul-Valéry (Montpellier III). Je tombe sur plusieurs affiches officielles du Théâtre universitaire "La Vignette" construit sur le campus. Une annonce d'embauche pour un ou deux postes (de vacation) afin d'intégrer l'équipe formidable et jeune et motivée qui entoure le directeur. De mémoire, voici quelques mots écrits à l'ordinateur: "fonctionement", "passioné", "téchnique", "téatre", "rejoin" (et j'en passe). Des étudiant(e)s de l'Université de Lettres, "Sciences" humaines, Langues, Histoire, Arts du spectacle, etc. furent chargés de ce travail (et personne pour les relire???)... Bien sûr, mon petit stylo a commis les corrections exigées. LA HONTE!!!!!! sur eux et, collatéralement, sur le Théâtre. (Les annonces cul des chiottes de l'université sont normées!)
Hier: Devoir de Français pour des Terminales BEP plomberie. Les élèves me rendent au fur et à mesure leur "compétence d'écriture" (sujet BEP de l'an dernier). Je prends le temps de lire ce qui m'est offert avec respect. Et de corriger à l'oral, avec l'élève à mes côtés que j'interroge ("Quel est le sujet de votre verbe? Ce sujet est au pluriel, pourquoi votre verbe ne l'est pas?" etc.), pour que celui-là retourne à son bureau et reprenne ce qui ne va pas (effort de mémoire) et me remette un devoir qui n'aura pas quelques points en moins pour cause de déficience syntaxique et orthographique.
Un élève me dit, conscient de son problème [1]: Je n'ai même pas le niveau primaire (plus de 20 fautes en une vingtaine de lignes). Pensant à quelques-un(e)s ici, je demande: "Comment avez-vous appris à lire? Méthode syllabique (b+a = ba) ou méthode globale (on vous montre un "âne" sur un dessin et on vous dit ça se dit et s'écrit "âne" - ai-je bien saisi ce qu'est la méthode globale??). L'élève me répond: "Avec les dessins". Il rajoute: "Et puis, au lieu de faire de la grammaire, on allait voir des spectacles de marionnettes".
[1] Le plus étrange pour moi, c'est de découvrir, dans la même copie, des mots qui, un coup, sont écrits n'importe comment, et, à d'autres lignes, correctement. De voir, par exemple, un "Ils mange" (Je mets un "s" monsieur, puisque c'est un pluriel??) qui, plus loin, devient un "Ils mangent". C'est que j'écris vite, monsieur. Alors ça vient comme ça vient.
Ecrit par : Pendariès | 15 septembre 2006
m'ass-E-oir
Ecrit par : Pendariès | 15 septembre 2006
En parlant d'OCDE, j'ai entendu hier matin que nous étions au treizième rang mondial en ce qui concerne le niveau scolaire. Qu'est-ce que celà signifie en réalité, c'est ce qui n'est pas expliqué. Sur quels critères sont évaluées les connaissances. Que teste-t-on?
J'ai un neveu aux Etats-Unis, à Philadelphie et, à seize ans, il a encore besoin de ses doigts pour 5+3...
Au sujet des propos de Catmano sur le soutien scolaire, je conçois qu'elle ne veuille pas entrer dans le système du cours supplémentaire payant mais je sais qu'elle envisagerait, sa retraite prise, de faire du soutien sous forme de bénévolat. Est-ce, socialement et économiquement parlant, une solution et n'est-ce pas d'une certaine façon aussi entrer dans ce jeu de démolition de l'enseignement laïque? Une forme de Charité: les trois vertus théologales ne s'opposent-elles pas à la devise de la république française?
Je crains que mon disque dur ne soit passablement délabré. Faudrait que je compresse mes fichiers...
Je vieillis: "la chair est triste hélas et j'ai lu tous les livres..."
"il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville..."
Enfin, ça doit se vendre des caches pour clavier avec l'alphabet cyrillique. Mais déjà qu'on se fait accuser d'être abscons...
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2006
Bonjour et merci à vous Patricia pour cette jolie promenade. Dans ma Champagne fleurie où les vendanges vont bientôt commencer il y a aussi des cimetières le long des routes, des cimetières où reposent de pauvres bougres fauchés en pleine jeunesse, et plus on avance vers la Meuse paisible et verdoyante, plus il y en a. Pourquoi ? Je n'ai toujours pas la réponse. A-t-on le droit de disposer ainsi des fils ,des frères, des pères,des fiancés, des maris, et le plus légalement du monde ? Pourquoi ?
Cet été, au musée de la Résistance du Parc Régional du Morvan, les mots du poète ont apaisé mes angoisses et laisser entrevoir l'espoir. Ils ont leur place sur ce blog.
Ils ont beau baptiser lumière les ténèbres
Elever l'ignorance au rang de la vertu
Enseigner d'être lâche et prêcher l'esclavage
Faire régner partout un air pestiféré
Ils ont peur de tout ce qui respire
D'un chant près d'un berceau D'un oiseau de l'été
Le bruit d'un coeur qui bat les force à se tapir
Aragon, "Le musée Grévin"
Dans le calme des cimetières on entend le chant des oiseaux, et ma chère Maman qui vit le jour en ces heures d'enfer, n'a jamais cessé de fredonner près du berceau.
Les mots et les chansons aident à vivre et à comprendre.
Ma doléance : ne pas l'oublier.
Bonne journée.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 15 septembre 2006
"Les mots et les chansons aident à vivre et à comprendre.
Ma doléance : ne pas l'oublier. "
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 15 septembre 2006
Hélène ces mots si sages percent les nuages gris qui ont voilé le soleil aujourd'hui...merci à vous aussi...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 septembre 2006
Je suis un peu débordé, là, dobolino, mais toto devrait pouvoir vous faire un petit reformatage en règle. Luttez contre le délabrement, quand le bâtiment va, tout va !
Hope, Faith and Charity s'opposent bien à la République (sa devise à tout le moins), mais, paraît-il, disposent les chrétiens à vivre en relation avec la Sainte Trinité... A moins que ce ne soit l'inverse...
Oh et puis quand c'est pas Penda, c'est vous ! Du nerf, que Diable, de la vie, Ventre-saint-gris !
Hélène, merci.
Ecrit par : D'Enguell | 15 septembre 2006
Trouvé dans un livre de classe d'un arrière grand-père ayant fréquenté l'école primaire entre 1870 et 1914:
"Nous sommes les petits soldats
Du bataillon de l'Espérance
Nous exerçons nos petits bras
A venger l'honneur de la France
Et Barra le petit tambour
Dont on nous a conté l'histoire
En attendant bat chaque jour
Le rappel dans notre mémoire"
Alors, Travail ; Famille ; Patrie?
Etait-ce si bien ainsi quand on pense que la majorité des petits bonshommes de 7-8 ans qui récitaient ce "poème" sont morts dans les tranchées? Quelle école pour quel endoctrinement?
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2006
D'après L'Express, un certifié (et donc un PLP, un prof des écoles) gagne de 1 750 à 3 700 € par mois. C'est beau le journalisme !
Ce n'est même pas vrai pour les traitements bruts. Ou alors il faut bien regarder vos bulletins de salaire, il s'en est passé des choses pendant les vacances ! Plus sérieusement, ce même certifié a perdu 7 % de pouvoir d'achat en 10 ans.
Hervé Hamon, le beauf de gôche, affirme aussi qu'au bout de quelques années les profs sont tous notés 40 sur 40 !
Et donc que les carrières se déroulent pour le mieux dans le meilleur des mondes sans que les proviseurs et les principaux puissent, les pauvres, "exercer leur autonomie".
Vu le nombre de collègues que j'ai pu voir partir en longue maladie pour échapper au harcèlement, le sieur Hamon ne doit fréquenter que ses potes des Cahiers pédagogiques et de l'INRP.
Ecrit par : LaRiba | 15 septembre 2006
C'est un journaliste qui a appris à lire avec une méthode globale qui écrit ça ?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 septembre 2006
Merci aux blougeuses et aux blougeurs j'ai bien rigolé encore ce matin ... tout les matins la même ....
Super Taff Penda, il ne te reste plus qu'à :
1) leur apprendre à lire "correctement" (L&L;)
2) leur apprendre la grammaire "correctement" (Orsenna)
Et après tu pourras faire un cours honnête ;)
bonne année scolaire ;)
Ecrit par : toto | 15 septembre 2006
"Pétition qui me semble intéressante car on sort enfin du cadre franco-français... et puisque la culture et la transmission des savoirs sont attaquées dans toute l'Europe...
http://www.sauv.net/meurotext.php?lang=FR"
Cette pétition est une bone initiative mais elle devrait être adressée à la commission européenne par au parlement européen, ce dernier n'ayant pas le pouvoir de proposer des lois.
Ecrit par : EP | 15 septembre 2006
correction :
"pas au parlement européen"
Ecrit par : EP | 15 septembre 2006
correction :
"bonne initiative"
Ecrit par : EP | 15 septembre 2006
Pour lire le rapport Obin : ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/syst/igen/rapports/rapport_obin.pdf
Ecrit par : EP | 15 septembre 2006
Lariba, j'ai appris, en lisant je ne sais quel niouzemagazine, que l'INSEE classait les enseignants du secondaire parmi les "professions intellectuelles et supérieures".
M'étonne que tout aille bien en France, d'après les stats !
Ecrit par : Pierre-Henri | 15 septembre 2006
A lire aussi, le rapport Denece, du Centre Français de Recherche sur le Renseignement, qui va dans le même snes que le rapport Obin :
http://www.cf2r.org/download/rapports_recherche/RR1-Islam.pdf
Ecrit par : EP | 15 septembre 2006
correction :
"dans le même sens", mais surtout pas au SNES !
Ecrit par : EP | 15 septembre 2006
Pierre-Henri, c’est exact et c’est ce qui est surtout connu dans le grand public.
L’INSEE détaille (les sournois) plus ou moins les Professions et Catégories Socioprofessionnelles (PCS). Il y a jusqu’à 497 « postes ».
Ex. :
Catégorie 3 Cadres et professions intellectuelles supérieures dont :
32 Cadres de la fonction publique, professions intellectuelles et artistiques
34 Professeurs, professions scientifiques
Catégorie 4 Professions Intermédiaires dont :
42 Professeurs des écoles, instituteurs et assimilés
Je ne voudrais pas faire le pédant, c’est que j’enseigne aussi les SES en PLUS de l’histoire-géo = conserver des postes et des heures, etc. Donc je me farcis ce genre de particularités hilarantes, il faut bien que ça resserve !
Ecrit par : LaRiba | 15 septembre 2006
Doléances:
A) Générales
1) J'aimerais que soit assoupli le principe de responsablilité légale des enseignants envers les élèves. Ce n'est pas, de mon point de vue, une revendication catégorielle. Il me semble que cette responsablilité entrave parfois sérieusement la fonction d'enseignement. Par exemple, lorsqu'un élève perturbe gravement un cours (et il n'est nul besoin d'arme blanche pour cela), je ne peux l'en exclure, au nom du principe de surveillance. Du coup, ce que je surveille, c'est le sabotage méticuleux de mon cours.
2) J'aimerais que soient éclaircis une bonne fois pour toutes les rôles respectifs des capessiens et des agrégés. Je suis bien lasse de la frustration et de l'animosité larvées qui infiltrent certains murs de la salle des profs.
3) J'aimerais, au nom de la continuité des enseignements et de l'optimisation des rhythmes scolaires, que l'on allège (un peu) les journées des élèves, et qu'on réduise d'autant les vacances d'été.
4) Que l'on diminue le nombre de filières du baccalauréat.
B) De prof d'anglais que je suis
1) Que cette langue ne soit pas systématiquement imposée aux élèves, et ce pendant d'interminables années. Comment ne pas concevoir de ressentiment à l'égard du huitième professeur qui prétend vous faire apprendre (heu non, pardon, vous faire découvrir grâce à votre lumière intérieure) tel ou tel point de grammaire.
2) Corollaire : pourquoi diable y aurait-il des compétences considérées comme acquises chaque année en mathématiques, et donc mobilisables l'année suivante, et pas en langue? Pourquoi le programme grammatical vu au collège doit-il être repris, intégralement, dans les cycles suivants (cela vaut par exemple pour le BTS). Cela crée chez les élèves l'idée que l'on peut systématiquement se permettre de tout oublier ainsi qu'un sentiment d'usure et parfois de confusion bien compréhensible.
3) Que l'on rétablisse l'étude de la syntaxe en français. Que l'on rétablisse l'étude de la syntaxe en français. Ah, et aussi, que l'on rétablisse l'étude de la syntaxe en français.
4) Que l'on ne multiplie pas les manuels certes très colorés, mais si vites obsolètes, qui regorgent d'images de films hollywoodiens. Un bon manuel de grammaire unique, que chacun possèderait et qui pourrait faire pour tout le lycée, et le premier cycle universitaire. Des exercices d'application de différents niveaux permettraient à chacun de trouver ce dont il a besoin. Du coup, pas de problèmes de terminologie variable, moins d'arbres sacrifiés pour faire des photocopies de révisions, et malheureusement, moins de sous pour les éditeurs...
4) Des émissions en VO à la télévision publique. Qui peut croire qu'un élève serait traumatisé de regarder son feuilleton préféré en anglais/espagnol/allemand. De toute manière, il sacrifie du temps à le regarder.
5) Le droit d'enseigner la civilisation et la littérature des pays anglophones. J'ai été recrutée sur mes connaissances dans ces domaines, et je suis certaine que cela intéresserait plus les élèves qu'un énième extrait de livre pour enfant didactisé.
6) Des cours de rattrapage PUBLICS l'été, sanctionnés par un examen, pour tous les élèves qu'on laisse allègrement passer en classe supérieure avec des notes catastrophiques en langue.
C) Mélancoliques
1) Euh, et puis aussi, j'ose à peine le dire, une estrade. La symbolique ne me deplait pas, mais surtout, je suis petite, et les éléves assis au fond ne voient pas ce qui est écrit au bas du tableau. Pour l'anectode, quelques rares estrades ont été conservées dans mon établissement, dans quelques salles de lettres et d'histoire...
2) Enfin, et pour conclure, j'aimerais que les journalistes de l'Express et autres sociologues qui écrivent dans Libé me disent ce qu'ils ont contre les enseignants, et ce qui les rend compétents pour prescire quoi que ce soit en matière d'enseignement.
Je me garderais bien, moi, de m'exprimer sur la chirurgie neurologique.
Et je suis lasse, bien lasse du bruit et de la fureur.
Ecrit par : Petiteprof | 15 septembre 2006
Moi aussi mère d'une élève de cinquième en anglais, je suis lasse. Enfin, c'est surtout ma fille qui est lasse: elle a du subir une heure de cours sur les jours de la semaine en anglais car certains(trop nombreux élèves) ne les avaient pas acquis en sixième. Je précise que tous ces élèves ont eu l'an dernier la même prof qui faisait un travail très propre et qu'il n'y a pas de débiles mentaux sensu stricto dans cette classe, simplement des gens qui n'ont aucun goût pour l'étude d'une langue, un poil dans la main qui leur sert de canne, un encadrement familial "à la va comme je te pousse".
Vive le collège unique.
A quoi celà peut-il bien servir d'enseigner une langue étrangère à des jeunes gens qui ne maîtrisent pas leur langue maternelle et qui rêvent d'être maçons ou ballons de foot?
Nous sommes tous las!
Et tous nos petits Obelix de dire: "Astérix, ça veut dire quoi: je suis lalala?"
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2006
Pour PetiteProf, oui pour l'estrade et pas que pour des raisons de taille, ce n'est pas innocent si on les a virées...
Des cours de rattrapage public en été? Pas besoin si on obtient à nouveau l'autorisation de ne laisser passer que les élèves qui le peuvent.
Mais ça , ça ne va pas dans le sens de l'OCDE qui vient de rendre son rapport annuel et qui dit que les redoublements coûtent trop cher et qu'il faut les supprimer tous, définitivement...
Les cours de civi. et de littérature en anglais au lycée et au collège, bien sûr, mais il faut dire que je n'ai jamais rencontré un collègue angliciste se plaindre de ne pas en faire... Je dois être mal tombée! Au collège aussi on ne nous encourage pas à faire de la littérature française depuis qques années, quand ce ne sont pas les parents eux-mêmes qui râlent en voyant des livres trop "durs" à lire pour leur pauvres petits chéris...
Et des vrais, des bons manuels partout, qui nous évitent de passer un temps fou à photocopier pour contourner les instructions imbéciles et ineptes... ça oui, alors.
Ecrit par : elisabeth. | 15 septembre 2006
"Des émissions en VO à la télévision publique. Qui peut croire qu'un élève serait traumatisé de regarder son feuilleton préféré en anglais/espagnol/allemand. De toute manière, il sacrifie du temps à le regarder."
Alors là, Mme petiteprof, je ne puis que me montrer totalement d'accord avec vous ! Je trouve tout bonnement scandaleux que le service public ne propose pas les films en VO. Même Arte fait régulièrement machine arrière sur ce point et c'est éminnement regrettable.
C'est d'autant plus scandaleux qu'avec la TNT et la TV par ADSL, il est techniquement tout à fait possible de proposer plusieurs flux audios sur un même programme (la preuve, canal+ le fait pour son dessin animé de 18h30).
Encore un coup du lobby des acteurs-doubleurs...
Ecrit par : Cédric | 15 septembre 2006
Toto, je ne sais pas si je fais un super taff... Je fais surtout ce que je peux avec des élèves qui connaissent une école qui, pour la plupart, ne les aide pas à les structurer.
Vous parlez de "L et L", mais, blagues à part, dois-je me tourner vers les méthodes FLE pour faire reprendre les bases à mes élèves?... (SOS: comment faire avec des gars et des nénettes de 15 ans et plus, maintenant, avec tous leurs problemes d'orthographe, de syntaxe, de vocabulaire). Ce matin, verbe "moudre" (bon c'est vicieux) au présent de l'indicatif à des 2de BEP compta, j'ai aperçu: "nous moudons, vous moudez, ils moudent".
Vive le we.
Je vais prendre rdv chez un orthophoniste, car sans avoir à gueuler en classe, ce que je ne fais jamais, j'ai les cordes vocales explosées (c'est la maladie des profs, parait-il). J'ai pas suivi les cours sur "La voix" à l'IUFM...
Ecrit par : Pendariès | 15 septembre 2006
Christophe, merci pour la liste, il y en a plusieurs que je ne connais pas ; je vais aller y voir... Et cela me ravit...
Vous croyez qu'il est encore chef de gare? Il ne doit plus vraiment avoir le temps maintenant, avec tous ses concerts?
Ecrit par : elisabeth. | 15 septembre 2006
"(SOS: comment faire avec des gars et des nénettes de 15 ans et plus, maintenant, avec tous leurs problemes d'orthographe, de syntaxe, de vocabulaire)"
J'ai 42 ans :( ... so tout est bleussipo ;) (L&L; + Orsenna)
Courage Penda je suis avec toi ;)
Ecrit par : toto | 15 septembre 2006
Il me semble que quelques mesures "simples" permettraient d'améliorer les choses, et on doit commencer par l'école primaire :
- poser des bases solides (lecture, écriture, calcul) dès les petites classes, pour qu'ensuite les élèves, d'où qu'ils viennent, puissent acquérir une vraie culture ("avoir entendu parler de l'ADN" en 5ème ne sert pas à grand chose, mieux vaut le comprendre au lycée, àma)
- réaffecter les moyens des "projets pédagogiques" à l'étude du soir, particulièrement utile pour pallier les inégalités dues au capital culturel familial
En fait, il s'agit de donner à chacun de réelles chances de réussir, et de ne pas renvoyer l'élève à sa misère sociale et culturelle. Que de gâchis actuellement !
Ecrit par : Julie Boutard | 15 septembre 2006
Avez-vous jamais entendu parlé des PPCP et de l'ECJS? Allez, je vous affranchis.
PPCP (je ne sais plus à quoi correspondent les lettres...), c'est une heure par quinzaine de binôme (prof de Lettres ou prof de Math et prof principal d'atelier) pour un projet que doivent monter les élèves en rapport avec leur profession: visites de sites industriels, montage de clim, panneaux solaires, costumes pour une pièce de théâtre, etc. etc. Tout ce que vous voulez. C'est un fourre-tout sans nom, que l'on ne note pas, qui ne débouche sur rien, vu qu'il n'y a pas de budget alloué pour cette idée de génie (alors bien sûr, certains profs d'atelier démotivent tout de suite leurs élèves pour cette heure en leur disant: de toute façon y a pas de fric; les élèves sont absents, etc.) Et nous, enseignants de Français, ben on est là pour corriger les fautes dans les courriers, les dossiers (l'éclate!). Et nous n'avons pas assez d'heures pour finir des programmes démentiels en Histoire et Géo (ne pas oublier que les gaillards et les gonzesses ont plusieurs semaines de stage par an. Les Terminales Bac pro, par exemple, en ont 8, et les cours se terminent officiellement en juin, mais officieusement, avec l'absentéisme, en mai...).
L'ECJS est une daube. Education Civique et Je Sais plus... Bref, un machin, sur lequel on fait des communications durant les réunions de l'UNESCO (si si, j'ai appris ça aujourd'hui). Donc, le bazar a pour but d'amener les élèves à débattre sur des sujets de société (et bien, entendu, les élèves, les mecs, se jettent sur les thèmes de: la DROGUE, et du SEXE). On passe des heures creuses à les envoyer se divertir sur Internet pour leurs... recherches... Mais c'est dans le but honorable d'en faire des citoyens (les élèves eux-mêmes disent que ça ne sert à rien).
Et je ne vous parle pas des modules... Les textes officiels annoncent ce que ce n'est pas mais n'avoue pas ce que c'est. Et l'aide individualisée, qui n'est pas du soutien.... Pfffff. Pauvre LEP en danger! (oui pensons aux futurs apprentis de 14 et 15 ans qui n'auront qu'une peau de chagrin horaire concernant les cours de matières générales)... Ouais, D'Enguell, j'ai pas vu de string aujourd'hui, j'ai la pêche moyen!
Ecrit par : Pendariès | 15 septembre 2006
Pour Patricia :
j'envisage sérieusement de déscolariser mon fils étant donné l'indigence de ce qu'il fait cette année. Comment ça se passe? Il faut l'inscrire au Cned? (je n'ai pas encore trouvé de privé satisfaisant)
Ecrit par : Florence | 15 septembre 2006
Je me demande à quoi servent les redoublements pour des enfants ou ado qui ne s'intéressent pas à l'enseignement reçu. Il serait souhaitable de pratiquer des enseignements différenciés avec des groupes de niveau à peu près homogènes. Le système actuel au collège ne réussit pratiquement qu'aux médiocres laborieux, les meilleurs se morfondent et les pires se dénarcissisent dans un univers qui leur est complètement inadaptéet leur apprend la paresse, l'insolence et le mépris de soi. Lorsque je suis entrée en sixième, on nous répartissait dans des classes qui n'avaient pas toute le même niveau et qui n'avançaient pas au même rythme; les passerelles existaient puisqu'un de mes camarades de promo d'école véto avait "fait" quatrième et troisième de transition pour ensuite entrer dans un lycée agricole bien tenu où il avait réussi en trois ans le bac D'. L'année suivante, il passait un bac C, profitant de son temps libre pour faire sa préparation militaire(évitant ainsi les deux mois de "classe"). Admis en prépa véto à Nancy, il a intégré deux ans plus tard.
Un exemple de nos jours: A est élève de quatrième et rêve d'être patissier-chocolatier. Réalisant son stage de quatrième dans une patisserie, le patron le rend à la fin dustage à ses parents ravi des performances du jeune homme, passionné, attentif et ayant appris en trois jours une bonne dizaine de recette avec une virtuosité hors du commun. Il veut partir apprendre le métier et ses parents trouvent une école à Marseille qui le prend en troisième pro avec internat. En fin de quatrième, les enseignants obtiennent un redoublement car ils ne le trouvent pas assez mûr. Le gosse est déçu car il voulait partir et il avait à celà de bien bonnes raisons: son papa est un légionnaire qui estime qu'un garçon doit être élevé à la dure, et quelle dure: ses parents sont à présent sous tutelle en ce qui concerne son éducation pour sévices corporels et autres faits graves... C'est sûr, il a refait le Siècle des Lumières une seconde fois. Je ne doute pas que celà lui ait profité... Ce n'est pas un cas particulier, c'est un exemple parmi tant d'autres.
Je veux dire en conclusion que les voies de l'apprentissage, de la professionalisation précoce et, aussi, et les citadins n'y pensent pas toujours, l'excellente filière des enseignements agricoles ne sont pas à mépriser. Tous les anciens apprentis que je connais disent avoir vécu comme une libération trop tardive leur entrée dans le monde du travail, se renarcissisant au fur et à mesure des mois et allant une semaine sur quatre revoir et enfin comprendre les fondamentaux (écriture,lecture et calcul) avec d'excellents progrès car ils avaient enfin d'eux même une image positive. L'école broie trop d'élèves. Je vous assure qu'il y a plein de gosses de quatorze ans qui se contref..ent de D'Alembert, ce qui ne veut pas dire qu'ils ne seront pas aptes à l'âge adulte à s'ouvrir aux choses de l'esprit.
Ouf!
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2006
"Je vais prendre rdv chez un orthophoniste, car sans avoir à gueuler en classe, ce que je ne fais jamais, j'ai les cordes vocales explosées (c'est la maladie des profs, parait-il). J'ai pas suivi les cours sur "La voix" à l'IUFM..."
Ecrit par : Pendariès | 15 septembre 2006
Là, je ne peux que vous donner tort! Blague à part, et c'est une revendication des stagiaires PE et PLC que j'ai pu avoir en face de moi au cours de ces formations; que ces "modules" en lien avec le premier outil professionnel de l'enseignant représentent plus de six heures sur l'année...
"Vous croyez qu'il est encore chef de gare? Il ne doit plus vraiment avoir le temps maintenant, avec tous ses concerts?"
Ecrit par : elisabeth. | 15 septembre 2006
Non, je crois effectivement qu'il a arrêté depuis plusieurs années. Mais, la dernière fois que je l'ai entendu en interview, (il y a six ans, quand même), il "pratiquait" encore, tout en ayant une tournée assez fournie, et semblait avoir pour ce métier un amour qui le plaçait bien au delà d'un simple gagne-pain!
Très bonne soirée à vous.
Ecrit par : christophe sibille | 15 septembre 2006
Christophe S., loin de moi l'idée de me moquer de ce cours sur "La voix", au contraire - c'est celui qui est le plus apprécié des stagiaires - mais nous n'avions pas encore ça dans mon IUFM. Et les cordes vocales, c'est capital
Ecrit par : Pendariès | 15 septembre 2006
Pendariès, l'orthophoniste qui nous aiderait pour nos petites cordes vocales toutes abîmées, c'est de l'humour ou c'est vrai? Parce que ça m'intéresse vraiment, ma voix est aussi totalement cassée à la fin de cette semaine. Encore deux jours de plus et j'avais la voix d'un vrai "rital"...ET je ne trouve ça joli que chez les mecs...Alors!!
Ecrit par : elisabeth. | 15 septembre 2006
Elizabeth.
J'ai une collègue d'histoire géo en collège (une véritable prof consciencieuse et tout et tout...) qui a perdu la voix pendant 3 mois...sa voix a disparu subitement, un peu comme le nez de l'assesseur de collège Kovaliov dans le récit de Gogol.
Depuis sa guérison, elle vit dans l'angoisse de la perdre à nouveau. Je sais qu'elle dispose à présent de techniques pour pallier dès les premiers symptômes à cette éventuelle nouvelle défaillance des cordes vocales.
Ecrit par : buntovchik | 15 septembre 2006
Voilà deux traductions au poème de Essénine:
-1)traduction de Henri Abril dans L'Homme noir ed. Circé
Je n'ai ni regrets, ni larmes, ni plaintes,
Tout s'en va comme la brume des pommiers blancs;
Depuis que l'or du déclin l'a étreinte,
Ma jeunesse fuit infailliblement."
2)traduction de Christiane Pighetti dans Journal d'un poète ed. La Différence (plus littérale)
Je n'appelle, ni ne pleure, ni ne regrette rien,
Tout passe comme brume de pommiers en fleurs
Attaqué de même par l'or de la ruine,
Plus ne connaîtrai la jeunesse "
Tout celà signifiant que j'ai à nouveau un ordi à la maison (go! Auriane) et que je n'en aurais plus pour une heure le matin à lire les noctambules aux dépens des cas cliniques!
Vous, enseignants, c'est les cordes vocales, nous c'est les cadènes. Qu'est ce que les cadènes?
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2006
Waaaa! Trois mois! quelle horreur!
Adonc, je vais m'enquérir de ces dites méthodes dès que possible. Merci pour le renseignement.
Il faut dire qu'à l'inverse de Pendariès, il m'arrive de hausser le ton dans ce collège, ce qui ne m'arrivait jamais au lycée...
Ecrit par : elisabeth. | 15 septembre 2006
Florence contactez moi sur cette adresse je l'ai déjà donné sur le blog mais ça vous évitera de chercher:
[email protected]
Je répondrai alors à toutes vos questions mais sans faire de "prosélitisme"...Cordialement
Pour Pendariès:
je doute que les méthodes de FLE s'adaptent dans le cas que vous citez...Mais si vous allez consulter un/une orthophoniste pour votre voix demandez lui conseil c'est étonnant le boulot qu'ils font et comment ils "récupèrent" les gamins laminés par ces méthodes pédagogistes qu'on a expérimenté sur eux...
Bonne soirée à tous
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 septembre 2006
Buntovchik, offrez nous une autre traduction!
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2006
Dobolino je transmets l'info dés que je rentre ...tard! car ces petites têtes blondes qui s'investissent dans un sport et veulent faire de la compèt accaparent beaucoup du temps de leur maman et là je pirate(chut faut pas le dire)depuisle gymnase une connection wifi pour suivre le débat toujours animé à cette heure ...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 septembre 2006
comme c'est de la poésie Dobolino on peut partir du sens littéral et ensuite trouver une tournure plus poétique et littéralement, Buntovchik me corrigera si je me trompe,
le premier vers se traduit je ne regrette pas, je n'appelle pas , je ne pleure pas...
bon je vais me faire remarquer si je m'attarde alors je reviens dans ma nuit blanche mais pas de St-Petersbourg hélas...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 septembre 2006
Avez-vous essayé de mâcher de la propolis tous les soirs en bloguant: anti inflammatoire et antiseptique, vendue en pharmacie et magasins bio. Tentez le coup, ce n'est pas toxique et ça peut aider en préventif. En attendant, pensez aux chanteurs d'opéra. Peut-être une chorale vous aiderait à placer votre voix et à mettre en application dans un cadre moins stressant qu'une salle de classe les enseignements de l'orthophoniste.
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2006
"Vous, enseignants, c'est les cordes vocales, nous c'est les cadènes. Qu'est ce que les cadènes?"
dobolino
"C'est curieux chez les marins, ce besoin de faire des phrases..."
Francis Blanche, alias Maitre folasse, notaire
Ecrit par : D'Enguell | 15 septembre 2006
D'Enguell, m'insultâtes-vous? Ou bien êtes-vous véxé de ne pas connaître ce mot de moyen-bas occitan mâtiné de patois local? Pour une fois que ce n'est pas vous qui êtes abscons, il vous faut être méchant! C'est laid et bas...
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2006
les chanteurs d'opéra croquent des glaçons et surtout SE TAISENT quand leur voix est fatiguée ; j'ai dit des glaçons hein pas les crèmes glacées (lait+sucre la totale) et PAS UN MOT (ça repose les familles ....)
CHERE petite prof : entièrement d'accord avec vous sur toute la ligne ; je me suis prise de bec avec la prof d'anglais de mes deux enfants (4ème et 3ème) qui nous a soutenu que les verbes irréguliers on peut très bien s'en passer, et tout du même tonneau...pour une première prise de contact (réunion de début d'année) c'était très fort ; il me semble que les programmes marchent sur la tête, les gamins apprennent pendant trois ans à dire "what's your name ?" résultat cet été les momes n'alignaient pas trois mots dans la famille canadienne anglophone pourtant bienveillante....trois heures d'anglais par semaine, trois heures de perdues ?
Ecrit par : fabienne | 15 septembre 2006
J'ai 11O ans, et ce que vient d'écrire Ashton sur Blogosphere me révulse. Je risque de vomir mon 4 heures !!!
Allez voir, vous serez scandalisés.
Ecrit par : Henri (110 ans) | 15 septembre 2006
Du calme, syringe amie (ne confondez pas avex Syrinx, l'amie de Pan) :))) La cadène n'est pour moi qu'un élément de marine, comme sextant ou étaligure... Et je ne parle pas le bas-moyen occiput matiné de ce que vous voulez. Laid et bas et méchant, si vous le souhaitez, seul je serai sans partager, mais abscons est un titre que vous enfilâtes, sans démériter.
Fabienne, pour les gaminsn TOUS les films en VOST, et vous réduisez la taille des sous-titres au fur et à mesure... ;)
Ecrit par : D'Enguell | 15 septembre 2006
Pour ménager sa voix, suivez le conseil de Meirieu : ne parlez pas aux élèves ! C’est de la pédagogie frontale ;-)
Sinon, pensez à pencher votre tête vers le bas et ne parlez pas fort. Je sais, c'est contre intuitif mais ça marche. Énervé, on tend le cou, on part dans les aigus et on force (et pour les filles c’est pire).
Un truc essentiel : le calme c’est la force. Après tout, c'est vous la femelle ou le mâle dominant ! Vous n’avez pas à vous « commettre » avec des ouistitis !
Si vous êtes énervé, respirez (2 fois), mettez les mains derrière le dos (sinon elles vous trahissent), ralentissez ! La lenteur c’est aussi la force.
Et ne parlez surtout pas dans le bruit, jamais : discipline avant enseignement !
Pas de bruit : je peux parler, sinon je parle bas et je me tais. Même avec les excités ça marche après dressage, quitte à ne faire que ça. Ne vous dites jamais « je ne suis pas là pour faire de la discipline ». Si ! Sinon vous êtes cuit(e)s.
Je ne crie au grand jamais, œil du tigre et voix calme font mieux que gueulantes répétées et vite crevantes.
Voilà, c’était les modestes conseils de quelqu’un qui a été très malade et qui a presque tout réappris à un moment de sa carrière. Je ne savais plus « faire cours » et j’ai dû bosser dur.
Bon après, chacun son tempérament et son expérience !
Ecrit par : LaRiba | 16 septembre 2006
Dommage je rentre trop tard le vendredi soir et aujourd’hui il y avait du monde sur le blog…
Petite scène dans un train de banlieue, ce soir, à l'heure de la sortie des bureaux et des lycées :
Le vagabondage de mes pensées vers des lieux et paysages plus réjouissants que ceux que m'offrent la grisaille de la banlieue et qui défilent derrière les vitres du wagon est tout à coup interrompu par une conversation que mon oreille capte subitement, allez savoir pourquoi... Le mot prof en fût sans doute le déclic...
Deux charmantes jeunes demoiselles -je ne peux pas vous dire si elles portaient un string, car l'automne qui arrive sur la région parisienne dénudant les arbres, habillent de pulls les jolies plantes- donc ces deux charmantes demoiselles se résumaient leur journée au lycée...j'ai cru comprendre qu'elles étaient en terminale...Elles parlaient de leur prof de bio, charmant garçon du moins m'a-t-il semblé mais les pauvres demoiselles n'arrivaient vraiment pas à lui trouver d'excuses et en étaient fort marries...Certes c'est sa première année d'enseignement (il sort tout juste de l'école[pour reprendre leurs mots]) mais enfin , écrire en pattes de mouche au tableau pour cacher toutes ses fautes...elles l'ont bien vu elles qu'il avait entre autres écrit noyau avec e.a.u... et cellule sans le double ll... Et… Et… Même ses phrases ne voulaient rien dire…Bref elles n’ont vraiment rien compris à ce cours et flûte il va falloir qu’elles passent le we à essayer de le réécrire !
La honte ! C'est un prof tout de même... Oh le pauvre !
L’explication est peut-être que sous le pull qu’elles avaient du enlever pendant le cours, se cachaient des sources de troubles pour ce jeune et charmant jeune homme…
Oui je sais m’sieu Sibille il est bien mal venu de ma part de vous relater cette histoire car en matière d’orthographe j’ai encore beaucoup de progrès à faire…
Bon plus de 4h du mat, il faudrait que j’essaie de dormir tout de même… Si vous avez un truc pour les insomnies, là je suis intéressée…lapile de repassage en retard (difficile à faire pendant les heures de classe) et le conte que j’écrivais et la musique que j’écoutais avant de venir relire calmement les posts de ce vendredi, m’ont plutôt bien réveillée…
Dobolino, je ne connais que les cadènes de hauban alors qu’est-ce qu’en occitan matîné de patois (mis à part chaînes) cela veut-il dire?
Merci D’Enguell pour cette allusion aux magnifiques dialogues d’Audiard…et à ce film mythique « les tontons flingueurs »
Et dire que le vendredi soir il n’y a même plus de séquence ciné club à la télé !
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 septembre 2006
Le conseil de Meirieu / Lariba est le meilleur. Sur VousNousIls, l'inénarrable François Bégaudeau explique que l'idéal, pour un prof, c'est de sortir d'un cours frais comme un gardon, en laissant derrière lui des élèves exténués à force de s'exprimer. Tout se tient…
Pour cesser de plaisanter, apprenez à respirer, pour éviter les extinctions de voix. On parle avec le diaphragme, pas avec la gorge. On pousse sur les poumons pour expulser l'air — c'est comme ça que l'on domine le brouhaha éventuel, et qu'on se fait entendre de quarante élèves — ou plus — dans des salles conçues pour seize. Christophe vous dira tout ça mieux que moi : le meilleur moyen de s'entraîner, c'est de jouer du saxo, ou de chanter l'opéra.
Qu'est-ce que c'est que cette attaque de "pornstars" sur le blog ? "Star" ! Pauvres petites ! Dans ses Mémoires, Ava Gardner (quand même !) raconte que Bette Davis, rencontrée dans un hôtel espagnol, l'avait toisée, avec ses yeux de glace et ses paupières méprisantes, et lui avait jeté, impériale : "Eh bien, maintenant, tu sais ce que c'est qu'une star, ma petite !" Le mot est un peu galvaudé en ce moment, non ?
Un dernier point.
Vu sur "VousNousIls".
Ce qui est drôle, c'est la fin de l'ITW : ils n'osent même plus demander aux étudiants (j'ai failli taper "victimes") des IUFM ce qu'ils pensent de leurs formateurs ("pas jugé utile"... on rêve) :
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/ca_vous_parle/l_invite&key;=itm_20060915_111218_75_des_enseignants_jugent_insuff.txt
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 septembre 2006
J'apporte ma pierre au monument pour rendre hommage aux orthophonistes.
Jeune professeur des écoles, "amoureuse" de mon métier mais au caractère inhibé, j'ai une tendance à parler très vite en bafouillant et à user ma voix. Je vois une orthophoniste régulièrement depuis 6 mois et mes cours se passent bien mieux. Je n'ai encore jamais perdu ma voix et pourtant il m'arrive de crier pour me faire entendre. Autre piste pour apprendre à placer sa voix, le théatre.
En plus des trucs et exercices cocnernant mes "problèmes" de voix, mon orthophoniste, qui sait que je suis prof des écoles, m'est aussi très utile pour comprendre certaines difficultés (comportements, réactions à mon cours et à ma façon de parler) de mes élèves. Bref, c'est tout bénéf'. En plus, la MGEN avance tous les frais.
Ecrit par : Gelsomina | 16 septembre 2006
LaRiba a (en pertie) raison, Jean-Paul et Gelsomina aussi; le théâtre et le chant sont idéaux pour faire un travail de placement vocal; (la voix, mécaniquement, et sur une partie des "intentions" à faire passer, est exactement le même outil qu'elle soit parlée ou chantée). Par contre, en cas d'irritation, de nodules, (ou plus grave mais, là, c'est souvent parce qu'on a laissé traîner une fatigue vocale qui est dans quatre vingt-quinze pour cent des cas dûe à un dysfonctionnement respiratoire), il faut consulter un phoniatre. Celui-ci vous dirigera vers un orthophoniste qui, dans quatre vingt-quinze pour cent des cas donc, (toujours comme chez Georges, mais pas sur le même thème) vous fera... respirer "bas". Mais, surtout, dans ce cas de fatigue vocale, il faut arrêter de chanter et parler le moins possible tant que la voix n'est pas un peu rétablie.
Bon week-end à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 16 septembre 2006
très intéressante cette mini interview en effet !
je remarque juste que les élèves enseignants sont demandeurs de "stage", "d'alternance".......et on en revient à la bonne vieille notion d'artisanat pour l'enseignant non ?
Ecrit par : fabienne | 16 septembre 2006
Dans notre métier aussi, nous ne manquons pas non plus de "roumpo cadeno"... si cela peut vous aider.
Ecrit par : catmano | 16 septembre 2006
Elisabeth, ce n'est pas une blague. Une de mes amies prof est allée voir une orthophoniste pour des problemes de cordes vocales. Elle l'a envoyée ensuite voir un spécialiste. Et ca va mieux pour elle.
Ecrit par : Pendariès | 16 septembre 2006
Monsieur JPB,
Au fil des discussions avec mes collègues ou même d'anciens de l'EN, j'entends toujours la même chose:"Il n'est pas à son avantage à la télé" ou encore "qu'est-ce qu'il passe mal!" et patati et patata...
Alors pourriez-vous faire l'effort qu'a fait J.Bové, à savoir vous préparer face aux agressions multiples dont vous serez toujours la cible pendant les émissions télévisées, afin de présenter vos propos percutants avec le langage des bourreaux de la civilisation? Langage artificiel mais qui rend les dires plus sérieux et plus crédibles...au yeux des crétins. C'est ainsi.
Nous sommes ici entre gens qui partageons peu ou prou les mêmes idées. Nous sommes (largement) capables de vous entendre. Mais le spectateur lambda qui ne vous connaît pas, il prend peur devant la furie qui vous anime. Furie dont je me délecte cependant...
Pourriez-vous aussi nous proposer sur ce blog vos passages dans les diverses émissions de radio et de TV dans lesquelles vous passez?
Enfin, je fus en stage de formation SEGPA toute la semaine à Evry...Bien entendu, les "spécialistes" (sic!) proposent ce qu'il y a de plus moderne en pédagogie (re-sic!!) Le pire pour les pauvres, ça va de soi... Ce fut un cours de psychologie cognitive. Savez-vous qu'il y a l'élève auditif, le visuel et le kinesthésique? Non? Ben vous avez manqué quelque chose de renversant!
Après avoir joué les JPB face au crétinisme avéré d'une formatrice IUFM qui nous dit sans s'étrangler que "l'alphabet n'est pas nécessaire à la compréhension d'un texte" ou encore que "l'élève peut comprendre un texte sans comprendre les mots" (Wouarf!!!), je constatai avec regret que mes collègues furent incapable de comprendre ma colère et mes idées. Pire, je m'attirai les foudres de ces derniers, plus enclins à réfuter l'inavouable qu'à se révolter face à ces crimes pédagogiques. Car enfin ils ne croient pas ce qu'ils entendent mais ils le répètent, c'est pire... D'ailleurs, il me répondirent à propos de la suppression d'heures de français au profit d'autres matières que "tu fais du français en math, en histoire etc..." Foutaises! Ils avalent les dires des salauds de l'EN comme un bigot celles du curé. Aucun sens critique.
Nous avons eu la méthode globale développée dans toute sa laideur. J'ajoute que ces PE moderne âgés pour la plupart de 25 ans (Mes parents avaient 2 gosses) savent peu de choses, ne lisent probablement aucun livre et aucun journal. Leur seul "apport culturel" est la télévision et le JT en particulier. L'heure est plus que grave! Le pire est leur peur des élèves, ce qui est choquant lorsqu'on choisit ce métier. J'ai poussé la plaisanterie (la provocation...) jusqu'à demander à la conseillère pédagogique "s'il existe un prêt à enseigner..."Mes collègues le prirent très mal (Aucun humour en plus) mais peureux, ils n'osent pas répondre...
Alors la solution? Rassembler ces ignorants mais est-ce possible? J'ai de forts doutes...Il leur faut du tout prêt, une recette à enseigner, ce qui à mon sens ne sera jamais possible. Les CD-rom nous remplaceront un jour...Parce que ce qui est fait ne vaut pas plus.
Bonne chance monsieur JPB, ainsi qu'à tous ceux et celles qui pensent que le renversement de vapeur est jouable. Et j'en suis même si...
Ecrit par : Combemale | 16 septembre 2006
Bien sûr que non, ce n'est pas une blague. J'ai travaillé pendant une année scolaire au moins (c'est vieux, je ne me rappelle plus très bien) avec une orthophoniste pour des problèmes de voix cassée. En plus, comme il s'agit surtout de travailler le souffle, la hauteur et l'intensité de l'émission vocale (c'est bien comme ça qu'on dit, Christophe ?), cela nous a permis de discuter ensemble sur les troubles de l'apprentissage de la lecture et de l'orthographe. Un an de cours particuliers à raison de deux fois 30 minutes par semaine !
Ensuite, elle m'a conseillé le chant choral que j'ai pratiqué dès que j'ai pu et tant que j'ai pu. Même si je suis passée de soprano à alto ou contralto, et parfois même à "ténor" (merci les CCCClopes !), je n'ai au moins plus eu de crises d'aphonie totale.
Ecrit par : catmano | 16 septembre 2006
Pour Dobolino et Fabienne : Il se pourrait bien que vos enfants aient à nouveau le sentiment de perdre leur temps au cours de leur scolarité en anglais. A la décharge des différents professeurs qui se succèderont devant eux, les programmes ne permettent pas de savoir ce qui a vraiment été fait l’année passée. Ces mêmes programmes avouent par ailleurs l’inutilité de certaines années d’enseignement, puisqu’il y est inscrit qu’un élève en LV2 doit avoir le même niveau en langue que l’élève qui a étudié cette langue en LV1…deux années du cursus semblent donc inutiles.
Quant aux verbes irréguliers, je les fais revoir à mes élèves de BTS…
Enfin, apprendre une langue en y étant exposé, dans les conditions que l’on sait, en trois heures (ou deux, dans de nombreuses filières) par semaine est une véritable gageure. Songez au temps qu’il vous a fallu, en y étant très souvent exposé, pour apprendre votre langue maternelle. Songez enfin qu’apprendre une langue de façon « artificielle » requiert de connaître la sienne…
La VO(ST), bien utilisée, permet d’apprendre de façon « naturelle ». Cela ne donnera jamais à qui que ce soit la connaissance réfléchie de la syntaxe, mais cela permet d’acquérir quelques automatismes, et de désinhiber certains enfants qui ont bien du mal à s’adapter au système phonétique anglais, radicalement opposé au système français.
Un jour, il faudra que je vous raconte la réunion que nous a fait subir l’IPR de langue sur le thème des performances françaises en anglais…
Ecrit par : Petiteprof | 16 septembre 2006
Voilà je cherchais le mot, merci Christophe Sibille pour votre réponse avant ma question: un phoniatre, mon amie est allée voir un phoniatre.
Alors pour les "spécialistes" de la Maternelle (2de année): Mon neveu a changé d'école, passant d'une calandretta au public "classique". Sa maîtresse utilise "Qu'apprend-on à l'école maternelle?" (les nouveaux programmes). Elle est aussi formatrice IUFM. Sur quoi, précisément, ses parents doivent-ils être vigilants? (Sa mère est ravie, ses copines et copains profs des école qui ont leur gosse là-bas le sont aussi) A force de venir sur ce blog, je peux paranoïer - mais quand même.
Un exemple de travail: la maîtresse demande aux enfants de faire une sorte de boîte sur laquelle doit apparaître 5 morceaux de couleur rouge. Si j'ai bien compris, elle les laisse faire, puis les aide à atteindre les objectifs. Ensuite [1], le lendemain, elle laisse parler les enfants à propos de la façon de faire une boîte (j'imagine: ce qu'ils en ont retenu), et le surlendemain, ils en refont une autre.
Et j'ai cru comprendre qu'il y a plein d'étiquettes dans la classe...
Donc oui: dites-moi, toutes opinions confondues, ce qui est capital pour les petits de 4 ans et demi, à éviter pour la formation de leur raisonnement, etc. J'essayerai de faire passer les infos à ma belle-soeur (elle est contente de ne pas savoir son fils remplir des vases à moitié, et non pas plus, et non pas moins, comme elle a dû faire quand elle était mioche). Merci, m'sieurs, mesdames.
[1] Moment amusant: la maîtresse dit aux petits: "Demain, nous complétons la décoration de la boîte avec de nouveaux morceaux colorés". Les bambins lui répondent: "Ha non, il faut attendre que la colle sèche". Ca a mis deux jours à sécher.
Ecrit par : Pendariès | 16 septembre 2006
Bonjour Cat mano ...de soprano à contralto belle perfomance vous aviez un chat dans la gorge? si vous me permettez cette malice avec votre pseudo...mais vous avez raison: les clopes à la poubelle...
JPB on connait maintenant le secret de votre voix qui réveillerait un mort...et c'est vrai que jamais en cours vous n'avez été aphone...et fort heureusement d'ailleurs, on n'imagine pas le pouvoir de la voix sur ,en l'occurence les élèves...
et les orthophonistes font en effet un superbe travail , et parfois un travail qu'elles ne devraient pas avoir à faire...si vous voyez ce que je veux dire...elles ne sont pas là pour apprendre à lire à nos chères petites têtes de toutes les couleurs tout de même!
bonne journée à tous et coucou aux copains du fond de la classe
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 septembre 2006
J'ai mal aux cadènes veut dire que j'ai mal dans mon corps: vous avez trouvé chaînes, à présent quel partie du corps peut se comparer à une chaîne constituée de maillons à peu près semblables par séries successives?
Patricia pour les insomnies, pratiquez le lâcher-prise, art très difficile; en patois, faï tira, Patricia, tan que vire faï dé tours, mande-z-y un pou lou drole:" faï tou soulet, pitchoun"
Le patois est d'un grand secours avec l'accent méridional qui, comme dit plus haut, ne fait pas sérieux et fait rire. Vous avez certainement remarqué que Derrida a pris le risque d'insulter René Char 8 ans après sa mort. Courageux mais pas téméraire, le type! La p... de brantée qu'il se serait prise s'il l'avait dit du vivant de René Char. A mon avis, le grand Giono ne devait pas parler pointu non plus?
Ecrit par : dobolino | 16 septembre 2006
"je remarque juste que les élèves enseignants sont demandeurs de "stage", "d'alternance".......et on en revient à la bonne vieille notion d'artisanat pour l'enseignant non ?"
Ecrit par : fabienne | 16 septembre 2006
Toujours cette contradiction. Ils ont évidemment besoin d'alternance, et ils en sont demandeurs. Mais on n'arrête pas, (surtout ici, d'ailleurs), de dire qu'ils ne savent rien sur rien. Ils ont donc besoin d'une formation dans beaucoup de domaines. Perfectible, évidemment, et je suis le premier à le reconnaître. La modélisation ne suffit évidemment pas, et ils le disent d'ailleurs eux-mêmes (et surtout en ce moment, avec ce "stage filé en responsabilité) qui s'installe de manière particulièrement scandaleuse).
A piu tarde a tutti!
Ecrit par : christophe sibille | 16 septembre 2006
Pourquoi se rend-on compte de ses fautes qu'après avoir envoyé le post???? "ecoleS"
Ecrit par : Pendariès | 16 septembre 2006
Bonjour,
Tout à fait d'accord Dobolino : mon père né en 1895 a bien connu ce bourrage de crâne et a voulu s'engager. Refusé en raison de son petit gabarit et d'une gibosité on le refusa en lui prédisant qu'il ne ferait pas de vieux os. Il est décédé en 1995. Bien entendu il a eu vite fait de comprendre les mensonges des beaux parleurs. Tout cela je l'ai déjà dit, c'est juste pour faire observer qu'il faut en prendre et en laisser quand on évoque le passé pour essayer de comprendre le présent et surtout l'affronter. Elisabeth nous l'a judicieusement fait observer.
Dans un petit album de pages spéciales du numéro 1661 du 15 juillet 2004 du "Point" j'ai relevé cette injonction de Paul Déroulède , journaliste et homme politique revenchard de la guerre de 1870 :
"En avant ! Tant pis pour qui tombe.
La mort n'est rien. Vive la tombe !
Quand le pays en sort vivant.
En avant !"
( Les Pages françaises.)
Vive la tombe. Quel bel oxymore n'est-ce pas ? ouais ... J'ai bien envie de rectfier à mon idée et tant pis si je deviens grossière : quelle monstrueuse connerie plutôt! Et des conneries on continue de nous en abreuver pour nous endormir,et si on ne comprend pas les belles phrases c'est qu'on est bêtes bien sûr. Non mais, ça suffit comme ça !
Je précise au passage que ce petit album cite également Céline,Jünger,Dorgelès, Barbusse, Remarque, tout en proposant des photos qui anéantissent le bel optimisme de Déroulède, décédé à Nice en 1914.
Merci pour votre franchise petiteprof. Je m'y retrouve. Pas facile d'être une femme de petite taille, c'est vrai . Si on croit à ce qu'on fait et si on le fait bien en montrant les dents de temps en temps, on prouve que l'on sait où l'on va. Quant aux aux donneurs de conseils qui n'ont jamais mis les pieds dans une classe , je n'ai jamais supporté J'ai tout juste 60 ans, ne suis plus concernée, mais rien que d'y penser la moutarde me monte au nez. Tiens je vais faire un peu de musique pour me calmer. Bon dimanche à tous.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 16 septembre 2006
Pourquoi NE se rend-on, etc. Oh j'ai pas assez dormi moi.
Ecrit par : Pendariès | 16 septembre 2006
De tout coeur avec vous, Combemale. Je me suis heurtée à la même chose hier soir avec une de mes collègues de maternelle. Toujours mes problèmes de Projet d'Ecole à finir. Et comme moi, je vais vivre 8 heures par jour avec elle pendant encore au moins toute l'année scolaire, je n'ai pas voulu jouer les JPB de service en me mettant "en furie"... Total, c'est moi qui ai battu ma coulpe : "Oui, tu dois avoir raison, je dois être trop exigeante ; bien sûr, nous ne pouvons pas combattre contre la Société. Eh bien, fais comme d'habitude, de toute façon, je sais que c'est moi qui suis en contradiction avec les Instructions Offficielles en n'exerçant pas les "comportements de lecteur expert" dès la Petite Section. Je préfèrerais qu'ils arrivent dans ma classe en sachant découper, coller, colorier, dessiner et écouter une histoire en cherchant à la comprendre, mais si tu me dis que tout cela, tu le fais, c'est que je dois mal m'y prendre ou que le recrutement de l'école est particulièrement difficile, auquel cas, bien entendu, les maîtresses de maternelle n'y sont pour rien... Non, non, ça ne fait rien, je vais essayer de m'adapter, surtout ne te remets pas en cause, tout va bien. Le dispositif n° machin sur "l'écoute active en cycle 1", rédige-le comme tu l'entends. En effet, c'est un point de détail, tu ponds une dizaine de lignes là-dessus et ça sera bon. De toute façon, c'est pour faire plaisir à l'Administration, bien sûr, tu ne seras pas obligée d'en tenir compte dans ta pratique quotidienne... Oui, oui, je sais, nos élèves d'élémentaire sont, selon les membres du RASED, de loin les plus performants du canton alors, bien sûr, cela prouve que la maternelle les a bien préparés."
J'ai vite abandonné les "mais tu ne crois pas que..." et "oui, mais si on fait abstraction de ...", parce que je sentais que ça ne passait pas. Ensuite, j'ai fait toute ma réunion de parents d'élèves sans évoquer une seule fois les deux à trois années que leurs enfants ont déjà effectuées en maternelle et tout le monde a été très content (surtout la maman du petit S. qui était déjà venue me voir deux ou trois jours après la rentrée pour me demander si tout se passait bien, parce que, l'année dernière, les maîtresses lui avaient dit que son fils était en échec scolaire).
Ecrit par : catmano | 16 septembre 2006
Petiteprof, ma fille a cette année la prof d'anglais top de son collège (celle que mon fils qui joue toujours de malchance avec les enseignants-il fait aussi ce qu'il faut pour- n'a pas eu)
A trois petites semaines de la rentrée dix verbes irréguliers sont déjà appris par coeur avec leur traduction française. Comme disait la mère de Poléon: pourvou qué ça doure!
Ecrit par : dobolino | 16 septembre 2006
et allez-donc catmano encore une phrase de trop. Qu'avais-tu besoin de rajouter:" de toute façon c'est pour faire plaisir à l'administration, tu n'es pas forcée d'en tenir compte"? Mais bien sûr qu'elle va en tenir compte et tu as choqué encore un petit blanc de plus qui t'en voudra à mort si elle se rend compte que tu as raison. Mensonge pour sauver vaut mieux que vérité pour nuire... Relis Pierre Magnan!
Ecrit par : dobolino | 16 septembre 2006
Catmano... alors pour les maternelles (2de année), sur quoi dois-je alerter mon frère et sa compagne pour leur petit?
Ecrit par : Pendariès | 16 septembre 2006
Pour Pendariès :
Tout à fait d'accord avec ce que vous dites sur le PPCP et l'ECJS. (Je ne vous suis pas sur tous les terrains où vos posts s'aventurent, mais ça fait plaisir de vous voir représenter ici les LEP en général, et les profs de Lettres-histoire en particulier.)
Quelques chiffres éloquents, pour apporter de l'eau à votre moulin. Pour une classe de BEP tertiaire, j'ai fait le compte des heures /élève pour cette année scolaire.
NOMBRE D’HEURES DE COURS :
D’ici le 1er juin, nous aurons 32 semaines de classe. Les semaines 8 B et 28 B étant écourtées, il nous reste 31 semaines de classe pleines. En décomptant les 4 semaines de stages que la classe doit effectuer, il nous reste 27 semaines. A raison de 4 heures/élève en moyenne par semaine, on obtient un total de 108 heures/élève au maximum.
REPARTITION DES HEURES :
Français : 2,5 heures hebdomadaires en moyenne x 27= 67,5 heures annuelles.
P.P.C.P. : 0,5 heures hebdomadaires en moyenne x 27 = 13,5 heures annuelles.
Histoire géographie : 1 heure hebdomadaire en moyenne 27 = 27 heures annuelles, soit 14 heures d’histoire et 13 de géographie.
Une peau de chagrin. En CAP, c'est encore pis... certaines classes partant 8 semaines en stage se retrouvent avec seulement 23 semaine de cours, soit 46 heures de français, 23 d'Histoire géo, 12,5 de PPCP (+ éventuellement quelques heures d'AI)...
C' e s t simplement l a m e n t a b l e.
Dom
Ecrit par : Dom | 16 septembre 2006
Pendariès, Maternelle 2°année, ça veut dire enfant né en 2003 ou en 2002 ? Ca m'aidera à vous répondre.
Ecrit par : catmano | 16 septembre 2006
Catmano, mon neveu a eu 4 ans en 2006, donc né en janvier 2002.
Ecrit par : Pendariès | 16 septembre 2006
Dobolino, à propos de cadeno :
« Se tèn sa lengo, tèn la clau
Que di cadeno lou desliéuro. »
Ecrit par : LaRiba | 16 septembre 2006
il peut y avoir de bons PPCP, mais -d'expérience, j'ai surtout vu voire -hélas, participé à des PPCP bidons. Les heures de PPCP ont été "volées" au français. Pourquoi ne les récupérions- nus pas à des fins utiles? Et pour cela, nul besoin de sortir de nos obligations de fonctionnaire. Le texte prévoit que ces heures de PPCP peuvent être l'occasion d'un soutien dans notre matière, il me semble que rien ne l'interdit. De plus, ne reste-t-il pas des proviseurs intelligents et compréhensifs?
Ecrit par : Dom | 16 septembre 2006
Pour Hélène Charpentier : « vive la tombe » fut suivi de « viva la muerte ».
Ce genre de conneries monstrueuses continue : il y en a qui ne rêvent que d’offrir des ceintures d’explosifs à des gosses.
Mourir pour des idées, l’idée est excellente
Moi j’ai failli mourir de ne l’avoir pas eue
Car tous ceux qui l’avaient, multitude accablante
En hurlant à la mort me sont tombés dessus
Ils ont su me convaincre et ma muse insolente
Abjurant ses erreurs, se rallie à leur foi
Avec un soupçon de réserve toutefois
Mourrons pour des idées, d’accord, mais de mort lente,
D’accord, mais de mort lente
Jugeant qu’il n’y a pas péril en la demeure
Allons vers l’autre monde en flânant en chemin
Car, à forcer l’allure, il arrive qu’on meure
Pour des idées n’ayant plus cours le lendemain
Or, s’il est une chose amère, désolante
En rendant l’âme à Dieu c’est bien de constater
Qu’on a fait fausse route, qu’on s’est trompé d’idée
Mourrons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
D’accord, mais de mort lente
Les saint Jean Bouche d’or qui prêchent le martyre
Le plus souvent, d’ailleurs, s’attardent ici-bas
Mourir pour des idées, c’est le cas de le dire
C’est leur raison de vivre, ils ne s’en privent pas
Dans presque tous les camps on en voit qui supplantent
Bientôt Mathusalem dans la longévité
J’en conclus qu’ils doivent se dire, en aparté
“Mourrons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
D’accord, mais de mort lente”
Des idées réclamant le fameux sacrifice
Les sectes de tout poil en offrent des séquelles
Et la question se pose aux victimes novices
Mourir pour des idées, c’est bien beau mais lesquelles ?
Et comme toutes sont entre elles ressemblantes
Quand il les voit venir, avec leur gros drapeau
Le sage, en hésitant, tourne autour du tombeau
Mourrons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
D’accord, mais de mort lente
Encor s’il suffisait de quelques hécatombes
Pour qu’enfin tout changeât, qu’enfin tout s’arrangeât
Depuis tant de “grands soirs” que tant de têtes tombent
Au paradis sur terre on y serait déjà
Mais l’âge d’or sans cesse est remis aux calendes
Les dieux ont toujours soif, n’en ont jamais assez
Et c’est la mort, la mort toujours recommencée
Mourrons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
D’accord, mais de mort lente
O vous, les boutefeux, ô vous les bons apôtres
Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas
Mais de grâce, morbleu ! laissez vivre les autres !
La vie est à peu près leur seul luxe ici bas
Car, enfin, la Camarde est assez vigilante
Elle n’a pas besoin qu’on lui tienne la faux
Plus de danse macabre autour des échafauds !
Mourrons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
D’accord, mais de mort lente
Comme il se doit ce texte a été interprété comme une critique de tout engagement ! Peut-être qu'aujourd'hui on peut le voir autrement.
Ecrit par : LaRiba | 16 septembre 2006



