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05 août 2006

Souvenir que me veux-tu ?

Souvenir que me veux-tu ?

Luc Cédelle, honorable journaliste au Monde de l'Education, organe officieux de la pensée pédaogiste, m'a demandé quel événement (scolaire, si possible) avait décidé de ma vocation — enseigner et écrire.
Je n'ai guère hésité.

J’étais un mauvais bon élève. Trop voyou pour le tableau d’honneur. Inattentif. Bavard. Facilement insupportable.
J’entrai en Quatrième, et tombai sur Monsieur Jean. C’était sa dernière année de classe : un vieillard terrifiant, les yeux clairs, délavés par l’âge et la cruauté — à ce qu’il prétendait. Prof de « FrançaisLatinGrec » — douze ou treize heures par semaine. Adepte des notes négatives, de la férule mentale et du par cœur.
Un sain climat de terreur s’instaura dans la classe…
Nous étudiions le Cid — personne ne s’était encore avisé que Corneille pût offenser les Maures de la classe. Nous le décortiquions, le récitions, le jouions. J’avais eu la chance, tout petit, de voir le Cid joué par le TNP en tournée : eh bien, Jean (c’est son vrai nom) était Don Diègue et Jean Vilar, Rodrigue et Gérard Philipe — et Chimène aussi bien. En latin, nous apprenions par cœur de larges passages d’Ovide — appris, récités, et traduits. En grec, de terrifiantes leçons sur le verbe « douloo » — qui signifie « souffrir »… Et des passages de Plutarque, extraits de la vie d'Alcibiade.
Le lycée Saint-Charles de Marseille avait un recrutement mixte, moitié bourgeoisie de centre ville, moitié périphérie et cités d’urgence bâties avant et après l’exode Pieds-Noirs. Ce vieillard habillé de façon stricte, comme ils l’étaient tous à l’époque, déployait des trésors d’imagination pour faire passer aux quarante chenapans que nous étions les subtilités théâtrales de 1637 ou la versification des Métamorphoses. En grec, l’Anabase devenait un récit de résistance à l’ennemi : j’ai découvert par la suite qu’il avait emprunté l’image au "Drôle de jeu" de Roger Vailland, qui a lui-même écrit un "Monsieur Jean" — les hasards objectifs ne s’inventent pas, dirait Breton. Ovide ou Cicéron — j’ai encore en mémoire tout un passage du De signis — revivaient en toges sous la coupe stricte du complet gris.
Les notes invraisemblablement basses étaient devenues, très vite, des gags. Je fus premier en version latine avec 0. Le dernier avait – 80, ou quelque chose du même tonneau. Et la note faramineuse dédramatisait le classement.
J’aimais déjà lire. J’écrivais passablement. J’ai compris, cette année-là, que j’en ferais mon métier. Et que c’était cela, le métier : apprendre à lire et à écrire aux voyous — et aux autres.
Sans doute était-il exceptionnel. Mais on n’est pas prof si on ne tend pas, sans cesse, à l’exception.

Jean-Paul Brighelli

PS. Serait-ce trop demander aux non moins honorables visiteurs de ce blog ? Témoignez donc à votre tour de ces exceptions qui seules nous ont rendu supportables les longues, longues heures à crever d'ennui au collège, comme disait Vallès… Dans ces heures d'été où paraît-il l'actualité s'arrête, autant en profiter pour s'offrir un petit coup de nostalgie — et peut-être en déduire un modèle enseignant. tant il est vrai qu'hier instruit demain, et que le souvenir est matrice.

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Commentaires

"Témoignez donc à votre tour de ces exceptions qui seules nous ont rendu supportables les longues, longues heures à crever d'ennui au collège"

le collège pour beaucoup de personnes reste un moment difficile. Personnellement étant "grande gueule" j'ai souvent été le bouc émissaire, ça les amusait quand je répondais toujours très vindicative. Ce qui m'a aidé à supporter ces 4 années atroces se résument en peu de choses:
- la découverte du théâtre
- les deux amies que je réussis à me faire
Bref rien de bien réjouissant.
Mais j'ai gardé ma passion pour le théâtre, je remercierai jamais assez ma prof de français de 6ème qui a su le rendre intéressant à nos yeux. Des années plus tard je l'ai appelé à son domicile pour la convier une représentation que je faisais à mon lycée. Elle n'a pu venir mais j'ai senti dans sa voix beaucoup d'émotions à l'idée que je ne l'avais pas oubliée et que je lui réserve encore à présent la plus grande part de gratitude dont je suis capable.

Ecrit par : Adey | 05 août 2006

Je me souviens de M. Roux, prof de français-latin-grec au lycée Joffre. La transversalité avant l’heure des boniments ! Érudition ET pédagogie.
Je me souviens des profs d’hist-géo passionnants quand ils arrêtaient de dicter…

L’adolescence période difficile : pour celles et ceux qui nous ont subis aussi ! L’adolescence est une période de démence passagère. On devrait filmer tout ado à son insu, plus tard ça lui éviterait de devenir… pédagogue rebelle !

Ecrit par : Lariba | 05 août 2006

Je suis partagé entre le rire et les pleures.
Je m'attendais à plus de témoignages émouvants...
Quoique j'ai eu ma "dose" de larmes ...
Merci à vous aussi Adey.
Le souci, je ne sais pas si vous avez vu "école de france"?, la petite Lola, ses parents (père instit, mère ?fourumeuse?), parents divorcés, si j'ai bien suivi?).
Bref...
La gamine super hyper hypra géniale (Bon la tv déforme tout bien sûr), douée en tout ou presque...
On/moi 23hetqq... a pu voir 3 petits soucis...
1) oublie ses affaires
2) se prend pour la maîtresse
3) est haïe de ses petit(e)s camarades

Pas facile d'être entourée par des "globals/mixtes" tu te demandes vraiment pourquoi ils sont aussi nazes !!!
Pas facile d'enseigner à des "globals/mixtes" bis repetitas
Pas facile de comuniquer avec ...
etc etc etc etc etc

J'ai demandé, sur le fourum de france 2, ce que Lola avait eu en CP elle ne m'a pas répondu... Rigolo, non ?

Ecrit par : toto | 05 août 2006

Eh bien, mes années de classe, 13 en tout dans le même établissement, sont parmi les meilleures de mon existence! Les professeurs étaient excellents, pas tous bien sûr, mais j'ai particulièrement aimé le latin, et l'allemand. J'ai continué toute ma vie à aimer toutes ces disciplines. Les professeurs d'histoire et géo, de sciences nat étaient non moins bons. Je n'ai jamais été très bonne élève, aimant trop la lecture. Le prof de philo était toute petite, nièce d'Etienne Gilson. Nous étions 40, ce qui nous permettait de pique-niquer en fond de classe, ou de piquer un roupillon. De temps en temps, elle nous réveillait en sursaut, et se mettait à arpenter l'estrade en se frottant les mains d'un air angoissé. En fin d'année, nous lui avons offert un superbe bouquet de glaïeuls aussi grands qu'elle. Nous avions avec elle une heure de français faccultative, elle avait commencé l'année en nous lisant "Le corbeau", d'Edgar Poe, d'un ton si pénétré que nous riions sous cape. Prise à son propre jeu, elle a recommencé, et l'une d'entre nous était si malade de rire qu'elle a demandé son changement de classe! N'empêche qu'elle m'a donné l'amour d'Edgar Poe.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 05 août 2006

Encore aux deux tiers hors sujet, pour changer :

C’était à l’Ecole de Filles du Centre, à St Cloud (Seine et Oise)... Elle s’appelait Mademoiselle L..., c’était la maîtresse du Cours Préparatoire. Elle était grande, maigre, portait une longue blouse beige et des souliers marron, plats, à lacets. Elle était vieille, très vieille (à bien réfléchir, elle devait avoir un ou deux ans de plus que moi maintenant...).
Comme je savais déjà lire à la rentrée, elle m’avait assise à côté de Sabine, qui triplait son CP, « pour lui faire honte ». Alors, moi, en cachette, quand j’avais fini l’exercice, je lui prêtais mon cahier pour qu’elle copie, pour faire comme Camille et Madeleine, les petites filles modèles de mon livre de chevet de l’époque. En cachette, parce que je sentais bien que Mlle L. n’aurait pas aimé...
L’après-midi, elle prenait ses « indécrottables », les asseyait sur le petit banc devant le tableau et leur faisait seriner la lecture. Comme ça ne marchait pas toujours comme elle voulait, elle rythmait sur leurs têtes avec sa baguette en bambou : « Mes in – dé – cro – ttables ! Vous êtes bou – chées à l’é – me – ri ! ». Et moi, j’avais très peur de devenir une indécrottable, surtout que je ne savais pas ce que ça voulait dire « bouchée à l’émeri ».
Elle ne voulait pas que nous venions à l’école en pantalon, même en hiver quand c’était autorisé, parce que « les petites de Cours Préparatoire ne peuvent pas défaire leurs bretelles seules quand elles vont aux ‘ouatères’ » (elle disait comme ça). En plus, moi, je n’en portais jamais, des bretelles !
Elle avait fait copier dix fois à une copine « Je ne mâche pas de chevingue gum (elle avait dit comme ça) à l’école. »
A la fin de l’année, alors que nous faisions une dictée sur l’ardoise, je me suis trouvée très ennuyée par un verbe dont je ne savais pas la terminaison, «é » ou « er ». J’ai eu une idée magnifique, j’allais mettre un tout petit accent, pas appuyé du tout sur le e, et un petit r à peine esquissé après le e... Il me suffirait d’un petit coup d’index baveux sur l’un ou l’autre pendant la correction, le tour serait joué et l’honneur sauf ! Tout aurait dû bien se passer, sauf que ce fut moi que Mlle L appela au tableau et je dus lui remettre mon ardoise.
Imaginez le drame : « Ton attitude est inqualifiable ; tricher, c’est pire que voler... Si tes parents savaient cela.... Ton père qui est professeur pourrait être radié pour une telle faute ! »
Et moi, à chaque fois qu’elle grondait, qu’elle punissait, qu’elle humiliait ses petites élèves, je me disais : « Quand je serai maîtresse, eh ben, je f’rai pas comme ça... ». Alors, je suis devenue maîtresse d’école et je n’ai jamais fait comme ça.

Sinon, au collège, , juste un prof d'histoire extraordinaire en 4° et 3°, une prof de français en 3° qui nous faisait dessiner des arbres parce qu'elle avait un ami psychologue et qui avait refusé de prendre le mien, sous prétexte que j'avais fait exprès de dessiner un truc de gosse de 5 ans, ce qui était exact d'ailleurs. Rien de bien drôle.

Ecrit par : catmano | 05 août 2006

Nous avons tous dans nos souvenirs des moments de classe bons ou mauvais...j'ai préféré occulté les mauvais...si il y en a eu...l'école m'a donné une telle liberté d'exister! je ne m'étalerai pas davantage...mais comme j'en ai déjà témoigné j'ai eu la chance de suivre les cours de quelques professeurs extraordinaires pas seulement par leur côté d'enseignant captivant mais aussi par l'humain qui se cachait derrière "la blouse"(permettez moi l'image)...
Il y eu cette prof de dessin (disparue trop tôt qu'elle repose désormais en paix) qui me permit de sortir de mon milieu familiale et qui, en m'ouvrant les portes de sa famille, m'en offrit une. Il y eut son mari, prof de lettres qui consacra tout un été ,celui entre ma 4ème et la 3ème, à me donner des cours de latin pour que je puisse suivre cette option en 3ème ne l'ayant pas choisie à l'entrée en 4ème . 3h par jour d'un bel été à jouer avec les déclinaisons et la grammaire. Puis finir en août par se promener dans les versions latines et s'amuser à essayer de converser en "sabir" latin...
Il y eut ce prof de maths et de physique qui m'invita à jouer dans sa troupe de théâtre amateur , du pur bonheur...Coucou J.C
Et il y en eut un qui m'invita dans ses cours de français...Ouh là là,que ce fut difficile parfois de trouver les arguments pour dépasser toutes les idées reçues tant il cherchait constamment à me pousser toujours plus loin .J'en ai ravalé des larmes de rage! que j'ai pu le détester parfois! mais je ne voudrais pas trop flatter son ego ,il pourrait lire ses lignes , Aujourd'hui je sais à quel point il m'a permise d'évoluer par sa méthode qui consiste à remplacer l'eau dans laquelle se mire narcisse en une fosse d'huile de vidange dans laquelle le reflet que l'on a de soi n'est pas toujours le plus flatteur mais est souvent le plus juste (excusez la métaphore). Une chose est sûre,il a su exacerber mon esprit critique et mon amour des belles lettres...
Oui l'été c'est un bon moment pour la nostalgie, j'en profite d'ailleurs, pour chaque jour, passer une heure ,à lire à haute voix, à mes enfants, les romans qui ont marqués mon enfance .À défaut de pouvoir les emmener en vacances, nous voyageons à travers les livres. En ce moment nous sommes transportés au XVII ème avec"les trois mousquetaires" juste avant c'était "vingt mille lieues sous les mers" ..je ne vais pas vous donner toutes la liste elle est bien trop longue...Mais l'été, c'est aussi des moments privilégiés à passer avec ses enfants et quelques soit leur age, ils apprécient tous ces moments de lectures à haute voix , on s'amuse aussi à déclamer des poésies...fous rires garantis...
Bon été à tous ...le soleil est au rendez vous

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 06 août 2006

J’ai passé toutes mes années de collège et de lycée dans un même établissement. C’était, et ça l’est probablement toujours, un collège-lycée – original comme nom, non ? – assez médiocre je dois dire mais qui excellait tout de même dans un domaine. Je vous laisse deviner lequel.

Me voila donc embarqué pour « sept longues années au mieux, si tout se passe bien » dans cet établissement. Quel accueil magistral du proviseur, confiant pour l’avenir de ses élèves. Par ailleurs, le lycée était en pleine décomposition.

Je vous passe les détails des quatre années de collège ou je n’ai pratiquement rien apprit. Je me demandais même s’ils n’existaient pas une sorte de compétition entre les enseignants. Vous savez, les compétitions stupides ou c’est celui qui arrivera à être le plus mauvais qui gagnera.
Bref, arrivé en 2nd, j’avais Monsieur G. comme professeur de sciences physique.
Il semblait stricte et avait un coté burlesque. Il critiquait le niveau minable des élèves
et le comportement de certains « barbares », et c’est d’ailleurs peut être pour cela que je l’aimais bien. Il était toujours juste, particulièrement doué dans son rôle mais ne laissait jamais percevoir une quelconque affection envers ceux qu’ils instruisaient.
Pour lui comme pour moi, être qualifié n’est que normalité et n’est en rien extraordinaire. Ce n’était pas ce que les autres enseignants pensaient – pas très étonnant me direz-vous, vu leur niveau intellectuel et leur incompétence. C’est pourquoi, il s’en donnait à cœur joie lorsqu’il s’agissait de dénoncer l’incompétence de ses collègues. Il est vrai qu’il en était de même pour ses élèves, mais bien qu’il ne l’ait jamais dit il savait bien que les élèves n’étaient pas entièrement responsables de leur niveau déplorable.

Des « rumeurs » circulaient sur lui. Ce fut par exemple assez drôle de voir sa réaction lorsque quelqu’un lui demanda s’il avait réellement réussi le concours de l’ENA. Il répondit qu’en effet il l’avait réussi, mais qu’il préférait enseigner les sciences physiques à ses élèves et qu’après tout, s’il avait réellement envie de changer de métier, il le repasserait.

Ce prof n’était probablement qu’un enseignant banal comme il en existe plein d’autre, seulement, pour ce collège-lycée, sa normalité était largement suffisante pour que je le considère comme quelqu’un d’hors norme.

Ecrit par : Estil | 06 août 2006

Désolé pour les fautes grossières.
"S'il n'existait" etc.

Ecrit par : Estil | 06 août 2006

Je me souviens de mon instituteur de CE2, M. Santoni, qui faisait le Tour de Corse en amateur tous les ans avec une voiture invraisemblablement bricolée et bariolée. Comme il remisait aussi une partie de ses affaires dans son bolide, il s'arrangeait toujours pour qu'un élève qui s'était distingué par une bonne réponse aille chercher quelque accessoire "oublié". Je ne vous dis pas avec quelle fierté nous, les garçons, traversions la cour avec les clés ! ... Beaucoup mieux que les bons points.


Au collège, mon professeur de musique, M. Pongy, nous paraissait un ancêtre, avec la barbe qu'il portait longue et grise, et sa voix de baryton éraillée. Egalement professeur au conservatoire, il était intraitable sur le solfège (lectures de notes) et la pratique de la flûte ; il était également capable de trouver exactement quel élève faisait une un couac ou faisait du "play-back" pendant un chant. Personnellement, il m'avait d'abord effrayé, d'autant que j'avais essuyé la première volée de bois vert de l'année, n'arrivant pas à boucher les trous de la flûte avec mes doigts. Il était capable d'entrer dans des colères terribles (en tout cas très convaincantes) pour un "Fa, pas Fa dièse !!!". En revanche, nous adorions sa manière de pousser le volume de l'amplificateur au maximum pour écouter des pièces de Bach à l'orgue ou des extraits de Berlioz. Sa manière de nous évaluer était simple : essentiellement des notes d'oral, sur des questions très courtes, et la note était généralement, soit 20, soit zéro. Comme chaque élève se retrouvait avec plus de vingt notes, la moyenne était toujours convenable, si l'on se donnait la peine.



Je me souviens aussi d'un professeur de sciences naturelles, toujours au collège, qui mettait l'accent sur les TP et les dessins. Pendant l'étude de l'appareil locomoteur, je me rappelle qu'il nous avait fait manipuler toutes sortes d'os, dont le collège avait une collection impressionnante, tel ce crâne d'éléphant gros comme un fauteuil. Comme certains élèves hésitaient à toucher telle articulation radius-cubitus humaine, il nous avait déclaré péremptoirement : "Chimiquement, cet os n'est que du calcaire. Si cela vous gêne qu'il vienne d'une personne morte, je vous comprends. Mais je vous assure que c'est beaucoup plus "propre" que les morceaux de viande morte que vous appelez "biftèque"". Je me souviens que ce professeur avait commencé son année en Sixième, dans la salle de TP, et nous avait expliqué que, durant son cours, il nous considèrerait comme des biologistes débutants.


A l'université, M. Bernard Mezzadri, le seul Corse impassible que je connaisse, assurait les cours d'initiation au latin pour les hispanistes, une option sur le polythéisme indo-européen, un séminaire de maîtrise sur la "lecture du mythe", et la préparation au CAPES et à l'agrégation en latin. Il essayait désespérément de monter un module d'enseignement du grec, cours qui était toujours supprimé dès les inscriptions pédagogiques, fautes d'inscrits -- mon université ne proposait pas de filière de lettres classiques. Appliquant systématiquement les méthodes structuralistes, sa rigueur dans l'exposé des faits et leur interprétation était considérable, ainsi que sa capacité à montrer la pertinence d'un ensemble de détails que nous n'avions même pas remarqués dans les textes. J'ai par ailleurs beaucoup apprécié le respect avec lequel il traitait ses étudiants, formulant même pour les exposés les plus fantaisistes ou les plus plats ses objections comme s'il posait une question dans un colloque. Par ce biais, il était capable parfois de refaire intégralement un exposé, en ne formulant jamais le moindre jugement de valeur sur l'étudiant... mais en ne laissant de doute à personne sur l'insuffisance de ce qu'il avait entendu.


En Première, en mathématiques, mon professeur nous avait tout d'abord paru d'une folle sévérité, car elle exigeait une précision absolue des notations et dans la construction des figures. Si les hypothèses, ou un théorème, n'étaient pas correctement formulées, elle arrêtait là sa correction. Pourtant, nous avons connu de vrais moments de plaisir intellectuel lorsqu'elle effectuait des démontrations -- elle tenait à démontrer pratiquement tout théorème -- n'hésitant pas à proposer plusieurs méthodes, par analyse, par construction, ou en démontrant l'hypothèse par la conclusion. J'ai retenu d'elle que c'est toujours en expliquant rigoureusement les choses, en démontrant des liens logiques incontestables, que l'on peut faire comprendre un raisonnement.


En Terminale, mon professeur de philosophie était une jeune certifiée. Elle avait commencé son cours en nous disant qu'elle ne tiendrait aucun compte des absences en cours, mais qu'elle serait intraitable en cas d'absence au DS ou de devoir non rendu. Consciente d'avoir affaire à une classe de "C", elle avait tenu à préciser que, si notre culture littéraire était généralement moins étendue que celle de nos camarades de "A", en revanche, elle attendait de nous une rigueur de raisonnement plus importante, en raison de notre "formation scientifique". Je ne peux pas dire que le groupe classe ait été très enthousiasmé par ce cours (en général, nous étions cinq à dix présents sur 37 élèves), mais pour l'avoir suivi, j'en ai tiré un intérêt pour la philosophie qui ne m'a jamais quitté. De même, c'est en grande partie son enseignement qui m'a amené à m'inscrire en faculté des Lettres.

Ecrit par : prof chômeur | 06 août 2006

"-"««« mini-spam »»»"-"

Séparatisme Déjà!!!

--->>> Tu ne sois pas un IDIOT UTILE au service des Juifs! …
--->>> AVANT C'EST TARD EXCESSIVEMENT… il faut revendiquer le LÉGITIME Droit au Séparatisme :
- La constitution d'Espaces Réserve Naturelle de Peuples Indigènes.
[ Voir: http://separatism-50-50.blogspot.com/ ]

IL REMARQUE 1 :
Après l'action d'extermination commise par des Ariens sur des Juifs [dans la 2º guerre mondiale], les Juifs ont planifié leur Vengeance sur les Ariens : l'élimination de l'Identité Ethnique Arienne.
Néanmoins... « la Vengeance est une assiette qui se sert froid ».
C'est-à-dire, la vengeance n'est pas concrétisée dans l'adjoint, mais, dans un LONG DÉLAI.
Les idiots qui se réveillent :
-> comme le Séparatisme va permettre SAUVER l'Identité Ethnique Européenne (et, en plus particulier, l'Identité Arienne Européenne), des agents judaïques infiltrés dans les Mouvements Nationalistes Européens... cherchent À EMPÊCHER que les Européens viennent à revendiquer le LÉGITIME Droit au Séparatisme.

IL REMARQUE 2 :
Les Juifs savent trés bien que l'absence de Réserves Naturelles de Peuples Indigènes… il va conduire la Identité Arienne Européenne à l'EXTERMINATION (à travers sa dissolution); en effet:
-1 - De plus en plus des femmes européennes cherchent des mâles de meilleure qualité sexuelle : par exemple, Africains...
-2 - De plus en plus des hommes européens cherchent des femelles économiquement fragilisées [plus dociles] : par exemple, métisses brésiliennes...

IL REMARQUE 3 :
Les Juifs sont un des groupes le plus influent (ils seront même les 'Chefs') des Hautes Finances mondiales.
En conséquence, beaucoup de sociétés sont infestées de MERCENAIRES 'LÈCHE-BOTTES' des Juifs… c'est-à-dire… qui veut un emploi très bien rémunéré dans une Société Multinationale, ou qui veut faire de bonnes négoces avec des Sociétés Multinationales… il doit être un bon 'Lèche-Bottes' des Juifs.
Tu ne sois pas imbécile!!!!! Pour sauver l'Identité Ethnique Européenne... il faut... une RUPTURE TOTALE avec les Européens qui sont Mercenaires 'Lèche-Bottes' des Juifs ; c'est-à-dire, il faut revendiquer le Légitime Droit au SÉPARATISME !

Ecrit par : pvnam_1 | 06 août 2006

LaRiba, ne nous connaissons-nous pas?... EN VRAI?

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

Hé bien, messieurs, mesdames, c'est fou ce que ce site attire comme... Mais là, c'est un ultra!

Marchenoir vous laisse à vos petits crayons B2 pour répondre au pvnam_1

Ecrit par : Marchenoir | 06 août 2006

Désolé pour les intrusions des barbares. À ce propos, j'avais rédigé en mars une note citant l'article publié dans le Monde par Barbara Lefebvre après l'affaire Ilam Halimi, et déplorant comme elle que le laxisme scolaire — et non-scolaire — débouche sur la violence aveugle de ceux qui ne savent pas.
Et qui manifestement, ne savent pas non plus écrire… Mais c'est un document qu'il faudrait garder, dans les civilisations futures, pour témoigner de la baisse de niveau…
"Tu ne sois pas imbécile" : Bégaudeau ne manquera pas de nous dire que ces merveilleux enfants des banlieues sauvages réinventent la langue…
JPB

JPB

Ecrit par : brighelli | 06 août 2006

Parce que je préfère la comédie (qui est, comme tout le monde le sait ici, une tragédie à l'envers) - et tant pis si les bloggers habituels ne me lisent pas, je n'écris ici pour personne de précis (sauf en Marchenoir) :

Au primaire: mon instit de CM1, une femme bossue qui boite (mais pas entièrement une Richard III au féminin): Elle nous fait apprendre le passé simple (que mes élèves ne maîtrisent absolument pas à la 1ere personne du sg: je marcha, je chanta...) en nous donnant des exemples. Très bien. Perfide et vil comme je l'étais déjà, et avec mon plus innocent doigt levé, je lui demande de nous décliner le verbe POUVOIR. Arrive le "vous p..." fatidique. Eclats de rire dans la classe. Mauvaise humeur de la dame; et malgré mon regard qui ne comprenait décidément pas ces vibrations sonores autour de moi, je fus envoyé au piquet. Sermonné, et tout et tout. Mais est-ce ma faute si la conjugaison peut être quelques fois vulgaire?

Toujours sur cette même instit. Je ne sais plus si cette anecdote suivante suit ou précède dans le temps celle qui vient. Cela pourrait expliquer certaines choses... Je n'ai aucune affinité avec les mathématiques scolaires. Trimant comme un moussaillon sur le pont de ma table, à propos de je ne sais quel problème, la maîtresse me demande de venir au tableau noir. Et il l'était à cet instant pour moi, noir, ce tableau, aussi noir que l'abysse dans lequel j'allais m'enfoncer plusieurs longues minutes sans pouvoir correctement répondre. J'écris. J'efface. L'instit' s'agace. Je perds pieds. Le noir me prend tout entier. Et je sombre dans l'océan du calcul. Que répond-elle, méchante : "Retourne à ta place", puis, marchant dans l'allée entre mes camarades: "Regardez-le ce sac à patates". C'est ce jour précisément que je compris et vécu la bêtise crasse de quelques profs, leurs "réflexions" à l'emporte-pièce sur tel ou telle - et combien, elles pouvaient vous tirer vers le bas, déstabiliser, et vous faire douter de vous-même.

Heureusement, quelques instits aimables et de coeur comme d'esprit de permirent pas au primaire de pourrir dans ma mémoire. Ce n'est pas pour me faire mousser, depuis cette mauvaise expérience, j'ai compris ce que je pouvais donner intellectuellement, hors cette seule matière que je n'ai plus jamais regardée qu'avec circonspection.
Mes maîtresses appréciaient ce que j'écrivais comme rédactions ou poèmes, et je passais souvent au tableau pour les lire devant mes camarades (et le tableau noir prenait la couleur des pirates: l'aventure, quoi!): peut-être est-ce ainsi que m'est venue, insidieusement, la certitude que le pouvoir de création est aussi une forme d'"enseignement", de transmission de l'humain, de l'intime.
Bref.
CM2: ma maîtresse, madame Deleuze, du Grand-Alès, part quelques temps. Elle nous présente avant cela celui qui la remplace. Mon premier maître depuis mes deux ans (âge auquel ma mère m'avait envoyé à la maternelle, parce qu'à cause de son travail elle ne pouvait s'occuper de moi. Non ne pleurez pas! Depuis, je n'ai pas quitté l'école...)!! Vient la Fête des Mères. Le maître nous demande d'écrire un poème pour l'occasion. Chacun fait son sien. Découvrant le mien, il l'écrit au tableau (imaginez ma fierté! Le tableau noir est redevenu mon ami!) à côté d'un poème de Prévert. Rentre alors, pour savoir comment vont ses petits, madame Deleuze. Le maître-remplaçant lui explique ce qu'il nous a fait faire. Madame Deleuze se tourne vers le tableau, reconnaît le Prévert, puis s'enquiert: "L'autre poésie, je n'en reconnais pas l'auteur. C'est très beau." Et le maître de répondre: "Il est de...
- Cela ne m'étonne pas, dit-elle".
Je connus à 11 ans deux choses en moi: la fierté du gosse, et la conviction que je devais continuer à écrire, que raconter une histoire ce n'était pas rien. Car l'écriture, la parole en général, vous mettent en intime rapport avec les autres, avec l'Autre, comme on dirait en éthique et en métaphysique.

Comme vous le caressez dans un de vos livres, monsieur Brighelli, le plus beau cadeau que puisse prodiguer l'enseignant à son élève, qui est, après tout, quelqu'un en devenir, c'est d'apprécier et d'encourager les talents, grands ou minuscules, quels qu'ils soient. Mais de montrer la confiance qui leur est due.

J'ai trop (ne serait-ce qu'une fois, c'est déjà assez) vu des profs barbares détruire (et je pèse mon verbe) de leurs scuds verbaux certains de mes camarades: "Tu n'es rien. Tu ne vaux rien. T'es nul. Pourquoi tu poursuis tes études alors que tu ferais mieux de faire des trous et des routes?..."

De cette engeance-là, j'en ai le dégoût. Je le montre assez ici, en Marchenoir.

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

Pourquoi ai-je souhaité enseigner ? Bonne question à laquelle je formule plusieurs réponses.
Ma mère adorait les gosses et chantait du matin au soir. Forcément j'aurais voulu devenir chanteuse. Reine de beauté ou danseuse étoile c'était pas mal non plus et je m'exerçais laborieusement à faire des pointes en m'appuyant sur les épaisses semelles de mes pantoufles "Jéva" Comme il n'y avait pas d'argent à la maison,que la famille était nombreuse et que ma constitution malingre n'avait rien de séduisant, j'ai vite déchanté.
Mais bon, c'était pas grave. J'aimais bien mon école, son poêle à bois, ses grandes fenêtres d'où l'on contemplait la vallée avAnt de sortir en récré, et le maître en blouse grise qui savait tant de choses et les expliquait bien. Dans la cour , les cabinets ne sentaient pas toujours bon : ça nous faisait rigoler. J'étais une gamine comme les autres, attentive à mes heures, bavarde et rêveuse à la fois. Je récoltais des verbes, jamais les mêmes, à conjuguer à tous les modes et à tous les temps, et j'éxécutais ces punitions en m'aidant des dernières pages du livre de lecture d'un certain DUMAS. Rien à voir avec Alexandre bien sûr. Je ne m'en vantais pas à la maison : ça aurait bardé cinq minutes. Avec l'argent gagné en allant chercher chaque soir le lait pour une voisine qui n'avait pas le temps je m'achetais les cahiers nécessaires. J'avais repéré une marque , vendue à l'épicerie du village, au papier épais et légèrement glacé et sur lequel la plume glissait agréablement : un plaisir. Non seulement je découvrais les mystères de la conjugaison mais en plus je savourais le plaisir de la calligraphie.
L'année de mes dix ans arriva un nouvel instituteur, camarade de promotion du précédent. Stupéfaction. Les tableaux étaient descendus de 50 cm car le nouveau maître était petit, difforme et boîteux. Son regard grave et pénétrant me fit oublier cette apparence. Il fit l'appel puis demanda si un ou une volontaire voulait lui chanter quelquechose. Justement ma mère venait de m'apprendre une nouvelle chanson " A ma main droite j'ai un rosier" . C'est bien déclara- t-il en riant, je vais vous apprendre "Au bois voisin".
Puis nous avons travaillé, étudié révisé chaque samedi les acquis de la semaine et les jours ont passé très vite, trop vite. Il y avait aussi les spectacles, les expositions de travaux, les enquêtes, les herbiers, des tas de choses à faire quoi. Il réussit à convaincre mes parents à m'envoyer en sixième au Cours Complémentaire voisin qui ouvrait ses portes. Là , j'ai continué à travailler et il n'y avait pas intérêt à s'amuser car ça aurait encore bardé et plus de cinq minutes cette fois. Le professeur de Français de cet établissement m'encouragea à rentrer à l'Ecole Normale, solution à la fois économique et sérieuse, puis quand je le retrouvai quelques années plus tard, surmontant péniblement la solitude de ma nouvelle situation de Maîtresse chargée d'école, il me conseilla de reprendre mes études , ce que fis, en économisant sou à sou : une institutrice en congé pour études n'ayant pas le droit d'être surveillante sauf exceptionnelle dérogation...
Au bout du compte, quelle est la bonne réponse ? Une succession de rencontres déterminantes et de contraintes à surmonter pour s'en sortir au mieux. Et on finit par se dire que finalement on n'a pas trop perdu son temps et que la réussite c'est avant tout la richesse intérieure et être bien dans sa peau. Bonne journée à tous.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 06 août 2006

Info

A suivre les péripéties du Titi Nîmois dans MIDI"CANARD"

Ecrit par : marc.rode | 06 août 2006

Je poursuis, pour celles et ceux qui le voudront:

Je disais comédie donc. Le collège et le lycée!

Nous avions une prof d'Espagnol, en 4eme, qui, pour marquer les pages de son manuel, utilisait un "marque-page" (oui, pour marquer les pages...) offert par le FN. C'était une admiratrice des oeuvres formidables de Franco et du franquisme qui, plus tard, s'est présentée à des élections cantonales sous l'étiquette du Borgne breton. Elle nous faisait chanter "un borriquito como tu", nous racontait l'histoire des petits doigts qui partent en voyage, montait sur les tables pour danser le flamenco. Bien entendu, les classes qu'elle avait n'avait aucun respect pour elle. Je la plaignais, entre mépris et compassion pour sa bêtise, de temps en autres, et voulais bien effacer quelques fois le tableau (toujours lui!) en quittant la classe (mon grand-père fut un combattant anarchiste espagnol, parti en guerre contre la saloperie fasciste à 16 ans, reçu par la France de Blum dans des camps de concentration, à La Tour de Carol, et qui fut secrétaire de la première réunion historique, sur la terre française, du CNT-AIT en exil! Mon héros!!!!).
Elle me fit passer le bac blanc d'oral d'Espagnol; et me sortit un texte d'un auteur franquiste, me disant que c'était un écrivain qui avait eu le souci des ouvriers, du peuple, etc. Je n'allais pas l'étrangler, j'aurais été mis à la porte de mon établissement, à quelques semaines des épreuves.

Concernant l'Histoire et Géographie, c'était l'affaire, de ma 6eme à ma 5eme, d'une vieille fille (pas si vieille que cela à y réfléchir aujourd'hui, peut-être une petite trentaine, mais si acide, une voix haut perchée, si maigre, sèche et pleine de cheveux longs frisés, et plate de bustier, qu'elle paraissait pour nous, ses élèves de 11 ans, une antiquité). Tous nos cours consistaient à recopier ce que la lady recopiait elle-même de ses cahiers où congestionnaient ses leçons. C'était d'un vivant... Tellement que ma jeune âme ne pouvait, pur survivre, que s'enflammer à la maison en relisant le bloc de la journée pour mettre en scène, en armures, en pyramides, en fleuves impétueux et monstrueuses montagnes, ce que la vacuité sybilline des phrases étouffait.

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

En Français, pour la drôlerie, une enseignante qui me poussa à prendre le Grec ancien en 4eme, sinon la classe disparaîtrait faute d'apprentis homéristes. J'y suis allé... pour la mythologie.
Donc, cette prof de Français-Latin-Grec eut une aventure avec l'un des profs d'EPS du collège. Sa femme aussi lançait le ballon dans le même établissement. J'ai su, plus tard, que la drague y allait fort, entre profs, dans un collègelycée semi-privé catholique (parenthèse: arrivé en 6ième, gros scandale dans l'admnistration tenue encore par des soeurs: deux nonettes furent renvoyées pour cause d'amours saphiques)... Sa fille, commençant à parler, l'appelait "Crétine", parce que "Christine", c'était compliqué pour la bouche, le palais et les dents, et la langue pour faire fonctionner tout ce bazar. Son histoire extra-conjugale tournant au vinaigre (et vous savez comme ça côse dans les salles de profs et les couloirs), elle tomba en dépression. Mais juste avant cela, elle eut le loisir de hurler et de balancer des craies sur des gars du fond, d'arracher des mains d'un autre sa copie dont il recomptait les points, de la mettre en boule et de lui faire suivre la même trajectoire que les craies... En disant: "Je ne suis pas folle. Je sais additionner!" Elle trouva que j'avais une écriture de fille. Parce que je ne faisais pas de pattes de mouche.

Pour le Grec, au lycée, j'étais le seul garçon de la classe qui avait voulu poursuivre dans ses humanités. Madame "bip" s'asseyait sur le bureau, croisait et décroisait ses jambes (elle avait aussi un léger handicap de prononciation). Je surpris, à force, la couleur de sa culotte. Mais je ne m'en souviens plus, j'en suis marri pour les pervers pépères du coin...

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

"Bégaudeau ne manquera pas de nous dire que ces merveilleux enfants des banlieues sauvages réinventent la langue…"
Pourquoi "enfants des banlieues" il habite peut-être paris.
Tu devrais relire ce texte, il n'y a pas de faute fôte... les accents sont corrects...
Bon je ne vais pas me casser le cul pour ce truc...
Mais attention, rien ne dit que ce n'est pas un petit 'blanc' propre sur lui... Attention le corbeau écrit aussi avec la "main gauche" ;)


Merci pour vos posts.
Merci JP de tout laisser ;)

Ecrit par : toto | 06 août 2006

Le DESSIN : Autre moment pour éveiller la sensualité chez les jeunes garçons. Une jeune et réjouissante prof de dessin vint. Une remplaçante. J'étais en 3eme. Elle resta quelques semaines qui sont gravées dans ma mémoire libidineuse. Il devait faire chaud, je crois, du moins elle devait avoir chaud, elle, car, ne portant qu'un débardeur léger, sans manches, ni sous-tiffs dessous, se penchant vers nos oeuvres, pour nous congratuler ou nous prodiguer moults conseils avisés, le mâle, soudain raidi sur sa chaise, promenait son regard, sans le faire expres, sur le tétin délicieux et copieusement offert de la demoiselle... Les filles boudaient.
Mais le tordant, c'est que nous croisions la remplaçante, dans les couloirs, pour aller vers la salle des profs, avec, descendu de la Vierge Marie, une sorte de veste bien fermée.
Nous étions jeunes, elle était fort ravissante...

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

Encore? Encore!

J'apprécie les fins de race.
En seconde et première, j'ai eu droit à une enseignante d'Histoire et Géographie, descendante directe, par une des nombreuses branches sous-cadettes, de la semence de Louis XIV le Grand.
Elle n'en avait plus pour longtemps. Je veux dire qu'elle était proche de la retraite. Une femme à l'esprit pratique qui, quand elle n'avait pas de brosse pour effacer ses mots, utilisait ce qui lui tombait sous la main: c'est-à-dire le mouchoir dont elle s'était servie pour se moucher tantôt.
Un jour, les boutons de son chemisier eurent la malice de s'ouvrir, un par un, et pas le haut. Craignant pour notre survie, la fille dont j'étais amoureux durant tout mon primaire (Ah Stéphanie Pontet...) la renseigna sur l'état de son vêtement qui nous renseignait peu à peu sur l'état pendulaire de sa poitrine (pas de sous-tiff là non plus...). Madame G. de V. nous dit en se reboutonnant: "Merci bien. Vous êtes aimables. Vous savez, quelques fois je perds mon jupon, et je peux m'y entraver en marchant. Un de vos camarades, dans le couloir, il y a quelques temps, a bien eu l'obligence de me signaler que mon juponme filait le train"...

Madame G. de V. faisait, pour qui voulait y assister, les cours de cathéchisme au collège...

Ha les fins de race... Je vous dis.

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

J'eus enfin un grand prof d'histoire et de géographie. J'attendis le lycée pour cela, et le bac même! Monsieur B. Un homme sarcastique, cassant, mais très sympa quand on avait des bonnes notes avec lui. Ou qu'on possédait un peu d'esprit de répartie. Il faisait un peu de politique en classe. Ca lui sortait de la gorge que Mitterand, alors président, était un c... Lui et sa femme - prof de la même matière (une beauté, grande, soignée, à la Carole Bouquet...) - avaient "fait" l'Afrique quelques temps. Il nous délectait de ses anecdotes de monsieur Blanc qui pouvait se payer la belle vie là-bas.
J'eus un 6. La première note de l'année. Il me lança une vacherie du style: "Je n'aurais pas cru que vous fussiez capable d'une telle note". Vexé, je regardais par la fenêtre. Il me héla. Je lui dis que je regardais la ville parce que la lumière de la saison (l'automne) magnifiait ses toits et les arbres rougissant. Il m'aima dès lors. Et le devoir suivant, piqué au vif, j'eus un 18 (C'était de Gaulle!!!). Et ne passai jamais en dessous de 16. AH l'orgueil...
Il y a des amateurs d'âmes chez les enseignants qui savent comment s'y prendre pour mener la mule à l'abreuvoir.

Un souvenir qui n'est pas le mien, mais celui des filles du lycée (peut-être que les garçons, jaloux, n'ont pu rien moufter... vis à vis de leur virilité). Paraît-il qu'un prof d'Anglais était appréciablement membru. La rondeur de sa braguette en disait long. Les coquines!

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

Tout ces profs, toutes ces personnes, car ce sont des êtres humains, non? et j'en ai encore dans ma besace (mon prof homo de musique, avec son bureau chargé de "sale pédé", mon prof de piano, homo lui-aussi, qui, après m'avoir fait jouer du Bach me disait: "Un bisou", et l'autre de trompette, hétéro, qui désespérait de me voir doué, mais ne pas aimer son instrument, la prof de bio qui nous balançait ses vieilles peaux qu'elle coupait en lisant son manuel, son mari (avec qui une connivence s'est instaurée), prof de sciences-physiques qui nous a accueillis en nous grognant: "Les petits cons, je les brise", et de rajouter le geste à la parole en tordant une tige en métal, etc.), ces femmes et ces hommes ont possédé mon imagination.
La façon dont ils faisaient passer les connaissances, je ne sais plus trop, je suis de la génération pour laquelle on hésitait entre le "par-coeur" et le "débrouillez-vous".
Ils et elles ont touché mon imaginaire, s'y sont installés confortablement, m'ont montré que le métier d'enseignant est compliqué, drôle, chiant, émouvant, dur, contraignant, apaisant, jubilatoire!

Merci à JPB pour m'avoir fait remonter tous ses souvenirs, pas si loin enfouis dans mon cortex. Ces hommes et ces femmes qui ont participé, contre ou avec moi, à ce que je suis. Merci à eux, que j'ai détestés alors, ou adorés. Et qui font un peu de théâtre, en moi, maintenant.

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

Hélène Charpentier, je vous aime.

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

Je suis bavard. Je m'en contris...

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

Allez non, celle-là, je vous la donne aussi. Pour la prof de bio (prof principal de ma 3eme), qui nous donnait envie "d'écraser l'époux sur le sein" (je paraphrase un vers de mirliton plutôt drôle dans son virage mal pris...), son prof de sciences-physiques de mari, pour celles et ceux qui suivent.
A part le fait qu'en nous dictant le manuel, elle ponçait ses ongles et nous envoyait d'une pichenette bien adroite les peaux mortes de ses doigts (ah zut, le nom m'échappe de cette peau qui pousse à la naissance de l'ongle...), elle nous sortit, un bocal de son placard. Nous étudiions alors la reproduction. Et nous annonce que dans ce bocal repose un cadeau. Ha bon? Quelqu'un lui fait des cadeaux? "Une de mes anciennes élèves a fait une fausse couche et m'a offert son foetus de quelques mois. Observez, c'est exceptionnel, et rare". Le bocal passa de bureau en bureau dans un silence de train fantôme... Biiiiiiii les yeux pas ouverts!!!!!!! et le bout de cordon encore attaché au nombril.... Grands dieux... J'ai mis quelques années encore pour apprecier à sa juste valeur le genre gore, et particulièrement, "L'Exorciste" de W. Friedkin. (Vous savez, le film où la jeune possédée lance au prêtre interloqué par tant de bas langage : "Ta mère suce des queues en enfer"...) Ca se comprend, non?

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

Excellente idée, en effet, qui déclenche chez moi plus que de la nostalgie. Oserai-je dire qu’en vous lisant, c’est aux occasions perdues que j’ai pensé. A toutes ces choses qu’on voulait dire, ces remerciements que l’on voulait exprimer et que par faiblesse, pudeur ou timidité on a reporté à plus tard, lâchement au fond.
Ainsi, quand on perd des êtres chers : reste cet immense regret, celui de ne pas leur avoir dit tout ce qu’on avait pourtant préparé, un jour , un jour où on aurait osé, mais voilà, ils n’étaient pas là …
Alors, oui, s’il y avait un site du genre «A nos vrais maîtres, les élèves reconnaissants », je m’inscrirais pour citer quelques noms qui le méritent, et je suis sûr qu’ils en seraient contents.

Les instituteurs n’en seraient pas absents. Bonjour à Mr Roquit, qui nous faisait venir le Jeudi pour des cours supplémentaires -oui, à l’époque, c’était le jeudi qu’on faisait nos mercredis : tout simplement, l’école tenait à ce que ses anciens élèves partis au Lycée y réussissent correctement.

Permettez moi cette anecdote d’ambiance, à faire frémir les générations actuelles : c’était en 1948, mon frère aîné, trop jeune pour aller au Lycée s’était retrouvé après son CM2 en classe de « fin d’études », chez le Directeur, son père. Un jour, le voilà obligé de s’absenter avant la fin de l’étude du soir :
- « M’sieur, est-ce que je peux partir ce soir, avant la fin de l’étude »
(On disait « Monsieur » et « Madame » à ses pères et mères instituteurs, dès qu’on avait franchi les portes de l’école)
- « C’est pour ma leçon de violon, le prof n’a pas pu me prendre à l’heure normale »
- « Tu as un mot de tes parents ? »
- « ??… Ben m’sieur …, non … »
- « Va chercher un mot d’excuse »
Je passe le reste, mon frère qui déboule chez notre mère, institutrice dans la classe juste en dessous, et qui n’a pas pu lui faire comprendre que c’était sans doute une blague. En était-ce d’ailleurs ? Il est revenu avec son mot d’excuse.

Mon père, blouse noire, directeur de 15 classes, adjoint au maire, a toujours refusé, lorsque le règlement l’a permis, de demander une décharge de classe. Il venait également le jeudi pour faire sa part des préparations à la 6ème . Il se chargeait de pousser les bons élèves qui n’osaient pas aller au Lycée et c’est à lui que mon frère et moi avons demandé de corriger nos mémoires de fin d’études d’ingénieur car un instituteur de l’époque ne laissait passer aucune faute d’orthographe ou de grammaire ! Il était officier des Palmes académiques. J’ai conservé sa médaille.

Je voudrais honorer mon prof de maths en Sup (Normale Sèvres : à l’époque, ils étaient encore sexistes). Tiens, une fois, elle avait fait grève : alors, elle nous a fait venir le samedi AM pour rattraper les heures perdues, en plus des 4 H normales de Maths du matin. Il y a des journées comme ça, dont on se souvient : Avec toute mon admiration, mademoiselle Elfenstein.

Et mon prof de Physique en Spé : Mr Marchal. Avant de le rencontrer, je considérais la physique (et la chimie, donc !) comme un mal nécessaire. Si vous le pensez aussi, allez passer un an avec lui, et les molécules organiques vous apparaîtront toute sexy, la thermique vous donnera chaud au cœur (là, j’exagère un peu, mais bon la licence poétique n’est ce pas ?)

Mais celui qui nous a profondément marqué, c’est Mr Roth. Il a été mon prof d’histoire en seconde. Un feu d’artifice. Grâce à lui, j’ai gardé une passion pour l’ Histoire. Avec lui, l’Histoire se comprenait : depuis, dès que je peux m’échapper de mon travail, je saute sur tout ce qui peut expliquer notre petit monde, et le faire évoluer dans le bon sens. Je sais qu’il a quitté le Lycée pour l’université peu de temps après, de même que Mr Parisse, son successeur en première. Je ne doute pas qu’ils y ont réussi.

Mr Sanchez a été mon prof de Français deux ou trois fois, les dernières en Prépa. Sa mission était assez facile lorsqu’il fallait lire Tocqueville, mais nous faire apprécier le vieil homme et la mer ou l’Albatros était déjà plus méritoire : j’espère qu’il a gardé son enthousiasme, il est dans ma liste.

Je voudrais citer Mr Billmann : « Ah oui, c’est juste, mais il y a beaucoup plus joli ». Il s’agissait, bien sûr, de démonstrations mathématiques.

S’il faut terminer, ce sera avec Mr Arveiler, prof de Français-Latin, et pour mes malheureux copains qui n’ont pas eu ma chance, de grec également. Il a été mon prof en 3ème et en seconde. Il se trouve que je l’ai rencontré assez récemment, il y a trois ou quatre ans. J’étais revenu à Metz, à l’invitation d’un ami de Lycée.
« attendez, je me rappelle, oui .. vous êtes … » et il a cité mon nom.
Certes, il était également l’invité de mon copain. Aussi, ma femme, sans doute plus suspicieuse que moi, est-elle persuadée qu’il avait révisé la liste de ses élèves de l’époque, 40 ans en arrière.
Soit.
Il n’empêche que, si c’était le cas, il avait eu cette coquetterie de vouloir paraître reconnaître ses anciens élèves! Je voulais raconter cette dernière anecdote d’ambiance, car elle traduit un monde révolu, et pas si inhumain qu’on veut le dire maintenant.

Quand, en traversant le Lycée, on croisait un de nos anciens profs, le « Bonjour M’sieur » était toujours suivi d’un « Bonjour Untel ». Et les classes étaient de 40. Peu avant le bac, en première peut-être, je passe par hasard dans le coin des « petits », et je croise Madame Marie. Mme Marie s’occupait du 14ème dortoir, qui avait été le mien en 6ème :

« Tiens, quelle surprise : bonjour le 413 »
Madame Marie s’occupait aussi du linge des « petits », elle n’avait jamais appris nos noms.

Respect à vous tous ou presque, et amnistie pour les quelques mauvais qui avaient réussi à se glisser dans le système. Tenez, ce prof de Français, pas si mauvais que ça d’ailleurs, mais quand même un peu trop gentil, et qui n’avait pas su quoi répondre à cet élève, héritier potentiel de je ne sais plus quoi, qui, bien avant 68, lui disait déjà : « A quoi bon, je gagnerai plus que vous »

Par la suite, en école (une petite grande école), puis aux USA (une Université plutôt bonne), j’ai rencontré quelques noms, mais si je cite cette époque dans ce post, c’est parce que je remarque qu’au fond, aucun ne m’a marqué ou transformé comme ceux que j’ai cités.

Et je me dis que les profs qui comptent sont peut-être ceux qui arrivent, comme des parents, pendant l’enfance et l’adolescence (au sens large, certes), à temps, pour nous former, et qui y réussissent.

Voilà pourquoi, ceux qui marquent, on a envie de les appeler « nos maîtres »

Ecrit par : Michel | 06 août 2006

On joue un peu aux anciens combattants, mais c'est doux et souvent drôle aussi de laisser revenir les souvenirs d'école...J'ai toujours aimé apprendre et faire mes devoirs (qui dira le plaisir infini qu'il y avait à faire une analyse logique en un tableau bien organisé ?...) Il y a eu les maîtres bien-aimés, ceux qu'on n'oublie pas, de l'école primaire (Mlle Tracol !) au lycée, voire à la fac. Mes professeurs de Français au lycée (madame Gaillard, madame Grand...) qui m'ont donné envie d'enseigner à mon tour et dont presque 40 ans après je retrouve les accents pour parler de Montaigne ou de Pascal.
Il y a aussi les souvenirs rigolos de la petite élève de 6ème, perdue dans un immense lycée de la banlieue marseillaise : le charmant prof d'Anglais qui gentiment pendant le cours m'adressait des clins d'oeil auxquels je répondais par politesse avant d'apprendre des semaines plus tard de camarades moins naïfs que le malheureux était affligé d'un tic. Ou le prof d'Histoire dans sa dernière année d'enseignement qui, à chaque "cours" demandait à une élève de lui faire les ongles !
Ou encore le prof de maths corse qui nous racontait avec nostalgie son enfance sur les plages de Bastia...
Tous, ils m'ont laissé un souvenir heureux, drôle ou attendrissant (la prof de philo très âgée à nos yeux, qui s'inquiètait sans cesse de l'impact de l'enseignement de la philosophie sur les esprits des jeunes filles sages (?) que nous étions alors.) Certains, il faut être juste et ne pas sombrer dans l'angélisme, se sont montrés incompétents et on le sent très bien même enfant, ou cruels. Je me souviens d'une prof de Français-latin-grec à Longchamps, à Marseille, qui s'amusait, c'est le mot, à m'humilier régulièrement, jouant de ma timidité et de mon manque de confiance en moi. Remarquez, j'ai inventé à l'époque quelques petites chansons pas piquées des hannetons, que nous fredonnions dans le rang en l'attendant et qui me vengeaient agréablement !
Je pourrais certes, égrener un peu trop longuement et pour ma seule satisfaction ces souvenirs qui sont finalement semblables aux vôtres, alors je laisse la place au suivant !
M-A.

Ecrit par : Marie-Antoinette | 06 août 2006

Mais oui, les grands-mères on les aime bien, malgré leurs cheveux blancs, leur nez pointu et leurs lunettes qui fascinent les bébés. On les aime pour la disponibilité dont elles n'ont pas toujours fait preuve envers leurs prores enfants parce que ce n'est jamais facile de tout concilier. Je n'ai pas connu mes grands-parents . J'ai posé beaucoup de questions, je les ai imaginés et je pense encore plus à eux maintenant que mes parents ne sont plus là . La nostalgie c'est bien mais il ne faut pas s'y enfermer non plus. Par exemple ma vieille école a bien changé: sanitaires,chauffage central, nouveau parquet, nouvelles tables bien sûr, photocopieuse, internet et une bcd comme on dit . C'est très bien.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 06 août 2006

Il est rendu vivant, le blog là... Que chacun s'amuse, et s'épanche, après chacun lit ou pas. N'est-ce pas le jeu du lieu? J'aime beaucoup les anecdotes. Surtout celles des autres. Quand elles ne sont pas attendues. Pourquoi (se) refuser cette petite (auto-)satisfaction gratuite? Alors qu'elle offre la possibilité d'un jeu de ping-pong avec les autres? Il est heureux d'habiter pleinement sa propre maison pour ne jamais se quitter et ne pas investir celle de l'autre, comme dirait Yves Prigent. Qui pourrait rajouter, on enseigne comme on soigne, c'est-à-dire avec ce que l'on est (neuropsychiatre, il explique encore que tout se joue dans les 6 mois après la naissance). Magie du verbe et de la parole.

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

Une remarque JPB, sur la baisse de niveau, aux périodes barbares. Chardonne, Maurras, Brasillach, Céline, l'auteur des "Chiens de paille" ne maîtrisaient-ils pas parfaitement la langue châtiée???.... C'était, je crois, les petits séides du mal, les vexés de l'Histoire, nos "Gangs des barbares" à nous aujourd'hui, qu'avaient d'la peine à causer la langue d'la haute. Les rentiers de la Langue Française peuvent être de bien salopes saloperies. Non?
Je n'arrête pas de l'écrire: se plonger dans Léon Bloy, dans son journal, dans son texte "En attendant les barbares". Très instructif: « L'avilissement volontaire de la parole est, sans contredit, un des attentats les plus bas que l'on puisse rêver. » Comme quoi on peut être un fou de Dieu, anti-démocrate (sauf vers la fin de sa vie), vénéré le biau langouage et être lu, encore???, aujourd'hui.

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

"L'exercice d'admiration" est un genre littéraire oublié aujourd'hui, décrié depuis la mort proclamée des maîtres, très difficile, dont peu manient les rouages et jouent encore sans que cela sente la chocolatine, la sangle ou la complaisance (admirable "Joseph de Maistre" de Cioran). Je ne parle pas d'ici. Que c'est bon les souvenirs! On dirait un "atelier d'écriture", JBP, ton blog! Chouette!

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

Mon cher P., Céline n'a jamais fait de mal à une mouche. Il écrivait Bagatelles pour un massacre, et soignait gratuitement ses voisins juifs impécunieux. Idem pour Brasillach, Maurras, etc. En revanche, les petits gestapistes français, Pierrot le fou et consorts (qui se rappelle encore Pierre Loutrel, le vrai Pierrot le Fou, truand et pilier de la rue Lauriston, blessé, sans doute achevé par ses hommes, jamais retrouvé — la légende noire du Milieu…) arrivaient des plus basses couches de la population : mes (pas si lointains) ancêtres corses truands de la même époque se battaient dans les rangs de la résistance — avec Defferre, à qui ils ont fourni ses troupes électorales de choc par la suite. Nos barbares modernes forment les futurs SA d'un futur nazisme post-moderne.

À propos, Pendariès : "J'aime beaucoup les anecdotes. Surtout celles des autres", dites-vous… Sous la coquetterie de l'expression, quel aveu à (ne pas) faire à un psychanalyste… Vous ai-je dit que j'ai participé à des congrès de lacaniens — mais cela ne doit pas vous étonner —, et que j'en connais un rayon sur le langage comme écran… Allez, un bon mouvement : étalez-le, votre trauma…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 août 2006

Je ne résiste pas à la tentation (ou, pour mieux y résister, j'y cède) d'indiquer à tout un chacun la dernière ponte des Cahiers pédafgogiques concernant l'orthographe (http://education.france5.fr/coteparents/index.cfm?&espId;=3&discId;=2&objId;=12485&CFID;=1757121&CFTOKEN;=25887709)
Tournez les pages, ça vaut le coup d'œil et le coup de sang.

Les plus sagaces remarqueront que l'intitulé accole France 5 et les Cahiers — c'est une association déjà ancienne, qui donne une idée de la manière dont ces "pauvres gens" (au sens où Orgon dit "le pauvre homme !") sont en butte à l'institution… De la même manière, notre chevalier de la Légion d'honneur 99 est le conseiller Education de France 2. Et ils obnt le culot de se plaindre dès que j'apparais sur les ondes ! Goebbels, réveille-toi, tu a fini par gagner !
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 août 2006

"Goebbels, réveille-toi, tu a fini par gagner !"
JPB

aie aie aie!!!!! j'en connais un qui va se la re-jouer............

"Nos barbares modernes forment les futurs SA d'un futur nazisme post-moderne."
plus que d'accord avec votre analyse, sur toute la ligne.

Ecrit par : muriel maman en lutte | 06 août 2006

JPB, si vous nous faites dans le lacanien, va-t-il falloir revenir à cette question qu’on n’entend plus aujourd’hui que la mode en est passée : « D’où parles-tu ? ». Un copain m’avait dit qu’il répondait pour couper court : « Je parle de mon corps ». Il paraît que c’était efficace.

Sur France 5, parmi les disciplines scolaires, il y a « la citoyenneté », on est sauvés !

Ecrit par : Lariba | 06 août 2006

J'y suis allée dans les cahiers pédagogiques. J'ai adoooré le titre "compte rendu d'une séance d'atelier de NEGOCIATION orthographique"... Mes petits "Oui mais..." de Grande Section seront ravis lorsqu'ils pourront aussi négocier l'orthographe... Je n'ai pas le temps d'aller y voir de plus près, je pars en vacances. A bientôt.

Ecrit par : catmano | 06 août 2006

"Un seul être nous manque, et tout est dépeuplé" — ainsi parle le peuple du blog, Catmano.
Partez tranquille, nous allons tâcher de survivre en votre absence. Et bronzez bien.
JPB, qui s'occupe de vous pendant ce temps.

PS. Un humoriste qui voulait consoler un ami récemment plaqué avait transformé la phrase en : "Un seul être vous manque, et tout est repeuplé." C'est également vrai.

PPS. Quant à savoir d'où je parle… Présentement, de la véranda qui me sert de bureau, face aux feux du couchant, à cette heure. Mais l'être-ici-et-maintenant de mon corps n'est pas forcément l'être-là de mon esprit.

Ecrit par : brighelli | 06 août 2006

http://education.france5.fr/coteparents/index.cfm?&espId;=3&discId;=2&objId;=12485&CFID;=1757121&CFTOKEN;=

Les buts sont les mêmes, c'est joliment tourné, mais les moyens sont différents... Cherchez l'erreur.

1° je ne lirai pas tout
2° je ne peux pas tirer sur l'ambulance...
RIP

Ecrit par : toto | 06 août 2006

Votre récit m'a fait penser à Monsieur Delbouve, le prof d'anglais que j'ai dû avoir de la 4 à la 1e dans mon petit collège (devenu lycée quand je suis entrée en seconde) de Bavay dans le nord.

Monsieur Delbouve, qui est encore de ce monde, ne supportait pas que l'on bavarde en cours, et ne supportait pas que nous puissions venir au collège sans avoir appris notre leçon d'anglais, et supportait encore moins que les élèves arrivent en retard. A l'époque, tout le monde avait peur de se ridiculiser en parlant anglais, c'était donc un cours que nous craignions vraiment.

Monsieur Delbouve s'énervait très très fort quand on disait une bêtise. Il se précipitait vers nous et donnait de grands coups de pied dans nos pupitres en criant "il est fou, l'type!". Ses "il est fou, l'type", qui s'adressaient autant aux filles qu'aux garçons, sont sûrement encore célèbres à Bavay !

Et moi qui avais si peur, et qui apprenais toujours bien mes leçons d'anglais, je suis devenue prof et traductrice et je me suis passionnée toute ma vie pour la culture anglo-saxonne. Et je pense à Monsieur Delbouve avec beaucoup de tendresse.

Ecrit par : marie | 06 août 2006

Bonjour à tous.

Je viens de tomber sur un numéro spécial du monde de l'éducation, disponible dans vos kiosques, partout en France : curieux (ou un peu maso), j'ouvre le papelard : je n'ai pu m'empêcher de jurer en lisant quelques lignes d'un article concernant les "nouvelles méthodes".

Honteux d'en arriver à de telles extrémités, je me suis promis de l'écrire dans ce blog.

De jeunes professeurs liront ce document hautement idéologique... Bien sûr, ce ne sont pas des idiots me direz vous. Mais le danger est que ces thèses sont séduisantes : ce n'est pas au prof de travailler puisqu'il sait déja... si en plus on peut bien faire son travail en ne se fatiguant pas trop !

Bref, convaincu que je suis de l'intérêt d'être éduqué, je suis désabusé par de tels drames qui passent comme une lettre à la poste dans l'esprit des gens...

Sinon, j'enseigne aujourd'hui les maths à cause d'un prof de collège de province qui était GENIAL : il était terriblement LOGIQUE, souriant et pittoresque, gentil et juste (parfois il engueulait ceux qui faisaient des bêtises, et une fois ce fût moi), il était typiquement atypique ! Il aimait sa discipline et son métier, il aimait nous expliquer et nous faire apprendre des raisonnements. Merci Monsieur M pour tout ce que vous nous avez donné, et pour m'avoir rendu amoureux des maths. J'étais à l'époque un mauvais élève, sans intérêt pour l'école, et mon prof principal voulait que je n'aille pas au lycée ; je suis allé au lycée, et bien au dela.

Voila ce qui nous anime, voila ce que doit redevenir l'école : un lieu d'évolution positive de la personne.

Bonne continuation et bonne évolution à tous.

D.

Ecrit par : D | 06 août 2006

JPB, bravo pour Lacan, j'apprécie l'envoi et le coup de fleuret! (L'avez-vous grimpé son escalier???)
Mon trauma, c'est d'être sorti des cuisses de ma mère sans avoir rien demandé.
S'ils n'ont (physiquement) rien fait nos braves écrivains de 40 (vous n'avez pas parlé de Maurras), alors pourquoi les a-t-on flingués à la Libération (pas tous, bien sûr, y en a qu'on pris la cigüe)? Est-on vraiment innocent de ce que l'on écrit, vous savez bien que non. Je ne crois pas entièrement à la théorie proustienne puis structuraliste différenciant l'auteur de son texte.
Ne peut-on pas dire BARBARE tout simplement? Rajouter "post-modernes" leur donne un goût d'avant-garde sympa qui pourrait ne pas déplaire à quelques vendus-au-diable.
Madame Rouquette, qui est Corse (de Lyon), m'a raconté pas mal de petites choses sur les malfrats corses... HA defferre... et j'ai ramené de chez mes parents un livre sur le maquis! Je le lis dès que je reviens chez moi.
Cordialement.

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

- y en a qu'onT pris la cigüe...

Et Muriel, plus de coup de sang avec l'évocation des nazis. Promis. Je trouve ça tjs aussi dégueulasse en bouche (et impossible surtout) de mélanger le poivre avec l'huile, mais bon. Chacun son jeu. Je respecte. Puisque ça ne fait pas réagir mais plutôt marrer. La mémoire est courte. Il faut peut-être que j'attende la corde qu'ils me mettront autour du coup, ou la hache que le bourreau élèvera au-dessus de ma tête. Là, je pourrai peut-être crier: "Non pitié!" S'ils ne m'ont pas arraché la langue avant. Les Nazis étaient institutionnalisés. Dans tout les appareils de l'Etat. Là, les Barbares mastiquent ce que les pouvoirs en place ont bien voulu leur laisser pour leur silence et leur tranquillité. Que nenni. Prenons la baffe à décoiffer un géant que nous méritons, peut-être. Nous verrons qui s'en relèvera. Le sur-homme nietzschéen? (Pas ce qu'en ont fait les "heil hitler"). Une BONNE dépression, c'est quand on s'en relève, mais changé, amélioré.

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

Pas drôle, pas drôle, mais merveilleux, l’école à Papa fin des années 60, Paul Lapie, Caudéran :
Les guerres en Histoire, les Croisades, le camp du Drap d’or, Du Guesclin : quel panache !
Puis un jour, votre père vous apprend que le 6 aout 1945, aujourd’hui, avant-hier, Little Boy pulvérise Hastings et Azincourt réunies. Qu’il aura fallu 4 ans pour que votre mère revoie la lumière, avant le 6 juin 1944 par exemple.
Questions aux instits (un pour les Maths, un pour le français) : sourire digne, de ceux qui ont vécu, et affectueux avec comme réponse “Rassure-toi, cela n’arrivera plus”.
Et cette confiance que je leur ai donnée, je tiens par dessus-tout à ne pas la reprendre.

Ecrit par : D'Enguell | 06 août 2006

Le virtuel n'est à jamais prendre au sérieux. Comme le souligne plutôt justement Pendariès (1), qui ne m'est ni sympathique, ni antipathique, ce n'est qu'une vaste foire, le woueb. Du carnaval à la Bakhtine. Rien de plus. S'y laisser prendre donnera beaucoup de travail et pas mal de pépettes aux psychanalystes. J'ai lu l'article du Monde sur les accros du Net qui se coupent de leur famille, et n'ont plus le temps à donner à leurs petits ni à la réflexion. C'est terrifiant, mais vrai, j'en ai l'impression.

Je n'ai toujours pas eu de réponses quant à ma question sur le travail particulier des profs au collège et lycée. Pas d'explication, pas d'exemples précis. Pas de concret. Si vos "adversaires" mettent en ligne leur méthode de travail, avec petits films à l'appui, pourquoi ne faites-vous pas la même chose? Les "sectes" d'habitude ne se montrent pas (2). Auriez-vous à cacher certaines choses? J'écris ceci avec un clin d'oeil. Il faut prendre des pincettes ici (3).



(1) J'imagine que, nom cévenol, cela doit se prononcer PINdariès, en non PANdariès. Beaucoup de Nordistes ici???
(2) Sauf les Mormons dans la rue et les Témoins de Jéhova qui sonnent à votre porte. J'écris "secte" parce que j'ai lu ce mot dans plusieurs sites attaquant les pédagogues.
(3) Les invectives fusent dans tous les blogs dont le sujet est l'enseignement. Est-ce une maladie de jeunesse ou de sénilité?

Ecrit par : Homo floriensis | 07 août 2006

Je ne saurais dire quel enseignant m'a donné un jour l'envie de faire à mon tour ce métier. Je sais par contre quels sont ceux dont je garde le souvenir le plus précis, et qui constituent aujourd'hui pour moi de véritables références dans mon enseignement.
J'ai en particulier toujours en mémoire l'enseignement de Melle J., professeur (visiblement PEGC, mais nous ne le savions pas à l'époque) de Français-Latin-Arts plastiques-Histoire-géo (je ne prône pas cependant, bien au contraire, la polyvalence des profs!) : une petite dame BCBG, haute comme trois pommes, mais si redoutable et efficace dans son enseignement que sa réputation avait largement dépassé le cadre de notre petit collège banal de cité-dortoir. Pendant deux ans (6° et 5°), nous n'avons jamais eu de trève, au point qu'il m'arrivait parfois la nuit de me réveiller en sueur pour vérifier que les trente (ou presque) exercices de grammaire donnés de la veille pour le lendemain avaient bien été faits! En classe, nous n'avions jamais un moment de répit : j'ai souvenir d'avoir rempli plusieurs (grands) cahiers de 200 pages chaque année en règles de grammaire, dictées, questionnaires de lecture... En 6°, nous avions étudié 5 oeuvres intégrales, en 5° ce fut plus encore! Chaque roman, chaque pièce, chaque texte était décortiqué, analysé, au point que je connais encore, par coeur mais sans les avoir appris véritablement, de longs passages du Médecin malgré lui ou de La gloire de mon père. Chaque exercice était noté (je vous laisse imaginer le nombre de notes figurant au bulletin de mi-trimestre!), ce qui, au fond d'ailleurs, était moins traumatisant qu'il n'y paraît : avec tant d'évaluations, il était toujours possible de rattraper un exercice raté! Le tout était rondement mené, dans une ambiance certes sévère mais sereine : les règles étaient connues de tous, elles n'étaient ni négociées, ni négociables, et c'était au fond très rassurant ; en début d'année, la brave demoiselle plaçait elle-même les élèves dans la classe, en prenant soin de placer côte à côte un garçon et une fille, ce qui ne nous plaisait guère mais favorisait finalement des relations qui ne se seraient jamais nouées autrement (en tout bien tout honneur, cela s'entend!!). Pour autant, malgré ces règles "à l'ancienne", son enseignement était aussi, avant l'heure, un des plus "progressiste" qui soit : nous nous auto-corrigions souvent, entre voisins, pour gagner du temps (inutile de dire qu'aucun d'entre nous n'aurait eu l'idée de tricher!) ; nous faisions des arts plastiques "à outrance", y compris pendant les heures consacrées au Français (la grande idée de cette enseignante étant de nous faire illustrer l'ensemble des chapitres ou des scènes tirés des oeuvres étudiées ; j'ai ainsi souvenir d'avoir dessiné pendant de longues heures toutes les espèces d'oiseaux peuplant les marais de "L'enfant et la rivière" de Bosco!) ; nous participions à des concours de poésie, de dessin... nous avons même passé une grande partie de l'année de 5° à mettre en scène une pièce sur la Révolution Française (Bicentennaire oblige!) ; et, chaque année, nous sommes partis en voyage avec elle. Certaines de ces pratiques me semblent aujourd'hui assez proches de celles des "pédagogos" : sorties, travaux transversaux, auto-correction, etc... Pourtant, elles ont été profitables parce-que, par ailleurs, l'essentiel était fait : nous avions appris à travailler avec acharnement, vite et bien, ce qui libérait du temps pour le reste; rien n'était sacrifié, tant la rigueur pour les "fondamentaux" était grande : lorsque l'on faisait de la grammaire, on le faisait de la manière la plus traditionnelle qui soit ; le théâtre était fait pour lui-même, pour le plaisir de jouer, et non pour faire de la "remédiation" ou étudier tel ou tel temps grammatical; le voyage était forcément pédagogique, mais il ne remplaçait pas le cours d'histoire... bref, c'était une juste combinaison de l'ancien et du moderne, le premier primant toujours sur le second mais ne l'occultant pas. Les pédagogistes ont, eux, tout mélangé : le "sérieux" doit être ludique (ce qu'il ne pourra jamais être vraiment, ce qui est donc par essence décevant), et le ludique doit être au service du pédagogique (or, on sait comme les jeux "éducatifs" peuvent être pesants!); au bout du compte, on ne travaille ni ne s'amuse jamais vraiment.
Pour conclure sur ce souvenir : je n'ai pas spécialement aimé cette enseignante, ni même son enseignement, au moment où je les ai subis ; elle avait en particulier une forte propension à se créer une Cour attentive à ses désirs, et j'étais déjà trop mal intentionnée pour en faire partie! Néanmoins, je lui suis plus que reconnaissante pour ce qu'elle m'a apporté, tant du point de vue scolaire que du point de vue humain; elle fait partie d'une espèce qui, malheureusement, est en voie d'extinction!

Cordialement

Claire, 29 ans, prof d'HG

Ecrit par : Claire | 07 août 2006

Bonjour,

Moi aussi j'étais au lycée St Charles et M. Zoppi était mon professeur de Lettres en 1°. C'était l'ancienne école et j'ai beaucoup appris cette année-là. Le jour de l'oral les examinateurs étaient dégoutés par notre liste qui ne présentait que des textes austères sur "Raison et rationalisme" ou bien "La poétique des ruines (!)". On passait de Montaigne à Nerval et on avait réussi à imposer Breton pour clore la séquence sur "Raison et rationalisme".
Continuez M. Brighelli, je me délecte de votre forum. J'ai eu mon Capes de Lettres Modernes en 98, j'ai détesté les Iufm mais étant assez maline j'ai échappé à de très nombreux cours. Depuis, chaque année, en améliorant mes préparations je rajoute de l'orthographe, des récitations, des textes classiques. Je renonce peu à peu à tout ce que j'ai appris à l'Iufm.
Bonnes vacances.

Ecrit par : Alice | 07 août 2006

Bonjour à tous et bonjour à vous Toto à qui je dois une précision à propos de ma formule : convaincre mes parents. J'aurais dû dire : convaicre mon cher Papa. Oh il n'était pas opposé à mon entrée en sixième, lui qui répétait souvent "on n'en connaît jamais trop" ou encore "on en apprend tous les jours" . L'achat des livres et de deux blouses neuves pour cacher les vêtements racommodés et reprisés l'inquiétait moins finalement que le risque de "perdre" son enfant. D'abord j'inaugurais : première de la nichée à suivre une voie nouvelle. Ensuite j'allais devenir instruite, gagner ma vie mieux que mes parents et mes aînés et de ce fait me croire supérieure, succomber à l'orgueil, à la tentation de l'argent; L'instituteur a tenu bon et a gagné la bataille.
Etre instruit, oui il fallait l'être, mais il fallait aussi rester intègre, simple et généreux. De ce fait je n'ai jamais reçu le moindre cadeau ni le moindre compliment pour mes résultats. Si les résultats étaient corrects, on me laissait en paix. Dans le cas contraire j'essuyais une remontrance piquante. Rien de plus. C'était ainsi : il fallait comprendre cet homme, et cela m'a pris du temps, qui finalement a traversé le siècle : 1895- 1995 . Il avait voulu s'engager pour accompagner son frère aîné dans les bois de l'Argonne en 1914 car il était patriote. Chétif et bossu on le refusa : mauvais soldat qui ne ferait pas de vieux os paraît-il. Quand il sut que son frère ne reviendrait jamais, quand il vit que le village se dépeuplait ,quand il contempla les ruines de la seconde bataille de la Marne et qu'il lui fallut reboucher les trous d'obus du jardin et du verger( 80 au total) il changea d'avis évidemment . Il prit alors ses distances contre toute forme de bourrage de crâne comme il disait, et se réfugia dans l'étude et la lecture.Il empruntait, échangeait ...Quand je suis venue au monde (il avait épousé ma mère de 20ans sa cadette sur le tard) il avait 51 ans ans. Il ne nous envoya pas au catéchisme pour ne pas endurer ce que lui-même avait souffert, tout en précisant que plus tard nous serions libres de choisir. D'ailleurs Monsieur le curé venait à la maison, prenait le café et repartait avec une botte de cresson sous le bras." C'est un pur", disait-il . Nous devions connaître l'Histoire Sainte et la mythologie pour mieux comprendre les expressions de la langue et les grands auteurs.
C"est ainsi que tous les deux nous parlions des romans de Victor Hugo qu'il avait lus et relus, de ceux d'E.Maria Remarque, des pesrsonnages de Rabelais ou de Romain Rolland...
Au contraire de ma mère , il dissimulait ses sentiments, sauf la colère indignée. Des colères qui lui avaient valu une réputation d'original contestataire dans tout le village. Un fichu caractère, quoi, mais qui tenait ses engagements. Une fois , une seule, j'ai vu ses yeux s'embuer de larmes. Le directeur du collège (le cours complémentaire avait changé d'appellation) était venu en personne à la maison annoncer mon succès, reçue en bonne place au concours d'entrée à l'EN. Je le vois encore poser sa fourche, la piquer dans le foin, descendre de la charrette , venir m'embrasser furtivement comme à son habitude, tourner la tête et se moucher. Il faut dire que cette année là j'avais fait les frais d'une erreur de diagnostic médical et que sans la présence d'esprit d'une religieuse de l'hôpital j'y laissais ma peau. Je revenais de loin.
Veuillez m'excuser , Toto, pour mon roman. Tout de même, il me fallait préciser que mon cher Papa avait contribué à ma vocation, tout au moins à mon cheminement.
Bonne journée .

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 07 août 2006

Je ne me lasse pas de vous lire, chère Hélène Charpentier, merci pour ces bouffées d'air frais de nostalgie par ces temps orageux.

Ecrit par : Guillaume | 07 août 2006

Merci Guillaume. Et moi j'ai été captivée par le témoignage de Claire. Comme il faut du temps pour comprendre vraiment et apprécier la richesse d'un enseignement solide, qu'il vienne de nos maîtres ou de toute personne s'efforçant de faire au mieux pour nous aider à continuer la route.
Justement je suis en panne et je sollicite quelques indications bibliographiques pour continuer un travail entrepris avec un collègue. Nous souhaitons rédiger un livre sur François Boyer afin de mieux le faire connaître dans sa région. Né à Sézanne en 1920 et décédé en 1983 en région parisienne, il était resté fidèle à sa ville et à son lycée. Auteur d'une oeuvre littéraire intéressante ( Jeux interdits, L'émeute, La gare du ciel, Le petit bougnat, Bébert et l'omnibus, Le match du siècle et Dieu aboie-t-il ?- pièce de théâtre) il a également écrit des scénarios et des dialogues pour une trentaine de films. Ceux de "La guerre des boutons" adaptation du roman de Pergaud, sont de lui. J'ai réussi à faire le tour de cette production et à rédiger une analyse sans trop de mal. Par contre , en ce qui concerne les films je ne sais vraiment pas comment m'y prendre. Si quelqu'un pouvait m'indiquer un ou des ouvrages pouvant m'aider à démarrer cet autre aspect de mon travail, je l'en remercie d'avance.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 07 août 2006

Je trouve tous ces témoignages très interessants et touchants. Ils rendent bien compte de ce que l'EN était et de ce que beaucoup d'entre nous lui doivent, toute nostalgie mise à part : je crois que le fameux : "C'était mieux avant" est hélas bien réel. Bon nombre d'entre nous doivent aussi beaucoup à leurs parents : ma mère était très cultivée et aidait l'un à faire sa version latine, puis passait au grec, à l'allemand, à l'anglais, à toutes les matières (nous étions 6 enfants) pour aider celui qui flanchait. A l'époque, il y avait tant de travail à la maison que si l'on devait perdre trop de temps sur une version latine difficile, les autres matières en pâtissaient. Il y avait trois matheux, et trois (dont moi) pas fortiches. Il était par contre inconcevable de donner des cours de soutien ou même de musique : cela coûtait trop cher.
Merci à JP Brighelli pour sa superbe description de son professeur de françaislatingrec que j'ai lu à ma fille et à mes petites-filles.
Amitiés.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 août 2006

Les nouvelles vont très vite. Du fond de ma campagne aveyronnaise, bien que préférant le chant des nuées de mésanges qui cohabitent avec nous, j'ai écouté avec attention ton intervention sur France-Inter (Je l'ai su 5 mn avant). Nous étions plusieurs à écouter. Unanimité générale, tout est dit, bravo !!! et bonnes vacances !!!
Sylviane

Ecrit par : Sylviane | 07 août 2006

Rectificatif : François Boyer est décédé en 2003 et non en 1983.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 07 août 2006

Les vacances n'excusent pas tout : j'enlève le "générale".
Nous étions tous d'accord avec toi, enseignants et non enseignants.
Sylviane

Ecrit par : Sylviane | 07 août 2006

Oui, Anne-Marie, c'était comme ça.Merci pour votre témoignage.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 07 août 2006

Neurones à l'estive...
Sujet : Les études, ça sert à quoi ?

"La fabrique du crétin est ce jour à bonne école" à l'antenne de France Inter, ce matin 7 août 2006

(12h04).
dans l'émission : CA VOUS DERANGE
de Nicolas STOUFFLET
Réalisation : Cathy ROSIER, Xavier PESTUGGIA
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-inter01/ete2006/derange/

Les invités : Jean-Paul BRIGHELLI, Philippe MERIEUX, et les auditeurs.

Ecouter l'émission : http://www.dailymotion.com/rag34/video/x9uhd_cavousderange
(enregistrement réalisé bénévolement pour vous par les lolo's 34).
http://lrassemblezagauche.midiblogs.com
contact : [email protected]

Bonne écoute à toutes et tous !

Lolo34 (autodidacte).

Ecrit par : Lolo34 | 07 août 2006

Salut à toutes et à tous…
Je n'avais pas signalé l'émission de France-Inter (j'ai été prévenu vendredi, à vrai dire…), parce que ce blog est essentiellement consacré aux idées, et pas à la pub personnelle de JPB… Contrairement à ce que d'aucuns s'imaginent.
Le plus étonnant (enfin, pas pour moi, parce que je commence à le connaître), c'est la manière dont Meirieu est revenu sur la quasi-totalité de ses convictions (ou, au moins, de ses mots d'ordre) de ces dernières années. A admis que la gauche et la droite étaient aussi fautives l'une que l'autre. Et qu'il était entouré de crétins pontifiants. Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent, disait le regretté Edgar Faure. C'est bien la preuve que la pédagogie a fait son temps, si elle ne met pas très rapidement de l'eau dans son vin.

Je réponds à une question de Pendariès : Je suis un assez bon client médiatique parce que les micros et les caméras m'indiffèrent (ce qui n'est pas le cas d'une foule de non-professionnels des médias qui sont tétanisés dès qu'on les braque avec un engin d'enregistrement). Et ils m'indiffèrent parce que je me fiche de mon image : c'est comme dans la séduction, si on pense à la manière dont on est coiffé ou décoiffé, on est mort.
By the way, qui a dit que ma moustache était "réelle" ? C'est un accessoire — naturel, mais un accessoire. Destiné à cacher un part de la "vérité" — mais la vérité est dans l'accessoire.

Pour ce qui est du théâtre à l'école… Durant mes années collège (sept ans au Neubourg, à l'autre bout de la terre, là où il est écrit, sur des panneaux : "Danger Betteraves"), j'ai eu deux ou trois fois l'occasion d'emmener mes élèves voir les spectacles des Tréteaux de France — merci à eux. Sinon, quel moyen de faire tâter du vrai théâtre à des gosse isolés dans des campagnes hostiles ? Ce que l'on fait en classe est, au mieux, de la mise à plat de texte — ce qui précède la première répétition. À moins d'être Peter Brook — mais justement, il est metteur en scène, pas prof.
Mais enfin, c'est déjà quelque chose que d'apprendre (par l'exemple !) aux élèves à mettre le ton : et pas seulement dans des textes de théâtre, tous les textes littéraires leur apprendront, bien dits, à bien poser leur voix dans la vie.
À ce propos, je signale qu'il est de plus en plus déconseillé de faire lire les élèves à voix haute, au collège — de peur de tomber sur un enfant ânonnant, et de l'humilier devant ses camarades : ça en dit long sur l'état de ceux qui arrivent en Sixième aujourd'hui (17% d'illettrés, statistiques officielles !).
Je sais des centaines de textes par cœur, certains depuis le CP (je me les récite systémtiquement quand je vais courir quelques kilomères, le matin), et je pense qu'il est essentiel d'en faire apprendre aux élèves — et de les leur faire réciter.
Enfin, les pièces de théâtre peuvent susciter à la fois de grands rires et de vraies complicités, en classe. Je me souviens d'avoir étudié la Dispute en Troisième, il y a lurette, et avoir suggéré aux garçons, qui muaient encore, de jouer les rôles féminins — et inversement. C'était fort instructif, de voir les uns et les autres surjouer la masculinité ou la féminité. Un peu comme dans ce spectackle de travestis vu à New York où un garçon jouait Faye Dunaway jouant Bette Davis. Il y avait, derrière la farce, quelque chose de sérieux qui se jouait — un rapport à la mère, en fait. Cela dit pour les apprentis psys.
Et les rires venaient autant de ce qui se passait que de la conscience de chacun face à son miroir ("Hé ! Savez-vous que cela est très beau, que cela fait un objet charmant ? Quel dommage de ne l'avoir pas su plus tôt ! Comme je vais m'aimer à présent !" — je cite de mémoire, j'ai la flemme d'aller chercher Marivaux sur l'étagère.

Splendides témoignages des un(e)s et des autres. Il serait intéressant de savoir si les adolescents d'aujourd'hui — ceux qui entrent en Fac cette année — ont des souvenirs de cet acabit — et quels. Je crois franchement que nous sommes entrés il y a une quinzaine d'années dans une ère de standardisation de l'enseignement qui n'encourage pas les exceptions — et seules les exceptions enseignent les règles.
JPB
PS. Si ce blog permet de la farce rabelaisienne commentée par Bakhtine, comme dit l'un, c'est drôlement bien. C'est pour ça que je laisse même les traces odorantes de ceux qui régressent au stade anal. La souris est un torche-cul auquel n'avait pas pensé Gargantua (qui, pour mémoire, préférait un oison emplumé).

Ecrit par : brighelli | 07 août 2006

Je me souviens... de M. G..., mon prof de francais/latin en 1ère et de latin en terminale ainsi que de Mme B..., ma prof de francais en seconde et en terminale.A l'époque, j'avoue avoir mal jugée ou moins aimée Mme B..., elle cherchait trop à faire parler la grande timide que j'étais. Je leur dois à tous les deux mon 16/20 en latin et mon 15/20 en littérature au bac de 1995. Je regrette de ne pas les avoir eu comme prof plus tôt, j'aurais eu un autre rapport (bien plus enrichissant) aux études.
M. G... quant à lui m'a marqué dès le premier cours. Il avait un aura de tyran, de prof impitoyable notant plus que sévérement. J'ai rencontré un professeur certes très exigeant et sans pitié mais surtout très généreux intellectuellement et passionné par l'enseignement, le francais, la littérature et le latin. Je me savais assez bonne en francais mais je butais sur la norme scolaire. Je n'osais pas donner plus que ce que l'on exigeait pour que j'ai la moyenne. J'étudiais pour faire plaisir à mes parents et à mes profs.
Mme B... et M. G... m'ont fait sortir de ma gangue scolaire et m'ont ouvert le sportes de la culture au sens le plus large. Je me souviens que M. G... m'avait inscrite avec 3 autres élèves au Concours Général de Français. Je n'avais aucune chance. Objectivement. Je ne l'ai bien sûr pas eu mais quelle joie, quel bonheur de voir ce prof sérieux et extremement exigeant, qui venait de mettre un 8/20 (mérité) à mon dernier commentaire de texte, me dire : "Vas-y. Je pense que tu as ta place dans ce concours."

Je me souviens aussi de Sylvie, ma maîtresse de CP. Je ne sais plus ce qu'elle nous faisait faire. Je sais juste que j'ai passé une année formidable dans sa classe. Le CP a été ma plus belle année d'école. Je me souviens aussi de ma maitresse de grande section, de ma prof d'histoire de 4e et de ses grand pères francais et allemands qui se sont battus en 14-18, de ma prof d'allemand du lycée (Mme Gu...) qui m'a débloquée dans la lnague de Goethe et m'a appris à l'aimer... je me souviens de ma prof de biologie en terminale qui essayais de répondre à mes questions biscornues parce qu'elle avait bien compris que j'étais sérieuse et que j'essayais de comprendre... je me souviens de mon prof de math de seconde qui jusqu'au bout à tenter avec patience et gentillesse de me prouver que je pouvais être bonne en maths...
Je me souviens de tous ces profs qui m'ont montré que l'enseignement est l'un des plus beau métiers du monde et que partager la connaissance et la culture peut être (intellectuellement) jouissif!
Merci à eux tou(te)s pour m'avoir donner envie de devenir professeur des écoles!

Y.

Ecrit par : Yasmine | 07 août 2006

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M. et Mme Ange de Peretti
Villa I Storzapreti
20160 VICO

Ecrit par : LaRiba | 07 août 2006

En primaire, j’avais appris à lire avec une dame fort vénérable, qui organisait des concours d’écriture. Elle était intraitable sur la forme des majuscules.
Lorsqu’une page était bien réalisée, elle nous attribuait un bon point. Comme d’habitude, 10 bons points=1 image et 10 images= 1 livres (de l’OCDL….). Je renâclais souvent car je voulais des livres et je nourrissais une jalousie féroce envers un de mes camarades qui faisait 5 pages d’écriture par jour, et obtenait, lui, des images aussi rapidement qu’un battement de cil. Néanmoins, pas de manuel, de la copie, de la syllabique avec du bled et l’attention soutenue de ma mère qui me rajoutait des exercices.
J’ai gardé un souvenir ému de mon primaire, maintenant que je me pose des questions sur la pratique actuelle.
Ma maîtresse de CM2 était ma voisine. Elle avait été la maîtresse de ma mère et de ma sœur aînée. Apprentissage à l’ancienne. Pas rigolote pour deux sous, mais exigeante et intègre. Elle nous enregistrait en classe et nous passait la cassette pour nous montrer combien elle nous trouvait bruyants (on ne parlait pas, on gigotait, chuchotait un peu trop à son goût). Des dictées, des vraies, régulièrement, l’apprentissage de poèmes et de fables dont « Le héron » de La Fontaine, un supplice, tant je croyais ne pas arriver à le mémoriser. Elle nous lisait en fin de journée « Le tour de France par deux enfants » (Je sais ça fait « vieille France », mais dans les années 80, pour des enfants de 10 ans, cela racontait l’histoire de deux autres enfants du même âge). Elle nous interdisait le blanc -à peine inventé- les gommettes, à peine les ratures entre parenthèses et refusait « un travail de cochon ». Jusqu’à sa mort, je suis allée lui rendre visite. Je me souviens avec éblouissement de tout ce qu’elle avait réussi à me faire accomplir.
Mon collège était dirigé par un ancien prof de français, alsacien d’origine, qui faisait réciter les cours de grammaire au tableau, avec une adorable règle jaune de tableau suspendue à quelques centimètres des doigts pour le cas où les élèves sortaient des énormités. Pas très aimé, mais apprécié des parents, il régnait une discipline de fer qu’un collège privé aurait envié. C’était le moment où arrivaient les premiers programmes de « méthodes actives » et sucrage d’heures de français. Au fin fond de la campagne, il avait fait fi de toutes ces recommandations : 6 heures par semaine, un livre de grammaire, les Lagarde et Michard et les œuvres intégrales.
J’ai su en 4° que je voulais être, « là-bas », près du tableau. Mon prof paraissait pourtant bien ordinaire. C’était un PEGC français/ histoire-géo qui avait la méchante habitude de se gratter l’entre jambe et le fondement. Pourtant, il enseignait le français par passion. Ha…Les dictées avec les textes de Flaubert, de Maupassant. Des lectures expliquées de Molière, Rabelais, Villon, Vian. Des rédactions tous les quinze jours que j’attendais avec impatience.
Enfin, ma prof de 1° qui avait fait l’étude de Dom Juan, une véritable révélation pour moi. Alcoolique au dernier degré, saoule en cours, mais des explications de textes fabuleuses, des devoirs de bac corrigés en profondeur.
Merci pour cette instruction/éducation si enrichissante.

Ecrit par : Ordrade | 07 août 2006

Et, JPB, Panurge avait jeté quelque urine de femelle chienne sur une bonne bourgeoise de Paris, je crois, qui eut plusieurs mésaventures, en la cathédrale, ensuite, avec les chiens mâles, qui se sont "lâchés" sur ses habits. Très drôle Rabelais. Et pas régressif, juste jouissif.

Ecrit par : pendariès | 07 août 2006

Vous avez de la bonne volonté, l'envie de faire découvrir de nouveaux horizons. Vos élèves vous demandent: "Monsieur on veut voir du théâtre". Vous choisissez, pour sortir de l'ordinaire du théâtre "classique" et occidental, l'Opéra Théâtre Traditionnel du Séchuan. Vous le proposez aux élèves ravies (classe de filles). Qui se ravisent lorsque la séance est le vendredi soir. Et pas durant les heures du lycée. Histoire de ne pas avoir cours. Mais pendant la sortie du vendredi soir à elles. Plus délèves qui réclamaient à cors et à cris du théâtre vivant. Qui voulaient sortir du lycée et découvrir ce que la ville leur offre du point de vue culturel. Sauf une. Une jeune maghrébine volontaire et enthousiaste. A qui je souhaite le meilleur pour un métier redoutablement en crise, le pressing.

"Que voulez-vous, on ne peut rien y faire, c'est hors des heures normales de cours. Vos élèves font ce qu'ils veulent", me dit laconiquement mon proviseur.
Alors, l'an prochain, si mon poste de TZR me le permet, je fais venir une troupe, même petite, mais des comédiens, dans mon prochain lep.

Ecrit par : pendariès | 08 août 2006

J'ai écouté sur mon pc portable l'émission de France-Inter. Quelle révolte va-t-on soulever dans le corps des inspecteurs si monsieur Mérieu réussit à les obliger à donner une heure de cours devant classe et enseignant? Et qui les corrigerait?
Moi je suis pour. Histoire de remettre les pieds sur terre à certain(e)s. Mais: projet réalisable?

Dans le Languedoc-Roussillon, nous n'avons que deux Inspecteurs, en PLP Lettres-Histoiregéographie: un pour chaque matière, Français, et Histoiregéographie. Ils passent leur temps sur les routes. Et dans l'IUFM. Et les classes qu'ils visitent.

Alors, monsieur Jean-Paul Brighelli, revenir deux fois dans l'année dans la même classe, pour voir individuellement (est-ce cela votre proposition?) la progression des élèves, ou donner un cours (mais ça serait un cours s'échappant de la progression des séquences ça! Pas booooon), je n'y crois pas. Et puis, ça sait se défendre ce métier. Voyons, s'ils n'enseignent plus, ces ex-profs, ce doit être pour une raison. Pourquoi les punir ainsi??

Ecrit par : pendariès | 08 août 2006

A ce stade, je ne sais plus s'il faut expliquer pourquoi on est devenu enseignant (ce que je ne suis plus, ayant pris du galon, c'est un secret, JPB n'aime pas ma caste...) ou quels pédagogues remarquables nous avons rencontrés à l'école, au collège ou au lycée.
Pour la première question, je suis frappé par la dose de hasard "utilitaire" qui m'a poussé dans cette voie. Je voulais aller à l'université ou en khâgne sans idée précise sur mon avenir mais la famille ne pouvait pas assumer ces frais, il me fallait me débrouiller tout seul. Une seule voie m'était alors possible : l'Ecole Normale que j'ai donc intégrée après le bac, laquelle menait directement vers l'enseignement, métier que j'ai pratiqué ensuite du CP à la Faculté.
L'ancêtre de l'IUFM possédait déjà quelques traits discutables, d'autres plus intéressants. L'EN m'a donné quelques leçons utiles (merveilleux M. B., fou de théâtre et de Céline, adorateur d'Alain et du Radical socialisme - en 1977 ! - à cause de lui, je me suis tapé toute l'oeuvre du vieux penseur. Par lui, indirectement, j'ai appris à structurer l'écrit en analysant la prose de Thucydide, c'est tout dire) d'autres parfaitement incolores, livrées par des enseignants médiocres qui n'avaient jamais approché une classe primaire dans leur carrière. Je les écoutais peu.
Quand je repense à mes motivations de l'époque, il y avait, lien avec ce qui va suivre, l'idée présomptueuse de faire mieux que les professeurs que j'avais croisés dans mon cursus précédent, pas toujours géniaux, il faut bien dire. J'ai eu de la chance. Les déménagements familiaux ont été si nombreux - jamais plus de deux ans dans le même endroit - qu'ils m'ont permis de croiser toutes sortes de pédagogues et de connaître ainsi toute la palette du corps. Je me suis dit "je ferai mieux qu'eux !".
Le pire :
-en HG - qui est devenue ensuite ma matière d'enseignant - j'ai eu au lycée de Toulon un type qui enseignait dans ses cours les théories eugénistes, le tout agrémenté de réflexions félibres assez étranges. Même lieu, en allemand, un vieux qui donnait des notes négatives - c'était si bête - qui n'hésitait pas de surcroît à frapper les élèves. Non pas pour insolence ou une quelconque violence émanant des "jeunes" qu'il avait en classe, simplement - histoire vécue - pour l'oubli d'un dictionnaire. No comment... En anglais, un gars caché derrière son bureau qui débitait imperturbablement son cours d'une voix monotone et qui nous attribuait des notes sans aucun devoir écrit, ni interrogation. Des moyennes cultivées hors sol... Lamentable.
Le médian :
La majorité de mes maîtres. Des professionnels sans génie, ni bons, ni mauvais. Prévisibles, conformistes, exactement ceux que j'ai ensuite souvent retrouvés dans les salles des profs. La dame qui récitait fort bravement le résumé du livre lequel se retrouvait après dictée - oui, oui, on l'entendait deux fois - dans le cahier avec du rouge (le titre) et du vert (le sous titre). Je repense curieusement, dans un autre genre, au fil du clavier, à cette assez bonne pédagogue en allemand, si communiste qu'on apprenait la langue de Goethe dans des livres directement importés de RDA (Opa Lenin...). C'est intéressant de repenser à tout ce monde-là, une foule qu'il faudrait décrire par le menu avec son bon et son mauvais, mais je ne suis pas Pendariès...
Le meilleur :
Il y en a un petit paquet. Ce prof de physique en Seconde, avec ses sandales sur ses chaussettes, des chemises à carreaux, un look d'enfer mais... Simplement le pédagogue absolu, je n'ai pas eu en dessous de 20/20 sur chaque bulletin avec celui-là, sans bruits, sans manières... Je comprenais tout après avoir eu toute l'année précédente 2/20 en maths. Puis mes deux profs de français au lycée de Bordeaux en Première et en Terminale. Toutes deux aussi dissemblables que possibles, petite dame un peu réac aimant Voltaire contre intellectuelle de gauche adepte de Sartre ou d'Aragon, exprimant toutes les deux l'amour des textes, le goût de l'écrit à travers un incomparable don d'encouragement. Mmes L. et R. Merci !

Ecrit par : Thierry | 08 août 2006

Il n'y a aucune "caste" que je n'aime pas en bloc. Allez, je suis bien copain avec un prof qui enseigne à l'IUFM de Nîmes… Et je serre la main d'inspecteurs…
D'ailleurs, ce que vous décrivez de vos études, mon cher Thierry, est éloquent : quelques tares, un gros lot de médiocres (au sens étymologique au moins), quelques individus d'excellence. On croirait un compte-rendu de conseil de classe — parce que c'est l'humanité entière qui est dans cet état.
Nous sommes, peu ou prou, 900 000 profs. Si nous étions tous bons, si le métier avait attiré l'élite de la nation, quelle chance cela nous laisserait-il de trouver un médecin compétent ou un boulanger acceptable ? Si nous avons plusieurs profs, à partir de la Sixième, c'est pour nous habituer à cette palette globalement grise, avec des taches noires et des points blancs, reflet du monde (professionnel, entre autres) dans lequel nous nous insérons doucement.
D'où l'écrasante responsabilité des instits — tout seuls face aux gosses, et obligés si possible à l'excellence.
D'où mon ire quand je vois — de près, cette année ! — la façon dont ils sont préparés — et même, au-delà, le type d'étudiants que draine la profession, ces temps-ci.
JPB
PS. Lariba habite Vico ? Sait-elle au moins que j'ai longtemps trouvé refuge et demeure à Sagone — et encore maintenant, dans les moments d'extrême fatigue… D'ailleurs, je connais un polar de qualité (forcément…) qui se déroule quasi intégralement par là…

Ecrit par : brighelli | 08 août 2006

Bonjour à tous,
Simple question à vous, Jean-Paul: Que pense votre copain enseignant à l'IUFM de l'estime que vous portez (en bloc, apparemment) à toute la profession?
Par ailleurs, il y a aussi beaucoup plus d'étudiants que vous pensez qui ont le profil de Yasmine, (voir son message du 07/08). Encore une fois, je pense qu'aucune forme d'amalgame ne fera avancer les choses.

Ecrit par : christophe sibille | 08 août 2006

C'est quoi, cette saloperie antisémite du 6 août ???

Ecrit par : prof chômeur | 08 août 2006

Ancien chef d'établissement j'ai été amené, sans l'avoir jamais sollicité, à entendre les griefs que les élèves et parents adressent souvent aux professeurs.
J' en ai retenu les leçons suivantes :
- la "pédagogie" est une notion particulièrement fumeuse et insaisissable sauf pour les escrocs qui prospèrent sur leur propre pédantisme.
- le charisme ne s'apprend pas. Un "bon " prof est un mélange de personnalité forte et humaine et de connaissances de haut niveau ( quel que soit le niveau où l'on enseigne).
- les escrocs démagogues sont vite démasqués par les élèves et ne sont pas pris au sérieux même si le laxisme et le faux copinage peuvent présenter des avantages apparents par rapport à l'exigence et à la rigueur.
-les personnalités fortes, rigoureuses, compétentes et exigeantes sont les plus appréciées à condition d'être aussi des humanistes authentiques sachant combiner rigueur et indulgence. Une règle dor : savoir respecter et se faire respecter, ne jamais humilier.
Rude tâche !

Ecrit par : Adrien Fleuret | 08 août 2006

Non, Lariba n’habite pas Vico et comme Pirée n'est pas une femme ;-)
J’ai connu quelqu'un de Vico, Corse forcément pur porc !

Ecrit par : Lariba | 08 août 2006

Monsieur Fleuret je bois vos paroles.
Cette humiliation, pendant néfaste de l'humilité, dont je pense aussi qu'elle est à la base de tout, voit son seuil de tolérance placé si bas, pour certains, que la moindre remarque entraîne l'explosion.

Ecrit par : D'Enguell | 08 août 2006

allez pour le plaisir de ceux qui aiment les dico de citations, de tonton Claudel: "La tolérance, il y a des maisons pour cela". Mince Marthes, tu as déconné, où
ksékonpneu tolérer maintenant?

Ecrit par : pendariès | 08 août 2006

Un peu d'opérette? Allez d'accord:
"De-ci, de-là / cahin-caha" (duetto de l'âne, Véronique, Messager). Ca fait du biiiiiiiien!

Ecrit par : pendariès | 08 août 2006

Les annees colleges...

Pas de souvenir memorable, je n'ai jamais deteste l'ecole, j'aimais meme plutot ca. Je ne peux me souvenir d'aucun prof ayant peu ou prou decide de ma vocation, mais les profs de lettre que j'ai eu au college ont probablement decide de ma non-vocation en latin, histoire-geo, francais, anglais, espagnol... A croire que mes profs dans ces matieres deployaient des efforts d'ingeniosite pour rendre la matiere qu'ils enseignaient completement imbuvable. Au grand damme de ma culture generale actuelle !
Souvenir d'une prof de math en seconde et terminale exceptionnelle...
Un prof de francais en prepa (scientifique), qui m'a presque redonne gout pour les "classiques", mais il etait probablement deja trop tard !
En fait peu de prof qui sortaient du lot...

Etant desormais prof moi-meme, mais a l'universite, je me rends compte que la tache est rude. Ceci etant, si j'avais pu voir un peu plus de passion dans les yeux de mes enseignants de college/lycee, j'aurais peut-etre retenu un peu de latin ou d'histoire...

Ecrit par : Guillaume | 08 août 2006

Il faut dire que, quand ils voyaient mes fautes, ils s'arrachaient plutôt les cheveux ;) et j'imagine qu'ils auraient préférés être ailleurs :))))))))))

Bonjour Guillaume, tu nous écrit d'où ? qwerty world ;)

Ecrit par : toto | 08 août 2006

mon gros lapin...
pas de bol pour toi, pour moi et mes amis ce fut 1 miracle.

Ecrit par : christian | 09 août 2006

"tu nous écrit d'où "
"tu nous écris d'où " ;)
il était fatigué le toto, il est souvent hs le toto fô l'savoir ;)

Ecrit par : toto | 09 août 2006

Lorsque j'étais collégien puis lycéen, pendant les deux derniers tiers de la décennie quatre vingt, rares étaient les professeurs aptes à transmettre la passion de la matière qu'ils enseignaient - du moins dans les établissements 'ruraux' que j'ai fréquenté. Je me souviens surtout d'avoir énormément travaillé. L'élève que j'étais prenait ce qu'on lui donnait, et travaillait sans être forcément placé - à l'époque, pour juger de la qualité de l'enseignement reçu, et avec pour objectif : s'en sortir.

Ecrit par : Dom | 10 août 2006

Pendant que nous baignons dans la nostalgie — relative…
J'étais hier à Carcassonne (presque autant de touristes au m2 qu'au Mont Saint-Michel…), où j'ai visité un petit et charmant musée de l'école primaire à l'ancienne : salle de classe reconstituée (ou préservée), exercices d'écriture à la plume, etc.
Et pour les amateurs, de très nombreux manuels des années 20 à 60, dans tous les niveaux et toutes les matières. Il paraît que des étudiants de l'IUFM de la ville viennent y faire des recherches. J'espère qu'ils en profitent pour comparer ce que l'on enseignait jadis et naguère, et ce qu'ils sont censés transmettre aujourd'hui.
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 août 2006

Monsieur JPB,
J'ai donné un sujet donné au bac, cru 1984, à des élèves de seconde, pour voir...C'était un manuel de seconde, je précise (farci de grammaire...On avait le temps à cette époque avec 6 heures par semaine).
Léon Shwartzenberg, professeur de médecine a écrit:
"Un pays dans lequel n'existe plus, le soir, une chambre dans laquelle un enfant apprend le grec ou le violon, est un pays perdu."
Discutez cette afirmation, proposez des arguments.


Il ont un peu séché à un moment donné, enfin, rapidement...Le jus de cerveau, ils n'arrivent pas à l'extraire. Et puis, les scientifiques nobelisés, ils peuvent toujours avaler leurs prix car leurs noms restent dans un abîme insondable de vide.
Toto, balance une vanne, ça me fera rigoler, tiens!

Ecrit par : Ordrade | 10 août 2006

Merci, merci à la personne qui a enregistré l'émission de France Inter. C'est formidable de se rendre sevice et d'échanger des informations dans un but constructif . On ne s'ennuie pas sur ce blog. Je retiens une phrase de JPB " Freinet avait la pédagogie chevillée au corps" Il en a vu de toutes les couleurs aussi et sans doute la passion du métier l' a t-elle aidé à surmonter les épreuves.
J'ai eu la chance d'avoir deux maîtres de cette étoffe qui s'inspiraient des pratiques de Freinet sans les appliquer à la lettre car ce n'était pas vraiment possible pour de nombreuses raisons, mais de toute évidence ils avaient étudié et réfléchi aux pratiques de ce pédagogue.
Le premier maître m'a appris à lire mais je ne sais plus avec quelle méthode. En raccourci je dirai, et il me semble que je me répète, qu'il a obtenu quatre premiers du canton en six ans, qu'il a réussi à imprimer, lettre par lettre, 30 journaux scolaires de 10 pages chacun de 1948 à1952 et que grâce à lui j'ai conjugué des tas de verbes en cachette. Ca je l'ai dit aussi. J'ai appris bien plus tard qu'il avait survécu à Dachau. Comme l'un de ses élèves était devenu aveugle , il a appris le braille pour le lui enseigner et il a effectué toutes les démarches pour l'envoyer dans un institut spécialisé. Cet élève est devenu kiné, a épousé une aveugle et ils ont eu trois enfants dont deux aveugles, devenus kiné aussi. Aujoud'hui ils ont six petits enfants. La musique tient une place de choix dans cette famille mais on lit aussi beaucoup car il est désormais possible de transcrire en braille tout texte imprimé grâce à un procédé moderne que je suis incapable d'expliquer. Nous correspondons aussi par internet.
Un autre élève avait été gravement brûlé et était resté longtemps à l'hôpital puis logtemps à la maison, immobilisé sur son lit. Chaque soir ce maître allait lui donner des cours , en lui laissant des leçons à apprendre et des devoirs à éxécuter. L'année suivante, l'élève put reprendre une scolarité normale sans retard.
Mon autre maître, je l'ai déjà dit, était difforme et boîteux. Courage et passion du métier s'imposaient de nouveau dans la modeste école dont la municipalité ne se souciait guère , deux ou trois originaux mis à part dont mon père bien entendu .Celui là donc en plus de son travail anima un Foyer de jeunes et mit en scène plusieurs pièces : Le médecin malgré lui ( je jouais la fille muette) Peg de mon coeur ( j'ai oublié l'auteur) Eugénie Grandet, Le malade imaginaire... De venue interne je n'ai pu continuer à intégrer la modeste troupe. Il savait peindre, chanter, jouer du ping-pong en changeant de main , prenait des photos merveilleuses et collectionnait pierres et fossiles de la vallée. Un jour que je doutais de mes forces et de ma vocation il me déclara " Tu sais quand j'étais à Berck pour soigner cette tuberculose des os qui m'immobilisait, je n'avais qu'une idée : guérir pour devenir instituteur car c'était ce but là et pas un autre que je voulais atteindre depuis mon enfance"
A la fin de sa carrière il enseigna en ville. Un an avant son décès il dut intégrer le service médicalisé d'une maison de retraite. Une employée d'origine antillaise ou africaine le rassura " Monsieur, vous ne me connaissez pas , mais moi je vous reconnais bien. Quand j'allais chercher mes enfants à l'école maternelle je vous voyais dans la cour voisine de l'école primaire et je me demandais comment vous pouviez faire classe.Je vous admirais et aujourd'hui je suis fière de m'occuper de vous"
Toto, il faut que je vous dise, quand je suis allée voir LES CHORISTES et que s'est élevé "L'hymne à la nuit" de JP Rameau j'ai eu bien du mal à chasser la poussière qui me brûlait les yeux . C'était l'un de ses airs préférés . Des
enseignants de cette pointure, bien évidemment il y en a toujours et il est salutaire d'en parler au lieu de les "massacrer".
Bon, je vous laisse car j'ai des devoirs : mon premier maître que je vois toujours m'a prêté "L'honneur d'un homme" d'Allan Massie, ce qui change de Pergaud ou Genevoix ses préférés. Bonne journée.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 août 2006

correction : devenue et longtemps.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 août 2006

"Il paraît que des étudiants de l'IUFM de la ville viennent y faire des recherches. J'espère qu'ils en profitent pour comparer ce que l'on enseignait jadis et naguère, et ce qu'ils sont censés transmettre aujourd'hui."

Si ils sont comme ceux(2ou3) que je "fréquente" sur certains fouroums, c'est pas gagné...

""Un pays dans lequel n'existe plus, le soir, une chambre dans laquelle un enfant apprend le grec ou le violon, est un pays perdu."
En tout cas si il font hors sujet, c'est qu'ils ne savent pas lire 'correctement'.
J'ai dû le lire 3 fois pour comprendre l'astuce ",le soir," pas cool :(


"il me semble que je me répète"
C'est pas grave, moi j'en loupe encore plein des infos ;)

bon je lirai la suite plus tard .......

Ecrit par : toto | 10 août 2006

JPB ou Hector Malot? Chut... C'est pour rire, ne vous fâchez pas...
Il va falloir trouver d'urgence un autre fil de discussion car du consensus larmoyant et mou dans lequel CA patauge depuis quelque temps, on n'avance plus beaucoup...
Bon, ne le prenez pas mal, les blogueurs brighellistes mais l'étalage des souvenirs personnels finit par être aussi ennuyeux que les photos ou les films de vacances que vous imposent les amis à la rentrée...
Et surtout, plus sérieusement, il me semble que cet éloge incessant du passé finit par décrédibiliser les propos que nous pouvons tenir sur l'avenir de l'école...
J'ai écouté l'émission de France-Inter( JPB/ Meirieu), hier, avec un peu de retard ( soi-dit en passant, Hélène, toutes les émissions de toutes les stations de radio-france peuvent être ré-écoutées pendant une semaine sur le site en question)et la réaction de Meirieu sur les inspecteurs m' a fait penser à un article récent paru dans le Figaro et dont il était question sur RE.
Il me semble que cette charge récente contre les inspecteurs est de mauvais augure pour nous. Si à terme, on supprime ce corps pour lequel je n'éprouve pourtant pas de sympathie particulière, c'est par le chef d'établissement lui-même et son conseil pédagogique que l'on sera jugé, et là, cela risque de ne pas être drôle du tout...
Petite remarque amusée: JPB et Meirieu prononçaient le "ô" de drôle de la même façon, en ouvrant joliment le "ô" et j'ai alors pensé à Cyrano et au comte de Guiche, quand le merveilleux gascon dit à de Guiche" il a eu l'accent!". Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, Meirieu même avec l'accent, n'est pas des nôtres...

Ecrit par : elisabeth. | 10 août 2006

"Et surtout, plus sérieusement, il me semble que cet éloge incessant du passé finit par décrédibiliser les propos que nous pouvons tenir sur l'avenir de l'école..."
désolé lisbeth moi j'aime bien... de plus il y a plein d'infos...

Cela dit, ça me parait évident qu'il faut qu'il y ai dialogue entre ancien et nouveau...
Les techniques évoluent( comme le disait ?Sy?) les djeunes sont plus à même d'aider les anciens sur plein de choses, mais en même temps l'expérience quand tu ne l'as pas....

De plus si tu es capable d'amener TOUS tes gamins de CP à lire 'correctement' etc etc etc etc
tu n'as pas de crainte à avoir ?

Maintenant si par exemple tu choisis Ribambelle, et qu'à la fin de l'année, 30% des gamins ne savent pas
lire "correctement" alors qu'ils n'ont aucun souci particulier (étranger,sourd, etc) et que les autres ont appris à la maison avec 'autre chose' là je pense que l'on est en droit de te poser quelques questions... surtout si tu baratines au parents un truc du style:
"ne vous inquiétez pas, ils rament, ils faut attendre qu'ils aient le "déclic" "
Surtout si tu n'as que 18 élèves... :(

"Meirieu même avec l'accent, n'est pas des nôtres..."
ptêt qu'il va nous faire un retournement de veste ;)


Hélène, moi j'adôôre "les disparus de St agil" :)
Il y a "la guerre des boutons" sur AB1 ce soir....
Bouhou j'ai pas AB1 it's not fair...

Ecrit par : toto | 10 août 2006

Bonjour Elisabeth et merci pour votre réaction . Il ne s'agit pas de larmoyer, je suis parfaitement d'accord ( c'est bien pour cela que j'ai évoqué Le petit bougnat de François Boyer ) et il faut vivre avec avec son temps comme on dit . Pour moi je suis hors circuit désormais. Grand-mère de deux petits garçons je tiens à rester dans le coup. Avec le recul des années je mesure toute la chance qui m'a été donnée par des gens qui en ont bavé et qui savaient rire et chanter malgré tout. Il y a tant de gens qui font une tête d'enterrement sans qu'on sache pourquoi ... et l'on se retient de fredonner. Cela m'est arrivé plus d'une fois en salle des profs. On lance un bonjour plein d'entrain et on vous répond distraitement ou pas du tout ,surtout si vous n'êtes que la documentaliste adjointe d'enseignement et sans statut .. . Bon cette page est tournée. Fichtre, j'ai gravi les échelons et certains m'ont regardée autrement. Passons, passons...
Simplement l'ignorance du passé , même récent risque de conduire à des contresens énormes. Je l'ai constaté sur ce blog et je préfère ne pas m'égarer dans une digression. Non il ne faut pas s'enfermer dans la nostalgie, j'en suis parfaitement consciente, sinon je ne m'exprimerais pas ici; mais des racines solides ça aide à tenir debout, à garder l'équilibre qui vous permet d'avancer en sachant où vous allez . C'est tout. Pour le reste je crois comprendre votre inquiétude et je sais qu'il vous faudra demeurer vigilante; vous et tous ceux qui prennent la relève en affrontant des difficultés différentes . Je me trompe peut-être. Bonne soirée.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 août 2006

L'école et la classe ont été pour moi un lieu et des moments de plaisir. Le démarrage fût pourtant difficile, puisque le diagnostic était que je ne saurais pas lire en fin de CP, en raison d'un parcours chaotique au milieu de l'année scolaire . Un déménagement de ma famille de la banlieue parisienne vers la province et une appendicite m'enlevèrent deux bons mois de scolarité hors période de vacances , en sus d'un blocage pour lire les mots . Diagnostic d'autant plus fatal que l'institutrice de CP de Chamiers en Dordogne, courant 1977, bouclait l'apprentissage de la lecture fin mars pour sa classe. C'est donc grâce au conseil d' un oncle instituteur que ma mère demanda à ce que je bénéficie de la totalité des mois restant de l'année pour que l'on m'apprenne à lire. Ce qui aux dires de celle ci se réalisa fin mai. Le CP est donc le seul trou noir dans ma scolarité. Pour ainsi dire, je ne me rappelle rien de ce qui s'y passa. Heureusement il a suffi sans doute des efforts redoublés d'adultes et leur exigeance pour que je pusse lire enfin.
J'ai connu au CM les petites écoles de campagne ou nous étions deux classes de niveau différent réunies. Je me rappelle donc des dictées, que j'adorais pour la découverte des mots qui allaient sortir de la bouche de la maîtresse et de mon application à former de belles lettres sur le cahier, soigner les points de fin de phrase. Je me rappelle surtout des séances de lecture à voix haute en groupe, que nous préparions en silence dans un coin aménagé dans la classe, pour ensuite lire nous même un récit à nos camarades. Chacun à son tour posait des questions aux lecteurs pour vérifier ce qu'il s'en rappelait et comprenait. La maîtresse, Mme Desmoulins, aimait lire et nous faire lire.
La transition au collège fut difficile aux tout premiers mois , de découvrir un lieu peuplé d'élèves de 12 à 18 ans, collège et lycée confondu. Il fallait bosser et ne pas faire semblant. Sans doute le professeur principal , M Cassagne, qui nous enseignait le français et l'allemand , fut il pour beaucoup dans la réussite de sa classe, qui de la mener de main de fer et avec sévérité , tout en restant juste et encourageant. Homme grand et large, au caractère droit , à la voix forte et claire, il nous dirigeait , guidait, encadrait, nous enseignait sa discipline et je sentais qu'à ses yeux nous étions des personnes en devenir . Nous pouvions nous reposer sur lui pour savoir ce qui nous était utile de comprendre et maîtriser .

Un petit monsieur effacé, sans grâce physique (je m'en rappelle parce qu'il avait l'attidude de la transparence) , était mon professeur d'histoire en 3ème. L'esprit pétillant, il donnait vie à son cours grâce aux histoires et anecdotes qui en interrompaient parfois la douce monotonie.
Ce professeur m'offrit en fin d'année un petit ouvrage de reproduction de perspectives issu de sa bibliothèque, dont il me dit qu'il me serait certainement plus utile pour vivre ma passion pour le dessin et mon orientation en filière technique. Il m'a donnée, à sa manière, sa bénédiction.
Quel plaisir de partir à l'internat du lycée, et suivre la filière choisie. Presque 40h , pour moitié d'enseignement général et de technique. J'étais à ma place. Sans parler des nombreuses heures de devoirs et d'études obligatoires en internat . Avant le repas et après celui ci.

Je me rappelle Gargantua et Picrochole et le plaisir de découvrir un langage désuet. « Se peignoit de l'almain et se mouchoit en archidiacre »,
l'amitié de Montaigne et La Boëtie, le décorticarge de l' avertissement « au lecteur », les dissertations, discussions, et la philo, matière dont j'attendais avec impatience les cours. J'ai eu des profs fous, comme l'un d'eux qui faisait son entrée par une prise de Karaté sur la porte de la salle où nous l'attendions, ou dictait ses cours de perpective en épelant les mots lettre à lettre pour se marrer . Mais il était un maître du coup de crayon , alors tous nous aimions ses cours. J'ai eu des profs fragiles, qui au bout de deux mois partaient pour cause de dépression nerveuse. J'ai eu des profs austères de la vieille école, des jeunes , et d'autres je m'en foutiste. Mais la grande majorité d'entre eux voulaient que nous connaissions ce qu'ils avaient goût de nous transmettre. Ils aimaient leur discipline. Ils vivaient aussi d'elle.
C'est surtout cela que je retins de ces professeurs , lorsque j'entrai jeune adulte, dans le monde professionnel. Le goût de la transmission des savoirs que l'on aime et de la réussite. Car cela fait sens de voir évoluer une personne et la voir ainsi libre de ne plus dépendre de nous pour ce qu'elle souhaite faire et devenir.
Et puis , élève, je savais pertinement m'inspirer des adultes qui vivaient le plaisir de ce qu'ils enseignaient et bouder ceux qui en portaient le fardeau.

Ecrit par : dg | 10 août 2006

Chacun à son tour posait des questions aux lecteurs pour vérifier ce qu'ils s'en rappelaient et comprenaient.

Ecrit par : dg | 10 août 2006

Hé bien, je vous propose de décrire les "mauvais" profs qu'on a subis - et d'analyser les raisons de leur échec sur nos jeunes aptitudes. Il n'y a pas que le manque de ferveur professionnelle (la ferveur, c'est comme la passion en amour, ce n'est guère bon - pour que ça dure) qui est cause de l'ennui des élèves.

Ecrit par : pendariès | 11 août 2006

Dans "Enseignement en France 1800-1967" publié en 1968, (Coll U Armand Colin) Antoine PROST évoquait une baisse de la qualité du personnel enseignant au début des années 60. Comme je cite de mémoire, je ne peux vous indiquer la page exacte, mais ce serait facile à retrouver.
[Du même auteur, on peut trouver d'autres livres -plus récents, sur l'histoire de l'enseignement.]

Ecrit par : Dom | 11 août 2006

"je vous propose de décrire les "mauvais" profs qu'on a subis "
he Lola, je te propose de faire ton blog....
C'est pas toi le prof ici ;)

'Il n'y a pas que le manque de ferveur professionnelle qui est cause de l'ennui des élèves.'

On le sait dugenou... La méthode à une grande part de responsabilité... Et les parents qui ne voient pas que la méthode est à chier, aussi ...

Ecrit par : toto | 11 août 2006

Savoir respecter et se faire respecter, ne jamais humilier. Rude tâche!
Merci à vous Adrien Fleuret pour cette proposition . Il suffit de regarder autour de soi ou d'évoquer certains faits historiques pour se rendre compte qu'il s'agit d'une rude tâche effectivement.
Malheureusement, l'autorité de commandement l'emporte souvent sur l'autorité de compétence et le sentiment de supériorité sur le respect de l'autre. Bien souvent, le fort écrase le faible, , le riche méprise le pauvre et le gradé le sans-grade ; le valide comprend l'handicapé quand il se voit diminué à son tour en raison d'une jambe cassée par exemple... Que penser de l'attitude du maître à l'égard de l'esclave , du civilisé envers le sauvage dans la plupart des cas ? Les exemples abondent.
Cette certitude aveugle d'être supérieur et de détenir la vérité a conduit si j'ai bien compris à l'affrontement, aux guerres de conquêtes tournant auX désastreS, aux carnages, aux génocides.
Rude tâche ! Est-ce si difficile de résister aux idées reçues et de regarder l'imposture en face ? Dans un conte célèbre un petit garçon remarque que l'empereur est nu alors que tout le monde s'extasie sur des habits neufs illusoires.
Est-ce si difficile de se remettre en question ? Dans Vendredi ou les limbes du Pacifique de Michel Tournier, Vendredi , le sauvage devient le personnage principal du roman d'où le titre; Robinson essaie de lui inculquer les principes de sa civilisation mais finit par se rendre compte que la vie sauvage de Vendredi est peut-être plus adaptée à la survie sur l'île . Il se remet progressivement en question et choisira de rester sur l'île tandis que Vendredi se laissera séduire par le faux espoir d'une vie meilleure.
Pourquoi est-ce que je raconte tout cela ? Ah oui : l'histoire-géo, la littérature et la philo, ça aide à comprendre les autres et c'est biendommage que ce ne soit plus guère à la mode.
Je vous quitte car je m'accorde quelques jours d'escapade et je ne veux pas abuser de ce blog.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 11 août 2006

Bonne Vacances Hélène ;)

"Dans un conte célèbre un petit garçon remarque que l'empereur est nu alors que tout le monde s'extasie sur des habits neufs illusoires."
Les mille et une nuit ;)
j'adôôôôre la fable de l'âne et de la vache... ;)

Ecrit par : toto | 11 août 2006

Qui ose s'adresser à moi? Ah oui... une créature ayant pour pseudonyme..., quoi déjà?

Ecrit par : pendariès | 11 août 2006

Tout le monde sait que les bons sentiments font les bonnes histoires des bons romans, des bonnes pièces, des bons opéras, des bonnes poésies...

Ecrit par : pendariès | 11 août 2006

bonne nuit les petits..

"Pennnnddaaaaaa vaaaaaaaa au liiiiiiit" (loin dans le fond de l'appart)

eh 'pinda' arrête de démembrer ta poupée et va vite te coucher, ta pas la frite là, je le vois.
les posts/phrases/livres qui commencent par:
"Tout le monde sait que "
sont à chier...

Ecrit par : toto | 11 août 2006

ca fait totototototototototot, comme une ford T qui a du mal à démarrer...

Ecrit par : pendariès | 11 août 2006

PINdariès, depuis que tu as admis jouer aux pseudos multiples, tu n'es plus, mais alors plus du tout, crédible.

Le bon côté, c'est que la lecture du blog va en redevenir plus fluide...

Toto, L&L; c'est de la balle! Je ne suis dessus que depuis 8 jours mais le résultat est déjà impressionant. Highly recommended! Je ne parle même pas du reste... ;-) Gracia mille...

Ecrit par : François | 11 août 2006

j'ai cherché la crédibilité?????? ah bon quand????

Ecrit par : pendariès | 12 août 2006

ce n'est qu'un blog ici, pas une conférence à l'UNESCO

Ecrit par : pendariès | 12 août 2006

“Et des acteurs, sur-expressifs par la bouche, monolithiques dans leurs gestes. Le mauvais goût au théâtre? Être à poil, se rouler par terre - pour monssssstrer que le personnage va mal... (comme chez Olivier Py dans son "Apocalypse joyeuse" de 7 heures - j'ai tenu toute la durée, c'était un pari avec des potes.)”
Homo Floriensis-Pendariès-March’

Le fou sautant la reine, wild horse d’ivoire au pied d’argile et de ses tours, avançant en crabe pour éviter leurs ombres, a failli se faire prendre au coup du “Bergé”.
Vous suivant en tout point de vue sur ce théatre de salle de garde.
Et vous êtiez très crédible

Ecrit par : D'Enguell | 12 août 2006

Sorry, tous points de vue

Ecrit par : D'Enguell | 12 août 2006

Finalement, non, en moult points

Ecrit par : D'Enguell | 12 août 2006

D'enguell, je ne me targue pas d'être parfait en tous points et toutes pointes de ballerine. Heureusement. Je crois l'avoir montré ici. Quelques fois. Mais quand même. Messire, serviteur.

Ecrit par : pendariès | 12 août 2006

Au fait, les vacances sont bonnes???

Ecrit par : pendariès | 12 août 2006

Je voulais être sûr que vous assistassiez bien au concert du 13 août dépeint à l'avance (pas d'attaque à la Pearl Harbour de ma part à ce moment-là). Quand vous seriez femme, et que nous serions en plein "cloak and daggery", je vous lancerais un : "My pleasure, Milady".
Good vibes anyway

Ecrit par : D'Enguell | 12 août 2006

Je bave d'envie à la lecture de votre texte, car étant peut-être plus jeune que vous, je suis entrée au collège en année scolaire 1969-1970 et, en banlieue parisienne , le message était déjà passé. Alors Français, latin et grec tels que vous les avez vécu, c'était fini. Interdiction de devoirs à la maison.. Je lisais les oeuvres de Jules Vallès et autres, rêvant que l'on me donne du travail à faire (à la chandelle s'il le faut...) mais rien,... On préservait notre CREATIVITE NATURELLE. Alors, j'ai laissé tombé les matières littéraires et me suis branchée sciences. Là, il y avait encore des profs qui tenaient la route et qui savaient que la créativité ne peut venir que de la sapiens et du savoir ( j'ai un fils né en 1991 traumatisé par les savoirs-faire; cé koi cette bête?). Je revois mon prof de maths de Terminale C., à l'issue d'une démonstration, nous lançant:" c'est jouissif, non?". C'était effectivement plus jouissif que les élucubrations de nos profs de français qui attendaient de nous, démagogiquement et pour avoir la paix, que nous refassions le monde avec nos "connaissances" balbutiantes. En prépa scientifique, c'était encore mieux, nous ne savions rien et avions tout à apprendre. Les points négatifs ne traumatisaient personne, même les juifs et les arméniens, parce que au bout il y avait le concours et nous tendions tous vers le même but dans une grande confraternité.
J'ai eu aussi des très bons profs en russe et un bon prof en latin: des dissidents...
En bref, je suis convaincue que tout futur intellectuel( il parait que c'est un terme péjoratif) doit, pour sa formation intellectuelle, passer par le bac S quelque soit ses centres d'intérêt et bien que le niveau en maths se soit effondré... C'est le seul endoit où il reste un peu de raison enseignée.

Ecrit par : Harold | 12 août 2006

"j'ai cherché la crédibilité?????? ah bon quand????"

Bien, voila au loins une bonne chose de dite! Il ne reste plus qu'à programmer le blog reader qui filtre automatiquement les posts à but disruptifs. Comme quoi, je t'avais bien cerné dès le début (et ça, c'est bon pour mon égo)...

"ce n'est qu'un blog ici, pas une conférence à l'UNESCO"

??? La crédibilité est reservée aux fonctions officielles, c'est cela?

Sinon, oui, les vacances sont plutôt bonnes, merci! 10 à 15 bons degrés de plus qu'à Paris quand même...

Et pour revenir dans le sujet, les quelques souvenirs les plus marquant de mon passage dans l'EN:

- Un institeur de CM1 qui nous avait demandé un travail de dessin libre inspiré par l'écoute, en classe, du "money" de Pink Floyd!

- Une prof d'anglais en 5ème qui m'a appris en un an quasiment tout ce que je sais formellement dans cette langue (c'est un vrai compliment)

- Un autre prof d'anglais en première, et en fin de carrière, qui arrivait en cours avec la liste de mots à nous apprendre sur un bout de papier (ticket de supermarché, PQ, même un ticket de métro une fois!). C'est le seul cours dont j'ai gardé le cahier. Je me souviens en particulier d'avoir eu droit à un cours complet sur la seconde guerre mondiale, suivi d'un cours sur la génèse de la bombe atomique ainsi que des éléments de physique correspondant. Aussi un cours complet sur la guerre froide (il n'était pas vraiment de gauche et à l'époque de l'exil à Gorki d'Andreï Sakharov avait sur son tableau écrit en permanence son nom en Cyrillique), et un cours tout aussi complet sur les maladies vénériennes avec description des 3 stades de la syphilis dont je me souviens encore avec émotion... Tout cela en anglais bien sûr, et agrémenté de versions et thèmes nombreux et variés. Il a parachevé le travail de la prof de 5ème en me un vocabulaire inépuisable, mais aussi le goût de la lecture dans la langue de Shakespeare.

- Enfin, un prof de Physique en Math Sup qui avait le don de rendre limpide les concepts les plus complexes.

Ecrit par : François | 12 août 2006

"Toto, L&L; c'est de la balle! Je ne suis dessus que depuis 8 jours mais le résultat est déjà impressionant. Highly recommended! Je ne parle même pas du reste... ;-) Gracia mille..."
:o))))))))))) no souciaï ma poule ;) tu le fais tranquillement sans "trop"(*) de pression... ya pas l'feu au lac ;)


Bonsoir Harold, je te repique la fin, et je la modifie un chouïa...
"En bref, je suis convaincue que tout futur adulte doit, pour sa formation intellectuelle, passer par le bac S quelque soit ses centres d'intérêt et bien que le niveau en maths se soit effondré..." il suffit de le remonter...
Pour y arriver, simple:
Une bonne méthode Alpha en Maternelle et CP
Une bonne méthode L&L; en CP
Une bonne méthode Boscher écriture ou équivalent en CP
Une bonne méthode Boscher mathématique ou équivalent en CP
etc etc la même chose en maternelle etc etc etc etc
Bon vous me connaissez maintenant ;)
Du simple vers le complexe ;)
Celui qui n'a pas compris, me le dit ..... sauf Pendaetc.. j'ai donné...

"My pleasure, Marquise". ;)

Ecrit par : toto | 12 août 2006

(*) sauf si il/elle fait "suer" qu'il/elle doit finir sa centième partie de game boy etc etc etc ;)
Bon je déconne... à moitié ;)

Ecrit par : toto | 12 août 2006

je suis un "post à but disruptif"???? tiens, c'est drôle ça, je vais la noter celle-là... vraiment elle est digne de je ne sais quelle ponderie d'oeufs ENA-ienne (ou hyenne). Ha quand on ne chante pas dans le même sifflet que les autres (cela n'est pas sexuel Jean-Paul Brighelli...), tout de suite on est "disruptif"... Monsieur D'Enguell, je crois qu'ils ont mal saisi le (non-)sens de ma présence. J'ai dû trop écrire au début. Quel bonheur. Je n'ai pas d'horizon d'attente. Donc pas de "lectorat" visé ici.
La crédibilité n'est pas réservée aux fonctions officielles, ni à celles et ceux qui l'accaparent à cause / ou grâce à quel doigt de dieu posé sur leur front bien luisant et bien rempli (forcément puisque ça n'a pas becqueté assez goulûment dans la mangeoire de l'école post-68... Ke'son'nintelligen'nici'dominici..."

Ecrit par : pendariès | 13 août 2006

D'Engueull, j'ai assisté à une représentation intense d'un ballet créé cette année à l'Opéra National de Lettonie. D'après les "Liaisons dangereuses". La musique est de Arturs Maskats (un compositeur letton tonal qui n'est pas "tiède"), la chorégraphie de Krzysztov Pastor (un ami polonais, je suppose...). Un bijou. L'Europe de l'Est invente, et avec quelle puissance. La littérature du pays est vraiment à découvrir. Je suis allé voir le Centre de Littérature Lettone (ils m'ont offert les rares livres traduits en Français. Je suis en train de les dévorer! [1]). Et devinez quoi? Tous, dans ce Centre, ont moins de 30 ans. Si vous voyez ça chez nous, faites-moi signe, et je me perce un téton. Je laisse à votre choix, droit ou gauche, le bout du sein à sacrifier.

Le niveau des cours à l'Université sont stupéfiants. J'ai parlé avec des chercheurs brillants - et qui n'ont pas un lats (c'est la monnaie locale). Les centres de recherches sur le théâtre, la littérature baltique et le folklore letton sont performants. Les revues littéraires sont de vraies revues littéraires défendant les oeuvres en publiant des nouvelles, des poèmes, etc. Si tout va bien, je rencontre quelques poètes bientôt. Je n'écris pas ceci pour me la faire, cependant je me rends compte que je vais revenir dans un pays, que j'aime, qui est bien vieux, assez malade, et tellement francocentré... Comparaison n'est pas raison - et la Lettonie est le pays le plus pauvre de l'UE (ils n'ont qu'à attendre l'entrée de la Roumanie, ça les fera grimper dans l'échelle des pays un peu plus riches), crispé parce qu'encore dans l'entre-deux: entre le soviétisme et la liberté bien comprise.

Mais, les Lettons, c'est une petite nation dont tout le monde se fout (il s'en passe des choses pourtant!). Et j'en tombe amoureux, en partie pour cela.

Pour demain, j'hésite entre le ballet Gisèle et les choeurs. Je prendrai ma décision l'heure avant. Car je vais à la plage, et se baigner dans la mer baltique, avec à perte de vue, vu de l'eau, la plage et la forêt de pins, c'est...

Alors, vous savez, les gnagnagna et rotomontades de certains ici (le blog), vu d'ici (la Lettonie, qu'est pas les îles chaudes - tellement surfaites.)... Je jette un coup d'oeil maintenant. Je connais l'ambiance - et les commentaires sans suprise de la plupart. J'attends les billets de m'sieur Brighelli. Stimulants.

[1] ADAMSONS Eriks, "La chute d'Habacuc et autres nouvelles", Omnia mea, 2000. Un maître!
ABELE Inga "Nature morte à la grenade", l'Archange minotaure, 2005. Un poignard affûté glissant dans les sentiments des personnages. Régal!

Et d'autres encore...

Ecrit par : pendariès | 13 août 2006

Pardon, j'ai écorché sans le vouloir votre pseudo, D'Enguell.

Ecrit par : pendariès | 13 août 2006

Je ne corrige pas mes fautes de fatigue, il est tard.

Ecrit par : pendariès | 13 août 2006

Pendaries, c'est gentil de nous envoyer une carte postale !

Vous parlez comment, là-bas, en Lettonie ? Vous avez appris le letton ou vous parlez russe avec les anciens ? ( Je me doute de votre réponse qui sera : je parle brillamment la langue de Shakespeare avec la jeune génération lettone, mais on ne sait jamais, je peux me tromper dans mes supputations )

Ecrit par : Jérémy | 13 août 2006

Pourquoi diable nous "foutrions-nous" de la Lettonie, Pendariès ?
J'ai découvert que cette région existait vers 12 ans, en lisant Simenon (Pietr le Letton). Puis le pays a fait une réapparition dans mon champ visuel il y a quelques années : je travaillais (comme nègre) sur l'autobiographie d'un photographe de charme, comme on dit poliment, qui après avoir écumé la France et alentour, allait désormais faire son marché de belles filles dans les pays baltes, m'assurant qu'il trouvait là des splendeurs bon marché. Il n'y a pas que les chercheurs qui n'ont pas un lats à se mettre sous la dent.

Je ne sais qui a évoqué l"idée de parler de nos mauvais profs (l'idée n'a guère été reprise, on préfère comme toujours les bons souvenirs aux mauvais, l'esprit est structuré ainsi). Mais je vais brièvement en raconter un.
J'ai eu au lycée Saint-Charles un prof d'Histoire-Géo dont je ne peux même pas dire qu'il était mauvais, tant le chahut était puissant pendant ses cours. Nous lui faisions tout, à cet homme, depuis le fluide glacial sur sa chaise jusqu'aux fléchettes plantées dans le tableau pendant qu'il y écrivait, et même une couleuvre vivante planquée dans le tiroir de son bureau. Indescriptible.
Et puis, des années plus tard, j'ai su que c'était un ex-brillant professeur, parti dans les années 50 en Algérie (à Oran, je crois), un progressiste favorable aux thèses anti-colonialistes. Pour lui apprendre à vivre, l'OAS lui a égorgé sa femme et ses enfants.
Depuis, il n'allait plus trop bien, cet homme.
Je m'en suis voulu (c'est très rare, chez moi…) des multiples avanies que nous lui avions fait subir — et je n'étais pas le dernier…
Avez-vous remarqué qu'il n'y a pour ainsi dire plus de grand chahuts organisés ? Les élèves parlent tranquillement dans les cours où ils s'ennuient, comme s'ils étaient résignés à perdre une heure — mais confortablement, tout de même. Le chahut, c'était la protestation d'élèves avides d'être "tenus" — et nourris. Je me demande parfois si les élèves actuels attendent encore quelque chose de l'école.
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 août 2006

Monsieur Brighelli,

si j'ai écrit : "Tout le monde s'en fout de la Lettonie", c'est que je reprenais ce que disent eux-mêmes la plupart des Lettons. Beaucoup me demandent: "Mais pourquoi êtes-vous ici? Il n'y a rien à voir, rien à faire..." Les jeunes étudiants en médecine que j'ai, par exemple, rencontrés veulent fuir une contrée où ils gagneront 300 euros par mois, un pays qui, selon l'origine, l'orientation sexuelle, etc., les "traite" plus ou moins bien. J'ai entendu: "Pourquoi resterai-je dans une terre qui me veut du mal?" Les régions de l'Est se vident de leur jeunesse et de leurs diplômés pour rejoindre, en Europe, le plus souvent, l'Angleterre. Alors que les Anglais, âgés entre 18 et 25, a contrario, d'après Le Monde, ne rêvent que d'une chose, c'est de fuir la perfide pour s'installer ailleurs. C'est déjà l'automne là-bas m'a dit une fille de Manchester.

Le problème ici, en Lettonie, est une certaine forme de tourisme, monsieur Brighelli - chaque fin de semaine débarquent, par charters et compagnies low-cost, des centaines de Britanniques, de Finlandais, de Suédois, etc. pour qui bières et filles ne sont pas chers. Et ça s'entend, ça se voit, ça se sent par le nez. "Même un plombier norvégien peut se payer une pute lettone" m'a annoncé entre rires et larmes un nouvel ami de Riga.

Quant à "Pietr-le-Letton", de Simenon, juste une remarque: Pietr n'a jamais été un prénom local. On dirait plutôt Peteris. Vous voyez même le grand belge était mal informé sur la Lettonie (ce pays de nulle part pour Yourcenar et son "Coup de grâce"). Cependant Maigret n'en était qu'à ses débuts.

Oui, ma proposition, honnête proposition, de "raconter" un mauvais prof (à entendre plutôt par mauvais cours) a fait long feu. Sa GrâceToto même a voulu me renvoyer dans les cordes de son ring mental et obsessionnel. Vous êtes le seul à y avoir répondu. J'ai évoqué plus haut, entre autres specimen plus ou moins glorieux, cette enseignante d'Espagnol d'extrême-droite, pour qui les élèves n'avaient aucune "pitié". Etrangement elle se tenait en dévotion pour son métier (elle désirait vraiment nous faire apprendre la langue de Calderon de la Barca), elle faisait de son mieux - mais ce qui la tenait, politiquement, mentalement, l'a faisait nous la rendre haïssable, méprisable, avant même qu'elle nous dévoile, avec son marque-page estampillé FN, avec ses discours à puanteur franquiste, ses opinions.

C'est pour cela que, pensant à cette idiote, mais aussi à d'excellents esprits et personnalités, je disais ici un jour que, possédant la meilleure des "méthodes" au monde, si vous êtes un c.., vous ne ferez pas avancer vos élèves. Et si vous avez du "coeur", comment dire autrement?, avec la culture, l'autorité et le charisme (cela fait beaucoup pour un(e) enseignant(e) ça, non?) - cela doit assez bien fonctionner. Mais on se sait jamais avec les nouveaux élèves, les niveaux, etc. Avec leur manque de culture, j'ai parfois, comme vous, avec Astérix, don Quijote de la Mancha, d'Artagnan, l'impression de parler une langue étrangère. A language from outer-space, even more.

A propos de regret, l'étudiant qui avait renversé une pouvelle au début des années 7O je crois, sur la tête de Paul Ricoeur, recteur de Nanterre, non?, des années après son forfait, est venu s'excuser auprès du philosophe.

Bonne journée.

Ecrit par : pendariès | 13 août 2006

Jérémy, j'ai pris avec moi le seul livre de grammaire lettone qui existe en France. Je potasse un peu. Je m'y essaye. A peine arrivé au Centre Culturel Français de Riga, je demande où je peux avoir quelques leçons de Letton. Histoire d'entretenir ma politesse de voyageur - et non pas de touriste. Réponse d'une rattachée ou fonctionnaire, ou contractuelle française, en place depuis 2 ans: "Ha bon, et pourquoi?" (Elle ne parle pas, elle-même, le Letton, bien entendu.)

Pour le Russe, j'ai une fois échangé quelques pénibles mots (péniblement de ma part) avec de vieilles dames (merci les opéras de Tchaikovsky, Moussorgsky Modeste - quel génial prénom pour un génie pareil! - et Chostakovitch!).
J'emporte pour chez moi des méthodes d'apprentissage de la langue lettone (Letton-Anglais, of course... En en feuilletant un, j'ai remarqué que les versions et thèmes sont des blagues, drôles même!), - je suis très intéressé par le Latgale (le dialecte parlé plus au sud-est près de la Russie) et le Live (quelques dizaines de vieillards pêcheurs le parlent encore près de Kolka - ouest de la Lettonie.). Je me précipite la semaine prochaine essayer de l'entendre avant qu'il ne disparaisse à jamais.

Sinon, oui, c'est surtout l'Anglais - autant avec les étudiants Eramus que les Lettons et la minorité russophone. Ou le Français. Ou l'Allemand que je redecouvre dans mon oreille et en lèvres avec délice.

Ecrit par : pendariès | 13 août 2006

M. Brighelli,
Même les plus faibles attendent quelque chose. Demandez aux élèves d'une classe de CAP "bien déjantée": on vous y répond immanquablement "on est là "pour obtenir un diplôme".
Ce n'est pas toujours évident, quand on est élève, de percevoir le plaisir qu'il y a à apprendre un peu chaque jour, et si possible s'endormir moins bête. Et si parfois cette jeune génération m'indispose par son conformisme, je ne lui fait pas grief de sa 'non-envie d'apprendre'.
Lorsque j'étais élève je "n'aimais pas tout". Certains domaines me barbaient, ET cela m'indifférait d'y recueillir les bulles. AUSSI j'avais mes matières préférées : histoire géo en français C'est encore et toujours aux profs de les pousser les élèves pour qu'ils apprennent. Ne sont ils pour payés pour cela? Avoir le diplôme est l' attente de tout enfant scolarisé. Aux enseignants de rendre le chemin qui y condit intéressant !

Ecrit par : Dom | 13 août 2006

Monsieur Brighelli, pour savoir si les élèves attendent encore quelque chose de l'école, il suffit (?) de se rappeler combien d'élèves nous avions dans les classes lors des manifs anti-cpe. Le temps de leur absence (deux mois...). Et leur demander s'ils étaient dans les défilés. Ou ce qu'ils ont fait s'ils n'y étaient pas.

La plupart de mes élèves de lep me disent que ce dernier, en son actuel état, ne leur sert pas à grand-chose... blop... Mais on ne sait jamais ce que le secret d'un esprit peut récolter durant les cours.

Ecrit par : pendariès | 13 août 2006

"je vous propose de décrire les "mauvais" profs qu'on a subis "
he Lola, je te propose de faire ton blog....
C'est pas toi le prof ici ;)

"Oui, ma proposition, honnête proposition, de "raconter" un mauvais prof (à entendre plutôt par mauvais cours) a fait long feu. Sa GrâceToto même a voulu me renvoyer dans les cordes de son ring mental et obsessionnel. Vous êtes le seul à y avoir répondu."
T'es bien une langue de pute, je t'éclate la tronche à la récré.
:o))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))

Zyva Lola "La Marquise" tu vas pas nous "suer" une pendule pour ça ;)

au fait:
"Je ne sais qui a évoqué l"idée de parler de nos mauvais profs (l'idée n'a guère été reprise, on préfère comme toujours les bons souvenirs aux mauvais, l'esprit est structuré ainsi). "
à mon zavis c'était de l'humour ;), tu crois q'il oublie aussi vite, tu le prends pour un nain ? .... mais je peux me tromper.


"AUSSI j'avais mes matières préférées : histoire géo en français C'est encore et toujours aux profs de les POUSSER les élèves pour qu'ils apprennent."
Je vous le promet, si ils apprennent à parler lire écrire compter "correctement", il n'y aura plus besoin de les pousser, ça roulera tout seul.... amha

"Et leur demander s'ils étaient dans les défilés. Ou ce qu'ils ont fait s'ils n'y étaient pas."
Cafteuse... Tu changes pas toi ....

Ecrit par : toto | 13 août 2006

Une anecdote tous,

et pour Pendariès en particulier qui connait les LP :

Entendu lors d'une interminable journée de formation présidée par des inspecteurs de Lettres histoire. Le thème de la formation était : les nouvelles modalités de validation du CAP, (ou quelque chose comme ça). Ca remonte à deux ou trois ans.

QUESTION d'une prof de Lettres-histoire :

-Les collègues des matières professionnelles n'en reviennent pas de la médiocrité du niveau des élèves en orthographe. Ils n'en reviennent pas lorsqu'ils voient leurs moyennes (Elle les notait largement, ses élèves, pour les encourager...) Que leur répondre? Que faire?

REPONSE de l' inspectrice soi-disant "spécialisée" en français, en présence d'une vingtaine de collègue et d'un autre inspecteur:

-Madame, répondez-leur vous êtes professeur de lettres, pas professeur d'orthographe.

Au delà de la boutade, au delà des programmes pleins de bonnes attentions ça montre combien on se fiche du LP dans les hautes sphères.

Ecrit par : Dom | 13 août 2006

A propos des mauvais profs...
ma prof d'anglais du collège (4e et 3e)... elle nous engueulait car nous ne parlions pas couramment la langue de Shakespeare. Chaque lettre ou syllabe mal prononcée nous attirait ses sarcasmes impitoyables et humiliants... elle avait rétabli le système des bons points sous la forme de jetons multicolores qu'elle nous jetait à la figure quand par miracle nous arrivions à dire quelque chose correctement... j'étais une de ses meilleures élèves (je maudis ma bonne éducation et ma croyance dans le fait que les profs ont toujours raison...), du genre à avoir 18/20 de moyenne et je n'ai eu droit à aucun compliment. Un 20/20 me valait un "OK" ou un "correct" Ouvertement, elle nous prenait pour des "chiens" qu'elle allait dresser. Elle a failli me dégouter à vie de la langue anglaise. Je ne dois mon aisance dans cette langue qu'à l'écoute effrénée des boys band de l'époque et à mes profs d'anglais du lycée qui, sans être des génies, était des profs passionnés par cette langue et attentifs à leur éléves.
J'ai retrouvé ma méchante prof d'anglais du collège à l'IUFM. Elle m'a fait passer l'habilitation d'anglais. Elle m'a reconnue et m'a rappelé avec émotion (son émotion à elle, moi j'étais glacée de rage) ses heures où elle aurait pris du plaisir à m'enseigner l'anglais... j'ai faillis lui cracher à la gueule toute la haine qu'elle m'avait inspiré jadis et toute la rage que j'éprouvais sur le moment à la voir parler de ces heures sombres de ma scolarité en des termes émus... Je précise que cette enseignante était crainte non seulement de ses élèves, mais aussi de ses collègues profs et documentalistes (j'en ai eu des échos récemment).
Ma contribution au débat sur l'enseignement : Je suis souvent d'accord avec M. Brighelli et d'autres enseignants qui dénonce le pédagogisme et veulent réhabiliter certaines pratiques du passé (?) comme la dictée, le par-coeur, l'autorité du prof, etc...mais je trouve parallèlement monstrueux et inadmissible que certains profs comme ma prof d'anglais du collège dont les cours étaient plus proche du gavage d'oie et du dressage de molosse que de l'instruction, que de tel prof donc ai pu faire une carrière dans l'EN et soit aujourd'hui prof d'IUFM.

Ecrit par : yasmine | 13 août 2006

Pour conclure mon message précédent :
oui à l'exigence intellectuelle, oui à l'autorité quand elle favorise l'apprentissage mais non à l'autoritarisme et au dressage.
Parlant d'autorité, je n'ai aucune autorité innée, aucun charisme personnel (enfin, je crois) et pourtant je crois pouvoir m'imposer dans une classe comme enseignante. Pourquoi? parce que j'ai le savoir que mes élèves doivent acquérir, parce que j'ai l'exigence intellectuelle que je veux leur transmettre, parce que je suis prête à beaucoup d'effort pour les accompagner dans leur découverte du monde et leurs apprentissages. Je ne fais pas ce métier pour avoir le pouvoir sur un groupe d'humains, je fais ce métier parce que je pense que l'instruction et la culture sont les ingrédients essentiels au progrès de l'humanité et que ce sont les remèdes au chomage, à la guerre et à pleins d'autres calamités. Peut être suis je un peu naïve, mais c'est bien ainsi que je vois les choses.

Ecrit par : Yasmine | 13 août 2006

Bonjour

"et pourtant je crois pouvoir m'imposer dans une classe comme enseignante."
L'effet "Maître"... Super important... Comme le reste...
Effet méthode
Effet parents
Effet Gparents etc etc
Mais je n'ai pas "vu", ici, ce dont tu parles, ou alors je suis encore trop naïf ? (pour rappel: "certaines pratiques du passé (?)" )...
Maintenant des "fadas", j'en ai vu un paquet, de ceux dont tu parles, qui ne "comprennent" pas pourquoi les chtits nenfants sont si "crasses", parce que "eux" ils "assurent" dans leur matière.... et que c'est "si simple"... que peut être il faut attendre le magic déclic... etc etc etc (moi, en lecture, le "magic déclic" je l'ai eu à 41 ans... merci "poucet", merci les ânes qui m'ont servi de prof en PSMSGSCPCE1, merci mes vieux qui, eux aussi en grande partie "globalisés", n'ont pas compris qu'on me faisait un lavage de cerveau.... etc etc )

Ceux là,
1°) ne récupèreront pas les gamins
2°) ne feront pas avancer "correctement" les autres...

Je me souviens du post de JP, où il parle qu'il faisait deux groupes, et que le groupe des "nazes/lola" trouvaient qu'ils n'avaient pas assez de "boulot"...
Oui mais si les "nazes/toto" n'avaient pas une "nourriture" correct, personne n'aurait pu suivre le cour, parce que les "nazes/toto", ils auraient foutu un bordel monstre....(amha)

Ecrit par : toto | 13 août 2006

Je viens de penser à quelque chose qui n’a aucun rapport avec le sujet de cette note, mais qui pourrait être intéressant.
Vous opposez tous la méthode globale à la méthode syllabique. Je crois que le meilleur moyen de se rendre compte que la méthode globale est totalement inefficace pour apprendre à lire (et donc écrire) est de regarder les statistiques d’alphabétisation des personnes sourdes dès leur naissance. Etant donné que la méthode syllabique est impossible à utiliser avec eux, ils ne peuvent recourir, par défaut, qu’à la méthode globale non ?
Par ailleurs, je crois savoir que le nombre d’analphabète chez les sourds est assez élevé…

Ecrit par : Estil | 13 août 2006

Bonjour à tous,
Merci encore une fois, Yasmine, pour vos deux derniers messages, qui disent (à peu près) tout.

Ecrit par : christophe sibille | 13 août 2006

Cricri, si c'était pour poster juste ça, c'était pas la peine de venir.
:))))))))

"Vous opposez tous" des noms svp... ;)
moi j'oppose le simple vers le complexe (L&L;), AU complexe vers le mur (Ribambelle, Picbille2004).

Ecrit par : toto | 13 août 2006

Dîtes-donc, toto, je ne vous fais pas de réflexion à propos de votre sempiternel message: "et toi, avec quelle méthode as-tu appris à lire? alphasyllglobmixkicétileglouglourikiki"... Alors, gardez-votre réflexion (?!?) pour vous. Merci.
Entre parenthèses, "le simple vers le complexe, le complexe vers le mur", ça fait une petite vingtaine de fois que je le lis sous votre plume. Variez un petit peu, que diable! Ca tourne à la monomanie! Et arrêtez ce tutoiement.

Ecrit par : christophe sibille | 13 août 2006

Assez de nostalgie ! Les bons profs et les mauvais se répartissent également selon les classes d'age. Il y a d'exellents jeunes professeurs, autant que de plus agés.
Ce qui est regrettable c'est que le système de copinage-cooptation des formateurs IUFM aboutit à favoriser les esprits les moins indépendants et les plus soumis au "pédagogogisme" "à la Meirieu".
Tous ceux qui vont martelant "éduquons, éduquons" et qui, par opportunisme, carriérisme et lèche-bottisme suivent nos Pol-Pot au petit pied, vrais destructeurs de la culture et de l'humanisme.
Nombre de ceux-ci sont également prêts à tous pour ne plus aller au charbon, c'est à dire pour fuire leurs collèges et lycées d'origine avec de vrais élèves.
Que se retrouvent parmi ces formateurs d'anciens adeptes de méthodes fascisantes et humiliantes n'a donc rien d'étonnant, comme le fait justement remarquer Yasmine.

Ecrit par : Adrien Fleuret | 13 août 2006

"Variez un petit peu, que diable!" la dessus... pas d'un iota.
"gardez-votre réflexion (?!?) pour vous" lol c'est exactement ce que je viens de te dire, c'est rigolo ça :)))))
Bon je déconnais, désolé, j'arrête de taquiner ;)

Merci Adrien j'avais bien lu Yasmine, mais "ça" n'a pas fait tilt tout de suite :( .

Yasmine, veux-tu dire que à l'iufm, ta prof/formatrice disait qu'il fallait maltraiter les élèves etc etc etc ? là j'avoue il me manque une info .

Ecrit par : toto | 13 août 2006

Toto,
Je suppose que la formatrice en question avait su adapter son discours à l'idéologie ambiante et comdamnait vigoureusement ce qu'elle avait pratiqué la veille.
lC'est une pratique courante dans l'Education nationale où inspecteurs et chefs d'établissement ont toujours peur d'être en retard d'une révolution pédagogique.

Ecrit par : Adrien Fleuret | 13 août 2006

Bien sûr, bien sûr...

Ecrit par : christophe sibille | 13 août 2006

Le U baladeur coquin dans mon pseudo n’est pas plus insolent que la coquille, avant qu’elle ne cache son Q...

“Vous voyez même le grand belge était mal informé sur la Lettonie (ce pays de nulle part pour Yourcenar et son "Coup de grâce")”
Pendariès
C’est que pour Marguerite, la craie en cours (de bourse) valait plus que le laiton...
(J’espère que Thot appréciera ! ;)) pour les autres d’avance pardon).

“Avec leur manque de culture, j'ai parfois, comme vous (NDLR : JPB), avec Astérix, don Quijote de la Mancha, d'Artagnan, l'impression de parler une langue étrangère. A language from outer-space, even more.”
Pendaries
J’ai vu, il y a peu, un post qui remettait en perspective la Complexité en suggérant, ce que je ne me permettrais pas, que peu de participants sur ce blog sauraient “donner” les équations d’ellipse ou de cercle, ou jongler avec leurs coordonnées cartésiennes ou polaires... Ceci pour dire que les sondes spatiales envoyées à l’aube des années 70 emportaient avec elles plutôt des équations, des symboles et des alphabets (à des destinations des vrais outer-space), que de longs passages de l’Odyssée ou du Capital (Il valait mieux pour une sonde US équipée d’un module d’auto-destruction).

En ce qui concerne la couleur politique des enseignants, je regrette qu’une prof d’espagnol ait vécu (vive toujours ?) dans une idéologie franquiste, je veux bien même admettre (qu’ils existent, pas qu’ils le soient) des profs d’allemand toujours nostalgiques du Reich, mais la majorité tire plutôt sur le rosé, tendance vermillon-incarnat-écarlate. Je connais même un prof d’IUFM, et très brillant et apprécié, sur les listes électorales LCR (infra-rouges donc peu énergétiques, moins dangereuses, cf D. Carpentier : “La théorie des cordes est finie dans l'ultra-violet, mais elle a des divergences infra-rouges à cause de l'existence de particules sans masse”.).
J’ai moi-même vécu dans un petit pays où la peine ultime avait été le garrot... pas bien loin de Franco qui le perpétuait (cf affaire Granado-Delgado) et ce genre de plaisanterie laisse un goût de fer (l’hème sans doute) dans la gorge.
Il n’empêche que, lorsque l’on est petit, sans les Aristochats de Don Griffith (sans jeu de mots), les méchants seraient toujours les riches et les puissants... un peu réducteur quand même.

Ecrit par : D'Enguell | 13 août 2006

D'Enguell, un avant-goût de ce que j'écrirai demain - il est tard maintenant. J'ai choisi les Choeurs japonais et lettons (et point Giselle), écoutés dans la Maza Guilde (petite guilde) hanséatique. A ne plus sentir le poids de la terre sous ses pieds. Une merveille.
Ah ah vous avez mis le niveau haut pour le calembour, le jeu de mots, etc. "C’est que pour Marguerite, la craie en cours (de bourse) valait plus que le laiton...": ça c'est du grand! Bravi bravi!
Je vais tenter de vous suivre! Domani.

Ecrit par : pendariès | 13 août 2006

Bon j’étais un peu énervé, je suis tombé sur un blog-forum paracurrent -enfin pas concurrent dans le sens challenger, très très différent- le journald’école de Lubin pour les curieux, et bref, j’étais énervé... (Au secours, l’armée revient à l’école...)

Ecrit par : D'Enguell | 13 août 2006

Pendariès, je vous en coupe une sous le pied : J'aurais voulu aussi que la Coquille (Saint Jacques) déridât !
Je suis certain aussi que vous n'auriez osé la faire...

Ecrit par : D'Enguell | 13 août 2006

Thot, peux-tu me rappeler la formule invoquée devant Martin squelette, et que Von Stroheim apprend à la fin, je crois, “Chiche quelque chose ???” ?
(Si tu sais pas, je te dénonce à Eldu...locomotiv) :-))

Ecrit par : D'Enguell | 13 août 2006

Tu le sais le Hells, que j'ai une mémoire de merde....

J'ai la cassette mais elle est en angleterre :(
Je n'ai vu ce film que 3 fois.
Une fois vers 8/9 ans (assez effrayant) et la dernière fois il y a un an environ.

Nonoonon pas L2Mé2....

Ecrit par : toto | 14 août 2006

Pour répondre à Toto:
Mon ancienne prof d'anglais, actuellement formatrice à L'IUFM, "a adopté" les nouvelles méthodes d'enseignement (l'élève au centre, l'élève apprend à l'enseignant comment enseigner, etc.) mais elle a garder son autoritarisme d'antan : "Je vous ORDONE de mettre l'élève au centre! Soyez à l'écoute de vos élèves! JE LE VEUX!" J'exagère un peu mais le contenu de ses méthodes nouvellement acquises est un peu en contradiction avec son personnage inchangé fondamentalement.
Juste une précision : je vous ai parlé de mes anciens profs excellents et du dragon qui a été mon prof d'anglais au collège, pour simplement vous donner une idée des raisons de mon affection et de mon intérêt pour l'enseignement. Il ne s'agissait pas por moi de faire de la nostalgie pour la nostalgie. J'ai été touchée par les autres témoignages souvenirs et je trouve que, parmi d'autres choses, la relation que l'on a eu avec ses propres enseignants est fondatrice dans l'entrée dans ce métier et dans la vision que l'on a de ses élèves.

Ecrit par : yasmine | 14 août 2006

Pour d'Enguell,
Je crois que la formule est "chiche capon", mais je cite de mémoire, sans garantie.
"Je suis très honoré".

Ecrit par : Adrien Fleuret | 14 août 2006

"avec son personnage inchangé fondamentalement." lol
Okidoki je comprends mieux, merci Yasmine. ;)

Je ne pense pas qu'ici, il y ai ce genre de névrosé, mais je n'ai pas tout lu ... (bon... mis Zà part moi... ;) )

Je confirme "chiche capon" ;)

Ecrit par : toto | 14 août 2006

"Je vous ORDONE de mettre l'élève au centre! Soyez à l'écoute de vos élèves! JE LE VEUX!"
Yasmine
Je fais confiance à toutes les Bagheera pour rompre le traitement que vous infligea cette Kaa hypnotique (pour le bien de tous les Mowgli, qui seraient sans cela précipités dans la gueule de Shere Khan). Pour rester chez Kipling, Rikki Tiki Tavi, la mangouste, s’occupe assez bien de Nag et Nagina, les najas tueurs d’enfants... Croque la pomme, disait-on à Eve, et après moi le déluge !

Chiche Capon, merci Mr Fleuret ! Film effrayant quand on a 8 ans, mais les faussaires de l’Educ Nat, à l’époque, étaient neutralisés...

Ecrit par : D'Enguell | 14 août 2006

Je repars sur la troisième voie, après Kaa et Bagheera, celle de Baloo, no offense Pendariès, mais il faut être sacrément costaud pour se frotter aux morceaux d’écorces (no offense JPB) de palmier, et recevoir les noix de coco (no offense tout court) sans être assommé.
(Finalement, que de compliments polis pour tous les poly-graphes et poly-morphes)

Ecrit par : D'Enguell | 14 août 2006

Pendant mon année de stage, (en CPR), la première IPR qui est venue me voir était mon ancienne prof de collège et de lycée; (je suis prof de musique, et c'était, évidemment, mon ancienne prof de musique). Très compétente dans sa discipline, en tant que prof, mais en décalage total, (déjà) avec le monde extérieur. Très bien pour des élèves déjà motivés, mais barbante au possible pour des élèves qui, déjà, étaient sollicités par de toutes autres formes artistiques que celles développées par Josquin dès Prez, Beethoven et Debussy. Très sévère, exigeant le voussoiement, (ce qui était banal à l'époque) et le pratiquant vis-à-vis des élèves, (ce qui l'était un peu moins), ses cours étaient pour le moins austères, totalement magistraux évidemment, et dénués de fantaisie, (ce qui était assez courant aussi). Bref, après mon inspection, elle me tint à peu près ce langage: "vous devriez faire un cours un peu plus vivant, les élèves ne se sentent pas concernés par ce que vous dites, c'est un peu austère, vous devriez être un peu plus interactif, (je ne me rappelle plus exactement le terme, mais c'est ce que ça voulait dire). Exactement ce qu'un inspecteur aurait pu lui dire à elle. Je l'aimais bien, mais j'ai pensé en moi-même: "toi, tu es sacrément gonflée". Je n'ai pas écrit de livre pour autant, (je ne suis ni Vermorel, ni Boutonnet).
Je précise que les IUFM étaient encore très loin d'exister! Comme quoi, il y a des précurseurs. Aucun rapport avec quelque méthode que ce soit, évidemment, mais avec des comportements d'êtres humains qui sont profs.
Bonne journée à tous.

Ecrit par : christophe sibille | 14 août 2006

"toi, tu es sacrément gonflée". lol
Cela dit ce qui te paraissais autère à toi devait en faire rigoler d'autre. Et tu es devenu prof peut être grâce a sa rigueur et austérité ;)

C'est quoi être mais "en décalage total, (déjà) avec le monde extérieur." ? d'en le cas de cette prof ?

Très intéressant ton post Cricri. Merci
Comment tu t'en es sorti avec "Boscher" ?

Ecrit par : toto | 14 août 2006

Piqué sur un autre Foud'rhum:

"Oh, Maminou, juste un petit mot : j'ai essayé la grammaire est une chanson douce avec mon gamin de CM1, que vous décrivez si bien dans un post plus haut : celui qui voit le premier flocon de neige... qui joue à Vercingétorix après n'avoir rien écouté.... qui dit que "subitement" est un nom commun mais qui sait démonter et remonter sa chaîne de vélo...

D'abord je lui demande les sortes de mots qu'il sait analyser : heu...adjectifs indéfinis... pronoms indéfinis... et c'est tout.
Bon. Je prépare des papiers de 5cm2 "on fera les "maisons" (petits toîts)au furs et à mesure", je lui donne une photocopie de sa dictée et des ciseaux : mission, mettre tous les mots dans une maison.
Résultat, une soixantaines de mots dans 12 "maisons" : pronoms relatifs, articles, adjectifs possessifs, prépositions, noms, conjonctions de coordination, adjectifs numéraux, adjectifs indéfinis, adjectifs qualificatifs,verbes,pronoms personnels, adverbes.
gamin concentré, détendu... limite mutin (il se trompe de "maison" et se corrige en disant : "ouh là là, les autres ne vont pas être contents! Va-t-en, imposteur, tu n'es pas de notre famille!" )

A la fin il me dit : qui est-ce qui a inventé que les addjectifs se marient?
-Ben, un monsieur qui a écrit un livre "la grammaire est une chanson douce...
-Ah, c'est un livre?!?
-Ben, oui, tu veux que je te le prête?
Et il est reparti avec.

Bon, il ne va pas le lire, faut pas rêver, mais c'est bien la première fois, en trois ans, que je le vois s'intéresser spontanément à un livre autre qu'une bande dessinée...


Bref, c'est sous toutes réserves, mais j'ai pensé que cela vous ferait plaisir, Maminou"

;)

Ecrit par : toto | 15 août 2006

Idem:

"Décidément, l'enseignement, c'est BEAU...
C'est beau, car ça permet d'être créatif, inventif et de se sentir RICHE;
Erik Orsenna devrait être mis au courant.

Antonin, 3 ans et demi en vacances 8 jours chez nous.

"Dis, Maminou, tu as quoi dans ta petite corbeille, là?"

"Ce sont les Alphas."

"Est-ce que je peux jouer avec les Alphas?"

Et on a appris leur nom.
Puis il a joué tout seul, il se raconte toujours des petites histoires en jouant.

Il n'a pas eu trop de temps, un quart d'heure par-ci, un quart d'heure par-là. Il a trop de travail, ici, il faut qu'il accompagne son Papinou sur les tracteurs !

Au bout de 4 jours , il a regardé le DVD : scotché devant l'écran le gamin...
"Dis, Maminou, pourquoi il n'y a pas le wagon dans le film?"

Un soir, je lui lisais une histoire, je pensais qu'il regardait uniquement les images, et soudain il pointe son doigt sur le texte :
"Oh ! là, le serpent"

Et la Maminou, béate, fondue, gaga...

Les Alphas, c'est le concept dont j'ai rêvé "toute ma vie" ... et ils l'ont fait !!!"

Ecrit par : toto | 15 août 2006

"-Madame, répondez-leur vous êtes professeur de lettres, pas professeur d'orthographe.

Au delà de la boutade, au delà des programmes pleins de bonnes attentions ça montre combien on se fiche du LP dans les hautes sphères."

Dom



Las ! Dom, j'ai eu le même excellent conseil de mes formateurs IUFM à propos de mes élèves de collège et de ceux de lycée général.

J'ajoute que mes secondes d'un lycée de centre-ville (2003-2004) avaient une orthographe encore plus fantaisiste que celle de mes sixièmes ruraux (2002-2003). J'entends par "orthographe fantaisiste" trois fautes par ligne, y compris sur des adverbes aussi fréquents que "souvent" et "encore".

... cela montre bien comment on se fout aussi de l'enseignement général.

Allez, juste une perle en passant - je cite de mémoire.
" Allons au fond des choses. Sur QUELLE autorité vous fondez-vous pour exiger de vos élèves de sixième qu'ils maîtrisent la conjugaison du conditionnel ?"
(Formatrice IUFM, 2002-2003, Lettres modernes).

... euh, oui, je crois bien qu'"on" se fout aussi des professeurs.



Sinon, pour continuer à "coller" avec le sujet, je me souviens de mon professeur d'anglais en terminale, qui nous a clairement expliqué dès la première séance que Vocable ne servait à rien... sauf à faire passer un peu d'argent liquide dans les mains de ses collègues. Pendant toute une année, nous avons travaillé sur des documents d'actualité, en majorité américains. Je ne l'ai pratiquement jamais entendu parler français. Même les explications de type linguistique étaient en anglais. Ma classe de Terminale C étant par ailleurs très médiocre en anglais, il nous avait même fait passer des sujets d'examens de mathématiques des Etats-Unis... et avait assuré lui-même la correction. Avec cela, un humour assez fracassant, sur les questions de société et les "représentations" que nous avions des Américains, celles qu'ils avaient de nous, ce qu'ils disaient sur eux-mêmes. A partir de décembre, j'étais abonné à une revue américaine et je lisais Bradbury en anglais... avec difficulté et plaisir.
Je crois qu'en dehors de la sixième, c'est la seule année où j'aie progressé en anglais. Je n'ai jamais remercié ce professeur.


Je me souviens aussi de mon professeur d'espagnol en quatrième, une "jeune titulaire", qui nous avait d'abord beaucoup surpris en nous demandant de garnir notre classeur de fiches bristol de plusieurs couleurs : les blanches pour la séance proprement dite, des jaunes pour la grammaire, des roses pour les conjugaisons. Son cours était très riche : beaucoup de documents originaux dès la quatrième, des questions incessantes, des confrontations de points de vue entre les élèves (la phrase que nous prononcions le plus souvent étant "No estoy de acuerdo con..."). Pourtant, tout en nous mettant fréquemment "en activité", elle ne se dispensait pas de nous donner des leçons de grammaire extrêmement précises, et la pile de fiches roses et jaunes était imposante... et les "evaluaciones" fréquentes, très détaillées et corrigées sans complaisance. En fin de troisième, nous traitions des sujets d'oral du bac.

Quant aux lectures et autres, nous notions systématiquement tout le vocabulaire nouveau, et elle nous avait ordonné de noter la traduction au crayon de papier.

Vers le mois de mars, elle a appris qu'elle allait être inspectée. Elle nous a donné pour consigne de faire exactement comme d'habitude, mais d'oublier chez nous toutes les fiches roses et jaunes, et de bien effacer tout ce que nous avions écrit au crayon de papier.

J'ai suivi les cours de ce professeur en quatrième et troisième ; comme je n'ai pas écouté un mot des cours d'espagnol en lycée, c'est à elle que je dois d'avoir réussi cette matière au baccalauréat.

Ecrit par : Prof chômeur | 15 août 2006

"Je n'ai jamais remercié ce professeur", dit Prof Chômeur…
C'est vrai que l'on remecie rarement les enseignants. Cela tient peut-être au décalage : quand on est le nez dans le guidon, on n'est pas à même d'apprécier la beauté de l'effort. J'ai eu souvent des compliments (et des éclats de haine, ce qui revient à peu près au même) des années plus tard, en rencontrant par hasard un ancien élève (qui me reconnaissait, lui, tandis que je le reconnaissais rarement : les vieux ne bougent pas, les jeunes se transforment…). Un entre autres. Des annés après un cours sur les Liaisons dangereuses, je l'ai croisé, et il m'a avoué qu'il n'avait compris que récemment ce que je leur racontais à l'époque sur la psychologie féminine — il était tombé sur une Merteuil un peu rude, une chasseresse qui l'avait décortiqué comme un crabe, et il avait survécu, m'expliqua-t-il, en se rémémorant la lettre 81 du roman — allez, relisez-la, c'est d'un féminisme bien plus sanglant que celui des Chiennes de garde.
JPB
PS. Tous mes compliments à D'Enguell pour ses calembours ("la fiente de l'esprit qui vole", disait Hugo).

Ecrit par : brighelli | 15 août 2006

A propos de psychologie féminine... Histoire très macho.
Un homme ramasse une vieille lampe, et il la frotte par inadvertance. Un génie apparaît, et lui demande de formuler trois voeux pour le prix de cette libération; (début très classique).
-"Je voudrais un vélo" dit le quidam.
-Extrêmement facile", dit le génie, qui fait apparaître devant lui un magnifique "course" que n'aurait pas renié un toxicomane célèbre nommé Floyd Landis. "Ensuite? Ton deuxième voeu?
-J'adore le surf, et je n'en ai jamais fait. Je voudrais une planche de surf.
-Très simple aussi". Et une planche de surf de toute beauté apparaît instantanément devant ses yeux éblouis. "Et maintenant, ton troisième et dernier voeu?
-Je voudrais aller faire du surf à Miami, à Hawaï, à Biarritz, enfin, à tous les endroits où il est possible de surfer. Mais je n'aime pas l'avion, ni le bateau. Il faudrait que tu me construises un pont susceptible de m'emmener à tous ces magnifiques endroits.
-Là, ce que tu me demandes est un peu compliqué. Tu ne te rends pas compte. Et, en plus, cela va perturber gravement la vie de toute la planète. Même pour un génie comme moi, je pense que ça ne va pas être possible. Trouve autre chose."
Déçu, le quidam réfléchit quelques dizaines de secondes, puis, d'un air très inspiré, dit au génie:
"Je voudrais, pour mon troisième et dernier voeu, que tu m'expliques la psychologie féminine". Le génie réfléchit à son tour quelques minutes, et dit enfin au quidam: " ton pont, tu le veux à combien de voies?"
Toto, pour reprendre votre réponse à mon dernier message, ne vous faites pas l'avocat du diable. Cette prof dont je vous parle n'a pas réussi à intéresser grand-monde à la musique, excepté des élèves pour lesquels le travail était déjà fait à la maison. Et je puis vous assurer que ce n'est pas grâce à elle que je suis devenu prof! Ou alors, "a contrario", pour devenir, (ou essayer de devenir) le prof de musique que j'aurais voulu avoir. J'ai déjà expliqué qu'un des profs qui m'avait certainement conduit à le devenir était celui de lettres que j'ai eu en première, un agrégé débonnaire et bienveillant qui nous faisait jouer Molière, Tchekov et Sartre en cours, (et qui ne mettait jamais en dessous de 12), et un prof de math qui écrivait ses formules, auxquelles seuls trois élèves comprenaient quelque chose, en travers du tableau, mais doué d'un humour dévastateur, et qui ne notait jamais au dessus de 12. Vous voyez, des profils assez contrastés, mais deux personnes dotées de la fantaisie qui manquait cruellement au prof de musique sus-cité.
Jean-Paul, je pense que si les élèves reconnaissent plus facilement leur ancien prof que l'inverse, c'est tout simplement parce qu'il n'ont qu'un prof en face d'eux, alors que nous avons entre vingt et trente-cinq élèves.
Bonne journée à tous.

Ecrit par : christophe sibille | 15 août 2006

Je suis inquiet : Pendariès avait dit qu'il ecrirait un truc ici le 14 août et on ne lit rien du tout de lui sur cette note à la date du 14 août. La Lettonie dispose-t-elle d'un plan d'alerte en cas de disparition soudaine d'individus ? Il faudra songer à avertir les autorités compétentes.

Ecrit par : Jérémy | 15 août 2006

Jérémy, si j’étais mauvaise langue, et que je rebondissais sur votre texte, je dirais que ce qui m’inquiète le plus c’est la disparition du seul exemplaire de grammaire lettone en français... mais je ne suis que paranoïaque (infiniment plus que Catmano) et, avare de compliments quand j’en fais -que je distingue quand même des éclats de haine- je vigipirate toujours ceux que je reçois !
Pour bla-blasphémer encore un peu plus, je dirais encore qu’en ce 15 août plus que jamais, il faut partir de l’immaculée conception initiale des apprenants.
Prof chômeur, vous rappelez-vous les livres de Bradbury que vous lisiez en TC ? (Ce même Bradbury qui donne son nom au building où vit J.F.Sebastian, le généticien de Blade Runner).

Ecrit par : D'Enguell | 15 août 2006

D'Enguell, le 15 août ce n'est pas l'immaculée déception (8 décembre) c'est l'assomption je ne sais ce que c'est
mabiche

Ecrit par : mabiche | 15 août 2006

Mille pardons, je ne pratique plus depuis tellement longtemps

Ecrit par : D'Enguell | 15 août 2006

L'Assomption, c'est la montée (on n'allait pas ressortir Ascension, déjà pris) de la Vierge (?) au paradis.
Tiens, piur fêter ça…

Un Anglais, un Allemand et un Français arrivent ensemble au Paradis. Très embêté, St Pierre leur dit : "Voilà, il y a embouteillage en ce moment, je ne peux en prendre qu'un, les deux autres feront quelques siècles de purgatoire. Pour vous départager, puique vous méritiez tous trois le paradis, montrez-moi une belle réalisation de votre pays."
L'Anglais, dans une vision grandiose, montre la flotte anglaise parcourant les mers et les océans. St Pierre est très impressionné. L'Allemand, dans une vision épique, évoque les usines de la Ruhr crachant feu et flamme. St Pierre est estomaqué. Le Français, bien en peine de montrer quoi que ce soit, fouille dans les poches de son linceul (1) et en sort un saucisson.
- Qu'est-ce que c'est ? demande St Pierre, qui en tant qu'ex-juif n'a pas vu de saucisson, surtout pur porc (2).
- Ben… C'est un saucisson, répond le Français.
St Pierre prend le saucisson délicatement par sa ficelle et s'en va faire le tour du Paradis. "Savez-vous ce que c'est ?" Chou blanc, personne n'a vu de saucisson. Finalement, quelqu'un lui suggère d'aller demander à Marie, qui a fait tant de voyages dans des pays barbares…
Du plus loin qu'il l'aperçoit, St Pierre lui crie : "Oh Marie ! Sais-tu ce que c'est ?"
Marie pique un fard impressionnant, et, toute rouge, se cache la tête sous son voile.
St Pierre insiste, insiste — dénégations, rougissements redoublés — bref, jusqu'à ce que la Vierge soulève un coin du voile et murmure :
- S'il n'y avait pas la ficelle, je dirais que c'est le Saint-Esprit.
Bon appétit à tous…
JPB
(1) en souvenir d'un polar très réussi d'Horace Mc Coy.
(2) référence personnelle de même farine…

Ecrit par : brighelli | 15 août 2006

Excellent, Jean-Paul, excellent...
Un rabbin et un prêtre se trouvent à faire ensemble un voyage en train. Ils sympathisent et, devisant, sortent tous les deux leur pique-nique. Le prêtre veut proposer un morceau de son saint esprit (avec ficelle) à son co-voyageur, qui lui répond aussi "sec": "voyons, mon père, vous savez bien que ma religion me l'interdit", ce à quoi le prêtre répond: "vous avez tort, c'est bon. Réellement, très bon". Ils continuent leur voyage en devisant gaiement et, sur le quai, au moment de se séparer, le rabbin dit à notre autre homme de dieu: "au revoir, et saluez bien votre femme de ma part". Le prêtre répond: "voyons, vous savez parfaitement que j'ai fait voeu de célibat" et, évidemment, le rabbin répond: "vous avez tort, c'est réellement très bon".
Plus sérieusement, et pour revenir sur le thème de la laïcité, (et de l'athéisme, évidemment), rendez-vous à la rentrée pour suivre le procès à propos des caricatures, intenté par plusieurs associations au journal: "Charlie-hebdo". Le résultat de ce procès, (confusion entre lutte pour la liberté et procès pour racisme) est vital pour la liberté d'expression. Mécréants de tous les pays, unissez-vous!
Bonne fin de journée à tous.

Ecrit par : christophe sibille | 15 août 2006

À ce propos…
On ne rappellera jamais assez que les caricatures en question ont paru en septembre 2005 au Danemark, mais que les islamistes ne s'en sont émus qu'en décembre. Charlie les a reproduites en janvier, et les organisations bien-pensantes françaises ont porté plainte en mai.
Ça en fait, des délais de réflexion… Ces gens-là auraient-ils des idées tordues derrière la tête ?
Faut-il rappeler que si jamais Charlie est condamné (et les plaignants ont décidé de frapper à la caisse, ils ne demandent pas 1 euro symbolique, mais 500 000, si je me souviens bien — ça me rappelle les années 60, quand Anastasie frappait à la caisse pour couler les maisons d'édtion de Pauvert et de Desforges), c'est que nous sommes retournés au XVIe siècle — pas le côté Rabelais ou Montaigne, le côté Inquisition.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 août 2006

Merteuil et le saucisson,vous nous gâtez Jean-Paul aujourd'hui......
Pierre Choderlos de Laclos est sans nul doute le maître incontestable pour toute féministe en herbe.
Quant à ses observations de la psychologie féminie, Freud peut aller se rhabiller!
Je me suis toujours (et je continue) demandée qui était la femme qui se cachait derrière ce cher Pierre. ?????????

Pour en revenir aux caricatures,on peut aussi s'interroger sur la destination des fonds si jamais Charlie est condamné au max....

quant au fait que" l'Ascension était déjà prise" ce n'est pas tout à fait exact, en effet on parle d'Assomption car la Vierge a été enlevée par les anges pour la conduire au ciel...voir l'étymologie du terme qui est si je ne m'abuse assumere "prendre avec soi"
Bon Jean-Paul quelques Ave Maria et je pense que le ciel ne vous en tiendra pas rigueur.....
clin d'oeil

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 août 2006

Vous savez certainement pourquoi ils ont tardé, Jean-Paul? Parce qu'il leur fallait trouver une vraie, (à leurs yeux) raison d'attaquer, et, en fait, ils se sont carapatés, car le délai était de un an! Ils l'ont trouvée! Attaquer, non pour raison religieuses, mais pour raison de "racisme". On peut, je crois, prier, (non... Je plaisante, Dieu merci...Euh) pour qu'ils se plantent, sinon, la jurisprudence risquera de faire bobo à la démocratie...

Ecrit par : christophe sibille | 15 août 2006

Oh, Jean-Paul, vous vous fâcheriez avec votre préfacier, tout en restant constant avec les protestants ? Plus grosse est la ficelle...
Pour ce qui est d’assumere, merci Patricia, même racine que dans les dépenses somptuaires, qui permettent parfois de tutoyer les anges, et souvent de voussoyer les agents du fisc, et leur pairs. Tel esprit qui croyait prendre !
Ah Théisme, quand tu nous tiens ! Rien que pour Val, son courage et son intégrité apolitique, ce serait un beau geste que de descendre silencieusement dans la rue, en cas de condamnation, non ?

Ecrit par : D'Enguell | 15 août 2006

Mon préfacier, catholique fervent version Bossuet, sait bien que je suis un impie. Il n'en a que plus de mérite — une préface à JPB lui vaudra des indulgences plénières…

Pour parler sérieusement, ça a toujours été une énigme, pour moi, que l'on puisse être homme de culture (de surcroît, de culture scientifique) et croyant. Il y a nombre d'exemples, certes, mais un exemple n'est pas une démonstration. Ou alors il faut supposer (ce que je suppose pour Pascal, dont Lafforgue est une réincarnation moderne) que la foi se glisse furtivement dans une structure schizoïde, et que Blaise préférait ne pas savoir ce que Pascal calculait : Descartes, beaucoup plus unifié (plus rationnel, au fond, contre le passionnel Pascal), est à deux dogts de larguer l'hypothèse divine, tout en gardant les formes et les précautions langagières — on n'était jamais trop prudent à l'époque. Et Spinoza, le pur esprit de méthode, n'a plus que faire de Dieu.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 août 2006

Mon préfacier, catholique fervent version Bossuet, sait bien que je suis un impie. Il n'en a que plus de mérite — une préface à JPB lui vaudra des indulgences plénières…

Pour parler sérieusement, ça a toujours été une énigme, pour moi, que l'on puisse être homme de culture (de surcroît, de culture scientifique) et croyant. Il y a nombre d'exemples, certes, mais un exemple n'est pas une démonstration. Ou alors il faut supposer (ce que je suppose pour Pascal, dont Lafforgue est une réincarnation moderne) que la foi se glisse furtivement dans une structure schizoïde, et que Blaise préférait ne pas savoir ce que Pascal calculait : Descartes, beaucoup plus unifié (plus rationnel, au fond, contre le passionnel Pascal), est à deux dogts de larguer l'hypothèse divine, tout en gardant les formes et les précautions langagières — on n'était jamais trop prudent à l'époque. Et Spinoza, le pur esprit de méthode, n'a plus que faire de Dieu.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 août 2006

Monsieur Brighelli, j'ai plusieurs questions:
1. La date de parution en poche de la fabrique du crétin, c'est le 7 ou le 15/09? (depuis le temps que je veux le lire en poche...).
2. Je suis jeune prof et je voudrais publier (pas des essais sur l'école mais des récits). Comment vous y êtes-vous pris? Faut-il avoir nécessairement des contacts dans les maisons d'édition? Idem pour faire de la critique littéraire dans des journaux?
Merci par avance pour vos réponses.

Ecrit par : Seb | 15 août 2006

Pendariès est faaaaaaatigué.... mais content de lire de bons moments de rire qui ne passent pas à la machine, et d'autres subtil comme un esprit élémentaire ou une signature (de Paracelse). J'ai mangé coréen, c'était fort goûtu.

Ecrit par : pendariès | 15 août 2006

M. Brighelli,
Si j'ai lu "la Fabrique du crétin", c'est "sur votre nom", sachant que vous étiez coauteur de BONS manuels de littérature. Maschino ne s'intéresse plus depuis longtemps aux enfants, préfère le journalisme... c'est pourquoi Maschino ne m'intéresse pas. Découvrant "La Fabrique" en librairie, je me suis dit : si un auteur de manuels valables (ce qui est rare, trop rare !) s'insurge, cela doit valoir la peine de le lire. Telle fut l'idée qui a déterminé mon 'impulsion d'achat' (pour parler marketing) et je dois dire que n'ai pas été déçu.
Vous nous promettez pour la rentrée une 'Fabrique reloaded III' ( mais l'oeuvre brighellienne, polymorphe, ne s'arrête pas là...
Sur ce blog, vous avez évoqué votre passé de "nègre des stars". Qu'est ce qui vous a amené à cette activité ? Est ce que vous comptez l'exercer encore à l'avenir ? Est ce que vous pensez pouvoir être fier des livres que vous avez commis dans ces conditions très particulières ?
Sans forcément donner des noms, daignerez-vous lever un peu le voile sur le monde des nègres? Peut être que ces questions n'auront pas l'heur de vous plaire, mais il y a fort à parier que quelque lecteur vous les poserait sans détour lors de votre tournée des fnac !
Dom

Ecrit par : Dom | 16 août 2006

1. Pour Seb.
Je ne sais pas quand Folio sort la Fabrique — début septembre, normalement.
L'édition est un tout petit milieu, et il vaut mieux le connaître pour se faire éditer. Même s'il y a pour tout le monde une première fois (ce fut le cas pour moi il y a 25 ans, à l'époque des manuels Magnard qu'évoque Dom). Dans tous les cas, il vaut mieux savoir à qui envoyer tel ou tel type de manuscrit — non seulement à quelle maison, mais à quel lecteur. Et il est très rare (ça arrive, mais c'est statistiquement non significatif) qu'une "grande" maison sorte un premier roman — a fortiori des nouvelles, pour lesquelles le marché est microscopique (encore que — voir Gavalda).
Passé le premier obstacle, il faut aussi savoir que l'éditeur se demandera si vous êtes personnellement "vendeur". Au niveau personnalité, il vaut globalement mieux être Luchini que Modiano (encore que — Houellebecq : il y a toujours un contre-exemple à chaque affirmation, dans un domaine aussi fluctuant).

2. Pour Dom.
J'ai fait le nègre au départ pour rendre service — élaborer un produit éditable à partir de manuscrits intéressants, mais mal écrits (les Découvertes-Gallimard, par exemple). Puis vous vous faites une réputation, petit à petit. En gros, il faut écrire très vite — les délais sont souvent de quelques jours, voire moins (il m'est arrivé d'avoir 24 heures pour récrire complètement un livre de 200 pages) — et de se couler dans le sujet et la personnalité de l'auteur (on n'écrit pas de la même manière si on rédige pour un universitaire, pour la fille de Michel Sardou ou pour Joseph Joffo — je cite ceux-là au hasard, of course).
Les éditeurs cherchent constamment des nègres — je crois que plus de 50% de ce qui sort est écrit en fait par quelqu'un d'autre que celui ou celle qui figure en couverture.
Motivation dernière, l'argent — mais ce n'est pas aussi bien payé que ce que l'on s'imagine : en gros, de 2000 € pour un toilettage sérieux à 10 000 pour un texte original complet, qui peut vous prendre deux ou trois mois de votre vie.
Pour être franc, ça a bousillé ma vie pendant vingt ans — parce que pendant que je rédigeais des bêtises pour les autres, et pour payer une pension alimentaire monstrueuse, je n'écrivais pas beaucoup pour moi. La négritude est un piège dans lequel on est rapidement enfermé. Mais en un sens, ça forme le style — et surtout, ça donne l'habitude de travailler avec l'épée dans les reins. Parfois, comme vous dites, on en est fier — parce que ça peut être de la belle ouvrage, et que ça peut marcher : bonheur suprême de voir sur un même plateau deux ou trois personnes pontifiant en même temps et dont vous avez écrit les ouvrages…
Et pour répondre à votre ultime question, non, un nègre ne révèle rien. Ni en public, ni en privé. Si j'en parle (très succinctement) ici, c'est que c'est une activité révolue.
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 août 2006

Merci, Jean-Paul de refaire référence à Spinoza... J'en profite pour rappeler les références du CD reprenant le cours de Deleuze à Paris-VIII sur le thème: "Spinoza; immortalité et éternité", chez Gallimard, collection; "à voix haute". Cette réédition complète excellement la lecture seule du philosophe, pas très aisées, (pour des intelligences moyennes comme la mienne, en tous cas!)
Pour revenir sur l'affaire des créatures, et faire le lien, un impie comme Philippe Val, auquel D'Enguell fait référence avec un certain humour, fait assez souvent référence au grand Baruch, père de la vraie liberté.

Ecrit par : christophe sibille | 16 août 2006

Merci JPB pour vos infos sur l'édition. C'est un monde totalement hermétique pour moi et qu'on aimerait mieux connaître, quand on passe sa vie avec des livres.

Ecrit par : elisabeth. | 16 août 2006

Riga – la cité apprécie de contredire le plus souvent possible, avec élégance ("Art nouveau" oblige), les lois de la pesanteur et de la macro-gravité. Je vous invite à lever la tête vers les toits, non pas pour le ciel par-dessus eux, "prisoner Verlaine-like", il fait déjà automne en août, mais pour soudain voir ce que les artistes lettons nous donnent à découvrir comme symboles ou fables immobiles. Il y a un chat noir, queue dressée, onduleux comme une couleuvre, tenant la pointe inversée de ses quatre pattes sur l’extrême pointe d’une tour conique, montrant, fier comme Artaban, son félin derrière à la vaste et ourse Russie. Et prêt à bondir, à chaque nouveau crépuscule, sur le soleil couchant. A quelques dizaines de pas de là (lalala), attention au torticolis, c’est un tout jeune homme acrobatique que tout un chacun peut surprendre (mais combien sont-ils ?) assis, et très bonhomme, sur le rebord de la toiture, à une quinzaine de mètres du sol. Il lit un immense livre, un pied posé sur le genou opposé. Concentré et embarrassé tout à la fois : sa main gauche gratte l’arrière de sa tête (le texte est-il si compliqué à saisir ?). C’est une statue vers laquelle j’aime jeter un coup d’œil chaque fois que je passe dans sa rue (car c’est "sa" rue ; le garçon la domine par sa position, et il est le seul à s’être installé là-haut…). Et cette merveille façon d’être lecteur – au plus près du ciel, le plus loin possible de son propre poids –, mais avec ce risque toujours probable de tomber malencontreusement et de se fracasser quelque chose : on est si peu attentifs au plus léger mauvais vent, aux oiseaux qui peuvent nous surprendre, quand on est en entier disparus dans la concentration – qui ressemble fort à une forme d’oubli phénoménologique de soi. Mais pour quels trésors… Je trouve ce chenapan aérien, et lourd (il est en pierre après tout), plein de bon sens, et complètement inconscient tout à la fois. Est-ce un peu cela la lecture ? – j’entends la lecture qui n’est pas un moment pour passer un moment en attendant que la baignoire soit remplie d’eau chaude et de mousse. Une difficulté, un abandon de soi, un difficile exercice d’équilibre entre la réalité du monde et son inconsistance ; est-elle un risque ?

Ecrit par : pendariès | 16 août 2006

Combien sont-ils, en France (de Province, de Navarre et de Paris), et ailleurs, ces obscurs enseignants-écrivains ou écrivains-enseignants, qui professent – parce que vivre de sa plume est une gageure ? J’avais acheté à sa sortie un dossier du « Canard Enchaîné » à propos de l’Edition dans notre belle contrée du bout de l’Europe (après tout, la France n’est qu’un gros finistère hexagonal…) : mordant et parfois désespérant (monde entre les mains des vendeurs d’armes et de champagne).
J’ai habité pendant une année à Tournon/Rhône, et cette charmante petite ville fluviale a fait poser une plaque sur un mur de l’immeuble où logea Mallarmé « le mal armé » (désolé, c’est une boutade que nous délivrait, fier de sa trouvaille, chaque année, un « spécialiste » universitaire de cet auteur, à la fac de Montpellier. Subtil, n’est-il point ?). « Ici habita Mallarmé. Durant son séjour il y composa ses plus belles poésies ». Et quand on lit sa correspondance on sent très bien que le moustachu prof d’Anglais versifiant (en –yx) s’y est très bien senti à l’aise à Tournon la douce… J’ai passé quelques fins d’après-midi à voir passer, portés par le Rhône boueux, les cadavres de canards morts. J’ai écrit des poèmes en –ox (allez trouver une rime à VIANDOX !!!). Ah oui, Mallarmé s’est arrêté d’enseigner, non ?

Ecrit par : pendariès | 16 août 2006

Monsieur D'Enguell, vous m'avez coupé la chique pour le calembour. Je suis vaincu. Vous êtes mon saint-George.

Ecrit par : pendariès | 16 août 2006

Vive la science! www.hubblesite.org

Ecrit par : pendariès | 16 août 2006

Pour en revenir aux choses sérieuses, je vous mets la référence de l'émission de JPB face à Meirieu (communiquée par Toto). Comme d'habitude, celui-ci se fait mielleux quand il sent qu'il a affaire à forte partie. Il est d'une mauvaise foi écoeurante.

http://www.dailymotion.com/rag34/video/x9uhd_cavousderange

Anne-Marie

Ecrit par : valette | 16 août 2006

"revenir aux choses sérieuses" (vous faites du lobbying???)

Ecrit par : pendariès | 16 août 2006

Damned... J'ai raté ça, et je n'ai, pour en rendre compte, que l'avis objectif et nuancé d'Anne-Marie, qui pense qu'on est mielleux dès qu'on essaie d'écouter l'autre et de ne pas lui couper la parole.
Moi qui suis auditeur fidèle de France-inter, et en particulier de cette émission! Au secours, toto, comment faire pour podcaster ce petit bijou? Je suis toujours aussi nul en ninformatique, (et en internet), et n'arrive à lire à l'écran qu'une pub pour: "rassembler à gauche", ce qui ne manque pas de saveur! Merci d'avance.
Ceci étant dit, j'aimerais avoir l'avis d'Anne-Marie sur l'affaire des caricatures.
Bonne journée à tous. Et un bonjour à Pendariès!

Ecrit par : christophe sibille | 16 août 2006

Zavez vu, m'sieur Brighelli, et chers autres libres-blogguers, parler, sans ses sabots, d'autres choses que de l'Ecole, et ce n'est plus sérieux... On était juste dans la culture, le monde de l'écriture, de l'édition, de la fable, etc... C'est tout de suite moins sérieux. Vite replantons nos jambes dans la terre du combat bien voyant. Et moins zéphyrien.

Ecrit par : pendariès | 16 août 2006

Mes hommages Christophe Sibille (haaaaaa venez-vous de Cumes ou d'ailleurs?).

Ecrit par : pendariès | 16 août 2006

Quel type de professeur pouvait bien être Mallarmé? Je sais que Michel Leeb en était un aussi.

Ecrit par : pendariès | 16 août 2006

Et par Saint-Georges, vive la cavalerie. Je salue au passage Xavier, de Télérama, avec qui je parlais musique, il y a un quart de siècle...
Viandox, Docteur Ox (Vernes), Courteney Cox (la barreuse des Superminds et Alter Friends), Samantha Fox, Explorer Petrox, (le navire qui se rend sur l’île de King Kong et qui sauve la délicieuse Jessica Lange, en 76) et pour les rimes miséreuses, pendeloque (sssuspicieuses), Bandar Logs, ou Afrika Korps... Mais je manque d’assise dans ce domaine, mon cher Saint François.
Le combat bien voyant est sans nul doute l’objet du blog de Monsieur Brighelli, la rentrée approche, et il ne s’agit ni de nostalgie, (de l’éternel retour), ni d’ostalgie (j’ai mal à mon armée).
Il faut secouer le cocotier, et tiens, regardez, Keith Richards en tombe et enflamme les foules... Vous allez sans doute chez Passou, où brillent tant de nos Lumières modernes, où chez Scarecrow, qui réveille le petit monde de Sleepy Hollow car vous vous en êtes bien tiré, mais les autres...
Cher Christophe Sibille, vous pourriez investir dans un anti pop-up, et dans un lessiveur de cookies, Radio-France ne manque pas d’espions !

Ecrit par : D'Enguell | 16 août 2006

J'ai un penchant pour une autre Courtney, mais Love, celle-ci. Elle laisse sa culotte être prise en photo assez souvent (RIP K.K.), et elle a le dessous des pieds sale. Pardon, je sais, la rentrée approche (foutredieu, ils m'envoient à presque 90 km de ma zone de remplacement). - J'ai toujours eu du mal à me miliciser, à inciser non, j'avais des vues sur la légiste au lycée. C'est pour cela que les "choses sérieuses" me rendent nerveux (je suis gémeaux).

Ceci ayant été dit, light my green lantern, quelqu'un ici peut m'expliquer comment permettre, vraiment, aux enseignants de travailler selon la pédagogie qui leur semble être la bonne (classe par classe, si cela se peut)? Il faut une décision politique (et qu'elle soit appliquée, oui, je sais... et en France, ça rapplique plus que ça s'applique)? Vous êtes plusieurs à annoncer que le vent tourne. Mais à cause de qui/quoi, ou grâce à qui/quoi? Vox populi? Sic transit... Majoritairement, elle ne dit pas grand-chose sur le sujet de l'éducation. Durant les repas des familles, les sujets favoris sont: la bouffe, le cul - et la politique (mais c'est plutôt la génération de mes parents ça, et quelque chose de plutôt masculin. Je me souviens étant gosse des camps de gauche et de droite autour de la table. Et des mouvements de colère passagère des uns et des autres).

Un conseil : J'ai vu, hier au soir, un excellent film américain (en VO anglaise sous-titrée doublement en Letton et Russe) qui s'intitule: "Thank you for smoking". L'histoire d'un type chargé par The Academy of Tabbaco de parler. De faire du lobbying: offrir la possibilité aux gens, et aux jeunes, plus particulièrement, de fumer, au moins une fois - pour qu'ils usent de leur liberté de choix, et qu'ils puissent décider, en leur âme et conscience, librement ainsi, parce qu'il faut goûter avant de dire non, de continuer la cigarette ou pas. Et parce que le gouverment américain est le meilleur au monde. Je vous le conseille: ce film est brillant, cynique, pervers, satirique, très drôle (vraiment, nous étions pliés dans la salle); les dialogues font mouche, sont ciselés pour le fleuret et l'aiguille à planter dans le bout de peau le plus sensible : une merveille (ça sort le 12 sept. en France je crois).
Et si je fais ce détour pour parler du changement souhaité (quelles formes prendrait-il???): laisser la liberté pédagogique, c'est que je me laisse dire que, pour faire pression, il faut un lobbying n'est-il point? Alors où qu'il est? Qui susurre à l'oreille du ministre????? Puisque "le vent tourne"? Moi, je veux bien que mes Inspecteurs ne me fassent plus trop la leçon (dans tous les sens de la formule) durant l'heure suivant la visite dans une de mes classes.

Vous disiez, monsieur Brighelli, que c'est une histoire de choc entre les blocs. J'entends l'un des blocs (organisé), mais à part votre trompette médiatisée, ce blog qui n'est qu'un pointage des mauvais sites, des mauvaises pratiques, etc., je reste sur ma faim. Il est où le levier d'Archimède???

Ecrit par : pendariès | 16 août 2006

Merci M. Brighelli pour vos informations.
Il faut donc y aller au culot et tenter de se faire des relations. Ca ne va pas être simple...

Ecrit par : Seb | 16 août 2006

D'Enguell connaît Xavier La Cavalerie ? Par quel biais ? Il est plus que charmant, ledit…
Sinon, feu d'artifesses de jeux de moindres maux… Bravo.

Pendariès, où êtes-vous nommé ? Afin que nous discutions quelque jour pédagogie — et si je me souviens bien, vous vouliez venir squatter dans l'un de mes cours… Mais je ne sais même pas si ces fifres m'ont laissé mes heures de prépas, cette année — tant la vengeance est basse au jour dit (calembour quasi intraduisible, pour initiés seulement…
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 août 2006

"Au secours, toto, comment faire pour podcaster ce petit bijou?"

Il faut une carte son :o)))))))))))))))))))))

tu cliques sur le lien que vous a gentillement mis Anne-Marie ;)

"Damned... J'ai raté ça"
Comme quoi, elle a eu raison de le recoller là ;o)))))))))))
tu pourrais au moins la remercier ;)


" (vous faites du lobbying???)"
toujours aussi gland la marquise....


Marrant je ne l'ai pas entendu la marquise sur :
"Plus sérieusement, et pour revenir sur le thème de la laïcité,"

alors que sur :
"revenir aux choses sérieuses"

il s'est dépêché de cracher sa bile...
Bonjour chez vous !

Ecrit par : toto | 16 août 2006

Sans être initié, si ce n’est par vous, vous feriez référence à l’inspecteur Jordi ??? (vous le nommâtes il y a quelques semaines).
Mes cousins me traitent de fifre, moult années en arrière, mais j'espère que c'était affectueux.
Hi Thot, un bonjour de Portmeirion ?

Ecrit par : D'Enguell | 16 août 2006

Non, Thot, je ne t'accuse pas de trahison, je vous jure que je ne l'ai pas fait exprès...

Ecrit par : D'Enguell | 16 août 2006

Ah! Pendariès, le levier d'Archimède!
On geint, on crie, on se lamente, on s'énerve; on parle, on écrit . Bref, on fait comme les profs en général: on râle et on finit par accepter, un petit peu, pas beaucoup, et puis finalement un peu tout. Et on se dit, après coup, que le vent aurait pu tourner, qu'il a failli tourner ... Alors on fait des analyses pour savoir comment on a bien pu en arriver là.
Alors on geint, on se lamente, on s'énerve.... Et on se dit que maintenant qu'on a analysé les causes du problème, le vent va sûrement tourner....
Le levier d'Archimède, je n'ose plus en parler, à chaque fois que je l'ai fait, que j'ai essayé de parler de regroupement pour sortir de nos listes de discussion ou "de plate-forme"commune pour avoir une efficacité à l'extérieur de notre "corps" professionnel, on a crié à l'embrigadement, à l'enrôlement... Il n'y a que JPB qui m'ait répondu que ceux qui râlent contre le pourrissement de l'école ont des raisons trop diverses pour se regrouper.
Et puis, moi, qu'est-ce que j'ai fait de plus que les autres? A part me réfugier dans mes bouquins?
Sommes-nous vraiment fondamentalement incapables de nous organiser pour nous faire entendre? Et puis combien sommes-nous?
En passant, j'ai bien aimé votre petite description lyrique et "statuaire".

Ecrit par : elisabeth. | 16 août 2006

Oui, toto, elle a eu raison. Mais j'ai une carte son, et ça ne marche pas! Par ailleurs, je veux bien la remercier, et je l'aurais fait, sans son commentaire assurément ridicule!
D'enguell, je vais paraître ridicule également, mais pourquoi me parlez-vous d'anti pop-up et de lessiveur de cookies? Est-ce ironique, (comme je subodore que cela le fut aussi quand vous parliez de Philippe Val?)

Ecrit par : christophe sibille | 16 août 2006

"Hi Thot, un bonjour de Portmeirion ?"
"je vous jure que je ne l'ai pas fait exprès..."
Mouuuuais j'ai des doutes :))))))

Je suis là, je lis qd c'est possible ;) j'ai vu tes différents posts ;).
Salaud j'ai galéré 2 jours sur laiton, je recherchais un contrepet, quel âne je suis... Bon je crois que JP aussi a galéré ;), mais je ne suis pas sûr sûr, juste un chtit doute ...

Ecrit par : toto | 16 août 2006

"Oui, toto, elle a eu raison. Mais j'ai une carte son, et ça ne marche pas!"

tu as essayé le bouton volume ;)
tu es sûr que ta carte son fonctionne, tu as fait un test avec un autre fichier ?
Moi ça fonctionne normalement ?

je sais que lolo34 l'a copié qqpart ici
http://lrassemblezagauche.midiblogs.com

Mais où ???? schkreugneugneu désolé je ne le trouve pas :(
quand il passe par là tu lui demandes où c'est !

Ecrit par : toto | 16 août 2006

" mais pourquoi me parlez-vous d'anti pop-up et de lessiveur de cookies? "

Parfois, pas toujours, il se peut que si tu ais mis la "barre", option internet "sécurité" "confidentialité", trop haute, tu risques d'être bloqué par le niveau de sécurité, mais je doute que cela soit ça, en tout cas si c'est le cas, le pc te prévient.

Et donc dans ce cas, il ne te reste plus qu'à changer les niveaux de confidentialité/sécurité.

Il est costaud le Hells... sur sa Harley, il ne reconnait plus personne.

Ecrit par : toto | 16 août 2006

Pour Christophe, il y avait un peu d’humour à propos de Val, mais cet homme m’avait fait pas mal rire au Déjazet, avec son vieux complice, il y a presque 20 ans. Et même si vous m’avez un peu accroché depuis deux mois, vous restez courtois la plupart du temps, je ne suis donc pas ironique (au sens socratique), c’est juste de la bonne vieille plaisanterie de paranoïaque informatique (comme le routage en oignon, par Thor !)

Ecrit par : D'Enguell | 16 août 2006

Thot, je préfère les Triumph

Ecrit par : D'Enguell | 16 août 2006

"Thot, je préfère les Triumph"
Voui, c'est bien zaussi, mais il paraît (n'étant pas motard) qu'il faut resserer les boulons (comme à penda) tout les 500 kms.
Bon j'arrête sinon on va encore dire qu'on fout le bordel au fond de la classe... ;)

Ecrit par : toto | 16 août 2006

D'Enguell, si vous étiez au Déjazet il y a d'ailleurs plus de vingt ans pour voir Font et Val, (vingt quatre ans exactement, cela ne nous rajeunit pas, surtout moi), vous m'y avez vu également... Derrière le piano! Merci de me rappeler ces souvenirs, qui sont plutôt bons.

Ecrit par : christophe sibille | 16 août 2006

Je mets à tout hasard ce résumé d'un article qui m'a scandalisée, pour ceux qui se sentent viscéralement impliqués dans la souffrance des enfants laissés sur le carreau par les Meirieu et Goigoux. Il m'a semblé que c'était le cas pour Toto et JP Brighelli qui a choisi par idéalisme d'enseigner pendant 10 ans en ZEP.

Education. (Figaro Magazine du 15 juillet 2006 .)

L’échec scolaire, ça se soigne.

Il n’y aurait pas de cancres. Mais le plus souvent , des élèves dont les mauvais résultats ont pour origine des causes médicales. Des spécialistes dépistent ces troubles. Reportage. (Martine Betti-Cusso).
« Docteur, c’est pas de ma faute. Mes parents voudraient qu’j’aie d’bonnes notes, mais j’y arrive pas ».Joël, 9 ans, semble bien désemparé. Son bulletin scolaire est catastrophique.Il a redoublé son CE1, et le voilà en difficulté en CM1. Agité, il ne parvient pas à se concentrer en classe. Ses parents, à bout de nerfs, sont parvenus, après quelques mois de patience, à obtenir une consultation au centre des troubles de l’apprentissage de l’hôpital neurologique de Lyon. Le centre est dirigé par le Dr Olivier Revol, 47 ans, pédo psychiatre, auteur d’un livre édifiant, « Même pas grave ! L’échec scolaire, ça se soigne. » Formé au Canada, ce médecin considère que le carnet scolaire est intimement lié au carnet de santé. « Un enfant sur cinq connaît des difficultés scolaires. Je ne crois pas à la paresse, au désintérêt de ces écoliers.Il y a toujours une cause derrière le refus de travailler.A nous de la découvrir pour mettre fin à cette spirale de l’échec scolaire. »
Durant cinq jours, Joël restera sur place et subira une batterie de tests.
(….) A-t-il une bonne vue ? Entend-il correctement ? Son développement physique correspond-il à son âge ? A-t-il un trouble de la motricité, du langage ? Comment fonctionne son cerveau ? Joël sera pesé, mesuré, analysé.
Bilan sanguin, pédiatrique, intellectuel, orthophonique, psychomoteur, et même électroencéphalogramme, dans le but de dépister une éventuelle anomalie de la vision, de l’audition, de la motricité ou une déficience intellectuelle.

Le docteur Revol poursuit : « L’enfant peut disposer de toutes les compétences sans parvenir à s’en servir. Ses aptitudes sont entravées par un problème dont l’origine est psychologique.Ce peut être une anxiété ou une
dépression. »

Joël est conduit au cinquième étage. (…) « Avant l’adolescence, nous recevons cinq garçons pour une fille.Ils nous sont souvent adressés pour hyperactivité ou déficit de l’attention. »
Viennent ici des des hyperactifs, des dyslexiques, des dyspraxiques, des dysphasiques. Sans omettre ceux qui ne parviennent pas à acquérir les règles de l’orthographe (dysorthographie) ou les premiers éléments de calcul
(dyscalculie).

Aurèle, enfant précoce, a un TOC. (Trouble obsessionnel compulsif). Ses notes sont désastreuses. Une situation courante pour près de 50 % de ces surdoués qui s’ennuient à l’école.

(…) La dépression est également un facteur important d’échec scolaire.Elle frappe 1% des enfants et 5% des adolescents. « Les enfants dépressifs sont mieux repérés.Les plus petits, en maternelle, se montrent aggressifs et instables. En primaire, ils répètent qu’ils sont nuls. Et chez l’adolescent, la dépression se manifeste par l’abandon des loisirs et par une forte
irritabilité à tout moment et avec tout le monde. »

Joël a ensuite des « entretiens cliniques » avec une psychologue clinicienne. Il subit des tests d’attention, des tests de la personnalité, des tests de QI.

D’autres épreuves attendent notre jeune sujet. (…) « On observe une grande souffrance chez ces enfants en échec scolaire, constate le Dr Marion Strehl.Ils craignent de ne pouvoir réussir, de décevoir leurs parents.Ces enfants se dévalorisent, perdent l’estime de soi. »

A la fin de la semaine, tous les intervenants se réunissent pour établir un diagnostic.
(…) « S’il s’agit de troubles du langage, de la lecture, de la motricité, nous proposons une rééducation pour l’enfant, et des aménagements pédagogiques que nous transmettons aux enseignants : enrichir le programme scolaire d’un enfant précoce, voire l’envoyer dans une classe supérieure. Ne
pas demander à un enfant dyslexique de lire devant sa classe… Lorsque la cause est psychologique, nous conseillons un suivi adapté avec, le cas échéant, un traitement médicamenteux.Dans le cas de l’hyperactivité,nous
prescrivons éventuellement de la Ritaline, associée à un suivi psychologique et à une guidance parentale. »

Peu nombreux – ils sont une quarantaine créés depuis cinq ans – les centres de traitement des troubles de l’apprentissage croulent sous les demandes. (5 à 10% des appels chez le Dr Revol sont satisfaits.) Alors qu’il y a urgence à agir au plus tôt. Les cas les plus difficiles à traiter sont ceux enkystés depuis plusieurs années. Parvenu à l’adolescence, l’enfant qui traîne ses handicaps refuse de travailler, pour justifier son échec scolaire. Il en veut à son école, à ses parents, à la terre entière. Alors qu’un diagnostic
efficace permet de corriger le tir.
Cordialement.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 août 2006

Excellent toto, j'adore éclater de rire, et en plus, il n'y a pas d'hémoglobine !
Christophe, en 82, j'allai plutôt voir les Cure et les Simple Minds, j'aurais été sous le charme sans aucun doute (vous ne devez vraiment pas être mauvais), mais c'est bien en 90 que j’ai assisté au spectacle de Font et Val.
Et, pour le Canal Historique, en 81 que je parlai avec X. La Cavalerie, nous eûmes le même employeur... je n’étais pas adulte.

Ecrit par : D'Enguell | 16 août 2006

L'article du Figaro est typique d'une certaine tendance post-moderne : c'est la faute à l'enseignant, le petit est forcément sublime, comme disait Duras dans un artile fameux de Libé — à propos de la mère du petit Gregory.
Plus ça va, plus je constate que mes intuitions darwiniennes se révèlent souvent exactes : il y a des gosses moins doués que d'autres — j'ai une belle-mère qui dit de l'une de ses sœurs : "Elle n'était pas présente à la distribution des prix". C'est bien pour ça que je suis fondamentalement opposé à un enseignement uniforme. Il faut diversifier, Pendariès — et le collège unique a été un très sale coup porté aux moins aptes : que des pédagogues qui se disent pourfendeurs de l'élitisme s'y accrochent dépasse l'entendement — sauf à répéter, comme je le fais inlassablement, que la politique forcenée d'égalité des chances est plus grande pourvoyeuse d'inégalités que la sélection la plus âpre.

D'Enguell… Pas adulte en 81 et entre les mains de Xavier ? Diable !
By the way, The Cure et Simple Minds en 82, j'y étais peut-être — même si mes goûts me portaient davantage vers Deep Purple et Ten years later — le dernier avatar d'Alvin Lee… Souvenir d'un concert des Who à cette époque… Question de "génération" — gag compréhensible uniquement par les amateurs de rock anglais, encore appelés Tommies…
Et pour le Canal Historique, je ne faisais pas encore dans les Muvrini — qui m'ont toujours un peu gonflé : essayez plutôt Jean-Paul Poletti (1)…
JPB
(1) Cité dans une anthologie du XXe siècle parue en 85 chez Magnard, qui faisait la part belle aux langues régionales — ça ne nous rajeunit pas…

Ecrit par : brighelli | 16 août 2006

Mille excuses, d'Enguell, je me suis quasiment trompé d'une décennie!J'étais au piano, derrière Font et Val, entre 1989 et 1993, (ayant eu l'insigne honneur de succéder à l'empereur des pianistes accompagnateurs qu'était "Popaul" Castagné.... J'ai "fait" les deux Déjazet avec eux, en 90 et 92, avec Emmanuel Binet à la basse... Et je vous re-remercie d'avoir ravivé ces souvenirs.

Ecrit par : christophe sibille | 16 août 2006

Et, ce qui risque de m'attirer l'ire du sieur Jean-Paul, je n'aime pas beaucoup les polyphonies corses... Et je préfère les voix bulgares!
Cordialement.

Ecrit par : christophe sibille | 16 août 2006

Aucun problème sur les polyphonies. Je préfère BB King…

Une anecdote sur le Dio salve Regina, le chant marial qui est devenu l'hymne corse sous Paoli. C'était un chant napolitain, à l'oirigine, et le texte disait : "… et aide-nous à te débarrasser de tes ennemis" — en s'adressant à la Vierge. Mais adapté en corse, c'est devenu "aide-nous à nous débarrasser de nos ennemis" — tout un peuple dans une modification syntaxique mineure.
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 août 2006

Comme aurait pu dire un négatif bourré de W.C. Fields, les gens qui aiment autant la musique ne peuvent pas être complètement mauvais avec les enfants.

Ecrit par : D'Enguell | 16 août 2006

Monsieur Brighelli, ok pour parler pédagogie et autre - je suis expédié (sans noeud autour de la tête), en remplacement, à Sète.

Ecrit par : pendariès | 16 août 2006

Il pète la forme le blog là! Merci Elisabeth pour votre post. Je fais de mon mieux...

Ecrit par : pendariès | 16 août 2006

J'aime beaucoup l'image du W.C. Fields bourré en négatif. Une sorte de chiasme, ou même de double chiasme... Mais la phrase originale et son humour un peu décalé aurait vraisemblablement un peu plus de mal à passer auprès de certaines personnes...
Au fait, puisqu'on en parle, je n'ai toujours pas la position d'Anne-Marie concernant l'affaire des caricatures?
Bonne journée, (pluvieuse?) à tous.

Ecrit par : christophe sibille | 17 août 2006

W.C. Fields, encore un alcoolo. Bel exemple pour la jeunesse! Mais dans alcoolo, il y a "cool", non?

Ecrit par : pendariès | 17 août 2006

Mais voyons, Pendariès, on peut être alcoolo, et être un homme de grand talent! Et même être alcoolo, avoir un nom de chiottes, et être un homme de grand talent.

Ecrit par : christophe sibille | 17 août 2006

Et Malcolm Lowry, magnifiquement retraduit par Jacques Darras, qui nous réchauffe par en dessous ?
JPB, pas d'allusion aux épées sur les reins, de Joan Fontaine à Patricia Velasquez, je meurs d'amour pour toutes...
Excellent, le Tommy, mais je raffolais du "quadruplement schizophrène", dont Sting interprète une mauvaise adaptation du film correspondant.

Ecrit par : D'Enguell | 17 août 2006

Question de "génération"
peut être aurait-il fallu l'écrire :
"gégégégégégégégégégé génération" ;)

"Et même être alcoolo, avoir un nom de chiottes, et être un homme de grand talent." MDR merci cricri :)
Bouhou pourquoi ils ne passent pas ses films à la télévision, it's not fair (de chval)! (désolé)

Ecrit par : toto | 17 août 2006

Souvenir, que me veux-tu ?

A l’orée de la 5ème, pendant les années Mitterrand, au collège Alain Fournier, dont le nom ne m’évoquait alors strictement rien. J’attendais avec mes nouveaux camarades de classe l’arrivée du professeur de français dont les frères et sœurs passés par l’établissement n’avaient rien su nous dire. Il a traversé la cour d’un pas régulier et posé, dont chaque enjambée m’a paru étrangement ample. Il n’a eu l’air désorienté qu’un instant, avant de nous indiquer le chemin vers notre salle classe. Je l’ai supposé sévère, dans les premiers temps, avant que cette notion perde toute pertinence et que nous soyons tous accrochés au flot de ses paroles. Je ne crois pas lui avoir donné d’âge, mais je me souviens de l’énergie presque brutale qu’il dégageait. Des autres professeurs, nous retenions avec plus ou moins d’intérêt ce qu’ils nous enseignaient, tout en leur assignant un coefficient de dangerosité variable. Il nous arrivait aussi de déceler, au détour d’une phrase ou d’un mouvement, les contours de l’être humain et social que devait être notre professeur quand il ne s’occupait pas de nous. Rien de cela avec Pierre Bergounioux. Il était ce qu’il enseignait, avec une constance et une acuité sans faille. Il nous rendait tout sensible, infusait les textes et les choses qu’il nous présentait d’une vie autonome. Ce n’était pas un enseignant charismatique ou simplement démagogue comme certains ont marqué nos mémoires ; c’était un enseignant d’une rigueur implacable et pourtant si discrète, qu’il s’appliquait en premier lieu à lui-même. Il nous a fait lire Le grand Meaulnes, Le Cid, Cyrano de Bergerac, Le chien des Baskervilles,
Une descente dans le maëlstrom et quelques autres histoires de Poe. Il éclairait le texte de tout ce que nos 12 ou 13 ans citadins ne pouvaient savoir, la physique du tourbillon, la couleur des carabes, le moteur à explosion, la couleur des roses que les hommes offrent aux femmes. Il était inlassable, ou ne cachait que trop bien sa lassitude. Il s’enquérait d’un air inquiet de ce que nous avions compris et nous promettait cent autres manières d’expliquer le problème si nécessaire. Il fumait sans mot dire à la fenêtre, pendant la pause, perdu dans des pensées dont nous ne savions rien. Je n’ai pris connaissance de sa condition d’écrivain qu’assez tard dans l’année, et j’ai compris qu’il se moquait bien que nous le sachions.

Mon meilleur souvenir s’attache à une dictée. C’était un samedi matin, et c’était la dernière heure avant la délivrance du week-end. La dictée était prévue et dûment annoncée, et je n’avais pas d’espoir d’y échapper. Comme à son habitude Monsieur Bergounioux nous a présenté l’auteur et le passage qu’il s’apprêtait à nous dicter, Saint-Exupéry peut-être, à moins que ça n’ait été Rousseau et la première page des Confessions. Il y consacrait toujours au moins un quart d’heure avant que ne débute le supplice. Mais là, emporté par ses savoureuses explications, notre héro a laissé passer l’heure, et la dictée n’a pu avoir lieu…avant la semaine suivante. Délicieux, délicieux sursis.

Une fois fini le collège, je n’ai jamais osé aller saluer mon professeur, de peur de le déranger. Il y a chez lui une urgence discrète qui vous dissuade d’aller lui voler quelques minutes. Il reste pour moi la preuve la plus évidente qu’un professeur peut être rigoureux et ne traumatiser personne. Je ne crois pas avoir rencontré, passé l’âge de treize ans, quelqu’un qui sache concilier exigence et tolérance attendrie avec autant d’efficacité . Merci de me permettre ici de lui rendre hommage. Joyeux mois d’août à tous.

Ecrit par : florence | 17 août 2006

Je n'ai pas d'idées sur les fameuses caricatures, à vrai dire cela ne m'interesse pas.
Sur la musique, on peut être génial et très bon musicien, et néanmoins une brute épaisse. (Les Allemands pendant la dernière guerre). Il est faux de dire que la musique adoucit les moeurs. (Cela n'engage que moi). Mais je suis d'accord pour dire que sans la musique la vie serait une erreur. Je baigne dans la musique une bonne partie de ma vie.
Ayant chanté le Dio di salvi, je l'aime beaucoup, ainsi que les polyphonies basques. L'anecdote de J.P. est amusante.Mais je mets un cran très au-dessus les choeurs bulgares, en particulier un sublime Notre-Père.
Anne-Marie.

Ecrit par : valette | 17 août 2006

Bergougnioux est un grand prof et un type bien. Nous sommes des nains, à côté — et de surcroît, un homme qui était dès le dapart de l'autre côté d el'ambition, si je uyis dire, parce que les propositions alléchantes ne lui ont pas manqué.
Ni les coups de chapeau des sycophantes…
Quelle chance, Florence.
Mais ne vous faites pas d'illusions, les uns et les autres. Nous ne lui arrivons pas à la cheville. Dût sa modestie en souffrir.
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 août 2006

J’aime beaucoup votre texte, Florence, qui donne envie d’aimer beaucoup Monsieur Bergougnioux.
La star du lycée de Sartrouville, El Virginal comme il se nomme dans “l’atelier du peintre”, était certes brillante comme Vénus, mais un tantinet lubrique comme... Pan. Panique vient d’ailleurs de Pan, qui trouble violemment les esprits, lorsqu’il passe...

Ecrit par : D'Enguell | 17 août 2006

Les allemands pendant la guerre étaient plutôt mélomanes que musiciens. De purs esthètes, capables d'écouter Schubert en regardant griller les cadavres des camps d'extermination. Vous avez raison de dire que la musique n'adoucit pas obligatoirement les moeurs, Anne-Marie. L'esthétique sans éthique ne vaut pas tripette.
Florence, merci de votre texte. Votre prof de lettres me rappelle celui que j'ai eu en première... Sauf que le mien, à ma connaissance, n'écrivait pas. Et les gens faisant montre d'un réel talent, (ou génie) sont (assez souvent) modestes.

Ecrit par : christophe sibille | 17 août 2006

Qu'appelez-vous "un tantinet lubrique", d'Enguell ?
Et c'est un spécialiste de Sade et de Laclos qui vous parle…
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 août 2006

Un gourmand pas gourd qui gourmande gentiment les filles (adultes) et enjoint les gars à jeter leur gourme, un boudeur philosophant, et pour faire plaisir à Toto, un lutiné briquetant...
Prenez garde à vos langes, lançait-il aux filles...

Ecrit par : D'Enguell | 17 août 2006

Mais la majorité n'était-elle pas à 21 ans, à l'époque? Ces "langeuses" devaient avoir redoublé un certain nombre de fois?

Ecrit par : christophe sibille | 17 août 2006

Oui, nous sommes tous des nains qui sautillent sous la cheville de Bergougnioux, mais -et c'est là toute sa grâce- il ne nous rend jamais la chose amère.
Je suis certaine qu'il est d'autres professeurs de lettres, écrivains ou grands lecteurs, qui savent enchanter leurs classes.

Ecrit par : florence | 17 août 2006

Bonjour, Florence…
Vous savez que "j'enchante" était la devise d'Apollinaire — elle devrait être celle de tous ceux qui pratiquent les arts du discours, poètes, écrivains, comédiens, enseignants et don juans de grande race…
Mais écrivains, comédiens ou passeurs d'idées, combien ont la maîtrise du charme ? Il y a aussi peu d'écrivains de qualité que d'enseignants réellement capables — et, sans doute, de casanovas convainquants…
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 août 2006

JPB. Je viens de finir "Testament à l'anglaise". Suis un peu déprimée. On ne s'en sortira jamais, on le sait bien. Tiens j'ai besoin d'un peu d'air moi. Bon, je vais faire un tour sinon je sens que je vais dire des trucs parfaitement inintéressants...
Enfin merci quand même pour la lecture.

Ecrit par : elisabeth. | 17 août 2006

Pourquoi diable déprimée ? C'est un livre parfaitement écrit, et férocement drôle. Le genre que nous ne maîtrisons plus en France, depuis lan-lère…
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 août 2006

Question: Qu'est-ce que c'est que captiver un auditoire sans le faire disparaître à lui-même? Et que pourrait faire monsieur Bergougnioux, ou un autre homme, une autre femme de sa qualité, dans une ZEP ou d'autres établissements, qui sans être classés "turbulents" par l'administration - quand les chaises volent, et les insultes pleuvent et lorsque les danses sont dansées sur les tables - sont de vrais puits de vacarmes et d'insolence? Ecouter un professeur est une politesse. Mais lorsque la politesse a foutu le camp, qu'elle ne tient plus le système des relations humaines, où allons-nous? Ecoutons-nous encore? (le film "28 jours plus tard", pour les connaisseurs, m'a fasciné pour cela: ce qui reste de la sagesse, de la civilisation entre les individus, dans un monde foutu en l'air par un virus de la démence, c'est cela: la politesse - mais elle peut cacher d'autres dangerosités, hélas: le fascisme le plus effrayant, mais poli. Un vrai film d'horreur physique, morale, politique...)

Ecrit par : pendariès | 17 août 2006

I have a dream : rencontrer un écrivain de qualité, un enseignant réellement capable et un casanova convaincant … Di mè, 10 mai …

Message perso pour Christophe Sibille et pour parler d'autre chose : au delà, de l’aspect folklorique véhiculé par les "Mouflons", JP Poletti et le chœur d’hommes de Sartène interprètent des chants grégoriens assez fabuleux.
Prenez le temps de les écouter, il me semble que cela vaut le coup. Après un long travail de recherche historique, ils interprètent de tas de choses magnifiques, écrites il y a des siècles, et parfois par des compositeurs surprenants tel un grand oncle franciscain. Vous avez aussi A Filetta qui a composé en 2004 pour le festival de Saint-Denis (93), un Requiem pour deux regards (Di Corsica Riposu), messe de Requiem pour six voix, avec cinq pièces pour violoncelle. Des textes de Primo Levi et de Jorge Luis Borges dits en italien, français ou corse, viennent enrichir le tout. J’ai eu la chance d’y assister : magique.

Et pour canal historique, 1981, je ne suis même pas sûre que les Mouflons existaient, moi, je parlerai plutôt de Canta…Ah les années 80…Et Trust...vous vous souvenez de Trust ? ;-)

With Love
Colomba

Ecrit par : Colomba | 17 août 2006

Cher Pendariès, les films de S.F., et les bouquins qui les inspirent quand ils sont bons, sont très, mais alors très très souvent fabriqués sur la même trame. Autant les Westerns profitaient du cadre historique pour déstructurer la psyché du mâle américain des années 40-50, autant Planète interdite, Logan’s Run (l’âge de cristal), les Planète des singes, THX 1138, New York 1997, Mad Max, Blade Runner, Passé virtuel (tiré de Simulacron 3), les Star Wars, les Alien et les Matrix, L’ère du Feu, le trop peu connu Outland (Sean Connery en Shériff de station spatiale), le Survivant (Charlton Heston aux prises avec des morlocks-vampires), The Island bien sûr, et Fahrenheit, mettent en question l’Humanité, les traitement qu’inflige une catégorie de population à d’autres catégories de population au nom de la Science parfois, du nombre et de la force souvent, et les Soldats, tantôt résistants, tantôt miliciens, au secours des Uns ou des Autres.
La politesse marque la civilisation, l’impertinence marque l’humanité intelligente, la barbarie... marque mal !

Antisocial tu perds ton sang-froid, l'élite est entrée sans prévenir, Nono le guitariste, Bernie le cinéaste qui fait dire a P. Bouchitey, "Tu regardes ma sœur, je t'.... ta race"...

Ecrit par : D'Enguell | 17 août 2006

Bonsoir JPB.Je ne le trouve pas très bien écrit,ce roman, en tout cas donnant dans une facilité de construction "branchouille" qui m'agace personnellement. Je me suis dit qu'on allait sûrement avoir droit à l'effet de liste et bien sûr, cela a fini par arriver. Et puis le genre, je laisse mon lecteur construire lui-même le roman est énervant, quand c'est fait ainsi, c'est-à-dire avec beaucoup de faiblesses.Mais, bon.
Pour ce qui est du contenu, la caricature finit par faire rire jaune quand même... et on peut ressortir de cette lecture autrement que franchement rigolard.
Mais on pourrait sûrement écrire un roman tout aussi"férocement drôle" sur la casse de l'école si la distinction entre cynisme et humour n'était aussi dépendante de la sensibilité du lecteur.

Ecrit par : elisabeth. | 17 août 2006

Mais "ouxé" qu'il va pécho tout ça celui là ????
Le Hell's tu m'fais halluciner.
"La politesse marque la civilisation, l’impertinence marque l’humanité intelligente, la barbarie... marque mal !"
j'adôôôôre

Rapport au post de Flo (merci Flo), et au commentaire de Penda (que le Hell's m'oblige à lire :( ) :
"Bizarrement" il y a des profs qui n'ont jamais de problème de discipline... Et d'autres qui se font détruire leur bagnole ...
Dingue non ?
et aussi : "d'ouxé" qu'il vient le méchant virus....? de Lettonie ? noooooooooonnn ! ça c'est juste une mauvaise grippe ;) ou un gono... ? il ne faut pas tremper son nez n'importe oux...
Bonne soirée everybody

Ecrit par : toto | 17 août 2006

Bien d'accord avec vous, Pendariès, lorsque vous dites que Mr B. n'aurait sans doute pas pu faire grand-chose dans une classe de ZEP où les chaises volent aussi vite que les insultes et les coups.
Le mythe du prof "héros", ça marche toujours dans les classes supportables et après coup, quand les anciens élèves ont atteint l'âge où ils commencent à regarder derrière eux et non plus devant: Ah, le temps béni du papier buvard, des plumes et des encriers!

Ecrit par : elisabeth. | 17 août 2006

Qu'est-ce qui épuise le plus un enseignant? Les fautes; l'inculture; l'impolitesse; la violence sous-jacente ou clairement objective; le brouhaha; faire le flic; surveiller; essayer de se faire entendre; (tenter de) faire travailler les élèves; attendre les vacances; rentrer de vacances; se lever le matin; se coucher le soir; préparer ses cours; corriger des copies; écrire sur le blog de JPB; lire le blog de JPB; digérer ce qui a été mangé à la cantine; l'administration; l'emploi du temps; les visites pédagogiques; les barêmes; les parents; les collègues; les couloirs; la pluie en septembre; la chaleur en juin; les copies; ne pas avoir assez de points pour avoir tel poste dans tel établissement; regretter son choix professionnel; se dire qu'avoir voulu être fonctionnaire pour pouvoir écrire, peindre, etc, ca n'en valait pas peut-être pas autant le coup; se demander où va l'école et la France et l'Occident; se dire de Gauche mais tendre l'oreille quand même au discours sécuritaire (le frisson sarkozyste, ou plus à Droite encore, pour un ex-mao-trotsko-lénino-marxo-...-buffetiste, ça doit être quelque chose), tout en ne lui donnant pas sa voix parce que cela serait trahir son coeur; aller en vacances où vont tous les autres profs de France; crier au loup; éviter une chaise le lundi, et un coup de boule le vendredi; répter; répéter; répéter; écouter ses collègues se lamenter ou parler de leur vie; devoir acheter des fournitures et voir que ça ne passera pas pour les Impôts, etc. etc. etc. (allez trouvez-en d'autres, siouplé)? Oui, quoi donc épuise l'enseignant - le plus?

Ecrit par : pendariès | 17 août 2006

Le système solaire s'enrichit de trois nouvelles planètes!!! chouette!! http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3228,36-804122@51-803834,0.html

Ecrit par : pendariès | 17 août 2006

Bon j'arrête sinon on va encore dire qu'on fout le bordel au fond de la classe... ;)
Eh Thot, moi j'adore venir le soir quand tu fous le bordel au fond de la classe.
Le dendrite et la dent dure, t'es un vrai dandy !
Etl les vrais dandys roulent en Lotus Seven, comme Numéro 6...

Ecrit par : D'Enguell | 17 août 2006

"28 jours plus tard" m'a vraiment terrorisé... La fin de la civilisation, l'humanité possédée par la rage, et les défenseurs de la "société" qui est survivante, l'armée, devient à son tour d'une violence éthique, morale, corporelle intenable. Ouroboros de la destruction - où la violence répond à la violence qui réplique à la violence jusqu'au dénouement qui n'efface rien de la malédiction... excellent film britannique vraiment

Ecrit par : pendariès | 17 août 2006

Cérès, Charon et Xéna nouvelles planètes, ah zut, après le livre noir de la Psychanalyse, c’est la grande Science de l’Astrologie qui en prend dans les gencives... Comment un Gémeaux sera-t-il défini en Maison V, avec un ascendant Mouflon gouverné par Xéna-Charon ?
Vivement les nouveau Pétillon

Ecrit par : D'Enguell | 17 août 2006

Désolé pour l'effet Doppler qui décale nos réponses, mais depuis ce soir l'Univers est assurément en expansion.
Et les films britanniques sont souvent excellents. Ah Diana Rigg...

Ecrit par : D'Enguell | 17 août 2006

Elle a vieilli.... Le cuir ne doit plus très bien lui aller...

Ecrit par : pendariès | 18 août 2006

Dans "What a carve up!" - Titre original du Testament à l'anglaise- le biographe des Winshaw passe en boucle un extrait du film du même nom. Comme je le fais parfois avec les épisodes en N&B;, VO sous-titrés, que Mme Peel illumine de la voix et du geste... et ce nez qui m'envoûte comme le sont les gaulois de Cléopatre-Goscinny !

Ecrit par : D'Enguell | 18 août 2006

Vous avez un coup de Blues, Pendariès, ma neuromatrice le sent...

Ecrit par : D'Enguell | 18 août 2006

Vous allez devenir Papa ?

Ecrit par : D'Enguell | 18 août 2006

Pendariès, il est temps de rentrer, vous commencez à déprimer…
Qu'est-ce qui motive un(e) enseignant(e) ? Un gosse qui écoute quand même au milieu du brouhaha, un café à la récré, un(e) collègue qui vous sourit — avec ou sans arrière-pensée —, une sieste rapide dans le train de banlieue qui vous ramène chez vous, un(e) élève qui reste à la fin du cours alors qu'il/elle n'a rien à vous dire — ou tout à dire —, une course contre la montre pour arriver quand même à l'heure au théâtre ou au cinéma, un frôlement de doigts contre un genou durant un mauvais film, les insomnies peuplé&es; de phrases à venir — etc.
Ce doit être à peu près la même cchose qui motive un avocat, un employé du gaz, votre concierge… Faudrait voir à ne pas trop pratiquer l'apitoiement sur soi, ça fait mauvais genre auprès des dames…

Côté SF, avez-vous essayé la Semence du démon, de Dean Koontz — au cinéma, Génération Proteus, avec l'ineffable, la divine, la sublime Julie Christie — do you remember The Go-between / Le Messager ?
Quant à Diane Rigg, elle est aujourd'hui "dame" Diana Rigg, et elle continue à jouer au théâtre — sa vraie vocation… Mais qui se la rappelle dans Au service secret de sa Majesté (le seul Bond avec George Allenby) ?
Je vois que D'Enguell craque au souvenir des tenues cuir d'Emma Peel — et des saucissonages / bondage si fréquents dans la série. Nous devrions en reparler ensemble — hors liste…

Eh oui, je me souviens de Trust, le rock havrais 100% français…
À propos, Colomba, un(e) enseignant(e) / écrivain / casanova-merteuil compétent(e), cela existe-t-il ? En auriez-vous rencontré ?

Pour ce qui est des ZEP, LP et autres bizarreries de la naure… J'ai souvenir au lycée des Tarterêts d'une petite prof de maths, 1m50, 35 kilos tout habillée et mouillée, qui faisait régner un silence de fer dans ses classes, sans jamais avoir à élever la voix — ce que je devais faire moi-même assez régulièrement. L'autorité naturelle, ce n'est pas une fable, même si c'est assez rare — et impossible à détecter par anticipation.

Bon, je vous quitte. J'ai un article à rédiger aujourd'hui sur le programme d'agrèg XVIIe de l'année prochaine — L'Amour médecin, Monsieur de Pourceaugnac et le Malade imaginaire (sujet : la médecine comme métaphore de la métaphysique dans un monde sans dieu — ou le discours médical comme cache révélateur d'une parole vraie — celle du théâtre…). On s'amuse comme on peut, pendant ce long temps vide qu'ont appelle les vacances…
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 août 2006

Vous avez parfaitement raison, Jean-Paul, l'autorité naturelle existe! Mais elle peut aussi se travailler si l'on en manque! La pratique du théâtre et de la scène en général, des arts martiaux et, d'ailleurs, d'une manière générale, de tout ce qui fait qu'on se sente mieux en compagnie de soi-même, la psychanalyse éventuellement, (mais, là, je pense que je vais me prendre une volée de bois vert!) et les lectures; (non, non, je ne parle pas obligatoirement des dernières recherches dans le domaine des sciences de l'éducation). Mais, comme dans tous les domaines, on peut arriver à progresser si l'on travaille.
Concernant les polyphonies corses, ce sont plus les timbres des voix qui me posent problème. Mais c'est, évidemment, affaire de goût. Et il y a tellement de diversité dans les polyphonies vocales aujourd'hui qu'il y en a pour tous.
Bonne journée à tous.

Ecrit par : christophe sibille | 18 août 2006

Hum...juste un, une fois, enfin je crois…à vérifier…peut être…

With Love
Colomba

Ecrit par : Colomba | 18 août 2006

Euh, JPB, si je peux me permettre, c'est Lazenby, le Bond-Kangourou, et c'est la seule fois où Bond se marie...
Cher Christophe, pas de bois vert aujourd'hui, c'est vendredi, c'est le poisson d'Ordralphabetix qui vole.

Ecrit par : D'Enguell | 18 août 2006

Ce qui m’épuise, en tant qu’enseignante, directrice d’école en primaire, chargée des sections de GS, CP et CE1 (et parfois CE2, selon les effectifs de l’école), ce sont dans l’ordre les enfants pour lesquels on ne peut rien, ou pas grand-chose, et les adultes qui compliquent tout, qu’ils appartiennent à la municipalité, aux parents d’élèves, au personnel de l’école ou de l’administration.
Parmi les enfants pour lesquels on ne peut rien ou pas grand-chose, la catégorie la plus catastrophique est celle de ceux dont la mère est partie, laissant les enfants à la charge du père, et qui donne très épisodiquement de ses nouvelles, promettant une visite, un séjour chez elle, un simple coup de téléphone puis « oubliant » ses promesses la plupart du temps.
J’ai hélas été confrontée à ce cas par trois familles au cours de ces dix dernières années (cinq enfants). Les enfants ont chaque fois eu le même comportement face aux savoirs ou aux compétences : à chaque apprentissage nouveau, ils commençaient par s’engager vraiment, participant beaucoup, cherchant à satisfaire la maîtresse par leurs réponses, leurs remarques, voulant même « dépasser les autres » en intervenant plus qu’eux... Puis, au bout de quelques heures, quelques jours, quelques semaines, ils se mettaient à régresser. La matière la plus touchée par ce comportement est l’apprentissage de l’écriture, la seconde celui de la lecture. On dirait que leur main refuse de laisser une trace sur le papier. L’année dernière, B, au CP, et son frère K, au CE2, ne pouvaient que très rarement finir un exercice dans les délais prévus. B, qui a appris à déchiffrer très vite (à Noël, elle a lu couramment à son père les livres qu’il lui avait offerts), a commencé vers le mois de février à « faire comme si » elle n’y arrivait pas. Si ce n’avait pas été si épuisant, c’en aurait été comique car elle ne savait pas « sérier les difficultés » et lisait une phrase du style « Pendant ces trêves d’une minute, la gourmande cueillait en hâte encore un brin de sa chère herbe... » de la façon suivante : « Pendant... ce... ça... ces... trêves d’un... da... d’une ma... mu... minute, la gourmande cueillait en hâte... i... on... encore... une... un brin de su... si... sa chère herbe. », butant sur les mots simples et déchiffrant aisément ceux dont l’écriture ou le sens auraient pu lui poser problème... Pour elle, comme pour son frère et pour H, il y a quelques années (il passe en 5° à la rentrée), les mathématiques étaient aussi affectées et de la même manière, réflexions pertinentes, calcul mental rapide et sûr et cette sorte d’impossibilité à avancer. Pour ce qui est du comportement « social », on dirait qu’ils s’ingénient à se faire détester de tous, leurs copains qu’ils bousculent, qu’ils pincent, à qui ils cherchent constamment des noises et les adultes qu’ils poussent à bout par leur immobilisme, leurs bêtises à répétition : pendant une récréation où elle avait demandé à rentrer pour chercher un mouchoir, B est allée jusqu’à vider intégralement mon sac, le laissant ouvert sur mon bureau et « planquant » dans son bureau toute ma petite monnaie (heureusement elle n’a pas pensé à parfaire son « suicide » grâce aux cachets d’aspirine). H qui a fait toute sa scolarité chez nous, a « gagné » en 6° le droit à un traitement médicalisé (Ritaline) de son échec scolaire. Nous, nous avions demandé son intégration dans la « 6° à PPAP », mais il paraît que ses résultats aux évaluations étaient « trop bons » (pourtant il était le seul de nos anciens élèves à ne pas dépasser les 60 %, mais bon, il savait lire...).
La deuxième catégorie (trois garçons de deux familles dans les dix dernières années) a pour point commun un père qui me semble à moi complètement immature (frimeur, un tantinet égocentrique, difficilement capable de considérer son ou ses fils autrement que comme des copains ou des empêcheurs de tourner en rond... et une mère complètement dépassée ou en adoration béate). Nous nous retrouvons alors devant des enfants hâbleurs, souvent violents, ayant d’énormes difficultés d’attention et de concentration, refusant l’échec ou tout simplement l’effort. Bilan après toute une scolarité primaire : deux sous Ritaline en établissement spécialisé et le troisième sans changement après deux ans de suivi par un psychothérapeute... A la rentrée, la 6°, on croise les doigts pour eux, en espérant que le phénomène de résilience aura lieu, et vite...

Les adultes, ça sera pour une autre fois, si ça vous intéresse... Ce n’est pas trop bon pour le moral quinze jours avant la rentrée, ce thème...

Ecrit par : catmano | 18 août 2006

Heu, pas d'apitoiement, je vais très bien (ayez plutôt unepensée pour une Allemande, qu'à l'hôtel j'ai trouvée dans son vomi aux toilettes, à 4 heures du matin...), merci, juste un minuscule moment d'ironie glacée (mais ça n'est pas passé comme tel, j'ai l'impression - c'était une liste à la Prévert et à la Pérec, ou à la Sylla; mais ce n'était pas le même genre de listes...). Qui a permis d'envoyer une dose de contre-poison. Bien vu (ah ces petits riens...). Je n'allais pas mettre ";-)" pour signifier que je m'amusais.

Heu non, je ne vais pas être papa, je ne me vois pas donner naissance à un(e) gosse dans un monde où les Tortues viennent pondre sur les plages varoises... Bien à vous.

Ecrit par : pendariès | 18 août 2006

Ascète, à Sète, à cette condition, peut-être feriez-vous un petit enfançon, que rage de grandir vous donnera espoir, et de philosopher entre fromage et poire !

Ecrit par : D'Enguell | 18 août 2006

Ben si pour une fois qu'on trouve une liste rigolote et qui ne remplace pas LA scène qu'on n'arrive pas à écrire dans un roman, je rajouterais bien avec beaucoup d'entrain:
la sonnerie qui vous déchire les tympans, le sourire mielleux du chef d'établissement, les sempiternelles lamentations des collègues à la récré qui s'affalent en soupirant sur les fauteuils pourris de la salle des profs,
la "transpiration" des mêmes collègues quand ils passent près des bureaux de l'administration, les thrombinoscopes qu'on vous réclame sans arrêt, la bonne pensée de gôche qui sort de toutes les bouches, la co-psy qui ne sert à rien, les profs qui font leur BA auprès des agents de service le jour de la rentrée, les embrassades caricaturales le sus-dit jour, et par dessus tout l'auto-satisfaction qui dégouline de partout. Mais il faut bien s'arrêter un peu, si quelqu'un veut prendre le relais.

Ecrit par : elisabeth. | 18 août 2006

Catmano, je lis toujours vos posts avec intérêt mais j'ai une question qui me brûle les lèvres depuis un certain temps:
avez-vous des enfants? vous avez peut-être déjà répondu à la question mais je dois avouer que je ne me souviens pas précisément de tous les posts ...
même si je ne suis pas loin de partager votre avis parfois je trouve qu'il apparaît de plus en plus de mépris dans vos propos à l'encontre des parents d'élèves... vos observations assez fines en pâtissent. vos posts en deviennent "agressifs".

sympa le chahut du fond de la classe.
bonne journée à tous...

une question:
y a-t-il un bug sur ce blog ?depuis quelques jours je n'ai plus aucun suivi de lecture dans ma boite mail ...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 18 août 2006

J'ai deux enfants de 24 et 27 ans maintenant. Mon agressivité n'est pas dirigée contre les parents d'élèves. J'ai juste eu la bêtise de répondre à une question qui me semblait intéressante par les constatations que j'ai pu faire au cours de ma carrière... Chez les êtres humains, qu'ils soient parents ou enseignants, on trouve de tout, hélas. Sans doute qu'une question sur ce qui réjouit un enseignant dans l'exercice de sa profession m'aurait permis de parler de tous les parents formidables que j'ai côtoyés en 31 ans de carrière. Encore toutes mes excuses aux grands penseurs de ce blog pour mes interventions trop terre à terre... D'Enguell, au secours, ma paranoïa me reprend !

Ecrit par : catmano | 18 août 2006

Sir Brighelli, je n'ai pas accroché aux quelques livres de Koontz que j'ai lus - alors, "La Semence du démon" m'a glissé entre les doigts (oh je sens qu'il pourrait y être compris un sous-entendu sémantique, sémilologique, séminal, diamantique, perlique - pour le coup, j'enfonce le clou des tapissiers-garnisseurs): pour dire que je ne l'ai pas lu.

Pour continuer sur les oeuvres décrivant les ravages d'un monde civilisé dans lequel règne, en sous-oeuvre, sous des oripeaux d'élégance aristocratique, grand-bourgeoise, la terreur: "Les désarrois de l'élève Törless" de Musil. Cette prestigieuse école militaire autrichienne, cette caste des fils de..., cette politesse, la loi de la préseance et de la hiérarchie, humilier, violer le plus faible physiquement - qui se laisse faire, qui, peut-être, prendrait même goût aux diverses avanies de son existence (?).

Merci à toutes et tous pour les références de films, de livres, etc.

Faire un petiot pour reprendre espoir?... C'est en option dans les renault clio???? J'avais grand mal avec les fils-filles de professeur... Je ne voudrai pas détester mon engeance à cause de moi! Cela ne serait pas très paternel.

Ecrit par : pendariès | 18 août 2006

Catmano: Ce que j'aimerais vous voir préciser c'est ceci: "les enfants pour lesquels on ne peut rien, ou pas grand-chose". Ne pouvoir rien sur quel plan? Etude? Développement personnel?... Le milieu familial? L'inégalité (sociale, naturelle - hé oh heu quand je dis naturelle, je dis: intellectuelle, physique, etc.) existe et ça fait mal (mais pour nous, ou pour eux? car avant tout ce sont les gosses eux-mêmes qui sont les "victimes" de leur plus proche environnement?), nous sommes d'accord. Ca fait mal, surtout, si on pense répondre à toutes les demandes exprimées ou pas par les enfants, ou à celles que nous supposons, nous adultes, être les leurs, avec nos propres lunettes de gens cultivés, ayant un peu plus d'expérience de la vie. Je crois que cela fait un moment que je ne me fais plus d'ulcères à propos des ados qui sont en face de moi et qui, dans un milieu plus ou moins négatif, pesant, ne font rien pour en sortir: c'est-à-dire se construire un avenir meilleur que leur présent. Je ne parle pas de vos tranches d'âges, mais des 15 à 22 ans qui viennent dans les lep, et qui ne se responsabilisent pas face à leurs difficultés, à leurs retards - alors que d'aucun, par ce qu'il leur propose, tend à les aider.

Ecrit par : pendariès | 18 août 2006

Les trois. Etudes, développement personnel, milieu familial. Ca fait mal pour eux bien sûr. On essaie de remédier, de les faire aider, de les protéger des autres et surtout d'eux-mêmes et eux font tout ce qu'ils peuvent pour "plonger" un peu plus profond dans leur malchance, pour ne pas dire leur malheur.

Ecrit par : catmano | 18 août 2006

Et ce désespoir, il est dû à quoi? Attaquons-nous non pas aux symptômes mais à la maladie...

Ecrit par : pendariès | 18 août 2006

Attaquons-nous non pas TOUJOURS aux symptômes, mais surtout aux raisons du mal lui-même.

Ecrit par : pendariès | 18 août 2006

Je crois quand même qu'être présent dans une salle de classe, faire un cours, c'est déjà énorme pour des gosses en manque de repères.

Ecrit par : pendariès | 18 août 2006

Il semble que Catmano, sans mépriser aucunement les parents, appuie sur le fait que l'éducation à la maison a beaucoup d'impact sur les apprentissages à l'école, ce qui va sans dire mais, comme dit l'autre, mieux en le disant. De là à dire que le fait que l'école joue un rôle éducatif plus par nécessité que par idéologie présumée des pédagogistes qui sont censés nous empoisonner la vie, il n'y a qu'un pas, que je m'empresse de franchir! Et après, on a le culot d'accuser les "méthodes de lecture"!

Ecrit par : christophe sibille | 18 août 2006

Et vous les définiriez comment" les raisons du mal" et vous les attaqueriez comment?

Ecrit par : elisabeth. | 18 août 2006

Bonjour Cat,

je peux te poser qq questions ?

Ton école fais maternelle à partir de GS, pas avant ?
Vous faites quoi en GS ?
Vous avez quelle méthode de lecture ?
Elle commence quand ?
Vous avez quelle méthode en Math ?

désolé, c'est juste pour comprendre ;)

Ecrit par : toto | 18 août 2006

"D'Enguell, au secours, ma paranoïa me reprend !"

keep cool (ma puce ;) on est là pour essayer de comprendre

Ecrit par : toto | 18 août 2006

Hello, Catmano, de retour en Vaucluse ? Vous nous la jouez “la Griffe et la Dent”, et cela déchaine les foules.
Pas de paranoïa ici, vous êtes comme les Dupont ouvrant le parapluie devant Haddock qui postillone partout, et que la vue du parapluie rend méconnaissable de fureur.
Faut quand même être vrillé du tympan, Pendariès, pour se faire exploser la voiture par la racaille, et s’en prendre aux écoles d’officiers, bourgeois, hiérarchisés, que sais-je encore.

Ecrit par : D'Enguell | 18 août 2006

postilloNNe, navré

Ecrit par : D'Enguell | 18 août 2006

"Et après, on a le culot d'accuser les "méthodes de lecture"!

J'ACCUSE :

Ribambelle/Picbille2004/chercher l'étiquette/faire écrire les enfants sans aide sur des feuilles non quadrillé/etc etc etc

de foutre la merde dans la tête des chtit nenfants ;)

Ecrit par : toto | 18 août 2006

Mais oui, Toto, ça, on le sait depuis longtemps... Pourquoi pas les trente-cinq heures, pendant qu'on y est? Ou la fin d'été pourri.

Ecrit par : christophe sibille | 18 août 2006

Toto, y répète tout le temps la même chose, même pendant les vacances, faudrait qu'on trouve un truc, un truc qui lui ferait penser à ot' chose, j'sais pas moi, ques t'aime bien Toto à part les bonnes méthodes de lecture et de maths? Dis-nous, dis, dessine-nous ot' chose...

Ecrit par : elisabeth. | 18 août 2006

Réponse à Toto :
Notre école a trois classes dont la composition varie en fonction des effectifs. A la rentrée nous aurons une classe de TPS-PS-MS de 20 élèves si tous les "2 ans" viennent, une de GS-CP-CE1 de 19 élèves (ma classe) et une de CE2-CM1-CM2 de 20 ou 21 élèves, je ne sais plus très bien. En GS, je fais beaucoup de graphisme et de dessin au premier trimestre, puis un apprentissage de l'écriture liée très structuré au 2° trimestre et des exercices d'écriture au 3° tout en continuant le dessin représentatif ; toute l'année, je leur lis ou je leur fais lire par les CP beaucoup d'histoires, toujours par petits épisodes commentés et décortiqués (contes traditionnels, albums du Père Castor, etc.). Au troisième trimestre, ils font beaucoup d'exercices de conscience phonologique (= entendre les sons à l'oral). Au CP, j'utilise une méthode alphabétique intitulée "Bien lire et aimer lire", éditée chez ESF. Cette année, je vais avoir un petit problème car en fait, sur les 9 CP qui arrivent, 6 lisaient déjà plutôt bien au mois de juin, 2 autres avaient bien démarré et le 9° vient d'emménager sur la commune, on verra bien.
En maths, j'utilise et ma collègue de cycle 3 utilise aussi Picbille, faute de mieux... Je suis en train d'essayer d'adapter à notre époque un bouquin de CE1 un peu ancien, mais je galère, donc ce sera encore Picbille.
A part ça, j'essaie de faire environ 3 à 4 h de sport par semaine, 1 à 2 h de musique, 1 à 2 h d'Arts Plastiques et environ 5 h de ce que les programmes appellent en GS-CP-CE1 "Découverte du Monde" (histoire, géo, sciences, techno) ; pour cette dernière matière, je suis depuis un an en plein changement ; pour l'instant, c'est plutôt positif, on verra la suite...
Pour la question "Elle commence quand ?", la réponse est un peu compliquée et varie selon les enfants de GS ; l'année dernière, certains ont démarré dès la rentrée, tranquillement, pour d'autres, il a fallu attendre qu'ils aient oublié qu'un R, ça veut dire Raoul, un V, ça veut dire Véronique et ainsi de suite. En lecture de nombres, ça a été pareil, il a fallu d'abord faire un sevrage absolu de "file numérique" pour qu'ils redécouvrent leurs capacités grâce à des exercices corporels répétés souvent (rythme, jeux avec les doigts, jeux où l'on gagne des points, etc.) et d'un entraînement quotidien à certaines questions essentielles dans toutes les matières ("A quoi ça sert ?" ; "Comment ça marche ?")...
Ca va, la réponse ?
PS : Les Alphas, c'est très cher pour une petite école rurale.

Ecrit par : catmano | 18 août 2006

As usual, je trouve que ce que tu fais est super, j'adôôôôôre ;)

en aparté(Donc désolé je suis vraiment crevé en ce moment
:( )


"il a fallu attendre qu'ils aient oublié qu'un R, ça veut dire Raoul, un V, ça veut dire Véronique et ainsi de suite"
Est-ce à dire que pour ces cas là, ils n'étaient pas avec toi en TPS PS MS ?
Je dis ça parce que, comme tu l'as déjà compris, ils ont eu qq chose de pas terrible terrible .... et que ça m'étonnerai carrément que cela vienne de toi ;) .

Donc avant de dire d'avantage j'attends ta réponse.

Au sujet de Picbille... fais moi un tout tout chti plaisir, tu achètes un ou deux boscher mathématique (4€etqq) . Essaye le , si tu n'es pas satisfaite je te rembourse ;)
Regarde la différence dans la mise en page ET dans le style ;)

Connais-tu L&L; 2004 ?
Moi je ne connais pas bien lire et aimer lire, j'essaye de regarder à quoi cela ressemble asap .
Je connais B.M (il y en a dans le cahier du maître de L&L;, cela m'a énormément aidé, et je n'ai toujours pas compris comment les enfants arrivent à assimiler ce truc aussi facilement, un truc de dingue B.M)

une question encore, lis-tu le fil des alphas sur le fouroum de france2, il y a un Gulu super sympa là bas ;)

"Les Alpha c'est super chère hélas. " si tu veux je peux te faire un chtit chèque de participation ;) a'm'frais super plaisir ;)

Ecrit par : toto | 18 août 2006

" ques t'aime bien Toto à part les bonnes méthodes de lecture et de maths?"

comme tous les abrutis,
le bon pinard, le bon rhum, la bonne weed, le bon chichon...
mais on est hors sujet pit'être...

Ecrit par : toto | 18 août 2006

Non, je n'ai pas en plus les PS et les MS, 3 niveaux (ou 4), ça suffit... Je discute avec les collègues à la récré... Des fois, ça marche, mais pas toujours...
Je verrai boscher maths, un de ces 4 et j'irai voir les alphas sur france 2, promis.
Dans une classe à trois cours, avec une demi-douzaine de gamins par niveau, si tu ne perds pas de vue ni l'objectif, ni chaque individu, il peut y avoir de très nombreuses situations où chacun progresse sans avoir besoin d'investir dans des méthodes super chiadées... Alors, garde tes sous, c'est très gentil, mais tout va bien. Si ça t'intéresse et que j'ai le temps, le courage et l'humeur, je te donnerai des nouvelles de mes futurs petits GS "cru 2006-2007"pendant l'année scolaire. A plus.

Ecrit par : catmano | 18 août 2006

En tout cas et à quinze jours de la rentrée des classes, je voudrai souhaiter à tous les enseignants une bonne année pleine de courage et de volonté.
Vous avez quand même une partie de l'avenir de nos enfants entre vos mains et donc une partie de l'avenir de la France.
Je sais, c'est facile mais c'est vrai.

Je voudrai aussi souhaiter une bonne rentrée à tous les élèves notamment à ceux des écoles primaires.
Allez courage, il faut travailler, lire, faire et refaire les cours, ne jamais croire que c'est facile parce que c'est l'effort qui paie et rien que l'effort.

Je voudrai aussi encourager les parents à aider leurs enfants, vérifier les lecons, c'est si important qu'ils vous voient derrière eux à les soutenir.

Maintenant, je voudrai aussi interroger nos politiques, en tout cas ceux qui vont bientôt, enfin je l'espère, présenter leurs solutions miracles pour l'école.

Soyez en sur, tous vont expliquer que le système actuel ne marche pas bref ils vont faire une implacable description de l'école, peut être encore mieux que nous ici.

Mais il va falloir être très attentif parce que dans les propositions qui suiveront , on risque de retrouver toujours les mêmes solutions en biais et avec en sous entendu - on continue comme ca pour l'instant parce qu'il y a plein d'autres dossiers beaucoup plus urgents.-

Bonne rentrée à tous
Olivier

Ecrit par : Olivier | 18 août 2006

Et les MS ils font l'étiquette ? et la global c'est ça ?

viens lire les alphas&Gulu; tu vas adoôôôôrer ;)

Ecrit par : toto | 18 août 2006

Ouais, ouais, c'est ça, les étiquettes, les "entoure la première lettre", les "recopie en majuscules d'imprimerie", les "colle des gommettes sur le tracé des lettres de ton prénom", tout, tout, bien komyfo... Alors, moi, je les fais dessiner (parfois, je leur apprends à voir les couleurs), chanter, écouter des histoires (ça, il faut d'abord leur apprendre, l'année dernière en désespoir de cause, j'ai fini par y arriver avec Popi et Petit Ours Brun que j'ai ensuite offerts à ma presque petite fille de 15 mois) et de la musique, jouer avec les sons, sauter, courir, grimper, jouer à plusieurs, s'écouter entre eux, plein, plein de trucs qu'ils n'ont pas eu le temps de faire en PS et en MS parce que, paraît-il, les programmes sont très chargés.

Ecrit par : catmano | 18 août 2006

D'enguel, ai-je attaqué les ecoles d'officiers en évoquant Musil? je n'ai pas trop suivi... le rapport bagnole fracassée -école d'aristo m'a échappé...

Ecrit par : pendariès | 18 août 2006

:(

TU fais un super boulot Cat, JE te remercie INFINIMENT,
tes collègues ......pffffffffffffffffffffffff

Ecrit par : toto | 18 août 2006

Mes collègues vont de mieux en mieux. Par petites touches, quelquefois discrètes, mais pas toujours, j'arrive à faire passer des trucs. L'année dernière, j'ai réussi à les convaincre que ce n'était pas forcément utile d'empoisonner des gosses de trois ans avec la date. A la rentrée, elles vont démarrer un atelier quotidien et progressif de graphisme grâce à un bouquin édité par Magnard dans les années 80 qui s'appelle "Du tracé au graphisme". Elles ont aussi commencé à réfléchir sur un apprentissage des maths basé sur autre chose que le repérage sur la file numérique et la copie des chiffres. Elles commencent à voir qu'un enfant ne naît pas tout fini et qu'on ne peut pas lui demander d'être un adulte en miniature qui lit, écrit, compte avant même d'avoir appris et qu'avant d'arriver à apprendre tout ça, il a besoin d'une certaine maturité.

Ecrit par : catmano | 19 août 2006

Mais ce n’est pas un mirage, vous vous êtes emparé d’un super-étendard -un “black flag” à la Bono- ; une attaque en rafale c’est pas la même chanson qu’en ballon-rêve, comme disait Yves Simon (J’t’imagine-merci à Serge Perathoner).
La charrue avant les bœufs, pourrait-on croire, mais peut-être que l’attelage est bien formé, comme Maître Luke, et que la charrue recule, en laissant les bœufs à l’abri.
Reste l'hypothèse du chasseur furtif...

Ecrit par : D'Enguell | 19 août 2006

Désolé, trompé de fil.

Ecrit par : D'Enguell | 19 août 2006

Bonjour Foud'rhum


Ma très très chère Cat ,

tu peux m'envoyer un chtit mail sur [email protected] .
j'ai une question perso à te demander.
fais moi signe quand c'est fait ;)

Ecrit par : toto | 19 août 2006

C'est fait.

Ecrit par : catmano | 19 août 2006

C'est quoi, "la bonne weed", toto? Je vous suis pour le reste, quoique j'ai arrêté le chichon depuis un bon moment.
Merci, Catmano. Sur le papier en tous cas, rien à dire, (mais je suis certain que la "mise en oeuvre" est en accord).
Toute petite question sur l'interdisciplinarité et la transversalité, (puisque il apparaît que certaines de vos pratiques y fassent implicitement appel). Qu'en pensez-vous?
Bon week-end à tous. Et merci à Olivier.

Ecrit par : christophe sibille | 19 août 2006

weed = mauvaise herbe

ok Cat je t'ai répondu ;)

Ecrit par : toto | 19 août 2006

Et par grand vent les tumbleweeds se ramassent à la pelle, après avoir versé dans le fossé

Ecrit par : D'Enguell | 19 août 2006

D'Enguell, parfois ça confine à l'abscons; mais c'est tout l'art de la distorsion. Je vous déguste. Enfin, heu, m'sieur Brighelli, suppôt de Lacan, n'y voyez point gourmandise.

Ecrit par : pendariès | 19 août 2006

Interdisciplinarité et transversalité ? Une réponse : le fond, pas la forme. Attention au "Tout dans le rien et rien dans le tout". Pour le plaisir, un petit extrait de la Revue Pédagogique de janvier à juin 1884 p 37, rubrique "A travers nos écoles (notes d'un inspecteur)" ( je l'ai "piquée" à l'IUFM, ils s'en servaient pour réaliser de merveilleuses oeuvres d'Arts Visuels):
"Comment il se fait que les élèves soient si peu avancées, ai-je besoin maintenant pour me l'expliquer des longues explications de la maîtresse sur les défauts inhérents à la population du pays, sur la légèreté des enfants, la faiblesse des parents, etc. ? Cette personne a le bon vouloir; elle a reçu de sages conseils; elle n'en a pris que le DESSUS, ce qui est de forme, mais point de fond. L'ordre en ce qu'il a d'extérieur, j'allais dire de superficiel, elle l'a; beaucoup de maîtres l'ont. [...] Mais l'ordre véritable, celui qui pénètre l'enseignement jusqu'en sa moelle, non point matériel, mais intelligent, la méthode, elle ne l'a pas ; elle ne semble pas se douter de ce que c'est ; la méthode, c'est à dire l'art de conduire les esprits, de ne les faire avancer que par degrés, de ne leur présenter que des difficultés qui leur soient accessibles, de les faire travailler, chercher et trouver, de les habituer à se rendre compte, à s'interroger, à comprendre, à voir clair ! Mais comment conseillerai-je cette maîtresse ? Est-ce en ces termes ? Non, certes ; mais en reprenant sa leçon par le menu, par le détail, en la démontant pièce par pièce, en lui montrant que rien de tout cela ne portait, n'atteignait ces jeunes intelligences, n'y entrait. [...] Point de considérations générales, abstraites, de haute visée, mais des observations concrètes, pratiques, de métier."

Ecrit par : catmano | 19 août 2006

Cat vide ta boîte stp

Ecrit par : toto | 19 août 2006

Christophe, je me rappelle maintenant cette odeur d'eucalyptus trafiqué au Déjazet, nous cherchions des koalas, naïfs du kif que nous étions.

Ecrit par : D'Enguell | 19 août 2006

Toto tu contrepètes...

et pour Pendariès, ce qui confinait à l’abscons, c’était de voir des skins et des punks se battre en rangs serrés à la sortie du Gibus, après un absconcert où régnait l’abstention (pas vraiment le Katmandou, JPB), et pas tout nus comme petit-Gibus et son frère pour économiser les fonds de culotte, au faubourg du Temple, près la République. Et suppôt de Lacan, ça me rappelle le supplice de Cancale, ou le limogeage était presque parfait.

Ecrit par : D'Enguell | 19 août 2006

"Toto tu contrepètes..." lol :o)))))))) 'bruti

Ecrit par : toto | 19 août 2006

Bruti ???

Ecrit par : D'Enguell | 19 août 2006

Pas Bruti , mais 'bruti....

A ' ;)

Ecrit par : toto | 19 août 2006

A enregistrer la semaine thématique sur Camus, sur france-culture, je n'en ai écouté qu'un petit morceau, mais cela m'a paru bien.
Bonne rediffusion ce matin de Répliques, avec Régis Debray, plutôt drôle et Finkielkraut toujours aussi bon, sur les "réactionnaires".
Bon après-midi et merci à Olivier.

Ecrit par : elisabeth. | 19 août 2006

Non, d'Enguell, pas d'odeur d'eucalyptus, ni de chichon, ni de weed dans les loges du Déjazet! plutôt de bonnes effluves de Lagavulin, (je ne sais plus l'orthographe, hélas!), une "boisson de travail" idéale pour tous les métiers de la scène, hors danseur ou musicien classique...
Pas trouvé le contrepet de toto.

Ecrit par : christophe sibille | 19 août 2006

Cat, Vois tas de B... STP
Lagavulin, on ne se refuse rien... Tant que c'est par intermittence !

Ecrit par : D'Enguell | 19 août 2006

1. Lagavulin s'écrit bien ainsi — j'ai visité leurs installations, ainsi que celles des autres "Islay", lors d'une tournée énérale (et documentaire, forcément) des whiskies que je fis il y a une trentaine d'années — quand je croyais que le Chivas était buvable. C'était Izzo, entre autres, qui en faisait grand cas.
Contacté il y a une dizaine d'années par un publicitaire pour une soirée de brain storming autour d'un nouveau whisky qui tentait de se faire une place en France (imbuvable !), je me suis retrouvé dans un aréopage de huit ou dix hommes, presque tous du même âge — entre 40 et au-delà —, qui avaient tous tout bu, et pour lesquels, après mûre réflexion, seul le Lagavulin restait parfait — Talisker derrière, Isle of Jura et Laphroaig pas loin. Evidemment, c'est plus cher que le Johnny Walker et autres scotch blended.

2. Sibille,loin de moi l'idée de jouer au pédant, comme aurait dit Cyrano, mais "effluves" est masculin — c'est, avec le sexe d'alvéole, l'une des deux fôtes que je fis le jour où l'on m'a infligé la dictée de Mérimée — "malgré les effluves embaumés de la mer" — juste avant le coup des cuissots / eaux.

Impossible de me rappeler un seul des concerts écoutés au Gibus. Je crois que je n'y allais que pour certaines qui se voulaient éprises de cuir et de ferraille, et dont je me proposais de faire l'instruction — pédagogue un jour, pédagogue toujours : "j'ai acheté des chaînes, de lourdes chaînes, pour toi, mon amour"…
JPB
PS. Dès que les responsables administratifs du blog rentrent de villégiature, je m'occupe des intrus qui viennent vendre ici des petites pilules bleues dont personne n'a besoin. Mais j'ai peur que ce soit aussi difficile que de filtrer le spam sur son propre courrier.

Ecrit par : brighelli | 19 août 2006

Au temps pour moi, Jean-Paul, je suis impardonnable. Ce n'était pas une coquille de ma part, mais bien une phôtt, et j'ai appris quelque chose aujourd'hui!
Le goût tourbé du Lagavulin me reste en mémoire. Je n'aime pas tellement le Chivas, mais des "Irish" comme: "Aberlour" ou "Glennfiddish" me vont assez bien au goût. Ceci-dit, le whisky reste pour moi une boisson liée au spectacle de manière indissoluble, et je n'en bois jamais en dehors. Je suis comme toto, je préfère le vin. Des petites AOC, je trouve les grands vins souvent extrêmement prétentieux. Mais peut-être est-ce de ma part un "réinvestissement" circonstancié du "renard et les raisins". Par contre, "Johnny Walker" and co, je préfère ne pas me prononcer.

Ecrit par : christophe sibille | 19 août 2006

“Mais voyons, Pendariès, on peut être alcoolo, et être un homme de grand talent! Et même être alcoolo, avoir un nom de chiottes, et être un homme de grand talent.”
christophe sibille 17 aout
Mais non, Christophe, vous n'avez pas un nom de chiottes !
Et le Glenfiddish, tous les 17 mars, une bonne lampée pour la St Padraig.

JPB, les seuls concerts du Gibus dont je me souvienne (mais quels souvenirs) sont les Fleshtones, et les Dogs (R.I.P. Dominique).
Ne me dîtes pas par ailleurs que vous avez brain-stormé “Sur les terres du clan Campbell”, vous allez croire que je vous marque à la culotte...

Ecrit par : D'Enguell | 19 août 2006

Pour Enguell (15 août) à propos de Bradbury, je ne me souviens guère des titres en anglais ; mais j'ai lu surtout les plus connus :

Fahrenheit 451, Chroniques martiennes, A l'Ouest d'Octobre, Dandelion Wine (celui-là, c'est le titre en anglais que je n'ai pas !). Peut-être un ou deux recueils en bilingue. J'avoue que je m'aidais beaucoup des éditions bilingues ou des traductions en français : j'empruntais la version originale à la médiathèque municipale et j'achetais la VF chez mon libraire.

Le seul que je n'aie lu qu'en anglais est Dandelion Wine.
Ce n'est pas un roman de science-fiction, juste l'histoire d'un gamin de 12 ans qui découvre la mortalité humaine à travers la maladie de son grand-père. Le style adopté, très lyrique, donne une connotation onirique au décor tout à fait banal du roman.



Anne-Marie,

Moi aussi, je suis scandalisé par l'article du Figaro magazine que vous citez (16 août). Mais vu l'état actuel de notre médecine scolaire... pourquoi n'assisterait-on pas à une prolifération de parasites ?

En économie, cela s'appelle un marché en expansion.



D'Enguell et alii,

Moi, j'y ai joué, au Gibus. Début 2004 et 2005. Une entreprise basée aux Etats-Unis loue la salle plusieurs soirs par semaine pour y organiser un tremplin rock.

Le public ? On cherchera longtemps les keupons, les skins et autres, voire les plus de 20 ans !

A minuit-une heure du matin, tout ce beau monde remballe le matériel et la salle reprend son activité normale de boîte de nuit.

Tout fout l'camp ! On croit enfin entrer dans le lieu sacré des aventuriers en blouson de cuir, et on finit à l'école des fans.



Tiens, j'ai fait un rêve l'autre jour. Thiéfaine passait à l'école des fans... "Alors, nous allons écouter Marie-Dominique, qui va nous chanter 113e cigarette sans dormir, avec M. Ducon-Pissolit au piano. On l'applaudit bien fort !"

(tout ça sans weed, toto !)

Ecrit par : Prof chômeur | 19 août 2006

en aparté
Lagavulin ou Laphroaig c'est une question de gout pour le classement, Laphroaig est tout en puissance , très fumé sans doute le plus tourbé de tous les islay, Lagavulin est plus subtil et libère ses arômes en fond de gorge ... il se la jouait vos messieurs les "spécialistes"....juste un clin d'oeil de milieu de nuit mais pas de dégustation de wiskies au programme ce soir , juste un magnifique Meursault...

Les responsables techniques pourraient-ils remédier aux différents bugs qui semblent s'abattre sur ce blog?
je n'ai plus aucun suivi de lecture dans ma boite mail

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 20 août 2006

je me sens jeune là! quel club d'honnêtes hommes et d'honnêtes femmes... Ca respire le fumoir et le "Any more, Sir? Lady?"... Nice.

Ecrit par : pendariès | 20 août 2006

ça y est ils ont tous pété un plomb, et après ils vont encore dire que c'est la fôte à toto si ils sont tous déchirés sur ce blog........
je vais plus être crédible moi maintenant, avec Alpha ou L&L.;

Donc, ne pas oublier, c'est "petit poucet et son ami l'écureuil" qui m'ont vendu la weed......

Ecrit par : toto | 20 août 2006

D'Enguell, non, ce n'était pas le clan Campbell, mais un whisky courageusement anonyme (il se cherchait un nom) à double distillation, ce qui lui conférait 53° et rien d'autre que le sentiment d'avaler de l'alcool dénaturé.
Pour Christophe : les whiskeys irlandais sonbt tous "blended", ces gens-là prétendant que l'excellence universelle d eleur sol et la qualité de leur tourbe rendent inutile une politique de terroirs. Essayez donc le Paddy, ou, un peu au dessus, le Jameson 12 ans.
Quant au Lagavulin, c'est un scotch d'après-diner, surtout, quand, vautré dans un divan profond comme un tombeau et recouvert d'un cuir angais d'un vert mordoré à l'usure, vous évoquez avec des rouquins fleurant bon la sea trout et les aisselles fatiguées les pêches fabuleuses que vous fîtes sur le loch voisin avec une ligne montée menu fretin…
Quant aux petits vins de pays, mon cher Christophe, j'en suis entouré — certains très bien, que je pourrais vous recommander, et d'autres abominablement parkérisés, avec un arrière-goût de cure-dent qu'ils osent appeler "fûts de chêne", alors qu'ils mettent dans leurs bibine des copeaux de châtaignier. On ne dira jamais assez tout le mal que nous oint fait les Ricains.
Bon, le soleil commence à pointer au dessus de l'océan de vignes qui m'entoure, le vent se lève / il faut tenter de vivre, et je m'en vais courir dans les pampas. À +…
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 août 2006

Alors-là, Jean-Paul, si vous dîtes du mal de Parker, et des critiques oenologiques américains en général, (avez-vous vu: "Mondovino"?), on va vraiment trouver un solide terrain d'entente! Je hais de toutes mes forces cette uniformisation du goût, qui élimine quasiment de fait toutes les typicités imputables aux terroirs et qui va, sous prétexte de simplification pour les crétins, et à plus ou moins long terme, ne plus faire figurer que le cépage sur les étiquettes... Comme si on pouvait comparer un beaujolais, un vin du Loir et Cher, (il y en a des bons!) et un vin rouge de Savoie sous prétexte que ce sont des Gamay! Bref, là, sur ce combat, je vous suis à 120%.

Ecrit par : christophe sibille | 20 août 2006

Bien sûr que j'ai vu Mondovino ! Aymé Guibert, qui y est interviewé, est pour ainsi dire mon voisin : avez-vous essayé les vins de Daumas-Gassac ? Ou, mieux, ceux de la Grange-des-Pères — deux frangins qui ont consacré leur libido à faire le meilleur vin du languedoc-Roussillon ? Ou…
La liste est longue. Et je crois qu'il y a quelque chose de plus à dire de cette uniformisation des produits — le "goût mondial". Ce que l'OCDE nous concocte pour l'école, — cette monocouleur de la culture et de la formation (qui d'ailleurs va contre les intérêts bien compris du capitalisme), ne vise rien moins qu'à tuer les caractères spécifiques des nations et des cultures.
J'ai dit ailleurs sur ce blog que les systèmes scolaires qui réussissaient le mieux (Pays scandinaves ou pays d'extrême-Orient) sont justement ceux qui n'ont rien sacrifié de leur histoire ou de leurs traditions. Sous prétexte de démocratie, nous faisons pile le contraire, et nous allons tomber dans une standardisation qui nous coulera.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 août 2006

A propos de vins divins, pub gratuite pour "le Mas des Chimères" (ça ne s'invente pas ) à Octon (Hérault, non loin de chez JPB si je ne m'abuse), caveau de vente sur la place du village en face de l'Hôtel "la Calade". Outre, si j'ose dire, la "Cuvée de l'Hérétique" (ben oui), un rouge costaud et aromatique à la fois, je vous recommande vivement un blanc de pays. à base de cépages locaux marsanne et roussanne, à goût de miel et de brioche quoique légèrement minéralisé, un chouia de fleur blanche : sublime. Quant au maître des lieux, M. Dardé, c'est un poème à lui tout seul. Bonne dégustation à tous !

Ecrit par : FGuichard | 20 août 2006

Merci Prof ChômeurMerci Prof Chômeur pour Bradbury, Gibus et Médecine (vos combats d’avant-scènes et vos chroniques d’Avicenne révèlent la teigne qui est en vous, et c’est bien.) :))

Patricia, cinq enfants et le goût de l’alcool fort ? Ça nous a effectivement un petit côté Empire Days (the Opposition, 1985) qui rajeunit, (rage nie) Pendariès, mais ce dernier ne nous-enjoignait-il pas à apprécier nos cogénérationnaires ?

Votre côté insulaire, JPB, a conservé intacts les gènes que vous partagez avec ceux de la Perfide, et quel talent ! Merci pour la double distillation et le qualificatif dénaturé...
Je vous reproduis néanmoins l'équation d'Hardy-Weinberg : p2 + 2pq + q2 = (p + q)2 = 1, où p et q représentent la fréquence des allèles dominants et récessifs. A la nouvelle Eve, fleurerons-nous tous l'an caustique ?

By the motorway, les irlandais sont tellement “blended”, que 25% de leurs enfants sont illégitimes.
Mais cela doit venir de leur côté catho.

Ecrit par : D'Enguell | 20 août 2006

Merci à JPB et à Fguichard, je prends note pour les adresses... L'heure du repas approche, et je vais, pour ma part, me déboucher un anjou rouge, (cabernet:"Musset-Roullier", un excellent vin de soif. Mais les deux susnommés font une cuvée spéciale: "petit-clos" excellente.)
Jean-Paul, je m'en doutais; vous avez trouvé la jonction entre oenologie et pédagogie.
Pour le vin blanc, (il y a des: "Sauvignon" très recommandables dans ma région, et à des prix d'enseignants, c'est à dire très abordables) en vinifie un, "cuvée Justine Barboux", et Henry Marionnet également. (Lui fait aussi un bon "pinot", pour ceux ui aiment ceux de la région). Ils sont tous les deux à Contres, dans le Loir et Cher donc.
Bon appétit à tous!

Ecrit par : christophe sibille | 20 août 2006

JPB, oui à Irish whiskey mais après une dégustation de la gamme Jameson, permettez-moi de vous dire que le Powers Gold Label Whiskey 12 ans est encore bien meilleur…malheureusement, Pernod Ricard ne le distribue pas encore en France.

Quant à ce début d’échange sur le vin, il semble que vous soyez, tous, vite du même avis…plus simple que pour l’école, non ? Et cependant, le vin : sujet bien vaste avec des découvertes infinies, des surprises étonnantes, des plaisirs immenses…
Patricia, avec un 5ème en route, pas d’abus avec le Meursault…

With Love
Colomba

Ecrit par : Colomba | 20 août 2006

Bon appétit, Christophe à l'anjou rouge, archidiable des anges vins, et je vous accompagne d'une pissaladière, invoquée par les dandelion (pissenlit) et autres ducon-pissolit de Prof Chômeur.

Ecrit par : D'Enguell | 20 août 2006

Merci pour cette page de souvenirs.
Moi aussi j'ai eu un de ces professeurs totalement en désaccord avec l'Institution. C'était un professeur d'allemand. Dieu que nous avons souffert, chaque semaine à rédiger nos explications de textes, intégralement, et Dieu que nous avions peur de devoir aller là-bas, sur l'estrade, assis, seul devant tous, surtout devant notre professeur, qui nous laissait monologuer autant qu'on le souhaitait, qui nous laissait dire ce que l'on avait ressenti, ce que l'on avait compris du texte.
Nous étions loin de la modernité, seuls Holderlin ou Goethe pouvaient entrer dans notre salle de classse. Pas de place pour la médiocrité. Seule l'excellence résidait et devait résider. Nous nous y efforcions tous, scientifiques et littéraires, bons et mauvais élèves, pour faire honneur aux textes somptueux qui nous étaient proposés, à nous pauvres adolescents qui ne mesurions même pas assez la profondeur de tous ces mots, mais aussi pour faire honneur à notre professeur.
Ah! Il était, croyait-on, austère, mais c'était un homme empreint des textes et des poètes qu'il voulait nous faire découvrir.
Il a su nous montrer qu'on pouvait ne pas se vautrer dans le facile, dans la bêtise et dans la médiocrité, dans la crasse ET s'en trouver tellement bien qu'on ne souhaitait plus que suivre un cours d'allemand.
Merci, M.Laumonier. Merci.

Ecrit par : garance | 20 août 2006

Une page de souvenir ne peut être, à mon sens, que consacrée à mon instituteur.
Je suis d'origine paysanne et j'ai été à l'école du village comme tous les enfants du pays.

Les parents étaient bien loin d'être tous des lettrés, en fait c'étaient plutot le contraire mais pour tous, l'ECOLE représentait LA porte vers un avenir meilleur.
Ainsi, le soutien des parents envers l'instituteur ne se posait pas, elle était de fait !!

Notre instituteur que je nomme Pierre comme son prénom était à la fois moderne et traditionnel.
Moderne parce qu'il voulait toujours nous orienter vers les techniques nouvelles qui, pour lui, étaient un émerveillement et en même temps, on ne plaisantait pas avec les fondamentaux : grammaire, dictée, calcul, poèsie.

Ce que je me souviens de plus marquant, c'était le ton qu'il mettait quand il relisait les dictées ou récitait les poèsies des grands auteurs classiques.
Un tel Amour pour les lettres ne pouvait que faire aimer aux enfants la poèsie et la littérature.
Olivier

Ecrit par : Olivier | 20 août 2006

Je n'avais pas encore pris le temps d'aller sur le blog de Catherine Kintzler. Je ne peux que le conseiller. Voilà un blog qui propose des nourritures consistantes et qui donne des tas d'adresses, d'infos précieuses et intéressantes. Son article inaugural est excellentissime. Bref, un grand cru!

Ecrit par : elisabeth. | 20 août 2006

Jean-Paul, vous dites: "Ce que l'OCDE nous concocte pour l'école, — cette monocouleur de la culture et de la formation (qui d'ailleurs va contre les intérêts bien compris du capitalisme)",
Etes-vous sûr qu'une "monocouleur de la culture et de la formation" aille contre les intérêts bien compris du capitalisme? Sans vouloir jouer les gauchistes, j'en doute fortement!

Ecrit par : christophe sibille | 20 août 2006

Ai été voir Kintzler sur Mezzetulle, désolé Elizabeth, pas charmé...
Un gaucho que je respecte beaucoup en revanche, cher Christophe, c'est le Christin Pierre, des Valérian (au programme de la Littérature de Djeunes) et autres Prédateurs enjolivés (Crocbattle et Rackalust, qu'on peut apercevoir chez Laureline et son amant). Constat sur les facs édifiant...
Je vous mets un lien, et chapeau monsieur "Phalanges de l'ordre noir"
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/autour_de_nous/l_actualite_de_la_se/avec_recul/

Ecrit par : D'Enguell | 20 août 2006

autour_de_nous/l_actualite_de_la_se/avec_recul/

à concaténer correctement ...

Ecrit par : D'Enguell | 20 août 2006

A propos des whiskies :
Laphroaig et Lagavulin ont été rachetés par des japonais et ne sont plus ce qu'ils étaient (voir ce que disait de Laphroaig Philip K.Dick dans "l'invasion divine")
Essayez Ardbeg ou Caol Ila qui sont encore buvables à mon avis.
Adrien Fleuret

Ecrit par : Adrien Fleuret | 20 août 2006

Retour sur Pierre Christin.
D'Enguell est tellement elliptique que l'on finirait par ne plus savoir clairement, dans son post, que Christin a été le scénariste de Bilal pour les Phalanges de l'ordre noir (et Partie de Chasse), mais surtout (à mon goût) pour la Ville qui n'existait pas et la Croisière des oubliés.
Et le Vaisseau de pierre.
De lui également, le scénario de l'excellente Demoiselle de la légion d'honneur, d'Annie Goetzinger, qui entamait une collaboration qui fut fructueuse.
Quant aux Prédateurs enjolivés, c'est un roman, si je me souviens bien — mais je ne l'ai pas lu —, paru jadis chez Laffont, ce me semble.
JPB, qui jadis rédigea la partie BD de l'Encyclopédie Larousse — entre autres…

Ecrit par : brighelli | 20 août 2006

Si, j'avais fait le rapprochement... Mais Bilal me semble un peu déconnecté maintenant, et ce n'est pas vraiment un gauchiste! Ses bandes dessinées à la gloire du recrutement dans l'armée française m'ont un peu refroidi.
Par contre, d'Enguell, je n'ai pas bien perçu, concernant votre lien: "nous-vous-ils"... Est-ce de l'humour?
Adrien, merci. Je n'ai pas bu de "laga" depuis un certain temps, mais je vais suivre vos conseils!

Ecrit par : christophe sibille | 20 août 2006

Si, j'avais fait le rapprochement... Mais Bilal me semble un peu déconnecté maintenant, et ce n'est pas vraiment un gauchiste! Ses bandes dessinées à la gloire du recrutement dans l'armée française m'ont un peu refroidi.
Par contre, d'Enguell, je n'ai pas bien perçu, concernant votre lien: "nous-vous-ils"... Est-ce de l'humour?
Adrien, merci. Je n'ai pas bu de "laga" depuis un certain temps, mais je vais suivre vos conseils!

Ecrit par : christophe sibille | 20 août 2006

Merci Jean-Paul, je ne suis plus très clair avec toutes ces vapeurs d’alcool qui s’exhalent du blog !
Avant de redevenir sérieux, je voudrais aussi évoquer F’murrr, et ses premiers “génie des alpages”. Limite abscons mais quel plaisir... Vite au programme des collèges !

Pour Christophe, sans humour, sur le site indiqué (date 28 juillet je crois) une note de Christin sur l’état des facs. Vous savez, le dicton :”Connais ton ennemi...”. :)))

Et Philip K. Dick, Robert Scheckley, Roger Zelazny (le plus grand), Robert Silverberg, et Asimov le bavard de Smolensk, Kim Stanley Robinson (sa nouvelle “sur les crêtes” est une des plus belles que je connaisse) !
Merci encore Monsieur Fleuret de me rappeler ces auteurs (certes américains, but nobody ‘s perfect).
Bonne nuit à tous.

Ecrit par : D'Enguell | 21 août 2006

Japy accuse ailleurs D'Enguell de le/la domicilier dans un lieu qui n'existe pas…
J'en profite pour ajouter à la liste ci-dessus des incontournables de la SF / Fantastique (au passage, l'heroic fantasy de Zelazny me laisse un peu froid) l'immense Richard Matheson (l'Homme qui retrécit, le Survivant, Le Jeune homme, la mort et le temps, et cette nouvelle sublime qui lui fit une réputation internationale, "Born of man and woman" — entre autres). Il fut l'un des piliers de la série culte la Quatrième dimension — et il a écrit le sketch filmé par par Spielberg (pour qui il avait déjà fait l'incontournable Duel) dans le film du même nom — un raciste suprématiste du KKK, ouvrant bêtement une porte en pourchassant un Noir, se retrouve dans le ghetto de Varsovie, pourchassé à son tour par les SS — une pure merveille.
Bonne journée à toutes et à tous.
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 août 2006

D'Enguell, j'ai lu l'interview de Christin, et, dans la foulée, celle de Jean-Paul. Concernant la situation à l'université, je vous avoue que je ne pensais pas que c'était à ce point.

Ecrit par : christophe sibille | 21 août 2006

D'Enguell, je suis allée regarder le texte de Christin. Rien de bien neuf. Mais quand il dit que les écoles de commerce, elles, ont des locaux et des campus impeccables par rapport aux facs, la comparaison me paraît assez tendancieuse dans la mesure où l'on sait tous que pour faire des études dans les dites écoles, il faut que les parents allongent une coquette somme d'argent. Et avec cet argent, on peut effectivement proposer aux étudiants des locaux impeccables ( qu'ils respectent d'ailleurs parce qu'ils ont payé) ce qui n'est pas le cas des locaux publics dont les étudiants se fichent complètement.
Ses pistes pour trouver des solutions sont plutôt maigrichonnes. Beaucoup d'universtaires français regardent avec envie du côté des facs étrangères en disant que tout est mieux ailleurs ( et leur constat est juste) mais semblent refuser de prendre les mesures qu'il faut pour en arriver au même niveau: sélection des étudiants, acceptation de l'argent venant des entreprises....toutes choses qui font hurler le quidam universitaire français.
Pour ce qui est de la professionnalisation des facs, je ne sais plus quoi penser. J'ai longtemps été contre ,pensant qu'il fallait une culture générale vaste pour une grande capacité d'adaptation après mais comme les "boîtes"en France se foutent totalement de la valeur des diplômes actuellement. Je ne sais plus quoi penser à ce sujet.
Merci en tout cas pour la référence.

Ecrit par : elisabeth. | 21 août 2006

Vous évoquâtes un pro coureur (l’homme qui rétrécit devant l’araignée devenue géante) et je suis relancé comme un écureuil dans son carrousel, JPB.
Si la série des princes d’Ambre, cavaliers électriques (du grec elektron, ambre jaune) héroïques de Zelazny, reste un must pour ados attardés, les volumes traduits par Ronald Blunden sont presque supérieurs aux originaux (mise à part la cité -bathyale, bathypélagique ou benthique- inversée qu’il appelle Rebma et non Erbma comme elle aurait dû l’être en français).
Et puis nous avions oublié Joe “Jay” Haldeman, son superbe “Pontesprit” (Groombridge) et sa “Guerre éternelle”, et copaing du même Zelazny.
Je relis vite le sieur Jean-Baptiste Rossi, alias Sébastien Japrisot, l’auteur rigolo de “la Passion des Femmes”.
Christophe, avez-vous vu le soin que P. Christin met à comparer nos facs avec celles de Rangoon, du Myanmar, pays peu communiste, où coule la Kwaï et où il est difficile de faire les ponts ?

Ecrit par : D'Enguell | 21 août 2006

Quand j'aurai vieilli, j'aurai lu, bu, vu, écoutu tout ce que vous avez lu, bu, vu, écoutu... Mais là, je suis encore bien trop petiot (n'étant pas encore docteur, je suis dans la fumée de ma jeunesse qui a encore tant à découvrir encore - et ne résiste pas de vous voir passeurs, comme Marcel André Henri Félix, mais vous de culture: la vl'à, par l'exemple, ce que c'est qu'un enseignant: nourri de tout, il partage et fait découvrir, sans lourdeur, juste comme ça sur le ton badin de la conversation. Avec légèreté, comme si de rien n'était...).

Pour la Bédé, je m'agenouille devant les scénar dAlan Moore.

Ecrit par : pendariès | 21 août 2006

Passeurs, mais pas pompiers!

Ecrit par : pendariès | 21 août 2006

Elisabeth, il faudra qu'on m'explique comment on peut être à la fois contre la professionnalisation des facs et pour le financement des mêmes par le privé? Cela me semble pour le moins irréaliste!
Bonne journée à tous... Et sans abuser du pif!

Ecrit par : christophe sibille | 21 août 2006

A propos des Ricains, Jean-Paul, tout est bon ou mauvais chez eux. Hier, sur France Inter, j'ai entendu un Algérien musulman "adorant la culture française", un des plus grands chercheurs dans le domaine médical aux USA. Il regrettait d'avoir été obligé de construire sa vie aux USA et non en France. Il faut leur reconnaître qu'ils consacrent beaucoup d'argent à la recherche, et que les études anglo-saxonnes sont d'excellente qualité, ce qui explique la fuite des cerveaux.
Quantité de brillants sujets français ou étrangers se retrouvent hors de France où ils ont des possibilités impensables en France. (Voir le livre d'Elizabeth Altschull).
Garance, moi aussi, j'ai eu un professeur d'allemand géniale, et très exigente, toutes ses élèves ont choisi allemand 1ère langue au bac alors que ce n'était que notre seconde langue.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 août 2006

Christophe, non les choses ne me semblent pas aussi manichéennes que vous le dites. Il y a des diplômes dans des facs actuellement qui sont préparés dans un but direct d'insertion professionnelle sans pour autant que les facs soient subventionnées par des entreprises que je sache.De même que l'on peut très bien concevoir( cela se fait aux Etats-Unis) que de l'argent privé aille dans des facs pour préparer des étudiants à des formations non professionnalisantes.
D'ailleurs il est toujours de bon ton( de gauche) de râler contre les américains en les affublant des surnoms les plus ironiques surtout sur les blogs de profs, il n'empêche que leur fric privé sert aussi à entretenir notre patrimoine historique dont nos industriels franchouillards n'ont que faire.
Enfin, on a le droit de tâtonner et sur ces problèmes de professionnalisation de la fac, je n'ai pas vos certitudes et je cherche seulement à y voir un peu plus clair...

Ecrit par : elisabeth. | 21 août 2006

Ne riez pas, ce n'est pas marrant !!

Ce matin, je lis ce sondage et il s'avère que parmi les candidats socialistes, celui qui serait le plus capable est Jack Lang avec 37% des sondés.
Quand on sait ce qu'il a fait au ministère, cela m'inspire les plus hautes inquiétudes pour l'avenir

http://www.20minutes.fr/articles/2006/08/20/20060820-politique-54-des-Francais-preferent-Segolene-Royal-comme-candidate-du-PS-en-2007.php

Ecrit par : Olivier | 21 août 2006

C'est fou! Quand on arrive au bout de vos discussions, on ne se souvient même plus de quel sujet on était parti tant vous maniez avec allégresse le second degré et les disgressions. Dans ma profession, le moindre mot un tant soit peu de travers, la moindre plaisanterie ou allusion de 2° degré provoque un rappel à l'ordre et la suppression du message. Si j'en parle chez vous, c'est parce qu'il y a ici de nombreux enseignants et qu'il m'a semblé que vous developpiez un certain "élitisme"( je plaisante bien sûr et je vous le précise parce que je suis échaudé par mes blogs pro). Cette profession nécessite obligatoirement un bac S, une classe préparatoire et un concours national d'entrée hypersélectif suivi de quatre années d'étude en Grande Ecole. La conclusion, c'est que_ rassurez-vous pour les LEP d'où sortent des gens capables de lire Le Canard Enchaîné et Charlie Hebdo_ facilité d'apprentissage, excellent niveau scolaire etc... ne sont pas la preuve d'une intelligence supérieure, loin de là. La sélection des meilleurs éléments, recevant pendant deux ans après le bac l'enseignement de la la fine fleur du corps professoral français, produit aussi des gens qui ne savent pas lire au sens où Catmano, qui m'aura reconnue, l'entend. Je la laisse, si elle ne l'a déjà fait, expliquer ce que savoir lire veut dire. Ne cherchez pas à deviner et surtout à écrire le nom de ma profession car notre juridiction interne nous interdit toute critique sur notre confrérie.
Vous qui êtes fonctionnaires avez le droit de vous "mettre sur la gueule" et de critiquer vos instances supérieures sans aucun danger. La liberté vous est laissée. Alors, pour revenir sur les propos d'Elisabeth, attention à la professionalisation des Universités. Je connais un universitaire allemand du Goethe Institut qui m'a dit être venu en France où la liberté d'expression universitaire était préservée. Si les entreprises interviennent financièrement dans les Universités, elles n'autoriseront pas la liberté de s'exprimer différemment de ce que leurs propres intérêts nécessitent. C'est déjà bien dur pour les enseignants du milieu médical qui ont besoin d'argent privé pour financer leurs recherches.

Ecrit par : dobolino | 21 août 2006

Dobolino( drôle votre pseudo), je ne crois pas que l'on puisse critiquer nos instances supérieures aussi facilement que vous le dites, enfin pas ouvertement.D'ailleurs, si c'était le cas il y aurait moins de pseudos sinon, quel intérêt? Cela permet à certains d'avoir du courage ,virtuellement ,sans doute. Car la gent enseignante n'est pas plus courageuse que les autres professions. Et puis en vous lisant, je me disais que comme l'un des sports nationaux les plus populaires pour ne pas dire populistes a toujours été de "taper sur le dos " des profs et de l'EN en général, cela finit par ne plus choquer grand-monde!
Pour la professionnalisation des facs, oui bien sûr si Areva finance une fac, il y aura peu de discours anti-nucléaire autorisé! Mais cela dépend qui finance d'une part et puis d'autre part on en vient à se demander si cela a beaucoup d'importance quand de toutes façons , les médias sont tenues par des crapules qui agissent autrement plus fort sur la liberté d'expression?
Cela fait du bien en tout cas d'entendre d'autres voix que les nôtres sur la question. Bonne soirée.

Ecrit par : elisabeth. | 21 août 2006

De toute façon, si on "ouvre le capital" de l'Université, de quel droit certains seraient autorisés et d'autres non? En état ultralibéral, ce sera au plus offrant...
Vous êtes quelques enseignants à vous octroyer entre vous(dans un blog ouvert à tous les parents d'élèves) le droit de critiquer, d'une façon que je trouve constructive. Si un blog de ma profession s'autorisait une telle ouverture d'esprit( mais où la trouver quand nous sommes tous formatés? Je suis une erreur de sélection...), l'Ordre y mettrait rapidement bon ordre et le créateur du blog se verrait condamné au blâme, peut-être à une interdiction momentanée d'exercer. J'ai eu le malheur de dire dans une de mes interventions que j'étais "connophobe": en deux heures, l'intervention était supprimée et je recevais un mail d'une page de semonce...Je ne l'ai pas lu mais le gars devait se sentir menacé par nos autorités. Une autre fois je citai le nom d'un laboratoire : même régime car risque de plainte.
Donc, je soutiens que vous restez le dernier bastion de liberté même si c'est difficile parce que pour virer un prof agrégé comme M. Brighelli, il faudrait au moins qu'il ait tué un élève.

Abstraction faite de ma profession, lorsque mon mari a voulu critiquer l'instit de mon fils de sept ans au mois d'avril du CE1, celle-ci a arrêté jusqu'à la fin de l'année de corriger les cahiers du petit bonhomme qui a ensuite pris soin de jeter tous les papiers concernant les réunions parents-profs ( c'est pratique car il y a un torrent devant la maison) jusqu'à la fin de sa scolarité primaire. Là, c'est un message pour Toto, RESTE CALME ET ZEN. Je connais les souffrances que tu traverses. Si tu t'énerves, c'est ton gosse qui paiera.Après, il y a le collège qui vaut aussi son pesant de cacahuètes. Viens te défouler ici... Je peux te dire que dans le collège de mes enfants il y a un bon prof de math en 6° et 5° mais, évidemment, il ne va pas tarder à prendre sa retraite...

Dobolino, c'est le chat de ma fille et il est libre. Enfin, il a un petit collier bleu mais il a viré le grelot.
Dernière remarque: les médias disent ce qui se vend, ce que les gens demandent. Eux ne sont pas connophobes mais connophiles. Vous voulez le meilleur des monde, ils vous le donnent car c'est ce qui paie. En France, vous pouvez sans problème lire le Canard Enchaîné, Charlie Hebdo ou aller sur le site Bonnetdane

Ecrit par : dobolino | 21 août 2006

Hello Dobolino, je peux vous certifier, que pour désagréger,
ce bel anonymat, ce n’est que jeu d’enfants, mais ne le ferons pas.
SVP, faîtes revenir Catmano et Toto, je veux qu'ils sachent que je n'ai pas voulu être désagréable, et je n'ose pas leur dire que les mots utilisés n'étaient pas offensants

Ecrit par : D'Enguell | 21 août 2006

Je ne suis pas partie, je lis... Mais, le whisky, le vin, la SF sont vraiment des sujets où j'ai fort peu de connaissances. Il est vrai que, moins de quinze jours avant la rentrée, ça fait du bien de se croire encore vraiment en vacances et de ne pas se prendre la tête avec nos "petits" soucis de "poids morts" du système économique et d'adopter des sujets plus légers. Encore que... après des vacances à entendre : "Tu as vu, ici aussi, ils arrachent... Oh là là, encore une qu'ils n'ont pas travaillée ! ", j'ai de la peine à considérer la viticulture comme un sujet léger.

Ecrit par : catmano | 22 août 2006

Presque 3/5 des domaines viticoles dans l'Aude vont disparaître d'ici 5 ans (faillites, pas de repreneurs, etc.). 2007, centenaire de la révolte des vignerons ne l'oublions pas.

Ecrit par : pendariès | 22 août 2006

"( je plaisante bien sûr et je vous le précise parce que je suis échaudé par mes blogs pro)"

"lorsque mon mari a voulu critiquer l'instit de mon fils de sept ans au mois d'avril du CE1"

Bon c'était juste pour rire, n'est ce pas dobolinette :) Bienvenue sur le Bloug ;) .

Comme dirait Kerys(ForoumF2) :
"Oui, on pourra évoquer les différences d'aptitudes dans le champ cognitif, ce que tout le monde élude, car dire à un (c)on qu'il est (c)on, c'est politiquement incorrect."
Et moi le politiquement 'correct' au bout d'un moment ça me gonfle, surtout quand j'ai un gros naze en face de moi, surtout si ce naze se prend pour qq'un de supérieure uniquement parce qu'il a appris à lire 'correctement'.

Bon mise part ça, je trouve tes posts très intéressants, mais attention, je pense que ta réalité est qqe peu altérée (?)

Je suis là don't worry Le Hell's, mais moi pareil que Cat le whisky ce n'est pas ma tasse de thé... La SF j'en ai lu bcp, mais peu m'ont marqué.. P.K dick A.E van Vogt Assimov. Et tu ne m'offenseras jamais, moi il m'arrive souvent de dire/écrire des âneries. Donc n'hésitez pas à taper dans ces cas là, je vous en remercie par avance...

sur ce bonne journée à toutes et à tous ;)

Ecrit par : toto | 22 août 2006

vous n'êtes pas plus des poids morts du système économique que les éleveurs ovins.Eux tentent d'empêcher la fermeture des paysages, vous des esprits. Dans le genre moral à zéro, ils ne sont pas mal non plus. Ne vous laissez pas toucher par des propos de Café du Commerce. Brèves de Comptoir: très bon théâtre.
Oui, Toto, ma pensée et ma réalité sont altérées et je cherche à me désalterer. Pas facile dans ce monde lisse et uni du politiquement correct...
Je suis sûre que les dessins animés japonais et les couches où même mouillés ils sont secs ont fait cent fois plus de tort que la méthode globale?

Ecrit par : dobolino | 22 août 2006

"Eux tentent d'empêcher la fermeture des paysages, vous des esprits." zyva explique nous comment, pourquoi, toi qui est si smart :o) parce que là je n'ai pas compris. :(
je suis tout ouïe .

"Je suis sûre que les dessins animés japonais et les couches où même mouillés ils sont secs ont fait cent fois plus de tort que la méthode globale?"
tu as vu 'le chateau dans le ciel' (par exemple, il y en a plein d'autre)
Le coup des couches me fait halluciner, qu'est ce qui te fais penser ça ? :o)))))))))))))

Ecrit par : toto | 22 août 2006

Personnellement j'ai appris plein de choses que l'école me cachait (pourquoi? je ne sais pas...) dans les séries animées japonaises ;o)

...En tous cas, cette histoire de la télé mère de tous les problèmes me gonfle! Mon fils passe 8 heures (8!) à l'école et regarde 30 minutes de télé par jour ("il était une fois l'homme" etc)... Mais, s'il n'apprend pas à lire avec Ribambelle et Ratus, c'est forcement à cause de cette maudite demi heure d'oisiveté qu'on lui pardonne après une journée d'étude... Quand ce n'est pas à cause de ma présence même, car, il est connu que "tout se joue à la maison" (j’avoue…je lui ai mis des couches pampers pour ne pas perdre de temps à laver trop de linge ! Depuis il est dyslexique).

Faites de phalanstères et mettez-y nos gamins... j'aurais plus de temps pour mes amants!

Ecrit par : tata | 22 août 2006

je peux savoir ce que t'as fumé dobolinette, je veux bien la même chose ;)

Ecrit par : toto | 22 août 2006

LOL LOL LOL LOL LOL


trop le speudo :))))

Ecrit par : toto | 22 août 2006

Elisabeth, où m'avez-vous lu tapant sur les américains? On peut être anti-bush, (et même de gauche) en restant les pieds sur terre, et mesuré! Je ne suivrai pas la ligne de ceux qui s'allient avec les islamistes par anti-américanisme viscéral.

Ecrit par : christophe sibille | 22 août 2006

Les couches et les dessins animés japonais, c'est du tout cuit bien lisse dans le bec: pas d'effort, pas de contraintes et pas de résultats. De l'absorption facile.Comme les "petits pots mixés" ultra fins. La vie est un long fleuve tranquille. 1/2 heure par jour c'est franchement pas grave. Il y a des gens chez qui c'est de 6H30 le matin à 22H30 le soir. et vous le savez aussi bien que moi. Les miens aussi ont eu Pampers. Aucun rapport avec la dyslexie mais certainement avec le pourquoi et le comment de la méthode globale. Avant, il y avait un truc qu'on appellait le sens et le goût de l'effort qui aboutissait à la satisfaction du travail bien fait et qui était enseigné et enseignable à l'école. Il y a sur ce blog plein d'enseignants bien plus capables que moi pour vous expliquer tout ça.
Je ne rends responsable de rien ou pas grand chose, ni l'école ni les parents.
Je concluerai par un propos de Montesquieu qu'un jour de grande déprime parentale mon fils m'a expliqué: Nous recevons l'éducation de nos parents, puis de nos maîtres et enfin celle de la société qui vient annihiler les deux précédentes.
De l'école, gardez- vous plus le souvenir des cours ou des copains? 8 heures d'école, c'est 8 heures avec les copains aussi et surtout.
Mes mômes sont grands(11 et 15 ans) et plus personne ne me casse les pieds avec les déficits dont ils souffrent du fait de mon état psychiatrique de mère abusive ou défaillante ou tout ce que tu veux parce que je laisse définitivement les enseignants faire leur boulot et ne fais plus le moindre commentaire négatif sur leur travail.

Ecrit par : dobolino | 22 août 2006

et en plus j'arbore un large sourire quand on me met en cause sans plus me défendre. Ce n'était pas les cas quand les enfants avaient 6 ou 8 ans.

Ecrit par : dobolino | 22 août 2006

Je comprend ce que tu veux dire dobolino, mais pour les parents qui ne savent pas ....

toi tu t'es énervée tu as sûrement tout repris de zéro...

Mais les autres, ceux qui n'ont pas internet , ceux qui n'ont pas le temps etc etc etc eux ils subissent et laisse les méthode qui vont du complexe vers le mur détruirent leurs enfants à petit feu ...

"Il y a des gens chez qui c'est de 6H30 le matin à 22H30 le soir." Comment pourait-il en être autrement pour ceux qui partent à 6h pour aller bosser et qui rentrent à 23h ?

Ecrit par : toto | 22 août 2006

Tata, vous me semblez bien désespérée! Pour Toto, Dobolino, Catmano, Prof, et surtout Sibille, qui s'accroche désespérément aux "méthodes intégratives " chères à Goigoux, son pote, je mets ce texte.
Qi l'a écrit?

"Tout le système éducatif français, dans la période où il fonctionnait de manière satisfaisante, était fondé sur quelques principes de bon sens que seul un esprit torturé aurait pu mettre en cause.

Premier principe : certains savent – les instituteurs, les professeurs, les maîtres de façon générale – et certains ne savent pas mais veulent apprendre – les élèves.
Deuxième principe : ceux qui savent transmettent ce qu'ils savent à ceux qui ne savent pas ; ce processus s'appelait l'enseignement.
Troisième principe : l'apprentissage s'effectue tout au long d'un parcours dont les étapes sont des étapes scolaires qu'il faut redoubler en cas d'insuffisance dans les résultats ou d'échec.
Quatrième principe : l'enseignement se distribue en disciplines (français, mathématiques, histoire,…)
Cinquième principe : les disciplines sont elles-mêmes subdivisées en apprentissages distincts (pour le français, l'orthographe, la grammaire, la lecture…).
Sixième principe : il faut savoir lire et écrire pour aborder toute discipline.
Septième principe : l'enseignement procède du simple au complexe.

Pour comprendre la pédagogie Lang-Allègre-Ferry il suffit d'inverser les propositions.
Premier principe : les élèves ( que désormais il faut appeler le « nouveau public ») en savent autant que les « adultes référents » (les ci-devant professeurs).
Deuxième principe : le « public », « coauteur de son projet d'apprentissage », doit exercer sa vigilance envers l'acte de domination pédagogique dont il risque d'être victime de la part d'enseignants qui, pour n'avoir pas été rééduqués dans les IUFM, seraient suspects de vouloir lui distiller des connaissances.
Troisième principe : le redoublement de classe est une pratique contre-révolutionnaire.
Quatrième principe : les barrières élevées entre les anciennes disciplines sont abolies comme l'ont été autrefois, par la Révolution, les ordres et les états.
Cinquième principe : il est interdit sous peine de graves sanctions de citer les privilèges des anciennes disciplines qui prétendaient exercer leur contrôle sur des composantes annexes ; ainsi en était-il de la grammaire, de la conjugaison, de l'orthographe.
Sixième principe : la prétention hégémonique de l'écriture doit être humiliée par la pratique systématique de la faute, sacralisée sous le nom d' « erreur », et la lecture doit laisser place à l'usage urbain – de préférence suburbain – de l'expression orale.
Septième principe : l'enseignement procède du complexe au simple afin d'empêcher toute acquisition durable.

Bien entendu il est désormais interdit de parler de notation : à cette humiliation féodale s'est substituée la pratique de l' « évaluation », elle-même subdivisée en quatre catégories : l'évaluation diagnostique, l'évaluation formative, l'évaluation identificatrice et l'évaluation sommative.
Au faîte de cette pyramide de sottise, l'auto-évaluation, sorte d'autocontemplation de l'âne en sa litière. "

J'ajoute que à la suite du non apprentissage de la lecture de bonne qualité et à haute voix, du non apprentissage de récitations, de l'AR-TI-CU-LA-TION, nous avons assisté à un concert de qualité de l'orchestre universitaire. Huit jeunes instrumentistes ont présenté un auteur et une oeuvre : bouillie verbale incompréhensible, sauf par une jeune fille. Au cinéma et au théâtre, j'ai remarqué que souvent des phrases sont incompréhensibles.
Amitiés.
Anne-Marie.
PS : à écouter demain matin sur France culture (à moins que ce ne soit France-Inter) à 9 h Hervé Hamon, qui est si j'ai bonne mémoire un redoutable pédagogiste. (Tant qu'il y aura des profs, Tant qu'il y aura des élèves)

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 août 2006

J'ai horreur des pots blédina. J'ai toujours fait des compotes maison pour mon bébé. Mais, la maman de Marine ( qui achetait ces pots dégoûtants...) elle n'a pas eu mes problèmes avec Ratus! Sa fille savait lire couramment au mois de décembre :o(.

Le prochain bébé, j'achèterai Blédina et passerai le temps des compotes à faire du B-a.ba... Comme cela, on ne me dira plus que chez moi c'est "défavorisé" (eh oui, parce que si ton fils ne lit pas, c'est que tu habite un endroit « défavorisé »; tu le fais vivre peut-être dans un « deux pièces » ; tu es un irresponsable d'avoir fait un enfant alors que tu habites un « deux pièces » (surtout si tu es étranger et que tu n'as pas compris à quel point il faut être aisé pour parler, lire, écrire en français);tu avais peut-être 18 ans quand tu l'as eu? quelle conne! comment veux-tu qu'il apprenne à lire? tu ne l'as pas entouré de livres peut-être - bordel!- tu parles un français pourri ...et même la méthode mixte, qui fait des miracles paraît-il dans d'autres milieux, ne peut rien dans ce cas...


Alors tu sais quoi Goigoux?
PRRRRRRRRRRRRRRRR, le prochain bébé j’achète Blédina et je lui fait du B-a. ba! Et je le laisserai regarder la télé pendant que ses camarades se feront lobotomiser en maternelle!

Ecrit par : tata | 22 août 2006

Eh, Toto=Tata, je t'ai démasqué! Fais vite un deuxième gamin!
Pour Catmano, que j'admire beaucoup. Tu peux aller sur Reconstruire l'école, livres anciens, tu y trouveras des livres de calcul d'autrefois qui peuvent te donner des idées pour faire manipuler les enfants et que tu peux imprimer comme guide. J'ai confectionné ainsi pour ma fille des petits paquets de 10 buchettes : avec des bambous en démontant des sets de table chinois qu'on trouve dans les grandes surfaces, et en les liant avec des élastiques. Les petits aiment beaucoup.
Autrefois, on apprenait toutes les opérations dès le CP.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 août 2006

Ah non! tata c'est tata, toto c'est toto!

Ecrit par : tata | 22 août 2006

Visite dans le Musée de l'Occupation lettone (1940-1991). Je le savais déjà, mais: définitivement nazisme = communisme = nazisme.

Ecrit par : pendariès | 22 août 2006

J'ai retrouvé mes cahiers d'école. Nous aussi nous abordions les quatre opérations en CP, mais avec des nombres inférieurs à 20 et en utilisant les réglettes colorés. Puis, en CE1, on continuait avec le même principe en découvrant les autres nombres... La maîtresse corrigeait et nous faisait refaire ce qui n'allait pas... jusqu'à ce que ça aille...

Je n'ai jamais perçu la division ou la multiplication comme quelque chose de plus compliquée que l'addition... c'était la même chose, avec une fonction différente.

Ecrit par : tata | 22 août 2006

A ne pas démordre dans les cours d'Histoire. Bien sûr en n'oubliant pas la particularité de la Shoah.

Ecrit par : pendariès | 22 août 2006

Pampers et l’ « enfant nouveau »

En 1948, Françoise Dolto écrivait (« Au jeu du désir » p 38, 39) : « J’ai essayé d’aider bien des mères. Malheureusement, lorsqu’on leur dit de laisser l’enfant libre dans sa façon de manger et d’excrémenter, elles croient que cela veut dire : ne vous occupez jamais de lui. Bien au contraire, cela veut dire : occupez-vous beaucoup de lui, mais de ce qu’il fait, de ce qu’il dit, de ce qu’il désire. Parlez, ayez des colloques avec lui à propose de tout échange sensoriel, y compris en ce qui concerne les aliments et les excréments, de manière qu’il comprenne, quand vous le changez, où vont ces excréments sortis de lui. [...] L’expérience montre que lorsqu’un enfant devient capable de monter ou de descendre seul quatre ou cinq marches d’une vulgaire échelle de ménage (qu’il n’y a qu’à déplier toute grande pour l’occuper pendant des heures) et qu’il a découvert le plaisir de jouer avec l’eau pendant des heures, cet enfant acquiert la propreté sphinctérienne. Il est propre parce que cela l’inscrit dans une identification aux adultes auxquels il pose la question : que vas-tu faire au « cabinet » ? L’adulte le lui explique et l’enfant désire en faire autant. »
Une petite anecdote maintenant : Printemps 2006, S, un futur élève, 3 ans, se promène en compagnie de son papa aux alentours de l’école. Tous deux s’arrêtent au portail et S. regarde avec envie les enfants qui jouent dans la cour. Je m’approche, dis bonjour au papa et à l’enfant et demande quand il fera sa rentrée. Le papa me répond : « Oh, il a très envie de venir mais il n’est pas encore propre, il ne demande pas.
- Vous le lui avez proposé ?
- Quoi ?
- Est-ce que vous lui avez déjà demandé s’il voulait essayer de faire pipi dans le pot, comme les grands ?
- Ah non, il faut le leur demander ? Je ne savais pas, je croyais qu’ils demandaient tout seuls... »
Et moi de partir dans une grande explication sur l’apprentissage de la propreté, l’enfant qu’on met sur le pot à heure à peu près fixe après avoir repéré certains petits signes qui ne trompent pas, etc. etc. Le papa, ravi, est parti sur le champ « en parler à sa femme ». Il m’a même dit : « C’est génial, si au moins le grand n’avait plus besoin de couches, ça ferait de sacrées économies ! » Une semaine ou deux plus tard, S a fait sa rentrée...
Tout ça pour dire que les vendeurs de couches se sont engouffrés (Word me dit que mon « s » est en trop, c’est vrai ? Je galère toujours avec les verbes pronominaux) dans la brèche que Dolto avait ouverte, que beaucoup de monde (pas que les parents, les crèches et haltes garderies aussi) a complètement mis de côté sa mise en garde sur le « occupez-vous de lui », qu’avec des couches « même mouillés, ils sont secs », le côté sensoriel de l’affaire est très bien évacué (c’est le cas de le dire) et qu’ils ont si bien réussi leur coup qu’ils n’ont même plus besoin de faire de la pub à la télé. Quant au « laisser l’enfant maître de ses apprentissages », ça ne vous rappelle rien ?

Ecrit par : catmano | 22 août 2006

Pour Anne-Marie : merci de tes conseils, j'y suis déjà allée sur tous ces sites, j'ai aussi fait des achats dans les brocantes... Le problème, c'est que si nous, nous avons le droit de raconter des trucs sur des blogs, nous avons quand même des inspecteurs, et des cahiers de maths abordant la division au CP... même si les élèves le vivent bien, ce n'est pas sûr que ça passe... Et puis, ce serait repousser le problème de l'ennui aux classes supérieures (CE2 pour moi). Ce qui ne m'empêche quand même pas de montrer régulièrement à mes CE1 qu'on peut se passer du schéma ou de la multiplication à trou pour résoudre un problème de partage en utilisant un signe tout bête ":"... et bien sûr, ils s'en servent. Et l'année dernière, mes GS adoraient jouer avec les CP au jeu "combien de doigts ?" même quand on en était à 7 enfants qui montrent tous leurs doigts et un qui en montre trois.

Ecrit par : catmano | 22 août 2006

Je ne m'accroche désespérément à rien du tout, Anne-Marie. Simplement, dans votre monde en noir et blanc, quand on n'est pas à fond pour quelque chose, on est à fond pour l'opposé. Certitude qui entraîne un raisonnement désespérant de vacuité, et dans lequel les couleurs n'ont pas droit de cité. Et, accessoirement, qui empêche de lire ce qu'écrivent les gens avec qui vous parlez et qui ne partagent pas à cent pour cent votre point de vue.
Merci en tous cas à Dobolino, qui me semble avoir une vision assez juste du problème.

Ecrit par : christophe sibille | 22 août 2006

eh! mon pauvre ça fait trente cinq ans que j'ai une grande soeur et 46 ans que j'ai un père et trente deux ans que j'ai une deuxième épouse de mon père qui me saoulent de discours sur la décadence de l'enseignement. Je suis un faux candide. En plus, j'ai fait des études que le bon peuple croit très difficiles en un temps record car vous pouvez pas imaginer à quel point je me suis fait ch... à l'école.
Pour Anne-Marie: j'ai manipulé les buchettes en CP et comme j'avais de la peine, la super instit, Melle L. déjà décrite m'a dit: tu es bête! ta soeur est beaucoup plus intelligente... Belle époque: je passais le bac que j'y croyais encore. Alors ne me parlez pas de buchettes je les vomis, moi la déficiente mentale de la famille. C'était pas toujours le top il ya 40ans.
Enfin, un petit message pour Pendariès: vous avez l'air très préoccupé par les persécutions. Si vous êtes comme moi issu d'un peuple "élu" ( parpaillots, arméniens, juifs), ça se règle en deux temps trois mouvements sur un divan. Après, on ne passe plus son temps à se vanter d'avoir été persécuté ( se croyant ainsi d'une essence supérieure) et à mettre à toutes les sauces les persécutions, ce qui est pénible à la longue et de peu d'interêt.
Maintenant, si celà relève d'une frustration parce que vous êtes français de souche et catholique et que vous aimeriez être un persecuté, vous avez le choix entre l'homosexualité et les Témoins de Jéhovah. Vous pourrez enfin revendiquer pour votre propre compte les holocaustes.

Ecrit par : dobolino | 22 août 2006

A toto et tata. Si ma fille a finalement appris à lire entre le CE1 et le CE2, c'est parce que Catmano m'a refilé le livre qu'elle vous conseille aussi à : Bien lire et aimer lire. J'ai eu autant de problèmes que vous mais le pire fut un fils qui avait appris à lire à trois ans sur les poteaux indicateurs et les emballages d'aliments avec ses grands-parents, vieux paysans de montagne dotés du certif.

Ecrit par : dobolino | 22 août 2006

pour toto: je veux bien t'expliquer ce qu'est la fermeture des paysages mais ça n'a vraiment rien à voir avec l'enseignement même si ça se rapproche de la fermeture des esprits alors va sur un site agricole et pose leur la question

Ecrit par : dobolino | 22 août 2006

Tenez, voilà qui promet pour les années qui viennent: la privatisation est en route...

En application des directives européennes, comme le décret du 22 août 2005 pris à la suite de la loi Fillon du 23 avril 2005 « d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école » l’y autorise, le ministère de l’Education nationale s’engage dans la voie de la privatisation de la certification et de l’enseignement des langues étrangères, aujourd’hui l’anglais et l’espagnol.

Le 9 août, il lançait deux appels d’offre intitulés « fourniture d’une certification permettant d’attester du niveau de compétence atteint en anglais (et en espagnol) des élèves issus des collèges et lycées relevant des établissements scolaires français, et prestation de formation associée, pour le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche ».
Tiens, je vais écouter un peu de Brahms pour me remonter le moral...

Ecrit par : elisabeth. | 22 août 2006

Dobolino, êtes-vous stupide?

Ecrit par : pendariès | 22 août 2006

Je crois que vous êtes stupide, en effet quant à votre analyse de la "persécution"... Je suis prof d'Histoire et de Lettres. Et quand on est curieux de ces choses-là, on exprime sa rage. Ou vous êtes débile (dans tous les sens du terme), mais alors là, je vous pardonne votre connerie. Et vos conseils psy gardez-les dans votre gorge. Ca fait se poiler les oiseaux et les escadrons de cons.

Ecrit par : pendariès | 22 août 2006

Et de connes, car la femme est égale, non?

Ecrit par : pendariès | 22 août 2006

Moi, je balaie ca de la main. Et ne ris pas.

Ecrit par : pendariès | 22 août 2006

Gogolino, si je voulais être persécuté, je n'aurais qu'à changer de sexe. Et prendre celui qui est entre vos cuisses.

Ecrit par : pendariès | 22 août 2006

Holà, holà, holà ! On se calme…
Pendariès, un petit conseil : quand quelqu'un sort une énormité, frappez ou laissez passer. La riposte au même degré est inutile. La réflexion de Dobolino sur la persécution était parfaitement stupide — on peut se le dire, hein, nous sommes entre nous… Mais vos réactions épidermiques ne volaient pas haut.

Au passage, quelqu'un a-t-il déjà évalué la bêtise redondante du néologisme "conne" ?
Pour la petite histoire, le mot "con" passe à la métaphore probablement sous l'Empire ou la Restauration : première trace écrite dans une lettre de Stendhal à Crozat en 1816, inévitablement, et en 1831 dans une lettre de Mérimée, qui semble impliquer que Beyle était le principal diffuseur — l'inventeur ? — de l'usage métaphorique du mot — quand vous serez à la retraite, les uns et les autres, procurez-vous cette double correspondance, c'est passionnant.
Mais certains dictionnaires (Jacques Cellard / A1lain Rey, Dictionnire du français non conventionnel) citent une phrase d'Andréa de Nerciat (l'immortel auteur de Félicia ou mes fredaines, 1775), antérieure d'un quart de siècle, où le mot alimente une comparaison ("raisonner comme un con") qui indique un premier glissement vers l'abstraction.
Au passage, je signale aux érudits de passage que dans le contexte (Nerciat, les Aphrodites, 1793) ;est accusé de "raisonner comme un con" un individu qui nie les plaisirs de la sodomie… D'où l'hypothèse de Cellard / Rey selon laquelle la comparaison est née dans des sociétés de bougres qui méprisaient la femme métonymisée à son "hyster"…
La dissociation sémantique du terme physiologique et de l'insulte est évidente dès le début du XIXe siècle, comme en atteste l'apparition de "déconner" où le sens du préfixe est manifestement perdu, "déconneur" et… "conne", acquisition par ces dames d'un terme symétrique aux "couillons"…

Cela pour dire qu'il n'y a pas de sexe qui persécute particulièrement l'autre, Pendariès. Dois-je vous rappeler que ces imbéciles disent "prendre une femme" alors que techniquement, j'ai un peu l'impression que c'est le contraire, non ? D'où le mythe du vagin denté.
Par parenthèse finale, il y a une très belle image subliminale de vagin denté dans Blanche-Neige version Disney (quand la pure jeune fille se penche vers le puits, sur la margelle duquel sont installées des colombes, et que le dessinateur, à l'image suivante, la représente vue d'en bas, avec les queues d'oiseaux formant une ceinture de dents à un cercle noir…).
Ah, un peu d'érudition le matin, il n'y a que ça pour vous remettre en forme. Sept heures et demie ici, deux heures de plus en Lettonie ? À propos, quand rentrez-vous de Riga, cher ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 août 2006

Je sais monsieur Brighelli que je ne volais pas haut (comme vous le laisser entendre: au même niveau que la dame), que j'étais insultant (à l'instar de cette dame vis à vis des vrais persécutés). Mais hier soir en lisant ça, et après avoir été pris au ventre par ce que j'ai vu dans le musée de l'occupation lettone (les nazis, les horreurs communistes, la déportation massive dand les rangs d'une petite nation. Daugavpils est une ville qui est habitée par 17 % de Lettons, le reste de Russes... Imaginez comment Staline a pu créer cette situation...), je n'ai pu réagir que par les tripes. Il était tard. Je vais suivre votre conseil et ne pas répondre à ce genre d'imbécilités.

Quand j'écrivais "prendre celui qui est entre vos cuisses", je voulais poursuivre l'idée: devenir une femme. Je me suis mal exprimé. Je ne veux surtout pas jouer à l'anatomiste. Mille pardons aux personnes que j'ai pu ébouillanter par cette phrase mal pensée, donc mal écrite.

Ecrit par : pendariès | 23 août 2006

faute corrigée: "vous le laisseZ"

Ecrit par : pendariès | 23 août 2006

bonjour Dobolino,

"Alors ne me parlez pas de buchettes je les vomis"

Il ne faut pas confondre buchette, et prof débile.

a mon humble avis.

Tata l'a très bien expliqué, quand elle se trompait, sa "gentille" prof ne l'insultait pas, elle lui faisait refaire l'exercice plusieur fois. Répétition, répétition, répétition....

Au sujet des Gparents et des étiquettes, j'imagine que la progression était nul ? Mais tu n'en dis pas assez, donc je mets mon sens .
;)

Penda tu es un peu à cran en ce moment tu devrais faire un break amha.

Ecrit par : toto | 23 août 2006

Monsieur Brighelli, lire, écouter un propos érudit qui n’est pas pédant est un grand plaisir venant du cerveau et se diffusant dans le corps. Merci, vous avez éclairé ma matinée (1 heure en plus par rapport à la France), avant de préparer ma valise. Je prends l’avion en effet cette / cet après-midi. Compagnie : British Airways. Je passe par Londres : je vais goûter à la folie des aéroports anglais quelques semaines après les tentatives d’attentat.

Une anecdote : hier, à midi, au restaurant universitaire de Riga, je mangeais avec un ami français roumanophone (langue apprise à la fac – il reste encore quelques chaires en sursis, à Montpellier, concernant la/les langue(s) de nations généralement considérées comme « insignifiantes »), et nous identifions un poète. J’avais acheté, traduite en Anglais, une anthologie de la poésie « post-prophétique » (après l’indépendance et 1991). C’est Leons Briedis (née en 49). Qui, étudiant entre 1972-74 l’Espagnol et la littérature en Moldavie, à Kishinev, a été renvoyé dans son pays – car trop proche des cercles intellectuels démocratiques locaux… Il est traducteur de poésies roumaine, swahilie, albanaise, russe, polonaise, latine, anglaise… Mon ami et moi sommes allés le saluer. Il a rougi comme un gosse d’avoir été reconnu par deux jeunes Français. Nous avons son mèl. N’est-elle pas belle la vie ? Je suis plein de bonnes choses, enrichi – je vais bien, et suis prêt pour la rentrée ; j’espère pouvoir partager cette « nourriture » intérieure avec mes élèves. Qu’ils la recevront.

Ecrit par : pendariès | 23 août 2006

nous "identifIIons", un "i" de l'imparfait, c'était fait la belle...

Ecrit par : pendariès | 23 août 2006

Bonjour

Je tiens juste à dire que je partage vos réactions quant au commentaire de Dobolino/Topolino: Encore une qui a mal digéré le "Livre noir du communisme" peut-être? La France en regorge, prière de s'adresser à Maxime Gremetz pour plus de renseignements...

Bref quand Dobolino dit que les pleurnichards sont légion sur ce blog j'approuve du chef tout en comprenant votre " désespérance" mais sa sortie sur la victimisation de Pendaries est ahurissante.

Je pense honnêtement que Pendaries n'a rien d'un Dieudonné ou d'un membre du non moins sympathique Betar, il n'est pas non plus "indigène de la République" mais seulement un individu qui découvre la tragédie d'un peuple pris en étau entre deux gros vilains affamés.
Il se trouve que je connais ce musée et un peu les Lettons, ils pourraient à juste titre revendiquer, exiger des réparations, mettre en avant leurs souffances mais ils ne le font pas. Les Lettons, comme les autres Baltes d'ailleurs, ne songent qu'à aller de l'avant sans se retourner exagérément sur un passé déjà largement exorcisé même s'il reste du boulot à faire. Si Dobolino veut du névrosé victimaire qu'elle aille sur le forum de Oumma.com ou sur le site des Ogres!
Au fait Toto fais un break toi aussi, je t'invite à visiter les pays de l'est, tu verras ça change de la pédagogie; les filles y sont jolies et féminines, la bière pas chère et l'accueil fabuleux.

Ecrit par : pantocrator | 23 août 2006

Bonjour pantocrator,

Merci de tes conseils, mais je ne suis pas trop bière, et j'ai la plus belle des fifilles à la maison, pourquoi j'irai me faire "suer" chez les lettons ?

et ne me fais pas trop "suer" sinon je te le fais à la penda ;)

Moi j'aime bien dobolinette . Elle a vécu des trucs hard avec son gamin, et je comprend sa rage.

Ecrit par : toto | 23 août 2006

juste un mot pour panto.

regarde la différence de ton mon poussin:

"Penda tu es un peu à cran en ce moment tu devrais faire un break amha."

"Au fait Toto fais un break toi aussi,"

méfie toi parfois je pars au quart de tour ;)

Ecrit par : toto | 23 août 2006

Merci du conseil, Elisabeth. De Brahms, je fais jouer la Symphonie n°3 en Fa majeur que Gainsbarre détourna.

Dobolino, je n'aime pas plus la curée Muslim que la croisade albigeoise, mais comme "ils y disent" devant les clubs fermés : ça va pas être possible. Et si le nonce* vous semonce, votre semoule nous moule...

* Allusion au personnage qu’interprête Jean Rochefort, dans “Que la fête commence”

Ecrit par : D'Enguell | 23 août 2006

L'histoire des bûchettes, c'était juste pour dire que toute méthode d'enseignement peut devenir catastrophique entre des mains incompétentes ou frustrées. Faire entrer Dolto à l'école ou à la maison, en ne retenant que ce qui allège la charge éducative ou enseignante, c'est-à-dire en n'y comprenant rien est aussi catastrophique. A bon enseignant, bon élève. A bon menuisier,bon rabot. A bon machin, bon bidule...
J'ai aussi vécu des trucs hard avec ma maman qui de dix ans à quatorze ans et demi a vécu dans la terreur de la Gestapo...ce qui n'est pas étranger aux trucs hard que j'ai vécu à l'école avec mon fils où je me suis fait traiter de mère juive(sic: salut, bête immonde!) par le corps enseignant. Gros bisous à Pendariès(je sais qu'il est dur de digérer toutes ces horreurs). Néanmoins, faites attention en essayant de faire comprendre aux ados l'atrocité des persécutions raciales car les réactions peuvent être décevantes. Je vous donnerai un exemple, avant de clore pour ma part ce débat.
En classe de troisième, mon fils fut chargé par sa professeur d'histoire de préparer un exposé sur la question juive en France sous le gouvernement de Vichy.
La professeur présente ainsi l'exposé: "Pierre, dont l'arrière grand-père était juif allemand réfugié en France..." Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que fusait à haute et intelligible voix: " c'est pour ça qu'il est aussi taré ce mec!". La prof. n'a pas réagi. Qu'en pensez-vous, enseignants de collège? Comment auriez-vous réagi dans un département où le vote F.N. frôle ou parfois dépasse les 30%?
Pour ma part, je sais que l'antisémitisme est une bête immonde, momentanément calme en Europe, qui ne dort que d'un oeil, et qu'à trop en parler et le mettre en exergue on l'aiguise. C'est l'avis que mes parents, très férus d'histoire, et mon grand-père, pacifiste acharné anti-sionniste, ont tenté de m'enseigner à l'adolescence. Il m'a fallu arriver à l'âge mûr pour m'en convaincre quoique, ainsi que vous avez pu le constater, mes réactions restent épidermiques.
Pour les persécutions politiques du type Staline, c'est évidemment totalement différent.
Votre opinion sur la réaction ( le silence) de la prof d'histoire m'interesse plus...

Ecrit par : dobolino | 23 août 2006

j'aime bien ton post dobolinette.

J'ai vu/entendu des trucs semblabes, je suis à Paris dans un arrondissement de Gauche...

Le souci pour "ces" enfants, c'est qu'ils n'ont pas les bons repères, on a baclé leur instruction, ils partent en vrille, ne comprennent pas ce qu'ils disent/lisent ...
Et ils ont (aussi) des parents abrutis ....

je ne jugerai pas la prof sur si peu d'information ;)
Et j'ai eu certains profs "bizarre" et parfois je me demande si les origines de ma mère n'ont pas contribué ce que l'on me traite 'bizarrement' ?
Mais on est en France n'est ce pas, donc il y a un peu de tout ;) ils sont 'bizarre' les céfrans, mais ils ne sont pas méchant ....(?) à mon humble avis ... Un peu bête, ça oui...
Mais à qui/quoi la faute (!?!)

(intéresse ;) fatiguant d'écrire, hein! )

Ecrit par : toto | 23 août 2006

tu sais toto y'a des c...partout! Y'en a pas plus en France, c'est juste parce que tu y vis. Etats-Unis: je lis Faulkner. Russie: Tolstoï. Allemagne: Goethe etc... alors forcément ça peut paraître plus top...
Au fait, je ne fume pas la moquette, c'est de naissance et je l'ai payé très cher... Je n'arrive pas à guérir.
Si t'étais en classe avec catmano elle te ferais mettre un "s" à méchant au C.P. et ça te deviendrait évident très vite.
"cent fois sur le métier remettez votre ouvrage"
Quant à la prof, 30 ans de carrière, de toute évidence démocrate, républicaine, pas communiste et passionnée par le Siècle des Lumières, plutôt sympa et se battant pour l'ascenceur social, et, de ce fait(?), un petit peu sectaire face à des enfants issus de "l'élite" comme mon fiston. Mais, là, c'est peut-être ma paranoïa héréditaire qui me dicte ces mots. Très bosseuse en tout cas. Probable PEGC car elle enseigne aussi le Français.

Ecrit par : dobolino | 23 août 2006

je dis aussi des âneries (au sujet des céfrans ;) )


'c'est peut-être ma paranoïa héréditaire '
C'est un truc que je comprends ;)

Merci pour le complément d'information, il me manque encore le poid et la taille des protagonistes ;)


Pour le 's' et les autres.... Je suis certain que si j'avions eu Cat j'aurrions pas été dans le même état aujourd'hui....
La Global/mixte Poucet l'instit et les parents abrutis/jeunes que j'ai eu et les grands parents absents du côté de mon père présent du côté de ma mère ne m'ont pas aidé.

longue histoire ....

Mais je le redis, désolé, si les méthodes sont 'correctes', même si les instits et/ou les parents sont abrutis, les enfants pourront s'en sortir . J'en suis sûr...

Ecrit par : toto | 23 août 2006

Je ne veux pas tout dévoiler de ce que je suis en train d'écrire, mais il y a un chapitre où je m'émeus des propos de ceux qui trouvent que "sale feuj !" est devenu une injure courante — et donc admissible…
Il y a de toute évidence un retour de l'anti-judaïsme — massivement. Or, jamais on n'a autant étudié la Shoah (trois fois, sauf erreur, dans la carrière d'un élève). C'est donc que le discours professoral, coupé de tout contexte (le Traité de Versailles, Weimar, l'arrivée d'Hitler au pouvoir — mais aussi l'antisémitisme de bon ton français des années 1860 à 1945, la crise de 29, l'antisémitisme soviétique, etc. — bref, la CHRONOLOGIE) ne passe pas. Il est plus que temps de rétablir un vrai savoir au lieu de faire des cours de morale "citoyenne" qui n'ont aucune légitimité, aux yeux de certains élèves, face à ce qu'ils reçoivent sur les paraboles installées dans les cités.
Parce qu'on évoquait plus haut la responsabilité des médias. Je veux bien admettre que TF1 fait de la merde, et que les autres n'en sont pas très loin. Mais avez-vous jeté un coup d'œil sur ce que les ghettos banlieusards, où chaque balcon héberge une parabole, reçoivent comme bourrage de crâne ?

Tiens, une blague juive avant de partir bronzer (ici, grand beau…) — puisqu'aussi bien je ne sais plus qui parlait de "race élue" ci-devant…

Un Juif rentre précipitamment dans un baraquement d'Auschwitz, et voyant deux coreligionnaires en train de prier :
- Chut ! chut ! Arrêtez ! crie-t-il.
- Quoi ? Que se passe-t-il ? Un kapo ? Les SS…
- Non ! Mais Dieu pourrait vous entendre et s'apercevoir qu'il reste un Juif en vie…

JPB

Ecrit par : brighelli | 23 août 2006

leur fait-on correctement étudier la shoah?
une de mes filles en cm2 vient de prendre connaissance de ses cours qu'elle vient de recevoir et nous a fait une réflexion à propos de ses cours d'histoire (heureusement nous avons été et sommes toujours derrière pour la guider dans cette matière). De nouveau , son premier cours porte sur la préhistoire, en riant elle nous a dit après je vais encore étudier Napoléon puis Louis XIV puis Louis XVI et de finir par un constat affligeant: à quoi ça sert qu'on refasse tout le temps les mêmes cours si on comprends pas ce qui s'est passé à ces périodes là...elle n'a que 9 ans et demi mais déjà , du fait que nous lui avons "enseigné" où plus exactement raconté l'histoire non seulement chronologiquement mais aussi en l'obligeant à chaque point abordé à en faire une analyse "critique"et à comprendre ce qui pouvait dans une période donnée annoncer où expliquer ce qui pourrait en découler. L'histoire est vivante et n'est pas un fossile comme on a trop tendance à le montrer dans les livres quand ils en ont un en classe. On lobotomise tellement les gamins qu'on en arrive à leur passer "la shoah" en boucle, image percutante à l'appui et ils regardent cela en boucle comme un film d'épouvante qui leur donne des frissons...
alors je repose la question autrement:
qu'attend-on d'eux quand on leur parle shoah sans les amener à une réflexion sur la question du génocide en général car n'oublions pas d'autres génocide à échelle moindre mais tout aussi grave (Arménie, rwanda, timisoara et tous les uatres entre autre celui plus lent des indiens d'Amérique du Nord....) ?
alors non l'injure "sale feuj" ou même "sale arabe" ou "sale nègre" n'est pas admissible pas plus que sale con d'ailleurs!
alors comment leur parle-t-on de la shoah pour qu'ils en soient amené à utiliser des termes qui ne devraient plus avoir cours?

ps:
désolée si il y a des fautes d'orthographe mais je n'ai pas le temps de relire
bonne journée à tous

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 23 août 2006

Dobolino, vous parlez d'un prof qui défendant "l'ascenceur social" est un peu "sectaire vis-à-vis des enfants de l'élite". J'interviens là-dessus parce que ce n'est pas la première fois que j'entends cela. Le collège unique avec ses classes trop hétérogènes obligent les profs à faire du moyen qui passe pour tout le monde et qui laisse tomber les désespérés et les meilleurs qui s'ennuient. Dans mon bahut, il y a un peu de tout. Des profs qui font du "pour tout le monde" et les très bons s'ennuient, et quelques-uns qui investissent tout leur temps sur les élèves très en difficulté, et les meilleurs s'ennuient aussi.Le programme n'est alors jamais fini. Bref le collège ne nourrit pas correctement les meilleurs et je connais bon nombre de collègues qui s'en réjouissent( certains développent une haine de l'élite qui me choque chaque année) et me disent " Ceux-là ils s'en sortiront toujours".
Et c'est vrai pour les "bons"favorisés socialement pas pour les autres. Et je trouve cela injuste tout autant que de laisser tomber des élèves en difficulté. C'est au collège que tout cela se joue; c'est pourquoi il faudrait absolument supprimer ce collège unique.
Mais bon, à l'allure où les choses vont la question ne se posera plus vraiment. C'est marrant, personne à part d'Engell ne semble avoir pris au sérieux la petite info sur l'appel d'offre faite à des boîtes extérieures pour l'enseignement de l'anglais et de l'espagnol. C'est pourtant une belle attaque contre la transmission des savoirs. S'il y a aussi peu de réactions, le ministére va vraiment privatiser sur du velours!
Dernière chose pour JPB: je suis en train de lire le petit ouvrage que vous fîtes et fort bien sur l'homme qui est passé de "la charrue à la plume" et je me dis qu'il va être très exploitable avec mes élèves. Et je vous en remercie.D'ailleurs, puisque vous êtes dans l'édition , je voudrais vous dire que je trouve très chouette le fait d'éditer des petites nouvelles d'auteurs qui seraient difficilement abordables par le biais de leurs romans.
On peut allier ainsi la qualité d'une écriture littéraire sans les inconvénients d'une épaisseur rédhibitoire pour certains collégiens. Vanina Vanini marche bien aussi et j'ai parfois fait quelques nouvelles de Balzac quand il était possible de les trouver dans ces collections scolaires et peu coûteuses.
Pensez-vous que d'autres éditions soient prévues dans ce sens? Je l'espère en tout cas. Bon après-midi.

Ecrit par : elisabeth. | 23 août 2006

voilà JBP ce que je voulais dire et merci. on l'enseigne trop et on banalise. J'ai eu une heure de cours au collège sur les camps de concentration et les parents pouvaient nous autoriser à ne pas y assister par mot écrit. De même au lycée avec la projection de Nuit et Brouillard.
Une anecdote. mon fils (toujours lui, quelle plaie ce môme...) lit à ses camarades de 4° Le cantique des Cantiques en salle de perm. Trois crânes rasés se jettent sur lui, le tabassent en lui crachant :"sale arabe, range ta bible", devant le pion impavide.
Horrifiée, j'en réfère au principal qui convoque les protagonistes. Conclusion de l'affaire mon fils se prend un savon, sans heure de colle(ouf):
1° sale arabe, ce n'est pas une injure
2°ils ne t'ont pas frappé pour te faire du mal, c'est un geste amical chez les ados et il serait temps que tu apprennes à communiquer normalement.
3° tu n'as qu'à lire des choses normales( je suppose qu'il voulait parler du bulletin des supporters de l'OM)
4° ta mère et toi êtes des paranoïaques.
Ce qui m'ennuie là-dedans c'est: sale arabe n'est pas une insulte mais un terme amical. On en revient à votre sale FEUJ
Personne n'a eu l'idée de rappeler à ces anges que la Bible n'était pas le livre saint des "arabes" assimilé, je suppose, à islamiste. Il est vrai qu'on peut être arabe et juif.
Il y a même, P. , des arméniens juifs anti-communistes qui vivaient en Arménie soviétique sous Staline...

Ecrit par : dobolino | 23 août 2006

"1° sale arabe, ce n'est pas une injure
2°ils ne t'ont pas frappé pour te faire du mal, c'est un geste amical chez les ados et il serait temps que tu apprennes à communiquer normalement."

est-ce à dire que je peux aller taper(amicalement) & insulter(amicalement) mon ancienne dirlo&instit; sans risquer qu'elles m'envoient les keufs ?

ce serait trop cool !
ils sont bien dans cette école...

Moi comme je l'ai djà dit, je serai dans le privé l'année prochaine. Je vous raconte pas l'acceuil... Super tiptop gentillesse et tout et tout, à l'écoute etc etc etc

Et même que je paye la cantine 2 fois moins cher que dans le public.... dingue non ?
Et que si j'arrive à la bourre, ils ne me jettent pas mon gamin sur le trottoir. dingue non ?

je vous raconte pas comment ksa rassure ;)

Ecrit par : toto | 23 août 2006

"Votre nombril est comme une coupe faite au tour, où il ne manque jamais de liqueur à boire. Votre ventre est comme un morceau de froment, tout environné d elis.
"Vos deux mamelles sont comme deux petits jumeaux de la femelle d'un chevreuil…
"Votre taille est semblable à un palmier, et vos mamelles à des grappes de raisin.
"J'ai dit : je monterai sur le palmier, et j'en cueillerai des fruits, et vos mamelles seront comme des grappes de raisin, et l'odeur de votre bouche comme celle des pommes.
"Ce qui sort de votre gorge est comme un vin excellent, digne d'être bu par mon bien-aimé et longtemps goûté entre ses lèvres et ses dents…"

Alors, comme ça, il lit ça en classe, le chérubin ?

J'incite régulièrement mes élèves à lire la Bible et ses alentours, en leur assurant que c'est une saga pleine de sang et de sexe. C'est une motivation comme une autre — en tout cas supérieure à l'hypothétique présence de l'Esprit sein, comme dirait d'Enguell.

Cela dit, ce que raconte Dobolino est effarant (je peux vous citer ? Ça me plaît beaucoup, le "sale Arabe" à propos du Cantique des cantiques…
JPB
PS. Elisabeth, j'ai arrêté de diriger ou de rédiger la collection Classiques et contemporains chez Magnard. Trop d'embrouilles avec des éditeurs qui trouvent qu'on ne leur fait jamais gagner assez d'argent — et la collection s'est lentement effondrée depuis mon départ. Mais dans les presque cent titres parus, il y a beaucoup de choses utilisables en collège — et peut-être même avant, ou après.

Ecrit par : brighelli | 23 août 2006

Bon, va falloir que j'aille m'acheter une bible moi :o))))))

Ecrit par : toto | 23 août 2006

c'est marrant ça le coup de la tape virile mais amicale, le prof de mes gamins nous l'a faite lors d'une réunion convoquée pour éclaircir un "incident mal compris par les parents" l'an dernier...franchement face à ce type qui cumule les défauts (mauvais prof j'entends qui n'enseigne RIEN, mauvaise foi consommée et exercée pendant ses mandats syndicaux NATIONAUX -mesdames messieurs ce triste sire parle en votre nom- mauvais esprit qui prend les mères pour des hystériques ignorantes et donc non-esprit frappeur) grrrrrrrrrrr

à propos de l'Histoire Géo j'ai posé quelques questions dans la famille au Canada cet été ; les gamins ont UNE année d'histoire et UNE année de Géographie pendant leur scolarité ; l'année d'histoire en 4ème (leur 8ème) et celle de géo en 3ème (leur 9ème) ; en Histoire ils étudient essentiellement l'histoire du Canada ; d'accord il s'en est passé en 400 ans mais ça m'a paru un peu heu court ...

mon meilleur souvenir d'école c'est notre prof de français en prépa commerce filière scientifique ! un curé (bin oui j'ai fait toutes mes études secondaires dans le privé) extraordinaire qui nous décortiquait l'orthographe en nous dressant la généalogie des mots ; tout ça en cours magistral, du petit lait...
on avait aussi cette année là un prof de philo bourguignon qui nous parlait du noumène et du phénomène avec son accent fantastique.
Au collège on avait un prof d'espagnol fabuleux ; il nous faisait traduire les poètes en respectant la cadence et les sons des poésies, pas de mot à mot dans sa classe ; c'était l'époque héroîque où on retrouvait ces merveilleux poètes en écoutant Paco Ibanez...je sais encore Andaluces de Jaen par coeur....merci M.Jaffé !
Il avait des méthode de tortionnaire : une liste de dix mots chaque semaine à savoir, tout mot ayant figuré sur une liste quelque semaine que ce soit étant susceptible d'être demandé n'importe quand dans l'année, on a étoffé notre vocabulaire !!!!

Ecrit par : fabienne | 23 août 2006

Il lit vraiment le Cantique des Cantiques votre petit, en 4ème et en salle de perm? Laissez-moi rire...
J'ai du mal à le croire...
Quand je lis sur ce blog ou ailleurs ce que des parents profs ou non "imposent" à leurs enfants au nom d'une école déficiente, je me demande bien comment ils vont ressortir dans quelques années vos petits aiglons...
C'est pire que ce que faisaient certains parents américains, au nom de la "performance", selon les critères outre-atlantique, il y a un bon nombre d' années. Je ne sais pas si cela perdure, d'ailleurs.
M'enfin, vous faites bien comme vous voulez. Moi, c'que j'en dis...

Ecrit par : elisabeth. | 23 août 2006

"alors non l'injure "sale feuj" ou même "sale arabe" ou "sale nègre" n'est pas admissible pas plus que sale con d'ailleurs!"
Patricia, qui avez écrit ceci, que pensez-vous de l'anecdote, (attribuée à Pierre Dac, si ma mémoire est bonne;)
"Quand on injurie un juif, on le traite de sale juif; quand on injurie un goy, on le traite de sale con; je revendique pour les juifs le droit d'être con". Je ne pense pas que ces deux insultes aient la même portée!

Ecrit par : christophe sibille | 23 août 2006

Ben oui mon fils a lu la bible, les évangiles et a fréquenté des boudhistes et des New Age. A trois ans il récitait la table de sept que personne ne lui avait appris. A quinze ans, sa foi est derrière lui et il s'éclate à écouter du rock des années soixante-dix et du jazz de tous les temps. A treize ans il préférait la liturgie orthodoxe et le chant grégorien. A quatorze, il connaissait par coeur tous les sketchs de Desproges... keske vous voulez que j'y fasse? Pas de méthode Arthur à la maison, j'exerce une profession très mobilisante qui ne m'a jamais laissé le temps de "pousser" scolairement mes enfants. Votre réaction est typiquement celle des enseignangants de mon fils et de tant d'autres profs d'intellectuellement précoces comme on appelle ces drôles de zèbres. Il a appris à se parer de vos coups bas en fermant soigneusement sa gueule en 4° après l'apothéose que je viens de vous décrire.
Il redouble sa seconde et, signe positif, s'est fait plein de copains au lycée après un collège unique douloureux(coups, plaies profondes, cartable et vêtements déchirés, insultes sexuelles...). Ses copains préférés sont en terminale parce que il adore la philo et qu'avec ses conseils c'est le quinze assuré.
Tout va bien à bord. Il veut être comédien et, dans le milieu artistique, où il évolue de préférence, les adultes l'estiment beaucoup et personne ne m'a jamais accusée de ce que vous avez écrit, Elisabeth, et qui ne m'atteint plus tellement j'ai subi cette réaction de la part des enseignants. Il n'a pas le profil d'un polytechnicien et je le sais depuis longtemps. Si je l'avais poussé et contraint il aurait implosé...
Je n'ai ni le courage ni l'ambition de vous expliquer ce que sont ces enfants mais si vous ne faites pas l'effort de vous ouvrir, les new age les récupèrent sous le nom d'enfants indigo et leurs intentions ne sont pas très jolies.
Dans les banlieues, ils peuvent devenir de grands délinquants si vous n'y prenez pas garde car ils ont et la haine et l'intelligence...

Ecrit par : dobolino | 23 août 2006

Sur vos propos, Elisabeth, je rajoute le commentaire de mon époux, seigneur et maître, paysan en montagne sèche( l'élite quoi!...). D'après lui, vous êtes "made in mamouth". Ses colères nous ont déjà couté cher, alors allez-y on craint plus que dalle.
Pourquoi dès qu'on essaye de raconter les mésaventures de notre loupiot on a une meute hurlante derrière nous?
Avez-vous remarquer que M. Brighelli n'a pas été choqué par la lecture du Cantiques des Cantiques à douze ans? L'avez vous lu , ce Poème des Poèmes avant de juger? C'est une merveille inégalée dont je vous conseille la lecture de toute urgence si vous n'êtes pas trop prude.

Ecrit par : dobolino | 23 août 2006

décidément monsieur Sibille je me demande si vous savez lire...
quant à l'anecdote de Pierre Dac si vous voulez savoir ce que je pense et bien en tant qu'ashkénaze je ne permettrai revendique pas du tout mais alors vraiment pas le droit d'"être con"...
j'ai été claire là

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 23 août 2006

merci d'effacer le permettrai...et lire je ne revendique pas du tout...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 23 août 2006

Christophe, sans que ceux de nos banlieues aient lu Andréa de Nerciat, les sales cons et les sales feuj sont bien plus proches qu'il n'y paraît, pour ceux qui les profèrent.
Dobo-Cat-sister in chains-no, je crois comprendre ce que vous visez, mais peut-être pas.
Si je vous dis que lire, à haute voix d’élève, un des "Livres" dans un établissement public, pour les vingt à trente prochaines années, devrait être interdit, ferez-vous l’analogie avec la vaccination ?

Ecrit par : D'Enguell | 23 août 2006

Et les enfants indigo, quel cynisme quand on connaît l'ordre du spectre de la lumière...

Ecrit par : D'Enguell | 23 août 2006

Je ne saisis pas l'allusion à la vaccination et pourtant je crois être la seule ici à passer ma vie à vacciner pour bouffer...et à savoir que vaccination n'est pas protection.
D'abord qui vous autorise à croire que je suis cat-sister: et si c'était ma mémé?
D'ailleurs, "si ce n'est toi, c'est donc ton frère..."
Chez nous, vaccin=jackpott...Cool, pas fatigant et rentable...
Ne le dites pas, j'vas m'faire massacrer!
En tout cas vous aurez compris que pour elle, c'était vraiment la vocation parce que, au niveau études, yé souis oune sous-merde par rapport au reste de la fratrie...
C'est moche, ces histoires d'enfant indigo mais il y a des parents désemparés qui y croient faute d'écoute. tout le monde n'a pas une solide éducation laïque.
Quoiqu' en relisant et relisant votre texte, pitètre un embryon de lumière se fait...
Mes enfants ont libre accès aux Livres et sont vaccinés contre les maladies pour lesquelles il est logique d'être vacciné ( deux critères: innocuité et efficacité; une raison: menace réelle). Je ne rejette pas les progrès du Siècle des Lumières même si ma culture littéraire est "en frottis".
N.B. Je ne suis pas autorisée à répondre aux questions médicales sans l'aval de mes supérieurs.

Ecrit par : dobolino | 23 août 2006

"alors non l'injure "sale feuj" ou même "sale arabe" ou "sale nègre" n'est pas admissible pas plus que "sale con" d'ailleurs!"

Mon dieu que vous êtes maladroit Sibille!

Ecrit par : tata | 23 août 2006

Dobolino,mais voyons, du calme!C'est une crise tous les soirs en prenant à parti un blogueur différent chaque soir? Pourquoi prenez-vous pour vous PERSONNELLEMENT, ce que j'ai écrit pour vous certes mais aussi pour des parents en général. Relisez-moi.
Certes j'ai mis en doute ce que vous disiez, j'en ai le droit, me semble-t-il. Vous me dites que votre fils est un élève précoce et doué, et vous détaillez ses hauts faits, soit, moi je n'y vois aucun inconvénient, je ne me permettrai pas de juger des capacités d'un élève que je n'ai jamais vu. Vous me dites que tout va très bien chez vous, soit, vous m'en voyez ravie, mais alors pourquoi vous étaler personnellement ainsi si tout va très bien?
Quant à ma position vis-àvis d'un élève qui lit la Bible ( que je n'ai pas lue en entier, je vous rassure, mais que j'ai pratiquée et que je pratique encore; il est difficile de travailler sur le Moyen-Age et sur la littérature tout entière sans cette lecture fondatrice) en salle de permanence à ses copains, donc à voix haute, si j'ai bien compris ce que vous avez écrit, voici ce que je pense.
Je ne sais pas dans quel établissement était votre fils à l'époque de sa lecture biblique et semi-publique. S'il était dans un établissement privé catholique, j'imagine que cela n'aurait posé aucun problème. S'il était dans un établissement public, je pense qu'à l'heure où nous vivons cela relève de la provocation ou de l'inconscience que de laisser un élève lire un texte à dimension religieuse dans une salle de permanence. Imaginons demain un élève qui lit à ses copains le Coran en salle de permanence, il rencontrera à coup sûr des problèmes. Pour moi, cela relève du même problème que les fameux "signes ostentatoires"dont il a été question récemment. D'ailleurs la loi qui a été faite est une loi molle et donc inefficace. Le problème et je l'ai déjà dit sur ce blog est qu'il y a une hypocrisie de l'école de la République qui dit ne pas vouloir de signes ostensibles religieux mais qui tolère les croix catholiques des élèves comme des enseignants ainsi que la présence des aumôneries.
La Bible, le Coran font l'objet d'étude en 6ème en français; je pense que c'est trop tôt et surtout mal introduit dans le programme. A mon avis, cela devrait être fait mais plus tardivement.Et je vous rappelle que ce doit être fait dans une perspective LITTERAIRE uniquement.
En bref, cela ne me choque pas en tant que professeur qu'un élève lise pour son plaisir le Cantique des Cantiques ou le Coran , et c'est même très bien, mais pour une pure question de BON SENS et de respect de la laïcité, je lui dirais qu'il me paraît plus souhaitable de faire cette lecture en privé à partir du moment où elle n'est pas une lecture LITTERAIRE mais RELIGIEUSE.
Voilà ma position: le religieux en privé, à la maison, pas de religieux dans l'espace public et laïc qu'est l'école publique.
Quant à ce qui s'est passé après avec le principal de votre fils, je n'y ai fait aucune allusion ; ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Qu'un élève se fasse tabasser ainsi est évidemment pour moi, totalement inacceptable. Mais il ne faudrait pas aller trop vite en besogne, chère Madame, et rejeter ainsi sur le dos de TOUS les professeurs du secondaire ( dont je ne suis pas le symbole )les problèmes que votre fils semble avoir connus.
Enfin et pour en finir, vous râlez contre le collège unique, moi aussi; contre les enseignants qui stigmatisent les bons élèves moi aussi... Relisez mes posts...
Vous voyez, pas vraiment de quoi s'énerver. J'ai même dit sur ce blog qu'il m'arrivait de conseiller un établissement privé lorsque l'école publique se montrait défaillante.
Donc comme pur produit du "mammouth", il faut aller chercher ailleurs.
Vous m'avez cataloguée très vite et étiquetée sans même me connaître ce que je ne me suis pas permis de faire pour vous.
Bonne soirée à vous.

Ecrit par : elisabeth. | 23 août 2006

Chère Dobolino, j’ai passé l’âge auquel on attend de quelqu’un l’autorisation de croire à quelque chose. L’école des Services (JPB dirait Sévices, mais il choisit Laclos contre Hoover) Secrets apprend à domestiquer ses neuromédiateurs en vue de canaliser sa pensée déductive, et ce sont vos propos qui me laissent penser... ou pensif !
Vous étiez déjà à vif avant que je n’écorche votre pseudonyme, mais c’est un peu plus que le pseudo de Pendariès que vous scarifiâtes.

La vaccination contre les Textes Saints à l’école publique vaut pour tous, même si tous ne portent (ou ne porteront) pas le germe de l’intolérance à la religion de l’autre. En trente ans, on devrait l’éradiquer.
Voilà où était l’analogie, qu’élisabeth a su vous expliquer calmement, mais vous vous rappelez, les XX et les XY, il nous manque les homéogènes de la patience sur cet embryon que la nature nous tronque...
Paranoïa avouée est à moitié pardonnée.

Ecrit par : D'Enguell | 24 août 2006

Merci D'Enguell, j'aime beaucoup votre explication de la différenciation entre les XX et XY même si cela relève de la "génétique-fiction"...vous avez eu l'élégance de ne pas écrire que la nature nous dote de "l'excroissance chromosomique " d'un homéogène de la perfidie" juste pour le sourire , permettez moi ce délire scientifiquement très inexact...
Je comprends, m'étant aussi sentie visée, la réaction de Dobolino bien que je partage l'avis d'Élisabeth quant au fait qu'un texte biblique doit au sein de l'école publique être considéré sous son aspect littéraire mais j'ai tendance à croire qu'il n'y avait sans doute aucune intention prosélyte chez le fils de Dobolino quand il a lu ce texte mais plutôt la malice de la provocation à moins que ce n'ait été tout bonnement que l'expression du plaisir de déclamer un beau texte...il a assurément un bel avenir de prédicateur , aux usa ils font fureur et fortune, si on en juge par "la passion" qu'il a déclanchée...Plus sérieusement, il y a autant de bon sens chez Élisabeth que chez Dobolino (j'aime beaucoup quand vous écrivez:"Mes enfants ont libre accès aux Livres et sont vaccinés contre les maladies pour lesquelles il est logique d'être vacciné ( deux critères: innocuité et efficacité; une raison: menace réelle)". ) et je partage le point de vue d'Élisabeth sur le collège unique mon bémol sur cette question est simplement dans le fait qu'on ne traite pas une batisse grouillante de termites uniquement par le toit où l'étage intermédiaire, il ne faut pas oublier les fondations...et le primaire semble être bien envahi par ces parasites, tout comme la maternelle qu'on destine de plus en plus à un rôle de suppléance des haltes garderies et crèches qui manquent si cruellement dans notre pays où les gamètes s'en donnent à coeur joie pour de belles associations en XX ou XY...
bien sympa ce blog quand l'insomnie nous prend...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 24 août 2006

J'aimerais que ceux qui pensent que les insultes: "sale juif" et "sale con" puissent être mises sur le même plan viennent l'expliquer ici! Non pas que quelque insulte que ce soit soit admissible dans l'enceinte d'un établissement scolaire, mais il faut hiérarchiser un minimum! Et Pierre Dac, (André Isaac de son vrai nom) avait d'excellentes raisons de se méfier de l'antisémitisme. Il y a vraiment, en France, une progression rampante de cette horreur absolue, et je ne pense pas que, dans ce contexte, cette manière de tout mettre sur le même plan fasse avancer les choses!
Excusez-moi, Patricia, mais je ne crois pas vous avoir mal lue... Je crois simplement que votre phrase était pour le moins ambigüe! (Je la recopie-colle pour mémoire):"alors non l'injure "sale feuj" ou même "sale arabe" ou "sale nègre" n'est pas admissible pas plus que sale con d'ailleurs!"... ...

Bonne journée à tous.

Ecrit par : christophe sibille | 24 août 2006

C'est vrai qu'il est bien ce bloug :o)

C'est très difficile de débarquer dans un café ou tu ne connais 'presque' personne, de pousser sa gueulante, et de ne pas se prendre plein la tronche après, ce même si cela voulait être de l'humour ;) . (hein penda ;) )

Les insultes, ne sont pas un problème, c'est plutôt le "ton" avec lequel elles sont dites/proférées (amha). Les insultes peuvent être "amicale", dingue non ?

sale feuj arabe noir .... fô voir sur quel ton !
Sale youd crouill nègre ... en "générale", là, tu te moques du "ton", le sens tu le comprends bien.... (amha).

moi par exemple je me suis pris la tête avec plein de monde sur les fouroums, (hein cricri :) ) , mais avec le temps j'ai appris les connaîtres et vice versa, ils m'ont apporté des infos (et des âneries) et vice versa ;).
Quand je 'sens' qu'ils déraillent, je le dis, et vice versa ;)

Donc, comme le dit 'lisbeth' :
"Vous m'avez cataloguée très vite et étiquetée sans même me connaître ce que je ne me suis pas permis de faire pour vous. "
il faut de temps en temps, péter les plombs, mais surtout savoir raison garder ;o) et Le Hell's ou Le Corse sont très fort pour "savoir raison garder", ces deux là il faut s'en méfier grave, dans le genre "pince sans rire" ..... ils cartonnent grave ;)

bonne journée

Ecrit par : toto | 24 août 2006

Patricia Mesnigé dit : « tout comme la maternelle qu'on destine de plus en plus à un rôle de suppléance des haltes garderies et crèches qui manquent si cruellement dans notre pays ». Si la confusion entre le rôle et les missions de ces structures me semblent exacte, je crois plutôt que la suppléance est destinée à terme à se faire dans l’autre sens.

La question est : à quels niveaux le Service Public d’Education Nationale peut-il devenir un service marchand ?
A l’école élémentaire, au collège, au lycée, la population est encore très attachée, malgré les efforts consentis depuis trente ans, au versant « Instruction Publique » de ce Service ; tout au plus pourra-t-on, par la « qualité » des services proposés, inciter les gens à préférer les établissements privés, eux aussi malheureusement bénéficiaires de subventions de l’Etat et donc n’appartenant pas vraiment au système économique libéral. Un point progresse cependant régulièrement et prend des parts de marché de plus en plus importantes grâce à des incitations médiatiques et fiscales dans le domaine du service à la personne, au moins dans les catégories rentables de la société, nous voulons parler des entreprises de cours particuliers qui sont en passe de devenir un marché incontournable dans le domaine de l’éducation.
Ce sera donc par les deux extrémités de ce service qu’il conviendra d’attaquer. Le Supérieur ne sera pas notre propos d’aujourd’hui.
L’éducation préscolaire gratuite, particularité française, qui fut mondialement reconnue naguère, donne aujourd’hui des signes de « fatigue » évidents.
Les efforts consentis à ce niveau ont été payants. Afin de contrer les syndicats enseignants qui faisaient leur leitmotiv de la scolarisation à deux ans dans les années 80, les thèses développées au sujet de l’acquisition de la propreté diurne par les psychologues et les pédiatres nous ont beaucoup aidés à favoriser le service marchand au détriment du service public.
Depuis une dizaine d’années, l’absence de cours sur la petite enfance dans les IUFM ont bien participé au fait que les jeunes enseignants, ne sachant pas comment aborder et préparer les enfants de deux à cinq ans, ne satisfont plus les parents d’élèves et les enseignants des classes élémentaires.
Ceci permettra, le moment venu, d’éliminer cette « exception culturelle » du système français. La commission Thélot avait proposé la scolarité obligatoire à partir de cinq ans, malheureusement, le ministre a reculé ne voyant pas que cette mesure aurait à terme permis de fermer ce pan d’un service public lourd et coûteux dans l’indifférence générale. Notre incitation se bornera donc pour le moment à encourager les entrepreneurs privés et les municipalités à développer un système marchand de garde de la petite enfance, en leur précisant bien qu’il serait bon de prévoir dans chaque nouvelle construction des structures pour les enfants de deux à cinq ans, comme nous le faisons depuis 2003.

Ca fait bien OCDE mon truc ou pas ?

Ecrit par : catmano | 24 août 2006

Le Cantique des Cantiques est un texte poétique et je crois que le gosse le lisait à ce titre...probablement à voix de perm!
Vous avez clairement écrit que nous imposions à nos enfants etc...
C'est sur ce sujet que je répondais.
Je sais que la précocité et ses défaillances est difficile à gérer pour les enseignants. Nous nous heurtons à peu près tous à un refus de gestion très pénible surtout dans les petites classes et à une mise en accusation concernant nos compétences de parents. C'était franchement pénible.
Pourquoi se vacciner contre les Textes saints qui font partie de notre Histoire. Je trouve préférable d'étudier à l'école avec de bons maîtres laïques leurs fondements historiques que d'en laisser l'enseignement, car vous ne l'empêcherez pas, à des fanatiques religieux. Mais peut-être est-ce justement ce que vous vouliez dire car vacciner c'est inoculer une dose nécessaire, suffisante et non pathogène afin de protéger l'individu contre les méfaits du microbe sauvage. Donc, vacciner c'est enseigner laïquement. OK, continuez la vaccination systématique!

Ecrit par : dobolino | 24 août 2006

Catmano,oui, cela fait parfaitement OCDE. On pourrait peut-être ajouter un zeste de comparaison chiffrée avec quelques autres pays européens qui n'ont jamais connu cette "exception " française et ce serait parfait!

Ecrit par : elisabeth. | 24 août 2006

Je laisse aux prof d'école soin de rechercher ces chiffres . Je me suis rendu compte après coup que j'avais oublié le domaine fort rentable de la médicalisation de l'échec scolaire, mais on a déjà eu plusieurs textes sur ce sujet... Vous compléterez de vous-mêmes.

Ecrit par : catmano | 24 août 2006

100% avec dobolino pour les précoces, la vaccination et les beaux textes...

petite explication pour Elisabeth ? quand tu te fais jeter par les enseignants sous prétexte que tu es une mère pousseuse, hystérique, couveuse, ambitieuse etc etc alors que tu réalises seulement arrivée à l'école que c'est pas normal qu'un gamin lise avant ou en maternelle, et que tu passes ton temps libre à courir derrière lui pour combler sa soif de connaissances, évidemment non comblée par l'école et pour le rassurer sur sa santé mentale (oui ça peut être normal de s'intéresser aux zoulous, aux dinosaures, au Cantiques des Cantiques à 4, 6 ou 12 ans), bref tu développes une espèce de sensibilité exacerbée aux accusations ou aux suspicions que tu as évoquées...qui sont d'ailleurs exactement les même quand tu vaccines avec discernement....

merci d'ouvrir les yeux

Ecrit par : fabienne | 24 août 2006

Espérant écouter de la belle musique sur Radio-classique, j'ai eu la désagrable surprise de tomber, avant-hier vers 19h15 sur...Philippe Meirieu, déversant son "angélisme béat" (Natacha Polony") et sirupeux, avec l'aide de quelques directeurs de lycées et de Christian Forestier, membre du HCE (Haut conseil de l'education), et l'un des principaux conseillers de Claude Thélot lors du Grand Débat, avec le résultat que l'on connaît : l'accouchement d'une souris crevée, après des milliers de débats truqués et coûteux et le mépris le plus total des milliers de messages du débat sur internet, d'enseignants dont un des leit-motiv était (désolée, cher Christophe) "Delenda sunt IUFM".
Donc, on n'a pas fini de l'entendre nous brouiller l'écoute, avec sa vertueuse dénégation de l'utilisation par 95 % des maîtres de CP de méthodes globales. Je m'adresse ici à Toto, Tata, Catmano. De plus, il vient de pondre un énième bouquin, il faut bien qu'il en fasse la pub. Il s'est d'ailleurs doté d'un nouveau titre ronflant, mais aussi creux que les autres : il se proclame "sociologue de l'éducation". Il doit être déjà docteur ès sciences de l'éducation.
Toto, vous qui êtes très bon informaticien, pourriez-vous, svp, mettre le lien pour que ceux qui le désirent puissent l'écouter?
Christophe, mon univers est en noir et blanc uniquement en ce qui concerne l'EN. Je sais hélas trop bien ce qui est bon et mauvais pour les enfants. Sinon, la musique et la couleur sont mon univers. J'ai un jardin de rêve interessant en toutes saisons avec en ce moment des couchers de soleil fabuleux. Bien que les taupes me pourrissent la vie, au propre et au figuré.
Deux magnifiques petits livres à lire (pour le collège) : "L'ami retrouvé", et son pendant "Le soldat Conrad", de Fred Uhlman.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 août 2006

J'ai entendu hier Raffarin dire sans sourciller(je suppose) qu'une troisième candidature de Chirac était à envisager!! Encore une "raffarinade".
Par contre, il relatait un voyage en Chine. Dans une classe d'étudiants chinois, il a repéré un étudiant français, brillantissime (sic) et lui a demandé ce qu'il faisait là. 'J'ai fait polytechnique, et je viens ici pendant un an apprendre le Chinois. - Cela ne doit pas être facile. -Oh, cela ne me pose pas particulièrement de problème, ce que je trouve difficile, ce sont les maths...'
Tout va très bien, le niveau monte...
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 août 2006

Hello Anne-Marie, je crois que c'est "La lettre de Conrad", le pendant à "l'ami retrouvé".
Ma mère me les a offerts quand Le Pen a décollé en sondages.
Excellent Meirieu qui "brouille l'écoute", contre vent, marées et pets de lapins.

Ecrit par : D'Enguell | 24 août 2006

Je change totalement de sujet pour demander quelque chose à JPB.

Stephane Bern a visiblement l'intention de faire un de ses premiers numéros de sa nouvelle émission (F2) sur le thème :

"L'Ecole fabrique t'elle des crétins ?"

En serez-vous ?

Ecrit par : David | 24 août 2006

Anne-marie Valette a raison de rappeler que le dernier ( en date) grand débat sur l éducation a été, une fois de plus, une grande imposture et une fumisterie.
Les chefs d'établissement ont été sommés, toute affaire cessante, d'organiser des débats ouverts à la population et d'en communiquer illico les conclusions au Ministère par internet.
Tout ça pour accoucher d'une musaraigne pygmée mort-née.
Par contre le débat sur le site du Ministère était très intéressant et les UFM en ont pris pour leur grade.
Il est dommage qu'aucun éditeur n'ait cherché à récupérer le texte de ces débats. On aurait pu en faire un document éclairant sur le décalage entre les élucubrations des idéologues patentés type Meirieu et les attentes des élèves, des parents et des enseignants.
Ces documents sont-ils maintenant classés "Secret-Défense", ou bien ont ils été détruits ???

Ecrit par : Adrien Fleuret | 24 août 2006

Excellent L'ami retrouvé de Uhlman! Mon fils l'a étudié en 4°. Ce que je regrette, du collège à l'enseignement supérieur, et cette étude prématurée en est l'illustration, c'est qu'il y ait très souvent une imperméabilité totale entre les matières(1) L'ami retrouvé devrait logiquement être étudié en 3° en collaboration avec le prof d'histoire au moment de l'étude de la politique intérieure de Hitler. il me semble qu'ainsi une connaissance historique, appuyée par une étude littéraire, structurerait mieux l'esprit. dans le collège de mes enfants, et celà semble assez courant, il y a deux enseignants qui font français et histoire géo. Pourquoi ne leur fait-on jamais porter la charge de ces deux enseignements dans une même classe en leur donnant leur dotation horaire hebdomadaire qu'ils répartiraient à leur guise sur l'année?
D'ailleurs, pourquoi vous laisse-t-on si peu de libertés pour organiser aux mieux votre enseignement à votre convenance ce qui donnerait certainement les meilleurs résultats. Les plus jeunes sont harcelés par des inspecteurs qui les reprennent sur leurs méthodes de façon parfois très autoritaire alors qu'on ne devrait se soucier que du bilan de progression de la classe sur l'année ou le cycle pour le primaire. Il est normal qu'on fixe des objectifs précis d'apprentissage mais la méthode devrait être au libre choix de l'enseignant tant qu'elle reste dans le domaine de la légalité ( méthodes pédophiles et chatiments corporels interdits)
Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse.
(1) Dans l'enseignement sup, j'ai eu quatre années de suite le même cours sur les ictères dans quatre UV différentes... exemple parmi tant d'autres. J'ai eu des enseignants de différentes chaires qui ont tenté de combiner leurs enseignements mais celà parait très difficile...
Comme bon bouquin pour collégiens sur l'allemagne nazie, il y a aussi Mon Ami Frédéric d'un niveau littéraire moins ardu que Uhlman (6° et 5°). Je vais acheter la lettre de conrad!

Ecrit par : dobolino | 24 août 2006

mort de rire "nous brouiller l'écoute"

désolé je n'ai rien trouvé sur le site de Radio classique :(

Ecrit par : toto | 24 août 2006

1. J'avais édité la Lettre de Conrad dans la collection Classiques & contemporains, du temps que je m'en occupais. Les deux récits d'Uhlman sont très bien.
2. Je devais être à l'émission de Radio Classique, mais j'ai consulté mon portable 24 heures trop tard — les vacances…
3. Je serai à l'émission de Stéphane Bern — avec De Robien, Marc Le Bris et, entre autres, l'ineffable Frackowiack. Comme Mérimée fait dire à un berger corse dans Colomba / "Il y aura bientôt de la viande fraîche au marché…"
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 août 2006

"l'ineffable Frackowiack."

rien que le nom , cela me fait froid dans le dos :(
j'aimerai pas être à ta place, là.


tu embrasses Le bris pour moi ;)

Ecrit par : toto | 24 août 2006

Dans la lignée de l'Ami retrouvé, superbe livre que j'ai lu trois fois, "Dernière valse à Vienne", de George Clare, un siècle de la vie d'une famille juive. (Pas pour les collégiens).
Faisant du français à des élèves de quatrième qui avaient à étudier l'ami retrouvé et inconnu à cette adresse, j'ai été étonnée de leur morne regard : ils n'avaient pas la moindre idée de ce qu'était le nazisme, et j'ai dû le leur expliquer.
J'espère Jean-Paul, que vous nous avertirez à l'avance pour l'audition avec S. Bern.
Merci à Adrien de son approbation. Frackowiack est presque aussi épouvantable que Meirieu, mais moins dangereux car moins médiatique.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 août 2006

J'attends que Pendariès me dise : "mais, Anne-Marie, vous contrepétâtes, si vous le fîtes, c'est que vous le pûtes". Que c'est beau, le subjonctif imparfait!
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 août 2006

à propos de sens :)... pour rire...

"Couche de transport pour des données ISO (RC1006), elle peut être utilisée
pour H.225, H.248, Q.931 (rien à voir avec TCP/IP). Le port de TPKT est
"well-known", de numéro 102.
Le rôle de TPKT est un peu celui de RFC2684, un protocole de convergence
pour adapter TCP/IP sur un modèle non TCP/IP. "

Pour ceux qui savent lire correctement :o))))) vous comprenez le sens là ? wwww@@@@rrrrffff dingue non ?

et moi je dois "coder" ce genre d'âneries :( pô cool ....

Ecrit par : toto | 24 août 2006

Anne-Marie, votre propos est la parfaite illustration de ce que je viens de dire. L'excellente professeur(e) de 4° de mon fils s'est heurtée au même morne regard. A tel point qu'elle a du abandonner une étude plus approfondie, si j'ai bien compris.
Quelles solutions trouvez-vous pour les interesser?
Est-ce une impression que j'ai qu'au lycée, ils sont plus toniques ou c'est simplement le recrutement du tout petit lycée de sous-préfecture où est mon fils. Ils ont l'air de bien bouillonner là-dedans et de fuser dans tous les azimuts avec le désordre propre à leur âge. Mais peut-être en classe sont-ils aussi mous qu'au collège?

Ecrit par : dobolino | 24 août 2006

Je crois qu'une bonne part du problème vient de ce qu'on ne leur raconte plus l'Histoire comme une histoire. En Sixième, après les Egyptiens, les Grecs et les Romains (tout ça en un an, alors que nous le faisions en 2, il y a quarante ans), on bascule en cinquième dans autre chose, qui ne suit pas l'ordre chronologique. Ils s'attendaient à la suite du récit (qu'on ne leur présente plus comme un récit, alors que si vous immergez un gosse de douze ans dans la Vie des douze Césars, je peux vous assurer qu'il se prendra un grand pied — dans le style SM), ils font des bonds désordonnés dans le fil narratif — qui n'est même plus narratif.
Un rapport (facile à retrouver sur le Net) de l'Inspection générale constatait que l'on s'occupait trois fois, etre CP et CM2, de la préhistoire. C'est important, mais c'est peut-être beaucoup. J'ai des souvenirs de guerre de Cent ans, de Grand Ferré et de Jeanne Hachette — qui n'éditait rien, mais qui détaillait de l'ennemi à tour de bras), de chevalier sans peur et sans reproche et de femmes de France tissant la rançon de Duguesclin — toute une imagerie essentielle pour faire entrer dans les chères têtes (blondes / brunes / rousses — rayer la mention inutile) l'idée que l'Histoire était, d'abord, des histoires — et pour s'y passionner.
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 août 2006

je rebondis pour conseiller aux chères têtes blondes, brunes , rousses, crépus ou chauves et toutes celles que j'oublie, un livre fascinant , les miens en ont fait leur livre de chevet: "ces enfants qui ont fait l'histoire" de Frédérick Gersal...Magique...avides d'en savoir plus ils cherchent tous les documents qui pourront compléter cette lecture et les aider à prendre le rôle d'un héros plus vrai que nature...
pour ce qui est de la préhistoire, mes aînées y ont eu droit tous les ans depuis le ce1 et je ne rappellerai pas les propos de l'une d'elle(voir post plus haut) qui entre en cm2... ce qui était assez difficile c'est qu'elle a commencé par étudier tout d'abord le néolithique avant d'aborder l'année suivante le "paléo" que nous avions du étudier en hors programme l'année précédente car comprendre cette période majeure de l'humanité sans savoir dans quelle continuité elle s'inscrit est plutôt assez difficile...comme si l'outil avait été une "génération spontanée"... à croire que nos enfants sont des petits "Pasteur" en puissance , des êtres si exceptionnels qu'ils peuvent tout comprendre hors contexte et surtout qui avalent la soupe sans grimaces alors qu'elle est pleine de cheveux...
j'oubliais une autre histoire magnifique qui émeut particulièrement les enfants , les amène à s'interroger au sujet de la "shoah": "la valise d'hana" de Karen Levine

bref juste deux livres pour des moments particuliers et très forts avec ses enfants...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 24 août 2006

Patricia, j’ai bien aimé votre association de gamètes. A but non lucratif, loi de 1901, cela va sans dire. Mais ni en Anonyme ni en Responsabilité Limitée. On pourrait ainsi imaginer le grand chic pour coureur de galipote : “On monte une boîte ?”. Mais un jour, de ces gamètes associés, on pourra se demander si on leur fait coller des gommettes, ou gauler des comètes... Que de tension dans les shémas de productivité...

Pour JPB, tout en sachant que vous n’avez pas besoin de ceci pour votre dégustation de viande fraîche, je me permets de vous citer la fin de “l’histoire du manuscrit” précédant “Kaputt”, de Curzio Malaparte, l’auteur délicieux de “Technique du Coup d’Etat” :
“Que les temps nouveaux soient donc des temps de liberté et de respect pour tous : même pour les écrivains. Car c’est seulement la liberté et le respect de la culture qui pourront sauver l’Italie et l’Europe de ces jours cruels dont parle Montesquieu dans l’Esprit des Lois (livre XXIII, chapitre XXIII) : > “.

Ecrit par : D'Enguell | 24 août 2006

..dont parle Montesquieu dans l’Esprit des Lois (livre XXIII, chapitre XXIII) : "Ainsi, dans le temps des fables, après les inondations et les déluges, il sortit de la terre des hommes armés, qui s’exterminèrent ".

Ecrit par : D'Enguell | 24 août 2006

D'Enguell, j'ai découvert Malaparte depuis peu, en fait depuis que je commence l'italien. Je viens d'entamer la lecture de:" Il sole è cieco", en bilingue évidemment sinon j'aurais bien du mal! Je prends bonne note de ce que vous mentionnez ci-dessus et je vous en remercie. S'il y a bien une chose que je trouve positive, c'est de pouvoir s'échanger des références de bouquins et/ ou de CD. Cela me ravit vraiment.
Ciao, ciao!

Ecrit par : elisabeth. | 24 août 2006

Le Hell's j'ai besoin de ta science ....

Le titre de la chanson chanté par jeanne Moreau ...

on s'est reconnu tatitatata etc etc etc j'ai oublié :( chuis nul de nul Paradis Vanessa l'a chanté avec elle ....


patitati tati tata tatit tati tatat etc etc
Merci d'avance ma poupoule ;o)

Ecrit par : toto | 24 août 2006

Et merci Elisabeth, je viens d'apprendre un mot d'italien grâce à vous, cieco = aveugle. Et merci aussi à JPB, qui relance la machine quand la petite classe s'égare et s'égaille.
Si vous avez le temps, Elisabeth, il y a tous ces films en VOST, de Antonioni à Zurlini, où l'on peut se régaler du feu roulant de la langue (même pour moi qui ne la comprend pas).
Arrivederci !

Ecrit par : D'Enguell | 24 août 2006

Hi thot, je cherche mais je peux déjà te dire que c'est Rezvani qui l'a écrite

Ecrit par : D'Enguell | 24 août 2006

Le tourbillon de la vie, je crois...

Ecrit par : D'Enguell | 24 août 2006

Merci D'Enguell, vous venez de me faire rire et je dois avouer qu'en ce moment j'en ai sacrément besoin...
L'idée très poétique de gauler les comètes est plaisante...saint Exupéry n'y avait pas songer... on imagine cette pluie d'étoile s'abattant sur nos petits "princes et princesses"...retour dans le passé charmant de nos rêves d'enfant surtout en ce jour où on rétrograde notre chère petite Pluton...
un jour on nous annonce un système solaire qui s'enrichit de trois planètes et le lendemain nous n'avons plus que huit, l'horizon de nos rêves se rétrécit.....j'ai vu le visage d'une de mes filles toujours la tête dans "les étoiles" subitement se fermer à cette annonce... le désordre est semé dans ce qui lui semblait immuable... une averse de question ce soir .
Voilà bien longtemps que je n'ai pas replongé mon nez dans Malaparte...
Liberté j'écris ton nom ....dans la poussière des étoiles ....Liberté ce mot qui évoque en chacun un souvenir ( ne sommes nous pas dans le fil "souvenir que me veux-tu"), tout à coup le poème d'Eluard qui m'a tant marqué,sourd dans ma mémoire, j'ai du l'étudier en ce2...je suis sûre qu'il va plaire à mes enfants, dés demain je leur fais découvrir...

Pour Toto: j'ai trouvé vos posts sur "le noeud du problème" très intéressants et source d'une grande réflexion...votre lucidité sur la question est assez remarquable, comme quoi il va falloir peut-être utiliser une nouvelle expression et faire une distinction entre celui qui fume la moquette et celui qui fume de la bonne moquette...mais bon je connais très mal le sujet.... au fait j'ai acheté la dernière version de picbille , effectivement il y a du changement mais je vais m'en servir pour mon fils en GS car pour le cp ça me paraît un peu succinct

bonne nuit à tous

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 24 août 2006

Toto la chanson c'est bien "le tourbillon de la vie" mais D'Enguell les paroles sont de Bassiak et la musique de Georges Delerue du moins il me semble...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 24 août 2006

Oui Pat, mais Bassiak est un pseudo...

Ecrit par : D'Enguell | 24 août 2006

Pardon pour Pat, mais faire rire le beau sexe me tourne un peu la tête ;)

Ecrit par : D'Enguell | 24 août 2006

Merci pour l'info, j'ignorais pour le pseudo ...je me perds un peu dans l'univers des pseudos...sourire...Mais il est vrai que vous êtes un maître en la matière pour débusquer tous les pseudos-fauxpseudos...sourire...
avoir la tête qui tourne c'est un peu normal non dans "le tourbillon de la vie"....bon elle était facile celle là je vous l'accorde mais l' heure est tardive et je cumule plusieurs nuits d'insomnie vous m'accorderez je pense quelques circonstances atténuantes et j'espère que vous m'en excuserez par une sentence légère comme un petit blame ou une petite heure de colle ...
j'oubliais, monter une boite pourquoi pas mais il faudra qu'on demande conseil à Toto quant au bon usage de L&L; car les travaux manuels c'est sympa mais les intitulés des ateliers en ce qui concerne le collage et le gaulage pourraient être source de graves dyslexies.... bon décidément c'est pas la forme... tiens j'y repense tout à coup, au sujet des alcools forts , la maman de 4 +1 =5 enfants car "belle" maman de l'aîné de mon cher époux , apprécie effectivement mais avec modération ces nectars car rien de plus délectable que de retrouver le goût d'un bon wisky ou d'un vin rare qu'on croyait avoir oublié...et si par un "divin" bonheur il s'agit d'un splendide vieil armagnac alors là toutes les papilles sont en émoi...
oups je m'éloigne du sujet là quoique nous sommes encore dans le domaine des réminiscences...
Bon maintenant, je vais retrouver ce cher Henri ...Beyle...alias Henri Brulard...alias H.B alias S.......
"Mémoires d'un touriste" pour l'été re-lecture assez indiquée.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 25 août 2006

D'après l'Avant-scène, le titre exact de la chanson est le Tourbillon. Elle était publiée — insérée dans le scénario de Truffaut — à la page 495 d'une anthologie de la littérature du XXe siècle, parue jadis chez Magnard, à l'époque où il y avait des auteurs et des éditeurs chez Magnard. En l'occurrence Louis Magnard, dernier du nom — après lui, ses enfants ont bazardé la boutique (d'aucuns connaissent peut-être le dicton, à propos des entreprises familiales : le grand-père était un aigle, le fils un faucon et le petit-fils en est un vrai).
De Rezvani (qui dans le film se prénomme Albert, c'est lui qui accompagne Catherine-Jeanne Moreau à la guitare), je ne saurais trop conseiller les Années Lula et les Années lumière — et, trente ans plus tard, ce livre déchirant sur l'Alzheimer de Lula, son épouse, intitulé l'Eclipse.
Restons dans le cinéma. Vous saviez tous, bien sûr, que la baraque sublime, en éperon au dessus de la mer, dans laquelle a été tourné une bonne part du Mépris de Godard ("Et les fesses ? Tu les trouves comment, mes fesses ?") était celle de Malaparte… Nous y revoilà, D'Enguell. Ah, ces sacrés Toscans…
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 août 2006

Je trouve assez sidérant qu'on puisse laisser dire, ici, sur ce blog, des énormités, à la limite du racisme, (mettre sur le même plan: "sale juif" et sale con" me semble à la limite de l'ignominie... Et le ton n'a rien à voir là-dedans, toto. L'anecdote à laquelle il était fait référence sous-entendait des insultes proférées par des élèves de manière assez violentes, et à laquelle toute personne adulte ayant pu assister à la scène se devait de réagir énergiquement... Et encore plus énergiquement dans le cas d'injures de toute évidence racistes. Je le maintiens.
"l'accouchement d'une souris crevée, après des milliers de débats truqués et coûteux et le mépris le plus total des milliers de messages du débat sur internet, d'enseignants dont un des leit-motiv était (désolée, cher Christophe) "Delenda sunt IUFM".(écrit par Anne-Marie Valette); vos propos sont, encore une fois, une caricature, chère Anne-Marie. Sur tous les forums, (y compris sur les vôtres), sont intervenus des défenseurs. Du moins, des personnes au point de vue mesuré, qui pensaient qu'il valait mieux améliorer que détruire. Ils se sont fait rabrouer, insulter, moqués, traîner plus bas que terre alors que, de toute évidence, la vérité, (comme d'habitude) n'est ni blanche, ni noire, mais agrémentée de très jolis gris et de très jolies couleurs. N'est-ce pas vous-même qui avez, sur votre site, initié un forum dénommé: "ces débiles mentaux: les professeurs d'IUFM"? Comment voulez-vous être crédible avec un argumentaire se situant à ce niveau? Comment voulez-vous être crédible lorsque vous affirmez que 95% des pratiques de l'école primaire relèvent de la méthode globale? Allons, allons...

Ecrit par : christophe sibille | 25 août 2006

Si c'est à moi que vous vous en prenez, M. Sibille, à propos d'une absence de hiérarchisation des racismes, entre les cons (les femmes) et les feuj, laissez-moi l’heur de ne point en être, et de pouvoir en parler quand même. Vous rejouez à l’islamo-gauchiste ou quoi ?
Je n’ai pas vu de juif brûlé à l’essence, en France, ces dernières années, monsieur.

Ecrit par : D'Enguell | 25 août 2006

Non, ce n'est pas à vous, d'Enguell. Ne soyez pas parano! Je faisais simplement référence à un (déjà ancien, vu la vitesse à laquelle avance ce blog) message de Patricia, qui me paraissait pour le moins ambigu! Je ne pense pas que, dans sa bouche, (!), "con" et "femme" ait pu générer la moindre confusion, et qu'elle employait bien ce mot dans son acception la plus employée aujourd'hui.
Bonne journée à vous. Et, puisque on parlait de Brahms récemment, je recommande ses oeuvres peut-être un peu moins connues, (thèmes et variations pour piano, notamment; "Brahms-Haendel" et "Brahms Paganini)) et, surtout, les ballades opus 10 (pour piano seul également)dans l'interprétation sublime d'A.B. Michelangeli.
Par ailleurs, si je ne m'abuse, le défaut le plus grave des islamo-gauchistes est de contribuer à une banalisation de l'antisémitisme.

Ecrit par : christophe sibille | 25 août 2006

Il valait mieux améliorer que détruire...

Comment réformer les IUFM et CFP (centres de formation de l'enseignement privé où sévit la même idéologie constructiviste) quand l'essentiel du personnel croit dur comme fer dans ses idées (ou fait hypocritement semblant) et s'accroche à son pouvoir sans oser faire la moindre auto-critique ?

Lors d'une conférence organisée avec Le Bris une de mes conseillères pédagogiques est partie au milieu de la conférence sans un mot, sans même me dire au revoir en passant devant moi alors que je l'avais bien accueillie à son arrivée. Elle ne pouvait pas supporter ce qu'elle a entendu et a donc refusé le débat, la confrontation d'idées.

Je dois moi au contraire émarger et assister bien sagement jusqu'à la lie aux conférences pédagogiques où des conférencières constructivistes m'abreuvent dans des cours magistraux (sic) de leurs théories.

Mais il y a plus grave et plus révélateur : le débat était organisé à moins de 800 mètres d'un IUFM, plus de 500 tracts y ont été distribués, l'information avait donc été faite.
Pas UN étudiant ne s'est déplacé, mais surtout PAS UN FORMATEUR n'a cru bon de venir écouter (ou apporter la contradiction puisqu'ils sont si sûrs de leurs thèses).

Vous-même, Christophe Sibille, vous ne donnez jamais explicitement tort à vos collègues et autres penseurs pédagogistes comme la brave Charmeux, volonté de ménager la chèvre et le chou ?
Alors ni blanc, ni noir bien évidemment mais vous êtes quand même à mes yeux plus proches des ténèbres...

P.S Pour revenir sur le thème de ce fil, certains ont la nostalgie de cette époque pas si éloignée que cela où il suffisait de se revendiquer de l'anti-racisme pour faire avaler toutes les couleuvres.
Cette époque semble révolue, j'écoutais Raffarin il y a deux jours sur France Inter, deux sujets semblaient retenir son attention : la rémunération salariale et l'éducation. Il évoquait ainsi sa rencontre avec un étudiant français parti étudier à Shanghaï. A sa question " Cela doit être difficile d'étudier en Chine ?" l'éudiant lui répondit que le plus dur était les maths. Sans commentaires.

Ecrit par : Guillaume | 25 août 2006

Super ... Merci , maintenant ça me revient c'était planqué qq part dans mon cerveau, il me manquait juste la "connexion"
merci merci merci
(désolé pour hier soir, j'étions un chtit peu bourré)
Je vous lis tous plus tard ....

Ecrit par : toto | 25 août 2006

On se calme ! J'ai vu, moi, une jeune Arabe brûlée vive (Sohane Benziane), et une jeune Juif (Ilam Halimi) torturé à mort — l'un et l'autre pour des raisons peu ou prou religieuses. Dans les deux cas, c'était la même religion qui s'était instituée juge et bourreau — et même si je ne mets pas, loin de là, tous les Musulmans dans le même sac, j'attends encore les condamnations fermes de tels actes dans les mosquées de Lille, Paris-banleiue, Lyon ou Marseille — entre autres. Mais enfin, il y a un Mouvement des Musulmans laïques de France (un peu oxymorique, comme appellation) qui dit des choses assez justes.

Pour mémoire, le mot de De Gaulle. À un manifestant (sympathisant) qui lui suggérait, comme slogan, "Mort aux cons !", Mongénéral (comme disait le Canard à l'époque épique où il avait du talent) répliqua : "Vaste programme…"

Mais on ne peut pas mélanger des injures racistes avec un problème général de bêtise — naurelle oou entretenue. Nous sommes dans un climat extrêment malsain, à deux doigts de la guerre civile, si nous ne réagissons pas très vite. Et la discrimination positive n'est pas une solution — loin de là. Et le communautarisme encore moins (allez vous balader à Blackburn, pour voir ce que donne le communautarisme pakistanais en Angleterre).

J'ai giflé un élève une fois dans ma vie — en collège, dans la cour. Il venait de traiter un surveillant de "sale bougnoule" — et j'ai pensé que le surveillant ne pouvait pas réagir, sous peine d'être accusé d'être juge et partie (les Américains appellent cela un catch 22, d'après le bouquin de Heller), l'élève triomphait, il s'est pris un revers qui l'a envoyé à trois mètres. "Pour dernier avis". Sartre, dans ses Réflexions sur la question juive, conseille d'agir ainsi avec les racistes — expliquant qu'ils sont dans la passion, non dans la raison, et qu'on perd son temps à vouloir risonner une passion. Il a bien raison. En juin 73, quelques post-sartriens ont traité de même, devant et autour de la Mutualité, un meeting du Front NAional — et les CRS qui les protégeaient. Je sais que cela fait asez ancien combattant, mais c'est un bon souvenir — la seule manif que nous ayons gagnée, militairement parlant.
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 août 2006

Mais non D'Enguell ce n'est point vous qui êtes visé par Monsieur Sibille... Mais ce monsieur peut me condamner au bûcher pour les ignominies que j'ai osé proférer, et bien monsieur Sibille je persiste et signe, je refuse toute hiérarchisation dans le racisme ce serait faire insulte aux victimes de cette peste! je crois que c'est quand on commence à dire que "sale con" n'est pas si grâve qu'on en arrive à "sale feuj"... mais Monsieur Sibille à besoin d'une explication de texte à presque chaque post n'est-ce pas...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 25 août 2006

j'oubliais Monsieur Sibille dans mon esprit con=femme car je n'ai jamais accepté ce terme dans l'acceptation qu'on en fait et la plus employée aujourd'hui... et franchement je suis ravie que D'Enguell est bien compris cela...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 25 août 2006

"au fait j'ai acheté la dernière version de picbille , effectivement il y a du changement mais je vais m'en servir pour mon fils en GS car pour le cp ça me paraît un peu succinct"

Désolé Pat je viens de lire ...

Ah queue non non non , il ne faut pas utiliser ce bouquin, je te certifie que tu vas avoir des soucis.....

C'est une méthode par l'erreur, très très très mauvais pour le cerveau des chtits nenfants ....

La/une méthode par l'absurde OK trrès biennnn
La méthode par l'erreur PAS OK KOKOKO très très mauvais...
Picbille2004 n'a sa place QUE dans la poubelle... ou la cheminée... (sisi on peut bruler certains livres ....)

next later... if needed.

ps: "la bonne moquette" très drôle ;)

Ecrit par : toto | 25 août 2006

Touà fait d'accord avec Sartre. D'ailleurs face à l'injure raciale quelqu'elle soit de sale bougnoule à sale pédé, ma réaction est aussi du domaine passionel, donc ça part.
Le raisonnement et l'éducation à la civilité se font à froid.
Toutes les sociétés ont leurs tabous. L'injure raciale doit être un tabou de la société démocratique égalitaire française et toute injure raciale prononcée sur nos terres doit être punie par nos lois tribales.
D'Enguell: cieco (aveugle) m'évoque le mot français cécité. Y a-t-il un latiniste dans la salle?
Patricia, s'il vous plaît, Ces enfants qui ont fait la France est destiné à quelle tranche d'âge. Est-ce encore un plaisir de le lire à onze ans?

Ecrit par : dobolino | 25 août 2006

Tiens, revoilà Guillaume... Bonjour! Vous avez passé de bonnes vacances?
Patricia, celui qui a des problèmes de lecture, ici, n'est pas celui que vous croyez! Je crois que, concernant la phrase de Pierre Dac, vous avez vous-même besoin d'une petite explication de texte!
Par ailleurs, Patricia, il ne me semble pas avoir voué quelqu'un au bûcher!

Ecrit par : christophe sibille | 25 août 2006

Les seul latinistes qui restent sont vêtus de haillons et sont perchés en tête de mat, sans décrocher la hune, afin de fondre sur, et de dépouiller, les vaisseaux des riches marchands, vous le savez bien Dobolino. Bon, je ne boude plus. Je crois qu’aveugle vient de “ab oculis”, alors que cécité reste le mot savant venant de caecus, qui a sans doute donné cieco en italien.
Christophe Sibille, vous m’auriez évité une apoplexie en nommant le sujet de votre courroux, qui nous avait dit qu’elle était ashkénaze... et qui pourrait vous regarder avec les yeux de Chimène si vous ne “jouiez” pas à l’islamo-gauchiste, prompt à s’emparer de la bien-pensance médiatique. (Chirac et all avaient dérapé à propos d’une affaire montée de toutes pièces dans un train, mais il lui fallait être le premier quoique il en coûtât).
Et Thot, pour ma poupoule, seulement le soir quand les enfants sont couchés, parce que... ;)

Ecrit par : D'Enguell | 25 août 2006

Pour Patricia, j'espère que Canal Historique apprécie de se faire traiter de "vieil armagnac"...

Ecrit par : D'Enguell | 25 août 2006

Dans ma montagne, il y a à peu près autant de latinistes que de "trois mâts" c'est peut-être pour ça que je ne rencontre pas de latinistes c'est parce qu'ils sont à la mer ... Merci de me désabrutir.

Ecrit par : d | 25 août 2006

D'Enguell, je vous rappelle, (pour la deuxième fois) que les islamo-gauchistes sont assez prompt à devenir antisémites par antisionisme... La frontière entre les deux est assez sensible, et spécialement en ce moment. Et le fait que des juifs se soient réfugiés dans l'islamo-gauchisme ne les disculpe en aucune façon.
Bonne fin de journée à vous.
Cécité vient évidemment de: "caecus". Non?

Ecrit par : christophe sibille | 25 août 2006

Oui c'est injuste, ils ont l'air iodé, et traitent tout le monde de crétins des Alpes

Ecrit par : D'Enguell | 25 août 2006

Et moi Christophe, pour la troisième fois, j’emploie le terme “jouer” -comme vêtu d’une panoplie (toutes armes en grec)- à l’islamo-gauchiste. Si vous n’en êtes pas, et si vous le voulez bien, réagissez moins hystériquement (no offense pour les femmes porteuses d’utérus qu’on catalogua de la sorte).

Ecrit par : D'Enguell | 25 août 2006

D'Enguell, merci pour les films; je vais essayer de me les procurer. Grazie miiiiiillllle....
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En ce qui concerne le sujet actuel de discussion, je trouve troublant que l'on puisse mettre sur un pied d'équivalence "sale con" et "sale feuj". A force d'user et d'abuser d'une langue politiquement correcte, qui cherche à ne plus choquer personne pour épargner tout le monde, pour gommer la moindre différence et surtout pour "égaliser" tout le monde, on se met à tout mélanger et à ne plus hiérarchiser des problèmes qui devraient l'être. Nous sommes dans le règne du "tout se vaut" du " tout est égal", on le sait bien.Hiérachiser n'est pas très bien vu, y compris dans notre profession qui devrait savoir reconnaître la hiérarchie des mots. On a tous déjà traité quelqu'un de "sale con" mais pas de "sale feuj". Non?
Ou alors les mots ne veulent plus rien dire?

Ecrit par : elisabeth. | 25 août 2006

Quelle idée d'empêcher ces adorables enfants — et leurs parents, pendant qu'on y est — d'utiliser ces charmantes expressions ! Ne savez-vous pas, chère Elisabeth, que la loi Jospin de 1989 institutionnalise la liberté d'expression ? Monique Vuaillat, alors secrétaire général du SNES, a expliqué qu'elle avait tenu la main du législateur pendant la rédaction de ladite loi. Trois mois plus tard éclatait la première affaire de voile. Quinze ans plus tard, on en est à se demander si "sale feuj" (pourquoi toujours eux ? Ne seraient-ils pas de sprivilégiés de la persécution ?) est ou non l'équivalent de "sale con" : c'est un acquis de la liberté d'expression, voilà tout…
Quand je pense que "liberté d'expression" éait une revendication de 68 — mais le contexte était fort différent, nous ne jouissions d'aucune liberté — et surtout pas d'expression. Trente ans plus tard, les planqués de Mai ont réussi un hold-up sur les idées en instaurant l'équivalence de toutes les (sales) manières de dire. Surtout, ne pas traumatiser les petits chéris !
C'est l'illustration même de l'une des thèses que j'avance : en voulant libérer l'école, on a ouvert la porte à tous les extrémismes. En prônant l'égalité des chances, on a négligé l'égalité des droits. En prêchant le droit à dire d'énormes carabistouilles, on a banalisé ce que l'on croyait combattre, et qui ne pouvait être dénoncé qu'en opposant clairement une idéologie — celle des Lumières, ou celle de la République (la vraie, celle de 1793 et de 1848-49) — à ces défaillances de la pensée que l'on appelle des croyances.
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 août 2006

la solution consiste à ne plus dire "sale" con mais espèce de con car on ne dit jamais espèce de juif ou espèce de bougnoule. Parce qu'on peut être con et juif, con et goy, con et arabe. Gros con ne va pas non plus car on insulte les obèses qui ont droit à l'égalité. Les cons aussi d'ailleurs! Je vous conseille l'injure pauv' type, c'est meurtrier et totalement non raciste(encore mieux, pour les plus de 50 ans: "pauv garçon")
" Il faut être économe de son mépris en raison du grand nombre de nécessiteux". Cardinal de RETZ
Ne vous inquiétez pas D'Enguell, j'achète du sel iodé. Connaissez vous l'axolotl ? C'est une bestiole amusante.

Ecrit par : dobolino | 25 août 2006

Je vous sais gré de citer Retz, pour lequel j'ai une tendresse particulière (voir JPB, "Retz ou la politique spectacle", in Méthode n°9, 2005). Mais les injures que vous proposez qualifient toutes des hommes — pauvres de nous. Comment dites-vous "pauvre grosse conne" — car il en est…
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 août 2006

Dobolino le livre "ces enfant qui ont fait l'histoire" peut être lu à onze ans même si son format album n'est pas toujours

Pour EN FINIR dîtes moi depuis quand le terme admissible introduit une notion d'égalité...dîtes moi ,dans la carabistouille suivante d'un de mes posts précédents où lisez vous que je met sur un même plan ces injures?:

"alors non l'injure "sale feuj" ou même "sale arabe" ou "sale nègre" n'est pas admissible pas plus que sale con d'ailleurs!
j'ai écrit:
"N'EST PAS ADMISSIBLE" je n'ai pas écrit qu'elles étaient de même valeur mais comme toujours Monsieur Sibille a son interprétation très personnelle! Allez y, Monsieur Sibille écrivez à ma place cela ne choquera personne puisque certains ici souffrent visiblement de dédoublement de personnalité et n'hésite pas à écrire sous le pseudo d'autrui où à s'en créer plusieurs pour jouer les détracteurs
je vais moi aussi finir par sombrer dans la paranoaï , il me semble avoir eu des profs de lettres qui m'ont appris à lire un texte en tout cas au moins un et à écrire aussi!


D'Enguell, excusez moi mais dîtes moi quel est le rapport entre canal historique et un viel armagnac?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 25 août 2006

Pardon j'ai effacé par mégarde des mots , merci Dobolino de lire même si son format album n'est pas toujours pratique pour la lecture...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 25 août 2006

À qui pensez vous JPB?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 25 août 2006

vieil

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 25 août 2006

D'Enguell nous nous connaissons?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 25 août 2006

Patricia, si c'est moi que vous visez, je n'ai pas plusieurs pseudos... Je n'en ai d'ailleurs aucun! Simplement mon véritable patronyme, (comme vous, apparemment, et comme Jean-Paul!)
Bonne soirée à tous.
Jean-Paul, malgré tout le mal que vous semblez penser de Jospin, (et de la gauche social-démocrate), l'accuser de tolérer des insultes racistes dans les cours d'école me semble être un raccourci pour le moins hasardeux.

Ecrit par : christophe sibille | 25 août 2006

Je n'ai jamais dit qu'ils avaient consciemment produit cette politique désastreuse. Je dis que les résultats sont là — et qu'ils refusent de les voir, parce qu'ils ont des yeux mais ils ne veulent pas voir.
Et je n'exclus pas que certains d'entre eux aient des objectifs personnels plus tordus, au nom de la défense des opprimés ou de leurs propres intérêts. Examinez les collusions, de fait et de personnes, entre le PS et SOS-racisme, par exemple.
C'est avec les mêmes raisonnements tordus que la Ligue communiste, après avoir fait dans l'anti-sionisme (mais pas dans l'antisémitisme, allons, vous imaginez ce que les mères de Krivine ou de Bensaïd auraient dit à leurs petits, le samedi suivant…), ont donné la parole à des salopards du style Tariq Ramadam — sans même se rendre compte que ces gens ont un agenda très précis, dans lequel figure l'élimination de toute pensée laïque. Nous sommes à deux doigts de la guerre civile — il suffirait que l'un ou l'autre des partis officialise la discrimination positive. Et ça ne viendra pas des banlieues, ça viendra de ces zones autrefois rurales, aujourd'hui parfaitement abandonnées, qui votent Le Pen à 40 ou 45 % sans jamais voir un immigré de leur vie — simplement parce qu'ils sont les rejetés du système, et que la Gauche et la Droite se foutent d'eux. Ça va tirer. Nature, Pêche, tradition et chasse au faciès. J'espère me tromper, mais j'ai un doute.
Quand avez-vous vu la gauche se préoccuper des obscurs et des sans-grade ? Mauroy a conseillé en vain à Jospin en 2002 de "parler au peuple" — puisqu'on ne dit plus prolétariat. On a vu le résultat.
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 août 2006

JPB, je voulais vous glisser qu'avant de répondre à Christophe Sibille ce matin, j'avais fort ri aux "sacrés Toscans" que vous plaçates habilement. Bravo mille.
d-Dobo, je vois que vous allez très bien et oui, je connais l’axolotl, mon cursus erratique me l’ayant fait rencontrer plusieurs fois. Je ne pratique pour autant pas l’art de la métamorphose, comme le fît ou le fait encore Pendariès, mais peut-être est-ce cela la tentation de Venise ?

J’avoue que ce climat de suspicion, qui semble vous troubler Patricia, est assez bien entretenu, mais le webmaster saurait vous dire que je n’y suis pour rien. Canal Historique est une “appellation -très- contrôlée que j’ai collée à JPB un soir de souvenirs, et le vieil armagnac... c’est vous-même qui en parlâtes.
Et je ne sais pas si l’on se connaît, mais je partage cette légère impression. Curieux !

Ecrit par : D'Enguell | 25 août 2006

oui j'ai effectivement parlé de vieil armagnac mais je ne l'ai pas associé à Canal Historique... mais que vous l'ayez supposé est assez amusant ...

oui très curieux en effet...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 25 août 2006

Ah! J'aime bien quand JPB parle comme ça, oui-da, j'aime bien ce Brighelli-là, un tantinet ironique, qui ne laisse rien passer aux politiques qui se fichent du monde et qui ont laissé toute éthique à la maison.
Cela fait du bien à entendre.

Ecrit par : elisabeth. | 25 août 2006

Encore une histoire à dormir debout, vous allez me dire, mais elle a un (tout petit) rapport avec la note de JPB. Enfant, je me rendis de ce petit pays au nord de Franco et je vis les deux premiers tags de ma vie en France et en français, sur un pont : "Libérez Krivine" et "lisez Rouge". Je me figurais alors (peut-être avec l'aide des parents) un Bolchévique sanglant, embastillé par de Gaulle. Sans savoir bien sûr que 15 ans plus tard, un autre Krivine, frère du premier et dentiste de son état, me soignerait quelques caries (très professionnellement j'entends).
Je me dis à présent que quoi que leur mère ait pu leur dire, l’un des deux devait être déjà dissipé...

Ecrit par : D'Enguell | 25 août 2006

je me rendis... en France. Sorry

Ecrit par : D'Enguell | 25 août 2006

Vous savez, Jean-Paul, quelqu'un comme Serge Halimi tient quelquefois des propos douteux qui sont, à mon sens, à la limite de l'antisémitisme. Et c'est Attac, (qui se distingue en ce moment, avec le bourrage d'urnes de Nikonoff) qui a intronisé Tarik Ramadan dans les forums sociaux européens. Le DVD d'interview de Castro par Bernard Cassen va bientôt sortir, et je pense que ça va bien vous faire rire (jaune) aussi. Alors, derrière qui se regrouper? Si vous avez écouté Ségolène hier matin sur France-inter, je pense que vous avez eu à peu près la même impression que moi...
Marie-Georges? Arlette? Allons, allons...
J'arrête, parce que Guillaume va finir par croire que je fais de la retape pour Sarko...

Ecrit par : christophe sibille | 26 août 2006

Je constate que les Grands Fauves se rendent au point d'eau au même moment.
Et à la Rochelle, point d’eau s’il en est, ne voit-on pas poindre le bonnet de Oui-Oui ?

Ecrit par : D'Enguell | 26 août 2006

Plein de trucs à répondre à M. Brighelli:
1° Après RETZ, Musset: quand un homme croise une femme, il ne devrait pas lui dire bonjour mais pardon.(beau sujet de dissert: en vous appuyant sur des exemples littéraires... je gère la thèse et j'ai des difficultés à traiter l'antithèse: à vos copies messieurs)
Tant que les femmes seront obligées de porter des foulards (en France, les hommes ont un cerveau et les femmes une cervelle: demandez à Ségolène) on ne pourra pas les traiter de grosses sales et pauvres connes.
2° Les sociaux démocrates seraient donc atteints de cécité par amaurose: c'est-à-dire de cécité centrale, les globes oculaires et nerfs optiques recevant parfaitement les images que le cortex ne perçoit pas. Latinistes et hélenistes pouilleux, d'où vient a-maurose? je pense percevoir le a- privatif?

Pour les "paranos" qui s'imaginent que certains emploient plusieurs pseudos pour faire successivement thèse et antithèse, ce qui est certes jouissif et active le débat d'idées ( en plus il n'y a que les c.. qui ne changent pas d'avis) je propose de donner si on utilise un pseudo de se présenter par son numéro INSEE tronqué. Je me lance 2591175112...
Pour ma part je peux aussi donner mon SIREN ou SIRET ou n° de TVA intracommunautaire mais pas celui d'inscription à l'ordre...
En fin, une horrible injure qui sévit dans le collège de ma fille: mongol... je ne sais trop ce que ça veut dire, sous-entendre mais elle ne l'a pas dit deux fois! Ca a "camphré"...

Ecrit par : dobolino | 26 août 2006

Hélas, ça a sévi aussi dans l'école où je travaille, ça veut dire trisomique... Ils traitent aussi les plus jeunes de nains de jardin et ça n'a rien d'amical. L'année dernière, nous avons dû aussi combattre le "Cassé !" lancé avec beaucoup d'agressivité et parfois une bourrade, toujours très peu amicale, à l'épaule destinée à faire tomber l'adversaire à la renverse (je crois que ça vient d'un film impérissable intitulé Brice de Nice que même des maternelles ont vu). En revanche, nous avons réussi à combattre le "Y m'a traité !" en demandant si c'était à la bouillie bordelaise, au soufre ou au "Roundup", vive la viticulture !

Ecrit par : catmano | 26 août 2006

J'ai oublié 2570414118...

Ecrit par : catmano | 26 août 2006

Hellénistes, avec deux ll comme pouilleux, et comme l’autre orthographe d’Hellébore, un petit purgatif du matin, que je vous propose, Dobo

Ecrit par : D'Enguell | 26 août 2006

Les pauvres et les laissés pour compte sont des "petits blancs" qui ne méritent plus aucune considération de la part de la gauche soucieuse de défendre plus les Thenardier que les Jean Valjean.
Le peuple républicain et généreux de Victor Hugo ( vous savez : "tiens dit-elle en ouvrant les rideaux, les voila") est méprisé, conspué par la gauche alter-mondialiste qui n'a d'yeux que pour le tiers-monde porteur idéalisé de la révolution qui ne se fera plus en Europe.
Qu'une grande partie de ce tiers-monde fantasmé (puisqu'on y trouve aussi des pays qui nous dépassent économiquement ou sont en route pour le faire bientôt) soit porteuse d'une idéologie fascisante n'est qu'un point de détail pour beaucoup de ces idéologues autoproclamés démocrates mais qui sont surtout de farouches antirépublicains.
(Régis Debray a écrit de magistrales analyses sur les différences entre les démocrates et les républicains qui sont toujours d'actualité.)
Attention, pour ceux qui interprétent tout de travers, je ne dis en aucune façon que les habitants du "tiers-monde" ou du "quart-monde" sont des Thenardier. D'aiileurs le simple fait d'utiliser le terme "tiers-monde" est susceptible de vous faire classer comme réactionnaire, mais je ne sais plus ce qu'il faut dire, "en voie de dévelloppement", depuis le temps qu'il est utilisé, me semble méprisant.
Je veux simplement m'insurger contre le mépris de toute une partie du peuple par des socialistes comme Mélanchon qui font beaucoup de dégats et risquent de propulser le vote lepéniste a des sommets jamais atteints.
Si des élections avaient lieu demain, il y a fort à craindre que Le Pen arrive en tête. Que se passerait-il s'il devançait très nettement les deux ou trois candidats suivants qui, eux, ne seraient séparés que de quelques voix ?
Ce seisme politique serait bien plus redoutable qu'un tsunami élyséen.
Il est vrai que d'ici 2007 les cartes ont le temps d'être rebattues plusieurs fois et certains candidats peuvent s'effondrer ou disparaître.

Ecrit par : Adrien Fleuret | 26 août 2006

En revanche, nous avons réussi à combattre le "Y m'a traité !" en demandant si c'était à la bouillie bordelaise, au soufre ou au "Roundup", vive la viticulture !

Très bon! merci du conseil, à cette occasion je me permets en remerciement de vous offrir ce texte de punition réprimant un bien vilain geste :

Les origines du « doigt d’honneur »

Je viens de faire un vilain geste dont j’ignore, hélas, les origines. Ce petit exercice de copie va me permettre de réparer cette malencontreuse lacune.
Les archers gallois ( à l’ouest de l’Angleterre ) étaient réputés pour leur efficacité dans le maniement de l’arc long (long bow). Lors de la conquête du pays de Galles par l’armée anglaise d’Edouard Ier au XIIIème siècle, il arrivait que ces archers soient faits prisonniers. Lorsque ceux-ci refusaient de se mettre au service de l’oppresseur, on mettait fin à leur talent d’archer en leur sectionnant le majeur (doigt indispensable à la traction de la corde).
Cette pratique, assez impopulaire, donna naissance à un geste de protestation. Les archers gallois, poing fermé et majeur tendu, défiaient ainsi les soldats anglais de venir leur enlever ce doigt si utile.
En faisant donc un tel signe, j’enfreins non seulement le règlement de l’école mais pire que cela, je commets un anachronisme navrant : je ne suis pas un archer gallois du XIIIème siècle et la personne à qui je viens d’adresser ce geste ne peut en aucune façon être assimilée à un sujet de Sa Gracieuse Majesté.*

Petit lexique :
A un sujet de Sa Gracieuse Majesté : synonyme d’Anglais.
Anachronisme : c’est une faute contre la chronologie.
Défier : provoquer quelqu’un, déclarer à quelqu’un qu’on le croit incapable de faire telle chose.
Enfreindre : ne pas respecter (un règlement).
Impopulaire : qui n’est pas aimé, apprécié du peuple.
Lacune : c’est un manque dans les connaissances.
Navrant : qui est regrettable.
Oppresseur : personne qui soumet les autres à sa volonté par la violence.

* Il est bien entendu que cette dernière ligne pourra être modifiée dans les régions du grand ouest où certaines écoles comptent maintenant plusieurs représentants de la perfide Albion.

Ecrit par : Guillaume | 26 août 2006

Pour Toto, cette si belle chanson était chantée par Jeanne Moreau dans "Jules et Jim."
Ouf, personne ne s'est aperçu que j'avais appelé imparfait du subjonctif des passés simples;(Depuis que Jack Lang en a supprimé l'apprentissage dans le primaire, ce temps est considéré comme su au colège, et donc très rarement appris)c'est pourtant la première chose que je demande à mes élèves de 4ème, ainsi que le COS, jamais compris.
Christophe, ce n'est pas moi qui parle de l'accouchement d'une souris à propos des résultats du Grand Débat, mais toute la presse.
Quant à "Delenda sunt IUFM", je pourrais rechercher les extraits du Grand Débat que j'ai imprimés à ce sujet. Je comprends par ailleurs que vous défendiez votre corps, mais vous devriez le faire avec moins d'acrimonie à mon égard. J'ai vécu l'IUFM douloureusement à travers ma fille, qui en est sortie en juin 2003, ce qu'elle a vécu n'a pas grand chose à envier à l'expérience de Rachel Boutonnet, que vous et les vôtres haïssent et méprisent, ou de François Vermorel. (La ferme aux professeurs). Les IUFM en ont cassé plus d'un.
Patricia, vous dites :
"...comme si l'outil avait été une "génération spontanée"... à croire que nos enfants sont des petits "Pasteur" en puissance , des êtres si exceptionnels qu'ils peuvent tout comprendre hors contexte et surtout qui avalent la soupe sans grimaces alors qu'elle est pleine de cheveux..."
Je rappelle que non seulement nos enfants sont des petits Pasteur, mais encore des petits Champollion. Je me sens mal quand je repense à ce paragraphe imbécile de Goigoux pour justifier l'apprentissage de la lecture par la méthode globale, rapporté par Mme Wettstein-Badour dans son livret, "Le cerveau, cet inconnu des pédagogues". (Désolée, Christophe, cela seul justifierait que je traite certains formateurs de malades mentaux.)
Cordialement.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 août 2006

helléniste, oups! Combien de fois dois-je le copier, maître?
Si on s'amuse à relever les fôtes qu'elles soient d'orthographe ou de frappe on n'a pas fini! Pouilleux ne devait pas être pris pour une insulte puisque vous m'aviez dit qu'ils étaient en haillons. J'avais juste retenu la leçon...
Je note que vous ne m'avez dit ni bonjour ni pardon. Le matin je préfère un bonjour à une purge.

Ecrit par : dobolino | 26 août 2006

De plus pour la phytothérapie je préfère me fier aux conseils de toto qui est top niveau.

Ecrit par : dobolino | 26 août 2006

Vous "traitez" qui vous voulez, Anne-Marie. Votre post était simplement intitulé: "Ces malades mentaux,les professeurs d'IUFM", ce qui ne veut pas exactement dire la même chose que:"Je traite certains formateurs de malades mentaux".
Ce que je vous reproche, comme à beaucoup, c'est l'amalgame.
Par ailleurs, je n'ai fait aucune considération sur le fait que le débat national ait accouché d'une souris. Enfin, je ne méprise personne. J'ai simplement dit qu'on faisait porter à Rachel Boutonnet un costume trop grand pour elle, et qu'elle écrivait mal. (Avez-vous réellement lu un de ses livres? Moi, oui!).
Ce n'est en aucune façon du mépris, mais entériner un état de fait. Enfin, Vermorel a été convaincu de bidonnage. Ce n'est pas moi qui le dis.
Pour ce qui est de "traiter", ( et les profs de lettres, apparemment nombreux ici, pour notre plus grand bonheur) en prendront acte), c'est que, dans les cours d'école, (et parfois en classe), on ne dit quasiment plus: "mongol", mais son "diminutif" "gentil": "gogol". C'est encore la littérature qui trinque!
Bonne journée à tous.

Ecrit par : christophe sibille | 26 août 2006

Les pays en voie de dévelopement , dévelloppement, développement ? J'en perds mon latin balbutiant: les pays en voie de machin ont-ils deux ailes pour mieux s'envoler ou une seule qui rend leur trajectoire un peu déséquilibrée?

Ecrit par : dobolino | 26 août 2006

"Vous "traitez" qui vous voulez, Anne-Marie. Votre post était simplement intitulé: "Ces malades mentaux,les professeurs d'IUFM" "


Bou, la vilaineeeeeuuuuuu, Bou qu'elle est méchanteuuuuuu.

Au piquet Anne-Marie, les mains sur la tête.

Ecrit par : toto | 26 août 2006

Avec l'aimable autorisation de son auteur, je mets ici un témoignage, qui ressemble comme un frère à celui de Vermorel. Je ne pense pas qu'on pourra le convaincre de bidonnage.

"Je vous copie colle un bout de lettre-ouverte que j'avais écrite l'année de l'IUFM (l'écriture ayant été une forme de thérapie pendant cette terrible année, la lettre est un peu longue):-----
J'ai mis un an, un an à comprendre que ce n'était pas moi qui était folle, un an à comprendre la perversité d'un système, un an de révolte autodestructrice. Pendant un an, je me suis interrogée sur la raison de mon mal être au milieu de personnes si humaines, si soucieuses, chacune à leur façon, de faire leur travail: nous transmettre les clés qui nous
permettrait d'être les excellents professeurs que nous voulions être, de ces profs qui réussiraient à aider à leurs élèves.
Il y a d'abord eu les abbérations évidentes, inhumaines, comme ce test d'informatique auquel sont soumis tous les futurs enseignants, qui permet de vérifier qu'on sait cliquer sur une souris ou chercher le ficher "index.html" modifié le 7 janvier sous windows XP (les amateurs de libre
qui me lisent réagiront). Merveille que ce test là pour favoriser l'effet stupeur et tremblements... vous savez la régression d'une femme qui de comptable est devenue balayeuse... est-ce là l'éducation? Il y aurait eu un test de lecture que je n'aurai pas été surprise. Après tout, ce n'est
pas parce que l'on sait programmer (condition nécessaire à l'obtention de l'agrégation de mathématiques) que l'on sait se servir d'un ordinateur (et puis les IUFM ne feraient pas de l'enseignement individualisé comme ils le préconisent).

Ce que je ne comprenais pas, au delà de ces détails presque comiques, c'était ce mal être pendant les cours "utiles", ceux où on apprenait "vraiment" à être prof.
J'ai imaginé que le fait que j'avais déjà enseigné 7 ans expliquait cela mais pourquoi mes camarades étaient-ils également malades? Pourquoi ces adultes brillants, pour certains ingénieurs ayant travaillé plus de dix ou vingt ans, n'étaient-ils soudain plus capables d'écrire trente pages? J'ai
identifié dans un premier temps la double préparation: celle "à l'inspection" et celle à "être prof".. on essayait de nous faire croire que cette préparation était la même... que c'était la même chose, la même chose que ce cours théorique parfait avec de gentils élèves et de construire une relation de confiance pendant un an, la même chose d'avoir de la rigueur une heure et d'intéresser vingt ou trente adolescents un an,
la même chose d'être de bons élèves d'IUFM et d'être une bonne prof.
Il semblait bien que l'institution jouait, peut être même à son insu, double jeu.

C'est en cours de didactique que j'ai vraiment compris la perversité du système, de ces "profitez de cette année pour tenter de nouvelles méthodes de travail" que l'on nous proposait avec enthousiasme dans les autres cours. En effet, le cours de didactique avait pour objet de construire un
exercice provoquant une erreur prédéterminée à observer et à coder.
Nous choisissons donc l'erreur que nous voulions provoquer dans une liste de 30 possibles, construisons un exercice adéquat afin de tester notre hypothèse (sur nos élèves puisque nous les avons sous la main). Cela devait donc nous apprendre ce qui poussait à l'erreur et faire de nous de
bons profs, conscients des effets de bords des exercices... Et les élèves?
Notre classe, la vraie? On s'en fiche! Ils servent à l'expérience et c'est tout! C'est toujours bien, n'est-ce pas de faire un exercice pour les élèves? Pas grave donc d'utiliser les élèves comme objet?

Les profs doivent choisir des exercices qui font progresser les élèves et non des exercices qui les font progresser eux. Les élèves ne sont pas l'objet des expériences de stagiaires IUFM. On doit, en tant que prof, progresser, apprendre et s'il peut arriver que nous fassions des erreurs, débutants ou non, les profs doivent être profs (et non élèves) et il est pervers, vis à vis des élèves et vis à vis des profs de faire croire qu'il
peut en être autrement sans que l'un ou l'autre ne soit considéré comme un objet, déshumanisé.
-------------
Voila... enfin c'est une lettre parmi d'autres. Je ne dirais cependant pas que la plupart des enseignants étaient "incompétents" (en tant qu'enseignants) ou malhonêtes; ils étaient éventuellement prétentieux (croire qu'ils "enseignent" quelque chose là où il devrait y avoir échange des pratiques et discussion), ils étaient éventuellement très mauvais (à traiter une classe d'adultes comme une classe de gamins ; je reste traumatisée par le "bravo M. vous avez trouvé" qu'une enseignante m'a
dite après que j'aie "résolu" un exercice que j'avais donné à mes 6ème l'année d'avant -j'en ai pleuré-), ils étaient souvent ridicules (à vouloir nous "faire prendre conscience" de tout un tas de choses dont nous avions, pour certains, parfaitement conscience), ils étaient souvent plein
de préjugés construits à partir de leur propre expérience et leur lecture ("la constante macabre" prouverait ainsi que les profs cherchent à normaliser)...
Mon expérience de "la constante macabre" a été plus simple: ma première (de prof) année à la fac, on m'a dit:
- on a 150 places en maitrise, tu te débrouilles
- compte 10% de reçu au rattrapage
- tes notes doivent suivre une loi normale de moyenne comprise entre 10 et 12 et d'écart type adapté...
C'était clair et simple, les examens sont un concours qui ne disent pas leur nom. On peut s'indigner de ce fait mais il n'y a pas eu à l'IUFM un débat censé et intéressant sur ce qu'est la notation, quelque chose de très relatif servant d'indicateur, quelque chose qui, même en mathématiques, n'a pas de notion de vérité...
Enfin bref, aussi prétentieuse qu'eux, j'ai eu la désagréable impression que j'aurai pû faire la moitié des cours (pas l'autre parce que j'ai la prétention de penser que j'aurai fait mieux).

Par contre, les cours importants, qui ont surpris le commissaire de police à qui j'ai parlé pour ma thèse:
- rien sur le droit: le droit du travail, le droit public, le droit des enfants
- rien sur l'articulation globale de l'éducation en France (public, privé, supérieure, orientation, missions locales, etc...)
- rien sur la "philosophie de l'éducation" (j'ai eu qques cours fort intéressants à ce sujet en Irlande et là bas, l'éducation est encore très marquée religieusement... Il me semble qu'à vouloir être un "fonctionnaire" il faut qu'on sache pour quoi on "fonctionne")
- rien sur la psychologie clinique (repérer les cas de suicide, savoir à quoi engage la relation d'aide, etc...)
- connaitre nos "partenaires" en cas de problèmes (CPE, assistante sociale, infirmières, etc...) [petit bémol à ce reproche: le ministère de la culture a fait une intervention courte mais très précise pour proposer des partenariats, dont j'ai profité monter une activité danse/Effets spéciaux avec une compagnie qui travaillait sur l'ombre et donc en maths
les projections, Thales, la proportionnalité, etc...]
- rien sur le handicap (et pourtant j'ai eu un trisomique dans ma classe dès la titularisation)

etc...

Allez un point positif: on avait la possibilité de faire un stage d'un
mois à l'étranger et c'était vraiment très enrichissant!"

Alors? Les IUFM, à réformer? Citez-m'en un bon.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 août 2006

Superbe, Guillaume, ce texte sur les archers gallois, et le lexique en bas de page : excellent !
Dobolino, je dois bien avoir une ou deux petites UV de Génétique in Vitro des plantes entre autres, mais je ne vous fais pas la leçon. Et vous n'êtes pas si bête que d'utiliser "pouilleux" sans prendre le risque d'une petite lotion capillaire... Et on peut être troll sans être drôle, non ?
Bonjour et au revoir, comme toujours

Ecrit par : D'Enguell | 26 août 2006

Je fais écouter Bach, Beethoven, Chopin, Schumann, Miles Davis, Herbie Hancock à "mes" étudiants et à "mes" stagiaires à l'IUFM. Je les laisse, à partir de cette découverte, (pour eux, c'en est souvent une!) trouver la manière d'aborder ces chef-d'oeuvres avec les enfants à qui ils auront le bonheur de les faire découvrir. Mes collègues, au sein de l'IUFM Orléans-Tours,(et, je pense, pas uniquement) travaillent de la même manière, ou à peu près. Je leur fais chanter Higelin, Trenet, Brassens, Renaud, Barbara, et quelques autres, ainsi qu'un répertoire souvent plus utilisable directement par eux dans les classes qu'ils auront en face d'eux. Et ne pas baser tout mon travail sur les dernières recherches en sciences de l'éducation ne m'expose pas à me faire taper dessus par les soi-disant "staliniens de l'éducation" ou autres "Khmers rouges" qui nous empêcheraient de travailler sur des contenus, et nous encourageraient à abêtir nos futurs enseignants et enfants.
Taper systématiquement sur ce qui se fait dans les instituts de formation des maîtres, (universitaires ou non, peu importe) revient à évacuer petit à petit tout ce qui se passe au niveau des apprentissages dans la formation, pour arriver progressivement à la seule modélisation à partir des pratiques des instituteurs (ou professeurs) en poste. Je ne pense pas que les personnes responsables, (Jean-Paul en premier) militent pour cela. Eh oui, les IUFM, c'est aussi cela. Merci d'en prendre note.
"Vous "traitez" qui vous voulez, Anne-Marie. Votre post était simplement intitulé: "Ces malades mentaux,les professeurs d'IUFM" "


Bou, la vilaineeeeeuuuuuu, Bou qu'elle est méchanteuuuuuu.

Au piquet Anne-Marie, les mains sur la tête.
La vilaine, ce n'est pas le propos, toto. C'est surtout très bête.

Ecrit par : christophe sibille | 26 août 2006

"Je les laisse, à partir de cette découverte, (pour eux, c'en est souvent une!) trouver la manière d'aborder ces chef-d'oeuvres avec les enfants à qui ils auront le bonheur de les faire découvrir. Mes collègues, au sein de l'IUFM Orléans-Tours,(et, je pense, pas uniquement) travaillent de la même manière, ou à peu près."

Cher Christophe Sibille
Ne serait-ce pas du constructivisme, les aspirants-professeurs des écoles devant construire leur propre savoir ?
D'autre part, n'est-ce pas là un réflexe corporatiste de vouloir systématiquement défendre vos collègues ? n'êtes-vous pas à votre manière une sorte de juge Thiel défendant les petits Burgauds ?

Ecrit par : Guillaume | 26 août 2006

Moi, en "Ecoute musicale", en cycle 2 (GS/CP/CE1), je fais comme ça :

- Moyenne et Grande Sections : du mouvement à l’expression corporelle puis à la chorégraphie construite.
C’est au cours des séances d’expression corporelle que sera abordée l’écoute musicale : lors des moments de verbalisation nécessaires à la construction d’une chorégraphie, on apprendra aux enfants à reconnaître le son d’un instrument, on travaillera le vocabulaire musical (aigu, grave ; lent, rapide ; fort, doux ; silence ; pulsation ; rythme) et celui de la danse (marche, trot, galop, sautillés, pas chassés, glissés, etc.).
Technique : A l’aide de musiques choisies pour leurs caractéristiques rythmiques marquées, la maîtresse fera écouter un morceau court (deux à trois minutes) sur lequel les enfants évolueront ensuite librement. On variera le rôle de chaque groupe d’enfants au cours de la séance : ils seront alternativement danseurs et spectateurs. Entre chaque « prestation », un moment sera consacré à la verbalisation expliquée ci-dessus. Ce même morceau sera réutilisé au cours de plusieurs séances consécutives :
• Séance 1 : écoute ; danse libre (groupe classe) ; nouvelle écoute : un groupe danseurs / un groupe spectateurs ; commentaires ; échange des groupes ; nouveaux commentaires ; nouvelle écoute précédée d’une consigne : chercher « dans sa tête » des mouvements adaptés au rythme de la mélodie. La séance se terminera par la reprise d’un morceau travaillé précédemment et, au besoin, par un moment de relaxation (voir « Petite Section »).
• Séance 2 : écoute ; un groupe danseurs / un groupe spectateurs ; commentaires ; échange des groupes ; commentaires : la maîtresse dégage une ou deux « bonnes idées » ; relaxation.
• Séances 3, 4, 5... : écoute ; groupes danseurs / spectateurs : la maîtresse dirigera un travail par segments corporels (faire travailler les bras : enfants assis dans des cerceaux, avec un foulard dans chaque main ; danser sur place : carrés de 1 m x 1 m tracés au sol ; etc.), elle s’attachera à ce que chacun perçoive le rythme ou les ruptures de rythmes (jeu du chef d’orchestre : la classe choisit un geste différent par phrase musicale) ; danse libre sur le même morceau, la maîtresse se contentant de rappeler aux « étourdis » (ceux qui se laissent gagner par le plaisir du mouvement pour le mouvement) de « bien écouter si ça change »...
Petit à petit, se dégagera une danse commune à tout le groupe, elle sera alors intégrée au répertoire de la classe et pourra servir, si les habitudes de l’école le réclament, au spectacle de fin d’année.
En Moyenne Section, on choisira des morceaux où l’on reste dans le même rythme pour commencer et on évoluera ainsi progressivement vers des extraits plus complexes ; en fin de Grande Section, les enfants seront capables d’élaborer puis de respecter une chorégraphie beaucoup plus élaborée avec reprises, ruptures de rythme, en en détectant les caractéristiques.
Le répertoire sera varié : folklore, musique classique, contemporaine, musiques du monde (Attention, au début, certaines provoquent l’hilarité générale...Leur étude, prolongée dans toute la scolarité maternelle puis élémentaire, appuyée de « leçons » sur la diversité des cultures humaines, ferait, à mon humble avis, beaucoup plus pour l’éducation à la tolérance que toutes les « Journées contre le racisme » saupoudrées par ci par là...). Eviter les chants (tout du moins en français) qui le plus souvent mènent au mime de leurs paroles...

En maternelle, mes collègues font comme ça : les séances d’expression corporelle où la maîtresse fait défiler pendant une demi-heure des extraits musicaux variés allant du Classique à la Techno [« Ils aiment bien danser sur des nouvelles musiques », ils aiment bien, d’accord, mais qu’apprennent-ils ?]

Dans de nombreuses classes élémentaires, on fait comme ça (pour l'instant, toutes celles dont arrivaient les nouveaux inscrits chez nous) : rien...

Ecrit par : catmano | 26 août 2006

Que peut-on apprendre, à l'écoute, ou à la lecture, ou au regard des chef-d'oeuvres que nous ont laissé les génies du passé, Guillaume, à votre avis?
Je vous demande à genoux, vous qui semblez tout savoir, que le doute n'habite jamais, d'éclairer la lanterne du pauvre ignare que je suis, et sans me laisser construire mon propre savoir, je vous en supplie! Dîtes-moi comment je dois faire pour apprendre la musique à des étudiants et à des professeurs stagiaires, afin qu'ils réussissent à instruire de manière efficace les élèves qui passeront entre leurs mains. S'il vous plaît!

Ecrit par : christophe sibille | 26 août 2006

C'est vous le maestro, n'inversez pas les rôles ! Quoique vous savoir à mes genoux me donne effectivement un sentiment de toute puissance...
Catmano a mieux répondu que vous et je l'en remercie.

Ecrit par : Guillaume | 26 août 2006

Merci, c'est gentil... Merci aussi pour le cours sur la Vendée, très intéressant.

Ecrit par : catmano | 26 août 2006

Et puis la comparaison avec Thiel était plutôt flatteuse à votre endroit, dommage que vous ne l'ayez point comprise.

Personnellement, je n'ai toujours pas compris où mon formateur de musique voulait en venir, mes collègues non plus, je reste donc d'une nullité crasse et je fais donc écouter comme vous des chefs-d'oeuvre classiques (sans trop pouvoir apporter beaucoup autre chose, j'en suis bein marri).

Ecrit par : Guillaume | 26 août 2006

"De plus pour la phytothérapie je préfère me fier aux conseils de toto qui est top niveau"
Demain, je fais un cours sur les champignons à l'usine aux gènes.

"La vilaine, ce n'est pas le propos, toto. C'est surtout très bête."
Quand on a un affreux jojo en face de toi qui te traite de "fondapol" c'est intelligent ?

Encore merci pour ton taff/post il faudrait plus de post comme ça où les "bons" expliquent comment on arrive à se fendre la gueule en classe, tout en restant hyper sérieux (ref: astérix/le hell's/Cat)...
à+

Ecrit par : toto | 26 août 2006

"Encore merci Cat"

ouppps ça a 'glissé'...
Mon 'dentiste' est rentré de vacance ;)

Ecrit par : toto | 26 août 2006

Vacances grrrrr désolé :(

Ecrit par : toto | 26 août 2006

Catmano, si c'est moi qui avais envoyé un message tel que le vôtre, (qui correspond, à quelques détails* près, à ce que je propose comme "pistes pédagogiques" à partir d'exploitation d'extraits musicaux pour l'épreuve du concours à l'issue de l'année de PE1), que n'aurais-je pas entendu de la part des anti-pédagogues présents ici!
Je rajouterai, pour le chant: Expérimentation de toutes sortes de bruitages en maternelle, dans un but d'échauffement pour le chant; l'instit chantera beaucoup de chansons et de comptines, la plus grande partie de l'apprentissage se faisant d'abord par imprégnation. D'ailleurs, en petite section, les enfants vous écouteront avec des yeux ronds, et ne chanteront quasiment pas, sauf ceux qui entendent déjà et pratiquent un peu à la maison. Puis, progressivement, l'apprentissage se fera de plus en plus par imitation, pour aboutir, en principe dès le cours préparatoire, à un apprentissage essentiellement basé sur cette technique. On peut avantageusement créer avec les enfants, dès la petite section, un répertoire de comptines propres à la classe, (tous les stagiaires que j'ai eu sont capables de le faire); les comptines ont l'avantage d'être construites sur un matériau musical assez simple, tant en ce qui concerne la pulsation que le rythme, la mélodie, et le texte. Tous les niveaux de participation à la création sont possibles de la part des élèves, ce qui est assez rassurant pour les enseignants, et devrait leur éviter d'avoir peur de se lancer.
Assez tôt, (dès le CP, et même la grande section), des vocalises simples. Si on est assez exigeant quand au résultat, on peut parvenir à encourager les enfants à chanter seuls des fragments musicaux de vocalises assez simples, (ce qui est indispensable si on veut, à l'issue du CM2, et parfois même avant, avoir un résultat artistique probant.
Pour les instits qui le sentent, on peu même arriver à créer des chansons, pour, (et parfois même avec) sa classe. Cela demande une maîtrise musicale plus élaborée, que les profs stagiaires ne peuvent malheureusement pas acquérir avec les 18 heures royalement attribuées aux disciplines artistiques.
*(je ne parle pas de "segments corporels", ni de "doux" pour les nuances, pour lesquelles je préfère le mot: "piano", ni "d'expression corporelle", expression elle-même fort galvaudée, ni de "folklore", l'expression: "musique traditionnelle" me paraissant plus appropriée),

Ecrit par : christophe sibille | 26 août 2006

Dommage que je ne puisse pas scanner et vous envoyer quelques passages des cours de "musique" du cned en primaire , vous déculpabiliseriez Guillaume car franchement je me demande comment les correcteurs du cned (qui sont tous professeurs des écoles) font . Nous sommes , assez régulièrement obligés d'appeler au secours une de nos relations professeur de piano au conservatoire national de région qui reste parfois perplexe devant ce qui est demandé de faire à l'élève... Bref non seulement nos enfants sont des Pasteurs, des Champollion mais aussi des Mozart et en Arts Plastiques je n'en parle même pas ... Comment faites-vous Catmano dans ce domaine?
pour nous les choses sérieuses commencent lentement mais surement dès lundi, premières évaluations à envoyer pour le 18sept... alors très bonne rentrée à vous tous...
Pour info et pour les professeurs de lettres qui interviennent ici, cette année en 5ème au cned , les trois oeuvres étudiées sont:" La Parure", "les fourberies de Scapin" et "le dernier des vampires"de W. Hall... programme léger...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 26 août 2006

Pardon Monsieur Pasteur ce s ne retirera, je l'espère ,rien à votre unicité...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 26 août 2006

Oh, Patricia, je ne sais pas si Guillaume se sent coupable de quoi que ce soit!
Les cours du CNED me rendent perplexe. Apprendre la musique par correspondance m'a toujours paru à la limite de la gageure, voire de l'oxymore!
Publicité gratuite; "Echos", 10 canons pour les 7-13 ans, avec des pistes pédagogiques d'écoute de musiques assez diverses, que j'ai eu l'honneur de faire éditer en 1993 aux éditions Fuzeau, (avec une très belle caricature de Cabu en couverture). Malheureusement épuisé depuis quelques années, mais il s'en est vendu quelques-uns, (à peu près 1500 exemplaires) pendant cinq ans. Il y en a vraisemblablement un exemplaire disponible dans une école pas trop éloignée de chez vous. Avec un "éditorial" sur la surévaluation des sciences de l'éducation, (eh oui!)
Bonne soirée à tous.

Ecrit par : christophe sibille | 26 août 2006

Je ne sais si je suis coupable de quoi que ce soit mais essayons de prendre de bonnes résolutions pour l'année à venir et de moins nous écharper. Je ne promets pas que je tiendrais toute l'année mais allez savoir.
Merci quand même pour la référence.

Ecrit par : Guillaume | 26 août 2006

Ouh là ! Zarplastik, comme disent mes élèves, j'ai un truc là-dessus, un peu long : "analyse" des programmes de maternelle et ce qu'en comprennent certaines collègues de maternelle + "mon" programme , en fait, plutôt ce que j'ai compris des travaux de Célestin et surtout Elise Freinet et ce que j'en ai tiré en très mauvaise "plasticienne" que je suis. Si ça vous intéresse, je peux le copier/coller par petits épisodes...
En écoute musicale, je me sers aussi d'un CD édité par le CNDP, il est à l'école, je regarderai le titre si ça intéresse quelqu'un.
Pour Christophe Sibille : je serais intéressée par des chants à une ou deux voix niveau cycle 3 (et des canons, ils adorent les canons)... Tout ceci, sans rapport avec la viticulture.

Ecrit par : catmano | 26 août 2006

De ruen. Je prends acte. A bientôt pour de prochaines aventure; (édition à venir, "si tout va bien", chez Retz.)

Ecrit par : christophe sibille | 26 août 2006

oshjeg vdqwtgcl vzud urynjds dibnj hbcji qakzg

Ecrit par : [email protected] | 27 août 2006

igksmucf qizdrmn flny ejydil lofehcq ifwy ytev http://www.ydzxsiu.qhxvtsop.com

Ecrit par : [email protected] | 27 août 2006

Catmano, je rementionne les coordonnées de l'ouvrage cité plus haut, et vous laisse une adresse mail pour vous envoyer quelques fichiers, (textes, partitions, et mp3).
Bonne journée.
[email protected]

Ecrit par : christophe sibille | 27 août 2006

Hi Thot, le roi de la-Phy-Thot-Erapie, le Prince urticant de la volve, tu sais c’kel t’ dit, l’usine o gènes ? :))))))))))
Le King Size des champignons, c’était quand même Gromyco, ministre des AE russes à presque vie, comme quoi, la dépendance... ou la repentance, c’est pas la bonne ambiance.
Le Morille vous salue bien

Ecrit par : D'Enguell | 27 août 2006

Gromyko, le vieillard maniaque? La boucle est bouclée, alors!

Ecrit par : christophe sibille | 27 août 2006

:o)

Une fois j'ai vu (en real live) un phalus impudicus, je l'ai laissé tranquille. ;)

Ecrit par : toto | 27 août 2006

Vous parlez du champignon, toto, j'imagine?

Ecrit par : christophe sibille | 27 août 2006

Ch. Sibille, chapeau bas !

Ecrit par : D'Enguell | 27 août 2006

hahahahahahahahah
pipi , mort de rire merci le Hell's

Ecrit par : toto | 27 août 2006

Je dois dire, Thot, que si la tête me tourne quand le beau sexe rit, la tête je détourne quand l'homme fait pipi. (Remember JPG)

Ecrit par : D'Enguell | 27 août 2006

MDR je suis! Il y avait justement dans mon jardin un phallus impudicus que j'ai laissé tranquille, comme dit Toto! Il empestait à 15 mètres!
Je déconseille à Christophe de se mettre à genoux devant Guillaume : il n'aurait pas émis ce désir s'il les connaissait, lui et son quintal, avec gabarit associé! Peu de gens font le poids, la plupart paraissent nanifiés à côté de lui. Il a proposé il y a peu de régler un problème avec une bonne tape amicale dans le dos devant un verre de bière. N'acceptez pas cela de lui : ohlàlà mes vertèbres !
Je pense que Christophe est un très bon enseignant de musique dans son IUFM. Pour une fois que je prends sa défense! J'ai moi-même fait partie d'une chorale pendant une dizaine d'année avec un formateur de musique d'IUFM qui était tellement génial que la plupart des chanteuses ont arrêté après son départ, ne trouvant plus de chef à leur goût. (C'était Jean-Michel Hassler, peut-être le connaissez-vous? C'est un "barroqueux" de très haut niveau, qui a fondé l'orchestre barroque de Limoges, maintenant dirigé par Christophe Coin.
Quant aux CNED, le seul que je connaisse est celui de Toulouse, qui a valu à ma fille un début de dépression, et un redoublement.
Cordialement.
A.M.Valette.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 août 2006

Je vous mets un petit extrait du cours du CNED de ma fille. Qui se propose de le traduire en français courant?

Composantes de la notion et du dispositif de « projet ».

Les enchaînements sont le plus souvent chronologiques, avec ou sans marqueurs. Le repérage temporel et la datation peuvent être internes ou externes, ce qui renvoie à l’opposition récit-discours.

Mais nombre d’entre eux sont à a fois chronologiques et logiques (or, donc ; ambiguïté de « alors »), ce qui est inévitable car il est difficile de parler d’un enchaînement de faits hors de tout point de vue qui le situe dans l’ordre des causes ou des conséquences. Cette propriété donne une dimension argumentative à de très nombreux récits (au point que certains récits ne sont que des argumentations « habillées »).

Le texte narratif possède une structure achevée : le récit, avec schéma canonique quinaire, et des rôles actantiels standard. La notion de schéma canonique quinaire renvoie soit à la structure de récits courts ou à celle de séquences internes aux récits longs.
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Le texte narratif, indissociable d’une visée argumentative, est donc un terrain de choix pour incarner des valeurs. L’enjeu de sa lecture-écriture pour les élèves n’est donc pas seulement linguistique au sens technique du terme. Il est à la fois linguistique et culturel.
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Donc, il est important de conserver la distinction cohérence / cohésion comme renvoyant à des niveaux d’analyse dont chacun est didactiquement important : le traitement d’un problème textuel ou d’une difficulté d’élève est différent selon qu’il renvoie à l’intériorisation des paramètres contextuels (cohérence) ou selon qu’il renvoie à un problème technique (aspects morphosyntaxiques de la cohésion). Dans tous les cas, il ne faut pas oublier que l’outil morphosyntaxique (par exemple la maîtrise des pronoms anaphoriques) peut outiller sur le plan de la cohérence.


(Extrait d’un cours du C.N.E.D. (centre national d’enseignement à distance) de Toulouse destiné aux étudiants préparant le concours d’entrée desI.U.F.M.)

Voici un autre texte aussi "parlant".

"Le matérialisme dialectique appliqué à la psychologie conduit Wallon (entre autre, A.M.V.) : à reconnaître dans les CONFLITS ou contradictions la force motrice des changements.
La thèse de l'interaction des phénomènes, du caractère déterminant des totalités se concrétise, dans la psychologie wallonienne, par le souci constant de situer l'histoire des activités et des fonctions mentales dans une histoire globale de la PERSONNALITE en rapport avec son milieu.Wallon préconise une compréhension relationnelle, il met en garde contre l'erreur qui consiste à vouloir comprendre un phénomène isolément, en le détachant de son contexte. Notant que dans l'évolution psychologique, il n'y a pas de résultat qui puisse se transmettre tel quel d'un système au suivant, il déclare : "Un résultat qui reparaît en liaison avec un nouveau mode d'activité n'existe plus de la même façon. Ce n'est pas la matérialité du geste qui importe, c'est le système auquel il appartient dans l'instant où il se manifeste."
(Evolution psychologique de l'enfant.)
CNED de Toulouse, Français, Lire, d'un certain Jean-Michel Wavelet.


Cette " bouillie verbale" (sic, terme qu'avait utilisé ma fille épuisée par plusieurs centaines de pages de ce genre de charabia lors d'un coup de téléphone au CNED.; une circulaire du CNED avait d'ailleurs signalé qu'une étudiante avait insulté un auteur du cours.) a conduit ma fille à une dépression, puis un échec au concours de l'IUFM. Ce n'était pas une "gamine", elle avait 33 ans et 3 enfants... et beaucoup de bon sens qui lui a fait rapidement comprendre comment enseigner efficacement.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 août 2006

Et dans ces mêmes polys, Anne-Marie, que ma femme eût achetés, que j’avais pu relever entre autres, qu’il était “scandaleux” de prétendre que le français était une langue latine...
Le matérialisme dialectique, le shéma quinquennal, euh, quinaire et les rôles actantiels, adjuvantiques ou perlipinpesques sont issus, vous le voyez bien, d’un discours bien rôdé, emprunté à qui vous savez... J’avais dit à JPB qu’ils m’avaient fait couler comme un vieux fromage.
Et les auteurs phares, source d’étude de ces polys : Etiemble, Foucambert, Charmeux, qui se renvoient le référentiel bondissant, et qui ne marquent jamais un essai, même si le bondissant se fait aléatoire !

Ecrit par : D'Enguell | 27 août 2006

Etiemble sur le même plan que Foucambert et Charmeux? Jean-Paul, à l'aide! Je ne comprends plus!
D'Enguell, le "référentiel bondissant" fait rire tous les profs d'EPS, maintenant!

Ecrit par : christophe sibille | 27 août 2006

C'est bien le problème ! C'est la petite gorgée de bière qui fait passer la pilule du matérialisme dialectique. Ha Ha Ha, qu'ils sont inoffensifs, ces sciences de l'Educ, mais le marxisme-léninisme qui le sous-tend, au diable !

Ecrit par : D'Enguell | 27 août 2006

D'Enguell et Anne-marie, ce que je trouve fou dans tout cela, c'est que cette terminologie issue de théories linguistico-sémiologico-stylistico-poetico etc...aurait dû être , devrait être ( car elle correspond à des théories intéressantes) un moyen d'analyser les textes littéraires, d'en faire des lectures plus riches, plus ouvertes, plus approfondies.
Quand on voit ce que ces théories sont devenues entre les pattes des formateurs de tout poil: une nébuleuse destinée à impressionner le péquin de base, recrachée et deformée ensuite à l'infini par un paquet de collègues en collège qui utilisent des termes critiques sans que cela corresponde en rien à une théorie étudiée et maîtrisée par eux. L'ensemble donnant à l'arrivée, au bout du tuyau un magma étrange à peu près aussi vide que le langage d'une secte mais qui donne à certains profs de lettres, l'impression qu'ils sont investis d'un savoir quasi scientifique. Les voilà tout à coup sur un pied d'égalité avec les sciences dures!
Concrètement, cela donne ce truc ahurissant qu'une chère collègue m'a dit au téléphone l' an passé et qui m'a laissé sans voix.
J'étais arrêtée pour de gros problèmes de dos et une collègue
remplaçante me téléphone, pour savoir où j'en étais avec mes élèves. J'explique. Visiblement non satisfaite de ma progression qui ne se faisait pas par séquences, (je lui parlais des oeuvres étudiées en tant que telles et pour elles-mêmes , ce qui l'impatientait, je sentais la pression monter au bout du fil), au comble de l'exaspération, elle me coupe la parole et me dit:
- Bon, mais alors, vous avez fait les didascalies, oui ou non?
FAIRE les didascalies! Il m'a fallu quelques secondes pour reprendre la parole....
Adonc, faisons les didascalies, faisons l'énoncé coupé/ancré... Et chaque année, quand je demande aux élèves ce qu'ils ont étudié l'an passé, j'entends: "On a fait l'émetteur et le récepteur... on a fait les mélioratifs..."
Les barbares sont là, les lettres reculent...

Ecrit par : elisabeth. | 27 août 2006

"et qui m'a laissée" Pfff! vaut mieux que j'aille me coucher!

Ecrit par : elisabeth. | 27 août 2006

Vous êtes en plein dans le mille, Elisabeth.
FAIRE un travail SUR. On ne travaille pas la matière, c'est au dessus que cela se passe.
SUR ZONE, que disent les journaleux, pour faire comme la protection civile, ou militaire ou policière. Que de la surface, du superficiel, de l'occupationnel, de l'animation on on on on...

Ecrit par : D'Enguell | 27 août 2006

Elisabeth vous écrivez: "une nébuleuse destinée à impressionner le péquin de base, recrachée et deformée ensuite à l'infini par un paquet de collègues en collège " malheureusement cette nébuleuse a aussi embrumé le primaire, et quand un de nos enfants nous a demandé ce qu'était un connecteur( cours de français en ce2 au cned) , nous avons du lire deux fois les explications avant d'exploser de rire devant la prétention du texte explicatif , mon mari de s'écrier "des connecteurs de connerie!"... comme vous le dîtes si justement ,cela impressionne le péquin de base car j'ai autour de moi des parents émerveillés et très fiers de nous apprendre que leur géniale progéniture a une connaissance de la grammaire d'un niveau lettres sup, la preuve , ils utilisent des termes tellement "savants"...
les didascalies souvenir d'un beau fou rire aussi...
j'ai ressorti mes vieux Grezes, Bled et Bescherelle et je peux vous garantir que nos gamins ne s'y laissent plus prendre...

au fil de l'année je viendrai vous transmettre les perles...

je me suis demandée si derrière tout cela ne se cachait pas la volonté de redorer le blason des enseignants et leur donner l'illusion qu'ils sont encore les détenteurs du savoir comme l'étaient nos anciens institeurs/rices dans les villages de campagne...illusion de pouvoir aussi...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

villages de campagne, bravo pour le pléonasme moi aussi je ferai peut-être bien d'aller dormir... bon je corrige:dans nos anciennes et charmantes campagnes, cela donnera un air plus buccolique

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

ferais...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

Bien obligé de faire chorus avec Elisabeth…
C'est la notion même de "séquence" qu'il faut déboulonner. Un prof fait un cours — et c'est tout. Dans ces 50 ou 55 minutes, il s'organise comme il veut pour faire progresser ses élèves, et pour les intéresser (pas de hiérarchie entre les deux fonctions, on n'enseigne pas sans intéresser). Ce qu'il met dans son cours dépend de son libre-arbitre — encore faudrait-il qu'il ait quelques notions de sa matière.
Il y aura forcément une progression — encore que quelques cours peuvent très bien être isolés, en fonction des besoins qui se font ressentir de façon instantanée : combien de fois je me suis arrêté au beau milieu de ce que je disais pour traiter un point grammatical qu'une phrase bancale avait suscité… Ou expliquer une difficulté orthographique — et ça prend du temps : essayez donc d'expliquer l'accord du participe ou les fonctions du subjonctif en deux minutes…
La "séquence pédagogique" a été inventée par et pour des gens dépourvus de talent : qu'ils s'en gavent, s'ils veulent — mais je ne suis pas sûr que ce soit ce qu'attendent les élèves.
On parle d'ennui : je crois bien qu'ils s'ennuient ! Déjà, je me faisais suer en classe parce que ça n'allait pas assez vite… Un prof, à chaque cours, devrait se mettre, comme un artiste, en situation de "performance" — au sens que donnaient à ce terme les artistes du body art au début des années 70. Il doit enseigner avec son visage, ses mains, sa démarche, sa voix — et, par dessus tout ça, un contenu. Je travaillais ces derniers jours sur le Malade imaginaire, et j'évoquais dans l'article que je rédigeais le jeu de Michel Bouquet dans le rôle d'Argan (1987). J'ai suivi en pirate quelques cours de Bouquet au Conservatoire nationale d'art dramatique. Eh bien, ça m'a davantage aidé que tous les articles pompeux des tenants de l'orthodoxie pédagogique. N'expliquez pas le Malade si vous n'êtes pas capables de le jouer de toutes vos fibres. J'en ai ras la casquette de voir que ce métier ronronne — et se coule, ainsi.
Un cours devrait être épuisant non par ce qu'y font (ou n'y font pas) les élèves, mais par ce qu'y a fait l'enseignant.
Et c'st valable pour toutes les disciplines, pour tous les sujets, même les plus rébarbatifs. J'ai souvenir d'un prof de grammaire et d'ancien français (pas mes disciplines préférées, je l'avoue, surtout l'AF) à l'ENS, un vieux monsieur qui arrivait toujours essoufflé (après quatre étages montés rapidement) — et nous nous retrouvions essoufflés nous-mêmes à la fin des deux heures de cours, tant il vibrait en expliquant cas sujet et cas régime, tout en racontant le dernier film d'Alain Tanner vu la veille, ses deux crises cardiaques de la nuit, Saville Row où il avait acheté sa veste de velours trente ans auparavant, sa femme et ses whiskies — le tout entrecoupé de Craven A sans filtre… Le peu que je sais de grammaire, je le lui dois. Salut ici au souvenir de Robert-Léon Wagner (co-auteur, pour ceux qui s'y intéressent, de la grammaire Wagner-Pinchon — elle aussi était fabuleuse, petite dame frêle et impitoyable tendue vers son sujet).
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 août 2006

Jean-Paul, sur ce dernier propos, je suis d'accord avec vous, et j'irais même plus loin; aucun de mes profs, (même les rares bons que j'ai pu avoir) ne m'en a autant appris que des pratiquants du domaine artistiques se glissant, le temps d'interventions ponctuelles, dans un rôle de pédagogue...
Je me souviens, au temps où les jeunesses musicales de France existaient encore, un pianiste, (devenu un ami depuis) proposant un concert scolaire autour des tableaux d'une exposition de M. Moussorgsky. Outre son talent de concertiste, (lauréat de plusieurs concours internationaux), il montrait une culture (musicale et autre), un sens pédagogique et, surtout, (première qualité pédagogique à mon sens), un sens de l'humour dévastateur. J'en ai autant appris que pendant tout mon parcours en fac, quelques années après. (Il est devenu, d'ailleurs, prof au conservatoire national de musique de Paris depuis).
D'Enguell, on peut penser ce qu'on veut des sciences de l'éduc, mais les traiter de marxistes-léninistes... Elles n'ont mérité ni cet excès d'honneur, ni cette indignité!
Anne-Marie, je connais Hassler de réputation, évidemment... J'ai l'honneur également de diriger quelques chorales ici, mais me suis plutôt "spécialisé" dans l'interprétation d'arrangements originaux de chansons françaises, n'ayant pas eu la moëlle, ou le courage, de travailler un répertoire plus classique dont le résultat m'aurait, de toutes façons, déçu, les belles versions de ce répertoire étant pléthore... Au moins, avec des "originaux", on peut prétendre être le meilleur dans ce qu'on fait, car étant le seul!
Patricia, le jargon, (dans tout les domaines, d'ailleurs) me hérisse autant que vous, et j'ai quelquefois, (pas si souvent que ça, quoique on en dise) la joie de "charrier" gentiment tel ou tel interlocuteur désirant m'en gratifier... Que ce soit un collègue se laissant aller ou un stagiaire croyant bien faire. Et attention, Jean-Paul va vous gronder; "bucolique"....
Bonne journée à tous.

Ecrit par : christophe sibille | 28 août 2006

Oublie-t-on le Sartre qui recommandait de tuer tout Américain se trouvant à portée de vue? Je vais retrouver les références. Rappelons quand même les deux Lévy qui le défendent - l'un en poseur penseur, l'autre parti en Israël, et qui y entretient une certaine "haine" de...

Ecrit par : Pendariès | 28 août 2006

Excusez-moi, d'Enguell, mais je n'ai toujours pas compris pour: "Etiemble"... Il ne me semblait pas pencher du même côté que Charmeux et Foucambert?

Ecrit par : christophe sibille | 28 août 2006

L'Etiemble (René) spécialiste en même temps du XVIIIe siècle et de la littérature chinoise, l'Etiemble de Parlez-vous franglais, celui qui se faisait (gentiment) chahuter à la Sorbonne en 68 aux cris ironiques de "Moi / Je, Je / moi" ne doit pas avoir fricoté avec les pédagogistes, — ou alors c'est un homonyme. D'ailleurs, est-ce que le pédagogisme existait dans les années 60 ? D'Enguell, rassurez-nous…
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 août 2006

C'est une grosse bourde que j'ai faite en citant de mémoire, j'ai vérifié depuis.
Je vous remercie de votre élégance, qui pointez du doigt la lune, alors que le doigt blesse ! l
Toute honte bue, je remords à pleines dents dans les matérialismes en "ique", et savoure Yves Roucaute qui enseigne les comparaisons entre alchimistes et socialistes, faites au XIXeme

Ecrit par : D'Enguell | 28 août 2006

Message précédent adressé à Christophe, sorry JPB

Ecrit par : D'Enguell | 28 août 2006

Pardon, je lis les postages datant de plusieurs jours, je me la coulais douce dans le Tarn (prononcez Tar, merci) - et donc il y a de l'anachronisme - ou de la distorsion temporelle. Ha merci monsieur d'Enguell d'avoir remarqué que la métaphore me met en bonne métaforme. J’apprécie les eaux où je puis taquiner la Muge.

A propos de fatigue dans/après les cours: mes inspecteurs me disent, mais autrement: "Vous ne devez point perdre vos fluides énergétiques, ce sont les élèves qui doivent suer. A la fin de votre séance, il est de bon ton que vous sentiez la rose et non le phosphore". Que voulez-vous, je suis un irrationnel, un extatiquétoc devant certains textes, certaines pensées, et cela M'EMMERDE de devoir ne rien dire, ne rien expliquer, ne rien situer, ne rien mettre en perspective (histoire, arts...), ne pas titiller le mamelon du sein, pardon du sens que je trouve, ne pas pouvoir léviter, et prendre mon pied (j’apprécie toutes les délicieuses molécules que diffuse mon cerveau pour un certain bien-être) - et faire partager cela à mes petits zoizos. Oui, il est inconcevable, et mauvais d’un point de vue pédagogique, de terminer une leçon de littérature, fourbu, mais heureux, après une bataille avec les mots ou l’Histoire. Car : "Ce sont les élèves qui doivent travailler". Pour sûr que je suis d'accord! Mais, misère, ça me fait mal de leur remplir l’assiette d'une infâme pâtée de questions sans saveur ni consistance. Surtout en LEP, où j'ai plus que l'impression que schéma quinaire, récepteur, etc. sont une malédiction. "Monsieur, on a déjà vu ça l'an dernier". Oui, TOUS LES ANS, c'est le même saucisson! Et cette seconde Guerre mondiale qui revient tous les deux ans... Ils n'écoutent plus. Mais ils ne se souviennent de pas grand-chose.

Monsieur Brighelli, pourriez-vous redonner les références concernant la nouvelle fantastique de ce gars du KKK qui a la malchance de passer la porte temporelle (oh des S.S. Bonjour les amis !)? Merveilleux pont entre ma casquette de prof d'Histoire et celle de prof de Français.

Une demande aussi pour tous, en quoi la perméabilité entre les matières vous pousse(rait) à vous agacer?

Ecrit par : Pendariès | 28 août 2006

Ce n'était pas une nouvelle (à moins qu'il l'ait écrite dans l'un ou l'autre de ses recueils, je ne les ai pas tous lus — à vérifier) mais le scénario bâti par Richard Matheson pour le court-métrage de Steven Pielberg (pour qui il avait déjà écrit Duel) rassemblé avec ceux de Landis, Joe Dante et George Miller dans la Quatrième dimension — le long métrage inspirée par la série télé des années 60 (dont j'ignore s'il est disponible).
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 août 2006

Merci monsieur Brighelli - le DVD existe, en zone 1, sûrement; je vais vérifier ça.

Ecrit par : Pendariès | 28 août 2006

Ha et bonne énergie pour la fin de l'écriture de votre prochain livre. Est-ce bientôt la dernière ligne droite?

Ecrit par : Pendariès | 28 août 2006

Je pense qu'à l'issue d'un cours réussi, tout le monde doit terminé un peu fatigué, prof et élèves... Mais ce doit être de la "bonne" fatigue... Non?

Ecrit par : christophe sibille | 28 août 2006

"Il empestait à 15 mètres!"
C'est l'information que je "cachai", pour voir les réactions à mon post, ;) , effectivement, avant d'avoir eu le "choc" visuelle, il y avait le "choc" olfactif, d'où le "je l'ai laissé tranquille" ;)
Et donc, pour le sens ... Si on ne connait pas ... ;)

"des connecteurs de connerie!"...
:o)))))) j'adôôôôre


Moi aussi je fais "chorus" avec Lisbeth, Pat, AMV, JPB, Le Hell's, cricri...

C'est le "Monde à l'envers"... Aujourd'hui les gamins font le "pestacle" (déchirés) et les profs/instits regardent essoufflés ...

Ecrit par : toto | 28 août 2006

Fly me to the moon, let me swing among the stars...
Tel The Voice, at the Sands, live, je suis d'acc avec vous, Pendariès.
Au sortir du concert, épuisés, vos auditeurs doivent avoir des paillettes dans les yeux. Stardust memories dirait le Woody

Ecrit par : D'Enguell | 28 août 2006

avec un tel programme D'Enguell, je signe sans problème pour refaire tout le cursus de la mat. à la fac...

Merci pour la correction Monsieur Sibille, j'avais zappé dans ma relecture en diagonale

Hors sujet:
pour Sandra W. si jamais vous passez encore par là: un petit coucou . J'espère que tout se passe bien pour vous!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

Ceci dit, après un concert, le (ou les) prestataires sont plus épuisés que le public...

Ecrit par : christophe sibille | 28 août 2006

Oui, mais ils gagnent leur vie... Et les auditeurs, ils payent ?

Ecrit par : D'Enguell | 28 août 2006

Ca dépend... Une bonne partie des spectacles que je donne, (ou dans lesquels je suis prestataire de service) maintenant sont "bénévoles", (moins lucratifs que le Déjazet!), Et plus fatigants aussi! Et, comme pour les élèves, c'est souvent gratuit!

Ecrit par : christophe sibille | 28 août 2006

Vous payez les élèves pour avoir le plaisir de faire un cours? Je sens que je vais envisager de retourner à l'école.
D'autant plus que, honte sur moi, j'ai eu le bac sans avoir la moindre idée de la signification de "didascalie". Je ne savais même pas que le mot existait... Heureusement ayant deux enfants collégiens, je ne mourrais pas idiote.
J'ai cru comprendre que plusieurs enseignants inscrivent leurs enfants au CNED pendant les vacances. Je n'en ai jamais vu un nous conseiller de faire de même avec les nôtres. Elitisme?

Ecrit par : dobolino | 28 août 2006

Dobolino, je ne sais pas ce que signifie votre dernière remarque mais en ce qui me concerne je ne suis pas enseignante et mes enfants sont au cned en classe complète à l'année...
Par contre j'ai ouïe dire que de plus en plus d'enseignants conseillaient les cours d'été à leurs élèves...entre autre le prof de maths de mon beau-fils qui lui suit les cours de seconde en présentiel ça aussi ça fait parti du jargon...
par ailleurs pour info , le cned propose depuis un an ou deux(je ne sais plus exactement) des cours de soutien dans la plupart des matières avec même des excercices en ligne...
bonne rentrée à vos enfants.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

exercices pardon un bug avec la touche c...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

Hello dobolino, bonjourRRRRRRRRRRRRRRR !
Chez Passou, l'autre jour, d'aucuns glosaient sur les 100.000 mots de vocabulaire anglais, courts mais si riches de nuanceeeeeeeeeeeees, contre les maigres mots français que nous autres, national-blogalistes, nous disputions...
(Ha, j'oubliais, ce n'est pas une attaque).
Il faut, je crois, faire la distinction entre le vocable ??? propre aux "lettres sup modernes", si on les nomme ainsi, et le métalangage, philo-psycho-convulsifiant, qui "subsume" ou alors qui "présume", mais plus exactement qui consume l'éducatif-instructif.

Ecrit par : D'Enguell | 28 août 2006

Patricia, vous prenez le flanc gauche, moi le droit, et on va chercher les archers gallois ? ;)

Ecrit par : D'Enguell | 28 août 2006

verriez-vous un inconvénient à me laisser le flanc droit D'Enguell, dans mon costume d'amazone j'y serai plus à l'aise... ;) :)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

au fait ,j'oubliais avant d'avoir droit au coup de règle de monsieur Sibille, "j'ai ouï" (cf plus haut)...où avais-je encore la tête ou plutôt l'oreille... :)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

Et, Pendariès, le poisson que vous taquinâtes, saviez-vous ?
1) Qu'il était masculin, et à grosses lèvres.
2) Qu'il signifiait "Foire" en lituanien.

Ecrit par : D'Enguell | 28 août 2006

En amazone... vous allez exploser l'audience du blog Patricia ! ;)

Ecrit par : D'Enguell | 28 août 2006

le faire "déserter" plus surement! :)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

Bon juste entre deux flèches (chuis mort de rire merci Pat&Hell;'s)

qq'un se posait la question sur le niveau de la médecine et des médecins...(je ne retrouve pas le post :( )

"Le système de santé public britannique est responsable du décès de 2159 patients en un an, et des dizaines de milliers d’autres sont victimes d’erreurs de diagnostique ou d’opérations bâclées, selon un audit public révélé hier par le Sunday Telegraph "
Combien en France ? Sûrement trop ...

Ecrit par : toto | 28 août 2006

Je vois que ça drague sauvage sur ce blog. Je n'aurai pas l'audace de jouer les pères-la-pudeur, couac que j'en pense…

Montaigne, le bidet laid, c'est donc celui que vous montiez, le jour où vous vous fîtes renverser par cet écuyer et son cheval emballé ? Ou le bidet de Béarn aux couleurs indécises (bouton d'or, dit Dumas) que montait d'Artagnan en arrivant à Paris ?
(il y a un film improbable d'Abel Gance intitulé,je crois, Cyrano et d'Artagnan, où le bidet de ce dernier est en fait un appaloosa, cheval typiquement indien — le mien, par parenthèse —, tout à fait à s aplace au XVIIe siècle…).
JPB
PS. D'Enguell, à propos de vocabulaire… Il y a une très vieille thèse (remarquable) de Jean Cahen sur le vocabulaire de Racine, éditée en 1946 par les soins des anciens élèves de cet universitaire qui a eu la mauvaise idée d'être Juif en 43-44. Il montre que Racine a écrit toutes ses tragédies (hors tragédies bibliques, et sans compter les Plaideurs, qui est une comédie) avec moins de 400 mots (substantifs, adjectifs, verbes) — contre près de 700, quelle débauche, pour Corneille. Mais la combinatoire de ces mots est quasi infinie, parce que nous avons la chance d'utiliser des mots presque systématiquement polysémiques, en France.
Les Iroquois avaient quelque chose comme soixante mots pour désigner le bouleau, et les Inuits en ont trois ou quatre cents pour nommer la glace dans ses divers états. Nous, notre rayon, ce sont les états de conscience, ce qui permet, selon le mot de Voltaire à propos de Marivaux, de "peser des œufs de mouche dans des balances en toile d'araignée." Les élèves actuels ont entre 600 et 1200 mots de vocabulaire, en général monosémiques (pouffe, pétasse, gun, gangsta, fais chier, mec, feuj, keuf, pizza et quelques autres). Dire qu'il y a des gogos pour s'extasier de cette richesse de vocabulaire, de cette inventivité du langage de la banlieue…
Allez, je vais me recoucher, tiens…

Ecrit par : brighelli | 28 août 2006

Pensez-vous à Jack Lang monsieur B.?

Ecrit par : Pendariès | 28 août 2006

JPB, vous me coupâtes la chique...
Soixante mots pour désigner le bouleau, la CGT est donc dans le coup, si les Iroquois périclitèrent.
et puisque vous me mettez Marivaux dans les pattes, laissez-moi dire au revoir à ma Dame du Chatelet...

Ecrit par : D'Enguell | 28 août 2006

Tiens, je vais bouquiner "sang et stupre au lycée"(livre post-moderne par excellence édité chez Désordres, j'adooooore), et aussi quelques "nouvelles en trois lignes" de ce grand F.F. c'est bon....

Ecrit par : Pendariès | 28 août 2006

ouh là là il va falloir que je travaille mon regard de chimène! ;)

un spécialiste de Sade et de Laclos en père la pudeur! d'ici le 6 décembre promis on va redevenir sage, j'ai toujours un peu crains le père fouettard... :)
Merci JPB, les rires "pleuvent" cet après midi...

tout comme en "zartsplastiques" ,il y a des gogos pour s'extasier d'une chaise posée sur un morceau de moquette poussiéreuse ou d'une boite de conserve édentée sur une table maculée d'auréole de "gros rouge qui tache" ou encore plus top,d'un gribouilli sur un mur, vous savez comme ceux qu'on voit dans les cages d'escalier où personne ne s'attarde...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

pour D'Enguell: :) ;)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

Bonjour d'Enguell! Vous ne feriez pas des cours pour adultes nuls en vocabulaire au CNED. J'apprends subsumer.
De Patricia, j'apprends présentiel. Pour les cours de soutien du CNED, avec mon fiston re-présentiel en 2° et interne c'est mal barré parce que le dimanche y'a la chasse le samedi aussi jusqu'au 15 janvier et que mon fils ne bosse qu'avec sa môman derrière lui. Quant à ma fille je suis étonnée des éléments d'apprentissage qu'elle extirpe du collège unique. Elle est fascinante et, en plus l'an prochain, elle a 5 (je dis bien 5!) bons enseignants, en principe. A voir mardi prochain.
Je lance un challenge-défi: qui va deviner en quoi la chasse empêche mon fils non-chasseur de travailler. Catmano, on ne souffle pas.
Patricia, le cned est-il un choix ou une contrainte géographique du type Iles Feroe?
M Brighelli, je vous trouve dur avec les élèves et pour la peine je vous raconterai une belle histoire pour vous mettre en joie. Une institutrice demande le redoublement du CE1 pour un garçon de sept ans (niveau de vocabulaire environ 8000 mots bon poids) pour cause d'incompétence tranversale. Aux parents étonnés de cette décision, elle explique qu'il n'est pas intégré dans le groupe classe car son niveau de langage est trop élaboré et que ses camarades ne comprennent pas quand il parle. D'où le redoublement... Conclusion pour ne pas redoubler, apprends à mal parler. Etonnez-vous que ces chères têtes blondes s'expriment par onomatopées. Ils ont du bon sens, c'est tout.
Je vous rappelle le "tu ne peux pas avoir des lectures normales?" du principal.
Je ne sais pourquoi, j'ai envie de vous citer ces quelques vers:
"Tu t'accuses de crimes que tu n'as pas commis
Tu tourmentes les chaînes de ton coeur mal soumis
Tu cherches qui pourrait te servir de bourreau
Et ton meilleur ami a le regard qu'il faut..."

Ecrit par : dobolino | 28 août 2006

Dobolino:
"y'a la chasse le samedi aussi jusqu'au 15 janvier et que mon fils ne bosse qu'avec sa môman derrière lui".
la réponse au challenge-défi vous ne l'auriez pas donnée là?

le choix du cned : disons qu'il est du à ce qui pourrait s'apparenter à "l'isolement" géographique lié à une expatriation aux Iles Feroe mais il s'agit plutôt de "l'isolement" dans la révolte et de beaucoup d'autres contraintes entre autre d'ordre plus médical pour notre aînée...
Cependant, je peux affirmer aujourd'hui que si nous n'avions pas cette dérogation pour le cned je n'hésiterais pas à continuer, contre vents et marées, d'offrir à mes enfants cette scolarisation à domicile...petite précision: nos enfants suivent leur cours par le cned mais j'interviens beaucoup derrière pour enrichir le programme...
Le :"tu ne peux pas avoir des lectures normales?" nos enfants l'ont entendu aussi, l'un de la part d'un de ses profs (sic et couac) et une autre d'une bibliothécaire qui ne voulait pas qu'elle emprunte un livre qu'elle avait pris dans le rayon adulte , je la cite "tu ne peux pas lire ça à ton âge , y a même des adultes qui n'en sont pas capables" le livre en question était : "sous le regard des Dieux" de Christiane Desroches-Noblecourt, dans lequel elle explique son parcours d'égyptologue, pour lever le veto j'ai du l'emprunter avec ma carte pour obtenir le livre...no more comment

D'Enguell ce n'est plus une impression c'est presque une certitude

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

Allez dobolino je joue : soit vous êtes appelée par les éleveurs du coin-coin pour soigner les bêtes que les viandards estourbirent, et Cantique des cantiques ne travaille pas, soit il milite avec Alain Bougrain, pour faire le coup de poing, et rentre fatigué de sa témérité.

Pour Patricia :( / :)))

Ecrit par : D'Enguell | 28 août 2006

Pour lever le veto, fantastique celle-là...

Vous souvenez-vous, Patricia, du "Shop around the Corner"
repris pauvrement par "You've got a mail" ?
Je crains de vous décevoir...

Ecrit par : D'Enguell | 28 août 2006

Dobolino, comme quelquefois les profs de musique, j'ai une sorte de "double casquette". De plus, j'ai eu le bonheur de travailler professionnellement dans le milieu du spectacle, (je continue un peu, mais bénévolement, avec les spectacles de chorales).
Patricia, on peut dire: "j'ai ouï", et même, "mais oui, j'ai ouï" un certain nombre de fois de suite, mais il vaut mieux avoir une bonne "articulation", si j'ose dire... Exercice de diction rigolo pour les cours de théâtre! (Pas besoin de didascalies, en l'occurrence).

Ecrit par : christophe sibille | 28 août 2006

Le Messie (mon fils) ne milite pas encore avec Bougrain-Duschmorl car il a oublié d'être con et, mangeant à ma table, serait bien mal venu de cracher dans la soupe que nous font bouillir les chasseurs. Néanmoins, d'Enguell, vous vous approchez de la Vérité, enfin la mienne.
Je n'ai jamais osé mettre l'incompétent transversal au CNED tellement qu'on m'avait dit qu'il FALLAIT le socialiser. Ah ça, pour être socialisé il est socialisé! un miracle qu'il ne se soit pas fait virer trois jours de l'internat sis à 60 KM de notre domicile avec obligation d'assister aux cours...Heureux et épanoui le gars depuis qu'avec un recrutement plus large il s'est fait plein de copains comme lui. Ils délirent allègrement sauf sur les copies. Ce qu'il ya de bizarre, c'est qu'ils sont les seuls à ne faire ni fautes d'orthographe, ni fautes de grammaire ni fautes de syntaxe( ou comme nous en faisions à quinze ans), les seuls à savoir que Louis XIII n'est pas le fils de Ravaillac ( c'est la tête de classe de la seconde de mon fils qui le croyait), les seuls à comprendre cette phrase "et si c'était à refaire je referai ce chemin etc..." et qu'ils sont en queue de classe. C'est fou comme ça leur donne du goût pour bosser. Je ne cherche plus à comprendre mais je viens lire ici, ça me fait comme une bouteille d'oxygène sur un insuffisant respiratoire. Si je fumais moins aussi! P'tetre mes lardons seraient moins nuls! Enfin, mon lardon, parce que l'autre elle a si bien démonté le système que je crains de la voir un jour prof dans un IUFM.

Ecrit par : dobolino | 28 août 2006

Patricia, on peut même dire "j'ai joui, mais oui"…

Dobolino, je ne vous crois pas sur l'anecdote du redoublezment proposé à "8000 mots". Ou alors, je veux des noms, de slieux, des dates, et j'en ferai quelque chose.

Je me demande s'il ne faudrait pas ouvrir dans ce blog une rubrique nouvelle "Cahiers de doléances". On conseillera après au ministre de la consulter, de temps à autre.

JPB

Ecrit par : brighelli | 28 août 2006

Il ne devrait plus y avoir de spam à partir de mercredi, m'a-t-on promis…
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 août 2006

ce blog pourrait en effet prendre pour décor le "Matuschek's"...Lubitsch...James Steward!
Le deuxième j'en ai juste ouï (encore le verbe ouïr si cher à Devos...)diverses critiques...et ma mailbox m'annonce:"0 new mail "... ;)
:)

Pour le veto au risque de vous décevoir c'était involontaire mais à "post...erreur...i "plutôt bienvenu...
pour ma part je verrai bien Dobolino jouer du coup de poing au côté de A.Bougrain , et pourquoi pas aussi au côté de J. Bové à arracher quelques plants... j'espère Dobolino que vous ne me tiendrez pas rigueur de cette boutade

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

Vous n'auriez pas des entrées dans le théâtre pour le Messie. Même balayeur et ouvreuse ça y ferait mieux que le lycée. Il en a marre et ne se plaît qu'à proximité d'une scène. Je lui ai proposé un CAP de boucher-charcutier-traiteur pour trouver une embauche à proximité d'un conservatoire d'Art Dramatique.
J'ai déjà trouvé le patron pour la formation en alternance de boucher-charcutier. Qui a un traiteur qui aime les ados un peu passéistes?
Je subsume?

Ecrit par : dobolino | 28 août 2006

oh! JPB vous allez me faire rougir là....un très grand sourire, je vous laisse l'imaginer...
L'idée du cahiers de doléances est excellente!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

Je ne risque pas de donner des noms. J'ai encore des enfants scolarisés. Je savais que j'allais vous troubler. Je vous promets que c'est vrai et je peux en rajouter une couche. Le mieux serait de demander au jeune Messie de nous raconter sur ce blog son meilleur souvenir d'école: peut-être être contraint à jouer avec la semoule alors qu'il savait lire et compter. C'est normal madame! il ya des enfants comme ça mais il ne sait pas lacer ses chaussures. Après on a acheté des chaussures à scratchs et il est revenu de l'école en me demandant :" c'est quoi, maman, un singe habillé?"
Il s'est passé trente ans entre ma scolarisation et celle de mon fils. Je dois avouer que je n'ai pas compris pourquoi un enfant intellectuellement brillant était mis à l'index et jamais encouragé sur ses capacités. A ma lointaine époque on se serait battu pour que l'écriture suive. Je le sais parce que je l'ai vécu et j'en ai cassé des plumes Sergent-Major entre mes gros doigts malhabiles. Seulement, à seize ans j'avais le bac et à dix sept j'intégrais ma Grande Ecole. Je savais ce que se forcer veut dire. Lui, il ne sait encore pas qu'on peut apprendre à l'école. Autant vous dire qu'en maths, malgré le déplorable niveau de seconde, il est nul Tout ça, c'est à cause des Pampers...
J'aime bien José Bové mais pas Bougrain-Dutruc... J'arrache tous les maïs transgéniques que vous voulez. Dès que je serai à la retraite...

Ecrit par : dobolino | 28 août 2006

je vais plagier Toto mais je pense qu'il ne m'en voudra pas, du moins de pré...sume :"chuis mort de rire"

tout à coup c'est "Delicatessen" ici!
dîtes moi où avez-vous trouver une "denrée" aussi rare qu'un boucher-charcutier?
"dans ma campagne profonde j'avions plus ça ma bonne dame! faut faire 50km pour aller à l'hyper du coin et ya pas le m'sieur avec le tablier à p'tits carreaux couvert de dégoulinures sanguinolentes"... vous savez bien, celui qui nous faisait tant peur quand petite fille on allait acheter le jambon...je me suis longtemps demandée si ce n'était pas la réincarnation de barbe bleue...
non non Toto j'ai pas fumé , je fume pas mais je bois et j'ois et j'ouïs et j'ouïrai , juste un peu trop de pluie aujourd'hui...

sans rire Dobolino je partage votre désarroi quant à l'avenir de nos chères brebis...
en tout cas que votre fils continue et qu'il ait la "foi" et surtout qu'il ne se laisse pas enfermé dans le troupeau.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

dobolino, au métro Grands Boulevards, anciennement Rue Montmartre -mais trop de japonais s'y perdaient pensant photographier le Sacré-Cœur-, en descendant la rue Rougemont, à deux pas du Conservatoire National, se tient le Tastevin, haut lieu restauratif fréquenté par les théatreux et -treuses. Y travailler serait une solution...

Transgène, c'est une boîte qui marche fort, non ?

(Patricia, dans Astérix en Corse, il y a un frère qui protège et propose à la fois sa sœur, une sorte d'injonction contradictoire, qui rappelle le robot d'Asimov confronté aux 3 lois de la Robotique) ;)))))))))))))

Ecrit par : D'Enguell | 28 août 2006

ben y pourrait peut-être s'y enfermer un tout petit peu quand même? Juste question de se faire un bac plus deux avant ses 25 ans qu'après il sera marron pour les écoles de théâtre...
Allez, une dernière avant de rentrer au bercail où l'ordi a fait crouic...
Ma fille, élève de 6°, écrit une rédaction à la maison. Moi, mère abusive, je lui propose de l'aider à corriger ses multiples fautes d'orthographe. Faut dire qu'elle a fait la méthode ultra-globale intitulée Buldo et la vieille dame. Atroce. Une jeunette à sa deuxième année d'enseignement iuefémisée à mort. Donc, je propose. Réponse:" ah non, maman, la prof elle veut que je laisse les fautes parce que ça la fait rire."
Elle a essayé d'envoyer une lettre à son grand-père (ancien normale sup lettres) en refusant la correction parce que ça allait le faire "rire". Ben il a pas rigolé du tout. Ca vous étonne? Ce qu'ils sont normatifs ces vieux profs!
Bonne nuit, tout le monde.

Ecrit par : dobolino | 28 août 2006

D'Enguell: là j'ai pas suivi.... de plus "Astérix en corse" je l'ai lu il y a très très très longtemps , je ne le connais pas par coeur et je ne l'ai pas sous la main...
aurions nous les mêmes adresses?:)))))
bonne nuit Dobolino

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

Au fait, vous le voulez, mon truc sur les Zarplastiques ?

Ecrit par : catmano | 28 août 2006

oui bien sur !

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

dobolino je compatis...
fiston rentre en CE1 jeudi matin et il est en pleine lecture de l'Iliade ; on a commencé à deux voix le soir, une page lui une page moi, il ne laisserait son tour pour rien au monde ; maintenant il prend de l'avance dans la journée...histoire d'être sûre que "le sens" passe bien, je lui demande de temps en temps ce qui se passe hé bien, il a une idée très claire même si certains mots lui échappent ("et pourquoi Ménélas il est tout le temps aimé d'Arès" hein dis maman ?)....
Ce matin à Carrouf, j'ai eu des hallucinations : la Méthode Boscher partout, en lot avec le cahier, en tête de gondole....on n'attend plus la fin du premier trimestre !

une anecdote sur le vocabulaire des primaires ? fillette en Cm2 se dispute avec quelques chipies et leur assène ces fortes paroles "de toutes façons vos règles du jeu elles sont iniques !!" et la caïd du groupe de répondre "hé toi t'arrête de parler comme une racaille !" MDR comme dirait ma fille...

Ecrit par : fabienne | 28 août 2006

Hello Catmano, sauriez-vous me dire précisément ceHello Catmano, sauriez-vous me dire précisément ce qui distingue les Arts Plastiques des Arts Visuels dans les nouveaux programmes ? Et oui, je les veux bien vos infos.

Patricia, par adresse, vous entendez habileté, ou code postal, ou endroit à hanter ? Vous me devancez, ça m’énerve :)))))))))))))

Hello, Fabienne, il n'ya pas qu'en CM2 que ce mot reste insultant. A 20 ans, on vous qualifie de cuistre, si vous l'utilisez.A 40 ans, vous comprenez enfin que la langue parlée est exlusivement restreinte aux mots à deux syllabes....

Ecrit par : D'Enguell | 28 août 2006

Sorry, j'ai le mulot qui colle de travers...

Ecrit par : D'Enguell | 28 août 2006

Catmano: là, D'Enguell m'a devancée, je voulais vous poser la même question à savoir ce qui distingue les arts plastiques des arts visuels...

D'Enguell: je voulais dire :endroit à hanter....ou endroit déjà hanté :))))))))
au fait une question que je voulais vous poser depuis longtemps: vui gavaritié pa rouski?(désolée pour la transcription mon clavier ne me permet pas d'utiliser l'alphabet approprié)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

Je voulais justement vous dire que le terme officiel était Arts Visuels depuis 2002 et que je me plante toujours, j'avais eu du mal aussi avec Arts Plastiques à la place de Dessin et Travail Manuel... C'est devenu Arts Visuels parce que maintenant, grâce au progrès, cette matière "s'ouvre aussi à la photographie et au cinéma" (p 160 des programmes), on nous précise page 259 que l'élève utilisera l'appareil photographique (analogique et si possible numérique)... Suit toute une liste de travaux à pratiquer (cadrage, point de vuez, caché et montré, flou et net, etc., etc.) et ils concluent par : "L'image est ainsi complètement recréée. L'élève invente, teste, déclenche des relations entre les éléments d'une composition et produit ainsi du sens." Même topo pour la production vidéo... Valà, valà...
Bon, ça, c'était cycles 2 et 3. Les programmes du cycle 1 (PS/MS/GS), je les ai étudiés de plus près. Premier extrait : ce que j'ai constaté en début d'année avec mes CP :
Les Arts Visuels : Dernier point traité du « programme » de l’école maternelle, et pourtant souvent premier et parfois unique pôle travaillé (surtout pour les arts visuels)... On peint, découpe, colle, fabrique des cadeaux, des fresques, des panneaux, on « crée », le plus souvent à partir d’un modèle fourni par la maîtresse, quand ce n’est pas par un artiste plasticien lui-même, aidé, voire assisté par l’ATSEM qui fignole les travaux des petits pendant la sieste. Et pourtant, qu’en reste-t-il à l’entrée au CP ?
Presque rien... La maîtresse se rend compte que lâchés seuls avec leur feuille de papier et leurs feutres, ils ne savent pas gérer l’espace, utilisent les couleurs en dépit du bon sens (avec une préférence marquée pour le marron violacé grisâtre et le rose petit cochon pour les visages), sont incapables de réaliser que le ciel et la terre « se touchent », que les arbres ou les personnages ne sont pas forcément sur la ligne d’horizon ou collés sur le bord inférieur de la feuille... Ils ne savent pas découper, ni coller proprement, laissent dégouliner leurs pinceaux, ne bouchent pas les feutres, ne finissent jamais rien... Souvent les thèmes sont pauvres et même inexistants, ils ne savent pas « ce qu’il faut dessiner », accumulent sur la feuille de nombreux petits graphismes sans liens entre eux ou répètent infiniment le bonhomme, la maison et l’arbre avec la balançoire...
Alors pourquoi ? Qu’ont lu les maîtresses dans leurs programmes pour ainsi toute l’année faire « travailler ces techniques », « utiliser ces matières et matériaux » à vide ou avec ce grandiose et magnifique projet inscrit comme il se doit au « Projet d’Ecole » et qui n’est projet que dans leurs cerveaux à elles, un projet dans lequel les enfants ne voient, au mieux, qu’un empilement de micro tâches dont il faut se débarrasser au plus vite afin de pouvoir se consacrer à ce qui devient le plus important pour eux à l’école : aller jouer dans la cour avec les copains ?
Encore une fois, le manque de formation (et sans « recettes »), le flou des programmes où l’on peut du coup comprendre ce que l’on veut, le marketing persuasif des représentants de matériel pédagogique donnent cette sauce indigeste.
Après les années 1970 et 1980, celles de l’enfant uniquement créatif sans filet,où la maîtresse se contentait de regarder ses élèves dessiner, peindre, malaxer l’argile ou la pâte à sel comme taper sur les instruments à percussion, sans jamais leur proposer ni une technique, ni une aide, ni une consigne afin de ne pas les bloquer,nous sommes revenus (pour ce que j’en ai vu dans l’école où j’exerce, mais avec quatre collègues différentes au moins) à des exercices types « je dessine le grain autour de la petite poule », « je dessine l’herbe sous les pattes du petit mouton » que nous décriaient tant les conseillères pédagogiques, le tout additionné d’œuvres pré programmées qui se situent quelque part entre la technologie et la création artistique et de nombreux coloriages dont le moins qu’on puisse dire c’est que l’on peut douter de leur qualité artistique... Ah, j’allais oublier les techniques d’Art Contemporain à base d’encres que l’on laisse fuser, couler, se mélanger, de peintures que l’on tamponne, mélange, barbouille, de craies d’art que l’on empile, gratte, d’objets que l’on colle, déforme, détourne de leurs fonctions premières en vue de ce merveilleux résultat qui ferait tellement penser à l’œuvre de Machin Truc Bidule Chose qui expose actuellement ses œuvres tellement tendance à la FIAC... et que souvent les enfants ne reconnaissent plus comme les leurs dès qu’ils les ont « finies » (c’est à dire quand c’est l’heure de la récré)...
Alors, qu’en tirer de ces programmes ? Comment y lire une véritable progression allant vers l’enrichissement sensible et créatif ?

Ecrit par : catmano | 28 août 2006

Catmano et les pigments naturels vous les avez oubliés...sourire... cette année on a du laisser pourrir des herbes ramassées en rase campagne (en fait le gazon de l'avenue qui passe sous nos fenêtres) ainsi que des épluchures de carottes , non je ne vais pas tout vous détaillez mais c'était des préparations à faire en octobre et à utiliser dans une création en mai... voilà une des merveilles de créativité que demande le cned à ses élèves...(je me demande comment les enfants inscrits pour raison grâve de santé et hospitalisés peuvent faire...)...
je reviens plus tard la nuit est plus calme pour hanter le blog et lire tranquillement les posts...bonne soirée

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

Patricia, si vous parliez de: "the shop around the corner", c'est James Stewart -avec un t- qui joue dedans, je crois... Merveilleux acteur, film superbe.
Concernant les arts visuels, (et la musique), il n'y en aura bientôt plus dans les IUFM. Aux dernières informations, cela sera remplacé par des modules sur la manière de monter un travail en partenariat! On est en train de calquer, vraisemblablement pour des raisons économiques, (et non par "complot pédagogique) ce qui marche le moins mal dans les IUFM sur ce qu'il y a de pire. J'ai bien conscience d'apporter de l'eau au moulin des détracteurs des instituts, mais je suis assez en colère, là...

Ecrit par : christophe sibille | 28 août 2006

Christophe, avec nous.
Savez-vous à quelle sauce vous allez être mangé cette année, si on supprime cet enseignement ? Comme vous êtes plutôt "bon" dans votre domaine, je ne m'inquiète pas trop, mais vous auriez pu être prévenu un peu plus tôt...

Catmano, merci. Une partie du peuple du blog est rassasiée. Pour ce soir.
J'aime beaucoup le valà, valà... Le Walhala de la production qui produit du sens, par Odin... Et le sens crie, non ?

Pour rester en langues étrangères, Patricia, eheu, eheu comme disait Esope, je bosse dur, aber habe ich meinem Deutsch fast verloren, und niet gavaritie russki... but I try to learn it alone, and so difficult is the cyrillic alphabet... Please, don't abandon me ! ;
Je ne suis donc pas celui que vous pensiez, mais je reste au fond de la classe, comme Cyrano jalousant Rodrigue, avec Toto pour me consoler, j’espère :))))))))))))

Et aussi James Stewart, Cary Grant et Katherine Hepburn, dans le phénoménalement drôle Philadelphia Story... un joli petit lot de consolation.

Ecrit par : D'Enguell | 28 août 2006

effectivement Monsieur Sibille , un merveilleux acteur que J. Stewart... avec un t ...autant pour moi mais depuis que vous m'adressez vos corrections j'avoue ne plus perdre trop de temps à me relire et le labsus que j'ai ainsi fait est très révélateur...
Vous m'inquiétez par votre info! Comment vont faire les professeurs des écoles s'ils ne sont plus formés en arts visuels et en musique... j'étais justement en train de lire les fascicules dans ces matières que ma fille en cm2 vient de recevoir du cned. Quand je vois le programme et lis les explications écrites dans un jargon pour lequel il me faudrait un décodeur digne des ordinateurs les plus sophistiqués du vaisseau Enterprise, je reste très perplexe...
je reviens un peu plus tard vous copier un passage de l'introduction du fascicule d'arts visuels et j'aurai une question.
pour l'heure puis-je bénéficier de vos lumières et d'une explication de textes ? pouvez vous expliciter davantage cette phrase dans votre dernier post:
"Aux dernières informations, cela sera remplacé par des modules sur la manière de monter un travail en partenariat! "
bon je ne relis pas ...
@+

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

D'Enguell nos posts se croisent...l'alphabet cyrillic n'est franchement pas l'obstacle à l'apprentissage du russe mais plutôt son système verbale un vrai casse tête chinois...
qu'est-ce qui vous fait croire que vous n'êtes pas celui auquel je pensais?
si c'est à cause du russe ma question était du au fait que vous aviez ,si ma mémoire ne me fait pas défaut pu traduire vaïna i mir dans un autre fil de ce blog...et cela m'avait un peu surprise
bon déjà pour commencer la réponse était: ia nie gavariou pa rouski... ;)
et vous semblez connaître la ligne 9....
j'ai toujours préféré les fonds de classe, quel endroit stratégique et poste d'observation!
:))))))))

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

lu dans le fascicule "Arts visuels" classe de cm2-cned...
introduction destinée aux parents
(...)
À ces remarques des "instructions officielles destinées aux enseignants", nous ajouterons une précision concernant l'enfant de cours moyen 2ème année.Parce qu'il a encore besoin d'être aidé en lecture (ai-je bien lu là?), votre aide sera très appréciable, surtout en début d'année, pour s'assurer que l'enfant a bien lu et bien compris les intentions des séances(...)
ma question:
quand un enfant du primaire est-il censé savoir lire?

je suis curieuse de vous lire Monsieur Sibille .
par ailleurs qu'en pense Catmano?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

"philadelphia story" un lot de consolation?
malheureusement les séquences ciné-club ont quasiment disparu du petit écran...snif...
j'en profite pour interroger l'amateur, connaissez-vous une adresse de vidéo club où on peut encore louer tous ces chefs d'oeuvre?
merci D'Enguell.:)))

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

"système verbal" ..."était due" ...et toutes les autres que je n'ai pas vues...je me dépêche de corriger avant que mon correcteur attitré ne s'en aperçoive....

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 28 août 2006

Vé, les fautes que je me laisse passer ce soir : celui QUE vous pensiez ???
Mettons cela sur le compte du léger Saint-Emilion et veuillez me pardonner. Oui, je connais la ligne 9, et pas mal d’autres, mais je ne vis plus pour l’instant dans la plus belle ville du monde...
Et puis Vaïna i mir : je pensais que mir voulait dire cosmos, et j’étais mal parti... et j’ai finalement trouvé dans le dictionnaire... .Je vous avoue que ce fut un coup de poker.
Pour le vidéo-club d'anciens titres, je ne peux que vous conseiller la DVD-médiathèque la plus grande possible. (J'ai bien trouvé Eldorado).
Mais c’est peut-être bien au fond d’une classe que l’on s’est connu...

Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006

Et merci pour "ia nie gavariou pa rousski", gavariou, only you...:)))

Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006

il y a une phrase en russe qui me plait énormément c'est "mir mira" qu'on peut traduire par paix au monde car en russe mir signifie à la fois paix et monde /univers ...cosmos vous ne vous trompiez pas...

merci pour le conseil j'ai déjà essayé mais rien trouvé ...
où partez-vous?
pour nous aussi des perspectives d'expatriation ...

:))))

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

D'Enguell,j'oubliais n'est-ce pas vous qui avez écrit avoir assisté à un concert de Val et Font en 90?
mes excuses aux blogueurs et à JPB d'encombrer son blog...le monde est si petit....

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

Pas expat, Pat, juste à 800 km, sous le bleu lumineux à faire cuire un œuf sur une lauze, au milieu des vignes (comme JPB, encore) où les incendies nous laissent encore assez de pinède, et le mistral assez d'aisance pour la parcourir. et la mer, pas si loin, le long des golfes pas si clairs, mais 1950 est moins loin que Paris quand on s'y mire, ou s'y mira. Et mir mira à vous ;)))

Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006

Pas un concert Patricia, un spectacle, mais vous avez raison, comme Arletty dans les Enfants du Paradis, vous auriez pu dire :
Paris est tout petit pour des amoureux comme nous, qui s'aiment d'un aussi grand amour... ;)))))))))
Je précise avant de me faire couic-couaquer définitivement par JPB, qu'Arletty fait cette sortie avec un humour dévastateur...

Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006

c'est pas les oliviers pour JPB?...
je crains que notre cher JPB ne soit "redoutable" le matin au réveil
vous avez raison de changer d'atmosphère (elle était facile)...pour nous aussi le sud mais sur un autre continent et sur le chemin des tornades, enfin celà reste à confirmer.....
pour Val et Font je les ai croisés mais en 91 et j'avais mal interprété je pense un de vos propos c'est pour cela que j'ai fait le rapprochement.... je pensais encore à un autre...
je n'ai pas la gouaille d'Arletty mais je peux essayer d'imiter son expression quand elle fait cette réplique et vous adresser un bonne nuit....;))))
je vais retourner lire les fascicules du cned j'essaie leur effet soporifique des fois que ça marche et me permette de retrouver les anges...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

Vous aussi, Patricia, vous connaissez Font et Val? Vous me rappelez des souvenirs de jeunesse! Si vous les avez croisés en 91, on se connait peut-être.
A quel âge un enfant doit il savoir lire? Les avis sont partagés! Jean-Jacques Rousseau soi-même disait,(dans: "l'Emile, si mes souvenirs sont bons, mais Jean-Paul confirmera) que ce qui était important était de lui en donner le goût, et que ce n'était pas très grave s'il apprenait à quinze ans. Plus récemment, la philosophie de la création des cycles d'apprentissage était d'entériner le fait (avéré) que tous les enfants n'étaient pas foncièrement obligés d'apprendre tous exactement au même âge, (et au même moment), rejoignant, en ce sens, le grand Jean-Jacques. Ces cycles n'ont jamais fonctionné dans ce sens là, et les niveaux me semblent relativement étanches.
Concernant la disparition, (progressive depuis quelques années) des formations artistiques à l'IUFM, l'information est toute neuve, et je n'en sais pas plus pour l'instant. Mais, dans le secondaire aussi, l'optionnalisation de la musique en troisième, la disparition programmée au lycée ne laissent pas augurer de bonnes choses; (le socle commun pointe son nez!)
D'Enguell, je vous remercie, et je me sens flatter, mais je ne crois vraiment pas, (sans fausse modestie aucune) être meilleur que nombre de mes collègues!

Ecrit par : christophe sibille | 29 août 2006

A Christophe Sibille. Excusez-moi d’avoir provoqué chez vous une réaction de colère. Je savais que les postes des formateurs en disciplines artistiques étaient menacés, ainsi que ceux des formateurs sportifs. Socle commun oblige... Ou plutôt « stratégie de Lisbonne » oblige.
Je ne dis pas que la formation reçue a encouragé ces enseignantes à conduire ces pratiques, je dis qu’encore une fois, c’est la forme qui est privilégiée au détriment du fond. Dans « Tout sur l’école » (p 206), A. Bentolila met dans la bouche d’une formatrice d’IUFM, les paroles suivantes : « Le problème, ce n’est pas qu’elles ne font rien avec les enfants ; c’est qu’elles n’arrêtent pas de leur faire faire des activités sans savoir pourquoi elles les mettent en place. » Plus loin, il résume le problème par : « L’école maternelle ne peut pas être un lieu d’activités foisonnantes et distractives sans cohérence réelle et sans finalité affirmée. On ne peut pas se contenter d’essayer de proposer aux élèves une succession d’activités, chacune ponctuellement choisie sur le seul critère qu’elle est simple et attrayante. »
Guillaume vous a dit dans un post précédent traitant de l’écoute musicale, « Personnellement, je n'ai toujours pas compris où mon formateur de musique voulait en venir, mes collègues non plus, je reste donc d'une nullité crasse... ».
Le problème est peut-être là, encore une fois, une tentation terrible de mettre la charrue avant les bœufs, d’un bout à l’autre de la chaîne, de la maîtresse de maternelle qui applique au pied de la lettre la « fiche de prép’ » trouvée dans « La Classe Maternelle » au formateur qui emmène ses stagiaires faire du Land Art dans un ruisseau (voir un de mes posts précédents). Et les petits de 3 / 4 ans ne comprennent pas plus que C, mon collègue à deux ans de la retraite qui a marmonné toute la journée « Dire qu’ils nous paient pour faire ces conneries », pourquoi on les empêche d’aller jouer dans la cour et pourquoi on les oblige à tamponner des traces rouges et noires sur une grande feuille (ils travaillaient depuis 3 semaines sur différentes versions du Petit Chaperon Rouge en lecture d’albums, j’ai demandé à deux ou trois d’entre eux laquelle était leur œuvre et ce qu’ils avaient cherché à faire, je vous assure qu’aucun des enfants interrogés n’a pu me répondre).
Encore une fois, je vous présente mes excuses et j’espère que les solutions que je proposerai dans la suite de mon « truc sur les Arts Visuels », à quelques mots près (à l’avenir, je dirai « piano » à la place de « doux » et je parlerai de musiques traditionnelles), vous agréeront.

Ecrit par : catmano | 29 août 2006

Mince vous vous êtes lâchés...., j'aurai pas le temps de tout lire là ...

"Allez dobolino je joue" C'est elle qui tient le fusil (lisbeth l'a dit)

Dobolino, fais lire L&L; à ta fille, dans 2 mois elle ne fera presque plus de faute, et son cerveau va se remettre à l'endroit pour plein d'autres choses.
à+

Ecrit par : toto | 29 août 2006

Font et Val... Un des deux, le premier, faisaient rire les petites filles surtout, non (n'avait-il pas ouvert un centre aéré ou quelque chose comme ça pour mieux chasser sa proie?)? Ca l'a même envoyé en prison... Au fait, le chenu monsieur touche-pipi, il en est sorti? Ouais, je me souviens d'avoir vu quelques-uns de leurs sketches (politico-moralisateurs) à la télé, et d'avoir entendu les sorties de Père la vertu du pédophile Font dans une émission oubliée de Ruquier d'il y a quelques années. Mutatis mutandis, ça a le même profil qu'un G. Grass en Allemagne hurlant, Père moustachu la Morale, contre les jeunes enrôlés SS. Relire ABSOLUMENT le bon docteur Cabanès (et dans, "Les indiscrétions de l'Histoire", tome 1, si je ne m'abuse, tout le chapitre sur la prostitution - et les lois pondues par les pires débauchés à la tête de l'Etat romain, surtout, contre les louves / lupanar vient de la canine latine, qui, d'après certains érudits, serait en fait la femme du berger qui a recueilli Romulus et Rémus, - femme bien connue par ses voisins pour ses formes et son appétit sexuel redoutable... Messieurs les clients, s'il y en a ici, je vous apprends, peut-être, quelque chose.).

M'sieur Brighelli, j'ai acheté hier "I'm a legend" (entre le bon et fin Felix Fénéon et la spermatique Kathy Hacker, j'ai réussi à lire les 3 premiers chapitres: ravi!) et le "Mythe et tragédie en Grèce ancienne - I" (pour plus tard). Il faut que je retrouve la liste des écrivains et des livres de SF, Fantasy que d'Enguell, vous et d'autres avez mis sur le blog.

Ecrit par : Pendariès | 29 août 2006

Pour Patricia. « Nous ajouterons une précision concernant l'enfant de cours moyen 2ème année. Parce qu'il a encore besoin d'être aidé en lecture (ai-je bien lu là?), votre aide sera très appréciable, surtout en début d'année, pour s'assurer que l'enfant a bien lu et bien compris les intentions des séances (...)
ma question:
quand un enfant du primaire est-il censé savoir lire ? ». Confusion forme et fond, vous dis-je... Selon les Instructions Officielles, page 47, « Savoir lire et aimer lire sont les objectifs majeurs des premières classes de l’école élémentaire. Dès la fin du cycle 2, l’élève doit pouvoir lire avec aisance et comprendre un texte simple. Cet apprentissage de la lecture se poursuit tout au long du cycle 3. Les élèves y rencontrent des textes de plus en plus longs, divers et complexes. »
Ca me rappelle un petit jeu que nous avions fait, ma sœur et moi, un jour où nous n’avions rien de mieux à faire : nous avions pris des livres et nous nous amusions à les lire à voix haute « à l’envers », c'est-à-dire tête en bas. Sur des écrits courants, articles de journaux, romans, j’étais plus rapide et plus performante ; en effet, dans l’exercice de ma profession, j’ai très souvent l’occasion de pratiquer ce genre d’activité. Elle me sort un bouquin d’anatomie et là, sa lecture était beaucoup plus fluide que la mienne. Puis, nous échouâmes lamentablement toutes les deux sur la thèse du vieux monsieur de 75 ans qui a fait Normale Sup – lettres et qui s’intéresse à la Révolution Française...
Il est sûr qu’un enfant de CM2, comme nous d’ailleurs, aura des difficultés à « tirer du sens » et même à déchiffrer intelligemment le texte du cned cité plus haut par Anne-Marie Valette. On confond allègrement les difficultés de vocabulaire, de syntaxe avec une difficulté de déchiffrage intelligent. Le problème, c’est qu’on a vite fait d’inverser les facteurs : « Il est normal qu’un enfant de CM2 n’ait pas encore une lecture fluide car les adultes, devant un texte sortant de leurs compétences, ont aussi des difficultés de lecture. » Et c’est ainsi que, dans une des vidéos proposées par l’université Paris V que Toto nous a aimablement conseillés de visionner, on peut voir un enfant de CE1 lire presque systématiquement « pizza » pour « pâte à pizza » sans que la maîtresse ne le reprenne une seule fois...

Je continue mon truc sur les Arts Visuels en maternelle ? Cette fois, le programme et ce que cela donne dans les classes maternelles que j'ai eu l'occasion de voir fonctionner :

L’enfant doit :
a) enrichir son expérience sensible
Avec ses yeux, ses mains, ses oreilles, le tout-petit voit sans regarder, attrape sans toucher, entend sans écouter. Ne parlons pas de ressentir, bien sûr, il n’est capable d’analyser aucun de ses sentiments, il EST...heureux, malheureux, ému, anxieux, joyeux, angoissé de ce qu’il voit, entend, attrape et réagit physiquement à ces émotions par des rires, des pleurs, du repli sur soi, de la somnolence, des gestes violents sans jamais être capable de l’exprimer par des mots. C’est normal.
Et c’est justement pour cela que l’école, ses enseignants en premier lieu, a pour mission de lui apprendre à enrichir son expérience sensible et sensorielle. Elle doit pour cela s’appuyer sur son « matériel humain » de départ (des tout –petits qui voient, attrapent, entendent et réagissent physiquement à leurs émotions) et prévoir des activités plastiques et musicales qui petit à petit les amèneront à regarder, toucher, écouter et apprécier ou créer pour exprimer leurs émotions.

b) enrichir le pouvoir créateur par un contact avec les matériaux, les actions
Là, je crie casse-cou : cet objectif est un véritable « pousse au crime » pour certaines de mes collègues et pour ces messieurs dames les représentants de matériel pédagogique !
En avant les énormes classeurs d’activités plastiques sur papier glacé, les litres de peinture acryliques, épaisses, pâteuses, au doigt, gonflantes, les pinceaux plats, ronds, en mousse, les feutres à l’eau, qui changent de couleur, dorés, argentés, les trucs qu’on chauffe, qu’on colle aux fenêtres, qu’on transfère sur des tee shirts, les pâtes à modeler super souples, qui flottent, qui s’auto durcissent, qui durcissent au four, les soufflettes de maïs qui collent et que les enfants peuvent manger sans danger, les pâtes à bois, à sel, les boules, œufs, cœurs, anneaux, bouchons en polystyrène, les masques, les plumes, les scies électromagnétiques, les mini perceuses, les pistolets à colle, les objets en bois à décorer, etc., etc., etc. (j’ai oublié tous les papiers et cartons divers et variés).
Et les mamans de s’extasier : « Oh, que c’est beau ! Tu l’as fait tout(e) seul(e) ? » A votre avis ? Installez-le (la) un mercredi après-midi sur la table de cuisine, donnez-lui tout le matériel et les matériaux cités ci-dessus, laissez-le faire, regardez-le (la)... Vous aurez très vite la réponse à votre question. Ah ! J’oubliais ! Vous n’avez pas d’ATSEM, alors prévoyez une baby-sitter qui s’occupera de votre bambin pendant une heure minimum, temps que vous consacrerez au nettoyage de la cuisine et au compactage des déchets produits (ils prennent systématiquement le petit bout de papier rose pour les filles, marron foncé ou gris pour les garçons au milieu de la feuille 50x65).
On verra dans les méthodes (les « recettes ») que l’on pourrait comprendre cela différemment...

c) exprimer ce qu’il perçoit, ce qu’il ressent
Ah bon ! C’est prévu ça ? Ce que j’ai vu depuis dix ans affiché aux murs de la classe maternelle, du couloir ou de la salle de motricité ne m’y avait pas fait penser...
J’ai vu des techniques, des techniques et encore des techniques. Et puis du coloriage (ça revient en force le coloriage) et enfin l’incontournable « Je ME dessine » de la Petite Section à la Grande Section, tous les trimestres, le seul dessin « libre », c’est « Je ME dessine » ou « Je ME peins », ça permet d’évaluer le bonhomme, très important « évaluer le bonhomme » une fois par trimestre, j’en ai connu une, c’était une fois par mois, elle évaluait le bonhomme une fois par mois, c’était fondamental, elle y voyait des tas de choses, sur l’auteur de l’œuvre, sa personnalité, ses compétences acquises, en cours d’acquisition, non acquises ; après, elle les laissait être acteurs de leurs apprentissages pendant un mois et puis elle recommençait ; un véritable test psycho pédagogique tous les mois ; parfois même, quand elle était un peu débordée, elle les gardait pendant la récréation pour évaluer leur bonhomme...
En revanche, des dessins libres, des peintures libres où l’enfant a mis ses tripes, son monde, sa compréhension des événements qu’il a vécu avec sa maîtresse et ses petits camarades, prouvant ses propres capacités graphiques, créatives, sensibles, ça, ça n’est pas prévu. Il y a bien dans un coin de la classe un casier où sont empilées quelques feuilles plus ou moins gribouillées, quelquefois avec des ébauches de « beaux dessins », la plupart du temps sans nom : ce sont leurs « dessins libres », ceux qu’ils peuvent faire pendant les moments d’accueil (trente minutes tous les matins) ou lorsqu’ils ont fini leurs ateliers, ils peuvent les prendre à midi ou à quatre heures et demie pour les donner à maman qui, bien sûr, inévitablement, s’extasie sans même les regarder. Là où il y aurait matière à évaluation psycho cognitive, rien... Souvent les feuilles s’empilent ; comme il n’y a pas de noms, personne ne sait qui en est l’auteur, comme personne ne surveille, les enfants déposent chacun la sienne au petit bonheur la chance, elles sont chiffonnées, cornées ; un soir, l’ATSEM jette (elle n’a pas tort) et ça repart.
Alors, je ne sais pas, je suis peut-être mal tombée, mais il me semble que l’expression des perceptions et des sentiments mériterait peut-être d’être travaillée sérieusement pendant la formation des maîtres et maîtresses d’école maternelle...

Ecrit par : catmano | 29 août 2006

Bonjour Monsieur Sibille,

la tentation serait de continuer dans l'humour et de dire que décidément le monde est vraiment petit... mais je vais arrêter de jouer les chipies du fond de la classe , même si JPB le tolérait il y a quelques 22 ou23 ans , enfin c'est tellement plus drôle aujourd'hui , au moins il y a des garçons aux pupitres voisins...coucou Toto et mon "cher Frédérick"...

voulez vous dire que ce n'est pas très grave si un élève n'apprend à lire qu'à 15 ans ? que fait-il alors en attendant sur les bancs du collège?
ce que vous dîtes sur l'avenir des enseignements artitistiques
ne fait qu'accentuer ma colère vis à vis de l'EN...j'espère néanmoins que vous ne viendrez pas faire partie de tout ceux qui vont encore grossir les rangs des pointeurs au chomage en cette rentrée...Quoique nous pourrions nous y croiser... dés octobre je ne serais plus seulement une maman "institutrice" au foyer à ce titre s'ajoutera celui de chomeuse et fin octobre c'est mon mari qui m'y rejoindra...l'édition est vraiment un secteur sinistré...
Bonjour Catmano, j'attends la suite avec curiosité et je vous lirais comme toujours avec plaisir...
Bonjour Dobolino ,pour votre fils: si jamais il s'ennuie parmi les chapelets de boudins et saucisses , il y a dans ma ville à quelques lieues de la capitale,un théâtre magnifique où les planches illustres sont aussi "vermoulues" de souvenirs que celles de la Comédie Française, Francis Perrin qui en fut directeur pendant quelques années a su leur rendre leur lettre de noblesse et le directeur actuel ne démérite pas en nous offrant encore cette année une programmation remarquable... ce théâtre a d'intéressant pour votre fils le fait que l'entrée des artistes jouxte celle d'une brasserie où il pourrait s'adonner aux joies des coquillages et crustacées et y croiser des comédiens de renom...
sinon il y a une autre solution pour lui: épouser la fille d'un(e) acteur(rice) célèbre et accoler (c'est bien 2c 1l monsieur le correcteur?)à son patronyme celui du fameux beau-parent...
bon début de journée à tous

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

On parle russe maintenant ? Chouette, je vais réviser!
Alors au sujet de l'enseignement des Arts Visuels et du latin:
eto tolko tiagoctniaia bried (S. Essenine).
Ca existe encore les profs de russe? Combien de places à l'agreg cette année?

Ecrit par : dobolino | 29 août 2006

Je reste persuadé qu'en ce domaine, (celui de la pédagogie), tout reste une question de mesure. Mais je suis d'accord avec vous, quand vous parlez de "mettre la charrue avant les boeufs"... Expression que j'emploie souvent, notamment quand je vois des formateurs, (essentiellement des IMF, d'ailleurs!) passer plus de temps, lors des visites pédagogiques, à explorer la moindre faille dans le côté formel de la rédaction des fiches de préparation par les PE2 en stage. Mais, heureusement, c'est de plus en plus rare, et la plupart de ces visites se font dans un esprit "pédalogique", en insistant sur la maîtrise par le stagiaire des contenus à enseigner, et sur la maîtrise de la classe; (Guillaume va sûrement me dire que je suis optimiste, mais j'anime un atelier d'analyse des pratiques professionnelles avec les PE2 dans lequel la liberté de parole est totale- d'ailleurs, ils connaissent en général à peu près ma position, et les points sur lesquels je suis "de leur côté"- et les dysfonctionnements signalés sont relativement rares). Ils savent aussi que je ne mâche pas mes mots pendant les concertations pédagogiques. Ceci étant dit, vous pouvez me faire confiance pour ce qui est de veiller à ce que les boeufs soient remis à leur place!
P.S.:Je vous ai préparé un CD avec l'ensemble du "répertoire perso", (y compris une "réédition" en CD des canons, qui n'existaient que sur cassette). Je vous la fais parvenir assez vite à l'adresse que vous m'avez indiquée).
Bonne rentrée! C'est demain, pour nous.

Ecrit par : christophe sibille | 29 août 2006

Voyons Patricia, ne préjugeons pas de la sexualité de son chtit à Dobolino, pitêtre, qu'il se pacsera avec un séduisant jeune homme dont les deux papas ou les deux mamans, ou l'un des deux, ou quatre, sera comédien(ne)... HA quelle époque, je l'aime!

Ecrit par : Pendariès | 29 août 2006

Le message précédent était adressé à Catmano.
Patricia, quand je parle de "15 ans", je ne vous donne pas ma position personnelle, je cite Jean-Jacques Rousseau!
Question "personnelle", et curiosité (saine) de ma part... Où avez-vous vu Font et Val en 91?

Ecrit par : christophe sibille | 29 août 2006

Toto, ma fille attaque le latin à la rentrée et si ça bosse, à la fin de l'année scolaire elle saura enfin faire de l'analyse logique et grammaticale. Essaye de faire du latin (ou du russe) sans savoir ce que sont COD;COS; CC; Complément du nom. Pauvres profs de latin! Au bout d'un moment, ils se mettent à leur faire fabriquer des gateaux aux langues de rossignol, faute d'arriver à leur faire rédiger puella ancillae rosam dat...
En russe ce qui me donna le plus de peine ce sont les formes perfectives et imperfectives des verbes. Grammaticalement je suivais mais la mémorisation. Tu peux toujours tenter de mettre po devant mais ce n'est pas garanti. Idti - khodit j'ai retenu!

Ecrit par : dobolino | 29 août 2006

merci Catmano nos posts se sont croisés....j'ai bien ri , malheureusement je n'ai pas d'ATSEM ni même de baby sitter... au sujet de l'aide que nous nous devons d'apporter à la lecture à un élève de cm2... j'aurais du vous copier un passages des "intentions de séances" ma question aurait pris tout son sens...
un des sujets de devoir cette année : dessiner une carte au trésor.Consigne principale à respecter: utiliser tous les moyens possibles pour donner à l'oeuvre un aspect vieilli(des solutions sont proposées) ...Ma fille m'a demandé si elle devait la tremper dans la cuvette des toilettes....

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

Allez un p'tit dernier pour ce matin, après promis, j'arrête, il faut que j'aille préparer mes pages de garde de cahiers (plus que deux jours)... Et toutes mes excuses à ceux que ma prose ennuie.

1) « Méthodes » : (Allez, je me fais plaisir, quelques recette, bien empiriques, bien artisanales...)
a) par le dessin
- Petite Section : du mouvement au tracé
L’enfant de deux à trois ans qui arrive à l’école maternelle agit, bouge : sa main promène le crayon sur la feuille et ce n’est que petit à petit que la relation de cause à effet s’installe et qu’il dirige son mouvement dans le but de produire un tracé qu’il a réellement programmé.
1) matériel nécessaire
• du papier blanc (feuilles Canson 120 ou 180 g 50x65 recoupées par l’ATSEM en A5, A4, A3, quelques feuilles formats spéciaux : disques, triangles, bandes à utiliser verticalement ou horizontalement) pour travail sur table
• une piste graphique affichée au mur (rouleau kraft ou tableau blanc)
• des gros feutres à l’eau rebouchés consciencieusement après chaque activité et révisés souvent par l’ATSEM (il existe des feutres rechargeables : on les laisse tremper dans l’encre pendant une petite heure et c’est reparti pour un mois de fonctionnement)
• des feutres à tableau blanc (attention, certains petits les reniflent et, d’autre part, ça tache les vêtements)
• quelques feutres moyens pour la fin de l’année de PS2 (enfants de 3 à 4 ans)
• des étiquettes au nom de chaque enfant rangées dans un trieur à petit matériel de bricolage si l’on veut que les enfants « marquent leur nom tout seuls » ou, plus simple, un stylo à bille en état de marche qui permettra en quatre à cinq minutes de marquer le nom de chaque enfant sur chaque dessin
• un tampon dateur
• un panneau d’affichage bien situé, bien exposé pour afficher les « œuvres » significatives de chaque bambin
• un casier, un cahier ou un classeur où les dessins seront classés dans l’ordre chronologique par l’ATSEM
2) progression
• Chaque jour, à heure fixe, tous les enfants s’installent à une table où sont disposés des feuilles (une par enfant) du format choisi par l’enseignante et des feutres (une boîte de douze gros feutres, je précise de douze couleurs différentes et tous en état de marche, je suis devenue très prudente à force de chercher désespérément dans la classe maternelle un feutre rouge qui fonctionne pour rédiger une affichette urgente le matin à 9 h moins 5...) et ils dessinent ; la maîtresse et l’ATSEM passent de table en table armées de leur stylo et de leur tampon dateur, elles inscrivent le prénom de l’enfant et la date dans un coin de la feuille, côté dessin (quand c’est affiché, on voit qui est l’auteur, c’est mieux), elles essaient de faire commenter les tracés par l’enfant ou les commentent elles-mêmes si l’enfant ne parle pas encore. Cette activité qui durera de deux à cinq minutes en début d’année pourra durer dix à quinze minutes en fin d’année...
• La piste graphique sera accessible tout au long de l’année pendant les moments d’ateliers d’Arts visuels. Selon la sensibilité de l’enseignante, son accès sera libre ou réglementé (système d’ateliers tournants : le lundi, Paul, Pierre, Marie et Sophie ; le mardi, Marc, Antoine, Djamila et Noémie ; etc.). Son utilisation sera valorisée, le papier kraft changé régulièrement, les feutres vérifiés très souvent. Chaque découverte graphique (petits ronds, jolis traits bien droits, ébauches de bonshommes, d’animaux, etc.) sera commentée et encouragée par l’enseignante (« Oh, regardez ce qu’a fait X, c’est très beau ! Tu saurais nous le refaire ? Montre-nous, montre à tes copains ! Regardez, les autres ! Qui saurait faire comme X ? »...)
• De temps en temps, la maîtresse fournira du matériel « un peu bizarre » : feuilles au format spécial (disques, triangles, bandes étroites) ou feutres d’une seule couleur. Elle signalera cela si aucun enfant ne s’étonne et pourra demander aux plus âgés d’essayer d’en tirer partie.
• Les dessins quotidiens seront peu à peu complétés par le commentaire de l’enfant transcrit par l’enseignante (la fameuse « dictée à l’adulte »).
• Le panneau d’affichage regroupera les « dessins libres » du matin, il sera régulièrement réagencé et n’oubliera pas les « petits maladroits » dont les gribouillages arriveront bien de temps en temps à révéler un petit progrès qu’il sera essentiel de « monter en épingle » (si l’on veut vraiment que l’enfant soit « acteur de ses apprentissages », il semble nécessaire de lui fournir un « bon public » prêt à lui donner l’impression qu’il est capable de progresser dans son « rôle » grâce à « un accueil approprié et sans cesse renouvelé »).
• A ne pas programmer (toujours selon mon humble avis) : La section de petits est au mieux l’âge du projet ponctuel (si toutefois l’enfant est déjà passé du mouvement au tracé, sinon c’est encore l’âge de l’installation), donc il me semble totalement inutile de prévoir des activités à long terme, style fresque.
De même, c’est l’âge de l’égocentrisme d’où l’inutilité des travaux collectifs, tout au plus pourra-t-on en fin d’année favoriser les interactions entre deux ou trois enfants regroupés sur la piste graphique ; le collectif viendra plus tard, la maîtresse se contentera donc de provoquer les regroupements d’œuvres individuelles sur un tableau ou dans un album commun.
L’immaturité psycho motrice empêche encore la plupart des élèves de diriger leurs tracés comme ils le désirent, cela perturbe énormément certains enfants très exigeants avec eux-mêmes ou un peu trop imbus de leur supériorité qui se sentiront humiliés par leur incapacité si vous leur proposez : des dessins à copier, des coloriages à remplir, des pointillés à repasser. D’autres, tout aussi incapables, mais plus enclins à se contenter de l’à peu près, bâcleront le travail et, du coup, n’apprendront pas l’exigence que l’on doit avoir par rapport à soi-même. Je prohiberais sans aucune hésitation ce type d’activités dans une Petite Section, tout au plus peut on proposer des pochoirs de type Montessori pour apprendre aux enfants le geste adéquat du coloriage (mais ce n’est plus du dessin, c’est de la technologie pour tout-petits...).

[Pour les plus âgés (enfants ayant trois ans révolus à la rentrée) : Au cours de l’année (plutôt vers la fin, lorsqu’ils ont presque tous quatre ans), si le niveau le permet, on peut ajouter l’activité suivante :
• A la suite d’un événement (sortie, découverte, activité sportive, etc.), les enfants le relatent par le dessin ; la maîtresse écrit au bas de la page le commentaire exprimé par l’enfant. Petit à petit, cet exercice deviendra presque quotidien et concernera toutes les activités de la classe : la maîtresse a lu un album, on dessine ; en motricité, on a joué à un jeu, on dessine ; en découverte du monde, on a vu, observé un animal, une plante, un objet, on le dessine... Ces travaux seront soit exposés sur un tableau commun, soit reliés en un album qui circulera dans les familles.]

La suite du dessin pour les deux autres sections de maternelle un peu plus tard, puis ensuite le reste des arts visuels...

Ecrit par : catmano | 29 août 2006

Bienvenue au club Dobolino mon aînée commence le latin cette année, dés les premiers cours :révisions grammaticales...
pour idti et khodit là c'est plutôt la question des déterminés et indéterminés qu'on soulève...clin d'oeil...
Pour C.Sibille: chez des amis...et j'avais bien compris que vous citiez J.J. Rousseau, je ne sais toujours pas lire d'accord, mais tout de même! c'était une pique...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

Super le coup des toilettes. Une admiratrice de Duchamp sans doute ?

Ecrit par : catmano | 29 août 2006

Serait-ce Versailles, Patricia? Mon fils aime sa Provence natale et nous sommes à 90 km d'Avignon ce qui lui offre déjà des aliments substantiels. Il doit bien y avoir des charcuteries à Avignon... J'avais oublié de vous dire qu'il y a déjà deux théatreux dans la famille. On trouvera bien une solution si les petits cochons ne le mangent pas avant.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2006

idti; poidti? et khodit? J'avais oublié les verbes de mouvement déterminé et indeterminé, mais ça c'est fastoche et il y a pareil en allemand. biejat et biegat ? Que c'est loin...En tout cas je peux vous dire qu'à dix ans l'alphabet cyrillique s'apprend en quatre à cinq heures. No problem!
Ca nous ennuie pas Catmano mais le temps de servir un client y'en a à nouveau deux pages et c'est pas gérable. Je me retourne et boum à nouveau il y en a plein.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2006

Dobolino:
qu'il évite d'entrer par la cheminée et reste à son poste, embusqué derrière le buisson, juste à l'entrée de la jolie maison de briques...Les petits cochons finiront bien par sortir et là crouic..."patience et longueur de temps font plus que force ni que rage" comme disait cet illustre personnage et qui pourrait être mon voisin si je pouvais remonter le temps....
ce blog serait-il essentiellement fréquenté par des "sudistes"?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

oui le déterminé/ indéterminé ce n'est qu'un fétu de paille dans le système verbal russe...quand je pense que nos enfants s'arrachent les cheveux devant les conjugaisons...
et en hongrois je ne vous en parle même Dobolino ...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

Une Corneille perchée sur une racine de la bruyère boit l'eau de la fontaine molle hier.
Hello, les voisins, la sardine qui bouche le port de Marseille vous salue bien !

Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006

joli D'Enguell ! ;)))

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

elle bouche seulement l'entrée du port!

Ecrit par : dobolino | 29 août 2006

malheureusement pour les cigales c'est la fin de l'été , une fourmi du métro grands boulevards le chantait hier...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

Patricia, vous oubliâtes la virgule, je ne suis pas un canariiiiiii...:)))))))))))

Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006

pardon charmant petit poisson.... je vais vite sortir le barbecue... :)))) et ;)))

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

Le théâtre... Voilà une discipline qui devrait être obligatoire dans la formation des enseignants. Certains "forcenés", (dont je faisais partie, à mon niveau) avaient obtenu qu'il entre, par la petite porte, (dans le cadre de ce qu'on a appelé les "dominantes de formation" des PE2, qui a existé trois années, et qui sera supprimée à la rentrée prochaine pour laisser sa place au fameux "stage filé", (un exemple parmi tant d'autres du calque de la formation des PE2, relativement acceptée par les stagiaires, sur la formation des PLC2, quasiment critiquée par tous).

Pendariès, ne comptez-pas sur moi pour défendre Patrick Font en ce qui concerne ses errements sexuels. Il est impardonnable, point barre. Ceci-dit, les faits ont été déformés et gonflés par les media de l'époque, (en pleine affaire Dutroux et, de plus, beaucoup de monde dans le spectacle et dans les milieux politiques ont vu arriver cette "affaire" avec une certaine satisfaction, tant il est vrai que Font et Val dérangeaient).

Ecrit par : christophe sibille | 29 août 2006

D’accord, Christophe, mais entre le comédon qui bouche le pore, et le comédien qui vend du porc, que voulez-vous faire jouer ? Le classique n’intéresse plus trop les mômes, je crois.
BrYce de Naillisse, peut-être ?
Sans plaisanter, que conseilleriez-vous comme pièces, du primaire au lycée ?
(Patricia, je cuis-cuis sur vos charbons ardents...) ;)))

Et Pendariès sur son aire, Font sur son erre, Dobolino sur son nerf, je me demande comment leur va l'air au teint, finalement...

Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006

petit intermède (qui dure ) mais je n'en suis plus à un moins 10 fois x avec JPB, il me rendra la copie plus tard...
Merci au sud pour les éclats joyeux de soleil ici c'est pluie d'automne alors si vous me permettez ce tout petit intermède musical en ces quelques paroles:

"It's falling, it's falling
And outside the buildings
Are tumbling down
And inside a child on the ground
Says he'd do it again


And what am I to do
What in the world am I to say
There's nothing else to do
He says he'll change the world someday
I rejoice"
(...)

;)

bon déjeuner à tous

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

Patricia, ce n'est plus possible, c'est le meilleur morceau du monde ! Je l'ai écouté en boucle pendant 5 ans, et encore maintenant tout les trois jours...
Vous me connaissez vraiment...

Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006

J’en ai même une version live sur un album quasiment inconnu, In Werchter, July 82, qui s’appelle “The Strength of the Youth”. We will rejoice, whatever, whatever, right now....

Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006

it rejoiced my heart to read that you knew... :)

n'est-ce pas plutôt "The Strength of Our Youth"?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

Y'en a une qui me revient. Ca n' a rien à voir mais je brûle de vous la narrer.
Contôle d'histoire de 3°. Sujet de synthèse:"En quoi le régime de Staline est-il un régime totalitaire?"
L'élève, un peu hors sujet, après une filmographie complète de Eisenstein, écrit: "Comme Hitler, Mussolini et Pétain, Staline embrigade la jeunesse". Hitler, Mussolini et Pétain sont soulignés en rouge avec dans la marge la mention suivante: "pas encore nés". Les parents, doutant de leur acuité visuelle, avant de prendre un rendez-vous chez l'ophtalmo, ont fait lire la mention à une dizaine de mal-voyants éberlués, de toutes origines sociales (y compris un ancien gendarme!) qui ont toutes confirmé lire le même commentaire. Chacun y est allé de son interprêtation, aucun n'a réussi à trouver une explication valable. Je pense à "pas encore enseignés"?
J'avais remisé cette copie par devers moi car elle méritait une publication mais Cantique des Cantiques ( c'était encore lui, vous vous en étiez douté) me l'a piqué pour la jeter dans le fameux torrent qui jouxte notre logis afin d'éviter une empoignade qui lui aurait été néfaste. Dommage!
Je vous en prépare une autre plus polémique sur Zola.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2006

":" ah non, maman, la prof elle veut que je laisse les fautes parce que ça la fait rire."

"Toto, ma fille attaque le latin à la rentrée "

Si elle fait des fautes , c'est qu'elle a un petit souci de lecture... (amha) Si elle a un petit souci de lecture, pour le latin, se ne sera pas "easy e"

Elle fait quoi comme fautes ?


Cat pas besoin d'excuse ;)

Ecrit par : toto | 29 août 2006

dobolino, vous allez sûrement me contredire, mais il est possible que le correcteur, confondant le cuirassé Potemkine avec un porte-avions, et de plus obnubilé par l’étoile rouge, ait pensé : “a star is airborne”, puis ait écrit, par aphérèse, “a star is born”. Il a donc traduit “pas encore né”, en pensant “pas aéroporté”... Quoique Pétain, il lui fallût déjà un treuil pour décoller !

Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006

t'inquiètes ça va aller pour ma fille; c'est le démarrage de la lecture qui a été raté. Ce qui lui manque c'est deux heures d'orthographe-grammaire par semaine et, au bas mot, une dictée par semaine. C'est pour celà que je compte sur le latin qui a une grammaire similaire à la grammaire française et des déclinaisons impitoyablement mathématiques. Avec le latin on va peut-être pouvoir revoir les bases: singulier, pluriel, masculin, féminin, les fonctions des mots dans la phrase et tout et tout.
Pour ma part, le latin a été ma planche de salut orthographique.
Elle fait des fautes surtout parce qu'elles sont rarement corrigées et qu'on l'y encourage: continue ça me fait rire (cf plus haut)

Ecrit par : dobolino | 29 août 2006

Enfin une explication claire au "pas encore né". Je suis sûre qu'elle va plaire à celui qui y a eu doit. Je la lui copie derechef. Merci D'Enguell!

Ecrit par : dobolino | 29 août 2006

si c'est la bonne explication D'Enguell alors chapeau ! mais on peut aussi penser que cuirassé Potemkine l'ait renvoyé à l'image du landau et qu'il ait eu envie de croire qu'il était vide des fois que la maman revenait d'en acheter pour le p'tiot à naître ...d'où "pas encore né" mais comme sa femme attendait des triplés ça a "donné pas encore nés"...
qu'est ce qu'on peut chercher midi à 14h des fois...
à moins qu'il ait pensé à des encornets... les chemins de la pensée sont si étranges...

un peu de U2 D'Enguell? with me or ... ;)))))

là Dobolino le soleil brille!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

Dobolino, votre fille accepterait-elle une correspondante latiniste?
encore pour D'Enguell sans trop faire de hors sujet puisque nous sommes dans la chronique "souvenir que me veux-tu,"
cet extrait vous parle-t-il:

"The road opens wide
There's space here for the two of us
We'd like to call you
But now we are tired

The text is the same
The music as well
I'm just making this up
As I go along

Stay visible
How to stay visible when driving a motorcycle
Stay visible
How to stay visible when driving home alone (...)"

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

ma fille accepte toute proposition lui permettant de bavarder. Elle est fan d'équitation et fête ses douze ans en novembre. Je ne vous donne bien sûr pas son mail ici car le site est libre. Nous pouvons si vous le désirez passer par le webmaster.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2006

Et la pensée des encornets voyage plus vite que celle des autres (voir la taille des axones du calamar) ...
L’image du landau (Martin) me renvoie à Cosmos 1999, leurs pattes d’eph et combi moulantes...
Pas encore nés non plus. Il y a aussi la piste du Minotaure, prêt à encorner tout se qui bouge, mais on retourne chez Sade et Laclos, on va réveiller JPB... qui nous tombera dessus de toutes façons abraracourcix.
I’m out of control, won’t you be back tomorrow... ;)))))))))

Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006

Dobolino je crains que par le webmaster ce soit un peut difficile mais je vais créer une boite temporaire sur yahoo pour vous communiquer mon véritable e-mail...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

Pat, vous ne seriez pas tombée sur le site de la BBC par hasard ?

Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006

"le latin a été ma planche de salut orthographique."

Il y a bcp bcp mieux que le latin, aujourd'hui, L&L; te corrige 80 % de tes soucis...

Le latin a fonctionné pour toi, c'est pas sûr que cela fonctionnera pour ta fille.

Avec L&L; c'est 100% sûr .

" se ne sera pas " " ce ne sera pas " ;)
1) je ne relie pas toujours
2) ça c'est une faute de "petit poucet" (qd fatigue)
3) la correction a été possible, parce que L&L; ...

à toi de voir...

Ecrit par : toto | 29 août 2006

c'est fait: [email protected] ma fille sera ravie aussi après tout elle pourront peut-être introduire du latin sur msn si ça leur chante...

cosmos 1999 décidément nous avons les mêmes références...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

elleS, pardon sinon mon correcteur va encore pester

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

Pour Toto qui a envie d'apprendre : je relie, verbe relier, premier groupe, terminaison e / je relis, verbe relire, troisième groupe, terminaison s.

Ecrit par : catmano | 29 août 2006

justement Catmano si vous avez une bonne méthode pour aider les enfants à ne pas se perdre dans notre magnifique système verbal ,je suis très intéressée...merci d'avance... vous pouvez aussi passer par l'adresse communiquée plus haut mais je suis sûre que nous sommes nombreux sur le blog à attendre de vous lire... très sincèrement vous devriez publier , il y a tant de parents égarés...
mais relier/relie et relire/relis me donne déjà une petite idée...

au fait D'Enguell connaissez vous la série "Dream on"?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

Cat là c'est les pbs du CE1, pas facile à mémoriser toutes les déclinaisons (c'est ce que tu fais quand tu ne sais pas lire 'correctement'), mais maintenant que je sais lire 'correctement' ET asap je vais étudier les règles de conjugaisons et de grammaires....

à propos mon gamin c'est salement fait corriger (en rouge) parce qu'aux évaluations de fin d'année il avait écrit (en utilisant les mots clefs) :

"Zékéyé a manger le serpent phython "(bon je ne suis plus sûr de l'orthographe de python) .

Manger(mot clef) corrigé par mangé . Il a eu une super mauvaise note, ce qui a permis de lui baisser sa note au maximum possible, et ainsi de permettre aux autres(ribambelle/ratus) de remonter ....
Donc la méthode de l'instit fonctionne, et pas la mienne cqfd.

Elle savait que j'utilisait L&L....;

MAIS "mangé" IL FAUT ETRE MINIMUM AU CE1 POUR LE SAVOIR ..... vraiment si je la chope...

Ecrit par : toto | 29 août 2006

Et je vous ai répondu Visible Garance, mais je reste très intrigué...
Et non, la série m'est inconnue, mais je connais Aerosmith, et la fille du chanteur, et l'amoureux d'Arwen quand il monte Hidalgo... Je galope toujours libre mais ne saute pas la barrière ;)))))))))

Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006

D'Enguell, vous êtes intenable! Et la barrière ne sait pas à quoi elle a échappé!

Ecrit par : christophe sibille | 29 août 2006

je vous ai répondu aussi D'Enguell ...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

pour la série "Dream on " je pense qu'elle vous plairait tous les flashbacks sont des extraits de films "ciné-club"...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

Monsieur Sibille connaissez vous des fonds de classe calme?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

"Elle savait que j'utilisait L&L....;" typique global/mixte
"Elle savait que j'utilisai L&L....;"

idem :
fatigue + photo/glob + ss relecture => faute

en plus il faut comprendre qu'un "par coeur" 1er groupe sera "effacé" lors de l'apprentissage du second groupe...

arrivé au 3 ème tu mélangeras tout ..

Alors que 'normalement' (à vérifier, asap je vous le dis/écris) avec juste les règles, tu n'as pas besoin d'apprendre par coeur toutes les déclinaisons...

Ecrit par : toto | 29 août 2006

j'ai relu votre post sur l'approche des "arts plastiques" en ps , j'ai pris quelques notes si j'ai bien compris je garde tous les cartons d'emballage qui peuvent servir de supports, ça me plait c'est écolo...bon pour le tableau où afficher les dessins libres je vais devoir me contenter du frigo et la piste graphique je crois que je vais peindre le mur du couloir jusu'à mi-hauteur avec de la peinture spéciale tableau noir hummm ça va fleurer bon la craie et les proprios seront ravis je leur en expliquerai l'utilité pour leurs petits-enfants... ah oui je vais récupérer les housses d'emballage du pressing pour leur faire des tabliers jetables, les feutres c'est pas toujours lavable...
Pour le programme de GS là j'ai inscrit mon fils au cned...j'attends avec impatience de recevoir les fascicules...si jamais ça vous intéresse Catmano, ils ont peut-être quelques idées géniales...
je pense réellement Catmano à vous lire, que vous pourriez nous écrire un livre qui aiderait les parents à y voir plus clair surtout que votre ton "acidulé" est assez plaisant...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

Au fait D'Enguell :c'était juste un hasard lié au croisement des affinités qui a permis le clin d'oeil... la question est dans "Stranger"
;))))

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

je ne sais pas si c'est la fatigue de fin de journée: je reviens d'aller voir un cheval qui avait le zizi enflé ce qui angoissait son proprio, mâle bien sûr le proprio, mais je n'arrive plus à comprendre ce que vous racontez. D'abord, c'est quoi L§L?
Et puis Toto il me casse le moral: j'ai autre chose à f... que d'apprendre l'orthographe à ma fille. Merde à la fin, nom de dieu! je paye des impots pour payer des profs, c'est pas pour qu'ils fassent faire mumuse à mes enfants pendant que je me colle tout le boulot à la maison. A mon avis, c'est pas les plans transgéniques qu'il faut arracher. Encore 10 mois de cauchemar devant nous avec Staline qui est l'ancêtre de Pétain, Zola qui n'a pas de verve méridionnale( si! si!), la règle de trois qui a changé de nom, les articles qui sont devenus des déterminants, cubisphère et sphéricube en arts plastiques (atroce: j'y ai passé un dimanche entier et j'ai eu à peine la moyenne), les profs de SVT qui se vengent sur mes enfants de mon niveau en Bio, les leçons de physique de lycée qui ont le niveau de ce que nous appelions à mon époque leçon de chose et qu'on faisait en CM. Ca va être TERRIBLE.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2006

Patricia, un enfant avec une bonne méthode, je veux dire alphabétique, apprend à lire de façon très fluide en CP... à condition d'avoir eu de bons enseignants en maternelle, et de n'avoir pas fait trop de global. Par exemple, il est tout-à-fait néfaste d'apprendre à lire les prénoms de la classe, les noms des jours de la semaine, des mois, etc.
Soyez-bien vigilantes, les latinistes. Bien souvent maintenant, le latin est survolé, on en donne une vague teinture, alors qu'il n'est vraiment interessant que si on apprend à fond les déclinaisons, les conjugaisons, etc. Comme en allemand d'ailleurs. Si on fait de l'ORL, comme en français, ces langues n'ont plus aucun intérêt.
Mon pauvre Toto, vous qui comme moi aimez tant "Lire avec Léo et Léa", cette méthode est éxécutée par Goigoux dans son petit supplément du Monde de l'Education, faisant de la pub pour son livre qui va bientôt sortir : "Apprendre à lire à l'école". Trente pages d'extraits de son abominable credo, et deux consacrées à Leo et Léa.
Je cite : "Dire que les médias ont laissé entendre que cette méthode allait être imposée à tous les instituteurs de France! Comment croire qu'un pays prompt à se mobiliser contre toute forme de maltraitance envers les enfants aurait pu y consentir?"
On croit rêver, ou plutôt cauchemarder. Je connais pas mal de personnes qui rêvent d'envoyer ces gens -là devant un tribunal!
Il faut que je retrouve sa comparaison imbécile de l'enfant apprenant à lire avec un petit Champollion. Pour qui a un peu de sens critique, c'est tellement gros qu'il devrait traîner cette déclaration (qui a d'ailleurs fait le sujet d'un concours d'IUFM) comme une casserolle! Cette citation se trouve dans le livret de Mme Wettstein-Badour "Le cerveau, cet inconnu des pédagogues".
Cordialement.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 août 2006

Je m'en suis rendu compte pour le latin car j'ai déjà un garçon de 15 ans mais comme celà me distrait et que j'ai à la maison un livre de 6° programme 1965, je suis en parallèle (en perpendiculaire devrais-je dire) du cours ce livre de classe. A la moitié du bouquin ils ont un niveau bonne seconde. Je l'ai vérifié avec mon bougre de fils qui a 15 en version au lycée, lycée où l'enseignant considère la grammaire de base comme acquise au collège où les cours de latin sont désespérants de manque de rigueur. Il faut reconnaître qu'apprendre le génitif à un élève qui n'a aucune idée de ce qu'est un complément du nom est un exercice périlleux. Déjà l'accusatif les dépasse.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2006

c'était le cheval d'"Hidalgo" que vous êtes allée voir Dobolino? je brûle de savoir pourquoi Zola n'a pas de verve méridionale

j'ai pas pu m'empêcher ce clin d'oeil à Eo(w)yn présent aussi sur v. mortensen?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

Sujet: Zola a-t-il une verve méridionale?
Dissertation sur une phrase de Zola expliquant l'art du roman naturaliste. Les élèves doivent disserter en ne s'appuyant que sur trois textes étudiés en classe dont la description du jardin du Paradou dans La Faute de l'Abbé Mouret.
L'élève écrit à peu près que Zola , emporté par sa verve méridional, s'éloigne dans ce texte de ses propres prescriptions, son jardin ressemblant plus à l'eden biblique qu'à un jardin provençal à l'abandon donc non arrosé (pastèques et melons, prunes, poires, cerises et abricots tous mûrs en même temps).
Verve méridionale est souligné et dans la marge le professeur a écrit: pas du tout, Zola eut-il été natif de Dunkerque ou Strasbourg qu'il aurait écrit de la même façon.
Je ne suis pas spécialiste de Zola alors à vous d'en juger.
La copie a disparu dans le torrent, comme par hasard.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2006

Anne-Marie, désolé de vous contredire, (d'autant que vous semblez apprécier le chant choral ce qui, pour paraphraser toilettes-champs, fait que quelqu'un ne peut pas être complètement mauvais), mais ma fille, qui est entrée au CP aujourd'hui, sait pratiquement lire, et se débrouille plutôt bien en écriture, après avoir commencé par écrire son prénom en maternelle... Mais bon, vous me croyez si vous voulez!

Ecrit par : christophe sibille | 29 août 2006

là j'espère que JPB viendra commenter.
mais si on veut titiller la bête, Zola n'est pas natif de provence , il y a passé son enfance...quant à affirmer qu'il aurait écrit de la même façon cela me paraît personnellement osé car si on sent que la provence a marqué son ton dans "la faute de l'abbé Mouret" "la conquête de plassans" ce n'est pas le cas dans "germinal"... mais si j'ai adoré lire Zola( les deux premiers livres que j'ai pu m'acheter avec mon argent de poche , j'étais en cm2 étaient "la terre" et "nana"...souvenirs ...souvenirs) je n'en suis pas pour autant spécialiste alors j'espère vraiment que les profs de lettres qui hantent ce blog iront de leurs commentaires...
Merci Dobolino.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

« Nous montrons, par exemple, l’intérêt de prendre appui sur les textes mémorisés “par cœur” afin d’étudier l’organisation de la langue écrite. Débarrassés du souci de comprendre le message écrit, puisque celui-ci est connu, les enfants peuvent se consacrer à l’étude du code écrit. C’est une véritable aventure “à la Champollion” qu’ils entreprennent lorsqu’ils sont placés, comme le déchiffreur de hiéroglyphes, devant un message obscur mais dont la signification est claire. Comme Champollion, ils connaissent la signification du message et cherchent, avec l’aide de la maîtresse et du groupe, à en déduire le fonctionnement du système linguistique écrit. Tout au long de l’année, de texte en texte, l’exploration se poursuit, instituant la classe comme une communauté de chercheurs. »
Roland GOIGOUX. Maître de conférence de l’IUFM de Clermont-Ferrand. 1997. (Les Cahiers pédagogiques. N° 352 mars 1997).

Ecrit par : Lariba | 29 août 2006

Zola a une verve méridionale, le Suédois est sérieux, l’Anglais est flegmatique et le Turc est musulman mais laïc.

Les grands esprits citoyens ont bien sûr leur avis sur la question :
« Le fort accent méridional, me paraît incompatible avec la dignité d’une parole publique… Incompatible, a fortiori, avec la vocation d’une parole poétique : avoir entendu René Char, par exemple, lire lui-même ses aphorismes sentencieux avec un accent qui me parut à la fois comique et obscène, la trahison d’une vérité, cela n’a pas peu fait pour ruiner une admiration de jeunesse. »
Jacques Derrida, Le Monolinguisme de l’autre, 1996.

Ecrit par : Lariba | 29 août 2006

Paraphraser Toilettes-Champs ? Le coup des toilettes et Duchamp ? Le blog se porte en elliptique, ces temps-ci. Cela lui sied-il au teint ?
Encore quelques instants avant que le “Stranger” ne passe au barbecue ;))))))))
Et dobolino, détournez le torrent comme le père de Zola, barragiste renommé, car tant va la cruche à l'eau qu'a la fin,...

Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006

"Stranger"sauce béarnaise ou arlésienne?
au fait le film "you've got a mail" vous penser qu'on peut le trouver?
Cher D'Enguell vous me rappelez que j'avais oublié de répondre à Catmano ce matin:
c'est sans doute une admiratrice de Duchamp qui s'ignore

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

Le tableau d'affichage peut être utile dans une structure de type classe regroupant forcément plusieurs élèves, cela permet à chacun de jouer son rôle d' "acteur de ses apprentissages" devant le "bon public" de ses enseignantes, ses parents, ses camarades. A la maison, les "beaux dessins" affichés dans la chambre, la cuisine ou le couloir comme ça vous arrange est tour à fait suffisant. Quant à la piste graphique, elle aussi n'est nécessaire que lorsque plusieurs enfants du même âge dessinent en même temps (on m'avait aussi expliqué, au temps reculé de ma formation, qu'un enfant de 2 / 3 ans assis avait besoin d'un appui ventral sur le bord de la table pour pouvoir se servir de ses mains pour dessiner, question d'équilibre sûrement, les bras ne pouvant plus servir de balancier, et qu'il était souvent plus à l'aise debout). A la maison un simple tableau pour enfant du commerce ou un morceau d'agglo peut très bien faire l'affaire.
Pour ce qui est de la "publication", moi je ne le sens pas ce truc, ça mélange trop le côté polémique et le côté "recettes de cuisine" et puis moi, la médiatisation, bof... Je suis très bien dans mon petit trou paumé avec mes petits élèves et ma grande tranquillité... Mais ça, je crois que je l'ai déjà dit, à vous ou à JPB directement, je ne sais plus.
Je mets la suite (MS) demain.
Pour ce qui est de la conjugaison, il est vrai que c'est assez décevant. Dans ma classe, ils sortent du CP en ayant bien gobé ils/elles ...nt ; je verbe du 1° groupe ...e ; tu presque toujours ...s ; nous ...ons ; vous ....ez + je suis, il/elle est, ils/elles sont et le verbe avoir au présent. A la rentrée du CE1, ils ont presque toujours oublié le ...nt et le ...s de la 2° pers du sing. Ca revient assez vite, on peut embrayer sur le programme du CE1 (enfin l'ancien, maintenant on commence l'Observation Réfléchie de le Langue au CE2) : verbes du 1° groupe, être, avoir et aller au Présent, au Futur et au Passé Composé de l'Indicatif. Le Passé Composé, au CE1, surtout celui du verbe aller, c'est dur... Les accords du participe passé, ils comprennent mais pour les appliquer, c'est une autre paire de manches... Comme au CE2, ils reprennent tout à zéro et qu'ils passent un trimestre et demi sur le présent de l'indicatif en y ajoutant les verbes du 2° groupe et "certains verbes très courants" (c'est ce que disent les programmes), ils assurent dans les exercices de conjugaison, mais dans une dictée ou une expression écrite, ce n'est pas aussi probant. Sans doute un vieux reste des pampers : "Quand je veux, si je veux..."
J'ai un truc tout niais pour la distinction participe passé / infinitif des verbes du premier groupe, celui qu'on nous apprenait à l'école primaire : remplacer le verbe par le verbe mordre, si ça fait mordre c'est ...er, si ça fait mordu c'est ...é... Comme cela donne des phrases rigolotes du style j'ai embrassé ma grand-mère / j'ai mordu ma grand-mère, ils adorent. Ma collègue de cycle 3 préfère le verbe prendre à cause du pris/prise, elle n'a pas tort.
Bon, je ne relis pas, j'ai du monde au téléphone.

Ecrit par : catmano | 29 août 2006

Oui, on peut le trouver chère amie... et sauce piquante, à Dieu ne plaise ;))

Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006

Pour Cat, le passé simple du verbe aller : vous pouvez leur dire
"Nous allâmes aleikum" et
"Vous allâtes en A.L.A.T" (Aviation Légère de l'Armée de Terre), ils devraient retenir !
Magnifique ciel changeant et coloré ce soir...

Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006

Avant que tout le monde ne me tombe dessus, je tiens à dire qu'il n'y a pas de double lecture à ce dernier post, pour une fois, et c'est fort malhabile de ma part de me rendre compte après coup de son absence d'innocuité. Désolé

Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006

et où peut on le trouver? curry très épicé alors :)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

don't worry D'Enguell pour ma part j'ai bien ri et n'y ai vu que de la malice du même style que mon "lever le veto" hier...et d'ailleurs je vais m'en servir avec mes enfants...si vous me le permettez
la grille de mon barbecue est bien vide, et annonce recherche "stranger" désespérément... ;)))

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

OK pour le curry, il me souvient un sublîme restaurant près Covent Garden, A Taste of India, où le curry coulait à flots...
Mais chez Garance, on peut le trouver... ;))

Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006

impossible à trouver ... sinon chez "stranger"?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

D'Enguell la solution de l'énigme est en blanc sur noir ou plutôt en noir sur blanc ...tiens c'est aussi une marque de wisky....
le ciel ici aussi s'est découvert et offre de beaux effets bleus nuit

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

la majuscule est M

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 août 2006

M. Sibile a écrit : "ma fille, qui est entrée au CP aujourd'hui, sait pratiquement lire"

Eh ben la pauvre, je la plains... Elle va drôlement se faire ch..
Et pourquoi n'entre-t-elle pas au CE1 ?

Ecrit par : JPG | 29 août 2006

For just one moment in time
I want to walk where it is
Sustain a stature in life
Here comes a new type of light
Just what is going on
What is moving on
Dream a dream a
Trance as you dream
In trance as mission
Trans-American
Just what is going on
What is moving on

Nos paramètres de bloquage TCP/IP nous mettraient-ils en échec, hé, Pat ? ;)))))))))

Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006

JPG, il y a deux: "l" à mon nom... Même si les noms propres n'ont pas d'orthographe!
On m'a proposé de faire sauter une classe à ma fille... Je suis absolument contre, (étant une preuve "vivante" de ce style de conneries).
"toilette-champs"= W.C. Fields, auquel je crois d'Enguell avait fait référence il y a quelques jours. La vraie citation est, je crois: "Quelqu'un qui n'aime ni les chiens ni les enfants ne peut être totalement mauvais".
Bonne nuit à tous, et bonne rentrée à ceux qui, (comme moi), rentrent demain.

Ecrit par : christophe sibille | 29 août 2006

Patricia, you could try this one, spicy enough
[email protected]

Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006

j'ai essayé mais comme vous le fîtes remarquer un bloquage TCP/IP doit nous avoir fait mat... nous nous contenterons du parfum suggéré des épices ...

Monsieur Sibille je comprends maintenant les raisons de votre acidité à mon égard , exacerbée sans doute par la "connerie " dont j'ai du faire preuve en bataillant pour que ma fille puisse passer en cp anticipé (ce qui n'est pas un saut de classe à proprement parler) comme je l'ai déjà expliqué il y a quelques temps sur le blog....
mais sans rancune bonne rentrée!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 30 août 2006

Pendariès merci d'évoquer ici la mémoire de Font et Val...

Ils avaient monté un petit numéro sympa de marionettes, Val faisait le pétomane, il s'appelait PETO, quant à Font lui c'était PEDO... hu hu hu...

Ecrit par : tonton nicolae | 30 août 2006

Bonjour,
Marionnettes prend deux:"n".
Non, Patricia, j'avais "zappé" cette histoire de passage anticipé. A vrai dire, je pense, (comme pour beaucoup d'éléments concernant la pédagogie) que ce qui est bon pour certains ne l'est pas forcément pour d'autres. Certainement que, pour votre fille, vous avez fait ce qu'il y a de mieux.
Me concernant, je n'ai fait qu'un an en "classe enfantine" et je suis effectivement directement passé en 10è, (CE1). J'ai effectué une scolarité plutôt correcte en élémentaire, (premier de classe en 8è, ce qui correspondait au CM1) mais, dès la 6è, manque de maturité évident, et aucune prise de conscience de l'intérêt qu'il pouvait y avoir à travailler. Deux redoublements, (en 4è et en seconde), qui auraient vraisemblablement pu être évités, et un bac (C) obtenu plutôt laborieusement...
Pardonnez cette longue parenthèse consacrée à mon cas personnel, mais elle explique vraisemblablement beaucoup de choses sur mes conceptions de la pédagogie. En tous cas, merci pour vos encouragements... Et je n'ai absolument rien contre vous! Ni contre personne ici, d'ailleurs.

Ecrit par : christophe sibille | 30 août 2006

Avant que tout le monde n'arrive, la suite de la partie "dessin " de mon programme d'Arts Visuels à l'école maternelle. J'espère que le côté platement terre à terre de mes écrits pourra à nouveau stimuler la verve (j'ai bien dit la verve, ce n'est pas une faute de frappe) de nos joyeux "Comment vas-tu yau d'poêle ? Pas mal et toi lamatla ?"

Dessin :
- Moyenne Section : du tracé au dessin
Ce tracé qui s’est installé au cours de la Petite Section s’est affermi, est devenu réellement conscient, parfois même (mais ce n’est pas systématique) il est déjà parvenu au stade du dessin : l’enfant prévoit avant de commencer ce qu’il va produire, souvent l’imagination dérape, un tracé parasite l’entraîne vers d’autres pistes. La Moyenne Section doit donc, progressivement, obtenir ce dessin conscient, voulu, travaillé, fignolé même, dans le but d’obtenir chez tous les enfants cet enrichissement sensible, ce pouvoir créatif, cette expression de la perception et du sentiment.
1) Matériel nécessaire :
• du papier blanc (voir Petite Section), du carton (plat et ondulé), du papier de couleur
• quelques gros feutres pour les fonds, le coloriage
• des feutres moyens (matériel de base pour toute l’année, prévoyez en beaucoup et de bonne qualité)
• quelques feutres fins pour les détails
• des crayons de couleur gras, module triangulaire (pour assurer une préhension entre le pouce et l’index avec appui sur le majeur)
• des crayons à papier, module triangulaire
• des craies grasses, des vieux stylos à bille
• du drawing-gum et des bâtonnets pour l’étaler
• un panneau d’affichage
• un tampon dateur
• des étiquettes prénoms ou un stylo pour la maîtresse pour le début de l’année (ensuite, les enfants écriront eux-mêmes leur prénom, je rappelle qu’il me semble judicieux d’attendre que l’enfant sache dessiner pour lui apprendre à écrire).



2) Activités proposées

• dessin libre quotidien (voir Petite Section), seule l’exigence de l’adulte augmente : « Ce n’est pas fini. » ; « Je ne vois pas ce que tu me racontes. ». Le commentaire écrit doit obligatoirement passer au cours de l’année des noms (« le soleil », « la maison », « le bonhomme », etc.) à une ou plusieurs phrases énoncées lentement pour que la maîtresse ait le temps d’écrire (« Ne va pas si vite, regarde, pour l’instant, j’ai écrit « Le garçon est allé... », attends j’écris la suite de ce que tu m’as dit et tu continueras après, regarde ce que j’écris, je te le dis en même temps, quand j’aurai fini, tu pourras me dire la suite. » C’est ça, la « dictée à l’adulte » en maternelle, la découverte que l’on parle plus vite que l’on écrit, l’observation attentive des gestes et de leur résultat, la préparation par l’exemple de ce qu’ils sauront faire quand ils seront grands... Vous voyez, ce n’est pas si absurde que ça et ça peut préparer efficacement un tout-petit à ce qui l’attend en primaire...).
• piste graphique : de moins en moins pour le dessin, de plus en plus pour le graphisme sur grande surface (vous vous rappelez : l’immaturité du système neuromusculaire qui empêche l’enfant de moins de cinq ans de faire de petits gestes uniquement avec les doigts). En fin d’année, elle pourra servir à de grands dessins réalisés en collaboration à deux ou trois (Méfiez-vous des chipies des deux sexes qui en profitent pour sabrer copains et copines par leurs petites phrases assassines...).
• relation d’événements : c’est au cours de cette section que les enfants vont découvrir le travail collectif ; petit à petit, la maîtresse fera ressentir le besoin de se partager le travail. A l’occasion du compte-rendu dessiné d’une sortie, d’un élevage, d’une plantation, d’une lecture magistrale, d’un travail d’invention de conte, chaque enfant choisira un épisode, une période et les dessins seront ensuite collectés dans l’ordre. Ils seront obligatoirement complétés par une phrase dictée par l’enfant et, au besoin, améliorée par la maîtresse.
• atelier de dessin : parmi les ateliers proposés chaque semaine en Arts visuels (voir partie b), on « ouvrira » un atelier où le matériel, après une phase de découverte, encouragera une expression par le dessin. Ces ateliers seront changés toutes les quinzaines et reviendront quelques mois après pour une nouvelle période : drawing-gum et gros feutres ou encre, craies grasses grattées (sur carton lisse), crayon à papier ou fusain sur petit format, feutres d’une seule couleur (permet d’obtenir des détails), crayons de couleur... Les réalisations pourront être collectées par classe et par période et affichées, comparées, commentées en groupe ou reliées en albums individuels dont on pourra tourner les pages pour montrer à l’enfant ses progrès, ses découvertes, ses « jours creux »...

Ecrit par : catmano | 30 août 2006

catmano je déprime en voyant la grammaire que tu as su faire passer à tes CP !

la maitresse de fiston était pourtant dynamique et tout mais ils n'ont pas du tout effleuré ces notions là....
et comme les deux ainés font du latin, j'ai constaté cette année les dégâts ; fiston appelle le COD "accusatif" en français maintenant puisqu'il a découvert son existence l'an dernier en 5ème...
je suis d'autant plus interpellée que la maîtresse de CP de l'an dernier a une licence en latin et en grec, donc je m'étonne que la grammaire soit autant passée à l'as (pourtant elle nous a dit que cette classe était TRES en avance !???) ; sont-ce les programmes qui débitent ainsi l'étude ?
dobolino tout comme toi je râle de passer mes samedis à rattraper des évidences (comment additionner en colonne par exemple sans passer par l'arborescence truc machin bien sur !) mais que faire ? j'ai lu qq part sur un autre forum de la part d'une enseignante : "ne faites pas confiance à l'éducation nationale !!!" et quand fillette a été détectée précoce en CM2 (après une scolarité entière en école d'application...) sa maitresse désolée m'a dit "l'EN ne peut rien faire pour elle, nous ne sommes pas préparés à des enfants qui vont TROP vite !"
TROP par rapport à quoi ?
Fillette a compris le message, elle rase les murs, se fond dans la masse et vit dans la hantise de se faire traiter d'intello....merci le mammouth

Dernière malice : quand la maitresse demande des emballages pour les zartplastoc bin moi je n'en ai pas, vu que j'achète du bio en vrac dans des sacs en papier que je réutilise !!!! j'ai du faire un mot pour expliquer....

Ecrit par : fabienne | 30 août 2006

merci Catmano, je m'inscris dés la prochaine rentrée, c'est décidé je reprends en la maternelle ça à l'air tellement cool ce que font nos petits bambins... snif j'ai pas eu droit à ça quand j'avais leur âge mais il est vrai qu'il a quelques...euh...quarante ans...il n'existait pas tout ce merveilleux matériel à la disposition des instits...drawing-gum? mes plus vieux souvenirs remontent sans doute à la PS...nous formions un cercle autour de la maîtresse et l'écoutions ,captivés, nous raconter des histoires peuplées d'ogres et de méchants loups.
Douce maternelle...et maudit soit ce jour où nous apprîmes que le Père Noël n'existait pas!

que se passe-t-il ce matin? la classe est déserte...ouh, ouh, je m'ennuie là au fond de la classe...coucou Toto, hello D'Enguell, bonjour Dobolino...

someone somewhere in the summertime...;)

mais où sont donc passés les élèves?
le maître par contre n'a pas oublié de venir lui!

"Certainement que, pour votre fille, vous avez fait ce qu'il y a de mieux" mais bien sur que non, mon cher Monsieur Sibille pourquoi bigre, ferai-je ce qu'il y a de mieux pour mes chères petites têtes blondes?
la rentrée c'est pas très drôle et je ne vous tiendrai pas rigueur de ce sarcasme ... vous devriez essayer un bon curry. le soir, ça ensoleille la nuit...

bonne journée Catmano... et bonne fin de préparation ...il doit y avoir quelques petits garnements impatients de vous retrouver.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 30 août 2006

Pour Fabienne. Théoriquement, il n'y a pas de programme de grammaire avant le CE2. Le livre de lecture que j'utilise au CP aborde les lettres muettes (e, s, t) dès la 7° leçon, le pluriel (les, des mes,...) à la 18° leçon puis la terminaison ..nt à la 19° leçon ; ayant aussi des GS et des CE1 dans la classe, il m'est facile de fixer ces notions à de nombreuses reprises dans l'année, 3 années de suite : lecture à voix haute, exercices écrits, dictées pour les CE1 et les CP mais aussi pour les trois sections grammaire orale (15 minutes par jour), rédaction collective de courriers aux familles, d'articles pour la gazette municipale, dictée au tableau (chacun épelle un mot) et copie des "résumés de Découverte du monde" quotidiens (une dizaine de mots en début d'année à une dizaine de phrases en fin d'année : les CP commencent à copier vers la deuxième moitié du premier trimestre, en fin d'année, la plupart des GS retrouvaient seuls dans le texte les mots qu'ils avaient envie de copier pour expliquer leurs dessins).

Ecrit par : catmano | 30 août 2006

J'ai oublié de dire que le recrutement de l'école, c'est vraiment du tout-venant : petits agriculteurs plutôt salement touchés par la crise viticole, ouvriers (agriculture et PME), beaucoup de mamans au foyer ou accumulant les contrats précaires en grande surface ou en usine, pas plus de trois ou quatre enfants de "professions intermédiaires et assimilées" par classe et très rarement un ou deux de "professions libérales ou cadres supérieurs"... Ca, c'est pour les inconditionnels de la fracture sociale qu'ils soient "de droite" ou "de gauche".

Ecrit par : catmano | 30 août 2006

Pour Patricia. Les histoires, j'en parle aussi dans mon essai sur la maternelle. Quand j'aurai fini de vous copier/coller les zarplastoks, si ça vous intéresse, je vous le raconterai. A mon rythme, les 19 ou 20 zouzouilles reprennent lundi et les joies de la direction d'école demain matin (en fait depuis lundi, je ne suis pas encore très rapide et la consultation de ce blog me prend énormément de temps et ne me met pas dans une condition idéale pour reprendre la joie au coeur et la fleur au fusil, les yeux fixés sur la ligne bleue des Vosges). PS : Marcel Duchamp, c'était à cause de l'urinoir à l'envers exposé à New York en 1917.

Ecrit par : catmano | 30 août 2006

pour Fabienne: ne vous inquiétez pas, encore quelques années à tirer (le collège) et après ça va mieux. Courage!
Je suis pleine de compassion= souffrir avec. Qu'elle n'adopte pas trop profil bas. Mon fils était devenu expert pour ne pas dépasser lors des contrôles de façon à ne pas se faire traiter d'intello. Je ne comprends toujours pas en quoi c'est une insulte?

Ecrit par : dobolino | 30 août 2006

Io, Catmano, les larrons infiltrant vont essayer de lobbyer pour que tous(tes) les étudiants PE fassent des stages chez vous.
1) Cela m’évitera de déménager
2) Cela leur mettra du Plomb dans la cervelle, et chassera le mercure/vif-argent/Quicksilver qu’ils arborent victorieux.
Hello tout le monde et Patricia ;))
Boujour dobolino, votre torrent c'est en Ardèche ou en Alpes ?

Ecrit par : D'Enguell | 30 août 2006

Elle ne vous le dira pas... Je le lui ai expressément défendu, de façon à éviter les larrons infiltrants...

Ecrit par : catmano | 30 août 2006

Catmano j'attends évidemment la suite... pour l'urinoir j'avais saisi l'allusion mais je me garderai bien d'expliquer à ma tendre fille qui déborde d'imagination, malgré ces 9 ans et demi, qu'elle est une disciple de Marcel Duchamp!
avec elle je peux m'attendre à des essais artistiques du genre "super si on peut faire de l'art comme ça, alors je vais redécorer la cuvette!" et elle ne manquera pas de s'en donner à coeur joie avec les stickers et les paillettes ! je suis pas très sûre que les proprios apprécient là...

Bonjour Dobolino: les mystères de la langue sont impénétrables... intello..ellististe mais que de gros mots!
coucou D'Enguell en retard comme d'hab! je commençais à m'ennuyer au fond de la classe... en attendant je faisais une pause musicale..."seeing out the angel" vous devez surement connaître"! ;):)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 30 août 2006

Voilà la suite et fin de la parite desin. Pour le reste (ateliers d'arts visuels, plus tard, cet après-midi, fin des comptes de la coopérative scolaire, petites nétiquettes sur le matériel scolaire, déplacement de bureaux, chaises et autres ordinateurs et éventuellement petit colloque avec la secrétaire de mairie...) Y'a pas à dire, je n'ai vraiment pas envie de m'y mettre.

- Grande Section :
Normalement, à l’entrée en Grande Section, si on leur a donné les années précédentes l’occasion de dessiner régulièrement, presque tous les élèves savent ; s’ils n’arrivent pas à dessiner par manque d’entraînement, quelques semaines de « forcing » où l’on dessinera beaucoup, où la maîtresse énoncera clairement ses attentes (« Ca doit représenter quelque chose. » ; « Tu dois y arriver. » ; « Il manque..., continue. ») permettront à chacun d’accéder au niveau requis : utiliser le dessin pour exprimer ce que l’on perçoit, ressent, même maladroitement. En cours d’année, les enfants découvriront qu’ils peuvent exprimer joie, tristesse, colère, une gamme variée d’émotions, de sentiments en choisissant outils, couleurs, instruments...
1) Matériel nécessaire :
Le même qu’en Moyenne Section. Seront rajoutées en cours d’année des feuilles séparées en trois, quatre puis six cases afin de permettre la création de bandes dessinées.
2) Activités proposées :
• dessin libre quotidien : l’exigence de l’adulte augmentera encore, en fin d’année, l’enfant doit produire un dessin colorié, où les proportions sont à peu près respectées, il doit avoir compris que « loin dans l’espace, cela veut dire haut sur la feuille et petit par rapport au premier plan ». Le commentaire dicté à l’adulte sera obligatoirement une phrase énoncée à la vitesse de l’écriture ; la maîtresse habituera les enfants à produire un langage élaboré proche de celui en usage « dans les livres » (négations complètes, verbes au passé simple corrigés systématiquement par l’adulte, pas de vocabulaire familier). Le prénom sera écrit dans un coin de la feuille côté dessin par l’enfant lui-même.
• piste graphique : utilisée en priorité pour le graphisme, elle proposera aussi des travaux de type fresque à plusieurs. Ces travaux pourront durer plusieurs jours, ils seront commentés régulièrement et une ébauche de projet pourra se dégager du groupe avant et pendant la réalisation.
• relation d’événements : le partage du travail, abordé en Moyenne Section, sera institutionnalisé pendant cette année de Grande Section : une programmation sera affichée dans la classe, des délais seront définis, on exigera un dessin propre, clair, fignolé.
• atelier de dessin : comme en Moyenne Section avec plus d’exigences, de commentaires, de travail de fignolage. Il pourra proposer d’exprimer d’abord un événement ayant provoqué joie, peur, tristesse... puis le sentiment lui-même déconnecté de toute réalité. Les résultats seront commentés en classe, on débattra sur ce sentiment, un choix d’œuvres d’art (reproductions, photos, poèmes, extraits musicaux) exprimant ce sentiment sera proposé et commenté. (Je pense que les enfants de maternelle sont encore un peu jeunes pour se confronter à la copie d’œuvres d’art, en conséquence, je ne trouve pas judicieux de les laisser exposées près du « coin peinture » et proposées à la copie. Souvent, leur sentiment d’incapacité les angoisse ou les démotive : « Je ne sais pas faire. » vite remplacé par « De toute façon, je m’en fous de son truc, c’est nul... »).

Ecrit par : catmano | 30 août 2006

Cat, je vous adore !

Ecrit par : D'Enguell | 30 août 2006

"D'abord, c'est quoi L§L?
Et puis Toto il me casse le moral: j'ai autre chose à f... que d'apprendre l'orthographe à ma fille. Merde à la fin, nom de dieu! je paye des impots pour payer des profs, c'est pas pour qu'ils fassent faire mumuse à mes enfants pendant que je me colle tout le boulot à la maison. "

Bonjour Fousd'rhum,

je suis en train de tout louper :( j'ai pas le temps de tout lire
:(

JPB STP fais nous un fil pour CAT où je serai sûr de ne rien perdre :((((((( bouhouhou...

Dobolinette L&L; c'est une méthode de lecture CP (c'est plus un médicament..) avec laquelle tu corriges tous les problèmes de lecture(et relecture) (*) liés aux méthodes glob/mix/syll mal faites.
Ce qui te permet après de pouvoir aborder sereinement les problèmes de conjugaisons et de grammmaires.. (moi bientôt, i hope so!)

C'est de l'ordre de l'inconscient... trop long, et pas assez de temps pour t'expliquer... c'est indolore et très très très efficace...

à+
(*) sauf qd tu es bourré/déchiré/fatigué

Ecrit par : toto | 30 août 2006

Pat, puisque vous êtes en amazone, je porte aujourd'hui le kilt -que mon tailleur a reprisé, cause de mon retard- "commando" comme dirait Joe dans Friends.
Père la pudeur, pardonnez-nous nos pêchés, la chair est faible et toujours tendre chez le voisin... :)))))))

Et j'encorne muse sur de virtuelles partitions...

Ecrit par : D'Enguell | 30 août 2006

ouups ....

1) désolé de te casser le moral (mais il vaut mieux prévenir...)
2) moi aussi j'ai d'autre choses f... :(
3) moi aussi je paye mes impôts (+ cette année l'école privé)
4) ils ne font pas mumuse (sauf qd crêpe sortie etc etc) ils bosssent comme des malades (les enfants aussi), mais ils n'appliquent pas les bonnes méthodes, d'où tous les petits soucis dont on parle ici et là

5) ne me parle pas de "colle" j'en ai bouffé 5 ou 6 tubes pendant mon/le CP (de mon enfant).... ;(
6) on a dû tout reprendre à zéro à partir des vacances de noël 2005 (4 ans de perdu, maternelle de merde...) lecture , écriture , maths.


ILS = CERTAINS....

Ecrit par : toto | 30 août 2006

D'Enguell, le kilt j'avais remarqué mais j'ai préféré rien dire des fois que la haut il jetterait un oeil sur nous...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 30 août 2006

m'sieur Brighelli, merci pour le Matheson,j'avais jamais vraiment eu envie de le lire, et là, en quelques heures, mangé le "I am a legend"; je vais acheter les autres!!!! Excellent! Excellent!

Christophe Sibille, si j'ai rappelé les péripéties sexuelles de Font, c'est parce que ça m'énerve au plus haut point ces chapeaux bas aux "humoristes" (ou autres tartistes) donneurs de leçons, alors que ce ne sont que des brutes (On disait beaucoup de bien du dernier spectacle de Dieudonné dans les médias...). C'est comme si on décorait Petiot pour ses actes de "résistance"... Et l'affaire Font s'est déroulée bien avant Dutroux.

Pantocrator, bénissez-moi

Ecrit par : Pendariès | 30 août 2006

Bon je m'excuse pour la piètre qualité littéraire de mon précédent post, ça se répète, c'est lourd et y'a des bourdes.

Je voulais vous soumettre le cas suivant.

Les profs sont souvent perçus comme d'abominables donneurs de leçons en matière d'humanisme droit-de-l'hommiste bobo-gaucho-popo.
La dernière mode c'est de parrainer un petit sans papier, coloré de préference, et de mettre ses propres gosses en tête des cortèges où flotte le drapeau rouge de l'indignation éternelle. Bref le prof aime à donner dans l'anti-racisme, le citoyennisme (les cours de citoyenneté arf j'adore, je lis Entrevue pendant qu'ils pionsent) et autres figures imposées de la Mittérandie.
J'adore en particulier certains sujets de français comme celui-ci, de première techno, qui porte sur la chanson "Lili" de l'ethnomasochiste Pierre Perret (son dernier album "mélangez-vous", tout un programme, est un chef-d'ouvre dans le genre faisons-tous-une-grande-farandole-colorée-autour-du-monde-ouéééé!).
Bref on retrouve dans le sujet ladite chanson que vous connaissez tous (sinon WWW.paroles.net) à savoir la complainte de Lili qui arrivait des Somalis dans un bateau plein d'émigrés venus tous de leur plein gré vider les poubelles à Paris.
C'est la que ça devient drôle, on invite l'élève à se mettre à la place de Lili et à rédiger une lettre à sa famille restée à Djibouti où il explique qu'il est victime du racisme, de l'exclusion, de la méchante société, de Bézu, des vilains Français blancs, rayez la mention inutile...
Dans la haine de soi on fait difficilement pire non? L'an prochain ce sera quoi? "La France est une garce" de Sniper?

Bref, beaucoup de profs kiffent ce genre de sujets tellement citoyens, tellement open-minded, tellement métissés ad nauseam!
Alors j'en viens au coeur du problème, expliquez-moi pourquoi ces mêmes profs, qui parrainent des sans-papiers, qui bêlent du préchi-précha gaucho à longueur de journée et qui font débuter le fascisme à François Bayrou se réjouissent à l'avance de l'arrivée de l'Aïd?
Entendu dans une salle des profs de la part d'un redresseur de torts ancien membre du SCALP (section carrément anti-le Pen): " Ouf demain c'est l'Aïd on va avoir la paix dans nos classes".
Sous entendu, demain les racailles afro-maghrébines ne seront pas là tout occupées qu'elles seront à bouffer des makroutes ça va être beaucoup plus calme chouette!

C'est y pas de la belle hypocrisie ça? Tandis que moi si je dis clairement "demain c'est l'Aïd les petits Arabes nous feront pas chier" je suis pendu à l'un des accacias de la cour de récré, habillé pour l'hiver à tel point qu'il ne me reste plus qu'à m'acheter des dock martins et une chemise Londsdale pour coller à mon futur personnage.

Il est bien foutu le monde quand-même hein???

Ecrit par : pantocrator | 30 août 2006

PS: Le premier à atteindre le point Godwin dans sa réponse gagne un abonnement à vie au Monde Diplomatique livré chaque mois par Ignacio Ramonet en personne...(mais faut lui payer le café quand-même, déconnez pas les gars)

Ecrit par : pantocrator | 30 août 2006

Toto, je remets pour vous ce petit extrait du livre de Goigoux qui va bientôt sortir.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 août 2006

Mon pauvre Toto, vous qui comme moi aimez tant "Lire avec Léo et Léa", cette méthode est éxécutée par Goigoux dans son petit supplément du Monde de l'Education, faisant de la pub pour son livre qui va bientôt sortir : "Apprendre à lire à l'école". Trente pages d'extraits de son abominable credo, et deux consacrées à Leo et Léa.
Je cite : "Dire que les médias ont laissé entendre que cette méthode allait être imposée à tous les instituteurs de France! Comment croire qu'un pays prompt à se mobiliser contre toute forme de maltraitance envers les enfants aurait pu y consentir?"
On croit rêver, ou plutôt cauchemarder. Je connais pas mal de personnes qui rêvent d'envoyer ces gens -là devant un tribunal!
Il faut que je retrouve sa comparaison imbécile de l'enfant apprenant à lire avec un petit Champollion. Pour qui a un peu de sens critique, c'est tellement gros qu'il devrait traîner cette déclaration (qui a d'ailleurs fait le sujet d'un concours d'IUFM) comme une casserolle! Cette citation se trouve dans le livret de Mme Wettstein-Badour "Le cerveau, cet inconnu des pédagogues".
Cordialement.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 août 2006

Anne-Marie je sais que je compte pour du beurre et que je ne suis qu'un jeune chien fou mais pourrais-tu répondre je te prie à la question que je pose plus haut à l'occasion d'un délicieux post plein de fiel?
Que penses-tu, que pensez-vous de l'attitude de ces profs? Merci!

J'avais une prof d'histoire au lycée, une vieille demoiselle qui vivat dans un château ruiné ouvert aux quatre vents (ha les fins de races j'adore) hé bien je crois qu'en ce moment c'est en train de devenir aussi sec qu'entre ses cuisses ici...

De grâce un peu d'animation, polémiquez, rigolez, marrez-vous, JPB une blague de cul pitié!!!!

Ecrit par : pantocrator | 30 août 2006

Merci, Lariba.
Voici donc cet extrait:

« Nous montrons, par exemple, l’intérêt de prendre appui sur les textes mémorisés “par cœur” afin d’étudier l’organisation de la langue écrite. Débarrassés du souci de comprendre le message écrit, puisque celui-ci est connu, les enfants peuvent se consacrer à l’étude du code écrit. C’est une véritable aventure “à la Champollion” qu’ils entreprennent lorsqu’ils sont placés, comme le déchiffreur de hiéroglyphes, devant un message obscur mais dont la signification est claire. Comme Champollion, ils connaissent la signification du message et cherchent, avec l’aide de la maîtresse et du groupe, à en déduire le fonctionnement du système linguistique écrit. Tout au long de l’année, de texte en texte, l’exploration se poursuit, instituant la classe comme une communauté de chercheurs. »
Roland GOIGOUX. Maître de conférence de l’IUFM de Clermont-Ferrand. 1997. (Les Cahiers pédagogiques. N° 352 mars 1997).

Ecrit par : Lariba | 29 août 2006

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 août 2006

ce n'est peut-être pas le bon fil mais si quelqu'un doute encore vers où mène la religion:

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=AFP80126unpassusjre0


D'Enguell pas trop froid avec le kilt?
Merci Catmano , comme cette année c'est PS et GS, avec vos précieux conseils on a décidé de s'attaquer à la redécoration de l'appart , comme les proprios veulent le récupérer dans 6 mois , on va essayer de leur en rendre un top tendance, je vous raconterai je crois qu'ils vont adorer!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 30 août 2006

J'ai oublié : Sibille, votre fille est donc un petit Champollion goigousard? Et vous ne lui avez jamais fait lire de syllabes?
J'en doute.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 août 2006

mais non Anne Marie , je pense que chez Monsieur Sibille tout est étiqueté et même que quand on ouvre un robinet faut faire drôlement attention l'eau pourrait couler sur l'étiquette évier et l'effacer...au fait je me demande comment on fait pour coller l'étiquette "eau"
ça s'est bien passé cette rentrée Monsieur Sibille? allez un petit sourire...

D'Enguell,je tricote l'écharpe assortie au kilt?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 30 août 2006

mais que suis-je bête, l'étiquette, sur une bouteille d'eau sans doute ...Eurêka il est donc là le secret du miracle pour transformer l'eau en vin!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 30 août 2006

"ha les fins de races j'adore"
Panto
Hé, Mont Athos, c'est Dieu qui parle.
J’ai réussi à calmer Philippulus, tu vas bien être sage et attendre ton tour
(T'es descendu bien vite de chez les météores après avoir becqueté du muge...)

Une écharpe, ma foi, why not...

Ecrit par : D'Enguell | 30 août 2006

Merci Pantocrator à la fois pour changer de sujet... enfin, il était un peu trop question de Sujets à mon avis... et pour ce que vous avez décrit, qui est l'exact reflet de ce qui peuple les trois quarts des salles de profs! Les faux-culs de gauche qui ne s'en sortent que par des faux semblants, et une langue de bois qui leur est commune et qui leur sert de code, de mode de fonctionnement et remplace ce qui pourrait être des idées ou des arguments.
Et effectivement si l'on s'exprime différemment, en appelant un chat un chat, les bons penseurs se drapent dans leur dignité de bien-pensants et on est tout de suite traité de fasciste, raciste etc... On connaît la musique...Hélas!

Ecrit par : elisabeth. | 30 août 2006

patricia, élitiste c'est pas comme D'Enguell et Hellébore et intello ça ne porte qu'un l. D'Enguell mon torrent est Haut Provençal, le lycée de mon fils est dans une ville jonction Dauphiné-Provence. Vous devriez pouvoir retrouver ses copies à l'embouchure du Rhône ainsi que les circulaires de l'école et du collège. Ce petit torrent fit, le 22/09/1992, d'immenses dégâts tuant d'un coup d'un seul quelques 350 néerlandais alors que nous n'étions pas en guerre...
Catmano si je gagne au loto on ouvre une école alternative avec élevage caprin pour la découverte du monde rural. On prend quoi comme chiens de troupeau? Pour garder les mômes, le mieux c'est le Golden retriever et le Terre Neuve. Quand mon gosse était en maternelle je me disais qu'il apprendrait plus de choses si l'instit était un Golden et l'ATSEM un Terre Neuve.

Ecrit par : dobolino | 30 août 2006

Merci Dobolino, j'lavions laissé passer celle là ...helléniste 2 l élitiste un seul! wwwwwwwouah heureusement le m'sieur Sibille (2 l) il était pas encore passé par là

Pour l'écharpe c'est parti !

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 30 août 2006

Non, mais il n'y a pas moyen d'écrire à ce goigoux? Il est vraiment insupportable!

Ecrit par : tata | 30 août 2006

Pour Pendariès : La dimension des miracles, Les vents du changements, et Omega, de Robert Scheckley + Les monades urbaines de Silverberg
Top

Ecrit par : D'Enguell | 30 août 2006

Chouette dobolino, le pays de Barjavel je crois !
Une coopération internationale de toute beauté d'ailleurs, dans "la Nuit des Temps", et un amour sans retour, qui détruit tout à la fin...

Elisabeth, vous avez raison, et je m'en excuse, trop de chahut la nuit nuit.
C'est tout l'un ou tout l'autre, quand on s'invective, ou quand on se fait les yeux doux, est-ce maladie de jeunesse ou de sénilité ? comme disait Pendariès...
P.S. Vous ne serez peut-être pas sensible aux charmes de Silvana Mangano, mais "Riz amer" en VOST, bel engin...

Ecrit par : D'Enguell | 30 août 2006

Ah, Pendariès, le LP de Sète où l'on vous nomme a connu 285 cas d'évènements graves l'an dernier, et pour cela arrive premier des LP dans le rapport EN, à lire dans le Point de demain (dixit France-Infos)
Je vous apporte mon soutien inconditionnel.

Ecrit par : D'Enguell | 30 août 2006

Non, Pendariès, vous faites pour une fois erreur. "L'affaire Font" a eu lieu juste après l'affaire Dutroux. En juillet 96, exactement.
Mais non, Patricia, ce n'étaient pas des sarcasmes! Et j'adore manger épicé, (mais pas en même temps, comme disait finement Coluche, qui nous manque bien en ces temps, et à qui je rends hommage, comme à d'autres humoristes qui étaient vraiment insolents. Et pas antisémites, comme Dieudonné. Seulement anti crétins. Cela devrait plaire à l'instigateur de ce blog. Mais je conçois aisément que cela puisse en agacer certains.

Ecrit par : christophe sibille | 30 août 2006

Qui connaît René Thimonnier, spécialiste de l’enseignement de l’orthographe ? Je suis tombé sur ses livres un peu par hasard, et il me semble qu’il y a là un matériau sérieux pour quiconque s’intéresse à l’orthographe.
Ca m’intéresserait beaucoup d’en savoir plus sur le personnage… L’internet qui parle de tout, ne dit pas -hélas, pas grand-chose sur ce Thimonnier-là, avec nn. Connaissez-vous quelqu’un qui, dans les années cinquante ou soixante, aurait suivi ses cours ?Avez-vous eu, pour certains d’entre vous, l’occasion d’utiliser en primaire, ou plus haut, sa méthode d’orthographe, cosignée avec Desmeuze (notamment le manuel « 30 problèmes d’orthographe », destiné au secondaire, Hachette éd.)?
Monsieur Brighelli, vous qui avez suivi les cours de l’entregent, et qui citiez l'autre jour Etiemble, qui fut préfacier du « Système graphique du français » -en1967-, cela doit bien vous dire quelque chose…
J'espère que vous –ou quelque autre blogueur, connaît pour le moins l’homme qui a vu l’homme !
Sinon, bonne pré-rentrée à tous !
Dom.

Ecrit par : Dom | 30 août 2006

Prière de supprimer dans mon commentaire qui précède :
"qui avez suivi les cours de l’entregent, et" à la septième ligne en partant de la fin.

Ecrit par : Dom | 30 août 2006

D'enguell tu dis que LP de Sète arrive en tête pour les actes violents mais en tête de quoi? D'un classement régional, national?

Je vois que ma petite diatribe anti-gauchos ne fait réagir personne... Vous êtes tellement obédés par la pédagogie que ne voyez rien d'autre, hé les coco le monde tourne autour et il est joli! Les filles sont belles et désirables, on peut encore boire des coups en terrasse (sauf pour les inconscients qui vivent à Bourg-en-Bresse ou à Evreux),la Star-Ac va recommencer et la vermine Fogielo-ardissonienne a été pulvérisée à grands coups de DDT!
En plus, si je ne m'abuse, le Ramadan commence bientôt, les petites cailleras seont calmes dès le début de l'année, que du bonheur en somme!

Ecrit par : pantocrator | 31 août 2006

Dobolino le torrent dont vous parlâtes tantôt s'appelle l'Ouvèze et passe à Vaison... Sa crue de septembre 92 fut certes tragique mais pas au point d'affouiller 300 Bataves, 40 victimes ce fut déjà bien suffisant...
Sinon je ne connais pas le René Thimonnier en question, est-il grand??? (hu hu hu)

En effet internet parle de tout mais j'avoue ne pas me lever chaque jour(en ce moment vers les 12h30-13h) avec la ferme intention de rechercher qui est René Thimonnier sur Google. Vous comprenez ma petite gaule matinale est capitale et d'imaginer cet individu, sûrement fort compétent, en marcel et slibard vert aurait un effet fâcheux sur ma virilité que je dois préserver, tel Claudel et sa sainte semence, en vue d'une rentrée dans un lycée de jeunes filles (étudiantes de 18-19 piges, surveillantes affriolantes, jeunes profs, profs quadras divorcées de retour sur le marché du pilou-pilou après 6 mois de fitness et d'abdos).
Bref internet me parle de tout mais pas d'onc'René qui gagne sûrement à être connu puisqu'aparemment il a oublié d'être con. Chez-moi le ouèbe me parle surtout de sites de charme et de vidéos du même acabit, quand j'ai terminé ma petite revue des updates du matin je file sur Naenara à savoir le site officiel de la République Populaire de Corée du Nord (www.kcckp.net) afin de méditer les derniers enseignements du Juché qui est, comme vous ne le savez sûrement pas bande de couleuvres capitalistes, la quintessence de la pensée et de l'oeuvre du CAMARADE GRAND LEADER KIM IL SUNG. Par exemple, aujourd'hui, Naenara m'apprend que le GRAND LEADER sera "immortel", suivent alors 69 (oui oui 69 on aime ça même là-bas) pages à la gloire dela pensée KIM IL SUNG avec force portraits, chansons et photos des derniers mass-games. je vous conseille particulièrement la page 59 intitulée "l'armée et le peuple manifestent leur volonté de répondre à la direction du dirigeant Kim Jong Il avec une confiance totale en lui".
Je vois que ça vous tente déjà...
Elena, lors de notre dernière visite là-bas en 71, avait beaucoup apprécié l'architecture de Pyong-Yang et l'accueil des petits n'enfants brandissant des gerbes de fleurs. Ha quelles parades sublimes! Je me rappelle notamment d'un chou géant en carton consacré aux rendements faramineux de la production agricole locale; juchés dessus, des enfants heureux et bien nourris agitaient les drapeaux de la DPRK et de mon pays... C'était beau... Mais la mer monte et je suis loin du bord... ô oui je suis loin du bord, mes membres me font mal et je ne peux plus l'atteindre...

Bon si ça vous intéresse voici le site officiel de la compagnie aérienne de la DPRK à savoir Air Koryo.

http://hk.geocities.com/hkgalbert/jsfleet.htm

Un prof doit savoir voyager et prendre des risques..

A ce propos durant les quatre ans de ma courte carrière j'ai déjà rencontré deux collègues, la cinquantaine, étant partis dans l'Albanie d'Enver Hoxha en "voyage d'études"... Evidemment ils protestent de leur bon droit qu'ils étaient là-bas en tant que simples touristes sauf que le pays était alors inaccessible et que le seul moyen d'y pénétrer était de faire partie d'une délégation dûment assermentée et agréee par le glorieux Parti des Travailleurs Albanais...
Bref mes deux collègues étaient tout simplement des maos extrêmes fascinés par l'expérience autarcique du camarade Enver qui,d'ailleurs, cher JPB, fit une partie de ses études à Montpellier et grugea la petite vieille dont il louait la turne impasse Alfred Bruyas. Alors qu'il était boursier de son gouvernement il passait plus de temps à voir évoluer l'équipe de foot locale et aux terrasses de la place de la Comédie plutôt qu'à l'université. Ce n'est qu'une fois envoyé à Bruxelles comme conseiller auprès de son ambassade qu'il se mit à comploter contre son souverain à savoir le roi Zog qui fumait 300 cigarettes par jour d'après la petite histoire.
Une fois Premier Secrétaire du PTA et même au plus fort de sa lutte contre le déviationisme russe puis chinois il ne cessa jamais de se tenir au courant des résultats footballistiques de l'équipe de Montpellier; en 1985, quand il est mort, sûr que Loulou Nicolin a perdu un copain!

Ecrit par : tonton nicolae | 31 août 2006

Apparemment évidemment avec deux "p" comme dans Prout qui Pue...

Ecrit par : tonton nicolae | 31 août 2006

D'anne-Marie Valette: "J'ai oublié : Sibille, votre fille est donc un petit Champollion goigousard? Et vous ne lui avez jamais fait lire de syllabes?
J'en doute.
Anne-Marie."
Où avez-vous lu que je ne lui avais jamais fait lire de syllabes? Et où avez-vous lu que j'aie pu prétendre qu'il ne fallait jamais lire de syllabes? Votre "intégrisme anti-intégratif" vous égare, Anne-Marie!
Pour Pentocrator: Bonjour, d'abord. A propose d'extrême gauche et de démocratie; Jacques Nikonoff accusé de fraude dans les élections au CA d'attac, se défend: "il n'y a jamais eu de fraude; d'ailleurs, il n'y a jamais eu d'élections".
Le soir, dans la salle de bains, un homme se contemple nu devant la glace, et dit fièrement à sa femme: "j'aurais trois centimètres de plus, je serais le roi". Et sa femme de lui répondre: "tu en aurais trois de moins, tu serais la reine".
Bonne journée à tous.

Ecrit par : christophe sibille | 31 août 2006

Ami d'Enguell, une remarque pour lutter contre la confusion des genres pseudonomyques: Pantocrator n'est pas moi. Moi je suis Pendariès quand je suis content, et Marchenoir quand on marche dessus. Bonne journée!

Ecrit par : Pendariès | 31 août 2006

Patricia, j'envoie la suite mais, s'il vous plaît, ne changez rien à la déco de votre appart', il y a plein de génies méconnus qui peignaient vach'ment bien (on dirait même que ça les a aidés)...

b) La composition plastique* / la découverte et l’utilisation d’images et d’objets variés / l’évocation de ses projets et de ses réalisations
(* : Ce sont ces deux mots qui occasionnent toutes ces activités « technologico plastiques » ou « plastico technologiques » qui occupent l’essentiel des interstices temporels entre l’accueil, le regroupement autour de la liste des présents et des absents, le goûter et la récréation.)
Et c’est aussi après trois ou quatre années de ces activités sur un mode intensif que les enseignants de CP se rendent compte que les enfants sont non seulement complètement démunis au point de vue technologique (utilisation d’un outil simple : les ciseaux à papier, le stick de colle, le pinceau...) mais de plus sont perdus dès qu’ils leur proposent de créer que ce soit librement ou avec une consigne à partir d’un matériau simple (donnez-leur une boule d’argile et vous verrez...).
Et ce sont ces deux mots qui font le bonheur de l’industrie du matériel pédagogique d’arts plastiques...

Là, je regrette vraiment d’écrire ces lignes à partir du « résumé » des programmes de maternelle destiné aux enseignants d’école élémentaire parce que celui-ci est un peu court.
Il est vrai que je ne suis pas vraiment une plasticienne de talent ; au cours de mon dernier stage – bidon à l’IUFM (ces stages proposés au troisième trimestre aux « vieilles barbes » pour permettre aux PE2 de faire leur stage en responsabilité dans des vraies classes), le professeur d’Arts Plastiques m’a d’ailleurs aimablement signalé mon incompétence (nous avons fait du Land Art dans un ruisseau et de la recherche de « marques significatives » dans les locaux de l’IUFM) et j’étais d’accord avec lui. (En revanche, je n’ai pas vu en quoi ces deux journées m’avaient appris quoi que ce soit sur la façon d’ « accompagner les apprenants que l’Etat m’a confiés sur le chemin des apprentissages »...).
Alors moi, dans ces cas-là, je ressors Freinet... Surtout Elise Freinet qui a beaucoup travaillé sur ce qu’ils appelaient tous deux « l’Art enfantin » et que les revues de l’ICEM prouvaient par leurs photos que les techniques Freinet fonctionnaient très bien... Voilà, à ma sauce, ce que cela peut donner.

- Petite Section :
1) Matériel : (Là il y avait des tableaux et ça ne passe pas : en gros, grandes feuilles de papier, gouache liquide, pinceaux, ciseaux, colle, argile ou pâte à modeler souple, matériel de récup' : petits emballages, papier glacé magazine, etc.)


2) Activités :
• La « patouille » :
Croyez-vous vraiment qu’un tout-petit peut (par atavisme peut-être) découvrir du jour au lendemain l’univers de la création plastique et ses outils alors que l’Homme a mis des millénaires à le créer ?
Alors, s’il vous plaît, mettez vos ambitions au placard et laissez-les PATOUILLER, expérimenter, tester, tâtonner.
Chaque jour, installez les enfants par groupes de trois ou quatre à l'un des quatre ou cinq types d’ateliers (découpage, collage, peinture, modelage, le cinquième atelier pourrait être consacré à l’apprentissage des couleurs, des formes, l’exercice de l’observation, du toucher). Le lendemain, chaque groupe d’enfants fréquentera un atelier différent ; à la fin de la semaine, chaque enfant aura participé aux quatre à cinq ateliers proposés (système des ateliers tournants).
Le matériel et les matériaux, qui seront au début beaucoup gaspillés, doivent être basiques : papier + 1 ou 2 pots de peinture + gros pinceaux ; ciseaux + feuilles de magazines ; colle vinylique + pinceaux à colle + petits emballages ou chutes de bois ; boules d’argile, de pâte à modeler ou de pâte à sel).
L’enseignante et l’ATSEM passent de groupe en groupe, conseillent, assistent, installent des automatismes (les premiers « apprentissages » ?) : essuyer le pinceau sur le bord du pot, ne pas mélanger les couleurs, ramasser les chutes de papier par terre, tenir les ciseaux d’abord à deux mains puis en mettant le pouce dans une branche, l’index et le majeur dans l’autre, ne rien mettre à la bouche, ne jamais brandir les ciseaux, même à bouts ronds, ne pas les « tester » sur les cheveux ou les vêtements.... Si elles détectent une réussite, même minime, elles félicitent l’auteur et mettent son œuvre de côté pour la présenter au groupe à un autre moment.
Ces ateliers qui dureront de dix à vingt minutes maximum en début d’année (parfois moins), pourront s’étaler jusqu’à trente à quarante minutes avec des enfants ayant atteint ou dépassé quatre ans.
Dès le début, les enfants seront associés au rangement : jeter dans les poubelles en triant papier et emballages, reformer des boules d’argile et les enfermer dans des chiffons humides, refermer hermétiquement les pots de peinture et de colle, laver les pinceaux aidés (assistés) par l’ATSEM, passer l’éponge sur les tables et les chevalets de peinture. Attention quand même à bien gérer les contacts avec l’eau : pas de gaspillage, d’eau par terre ou sur les manches ; pour cela l’enseignante et l’ATSEM doivent accompagner les enfants par groupes de deux ou trois maximum par lavabos et « communiquent » énormément. Certains enfants, ceux qui ont le plus besoin d’un « accueil approprié et sans cesse renouvelé » feront l’objet d’une attention empathique particulièrement soutenue...
Au cours de l’année, ces ateliers évolueront d’eux-mêmes : la durée s’allongera, les productions seront de plus en plus souvent « gardables ». La maîtresse pourra peu à peu élargir le choix des matériaux proposés : trois, quatre puis six couleurs de peinture ; papiers de couleur, carton lisse ou ondulé à découper puis coller ; graines ou sable à saupoudrer sur des traces de colle ; papier aluminium à chiffonner puis modeler ; etc. Elle gardera ces matériaux pendant deux ou trois semaines pour permettre l’approfondissement des techniques mais évitera de lasser les plus « volatils »en habillant certains ateliers d’un léger changement : à la peinture, feuilles de forme bizarre, pots de peinture restant dans une seule gamme de coloris, brosses ou éponges au lieu de pinceaux ; au découpage, papier crépon ou tissu ; au collage de volumes, gros emballages ; etc.
De plus en plus de réalisations seront « réussies », elles pourront rester exposées près de la table d’atelier et la maîtresse proposera de faire « comme X » aux enfants qui ne savent pas quoi faire ou ont tout de suite fini.
C’est sur la base de ces réussites qu’elle pourra concevoir si elle le souhaite les petits souvenirs que les enfants offriront à leurs familles pour marquer les événements festifs de l’année scolaire.

Ecrit par : catmano | 31 août 2006

Non, vraiment, ça devient ennuyeux. Et toujours parler de la maternelle, de l'école primaire. Bref, avant le big gang band, heu, big bang, il n'y a rien, et après, l'univers devient monomaniaque. Je ne vous lance pas un javelot dans la poire Catmano, vous écrivez ce que vous connaissez, mais les autres, hormis Pantocrator (allez, excuse, je le dis, sinon après vont pas être contents: c'est mon meilleur pote le Panpan), ouvez le débat, comme pour Elisabeth, toujours partante, à ce que je lis, pour suivre une libre-pensée qui semble plutôt vraie.

Ami d'Enguell (merci pour les livres!), vous savez quoi?, après moult batailles, coups de téléphone à la DPE, je ne suis plus envoyé à Sète (ouf, j'ai eu mal au ventre à lire ce que vous avez écrit sur le triste record - cependant il y a le LEP Juliot-Curie et le LEP Charles-de-Gaulle), mais, logiquement, je reprends le poste vacant de mon bahut (d'un prof malade qui depuis 2 ans fait le mort administrativement - pas de certificats médicaux, visites à la commission médicale toujours repoussées, et il n'est pas là, en poste - tant mieux pour moi. Je ne dénonce pas, je vois juste un couac, de la fumisterie (?), des abus (?) que les impôts servent à payer. Il a son salaire (complet)... Et mon LEP ne pouvait me reprendre cette année puisqu'il n'avait pas d'avis médical - qu'il n'a toujours pas d'ailleurs, mais bon... Ca a été comme ça tout l'an dernier. On m'allongeait mon remplacement de mois en mois.).
Si j'ai bien compris, la DPE m'avait expédié là-bas, au mont, avant le 1er septembre, en me donnant un poste à l'année (établissement de rattachement = établissement de travail effectif), pour ne pas me payer les trajets que je devais faire (établissement de rattachement, établissement où effectuer les cours: plus de 8O km de distance), après devoir me lever à 5 heures du mat pour le train et les bus et bosser à 8 heures. Maintenant, je les remercie, à la DPE, très fort, pour le changement apporté (j'aurais sorti de l'argent de ma poche pour travailler!). L'EN est comptable. Nous sommes des numéros. Le bon sens a triomphé (j'espère, si une tuile administrative ne me tombe pas dessus d'ici vendredi!).

Il y a des cas ici d'événements administratifs surprenants? L'EN ce n'est pas que des élèves, mais aussi des profs, des secrétaires, des proviseurs, directeurs, principaux, des agents d'entretien, etc. à qui on demande une motivation de tous les jours...

Ecrit par : Pendariès | 31 août 2006

Bon courage donc pour votre rentrée, Pendariès... Mais vous n'avez pas pris acte de votre "erreur", concernant Dutroux et Font!

Ecrit par : christophe sibille | 31 août 2006

Christophe Sibille, si si! dont acte. Comme on dit.

Parution du premier classement scolaire de la violence en France. Très intéressant comment l'EN a freiné de tous ses sabots pour ne pas faire publier les chiffres (n'oublions pas que tous les profs ne vont pas porter plainte...): http://www.msn.fr/news/fra/default.asp?id=060830163146.dvk7zeza.asp&MSPSA;=1

Ecrit par : Pendariès | 31 août 2006

Merci et bonne rentrée à vous aussi!

Ecrit par : Pendariès | 31 août 2006

Trouvé sur le site de "Le Point" (c'est qui déjà, sur un autre fil, qui disait que c'était dans la tête la société violente? Je ne le vois plus causer ici...):

Christophe Deloire

C'est l'augmentation des violences physiques non crapuleuses en France, d'août 2005 à juillet 2006. En langage non policier, on appelle ça les « violences gratuites ». A Paris, la hausse est encore plus élevée : + 15,5 %. Ce sont là les violences exercées à l'encontre des agents de la force publique, mais aussi les coups donnés pour un regard de travers ou un refus de cigarette, quand ce n'est pas pour le plaisir du geste, tout simplement.

Les voleurs n'échappent pas à cette tendance : leurs méfaits sont de plus en plus souvent accompagnés de violences (+ 7,1 %) tandis que les larcins, vols de voiture et cambriolages commis sans violence régressent de 3,9 %. Pour comprendre le phénomène, l'Observatoire national de la délinquance a lancé une étude dont les résultats seront connus à la fin de l'année. Ces statistiques témoignent en tout cas d'une dégradation très inquiétante de la paix civile, que la police ne parvient pas à endiguer. On a longtemps glosé sur la décomposition sociale et les menaces à long terme que faisaient peser les films où ça frappe et où ça canarde. Nous voici dans le vif du sujet

Ecrit par : Pendariès | 31 août 2006

Bonjour Catmano, merci et n'en déplaise à Pendariés (auquel je souhaite aussi en passant une bonne rentrée et qui à l'air de bien respirer après "Sète" démené comme un fou) tout commence en maternelle mais il est vrai qu'après il y a du boulot! et dire qu'on va nous "pondre" le lycée unique...
Rassurez-vous Catmano pour la déco de mon appart, pas d'atelier "zartplastiques" aujourd'hui mais musique...quelques comptines au programme...bon je retourne au fond de la classe pour quelques chansonnettes avec l'ami D'Enguell,avant les maths et le comptage de fleurettes... c'est fou ce qu'un cht'it n'enfant apprend vite à compter en effeuillant les marguerites...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 août 2006

Patricia, c'est tres bien que catmano fasse ce qu'elle fait ici; je m'étonne que les profs des autres niveaux n'alerte pas de la même manière - très didactique... Sinon, c'est un blog pour l'ecole primaire, et seulement pour elle...

Et merci!

Ecrit par : Pendariès | 31 août 2006

Pendariès, bien contente que l'on ne vous ai pas jeté dans un bahut loin de chez vous. Moi je ressors d'une bataille de 3jours avec la principale et son adjointe( siège du bahut tous les jours) pour faire respecter un certificat médical, cela fut dur, mais elles ont plié. Ouf!
Je vais voir dans qques minutes ce que les chers camarades vont nous annoncer de bon pour la rentrée. Info toujours bonne à prendre pour avoir de la distance vis-à-vis du discours officiel qui va nous être balancé demain. Je vous redonne des nouvelles fraîches plus tard, si cela en vaut la peine. Ciao,ciao.

Ecrit par : elisabeth. | 31 août 2006

"Merci et bonne rentrée à vous aussi!

Ecrit par : Pendariès | 31 août 2006 "
C'est fait depuis hier! Merci quand même... Je vous tiens au courant pour la suite des évènements...

Ecrit par : christophe sibille | 31 août 2006

"n'alerteNT" bougre de moi!

Ecrit par : Pendariès | 31 août 2006

Si le roi ZOG fumait 300 clopes par jour, ce qui fait 12 cigarettes et demi par heure en ne dormant pas, je ne vois vraiment pas pourquoi l'Ouvèze ne pourrait pas tuer 300 bataves en une heure. N'oubliez pas que Vaison est une ville hautement touristique et je n'insisterai pas. Les chiffres sont manipulables en cas de nécessité absolue.
De quoi est mort le roi Zog?

Ecrit par : dobolino | 31 août 2006

Bonjour les fadas de rhum,

""n'alerteNT" bougre de moi!"
le mot et juste lol , je déconne ;)


" essuyer le pinceau sur le bord du pot, ne pas mélanger les couleurs, ramasser les chutes de papier par terre, tenir les ciseaux d’abord à deux mains puis en mettant le pouce dans une branche, l’index et le majeur dans l’autre, ne rien mettre à la bouche, ne jamais brandir les ciseaux, même à bouts ronds, ne pas les « tester » sur les cheveux ou les vêtements.... Si elles détectent une réussite, même minime, elles félicitent l’auteur et mettent son œuvre de côté pour la présenter au groupe à un autre moment."

Génial as usual, juste une toute chtite remarque Cat, au sujet des ciseaux, il faut penser aux gaucher, très important, c'est le 'bordel' pour un gaucher d'utiliser un ciseau pour droitier ;)
superextra merci Cat, j'espère que les débutants vont être inspirés ??!??
J'ai les nerfs de pas pouvoir tout lire :(
à+

Je le disais JPB il faut un file crèche un fil maternel un fil primaire etc etc etc mais bon, ce n'est peut être pas le but de ce bloug ;)

Ecrit par : toto | 31 août 2006

est / gauchers :) (merci L&L; :))))) )

Ecrit par : toto | 31 août 2006

Toto, je crois que les ciseaux sont ambidextres. T'as vu comme j'en a bien causé la France?

Ecrit par : dobolino | 31 août 2006

Non, les ciseaux ne sont pas ambidextres! Un gaucher qui coupe avec une paire de ciseaux pour droitier éloigne les deux lames au lieu de les rapprocher... Et, pour couper, c'est le bordel... Comme dit toto! Il faut compenser avec une torsion du pouce pour rapprocher les deux lames! Heureusement, dans les maternelles, il y a des ciseaux pour gauchers, (depuis quelque temps déjà).

Ecrit par : christophe sibille | 31 août 2006

Charmeux boutonnet sur France inter now (il parait, j'arrive pas à capter)

Ecrit par : toto | 31 août 2006

t'as raison toto c'est en direct et ça vaut le détour !
Charmeux fidèle à elle même avec son ton insupportable, elle se dicrédite trés bien toute seule, incroyable.

Ecrit par : muriel maman en lutte | 31 août 2006

J'écoute, vraiment, elle nous pourrit la vie!!! Cette Charmeux!
A réécouter France Culture ce matin "les désarrois d'un jeune instit" . Kevin André, Latès.
Heureusement, les intervenants sont de bonne qualité. Elle est d'une violence!
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 31 août 2006

Mais si Monsieur Sibille , la paire de ciseaux ambidextre ça existe!
je viens d'ailleurs d'en utiliser pour la petite séquence découpage qui a suivi la séance de "miousique" , miaouh et petit patapon... c'est vrai qu'il faut toujours rester vigilant c'est si vite couper une petite boucle !
Toto , j'arrive pas à capter france inter non plus, y aurait pas du brouillage en fond de classe ...
mis à part ça , cette rentrée Monsieur Sibille ça c'est bien passé?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 août 2006

"coupÉ" pardon , je vous évite ainsi de m'adresser la correction

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 août 2006

Charmeux fidèle à elle même avec son ton insupportable, elle se dicrédite trés bien toute seule, incroyable.

Oui, elle a fait vraiment une piètre impression...

Ecrit par : tata | 31 août 2006

pour ceux qui, par chance, ont raté l'émission:


http://www.radiofrance.fr/chaines/france-inter01/ete2006/derange/

prêtez attention au ton de Charmeux : ineffable!

Ecrit par : tata | 31 août 2006

Félicitations à Tonton Nicolae.
Je me doutais que quelqu'un dévierait de R. Thimonnier à GRAND timonnier... C'est couru d'avance, il y a toujours quelqu'un ici où là pour se remémorer à haute voix sa gauchiste jeunesse, son époque cheveux longs, mais ce que vous avez écrit dépasse tout ET je me dis que je suis très heureux de ne pas avoir été de cette génération-là !
Dom

Ecrit par : Dom | 31 août 2006

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-inter01/ete2006/derange/

bouhou c'est pas encore en ligne :( patience patience ....

Ecrit par : toto | 31 août 2006

si si c'est en ligne

on peut entendre:

Charmeux:
"apprendre à lire c'est apprendre à construire du sens"...

(Flaubert s'était fait chier pour rien)

Et puis:
"je t'écris maison au tableau et tu vas voir..."

"Platon disait: "il faut choisir la voie la plus longue... "

Charmeux, pour aller aux toilettes, passe d'abord par la salle de bain, fait un tour par le séjour, trois galipettes dans la cuisine...après elle court aux toilettes et si, entretemps, elle fait un peu de pipi sur elle, c'est tant pis : elle aura franchi les obstacles pipistemologiques.

Ecrit par : tata | 31 août 2006

Merci Tata comme ça je pourrai l'écouter dès que j'ai fini la séance de latin ce matin PS et GS , cet am 5ème... la cm2 ne rentre que demain...
on a Toto , Tonton et Tata ...alors, bientôt Titi ( et le gentil minet...)? et pourquoi pas Tutu pour ceux qui font des pirouettes... du pur syllabique! ;) toto!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 août 2006

A écouter ce genre de choses, vous vous faites du mal pour rien. Montée d'adrénaline, tachycardie etc.. Tout ça c'est pas bon pour la santé. Une borie à Lure, je ne vois que ça.
Franchement, si c'était à refaire, vous referiez des enfants vous?
Quand mon fils est entré en maternelle, comme fournitures scolaires, on nous a demandé un kilo de semoule de blé. Chouette, ai-je pensé, ils vont leur enseigner la recette du couscous et du taboulé. Eh non! c'était pour remplir le bac à sable intérieur... Remarque, ce qui m'étonnait un peu c'est qu'on ne nous avait demandé ni merguez, ni pois chiche.

Ecrit par : dobolino | 31 août 2006

Merci Dobolino pour l'idée, je savais pas comment aménager un bac à sable dans l'appart...à votre avis combien de paquet de semoule pour un petit bac de taille correct? et puis comme nous n'avons pas de charmant petit chat ni de petit toutou (je l'avais oublié dans la liste tout à l'heure) aucun risque que ce bac serve de litière...
grâce à vous et Catmano elle va finir par être sympa ma petite école "clandestine"...
;))))

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 août 2006

un paquet d'un kilo de semoule a les dimensions suivantes: 20 cm de haut sur 6 cm de large sur 5 cm de profondeur. On veut remplir un bac de 1 m de long sur 0.8 m de large et 0.25 m de profondeur. Combien faudra-t-il de paquets de semoule sachant qu'on en renversera immanquablement environ 2.5 % en dehors du bac par maladresse d'intello?
Au boulot !

Ecrit par : dobolino | 31 août 2006

C'est affligeant, y'a encore des caricatures de profs qui écoutent France-Cul et sa vieille tata vérolée France Inter!!! Attendez vous lisez Télérama, les Inrocks, le Monde Diplo et vous militez à Attac aussi non?
Au fait l'affligeant Daniel Mermet semble avoir disparu de la grille des programmes, bon je vous avoue que j'ai beau être catholique romain je ne crois pas aux miracles alors je soupçonne la direction d'avoir relegué ce parasite à une heure d'écoute confidentielle. Bon c'est mieux que rien après tout mais j'avour que j'engagerais bien des tueurs à gages moldaves sur le coup...

Dobolino si tu commences à me causer du roi Zog je vais devenir intarissable, moi aussi je me pose des questions quant à sa tabagie mais elle figure en bonne place dans le Guiness book. En fait il s'agit d'un encart qui précise: "le roi Zog d'Albanie fumait DIT-ON 300 cigarettes par jour". J'avoue que c'est difficilement crédible. Ce brave homme est mort d'une crise cardiaque après s'être réfugié sur la Côte d'Azur.
En ce qui concerne les morts de Vaison et de ses environs ce que tu dis m'intéresse au plus haut point, pourrais-tu être plus précise? D'où tiens tu tes sources, quelles sont-elles? Les mêmes folles rumeurs courent depuis les inondations de Nîmes en 88 et il se dit la même chose au sujet des crues de novembre 99 dans l'Aude et de septembre 2002 dans le Gard.

Bon sinon bonne nouvelle, Benabar soutient les sans-papiers de Cachan, étonnant non? Bizarrement quand un couple d'amis de la famille s'est fait renverser par une caille de 15 piges multirécidivste au volant d'une BMW volée personne n'était à leur chevet... Pas l'ombre d'un Benabar, d'un Bové, d'un Mouloud Aounit, d'un Mamère ou d'un Mélanchon. Bah après tout rien de grave, la femme est morte après deux mois de coma et le mari, bien secoué lui aussi, s'est mis à boire et en est mort..
Au fait vous avez le bonjour de Sherif Bouchelaleg!!!!!

Bonne rentrée à toutes et à tous, bon courage aux parents d'élèves qui fréquent ce blog et aux autres que du Bonheur!

Pace e bene sauf pour Pierre Marcelle....

Ecrit par : Pantocrator | 31 août 2006

Merci Totophe Sibille pour cette bonne blague de centimètres, je me suis bien marré et je la ressortirai à mes élèves un jour de beuverie.

Bon à mon tour, il s'agit cette fois d'une devinette et attention elle est particulièrement capillotractée...

Monsieur FLY et Madame TUCH-THE-SKY ont trois garçons, comment les appellent-ils mmmhhh?

Ecrit par : tonton nicolae | 31 août 2006

merci toto d'avoir indiqué l'émission ! deux avantages (si on peut dire)
- j'ai eu la joie d'entendre en direct les plus grosses âneries de ma vie : "lire un livre il faut que ça serve à quelque chose, à un projet..." apparemment le projet de lire le livre et de jouir de l'histoire ne suffit pas faut que ça SERVE ! ça me fait penser à Guy Roux, faut pas GACHER !
- mon mec était là exceptionnellement et il a pu enfin comprendre pourquoi je m'inquiète (litote) pour l'instruction du petit dernier !

en direct aussi Mme Charmeux qui n'a aucune vergogne nous a asséné en vrac "qu'elle était très très appréciée en Belgique" et que l'animateur n'avait cité qu'un seul de ses livres (le vilain !) alors qu'elle en a écrit plein d'autres absolument incontournables et la voilà en train de faire sa pub !!!!!!

mon mec a résumé très bien : "elle a raison elle vend sa soupe, le reste elle s'en fout !"

le reste ? ho une paille c'est jsute les enfants quoi !
Bon à part ça aujourd'hui c'était la rentrée en CE1 ; tout le monde me dit que la maitresse de fiston est très bien ; un peu scolaire parait-il ....scolaire ? chouette !

Ecrit par : fabienne | 31 août 2006

Bonjour Fabienne,

il faut remercier 6behrit, avec qui je me "frite" sur le fouroum de france2, il n'est pas méchant, c'est juste qu'il ne comprend pas pourquoi je m'énerve :o)

ton mec à raison, elle vend sa soupe, et essaye de se faire des brouzoufs sur notre dos...

on devrait mettre ses livres dans un zoo...et elle avec...

bouhou et moi j'ai pas encore pu l'écouter, je suis comme dans le sketch de Gad (j'ai commencé la cigarette) j'aime bien le spliff après une bonne dose "d'adrénaline" :o)))))

"elle aura franchi les obstacles pipistemologiques." :)))))))))))mdr

Ecrit par : toto | 31 août 2006

Pour Vaison, un camping entier encore plein de hollandais a été décimé. tous les gens de la vallée le savent des sources de l'Ouvèze à son embouchure. La ville étant essentiellement touristique, il était nécessaire de ne pas comptabiliser trop de morts car elle serait alors passé dans le rouge et interdite aux longs séjours ( je crois). Aussi n'a-t-on comptabilisé, pour des raisons de législation touristique, que les morts habitant à l'année sur Vaison. Ce n'est pas plus compliqué que ça et somme toute fort avouable. Si on revoit les vidéos amateurs de l'époque, on se souvient avec horreur de la caravane pleine de visages effrayés bloquée au pont romain puis s'engouffrant dans le flot furieux. Ce fut un jour épouvantable. A Buis les Baronnies, 20 km en amont, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul mort. Vaison s'est pris un immense mur d'eau empli des débris ramassés en amont par l'Ouvèze le Toulourenc et tous les petits torrents qui dévalaient des montagnes,emportant ce camping situé sur les berges à l'entrée amont de Vaison.
La pluie qui n'a cessé de 11h00 à 17H30 ressemblait à une pluie de cinéma. Je n'avais jamais vu et n'ai plus revu des pluies aussi torrentielles.
Ne vous inquiétez pas, on délivre à nouveau des permis de construire en zone inondable: moins cher...

Ecrit par : dobolino | 31 août 2006

Coucou me revoilà mais pas pour très longtemps car je suis désormais installée sur Metz et je n'ai pas encore le net ! De temps à autres je rends visite à mes parents et bien évidemment j'en profite !

Tout ça pour dire que dans l'Express de cette semaine vous trouverez tout un dossier sur les profs. Par contre je ne puis vous affirmer s'il vaut le détour je n'ai pas encore eu l'occasion de m'y plonger !

En attendant, bonne rentrée, bon courage et surtout bonne lecture à tous !

Au plaisir et je reviendrai à nouveau sur ce blog dès que je le pourrai...

Sandra

Ecrit par : Sandra WAGNER | 31 août 2006

Bonjour Sandra!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 août 2006

Puisque l'on me réclame...bonjour les z'amis.

Un petit cadeau pour fêter ça...mais au secours Toto, je ne sais pas le mettre en lien...pas facile pour un Titi.

http://www.rfi.fr/radiofr/emissions/072/accueil_19.asp

Oh, zé cru voir passer un 'ros minet...
Titi

Ecrit par : Titi | 31 août 2006

Pas très envie de donner des nouvelles fraîches des "camarades", elles sont trop mauvaises. Je remets à plus tard.
BON COURAGE A TOUS......

Ecrit par : elisabeth. | 31 août 2006

Pour en revenir au thème de ce fil, je peux vous raconter moi z’aussi quelque chose.

J’avais en cinquième un super prof de français (collège de banlieue neuf-trois). Plutôt élève avec tableau d’honneur jusque là, il repère très vite que je fais le minimum pour être en tête de classe, convoque mes parents et leur propose un changement de classe : une dont il a la charge aussi mais Allemand 1ère langue !! Pas content du tout le Titi…perdais tous mes copains de 6ème. Evidemment pas le choix et finalement, le bonheur, je retrouvais l’amour de mes 6 ans…
Ce prof est un de mes meilleurs souvenirs de collège. Il m’a beaucoup appris, j’ai longtemps échangé avec lui, même après les années collège. Je pense que je lui dois beaucoup et cependant quand il a fallu commencer l’initiation au latin…quelle galère. Je me souviens comme si c’était hier des difficultés que j’avais. Je ne comprenais rien et lui, s’arrachait les cheveux (enfin il n’en avait déjà plus beaucoup) de me voir ainsi, aussi hermétique au latin.
Inutile de vous dire que j’ai refusé de continuer en 4ème et puis maintenant je regrette. Je réalise bien que c’est une chance d’étudier le latin et quand j’entends maman Titi, plus d’un demi siècle après l’avoir étudié, lire et traduire une inscription latine écrite là ou ailleurs, vraiment je me demande les raisons de ce blocage…Je me dis que lui même ne devait pas aimer le latin pour ne pas avoir réussi à m’y intéresser. Parce que, on est tous d’accord, hein les z’amis, avant tout il faut que vous l’aimiez vot’boulot pour que vos élèves vous aiment ou vous détestent - ce qui est sensiblement la même chose dirait le maître du bloug.

Alors Dobolinette et Pat, dites leur, à vos filles, que vraiment le latin on y laisse des plumes mais qu’ensuite le plumage est à la hauteur du ramage…moi, j’ai loupé ça et voilà je ne suis que Titi.

Ecrit par : Titi | 31 août 2006

Bonsoir à tous.
Me voici rentrée de mon escapade dans le Morvan et je n'ai pas eu le temps de prendre connaissance de toutes les interventions. Deux constats s'imposent . D'abord tout le monde est au travail; Ensuite, conséquence logique, l'évocation des souvenirs est supplantée par les préoccupations de la rentrée. Peut-être faudrait-il changer le titre de la rubrique ?
A propos de souvenirs, je tiens à évoquer mes récentes découvertes puisque notre pays regorge de richesses dont je n'ai pas fait le tour. En bref, je suis allée à Nevers ,à Vézelay et au village d'Apremont. J'ai visité les musées du Parc Naturel Régional du Morvan. Celui de Vauban m'a fait connaître un ingénieur militaire rigoureux et lucide quant aux injustices de l'Ancien régime. Ses écrits proposant des réformes seront mis à l'écart mais l'avenir lui donnera raison.
L"écomusée sur le mileu naturel et les hommes est une solide leçon de géographie et d'histoire mais je n'ai pas eu le temps de tout voir en détail. Enfin le musée de la Résistance m'a révélé le rôle important joué par cette région lors de la dernière guerre. J'ignorais que des villages avaient été pillés et brûlés en juin 44. J'ignorais qu'au village de Dun les Places 28 hommes avaient été éxécutés devant l'église et j'ai pu voir un film où les témoins adolescents au moment des faits demeurent traumatisés des décennies plus tard. Oui, même en vacances on trouve sur son chemin un signe qui vous appelle à la vigilance. Et puis j'ai contemplé des lacs, des pâtures verdoyantes, des forêts apaisantes et mystérieuses où se cache une abbaye...
Les plages de sable fin sous un ciel gris ou ensoleillé m'ont laissé de cuisants et douloureux souvenirs. Je ne m'y hasarde plus. Les maillots de bain 1900 descendant jusqu'aux articulations du coude et du genou ne protègent pas le visage qui se doit d'être parfaitement bronzé lui aussi. Pourtant, aux siècles passés un teint basané par une vie au grand air trahissait l'appartenance à la classe des vilains travaillant la terre et on préférait les teints clairs. Aujourd'hui certaines dames de ma région prospère, opulente en certains endroits, prennent quelques séances d'UV avant les beaux jours. Elles partent en vacances et de leur visage souriant et hâlé comme il se doit, subsistent seulement deux taches étrangement blanches autour des yeux. Tout compte fait , cela m'arrange de me balader en forêt et de visiter les musées ou les édifices eligieux.
Je ne suis plus dans la course , encore que je sois DDEN ( Déléguée de l'Education Nationale) pour rendre service faute de volontaires. Pourtant je me sens concernée par le monde où je vis . Ainsi le vendredi 25 août la première page de mon quotidien régional m'a rappelée à la réalité : "Nouvelle rentrée , nouveaux héros. Pas question de rentrer en classe sous n'importe quelle bannière..." Le Che et Ben sont du dernier cri sur les fournitures scolaires et peu importe qui sont le Che ou Benjamin Vautier. Au fait , pourquoi va t-on à l'école ? Bonne soirée.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 31 août 2006

quant on parle du chat, on voit apparaître devinez qui? Mais oui Titi...alors attention mesdames "zet" messieurs bientôt Tutu virevoltant suivi de toutou!
bonsoir titi!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 août 2006

Aujourd'hui, deuxième jour de prérentrée, réunion des directeurs au chef-lieu de circonscription (90 km aller retour) ce matin ; dernière mise en place de la classe et réunion d'école cet après-midi.
Pendariès, merci pour votre compliment. Insistez, continuez à demander aux autres ce qu'ils font en classe, en cours, il y en a bien un ou deux qui vont vous raconter ça. Désolée de ne pouvoir parler que de ce que je connais, la maternelle et l'élémentaire.
Voici donc pour les accros de la maternelle :

La composition plastique / la découverte et l’utilisation d’images et d’objets variés / l’évocation de ses projets et de ses réalisations:
- Moyenne Section :
1) Matériel :
Le même qu’en Petite Section auquel on ajoutera des pinceaux plus fins, des brosses plates, des rouleaux mousse et du Canson couleur.

2) Activités :
• La « patouille », les ateliers de création libre :
Elle sera d’autant plus nécessaire si les enfants viennent d’une classe où ces techniques n’étaient pas employées, surtout que certains « bulldozers » de quatre ans ont déjà pu développer leur côté « sauvageon allergique à l’école » (dans mes classes, maternelles ou élémentaires, ces « sauvageons » sont toujours plus ou moins arrivés à se structurer grâce à ce genre de techniques, mais les débuts ont souvent été houleux...). Le début de l’année ressemblera donc trait pour trait au début de la Petite Section, peu de matériel, très simple : nous sommes encore à la préhistoire de l’art préhistorique... Le système des ateliers tournants sera conservé, lorsque les enfants auront compris le principe des tableaux à double entrée, vous pourrez annoncer à l’avance grâce à l’un de ces tableaux la date de passage de chacun à tel ou tel atelier ou, si vous le préférez, leur demander de s’inscrire (attention néanmoins aux « associations fatales » : deux « bulldozers » et deux « chipies » ensemble au coin peinture peuvent rapidement transformer la classe en une imitation fort réaliste d’Hiroshima ou de Berlin à l’été 1945...).
Ne vous inquiétez pas, dans notre société d’images et de communication, l’évolution ne durera pas plusieurs millénaires ! Dès la fin de la première période (vacances de Toussaint), surtout si vous les faites dessiner tous les jours, des techniques apparaîtront, la plupart des enfants seront créatifs et vous étonneront par leurs découvertes. A vous d’en tirer partie et d’en faire profiter les autres...
A notre époque de citoyenneté, où l’on insiste sur l’acquisition des concepts de droits et de devoirs, le rangement effectué pas les enfants sous la direction des adultes permettra de fixer ces habitudes d’autonomie, de responsabilisation, d’entraide, d’écocitoyenneté. Les enfants seront fiers d’assumer « seuls » ces tâches, surtout si les adultes les encouragent, les félicitent et participent activement à l’installation, aux nettoyages et aux rangements.

• S’exercer :
Lorsque tous les enfants trouveront plaisir et facilité à réaliser des « œuvres » et que chacun sera sorti du « faire pour faire » de la période d’installation, la maîtresse pourra commencer à organiser des ateliers un peu plus structurés : présentation d’une technique, fabrication d’un objet, d’un « tableau »...
Pour ce faire, elle s’installera avec quatre ou cinq enfants maximum chaque jour et travaillera avec eux, les conseillant, les reprenant en cas d’erreurs (c’est le nombre de ces erreurs qui doivent lui permettre de S'évaluer : trop d’erreurs chez tout le monde sauf X et Y, c’est trop difficile ; aucune difficulté pour tout le monde sauf Z et T, c’est trop facile, et Z et T ont besoin d’un « accueil approprié et sans cesse renouvelé », l’échec scolaire en maternelle étant, sauf cas exceptionnel, totalement inacceptable...). Au bout d’une dizaine de jours, tous les enfants auront produit leur œuvre, auront progressé dans leur technique. L’enseignante pourra alors la proposer, la rappeler au cours des prochains ateliers libres...
Cette activité sera d’ailleurs proposée comme quatrième ou cinquième atelier des moments consacrés aux Arts visuels, afin de ne pas tomber dans le travers dénoncé en tête de ce chapitre (pôle Arts visuels monopolisant presque tout le temps scolaire).
En fin d’année de Moyenne Section, ces productions dirigées pourront (devront) être morcelées dans le temps. On partagera la tâche en deux ou trois phases et les enfants seront amenés à se rappeler « ce qu’ils ont fait la dernière fois » et « ce que nous voulons obtenir à la fin ».

Ecrit par : catmano | 01 septembre 2006

Ca serait effectivement bien que d'autres enseignants nous expliquent l'approche de l'enseignement de leur matière. Pour parler à nouveau du latin, comment peut-on procéder pour faire progresser l'élève en l'immergeant d'entrée dans des textes assez complexes. Je ne doute pas que la méthode puisse donner d'excellents résultats avec un enseignant performant et maîtrisant sa matière. En 5°, les parents sont encore tenus d'être un peu derrière l'enfant pour l'aider. Nous, vieux croûtons, sommes un peu désemparés face à cet abord assez attirant mais où nos restes de culture latine vieux de 20 à 30 ans ne nous permettent guère d'être un soutien efficace. Si un tel enseignement est mal démarré, il n'a plus aucun intérêt...
Quant aux enseignants de matières scientifiques, silence!
J'ai tenté de vous rabattre deux profs de LEP bien sympas et bavards sur leur boulot qui les passionne. Attendons la post-rentrée.

Ecrit par : dobolino | 01 septembre 2006

Et l'enseignement de la technologie avec le CNED? Les arts visuels à côté c'est de la rigolade! Doit-on s'acheter plieuse à chaud perceuse à colonne et autres joyeusetés motorisées contondantes et coupantes?

Ecrit par : dobolino | 01 septembre 2006

Super entrée. Que ceux qui veulent la suppression des IUFM se réjouissent, c'est bien parti pour. On est réellement en train de garder ce qui marche le moins, et d'enlever ce qui allait un peu dans le sens d'une vraie formation. Suppression de la formation encadrée, analyse de pratiques professionnelles, et, surtout, le stage en responsabilité filé, qui a servi uniquement à stopper la grève administrative des directeurs d'école en leur fournissant pour pas un rond des auxiliaires en la personne des PE2. Ceux qui se réjouissaient de ce stage vont certainement vite déchanter en s'apercevant qu'au fond, pédagogiquement, il n'a pas grand intérêt. Financièrement, par contre, c'est tout bénef pour l'état. Copé l'a dit, il faut parler clair, et réduire les déficits, alors, la pédagogie...
Ca va pas, Pentocrator? C'est de la provoc, ? Je n'ai pas bien saisi... A moins que vous ne fassiez partie des gens qui ont manifesté pour NRJ, dans les années 80?

Ecrit par : christophe sibille | 01 septembre 2006

je viens de ressortir la fiche de latin faite par mes soins l'an dernier au bénéfice de mon fiston qui démarrait.

après les fonctions et cas elle se termine par :
pour traduire: en latin le verbe est placé à la fin, le sujet ou groupe sujet au début, de la phrase ; les autres mots peuvent être placés dans n'importe quel ordre, c'est la déclinaison qui donne le cas et aide à la traduction. TOUJOURS repérer le verbe puis chercher son sujet.

J'ai cherché pendant un an dans le cours de fiston ces indications, j'attends toujours....

voilà c'était ma contribution catmanesque du jour !!!!

mon mec trouve que je devrais me reconvertir en prof ...pas fou non ?

Ecrit par : fabienne | 01 septembre 2006

Bonjour les fadas de Rhum,

Merci titi j'essaye d'écouter mais je va devoir taffer là :(
donc juste un truc:

"Je me dis que lui même ne devait pas aimer le latin pour ne pas avoir réussi à m’y intéresser. Parce que, on est tous d’accord, hein les z’amis, avant tout il faut que vous l’aimiez vot’boulot pour que vos élèves vous aiment ou vous détestent - ce qui est sensiblement la même chose dirait le maître du bloug."
Non tout faux, même si tu aimes ton taff même si tu es bon dans ta discipline, SI TU NE COMPRENDS PAS QUE L'ENFANT NE SAIT PAS LIRE CORRECTEMENT, ET QUE C'EST POUR çA QU'IL NE PEUT PAS LIRE DES TRUCS NOUVEAUX (latin super hard, si tu ne sais pas lire correctement....)
TU NE PEUX PAS FAIRE DU BON BOULOT....

Ce n'est ni la "global" ni la "syllabique" ni la "mixte" ni "x" ni "y" qui vont te permettre de lire "correctement" SEUL L&L; et capable de produire un excellent résultat (pour l'instant) pourquoi ? parce que la progression est fantastique, attention cela ne suffira pas, il faut la grammaire et conjugaison, savoir reconnaitre un verbe nom adjectif (orsenna) etc...
LA boscher était bien avec les bons profs ceux qui savaient s'en détacher...nulle avec les autres

bon à + désolé.... je ne relis pas

Cela dit tu ne fais pas de faute, il faudrait que je t'étudie de plus près ;) mais j'ai pas le temps et je ne sais pas si j'arriverai revenir plus tard donc on verra à+ titi encore merci
je pense que le latin comme le céfran doit avoir une logique imparable, il faudra que j'essaye un de ces 4

Ecrit par : toto | 01 septembre 2006

Christophe, vos jérémiades touchent à l'indécence. Je vous rappelle que les IUFM dépensent plus de 15 000 € par stagiaire et par an, salaires de ces derniers non compris. C'est plus que les prépas, et c'est plus de DEUX FOIS ET DEMI la moyenne universitaire (je dis bien "moyenne" ; par rapport à une grande fac littéraire, vous avez quasiment un train de vie de princes saoudiens). Et vous avez le culot inouï de réclamer encore plus de pognon ?

Bien entendu, que les IUFM, par pure incompétence, soient totalement incapables de gérer correctement leurs crédits gargantuesques, je vous le concède volontiers.

Et puis, Christophe, vous découvrez la lune 10 ans après tout le monde. On se tue à vous le dire : les pédagogistes détestent la compétence. Y compris la vôtre, puisque vous êtes un musicien qui connaissez la musique (sans jeu de mots). Il s'agit de détruire toute forme de savoirs disciplinaires (musique, littérature, maths, sciences nats, arts, etc.) pour les remplacer par de creux verbiages qu'ils sont les seuls à maîtriser.

Les sciences de l'éducation ne sont pas une discipline universitaire comme les autres, c'est une idéologie prédatrice qui vise à tout dominer - sous prétexte que tout ce qui s'enseigne tombe sous leur autorité. Y compris la musique. Il vous a fallu tout ce temps pour comprendre ?

Ecrit par : Pierre-Henri | 01 septembre 2006

probleme informatique: je ne fais que passer pour corriger un truc. Bonjour tout le monde

Ecrit par : dobolino | 01 septembre 2006

Quelle pêche, Pierre-Henri, vous étiez en safari ?
Si les IUFM mangent quant à eux de la vache enragée, vers qui allons-nous tourner notre hargne ?
(cf une des chroniques martiennes, "qu'est ce que vous allez faire, la nuit ?")

Pantocrator, catholique romain, "catholikôs signifiant universel", vous seriez pas tendance Iago et Vago, les nervis de Z, "souple et féroce comme un tigre" ?.
C'est juste pour dire, c'est comme quand la neige vient, ça dérape...

Ecrit par : D'Enguell | 01 septembre 2006

Bonjour Dobolino, pour la technologie avec le cned je reviendrai vous "en causer dans le poste" mais là vous avez bien imaginé , l'appart devient en effet la succursale d'un hyper de bricolage en tout genre...
comme semblez bien connaître l'"animus" de la gente animale pourriez vous me donner quelques conseils pour rassurer un magnifique persan que nous croisons régulièrement dans les couloirs de notre immeuble?
Bonjour Pierre-Henri!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 septembre 2006

JPB dit : "ils ont attaqué leurs zécoles"

Ils ont brulé des crèches et des maternelles, c'est la preuve qu'ils ne sont pas cons, c'est là que tout commence. :(

la dyslexie ce crée/développe en maternelle en PS MS GS CP (avec les ciseaux par exemple, avec l'étiquette, avec l'écriture des prénoms sans aide (méthode danièledumont) sans avoir appris les lettres avant etc etc etc etc etc etc
Gad dans un sketch parle du compas :o)))) à quoi ça sert ? le rond si tu es bon tu le fais à la main direct sans compas, preuve d'une grande autonomie,, j'avais un poto en CP qui c'était planté le compas dans la main.... qu'elle con ;)

Certains ici disent ma fille/fils a lu tout Harry poter en 5 minutes, méfiez-vous cela ne signifie pas qu'il/elle sache lire 'correctement'....

je mélange tout ? êtes-vous bien sûr :o))))))

Ecrit par : toto | 01 septembre 2006

se crée oups désolé

Ecrit par : toto | 01 septembre 2006

Le fait de croire à une "théorie du complot" a fait ses preuves. Quand au gaspillage de ressources, Guillaume, les chiffres que vous fournissez sont tolalement aberrant! Il y a tellement de moyen de les faire parler et de les interpréter! Regardez vos amis politiques, qui arrivent à nous faire croire que le chômage baisse!
Encore une fois, s'il y avait une dictature des sciences de l'éducation dans les IUFM, avec le discours qui y est le mien, je me serais fait virer depuis longtemps!
Vous voyez, Guillaume, vous aviez raison! Dans la mesure de vos propos, vous n'avez pas tenu bien longtemps. Je disais simplement que les IUFM donnent eux-mêmes le bâton pour se faire battre en allant au devant de la défaite, qui consiste à accepter que la formation soit uniquement basée sur la modélisation. En supprimant, pour des raisons bêtement économiques, et pour aller au devant des désirs du ministère, tous apports scientifiques, (ce mot étant pris a sens de "disciplinaire".
Allez, Guillaume, je ne pense pas coûter plus que vous à la collectivité!

Ecrit par : christophe sibille | 01 septembre 2006

tiens juste avant de prendre un peu plus de temps pour répondre à Dobolino sur la techno,pourriez vous nous dire Monsieur Sibille quand on forme les professeurs des écoles sur la question dans ces "temples du savoir" que sont les IUFM?
ps: bonjour les "potos" ça c'est pour toto et D'Enguell j'avions pas vu que vous étiez là tout à l'heure .... j'étions trop absorbée dans une séance d'arithmétique,2x6 6+6 et 3x6 ...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 septembre 2006

Ca ne marche pas! que vais je devenir?

Ecrit par : dobolino | 01 septembre 2006

Vous voulez dire: comment forme t-on les professeurs d'école en technologie, Patricia?
Ca y est, j'ai confondu Pierre-Henri et Guillaume... Mille excuses.
"sont totalement aberrants". Mille pardons encore.

Ecrit par : christophe sibille | 01 septembre 2006

Ils vous prennent peut-être pour un robot spammeur fou, dobolino.
Hello Pat et Thot, qu'est-ce qu'on se met sous la dent, aujourd'hui ? Un titi canari qui confond "cave canem" avec "ultima necat" ?

Ecrit par : D'Enguell | 01 septembre 2006

1) Moi, c'est Pierre-Henri, sans idées politiques franches, qui va probablement prendre sa décision finale dans l'isoloir, comme d'habitude. Mais je salue Guillaume, estimé camarade de "Reconstruire l'Ecole" : il faut un sacré courage pour être de droite dans l'éducation nationale aujourd'hui.

2) Les chiffres ne sont pas aberrants, ce sont des estimations car les IUFM tiennent leur cagnotte au secret. Par souci de transparence, proposez donc au président de votre IUFM de rendre public le détail de ses comptes. Chiche ?

3) Il n'y a pas de théorie du complot de ma part. Les pédagogistes ne sont pas des cagoulards. Au contraire : ils disent ce qu'ils font et ils font ce qu'ils disent. Le scandale vient plutôt des politiques, qui leur donnent des budgets pour continuer leurs délires, et de la masse soumise des enseignants, qui les a suivis pendant trop longtemps. Qu'on ait pu les prendre au sérieux une seule seconde reste pour moi un mystère insoluble.

4) Christophe, vous êtes incohérent. D'un côté, vous dites qu'il n'y a pas de dictature des sciences de l'éduc ; de l'autre, vous dites qu'on supprime les crédits disciplinaires. Cela confirme ce que je dis : les sciences de l'éduc prospèrent en phagocytant les autres disciplines. Notre différence tient surtout à la chronologie. En tant que littéraire, ma discipline a été la première victime des pédagogistes. Maintenant qu'ils l'ont totalement saccagée, ils se tournent vers des cibles qu'ils avaient plus ou moins oubliées, et la musique en fait partie. Préparez-vous à troquer votre piano contre le charabia psycho-new-age-cucul-larmoyant, parce que c'est ce qui va vous arriver bientôt, à vous aussi.

Ecrit par : Pierre-Henri | 01 septembre 2006

Il en pense quoi le cricri, de la prestation de la charmeuse ?

il a quoi comme méthode de lecture en CP pour sa fifille ?

il n'a pas eu trop de mal avec la BoscherQQ pendant les vacances ?

;)

non Le hell's le Titi il est bien ;) c'est juste que comme bcp (même ici) il n'a pas encore intégré le souci de la méthode de lecture etc etc
à l'occasion tu me racontes titi .. ta méthode en cp etc etc etc vous connaissez les questions que j epose d'habitude ;)

Ecrit par : toto | 01 septembre 2006

un titi canari à la broche j'ai jamais essayé...why not!
toutes mes plates excuses Monsieur Sibille , comme d'habitude je n'avais pas relu et vous savez ce que sont les femmes si elles arrivent à faire plusieurs chose à la fois elles perdent souvent le fil ...effectivement je voulais dire "comment forme-t-on"...
4 charmants bambins( normal c'est les miens...;)) qui prennent leur récré en même temps que leur maman "instit-éducatrice", ça pertube quelque peu et quand je viens bloguer-blaguer je suis souvent distraite dans tous les sens du terme ...
bon maintenant petite pause musicale comme cahque début d'am...
oups j'oubliais:
bien évidemment je repose la question sieur Sibille:
comment forme-t-on les futurs enseignants pour la techno?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 septembre 2006

un titi canari à la broche j'ai jamais essayé...why not!
toutes mes plates excuses Monsieur Sibille , comme d'habitude je n'avais pas relu et vous savez ce que sont les femmes si elles arrivent à faire plusieurs chose à la fois elles perdent souvent le fil ...effectivement je voulais dire "comment forme-t-on"...
4 charmants bambins( normal c'est les miens...;)) qui prennent leur récré en même temps que leur maman "instit-éducatrice", ça pertube quelque peu et quand je viens bloguer-blaguer je suis souvent distraite dans tous les sens du terme ...
bon maintenant petite pause musicale comme cahque début d'am...
oups j'oubliais:
bien évidemment je repose la question sieur Sibille:
comment forme-t-on les futurs enseignants pour la techno?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 septembre 2006

un bug , toutes mes excuses pour le double post

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 septembre 2006

encore quelques minutes avant la sonnerie des cours, j'avais oublié de vous faire partager la pause musicale pour ceux qui apprécient: petit extrait
(...)
Each way I turn, I know Ill always try
To break this circle thats been placed around me
From time to time, I find Ive lost some need
That was urgent to myself, I do believe

Up, down, turn around
Please dont let me hit the ground
Tonight I think Ill walk alone
Ill find my soul as I go home
(...)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 septembre 2006

Méfiez-vous Pierre-Henri, quand vous prendrez la décision finale dans l'isoloir, de ne pas la confondre avec la Solution Finale.
Je vous ai retrouvé sur internet explorer alors que sur mozilla vous êtes censurés. Seriez vous tous des suppots de Bill Gates ou me trompé-je?
J'étais limite crise de manque mais je suis rassurée: pas de prof de latin ou de techno à l'horizon...
Pour les matières scientifiques les programmes se sont réduits comme peau de chagrin mais je trouve qu'on y croise moins de non-sens que dans les matières littéraires où, après avoir placé la charrue avant les boeufs, on laisse à présent la charrue seule dans le champ en s'étonnant qu'elle n'avance plus. Bientôt on atellera des boeufs derrière pour qu'elle recule.

Ecrit par : dobolino | 01 septembre 2006

Pas du tout incohérent, Pierre-Henri! J'ai dit que la formation encadrée était remplacée par une journée dans les écoles, ce qui aurait tendance à prouver que les budgets ne sont pas si pléthoriques que ça! Mais, encore une fois, la plus grande partie, (pour ne pas dire la totalité) de mes posts concernent le premier degré.
Je n'ai pas écouté Charmeux. A vrai dire, cela m'indiffère à peu près. Mais comment, avec la logique que vous développez quand à la crédibilité de quelqu'un, (en l'occurence l'importance de ses diplômes) accorder autant d'importance au propos de Rachel Boutonnet, simple instit devant l'éternel? Evelyne Charmeux est, il me semble, agrégée de grammaire, et vous vouez, à lire et écrire et à reconstruire l'école, une dévotion quasi-religieuse à ce di plôme, (à tort ou à raison, le problème n'est pas là!)

Ecrit par : christophe sibille | 01 septembre 2006

"Evelyne Charmeux est, il me semble, agrégée de grammaire"
LOL
j'avions cru comprendre que c'était une grande scientifique qui avait fait plein de recherche...

Bon mais si tu n'as pas écouté/lu Charmeux et les inepties qu'elle raconte ....

JPB a raison on lui donne trop d'importance à cette abrutie. Manque de pot le meirieu aussi lui donne trop d'importance... Cela prouve que c'est un gland lui aussi, comme moi :o))))

Ecrit par : toto | 01 septembre 2006

là j'insiste M'sieu Sibille! vous avez évincé la question...
je sais vous c'est la musique mais vous avez bien une petite idée, non?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 septembre 2006

Ce n'était point une attaque contre Titi, bien au contraire, il joue plutôt bien !
Serait-ce du New Order, Pat ? Attention, le fumet de la Nouvelle Droite vient chasser le curry sur ses terres.

Ecrit par : D'Enguell | 01 septembre 2006

bien sur !!!! vous avez reconnu "Temptation" 1987 album substance mais je ne dois pas vous l'apprendre car décidément nous avons les mêmes références mon cher D'Enguell

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 septembre 2006

Comme Agrégé de grammaire vous avez aussi François Bayrou. On peut être agrégé et désagrégé.
Quand je parle de mon diplôme, le commun des mortels l'associe à intelligence supérieure. Hors, nul besoin d'intelligence, il suffit d'être laborieux. J'ai croisé sur les bancs de mon école autant de c... que dans n'importe quel échantillon représentatif de la population française. Il est évident qu'une trop grande ouverture d'esprit est plus un handicap qu'un atout pour poursuivre des études. Il vaut mieux ne pas se poser trop de questions et recracher bien proprement. Et, quoiqu'en dise mon pôpa et son épouse, je suis bien convaincue qu'il en est de même dans les agreg de lettres ou sciences humaines.
Le même père qui disait à son plus jeune fils: " ne tente pas la Rue d'Ulm lettres car tu es trop original, tu échoueras...à la place il a fait l'école Polytechnique parce que avant d'être original en maths il faut un sacré niveau."

Ecrit par : dobolino | 01 septembre 2006

" On peut être agrégé et désagrégé." :o)))))

la charmeuse elle est lyophilisée :o)))))) "le gamin à lu All Black" tout seul, comme ça, le saint esprit lui a touché la tête et hop il s'est mis à lire,, mais qu'elle est conne ....

"Il vaut mieux ne pas se poser trop de questions et recracher bien proprement."
Et une semaine après le concour ils ont déjà tout oublié ce qu'ils ont mis 9 mois à apprendre par coeur :o)))))

Ecrit par : toto | 01 septembre 2006

9 mois toto tu rêves! pour certaines matières c'était une nuit la veille de l'exam, pour certains sous amphétamines (maxiton ça s'appelait). on était tellement entrainés qu'on savait tout par coeur en une nuit et pour quelques heures... J'exagère à peine. On dormait plus, on mangeait plus mais le reste de l'année on était plus cinéphiles qu'étudiants.
Pas en prépa, là je le reconnais l'enseignement était au top et su compris et digéré. Y'avait intérêt parce que c'était environ une tonne par semaine. donc pas pour le concours mais pour les exam de fin d'année une fois l'école intégrée. Les concours sont très sérieux mais je persiste: l'originalité n'y est pas privilégiée loin de là.

Ecrit par : dobolino | 01 septembre 2006

"9 mois toto tu rêves! " je parlais pour les études de médecine dernière année ;)

moi je connais le "modératon" :) (on avait un gus qui soi disant les récupérait avec juste le speed dedans...)
bon c'était n'importnawak comme défonce ...
tout le monde parle en même temps personne écoute .

Ecrit par : toto | 01 septembre 2006

eh eh (sardonique) toto j'ai pas fait médecine mais la croyance populaire veut que véto soit plus difficile car les animaux ne parlent pas... A ceci je réponds invariablement que ça leur évite de dire des conneries.
En parlant de bestioles pour le persan de l'immeuble il me faut plus de précisions pour savoir comment engager les manoeuvres d'approche.
J'écoute , Toto: leo et léa. Tu vois j'ai bien appris.

Ecrit par : dobolino | 01 septembre 2006

Heureusement qu'existe les crossing-over, les translocations et autres bizzareries macromoléculaires pour contrer par le hasard du réarrangement génétique les lignées d'êtres supérieurs, chère dobolino.
Pour ma part, je ne suis pas en peine d'hérédité, mais la souhaite versatile pour tous, et pour la redistribution des cartes.
Et c'est là que j'attends du système un accompagnement lointain et une détection précoce des talents.

Ecrit par : D'Enguell | 01 septembre 2006

qu'existent, bien sûr

Ecrit par : D'Enguell | 01 septembre 2006

Monsieur Brighelli, faites attention à l'émission de Bern - restez zen, pas d'excès! L'image... L'image... L'image... Non pas pour l'image, mais pour ne pas mettre à mal le propos. Bonne chance!

Ecrit par : Pendariès | 01 septembre 2006

Mon cher Penda, l'émission était enregistrée hier soir (passage probable mercredi prochain, sur la Deux, vers 22h30).
Restez zen ! J'aurais voulu vous y voir…
Et puis j'étais inestie d'une mission sacrée : ramener les deux oreilles (pas la queue, il en est d"pourvu) de Pierre Frackowiack.
Mission acccomplished, comme dit le Demeuré de Whashington.
L'émission était une Défense et Illustration de Guy Debord : la paillettes-philosophie. Il fallait gueuler plus fort que celui qui gueulait fort. Et ce, pendant une heure et demie. J'en suis sorti essorré. Vous me direz si j'ai été bon — ou, au moins, si quelque chose est passé. Toto, j'ai prononcé distinctement les mots sacrés Léo & Léa, en dénigrant toutes les autres méthodes.
C'est pour toutes ces excellentes raisons que j'ai laissé le Blog débloguer tout seul trois jours durant — la veille, j'étais sur i-télé, vers 18h15, à expliquer que l'affirmation du responsable du Syndicats des instituteurs selon laquelle il n'existe pas de méthode globale en France ni qui que ce soit qui l'utilise était une carabistouille majeure.
D'ailleurs, le Blog fonctionne très bien, quand on le laisse entre des mains expertes — les vôtres, ô mes féaux !
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 septembre 2006

Je ne pensais pas qu'il y avait de 'ros minets ici, ils veulent tous me croquer…bouuhhh….. et puis le Titi n'a pas compris le hell's : le lien entre le chien et le cadran solaire ? Faut m'expliquer là parce que je n'aime pas, mais alors pas du tout, ne pas comprendre et j'ai l'impression que tu me fais un reproche…bouuuhhh.
Depuis que je vous lis tous j'apprends plein de choses alors ? stp, dis moi…

Je voulais juste dire que le latin cela peut paraître difficile mais en se donnant du mal - il suffit d'être laborieux dit Dobolinette - la maîtrise de la langue ensuite permet de belles choses…et moi je l'ai joué "partisan du moindre effort" et pan sur le bec. Je ne pensais pas à notre cher Jean, en écrivant cette dernière phrase. Il ne faut pas toujours chercher à interpréter les mots utilisés par l'autre, tu sais…ce n'est pas bon.


Pour Toto
"Cela dit tu ne fais pas de faute, il faudrait que je t'étudie de plus près ;) "
Avec plaisir Toto ;-)

Je suis bien d'accord avec ta démonstration et j'affirme comme toi depuis longtemps l'importance de la méthode de lecture mais elle tombe avec mon cas...ou alors Nulla regula sine exceptione. (ça c'est ;-)) pour le hell's).
Je fais peu de fautes en effet (je ne saurais te dire quel était mon livre de lecture en cp mais une méthode syllabique c'est sûr) et cependant blocage total pour le latin. Alors ?

Ecrit par : Titi | 01 septembre 2006

Bon, je m'écoute le meilleur de Henry Mancini, et ça fait du bien. De la philosophie-paillettes. Question: est-ce que ca a été tourné avec les impératifs du direct, ou bien, vont-ils "monter" l'émission? On devine que vous êtes un sanguin. Suffit que le spectateur ne vous prenne pas (que) pour un toreador, justement. Mais nous verrons mercredi alors!

Alors c'était la rentrée des profs today! Ma voisine et moi avons entendu au moins une dizaine de fois: "il faut réfléchir sur", "à propos"... Et comme ma copine m'a écrit sur un bout de papier: "Un con qui marche ira toujours plus vite que 3 philosophes réfléchissant sur la façon de marcher"...

Ecrit par : Pendariès | 01 septembre 2006

"Il fallait gueuler plus fort que celui qui gueulait fort"(...)"J'en suis sorti essorré" là je retiens une boutade...
et bien, ça à du être quelque chose!!!
si je puis me permettre cher JPB c'est peut-être une bonne chose de lever un peu le ton, car pour l'émission de RFI d'un tout autre registre que celle de Bern, je n'en doute pas, Je vous ai trouvé un peu éteint... les vacances n'ont pas du être de tout repos...alors vivement mercredi night! que nous retrouvions du JPB comme on l'aime, qui "tape son poing sur la table"...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 septembre 2006

On attend avec impatience :)

Les zoreilles on va c'les faire au rhum, ok ! ;)

La prochaine fois, tu penses aux alphas/L&L; pour MS/GS (que je ne connais pas hélas, mais dont je suis sûr que c'est dans le bon sens).
Pour L&L; MSGS c'est tout nouveau . De cette année . C'est sur leur site.

Tu as embrassé Le bris pour moi ;) ?

Je voulais dire encore un truc important, je crois que c'est le Hell's ici le meilleur lecteur (?à vérifier?)

J'ai rien compris à l'histoire du chat ?

Ecrit par : toto | 01 septembre 2006

juste une histoire de poisson et de chat Toto...;)))

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 septembre 2006

Patricia, pour ma part, je ne suis pas sûr que "lever le ton", et nous savons à quel niveau JPB peut le monter (genre HiFi dernier cri), soit un bon moyen de se faire entendre d'un public à atteindre: c'est-à-dire: à lui faire comprendre les enjeux. Si c'est seulement pour convertir les convertis, qui prennent plaisir à voir écraser formidablement la tête de l'adversaire... M'sieur Brighelli le dit lui-même: Debord, le spectacle, il y aura du sang. Il a les oreilles de F. Bien. Ca mène où? Ce ne sont que quelques questions sur les moyens à employer ou pas. Qu'en pensez-vous ici?

Ecrit par : Pendariès | 01 septembre 2006

"Je fais peu de fautes en effet (je ne saurais te dire quel était mon livre de lecture en cp mais une méthode syllabique c'est sûr) et cependant blocage total pour le latin. Alors ?"

tu fais des fautes ? lesquels ? par fatigue? etc etc des fois c'est long et douloureux demande à ceux à qui j'ai expliqué
:( .
Maintenant peut être qu'il faut aussi connaitre la méthode de latin ;)

Ecrit par : toto | 01 septembre 2006

Voir cela en terme guerriers est, à mon avis, une erreur majeure; (je l'ai déjà dit ici). Comme de vouloir détruire les IUFM. C'est le meilleur moyen d'obtenir ce qui est en train de se passer, c'est à dire de détruire totalement la formation des enseignants. Non de la remplacer pas un maximum de cours de sciences de l'éducation, mais, pour des raisons économiques, pour en évacuer le maximum de cours tout court. Il me semble que ce n'est pas le combat, (j'emploie le mot à dessein) que mène Jean-Paul, avec son optique de "formation d'excellence". En voulant tout détruire, on remplacera par rien. Parce que c'est l'optique économique de nos politiques. Point. Ils se foutent de la formation des enseignants comme d'une guigne!
J'en profite pour répondre à Patricia, (avec le peu d'éléments dont je dispose, n'assistant pas au cours de mes collègues et, comme chacun sait, ce sont des personnes avant tout qui font passer un contenu, et non une idéologie quelle qu'elle soit). Les Pe1 préparent une épreuve optionnelle au concours, avec une partie "scientifique" et une partie pédagogique. Ils ont cinquante heures de formation pour ça. Les stagiaires, en deuxième année, s'ils n'ont pas présenté la discipline au concours, ont vingt-huit heures sur l'année; les formateurs travaillent évidemment autour des programmes, et, sur le site de Châteauroux, apparemment, beaucoup de manipulation et de réalisations concrètes par les stagiaires dans le but d'une utilisation assez directe en classe. La collègue est d'ailleurs une des plus "plébiscitée" par les professeurs stagiaires.

Ecrit par : christophe sibille | 01 septembre 2006

J'aimerais que Pierre-Henri m'explique concrètement ce qui, à ses yeux, correspond à un tel gaspillage dans les IUFM. Sont-ce des dépenses de personnel, de fonctionnement?

Ecrit par : christophe sibille | 01 septembre 2006

Pendariès a raison, épuisante la rentrée des enseignants, aussi bien la réunion des directeurs avec Môssieur l'Inspecteur que celle à l'école avec les collègues, enfin celles qui étaient là (si on est à mi-temps on ne fait pas non plus la totalité de la pré rentrée... Deux jours pour nous). Je n'ai même pas envie d'en parler. Juste une question : si j'écris un truc sur les collègues pas consciencieux, je vais me faire taper ou pas ? Vous me dites avant, parce que je n'ai vraiment pas envie de me faire taper...

Ecrit par : catmano | 01 septembre 2006

Pout Titi, je le redis, il n'y avait pas de "lotion gentiment capillaire", cave CANEM ≠ ultima ne CAT, c'est tout et c'est presque nul, mais sans moquerie sur une difficulté d'apprentissage passagère.
Et puis retomber sur un amour d'enfance, ça doit perturber un peu.
Et comme vous êtes comme une petite famille, maintenant, je m'intéresse à ce que vous dîtes, et à la logique des choses.

Et forza JPb !

Ecrit par : D'Enguell | 01 septembre 2006

Dobolino, les programmes de lettres au lycée relèvent du zéro absolu. On a fait une sorte de collage de tout ce qu'on trouve de pire à l'université comme théories tordues et/ou incompréhensibles et on les refile aux élèves en prenant de grands airs inspirés. On fait passer pour de la recherche de pointe un ramassis de carabistouilles, d'ailleurs minoritaires, qui font rigoler les chercheurs dignes de ce nom depuis au moins trente ans.

Concernant les diplômes, attention de ne pas confondre le nécessaire et le suffisant. Le diplôme prouve qu'on a acquis un minimum de connaissances académiques, à charge pour le candidat de les exploiter ou non. S'en prendre à l'agreg sous prétexte qu'elle ne récompense pas la créativité, c'est un faux procès. L'agreg certifie un certain niveau académique ; la créativité, c'est vous qui l'apportez après. Et puis, d'ailleurs, sur quels critères un tant soit peu objectifs voudriez-vous évaluer la créativité d'un candidat ? Si ce dernier fait un collier de nouilles au lieu d'une dissertation, il faudrait s'esbaudir sur son génie inventif ?

Encore une fois, je ne plaide pas contre la créativité. Je dis juste que ce n'est pas le rôle d'un concours académique. D'ailleurs, la créativité certifiée par l'institution, personnellement, j'ai du mal à y croire. L'art d'Etat ne vaut pas tripette, en général.

De plus, la créativité notée, évaluée, rémunérée, entrant dans un plan de carrière ? Ce serait d'un désespérant ! Marrant comme des gens de gauche peuvent avoir, finalement, une mentalité d'installés, un discours de "bourgeois" au sens flaubertien. On veut être créatif, artiste, rebelle ... mais avec la sécurité de l'emploi et le soutien de l'Institution, au cas où.

Ecrit par : Pierre-Henri | 01 septembre 2006

Pierre-Henri, pourriez-vous nous donner, ou seulement le faire pour moi, des thèmes de recherche actuels d'enseignants-chercheurs en Lettres-Littérature ?
(Je vous précise que c'est une question sérieuse, à tout le moins pour moi).

Ecrit par : D'Enguell | 01 septembre 2006

Je suis devenu enseignant par conscience politique.
Grand glandeur devant l'éternel dès la 6è (avant, tout allait bien 7,5 de moyenne sur 10), je me fis virer de 3 collèges ( La Mosson; Les Aiguerelles; La croix d'argent à Montpellier) pour comportement anormal et résultats médiocres(2 de moyenne sur 20 avec des profs qui surnotaient). Divorce de mes parents dans les dents, je devins un CAS! Le dernier proviseur que je vis dit à ma mère sans s'étouffer:"Madame mettez-le à la rue! Mon frère est parti en Algérie jadis, et revint avec l'envie de réussir. Il obtint son BAC! Faites pareil!"
Les lycées pro ne me voulaient pas ("Que voulez-vous que nous en fassions?"). Alors ma pauvre mère emprunta à la banque et m'inscrivit à Jacques Coeur dès la 3è, lycée privé à 100%, toujours à MTP. Je finis par avoir mon BAC sans avoir redoublé d'autres classes que la 6è et la 4è dans le public. 12 par classe, boîte à BAC. Puis la Fac Paul Valéry, la licence et hop le concours en Essonne...parce qu'à Montpellier c'est plus dur et encore plus idiot!
Bref, nous avons tous un compte à régler avec le métier que nous choisissons dit Cyrulnik. Eh oui. J'aurais aimé avoir un Monsieur Jean parce que raconté ainsi ça peut sembler drôle, mais vécu, ce fut 10 ans pour rattraper le retard...A suer, à bosser pour passer de celui qu'on envoyait en CPPN (Equivalent SEGPA) à l'instit d'aujourd'hui. Pardon pour les sensibles, PE. Mais je déteste PE. Et mes efforts sont encore insuffisants. Il y a 30 ans je n'aurais jamais été instit parce que culturellement, je ne vaux pas tripette. Mais j'ai la volonté et surtout le désir de ne pas rester "inculte". Les guillemets parce que lorsque je vois les PE modernes, encore aujourd'hui jour de pré rentrée, je ris; tant ces crétins ont la trouille d'enseigner, la trouille tout court de beaucoup trop de choses...
Je n'en veux pas aux profs ni à l'école. C'est ma vie, ce fut mes soucis personne ne pouvait grand chose sauf moi.
Mais aujourd'hui, quel gâchis de voir cette école qui renie l'effort. Qui se couche devant des volontés économiques absurdes qui nous mènent sinon à la guerre civile, en tout cas vers le fascisme tendance 1984.
Voilà, j'aime l'école parce qu'à travers elle, j'ai appris l'effort.

Ecrit par : Combemale | 01 septembre 2006

Ouille, vaste question, vaste question D'Enguell.

- Traditionnellement, les études littéraires à l'université sont séparées en différentes périodes : Moyen-Age*, 16ème, 17, 18, 19, 20ème siècles... auxquels on peut ajouter la littérature francophone.

- Croisez avec ça les différents genres : poésie, roman, essai, théâtre, etc.

- Rajoutez là-dessus les différences méthodologiques : critique génétique, stylistique, formaliste, socio-critique, psychocritique, critique thématique, histoire littéraire, mythocritique et plein d'autres... vous obtenez un écheveau difficile à démêler en peu de mots.

Ce mélange nous dessert beaucoup, puisqu'on range ensemble des gens qui n'ont, finalement, pas grand chose en commun. Un psychocritique cherchera le nombre de pénis dissimulés dans l'oeuvre de Proust (une forme oblongue ? métaphore sexuelle, évidemment, et sans aucun doute castratrice) ; un stylisticien vous expliquera que Saint-John Perse était génial parce que le coefficient d'adjectifs par rapport aux adverbes dans ses poèmes est égal à la racine carrée du taux médian du nombre de syllabes dans les premiers mots de chaque ligne ; un sociocritique évoquera les yeux baignés de larmes la jeunesse malheureuse de tel auteur exploité mais qui a su secouer les chaînes de son aliénation.... et je pourrais continuer longtemps.

Blague à part, depuis les années 90, on revient à des choses moins "avant-gardistes" et plus concrètes. L'histoire littéraire revient à la mode, c'est-à-dire situer une oeuvre par rapport à son époque.

La critique thématique marche toujours aussi bien : il s'agit de dégager des faisceaux de signification dans les oeuvres, de montrer une architecture qui n'était pas forcément visible au premier coup d'oeil. Par exemple, si je m'intéresse à la nature dans l'oeuvre de Césaire, j'essaie de détailler les différentes significations qui s'attachent à ce thème dans les poèmes.

Quoi qu'il en soit, les choses sont finalement assez simples : les bons chercheurs sont ceux qui évitent de se faire mousser à grands coups de charabia et qui sont intéressants à lire. Ils sont plus nombreux qu'on ne le pense, mais ils sont aussi les plus discrets. Le système actuel, hélas, a tendance à mettre sur le même plan les blablateux et les tout meilleurs. De plus, les conditions de travail à l'université sont effroyables et les recherches en humanités sur la voie de l'extinction ; la misère est aussi une grande égalisatrice.

Allez, pour le plaisir, le site de Jean-Michel Maulpoix, chercheur à Paris-X : http://www.maulpoix.net/

Et oui, il est A LA FOIS normalien, docteur, agrégé, universitaire et poète. Comme quoi, il n'y a pas d'incompatibilité entre créativité et savoirs encyclopédiques.

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* Les lettres "modernes" commencent là où le latin finit.

Ecrit par : Pierre-Henri | 01 septembre 2006

Merci D'Enguell pour l'explication...pas mon truc ces jeux de mots là. ;o Pas bon le Titi mais j'essaie de progresser moi aussi... je relève dans les commentaires des uns et des autres les recommandations de lecture, les mots que je ne connais pas et je lis et je vais voir la définition dans le dictionnaire.
Voilà, j'aime l'école parce qu'(à travers) elle (j'ai) m'a appris l'effort.

Ecrit par : Titi | 01 septembre 2006

Merci Pierre-Henri, pour votre réponse très claire et votre lien bien intéressant. Je me permets donc, si l'auteur me le permet après coup de reproduire ceci :
"Le bleu ne fait pas de bruit. C'est une couleur timide, sans arrière-pensée, présage ni projet, qui ne se jette pas brusquement sur le regard comme le jaune ou le rouge, mais qui l'attire à soi, l'apprivoise peu à peu, le laisse venir sans le presser, de sorte qu'en elle il s'enfonce et se noie sans se rendre compte de rien." J.-M.Maulpoix
Et merci à Combemale et à Titi pour votre pardon ;)

Ecrit par : D'Enguell | 01 septembre 2006

Allez, une dernière pour la route, Toto...

C'est gentil de penser à moi pour meilleur lecteur, mais c'est pas le silence des agneaux, ici, au contraire ! :))))))))

Ecrit par : D'Enguell | 01 septembre 2006

Quel plaisir de vous lire Pierre-Henri, très sincèrement vous manquiez à ce blog ces derniers temps mais pour y revenir dans une magnifique forme!

Merci D'Enguell la poésie de la citation amène des couleurs à la nuit... une touche de bleu un soupçon de jaune et voilà un vert flamboyant...

Monsieur Sibille votre réponse ne me sastifait point pleinement mais je vous en excuse compte tenu du fait qu'elle portait sur un domaine qui n'est pas votre spécialité...

Nous allons donc continuer à démonter pièce par pièce le vélo au milieu du salon ( au passage clin d'oeil et sourire à un lecteur silencieux et assidu de ce blog) et je tremble pour les séquences suivantes , pourvu qu'il n'y ait pas de questions portant sur la robinetterie... ou les fonctionnements d'appareils ménagers, on a déjà donné avec le robot de cuisine....

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 septembre 2006

J'ai toujours été là, mais le refus de modérer ce blog (décision de JPB que je ne m'explique pas) le transforme de temps à autre en véritable cloaque. Il y a certaines choses avec lesquelles je ne veux pas m'associer. J'ai répondu à Christophe parce que, en dépit de nos différents politiques et autres, il demeure un interlocuteur digne. A d'autres moments, le blog dérape dans le n'importe quoi carrément odieux, et là je décroche.

Ecrit par : Pierre-Henri | 01 septembre 2006

"Nos différends", avec un "D". C'était un petit test orthographique destiné à éprouver votre attention, cela va de soi.

Ecrit par : Pierre-Henri | 01 septembre 2006

À cette heure tardive ,bienqu'il soit encore tôt pour les insomniaques,ce dernier trait d'humour amène le sourire...mais vous êtes aussi tellement différents...
très facile mais je n'ai pas pu m'en empêcher...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 septembre 2006

Noblesse oblige... ;)

Ecrit par : D'Enguell | 01 septembre 2006

Pour ne plus penser à cet emploi du temps pourri qui va me faire perdre tant d'heures toute l'année, un petit mot qui ira de la nostalgie au latin en passant par les délires pédagogistes.
Gamine lectrice, rêveuse et affreusement distraite, j'arrivais chez l'épicier en ayant oublié ce que je venais y chercher. Latin dès la 6°, leçons, mémoire, logique, déduction; malgré une peau de vache de prof, j'ai adoré. Le latin m'a mis la tête en ordre sans endommager mon imagination.
Matière reine des pédagogues jésuites, le latin sert à tout: lire très exactement ce qui est écrit, formuler des hypothèses, mais plausibles, suivre le fil complexe d'un raisonnement, choisir les mots français, parfois très éloignés, qui traduiront la pensée. Et puis tous ces personnages: Mucius Scaevola, mieux que Rambo, Clélia, la Lara Croft des Romains, Régulus pour le frisson gore... Plus tard les vrais écrivains qui donnent de la peine et le bonheur de sortir victorieux du labyrinthe de leurs phrases à 12 lignes.
J'ai enseigné le latin avec bonheur, moins peau de vache mais exigeante, même en ZEP (mais les instits communistes nous envoyaient des élèves qui savaient lire avec un bon petit bagage de grammaire). Ils n'étaient pas malheureux, les gamins, ils ne le sont toujours pas, parfois même, ils continuent en seconde.
Messieurs les pédagogistes qui nous avaient laissés en paix se sont avisés qu'on ne pouvait continuer à enseigner comme autrefois, même si ça fonctionne. Il faut être MODERNE . Une leçon, des exercices et une petite version que l'élève réussit tout seul? Ringard et démodé.
Les programmes de 1997 ont décidé que le latiniste construirait lui aussi son savoir. Plus de petites versions rigolotes: Kevin est plongé d'un coup dans Pline le Jeune ou Suétone. Certes il n'y comprend rien mais il est prié de s'acharner à découvrir tout seul par l'observation l'ensemble de la grammaire latine, dont on veut bien lui donner- ensuite seulement- quelques bribes. Cela l'amuse une semaine et le dégoûte rapidement. Rutilant de belles images, le maigre manuel contient très peu d'exercices et avance à pas de cyclope:en fin de 5°, il aborde la conjugaison passive latine alors qu'en français, les 3° ne savent même pas ce que c'est.

Ces programmes, outre qu'ils plongent les enfants dans une confusion décourageante, trahissent l'essence même du latin, c'est à dire sa rigueur, en poussant l'élève à bidouiller, à avancer n'importe quelle hypothèse absurde. (Mon père, qui ne savait pas le latin traduisait plaisamment le "Asperges me Domine" de la messe par "Les asperges me dominent"; l'inspecteur trouverait ça très positif aujourd'hui!)
Bref on écoeure rapidement des candidats encore très nombreux à vouloir tâter du latin.
Moi j'ai récupéré des kilos de manuels anciens-programmes qui partaient à la décharge et nous travaillons, non pas avec de "vieilles méthodes" mais avec les seules méthodes possibles: petite leçon en long et en large, bien sue, bien rodée (bonnes notes à qui en veut), exercices abordables, beaucoup de ces anecdotes et légendes que les Romains adoraient (people, déjà) et que les élèves traduisent tout seuls.
Et la civilisation avec des dessins et des films: le vin romain, la construction des ponts, la mode, les écoles d'éloquence, les croustillantes moeurs romaines qui font rougir les gros malins qui demandaient des détails...En fin de 3°, ils ont tous progressé en lecture (eh oui, à une lettre près, le sens change, donc on est syllabique en latin!), grammaire, étymologie (ça sert même pour l'anglais, m'dame), logique, logique, logique.
Après la 3°, quelques-uns continuent et ils y arrivent très bien tant les profs sont contents d'en voir qui ont des bases de grammaire solides comme le Capitole.

On a peu parlé de cette réforme absurde et destructrice, qui pourtant illustre à merveille la sottise pédago: on réforme pour réformer, pour faire moderne parce que ce qui est vieux est forcément mauvais, bourgeois, ça stérilise la créativité (arrêtez-moi si je me trompe mais Rimbaud et Baudelaire n'étaient-ils pas lauréats en composition et vers latins?)

Cette année, je vais continuer avec 44 latinistes de 4°; il y aura beaucoup de leçons à savoir impeccablement mais on ira à Rome en avril; "c'est vraiment là qu'il est mort, César, m'dame?". Et il leur restera pour la vie un petit bagage, un peu de l'héritage culturel de la vieille Europe qu'il se seront approprié.

PS pour ceux qui voudraient se lancer ou aider leurs apprenants, les vieux Magnard d'avant 97 sont fort bien faits et l'éditeur, finaud, les a gardés à son catalogue. Boscherus Sempervirens ?

Ecrit par : Cunégonde | 01 septembre 2006

Merci Cunégonde, je désespérai de pouvoir trouver un jour ces chers vieux manuels de Latin de chez Magnard...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 septembre 2006

Effectivement, bonne remarque, Patricia; cette coquille était-elle un lapsus calami?
Non, je plaisante. Merci de cette reconnaissance, Pierre-Henri. Et, soyez-en assuré, les jérémiades ne sont pas mon fort!
Bonne nuit à tous!
J'ai fait ce que j'ai pu, Patricia. Mais à quelle question plus précise auriez-vous souhaité une réponse, (si je peux!)
Le coup du test, Pierre-Henri, je le fais souvent en cours à l'IUFM! Comme quoi on peut être suspecté d'adhérer à des doctrines pédagogiques totalitaires, et pratiquer les bons vieux trucs!
Tiens, dernière question à vous, Pierre-Henri; avez-vous lu un livre de Nicolas Lecaussin, qui s'intitule: "cet état qui tue la France?"

Ecrit par : christophe sibille | 01 septembre 2006

Mais vous m'avez répondu Sieur Sibille.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 02 septembre 2006

je découvre ce blog. Il est beaucoup question de souvenirs d'école. Les miens sont loins...les années soixante où l'on t'obligeait à utiliser la main droite plutôt que la gauche. Où un instit pervère de tripotait derrière son bureau et qu'à l'époque ça ne se dénonçait pas aussi facilement que maintenant parceque c'était la honte à la maison! on ne pouvait imaginer que l'enseignant avec tout ce que ça comportait comme référence ait pu être capable d'une telle saloperie! heureusement il y a la psy, n'en déplaise à certains... et la psy c'est utile aussi qu'on on enseigne à des jeunes gens en grande détresse...Moi, avant d'enseigner, j'ai quitté les bancs de l'école et j'ai bossé plus de dix ans dans le social, le culturel... Bref, ce qu'on appelle encore maisons des jeunes et de la culture, maisons pour tous. Puis, lasse d'être corvéable à merci (les heures ne se comptaient plus), j'ai postulé comme prof de vie sociale et professionnelle et je me suis retrouvée en lycée professionnel pour remplacer une femme partie pour dépression nerveuse...Heureusement que j'avais mon bagage de travail en prévention toxicomanie avec moi parce que je serais partie en courant!!! je me suis dit que je ne pourrais pas continuer ainsi. Une telle institution où l'adulte n'a jamais quitté les bancs de l'école et tremble devant l'autorité, n'ose pas non plus pour certains poser son autorité (ça ne s'improvise pas!!!)... et puis, au fil du temps, je m'y suis faite, j'y ai pris goût parce que j'ai aussi travaillé avec des équipes formidables en lycées pro où l'on pense d'abord à la réussite des élèves plutôt qu'à notre petit confort perso. Aujourd'hui, à titre indicatif, je travaille en segpa (le dernier maillon faible, ceux qu'on risque d'envoyer dans le mur parceque ces structures sont appelées à disparaitre et que la société ne sait plus qu'en faire. Aujourd'hui, premier septembre, comme chaque jour de rentrée depuis que j'enseigne (1989), il y en a toujours pour pleurer sur leur emploi du temps : pittoyable!

Ecrit par : kiwi | 02 septembre 2006

Au secours, Toto. Je voulais profiter du samedi matin pour écouter le duel Charmeux -Boutonnet de jeudi sur France Inter ; j'ai utilisé ton lien, j'ai cliqué écouter l'émission. Ils m'ont demandé de l'enregistrer, j'ai obéi... Et maintenant ils me disent que Windows ne peut pas ouvrir le fichier... Comment fait-on ???? En plus, je ne sais même pas où ça c'est enregistré dans cette fichue machine...

La fin des "Arts visuels en maternelle" :
- Grande Section :
1) Matériel :
Comme en Moyenne Section, on peut ajouter de la laine, du fil à broder, de la toile de jute, des aiguilles à bout rond...

2) Activités :
• Ateliers libres / s’exercer :
Si les enfants n’ont jamais fonctionné de cette façon, prévoir un temps d’adaptation (voir Moyenne Section).
Le rythme de ces ateliers, quotidiens jusque là, sera abandonné ; les élèves de Grande Section qui resteront beaucoup plus longtemps sur ce type d’activités se satisferont bien mieux d’une seule séquence longue, une heure ou plus, installation et rangement compris, que de quatre ou cinq petites séances de trente à quarante-cinq minutes. Par ailleurs, que je sache, nous ne destinons pas tous nos élèves à l’école des Beaux Arts et aux professions qui en découlent et si expression et créativité sont nécessaires au bon équilibre psychologique, ce ne seront quand même pas les seuls moyens de leur réussite et de leur épanouissement scolaire élémentaire et secondaire...
Donc, chaque semaine, à jour fixe, les enfants installeront les quatre à cinq ateliers, dont un « Techniques » animé par l’enseignante, qui commencera après les vacances de Toussaint dans les classes où les enfants travaillent pour la première fois de cette façon. Si la maîtresse bénéficie d’une ATSEM à plein temps, celle-ci aidera les plus maladroits à essuyer leurs pinceaux, à découper proprement, à coller bord à bord leurs petits bouts de papier et « encouragera » les plus « rapides » à persévérer... Le « démontage » de l’atelier sera effectué par les enfants sous le contrôle des adultes, les élèves de Grande Section continuant bien sûr à laver et ranger le matériel, comme leurs petits camarades plus jeunes.
Au bout de quatre à cinq semaines, grâce au système des ateliers tournants (voir Petite et Moyenne Section, dans mes classes pour éviter les « associations fatales », je constitue en début d’année les groupes, mélangeant filles et garçons, calmes et « terribles » et les enfants, sauf cas exceptionnel, restent dans le même groupe toute l’année et participent en groupes aux activités d’Arts visuels, d’EPS et à certaines activités de Français et de Découverte du monde), chaque groupe aura participé à chacun des ateliers proposés, un bilan sera effectué : exposition des œuvres, commentaires, encouragements et, hélas, remontrances... si le besoin s’en fait sentir.
Tout au cours de l’année, la maîtresse proposera une gamme variée de matériaux, seules les actions (peindre, découper, coller à plat et en volume, modeler) resteront les mêmes. Elle observera les transferts de compétences, les sollicitera au besoin.
De temps en temps, de préférence après l’apprentissage de la technique, on pourra montrer aux élèves des « Œuvres » de grands artistes qui resteront maintenant affichées dans la classe afin que les enfants puissent s’y référer s’ils le souhaitent.

• Grands Projets :
Ces ateliers libres pourront à un moment précis de l’année être remplacés par la réalisation d’un projet (décors de spectacle, fête de Carnaval, illustration d’un album par exemple) auquel les élèves seront réellement associés. On pourra décider d’y faire participer des parents volontaires et/ou des professionnels. Les adultes devront alors se concerter afin que les « objectifs » et les « méthodes » soient communs.
Si, très exceptionnellement, les horaires de ce projet devaient déborder du cadre fixé aux activités d’Arts visuels, ceci devrait être expliqué aux enfants et il faudrait leur annoncer que ce dépassement serait pris en compte dans les semaines à venir afin que l’on puisse « donner à Paul tout ce dont il a besoin pour être plus tard tout ce qu’il peut être » (Si apprendre à créer et à s’exprimer par le moyen des Arts visuels peut aider Paul à mieux écrire, tant au point de vue manuel que pour l’expression écrite, cela n’empêche pas qu’il a quand même besoin que son enseignant consacre une part importante du temps scolaire à des exercices ciblés de français, de mathématiques, de découverte du monde afin qu’il dispose de toutes les connaissances nécessaires à la destinée qu’il se choisira...).

Ecrit par : catmano | 02 septembre 2006

salut kiwi! Bonne rentrée!
Pierre-Henri, je ne parlais pas de créativité mais d'originalité! Nuance!
Peut-on dans une dissert d'histoire ou de littérature défendre avec savoir et élégance un point de vue non consensuel même à l'agrégation? J'en doute... Voire, selon le directeur de thèse, dans une thèse de doctorat? Ca doit être une sacrée bataille .

Ecrit par : dobolino | 02 septembre 2006

Les théories que vous citez Pierre-Henri sont vieilles et par trop françaises - c'est le défaut de l'Université cocorico actuelle: gloser la glose, ne pas sortir du déjà-vu (Freud dans les livres...), et apprécier le passé pseudo-glorieux d'une intelligence française que plus personne n'écoute et dont tout le monde, ailleurs, se fout (rencensons les intellectuels français dont la pensée rayonne mondialement...) - s'en tenir à ce qui a 50, 30, 20 ans (les cours de littératures contemporaines se comptent sur les doigts de mon pied droit - et ils sont souvent plus l'occasion d'un "whouaou c'est formidable l'auto-fiction et le moi-et-mon-cul qui révèle l'humain" qu'une véritable analyse - qui, encore plus souvent, n'est que thématique - bof, les tiroirs... les cases... le pseudo-cartésianisme... l'absence de passerelles... ou le "scientifisme": le mal de l'enseignement de la littérature à l'Université est apparu le jour où on a fait passer celle-là pour une science - ce qui est risible et lamentable. Regardez, un simple exemple, ils ont calqué la durée de la thèse "sciences" humaines, langues, lettres, sur celle des facs de physiques, biologie, etc.: 3 ans.).
La France est ennuyeuse: il faut avoir la curiosité de feuilleter les revues étrangères, de découvrir ce qui se passe dans les facultés du Québec, par exemple, ou ailleurs encore en Europe de l'Est (ils inventent, ils cherchent, ils provoquent, ils perpétuent, ils se trompent, ils cassent, ils pensent), pour se rendre compte que nous ne sommes pas grand chose: Analyses contemporaines de pointe sans le sabir des neuneux, des scrogneugneux, des pédants, mais aussi des antiquaires.

Ecrit par : Pendariès | 02 septembre 2006

Dobolino, pour ma recherche universitaire, j'ai toujours pris le parti de ne pas bosser sur les "classiques" (vous savez le énième mémoire, la énième thèse sur Balzac, Proust, Baudelaire, etc.). Ca me permet, quand il n'y a rien, ou pas grand chose, de créer mes outils d'analyse, de ne pas angoisser à l'idée de ne faire que reprendre ce qui a été écrit. Mais bon, hein, la Fac est un musée français, pas anglais. Voyez-vous la différence entre le Tate et le Louvre, par exemple?

Ecrit par : Pendariès | 02 septembre 2006

merci Cunégonde de nous avoir répondu sur l'enseignement du latin. C'est bien ce que je pensais et ça me désespère que , à part avec quelques originaux dans votre genre, plus aucun ado ne puisse jouir par la version latine. C'était le pied!
Je trouve aussi que il n'y a pas assez d'exos dans les livres actuels. Ne cherche-t-on pas tout simplement à supprimer l'enseignement du latin au collège par raison économique?

Ecrit par : dobolino | 02 septembre 2006

Mon pauvre Pendariès, mon inculture ne me permet même pas de faire la différence entre des vessies et des lanternes... alors entre le Tate et le Louvre ...
Moi aussi j'ai fait une thèse: Gestion zootechnique en élevage caprin. J'y ai au moins appris à faire la différence entre PDIN et PDIE...Thèse de terrain avec suivi de trois troupeaux pendant deux ans: tous les km à mes frais. Et tapée à la machine avec deux doigts!
Maintenant les thèses véto c'est souvent du copié-collé et je crois que ce ne sont malheureusement pas les seules à être ainsi construites. Je ne ris pas quand je dis qu'ils ne savent plus faire un plan, rédiger introduction et conclusion. Au point que les écoles véto sont obligées de les garder un an de plus pour faire leur thèse que bon nombre sont incapables de rédiger seuls en travaillant à côté. C'est désolant et je ne crois pas que ce soit parce qu'ils sont plus limités que nous ne l'étions. Les limites sont celles que l'enseignement actuel leur impose. La charrue avant les boeufs du genre exposés à l'école primaire... Quand en classe de seconde, un élève fait trois dissert dans l'année dont une avec plan IMPOSE et deux avec plan inclus dans l'énoncé du sujet, interdiction d'utiliser pour appuyer ses dires des textes ou auteurs non étudiés en classe, faut pas s'étonner si 8 ans plus tard il ne sait pas rédiger sa thèse. Je me demande comment les malheureux profs de prépa font pour gérer ces élèves non formés et déformés?

Ecrit par : dobolino | 02 septembre 2006

bonjour Catmano , dobolino et les autres...
ouf grand soleil en ce moment sur la région parisienne ...un petit air du sud...
comme il faut appeler un chat un chat, il faut dénoncer haut et fort ces économies bouts de chandelle que l'on nous impose dans tous les domaines et bien sûr celui de l'éducation car là, on sabre!

Pour une fois je vais être d'accord sur un point avec Pendariès ... oups je dors vraiment pas assez en ce moment... "La France est ennuyeuse" et je crois qu'on peut apprécier, pour vous citer ,à contrario, "le passé pseudo glorieux d'une intelligence française" le hic c'est qu'elle appartienne au passé, mais comment jouïr ( et oui Jean Paul on peut jouïr...;)) du rayonnement d'une nouvelle intelligence française si on continue à réduire à peau de chagrin les contenus des enseignements? l'intelligence ne se nourrit-elle pas , entre autre, de spiritualité au sens humour ? et sans culture quid de la spiritualité ?

bon je retourne au fond de la classe... voir si les copains sont arrivés...j'ai apporté le p'tit déj pour eux

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 02 septembre 2006

Dobolino, au doctorat, l'originalité est appréciée. En théorie (je dis en théorie) elle est même nécessaire, puisqu'une thèse doit explorer un sujet inédit. Cela dit, il faut distinguer le doctorat lui-même et l'obtention d'un poste (publications, lettres de recommendation, passage au CNU, etc...). Il est bon de faire une thèse originale mais, pour la carrière, mieux vaut mettre ses pieds dans les bonnes traces. Quadrature du cercle : être suffisamment original pour que votre travail marque d'un point de vue intellectuel, mais pas au point d'effaroucher les commissions bureaucratiques de recrutement*. Dans le domaine, nous sommes tous condamnés à la navigation à vue. Ce que j'essayais de dire, de toutes manières, c'est que l'originalité n'est pas du tout incompatible avec la rigueur requise par les exercices universitaires.

Je suis sidéré d'être plus ou moins d'accord avec vous, Pendariès. La recherche française, globalement**, est poussive. Je ne sais pas si vous avez la même impression, mais les universitaires me font parfois penser aux aristocrates sous Louis XVI : obnubilés par des questions de bienséance, chacun défendant son privilège personnel, son propre poste, son labo, sa commission, son minuscule pré-carré disciplinaire... sans voir que leurs palais, finalement, sont en ruine.

L'université a perdu tout contact avec le monde extérieur, beaucoup de chercheurs se fichent que leurs travaux soient accessibles à un public cultivé de non-spécialistes. Ce qui compte, c'est utiliser le bon jargon pour séduire, au bon moment, la clientèle adéquate qui vous permettra d'obtenir le poste désiré. A une époque, il fallait être sartrien pour être embauché, puis barthien... Aujourd'hui, il est impératif de mettre "cognitif" quelque part dans son charabia si on veut obtenir un budget. L'obsession scientiste entre aussi dans ce cadre. Il faut mettre le mot "science" partout, sinon personne ne vous prend au sérieux. Le mot "science" flatte les gogos, semble-t-il.

C'est de la recherche fast-food, identifiable en quelques mots clefs - peu importe leur sens - destinés à identifier le plus vite possible le bon réseau de clientèle. Une oeuvre qui s'étendrait sur des décennies entières, comme celles de Lévi-Strauss, Duby ou Bonnefoy, me semble à présent difficile à concevoir.

Dire que la recherche étrangère, en dépit de quelques excès, est souvent plus intéressante, vous brisez un sacré tabou, Pendariès. Celui du mythe de la supériorité culturelle parisienne, assurée de toute éternité et jusqu'à la fin des temps. L'an dernier, j'ai cherché du travail au Canada (sans succès, hélas), j'aurais pu aussi bien dire que j'allais me faire gardien de rennes dans la Taïga. L'intégralité de la culture mondiale est concentrée dans trois ou quatre rues de notre capitale, la quasi totalité des chercheurs français en est convaincue. Combien enseignent en province, mais vivent en fait à Paris ?

Je vais probablement me faire incendier, mais j'admire énormément les grandes universités nord-américaines. Non que je sois particulièrement libéral, mais elles font preuve d'un dynamisme scientifique, culturel, artistique, d'une diversité géographique et philosophique qui devrait nous faire honte. De la catho Notre Dame à la sudiste Duke, de l'ultra-élitiste Yale aux gauchistes Berkeley ou Madison, de l'ensoleillée Stanford à la glaciale Dartmouth, de la minuscule Princeton (7000 étudiants) à l'immense University of Toronto (60 000 étudiants)... il y a tout une diversité, un bouillonnement qui nous sont totalement étrangers. La domination anglo-saxonne sur le monde est D'ABORD une domination universitaire, tout le reste découle de ça.

A côté de ça, en dépit de quelques bons groupes de recherche, l'université française est grise, sale, délabrée, ennuyeuse, jargonneuse, déprimante à en mourir. Trouver le moindre bouquin dans une bibliothèque vous transforme en héros de Kafka***. Et pourtant, en dépit de sa ruine visible, elle reste d'une arrogance à toutes épreuves vis-à-vis de tout ce qui lui est étranger. ô mystères de l'âme française !

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* Il y a deux pouvoirs à l'université, le pouvoir intellectuel (qualité des travaux) et le pouvoir administratif. En général, les deux sont mutuellement exclusifs : les chercheurs qui cherchent et ceux qui courent les responsabilités sont rarement les mêmes. Cruel dilemme : soit vous progressez dans vos recherches, mais vous manquez de crédits ; soit vous accumulez les tâches administratives, et alors vous n'avez plus le temps de faire de la recherche.

** Je dis bien "globalement", il reste de captivants intellectuels ici et là, tout de même.

*** Je ne résiste pas au plaisir de vous présenter ce que j'ai lu sur les murs de la Bibliothèque universitaire de Strasbourg (deuxième bibliothèque du pays, qui dessert l'une des 100 meilleures universités du monde. Elle dispose de quatre fois moins de volumes que l'université de l'Illinois, et il faut parfois attendre trois heures pour un bouquin) :

"La BNU fait depuis quelques semaines l'objet de larcins tant pour les barres de savon sur les distributeurs que pour les rouleaux de papier hygiénique. En attendant de trouver un moyen de sécuriser les appareils de distribution, nous vous prions de nous excuser si l'approvisionnement n'est pas effectué de façon régulière".

Les américains ont des prix Nobel, nous on a des voleurs de savonnettes. Comme dit Thierry Breton, tous les voyants sont au vert.

Ecrit par : Pierre-Henri | 02 septembre 2006

D'accord avec vous. Mais n'oublions pas aussi quand même les réseaux, les modes: quels grands écrivains avons-nous d'après certains? Pas des écrivains de style, mais de "concepts": Houellebecq, Darrieusecq (? je ne sais pas écrire son nom désolé), Angot, Viel, etc. Avec des réseaux: d'édition, de radio, de revue (Les Inrock' etc.). Tout se tient. Aux USA, les poètes ne sont pas lus, ou plutôt, se lisent entre eux - ca fait pas grand monde.

Ecrit par : Pendariès | 02 septembre 2006

"La BNU fait depuis quelques semaines l'objet de larcins tant pour les barres de savon sur les distributeurs que pour les rouleaux de papier hygiénique. En attendant de trouver un moyen de sécuriser les appareils de distribution, nous vous prions de nous excuser si l'approvisionnement n'est pas effectué de façon régulière".
"La BNU fait depuis quelques semaines l'objet de larcins tant pour les barres de savon sur les distributeurs que pour les rouleaux de papier hygiénique. En attendant de trouver un moyen de sécuriser les appareils de distribution, nous vous prions de nous excuser si l'approvisionnement n'est pas effectué de façon régulière".
vous me rassurez sur un point Pierre-Henri si les étudiants ne lisent plus au moins ils se lavent et se torchent... mais vous m'inquiétez sur un autre, si jamais l'approvisionnement n'est plus assuré j'espère qu'ils ne vont pas se rabattre sur les livres à défaut de rouleaux....
mille excuses pour cette petite espièglerie, que voulez vous j'ai du mal à rester sérieuse ...
Par contre entièrement d'accord avec vous et j'aurais bien aimé avoir une raison de ne pas l'être...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 02 septembre 2006

Pierre-Henri, les universitaires lettons que j'ai rencontrés se moquaient de nos bibliothèques universitaires...

Ecrit par : Pendariès | 02 septembre 2006

désolée un petit problème avec le copier/coller

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 02 septembre 2006

J'ai déjà entendu ces propos quelque part, cher Pierre-Henri. J'ai eu un père universitaire qui a évité pas mal d'écueils malgré son franc parler et qui a réussi à se hisser relativement haut dans la hiérarchie universitaire. Il avait choisi une spécialité où il était pratiquement seul de sa génération ce qui lui facilitait grandement la vie et lui laissait une belle liberté de penser sa matière. Sa puissance de travail et son opiniâtreté a fait le reste.

Ecrit par : dobolino | 02 septembre 2006

- Ma chère Patricia, vérifier s'il y a du papier AVANT de commencer fait partie des premières règles de survie en milieu universitaire. Seuls les premiers cycles se font prendre. Pour parodier JPB, c'est du darwinisme académique.

- Je ne lis pas de romans contemporains. Ceux que j'ai tenté d'ouvrir me sont tombés des mains. Depuis que j'ai lu le livre de Jourde, la "littérature sans estomac", je comprends pourquoi. Je préfère lire un bon bouquin jugé populaire (Pratchett, par exemple, ou l'humoriste anglo-américain Bill Bryson) plutôt que ces pensums narcissiques qui se croient dérangeants alors qu'ils ne sont que vulgaires. Yves Bonnefoy a eu raison trente ans avant tout le monde, notre culture périra étouffée par le concept.

Je fuis la littérature contemporaine estampillée telle. Un bon livre de botanique (la collection "le nom de l'arbre", chez Acte Sud), d'histoire, de zoologie, de géographie, etc. Il y a plein de gens qui écrivent bien en France... beaucoup de gens, sauf les écrivains, en somme.

- Concernant la place des humanités, par exemple de la poésie, à l'université, c'est toujours le même problème : massification ou élitisme ? Aux USA, les études en humanités sont les plus sélectives et les plus élitistes de toutes. Logique, finalement, puisque ce sont celles où il y a le moins de postes disponibles. Pourtant, même en concernant un très petit nombre d'étudiants, elle parviennent à vivre plutôt bien. Et ces diplômes ont une réelle valeur sur le marché du travail : dites que vous êtes docteur en philosophie de Yale, et l'employeur sera intéressé (plus par Yale que par la philo, mais c'est mieux que rien). En France, dites à un patron que vous êtes docteur en philo, il appellera les vigiles pour vous foutre à la porte.

Alors : "With few, with happy few" ou bien "80% d'une classe d'âge au niveau du bac" ? C'est un débat qui dépasse mes frêles épaules, j'en ai peur.

Ecrit par : Pierre-Henri | 02 septembre 2006

Citation exacte : "we few, we happy few, we band of brothers". Shakespeare, Henry V.

Ecrit par : Pierre-Henri | 02 septembre 2006

Mon cher Pierre-Henri, je dois vous avouer qu'il m'est aussi venu à l'esprit mais je n'avais pas osé l'écrire tout à l'heure que peut-être , à l'université on manquait aussi de papier pour écrire d'où ces larcins répétés...
à moins qu'il n'y ait une nouvelle mode et qu'on ne se mette à sniffer la savonnette, où la fumer dans du papier recyclé...
bon j'arrête et promis j'essaie de retrouver mon sérieux...
que dire à ce que vous venez d'écrire si ce n'est: Pratchett-ment votre...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 02 septembre 2006

Spécial copains : il est paru l'année dernière un très bon roman français. C'est "Waltenberg", d'Hédi Kaddour (Gallimard). Je dois dire qu'il n'a dû son succès (30 000 exemplaires), à peu de choses près, qu'au bouche à oreille et à ses présentations dans les facs, parce qu'un "premier roman" à 60 ans n'intéresse pas les attachées de presse de la rue Sébastien-Bottin, manifestement. Mais je vous le dis : c'est splendide, et splendidement écrit.
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 septembre 2006

En RFA, une bibliothèque universitaire doit avoir au minimum 200 000 ouvrages pour démarrer. Combien en France arrivent simplement à ce chiffre ?

En France les universitaires passent tellement de temps et d'énergie à se faire coopter qu'ils se foutent du reste.
Le hic c'est que les bacheliers Jospin-Meirieu arrivent à la fac et que nos braves profs qui se croyaient à l'abri de tout souci trivial, dont l'enseignement, se les prennent dans la tronche dans des locaux pourris.
Alors il faut bien faire bosser à sa place les couillons d'agrégé (et de certifiés) à qui on a barré le chemin au moins en premier cycle…

Ecrit par : Peio | 02 septembre 2006

oui tout à fait d'accord JPB , un excellent livre où se mèle amitié espionnage amour ....voyages aussi...Paris Moscou Singapour... et certains y retrouveraient de vieux "potos" ...Béria, Staline.......
je crois qu'on peux le télécharger numériquement il me semble avoir lu ça dans" la bible" des éditeurs et libraire (Livre hebdo) je vais essayer de retrouver si il existe un lien internet...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 02 septembre 2006

Non, là, Pierre-Henri... Vous ne pouvez être au courant de tout, donc ne jetez pas l'anathème sur toute la littérature contemporaine française. Je vous assure, il y a de très bons écrivains français - dans les petites maisons d'édition; des écrivains français écrivant en langue régionale (corse, occitan, breton, etc.), etc. D'abord, il faut savoir ce que vous cherchez dans les romans que vous désirez lire. Il y a d'excellents romans dits post-modernes, mais chez les anglo-saxons (prenez le temps de découvrir la collection Désordres de Laurence Viallat chez Anatolia. Il faut aimer la Beat-Generation d'abord, l'immense W. S. Burroughs, et le chaos aussi.) Et Bonnefoy n'était pas le premier à viser le concept dans la production littéraire. Bonnefoy est d'un ennui monumental, - monumental, parce qu'institué comme monument, summum du nec plus ultra de la poésie franchaiche. Il est venu à Paul-Valéry un jour faire des lectures (il est tout petit; c'est une connaissance d'un ami dominicain; jamais rencontré personnellement - il faudra peut-être que j'y pense pour mon cv scientifique...): très belle voix grave (ça m'a fait penser à son poème sur Kathleen Ferrier) [1]. Très bon lecteur de lui-même. Textes assommants et... conceptuels (sa poésie en est farcie: le simple, l'ici, l'image, l'architecture, la peinture, Dieu ("Le salaud, il n'existe pas", Beckett), etc. etc.). Bof... C'est un cerveau. Très brillant. Qui réfléchit. Qui pense. Rien d'émouvant. Son esthétique est plus abyssale que sa production (hors ses essais). Sa poésie m'a toujours mis à distance: je veux dire: poésie d'exclusion, pas chaleureuse pour un sou, peu accueillante - bref, du jus de synapse; pour quelqu'un qui se justifie, qui justifie son écriture par et pour la présence, c'est plutôt piquant. Concernant l'enseignement dans les Universités américaines, ce qui m'a toujours plus, c'est que les cours peuvent/sont donnés par des écrivains. Des praticiens. Et pas que par des chercheurs, des agrégés, des sanctifiés de l'E.N. Je maintiens: un créateur en saura/devinera toujours plus qu'un bavasseur professionnel (diplômé, concourisé - comme on dit customisé) sur l'écriture. Mais non, mais non, quand vous êtes docteur en philo, y a de l'espoir, vous ouvrez un café philo!!! A Riga, j'ai rencontré un Allemand dont les études portaient sur la "philosophie de l'économie". Ca m'a ému jusqu'aux larmes. Et, le magazine l'Etudiant, a fait plusieurs dossiers sur les Humaniteux qui ont trouvé un putain de bon boulot super payé dans les entreprises: tout en venant de la philo, de la géo, de l'histoire, etc. Mais ils n'avaient pas qu'une corde à leur arc. C'est notre problème en France: l'hyper-spécialisation... Et le: j'y ai droit, j'ai fait ça, j'y ai droit, j'ai payé ça, j'y ai droit, j'y ai droit parce que j'y ai droit, etc. Force de travail, boulot, boulot, boulot, intelligence et savoir faire.

[1] J'en ai un peu assez de cette malédiction de l'après-Auschwitz - c'est la génération de mes grands-parents pas la mienne: on ne peut plus écrire (de poésie) après la Shoah (sous-entendu: le monde n'est pas une gaudriole; il faut être SERIEUX, GRAVE, MORMONESQUE, REBARBATIF, ENNUYER signifiant ETRE UNE CONSCIENCE ECLAIREE et ECLAIRANTE...). C'est bon, peut-on tourner la page? Ca ne se passe qu'en France ça...

Ecrit par : Pendariès | 02 septembre 2006

1) Qu'il y ait de bons écrivains en France, je ne disais pas le contraire, mais seulement que ceux qu'on nous vend comme tels ne valent pas grand chose.

2) il y a des chercheurs et des écrivains dans les universités américaines, les deux travaillent ensemble.

3) j'aime beaucoup Yves Bonnefoy, même si je comprends certaines de vos objections. J'ai parfois l'impression qu'il s'englue dans des problèmes qu'il fabrique tout seul. Son oeuvre, d'une certaine façon, se plaît à inventer le poison et l'antitode, ce qui ressemble quelquefois à un cercle vicieux. N'empêche qu'il parvient aussi à s'en extraire : les "Planches courbes" ou "l'Improbable" sont des livres qui valent beaucoup mieux que ce que vous en dites. Personnellement, je ne jetterai pas le bébé avec l'eau du bain.

4) ce que vous dites, à mon avis, n'est pas tellement lié à la Shoah, cela tient plutôt à l'attitude "artiste" qui est en vogue en France. Un écrivain, ici, ne se contente pas d'écrire, il est aussi en représentation permanente ; il se doit de jouer le rôle de l'Ecrivain Inspiré. Et cela inclut, aussi, les vociférations, la scatologie, le language déconstruit, les postures rebelles, les grands élans dionysiaques et tout le toutim, qui ne sont rien de plus qu'une autre façon d'amuser la galerie. Entre, d'un côté, l'Académicien coincé dans son costume vert et, de l'autre, les bavasseries d'une Christine Angot, il n'y a pas vraiment de différence. Ce sont deux façons de "poser" en génie.

5) et moi (nous ne tomberons pas d'accord), je maintiens qu'il n'y a aucune séparation nécessaire entre les connaissances académiques d'un côté et le talent créatif de l'autre. Un grand écrivain est d'abord un grand lecteur, et aussi quelqu'un qui réfléchit à la littérature. Je ne crois pas un seul instant au mythe du génie tombé de la lune, inspiré par le souffle impétueux de sa muse, qui révolutionne la littérature sans jamais avoir rien lu et sans savoir ce qu'il écrit.

Et puis, franchement, comme on dit, qui peut le plus peut le moins. Quelqu'un de vraiment doué passe les concours les doigts dans le nez, et s'attèle ensuite à des choses intéressantes. Condition nécessaire mais non suffisante, tout simplement.

Ecrit par : Pierre-Henri | 02 septembre 2006

"2) il y a des chercheurs et des écrivains dans les universités américaines, les deux travaillent ensemble."

C'est ce que j'admire dans ces universités.

"5) et moi (nous ne tomberons pas d'accord), je maintiens qu'il n'y a aucune séparation nécessaire entre les connaissances académiques d'un côté et le talent créatif de l'autre. Un grand écrivain est d'abord un grand lecteur, et aussi quelqu'un qui réfléchit à la littérature. Je ne crois pas un seul instant au mythe du génie tombé de la lune, inspiré par le souffle impétueux de sa muse, qui révolutionne la littérature sans jamais avoir rien lu et sans savoir ce qu'il écrit."

Je suis entièrement d'accord avec vous. J'en ai écrit quelque chose sur cela dans un des fils - mon sentiment, c'est que les écrivains de valeur tordent le cou, d'une façon ou d'une autre, à l'académisme (dans le sens conservatisme). Ou au moins s'en détache, même s'ils saluent les grands ancêtres. Mais ils le font avec le bagage culturel nécessaire. Voici pourquoi j'apprécie moi aussi Maulpoix. Et pourquoi je vous avais renvoyé aux cours de Nabokov.
Ecrire demande beaucoup d'heures. C'est un véritable travail, pas vrai, JPB?
J'ai l'impression que l'université se pose comme un musée (vous DEVEZ admirer!) d'un côté, ou comme les tenants de l'hyper-modernité de l'autre (vous DEVEZ brûler, vous moquer, dauber, "être absolument moderne" - comme cela a été mal entendu... On est toujours moderne quand on écrit, car on écrit toujours dans le présent, on est dans le temps pendant lequel on écrit, n'est-ce pas?, etc.). Ce qui me fait hurler. Comprenez-moi Pierre-Henri, les meilleurs enseignants à l'université sont celles et ceux qui n'ont pas eu de carrière d'écrivains avortée, ou d'ambition d'écriture mise à mal. Mes meilleurs profs ont tjs été celles et ceux qui ont voulu servir ce qu'ils étudiaient.
Cependant, je place l'écrivain (le vrai écrivain, la grande plume) au-dessus des gloseurs. Voilà tout. Je n'ai jamais dit que cela. Pour le reste, je vous le répète, je suis de votre avis. MARVELLOUS, isn't it?

Quand je parlais de l'écriture après Auschwitz, je pensais à Adorno. Angot est une vache, comme Sand (d'après ce qu'en disait le pirate Léon Daudet dans son "Le stupide XIXième siècle"). Une fois, lors de la Comédie du Livre, elle se tenait en grande conférence avec un des profs de ma fac, celui qui avait fondé son cours sur: "Mallarmé, le mal armé" (...). Le vide appelle le vide.

Ecrit par : Pendariès | 02 septembre 2006

Qu'un grand écrivain soit d'abord un grand lecteur ne fait pas l'ombre d'un doute mais on peut être un grand auteur et être totalement incapable de passer une agrégation de français. La réciproque n'est bien sûr pas valable (je dis ça pour les suceptibles).

Ecrit par : dobolino | 02 septembre 2006

Dieu merci, l'université est loin d'avoir le monopole de l'intelligence. De toute manière, ni elle, ni l'éducation nationale ne décernent de "permis d'écrire". En dépit des efforts pédagogistes pour contrôler l'écriture d'invention, nous ne sommes pas encore en URSS.

Ecrit par : Pierre-Henri | 02 septembre 2006

j'apprends beaucoup de votre débat, Pendariès et Pierre-Henri, et j'essaye de faire la comparaison avec Einstein, les Instituts où on l'employât, et la légende de son statut de cancre à l'école (d'après une biographie récente). Hé ben je penche vers... Pierre-Henri pour l'instant.

Ecrit par : D'Enguell | 02 septembre 2006

Fort peu d'archi-lecteurs sont aussi de grands écrivains (Montaigne, Borgès, Sartre — et puis ?). C'est que le plaisir de lire est presque totalement opposé au plaisir aujourd'hui masochiste d'écrire — cet effort, cette tension dont témoigne la correspondance de Flaubert. Surtout depuis que le XIXe siècle est passé par là, et que nous nous efforçons d'écrire — pesamment, comme des Zola constipés. Si loin de ce qui nous apparaît comme l'aisance absolue du XVIIIe — ou celle de certains mémorialistes antérieurs — Retz, par exemple.
Bien sûr, parfaitement illusoire, travail de chaque ligne, sueur de chaque phrase. Mais invisibles. Avec Balzac, avec Flaubert a commencé l'ère du texte taché de sueur et d'encre. Et au XXe siècle, tous les auteurs apparemment frivoles (Giraudoux ou Morand) passent pour des "superficiels" aux yeux des universitaires qui se sont intronisés critiques — tous honorant leur saint patron, l'abominable Sainte-Beuve — priez pour lui !
Je crois que j'ambitionne cette étiquette de dandy des Lettres — j'en connais qui, dans l'opposition pédagogiste, me lancent à la figure des mots doux de "marquis" — et pourquoi pas ? Ce sont les mêmes qui ont fait de la lecture, en classe, un exercice débilitant qui traque les "structures" au lieu de mâcher lentement des mots bien disposés. Plaisir poétique, plaisir musculaire — c'était le titre d'une vieille thèse remarquable (d'Antoine Spire, ce me semble)… Et il y a des jours où j'éprouve exactement la réciproque — où le muscle tendu, le tendon coulissant dans sa gaine touchent à la poésie. N'est-ce pas, Patricia ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 septembre 2006

Le fond de la classe est bien silencieux tout à coup...
mais l'espiègle chipie ne manque pas de venir répondre au maître sans mâcher ses mots mais en les ravalant afin de ne point indisposer ses camarades...
Permettez moi de m'adresser à vous tout particulièrement en empruntant quelques mots d'Horace:

Ô cher "divin marquis" ,

"Ingenium cui ait, cui mens divinior, atque os
Magna sonaturum, des nominis hujus honorem"

Je vous remercie de corriger ma traduction si elle n'est pas tout a fait exacte:
« Celui qui a le génie, l'inspiration divine, l'éloquence sublime, celui-là mérite le nom de poète. »
je vous en laisse libre interprétation...

"Divin Marquis" , je vous salue avec beaucoup de déférence et un éclat de rire avant d'aller rejoindre en une douce alcove un charmant marquis dont la délicate poésie m'enchante...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 03 septembre 2006

Tiens, à propos de souvenir, je rentre d'une balade en Orléanais...passé par Chateaudun et Chartres...et envie de relire "Les Tapisseries" de l'ami Péguy..

Étoile de la mer voici la lourde nappe
Et la profonde houle et l’océan des blés
Et la mouvante écume et nos greniers comblés,
Voici votre regard sur cette immense chape

Et voici votre voix sur cette lourde plaine
Et nos amis absents et nos cœurs dépeuplés,
Voici le long de nous nos poings désassemblés
Et notre lassitude et notre force pleine.

Étoile du matin, inaccessible reine,
Voici que nous marchons vers votre illustre cour,
Et voici le plateau de notre pauvre amour,
Et voici l’océan de notre immense peine.

Un sanglot rôde et court par-delà l’horizon.
À peine quelques toits font comme un archipel.
Du vieux clocher retombe une sorte d’appel.
L’épaisse église semble une basse maison.

Ainsi nous naviguons vers votre cathédrale.
De loin en loin surnage un chapelet de meules,
Rondes comme des tours, opulentes et seules
Comme un rang de châteaux sur la barque amirale.

Deux mille ans de labeur ont fait de cette terre
Un réservoir sans fin pour les âges nouveaux.
Mille ans de votre grâce on fait de ces travaux
Un reposoir sans fin pour l’âme solitaire.

Vous nous voyez marcher sur cette route droite,
Tout poudreux, tout crottés, la pluie entre les dents.
Sur ce large éventail ouvert à tous les vents
La route nationale est notre porte étroite.

Nous allons devant nous, les mains le long des poches,
Sans aucun appareil, sans fatras, sans discours,
D’un pas toujours égal, sans hâte ni recours,
Des champs les plus présents vers les champs les plus proches.

Vous nous voyez marcher, nous sommes la piétaille.
Nous n’avançons jamais que d’un pas à la fois.
Mais vingt siècles de peuple et vingt siècles de rois,
Et toute leur séquelle et toute leur volaille

Et leurs chapeaux à plume avec leur valetaille
Ont appris ce que c’est que d’être familiers,
Et comme on peut marcher, les pieds dans ses souliers,
Vers un dernier carré le soir d’une bataille.

Nous sommes nés pour vous au bord de ce plateau,
Dans le recourbement de notre blonde Loire,
Et ce fleuve de sable et ce fleuve de gloire
N’est là que pour baiser votre auguste manteau.

Nous sommes nés au bord de ce vaste plateau,
Dans l’antique Orléans sévère et sérieuse,
Et la Loire coulante et souvent limoneuse
N’est là que pour laver les pieds de ce coteau.

Nous sommes nés au bord de votre plate Beauce
Et nous avons connu dès nos plus jeunes ans
Le portail de la ferme et les durs paysans
Et l’enclos dans le bourg et la bêche et la fosse.

Nous sommes nés au bord de votre Beauce plate
Et nous avons connu dès nos premiers regrets
Ce que peut receler de désespoirs secrets
Un soleil qui descend dans un ciel écarlate

Et qui se couche au ras d’un sol inévitable
Dur comme une justice, égal comme une barre,
Juste comme une loi, fermé comme une mare,
Ouvert comme un beau socle et plan comme une table.

Un homme de chez nous, de la glèbe féconde
A fait jaillir ici d’un seul enlèvement,
Et d’une seule source et d’un seul portement,
Vers votre assomption la flèche unique au monde.

Tour de David voici votre tour beauceronne.
C’est l’épi le plus dur qui soit jamais monté
Vers un ciel de clémence et de sérénité,
Et le plus beau fleuron dedans votre couronne.

Un homme de chez nous a fait ici jaillir,
Depuis le ras du sol jusqu’au pied de la croix,
Plus haut que tous les saints, plus haut que tous les rois,
La flèche irréprochable et qui ne peut faillir.

C’est la gerbe et le blé qui ne périra point,
Qui ne fanera point au soleil de septembre,
Qui ne gèlera point aux rigueurs de décembre,
C’est votre serviteur et c’est votre témoin.

C’est la tige et le blé qui ne pourrira pas,
Qui ne flétrira point aux ardeurs de l’été,
Qui ne moisira point dans un hiver gâté,
Qui ne transira point dans le commun trépas.

C’est la pierre sans tache et la pierre sans faute,
La plus haute oraison qu’on ait jamais portée,
La plus droite raison qu’on ait jamais jetée,
Et vers un ciel sans bord la ligne la plus haute.

Celle qui ne mourra le jour d’aucunes morts,
Le gage et le portrait de nos arrachements,
L’image et le tracé de nos redressements,
La laine et le fuseau des plus modestes sorts.

Nous arrivons vers vous du lointain Parisis.
Nous avons pour trois jours quitté notre boutique,
Et l’archéologie avec la sémantique,
Et la maigre Sorbonne et ses pauvres petits.

D’autres viendront vers vous du lointain Beauvaisis.
Nous avons pour trois jours laissé notre négoce,
Et la rumeur géante et la ville colosse,
D’autres viendront vers vous du lointain Cambrésis.

Nous arrivons vers vous de Paris capitale.
C’est là que nous avons notre gouvernement,
Et notre temps perdu dans le lanternement,
Et notre liberté décevante et totale.

Nous arrivons vers vous de l’autre Notre-Dame,
De celle qui s’élève au cœur de la cité,
Dans sa royale robe et dans sa majesté,
Dans sa magnificence et sa justesse d’âme.

Comme vous commandez un océan d’épis,
Là-bas vous commandez un océan de têtes,
Et la moisson des deuils et la moisson des fêtes
Se couche chaque soir devant votre parvis.

Nous arrivons vers vous du noble Hurepoix.
C’est un commencement de Beauce à notre usage,
Des fermes et des champs taillés à votre image,
Mais coupés plus souvent par des rideaux de bois,

Et coupés plus souvent par de creuses vallées
Pour l’Yvette et la Bièvre et leurs accroissements,
Et leurs savants détours et leurs dégagements,
Et par les beaux châteaux et les longues allées.

D’autres viendront vers vous du noble Vermandois,
Et des vallonnements de bouleaux et de saules.
D’autres viendront vers vous des palais et des geôles.
Et du pays picard et du vert Vendômois.

Mais c’est toujours la France, ou petite ou plus grande,
Le pays des beaux blés et des encadrements,
Le pays de la grappe et des ruissellements,
Le pays de genêts, de bruyère, de lande.

Nous arrivons vers vous du lointain Palaiseau
Et des faubourgs d’Orsay par Gometz-le-Châtel,
Autrement dit Saint-Clair ; ce n’est pas un castel ;
C’est un village au bord d’une route en biseau.

Nous avons débouché, montant de ce coteau,
Sur le ras de la plaine et sur Gometz-la-Ville
Au-dessus de Saint-Clair ; ce n’est pas une ville ;
C’est un village au bord d’une route en plateau.

Nous avons descendu la côte de Limours.
Nous avons rencontré trois ou quatre gendarmes.
Ils nous ont regardé, non sans quelques alarmes,
Consulter les poteaux aux coins des carrefours.

Nous avons pu coucher dans le calme Dourdan.
C’est un gros bourg très riche et qui sent sa province.
Fiers nous avons longé, regardés comme un prince,
Les fossés du château coupés comme un redan.

Dans la maison amie, hôtesse et fraternelle
On nous a fait coucher dans le lit du garçon.
Vingt ans de souvenirs étaient notre échanson.
Le pain nous fut coupé d’une main maternelle.

Toute notre jeunesse était là solennelle.
On prononça pour nous le Bénédicité.
Quatre siècles d’honneur et de fidélité
Faisaient des draps du lit une couche éternelle.

Nous avons fait semblant d’être un gai pèlerin
Et même un bon vivant et d’aimer les voyages,
Et d’avoir parcouru cent trente-et-un bailliages,
Et d’être accoutumés d’être sur le chemin.

La clarté de la lampe éblouissait la nappe.
On nous fit visiter le jardin potager.
Il donnait sur la treille et sur un beau verger.
Tel fut le premier gîte et la tête d’étape.

Le jardin était clos dans un coude de l’Orge.
Vers la droite il donnait sur un mur bocager
Surmonté de rameaux et d’un arceau léger.
En face un maréchal, et l’enclume, et la forge.

Nous nous sommes levés ce matin devant l’aube.
Nous nous sommes quittés après les beaux adieux.
Le temps s’annonçait bien. On nous a dit tant mieux.
On nous a fait goûter de quelque bœuf en daube,

Puisqu’il est entendu que le bon pèlerin
Est celui qui boit ferme et tient sa place à table,
Et qu’il n’a pas besoin de faire le comptable,
Et que c’est bien assez de se lever matin.

Le jour était en route et le soleil montait
Quand nous avons passé Sainte-Mesme et les autres.
Nous avancions déjà comme deux bons apôtres.
Et la gauche et la droite était ce qui comptait.

Nous sommes remontés par le Gué de Longroy.
C’en est fait désormais de nos atermoiements,
Et de l’iniquité des dénivellements :
Voici la juste plaine et le secret effroi

De nous trouver tout seuls et voici le charroi
Et la roue et les bœufs et le joug et la grange,
Et la poussière égale et l’équitable fange
Et la détresse égale et l’égal désarroi.

Nous voici parvenus sur la haute terrasse
Où rien ne cache plus l’homme de devant Dieu,
Où nul déguisement ni du temps ni du lieu
Ne pourra nous sauver, Seigneur, de votre chasse.

Voici la gerbe immense et l’immense liasse,
Et le grain sous la meule et nos écrasements,
Et la grêle javelle et nos renoncements,
Et l’immense horizon que le regard embrasse.

Et notre indignité cette immuable masse,
Et notre basse peur en un pareil moment,
Et la juste terreur et le secret tourment
De nous trouver tout seuls par devant votre face.

Mais voici que c’est vous, reine de majesté,
Comment avons-nous pu nous laisser décevoir,
Et marcher devant vous sans vous apercevoir.
Nous serons donc toujours ce peuple inconcerté.

Ce pays est plus ras que la plus rase table.
À peine un creux du sol, à peine un léger pli.
C’est la table du juge et le fait accompli,
Et l’arrêt sans appel et l’ordre inéluctable.

Et c’est le prononcé du texte insurmontable,
Et la mesure comble et c’est le sort empli,
Et c’est la vie étale et l’homme enseveli,
Et c’est le héraut d’arme et le sceau redoutable.

Mais vous apparaissez, reine mystérieuse.
Cette pointe là-bas dans le moutonnement
Des moissons et des bois et dans le flottement
De l’extrême horizon ce n’est point une yeuse,

Ni le profil connu d’un arbre interchangeable.
C’est déjà plus distante, et plus basse, et plus haute,
Ferme comme un espoir sur la dernière côte,
Sur le dernier coteau la flèche inimitable.

D’ici vers vous, ô reine, il n’est plus que la route.
Celle-ci nous regarde, on en a bien fait d’autres.
Vous avez votre gloire et nous avons les nôtres.
Nous l’avons entamée, on la mangera toute.

Nous savons ce que c’est qu’un tronçon qui s’ajoute
Au tronçon déjà fait et ce qu’un kilomètre
Demande de jarret et ce qu’il faut en mettre :
Nous passerons ce soir par le pont et la voûte

Et ce fossé profond qui cerne le rempart.
Nous marchons dans le vent coupés par les autos.
C’est ici la contrée imprenable en photos,
La route nue et grave allant de part en part.

Nous avons eu bon vent de partir dès le jour.
Nous coucherons ce soir à deux pas de chez vous,
Dans cette vieille auberge où pour quarante sous
Nous dormirons tout près de votre illustre tour.

Nous serons si fourbus que nous regarderons,
Assis sur une chaise auprès de la fenêtre,
Dans un écrasement du corps et de tout l’être,
Avec des yeux battus, presque avec des yeux ronds,

Et les sourcils haussés jusque dedans nos fronts,
L’angle une fois trouvé par un seul homme au monde,
Et l’unique montée ascendante et profonde,
Et nous serons recrus et nous contemplerons.

Voici l’axe et la ligne et la géante fleur.
Voici la dure pente et le contentement.
Voici l’exactitude et le consentement.
Et la sévère larme, ô reine de douleur.

Voici la nudité, le reste est vêtement.
Voici le vêtement, tout le reste est parure.
Voici la pureté, tout le reste est souillure.
Voici la pauvreté, le reste est ornement.

Voici la seule force et le reste est faiblesse.
Voici l’arête unique et le reste est bavure.
Et la seule noblesse et le reste est ordure.
Et la seule grandeur et le reste est bassesse.

Voici la seule foi qui ne soit point parjure.
Voici le seul élan qui sache un peu monter.
Voici le seul instant qui vaille de compter.
Voici le seul propos qui s’achève et qui dure.

Voici le monument, tout le reste est doublure.
Et voici notre amour et notre entendement.
Et notre port de tête et notre apaisement.
Et le rien de dentelle et l’exacte moulure.

Voici le beau serment, le reste est forfaiture.
Voici l’unique prix de nos arrachements,
Le salaire payé de nos retranchements.
Voici la vérité, le reste est imposture.

Voici le firmament, le reste est procédure.
Et vers le tribunal voici l’ajustement.
Et vers le paradis voici l’achèvement.
Et la feuille de pierre et l’exacte nervure.

Nous resterons cloués sur la chaise de paille.
Et nous n’entendrons pas et nous ne verrons pas
Le tumulte des voix, le tumulte des pas,
Et dans la salle en bas l’innocente ripaille.

Ni les rouliers venus pour le jour du marché.
Ni la feinte colère et l’éclat des jurons :
Car nous contemplerons et nous méditerons
D’un seul embrassement la flèche sans péché.

Nous ne sentirons pas ni nos faces raidies,
Ni la faim ni la soif ni nos renoncements,
Ni nos raides genoux ni nos raisonnements,
Ni dans nos pantalons nos jambes engourdies.

Perdus dans cette chambre et parmi tant d’hôtels,
Nous ne descendrons pas à l’heure du repas,
Et nous n’entendrons pas et nous ne verrons pas
La ville prosternée au pied de vos autels.

Et quand se lèvera le soleil de demain,
Nous nous réveillerons dans une aube lustrale,
À l’ombre des deux bras de votre cathédrale,
Heureux et malheureux et perclus du chemin.

Nous venons vous prier pour ce pauvre garçon
Qui mourut comme un sot au cours de cette année,
Presque dans la semaine et devers la journée
Où votre fils naquit dans la paille et le son.

Ô Vierge, il n’était pas le pire du troupeau.
Il n’avait qu’un défaut dans sa jeune cuirasse.
Mais la mort qui nous piste et nous suit à la trace
A passé par ce trou qu’il s’est fait dans la peau.

Il était né vers nous dans notre Gâtinais.
Il commençait la route où nous redescendons.
Il gagnait tous les jours tout ce que nous perdons.
Et pourtant c’était lui que tu te destinais,

Ô mort qui fus vaincue en un premier caveau.
Il avait mis ses pas dans nos mêmes empreintes.
Mais le seul manquement d’une seule des craintes
Laissa passer la mort par un chemin nouveau.

Le voici maintenant dedans votre régence.
Vous êtes reine et mère et saurez le montrer.
C’était un être pur. Vous le ferez rentrer
Dans votre patronage et dans votre indulgence.

Ô reine qui lisez dans le secret du cœur,
Vous savez ce que c’est que la vie ou la mort,
Et vous savez ainsi dans quel secret du sort
Se coud et se découd la ruse du traqueur.

Et vous savez ainsi sur quel accent du chœur
Se noue et se dénoue un accompagnement,
Et ce qu’il faut d’espace et de déboisement
Pour laisser débouler la meute du piqueur.

Et vous savez ainsi dans quel recreux du port
Se prépare et s’achève un noble enlèvement,
Et par quel jeu d’adresse et de gouvernement
Se dérobe ou se fixe un illustre support.

Et vous savez ainsi sur quel tranchant du glaive
Se joue et se déjoue un épouvantement,
Et par quel coup de pouce et quel balancement
L’un des plateaux descend pour que l’autre s’élève.

Et ce que peut coûter la lèvre du moqueur,
Et ce qu’il faut de force et de recroisement
Pour faire par le coup d’un seul retournement
D’un vaincu malheureux un malheureux vainqueur.

Mère le voici donc, il était notre race,
Et vingt ans après nous notre redoublement.
Reine recevez-le dans votre amendement.
Où la mort a passé, passera bien la grâce.

Nous, nous retournerons par ce même chemin.
Ce sera de nouveau la terre sans cachette,
Le château sans un coin et sans une oubliette,
Et ce sol mieux gravé qu’un parfait parchemin.

Et nunc et in hora, nous vous prions pour nous
Qui sommes plus grands sots que ce pauvre gamin,
Et sans doute moins purs et moins dans votre main,
Et moins acheminés vers vos sacrés genoux.

Quand nous aurons joué nos derniers personnages,
Quand nous aurons posé la cape et le manteau,
Quand nous aurons jeté le masque et le couteau,
Veuillez vous rappeler nos longs pèlerinages.

Quand nous retournerons en cette froide terre,
Ainsi qu’il fut prescrit pour le premier Adam,
Reine de Saint-Chéron, Saint-Arnould et Dourdan,
Veuillez vous rappeler ce chemin solitaire.

Quand on nous aura mis dans une étroite fosse,
Quand on aura sur nous dit l’absoute et la messe,
Veuillez vous rappeler, reine de la promesse,
Le long cheminement que nous faisons en Beauce.

Quand nous aurons quitté ce sac et cette corde,
Quand nous aurons tremblé nos derniers tremblements,
Quand nous aurons raclé nos derniers raclements,
Veuillez vous rappelez votre miséricorde.

Nous ne demandons rien, refuge du pécheur,
Que la dernière place en votre Purgatoire,
Pour pleurer longuement notre tragique histoire,
Et contempler de loin votre jeune splendeur.

Sublime, même pour un bouffeur de curés.....et le plus sublime, c'est que Péguy fut tué à la tête deson régiment, près de Chauconin-Neufmontiers , en Brie, dans un apysage comme la Beauce ondulante avec là aussi cette odeur de pain à la fin des moissons....

C'était fin Aout 1914. Il faisait un temps radieux....



Vous nous voyez marcher sur cette route droite,
Tout poudreux, tout crottés, la pluie entre les dents.
Sur ce large éventail ouvert à tous les vents
La route nationale est notre porte étroite.

Nous allons devant nous, les mains le long des poches,
Sans aucun appareil, sans fatras, sans discours,
D’un pas toujours égal, sans hâte ni recours,
Des champs les plus présents vers les champs les plus proches.

Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 03 septembre 2006

au secours impossible de poster un commentaire! sur cahiers de doléances...
et excusez moi si jamais le dernier apparait en double

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 septembre 2006

J'ai le même problème. Il n'y a plus la case. J'avais tapé tout un texte pour Pendariès et rien. Je le colle ici, j'espère qu'il le trouvera.

Pendariès. Je commence en essayant de faire très court. Si un point ou l'autre vous intéresse ou intéresse votre frère et sa compagne, je pourrai développer ensuite.
1) langage écrit ("lecture") : donner à l'enfant l'habitude d'écouter une histoire pour la comprendre. Les maîtresses de maternelle ont souvent tendance à lire tout le texte sans interruptions et considèrent qu'un enfant qui comate, le pouce dans la bouche et les yeux dans le vague, écoute. Elles ont aussi tendance soit à lire une seule fois l'histoire soit à les faire "bosser" six à sept semaines sur le même album. (J'ai enfin compris hier en voyant mes petits GS de 5 ans s'écarter du bac à albums de littérature jeunesse pourquoi depuis trois ans les enfants qui arrivent dans ma classe se comportent ainsi à chaque séance de choix d'un livre à emporter à la maison : les albums de littérature jeunesse sont devenus les pensums des enfants de 2 à 6 ans...)
2) graphisme : acheter à l'enfant un grand cahier 24x32 et une boîte de feutres moyens de bonne qualité. Le faire dessiner et commenter ses dessins, d'abord par des mots puis si ce qu'il dessine est clairement compréhensible, l'encourager à "raconter son dessin" : "Oui, on voit, il y un bonhomme, une maison, ... Mais que se passe-t-il ? Raconte-moi et je l'écrirai dessous, comme ça demain ou un autre jour, nous nous en rappellerons..." Petit à petit, exiger des dessins de plus en plus fignolés, de mieux en mieux coloriés, repris, retravaillés (de façon à le préparer à une exigence envers lui-même, un travail long, une expression écrite claire, fournie, précise). Souvent les maîtresses de maternelle ont surtout tendance à travailler des techniques issues de l'art contemporain (type la boîte avec du rouge) et laissent complètement de côté le tout bête dessin.
3) Le "Pourquoi ?", le "Comment ?" et le "A quoi ça sert ?" : Accompagner, précéder l'enfant dans ses découvertes, lui expliquer (brièvement) où on va, pourquoi on fait comme ça, comment ça marche, à quoi ça sert... L'intéresser à ce qu'il voit, à ce qu'il entend... Les maîtresses ayant tendance à arriver avec une "MAGNIFIQUE SEQUENCE" qu'elles mettent en place, font se dérouler et rangent dans leur placard pour l'année prochaine sans se préoccuper un instant de l'intérêt qu'elles suscitent ou ne suscitent pas chez les enfants. Et c'est ainsi que vous voyez arriver en LEP des gosses complètement "destroy" qui ont fréquenté l'école depuis l'âge de deux ou trois ans sans jamais comprendre pourquoi on les avait fait monter dans cette galère... (Une petite phrase que j'avais relevée dans l'émission Meirieu / JPB, phrase de Meirieu bien entendu : "Le collège unique a réussi à faire entrer dans l'école tous les enfants mais pour le moment il n'a pas encore réussi à leur donner le succès dans l'école..." C'est cité de mémoire.)
Voilà, ça c'est la version courte... si l'on peut dire. Il y a une version longue. Je l'ai envoyée à JPB, mais il paraît que c'est un peu ch... .

Ecrit par : catmano | 16 septembre 2006

Groumpf ! Je voulais répondre aussi à Hélène, heureusement que LaRiba en a eu le temps : mourir debout ou vivre à genoux ? Grande interrogation, et si les Hommes sont bêtes, l'Autre, aussi recevable soit-il, ne me fera pas ployer sans résistance !

Ecrit par : D'Enguell | 16 septembre 2006

LaRiba , cette chanson que vous citez est loin d'être celle d'un homme sans engagement et est devenu intemporelle, qu'elle puisse être écoutée et lue comme une critique de tout engagement montre bien que les mots toujours les mots peuvent engendrer dans la subjectivité de la lecture qu'on en fait bien des maux mais aussi bien heureusement souvent de grandes joies...et dans la grisaille de ce jour je préfère y lire du soleil...
et dans le contexte actuel de l'école, pour plagier D'Enguell, je ne ploierai pas non plus sans une certaine résistance...:));)

Bonjour Hélène...

en aparté pour Catmano,
un enfant né en 2003 peut être en 2ème année de maternelle? dîtes moi, nous sommes à court d'idée,en auriez vous une judicieuse à me souffler pour faire un cadeau qui ravisse notre petite ange dernière de la fratrie et dont l'anniversaire sera en début de mois prochain?vous qui les cotoyez au fil des jours dans leurs activités , devez savoir ce qui les intéresse le plus...

et j'espère que pour le bug sur cahiers de doléances le m'sieu il va voir ça...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 septembre 2006

pareil ici !
je voulais répondre à petite prof : en fait le déclencheur de ma colère contre cette prof ce n'était pas le mépris des verbes irréguliers, c'était le fameux message : "les petits anglais finissent bien par savoir parler anglais" !!!!! j'ai bondi en lui faisant (pas) gentiment remarquer que les petits anglais ont des parents anglais, des livres en anglais, la télé en anglais etc etc et que TROIS heures d'anglais c'était peu...Du coup elle m'a rétorqué "mais les petits français aussi ils apprennent le français ! c'est pareil !" je me suis sentie des envies de meurtre...et je la revois lundi puisqu'elle a aussi mon fils de 4ème va falloir que je me shoote à la tisane pour ne rien dire ....

Ecrit par : fabienne | 16 septembre 2006

Un enfant né en 2003 peut être rentré à deux ans en TPS (nouveau nom de la première année de PS) en septembre 2005, à 2 ans 8 mois s'il est de janvier par exemple et effectuer donc en septembre 2006 sa deuxième rentrée scolaire, ce qui pourrait se traduire dans la famille par deuxième année de maternelle. Et bien sûr, je n'aurais peut-être pas proposé le même type de "travail à la maison" pour un enfant un an plus jeune. Moi, la maternelle qui prépare au bac, je n'y crois pas trop.
Pour le cadeau, je ne suis pas très douée pour trouver un cadeau qui plairait à un enfant que je ne connais pas. En forme de repoussoir, voici les cadeaux que K et L qui auront 5 ans au mois de septembre m'ont dit avoir commandés à leurs parents : un pistolet à billes (ceux qui crèvent un oeil lorsque l'on tire à bout portant, me semble-t-il) pour K et le jeu de Dragonball Z sur la playstation pour L...

Ecrit par : catmano | 16 septembre 2006

merci Catmano de me faire rire.......brrrrrrr qu'il fait gris ici!
heureusement nous nous envoyez un peu de ce soleil du sud en passant par ce blog buggueur...
ceci dit vu le niveau , bientôt ne pourra-t- on pas passer le bac dés la fin du cp? excusez moi mais je ne peux pas m'empêcher d'être d'une humeur espiègle aujourd'hui...

les mots outils j'ai pas oublié et comme souvent le we veut dire bricolage pour certains je vais continuer de regarder dans ma boite à outils et si je trouve une idée je vous la souffle aussitôt...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 septembre 2006

Patricia, ne vous prenez pas trop la tête sur les mots outils, j'ai fini par trouver sur Google en tapant projet d'école mots outils j'ai recopié bien consciencieusement le projet, tiens ça me fait penser que j'ai écrit au crayon à papier, lettres de 1mm de haut pour que ça rentre dans le cadre, et qu'il faut que je le repasse au stylo avant de l'envoyer. Allez encore une bonne demi-heure de perdue pour ce fichu projet d'école !
D'un autre côté, si vous nous trouvez quelque chose de bien drôle, ça aura au moins eu le mérite de nous faire rire un peu. Aujourd'hui, le soleil du sud joue un peu à cache-cache mais je crois qu'on a quand même beaucoup de chance (28 à 30° au soleil devant la maison). Mais ça y est, il n'y a plus de cigales. A l'an que ven...

Ecrit par : catmano | 16 septembre 2006

Se sian pas maï que sian pas men! Pour l'an dernier ça a raté... a ce propos avez-vous vu et entendu qu'ILS interdisent le purin d'ortie. Ce matin, sur le marché, mon époux a acheté des pêches de vigne. Il parait qu'ils vont les interdire à la vente parceque la production n'est pas assez importante pour payer le prix de l'homologation...Merci Monsanto!
Ce qui s'appelle vivre à genoux comme vivent les gosses de quinze ans qui voudraient aller bosser et qu'on force à user leurs fonds de culotte sur les bancs du collège inique, leur faisant miroiter un futur de col blanc dont ils n'avaient que faire...
Une trotinette, Patricia. Ma fille vient de finir la sienne offerte quand elle avait cet âge et en réclame une deuxième pour ses douze ans avec un hamster(autre idéee). Dans le parc de Versailles, elle pourra s'éclater avec cet engin quasi-inusable que ses soeurs lui piqueront: scènes de famille en perspective... Sinon les accessoires de dinette pour faire comme si ont toujours un franc succès.

Ecrit par : dobolino | 16 septembre 2006

Comme je suis testârde, j'en reviens à mon obsession: savez-vous que les apprentis sont payés pas loin de 200 euros par mois pour apprendre et gâcher. Vous les payez vos élèves de BEP et CAP ou c'est vous qui êtes payés?
Quelle fierté il y a à gagner ses sous! Alors apprentissage à quatorze dans le respect des besoins de croissance et de repos de l'ado et aménagement de vraies passerelles pour les jeunes adultes qui ont atterri...Possibilité de formation à tout âge au lieu d'engloutir des sommes folles dans un équipement improductif et rapidement obsolète dans les LEP!

Ecrit par : dobolino | 16 septembre 2006

Pour Char, non, je ne sais pas. Quid ?

Il y a un texte superbe d'Umberto Eco, une lettre à son fils quasi nouveau-né, où il lui annonce que d'ici quelques années, il va lui offrir… de spistolets, des fusils, des tanks — et explique qu'un pistolet n'est pas un jeu (contrairement à l'immonde Meccano, "auquel, dit-il, a dû jouer Eichmann"), mais le prétexte d'un jeu : et qu'il lui apprendra à être du côté de Sitting Bull contre l'infâme Custer, ave cles guerilleros contre les forces armées boliviennes, etc.
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 septembre 2006

Dobolino,
Vous savez il y a des jeunes qui préparent des CAP et des BP en apprentissage et qui sont payés bien plus que 200 euros. A 16 ans dans certaines professions un jeune peut gagner 50% du smic. Par contre je ne suis pas sûre que l'apprentissage à 14 ans soit une bonne idée et surtout, sachez que cela existait un peu déjà avant (les clipa à l'EN ou les classes pre-apprentissage en CFA)...ils n'ont rien inventer!

Par ailleurs puisque l'on parle salaires, quelqu'un donnait des montants de salaire de profs certifiés. Ces chiffres sont exacts, ils correspondent au 1er échelon de la grille et au dernier échelon du hors classe... La vraie question c'est quelle est la proportion de profs au dernier échelon et combien d'années faut-il pour atteindre ces échelons de haut de grille ? Et c'est aussi cela qu'il faut comparer avec les autres pays...

With Love
Colomba

Ecrit par : Colomba | 16 septembre 2006

Oui Colomba , ces chiffres sont certainement exacts, (je ne suis pas prof donc vous êtes sans doute plus habilitée que moi pour nous donner une vraie information) le problème qui était soulevé je crois par JPB c'est que l'on utilise les chiffres des grilles de salaire sans préciser qu'il s'agit du salaire brut et non du salaire net effectivement perçu par le fonctionnaire (puisque les grilles de salaires existent avant tout dans l'administration et ne concernent pas que les profs) il faut donc quand on cite ces chiffres avoir l'honnêté de préciser que c'est le salaire brut auquel vient se déduire en moyenne 20% un peu moins je crois que pour les salariés du privée puisqu'il me semble mais je n'en suis absolument pas sûre (et mes fiches de paye sont anciennes-ça a peut-être changé) qu'on ne cotise pas pour le chomage quand on est fonctionnaire... de plus à ce salaire il faut aussi retrancher les déductions diverses liées aux cotisations mutuelles qui ne sont pas offertes et celles aux caisses de retraite complémentaires pour ceux qui le souhaite...
et c'est vrai que la vraie question est qui et combien touche quoi.

le soleil revient ici et une après midi en pause musicale ça fait du bien...
je ne vous dirai pas quelle musique sinon il y a un sieur qui va venir me dire qu'il n'étudie que des oeuvres musicales et comme il n'y avait pas Bach dans sa liste exhaustive...très et trop succincte même...
bon et j'ai fini avec du rock ...
le temps de taper un commentaires et y en à 10 qui arrive difficile à suivre....

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 septembre 2006

Pour rire un peu :
Les enfants jouent aux soldats. Cela semble censé. Mais pourquoi les soldats jouent-ils aux enfants ?

Journaliste : personne sans aucune idée mais ayant la capacité de les exprimer.

Le secret de l'agitateur est de paraître aussi bête que ses auditeurs, pour qu'ils se croient aussi intelligents que lui.

Pourquoi certain écrit-il ? Parce qu'il n'a pas assez de caractère pour ne pas écrire.

La langue est la mère, non la fille, de la pensée.
K. Kraus

Ecrit par : LaRiba | 16 septembre 2006

Pa sûre non plus que l'apprentissage à quatorze ans soit une bonne idée générale, pas sûre du tout non plus que c'en soit une mauvaise... Quand on est nul, à quatorze ans on végète en cinquième ou quatrième. Nul à l'école, ça ne veut pas dire nul dans la vie. L'homme le plus riche de ma famille est celui qui était nul à l'école. Rien à en tirer, complètement dévalorisé car il vivait dans un monde d'intellos. A présent, il a soixante ans passés, échappe à l'ISF en faisant des donations à son fils, va aux réunions de la Loge tous les mois et a fait un parcours sans faute dans le commerce en créant une vingtaine d'emplois qualifiés avec essentiellement des gars qu'il a embauchés au feeling en prenant bien garde qu'ils n'aient aucun diplome d'école commerciale et en les formant sur le tas.
Il y a de la vie en dehors de l'école pour ces gosses, ils n'y sont pas heureux, ils gênent ceux qui veulent apprendre et les propos que je tiens sur l'apprentissage, je les répète après les avoir entendu de Romain, mécano de vingt ans , gentil et efficace, pas plus bête qu'un autre et qui s'est épanoui en apprentissage après avoir subi de l'école en trop. le montant de 200 euros, c'est ce que m'a dit mon boucher quand je lui ai demandé s'il voulait de mon fils comme apprenti. Je suis ravi d'apprendre qu'ils peuvent obtenir plus. Dans le temps passé certains parents devaient payer le maître d'apprentissage et la tenue ad hoc.

Ecrit par : dobolino | 16 septembre 2006

Une histoire qui date de la fin des années vingt sur l'apprentissage de la lecture prise dans L'Amant du Poivre d'Ane de Pierre Magnan, auteur régional qui a une certaine notoriété et que j'aime beaucoup.
Ce brave homme explique comment il a appris à lire avant l'âge autorisé en s'obstinant à poser des questions incongrues sur tout ce qui était écrit. Quoiqu'il en soit à force d'empoisonner son entourage ouvrier et paysan il réussit à percer l'art de lire au point que dans Le petit Provençal du 8 mai 1927( Pierre Magnan est né en septembre 1922) soit à quatre ans et demi, il lit in extenso l'article "Lindbergh traverse l'Atlantique". Quelques temps plus tard il est chez sa grand-mère où se réunissent les commères du quartier . Il s'empare d'une brochure et lit. Je lui cède la parole:
" A ce moment, devant l'aréopage des dames noires, ma grand-mère Magnan qui me regarde faire, se tourne vers elles et leur dit à voix basse, mais je l'entends fort bien:
_Légissé soulet...
Elle prononce ces mots avec une légitime fierté. Mais aussitôt la Viguier, celle qui a le menton en galoche,lui explique péremptoire:
_Sé légissé soulet saoura jamais escriourié!
Déjà toutes les autres surenchérissent. Elles se volent la parole. Toutes en ont une à raconter sur les pauvres petits de leur connaissance, lesquels ayant cru malin de péter plus haut que leur cul en apprenant à lire seuls, n'ont par la suite jamais été fichus de tracer une seule lettre."
Le monde a-t-il tant changé? N'est-ce pas toujours inadmissible et considéré comme nul et non avenu par l'Ecole d'avoir appris à lire "soulet"? N'est-ce pas considéré comme vouloir péter plus haut que son cul. Quel accueil chaleureux avons-nous eu lorsque à le rentrée de ces cinq ans, nous avons annoncé à l'institutrice que notre fils lisait couramment sans que personne ne lui ait appris.
1° on ne nous a pas cru et je suis sûre qu'elle est encore persuadée que je lui avais appris
2° on nous a expliqué que ce n'était pas fondamental et que nombreux étaient les enfants dans son cas
3° que l' école était là pour d'autres choses que l'apprentissage de la lecture et qu'il était indispensable de lui faire accomplir sa Grande Section.
L'an suivant ils l'ont mis au CE1 directement sans aucune acquisition de l'écriture: c'est vrai il ne saura jamais écrire. Il ne fait quasiment pas de fautes mais n'a aucune idée de la façon dont s'écrivent les lettres. D'ailleurs je me demande ce qu'ils ont bien pu faire en GS pour ne pas avoir appris un minimum de graphisme...

Ecrit par : dobolino | 16 septembre 2006

Et voilà ! Je sais enfin pourquoi j'écris comme un sagouin.

J'ai appris à lire tout seul, durant l'année de maternelle que j'ai passé au lit — chez moi d'abord puis dans un sanatorium de Saint-Gervais. Et quand je suis arrivé en CP, j'ai été 1. insupportable, puisque l'on voulait à toute force m'inculquer quelque chose que je connaissais déjà — heureusement il y avait le calcul mental pour me faire transpirer, et 2. rétif aux exercices d'écriture, qui me paraissaient décalés par rapport à ce que je croyais savoir faire…
Et puis, apprendre avec la main gauche attachée aux barreaux de la table-chaise, c'est pas ben pratique…

Je l'ai déjà dit mais je le répète : pas d'étude à ma connaissance sur ces enfants qui apprennent tout seuls — d'ailleurs, l'institution leur dénie cet apprebnissage, et pense qu'effectivement, il y a un adulte derrière. Quelqu'un a-t-il vu passer un livre ou un mémoire sur le sujet ?
Au passage, j'ai dans l'idée que lorsqu'on apprend tout seul, on apprend (forcément) en globale. Mais chut, je ne le répèterai pas à Evelyne Charmeux…

Allez, bonsoir à tous… J'ai des palourdes qui achèvent de frissonner, et un grand verre de blanc (Domaine des Trémières, mon voisin vétérinaire et vigneron — Dobo, il y a des gens comme ça qui arrivent à vivre deux ou trois vies en une, pas cher et excellent) à votre santé à tous.

JPB

Ecrit par : brighelli | 16 septembre 2006

Catmano, c'est à la très avisée directrice que je m'adresse :
sachant que le ministre a, dans les yeux a, demandé au corps des inspecteurs de vérifier que l'attaque de la lecture soit effectuée à l'aide d'une méthode à départ syllabique, sachant que ma moitié, décharge de directeur, et inspectable tantôt, doit se conformer à son "directeur" avec Ribamabelle bleue pour les filles..., comment peut-elle faire pour faire carrière honorable ?

"Tous les efforts de la violence ne peuvent affaiblir la vérité, et ne servent qu'à la relever davantage. Toutes les lumières de la vérité ne peuvent rien pour arrêter la violence, et ne font que l'irriter encore plus."
Blaise

Ecrit par : D'Enguell | 16 septembre 2006

A propos des enfants qui arrivent au CP en sachant lire.
Ma fille aînée est née un 2 janvier et pas un 31 décembre. Comme on n'était pas du genre à demander une dérogation pour gagner un an, on a suivi les conseils de l'institututrice de la maternelle du regroupement pédagogique: votre fille est lente et très rêveuse, laissez la vivre sa dernière année de maternelle. Nous avons suivi son conseil.
Vers la fin de l'année scolaire nous voilà convoqués . L'institutrice nous explique que notre fille s'ennuie, qu'elle connaît tout par coeur et qu'elle demande à apprendre à lire ce qui n'a rien de surprenant puisqu'elle a 6ans et 6 mois. Sachant que j'ai été institutrice elle me suggère de lui apprendre à lire pendant les vacances mais d'aller jusqu'au bout pour éviter un changement de méthode. Je retrouve "mico mon petit ours" édité chez Istra et nous voilà embarquées toutes les deux avec mimi le petit chat, l'âne coco , et mico le petit ours de milène, une gamine qui ressemble à la mienne. Ca tombe bien et ça marche . Je n'ai guère de mérite : de toute évidence ma fille est heureuse de découvrir les syllabes, les sons, les mots, les phrases et les péripéties de nos personnages. A la rentrée j'avertis le maître du CP en précisant qu'en dehors de la lecture nous n'avons rien fait d'autre. Il constate qu'elle lit correctement,en respectant la ponctuation et y mettant l'intonation. Elle pourra lire des ouvrages plus importants ou faire d'autres exercices. Dans le cours de l'hiver nous voilà appelés : heureusement qu'elle savait lire votre fill,q sinon je vois pas comment elle s'en serait sortie au CP.
- Ah bon et pourquoi ?
- Je n'ai jamais vu une rêveuse pareille.
- Et alors , c'est gênant.
- Oh non, elle est sage, mais il faudrait qu'elle se réveille.
- L 'avenir nous le dira.
La rêveuse a 29 ans. Scolarité sans histoire, douée pour les langues elle a appris la flûte traversière et le piano . C'est elle qui a voulu. Elle a continué en hôtellerie (major de sa promotion) et comme elle est toujours "rêveuse" et qu'elle aime vivre vraiment, elle s'est arrangée pour élever elle-même ses jeunes enfants. Elise Freinet dont j'ai cité "Savoir rêver" sur ce blog, extrait de" L'enfant artiste" avait vu juste. J'ai fait de mon mieux pour elle sans chercher à me glorifier, estimant que l'essentiel c'est de donner à boire à l'âne quand il a soif. Il faut sauter sur cette occasion qui devient rare .

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 16 septembre 2006

Merci à Lariba pour le très beau texte figurant sur Cahiers de doléances.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 16 septembre 2006

Dobolino, quelques instants pour vous secouer les cadènes ;)
Aviez-vous remarqué comme les sacrées étaient si proches des lombaires, que leurs vibrations mugissaient dans les cervicales, relayées par la "spinal chord", image d'Epinal subliminale, subluminique pépinière d'épinière... reliant le cloaque au siège de l'âme :))))))
Vos hydrates de carbone pour freiner le transit, pas bon pour les victoires à la Pyrrhus, dont vous usâtes souvent, qui les font passer pour icelles à la pyruvate, pétrole ultime des cellules, quoique avec votre génome ambigu, votre métabolisme doit sans doute être fondé sur le Silicium plutôt que le Carbone.
Et moins facile à cloner, n'en déplaise à Raël, Ronéo typé Juliette.

Ecrit par : D'Enguell | 16 septembre 2006

Samedi soir sur le blog, les Etats du Désert comme dirait Chodolenko...
Réceptions ou têtes-à-têtes alcoolisés, que la farce du Peter Sellers de "The Party" vous accompagne, et que le petit vin de JPB se résorbe doucement, qui telle l'eau troublée du laboratoire de Cary Grant du Monkey Business, le fit prendre Charmeux pour Marylin Monroe ;)

Le très nietzschéen Hesse de "das GlasPerlenSpiel" hurle avec les loups

Ecrit par : D'Enguell | 16 septembre 2006

D'Enguell, vous avez oublié deux "sachant" :
sachant que la plupart des IEN penchent souvent en faveur du titulaire du poste, à plus forte raison s'il est directeur,
et
sachant que les syndicats préfèreront défendre le directeur surtout s'il résiste aux "injonctions d'un ministre de droite qui n'y connaît rien et se mêle de ce qui ne le regarde pas".
Eh ben, elle est mal, votre épouse. Si elle tente de s'opposer, elle va peut-être faire plaisir à l'inspecteur, mais ce n'est pas sûr (ce n'est pas à cause d'une émission même pas en prime time que tous les IEN de France, "dressés à la Charmeux et à la Foucambert "depuis le début de leurs études, vont saquer tous les collègues qui ne commencent pas par l'étude du code), et elle va avoir son directeur sur le dos toute l'année qui peut multiplier les petites vacheries en douce.
Moi, je serais elle, je proposerais à mon directeur de travailler en "atelier décloisonné de conscience phonologique" en lecture pendant le jour de décharge (évidemment si c'est deux jours, ça va faire louche), arguant que les enfants réagiront mieux avec une enseignante différente si l'activité est différente, que cela permettra au directeur de mener sa pédagogie comme il l'entend, blablabla quoi... Ca devrait pouvoir passer, une collègue qui décharge aussi une directrice titulaire d'un CP un jour par semaine a obtenu aussi cela, elle, elle a choisi "Expression Ecrite", je me demande ce qu'elle leur fait faire pendant le premier trimestre mais enfin...

Ecrit par : catmano | 17 septembre 2006

JPB vous devriez vous rapprocher de l'anpeip association pour les enfants intellectuellement précoces, ils ont quelques exemples de ces enfants ; simple constat familial : mes enfants ont appris à lire "seuls" si on considère que leur dire comment "chantent" les lettres (c'est comme ça que disent les instits) seules ou accompagnées (beu et a ça fait ba) en leur confirmant à chaque fois qu'ils le demandent "t et a ça fait ta et t et u ça fait tu" ; je ne connais pas d'enfant qui ait appris à lire sans qu'on leur donne au moins ça ; ce n'est pas un enseignement, que j'assimile à la porte toute entière, mais juste la clé et ils se débrouillent pour la tourner et ouvrir et...entrer au pays des Merveilles ; et s'ils retiennent certains mots en global, je confirme que pour les mots inconnus complexes, ils décomposent, répètent une fois pour la sonorité et une fois pour le sens !!!

dobolino j'adore Pierre Magnan, j'y suis entrée par La Maison assassinée et je reprends quelques unes des aventures de Laviolette comme ça pour le plaisir des personnages qui vous accompagnent encore qq jours après la fin du livre...
et petit clin d'oeil n'oublions pas que nombre d'EIP ont des pbs de graphisme très importants !!!
JPB serait un surdoué (lecture tout seul, graphisme nul) ! gasp ! va-t-il croire à sa propre existence en partant de là !

Ecrit par : fabienne | 18 septembre 2006

Fabienne, quel âge à ce professeur? Sa réponse laisse entrevoir un principe pédagogique: la démarche actionnelle.

Pour ceux qui ne sauraient pas de quoi il retourne, je cite le Cadre de référence européen sur l'apprentissage des langues (auquel on nous demande, dans les années à venir de nous conformer) :

"La perspective privilégiée ici est, très généralement aussi, de type actionnel en ce qu’elle considère avant tout l’usager et l’apprenant d’une langue comme des acteurs sociaux ayant à accomplir des tâches (qui ne sont pas seulement langagières) dans des circonstances et un environnement donnés, à l’intérieur d’un domaine d’action particulier. Si les actes de parole se réalisent dans des activités langagières, celles-ci s’inscrivent elles-mêmes à l’intérieur d’actions en contexte social qui seules leur donnent leur pleine signification."

Sans commentaire...

Ecrit par : Petiteprof | 18 septembre 2006

Et l'acteur social à tâches... au fond de la poêle.
Excellent Petiteprof !

Ecrit par : D'Enguell | 18 septembre 2006

très drôle D'Enguell...
je ne sais pas ce qui se passe aujourd'hui mais tout ce que j'écris se perd dans la toile et n'arrive pas à destination! ça bug sévère! ô desespoir!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 18 septembre 2006

C'est Brazil, Patricia. D'après Catmano, soit je laisse mon épouse sur l'autel des circulaires, directives et autres recommandations programmatiques, avec des officiants ancrés dans leurs certitudes, soit je lui propose une méthode hussarde (pour assurer la relève), et dans ce cas c'est l'hôtel assuré pour moi...

Ecrit par : D'Enguell | 18 septembre 2006

Kafkaïen en effet D'Enguell, comme cette journée avec le net pour moi...
qui disait ça ira mieux demain...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 18 septembre 2006

ca devient vraiment compliqué de discuter, surtout que je ne garde rien en mémoire. Tout ce que j'écris disparait aussi. Peut-être est-ce un signe des cieux pour me dire de fermer ma gueule?

Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2006

Dob, tu dérapes :)

Ecrit par : D'Enguell | 18 septembre 2006

Il ny a plus de place pour écrire sur ce site....
Sauf à passer par les anciens sujets qui permettent d'atteindre l'enplacement réservé au commentaire...
Donc si cela n'a pas été encore fait , je transmets l'adresse suivante
Un manifeste européen pour la défense de la culture et de l'instruction
http://www.sauv.net/meuro.php

Ecrit par : dg | 18 septembre 2006

N'empêche que quand je me tais, ça marche mieux!

Ecrit par : dobolino | 19 septembre 2006

Ben alors, c'est fini, terminé, plié, achevé, révolu, évanoui, disparu???? y'a pu d'blog?
Serions -nous remerciés par le Maître de maison?

Ecrit par : elisabeth. | 19 septembre 2006

Doit être chez l'éditeur, à l'heure qu'il est, ou il dort après avoir bu ses avances sur droits d'auteur.

Ecrit par : D'Enguell | 19 septembre 2006

Avec ce qu'il a sorti comme exemplaires, j'espère que Gawsewitch l'abreuve au Château-Yquem. Quant à nous, à défaut de faire sauter les IUFM, nous avons fait sauter le serveur. C'est un petit début.

Ecrit par : Pierre-Henri | 19 septembre 2006

Pour une fois que c'est drôle, et que cela traite de l"'éducatif", je ne résiste pas à vous placer le lien :

http://passouline.blog.lemonde.fr/livres/2006/09/
quand_sciences_.html#comments

Chahutent pas mal, aussi...

Ecrit par : D'Enguell | 19 septembre 2006

Je ne pense pas que le serveur ait sauté, je pencherais plutôt pour une limitation du nombre ou du volume de commentaires sur les entrées du blog.
Peut-être peut-on modifier ce paramètre quelque part ?

Ecrit par : Oups | 19 septembre 2006

JPB,
Vous avez appris à lire seul. Insupportable en CP (ennui ?). Rétif à l'écriture, en décalage avec votre pensée.

Arrêtez de dire et de répeter :
"Pas d'ouvrage à ma connaissance sur ces enfants qui apprennent seuls - d'ailleurs l'institution leur dénie cet apprentissage, et pense qu'effectivement, il y a un adulte derrière".

Ne me dites pas que vous faites partie du mythe de ceux qui ne pensent que par clichés. Cela ne fait pas partie de votre personnage.

Vous paraissez suffisamment curieux, et il me semble que cela devrait vous conduire à davantage d'approfondissement sur ce sujet. Qui d'ailleurs vous interpelle et je crois savoir pourquoi.....

Bibliographie :
Les enfants surdoués ou la précocité embarrassante (ESF) de JC TERRASSIER
Plaidoyer pour les intelligences précoces (PUF) R COHEN
Les intelligences multiples (RETZ) H GARDNER.....

Différents types de travaux ont été effectués. en France et à l'étranger :
Bogolepova (Russie), JC GRUBAR (FRANCE), JE ALEXANDER, N JAUSOVEC, Avner ZIV (TEL AVIV), O REVOL, A KAHN.....

Ayant assisté à un colloque où était présent Axel KAHN: à la fin de sa présentation, il a dit ceci :

" Mon commentaire ne serait pas favorable si on imaginait ces enfants supérieurs, alors qu'ils sont différents, qu'il faut les aider à assumer leur différence, et qu'il faut les aider à s'épanouir en fonction de leurs dons.
Bien entendu, ces enfants sont des enfants particuliers qui sont intéressants, qui ont une richesse tout à fait extraordinaire.
Mais pour qu'ils profitent en tant que citoyens de ces capacités, il y a au moins une chose que nous devons faire, c'est éviter l'incongruité et l'incohérence qui existe entre la susceptibilité particulière de ces enfants et la moyenne, ne leur crée un handicap particulier qui les fasse considérer comme inférieur.

Ils font partie de la diversité d'un monde qui est notre richesse."

Pour en revenir à vous, Vous aviez cette spécificité de savoir lire au CP, alors être insupportable, pour vous, ou totalement en retrait pour d'autre, pour schématiser est normal. Il faut cesser d'obliger les "précoces ou surdoués" d'aller a un rythme qui n'est pas le leur.
En comparaison, on a tenu compte de la spécificité des gauchers quand on a cessé de les obliger à écrire de la main droite.

Approfondissez JPB, et vous trouverez des réponses à vos interrogations.
Cordialement.

Ecrit par : Carole | 21 septembre 2006

votre texte est beaucoups trops long personne ne le lira en entier ou ne le lira

Ecrit par : baillet | 24 septembre 2006

Mais si, on les lit, nous, les textes longs... Et plusieurs fois, encore, pour être sûrs d'avoir bien tout enregistré et de ne pas commettre de contresens...

Ecrit par : catmano | 24 septembre 2006

Trop court, Cat ;)

Ecrit par : D'Enguell | 24 septembre 2006

Bah non, je m'adapte à mon lectorat.

Ecrit par : catmano | 24 septembre 2006

bonjour!
moi je né que 10ans ma maitresse sapel Mme devé bourquin
Dominique donc quii a fé parti de ses éleves écrivez moi a [email protected] ok?Biz a tt le monde (au faite ma maitresse sa fé 6 ans que elle et den lékol)


bybye

Ecrit par : océ@ne | 26 septembre 2006

je ne savais pas qu'on pouvait revenir ici et je voulais re-répéter que ces soi-disants précoces ou sur-doués qui prolifèrent de nos jours sont les anciens élèves à qui ont donnait un an d'avance et qui étaient des fois un peu bizarres. Le manque de structure et d'exigences actuels les laissent divagant, broutant de ci de là, à leur gré dans les prairies du savoir. J'en ai un de ces zèbres qui a quinze ans et maintenant plus de pitié: t'es intelligent alors démerde-toi pour leur donner ce qu'ils veulent ou c'est toi qui t'écraseras, pas eux. A dix ans, je veux bien le prendre en charge OK à quinze il gère. Ses grands parents n'avaient pas le temps d'avoir des états d'âme... Au temps du STO, tu te vois en train de dire à la Gestapo:"oui, mais moi, je suis sur-doué!"
Le premier rôle de l'être humain c'est de se trouver à bouffer. En attendant, c'est vrai que l'école primaire d'aujourd'hui, pour les mômes intelligents, c'est carrément gore! Après quatorze ans, si on est "supérieur", on se gère. Ses arrière-grands-parents à cet âge ils étaient à la fin de leur apprentissage sur-doués ou pas!
Et si les filles dites sur-douées s'en sortent mieux que les garçons, ne serait-ce pas aussi parce que nous, leurs mères, sommes un peu moins en extase devant leurs performances(elles ont pas ce beau zizi elles!) les forçant ainsi à être dans le monde réel?
Vous voyez comme on progresse en se frottant à autrui!

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2006

On peut progresser sans se frotter, dobolino, et attention, toto veille au grain.
Et puis franchement, si vous utilisez "supérieur", c'est qu'inférieur est au fond du palais, avec les dents qui baignent... Et là, je vous avoue que j'ai un peu la nausée. Vous persistez ou c'est une "erreur" de pédagomoderne ?

Ecrit par : D'Enguell | 26 septembre 2006

dobolino, rassurez-moi, votre adjectif substantivé, vous le reniez un peu, ou vous signez ?

Ecrit par : D'Enguell | 29 septembre 2006

Les guillemets de part et d'autre D'Enguell sous-entendent une forme de ricanement. Je vous ai dit que mon titre de roman préféré est "L'Homme sans Qualité". Comme Lucien Leuwen, je ne me suis donné que la peine de naître!
Y'a plus grave à gérer aujourd'hui sur ce blog à mon avis
Aujourd'hui y'en a qui ont mis en exergue notre supériorité religieuse devenue une infériorité dans un monde qui attendit patiemment le XXI° siècle pour se transformer en chaudière...
Aujourd'hui mon coiffeur fut supérieur et je me trouve superieurement belle! Par contre je me suis fait engueuler par un client et j'ai trouvé ma réponse inférieurement nulle... Ce soir je vais me coucher médiocre

Ecrit par : dobolino | 29 septembre 2006

Je vous aime plus qu'hier et moins que demain !
Merci ;)

Ecrit par : D'Enguell | 29 septembre 2006

Vous êtes si ce n'est selon mon coeur tout au moins selon mes misérables neurones qui sont revivants et renouvelables aux dernières nouvelles. C'est pas chouette ça?
C'est tout ce que je souhaite au malheureux chat rouquin qui ce matin arriva exsangue car sa maitresse ne savait pas que la nuit les vétérinaires assuraient les urgences(bonjour la souffrance neuronale)... C'est pas beau la campagne? Quand je pense que cet été un de mes confrères de banlieue parisienne a été tué à coup de poignard par un sub-limite qui le croyait la réincarnation du diable parce qu'il avait soigné le chien de sa mère qui, justement était le diable: ce pourquoi il l'avait défénestré(le chien, pas le véto!) et du coup maman avait amené le toutou chez le vétérinaire. Vous m'étonnez que les vétos et les médecins de ville se défilent la nuit... C'est horrible cette histoire. On est bien à la campagne: pauvres mais heureux!

Ecrit par : dobolino | 29 septembre 2006

Bonjour,
je suis professeur des écoles depuis 14 ans. J'ai beaucoup de choses à dire. Je me retrouve dans vos écrits totalement, bien que n'ayant pas les mêmes idées politiques. Je vous remercie de défendre notre profession. Et de dire les choses. C'est notre devoir d'éclairer la société qui va très mal et on est aux premières loges....
Je serais ravie de pouvoir en discuter ...

Ecrit par : nathalie | 19 octobre 2006

voilà... viens de descendre la grande échelle du savoir pour y déposer un tout petit oeil de chat, bille de verre mirante , petite pieraille en partage .... si j'avais trois souhaits pour une scolarité passéé , présente et à venir ???
Des cours de communication dès la maternelle
Un accés gratuit à la bibliothèque pour tous
L' écrit reconnu comme personnel et unique, richesse de chacun, qui quand il est partagé verticalise celui qui apprends autant que celui qui enseigne

Ecrit par : dom | 06 novembre 2006

Je me souviens de Brighelli avec lequel je n'ai rien appris, ce qui ne fut pas le cas avec ses nombreux collègues du lycée de Corbeil.
Je partage aujourd'hui avec eux, l'amour de ce métier, j'aime entendre mes 5e jouer et comprendre du Rutebeuf en cours de français-histoire.
J'ai la nausée quand je pense à quel point Brighelli a pu glander, le cul posé sur un coin de table, payé par l'EN à ne rien faire, à ne rien transmettre, à ne rien partager.
Vous êtes un leurre médiatique, vous me faîtes rire et aussi un peu pitié...
une ancienne élève

Ecrit par : cassandre | 16 novembre 2006

bonjour

je veux juste vous dire que le bonnet d' âne appartient à celui qui peut se prétendre plus intelligent que les autres en proposant des critiques parfois fondées certes mais qui n'apportent pas de solutions concrètes . Je suis professeur des écoles et je suis en recherche constante justement pour améliorer mon enseignement et mes apprentissages ...bref des solutions nous en avons tous ( pour ceux qui s'en donnent la peine ...) par exemple avoir une vraie formation aux iufm avec de vrais profs praticiens pour apprendre concrètement à compter , à lire et écrire aux enfants ....
par exemple seriez vous capable vous d'apprendre à lire à 26 gamins ??
allez courage ! répondez moi !

Ecrit par : giacone | 14 avril 2007

Tu connais la méthode "lire avec Léo&L;éa " 18€ édition Belin ?

Avec cette méthode tu ne devrais pas avoir trop de soucis pour leur apprendre à lire ...

Et tu sais pourquoi ?
Parce que avec cette méthode, les parents seraient en mesurent de te faire une bonne partie de ton boulot ....

Ce ne serait certainement pas le cas si tu avais la méthode Ribambelle ou Danièle &Val;érie ... Renseigne toi , compare et peut être tu comprendras .
:)))))

Ecrit par : toto | 15 avril 2007

mesure :o) désolé couché tard levé trop tôt :o))))

Ecrit par : toto | 15 avril 2007

Vous êtes agrégé de lettres mais pas agrégé d'orthographe.Il y a une faute par ligne.Continuez

Ecrit par : marc | 09 septembre 2007

bonjour tout le monde,

je n'ai pas de souvenir a conter mais un TRAVAIL SCOLAIRE a faire.
figurez vous que mon professeur de dessin m'a donner comme devoir personnel de rechercher des information sur l'HISTOIRE DE LA GOMMETTE etc.
j'ai eu beau écumer tous les sites que j'ai pu trouver sur le sujet, consulté les bibliothèque et j'ai même été a la fnac mais pas moyen de trouver !

vous aite mon dernier recours AIDEZ MOI S'IL VOUS PLAIS ! je suis désespérée. snif
merci d'avance.

Ecrit par : alice | 27 septembre 2007

il n'est pas interdit de me répondre savez vous !

Ecrit par : alice | 02 octobre 2007

il n'est pas interdit de me répondre savez vous !

Ecrit par : alice | 02 octobre 2007

c trop cool

Ecrit par : adam | 29 octobre 2007

merci c trop cool

Ecrit par : adam | 29 octobre 2007

va béser ta mère

Ecrit par : dylan | 31 janvier 2008

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