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28 juillet 2006

Blogosphere

Le Herald Tribune du 28 juillet titre, en première page et sur trois colonnes : "France's mysterous embrace of blogs" (pour les non-anglicistes : "la mystérieuse ruée sur les blogs des Français"). Statistiques à l'appui, le journal américain édité à Neuilly révèle que 60% des internautes français passent sur les blogs, contre 40% pour les Britanniques et un peu plus de 30 pour les Nord-Américains.
Puis le commentateur, Thomas Crampton, analyse l'usage comparé des blogs. Les Américains, par exemple, incorporent volontiers les idées des autres bloggueurs aux leurs, alors que les Français, semble-t-il, ignorent le compromis. Chacun, ici, camperait sur ses positions.
L'analyse s'affine, avec sous-titre plus existentiel : "The big question is why". Un spécialiste français consulté, Loïc Le Meur, affirme que les Français sont champions du monde de l'ego, et adorent se raconter — alors que les Allemands ou les Scandinaves, petits joueurs de la blogosphère, restent sur leur quant-à-soi.
Ce n'est pas faux. Il y a des blogs qui affichent le narcissisme de leurs auteurs avec une innocence…
Mais il y a une autre explication peut-être, et ce blog-ci m'en donne une clé.

"Bonnet d'âne" (une pure provocation, cette appellation !) est visité par une moyenne de 20 000 personnes par mois (un peu plus en mai-juin, mais encore près de 18 000 en ce 28 juillet — alors que nous sommes en vacances, et que les accès à Internet ne sont pas si aisés). Et ce qui s'y exprime, les avis tranchés des uns, les anecdotes des autres, les noms d'oiseaux parfois, des vannes faciles et d'autres qui le sont moins — tout me donne à penser que ce qui se jette ici, c'est essentiellement ce qui ne se dit pas. Les plaisanteries les plus lourdes le révèlent mieux encore que tout le reste : le blog, c'est le retour du refoulé.
Les enseignants qui fréquentent ce blog, et ils sont un certain nombre, notent souvent qu'ils ont déjà seriné telle ou telle opinion à leurs collègues, maintes et maintes fois… Voire ! Peut-être l'ont-ils dit, mais pas avec cette liberté. Par ailleurs, même s'ils l'ont crié, qui les a entendus ? L'Education Nationale, mise en coupe réglée depuis vingt ans par les maîtres du discours pédagogique, est, bien plus que l'armée, la Grande Muette du XXIe siècle.
Et au-delà de l'Education, qui n'est jamais que la vitrine de notre République malade, c'est tout le politiquement correct qui vole en éclats, ici comme ailleurs. C'est d'ailleurs pour cela que je n'exerce moi-même aucune censure sur ceux qui s'expriment ici — parce que ce qui se révèle dans les lignes anonymes ou non des bloggueurs, c'est l'incapacité, de plus en plus grande, de la France "ordinaire", de l'école "ordinaire", à autoriser des opinions différentes. Encore un peu de liberté d'expression à la sauce pédagogique, et nous sommes mûrs pour le néo-fascisme — celui qui met des barreaux dans la tête.
Le blog est le dernier espace de liberté de cette démocratie qui, sous prétexte de laisser à chacun libre cours à ses opinions, condamne tout le monde à adhérer à un sentiment moyen, étété, stérilisé, dont la passion et les paroxysmes sont exclus.
Salut donc à toutes celles, à tous ceux qui passent, ou qui séjournent. Je salue en elles et en eux mes congénères en liberté. "Attaché ? dit le Loup. Vous ne courez donc point où vous voulez ?"
Les loups en laisse de la fausse démocratie qui nous gère surfent aujourd'hui de blog en blog. Qu'ils hurlent — peut-être alors les entendra-t-on.
JP Brighelli

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Commentaires

On cause dans la salle des profs, avec liberté... Il y a plusieurs camps: ceux qui parlent toujours boulot, ceux qui parlent famille, ou maison à construire, ou à décorer, les autres qui parlent cul, et les autres qui n'ont qu'une envie, c'est de voir leurs copains pour se marrer vraiment...

Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2006

Cette folie des blogs à laquelle, je l'avoue, je participe aussi bien en tant que voyeur mais aussi comme acteur n'est elle pas la réhabilitation miraculeuse de l'écrit par rapport à l'oral, la réhabilation de l'argument nuancé par rapport aux " Ouais c'est super !! " , "pfff, c'est nul !! "

En effet, c'est quasiment impossible de lire un blog ou d'en rédiger un si on ne maîtrise pas la langue française et avec le temps, j'ai pu me rendre compte que les fautes d'orthographes ou de grammaires rendaient caduques des arguments pourtant savamment orchestrés.

Oui pour blogger, il faut connaître le français et le bon français parce que la qualité d'écriture de style reste votre signature.
Vive les blogs et vive cette langue française unique dans sa façon sensible de décrire les choses et les évènements.
Maxime

Ecrit par : Olivier | 28 juillet 2006

Je connais des langues bien plus riches et belles que le Français, qui est devenue une langue de concepts avant tout... La chair des choses, le poids du monde, les vrais poètes contemporains se battent avec les mots vidés pour nous en donner quelque chose... Ne la ramenons pas avec notre langue qui devient un patois mondial....

Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2006

Cette liberté retrouvée n’est pas à mettre au profit des blogs, mais d’internet tout entier.
Je dirais même que les blogs limitent cette liberté, dans la mesure où ils ne sont pas neutres.
D’ailleurs, je ne pense pas me faire lyncher si j’affirme que la majorité des blogs ne sont que des sites égocentriques dont l'inutilité déconcertante n'est plus à prouvée.
Quoi que vous en pensez, vous n’êtes pas des « bloggers » normaux.

Maintenant, si exposer sa vie médiocre aux yeux de tous, bêtifier à loisir et s’étonner de ne pas recueillir l’once d’attention tant attendue est ce que vous appelez la renaissance de la liberté, soyez en sûr, nous sommes encore plus libre là ou la propagande gauchiste sévie impunément depuis des années sous couvert de tolérance et d’humanisme : à l’école.

Ecrit par : Estil | 28 juillet 2006

Faisons dans le déjà-vu.
« Selon toute vraisemblance, aucun autre régime ne peut donner naissance à la tyrannie que la démocratie ; de la liberté extrême naît la servitude la plus complète et la plus terrible. »
Platon
Cette véritable et tant recherchée démocratie – finalement retrouvée à l’aide d’internet (ou des blogs), ouf – n’est peut être pas tellement mieux que ce qui se fait dans la fausse, si je puis dire.

Ecrit par : Estil | 28 juillet 2006

Appelons un chat un chat (pas un tchat). POURQUOI tant de blogueurs ou blogueuses - dont je suis - pour communiquer même avec mon égo, pour comprendre et cette mini société ajoute beucoup à cette ciompréhension.Au travers des échanges, il y a un vrai besoin créatif, une recherche, une très grande tolérance.
Je ne suis ni enseignante, ni journaliste, ni intellectuelle, mais ici j'ai le droit de m'exprimer sans la peur de l'autre que j'apprends à aimer et à respecter. OUI, cette mini société peutg nous apprendre à transformer si nous arrivons à bien nous en servir

Ecrit par : ginette ayral | 28 juillet 2006

avoir la liberté de s'exprimer est peut-être un phénomène culturel français, après tout Liberté est dans notre devise et cette liberté chèrement acquise flatte l'ego des chauvinistes que nous sommes. Notre mémoire collective n'est-elle pas imprégnée (je devrais peut-être écrire imbibée)de cette soif de liberté dont nous aimons nous "soûler"?
Internet nous ouvre toutes les portes.Pourquoi ne pas saisir l'occasion qui nous est donné de nous exprimer sur tout...et n'importe quoi ?
Que les français soient autant blogueurs est une note positive, au moins ils ont encore quelque chose à dire et à contredire, quand tant d'hommes et de femmes de par le monde sont encore muselés...
voilà , c'était juste un petit post pour assouvir ma curiosité en m'abonnant par ce biais au fil de discussion et suivre les prochaines interventions directement via ma boite mail...

La curiosité n'est-elle pas aussi une des raisons qui nous poussent sur les blogs en plus de nos côtés "gr..des gu..les" ?

Ecrit par : patricia mesnigé | 28 juillet 2006

les blogs , fabuleux moyen de communiquer, chacun est libre, de passer son chemin ou de s'attarder. que demande le peuple!

Ecrit par : pierrot le zygo | 29 juillet 2006

je passe "jetter un oeil" sur les discussions, ET c'est une satisfaction de pouvoir lire ici quelques lignes sur l'enseignement du français en LP,sous la plume de Pendariès, suivies d'une réponse de JPB évoquant un manuel non finalisé chez Foucher. Dommage que ne s'élèvent pas davantage de voix des LP sur ce blog. Il y aurait pourtant de quoi se récrier.

M. B R I G H E L L I , j'espère que vous parlerez du LP dans votre livre à venir. Ca vaut la peine de faire savoir quelle "kultur" on entend donner à l'ouvrier du XXIème siècle.

Dom

Ecrit par : Dom | 29 juillet 2006

J'aimerais beaucoup parler des LEP — à ceci près que je n'en ai vu que deux de près. J'essaie de n'écrire que de ce que je connais bien. En revanche, je propose à tout spécialiste des LEP qui aurait des choses à dire de les exprimer ici — et/ou d'en faire un livre.

Je reçois d'une amie, prof en classes prépas littéraires à Aix-en-Provence, le courrier suivant, que je transmets imp(r)udemment à la communauté, histoire de mettre les pieds dans le plat.

"J'ai l'immense plaisir de vous apprendre que Nadia Z..., dite "la gazelle des quartiers nord (de Marseille) ", que nous avions recrutée en Lettres sup l'an dernier non pas parce qu'elle venait d'un lycée ZEP ou parce qu'à prononcer son nom est difficile, mais parce qu'elle avait un bon dossier, a été reçue à l'IEP d'Aix-en-Pce à la régulière, c'est-à-dire en passant le concours comme les autres.
Moralité sommaire, évidente mais qui mérite d'être rappelée : il suffit d'être bien préparé(e) et de travailler sérieusement pour réussir. Corollaire : pas besoin de discrimination positive pour entrer à Sciences-Po ! Si l'on donnait leur chance, c'est-à-dire un enseignement de qualité, à tous les lycéens de ZEP, il y aurait des dizaines de Nadia Z. Evidemment, M. Richard Descoings, directeur de l'IEP Paris, ne pourrait plus se faire de la mousse et se présenter en défenseur du petit peuple... mais c'est une autre histoire."

Sans commentaire de ma part…
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 juillet 2006

Maintenant, si exposer sa vie médiocre aux yeux de tous, bêtifier à loisir et s’étonner de ne pas recueillir l’once d’attention tant attendue est ce que vous appelez la renaissance de la liberté, soyez en sûr, nous sommes encore plus libre là ou la propagande gauchiste sévie impunément depuis des années sous couvert de tolérance et d’humanisme : à l’école."

Ecrit par : Estil | 28 juillet 2006
Propagande gauchiste à l'école? Damned! Il va falloir que vous m'expliquiez ça, Estil! Cela sonne à peu près aussi juste qu'impliquer que toute la misère du monde, scolaire et autre, soit imputable au seul terrorisme pédagogique! Vous voyez, je suis tellement bridé et surveillé par la dictature qui règne dans les IUFM que je passe pas mal de temps à discuter avec vous, et à apprendre un tas de choses passionnantes, (merci encore à Pendariès pour la défense de Rouquette, que je n'ai pas lu, mais ça ne va assurément pas tarder!) Après tout, on a les libertés qu'on se donne!
A ce propos, justement, écouter ( ou réécouter; ça supporte largement plusieurs sessions!)de toute urgence: les cours de Gilles Deleuze à Paris VIII en 1981, "Spinoza: immortalité et éternité", collection:"à voix haute", éditions Gallimard. Un pur bonheur. Avec, en plus, un verre de Sainte Croix du Mont 1990 de chez Camille Brun à la main, on approche le Nirvana...
Bonne continuation à tous.

Ecrit par : christophe sibille | 29 juillet 2006

Vous savez Mr Sibille, il suffit de comparer le taux d’enseignants syndiqués avec la moyenne nationale qui est je crois de 7%. Certes, ceci ne prouve en rien qu’ils pratiquent une quelconque propagande, mais rassurez moi, lorsqu’on distribue des tractes et des pétitions anti loi Fillon et anti CPE en pleine classe, lorsqu’on affiche dans cette même classe des tractes politiques fortement orientés et autant représentatif des parties politiques que ne l’était l’URSS, lorsqu’on invite ses élèves à aller manifester en leur affirmant qu’ils ne seront pas mit absent s’ils contribuent à cette lutte contre le gouvernement, lorsqu’on préfère assister à une réunion syndicale plutôt que d’assurer ses cours à la vieille du baccalauréat, lorsqu’on voit qualifier ses idées d’exécrables parce qu’elles ne sont pas en phase avec le dit professeur, lorsqu’on pratique la désinformation alors qu’on est censé apporter tout son contraire, lorsqu’on met à contribution ses élèves pour fabriquer des bannières pour la future manifestation, lorsqu’on se met en grève par « solidarité », n’est-il pas légitime, ne serait-ce que d’esquisser le terme propagande gauchiste ?

Ca fait beaucoup de lorsqu’on, mais je pourrais continuer des heures…

Ecrit par : Estil | 29 juillet 2006

Estil: tous les profs ne sont pas comme ça. Et tous les cerveaux ne sont pas soumis à la pression syndicale. Et tous les profs ne militent pas dans leur classe. Car tous les profs ne sont pas de Gauche (quand la Droite est au pouvoir) et de Droite (quand la Gauche est aux affaires). Tiens, savez-vous, d'après un sondage réalisé pdt les dernières présidentielles, que de plus en plus de profs votent FN? Mais ça, on ne le dit peut-être pas...

Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006

Pendariès, le mythe de l’intellectuel indubitablement de gauche parce qu’il se doit d’être altruiste, compréhensif, sensible, émotif, mais surtout humaniste dans l’âme est encore très ancré dans les esprits. Ceci favorise déjà certains « faibles d’esprit » à se sentir de gauche et ainsi pouvoir se rapprocher de l’image qu’ils ont de l’intellectuel. Bref, un effet de mode encore très présent.

« Tiens, savez-vous, d'après un sondage réalisé pdt les dernières présidentielles, que de plus en plus de profs votent FN? Mais ça, on ne le dit peut-être pas... »
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006
Je me réjouirais presque de savoir que de plus en plus de professeurs votent FN et qu’on n’en entende pas parler. Pourquoi ? Car cela veut forcement dire qu’ils ne font pas de propagande et gardent leur orientation politique pour eux.

Après, je crois que l’un des plus gros problèmes est qu’il existe une très grande disparité entre les lycées très cotés et les « normaux ». Je dirais même que ce sont deux mondes qui s’ignorent totalement.

Ecrit par : Estil | 29 juillet 2006

Dans ma ville d'étudiants, Montpellier, quand avant Frêches, la Droite s'était alliée avec le FN pour diriger la Région, il y a eu des manifs. ET Koering, le surintendant de musique de la ville de Montpellier, avait dit alors: "Mozart serait descendu lui-même dans la rue. Mozart était de gauche"... Blop....

Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006

Christophe, j'aime beaucoup ce que vous écrivez, mais j'ai peur de devoir vous signaler un défaut : la naïveté. Qu'il y ait beaucoup de modérés dans les IUFM, avec lesquels une discussion serait possible, je n'en doute pas. Mais ceux qui comptent, ceux qui sont en haut de la pyramide, ceux qui publient, ceux qui ont un poids dans l'institution ou dans la vie politique, dans leur majorité, sont des extrémistes.

Il nous est impossible, par exemple, de trouver un terrain d'entente avec Eveline Charmeux, chercheur dans un institut public de recherche (INRP) - ce qui, entre parenthèses, situe le niveau de la recherche française mieux que n'importe quel classement de Shanghai. Lisez cela :

http://www.meirieu.com/FORUM/charmeuxpolitique.pdf

D'après elle, tous ceux qui ont appris à lire avant les années 70-80 du vingtième siècle s'illusionnent : ils ne savent pas réellement lire. Ils sont victimes d'une obscure machination, d'un lavage de cerveau qui leur interdit l'accès à la vérité depuis des millénaires. Au yeux de madame Charmeux, toute l'histoire de l'humanité est une tromperie, un âge obscur de barbarie, hors duquel les pédagogistes nous ont fait sortir pour que nous atteignons enfin la lumière.

J'ai déjà parlé ici des travaux de Pierre Frackowiak, qui n'est pas non plus le premier venu dans la hiérarchie et dispose d'une influence politique considérable :

http://www.meirieu.com/FORUM/frackowiakclasseetecole.pdf

Philippe Meirieu est un auteur beaucoup plus subtil, en tous cas beaucoup plus louvoyant, mais certains passages de "Frankenstein pédagogue" ou de l' "Ecole ou la guerre civile" témoignent également d'une inquiétante volonté de contrôle social.

Nous les appelons "pédagogistes", et finalement nous avons tort. Nous devrions les nommer "pédagocrates". Instruire les élèves, pour eux, n'est qu'un projet secondaire. Ce qu'ils veulent en réalité, c'est transformer la société en manipulant la jeunesse. Oh, avec les meilleures intentions du monde, cela va de soi ! Donnons-leur le pouvoir, et nous aurons une société plus juste, plus fraternelle, plus civique, plus ouverte, plus tolérante, plus égalitaire, une société entièrement élaborée d'après LEURS principes, qui s'imposeront sans discussion parce qu'ils sont, d'une façon absolue et non contestable, du côté du Bien.

Et puis, le grand avantage de l'éducation nationale sur la politique, c'est que les citoyens, si versatiles et si pénibles à convaincre, ne votent pas. Ni les inspecteurs d'académie, ni les recteurs, ni les présidents d'IUFM ne sont soumis au contrôle des urnes. Le pouvoir du ministre est assez fantômatique, et ne pèse pas bien lourd devant celui des syndicats.

D'où, également, cette rhétorique assez étrange, selon laquelle les pédagogistes, nantis de pouvoirs considérables, adoptent constamment la posture du persécuté : ils sont tous contre moi, je sais ce qui est bien pour eux, ils ne m'écoutent pas parce que mes idées sont trop avant-gardistes, ils sont tous réactionnaires, d'ailleurs ce sont tous des xénophobes intolérants (cf. les sujets du bac 2005 : http://www.fondapol.org/presse-tribunes-zero-pour-le-bac.jsp ) et, finalement, je les sauverai malgré eux.

Alors, Christophe, qu'il y ait parmi l'équipage plein de gens charmants, tels que vous, soit. Mais tant que le capitaine et les officiers seront d'aussi dangereux illuminés, ne comptez pas trop sur la politique de la main tendue.

Cela dit, ce n'est pas une excuse (en tous cas pas à mes yeux) pour recourir à l'insulte, à la scatologie, à la diffamation, au déversement de pulsion refoulées... autant de phénomènes que je trouve très regrettables. Si Jean-Paul conçoit son propre blog comme une sorte de canal de décharge, cela ne peut que dégénérer davantage, hélas.

Ecrit par : Pierre-Henri | 29 juillet 2006

Toujours sans aucun lien avec ce qui précède, sauf le fait que visiblement, moi aussi, j'aime me raconter et profiter de l'anonymat pour raconter tout ce que je n'arrive pas à faire entendre dans la pratique quotidienne de ma profession, voici la suite de mes petits trucs :

L’école ouverte à tous les vents :
L’école dont je suis la directrice n’est pas ouverte à tous les vents, nous avons même de la peine à y faire venir de temps en temps un intervenant qui nous permettrait d’enrichir l’ouverture culturelle de nos élèves.
Il y a quelques années, nous « avons perdu » notre professeur de musique (rémunéré intégralement par la coopérative scolaire) car, cette année-là, l’IA a refusé tous les agréments des profs de musique hors Association Départementale subventionnée par le Conseil Général. Le jour de l’inspection en vue de l’agrément, un représentant de la DRAC s’est approché du portail et m’a demandé si c’était bien l’école (tous les enfants étaient dans la cour)... Si j’avais su ce qui allait se passer ensuite, je lui aurais répondu la première phrase qui m’est venue à l’esprit : « Non, ici, Monsieur, c’est Auschwitz, ça ne se voit pas ? ». Les autres (conseiller pédagogique musique, IEN, directeur de l’AD) sont arrivés ne serrant la main à personne, ont assisté impassibles au cours (GS/CP) sans aucune intervention ni en direction du prof, ni en ma direction. Nous avons travaillé ensemble, le professeur et moi, comme nous l’avait suggéré le conseiller pédagogique par téléphone, ils n’ont pas réclamé le projet pédagogique qu’on nous avait demandé de rédiger, ils ont juste demandé au professeur de faire sortir les élèves en fin de séance sans m’adresser la parole. Ils l’ont ensuite gardé pour un entretien auquel je n’ai pas été conviée. Puis la sanction est tombée : « Manque de pratique pédagogique dans un environnement musical mal maîtrisé... ». L’année d’avant, nous avions produit avec lui un spectacle musical (sans subventions ni France 3) dont, de l’avis de tous nos amis musiciens et comédiens présents dans la salle, contrairement au conseiller pédagogique qui avait pourtant promis de venir, le niveau correspondait plutôt à celui d’une Ecole de Musique...
Il y a deux ans nous avons perdu nos intervenants en rugby et la conseillère pédagogique EPS m’a avertie que, de toute façon, elle n’accordait plus aucun agrément pour des interventions en cycle 2 car « le programme ne se prête pas à l’apprentissage d’un sport en particulier ».
De la même façon, nous ne pouvons que très difficilement (covoiturage par des parents d’élèves en dehors des horaires scolaires) programmer quelque sortie que ce soit, les tarifs des cars étant vraiment trop élevés pour notre commune ou notre coopérative scolaire.
Nous pensons pourtant, mes collègues et moi-même, qu’au-delà des « bases » (lire – écrire – compter), des éléments de culture générale exigeante doivent être enseignées dès l’école primaire si nous voulons prémunir nos élèves contre la culture – poubelle à laquelle la télévision leur donne accès.
Quant à nos parents d’élèves, bien dressés par les média, ils sont, pour la plupart, persuadés que l’école est un vaste centre aéré ouvert toute l’année et que, si nous « refusons » les intervenants extérieurs et les sorties (pas forcément culturelles d’ailleurs), c’est que nous leur en voulons personnellement... Il y a même eu une ou deux réunions de rentrée où j’ai eu de la peine à placer mon petit couplet sur la lecture au CP, la seule chose qui les préoccupait étant de savoir où nous emmènerions leurs enfants pour la sortie de fin d’année ; on m’a même suggéré des parcs d’attraction ou, le fin du fin, Eurodisney... J’avais l’air fine avec mes convictions pédagogiques et mes jolis tableaux de compétences...
J’ai eu aussi une mère d’élève qui m’a demandé si je pouvais faire sortir son fils 15 minutes en avance deux soirs par semaine car, sinon, il arrivait en retard à son cours de judo et « pour B, le judo, c’est indispensable.. », et la lecture alors ?
Par ailleurs, je connais des écoles du département, situées dans des communes riches, où les collègues ne savent plus comment faire pour assurer l’enseignement du français et des maths. Entre les demi groupes de langue (en fait, d’anglais), de musique, d’informatique, de sport et les allers et venues dans les couloirs, ils ont de la peine à trouver un moment dans la semaine...

Ecrit par : catmano | 29 juillet 2006

Y a pas que le boulot Catmano dans la vie... Et ce sont celles et ceux qui commentent qui font les blogs....

Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006

J'ai lu le truc de Charmeux, cest à vomir...

Ecrit par : catmano | 29 juillet 2006

Je sias qu'il n'y a pas que le boulot, mais comme il y a des gens sur ce blog que mes petits trucs intéressent, je leur raconte mon boulot. J'ai le droit, non?

Ecrit par : catmano | 29 juillet 2006

Et puis, les collègues les plus appréciés, dans les salles des profs sont celles et ceux qui ne parlent pas boulot, ni famille, ni maison...

Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006

...ni bagnoles...

Ecrit par : Dom | 29 juillet 2006

Qui vous dit que j'ai envie d'être appréciée des collègues ? Je fais ce que je veux, il y en a bien qui , même lors de vacances lointaines, ont besoin de rester en contact et de dialoguer, parfois de façon peu amène, avec leurs collègues... Je ne les empêche pas, moi.

Ecrit par : catmano | 29 juillet 2006

appréciés dans ma bouche = les moins pénibles, les moins redondants...

Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006

oh, non c'est que ça m'amuse d'être sur ce blog. Je crois même que je suis devenu accro... GARGH SAUVEZ-MOI de cette addiction!!!!!!!!

Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006

Je ne suis pas en vacances: je bosse ma thèse! Je me suis juste éloigné de la France et de mon quotidien... Histoire d'avoir des choses à raconter aux collègues (pour me faire apprécier....)....

Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006

Je ne suis pas en vacances: je bosse ma thèse! Je me suis juste éloigné de la France et de mon quotidien... Histoire d'avoir des choses à raconter aux collègues (pour me faire apprécier....)....

Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006

"Ne la ramenons pas avec notre langue qui devient un patois mondial...."
1)C'est bien vrai, tu sais(*) la faute à qui ?
bon je vous lis pas là, trop long.. je taquine juste...lol

2)Tu sais(*) comment y remédier..


(*)vous savez
désolé,
le déchiré monomaniaque ;)

Ecrit par : toto | 29 juillet 2006

Je comprends Catmano, je ne juge pas. Mais je comprends qu'un gosse demande à avoir ses séances de judo; et ça peut-être plus important POUR LUI à cet âge-là que les 15 dernières mn d'une journée de classe. Si ca lui permet de ne pas regarder l'école comme une "prison" qui prive de la vie extérieure. Et que, épanoui dehors, il s'épanouisse alors dedans... Non? Ai-je mal dit?

Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006

Pendariès,
ce qui m'a le plus intéressé dans ce quevous avez écrit ces jours derniers, c'est lorsque vous avez abordé la situation en LP. On parle trop peu des LP ici et c'est dommage.

Ecrit par : Dom | 29 juillet 2006

J'ai lu tous les commentaires ci-dessus.Trop fort pour moi....

Ecrit par : ginette ayral | 29 juillet 2006

Les LP, les LP, oui leur situation déplorable; mais tout le monde s'en fout, ou presque... On crée des filières quand une nouvelle usine s'installe pour fournir des ouvriers spécialisés, jusqu'à ce que les usines n'embauchent plus. Puis apres, on laisse la filière devenir une impasse. C'est à la demande... Le niveau des secondes est dans son écrasante majorité déplorable (d'où mes regards tournés vers le collège): ils ont souvent la haine de l'école, et certains pensent que le LEP on n'y bosse pas. Vous parlez de syndicats? Je n'ai jamais vu autant de profs en matières pro être autant syndiqués (CGT surtout) et vouloir BLOQUER, oui, des profs... bloquer à des élèves l'accès à l'instruction, à la préparation aux examens, au LEP où je bosse, pendant les manifs anti-cpe.
Et puis, le cas particulier des LEP c'est qu'ils devraient faire apprendre aux élèves un métier: et ce que j'entends souvent de la bouche des ado, c'est: "On n'y apprend rien. On est mieux en stage. Ou chez un patron"...

Et les patrons qui veulent de moins en moins recevoir des stagiaires à cause de leur incompétences, de leur je-m'en-foutisme, de leur impolitesse, de leurs retards, de leurs vols, parfois...


On prend pour des crétins les élèves, qui arrivent fainéants, découragés dans nos classes, dépassés par ce qu'on leur demande quand on leur demande un peu plus que les IO. Ayez la curiosité d'ouvrir des manuels de matières générales, vous en chialerez.

On veut quoi en France? Un monde travailleur qui ne saura qu'une chose: la force?

Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006

Je veux dire: ce sont encore les meilleurs éléments qui trinquent (pour les stages, pour le niveau des cours dispensés, etc.)

Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006

Il ne faut pas hélas ne regarder que ce qui se passe en collège, l'école élémentaire et aussi l'école maternelle ont leur part de responsabilité dans la "fainéantise et le découragement des élèves de LP". Si vous croyez que c'est facile pour un gamin de 4 ans d'être laissé de côté parce qu'aux dires de son enseignante qui a trop bien lu Charmeux (lisez le lien qu Pierre-Henri nous a donné), il a moins de facilités que les autres à "rentrer dans les apprentissages" et d'arriver au CP déjà complètement démotivé et catalogué "aurait besoin d'un suivi spécialisé"...

Ecrit par : catmano | 29 juillet 2006

Quatre phrases, il m'a suffit de lire quatre phrases, les premières, de madame Chartreux pour trouver un non sens logique. Devant tant de rigueur je me suis trouvé contraint d'arrêter là la lecture assidu pour passer à un survol rapide du texte. Moins de cinq secondes plus tard, j'apprenais qu'enseignant de gauche, enseignant tout court et enseignant républicain sont synonymes! Je n'irai pas plus loin, et il est clair que cette école, je n'en veux pas.

Quand à Mr Frackowiak, vraiment, avec la meilleure volonté du monde je ne peux pas!

François

Ecrit par : François | 29 juillet 2006

j'ai lu charmeux... Je suis de la génération M. Bled...

Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006

Tabous......
Des profs qui votent Laguiller,Besancenot,Buffet,PS,Le PEN,Villiers ,ça ne choque pas DU TOUT dans une salle de profs. On s'engueulera mais convivialement.

En revanche,un prof qui vote Sarkozy !
Eh bien,moi,instit de gauche depuis toujours,n'ayant jamais voté à droite de ma vie, j'envisage sérieusement de voter Sarkozy,rien que pour voir ce qui se passera en 5 ans dans l'Education Nationale au niveau des mentalités,des pédagogos,des syndicats,etc toutes ces choses de gauche qui étouffent les esprits à l'insu de leur plein gré bien sûr et de leurs intentions.

Ecrit par : bernard | 29 juillet 2006

Sarko est un joueur de Poker dans la vie... Remember that...

Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006

"Je comprends Catmano, je ne juge pas. Mais je comprends qu'un gosse demande à avoir ses séances de judo; et ça peut-être plus important POUR LUI à cet âge-là que les 15 dernières mn d'une journée de classe."
Mon fils fait du Judo. curieusement, plusieurs séances sont possibles chaque semaine, y compris le samedi, et en général à des horaires compatibles avec l'école. Quel est le problème? Celui des parents qui refusent de faire le moindre effort?

Ecrit par : François | 29 juillet 2006

Non, celui des parents qui confondent l'école institution de la République avec l'école-supermarché où le client est roi.

Ecrit par : Pierre-Henri | 29 juillet 2006

Cela dit, je me demande si on peut réellement leur en vouloir. Après tout, l'école-supermarché est inscrite dans la loi : "l'élève au centre du système". Le client est légalement roi.

Ecrit par : Pierre-Henri | 29 juillet 2006

Bernard, j'ai peur que vous soyez optimiste en pensant que peu de profs voteront pour Sarkozy... Mais, ceci-dit, vous mettrez votre bulletin dans l'urne pour le candidat qui vous paraîtra le meilleur!
Pierre-Henri, je ne suis ni Meirieuphile, ni Meirieuphobe, (comme beaucoup de mes collègues), ni Charmeuphile, ni Charmeuphobe. Je me fous un peu de ce qu'ils peuvent écrire, à vrai dire, et cela n'aura pas d'incidence sur ma manière de pratiquer mon métier; c'est le cas d'ailleurs de beaucoup de mes collègues, (vous me croirez ou pas). Encore une fois, personne n'est obligé d'adhérer à un soit-disant dogme pédagogiste, (ou pédagocrate, si vous voulez). Simplement, je n'ai lu nulle part que les personnes susnommées défendaient le principe selon lequel il ne fallait rien apprendre à l'école, comme leurs contempteurs voudraient nous le faire croire. Et, encore une fois, on a les libertés d'enseigner qu'on se donne, et qui ne s'usent que si on ne les utilisent pas.

Ecrit par : christophe sibille | 29 juillet 2006

"Non, celui des parents qui confondent l'école institution de la République avec l'école-supermarché où le client est roi."

Pour moi ça procède du même comportement

"Cela dit, je me demande si on peut réellement leur en vouloir. Après tout, l'école-supermarché est inscrite dans la loi : "l'élève au centre du système". Le client est légalement roi."

Et cela les conforte dans leur comportement (c'est plus facile, et en plus c'est la loi). Mais le seul fait qu'il est des parents qui ne se déchargent pas de leurs responsabilités (j'essaye d'en être) suffit à valider le point, je crois.

Ecrit par : François | 29 juillet 2006

Il est vrai qu'une proportion non négligeable de parents est comme vous, François et, selon mes dernières constatations, ils sont de plus en plus nombreux à demander plutôt au prof de judo de décaler d'un quart d'heure ses horaires pour leur permettre d'assumer leur devoir de fournir à leurs enfants l'instruction à laquelle ils ont droit. Malheureusement, les consommateurs d'école sont encore la majorité. A tel point que je me suis retenue plus d'une fois de ne pas commencer un affichage à destination des parents par la phrase rituelle :"Nous informons notre aimable clientèle..."

Ecrit par : catmano | 29 juillet 2006

Cat continue, moi j'adôôôre tes posts ;)

piteuur as usual ... super .

Ecrit par : toto | 29 juillet 2006

Je viens de découvrir ce blog extraordinaire,ce defouloir juste et digne...Je suis prof de FLE pour certains d'entre vous cela n'évoque rien. Nous sommes considérés par le Ministère des Affaires Etrangères comme des profs "polonais". Nous sommes souvent mal payés sans aucun statut, pas de chômage ni retraite...Mais bac+4 exigé...Une mane pour diffuser la langue et la culture françaises à l'étranger...

Prof (sans frontières)

Ecrit par : Prof (sans frontières) | 29 juillet 2006

Merci Toto.

Ecrit par : catmano | 29 juillet 2006

J'ai quelques potes, plutôt routards dans l'âme, qui ont tenté l'aventure FLE. Quelques temps...

Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006

Christophe, seriez-vous en train de dire que les lois (celle de 89), les réglements, les travaux d'IUFM, les recherches, les programmes, l'autorité des rectorats, les évaluations, les inspections d'académie et tout le reste, c'est du pipeau ? Des paroles en l'air, des gribouillis sur du papier, qui ne servent à rien et ne mènent nulle part? Des bouches inutiles qui prospèrent sur le dos de la République ? Alors, en tant que contribuable, laissez-moi vous dire une chose : si ça sert à rien, rendez-nous le pognon, voleurs !

Mais non, j'ai pu y goûter brièvement de l'intérieur, toute cette bureaucratie possède effectivement son utilité. Elle est un formidable instrument de contrôle qui courbe toutes les échines, hormis les plus solides. Le poids de l'idéologie, des textes, des réglements, des formulaires, des évaluations, à l'éducation nationale, écrase tout.

Alors, je vous laisse le choix :

1) les pédagogistes sont d'inutiles moulins à papier, et partant se rendent coupables d'emplois fictifs et de détournement d'argent public (c'est vous qui le dites, pas moi !)

2) ce sont des idéologues qui cherchent le contrôle, et ont entrepris d'étouffer les autres sous les lois, les évaluations et les réglements. Là, c'est plutôt ce que je pense.

Ecrit par : Pierre-Henri | 29 juillet 2006

Amis du FLE, expliquez donc à la communauté qui vous êtes, et ce qu'est le FLE. Et par quel tour de passe-passe un certain nombre d'enseignants dépendent des Affaires étrangères — et y perdent encore, si c'est possible, en considération administrative…
Je vous salue. J'avais un excellent ami, trop tôt décédé, qui enseignant le FLE à l'université de Tours…
In memoriam…
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 juillet 2006

c'est un blog ou une conférence pédagogique ?

Ecrit par : ginette ayral | 29 juillet 2006

Les blogs se multiplient mais combien sont lus, fréquentés par du monde et pas par un ou deux clampins ? Combien ne sont qu’insultes incessantes ?
Alors merci Brighelli d’avoir fait le pari d’un blog ! J’y apprends plein de choses, je m’y défoule parfois moi zaussi.

Je m’en fous si ça fait cire-pompes mais on m’a appris à remercier.
Bon, ça se termine comme du Le Quesnoy dans « La vie est un long fleuve tranquille », tant pire !

Ecrit par : Lariba | 29 juillet 2006

Mais non ! C'est très bien comme ça. Et moi, je suis juste content que vous soyez là — tous (mais si, mais si, Francbourgeois !).

Comment ça, "conférence pédagogique", Ginette ?

Faudra que j'essaie de faire une note sur les langues régionales, pour me faire quelques ennemis de plus, comme dit Cyrano (acte II, toujours, je crois).

Bon, alors, devant les demandes de la foule déchaînée, et au vu des considérations des jours passés sur le grand courage du corps enseignant, voici l'histoire de l'escargot.

Un escargot part un beau matin dans la grande forêt pour profiter de la fraîcheur… Un hérisson qui passe lui lance : "Bonjour, Prof !" "Il me prend pour un autre…", se dit l'escargot interloqué. Mais une pie qui chante lui dit aussi "Bonjour, Prof !"… Puis un sanglier, un écureuil — etc.
Quand enfin un renard lui donne à son tour du "Bonjour, Prof !", l'escarfot s'insurge. "Mais pourquoi m'appelez-vous tous Prof ?"
- Ben quoi ? s'étonne le Renard. Tu rampes, tu baves, et t'as pas de couilles…

Essayez-la dans vos salles de profs, je vous garantis le succès, particulièrement auprès de vos responsables syndicaux…
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 juillet 2006

J'espère ne pas vous avoir "faché " conférence pédagogique n'était qu'une boutade et c'est parceque je n'arrivais pas tout à fait à suivre ce déchainemnt intellectuel
Je ne connaissais pas l'histoire de l'escargot bête et méchante

Ecrit par : ginette ayral | 29 juillet 2006

Bonjour JPB,
J’apprécie beaucoup ce blog, et un merci particulier de m'avoir fait découvrir le livre de Michel Onfray "Traité d'athéologie" excellent, certains commentaires des détracteurs sur Amazon ne sont pas piqués des vers. Le prochain sur le sujet sera "Ecce Homo" de Nietzsche.
Allez-vous indiquer l'agenda de vos apparitions dans les FNAC?
Mabiche

Ecrit par : mabiche | 29 juillet 2006

Cela n'a pas grand-chose à voir, mais on vient d'apprendre la mort de Pierre Vidal-Naquet, grand historien, esprit libre, professeur profondément humain, honnête homme... Un modèle d'intellectuel dans la cité, sans aucune vanité médiatique. Bref, le contraire de BHL...
Je suis chagrin...

Ecrit par : angel | 29 juillet 2006

Bonjour,
Loic Le Meur, par l'intermédiaire de son blog et le relais des commentaires, est arrivé à créer des communautés de blogs -professionnels (!)- aussi, à l'étranger.
Le slogan de son blog est : les médias traditionnels diffusent des messages, les blogs démarrent les discussions.
Le vôtre en est l'exemple...
Mais je suis déçue parce que les commentaires reçus à votre note "blogosphère" y répondent que très peu.

Concernant l'Education Nationale (grande muette du XX1ème siècle), à l'heure -et à la vitesse- où les entreprises et (les facultés!!!) mettent en place des structures d'apprentissage à distance (e-learning) avec parcours pédagogique scénarisé dans lesquels les blogs sont inscrits, "l'école" risque de bien changer dans les années qui viennent.
Qu'en pensez-vous ?

Ensuite,
je vous cite :

Le blog est le dernier espace de liberté de cette démocratie qui, sous prétexte de laisser à chacun libre cours à ses opinions, condamne tout le monde à adhérer à un sentiment moyen, étété, stérilisé, dont la passion et les paroxysmes sont exclus...
...
Et ce qui s'y exprime, les avis tranchés des uns, les anecdotes des autres, les noms d'oiseaux parfois, des vannes faciles et d'autres qui le sont moins — tout me donne à penser que ce qui se jette ici, c'est essentiellement ce qui ne se dit pas.
...(fin des citations)
Qui ne se dit pas... où ?
Qu'on refuse d'entendre ou dont on interprète le sens ?
Pourquoi faut-il hurler ?
Pourquoi faut-il la guerre ?
Le blog, l'internet, les podcasts, les vidéocast ne sont-ils pas justement des moyens de dire simplement, de montrer, d'adhérer ou d'être contre, et de se rencontrer, de se mobiliser, de faire ?....

Ecrit par : Gene | 29 juillet 2006

Merci pour l'histoire de l'escargot, je la servirai au dessert,avec un malin plaisir , au prochain repas de famille où il ne manque jamais un ou deux enseignants...pour l'ambiance elle est géniale! surtout pour aider à la digestion...

Ecrit par : patricia mesnigé | 29 juillet 2006

Toto, pourquoi chercher à remédier au fait que les langues lentement se contruisent pour lentement disparaître et donner naissance à autre chose? Si tel est le cours normal de la vie des langues?... On croit que l'éternité est pour tout de suite ou quoi?... Que ma lointaine descendance ne parle pas mon dialecte d'Europe, est-ce que je dois m'en soucier? Tant qu'il y aura des créateurs pour donner de beaux textes. Une dizaine et plus de langues, dialectes, idiomes disparaissent chaque mois de la surface du globe. Hé vi c'est comme les zanimos.

Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006

Angel a raison : Pierre Vidal-Naquet était un vrai intellectuel — quelqu'un qui se bat pour des idées, et pas pour son image. Lire et relire Mythe et tragédie en Grèce ancienne — écrit avec Jean-Pierre Vernant, le meilleur spécialiste es mythologie (voir, de lui, L'Individu, la mort, l'amour).

Que lisez-vous en ce moment, les uns et les autres ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 juillet 2006

Témoignage sur l'enseignement du FLE. C'est pas l'ego, ce sont mes yeux et mes oreilles!

Centre Culturel Français de Riga, début du mois. Je profite de la médiathèque du magnifique lieu pour étudier pépère (la France aime en mettre du pognon dans la rénovation des bâtiments je vous assure... Ca en jette! Ah la façade, pour les Français. Jetez un coup d'oeil sur le site: http://www.ccf.lv/fr/). Une des profs de FLE reçoit à quelques mètres de moi plusieurs étudiant(e)s qui souhaitent prendre des cours à la rentrée. Cela se passe sous la forme d'un questionnaire oral. C'est un détail: la totalité de l'entretien, du côté français, se déroula en phrases interrogatives peu normées : Dans la vie, tu aimes quoi, tu fais quoi? Le Français t'intéresse en quoi? Tu habites où?, etc. D'accord, le Français est une langue vivante... Ca m'écorchait un peu les zoreyes. Surtout quand je devinais le désintérêt total du prof pour celle et celui qui venaient pour apprendre notre langue ou améliorer son niveau. Et ils sont peu nombreux...

Quand même pas d'aveuglement, celles et ceux qui étudient FLE à la fac, c'est avant tout pour le voyage (qui est toujours formateur...). Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont elles et eux. Je les enviais pour leur intrépidité, moi qui m'embourgeoisais dans la voie classique... Maintenant (et ce n'est pas une revanche, c'est un constat), j'ai un poste, je peux avancer dans mes recherches universitaires, sans crainte de manger mes lacets à la fin de chaque mois, et mes copines et copains FLE de fac, après quelques expériences à l'étranger, placent des boîtes de conserve dans des hypermarchés, sont au RMI, font du social, aides dans les établissement scolaires, etc. Le temps a passé entre leur retour (souvent forcé) en France, leur espoir de trouver un boulot dans leur filière et leur travail d'aujourd'hui. Et quand on vieillit, la reconversion...

Ecrit par : Pendariès | 30 juillet 2006

Pierre-Henri, vous avez vraiment une "grille de lecture", comme on aime à le dire parfois dans l'institution, un peu particulière! Comme je l'ai dit dans plusieurs posts, (et également dans ce message), on a les libertés qu'on se donne! Il existe une manière de voir les choses, (notamment "l'élève au centre du système qui, si on lui garde son vrai sens, vise simplement à tenir compte de la personnalité et du vécu de chaque élève. Certains, ici, (et Jean-Paul en tête) se précipitent sur une interprétation de cette phrase qui sous entend que l'enfant doive construire seul ses savoirs, et que cela fait partie de, (ou implique) un abaissement du niveau. Libre à eux. Libre à eux aussi d'interpréter cette phrase, tout en gardant une optique visée essentiellement sur l'instruction, en tenant compte des individus qu'il a en face de lui et en étant à l'écoute permanente de ce qui se passe dans la classe tout en faisant cours. C'est plus difficile que d'arriver et de faire son cours magistral, cela me paraît réalisable, c'est en tous cas l'objectif que j'essaie d'atteindre.
Concernant le point de vue qui dise que les formateurs en IUFM sont des prébendiers assis sur leur privilège, je pouffe, excusez-moi! A voir le nombre restreint de postulants quand un poste se libère, cela ne doit pas être vu comme si avantageux que cela...
Pour l'histoire de l'escargot, il faut remplacer: "prof" par "chef". Mais, au fait, Jean-Paul, ne seriez-vous pas prof, vous aussi? Vous placeriez-vous donc, en toute discrétion, hors de la mêlée?

Ecrit par : christophe sibille | 30 juillet 2006

1) le FLE est un bon complément sur un CV international. Les universités étrangères qui recrutent des spécialistes de littérature française sont rares (surtout les grosses boîtes, dans lesquelles il faut des recommendations de deux prix Nobel et du Pape pour avoir le droit d'essuyer ses pieds sur le paillasson). En revanche, dans les universités de 2ème, 3ème rang, on demande aux candidats d'être capables d'enseigner à la fois en langue et en littérature, ce qui donne un certain prix au parcours FLE. Le FLE est un bonus appréciable, à lui seul, il n'a que peu de valeur.

2) au sujet de l'internet scolaire, je ne sais pas trop. En ce qui concerne l'internet universitaire, la France est tombé au fin fond des classements mondiaux :

http://www.webometrics.info/top3000.asp.htm

(il faut descendre beaucoup pour trouver la première université française.... elle est 369 ème mondiale)

http://www.webometrics.info/Distribution_by_Country.asp.htm

Avec une politique ambitieuse (une "grande réforme pour l'excellence dans l'innovation universitaire de progrès ?"), nous parviendrons peut-être à rattraper le Mexique, Taïwan ou la République Tchèque d'ici 2038.

Internet aujourd'hui, c'est comme les chars et les avions en 1939. Nous n'en avons pas besoin parce que nous sommes les plus forts et que notre coeur est pur.

Ecrit par : Pierre-Henri | 30 juillet 2006

"Toto, pourquoi chercher à remédier au fait que les langues lentement se contruisent pour lentement disparaître et donner naissance à autre chose? "
Pourquoi ?
Désolé mon Penda je crois que l'on ne parle pas la même langue...
Tu dis:
""Ne la ramenons pas avec notre langue qui devient un patois mondial...."
Mais tu ne comprends pas "pourquoi" on en est "là".
Tu es bien mignon d'étaler ton savoir sur ce blog... ;)
Relis un peu de koikonkôse moi et Cat et Pat et Piteuuuur et Prof et JPG et Anne-Marie et "caetera" :o))))))
Relis "correctement" ;) on se plaint des mêmes choses que toi, on a peut être pas les mêmes solutions que "toi" ;)

Ecrit par : toto | 30 juillet 2006

Christophe, nous aurons du mal à trouver un accord. Je suis un affreux légaliste. Je pense que si on met en place une hiérarchie, des programmes et des critères d'évaluation, la moindre des choses est de s'y tenir. Si toute cette super-structure ne sert à rien, il y aurait là plusieurs millions d'économie à faire.

Et puis, j'ai du mal à vous croire. Imaginons que je sois certifié-stagiaire à l'IUFM. J'ai vraiment le droit de dire que les programmes sont faux d'un point de vue disciplinaire, que les méthodes de l'IUFM sont nocives, que la plupart des formateurs sont des illuminés dépourvus de la moindre rigueur intellectuelle, que les sciences de l'éducation sont une fumisterie, que le seul moyen d'enseigner quelque chose à un élève est de lui dire explicitement (dans un ordre logique et chronologique), que je refuse l'autorité des inspecteurs d'académie, que je ne reconnais pas leurs rapports et que je ne me soumettrai pas à leurs évaluations... puis-je dire tout cela et être validé quand même ? Vous croyez réellement la chose possible ?

Ecrit par : Pierre-Henri | 30 juillet 2006

Il y a une petite chose qui m'a bien fait rire, c'est de vous voir découvrir Charmeuse, Frakaka et compagnie :o)

"j'ai lu charmeux... Je suis de la génération M. Bled..."
Là j'ai bien rigolé.
Tu as quel âge svp. Cela m'étonnerai que tu sois de la génération Bled ;), peut être as-tu juste eu les bons profs ?

Bon et pour faire "plaisir"...

20.000 lecteurs par mois c'est "rin" du tout, cela fait à peine 700 par jour la dessus tu retires ceux qui "tip" plusieurs fois par jours tu atteins poussivement 500.
Bon c'est un début ;)

Ecrit par : toto | 30 juillet 2006

Vous vous plaignez des profs ronchons (surtout contre les parents, contre les élèves, contre leur ministère, etc. etc.)????? Je ne ramène aucun savoir, et si donner des exemples (littéraires ou autres), c'est être prétentieux... Ben alors, c'est que la haine pour le savoir et le goût des bonnes et belles choses est en twouatoto.
Le point c'est que moi je m'en fous si ca prend l'eau. Je veux dire en toute fin, si "ça" (mettez-y tout ce que vous y voulez) disparaît, c'est juste du darwinisme, l'épuisement de vieilles lunes... Et alors?... Vous vous faites des oursins dans la tête pour quelque chose que vous ne verrez même pas... Je fais partie de celles et ceux qui croient aux bouleversements, aus "changements de siècle"... Pour autre chose. Ca s'appelle l'espoir, ou le phénix, titotoéconsort...

Ecrit par : pendariès | 30 juillet 2006

Pierre-Henri, je crois qu'ils ne sont jamais venus à l'IUFM écouter vraiment les stagiaires... Qu'est-ce qu'on s'en foutait, généralement, des cours dispensés là-bas. On s'y emmerdait, on se racontait des blagues, on dessinait des trucs "cochon" sur nos feuilles, on chambrait les intervenants - ça ils s'en souviennent - mais peut-être était-ce parce que nous étions des PLP2 et pas des curés et des bonnes soeurs des CAPES2, etc. C'était pour nous une obligation que d'y être là dans ces salles (avec le sentiment d'avoir 30 mn sur 3 heures de blabla vraiment instructives vis à vis de nos attentes de jeunes futurs psychotiques... C'est-à-dire: comment "tenir" une classe. La pédagogie. Pouet pouet. Personne dans ma promo ne se leurrait. On aimait bien aller boire des coups entre nous, à la pause midi, et le soir. Ces journées IUFM nous permettaient de nous retrouver et de dire pis que pendre de nos "vieux" collègues ahahahaha. Salauds de jeunes!). C'est tout. C'est couillon de voir l'Enfer autour de soi, alors que c'est juste tiède.

Ecrit par : pendariès | 30 juillet 2006

je crois qu'il est mauvais dans sa tête à toto.... mais c'est pô grave. Les hémoroïdes c'est lui qui les a...

Ecrit par : pendariès | 30 juillet 2006

Encore une fois, ça fait cher la déconne. Quel scandale budgétaire ! En tant que fonctionnaires, vous devriez faire montre d'un minimum de responsabilité vis-à-vis des fonds publics reçus.

Ecrit par : Pierre-Henri | 30 juillet 2006

La déconne ?
Complicité d'abus de biens sociaux plutôt ! Sans déconner !

Ecrit par : bernard | 30 juillet 2006

Le fondapol vient de sortir un dossier sur les diplômes. Qu'on soit d'accord ou non avec leurs orientations politiques (de droite), ils sont souvent bien renseignés. Petit extrait :

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Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche publie le coût de tous ses « apprenants » (cf. p. 43, Tableau 39) sauf un : l’étudiant d’IUFM. Aucune trace publique non plus du budget global
des IUFM. Mais en épluchant les rapports du Comité national d’évaluation consacrés à ces établissements, on peut calculer que, pour une année où tel IUFM encadrait 3 334 stagiaires, il a dépensé 5 528 041 €, soit 16 551 € par stagiaire, salaire des fonctionnaires-stagiaires non compris, donc environ 10 000 € de plus qu'un étudiant « ordinaire ».

Coûter plus cher que les CPGE, avec des volumes d’enseignement inférieurs et des enseignants qui sont loin d’être tous aussi qualifiés, comment cela se peut-il ? Le gaspillage vient des excès de train de vie, du luxe des équipements, de l’organisation d’enseignements inutiles et de leur paiement surévalué, du coût administratif d’équipes de direction pléthoriques, du fonctionnement d’un parc mobilier dispersé et de grosses dépenses de frais de déplacement (ainsi l'IUFM déja cité dépensa-t-il en 2002, 211 217 € soit 3,5 % de son budget, à déplacer ses stagiaires et ses « formateurs »).

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Mais comment, mais comment, mais comment, les IUFM ne publient pas leurs comptes ? Ces petits cachottiers ont-ils quelque chose à cacher ? Coûter 3 fois plus cher que l'université, sans apparaître dans les classements mondiaux (Shanghai, Times Higher Education), avec une production scientifique quasi nulle ... brillant résultat, dites-moi, pour des "Instituts Universitaires". Avec les mains crispées sur un tel magot, pas étonnant que les pédagogistes soient si tendus quand on remet leur travail en cause. Il serait peut-être temps de sortir les calculettes.

Ecrit par : Pierre-Henri | 30 juillet 2006

"Ben alors, c'est que la haine pour le savoir et le goût des bonnes et belles choses est en twouatoto." je taquinais ;))))))

"Et alors?... " disparais :))))))) je taquine
"Je fais partie de celles et ceux qui croient aux bouleversements, aus "changements de siècle"... " ptdr...

Bpn je lis pas toute ta prose, je ne crois pas que tu apportes grand chose au chmilbic... Merci de ton passage... bonne continuation ;)

Ecrit par : toto | 30 juillet 2006

"du luxe des équipements,"
Vous avez vu pendant les grèves du CPE, comment certains profs se sauvaient avec leur matos sous les bras (écran plan 19/17 pouces...)
Et "genre" ils se plaignaient d'avoir "perdu" des mois de "boulot" (ptdr) parce que les ânes leur avaient "casé" les pc...
Même pas capable de faire une "sauvegarde" "correctement"... des ânes :))))) ... je déconne... un peu ....

Ecrit par : toto | 30 juillet 2006

Les stats disent que :
- un élève de CPGE coûte en moyenne 13 000€ par an.
- un étudiant de fac 6 à 7000.
- Un étudiant d'IUFM, hors rémunération, près de 17000 (je confirmle les chiffres cités par Pierre-Henri).
SUr cette somme, ce qui coûte le plus cher, ce sont les allocations versées aux intervenants extérieurs. Plusieurs de ceux qui fréquentent ce blog ont témoigné avoir été contactés, et payés, pour faire un cours devant un amphi vide, faute d'information. C'est comme dans l'armée, où l'on fait tourner les moteurs des camions, dans la cour des casernes, de façon à épuiser l'allocation-essence, pour pouvoir réclamer le même budget transport l'année suivante. Le système s'épuise à s'auto-justifier.
J'ai suggéré moi-même à un ami, au ministère (où je n'ai pas mes entrées, comme d'aucuns voudraient le faire croire, sinon je ne serais pas en butte à l'hostilité de l'Inspection générale), de faire un audit général des IUFM en couplant une inspection pédagogique et une inspection des Finances. On en aurait le cœur net…
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 juillet 2006

J’ai suivi le conseil de Pierre-Henri et j’ai été voir sur Meirieux.com les textes de Charmeux et de Frackowiak…
Pour ce dernier, j’ai eu beaucoup de mérite à aller jusqu’au terme de son long texte indigeste. Je le résume en huit mots : de la cucuterie angélique à la cruauté vivisectionniste, de l’utopie Pot-Potienne à l’impuissance programmée.
Charmeux fait plus court. Tant mieux, on s’énerve pendant moins longtemps… Son texte est éclairant quant à la manière dont les pédagocrates comptent traverser et si possible surmonter la période difficile qui est la leur en ce moment.
En effet :
- Trente ans de pouvoir pédagogiste permet des bilans. Comme Marchais vis-à-vis de l’URSS, nous dirons qu’il est globalement négatif ou comme les pédagogos : le niveau du désastre monte. Et cela est de mieux en mieux perçu, y compris dans les falsifications : tout le monde rigole sur le chiffre des succès au baccalauréat.
- Des textes de plus en plus nombreux et pertinents font l’analyse critique de ces « trente piteuses » et ont de plus en plus d’audience. Il faut pointer que la majorité de ces textes critiques sont écrits par des gens de gauche.
- Enfin le pouvoir, de droite, remet en cause le pédagogisme et va user de son autorité pour éliminer certains aspects des “réformes passées”… Il va probablement mêler des mesures techniquement fondées à d’autres mesures valorisant l’idéologie libérale.

Ce dernier point est l’axe sur lequel les pédagocrates vont fonder leur stratégie. Ils vont mener un combat exclusivement idéologique, gauche contre droite… et n’ayant pas peur d’être caricatural, cela ira jusqu’aux valeurs citoyenne contre le lepenisme. Vous commencez par le b et a : ba et vous ne serez capable que de comprendre “Mein Kampf” (Je caricature à peine).
Les pédagogistes comptent beaucoup sur les conditionnements. En ranimant la flamme du combat gauche contre droite à propos de l’école, ils comptent sur les bons vieux réflexes du corp enseignant “traditionnellement” à gauche pour rameuter les troupes sous leur drapeau. C’est là leur point fort.
Leurs points faibles, c’est que si les enseignants, comme tout le monde, sont soumis à des conditionnements, ils ont aussi des yeux pour voir que le drapeau est en lambeau et un cortex pour penser. Les discours des pédagos ne font plus illusions, leurs thèses, sous les feux de la critiques, s’effilochent et se désintègrent.

L’enjeu est là : soit on reste au niveau des schémas et des oppositions caricaturales et les pédagocrates pourront penser avoir gagné… Provisoirement. Soit on entre dans le vif du sujet de l’école et des savoirs, le débat se poursuit, s’élargit et s’approfondit… Et les pédagocrates seront emportés par le vent de l’histoire. C’est tout le mal que je leur souhaite…

Ecrit par : Roger FELTS | 30 juillet 2006

Pierre-Henri, ce n'est que la saine réaction des stagiaires devant l'abysse des cours de formation et de pédagodie dispensés par l'iufm de Montpellier, et d'ailleurs (comme on en discute parfois avec mes jeunes amis profs). On se fout de nous, alors on s'en tape d'eux. Nous nous ne demandions qu'à être bien aidés. Pas à passer des heures sur des dossiers, des séquences, à bavasser, à chouiner, à prendre des vessies pour les lanternes, etc... etc. Et voir en face, quelques fois, l'absolu je-m'en-foutisme de plusieurs formateurs. Alors c'est pas parce que c'est cher qu'on doit sourire et se taire poliment. C'est l'Etat qui fout mal son fric.

Ecrit par : pendariès | 30 juillet 2006

"L’enjeu est là : soit on reste au niveau des schémas et des oppositions caricaturales et les pédagocrates pourront penser avoir gagné… Provisoirement. Soit on entre dans le vif du sujet de l’école et des savoirs, le débat se poursuit, s’élargit et s’approfondit… Et les pédagocrates seront emportés par le vent de l’histoire. C’est tout le mal que je leur souhaite…"
L'histoire les jugera sévérement -certainement- mais pour le moment, je ne vois encore aucune lueur d'un coté ou de l'autre qui permette de penser que les choses pourraient s'améliorer.

L'école, pour le moment, est absente de la campagne électorale et sans un mouvement important, il me semble impossible qu'un quelconque gouvernement commence une réforme.

Ecrit par : Olivier | 30 juillet 2006

Lu, dans le train me ramenant d'une randonnée dans un parc national près de Riga: "La manière dont on imagine est souvent plus instructive que ce qu'on imagine" (G. Bachelard, La Psychanalyse du feu).

Alors, ce monde (de l'éducation, et cette société), dans lequel nous vivons, vous l'imaginez comment, hein?...

Pour votre blog, Jean-paul, il serait intéressant de connaître l'âge de vos connectés, leur profession, leurs attentes quant à ce site, etc.

Ecrit par : pendariès | 30 juillet 2006

Et une autre de Desproges, comme ça, pour le plaisir, "quand il faisait la différence entre le névrosé et le psychotique: le psychotique, disait-il en substance, croit fermement que 2 + 2 font 5, et rien ni personne ne pourra le persuader du contraire. Le névrosé, lui, sait pertinemment que 2 + 2 font 4... et c'est précisément ça qui le rend malade".

cf (oui je cite ma référence, en honnête universitaire que je suis...): http://www.mad-movies.com/fiche.php?id=460 (un de mes sites favoris, avec celui de france-inter... heu? non. ouahaouha)

Ecrit par : pendariès | 30 juillet 2006

Et bien voici un petit témoignage qui n'est pas sans rapport avec ce qui se réfléchit parfois sur ce blog.

Cela se passe dans un petit atelier parisien où une dizaine de personnes exercent une profession manuelle. Un jour d'été vit arriver à l'atelier, un jeune à peine né à la majorité, pour un mois de travail rémunéré.
Des jeunes gens, stagiaires, embauchés en CDD ou contrat de qualification, cet atelier en vit passer quelques uns. Mais celui ci fera date dans ma mémoire. Parachuté par son oncle, un bon client de l'entreprise -on se rend service commercialement dans le monde du travail-
ce "Gamin" comme j'aime à l'appeler dans mes pensées, que mes collègues de travail nomment de la même manière quand nous gouaillons à ce sujet, n'est pas un méchant jeune homme, mais un fabuleux ramier, comme jamais encore je n'en avais vu.
Qui de se prélasser sur une chaise après dix minutes d'un "pénible" nettoyage au coton d'une pièce "allu", comme on dit chez nous.
Qui , sans ordre de travail, car on ne peut toujours s'occuper de lui à la minute , de s'intaller dans le bureau, seul lieu où les assises sont rembourrées, pour lire sans passion un ouvrage obligatoire pour sa prochaine année de bac littéraire.
Qui encore, lorsqu'aucun des trois employeurs n'est plus à son poste à 16h00 pour des raisons extérieures , le voit décider de son propre chef partir une demi heure plus tard, comme si cela était normal. Les horaires étant de 9h à 18h, et moi le voyant souvent arriver passé 10 h .
Alors voilà , mon sang ne fit qu'un tour . Simple travailleuse, j'ai poussé une colère. Pour rendre service . Pour ne pas laisser faire. Pour lui expliquer que les gens ici travaillent pour gagner leur vie et que d'autre jeunes gens qui n'ont pas sa chance voudraient bien gagner ce qu'il gagnera en restant sans rien faire et sans intérêt pour ce qui se passe humainement autour de lui.
Comment est il possible d'en arriver à une situation telle pour un seul gamin ? Comment peut il poursuivre des études littéraires sans montrer aucun intérêt à voir ce qui se joue autour de lui et pour lui ? N'apprend t'on dans la littérature qu'il existe un monde de travailleurs, qui après de pénibles journées de labeur sortaient se vitrioler l'estomac ?
Gamin qui lorsqu'il entreprend une initiative personnelle la voit sans effet et sans rapport avec la réalité. Il s'avance à dire savoir par lui même, mais il se plante royalement...car il lui faut juste apprendre d'un adulte à regarder ce qu'il faut faire. Recevoir le savoir faire par l'observation et l'exercice.
Certaines "bonnes âmes" compréhensives diraient que c'est l'éducation familliale et qu'on n'y peut pas grand chose, une exception .
Je leur donne tort. C'est la faute de tous. La faute des parents, des enseignants, des employeurs. De ceux qui se taisent et ne donnent jamais à la parole le sens necessaire pour montrer que construire une vie ne se fait pas sans rien faire soi même pour y parvenir.
Parce que je me suis rappelée d'où je viens, et qu'alors pour construire une place dans le monde professionnel , on m'a bien expliquée que cela coutaît du travail à l'école, mais aussi des efforts tout court en tout lieu, pour vivre.
Il est des personnes qui ont des facilités, ayant eu à baigner dans un milieu favorable à leur culture, et d'autres pour qui les efforts et l'intérêt d'apprendre viennent à compenser ce qui n'est pas un acquis famillial. Cela fait sens.
Mais aujourd'hui, si même les gosses qui viennent de milieux favorisés n'ont plus la tête à réfléchir, cela ne va plus.
Alors devant ce gamin, j'ai pris la parole, que d'aucun, même ceux qui gèrent une entreprise , n'ont prise.
Et croyez moi le gamin, il n'a pas fui. Il a trimé. Il voulait montrer ce qu'il pouvait. Avec nous, comme nous . Ce n'est pas son milieu, ce n'est certainement pas ce à quoi il aspire. Il ne sais pas à quoi il aspire d'ailleurs . Il est parachuté dans sa propre vie. Mais il a tenu le coup.
Je ne lui ai pas laissé d'autre choix que d'en venir à voir que les hommes travaillent pour pouvoir vivre et mes collègues ont suivi pour l'encadrer . Et moi de penser que cette société française peut ne pas marcher par arrangement et copinage interessés qui font des jeunes personnes les objets d'enjeux qui les dépassent . Cela quand les gens qui savent ce que cela coûte de vivre prennent la parole.
Et si j'ai une leçon pour moi à tirer de tout ça, c'est que c'est une responsabilité de ne pas se taire et dire les choses publiquement que tout le mondre voudrait vite oublier et voir disparaître de leurs yeux .
Alors oui, c'est vrai M brighelli, il ne faut pas vous taire. Des gamins comme cela, mes collègues disent et ressentent en voir de plus en plus autour d'eux. Des gamins livrés à eux mêmes, au centre de rien du tout et surtout pas de l'attention et de la vigilance des adultes.

Ecrit par : dg | 30 juillet 2006

Grande liberté de discussion sur le blog de JPB que je remercie au passage. Et on peut aimer être sur ce blog pour discuter, sans SE raconter ou en se racontant à minima. Il est des listes de discussion qui sont tenues par des petits( -es)tyrans( -nes????) qui laissent peu de latitude aux gens malgré des apparences "libertaires".
Témoignage pour le département de FLE de l'université de ma bonne ville, en fait pour une partie du département de FLE , celle qui s'occupe de recevoir les étudiants étrangers. Gros fromage pour deux maitres de conf., deux ou trois certifiés et agrégés à temps complet et titulaires des postes. Et tout le reste, c'est-à- dire l'essentiel des cours qui sont donnés aux étudiants étrangers est assuré par des chargés de cours du secondaire qui font tourner la machine pour pas très cher, si peu cher que la directrice est obligée de faire de grandes campagnes publicitaires dans les bahuts pour trouver des volontaires.J'ai pu voir d'un peu près des cours du master de FLE. Je vous donne de mémoire l'un des titres des cours du CNED: "Interaction didactique en situation pédagogique", avec un contenu aussi vide et creux que le titre. Cela n'empêche pas, ceci dit ,que les cours aux étudiants étrangers soient intéressants au dire des chargés de cours qui semblent ne pas recourir ici plus qu'ailleurs à la didactique-tique-tique.
Pour Pendariès( j'aimais bien Pendachose...) je n'ai jamais compris sur quoi les gens se fondaient pour établir abruptement un jugement de valeur sur une langue. Je parle des langues bien sûr, pas des dialectes, qui ont leur charme certes, quand ils sont pris pour ce qu'ils sont et seulement ce qu'ils sont.

Ecrit par : elisabeth. | 30 juillet 2006

Cher dg, j'aimerais être sûr qu'un lavage de tête énergique suffit effectivement à (res)susciter le meilleur d'une génération élevée hors de tout respect du travail — et qui, bizarrement, réclame d'autant plus pour elle du travail, et du respect.
J'exagère, bien sûr. Prof en BTS, je sais que la plupart de mes étudiants travaillent pendant l'été, et travaillent dur. Mais justement, les sections de BTS ont écrémé leur recrutement.
Ne pensez-vous pas qu'il y a un phénomène générationnel ? Et ce, de deux manières.
Les parents des "jeunes" d'aujourd'hui (ceux qui sont en fin d'adolescence — et même parfois de plus jeunes) appartiennent peu ou prou à la génération du baby-boom, qui n'a jamais cessé de se battre, et de travailler. Du coup, il y en a (et pas mal…) qui ont voulu éviter à leurs enfants d'entrer trop tôt dans un monde compétitif. Si bien qu'ils n'y entrent plus.
Et les enseignants (qui appartiennent massivement encore à la même génération, je ne sais qui posait une question sur l'âge moyen des visiteurs de ce blog, mais je sais bien, moi, l'âge moyen de ceux qui m'écrivent après avoir lu mes livres) ont adopté le même raisonnement, puissamment aidés en cela par des programmes qui ont ôté toute peine, et privilégié le ludique.
Vous, les baby-boomers, je vous le dis tout net : nos enfants nous voient bosser sans cesse, et en même temps, n'y ont guère été incités. Et ils arrivent à 24-25 ans, et découvrent soudain que le monde du travail est impitoyable — si impitoyable que les baby-boomers aux commandes ne sont aucunement disposés à leur laisser la place.
Et je crois que c'est à l'école primaire que ça se joue — et que ça se perd, ou se gagne. Un gosse qui n'est pas sans cesse sollicité au travail — un gosse qui, à la question : "Qu'as-tu fait à l'école aujourd'hui ?" répond "Rien", ou ne répond pas — ne peut acquérir les réflexes qui l'amèneront à travailler.
Un mien voisin, vétérinaire de son état, a commencé par mettre ses enfants à l'école publique. Effaré d ce qu'ils y désapprenaient, il les a inscrits dans le privé. Et, pour compléter, leur fait suivre, à partir de la Sixième, les cours du CNED. Sans compter le piano et l'équitation. "Fils de bourgeois", aurait dit Brel. Peut-être. Ils sont aujourd'hui en classes préparatoires.
Il faudrait reprendre Bourdieu. La "culture" que transmet la bourgeoisie, c'est prioritairement la culture du travail.
Si j'en veux tant aux Nouveaux Pédagogues (c'est comme le Beaujolais Nouveau : ça a la couleur du vin, ça en a l'odeur, mais ce n'est pas du vin), c'est qu'ils ont traité tous les enfants comme s'ils étaient nés avec une cuiller en argent dans la bouche — alors que les plus favorisés, justement, sont ceux qui apprennent le plus tôt à travailler. C'est comme ça que l'égalité des chances, cet éternel ronron des pseudo-démocrates qui nous gouvernent, a engendré plus d'inégalités que jamais n'en créa la lutte des classes.
Mais j'oubliais que d'après la gaucche, PCF en tête, il n'y a plus de lutte des classes. C'est même avec ce beau raisonnement que les prolos passent de moins en moins dans la classe supérieure…(1)
JPB
(1) Allusion à un jeu de mots d'une chanson d'Evariste, en juin 68. Mais qui se rappelle Evariste ? Tenez, ça me fait mal au cœur de me rappeler ce à quoi nous croyions en 68 — et ce que nous en avons fait.

Ecrit par : brighelli | 31 juillet 2006

Il ne me semble pas, Jean-Paul, que les slogans de mai 68 aient été prioritairement axés sur une valeur sacrée que pourrait avoir le travail! Et, même en admettant que le travail soit une des premières valeurs à défendre, s'il n'y a pas de sot métier, on pourrait rajouter à la phrase: il n'y a pas de sot métier choisi.

Pierre-Henri a écrit: Et puis, j'ai du mal à vous croire. Imaginons que je sois certifié-stagiaire à l'IUFM. J'ai vraiment le droit de dire que les programmes sont faux d'un point de vue disciplinaire, que les méthodes de l'IUFM sont nocives, que la plupart des formateurs sont des illuminés dépourvus de la moindre rigueur intellectuelle, que les sciences de l'éducation sont une fumisterie, que le seul moyen d'enseigner quelque chose à un élève est de lui dire explicitement (dans un ordre logique et chronologique), que je refuse l'autorité des inspecteurs d'académie, que je ne reconnais pas leurs rapports et que je ne me soumettrai pas à leurs évaluations... puis-je dire tout cela et être validé quand même ? Vous croyez réellement la chose possible ?

Ecrit par : Pierre-Henri | 30 juillet 2006
Si vous le dites comme-ça, même sans être en butte à un chantage à l'évaluation, vous risquez effectivement quelques moments déagréable. J'avoue que, si un étudiant ou un stagiaire me disait que mes cours sont nuls et que je me f... de la gueule du monde, je réagirai un peu négativement, avant de savoir quel est son problème. Par contre, il m'est arrivé un certain nombre de fois d'avoir un dialogue sur ce que certains considéraient comme un dysfonctionnement, ou plutôt sur certains éléments à infléchir, (difficultés de certains chants, ou écoutes peut-être un peu longue, dans le domaine de la musique) et d'en tenir compte. Encore une fois, le dialogue est plus constructif que l'insulte. Sans parler de quelques têtes de c...(assez rares, je dois le dire) qui arrivent quelquefois, avant la première minute de cours, avec l'idée que, de toutes façons, on ne leur apprendra rien de bon.

Ecrit par : christophe sibille | 31 juillet 2006

EVARISTE

Je me souviens d'avoir entendu la chanson d'Evariste dans le documentaire d'Hamon et Rotman 'Génération', qui date de 1988. 1° C'est pas ma génération, donc difficile d'être nostalogique 2°ça me semble du gauchisme ASSEZ BALLOT.... 3° Pour l'écouter malgré tout : http://www.chambre-claire.com/PAROLES/la-revolution-evariste.htm

M. Brighelli, après avoir dit que vous vous amusiez bien en 68, vous voici moins riant, qui dites maintenant que ça vous fait mal au cœur de me rappeler ce à quoi vous croyiez en 68 — et ce que nous en avons fait... Que faisiez-vous en ce temps que les moins de 50 ans ne peuvent prétendre connaître? Vousen êtes généralement resté aux allusions ET il me semble que vous en avez trop dit ou pas assez. Je pense que vous aurez l'honnêteté que n'a pas eu un certain Jospin, qui, interroger sur sa maladie politique infantile,le trotskysme en l'occurence, s'en est sorti par un courageux "c'est pas moi c'est mon frère".

Ecrit par : Dom | 31 juillet 2006

Je suis "interpellée",comme on dit, par le commentaire de dj.Pou moi l'EDUCATION est la priorité des priorités, pas seulement pour quelques uns.En 68, on a beaucoup dit, pas assez fait et " chassez le naturel..."
Je n'ai pas assez de possibilités pour ml'exprimer longuement, mais je ressens tout ce qui est dit ici, d'une façon très forte.

Ecrit par : ginette ayral | 31 juillet 2006

Pour Elizabeth:
L'Occitan est une langue (avec ses variations particulière); et sans l'Occitan, point de fin'amor (Troubadours... Ah Guilhem IX, Raimbaut d'Orange, dont le château familial est prêt de Montpellier...)[1], donc, pour la faire courte hein, point d'amour à l'occidentale. Les jugements, seul le temps qui passe peut les faire. D'où, JPB, que restera-t-il de Rouquette, de Voltaire, de Stendhal et de votre combat, ainsi que de tant d'autres dans les 20 ans. Et pourquoi 20 ans, au fait? Allez, pour le fun, la citation cliché du jour :"J'avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie" (Paul Nizan).

Pourquoi plus Pendachose? Parce que ca fait pas plaisir à Elisabeth la bonne âme râleuse... exorciste victorieuse des forces ténébreuses qui envahissent notre monde. Et Pendariès, c'est le nom d'un admirable personnage romanesque. Alors: je respecte ce que j'admire.

Pendariès


[1] Pour les poseurs du coin: la seule langue estrangère que Dante a utilisé dans toute sa Divine Comédie, pour quelques vers dans son Enfer, c'est l'Occitan. Quand Arnaut Daniel s'adresse à lui. Mais qui c'est Arnaut Daniel?????????? Mais tout ça, hein, c'est teeeeeeeeellement folklorique.... et si ancien........................

Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006

J’ai essayé de lire le Frackowiak, c’est dur dur ! Et c’est un plagiaire ! je crois qu’il a parfois pompé sur le Meirieutron pour trouver l’inspiration ;))
Comparons :
1) Face aux menaces lourdes de développement du libéralisme au niveau du système éducatif, il est vital pour l'École de la République de travailler sur des idées, en ne craignant pas l'utopie nécessaire à la mobilisation des intelligences.
2) Face à la nécessité de l’innovation à l’aube du IIIe millénaire, il est vital dans le souci des nouveaux publics, d'élargir l’horizon de tous les partenaires éducatifs à une mise en œuvre se référant à des mutations obligées s’adaptant à la demande des jeunes et de leurs familles.

Lequel est le vrai extrait ? Copieur !

Ecrit par : Lariba | 31 juillet 2006

Que je suis bien heureux de ne pas connaître et lire tous ces plumitifs-là.... Non vraiment, le seul lieu d'expérience(s) demeure la salle de classe.

Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006

"Non vraiment, le seul lieu d'expérience(s) demeure la salle de classe."
heu, t'es mignon, tu fais pas tes expériences avec nos mômes stp...
t'as ka en faire des mômes si tu veux faire des "expériences".

chuis mort de rire Lariba, merci :))))))
"J’ai essayé de lire le Frackowiak, c’est dur dur !"
T'es malade fô pô le lire celui là, il te retourne le cerveau en moins de 2...
Et encore tu ne l'a pas "vu" à la télé... :(Non seulement tu ne le comprends pas, mais en plus il peut se reconvertir dans le cinéma d'horreurs qd il veut lui.

Ecrit par : toto | 31 juillet 2006

Toto vous êtes un idiot: le prof n'est pas le centre du monde dans une salle (je crois que vous en êtes resté au bon vieux maître qui ne sait que bêtifier sur une chose: son supposé savoir...); les élèves y font aussi les expériences. Je parle de vie (merci la littérature, merci la philo, etc.), vous annonez sur la technique. Je le répète, vous êtes un puissant crétin.

Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006

Et un crétin sans style. Ce qui est plus ennuyeux et grave. Faut juste lire ce que vous mâchouillez sur le site pour s'en rendre compte. Toto... toto toto toto toto toto toto toto toto toto

Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006

"Je le répète, vous êtes un puissant crétin."
Merci infiniment venant de toi je le prend comme un compliment :o))))

Ecrit par : toto | 31 juillet 2006

Vous voyez, toto, depuis le temps que je serine que la méthode n'a aucune importance! Ce qui compte, c'est la personne, la personnalité et le talent de l'enseignant! Je me contrefiche tellement du manuel, personnellement, que, n'ayant rien d'autre sous la main, j'ai même pris sur moi, et fait travailler ma fille sur la méthode Boscher, qu'elle avait dans ses bagages!

Ecrit par : christophe sibille | 31 juillet 2006

Toto, bien sûr, la méthode employée a une importance, la "personnalité et le talent de l'enseigant" aussi (et là, la balle est dans le camp des formateurs), le troisième facteur à prendre en considération est le temps passé par jour aux activités de lecture / écriture, réelles et non pas supposées parce que certains enfants répondent et que quelques uns écoutent et regardent le tableau (où l'on retrouve le critère "personnalité et talent de l'enseignant").
Ce temps est de plus en plus réduit dans les programmes officiels (au CP : 17 h30 / semaine en 1923, 15 h 30 en 1938, 15 h de 1945 à 1969, puis 10 h à partir de 1969 et de 8 à 10 h dans les programmes de 1977 à 2002).
Mais, d'accord avec toi, quand il reste moins de 10 h / semaine pour toutes les activités liées au français, autant faire efficace pour la partie "technique de la lecture", il existe des méthodes syllabiques sans sy lla bi sa tion, ni petites lettres grises à la fin des mots qui apprennent aux enfants à ne pas tenir compte des accords grammaticaux...

Ecrit par : catmano | 31 juillet 2006

Qu'une chose soit claire Catmano: je suis d'accord avec vous pour le primaire (pas sur tout; mes heures de récré, entre copains et copines, ont été très formatrices).
Je parle plutôt de ce temps merveilleux et terrible quand les gosses ont grandi, quand ils ont leurs rêves d'adolescent à concrétiser, quand ils devinent qu'ils leur échapperont peut-être... Là, la littérature, les Arts, le génie propre de l'enseignant, dans sa façon d'habiter le monde, ont plus qu'à jouer que la méthode. Ce que je disais à propos des deux catégories d'enseignants. Sans juger l'une ou l'autre. Mais les deux sont nécessaires. Et c'est si rare de rencontrer un personnage capable de nouer les deux dans sa pratique professionnelle, ou, tout simplement humaine. Se sentir plus humain que prof, non?

Toto, c'est une réponse bâteau votre "venant de toi, je le prends comme un compliment"... Comme quoi, oui, toujours attaché à ce qu'on connaît et peu à ce qu'on peut inventer... Le style, jeune homme, le style!

Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006

http://poesie.webnet.fr/auteurs/liste.html

Un lien à mettre dans vos raccourcis.
Quand tout s'emmêle et que le moral vous lâche.
Prenez une poésie et respirez vers le large.

Ecrit par : Olivier | 31 juillet 2006

Ce n'est pas le temps de récré qui a le plus varié, du moins je ne crois pas. Actuellement on est à 15 minutes par demi-journée en primaire, jusqu'en 1989 je crois, les petites classes du primaire bénéficiaient de deux fois 10 minutes par demi-journée.
En primaire aussi, "la littérature, les Arts, le génie propre de l'enseignant, dans sa façon d'habiter le monde, ont plus qu'à jouer que la méthode", ou au moins autant, je vous l'assure... Et c'est bien pour cela que je demande aux formateurs de jouer leur rôle de transmission de tout cela, au moins la littérature et les Arts, pour le génie, "à l'impossible, nul n'est tenu".

Ecrit par : catmano | 31 juillet 2006

" j'ai même pris sur moi, et fait travailler ma fille sur la méthode Boscher, qu'elle avait dans ses bagages!"

Facho...lol

Attention Cricri, c'est pas terrible terrible la Boscher... et c'est super dur pour les chtits nenfants...
Prend L&L; fais moi confiance... ya pas mieux pour les enfants de 6 ans et plus

je suis bien d'accord avec toi Cat sur les trois points.

Mince, où j'ai dit que la méthode n'avait pas d'importance?
Si je l'ai écrit désolé, ce n'est pas ce que je voulais dire .

Penda, bisou, je t'aime bien je te taquine :o)))))))
Je sais que je n'ai pas de style syntaxe grammaire vocabulaire orthographe :o)))) mais tu vois maintenant je m'en moque un peu (et de moi et de mon style) peux tu en faire autant pour toi ? j'avions des doutes ;)

Ecrit par : toto | 31 juillet 2006

Toto. Non, je ne disais pas que tu avais dit que ... Je confirmais : "la méthode, comme et autant que le reste a son importance". Parce que Christophe Sibille t'avait répondu que... (voir plus haut).

Ecrit par : catmano | 31 juillet 2006

JPB lui au moins il en a de l'humour :o)))))))
JPG aussi ;)
Cat aussi
Pat aussi
Lariba aussi
Prof aussi
etc etc
toi ? bof ! même avec tes chtites balgounettes...
tu m'as un peu cassé les roustons avec ta roupette occitane :)))))) franchement il y a plus urgent comme souci que de lire Roupette, non ?

Ecrit par : toto | 31 juillet 2006

okidoki Cat

pour cricri je sais de koikikôse , c'est parce que j'avions écrit que c'est le résultat qui compte... Ce qui est vrai... ET/MAIS le résultat tu ne l'as pas avec les méthodes Glob/mixt...

ouf j'avions eu peur ....

Ecrit par : toto | 31 juillet 2006

Tu veux une petite anecdote sur les méthodes "intégratives" (faut pas dire globales, ça vexe) ? La voilà (elle est longue, toutes mes excuses à ceux que mes histoires ennuient) :

ADOPTER UNE COMPORTEMENT DE LECTEUR EXPERT DES LA MATERNELLE

Appelons-le Raoul, appelons-la Véronique. Cinq ans et demi à la rentrée de septembre en GS. Milieu convenable, il paraît que c’est important. Scolarisation en maternelle tous deux à deux ans et demi, ils avaient acquis la propreté diurne. Intégration réussie, les deux maîtresses de maternelle en sont très contentes, Raoul est un peu maladroit, un peu brouillon mais il participe énormément.
Tous deux ont fait un vrai cycle 1 programme 2002 : lecture sur les prénoms et sur des albums avec fiches d’exploitation, construction des savoirs à leur rythme, et, pour eux, le rythme est bon : ils « sont entrés de plain pied dans les apprentissages ».
Septembre 2005, ils arrivent dans ma classe. Ils savent reconnaître les prénoms des élèves de la classe, depuis l’âge de deux ans et demi, ils en ont « bouffé » à toutes les sauces : coloriage, découpage, collages de gommettes sur le tracé des lettres, copie en majuscules d’imprimerie, entourer la première lettre, etc. Ils savent aussi théoriquement reconnaître les jours de la semaine, trois années de maternelle à coller chaque jour au tableau la date de la veille, la date du jour, la date du lendemain, cela devrait normalement laisser des traces... Et pourtant...
Et pourtant, quand Raoul distribue les cahiers le matin, il vient me voir très ennuyé :
« Dis, maîtresse , je n’en ai pas, moi de cahier comme ça..., en me montrant un fichier de maths CE2.
- Non, tu n’en as pas.
- Oui mais...
- Oui mais quoi ?
- Il y a écrit mon nom dessus...
- Non, Raoul, il y a un R, comme au début de Raoul, mais regarde bien, après ça change, tu vois, R, e, n, é, il est à René ce cahier... ».
Et pourtant, quelque temps plus tard, lors de la lecture magistrale d’un album dont l’héroïne s’appelle Rafara, Raoul récidive : « C’est Raoul, il y a écrit Raoul ! ».
Et pourtant, quand Véronique voit écrit dans une note aux parents : « Vendredi 18 septembre, nous irons ... », elle parade : « Ca parle de moi, il y a écrit Véronique... ».
Bien sûr, je « travaille la notion » ; au tableau, je leur écris des prénoms, des noms de lieu commençant par un R ou un V majuscule ; ils participent avec les CP aux exercices de conscience phonémique, rien n’y fait... Dans un texte, Raoul croit reconnaître « Khadîdja – ma – mère » alors qu’il y a écrit « kora », Véronique continue à voir son prénom chaque fois qu’un V majuscule apparaît dans un texte... Les autres GS, dont certains décrits par leurs anciennes maîtresses comme beaucoup moins performants dans leur entrée dans les apprentissages, se récrient : « Mais non, regarde, il y a un « a » après le V, ça ne peut pas faire Vééééronique, ça fait VVVaaa... ».
Ce sont les seuls aussi à continuer à écrire leur prénom en majuscules, tous les autres sont passés très fiers à l’écriture cursive.
Trop performants en cycle 1, ils se retrouvent en difficulté en cycle 2... J’ai beau m’escrimer à multiplier les exercices de préparation au déchiffrage, les entraîner à ne plus se fier à la première lettre pour reconnaître un mot, le vieux travers, bien installé par trois ans de « lecture par hypothèses », subsiste et resurgit périodiquement...
Jusqu’au jour où, un peu excédée par les réponses de ma collègue de maternelle que j’informe de temps en temps des déboires de Raoul et Véronique (« Ne t’inquiète pas, ça va venir tout seul, ce sont des gamins intelligents, il y a un bon milieu, et puis de toute façon, on ne peut pas demander aux enfants d’aller tous au même rythme ; ce sont les autres qui sont en avance... »), je décide de passer aux grands remèdes et après la nième erreur de Raoul ou de Véronique, je lance au groupe des GS : « Je vais vous confier un grand secret. Vous savez, les petits jeux que vous faisiez en maternelle sur les livres ou sur vos prénoms, ce n’était pas pour vous apprendre à lire. Un enfant de quatre ans est trop petit pour apprendre à lire, alors on lui fait faire des petits jeux pour l’amuser, pour l’occuper mais on ne lui apprend pas à lire. Pour lire, il faut regarder toutes les lettres et dire leur bruit ; ça, à quatre ans, on ne peut pas le faire, mais, à cinq ans ou presque six ans, on y arrive et quand on sait associer toutes les lettres, on sait lire. C’est ce que font ceux d’entre vous qui y arrivent déjà un peu, c’est ce que font les grands de CP, CE1, CE2, et quand Raoul et Véronique le feront aussi, ils y arriveront aussi bien que vous. Il faut juste qu’ils oublient les petits jeux que vous faisiez en maternelle. »
Tout de suite, Véronique a essayé, Raoul qui était le leader du groupe de MS a eu plus de peine à se défaire de la méthode qu’il avait si bien appliquée pendant trois ans à la grande satisfaction de sa maîtresse de maternelle...

Ecrit par : catmano | 31 juillet 2006

Catmano, je suis certain qu'il se passe des choses "étranges" dans le primaire. Et dans les autres niveaux. Mais pour ma part, je ne veux pas désespérer, sinon, je plie bagage et je m'en vais ailleurs (professionnellement parlant). Et, pardon pour l'orgueil, quelques fois, rares, mais elles sont présentes, je me sens "utiles", en adéquation avec ce que j'imagine et crois de l'enseignement, dans ces moments où les élèves, pas tous, bien sûr, quelques-uns, et moi, après l'étude d'un texte, ou quand apparaît une réflexion originale, construite, étayée, de la part de l'un d'entre eux, il y a connection avec ce que nous nommons un instant de poésie, et la satisfaction du boulot bien fait.
Quand ils quittent le LEP, ils ont leur vie, - et je ne sais pas ce qu'ils en font de ce qu'ils ont entendu, expérimenté (oui, le raaport aux textes, aux arts peut être une expérience, Toto). Je ne sais pas s'ils oublient, ou si ça travaille quelque part.

N'avons-nous jamais vécu cela nous-mêmes, même sérieux et attentifs?... L'oubli qui n'en est pas un.

Nous ne sauverons pas ce qui ne veut pas être sauver. Et je trouve que ce vocable sent trop son christique. Nous ne sommes que des enseignants - et ailleurs aussi se tiennent d'autres sources de savoirs et de compréhension du monde. Nos élèves ne sont pas idiots. N'ayons pas peur (ha non, maintenant ça devient du Jean-Paul II!!!!!!) si nous sommes en compétition avec tout un tas d'autres choses. Donnons ce que nous croyons juste. Cela ne nous concerne que personnellement. Et je ne crois pas à la massue "pédagogiste", elle ne rentre que de temps en temps dans ma classe, pour une heure, et pour une heure de décorticage. That's all folks, comme on dit chez Tex Avery!

Toto. Le style, ce n'est pas (que) la grammaire, l'othographe, le vocabulaire, c'est le panache, ce qui distingue: lis donc buckowsky, son PULP est drôlissime, et vulgaire, et pornographique, mais tellement libre. Le style, pour moi, c'est comme un joli coup de fleuret... "La cible, c'est la voie".... Ce qui compte, c'est qu'à la fin, on touche (puisque Cyrano revient souvent ici...).

Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006

J'ai l'humour froid. C'est-à-dire celui fait sérieux. Vous savez l'humour des suisses, qui, après avoir lancé une blague, n'en rit pas. En France, c'est le contraire. On rit de sa blague à gorge déployée, histoire de montrer que c'est drôle et qu'il faut rire... Il ne manque plus que le coup de coude, ou la tape dans le dos...

Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006

ha merde, je n'ai pas résolu mon problème des participes passés en "é" et des infinitifs (et ça remonte au primaire ça...). Ca vient tout seul...

Et "utiles" sans "s"... Je suis certes gémeaux, moi être bien structuré: et être seul dans mon corps.

Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006

"Prend L&L; fais moi confiance... ya pas mieux pour les enfants de 6 ans et plus"

Et n'oublies pas, ils ne font rien en écriture (sauf si tu as bcp de chance, m'enfin c'est toi/vous qui le dit que tout va bien "rassurez-vous" etc etc ;) ). Donc là Boscher écriture c'est tip top ;o) spice de facho :o))))))
ps penses aussi aux maths à l'histoire/géo aux langues (vivantes, mortes occitan ;) ) et surtout surtout à la musique LOL ... bon t'es comme moi ... encore 15 ans.... si tout va bien...
Si tu as l'occaz tu lui fais regarder/écouter les Alphas ;) c'est tiptop les alphas ;)

attention qd même sinon tu risques d'avoir un Penda plus tard, ils sont un peu lourdingues les pendas cette saison :o)))))))))))))

Ecrit par : toto | 31 juillet 2006

Attention aux amalgames, Pendariès! Les suisses qui rient de leur blague, cela existe, et les français pince-sans-rire aussi!
Bonne semaine à tous, je vous libère de ma présence pour retourner en Ardèche faire de la peinture sur chèvre, manger de l'Artizou et prendre la fraîcheur.

Ecrit par : christophe sibille | 31 juillet 2006

Est-ce que je me fais bien entendre quand je dis juste: les enfants ne sont pas perdus, l'apprentissage c'est durant toute une vie, et je crois qu'on rencontre des personnes, des livres, etc. qui nous "corrigent", je veux dire: nous donnent le bon usage...?

Je comprends que cela soit douloureux de voir, peut-être, se fâner, parfois, très tôt des esprits. Mais nous, les enseignants, ne sommes pas les garants de leur vie ou de la société.

Jean-Pierre Brighelli, je ne crois pas qu'une société régresse, une société, une civilisation meurent, elle ne régresse pas, elle passe à autre chose. Point. Elles se transforment. En réaction, peut-être, aux temps précédents. Sinon, j'aurais été obligé de me taper un mec de 40 balais pour me former avant mon éphébie! Non, je rigole, en Grèce, rien n'obligeait à coucher avec un directeur de conscience plus âgé... C'était très réglementé, paraît-il, la pédérastie. Alors aller se faire empapouater chez les Grecs, c'est une vue de l'esprit déformé(e).

Cela serait très intéressant que vous, JPB, exposiez un peu plus votre réflexion, puisque vous liez société, civilisation et école (comme "miroir exacerbé" du monde. J'étais dans la salle Rabelais, ce jour-là... Je suis resté sur ma faim, n'y entendant pas un échange, une progression dans l'idée, mais écoutant deux camps lancer à tour de rôle leurs façons de voir respectives. Et moi je fais ci, et moi je fais ça (je caricature). Un peu autiste cette heure passée. Mais c'est peut-être le jeu de cette guéguerre: "Sauvez les lettres" VS pédago... Ne nous adressons pas la parole vraiment de peur de nous écharper en public. Ou que le ton monte. Les regards ne se sont jamais croisés. On se regarde, l'autre baisse la tête ou contemple son micro. Mince, j'étais venu pour ça (le sang que vous aimez bien, avez-vous dit...)!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Toto: ça être de l'humour froid...).

Êtes-vous pessimiste sur notre société (mais d'un pessimisme noir de chez noir)? Mais pourquoi avoir peur de l'inéluctable et du logique (la disparition de ce qui existe)? La société, la civilisation sont des organismes vivants...
Alors JPB, une note bientôt????????

Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006

"J'ai l'humour froid. C'est-à-dire celui fait sérieux"
On n'avait pas remarqué... merci pour l'info... pète un coup ça ira mieux après

"lis donc buckowsky" l'alcoolo :) je l'avions vu a popostrohe mdr il a failli gerber sur Pivette :)
tu n'as pas encore compris mon loulou... je ne sais lire "correctement" que depuis février/mars, alors bucko c'est pas pour tout de suite... cela ne me servirait pas à grand chose ET MERDE MOI j'EN AI DU "panache" + que toi :o)))))
empapaouteur de mouche :o)))) tu vois :o)))) "ça c'est Panache" ;) hé man je d"connions ....

Ecrit par : toto | 31 juillet 2006

"Ardèche faire de la peinture sur chèvre" laisse tranquille les chèvres toi , l'empapaouteur de chèvre ;)

Ecrit par : toto | 31 juillet 2006

Christophe Sibille, je sais... Je pratique comme le Maître de ces bois virtuels la mauvaise foi... C'est tentant et plus drôle. Ca active...

Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006

Je pète tous les jours, et même en dormant. Signe d'une forme digestive excellente. Si je me prenais au sérieux, je ne viendrai pas sur le blog: c'est un moment de détente pour moi... que je prends au sérieux (les moments de détente doivent toujours être pris au sérieux! la forme, non...).

Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006

viendraiS
ha écrire trop vite.... pour saluer sonpotototo ca n'est guère bon pour le bon françois...

Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006

PROUT (pas PROUST, PROUT!!!!) ceci est mon argument ultime et décisif (Toto, si tu te souvenais, tu verrais que j'en ai parlé des pets, des vents et des vesses. Il y a quelque chose d'agréable et de régressif à laisser sereinement passer l'air entre ses fesses. Et c'est dommage que tu t'arrêtes aux clichés sur Buck! Je t'assure, c'est tordant, et grave. Il y parle de la mort, dans Pulp...).

Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006

"si tu te souvenais" j'ai un vague souvenir, mon pb cerveau hs ;)

je te crois Penda no soucaï, je sais que c'est drôle, je pense ?à tort? qu'il faut savoir lire correctement, pour "voir" les sens "cachés" ??? l'année prochaine maybe...
Moi mon livre préféré (je me lache) c'est :
Pourquoi j'ai mangé mon père ;)
bonne soirée à toussssssssssssss

Ecrit par : toto | 31 juillet 2006

" Si j'en veux tant aux Nouveaux Pédagogues (...), c'est qu'ils ont traité tous les enfants comme s'ils étaient nés avec une cuiller en argent dans la bouche — alors que les plus favorisés, justement, sont ceux qui apprennent le plus tôt à travailler. "

JPB, vous permettrez que je cite dorénavant cette phrase quand j'aurai à parler d'éducation, et j'y rajouterai quelques considérations et souvenirs personnels.

Ecrit par : Jérémy | 31 juillet 2006

quelle couleur les chèvres? en rouge ça serait tip top tendance , y a déjà eu les moutons en bleus alors....
c'est très pédagogique n'est-ce pas ces expériences de changement de couleurs dans la nature?
"Pendamachinchosetrucbidulechouette" pour les participe en é
deux livres encore mieux que bled: les Grezes..langue française CM et CE génial comme lecture en Ardèche...
Bon excusez-moi c'était juste pour rire froidement...
coucou Toto, super je vois que vous êtes rentré très en forme de vacances ! clin d'oeil...

Ecrit par : patricia mesnigé | 31 juillet 2006

Patricia, j'ai ri! hihihihihihihiihhiihhihihihihihihihihihihihi.
Mon problème des participes, c'est que ma main va plus vite que ma tête (et je ne relis pas, je ne suis pas là pour composer). C'est comme l'éjaculation précoce, on voudrait retenir, mais malgré tous les efforts du monde, ça part quand même. Ha, la grammaire, c'est pourtant une des choses au monde qui fait débander le plus rapidement.

Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006

Jean-Paul Brighelli, j'adore votre blog! Sincèrement, les gens s'envoient des piques, ca se rabibochent, ca se met en meute, ca se fait des blagues, ca s'anathèmise, etc. J'aime bien le bazar, mais je ne démordrai pas de l'idée que les "IL FAUT" d'où qu'il vienne son insupportables. Enseigner c'est être vivant et être pédé comme un foc : c'est-à-dire, être la petite voile qui reçoit le vent par l'arrière....: avancer! L'aventure, grands dieux muets derrière les nuées!!!!

Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006

Vos chamailleries sont d’un pathétique…

Ecrit par : Estil | 31 juillet 2006

Merci Catmano pour vos posts, c'est ce que vous décrivez qui justement a fait naître ma révolte. Oui il se passe des choses étranges ds le primaire. Lire c'est pas deviner, "baigner dans la lecture" qu'ils disent.... a force d'y baigner mon gamin il me l'ont dyslexifier. Si on lui avait appris à lire plutôt que "lui faire adopter un comportement de lecteur"!!!! beaucoup de bla bla bla à l'EN. Ils ont perdu le nord ces gens, c'est grave.
Bonne continuation à mon blog favori et merci à tous de faire avancer le schmilblik.

Ecrit par : muriel maman en lutte | 31 juillet 2006

Les chamailleries, c'est ce qui permet de ne pas s'encroûter dans un blog qui pourrait vite devenir lourd et tres "en-groupisé", car seuls celles et ceux qui sont d'accord entre eux résistent et demeurent sur ce site. J'ai l'impression. On verra combien de temps, j'aurais envie de danser ici. Non pas parce que je suis un "connard" (souvenir d'un post de JPB), mais pour voir si on ne se fait pas flinguer chaque fois qu'on dit: ne l'a poussée pas la mémée dans les orties....
Trop crispés sur les conventions, les blogueurs, généralement sont, ici.
Alors comme chante toris amos: "crucified myself". Ne me demandez pas pourquoi, c'est ce que j'écoute pendant que j'écris ce post.

Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006

Olivier,

Un autre lien sur les poêtes, mais du 20ème , vous en avez un aussi ?

Ecrit par : dg | 31 juillet 2006

Concours de poésie:

Un défi en quelques rimes sur ce blog pour défendre les savoirs et l'école ...

Ecrit par : dg | 31 juillet 2006

Parmi les sites de poésie, j'aime bien celui là.

http://poactu.canalblog.com/
Une poésie par jour sur l'actualité.

Ecrit par : Olivier | 31 juillet 2006

Ne vous inquiétez pas pour ce qui concerne la mauvaise foi, Pendariès, j'ai travaillé un certain nombre d'années avec des chansonniers, (assez connus, je vous laisse deviner), dont c'était le fond de commerce.
Merci, Patricia, pour votre parenthèse très hilarante. Je vous félicite!
Bonne semaine à tous.

Ecrit par : christophe sibille | 31 juillet 2006

les "IL FAUT" d'où qu'ilS vienneNT sonT, etc. Maudit clavier! Tabernac'

Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006

Pour les chansonniers: Jean Amadou?... Je suis plutôt amateur du "Chat Noir", mais ca remonte...

Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006

"c'est que ma main va plus vite que ma tête "
C'est bizarre...
"IL FAUT" d'où qu'il vienne son insupportables" pas mal :) tu fatigues, tu vas bientôt allé te coucher avec ton doudou roupette ;)
IL FAUT FAIRE ALPHA 4/6ans ET L&L6;/99ans .. Pour ceux qui ne savent pas lire "correctement"... nã!

" Ha, la grammaire, c'est pourtant une des choses au monde qui fait débander le plus rapidement."
C'est bizarre...

Bonsoir Muriel ;) racontes nous tu lui fais quoi à ton enfant pour le récupérer "correctement" ?
tu sais c'est facile...

Ecrit par : toto | 31 juillet 2006

Toto, j'ai corrigé mes fautes. Oui, parfois je suis las, de tant de... et j'explose. Et, comme les dents dans la bouche, après un coup de poing, les lettres sautent...


Muriel, je sui sûr, elle prend soin de son gosse, lui lit des histoires, le laisse découvrir le monde, tout en restant pas très loin au cas où..., lui explique les choses, sans lui faire la morale ou lui donner un cours de fac, ne fait pas de manichéisme à deux francs la passe, lui donne l'amour d'une mère, la confiance d'une mère pour son petit, lui fait comprendre que le monde, ce n'est pas lui, lui permet d'atteindre à l'autonomie le plus rapidement possible, l'aide à ses leçons s'il en a besoin, le laisse tranquille s'il y arrive seul, ne lui dit pas que s'il rate un exo c'est un débile, etc. etc. etc. De l'amour et de la douceur; et la liberté de pouvoir être libre, de réussir et de se tromper, d'apprendre ce qui peut enchanter l'esprit d'un petit, de lui faire toucher du doigt la magie véritable qui nous entoure mais que bat en brèches, jour après jour en grandissant, l'univers cupide des imbéciles, des techniciens et des techniques qui veulent tout posséder et mettre en ordre de bataille, lui donne les illusions qu'il perdra plus tard, l'accompagne dans ses hésitations, et l'aide dans ses difficultés (car apprendre est toujours compliqué et ardu), le rassure, le persuade de continuer malgré tout, lui dit que l'échec d'un moment n'est pas l'échec d'une vie, qu'on ne "récupère" pas un gosse comme on "récupère" un pantalon troué pour qu'il serve encore ou une capote usagée dans un lac alpin pour ne pas que la vision fasse désordre dans le bel ensemble paysager!...

Ai-je tort Muriel?

L'amour d'une mère pour son petit me rend... bucolique... et plein d'espoir...

Pendariès - pour le coup plus Marchenoir.

Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006

Auriez vous eu une envie comme qui dirait irrépréssible de répondre à ma place cher Pendariès?
je répondrais à toto que je soutiens mon gamin dans sa traversée scolaire qui j'en suis sûre nous en réserve encore de bien belles!!!!
ce qui me navre c'est les photocopies suvies de fiches et re-re-fiches toujours.. les "séquences" tristes à pleurer..le plaisir d'apprendre ça pour sûr on ne lui a pas donné à l'école!
alors quoi, j'essaye de lui montrer que le savoir ca permet de se libérer de la connerie ambiante..enfin, de ne pas en être dupe au moins.

Ecrit par : muriel maman en lutte | 31 juillet 2006

Muriel, non pas à votre place, mais comme je souhaiterais faire avec mon gamin, quand l'idée d'en avoir un me viendra, quand me sortira de la tête l'effroi de donner vie à un bonhomme ou à une petite fille dans un monde aussi voué à sa fin écologiquement parlant que le nôtre. Car qui aurait l'égoïsme de balancer un même dans une planète aussi clairement condamnée par la communauté scientifique que la nôtre???

Et puis, ce mot "récupérer" un gosse. Comme si le môme avait été envoyé dans la décharge publique. C'est honteux. On ne récupère pas: on corrige, on améliore.

Et si le savoir permettait de se libérer de la connerie ambiante, ça se saurait...
La culture ne sauve jamais de la personnalité. "Quand on est con, on est con", comme dit le Sétois.

Marchenoir

Ecrit par : pendariès | 01 août 2006

VOUS PETEZ LES PLOMBS OU QUOI ?
Pour répondre à Pendariès ou Marchenoir : Qu'est ce qui vous prend ce matin? Est ce que Muriel vous pose des questions ? ALORS Un peu de respect.
J'ai apprécié certains de vos textes CEUX SUR LES LP mais à vous lire ce matin je me dis qu'il est possible que le Sétois eût jugé votre cas désespéré.

Ecrit par : Dom | 01 août 2006

Bonjour Foud'Rhum,
"Oui, parfois je suis las, de tant de... et j'explose."
C'est bizarre...

"de réussir et de se tromper"
Tu as oublié : "et de savoir se corriger"...

"l'univers cupide des imbéciles, des techniciens et des techniques qui veulent tout posséder et mettre en ordre de bataille"
Ne ME fait pas DU manichéisme à deux roupettes la passe STP ;)

OUI ON récupére... OUI ON répare... Un petit peu tous les jours ;) courage Murielle... Pour les pseudos/vrai dyslexiques la Boscherécritures et L&L; c'est très très bien...

Bonjour Pat, vi j'ai un peu plus la pêche ;) ...

Ecrit par : toto | 01 août 2006

Une belle économie "quand on a rien à dire et du mal à se taire...."(B Dimey)
xxx
Pour certains essayistes à la petite semaine, s'épancher sur le blog d'un quelconque amphitryon, c'est une belle économie. Ca leur coûte toujours moins cher que de s'éditer à compte d'auteur, avec une belle probabilité d'être lu par quelqu'un d'autre qu'eux même.

Ecrit par : Dom | 01 août 2006

...et s'ils sont si malins, qu'ils fassent un livre... et pas à compte d'auteur!

Ecrit par : Dom | 01 août 2006

Dom, vous m'avez peut-être dans votre bibliothèque...

Ecrit par : Marchenoir | 01 août 2006

ayé il est frais et dispo ;)
zyva dis nous ce que tu as publié qu'on rigole...

Ecrit par : toto | 01 août 2006

En parlant de "Blog" et d'éducation...
Piqué sur un autre Foud'Rhum...

"C'est un gars qui tabasse un anglais. La police l'arrête et lui demande :

- Pourquoi vous avez frappé cet anglais? Qu'est ce qu'il vous a fait?
-Ces salauds d'anglais, ils ont brûlé Jeanne d'arc!
-Bon d'accord mais ça fait longtemps quand même...
-Oui mais moi je l'ai appris qu'hier!!! "
Désolé pour le niveau, je sais, rien "avoir" (affaire) avec Dante. ;)

Ecrit par : toto | 01 août 2006

Dom, le LEP, tout le monde s'en fout, vous le voyez bien. Qui a repris le thème (remarquez: chacun ne pense qu'à son petit territoire) [1]? On ne réagit que quand on fait du portnawak. De toute façon, je ne pense même pas à "l'horizon d'attente" (qui? qui? qui a inventé ce concept? Question sans cadeau à gagner): monsieur Brighelli ne nous a toujours pas annoncé quel est le profil de son blogueur / lecteur type. J'ai cru comprendre les quinqua, les sexa... Baby-boomers... Mais après (quelle profession, quel sexe, etc.)?
Le reste, faire des "essais" à la petite semaine... Bof. Je n'y pensais même pas. C'est juste amusant, ça me délasse de mes études. Rien de sérieux. Tout en (re)connaissant les dérèglements scolaires d'où qu'ils surgissent. Et il est toujours sain d'envoyer galamment (à la reine alla, tour magnanime, etc.) sa chaise dans la tronche des "nooooooon ne changez pas mes habitudes, mon concours ne m'a pas appris ça! Je ne suis qu'une maaaaaachiiiiiiiine..." La France en a perdu le goût... du moins dans les Lettres (anecdote: à Montpellier, quartier chaud, un 6ieme d'une de mes amies lui a VRAIMENT jeté sa chaise à la figure; et elle a vu dans les couloirs, des gosses allongés par terre se faire rouer de coups. Ca, c'est plus urgent et angoissant qu'une bonne envolée de bois vert verbale, dont je ne retranche rien.).

[1] Etre TZR m'a permis de découvrir le LEP, le collège. Et donner des cours à la fac m'a permis de découvrir... la fac, de l'autre côté du miroir. Qui ici s'est autant promené dans les niveaux, à part JPB?

Ecrit par : Marchenoir | 01 août 2006

Toto, tu crois tout ce qu'on raconte dans les médias et les blogs??? OUARF OUARF OUARF!

Ecrit par : Marchenoir | 01 août 2006

"zyva dis nous ce que tu as publié qu'on rigole..."
C'étions de l'humour mon poussin...

Ecrit par : toto | 01 août 2006

L'oeil était dans le blog et regardait Caïn

Ecrit par : bernard | 01 août 2006

Bonjour,

Je lis les commentaires (?) de ce blog. Une minorité écrasante, parmi les enseignants, hors du primaire, et encore, nous fait part de ses pratiques en classe. Mais pour les néophytes, cela reste vague. Si vous ne suivez pas les IO, au collège, au lycée, à l'université, si les IO existent pour les facultés, racontez-nous vos cours. Vous aimez la littérature, les matières générales, mais comment les faites-vous partager? Comment les transmettez-vous? Pratiquez-vous la leçon magistrale, quels sont vos exercices, comment corrigez-vous, sur quoi repose votre système de notation, comment abordez-vous les textes, quels sont vos textes et vos auteurs, faites-vous de l'histoire littéraire, comment se découpe votre heure, etc.? Même monsieur Brighelli ne nous révèle rien de ce qui se passe concrètement dans sa classe, au niveau du travail qu'il propose à ses élèves, de la réception de son cours, si cela fonctionne selon ses attentes, etc. Si demande vous est adressée, peut-on venir assister à vos cours d'ailleurs? DU CONCRET, s'il-vous-plaît. Du primaire au supérieur. Vos "recettes". Révélez un peu le dessous de vos cartes. Merci.

Ecrit par : Homo floriensis | 01 août 2006

Pardon, la liste de question fait peut-être inquisition, mais je chercher à retirer quelque chose de tangible et de compréhensible de ce blog...

Ecrit par : Homo floriensis | 01 août 2006

http://www.uvp5.univ-paris5.fr/TFL/TFL.asp

il faut aller dans "séquences videos", moi j'ai juste regardé les MS GS CP
Attention les yeux, pleins d'âneries...

Ecrit par : toto | 01 août 2006

Un site à connaître :http://ecoledelaculture.canalblog.com/

Ecrit par : dg | 01 août 2006

Monsieur Brighelli, j'ai lu votre réponse à monsieur Frackowiak, sur le net (je surfe). Si dans le fond, je suis d'accord avec vous: qui ne veut pas donner toutes ses chances aux gosses défavorisés comme aux autres? J'ai été heurté (le mot est faible) par la forme. En sommes-nous là dans les "débats": à se référer au nazisme, au fascisme (que ce soit vous, ou les autres, frontalement, ou pas) pour "anéantir" ou disqualifier l'autre? J'ai envie de vous renvoyer dos à dos. J'en sors assez nauséeux de cet échange de grenades.

Je ne vous demande pas de vous justifier, mais d'expliquer un peu votre longue "métaphore" filée. Est-ce que des camps de concentration sont à nos portes?...

Je suis glacé.

Ecrit par : Homo floriensis | 01 août 2006

Pendachose:
Je ne m'en fous pas des LEP, mais tant qu'on n'y a pas enseigné, difficile d'en parler.
Le LEP c'est deux choses quand on enseigne au collège, une voie "d'évacuation" pour les élèves dont plus personne ne veut, et ce depuis la 5ème pour certains. Certains collègues n'attendent que le passage en LEP des petits durs.
C'est aussi une voie de "sauvetage" pour d'autres. Il m'est arrivé de revoir d'anciens élèves, orientés en LEP, mais ce que j'appelle "bien orientés", et qui m'ont dit être soulagés d'avoir en LEP des bonnes notes et de bénéficier de la considération de certains profs. J'ai eu l'occasion de revoir notamment ceux qui avaient été orientés en LEP hôtelier, et il est vrai qu'aller déjeuner dans "leur" lycée leur faisait toujours un immense plaisir.
En résumé, je crois que les élèves orientés par défaut en LEP ne doivent pas toujours s'en sortir facilement. Par contre quand ce choix a été fait positivement, en accord avec la famille et discuté avec le prof principal longtemps à l'avance, en fonction des goûts de l'élève, il me semble, mais je n'ai que mes petites stats personnelles, que l'élève peut y réussir.
Par contre ce qui me fait froid dans le dos, c'est de voir chaque année des 3èmes qu'on a gardés contre leur volonté jusqu'à la fin du collège et qui, n'ayant pas le niveau pour rentrer en LEP, se retrouvent devant l'obligation de choisir un apprentissage vite fait entre le 15 mai et le 15 juin, avec la pression de l'administration qui doit ne laisser sortir personne sans formation. Et on voit alors les dits gamins se demander ce qu'ils vont faire, ayant le choix entre le bâtiment et le bâtiment, c'est à dire, maçon ou carreleur, ou bien carreleur ou maçon...
Et là, c'est sûr qu'il vaut mieux avoir eu un "bon" prof principal de 3ème...
Mais ceux-là tout le monde s'en fout parce que ce ne sont pas leurs parents qui vont râler, ils n'osent pas, et si on ne parle pas beaucoup d'eux sur les blogs, c'est aussi parce que les parents d'élèves qui sont sur les blogs ou les listes de discussion de profs sont là ( accessoirement pour râler contre les profs) mais surtout pour pêcher des infos pour leurs chers petits qui n'iront ni en LEP ni en apprentissage...

Ecrit par : elisabeth. | 01 août 2006

Elisabeth,
Je suis heureux qu'enfin débute un échange sur le LEP, qui est, je le répète le lieu privilégié des expérimentations avant que cela ne retombe sur les collèges (confer: la bivalence des disciplines. Pour ma part, j'en enseigne 4: lettres, histoire, géo, ECJS -éducation civique... Les remplacements dans LEP et collège, etc.).

Vous me parlez des lycées hôteliers, ils font partie de la crème, sans jeu de mots (je peux vous assurer que cela ne rigole pas dans les cuisines ni dans la salle de restaurant, ni dans le sellier. Le petit doigt est sur la braguette.). Un de mes amis a enseigné au LEP hôtelier de Tain-l'Hermitage (la cave y est gratuitement fournie par les meilleurs producteurs de vin des alentours...): la plupart des impétrants ont fait leur stage dans les meilleurs restaurants de la région (3 étoiles). C'est un art impeccable, qui exige concentration et maîtrise de soi. Ceux qui tenaient le lycée étaient les profs de cuisine, les sommeliers, les profs du service. Et si ça déconnait dans les matières générales, on ne s'embêtait pas, on privait l'élève de pratique aux fourneaux.

J'ai fait un stage dans le stage PLP2 dans un LEP à côté de Montpellier dans une classe de CAP photo et nouveaux médias (pour le design sur internet, etc.), une dizaine d'élèves: j'y ai pu parler, pour mon cours sur l'amour dans la poésie fémine, entre autres références, des Troubaïritz, telle que la comtesse de Die, faire écouter des canti de la Catalogne du XIIIième siècle. Ce qui est impossible, il ne faut pas le nier, avec des Routiers (par exemple).

Anecdote: ces dernières années, la mode chez ces jeunes en BEP routier, qui apprennent à conduire pour passer le permis PL, ne viennent que rarement aux leçons de conduite, n'ont plus la crainte d'être privés de ces cours indispensables.

Ce qui semble fonctionner, c'est le GRETA, quand des jeunes adultes en galère se reprennent en main pour se sortir du RMI et passent les examens. Car là il en faut du courage. Et j'ai surveillé des épreuves de ce même BEP où les filles, tout en restant minoritaires, commencent à arriver (conductrices de bus). Avec, chez les gars (30 ans et plus), l'envie très forte de "tricher", de voir sur la feuille du voisin... La pression du ventre vide (?)...

On ne peut pas le nier et il ne faut pas le nier, les LEP, hors ceux de prestige (les filieres: orfèvrerie, par exemple. A Valence ces BEP et BacPro se faisaient racketter parce que les autres mecs pensaient qu'ils avaient les poches bourrées d'or et de pierres précieuses...) tanguent lourdement (plus de la moitié des parents d'élèves de mon bahut sont en difficultés financières, au chomage, etc. Je n'excuse pas. Et l'argent du lycée passe quelques fois à payer non plus les projets mais l'internat pour les parents qui "oublient" ou n'ont pas de quoi payer le mois).
Les assistantes sociales ne s'arrachent plus les cheveux, majoritairement, sur des énormités qu'elles découvrent, elles laissent tomber.

Ecrit par : pendariès | 01 août 2006

Hello JPB, pour la lecture, dans le vieux : un peu de Bradbury, "au pays d'Octobre" et un peu plus à l'Ouest (du même mois), "Adios" de Kléber Hadens, les "Amitiés Françaises" de Barrès, et dans le neuf ou à peu près : "The body" et autre nouvelles de Hanif Kureishi.
Je n'envisage qu'à peine d'émettre la recommandation suivante : "The Rotter's club" suivi du "The closed circle" de l'ami Jonathan Coe, si possible en VO, qu'on trouve primesautiers en diable, et en nombreux exemplaires, dans certaine boutique de la rue Cabassol, dans la cité sise aux pieds de l'oppidum d'Entremont...
Hello Toto, Hisse et Ho (plutôt que Hisse et Nabré)

Ecrit par : D'Enguell | 02 août 2006

Très bien, ton lien Toto, la vérité sort de la bouche des enfants. Quand la maîtresse finit de lire l'histoire aux PS sans avoir jamais vérifié la compréhension et ne serait-ce que l'attention des enfants et qu'elle fait semblant de croire qu'ils écoutent parce qu'ils poussent des Ooooh et des Aaaah à chaque fois qu'elle finit une phrase, elle leur demande : "Pourquoi c'est fini ?" et un petit malin répond : "Parce que c'est la fin...". En effet, c'est la fin. De toute façon, comme dirait une instit de ma connaissance : "Tu sais, le schéma narratif, ils le reverront l'année prochaine, on ne peut pas demander à tout le monde de progresser au même rythme..."
J'espère que Pendariès a raison et que les petits élèves de cette classe auront ailleurs l'occasion d'apprendre à écouter, à comprendre et à apprécier les contes, les récits, les épopées, les aventures et le reste, parce que là, c'est loupé. Maintenant, s'il a le temps, qu'il jette un coup d'oeil, il comprendra où a été la racine du problème pour ses élèves de LP...

Ecrit par : catmano | 02 août 2006

A propos de la vidéo proposée par toto (voir le lein plus haut: vidéo-l'écrit en PS, !!!).

Une petite répose extraite d'un écrit de André Inizan

"En dépit du temps important consacré à cette fréquentation des écrits, les résultats moyens ne dépassent guère la saisie de ce que c'est que lire et l'envie d'apprendre à lire. Certes, cette saisie et cette envie ne sont pas négligeables; mais de nos jours, compte tenu de l'abondance des écrits dans l'environnement de tout enfant, elles sont tôt et vite acquises et ne justifient pas le temps qu'on y passe en classe. A la sortie du "grand bain", les enfants ne savent pas lire. L'envie d'apprendre à lire n'apprend pas à lire. Même, si elle ne débouche pas sur des acquis positifs journaliers, elle s'éteint comme feu de paille et laisse des traces négatives, de l'amertume et de la rancune. Beaucoup d'élèves des maternelles françaises s'y "vaccinent" contre l'écrit.

Ne nous trompons pas sur la genèse de la motivation de l'écolier: ce qui motive tout écolier, c'est le plaisir de la réussite immédiate perçue avec lucidité et qui induit l'espérance de prochaines réussites.

Finalement, quel adolescent et quel adulte fréquenteront les bibliothèques dont l'école fait tant de cas? Ceux qui auront souffert de leur rencontre scolaire de l'écrit? Sûrement pas. Il y a beaucoup mieux à faire: développer les composantes instrumentales de l'aptitude à apprendre à lire propre à chaque enfant, ses outils cognitifs qui vont être sollicités tout au long de son prochain apprentissage de la lecture-écriture".

Ecrit par : isa | 02 août 2006

Pardon, je n'avais pas visionné la séance suivante ("Vérifier la compréhension"), elle n'est pas longue (55''), les futurs élèves de LP , ce sont ceux au fond qui sont sur les bancs, qui ne regardent même plus la maîtresse. Après plus de 8 minutes de lecture magistrale, il y a longtemps qu'ils ont décidé qu'ils iraient chercher ailleurs leur compréhension de la vie. Les deux petites filles qui sont devant la maîtresse et qui racontent ce qu'elles ont retenu de la dernière phrase de l'histoire n'iront pas en LP. Pour le reste des élèves, ceux qui ont tenté d'écouter, qui ont participé à la claque improvisée, tout dépendra de leurs rencontres futures.
Si c'est ça, une "leçon modèle" (comme on disait autrefois à l'Ecole Normale), je ne serai jamais maître-formateur, moi. J'aurais trop l'impression de faire de l'élitisme...

Ecrit par : catmano | 02 août 2006

Catmano, il y a d'excellentes filières LEP (cf un message au-dessus, ici ou ailleurs, répondant à élisabeth) : des élèves ayant les plus que les capacités d'aller en lycée général n'y vont pas, parce que ça ne les intéresse pas, et préfère un boulot intéressant, qui gagne très bien, à des années de pantalons et de jupes froissés sur des chaises et des bancs d'intello.
J'étais un gosse inattentif (ou faisant semblant de l'être) en classe (primaire, jusqu'à la fac); j'aimais bien être au fond même; je me faisais souvent gronder pour cela (je bavardais). J'ai même dormi en Latin et en Grec! Mais j'ai refusé à mes chers parents l'honneur d'aller devenir livide, maîgre et décérébré en Hypokhâgne à Pierre-de-Fermat à Toulouse.
J'ai préféré le foisonnement, la confusion, les ratages, les essais, la vie (oui, oui, oui), butiner ça et là, avoir le temps, la liberté de quitter un cours quand je trouvais l'enseignant surfait et confit dans sa graisse d'oie gavée, à l'université.
Et le plus drôle, c'est de retrouver les recalés d'Ulm et autres à Paul-Valéry (université de Montpellier), et de se rendre compte qu'on en savait autant qu'eux... et de ne plus les voir en Doctorat. Oui, c'est assez drôle.

Ecrit par : pendariès | 02 août 2006

Voici le niveau, des uns et des autres, Brighelli compris:
http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=2379
http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=1909
http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=1894

Ca fait froid dans le dos.

Je ne sais toujours pas ce que vous faites en classe... Décrivez au papa que je suis un peu comment vous enseignez. Je vois à peu près pour ceux que vous appelez les pédago (je lis leurs sites, ils expliquent, ils montrent), mais vous? C'est toujours très flou.

Ecrit par : Homo floriensis | 02 août 2006

Excusez-moi, peut-être que je ne me souvenais plus de J, T, T, O, N, S, et les autres de mes anciens élèves de primaire qui ont tous très bien réussi après leurs "bac pro" ou leur BEP conducteur d'engins , routier, hôtellerie, oenologie, informatique, service aux personnes et le reste ...
Je croyais vous avoir lu vous plaignant des problèmes d'inattention de certains élèves de LP dans une de vos anciennes missives. Alors, comme moi je ne connais pas bien la vie, puisque je suis maîtresse d'école, j'avais oublié que l'apprenant n'apprend rien des autres, et j'ai voulu faire du transmissif. Mais, je ne le ferai plus, promis, je dois perdre cette mauvaise habitude de donneuse de leçons et laisser les gens qui savent tout mieux que les autres à leur tâtonnement expérimental. Ils n'essaient pas de me transmettre leurs savoirs eux, alors, de quoi je me mêle ?

Ecrit par : catmano | 02 août 2006

Bonjour Foud'Rhum,

"qui ne veut pas donner toutes ses chances aux gosses défavorisés comme aux autres?"

Les ânes qui pensent que parler des choses que les enfants ne connaissent pas n'ont jamais vu risque de les "heurter".
Ex: ON(certains profs) reproche (j'ai le lien) à L&L; d'utiliser des mots compliqués exemple 'Humer' parce que soit disant c'est désuet (et ça fait Facho...)et que les chtits nenfants ne l'utiliseront jamais...
Si tu ne lui donnes jamais la 'chance' de le voir un jour... il ne le verra jamais... Il ne l'utilisera jamais... Il ne saura jamais l'écrire...

un petit échange "rigolo"....
http://www.lire-ecrire.org/index.php?action=forum&subaction;=message&id;_sujet=17347&id;_chambre=1593&aff;=0&page;=8&PHPSESSID;=9af7eeb6a8e3feb04ada6e446b1c7897

Lire Abes 07/04/2006 19:17:11
et moi après 07/04/2006 20:55:55
Attention j'étions complètement bourré... Père labat 59°

Ces profs là sont dangereux... (amha)

Sinon, oui il y a de bons profs oui certains adoptent de bonnes méthodes...
Je veux les adresses de tous ceux là...
Ces profs là sont merveilleux/magique...

"En sommes-nous là dans les "débats": à se référer au nazisme, au fascisme "
Désolé si tu as été "heurté/blessé" par mes écrits à Cricri, mais il faut "comprendre" que c'est une "private joke"...
C'est "lui" qui dit que la 'boscher' c'est FN :o)))))) d'ailleur si tu remontes le fil que je viens de donner tu auras un exemple...

"Je suis glacé."
Compte pas sur moi pour te "réchauffer" avec des mots doux, tant qu'il y aurra des méthodes de merde dans les écoles Maternelles Primaires collèges lycées facs...


Bonjour Hell's d'Enguell ;)

Bonjour Cat
"s'il a le temps, qu'il jette un coup d'oeil, "
Le temps il l'a, mais a-t-il "l'oeil"????

Bonjour Isa
"André Inizan"
Je vous conseil chaudement son site/blog.

Ecrit par : toto | 02 août 2006

"Ils n'essaient pas de me transmettre leurs savoirs eux, alors, de quoi je me mêle ?" LOL

Il y en a bien un qui a tenté de te "transmettre" sont "savoir" à propos de ses Roupettes... Quoiiiiii ! (cri strident style Colucci) tu n'as pas encore "lu" Roupette, mais t'es connnne :o))))

"Décrivez au papa que je suis un peu comment vous enseignez"
C'est vrai que sans syntaxe c'est difficile de lire :o)) je suis désolé de vous écrire comme je parle...
Et je ne sais pas parler "correctement"...

Si tu ne vois pas la différence entre les différents liens que tu as donné, je te conseille un petit reformatage L&L...; sans douleur...

Ecrit par : toto | 02 août 2006

JP Brighelli nous ayant sollicité sur nos lectures actuelles, je me permets d'intervenir sur ce blog passionnant et quelquefois drôle.
Je viens donc de commencer "Je, François Villon' de jean Teulé chez Julliard.
Comme son titre l'indique, il s'agit d'une biographie romancée du poète dont à l'armée pour me désennuyer, j'apprenais des vers par coeur puis les récitais à mes compagnons de garde médusés.
Les premières pages démontrent en tout cas le réel talent de conteur de Jean Teulé que je ne connais pas mais qui a déjà plusieurs romans à son actif.
Bonne journée à tous.

Ecrit par : utile baron | 02 août 2006

Oooh § Tu crois vraiment qu'il essaie de transmettre, lui aussi ? Ca serait drôle, ça... Ca ne doit pas être de la "vraie transmission", celle qu'il ne faut pas faire. Ca doit s'appeler autrement. Nous, on fait de la transmission mais lui, non. Lui, c'est la vie, ce n'est pas pareil.

Ecrit par : catmano | 02 août 2006

Catmano, je ne crois pas aux recettes miracles. Il y va beaucoup de la personnalité des individus. J'en suis plus que sûr. Rien de plus mouvant que cela. Chacun fait ce qu'il peut. Selon les cas. Et ce qu'il sait faire.

Puisque vous aimez les petites histoire, cela me fait penser à cette directrice d'un camp PEP alors que j'étais animateur. Une jeune nana fraîchement débarquée de son diplôme de BAFD et de psychologie. Qui avait eu un excellent rapport pour son diplôme BAFD (une colo de 2OO mômes tenue dans la main). Et qui, pour des ados (une vingtaine, même pas) ayant des parents alcolos, certains toucheurs, etc. réutilisait les mêmes méthodes que celles qui lui ont valu les applaudissements de son jury. Et puis, elle s'y connaît en âme humaine (comme le président dans "Un roi sans divertissement"), elle a un DIPLÔME en psycho. On s'acccroche elle et moi, parce que je trouve son approche doltoloïde incompétente. Résultat: une gamine envoie à l'hosto un de ses petits camarades, qui tombe dans le coma, parce qu'elle l'a frappé à coups de bâton; un autre fout le feu à la forêt; on a compté plus de dix fugues, et des insultes etc. Mais elle tint bon, la directrice, parce que c'est comme ça qu'on fait, que les livres le disent, avec les méthodes vieilles de 30 ans et plus. Sauf qu'un jour les gamins ont voulu la cogner...

Je me méfie des "IL FAUT" et des "je sais". Je ne sais pas. Je ne me barricade pas derrière des certitudes professionnelles. Tous les jours, chaque année, ça change en face de moi. Et je change aussi pour les aider; ça s'appelle évoluer Cat.

Ecrit par : pendariès | 02 août 2006

"sont "savoir"" "son "savoir"" fatigué le toto à+

Ecrit par : toto | 02 août 2006

Ah, ben là, entièrement d'accord. Il faut évoluer, en tenant compte de ceux qui sont en face de nous et en se demandant sans cesse ce que l'on doit leur apporter pour qu'un jour ils puissent être tout ce qu'ils voudront être. Et pour être à peu près sûrs de nous, autant leur apporter le maximum, à tous. Et si vous prenez le temps de regarder les vidéos que Toto nous a proposées hier, vous ne pouvez pas ne pas voir que, là, ce n'est vraiment pas le cas et que ça ressemble beaucoup à la mono doltomaniaque dont vous parlez.

Ecrit par : catmano | 02 août 2006

catmano vous êtes une petite idiote à gros nez (qui vous cache la vue et vous plombe la cervelle) qui a osé écrire (et si ce n'est point vous, c'est votre soeur), mais c'était supposé être drôle et militant peut-être: Un "type" de la musique vient devant votre établissement et vous demande: "Est-ce ici l'école?" et vous de penser brillamment : "non c'est Auswchitz" (j'aurais préféré : "non c'est le trou de mon cul" au moins cela aurait ressemblé à ce que sort de votre bouche.). Personne n'a relevé, mais je me permets de vous le dire, au fur et à mesure que je vous lis, vous avez une belle saloperie dans la tête (prétentieuse et irrespectueuse et inculte). Quand on lit la phraséologie des uns et des autres qui touchent au vocable nazi et mettent les camps à toutes les sauces, on se dit que vous ne valez pas mieux que vos adversaires. Oui, je le répète vous êtes une idiote, ou une sans culture, pour ne pas comprendre ce que j'ai écrit. Ou faire semblant (puisque la mauvaise foi pullule en ses lieux). Mais bon les références que j'ai utilisées, vous ne les connaissez pas. Je ne puis point vous en vouloir. Vous schlinguez comme du mauvais gras.

Ecrit par : Marchenoir | 02 août 2006

Si on compte les "Arbeit macht frei" de nos familles respectives, j'ai bien peur de gagner. Je ne vous reconnais pas le droit de contrôler les références de mon inconscient.

Ecrit par : catmano | 02 août 2006

aïe j'ai lu "un peu" de CassetoitupuesetMarcheàl'ombre.
Je le referai plus, c'est promis ;)

Ecrit par : toto | 02 août 2006

Entre deux convulsions, je vous conseille la (re-)lecture des tirades de Philinte dans l'Acte I sc 1 du Misanthrope de Molière.
"Mon Dieu! des moeurs du temps mettons-nous moins en peine,
Et faisons un peu grâce à la nature humaine;..." vers 145 à 166
Ou bien, si vous ne lisez pas Molière, le regard de votre chien quand vous l'engueulez parce qu'il a fait la poubelle qui vous dit:" Pourquoi tant de haine?". Il est vrai que sans Alceste il n'est pas de Philinte...
"Entre vous plus de controverses, quand on est ...etc" Georges Brassens

Ecrit par : albertine | 02 août 2006

Ne pissez plus sur la roue, elle tourne bien toute seule!

Ecrit par : berrichon du Cher | 02 août 2006

Merci utile baron, pour "Je, François Villon".

“d'utiliser des mots compliqués exemple 'Humer' parce que soit disant c'est désuet (et ça fait Facho...)et que les chtits nenfants ne l'utiliseront jamais...
Toto
Moi j’aime bien Catherine Tauveron, qui dépote sur les “vocabulaires adaptés”, qui relance une certaine idée de la Littérature pour “primaire”, qu’on retrouve même dans les concours, si, si.

Zdrasvouistié Catmano, de tout cœur avec vous, les Lyssenko à la petite semaine n’ont qu’à faire la vraie vie, avec les vraies gens.

Ecrit par : D'Enguell | 02 août 2006

Merci, D'enguell, là, j'avoue que j'avais pris un coup de sang...

Ecrit par : catmano | 02 août 2006

Merci, D'enguell, là, j'avoue que j'avais pris un coup de sang...

Ecrit par : catmano | 02 août 2006

en tant qu'usager, pour mes lardons, de l'enseignement laïque français, je pense, c'est sûr, que de mon temps, c'était mieux...mes parents et grands-parents pensaient pareils, Socrate et Platon aussi et je suis bien sûr que d'après ses parents, la deuxième génération d'Homo Sapiens était nulle à la chasse...

Ecrit par : parent délève | 02 août 2006

Bien sur, vous avez raison mais la comparaison doit plutôt se faire par rapport aux autres pays d'Europe et là, la France décroche vraiment.

Ecrit par : Olivier | 02 août 2006

Tout à fait d’accord, Olivier, Socrate et Platon existaient, et à leurs côtés, subsistait l’humanité barbare.
Homo Sapiens avait déjà une longueur d’avance sur Gorilla Beringei (des montagnes), la deuxième génération pouvait jouer à DAOC, hic et nunc, c’était du tout cuit.
Homo infantilis centralus systemus, va falloir qu’il rame, ou qu’il hérite.
C’est la fable de Jean de la Fontaine : le lièvre fonce aujourd’hui, et la tortue foncière.

Ecrit par : D'Enguell | 02 août 2006

catmano tout a fait d'accord avec vous et toto sur les vidéos en question. C'est tout ça qui m'horripile et me révolte dans l'école que mon gamin subit. C'est VIDE VIDE VIDE...ça ne dit rien, n'apprend rien ça fait juste semblant et crois apporter qq chose aux enfants en récitant la séquence, fameuse séquence... ras le bol!!!! allez cat continuez et laissez les tristes sbires à leurs délires!

Ecrit par : muriel maman en lutte | 02 août 2006

Kak diela/kak ti diélaièch d'Enguell ;)


"Socrate et Platon existaient, et à leurs côtés, subsistait l’humanité barbare"
C'est la différence entre le spécialiste et le professionnel...
Le spécialiste crève dans l'oubli, le professionnel reste dans l'histoire...
Je suis un spécialiste ;)

Ecrit par : toto | 02 août 2006

EST VOILA POURQUOI VOTRE FILLE EST MUETTE........

Ecrit par : ginette ayral | 02 août 2006

Kak diela/kak ti diélaièch d'Enguell ;)
Toto

Lost in translation...
Kek tu dis Toto
c:dir path cd.. autoexec.bat ipconfig runtime javascript ???

Ecrit par : D'Enguell | 02 août 2006

Isa a rapporté :
"L'envie d'apprendre à lire n'apprend pas à lire. Même, si elle ne débouche pas sur des acquis positifs journaliers, elle s'éteint comme feu de paille et laisse des traces négatives, de l'amertume et de la rancune. Beaucoup d'élèves des maternelles françaises s'y "vaccinent" contre l'écrit.

Ne nous trompons pas sur la genèse de la motivation de l'écolier: ce qui motive tout écolier, c'est le plaisir de la réussite immédiate perçue avec lucidité et qui induit l'espérance de prochaines réussites.

Finalement, quel adolescent et quel adulte fréquenteront les bibliothèques dont l'école fait tant de cas? Ceux qui auront souffert de leur rencontre scolaire de l'écrit? Sûrement pas. Il y a beaucoup mieux à faire: développer les composantes instrumentales de l'aptitude à apprendre à lire propre à chaque enfant, ses outils cognitifs qui vont être sollicités tout au long de son prochain apprentissage de la lecture-écriture".

Bon sang, je signe des deux mains, la gauche qui est l'adroite et la droite qui est si gauche !
Non vraiment, si chaque enseignant pouvait assimiler cela...
C'est en tout cas Ma vérité aussi.

JPG

Ecrit par : JPG | 02 août 2006

Lectures de l'été , entre deux préparations ?
Le dernier Pierre MAGNAN, ""Laure du bout du monde", chez Denoel, son meilleur roman depuis "La Naine" (THE chef-d'oeuvre ). De très belle choses sur la découverte des livres et du savoir par une petite campagnarde des Baronnies dans les années 1950

Ecrit par : FGuichard | 02 août 2006

Catmano a déclaré :
"Je croyais vous avoir lu vous plaignant des problèmes d'inattention de certains élèves de LP dans une de vos anciennes missives. Alors, comme moi je ne connais pas bien la vie, puisque je suis maîtresse d'école, j'avais oublié que l'apprenant n'apprend rien des autres, et j'ai voulu faire du transmissif. Mais, je ne le ferai plus, promis, je dois perdre cette mauvaise habitude de donneuse de leçons et laisser les gens qui savent tout mieux que les autres à leur tâtonnement expérimental."

Si bien sûr, continuez.

JPG

Ecrit par : JPG | 02 août 2006

"Kak diela/kak ti diélaièch d'Enguell ;)"
c'est toi qui a commencé avec ton sdrasvouïtié ;)

comment vas-tu ? ou plutôt comment fais-tu ;)
ya diélaio
ti diélaièch
on ana diélaiète
Mui dilaièm
vui diélaiétié
oni diélaiout
bon ça fait 25 ans que je n'ai pas pratiqué :)
etc etc

"C'est en tout cas Ma vérité aussi."
il est bien "André Inizan"
Je vous conseil chaudement son site/blog.
Il a tout vu/expliqué avant les autres (i think so)

Ecrit par : toto | 02 août 2006

Pendable-qui-avait-déclaré-changer-de-pseuo-et-n'en-a-rien-fait-car-il-ne-montre-pas-même-d'amour-propre a encore dégouliné :"Catmano, je ne crois pas aux recettes miracles. Il y va beaucoup de la personnalité des individus. J'en suis plus que sûr. Rien de plus mouvant que cela. Chacun fait ce qu'il peut. Selon les cas. Et ce qu'il sait faire."

tsss c'est misère de vous lire.
Qui parle de recette miracle ?
ON vous parle de principes, d'organisation (vous savez, une chose puis une autre) qui fonctionnent, qui élèvent (vous savez de quoi il s'agit ?). De faire que ceux qui partent de pas grand-chose puissent arriver au sommet, que chacun ait sa chance.
Donc moi - chacun son tour on vous a assez lu - je crois qu'il ne faut pas compter que sur la personnamlité de l'enseignant, qu'il convient de dire que des méthodes fonctionnent QUELLE QUE SOIT LA PERSONNE QUI LA MET EN OEUVRE. Parce que chaque enseignant ne passe pas ses nuits à refaire le monde, que pour beaucoup c'est un métier ordinaire. Ces méthodes sont connues, elles doivent être appliquées si on a véritablement intégré les valeurs qui font qu'on se reconnaît tous comme faisant partie de l'homo sapiens sapiens.

JPG

Ecrit par : JPG | 02 août 2006

Je n'ai jamais eu l'impression que Pendariès fût contre la transmission des savoirs, c'est stupide de dire cela , surtout à propos de quelqu'un qui lui-même travaille à sa thèse, tout en étant enseignant , ce que tout le monde n'a pas forcément le courage de faire.
Il m'a semblé qu'il défendait une certaine souplesse dans la conception de l'enseignement. Il y a trente six mille façons de transmettre ses connaissances et on sait très bien, ( et très vite, pas besoin d'un an devant des élèves) qu'être bon intellectuellement est nécessaire mais pas suffisant pour être un prof efficace face à une classe. En bref, il me semble bon d'avoir des outils sous forme de manuels qui soient intelligemment faits mais les mêmes manuels entre les mains d'un prof pénible, incapable de "séduire" une classe, "d'aimer" ses élèves, de faire preuve d'humour et de composer avec les éléments disparates qui sont face à lui, ne donneront pas grand-chose.
Par ailleurs, il y a effectivement des élèves qui ont du mal à se laisser embarquer dans une seule ligne droite, dans du tout cuit, tout préfabriqué et qui ont besoin de moult circonvolutions pour parvenir là où l'on souhaiterait les amener... Et ceux-là, en général, on ne leur fait pas de cadeaux dans l'EN. Mais avec un peu de chance, on les retrouve parfois, plus tard, plus loin que là où le conseil de classe voulait les enterrer. Pour ceux-là, moi je conseille alors aux parents le privé quand ils peuvent,qui peut leur permettre de "voir venir", et de récupérer. Oui, je défends l'école publique, depuis toujours mais il faut lui reconnaîre , une certaine rigidité qui parfois "sacrifie" certaines fortes personnalités chez les élèves.
Tout cela ne résume peut-être pas ce que voulait dire Pendariès, et si je suis à côté de la plaque, ce n'est pas très grave,qu'il m'en excuse, j'assume parfaitement mes critiques à l'égard de l'EN et de ses profs qui sont trop souvent imbus de leurs certitudes et de leurs bonnes méthodes...

Ecrit par : elisabeth. | 02 août 2006

Bonsoir Foud'rhum
Bonsoir Elisabeth

"Je n'ai jamais eu l'impression que Pendariès fût contre la transmission des savoirs, c'est stupide de dire cela , surtout à propos de quelqu'un qui lui-même travaille à sa thèse, tout en étant enseignant , ce que tout le monde n'a pas forcément le courage de faire."
ayé je pleure ;)

Bon pour une bonne compréhension de "comment" le transmettre 'ce' "savoir"...
donc je le re-re-dis:
1) Du simple au complexe... moi , nous, les méchants...
2) Du complexe vers le simple (roupette en vo pour tous les CPs) lui, eux, les gentils ...(*)

"entre les mains d'un prof pénible, incapable de "séduire" une classe, "d'aimer" ses élèves, de faire preuve d'humour et de composer avec les éléments disparates qui sont face à lui, ne donneront pas grand-chose. "
Sincèrement... tu trouves qu'il fait preuve d'humour, qu'il nous "aime", nous "séduit", qu'il "compose" avec les ... ???


"dans une seule ligne droite, "
Tu peux me donner un exemple de "ligne droite", je t'expliquerai pourquoi certains enfants n'accrochent pas...

"le privé quand ils peuvent"
Sympa, et pour les autres, tu leur conseilles quoi ?
;)

(*) donc tu l'as compris je déconne, néamoins c'est une chose très très très importante. Le coup chacun évolue à son rythme, d'accord, mais, qu'à la fin de la maternelle ils sachent tous écrire 'correctement' (dans le bon sens, boscher "écriture") toutes les lettres de l'AlphaB. Qu'ils les reconnaissent. Qu'ils sachent lire à peu près (plus que possible avec planète Alpha)...

A la fin du CP qu'ils sachent tous lire écrire "correctement" avec encore des fautes "normales" (plus que possible avec L&L;)

A la fin du CE1 qu'ils sachent tous lire écrire "correctement" sans aucune faute "normale", c-a-d sauf les mots qu'ils n'ont jamais vu. (plus que possible avec la méthode Erik Orsenna "la grammaire est une chanson douce" à partir de la page 71.)

Bon il faut faire la même avec les maths, mais là je n'ai pas le programme...
Boscher "mathématique" pour le CP je le trouve très bien fait, mais le bouquin est petit, donc il faut penser à ajouter des exercices...

Normalement(?) après, ils n'ont plus besoin des profs :o))))))))

à+

Ecrit par : toto | 02 août 2006

Toto avec du cyrillique ça serait un peu plus lisible.... kak diela c'est du russe parlé il vaut mieux dire kak ti pagivaïech, ili, kak vui pagivaïete...
c'était juste par taquinerie mais ce foutu cadre nous limite à même pour les caractères...grrrr....
bon mais c'est pas trop le débat quoique parfois je pense qu'on en dirait plus si on se mettait tous à utiliser d'autres langues ....Babel...

Ecrit par : patricia mesnigé | 02 août 2006

Vu mes fautes en Céfran, t'imagines en Russe :o))))
Heureusement que ma tante était la meilleure ;) elle m'a récupéré 4 ans en 2 semaines :o)))))))))))))))))))) avec Vaina i mir ;)

Ecrit par : toto | 02 août 2006

“oni diélaiout
bon ça fait 25 ans que je n'ai pas pratiqué :)”
Toto
Alors, quand j’ai décidé d’apprendre le russe tout seul, les gens du CNED/IUFM, ils m’ont dit, basez vous sur de l’écrit social pour décoder : j’ai braqué mon Firefox sur une webcam de Novossibirsk, un carrefour de perspectives amérindienne et afro-américaine de monde, j’ai décodé les plaques d’immatriculation et les marques de “AVTO”, ça fait quinze ans, je connais trois mots :
karandach, ASTOH MAPT@N

Ecrit par : D'Enguell | 02 août 2006

Bug grave, je le refais :
“oni diélaiout
bon ça fait 25 ans que je n'ai pas pratiqué :)”
Toto
Alors, quand j’ai décidé d’apprendre le russe tout seul, les gens du CNED/IUFM, ils m’ont dit, basez vous sur de l’écrit social pour décoder : j’ai braqué mon Firefox sur une webcam de Novossibirsk, un carrefour de perspectives amérindienne et afro-américaine, j’ai décodé les plaques d’immatriculation et les marques de “AVTO”, ça fait quinze ans, je connais trois mots :
karandach, ASTOH MAPT>N

Ecrit par : D'Enguell | 02 août 2006

toujours bug, la suite
Babel ne serait pas si étouffante quand chacun les connaîtrait toutes, ces langues qui roulent. Et en adoptant la langue de l’autre, même partiellement, on fait déjà un pas dans l’acceptation de son point de vue, même partielle.
Un parterre de partiels, un grand pare-soleil, c’est la tour de Babel.

Ecrit par : D'Enguell | 02 août 2006

"ASTOH MAPT@N" LOL mdr bon après celui là j'arrête de boire ;)

tu t'es bien fait avoir par tes "collégues" (les salauds...)

Merde, ya Asterix qui va encore nous dire kon fé baisser le niveau. :(

Ecrit par : toto | 02 août 2006

hihihihihi

Ecrit par : Marchenoir | 02 août 2006

Je vous parle du niveau où en sont certains. La belle phrase, la bonne tournure n'empêchera jamais le vomi de couler de quelques cervelles. Les réflexions de certain(e) en utilisant toute une imagerie des camps nazis, etc. ne sont que des ordures. Et l'ordure appelle le langage ordurier. Je ne tolèrerai jamais de tels propos: le savon humain, je l'ai vu. On voit juste sur quel terrain bourbeux en sont quelques-uns ici.

Ecrit par : Marchenoir | 02 août 2006

Je signalerai ce blog à du monde qui sera ravi de le connaître.

Ecrit par : Marchenoir | 02 août 2006

non pas pour censurer; mais pour participer! vive la liberté!

Ecrit par : Marchenoir | 02 août 2006

"Je vous parle du niveau où en sont certains"
Encore un qui n'a rien compris...
Je ne parle pas de toi mon "poussin".
Je parle du Corse.


ps: Sincèrement tu ne comprends rien Penda/marche/chris/etc...
Je te le redemande gentillement...
Relis nous "correctement"...
Ne mets pas TON SENS...
Tu ne sais pas à qui tu parles...

Souviens toi, demande à tes "vienx" ;)
Dis moi ce que tu as eu en Maternelle PSMSGS
La méthode que tu as eu au CP CE1
as-tu des frères soeurs
tout ce qu'il te semble en "rapport" avec ton "hallucination"... ;)

Ecrit par : toto | 02 août 2006

"Et l'ordure appelle le langage ordurier."

Tu n'es qu'une merde.

JPG

Ecrit par : JPG | 02 août 2006

LOL WWWWW@@@@@@@@RRRRRRFFFFFF
t'es con JPG, je me suis pissé dessus :(

putain qu'est ce qu'on va prendre quand l'ôt va rentrer :o)))))

Ecrit par : toto | 02 août 2006

ben dîtes donc "Vaina i mir" dans le texte ...pour se remettre dans le bain c'est du hard ça!
t'as pas fait de cauchemard en russe après ça?
ia prépodtchitaïou "pervui lioubov"...
bonne nuit

Ecrit par : patricia mesnigé | 02 août 2006

A Toto. En ce qui concerne la thèse:
Ah! Les enseignants dans toute leur splendeur! Incapables (pour partie d'entre eux ) de reconnaître les mérites particuliers. C'est bien connu, nous sommes tous égaux,non seulement en droit( jusque -là c'est normal) mais aussi en valeur( Aïe, vous pleurez!)
En ce qui concerne le privé:
J'ai toujours défendu l'école publique tant qu'elle était défendable mais j'ai toujours fait passer l'intérêt d'un élève avant toute considération idéologique. Ce qui n'est pas bien vu dans une salle de profs, je sais... Et ce n'est pas parce qu'on ne peut pas tirer d'affaire tous les élèves qu'il ne faut pas tenter de le faire pour quelques-uns, quand c'est possible.
Le tout ou rien pour les élèves est un argument typiquement FCPE; on le retrouve à toutes les sauces dans tous les conseils d'administration...avec l'assentiment de certains profs comme je le vois encore une fois...

Ecrit par : elisabeth. | 02 août 2006

"Je vous parle du niveau où en sont certains."

Vous savez bien que le niveau de réflexion de certains est comparable à un ordinateur qui sort des 0 ET 1

Oui , c'est génial
Bof, c'est nul

Aucune nuance, aucune réflexion sensible.

Pourtant la langue francaise permet par sa richesse et sa finesse de décrire les événements, les situations tellement précisement qu'elle a été longtemps la langue des gentlemen.

Elle s'accorde assez mal, d'ailleurs, de cette primarité où certains voudraient l'enfermer.

Ecrit par : Olivier | 02 août 2006

"t'as pas fait de cauchemard en russe après ça?
ia prépodtchitaïou "pervui lioubov"..."

J'avoue le premier jour c'étions un peu la panique... mais elle est super forte... même si elle n'est pas russe du tout ;)

alors tchitate/apprendre donc à peu près ... :(
je t'apprends ..

Lioubliou je connais :) mais pervui...
2 semaines n'est ce pas :))) bon bourré aussi :(

"Le tout ou rien pour les élèves est un argument typiquement FCPE"
C'est pas de ma faute si 80% des FCPE sont des neuneus...
Tiens j'en ai vu un une fois :)))) il avait vraiment la tête à claque :o))))))))))))))))))))) lol désolé :( mince ayé c'est encore moi qui vais prendre pour tous les autres...
Vous me faites délirer (+alcool+machin) et l'ôt y va me rentrer dedans ...
zètes pô cool :(

Ecrit par : toto | 02 août 2006

Messieurs, un peu de sérieux, les loups du "brondin"* que nous sommes invités à habiter, le temps d'une chaperonnade, finissent mal en (costume de) général. Si on fait le quarteron en retraite, on va se faire atomiser. La France, messieurs, la France...

*log=journal, rondin

Oï, Vaina i mir : Leon Tolstoï

Je cache une édition originale de Ma Vie, 1923, récit dicté par une paysanne à Tatiana Kouzminskaïa, revu et corrigé par Tolstoï.

Totolstoï, tu prendras pas tout seul

Ecrit par : D'Enguell | 02 août 2006

JPG, je suis cette merde qui est sortie de ton anus, - pas ma faute si tu manges mal.

Ecrit par : Marchenoir | 02 août 2006

Catmano comptez vos morts puisque vous en êtes là.

Ecrit par : Marchenoir | 02 août 2006

"*log=journal, rondin"
"Totolstoï, tu prendras pas tout seul"
ayé ch'comprends pu rin a kesk'il écrit le Hells

"on va se faire atomiser. La France, messieurs, la France..."

KesKueu j'vais prendre boudiou!!!
Ils vont tous dire que c'est ma faute si D'enguell picole :(

Ecrit par : toto | 02 août 2006

JPG !

Je rigole encore :o)))))))))))))))))))))))))))))))))))

Ecrit par : toto | 02 août 2006

J'EN rigole encore :( désolé bientôt dodo :(

Ecrit par : toto | 02 août 2006

Madame Elisabeth, vous avez mieux dit que moi.

Ne demeure qu'une chose capitale:

"- Savez-vous au moins d'où on vient, où va toute chair?
- D'un trou dans un autre trou".

Michel de Ghelderode, "L'Ecole des bouffons"

Ecrit par : Pendariès | 02 août 2006

alors allez z'y merci

Ecrit par : muriel maman en lutte | 02 août 2006

Vers quel trou? Le vôtre? Plus souple, mou et branlant avec l'âge... et la pratique... A moins que cela fut un césarienne... Ce qui vous sauverait un peu, ma petite maman en lutte, petits poings fermés levés vers le ciel: ouh ouh ouh, je suis en lutte et pô contente!

Ecrit par : Marchenoir | 02 août 2006

unE césarienne

Ecrit par : Marchenoir | 02 août 2006

Vous portez des nattes????? J'aime bien les mamans en lutte en nattes, c'est mieux pour.... (à vous de voir ce que votre propre cortex va imaginer; vous vous y verrez dedans... C'est cela aussi: enseigner. Mettre les pauvres petits face à l'image qu'ils ont d'eux-mêmes.). Mais c'est d'un autre niveau, Mureil ("Tu es terrible, Muriel", vous ne connaissez pas, je suppose... "Non, pô le temps, trop prise par ma luuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuutte avec mes tits poings dressés et le bas qui fout le camp [de concentration, Cat?]").

Ecrit par : Marchenoir | 02 août 2006

cool ! la lutte a de l'avenir (avec mes tits poings dréssés bien sûr, je ne sors jamais sans). allez.... orvoir!

Ecrit par : muriel maman en lutte | 02 août 2006

Elisabeth, vous êtes dans le ton juste. Je suis juste effaré par:
1) le manque patent de culture (générale, hors les sentiers battus et rebattus, d'esprit d'ouverture, etc.) de la plupart,
2) le nez collé à la vitre de quelques-uns devant le spectacle de la régression du monde (il régresse pas, il meurt!),
3) la vulgarité insane de l'inconscient de la Cat,
4) la pratique et le manque d'invention bornés de la Digue d'Enguell (Si ce n'est pas une méthode ça: avancer pas à pas, etc., qu'est-ce que c'est un plan sur la comète? Mais ai-je dit le contraire, gros bêta? Apprends à comprendre ce que j'écris d'abord, avant de sauter sur un mot ou deux mots qui te déplaît, le par-coeur ne t'a pas qu'aider. à constuire l'étape suivante avant le stade anal???? Sais-tu au moins ce que c'est le stade anal? Non: je t'explique le b.a-ba du processus: c'est la (tentative de) prise de pouvoir par le bébé sur ses parents. Si vous ne faites pas ça, papa, maman, je me chie dessus. Utilise le savoir que tu connais, merci. Sinon ceux qui savent te daubent. Par ailleurs, il faut COMPRENDRE aussi ce qu'on lit pour apprendre, hein, O-KAY??? Alors, je sais, oui, c'est compliqué...),
5) le fait que les gus font autant d'expériences sur les élèves que n'importe quel prof, mais qu'ils ne veulent pas le voir, sous le bien-arrangeant prétexte d'une méthode qui a fait ses preuves pour un temps et une société donnés (mais les temps ont changé, la société aussi. Une méthode évolue au contact du réel, ou devient un non-sens: lisez Descartes "Le Discours de la méthode", et vous aurez dans le ch.3 les plus belles pages baroques et fuyantes qui soient pour quelqu'un que l'on dit.... cartésien et méthodique. Revenons aux fondamentaux comme vous dites ici...).

L'autre vous échappera toujours, les castors. Réfractaire à ce que vous voulez en faire. Et j'en suis ravi.

Ce qui demeure efficient, efficace, dans une méthode, doit être conservé. Bien entendu. Seulement, même les plus beaux arbres, les mieux enracinés, perdent leurs feuilles, se déssèchent, se modifient au fil des ans (le terrain a glissé, il a pris la foudre, etc.). Alors:
Soit la main de l'homme les taille, leur met un corset (on parla de sauvageon...). Et nous sommes dans l'ORDRE non-naturel. La Domestication. Mais c'est cela, non, la civilisation? La domestication de la Nature par la technique et la technologie.
Soit l'homme le soigne, le protège mais le laisse grandir à sa guise: le résultat ne sera peut-être pas esthétiquement plaisant, mais l'arbre sera devenu ce qu'il devait être ("Deviens ce que tu es" nous dit, je crois, cet affreux jojo d'Augustin qui a inventé le concept du Péché originel. Vous le saviez?).

Soyez inventifs, mesdames et messieurs mes collègues, pas prisonniers de vos fiches, de vos grilles de lecture ou de vos propres aspirations à voir en l'autre ce que vous êtes ou n'avez pas réussi à être: vous avez de l'humain en face, - et le signe de l'humain c'est de pouvoir ne pas répondre aux critères d'une méthode prise DANS SA TOTALITE. Il n'y a pas d'évangiles possibles dans l'enseignement.

Ca marche pour tel ou tel. Ou ça ne marche pas. Dieu n'a pas écrit les livres que vous défendez. Ils parent au mieux, certainement, aux problèmes posés. Mais quelques-uns ont raison de chercher à améliorer les recettes. Une pensée émue pour Brillat-Savarin! (Pour ceux à qui les fondamentaux culinaires manquent je vous laisse chercher dans vos encyclopédies et vos google; vous devinerez peut-être quel est le lien avec mon propos. Hé oui, Henri-Pierre: JONGLER dans le champ de la culture, pour la jubilation de l'esprit.).

Demandez-vous ce qui reste dans la tête des gosses quand ils sont dehors, quand ils auront; ils ont fait leur tri, bon ou mauvais, et vous n'y pourrez rien. Ils auront appris à lire, compter, écoute. Fort bien! Nous sommes tous d'accord. Mais ne pensez pas à leur place. Vous n'y êtes pas. Ils ne se souviendront pas de vous pour cela.

Et voir que "ça" opère sur quelques-uns ne signifie pas que "ça" fonctionne sur tous (voilà aussi pour votre miroir, les extrémistes de la pédagogie).

Nous ne sommes pas irremplaçables. Nous ne maîtriserons jamais tout.
L'école ne sera jamais le lieu de l'apprentissage de la liberté. On y apprend de jolies poésies qui peuvent en avoir le titre...

J'espère des réponses argumentées, pour me contredire, pour une fois, pas des pets de mouche à la Toto, façon: ":-(", ";-)". Car ça, môssieu Toto, c'est de la même souche que le crypto-langage msn que je trouve dans les copies (collège, lep et fac compris). C'est du niveau néantifié de l'écriture.

C'est drôle, Toto, vous "luttez" "intellectuellement" (???) avec les moyens que vous honnissez, j'allais écrire "hennissez"...
Sous le couvert de l'humour (?), de la demande de connivence plutôt adressée à vos potos, il n'est que de voir le sabir que péniblement vous contruisez, peut-être parce que vous ne maîtrisez pas la norme. Hé oui, c'est dur d'écrire. Mais il est vrai que l'un des projets de l'école est de permettre aux enfants de dépasser leurs donneurs de gonades, de faire mieux que leurs géniteurs.

Comme dit JPB: "Hasta la victoria sempre". C'est marrant de se référer au Che, et par là au barbudos castristes... Quelle idée. Cuba, l'île des journalistes emprisonnés. Et des putains noires pas chers.

Ecrit par : Pendariès | 03 août 2006

Muriel: épuisez-vous. Le courant est fort. Les hommes de Cro-Magnon, des forts en maths, ont compris qu'ils pouvaient construire des ponts. Eux. Ca vous ramène à l'état de saumon ça...

Ecrit par : Pendariès | 03 août 2006

"Cool"?! Je n'entends pas Finkielkraut tirer la sonnette d'alarme! J'aime profondément cet intellectuel. Et c'est vrai. Même si, parfois, il ressemble un peu à la vieille voisine qui vient sonner chez vous parce qu'elle entend le son de la télé (ou de la radio, pour ceux qui ont jeté hystériquement leur poste) venant de votre appartement.

Ecrit par : Marchenoir | 03 août 2006

J'apprécie, c'est vrai, les idées de JPB et même son coté anticlérical me plait à moi le catho.
Il fleurt bon l'amidon et la confiture de prune.

Maintenant, pour changer, il faudra une révolution !!
Adieu, la république et quoi après, un moustachu :-)))) ou un Roi ?

Etes vous prêt à cela ?

Ecrit par : Olivier | 03 août 2006

Mais où qu'il est Jean-Paul B.? A-t-on lancé une alerte "disparition de blog"????

Un Roi, mais quelle branche? Les Orléans ou les Bourbons d'Espagne????

Ecrit par : Pendariès | 03 août 2006

Sabaïdi foud'Rhum ;)

désolé pour hier soir j'étions complètement bourré :)...
Qu'est ce que je vais prendre, houlala...


"Mais où qu'il est Jean-Paul B.? "
Un hêtre vous manque tout est des pleupliers...
Tu serais pas amoureuse toi ?

Ecrit par : toto | 03 août 2006

Si j'étais Jean-Paul B., la première chose que je ferais dès mon retour serait de bannir définitivement Pendariès-Marchenoir de ce blog, ne serait-ce que pour les propos odieux adressés à Muriel.

Ecrit par : CDB | 03 août 2006

L’humour et les équations, lorsque on franchit le second degré, certains sont tout perdus.

“que c'est le stade anal? Non: je t'explique le b.a-ba du processus: c'est la (tentative de) prise de pouvoir par le bébé sur ses parents. Si vous ne faites pas ça, papa, maman, je me chie dessus.”
Chris
CQFD. Et ne me tutoyez pas.

“Les hommes de Cro-Magnon, des forts en maths, ont compris qu'ils pouvaient construire des ponts.”
Et le pont d’Arcole, n’y a-t-il pas eu lutte, l’entropiste ?

“c'est stupide de dire cela , surtout à propos de quelqu'un qui lui-même travaille à sa thèse, tout en étant enseignant“
Elisabeth
- “Elisabeth, vous êtes dans le ton juste."
Chris
Son petit ego s’est redressé, comme c’est beau la non-domestication. A l’ONF, on vous l’aurait coupé, votre lichen, ça débroussaille, et les arbres environnants respirent
Torchez donc votre thèse à Riga, et puis restez-y, Barbara Streisand de l’incommensurable altérité.

"Cool"?! Je n'entends pas Finkielkraut tirer la sonnette d'alarme! J'aime profondément cet intellectuel."
Retournez lire le Monde du 18/19 mai 2000, et écoutez-la, l’alarme.
Manque patent de cuculture générale ?
A vos amours néanmoins comme disait Pialat, et je ne vous aime pas non plus.

Ecrit par : D'Enguell | 03 août 2006

Allez, juste une parenthèse, histoire de revenir, le temps d’un message, au sujet initial.

JPB écrit : « Un spécialiste français consulté, Loïc Le Meur, affirme que les Français sont champions du monde de l'ego, et adorent se raconter — alors que les Allemands ou les Scandinaves, petits joueurs de la blogosphère, restent sur leur quant-à-soi. »

Pour rester dans l’existentiel, et en prenant le risque de citer Max Weber de préférence à Marx, je propose de retenir également cette explication : L’occident, mais plus encore les Protestants en général, les Américains en particulier (influence calviniste oblige) sont avant tout tournés vers l’action.

Chez eux, la parole qui n’explique pas ou qui ne prépare pas une action (décision) est sans intérêt. Ce n’est pas le cas chez nous, où la discussion est une fin en soi, par le plaisir qu’elle apporte, le brio qu’elle permet d’afficher.

Je me suis donc arrêté avec intérêt sur la proposition faite par JPB à la fin de ce même message :

« Les loups en laisse de la fausse démocratie qui nous gère surfent aujourd'hui de blog en blog. Qu'ils hurlent — peut-être alors les entendra-t-on »

J’aime bien l’expression « fausse démocratie ». Mieux, ou pire, j’approuve ce qui est dit implicitement, à savoir que les Français s’expriment EN DEHORS des institutions officielles, qui, c’est vrai, vivent leur vie indépendamment de tout contrôle démocratique. Mais c’est justement cela que, dans ma grande naïveté, j’aimerais voir changer, à commencer par et pour le système éducatif.

Sans doute avons-nous l’école que nous méritons. Nous n’avons pas celle que nous voulons.

Malheureusement, hurler (à la mort ?), et hurler seulement, a peu de chance de déboucher sur une action durable. Si les Profs que vous êtes ne s’organisent pas, rien ne pourra se faire.

Pourquoi pas autour de ce blog, qui devrait réunir ceux qui partagent le diagnostic de la fabrique ? Je sais bien que JPB a déjà répondu négativement à cette demande, mais, à contrario, il me semble l’avoir entendu dire que la prochaine élection présidentielle se ferait sur ce thème et qu’il en serait acteur.

« Tenez, ça me fait mal au cœur de me rappeler ce à quoi nous croyions en 68 — et ce que nous en avons fait. » Il y a des phrases qui font mal, non ?

Comme bien des Parents qui passent sur ce site, simple citoyen, je cherche le « think tank » où se prépare l’école du XXIème siècle.

Mais, zut : comment on dit « think tank » en Français ?

Ecrit par : Michel | 03 août 2006

Et comme Jean-Paul Brighelli n'est point un censeur, il ne le fera pas. Il l'a écrit ici. Parce que la dame Muriel n'a rien dit d'odieux, elle (elle sait très bien se défendre!) ? Aveugle CDB? Avez-vous peur des volées de bois vert verbales (ne lisez-vous que Télérama?? Plongez-vous dans les éditos des années 70, les livres des années 20, etc. C'est un mec de 30 ans qui doit vous le dire???)? La France d'aujourd'hui est d'une frilosité... elle souffre encore des années 80 et 90: fric et R-E-S-P-E-C-T inconditionnel (mouais, comme si le fric allait avec cette dernière obligation...).

Pour Toto, et quelques autres: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-651865,36-800607@51-765329,0.html
que je laisse à ses recherches et comptabilité besogneuses des "mauvais" sites.

Sinon, puisque rien ne sert mieux que l'exemple. Branchez-vous sur France-Q (culture) le soir (19h et quelques...) pour écouter ce que je voudrais voir plus souvent dans les collèges, les lycées et les facs: les leçon d'Onfray pour ses cours à l'Université Populaire de Caen (ça c'est quelque chose!). Avec la difficulté croissante bien sûr selon la tranche d'âge. C'est ça: donner un peu de sens à la "vie" (quel vilain mot détesté ici), et non pas montrer aux gosse comment pisser en leur tenant le zguegue (confer un vieux bouquin de Cohn-Bendit). That's "Speaking of happiness" (Gloria Lynne): un peu de culture, pour égayer le propos. Et JONGLER!

Pour les grincheux, pavane!

Ecrit par : Marchenoir | 03 août 2006

La Digue d'Enguell, vous ne démontrez rien. Vous n'expliquez pas vos exemples. Tout exemple doit être un tant soit peu commenté. Pour être entendu dans une querelle. Et vous êtes en-deça. Encore. Persévérez, tu y arriveras... Avec une dose de talent scribouilleur. Je ne te souhaite que cela, sortir de votre profond fossé de petit-chose.

Alors, on ne lit toujours pas ce que vous faites dans vos classes, concrètement, chers collègues.
L'homo floriensis doit s'impatienter! Et je le comprends. Tiens à cause de la découverte de l'homo floriensis, c'est la révolution chez les paléo-anthropologues. Vous l'avez choisi pour ça votre pseudo?

Ecrit par : Marchenoir | 03 août 2006

"serait de bannir définitivement Pendariès-Marchenoir de ce blog, ne serait-ce que pour les propos odieux adressés à Muriel."
Ce serait vraiment dommage...
Et cela ne servirait pas grand chose...
De toutes les façons, on ne les lit plus qu'en diagonal, et encore...:)))))

"think tank " groupe de réflexion ;)
http://www.wordreference.com/enfr/think%20tank

Ecrit par : toto | 03 août 2006

Toitoto et quelques-autres habitués à écrire ici, peut-être, les autres, peut-être pas... puisqu'il y en a, nouveaux, qui apparaissent après mes saillies. "la cible, c'est la voie".

Ecrit par : Marchenoir | 03 août 2006

JPB, grâce à toi "la passion et le paroxysme" ne sont pas exclus! Danke beaucoup. Paldies (en Letton).

Ecrit par : Marchenoir | 03 août 2006

C'est juste pour vous parler, microcéphale ustensile.
Orientez votre thèse sur les rhinogrades, prince de l'esprit, pourfendeur de la canalisation, horticulteur des ronces.
Boboland s'enfonce, mais on se souviendra de vous, comme de l'Atlantide, Antinéant

Ecrit par : D'Enguell | 03 août 2006

"think tank " groupe de réflexion ;)
http://www.wordreference.com/enfr/think%20tank

Ecrit par : toto | 03 août 2006

Merci de cette traduction, très littérale justement. Il y manque la volonté d'influencer (positivement si possible) l'action qu'exprime le mot anglais. Groupe de proposition ou groupe de pression serait sans doute plus proche. Mais peu importe le flacon, où est l'ivresse?
Note : ceci dit, il en existe, mais bon ...
http://management.journaldunet.com/dossiers/040435thinktanks/annuaire/index.shtml)

Ecrit par : Michel | 03 août 2006

pour info
http://perso.orange.fr/andre.inizan/

Ecrit par : toto | 03 août 2006

Michel, vous dirigez aussi l'Institut Pasteur ?

Ecrit par : D'Enguell | 03 août 2006

remerciement spécial à CDB.
allez on va avoir droit à son flot habituel....PRÊT..PARTEZ!!

Ecrit par : muriel maman en lutte | 03 août 2006

On s'absente 48 heures, on est vite débordé…

Il semblerait qu'un blog serve aussi au retour du refoulé. Je n'ai rien contre les pervers polymorphes, ou le stade anal, dont je peux faire grand cas en d'autres circonstances, mais certains poussent un peu — encore que le retour du refoulé implique, forcément, qu'on ne censure plus rien.
Reprenons-nous, les uns et les autres. Je propose au moins d'éviter de s'insulter ici : l'insulte en direct est une excellente chose (mais moins bonne qu'à l'époque où l'on portait rapière au côté), parce qu'on peut répliquer, s'insulter en différé me paraît inefficace, et un peu lâche, non ?

Les questions les plus pertinentes portent évidemment sur les pratiques en cours des uns et des autres. Oserai-je dire que les miennes diffèrent fortement d'une classe à l'autre — comme tout le monde j'espère. Quelqu'un qui arrive en classe avec des idées bien arrêtées et qui n'en change pas dans les cinq minutes en est un vrai…
J'ai déjà accepté des observateurs impartiaux en cours (impartiaux, c'est-à-dire non choisis par moi). La dernière, je crois, c'était, cette année, Marie-Sandrine Sgherri, journaliste qui s'occupe des questions d'éducation au Point. Je lui demanderai d'en faire un compte-rendu à la communauté, si elle n'est pas en vacances et si elle en a le temps.

Question lecture, c'est curieux, mais je lis The rotter's club de Jonathan Coe — in english in the text… (Comment ? Vous n'avez toujours pa slu son Testament à l'anglaise en Folio, malgré la pub que je lui fais ?)
Exactement comme le conseillait plus haut… je ne sais plus qui.

Autre chose. Il se passe en ce moment des événements bien plus graves que nos disputes byzantines — au Moyen Orient par exemple. J'ai un peu hésité à sortir du thème général du blog, mais je choisis finalement de relayer une déclaration, parue tout récemment dans la presse, signée de quelques grands noms — entre autres Vidal-Naquet, dont npous faisions l'apologie il y a quatre jours, et qui a dû signer sur son lit de mort.
Même si je n'approuve pas absolument tout dans les lignes qui suivent, parce que je les trouve un peu insuffisantes, au niveau de l'analyse. Mais je ne déteste pas les coups de gueule — même si je sais que ça ne suffit pas à arrêter les bombes, d'où qu'elles viennent.

"Assez !
Nous le savons, nous l’avons suffisamment entendu : Israël a le droit de se défendre, Israël a le droit de tout faire pour libérer les soldats de l’armée (dite « armée de défense d’Israël ») pris en otages. Selon les généraux qui inspirent la politique dël - des super-stratèges -, la meilleure façon de se défendre est, bien sûr, d’attaquer.
Attaquer Gaza, arrêter des ministres et des parlementaires (ils sont du Hamas, donc des terroristes), liquider des activistes ainsi que leurs parents et leurs voisins, détruire des centrales électriques, affamer la population, rendre la vie des Gazaouis impossible (et leur apprendre par la même occasion où ça les mène d’avoir voté pour le Hamas).
Attaquer le Liban de tous les côtés et par tous les moyens, faire trembler le Pays du cèdre, faire fuir des centaines de milliers de Libanais sur des routes défoncées et des ponts détruits par les bombes, tuer des civils et des soldats - et même quelques miliciens du Hezbollah - en rasant des villages et des quartiers : à qui la faute si les terroristes se cachent au milieu de la population civile ?
Maintenant que leurs « surveillants » et « protecteurs » syriens ont pris quelque distance, c’est le rôle d’un voisin fort et sincère comme Israël de donner aux Libanais une bonne leçon de légalisme : qu’ils sachent - une fois pour toutes ? - ce qu’est la loi internationale ! Qu’ils comprennent le danger de ne pas respecter une résolution du Conseil de sécurité qui stipule le désarmement du Hezbollah. Car Israël est le meilleur exemple pour le respect des résolutions de l’ONU, pour la non-agression des pays voisins, pour un traitement humanitaire des populations en Palestine occupée (assez ingrates pourtant, puisqu’elles ne reconnaissent pas les bienfaits de la colonisation).
Bien sûr, le système électronique de surveillance installé autour de la bande de Gaza et le mur de séparation en Cisjordanie sont destinés à garantir la sécurité des Israéliens. Ils ne sont pas du tout dirigés contre les Palestiniens, mais contre les terroristes qui se dissimulent parmi eux.
Bien sûr, les bombardements quotidiens des villes, des routes et des villages libanais ne visent pas le peuple du Liban, mais les terroristes qui l’ont pris en otage et qui sont à la pointe de l’« axe du mal ». Chacun a compris que le Hezbollah et le Hamas sont les bras armés de la Syrie et de l’Iran, et qu’ils sont sans doute manipulés en sous-main par al Qaeda.
Ça vous rappelle peut-être les preuves américaines pour justifier la guerre contre l’Irak, mais ça n’a rien à voir, bien entendu...
Dans le cas d’Israël - petit pays démocratique entouré par des dizaines de millions d’Arabes -, qui pourrait s’opposer au nettoyage de ces bourbiers terroristes, en attendant la punition sévère de leurs protecteurs syriens et iraniens, même au prix de quelques destructions, même si quelques innocents - quelques centaines de milliers d’innocents - en souffrent ?
Pas les « amis américains » en tout cas. Pas les Européens qui ont souffert aussi du terrorisme arabo-islamique et qui, par ailleurs, n’ont pas oublié leur sentiment de culpabilité envers le peuple juif. À peine la France qui, à défaut d’exiger l’arrêt de l’agression israélienne - et l’arrêt simultané des attaques du Hezbollah -, essaie d’humaniser le conflit.
Reste l’opinion publique, notamment les associations, collectifs et individus qui, dans de nombreux pays, agissent depuis des années contre la guerre, contre l’occupation des territoires et pour un dialogue juste et constructif entre Israéliens et Palestiniens. Ce dialogue, maintes fois ébauché, maintes fois interrompu, constitue la meilleure chance d’une paix à construire. À l’opposé de la logique guerrière, nous pensons que des victoires militaires ne garantissent pas l’avenir d’Israël. Seuls un dialogue ouvert et la recherche patiente d’une cohabitation avec un véritable État palestinien permettraient aux Israéliens d’obtenir la paix avec leurs voisins arabes.
Mais nous sommes encore là, en plein conflit, dans le désarroi, comme des orphelins.
Nous autres, qui faisons partie du collectif Trop, c’est trop ! constitué en décembre 2001 à l’initiative de l’historienne Madeleine Rebérioux, nous crions aujourd’hui : « Assez ! »
Assez de cette folie guerrière, assez de cette agression abominable menée au nom d’Israël contre des Libanais et des Palestiniens, agression paranoïaque qui provoque en retour des tirs meurtriers contre des civils israéliens. Assez de ce comportement cynique qui utilise les trois soldats prisonniers comme prétexte pour régler leur compte aux partisans du Hamas et aux membres du Hezbollah, lesquels ne cessent en réalité de se renforcer par leur résistance aux attaques d’Israël. Assez de cette fuite en avant vers une conflagration hasardeuse où les États-Unis « défendraient » Israël en se lançant dans une nouvelle guerre aux conséquences incalculables contre la Syrie et l’Iran.
Assez de cette course effrénée vers l’abîme !"

Pour le collectif "Trop, c’est trop !" : Étienne Balibar, Suzanne Citron, Stéphane Hessel, Alain Joxe, Henri Korn, Jacques Maillot, Gilles Manceron, Marie-José Mondzain, Giuseppina Russo, Abraham Ségal, Annie Ségal, Pierre Vidal-Naquet.
Texte paru fin juillet dans Libé et dans l’Huma, je crois…

JPB

Ecrit par : brighelli | 03 août 2006

PLEURONS DES DEUX COTES



A propos de l’école aujourd’hui, Jean-Paul Brighelli a écrit "La fabrique du crétin"... Voici le cri lancé par Pierre Frackowiak

mercredi 5 octobre 2005


Le débat entre Philippe MEIRIEU et Jean-Paul BRIGHELLI, publié dans le Figaro le 29 septembre 2005, ne manque pas d’intérêt et il a fallu beaucoup de courage au premier pour dialoguer avec l’auteur d’un écrit aussi "dégénérescent", aussi insultant pour les enseignants, aussi stigmatisant pour les élèves. Mais, profitant de l’air du temps, d’une opinion publique conditionnée par des médias dominés par les conservateurs et prompte à glorifier l’école de grand-papa même quand on en a été victime, il se vend bien et, comme ces enseignants obtus qui prônent le retour aux bonnes vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves sur des élites, il est sur tous les plateaux.

Jean-Paul BRIGHELLI s’oppose à l’évolution de l’école et à la pédagogie. Comme beaucoup d’intellectuels contemporains, hélas, il est convaincu, intimement c’est sûr, authentiquement peut-être, qu’il n’y a aucune raison que ce qui a réussi pour lui et ses semblables hier et avant-hier, ne réussisse pas pour les autres aujourd’hui et demain. Comme si rien n’avait changé, ni la société, ni les savoirs, ni les enfants et les jeunes, ni les gens. Comme si tous ceux qui ont, avec les grands penseurs de notre temps, avec les chercheurs, avec les porteurs d’innovation, de la fin des années 60 à 2002, avec les responsables politiques de droite jusqu’en 81, de gauche et de droite alternativement ensuite, tenté de changer l’école, de l’ouvrir, de donner du sens aux apprentissages, d’inscrire les finalités nouvelles de l’école dans une perspective démocratique, généreuse, porteuse d’espoir, étaient des imbéciles. Certes le combat pour changer l’école, pour améliorer la réussite scolaire, pour développer un enseignement de masse et passer de la démocratisation quantitative indispensable à l’évolution de notre société à une démocratisation qualitative indispensable à la formation d’un humanisme pour le 21ème siècle, n’a pas été facile. Il est plus facile de conserver que de réformer.

Il feint d’ignorer qu’en réalité, les réformes, souvent édulcorées et atténuées par les pressions des conservateurs et par les contraintes de l’électoralisme à court terme, n’ont pas franchi plus de 10 à 20 % des murs des classes, et que faire le procès des réformes sans savoir, comme en atteste THELOT lui-même, ce qui se passe réellement dans les classes, est une escroquerie intellectuelle. Attribuer les raisons des difficultés du système à des réformes qui n’ont été que faiblement mises en œuvre, c’est dissimuler l’ampleur de la résistance au changement et justifier à bon compte un retour à des pratiques qui n’ont pas ou qui ont peu changé fondamentalement. Dénoncer des réformes qui n’ont pas été appliquées (voir la loi de 89) pour justifier le confort de la stagnation peut atteindre les sommets de l’hypocrisie et de la mauvaise foi. Alors, tout est bon : présenter un exemple comme une preuve, généraliser abusivement, affirmer les contre vérités les plus flagrantes, jouer de la nostalgie, flirter avec le cynisme...

Mais ce qui me semble plus grave encore, c’est le mépris. Prendre les élèves pour des crétins alors que l’on sait aujourd’hui que leurs capacités intellectuelles sont gravement sous estimées et sous exploitées par une école encore prisonnière de ses sacro saintes disciplines émiettées cloisonnées, juxtaposées, sédimentées, transmises sans être comprises, accumulées sans être mises en relation entre elles-mêmes et avec la vie, avec le réel, avec le monde tel qu’il est. Il faudrait revenir au passé figé dépassé alors que les savoirs s’accroissent chaque jour de manière exponentielle, que les moyens de communication et de diffusion les présentent au grand public à qui l’école n’a pas donné les outils de pensée, les compétences transversales nécessaires à leur compréhension.

Si l’école fabrique aujourd’hui des crétins, on est en droit de s’interroger. Où sont et qui sont les pires crétins ? Les élèves qui veulent comprendre et agir, ou ceux qui, accrochés à leurs vieilles certitudes, les empêchent de grandir et font tout pour que cela persiste en s’opposant à toutes les réformes ?

Pierre Frackowiak




mercredi 5 octobre 2005


Les Cahiers pédagogiques hébergent depuis le 5 octobre une « analyse » de Pierre Frackowiak sur mon livre, la Fabrique du crétin. Et si je mets le mot entre guillemets, c’est que cette longue litanie de contre-vérités, assaisonnée de quelques insultes, est à l’analyse ce que Mein Kampf est à la tolérance raciale.
Bien sûr, la comparaison n’est pas tout à fait gratuite - et si monsieur Frackowiak ne l’avait pas appelée, je ne l’aurais pas osée, car je suis naturellement peu porté à la polémique. Mais apprendre, dès la troisième ligne, que l’on a commis un « écrit dégénérescent » donne une indication précieuse sur les références mentales et l’ouverture à la discussion des ayatollahs de la pédagogie hébergés dans votre revue.
Big Brother s’exprime ! La Pensée unique, et unidimensionnelle, condescend à m’adresser la parole - tout en admirant le « courage » de Philippe Meirieu qui en a fait tout autant ! Dois-je me sentir honoré ?
Autant dire les choses en face. Personne ne nie l’échec patent de l’école, et surtout pas Meirieu. Dans son dernier livre à petit succès n’affirme-t-il pas - et je le suis tout à fait sur ce point : « Nous avions rêvé d’une Ecole ouverte à tous, véritable creuset républicain faisant de la mixité sociale une valeur et de l’hétérogénéité une méthode pédagogique : nous avons vu se développer l’enfermement social des enfants, la ségrégation systématique entre les établissements, l’organisation de filières étanches et strictement hiérarchisées... » ? On ne saurait mieux dire - et c’est exactement ce que j’écris tout au long de la Fabrique. Quant aux causes d’un tel marasme, évidemment... Les incendiaires soudain coiffent leur uniforme de pompiers pour affirmer que si les réformes qu’ils ont conçues, auxquelles ils ont donné parfois leur nom, qu’ils ont dirigées avec la ferveur des nouveaux convertis, ne marchent pas, c’est qu’elles ont été « édulcorées et atténuées par les pressions des conservateurs » - entendez : les gens qui tentent de remettre le système sur des bases solides.
Alors, disons-le tout net : l’école meurt de trente ans d’expérimentations imbéciles. Bernard Lecherbonnier, dans la préface qu’il a bien voulu donner à mon livre, a parfaitement souligné que les Crétins en chef étaient tous ceux qui, depuis deux ou trois décennies, hantent les couloirs grenelliens afin de casser plus vite le formidable ascenseur social qu’était l’école de la République. Bonjour, monsieur Frackowiak ! Salut, monsieur Meirieu ! Qui s’étonnera que deux courtisans si friands de distinctions soient parvenus à se glisser dans le comité mondial pour l’éducation de l’UNESCO ? Est-ce une preuve de leur compétence, ou de leur appétit ?
Précisons-le encore : dans un système bien fait, lesdits gredins ne seraient pas Inspecteurs, mais seraient jugés par le peuple aptes à reprendre contact avec les réalités du terrain dans l’un ou l’autre de ces collèges déshérités qu’ils ont créés par décret - et où, par parenthèse, j’ai enseigné douze ans : quelles sont les références réelles de monsieur Frackowiak ? Quels concours a-t-il donc passés (ou échoués ? Philippe Meirieu s’est-il remis lui-même de son échec à l’ENS ?) pour détester à ce point tout ce qui pense - les « intellectuels contemporains » dit-il en vrac : sans doute ignore-t-il que le mot a été popularisé par ce vieil antisémite de Brunetière pour désigner ceux qui appuyaient Zola et les siens dans l’affaire Dreyfus. Cela ne fait que confirmer ce que je disais plus haut du champ sémantique de monsieur Frackowiak. Soit monsieur Frackowiak est un homme de culture, et il sait que son vocabulaire appartient à ce que l’espèce humaine a commis de pire ; soit il ne le maîtrise pas (mais quelles profondeurs brunâtres révèle alors le cloaque verbal où il alimente sa prose ?), et sa place serait plus naturellement sur les bancs d’une bonne classe de CE2 que dans les coulisses de la formation des maîtres.
Le plus étrange - mais on sait que le geai aime se parer des plumes du paon - c’est que mon contradicteur m’accuse pratiquement d’être « de droite », péché inexcusable, et de déplorer par exemple la réforme criminelle de 1989, alors qu’il voit, lui, dans la non-application totale de cette réforme la cause des échecs d’aujourd’hui. J’imagine que certains, dans l’Allemagne de 1944, attribuaient les revers de la Wehrmacht à la lenteur de la « solution finale ».
D’où l’accusation de « populisme », que l’on me jette volontiers à la face. Crime d’Etat que de penser contre la novlangue des spécialistes auto-déclarés de l’éducation. Crime contre la pensée que d’accuser la gauche officielle de s’être alignée sur une pensée de droite. L’échec cinglant de Jospin, ou celui des élections européennes lui ont pourtant bien montré qu’elle se fourvoyait. Mais François Hollande ou Pierre Frackowiak sont manifestement insensibles aux leçons de l’histoire, à ce que leur hurle le peuple, et aux « coups de gueule » - c’est le nom de la collection où a paru la Fabrique - des vrais enseignants de terrain.
Mettons, pour la beauté du raisonnement, que je ne mette pas en doute l’engagement « à gauche » d’un homme qui a su protester contre la loi Fillon, quelles que fussent ses intentions réelles - et ce, malgré les relents peu ragoûtants de son vocabulaire. Reste que l’essentiel de sa « pensée » (pour les guillemets, voir ce que j’en disais plus haut) est, malgré lui, libérale : car pourquoi condamner - dans les faits - les gosses du peuple à la misère intellectuelle, sinon pour en faire les ilotes sous-diplômés dont le système actuel a besoin, en ces temps de crise ? Qui méprise qui ? Qui fait violence à qui ?
Mais tout cela ne fait pas avancer le débat, et je m’en voudrais d’en rester, comme lui, à l’invective. Ce n’est pas mon genre. Lorsque monsieur Frackowiak écrit qu’il faut « passer de la démocratisation quantitative (...) à une démocratisation qualitative indispensable à la formation d’un humanisme du XXIe siècle », comment ne pas être d’accord avec lui ? Mais sait-il exactement ce qu’est l’élitisme républicain ? A-t-il la moindre idée des trésors d’imagination pédagogique que demande, dans chaque classe, à chaque professeur, le développement des capacités maximales de chaque élève ? Chaque classe est différente, chaque classe, dans chaque matière, suppose une inventivité de chaque instant - et c’est en quoi la pédagogie est un art, pas une science - sauf pour les recalés de l’université qui ont trouvé dans les « Sciences de l’éducation » un exutoire à leurs frustrations carriéristes. Chaque classe est, au fond, une « classe unique », comme celle dont s’occupait Georges Lopez, et suppose une pédagogie différenciée - une pédagogie de niveaux. Pierre Frackowiak affirme que « la liberté pédagogique (dont je fais grand cas) est l’alibi des conservateurs » [1] . Mais nous savions déjà qu’en disciple du fascisme pédagogique, il prêche lui aussi que l’Ignorance, c’est la force. Tout se tient.
Je ne voudrais pas développer outre mesure une argumentation qui tient en trois points. Mon contradicteur est homme de passion, incapable de lire posément un livre qui demande instamment que le peuple d’en bas ait droit à la même culture que les élites (et à ce propos, il y a je ne sais quoi de tristement œdipien chez ces pédagogues qui refusent à leurs enfants l’accès à la culture qui les a formés, eux). Il est plus que temps que, descendant de son estrade inspectoriale, il se frotte un peu plus aux réalités du terrain - je suis un praticien, moi, pas un idéologue à trois sous. Enfin, je lui conseille vivement de surveiller un vocabulaire sous lequel transparaissent trop clairement son mépris et son intolérance.

Jean-Paul Brighelli

Ecrit par : blanchefleur | 03 août 2006

Ben non... pas de flot. JPB est revenu, je suis content.

Ecrit par : Pendariès | 03 août 2006

Bonjour JP :)

Sujet brulant...
Comme d'habitude c'est très 'noble' tout ça...

"d’une paix à construire"
Manque de pot tant qu'il y aura des deux côté des gens qui ne veulent pas de cette paix.... 5% + un peu de TNT ça suffit pour foutre la merde...

"agression paranoïaque qui provoque en retour des tirs meurtriers contre des civils israéliens"
Le fameux qui de la poule...
Parce que vous pensez que le hezbollah n'aurait jamais utilisé ses rockets ? Alors qu'ils sont prêt à envoyer des gamins de 10 ans se faire exploser...

Par contre, si nous on arrive à sortir du marasme "éducation" dans lequel nous nous trouvons, peut être qu'un jour nous serons capable de les aider "correctement" à sortir de leur haine ?

Cela dit je suis bien d'accord...
1) libération des otages
2) cessez le feu

dans l'ordre que vous voulez...

Mais eux ?

Ecrit par : toto | 03 août 2006

Une chose JPB. Concernant les cours, d'accord avec vous pour la nullité de l'immobilisme intellectuel ou pédagogique (heu quel autre mot choisir???) de l'enseignant qui peut/doit changer son plan de vol selon les classes.
Mais alors, moi qui n'ai entendu que le discours IUFM concernant la progression des apprentissages durant les 55 mn qui nous sont dévolues. Comment faites-vous, vous?
Un exemple ou deux (qui s'opposent? à cause ou grâce au changement de classe) pour éclairer ma lanterne concernant la "structure" (s'il y en a) de vos cours.
A l'IUFM tout est bien méthodique et rangé et fiché.
Mais je ne lis rien, sur votre blog, concernant des propositions "structurées" (puisque pas de séance, pas de séquence). Est-ce alors que, selon vous, chaque enseignant est totalement libre de ses choix? Pitié pour un prof qui est sorti de l'IUFM et qui sait que cela ne marche pas "entièrement" comme cela.
L'exemple est utile pour se référer ou s'opposer. Comment procédez-vous pour une oeuvre intégrale, pour des groupements de textes, etc.
Merci.

Ecrit par : Pendariès | 03 août 2006

Cet échange (enfin : cette absence d'échange) entre Frackowiack et moi ne méritait pas d'être ressorit des Cahiers pédagogiques. Donner les références du site (ce qu'a fait je ne sais plus qui précédemment) suffisait amplement.
Mais enfin, puisqu'on m'y pousse…
C'est — en tout petit petit petit — comme les conflits qui agitent certains coins du monde. On voudrait faire la paix, mais on trouve toujours plus haineux que soi.
J'appelais donc à un débat pragmatique — dans À bonne école. En réponse, voici ce que le même Pierre Frackowiack a fait parvenir aux divers Inspecteurs de France, de Navarre et de la région lilloise dont il est le potentat. Le texte m'est tombé entre les mains, je n'en faisais pas une affaire, mais comme j'ignore tout des intentions de "Blanchefleur"…
Comme quoi, quand on marche à plat ventre, on ne crache pas bien haut (proverbe corse que je viens d'inventer…).

"Les basses œuvres de M. BRIGHELLI

Je m'étais promis de ne plus faire le moindre commentaire sur les basses œuvres de M. BRIGHELLI. J'avais écrit une courte note de lecture dans les Cahiers Pédagogiques à propos de son premier livre, "La fabrique du crétin", ce livre qui est une insulte à l'Ecole et aux enseignants, il avait longuement répondu, en des termes qui ont choqué la grande majorité des lecteurs. Pour lui, les pédagogues sont des "khmers rouges", des fous dangereux, des criminels, qu'il faut exterminer sur la place publique, et "les IUFM sont à brûler d'urgence"… Je suis moi-même déjà "dans les poubelles de l'histoire" pour avoir osé, simple instituteur / inspecteur qui ne sort pas de Normale Sup, m'exprimer sur ce sujet. Je n'ai pas acheté son second livre, mais il suffit d'en lire quelques extraits, largement diffusés par des médias complaisants, de voir comment Philippe MEIRIEU y est traité, pour comprendre où il se situe et de qui il est objectivement complice. En tentant de détruire l'école, il contribue à faire le lit du libéralisme pour notre pays

La réponse récente de M. BRIGHELLI, violente, haineuse, à un texte d'Eveline CHARMEUX, limpide et fondé, sur la grammaire et sur les projets du ministre en la matière, "après le b-a ba, le retour aux règles de grammaire!", me pousse à réagir encore. Vole-t-il au secours de lui-même indisposé par la compétence d'Eveline CHARMEUX? Vole-t-il en renfort du ministre qui veut privilégier les apprentissages mécaniques dans tous les domaines? Sans doute les deux.

Les pédagogues, les progressistes n'ont pas le droit de rester silencieux face au combat mené par M. BRIGHELLI pour détruire l'école et laisser la voie au système ultra libéral qu'il promeut ou dont il est le complice objectif.

Au-delà d'une salutaire mise en évidence du mépris, de l'invective, de l'arrogance, des mauvais procédés faciles, qui surgissent dans tous ses propos, arrêtons-nous un instant, tant que les commandos brighellistes nous laissent encore en vie, sur ces évidences:

1° à l'évidence, M. BRIGHELLI ne sait pas ce qu'est un élève d'école et de collège, une classe, une vie d'enfant à l'école. Il ne sait rien de l'ennui, de l'incompréhension, du désintérêt d'une grande proportion d'élèves qui ne voient pas le rapport entre les savoirs scolaires et leurs savoirs propres ou antérieurs ou extrascolaires. Il est vrai qu'il s'en moque, que cela n'a à ses yeux aucune importance. Seuls comptent les contenus en tranches bien cloisonnés, bien sédimentés, dont on sait qu'une grande partie est vite oubliée. Seuls comptent la transmission, l'explication magistrale, la répétition, la mémorisation, le contrôle donnant une priorité à la dépréciation des élèves plutôt qu'à la validation de leurs acquis. Puisqu'il en parle tant, il devrait essayer d'aller "faire l'école" dans une section de grands ou un CP, ne serait-ce que pour voir… Et j'aimerais voir!

2° à l'évidence, M. BRIGHELLI nie ou déforme sa propre histoire. S'il sait écrire et parler, ce n'est pas parce qu'il a appris des règles à l'école primaire. Comme chacun de nous, il a oublié les savoirs sédimentés de l'école, il les a réappris ensuite, au moment où il lui a fallu les retransmettre, les enseigner. Il a oublié que pour apprendre à rouler à vélo, il faut monter sur le vélo et rouler et non démonter le vélo et mettre des mots et des définitions sur chacune de ses parties, que pour apprendre à parler, il faut parler, que pour apprendre à lire, il faut lire et non imposer des apprentissages mécaniques préalables dépourvus de sens.

3° à l'évidence, M. BRIGHELLI jette un voile pudique sur l'histoire contemporaine. Il feint d'ignorer que si les progressistes, les démocrates, ont préparé, engagé, soutenu une vaste entreprise de rénovation pédagogique à partir de la fin des années 60, ce n'est pas parce que des pédagogistes, des khmers rouges, ont envahi le système éducatif pour le détruire… C'est tout simplement parce que les performances de l'Ecole se révélaient insuffisantes au regard des nouveaux enjeux d'une société en profonde mutation. La prolongation de la scolarité, le collège unique, la rénovation pédagogique, la production de nouveaux programmes en termes de compétences plutôt qu'en catalogue de notions, la mise en cause des méthodes d'apprentissage de la lecture ne sont pas des avatars, des produits de la folie de quelques illuminés. Il s'agit d'une volonté politique noble dans une société qui n'est pas figée comme M. BRIGHELLI peut la rêver, mais qui vit, qui est en mouvement, un mouvement qui s'accélère, qui impose des changements, des réformes, et même des ruptures. Il n'y a guère de progrès sans rupture.

4° à l'évidence, M. BRIGHELLI veut rendre service à la droite réactionnaire en cautionnant les volontés de retour en arrière qui font le lit du libéralisme en manipulant l'opinion publique. Il n'est pas étonnant que la révélation BRIGHELLI se produise après 2002. Il faut bien admettre que l'entreprise de transformation de l'Ecole engagée depuis la fin des années 60 l'a été par tous les ministres successifs, de droite et de gauche, avec, admettons-le, une petite parenthèse avec le passage de Jean-Pierre CHEVENEMENT au ministère de l'Education Nationale. On peut observer en particulier que la loi d'orientation de 1989, dite loi JOSPIN, une loi fondamentale, historique, actant la rupture avec l'école de Jules FERRY, n'a pas été mise en cause par les alternances jusqu'en 2002. Depuis 2002, on assiste à un retour de balancier catastrophique. La théorie du balancier si chère aux conservateurs est mortifère pour une société, pour une civilisation, pour une nation. On sait bien que si le pivot du balancier n'avance pas un peu plus que le retour du pendule, c'est la stagnation, la décadence et la mort.

Les attaques violentes, démagogiques, non fondées, contre l'Ecole en mouvement, contre les pédagogues, contre le progrès et, de fait, contre la démocratisation du système éducatif, sont dangereuses, comme peuvent l'être les théories extrémistes qui jouent sur la nostalgie et sur la faiblesse de l'information des citoyens sur les questions d'éducation.

La richesse de la pensée des pédagogues, des sociologues, des philosophes, des savants qui s'intéressent à l'école mérite autre chose que des invectives, des insultes et des fabriques de crétins.

Solidarité avec Philippe MEIRIEU, Eveline CHARMEUX, Jean-Michel ZAKHARTCHOUK, et les autres!

Le 21 mai 2006
Pierre FRACKOWIAK
Inspecteur de l'Education Nationale
Responsable du SI-EN UNSA Education du Nord"

Tel que.
Con se le dise…
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 août 2006

Monsieur Brighelli, je n'attaque personne. Vu de l'extérieur, c'est quand même extrêment violent (que cela soit votre adversaire comme vous-même). Expliquer (assumer ce qu'on écrit publiquement) est quelques fois nécessaire. Surtout quand le vocabulaire employé nous ramène à une triste période. C'était tout.
Pour ce, je préfère le stade anal de quelques-uns, c'est dans la culture gaulloise.
No offense.

Ecrit par : blanchefleur | 03 août 2006

J'ai lu le Fra. etc. On en est donc là, pour l'Ecole...?

Ecrit par : blanchefleur | 03 août 2006

Chacun des deux camps se veut lutter contre les méfaits de l'ultra-libéralisme, contre les mêmes maux. Pardon, mais je m'y perds, entre vos deux blocs. L'école m'a appris qu'il n'y a pas de vérité acquise (sauf en Mathématiques, la barbe!!!).

Ecrit par : blanchefleur | 03 août 2006

Mince, je ne comprend pas où tu veux en venir avec ton ultra-libéralisme?

J'essaie de "lutter" pour que les gamins soient "correctement" formater... (ce qui n'a pas était mon cas). Contre les frakaka Charmeuse etc qui disent des âneries comme c'est pas permis.
Donc je re-colle ici une partie du naze...
"La réponse récente de M. BRIGHELLI, violente, haineuse, à un texte d'Eveline CHARMEUX, limpide et fondé, sur la grammaire et sur les projets du ministre en la matière, "après le b-a ba, le retour aux règles de grammaire!", me pousse à réagir encore."
Tu as lu Charmeux ? Ce qu'elle dit sur L&L; sur la grammaire ?
Tu as lu ce que dit Frakakassé sur les Alphas ?
Tu connais L&L; ?
Tu connais la planète des Alphas ?

"sauf en Mathématiques, la barbe!!!)."

Le Céfran C'EST des mathématiques. Elle est bien ton école.

Ecrit par : toto | 03 août 2006

Blanchefleur, il faut avoir écouté ou lu (ou même fréquenté) les pédagogos pour comprendre pourquoi ça peut énerver ! De prime abord, ils ont un discours mielleux de candidates à Miss France pour endormir les profanes (style : nous, on aime les enfants, on est contre la guerre, la famine, les tremblements de terre et le fascisme).

C’est leurs idées plus ou moins délirantes qu’il faut examiner. Leur « science pédagogique » peut se résumer à ceci :
les élèves (les « apprenants ») doivent « construire leur savoir » (= apprendre) par eux-mêmes en groupe pour développer leur autonomie (!) sans intervention d’un maître et ils deviendront ainsi de bons citoyens. Je résume mais maintenant vous pouvez aller prendre un poste dans un IUFM ! Sans déc’ vous en savez autant qu’eux ! Bon, il y a des croyances annexes (l’orthographe, le b-a ba c’est fasciste, les cours s’adressant à la classe entière c’est limite Front national, etc.) mais là c’est le Credo suffisant et nécessaire pour faire plus vrai que nature.

Ils contrôlent le ministère depuis des années, les IUFM, l’Inspection, et détruisent petit à petit l’École après s’être attaqués à la logique : ex. Allègre et Meirieu déclarent qu’il y a trop d’heures en lycée, « consultent » les élèves qui oh ! surprise ! pensent la même chose et suppriment des heures dans beaucoup de matières, remplacées par bidules et modules divers. Résultat, certains élèves n’ont souvent qu’une heure (pour manger) entre tous leurs cours.

On pourrait appeler ça la loi de Meirieu : dans l’Éducation nationale, s’il y a une solution qui conduit à un désastre, alors il y aura toujours des pédagogistes pour la trouver et l’appliquer.
Ces gens-là sont un mélange d’illuminés et d’opportunistes et accumulent les « réformes » destructrices, surtout envers les élèves des classes populaires !

Ecrit par : LaRiba | 03 août 2006

Merci Lariba pour votre parfaite clarté. Je me permets d'y ajouter une donnée speciale 68 : Le Principe de Peter. Tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence.
Immédiatement suivi du Corollaire de Peter :avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité.
Pour Blanchefleur, juste un coup d'œil sur le bouquin d'Eric Brunet : Etre de droite, un tabou français. La gauche ne supporte pas d'être dépossédée de ses chasses gardées. Alors forcément, la droite est réactionnaire.
Hello JPB, vous avouerez-vous être tombé amoureux de Cicely Boyd et de sa ponytail ? (Le temps ne fait rien à l’affaire...). Je vous propose dans la foulée, après The closed circle, si vous le voulez bien, Anyhumanheart, de William, Boyd encore, passage épique à travers le siècle.

Ecrit par : D'Enguell | 03 août 2006

Pour donner suite à ce qui a été écrit plus haut.

Sur france Culture et sur le conflit au Liban une analyse géopolitique de Frédéric Encel
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/ete2006/quartiers_ete/fiche.php?diffusion_id=44191

Ecrit par : dg | 03 août 2006

Je l'adôôre le Encel, lui il est super hyper fort. On boit ses paroles quand il passe à la télé.

Ecrit par : toto | 03 août 2006

Entracte poètique:

Paul ARÈNE (1843-1896)



"Mobilier scolaire""

"L'école était charmante au temps des hannetons,
Quand, par la vitre ouverte aux brises printanières,
Pénétraient, nous parlant d'écoles buissonnières
Et mettant la folie en nos jeunes cerveaux,
Des cris d'oiseaux dans les senteurs des foins nouveaux ;
Alors, pour laid qu'il fût, certes ! il savait nous plaire
Notre cher mobilier si pauvrement scolaire.
A grands coups de canif, travaillant au travers
Du vieux bois poussiéreux et tout rongé des vers,
Nous creusions en tous sens des cavernes suspectes,
Où logeaient, surveillés par nous, des tas d'insectes :
Le noir rhinocéros, qui porte des fardeaux,
Le taupin, clown doué d'un ressort dans le dos,
Le lucane sournois, mais aimable du reste,
Le charançon, vêtu d'or vert, et le bupreste...
J'oubliais l'hydrophile avec le gribouri."

Ecrit par : dg | 03 août 2006

Grâce au lien d'Olivier.

Ecrit par : dg | 03 août 2006

Dg a rapporté : "Entracte poètique : Paul ARÈNE (1843-1896)"

Le problème à mon sens pour ce type de poésie qui rapporte la vie scolaire est qu'elle est écrite par un adulte. Il ne s'agit donc que de souvenirs avec un cerveau d'adulte ; la réalité se voit alors déformée. Lorqu'elle s'adresse à un autre adulte celui-ci peut adhérer ou non, se rapportant à son propre souvenir. Mais qu'en est-il de la lecture d'un tel texte par un enfant ?

JPG

Ecrit par : JPG | 03 août 2006

Ce n'est même pas la question. Un écrivain de qualité ressusciterait des sensations enfantines — voir Vallès ou Alain-Fournier. Mais Paul Arène est à la poésie ce que Monsanto est à l'écologie — un désastre. Dans le style pseudo-régionaliste, il se pose un peu là…
Et l'ensemble du texte ressemble à une dictée de Pivot — une accumulation gratuite de mots complexes appartenant au même champ sémantique.
Tiens, un peu de poésie de circonstance (et mes féliitations à qui en trouve l'auteur, que j'ai découvert vers 10 ans, et ui m'avait fasciné, à l'époque) :
"Elles vont bientôt mourir
Les cigales ; on ne s'en douterait pas
Lorsqu'on les écoute."
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 août 2006

"Sur l'éventail
Je mets le vent venant du mont Fuji.
Voilà le souvenir d'Edo... "

Bonjour JPB...

Ecrit par : patricia mesnigé | 04 août 2006

Qui s'occupe de la carotte au temps du cerisier en fleurs.

Ecrit par : michel à franquevaux | 04 août 2006

Paul Arène, je ne connais pas de toute facon.
Sur ce poème, les derniers vers sont faits que de mots rares que personnellement, je ne connais pas.

"Le lucane sournois, mais aimable du reste,
Le charançon, vêtu d'or vert, et le bupreste...
J'oubliais l'hydrophile avec le gribouri."

Quel interet ?

Je préfére Lamartine, c'est doux comme une brise d'été

http://poesie.webnet.fr/poemes/France/lamartin/12.html

Ecrit par : Olivier | 04 août 2006

Bonjour les fousd'rhum,

Il est gentil son poème, il aurait pu vous parler des pissotières, cela aurait été moins sympa... les odeurs les insectes...

"Mais qu'en est-il de la lecture d'un tel texte par un enfant ?"
Olivier te répond. "Quel intérêt ?" moi itou .
Mais on a eu quoi en CP ? toi, olivier tu as eu quoi ?

Ecrit par : toto | 04 août 2006

Je dirais qu’Arène est à Basho ce que la main à la pâte est à la physique nucléaire.
Mais pour les petits, ce poème est utile quand on peut embrayer sur la “leçon de choses” (pardon, transversaliser les apprentissages), et ces mots là sont plus seyants que Pipioli et Poirabaff, héros modernes de la Djeunes Littérature.
Qu’en pense Catmano, si elle veut bien revenir ?

Ecrit par : D'Enguell | 04 août 2006

En CP, je ne sais plus !!
Mais en primaire, je me souviens avoir appris plusieurs fables de la Fontaine comme le Loug et l'agneau, le Héron, la cigale et la fourmi, Le rat des champs et le rat des villes, le loup et le chien etc.. mais aussi du Victor Hugo, Lamartine.

En dictée, c'était souvent du Pagnol d'après mes souvenirs .

Ecrit par : Olivier | 04 août 2006

Je crois que la réponse de Mr Frackowiack confirme à elle seule tout ce que j’ai pu dire à propos de la propagande « gauchiste ».

Ecrit par : Estil | 04 août 2006

"(pardon, transversaliser les apprentissages)" LOL
" ces mots là sont plus seyants que Pipioli et Poirabaff,"
C'est clair ;)

"le Loug et l'agneau" je la connais pas celle là ;)

C'est un bon exercice de mémoire d'apprendre les choses par coeur, c'est encore plus facile quand on sait lire 'correctement'.

"En CP, je ne sais plus !!" Dommage
Tu faisais combien de fautes dans une dictée en primaire... lesquelles ...
Globalement ;)

Ecrit par : toto | 04 août 2006

Estil, "gauchiste" est un terme générique qu'il faudrait relativiser. Le problème, c'est la Bêtise — "la Bêtise au front de taureau".
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 août 2006

"Le loup et l'agneau" excuse
Maintenant pour les fautes dans les petites classes, c'était plutot les féminins et pluriels qui me posaient des problèmes.
Sur les conjugaisons, mon instituteur, qui reste encore aujourd'hui la personne que j'estime le plus au monde en dehors ma famille, ne faisait pas de cadeaux ....

En fait pour témoigner de cette époque (1967-1972 ), chaque faute de conjugaison était sanctionnée par une punition le soir après la classe.

Nous restions donc en classe pour " faire des verbes " , c'est à dire conjuger le verbe pris en faute à tous les modes et à tous les temps.

Ensuite, c'est la main tremblante que nous allions présenter notre ouvrage à l'instituteur qui continuait sa journée comme secrétaire de mairie, dans la pièce juste à coté de la classe.

Ca fleurt bon , non ? :-)))

Ecrit par : Olivier | 04 août 2006

"Ca fleurt bon , non ? :-)))"

Oui, il faut juste remplacer le mot "punition" par le mot "cadeau"
:o)))))

"les féminins et pluriels qui me posaient des problèmes"

Les accents aussi, non ?

Ecrit par : toto | 04 août 2006

Au sujet du poème de Paul Arène. Entièrement d'accord avec D'Enguell. Eventuellement, à lire ou à apprendre en CE2 / CM1 pour faire connaître du vocabulaire (les élèves de ce niveau aiment beaucoup les "mots savants") et/ou pour introduire ou conclure une leçon de choses (gna gna gna transversalité)...
Les élèves que j'ai eus ces dernières années étaient toujours très intéressés par "l'école et les enfants d'autrefois" et apprennent avec plaisir des "souvenirs d'enfance" de poètes.

Pour prolonger le débat Charmeux, Frackowiack et les autres, une petite devinette : qui a écrit :
"Mais ne tenez jamais ces pistes et ces lumières comme définitives, ne rétablissez pas les tabous, ne jalonnez pas de routines les voies nouvelles. Ce qui est scandaleux, ce n'est pas que des éducateurs critiquent et cherchent à améliorer les méthodes de Montessori, Ferrière, Decroly, Piaget, [...]. Le scandale éducatif , c'est qu'il se trouve à nouveau des "fidèles" qui prétendent dresser, à l'endroit même où se sont arrêtés ces éducateurs, des chapelles gardiennes jalouses des nouvelles tables de la loi et des règles magistrales, et qu'on ne comprenne pas que [leur] pensée [était] essentiellement mouvante [...]. Et que si [ceux-ci] revenaient, ils jetteraient à bas ces chapelles comme ils avaient secoué en leur temps les chapelles de leurs réactions."
ou encore :
"L'école, telle qu'elle est conçue, comme les temples où tout est réalisé en fonction de la divinité, ne permet pas une autre forme de fonctionnement que celle dont nous subissons les méfaits. Les quelques éducateurs conscients qui veulent sortir de cette île et retrouver la vie sont obligés d'abattre des murs, de briser des grilles, d'enfreindre des lois et des règlements - ce qui est toujours ennuyeux dans la carrière d'un fonctionnaire. Les enfants eux-mêmes, qui ne peuvent se plier à la règle, sont rejetés hors du sanctuaire et réduits à chercher par eux-mêmes, par d'autres voies, la culture que leur a refusé l'école."

Ecrit par : catmano | 04 août 2006

"Les accents aussi, non ?"
Encore maintenant ...
Aigue ou grave, je tremble encore ..

Ecrit par : Olivier | 04 août 2006

"Aigue ou grave, je tremble encore .." :o))
Je l'avais bien vu... même si tu essayes de tricher :o))))


APRèS L&L; TU N'AURAS JAMAIS PLUS CE PROBLèME ;)

Cat je n'y tiens plus, dis le nous stp :)

Ecrit par : toto | 04 août 2006

Ma langue au chat, Cat / mano — ce n 'est pas le chat qui s'en plaindra.
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 août 2006

Célestin Freinet. Ca marche dans les deux sens. Le mieux est l'ennemi du bien.

Ecrit par : catmano | 04 août 2006

Ça a toujours de la gueule, je trouve :

Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d’un rêve héroïque et brutal.

Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Cipango mûrit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde Occidental.

Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L’azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d’un mirage doré ;

Ou penchés à l’avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l’Océan des étoiles nouvelles.

Ecrit par : LaRiba | 04 août 2006

Ah, José-Maria…
J'adore les deux derniers vers — l'idée de découvrir les constellations du Tropique du Capricorne…
JPB
PS. Freinet était probablement des milliers de fois plus intelligents que ceux qui se réclament aujourd'hui de lui. De surcroît, ce qu'il faisit dans les années 30 était révolutionnaire : aujourd'hui, et à grande échelle, c'est presque idiot. Je ne sais pas pourquoi on ne tient jamais compte de l'époque (c'est comme ça que je me suis retrouvé embringué il y a peu sur un autre forum dans une dispute sur l'antisémitisme de Voltaire…
Ou plutôt, je sais pourquoi. Qui connaît encore quelque chose en Histoire (littéraire, entre autres) parmi les moins de trente ans — sauf exception ?

Ecrit par : brighelli | 04 août 2006

En fait, le problème, c'est que Freinet proposait des "techniques" et en aucun cas une "METHODE".
On a plaqué la METHODE, sans se soucier de ce qu'elle sous-entendait (investissement des élèves et du maître sur des projets qui leur tenaient à coeur et la réussite scolaire faisait partie des projets) en gardant pour maître mot la créativité, inexistante quand la méthode est plaquée sur le projet de l'enseignant ou de sa hiérarchie.

Ecrit par : catmano | 04 août 2006

LaRiba a retranscrit :"Ça a toujours de la gueule, je trouve"

Non, pas de la gueule, ça résonne... Et plus :-)
Merci.

JPG

Ecrit par : JPG | 04 août 2006

depuis ces caravelles on pouvait voir Mensa, Pictor, Dorado, un bout d'Octans, et même le Chaméléon, au sud-est de la Mouche. (A 7-8 ans, j'allais en camp d'astro à Buenos Aires).

Ecrit par : D'Enguell | 04 août 2006

Pour rester au niveau CP, mais aussi pour le sens.

"L’écolier"


"J’écrirai le jeudi j'écrirai le dimanche

quand je n'irai pas à l'école

j'écrirai des nouvelles j'écrirai des romans

et même des paraboles

je parlerai de mon village je parlerai de mes parents

de mes aïeux de mes aïeules

je décrirai les prés je décrirai les champs

les broutilles et les bestioles

puis je voyagerai j'irai jusqu'en Iran

au Tibet ou bien au Népal

et ce qui est beaucoup plus intéressant

du côté de Sirius ou d'Algol

où tout me paraîtra tellement étonnant

que revenu dans mon école

je mettrai l'orthographe mélancoliquement"

Raymond Queneau

Ecrit par : dg | 04 août 2006

"que revenu dans mon école

je mettrai l'orthographe mélancoliquement"

Sur la forme, passer des lignes comme ça nuit à la lecture.
Sur le fond, c'est nul. Comment ça "l'orthographe mélancoliquement ?" C'est jouissif la grammaire française !

JPG

Ecrit par : JPG | 04 août 2006

Evidemment que c'est jouissif d'apprendre ses conjugaisons par coeur....D'ailleurs je n'ai pas encore trouvé le poème qui le dise.
Je cherche , croyez moi...

Ecrit par : DG | 04 août 2006

Bonsoir Dg,

rigolo et intéressant li ptit poème, mais si ils sont capable de lire ça "correctement" c'est que d'abord ils ont appris.
Cela dit pour "voir" où sont leur différents soucis je dis oui très bien, bon il n'y a pas un seul "e" accent aïgue ;)

Ecrit par : toto | 04 août 2006

Direction-Générale a décréte : "Evidemment que c'est jouissif d'apprendre ses conjugaisons par coeur....D'ailleurs je n'ai pas encore trouvé le poème qui le dise.
Je cherche , croyez moi..."

Eh bien il vaut mieux ne rien apprendre sans doute. Je vois quel est votre "camp". C'est lamentable.

JPG

Ecrit par : JPG | 04 août 2006

"si ça sert à rien, rendez-nous le pognon, voleurs !"

Ben voilà, on a trouvé la solution pour la Sécu ! (cf le fil "pitié pour les filles")

D'abord, on coupe tous les crédits des IUFM, du CNDP, et tutti quanti.

Ensuite, on pend les patrons avec les tripes des curés.

On recrée les 30000 postes de pions et on affecte Sarkozy comme MI-SE en ZEP.

On dissout la Ve République et on instaure une République parlementaire, en remplaçant le Sénat par un Conseil des Conseils ouvriers.

On nomme Brighelli comme premier ministre et Catmano ministre de l'Instruction Publique (oui, parce que l'Education à la Pétain, on a vu...)

... ça y est, je "déblogue"...

A bientôt pour un nouveau programme !

Ecrit par : prof chômeur | 04 août 2006

Je viens de finir A bonne école et page 240 ce que vous rapportez sur l'OCDE est accablant. Que font les syndicats? Ce fascisme me laisse sur les fesses! A la rentrée, j'envoie cette page à tous les syndicats caca de l'EN. Et je la montrerai à tous les instits que je rencontre et surtout à tous les PE ainsi qu'à leurs maîtres, les inspecteurs.
Je visiterai le site de l'OCDE qui est aussi démocratique que l'OMC! Le prochain inspecteur que je recevrai, je lui demanderai de me mettre la note avant qu'il ne s'installe puisque tout est pipé...l'histoire de la candidate d'EPS qui prend 12 sur 20 pour avoir mal évalué son temps...pfff, c'est à coup de pompes dans le c... que ça va se passer.
Ma première inspection a eu lieu cette année (11 pour les curieux), sans présentation de fiches de preps (non obligatoires!!) mais avec le boulot tip top (c'est ma subjectivité et je la partage). J'ai proposé qu'une inspection digne de ce nom devait se passer en début et en fin d'année. Réponse: "Nous sommes surchargés de travail..." Mon prof de philo nous appelait les "branleurs"...J'ai trouvé les pros!
Il n'y a qu'un point sur lequel je ne suis pas d'accord avec vous. C'est sur la suppression de la maternelle. Je pense que les pauvres en ont plus besoin que les autres. Pour le reste, 200% avec vous: pendons-les!
Je me suis fâché avec le maire d'Evry l'an passé (Manuel Valls PS)à ce propos et surtout avec mon inspectrice (charmante cette année pendant l'inspection)qui n'en revenait pas que j'ose lui tenir tête et qui me rappela alors sur mon devoir de réserve. Sans me démonter, je lui dis ce que je pensais. J'encourage chacun à prendre ses responsabilités. Cette situation sent la guerre civile à terme. Des crétins obèses, voilà l'avenir des élèves. Et dire qu'une de mes "colllègues" cette année osa me traiter de fadas en me rétorquant "tu es fou, le niveau ne cesse de monter!"
Au pays des ânes la voilà reine!

Ecrit par : Combemale | 04 août 2006

Dg, JPG,
J'ai rien compris il y en a un JP qui parle de grammaire et l'ot Dg qui parle de conjugaison ?
C'est quoi vot blem ?
De toute façon cela ne sert à rien d'apprendre les conjugaisons par coeur, enfin juste les principales, après il faut suivre la règle, non ? éclairez moi svp, l'année prochaine je suis en CE1, si je pouvais avoir deux trois petits tuyaux depoële.

moi il me plaît ton programme Prof :o)))))))))))))

Ecrit par : toto | 04 août 2006

"Ce fascisme me laisse sur les fesses! "
Arrête, tu vas choquer note Penda préféré.

"pendons-les!"
Bon ça à la limite, peut être tu as le droit ?
Penda ? il a le droit le môssieur de dire ça ?

Bonne soirée à tous

Ecrit par : toto | 04 août 2006

L'autre jour j'ai trouvé que ce blog était l o n g à l i r e. En fin de compte, j'ai compris : pour gagner du temps, il suffit de sauter les interventions de Pendariès, Christophe Sibille... et Prof Chômeur !




"on a les libertés qu'on se donne" (Spinoza vu par Deleuze et revu par Christophe Sibille)

Avec ça, on est bien avancés. Evidemment, si je décide de courir tout nu sur les Champs Elysées en déclamant du Shakespeare, et de ... et de ... et de ... c'est que je suis libre de le faire.

Seulement, quand on regarde les conséquences... on garde son petit poste, on fait ses petites interventions, ses petites opinions juste milieu (cf Mythologies, Roland Barthes), et on donne des leçons de liberté sur le blog des autres. Aussi coincé qu'un rollmops tombé dans une cuve à mazout.

Effectivement, M. Sibille, nous avions besoin de votre explication, et ce que vous appelez la liberté c'est RIEN.

(Ca y est, j'ai encore lu du Sibille, j'ai fait ma petite crise, ça va mieux.)

Ca y est, j'ai encore lu Sibille...

Ecrit par : prof chômeur | 04 août 2006

"Imaginons que je sois certifié-stagiaire à l'IUFM." (Pierre Henri)

Vous avez compris. Je ne vais pas répéter mes longues lamentations d'il y a quelques posts, mais déjà, vous aurez beaucoup de mal à tenir un blog !

Au fait, cette histoire de liberté me rappelle la méthode de Catmano pour la multiplication par zéro : "Attention, je vais te donner 2 123 456 zéro gifle". L'IUFM, c'est la même chose, on y a des milliards de libertés konsdonn.

Ecrit par : prof chômeur | 05 août 2006

LOL
Oui, je comprends ta douleur...
Bois un canon ;) (dis pas que c'est moi qui te l'ai dit, sinon on va dire que je pousse à l'acool, j'ai dit "un", sauf si tu conduis... ;) )

Bon il est pas méchant, c'est juste qu'il ne faut pas le lire. ;)

Ecrit par : toto | 05 août 2006

""Attention, je vais te donner 2 123 456 fois zéro gifle".
Sinon on comprend presque rien, surtout si on n'a pas suivi ;)

Ecrit par : toto | 05 août 2006

"Les stats disent que :
- un élève de CPGE coûte en moyenne 13 000€ par an.
- un étudiant de fac 6 à 7000.
- Un étudiant d'IUFM, hors rémunération, près de 17000."

Franchement, si le contibuable a payé 34000 euros pour la formation que j'ai reçue (redoublement compris), il s'est vraiment fait avoir ! Entre le matériel toujours en panne, dix heures d'électricité pour les séances avec ordinateurs, une visite au musée municipal... Et quand je pense que les ordinateurs étaient "HS" la plupart du temps, les secrétariats fermés les jours de formation, et qu'il fallait payer les photocops et le "pass" du parking...

La bibliothèque employait une documentaliste et un "emploi jeune" ; les rayonnages étaient à moitié vides, la plupart des livres antérieurs à 1990 ayant été jetés...

Où sont passés les 33990 autres euros ?

Tout de même pas dans la reprographie, même si j'ai jeté l'équivalent de trois gros classeurs de photocopies noir et blanc...

J'ai dû manquer quelque chose : j'ai dû oublier de récupérer ma voiture gratuite, ou de profiter de la piscine privée, ou des hôtesses...

"J'hallucine grave" !


Je vais faire estimer ce dont j'ai vraiment profité, et je m'empresse d'écrire au Ministère pour réclamer le chèque de la somme restante.

Ecrit par : prof chômeur | 05 août 2006

JPB, je suis en grande partie d'accord avec vos remarques sur les enfants des baby-boomers... Je suis de 1974, mon père de 1951.

J'ai eu la chance d'acquérir le goût de l'effort intellectuel... et j'ai maintenant l'impression d'être un OVNI dans ma génération.

Pourtant, j'ai été terrifié par le monde du travail jusqu'à 24-25 ans. Je ne travaillais (pour de l'argent) qu'en cas d'absolu besoin.

Après y être entré malgré tout, puis avoir obtenu le CAPES en candidat libre, j'ai trouvé deux promotions d'IUFM remplies de personnes venues d'une meilleure position sociale.

Je me souviens maintenant avec amusement de l'ignorance crasse de la plupart de mes condisciples (Hugo sous Napoléon II ; des hésitations incroyables sur le calcul d'une moyenne ; la loi de 1905 inconnue au bataillon...) et de leur façon de considérer leur poste de professeur stagiaire comme une sinécure.

Je ne vois aucune répercussion de 68 dans la vie des jeunes de mon âge : le SIDA et le prix des loyers cimentent des couples mal assortis ; le PACS se signe pour payer moins d'impôts ou pour faciliter les mutations ; la stabilité de l'emploi justifie n'importe quel boulot, et permet de s'endetter pour acheter au plus vite un logement et une voiture à crédit ; on accepte n'importe quel abus de la part de son employeur et on évite de se syndiquer (sauf chez les jaunes).

Ah, si ! Les filles tombent enceintes plus vieilles, et aiment bien s'habiller en "babas cool" le week-end. C'est déjà ça.

Ecrit par : prof chômeur | 05 août 2006

Deux cartons rouges.

Pendariès, vous insultâtes Toto le 31. J'y vois une excellente raison de ne plus vous lire, et cette fois-ci, je ne plaisante pas.

Sibille, d'après votre post du 31, vous préférez donc les gens qui veulent en faire le moins possible (écoutes trop longues...) à ceux qui savent qu'ils vont se faire chier à l'IUFM et le disent. Même motif, même punition. (Et vous ne pourrez donc plus prétendre que je vous "roule dans la farine" lorsque je souligne une erreur de fait ou une contradiction logique dans vos propos). Continuez à Universitairement Former des Merdres.



Toto, merci de m'avoir prévenu l'autre jour sur Penda. J'aime trop faire le malin.

Ecrit par : prof chômeur | 05 août 2006

"j'essaye de lui montrer que le savoir ca permet de se libérer de la connerie ambiante..enfin, de ne pas en être dupe au moins."

Muriel, vous ne vous rendez pas compte des emmerdements que vous préparez à votre enfant !



"à Montpellier, quartier chaud, un 6ieme d'une de mes amies lui a VRAIMENT jeté sa chaise à la figure; et elle a vu dans les couloirs, des gosses allongés par terre se faire rouer de coups." (Marchenoir)



Marchenoir,

Vous insultez Catmano, avec une vulgarité inqualifiable. Sans compter le nombre phénoménal de conneries que vous pouvez écrire. Si vous ne supportez pas 1) qu'une enseignante souhaite transmettre des savoirs ; 2) qu'elle souhaite être respecté ; 3) qu'elle raconte comment "on" essaie de l'en empêcher ; allez vous faire foutre. Et si vous n'êtes toujours pas content, retournez-y.

Carton rouge. Je ne vous lis plus.




Homo Floriensis,

Très bonne(s) question(s) sur les méthodes. Mais lisez mieux les posts (en sautant ceux de Sibille et de Pendariès) et vous verrez, on en parle, des pratiques !

Ecrit par : prof chômeur | 05 août 2006

"C'est juste qu'il faut pas le lire" (Toto)

Justement, j'ai tellement "crisé" quand j'ai vu la suite, que j'ai raté ton excellent conseil.

Mais les grands esprits se rencontrent.

Ca y est, ce coup-ci, je crois que j'ai tout lu : un calva, et au lit !

Ecrit par : prof chômeur | 05 août 2006

Prof Chômeur désespère…
C'est qu'il est jeune. Il ne connaît pas Léo Ferré ("Le désespoir est une forme supérieure de la critique / pour le moment, nous l'appellerons "bonheur"… — dans "Il n'y a plus rien").
Le progrès ne va pas, ne va jamais tout droit. Ce qui est sorti de 68 n'est peut-être pas encore tout à fait (res)sorti : tant d'avancées en quelques mois, sur le plan des mœurs et des idées, et puis le couvercle du sous-marin est retombé : les mêmes hommes politiques (Pompidou le retour, et Mitterrand à Charléty — là, il y avait vraiment de quoi désespérer).
C'est comme ce qui est sorti de la Révolution Française. Ça a mis au minimum quarante ans (1830) à émerger — et ça ne s'est finalement imposé qu'après la démission de Mac Mahon. C'est comme Stendhal : ses ambitions se résumaient à "être lu en 1930" — il ne l'a été qu'à partir du moment où Paul Bourget l'a mis à la mode, vers 1880. Je sais que c'est désespérant, mais seulement à échelle humaine. "Le temps s'en va, et nous nous en allons / Et tôt serons étendus sous la lame").
Il y a une génération creuse après toutes les générations fortes. 1848 et Frédéric Moreau après les fulgurances romantiques. Mais c'est de cet ennui qu'ont émergé Flaubert, Zola et Maupassant. Ça valait le coup.
Ce qui est encore plus désespérant, c'est que ce qui surnage pour le moment de 68, c'est, curieusement, la lie : quelques opportunistes du "changement" — Meirieu par exemple. J'aimerais bien lui faire raconter ces années-là, au grand homme.
L'un des slogans les plus fréquents de ces années de braise tournait autour de la "liberté d'expression". Mais c'est que l'on était en plein dans des années très gaulliennes, où l'ORTF prenait le programme de ses bulletins d'info chez Peyrefitte, aors ministre de l'Information (officielle). Les susdits opportunistes en ont tiré cet article de la loi Jospin de 1989 qui instaure la liberté d'expression à l'école — ce qui nous a donné, trois mois plus tard, la première affaire de foulard islamique. Faut-il rappeler que les trois-quarts des soixante-huitards revendiquaient "Ni Dieu, ni maître" ?
Les rêves s'effondrent — puis resurgissent. C'est comme ça que fonctionnent les révolutions.
JPB
PS. Pour Toto : ça fait longtemps, très longtemps, que j'écris — dans des genres très différents. Pour moi et pour les autres (j'ai une longue carrière de nègre derrière moi). Ça ne fait pas forcément de moi un écrivain — d'ailleurs, seuls les lecteurs savent, au fond, si quelqu'un est écrivain ou aligneur de mots.

Ecrit par : brighelli | 05 août 2006

"Carton rouge. Je ne vous lis plus."

Tu lui mets combien de match de suspension. ;)

Discrètement, tu peux me rappeler le conseil que j'ai donné et qui t'as plu ?
J'ai une mémoire 'bizarre', et je donne bcp de conseils ET de médicaments :o)))))))

Merci pour ton témoignage sur ton stage, j'ai bien rigolé/toussé. hum...hum...

"Muriel, vous ne vous rendez pas compte des emmerdements que vous préparez à votre enfant ! "
Sois un peu plus précis, sinon tu vas la faire flipper...
Keep cool Mumu, il va nous expliquer ;)

Ecrit par : toto | 05 août 2006

“Cette situation sent la guerre civile à terme. Des crétins obèses, voilà l'avenir des élèves.”
Ecrit par : Combemale | 04 août 2006

Sans avoir lu le deuxième opus de la trilogie de JPB en devenir, ceux qui ont pu (ou financièrement dû) goûté aux cocktails acascolapythamaniadomia se sont peut-être étonnés de la convergence des “évaluations diagnostiques”, du même acabit que celle de collectifs d’orthophonistes...
Et bien je me suis entendu comparé, et avec moi les “jaunes” de mon espèce, par certains des fonctionnaires en place, aux “milices para-militaires”, tendance USA, tentant de déstabiliser, de miner le “truc” qui tient vraiment la route ; vu accusé de prôner la marchandisation du savoir et l’écrêmage social ; dans le plus extrême des cas de faire jeu égal avec les “prénazis” qui (le passé simple n’existe pas/plus) avaient dissous les Wandervögel !
Le ruban de Moebius sans fin...

Ecrit par : D'Enguell | 05 août 2006

" les lecteurs savent"

Je taquinais Penda ;) qui ne sait pas lire apparemment...
J'ai bien vu que tu te débrouilles plutôt super bien, et que ton style et plutôt super génial :o))))))))
Mais qq'part, ton histoire sur ton niveau de math, me fait penser que peut être tu as un petit souci ????????????????
Je ne suis pas encore assez calé pour te le dire ;)

Ecrit par : toto | 05 août 2006

JPB, si vous pensez que je ne connais pas Ferré, doigt dans l'oeil, j'étais là, ravi et ému, lors d'un de ses ultimes concerts à Sauve (le pauvre, il a eu des trous de mémoire).
Petite anecdote qui me fait marrer, mon beau-père, un flic à la retraite, fou de Ferré (toute petite allitération en "f"), avait été envoyé, à la fin d'un concert de l'Anar magnifique, avec quelques autres, dont un huissier, pour prendre la caisse à Léo (pas sa voiture, mais le pognon), quand il ne payait pas ses impôts. La langue a Léo a été chargé envers les poulets et le dindon. Mais mon beau-père en est encore tout heureux.

La liberté d'expression à l'école est une mauvaise chose (faire taire l'élève, ne pas contrarier le possédant culturel, qu'est-ce que pour vous, cette "liberté d'expression"?)????

Posons le problème alors: "Ne rien admettre qui ne soit démontré", dites-vous dans un de vos posts. Démontré, c'est-à-dire donné comme une vérité immutable, immuable, d'ordre mathémathique et universelle. L'unité impassible en quelque sorte.
Donc, si je vous suis bien, nous ne devrions avoir en tout et pour tout qu'un seul livre auquel nous référer (peut-être un second glosant le premier, car il faut bien qu'il se trouve un prof, un chercheur ou un cuistre, dans l'histoire).
Ainsi: pourquoi tant de philosophies et de ssystèmes contraires? Pourquoi tant de projets politiques? Pourquoi tant de religions? etc.
La démonstration n'existe et n'est intéressante que parce qu'elle peut être démontée, questionnée et mise à la poubelle. Si besoin est. Elle est une fleur éphémère.
Il faut être des Pyrrhon d'Elis (douter de tout sauf de son doute).
Pour ma part, je l'ai déjà dit ici, je refuse d'être le "poteau indicateur" de mes élèves. Ou le maître à penser. Me voir briller dans l'oeil émerveillé de celui qui ne sait pas, c'est toujours facile et être complaisant avec soi-même. J'apprécierai grandement le jour où un élève ou un de mes étudiants quittera mon cours après m'avoir "démontré", CLAIREMENT, avec SUBTILITE et IRONIE (je mets en majuscules pour ceux qui ne lisent qu'à moitié), que ce que je déblatérais depuis un moment était irrecevable, ou tout simplement bête, ou ce que vous voudrez.
Mon égo en prendrait un coup, certes, mais la joie secrète de voir oser se lever cet esprit m'enchantera.
C'est ce qui disait pareillement, me recevant chez lui, le fondateur des Editions Fata Morgana, vous devez les connaître. C'était un voyageur, brillant prof d'ethno-socio de Paul-Valéry qui, ne préparant pas ses cours comme un tit soldat, a rencontré quasiment tous les plus grands écrivains, artistes et penseurs du siècle passé, et qui en a publiés pas mal. Sa maison est de haute qualité. Personne ne peut pas le nier. Et ses cours non faits en rapportaient plus sur le monde et la/les connaissance(s) du monde que quelques-uns qui n'étaient que savoirs livresques.

Tranquillement il me dit, à son domicile donc, qu'il est un anti-démocrate, qu'il considère que la culture ne devrait appartenir et être diffusées qu'aux Happy-Few (c'est le nom choisi d'une de ses collections), et de m'en faire la preuve par la démonstration (avec un vocabulaire et une technique que je retrouve de temps en temps ici). Ces réflexions, il les faisait devant ses étudiants. Et il respectait 100 cent fois plus celles et ceux qui quittaient ses cours que celles et ceux qui restaient tout en ayant le ventre tordu par la rage, et qui n'en exprimaient rien.


Si vous êtes là pour, christiquement (auriez-vous un peu d'orgueil? Vous cherchez à faire école ou secte ?? jeu de mots), dresser le Fils contre le Père, etc. et que vous ne savez pas encore si vous êtes un écrivain ou pas, la balance romaine sur laquelle vous vous pesez doit être abîmée. Ce me semble. Je ne connais pas un seul vrai écrivain qui ne connaisse pas sa valeur. Après qu'il le dise publiquement ou pas, c'est une autre histoire.

Autre point, après analyse de votre post : Je remarque que vous ne restez que dans le domaine de la métaphore familiale sans vous risquez à écrire: je suis là pour dresser le "disciple" contre le "maître". Alors que le lien famille de chair/famille d'esprit n'est plus à démontrer.

Vos mots, la structure de vos images, me font penser que vous êtes paradoxal. Comme nous tous. Heureusement.

Cordialement

Ecrit par : pendariès | 05 août 2006

Un peu lourd le style...
Tu en penses quoi JP ;o))))))))))

Ecrit par : toto | 05 août 2006

Toto, j'étais nul en math, et ce dès le primaire, jusqu'au lycée. Cela n'était pas une matière pour moi. Les profs avaient beau fair,e j'ai eu beau prendre des cours en plus pendant des années, non, je n'y entendais rien. Je voyais cette matière comme sèche, sans but précis, sans contact avec la réalité à laquelle je participais et participe encore (à part le sempiternel et professoral, et bête : quand tu devras payer tes impôts, il va bien falloir que tu saches compter...).
Jusqu'au jour où je découvre, hors de l'école de la segmentation, l'enchantement des sciences, leurs rapports avec le cosmos, son ordre, les mathématiques et la musiques, les pré-socratiques (que l'on n'appelle plus ainsi), etc. Quand, enfin, la poésie et le sens mathématiques ont balayé le calcul pour le calcul, la résolution du problème pour la résolution du problème (savoir compter est capital, ne nous ne donner que ça est désespérant). L'émerveillement, oui, quand j'ai découvert, par moi-même, ado, l'épistémologie et l'histoire des sciences (Bachelard, Hawkins, en particuliers).
Mais je reste toujours aussi cancre.

Je te remercie pour ce que tu as écrit, toto; mais concernant ta question sur les "maths", je ne sais pas si j'ai bien répondu. Je ne sais plus à quel post mien tu te réfères.

Ecrit par : pendariès | 05 août 2006

fautes magistrales d'inattention dans ce dernier post.

Ecrit par : pendariès | 05 août 2006

"je n'y entendais rien"
Je m'en doutais, ou si tu préfère je m'en doutais très fortement...
"Je te remercie pour ce que tu as écrit"
Mince, il faut me faire des chtits copié/collé, j'ai la mémoire hs :(

"quand tu devras payer tes impôts" :o))))))
Je sais compter, j'ai encore rien compris à ma feuille d'impôt, je bosse depuis 20 ans ????
Ayé j'ai compris LES PéDAGOGOS SONT AU MINISTèRE DES IMPÔTS... E......és....

"Mais je reste toujours aussi cancre."
Ta méthode de math au CP stp ;)

Ecrit par : toto | 05 août 2006

Je ne m'en souviens plus. Je trouvais les maths rasoir c'est tout. Et sec, et "inane et vide" ("Jeanne au bûcher", Paul Claudel) comme le Sahel.

Ecrit par : pendariès | 05 août 2006

JPG,


Votre hâte à prendre mon trait d'humour au premier degré, vous fait passer à côté.
Je ne suis qu'une "ouvrière spécialisée ", ou une technicienne si vous préférez (pour faire écho aux cases qu'il faut cocher dans les papiers administratifs pour déterminer un niveau ). On m'a appris le goût de l'effort et votre remarque manque son objet.
Je vous explique:
En suivant le fil, j'ai relevé un lien donné par un internaute, sur un site de poésie(voir plus haut) et j'y ai trouvé un poème de Paul Avène, parlant d'école. Je cherchais donc d'autres auteurs qui traitent du même sujet. Et curieusement, dans ce que j'ai trouvé, pas un seul qui ne fasse référence à des souvenirs autres que le rêve, l'imaginaire, le hors classe...
Celui de Queneau me paraissait joli à dire ce que l'on trouve en l'école qui nous permet de construire des espaces de liberté en dehors de celle ci. Au moins dans ce cas là , par l'usage de l'écriture les jeudi et dimanche, pour inventer des récits imaginaires. Vous connaissez beaucoup d'élèves qui aujourd'hui prennent leur mercredi et leur dimanche pour écrire dans des cahiers les récits qui font d'eux des voyageurs de la pensée?

Je trouvais simplement que c'était un bel hommage à l'école que j'ai pu vaguement connaître, qui m'a donnée le goût de lire la poésie encore, même si je n'ai pas fait littérature....
Je sais d'expérience que l'effort n'est pas toujours forcément jouissif puisqu'il coûte , mais que c'est ce à quoi il nous fait parvenir par ailleurs qui donne un certain plaisir.



Ouvrier

C'est bien là que je tourne.
Autour d'un établi.
Quand ce n'est naviguer
ou tourner et fraiser
au milieu des copeaux
des poussières des étaux,
de percer, d'inciser,
de donner la pente,
inclure ou retrancher
la matière qui se chante.
Branleuse et lapidaire
scie à dents , circulaire,
brouhaha et boucan
il faut rester d'équerre
et point n'est jamais de temps
pour écouter concert.
Et limer, et poncer,
et donner la forme,
le moment viens de livrer
ce que taille la main de l'homme.
De nos yeux on jauge,
de nos mains on palpe ,
l'on lisse et glisse,
quand ce n'est le pied à coulisse
sur les courbes arrondies
sur les arrêtes polies,
et les reflets qui jamais ne se brisent.
Point trop de hâte
que de laisser sur l'établi
la forme qui déjà nous quitte
et que demain l'on oublie.

Ecrit par : dg | 05 août 2006

Paul Arène et non Avène

Ecrit par : dg | 05 août 2006

Que lisez-vous en ce moment les uns et les autres ? Telle était la question posée par JPB le 29 juillet . Je réponds seulement aujourd'hui car la présence de mon petit fils à la maison m'a bien occupée ces jours derniers: cueillir des brassées d'armoise pour Pimprenelle, l'ânesse du voisin, contempler l'envol du héron au- dessus de l'étang, surprendre les chardonnerets venus s'abreuver dans le rû, écouter le chant du verdier, rendre visite à la basse-cour d'un autre voisin, apercevoir au milieu d'une vigne la course poursuite de deux lièvres et... raconter des histoires.
Pourquoi donc venir en curieuse sur ce blog, moi la mamie, jeune retraitée qui ferait peut-être mieux de rester dans son coin ? Contrairement à la chanson, je ne tricote pas dans mon coin et je n'ai pas envie d'y rester. Toutes proportions gardées je retrouve le bouillonnement de quelquechose qui se cherche et prend forme , lentement sans doute, mais peu importe au fond. Dans les années 75 - 80, sous l'impulsion du ministère Fontanet, arriva la vague des documentalistes de lycées et collèges. Non reconnue par un statut la profession dut apprendre à s'imposer et donner tort aux idées reçues bien enracinées du genre : emploi placard pour profs qui craquent, surveillant amélioré, réparateur d'appareils audio-visuels, projectionniste , responsable de la photocopieuse, bref une fonction s'apparentant au bon à tout bon à rien. Pas de blog à l'époque pour exprimer notre amertume ou nos espoirs, nos revendications pour une définition clairement établie de nos tâches qui fut précisée en 77, en 86 puis en 89 avec la création du CAPES spécifique. Une revue "Inter CDI", lancée à l'initiative de quelques collègues, arriva à point pour donner libre cours à notre désarroi, nous rendre confiance, y voir plus clair et échanger aussi bien nos soucis professionnels que des informations utiles et constructives pour mieux exercer notre métier. Un annuaire national publié chaque année permettait de nous connaître et j'en ai profité pour obtenir des documents nécessaires à la réalisation d'une exposition. Plus tard devenue prof de lettres j'ai essayé de retrouver cet esprit d'échange constructif mais ce fut très difficile. Alors je consulte ce blog dans l'espoir qu'il en sortira quelquechose de neuf et de solide même si cela prend du temps.
Voici donc mes dernières lectures. Rapide coup de brosse à reluire : j'ai lu "A bonne école" et je retiens cette phrase de la page 122" Le savoir est le seul vrai capital de ceux qui n'ont rien. Je ne développe pas, ce serait raconter ma vie , celles de mes parents, celle de mes instituteurs ayant surmonté des épreuves au péril de leur vie ,et qui m'ont tous transmis par leur seule façon d'être, la rage de vivre et d'aimer ce que j'entreprennais.
En suite je citerai : L'Apothicaire de Michel Lefèvre, Nuits bavaroises ou les désarrois d'un S.T.O. de Paul Fourtier, Le nouveuau fléau de Dieu de Béatrice Deparpe, Exploits d'Elie Lascaux , les poésies d'une classe de sixième et enfin Mine d'enfer de Jean-Claude Poitou aux éditions du temps des cerises. Ce dernier ouvrage évoque la catastrophe de Courrières en 1906 où 1200 mineurs ont péri mais on aurait pu en sauver beaucoup si on avait choisi de sauver les mineurs au lieu de sauver la mine. Bouleversant et bien écrit.
Les autres auteurs cités ne diront rien aux lecteurs du blog . Forcément depuis six ans je cherche dans ma région et même plus loin des gens qui écrivent de leur mieux et parfois bien et se débrouillent plus ou moins pour être connus. Avec deux amis nous en avons truouvé 80; je les lis , je choisis un passage et ils sont publiés , s'ils sont retenus,dans les MOTS DU NAU, www.apmmaster.com/motsdunau/ revue littéraire tirée à 150 exemplaire , 20 abonnés, et qui tient la route depuis six ans. Le numéro 18 sortira en septembre. Initiative un peu folle sans aucun doute mais il faut bien rêver un peu non ? D'ailleurs je cite ,avant de vous quitter pour aujourd'hui, trois livres dont je ne me suis jamais lassée : Le Grand Meaulnes, Marie-Claire, et L'âne-culotte. Le rêve, c'est tout simplement indispensable et demain je laisserai la parole à quelqu'un qui en parlera mieux que moi. Bon dimanche.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 05 août 2006

Veuillez m'excuser pour les fautes de frappe : j'entreprenais,trouvé? nouveau...

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 05 août 2006

Emotion madame, pour deux choses: votre message et votre prénom qui était celui de grand-mère maternelle.

Ecrit par : pendariès | 05 août 2006

"il faut rester d'équerre"
Super ta trouvailles, j'en connais un à qui cela va plaire.
Il a perdu 3 doigts en deux fois, bon il prenait plus d'un canon..

Bonjour Hélène,
bouleversant et bien écrit.

Ecrit par : toto | 05 août 2006

Toto, ton excellent conseil, c'était de ne pas lire Pendouillon, ou Sibille, ou Marchenoir, enfin je ne sais plus. Et comme j'étais justement, en train de perdre mon temps à le(s) lire...


M. Brighelli, effectivement, je connais peu Ferré. (Encore un auteur dont je n'ai jamais entendu le nom en classe !)... Jusqu'à la mise en musique de _Des Armes_ qui m'a mis sur la piste, je voyais mal le rapport entre le vieux monsieur malade qui s'égosillait à la télévision et tout le bien que pouvait en dire Higelin, Cantat, ou Thiéfaine.

"J'aimerais bien lui faire raconter ces années-là, au grand homme."

Dans ma génération creuse, nous avons entendu jusqu'à la nausée des opportunistes, des suivistes, des repentis style Serge July, ou le collabo Cohn-Bendit, ou le sénile Krivine, nous raconter 68 à leur manière. Je n'ai commencé à comprendre un peu l'esprit de cette génération qu'en parlant avec des personnes qui avaient moins bien tiré leur épingle du jeu... et qui s'en foutaient allègrement. Si on y ajoute Meirieu, je crains que l'ensemble de cette génération de cons/caves ne se convertisse définitivement au "travail famille patrie".



Pour Muriel,

Sur les conseils de Toto (encore une fois), je complète mon propos, mais je crains de ne pas vous rassurer.

Si vous mettez tout en oeuvre pour que vos enfants aient de bons repères, connaissent des faits précis pour avoir des repères dans le monde où ils vivent, et agir en connaissance de cause, vous leur rendrez un fier service, nous sommes d'accord. Mais tout ce qui ressemble à un enseignant "orthodoxe" en viendra à les détester.

Ce que vous voulez transmettre à vos enfants, c'est ce que les pédagophiles appellent "connaissances passives", ou encore "savoirs morts". Cela arrange beaucoup le ministère, qui peut supprimer des heures, les idéologues de la pensée unique, qui peuvent enfin faire passer leur bonne parole sans l'appuyer sur des faits, et une partie des professeurs, qui est d'une ignorance spectaculaire.

De plus, non seulement les savoirs sont "morts", mais les élèves qui "savent" sont très mal vus à l'heure actuelle. A l'école primaire, par exemple, une "spécialiste" renommée n'hésite pas à dire que connaître l'alphabet empêche un enfant de comprendre ce qu'il dit. A l'autre bout de la chaîne, les documents sur l'oral de Français au bac explique qu'il faut absolument éviter que les candidats répètent ce qu'ils ont appris en cours, ce que les rédacteurs appellent le "psittacisme".

C'est que, voyez-vous, l'élève doit "apprendre à apprendre"... et apprendre, ou avoir appris, directement quelque chose, -- de même qu'enseigner directement quelque chose -- c'est passer pour un imbécile dans le "système" actuel. En revanche, savoir "inventer", ou faire inventer aux élèves, une règle de grammaire, là se situe l'intelligence suprême.

Donc, en gros, si votre enfant n'est pas ignorant, il sera rapidement considéré comme un tricheur, ou comme un sale petit privilégié, ou comme traumatisé par trop de savoirs, par beaucoup de ses enseignants, du CP à la terminale.

A l'inverse, votre enfant sera certainement tenté de mépriser en général les enseignants, voire les adultes en général ; et par ailleurs d'avoir des difficultés à accepter l'autorité d'autrui. (Personnellement, c'est ce qui m'est arrivé au collège et j'ai eu ce genre de difficultés jusqu'à l'Université.)

C'est dans ce sens que je dis que votre enfant ira au-devant des "emmerdements". Savoir reconnaître la sottise, ou le mensonge, autour de soi... c'est plus dangereux que d'être un mouton.

Ecrit par : prof chômeur | 06 août 2006

"JPB, si vous pensez que je ne connais pas Ferré, doigt dans l'oeil, " (Pendariès -- qui a cru que c'était à lui qu'on parlait).

Ecrit par : prof chômeur | 06 août 2006

Prof au chomdu; j'aime bien croire que le beau monde s'adresse à mwoua! ego surdimentionné peut-être???? Je m'y perds un peu dans les messages désordonnés, on ne sait qui cause à qui!
Pis, personne ne te demandait, depuis le début, de lire ce qui fuit de moi (au sens de s'enfuir, ou de fuite d'eau, par exemple).

Non vraiment, détester sa génération, c'est détester ce que l'on n'a pu vivre. Dommage. Les années 80-90 m'éclataient bien (au 3eme degrés); et tout n'est pas à jeter. C'est déprimant un état d'esprit comme ça. Qu'est-ce qu'on peut bien comprendre ensuite à qui on a en face de soi....

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

On m'a appris, en classe, à suivre pas à pas les choses. Le blog est donc un animal post-moderne.

Oh la faute de syntaxe: "Qu'est-ce qu'on peut bien comprendre ensuite DE celles et ceux que l'on a en face de soi"? On leur transmet quoi, son aigreur? Je vous la laisse. Mais je sais que les élèves sont assez intelligents pour renvoyer dans leurs cordes ce genre de prophète à-rebours.

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

Savoir rêver.
Heureux ceux qui savent rêver ! Lire du dedans ce qui est image du présent et de l'avenir. Rattacher le passé à l'aventure quotidienne déjà engagée dans les lendemains que l'on pressent somptueux de vérités à découvrir !

Heureux entre tous, l'enfant de tous les jours pour qui le rêve est une manière d'exister !

Oui, le rêve est bien nécessaire : jusque dans nos obligations matérielles les plus implacables, il chevauche nos attentions, affine nos gestes, prépare un devenir qui va, plus loin que l'instanct vécu, réveiller des résonnances à peine pressenties. Il faut avoir rêvé sa spiritualité ou son rationalisme, son simple problème ou son émouvant poème pour leur donner l'ampleur de la foi, la rigueur de l'austère logique, le rythme nuancé de la plus humaine chanson.Il faut avoir rêvé sa "belle ouvrage" avant de la saisir par le bon biais pour la mener rondement de toute l'ampleur de ses bras. Il faut avoir rêvé son bonheur avant de le sentir vivre en soi pour le prodiguer dans tous ses actes au long d'une vie.

Nous ne ferons jamais à l'enfant le reproche de trop rêver, nous qui savons que rêver est fonction de son thème fondamental. C'est parce que nous avons su nous saisir de ce pouvoir de rêve que notre pédagogie d'expression libre est devenue efficiente dans tous les domaines de la personnalité de l'enfant et tout spécialement dans la poésie et l'Art que tant d'écoles ignorent encore sans que des remords effleurent la conscience des maîtres.

Jeu de l'été : qui est l'auteur de ce texte ? Indice supplémentaire : sauf erreur de ma part , cet auteur avait étudié la gravure et a ensuite réfléchi à l'enseignement du dessin. (Ce n'est pas Vercors.)

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 06 août 2006

Ca ne serait pas Elise, cette fois, à la place de Célestin ?

Ecrit par : catmano | 06 août 2006

Super tout ton post prof.... plein de vérités bonnes à dire...

pour Penda:
"m'y perds un peu dans les messages désordonnés"
Non pas désordonnés du tout, il faut savoir lire 'correctement'.

C'est surtout le fait :
"On m'a appris, en classe, à suivre pas à pas les choses."
de n'avoir pas écouté 'correctement' en classe.

Avant de rentrer sur un fil, pour dire des âneries:
On écoute... TOUT. "pas à pas"
C'est la dur loi des Fousd'rhums...
Pas, on débarque, comme dans le café de tes potos...

"post-moderne"
Si cela te rassure ? pourquoi as-tu besoin de te rassurer, de quoi tu as peur ? :)
On a peur.... et donc on attaque, la meilleur défense... ?bô?
"Oh la faute de syntaxe:" bou la vilaine...

tu joues aux échecs penda ? tu dois être un piètre joueur... (amha) ce n'est pas une attaque, hein ;)

Ecrit par : toto | 06 août 2006

Je ne suis pas en défense... c'est que j'étudie le post-modernisme, non pas pour m'arracher les cheveux, mais pour comprendre, par un coin, un des courants majeurs (dans le sens de sa présence) de la pensée occidentale (romans, théâtre, peinture, etc.) d'aujourd'hui.

Je ne joue pas aux échecs, je préférais étant ado les jeux de stratégie dans le genre: casus belli

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

Yo Penda,
Pas facile/cool d'avoir eu un prof mâle qu'à partir du CM2, quand on est un "corsaire" ;)

Il y a plein d'infos super importantes dans tout ce que vous écrivez sur l'autre fil...
Il faut savoir lire 'correctement' :)

Ecrit par : toto | 06 août 2006

Savoir lire...

"Il réussit à convaincre mes parents à m'envoyer en sixième au Cours Complémentaire voisin qui ouvrait ses portes. Là , j'ai continué à travailler et il n'y avait pas intérêt à s'amuser car ça aurait encore bardé et plus de cinq minutes cette fois."

C'est pas donné les cours complémentaires...
Surtout quand t'as pas de "tunes"...
Tu m'étonnes que tu te serais fait engueler... ;)

J'en vois qq'unes des mères dans mon quartier qui font de leur mieux...
Avec tous les bâtons "décorés" de l'EN... :(

Ecrit par : toto | 06 août 2006

Bravo, Catmano, c'est la bonne réponse, page 45 de "L'enfant artiste". Je possède une édition non datée . Elise Freinet a beaucoup travaillé et je trouve qu'elle écrit bien. Elle mérite d'être lue même si on ne partage pas toutes ses convictions.
Le Cours Complémentaire, j'y allais en empruntant le vélo de ma grande soeur. Je l'aimais bien ce vélo : pas de dérailleur mais un grand porte-bagages à l'avant. C'était bien pratique pour y attacher le cartable. En hiver, les jours de mauvais temps, j'emportais la gamelle et j'allais prendre mon repas de midi chez des amis . Cette solution évitait les frais de la cantine. Les manuels scolaires étaient offerts uniquement aux enfants du chef lieu de canton où venait de s'ouvrir le dit Cours Complémentaire. Les enfants des communes environnantes devaient se débrouiller pour les acheter. Côté débrouillardise, ça s'est vite arrangé : un tonton coursier circulant dans Paris à bord de son triporteur formule 1, me les a achetés d'occasion dans une grande librairie. J'étais drôlement contente et drôlement fière aussi.
je les ai toujours évidemment.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 06 août 2006

Je crois qu'il faut expliquer ce qu'étaient les cours complémentaires, j'en ai une vague idée, mais je ne suis pas vraiment sûre (descendants des écoles primaires supérieures et ancêtres des CEG, eux-mêmes disparus en même temps que les CES pour donner le collège unique, c'est ça ?)

Ecrit par : catmano | 06 août 2006

"C'est dans ce sens que je dis que votre enfant ira au-devant des "emmerdements". Savoir reconnaître la sottise, ou le mensonge, autour de soi... c'est plus dangereux que d'être un mouton"
A Prof chômeur
je suis bien d'accord et j'ai compris que c'était un parcours trés..."solitaire" mais bon je préfère avoir les yeux bien ouverts et l'esprit en éveil et transmettre cela à mes gamins.
De toute façon j'ai pas appris la soumission à la connerie alors...même si je voulais..
je ne m'attendais pas à devoir rentrer en résistance dés la maternelle / primaire c'est la seule surprise par rapport à mon époque (pas si lointaine)
je suis affligée par le piètre niveau des échanges que j'ai pu avoir avec le "monde enseignant" et puis surtout SURTOUT quel manque d'envie, de motivation. De vocation il n'est même plus question.....

Ecrit par : muriel maman en lutte | 06 août 2006

Muriel, JE NE VOUS ATTAQUE PAS. La vocation disparaît lorsqu'un pays n'offre plus d'emplois à ses jeunes. Devenir fonctionnaire, depuis le chomage massif, c'est tout simplement pouvoir manger. Et, dans tout ce qui est arrivé à mes oreilles, durant le stage, la plupart de mes collègues font un métier. Un boulot. Qui les agace, qui les démotive; ils n'aiment pas les jeunes qu'ils ont en face d'eux, ils en ont peur parfois, aucune confiance. Ils s'ennuient eux-mêmes profondément. C'est "sociétal", comme baveraient les jargonneux. D'où ma saine gueulante contre celles et ceux qui ont perdu toute confiance.
La foi, évacuant l'Europe de l'Ouest, a abandonné le laïque aussi (c'est un constat, pas une déception).

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

"ils n'aiment pas les jeunes qu'ils ont en face d'eux, ils en ont peur parfois, aucune confiance."

Demande leur ce qu'ils ont eu au PSMSGSCPCE1, à ces gamins dont tu parles.

Le boulot vous paraîtrait bcp + cool si les gamins n'étaient pas déstructurés, DèS le début en maternelle, avec leur maudite étiquette par exemple, avec leur :"écris ton nom (chérazade par ex) sur une feuille blanche" avec les collègues qui te bousculent... :(
Regarde les vidéos attentivement...

Ecrit par : toto | 06 août 2006

Et cette progression (je ne veux pas dire "retour en arrière", je ne veux jamais apprendre comme mes grands-parents ou mes parents, avec quelques fois des petits marquis comme profs...) vers des apprentissages plus adaptés prendrait combien de temps? Il est plus rapide de désarticuler sa poupée que de lui remettre sa tête, ses jambes et ses bras. Là, ça prend du temps. Combien de générations d'élèves alors?

Est-ce que c'est la faute seulement à l'école, cette déstructuration???? Les gosses, les ados, les jeunes adultes rentrent chez eux, sortent, etc.
La société n'est pas totalement pourrie quand même.
Mais si elle doit disparaître, notre société, pour moi, ce n'est pas grave, je le redis. Cours naturel des choses et du monde comme il va: ça nait, ça vit, ça mort.

Je garde en mémoire Beckett et son "personnage" évoquant la femme, chevauchant la tombe ouverte, qui donne naissance à son petit (En attendant Godot).

Pour les latinistes distingués du blog, du Lucrèce (ça me vient comme ça, esprit en escalier):

Suave mari magno turbantibus aequora ventis
e terra magnum alterius spectare laborem.

Avec la traduction, pour les autres, sinon ça ferait moine du Moyen-Âge gardant pour lui son saucisson: "Il est doux, quand sur la vaste mer, les vents soulèvent les flots, d'assister de la terre aux rudes épreuves d'autrui".
Ca fait moins d'ulcères à l'estomac...

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

Pendariès, je ne crois pas qu’on se connaisse.

Ecrit par : LaRiba | 06 août 2006

"avec quelques fois des petits marquis comme profs..."
ils sont toujours là (tu en fais partis)

"Et cette progression..... vers des apprentissages plus adaptés prendrait combien de temps? Il est plus rapide de désarticuler sa poupée que de lui remettre sa tête, ses jambes et ses bras. Là, ça prend du temps. Combien de générations d'élèves alors?"

Moi je vais t'ouvrir la tête pour voir ce qu'il y a dedans, quoique je sais déjà....
Soit tu es vraiment très très con...
Soit tu le fais exprès.
Dans les deux cas tu me saôule avec ton ânerie.

"Je garde en mémoire Beckett "
à six ans tu connaissais déjà ce Monsieur?

Tu as compris que l'on parle des enfants ?
Mais c'est la même pour les grands...

Quand tu as des âneries à dire, sauf si c'est pour nous faire rire, tourne 7 fois ta langue dans ta bouche. Sinon je vais t'en coller une...

Ecrit par : toto | 06 août 2006

Ben toto, lève la main... C'est ce que font ce qui n'ont que 200 mots de vocabulaire pour exprimer leurs émotions (????). Pas vrai, monsieur Brighelli?

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

T'as peut-etre pas poussé loin les études non plus, pour sortir de l'idefix d'asterix... Je te pardonne alors. pace e bene toto le héros qui voit pas plus loin que son nez sur leo et lea.

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

Tu ne t'adresses qu'à un pseudo, mon gars, qu'à un fantome, qu'à du virtuel, mords donc tu te couperas la langue. Et te casseras tout seul quelques dents. Tu seras pas bototobobo.

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

Le jour où tu comprendras qu'il y en a qui poussent leurs études, et que plus loin c'est pas triste non plus, tu sortiras de ton trauma à toi... patatère.

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

“Et qu’avez-vous fait en mon absence, Fromentine ?
- J’ai mis du désordre.
Et elle riait montrant les magazines en désordre et les papiers épars.
-Vous feriez une bien mauvaise femme de ménage ; une femme de remue-ménage, tout au plus.”
Vous vous reconnaissez, petit personnage ? Et l’auteur, et l’ouvrage ?

Merci à La Riba (belle analyse sur les finances de l’islam), à Toto et Prof chomeur, qui vous empêchèrent d’occuper le terrain tout un Week-end. Et l’Etat vous paye ?
Votre acescence - mais vous en maîtrisez du vocabulaire - ne reflète ni la liberté de penser ni l’Altérité, version Fiat Penda de Luxe, dont vous croyez être une allégorie vivante.

La police de la pensée, version Kagansky qui pétainise Amélie Poulain, vous pouvez la rêver, quand votre odeur nauséabonde a déjà fait fuir tout le monde, comme le pétomane dans l’ascenseur social.

Vous vous tapez sur les cuisses des QI assassins, mais vous avez mis le temps, mon gerfaut. La constellation Mensa était pourtant là, qui brillait pour vous, par delà le trop de pique, mon caméléon au Sud Est de Mosca. N'en doutez pas, il se trouvera bien un think tank, en plastique, comme votre pensée bidimensionnelle, pour jouer avec vous à la guéguerre des idées plates.
Apprenez les échecs, parce que votre arrogance et votre mépris, pour tout ce qui n’est pas vous, ne vont plus vous laisser beaucoup d’aires de jeu.
Niez les nuées qui s'amoncellent, jetez des ponts pour donner le change, dans votre cité mal irriguée. Quand le ryu siffle sur votre tête, quelle idée sotte et grenue, salamandre que vous êtes, d’avancer tête nue. Et relisez Fahrenheit 451, Sonntag du dimanche au style pompier, on ne jette ni ne brûle un livre, à moin moins que vous ne fissiez partie du commando de l’Ecole des Chartes de sisnistre mémoire...
Le pseudonyme et la voix collective, en-voici en-voilà en voiture, Nancy Cartwright des particules, métacognicien du traitement de surface, prolégoménes interminables du Superfétatoire.
Han Solo, pilote étincelant, susurre au marcheur de ciel, Jedi en devenir qui croit ignorer la peur : “Prends ta pelle et ton seau, p'tit gars”. Procédez !
Vous me décevez aussi, Philippe

Ecrit par : D'Enguell | 06 août 2006

j'ai réussiiiiiiiiiiiiiiiiiii! y a que toi qui te sent bien dans l'odeur de merde alors, puisque t'es revenu! Bravo!
Je me maaaaaaarre la Dingue d'E.

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

le reste, blablabla.... que de mots, que de mots sortis du vieux dico... larelirela... t'as rien compris, tit gars... que c'est juste drôle de te voir suer du bulbe?.... continue... je mange ma danette en te lisant.

Ecrit par : pendariès | 06 août 2006

Evitez le reflux gastrique, on ne reconnaitrait pas l'envers de l'endroit.

Ecrit par : D'Enguell | 06 août 2006

Là, c'est bien! Belle parade! Vous y arrivez, la Digue d'E. L'entraînement porte ses fruits.

Ecrit par : pendariès | 07 août 2006

"y a que toi qui te sent bien dans l'odeur de merde alors, puisque t'es revenu! Bravo!
Je me maaaaaaarre la Dingue d'E."
"qu'il y en a qui poussent leurs études,"

Par le trou du cul, tu les pousses tes neztudes.

LOL
merci L'Hells, quel Style ;)

Ecrit par : toto | 07 août 2006

Pour Hélène: Entendu par hasard sur France-musiques, il y a quatre jours, l'ensemble vocal de Lettonie, (j'ai zappé le nom du chef) dans: "les Vêpres", de Rachmaninoff, (dont les oeuvres chorales planent cent coudées au dessus de son misérable répertoire pour piano). Un pur chef-d'oeuvre. Je me mets en quête du disque.
Bonne journée, (ou bonnes vacances) à tous.

Ecrit par : christophe sibille | 07 août 2006

Pour Christophe Sibille et Hélène : Le 13 août, à Riga, il y a un concert mêlant un ensemble vocal japonais et un autre d'ici. Je ne sais pas ce que cela va donner - le programme n'est pas traduit, et je ne reconnais aucun nom. Peut-être vais-je y entendre quelque chose d'"asiatisant". Je vous tiens au courant.
Et les deux spectacles à l'Opéra que j'ai vus ce week-end, un opéra et un ballet, ont été deux bijoux, la danse, avec la fête, les couleurs chaudes, l'humour, le cirque même - un danseur, dans le rôle de l'ouvrier agricole se déguise en chien pour l'entourloupe de l'histoire, et fait du vélo en levant la patte: du cirque jovial ! -, le travestissement (pas à la Blier...). C'était "Le clair ruisseau" de Chostakovitch. Pétillant. Partition pleine d'humour et de tendresse. Un immense plaisir.
Un spectacle qui ne cherchait pas à tordre le coup au livret, ou au texte, pour représenter le contraire de ce qu'il indique, comme j'en ai subis pas mal sur les scènes de France. Je me souviens encore d'un "Edouard II" de Marlowe (mise en scène de Carlo Brandt... pouet pouet), à l'Opéra-Comédie de Montpellier - tout en noir, avec des décors géométriques noirs, qui se déplaçaient, des costumes raides, noirs, etc. Et des acteurs, sur-expressifs par la bouche, monolithiques dans leurs gestes. Le mauvais goût au théâtre? Être à poil, se rouler par terre - pour monssssstrer que le personnage va mal... (comme chez Olivier Py dans son "Apocalypse joyeuse" de 7 heures - j'ai tenu toute la durée, c'était un pari avec des potes.). Mais il y a des troupes qui ne sont pas des vicieuses. Espoir, espoir, espoir.

Mais comme pour tout espoir: ne pas l'attendre, mais le travailler.

La question du théâtre en classe est à poser aussi. Dire qu'on enseigne le théâtre en classe est selon moi faux. Par manque de moyens (costumes, éclairages, décors, mise en scène, etc.), de temps. Il manque toute la dimension visuelle, spectaculaire, du théâtre. Le théâtre, ce n'est pas que le texte ou la profération. On s'amuse alors. Les tréteaux ne suffisent pas si les acteurs jouent en jeans. Puis un prof de Français n'est pas un metteur en scène. Ca s'apprend.
Lire du théâtre en classe, c'est le coup de pouce pour donner l'envie d'aller voir dans les compagnies ce qui s'y déroule vraiment. Le texte théâtral n'existe vraiment que sur la scène. Ou pendant les séances "théâtre" hors des heures de cours. Il faut le dire aux élèves. On fait "pour-de-faux". On a l'illusion de l'illusion. Sauf, peut-être, dans les filières théâtre du bac. De belles choses s'y passent; quand les intervenants sont sérieux et ne plient pas seulement devant le post-dramatique, et les "leçons dramatiques" à la "star'ac".

Connaissant la crise financière et sociale du théâtre en France, il est logique qu'il soit aussi le parent pauvre de l'EN. Je me souviens à la maternelle de spectacles professionnels de magie, de marionnettes, de théâtre pour enfants. Aujourd'hui, est-ce que les établissement accueillent les troupes, les musiciens, les peintres, etc.?

Tiens presque 40 % des SDF sont des malades mentaux. Et plus de 20 % de ces malheureux ne sont pas dans les hôpitaux. CF France-Q ce matin. Personne ne veut s'occuper des fous, ils font peur, ont veut les mettre dans les UMD. Comme quoi, il n'y a pas que le sujet de l'Ecole qui est pressant.

Ecrit par : Homo floriensis | 07 août 2006

Oh zut, j'm'a fait tavoir.... pendariès/marchenoir/homo floriensis, meme bonhomme. Mais c'est drôle, car quand on pose les questions qui plaisent ici, on ne se fait pas engueuler... On dit: "Tu poses les bonnes questions homo floriensis"...

Ecrit par : pendariès | 07 août 2006

"j'm'a fait tavoir"

Tu nous prends vraiment pour des cons
:o)))))))))))))))))))))

Petit homme cela fait longtemps que je l'ai vu...

Ecrit par : toto | 07 août 2006

quel génie... pas de vocabulaire, l'envie de tordre de le cou à ceux qui te dérangent, mais de l'intuition.... une vraie desperate housewife, le toto.

Ecrit par : pendariès | 07 août 2006

Allez, je ne m'amuse plus promis. Et je serai sérieux (ce qui n'empêche pas que je l'ai été souvent sur ce blog, mais ça sifflait ozoreye de tertains). Sérieux. Donc. Pschyshanaly-tique-ment parlant zozi. C'est toujours pénible un conclave où toutes et tous sont d'accord. Ca donne de mauvais papes. Et je n'y vois pas le doigt de l'Esprit-Saint dans cette histoire.

Ecrit par : pendariès | 07 août 2006

Et vous prendre pour des cons, non. Les cons sont dans la vraie vie. Ici, sur le woueb, nous ne sommes que des pseudos, des spectres... On tape dans l'air. Il n'y a que m'sieur Brighelli qui soit réel. On sait qui il est. Sa moustache existe bel et bien!

Ecrit par : pendariès | 07 août 2006

"Sa moustache existe bel et bien!"

Continues de t'exciter, spice de mou du gland...
tu nous fait bien rire.
:)))))))))

Ecrit par : toto | 07 août 2006

tu es la totolité de ce blog? hoooooo Dieu existe! Il a pour pseudo Toto. Vous faire, rire? C'est le but! Je ne suis qu'une bulle d'air.

Petit sujet philo: Les bloggeurs sont-ils des mots, des idées, ou des vrais gens quand on ne connaît d'elles et d'eux que leur prose? Pour ma part, je ne connais personne ici, et ne cherche pas plus. A assister peut-être à quelques cours de JPB (à Joffre et au lycée technique), ça, ça m'intéresse. Pas pour juger. Pour voir.

Je me marre pas mal ici aussi totoletito, yad'laréciprocité... C'est comme ça que c'est mieux.

Tiens, en passant, cher Jean-Paul Brighelli, vous avez eu le courage et l'honnêteté intectuelle d'avouer, il y a quelques temps, sur votre blog que vous étiez peut-être un "idéologue" vous aussi.

Vous regrettez au fait pour le "petit Grégory, victime désignée" quand vous êtes passé sur Arrêt sur image? J'ai lu dans la Gazette de Montpellier que vous vous étiez trouvé très mauvais.
Une question qui n'est pas posée par vice, mais comme une vraie interrogation : est-ce que ce genre de sortie(s) sert ou dessert, selon vous, vos louables objectifs: donner à tous la base culturelle la plus large possible? Ou bien, est-ce qu'il peut attirer une grande majorité des excités de la spada? Est-ce que certains de vos afficionados ne vous font pas grincer des dents (nos pires ennemis étant nos amis)? Ou est-ce que le "goût du sang" (je vous cite) est plus fort chez vous?
Comme vous êtes celui que les média ont choisi, et que les médias ne sont pas des agneaux, qu'ils ont besoin de nourrir le spectacle (non, vraiment, "Arrêt sur image" a été instructif), c'est que vous devez être un bon client? J'imagine que vous vous êtes questionné à ce propos.
Alors pouvez-vous librement nous délivrer en post ou en nouvelle relance ce que c'est qu'être "bon" ou "mauvais" (ce sont vos mots) pour défendre une idée.

Mon prof de philo nous disait qu'on attaquait des idées, pas les personnes - sinon c'était du pugilat, du wrestling à l'américaine, avec tout le faux que nous voyons bien habiter ce "sport"...

Je le répète, je ne me sens pas faisant partie des deux blocs présentés ici. Même si la pédagogite aigüe me sort par l'hure. Mais, j'ai bien le droit de m'agacer - ici ce n'est pas que l'officine "brighelliste" (no offense). SI????????

Ecrit par : pendariès | 07 août 2006

" Je ne suis qu'une bulle d'air."
:)))))))
Je ne te lis pas plus loin... C'est pas la peine..

Ecrit par : toto | 07 août 2006

L'explication proposée par Catmno sur les Cours Complémentaires est tout à fait acceptable. C'était l'apparition du premier cycle de l''enseignement secondaire dans la France rurale. Epoque héroïque : pas de ramassage scolaire( c'est pour ça que j'ai fait tout mon premier cycle en ... vélo , et ça faisait faire du sport puique côté équipements sportifs il n'y avait rien du tout) pas de CDI (on se débrouillait avec le bibliobus) pas de salle de musique ( on écoutait la radio scolaire et une violoniste du Conservatoire de Reims nous faisait du solfège et des dictées ) et pas beaucoup de profs non plus. J'explique. L'année de l'ouverture en 1958 , il y a eu une classe de sixième de 4O élèves ou un peu plus recevant l'enseignement de deux personnes se partageant les différentes matières, à savoir le Directeur et son adjoint. L'année suivante on ouvrit la classe de cinquième et ainsi de suite et le nombre de professeurs augmentait régulièrement. Il faut croire que nous n'avons pas perdu notre temps puisque les pionniers aujourd'hui sexagénaires ou presque, sont devenus: instits, ça on le sait, profs, on s'en douterait, médecins, infirmières, ingénieurs, commerciaux chefs d'entreprise , chefs d'exploitation viticole, chefs de gare,artisans locaux réputés ... Bien sûr quelques uns ont mal fini. N'idéalisons pas trop non plus. Tout de même avec le minimum ce n'était déjà pas si mal. Ce fut une époque qu'il convient de situer dans son contexte.
Toto, je vous ai répondu sur "souvenirs" pour apporter quelques précisions. Bon ,la Mamie arrête de raconter sa vie, c'est assez pour aujourd'hui. Bonne fin de journée.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 07 août 2006

"Toto, je vous ai répondu sur "souvenirs" "

J'ai lu ;)
Mais, là, je suis au taff, je ne peux pas me permettre de chialer devant mon écran :)

Ecrit par : toto | 07 août 2006

Pour C.Sibille, formateur d'IUFM en musique, ou de musique en IUFM.

Où les formateurs IUFM pourraient-ils utiliser leur jargon si on les supprime ?
Lu sous la plume de Pierre Farago, professeur au conservatoire de musique et de danse de Paris, qui a dû subir 3 ou 4 sessions préparatoires au concours du Certificat d'Aptitude aux fonctions de professeur de conservatoire, dont une journée entière sous la houlette d'un spécialiste des "Sciences de l'éducation" .(en 1994).
Le "formateur en sciences de l'éducation " a commencé son exposé en nous distribuant de grandes nappes de restaurant en papier, sur lesquelles nous étions censés, par groupes de 4 ou 5 personnes, écrire ce que nous évoquaient les termes qu'il nous proposait; par exemple : travail, conservatoire, discipline, etc...Ayant fait une synthèse habilement orientée des différentes réponses, il conclut, je cite : " qu'à partir de la somme des ignorances individuelles, on obtenait assurément un savoir collectif ", qu'il nous exposa. (....) Quant à la langue employée, elle elle n'était pas sans nous poser quelques problèmes, je cite : "décontextualiser les évaluations cetificatives à références critériées en les plaçant dans un référentiel distancié que l'on doit recontextualiser dans un cadre fonctionnel intégratif, etc...".
(....) Depuis ce temps, les choses ont bien changé. Les concours ont progressivement disparu, au profit de formations très lourdes s'étendant sur deux ou trois ans Deux types de structures ont été mis en place pour les dispenser : d'une part les CEFEDEM (équivalents des IUFM, centres préparant à l'obtention du DE, diplôme d'état équivalent du CAPES.) ; d'autre part les CNSMD (conservatoire national supérieur de musique et de danse) où un département est intégralement consacré à la "formation" des futurs titulaires du CA.
Le "spécialiste" autoproclamé en pédagogie et en "sciences de l'éducation" auquel j'avais eu affaire il y a plus de dix ans, ainsi que ses collègues, sont à l'heure actuelle profondément implantés dans ces structures , avec la complicité active des directeurs et la bénédiction du ministère de tutelle. Leur matière représente un des volants horaires les plus lourds au sein de ces formations.
(....) Les notions d'effort, de travail, d'exigence, de référence constante à une norme très élaborée et contraignante, notions indissociables de la pratique d'un instrument de musique classique à un niveau professionnel, sont systématiquement battue en brèche dans leur discours "
(Extrait du colloque "La finalité de l'école", organisé par G.Sibieude.)

Heureusement, il y a encore de grands instrumentistes. Participant récemment à un stage de musique de chambre, j'ai reçu le choc de ma vie en écoutant une sublime interprétation du "Quatuor pour la fin du temps", d'Olivier Messiaen.Les 4 instrumentistes, membres des grands orchestres nationaux, nous ont donné un "concert des profs" magistral. La pianiste, Coréenne très belle qui connaît par coeur la partition qu'elle a joué une centaine de fois, avait un visage hiératique, comme halluciné, et ce visage immobile tranchait avec l'air douloureux du violoncelliste. La flutiste a fait des crescendos comme jamais je n'en avais entendus, la violonniste a filé ses notes aigues, bref, si vous avez l'occasion de VOIR, et non seulement d'entendre cette oeuvre écrite dans un oflag, je vous la recommande.
J'aime beaucoup les concertos pour piano de Rachmaninov.
Amitiés.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 août 2006

Bonjour Toto. On peut bien avoir une poussière dans l'oeil, non ?
Je crois que "Le petit bougnat" de François Boyer devrait vous plaire. Pourquoi "bougnat" ? Il est né en Auvergne et son père est reparti en Afrique. Il vit donc seul du côté de Bondy et sa mère nettoie les trains. Nous sommes dans les années 60. Les pères de remplacement changent tout le temps et ils ne sont pas toujours commodes. Les vacances arrivent et Bougnat n'a qu'une idée en tête : aller en colo. Seulement il n'est pas inscrit. Sa copine , Rose, un peu plus âgée ne veut surtout pas y aller. Elle est même montée sur le toit pour afficher sa détermination. Bougnat est prêt à faire l'échange mais ça ne marche pas : on le sort énergiquement du bus où il essaie vainement, à plusieurs reprises, de se faufiler. Comme il a le sens de la débrouillardise et qu'il fabule à merveille ...Je n'en dis pas plus. Adapté à l'écran le rôle de Rose révéla Isabelle Adjani.
Suis-je autorisée à parler des enfants de la ville découvrant la campagne ? Ca change un peu et ce n'est pas tout à fait hors sujet. Bonne journée à tous.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 août 2006

Bonjour les filles
;)
"Suis-je autorisée à parler des enfants de la ville découvrant la campagne ?"
Of course... j'en faisais parti.

Ecrit par : toto | 08 août 2006

Le petit bougnat de François Boyer est paru chez Denoël en 1970. On le trouve chez des bouquinistes dont ceux d'internet.
Les pompiers ont récupéré Rose sur son toit et la voilà partie pour Argenton sur Creuse. Elle souffre du mal des transports. Al'occasion d'une halte, elle demande à s'isoler car elle a une idée derrière la tête , revenir à Bondy . mais : "Elle resta pétrifiée un instant, puis se laissa choir dans l'herbe désamparée. Elle ne saurait ni s'enfuir ni revenir. Haut dans le ciel, elle entendit le gazouillis compliqué d'un oiseau. Clignant des yeux, elle découvrit un point noir, tremblotant, qui s'élevait, chutait brusquement, remontait...Quand elle eut cessé d'observer l'alouette, elle se découvrit empreinte d'une étrange et bienfaisante sensation qui lui enserrait les jambes, le bassin, la taille, toute la partie de son corps qui était au contact de l'herbe. Ce n'était ni chaleur, ni frâicheur, mais une sorte de tendresse profonde, littéralement pénétrante, un de ces accords entre êtres et choses, si parfaits, une de ces complicités si totales qu'elles serrent la gorge et émeuvent jusqu'aux larmes...C'était une soif assouvie- mieux qu'une soif : un besoin vital secret soudain révélé.
Elle s'étendit de tout son long et plongea la tête dans une touffe d'herbe grasse pour se livrer tout entière à ce mystère confortable."
Pour Bougnat, il en va tout autrement. Réfugié dans un arbre, il est confronté à une nature aussi peu accueillante que le monde des adultes avec lequel il doit composer :"Jusqu'au soir tombant, le Bougnat n'osa pas pas faire un geste. Le premier intanct de panique passé, il avait cherché raisonnablement le prétexte irréfutable qui l'eût fait admettre à la colonie.
Sincèrement, froidement, il ne l'avait point trouvé. C'était une chose que d'avoir traversé tout Paris, menti à sa mère, au chef de gare, à M. le Maire, que d'avoir gratuitement parcouru trois cents kilomètres en chemin de fer, mangé au wagon-restaurant et contrôlé les billets des voyageurs. C'en était une autre, et bien différente , que de se faire accueillir et accepter par des gens qui n'avaient pas son nom sur leurs listes. Se présenter à eux, c'était se faire renvoyer dare-dare d'où il venait, paires de baffes et pieds au cul garantis au débarcadère. A la suite de quoi il commença à se demander ce qu'il faisait là, et, éventuellement, ce qu'il pourrait bien faire ailleurs. La branche où il était assis lui meurtrissait les fesses et des insectes malveillants boudonnaient autour de sa tête."
La nuit tombée, Bougnat se hasarde dans les rues du village et sympathise avec un chien qui lui offre sa niche. Les enfants et les animaux se comprennent c'est bien connu, voir Les contes du chat perché de Marcel Aymé. Par contre, au matin, un petit vieillard occupé à bourrer sa pipe lui lance rigolard: "Y a bon Banania ?" et Bougnat se rend compte qu'à la campagne il lui est difficile de passer inaperçu.
Chez François Boyer les enfants encaissent et endurent bien des turpitudes ( relire Jeux interdits pour avoir une idée des journées de Michel) et se réfugient dans l'imaginaire . L'humour, toujours présent, nous évite de sortir les mouchoirs. Le petit bougnat, ce n'est pas Sans famille, ni Chiens perdus sans collier, c'est un gamin débrouillard qui aimerait bien qu'on s'occupe de lui sérieusement et essaie de le faire savoir comme il peut.
S'occuper des gamins sérieusement : non je ne suis pas hors -sujet. Ouf !

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 09 août 2006

rectificatif : A l'occasion et instant de panique. Sauf erreur ou omission.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 09 août 2006

Merci Hélène pour ce petit entracte fort sympathique ;)

'c'est un gamin débrouillard qui aimerait bien qu'on s'occupe de lui sérieusement et essaie de le faire savoir comme il peut.'
Comme bcp trop de gamins...

Ecrit par : toto | 09 août 2006

Superbe votre texte, merci Hélène.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 août 2006

Merci pour le lien sur Charmeux. J'ai bien ri... "Les syllabes n'existent pas en français écrit."
Les alexandrins non plus, d'ailleurs.

Ecrit par : nlm | 10 août 2006

Bonjour les fadas di rhum...

Avec Charmeuse on ne sait jamais trop, si il faut rire ou pleurer ...

J-2 ;) j'ai hâte de voir le frakakassé en train de se faire découper ses oreilles d'âne par le Corse avec son 'vendetta'.

bonne journée à tous et toutes

Ecrit par : toto | 04 septembre 2006

On y sera, coûte que coûte

Ecrit par : D'Enguell | 04 septembre 2006

Et vive la Corrida ;o)))))

Ecrit par : toto | 04 septembre 2006

On y sera, coûte que coûte...
devant l'écran c'est sûr!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 septembre 2006

Thot, tu m'éclates

Ecrit par : D'Enguell | 04 septembre 2006

J'y serai aussi...

Ecrit par : catmano | 04 septembre 2006

'Thot, tu m'éclates'

'On y sera, coûte que coûte'

j'ai compris que ce matin, ce que cela risque de coûter :(

C'est pô grave j'ai deux télés :)

bon, vous ramenez les bières, j'amène le Rhum ;)

Ecrit par : toto | 05 septembre 2006

Chiche capon ;)

Ecrit par : D'Enguell | 05 septembre 2006

ou chiche chat-pa(o)n ;))))

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 05 septembre 2006

Oh, Patricia, méfiez-vous... montrer la roue du doigt peut vous faire valoir d'être clouée au pilori, par les soudards malicieux...

Ecrit par : D'Enguell | 05 septembre 2006

on m'a déjà mise au bûcher mon cher D'Enguell ... croyez vous vraiment que je doive me méfier? allez juste un sourire ....

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 05 septembre 2006

Bonjour,
Voici la réponse promise à Chrstophe : pour envisager une rencontre éventuelle entre les deux chorales, il faut s'adresser à Christian Demongin , chef de choeur, dont le numéro de teléphone figure sur le site des Cenelles. Domicilié à Epernay, son adresse est dans l'annuaire.
Nous préparons donc le Requiem de Mozart mais cette oeuvre sera précédée du Kyrie in d KV 341(368 a).
J'ai deux questions . Où peut-on trouver la partition de la chanson, une des premières que j'ai apprises à l'école, "Il faut te marier, Papillon couleur de neige"? Je l'ai retrouvée l'an passé dans un recueil posé sur une table de l'école d'Alain Fournier à Epineuil le Fleuriel, mais bien entendu il était impossible d'envisager une photocopie.
Autre question. Est-ce que la traduction de " Tece voda tece" proposée dans le volume 3 de "1000 chants CHOISIS PAR Jean Edel Berthier" aux Presses de l'Ile de France en 1986 , page 249 , sous le titre "Sur le fleuve" est exacte ?
Merci et bon ouiquende.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 09 septembre 2006

Ah, Hélène, nous revoilà dans "souvenir, que me veux-tu"... J'avais 10 ans. Le "Tece, voda, tece" s'appelait "Ecoute ma prière" (j'étais aux Jeannettes, why not?) et c'est un des plus beaux chants populaires qui soit. Qui parle tchèque ici pour vous répondre? (voda, c'est l'eau et je n'en sais pas plus...)
On ne vit que pour chanter, a dit quelqu'un.

Ecrit par : Cunégonde | 09 septembre 2006

Bonjour,
mes connaissances en tchèque sont lointaines mais je crois que la traduction de "tece voda tece" serait plus exacte en:
"l'eau coule, coule" où "coule l'eau,coule"
oui on pourrait ne vivre que pour chanter Cunégonde comme l'eau chante tout au long de ses cours ....

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 09 septembre 2006

Bonjour Panthère,
Vous insistez sur l'importance de la curiosité pour motiver celui qui apprend, sans renier pour autant l'importance de l'effort.
La curiosité est le propre de l'enfance je crois, et il appartient à l'entourage et à l'école de ne pas l'étouffer afin de la conserver toujours pour que la vie soit sinon plus belle, du moins plus intéressante . Découvrir, comprendre, affronter les injustices insupportables ou les obstacles, au lieu de subir stupidement. Malheureusement, la curiosité entraînant la culture et l'esprit critique, des enfants comme des adultes, n'est plus à la mode dans notre société de consommation qui nous rend dépendants de besoins factices et nous détourne de l'essentiel.
Quant à l'effort, j'appartiens à une époque et à mileu où la question ne se posait pas. L'effort sous toutes ses formes faisait partie du quotidien à la maison comme à l'école ,comme au collège, et ce fut une seconde nature en quelque sorte. Je le compris assez tôt, en particulier en cet hiver 54, année où l'Abbé Pierre lançait son cri d'alarme contre les expulsions . J'avais 8 ans et je dois dire que le peu que je comprenais, mourir de froid dans la rue, m'effrayait. Nous n'étions pas riches mais en même temps il faisait bon à la maison. Une odeur de cuisine s'échappait de la cocotte en fonte posée sur la cuisinière qui diffusait sa chaleur dans toute la pièce. Dans le four nous placions des briques destinées à chauffer nos lits car nous n'allumions pas forcément le poêle et l'édredon de plumes, fabrication maison, tenait chaud. Je n'ignorais pas que toute la réserve de bois entreposée dans un appentis résultait de toute une série de durs travaux: abattage, charroi, scier, fendre et ranger. Je n'ignorais pas que ce que je trouvais dans mon assiette venait du jardin, du verger du clapier ou de la basse cour et que ma mère avait passé une bonne partie de l'été à faire des conserves. Je comprenais donc plus ou moins confusément que nous nous en sortions grâce au travail, et bien entendu j'étais prête à aider l'Abbé Pierre même si je n'allais pas au catéchisme et je crois me souvenir que mes parents ne sont pas restés indifférents au sort des exclus. Plus tard en troisième, le professeur nous fit apprendre une poésie de Verhaeren, intitulée: "l'effort" ( page 298 du manuel de FArançais 3° de Barral, Griffe, Fournier et Bastide, chez Bordas ed 1959 ) C'était donc à la mode et je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître chante Aznavour... Suis-je d'une autre planète ?
Mais l 'effort vient aussi de la motivation que l'on arrive à déclencher et je laisse la parole à Elise Freinet avant de me retirer.
" L'enfant absorbé par le dessin qu'il fignole avec tendresse et subtilité , ne se pose pas de questions. Il mobilise tout son être pour faire le mieux possible ce qu'il invente, à l'instant de l'éclosion des forces latentes dont il se sent riche. On ne redoute dès lors ni troubles, ni perte de temps, ni gaspillage d'énergie. C'est cela la véritable discipline. Elle est toute intérieure, dépendante d'une concentration qui est forme supérieure de la vie mentale et elle apporte équilibre et harmonie au groupe. Elle n'a évidemment rien à voir avec la discipline des bras croisés dans une classe où l'on entend voler une mouche, où constamment le maître est aux aguets pour déceler les moindres bruits insolites et doit user de punitions et de récompenses pour dénouer des conflits toujours latents." L'enfant artiste. Elise Freinet. Editions de l'Ecole Moderne à Cannes. Sans date.
A tout hasard , pour ceux que cela intéresse, je signale que le film de Jean-Paul Le Chanois, " L'école buissonnière" 1949 et retraçant de façon romancée l'itinéraire de Célestin Freinet, est sorti en DVD chez Doriane Films
Bonne journée.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 09 septembre 2006

LE BLOG permettrait ... peut-être de dénoncer l'arbitraire et la bétise.

A mon avis, ce qui a démoli l'éducation nationale, ce sont surtout les diktats des inspecteurs pédagogiques qui ont imposé des méthodes pédagogiques aberrantes, comme la méthode globale (lecture) ou les maths modernes, et j'en passe. Mettre l'élève au "centre" du "système" se semble aussi une terrible fumisterie. Le niveau s'est effondré à cause de tout cela, et les exigences ayant aussi baissé, les élèves ont été démotivés, tout a foutu le camp et la violence s'est installée.

Le pire, c'est le niveau en langues vivantes. Comparez avec la Belgique, où la pédagogie est intelligente. Les jeunes Flamands parlent couramment français à 18 ans, mais les jeunes Français ne savent toujours pas parler anglais après 7 années de cours.
Un de mes amis profs m'a affirmé que les inspecteurs de langues vivantes donnaient des "conseils" stipulant que guère plus de 7 à 8 mots nouveaux ne devaient être introduits à chaque heure de cours. Si cela est exact, c'est vraiment lamentable et affligeant, et alors il ne faut pas s'étonner des piètres compétences linguistiques des lycéens français. J'attends donc la confirmation ou le démenti des profs de langues, et j'espère qu'ils réagiront.

Monsieur Brighelli,
Pourriez-vous me faire une faveur ? Vous renseigner auprès de vos collègues anglicistes, germanistes, hispanisants, etc, et confirmer ou infirmer ce que m'a dit cet ami enseignant.

Et ne pourrait-on pas publier un cahier de doléances spécifique, répertoriant toutes les aberrations pédagogiques ???
Dans ce cahier de doléances, tous les enseignants qu'ils soient retraités ou en exercice, pourraient donc exposer la bétise, les incohérences, les stupidités de toutes les "pédagogies" qui ont fait chuter le niveau : méthode globale (lecture), mathématiques modernes, abandon de la chronologie (histoire), etc.

Ecrit par : André Leroux | 09 septembre 2006

André, ces cahiers de doléance existent déjà, la bibliographie en est même assez longue ( l'essentiel sur le bon site

http://appy.ecole.free.fr/bibliographie.htm ).

De nombreux chercheurs et enseignants - à tous les niveaux, dans toutes les disciplines - s'insurgent depuis longtemps contre le fourvoiement des programmes et la bêtise des méthodes imposées. Que personne ne les ait écouté, c'est une autre affaire.

Ecrit par : Pierre-Henri | 09 septembre 2006

1. Je ne saurais trop recommander à chacun d'aller faire un tur sur l'excellent site de mon ami Bernard Appy (http://appy.ecole.free.fr/). Mais on peut fréquenter plusieurs personnes, Lariba…
2. Le livre paru chez Textuel est excellent — bien supérieur à celui de Davidenkoff, qui a choisi un sujet assez proche — à ceci près qu'il souffre de ne pas avoir un nom sur la couverture. Du coup, Davidenkoff (qui a notablement infléchi son discours depuis qu'il n'est plus à Libé, la Pravda des bobos) passe dans le circuit des FNAC, et pas Textuel.
3. À propos d'Instructions en cours de langue : il semble bien que ce ne soit qu'une rumeur infondée. D'ailleurs, aucun prof de langue ne peut s'assigner d'apprendre à ses élèves tant de mots de vocabulaire à chaque heure. Il peut parfois ne pas leur en apprendre du tout, simplement parce qu'il fera de la grammaire plus que du vocabulaire. Ce qui est sûr, c'est que l'Inspection semble insister sur la pratique orale des langues, et que dans des classes surchargées, c'est souvent impensable (or, pas mal de dédoublements ont été supprimés). Si par ailleurs vous avez deux ou trois élèves qui répondent plus spontanément que les autres, vous arrivez à ne jamais entendre le son de la voix de pas mal de gamins.
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 septembre 2006

Pardon pour la faute de participe.

Ecrit par : Pierre-Henri | 09 septembre 2006

Que penser du bouquin de Laure Dumont : Globale ou B.A-Ba, que cache la guerre des méthodes d'apprentissage ? chez Laffont.
J’ai trouvé ça « journalistique » au mauvais sens du terme. Je schématise le propos de Dumont : il est difficile de juger les méthodes (!) mais critiquer les fanatiques de la globale c’est faire le jeu du Front national…
Laure Dumont a interviewé JPB qui ne se fait pas complètement descendre (le charme viril du quinquagénaire sportif, sans doute ? ;-))

Ecrit par : Lariba | 09 septembre 2006

Ah bon ? Je m'en vais voir ça, je n'en ai aucun souvenir. D'autant que je dois faire quelques débats ici et là avec la dame, et Meirieu, et Davidenkoff. Plein de belles choses à lire…
Très drôle, le charme…etc.
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 septembre 2006

De la manière dont Laure Dumont tourne son texte j'ai eu l'impression qu'elle a fait une interview sur laquelle elle s'appuie : référence au sportif que vous seriez par exemple.

Ecrit par : Lariba | 09 septembre 2006

Monsieur Brighelli,
LANGUES :
J'en ai fait 3 (anglais, allemand, espagnol) chez les curés dans les années 60.
Certes, quand j'avais 13-14 ans, ils m'ont culpabilisé pour des histoires de masturbation :-) :-) :-), et je suis très rancunier !!!
Il n'en empêche que leur enseignement était basé sur le bon sens et l'efficacité. Je me souviens que les profs d'allemand et d'espagnol nous faisaient apprendre 20 à 30 mots par coeur par heure de cours. Non seulement, cela stimulait et développait la mémoire, mais sûr cela donnait un bon niveau.
Et le vocabulare s'est gravé de façon durable dans ma tête. La mienne en tout cas.
Amicalement

Ecrit par : André Leroux | 09 septembre 2006

Sportif, certes — un peu moins depuis un an, trop de trains de nuit, trop de télés, de radios, de conférences, et trop d'heures d'écriture. Mais franchement, Laure Dumont, je ne vois pas. Je vais me renseigner. Qu'est-ce quelle est, cette dame ? Journaliste ? Prof ? Où ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 septembre 2006

Laure Dumont, journaliste à L’Expansion durant plusieurs années, spécialiste des questions d’éducation, « a interrogé pédagogues, enseignants et chercheurs, associations de défense de l’éducation, parents d’élèves, éditeurs de manuels scolaires. Elle a aussi rencontré des anciens ministres et observé ce qui se faisait à l’étranger. Au terme de cette lecture, chacun pourra donc choisir son camp en toute connaissance de cause. »

Sommaire du livre :
Vu à la télé.
Petite histoire des méthodes de lecture et des querelles à leur sujet.
L’emballement politico-médiatique : les parlementaires entrent dans la danse et Le Parisien donne le la.
Décembre 2005 : au cœur de la tornade – Des vrais « mobiles » de Robien à la tournure idéologique de la controverse.
Un contexte politique et idéologique général hostile à l’école.
La nébuleuse des « Tout-fout-le-camp » : des vieux militants de l’extrême gauche aux illuminés de l’ultralibéralisme.
Un passage à l’acte sous forme de reculade : la circulaire lecture, l’arrêté ministériel et la modification des programmes, le séminaire lecture du 9 mars.
Les sables mouvants des évaluations nationales et internationales.
Que se passe-t-il dans les classes ? L’incertaine question de la pratique des enseignants
L’inévitable ambivalence des éditeurs scolaires.
À l’étranger, la pax lectura n’existe pas non plus !

Ecrit par : Lariba | 09 septembre 2006

Pardon monsieur André Leroux mais je ne peux pas m'empêcher et retenir cette boutade:
ne soyez pas trop rancunier avec ces chers curés...car j'ai ouï dire que les langues s'apprenaient avant tout "on the pillow talk"...j'ai bien écrit "ouï dire" car je n'en ai pas eu encore la preuve. Mais l'enfer étant parait-il pavé de bonnes intentions, ils ne voulaient que votre bien sans doute car eux connaissais le secret des dieux pour apprendre une langue....la tour de Babel c'est qui ,je vous le donne dans le mille?...
ne voyez derrière ceci qu'une espièglerie de récréation...

Pour être plus sérieuse, il est vrai qu'aujourd'hui dans les méthodes d'enseignements des langues on tourne un peu en rond , mais avec une classe de plus de 30 gamins comment lancer un exercice d'expression orale si ces mêmes gamins n'ont aucun vocabulaire ni aucune notion grammaticale. Parler le langage sms en anglais espagnol allemand...et autres...c'est peut-être chic mais pas très choc...Il est étonnant d'ailleurs de constater que bon nombre de cadres soient obligés de reprendre des cours d'anglais dans le cadre de leurs fonctions alors que pour la plupart , ils étaient censés l'avoir étudié de la 6ème à la terminale...7 ans d'études et ne pas être fichu d'avoir une conversation fluide!!!
il n'y a plus aucun effort demandé aux élèves et effectivement il faut avoir un lexique minimum pour s'exprimer et donc astreindre les élèves à apprendre par coeur du vocabulaire...et oui en effet ce n'est pas drôle et pas très vivant d'apprendre par coeur des listes de mots mais il faut bien à un moment fournir un effort , il est impossible d'apprendre et se plonger dans une langue étrangère comme on acquiert sa langue maternelle à moins d'être dans un bain bilingue où trilingue...
Cependant, attention il faut aussi doser suivant les langues!
en chinois au delà de 5 mots et leurs idéogrammes par cours c'est la noyade assurée car apprendre par coeur ce n'est pas en une fois et il faut chaque jour "remettre sur le métier son ouvrage" et à la fin d'une semaine vous avez 15 à 20 idéogrammes et leurs prononciations à retenir et au bout de 2 semaines 40 et c'est exponentiel je ne vous raconte pas le casse tête vraiment chinois!...
je ne sais pas si cela existe encore mais j'ai connu cette douce époque où les cours de langues étaient doublés par une heure de conversation en groupe restreint avec une lectrice ou un lecteur...peut-être quelqu(un pourra-t-il me répondre

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 09 septembre 2006

connaissaient pardon

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 09 septembre 2006

à l'attention de Patricia Mesnigé :
vous écrivez :
"ils étaient censés l'avoir étudié de la 6ème à la terminale...7 ans d'études et ne pas être fichu d'avoir une conversation fluide!!! "
Cela prouve que les pédagogies basées uniquement sur l'oral, n'atteignent pas leurs objectifs. Donc pédagogie de m.... Que les inspecteurs s'en barbouillent la trogne !!!
Et que dire du niveau écrit, c'est pis !!!
Et pourtant, comme je le disais plus haut : les Flamands de Belgique parlent couramment français en fin d'études secondaires.

Ecrit par : André Leroux | 09 septembre 2006

je n'avais pas osé aborder le niveau écrit ...vous le fîtes , merci...
parfois quasi obligation fait loi... et nos amis flamands le savent... tout comme les alsaciens qui sont aussi parfaitement bilingues...Mais de là à céder une part du territoire aux Anglais... Ce n'est qu'une boutade de milieu d'AM...
Mais vous savez tout commence par une bonne maîtrise de la langue française car franchement étudier une langue étrangère sans comprendre la structure de la sienne c'est comme demander à un chat de faire cui cui et à un canari de faire miaou quant à la carpe elle en restera toujours muette et soupirera des bulles

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 09 septembre 2006

Patricia,
Non les Flamands ne sont pas bilingues de naissance. Ils apprennent le français dans le primaire et le secondaire. Et ils le maîtrisent bien en fin d'études. C'est donc un acquis scolaire et non familial. D'ailleurs ils ne parlent PAS français en famille.
André

Ecrit par : André Leroux | 09 septembre 2006

Au sujet de l'apprentissagge des langues, un témoignage d'enseignant, sur le site de "Reconstruire l'école" :

http://www.re2.freesurf.fr/lycee/Yvo.html

Ecrit par : Pierre-Henri | 09 septembre 2006

Pierre-Henri,
Merci pour le lien. Je viens de lire la page. J'en conclus donc que l'analyse grammaticale était justifiée. Apprendre aux élèves ce qu'est un nom, un verbe, un adjectif est indispensable pour ensuite aborder les grammaires étrangères.
Et la pédagogie fondée sur les "groupes nominaux" et "groupes verbaux" ... une pédagogie de chiottes !!!
Yours sincerely
André

Ecrit par : André Leroux | 09 septembre 2006

tout à fait d'accord André mea culpa si je me suis mal exprimée , je voulais dire que les flamands ont une certaine contrainte a devoir apprendre le français d'où l'expression obligation fait loi (et effectivement ils l'apprennent en primaire)car en effet il ne parle pas français entre eux quoique j'ai des amis belges qui vous contrediraient , les mariages mixtes flamands /wallons on un peu changé tout ça.
Mais là n'est pas la question...
en ce qui concerne l'enseignement des langues il y a beaucoup à faire dans notre beau pays et je suis tout à fait d'accord avec vous.
"c'est une pseudo pédagogie de m..." mais vous me permettrez je pense de ne pas vouloir être vulgaire même si parfois je peux être une furie
cordialement

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 09 septembre 2006

pardon pour la grammaire :
j'avais écrit :
"mais sûr cela donnait un bon niveau."
J'avais oublié PLUSIEURS mots.
In fact, I meant:
"mais il est sûr et certain que cela donnait un bon niveau."
Sorry about it.

Ecrit par : André Leroux | 09 septembre 2006

le vrai problème dans cet apprentisage des langues est bien là ! pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer alors que rien de plus simple: sujet verbe complément mais aujourd'hui on nous sert les connecteurs,les déterminants, les adjuvants et autres "dissolvants" de la grammaire de base...
no more comment...

plusieurs blogueurs s'interrogent sur celui où celle de nos politiques capables de changer tout ça ...
je reste dubitative quand me reviens en mémoire ce qu' Henri Queuille (président du Conseil sous la IVe République) disait :
"La politique, ce n'est pas résoudre les problèmes, c'est faire taire
ceux qui les soulèvent"
en tout cas ils ne sont (je l'espère) pas prêt de baillonner JPB

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 09 septembre 2006

"apprentissage "" compliqué "quand me revient"
Excusez moi... je suis contrite...
sourire

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 09 septembre 2006

A l'attention de Patricia, Pierre-Henri,

Bien évidemment, ce ne sont pas les professeurs que j'accuse, mais les méthodes qu'on leur impose.

Si vous en avez le temps, visitez le forum d'AOL sur l'Education nationale et la violence scolaire.

http://forum.aol.fr/aol/fr_fr/articles.php?boardId=538363&func;=3&channel;=Communiquer


Le niveau des internautes de ce forum est lamentable ... abominable, tant sur la forme que sur le fond !!! Ahurissant !!!

Bon weekend

André

Ecrit par : André Leroux | 09 septembre 2006

Pour ceux qui apprécient Meirieu :

Je vous retransmets le message ci-dessous ;

Calendrier des débats rencontres avec Philippe

Meirieu sur l'ouvrage : Ecole, demandez le programme !

- vendredi 15 septembre à 17 h : librairie DECITRE (place Bellecour, Lyon)

- samedi 16 septembre à 17 heures : FNAC Parly 2

- lundi 18 septembre à 17h 30 : FNAC FORUM à Paris

- mercredi 20 septembre à 17h 30 : FNAC de Nice

- vendredi 22 septembre à 17h 30 : FNAC de Marseille

- lundi 25 septembre à 17h 30 : FNAC de Strasbourg

- mercredi 27 septembre à 17h 30 : FNAC de Lyon Bellecour

- jeudi 28 septembre à 17h 30 : FNAC de Genève

- jeudi 5 octobre à 17h 30 : FNAC de Lille

- mercredi 11 octobre à 15h : LA PREFACE (Toulouse)

- mercredi 25 octobre : librairie SAURAMPS (Montpellier)

- vendredi 27 octobre à 17h 30 : FNAC de Cergy

- vendredi 3 novembre à 17h 30 : FNAC de Pau

- mardi 28 novembre : librairie LA GALERNE (148, rue Victor Hugo, Le Havre)

Message d'origine reçu de ESF

Objet : Le livre événement de la rentrée !

Ce message est au format HTML. Si vous ne parvenez pas à le lire, cliquez ici .

ESF Editeur vous présente le livre événement de la rentrée !

Pour transférer ce lien à un ami, cliquez ici

Si vous ne souhaitez plus recevoir de messages de la part d'ESF Editeur, cliquez-ici

>>> en savoir +
ou commandez
'École : demandez
le programme !

Rencontrez Philippe Meirieu
près de chez vous
>>> Téléchargez
le calendrier des rencontres

Continuez le débat
sur
http://www.cafe-leblog.net

Des occasions à saisir!
Anne-Marie Valette.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 septembre 2006

Pour André:
En effet,il ne s'agit pas d'accuser les professeurs...la pédagogie ne s'apprend pas et même si tous les élèves dont nous avons été, ont au moins une fois dit: " ce prof il est top , super tip top même!" et "quel nullos c'lui là il est vachte de grav'los" (et avant qu'on me tombe dessus je n'insulte personne là!)
je crois qu'il serait plus précis de dire que, comme dans tout corps de métiers d'ailleurs, certains sont vraiment fait pour et d'autres pas du tout .Et ce, quelque soit leur niveau de culture...( petite précision je ne suis pas professeur diplomé bien que je cumule quelques licences et maîtrise en langues étrangères....et vous voyez le niveau...l'orthographe laisse souvent à désirer...)
bien évidemment c'est leur formation qu'il faut pointer du doigt... car seul le résultat compte du moins ce me semble...
j'ai eu la chance de croiser d'excellents professeurs et c'est avant tout leur passion pour le métier qu'ils savaient nous faire passer dans leur enseignement par leur enthousiasme qui faisait qu'on avait envie d'entrer en classe...
être pédagogue c'est surtout une question de feeling et d'interprétation, alors à vouloir couler tout les enseignants dans un moule stéréotypé qu'on s'étonne pas qu'il y est des coquilles ...
et en matière de coquille je préfére les coquillages qu'on ramasse sur une belle plage ...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 09 septembre 2006

Jean-Paul, Laure Dumont dit qu'elle a eu un entretien avec vous le 4 avril 2006, j'ai retrouvé la référence dans une note en bas de la page 100.

Ecrit par : Lariba | 09 septembre 2006

Eh bien ! Me voilà frais, tout prêt pour l'Alzheimer précoce…
J'espère que je n'aurai pas trop dit de c***…
Bonne soirée à toutes et à tous…
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 septembre 2006

Pour André Leroux. Au sujet de l'apprentissage des langues étrangères, allez voir sur www. sauv.net, l'article intitulé Langues.com, il vous intéressera certainement.

Ecrit par : catmano | 10 septembre 2006

Hi Catmano,
Thanks a lot!
Je vais donc visiter ce lien dans 5 mn.

Avant de me laisser influencer (et je ne sais dans quelle direction), je livre cette modeste réflexion à vous et à toutes les personnes écrivant sur ce blog.

J'estime qu'une pédagogie des langues fondée surtout sur l'oral est d'une incommensurable connerie pour ces raisons :

1) l'assimilation par le bébé et le jeune enfant de la langue maternelle est une expérience unique, et non reproductible par la suite, parce que son cerveau est alors vierge de toute structure linguistique et grammaticale. Gravage indélébile.

Bémol toutefois : il est possible d'acquérir 2 ou même 3 langues à condition que ce soit en même temps. Exemple : un Français et une Allemande font l'amour à Londres, unissent leurs destins, restent en GB, fondent une famille et les enfants reçoivent donc 3 langues : anglais, français, allemand, si chacun des 2 parents parle aux enfants dans sa langue maternelle. Dans ce cas : triple gravage.

2) Mais l'Education nationale ne pourra jamais reproduire ce bain linguistique intense.
De plus la grammaire et les structures de la langue maternelle perturberont toujours celles de la langue étrangère. SAUF si le professeur dispose du temps nécessaire pour insister lourdement sur les différences syntaxiques entre les 2 langues. Cet enseignement grammatical devra être dispensé en français. Quand les inspecteurs veulent bannir tout mot de langue maternelle, ils feraient mieux de ... (censure : je chuchote une obscénité ! ).

3) Faites le calcul, un élève ne recevra que 800 heures de cours d'anglais en 7 ans. Si une classe moyenne compte 30 élèves, cela veut dire que chaque élève ne pourra communiquer que 27 heures avec le professeur durant ces 7 années.
Un enfant de 2 ans dont la mère ne travaille pas, peut lui utiliser un capital de 27 heures en 3 jours pour assimiler sa langue maternelle.
Donc 3 jours contre 7 ans.

4) Etant donné qu'il est absolument illusoire de vouloir reproduire les conditions initiales, je pense qu'apprendre des milliers de mots par coeur pendant les 7 ans de cours n'est pas aussi bête que les nouveaux pédagogues voudraient le faire croire.

A tous, amicalement
André

Ecrit par : André Leroux | 10 septembre 2006

Surfant sur Internet pour mes recherches personnelles, je ne peux m'empêcher de revenir sur ce blog et d'ajouter ceci :
le par coeur permettrait aux élèves d'acquérir au moins 10.000 mots au cours des 7 années.
Je me souviens d'un manuel scolaire d'espagnol publié aux éditions Ophrys. En fait c'était un livre de vocabulaire, les mots étant classés par thèmes : la maison, les animaux, etc. Je vais le rechercher dans mes armoires.
On devrait réutiliser ces livres. Dire aux élèves de les garder.
Et leur conseiller aussi de réviser tout au long de leur vie, si besoin est (ou envie). Ce seraient des souvenirs ; et si l'Europe se construit vraiment un jour, cela leur serait aussi bien utile.

Ecrit par : André | 10 septembre 2006

Il y avait aussi le "petit vocabulaire Rey" qui contenait des mots par thèmes et aussi des phrases d'une bizarrerie poétique ("Ichabod perceived the silhouette of a headless trooper."..). Il m'en souvient encore fort bien.
J'entretiens mon anglais uniquement par la lecture (TIME toutes les semaines and a lot of detective stories, mais aussi Jane Austen, Julian Barnes ou...J.K.Rowling) et quand il faut parler, les mots viennent très facilement.
A fond, les listes de vocabulaire par coeur, boys & girls!

Ecrit par : Cunégonde | 10 septembre 2006

Hi Cunégonde,
Pour vous documenter :
http://www.fantasticfiction.co.uk/

Et télécharger légalement les classiques :
http://www.gutenberg.org/catalog/

Les profs (surtout d'anglais) peuvent télécharger des milliers d'oeuvres. Outil pédagogique hors pair.
Télécharger, sélectionner des passages, imprimer, faire marcher la photocopieuse et faire cours !!!

Ecrit par : André | 10 septembre 2006

Plus les films en VO, les mots sans accent étranger, c'est moins sexy mais on gagne du temps.
I love you Tony, it's tRRRRRRRRRRRRue :(

Ecrit par : D'Enguell | 10 septembre 2006

Une amie enseignante (prof d'anglais, ancienne copine de fac) qui lit ce blog, mais n'ose pas trop se mouiller, m'a fait cette suggestion :
pourquoi les enseignants ne serviraient-ils pas du blog pour exprimer leur révolte contre le système, les inspecteurs, etc ???
Elle a toujours la haine parce qu'il y a x années elle s'était fait descendre par un inspecteur qui n'admettait pas que la grammaire soit expliquée. Il voulait que les élèves devinent eux-mêmes la règle à partir d'exercices. Il était interdit de formuler le fonctionnement de la grammaire anglaise, de l'expliquer !!!

Ecrit par : André | 11 septembre 2006

"Ecrasez l'infâme"
Voltaire

Voir ci-dessus :-) :-) :-)

Ecrit par : André | 11 septembre 2006

"J'irai cracher sur vos tombes"
Vian

Voir ci-dessus :-) :-) :-)

Ecrit par : André | 11 septembre 2006

Vathek était-il inspecteur de l'Education nationale ?

http://www.fantasticfiction.co.uk/b/william-beckford/vathek.htm

Ecrit par : André | 11 septembre 2006

Peut-être certains inspecteurs ressemblent-ils à Frankenstein ?

http://www.fantasticfiction.co.uk/s/mary-shelley/frankenstein.htm

Ecrit par : André | 11 septembre 2006

D'autres doivent ressembler à Caliban !

Caliban is a fictional character in William Shakespeare's The Tempest, a deformed monster

Ecrit par : André | 11 septembre 2006

Je suis Georgia-Rachel, une amie d'André LEROUX.

j'ai 40ans et suis une sacrifiée sur l'autel de l'éducation nationale

je suis née dans une ville de la banlieue de Valenciennes, Denain ancienne splendeur de la sidérurgie et ancienne ruche industrielle active

Ville ou on envoyait la lie des professeurs, car Denain ce n'est pas la Côte d'Azur....et on ne s'y bouscule pas pou y enseigner !

Détruite car pas bonne en maths

fourguée en LEP 3 jours avant la rentrée

j'ai connu le mépris des profs d'anglais de LEP, dans mon bahut catho privé non mixte, nous faisant sentir que de nous enseigner l'anglais était comme de donner de la confiture à des cochons....

sauf une prof à qui je rends hommâge !

des profs aussi qui méprisent les élèves handicapés et malades !

un beur ou noir de banlieue en pleine santé sera toujours mieux aidé qu'un elève blanc atteint du cancer, du sida, handicapé moteur ou frappé par le diabète

diabétique de type 2, handicapée par une polynevrite diabétique, je ne vois que trop sur des forums de diabétiques le désarroi des parents qui ont toujours peur au moment de la rentrée scolaire, de savoir si leurs enfants seront pris...idem sur des forums de personnes handicapées divers et variés !!!

car la France n'aime pas ses faibles et malades et cela commence déjà jeune par l'éducation nationale, qui normalement doit donner sa chance à tout le monde

je développerai mieux par la suite.......

je sais ce n'est pas glamour, mais c'est la réalité !!!!

et qui on un délit de mauvaise santé !

Ecrit par : Georgia Rachel | 11 septembre 2006

The INSPECTOR of SCHOOLS :
"I started from my sleep with horror; a
cold dew covered my forehead, my teeth chattered, and every limb became
convulsed; when, by the dim and yellow light of the moon, as it forced
its way through the window shutters, I beheld the wretch--the
miserable monster whom I had created, the PEDAGOGY that I had created."

Ecrit par : André | 11 septembre 2006

"Be you still, be you still, trembling heart;
Remember the wisdom out of the old days
Him who trembles before the flame and the flood,
And the winds that blow through the starry ways,
Let the starry winds and the flame and the flood
Cover over and hide, for he has no part
With the proud, majestical multitude."
Yeats
;))

Ecrit par : D'Enguell | 12 septembre 2006

"To my Heart, bidding it have no Fear" D'Enguell vous nous gâtez aujourd'hui...;)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 12 septembre 2006

l'horreur : le globish

http://www.jpn-globish.com/

après 7 ans d'anglais les élèves parlent-ils au moins cette horreur, le globish ???

Ecrit par : André | 12 septembre 2006

Hé Pat, vous savez, ces irlandais illégitimes sont parfois pris d'une grande passion (Le texte a 110 ans, pas une ride, non)

Ecrit par : D'Enguell | 12 septembre 2006

Maintenant que j'ai traduit le russe pour D'Enguell vous allez me faire le plaisir de me traduire l'anglais car ayant eu des parents élitistes j'ai fait russe, allemand et latin. Je lis très mal l'anglais, que les articles médicaux. Je me demande si ce ne serait pas une forme d'exclusion que vous pratiqueriez là .

Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2006

Sois tranquille et calme, cœur tremblant
Souviens-toi de la sagesse des jours anciens,
Celui qui tremble devant la flamme et le flot
et le vent qui souffle au travers des voies étoilées
laisse les vents étoilés et la flamme et le flot
se recouvrir et se cacher, car il n'appartient pas à la multitude fière et majestueuse...
A peu près je crois, chère exclue ;))

Ecrit par : D'Enguell | 12 septembre 2006

superbe la traduction D'Enguell;) et oui il est certain que notre cher poète ne prend pas une ride il déride même !

puisqu'on est dans la traduction, Dobolino, il me semble que la traduction exacte et littérale de vas potriévojim va ou (vo)[sans cyrille la transcription est vraiment pas facile] snié ( car son [c c'est du cyrillique et se transcrit s])serait plutôt :"vous déranger dans votre sommeil " mais je ne vais pas faire un cours de langue... si ce n'est que potriévojat c'est un beau perfectif petit clin d'oeil à Dobolino, par contre j'ai aussi oublié le nom du poête...voilà ce que c'est de n'avoir plus 20 ans ... ça devrait me revenir...
et surveiller votre langage chère Dobolino, élitiste , enfin voyons, un gros mots maintenant! ;):)))))))))


et je relis toujours pas... le cadre est trop petit et ça m'agace qu'on ne puisse pas corriger directement dans l'aperçu (ça c'est pour le m'sieu du blog)

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 12 septembre 2006

il faut lire "sans cyrillique" pardon , je suis vraiment fachée avec mon clavier qui devient fou et tape une lettre pour une autre et en avale certaines...il faut vraiment que j'installe un bon logiciel de reconnaissance vocal...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 12 septembre 2006

voilà ce que c'est de n'avoir plus 20 ans ... ça devrait me revenir..
Patricia
Euh, oui, sûrement chère amie, à Never Neverland... :))))))

Ecrit par : D'Enguell | 12 septembre 2006

Cet inspecteur est dangereux :

His figure was pleasing and majestic; but when he was angry one of his eyes
became so terrible that no person could bear to behold it, and the wretch
upon whom it was fixed instantly fell backward, and sometimes expired.

http://www.gutenberg.org/files/2060/2060.txt

Ecrit par : André | 12 septembre 2006

Du français:
"Les pays qui n'ont plus de légendes
Seront condamnés à mourrir de froid
Loin dans l'âme les solitudes s'étendent
Sous le soleil mort de l'amour de soi"
Patricia vous avez raison c'est "nous vous dérangerons" mais mon russe est loin(trente ans et tellement de données par dessus: mon disque dur est plein à craquer). Pour l'auteur, je n'ai point trouvé mais je demanderai à mon pôpa de téléphoner à son pote Johannet.
"Nié jalieiou,nié zoby, nié platchy
bcë proidiot kak c bielix iabloh dim...
Ia nié bydy bolche molodim"
A vos décrypteurs j'ai pris ce que j'ai pu de cyrillique sur mon clavier azerty...Qui fera mieux?

Ecrit par : dobolino | 13 septembre 2006

Moi je veux toujours la traduction, dobolino, au cas où votre disque dur nous lâche cette nuit !

Ecrit par : D'Enguell | 13 septembre 2006

D'Enguell un bon dictionnaire français russe et vous y trouverez des trésors et je peux vous aider pour le cyrillique...
si le disque dur de Dobolino lache et qu'elle ne vous adresse pas la traduction je vous la donnerais...ce sont des phrases très simples sujet verbe complément...sinon comme j'ai déjà mis mon adresse pour certains vous pouvez m'écrire et je vous indiquerai de bonnes méthodes et si vous êtes dans le sud je peux même vous recommender un excellent prof

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 septembre 2006

D'Enguell, un bon dictionnaire Français russe et vous y trouverez des trésors...là c'est très simple sujet verbe complément...et si le disque dur de Dobolino lâche je vous mets la traduction, promis...
par contre je peux vous conseiller de bonnes méthodes pour apprendre le russe et si vous êtes dans le sud pas très loin de Marseille je peux vous recommander un excellent prof...si vous le souhaitez, utilisez l'adresse que j'ai laissée à l'attention du mystérieus Lariba ou mystérieuse? car je doute que ce soit un homme...

désolée double post mais le controle anti spam à zapper mon post on dirait

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 septembre 2006

Je me sens assez mal à l'aise sur ce blog
je n'ai pas fait d'études littéraires
j'ai eu hélas une scolarité cahotique
on m'a imposé des études que JE NE VOULAIS PAS
mais j'estime avoir mon mot à dire ici
sur l'éducation nationale qui m'a brisée
car n'oubliez pas de polir et de mettre en valeur des diamants, qui ne se trouvent pas forcément dans les parcours classiques:

je vous présente mon blog :
http://georgiacitizen.canalblog.com/
[email protected]
et mes egrpoupes militants
http://fr.groups.yahoo.com/group/DIABETIQUE-TYPE-2-FORCE-CITOYENNE/
http://fr.groups.yahoo.com/group/polynevritediabetique/
http://groups.msn.com/POLYNEVRITEDIABETIQUE

amicalement Georgia-Rachel

Ecrit par : Georgia Rachel | 14 septembre 2006

mystérieux pardon

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 septembre 2006

en fait c'est un poème de S. Essénine (1895-1925); je peux vous le traduire mot à mot mais j'ai mieux. L'an dernier, deux traducteurs ont publié les poèmes de Essenine en édition bilingue, l'un très proche du texte et l'autre en version plus poétique. Je vous les donnerai si vous êtes sages et dès que je suis à nouveau informatisée à la maison. J'en profiterai pour communiquer aux russisants les ref des deux bouquins qui sont un plaisir.
Georgia Rachel, l'école est une épouvantable machine à broyer les individus et casse de plus en plus tout ce qui dépassé en haut en bas et sur les côtés du petit cube: j'ai l'impression que ça va de mal en pis( de vache)

Ecrit par : dobolino | 14 septembre 2006

Etre au courant de l'actualité de Jean Paul BRIGHELLI
avec google:
http://news.google.fr/nwshp?hl=fr&tab;=wn&q;=
voir sous le menu gauche, à côté du logo enfeloppe
une fois cliqué, après ouverture
tapez "Jean Paul BRIGHELLI"
et donnez un email approprié pour recevoir les alertes

Ecrit par : Georgia Rachel | 14 septembre 2006

Salut à tous,
J'ai 110 ans. Je suis né en 1896. J'ai quitté l'école à 12 ans en 1908 pour aller travailler aux champs car mes parents étaient agriculteurs. Petite anecdote : ensuite j'ai été dans les tranchées.
Contrairement à mon petit-fils André qui a laissé des messages sur ce blog, je n'ai jamais lu un seul livre de ma vie. Jamais.
Je me suis contenté de lire le journal 15 mn par jour, et ce pendant toute ma vie. Et cela a été suffisant pour maintenir mon niveau en français : je n'ai jamais de faute d'orthographe, ni de grammaire quand, par exemple, il me fallait rédiger une lettre à un ami.
Donc la conclusion que j'en tire, c'est que les études que j'ai faites (jusqu'à l'âge de 12 ans) étaient excellentes, les instituteurs excellents et les méthodes pédagogiques excellentes (exercices de grammaire, dictée, recours au par coeur). C'était un acquis ... définitif.
Je suis sidéré de constater qu'aujourd'hui beaucoup de bacheliers font des fautes d'orthographe.
Henri

PS.
Bon, je l'avoue, j'ai menti sur un seul point : je suis mort (en 1972). Mais croyez-moi : il y a vraiment une vie après la mort. Voir :
http://www.usfipes.org/
Ceci dit, si je vis dans un monde parallèle, j'ai toujours de sérieux doutes quant à l'existence d'un Dieu créateur. Je ne l'ai toujours pas rencontré. Le fait qu'il y ait une vie après la mort ne prouve absolument pas l'existence de Dieu !!!
Qu'en pensent les agrégés de philosophie qui fréquentent ce blog ???

Henri, 110 ans (né en 1896)

Ecrit par : Henri, 110 ans (né en 1896) | 15 septembre 2006

"je n'ai jamais de faute d'orthographe"

;) attention aux oublies .

fatigué ? déchiré ? bourré ?

je déconne ;)
à+

Ecrit par : toto | 15 septembre 2006

TOTO,
TOI, tu fais des fautes d'orthographe !!!
Arrête de critiquer les autres. C'est mesquin.
Certes moi je suis une pornstar, mais je ne fais PAS de fautes d'orthographe !!!
Et je vais te donner une leçon.
"oubli" est masculin ; regarde bien : toi, tu as écrit "oublie" au féminin.
Le niveau baisse, c'est indéniable.
Je vais te dire pourquoi je suis devenue pornstar. Jadis j'étais prof, et j'en ai eu marre. Aussi ai-je décidé de me recycler.
Si tu devines qui je suis sur ce site :

http://www.famouspornstarmovies.com/

qui répertorie des centaines de pornstars, alors je t'offre un abonnement d'un an sur mon site personnel.

Ceci dit, je suis une pornstar et non une prostituée, et j'espère TOTO que tu fais la différence !!! Cela me fait penser qu'une de mes anciennes copines prof s'est fait descendre par un inspecteur parce qu'elle lui a dit que l'enseignement est une forme de prostitution !!! Elle soutenait que si une prostituée dégradait son corps au contact des clients, un professeur dégradait sa santé, ses nerfs, son savoir au contact des élèves. L'inspecteur n'a franchement pas apprécié et lui a donné 2 sur 20 comme note pédagogique.
Ashton

Ecrit par : Ashton (PORNSTAR) | 15 septembre 2006

TOTO "oubli" et NON "oublie" !!!!!!!

Ecrit par : Ashton (PORNSTAR) | 15 septembre 2006

Les oublies je crois que ça se mange. Je crois me rappeller d'un livre où on parlait du petit marchand d'oublies? Ceux qui l'ont lu et relu s'en souviendront mais pas plus que moi n'oseront en donner le titre sur ce blog élitiste sous peine d'être immédiatement mis à l'index pour lectures illicites et frauduleuses les enytraînant à un amoindrissement inéluctable de leurs vertus intellectuelles mais non théologales.

Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2006

Il est vrai que les pornstars
savent bien tailler les crayons lol
et vive OVIDIE
Pornstar intello agrégée de philo
http://en.wikipedia.org/wiki/Ovidie
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/e/e3/Ovidie.jpg
http://www.pornomanifesto.com/
http://www.meilleurdux.com/interviews/ovidie.html
Meilleur du X

Ovidie fait partie des personnalités marquantes du X. C´est la raison pour laquelle tout frétillant, Max est parti l´interviewer.


Hello Ovidie, tu es jeune, belle et à la fois actrice et réalisatrice. Pour la vingtaine de printemps que tu comptabilises, ce n´est pas un peu trop, tout ça ?
Ovidie

Jeune, certes. Vingt et un ans. Belle, ça dépend, j´ai conscience d´avoir des traits de visage très durs. Par rapport à ta question, je t´avoue que parfois j´ai l´impression qu´il y a un décalage entre mon âge et ce que j´ai pu réaliser dans ma vie (actrice dans trente-trois ou trente-quatre films, réalisatrice de deux films, essayiste, performance artiste, mariée, étudiante, plusieurs années de militantisme, etc...).


Parce qu´on est dans une société qui aujourd´hui tend à "rendre les jeunes de plus en plus jeunes". Il n´est pas anormal de vivre au crochet de ses parents jusqu´à vingt-cinq ans. Moi j´ai juste commencé à construire ma vie plus tôt que la plupart des gens de ma génération (et peut-être de la génération précédente).


Il y a des tas de pays où l´on apprend à être responsable très tôt. Je préfère garder ce modèle en ce qui me concerne, plutôt que de coincer la bulle et de ne rien faire de ma vie.
Meilleur du X

Comment t´est venue l´idée de faire du X ?
Ovidie

J´ai pris ma décision à seize ans (que tout le monde se rassure, je n´ai pu commencer qu´à dix-huit!) J´étais intéressée pour plusieurs raisons :


La première était artistique, parce que j´étais très branchée par tout ce qui touche à l´expression corporelle (danse, performance artistique), et je trouvais que la pornographie était une de ces formes.


La deuxième était politique, parce que j´étais militante féministe, et que je voulais prouver que la pornographie pouvait être un bon outil de libération pour les femmes.


La troisième était mon amour pour le cinéma de genre (kung fu comedy, films Z, etc). Je considère le cinéma pornographique comme un cinéma de genre.


La quatrième est que j´aime m´exprimer sexuellement, et que je trouve que certains films et certaines photos me renvoient une excellente image de moi-même.
Meilleur du X

Est-ce difficile en étant une femme, de faire ses preuves dans le X en tant que réalisatrice ? Est-ce encore un univers machiste ?
Ovidie

Je suis aujourd´hui beaucoup plus respectée en tant que réalisatrice qu´il y a encore environ un an. J´ai eu beaucoup de difficultés sur le tournage de mon premier film. Beaucoup de gens étaient jaloux de moi. Ils ne comprenaient pas que Marc Dorcel, mon producteur, ait confié un aussi gros budget à une jeune femme actrice qui n´avait jamais réalisé de film.


La vérité est que Marc était réceptif au fait que j´avais un discours. Il faut savoir qu´il y a des tas de gens qui rêvent de réaliser pour lui. Il y a eu des tas de ragots qui ont couru sur ce tournage. Avant de le commencer, on disait que je n´allais pas le faire. Pendant qu´on tournait, des gens disaient encore qu´on ne tournait pas. Après le tournage, certains disaient que je m´était fait virer sur le tournage!


Une fois le film monté, on a raconté que c´était un autre réalisateur qui l´avait terminé à ma place. D´autres ont dit que c´était la directrice de production qui s´en était occupé. Les gens sont vraiment tordus. On dirait qu´ils n´espèrent qu´une chose : que les autres se plantent.


Sur mon deuxième film j´ai été parfaitement respectée par tout le monde, équipe technique et acteurs. Tout le monde a assuré. Certains qui n´avaient jamais travaillé avec moi ont d´ailleurs été épatés. Car ils étaient venus avec l´idée que je n´étais qu´un produit commercial.


Quand ils ont vu que je m´occupais de tout, quelques personnes me l´ont avoué et m´ont complimentée.
Meilleur du X

Quel est ton actu en ce moment ?
Ovidie

J´ai quasiment terminé mon livre (un essai politique sur le féminisme et la pornographie)
Mon deuxième film, Lilith, sort en vidéo en novembre 2001 chez Marc Dorcel Prod.


Un film plus "classique", Le pornographe, réalisé par Bertrand Bonello, avec Jean-pierre Léaud, Jérémie Régnier, Dominique Blanc, et moi-même, sort en salle le 3 octobre 2001.


Je viens de terminer des tournages en tant qu´actrice chez Marc Dorcel et Lucy vidéo.
Meilleur du X

Quels conseils donnerais-tu à des jeunes désireux de se lancer dans le X ?
Ovidie

Pour les jeunes femmes ou les couples, il suffit de prendre contact avec des maisons de production (les adresses sont très faciles à trouver: il suffit de regarder sur les jaquettes de cassettes ou D.V.D ou sur les pages de publicité) et d´obtenir un rendez-vous ou d´envoyer des photos (pas de photos hard!) avec une sorte de lettre de motivation (pourquoi vouloir faire du X, est-ce que vous avez conscience du poids social, etc...)


Pour les hommes, à moins d´être diaboliquement beau et d´avoir un pouvoir de maîtrise de son sexe hors norme, c´est même pas la peine d´essayer, sauf peut-être chez les toutes petites boîtes amatrices. La taille du sexe n´a pas d´importance. Inutile d´écrire que vous avez une bite énorme, on s´en fout !


Il faut savoir messieurs que vous êtes un sacré paquet à vouloir faire du X. Sachez que ce n´est pas du tout ce que vous croyez. Il y a très peu d´acteurs pro en Europe par rapport au nombre d´actrices. Car un acteur qui "fonctionne" est une denrée rare.



C´est un métier très difficile qui demande un sacré contrôle de son corps. Une scène hard dure des heures, est tout le temps coupée, et ne se déroule pas dans des conditions très "sexuelles". Il ne faut pas compter sur l´actrice pour bander. Ni sur le réalisateur qui râle.


Si vous ne bandez pas, toute l´équipe technique va vous en vouloir parce qu´elle prend du retard ou qu´elle voudrait rentrez chez elle se coucher. Un acteur qui ne bande pas peut saboter plusieurs heures sur une journée de travail, ce qui coûte très cher à la production.
Meilleur du X

Penses-tu que l´Internet est un formidable vecteur pour te faire connaître davantage ? Tu reçois des lettres de fans ? Que te demandent-ils ?
Ovidie

Mon site est 100% gratuit, ce qui n´est pas courant pour un site de "pornstar". Je préfère prendre de l´argent aux maisons de production plutôt qu´aux fans. L´inconvénient d´un site gratuit, c´est que c´est moi qui le fait. Vu que je suis pas webmaster, le graphisme n´est pas ce qu´il y a de plus moderne.


Et je n´ai pas beaucoup de temps à lui consacrer pour les updates. Mais bon, c´est un moyen de pouvoir être contactée par des fans où des gens qui s´intéressent à mon travail. Je lis personnellement tous les courriers. J´en reçois en moyenne une vingtaine par jours (ce qui explique le aussi le temps que je prends pour y répondre!


Car si je pars quatre jours en tournage ou autre, ça veut dire qu´à mon retour il y a 80 messages qui m´attendent!!! (J´ai actuellement plusieurs centaines de lettres en attente!)


Les lettres sont toujours encourageantes. Mais par pitié: arrêtez de me proposer de devenir webmaster de mon site!!! Même gratuitement! Et arrêtez de me demander pourquoi je fais ce métier! J´y répond dans toutes les interviews et dans toutes les émissions télé!


Mon site me permet aussi de faire passer des idées en dehors du porno ( féminisme pro-sexe, etc.)
Meilleur du X

Quand tu as annoncé ton métier à ta famille, comment l´a-t-elle pris?
Ovidie

La première réaction de mes parents a été l´inquiétude, à cause de toutes les conneries que les médias racontent sur le porno. Ils ont vite été rassurés lorsque je leur ai dit comment fonctionne mon univers de travail. Ils savent que je ne suis pas le genre de fille irresponsable. En plus je ne corresponds pas aux clichés de l´actrice porno véhiculés par ceux qui sont contre nous:


Je ne peux pas faire ça pour la drogue parce que je suis straight-edge (je ne bois pas d´alcool, je ne fume pas, je suis "vegan" (végétalienne), je ne prends aucune drogue, etc...


Je ne manquais pas d´argent.
J´étais socialement "intégrée" (bonne étudiante en philosophie), classe moyenne.


Je n´étais pas en manque d´amour, j´étais en train de me marier.


Je n´avais subi aucun traumatisme dans mon enfance.


Donc ils ont calmé leur inquiétude, et ils acceptent ce que je fais. Ils n´ont pas honte. Ils préfèrent avoir une fille de cinéma pornographique heureuse, qu´une prof de philo malheureuse.
Meilleur du X

Peux-tu nous dire quel a été ton meilleur souvenir de tournage ? Et le pire pendant qu´on y est ?
Ovidie

Mon pire souvenir a été la seule fois de ma carrière où j´ai pleuré (en cachette) sur un tournage : c´était sur XYZ de Broot. J´estime avoir était trahie, on a abusé de mon amitié.


Mon meilleur, j´en ai plein. Ca a été toutes les fois où j´ai ri aux larmes (peut-être des dizaines de fois). Parfois on vit de sacrées aventures sur les tournages. Surtout lorsque les tournages se font "à l´arrachée"!
Meilleur du X

Pour finir, une question plus délicate peut être : pour être actrice de X, faut-il aimer le fric et le sexe ? surtout le sexe, ou surtout le fric ?
Ovidie

Ni l´un ni l´autre. Il ne faut surtout pas que le fric ou le sexe soient les seules motivations. Parce que prendre son pied sur un tournage n´est pour la plupart des actrices professionnelles pas une chose courante (ça me fait toujours rigoler d´entendre des actrices jouer aux chaudes lors d´interviews et de les voir grogner sur les tournages de scènes hard).


En plus d´une cinquantaine de scènes hard, je n´ai jamais eu d´orgasme. Les fois où j´ai trouvé la situation très agréable, en général parce que j´avais un bon feeling avec l´acteur ou l´actrice, se comptent sur les doigts de la main. J´ai vu plein de filles arriver dans ce métier parce qu´elles étaient échangistes qui ont fini par se "ranger".


En revanche, il faut avoir beaucoup de respect pour son corps et sa sexualité pour faire ce métier. Et il faut aimer l´idée de donner du plaisir aux spectateurs. Je pense qu´il y a des gens que l´on rend heureux le temps d´une scène ou d´un film.


Une actrice ne gagne pas tant que ça (à part pour les tchèques ou les hongroises où c´est différent). Comme dans le cinéma "classique", il y a d´ énormes décalages de cachets selon la notoriété de l´actrice. Beaucoup de filles font des shows parce que ça rapporte plus que les films (et qu´on ne passe pas tout notre temps à tourner! parfois les rôles se font rares!).


Je ne fait pas de show, et en ce qui me concerne je ne suis pas spécialement riche, même si mes cachets sont conséquents. Mais c´est vrai que c´est agréable de vivre correctement en travaillant dans un domaine qui me passionne. Je suis payée pour vivre mon "trip". C´est un avantage.
Meilleur du X

Merci et à bientôt… J´espère :o))
Max

http://www.ecranlarge.com/interview-134.php

Interview : Ovidie
Enceinte de sept mois, Ovidie a eu la gentillesse de nous accorder un entretien pour nous parler de sa dernière réalisation sortie chez Marc Dorcel, 1ères expériences. L'auteur du mémorable livre Porno manifesto fait à nouveau preuve de multiples talents et conforte, malgré ses dires, sa position d'artiste résolument dans l'air du temps.

Pourquoi avoir fait un gonzo après tes premières réalisations, Orgie en noir et Lilith ?
Ce n’est pas un gonzo !

Alors qu’est-ce qu’un gonzo ?!
C’est un film, si on peut appeler ça un film, dont le centre principal est le sexe, les gens baisent, point barre. Je suis un peu vexée si 1ères expériences est qualifié de gonzo car derrière, il y a un véritable travail sur le cadrage, le montage, la musique aussi… Même si le scénario est absent, il y a un concept qui est de montrer comment des filles sont réellement dans la vie. Je parlerais plus de clips, en fait.

Je ne voulais surtout pas te vexer, pardonnes mon ignorance dans ce domaine ! Surtout que j’ai été sensible au travail dont tu parles, que je trouve très réussi et envoûtant.
Je rajouterai qu’il est trop soft pour être un gonzo. Les amateurs du genre attendent du vrai hard. 1ères expériences n’aurait pas été considéré comme soft en 2001 quand j’avais réalisé Orgie en noir, mais aujourd’hui il l’est.

Continuer avec Dorcel, une évidence ?
Je l’ai produit moi-même et après, la question du distributeur s’est posée. Il n’y en a pas des masses en France pour sortir ce genre de produits : Dorcel, Colmax et Blue One. J’ai choisi Dorcel parce que malgré certains désaccords que nous avons pu avoir, il est le premier à m’avoir fait confiance à l’époque pour Orgie en noir. Son réseau de distribution est le meilleur est il peut vendre à l’étranger. Je précise que je ne touche pas de royalties mais il me paraît naturel de vouloir une bonne carrière pour mon œuvre.

Tu ne touches pas de royalties même en étant productrice ?
Non, une fois que les droits sont vendus, tu ne touches plus rien. Seul le milieu porno fonctionne avec ce système, depuis toujours.

Quel est le budget ?
Je n’ai pas calculé exactement avec les charges sociales à payer mais il est extrêmement inférieur à celui que j’avais pour mes deux premiers films, autour de 100 000 euros. Cette fois, nous étions une équipe technique de quatre ou cinq personnes, j’ai fait le cadre… J’ai pris mon temps et apporté un soin particulier au montage dont je me suis occupée seule, la nuit, parce que je suis insomniaque. Pendant ce temps, mon amoureux, musicien, jouait dans l’autre pièce quelques morceaux d’électro – il y a quatre morceaux de lui dans 1éres expériences. Le tournage a été long, il s’est étalé, avec des pauses, de juin à août. Il m’est arrivé de monter simultanément et j’ai même retourné des scènes.

Par exemple ?
Autant ne pas les citer, mais des jeunes filles m’avaient fait une scène minable, je ne pouvais pas la garder telle quelle. C’est le risque avec des comédiennes inexpérimentées. Quand j’ai proposé ce concept, des personnes m’ont dit « Génial, on va enfin voir de nouvelles têtes ! » Le problème est qu’on ne peut pas demander à des débutantes des scènes très hard, je leur ai dit de faire ce dont elles avaient envie.

D’où viennent-elles ?
Elles m’ont pratiquement toutes contacté d’elles-mêmes, comme la jeune fille dans les bois ou les deux à la fin dans le bar. Il s’est rapidement su dans le milieu gothique que je recherchais des filles. Je n’ai pas fait de casting et c’est pour cela que certaines n’étaient pas aussi à l’aise que je l’attendais. Quand je les ai rencontré, je ne savais même pas à quoi elles ressemblaient. Je les ai briefées pour leur faire comprendre dans quoi elles allaient mettre les pieds, les répercussions que cela pourrait avoir sur leur entourage, etc…

Dans un entretien passionnant avec Michela Marzano (éditions Autrement), tu dis être « coupée » de la réalité sociale : « Mes deux seuls points de repère sont la matière et la loi de mon pays. Disons que je garde les pieds sur terre, parce que je reste complètement consciente de tout ce qui se passe autour de moi et de ce que les gens peuvent éprouver. (…) On n’a pas à accepter que quelqu’un d’autre puisse décider de ce qu’on doit faire de son corps et de sa sexualité. Chacun en dispose comme il le veut. D’autant plus que, quand on est actrice porno, et contrairement à l’opinion commune, on ne vend pas son corps. On vend une image. On vend le droit d’utilisation de sa propre image. » Le porno t’a encore plus éloigné de cette réalité sociale ?
C’est un choix libéré de ma part. Depuis toujours, j’ai eu un nombre d’ami assez restreint, mais il est vrai que depuis que je fais ce métier et que la notoriété est arrivée, les pots de colle sont apparus, donc je prends encore plus de recul. Jamais tu ne me verras aux soirées People. En plus, je n’aime pas la fumée de cigarette ! Je suis mieux chez moi à écrire, avec mon homme ou un voire deux amis. Quand tu te fais régulièrement insulter dehors, tu deviens méfiante.

Tu te fais souvent insulter ?
Oui, on doit me traiter de salope une fois par semaine. J’ai tout essayé : maquillée, pas maquillée, coiffée différemment, en jogging, avec ou sans piercing… Et c’est de pire en pire depuis que je suis enceinte alors que je pensais que ça pourrait calmer. Je me fais aussi draguer sans arrêt. Ils ne s’imaginent pas une seconde que je suis à des kilomètres de penser au sexe en ce moment. Je commence à y être habituée. Avant, je marchais très vite dans la rue, maintenant, moins. J’ai remarqué aussi que les mecs ne m’emmerdent jamais quand ils sont seuls. Pourtant, je ne suis pas dans le Bronx, je vis à Neuilly ! Depuis quelques mois, je ne vais carrément plus à Paris, je n’ai pas la force en ce moment de mettre une baffe à un mec ! (Rire.) Heureusement, 90% du temps, les gens sont gentils avec moi, mais quand tu accumules les insultes sur une longue période, c’est trop. J’ai peur pour l’avenir, quand j’irai chercher mon enfant à l’école… Peu de comédiennes connues dans le X sont devenues mères… Tabatha Cash, elle, avait choisir de partir à l’étranger. Je me suis posé la question, j’ai songé à m’installer à Copenhague ou Vienne.


Tu as ouvert un centre de consultations en sexologie ?
Depuis décembre 2004. C’est dans un sex-shop féminin, fermé aux hommes seuls. On y vend des objets féminins qui sortent de l’ordinaire. J’apprends aussi à des femmes ou des couples à développer leur sexualité sur des points bien précis. Nous n’abordons que les problèmes féminins, tels que le vaginisme, la recherche du point G… Le centre marche de manière confidentielle, nous n’avons pas une grande clientèle mais la vente par correspondance marche très bien. (www.sexshopfeminin.com)

Revenons au cinéma. Qu’est-ce qui te plaît aujourd’hui dans le X ?
Rien. (Rire.)

Tu es lassée ?
Il n’y a plus rien d’intéressant, je trouve. Mes préférés sont ceux des années 70. Aujourd’hui, ils sont trop irréels, trop hard… Je n’aime plus les films américains, toutes les filles ressemblent à Paris Hilton ou Britney Spears…

Les films de B. Root sont plus écrits que la moyenne, tu es fan ?
Je ne les considère pas non plus comme intellos mais c’est vrai qu’il fait un effort et que ses films sont au-dessus de la moyenne. Mais le problème de Jean (John en VF, Ndlr.) est le même que le mien : il est has-been !


Tu te considères comme has-been ?
Oui ! Je pourrais rajouter Yannick Perrin au club… Il est l’une des rares personnes que je vois du milieu, et je déjeunais avec lui l’autre jour. Nous rigolions en nous disant que nous étions de vieux cons dans le métier alors que nous avons commencé dans la deuxième moitié des années 90 ! Aujourd’hui le public ne veut plus voir de vrais films travaillés, ils veulent du gonzo. Le matériel porno a remplacé le cinéma porno, que je trouve moribond de 2001 à 2004 et carrément mort depuis un an.

Aujourd’hui, il te serait impossible de réaliser à nouveau Orgie en noir ?
Ce n’est plus concevable, en tout cas, en Europe, il n’y a plus assez d’argent. Même aux États-Unis, il n’y en a quasiment plus.

Ecrit par : Georgia Rachel | 15 septembre 2006

Je pense que Georgia Rachel exagère un peu. Certes, Ovidie est titulaire d'un DEUG de philosophie, mais je doute fort qu'elle soit agrégée !!!
Mais sait-on jamais !!!

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ovidie

Ecrit par : Ashton | 15 septembre 2006

pour les profs d'anglais ici
http://www.discogs.com/image/A-24046-001.jpg
http://www.thomasdolby.com/
http://en.wikipedia.org/wiki/Thomas_Dolby
THE DEVIL IS AN ENGLISHMAN
A poet walks amongst the Gods
But jealous men have pulled me down
Now exiled in a foreign land
I coax my demons into life
While people cross themselves and say
The Devil is an Englishman

Beelzebub in human form
I mingle with the noblemen
Young girls fall pleading at my feet
As I defile them one by one
Devouring half of London Town
The Devil is an Englishman

A nest of tiny scorpions
Are breeding in my cranium
Poet Laureate of hell
The Devil is an Englishman

In yet a hundred years from now
As leeches suck upon the flesh
For those who trek beyond the grave
This dark demented soul lives on
The Devil is an Englishman

Ecrit par : Georgia Rachel | 15 septembre 2006

Bonjour à toutes et à tous !

Bon ben j'en viens aux news rapidement parce que là je suis overbookée: pour moi tout se passe super bien pour l'instant, un patron en or et franchement je ne suis pas prête de changer pour bien longtemps. D'autant plus qu'en Moselle, les plans sociaux font la une des journaux sans arrêt...

Je suis plus un chargé de com, va-t-on dire puisque je m'occupe de toute la partie évènementiel pour commencer, relations publiques et comm interne : à savoir l'organisation des AGO ou AGEO, conseils de surveillance, conseils d'administration, les réunions du bureau de l'assos, séminaires, portes ouvertes, colloques scientifiques, conférences, visites d'usine, visites de ministres ou autres personnalités politiques et VIP, cocktails, réceptions, conférences de presse, relations avec les journalistes, journal d'entreprise, site web, intranet, certification ISO du pôle, marketing direct (téléphonique), prospection d'entreprises pour développer l'activité du pôle, présentation, labellisation, montage et suivi de projets de recherche avec les enseignants chercheurs et industriels et bien sûr tout le suivi quotidien de l'association (compta et suivi de budget, mailings, courriers, invitations etc).

En fait l'activité du pôle de compétitivité consiste à faire travailler les collectivités territoriales, l'Etat, les chercheurs universitaires et les industriels ensemble dans l'objectif de créer des clusters de recherche (comme la Silicon Valley) et projets en entreprises à haute valeur ajoutée et ce pour créer des emplois. Nous travaillons donc en réseau et ma foi il faut dynamiser et développer tout cela.

C'est aussi une structure qui a vu le jour très récemment donc tout est à faire, il faut concevoir une organisation structurée, rigoureuse et efficace : beaucoup de challenges en perspective ! beaucoup de stress et de pression aussi avec un rythme de travail quasi de folie, je suis tout le temps sur le pont même les we de temps à autres (les AGO c'est 500 personnes mini et on compte en rassembler 1000 à moyen terme) excepté celui-ci dieu merci car j'ai commencé sur les chapeaux de roues avec un séminaire pour 50 personnes environ...

Voili voilou sinon je me sens comme un poisson dans l'eau à METZ, maintenant espérons que ça dure car les débuts sont toujours beaux... Mais bon très bon démarrage donc il n'y pas de raison à ce que ça "déraille"...

Pour les propositions dans la partie cahiers de doléances j'essayerai de placer qques propos judicieuses dès ce soir....

A+++

SW

Nota : Pour ceux qui désirent en savoir plus sur le pôle de compétititivité MIPI-ARCELOR, (ce message est notamment adressé aux enseignants chercheurs) merci de me laisser un mail à l'adresse suivante : [email protected].

Je ne manquerai pas de vous répondre avec un grand enthousiasme !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 16 septembre 2006

ah arcelor former USINOR
ou mon père à flinguée sa santé
pour nourrir sa famille
qui est mort trop tôt
Claude P. 19 octobre 1930-6 janvier 1987
à qui je rendshommâge
comme à tous les ouvriers d'usinor Denain
partis trop tôt, tous bien avant la 60taine
et assassinée du temps du sinistre président Francis Mer
qui fut ministre.....
et quant on chargée de comm
on décrit les sigles !
Moi, diplomée de supinfocom, Valenciennes 1991
Ecole supérieure d'informatique, de communication

Ecrit par : Georgia Rachel | 16 septembre 2006

Que lisez-vous en ce moment, les uns et les autres ?
JPB

En toute franchise et j'ai assez honte de dire mais je lis un livre que je pensais être à sensassion : Sexus politicus...
En fait, c'est nul, il me tombe des mains et il n'y a aucune révélation.
Je vais le vendre sur Ebay rapidement.
Autrement, je lis un Simenon à temps perdu ( recueil de 3 romans : j'aime beaucoup Simenon pour l'atmosphère ) et enfin, un peu plus sérieux (Maupassant : Une vie ) que je ne connaissais pas.

Ecrit par : Olivier | 16 septembre 2006

Après avoir découvert Richard Millet au travers de "Le goût des femmes laides", je viens de dévorer "L'art du bref".
Un rythme et une atmosphère très intéressants dans ses livres. Essayez.

Ecrit par : Colomba | 16 septembre 2006

LECTURE
J'ai 110 ans, (76 passés sur terre et 34 dans l'outre-monde). Je vous recommande Joris-Karl Huysmans, surtout :
(Là-Bas, 1891) : Durtal exprime aussi l'évolution que connaît Huysmans ; cette étape satanique, où se mêlent occultisme et sensualité ...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Joris-Karl_Huysmans

En fait, puisque je suis mort depuis 1972, je puis vous assurer que contrairement à ce que croyait Huysmans, le diable (avec un grand D et une longue queue) n'existe pas. Cependant les esprits malveillants et maléfiques du bas astral, eux, existent bel et bien !!!

Vous pouvez télécharger la traduction de Là-bas en anglais, mais non la version originale française :

http://www.gutenberg.org/files/14323/14323-8.txt

En voici un extrait :

CHAPTER I
"You believe pretty thoroughly in these things, or you wouldn't abandon the eternal triangle and the other stock subjects of the modern novelists to write the story of Gilles de Rais," and after a silence Des Hermies added, "I do not object to the latrine; hospital; and workshop vocabulary of naturalism. For one thing, the subject matter requires some such diction. Again, Zola, in L'Assommoir, has shown that a heavy-handed artist can slap words together hit-or-miss and give an effect of tremendous power. I do not really care how the naturalists maltreat language, but I do strenuously object to the earthiness of their ideas. They have made our literature the incarnation of materialism--and they glorify the democracy of art!

Ecrit par : Henri (1896 - 1972) | 16 septembre 2006

Pour Olivier :

pour des raisons médicales, la lecture m'est strictement interdite, car j'ai echappée tres recemment à la cécité, ceci à cause du diabète de type 2, dont je suis atteinte. et je tiens à protéger mes yeux.

dailleurs, il faudrait que les littéraires soutiennent VERITABLEMENT les audio-livres, en encourageant ce don si précieux, qu'est le don de sa voix

la lecture demeure un loisir relativement cher, il y a aussi l'éducation, donner envie aux gens de lire !

j'aimerai de vraies émissions literraires pour tous et non pas en destination des bobos delanoeistes !!!!

comme décrit dans la chanson de Renaud, les bobos

pour ma vie, mon etat de santé, ne me permet plus de travailler car gravement altérée par mon diabète de type 2 et gravement handicapée par la polynévrite diabétique qui atteint mes pieds, et fait que je souffre violamment et en permanence de mes pieds

avec aucun traitement humain et valable à l'horizon

prendre un bain relève du port de croix du Christ ! car l'eau exacerbe mes douleurs

je ne peux plus ni faire de vélo, ni aller à la piscine, je ne peux plus faire de sport normalement, donc pour son image de soit, cela en fout un coup.........et de constater sur le plan privé de la lâcheté des hommes à détester à fréquenter des femmes malades......

dire qu j'existe est plut honnête, que de dire que je vis..........car quand la douleur vous mort et taraude et vous emêche de vivre comme vous le souhaitez, VOUS NE VIVEZ PAS PLEINEMENT.

alors quand je vois des jeunes de banlieue en santé ne rien faire de leur vie se plaindre, ou des gens en bonne santé ne rien faire de leur vie, cela me fait hérisser le poil de la hargne !!!!!!

alors que plein d'enfants handicapés ou malades souhaient évoluer, et aussi des adultes et de voir qu'aucun ne veut les aider et leur tendre la main

je suis frontalière de la Belgique, véritable récéptacle de nos 'déchèts' humains qu représente les handicapés mentaux et moteurs, et nos vieux

car la france n'aime pas ses vieux et malades

vive la belgique,aussi en avance poue l'éducation et la médecine

et je vous ferais la prochaine fois un réel bilan objectif, et honteux de l'éducation nationale et des enfants et jeunes adultes étudiants malades et handicapés, sous l'indifférence de l'éducation nationale et de ses "représentants"....

Ecrit par : Georgia Rachel | 16 septembre 2006

Georgia Rachel, puisqu'il était question de voix hier et je pensais venir poster justement un commentaire concernant le don de voix. je suis ravie que vous en parliez et je viens appuyer votre appel. En effet il y a un besoin de voix pour les bibliothèques sonores ...et croyez moi c'est un vrai plaisir que de lire à haute voix pour quelqu'un in the Blindness...
avec un bon logiciel d'enregistrement , on peut tous les jours consacrer un peu de son temps à enregistrer quelques pages...
il y a deux ans, j'ai bien cru perdre la vue , et croyez moi à ce moment là on réalise combien une voix est précieuse...fort heureusement , ma plongée dans le noir n'a été que de courte durée et sans aucune conséquence...Aujourd'hui je lis à haute voix devant mon ordi , micro ouvert.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 septembre 2006

m'a plongée..pardon.......

il ya sans doute une bibliothèque sonore près de chez vous et on a aucune obligation de quantité...un livre supplémentaire est un trésor inestimable pour ces bibliothèques!
c'est aussi un excellent moyen pour les insomniaques de ne pas subir la nuit blanche mais d'en tirer profit pour autrui...

Merci Georgia vous me donnez encore plus envie de lire à haute voix.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 septembre 2006

Les films de cette apparemment célèbre Ovidie sont-ils libres de droits ?
Je pourrais faire de « l'analyse d'images » avec mes classes de garçons en fin d'après-midi. On ferait dans l'innovant et le citoyen, ptêt qu'on aurait des subventions ?
Je serais alors un « facilitateur » cher aux pédagogos.

Ecrit par : LaRiba | 16 septembre 2006

Une saloperie le diabète, Georgia Rachel! Les chiennes diabétiques ne peuvent plus avoir leur cycle car dans la période qui suit les chaleurs elles ne répondent plus à l'insuline. Pour leur donner une espérance de vie normale nous sommes obligés de les stériliser sino tous les six mois c'est le yoyo de la glycémie pendant deux mois avec acido-cétose et coma diabétique à la clef, une vraie galère... Les chiens ont un énorme avantage sur l'homme car les firmes d'aliments ont mis au point des aliments spécifiquement destinés aux diabétiques canins et félins qui, tout en régulant leur poids, régule leur glycémie par un apport judicieux de fibres, sucres lents, protides et lipides: une vraie bénédiction pour eux et nous. De ce fait l'espérance de vie du diabétique devient égale à celle de l'individu normal si son maître veut bien se plier à cette discipline alimentaire.

Ecrit par : dobolino | 16 septembre 2006

J'ai 2 livres en route :
- Les désarois d'un jeune instit de Kévin André (Pour continuer à m'énerver contre cette pauvre E.N. !!!)
- Il n'y a pas de hasards (La place des coïncidences dans le roman de notre vie) de Robert Hopcke

Nous venons de recevoir les préconisations pédagogiques en technologie en collège ...
... pour parfaire les démarches d'investigation et derésolution de problèmes ... projets menés en référence à des pratiques sociales de production de bien ou de service observables dans l'environnement des élèves ... et j'en passe !!!

Sylviane, c'est ta dernière année, chouette !

Ecrit par : Sylviane | 16 septembre 2006

The fish-faced inspector
bellowed with obscene laughter.
And the blonde pupil,
tittering down at him, half shocked and half delighted,
wriggled her neat little bum.

ORWELL [ adapted :-) ]

Ecrit par : André | 17 septembre 2006

MADAME MONCE: ‘SALOPE! SALOPE! How many times have I told you not to squash bugs on the wallpaper? Do you think you’ve bought the hotel, eh? Why can’t you throw them out of the window like everyone else? PUTAIN! SALOPE!’
Orwell too

Ecrit par : D'Enguell | 17 septembre 2006

'AH, L'AMOUR, L'AMOUR! AH, QUE LES FEMMES M'ONT TUE! Alas, MESSIEURS
ET DAMES, women have been my ruin, beyond all hope my ruin. At twenty-two I
am utterly worn out and finished. But what things I have learned, what
abysses of wisdom have I not plumbed! How great a thing it is to have
acquired the true wisdom, to have become in the highest sense of the word a
civilized man, to have become RAFFINE, VICIEUX,' etc. etc.

'MESSIEURS ET DAFFIES, I perceive that you are sad. AH, MAIS LA VIE
EST BELLE--you must not be sad. Be more gay, I beseech you!

Orwell always

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 17 septembre 2006

Patricia, j'ose espérer que votre féminisme ne s'est point offusqué de ces insultes grossières qu'Orwell met dans la bouche de ses personnages...
Mais vous auraient-elles réveillée par delà la frontière entre bleu et grisaille ? :))

Ecrit par : D'Enguell | 17 septembre 2006

Non rassurez vous D'Enguell...
j'aurais pu ajouter:

THE WOMAN ON THE THIRD FLOOR: 'VACHE!'
mais j'ai préféré cette autre extrait
car entre bleu et grisaille La vie est belle et pleine de surprise!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 17 septembre 2006

'Tis Pity She's A Whore, John Ford :

The play is about an incestuous relationship between an INSPECTOR of SCHOOLS and HIS sister, a PUPIL (25 years younger), Giovanni and Annabella. The play is set in Parma, Italy and in typical Jacobean Tragedy style, most of the characters die at the end. Annabella's pregnancy is discovered after she is forced to marry one of her suitors, Soranzo. However he finds out about her pregnancy and when he learns, through the arts of his lying Spanish servant Vasques that the father is her brother, he vows to kill them both during a banquet that is being held for the wedding. Learning of Soranzo's plans, Giovanni pre-emptively kills Annabella and removes her heart. He presents the heart on the end of a dagger to Soranzo and goes on to confess his crimes. Vasques attacks Giovanni himself and then orders the Banditti to attack Giovanni. Before Giovanni, dies, he manages to deal Soranzo a fatal blow. Running along side this main story line are many sub plots, including adultery and deceit. John Ford explores the way in which the women are treated in this play, throughout the men take a dominant role. Also corrupt clergymen are attacked in the person of the greedy cardinal.

'Tis Pity She's A Whore was written by John Ford (exact date unknown) was originally performed between 1623 and 1631 and published in 1633.

Ecrit par : Ashton (I'm NOT a whore) | 17 septembre 2006

cet autre...décidément je n'arrête plus , je vais reprendre des cours d'orthographe...
Orwell et maintenant Ford ,en VO on va encore nous reprocher de pratiquer l'exclusion...je crois qu'on va avoir droit à un dimanche "version anglaise" ...;)):)))

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 17 septembre 2006

Bon, maintenant, c'est la page Souvenir, que me veux-tu qui ne veut plus s'afficher. Je venais juste d'essayer de répondre à D'Enguell. Ca va peut-être revenir...
Je voulais aussi parler des enfants qui apprennent à lire seuls. Mon fils a appris à quatre ans, il profitait du moment où nous étions occupés par notre élevage de chèvres (bon, ouais, c'était au début des années 80, logique non, l'élevage de chèvres en Haute-Provence ?) pour regarder l'émission "Les chiffres et les lettres", de temps en temps nous le voyions débouler comme une fusée dans la salle de traite pour nous dire : "Papa, maman, vous savez pas ? Un P et un A, eh ben ça fait PA, mais, si tu mets un N, eh ben ça fait PAN. Bon j'y retourne, ils ont dû finir de compter leurs trucs." Donc, apparemment apprentissage alphabétique. A d'autres moments, il me demandait de lui écrire des mots, des phrases qu'il se relisait ensuite. Donc, plutôt global.
Le déclic de la lecture courante, c'était au début octobre, pour ses cinq ans, son grand-père lui a envoyé "Crin Blanc" et il m'a dit "Ce livre-là, je veux le lire tout seul, il a passé une demi-heure sur la première page (déchiffrage lettre à lettre), puis un quart d'heure le lendemain sur la seconde (déchiffrage syllabe à syllabe), le lendemain, il m'a lu couramment le texte de la troisième et quatrième page, il savait lire... mais pas écrire ! Il était en classe unique, j'ai demandé à son maître de lui faire faire un CP, celui-ci n'a pas voulu, il a donc fait une Section Enfantine (l'équivalent de la GS) où il s'occupait comme il pouvait en écoutant les "grands" faire le "KINESKI". L'année d'après, on l'a casé au CE1, il ne savait toujours pas écrire et lisait puis nous récitait des encyclopédies pour pré adolescents sur le système solaire et la mythologie grecque. Il aura 28 ans au mois d'octobre, il écrit comme un chat, sans une seule faute d'orthographe depuis l'âge de 7 ans (bon allez, une de temps en temps), n'a aucun diplôme et a lu une bonne moitié des ouvrages de la médiathèque départementale voisine ("Mais pas les classiques, hein, ils m'ont trop fait ch... au bahut"... Je ne lui dirai pas que lorsqu'il était en 4°, je lui avais suggéré innocemment d'aller poser à son prof de français la question qu'il m'avait posé sur l'Acte ..., scène ... de l'Avare qu'il me récitait par coeur, et que celui-ci l'a rembarré en lui disant qu'il n'avait qu'à écouter en cours et se contenter d'apprendre par coeur ce qu'on lui demandait d'apprendre...).

Ecrit par : catmano | 17 septembre 2006

Bonjour Catmano, oui des bugs partout aujourd'hui!
Bon début de dimanche à tous...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 17 septembre 2006

Le blog a des ratés, aujourd'hui. Ça vient peut-être du serveur. Sinon, j'avertirai les autorités…

Lariba, l'idée de faire étudier Ovidie en classe est excelelbte, d'un point de vue pédagogique. Puis, pour complaire aux tenants d'un savoir un peu plus rigoureux que les aventures gymnastiques de cette jeune femme qui a de si jolis piercings (il faut se tenir au courant de tout, que vpulez-vous) vous leur feriez découvrir le sens profond des Instituteurs immoraux (autrement appelé la Philoisophie dans le booudoir) — sans leur imposer de lecture, bien sûr, tout en travaux pratiques…
Ils ont quel âge, les vôtres ? les miens sont majeurs, et ce genre de plaisanterie pourrait passer…
Tiens, Pendariès, une mienne collègue, l'année dernière, avait eu l'imprudence de demander à ses BTS Productique — un peu lourds, ces charmant garçons — quel "sujet de société" ils voulaient qu'elle traite. Et, comme les vôtres, ils ont répondu en chœur : "Le sexe!" Désemparée, elle a couru demander l'avis de ses ami(e)s, qui tous ensemble lui ont conseillé de s'adresser à Brighelli — c'est une spécialisation seconde, chez moi, après ou à côté de la littérature.
Eh bien, je l'ai fait, dans un silence de cathédrale, pendant une heure. Avec planches et textes à l'appui (fresque de Pompéi, miniatures persanes et estampes japonaises, rien que du cul très turel).
JPB, qui repart au travail bien vite…

Ecrit par : brighelli | 17 septembre 2006

Pendariès, si toutefois vous lisez JPB aujourd'hui, j'en profite pour vous dire que je vous ai répondu hier, au sujet de votre neveu, mais pas sur Cahier de doléances qui ne fonctionnait plus, je crois que c'est sur Souvenir que me veux-tu ? qui ne fonctionne plus aujourd'hui... Vous me direz si vous avez trouvé, j'ai une copie. On arrivera bien à trouver encore une page qui s'ouvre.

Ecrit par : catmano | 17 septembre 2006

Pendariès, si toutefois vous lisez JPB aujourd'hui, j'en profite pour vous dire que je vous ai répondu hier, au sujet de votre neveu, mais pas sur Cahier de doléances qui ne fonctionnait plus, je crois que c'est sur Souvenir que me veux-tu ? qui ne fonctionne plus aujourd'hui... Vous me direz si vous avez trouvé, sinon j'ai une copie. On arrivera bien à trouver encore une page qui s'ouvre.

Ecrit par : catmano | 17 septembre 2006

Instructif, JPB.
Le comité d’éducation à la santé de mon lycée avait mis en place des séances d’information sur la sexualité : les plus gênés étaient les garçons ayant la plus grande gueule.

Je ne pars pas travailler : ce sont mes élèves qui construisent leur savoir, je n'ai donc rien à faire, je suis toujours frais comme une rose. Je sens que cette semaine je vais organiser dix débats en classe, au moins ;-)

Ecrit par : LaRiba | 17 septembre 2006

A vos charmants élèves, faites étudier la chanson des Frères Jacques, Les Fesses! Ou Justine ou les Malheurs de la Vertu avec lecture à voix haute debout au tableau des passages les plus hard... J'aimerais voir la couleur de leurs joues durant cet exercice... travail en maths sur le nombre 3*13, produit de deux nombres premiers. Envoyez-moi là-bas! Après les plaisanteries de corps de garde j'ai appris à ne jamais rougir et à dire les pires horreurs d'un ton très scientifique. Bizutage de prépa: se planter devant une vieille dame et lui réciter: fallusse-t-il que je le susse pour que je le vis ... J'ai oublié la suite. Après les paillardes à savoir chanter en accueil première année "Charlotte et sa carotte"; "La digue du cul" , ça reviendrait vite je leur fais une année entière de cours toutes matières confondues et le premier qui rougit: deux heures de colle!

Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2006

Je proppose que nous intercédions tous en choeur pour demander au ministre de promouvoir notre JPB au rang de grand chevalier des arts et lettres ès sexe et cul-turel...
En atelier expression écrite et oral si vous voulez avoir un peu de boulot sur la planche, vous devriez proposer à tous vos aniconètes d'écrire les phylactères et autres commentaires "bullesques" autour des illustrations du Kamasutra...
Méfiez vous LaRiba si vous êtes frais comme une rose vous risquez le défleurement...

Bonaprès midi à tous...
et il semble effectivement que ce soit le serveur qui pour le coup rougit et entraîne les balbutiements qui nous prive partiellement de la jouissance totale du blog...

Brouillard sur Paris...merci d'avance au gens du sud pour le soleil et je vais aller fermer les yeux pour hûmer un peu de bonne terre provencal:))

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 17 septembre 2006

Catmano, rien ne s'ouvre, pas même les portes du paradis (alors couillu ou pas couillou le pape Bien-dit VI, à propos de l'Islam?). Je ne peux lire votre post alors; mais vous remercie déjà pour vos conseils non-lus.
Bon mon mal de gorge était dû à un virus qui a donné une pharyngite et une otite carapinées (mes hommages à Ashton et la femme oeuf Ovidie): je regarde le beau soleil allongé sur le canapé, avec les antibiotiques dans mon sang.
Ca ne sera pas pour demain, m'sieur JPB.

Ecrit par : Pendariès | 17 septembre 2006

Bon, je le recolle ici. Soignez-vous bien. Entre malades, il faut bien s'entraider.

Pendariès. Je commence en essayant de faire très court. Si un point ou l'autre vous intéresse ou intéresse votre frère et sa compagne, je pourrai développer ensuite.
1) langage écrit ("lecture") : donner à l'enfant l'habitude d'écouter une histoire pour la comprendre. Les maîtresses de maternelle ont souvent tendance à lire tout le texte sans interruptions et considèrent qu'un enfant qui comate, le pouce dans la bouche et les yeux dans le vague, écoute. Elles ont aussi tendance soit à lire une seule fois l'histoire soit à les faire "bosser" six à sept semaines sur le même album. (J'ai enfin compris hier en voyant mes petits GS de 5 ans s'écarter du bac à albums de littérature jeunesse pourquoi depuis trois ans les enfants qui arrivent dans ma classe se comportent ainsi à chaque séance de choix d'un livre à emporter à la maison : les albums de littérature jeunesse sont devenus les pensums des enfants de 2 à 6 ans...)
2) graphisme : acheter à l'enfant un grand cahier 24x32 et une boîte de feutres moyens de bonne qualité. Le faire dessiner et commenter ses dessins, d'abord par des mots puis si ce qu'il dessine est clairement compréhensible, l'encourager à "raconter son dessin" : "Oui, on voit, il y un bonhomme, une maison, ... Mais que se passe-t-il ? Raconte-moi et je l'écrirai dessous, comme ça demain ou un autre jour, nous nous en rappellerons..." Petit à petit, exiger des dessins de plus en plus fignolés, de mieux en mieux coloriés, repris, retravaillés (de façon à le préparer à une exigence envers lui-même, un travail long, une expression écrite claire, fournie, précise). Souvent les maîtresses de maternelle ont surtout tendance à travailler des techniques issues de l'art contemporain (type la boîte avec du rouge) et laissent complètement de côté le tout bête dessin.
3) Le "Pourquoi ?", le "Comment ?" et le "A quoi ça sert ?" : Accompagner, précéder l'enfant dans ses découvertes, lui expliquer (brièvement) où on va, pourquoi on fait comme ça, comment ça marche, à quoi ça sert... L'intéresser à ce qu'il voit, à ce qu'il entend... Les maîtresses ayant tendance à arriver avec une "MAGNIFIQUE SEQUENCE" qu'elles mettent en place, font se dérouler et rangent dans leur placard pour l'année prochaine sans se préoccuper un instant de l'intérêt qu'elles suscitent ou ne suscitent pas chez les enfants. Et c'est ainsi que vous voyez arriver en LEP des gosses complètement "destroy" qui ont fréquenté l'école depuis l'âge de deux ou trois ans sans jamais comprendre pourquoi on les avait fait monter dans cette galère... (Une petite phrase que j'avais relevée dans l'émission Meirieu / JPB, phrase de Meirieu bien entendu : "Le collège unique a réussi à faire entrer dans l'école tous les enfants mais pour le moment il n'a pas encore réussi à leur donner le succès dans l'école..." C'est cité de mémoire.)
Voilà, ça c'est la version courte... si l'on peut dire. Il y a une version longue. Je l'ai envoyée à JPB, mais il paraît que c'est un peu ch... .
J'spère que ce malheureux additif de quelques malaheureuses lignes envoyées par une instit en pleine bronchite ne va pas tout faire bugger...

Ecrit par : catmano | 17 septembre 2006

Je suis contrit de republier ici ce qui n'apparaît plus sur Souvenir, mais Cat, j'ai vraiment besoin de vous ;)

Catmano, c'est à la très avisée directrice que je m'adresse :
sachant que le ministre a, dans les yeux a, demandé au corps des inspecteurs de vérifier que l'attaque de la lecture soit effectuée à l'aide d'une méthode à départ syllabique, sachant que ma moitié, décharge de directeur, et inspectable tantôt, doit se conformer à son "directeur" avec Ribamabelle bleue pour les filles..., comment peut-elle faire pour faire carrière honorable ?

"Tous les efforts de la violence ne peuvent affaiblir la vérité, et ne servent qu'à la relever davantage. Toutes les lumières de la vérité ne peuvent rien pour arrêter la violence, et ne font que l'irriter encore plus."
Blaise

Et Dobolino, je vous avais entreprise avant cette folie douce qui rappelle les effluves de Thimoty Leary, pape aussi couillu, de la beat generation...
Dobolino, quelques instants pour vous secouer les cadènes ;)
Aviez-vous remarqué comme les sacrées étaient si proches des lombaires, que leurs vibrations mugissaient dans les cervicales, relayées par la "spinal chord", image d'Epinal subliminale, subluminique pépinière d'épinière... reliant le cloaque au siège de l'âme :))))))
Vos hydrates de carbone pour freiner le transit, pas bon pour les victoires à la Pyrrhus, dont vous usâtes souvent, qui les font passer pour icelles à la pyruvate, pétrole ultime des cellules, quoique avec votre génome ambigu, votre métabolisme doit sans doute être fondé sur le Silicium plutôt que le Carbone.
Et moins facile à cloner, n'en déplaise à Raël, Ronéo typé Juliette. (Clin d'œil à antibio-Pendariès)

Ecrit par : D'Enguell | 17 septembre 2006

Pendariès , je n'y crois pas, vous n'irez pas dans la classe de JPB demain !!!!et moi qui voulais vous demander de bien vouloir lui faire un bisou(en tout bien tout honneur je vous rassure) pour moi...bon alors je lui envoie par le blog mais c'est moins drôle , vous auriez peut-être eu le plaisir de le voir rougir.......
Excusez moi JPB c'est juste une fanfaronnade de l'espiègle du fond de classe...
le brouillard à des effets étranges parfois...si si Toto essayez c'est mieux que la fum-ette ...:)))
vous savez un de ces effets dit "synesthétiques" quand la sensation exacerbe les sens....
et aujourd'hui c'est un peu tristounet sur le blog, on s'y sent bien seul...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 17 septembre 2006

Bonjour D'Enguell ou plutôt rebonjour... J'avais répondu là aussi, mais sur Souvenir, et je n'avais pas fait de sauvegarde...
De mémoire, je vous rajoutais deux "sachant que...", un concernant le fait que les IEN ne devaient pas vraiment être convaincus par une émission même pas en prime time et qu'ils avaient sans doute beaucoup de mal à revenir sur trente ans minimum de formation Charmeux/Foucambert et que, du coup, ils garderaient leurs bonnes habitudes de se garder le directeur dans la poche plutôt que la simple "décharge" (c'est qu'un directeur, c'est rare de nos jours, alors ça se soigne...) et l'autre concernait le peu de chance de voir un syndicat aider une enseignante emm... par son directeur (et éventuellement son IEN) parce qu'elle souhaite suivre les consignes de son ministre.
Je proposais ensuite que votre épouse propose à son directeur d'organiser le jour où elle le décharge (si c'est une demi-décharge, ce sera moins facile...) un "atelier de conscience phonologique" pendant les moments de lecture arguant le fait que les enfants garderaient ainsi leur "référent adulte" dans Ribambelle et qu'elle ne risquerait pas d'interférer maladroitement dans sa pédagogie. Elle devrait pouvoir le convaincre de l'utilité d'exercices techniques et systématisés en complément du travail de confrontation des hypothèses qu'il continuerait lui à mener avec le groupe-classe (j'ai tiré cette phrase de "apprendre à lire, pas si simple" rédigé par tout un tas de syndicats et associations en réponse au dépliant de De Robien). Peut-être peut-elle pousser la lèche (en tout bien tout honneur, j'entends) jusqu'à lui démontrer à quel point cette idée lumineuse va lui permettre de se décharger de la partie "sans intérêt" de l'apprentissage de la lecture que nous impose le ministre...
Voilà, c'est tout, en tout cas, la preuve est faite, dans l'Education Nationale, nous avons bien, nous aussi, nos "Roumpo cadèno".

Ecrit par : catmano | 17 septembre 2006

Catmano, vos propos sont aussi rafraîchissants que votre humour est en milliers de nuances (sans doute un effet de la gouache aux mille visages) que vous nous faîtes trop rarement miroiter... ;)
Merci infiniment pour cette ligne de bonne conduite, je vous tiendrai au courant de ses effets, si le blog existe encore !
Hasta siempre !

P.S. Quelqu'un, le maître sans doute, avait parlé ici des expériences de Milgram, sur l'autorité permettant la libération des pulsions (reprises dans I comme Icare de Verneuil).
Je constate avec sourire que le plus grand nombre y souscrit, et les familles nombreuses ne sont finalement pas le repoussoir qu'elles paraîssent :)))

Ecrit par : D'Enguell | 17 septembre 2006

Bonjour D'Enguell! Après cette journée sang et boue (Patricia le soleil provençal est aujourd'hui larmoyant), je ne comprends rien de rien à vos vertébraux(vertébreux?) propos.
Donc, revenant de ma journée sanglante ET boueuse, je m'estivèle sur ma couche quand ma charmante fille se pointe me proposant, sans doute pour me stimuler, de me réciter son résumé d'histoire (classe de cinquième). Je cite une phrase qui me remua quelque peu:" la diffusion du christianisme est assurée par les apôtres et confortée par la résurrection" Glurp:
1° je suis certaine de l'envoyer au collège laïque et non à l'Immaculée Conception à Carpentras? Dont acte
2° J'ignorais totalement que les dernières recherches historiques aient admis la résurrection du christ comme un fait historique avéré...
On en apprend tous les jours en ce bas mondeet on en avale des couleuvres. Vive le rat chantant
Vous me croirez si vous voulez mais ce matin ils étaient au sanglier et, après le détour chez le véto qui fait partie de la fête au même titre que l'espéliage et le pastis, ces fous repartaient au chevreuil.

Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2006

Catmano, elle ne craint plus « degun » !

Les jours d'inspection, des copains instits s'amusaient à glisser un certain nombre de proverbes choisis à l'avance pendant l'entretien. Le climat était bien meilleur !
Difficulté : ils devaient s'empêcher d'avoir le fou rire.

Ecrit par : LaRiba | 17 septembre 2006

Dobolino, non seulement la résurrection est quelque peu contestée (lire toutefois sur le sujet le très beau roman de D.H. Lawrence, l'Homme qui était mort, où le Christ explique à ses disciples éberlués que c'est à leur tour d'en baver, et à lui de se payer du bon temps avec les pépées — chez Gallimard dans la collection l'Imaginaire), mais le rôle des apôtres, si tant est qu'ils aient existé (tout comme celle du Christ, leur existence est probablement symbolique, ils synthétisent divers dissidents de sectes juives du Ier siècle), est très marginal. Les Evangiles n'ont pas été écrits par eux, puisque le premier apparu remonte à 70 ans après la mort dudit Christ ("Vite, un clou, je glisse…"). Le vrai diffuseur du christianisme est Paul, le gnome de Dieu, comme l'appelle Onfray (voir l'incontournable Traité d'athéologie, en attendant mon dernier petit pâté — c'est ainsi que Voltaire appelait ses contes…). Un cinglé de première. L'histoire du voile obligatoire vient de lui : il pensait que la chevelure était un prolongement de la toison pubienne — on se demande quelle femme il avait vu — la femme à barbe, certainement (cf. Première aux Corinthiens).
JPB, qui vient de finir le Crétin III, et qui décompresse. Ici, grand vent et grand beau temps, ça lave la tête après deux jours de clavier.

Ecrit par : brighelli | 17 septembre 2006

Ah, si la tramontane est déjà levée, ça veut dire que le mistral ne va plus tarder. Voilà une nouvelle qu'elle est bonne, presque aussi bonne que l'annonce du Crétin III. Dob, je t'envoie les 1 et 2 demain, je suis déchargée de classe toute la journée.

Ecrit par : catmano | 17 septembre 2006

Je viens de lire votre post à mes enfants, JPB: mon fils s'est bien marré(il est sorti de la crise de foi de ses douze ans qui lui coûta si cher), ma fille s'en fout car elle a déjà eu deux cours sur le christianisme aujourd'hui par des mécréants et regarde je ne sais quelle fadaise sur le petit écran. Ca a l'air complètement nul! De toute façon, quand un prof dit quelque chose vaut mieux que le mome l'apprenne par coeur et que les parents s'écrasent. On explique notre point de vue mais on souligne le fait qu'il ne faut pas en faire état auprès de l'enseignant. Depuis que mon fils s'est fait explosé parce que, passionné par Bismark, il avait eu le malheur de faire état en classe du cours magistral dispensé par son célèbre grand père nous avons tous appris que verve méridionnale ou pas vaut mieux s'écraser. De ce fait je suis pour les examens anonymes, nationaux et écrits: pas de délit de sale gueule!
Pierre a bien retenu le "un clou, vite, je glisse " et il est certain que demain dès l'aube elle fera le tour du lycée.. Ici il n'y a pas de mistral ni vent du sud... Pour les apôtres j'avais pas osé me prononcer mais Saint Paul c'est une sacrée P...(whore?) pour nous les femmes

Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2006

Catmano t'es une feignante. Tu devrais demander à Pendariès de te faire parvenir un double de son ordonnance, ça pourrait coller avec ta symptomatologie... Faudrait que j'aille bosser un peu ma théorie car D'Enguell m'insulte à coups de cycle de Krebs et si mon quotidien en est peuplé, y'a beau temps que les étapes de ce phénomène fondamental sont passées au fond de ma corne d'Ammon.

Ecrit par : dobolino | 17 septembre 2006

Je ne suis pas une feignante, c'est mon ministre de tutelle qui a décidé de donner deux jours de décharge par an aux directeurs d'école à deux et trois classes pour faire leur paperasse et publicrelationner avec les parents d'élèves et les municipalités. Et comme je dois aller à la poste pour envoyer ce P...de B... de S... de Projet d'Ecole à mes frais, la mairie ne m'ayant donné que des timbres à pas cher, j'en profiterai... Si j'arrive à me libérer pendant les quelques minutes par jour où le Service Public Postal nous octroie encore une dame des postes...

Ecrit par : catmano | 17 septembre 2006

PS : Quand j'étais petite, enfin en début de carrière, les écoles publiques et leurs instituteurs bénéficiaient la franchise postale pour leurs courriers à leur administration de tutelle. Mais c'était "avant"...

Ecrit par : catmano | 17 septembre 2006

"la diffusion du christianisme est assurée par les apôtres et confortée par la résurrection"
dobolino
Chère amie, permettez-moi une hypothèse moins tirée par les cheveux (les voiles bon dieu, mettez les voiles...) que "airborne pour pas encore nés", mais le résumé du cours de fille n'était-t-il point : " la diffusion du christianisme est assurée par les apôtres réconfortés par la résurrection ?
Par ailleurs, le rat chantant dont vous parlâtes a-t-il à voir avec Amon-Ra dont vous vous affublez (affabulez) de la corne ?
Parce que là, il y a de l'abus plus que de l'abscons...

J'arrête pour ce soir de vous casser les métatarses, surtout après Saint Paul, et s'il est le gnome de Dieu, vous êtes le gnomon des hôtes de ces bois :)

Ecrit par : D'Enguell | 17 septembre 2006

"(...)L'histoire du voile obligatoire vient de lui : il pensait que la chevelure était un prolongement de la toison pubienne — on se demande quelle femme il avait vu — la femme à barbe, certainement (cf. Première aux Corinthiens).(...)"

ça fuse ce soir sur le blog!
je retiens ces mots JPB ils m'interpellent car je me demande si ils ont influencé où du moins qu'elle rapprochement on peut faire avec le port de la perruque et du foulard par la femme hassidim...

D'Enguell très bon le "réconfortés" car c'est sans nul doute cette pseudo ressurection anhilant la plus grande de nos saintes trouilles qui a conduit à tant de "bêtise"...
à cette quête du "graal" que ne nous fera-t-elle pas faire...:));)

il est une thèse qui semble mettre en évidence que le coup porté au flanc aurait "sauvé " la vie du crucifié ... mais,de là a en penser qu' il y avait peut-être un dieu ce jour là....

bon on attends la sortie de crétin III maintenant ...
Bon j'ai encore une petite lecture à faire, la nuit sera peut-être moins blanche...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 17 septembre 2006

quel rapprochement , j'avais une autre formulation en tête ...décidément

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 17 septembre 2006

Autrefois, on ne pouvait imaginer un pauvre continuer après le certificat d'études...
Des pages ne s'affichent pas... Je voulais écrire dans doléances.
Ou dans blague? (je ne sais pas trop...),
Voilà: il existe une nouvelle loi en faveur de l'intégration scolaire (vous n'êtes peut-être pas au courant?) et on essaie de mettre en place les nouveaux dispositifs un peu partout, ce qui a parfois des conséquences étranges: des enfants scolarisés l'an dernier ont été renvoyés chez eux le jour de la rentrée et sont " en attente " jusqu'à maintenant.
Attente, angoisse, famille désorganisée, paperasse, coups de fil, déplacements...
De très nombreux drames se jouent... bien loin de vos querelles et préoccupations.

Autre chose:
Savez-vous que des enfants autistes apprennent à lire seul et à compter bien avant le CP? Qu'il arrive qu'ils soient en échec en maths et en français ensuite? Ou simplement en échec de communication , pas d compréhension.
Parfois, il suffirait qu'un prof accepte d'entendre (des parents?) ce qu'il ne peut pas inventer! Exemple: " notre fils a un fonctionnement visuel".... pour répondre à quelqu'un qui semblait se marrer des différences de ce type dans le fonctionnement cognitif .
Et on peut se marrer ou ignorer beaucoup d'autres différences.
Que les parents fassent donc classe à la maison dans ces cas-là!
Ben oui! ça arrive. Ceux qui ont le niveau, ceux qui ont le temps, ceux qui ont de l'argent!!!

Je crois pouvoir dire aussi qu'il existe assez fréquemment dans les SEGPA ,des enfants autistes ou TED intelligents dont "on n'a rien pu faire "en primaire.

Bonne continuation, je ne faisais que passer.
Marielle

Ecrit par : Marielle | 18 septembre 2006

je suis un peu fatiguée et triste ce soir et je n'ai pasété très clair...
il m'a toujours semblé troublant que les muslmane porte le foulard comme les juifs ultra orthodoxe les femmes (aujourd'hui surtout les )Hassidim lubavitch doivent porter le foulard mais elles lui ont préféré la perruque d'allure moins paysanne et cela a conduit au port combiné de la perruque associé au foulard notamment chez les plus ultra les Haredim et je me demande qui est à l'origine de quoi et quelles sont les véritables motifs qui ont conduit à ce qu'on trouve se port de foulard en particulier dans ses deux religions...
en indonésie il est des temples hindouistes où (je parle d'il y a20 ans ...comme le temps passe)pour les visiter il fallait mettre un voile...et en Italie (je ne sais pas si ça se pratique encore) il était demandé aux femmes à l'entrée des églises de mettre un foulard......
j'ai dévié du sujet mais vos propos JPB m'ont conduite à ses réflexions sur ce petit bout de chiffon.....mythique et signe d'une appartenance parfois à un certain milieu ...c'est fou quand même ce qu'un carré de tissus peut faire couler d'encre!

bref , je poste...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 18 septembre 2006

Bon je n'avais pas relu comme d'hab mais là ça dépasse l'entendement alors je corrige... voilà ce que c'est que de faire deux choses à la fois... alors voici de nouveau mon post sans les fautes(celles que j'ai vues du moins)... vraiment vivement lundi...
et je m'auto note à -100 ...j'ai vraiment besoin de retrouver le sommeil... Expliquez moi comment on peut perdre son orthographe à ce point svp

je suis un peu fatiguée et triste ce soir et je n'ai pas été très claire...
il m'a toujours semblé troublant que les musulmanes portent le foulard comme les juifs ultra orthodoxes car les femmes juives(aujourd'hui surtout les Hassidim lubavitch )doivent porter le foulard....mais elles lui ont préféré la perruque d'allure moins paysanne et cela a conduit au port combiné de la perruque associé au foulard notamment chez les plus ultras, les Haredim .
et je me demande qui est à l'origine de quoi et quels sont les véritables motifs qui ont conduit à ce qu'on trouve ce port de foulard en particulier dans ces deux religions...
en Indonésie il est des temples hindouistes où (je parle d'il y a20 ans ...comme le temps passe)pour les visiter il fallait mettre un voile...et en Italie (je ne sais pas si ça se pratique encore) il était demandé aux femmes à l'entrée des églises de mettre un foulard......
j'ai dévié du sujet mais vos propos JPB m'ont conduite à ses réflexions sur ce petit bout de chiffon.....mythique et signe d'une appartenance parfois à un certain milieu ...c'est fou quand même ce qu'un carré de tissus peut faire couler d'encre!

bref , je poste... et j'aurais pas du sans relire...

quant à prendre le voile , ça assurément j'en suis très loin...je ne l'ai même pas fait pour me marier...là encore on le trouve ce bout de tulle...alors qu'est ce qui est à l'origine du fait que la femme doit se voiler ainsi?

Par contre je me voile de honte d'avoir osé poster un commentaire sans fil et troué de fautes...
Comme dit mon fils je dois avoir un bug... il explique dans son langage très personnel qu'il n'arrive pas à parler correctement car il a un bug dans son disque dur et qu'il faut qu'on lui mette de nouveaux cd et charger des meilleurs programmes pour réparer(on peut avoir de l'humour à 5 ans )...et bien mon disque dur ce soir il a du avoir un sacré bug!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 18 septembre 2006

et petite précision avant qu'on ne me reprenne...j'ai volontairement écrit ressurection mais j'ai oublié d'ajouter un tiret et un mot et dans la phrase, il faut lire ress(ç)urection-resurrection..

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 18 septembre 2006

Comme je le remarque souvent, ce sont souvent ceux qui ne croient pas en DIEU qui en parle le plus.
Je ne cherche pas à défendre celui qui est le centre de ma Vie parce que j'ai du mal à expliquer cela ( ca se passe dans le coeur) et d'ailleurs, on pourrait l'insulter et le combattre que cela ne changerait rien pour moi.
La mort de Jésus ( fait averé pour le coup ) n'était elle prophétique sur ce point ?
Olivier

Ecrit par : Olivier | 18 septembre 2006

Merci Catmano, je fais un copier-coller de votre message et l'envoie à ma belle-soeur.

A propos de Paul, il y a une scène très drôle dans le Neropolis de H. Monteilhet: Pierre et Paul sont dans les coins d'aisance romains (qui, lieux publics, étaient, pour le coup, l'endroit des conférences, des échanges verbaux - on déféquait tout en philosophant ou vice versa...), et H. B. de décrire les longs pets et les crottes moelleux de Pierre, et ceux de Paul, secs, courts, avec des selles rondes et dures comme des crottes de lapin. J'avais 14 ans, je m'en souviens encore.
Les blagues sur la religion m'ont toujours fait rire, j'en fais circuler moi-même; et comme, en tant que croyant (mais furieux contre les Eglises), je ne me sens pas supérieur (à cause/grâce à ma foi) aux mécréants, aux relapses, et autres damnés ;-) j'espère que ces derniers ne regardent pas de haut celles et ceux qui ont, d'après eux, le malheur de croire en l'Espérance. Sinon, l'athéisme militant devient aussi con que les excités de la crosse, du lobby anti-porc et du shakra.

Ecrit par : Pendariès | 18 septembre 2006

Tout le monde s'est bien amusé sur la religion chrétienne mais mon problème reste entier. J'envoie mes enfants à l'école LAIQUE et je sais que je ne peux aller voir un professeur qui enseigne comme faits historiques des croyances religieuses. Dans un mois ou deux, ce professeur va enseigner à ma fille et ses camarades Mahomet et l'Islam. Quel message va passer? J'en frémis d'avance. L'an dernier en sixième, ils ont étudié avec un autre prof parfaitement laïque les religions de l'Antiquité et le judaïsme d'une façon parfaitement laïque avec une nette différence entre les faits assurément historiques et les mythes; l'amalgame restait possible pour un élève distrait mais sans qu'on puisse le reprocher à l'enseignant. De même, les livres utilisés sont peu tendancieux et rien ne choque à la lecture les agnostiques, athées et croyants de toutes obédiences pour peu que ces derniers ne soient pas des fanatiques.
Je n'ai aucun recours contre les enseignements de ce professeur et je ne vois que ce qui arrive sous forme écrite à la maison. Que se dit-il en classe? Que se passe-t-il pour les enfants qui n'ont pas chez eux d'esprits plus ou moins critiques impliqués dans l'éducation intellectuelle de leur progéniture?

Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2006

L'enseignant professe-t-il vraiment cela ou explique-t-il la foi chrétienne? Car c'est le motif même de la Résurrection qui est le fondement de cette religion - on ne peut pas faire l'impasse sur cela: si l'on veut décrire cette foi. Décrire et non pas militer pour. Comme, devant mes élèves de LEP, je leur dis que Mahomet a été ravi au ciel sur un cheval ailé.

Ecrit par : Pendariès | 18 septembre 2006

Enseigner le fait religieux n'empeche nullement de dispenser un peu de culture religieuse. Les gosses sont aussi ignares sur ce point.

Ecrit par : Pendariès | 18 septembre 2006

Bonjour,
Fidèle participante des Choralies de Vaison la Romaine lesquelles ont lieu tous les trois ans dans une atmosphère chaleureuse dans tous les sens du terme : on chante, on écoute les autres chanter, ces autres qui viennent du monde entier ,et on flâne. Un jour , en flânant dans une librairie , je suis tombée sur une carte postale ressemblant étrangement à la description de Pendariès. On y voyait des gens installés dans les latrines communes et profitant de la rencontre pour discuter avec animation , sauf le constipé endormi dans son coin, et un chien, beaucoup trop concentré sur ses efforts pour s'intégrer au groupe. C'est sérieux et vital évidemment.

Je suis en train de lire " Erasme" de Stefan Zweig, collection "Les cahiers rouges" chez Grasset. Admirable leçon contre le fanatisme sous toutes ses formes : religieux, national ou philosohique. Ce n'est pas le récit linéaire d'une vie mais la mise en lumière d'un idéal de tolérance.
l'ouvrage a été publié en 1935 quand l'écrivain exilé à Londres voyait justement le fanatisme submerger l'Europe.

Pour Christophe Sibille je signale que le site des Cenelles, ensemble choral d'Epernay a été revu et complété.

Bonne journée à tous.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 18 septembre 2006

De toute apparence, l'enfant étant très studieuse et très participante en classe, le résumé a été dicté pour être appris par coeur (objectifs orthographe et mémorisation) et n'a pas fait l'objet d'un cours très détaillé. Il aurait suffi de dicter "et conforté par la croyance en la résurrection" et le tour était joué.

Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2006

C'est curieux, Hélène, je lis pour l'heure Le Monde d'Hier de Zweig, souvenirs d'un européen...

Dobolino, c'est dur, mais pensez à tous ces pays où la culture dominante ne laisse même pas place à une réflexion sur la Religion de l'Autre... Profitez déjà d'ici ;)

Ecrit par : D'Enguell | 18 septembre 2006

Bonjour à tous,
attention les fautes( je vais essayer) je n'ai pas beaucoup dormi de nouveau et je profite de la récré juste après la pause déjeuner...
Dobolino, Il serait effectivement intéressant de savoir comment cet enseignant va aborder les autres religions...
personnellement je pense qu'il est important d'aborder ces questions en histoire et malheureusement l'objectivité dans l'approche pédagogique n'est pas toujours là ( et vous avez raison Dobolino de venir le dire ici)...Ne faudrait-il pas envisager de proposer aux élèves un tableau comparitif entre les différentes religions qui sont les fondements des civilisations...De nombreux enfants découvrant l'Égypte, la Rome où la Grèce antiques sont fascinés ils n'en deviennnet pas pour autant des admirateurs d'Osiris ni de Zeus... car cela ne suscite pas les passions de la foi mais des crises de "foie"
mais on ne se plaindra pas qu'ils deviennent épicuriens
tout comme on ne blamera pas les demoiselles de fondre pour un bel Apollon...
il y a pire que d'être dionysiaque ou apollonien...
trêve de boutade...
restons vigilant sur ce point je vous rejoins Dobolino, l'école Laïque ne devrait pas être le siège de telles passions... et j'ose espérer que tous les enseignants ne sont pas comme celui de votre fille...
Bonjour D'Enguell!
amusant nous sommes tous dans la lecture deZweig...j'enregistrais il y a peu "Brûlant secret"
beaucoup de bugs encore aujourd'hui...grrrrrrr...Arachnée nous jouerait-elle un vilain tour?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 18 septembre 2006

Dans un état laïque et souverain (?), il reste pour devoir aux fonctionnaires de ne pas répondre aux provocations... Sauf de temps en temps. J'appelle cela une soupape de sûreté, et de mes vœux l'appelle. Et je préfère ça au règne du Pape, ou à celui de Vidocq.

Ecrit par : D'Enguell | 18 septembre 2006

Bonsoir Patricia,
Vous évoquez Dionysos. Quand il s'impose en classe il convient d'affronter au mieux la situation.
Voilà :c'était le 23 novembre 1990. J'avais cours avec une classe de première et j'avançais dans mon groupement de textes intutulé "Voyage et poésie" chez les poètes des 19° et 20° siècles. En entrant dans la salle à 13 h 45 , je remarquai d'emblée une certaine agitation : les filles gloussaient, les garçons parlaient fort sauf un qui avait l'air de dormir, mais bon . Je les secoue un peu et la découverte du texte commence : un extrait de la "Prose du Transsibérien" de Blaise Cendrars. Bien sûr on remarque que les vers sont de longueurs différentes et on essaie d'étudier la métrique de cette poésie libre. Tout à coup l'élève" endormi " sort de sa léthargie : " Moi je, je ,je sais , hic, le train quand il, accélère, il va vite et il s'arrête pas, alors, hic, on a un vers long". Je commence à comprendre, garde mon calme et continue l'explication jusqu'à l'interclasse. Je m'installe au bureau pour remplir le cahier de textes tout en murmurant " Qu'est -ce qui passe aujourd'hui ?" Une élève charitable du premier rang me fournit alors l'explication : le délégué de classe a arrosé son élection au Conseil d'Etablissement (ou d'Admministration ) pour représenter tous les élèves du lycée. Dès 8 h en cours de maths, il a fait circuler des gobelets en plastique contenant du ratafia sous les tables ,chaque fois que le prof écrivait au tableau La dégustation a continué à la récré de 10 h et s'est prolongée pendant la pause de midi. Tout s'explique . Comme je n'ai pas envie de m'épuiser à travailler dans ces conditions, j'improvise une interrogation sur le texte en avisant que je ramasserai et noterai. Ouf ! A 16h je file au bureau du P roviseur-adjoint et raconte mon histoire. Il veut des noms et des preuves . Comme je n'ai pas de ballon révélateur dans mon cartable, je n'avais pas imaginé que cela pût se révéler nécessaire, je n'ai que ma bonne foi. De 16h à 18h, la collègue d'histoire-géo prend la relève dans une autre salle et je n'ai pas le temps de l'avertir. D'ailleurs , elle ne s'apercevra de rien car dans l'obscurité nécéssaire à la projection des diapositives la somnolence reprend ses droits.
Le ratafia est un breuvage délicieux composé de deux tiers de jus de raisin non fermenté et d'un tiers d'eau de vie. La boisson atteint donc au moins 15° et souvent plus. Tout dépend de l'eau de vie utilisée.
Rentrée chez moi, cette histoire me préoccupe et je ressasse les événements de la journée. Nous sommes le 23 novembre. Cette date me dit quelquechose . Souvenir que me veux-tu ? J'y suis, le 23 novembre, c'est l'extase de Blaise, Blaise Pascal qui reçoit la révélation divine. J'avais appris cela en première.
Ainsi , j'ai eu moi aussi une révélation en ce 23 novembre, la révélation d'une classe sous l'emprise de Dionysos.
suite au prochain numéro. Bonsoir.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 18 septembre 2006

Mon pote André, et le fantôme de son grand-père, ayant copié/collé des extraits d'auteurs anglais (avec parfois de petites modifications concernant des inspecteurs !!!), moi qui suis anglaise, j'insère ici le début du premier chapitre des Mystères de Paris, que vous pouvez lire et télécharger sur Internet.

Le tapis-franc..
Un tapis-franc, en argot de vol et de meurtre, signifie un estaminet ou un cabaret du plus bas étage.
Un repris de justice, qui, dans cette langue immonde, s'appelle un ogre, ou une femme de même dégradation, qui s'appelle une ogresse, tiennent ordinairement ces tavernes, hantées par le rebut de la population parisienne; forçats libérés, escrocs, voleurs, assassins y abondent.
Un crime a-t-il été commis, la police jette, si cela se peut dire, son filet dans cette fange; presque toujours elle y prend les coupables.
Ce début annonce au lecteur qu'il doit assister à de sinistres scènes; s'il y consent, il pénétrera dans des régions horribles, inconnues; des types hideux, effrayants, fourmilleront dans ces cloaques impurs comme les reptiles dans les marais.

http://www.gutenberg.org/files/18921/18921-h/18921-h.htm#I

Ecrit par : Ashley Tomkins | 18 septembre 2006

Dobolino, et les autres : l'enseignement du christianisme par ce prof suit les programmes officiels. Au collège les mythes doivent être enseignés comme des faits historiques !

De plus, extrait des programmes: « Il ne s’agit pas de surcharger et disperser l’étude en tentant de présenter les différents aspects de la civilisation du peuple hébreu… C’EST LE FAIT RELIGIEUX QUI EST CENTRAL… L’étude est abordée à partir de la bible. » Bible aussi en classe de français !

On retrouve ce prêchi-prêcha en 5e, en 2de où un XIIe siècle « citoyen » bien anachronique est censé avoir été une période d’œcuménisme et de tolérance, en terre d’Islam principalement !
On voit que ce « fait religieux » (keskséksa ?) qui ne passionne pas vraiment nos contemporains passionne nos pédagogos pondeurs de programmes !
Curieux groupe de pression, étranges alliances : idées de la gôche plus-rien, des cathos genre Meirieu, des barbus et des « Hommes blancs sangloteurs », que sais-je ? JPB nous livrera sa 4e de couverture !

En tout cas, en histoire depuis 10 ans au moins, les programmes n’ont plus rien de sérieux ! Et en géo c'est « sauvons la planète » mais n'apprenons pas de vraie géographie (voir Les programmes scolaires au piquet). Le « citoyennisme » a remplacé le côté plus scientifique des anciens programmes.

Ecrit par : LaRiba | 18 septembre 2006

Heureux, Hélène que vous ayez apprécié le texte de Brassens. Mon tempérament anar est ravi.

J'ai eu la révélation du « pouvoir du « jaune » sur de jeunes esprits, un jour avec une classe de 1re technique. Il sont revenus en retard bourrés et se sont battus dans la salle ! Super ambiance bacchique ! Petite remarque : il n'était que 10 h !
Avec des terminales nous avons goûté le beaujolais nouveau. La fin de journée est passée rapidement...
* Le jaune c'est le pastaga bien sûr.

Ecrit par : LaRiba | 18 septembre 2006

Bonour, voici la suite de Dionysos .
Quinze jours ont passé et le Dom Juan de Molière a succédé à Cendrars le bourlingueur. L' oeuvre accroche et j'ai des projets aller un peu plus loin dans l'exploitation du mythe. On verra.
En ce vendredi de décembre l'hiver est bien installé. Au premier rang une élève s'emmitoufle dans un gros pull. Studieuse et attentive, elle ne s'intègre pas à la classe, cette première d'adaptation composée d'une bonne proportion d'élèves de BEP complétée d'éléments venus d'horizons divers : une redoublant de S furieux de déchoir dans cette galère, quelques anciens de seconde dont le passage était tangent, et puis cette fille si attentive mais dont le regard trahit une anxiété certaine. Elle n'est pas à l'aise dans ce groupe hétérogène et se tient à l'écart des clans qui se sont constitués. Appelons la : Z. Notre amateur de ratafia , élu délégué des délégués pour son aptitude au baratin et sa bouille ronde et joviale ,n'a pas renouvelé sa distribution de gobelets bien remplis de ce breuvage champenois. La direction, n'ayant que des soupçons et aucune preuve véritable, lui a rappelé qu'il était passé de justesse en première d'adaptation. Comme beaucoup, il pourrait mieux faire mais ne travaille guère. Appelons le : R ( comme ratafia ) R donc a chaud. Il ouvre la fenêtre la plus proche de lui, dans le fond de la pièce, sans demander la permission. Je n'ai pas le temps de le lui faire observer que Z se lève sans un mot et va la refermer. Le cours continue. R ouvre de nouveau la fenêtre et Z la referme aussi vite. Sans me fâcher je demande si ce petit jeu va bientôt cesser. Z explose : " Si vous saviez , Madame, ils sont toujours après moi. Je retrouve des pelures d'oranges ou des serviettes pérodiques dégoûtantes dans mon sac. J'en ai marre moi, alors que je ne demande qu'à travailler. "Le redoublant de S intervient avec arrogance : "Oh, toi, avec tout ce qu'on sait sur toi , tu ferais mieux de la fermer" L'allusion m'intrigue . Je ne l'apprécie guère car celui qui la formule , c'est aussi celui qui commentait d'un voix pâteuse, entrecoupée de hoquets, la longueur des vers du poème de Cendrars. Je n'ai pas le temps de réagir. Z , saisit sa chaise et la lance de toutes ses forces vers le dernier rang. Et voilà, c'est arrivé. Je savais que ça existait, mais je ne l'avais pas encore vu. Ah , j'ai voulu quitter mon CDI pour devenir prof, me voilà servie. Je progresse dans mon apprentissage du métier. Que faire ? Surtout pas jouer les gros bras. Les miens sont maigres et je ne fais pas le poids, au sens propre s'entend. Il me reste le figuré. Que faire ? Je choisis de m'adresser à Z qui ne me semble pas en état de supporter cette atmosphère et lui demande si elle veut aller se calmer soit à l'infirmerie soit chez le Proviseur ,en étant accompagnée. Elle n'hésite pas une seconde " Chez le Proviseur, Madame, lui il sait et il comprend." Moi je ne comprends pas vraiment mais je ne vais pas tarder à être éclairée sur cet affrontement.
Le calme revient. Nous replongeons dans l'étude du grand seigneur méchant homme. Un quart d'heure plus tard, on frappe et Monsieur le Proviseur-adjoint fait son entrée. Il ne mâche pas ses mots ,d'une voix claire et forte ,et son accent méridional produit l'effet désiré. Tout le monde s'écrase et la journée de ce vendredi s'achève dans un silence pesant. Je ne suis pas renseignée pou autant.
Le lendemain, samedi, je m'arrange pour partir plus tôt certaine de pouvoir m'entretenir avec le Proviseur en personne cette fois. Il m'explique. Z est allée en prison pour une histoire de drogue et a décidé de s'en sortir. Il surveille son cas et se tient au courant de sa santé encore fragile . Il a confiance en elle, en moi, en toute l'équipe que je suis chargée de mettre au courant. Me voilà partie en cours . Z vient discrètement s'excuser pour son emportement . Je réponds tout aussi discrètement. Nous corrigeons un devoir. Tout à coup, on frappe . Le Proviseur entre . C'est reparti. La classe est sonnée par ce nouveau rappel à l'ordre. L'abcès est crevé.

Epilogue.
Deux ans plus tard, en plein mois d'août, je flâne sur le marché de la ville. Une voix m'appelle avec insistance. C'est R . Il demande des nouvelles du lycée. Je lui en donne et en retour m'informe sur ses études: "Je suis en IUT mais je ne suis pas à l'aise . C'était mieux au lycée, on était plus encadrés , plus suivis et puis... ne le prenez pas mal surtout, mais comment dire, vous vous cassiez la tête pour nous et nous n'en valions pas la peine" Je le remercie pour sa franchise que je reçois comme une marque de reconnaissance et j'ajoute :" vous vous souvenez de Z qui était en première avec vous : elle a eu son bac avec mention et continue son chemin" Il rougit un instant, hésite, me tend la main " Donnez bien le bonjour aux profs surtout " Et voilà, c'est ainsi que l'on reçoit des compliments . Longtemps après, sur un marché, un parking ou une brocante.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 19 septembre 2006

la TRADUCTION automatique, c'est de la MERDE


John Ford (baptisé avril 17, 1586 - c.1640 ?) étaient un dramaturge et un poèt de Caroline nés dans Ilsington au Devon en 1586. Ford est parti de la maison à l'étude à Londres, bien que des détails plus spécifiques soient peu clairs - seize-année-vieux John Ford du Devon a été admis à l'université d'Exeter, Oxford mars 26, 1601, mais c'était quand le dramaturge n'avait pas encore atteint son seizième anniversaire. Il a joint un établissement qui était une école de droit prestigieuse mais également un centre d'activité littéraire et dramatique - temple moyen. Un membre junior en avant en 1601 était le dramaturge John Marston. Il n'avait pas lieu jusqu'en 1606 que Ford a écrit à ses premiers travaux pour la publication. Au printemps il a été expulsé du temple moyen, dû à ses problèmes financiers, et à mémorial de la renommée et honore triomphant bientôt suivi. On a dit que les deux travaux ressemblent aux offres légèrement déguisées pour le patronage. En juin 1608 il a eu assez d'argent à réadmettre au temple moyen. Ford peut-être mieux est connu pitié de Tis pour jeu tragique 'qu'elle est une putain (1633) un drame de famille avec une ligne de parcelle de terrain d'inceste. Le titre du jeu a été souvent changé en annonçant de nouvelles productions, parfois désigné sous le nom simplement de "Giovanni et d'Annabella" - le jeu menant, frère-et-soeur incestueuse que characters.Shocking comme jeu est, il encore est largement considéré comme un morceau classique de drame anglais. Il était le dramaturge le plus significatif pendant le règne de Charles I. Comme la plupart de ses contemporains il a parfois collaboré avec d'autres dramaturges, y compris Thomas Dekker, John Webster, et William Rowley. Sien les jeux solos traitent invariablement des conflits entre la passion et la conscience individuelle et les lois et les morales de la société dans son ensemble.

Ecrit par : la TRADUCTION automatique, c\'est de la MERDE | 17 septembre 2006

En me baladant hier soir, j'ai trouvé:
http://blog.mendes-france.com/
le blog de Tristan Mendes-France petit fils du grand
y'a un peu de matière et d'humour

Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2006

Bonjour JPB, Toto, D'Enguel, Catmano, Patricia M., Sandra W., Christophe S. (mon "vieil ami" Christophe!!!) et tous les autres habitués... J'espère que tout le monde va bien et a passé de bonnes vacances!!! ;)

Je passais par là et cette note m'a beaucoup amusé... Donc, comme tout blogueur plus ou moins assidu, je vai essayer de donner une suggestion de réponse objective à cette note.

1- Je pense qu'en effet, le français est doté d'un ego démesuré, qu'il conserve d'une Histoire plus ou moins prestigieuse (selon les avis!) mais dont seuls ses ancêtres ont pu être acteurs, et non lui, ce qui ne lui procure pas forcément la légitimité de cet ego

2- Les blogs sont une forme, à mon avis, de voyeurisme sur la société, et le voyeurisme, dans une société "décadente" a une légère tendance à se développer!!! Donc, il se developpe en France aussi, puisque notre pays se "casse la gueule" gentillement!

3- Le Français aime à dire ce qu'il pense, à donner son avis sur la situation, et à proposer ses solutions (peut-être pour passer un jour à la postérité, qui sait??? Du style:"Cette idée là, je l'ai eue bien avant lui et ça à marcher!!! j'avais donc raison!")

4- Comme notre Histoire contemporaine ne permet pas de légitimer notre ego démesuré, nous cherchons peut-être à nous faire remarquer par des moyens plus contemporains également pour essayer d'en "gagner" un peu, par le biais de brillantes idées ou propositions faites à la société via les interlocuteurs "anonymes" qui se trouvent derrière modems, ecrans et claviers

5- Ce qui amène forcément à une remarque, peut-être le français n'est-il plus aussi courageux qu'avant et préfère débattre derrière le rideau WEB plutot que face à un auditoire réel et physique, de peur d'être seul à avoir les idées qu'il a et de paraitre officellement et physiquement ridicule et reconnaissable!!!!

6- Peut-être le français en a-t-il marre de parler dans le vide à des gens qui ne l'écoutent pas (eh oui, l'ego génère, à mon avis, l'individualisme!), et décide de s'adresser, via les blogs, à des personnes qui réagiront, car elles sont aussi présentent sur ces blogs pour celà!!!

7- Et enfin, par purs narcissisme et vanité personnelle... Il est tellement agréable de pouvoir laisser une trace écrite de soi, pouvoir se relire de temps en temps, savoir que les autres le font aussi (nous relire!), voir son pseudo en signature et se dire: "ça, c'est de moi!!!", etc... On a comme une sensation de devenir/se sentir connu qui permet de mousser un peu... Finallement, c'est en quelque sorte de "l'auto-flâterie"... ...saine ou malsaine, se n'ai pas à moi de juger, chacun choisira en fonction de son point de vue!!!

Voilà ma réponse, en reconnaissant volontiers que je fais sans aucun doute partie d'un peu toutes les catégories... ...et j'ose l'avouer sans honte, ce que peut-être d'autres ne feront pas!!!! ;)

Bon, je vous laisse en vous disans à bientot!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 08 octobre 2006

Désolé pour les fautes... en voici 2 que j'ai vues... ...je vous laisse corriger celles que vous trouverez en lisant!!!
se => CE
disans => DISANT

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 08 octobre 2006

Aux chiottes les marxistes qui gangrènent l'éducation nationale. Voici le programme de Philippe de Villiers pour l'école. EXCELLENT.
http://www.pourlafrance.fr/

Prolongement de la famille, l’école est un rouage essentiel du redressement national. Après quarante ans d’expériences éducatives et pédagogiques excentriques, farfelues, voire idéologiques, il convient de la recentrer sur ses missions premières : transmission des savoirs, promotion du civisme, rayonnement de la culture nationale.
Recentrer l’école sur ses missions premières, c’est remettre en vigueur l’autorité des maîtres.
42 - Remettre en vigueur l’autorité des maîtres, c’est cesser de les considérer comme des animateurs sociaux.
• Supprimer les IUFM, qui ôtent toute autorité aux professeurs en les transformant en «gentils organisateurs», et les remplacer par des instituts de formation d’un haut niveau d’exigence.
43 - Remettre en vigueur l’autorité des maîtres, c’est engager l’école sur la voie du mérite et de l’effort.
• Instaurer un système de notation strict et sélectif.
• Promouvoir à l’école la sélection fondée sur le mérite et l’effort.
• Proscrire la sélection sur le «piston», les «passe-droits» et la discrimination positive, qui n’est autre qu’un piston encouragé, officialisé, légalisé.
• Supprimer le collège unique.
44 - Remettre en vigueur l’autorité des maîtres, c’est favoriser l’émulation.
• Supprimer la carte scolaire pour permettre aux familles de choisir l’établissement de leur(s) enfant(s).
• Instituer la liberté scolaire.
45 - Remettre en vigueur l’autorité des maîtres, c’est soutenir les professeurs dans l’exercice de leurs fonctions.
• Mettre l’administration et la hiérarchie de l’Éducation nationale au service des maîtres en exigeant d’elles un soutien sans faille aux professeurs qui sanctionnent un élève.
46 - Remettre en vigueur l’autorité des maîtres, c’est rétablir des pédagogies efficaces.
• Bannir des classes les pédagogies déstructurantes et décérébrantes qui dénaturent l’école en la résumant à un rapport entre l’enseignant et l’enseigné.
• Recentrer l’école sur ses missions premières, c’est rétablir l'autorité des savoirs et du savoir-vivre.
48 - Rétablir l’autorité des savoirs, c’est recentrer l’enseignement sur les disciplines essentielles.
• Réformer les programmes en supprimant les matières et les options superflues (350 matières enseignées dans le secondaire !) qui placent les disciplines sur un pied d’égalité et brouillent ainsi la mission de l’école.
49 - Rétablir l’autorité des savoirs, c’est valoriser leurs applications concrètes.
• Illustrer le caractère concret des matières enseignées en confrontant les élèves de collège et de lycée à la réalité économique par un cours trimestriel faisant intervenir un artisan, un commerçant ou un petit entrepreneur.
50 - Rétablir l’autorité des savoirs, c’est remplacer l’objectif de 80 % de bacheliers par celui de 100 % de qualifiés.
• Promouvoir l’apprentissage et les filières professionnelles en les développant en fonction des besoins économiques.
• Réhabiliter le travail manuel par un stage obligatoire d’un mois chez un artisan ou à l’usine en classe de 3e.
51 - Rétablir l’autorité du savoir-vivre, c’est imposer une discipline stricte à l’école.
• Rendre obligatoire le port de la blouse (en primaire) et de l’uniforme (dans le secondaire) afin d’effacer les différences sociales, de mettre fin aux excentricités vestimentaires ou communautaristes et de lutter contre le racket.
Recentrer l’école sur ses missions premières, c’est promouvoir les valeurs et la culture nationales.
52 - Promouvoir la culture nationale, c’est refuser un enseignement multiculturel.
• Supprimer l’enseignement intitulé «langues et cultures d’origine», qui favorise le communautarisme et s’oppose à la francisation.
53 - Promouvoir la culture nationale, c’est proscrire le multiculturalisme dans les programmes.
• Réformer les programmes d’instruction civique qui culpabilisent les jeunes Français et privilégient la repentance sur
la grandeur de la France et la nécessaire fierté nationale.
54 - Promouvoir la culture nationale, c’est transmettre l’amour de la France aux jeunes générations.
• Faire flotter le drapeau tricolore dans toutes les cours de récréation.
55 - Promouvoir la culture nationale, c’est transmettre les valeurs patriotiques à l’école.
• Imposer une heure hebdomadaire d’enseignement des valeurs patriotiques (comme Tony Blair vient de le faire avec
les valeurs britanniques en Grande-Bretagne), du primaire à la classe de terminale, quelle que soit la filière.
56 - Promouvoir la culture nationale, c’est donner la priorité à la culture et à l’art français et européens.
• Créer un enseignement obligatoire de l’art et de la culture français et européens dès l’école primaire en promouvant un art enraciné et libéré du culturellement correct. Introduire à l’école, à côté des disciplines de la connaissance, les disciplines de la sensibilité.

Ecrit par : Coralie Vankempen | 11 octobre 2006

"promotion du civisme, rayonnement de la culture nationale."
Ouais! Avec De Villiers... Vous me permettrez de ne pas en vouloir pour mes lardons. Le salut au drapeau en chantant "Maréchal nous voilà" mes parents ont donné tous les matins pendant quatre ans, ils n'en gardent pas un très bon souvenir surtout maman dont le papa était juif.
Seriez- vous naïve, Coralie? Dans le doute, je préfère le croire... Pendant qu'on y est, on pourrait s'inspirer de l'enseignement soviétique de la période stalinienne, y'avait du bon...
Ce qui me fait plaisir, c'est que je ne suis pas le seul cafard sur ce blog! Vous ne trouvez pas que je suis vachement cool?

Ecrit par : dobolino | 11 octobre 2006

Bon, ben il n'y a plus qu'à voter De Villiers, alors... :))))))))))))

Sérieusement, à part les points 52 et 53 que je trouve franchement "suprêmatistes" et dégradants, s'en approcher un poil serait déjà bien. Voilà, un cafard de plus :))))))

Pour Yvon GOUGIS, que j'avais lu longtemps avant d'intervenir, je reconnais que vous avez parfaitement raison, deuxième aveu en moins de 24 heures, je suis bon pour l'autocritique totale période Staline.

Ecrit par : D'Enguell | 11 octobre 2006

FRONT NATIONAL : LE PROGRAMME

http://www.frontnational.com/doc_id_enseignement.php#programme

Ecrit par : Coralie Vankempen | 13 octobre 2006

c ennnuyen

Ecrit par : inconnur | 03 novembre 2006

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