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13 juillet 2006
Pitié pour les filles !
La nostalgie n’est plus ce qu’elle était.
Il fut un temps qui n’est pas si ancien — disons moins de trente ans — où aucune jeune Musulmane n’arrivait voilée à l’école — ni, d’ailleurs, dans la rue. Ni leurs mères : je me souviens encore de mon étonnement, petit garçon, de ces cheveux teints au henné, dans la cité HLM où nous cohabitions, à Marseille.
D’habitude, le sentiment religieux s’étiole. Ce fut ainsi le cas des immigrés italiens des années 1880-1920. Arrivés en masse du sud de la Botte pour remplacer au pied levé des ouvriers français travaillés par le syndicalisme et les revendications, ils furent stigmatisés — et pourchassés — pour leur refus de la solidarité prolétarienne, qui se fondait dans un catholicisme archaïque, et faisait des patrons les représentants terrestres du Père éternel. Mais leurs enfants prirent le vent, et leurs descendance — j’en suis — regardent désormais avec amusement les rites de l’église apostolique et romaine. Nous sommes allés vers la lumière, et c’est tant mieux…
Ainsi pensais-je, quand à l’automne 1989, trois mois après la promulgation des « lois Jospin » sur l’école, l’élève au centre et patati-patata, une première « affaire de voile », puis une autre, et encore une autre, agitèrent le landernau scolaire. L’enseignant que j’étais se rappelle sa stupeur devant les réactions gênées de certains collègues, et les atermoiements de l’administration. Tolérance ! clamaient les imbéciles. Liberté d’expression ! gueulaient les crétins.
Comment pouvait-on prendre ces ballons d’essai de l’obscurantisme religieux — ce que l’on a appelé le « foulardisme » — pour des manifestations de la liberté ? Un foulard bâillonne bien mieux qu’une poire d’angoisse, parce qu’il se donne à voir : ce n’est plus un individu, c’est toute une communauté qui est sommée ainsi de se plier à une règle inventée par les hommes pour soumettre les femmes. Opium du peuple, nous voilà !
Car la question est bien là. On sait de longue date — et bien avant Engels — que la femme est le prolétaire de l’homme. On sait aussi que, comme les prolétaires, elle s’est révoltée, qu’elle a conquis sa liberté — et ce n’est pas fini —, et qu’elle a revendiqué tous les droits à l’égalité.
À commencer par le droit à l’instruction. Ce ne fut pas si simple, et il ne faut pas avoir de l’école des « hussards noirs » une vue idyllique. Les petites filles ne furent scolarisées que lentement. Mais globalement, au lendemain de Grande Guerre, c’était acquis. La fin des corsets, et l’école publique. Deux victoires. Restait à conquérir le droit aux carrières — ce fut un combat plus long, mais victorieux tout de même. Et dans les années 1960-1970, les femmes reprirent possession de leur ventre…
L’obscurantisme auquel on a donné récemment droit de cité conteste, globalement, ces avancées successives du droit. La jeune fille est rappelée à ses destins prioritaires de vierge et d’épouse. L’épouse est rappelée à sa fonction unique de génitrice. Et des extrémistes à la barbe bien taillée parlent lapidation, sur des chaînes publiques…
Phénomène identitaire, nous dit-on. Mais de quelle identité parle-t-on ? N’aurait-on pas un peu sollicité cette identité factice ? On l’aurait recréée, nous dit-on, à partir d’un mythe moderne, arrivé de l’Iran khomeiniste, nourri d’extrémisme afghan ou algérien, abreuvé d’Intifada…
C’est possible. Mais l’Iran, c’est loin, le GIA est aujourd’hui défunt, des intifadas, il y en a eu quelques autres, avant la dernière, sans qu’elles provoquent une radicalisation des consciences…
Je crois qu’à la source du mythe, il y a la démission de l’Ecole de la République. L’extrémisme religieux — quel qu’il soit, et mon propos n’est pas de stigmatiser telle ou telle religion — s’est infiltré dans des cervelles adolescentes parce qu’on y avait laissé la place.
Comment des jeunes filles que j’avais connues vives, profondément impliquées dans le travail scolaire, parce qu’elles voyaient dans l’Ecole le moyen le plus sûr d’échapper aux contraintes familiales, ont-elles pu se laisser convaincre d’en revenir à la nuit ? Comment des enseignants ont-ils pu accepter, ne serait-ce qu’une fois, que l’obscurantisme frappe à la porte de leurs classes — et le faire entrer ? Comment des pédagogues ont-ils pu penser que la libre expression passait par le bâillon ?
Le rapport de la commission présidée par Jean-Pierre Obin (disponible sur http://lamaisondesenseignants.com/index.php?action=afficher&rub;=5&id;=1545) pointe du doigt une chronologie récente. Il décrit « la montée en puissance du phénomène religieux dans les quartiers, notamment chez les jeunes » et note que « le développement des signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les écoles et les établissements scolaires ne semble être que la conséquence, ou plutôt la partie scolairement visible d’une dynamique plus vaste, souvent récente, parfois brutale. » Les ghettos constitués dans la périphérie des grandes villes dans les années 1960 ont engendré ces ghettos scolaires rebaptisés ZEP — Zones d’Exclusion Programmée. Les ravages du chômage, dans des milieux socialement fragiles, ont eu aussi une conséquence singulière : la perte de prestige des pères, qui étaient en général de farouches défenseurs de l’école républicaine à laquelle, souvent, eux-mêmes n’avaient pas eu droit. À l’autorité vacillante de ces pères s’est substituée, à la fin des années 1980, celle des « grands frères », sollicités officiellement par une politique à courte vue, qui a cru acheter la paix sociale dans les ghettos au prix de quelques concessions : on a délibérément sacrifié l’autonomie et la liberté des jeunes filles, soudain soumises à la loi inique de grands adolescents en perte de pères et de repères — et, à en croire quelques spécialistes, hantés par l’incertitude sexuelle. « Certains quartiers, dit le rapport Obin, nous ont été décrits, par des chefs d’établissement et des élus, comme « tombés aux mains » des religieux et des associations qu’ils contrôlent. » Jean-Claude Michéa, dans l’Enseignement de l’ignorance, montre fort bien qu’on a laissé s’instaurer ainsi des zones de non-droit, pensant y cantonner la violence.
L’idée a fait long feu. Dans un monde médiatisé, l’image a transporté le modèle obscurantiste hors du ghetto. Les anciens quartiers où l’on avait pensé expérimenter, dans les années 1970, la mixité sociale et l’intégration ont vu peu à peu migrer ou disparaître toutes les associations, tous les particuliers qui ne se pliaient pas à la loi des petits voyous de l’intégrisme.
Que l’on me comprenne bien. Rien ne s’est fait par hasard, et là comme ailleurs, l’enfer est pavé de bonnes intentions. Jean-Pierre Obin est fort clair. Cette situation « a aussi été le fruit de l’activisme de groupes religieux ou politico-religieux, ainsi que de l’action de certains bailleurs et de certaines municipalités, tous favorables, pour des raisons différentes, à une forme de séparation des populations. Ces politiques se sont également appuyées sur un courant de la sociologie ayant jusqu’à ces dernières années de solides relais chez les travailleurs sociaux, et favorable au « regroupement » des populations précaires. Ce que d’autres sociologues appellent aujourd’hui « l’ethnicisation » de la vie des adolescents, c’est-à-dire leur construction identitaire sur la base d’une origine reconstruite ou idéalisée, et dont nous mesurons parfois les effets destructeurs dans la vie scolaire, ne peut donc être conçu comme un phénomène isolé ou spontané, mais constitue l’un des fruits de ces évolutions, de ces politiques et de cette idéologie. »
Générosité, que de crimes on commet en ton nom !
À la stigmatisation dont certains jeunes se pensaient victimes, et qui est souvent évidente, s’est substituée une identité empruntée, quelques idées simples insérées dans des cervelles vides et avides de vérités élémentaires. L’Ecole avait failli à sa mission d’instruction publique, depuis qu’on lui avait donné la tâche d’éduquer — et il n’est pas vain de remarquer que plus on éduque au lieu d’instruire, moins on y parvient. L’accent mis, au niveau scolaire, sur la « citoyenneté », dernière tarte à la crème à la mode chez les pédagogues qui vivent loin du 9-3 ou de Marseille XIIIème arrondissement (inutile d’en rajouter, n’est-ce pas, sur ceux qui pourtant y habitent et ne veulent pas voir ce qui se trame dans la banlieue de Lille), a engendré plus de résistances à la laïcité et à la démocratie que les prêches des « barbus » rebaptisés « grands frères ».
D’où l’apparence d’un conflit de générations que signale le rapport Obin : « Des jeunes plus pieux et plus radicaux prennent le pouvoir, ou tentent de le prendre, au sein des associations cultuelles, ou encore créent leurs propres associations, bousculant des anciens plus modérés et soupçonnés d’être inféodés aux associations traditionnelles contrôlées par les pouvoirs politiques des pays d’origine. » Et de préciser : « Ces « grands frères » proposent avec succès aux jeunes issus de l’immigration une identité positive et universaliste « musulmane » se substituant aux identités, souvent perçues comme négatives, « immigrée » de leurs parents et « mal intégrée » de leur génération, victimes l’une et l’autre du stigmate raciste. Celui-ci est parfois rebaptisé « islamophobie », arme philosophiquement contestable lorsqu’elle est tournée vers l’enseignement et les professeurs, mais qui a l’avantage, par ailleurs, de pouvoir « souder » la nouvelle « communauté assiégée ». Beaucoup de jeunes découvrent la religion en dehors du milieu familial. « La religion telle qu’ils la vivent ne les rapproche pas de leurs parents, mais les en éloigne », constate dès 1994 Hanifa Chérifi. »
Les jeunes filles, les jeunes femmes, ont les premières fait les frais de ce grand « retour du religieux ».
Le rapport Obin énumère, avec une insistance où l’on sent poindre la fascination pour l’horreur, cette mise sous tutelle morale et physique.
« Partout le contrôle moral et la surveillance des hommes sur les femmes tendent à se renforcer et à prendre des proportions obsessionnelles. Il faut avoir vu ces femmes entièrement couvertes de noir, y compris les mains et les yeux, accompagnées d’un homme, souvent jeune, parfois un pliant à la main pour qu’elles n’aient pas à s’asseoir sur un endroit « impur », que plus personne ne semble remarquer tant elles font partie du paysage, et dont personne ne semble s’offusquer de la condition, pour saisir en un raccourci la formidable régression dont nous sommes les témoins. Encore ces « Belphégor », comme les appellent beaucoup d’acteurs, ne sont-elles pas les plus mal traitées, car il y a toutes ces mères qui ne viennent plus dans les écoles chercher leurs enfants, et qui sont contraintes de déléguer cette tâche à un aîné ou une voisine, car elles sont totalement recluses à leur domicile, parfois depuis des années. Alors que l’on observe de plus en plus souvent des fillettes voilées, les adolescentes font l’objet d’une surveillance rigoureuse, d’ailleurs exercée davantage par les garçons que par les parents. Un frère, même plus jeune, peut être à la fois surveillant et protecteur de ses sœurs. Ne pas avoir de frère peut rendre une jeune fille particulièrement vulnérable. À côté des fréquentations et des comportements, le vêtement est souvent l’objet de prescriptions rigoureuses : comme le maquillage, la jupe et la robe sont interdites, le pantalon est sombre, ample, style « jogging », la tunique doit descendre suffisamment bas pour masquer toute rondeur. Dans telle cité on nous dit que les filles doivent rester le week-end en pyjama afin de ne pouvoir ne serait-ce que sortir au pied de l’immeuble. Dans tel lycée elles enfilent leur manteau avant d’aller au tableau afin de n’éveiller aucune concupiscence. Presque partout la mixité est dénoncée, pourchassée et les lieux mixtes comme les cinémas, les centres sociaux et les équipements sportifs sont interdits. À plusieurs reprises on nous a parlé de la recrudescence des mariages traditionnels, « forcés » ou « arrangés », dès 14 ou 15 ans. Beaucoup de jeunes filles se plaignent de l’ordre moral imposé par les « grands frères », peu osent parler des punitions qui les menacent ou qu’on leur inflige en cas de transgression et qui peuvent revêtir les formes les plus brutales, celles qui émergent parfois à l’occasion d’un fait divers. Les violences à l’encontre des filles ne sont hélas pas nouvelles, ce qui l’est davantage est qu’elles puissent être commises de plus en plus ouvertement au nom de la religion. »
Et qu’elles soient tolérées par un corps enseignant aveugle ou complice. « Les manifestations d’appartenance religieuse, poursuit Jean-Pierre Obin, semblent être, à tous les niveaux du système, la classe, l’établissement, l’académie, l’objet d’une sorte de refoulement, ou de déni généralisé de la part de beaucoup de personnels et de responsables. »
Pourtant, les signes furent nombreux, et limpides. Refus de pratiquer le sport, refus d’assister à des cours (SVT, par exemple) où le « modèle » créationniste est ridiculisé par l’évolutionnisme, refus de dessiner la figure humaine — ou même, dit Jean-Pierre Obin, de tracer des figures géométriques susceptibles de rappeler la croix chrétienne. Obsession de la « pureté », méfiance envers la mixité…
Et quand des chefs d’établissement, à Vaulx-en-Velin ou ailleurs, acceptent de faire entrer dans l’école ces « Belphégors » cachées sous des burkas qui dissimulent complètement la personne ; quand les instructions officielles données — en 2006 — aux correcteurs des examens stipulent que « la loi sur le respect de la laïcité dans les écoles, collèges et lycées publics ne s’applique pas lors des examens », et que « les interrogateurs ne peuvent refuser d’évaluer un candidat porteur de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse » ; quand des garçons de maternelle refusent de se mettre en rang derrière les petites filles, ces créatures inférieures, forcément inférieures ; quand des cantines, pour éviter les problèmes, ne se fournissent plus qu’en viande hallal ; quand des maris prétendent, comme je l’ai vu, se tenir debout derrière leurs épouses pendant les épreuves, sous prétexte de contrôler leurs regards — alors, on se dit qu’il y a quelque chose de pourri dans le royaume de l’Education.
La laïcité républicaine, telle qu’elle fut définie entre les lois Ferry et Combes, avait pour but de constituer une école en dehors du modèle religieux prédominant. Et, par là même, de donner des armes à une Troisième République encore fragile contre des extrémistes religieux alimentés par Pie X, qui foudroyait la « Gueuse » à grands coups d’encycliques. Le catholicisme fut bientôt cantonné, tout au moins au niveau éducatif, dans quelques régions limitrophes où les écoles religieuses l’emportaient encore sur la « Laïque ». Le mouvement d’expansion des idées de Condorcet semblait irrésistible…
C’était sans compter sur les nouveaux gourous de l’enseignement moderne, la « fin de l’Histoire » importée des USA, le mépris du modèle culturel français, l’élève « au centre du système » avec tous ses particularismes culturels, l’appel au communautarisme, et bientôt la discrimination positive, afin de compenser des inégalités accentuées par une politique forcenée d’« égalité des chances », ce qui dispense toujours de se poser le problème, autrement ardu à résoudre, de l’égalité des droits. C’était sans compter sur une politique aberrante de saupoudrage financier de diverses associations dont la finalité profonde n’était peut-être pas seulement l’aide aux devoirs du soir. C’était négliger le recrutement d’« emplois-jeunes » « au zèle prosélyte notoire », faisant çà et là de l’école le cheval de Troie de l’intégrisme — « pour acheter la paix sociale », dit Jean-Pierre Obin. Succès garanti : on a fait entrer le loup dans la bergerie.
Dans ces circonstances, on comprend mieux les « conseils » gentiment donnés aux enseignants. Ne pas étudier, par exemple, d’œuvre susceptible de faire dresser l’oreille aux nouveaux croyants — et les ignorants font des intégristes de premier choix. Exit Voltaire, cet abominable auteur de Mahomet, exeunt tous les philosophes du XVIIIe siècle. Eteignons les Lumières. Quel professeur de philosophie étudie encore les « preuves » de l’existence de Dieu ? Kant, Hegel et Feuerbach sont passés aux profits et pertes. Jean-Pierre Obin cite, dans le même ordre d’idées, Cyrano de Bergerac (?) et Madame Bovary : nous revoici au temps où le procureur Pinard demandait la tête de Flaubert, ou celle de Baudelaire : désormais, c’est la nôtre qui est sur le billot.
Car les violences physiques exercées sur les jeunes filles ont un pendant moins spectaculaire, mais tout aussi dégradant : la violence exercée sur des jeunes gens des deux sexes par une Education Nationale qui peu à peu renonce à les instruire. Il faut le dire clairement : la « tolérance », dans son expression la plus aboutie, ou la plus abrutie, lorsqu’elle tend à privilégier le « politiquement correct » aux dépens des savoirs, est une arme létale contre l’intelligence. Le « respect » sonne la fin de la liberté. Les émeutes de novembre 2005 n’avaient pas d’autre source : quand des enfants brûlaient des écoles, ils manifestaient leur haine pour des « lieux de vie » qui peu à peu cessent d’être les temples du Savoir et de la discipline.
Que faire ?
D’abord, je voudrais saluer ces associations féminines qui se battent sur le terrain, non sans risque. Et demander à toutes les organisations féminines, ou féministes, de les appuyer sans réserve. On en est loin, parce que des considérations politiciennes retiennent certains partis de s’engager dans la bataille pour la liberté. Si un parti, de gauche ou de droite, hésite à s’engager clairement en faveur de la laïcité stricte, c’est peut-être qu’il a derrière la tête des idées peu avouables. Ou qu’une cinquième colonne a déjà investi ses convictions. Quand je vois les tergiversations officielles devant les manifestations d’intégrisme, ou les précautions oratoires dans l’enseignement du fait religieux, je finis par me demander quels intérêts servent ces bonnes consciences.
Ensuite, il faut impérativement dissoudre le terreau des absolutismes religieux. La sectorisation, par exemple, en favorisant l’émergence des ZEP, l’exclusion programmée d’élèves regroupés par quartiers, livrés de fait aux manœuvres d’intimidation des extrémistes, favorise la ghettoïsation, ce repli cultuel qui se prétend culturel. Nous avons un excellent réseau de transports scolaires. Mettons-le au service de la diversité, afin de restaurer l’unicité culturelle.
Enfin, il faut redonner confiance et courage aux enseignants déstabilisés par des instructions officielles débilitantes. Qu’un professeur d’Histoire, il y a quelques années, ait pu être mis à pied par son Inspecteur d’Académie parce qu’il apprenait, conformément aux programmes, l’histoire de Mahomet à une classe de Cinquième, est proprement stupéfiant — et décourageant. La liberté d’expression a bon dos, quand en son nom on tolère ou que l’on encourage les dérives linguistiques les plus nocives. Et Barbara Lefèvre avait raison de souligner que, du barbarisme à la barbarie, il n’y a souvent qu’un pas.
Je pense souvent à ce qu’a été le calvaire du jeune Ilan Halimi, séquestré des jours durant dans une cave, torturé par des gosses en rupture d’école qui lui hurlaient, dans le jargon de la caillera, des phrases dont il ignorait le sens, tant la langue de la banlieue est retournée à la friche. On sait que « sale feuj ! » est devenu une injure courante — et c’est ce courant-là qui ne passe pas, pour moi ! La violence commence dans les mots, elle se continue dans les contraintes du corps, elle se perpétue dans le laisser-faire des uns et le repli identitaire des autres. L’un des grands mérites du rapport Obin est de faire la lumière sur cette violence-là, avant qu’elle ne dégénère et ne se généralise. Nous sommes aux portes de l’émeute, et nous l’avons bien cherché.
En 1783, un libertin notoire qui appartenait à la Franc-maçonnerie et serait bientôt membre du Club des Jacobins écrivait : « Ô femmes ! approchez et venez m’entendre… Venez apprendre comment, nées compagnes de l’homme, vous êtes devenues son esclave ; comment, tombées dans cet état abject, vous êtes parvenues à vous y plaire, à le regarder comme votre état naturel ; comment enfin, dégradées de plus en plus par une longue habitude de l’esclavage, vous en avez préféré les vices avilissants mais commodes aux vertus plus pénibles d’un être libre et responsable. » Deux cent trente ans plus tard, nous en sommes revenus au même point — et l’on voudrait nous faire croire que les jeunes filles qui caracolaient jadis si volontiers en tête de classe se sont voilées volontairement ? Et l’on voudrait nous faire accepter, au nom de je ne sais quelle tolérance dévoyée, que les écoles de la République cautionnent ce nouvel esclavagisme ? « Apprenez qu’on ne sort de l’esclavage que par une grande révolution », continuait Laclos — c’était donc lui — dans son discours.
Entre l’émeute et la révolution, l’une mortifère, et l’autre improbable, il est une voie étroite, malcommode et exigeante — la seule réaliste — qu’on appelle la laïcité. Il est temps de l’emprunter — et de ne pas la rendre.
Jean-Paul Brighelli
Cette note sera, sous une forme légèrement différente, dans l'édition du rapport Obin, à paraître aux Editions Max Milo en août prochain. Et elle constituera le cœur d'un chapitre de l'Ecole des barbares, à paraître aux Editions Gawsewitch prochainement.
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Commentaires
à JPB. Vous dites dans le texte ci-dessus "on comprend mieux les « conseils » gentiment donnés aux enseignants. Ne pas étudier, par exemple, d’œuvre susceptible de faire dresser l’oreille aux nouveaux croyants — et les ignorants font des intégristes de premier choix."
Par ailleurs, vous dites dans "A bonne école", "Un instituteur enseigne des certitudes, un professeur enseigne des doutes." ou encore"l'école primaire est le temps des légendes (littéralement, "ce qui doit être lu"."
En tant qu'instit du primaire, rapportant des "certitudes" vécues et les rapportant sous forme de "légendes", voici ma contribution à ce post (toujours tirée de la longue lettre envoyée à M. Le Bris au début 2005):
BEAUMARCHAIS ET BRUCE WILLIS
(Dans le même genre que votre colloque sur la lecture)
Il y a deux semaines, j’avais encore choisi une animation pédagogique au nombre de kilomètres à parcourir (je n’aime pas perdre deux heures sur la route pour le simple plaisir de m’ennuyer pendant trois heures). Le thème en était « la littérature régionale aux cycles 2 et 3 ».
Petit tour de table pour commencer, que fait-on dans nos classes ? Un collègue demande si Pagnol peut être considéré comme un auteur régional (nous sommes à la limite de la Provence et du Dauphiné) car il fait étudier « La gloire de mon père » à ses CM2, j’annonce alors Giono avec « L’homme qui plantait des arbres » qui a passionné mes CE2, l’an dernier (mes CP / CE1 aussi quand nous avons visionné le superbe dessin animé qui reprend intégralement le texte de Giono dit par Philippe Noiret). L’animateur (l’instit chargé des langues et cultures régionales) hésite : « Oui, peut-être, Pagnol c’est bien, il ne faudrait pas que ce soit trop difficile. Giono, je n’y avais pas pensé, c’est sans doute très difficile, non ? » . Je me défends, j’argumente, il est sur la « liste des ouvrages recommandés au cycle 3 », le dessin animé commence par une carte stylisée qui a persuadé mes élèves que ça se passait près de chez eux ; oui, le vocabulaire est difficile, nous avons beaucoup expliqué. « Ah oui, alors comme ça, pourquoi pas, alors oui, Giono, pourquoi pas ? ». Visiblement, s’il connaît peut-être le livre, au moins de nom, il n’a jamais entendu parler du film pourtant produit dans notre département avec le soutien du Conseil Général et de l’ONF.
Ca continue, une collègue demande la même chose pour Daudet puis souligne les allusions à la religion qui lui posent problème en cette époque tellement "prétendument" laïque qu’il ne faudrait plus dire aux enfants que pendant des siècles l’Eglise n’était pas séparée de l’Etat (j’ai même un livre pour mes CE2 un livre d’histoire qui réussit à parler du Moyen Age sans parler des cathédrales...)... Encore là, le formateur hésite : « Ah oui, peut-être, si c’est religieux, il vaut mieux pas alors... » Un collègue et moi-même soulignons que dans certaines « Lettres de mon moulin », Daudet semble plutôt se moquer de prétendus religieux, nous citons « les trois messes basses », « L’élixir du révérend père Gaucher », « La mule du pape »... Aucun écho...
Le formateur a apporté quelques livres, essentiellement des contes écrits par des classes élémentaires et deux auteurs locaux qui ont publié leurs ouvrages à compte d’auteur. Il n’avait pas pensé à Pagnol, à Daudet, à Giono, il ne nous a pas non plus cité Mistral (j’avoue que je ne sais pas si c’est lisible en élémentaire) ni aucun autre félibre. La seule « œuvre » qu’il ait citée était les « Contes et légendes de Provence » mais pour signaler que ces contes étaient souvent « religieux » ainsi d’ailleurs que les « Noëls Provençaux » de Saboly qui du coup ne sont pas politiquement corrects en classe même en les resituant dans leur contexte.
Ecrit par : catmano | 13 juillet 2006
j'ai lu cette note avec attention et je pense qu'il est réducteur d'incriminer uniquement les défaillances du système éducatif dans ces montées d'extrémismes... La plus voyante est celle de l'Islam et il est effectivement révoltant de croiser de plus en plus de femmes comme on en croise quotidiennement dans les Émirats , complètement dissimulées sous de longs voiles noirs. Depuis 6/7 ans une mosquée est ouverte dans notre rue et je suis au première loge pour constater l'amplification du phénomène . Heureusement on échappe pour l'instant au tchador de cuir noir.
À côté de ce 'foulardisme' il ne faut pas non plus ignorer l'engouement pour toutes les autres formes de religion de plus en plus grande dans la population des jeunes mais aussi des moins jeunes. Le succès des "jmj ", l'attrait pour les religions venues d'orient et même certaines manifestations du mouvement gothique montre un retour au mysticisme de plus en plus grand. Illustration du malaise qui gagne les peuples en voie de paupérisation et dont nous sommes. Est-ce l'école l'unique responsable? non je ne crois pas et ce n'est pas non plus seulement le besoin de recoller à une identité. Il me semble que cela va bien au delà et qu'il se cache derrière un grand désespoir et paradoxalement un quête d'une certaine forme de pouvoir dans la démarcation.
Effectivement l'obscurantisme prend sa source dans l'ignorance mais ce qui est troublant dans ce phénomène du retour au religieux auquel on assiste c'est l'érudition de tous ces adeptes , qu'ils soient juifs, musulmans, catholiques, hindouistes ou autres , dans le domaine de la Loi qui régit leur religion respective.
Je dois reconnaitre que pour la femme de quarante ans que je suis, il est une grande interrogation: comment des femmes parfois fines lettrées peuvent-elles accepter de se cacher ainsi du monde de vivre recluse derrière leurs voiles? Car force est de constater, du moins en France que les plus fervents défenseurs du port du foulard sont des femmes. Je n'ai pas de réponse car cet acceptation de l'avilissement me dépasse mais dans leur cas il semble que ce ne soit pas le manque d'instruction qui a permis aux docteurs ès théologie de les manipuler et de leur faire subir un lavage de cerveau.
La montée des extrémismes est un phénomène sociologique qui dépasse les frontières de l'école.
"La deliquescence" de l'instruction n'est pas seule responsable mais est sans nulle doute un des facteurs qui renforcent le phénomène. Mais il me semble que l'étude de ce phénomène mérite davantage d'approfondissement.
par ailleurs, je suis entièrement d'accord sur la défense de la laïcité tant à l'école que dans tous autres lieux publics car c'est le fondement de notre pays et nous devons le défendre . au nom de la tolérance on a généré davantage d'intolérance et des restrictions de liberté. petite histoire pour illustrer mon propos:
il y a quelques jours,j'ai du être hospitalisée dans un hôpital public ,une grande journée, dans le service où j'étais , la collation qui nous a été servie ne comprenait aucune viande, juste du poisson et du fromage pour les protéines animales, il m'a été expliqué qu'ils avaient pris cette décision de ne plus servir de viande pour éviter tout problème ( sous entendu ne pas froisser ceux qui ne mange pas de porc ou de boeuf) . j'ai eu un instant l'envie de laisser sourdre mon esprit provacteur et de leur dire que j'étais "végétalienne"...
en médiatisant les affaires de foulard on a titiller "le diable", l'école n'a pas été assez vigilante et n'a pas su défendre son caractère laïque (pourquoi sur des photos de classe de quarante , cinquante et voire plus, certains élèves portent-ils un bijou avec une croix ou une médaille?)...
Par avance , je m'excuse auprès de Toto (clin d'oeil)si de nouveau je suis a côté de la plaque...( au fait Toto vous me dîtes qu'avec un enfant vous fatiguez grave alors je me permets un petit conseil malicieux , faîtes en un deuxième vous verrez ça va tout seul après...re clin d'oeil)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 juillet 2006
"aux premières loges"...pardon...et je ne corrige que celle là....décidément ce cadre m'agace de plus en plus...rageant , n'est ce pas Toto!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 juillet 2006
Il est peut-être bon de rappeler à l'heure où le plus fameux touriste de l'île de Ré mais néanmoins psycho-rigide se pose en ultime rassembleur des valeurs de gauche (rigolez pas)que Jospin ne fut pas seulement le désastreux ministre de l'education dont la loi de 89 porte le nom, il fut aussi le même piteux ministre qui botta si courageusement en touche vers le Conseil d'Etat au moment de la première affaire de foulard.
Je cite :
Souvenez-vous : la brèche s'ouvre en France , à Creil (Oise), le 5 octobre 1989, avec la première affaire du " foulard ".
Après une vaine tentative de résistance du proviseur du lycée et l'exclusion temporaire des jeunes filles voilées de son établissement, l'affaire sera exploitée par les ligues " antiracistes " avant d'être étouffée par un arrêt du Conseil d'Etat, qui sanctionnera a posteriori le zèle laïque du proviseur du lycée de Creil en admettant le port du foulard dans les établissements scolaires sous prétexte qu'il faudrait distinguer les signes d'attachement à une religion (que l'on ne saurait interdire) des signes " ostentatoires " et " prosélytes " (qu'il faudrait continuer d'interdire).
Je me permets à cette occasion d'exprimer toute ma considération à l'égard de ce courageux proviseur qui ne reçut pour sa saine prise de position qu'avanies et calomnies.
Ecrit par : Guillaume | 13 juillet 2006
Après information, il semblerait que Chénière député UMP n'ait plus la même fibre républicaine que Chénière proviseur de Creil. Ma considération allait bien sûr au second.
Ecrit par : G | 13 juillet 2006
Cela ne change en rien mon plus profond mépris à l'égard de Jospin qui prend si souvent des airs de grand sage alors qu'il a pris pris tant de folles décisions durant son ministère.
Ecrit par : Guillaume | 13 juillet 2006
Bonjour fouroum
Bonjour Cat,
Bonjour Pat,
Keep cool JP je drague pô ;)
"ce cadre m'agace" Pour les textes longs "l'aperçu c'est bien" ;)
"si je suis à côté de la plaque" j'va rien dire là, dans la religion les "fadas" sont partout...
aussi bien ceux qui sont "correctement" formatés que les autres. L'âge ET la peur... ont bcp à voir....
Moi ma monomania c'est surtout la maternelle et la primaire...
Je crois que si l'on arrive à rendre les gamins HEUREUX d'aller en cours, sans le FAMEUX "mal au ventre"...
Il n'y aurra plus de délire de foulard, poisson, turban, préservatif à l'index, pornographe, monomaniaque etc etc etcetc etc etc etc etce tc
que des gens rigolos et heureux de l'être..
ce n'est que mon avis.
Je pense que planète alpha POUR les maternelles ET Léo&L;éa pour CP ET erik orsenna(chanson douce) CP/CE1 + bescherelle Bled .... Bon j'ai pas encore trouvé la panacé pour les maths mais il y a de bonne choses ici est là..
Enfin bref avec des bonnes méthodes avec des profs pas stressés pas névrosés... => emploi du temps/horaire/nombre etc etc avec des infrastructures correctes... on devrait faire de belles choses.
Ps. Jp je lis la fin plus tard là je taff :(
Ecrit par : toto | 13 juillet 2006
pour Toto, sans aucune idée de séduction, mon "petit truc sur les maths" n'est peut-être pas directement compréhensible sans une lecture préalable du bouquin de Le Bris ("Et vos enfants ne sauront pas lire ni compter"). Malgré cela, bien que cela ne colle pas du tout avec le thème de discussion proposé par JPB, je vous en envoie une petite partie :
LECON 3 : LE CALCUL
(Beaucoup moins de trucs à dire sur ce chapitre, du moins il me semble...)
D’abord, un très vieux souvenir d’enfance... Réactivé lors de ma « formation » plus ou moins sur le tas [en tant que « liste complémentaire », j’ai été balancée sur le terrain, à 18 ans après deux semaines de stage dans une école élémentaire où seule la directrice, chargée du CP, a accepté de me recevoir dans sa classe. Puis, pendant deux ans, j’ai envoyé un « devoir » par mois sur des sujets de pédagogie à l’un des trois IDEN (inspecteurs départementaux de l’éducation nationale) du sud du département, devoir qui était corrigé et annoté par cet IDEN et rendu par celui-ci lors d’un mercredi de formation où nous étions une vingtaine de « remplaçants ». Ce jour-là, nous assistions à une leçon-modèle donnée à sa classe par un maître d’application de notre secteur pendant une partie de la matinée, puis cette leçon était commentée par le conseiller pédagogique ou l’IDEN jusqu’à midi. L’après-midi était consacré à un cours de psychopédagogie, suivi d’un cours portant sur la législation du travail et l’administratif. Finalement, j’ai l’impression, confirmée par la lecture de votre chapitre sur la formation que vous avez reçue à l’Ecole Normale, que cette formation n’était pas si indigente que cela...
Revenons à ce vieux souvenir... Des Audrey, des Donovan, j’en avais rencontré dans mes classes, à l’école primaire. Ma copine d’enfance, qui faisait ses « cahiers de vacances » avec nous l’été, épuisait mon père (étant « prof de fac », il était commis d’office à la corvée des cahiers de vacances selon le bon principe « Qui peut le plus, peut le moins ») avec ses suggestions en forme de questions : « On fait « plus » ou on fait « moins » ? Je fais un « fois » ? »...
J’ai donc fait miennes les théories alors en vigueur dans le premier ERMEL, en ancienne « moyenne en calcul » de l’école primaire (Ah, ces rangées de peupliers au bord des routes ! Ces cyclistes qui croisaient des automobilistes, mais où, bon sang ! Ces livres rangés dans une bibliothèque que mon papa essayait de me faire toucher du doigt pour que je comprenne enfin ce qu’on attendait de moi – je ne comprenais pas d’ailleurs, nous nous énervions tous les deux, mon frère, qui est maintenant ingénieur, ricanait... – L’horreur !).
Alors, j’ai lu et relu ERMEL (la première édition), tout, même les commentaires destinés aux matheux, deux dont on vous disait qu’ils n’étaient pas destinés à des tâcherons dans notre genre. Et j’ai tout compris ! Je les ai suivis au pied de la lettre au CP et au CE1.
J’ai essayé de les suivre au CE2, CM1, CM2, mais là, ça n’a pas marché du tout. A la fin de l’année, mes CM2 n’avaient vu que la moitié des situations problèmes du bouquin, ils savaient faire des « arbres de choix » en base deux, base trois... mais ne savaient pas faire une division, n’avaient rien vu en géométrie (ce n’est pas prévu dans ERMEL), des tracteurs passaient dans les yeux de S quand je m’évertuais à lui expliquer les nombres décimaux à la sauce ERMEL.
Mais bon, « S, petit milieu, non francophone, la pauvre, elle avait des excuses » selon les bonnes théories communautaristes de nos libéraux – libertaires qui préparaient le terrain dans l’ombre... Mon sang de petite fille d’ouvrier imprimeur, de secrétaire, de petite couturière et d’immigré se sentait quand même un peu gêné aux entournures par ces théories qui n’auraient pas ouvert à mes parents, agrégés tous les deux, les portes de Normale Sup.
Ecrit par : catmano | 13 juillet 2006
Bon là encore une fois j'avions pas tout compris :(
surtout ça :
"Finalement, j’ai l’impression, confirmée par la lecture de votre chapitre sur la formation que vous avez reçue à l’Ecole Normale, que cette formation n’était pas si indigente que cela..." tu parles à qui là ?
Ecrit par : toto | 13 juillet 2006
toto, en ce qui me concerne , ma petite expérience de maman "instit" à la maison, me permet de vous suggérer de piocher dans Retz pour les maths surtout en CP c'est une bonne base,après on en rajoute en faisant appel à son bon sens... les vermicelles chiffres c'est pas mal non plus...sourire clin d'oeil...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 juillet 2006
Pour Catmano…
Question séduction, je blaguais, œuf corse…
Pour en rajouter une louche à vos témoignages si instructifs… L'honorable (?) maire de Marseille a décidé, il y a deux ans déjà, de supprimer la crèche splendide qui était installée dans la Bourse de Marseille, parce qu'elle pouvait choquer les non-catholiques de sa bonne ville…
Et il ne pensait pas aux protestants, en disant cela…
Le non-catholique que je suis était charmé d'y retrouver des centaines de santons illustrant la vitalité populaire de toute la Provence — et c'est bien le sens profond des crèches, qu'elles soient provençales ou napolitaines. De la même manière, nombre d'établissements scolaires ont renoncé à tout arbre de Noël pour ne pas choquer etc. Qu'est-ce que c'est que ces pédagogues qui ne veulent même plus que les enfants croient au Père Noël ?
Si au passage un(e) lecteur /trice de ce blog a été témoin de situations témoignant du conformisme ccontemporain, particulièrement en matière de religion, dans un cadre scolaire, qu'il en fasse état, je me ferai une joie de les reprendre.
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 juillet 2006
Qu'on m'explique là! l'arbre de Noël n'a jamais eu de connotation religieuse à la base et le rapprochement entre le père Noël et Santa Klauss s'apparente à un cousinage au second degré... les arbres de Noël envahissent aujourd'hui la Chine et ne symbolisent plus aujourd'hui que l'esprit d'échange de cadeaux...Noël est devenue une fête populaire et l'occasion pour les familles de se réunir , je plains les fabricants de jouets si Noël ne devait plus être fêter que par ceux qui célèbrent la naissance du "sauveur"!
enfin, sa disparition des halls d'école est peut être les prémices d'une autre disparition ( et je suis sûre que ce serait à la plus grande joie des enfants), celle du poisson le vendredi à la cantine...juste pour le sourire
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 juillet 2006
Pour Toto, je parle à Marc Le Bris, c'est un instit breton qui a écrit un bouquin, édité chez Stock qui d'intitule "Et vos enfants ne sauront pas lire ni compter" et qui est paru en 2004 je crois... En fait, les commentaires que je copie - colle dans ce blog depuis quelques jours sont tous extraits d'une "lettre" que je lui avais envoyée après la lecture de son livre toute à la joie de n' "être enfin plus seule" à trouver que les programmes de l'école primaire (maternelle + élémentaire) ne se contentaient plus de mettre la charrue avant les boeufs et se dirigeaient plutôt vers la charrue toute seule au milieu du champ et les foules en délire autour qui hurlaient : "Bah avance..."
Peut-être que mon "chapitre" sur les maths sera plus clair avec sa suite , mais je n'en suis plus vraiment sûre... Mais après il y a un "chapitre" sur la formation des instits qui lui, hélas, est d'une clarté limpide...
L’année suivante, j’en suis donc venue à « Math et Calcul » d’Eiller chez Hachette pour les CE1, CE2, CM1, CM2 ne gardant ERMEL que pour les CP. J’ai gardé ces ouvrages un bon moment (environ une dizaine d’années), insensible aux sirènes des différents conférenciers pédagogiques, mes élèves rentraient en 6° têtes de classe et le restaient le plus souvent pendant tout le collège. Je me rappelle la réflexion de ma fille après son bilan de maths d’entrée en 6°, en 1992 : « Tu te rends compte, maman, les autres ne savent pas ce c’est un rayon, un diamètre et un triangle isocèle... ».
Ensuite, ils ont sorti le nouvel ERMEL, l’ancien était bon à jeter aux cochons... Alors, j’ai lu les livres du maître, toujours pas de géométrie. Et je l’ai adopté sans aucun remords de conscience pour les CP et les CE1 dont j’avais la charge (entre temps, nous avions obtenu une troisième classe), d’autant plus que cette fois il y avait un fichier d’exercices... J’étais très fière de participer au grand élan de rénovation pédagogique, je me rappelle même avoir dit à mes collègues : « De la même façon que Foucambert rend les élèves « lecturisés » au lieu de simples alphabétisés, ERMEL fabrique de vrais « mathématisé » au lieu de simples « calculisés »... ». Ma collègue de cycle 3, elle, n’avait pas de manuels, elle piochait une séance à droite, une séance à gauche, par ci par là, au hasard de ses envies... En fait, sa théorie fondamentale, en matière de pédagogie, c’était : « Comme de toute façon, ils ne retiennent que la moitié du programme, moi je ne me casse pas le bol à tout faire, ils ont bien le temps de souffrir et d’entrer dans l’appareil de production... ».
Bon alors, ERMEL (2) ! Ca ne fonctionnait pas mal, avec les bons, surtout... Il faut dire que j’ai eu des élèves formidables, ces années-là. Motivés, intéressés, vifs, et que mes GS ressemblaient plus à des CP qu’à autre chose... Et puis j’avais une nouvelle collègue de cycle 3, PE sortante, ERMEListe convaincue, capable de bosser tous les soirs jusqu’à minuit pour préparer ses séquences et ses séances de maths, de français, de sciences, de gym, de tout, tout, tout... Elle y consacrait aussi presque l’intégralité de ses vacances scolaires...
Et puis, mauvaise « fournée »... Et là, patatras ! En fin de CE1, T et A n’avaient toujours pas compris le principe de la numération, A était même capable de poser 23 + 6 + 42 de la façon suivante : 23
+64
+2 ...
Et comme j’utilisais en parallèle « J’apprends les maths » de R. Brissiaud chez Retz, avec les bons (le fichier ERMEL avec des élèves rapides et bons lecteurs, il y en a environ pour jusqu’aux vacances de printemps), j’ai fini pas glisser doucement vers du tout « BRISSIAUD »...
Ecrit par : catmano | 13 juillet 2006
J’adhère complètement au contenu de la note “Pitié pour les filles”… Les réserves de Patricia Mesnigé se conçoivent : c’est la montée des intégrismes, pendant et réplique à la mondialisation libérale, qui constitue l’axe du (d’un) “mal”. Mais Brighelli a raison de souligner que dans les réponses à cette montée, la faillite de l’école est l’élément décisif dans les succès que les intégristes remportent chez les jeunes dans les quartiers.
Et malheureusement aux fausses valeurs de l’intégrisme plutôt que d’opposer la laïcité républicaine et les lumières, certains (beaucoup de nos politiques) croient que la marchandisation de la société, le consumérisme, la révolution des médias vont constituer l’impasse de l’intégrisme : NIKE contre le VOILE… À ce jeu, on risque d’avoir NIKE ET LE VOILE…
J’apprécie le style percutant de Brighelli. Il faut rentrer dans le chou (avec talent et objectivité) de tous les complices conscients ou inconscients des dérives intégristes. A bas l’angélisme !
R.F.
Ecrit par : Roger Felts | 13 juillet 2006
Jean-Paul, pensez vous que les "pédagogistes" seraient capables de poursuivent leur logique jusqu'au bout et de décréter que le samedi et le dimanche sont des jours comme les autres donc que l'école doit dispenser des cours ces jours là?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 juillet 2006
pousuivre pardon
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 juillet 2006
Queue non ! En revanche, je les crois capables de proposer une suspension des cours le vendredi, pour plaire aux islamistes, et le samedi, pour complaire au BETAR.
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 juillet 2006
le we des trois jours mettrait tout le monde d'accord pour faire des recherches et trouver dans quelle religion le jeudi est le jour "saint"!....rires
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 juillet 2006
"je parle à Marc Le Bris" ok merci, je suis encore un peu hs :(
J'adôôôrrre le petit Marc. Je lui ai donné un coup de main pour un problème de projecteur, lors d'une conférence à henry iv. Manque de pot j'ai pas pu assiter à son speech, j'étais allé pleurer tranquille dans les couloirs...
Moi je l'appel "le Punk de l'EN" j'adore son petit noeud papillon :)
JP je la connaissais pas "l'oeuf corse" ;) merci .
Ecrit par : toto | 13 juillet 2006
bref... j'ai émis des réserves quant à l'affirmation que la montée de l'intégrisme religieux soit imputable à la déficience de l'instruction car il me semble qu'il y a aussi une grande carence deu côté de l'éducation (domaine réservé logiquement aux parents) ... l'observation réduite de ma petite tribu et de leurs copains me permet de constater qu'un enfant privé de repère va les chercher par lui même, en particulier quand il atteint l'âge de l'adolescence...d'autant plus quand le monde qui s'ouvre à lui ne lui renvoie que des incertitudes...
ma prudence me pousse toujours à essayer de cerner au maximum les sujets qui entraînent polémique, celui de l'intégrisme religieux est tellement grave qu'on doit le traiter avec une grande vigilance et prendre en compte tous les aspects du problème sinon il n'y a pas d'"éradication" possible
...très extrême mon discours là...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 juillet 2006
C'est quoi le BETAR ? De toute façon, le samedi est déjà presque totalement consacré au culte de la Saint Carrefour (Leclerc, Auchan, ce que vous voulez...). Je n'ai jamais compris l'acharnement des parents à vouloir absolument traîner leurs gosses dans les grandes surfaces... Absolument d'acccord, Nike ET le voile...
Ecrit par : catmano | 13 juillet 2006
Betar c'est l'équivalent islamiste des juifs.
ou genre l'opus dei des cathos ;)
pour l'éducation des enfants.
même si tu fais de gros efforts pour éduquer 'correctement' ton fisou... si celui ci n'est pas 'correctement' instruit, un jour il mettra un coup de boule à un de ses petits camarades de jeux ;) c'est comme ça...
quand tu n'as pas les mots, il te reste les "mains/poings"
Ecrit par : toto | 13 juillet 2006
Savez-vous que la maison NIKE vend des kippas juives avec sa célèbre virgule? Authentique, j'te jure, je l'ai vu de mes yeux. Attendons-nous donc à une collection de tchadors griffés et pour les Marseillaises la burkha Zidane.
Je ne me suis pas encore présentée mais ça va venir. En tout cas je suis une Brighellienne convaincue.
Ecrit par : Cunégonde | 13 juillet 2006
"Savez-vous que la maison NIKE..."
top cool, j'vais allé m'acheter une kippa NikeTM pour moi ce soir et "burkha Zizou" pour ma chérie d'amour :)
(TM trade mark :)
Ecrit par : toto | 13 juillet 2006
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/entre_nous/les_forums/&action;=view_sstheme&type;=forum&valid;=1&id;_sstheme=52
mort de rire la charmeuse est prête à relever les manches...
Si laurent C est là... Bon courage ;)
Ecrit par : toto | 13 juillet 2006
Toto a quasi répondu sur le BETAR. Mais un coup d'œil sur Google vous en apprendra davantage.
Je suis laïque et républicain juqu'au bout des ongles. S'il me fallait revivre à une autre époque (vieux sujet de rédac que l'on ne donne plus guère, parce que l'on sait que les connaissances historiques des gosses ne sont plus à la hauteur de leurs rêves — et d'ailleurs, rêvent-ils encore aujourd'hui, sinon à donner des coups de tête ?), je rêverai du procope des années 1760, une parti d'échecs avec Philidor et le Neveu de Rameau, Diderot quelque part, Voltaire ou d'Alembert dans un coin. Les Lumières ! Les pédagogues ont mis un abat-jour, les fondamentalistes de tout poil tentent de couper le courant.
Ça y est, je suis à fond dans mon sujet…
JPB
PS. Vous êtes sûr, sur la kippa Nike ? Sûr que ce n'est pas un mythe urbain ?
Ecrit par : brighelli | 13 juillet 2006
Diderot, d’Alembert, que ne citez-vous des encyclopédistes honnis par les pédogaguesques ! ;)
Il n’y a que Rousseau qui trouve un peu de grâce. Ah, le Procope, mâtin, quel salon !
Ami, entends-tu
Les cris sourds du pays qu'on
Enchaîne!…
Ami, entends-tu
Le vol noir des corbeaux sur nos Plaines !…
Ah Druon, Ah Kessel, (Ah Saint-Ex)
Salut à toi Cunégonde
Ecrit par : D'Enguell | 13 juillet 2006
Pitié tout court!
http://www.lemonde.fr/mde/index.html
Chris
Ecrit par : chris | 13 juillet 2006
Pour la kippa Nike je viens confirmer les observations de Cunégonde, je l'ai vue aussi mais de là à affirmer que c'était une vraie de vraie, difficile , c'était peut-être une contre-façon, c'est très mode aussi...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 juillet 2006
Pas trop cassant de faire un numéro d'été du Monde de l'Education. Vous prenez quelques textes connus des grands anciens, vous demandez à quelques "people" plus (Lockwood) ou moins (Bégaudeau) méritants d'y aller de leur couplet, et emballé c'est pesé !
Ah ! Cunégonde…
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 juillet 2006
"Ah ! Cunégonde…"
JP arrête de draguer sur ton blougs ;)))))
Ecrit par : toto | 13 juillet 2006
je rêverai du procope des années 1760, une parti d'échecs avec Philidor et le Neveu de Rameau, Diderot quelque part, Voltaire ou d'Alembert dans un coin. Les Lumières !
Oui personnellement j'en rêve aussi : nous y allons ensemble ??? (rires)
Petite invitation tiens donc ...
Ecrit par : Sandra WAGNER | 13 juillet 2006
Toto, t'es bête. D'abord, je n'ai jamais dragué personne de ma vie. Ensuite, "Cunégonde, âgée de dix-sept ans, était haute en couleurs, fraîche, grasse, appétissante…" Bref, il est permis d'aimer les êtres de papier, non ?
D'ailleurs, en est-il d'autres ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 juillet 2006
"Petite invitation tiens donc ..."
Sandra W, arrêtez donc de draguer sur mon blog !
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 juillet 2006
la canicule semble avoir des effets ...disons....euh...intéressants...
JP fait-il frais à l'ombre des oliviers?
qu'il est loin le débat...rires de 14 juillet
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 juillet 2006
Salut à Chris aussi (j’aurais pensé que les Bérurier noir avaient un petit air libertaire qui vous eût plu). Perseverare diabolicum.
“Salut à toi la vache qui rit”, cela fait moins de ravages que “Zizou il a tapé, coup d’boule, coupd’boule” non ?
Salut à Toto le ch’ti, c’est les filles qui draguent ce coup-ci !
Sale temps pour les moniteurs de voile.
Ecrit par : D'Enguell | 13 juillet 2006
Mais je ne vous drague pas voyons !!! On peut toujours demander non ??? (rires)
Ecrit par : Sandra WAGNER | 13 juillet 2006
Moi z’aussi je veux être un vrai social-machin qui lutte contre l’archaïsme et pour l’innovation, etc., bref pour respecter toutes les communautés et en finir avec toutes les discriminations : je propose l’obligation de changer les titres d’œuvres et les passages choquants des livres. Une loi sera votée (pas de referendum).
Pour arriver à ce but démocratique et citoyen, un groupe d’experts composé d’énarques et de grands journalistes (p. ex. Bernard Guetta, Alain Duhamel, Claire Chazal, Serge July) supervise déjà les travaux.
Les enseignants relaieront ce grand effort citoyen sous la houlette de la nouvelle commission Meirieu-Thélot. Des exemples sont disponibles dans le bref document d’accompagnement de 952 pages distribué dans tous les établissements :
L’Islamophobe au lieu du Cid ;
Le Senior et l’étendue d’eau salée ;
Yseut et Tristan ;
La Femme de Gatsby est magnifique ;
La Cantatrice victime d'alopécie ;
Le Malcomprenant ;
L’Amérindien et l’Afro-américain, etc.
Ces mesures de prévention montreront bien vite leur efficacité.
Ecrit par : Lariba | 13 juillet 2006
Moi z’aussi je veux être un vrai social-machin qui lutte contre l’archaïsme et pour l’innovation, etc., bref pour respecter toutes les communautés et en finir avec toutes les discriminations : je propose l’obligation de changer les titres d’œuvres et les passages choquants des livres. Une loi sera votée (pas de referendum).
Pour arriver à ce but démocratique et citoyen, un groupe d’experts composé d’énarques et de grands journalistes (p. ex. Bernard Guetta, Alain Duhamel, Claire Chazal, Serge July) supervise déjà les travaux.
Les enseignants relaieront ce grand effort citoyen sous la houlette de la nouvelle commission Meirieu-Thélot. Des exemples sont disponibles dans le bref document d’accompagnement de 952 pages distribué dans tous les établissements :
L’Islamophobe au lieu du Cid ;
Le Senior et l’étendue d’eau salée ;
Yseut et Tristan ;
La Femme de Gatsby est magnifique ;
La Cantatrice victime d'alopécie ;
Le Malcomprenant ;
L’Amérindien et l’Afro-américain, etc.
Ces mesures de prévention montreront bien vite leur efficacité.
Ecrit par : Lariba | 13 juillet 2006
"Il y avait en Westphalie..." c'est bien cette Cunégonde-là. Les 3 premiers chapitres de "Candide", si souvent expliqués aux élèves, sont un régal dont on ne se lasse pas et les apprenants de 3° adorent, oui, oui, ils rient et même ils comprennent!
Voilà un moment que je fréquente ce blog si vivant et les vacances me permettant d'y intervenir, je compte apporter des anecdotes et témoignages vrais, vécus qui parleront mieux que de longs discours.
Aujourd'hui 11h: le peintre débarque dans son beau 4x4 pour m'apporter son devis (d'ailleurs raisonnable); il me dit crouler sous le travail et j'admire des bagues et une gourmette qui ne sont pas en plaqué... Il parle aisément et agréablement.
14h: je rappelle le plombier dont j'attends le devis depuis 2 mois; il s'excuse: "trop de travail, on cherche du personnel qualifié mais on ne trouve pas ..."
16h :coup de fil d'une amie, violoniste de métier, la quarantaine passée, qui a tenté l'agrégation de lettres. Elle n'y croyait pas une minute; je lui avais pourtant dit qu'avec son bagage culturel, sa logique, sa plume impeccable, elle avait autant de chances que bien de pauvres étudiants pédagogisés; elle a travaillé dur et ... elle est reçue du premier coup!
Quant à la kippa Nike, je l'ai vue sur la tête d'un cardiologue juif qui n'est pas homme à acheter de la contrefaçon !
Que l'on conclue ce qu'on veut de ces historiettes.
Ecrit par : Cunégonde | 13 juillet 2006
Pardon d'avoir chrissé, euh… bissé mon envoi.
Bon 14 juillet à tous.
Mais bon, c’est peut-être trop archaïque et nationaliste comme fête…
Fêtons la sainte Ségolène vierge et abbesse :)
Ecrit par : Lariba | 13 juillet 2006
Historiettes exemplaires, que n'aurait pas désavouées Tallemant des Réaux… Le plombier sans personnel qualifié, j'ai parlé de lui dans une note il y a un mois ("le dit du tailleur de pierres) — enfin, si ce n'ts lui…
Quant aux propositions de Lariba, il faut les adopter, et vivement. J'attends les propositions complémentaires sur "la Vieille dame indigne" (le Quatrième âge mal embouché ?), "les Misérables" (les RMIstes), "Blanche neige et les sept nains" (La WASP et les sept mineurs de petite taille), "Dix petits nègres" (Dix petits hommes de couleur), la Putain respectueuse ("La petite vertu s'achète une conduite"), etc. Quant au cinéma, comment retitrer "l'Homme qui aimait les femmes" ("JPB, une biographie" ?) ou les Douze salopards (la Caillera a encore frappé) ?
Bonne nuit à tous.
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 juillet 2006
Remercions les pseudos humanistes (c’est du moins comme ça qu’ils s’appellent ; si seulement ils savaient ce qu’était un humaniste…) qui sous couvert d’un excès d’altruisme et d’ouverture d’esprit ont permit de créer de toute pièce une situation à laquelle ils ont eux même du mal à répondre.
Remercions également nos amis psychologues et journalistes, qui contribuent fortement à la propagation de nombreuses formes d’obscurantisme – qui a dit désinformation ? –, qu’il soit religieux ou non.
Enfin, pour n’oublier personne, remercions nos chers « artistes » autoproclamés (ceux la même s’amusant à dire tout et n’importe quoi, soit dit en passant) qui ne peuvent que rappeler ce que l’Education Nationale fait avec « nos » enfants en les confinant dans l’ignorance et la médiocrité, en faisant passer leurs incompétences pour un bien.
Ecrit par : Estil | 13 juillet 2006
“L’Amérindien et l’Afro-américain, etc.”
Ecrit par : Lariba | 13 juillet 2006
Il y avait déjà bien eu une tentative dans les années 70 avec “Othello, le Maure de Venise” commué en “Mort à Venise”, mais comment va-t-on faire avec "L'esclave du batteur d'or" ?
Des propositions ?
Ecrit par : D'Enguell | 13 juillet 2006
je vois qu'on s'éclate :o))))))
"les Bérurier noir " j'ai vu le chanteur à técô de chez ouam il n'y a qq mois, on était dans le même bahu dans le année 80 :).
Il venait en teeshirt couvert de morceau de barbak :)
on a bien rigolé.
"D'abord, je n'ai jamais dragué personne de ma vie"
C'est c'la ouiiii. (ref:Le père noël est une ordure) .
Ecrit par : toto | 13 juillet 2006
Bonjour à tous,
J'ai une proposition à faire pour le voile... Si toutes les filles changeaient de sexe... Plus de problème de voile!!!
Bon, d'accord! C'est les mecs qui vont faire la gueule! ;)
Ecrit par : Yvon GOUGIS | 13 juillet 2006
Pour Toto, pour connaître l' "oeuf corse", il faut avoir lu les San Antonio... Oh pardon, encore une allusion religieuse... Qui m'aidera à trouver un titre politiquement correct à cette série policière ?
A part ça, tu veux la fin du chapitre sur les maths ?
Il y a trois ans, ils ont changé l’édition CP (il y en a moins), puis, un an plus tard, l’édition CE1 (il y en a beaucoup moins) et, l’année dernière, l’édition CE2 (il y en a beaucoup, beaucoup moins)...
J’aimais bien le principe de l’ancienne édition : beaucoup de techniques de calcul mental, énormément de systématisation, des « petits encadrés jaunes » comme vous les aimez bien, un travail sur différentes unités pour structurer le nombre, des ateliers de résolution de problèmes avec des techniques de résolution à vérifier, des questions à trier (pertinentes ou non pertinentes), des séries de 6 à 8 problèmes « traditionnels »...
Ils ont gardé l’essentiel de leur méthode, mais ils ont allégé... Selon eux (préface du fichier élève CE1), ils ont mis l’accent sur une « meilleure prise en compte des difficultés d’apprentissage ». Ce qui a occasionné un report de la technique opératoire de l’addition en fin de CP (10 pages avant la fin du fichier), technique qui ne sera reprise au CE1 qu’après les vacances de Toussaint (p 56-57) et ré abordée au CE2 à la séquence 37, soit là aussi après les vacances de Toussaint...
Il en est de même pour les quatre opérations, reprises à zéro chaque nouvelle année scolaire...
Cette collection me semble pourtant présenter beaucoup d’avantages par rapport aux autres proposées par les différentes maisons d’édition : il travaille énormément sur la précision du vocabulaire mathématique, les opérations y sont appelées par leur nom, le travail sur les grandeurs, sur les unités y est fréquent, il y a des résumés structurant l’apprentissage des notions, l’apprentissage par cœur des tables de multiplication y est valorisé, la division euclidienne y est présentée dès le CE2 et on y apprend clairement à la poser (sans ces fichus tableaux de multiples, ni ces soustractions posées au milieu qui déroutaient tant mes CM des années 80/90). De plus, les élèves quittent le CE2 en connaissant l’existence des nombres décimaux et des fractions (quand même moins dans la nouvelle édition) et en sachant comparer les angles.
En revanche, ceux de la dernière édition n’ont plus le droit d’appeler un segment par son nom et doivent se contenter du mot « trait », de même que maintenant la droite s’appelle « ligne » (pourtant ils aimaient bien quand je traçais une portion de droite d’un bout à l’autre du tableau et que nous évoquions la suite de son tracé jusque là-bas, très loin, à l’infini...).
Si vous êtes encore là, que vous lisez toujours mon verbiage un peu logorrhéique et que vous connaissez une collection qui propose des manuels ou des fichiers CP ou CE1 que vous trouvez intéressants, je suis preneuse et mes élèves aussi... [Commentaire juillet 2006 : cette année et l’année dernière, mes CP et mes CE1ont fini leur fichier fin mai... Nous avons consacré le mois de juin et le début juillet à des approfondissements sur les techniques opératoires et la numération inutiles puisque l’année prochaine, jusqu’à Noël pour certaines, elles ne seront plus employées...]
Ecrit par : catmano | 14 juillet 2006
Je suis là aussi mais de quel manuel parlez-vous dans le dernier “post” ? Retz ?
Ecrit par : D'Enguell | 14 juillet 2006
“Le Journal officiel du 12 juillet publie le décret sur le socle commun. Conformément aux recommandations du HCE, le socle comporte 7 piliers. Le premier concerne "la maîtrise de la langue française" réduite à la lecture, l'apprentissage de l'orthographe et la grammaire, c'est-à-dire aux dictées et à la leçon de grammaire, des procédés dont la performance est contestée. Le pilier mathématique concerne les 4 opérations, le calcul mental, les théorèmes de la géométrie plane, les équations du premier degré. Le troisième pilier concerne "la culture humaniste" : "il s’agit de donner des repères solides. Ce qui suppose évidemment un apprentissage de la chronologie en histoire et de la cartographie en géographie". Viennent ensuite la langue étrangère, la maîtrise des TIC, des compétences civiques et sociales, enfin, à la demande du HCE, le développement de l'autonomie et l'initiative de l'élève. Le décret avait été rejeté par le CSE le 8 juin. “
Café Pédagogique
Ecrit par : D'Enguell | 14 juillet 2006
oui. Retz. "J'apprends les maths". Toutes mes excuses, je savais que ce n'était pas clair.
Vous voules le début du chapitre sur la formation des instits à travers les âges ?
LECON 4 : LA FORMATION
Je vous ai déjà parlé du succédané de formation que j’ai reçu pendant les années 1975/1976 et 1976/1977 ; à l’issue de ces deux ans, j’ai passé une épreuve écrite (certificat d’aptitude pédagogique) et une épreuve pratique en classe.
Au cours de ces deux ans, j’ai dû rendre une vingtaine de devoirs écrits, tous basés sur la psychopédagogie et/ou l’enseignement disciplinaire (il fallait généralement bâtir ce que l’on n’appelait pas encore une séance de français, de maths, d’éveil, d’EPS, de musique puis la commenter et l’argumenter). Certains de ces devoirs concernaient la maternelle et nous devions alors les envoyer à l’Inspectrice chargée des écoles maternelles (Nous, les vieilles badernes, nous avons remarqué à quel point les choses ont changé lorsque les IDEN spécialisées en maternelle ainsi que leurs conseillères pédagogiques ont disparu).
Comme je l’ai dit plus haut, ces devoirs étaient corrigés et annotés par les IDEN. Dès le premier devoir, on nous a « fermement enjoints » à surveiller à la fois notre écriture et notre orthographe, nous étions chargés d’enfants à former et il était proprement impensable que nous formions mal nos lettres. Si nous sentions que nous avions des lacunes, il fallait acheter un petit cahier d’écriture et faire des lignes jusqu’à acquérir une écriture régulière et conforme aux modèles proposés. Quant à l’orthographe, les quatre IDEN que nous avons rencontrés nous ont tous signalé qu’il était totalement inconcevable qu’il y ait des « fautes » dans nos copies de CAP.
En plus de ces journées de formation, dans les classes où nous effectuions nos remplacements (courts ou longs : la 3° année, juste avant ma « stagiarisation », j’ai eu un poste à l’année dans une classe unique (GS à CM2) de 22 élèves), nous recevions les visites fréquentes et impromptues (environ une par mois la première année) du conseiller pédagogique qui n’hésitait pas à nous donner des recettes, nous suggérer des lectures et prendre la classe à notre place.
Bien sûr, ce qu’ils (les IDEN et leurs conseillers) nous préconisaient, c’était ce qui était à la mode à l’époque : les maths modernes (ensembles, bases, additions à trous...), les activités d’éveil, la grammaire structurale et l’un des IDEN était déjà un farouche partisan de la lecture d’albums pour l’apprentissage de la lecture ; il m’avait d’ailleurs fait dire par son conseiller pédagogique que je ne devais pas passer l’épreuve pratique du CAP dans sa circonscription car ma méthode Freinet ne passerait pas. L’IDEN chargée des maternelles m’avait fait passer le même message car j’avais refusé devant sa conseillère pédagogique de frapper dans mes mains en chantant à des petits de 2/3 ans : « Pomme de reinette et pomme d’api, on va se mettre en rang ! » parce que je trouvais ça débile et que les enfants venaient très bien se ranger sans qu’on bêtifie devant eux.
J’ai donc passé mon épreuve pratique dans une troisième circonscription un après-midi de printemps à la fin de ma deuxième année dans le CM2 du directeur dont j’assurais la demi-décharge. Il avait bien sûr « briefé » ses élèves qui ont été impeccables (maintenant cette école est classée ZEP). Au fond de la classe, il y avait trois personnes : l’IDEN, son conseiller pédagogique et une directrice d’école. Je devais présenter trois séances : musique, français et EPS. A la suite de cette partie pratique, ils m’ont posé quelques questions sur ce que j’avais produit, puis une deuxième partie portant sur « l’administratif » (les congés, les registres obligatoires, etc.). Comme vous le soulignez fort justement, c’est mon savoir-faire d’artisan qu’ils jugeaient encore à cette époque : ils se sont assurés que je « tirais vers le haut » des élèves déjà réputés difficiles (même si on ne parlait pas encore de ZEP, la population qui entourait l’école était déjà repérée comme « à risques ») ; ils ont vérifié que je serais capable d’assumer une direction d’école (notre département rural possédait encore de très nombreuses classes uniques ne disposant même pas d’une ligne téléphonique, en revanche, en tant que service public, nous bénéficiions de la franchise postale), ils ont à nouveau vérifié que je maîtrisais les savoirs fondamentaux et les programmes de l’école primaire, niveau par niveau.
Ca, c’était la formation d’ « avant » (elle n’était déjà plus vraiment d’avant : ma mère a vécu l’Ecole Normale de 1946 à 1950 (pour être finalement proposée et reçue au concours de Normale Sup) m’a souvent raconté le contenu de ses cours de seconde, première et terminale avec cours de couture et d’écriture obligatoire en plus du programme de la classe de Sciences Expérimentales (notre D à nous, leur S bio à eux). Les connaissances qu’elle a en littérature lui suffiraient sans doute actuellement pour intégrer sans peine un niveau agrégation de lettres modernes... Elle m’a aussi raconté la directrice qui débarbouillait en public les élèves – institutrices qui avaient le malheur d’arriver légèrement maquillées (comme dans Diabolo Menthe, de D. Kurys) et qui jugeait inadmissible que les internes choisissent (je sais, il faudrait un imparfait du subjonctif, mais j’ai de la peine...) de passer chaque dimanche dans leurs familles.)
Ecrit par : catmano | 14 juillet 2006
Chère Catmano, "choisir" (ou finir) jouit des mêmes formes au présent et à l'imparfait du subjonctif, sauf à la troisième personne du singulier, œuf corse.
À ce propos… Frédéric Dard a expliqué que son héros s'appelait San Antonio non parce que l'homme de Padoue était son saint patron, mais par référence à la ville texane. Le responsable de ce blog ayant lu l'intégralité des San-A jusqu'en 1990 (mes préférés : "N'en jetez plus" et "la Vie privée de Walter Klozett"), il affirme sans crainte d'être démenti.
Ecrit par : brighelli | 14 juillet 2006
J'AVOUE (non ne me tapez pas) je n'ai pas tout lu San Antonio :( .
Moi celui que je préfère, c'est le Beru, son fidèle lieutenant .
bon j'ai pas trop le temps de tout lire :(, je fais les maths là.
a+
merci Cat Lariba Yvon Pat JP etc ... j'ai bien rigolé :)
Ecrit par : toto | 14 juillet 2006
à JPB, je comprends mieux pourquoi je n'arrivais pas à trouver un truc qui sonnait mieux que choisissent, merci...
La suite, sans fautes d'orthographe, j'espère ?
Pour la formation de « maintenant », j’ai hélas moi aussi de nombreux exemples de leur dégradation. Au hasard, petit florilège :
- F – DEUG de maths + Ecole Normale : « Dis, au fait, je voulais te demander, Louis XVI, ils l’ont guillotiné, mais Marie-Antoinette, ils en ont fait quoi ? »
- C – licence de ... + IUFM : affiche dans sa classe : Verbe être au présent : je suis – tu es – il est – nous sommes – vous êtEZ – ils sont.
- B – licence en Sciences de l’Education + IUFM : prépare tout elle-même, n’a aucun manuel, copie sur son ordinateur des livres entiers (des « J’aime Lire » de 40 pages pour les CM2), prépare ses « séquences d’observation réfléchie de la langue »à partir de ces bouquins et me montre une de ses œuvres : « Regarde, pour travailler le Passé Composé, qu’est-ce que tu en penses ? » Je lis un long texte où sont soulignés de nombreux verbes en deux parties... auxiliaire être au présent de l’indicatif... participe passé du verbe... « Bah oui, mais il y a un problème... » « Ah bon, oui, j’ai vu, il n’y a pas souvent l’auxiliaire avoir. » « Bien sûr, il est au passif ton texte, ce sont tous des verbes au présent passif. » « Au quoi ?... »
- C – liste complémentaire, larguée dans l’école pour remplacer un congé-maternité qui n’avait pas été prévu par l’administration (on se demande comment l’administration peut ne pas prévoir un congé-maternité) et – A – jeune PE - :
C : « Dis, Catherine, tu n’aurais pas du vinaigre chez toi ? (A l’époque, j’habitais au-dessus de l’école)
A : -Tu veux faire quoi avec du vinaigre ?
C : - Eh bien, dans « la main à la pâte », ils disent que si on met du vinaigre sur de la craie, ça mousse...
A : - Ah bon, pourquoi ? »
J’interviens, j’explique puis je conclus : « Mais, je te préviens, ça ne marchera pas.
A : -Ah bon, pourquoi ?
moi : - Parce que les craies que nous avons ne sont pas calcaires, c’est du plâtre.
A : - Et le plâtre, ça ne mousse pas ? »
B – encore elle – expose dans la salle polyvalente les panneaux que ses CE2-CM1-CM2ont préparés en une demi-journée après la visite de ruines romaines. Elle est très fière, d’autant que mes GS-CP-CE1 traînent lamentablement depuis trois semaines sur leurs panneaux de la classe de découverte : « Tu as vu, avec les miens, ça va beaucoup plus vite... » Ma collègue de maternelle et moi-même, un peu vexées, rétorquons : « Eh bien, tu vois, ça prouve au moins qu’on les a bien préparés, tes élèves.
- Oh non, ça n’a rien à voir ! » (Bon peut-être, mais sur les panneaux issus de ma classe, les textes étaient bien plus fournis et il n’y avait plus une seule faute d’orthographe... [Commentaire juillet 2006 : j’ai compris le pourquoi de cette réaction en lisant « Journal d’une institutrice clandestine » de R. Boutonnet]
Ecrit par : catmano | 14 juillet 2006
pour décônaré encore un petit peu...
"Quant à la kippa Nike, je l'ai vue sur la tête d'un cardiologue juif qui n'est pas homme à acheter de la contrefaçon !"
ya pa de chtites nezconomies ;)
Ecrit par : toto | 14 juillet 2006
"Dès le premier devoir, on nous a « fermement enjoints » à surveiller à la fois notre écriture et notre orthographe, nous étions chargés d’enfants à former et il était proprement impensable que nous formions mal nos lettres. Si nous sentions que nous avions des lacunes, il fallait acheter un petit cahier d’écriture et faire des lignes jusqu’à acquérir une écriture régulière et conforme aux modèles proposés."
ils étaient bien ces IDENs ...
terriblement effrayant ton dernier post (surtout -c-)
Ecrit par : toto | 14 juillet 2006
Jean-Paul, quelle honte ! vous lisez vraiment des romans qui font rire ?
Vous aggravez votre cas, pensez à la riposte ulcérée des Cahiers pédagogiques Ils ne pourront pas laisser passer ça !
C’est vrai que j’ai du mal à visualiser les militants pédagogistes en train de rigoler ou ayant un soupçon de sens de l’humour.
En tout cas j’aimerais bien voir et entendre Christophe Nick lisant les Prédictions de Nostrabérus devant une assemblée de stagiaires…
Ah ! les couvertures des vieux San Antonio au Fleuve noir !
Ecrit par : Lariba | 14 juillet 2006
Catmano votre témoignage ne m’étonne malheureusement pas.
Un autre cas lamentable : une institutrice qui a des CP est incapable de leur enseigner quoi que ce soit. « On s’amuse à se mettre sous les tables ou dessus » dixit une petite élève !
Et bien entendu, à propos des critiques qu’on veut lui faire, la madame est autoritariste sous son allure ostentatoirement « citoyenne ».
Pour la fête de l’école ses élèves devaient apprendre un peu de texte, mais comment faire quand les enfants ne savent pas lire ?
On fait comme à l’école coranique : du par cœur à haute voix, à l’unisson, pendant tout le temps qu’il faut ! Ça c’est de la « remédiation » !
Tout petit, très léger détail : la dame en question est formatrice à l’IUFM et comme on est dans une très grande ville cette « grande professionnelle » peut migrer de mutation en mutation afin d’empêcher que les familles la pendent au réverbère !
Ecrit par : Lariba | 14 juillet 2006
M. Brighelli,
je viens de lire avec étonnement votre texte.
Bien évidemment qu'il ne doit en aucun cas être possible d'afficher sa religion dans une école, bien évidemment que l'intégrisme, qu'il soit religieux, politique ou même laïque, ne cesse de progresser, avec l'obscurantisme et la violence qui l'accompagnent toujours.
Mais comment considérer que le port du voile est déjà un signe d'intégrisme, que tout voile est une violence faite aux femmes?
Vous êtes libres de penser que la religion est l'opium du peuple, tout comme les croyants sont libres de penser qu'elle est leur première liberté et leur première dignité.
Sachez, M. Brighelli, que, dans de nombreux pays, des femmes voilées étudient, travaillent, votent, sont élues, divorcent, obtiennnet la garde de leurs enfants...
Ecrit par : Christine | 14 juillet 2006
Chère Christine, vous feriez mieux d’apprendre l’essence même des mots que vous employez, ce serait peut être un pas vers ce que j’appellerais une susceptible réflexion.
Permettez moi, sans prétention aucune, de vous rappelez que nos amis terroristes, bien que persuadés d’être plus libre que la plupart des occidentaux, n’en sont pas moins esclaves de leur religion.
Amicalement…
Ecrit par : Estil | 14 juillet 2006
suite du témoignage :
Moi non plus, ça ne me fait pas rire quand je réalise que la plupart de ces jeunes collègues, remplies de bonne volonté, prêtes à se coucher à minuit tous les soirs pour « faire leurs fiches de prép’", auraient pu m’avoir comme instit depuis la section de petits...
Bien sûr, les humiliations subies par les élèves – institutrices qui étaient victimes de ces directrices – bonnes sœurs, humiliations qui pouvaient continuer ensuite sous la coupe de directrices ou directeurs d’école – maîtres après Dieu (j’en ai connu en début de carrière qui venaient intervenir dans nos classes pour nous mettre « plus bas que terre ») ou d’IDEN qui commençaient leur inspection l’oreille collée à la serrure, ces humiliations devaient être combattues. Mais cela nécessitait-il de jeter le bébé avec l’eau du bain ? Fallait-il tout démolir sans avoir la moindre idée de ce que l’on allait reconstruire à la place ?
Que leur enseigne-t-on, dans ces IUFM [commentaire juillet 2006 : maintenant que j’ai lu R. Boutonnet, je comprends mieux...] ? Comment s’y prennent-ils pour les déstabiliser à ce point ? Comment se fait-il que les nouveaux n’ont le plus souvent jamais entendu parler de Piaget, Freinet, Montessori, Decroly (je n’ai jamais osé tester Rousseau, Pestalozzi, Froebel, Montaigne ni F. Buisson ou Mmes Pape-Carpentier ou Kergomard...) ? Le seul avantage qu’ils ont sur nous, c’est qu’ils ne connaissent pas non plus « Libres enfants de Summerhill » ou « Une société sans école ».
Depuis l’histoire de Marie-Antoinette (c’était en 1989, bien sûr, car pour motiver nos petits apprenants, il faut coller à l’actualité), je pense que le report de recrutement des futurs instits a été une erreur et qu’il aurait bien mieux valu garder les Ecoles Normales qui auraient formé en deux ou trois ans de véritables spécialistes de la petite enfance et de l’enfance. Pourquoi obliger une personne qui se destine à tout enseigner aux enfants de 2 à 11 ans à se spécialiser pendant 2 à 5 ans dans une seule matière (la « sauveuse » de Marie-Antoinette avait un DEUG de mathématiques) ?
Ces Ecoles Normales auraient pu, bien mieux que l’université, mettre l’accent sur la croissance physiologique, psychologique et psychomotrice de l’enfant (je suis souvent étonnée par l’inculture de mes jeunes collègues de maternelle sur ces sujets). Elles auraient pu continuer à insister sur l’importance de l’orthographe, donner à leurs étudiants de solides connaissances historiques, géographiques et scientifiques, leur apprendre réellement leur métier.
Je suis sans doute naïve (ou j’ai bien trop peur de tomber dans une paranoïa galopante) mais j’ai encore de la peine à croire que tout ceci a été voulu, qu’il y a une réelle volonté de détruire l’enseignement élémentaire.
Mais comment ne pas y croire, comment ne pas voir quels avantages pourraient en tirer nos « Maîtres du Monde » ? Quel être humain, facile à manipuler, y compris contre lui-même, que celui qui sait tout juste déchiffrer son bulletin de salaire, qui n’a aucune connaissance littéraire ou historique, qui bien sûr se laisse entraîner dans toutes les querelles de clocher pour défendre sa petite communauté sans se rendre compte qu’il sert les intérêts des puissants en refusant de s’ouvrir au monde !
Bon, restons humbles et contentons-nous de balayer devant notre porte. Faisons nos excuses aux enfants des années 70 à 80 et promettons –leur d’essayer de faire mieux avec leurs enfants, ceux que nous accueillons aujourd’hui et ceux que nous accueillerons demain...
Ecrit par : catmano | 14 juillet 2006
Cher Estil, ces terroristes et intégristes ne sont pas esclaves de leur religion, mais du pouvoir. La religion n'est pour eux qu'un moyen d'exercer leur pouvoir sur les autres.
La religion devient leur instrument et leur esclave, pas l'inverse!
Ecrit par : Christine | 14 juillet 2006
Je me doutais bien que cela allait “dégénérer”.
Puisque la fiente de l’esprit ne déride pas, allez-vous me dire, chère Christine, avec quel discernement les peuples d’Iran ou de Palestine ont pu élire leurs nouveaux chefs ?
Comment considérer que tout travail de ch'ti n'enfant est une violence faite aux ch'ti n'enfants ?
Ecrit par : D'Enguell | 14 juillet 2006
"Pas trop cassant de faire un numéro d'été du Monde de l'Education. Vous prenez quelques textes connus des grands anciens, vous demandez à quelques "people" plus (Lockwood) ou moins (Bégaudeau) méritants d'y aller de leur couplet, et emballé c'est pesé !
Ah ! Cunégonde…
JPB"
Vous lisez Le Monde de l' Education(et en détails manifestement)? Vous me rassurez alors! Tout n' est peut être pas perdu...
Je ne vois plus mon ami EP depuis que je ne fais que quelques passages... Quelqu' un a des nouvelles?
Chris
Ecrit par : chris | 14 juillet 2006
"Vous aggravez votre cas"
w@@@@@@@@rrrrrrffffffffffff :o)))))
"Je me doutais bien que cela allait “dégénérer”. "
laisse la, elle parle toute seule ;)
!yo Chris, tu vas bien? moi je suis naze de naze :(
"et promettons –leur d’essayer de faire mieux avec leurs enfants, ceux que nous accueillons aujourd’hui et ceux que nous accueillerons demain..."
ils sont en train de le faire...
Ils sont enfin en train de se renseigner PAR EUX MêME.
Doucement, mais sûrement.
C'est pas beau ça ;)
Moi je suis hyper hypra content ;)
Ecrit par : toto | 14 juillet 2006
On voit que la plupart sont en vacances. (32 ° à l'ombre chez moi!) Toto, pour enrichir votre vocabulaire, si j'ose me permettre, lisez les contes d'Edgar Poe, ce sont des histoires assez courtes dans une langue admirable, puisque traduits par Baudelaire. Beru et son cerveau lentille, c'est pas mal non plus!
Pour monsieur Brighelli : une histoire autenthique. Dans une école privée catholique de Limoges, une enseignante avait demandé à ses élèves de CM2 d'apporter un petit tapis pour se mettre dans la posture des petits musulmans de la classe. Deux élèves n'ont pas obéi et ont été mis à la porte du cours : l'un en disant qu'étant catholique, il n'avait pas à le faire, l'autre, musulman, qu'il considérait que c'était une moquerie pour les musulmans.
L'expérience de Catmano est hélas bien symptomatique de la dégradation de la formation des enseignants depuis que les IUFM sévicent. On n'y enseigne plus rien de consistant.
Une pensée m'est venue : les instituteurs et les enseignants étaient comme de nos jours plus ou moins intelligents, plus ou moins passionnés par leur métier, mais ils avaient une formation tellement exigeante, tellement complète dans les écoles normales d'autrefois que la plupart dispensaient leurs connaissances, et les très bons passionnaient leurs élèves. Je me souviens toujours d'une maîtresse d'histoire disant d'un ton extraordinairement emphatique en parlant de Napoléon : "Mais...le colosse...a des pieds d'argile!" Nous étions fascinées.
Anne-Marie Valette.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 juillet 2006
Je suis d'humeur à faire un peu d'idéologie — le temps est lourd, et comme le vicomte, je suis à deux doigts de m'écrier : "Levez-vous, orages désirés…"
Donc…
"Cher Estil, ces terroristes et intégristes ne sont pas esclaves de leur religion, mais du pouvoir. La religion n'est pour eux qu'un moyen d'exercer leur pouvoir sur les autres"
écrit Christine.
Je n'en reviens pas. Comme s'il n'était pas évident, 230 ans après la fin de la parution de l'Encyclopédie et la mort de Diderot et de Voltaire, dont j'ai du mal à me remettre, que la religion est l'autre appellation du pouvoir. "Le sabre et le goupillon", disait-on — et on avait raison. Derrière tout saint François, il y a un saint Domnique. Derrière le devoir de charité, il y a l'inquisition.
Allez, une anecdote pour la route. Peu après l'Hégire, quand les Musulmans ont commencé à envahir le monde méditerranéen, un émir est arrivé avec ses troupes à Alexandrie et y a découvert la bibliothèque — reconstituée et agrandie après son incendie par les troupes romaines. Il a été ébloui — mais tout en prenant le temps de parcourir les rayonnages, il a envoyé un mot au calife (Omar, le successeur de Mahomet, qui au passage a récrit le Coran selon ses convictions). Et la réponse est arrivée, fulgurante : "Brûle tout. Soit ces livres disent la même chose que le Prophète, et nous n'en avons pas besoin. Soit ils l'infirment, et nous n'en avons pas besoin."
Les Arabes ont utilisé les précieux documents pour alimenter les chaudières des hammams de la ville. On a le nombre de hammmans, le temps qu'a duré l'holocauste (sept mois), on arrive à près de 70 millions de volumes — irrémédiablement perdus(1).
Bref, "Omar m'a tuer".
Rien de particulièrement anti-islamiste dans mon propos. Toutes les grandes religions ont brûlé les bibliothèques, parce que l'écrit a toujours été un contre-pouvoir, et que la religion est le pouvoir. Voir la façon dont Constantin s'est annexé le christianisme.
Et vous voudriez que j'aie le moindre respect pour ces massacreurs, de tous temps et de tous lieux ?
JPB
(1) Voir le remarquable ouvrage de Lucien X. Polastron, Livres en feu, "Histoire de la destruction sans fin des bibliothèques", Denoël, 2004.
Ecrit par : brighelli | 14 juillet 2006
"lisez les contes d'Edgar Poe"
plutôt
"relisez les contes d'Edgar Poe" parce que je les ai déjà lu, mais avec le cerveau à l'envers....
Ecrit par : toto | 14 juillet 2006
Bonjour M. Brighelli,
En matière de laïcité à l'école, nous sommes en retard par rapport à certains pays "musulmans". En Turquie, pays dirigé pourtant par des islamistes "modérés", les filles n'ont pas le droit de porter le foulard à l'université, alors qu'en France, les filles en ont tout à fait le droit. Dans mon ancienne fac, il était tout à fait fréquent de voir des filles recouvertes de la tête aux pieds.
Plus grave, il était aussi courant de voir des sectes comme les témoins de Jéhova ou d'autres faire du prosélytisme devant l'entrée de la fac.
J'ai de plus en plus l'impression qu'avec ce retour en force du religieux, dans sa forme la plus nocive, notre pays avance à reculons. Merci aux pédagogues-démocrates (soit-disant de gauche) d'avoir offert un boulevard à tous ces fondamentalismes. Combes, reviens, ils sont devenus fous à l'Ecole publique.
Ecrit par : Romain | 14 juillet 2006
“En Turquie, pays dirigé pourtant par des islamistes "modérés", les filles n'ont pas le droit de porter le foulard à l'université,”
Ecrit par : Romain | 14 juillet 2006
Certes Romain, mais pour combien de temps encore ?
C’est le même chantage qui se joue à l’entrée de nos classes qu’à l’entrée de l’Europe : j’enlève le voile mais je ne renonce pas à Chypre, j’enlève la casquette mais je garde le mp3. Quand je dis chantage, certains disent négociation. On peut éventuellement se demander qui.
Eh oui, savoir négocié, éducation négociée. La seule chose qu’il va falloir négocier, c’est le virage en douceur. Que la force (centripète) soit avec nous !
Ecrit par : D'Enguell | 14 juillet 2006
Très juste, Romain. Mais ce n'est pas à mettre au crédit des "islamistes modérés" (n'est-ce pas cela, une antiphrase ?), mais bien plutôt au compte de Mustapha Kemal "Ataturk", le Père de la Nation turque, qui dans les années 20, après les temps calamiteux des califats, a mis la Turquie sur orbite moderne.
Et là, je rejoins d'Enguell : un jeune Turc modern style avait plus d'audace que nos communautaristes modernes, de droite et de gauche. Mais c'est qu'il était intelligent, lui.
JPB
Ecrit par : brighelli | 14 juillet 2006
Le danger devient d'ailleurs encore plus grand si nos politiciens laissent des fous furieux comme Tariq Ramadan prôner des idées on ne peut plus radicales et islamistes....d'autant plus que sa grande force réside justement dans le fait de ne pas être de prime abord un intégriste caricatural, immédiatement repérable !
Si je ne m'abuse ces propos comme la suggestion d'un moratoire sur la lapidation des femmes avait provoqué de vives polémiques...
http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/mosquees/dossier.asp?ida=435767
Ecrit par : Sandra WAGNER | 14 juillet 2006
Rectification :
Si je ne m'abuse, Ses propos comme la suggestion d'un moratoire sur la lapidation des femmes avaiENt provoqué de vives polémiques...
Ecrit par : Sandra WAGNER | 14 juillet 2006
Mr Rade expose à Mr Patissot ces principes...
"Les dimanches d'un bourgeois de Paris" semblent encore bien d'actualité...
Mais il serait sans doute triop dangereux aujourd'hui d'étudier ces textes de Maupassant...des fois que cela donnerait des idées...
Merci JPB pour le rappel à mes vieux souvenirs (plus de 20 ans) d'une discussion animée dans l'un de vos cours...
Ah la mémoire... dîtes moi me joue-t-elle des tours?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 juillet 2006
pardon, mon post concernait le fil de discussion "le noeud du problème" je me suis trompée de fil pour répondre je rectifie de ce pas
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 juillet 2006
Tout est très calme, ce matin. Oserais-je en profiter pour glisser un nouvel épisode de votre grand feuilleton de l'été ?
LA FORMATION CONTINUE
Chez nous, les animations pédagogiques (on ne dit plus conférence dans notre département depuis une bonne dizaine d’années), c’est encore plus folklorique que chez vous ! Cette année, nous n’avons pas encore reçu le planning que nous promet notre IDEN depuis la réunion des directeurs du 22 septembre (programmée puis déprogrammée deux fois)...
Nous savons déjà qu’elles seront assurées par nos conseillers pédagogiques ou des IMF, parce que c’est toujours comme ça, que Monsieur l’Inspecteur sera un « absent excusé » et que certaines seront obligatoires dont une au chef-lieu du département, à l’IUFM, à 9 h 00 (à 100 km de chez moi et à bien plus de 100 km pour les collègues du sud-est du département) et qu’elle portera sur les évaluations GS/CP...
Nous savons aussi que nous ne pourrons assister à certaines d’entre elles, même si elles répondent à un réel besoin de formation de notre part parce que nous sortons à 17 h et qu’elles ont lieu justement à 17 h à 40 km de chez nous. Quand nous avons protesté, on nous a répondu qu’il fallait s’accorder avec le plus grand nombre et que, oui en effet, nous n’avions que la possibilité de ne pas nous y inscrire... et tant pis pour nos élèves, ils passeront leur B2i quand notre village sera plus proche du chef-lieu de circonscription !
A la lecture de votre ouvrage, j’ai remarqué que vous ne parliez absolument pas des stages de formation continue... C’est dommage... Ca aussi, ça vaut son pesant de cacahuètes et ça permet de mieux comprendre l’angoisse des PE sortants.
De temps en temps, lorsque je ressens une certaine lassitude de la routine de l’école ou que j’en ai un peu assez de supporter l’une ou l’autre de mes jeunes collègues si sûres d’elles, je feuillette le programme des stages de formation continue (ça devient de plus en plus difficile, d’ailleurs, il est maintenant envoyé en deux fois et la plupart du temps, les stages sont réservés à l’avance à certaines catégories d’enseignants) [Commentaire juillet 2006 : depuis cette époque pas si lointaine, ça a encore empiré...].
Si vous tenez absolument à partir, choisissez les stages remplacés par des PE2 qui viendront forcément puisqu’en fait ils doivent faire leur stage en situation [Commentaire juillet 2006 : en 2006/2007, ce ne sera plus forcément vrai, ils ont trouvé un nouveau truc, les PE2 remplaceront les directeurs des écoles à quatre classes un jour par semaine pendant toute l’année scolaire, cela évitera de créer des postes de « décharge administrative »]. Les autres stages sont souvent annulés à la dernière minute, faute de remplaçants... En plus, si, comme moi, vous exercez très loin de l’IUFM, vous faites d’une pierre deux coups : premièrement vous bénéficiez de tous les avantages du stage de formation continue (j’y viens), deuxièmement vous mettez un petit grain de sable dans la machine en obligeant le prof d’IUFM chargé du suivi du jeune stagiaire à se coltiner 1 h 30 de route (3 h aller/retour) pour aller le visiter. Ca fait toujours plaisir, même si c’est assez mesquin.
Ecrit par : catmano | 15 juillet 2006
C'est vrai que je n'ai pas parlé des stages dans À bonne école (ni dans la Fabrique du crétin), mais c'est parce que je n'y connais rien : je suis allé une fois à un stage sur l'oral de français de Première, et j'ai dynamité les deux intervenants, qui connaissaient très approximativement la littérature française. Depuis, on ne m'invite plus.
Donc… Vos stages 1. vous apportent-ils quelque chose ? 2. sont-ils absolument obligatoires ? Que risque-t-on à se faire systématiquement porter pâle ?
Mes instits d'autrefois avaient-elles des stages, à la fin des années 50 ?
Au passage, puisque l'Etat cherche par tous les moyens à faire des économies, a-t-on calculé ce que coûtent ces stages ?
Il est, j'espère, clair pour tout le monde que la question des redoublements, par exemple, ne se posait pas dans les années 60 parce qu'on était en croissance forte. Les pédagogues n'ont commencé à interroger la légitimité pédagogique des redoublements qu'à partir de l'aube des années 80, quand la crise a donné un prix inacceptable (13 000 € par redoublant / année, aux dernières nouvelles) à cette deuxième chance qu'est le redoublement : le ministère a été fort aise (et il l'est toujours…) de voir ses soucis économiques légiimés par le discours des "sciences" de l'éducation. Et il n'y a pas d'autre légitimité forte à ce discours : le facteur économique est déterminant en dernière instance, comme disait Vladimir Oulianov.
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 juillet 2006
pour JPB, en fait, je ne m'adressais pas à vous au sujet des stages, c'est toujours la suite des commentaires à Le Bris. A part ça d'accord avec vous, ces stages n'apportent pas grand chose et en tout cas pas ce qui compléterait les connaissances de l'intit de base, connaissances qu'il pourrait ensuite transmettre à ses élèves ou qui lui permettraient d'enrichir sa réflexion personnelle... En témoigne la suite de mon commentaire :
Venons-en à la durée et aux contenus de ces stages.
La durée, elle se réduit comme peau de chagrin, elle est passée progressivement de presque tout le troisième trimestre à deux semaines, si je me rappelle bien, l’année dernière.
Quant aux contenus, ils sont souvent très vagues : en fait, il semblerait qu’ils aient besoin de trouver du matériel humain (= des élèves) pour parfaire l’expérience de leurs poulains et qu’il s’agirait de sortir de leurs classes un nombre approprié de « vieilles barbes » pour quelque temps (de plus en plus court, les poulains seraient-ils de plus en plus expérimentés ?).
Pour ma part, j’ai participé à deux de ces stages ; le premier, cinq semaines en mai – juin 2000, avait pour intitulé : « Etude du milieu proche », le second, trois semaines en mai - juin 2002, « TICE et apprentissages disciplinaires ».
En feuilletant les notes que j’y avais prises, me reviennent en mémoire les efforts de ces malheureux professeurs d’IUFM pour nous convaincre, nous les vieux, de l’importance de leurs propos et comme ils nous trouvaient moins malléables que le public auquel ils étaient habitués (quand je vous dis qu’il y a peut-être une volonté de nous asservir...). Il faut dire que, dans notre département, les pelouses de l’ancienne Ecole Normale de garçons sont parfois très propices à la sieste au mois de juin et que nous, les vieux, on n’a aucun compte à leur rendre, aux profs d’IUFM...
Alors, les contenus... Bof...
J’ai appris de la prof de SVT au cours d’une rencontre avec un garde de l’ONF dans le Vercors que vouloir connaître le nom (français, pas latin) d’une plante, ça n’avait aucun intérêt car c’était de l’érudition (un gros mot, apparemment...). Je m’en fiche, le garde, aussi surpris que moi, me l’a dit quand même le nom : c’était de l’oxalis (en latin aussi), après je l’ai même appris à mon compagnon, mais lui, il a le droit de savoir, il n’est pas enseignant...
J’ai appris du prof d’Histoire – Géo (au milieu d’un tas de connaissances) que les photos des manuels de géographie n’étaient jamais intéressantes et qu’il fallait absolument avoir un rétroprojecteur, un scanner et une imprimante très performante (le projecteur à diapo, ce n’est pas bien non plus) pour faire des transparents qui seuls permettront aux enfants de pratiquer la lecture de paysages (après les actions de l’Ecole des Loisirs, sans doute un actionnaire de Canon ou de Microsoft...).
La prof de SVT (c’était elle la pire) m’a expliqué que je « me laissais mener par les objectifs de mes élèves » parce que je refusais de construire les séances 2, 3, 4, ... d’une séquence sur les fossiles tant que je n’aurais pas testé la première séance avec de vrais enfants en chair et en os. Ce qui m’a permis de comprendre pourquoi ma collègue de maternelle de l’année précédente était arrivée en septembre avec ses progressions prêtes jusqu’en juin, et pourquoi elle avait paru complètement interloquée lorsque je lui avais demandé comment elle faisait pour savoir à quelle vitesse les enfants allaient progresser... Et ce n’était pas la première à pratiquer ainsi : je ne sais pas si vous avez vu ce reportage diffusé sur France 3 intitulé je crois « Premières classes » où deux gentilles PE2 arrivent, l’une en maternelle de banlieue parisienne avec un magnifique projet « graines » et l’autre dans un CE1 avec un somptueux projet « La lettre » ? C’était pathétique. Si vous le désirez, je vous joins ce que j’avais noté à la suite de la diffusion de ce reportage...
Ecrit par : catmano | 15 juillet 2006
En fait, je ne mettais pas sur le compte des islamistes modérés l'interdiction du port du voile à l'université en Turquie. Je savais très bien que cela relevait d'Ataturk. Ce que je voulais suggérer, c'est le fait qu'en Turquie les islamistes ont du mal à abattre la laïcité, alors qu'en France, il y a un consensus politique clérical qui va de la droite ultralibérale à une partie de l'extrême-gauche qui veut rompre avec la laïcité selon le principe "tout ce qui est républicain est archaïque et réactionnaire". On comprend pourquoi des gens comme Tariq Ramadan et autres culs-bénits, ou encore les pédagogos sont favorables à la laïcité "ouverte".
Ecrit par : Romain | 15 juillet 2006
"(Omar, le successeur de Mahomet, qui au passage a récrit le Coran selon ses convictions).
JPB"
C' est un peu moins simpliste et réducteur que ça. Donc pour une information complête:
Mohammed ne savait ni lire ni écrire .Il n'a donc pas mis par écrit lui-même les révélations qu'il a reçues. Il avait confié cette besogne à des scribes (secrétaires). Selon la tradition, dès qu'une révélation était transmise à Mohammed, les scribes la notaient sur des morceaux de cuir, des tessons de poterie, des nervures médianes de palmes, des omoplates et des côtes de chameau. La tradition nous montre encore le Prophète dictant à des scribes des fragments révélés à l'instant même. On pense cependant que cette procédure ne fut pas appliquée dès le début. Au début, personne ne songea sur le moment à les retenir autrement qu'en sa mémoire.
Du vivant même du Prophète se sont constitués des petits recueils de sourate rangées par ordre de longueur décroissante. Ces recueils ont aujourd'hui disparu. Ce qui est sûr c'est que ces textes utilisaient une orthographe capricieuse et défective: une seule graphie pour "b", "t", "th", "n", "y", les points diacritiques n'existant pas encore à cette époque pour l'écriture arabe. Seule la récitation à haute voix permettait d'aboutir à un déchiffrement sûr.
Il semble que du vivant du Prophète, il y ait eu plusieurs compagnons du Prophète sachant le Coran par cœur, puisque la tradition parle de certains compagnons du Prophète venant trouver le prophète pour l'interroger sur la façon dont il convenait de réciter tel ou tel passage du Coran.
Mohammed n'a pas donné de version définitive ne varietur de la Révélation.
Mohammed meurt en 632. A cette date, comment se présentait le Coran ? Quelques très rares fidèles le savaient à peu près par cœur en entier. La plupart se bornaient à n'en retenir que des fragments plus ou moins longs. Les plus tièdes se contentent de quelques versets. Il y avait aussi des recueils de quelques sourates.
A la bataille de 'Aqrabâ livrée contre le faux prophète Musaylima (début 633), nombre de fidèles connaissant par cœur le Coran avaient trouvé la mort. Le futur calife 'Umar aurait alors compris qu'on risquait de voir retourner au néant à la fois les fragments non fixés par l'écriture et la caution que ces fidèles représentaient quant à la rectitude de la récitation du texte noté.
Le calife Abû Bakr demanda alors à un médinois d'une vingtaine d'années Zayd ben Thâbit de mettre le Coran par écrit. Zayd aurait donc recueilli, au prix de longs efforts, puis transcrit sur des feuilles, peut-être sur du parchemin, tous les textes déjà notés sur des pierres plates, des tessons, des omoplates de mouton ou de chameau. A ces textes, il a ajouté des fragments de la Révélation que seule la mémoire de certains fidèles possédait encore. Malheureusement, il ne reste plus aucune trace de ces feuillets (suhuf).
Ces feuillets constituaient la propriété personnelle d'Abû Bakr et de 'Umar, et non celle du calife, chef de la communauté. Dans l'esprit d'Abû Bakr et de 'Umar, il ne s'agissait pas d'imposer une Vulgate à l'ensemble des fidèles. Il semblait tout simplement normal que le chef de la communauté ne soit pas en état d'infériorité par rapport à quelques compagnons du Prophète qui avaient un Coran entier chez eux.
Il y avait d'autres recensions, notamment le corpus d'ibn Mas'ûd (m. vers 30/650). Il réussit même à faire prévaloir son corpus dans la ville de Kûfa en Irak. Les derniers exemplaires attestés disparaissent au 10ème s.
Les divergences entre les recensions portaient sur l'ordre et le nombre des sourates, et le détail du texte.
La recension othmanienne
Le calife 'Uthmân (ou Othman, 644-655) forma une commission de quatre personnes qui travailla sur la base de la recension d'Abû Bakr. A ce noyau primitif vinrent s'ajouter tous les fragments épars qu'il fut possible de trouver. Puis 'Uthmân ordonna la destruction de tous les autres témoins, y compris les omoplates etc… datant de l'époque du Prophète. C'est la seule recension en usage aujourd'hui, et depuis des siècles, puisque la recension d'Ibn Mas'ûd disparut au 10ème s.
L'émir al-Hajjâj (vers 694) adopta la scriptio plena. Pour le Coran se réalisa donc la même réforme qui au - 6ème s. avait introduit en hébreu les matres lectionis (waw et yod), qui par la suite devait aboutir au système plus nuancé des rabbins de Tibériade.
Cette réforme se fit en deux étapes: d'abord introduction des points voyelles, qui par la suite devinrent des traits voyelles (fatha, kasra et damma), puis introduction des consonnes diacritées. La vocalisation était écrite en rouge, et le squelette consonnantique en noir. Mais la scriptio plena se heurta à une vive résistance et ne triompha définitivement qu'au milieu du 9ème s. A partir de ce moment, le texte coranique était fixé ne varietur.
Le premier Coran imprimé vit le jour à Venise en 1530, mais fut détruit immédiatement sur l'ordre des autorités ecclésiastiques. La première édition imprimée faite par un musulman est celle de Mulay Usman, St Pétersbourg, 1787. Actuellement, le Coran le plus largement utilisé est celui de l'édition du Caire, 1923, lecture de Hafs.
Ecrit par : chris | 15 juillet 2006
"Mohammed ne savait ni lire ni écrire .Il n'a donc pas mis par écrit lui-même les révélations qu'il a reçues."
Je pensais qu'il ne savait ni lire ni écrire, moi aussi, mais je pensais que c'était réellement lui qui avait "écrit", enfin la main de DIEU... (maradona)...
ET c'était justement cela qui était magique ;)
Merci pour cette petite information ;)
Ecrit par : toto | 15 juillet 2006
« Ses propos comme la suggestion d'un moratoire sur la lapidation des femmes avaiENt provoqué de vives polémiques... »
Eh oui chère Sandra, le tarik a utilisé sciemment ce vocable, il est très cultivé et instruit, nous (nous autres suisses) lui avons payé d'excellentes études, comme nous avons recueilli son grand père quand il était pourchassé en Egypte pour avoir fondé "les frères musulmans" en lui donnant l'asile. Voilà comment nous avons été remercié par lui-même et sa progéniture.
Donc "moratoire" implique une suspension temporaire. Le temps que nous autres occidentaux mettront pour bien comprendre les bienfaits de la lapidation, après quoi elle sera à nouveau exécutoire. Attention aux galipettes à ce moment la.
Allons-nous avec nos élus continuer de tolérer ces agissements anticonstitutionnels comme exigé par le coran ???!!!!???
Pour Romain
Pas seulement à l'université (en Turquie) la bâche est interdite, mais dans les grands magasins, au comptoir des agences de voyages ou autres je n'en ai observé.
Ecrit par : mabiche | 15 juillet 2006
Je suis sidéré, et là, je suis obligé de réagir.
Un enseignant (vous êtes vraiment enseignant, Chris ?) ne devrait aborder les livres religieux qu'avec "l'œil philologique, historique, philosophique, symbolique, allégorique, et tout autre qualificatif qui dispense de croire ces textes inspirés et produits sous la dictée de Dieu. Aucun de ces livres n'est révélé. Par qui d'ailleurs ? Pas plus que les fables persanes ou les sagas islandaises ces pages ne descendent du ciel." (Michel Onfray, Traité d'athéologie, Grasset, 2005 — indispensable).
Reprenons.
Mohammed / Mahomet n'a jamais été inspiré par Dieu (par une trop forte consommation de khat, peut-être ? Ou plus probablement par le désir d'asseoir un pouvoir temporel sur un fatras spirituel). Exactement comme les Hébreux à l'époque de l'exil à Babylone — date à laquelle les Livres sont rédigés les uns après les autres, et dans le désordre.
Il y avait effectivement, quelques années après la mort du prophète, sept versions (on dit sept parce que le chiffre est parlant — mais faut-il rappeler qu'avant que Constantin ramène les évangiles à quatre, il y en avait vingt-sept versions — et qu'aucun des rédacteurs n'avait connu le Christ, dont l'unicité historique est d'ailleurs douteuse…)
Ces sept versions du Coran sont détruites (une version, qui fait autorité dans certains cantons africains, aurait échappé à cet autodafé, qui en présageait bien dautres), et Marwan, le gouverneur de Médine, en garde une seule, afin d'éviter plus tard les études philologiques et la découverte que l'ensemble est de fabrication humaine, trop humaine… Cela, 25 ans après la mort de Mahomet et de ses fidèles — Omar compris. Quant aux hadith qui règlent toute la vie du bon Musulman, ils sont rédigés au IXe siècle — deux cents ans plus tard. Etonnez-vous que les interprétations diffèrent…
Dans tous les cas, il s'agit d'imposer un Livre contre les livres, une croyance contre la pensée, la foi contre l'intelligence. Onfray le répète sur tous les tons, et on ne peut qu'acquiescer. Ou alors, remonter à la source incontournable de toute pensée sur le religieux :
"La notion de Dieu a été inventée comme antithèse de la vie — en elle se résume, en une unité épuvantable, tout ce qui est nuisible, vénéneux, calomniateur, toute haine de la vie." (Nietzsche, Ecce Homo)
Que des pédagogistes défendent la religion doit rappeler à tout un chacun que la loi Jospin, en juillet 89, prêchait la "libre expression" des élèves et que trois mois plus tard éclatait à Creil la première affaire de voile. Que l'avis général de ces messieurs-dames était défavorable à toute loi sur les signes religieux — au nom de la tolérance et de la démocratie (voir http://www.ecoledemocratique.org/breve.php3?id_breve=56). Oh, ce n'est pas un complot, bien sûr, mais ça y ressemble bougrement. À l'arrivée, respect pour la parole de Tariq Ramadan, ce grand idéologue de la lapidation (dans une tribune parue dans le Monde !), et respect pour la billevesées de petits jeunes manipulés par des grands frères — ce n'est pas moi qui le dis, c'est le rapport Obin.
Je la fais courte ce soir — la version longue et argumentée dans deux mois.
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 juillet 2006
Vous savez monsieur Brighelli, sans vouloir être insultant auprès des professeurs tels que vous, cela fait déjà un certain nombre de temps que l'expression « professeur compétent » est devenue, pour moi, un oxymore...
Entre propagande politique et désinformations, il est évident qu’un enseignant normal (j’insiste sur le normal) n’a plus assez de temps pour enseigner le peu de chose qu’il sait.
Ecrit par : Estil | 15 juillet 2006
"(par une trop forte consommation de khat, peut-être"
ou de champignons magiques.
excellent JPB.
Ecrit par : mabiche | 15 juillet 2006
"À l'arrivée, respect pour la parole de Tariq Ramadan, ce grand idéologue de la lapidation (dans une tribune parue dans le Monde !),"
Je ne sais pas si Tarik a défendu la lapidation dans le Monde,
mais son frère Hanni l'a fait, et fut suspendu d'enseignement par la chef du département de l'instruction publique Genevoise, affaire non terminée.
Suite au dernier post de Chris je comprend mieux pourquoi il pété un câble lorsque j'ai parlé la première fois de frère Tarik.
Ecrit par : mabiche | 15 juillet 2006
“Je m’en fiche, le garde, aussi surpris que moi, me l’a dit quand même le nom : c’était de l’oxalis (en latin aussi)”
Catmano
“professeur compétent » est devenue, pour moi, un oxymore...”
Estil
Pour faire le cuistre cher à Cher Chris : L’oxalis, nom “interdit” par la formatrice de Catmano (tout simplement l’oseille), dont le délicieux piquant est l’acide oxalique des chimistes, dont le nom vient bien du latin, qui vient bien du grec, oxus (piquant, acide, parfois aigre), est donc apparenté au bel oxymore, formé avec môros (sot).
Ce môros qu’on retrouve d’ailleurs en anglais dans “moron” (stupide), synonyme de “ass” (âne).
Et si on l’acoquine à nouveau avec le bœuf (comme dans la crêche, âne et bœuf, Don Camillo et Peppone), qu’on dit ox en anglais, on retombe sur l’oxymoron anglais, paire improbable et antithétique à la Guareschi.
Ecrit par : D'Enguell | 16 juillet 2006
Ah ! Guareschi, débarrassé des pitreries de Fenandel…
Splendide commentaire lexicologique, mon cher.
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 juillet 2006
Merci pour le commentaire lexicologique... J'aime bien les mots, moi, même si j'ai encore un bout de chemin à faire jusqu'à l'érudition. En m'appliquant, comme disent mes élèves, je vais bien finir par progresser un peu.
Vous voulez la suite du chapitre sur la formation continue :
A part ça, nous avons bien profité du printemps provençal. Nous avions réussi à convaincre le prof d’Arts Plastiques que, pour faire du Land Art, c’était un petit ruisseau près de chez nous (dans le sud) le mieux adapté et nous avons passé une merveilleuse journée les pieds dans l’eau à déplacer cailloux et bois flottés pour de magnifiques créations éphémères (il paraît que je ne suis pas douée, mais ça, je le savais déjà... En revanche, je n’ai toujours pas compris sur quels critères il se basait pour m’évaluer...). La seule ombre au tableau, c’était C, un collègue à deux ans de la retraite, qui a culpabilisé toute la journée (« Et dire qu’ils nous paient à faire ces conneries... »). C’est dur pour un fils d’agriculteurs (genre « deux chèvres et puis quelques moutons » dans la chanson de J. Ferrat ou «Panturle » dans Regain de J. Giono) qui se sont saignés aux quatre veines pour que « le petit aille aux écoles » de patouiller toute une journée dans un ruisseau aux frais de la République ! Je me rappelle aussi son fou rire quand le prof de musique nous a fait écouter une « création » musicale à base de sonnailles de moutons, de bêlements de troupeaux et d’appels de bergers en provençal (lui, il disait « patois »). Je ne pense pas qu’il aura poussé ses élèves à ce type de travail pendant les deux années qu’il lui restait à effectuer, mais je me plais à rêver que, s’il en a eu le temps, il a raconté à ses petits élèves du XXI° siècle son enfance de petit paysan des années 50 car c’était un merveilleux conteur...
Le second stage (« TICE et apprentissages disciplinaires ») était moins propice à la flânerie. Nous avons quand même eu de bons moments à la découverte de l’appareil photo numérique et certains collègues, plus férus d’informatique que moi, ont bien profité de l’ADSL et des chargeurs MP3 (c’est bien comme ça que ça s’appelle ?) de l’IUFM...
J’ai travaillé pendant une journée avec un logiciel de géométrie appelé CABRI (je ne sais plus pourquoi) dont le prix était de 100 à 150 € pour une licence monoposte. Ca ne fait rien, je n’y ai rien compris, la PE2 qui me remplaçait non plus, je vous recopie le plan des activités que nous avait proposé le prof (un extrait) :
Première situation :
Micro espace et environnement papier/crayon, maquette
- dévoluer le problème (tiens mon correcteur orthographique ne connaît pas ce verbe...)
- développer différentes procédures spatiographiques pour placer le milieu d’un segment
Deuxième situation :
Méso espace : la cour
- étendre l’emploi des procédures précédentes à ce type d’espace en vue de leur validité
Troisième situation :
Micro espace et environnement CABRI
- utiliser l’aspect fonctionnel pour rendre explicites les données (extrémités) et l’objet produit (le milieu)
- aider à l’institutionnalisation
« Qu’en termes élégants, ces choses-là sont dites... »
Nous avons aussi passé une journée sur le site de « La Main à la Pâte » où, selon la prof de physique, « tout était bon sauf les fiches d’activités, il valait mieux les faire soi-même... » Je me suis fait incendier quand j’ai osé suggérer que la démarche ressemblait beaucoup à celle des « Tavernier » des années 70 – 80. Il paraît que non, que c’est fondamentalement différent...
A bien réfléchir, il me semble que Tavernier ne proposait pas de préparer toutes les séances avant, sans tenir compte de ce que les élèves comprendraient (ou ne comprendraient pas) en cours de route. Et je ne me rappelle pas que Tavernier eût interdit de corriger les fautes d’orthographe dans le cahier d’expériences de l’enfant...
Plus que quelques lignes sur le stage TICE, mes notes du 7/06/02, dernier jour de stage :
« Exemples de projets TICE
1)Discours : « L’informatique, c’est vraiment bien, alors, allez-y ! »
Les TICE accélèrent le cercle biologique entre perception et action et fondent les représentations mentales et l’intelligence. Le niveau de compétence est élevé aux plans cognitif et méta cognitif. (Ne me demandez pas ce que cela veut dire, j’adore prendre des notes brutes quand ça ne m’intéresse pas).
Si pas fait, impulsion, activisme, confusion. Le résultat n’est pas la connaissance, mais un caddie de supermarché... », et j’ai rajouté, avant d’abandonner la prise de notes :" de la même façon que l’Education Nationale est un vaste bricomarché..."
En conclusion, faites des stages, c’est très enrichissant... pas au point de vue enseignement, mais ça, franchement, on s’en doutait.
Ecrit par : catmano | 16 juillet 2006
Catmano, j’ai adoré les « procédures spatiographiques ». Mais avez-vous bien « aidé à l’institutionnalisation » ?
On dirait des trucs sortis directement du Meirieutron !
Ecrit par : Lariba | 16 juillet 2006
Catmano, j’ai adoré les « procédures spatiographiques ». Mais avez-vous bien « aidé à l’institutionnalisation » ?
On dirait des trucs sortis directement du Meirieutron !
Ecrit par : Lariba | 16 juillet 2006
J'ai fait ce que j'ai pu... De toute façon, trouver le milieu d'un segment, avec un double décimètre et la bonne connaissance de la table de 2, au CP, ça prend tout au plus 2 minutes, alors je n'allais pas balancer 200 euros des crédits communaux pour passer trois semaines à "dévoluer le problème"...
Vous voulez la suite ?
LECON 5 :L’AUTORITE
1) Le gendarme : Tout à fait d’accord avec ce que vous dites, chez nous, ce sont deux CRS qui viennent chaque année pour la Prévention Routière (avant c’était gratuit, depuis l’année dernière la Commune paie 76 €... tout fout le camp !). Moi aussi, j’étais très réticente au début et puis force m’a été faite de constater que la pédagogie du bon sens avait vraiment du bon...
2) Pour ce qui est de « rendre des comptes » à l’Inspecteur, il me revient à l’esprit une histoire fort troublante qui m’est arrivée...
J’ai eu pendant un an une collègue assez spéciale. Elle avait quelques années d’ancienneté, je ne sais pas combien exactement car elle ne voulait pas le dire ; elle venait d’une autre région, je ne sais pas laquelle car elle ne voulait pas le dire ; elle assurait la mi-temps de ma collègue de cycle 3, assez spéciale elle-même (celle qui « ne faisait que la moitié du programme car, de tout façon, « ils » n’en retenaient que la moitié »).
Cette année-là, j’avais choisi la formule « fin d’année à en stage à l’IUFM », je vous ai déjà expliqué pourquoi, et j’apprends par l’ATSEM qu’un des élèves de cycle 3 est absent car il souffre de graves douleurs abdominales qui, si elles ne cèdent pas, nécessiteront une hospitalisation. Je téléphone à la famille pour demander des nouvelles, la mère, pas très optimiste, me confirme l’hospitalisation. Cet enfant n’allait d’ailleurs pas très bien depuis le début de l’année scolaire, mes collègues avaient demandé au psychologue scolaire un bilan de niveau car elles souhaitaient le faire redoubler. La charmante collègue (celle qui jouait l’incognito) avait signalé à la mère devant moi que si son fils n’allait pas bien, c’était parce que sa famille allait mal...
Je continue mon stage et, un soir, je reçois un coup de téléphone de la mère qui souhaite me rencontrer. Son fils est rentré de l’hôpital, il aimerait me voir et elle a des renseignements à me donner sur l’origine des troubles... Je me rends donc à son domicile et elle m’apprend qu’après plusieurs examens infructueux, c’est un infirmier psy qui a réussi à poser le diagnostic, si R va si mal, c’est qu’il a une peur panique de ses deux enseignantes et particulièrement de la « peu loquace ». Les parents tiennent à m’avertir qu’ils ont écrit à l’IEN, qu’ils espèrent qu’il y aura des suites et m’assurent que, dans leur lettre, ils avaient clairement signalé que je n’étais absolument pas en cause et qu’ils avaient signalé que, de plus, le psychologue scolaire et moi-même avions fait tous les efforts possibles pour protéger leur fils.
Les suites ne se firent pas attendre, dès le lendemain, je recevais un fax de l’IEN, directement adressé à l’IUFM avec copie de la lettre des parents : « Les faits sont graves, veuillez me faire parvenir un rapport circonstancié dans les plus brefs délais. » Je téléphonai alors au psychologue scolaire afin qu’il m’assistât dans cette tâche. Je ne voulais pas enfoncer les collègues et il m’encouragea dans cette voie.
J’écrivis le rapport en « chargeant » le moins possible les deux collègues et je le faxai au plus vite. Nous étions à deux ou trois semaines de la fin de l’année scolaire. La seule réponse (transmise par le psychologue ou la famille, je ne sais plus bien...) qui me fut donnée, ce fut celle d’accueillir dans ma classe (GS/CP/CE1), l’enfant qui était au CM1 et ce jusqu’à la fin de l’année scolaire. D’un commun accord avec la famille et le psy, nous n’avons pas suivi cette consigne que l’enfant ne souhaitait pas d’ailleurs.
Je crois que la collègue incriminée n’a jamais été contactée par l’IEN puisqu’il m’a demandé à la rentrée suivante où elle avait été nommée. Quand je le lui ai indiqué, il a eu cette réflexion : « Ah, ça risque de lui servir de leçon, les parents ne sont pas souples, là-bas... » Voilà, c’est tout.
J’avoue que je n’ai toujours pas compris la « morale » de cette histoire. L’année d’après, les deux collègues qui avaient demandé leur mutation de leur plein gré et avant cette « affaire » n’étaient plus là, l’une d’entre elles, je vous laisse deviner laquelle, avait emporté d’ailleurs pas mal de manuels scolaires appartenant à la commune ; les langues des enfants se sont déliées, et nous avons appris beaucoup de ses méthodes pédagogiques (brimades morales, encouragements à la délation et à la moquerie, petites phrases cinglantes sur les autres instits et tout particulièrement sur la directrice, etc.). J’ai su par un ami remplaçant que les contacts avec les collègues avaient été très mauvais dans sa nouvelle école et chaque année, je vois son nom apparaître sur la liste des mutations.
J’ai été très mal à l’aise d’avoir à rédiger ce rapport car il me semblait qu’un directeur d’école n’étant pas le supérieur hiérarchique de ses collègues n’avait pas à se prononcer sur eux. J’ai donc essayé de rester le plus déontologique possible et de me contenter d’énoncer les faits. Le fait que cette histoire n’ait pas eu de suite ni pour l’une, ni pour l’autre de ces deux collègues continue à me mettre très mal à l’aise, d’autant que je suis persuadée que si les parents de l’enfant étaient allés plus loin (plainte à la gendarmerie, communication aux média), là, l’IEN n’aurait pas hésité à intervenir et je ne suis pas sûre que j’aurais pu éviter les éclaboussures malgré le soutien que j’avais reçu de la part de la famille.
La seule « morale » qui me semble possible, c’est : « Surtout, pas de vagues. ». Si on arrive à calmer les parents à peu de frais, tout va bien. Si on n’y arrive pas, on livre les enseignants à la vindicte populaire sans les soutenir et puis c’est tout...
Ecrit par : catmano | 16 juillet 2006
"Suite au dernier post de Chris je comprend mieux pourquoi il pété un câble lorsque j'ai parlé la première fois de frère Tarik.
Ecrit par : mabiche | 15 juillet 2006 "
Oh le cable est loin d' être pété...Bien au contraire, il se renforce à un point...Vous n' imaginez même pas...
Chris
Je me fiche totalement de votre "Frère Tarik" au fait...Si vous voulez en faire l' éloge, le descendre, l' ignorer...Grand bien vous fasse...
A +
Ecrit par : chris | 16 juillet 2006
Très instructif. Après la question "à quoi servent les satges", vient naturellement au clavier la question "à quoi sert l'inspection".
Je sais bien qu'il n'est pas de bon ton de charger les collègues. Mais il y a des cas — il y en a toujours eu, sauf qu'il y a trente ou quarante ans, c'étais de purs malades — ceux que l'on chahutait sérieusement. Les chahuts organisés ont disparu, à peu près complètement — c'est une disparition qui mériterait que l'on s'interrogeât, peut-être. Et les incompétents sont désormais formés, encadrés et soutenus par le système, quand bien même le système reconnaît leur nocivité. Qui a dit "ubuesque" ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 juillet 2006
L'éducation nationale paie des gens pour déplacer des cailloux dans les ruisseaux ? Il y a quelque chose de merveilleusement poétique dans cette utilisation des fonds publics.
Ecrit par : Pierre-Henri | 16 juillet 2006
"J’ai été très mal à l’aise d’avoir à rédiger ce rapport car il me semblait qu’un directeur d’école n’étant pas le supérieur hiérarchique de ses collègues n’avait pas à se prononcer sur eux. J’ai donc essayé de rester le plus déontologique possible et de me contenter d’énoncer les faits. Le fait que cette histoire n’ait pas eu de suite ni pour l’une, ni pour l’autre de ces deux collègues continue à me mettre très mal à l’aise, d’autant que je suis persuadée que si les parents de l’enfant étaient allés plus loin (plainte à la gendarmerie, communication aux média), là, l’IEN n’aurait pas hésité à intervenir et je ne suis pas sûre que j’aurais pu éviter les éclaboussures malgré le soutien que j’avais reçu de la part de la famille."
Ecrit par : catmano | 16 juillet 2006
Chère Catmano
je me permets de relever qund même une contradiction surprenante
D' un coté, et c' est tout à votre honneur, vous établissez un rapport très déontologique qui a manifestement pour objet de "ne pas faire de vagues"
De l' autre vous reprochez aux autorités de l' EN de ne pas vouloir faire ces mêmes vagues
Enfin, vous dites: "Un Directeur d' Ecole n' est pas le supérieur hiérarchique de ses collègues". C' est tout à fait exact. Mais quel est, pour vous, le rôle d' un Directeur d' Ecole?
Chris
Ecrit par : chris | 16 juillet 2006
Je crois aussi que les chahuts ont disparu, remplacés par un bruit de fond continu qu’il devient difficile de faire baisser, et les méthodes dites actives ne peuvent arranger ça ! Comment développer l’attention dans ces conditions. L’attention est une vertu morale disait Alain…
Pour avoir l’équivalent lointain du chahut il faut avoir mécontenté le consommateur prétendu apprenant : avoir programmé un devoir de plus par ex., là il y a esquisse de mouvement de « foule ».
Habitués depuis tout petits à une sorte de maternelle permanente, beaucoup trop de gosses n’auront connu que des classes où on papote chacun à sa table qui n’est plus en face du tableau. Il faut savoir que tables et chaises vers le tableau c’est fasciste !
Avec des parents qui se contentent de les stocker devant la télé avant de les stocker à l’école-garderie… D’ailleurs qu’est-ce qui embête les parents dans les grèves des enseignants : c’est le « stockage », pour la plupart.
Et puis, pour faire un chahut, il faut un minimum d’esprit de corps et avec l’esprit individualiste, narcissique poussé au max de maintenant… Les entraîneurs de sports collectifs le voient bien : trop d’enfants sont incapables de suivre une discipline individuelle ET collective, mais eux peuvent souvent « virer » les casse-pieds d’une façon ou d’une autre. Nous, on doit faire dans « l’accueil et l’accompagnement » ! N’est-ce pas la garderie avouée !
En avant vers le parc scolaire (D. Kambouchner) !
Ecrit par : Lariba | 16 juillet 2006
Je crois aussi que les chahuts ont disparu, remplacés par un bruit de fond continu qu’il devient difficile de faire baisser, et les méthodes dites actives ne peuvent arranger ça ! Comment développer l’attention dans ces conditions. L’attention est une vertu morale disait Alain…
Pour avoir l’équivalent lointain du chahut il faut avoir mécontenté le consommateur prétendu apprenant : avoir programmé un devoir de plus par ex., là il y a esquisse de mouvement de « foule ».
Habitués depuis tout petits à une sorte de maternelle permanente, beaucoup trop de gosses n’auront connu que des classes où on papote chacun à sa table qui n’est plus en face du tableau. Il faut savoir que tables et chaises vers le tableau c’est fasciste !
Avec des parents qui se contentent de les stocker devant la télé avant de les stocker à l’école-garderie… D’ailleurs qu’est-ce qui embête les parents dans les grèves des enseignants : c’est le « stockage », pour la plupart.
Et puis, pour faire un chahut, il faut un minimum d’esprit de corps et avec l’esprit individualiste, narcissique poussé au max de maintenant… Les entraîneurs de sports collectifs le voient bien : trop d’enfants sont incapables de suivre une discipline individuelle ET collective, mais eux peuvent souvent « virer » les casse-pieds d’une façon ou d’une autre. Nous, on doit faire dans « l’accueil et l’accompagnement » ! N’est-ce pas la garderie avouée !
En avant vers le parc scolaire (D. Kambouchner) !
Ecrit par : Lariba | 16 juillet 2006
Relisez les textes. A l'école primaire, le directeur N'EST PAS le supérieur hiérarchique de ses collègues. Son rôle se borne donc à être l' "animateur pédagogique" et le responsable des relations avec la commune, les parents d'élèves et l'administration. En fait, c'est une sorte de secrétaire. Si un jour, on m'imposait d'être autre chose que cela, je quitterais immédiatement cette fonction que je trouve déjà très lourde en temps (30 minutes à une heure presque tous les soirs à dépouiller, imprimer le courrier électronique de l'administration, le ventiler dans les classes, le récupérer, le répertorier, l'archiver, environ deux mercredis entiers à remplir les formulaires en début d'année, vérifier les assurances et les certificats de vaccination, trois demi mercredis à rédiger puis taper le compte-rendu du conseil d'école, quelques heures par an à vérifier, faire passer en mairie, revérifier les commandes de matériel scolaire, plus les incalculables heures de concertation, de rédaction du projet d'école, d'équipes éducatives, deréunions diverses et variées et je vous passe les coups de fil et les heures devant le photocopieur) pour quelques points d'indice et 77,12 €/mois d'indemnité de sujétion spéciale...
Ecrit par : catmano | 16 juillet 2006
Excusez-moi, je n'avais pas vu le "c'est tout à fait exact".
Ecrit par : catmano | 16 juillet 2006
"Habitués depuis tout petits à une sorte de maternelle permanente, beaucoup trop de gosses n’auront connu que des classes où on papote chacun à sa table qui n’est plus en face du tableau. Il faut savoir que tables et chaises vers le tableau c’est fasciste !
Catmano"
Et c' est reparti pour les généralisations...
J' ai visité, pour des raisons qui me regardent, des centaines de classes primaires. Dans 1 sur 10, les tables ne faisaient pas face au tableau
Quant au mot "fasciste", moi qui ai connu ses effets ailleurs qu' en France, moi qui ai eu une mère Grande Résistante FTP, cessez, je vous en conjure, de l' employer à torts et à travers, vous tous si exigeants sur le sens des mots.
Ma compagne est Professeur d' Ecole, Directrice d' Ecole. On ne lui a JAMAIS imposé de disposer ses tables comme ci ou comme ça. (Elles font face au tableau, sa classe est calme et les élèves savent demander la parole; elle a été formée en IUFM, ne s' en est jamais plainte sans pour autant tout apprécier, ce qu' elle n' a jamais manqué de dire sans jamais être sanctionnée. Elle a 30a, donc cela ne date pas des calendes antiques... Et on ne l' a jamais accusée de fascisme)
Chris
Ecrit par : chris | 16 juillet 2006
Ce n'est pas moi qui ai écrit "les bureaux face au tableau, c'est fasciste" mais ça ne fait rien, tout le monde peut se tromper... Je manie aussi ce mot avec prudence de par l'histoire de ma famille. Hélas je l'ai déjà entendu dans la bouche de certains qui confondent l'égalité avec l'égalitarisme donc je pense que Lariba a eu la même expérience que moi...
Ecrit par : catmano | 16 juillet 2006
Au fait, vous voulez une suite, vous avez l'air nombreux aujourd'hui...
LECON 6 : LES PROGRAMMES
En plus de la dilution des contenus à chaque nouveau programme, avez-vous remarqué le flou de plus en plus présent ? En 17 ans, programmes de 1985 à programmes de 2002, nous sommes passés de listes exhaustives de notions à maîtriser [exemple : « les éléments constituants de la phrase : le verbe et les groupes fonctionnels (sujet, compléments d’objet, attribut du sujet, compléments de circonstance) » -1985 page 34- à une consigne plus ou moins floue et interprétable : « manipuler les différents types de compléments de verbe les plus fréquents » - 2002 page 200].
Cette expression (« les plus fréquents » ou pour varier un peu « les principaux »), qui avouons-le ne veut pas dire la même chose pour tout le monde, apparaît à maintes reprises dans « Qu’apprend-on à l’école élémentaire ? » : les mots longs les plus fréquents (p 94), la plupart des « petits mots » fréquents (p 94), les principaux homophones grammaticaux (et/est ; c’est/s’est/ces/ses ; etc.) (p174), les verbes les plus fréquents (p 174 et 197) – on n’ose imaginer quels sont les verbes les plus fréquents dans certaines de nos cités de banlieues... – les mots les plus fréquents (p 200) ; les liens logiques principaux (p 204) ; quelques formules usuelles (p 207)...
On trouve aussi, souvent, des listes (parfois très courtes) non exhaustives : bouturage, ... (p 245) ; guerres et déplacements de population, opposition Nord - Sud, mouvements d’opposition à la globalisation, ... (p221) ; globes, planisphères, ... (p 219) ; matériel, durée, lieu, ... (p 176) ; équitation, ... p 273 ; listes incomplètes dont on ne sait jamais trop si elles sont ainsi parce que le rédacteur n’avait plus d’idées ou s’il pensait que nos connaissances sont suffisantes pour que nous les complétions seuls ou, enfin, s’il s’agit d’un jeu créatif pour nous encourager à l’expression...
Il me semble que toutes ces imprécisions aideront à aboutir plus vite à la marchandisation totale de l’instruction des élèves. Bientôt nous pourrons noyer les consommateurs d’école de publicités plus ou moins mensongères : « Venez chez nous, nous faisons 8 homophones grammaticaux alors qu’eux, ils n’en font que 5 ! », « Quand votre enfant écrira une règle du jeu, nous lui enseignerons, en plus des « matériel nécessaire, durée, lieu... », les « but du jeu, sanctions possibles... » et même autre chose, mais ça, c’est le CADEAU BONUS, il faut que vous payiez d’abord... ».
Ecrit par : catmano | 16 juillet 2006
Excusez cette confusion chère Catmano
Ma remarque s' adressait donc à Lariba (ET à vous même suite à votre réponse)
Décidément ici tout le monde est vu comme "fasciste":
-Vous, qui êtes accusés de "fascisme" par les Pédagogues
-Nous, qui sommes affublés du même terme par JPB à longueur de posts(quand ce n' est pas "khmers rouges" dont il n' a évidemment jamais rencontré l' ombre de l' ombre d' un seul, ce que je ne lui souhaite évidemment pas!)
Entre "fascistes" on devrait bien s'amuser non?
A dans quelques jours...semaines...ou mois...
Chris
Ecrit par : chris | 16 juillet 2006
La loi de Godwin
Connaissez-vous la loi Godwin ? Si tel n’est pas le cas, je vous conseille de l’apprendre par cœur rapidement, elle fera de vous un gourou d’Internet, admiré sur les forums, vénéré comme un Grand Ancien...
Que dit cette loi ? Elle s’applique traditionnellement aux forums de discussion sur internet. La loi de Godwin fait partie du folklore Usenet. En 1990, Mike Godwin énonça la règle empirique suivante :« Plus une discussion s’allonge sur un forum, plus la probabilité augmente qu’un des participants recoure à un argument basé sur une comparaison avec les nazis, Adolf Hitler ou le IIIe Reich, sur le modèle "vous êtes des nazis..." ». Lorsque cela arrive, on nomme ce message insultant le point Godwin, et la discussion est considérée comme totalement morte. Dans ces forums, on décrète que celui qui a eu recours à un tel argument est le « perdant » du débat : il a gagné un point Godwin. Bien entendu, le nazisme et le fascisme ne constituent que des exemples donnés à titre indicatif. Il s’agira de tous les extrémismes connus ou qualifiés comme tels par une frange de la société.
Ecrit par : D'Enguell | 16 juillet 2006
Hello !
“Le gendarme : Tout à fait d’accord avec ce que vous dites, chez nous, ce sont deux CRS qui viennent chaque année pour la Prévention Routière (avant c’était gratuit, depuis l’année dernière la Commune paie 76 €... tout fout le camp !)”
Catmano
Après avoir ouvert la boîte des Pandores, il faut bien passer à la caisse..
J’ai oublié de marquer la citation pour le post précédent : "trouvé sur le net"
Godwin : Dieu gagne
Ecrit par : D'Enguell | 16 juillet 2006
Pour comprendre le truc du gendarme il faut avoir lu le bouquin de Le Bris. Il s'agit d'intervenants extérieurs (dont nous louions la pédagogie basée sur le bon sens) qui viennent au moins depuis 1975 (date de mon entrée dans l'Ed Nat) expliquer la prévention routière aux CM. Ils donnent quelques notions indispensables de code de la route, iinstallent un circuit dans la cour de l'école avec feux rouges, ronds points, etc. et y font évoluer les gamins par petits groupes et leur donnent ou pas un "permis de vélo" en fin d'exercice. Mon "tout fout le camp" était plus une allusion à la déconfiture du service public et à la marchandisation des services qu'à une éventuelle et souhaitable "repoliciarisation" de la société.
Ecrit par : catmano | 16 juillet 2006
“Quant au cinéma, comment retitrer "l'Homme qui aimait les femmes" ("JPB, une biographie" ?)”
JPB
“Toto, t'es bête. D'abord, je n'ai jamais dragué personne de ma vie.”
JPB
Cher Jean-Paul, sans vouloir relever la moindre contradiction au contraire, j’imagine que vous usez de séduction, (se ducere, conduire vers soi) comme la baudroie avec ses Lumières.
Je fais bien sûr attention aux fautes (erreurs) de l’Histoire, que furent le Duce et le Führer, en disant avec Montherlant, Olé au Duc.
Merci de prendre encore ceci pour une innocente pitrerie. Avec un grand sourire.
Et encore merci à Catmano, j’adore votre lettre à Marc Le Bris.
Vous a-t-il répondu ?
Ecrit par : D'Enguell | 16 juillet 2006
Catmano, encore une fois, mes pitreries ne vous agressent pas du tout, bien au contraire.
Désolé pour le tir croisé, vous répondez plus vite que moi.
Ecrit par : D'Enguell | 16 juillet 2006
Cher (?) D'Enguell,
j'ai longtemps habité Marseille, où tous les huit-dix ans, on "drague" le Vieux Port. Et j'ai souvenir d'en avoir vu remonter, dans les crocs de la pelleteuse embarquée sur une barge, des choses noirâtres, inidentifiables, et répugnantes… La drague, c'est ça. On y barbote dans le glauque.
Evidemment, la séduction, qui est l'acte pédagogique par excellence (et qui par malheur ne s'apprend pas, alors que la drague s'enseigne, n'est-ce pas, dans les IUFM), c'est autre chose — l'acte par lequel le Loup fait découvrir… le loup au Chaperon rouge.
Mais vous aviez rectifié de vous-même.
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 juillet 2006
Le fait que les pédagogistes traitent ceux qui leur déplaisent de “fascistes”, je l’ai trop entendu et lu. C’est une façon pour eux de rappeler qu’ils sont dans le camp de Bien mais quand on est d’une famille qui a souffert du fascisme réel, disons que ça énerve légèrement !
Ecrit par : Lariba | 16 juillet 2006
"mais quand on est d’une famille qui a souffert du fascisme réel, disons que ça énerve légèrement !
Ecrit par : Lariba | 16 juillet 2006 "
A qui le dites vous! Ma famille ET moi même en avons souffert...
Bon, on ne va pas s' envoyer nos souffrances à la figure. Ca va faire indécent!
Chris
Ecrit par : chris | 16 juillet 2006
"La loi de Godwin
Connaissez-vous la loi Godwin ? Si tel n’est pas le cas, je vous conseille de l’apprendre par cœur rapidement, elle fera de vous un gourou d’Internet, admiré sur les forums, vénéré comme un Grand Ancien..."
Ecrit par : D'Enguell | 16 juillet 2006
Copié-collé du site www.uZine.net
Rendons à César...
Chris
Ecrit par : chris | 16 juillet 2006
Non, Marc Le Bris ne m'a pas répondu. C'est pourquoi j'envoie tout cela ici. JPB ne m'a d'ailleurs non plus toujours pas répondu au sujet de mon essai sur l'école maternelle... Peut-être n'a-t-il pas le temps...
En attendant, la lettre à Le Bris, suite :
Pour en revenir aux programmes 2002, je n’ai plus le droit d’enseigner à mes petits CP/CE1 ce que sont les verbes, les noms propres et les noms communs, les adjectifs, les déterminants ou les pronoms. En revanche, ils doivent sortir du cycle 2 en « marquant l’accord en nombre du verbe avec son sujet dans toutes les phrases où l’ordre syntaxique régulier est respecté". Et je fais comment moi pour leur faire sentir que là, c’est un « s » ou un « x » qu’il faut mettre et là, c’est un « nt » ou un « e » ou un « s » ou un « t » ou un « ai »... qu’il convient d’ajouter ?
Et je ne vous parle pas de l’accord en genre des adjectifs ou des noms communs...).
Qui sont ces gens qui mélangent tout, qui n’ont aucune notion des capacités d’un gosse de 7 ans, qui sont incapables de sérier les difficultés afin que chaque enseignant, dans chaque école de France métropolitaine ou d’outre-mer, puisse facilement évaluer si chacun de ses élèves est apte à passer dans la classe supérieure et qui nous obligent à nous pencher sur les vieux manuels d’il y a cinquante ans pour apprendre à nos élèves à écrire correctement le français ?...
Une autre invraisemblance qui en dit long sur la connaissance qu’ils ont des élèves de primaire : « L’élève doit apprendre à mobiliser son attention pour marquer l’accord lorsqu’il écrit (Y COMPRIS SOUS LA DICTEE) ». S’ils avaient déjà eu une classe entre les pattes, ils sauraient que la plupart des élèves, s’ils y sont entraînés bien sûr, arrivent à marquer ces fameux accords dans le cadre d’un exercice de dictée et que c’est dans l’expression écrite personnelle qu’ils ont tendance à les oublier...
Une dernière question : qu’est-ce qui est le plus important, les programmes officiels de l’Education Nationale ou le Projet d’Ecole ? On est en droit de se le demander à la lecture du commentaire de l’IEN, suite à la rédaction d’un des nombreux « Projets d’Ecole » que nous avons la joie de rédiger tous les 3 ou 4 ans... Je tiens à signaler que nous avions bâti ce projet en nous appuyant sur les programmes.
« Ce projet ne s’appuie pas sur une analyse des évaluations nationales ni sur un constat de la situation de l’école. Il est trop centré sur l’application des programmes dans leur globalité sans tenir compte de la population scolaire. Il faudra renforcer le volet évaluation du projet ainsi que les ajustements annuels. » (Nous avions noté les résultats de nos élèves aux évaluations nationales CE2 et 6° et avions constaté que nous étions nettement au-dessus des moyennes nationales et qu’en conséquence, il valait mieux ne rien changer à nos méthodes...).
Ecrit par : catmano | 16 juillet 2006
"La loi de Godwin"
Trouvé sur casafree, je n'avais pas étudié l'arbre généalogique
Ecrit par : D'Enguell | 16 juillet 2006
Chère Catmano,
depuis trois mois, j'ai reçu une bonne quinzaine d'essais, transmis par mon éditeur. Et je ne compte pas les centaines de lettres en souffrance — d'autant que je n'étais pas là du tout en Juin. Comment me faire pardonner l'impardonnable ? Je m'y mets dès que j'ai mis un peu d'ordre dans les couches géologiques profondes de mon bureau, que la température baisse et que je reviens en forme — mais ça revient, ça revient…
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 juillet 2006
Cher (?) D'Enguell
JPB
Je dis pas que j'ai pas droit au coup de baton, je dis que d'habitude, c'est pas Guignol qui en prend le plus.
Pardon pour cet insigne "Gnafron"
Ecrit par : D'Enguell | 16 juillet 2006
catmano un petit truc pour les comptes rendus de conseil d'école : on fait chacun un trimestre : la FCPE, les Parents indépendants et le directeur (ça lui en fait un seul, les deux autres il les corrige et les transmet) ; faites bosser les parents ! ;-)
Ecrit par : fabienne | 16 juillet 2006
Ne vous excusez pas, ce n'est pas grave du tout... Il est vrai que dans ma "grande tranquillité", comme je disais l'autre jour, j'ai un peu de peine à imaginer ce que peut être la correspondance de personnes qui ont choisi d'être moins "tranquilles"... Je vais peut-être un peu ralentir l'envoi de mes commentaires... Histoire de laisser aux gens le temps de vivre...
Ecrit par : catmano | 16 juillet 2006
Je fais bosser les parents, le problème c'est que normalement c'est le directeur qui a la responsabilité de ce qui est écrit dans le compte-rendu donc, quand les parents indépendants peuvent écrire - ils n'ont pas tous un ordi - (chez nous il n'y a pas de fédération représentée) je relis...
Ecrit par : catmano | 16 juillet 2006
"-Nous, qui sommes affublés du même terme par JPB à longueur de posts(quand ce n' est pas "khmers rouges" dont il n' a évidemment jamais rencontré l' ombre de l' ombre d' un seul, ce que je ne lui souhaite évidemment pas!)"
Bonjour forum, boin j'ai pas tout lu et je "move" ce soir donc juste un chtit commentaire, et après ciao ;).
-NOUS ? tu es pédagogo ? ou prof ? ou les deux ?
Attention tu as dû le faire "globalement" ?
NOUS n'accusons pas TOUS les pédagogos de Kmers Bleues, MAIS certains méritent bien CE titre :))))))))))))))))))))))))))))))))
disons M... F..... C..... G..... R..... :o))))))))
Bisoux à tous.
Ecrit par : toto | 16 juillet 2006
-NOUS ? tu es pédagogo ? ou prof ? ou les deux ?
Attention tu as dû le faire "globalement" ?
Les deux et fier de l' être...
Pédagogo si tu veux...cela ne me gêne nullement
Bon move alors cher Toto
Chris
Ecrit par : chris | 16 juillet 2006
Cher JPB, je viens de fouiller un peu dans vos archives “Transfert de responsabilités” et je me permets de replacer le lien, pour les nouveaux arrivants, de cette note avec ses commentaires que je trouve excellents (notamment les interventions de PH et Patricia) (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2006/01/21/transfert-de-responsabilites.html#comments)
Par ailleurs, de plus en plus de personnes connaissent votre "blog" et se repassent vos bonnes feuilles
Ecrit par : D'Enguell | 16 juillet 2006
Bonjour,
Voici quelques liens vers le dictionnaire de pédagogie de BUISSON (fin XIXème) qui ne manqueront pas de vous intéresser.
Laïcité
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k24233v.pagination
Langue maternelle
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k24233v.pagination
Littérature
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k24233v.pagination
Il reste bien des (re)découvertes à faire dans cet ouvrage.
Dom
Ecrit par : Dom | 17 juillet 2006
COMME LES LIENS NE FONCTIONNENT PAS, VOICI LA PAGINATION...
Laïcité
PAGE 1469
Langue maternelle
PAGE 1499
Littérature
PAGE 1599
le tout dans BUISSON "Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire . 1re partie. Tome second."v. site Gallica.
Ecrit par : Dom | 17 juillet 2006
C'est l'heure de la leçon suivante : l'autonomie. Aux parents d'élèves présents sur ce blog, je présente d'avance mes excuses et me justifie : je dis bien "la plupart" et non "tous"...
LECON 7 : LES DOGMES
• L’autonomie :
« Oui, mais elle (il) n’a pas envie... » nous disent les parents. Pas envie de « faire pipi dans le pot », d’apprendre à lire, de lire sa lecture le soir, d’apprendre ses tables de multiplication ou même d’aller visiter le musée ou écouter le concert.
On doit respecter LEURS choix, LEUR personnalité. Et il y a déjà tellement longtemps qu’ils choisissent , depuis leur naissance. Allaitement à la demande, changes complets de la naissance à 15 - 18 kg (peut-être même plus d’ailleurs) s’ils le souhaitent, petits pots, petits repas tout prêts dans la jolie petite assiette verte, concoctés exprès pour leurs petits palais, heures du coucher, du lever...
Et à côté de cela, protections partout : cache-prise dans toutes les pièces ; protège tête aux coins des tables, au robinet de la baignoire ; barrières de sécurité devant les boutons du gaz, en haut et en bas de l’escalier, aux appuis des fenêtres ; bidules machins choses qui bloquent la porte du frigo, la porte du placard, et ainsi de suite...
Ils peuvent, ils doivent choisir, même s’ils n’y arrivent pas, même si cela les met dans la situation de l’âne de Buridan, et tout cela dans un monde sans risque, sans effort, sans limites affectives ou morales (nous avons même de temps en temps un élève qui ne comprend pas plus la louange que la critique : ils « sont »... tels qu’ils sont et dans leur esprit rien ni personne n’a le droit d’intervenir ni en bien, ni en mal).
Dès quatre ans, ils ont des mercredis aux emplois du temps de ministres : la gym, la danse, le poney, le judo, le foot, le karaté (activités qu’ils arrêtent au bout d’un an, voire moins), les anniversaires (oh, ces invitations qui circulent dans la cour d’école, ces listes dignes d’une liste de mariage, ces salles communales louées avec sono pour les dix ans de la gamine...), puis très vite l’orthodontiste, le coiffeur pour les mèches blondes, l’esthéticienne au premier bouton d’acné, le shopping avec maman et la copine pour aider au choix (ces petites filles de six ans qui arrivent à l’école juchées sur leurs talons compensés, entravées par leurs jupes longues étroites qu’elles ont choisies elles-mêmes dans le magasin sans penser au cours de gym, au toboggan, à tous ces jeux où on court, on saute, on rampe...).
Ils ne sont que rarement seuls : on invite les copains, les copines, on dort chez les uns, chez les autres. Et quand ils sont seuls, vite, la télé qu’ils ne regardent ni n’écoutent, « zappant » d’une chaîne à l’autre ou « comatant » le pouce dans la bouche... Pour les plus grands, il y a les consoles ou les ordinateurs : là aussi, ils vont au plus facile, se débrouillant pour passer les niveaux trop difficiles grâce aux « Soluces » qu’ils se refilent les uns aux autres.
Ils ne supportent pas d’être seuls, de « s’ennuyer ». C’est le pédopsychiatre en personne qui a expliqué à Q, devant ses parents médusés et moi-même, qu’il y avait dans la vie des moments où on était obligé de se livrer à des activités ennuyeuses et d’autres où l’on n’avait absolument rien à faire et que ces moments de vacuité totale pouvaient permettre de se poser et de réfléchir, qu’ils étaient donc formateurs. Les parents tombaient des nues : ils allaient enfin pouvoir vivre sans servir de jouets à leur fils...
Et puis, ce sont tous (ou presque tous) des « enfants uniques », des « individus incomparables », même quand ils ont des frères et sœurs : de la même façon qu’ils acquièrent la propreté diurne avec plus d’un an de retard sur leurs aînés, ils ne sortent de l’égocentrisme du bébé que vers huit ou neuf ans, voire plus...
Ecrit par : catmano | 17 juillet 2006
Bon alors on supprime tout ça puisque rien ne trouve grace à vos yeux... (on imagine)
Mais ils vont se faire royalement chier!!!!
Et en plus électrocutés si vous ne protégez pas vos prises de courant!
(C' est de l' humour!!!!!)
Chris
Ecrit par : chris | 17 juillet 2006
Mon cher Chris. Ma mémé (paix à son âme) disait : "La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe". Alors, s'il vous plaît, arrêtez de vous faire du mal en lisant la prose malodorante que ces ignobles crapauds dégoisent à longueur de posts sur ce blog. Vous y entachez votre pureté de colombe.
Pour vous consoler, une petite chanson :
"Voici venu le temps
des rires et des chants,
dans l'île aux enfants
c'est tous les jours le printemps.
C'est le pays joyeux
des enfants heureux,
des monstres gentils.
Oui, c'est un paradis."
Ecrit par : catmano | 17 juillet 2006
Ma mémé disait aussi : "Non, non, ne touche pas à ça, c'est dangereux, il y a de l'électricité, ça pourrait te faire très mal..." Et moi, bonne pomme, je la croyais...
Ecrit par : catmano | 17 juillet 2006
"Alors, s'il vous plaît, arrêtez de vous faire du mal en lisant la prose malodorante que ces ignobles crapauds dégoisent à longueur de posts sur ce blog."
Catmano
Mais je ne me fais pas mal du tout à vous lire...
Chris
Ecrit par : chris | 17 juillet 2006
J' aimais bien l' ile aux enfants...
Chris
Ecrit par : chris | 17 juillet 2006
A Pantin ,où je vis, la Municipalité, (soss, mais qu'importe) a capitulé en rase campagne, elle aussi. Elle a instauré des horaires de piscine non mixtes...comme à Montreuil, Drancy, Bobigny etc, etc....eh bien , je vais vous avouer que j'en ai marre...
Marre de cette mièvrerie à voix aigüe "Oh, mais Jean-PHilippe faut être tolérant!!!" La tolérance, disait l'autre, il y a des maisons pour ça.
Marre de cette hypocrite "mise dans le même sac" de tous les monothéïsmes. Non, excusez-moi, les femmes d'Islam ont encore, au train où ça va, des siècles de combat contre les bites à patte qui leur servent de maris.
Marre de faire semblant de faire des analyses pour historien à la gomme en tentant d'attribuer le retard séculaire de l'ISlam aux colonialisme.....
Vivent les femmes.....Et qu'elles coupent les roubignolles à caux qui s'immiscent dans leur vie intime, en régissant leur sexualité, leur habillement, leur nourriture, leur destin sous prétexte que Mohammed, en 622 a reçu la visite de l'Ange Gabriel. Moi, avant-hier ,j'ai reçu la visite de mon plombier, pour le renouvellement de mon contrat-chaudière....
Qui dira- et je me vis chaque jour, chaque année, chaque trimestre, la douleur des jeunes filles et des jeunes femmes musulmanes.
Cela dit, les jeunes Siciliennes, Grecques, Andalouses ou Portugaises ne sont guère mieux loties, comme le dirait Pierre.
Je ne pense même pas que l'Islam, comme le dit ce facho de Houellebecq est une religion primitive. il y a un "syndrome sexuel méditerranéen"...Jusqu'en Géorgie ou en Arménie...même farine. Là pas d'imams, mais des curetons à odeurs douteuses et des popes à fragrances de féta croupie qui tiennent la féminité sous un étouffoir et d'une poigne de fer....
Islam, Catholicisme, Orthodoxie et Judaïsme, sans parler des autres allumés, ont au moins réalisé l'oecuménisme sur un point :le martyr des femmes.
Mais il est vrai que l'Europe du Sud, orthodoxe ou catholique, s'émancipe à grand pas. On voit en Sicile de belles filles se pavaner en mini-jupes....Au Maroc et en Tunisie ainsi qu'en Turquie les choqses changent.....lentement mais sûrement.
Mais pas en France. Ni en Angleterre. Ni en Allemagne.
La religion c'est le cochon d'abrutissoir populaire, comme le chantait Montéhus...et elle n'a RIEN à voir avec la croyance. D'mandez donc à l'ami Blaise...
Les contorsions fascisantes de toutes les pratiques religieuses font d'immenses dégâts collatéraux...et les femmes en sont les principales victimes.
Qui se souvient du rôle déterminant des femmes dans la Révolution Algérienne...et après la clique de queutards obsédés, Boumédienne et les autres brutes, les femmes??? à la niche... Merci la lutte pour l'émancipation.
Alors quand on voit les chefs d'établissements coincés entre les gueulements hystériques des pères juifs ou musulmans qui exigent que leur fille n'aille pas à la piscine, ne fasse pas de sport, dès fois qu'elles se fassent regarder!!! et les limpératifs de laicité, on se prend à rêver d'Atatürk, qui lui, au moins ne sembarrassait pas de scrupules pseudo-démocratiques: les barbus au trou....
Flaubert a écrit, chacun le sait, un superbe "Voyage en Egypte". On y lit notamment, ses heures de bordel en compagnie de la sublime Kutchuk-Hanem...Eh bien, il y a quelques mois, j'ai entendu la coqueluche des intellos de gauche, Tarik Ramadan, petit fils du fasciste qui fonda les Frères Musulmans, estimer que c'était une insulte à l'Islam.
Et souvenez-vous aussi, du temps des talibans (du radical trilitère tlb "j'apprends", "j'enseigne"...à pisser de rire) ce reportage MONSTRUEUX où l'on voit une remorque tractée par un Massey-Fergusondans ces cas on s'attache à des détails...qui s'arrête au bord d'un stade de la banlieue de Kaboul. on en fait descendre une femme.....et la malheureuse est lapidée en public, devant une caméra indifférente et compassée....si Dieu existe, il doit avoir b esoin de lunettes à triple foyer et d'un sonotone....
Donc, moi, petit prof de base merdeux, JUSQu'AU BOUT, dussè-je me faire casser la margoulette, je soutiendrai la cause des femmes. A bas le voile, A bas les curetons de toute farine et ECRASONS L'INFÂME.....
Allez, cette fois, je vais aller boire un raki...y a une buvette...
devant Troie, ça fait marrant. Et vous pouvez vous réjouir, j'ai plus de batterie. Ah, dernier truc, vous savez comment on dit la Grèce en Turc??? Yunanistan (la pays des Ioniens.....) génial...
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 17 juillet 2006
merci catmano !
chez nous, nos enfants nous font la vie dure en nous (me) traitant de dinosaure(s) ; oui mes enfants ont des contraintes, ils n'ont pas le choix de l'heure du coucher, je les OBLIGE à tâter du surf (dernier sévice en date ! ils ont adoré), du Musée, de la bibliothèque municipale, à aller en vacances chez papy-mamie, à lire des vrais livres, à finir l'année de l'activité en cours et même, une fois au collège, à suivre plusieurs années de suite le même sport, juste pour voir comment ça fait de PROGRESSER.
J'ai lu à haute voix trois lignes de l'Esprit des Lois l'autre jour...rien de change...pff fatiguée
Je n'ai aucun scrupule à dire à mon dernier qui "s'ennuie" une seconde et demi après avoir fini un jeu, de trouver tout seul un truc à faire quitte à lui suggérer une ou deux activités qu'il fera SEUL !!!
je ne me sens pas coupable de refuser à ma grande fille le xième débardeur identique à celui de sa copine, sans parler du téléphone portable ; elle s'est trouvée très bien sans MSN ni ordi ni téléphone le temps que sa moyenne de maths repasse la barre des 15 (quel hasard ça marche, avec beaucoup d'huile de cervelas de maman aussi d'ailleurs ) ; fiston number 1 s'est remis à lire quand il a été privé de console de jeu (pourtant c'est deux fois une demi-heure par jour, attesté par le minuteur de la cuisinière, quand certains de ses copains y passent 3 heures d'affilée)...
Je suis une ligne Maginot à moi toute seule, tellement ces enfants sont dans l'urgence de satisfaction immédiate de leurs désirs et besoins ; l'autre jour je leur ai expliqué que le tout-tout de suite c'est pour les bébés qui n'ont pas conscience du temps...ça les a scotchés pour quelques minutes mais tout est à refaire jour après jour après jour...la ligne Maginot je vous dit !
En parlant de ligne Maginot, en vioci une autre à bien borner car les atteintes sont bien moins frontales : nous avons une maman pas du tout beurette qui vient chercher son fils à l'école toute souriante mais toute voilée, pantalon long et chemise à manches longues...quand elle n'a pas son voile elle porte une casquette pour cacher ses cheveux ; tout comme la maman juive intégriste en primaire de région parisienne ; qui a du demander une dérogation à je ne sais qui pour que sa gamine (absente tous les samedis) puisse mettre un pantalon pour faire du cheval, et qui est maintenant prise dans la guerre avec ses quatre enfants et son mari, puisqu'ils ont fait le choix de rejoindre Israel il y a deux ans...sans parler de mon beauf, catho de chez catho qui reproche à ses ouvriers d'afficher des calendriers genre Pirelli sur leurs armoires...
le monde est beaucoup plus fou que de mon temps ma brave dame ; j'ai passé un an aux US en 1980/81, et j'ai été extrêmement choquée de la pudibonderie hypocrite ambiante, moi qui arrivait de ma France libérée, libertaire qui hurlait de rire avec Coluche et Desproges...certaines filles arrivaient vierges au mariage (je pense aux polonaises d'origine par exemple) mais je ne vous fais pas de dessin, leur mec avait trouvé d'autres voies....et au nom de la démocratie et du 1er amendement le KKK organisait tous les ans son rallye dans notre région...
bin voilà on y est ; tout est condamnable au nom de la morale ; malheureusement celle-ci n'est pas la même pour les uns ou les autres....donc au nom de la tolérance plus rien n'est condamnable et avoir des principes républicains clairs vous fait traiter de fasciste (1 point !) ...on est mal barré...
Ecrit par : fabienne | 17 juillet 2006
J'ai lu à haute voix trois lignes de l'Esprit des Lois l'autre jour...rien de change...pff fatiguée
bon c'était ma conclusion mais je suis vraiment assommée de chaleur et je l'ai collé au début...à boire ! frais !
Ecrit par : fabienne | 17 juillet 2006
Merci Fabienne. Je l'avais bien dit que ce n'étaient pas "tous les enfants" mais "un certain nombre quand même"... Dans un but ni grincheux, ni ronchon, mais seulement informatif pour les futurs collègues de maternelle, primaire, collège et peut-être même lycée, la suite... Attention, les "individus incomparables arrivent".
Chaque année, mes petits CP lisent l’histoire du roi souris qui voulait que sa fille épouse le personnage le plus puissant du monde et qui ne le trouve pas... et chaque année, plusieurs de mes grands CE1 ou même CE2 expriment par leurs mines déconfites leur déception de réentendre qu’ils ne sont pas, chacun, le personnage le plus puissant du monde...
Nous ne retrouvons une solidarité entre frères et sœurs (ou entre groupes de pairs) que parmi les enfants de grandes fratries (4 ou 5 enfants). Les parents ont tellement cultivé l’autonomie sans contrainte de leur chérubin (au singulier, même s’ils ont deux ou trois chérubins, ou prétendus tels) que le chérubin, personnage le plus puissant du monde, écrase le petit frère, dénonce le grand et ricane lorsque ceux-ci pleurent ou sont pris en faute...
C’est le règne du « moi d’abord » et du « tout pour moi », à tous les étages de la Petite Section au CM2 (cette année, nos sept filles de CM2, toutes excellentes élèves, ont fait une crise de jalousie à leur maîtresse parce que celle-ci consacrait plus de temps aux onze CM1, dont quatre en grande difficulté scolaire et à leur congénère masculin du CM2, lui aussi en difficulté...)
Ces enfants, autonomes chez eux, sommés d’opérer des choix qui les dépassent depuis leur plus tendre enfance, privés des repères les plus élémentaires, ces enfants perdus se cherchent un maître et le trouvent selon leur personnalité.
Chez les garçons, ce sera la force brutale, sans règles (nous n’avons jamais eu autant de chamailleries pendant les récréations, sur le terrain de jeux de ballon que ces trois ou quatre dernières années...), la triche, le refus des limites, le tout cautionné voire approuvé par la société (un médecin de famille a, l’année dernière, réconforté une mère qui était venue chercher auprès de lui un peu d’aide face à la violence de son fils de huit ans en lui disant : « Ne vous affolez pas, ce sera un battant ! »... Hitler et Staline étaient sans doute eux aussi des battants...).
Pour les filles, le maître, c’est la mode, la télé, Lorie et la Star Ac... Juchées dès trois ans sur leurs talons compensés, harnachées de jupes longues traînant à terre, elles ne peuvent plus courir, jouer au sable, grimper sur les structures de jeux, sauter à la corde ou à cloche-pied. Déguisées en Lolita, mini jupes, petits tops laissant voir leur petit bedon de bébé et une épaule grassouillette, sandalettes faites pour tout sauf pour marcher, courir, sauter, le tout clouté, cuir et strass... elles n’ont plus rien de l’enfant en plein stade de latence que Freud et Dolto interdisaient tous deux de solliciter sexuellement...
Nos mamans, nées dans les années 70 – 80, élevées comme leurs frères, salopettes et « Clarks », ballon prisonnier et petites voitures, se font plaisir. Et là encore, c’est la Société qui cautionne, pardon, qui encourage. Le bébé, l’enfant est une personne, il a ses envies propres donc il y a un marché à prendre. A grand renfort de publicité, les marques, les chaînes de télé fidélisent une clientèle aux besoins et aux moyens illimités, puisque personne ne lui a jamais signifié que les besoins et les moyens peuvent être limités...
Ecrit par : catmano | 17 juillet 2006
Oui Catmano......et l'oppression religieuse dans tout ça????
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 17 juillet 2006
Ah non, il n'y en a pas. Excusez-moi d'intervenir n'importe où, n'importe quand, sans suite forcément avec le thème du blog...J'ai commencé il y a une quinzaine de jours, les gens m'ont répondu, certains m'ont demandé de continuer alors je continue. Sur le dernier blog en ligne, même si cela n'a aucun rapport. Je suis désolée.
Ecrit par : catmano | 17 juillet 2006
“...Freud et Dolto interdisaient tous deux de solliciter sexuellement... ”
“Le bébé, l’enfant est une personne, il a ses envies propres donc il y a un marché à prendre.”
Catmano
Brillantissime. vous approchez le divin.
Je repose la question différemment : que doit-on faire des quarts d’heure psycho, des cellules psycho, qui ont pour unique but d’éradiquer la frustration et la “souffrance” individuelle, uniques objets de nos ressentiments... Le brouet Dolto mal digéré fait bien plus de ravages que l’Herbalife TM.
Allons donc faire un tour du côté du freudo-marxisme.
Encore Catmano, encore
Ecrit par : D'Enguell | 17 juillet 2006
“J'ai lu à haute voix trois lignes de l'Esprit des Lois“
“au nom de la tolérance plus rien n'est condamnable et avoir des principes républicains clairs vous fait traiter de fasciste”
Fabienne
Excellent !
Quant à l’Esprit des Lois, mon entourage est quasiment perclus de mes objurgations à les lire (ou les relire). Tout est là.
Les “Républiques Socialistes Soviétiques”, la “République Démocratique Allemande” et “la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste” donnaient déjà un goût bizarre à la République.
Pour MONTAIGNACHEVAL : si vous êtes à la buvette de Troie, commandez-donc un Dubonnet Phrygien.
(Désolé, je ne peux pas m'en empêcher, merci Claude Halmos)
Ecrit par : D'Enguell | 17 juillet 2006
A d Enguell....Sincèrement bravo pour Dubonnet Phrygien. Ca et le Picon bière ça ga le même nom....Oui, je sais c est très approximatif...mais la chaleur que voulez-vous.....et quand je pense que je suis là à faire l andouille, à Troie....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 17 juillet 2006
Merci. La réponse est-elle "Moi je fais la saucisse à Sète" ?
Bon, cela ne fait pas sérieux du tout, pour un professeur de l’Etat français, mais dans la série fiente de l'esprit, mon domaine c’est plutôt les Sciences dures du Carbocation que celles molles (pas selles molles) de l’Education.
En trilitère tlb, j’ai guère trouvé que talbin en argot français, du flouze, du pèze, de l’oseille (tiens, oxalis, je comprends maintenant pourquoi c’est interdit).
A vous entendre cher MONTAIGNACHEVAL
Ecrit par : D'Enguell | 17 juillet 2006
La critique est aisée, l'art s'avère parfois difficicile. Concrètement, votre lutte contre l'obscurantisme religieux trouve-t-elle une quelconque expression naturelle dans l'exercice quasi quotidien de vos fonctions ?
hermano jorge
Ecrit par : hermano jorge | 17 juillet 2006
La critique est aisée, l'art s'avère parfois difficicile. Concrètement, votre lutte contre l'obscurantisme religieux trouve-t-elle une quelconque expression naturelle dans l'exercice quasi quotidien de vos fonctions ?
hermano jorge
Ecrit par : hermano jorge | 17 juillet 2006
A hermano jorge.Oui. Et j'y prend un réel plaisir.....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 17 juillet 2006
Je garde un souvenir ébloui d'Ephèse — mais c'était il y a un peu plus de trente ans, et il n'y avait personne — mais alors, personne — sur l'ensemble du site. Ça a dû changer…
Et par ailleurs, oui, je l'ai déjà raconté dans À bonne école et ailleurs, ma pratique pédagogique, sur le plan religieux, s'accorde à mes discours — au grand dam ou à la grande joie de mes élèves — parce que certains se délectent d'entendre un discours quelque peu différent de celui de la maison. Au surplus, comment faire autrement ? Quand elle ne parle pas d'amour, la littérature parle de Dieu — et parfois des deux à la fois. Je me suis fait menacer de mort (à Corbeil) pour avoir expliqué l'hilarant article "Abraham" du Dictionnaire philosophique — en parallèle à un programme fixé à l'époque par le ministère qui nous enjoignait d'étudier Candide, et les "leçons de physique expérimentale" que le Serpent (Pangloss est étymologiquement "tout langue") donne à la servante de Dieu (Thunder-ten-Tronckh) — et Adam-Candide à Eve-Cunégonde (celle qui n'est, phonétiquement, que cul et con). De même, il y a en BTS un texte de Hubert Reeves à propos de Darwin qui est bien commode — et j'en passe. Et même de l'iconographie sur le sujet (impossible de faire un copier-coller sur cette saleté de blog, mais je l'envoie personnellement à qui me donne son adresse). Et je n'ai jamais eu, sauf en tout début de carrière au collège, que des élèves très imprégnés de culture religieuse — et qui le plus souvent n'y connaissent rien. Faut entendre les récriminations quand on leur explique qu'ils partagent 98% de gènes communs avec les poules…
Bonne journée caniculaire à tou(te)s.
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 juillet 2006
Bonjour Jean-Paul,
je suis intéressé par l'iconograhie dont vous parlez, ainsi que par les références du texte de Hubert Reeves, mais comment vous faire passer mon adresse autrement que sur le blog même?
François
Ecrit par : François | 18 juillet 2006
A jpb.....Ephèse est devenu, vous le devinez aisément, une sorte de Auchan antique, tout comme Olympie, Mycènes etc. On y trimballe des cars entiers de touristes quei n'ont qu'une envie, retrouner à l'hôtel, pour ne "pas rater le buffet". Ces sites ne sont pas abîmés en soi, mais il règne autour de leur émouvante immobilité, une activité un peu médiocre. Ici à Troie-Hissarlik, comme le site est beaucoup plus compliqué et moins "spectaculaire", on est moins dans cette atmosphère de "marchands du temple".
Mais après tout, ces sites existent...ils ne subiront jamais le triste sort de Zeugma, sur l'Euphrate turc, engloutie par un barrage...alors faisons contre mauvaise fortune bon coeur.
Quant à la religion des énèves...tot à fait d'accord avec vous. Quand effectivmeent on leur dit - je n'avais pas pris la poule mais le bonobo- que nous partageons au moins 97% de nos gènes avec ces braves gens...gène à cause des gènes.
L'an dernier, avec mes secondes, je travaillais sur la géopolitique de l'eau douce. Et j'embrayai, un moment sur les glaciations. Une de mes élèves africaines, une Camerounaise se met à m'engueuler en me disant que tout ce que je disais était " paroles du Malin (sic) et elle a dit appartenir à l'une de ces innombrables "églises -mobutu" comme je les appelle, ces sectes protestantes bornées et lucratives. Elle n'en démordait pas. Et j'eus beau user de tous les stratagèmes possibles, rien n'y a fait. Pour elle, le monde a été créée par Dieu en 4004 av-Jc!!!! Point final.
Y a du boulot, d'autant que ce phénomène de la montée de la bigoterier la plus absconse est relativement récent. Derrière, on sent les curetons de tout poil serrer les consciences de ces gosses. Alors oui, vous avez raison , VOLTAIRE en antibiotiques, par perfusion, 24 heures sur 24....
Tiens , d'ailleurs, ici en Turquie, à l'école, toute plongée dans la bigoterie islamiste est sévèrement réprimée...Et quand on sait ce que veut dire répression en Turquie, on peut être sûr que la laïcité est bien défendue!!!!!!!! On voit des filles et des garçons en uniforme, très sérieux, déconneurs comme les nôtres, et on en vient à se dire que NOUS avons creusé notre propre tombe en supprimant les prix, les blouses, en laissant les cuistres lâches et gauchistes prendre le pouvoir à l'EN...les corbeaux sont revenus. Et désormais, il yen a d'espéces différentes, plus coriaces à écraser. Mais nous y arriverons.
Ce matin, la mer me rappelle ce que dit Flaubert dans son "VOyage en Corse"....plate, calme, éternelle, rendant mouvant le bleu pourtant fixe du ciel. Et avec ce petit gémissement tranquille des vaguellettes. Et puis la Mer Egée, c'est irrésistible.....ça fait oublier les IUFM et les assassins de la liberté de penser.
Salut troyen et matinal (23°)
Petit déjeuner en terrasse : café turc, féta, pain rond au sésame et ayran sucré au miel....bon appétit...
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 18 juillet 2006
Jean-Paul, votre nouvel opus va sans doute en parler : pourquoi cette insistance depuis des années sur ce que les cuistres ou les manipulateurs appellent le « fait religieux ». Et tout ça dans un pays où les pratiquants n’ont jamais été aussi peu nombreux. Quels lobbies sont derrière pour arriver à nous vendre ce fameux « fait religieux » jusque dans les programmes scolaires ? C’est comme si tout à coup il y avait urgence, qu’il n’y avait rien de plus pressant à faire ou à enseigner, etc. Les « enthousiastes », au sens originel, ne seraient-ils pas dans le coup ? J’ai du mal à croire à la génération spontanée.
En histoire, des programmes gnangnans en 2de, après le christianisme (déjà vu en 6e), la Méditerranée au XIIe siècle avec comme arrière-pensée lourdingue : montrer comment les musulmans civilisaient ces couillons d’Occidentaux. La vérité historique est bien sûr plus nuancée ! De toute façon, en hist-géo les programmes sont modifiés sans arrêt avant qu’on puisse les maîtriser : il « faut » changer !
Malheureusement pour certains brillants esprits, il y a aussi des équivalences simplettes qu’on n’est pas obligé de trouver scientifiques :
Arabes = musulmans = exclus d’où Islam = Bien, Europe = Mal.
C’est le fameux sanglot de l’Homme blanc. Comme c’est quand même difficile à supporter, on modifie un peu l’équation :
Arabes, musulmans = Bien, Israël = Mal et les plus cintrés vont jusqu’au bout : Juifs = Mal.
Et c’est ainsi qu’on se retrouve avec un antisémitisme de gôche ! Qui n’est pas nouveau, parbleu !
Quant à Jésus, je demande aux élèves ce qui serait advenu de la religion chrétienne s’il ne ressuscite pas… Plaçons-nous dans le contexte de l’Empire romain et de toutes les religions qui existaient alors. Beaucoup de ces chers petits arrivent à faire des hypothèses quand on leur fait autre chose que du catéchisme, « citoyen » ou non.
Une remarque de parents de 5e pendant la guerre du Golfe (1991) :
« Nos enfants ne vont quand même pas étudier l’Islam ! »
Ecrit par : Lariba | 18 juillet 2006
Un peu hors-sujet (quoique... pitié pour Brigitte Guigui...) voici un témoignage de parent d'élève lu sur le net sur une affaire dénoncée il me semble par JPB dans une note précédente :
Loin d'une querelle de méthodes de lecture, nous voudrions apporter un éclairage un peu sordide sur le scandale Guigui
C'est en tant que parents d'élève de l'école primaire Ville Haute de Provins où exerce Mme Guigui, et témoins directs des persécutions dont elle fait l'objet depuis la rentrée 2004, que nous intervenons sur ce forum. Mme Guigui est une enseignante très appréciée des élèves et de leurs parents. Si, à la rentrée 2004, elle a reçu le soutien quasi unanime des parents d'élève lors de la première charge de l'inspection à propos de la méthode de lecture syllabique qu'elle emploie (90 % des parents ont signé une pétition de soutien qui a fait reculer l'inspection académique), ce n'est pas par attachement à un dogme pédagogique, mais tout simplement parce qu'elle obtient d'excellents résultats, qu'elle fait preuve de dynamisme dans sa manière d'enseigner, qu'elle manifeste un respect et une attention particulière à l'égard de chacun de ses élèves.
L’affaire aurait pu en rester là. Mais l'inspection, contrainte d’avoir lâché prise en 2004 devant la mobilisation massive et la détermination des parents d’élèves, a profité des conditions d’enseignement exceptionnellement difficiles auxquels Mme Guigui a été confrontée à la rentrée scolaire 2005 pour entamer une procédure disciplinaire sur la base d’une accusation calomnieuse et d’une enquête bâclée. Elle est passée en conseil de discipline en janvier 2006, et a écopé d'un blâme pour harcèlement psychologique sur un enfant atteint d’un handicap auditif grave, malgré le soutien réitéré des parents ! Or, à Provins, nul ne peut accorder le moindre crédit à cette calomnie.
Dernier rebondissement (car nous assistons à une persécution) : le 5 juillet 2006, l'inspecteur d'Académie de Melun a pris la décision de muter d'office Mme Guigui "pour raison de service".
Une dernière information, que les Provinois connaissent bien : le maire de Provins, actuellement ministre de la Fonction publique, est intervenu personnellement pour faire déplacer Brigitte Guigui ; le conseiller aux affaires locales de M. le ministre et maire de Provins a une femme enseignante, collègue de Mme Guigui dans la même école (classe de CE1) ; il est enfin de notoriété publique que cette collègue, épouse du conseiller, ne s'entend pas avec Mme Guigui.
Quiriace77
Ecrit par : Guillaume | 18 juillet 2006
Le ministre en question est Christian Jacob.
Franchement participer à la persécution administrative d'une institutrice qui a eu le seul tort d'utiliser une méthode syllabique de la part de cet ancien agriculteur qui a écrit "le pari du bon sens"...
Le bon sens paysan, lui, a vécu !
Ecrit par : Guillaume | 18 juillet 2006
Lariba, je ne dis pas autre chose....Que les programmes soient infantiles quant au fait religieux, disent les chefs de preuuuduits, comment ne pas être contraint à l'enseigner de façon infantile, puisque le religion EST infantile...
Expliquer la Trinité à des 5ème, alors qu'on vient de leur dire au cours d'avant que les Catholiquessont monothéïstes, faut s'accrocher. Moi, j'ai jamais su faire. Le seul truc qui passe c'est deleur demander tout à trac "T'as un vélo?""Euh....Oui m'sieur"-"Bon....pour éviter qu'il ne rouille ton papa t'a pas acheté une burette d'huile?" Avec un peu de chance le môme dira "Oui, oui, moi m'sieur". Et je dis alors "Sur cette burette d'huile à vélo, y a souvent marqué "Trois en Un"...eh ben la Trinité, c'est la même chose..."
Pas fort, je le concède, mais comme de toutes façons, les curetons ne font pas mieux (voir les conneries qu'on sort aux mômes qui ont le malheur d'aller au catéchisme à la madrasa ou dans une yechiva.....c'est à pleurer....
Une remarque de parents en 1994, avant un voyage scolaire de 15 jours à Prague, Vienne et Budapest avec des 3èmes: "Mosieur Gochmit, j'avais confiance en vous, mais qu'est -ce qui vous prend d'ammener nos gosse dans des payus en guerre?" "Mais Madame, nous n'allons pas en Bosnie, mais en République Tchèque et en Hongrie!!!" "Ouais " qu'elle me répond,"en tous cas c'est pareil ,c'est des sauvages!!!" Imensité de la connerie humaine...
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 18 juillet 2006
Absentez vous quelques jours de ce blog, et vous voilà devant une montagne de textes à rattraper ! D’où une réponse beaucoup trop longue, mais c’est promis, je repars aussitôt dans ma province natale.
Le nœud du problème mérite le déplacement. Et puis, il ne faut pas bouder son plaisir quand on tombe sur des textes aussi denses : allez, disons le sans flatterie excessive, les derniers guillemets sont de trop lorsque, JBP, vous écrivez : Ma note "Nœud du problème" en est, en un sens, une "bonne page". D’ailleurs, elle a provoqué des réactions, dont certaines sont tout à fait opposées : il y a de quoi réfléchir.
Définir le nœud du problème, c’est mettre le sujet au bon niveau, celui de l’action Politique, qui précède et permet la mise en oeuvre, qu’elle soit organisation scolaire, pédagogie, discipline, attitude intellectuelle, recrutement ou rémunération, .
Proposer ces choix, c’est expliquer pourquoi le système scolaire est en danger, et c’est tenter de le remettre à sa vraie place, au centre des préoccupations électorales. Du coup, la question se posera : ne serait-ce pas paradoxal de condamner le communautarisme tout en s’érigeant en groupe de pression pour défendre une certaine vision de l’école ? J’y reviendrai car l’objection est réelle , mais Danton avait il tort lorsqu’il disait qu’après le pain, l’éducation (faut il dire instruction ?) était le premier besoin d’un peuple ?.
Posons le problème modestement, en n’oubliant pas notre sort de mortel. Il nous faudra bien transmettre le flambeau : c’est notre lot, notre gloire ou notre malheur, chacun choisira, que de former nos remplaçants. Chaque société humaine choisit ce qu’elle veut transmettre, à qui, et pour quoi faire. Elle peut le faire au petit bonheur la chance (la chance de qui ?), ou elle peut le faire de façon organisée : c’est le rôle et la mission de l’école.
Ce n’est donc pas une mince affaire, en dépit de ce climat de morosité dans lequel les professeurs se mettent à douter de leur prestige. Quand j’étais en prépa (scientifique, mille excuses), ceux qui choisissaient Normale Sup étaient, et de loin, les meilleurs. Nécessairement, puisqu’ils devaient démissionner des meilleures places de l’X, sans parler des autres écoles qu’ils n’avaient même pas présentées. La « Société » de l’époque ne considérait donc pas qu’elle gâchait ses ressources en affectant ses meilleures « cervelles » à l’enseignement. Tout cela serait il du passé ?
Je suis bien d’accord : on a l’école qu’on mérite. La pédagogie que vous décrivez sur ce blog est assez terrifiante : elle n’est pas la conséquence de choix conscients de la nation. Ce n’est donc pas acceptable. Cette pédagogie est insidieuse, c’est donc une prise de pouvoir abusive de la part de certains groupes de pression. Cela ne doit pas être toléré, tout simplement parce que cela mine de l’intérieur la volonté de citoyens qui n’ont pas été prévenus qu’on leur fabriquait un autre monde, ou pire, qu’on a trompés en leur disant que l’absence de sélection à l’université après un bac à 80% se ferait « toutes choses égales par ailleurs », que la carte scolaire était une source d’égalité etc
C’est encore plus inacceptable si c’est une réaction d’impuissance face aux fanatismes d’élèves incultes devenus intouchables.
.
Espérons que le débat politique ne sera pas devenu totalement stérile, vide ou clientéliste, espérons que nos élections ne ressembleront pas à celles de la star’ac ou du maillon faible : ce serait donner raison, citons le à nouveau, à Platon qui mettait la tyrannie au bout de la démocratie, parce qu’il la croyait incapable de résister à la démagogie. Il m’arrive de le craindre, et, n’était-ce le rempart de l’Europe, j’en serais assez certain… Mais restons optimistes.
Je garde le débat République-démocratie pour plus tard. Peu importent les mots, pour le moment. Ils sont là pour montrer que deux conceptions peuvent s’affronter pour notre système de transmission de culture(j’aime bien l’appeler ainsi)
Je vois deux stratégies extrêmes, entre lesquelles bien des combinaisons seront possibles, sans parler des dévoiements qui sont d’une autre nature : D’un côté, une transmission multi-culturelle, où chaque groupe reconnu (classe sociale, sous-groupe cultuel ou culturel) définit et assume ouvertement un programme scolaire ad-hoc, puis se donne les moyens de le diffuser pour maintenir son existence, dans un Darwinisme social de bon aloi.
C’est, par exemple, ce qui se passe si l’on se place au niveau de l’Europe. Chaque pays, bien au delà de sa seule langue, transmet une culture faite de sa littérature, de ses mythes, de ses valeurs, de son histoire, mais aussi de sa conscience d’exister comme un tout apportant racines et fierté. Le temps mis par la France et l’Allemagne pour rédiger des manuels d’histoire communs aux deux pays montre bien la distance qui sépare deux « vraies » cultures.
Sans cette distance et cette densité, le mot culture est abusif et ne traduit au pire que les intérêts d’une mafia, au mieux ceux d’un groupe de pression.
On notera qu’une culture se diffuse, se transmet : elle ne s’extirpe pas d’un petit groupe d’élèves qui, par définition, ne pourront jamais créer autre chose qu’une culture de groupe!
Sans compter tous les enfants qui, même originaires d’Afrique, n’aiment tout simplement pas le manioc, à l’instar de Gaston Kelman.
Ceux qui, journalistes ou politiques démagogues galvaudent la notion de culture, l’utilisant à tort et à travers en parlant de culture Tag, de culture Rap, de culture des rues pourraient paraître superficiels : ils sont criminels, par la frustration qu’ils génèrent chez ceux qui, dans leur sillage, vont se croire l’égal de Voltaire, et dispensés de l’étudier. Certains entretiens d’embauche sont devenus surréalistes, quand vous vous trouvez en face de gens qui ne peuvent pas comprendre qu’ils sont devenus inemployables, y compris par des employeurs eux-mêmes issus des banlieues mais qui ont eu, eux, la chance de bénéficier d’une formation normale.
C’est pitié que le français utilise le même mot, Culture (comme Kultur), pour des choses si différentes. Ce que vous nous apprenez ici des idéologies pédagogiques actuelles est un dévoiement dramatique de la notion de culture, même si je vois bien la multiplicité des facteurs qui poussent irrésistiblement à ce dévoiement, et contre lequel il faut lutter :
Citons en vrac, l’idée selon laquelle la culture dite dominante est une aliénation, ou, version modérée, que c’est une création humaine et qu’à ce titre, elle n’a pas de valeur universelle. Ajoutons la mode qui consiste à remplacer l’expertise (la connaissance) par la méthodologie et qui permet, ce n’est qu’un exemple, à toute une industrie du service de faire travailler des ignorants (pour s’amuser un peu sur ce sujet, avez vous déjà trouvé un idéologue de la méthodologie aller se faire opérer par un historien de la médecine ?).
Citons «également le marketing politique qui juge plus efficace de séduire chaque groupe que de s’adresser à l’ensemble des citoyens (vous avez dit soudoyer ?). Rappelons Napoléon qui a signé le concordat et regardez comment on croit (échec garanti, mais c’est un autre sujet) organiser les cultes et, pourquoi pas, comment on risque de ré-ouvrir la boîte de pandore de la loi 1905…
Il n’empêche que c’est une stratégie de transmission possible : en France, les corses seraient peut-être tentés de l’envisager. Heureusement, je ne suis pas corse !
A noter enfin, pour clore ce paragraphe, que la plupart des écoles privées, dès lors qu’elles diffusent un programme national unifié et qu’elles visent les mêmes diplômes, n’appartiennent pas à cette stratégie. Mises à part celles qui visent explicitement une ségrégation sociale ou confessionnelle marquée, elles se posent davantage en concurrentes du système public, pour un même objectif de transmission de la culture de la République. Il ne tient qu’au secteur public de remporter la compétition. Enfin, rappelant que je suis un « parent » qui a résisté aux sirènes du privé pour ses enfants, sans avoir eu à le regretter, il m’arrive parfois de penser que certaines écoles du privé finissent par mieux défendre les valeurs de la République que certaines écoles du public… Mais, j’ai sans doute tort !
A l’opposé de cette stratégie que j’ai qualifiée de multi-culturelle, on trouve une stratégie mono-culturelle que, moi aussi, j’aime appeler école de la République. Elle s’adresse à tous, mais elle intègre nécessairement la notion de sélection car il s’agir de pourvoir aux postes de la société toute entière. Disons tout de suite, pour éviter la polémique, que la sélection n’est pas forcément inhumaine. Cela a sans doute été le cas, à une époque ou la valeur individuelle était moins sacralisée, mais cela peut et doit changer. C’est donc affaire de méthode, que de trouver le moyen d’orienter sans casser, de stopper sans abandonner, de promouvoir sans anoblir. Si les programmes peuvent être différents, ce sera pour s’adapter à des potentialités et non pas pour défendre une culture particulière : le créationnisme n’y a pas sa place. La vérité scientifique s’impose.
Est il inutile de faire remarquer que les communautés confessionnelles forment leurs « cadres » dans des systèmes scolaires différents de ceux qu’ils réservent à leurs fidèles ? Qu’ils les sélectionnent souvent par cooptation, en tout cas, en pleine opacité, les voies des seigneurs se devant sans doute de rester impénétrables : ce sont les séminaires, les bientôt futures écoles d’imams français, que sais-je encore. Ne croyez vous pas que c’est une caractéristique choisie par ces communautés, plutôt qu’imposées par le système laïque occidental ?(Cela mériterait une étude dans les systèmes non laïques)
C’est la gloire de l’école de la République que de prendre tous les enfants : ça n’a de sens que si elle assume sa mission de sélection. Dur à dire ? Ne nous trompons pas d’injustice !
En résumé, d’une part un système qui assure la reproduction de cultures indépendantes, donc divergentes, et qui, chacune, fabriquent son encadrement et donc s’organise pour peser sur la vie citoyenne sur la base de ses seules valeurs; d’autre part un système qui transmet un socle totalement débarrassé de ce qui vient des sous-cultures privées, adapté à chaque potentialité, qu’il a mission de révéler, dans le meilleure intérêt de la survie de la société toute entière.
Ce n’est pas simple, car il n’y a pas de culture sans mythes créateurs : celui du gaulois a été réhabilité par Michelet, me semble t’il, pour asseoir la République contre le mythe franc que la noblesse s’était appropriée pour justifier sa légitimité de conquérant (et, crois-je toujours, pour assurer son autonomie face à la monarchie) : peut on le faire partager au petit noir venu du cameroun ?
C’est encore moins simple quand on en arrive à la logistique : la cantine, par exemple. La laïcité doit-elle se limiter à la salle de classe (y compris, bien sûr à la gym), ou doit elle être le principe guidant l’ensemble du système scolaire ? Il faut être de l’intérieur pour en décider, je me contente donc de poser la question ; mais l’efficacité peut elle transiger ?
Le temps est venu de conclure sur les régimes politiques qui sous-tendent ces deux types d’école. JPB appelle Démocratie celui qui se satisferait bien du premier et République le second.
Il me semble que la démocratie est un principe par lequel chaque « homme libre » compte à l’égal de son voisin, et qu’en occident, on accepte l’idée des « lumières » selon laquelle tous les hommes naissent libres et égaux en droits… Le principe ne dit pas comment cela débouche sur un intérêt général, il se contente de le définir d’une façon un peu tautologique (avec « au ») comme étant la somme des expressions individuelles.
Il est intéressant de noter que cette définition, assez largement acceptée en France est totalement rejetée dans la version économique qu’adam smith a rendu célèbre sous le nom de « main invisible ». (Pour ma part, j’analyse ce rejet comme un réflexe culturel catholique, mais bon, il faut en garder pour une prochaine fois…)
Là où ça se complique, c’est quand on est trop nombreux pour tenir sur l’agora, et organiser le recueil de l’expression populaire. Il faut s’organiser : suffrage direct ou indirect ; démocratie parlementaire ou présidentielle sont autant de modalités possibles pour organiser l’expression de la souveraineté du peuple.
Jusqu’à présent, les démocraties occidentales ont toutes retenu des corps intermédiaires fondés sur la seule géographie (collectivités territoriales), assurant de cette façon le respect de l’intérêt général, confiant la défense des intérêts catégoriels à des institutions non politiques telles que les syndicats, ou les associations cultuelles.
Une démocratie occidentale est un régime démocratique qui organise le respect de l’intérêt général. La République française est une démocratie occidentale qui se méfie vraiment des intérêts privés. Elle pense, et tant pis si je me projette un peu, que les communautés se nourrissant du malheur de leurs mandants, sont tentés de faire la politique du pire, repoussant les limites de leurs exigences au fur et à mesure que leurs demandes sont satisfaites.
Article 1er de la constitution :
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances.
Article 4 de la constitution :
Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.
Article 27 : (Sur le parlement)
Tout mandat impératif est nul.
Le droit de vote des membres du Parlement est personnel.
Article 34 :
La loi est votée par le Parlement.
La loi détermine les principes fondamentaux :
•de l’enseignement ;
Par ces articles, la République fixe les limites de la démocratie en France : pas de parti religieux, pas de parti qui ne s’intéresserait qu’à une partie de la souveraineté nationale, pas de député qui devrait suivre des consignes extérieures, pas de communautarisme.
Moi, ça me va : il suffit d’exiger un peu de courage de nos députés et d’exiger qu’ils clarifient leur position.
La France est mono-culturelle. Sa force n’est pas de se déliter, c’est d’intégrer tous les êtres libres qui viennent la rejoindre.
Pardons pour la longueur : je repars en vacances.
Ecrit par : Michel | 18 juillet 2006
sur le "fait religieux" c'est compliqué !
n'oublions pas que la plupart des tableaux, livres, poésies produits chez nous où ailleurs jusqu'à la moitié du 19ème siècle à peu près (merci aux érudits de corriger) se fondent ou au minimum se réfèrent à la religion, quelqu'elle soit...comment un gamin ou un adulte totalement étranger à cela pourra-t-il comprendre (sans parler d'apprécier) les oeuvres de Michel Ange sans cette référence ?
il me semble que l'art est en lien direct avec la spiritualité et qu'on le veuille ou non les trois religions monothéistes ont façonnées notre pays ; les ignorer c'est ignorer des pans entiers de notre culture et les tenants et les aboutissants de notre histoire tant l'épée a servi le goupillon...comment enseigner l'histoire en laissant tout cela de côté ?
Je plains les enseignants chargés de ces cours...ils devraient peut être faire un stage au petit séminaire, il paraît qu'on y étudie les trois religions à fond !!!!
PS : canicule oblige je rattrape mon retard en cinéma, j'ai loué "The Magdalene sisters" ; très édifiant sur la dérive totalitaire de la religion (catholique en l'occurrence) pour persécuter les femmes dont certaines ont pour seule crime qu'elles "auraient bien aimé faire" quelque chose de mal....et avant hier c'était "Joue la comme Beckham", oppression culturelle sur les jeunes filles indiennes, conduisant au mensonge quasi institutionnel entre enfants et parents...MLF pas mort j'espère !
Ecrit par : fabienne | 18 juillet 2006
A ECOUTER:
LES RENCONTRES DE TELERAMA
Jean-Paul Brighelli et sa "fabrique du crétin"
Xavier Lacavalerie a rencontré l’auteur.
http://www.teleramaradio.fr/article.php3?id_article=72#
Ecrit par : Dom | 19 juillet 2006
Hmm… Télérama, c'et du réchauffé.
À Fabienne. MLF pas mort ? Je me demande. Ne croyez-vous aps que brûler aujourd'hui des voiles serait plus significatif que brûler hier des soutiens-gorge ? Voir plus bas.
Pour Chris, qui demandait il y a deux jours (pardon pour le retard, mais je prends parfois 24 heures de vacances…) quelles seraient les lectures que je conseillerais à des enfants…
Tout dépend de l'âge, mais en commençant à huit ans, disons que Dumas, Féval, Malot, Verne, Stevenson, Doyle, Kipling,Twain, Rosny ou Vasconcelos, forment un corpus de base. Les Trois mousquetaires, ça a une autre gueule que le Gone du Chaaba — qui est ce qu'il y a de moins pire dans la liste du CRAP.
J'ai dit dans la Fabrique que je trouvais que Harry Potter avait tout pour devenir un classique, et je le maintiens (si quelqu'un a un doute, qu'il lise les bouquins de Rawling).
Et bien sûr Defoe ou Swift. Ou les auteurs de contes — Andersen en tête, pour lequel j'ai une amitié particulière…
Vous voyez, il y a là de quoi alimenter n'importe quel enfant en lecture piur deux mois… Et même un peu plus.
Sans compter que des parents un peu malins peuvent en tirer des thèmes de balade. Quand je suis arrivé à Paris, en 1972, la rue Férou n'était pas pour moi le siège des éditions Belin, mais l'adresse d'Athos. Et le château de Vincennes le lieu de l'évasion de Beaufort.
Ou les châteaux de la Loire au gré de la Reine Marfgot, des Quarante-cinq et de la Dame de Montsoreau…
Voir le Découvertes-Gallimard consacré à Dumas, signé Biet, Rispail, et… Brighelli, comme les manuels de la collection Textes & Contextes de chez Magnard, cuvée 82-85, les meilleurs je crois. Histoire de rappeler à tous que ma vocation, c'est la littérature (et j'y reviendrai à partir d'octobre, parce que je n'ai pas l'intention de m'imposer comme chantre de l'anti-pédagogisme, j'en ai déjà ma claque).
"Instruire en amusant", le principe du "Magasin de curiosités" de Hetzel, cela vous paraît-il si dépassé que ça ?
Sur la question de l'enseignement du fait religieux… Ce qui me sidère, c'est que ça a toujours été au programme — en Histoire et en Français. Que des cours d'Histoire bien faits doivent forcément enseigner l'histoire des religions — qui sont des faits historiques —, et qu'un cours de Français, à quelque niveau que ce soit, ne peut pas se passer de références bibliques — au moins. Pour ne rien dire, comme le rappelait Fabienne, des arts plastiques (tiens, j'ai un merveilleux album édité chez Larousse, aujourd'hui épuisé, sur les Supplices dans l'art — un répertoire exhaustif des tableaux religieux inspirés de la Légende dorée, qui reste à ce jour le plus grand texte sadique avant Sade).
Ce qui est très curieux, et vous avez raison de le souligner, c'est cette volonté de dissocier l'enseignement du fait religieux des matières qui le traitaient déjà peu ou prou. L'une des tendances fortes des quinze dernières années est d'éparpiller le temps des élèves en une multitude de matières annexes — de façon à diminuer d'autant, parce que l'emploi du temps n'est pas extensible, le poids des matières principales. Ça pue le prémédité. Alors, le fait religieux comme la diététique ou la technologie — cette perte de temps si remarquable.
Et confié à qui, cet enseignement ? Seuls des athées sont compétents sur le fait religieux. Mais il n'y a pas de diplômes d'agnosticisme. D'ailleurs, baladez-vous dans le rayon Religion de votre librairie habituelle. Pas de sous-section athéisme. Pourtant, plus de 70% des Français se disent agnostiques.
Je proposerai dans le prochain livre un cours complet, et quelque peu iconoclaste, d'enseignement du religieux. Histoire de décanter l'insoutenable souci du "respect" dû (?) à telle ou telle superstition. On ne doit aucun respect à des gens qui ont inventé l'Inquisition (et c'est valable pour les protestants comme pour les catholiques, relisez Mandrou) ou la Charia. L'histoire des religions n'est qu'une longue litanie de supplices et d'aberrations. Et c'est cela qu'il faut dire. Que dans des écoles mixtes des (ex ?) féministes tolèrent cinq secondes le port du voile ou je ne sais quel discours pontifiant sur la lapidation — ou la fidélité — me paraît criminel, je le dis tout net. Les féministes avec lesquelles j'ai travaillé dans les années 70 — au MLAC, pour ceux et celles qui se rappellent que la contraception et l'avortement étaient des pratiques illégales en 1972-73, ou qui ont manifesté, à Aix-en-Provence ou ailleurs, devant des procès d'assises, ou signé des manifestes avec Beauvoir et Veil — réclamaient la propriété pleine et entière de leur ventre. Où sont-elles, aujourd'hui ? Quelle perversion de la "tolérance" fait qu'elles se taisent en écoutant des adolescent(e)s aliéné(e)s tenir des propos scandaleux ?
Il a ffallu que ce soit moi qui explique récemment à deux élèves musulmanes pré-soumises à leur futur mari qu'"une femme a besoin d'un homme comme un poisson d'une bicyclette". Qui se rappelle encore ce slogan de la tendance Gouines rouges du MLF — mes meilleures copines ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 juillet 2006
Pour Chris, qui demandait il y a deux jours (pardon pour le retard, mais je prends parfois 24 heures de vacances…) quelles seraient les lectures que je conseillerais à des enfants…
Tout dépend de l'âge, mais en commençant à huit ans, disons que Dumas, Féval, Malot, Verne, Stevenson, Doyle, Kipling,Twain, Rosny ou Vasconcelos, forment un corpus de base. Les Trois mousquetaires, ça a une autre gueule que le Gone du Chaaba — qui est ce qu'il y a de moins pire dans la liste du CRAP.
JPB
Je vous remercie
Chris
Ecrit par : chris | 19 juillet 2006
Eh oui, comme vous dites, JPB, on ne peut aucunement respecter ceux qui tuent, massacrent au nom de la religion ou font preuve de négationnisme.
Simple exemple: dernièrement un film sur les barbaries nazies a été diffusé, il s'agit d'une histoire vraie. Elle relate la vie d'un officier allemand qui a justement tout tenté pour avertir les autorités du vatican sur l'existence de camps d'extermination nazis où des millions de juifs ou opposants divers au régime ont été tués.
Moralité de l'histoire : cet officier s'est suicidé officiellement mais les conditions de son décès sont plus que douteuses. Il avait été fait prisonnier. Le prêtre, chargé d'avertir le pape, a été déporté et brulé vif. Le Pape, quant à lui, a fermé les yeux sur les chambres à gaz et a par dessus le marché protégé les officiers supérieurs hiltériens. Il les a aidé à s'enfuir en Argentine ou dans d'autres pays.
Conclusion : les religions tout comme les grandes idéologies restent un opium servant un peu plus à endormir les consciences et à prendre les gens pour de purs imbéciles.
Seule la Raison doit dominer le monde point final. Tout le reste n'est que poudre de perlinpinpin.
Ecrit par : Sandra WAGNER | 19 juillet 2006
PS je rectifie les fautes de frappe ou d'inattention :
Le Pape, quant à lui, a fermé les yeux sur les chambres à gaz et a par dessus le marché protégé les officiers supérieurs hitLériens. Il les a aidéS à s'enfuir en Argentine ou dans d'autres pays.
Ecrit par : Sandra WAGNER | 19 juillet 2006
"Seule la Raison doit dominer le monde point final. Tout le reste n'est que poudre de perlinpinpin.
Ecrit par : Sandra WAGNER | 19 juillet 2006 "
Robespierre aussi voulait le tromphe de la Raison. On sait ce que ça a donné...
Pourquoi vouloir toujours être "dominé" d' ailleurs, qui par la Religion, qui par la Raison, qui par n' importe quoi d' autre? C' est étrange comme "désir". Et de là viennent les dangers. Quand on cherche un Modèle, un Pape, un Gourou, un Guide, appelons le comme on veut, un jour ou l' autre on est au mieux, déçu, au pire, écrasé.
La religion (quelque Dieu auquel on adresse ses prières) a fait beaucoup de mal. Mais là encore, ne généralisons pas à outrance. Des milliers de prêtres, pasteurs ou rabins ont eu très souvent des comportements exemplaires.
Le pire des dangers je crois, c' est le manichéisme...
Chris
PS: je ne suis pas croyant. "Ni Dieu, ni Maître"...
Ecrit par : chris | 19 juillet 2006
L'histoire des religions n'est qu'une longue litanie de supplices et d'aberrations.
Le vingtième siècle fut le règne des despotes athées (Mao, Hitler, Staline, Pol Pot...), la litanie de leurs crimes n'est pas mal non plus comme on préfère ignorer que la persécution des religieux espagnols durant la guerre civile fut plus sanglante que la St Barthélémy (qui n'est qu'une nuit des longs couteaux ayant dégénéré).
Ecrit par : Guillaume | 19 juillet 2006
Ah, parce que, GUillaume, vous pensez que la Nuit des Longs Couteaux n'a pas dégénéré. Le règne des despotes athées...magnifique!!!! Et l'Opus Dei, et le Banco Ambrosiano, qui a financé à peu près tous les régimes fascistes de la planète, z'étaient pas athées....
L'argument massue a été développé par Sandra Wagner...Pie XII a fait semblant de rien voir...Oh! Merde dis donc, c'est quoi cette suie au-dessus de Dachau????
Le Vatican a été une poubelle. Et ce ne sont pas les remords u demeurant tardif de Pie XII qui y changent quoi que ce soit.
Quant à ce qui se passe aujourd'hui, là, les abrutis du Hezbollah me font penser à la chanson de Dylan "With god on her side".....Une preuve de plus , s'il en fallait que Dieu est soit mort, soit vraiment bigloucheux....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 19 juillet 2006
Propositions de N sarkozy sur L' Education Nationale
C' est "hors sujet" je sais...mais c' est pour info et avis.
Chris
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L'abolition des ZEP
"Je constate qu'il n'y a jamais eu autant de ZEP, autant d'échec scolaire et autant d'inégalité scolaire", déplore Nicolas Sarkozy qui estime que cela est dû en partie "au faible budget qui leur a été alloué" mais aussi "aux faiblesses intrinsèques du système". "Le zonage aggrave la ségrégation et aboutit à mettre dans les mêmes établissements les élèves les plus difficiles et les enseignants les moins expérimentés". "Ma politique n'est pas tant de supprimer les ZEP que de recentrer cette politique sur les élèves prioritaires", assure le ministre de l'Intérieur qui cite : des programmes pour la petite enfance, un soutien pour les élèves en difficulté, les études du soir encadrées, des internats.
Des places réservées en prépa
"La moitié des établissements scolaires ne présente aucun élève à l'entrée aux classes préparatoires, même pour les meilleurs élèves. Je veux qu'on les oblige à en présenter et que des places leur soient réservées"
La suppression de la carte scolaire
"Je crois au libre choix, explique Nicolas Sarkozy, dans une même ville, un établissement pourra être spécialisé dans les matières littéraires, un autre dans le sport et un troisième dans les mathématiques." Le ministre souhaite aussi l'ouverture d'établissements privés sous contrat dans les zones sensibles : "Le social n'est pas l'apanage des établissements publics."
Le dépistage précoce des troubles du comportement
"Tout le monde sait que dès le primaire des enfants violents peuvent terroriser une classe", assène le ministre. Prenant pour exemple le gang des barbares, il assure que les jeunes "se connaissaient depuis le collège où ils avaient déjà des problèmes". "Il faut prendre des mesures le plus tôt possible", poursuit-il, en préconisant que le médecin scolaire "repère les enfants dont le comportement dissimule des problèmes psychologiques, familiaux ou, même, psychique."
Liberté pédagogique et évaluation
"Chaque établissement scolaire devrait pouvoir (...) affecter librement 20% de son budget contre 3% aujourd'hui", propose le ministre qui voudrait instaurer "en échange" une évaluation. Concernant la méthode pédagogique, Nicolas Sarkozy préconise de "faire confiance à l'expérience" de l'enseignant qui "doit être jugé sur ses résultats et non sur ses méthodes".
Des rémunérations différenciées
"Celui qui fait le plus d'heures, qui va au contact des élèves les plus difficiles doit être mieux payé", estime Nicolas Sarkozy qui souhaite que les enseignants puissent travailler plus s' ils le désirent.
Ecrit par : chris | 19 juillet 2006
Staline et Hitler font 50 millions de morts mais c'est la faute à Pie XII...saisissant ! Qui n'a pas eu sa part de responsabilité dans tous les bords durant ce conflit ?
Quant à l'Opus dei, j'espère que vous n'avez pas emporté Dan Brown à l'ombre des murs d'Ilion sinon quelle faute de goût !
Ecrit par : Guillaume | 19 juillet 2006
Dieu (ou toute autre "idée") n' est pas le seul à n' avoir rien vu, ni rien fait entre 1933 et 1945 (ni après en URSS, en Argentine, au Chili, en Chine, au Maroc, en Espagne, en Israel, en Irak, en Iran, en Inde, au Japon...
Arrêtons d' accuser Dieu de tous les maux puisqu' on n' y croit pas.
Et regardons nous dans une glace...
Chris
Ecrit par : chris | 19 juillet 2006
La nuit des longs couteaux vous permet par ailleurs d'éviter d'aborder les victimes espagnoles d'une persécution sans équivalent (à part la Révolution française qui fut aussi un grand moment de tolérance laïque et de franche rigolade athée, relire Gaxotte, Chaunu, Sécher...).
Victimes espagnoles : 13 évêques, 4184 prêtres, 2365 religieux, 283 religieuses, des milliers de laïcs.
A comparer aux 2 000 victimes du massacre des cadres de la S.A envers lesquels je doute que vous ayez la moindre sincère compassion. (et encore une fois d'un point de vue technique, non, elle n'a pas dégénéré, les Allemands on le verra plus tard massacrent de façon organisée pas d'improvisation latine ou plutôt lorraine à la Guise façon grange de Vassy)
Pour une fois je serai en partie d'accord avec chris.
Ecrit par : Guillaume | 19 juillet 2006
Au TOP TEN des athées criminels,une idole de beaucoup de Français encore.
De toute urgence,lisez:
MAO
de Jung CHANG et Jon HALLIDAY
700 pages très denses de descriptions , de références et d'explications.Vous n'aurez pas perdu vos vacances citoyennes ( c'est pour parler à la mode ).
Je ne comprends pas pourquoi nos médias ne parlent pas de ce livre,trop d'anciens maos dans les médias sans doute ?
Ecrit par : bernard | 19 juillet 2006
Elkabach avait invité l'éditeur et ami des auteurs dans son émission sur Public Sénat, a envisagé une prochaine émission sur les errements maoistes des résidents de la rue d'Ulm avec des ex.maos du XVI et des Chinois. Effectivement, programme alléchant...
Ecrit par : Guillaume | 19 juillet 2006
citation:
"..... fut responsable de la mort d'au moins 70 000 000 de personnes en temps de paix..."
Record à battre .
Ecrit par : bernard | 19 juillet 2006
Je suis moi aussi en train de lire un livre "édifiant" sur ce sujet : "Essais sur la Chine" de Simon Leys. Quelqu'un connaît ?
Ecrit par : catmano | 19 juillet 2006
pfff
finalement depuis 5000 ans (soyons modestes), si les gars savaient gérer le monde ça se saurait, laissons la place aux filles pour les 5000 années restantes d'accord messieurs et mesdamoiseaux ?!
;-)
Ecrit par : fabienne | 19 juillet 2006
Simon Leys est un ex-situationniste, grand connaisseur de la Chine. Plutôt que ces Essais, lire et relire Les Habits neufs du Président Mao, où tout était dit. Ou voir (ou revoir) la Dialectique peut-elle casser des briques, un film de kung-fu aux sous-titres détournés par les mêmes situationnistes… Probablement introuvable.
Tuer des gens pour le pouvoir, pour des terres, c'est à la limite quelque chose que je peux comprendre, tout inexcusable que ce soit. Voir le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité… Voir Hobbes. Voir Machiavel. Mais massacrer des gens pour la plus grande gloire d'une abstraction, ça, c'est un peu curieux, non ?
Dans la série record, le plus grand massacre jamais perpétré est celui des nations indiennes par des Blancs majoritairement chrétiens qui étaient persuadés que Dieu leur avait confié le Nouveau Monde afin qu'ils l'exploitassent (de thé). Dernière estimation, près de 25 millions de morts pour l'Amérique du Nord, entre 100 et 120 pour l'Amérique centrale et du Sud. Qui dit mieux ?
Ad majorem dei gloriam…
Quant à la conquête musulmane du VII-VIIIe sièle, combin de morts ? Ad majorem dei gloriam toujours — je ne sais pas le dire en arabe…
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 juillet 2006
"lire et relire Les Habits neufs du Président Mao, où
tout était dit."
Je n'en suis pas sûr.
Lisez donc "Mao" quand même.
Pour les COMPTES ,si vous additionnez Mao,Hitler,Pol Pot,Lénine et Staline,j'en oublie sûrement, tous célèbres athées,ça doit approcher le record de Dieu !
Et avec meilleur rendement, moins de temps.
Des siècles des siècles,ainsi soit-il ......
Ecrit par : bernard | 19 juillet 2006
"Les habits neufs du président Mao" font partie de ces essais. Merci pour les renseignements.
Ecrit par : catmano | 19 juillet 2006
"Pour une fois je serai en partie d'accord avec chris."
Ecrit par : Guillaume | 19 juillet 2006
C' est gentil...
Chris
Ecrit par : chris | 19 juillet 2006
Ah les Maoîstes...
Il en est quelques uns qui devraient faire leur "outing" non? Ils sont devenus Inspecteurs Généraux, Cadres sup, que sais je encore...?
Il en est même qui se cachent derrière des pseudos étranges comme Pedro Cordoba...
"Mais massacrer des gens pour la plus grande gloire d'une abstraction, ça, c'est un peu curieux, non ?"
JPB
Cher Collègue, j' ose espérer que vous n' avez jamais cru un seul instant que les massacres perpétrés au nom d' un Dieu l' était pour la gloire d' une abstraction????
Dieu, comme Mao, n' est qu' un prétexte qui dédouane les assassins...Maoïstes d' hier et d' aujourd' hui/Croyants de tout poil...même engeance...
Vous ne croyez pas?
Chris
Ecrit par : chris | 19 juillet 2006
entre 100 et 120 pour l'Amérique centrale et du Sud.
Si la hache espagnole (pour reprendre la formule de l'universitaire du très bon "Les invasions barbares" de Denis Arcand) a lourdement frappé, il ne faut pas pour autant négliger le choc microbien et puis derrière le bon dieu il y avait surtout une grande soif de métal précieux et de terres on fait surtout crever les indiens au Potosi.
Ecrit par : Guillaume | 19 juillet 2006
Mince, voilà le second message de Chris avec lequel je suis d'accord et ce, dans la même journée; il est temps que cette digression cesse.
Reparlons des meufs...
Ecrit par : Guillaume | 19 juillet 2006
"Mince, voilà le second message de Chris avec lequel je suis d'accord et ce, dans la même journée; il est temps que cette digression cesse.
Reparlons des meufs...
Ecrit par : Guillaume | 19 juillet 2006"
Si tu me branches meufs, on n' est pas sorti de l' auberge!
Ce te gène tant que ça d' être d' accord avec moi?
Si tu veux on peut reparler d' Ecole...Là au moins on est certain de s' engueuler, ce qui n' est pas franchement mon objectif, quoi qu' on en pense...
Chris
Ecrit par : chris | 19 juillet 2006
Coucou, je m'absente pour 24 h, et l'on calembour(dieu)se à tout va !
Dieu(x) a quand, même, comme plus tard sa petite soeur Ikéa, lancé la mode du convertible ce qui a permis à l'Humanité de faire quelques économies d'âmes (grises, fortes, trempées, vertes comme des hautbois...) par rapport aux tables et scalps ras des épurations idéologiques a(thées).
Par ailleurs, peut-il y avoir une République de Raison sans avoir pour fondement une Morale, et peut-il avoir été créé une morale sans "Croyance" ?
Si la religion est un passage obligé, à l’échelle civilisationnelle, vers la Raison avec morale, alors ce n'est pas un choc des "cultures" que celui souvent cité, c'est un choc temporel.
Il y aurait bien une solution, c’est d’envoyer la moitié de l’Humanité en avance faire un tour dans l’espace en vitesse lumière, pour laisser l’autre moitié vieillir tranquille, et je me demande si l’Iran, tout compte fait, n’y a pas pensé.
Ecrit par : D'Enguell | 19 juillet 2006
Bizarre, moi aussi je suis d'accord avec chris. Bon sang de canicule, ça doit être ça.
Le concours du plus grand tas de cadavres ne m'intéresse pas vraiment, j'interviens pour mettre mon immense érudition au service de Jean-Paul. Le site "nanarland.com" -qui recense avec autant de passion que de précision les pires films de l'histoire du cinéma - consacre une fiche à "la dialectique peut-elle casser des briques". Le film lui-même, semble-t-il, est téléchargeable sur internet.
http://www.nanarland.com/Chroniques/Main.php?id_film=dialectique
S'il fallait vraiment se taper des films comme ça, je suis content de n'avoir jamais été communiste.
Ecrit par : Pierre-Henri | 19 juillet 2006
Je crois surtout qu' il faudrait interroger les morts...
Ceux tués par les Maoïstes (ou autres) et ceux tués par les Chrétiens(ou autres)
Et vous savez ce qu' ils nous diraient?
ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE!!!!!!!!
Morts de tous les pays unissez vous...Tiens une pensée pour les civils qui meurent à Beyrouth(Oui parceque dans les guerres modernes, les militaires meurent dans leur lit et les civils déchiquetés sous les bombes...)
Faudrait pas déconner quand même...
Chris
Ecrit par : chris | 19 juillet 2006
Ca dérange si je joins ma prière à la pensée de Chris ?
Ecrit par : Guillaume | 19 juillet 2006
Prières ou pensées pour les morts et ceux qui souffrent d’une manière générale, avec force évidence !
Question : après avoir supprimé le(s) Dieu(x), doit-on supprimer les militaires en temps de guerre, parce que, bien sûr, le concept de défense n’est pas discutable, n’est-ce pas ?
(Cher Chris ce n’est pas de la provocation).
Ecrit par : D'Enguell | 19 juillet 2006
Supprimons les guerres, on supprimera du même coup les militaires
Mais là on tombe un peu(beaucoup) dans l' utopie de comptoir...
Quant au concept de défense, c' est toujours pareil... Par exemple dans le cas d' actualité qui nous occupe, Israël se défend ou attaque?
Oh je sens que j' aborde à nouveau des sujets qui fachent et je vais encore me faire engueuler!
Chris
Ecrit par : chris | 19 juillet 2006
Mais non Chris, on ne vous engueule pas, on cherche juste, tous, les positions R-A-I-S-O-N-NA-B-L-E-S que devraient tenir nos individus, nos familles, nos “quartiers”, nos nations, nos regroupements d’Etats-nations, nos “civilisations”, dans une relation à la fois intra et inter-échelon.
Les enjeux se traduisent en souvent en gradients de tolérance ou de fermeté, qui bien souvent, avec modification légère d’une variable, se trouvent être contradictoires (comme dans le jeu des alliances et des pactes militaires).
A propos d'Israël, je ne veux pas faire mon petit Clausewitz, mais dans le Livre IV “La défensive”, chapitre premier “De l’attaque et de la défense”, 1) “Le concept de défense”, on peut trouver que le concept de défense inclut celui de parade, puis de riposte, enfin d‘attaque.
Mais bon, l’Ecole de guerre, ce n’est pas le sujet du blog...
Hasta sempre
Ecrit par : D'Enguell | 20 juillet 2006
Sorry, Siempre
Ecrit par : D'Enguell | 20 juillet 2006
"Mais bon, l’Ecole de guerre, ce n’est pas le sujet du blog...
Hasta sempre
Ecrit par : D'Enguell | 20 juillet 2006 "
Ca dépend des jours...
C' est de l' HUMOUR!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Chris
Ecrit par : chris | 20 juillet 2006
Après le commentaire beaucoup trop élogieux de D'Enguell du 17 juillet, qui a ravivé ma paranoia galopante ("C'est pas possible, il se fout de moi..."), je n'avais plus du tout envie de continuer l'envoi de mes "petits trucs". Mais, comme là ça tourne en rond, toujours sans aucun lien (encore que...) avec ce qui précède, une petite suite de la lettre à Le Bris sur nos apprenants et l'autorité (1°partie, c'est long), peut-être transférable par des gens plus habiles que moi en "la société actuelle et l'autorité":
• L’autorité :
Moi aussi, j’y ai cru, « Libres enfants de Summerhill », Freinet, ses plans de travail, ses conseils d’élèves, Dolto, le bébé est une personne, 1968, il est interdit d’interdire...
J’y ai plus que cru, j’y ai adhéré, complètement, et ça a marché, jusqu’aux années 80 – 90...
Mes élèves, jusque là, étaient travailleurs, volontaires, altruistes. Peut-être aurais-je obtenu les mêmes résultats, ou de meilleurs, en adoptant une pédagogie plus directive, mais globalement tout marchait comme sur des roulettes (à l’époque, j’avais une classe unique du CP au CM2) : les CP finissaient l’année en lisant couramment, les CE1 – CE2 s’habituaient rapidement à leurs « plans de travail » en français (lecture suivie d’un roman chaque quinzaine ; lecture documentaire ; exercices systématiques de grammaire, conjugaison, orthographe ; expression écrite), les CM1 – CM2 chapeautaient tout cela. Les récréations, l’interclasse, la cantine et la garderie se passaient dans la joie et la bonne humeur : pas de bagarres, pas de racket ou de harcèlement. Les parents récupéraient leurs enfants dans la cour et en profitaient pour bavarder avec les enseignants et le personnel communal. Tout le monde était d’accord et à part un ou deux dérapages (une mère alcoolique qui était venue agresser physiquement la collègue de maternelle ; un père en instance de divorce qui cherchait à nous ennuyer pour des bricoles : bonnet perdu, stylo cassé, bonbons mal distribués) vite contrés par l’ensemble des autres parents, tout se passait bien.
Et puis, petit à petit, ça s’est dégradé. En 1989, premiers prémices : c’est le jour de la rentrée, cinq nouveaux petits CP. Parmi eux, V, enfant de « baba cools ». Séance d’écriture : je montre le modèle au tableau blanc, les petits CP viennent deux par deux s’entraîner, j’aide, j’explique, les autres observent, commentent... Une fois tous les élèves entraînés, je leur donne le « beau cahier » à lignes, couvert de son protège-cahier bleu, je leur annonce que, maintenant qu’ils sont bien entraînés au tableau, ils vont le faire tout seuls, sur leurs cahiers. Et V répond : « Ah non, pas moi ! ». Etonnée, je lui demande pourquoi ; elle me répond alors qu’elle n’a pas envie et qu’elle va plutôt faire un dessin. Je lui explique que, dans ma classe, ce n’est pas comme ça que ça se passe, qu’envie ou pas, moi, je veux qu’elle fasse son exercice d’écriture et qu’après, éventuellement, si son travail me convient, nous pourrons envisager un dessin.
L’affaire a été réglée, V n’a plus jamais réitéré. Elle est restée dans ma classe jusqu’au CE2, puis a déménagé. Pendant de nombreuses années, elle m’a écrit chaque année à la rentrée et l’année dernière, j’ai eu la surprise de recevoir sa visite un soir, elle est restée toute la soirée à évoquer les souvenirs de « son » école. Elle a bien ri lorsque je lui ai raconté son premier jour de CP qu’elle avait complètement oublié.
Petit à petit, j’ai été obligée d’abandonner les techniques Freinet. En premier, ce furent les « plans de travail » : les parents de CE2 trouvaient que les enfants ne devaient pas avoir de « devoirs écrits » et mes élèves avaient l’habitude de répondre aux questions de lecture sur le roman le soir à la maison. Nous n’avons plus pu lire un roman tous les quinze jours. Puis, je vous ai déjà raconté pourquoi et comment j’avais dû abandonner la méthode naturelle de lecture.
Ecrit par : catmano | 20 juillet 2006
Oui et?
Vous voulez démontrer quoi? Que c' était bien jusqu' en 90 et que l' arrivée d' une fille de "baba cool" à tout remis en question?
Ou que le fait d' avoir été autoritaire a été salutaire?
Je n' ai pas tout saisi...mais il fait si chaud!
Chris
Ecrit par : chris | 20 juillet 2006
Chris,STOOOOOOOOP,vous n'allez pas recommencer !
Taisez-vous de temps en temps même si le blog en reste muet !
Ecrit par : bernard | 20 juillet 2006
Pour répondre à Guillaume qui trouve "saississant" que je fasse porter la responsabilité des génocides-Brighelli nous rappelle bien le génocide des Amérindiens- sur les épaules des Papes , je lui dirai que non seulement je persiste et je signe, mais que je vais encore un peu plus charger la mule (du pape, évidemment).
Pie XII était une ordure vigoureusement réactionnaire et antisémite....et ce n'est pas le sauvetage des quelques centaines de Juifs italiens par le Vatican qui pourrait en aucun cas l'excuser.
Par contre, son prédecesseur, dont curieusement tout le monde semble avir oublié l'existence, Pie XI, lui était un anti-nazi fanatique.Dès 1934, il avait écrit à Ribbentrop une lettre en comparant le nazisme à un "monstrueuse symphonie barbare et païenne, faite de sauvagerie et de brutalités innommables"
Ce même Pie XI, ayant appris la promulgation des Lois de Nuremberg publia une encyclique "QUANTA CUM MAGNA CURA" (Avec quelle brûlante inquiétude) qui fut immédiatement traduite en Allemand (Mit Brennender Sorge) et avec ordre pour TOUS les prélats de la lire en chaire. En gros, Pie XI y condamne les prodromes de la Solution Finale.
Les culs bruns interdisirent l'Encyciclique et en firent la suele chsoe dont il étaient capables : un autodafé. Les prélats catholiques s'écrasèrent comme des bouses, pas lâcheté, antisémitisme séculaire de tout le Christianisme, mais surtout par peur de perdre leurs prébendes que les culs bruns leur prodiguaient à foison.
Un seul eut le courage de faire un bras d'honneur aux culs bruns: l'archevèque de Münster en Westfalie (voilà qui eût plus à l'ami François-Marie!!!!), Monseigneur Von Gallen, qui non seulent lut en chaire l'encyclique ,devant tout un parterre de culsbruns en grand uniforme, mais se lança dans un sermon d'une sainte violence. Il ne fut JAMAIS inquiété. Et Pie XI refusa de céder aux pressions culbrunesques de l'excommunier. Le résultat, et on le sait depuis que sont accessibles les archives de ad Arolsen, ce fut dans la région de Münster et dans la Ruhr toute proche, qu'eurent lieu l'immense majorité des actes de résistance passive à Culbrunenchef.
Le courage paie, mon cher Guillaume. Mais au prix fort. En 1937, Pie XI qui était un sportif confirmé fut retrouvé noyé dans sa piscine...quelle coïncidence. Et le sinsitre Pie XII lui succéda.
Beaucoup plus près de nous, Jeanpolski ouvrit-il sa gueule pour condamener les curés, évêques et surtout bonnes soeurs complices du génocide tutsi au Ruanda? Il esxiste une enregistrement des séances du procès qu se tint à Bruxelles en 2001. Ce qui est terrifiant, c'est la parfaite bonne conscience de ces cloportes ecclésiatiques, dont pas un n'exprima la moindre paorle de regret, en particulier la bonne soeur qui "vendit" les tusi de Butare aux Interhamwe qui les découpèrent vivants à la machette, les parents devant les enfants ou l'invers et tout cela avec la bénédiction de Votre Très Sainte Mère . Jeanpolski, pape moderne n'eut pas un mot pour les Tutsi. Par contre, et on en revient au thème de Brighelli "Pitié pour les filles", cette ordure de pape, lorsque les femmes croates et Bosniaques se firent violer par les animaux Serbes, auxquels les autrorité serbes avaient donné l'odre de violer les femmes fécondes pour que le sperme serbe anéantissa les races croates et autres (sic, Mladic, le 3 Novembre 1993), vous savez ce que répondit le Vatican, qu'il était hors de question que ces femmes avortassent. Qu'elles devaient accepter cette punition divine.
C'est cela la saloperie de la religion. Cette gigantesque escroquerie morale qui pourrit la civilisation;Pour terminer, le même Jean-Paul II, soutenu d'ailleurs par les imams et le Patriarche de Constantinople- tiens, ceux-là aussi, les orthodoxes, ils sont croquignolets( de chèvre)- a fustigé l'emploi par les Africains du préservatif contre le SIDa. Résultart, en 2005 22 millions d'Africains contaminés; 1/3 des Zambiens, des Malawites, des Kenyans etc, contaminés...Merci les curetons....Non, vraiment, répétons , comme Voltaire...ECRASONS L'INFAME.
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 20 juillet 2006
Je commençais pas un "aperçu historique", je l'ai déjà dit plusieurs fois, je me contente simplement d'énoncer des faits qui me sont revenus à l'esprit en lisant le bouquin de Le Bris et je fais ce qu'on m'a appris à faire : raconter dans l'ordre des événements et éventuellement les analyser à ma sauce, pas très intelligemment, sans beaucoup de références littéraires, parce que je n'en ai pas beaucoup. J'ai constaté des faits en 31 ans de carrière, je vous les transmets, mais, je vous l'ai déjà dit, si cela vous ennuie vous n'avez qu'à ne pas lire...
La suite :
Nous avons ensuite vu arriver en maternelle les premiers « pipi – culotte » jusqu’à trois ans, ce sont ceux-là qui sont arrivés en Grande Section avec moi sans avoir envie de se prouver qu’ils étaient en train de devenir « beaux, grands et forts comme papa (maman) » en faisant des efforts. Et ce sont les mêmes qui, lors des conseils d’élèves, au CM1 –CM2 faisaient passer leurs intérêts personnels avant les intérêts de la collectivité, aidés en cela par leur instit et une ATSEM, toutes deux « libertaires » qui restaient sourdes aux mises en garde ringardes de la républicaine que j’étais restée sans m’en rendre compte : interdiction des vélos aux moins de 7 ans dans la cour (ils les gênaient, selon eux ; pour moi, ils étaient jaloux car eux n’avaient pas ce droit pour des raisons de sécurité), possibilité de jouer au basket avec un vrai ballon très dur et très lourd au milieu des petits de maternelle(« Ils n’ont qu’à faire attention s’ils ne veulent pas s’en prendre un coup ! »), possibilité de rester seuls dans les classes pendant les récrés (j’ai vite abandonné de compter les Cdroms bousillés par des mains brutales et les miettes de biscuits bloquant les claviers ou les lecteurs) et le pompon, « loi discriminatrice » à l’encontre des enfants extérieurs à l’école le jour de la kermesse (« On ne les connaît pas, il n’y a aucune raison qu’ils bénéficient comme nous de tickets gratuits pour une boisson, un goûter et un jeu, même s’ils vont intégrer l’école à la prochaine rentrée. »)
La loi du plus fort s’est mise à régner sur l’école et j’ai vite profité du départ des deux adultes éprises d’homme nouveau et d’il est interdit d’interdire pour supprimer ces conseils d’élèves.
Ca a été pour moi une période très sombre où j’ai commencé à entrevoir les retombées de cette « révolution culturelle » : « La destruction de l’école élémentaire et ses penseurs », comme l’a si bien écrit Liliane Lurçat. Destruction intellectuelle, culturelle et psychologique. J’ai beaucoup lu, très culpabilisée par ce que je découvrais : ce que j’avais pris pour une recherche de plus de justice, plus d’égalité, plus de fraternité était en fait une mainmise de certains gourous pour imposer leur projet de société pas forcément juste, « égalisatrice » et fraternelle.
Ecrit par : catmano | 20 juillet 2006
Je constate que certains n'ont toujours pas fini de bouffer du curé, les derniers sont pourtant bien racornis. Respirez donc !Ce pays est largement déchristianisé, et grâce à la morale républicaine qui a remplacé l'infâme (pour reprendre une expression chère à vos philosophes qui ne dédaignaient pas par ailleurs solliciter des lettres de cachet ou participer financièrement à la traite négrière) nous sommes bien protégés des poussées islamistes intégristes. Nous voyons bien depuis plusieurs années combien la digue est solide, du recul de Jospin à l'atonie politique devant l'affaire des caricatures, c'est pas La Nouvelle Orléans mais on s'en approche pourtant.
Où sont les républicains ?
Où sont les féministes ?
Où est la gauche laïque ?
Aujourd'hui c'est au Vicomte de reprendre en partie le combat du petit père Combes : un comble !
L'église a parfois bon dos, pour en revenir au sujet pitié pour les femmes. Si on compare la place des femmes dans la société à la fin du XVIIIème siècle force est de constater (et un Fumaroli ne me démentirait pas je crois) qu'elle a fortement diminué au siècle suivant avec le triomphe des idées éclairées des révolutionnaires. Il est vrai aussi que lorsqu'on laisse un petit général corse superviser la réforme du droit de la famille, quel progrès pouvait-on en attendre.
En matière d'égalité homme-femme il vaut mieux regarder ce qui se fait au bord de la Baltique plutôt que vers la Méditerranée.
Jean-Paul II responsable du génocide du Rwanda (on évite de parler du rôle de Tonton (macoute?) pourtant plus proche du dossier et des morts du Sida (l'idée que le manque de moyens comme l'achat de préservatifs est une bien meilleure raison ne vous pas traversé l'esprit, on a bien fait des pieds et des mains pour la capote à 1 € dans ce pays). C'est quand même pas lui qui a relevé sa soutane pour honorer les paysannes bosniaques mais les soudards d'un ex-régime communiste dirigé par un ancien apparatchik.
Il restera ne vous en déplaise comme l'un de ceux qui a précipité dans l'abîme l'un des pires régimes politiques de l'Histoire (que vous avez peut-être admiré dans votre jeunesse comme la gauche a applaudi Mao, admiré Ho chi Minh, pleuré le petit père des peuples, avoué une tendresse romantique pour Fidel).
Franchement, à lire votre recherche frénétique des responsabilités, on se dit que le juge Burgaud n'est finalement pas un cas isolé...
"Ce qui est terrifiant, c'est la parfaite bonne conscience de ces cloportes ecclésiatiques"
Et des cloportes ça s'écrase ou ça se noie vous avez raté votre CARRIERe.
Ecrit par : Guillaume | 20 juillet 2006
Catmano, mille excuses : ce 17 juillet, c’est pour marquer mon accord avec vos propos, contre ceux de Chris-libertaire, que je me suis laissé aller à ces commentaires, que vous avez partagés avec Fabienne. Vous l’avouerais-je, ma femme est P.E., les polys du CNED 2000-2001 sont passés par chez moi, et ceux concernant l’oral professionnel sont édifiants (désolé JPB, vous les résumer me ferait couler, pour ne pas dire plus, comme un vieux fromage).Ah le fameux triangle didactique, qui, lorsqu’on l’aura renvoyé au rebut, se comparera de manière inique au triangle rose, pour ses détenteurs persécutés.
Nec mergitur pourtant, je lutte en informant le plus de monde possible. Si comme je le crois, et avec entorse à la politesse la plus élémentaire, vous êtes née entre 54 et 57, avez-vous manifesté avec vos aînés en 68, comme apprennent à le faire les minots de primaire dans certaines classes, ou les collègiens à propos du CPE (appropriation du savoir de la cause sans doute, mais sans aucune compréhension) ? Mais sans doute ces derniers étaient “syndiqués”, comme leur jeune âge le permet... Comme certaines théories le soutiennent, le degré d’évolution d’une espèce se mesurerait à l’infantilité tardive, je propose, puisque nos bébés sont déjà des personnes, qu’on donne le bail de la planète aux dauphins ou aux rorquals.
Ecrit par : D'Enguell | 20 juillet 2006
Pour Guillaume, seriez-vous apparenté à un officier supérieur dans les années 80, parti pour le Liban, qui est sans doute devenu officier général ?
D'accord en tous cas avec la teneur générale de votre réponse, il nous manque un petit Vauban.
Ecrit par : D'Enguell | 20 juillet 2006
Pour D'Enguell, vous avez vu juste pour mon âge (en gros) et pour mon parcours, sauf que je suis toujours syndiquée par fidélité à mon grand-père , réfugié juif allemand qui a participé au Front Populaire et qui m'a payé ma première cotisation syndicale... Sans rancune pour le compliment trop appuyé, mais que voulez-vous, je n'appartiens pas à la génération de ma nièce dont la prof de français de 6° commente le travail de remarques du style : "Tu est une petite fille géniale." (faute d'orthographe garantie d'origine)...
La fin du "chapitre" sur l'autorité, juste pour informer...
Et, comme vous, je tente d’en revenir à un projet d’Instruction avec mes élèves.
Mais, contrairement à vous, je pense qu’il est de mon devoir d’évoquer la « morale ». Nos élèves, petits enfants de la vague libertaire, enfants d’adultes qui, depuis tout petits, vivent à leur rythme, sans contraintes, ont besoin de règles et, malheureusement, de plus en plus de leurs parents, n’ayant eux-mêmes pas intégré ces règles (avez-vous vu « Ca commence aujourd’hui » de B. Tavernier et son autre film dont je ne me rappelle plus le titre – « Un mercredi comme les autres », peut-être - et qui raconte le mercredi de quelques enfants dont la fille d’un dealer et celle d’une toxicomane ?), je pense qu’il nous revient le devoir de les leur inculquer.
Tous les jours, dans ma classe, je serine les règles de la vie en société : on ne coupe pas la parole, on écoute les autres, on ne nuit pas à autrui, on aide son prochain, on protège les faibles, on respecte le bien commun et le bien d’autrui, on essaie d’apprendre « beaucoup de choses » pour mieux comprendre le monde qui nous entoure. Pour certains de mes élèves, c’est tout nouveau et il s’agit réellement d’un apprentissage. Je leur serine aussi qu’ils sont des enfants, qu’il est normal qu’ils aient envie de passer les premiers, d’avoir tout pour eux, qu’il est compréhensible qu’ils se croient les personnages les plus puissants du monde, mais qu’il est de leur devoir de changer pour devenir des adultes (je dis souvent « de vrais adultes »).
De plus, avec ma collègue de cycle 3, nous avons rétabli les fameux conseils d’élèves où chacun apprend à argumenter, à défendre une idée, une cause. Mais, dans ces conseils, nous gardons nos prérogatives d’adultes dans une société d’enfants : nous sommes celles qui énonçons les lois, celles des hommes, intangibles, celle de la République, intangibles elles aussi mais susceptibles de modification par la volonté des électeurs, celles de l’école, obligatoirement respectueuses des deux autres catégories et du respect dû aux plus faibles, aux plus jeunes ainsi qu’à l’obéissance aux adultes.
Ces conseils d’élèves durent une heure (comptée au minuteur) toutes les trois semaines (à cause de la semaine de 26 heures et des samedis vacants) et cette année nous avons rajouté une contrainte : les propositions et les doléances déposées dans la « boîte à idées » ne seront lues en début de réunion que si leur teneur orthographique est considérée conforme aux capacités réclamées par l’âge et la classe de leurs auteurs. Et ça marche, lors de la dernière réunion, nous avons pu lire presque tous les « mots », leur orthographe étant parfaitement correcte.
Ecrit par : catmano | 20 juillet 2006
"… comme apprennent à le faire les minots de primaire", écrit D'Enguell.
Ciel ! Puis que nous en somme saux devinettes sur l'âge, les ascendants ou l'origine, seriez-vous marseillais (ou apparenté), cher ami ? Ou bien le mot a-t-il dépassé les fontières d'Aix-en-Provence ?
Quant à bouffer du curé… Je m'en garde (inon rétrospectivement), car je connais nombre de lycées catholiques plus laïques que leurs homologues républicains. Et en tout cas moins soumis aux idées obscurntistes desnouveaux défenseurs du peuple… Non, ma cible ces temps-ci est la même que celle du rapport Obin — et elle est d'actualité : non seulement ce qui se passe officiellement est dément, mais ce qui se passe de manière occulte est insensé. Nombre de profs, par exemple, ne signalent pas les élèves qui font d el'obstruction obscurantiste — quand ils ne se contentent pas, tout bonnement, de ne pas venir assister aux cours qui les défrisent. Nous repassons dans le Moyen Age à toute allure.
À propos du statut de la femme au XVIIIe siècle — un sujet que je connais un peu… Elles n'étaient pas toutes des Mme du Châtelet ou des marquises de Merteuil. Hors élites, le statut des femmes au XVIIIe était assez peu réjouissant. Et ce n'est pas le petit Corse (un être assez abject, le paoliste que je suis en convient sans peine) qui est responsable de sa (re)mise en tutelle globale, c'est la Révolution bourgeoise — voir le sort que la Terreur a fait subir à l'inoubliable Olympe de Gouges — et à Théroigne de Méricourt, mon idole. Et du coup, les femmes libres au XIXe se comptent sur les doigts d'une main : Sand, même si je ne supporte pas l'écrivain, Flora Tristan, André Léo, Louise Michel — et ma préférée, Gisèle d'EStoc : des noms globalement oubliés de l'histoire et de l'histoire littéraire, sauf dans un certain manuel de Lettres du début des années 80… Il a fa&llu; attendre le début des années 1970 pour que l'article du Code Napoléon qui condamnait (potentiellement) la femme adultère à une lourde peine de prison (et l'homme adultère à une amende) soit aboli. Par Giscard, pas par l'un ou l'autre des gouvernemens de gauche qui l'avaient précédé — par exemple celui de Guy Mollet, qui avait envoyé mon père, et quelques dizaines de milliers de jeunes (r)appelés, en Algérie. Ce n'est pas d'aujourd'hui que la dichotomie droite / gauche est singulièrement fictive.
JPB
Ecrit par : brighelli | 20 juillet 2006
"Chris,STOOOOOOOOP,vous n'allez pas recommencer !
Taisez-vous de temps en temps même si le blog en reste muet !
Ecrit par : bernard | 20 juillet 2006"
Mes posts ont le mérite d' être brefs...
Je ne poste qu' à l' occasion . Et puis je travaille vous savez...
Vous permettez?
Merci
Chris
Ecrit par : chris | 20 juillet 2006
Hommage à Théroigne(Entièrement d' accord avec JPB! Quelle Femme!)
Ha ! qu'un bon vit
Me serait ici nécessaire,
Ha! qu'un bon vit
Me guérirait de tout soùci.
Il m'en faut un, malgré ma mère;
Car, ma foi, l'on ne peut rien faire
Sans un bon vit.
Mon pauvre con
Le jour et la nuit me démange,
Mon pauvre con
Soupire après un bon luron.
J'ai beau frotter, rien ne l'arrange,
Il n'a pas la vertu d'un ange,
Mon pauvre con.
Saint Garcelin,
Daignez exaucer ma prière;
Saint Garcelin,
Donnez--moi bientôt un engin.
En votre honneur, sur la fougère,
Je veux remuer la croupière,
Saint Garcelin.
Anne Josèphe Terwagne, dite Théroigne de Méricourt (1762-1817)
Ecrit par : chris | 20 juillet 2006
Ben dis-donc le Guillaume, l'est pas content du tout...... Et les profs, dans leur ensemble, ça rigole pas lourd....Enfin, si ça peut vous faire plaisir en croyant que je suis mao et que j'admire Kim il Sung, ou Amin Dada, libre à vous, si ça vous soulage.
MAis curieusement pas un mot sur l'encyclique de Pie XI...Quant à me comparer au juge Burgaud, c'est plutôt flatteur.
Et vous ne semblez guère au fait de ce qu'est une métaphore. Ecraser les cloportes ecclesiastiques.....
Et vous avez de curieuses conceptions de l'histoire des femmes. Vous pensez sérieusement ques les femmes des régions baltiques sont plus émancipées que leurs soeurs du Sud. Demandez un peu aux pasteurs luthériens,-j'ai le malheur d'avoir un animal de cet espèce dans ma famille- ce qu'ils pensent des femmes...Et le KKK, pas KuKlux Klan, non, quoique, mais Kinder Kirche Küche.........Alors, oui, en amtière de religion , comme disait l'autre, la tolérance, y des maisons pour ça.....Salut
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 20 juillet 2006
Chris (c'est bien lui qui voulait entendre parler de "meufs", il n'y a pas longtemps ?) a choisi de parler des femmes de la Révolution par le petit bout… de la lorgnette.
Théroigne de Méricourt, d'origine flamande, mais fascinée par la Révolution au point de participer aux combats, et en première ligne, faisait partie des "amazones" de la Révolution (elle participa, le sabre à la main — elle est montrée ainsi sur la seule gravure qui la représente — à la prise des Tuileries). Elle fut gravement mise en cause en 1793 — l'année qui vit l'exécution pour déviation "gauchiste", comme aurait dit un stalinien des belles années, de Mme Roland et d'Olympe de Gouges. Sauvagement interrogée, elle devint folle — à en croire le monde d'hommes où elle évoluait — et finit ses jours (en 1817) à la Salpêtrière. On se rappelle que Sade fut lui aussi mis chez les fous (à Charenton — mais on pourrait rêver de la renccontre du marquis avec l'Amazone) simplement parce qu'il gênait : voir le fabuleux Marat-Sade de Peter Brook.
Théroigne n'a pas écrit que des gaudrioles. Extrait d'une harangue prononcée en 1792 devant les femmes du faubourg Saint-Antoine :
"Armons-nous, nous en avons le droit par la nature et même par la loi. Montrons aux hommes que nous ne leur sommes inférieures ni en vertus, ni en courage… On va essayer de nous retenir en employant les armes du ridicule… Mais nous nous armerons parce qu'il est raisonnable que nous nous préparions à défendre nos droits, nos foyers, et que nous serions injustes à notre égard et responsables à la Patrie, si la pusillanimité que nous avons contractée dans l'esclavage avait encore assez d'empire pour nous empêcher de doubler nos forces… Il est temps que les femmes sortent de leur honteuse nullité. Les hommes prétendent-ils seuls avoir des droits à la gloire ? Nous aussi voulons briguer une couronne civique et briguer l'honneur de mourir pour une liberté qui nous est peut-être plus chère qu'à eux, puisque les effets du despotisme s'appesantissent encore plus durement sur nos têtes que sur les leurs."
Hien ! Quand même !
JPB
Ecrit par : brighelli | 20 juillet 2006
conversation de kermesse d'école :
"comment tu t'appelles ?" dit la dame du stand maquillage
"Olympe" dit la gamine (ce n'est pas la mienne)
la dame me regarde "Olympe ? c'est un prénom de fille ça ?" moi ébahie "bin enfin ! Olympe de Gouges !"
la dame (mon âge hein ou un peu plus jeune) "qui çà ?" !!!
et me voilà en train d'expliquer la Déclaration du droit de l'homme, DE LA FEMME et du citoyen... en pleine cour de récré de l'école publique....soupiiiiiiiiiiiiirrrrrrrrrrrrrr
tiens je vais ressortir les quatre volumes de l'Histoire des Femmes que je me suis fait offrir pour mes 30 ans (si loin déjà ?) je sens que ça va me servir pour fifille dans les années noires qui s'annoncent.
Ecrit par : fabienne | 20 juillet 2006
Fait chaud ici aussi et je reconnais que le sang bouillonne facilement.
Je sais ce qu'est une métaphore mais je sais aussi qu'animaliser l'adversaire relève de pratiques léninistes qui n'ont guère disparu.
Je n'ai par ailleurs guère de sympathie pour les prélats et autres princes de l'Eglise, comme dans chaque institution à chaque fois qu'on monte d'un échelon on a l'impression comme en montagne que l'oxygène se raréfie et que le fonctionnement cérébral s'en ressent.
Parlons école, on se fâchera moins...
Quant aux femmes de la Révolution, comme cocues de l'Histoire on fait difficilement mieux, je le rapelle chaque année à mes élèves (filles), faudra attendre ...1945.
Il me semble quand même malgré tous les efforts luthériens que la condition féminine soit plus en avance en Scandinavie qu'en Algérie ou en Turquie. Mais je me trompe peut-être.
Ecrit par : Guillaume | 20 juillet 2006
"Chris (c'est bien lui qui voulait entendre parler de "meufs", il n'y a pas longtemps ?) a choisi de parler des femmes de la Révolution par le petit bout… de la lorgnette."
JPB
Décidément vous manquez singulièrement d' humour...
"tiens je vais ressortir les quatre volumes de l'Histoire des Femmes que je me suis fait offrir pour mes 30 ans (si loin déjà ?) je sens que ça va me servir pour fifille dans les années noires qui s'annoncent.
Ecrit par : fabienne | 20 juillet 2006 "
Parce que pour vous TOUT LE MONDE DOIT connaitre Olympe de Gouges???? Ne pas la connaitre est preuve de quoi?
Chris
Ecrit par : chris | 20 juillet 2006
Apparenté marseillais, pas pur, cher JPB. Je me rappelle, en vacances, les trolley-bus de la rue Paradis, les galets de pétrole à la Pointe Rouge, avant qu’on ne nous fabrique Prado-Plage, les Goudes au bout du monde... le Fred Scamaroni ou le Napoléon déhalant la Joliette, comme pour rejoindre Manhattan, French Connection épurée de sa poudre. Comment ne voulez-vous pas que l’on soit nostalgique ?
Merci à vous (et à Chris) pour Théroigne-Terwagne dont je n’avais jamais entendu parler !!!
En revanche, je me souviens de l’abbé Cafarelli, cloporte métaphorique et ecclésiastique des “Barbouzes”, interprété par Bernard Blier.
Catmano, je n’ai rien, a priori contre les syndicats, sauf ceux soi-disant “lycéens”. Oxymoron ?
Et pour “on ne coupe pas la parole, on écoute les autres, on ne nuit pas à autrui, on aide son prochain, on protège les faibles, on respecte le bien commun et le bien d’autrui, on essaie d’apprendre « beaucoup de choses » pour mieux comprendre le monde qui nous entoure“, acquiescement modéré.
(Je ne sais plus comment faire pour que vous sachiez que, sans être fou de vous, je ne me “fous” pas de vous). :)))
Ecrit par : D'Enguell | 20 juillet 2006
Jean-Paul, vous avez raison, recentrons-nous !
Je me lance : extrait du Rapport Obin :
“Plus souvent ce sont des tensions ou des conflits avec les parents qui nous ont été signalés. La plupart concernent la tenue vestimentaire « religieuse » des mamans. Certains
instituteurs semblent considérer que le principe de laïcité vaut pour le territoire de l’école, et voient d’un mauvais oeil l’arrivée de mères voilées dans la cour ou au conseil d’école. Le conflit s’envenime dans le cas, de plus en plus fréquent, où la personne voilée n’est plus du tout identifiable. Ainsi, une école a dû organiser un « sas », sans fenêtre, où la directrice peut deux fois par jour reconnaître les mères avant de leur rendre leurs enfants.
Les pères viennent plus rarement à l’école, mais ce peut être alors l’occasion d’autres types d’incidents comme les refus de serrer la main d’une femme, ou même de lui adresser la parole. On a vu également un père refuser que sa fillette soit laissée dans la classe d’un instituteur (homme) remplaçant l’institutrice.”
Voilà, ça glace.
Voilà pourquoi il faut connaître Olympe de Gouges.
Ecrit par : D'Enguell | 20 juillet 2006
Cher Guillaume, quand on regarde en arrière, il n'y a jamais que des cocus, dans l'Histoire. Et il ne faudrait pas que la peur de l'être nous empêche de nous engager dans l'Histoire présente. Le droit de vote aux femmes en 1945 procède des suffragettes anglaises (c'est même l'origine de leur nom), qui procèdent des Communardes (voir le portrait hilarant des féministes 1880 dans les Dimanches d'un bourgeois de Paris, une œuvre trop peu citée de Maupassant — l'amant de Gisèle d'Estoc, citée peu avant), qui procèdent d'Olympe de Gouges, qui arrive tout droit de l'Ile de la raison ("Vous n'êtes qu'une femme, dites-vous… Hé ! Que voulez-vous donc être pour être mieux ?" — je cite de mémoire) et des Liaisons ("Née pour venger mon sexe…") — sans parler de l'exteraordinaire Clairwil dans l'Histoire de Juliette, qu'il faudra bien que vous laissiez lire à vos filles — un de ces jours.
Voilà ce que j'apprends à mes élèves.
JPB
Ecrit par : brighelli | 20 juillet 2006
Un site qui deviendra très vite indispensable pour tous les instituteurs en quête d'idées :
http://appy.ecole.free.fr/3evoie.htm
Notre ami Bernard Appy, instituteur et directeur d'école dans le Gard, anime le site depuis quelques années avec un dévouement exemplaire, et une efficacité maximale. En dehors des considérations strictement professionnelles, c'est un site essentiel pour comprendre quelque chose aux débats pédagogiques actuels — et pour connaître les alternatives à la pensée unique des IUFM…
JPB
C'était non seulement notre rubrique "spécial copains", mais un conseil gratuit, — et payant.
Ecrit par : brighelli | 20 juillet 2006
"pour comprendre quelque chose aux débats pédagogiques actuels — et pour connaître les alternatives à la pensée unique des IUFM…"
JPB
Les débats pédagogiques cachent en fait d' autres réalités:
- Les dernières données de l'INSEE confirment que les jeunes sont moins souvent en difficulté que les personnes plus âgées : 4 % des 18-24 ans contre 14 % des 40-54 ans et 19 % des 55-65 ans qui ont tous appris, pourtant, à lire avec la méthode syllabique. Rien ne permet d'affirmer aujourd'hui que ces difficultés ont pour principale origine les méthodes d'enseignement de la lecture. Comment expliquer sinon que le chiffre de 4% de non-lecteurs en 6ème grimpe à 11% en ZEP alors que les méthodes utilisées au cours préparatoire ne sont pas différentes du reste du territoire ?.
Mais l' INSEE est sans doute complise des IUFM, de Meirieu, du complot pédagogiste et j' en passe...
- Tout le monde sait aussi que "la méthode syllabique pure" de M.Boscher n'avait pas la magie que lui prêtent ses partisans : à l'apogée de sa diffusion, au milieu des années 1960, plus de 30 % des enfants redoublaient le CP ! C'est également l'époque du "boum de la dyslexie" (lire Pierre Debray-Ritzen, la Dyslexie de l'enfant, 1967), où le nombre de classes spéciales pour enfants non-lecteurs explose (classes de perfectionnement et classes d'adaptation), où, pour faire face aux difficultés en lecture, on étend le réseau des CMPP (Centres médico-psycho-pédagogiques) et où sont créés les GAPP (Groupes d'aide psycho-pédagogique, intervenant dans les écoles). Alors, pourquoi agiter ainsi le fantôme de la méthode globale ? Oui fantôme car la méthode globale est morte et enterrée depuis fort longtemps
Chris
Ecrit par : chris | 20 juillet 2006
CompliCe!!!!!!! Avec un C!!!!!!!!!!!
Chris
Ecrit par : chris | 20 juillet 2006
Et bien, la canicule fait son effet ! Je suis avec toi, Guillaume. L'histoire du pape et du préservatif me fait toujours rigoler !
1) Les Africains( j'en ai eu un à la maison ces jours-ci : il a 16 enfants ! ) n'aiment pas la viande sous cellophane.
2) Les pays où le sida est le plus répandu : comme la Chine et de plus en plus de Russes, se foutent éperdument du pape en admettant qu'ils en connaissent l'existance.
Amitiés à tous, je vais prendre le frais.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 juillet 2006
Il ya ausi la pédagomanie qui tourne en rond dans le cercle de ses quelques obsesions.
"La pédagomanie est le rejet du sens commun et de la science, la négation de l'évidence et de la réalité, la déification prédictive du subjectivisme."
L'un des comportements les plus obsessionnels de la pédagomanie est de penser qu'en triturant cycles et programmes ainsi qu'elle nous en a donné cent fois l'exemple, elle risque de changer quoi que ce soit aux problèmes posés par les enfants.
Lettre ouverte aux parents des petits écoliers - 1978 Albin Michel p.147
Cher Chris nous retouvons nos traditionnels clivages, franchement faudrait pas essayer de récupérer Debray-Ritzen qui écrit par ailleurs p.91 : " Précisons que la méthode "globale" d'apprentissage de la lecture - méthode élitiste ne favorisant que les plus doués - est responsable d'un bon nombre de ces mauvaises initiations à la lecture mais ne crée pas de dyslexie.
Ecrit par : Guillaume | 20 juillet 2006
Christesse a encore commis :
"Les dernières données de l'INSEE confirment que les jeunes sont moins souvent en difficulté que les personnes plus âgées : 4 % des 18-24 ans contre 14 % des 40-54 ans et 19 % des 55-65 ans qui ont tous appris, pourtant, à lire avec la méthode syllabique. Rien ne permet d'affirmer aujourd'hui que ces difficultés ont pour principale origine les méthodes d'enseignement de la lecture."
La Suède a mis en place un programme de lecture pour les adultes (par exemple notes de service aux ouvriers dans les entreprises). Rien de tel n'existe chez nous, les performances en lecture comme dans tous les domaines déclinent si on ne les entretient pas.
"Comment expliquer sinon que le chiffre de 4% de non-lecteurs en 6ème grimpe à 11% en ZEP alors que les méthodes utilisées au cours préparatoire ne sont pas différentes du reste du territoire ?"
C'est très simple M. qui ne veut pas comprendre.
Les méthodes absconses employés aujourd'hui ne conviennent pas aux élève partant avec un déficit quelconque. CQFD, merci de l'avoir souligné.
"Mais l' INSEE est sans doute complise des IUFM, de Meirieu, du complot pédagogiste et j' en passe..."
C'est vous qui délirez.
"- Tout le monde sait aussi que "la méthode syllabique pure" de M.Boscher n'avait pas la magie que lui prêtent ses partisans : à l'apogée de sa diffusion, au milieu des années 1960, plus de 30 % des enfants redoublaient le CP !"
Ce que vous dites est évidemment faux. 30%... vous êtes fou ! Complètement.
Le taux de redoublement n'est de toutes façons plus un indicateur puisque ces dernières années il était de facto supprimé.
"Alors, pourquoi agiter ainsi le fantôme de la méthode globale ? Oui fantôme car la méthode globale est morte et enterrée depuis fort longtemps"
Ah ah le comique !
Dites-moi M. DeMauvaiseFoi, consultez-donc les méthodes de lecture à fort tirage et nous pourrons en reparler.
JPG (JPGéééé pour Chris qui ne cherche pas à savoir qui dit quoi, handicapé qu'il est)
Ecrit par : JPG | 20 juillet 2006
"Cher Chris nous retouvons nos traditionnels clivages, franchement faudrait pas essayer de récupérer Debray-Ritzen qui écrit par ailleurs p.91 : " Précisons que la méthode "globale" d'apprentissage de la lecture - méthode élitiste ne favorisant que les plus doués - est responsable d'un bon nombre de ces mauvaises initiations à la lecture mais ne crée pas de dyslexie.
Ecrit par : Guillaume | 20 juillet 2006"
Si nous pouvons débattre en amis, oui en AMIS, malgré nos clivages, j' en serais très heureux. Si nous retombons dans l' excès et l' injure(je ne parle pas de vous cher Guillaume), je ne participerai pas.
La remarque de debray-Ritzen est suffisamment vague pour plaire à tout le monde. Et elle ne contredit pas ce qui précède.
Quant aux chiffres de l' INSEE, ils sont très concrets
Chris
Ecrit par : chris | 20 juillet 2006
Ecrit par : JPG | 20 juillet 2006
Comme je l' ai déja dit, ce type de propos ne m' interesse plus. Inutile de me répondre donc.
Chris
Ecrit par : chris | 20 juillet 2006
"Il me semble quand même malgré tous les efforts luthériens que la condition féminine soit plus en avance en Scandinavie qu'en Algérie ou en Turquie. Mais je me trompe peut-être."
Il y a plus de femmes au parlement turc qu'au parlement français.
JPG
Ecrit par : JPG | 20 juillet 2006
Il y a plus de femmes au parlement turc qu'au parlement français.
Ataturk n'a pas tout réglé et ces derniers temps doit plutôt se retourner dans sa tombe vu la contagion islamiste de la région, il y aussi plus de mariages forcés et de femmes battues à mort au motif qu'elles ont porté atteinte à l'honneur de la famille...
J'ai encore en mémoire cette évacuation musclée d'une manifestation de femmes à Istanbul par les forces de l'ordre l'année dernière, on ne peut pas dire que la courtoisie soit une grande qualité des forces de l'ordre turques.
Ecrit par : Guillaume | 20 juillet 2006
Très intéressants tous ces derniers commentaires, mais les femmes aujourd'hui sont beaucoup plus présentes et ceux malgré le voile que les extrémistes essaient de jeter sur elles... Allez consulter les effectifs des étudiants en droit, je devrais écrire étudiantes car les femmes en composent 80% à peu près et en règle générale elles sont de plus en plus majoritaires dans les autres filières... le 21ème siècle sera assurément féminin!
Le MLF a évolué "dieu merci!" Clin d’œil... Même si certains mouvements féministes sont à mon sens tout aussi dangereux pour l'évolution de la société que le sont tous les extrémismes. Mais ce n'est pas l'objet du débat et il est clair qu'il faut dénoncer haut et fort cette emprise pernicieuse que tente l'Islam dans l'école et même dans les facs... fermer les yeux est suicidaire.
il a été question cette année d'instituer comme jour férié l'"Aït el kébir"(je ne suis pas sûre de l'orthographe)... la tolérance a bon dos et j'ajouterai ce grand classique "la liberté des uns commence où s'arrête celle des autres"...que je sois bien comprise je ne peux pas accepter en tant que femme, au nom du politiquement correct, les idées que véhicule l'Islam au sujet de la place de la femme...
Ce serait faire injure à toutes celles qui n'ont pas hésité à affronter toutes les humiliations et tortures pour nous donner les moyens d'avoir une place à part entière dans notre société. Que de chemin parcouru! Accepter les dérives extrémistes de tous poils seraient "débouler la pente "à reculons. Non, arrêtons cette hypocrisie de rejeter ce que certains ont le courage de dire tout haut alors qu'on le pense tout bas!
Aimons-nous mes frères ça va 5 minutes mais svp laissez moi vivre et ne venez pas m'imposer votre obscurantisme!
Malheureusement il n'y a pas que l'Islam, les mouvements évangélistes gagnent du terrain , il n'y a pas de religion qui ne connaisse pas de renouveau en ces temps troubles et les sectes n'ont jamais été aussi nombreuses...
Alors c'est sympa de vous lire mais pourquoi toujours dévier du débat initial?
Mes enfants ne fréquentant aucune école, je suis mal placée me direz vous pour juger mais c'est parce que je vois de plus en plus de jeunes-filles sortir du lycée d'à côté, remettre rapidement leur foulard et enfiler de longues tuniques que je dis non! Leurs visages fermés me font peur et je doute fort qu'elles soient très épanouies. Dés qu'elles posent ce carré de tissus sur leur tête, leurs épaules s'effondre... Comment une mousseline synthétique peut-elle peser aussi lourd?Si comme je l'écrivais dans un post précédent certaines l'arborent avec fierté et revendications, nombreuses sont celles que cela torture et ça c'est inacceptable !
Pour Catmano: en tant que maman, je salue votre détermination quant à essayer d'inculquer quelques principes de vie en société à vos élèves et je déplore que vous ayez à le faire...Vous mettez le doigt sur le problème grave du manque d'éducation dans la plupart des familles aujourd'hui...
pour anecdote , je me suis vue traitée de marâtre parce que j'oblige mes enfants à systématiquement dire "s'il vous plait" ou "merci ". Enfin je n'ai plus à la faire car même pour la petite dernière de 2 ans et demi c'est devenu un automatisme... Au même titre que je n'ai plus besoin de leur dire de se lever pour céder leur place, ils savent quand ils doivent le faire et ce parce qu'ils ont été choqués que je sois insultée par une jeune fille dans un bus alors que je demandais poliment à un jeune homme qui occupait une place prioritaire de me céder sa place. Je précise : C'était en pleine canicule 2003, dans un bus non climatisé et bondé( oui en août on réduit le nombre de bus et résultat ils sont plus bondés qu'aux heures de pointe !) et j'étais enceinte de près de 8 mois... J'ai eu droit à des mots très durs ce jour là... Japy nous écrivait que la violence n'était pas plus importante qu'avant sauf qu'il me semble qu'il y a encore disons une bonne quarantaine d'années , il était inconcevable de ne pas céder sa place dans un transport en commun...
Alors Catmano je vous remercie pour votre engagement , tout espoir n'est pas perdu.
Mais ce défaut d'éducation qui ronge de plus en plus notre tissu social nous devons reconnaître que c'est l'envers de 68 auquel il n'y a pas qu'un endroit. Cependant, bénis soient ceux qui ont fait 68! Comme après toute révolution, il y a la période intermédiaire plus ou moins longue de flottement, gageons que les parents de demain vont être plus "réacs" que nous ne le sommes dans nos posts .
Petite précision: reconnaissance éternelle à ceux qui ont levé les barricades en 68 ! Sans eux ce monde serait bien triste pour les femmes que nous sommes!
J'oubliais: vive Voltaire et en particulier Madame du Châtelet sans laquelle il n'aurait peut-être pas été...
et merci à Montaignàcheval pour l'invitation au voyage...Troie , on s'y croirait.
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 20 juillet 2006
Petite aparté : je suis sur le point de décrocher enfin un poste chez Arcelor, réponse définitive semaine prochaine.
J'étais la dernière en liste avec une autre candidate et apparemment ma maîtrise de l'allemand et anglais intéresse vivement mon éventuel futur employeur.....
Ecrit par : Sandra WAGNER | 20 juillet 2006
"Ataturk n'a pas tout réglé et ces derniers temps doit plutôt se retourner dans sa tombe vu la contagion islamiste de la région, il y aussi plus de mariages forcés et de femmes battues à mort au motif qu'elles ont porté atteinte à l'honneur de la famille...
J'ai encore en mémoire cette évacuation musclée d'une manifestation de femmes à Istanbul par les forces de l'ordre l'année dernière, on ne peut pas dire que la courtoisie soit une grande qualité des forces de l'ordre turques."
Oui, mais il y a plus de femmes au parlement turc qu'au parlement français.
JPG
Ecrit par : JPG | 20 juillet 2006
Chris mon expérience vaut ce qu'elle vaut mais si j'en crois les statistiques que vous avancez à savoir que 30% des élèves auxquels ont a appris à lire avec la méthode boscher redoublaient le cp on peut conclure qu'ils ne savaient donc pas lire...comme je l'ai déjà expliqué nous avons 5 enfants , le premier issu d'un premier mariage de mon époux a suivi une scolarité classique dans une école primaire publique, à l'entrée au CE1 il ne savait pas lire, j'ai utilisé avec lui la méthode Boscher en un mois il savait lire...pour nos 4 autres enfants qui eux sont inscrits au cned (du moins les 3 plus agés)je n'ai pas utilisé la méthode Frisapla , au programme du cned qui est une méthode quasi globale, j'ai commencé la première leçon, et j'ai tout de suite laissé tomber pour utiliser la méthode Boscher avec ma première fille qui avait tout juste 6 ans , sa petite soeur de 3ans et demi assistait à ces séances... mon aînée a su lire en trois mois. un an plus tard j'ai surpris ma deuxièmequi avait 4ans et demi la méthode Boscher à la main et qui lisait à haute voix les pages une par une... aujourd'hui avec mon fils de 5 ans qui a un énorme retard de langage (pas de parole, distinction importante à faire), ne sait pas prononcer près de la moitié des phonèmes necéssaires au langage, comme il connait toutes les lettres de l'alphabet,je commence à utiliser la méthode Boscher (avec l'appui d'une orthophoniste) afin de l'aider à visualiser les différences entre les syllabes et les sons. Il commence à déchiffrer après deux mois de travail à raison d'un quart d'heure par jour et nous venons de découvrir que sa petite soeur de deux ans et demi commence elle aussi à déchiffrer certaines syllabes(mais je ne la pousse pas, elle est juste présente à nos côtés).
enfin nos trois grands de 15 à 9 ans et demi savent parfaitement lire et sont de grands lecteurs, merci Boscher! mais nos deux petits derniers ont l'air de prendre le même chemin pourtant si j'en crois vos statistiques, un tiers de mes enfants ne devrait pas savoir lire à la fin du cp(mon fils sera en grande section maternelle au cned à la rentrée).il semblerait que mes enfants qui sont tout à fait dans les normes, fassent mentir vos affirmations. Mais je me répète je n'ai qu'une toute petite expérience alors à plus grande échelle , ces chiffres se vérifient peut-être. Néanmoins tous ceux qui autour de nous souhaitaient apprendre à lire à leurs enfants quand au mois de janvier ils réalisaient qu'ils n'avaient rien appris, et qui ont utilisé cette méthode, pourraient venir vous dire que leurs enfants ont su lire en quelques semaines...mais me direz vous,ils avaient peut-être déjà été bien préparés à l'apprentissage de la lecture au cours du premier trimestre.
bref ce post n'a rien à faire là et aurait sa place dans le fil "méthode de lecture" je m'en excuse je ne fais que répondre à Chris qui m'agace sérieusement avec ces enfantillages du je suis plus là mais excusez moi je reviens...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 20 juillet 2006
"Japy nous écrivait que la violence n'était pas plus importante qu'avant sauf qu'il me semble qu'il y a encore disons une bonne quarantaine d'années , il était inconcevable de ne pas céder sa place dans un transport en commun..."
Japer n'est pas jouer.
Oui c'est ça Mme Mesnigé, même l'humanité basique se constate moins. Il ne s'agit plus d'ailleurs de céder sa place, il s'agit de la prendre si d'aventure vous l'occupez.
Sinon tout va bien.
JPG
Ecrit par : JPG | 20 juillet 2006
Nouveau jour, nouvel angle :
“Oui, mais il y a plus de femmes au parlement turc qu'au parlement français.”
JPG
“Le Parlement turc a adopté 13 mai au terme d'une très longue et houleuse séance le projet de loi controversé du gouvernement issu de la mouvance islamiste, favorisant les écoles religieuses, qui est dénoncé par les pro-laïcs et l'armée qui y voient un danger pour le système laïque. Sur les 258 députés présents, 254 ont voté pour et quatre contre”
institutkurde.org
C’est sûr, des femmes comme celles-ci font bien reculer l’obscurantisme...
Ecrit par : D'Enguell | 21 juillet 2006
Oui, et quid du pourcentage de nos représentants qui sont des femmes ?
La France est le pays des Lumières ? ;-)
Ecrit par : JPG | 21 juillet 2006
Toujours la suite de mes "petits trucs"... Il y aurait sans doute la possibilité de rajouter un paragraphe concernant le thème "Pitié pour les filles" à ce texte sur "l'économie d'efforts et d'affrontements", je vous laisse faire, vous êtes bien mieux documentés que moi sur ce sujet...
« L’économie d’efforts et d’affrontements » dont vous parlez est-elle vraiment « une lâcheté et une démission coupable de la société moderne vis-à-vis des ses enfants » (p 202 -203) ?
N’est-elle pas plutôt une volonté de certains de construire l’ « homme nouveau » ? Et une volonté machiavélique de certains autres de profiter de cette « construction » pour faire passer leur projet de société ?
Cette économie d’efforts s’est bâtie sur les ruines de la Révolution Culturelle de Mao et s’est engraissée aux désirs de démolition des services publics prônée par nos néo-libéraux actuels de droite comme de gauche.
« Du passé, faisons table rase » chantions-nous dans nos manifs d’étudiants... De tout le passé ? Des luttes ouvrières pour la semaine de quarante heures, pour les retraites, pour la protection sociale, pour l’instruction pour tous, pour la laïcité, pour les congés payés, pour le droit d’association et de grève (j’abrège, il y en aurait trop...) ?
« Il est interdit d’interdire », d’interdire quoi ? Le vol, le viol, la pédophilie, la corruption, la torture, la discrimination (j’abrège, il y en aurait trop...) ?
L’économie d’efforts prônée pour nos tout-petits a engraissé nos marchands de changes complets « même mouillés, ils sont secs », nos marchands de petits pots, petits plats, petits desserts, petits goûters riches en ceci ou en cela qui doivent, si on les croit, les rendre beaux, forts et intelligents sans qu’on n’ait jamais besoin de leur dire : « Une cuillère pour papa... une cuillère pour maman... ».
L’économie d’efforts et d’affrontements a engraissé pêle-mêle Walt Disney, Dorothée, les scénaristes de mangas japonais, Nintendo, Mattel et ses Barbie, Sega, Danone et les petits Lu...
L’économie d’efforts et d’affrontements a conduit des enfants et des adolescents chez les psys, les orthophonistes, les psychomotriciens, tous plus ou moins libéraux, tous plus ou moins remboursés par la Sécu (nous avons même eu parmi nos élèves un consommateur de Lexomil de 10 ans)... Ca fait monter le PIB, tout ça, et ça relance la croissance...
L’économie d’efforts et d’affrontements a conduit une part de nos anciens élèves dans les agences d’intérim où ils sont contraints et parfois même ravis d’être des employés Kleenex, totalement inconscients de leurs droits sociaux. J’ai vu récemment deux de mes anciennes élèves qui étaient prêtes d’elles-mêmes à réduire leur congé maternité pour simplifier la vie de leur employeur (j’ai par ailleurs entendu hier que la France était le pays de l’Union Européenne [Commentaire juillet 2006 : Europe des 15, je présume, vu la date de rédaction] où le taux de mortalité périnatale, autant pour les enfants que pour leur mère, était le plus élevé...]... Ca permet de réduire la masse salariale tout ça, donc c’est bon pour le PIB...
L’économie d’efforts et d’affrontements a conduit et conduit toujours, malgré les centres éducatifs fermés et les radars automatisés, une part non négligeable de nos anciens élèves chez les dealers, sur les bancs des tribunaux, sur les trottoirs de la prostitution ou à la morgue après un accident de voiture de retour d’une « teuf » avec 3 grammes d’alcool dans le sang... Et ça, c’est moins drôle et ça ne contribue pas tant que ça à la croissance... Mais, que voulez-vous, on ne fait pas d’omelette sans casser les œufs. Et puis, construire des prisons et en proposer la gestion à des entreprises privées, comme aux USA, sans doute que ça fait monter le PIB...
L’économie d’efforts et d’affrontements conduit de moins en moins de nos anciens élèves sur les bancs des écoles d’ingénieurs ou de médecine... Mais, pour le moment, ça ne se voit pas encore trop, même si les sonnettes d’alarme commencent à se faire pressantes. De toute façon, l’Inde et la Chine sont là, prêtes à nous fournir nos prochains cadres. En attendant, les pays en voie de développement nous fournissent en internes des hôpitaux, en vacataires pour l’Education Nationale, et ces gens-là travaillent plus d’heures et pour moins cher... Donc, c’est bon pour le PIB.
Et puis pour l’avenir, on verra bien. De toute façon, il y a des élections tous les cinq ans et après, aux autres de reprendre le flambeau (vraiment pas flambant d’ailleurs). Et puis, ils sont tous d’accord, à droite comme à gauche, hors du libéralisme et de la marchandisation des services, point de salut.
Donc, enfants, parents, enseignants, tous ensemble dans la même direction vers la satisfaction des désirs immédiats, en route pour la consommation qui relance la croissance à grands renforts de logiciels éducatifs, de cours privés « Acadomia », de médicalisation de l’échec scolaire et tant pis pour les laissés pour compte de la croissance (petits enfants des cités ghettos, mais aussi petits ruraux pas assez nombreux pour être rentables), Big Brother veille sur vous, il vous gardera une petite enveloppe pour votre RMI et votre Prozac...
Ecrit par : catmano | 21 juillet 2006
Catmano, chapeau....Proust sous 35° à l'ombre. Un fleuve, une Amazone de choses tout à fait interessantes, mais franchement, où est le rapport avec le statut de la femme?
C'est très bieN ce que vous dites, mais ça nous écarte un peu du thème. Comme je voulais répondre quelque chose à D'Enguell, pour lui dire qu'il avait marquéun sacré point dans la discussion, votre intervention m'a quelque peu perturbé.
Non, trèfle de plaisanterie, comme disait un mapin dans un carré de luzerne, il est vrai qu'être femme ne résoud pas grand'chose.Il y a ,c'est vrai D'Enguell, autant de femmes que d'hommes parmi les obscurantistes et les fachos de cestui monde...Pensons, dans le désordre, aux bonnes(?) soeurs qui laissèrent les milices hutues massacrer les Tutsis, aux femmes kapos à Auschwitz..... mais il ya de brillants contre-exemple: comme le Pakistan et Benazir Bhutto. Les pays du Nord, comme l'Islande avec Vigdis Finnbogaottir, qui est sans doute l'une des femmes politiques lesp lus intelligentes de notre époque.
Mais c'est vrai qu'au parlement turc , les bonnes femmes se sont elles-même tirées une balle dans le pied. Et la nomination d'une femme imam dans une mosquée d'Istanbul ne change rien...
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 21 juillet 2006
Je vous l'ai déjà dit, il n'y aaucun rapport, encore que... le jour où l'Humanité aura compris que la femme n'est pas l'avenir de l'homme, mais tout simplement un être humain "comme les autres", il n'y aura plus à disserter sur le statut de "la femme" ou "des autres". Bon d'accord, y'a du boulot d'ici là...
Ecrit par : catmano | 21 juillet 2006
Catmano, C'est Aragon (et Castille) qui va pas être content. Ni Ferrat-Ferré-Ferry qui jadis chanta le poème de cette vieille canaille bolcho....
Mais Catmano, je pense nénamoins qu'il existe un faible espoir que les femmes soient un peu moins connes que nous. Et regardez la prestigieuse civilisation minoenne, probablement matriarcale ou le rôle crucial des femmes dans les sociétés rurales de l'Afrique.....
Allez, un petit Bounty de consolation au père Aragon...quand même..Non? Ah bon..
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 21 juillet 2006
Ouais mais il y a Mme Thacher, Jiang Quing, Condoleeza Rice (c'est comme ça que ça s'écrit ?), Lucrèce Borgia, Messaline... et plein d'autres alors, 0 à 0, balle au centre...
Ecrit par : catmano | 21 juillet 2006
Vous êtes bien optimiste Montaignacheval !
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 juillet 2006
Je voulais rajouter un petit PS : C'est facile, quand on n'a pas eu souvent le pouvoir, de ne pas avoir fait trop souvent de "conneries".
Ecrit par : catmano | 21 juillet 2006
J'observe qu'on parle de tout sauf de la France...
Économie d'efforts et d'affrontements ? ;-)
Ecrit par : JPG | 21 juillet 2006
JPG...c'est marrant, ce sont mes vraies initiales...M'enfin. Parlons de la France: la France, pays d'Europe de l'Ouest. Capitale Paris (11 Millions d'h.) Rep. Parl. Démocr. 5ème puiss eco du monde.
Bon, on en a parlé.
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 21 juillet 2006
Vous avez écrit "Rep. Parl. Démocr."
Le parlement représente le peuple, non ?
Eh bien les femmes y pointent à peine le bout du nez !?
Je pense de ce fait qu'avant de trouver des poux dans la tête des copains il convient de se regarder.
Vous ne pensez pas ?
JPG, les initiales de mon nom mon vrai.
Ecrit par : JPG | 21 juillet 2006
Amis Bloggers, l'heure est grave. Allez voir sur le site de Brighelli "Le noeud du problème". Vous y verrez les saloperies d'un facho pur jus. Et je te garantis JPG que là , on en parle de la France. Allez-y voir. Et Brighelli aussi, parce qu'il ne faut quand même pas pousser....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 21 juillet 2006
chris je ne vous réponds pas vous allez encore me traiter de parano...
ce que je dis est du 1er degré, je ne juge personne, je soupire quand je veux et je ne dis pas que je pars quand je reste ....SOUPIIIIIIIIIIIIIIIIRRRRRRRRRRRRRRRRR
Ecrit par : fabienne | 21 juillet 2006
je le double parce qu'il ne faut pas pousser Rossinante :
Serait-ce de la provoc de Chris, ou d’un autre, qui balance ce machin pour nous inciter à penser que nous finirons par déboucher sur cette conclusion, si nos échanges persistent sur les mêmes voies ? C’est de la tactique élémentaire d’extrêmiste qui a raté le concours de la DGSE.
Bravo, MONTAIGNACHEVAL, pour avoir dépisté l’animal (même si c’est léniniste).
Ecrit par : D'Enguell | 21 juillet 2006
J'ai une tendresse pour Messaline, moi. Voir ce fabuleux poème de Baudelaire, "Sed non satiata", qui part d'une phrase (de Juvénal, ce me semble) dédiée à l'impératrice — et appliquée avec un certain humour à Jeanne Duval.
Montaigne, dites-nous donc ce que vous avez trouvé de particulièrement facho sur ce blog où d'aucuns débloguent sévère…
Z'êtes rentré de Turquie ? Parce qu'ici, on se croirait sur les marches de Gobi, tellement ça cogne.
JPB, qui va bientôt s'arrêter parce que ses doigts coulent sur les touches, ce qui est très mauvais pour l'informatique (au passage, je signale à tous ceux qui n'ont pas des Mac que les PC ordinaires craignent considérablement le chaud — les portables particulièrement. Ecrivez aux heures fraîches…).
Un point tutefois. Je n'attends rien de particulier des femmes au pouvoir — pas plus que des hommes au pouvoir. "À Ploucville comme ailleurs, le pouvoir rend fou" : c'est la dernière phrase d ela préface que Marcel Duhamel soi-même écrivit pour 1075 Âmes, l'un des polars les mieux fichus des années 50-60 (Jim Thomson). Le pouvoir absolu corrompt absolument, que l'on ait une bitte ou un vagin. Les considérations de sexe sont assez inopérantes en politique — j'ai une grande fascination pour Elisabeth Ière ou Catherine II, qui n'étaient pas exactement des tendres — despotes éclairés mon cul, comme aurait dit Zazie.
Ecrit par : brighelli | 21 juillet 2006
Négatif, mon commandant!! Chuis toujours là où les moutons sont mous parce que c'est des moutons qu'a pas d'os....
Bon, attribuons cela à l'ivresse et continuons. Ce que je trouve facho dans l'intervention de Yann/Chris....Enfin ,M'sieur Brighelli, jusqu'ici, j'ai été plutôt correct, mais là la dernière phrase selon laquelle il y aurait des enfants etc etc, je suis désolé, mais c'est du facho, 100% pur porc.
Même moi, qui ne suis pas très diplomate- c'est un euphémisme- ni très fin, jamais je n'aurais osé écrire une saloperie pareille. Je sais bien que ça peut peut-être se lire comme une farce de potache, mais moi je le lirais plutôt comme une couille dans le potage...
Je m'excuse d'avoir réagi aussi abruptement, mais ma tante, qui a 78 ans, m'avait montré les photos d'elle , retour d'Auschwitz à l'âge de 20 ans...Et cela me hante encore, sans charre, cela rôde en moi. Quand j'étais au Nebraska, il ya neuf ans, j'ai vu des vitrines comme celles d'Auschwitz avec des scalps d'enfants....
Halluciné, in girum imus nocte et consumimur igni.... et ici en Turquie, plane l'ombre effroyable du million et demi d'Arméniens assassinés. Alors, M'sieur Brighelli, ne m'en voulez pas, mais qu'un petit trou du cul se permette de telles alllusions. Enfin, vous savez ce que je pense des gauchos, des maos, des pédagos de mes deux , des IUFM, de Meirieu, mais leur compagnie pestilentielle m'est INFINIMENT plus agréable qu'une seconde en contact avec ce tas de morve....
Mais comme vous êtes un esprit des Lumières, nul doute que vous comprendrez, même si vous ne la partagez pas, ma rage immense devant une telle abjection.
Pour ce qui est des femmes en politique, j'ai eu seulement un tout petit hoquet d'optimisme, mais je me range, ce nonobstant, aux opinions ci-dessus. Mais allez, un bon geste, un Bounty pour Aragon et un M and M'S pour Jean Ferrat, car qui vivra, ferrat.
Amitiés de Cappadoce. Température au sol 33° Température de l'ouzo 2°
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 21 juillet 2006
Je vais me faire taper dessus mais franchement Mme Thacher c'est autre chose que Giscard, Mitterand ou Chirac. Cela fait dix ans que le petit Blair surfe sur sa politique...
On rigolait avec Renaud dans les années 80, maintenant les jeunes ménages qui ne sont pas partis vers la perfide Albion eldorado des jeunes cadres pleurent maintenant en province pour ne pas se faire piquer les dernières ruines par des retraités de sa gracieuse majesté.
Ecrit par : Guillaume | 21 juillet 2006
Sur ce sujet épineux de la place des filles dans notre école -et plus largement dans la societé- il me semble crucial de constater plusieurs aspects.
- Actuellement la plupart d'elles s'identifient à des icônes de la "musique" moderne qui ne véhiculent que des clichés très machistes de la femme. Serait-ce un effet de mode?
En tout cas, une part de plus en plus grande de la "culture" télévisuelle et musicale transmet un message valorisant cette culture de l'économie d'efforts (cf catmano) et de l'apparence.
Quels modèles pour toutes ces jeunes filles!?
- De plus, mes 2 petites soeurs de 10 et 11 ans que je tente d'initier à d'autres cultures que la bouillabaisse prémachée qu'elles ingurgitent sur les ondes, me laissent véritablement pantois:
Que leur dire quand je pense que la brailleuse Lorie n'est qu'une demi-mondaine arriviste, et que l'une revient un soir m'annoncer que sur sa liste de "chansons culturelles" (sic) figurent entre 2 bobby lapointe une chanson de ladite Lorie.
(cette petite n'a jamais appris aucune fable de la fontaine à l'école, c'est moi qui lui lisait le soir dans mon folio.)
L'école ne devrait-elle pas favoriser l'émergence de solides références pour tous? Et que faire, face au matraquage dont nous sommes victimes? Car dans les écoles "ce qui est à la mode" attrape maintenant les élèves jusqu'en CE2!
- Enfin, dans une école moyenne d'une petite ville il est réellement désastreux d'entendre les propos d'un bon nombres des jeunes garcons du même âge, sur leurs camarades de l'autre sexe. Entre moqueries enfantines, blagues que je leur faisais moi-même, et leur langage cru, irrespectueux, vulgaire et degradant, s'agit-il bien de la même jeunesse?
Tout cela pour dire que je crains effectivement que si l'école n'y est pas pour rien dans cette dégradation de l'estime même de ces futures femmes, la société contemporaine francaise fracasse les idéaux républicains sans s'en rendre vraiment compte. Réveil?
PS: Juste un petit bonjour à JPB.
Je suis élève au lycée joffre, j'ai donc la chance de vous avoir eu cette année en cours avec votre classe de cancre à vous. Vos cours, en plus d'être pertinent dans les commentaires, animés et captivant sont purement passionant. J'ai adoré ces 2 heures hebdomadaires vendredi soir du début à la fin, mais quel dommage! Quel dommage pour nous que vous ayez été si empêtré dans vos affaires pour n'en pas venir certains soirs. Enfin, la séance suivante n'en était que plus exquise, des cadavres, de l'histoire, de la littérature, une myriade de références, de texte, d'auteurs de dissertations, de confrontation d'idées avec vos élèves, de provocations (car il en faut pour réveiller un fond de classe qui a un oeil dans les maths et l'autre dans les nuages), bref une vraie séance de vie qui contraste quand même un peu de la vie de taupe.
Courage contre les insultes, elles sont nombreuses je les ai vues.
Courage contre ces ânes qui fourmillent et qui insultent sans connaître, fonçant comme rossinante et son bon hidalgo contre tous ceux qui brassent... le savoir.
BRAVO
JPG (moi aussi, mes vraies initiales, je sais c'est lassant) PCSI 2
Ecrit par : L'albatros | 22 juillet 2006
“Sed non satiata” est aussi de nos jours un groupe “Lagarde et Michard”, avec un site en “dot com”, et voici que resurgissent les années fac avec “Marquis de Sade” mutant en “Marc Seberg”, et commettant un magnifique “Sois sage ô ma douleur” !
C’est sûr que Lorie et (de César, clin d’œil à M.A.C.) consœurs, ça “Corps dégrafe” à donf, ça “petit top” y n’en bourre l’arène de récré, ça transpire plus de canicule que d’intelligence, quoique le soleil en donne bien, lui, de l’or intelligent.
Consolez-vous l’Albatros, le Lorie, dans trente ans, elle ressemblera à Chantal Goya...
(Comme peut-être l’institutrice de “Episode in Palmetto”, d’Erskine Caldwell, dont on aurait pu dire, en plagiant Duhamel, “A Ploucville, comme partout, le désir rend fou”.)
C’était juste pour dire, à la fraîche, que les filles en cheveux respirent mieux, et que remplacer Barbara-Voulzy par Lorie-NTM, c’est voir “le Soleil moribond s'endormir sous une arche”...
Ecrit par : D'Enguell | 22 juillet 2006
D'abord, merci à l'Albatros, dont j'espère que ses ailes de géant ne l'empêcheront jamais de marcher…
Les pré-adolescentes de mon adolescence s'identifiaient à France Gall et à ses sucettes à l'anis — une image peut-être pas si glorieuse que ça de la femme, au fond. Je crains que bon nombre de pré-ados, dans leur quête éperdue de la ressemblance, à un moment où on est souvent mal dans sa peau, ne choisissent de préférence des modèles pré-démodés.
Evidemment, on peut toujours rêver à des époques où les jeunes gens s'identifiaient à Lord Byron. Mais quand le modèle est héroïque, on risque aussi d'être frigorifié d'impuissance — voir Frédéric Moreau dans l'Education sentimentale…
En revanche, c'est vrai qu'une vulgarité de plus en pus saisissante (Lorie, ce n'est rien à côté de Shakira, qui n'est rien à côté du rôle que l'on fait jouer aux filles dans le moindre clip de rap) envahit la sous-culture télévisuelle. Mais j'ai bien peur que ce modèle-là n'entre dans la tête des garçons bien plus que dans celui des filles. C'est comme les films pornos — ce ne sont pas les femmes qui prennent modèle, ce sont les puceaux de banlieue — et les autres.
À propos de trucs pornos, il va falloir que je dise au régulateur du blog de faire attention aux intrus. Mais ça peut aussi bien être un ennemi de fond qui s'amuse à nos dépens. Et vous avez raison, l'Albatros, j'en ai quelques-uns.
JPB, dans la petite aube déjà toute rose de désir, comme diraient D'Enguell et Caldwell…
Ecrit par : brighelli | 22 juillet 2006
... Aïe ! Il suffit de s'absenter pour ne plus pouvoir suivre le blog... Bavards, les enseignants ?
J'en suis au 18 juillet, et merci à Montaignacheval pour "la religion est infantile".
Mais ce que l'école propose au XXIe siècle ne vaut guère mieux.... à tel point que le discours du premier théologien venu paraît plein de sens.
Je voudrais rebondir sur l'une des remarques du rapport Obin, qui souligne que les associations religieuses créent activement des structures de soutien scolaire ; dans certains cas, la "communauté" va jusqu'à inciter les parents à retirer les enfants de l'école. Un pas supplémentaire se fait lorsque des associations religieuses (et pas seulement des "écoles libres" sous contrat) catholiques, ou protestantes, créent des cours à l'intention de ces "communautés". De la même façon, une bonne part du prestige des "barbus" dans nos villes tient à leur érudition ; celui de l'Islam, à ce que les mosquées hébergent aussi des écoles coraniques.
Et pourtant, la religion sert à empêcher de penser, et la foi n'est rien d'autre que le contraire de la raison...
Seulement, l'école renonce à REMPLIR les têtes (pour ne pas "faire chier" les élèves, comme dirait Chris). Conséquence : au bout d'un moment, d'activité ludique et activité d'éveil, d'expression de soi en débat citoyen, même les élèves les plus moyens se rendent compte qu'ils ne font que perdre leur temps à l'école. Et les bigots font figure de puits de savoir, avec leurs réponses toutes faites.
Quand j'étais collégien, j'avais un camarade catholique d'extrême droite, qui était incollable sur la liste des rois de France. A cette époque, je me disais anarchiste, et pour lui en remontrer, je suis devenu magistral sur les conjugaisons et l'orthographe. "Je suis plus savant, donc plus intelligent, donc mon dogme est meilleur que le tien" résumait nos conversations.
Même les "soluces" de jeux vidéo demandent plus d'efforts mentaux que le brevet des collège !
Alors, comment voulez-vous qu'un professeur de la nouvelle cuvée, ou un chrissoïde, incapable d'écrire des phrases de plus de trois propositions sans s'emmêler les pinceaux,
ait plus de prestige que ces barbus, qui maîtrisent deux systèmes d'écriture, connaissent par coeur les 6666 versets du Coran, et regardent les actualités dans plusieurs langues ?
Tant va la cruche à l'eau... A force de plier les savoirs à la pédagogie, d'alléger les savoirs, de schématiser les raisonnements, bref, de réduire l'exigence que tout professeur devrait avoir envers ses élèves, mais aussi de proférer des lieux communs à longueur de journée sur la citoyenneté, l'école a brisé sa crédibilité.
Même un flicard avec ses ridicules panneaux du code de la route, même un cureton, donnent l'impression aux adolescents ou aux parents de leur _transmettre un savoir_, de les nourrir spirituellement. Et, d'une manière ou d'une autre, ils arrivent à troquer cette nourriture contre une adhésion.
Pourtant, ni le code de la route ni aucun catéchisme ne tiennent debout. A l'opposé, deux mille années de philosophie, de sciences, d'art et de luttes de classes ont constitué une forme de société, qui, si elle ne saurait rester en l'état, mérite qu'on l'étudie pour y prendre sa place. Dans toute démarche raisonnable, la connaissance des faits précède la réflexion : mais notre école propose le contraire. Les "enfants de la patrie" vont à l'école de 6 à 16 ans pour en sortir illettrés et perdus dans le monde où ils vivent ; quand ils en ont marre, ils apprennent le Livre et restent à genoux.
Il n'y a pas longtemps, histoire de parer aux inégalités sociales, quelqu'un proposait dans ce blog de faire entrer les familles dans l'école pour y animer des ateliers. Au moins, la boucle serait bouclée ; le professeur n'aurait plus qu'à superviser l'ensemble, à laisser les "grands frères" délivrer leur bonne parole, et pourrait enfin se passer de délivrer le moindre soupçon de cette culture laïque à sa classe. A ce train, dans une génération, les déclarations de 1789 et 93 pourraient retourner aux archives... et tout danger de Commune serait définitivement écarté.
Je n'aime pas les questions bipolaires, mais plus j'y pense, plus je ne vois que deux solutions possibles : soit nous en finissons définitivement avec l'instituteur-troisième république - autoritaire, frontalo-transmissif - et les curés/imams le remplacent dans le cerveau des futurs citoyens ; soit nous essayons de transmettre une culture laïque, en exigeant des élèves beaucoup de mémoire, de réflexes et de réflexion, sachant qu'à la fin ils réaliseront l'injustice flagrante du monde où ils vivent.
J'ai choisi mon camp : j'appelle à un alourdissement des programmes.
Ecrit par : prof chômeur | 22 juillet 2006
Michel, merci !
"Citons en vrac, l’idée selon laquelle la culture dite dominante est une aliénation, ou, version modérée, que c’est une création humaine et qu’à ce titre, elle n’a pas de valeur universelle."
Je pointe cette phrase car elle indique précisément où le bât blesse.
Justement, sur quoi repose l'idée qu'une création humaine n'a pas de valeur universelle ? Qu'est-ce qui aurait alors une valeur universelle ?
Ah, cela dépend des communautés ?
J'espère finir bientôt la lecture de ce "18 juillet" !
Ecrit par : prof chômeur | 22 juillet 2006
22 juillet 2006.
Bonjour Jean-Paul Brighelli,
Comme administrateur du site RAG34, je souhaiterais pouvoir vous contacter.
Vous avez participé il ya quelques temps à une émission de variétés de France 2 : "On a tout essayé" animée par Laurent Rouquier.
A cette occasion vous aviez déclaré qu'au sein du parti socialiste, seul Laurent Fabius avait prêté attention aux questions et problématiques d'éducation et d'enseignement que vous soulevez avec pertinence sur votre blog. Je, nous souhaiterions connaître plus précisémment votre analyse.
Si vous le souhaitez, vous pouvez nous écrire à [email protected]
Bien cordialement à vous.
Lolo34.
Rassembler à Gauche 34. http://lrassemblezagauche.midiblogs.com
Ecrit par : Lolo34 | 22 juillet 2006
Ecrit par : Rassembler à Gauche 34 | 22 juillet 2006
Pour JPB : Attention à la paranoïa, mon cher ! Les virus sont égalitaires, ils n'obéissent à personne et pourrissent la vie de tous les internautes sans distinction. En tous cas, voilà de quoi doucher l'enthousiasme des pédagogistes qui font des nouvelles technologies leur dernier gri-gri. Internet n'est qu'un moyen de communication, il n'est pas bon ni mauvais à lui seul. Faut faire attention à ce qu'on y trouve.
Au sujet des différentes définitions possibles du mot "culture", permettez-moi de citer ce petit extrait de Claude Lévi-Strauss :
"Il ne faut pas confondre deux sens du mot culture. Dans son acception générale, culture désigne l'enrichissement éclairé du jugement et du goût. Dans le langage technique des anthropologues, c'est autre chose ; selon la définition classique de Taylor [...] "les connaissances, croyances, art, morale, droit, coutumes, et toutes autres aptitudes ou habitudes acquises par l'homme en tant que membre de la société". Dans la culture prise au second sens, tout est objet d'étude : les productions qu'au premier sens du terme on jugera les plus basses comme les plus nobles. Le relativisme culturel se contente d'affirmer qu'une culture ne dispose d'aucun critère absolu l'autorisant à appliquer cette distinction aux productions d'une autre culture. En revanche, chaque culture le peut et le doit s'agissant d'elle-même, car ses membres sont à la fois des observateurs et des agents.
En tant qu'agent, le rock et les bandes dessinées n'ont pour moi point d'attrait - je parle par euphémisme ! En tant qu'observateur, je vois dans la vogue de ces deux genres un phénomène sociologique qu'il faut étudier comme tel, quel que soit le jugement de valeur moral ou esthétique qu'on porte sur lui. Encenser la "culture rock" ou la "culture BD" c'est détourner une acception du mot culture au profit d'une autre, commettre une malversation intellectuelle."
[Claude Lévi-Strauss, De près de loin, Odile Jacob / Points, 1990, p.229]
Ecrit par : Pierre-Henri | 22 juillet 2006
Il faut lire le texte de Claude Lévi-Strauss en regard de cet autre :
http://www.meirieu.com/FORUM/steffen.pdf
Qui résume assez la pensée pédagogiste dominante. Pensée dominante qui a l'outrecuidance, d'ailleurs, de se présenter comme "impie", dérangeante, rebelle.
Ecrit par : Pierre-Henri | 22 juillet 2006
Citation lumineuse de Levi-Strauss. La première définition de "culture" correspond assez à ce que nous devrions enseigner en classe. La seconde correspond très bien au projet de Lévi-Strauss. L'imposture pédagogiste consiste, là encore, à adapter une définition scientifique, concernant l'étude de telle ou telle peuplade sud-américaine, au cadre pédagogique français.
Je dis "là encore", parce que ce qu'ils ont fait avec l'anthropologie, ils l'ont fait globalement avec toutes les branches du structuralisme des années 60-70. Barthes était un prof sublimement cultivé (au sens étroit et au sens large) qui s'adressait à un public de thésards. Prétendre faire adopter sa multiplicité à des enseignants mal formés, si peu doués qu'ils se reconvertissent dans les sciences de l'éducation, en tout cas sans la maestria mentale dont le cher Roland faisait preuve, est de l'escroquerie. On garde la définition — pas même l'emballage —, et on se moque bien du contenu. Croyez-vous que quelque part, ils se sentent l'équivalent (les égaux, comme aurait dit Babeuf) des structuralistes universitaires ? C'est bien possible, ma foi, et le lien que signale Pierre-Henri va tout à fait dans ce sens. Qu'il soit repris sur le site de Meirieu est significatif du double discours que tient en ce moment le grand homme — qui reconnaît en privé l'échec des formules mises en place, et feint de les défendre vis-à-vis de ses affidés.
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 juillet 2006
Leur manque de connaissances académiques et méthodologiques a quelque chose d'ahurissant. Ils ne maîtrisent absolument pas les séparations entre les différentes disciplines. La vague notion de "fait culturel" leur fait mélanger l'anthropologie et les études littéraires, de la même façon que la notion de "fait religieux" confond l'histoire des religions et la théologie. Et là, c'est franchement dangereux.
Comme ils ne sont pas suffisamment intelligents ou cultivés pour comprendre ces distinctions, ils ont décrété qu'elles étaient obsolètes, et ont célébré le culte de la "transversalité". Je ne sais rien en littérature, je ne connais rien à l'anthropologie mais, grâce à l'inter-trans-pluri-méta, je deviens un spécialiste compétent dans les deux domaines. Les sciences de l'éducation reposent toutes entières sur cette supercherie : abolir les frontières entre disciplines, et ce dans l'espoir de les dominer toutes.
Quand à la rivalité entre les universités et les pédagogistes, je me demande ce que ces dernier peuvent encore vouloir : l'université française est déjà globalement morte, les budgets du secondaire sont meilleurs, les IUFM (et l'INRP, le CNDP, les CRDP, les IREM, les rectorats etc.) offrent plus de postes que la fac, et les possibilités de publications sont meilleures. A part la joie sadique de donner des coups de pied à un adversaire vaincu, je ne vois pas pourquoi ils s'acharnent à ce point.
A moins qu'ils tiennent absolument à reigner, quitte à ce que cela soit sur un champ de ruine.
Ecrit par : Pierre-Henri | 22 juillet 2006
Festival de fautes dans mon précédent message : Quant à, régner, ces derniers,.... il est tant que cette canicule cesse, mon système nerveux est en train de se liquéfier.
Ecrit par : Pierre-Henri | 22 juillet 2006
"Il est temps". Je ne suis pas dans un bon jour.
Ecrit par : Pierre-Henri | 22 juillet 2006
Toujours éclairant, Pierre-Henri, ce type de rapprochement. "Les savoirs d'action", c'est un comble! et les "coups de coeur", c'est une expression qui me donne envie de vomir tant elle est ressassée par la doc de mon bahut à propos des torchons qu'elle fait lire aux élèves.
Moi, j'aime bien toutes les analyses qu'a menées Finkielkraut sur ce problème de la culture et notamment un des articles qu'il avait eu dans "La défaite de la pensée" en 87 où il disait que ce relativisme culturel amène les gens à penser qu'une paire de bottes vaut Shakespeare".
Ecrit par : elisabeth. | 22 juillet 2006
Elisabeth j'ai lu aussi ce livre et je le trouve absolument époustouflant ! Effectivement tout est discours donc tout se vaut !!
Ecrit par : Sandra WAGNER | 22 juillet 2006
Il y a quelques années, Finkelkraut a écrit un article assez clairvoyant, qui s'intitulait "la révolution cuculturelle à l'école" :
http://sauv.free.fr/archives/0,2320,seq-2070-63553-QUO,00.html
Ecrit par : Pierre-Henri | 22 juillet 2006
Remarquable article, Pierre-Henri ! Merci !
Ecrit par : Sandra WAGNER | 22 juillet 2006
Du même Steffen et sur un autre site, un texte qui nous apprend beaucoup sur l’auteur. On est en plein dans ce qu’ils appellent la « révolution copernicienne » :
« Oser le sacrilège »
http://vousnousils.fr/page.php?P=data/entre_nous/les_forums/&action;=view_sujet&type;=forum&valid;=1&id;_mess=499
Encore un grand moment de rébellion ;)
Ecrit par : Lariba | 22 juillet 2006
Magnifique extrait, Lariba ! A lire absolument. Inouï. J'ose espérer qu'il s'agit d'un canular.
Ecrit par : Pierre-Henri | 22 juillet 2006
Ce qu'il y a de réconfortant avec Sandra Wagner, c'est qu'elle trouve tout génial et formidable...une leçon à méditer, pour nous les pisse-vinaigre.....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 22 juillet 2006
À propos de l'article signalé par Lariba : il est pour moi illisible, n'étant pas découpé en paragraphes.
JPG
Ecrit par : JPG | 22 juillet 2006
Pierre-Henri, si, ce qu'ils veulent c'est l'étiquette d'universitaire sans en passer par une recherche honnête et les publications qui vont avec. Et j'en connais quelques-uns qui ont inscrit des sujets de thèse en didactique, of course,on ne peut plus bidon et qui vont passer maîtres de conf avec ça.
Il n'y a plus qu'à rapprocher les iufms des facs et vous les aurez tous les jours comme chers collègues! Youpi!Youpi!
Ecrit par : elisabeth. | 22 juillet 2006
Montaignea cheval vous faites fausse route : je n'apprécie pas tout ou du moins je ne mets pas tout le monde dans le même panier et surtout pas les écrivains, seulement je connais bien Finkelkraut (notamment ses lectures) et personnellement j'aime beaucoup ce qu'il écrit.
Finkelkraut fait partie des auteurs que l'on devrait à mon sens connaître. Ses oeuvres et notamment sa réflexion sur le génocide est vraiment pertinente.
Mais avant tout je trouve mon réel plaisir dans la lecture des classiques, tout en lisant également des contemporains.
D'ailleurs j'ai démarré Platon "République" et ensuite je continue sur "Gorgias", "Race et histoire" de Claude Lévi-Strauss, puis Kant "Critique de la raison pure".
Voilà pour le début du programme.... Palpitant non ??? (rires)
Ecrit par : Sandra WAGNER | 22 juillet 2006
Comment ça, le sieeur Steffen (?) serait illisible parce qu'il n'écrit pas en paragraphes ? Vous êtes décidément bien difficile, mon cher. Et vous ne voudriez pas qu'il ait du sens, en sus ? Qu'il vous torche une dissert à l'ancienne — alors que c'est un rebelle, un vrai, un qui guigne le prochain poste disponible en IUFM, ces pépinières de marginaux…
Si jamais le mot "démagogie" a eu un sens, c'est bien dans les écrits des sous-fifres de Meirieu (parce que le grand chef écrit de façon bien plus finaude, en moyenne). C'est dans les torchons mal torchés des sbires que l'on respire l'esprit pédagogique à plein poumon (je le mets au singulier, un seul poumon suffit pour cet air-là, vicié comme il est).
Sandra, Kant en plein été, c'est un peu masochiste. Essayez Nietzsche plutôt — c'est plus solaire. Le Gai savoir, ou la Généalogie de la morale.
Ou sur votre plage lorraine, le traité du désespoir, de Kierkegaard. Ce sera très chic.
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 juillet 2006
Elizabeth, le rapprochement IUFM/fac est déjà dans les cartons. Je ne suis pas enseignant-chercheur mais d'après ce que j'ai vu, à quelques exceptions près (P. Cordoba, MC. Bellosta, L. Lafforgue et quelques autres) les universitaires ne sont absolument pas conscients de ce qui va leur tomber sur le coin de la figure. Ils commettent la même erreur que tous les gens cultivés ; ils pensent que leur culture les protège. J'aimerais dire que beaucoup tomberont de haut mais, finalement, ça ne changera pas grand chose.
Dans les grandes lignes, l'université française est déjà IUFMo-compatible. Les universitaires avaleront quelques couleuvres, les dernières d'une longue série, puis s'éteindront sans faire de bruit. Ils ont tout gobé : la massification à effectifs constants, le refus de sélectionner, les modules de compensation, les examens de rattrapage (et de rattrapage du rattrapage), la semestrialisation, le LMD, la suppression de la plupart des moyens pour la recherche, le remplacement des cours disciplinaires par de vagues bidules nommés "méthodologie" ou "culture générale", les bas salaires, le délabrement des locaux, les pouvoirs exorbitants des syndicats étudiants, les réformes bureaucratiques toutes plus ineptes les unes que les autres qui parviennent de façon ininterrompue sur leurs bureaux.....
Alors, obéir aux ordres de quelques gugusses de la pédagogie en plus ou en moins, au point où ils en sont, je parie que beaucoup vivront cela comme un soulagement.
Ecrit par : Pierre-Henri | 22 juillet 2006
ah non, sur la plage quelle soit lorraine ou autre, "journal d'un séducteur" de Kierkegaard sera assurément encore beaucoup plus chic! en avoir l'air sans en avoir l'air...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 22 juillet 2006
Pierre Henri, dites moi justement, je démarre donc la fac de droit par le biais du CAVEJ de Paris 1 Panthéon Sorbonne.
Entre nous que pensez vous des conférences de méthodes dispensées en fac ??? Je sais qu'elles sont facultatives mais vivement conseillées par l'équipe pédagogique...
Ecrit par : Sandra WAGNER | 22 juillet 2006
C'est vrai, Pierre-Henri, ils ont tout gobé (désolée, je croyais que vous en étiez) comme nous dans le secondaire sauf qu'à mon avis, en râlant un peu, ils auraient été un peu plus écoutés, et ce, pour des tas de raisons... Et puis , il y a quand même des choses qu'ils auraient pu éviter, mais ils ont encore moins bougé que nous, je crois, voire souvent pas du tout.
Pour Sandra, oui, je pense comme vous que Finkielkraut devrait être plus lu. Certains semblent découvrir aujourd'hui des choses qu'il a dites depuis lontemps. Je sais qu'il agace beaucoup parce qu'il ne va pas dans le sens du vent mais c'est quelqu'un de très fin et de courageux intellectuellement ,et ce courage manque à bien des intellectuels en vue depuis des années!
Ecrit par : elisabeth. | 22 juillet 2006
Pour y avoir été chargé de cours (longtemps), je connais assez bien les facs. Et ce qui y domine c'est un féroce individualisme — attisé par des jalousies de secteur à secteur, de personne à personne. Chacun est dans sa bulle de recherche. Et c'est vrai que pour quelques avantages personnels (figurer sur telle liste de promotion, obtenir telle classe plus ou moins exceptionnelle — il s'agit de classe administrative, et non d'étudiants, of course), ils ont sacrifié tout le reste — sauf dans quelques facs qui ont un projet. Mais c'est rarement le cas des facs de Lettres…
Ils ne pèseront pas lourd contre des gens organisés — et quoi que je pense des IUFM, on ne peut leur dénier d'être très organisés, idéologiquement surtout. Les enseignant de fac vont être mangés. Et comme la génération qui y enseigne majoritairement a encore une bonne dizaine d'années devant elle — ils prennent leur retraite plus tard que dans le Secondaire —, ils vont devoir en avaler, des couleuvres.
Le fait que la réforme LMD soit passée comme une lettre à la poste était un signe avant-coureur de cet état d'esprit. C'est un système mortifère, le plus souvent, qui a entraîné une course en avant aux diplômes, de plus en plus déconnectés des compétences et du marché réel de l'emploi.
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 juillet 2006
Encore un petit extrait sans grand rapport avec ce qui précède sauf peut-être un léger rapport avec la "révolution copernicienne" ou "culculturelle" :
• Découvrir pour apprendre :
Une petite anecdote au passage sur la Main à la Pâte : au retour d’une matinée d’animation pédagogique sur ce « magnifique outil absolument indispensable dont il faut impérativement se procurer les malles pédagogiques car, si la circonscription en possède certaines, il n’est pas sûr qu’elles soient disponibles au moment où vous en aurez besoin car vos collègues se les arrachent », j’ai décidé de faire émerger les « représentations mentales initiales des apprenants » afin de pouvoir construire ma séquence , elle-même divisée en un certain nombre de séances (mais je crois que j’ai déjà parlé plus haut de ces fameuses séances).
La problématique est simple, nous travaillions sur les propriétés de l’air (c’était avant les programmes de 2002 ; dans ceux-ci, les propriétés de l’air n’apparaissent même plus au cycle 3). J’avais gonflé un ballon de baudruche, nous avions mesuré sa circonférence en un point précis, nous avions ensuite fixé ce ballon au-dessus du radiateur en marche, puis à l’extérieur de l’école à l’ombre. A chaque fois, nous avions mesuré la circonférence au même point et les élèves s’étaient étonnés de la différence de volume du ballon.
C’était le moment. Nous allions passer à leurs fameuses représentations mentales... Ce fut long et pénible, les plus jeunes (GS) et certaines petites filles s’en fichaient complètement, ils jouaient avec leurs doigts, leurs chaussettes, ils se retournaient pour observer ce que faisaient les copains ; les plus motivés cherchaient en effet des hypothèses, certaines farfelues, toutes empreintes de ce célèbre (sauf chez les pédagogistes) animisme de l’enfant : « Le ballon, l’air, ils aiment pas le froid alors ils se font tout petits pour que le froid les attrape pas... »...
Evidemment, je m’énervais, j’essayais de faire participer les récalcitrants (toujours mon foutu idéal de réussite pour tous...) quand, tout à coup, T, 8 ans, CE1, tête de bon élève à lunettes, toujours sérieux comme un pape, lève le doigt et dit (à lire avec une voix traînante et un accent du midi à couper au couteau) : « Tu le sais toi, maîtresse, pourquoi il fait ça le ballon ?
-Oui, bien sûr, T.
- Eh beh, t’y as qu’à nous le dire, ça ira plus vite ! »
Alors, je le leur ai dit, ils ont écouté, tous, même les récalcitrants et nous sommes passés à autre chose.
Et deux ans après, alors qu’il était au CE1, V qui avait fait partie des GS récalcitrants m’a dit en parlant d’un ballon de baudruche qui avait explosé dans la salle de motricité : « Ah oui, bien sûr, l’air s’est trop dilaté parce qu’il fait très chaud. »
Moralité : ils apprennent même si on ne tient pas compte de leurs représentations mentales initiales et ils ne sont pas déstabilisés de perdre leurs certitudes de bébés, au contraire, ils sont rassurés de savoir que les adultes comprennent et peuvent leur transmettre des connaissances qui leur permettront de sortir de leurs angoisses de tout-petits où des méchants ballons font exprès de leur exploser entre les doigts en plein Arbre de Noël de l’école...
De même qu’ils sont ravis au CE1, dès le début novembre, de connaître le signe « X » qui leur économise d’écrire 10+10+10+10+10+10 = 60 ainsi que de savoir que le pluriel des noms se signale par la terminaison « s » le plus souvent alors que ce même « s » sert de terminaison pour la plupart des verbes à la 2° personne du singulier, ils préfèrent cela à la découverte solitaire et aléatoire sans l’aide de la terminologie adéquate des règles d’accords en genre et en nombre dans le groupe nominal ou entre le verbe et son sujet.
Ecrit par : catmano | 23 juillet 2006
Oui, c'est bien cela un individualisme forcené et une obsession de la carrière pour ceux qui ne ronronnent pas en attendant la retraite. Enfin David Lodge nous raconte tout cela très bien dans ses premiers romans ( Small World, notamment) dont on aimerait qu'ils soient caricaturaux. Pour Sandra, pour se détendre après ses lectures sérieuses,bonne lecture de plage et facile à lire en anglais.
Ecrit par : elisabeth. | 23 juillet 2006
“Small World”, c’est du gâteau, “The british museum is falling down”, c’est pas de la tarte... Sans la préface de l’auteur, rajoutée en 91, la construction de son roman empruntée aux grands auteurs classiques serait restée sans doute totalement ignorée du lectorat anglais, a fortiori du français !
En fait, c’est l’élégance de la pensée (la vie imite l’art, citation d’Oscar Wilde en début de roman) que les STEFFEN et all veulent supprimer.
Un créateur, un artisan, un technicien brillantissime aurait eu un point de vue sacrément défendable sans avoir rien lu, sur ce roman écrit en 65 (heureux que cette date n’ait pas été effacée du calendrier Meirorien). Vivement qu’on habite tous dans ces magnifiques établissements de la banlieue de Moscou, qu’on retrouve jusqu’à Pyongyang et Tirana, et on pourra tous gloser sur la méthodologie en Science de l’Educ. Merci à Pierre-Henri pour ce lien essentiel. Merci à Catmano.
P.S. j’ai vu un Bégaudeau hier en librairie, quelqu’un peut-il me dire s’il est coédité par France-Inter ?
Ecrit par : D'Enguell | 23 juillet 2006
Merci Elisabeth je m'empresserai de lire mais j'attends pour le moment qu'un orage suffisamment fort éclate histoire de me rafraîchir les idées...
Je n'en peux vraiment plus tellement cette chaleur me suffoque ! Je pourrais m'évader vite fait bien fait en Alaska tiens !!!
Et ma peau de rousse n'a pas fini d'en baver !!! Et mes méninges non plus puisque je n'enregistre plus rien...
Ecrit par : Sandra WAGNER | 23 juillet 2006
Sandra, je ne peux pas vraiment vous aider. Les dernières années de mon doctorat, j'ai survécu en mettant le moins possible les pieds à l'université, tellement ce milieu me donnait l'impression de m'engluer. A mon avis, il est essentiel de conserver une sorte de détachement vis-à-vis de l'université, de ne pas trop en attendre. Travailler beaucoup, être continuellement parmi les meilleurs et, en même temps, ne pas se laisser entraîner par les mesquineries de la vie universitaire (débats politiques, manifs, soirées entre potes, etc). Pour employer une comparaison de saison, se débrouiller pour être toujours dans l'échappée, et jamais dans le peloton.
Les cours de méthodologie ont été mis en place pour tenter de compenser le très faible niveau des étudiants qui s'inscrivent. Autant vider l'océan à la petite cuillère : ce n'est pas en quelques heures qu'on peut rattraper 12 années d'études déficientes. En plus - il s'agit là d'un avis personnel - la mise en place de ces cours témoigne d'un sérieux manque de courage de la part des universitaires. Non seulement l'enseignement secondaire est mieux loti, mais en plus la fac accepte de faire son travail à sa place ; à eux les budgets, à nous le travail ! C'est ce qui s'appelle se faire couillonner dans les grandes largeurs.
Deux conseils :
1) n'oubliez jamais la règle numéro un du travail universitaire : "back to basics". Il faut impérativement maîtriser les bases d'abord, y compris les choses les plus bêtes (grammaire, orthographe, syntaxe, méthode de la dissertation, rudiments de logique). Beaucoup d'étudiants ignorent cela : ils partent dans de longs délires, pleins de mots compliqués et de théories subtiles, qui deviennent totalement illisibles faute d'être construits sur des bases solides. A ce sujet, lisez le texte magnifique de Laurent Lafforgue, "Les études classiques et la liberté de l'esprit" :
http://www.ihes.fr/~lafforgue/textes/SEL.pdf
2) Bazardez votre télévision. Définitivement. Je ne plaisante pas.
Pour JBP :
Comme dit le dicton populaire : un con qui marche ira toujours plus loin que cent philosophes assis. Les pédagogistes ont au moins compris ça. L'université elle, est en voie de glaciation. Pratiquement, pour les disciplines littéraires, elle n'existe plus que pour justifier sa propre existence. Elle fonctionne en pleine autarcie, sans rapport avec le monde du travail et même, aujourd'hui, complètement privée du goût de la recherche et du plaisir de la découverte. Elle tourne à vide, une bureaucratie qui n'enfante rien d'autre que de la bureaucratie, dans un cercle sans fin.
Détail significatif : l'université française elle-même ne reconnaît pas les diplômes qu'elle décerne, puisqu'il faut être qualifié devant une commission de spécialistes (CNU) pour être titulaire. On vous donne le doctorat avec une moue de dédain, vous faisant comprendre que, finalement, ça ne vaut pas grand-chose. Ce qui n'empêche pas, au mépris de toute logique, de se plaindre de la "crise des vocations".
Et puis, vous savez, à l'université, les classes d'étudiants comptent aussi : tout sauf le premier cycle, qu'on refile aux ATER, aux vacataires, aux PRAGS... Comme si refiler constamment les problèmes aux autres allait sauver les chercheurs.
Quant à la réforme LMD, elle était destinée à l'harmonisation européenne. La bonne blague : le jour où n'importe quel titulaire d'une licence française pourra s'inscrire en maîtrise, de plein droit, à Cambridge ou Oxford, j'applaudirai des deux mains. Les universités françaises sont parmi les pires du monde industrialisé, mais ha ! quand il s'agit de donner des leçons aux autres, on ne craint personne.
Ecrit par : Pierre-Henri | 23 juillet 2006
Le dernier Lodge que j'ai lu, c'était Jeu de société (en anglais : Nice work). Très bien — même si rien n'égalera jamais Small world dans son œuvre.
Sinon, et pour en rester aux Anglais, décidément plus satisfaisants que les Français ces temps-ci, je conseille à la communauté en vacances de lire rapido du Jonathan Coe, en commençant par l'éblouissant Testament à l'anglaise (Folio), sans doute l'un de splus grands livres politiques drôles de ces dernières décennies.
Catmano, la réflexion du gamin ("- Eh beh, t’y as qu’à nous le dire, ça ira plus vite !") est merveilleuse, et je vous l'emprunterai, à l'occasion — si vous m'y autorisez.
(à ce propos, après recension sérieuse des divers manuscrits sous lesquels je croule, je ne trouve rien qui soit de votre plume. Quel est le titre exact ? En cas, renvoyez-le moi directement sous Word à
[email protected])
— Je sais, je sais, je ne devrais pas mettre mon adresse person en ligne — mais il se trouve que je l'ai déjà fait, il y a deux ou trois mois, et je n'ai aucune raison de m'en mordre les doigts…
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 juillet 2006
Le titre exact est "Et si l'erreur commençait bien avant six ans", j'ai dû l'envoyer chez votre éditeur fin avril ou début mai. Je veux bien vous l'envoyer sous Word, mais c'est long, une centaine de pages... En plusieurs fichiers... Si vous le souhaitez, je vous envoie l'introduction, et pour le reste, on verra après... Quant à la phrase de T, vous pouvez l'utiliser, bien sûr.
Ecrit par : catmano | 23 juillet 2006
Pierre-Henri, j'ai déjà bazardé la télé depuis longtemps : je préfère de loin lire un bouquin de philo, de politique, de droit et d'éco avant tout....C'est plus enrichissant...
Pour les infos : la radio ou le site web de l'Express ou du Monde. Et perso, je préfère l'Express de très loin...Je suis abonnée à une vingtaine de revues de presse économique donc j'ai le choix...
Ecrit par : Sandra WAGNER | 23 juillet 2006
Pour Pierre-Henri. L'université ( à part queques- unes) délivre des doctorats à tour de bras sans se poser la question de savoir à quoi ça sert et ce depuis belle lurette.
Après, qu'on ne donne pas un poste de fac à chaque docteur ne me paraît pas critiquable. Le CNU fait un peu tard ce qui pourrait être fait avant, plus tôt, pour que des étudiants ne s'engagent pas à faire une recherche longue et difficile, (quand elle est bien faite )et pour qu'ils ne se retrouvent pas dans un cul-de-sac.ll faut accepter ce que PERSONNE ne veut entendre: il faut sélectionner. Un numérus clausus, un concours, je ne sais pas moi. C'est vrai qu'il y a des doctorats qui ne valent rien et tout le monde le sait mais comme personne ne veut sélectionner ouvertement, on préfère attendre la fin du doctorat pour remercier l'étudiant dont on se sera servi au passage puisqu'avec les charges de cours( dans le premier cycle bien sûr) qu'on lui aura données en lui faisant miroiter un poste, il aura résolu pour pas cher les problèmes d'emploi du temps du département en question.
Par ailleurs je ne crois pas qu'il faille faire un lien entre l'université qui ne reconnaît pas ses propres diplômes et le CNU qui existait sous d'autres initiales( cela m'échappe)il y a longtemps et à une époque où l'université fonctionnait moins mal.
D'ailleurs il n'a pas toujours fonctionné de la même manière. Tantôt, c'était lui qui avait le dernier mot, les commissions de spécialistes choisissaient d'abord et le cnu entérinait ( ou pas), tantôt le cnu triait d'abord et les commissions choisissaient ensuite. Tout cela bien évidemment à la sauce syndicale ( autonome,snes-sup et tutti quanti);bref il y a un mot clair pour cela, c'est de la cooptation. Et puis quand on naît dans le sérail, comme ils disent, ça aide.Alors pour les autres, il leur faut un peu de chance et surtout ne pas être dans les mauvaises matières: lettres, philo...
Maintenant je me demande s'il peut encore y avoir des étudiants qui s'engagent dans un doctorat naïvement en croyant qu'ils seront à coup sûr profs de fac? Si c'est le cas il serait salutaire que les profs les préviennent mais ils ne le feront pas, car il leur faut des inscrits en école doctorale, même nuls, c'est pas grave, sinon pas de prime de recherche, voire pas d'école doctorale du tout, ( dans les petites facs) et alors? Alors, obligés de faire des cours du premier cycle, l'horreur!
La fac est pourrie aussi à cause de cela, les profs comme les administratifs ont besoin d'étudiants en nombre pour avoir de l'argent.De l'argent pour la fac et de l'argent pour eux. On comprend mieux dès lors, pourquoi l'université hurle dès qu'on parle de sélection.
Bon j'arrête là et puis je sais que je vais encore me faire mal voir comme à chaque fois que je parle de sélection. Allez, pleuvez les coups!
Ecrit par : elisabeth. | 23 juillet 2006
Mais non, Elisabeth, vous n'allez pas vous faire écharper ! D'abord, nombre de facs sélectionnent déjà, et depuis jolie lurette (poyurquoi serait-elle systématiquement "belle", la lurette, je vous demande un peu). Ensuite, les formations parallèles, BTS / IUT / Prépas, sont ultra-sélectives. Enfin, il est évident qu'il faut, pour sauver les facs, leur permettre une sélection à l'entrée.
L'une des grandes fumisteries, qui vient à mon sens d'une mauvaise (intentionnelle ?) compréhension des "80% au niveau du Bac" de Chevènement est l'accès donné aux facs aux détenteurs d'un bac-pro (et notez que l'expression "au niveau" n'avait pas du tout le sens de "avec le bac" qu'on lui a collé depuis, et qui a découragé si fort ceux qui auraient pu entreprendre des études manuelles ou techniques — voir ma note sur le Dit du tailleur de pierres). Et nombre de bacs standards produisent des primo-étudiants catastrophiques, qui encombrent la première ou les deux premières années, avant de se faire éjecter.
Maintenant, comment faire de la sélection ? Par analyse du livret scolaire ? par examen d'entrée ?
Nous allons encore une fois prendre des demi-mesures, du style examen-couperet en fin de seconde année. Et on aura perdu du temps (celui des étudiants, leurrés, et des enseignants, excédés) et de l'argent — sans compter l'énergie.
Pour Christophe Sibille — même si ça remarque était collée à une autre note : je n'ai pas de blogueurs préférés. Chacun ici est indispensable, quelle que soit son opinion — ne serait-ce que parce qu'elle permet aux autres de se faire une idée sur ladite opinion. Et vous savez bien, mon cher, que je vous hais si peu que j'irai volontiers, dès que ce sera possible, confronter en direct mes idées aux vôtres.
Tenez, en avant-première, une annonce. Je fais à partir de septembre une série de confs dans les diverses FNAC de France. Ce serait bien le diable si je ne me pointais pas près de chez vous…
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 juillet 2006
Personne n'a réellement d'illusions. Quand on est carriériste, à niveau d'études équivalent, la recherche est le pire des choix possibles. On s'engage d'abord par amour pour sa discipline, et aussi pour des raisons plus élevées, considérant que la disparition des humanités serait une catastrophe. J'ai bien peur que, d'ici quelques années, nous ressemblions aux clercs du "Nom de la rose", condamnés à sauver quelques textes essentiels au coeur d'un âge de ténèbres.
Personne n'envisage de faire carrière à l'université, sinon quelques chercheurs en bout de course qui n'espèrent plus rien trouver. Elle n'est utile que si elle permet de faire réellement de la recherche, et l'université française approche le point où la recherche devient totalement illusoire. Alors, il faudra trouver un endroit pour résister : monde associatif façon Michel Onfray, mécénat, établissements privés de prestige, confessionnels, voire n'importe quel boulot qui demande le moins d'efforts possibles et qui permette de se consacrer à l'étude.
Ecrit par : Pierre-Henri | 23 juillet 2006
Pour JPB . Très bien ça, c'est chouette si vous faites le tour des fnacs, c'est une vraie bonne nouvelle. Je suis bien contente, je vous le dis peut-être très "bêtement", mais j'étions ravie comme aurait dit Toto qu'on n' entend plus beaucoup. Il bronze?
Ecrit par : elisabeth. | 23 juillet 2006
Bonjour à tous,
Concernant le sujet initial de ce post, (les religions et la femme, si j'ai bonne mémoire, mais je suis un peu abruti par deux semaines de lecture en retard et la chaleur, ainsi que par les nombreuses digressions fort intéressantes de ce sujet)), je conseille vivement les articles, (paraissant régulièrement dans Charlie-Hebdo, totalement exempt de pub et devant son existence à ses seuls lecteurs, ce qui n'est pas le cas de l'Express) de Caroline Fourest et Fiammetta Venner.
Je n'ai aucune sympathie pour aucune religion, qu'elle soit chrétienne, musulmane, juive, communiste. Mais, à ma connaissance, l'islam est la seule qui tolère, quand elle ne la préconise pas, l'excision des filles.
De JPB: Pour Christophe Sibille — même si ça remarque était collée à une autre note... Oh, Jean-Paul! Sa remarque! Mais je mets ceci sur le compte d'un bureau surchauffé... Je plaisante.
Comme je vous l'ai dit, je ferai le maximum pour que ce type d'échange puisse se faire. Mais c'était vraiment compliqué à organiser en fin d'année. En tous cas, si vous venez à la FNAC de Bourges, (la plus proche de chez moi), j'y serai autant que possible!
Ecrit par : christophe sibille | 23 juillet 2006
J'ai lu "La fabrique du crétin" avec intérêt et agacement. Le pamphlet est un art difficile, il fait rarement dans la nuance, et cela n'aide pas à avancer. Mais ce serait trop long encore, j'essaie de réduire ma réponse et de "faire court"; si j'y arrive, je vous enverrai mes réflexions...
Je me permets de vous signaler qu'il existe un livre, de Mmes Stal et Thom, préfacé par Alain Besançon "L'école des barbares", paru chez Julliard en juillet 1985.
Pas très éloigné de vos thèses, à ce qu'il me semble...
Michelle Darcueil
Ecrit par : DARCUEIL | 24 juillet 2006
Quand j'étais à la fac pas mal de profs nous mettaient en garde si nous envisagions de préparer DEA et thèse. Ils nous conseillaient de passer l'agreg externe d'abord, nous expliquant que sans l'agreg le dossier de candidature pour enseigner en fac passait directement à la poubelle.
Maintenant certains ont fait la sourde oreille sous prétexte que dans les textes , officiellement, l'agreg n'est pas nécessaire.
C'est vrai qu'il est difficile, quand on a goûté les études en fac, de se rabattre sur l'idée du collège. Et ce encore plus aujourd'hui, puisqu'on se retrouve face à des élèves souvent agressifs, obligé de leur enseigner selon le dogme IUFMesque, la grammaire basique étant réduite à la portion congrue.
On comprend d'autant mieux l'aveuglement de certains, qui préfèrent s'investir dans des études longues et passionnantes et refusent de voir qu'elles ne déboucheront sur rien de solide.
Mais il me semble que beaucoup d'universitaires mettent en garde leurs étudiants, et sont plutôt mal à l'aise quand ils les voient s'engager dans un projet peu réaliste.
Pour Catamno : l'anecdote du petit garçon (qui me fait penser au conte, quand l'enfant dit que le roi est nu) est vraiment délicieuse et en plus j'ai pu observer cette année exactement la même chose ; les enfants qui s'ennuient, tirent la couette de la voisine pendant que 3-4 (souvent les meilleurs) émettent des hypothèses, mais semblent se demander pourquoi la maîtresse les laisse aussi longtemps dans le brouillard. Je me souviens d'un film sur le "questionnement d'écrit" projeté pour nous prouver le bien-fondé des méthodes actives: des enfants cherchaient à deviner des mots dans un texte ; la plupart pataugeaient. Un petit garçon lecteur était particulièrement gêné quand la maîtresse lui demandait comment il avait deviné tel mot ; il savait lire, tout simplement, et ne savait pas quoi répondre...
Ecrit par : Florence | 24 juillet 2006
Une petite suite en espérant que la chaleur ne va pas encore faire des malheurs à mon pc:
• La transversalité ou le fusil à tirer dans les coins :
Heureuse de lire votre description de la « gym à tout faire ». Depuis quelques années, soucieuse de parfaire ma pédagogie, j’ai commandé plusieurs livres sur l’EPS au cycle 2. Toujours la même chose malgré des titres alléchants (« 100 séances d’EPS au cycle 2 », « Une année d’EPS au cycle 2 ») qui me faisaient espérer une progression claire, des acquisitions structurées dans le temps : rien de concret ... Ou alors, horriblement frustrant pour les enfants : des séquences en classe, sur le papier, pour rédiger des fiches d’évaluation, des jeux collectifs tellement évolutifs pour les aider à construire leur citoyenneté que plus personne (même la maîtresse) n’est capable de rappeler les règles ou de dégager le but du jeu.
Et cette dérive, je l’ai constatée aussi avec les intervenants extérieurs de rugby, il y a deux ou trois ans (maintenant, ils ne peuvent plus venir, la Conseillère Pédagogique a reçu des consignes pour refuser les agréments parce qu’ils étaient payés par la Fédération Française de Rugby et que, du coup, ils étaient considérés comme bénévoles et qu’on ne doit plus donner des agréments aux bénévoles et que je ne sais quoi d’autre encore, j’avoue que je n’ai pas tout compris à part que « concurrence déloyale » et « marchandisation des services »...). Nous avions donc un charmant monsieur, pâtissier de profession, animateur bénévole dans l’association sportive de rugby de la ville voisine. Il venait une fois par semaine pendant dix semaines avec tout son matériel, et, à l’aide de petits jeux clairs et progressifs, il amenait doucement mes petits « 5 ans », mes CP et mes CE1 à travailler une à une les compétences du rugbyman de base. Il finissait chacune de ses séances par un petit match de 5 à 10 minutes avant lequel il expliquait brièvement aux enfants à quoi allaient leur servir pendants le match les différentes compétences travaillées pendant les jeux. L’année se clôturait par un tournoi où des bénévoles arbitraient à la sauce cycle 2 des petits matchs et d’où toutes les classes participantes repartaient avec leur coupe, plus ou moins clinquante selon leur classement dans le tournoi.
Puis ce charmant monsieur n’a plus pu venir et a été remplacé par deux « petits jeunes » en formation. Les séances ont radicalement changé : elles commençaient par un long match de 20 minutes pendant lequel mes grands garçons de CE1 monopolisaient la balle, n’hésitant pas à l’arracher avec violence des mains de mes petits qui prirent très vite l’habitude de s’éloigner de l’action puis de se désintéresser du jeu quitte à cueillir des pâquerettes en bordure de terrain. Ce match était suivi de 10 à 15 minutes de parlotte, enfants assis en rond dans l’herbe, où ils étaient sensés analyser leurs actions pour faire émerger les règles, les tactiques... et où en fait ils se roulaient dans l’herbe, somnolaient ou se chamaillaient... Les petits jeux que le pâtissier programmait en début de séance la clôturaient maintenant avec des petits démotivés et des grands surexcités prêts à en découdre avec l’ennemi...
J’ai souvent essayé de dialoguer avec les « petits jeunes » en leur présentant mes craintes (les grands étouffent les petits, ils n’apprennent rien, ils n’en font qu’à leur tête) mais je me heurtais toujours à la même réponse : « Ne vous inquiétez pas, ça va se structurer, ça vient tout seul... » (exactement les mêmes arguments que ceux de nos grands pontes de la « lecture par hypothèses »).
J’ai pu en parler aussi avec l’ancien animateur qui m’a hélas expliqué que « c’était comme ça maintenant ». Que mes « petits jeunes » apprenaient cela lors de leur formation et que les petits jeux qui plaisaient tant à mes élèves et qui les amenaient progressivement à acquérir une bonne maîtrise de la balle, des limites du terrain et des règles élémentaires du rugby étaient maintenant démontés et jugés infantilisants lors des sessions de formation...
Ecrit par : catmano | 24 juillet 2006
"Le progrès fait rage" comme dit M. Meyer.
Ecrit par : JPG | 24 juillet 2006
Pour Darcueil : je n'ai pas lu le livre que vous évoquez, mais merci de m'en signaler le titre, j'allais l'utiliser pour mon prochain ouvrage.
Darcueil… J'ai eu un prof remarquable qui portait ce nom, en Première — à Marseille.
Pour Florence : à part en sciences de l'éducation, où ne pas avoir l'agrégation est un gage de qualité, il vaut mieux, beaucoup mieux avoir un concours national qu'un diplôme strictement universitaire — même si c'est (théoriquement) indispensable. Je dis théoriquement, parce que l'ancien (il vient de changer) président de la FCPE s'est retrouvé Maître de conf' "sur travaux" — sans doute ses éditoriaux dans les bulletins de son mouvement. Ce garçon me fait l'honneur de ne pas m'aimer : c'est un autre gage de qualité (ai-je dit qu'on l'a recruté justement en sciences de l'éducation ? Les copains servent les coquins).
L'anecdote sur le rugby est tordante, même si elle est abominable. Si on me mettait des cartes en main sans m'expliquer les règles du poker avant, je me demande combien de fois je me retrouverais à poil avant de commencer à comprendre que deux paires, soit quatre cartes, c'st moins fort qu'un brelan.
Pour JPG. Le progrès est un concept inventé avec talent par les philosophes du XVIIIe (voir en particulier Condorcet, et son Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain) qui défendaient le Savoir et l'Instruction. Que des réactionnaires de gauche se soient annexé le mot me met en rage.
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 juillet 2006
Si l'ancien animateur vous l'a dit, cela ne peut être que vrai... Qui croire? Vous auriez pu en parler avec les formateurs, pour avoir leur opinion en direct? Ils auraient peut-être été enchantés de recueillir votre point de vue et de s'enrichir de votre expérience? Moi, "j'dis ça, j'dis rien", comme disait Coluche. Mais, parfois, le dialogue fait beaucoup avancer les choses!
Ecrit par : christophe sibille | 24 juillet 2006
"à part en sciences de l'éducation, où ne pas avoir l'agrégation est un gage de qualité",
Amalgame, quand tu nous tiens... Je ne suis pas,loin s'en faut, un thuriféraire des sciences de l'éduc, mais j'ai l'impression que votre point de vue sent un peu le réglement de compte gratuit,(peut-être avec l'ancien président de la FCPE auquel vous faites allusion), et fera certainement applaudir vos admirateurs présents sur ce blog. Il est vrai que vous disiez vous-même que la mauvaise foi était partie intégrante du jeu de la polémique, ce que je ne crois pas. C'est un peu comme prétendre que le dopage est nécessaire dans le sport de haute compétition. Mais, oui, ceci-dit, peut-être avez-vous raison.
Par ailleurs, si j'ai bien compris votre même phrase, (un peu ambivalente), je voudrais vous préciser qu'il n'y a pas d'agrégation en sciences de l'éduc.
Bien à vous.
P.S.: Rien sur votre confusion entre "ça" et le possessif "sa"?("ça remarque", dans un de vos précédents messages). Freud, qui a défini le "ça", aurait certainement eu beaucoup à dire à "se" sujet... Votre "moi" en aurait-il pâti?
Ecrit par : christophe sibille | 24 juillet 2006
J'ai essayé à maintes reprises de leur en parler, de leur proposer des règles où les "grands costauds" de 7 - 8 ans n'auraient pas été honteusement avantagés par leur poids et leur taille... La réponse a toujours été la même : "Ne vous inquiétez pas, ça viendra tout seul." Et j'ai passé des séances de parlotte, pardon de "discussion pour faire émerger les règles" à donner la parole aux plus faibles, aux moins compétents à chaque fois que l'occasion s'en présentait pour essayer de les raccrocher pendant que les animateurs dialoguaient exclusivement avec "les bons". La seule concession qu'ils aient bien voulu faire c'est de donner la balle pour l'engagement à un tout petit qui s'en débarrassait au plus vite pour éviter les chocs.
Ecrit par : catmano | 24 juillet 2006
Bonjour tout le monde sous ce soleil, malgré son insolence, bienvenu.
Je n'aurai pas d'avis supplémentaire, ni sur le sujet initial, ni sur les débats qui suivent.
C'est juste une note pour témoigner de mon ravissement devant ces échanges et écrits.
Merci pour les liens également.
Merci pour l'espoir que vos actions laissent encore légèrement lumineux.
M'enfin...
N'étant pas dutout dans la filière de l'éducation, sinon la mienne, je suis étonné de la déliquescence actuelle, me donnant l'impression d'avoir échappé de justesse au défaut de transmission.
Mais c'est vrai - je fais partie d'une génération qui m'a permis sans vraiment bucher l'obtention d'un bac passable - que j'ai aperçu quelques prémices.
M'enfin, donc, de c eque je lis ici, le bon sens devrait suffire à tout résoudre, pour peu que les personnes placées (parents, éducateurs, administrateurs, etc) aux bons endroits en empruntent quelques trajectoires.
Mais qu'est-ce que le bon sens ?
Ecrit par : DePassage | 24 juillet 2006
J'ai lu avec amusement la polémique sur les nombres comparés de cadavres accumulés par l'église, d'une part, et les dictatures de ce siècle.
La différence est que l'athéisme ne peut pas, en soi, justifier le meurtre par une récompense post-mortem. La croisade pour l'athéisme, l'inquisition pour l'athéisme, ne peuvent se justifier en ces termes. De la même manière, la religion, pour Hugo par exemple, permet aux pauvres de supporter leur condition en attendant le paradis, plutôt que de monter sur les barricades.
Revenons à nos cadavres. Pour s'être dits athées, un Hitler, un Staline ou un Pol Pot n'en ont pas moins érigé des régimes purement théocratiques : une foule d'abstractions sur la race/l'histoire/etc, dont ils se disaient les prophètes infaillibles, accordaient toutes les justifications possibles et imaginables à l'injustifiable de leur système - à commencer par la persécution physique des opposants et la désignation de boucs émissaires. Pour moi, la religiosité de leur démarche fait moins de doute encore que celle de Franco.
A mes yeux, est religieux tout discours qui prétend résoudre un problème concret seulement par une abstraction. (Comment supporter la mort ? En obéissant aux commandements pour aller au paradis. Comment enseigner la lecture ? En se fiant aux capacités de divination des élèves...).
Par contre, Guillaume, sur le "léninisme"... lisez une biographie de Lénine, par exemple celle de Jean-Jacques Marie. Son pragmatisme ne fait aucun doute à mes yeux, pas plus que sa bienveillance (concrète) envers les humains. Le problème est que Djougachvili se soit empressé de le diviniser pour s'introniser son prophète. Que vous tombiez d'accord avec "c't ostie d'Chris" devrait vous paraître suspect !
Pierre-Henri, merci (entre autres) pour le lien vers le texte de Lafforgue. J'ai trouvé lumineuse son explication sur la recherche de la beauté dans l'activité du mathématicien. De même, ses propos sur le caractère libérateur d'un langage bien maîtrisé sont tout à fait intéressants. C'est un vrai plaisir que de voir un esprit aussi brillant confirmer des réflexions que je m'étais faites, plus humblement, pendant mon année de terminale "maths et physique", juste avant de m'inscrire à l'université. (Et de faire beaucoup de bêtises, dont la moindre n'était pas d'obtenir ce fameux CAPES).
Mais sur la sélection à l'entrée de l'université... ne serait-ce pas justement, encore une fois, se substituer au baccalauréat, donc faire le travail du secondaire à sa place ? Ne serait-ce pas contraindre les petites facs à un recrutement démagogique ? ... Et politiquement, quel gouvernement serait d'accord pour voir exploser brusquement le nombre de bacheliers au chômage ?
Catmano, merci cent fois pour vos anecdotes. Vous devriez les publier, d'une façon ou d'une autre. Pourquoi ne pas ouvrir un blog ? A un autre propos, j'ai des idées très contradictoires sur les "soixante-huitards" dont vous parlez ; beaucoup d'entre eux me paraissent surtout profiter de ce que "leur révolution" n'ait pas changé les bases de la société... mais seulement une partie de son idéologie.
Justement, JPB, je suis attristé de vous voir appeler "gauche" ... "cette gauche-là". Depuis que je vote, quand je vois les politiciens de ce pays, j'ai l'impression de marcher avec deux chaussures droites !
Où est Toto ?
Ecrit par : prof chômeur | 24 juillet 2006
J'ai lu avec amusement la polémique sur les nombres comparés de cadavres accumulés par l'église, d'une part, et les dictatures de ce siècle.
La différence est que l'athéisme ne peut pas, en soi, justifier le meurtre par une récompense post-mortem. La croisade pour l'athéisme, l'inquisition pour l'athéisme, ne peuvent se justifier en ces termes. De la même manière, la religion, pour Hugo par exemple, permet aux pauvres de supporter leur condition en attendant le paradis, plutôt que de monter sur les barricades.
Revenons à nos cadavres. Pour s'être dits athées, un Hitler, un Staline ou un Pol Pot n'en ont pas moins érigé des régimes purement théocratiques : une foule d'abstractions sur la race/l'histoire/etc, dont ils se disaient les prophètes infaillibles, accordaient toutes les justifications possibles et imaginables à l'injustifiable de leur système - à commencer par la persécution physique des opposants et la désignation de boucs émissaires. Pour moi, la religiosité de leur démarche fait moins de doute encore que celle de Franco.
A mes yeux, est religieux tout discours qui prétend résoudre un problème concret seulement par une abstraction. (Comment supporter la mort ? En obéissant aux commandements pour aller au paradis. Comment enseigner la lecture ? En se fiant aux capacités de divination des élèves...).
Par contre, Guillaume, sur le "léninisme"... lisez une biographie de Lénine, par exemple celle de Jean-Jacques Marie. Son pragmatisme ne fait aucun doute à mes yeux, pas plus que sa bienveillance (concrète) envers les humains. Le problème est que Djougachvili se soit empressé de le diviniser pour s'introniser son prophète. Que vous tombiez d'accord avec "c't ostie d'Chris" devrait vous paraître suspect !
Pierre-Henri, merci (entre autres) pour le lien vers le texte de Lafforgue. J'ai trouvé lumineuse son explication sur la recherche de la beauté dans l'activité du mathématicien. De même, ses propos sur le caractère libérateur d'un langage bien maîtrisé sont tout à fait intéressants. C'est un vrai plaisir que de voir un esprit aussi brillant confirmer des réflexions que je m'étais faites, plus humblement, pendant mon année de terminale "maths et physique", juste avant de m'inscrire à l'université. (Et de faire beaucoup de bêtises, dont la moindre n'était pas d'obtenir ce fameux CAPES).
Mais sur la sélection à l'entrée de l'université... ne serait-ce pas justement, encore une fois, se substituer au baccalauréat, donc faire le travail du secondaire à sa place ? Ne serait-ce pas contraindre les petites facs à un recrutement démagogique ? ... Et politiquement, quel gouvernement serait d'accord pour voir exploser brusquement le nombre de bacheliers au chômage ?
Catmano, merci cent fois pour vos anecdotes. Vous devriez les publier, d'une façon ou d'une autre. Pourquoi ne pas ouvrir un blog ? A un autre propos, j'ai des idées très contradictoires sur les "soixante-huitards" dont vous parlez ; beaucoup d'entre eux me paraissent surtout profiter de ce que "leur révolution" n'ait pas changé les bases de la société... mais seulement une partie de son idéologie.
Justement, JPB, je suis attristé de vous voir appeler "gauche" ... "cette gauche-là". Depuis que je vote, quand je vois les politiciens de ce pays, j'ai l'impression de marcher avec deux chaussures droites !
Où est Toto ?
Ecrit par : prof chômeur | 24 juillet 2006
Désolé, j'ai cliqué une fois de trop...
Ecrit par : prof chômeur | 24 juillet 2006
Pourquoi ne pas ouvrir un blog ? Parce que je n'ai pas grand chose à dire à part mes "petites anecdotes"...Et puis, si je n'embête pas trop, il est très bien ce blog-là ; je lis des tas de trucs très intéressants et puis de temps en temps (peut-être un peu souvent quand même) je copie -colle un de mes "petits trucs", les gens me disent qu'ils les ont lus, moi, ça me va tout à fait.
Ecrit par : catmano | 24 juillet 2006
Jean-Paul, si vous cherchez le nom de votre ami dans le fichier du sudoc ( http://www.sudoc.abes.fr ), vous trouverez 5 références. Que des préfaces. Le niveau monte, même celui des maîtres de conférence.
Votre nom donne 67 résultats (vous êtes un affreux polygraphe, dites-moi !).
Bien entendu, vous restez petit joueur par rapport à Philippe Meirieu et ses 276 références. Oui, oui, le même Philippe Meirieu, brimé, étouffé, interdit d'antenne, baillonné, censuré, en proie à l'oppression totalitaire du système... il arrive quand même à publier deux-trois trucs sous le manteau, faut croire.
Ecrit par : Pierre-Henri | 24 juillet 2006
Catmano, vraiment, si vous embêtez quelqu'un, ce n'est pas moi.
J'aimerais justement lire vos témoignages sans qu'ils soient mélangés à autant d'autres choses (de même, pour d'autres habitués de ce blog) et je suis trop paresseux pour les compiler moi-même -- vous l'avez deviné, j'étais élève du primaire dans les années 80.
Ce que vous racontez me permet de mieux entrevoir la logique particulière qui sous-tend le délire pédagogique actuel.
J'espère juste que vous n'avez pas mal pris ma remarque. Je vais essayer de la formuler autrement :
M. Brighelli, pourquoi ne créez-vous pas une entrée du blog pour la lettre de Catmano à Marc le Bris ?
Ecrit par : prof chômeur | 25 juillet 2006
"Justement, JPB, je suis attristé de vous voir appeler "gauche" ... "cette gauche-là". Depuis que je vote, quand je vois les politiciens de ce pays, j'ai l'impression de marcher avec deux chaussures droites !
Où est Toto ?"
Bonsoir fourhum,
toto il est "just back from holidays" so il est un 'chtit' peu hs...
Il a 'pu' lire à partir de JP, ;), à peu près tout, à peu près à l'endroit (...dépend des auteurs, ;)...) .
Donc juste pour te répondre, les popo,les popolilittiiciienns... pour l'instant on s'en 'tape', si "ils" veulent nous suivre, "bien leur en fasse" (ou un truc kom ça?sa? :o))))).
Sinon que chacun d'entre nous en parle autour de nous...
"Marrez"-vous cinq minutes, demandez-vous ce que vous avez fait en PSMSGS...CP ...
Quelle méthode de lecture avez-vous eu etc... à vous de voir.
"Marrez"-vous moins, regardez les mômes(*) que vous avez autour de vous....
SVP l'année prochaine :
La planète des ALpha pour tout le monde....
Léo&L;éa à partir du CP (tranquille sans stress)
la suite plus tard ....dodo
bien amicalement,
l'Affreux
(*)de 4 à 77 ans...
Ecrit par : toto | 25 juillet 2006
Eh oui, Pierre-Henri, j'ai commis quelques petites choses, au fil des ans. Et encore, ne sont répertoriés là que les textes que j'ai signés de mon nom. Ce qui a paru sous divers pseudos, sans compter tout le travail de nègre, depuis vingt ans que je le pratique, ne peut y figurer.
Sur l'athéisme — pour en finir avec la comptabilité macabre : que je sache, aucun athée n'est jamais parti en croisade pour imposer son absence de foi. En revanche, qu'est-ce qu'on a tué pour du pain qui se transforme en chair, ou des vierges en plus ou moins grand nombre — comme si c'était agréable, tiens !
Quant à Catmano, on va s'en occuper, éditorialement parlant…
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 juillet 2006
D'accord avec vous, si on admet que le communisme est aussi une religion. Cette "abstraction" a quand même supprimé un certain nombre de centaines de milliers d'êtres humains depuis le passage de la théorie à la pratique, et continue à emprisonner allègrement à Cuba. Et quand on voit les liens étroits entre Castro et l'équipe du monde diplomatique, (les "islamo-gauchistes"), ainsi que l'intronisation de "frère Tarik" dans les différents forums sociaux mondiaux, où il a pu en toute tranquillité exercer son prosélytisme feutré autant qu'islamiste intégriste, je pose une simple question à tous les participants à ce blog, et spécialement à Jean-Paul, prof chômeur et toto: comment définiriez vous une "vraie gauche"?
Tiens, Jean-Paul, une autre question; que pensez-vous du livre de Nicolas Decaussin, "cet état qui tue la France"?
Ecrit par : christophe sibille | 25 juillet 2006
Tarik Ramadan qui, je le rappelle, avait quand même, à une heure de grande écoute, pris position, (à mots couverts, mais quand même) pour la lapidation des femmes adultères.
Ecrit par : christophe sibille | 25 juillet 2006
Pour le moment et en attendant un éventuel changement, je continue mes petits envois chapitre par chapitre de ce qui, au départ, n'était qu'une façon de me sentir un peu moins seule dans cet "univers impitoyable" entre les "discussions" avec les collègues et les "animations pédagogiques" dispensées par mon administration. A part ça, je vois que tout le monde a fait comme moi et s'est levé très tôt pour profiter de la "fraîcheur de l'aube", il est vrai que 27 ° dans la maison, c'est appréciable... Attention, c'est long, mais quand je coupe en deux ou trois Chris en profite pour me dire qu'il ne comprend pas ce que je cherche à démontrer.
• Des classes à un seul cours ou à plusieurs niveaux...
Vous dites p 231 qu’actuellement, dans votre département, on prône l’efficacité des classes de cycle, ce que vous contestez... Selon moi, c’est à la fois vrai et faux. Pas systématiquement vrai, pas systématiquement faux.
J’ai eu en début de carrière (1979/1980 puis 1980/1981), dans un tout petit village de montagne à 1400 m d’altitude, une classe unique composée de trois (puis de cinq élèves à partir de mars 1980) : l’un en CM1, la deuxième en CE1 et le troisième en GS vite transformée en CP. C’était à la fois une classe à faible effectif et à plusieurs cours. Il est vrai que cette structure d’école était complètement anecdotique et qu’elle ne peut en aucun cas servir à défendre quelque cause que ce soit. Mais elle a eu le mérite, précieux sans doute dans toutes les régions de France un peu escarpées, un peu isolées, d’offrir à cinq enfants la possibilité de se lever à 7 h 30 – 8 h comme tout le monde, de fréquenter l’école de leur village, de rentrer manger à la maison le midi et de finir leur journée d’écolier vers 17 h comme tout le monde. Depuis, cette école a fermé et les petits du village attendent sans doute tous les matins devant leur porte le car de ramassage qui, l’hiver sous la neige et sur le verglas, les transportera à 15 km de chez eux vers la classe de RPI où il n’y a peut-être qu’un seul niveau mais où ils ne sont que les enfants de S, village perdu non pas sans église comme dans le poème d’Apollinaire mais sans école... Ne crachons pas sur les classes à niveaux multiples pas plus que sur celles à cours unique.
J’ai derrière moi 26 ans de classes à cours multiples dont 15 ans en classe unique (CP/CE1/CE2/CM1/CM2 avec en plus parfois la GS). Des classes allant de 3 à 26 élèves. Mes conclusions : 3, ce n’est pas assez, seules des circonstances exceptionnelles (isolement, enneigement important, île...) peuvent le justifier ; 26, c’est beaucoup trop, surtout si, convaincus par votre hiérarchie, vous optez pour Foucambert en lecture, ERMEL en maths et « La main à la pâte » en sciences !
Selon moi, l’idéal pour ce type de structure se situe dans une fourchette de 16 à 20 élèves, avec de 2 à 5 élèves par cours. Dans ces cas-là, l’enseignant a du temps à consacrer à chacun des niveaux : avec quatre élèves de CE2 ou de CM1, habitués dès le début à « réagir vite », la technique de la division est beaucoup plus vite maîtrisée que dans une classe de 25 à 30 enfants du même âge ; de même, faire lire à chacun des petits CP leurs pages de lecture quotidienne, même s’il y en a un qui « rame » un peu, cela prend tout au plus 10 à 15 minutes.
Ce sont par ailleurs des enfants habitués dès le début à travailler beaucoup plus par écrit, que l’enseignant « autonomise » au maximum et qui se responsabilisent très tôt. A l’enseignant de structurer dès le CP cette autonomie et cette responsabilité par une pédagogie parfois contraignante mais forcément efficace : mes petits CE1 apprenaient dès la découverte des tables de multiplication que c’était un outil qu’il fallait connaître à fond si l’on voulait plus tard être efficace dans les divisions, mes petits CP savaient dès les premiers jours qu’au CE1 il fallait être capable de tout lire tout seul si l’on voulait pouvoir suivre en maths, en français, dans toutes les matières, mes grands CM1 et CM2 savaient relire seuls une correction de problème ou de dictée et en tirer les conséquences. Aucun des élèves de ces classes n’a redoublé sa 6° ou sa 5° (c’était à l’époque où les professeurs de collège décidaient encore...) et tous étaient étonnés de voir à quel point certains de leurs camarades de classe citadins manquaient d’autonomie...
Je suis en revanche parfaitement d’accord que ce type d’organisation doit être réservé aux écoles où la nécessité l’exige et qu’il est ridicule d’organiser ce système de classes multi niveaux dans les écoles où les effectifs sont suffisants pour constituer des classes d’âges et de niveaux homogènes.
Peut-être que cette « foutaise » a son origine dans les statistiques des premières évaluations CE2 et 6° où les élèves des classes rurales avaient, en moyenne, de meilleurs résultats que ceux des zones urbaines. Il ne serait pas étonnant que nos grands pontes qui n’ont jamais mis les pieds ni dans une classe de villages à l’environnement socioculturel homogène, ni dans une école à 15 classes d’une banlieue chaude, en aient déduit qu’il suffirait de reproduire les structures en vigueur dans les zones rurales pour effacer les traumatismes des enfants des cités.
Et puis, vous avez raison, tant que cela permet de grappiller un ou deux postes d’instit ici ou là sans s’attirer la vindicte populaire, c’est bon pour la croissance et pour notre PIB...
Chez nous, dans le rural en zone de montagne, en voie d’inéluctable dépeuplement (comme l’a expliqué un technocrate du Conseil Régional à un maire d’une commune de 50 habitants de ma connaissance), nous n’entendons pas le même discours. Ce que nous serine notre administration (et notre syndicat qui a souvent des peaux de banane devant les yeux), depuis trente ans, c’est : « Hors du RPI (regroupement pédagogique intercommunal), point de salut... », ce qui permet bon an mal an de récupérer chaque année quelques malheureux postes budgétaires... Il suffit d’une ou deux « années creuses » (chez nous après des groupes de 10 enfants nés en 1995, 8 en 1996, 11 en 1997, nous n’avons que 3 enfants nés en 1998 et 2 nés en 1999, tout le monde ayant attendu 2000 pour mettre au monde un « bébé du siècle ») pour que l’on puisse fermer une classe et faire de trois classes uniques de 17 élèves dans trois villages un RPI à deux classes de 26 élèves où les niveaux seront certes moins nombreux mais dont les élèves attendront à leur tour le car chaque matin quelle que soit la météo du jour après parfois, s’ils ont la chance d’habiter une ferme ou un hameau isolés, une dizaine de kilomètres en voiture pour rejoindre le point de ralliement... De toute façon, comme dirait l’autre, ils habitent « un canton en voie d’inéluctable dépeuplement » que l’ « Europe » aimerait bien voir se transformer en réserve à touristes, à haut pouvoir d’achat bien sûr.
Au cours de mes promenades, en incorrigible passéiste que je suis, je me prends à rêver à l’investissement auquel avait consenti la III° République lorsque je rencontre en bas d’un col de montagne une « maison d’école » reconnaissable entre mille autres constructions, posée là il y a maintenant plus d’un siècle , toute en pierres de taille, pourvue de ses immenses fenêtres et de ses « commodités » au goût de l’époque parce que les « grands pontes » de ce temps avaient fait de l’Ecole et de l’accès à l’Instruction pour tous une priorité nationale...
Ecrit par : catmano | 25 juillet 2006
Je ne mettais pas en cause la nécessité d'obtenir l'agrégation pour postuler en fac. Personnellement je trouve que c'est le mode de sélection le plus juste et le plus cohérent. Je soulignais le fait que les étudiants qui ensuite viennent pleurer, disant qu'on ne les avait pas prévenus qu'ils n'auraient pas de débouché, ne sont peut-être pas si à plaindre ; même si officiellement l'agreg n'est pas nécessaire, de nombreux professeurs -enfin moi j'ai eu cette impression- mettent en garde leurs étudiants et leur conseillent de tenter les concours le plus vite possible.
Pour ma part (mais c'est une autre question) ce qui m'a toujours révoltée c'est la mise en place des concours internes qui à mon avis ont eu des effets pervers. Et puis je connais une naïve qui avait cru que l'interne lui ouvrirait les portes de la fac et qui a déchanté...Alors pourquoi cette agreg "light", qui n'a d'agreg que le nom ? J'ai l'impression que ce système a été mis en place pour saper l'ensemble et supprimer à long terme toute hiérarchie.
Ecrit par : Florence | 25 juillet 2006
Christophe, non, je n'ai pas lu : c'est bien ?
Florence, l'agrèg interne sert surtout à apaiser les syndicats, toujours revendicatifs devant un système qui ne laisse qu'une portion très congrue à une promotion autre qu'à l'ancienneté. Intégrer en masse des Certifiés dans le corps des agrégés était à la fois trop voyant, et trop cher. On a donc inventé l'interne pour ne pas désespérer Billancourt.
En fait, c'est en Terminale que l'on devrait prévenir les (futurs) étudiants. Il y a quelque chose de très pervers dans le fonctionnement de l'orientation (et des conseillers chargés de ladite). C'est si vrai que de plus en plus de facs mettent en place une cellule de ré-orientation, pour les étudiants qui s'aperçoivent (un peu tard) qu'ils n'ont aucun espoir dans la branche choisie. C'est comme ça ue l'on voit arriver en BTS des gens qui ont 20-22 ans, et qui sortent d'échec, ce qui n'est jamais bien satisfaisant pour le narcissisme.
Quant à ceux qui restent en fac, ils s'enfoncent dans l'échec — ce qui est mauvais pour l'ego…
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 juillet 2006
Je voudrais faire une observation qui semblera dérisoire devant le flot proustien et catmanien:
Catmano, par la longueur , la densité de ses considératiions pédagos, d'ailleurs passionnante, me fait penser à ce travers, si typique de notre corfporation : cette incapacité totale à ne pas PARLER EPICERIE..car à part quelques interventions, de Christophe sibille, de JPB ou de Pierre -Henri, on ne parle QUE DE BOULOT...
Et permettez-moi un souvenir amusant: lorsque je fus, en 1984, agrégé stagiaire, en stage pardon!!!(une connasse du rectorat me remonta les bretelles sur ce point!!! voyez qu'en 25 ans, rien n'a changé) on me donna le choix entre le lycée Maximilien Perret à Vincennes et le Collège JB-Clément (collège avec une filière musique) à Dugny, dans le Neuftroua...Je n'hésitai pas une seule seconde et me retrouvai dans cette petite cité étrange, coincée entre l'aéroport du BOurget et le rien de la campagne du Val d'oise, et passai une année délicieuse. Je me fis un ami très cher, puisque notre amitié dura 15 ans, Jean-René Louvet ,un brillant jeune prof d'histoire, de mon âge, avec lequel nous étions sur la même longueur d'onde. Donner aux élèves le plaisir de ce qu'ils apprennent et dire à l'administration rectale d'aller se faire lanlaire...
Or voilà, ce JR Louvet fut pris, vers 1992, par ce que Brecht, dans son magnifique Arturo Ui, décrit si bien, la folie du pouvoir...Il devint une lèche-cul immonde, d'autant que l'animal avait un sacré talent et une sacrée culture. Il changea de discours et emboîta le pas des Scientologues mérieuxistes, des poubelles pédagomaniaques... une langue de bois, et pas de pitchpin, de chène de Tronçais, de teck....
Et le comble fut qu'un jour de 1992, il me dit de venir à Cachan, pour qu'on boive un coup à l'issue d'une réunion avec le recteur qu'il tenait blblblblbblaaablala..J'y allai et là le spectacle que je vis me dégoûta à vie du pouvoir. J'attendais devant le bâtiment des conférences, car plutôt riques la pleurésie sous l'orage que de m'asseoir ne fussent-que trente secondes pour écouter les inepties rectales (ou rectorales), et la double porte s'ouvrit et ce que je vis me fit rentre la honte dans le trou du cul, vous savez ce malaise qui vous saisit quand un ami cher se fait humilier....et je vois mon Jean -René, tel Louis De Funès devant et autour du recteur, lèche-cul de chez Lèche-Cul...virevoltant et courbé, affairé et dévoué...immonde. Je m'éloignai et allai vomir. Et pourtant, comme les peupliers de la cour de ce lycée étaient beaux....et aucun de ces abrutis qui levait la tête pour les voir!!!
Plus tard j'appris que Louvet est devenu Recteur de RHöne-Alpes. Je n'ose pas croire le nombre de culs qu'il alèchés et de rivaux potentiels qu'il a écrasé à coup de talons...
Donc les disocurs pédagos, je m'en contre fous. "Pitié pour les filles" est un thème éminemment POLITIQUE et pas un borborygme pédago pour profs en vacances et qui préparent leurs petites fifiches de rentrétrée. Christophe Sibille -qu'au demeurant j'ai calomnié, parce que j le prenait pour l'Oberscharführer Chris sur l'autre blog- a posé une question que nul n'a repris au bond: à propos de Tariq Ramadan....
Effectivement , c'est fondamental(iste). Ce chien, qui est, on le sait le petit-fils du fondateur egyptiens des Frères Musulmans, est la coqueluche des cénacles de gauche, toujours à l'affût des délires islamistes par mauvaise conscience atrabilaire vis-à-vis du colonialisme. Ces intellos pourrissants, dont malheureusement bien des collègues, et je sais de quoi je parle dans mon entourage professionnel, admirent -je cite- "la clarté de la pensée" "la profondeur de la réflexion" de ce chien qui, Christophel le rappelle fort bien avait fait, face à Sarkozy qui -évidemment, buvait du petit lait- l'apologie de la LAPIDATION DES FEMMES....
Alors, stop, on se fout royalement des statistiques, des programmes et des considérations-super-glu sur l'école. Recadrons le débat: que pensent nos collègues féminines de ça???
Pour ma part, j'ai passé des heures, et les programmes je m'assois dessus, à montrer à mes Premières et à mes Terminales que la Stigmatisation des femmes par ces imposteurs de l'Islam étaient de même nature que la stigmatisation des Juifs dans les années 30..Sopuvenz-vous mesdames les professeures qui pensent à la Rentrée 2006-2007, de ce reportage à Kaboul ,dont je parlais plus haut avec cette femme lapidée en public. Voilà ce que nous devons dire à nos élèves, et comme Voltaire DEVONS HURLER ECRASONS L'INFAME..... sinon, nous faillissons à notre merveilleuse tâche.
Terminons par quelque chose de drôle: En 1993, j'avais des 6èmes merveilleuses, devant lesquells j'étais en admiration. Nous prenions une heure, cette connerie de "vie de classe" dont tout le monde se tape, pour débattre de problèmes d'actualité. Et croyez-moi, débattre avec des 6èmes, ça vous forme!! Je leur avais parlé de l'incarcération de Klaus Barbie, en leur expliquant les enfants d'IZieu. Et je remarque une petite fille, brillantissime élève, mais qui là, faisait la gueule, bras croisés et réprobatrice. je lui demande: "Mais Elodie, ça ne te plaît pas??" Elle éclate alors en sanglots et en reniflant me dit "Mossieu vous êtes méchant, j'veux pas qu'on mette ma poupée Barbie en prison!!!!"
Voilà pourquoi nous sommes des abrutis....IN GIRUM IMUS NOCTE ET CONSUMIMUR IGNI
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 25 juillet 2006
Pour Montaigne-sur-quadrupède.
De quoi avez-vous "parlé" ci-dessus sinon de boulot ? De votre expérience, ou plutôt par procuration puisqu'aussi bien vous relatez les "aventures" d'un autre en lui prêtant des intentions... L'impossibilité à se détacher du vécu, que vous voyez chez la plupart des intervenants ici moins deux ou trois, que vous graciez aimablement, est bien la vôtre. ;-)
Sauf si "Louvet" est un pseudonyme, je suis surpris de voir une telle mise en cause publique : "et je vois mon Jean -René, tel Louis De Funès devant et autour du recteur, lèche-cul de chez Lèche-Cul...virevoltant et courbé, affairé et dévoué...immonde. Je m'éloignai et allai vomir. Et pourtant, comme les peupliers de la cour de ce lycée étaient beaux....et aucun de ces abrutis qui levait la tête pour les voir!!!"
Et puis, avez-vous réellement vomi, ou, en comédien qu'est l'enseignant, prenez-vous quelques libertés avec le passé ?
JPG
Ecrit par : JPG | 25 juillet 2006
Non, non , rassurez-vous c'est bien le nom de ce type.... je ne vois pas pourquoi je le dissimulerais??? ah, j'y suis parce qu'il y a sur ce blog quelques couards qui ont peur des représailles rectales...
Quant à ce que je narre, libre à vous de l'interprêter comme bon vous semble, mais oui, c'est du dégueulis que je trouvai sur ma chemise ,et oui, c'est moi ,Jean-Philippe GOLDSCHMIDT qui ai vécu ça.
Au fait, petite précision stylistique: j'emploie le vous parce qu'à l'instar de Prévert "je dis tu à tous ceux que j'aime" et come je pressens que je ne vous aime point, vous permettrez, cher monsieur, que nous gardions une distance confortable. Si ma fiche signalétique vous intéresse, vous avez mon mail.......Et l'avantage des quadrupèdes, c'est qu'ils se caraptent plus vite que les bipèdes.
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 25 juillet 2006
Mort de rire,
en tous cas le JR (dallas) sûr qu'il va pas être content.
Keep cool avec le JPG, il est pas méchant, juste un peu taquin des fois :))))))) lui aussi a pleins d'infos sympas, il faut juste faire le tri ;)
bisou jpg.
Merci pour le témoignage Jean-philippe.
Cat je te lis asap.
juste pour plus de précisions:
La planète des ALpha pour tout le monde pour s'éclater (de rire) en travaillant....
Léo&L;éa à partir du CP (tranquille sans stress) pour travailler dans le sérieux etc ...
Après normalement en CE1 vous pouvez leur faire Proust. ;)
Ecrit par : toto | 25 juillet 2006
Vous étiez à Dugny, dans une filière musique, Montaigneacheval? Avez-vous connu Françoise Vuillermoz?
Je rappelle par ailleurs que, dans ces fameuses: "100 minutes pour convaincre", au cours desquelles Sarkozy s'était "acheté une conduite" en se programmant des débats contradictoires sur mesure avec Le Pen et Ramadan, au cours desquels il avait évidemment pu faire faire figure de démocrate, (en trompant fort habilement son monde, d'ailleurs! Quand on pense qu'il a même atteint des sympathies "à gauche"! Tiens, aucune réponse à ma question sur ce que pourrait représenter le fait d'être de gauche", remarque en passant...)
Jean-Paul, je ne crois pas que ce livre vous plaira, (du moins, je l'espère), quoiqu'il dise également pis que pendre des IUFM! Mais je vous en recommande quand même la lecture, car rien n'apprend plus de choses qu'essayer de pénétrer la pensée de ceux qui ne pensent pas comme nous! Mais, là, je ne pense pas vous apprendre grand-chose!
Ecrit par : christophe sibille | 25 juillet 2006
Quelle poisse encore un entretien chez Arcelor, apparemment ce n'est pas terminé et moi je ne sais plus quoi leur dire à part que je veux absolument ce poste....
Rdv jeudi 10h30 sur Metz....
La chaleur me liquéfie sur place et je ne sais vraiment plus comment les convaincre ni quoi penser....Que c'est long, abominablement interminable...
Ecrit par : Sandra WAGNER | 25 juillet 2006
Pas d'accord avec vous, Florence et JPB sur l'agreg interne. Je vous touve très injustes.
D'abord parce qu'il faut distinguer cette agreg interne de la promotion sur listes d'aptitude où des certifiés passent dans le corps des agrégés sans le moindre effort, sans rien faire et souvent parce que ce sont des pédagos bien vus des inspecteurs, récompensés pour leur zèle pédago.
Deuxièmement parce qu'il s'agit d'une possibilité de promotion interne et il me semble plutôt positif qu'on puisse permettre à des gens fonctionnaires ou pas d'évoluer dans un métier s'ils font l'effort de répondre à un concours exigeant et somme toute sélectif quoique vous en pensiez.
Ensuite parce qu'avant de critiquer ce concours, il faudrait y regarder de près. Je pense que certains concours externes donc irréprochables à vos yeux n'offrent plus de nos jours aucune garantie intellectuelle et c'est ce qui arrive au CAPES de lettres si j'en juge par ce que m'ont dit certains profs de fac au jury du sus-dit. On ne peut pas en dire autant de l'agreg interne de lettres du moins ,non encore rongée par la didactique qui n'occupe qu'une épreuve écrite et qui est inexistante heureusement à l'oral.
Enfin, parce que et on rejoint ainsi la rubrique initiale du blog,
elle est comme par hasard passée par un public aux trois quarts féminin. Certes la profession est féminisée mais ce même collègue de fac qui fait partie du jury d'agreg interne me faisait remarquer que c'étaient des femmes qui sur le coup de la quarantaine, se remettaient au boulot, acceptaient d'être à nouveau jugées par des collègues de fac souvent plus jeunes qu'elles, et ce n'est pas forcément évident, sacrifiaient du temps pour bosser les oeuvres et se remettre à niveau car on ne la donne pas comme cela cette agreg light comme vous l'appelez.Et puis j'ai vu autour de moi des collègues qui m'avouaient avoir été dépassées par leur vie de famille après avoir obtenu le CAPES externe il y a de cela une vingtaine d'années( et avec ses 230 postes, ce n'était pas un CAPES donné, on a vu plus facile depuis!). Dépassées parce que la carrière du mari continue souvent à primer sur celle de la femme surtout quand les gamins arrivent et ce dans tous les milieux même ceux dits favorisés. Alors le choix pour ces souvent excellentes anciennes étudiantes, c'est de faire carrière comme le mari et de laisser tomber les gosses ou d'attendre la quarantaine, quand elles commencent à respirer un peu, et que les gosses ont grandi pour se remettre au boulot et passer cette putain d'agreg qu'elles n'ont pas pu passer ou repasser à cause de la carrière du cher et tendre et des adorables bambins. Alors, ma chère Florence, je ne sais pas quel âge vous avez, vous appartenez peut-être à un milieu qui vous a permis de passer l'agreg externe comme vous vouliez mais il faut savoir que ce n'est pas le cas de tout le monde et ironiser sur des gens qui se remettent au travail des années après leurs études pour obtenir un concours qui n'est pas donné, contrairement à ce que vous dites, je trouve que c'est effectivement désespérer billancourt quand on sait que les femmes sont souvent les billancourt des hommes encore et toujours.
Voilà, c'est pas trop mon genre de jouer les féministes mais je trouve qu'avant de faire la fine bouche et de mépriser le travail des autres, il faut savoir de quoi on parle.
Par ailleurs, quand j'ai passé l'agreg interne, vous imaginez bien que je suis de ces minables-là pour m'éverver ainsi, il y avait parmi nous une nana ex-infirmière, élevant depuis peu ses enfants seule, ayant réussi à devenir instit pour avoir des horaires plus adaptés pour ses gosses, qui venait de réussir le capes interne, et qui préparait sur deux ans l'agreg interne parce qu'elle avait besoin de mettre du beurre dans les épinards et parce qu'elle s'était mise à aimer la littérature pour de bon. Alors qu'on râle contre les profs qui intègrent des corps sans rien faire, d'accord, mais pas contre ceux et celles qui essaient d'obtenir une promotion en BOSSANT. Je n'en connais pas qui l'ait eue, l'agreg, sans rien foutre. Et puis,à ce moment-là, vous devriez râler contre une bonne partie des certifiés qui vous entourent car vous oubliez un peu vite, les milliers d'intégrations d'AE dans le corps des certifiés qui ont été faites , il y a quelques années certes, sans que ces chers collègues aient fait quoi que ce soit, sinon payer leur cotisation syndicale.
J'arrête-là, je retourne à mon apprentissage de l'italien, au moins, cela a le mérite de me calmer, d'habitude.
Ecrit par : elisabeth. | 25 juillet 2006
D'avance je m'excuse pour cet aparté
Très sincèrement, bonne ...... Sandra!
c'est peut-être long mais au moins vous avez des entretiens!
pour info à cinquante ans quand on est "sur-qualifié "non seulement on l'est mais en plus on est trop vieux et le cv arrivant chez le recruteur part directement à la poubelle, même pas un entretien quant vous répondez à une annonce dans laquelle le poste décrit correspond parfaitement à votre profil...là je parle de l'expérience de mon mari qui depuis qu'il a passé les 45 ans, ne connaît plus que les périodes d'essai renouvellées et les sièges éjectables...
alors ne désespérez pas , vous finirez par décrocher un poste! c'est mathématique, plus vous aurez d'entretien plus vous aurez de chance de décrocher le gros lot.
désolée d'encombrer le blog avec ces considérations persos...c'était juste par sympathie pour Sandra.
donnez nous des nouvelles dés que vous aurez une réponse enfin positive...
ceci dit, ce que je lis au fil de ce blog me désespère de plus en plus...
mais au moins je n'aurais plus à dire merci à qui que ce soit quand, dans quelques années, j'aurai fini d'enseigner à mes enfants...on n'est pas prêt de retrouver en France un enseignement digne de ce nom et je n'ai pas besoin d'une garderie, ça j'arrive à assumer...
J'ai de plus en plus l'impression Jean-Paul que ce combat que vous semblez vouloir mener est perdu d'avance et vain... autant j'ai eu l'espoir autant il fut fugace...
mais c'est vrai que sous cette canicule rien de plus rafraîchissant que des ronds dans l'eau...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 25 juillet 2006
Merci Cat pour ton superbe post,
beaucoup de choses sont dites dans celui-ci, arriveront-ils tous à le décrypter "correctement" ?
Voici un autre témoignage, "piqué" dans mon grenier.
Imaginez une belle écriture à l'encre et à la plume ;)
Luneau 11/10/28 Marianne 50c
Dimanche
Ma guite ,
Comment as-tu pu deviner
que j’avais souvent guigné ce pichet
auvergnat avec le grand désir d’en
avoir un ! Il n’y a pas deux guite
au monde . Je voulais t’écrire tout
de suite mais j’ai du travail plus
que je n’en voudrais et je n’ai pas
pu_ Seulement. Guite, je devrais
te gronder, c’est ma jolie car je sais
que ces objets d’un très beau travail
sont très chers !
J’attendais une lettre de toi mais
rien peut être as-tu aussi bien du
travail et comme moi de la piene
à t’y remettre. Guite , je ne voudrais
pas vieillir dans ce métier, il est
trop pénible et trop décevant pour le
faire seule.
J’ai 43 inscrits 42 présents. 1 qui
me quitte à la st martin et 2 qui me
rentrent 2 crétines que me passe la
mouche . Peut être y en aura-t-il d’autres
puisque d’autres *quittent des domaines
et que je ne connais pas les remplaçants
Je veux espérer qu’ils seront sans enfants
Quelle collections d’imbéciles ! Je ne peux
pas envisager la possibilité d’une
inspection ! D’abord les inspectons c’est
trop injustes et Mr M ne tient
pas assez compte de la charge d’une
classe comme ça_ Je suis d’humeur
chagrine ce soir ! _ Je voudrais ne
pas aller à la conférence 1°/ Parce
que j’ai grand peur que Mr.M
ne vitupère contre les gens qu’ont
copié leurs devoirs sur des revues (c’est
mon cas)- 2° Parce que le bruit
court que je me marie et qu’il
faudra subir de sottes réflexions
Je me demande quelle est la première
Personne qui a lancé ce canard et
Si je la connaissais elle passerait un
Mauvais moment .
Voilà le froid , le brouillard, le ,
froid au pied et le nez rouge !
tout ça me désole. Je ne peux pas
me réveiller le matin. Je ne peux
pas m’endormir le soir , trop de regrets
de souvenirs et d’espoirs stupides me
passent dans l’esprit.
Je voudrais des lettres, je ne reçois que
Quelques cartes et des journaux
pédagogiques. Si tu sais du nouveaux
des changements, dis le moi ici je
ne sais rien. Nini ne m’écrit plus
je me demande ce que je lui ai fait .
A côté de ça je dois des lettres et
je n’ai pas envie de les écrire – Si
tu peux m’avoir l’adresse de A.M
envoie la moi tu me ferais plaisir,
ça m’ennuierais de cesser tout rapport
avec elle surtout à cette première
rentrée
Oh guite ! le soleil, les colonies ! ou
bien être riche ! (je suis revenue
de vacances ‘fauchée’ sans avoir rien
acheté)
Simonne et mouche sont venues
aujourd’hui . Nous avons épilogué
sur la tristesse du métier, ri, dansé.
nous nous sommes presque trop
énervées.
Ecris-moi longuement , dis-moi ce
que tu fais, ce que tu penses, si
tu t’ennuies ou si tu te résignes
Dis moi ce que tu espères et le secret
de ton calme
Ma petite guite je t ‘embrasse
Bien
Ecrit par : toto | 25 juillet 2006
Merci Patricia c'est gentil à vous tous ces encouragements mais quelque part si votre mari est surdimensionné à 45 ans, j'oserais dire que je commence sérieusement à prendre peur. En effet bon nombre d'employeurs me disent déjà à 31 ans que je suis trop qualifiée, incroyable mais vrai !
Un de ces jours je vais faire la même chose que Sophie Talneau : écrire un bouquin sur mes déboires en entretiens d'embauche....
Je ne manque pas d'anecdotes croustillantes....
Ecrit par : Sandra WAGNER | 25 juillet 2006
Pour Elisabeth :
J'ai 32 ans, deux enfants. J'ai eu le Capes facilement et décroché jadis une pauvre admissibilité à l'agreg externe. J'ai démissionné et changé de voie (je reprends des études). Je ne suis pas particulièrement fière de mon parcours.
je comprends votre point de vue (en particulier en tant que mère de famille), mais je pense malgré tout que les concours internes ont eu surtout des effets négatifs. Je pense qu'on n'aurait jamais dû instituer de CAPES interne, troisième voie, et que tous ces concours "allégés" ont contribué à discréditer le corps enseignant ; par ailleurs cela n'a pas arrangé ce que j'appellerais l'effet "panier de crabes" en salle des profs(personne n'a le même statut, tout le monde se regarde en chien de faïence en lorgnant sur les avantages du voisin).
Je comprends qu'on ait voulu créer un moyen de faire accéder plus d'enseignants méritants au statut d'agrégés, mais je suis persuadée qu'on aurait pu s'y prendre autrement, et qu'en donnant le nom d'agrégation à ce concours certains avaient en vue l'élimination à long terme d'un concours prestigieux. En effet ce concours (interne), comporte d'abord une épreuve de didactique qui me semble assez sujette à caution et qui a plus de poids en terme de coeff que vous ne le dites(je connais quelqu'un qui a été biadmissible à l'externe et qui s'est fait recaler à cause d'elle à l'interne). Elle n'est en fait pas reconnue par les universitaires et on ne peut enseigner en fac avec elle (donc elle ne mérite pas son nom d'"agrégation")) ; elle ne comporte presque plus d'épreuves techniques, ce que je trouve aberrant : latin, langue vivante, ancien français n'existent plus.
Je suis sensible à vos arguments, mais voyez aussi que, si je ne me trompe, tous ces concours sont apparus au cours de la même période qui a vu la création des IUFM et leur montée en puissance. Je sais combien il est difficile d'étudier tout en élevant ses enfants, évidemment ces concours ont pu aider des mères de familleà devenir professeurs (elles auraient peut-être réussi l'externe cela dit) mais je suis persuadée que tout cela a contribué à la "casse" du système dénoncée sur ce blog ou sur Sauver les lettres.
Cela dit j'avoue qu'en tant que déserteur, je ne peux guère me permettre de donner des leçons à quiconque a eu le courage de rester dans ce système ubuesque...
Ecrit par : Florence | 25 juillet 2006
Pour Elisabeth:
Merci pour cet excellente synthèse sur l'agrégation interne ou je reconnais quasi exactement la situation de mon épouse. En effet, l'agrégation, pour elle ce sera pour plus tard.
Pour Florence:
Quand au panier de crabe dont vous parlez, il n'est pas besoin d'invoquer l'effet "statut" pour l'observer, si je me base sur les compte rendu circonstanciés que ma femme me fait de ses activités en collège. Le niveau d'individualisme, de bassesse et d'intrigue y est tout simplement consternant.
Ecrit par : François | 25 juillet 2006
Je tiens à préciser que j'ai conscience que mon commentaire n'est pas représentatif du cas général (du moins je l'espère). Alors appelons ça une réaction épidermique car mon propos n'était pas d'agresser le corps enseignant (auquel je suis tendrement attaché!).
Ecrit par : François | 25 juillet 2006
bon j'ai remonté le fil un peu ;)
« À propos de l'article signalé par Lariba : il est pour moi illisible, n'étant pas découpé en paragraphes »lol bon alors j’essaie même pas merci pour l’info JP ;)
« Magnifique extrait, Lariba ! A lire absolument. Inouï. J'ose espérer qu'il s'agit d'un canular. »
mince par ta faute j’ai voulu voir,,,grrrrr t’es malade de lire ça, il a raison le JP, c’est un truc à te "baiser" le crâne en 1 temps 1 mouvement.
« dans les torchons mal torchés des sbires que l'on respire l'esprit pédagogique à plein poumon »
mdr :o)))))) c’est clair…
« De même qu’ils sont ravis au CE1, dès le début novembre, de connaître le signe « X » qui leur économise d’écrire 10+10+10+10+10+10 = 60 »
dans Picbille c’est :
60 = 10+10+10+10+10+10. Ca à l ‘air con comme ça… non seulement c’est con mais c’est pire que 10+10+10+10+10+10 = 60 … amha
à+
Ecrit par : toto | 25 juillet 2006
Je prend l'occasion du commentaire de toto pour rebondir sur le calcul (désolé de dévier de la ligne). Alors si quelqu'un connait un bon manuel de calcul niveau CP à CE2 et facile à trouver (je prendrai bien celui mentionné par M. Le Bris dans son bouquin sinon), je suis preneur!
Ecrit par : François | 25 juillet 2006
"…si je me base sur les compte rendu circonstanciés que ma femme me fait de ses activités en collège. Le niveau d'individualisme, de bassesse et d'intrigue y est tout simplement consternant",
écrit François.
Et Montaigne, deux pages web plus haut, de nous narrer les aventures de son ex-ami Louvet (quand je pense que c'est le nom de l'un des meilleurs écriains des années 1790-95…).
Je serais fortement intéressé par l'avis des uns et des autres sur ce qui rend nombre de nos collègues adeptes du lèche-cultisme. Avoir le ventre usé par la marche, comme dit Cyrano (acte II, je crois), fait trop souvent partie des ambitions professorales.
Qu'est-ce qui a poussé soudain Louvet à changer comme ça ? Etait-ce en germe ? Est-ce dans le méier ?
Dans le même ordre d'idées, qu'est-ce qui fait que nous sommes l'une des professions les moins solidaires ? Quand un avocat ou un médecin est attaqué, toute sa profession fait corps, quoi que les autres en pensent. Nous, c'est coup de pied de l'âne à chaque instant.
Allez, Sandra, tu les auras !
Elisabeth, vous n'avez pas tort sur la question promotion spécifique aux femmes. J'ai eu le mois dernier au CAPES nombre de candidates de plus de 40 ans — souvent pitoyables, parce que déconnectées techniquement (mais elles avaient passé l'écrit, ce qui n'est pas rien). J'aimerais bien savoir si c'est une vague de fond (et déclenchée par quoi ? Une situation familiale qui change ?). N'empêcghe qu'à partir du moment où existait un concours externe, pourquoi fabriquer un concours interne, avec un programme allégé, des épreuves allégées, — nécessairement dévalué, sauf du point de vue indiciaire ?
Je vous rappelle que toout est parti d'une réflexion de Florence notant que cette agrèg interne n'était pas prise en compte par les jurys de spécialistes, en fac.
… Sinon pour donner une chance de promotion dans un système incroyablement stationnaire… C'est cela qu'il faudrait changer. Mais qui ici est prêt à imaginer une promotion au mérite ?
Christophe, vu ce que vous pensez de Ségolène (non sans raison !) et ce que vous écrivez de Sarkozy (et vous n'avez pas tort), pour qui diable allez-vous voter, au second tour ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 juillet 2006
Moi aussi, je suis preneur... Pour l'instant Picbille, c'est ce que j'ai trouvé de moins pire...
Ecrit par : catmano | 25 juillet 2006
Je les aurais ça c'est très clair, c'est même déjà inscrit et gravé dans la roche !!!
Je ne laisserai pas passer ce poste, pas question. Seulement il y a une chose : effectivement je serai folle de joie à l'idée de décrocher cette satanée opportunité qui sait particulièrement bien se faire attendre. La réussite en gardera donc une saveur particulière.
Néanmoins je dois bien avouer qu'à force de procédures en tous genres, de démarches entreprises par monts et vaux, d'entretiens menés en pagaille, d'argent, d'énergie et de temps et de stress dépensés, je suis franchement blasée et horrifiée devant l'absurdité du marché de l'emploi, devant les réflexions stupides de certains employeurs et j'en passe.... Des sentiments mitigés donc....
Ce qui est sûr c'est que la vie est bien "ein Kampf" et là dessus je n'en démords pas ni aujourd'hui, ni demain. Après avoir décroché le poste, il faudra tout faire pour le garder puisque je serai sur la sellette durant 6 mois. Le siège reste donc éjectable...
Malgré tout je peux déjà certifier que je me battrai jusqu'au bout pour le garder le plus longtemps possible....D'autant plus que le courant passe très bien entre moi et mon éventuel futur employeur....
Ecrit par : Sandra WAGNER | 25 juillet 2006
Euh Picbille mon fils l'a eu cette année et je trouvais que ça n'avançait pas beaucoup...mais bon. Je vais rejeter un oeil ; cela dit si quelqu'un avait un bon manuel en effet, ça m'aiderait car autant en français je vois comment le faire progresser, autant en maths je suis plus démunie.
Sinon il existe une autre voie de promotion pour les certifiés qui me semble plus juste : la biadmissibilité à l'agreg externe, que j'aurais peut-être pu viser si j'avais persisté dans l'enseignement et qui donne un statut plus avantageux.
Je pense que les professeurs se sont laissés bercer par la perspective d'accéder plus facilement à des statuts qui les faisaient rêver ; mais il me semble que c'est un peu la même histoire que les élèves qui obtiennent presque tous le bac... Les concours internes ont jeté de la suspicion sur le niveau des profs (et c'est dommage car il est difficile d'avoir l'agreg externe ou d'avoir un CAPES bien placé).
Ecrit par : Florence | 25 juillet 2006
C'est bien le problème de Picbille, ça n'avance pas beaucoup, l'ancienne édition était mieux, mais on ne la trouve plus. J'ai regardé dans de vieux bouquins, mais entre les prix en francs et les problèmes concernant essentiellement le monde agricole, ça ne va pas du tout.
Ecrit par : catmano | 25 juillet 2006
Jean-Paul, êtes-vous si sûr que le second tour de l'élection de 2007 sera tel que vous le prévoyez? Je prendrais bien les paris pour, mettons... Non, je n'ai pas de certitude, mais je pencherai bien pour Lionel... Et il n'est pas dit que le vieux ne se présente pas, alors, le gros borgne visqueux a peut-être encore ses chances.
Concernant l'échange sur les concours, je peux vous parler du cas d'une personne que j'ai connu d'assez près; maître auxiliaire, (en italien), pendant six ans, ballottée sur les six chef-lieux de l'académie (d'Orléans-Tours), plébiscitée par tous ses chefs d'établissement, avec des rapports dithyrambiques, ayant monté des voyages à l'étranger avec une énergie incroyable, et ayant fait augmenter les effectifs des classes d'italien d'au moins trente pour cent partout où elle est passée. Deux échecs au CAPES externe, (vraisemblablement un des plus durs sur le plan sélectif en dehors de la philo). Elle a fini par décrocher le concours réservé, et je puis vous assurer (me croirez vous?) que ce n'est pas volé. Vous me répondrez certainement que ce n'est qu'un cas, isolé. Mais j'ai la faiblesse de croire que ce concours a été créé pour intégrer les maîtres-auxiliaires les plus méritants, et je ne trouve, personnellement, pas cela honteux. Mais il est vrai que je suis un indécrottable "laxiste".
Ecrit par : christophe sibille | 25 juillet 2006
"Moi aussi, je suis preneur... "
Pat nous a parlé de Retz, moi je ne connais pas, il faudra allé regarder.
Je connais Boscher maths CP, et moi je trouve cela plutôt bien fait (amha, c'est pas l'avis de tout le monde), il faut imaginer que cela doit être suivi par un complément de leçon, parce que c'est "light" (petit format).
Ecrit par : toto | 25 juillet 2006
Parodiant Renoir dans "La bête Humaine" ....I connaît pas Retz, du dépôt du Vatican???? Retz, Ré, quoi. Le Cardinal...Mince, quoi, la chaleur vous a tous tétanisés.
Ce soir , retour dans 10 jours....Plage de Side, antique Pamphylia, ville des évergètes du IIème siécle, mais vous n'en avez rien à foutre, vous cherchez un p'tit coin dans l'frigo, un ventilo. VOus savez quoi, ce soir, la mer, avec son peitt ahanement familier, amène une bvrise légère et fraîche. Il ne fait que 30. Nous sommes assis en-dessous d'une tonnelle à Side Ve Gida Pazari.Un enchantement. Rien à dire. Seulement humer. Et j'aimerais vous envoyer des parfums de la côte turque plûtot to que des vacheries. JPG..mon homonyme en initiales va² dire "Han, l'est pas en Turquie, l'est à Hénin-Lyotard, comme disait Derrida...."
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 25 juillet 2006
Retz, c'et Picbille, en fait "J'apprends les maths" avec Picbille, c'est selon moi, donc, le moins pire.
Beaucoup de techniques de calcul mental (ils appellent ça "calcul réfléchi"), des ateliers de problèmes "traditionnels", un travail sur les différentes unités (monnaie, mesures et les fameuses boîtes de Picbille), des reprises fréquentes des notions abordées. Un gros regret quand même, la nouvelle édition démarre tous les apprentissages plus tard ou nettement plus tard que l'ancienne (exemple : listes de multiples de 3, 5 et 10 pages 36, 37et 46 pour finalement n'introduire le signe "x" qu'à la page 98...). C'est selon l'auteur pour "mieux prendre en compte les difficultés d'apprentissage". Ils ont aussi, en accord avec les programmes de l'école élémentaire, retardé l'apprentissage du mot "dizaine" en le remplaçant par "groupe de dix".
En revanche, à ma connaissance, ils font partie des rares fichiers à proposer un apprentissage de la technique de la division dès le CE2, et malheureusement ne la reprennent que fort tard au CM1.
Ecrit par : catmano | 25 juillet 2006
Qui-descend-deMontaine-à-cheval a écrit : "ventilo. VOus savez quoi, ce soir, la mer, avec son peitt ahanement familier, amène une bvrise légère et fraîche."
Meuh non, c'est le cheval qui ahane.
:-)
JiPéGé
Ecrit par : JPG | 25 juillet 2006
Exactement, Picbille c'est ce qu'avais ma fille en CE1 cette année, et c'est programme programme. De plus je n'ai pas été impressioné par le contenu, surtout considérant que ma fille connaissait déjà la table de cinq (presque intuitivement d'ailleurs) jusqu'à 6 ou 7 avant la fin du CP, ou par le conseil de la maitresse du CP de ne pas compliquer les choses en m'occupant des mathématiques (j'avais eu le malheur de lui dire que j'avais commencé l'addition). Je n'avais jamais vu les additions à trou avant ça...
Je cherche quelque chose qui n'a pas à calquer le programme et qui me permettra d'aider mes enfants à apprendre les base. Toutes les bases. J'ai déjà décidé de m'occuper de la division cet été, mais ce serait plus simple avec un vrai manuel.
Le "Calcul. Cours élémentaire" (Ardiot, Wanauld, Budin) j'en suis sûr me conviendrait parfaitement, ne serait ce que parce qu'il a été édité quelques années seulement avant ma naissance et devait donc être utilisé quand j'étais en primaire. Mais on ne peut pas dire qu'il soit facile à trouver.
Il doit bien exister quelque chose tout de même, ou les mathématiques modernes ont elles eu encore plus de succés que la méthode globale? Surtout qu'il y a le petit frère de 6 ans qui arrive en CP et dont il va falloir s'occuper aussi (il a été un peu plus lent sur la lecture avec 9 bons mois de retard sur sa soeur, et nous moins pressant d'ailleurs, mais nous aurons fini la méthode Boscher avant la fin de l'été, ça commence à rentrer).
Il y a des jours ou on se sent un peu seul...
Ecrit par : François | 25 juillet 2006
En effet en mentionnant Retz , je parlais de la méthode "j'apprends les maths" avec picbille mais l'ancienne édition car elle est un bon support. j'utilise aussi la méthode de Boscher et je me penche aussi dans d'anciens livres d'arithmétique, il suffit de faire travailler un peu son imagination et de réadapter les problèmes "plutôt agricoles" où de robinet et de train ... quant aux problèmes avec des francs il suffit juste de changer par euros, avec l'inflation , ça réajuste sans problème les prix...
de plus je leur pose beaucoup de problèmes de calcul mental.
L'avantage de faire l'école à la maison est que l'on peut rendre plus ludique certains exercice , ainsi la division nous l'abordons pendant les repas mentalement et aussi de manière pratique quand arrive le dessert...c'est fou ce que les enfants ont le sens de l'équité quand arrive un bon cake au miel ou un tiramisu...
clin d'oeil du jour...
Bonjour toto un pseudo prédestiné pour les maths n'est-ce pas!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 25 juillet 2006
Mais non François vous n'êtes pas seul...très franchement , ne chercher pas forcément une "bonne méthode" ...faites appel à votre bon sens vous verrez ça vient tout seul . Vous dîtes que votre fille a appris presque intuitivement la table de cinq...il y a une grande part d'intuition dans les mathématiques.
je ne connais pas un gamin qui ne comprennent pas très vite le principe des quatres opérations quand les chiffres se substituent à un nombre de bonbons posés sur la table devant lui...génial aussi pour la division quand on lui explique qu'il en a tant pour tant de jours...
les enfants raffolent des énigmes , en maths , on peut poser n'importe quel problème sous forme d'énigme...
ce ne sont que quelques petits trucs de la maman "enseignante par contrainte".
Après on passe à l'étape papier crayon et c'est incroyable de constater à quel point ça devient simple...
ma maigre expérience me permet de constater que si on a du plaisir à touver un moyen simple et concret pour faire comprendre un point abstrait à un enfant, il est lui même emporté par l'enthousiasme et la curiosité...à partir de là rien n'est barbant ni trop compliqué.
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 25 juillet 2006
un peu trop de fautes excusez moi je n'ai pas relu...
ne cherchez... qui ne comprenne
Ecrit par : patricia mesnigé | 25 juillet 2006
Merci pour vos conseils, Patricia, je pense voir ou vous voulez en venir. En fait, plus j'y pense, plus je me rend compte que ce qui me manque, c'est un plan de travail organisé afin de ne pas en faire trop peu, et surtout d'être efficace.
Expliquer le calcul ne me fait pas peur (il me manquait la division, c'est fait maintenant grace à vous). j'ai aidé cette année une voisine à préparer les mathématique pour son brevet (5 semaines de révisions à raison de 2 séance de 2.5H par semaine), avec une mention bien à la clé, les maths étant la meilleure de ses note, et elle qui pensait avoir réussi en français. Je n'en suis pas peu fier. Mais là, j'avais le support de son cours et des livres d'exercices! Alors que pour mes enfants, je n'ai que l'absence de souvenir de ce que j'ai vécu à leur age...
Mais trève d'autosatisfaction... Au travail!
Ecrit par : François | 26 juillet 2006
Montaigne, Homère parle quelque part de la "mer violette" — et c'est tout à fait ça, sous vos latitudes, surtout si, comme le poète grec, on a un peu forcé sur l'ouzo.
À travers ce que je lis des méthodes de maths, je déduis qu'une maison d'édition a changé un livre adéquat en un livre qui l'est moins… Tout un symbole.
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 juillet 2006
Patricia dit: "je ne connais pas un gamin qui ne comprenne pas très vite le principe des quatres opérations quand les chiffres se substituent à un nombre de bonbons posés sur la table devant lui...génial aussi pour la division quand on lui explique qu'il en a tant pour tant de jours...
les enfants raffolent des énigmes , en maths , on peut poser n'importe quel problème sous forme d'énigme...
ce ne sont que quelques petits trucs de la maman "enseignante par contrainte".
Après on passe à l'étape papier crayon et c'est incroyable de constater à quel point ça devient simple...
ma maigre expérience me permet de constater que si on a du plaisir à touver un moyen simple et concret pour faire comprendre un point abstrait à un enfant, il est lui même emporté par l'enthousiasme et la curiosité...à partir de là rien n'est barbant ni trop compliqué".
Vous savez, Patricia, rassurez-vous, beaucoup d'instits procèdent comme ça, en cycle 1 et 2, y compris chez les nouveaux sortants de l'IUFM! Et l'institution ne les menace pas de représailles.
Ecrit par : christophe sibille | 26 juillet 2006
À propos d'élections, Sibille…
J'ai cru longtemps que la Royal n'était que le sous-marin du Jospin. Mais les dents, qu'elle avait déjà longues, lui ont poussé, à écouter les sondages. Comme pendant ce temps la droite s'acharne à se tirer des balles dans les pieds, on va tout droit vers une confrontation Royal / Le Pen — faute d'idées, c'est la seule stratégie claire du PS, en ce moment : arriver à une revanche de 2002 qui donnera à son candidat la même légitimité usurpée que celle de Chirac depuis quatre ans. Et comme lui, ils feindront de croire que 80% des Français ont voté pour eux. Plus ça va, et plus je milite pour une reconnaissance officielle des bulletins blancs — et qu'au-delà de 50% de votes nuls, on invalide l'élection. Ça se fait, paraît-il, en URSS dans les élections locales — il y a un bulletin portant l'inscription "aucun de ceux-là"… Mais ils s'en gardent bien, chez nous — ça leur donnerait un coup de pied occulte à l'ego, qu'ils ont sensible.
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 juillet 2006
"Retz, c'est Picbille," ouppps merci Cat j'avions point fait le lien :( ... De plus désolé, je me permet de juger Picbille mais je savais pas qu'il y avait eu plusieurs éditions. Cela fait qq mois que j'essai d'avoir des infos sur ce sujet, sur le fouroum de lire et écrire. Je ferais plus attention la prochaine fois.
Donc il faut savoir que moi j'ai "fait" maths moderne, je ne connais n'y la régle de 3 ni la preuve par neuf, je ne sais pas développer une racine carré à la main, par contre je suis super fort en stat (avec la calculatrice programmable... bon "j'étions" parce que là, cela fait 20 ans... mais c'est comme le vélo)et algèbre de bool ;), et j'étions pas trop mauvais non plus en étude de fonction (bien propre, bien linéaire ;) )
Tous ça pour dire que les additions à trou, moi , cela ne m'a pas choqué (plus que ça ?????)
Pour François, je le redis, je sais je suis lourd, "gaff" à Boscher lecture, la nouvelle méthode (même format que boscher math, genre petit bouquin blanc, ET global. Et l'ancienne, la "syl-la-bi-que ou sy-lla-bi-que" est super difficile, même si "correctement" progressive. Enfin ce n'est que mon humble avis.
"c'est fou ce que les enfants ont le sens de l'équité quand arrive un bon cake au miel ou un tiramisu..." :o)))))))
Bonjour Pat ;)
"génial aussi pour la division quand on lui explique qu'il en a tant pour tant de jours..." attention les dents lol , on peut expliquer avec les "baffes" aussi... Je déconne ;o))))) j'ai bien rigolé, merci Pat, super les infos.
"ma maigre expérience ...à partir de là rien n'est barbant ni trop compliqué." ça j'adore, et c'est pas facile d'avoir tout le temps la "frite" pour s'éclater avec les gamins, déjà moi, avec un..., toi avec 5, certains avec 30 :(
"Vous savez, Patricia, rassurez-vous, .... Et l'institution ne les menace pas de représailles."
hum hum j'espèrions que cela est vrai, parce que chez "moi" c'est pô le cas, je ne parle que de ma prof qui est sincèrement (désolé) à "suer".
Il me fait un chtit peu "marrer" le "rassurez-vous" là ...
"ça leur donnerait un coup de pied occulte à l'ego, qu'ils ont sensible" Vive les coups de pied occultes... et ailleurs
à propos, à la query "qu'est ce qu'une bonne gauche"... c'est peut être une gauche "morte" ? en tout cas c'est pas une gauche à la fabius,hollande,royal,jospinedecheval,langdepute,delanoël même si ce serait "peut être" le moins pire (il me fait suer avec son "sable" dans les yeux)etcetcetc
Bon je relie pô, nã... ;)
Ecrit par : toto | 26 juillet 2006
"EST global" là obligé je suis ;)
Ecrit par : toto | 26 juillet 2006
Je vois que les programmes prennent en compte les difficultés d'apprentissage......
Cela signifierait que les enfants au fur et à mesure des générations deviendraient de plus en plus idiots ?
Absurde!
Comme il a été dit il suffit de trouver un sujet qui intéresse pour que l'enfant apprenne sans effort conscient.
Bien sûr chacun son rythme mais tout de même!
La connaissance de la connaissance deviendra d'ici quelques décennies un luxe...
C'est triste, et grave.
Inquiétant.
Vous le comprenez ça m'interloque.
Ecrit par : EncoreDePassage | 26 juillet 2006
La méthode des baffes marche très bien pour la multiplication par zéro : "Attention, je vais te donner trois fois zéro claque !" et on mime, genre grosse baffe qui s'arrête juste avant d'arriver sur la joue en disant très fort 1... 2..., 3..., "Et maintenant 192 758 fois zéro !(on commence à mimer et on arrête, l'air épuisé par l'effort)..." ou l'inverse " Et maintenant zéro fois 1 295 436 claques !". Ils adorent.
Un petit complément sur les programmes de l'école élémentaire que je développerai un autre jour:
Les programmes
J’aimerais rajouter une pierre à votre description des programmes et autres lois de programmation. Lorsqu’en 1995, nous avons reçu et commenté les « nouveaux programmes » (nous avons même eu à l’occasion une magnifique « animation pédagogique » style grand messe, dans une salle des fêtes très mal insonorisée, pendant laquelle le conseiller pédagogique nous a projeté grâce à son magnifique rétroprojecteur des pages entières de notre nouvelle bible, totalement illisibles pour la myope que je suis mais qu’il nous lisait en même temps au cas où nous aurions été incapables de le faire seuls chez nous... sans aucun commentaire, aucune argumentation et, bien sûr, aucune recette), j’avais trouvé une formule toute faite (vous avez sans doute remarqué à quel point j’une et j’abuse de ce genre de formules) : « J’ai la sinistre impression qu’on nous demande de mettre la charrue avant les bœufs... ».
Je croyais alors avoir tout vu, mais, en 2002, après avoir perdu une journée entière en début d’année à essayer de faire comprendre à ma jeune collègue PE sortante que telle ou telle innovation de la première mouture me paraissait totalement farfelue (exemple : le passage par l’écriture en majuscules d’imprimerie pour, soi disant, simplifier la lecture et le graphisme en moyenne et grande sections alors que les enfants n’utiliseront plus que très rarement ce type d’écriture dans tout le reste de leur scolarité), j’ai reçu « Qu’apprend-on à ... (la maternelle, l’école élémentaire, le collège) ? » et là, j’ai vu qu’il y avait pire que les programmes de 1995, avec leurs pauvres bœufs poussant difficilement leur charrue, c’était la charrue seule au milieu de son champ et le public autour lui criant sur tous les tons : « Bah avance, qu’est-ce que tu attends ? ».(Je vous en reparlerai plus loin)
Ecrit par : catmano | 26 juillet 2006
Pan sur les naseaux!!!!!
Retz, c'est donc un matheux....remarquez, ça doit être un spécialiste des nombres cardinaux.....
C'est comme Bourbaki...J'ai jamais compris pourquoi ce groupe de matheux avait pris le nom d'un des seuls généraux digne de ce nom de la Guerre de 70
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 26 juillet 2006
Ségolène ?
Attendons de voir quelles seront ses propositions pour l'école.
A priori, elles devraient en ligne sur son blog : Désirs d'avenir bientôt.
La gauche, et j'avoue que j'ai peine à m'en remettre, porte à mon avis la responsabilité terrible d'avoir saccagée l'école depuis 25/30 ans.
Je m'excuse d'accuser la gauche de cette façon mais c'était son joyau, son patrimoine léguée par ses glorieux anciens ( Ferry, Clemenceau etc .. ) et protégée par les suivants comme Blum, Mendès ou Mollet.
Il aura fallu attendre la génération post 68 et son avènement au pouvoir pour voir fondre sur l'école tous les missiles que l'on connaît.
La droite n'a fait que continuer dans le même sens sans idées nouvelles ni volontés politiques.
Olivier
Ecrit par : Olivier | 26 juillet 2006
Bon, je n'ai toujours pas eu de réponses des uns et des autres pour qu'ils m'expliquent leur conception de ce que pouvait représenter le fait d'être: "de gauche", en dehors de certaines considérations par défaut.
D'accord pour Delanoë, toto, quoique je trouve qu'il souffre un peu de son ego surdimensionné! Mais c'est un des rares que je considère comme à peu près honnête.
Je ne partage pas votre analyse, Jean-Paul; en revanche, je suis à 100% d'accord avec vous en ce qui concerne le comptage, (et la prise en compte, évidemment) des bulletins blancs. C'est un point de vue que je défends depuis moult années. On aurait moins de votes par défaut, et cela pourrait de toutes évidence clarifier certaines choses, et épurer ou étoffer certains programmes politiques!
Ecrit par : christophe sibille | 26 juillet 2006
Olivier, votre observation pour parfaitement exacte qu'elle soit n'est pas vraiment neuve. Bien entendu que la Gauche a commis un des crimes les plus consommés d'une société démocratique: tuer l'enseignement.
Tout le monde sait pourquoi et par quels moyens, inutile d'y revenir ni de souligner que des malfrats comme Meirieu, Dubet, Defrance et autres gangsters sont coupables de la mort de l'école.
Maintenat, que ferait Ségolène???? Rien d'autre que ce que ces prédécesseurs ont fait.....Nous enfoncer un peu plus la tête dans la merde, et à coups de talons.
Car la gauche, c'est avant tout la clique des branchouilles mes couilles oberkamfouilles. Ce sont de petits bourgeois pour Brecht, sans envergure, engoncés dans leur petit train-train. Ils vont chez LEUR boulanger,chez LEUR fromager, chez LEUR caviste.....
Leurs lardons, ils les foutent chez les curés, et là pas de mérieusités....
Ils trâinent derrière eux un incoercible mépris du populo, car ils sont à deux ou trois générations issus de la fange...et le spectacle du peuple leur renvoie une image non voulue d'eux-mêmes,insupportable. Alors imaginer que le lardon de la super-sympas fémmé dé ménaje poultougouchesse qui trabaille chez oux puisse accéder à Molière, Racine etc....leur est intolérable.
Donc, mon cher Olivier, ce que vous dîtes est vrai, mais l'analyse de ce problème est strictement marxiste: c'est en effet un problème d'affrontement de classes. Et ce n'est pas un hasard si c'est dans l'école que cela se cristallise. L'école fut jusqu'au putsch du SGEN puis celui du SNES dans les années 70 puis 80, un formidable poumon de démocratie.
Vers 1973, alors que j'étais en Terminale, mon père se fit virer manumilitari du SGEN. et il a encore, 33 ans après gardé toute une collection de tracts, circulaires de ce syndicat pourri...C'est édifiant et consternant. L'un de ces documents, notemment, porte en lettres garamond bold casse 28 "ASSEZ DES CAPITALISTES DU SAVOIR", et qui était une sorte de réquisitoire para-fasciste, stalinien à coup sûr, contre, dans le désordre, les agrégés, les titulaires, l'enseignement du grec, celui du latin ,de la philo même.....
Les soixante-huitards, donc, petis bourgeois sentant encore de très près le champ de patates dont ils sont issus, ont cru qu'ils avaient une mission à remplir....Mais ils n'en avaient aucune.Aujourd'hui, ils foutent le camp, direction la retraite ou le cimetière et ce n'est pas une grande perte.
Ce qu'ils ont fait à l"cole, c'est appliquer du Maxime le Forestier, du Bob Dylan, du Higelin A LA LETTRE. Mortau savoir...We don't need no education ,
We don't need no tough control
Teachers, let' the kids alive
Ces connards de Pink Floyds, au demeurant tous issus de la bourgeoisie, montant les ados comme des clébards contre l'école.
Je tiens le tract en question à votre disposition tout en soulignant que l'ignoble droite n'a eu qu'à se baisser pour continuer les obsèques. Ce fut du pain bénit pour les héritiers de Pétain de voir ceux de Blum se charger du boulot. C'est, mutatis mutandis, un peu la même chose quand Laval fit le siège d'Oberg en insistant pour qu'il autorise la déportation ndes enfants de moins de 16 ans...Oberg, à Nuremberg, dira qu'il n'en était pas encore revenu...
La servilité, la cuculerie, le mièvrerie Huguette Bouchardesque, les conneries du PS, la hargne de tous ce gens qui souvent furent blackboulés à l"agreg ou au capes et qui en conçurent une haine inextinguible du système...les profs eux-mêmes àcôté de leurs pompes: je me souviens, -ça va pas plaire à JPG-d'une de mes profs de français, Mme Lemaire, qui, en 3ème nous faisait faire des débats vaseux au lieu de nous enseigner le français.....les débaaaaaaaaaaaaa, arme pour démolir la pédagogie. Igonminie de faire croire à une Ecclésia alors qu'il ne s'agit que d'une Aristocratie...
Même chose en Allemagne, en pire, parce que là ,les gauchards avaient un prétexte béton pour ne pas faire d'autorité: Hitler.
La descente aux enfers est bientôt terminée, je vous rassure. On a avalé tellement de couleuvres que nous sommes devenus un vivarium. Nous pourrons toujours nous reconvertir comme gardiens de zoo avec notre petit pliant... remarquez, est-ce que ça nous changerait beaucoup?
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 26 juillet 2006
ah queue tu m'étonnes, ah queue on est dans la "doune", le souci c'est que, même si tu le leur dis, "ils" ne te croâent pas, les ânes!
bon quel est le con qui a écrit pour la première fois "Notamment" avec un "A" que je lui case la tronche ou alors pourquoi avoir mis 2 putains de "M" ?????? flûte de crotte de bique .
Merci olivier&Jeanphi; ah queue je pense la même grosso merdo.
Ecrit par : toto | 26 juillet 2006
Il est probablement l'heure pour moi d'envoyer un mot (certainement long; c'est mon premier message, et peut-être le dernier... je balance en vrac, au débotté) sur ce blog. Par sympathie déjà pour l'humeur de monsieur JPB: votre oeil noir et et votre moustache furibarbe à la télévision me plaisent assez (votre "trop" parfois vous dessert, je crois, mais c'est un jeu de manche, peut-être...); et votre goût pour le sang dans les débats est appréciable quand il vient avec l'intelligence et la foudre (sur ce point, lire la dernière proposition de Schopenhauer dans l'Art d'avoir toujours raison. C'est du grand!). Et puis aussi, parce que je vois très peu, voire pas du tout, de messages de la part de professeurs de Lycée professionnel (je suis en Lettres-Histoire... Un pas grand-chose.... vous en conviendrez amis capétiens et agrégés... Mais le concours était facile (je n'ai pas la tête aux concours formatés) et j'avais besoin d'argent pour poursuivre ma thèse et faire l'andouille dans des colloques internationaux de haute voltige - ha l'ego... La Rochefoucauld que vous aviez raison...).
Quelques fois, je ne comprends pas les diatribes des uns et des autres, ou leur vulgarité ici (par exemple, Montaigne-à-cheval, je vous ai pisté sur le blog "La République des livres"... On dirait , pardonnez-moi l'amalgame, du Lutte Ouvrière qui a tourné au vinaigre de framboise. Enfin, peut-être que LO et les ultra-gauche sont déjà un peu piqués... à la base du fondement. Mais il y en a pour qui vilipender suffit à satisfaire. EXISTER... Les "petits gris" de Michel Charasse - souvenez-vous de son coup de fouet contre Rocard méditant sur le miterrandisme... Vous pourriez en prendre la couleur...): n'est pas l'immense Léon Bloy, ou le non moins tonitruant Léon Daudet qui veut. L'art de l'insulte demande plus que le gros mot, il a besoin du style, d'une hauteur de style pour ne pas se sentir le parent pauvre de la Littérature (Oui, avec la majuscule comme chez Barthes... Quel ennui, Barthes... Ce doit être générationnel...). Et insulter sur ce blog, mettre en cause en nommant, pourquoi pas, c'est que vous êtes en fin de carrière peut-être, ou que, nous le savons tous, c'est quand même difficile de déboulonner un prof (alors les craintes rectales, arf arf arf, c'est chercher le frisson où il ne se trouve certainement pas)...
Mais Montaigne-à-cheval, on s'en fout du point de vue de l'individu. Je glose plutôt sur cette mentalité de délation qui hante le corps enseignant (dont je suis... bien sûr). (1) Qui que c'est qui a "vendu" ce proviseur homosexuel à Mende pour cause de blog insane? (2) Et comment que ces "qui-que-c'est" ont trouvé ce blog? Voici les réponses, par ordre: des enseignants (1) qui surfaient sur le net pour trouver des blogs d'élèves (ah 18 heures de cours, ce n'est pas assez pour s'occuper... L'oisiveté est mère de tous les vices) (2) qui, peut-être, ne les montreraient pas sur leurs plus beaux atours...
Et qu'ont-ils fait? Une jolie lettre: Cher monsieur ou chère madame de la Kommandatur (heu pardon:) du Rectorat, je suis un bon Français (heu pardon:) un bon fonctionnaire enseignant, je tiens à vous signaler que mon voisin cache des Juifs (heu pardon:) possède un blog où, grands dieux muets dans les nuées, on peut voir des photos du postérieur (ho ce mot est vilain, ma plume tremble à l'écrire...) du monsieur et des commentaires personnels sur la vie professionnelle de cet infâme contrevenant.
On sait tous ce qu'il advint de ce pauvre proviseur...
ERK!
C'est vrai que, comme je l'ai lu, dans un commentaire plus haut, le prof (aigri ou petit bras, assez souvent sans ambition personnelle, bourgeoisement satisfait de l'obtention de son concours qui le marque comme un héros de la Nation... arf arf arf, et qui s'en arrête là, comme si le monde était définitivement à lui) contemple avec envie, mais avec l'oeil blanc de l'aveugle, il ne faut pas que cela se voit, le CV du cher collègue.
Savez-vous encore que lire "Le Figaro" (pour rire... ou pas) dans certaines salles des profs peut valoir des remarques désobligeantes (j'aime surtout les pages saumon de cet excellent journal, mais aussi l'album de la Comtesse dans le Canard... et le magazine "20 ans", ha non, ça, j'ai fini. C'était à l'époque où je voulais comprendre les filles...)?
Bien sûr le vivier enseignant n'est pas totalement pourri. Non, l'administration aussi peut être très convaincante en la matière. Je m'explique, et cela me permettra de justifier ce "commentaire" de commentaire de commentaire, ad lib. Première année de titularisation (chanceux, je ne suis pas envoyé où l'Enfer zépétiste semble chercher ses âmes et ses séides. C'était un des "plus" du PLP Lettres-Histoire il y a quelques petites années encore. Oui, c'est honteux de choisir un concours pour sa facilité et ses côtés très positifs: mais je ne suis qu'un littéraire, qu'un léger...).
Première année de titularisation donc (il faut que j'arrête avec cette manie de la digression): un jeune issu de l'immigration (non, ce n'est pas un Portugais...) en plein cours se lève et se lance dans le prosélytisme pan-islamique/iste le plus virulent: "Je ne suis pas Français" (il est né en France), "vous les Français, vous voulez nous christianiser", (...) "moi je suis prêt à me faire sauter pour la défense de l'Islam", religion pure, etc. etc. "La France n'est qu'une chienne". Bref, c'est une opinion. Et nous sommes une nation démocratique (clin d'oeil à une analyse de monsieur JPB). Je lui demande d'argumenter (oui, je n'oublie jamais mes IO: l'argumentation est le point central de l'enseignement du Français en LEP), idiot raisonneur que je suis (ha les beaux rêves du Moyen-Âge universitaire pour lequel la parole était transformation du coeur...): j'eus droit à pire. Ce qui m'inquiète, hormis ce jeune con embrigadé dans une mosquée du sous-sol (dans un village de l'Ardèche!!!! au bord du Rhône... c'est pour vous dire...), c'est le silence de ses camarades. Imaginez une classe angoissée, ou stupidement hébétée, prête à se soumettre à la force ridicule du plus gueulard et voyant... Devinant que l'intelligence défaillait, que je ne pouvais l'inviter à venir sur le plan de la réfléchixion analytique, que reste-t-il contre la bêtise et le désir de puissance?: le fameux coup de boule inscrit dans le carnet de correspondance: c'est-à-dire le renvoi de classe, avant d'aller, moi, voir le proviseur de l'établissement.
Figurez-vous encore que le même matin, avec une autre classe, un jeune blond (serré dans ses bottes militaires, son pantalon noir à poches multiples et variés) à la coupe capillaire nette me demande, alors que je faisais mon cours sur la Seconde guerre mondiale: "Monsieur est-ce que vous êtes Juif?" Quelques synapses en moi sont alertées: "Vous qu'en pensez-vous?", lui demandai-je. "Non, vous n'en avez pas le nez..." Soudain en moi l'abysse. Je me dis, avec ces deux petits gars (remarquez comme les opinions politiques et philosophiques sont variées dans cet établissement de la Drôme...), le proviseur va réagir (un renvoi de classe -ce qui était déconseillé de faire...-, une colle ça ne suffit pas!). Abîmé dans mes pensées d'intellectuel raffiné etr occidental, je m'assois face à mon chef, lui dis tout, lui demande ce qu'il va faire (2 déclarations franchement racistes, on ne peut pas laisser passer cela, on peut porter plainte...): 1) pour savoir si les gosses ne sont pas empêtrés dans un milieu qui les rend débiles, 2) pour empêcher que de tels propos se reproduisent. Que croyez-vous qu'il fut décidé de faire dans la tête du proviseur (secrétaire général de la section départementale du syndicat des proviseurs... Que son lycée soit mal vu, dans son cas, doit être une abomination... Une honte... Mon barême! Mon barême... Ma carrière!)? RIEN. Le laxysme triomphant et bestial dans sa mollesse la plus émoliente. Qui a gagné? L'obscurantisme (je ne vous parle pas non plus des arguments en faveur du foulard islamique: "Monsieur, je ne sais pas, c'est comme ça" Ce n'est pas Jacques-a-dit, mais Mon-Iman-a-dit... Avec aussi ceci de piquant: Nous n'avons pas d'ancêtres velus qui ont déambulé à quatre pattes, dans un premier temps...). Mais je ne veux pas stigmatiser une religion (non!!!! ce n'est pas bien...), mais ce que j'ai entendu jusque là d'horripilant vient d'un livre vert et de la glose qu'en proposent certains prêcheurs ignares (il n'y a pas que des brillants blabatteurs dans le style de qui-vous-savez-à-la-barbe-bien-taillée, JPB dixit). Pour le moment, je n'ai pas eu le loisir de connaître des crétins de la Kippa, de la Croix papiste ou de la Croix huguenote (je suis moi-même parpaillot cévenol: mais de ces Cévennes qui ont lutté pour la liberté, contre l'oppression, avec dans moin ascendance un grand-père anarchiste espagnol!). J'ai croisé quelques darbistes, mais rien de bien grave encore...
Ce fut un grand choc pour moi, c'etait comme perdre un peu mon père... Vous savez, la figure paternelle (le proviseur, garant de l'autorité, de la sécurité physique et morale des élèves... Tout comme moi je dois faire, non?) qui est prise en défaut de lâcheté. Bon il a eu sa voiture abîmée. Mais la mienne a été saccagée à coups de pierre (vitres brisées, tôle enfoncée) devant le lycée, à la sortie des cours, devant les élèves attendant leur bus, et les parents. Parce que j'ai résisté contre la brutalité de la masse (illustration: un pauvre jeune prof qui fait confiance dans les pouvoirs de l'instruction et des mots se fait encercler par une dizaine d'élèves en classe, le nombre! ils ne connaissent que ça..., parce que je voulais les faire travailler tout simplement, pour qu'ils réussissent leur BEP, parce qu'en LEP ils pensaient qu'on n'y faisait rien, que c'était les vacances, à ce que leur avaient dit les copains, et que les caids, les macs, ce sont eux... Et je vous décris ce qui s'est passé dans une agglomération de 10 000 habitants...).
Je m'interroge: sommes-nous en train de regarder l'eau monter, noyer nos cultures (jeu de mots! haha), et quand l'eau nous touche les orteils, ne faisons-nous que cela: prendre notre barda et grimper un peu plus haut pour avoir les pieds encore au sec? Mais l'eau vient quand même. Et la montagne se fait colline puis monticule...
J'entends mes élèves (de tous les horizons) dire ouvertement qu'ils n'attendent qu'une chose: une guerre civile pour en découdre entre "ethnies": chrétiens contre musulmans, riches contre pauvres, abandonnés contre nantis (ou supposés l'être...). Il y a une terrible et trés inquiétante frustration chez eux. La montée des petits vexés, ayant le sentiment d'être humiliés, et qui se vantent de voter Le Pen aux prochaines éléctions, parce qu'il y en a marre. Est-ce seulement une attitude d'ado????
Et l'Ecole dans tout ça? Elle est b'en perdue, monsieur le curé.... Elle n'est qu'une part d'un grand dérèglement généralisé. Je ne parle pas de déliquescence. Ou de dégérénescence. Cela serait croire en un Âge d'or, donc à la toute bienfaisance du passé. Peut-être est-ce le destin des valeurs occidentales que de disparaître? L'Histoire en a connu d'autres de ces effondrements qui ont donné... autre chose.... C'est une théorie. Ou du darwinisme civilisationnel. Kekchozkomsa.
Que veux-je dire encore? J'en ai dit beaucoup... Ah oui... Vous pleurez sur l'état du collège ou du lycée général? Je vous invite à découvrir le monde du LEP, ce que sont les connaissances en LEP et la qualité des ateliers (c'est honteux et quelques fois dangereux même!).
Un défaut que je pointe du doigt chez mes collègues du collège (j'ai enseigné en collège aussi... hé oui les TZR PLP sont placés partout...): pourquoi est-ce que nous serions les établissements poubelles? Mais aussi, il n'y a pas que cela: les LEP ont failli à leur mission. La faute à qui? à quoi? No lo se monsignore. Et alors: la haine de la littérature (mais que faites-vous au collège pour nous rendre des jeunes esprits aussi réfractaires aux textes et au plaisir de lire????? Trop d'académisme et de courbettes devant la Littérature? Comment se "fesse" que Molière et quelques autres classiques apparaissent comme "emmerdants" et inutiles (ah cette appétance pour les choses qui doivent servir immédiatement...)??? Même s'ils peuventt l'être quelques fois... Oh, hein, les manuels sont pleins de vieilles barbes statufiés. Il n'y a pas que des chef-d'oeuvres, y compris chez les plus grands...).
Ce qui nous est exigé à nous professeurs de Français en LEP, c'est de produire des maîtres ès-argumentation. Alors ça, ça argumente (à l'oral... des marchands de tapis...), ça argumente (sur tout) juste ce qu'il faut pour ne pas laisser libre-cours à l'imagination, à l'exaltation du moi intime qui songe (j'adorais les sujets d'imagination au collège... je détestais y avoir de mauvaises notes): le système éducatif, l'environnement actuel en font des eunuques de la pensée, des prêts-à-(l')emploi. LE PANARD...
La paupérisation des esprits, de la sensibilité, je la vois tous les jours (hors les vacances) au LEP. Faites attention chers collègues, car on entend souvent que le LEP est le laboratoire des idées pour le collège et le lycée général... Mes élèves, je les sens avec peu d'espoir. Certains, je les applaudis, gardent une volonté de fer: réussir leur formation diplomante, malgré la rage contre eux de ceux qui ne réussissent pas ou qui trouvent qu'avoir des bonnes notes c'est la honte, trouver un travail... etc.
Je veux bien tenter des choses en classes de Français (n'oubliez pas que j'enseigne l'Histoire, la Géographie et l'Education civique aussi... Même si, au moment où je passai le concours je n'avais pas ouvert de livres concernant ces 3 matières depuis le bac... Je ne veux pas dévaluer le concours du PLP; il est juste mal fichu, comme le capes ou l'agreg): déranger, titiller, questionner, faire émerger des sensations, faire découvrir tout ce que le Français en LEP tel qu'il doit être enseigné plus ou moins "interdit", non déconseille (parce que ce n'est pas du niveau des élèves - et alors, notre boulot sert à quoi????? à les laisser dans leur nullité supposée???? - et que 10 mn d'éclaircissements préalables sont inadmissibles. PAS DE COURS MAGISTRAUX bon sang de bon soir): un peu de philosophie pré-socratique, mon cher Schopenhauer, quelques contes soufis, un roman où la question ontologique du suicide est centrale (ah non! ils sont trop fragiles pour pouvoir lire ça... ça les taraude...), du Buckowski (pas celui des contes!!!! je risquais gros sinon, paraît-il... Vous exagérez: c'est trop grossier... En tout cas ça a remué les plus ouvertement vulgaires de ma classe: quoi la littérature, et pas une petite, ça peut être ça aussi??? On peut oser écrire ainsi???? et que cela donne à lire un texte extrêmement riche en idées et mythologies... Hé oui, mes enfants...). Enfin sortir un peu du gnangnan compassé, corseté par le bien-à-penser, d'une littérature maintenant aussi dure et froide que du marbre à force de considération esbaudie.
J'essaye cela: je veux dire que je leur donne ce que par eux-mêmes ils n'iront jamais voir: parce qu'ils ne savent pas que de telles choses existent. Parce que leur curiosité est comme moribonde... Voire morte (Mais expliquez-moi comme cela est possible, s'il vous plait...).
Je voulais dire encore, et je finis là-dessus: si j'ai voulu devenir prof de littérature (je ne dis pas de Français, cela entend trop de grammaire et de syntaxe avant tout, et la Littérature c'est autre chose que cela tout en s'appuyant sur cela), c'est grâce à une enseignante, durant ma 3ieme, madame Nesme, qui, à 6O ans, m'a ouvert les yeux sur le monde et l'aventure de la conscience habitant le monde en disant ceci: "Il ne faut pas avoir peur des mots" et en demandant un jour à sa classe tétanisée par tant d'audace (60 ans je vous dis!): "Quelle est la différence entre un film pornographique et un film érotique?" Elle y répondit, après avoir écouté les valeureux, dont je faisais partie, qui levèrent le doigt, tout en rajoutant qu'elle préférait l'érotisme... Depuis ce jour, elle est mon point d'horizon. Tant de liberté devant nous, refusant de nous prendre pour des imbéciles et des cons...
Tout peut passer, avec la finesse et l'intelligence: qui ne sont pas la provocation gratuite à deux balles (n'est-il point monsieur Montaigne-à-cheval?... Au fait, saviez-vous, amis blogueurs, que Montaigne analyse ce qui lui sort par le cul, je pourrais dire ce que son cul lui souffle..., quand il chevauche? La différence entre vesse, pêt et vent... J'adore aussi ce Montaigne-là... Le vrai, je veux dire...).
Ici s'achève mon épître.
Pendariès
PS: Qui reconnaîtra d'où vient ce pseudonyme de Pendariès?...
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
Pour celles et ceux qui veulent corriger mes fautes, vous avez le champ libre... C'est un blog de/pour profs ici? Non???
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
C'est peut-être mieux après correction (ha écrire sur un blog de prof... ça angoisse... toujours l'impression d'être noté... pfffffffff)? Satanée langue française, vous la pratiquez tous les jours et elle vous glisse entre les doigts.... Je l'aime pour cela.
Il est probablement l'heure pour moi d'envoyer un mot (certainement long; c'est mon premier message, et peut-être le dernier... je balance en vrac, au débotté) sur ce blog. Par sympathie déjà pour l'humeur de monsieur JPB: votre oeil noir et votre moustache furibarbe à la télévision me plaisent assez (votre "trop" parfois vous dessert, je crois, mais c'est un jeu de manche, peut-être...); et votre goût pour le sang dans les débats est appréciable quand il vient avec l'intelligence et la foudre (sur ce point, lire la dernière proposition de Schopenhauer dans l'Art d'avoir toujours raison. C'est du grand!). Et puis aussi, parce que je vois très peu, voire pas du tout, de messages de la part de professeurs de Lycée professionnel (je suis en Lettres-Histoire... Un pas grand-chose.... vous en conviendrez amis capétiens et agrégés... Mais le concours était facile (je n'ai pas la tête aux concours formatés) et j'avais besoin d'argent pour poursuivre ma thèse et faire l'andouille dans des colloques internationaux de haute voltige - ha l'ego... La Rochefoucauld que vous aviez raison...).
Quelques fois, je ne comprends pas les diatribes des uns et des autres, ou leur vulgarité ici (par exemple, Montaigne-à-cheval, je vous ai pisté sur le blog "La République des livres"... On dirait, pardonnez-moi l'amalgame, du Lutte Ouvrière qui a tourné au vinaigre de framboise. Enfin, peut-être que LO et les ultra-gauches sont déjà un peu piqués... à la base du fondement. Mais il y en a pour qui vilipender suffit à satisfaire. EXISTER... Les "petits gris" de Michel Charasse - souvenez-vous de son coup de fouet contre Rocard méditant sur le mitterrandisme... Vous pourriez en prendre la couleur...): n'est pas l'immense Léon Bloy, ou le non moins tonitruant Léon Daudet qui veut. L'art de l'insulte demande plus que le gros mot, il a besoin du style, d'une hauteur de style pour ne pas se sentir le parent pauvre de la Littérature (Oui, avec la majuscule comme chez Barthes... Quel ennui, Barthes... Ce doit être générationnel...). Et insulter sur ce blog, mettre en cause en nommant, pourquoi pas, c'est que vous êtes en fin de carrière peut-être, ou que, nous le savons tous, c'est quand même difficile de déboulonner un prof (alors les craintes rectales, arf arf arf, c'est chercher le frisson où il ne se trouve certainement pas)...
Mais Montaigne-à-cheval, on s'en fout du point de vue de l'individu. Je glose plutôt sur cette mentalité de délation qui hante le corps enseignant (dont je suis... bien sûr). (1) Qui que c'est qui a "vendu" ce proviseur homosexuel à Mende pour cause de blog insane? (2) Et comment que ces "qui-que-c'est" ont trouvé ce blog? Voici les réponses, par ordre: des enseignants (1) qui surfaient sur le net pour trouver des blogs d'élèves (ah 18 heures de cours, ce n'est pas assez pour s'occuper... L'oisiveté est mère de tous les vices) (2) qui, peut-être, ne les montreraient pas sur leurs plus beaux atours...
Et qu'ont-ils fait? Une jolie lettre: Cher monsieur ou chère madame de la Kommandantur (heu pardon:) du Rectorat, je suis un bon Français (heu pardon:) un bon fonctionnaire enseignant, je tiens à vous signaler que mon voisin cache des Juifs (heu pardon:) possède un blog où, grands dieux muets dans les nuées, on peut voir des photos du postérieur (ho ce mot est vilain, ma plume tremble à l'écrire...) du monsieur et des commentaires personnels sur la vie professionnelle de cet infâme contrevenant.
On sait tous ce qu'il advint de ce pauvre proviseur...
ERK!
C'est vrai que, comme je l'ai lu, dans un commentaire plus haut, le prof (aigri ou petit bras, assez souvent sans ambition personnelle, bourgeoisement satisfait de l'obtention de son concours qui le marque comme un héros de la Nation... arf arf arf, et qui s'en arrête là, comme si le monde était définitivement à lui) contemple avec envie, mais avec l'oeil blanc de l'aveugle, il ne faut pas que cela se voit, le CV du cher collègue.
Savez-vous encore que lire "Le Figaro" (pour rire... ou pas) dans certaines salles des profs peut valoir des remarques désobligeantes (j'aime surtout les pages saumon de cet excellent journal, mais aussi l'album de la Comtesse dans le Canard... et le magazine "20 ans", ha non, ça, j'ai fini. C'était à l'époque où je voulais comprendre les filles...)?
Bien sûr le vivier enseignant n'est pas totalement pourri. Non, l'administration aussi peut être très convaincante en la matière. Je m'explique, et cela me permettra de justifier ce "commentaire" de commentaire de commentaire, ad lib. Première année de titularisation (chanceux, je ne suis pas envoyé où l'Enfer zépétiste semble chercher ses âmes et ses séides. C'était un des "plus" du PLP Lettres-Histoire il y a quelques petites années encore. Oui, c'est honteux de choisir un concours pour sa facilité et ses côtés très positifs: mais je ne suis qu'un littéraire, qu'un léger...).
Première année de titularisation donc (il faut que j'arrête avec cette manie de la digression): un jeune issu de l'immigration (non, ce n'est pas un Portugais...) en plein cours se lève et se lance dans le prosélytisme pan-islamique/iste le plus virulent: "Je ne suis pas Français" (il est né en France), "vous les Français, vous voulez nous christianiser", (...) "moi je suis prêt à me faire sauter pour la défense de l'Islam", religion pure, etc. etc. "La France n'est qu'une chienne". Bref, c'est une opinion. Et nous sommes une nation démocratique (clin d'oeil à une analyse de monsieur JPB). Je lui demande d'argumenter (oui, je n'oublie jamais mes IO: l'argumentation est le point central de l'enseignement du Français en LEP), idiot raisonneur que je suis (ha les beaux rêves du Moyen-Âge universitaire pour lequel la parole était transformation du coeur...): j'eus droit à pire. Ce qui m'inquiète, hormis ce jeune con embrigadé dans une mosquée du sous-sol (dans un village de l'Ardèche!!!! au bord du Rhône... c'est pour vous dire...), c'est le silence de ses camarades. Imaginez une classe angoissée, ou stupidement hébétée, prête à se soumettre à la force ridicule du plus gueulard et voyant... Devinant que l'intelligence défaillait, que je ne pouvais l'inviter à venir sur le plan de la réflexion analytique, que reste-t-il contre la bêtise et le désir de puissance?: le fameux coup de boule inscrit dans le carnet de correspondance: c'est-à-dire le renvoi de classe, avant d'aller, moi, voir le proviseur de l'établissement.
Figurez-vous encore que le même matin, avec une autre classe, un jeune blond (serré dans ses bottes militaires, son pantalon noir à poches multiples et variés) à la coupe capillaire nette me demande, alors que je faisais mon cours sur la Seconde guerre mondiale: "Monsieur est-ce que vous êtes Juif?" Quelques synapses en moi sont alertées: "Vous qu'en pensez-vous?", lui demandai-je. "Non, vous n'en avez pas le nez..." Soudain en moi l'abysse. Je me dis, avec ces deux petits gars (remarquez comme les opinions politiques et philosophiques sont variées dans cet établissement de la Drôme...), le proviseur va réagir (un renvoi de classe -ce qui était déconseillé de faire...-, une colle ça ne suffit pas!). Abîmé dans mes pensées d'intellectuel raffiné et occidental, je m'assois face à mon chef, lui dis tout, lui demande ce qu'il va faire (2 déclarations franchement racistes, on ne peut pas laisser passer cela, on peut porter plainte...): 1) pour savoir si les gosses ne sont pas empêtrés dans un milieu qui les rend débiles, 2) pour empêcher que de tels propos se reproduisent. Que croyez-vous qu'il fût décidé de faire dans la tête du proviseur (secrétaire général de la section départementale du syndicat des proviseurs... Que son lycée soit mal vu, dans son cas, doit être une abomination... Une honte... Mon barème! Mon barème... Ma carrière!)? RIEN. Le laxisme triomphant et bestial dans sa mollesse la plus émolliente. Qui a gagné? L'obscurantisme (je ne vous parle pas non plus des arguments en faveur du foulard islamique: "Monsieur, je ne sais pas, c'est comme ça" Ce n'est pas Jacques-a-dit, mais Mon-Iman-a-dit... Avec aussi ceci de piquant: Nous n'avons pas d'ancêtres velus qui ont déambulé à quatre pattes, dans un premier temps...). Mais je ne veux pas stigmatiser une religion (non!!!! ce n'est pas bien...), mais ce que j'ai entendu jusque là d'horripilant vient d'un livre vert et de la glose qu'en proposent certains prêcheurs ignares (il n'y a pas que des brillants blablateurs dans le style de qui-vous-savez-à-la-barbe-bien-taillée, JPB dixit). Pour le moment, je n'ai pas eu le loisir de connaître des crétins de la Kippa, de la Croix papiste ou de la Croix huguenote (je suis moi-même parpaillot cévenol: mais de ces Cévennes qui ont lutté pour la liberté, contre l'oppression, avec dans mon ascendance un grand-père anarchiste espagnol!). J'ai croisé quelques darbystes, mais rien de bien grave encore...
Ce fut un grand choc pour moi, c'etait comme perdre un peu mon père... Vous savez, la figure paternelle (le proviseur, garant de l'autorité, de la sécurité physique et morale des élèves... Tout comme moi je dois faire, non?) qui est prise en défaut de lâcheté. Bon il a eu sa voiture abîmée. Mais la mienne a été saccagée à coups de pierre (vitres brisées, tôle enfoncée) devant le lycée, à la sortie des cours, devant les élèves attendant leur bus, et les parents. Parce que j'ai résisté contre la brutalité de la masse (illustration: un pauvre jeune prof qui fait confiance dans les pouvoirs de l'instruction et des mots se fait encercler par une dizaine d'élèves en classe, le nombre! ils ne connaissent que ça..., parce que je voulais les faire travailler tout simplement, pour qu'ils réussissent leur BEP, parce qu'en LEP ils pensaient qu'on n'y faisait rien, que c'était les vacances, à ce que leur avaient dit les copains, et que les caïds, les macs, ce sont eux... Et je vous décris ce qui s'est passé dans une agglomération de 10 000 habitants...).
Je m'interroge: sommes-nous en train de regarder l'eau monter, noyer nos cultures (jeu de mots! haha), et quand l'eau nous touche les orteils, ne faisons-nous que cela: prendre notre barda et grimper un peu plus haut pour avoir les pieds encore au sec? Mais l'eau vient quand même. Et la montagne se fait colline puis monticule...
J'entends mes élèves (de tous les horizons) dire ouvertement qu'ils n'attendent qu'une chose: une guerre civile pour en découdre entre "ethnies": chrétiens contre musulmans, riches contre pauvres, abandonnés contre nantis (ou supposés l'être...). Il y a une terrible et très inquiétante frustration chez eux. La montée des petits vexés, ayant le sentiment d'être humiliés, et qui se vantent de voter Le Pen aux prochaines élections, parce qu'il y en a marre. Est-ce seulement une attitude d'ado????
Et l'Ecole dans tout ça? Elle est b'en perdue, monsieur le curé.... Elle n'est qu'une part d'un grand dérèglement généralisé. Je ne parle pas de déliquescence. Ou de dégénérescence. Cela serait croire en un Âge d'or, donc à la toute bienfaisance du passé. Peut-être est-ce le destin des valeurs occidentales que de disparaître? L'Histoire en a connu d'autres de ces effondrements qui ont donné... autre chose.... C'est une théorie. Ou du darwinisme civilisationnel. Kekchozkomsa.
Que veux-je dire encore? J'en ai dit beaucoup... Ah oui... Vous pleurez sur l'état du collège ou du lycée général? Je vous invite à découvrir le monde du LEP, ce que sont les connaissances en LEP et la qualité des ateliers (c'est honteux et quelques fois dangereux même!).
Un défaut que je pointe du doigt chez mes collègues du collège (j'ai enseigné en collège aussi... hé oui les TZR PLP sont placés partout...): pourquoi est-ce que nous serions les établissements poubelles? Mais aussi, il n'y a pas que cela: les LEP ont failli à leur mission. La faute à qui? à quoi? No lo se monsignore. Et alors: la haine de la littérature (mais que faites-vous au collège pour nous rendre des jeunes esprits aussi réfractaires aux textes et au plaisir de lire????? Trop d'académisme et de courbettes devant la Littérature? Comment se "fesse" que Molière et quelques autres classiques apparaissent comme "emmerdants" et inutiles (ah cette appétence pour les choses qui doivent servir immédiatement...)??? Même s'ils peuventt l'être quelques fois... Oh, hein, les manuels sont pleins de vieilles barbes statufiés. Il n'y a pas que des chef-d'oeuvres, y compris chez les plus grands...).
Ce qui nous est exigé à nous professeurs de Français en LEP, c'est de produire des maîtres ès argumentation. Alors ça, ça argumente (à l'oral... des marchands de tapis...), ça argumente (sur tout) juste ce qu'il faut pour ne pas laisser libre cours à l'imagination, à l'exaltation du moi intime qui songe (j'adorais les sujets d'imagination au collège... je détestais y avoir de mauvaises notes): le système éducatif, l'environnement actuel en font des eunuques de la pensée, des prêts-à-(l')emploi. LE PANARD...
La paupérisation des esprits, de la sensibilité, je la vois tous les jours (hors les vacances) au LEP. Faites attention chers collègues, car on entend souvent que le LEP est le laboratoire des idées pour le collège et le lycée général... Mes élèves, je les sens avec peu d'espoir. Certains, je les applaudis, gardent une volonté de fer: réussir leur formation diplômante, malgré la rage contre eux de ceux qui ne réussissent pas ou qui trouvent qu'avoir des bonnes notes c'est la honte, trouver un travail... etc.
Je veux bien tenter des choses en classes de Français (n'oubliez pas que j'enseigne l'Histoire, la Géographie et l'Education civique aussi... Même si, au moment où je passai le concours je n'avais pas ouvert de livres concernant ces 3 matières depuis le bac... Je ne veux pas dévaluer le concours du PLP; il est juste mal fichu, comme le capes ou l'agrég): déranger, titiller, questionner, faire émerger des sensations, faire découvrir tout ce que le Français en LEP tel qu'il doit être enseigné plus ou moins "interdit", non déconseille (parce que ce n'est pas du niveau des élèves - et alors, notre boulot sert à quoi????? à les laisser dans leur nullité supposée???? - et que 10 mn d'éclaircissements préalables sont inadmissibles. PAS DE COURS MAGISTRAUX bon sang de bon soir): un peu de philosophie présocratique, mon cher Schopenhauer, quelques contes soufis, un roman où la question ontologique du suicide est centrale (ah non! ils sont trop fragiles pour pouvoir lire ça... ça les taraude...), du Buckowski (pas celui des contes!!!! je risquais gros sinon, paraît-il... Vous exagérez: c'est trop grossier... En tout cas ça a remué les plus ouvertement vulgaires de ma classe: quoi la littérature, et pas une petite, ça peut être ça aussi??? On peut oser écrire ainsi???? et que cela donne à lire un texte extrêmement riche en idées et mythologies... Hé oui, mes enfants...). Enfin sortir un peu du gnangnan compassé, corseté par le bien-à-penser, d'une littérature maintenant aussi dure et froide que du marbre à force de considération esbaudie.
J'essaye cela: je veux dire que je leur donne ce que par eux-mêmes ils n'iront jamais voir: parce qu'ils ne savent pas que de telles choses existent. Parce que leur curiosité est comme moribonde... Voire morte (Mais expliquez-moi comme cela est possible, s'il vous plait...).
Je voulais dire encore, et je finis là-dessus: si j'ai voulu devenir prof de littérature (je ne dis pas de Français, cela entend trop de grammaire et de syntaxe avant tout, et la Littérature c'est autre chose que cela tout en s'appuyant sur cela), c'est grâce à une enseignante, durant ma 3ieme, madame Nesme, qui, à 6O ans, m'a ouvert les yeux sur le monde et l'aventure de la conscience habitant le monde en disant ceci: "Il ne faut pas avoir peur des mots" et en demandant un jour à sa classe tétanisée par tant d'audace (60 ans je vous dis!): "Quelle est la différence entre un film pornographique et un film érotique?" Elle y répondit, après avoir écouté les valeureux, dont je faisais partie, qui levèrent le doigt, tout en rajoutant qu'elle préférait l'érotisme... Depuis ce jour, elle est mon point d'horizon. Tant de liberté devant nous, refusant de nous prendre pour des imbéciles et des cons...
Tout peut passer, avec la finesse et l'intelligence: qui ne sont pas la provocation gratuite à deux balles (n'est-il point monsieur Montaigne-à-cheval?... Au fait, saviez-vous, amis blogueurs, que Montaigne analyse ce qui lui sort par le cul, je pourrais dire ce que son cul lui souffle..., quand il chevauche? La différence entre vesse, pêt et vent... J'adore aussi ce Montaigne-là... Le vrai, je veux dire...).
Ici s'achève mon épître.
Pendariès
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
Pendariès je me fous de votre sermon. si je suis un Lo au vinaigre de framboise, d'ailleurs ça d'une faiblesse!!!, vous,vous êtes un petit préchi-prêcha moralisateur. Tiens, puisque vous dites que cvous êtes parapaillot, sachez qu'une partie de ma famille, les Van Der Beken, sont des allumés de Mialet, des fanatiques du Désert. Mon grand-père fricota avec les fauchés du Foyer de l'Ame et j'ai un cousin qui tire le diable par la queue, et qui après s'être investi corp^s ét âme comme pasteur à Nacy, rue de Nabécor, s'est fait jeter proprement par la bondieuserie parpaillotte, qui, décidément, et quand on vous lit, on est comme dans Sarter, on a à la fois la nausée etlees mains sales, ne valent pas mieux que leurs complices acathos, ortho, islamo ou judéo.
Ma femme est luthérienne ,issue d'une paroisse qui sent le charbon par les matins d'hiver, Gelsenkirchen, dans la Ruhr...
Alors le rhalala, c'que vous êtes grossier quand même!!c'est con et insupportable. C'est du Cromwell de troisième zone. Un sermon de peine-à-jouir.
Au passage, j'observe que vous m'accusez, en substance de mettre en cause des personnes réelles. Oui, mon adjudant, et moi le premier. Le monde virtuel a besoin d'une EPAISSEUR.
De là à me dire que ce sont des gens comme moi qui ont conduit ce pauvre proviseur à être noyé sous la calomnie, z'avez pas de pot, j'ai fait partie d'un Comité de Soutien...
Quant à vos très nombreuses références -on dirait du Lucien Jeunesse- sachez , Machin, que mes références à moi, c'est Boudard, San-Antonio et Blondin, Audiard....Alors Léon Bloy, je ne vois pas le rapport.
Quant à "me pister depuis la République des Livres", cela montre votre bassesse et votre fragilité intellectuelle. EN fait, ça vous gêne, qu'il y ait des gens qui n'hésitent pas à faire de la coprolalie.....de l'humanité...
De toutes façons, vous pouvez imagnier ce que je pense de vous, cela se passe de mots et restera de l'ordre du virtuel. Et mon coco, ma provocation gratuie à deux balles, tu vois que ça marche, tu noussers une diarrhée verbeuse sur des dizaines de lignes pour dire que tu me conchies....
Quel bonheur d'être loin.....et quel avantage de ne pars risquer de tomber sur des nez-de-beouifs, vaguement frustrés, et qui en appellent à leurs maigres connaissances pour exister. Lire le FIgaro, et ses pages saumon quelle HHHHHHHHHHHHHHardiesse!!!!
Mais tout le monde s'en fout!!! Tiens, pour finir, vous me faîtes penser à Bouvard et Pécuchet, pas au roman, of course, le génie, c'est manifestement trop pour vous, mais aux personnages, leur bouleversante humanité en moins, ce la va sans dire.......
Au fond, Henri IV a eu raison de se renier....
A ne pas vous revoir.....
Jean-Philippe GOLDSCHMIDT
Ah, dernière précision, je pête aussi bellement que cavaliers....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 26 juillet 2006
Votre nom de blog???On s'en tape.....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 26 juillet 2006
a fini son caca nerveux??? le montaigne a cheval? on appuie sur le bouton et ca part au 1/4 de tour.... trop facile, comme disent les jeunes... même pas lu votre reponse...
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
Merci pour votre réponse aussi longue en tout cas, mon commentaire a eu le talent de vous mettre la plume à l'humide.... Trop d'honneur que vous me faites....
Bon pour les autres blogueurs, un peu plus amicaux et sensibles à l'humour potache: j'apprecie vos commentaires, il est juste dommage parfois, et c'est ce que je vois encore, que les blogs laissent la place à l'injure et au fiel. Je ne sais pas si monsieur JPB s'attendait à ça (je crois que si, l'ayant vu et entendu plusieurs fois à la télé ou dans un débat en chair et en os). Mais enfin.
Ce ne sont que tour oratoires à ce niveau, ça ne va pas bien loin. Je parie Montaigne-à-cheval que tu tires la gueule quand un collègue te demande s'il peut utiliser la photocopieuse car il a un cours... mais que toi t'as une heure libre, mais que tu dis:"Fallait prévoir". J'en ai vu des comme ça. Très élégant... et susceptible: un caractère pour Labruyère...
Je vous serre la main le plus possible avec votre démontrastion de connaissaces académiques!!!!
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
Pour toto,
j'ai fait math moderne aussi, comme je l'ai déjà écrit, mais je connais la règle de trois et la preuve par neuf (il me semble que nous sommes de la même année - 63), sans me souvenir si je les aient apprisent à l'école. Je me souviens par contre que quand j'étais au Lycée j'avais trouvé chez moi un manuel d'exercices de préparation au certificat d'étude et que celui-ci comprenais les techniques d'extraction de racines carrés et de racines cubiques, que j'avais apprises du coup à l'époque. C'est d'ailleurs depuis ce temps éloigné que je suis convaincu que le niveau ne va pas en s'améliorant!
Pour la méthode Boscher, pas de souci, avec elle mon ainée a commencé à lire "dans sa tête" à la Pâques de son CP. Pour son frère nous avons manqué de motivation, pensant sans doute que ça irait tout seul aussi. A mon avis, elle nécessite plus d'effort de la part des parents. Par contre je reviens de la FNAC ou à part Boscher et Delille (et de multiples semiglobales) il n'y a rien. Je commanderai sans doute Léo & Léa à la rentré.
Et pour Christophe Sibille,
quand à savoir ce qu'est être de gauche, je dois dire que je me suis arrêté un moment pour y réfléchir et c'est le grand blanc. Je croyais savoir, un mélange d'idéaux humanistes, de grandeur d'âme, de don de soi, et pourtant aucuns mots ne me viennent spontanément. Une réflection sur la politique et l'éducation en passant: il est amusant (lire rire jaune) de voir comme il est difficile de réformer le pays et facile de réformer l'éducation, et toujours en allant dans le sens du pire (chemin de moindre pente, nécessitant le moins d'effort...). Et en tous cas, je suis je crois d'accord avec vous sur Delanoë et le vote blanc.
Ecrit par : François | 26 juillet 2006
bijour Penda, bon comme tu n'as pas tout vu je reprend le post que j'ai manqué tout à l'heure...
Dégérénescence Dégénérescence rigolo inversion r n
Furibarbe furibard jeux de mots ?
Appétence appétance Sympa cette petite là.
Très trés
Celle là je l’aime bien, je faisais la même, plus maintenant ;)
élection éléction
Rochefoucauld word me donne Roche foucauld
Bon je te le fais parce que tu le demandes, je ne relève que ce qui est sympa ;), mais oam je ne suis pas prof de français ;)))) .
Cela dit tu as fait quoi comme méthode en CP ?
Intéressant ton post/témoignage… Mais là j’ai chaud...
Pour JPGold il est un peu véner en ce moment, mais il va se calmer... pas de souci ;)
Bijour François, à la FNAC L&L; part comme des petits pains, ils réapprovisionnent toute les semaines. ;)
"c'est le grand blanc" :)))))))) lol
Ecrit par : toto | 26 juillet 2006
François envoies moi un chtit mail
[email protected] pour que j'ai le tien, j'ai un chtit truc à te dire .
Ecrit par : toto | 26 juillet 2006
Francois
Prends la méthode Boscher, le livre est un peu spartiate mais c'est du solide, ton enfant saura lire correctement.
Ce qu'il faut c'est lui apprendre la méthode syllabique qui lui permet ensuite de faire du déchiffrage sur les mots qu'il ne connait.
Nous avons tous appris à lire comme cela et encore aujourd'hui si nous rencontrons un nom de famille inconnu et un mot rare. Comment faisons nous pour le lire ?
Ecrit par : Olivier | 26 juillet 2006
Olivier,
je l'ai et l'applique déjà depuis près de deux ans. Je veux juste la compléter par quelque chose d'un poil plus moderne et toujours syllabique évidemment. J'ai commencé à essayer de faire du B-A BA sur ardoise quand ma fille a commencé à savoir son alphabet, ça fait déjà un moment
Pour tout le monde, je viens de me relire et ce n'est pas fameux. On devrait toujours se relire avant d'envoyer! Désolé...
Ecrit par : François | 26 juillet 2006
Pour Montaignacheval:
Ce que vous dîtes sur le sgen en 73 me paraît essentiel à rappeler et vous faites parfaitement bien de souligner que les pédagos ont eu à travers ce syndicat une courroie de transmission idéale pour distiller leur venin.
Quand vous serez revenu de vos régions marines et si cela ne vous embête pas trop, j'aimerais bien avoir un exemplaire du tract dont vous parlez, histoire de poursuivre une discussion avec des amis.
Et n' en déplaise à ce Pendachose-là, je fais partie des blogueurs qui apprécient vos interventions.
Bon ouzo!
Ecrit par : elisabeth. | 26 juillet 2006
" J'ai commencé à essayer de faire du B-A BA sur ardoise quand ma fille a commencé à savoir son alphabet,"
Tu as fait la même pour ton fils?
Zy-va file moi ton adresse...
Ecrit par : toto | 26 juillet 2006
"François envoies moi un chtit mail"
Fait!
Ecrit par : François | 26 juillet 2006
okidoki j'vais attendre qu'il arrive ;)
Ecrit par : toto | 26 juillet 2006
[email protected]
désolé essayes aussi ça pour voir, parce que là je n'ai toujours rien reçu ?
Ecrit par : toto | 26 juillet 2006
Pour Penderiquiqui....le coup du Photocopieur , on ne me l'avaitjamais fait....mais j'apprécie en connaisseur....Fectivment, ça nous rajeunit et ça sent la provoc potache.....
Il n'empèche, mon gaillard qu' estiez semblement frappé d'estoc par la myenne missive....et j'appréciois de pousvoir estre en le lyvre du Sieur de La Bruyère.....
Je soulois pester sur ma monture, en quoi je détermyne les desseins de la vye.
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 26 juillet 2006
halalalalalalala j'aime bien les réac et les concervateurs (pas ceux des aliments...) d'habitude; ils sont plutôt lucides. Leur aveuglement les poussent au prophétisme, car, tout le monde le sait bien, c'est le pire qui est toujours à prévoir. Une petite pour vous, amis venimeux, "Aujourd"hui est mauvais, demain le sera plus encore, jusqu'au pire". Allez, allez. On se travaille les méninges ou on cherche sur le net pour en connaître l'origine. Ou dans vos dictionnaires des citations, vous devez en avoir bien un (avec le dictionnaire des rimes, je suppose...) C'est facile. Ce qui importe ce n'est pas le fond, c'est la forme, voyons. Comme je n'ai de haine contre personne, et que j'ai la tendande plutôt à apprécier la décadence, au moins, ça vire les viandards en place, et on peut passer à autre chose, je laisse les crabes se pincer les fesses entre eux (ah mince, un crabe n'a pas de cul, je crois...).
Monsieur Brighelli, j'espère que vous êtes plus drôle et moins porté, en privé, sur le coup de massue et le dédain que vos apôtres du blog. Comme quoi, vraiment, quelle race de cons les profs (surtout les aigris, attention à l'estomac, même l'Ouzo ne peut rien contre les ulcères et l'apoplexie N'oubliez pas que vous allez mourir vous aussi...)!!!! (et avec ceci entendez un énhaurme - je ne sais plus où l'autre mettait son "h", mais je pense que le monde ne s'écroulera pas s'il y a faute - rire bien gras et avec ceci une flatulence rabelaisienne pour assaisonner le tout: pouet! Pour vous faire comprendre tout le bien que je pense des petits esprits étriqués qui traînent un peu partout pour déverser leur bile... C'est moins compliqué que d'aller engueuler son IPR...).
Non vraiment JPB ton blog c'est vraiment du n'importe quoi si on pète dedans....
Une chose: c'est le blog de JPB, je m'adresse plutôt à lui... que je respecte pour sa vachardise exemplaire et foudroyante, mais aussi pour son combat qu'il motive avec intelligence et raison. Pour quelques autres, c'est juste une histoire du côté du sanguin, et je n'en ai un peu rien à faire, et je pense aussi pas mal de jeunes profs, de vos petites histoires syndicales quand on sait que moins de 8% des travailleurs français sont syndiqués.... Il y a plus important que votre nombril hypertrophiés. Tout ne se passe pas dans vos classes, nis dans vos salles de profs, ou d'IUFM, sur votre bureau quand vous corrigez vos copies, ou que sais-je encore, entendez-le bien, et monsieur JPB le laisse bien apparaître. Lui. Il évoque beaucoup l'aspect social. Et en cela il a raison.
J'espère juste qu'il pourra répondre, avec son sens aigu du réel (quelle formule idiote, n'est-ce pas?), à cette opinion (qui n'est qu'une opinion): pourquoi et comment la curiosité a-t-elle quitté le rang des écoles, et plus encore: de la société? Ca ne saute pas les générations ce genre de puce... Les livres sont là, les musées, les films, les langues, aussi, etc. Alors? On est fatigués sur cette terre?
Les réponses qui apparaissent trop orientées (politiquement, syndicalement) ne sont pas intéressantes. Elles n'excitent que celles et ceux qui se sentent floués.
Sinon pour les autres super tendus, arqueboutés sur vos vieilles idéologies et vos dégoûts: vous n'avez pas réussi vos rêves ou quoi?????? C'est terrible d'être autant déçus de la vie... Et vous savez très bien que les élèves le ressentent, et vous le montrent bien! Et ils ont foutrement raison en cela.
Anarchy in the UK!
Voyons Montaigne, tu es en vacances, arrête de venir sur le net... détends-toi.... Y a mieux à faire, non? Mais c'est vrai, ça s'ennuie vite un prof quand ça n'a pas ses classes pour exister...
Elisabeth, Pendachose-là vous salue bien bas, dans le style Mozart dans Amadeus, c'est à dire de dos... Et devinez ce que vous verrez alors!
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
Pour ce qui concerne la (fausse, à mon sens) polémique République-Démocratie abordée récemment, (ainsi que, accessoirement, la définition, ou une définition possible de ce que peuvent être la gauche ou la droite à travers la perception du conflit au proche-orient), je recommande la lecture de l'édito de Philippe Val dans le "Charlie-Hebdo" paru aujourd'hui. Il me semble faire le tour du problème de manière assez intéressante!
(Jean-Paul, ne perdez pas votre temps avec le livre de Nicolas Lecaussin, qui se lit d'une main, l'autre tenant la cuvette pour vomir).
Ecrit par : christophe sibille | 26 juillet 2006
oh zut le concervateur.... On n'est pas à la Halle aux grains de Toulouse ici pour remplacer par un C... (non pas le con!) le S. Hé puis mince, c'est normal les fautes de frappe! Si c'était le Collège de France ici je ferai plus attention.
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
Je ne l'ai pas lu ta réponse Montaigne
Alors aucun coup d'espée dans le bide j'ai pris... Je savais déjà ce qu'il y allait y avoir dedans avant même de l'avoir lue, cette missive... Je connais la technique du moulin à moudre le café.... Toujours le même mouvement, qui donne toujours le même grincement, pour réduire à pas grand-chose ce qu'il y avait dedans... Mais bon ça donne du caoua. Mais c'est pô bon pour l'estomac et les intestins. Ca rend nerveux...
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
OH, j'ai falli faire un alexandrin: "alors aucun coup d'espée dans le bide j'ai pris". Z'avez-vu????
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
Catmano, c'est vrai, il faut commencer par les majuscules d'imprimerie ? C'est une blague ?
M. Sibille, sur le communisme, comme je respecte la bonne atmosphère de ce blog, je ne vous ferai pas un exposé du "marxisme pour les nuls". Mais je respecte aussi la vérité, et vous vous trompez. Le communisme n'est pas une religion.
La religion défend le pouvoir par des théories rationnelles. Toute leur vie, Marx, Engels et Lénine ont défendu le renversement du pouvoir par des moyens rationnels. Vous saisissez la différence, ou vous vous gaussâtes ?
A l'inverse, Staline et Mao ont justifié leur pouvoir dictatorial par des théories abracadabrantes (communisme dans un seul pays, élaboration du socialisme dans des conditions de disette...). Donc dans leur cas, l'on peut parler de religion.
Pour ce qui est d'être de gauche, partons des généralités.
Au sens communément admis, être de gauche, c'est promouvoir le progrès social.
Pour moi, le but le plus noble que l'on puisse donner à ce progrès est la possibilité pour chaque être humain de développer au maximum ses capacités physiques et mentales.
Et puisque c'est sans doute ce que vous cherchiez à savoir, il n'y a pas besoin d'être marxiste pour être de gauche (même si ça aide !).
Je suis convaincu qu'aujourd'hui, être de gauche, c'est être pour une république parlementaire, qui garantisse pour tous :
- le droit à l'instruction ;
- le droit à la santé ;
- le droit du travail ;
- la représentation proportionnelle de ses opinions dans les instances du pays ;
- la liberté d'opinion, d'expression et d'association ;
- l'absence de toute discrimination la religion (ou son absence), ou le pays d'origine.
Je dis que ce serait un progrès, car le régime de Ve République accorde des priorités arbitraires à l'exécutif, qui n'est pas régi par une assemblée représentative. L'Union européenne non plus, car ses directives sont formulées par la Commission, non élue, mais sont systématiquement transposées dans les propositions de loi devant l'Assemblée de notre pays.
Ceci disqualifie d'emblée le Parti socialiste en tant que parti de gauche, puisqu'il s'est prononcé dans son ensemble pour Maastricht et n'a rien modifié dans la constitutions et les attributions du gouvernement et du Président de la République.
Dans le domaine particulier de l'enseignement, je pense qu'à l'heure actuelle le droit à l'instruction est menacé, car notre école ne se fixe plus pour mission de transmettre aux élèves un savoir culturel, scientifique, linguistique et professionnel en rapport avec leurs capacités, ni de leur assurer une orientation professionnelle où ils puissent obtenir un emploi.
Un gouvernement de gauche devrait s'assurer que l'ensemble des élèves apprenne le maniement le plus correct possible du français écrit et oral, que les programmes scolaires comprennent une liste précise des faits fondateurs de notre culture, que les opérations mathématiques les plus importantes soient maîtrisées, etc. selon une progression logique, graduelle et vérifiable.
Le passage de chaque classe devrait être subordonné à la réussite par les élèves de leurs objectifs, de même que la promotion de leurs professeurs.
Ce gouvernement devrait répartir les élèves dans les établissements de telle manière que les plus pauvres n'aient pas systématiquement les professeurs les moins expérimentés.
Le baccalauréat, dans toutes les matières générales, devrait sanctionner un niveau suffisant pour aborder les cours de première année à l'université.
Ce gouvernement devrait recruter suffisamment de conseillers d'orientation pour que ceux-ci puissent rencontrer chaque élève une fois par trimestre, lui proposer une orientation en rapport avec ses capacités et ses goûts, et faire connaître ses propositions au conseil de classe.
Il devrait strictement interdire tout prosélytisme religieux, tout énoncé d'une conviction religieuse, dans les établissements scolaires, que ce soit par les élèves ou les adultes.
Evidemment, je ne parle que de l'enseignement. On en aurait un autre exemple dans le domaine de la santé : soins gratuits pour chacun, payés par l'employeur.
Au fait, je plaisantais : pour être de gauche, il suffit de manger bio, cotiser à MSF, cotiser à la FSU et voter Ségolène. Ce n'est pas difficile de faire avancer la société.
Des fois, je me sens vieux, mais vieux...
Ecrit par : prof chômeur | 26 juillet 2006
Ah je viens de lire ton premier message, je te tutoies, tu me plais bien, en définitive. Bon Boudard et consort. Pourquoi pas, c'est un peu daté, mais c'est générationnel... Ca fait rire les quinqua, je sais... Si je te parle du grand Léon, c'est parce qu'il est 'achement plus tordant que ceux que tu m'as cités. C'est tellement bon, que j'en lis des pages entières sur ma cuvette des toilettes (surtout son journal, quand il se gèle les couilles et le cierge au Danemark), avec la Bible et le Coran, - pour les textes de Raël, les éditions sont encore trop chères. C'est un peu cliché ta vision du protestantisme, bichette, j'ai dit que je suis protestant (de culture oui! et j'adoooooore avoir mal en cherchant les signes de mon salut ou de ma géhenne future.... Hummmmm c'est bon... Calvin.... Calvin....). Si tu es tombé sur des Protestants qui n'ont pas réussi c'est que vraiment ils n'ont rien compris au protestantisme. Donc oui tu as raison de leur cracher dessus. Quant au luthérianisme, c'est tentant pour une chose: l'encrier jeté à la gueule du Diable. Sinon pour le reste, tu as raison. Sinon pour paraphraser à peu près Oury (paix à ton âme): "Goldschmitd, c'est Juif?" Car j'ai un excellent dictionnaire de la blague juive, pas anti-sémite, je dis bien messieurs et messsssdames les censeurs, mais un dictionnaire de la blague juive écrit par un rabbin. Il y en a une qui dit à peu près ceci:
Une petite fille d'une famille juive athée rentre de son collège catholique. Son père a renié sa foi. Il demande à sa gamine ce qu'elle a fait à l'école. Elle lui répond qu'on lui a parlé du Christ durant une heure de cathéchisme. Le père grondant répond: "Ha non, il n'y a qu'un Dieu et nous n'y croyons pas". La blague juive n'est pas supposée être hilarante, mais fine... Allez desserrez vos fesses, et laissez passer l'air...
Brighelli president!
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
Ah je viens de lire ton premier message, je te tutoies, tu me plais bien, en définitive. Bon Boudard et consort. Pourquoi pas, c'est un peu daté, mais c'est générationnel... Ca fait rire les quinqua, je sais... Si je te parle du grand Léon, c'est parce qu'il est 'achement plus tordant que ceux que tu m'as cités. C'est tellement bon, que j'en lis des pages entières sur ma cuvette des toilettes (surtout son journal, quand il se gèle les couilles et le cierge au Danemark), avec la Bible et le Coran, - pour les textes de Raël, les éditions sont encore trop chères. C'est un peu cliché ta vision du protestantisme, bichette, j'ai dit que je suis protestant (de culture oui! et j'adoooooore avoir mal en cherchant les signes de mon salut ou de ma géhenne future.... Hummmmm c'est bon... Calvin.... Calvin....). Si tu es tombé sur des Protestants qui n'ont pas réussi c'est que vraiment ils n'ont rien compris au protestantisme. Donc oui tu as raison de leur cracher dessus. Quant au luthérianisme, c'est tentant pour une chose: l'encrier jeté à la gueule du Diable. Sinon pour le reste, tu as raison. Sinon pour paraphraser à peu près Oury (paix à ton âme): "Goldschmitd, c'est Juif?" Car j'ai un excellent dictionnaire de la blague juive, pas anti-sémite, je dis bien messieurs et messsssdames les censeurs, mais un dictionnaire de la blague juive écrit par un rabbin. Il y en a une qui dit à peu près ceci:
Une petite fille d'une famille juive athée rentre de son collège catholique. Son père a renié sa foi. Il demande à sa gamine ce qu'elle a fait à l'école. Elle lui répond qu'on lui a parlé du Christ durant une heure de cathéchisme. Le père grondant répond: "Ha non, il n'y a qu'un Dieu et nous n'y croyons pas". La blague juive n'est pas supposée être hilarante, mais fine... Allez desserrez vos fesses, et laissez passer l'air...
Brighelli president!
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
c'est pénible on veut repondre vite et on fait des fautes connement... Pardonnez-moi mes frères zé soeurs, car j'ai peche....
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
Pour prof chômeur (?) :
J'adhère peu ou prou à votre programme ; allons vous n'êtes pas si vieux vous voyez vous entraînez ! :-)
J'ai tout de même une grosse réserve pour le financement des soins. Je ne vois pas pourquoi ce serait aux employeurs de payer. Si l'on souhaite que les soins soient entièrement gratuits c'est à mon sens à l'État de le prendre en charge.
S'agissant des institutions, des voix se sont élevées pour les modifier ; je ne vois pas comment l'état de notre pays pourrrait s'améliorer sans en passer par là.
JPG
Ecrit par : JPG | 26 juillet 2006
"désolé essayes aussi ça pour voir, parce que là je n'ai toujours rien reçu ?"
re!
Ecrit par : François | 26 juillet 2006
Concernant l'université. A Paul-Valéry (Montpellier), en tout cas, personne na été leurré, il ne faut pas prendre des étudiants pour des couillons: on sait tous qu'on fait une thèse sans savoir si on aura un poste ou pas au bout. Il faut aussi entendre les motivations des doctorants. Il y en a pour qui c'est la course au prestige, faire comme maman ou papa qui ont les amphi à leurs pieds, d'autres pour qui c'est un ambition professionnelle louable et juste, d'autres encore pour qui c'est une nécessité: combien de doctorants je connais, dont moi, pour qui faire de la recherche contrecarre la lourdeur et l'imbécilité des cours en collège et lycées. Un exemple: durant lors des rencontres de l'Ecole doctorale, notre directeur de cet école, un type brillantissime (fils de mécano), très simple et très drôle, nous demande si la thèse ce n'est pas trop de travail. Réponse d'une thésarde: "Vous rigolez, pour nous, c'est comme être un chien devant une vitre" (visualisez l'image du chien hyper heureux) "ca nous détend". Et elle a fichtrement raison. Aboutir une thèse, c'est aussi un plaisir, un goût pour l'intellect que l'échange avec les gosses ne nourrit pas. Il n'y a pas que des amis de Rubempré à la fac. Et nous savons très bien qu'il a des coups de pouce. Mais la chance pour la plupart des doctorants, c'est d'avoir eu, dès la licence ou la maîtrise, des profs ou des directeurs qui nous ont dit: passez un concours ou vous allez crevez de faim.
Concernant l'agrégation: Nous avons rencontré un des grands pontes d'un des CNU qui nous a assuré que maintenant ils ne regardaient plus quel concours nous pouvions avoir, mais, et surtout, si nous avions publié, si nous avions participé à des colloques - et cerise sur le gâteau pour eux: des articles aux USA et des colloques internationaux. Ce qui est plus juste qu'un machin qui formate les esprits. Car on parle de recherches, n'est-ce pas? Pas d'héritage qui se raidit (à force d'inquiétude pour l'avenir) à faire prospérer, mais d'un monde à tenir vivant. Donc en mouvement. Comme l'esprit. Et je suis d'accord, mon directeur me l'a confirmé, les universitaires français n'ont plus de temps pour leur propres recherches (je parle des Lettres me concernant). Tout passe dans le temps administratif. Et je l'ai vu. Combien compte-t-on de séances de fin d'année sur le campus (comités scientifiques, écoles doctorales, etc.)?
C'est être naïf ou stupide que de ne pas se rendre compte que les postes ne sont pas là. Mais la beauté du geste est primordiale, et si au bout, dans je ne sais combien d'années, il y a un poste pour moi, je serai ravi. Merci de croiser les doigts pour moi. Pour l'instant je m'éclate dans les divers colloques où j'ai été invité. Et ca fait du bien par rapport au boulot pour lequel l'Etat me paye.
Pendachose (Elisabeth, il serait opportun et poli que vous sachiez d'où il vient mon pseudo... tapez Pendariès sur google et vous aurez la réponse... Petite coquine)
Alors, qui a les mauvaises informations pour l'agreg et la fac?
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
Bon vous aurez compris que je ne me relis pas.
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
Toto: clique sur mon nom!
Ecrit par : François | 26 juillet 2006
Pour prof chômeur : Oui, oui, on commence en majuscules d'imprimerie (preuve à l'appui : "Qu'apprend-on à l'école maternelle ? p 85" : "C'est dans les activités d'écriture, non de lecture que les enfants parviennent à vraiment "voir" les lettres qui distinguent les mots entre eux. A cet égard, la reconnaissance de mots écrits sur des étiquettes est un exercice insuffisant. Les activités graphiques d'écriture, dans la mesure où elles individualisent les lettres, fournissent un matériel important pour la construction du principe alphabétique. Il en est bien sûr de même pour les exercices de copie, à condition qu'ils soient verbalisés. En copiant un mot (EN LETTRES CAPITALES pour les plus jeunes, en lettres cursives dès que c'est possible)" J'arrête, ça suffit de copier ce truc.
Il en est ainsi depuis que Foucambert a décrété que lorsque le nouveau-né voyait Doddie sur son biberon ou Pampers sur son paquet de couches, c'était déjà de la lecture. Alors, depuis, on utilise ces capacités de "lecteur expert" dans de nombreuses classes maternelles, cela dès la petite section. C'est ainsi que vous voyez des tout-petits de 2 ou 3 ans "travailler le sens de l'écriture", ceci avant que leur développement psychomoteur ne leur permette de représenter graphiquement quoi que ce soit. Alors, "on" a pensé en haut lieu que la majuscule d'imprimerie, constituée surtout de traits droits, devait être plus facile... Evidemment, ça leur bouffe pas mal d'énergie à ces tout-petits qui n'ont conscience ni du haut, ni du bas et encore moins de la droite ou de la gauche et il faut bien dire que ça ne les passionne pas de copier quatre fois de suite LE PETIT CHAPERON ROUGE, surtout quand ils ont le malheur d'être encore plus malhabile que leur âge ne les y autorise ou que le sort les a fait naître en fin d'année et que la maîtresse les garde pendant la récréation pour les aider individuellement...
C'est comme ça qu'on voit arriver au CP des gosses déjà en échec scolaire qui non seulement ne savent pas écrire ni même dessiner mais qui en plus ont déjà mis en place des stratégies d'évitement très performantes.
Ecrit par : catmano | 26 juillet 2006
désolé c'est la même chose je dois m'inscrire pour communiquer
essaye ça [email protected]
Bourso doit être en rade ? même moi j'y arrive pas .
Ecrit par : toto | 26 juillet 2006
J'avais oublié. nième tentative!
Ecrit par : François | 26 juillet 2006
Bonjour aux nouveaux venus…
Je ne suis pas planté devant le Mac toute la journée à guetter les messages — et je réponds en bloc. D'ailleurs, il y a des jours, ça marche tout seul, et c'est bien agréable.
Toto, qu'est-ce qui t'échappe, sur l'orthographe de "notamment" ?
Oh, Montaigne, faut pas prendrre la mouche aussi vite — surtout à cheval…
J'ai bien aimé les anecdotes de Pendariès (un nom cévenole de longue historicité, et à part ça ?), quoiqu'elles soient inabouties. Et depuis, que s'est-il passé dans ledit LEP ?
J'ai failli travailler il y a quelques années (chez Foucher) sur un manuel pour les LEP, et j'ai abandonné en cours de route : trop de communication à mon goût — trop d'argumentation en soi, dont le seul but est de relativiser tout jugement de valeur — à commencer par ceux des autres, bien sûr, pas les siens. Le pédagogisme applique La Rochefoucauld à la lettre, et sans humour : l'amour-propre… etc.
Pour entrer en fac, tout dépend des sections, je le redis encore une fois.
Entre nous soit dit, si les facs se souciaient un peu plus de culture générale, et un peu moins de recherche de pointe… Je cueille sur une autre liste un renseignement utile à certains, ici : l'IUFM de Paris se soucie du sexe des anges (http://www.paris.iufm.fr/article.php3?id_article=674). Comme Montaigne est dans la région, j'espère qu'il a débroussaillé la question, laissée en plan en 1453 (d'après la légende, les doctes byzantins coupaient les cheveux en quatre sur la question pendant que les Turcs prenaient la ville d'assaut).
Mais ce que vous remarquerez, c'est que les chercheurs contemporains qui se sont soucié du sexe des anges l'ont fait par rapport à d'autres querelles, venues des Etats-Unis (cette Mecque de la recherche, comme dit Pendaries…) sur la question du "genre" via le transsexualisme… Tout, pourvu que l'on n'étudie pas des "Dead white male"… Voilà où mène la manie de l'argumentation.
Bref, tout dépend en fait du profil du poste recherché. Mais ce que je déplore, c'est qu'il n'y ait pas plus, en première / deuxcième année, de Lettres ou d'Histoire, de gens non spécialisés, non thésards obnubilés par l'omphalos des anges (cherchez donc les tableaux où le peintre a pensé à ne pas dessiner de nombril à Adam ou à Eve…), des gens de culture un peu vaste qui débroussailleraient les têtes pleines d'argumentation des néo-étudiants.
On y vient, tout doucement… D'où les postes de PRAG. Vous voyez que l'agrèg sert encore à quelque chose.
Une remarque en passant : combien de profs font de la recherche, quelle qu'elle soit, dans le seul espoir de trouver un échappatoire au Premier ou au Second cycles…
Un dernier point, concernant la délation.
De qui ces lignes ?
"M. Richard, juge de paix, vient d'être élu membre du conseil général du canton de Châteauneuf (…) M. Richar, en 1848, chantait habituellement le refrain que voici :
"Le république universelle
Sur la terre un jour doit fleurir
Jurons tous de mourir pour elle
Pour elle un Français doit mourir…"
Mauvaises manières, mauvais éducateur, joueur effréné ; a séduit une jeune fille de quatorze ans vendue par son père…"
Allez, transpirez bien…
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 juillet 2006
"essaye ça [email protected]
Bourso doit être en rade ? même moi j'y arrive pas .
J'avais oublié. nième tentative!"
C'est fini oui ?
JPG
Ecrit par : JPG | 26 juillet 2006
Bonsoir JP,
"Toto, qu'est-ce qui t'échappe, sur l'orthographe de "notamment" ?"
C'est machin là qui l'a écrit "notemment", parce qu'il a "bêtement" suivi la règle de grammaire...
Et moi je suis d'accord avec lui soit tu l'écris :
1) notemment
soit tu l'écris
2) notament
ou les deux...
je ne comprend pas pourquoi l'écriture "Officiel" de ce mot, s'écrit "notamment"
à+
Ecrit par : toto | 26 juillet 2006
"C'est fini oui ?"
JPG LOLOLOLOLOLOL :o))))))
Ecrit par : toto | 26 juillet 2006
Toto derrière l'église a avoué (donc il est pardonné) :"je ne comprend pas pourquoi l'écriture "Officiel" de ce mot, s'écrit "notamment"
notAnt -> notamment
évidEnt -> évidemment
etc...
ok ?
À ton service,
JPG
Ecrit par : JPG | 26 juillet 2006
Oui, c'est bon là. Et si l'effacement de message est possible, je promet de ne pas me plaindre si on vire ces quelqueséchanges entre toto et moi!
Ecrit par : François | 26 juillet 2006
En complément pour Toto, au sjet de la formation des adverbes en -ment :
http://www.ccdmd.qc.ca/fr/dyn/fichiers/09_Orthographe.pdf?sect=Exercices_Orthographe
Cordialement (vient de cordial, ni -ant ni -ent, donc un seul "m")
JPG
Ecrit par : JPG | 26 juillet 2006
En conclusion pour Toto, informaticien.
Je fais un parallèle entre la formation des adverbes en -ment et les maths ou l'informatique :
Si l'adjectif d'origine ne se termine pas par -ant ni par -ent, ALORS je le mets au féminin et j'ajoute le suffixe adverbial -ment
etc...
Quand je pense que je me crois nul en math...
;-)
JPG
Ecrit par : JPG | 26 juillet 2006
Zut, je dois ajouter un post scriptum... ;-)
La "leçon" transmise précise que les advarbes en -ment sont formés à partir de l'adjectif ou du partcipe passé correspondant. Il faut lire bien sûr "participe PRÉSENT" (ou adjectif verbal).
JiPéGé
Ecrit par : JPG | 26 juillet 2006
notAnt -> notamment
évidEnt -> évidemment
NOTAMMENT, adv.
[Servant à distinguer un ou plusieurs éléments parmi un ensemble précédemment cité ou sous-entendu] Spécialement, en particulier. J'essayais maintenant de tirer de ma mémoire d'autres «instantanés», notamment des instantanés qu'elle avait pris à Venise (PROUST, Temps retr., 1922, p.865).
Prononc. et Orth.: []. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. Ca 1485 (Mystère du viel Testament, éd. J. de Rothschild, 861); cf. 1647 VAUGELAS, p. 364: Cet adverbe n'est pas du bel usage, il faut plutost dire nommément, les meilleurs sont particulièrement, principalement, surtout...
Dér. du part. prés. de noter*; suff. -ment2*. Fréq. abs. littér.: 1145. Fréq. rel. littér.: XIXe s.: a) 742, b) 730; XXe s.: a) 1342, b) 3037.
donc si tu lis "correctement" la fin :
Dér. du part. prés. de noter*; donc cela vient de "notEr"...
"Cordialement" là c'est évident on dit "le-ment" et pas "la-ment" non ? ;)
"Si l'adjectif d'origine ne se termine pas par -ant ni par -ent, ALORS je le mets au féminin et j'ajoute le suffixe adverbial -ment etc..."
Bon peut être ? mais là pour moi c'est encore du "Martien" l'année prochaine ... en CE1 je t'en reparle...
Ecrit par : toto | 26 juillet 2006
Toto a déclaré : ""Cordialement" là c'est évident on dit "le-ment" et pas "la-ment" non ? ;) "
CQFD, si tout cela n'est pas mis en place dans le tout jeune âge c'est foutu....
Toto fais un effort, lis le doc dont j'ai donné le lien, il y a même des exos.
JPG
Ecrit par : JPG | 26 juillet 2006
"donc si tu lis "correctement" la fin :
Dér. du part. prés. de noter*; donc cela vient de "notEr"... "
Toto, le participe présent de "noter" est "notant".
JPG
Ecrit par : JPG | 26 juillet 2006
un dernier message avant d'aller prendre des notes sur le système scolaire canadien (la famille nous attend avec grands espoirs...les pauvres !)
prof j'aime beaucoup ton programme sur l'instruction ;
je suis totalement contre ton programme sur la santé (prise en charge totale par l'employeur...) ; j'ai connu le temps (1971) où se soigner par homéopathie relevait de la secte (mes parents étaient progressistes ou désespérés ou les deux par une allopathie impuissante dans le cas de mon frère asthmatique) ; j'ai connu les questions gestapistes des petits fonctionnaires de mairie sur le pourquoi de mes choix vaccinaux juste pour inscrire mes gamins à l'école ; je connais la galère de mon frangin "médecin chinois" pour éviter les procès du conseil de l'Ordre ; j'ai perdu deux copains morts non de leur cancer mais d'une leucémie provoquée par une chimio intensive dite indispensable...j'ai aussi eu les échos frustrés de ma belle soeur exilée aux US et OBLIGEE par son assurance d'avoir recours à une pédiatre brute et méchante pour ses gosses car c'était celle de la liste de l'assurance....
donc en terme de santé, s'il faut raison garder (ne soyons pas des témoins de Jéhova !), je crois qu'il faut avant tout préserver le droit du choix thérapeutique genre chéquier santé ;mais être libre de son choix c'est avoir TOUTES les infos ;et il manque tellement de capacité à cerner et discerner, à comprendre ; c'est à dire de capacité à lire et comprendre et donc on en revient à ce qui nous occupe : L'ECOLE....
prof t'inquiète je suis aussi de 63 et parfois j'ai l'impression d'être très très vieille aussi (et je n'ai pas appris la règle de 3, c'est ma mère -certif d'études- qui me l'a expliquée).
Sur la curiosité je crois que les enfants ne s'ennuient pas assez ; les parents se sentent tellement obligés de prévenir leurs désirs, de planifier leurs loisirs, de leur fournir tout, tout de suite, sans effort (cf catmano) que leur influx s'émousse, et finit par s'éteindre ; un bébé est CURIEUX du monde entier ; ça leur passe tient en entrant à l'école...
ceci dit les adultes ne sont pas très curieux non plus ; j'ai toujours 48 questions sur TOUT à la minute mais je me sens plutôt seule dans ce cas....
bonnes vacances tous !
Ecrit par : fabienne | 26 juillet 2006
"CQFD, si tout cela n'est pas mis en place dans le tout jeune âge c'est foutu...."
Non c'est pas "foutu", c'est juste chiant de le refaire... surtout à 42 ans :( , je regarde ton lien asap...
Ecrit par : toto | 26 juillet 2006
Je vais donc terminer l'anecdote drômoise. Comme je disais, il n'y a pas eu de sanction de prise contre les deux élèves dépeints.
Même pas une convocation des parents ("De toute façon, on 'y peut rien. Les parents doivent être parails." Blablabla + une CPE copine avec les élèves du bahut... Vous voyez le tableau?). Après le saccage de ma chère voiture d'étudiant (hé oui, je n'ai pas encore acheté une nouvelle voiture: j'hésite entre la Renault et la Peugeot), les enseignants du LEP ont demandé une journée de retrait. Il faut dire que le cailloux retrouvé dans ma bagnole valait son pesant de plomb et qu'il aurait pu faire mal à la tête de quelqu'un lancé ailleurs... L'ancienne proviseure du LEP avait refusé de demander à ce que soit classé ZEP son établissement (donc pas de moyens accordés en plus, pas de classes dédoublées, etc. Mince il ne faut pas déconner: un établissement qui a des tracas ça n'existe pas et puis ce n'est pas joli sur son CV!). Après cela, et quelques autres histoires (insultes, menaces physiques: retrouvez-vous nez-à-nez avec un élève surexcité, qui a un casier judiciaire, à qui on a annoncé par lettre qu'il allait passer en conseil de discipline mais qu'on a laissé venir en cours - ce qui est une faute administrative, je crois - prêt à en découvre avec tous ces salauds de profs, et qui n'attend qu'une chose c'est que vous le poussiez légèrement pour qu'il vous tombe dessus. Puisqu'on ne le respecte pas dans son intégrité physique, ou quelque chose dans ce mauvais genre-ci...), mon médecin a cru comprendre à mon état maussade que je filais un très mauvais coton. Tous les professeurs remplaçants de ce LEP n'y sont restés que quelques mois (et à votre avis à qui donnait-on les classes les plus recherchées par la salle des profs en poste???). L'année suivante, j'ai été envoyé à une soixantaine de kilomètres de là (donc de ma zone de remplacement officielle où j'avais pris un logement, mais ça c'est une autre histoire), et je peux vous dire que je n'ai pas cherché à en savoir plus sur ce lieu un peu maudit dans mon imaginaire à moi...
On parle ici des concours internes / externes: il serait bien aussi, je crois, de pousser la porte du scandale des TZR. Vu comme nous sommes traités par des DRH à la vue courte, il y aurait fort longtemps, du moins dans les entreprises privées, que les Rectorats de France auraient été mis aux Prud'hommes. Nous sommes des enseignants qui ont un concours (capes, capet, caplp, agregation), mais qui servent de bouche-trous (et qu'importe les ahurissements qui sont les vôtres quand on vous donne un Zone de Replacement et que vous vous trouviez en fait en poste pour un temps ou pour l'année à 100 km de chez vous et de votre ZR). Le moral est au plus haut dans ces cas-là, et l'envie de servir un patron qui vous considère aussi mal parfois se fait la malle. Vous allez me dire: ce n'est pas si mal que ça, le salaire tombe tous les mois quoi qu'il arrive. D'accord. Mais alors: quid des couples séparés, avec ou sans enfants, hétéro ou homo, etc.? L'Education Nationale n'est pas à la page. Les futurs enseignants passent leur concours fort tard, ont eu le temps ainsi de construire les premières étapes d'une vie... Et (mais quand on signe le contrat on le sait: on peut être envoyé sur tout le territoire - continuité des services de l'Etat oblige), alors, la grande question: est-ce qu'il ne faudrait pas changer tous ces critères? Faire comme pour les instit' ou professeurs des écoles, un concours par académie (la prévision des postes serait plus simple alors, peut-être?)? On n'aurait pas les aberrations actuelles: par exemple: un établissement de l'Aude chez qui on envoie plus de profs que de postes à pourvoir (alors vive la création de demi-postes entre cet établissement pour ceux des autres villes alentours...). A quand le regard de la Cour des Comptes aussi sur la formidable machine éducative??? Il y en aurait des scandales, j'en suis certain. Et puis comment avoir confiance en son employeur quand tout se déroule dans l'opacité la plus complète, et ce ne sont pas les syndicats qui vont vraiment nous éclairer sur les commissions... Je ne me plains pas, mais quand même, à notre époque où certaines entreprises font appel à des masseurs pour leurs salariés (hsitoire de les détendre et de les motiver): quelle est notre carotte, ce qui nous donne l'envie d'avoir envie (pardon, celle-là, je la renie cette référence)? Les vacances, le salaire payé sur 10 mois et non pas 12 comme pour les autres fonctionnaires???
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
"ce qui importe ce n'est pas le fond, c'est la forme, voyons."
Pendariès, c'est quoi un fond sans forme ?
Et qu'est-ce que vous reprochez à Montaignacheval ? De dire des gros mots ? De nommer les syndicats ? De leur accorder une importance ? De nommer des gens ? Je n'ai rien compris !
Qu'est-ce que vous cherchez à dire ?
Je ne critique pas : je ne comprends pas !
"Tout ne se passe pas dans vos classes, nis dans vos salles de profs, ou d'IUFM, sur votre bureau quand vous corrigez vos copies, ou que sais-je encore,(...)"
Pareil pour les 8% de syndiqués en France, ... ??? il ne faudrait pas en parler ?
Selon vous, on devrait parler du "social" en faisant abstraction de ses expériences concrètes ? Parce qu'on le peut ?
Vraiment je rame.
"Les réponses qui apparaissent trop orientées (politiquement, syndicalement) ne sont pas intéressantes. Elles n'excitent que celles et ceux qui se sentent floués/"
On va où si on ne s'oriente pas ? On doit aussi faire abstraction du sentiment d'être floués ? De ses opinions politiques si elles sont trop ceci ou cela ? Pour qui ?
Même votre question sur la curiosité... Il faudrait y réfléchir sans parler des expériences dans les classes et sans évoquer la vie politique ?
Allez, prenez-le comme vous voulez : imaginez-vous coincé dans une classe de cours de 6 à 16 ans. Au lieu de vous apprendre à lire, on vous fait deviner des mots. Vous n'avez pas des parents très instruits ou très présent, et (par exemple) ils ne connaissent pas la méthode Boscher. Et pendant les dix années qui suivent, on vous présente un ensemble de connaissances disparates, où les matières sont mal triées, où diam's a plus d'importance que Victor Hugo, etc. En fait, on ne vous le présente pas : on exige de vous que vous le trouviez à partir de dossiers de documents photocopiés, etc.
Jusqu'au bac, il vous faudra "observer raisonnablement la langue", "construire des représentations"... et à chaque fois, des gens qui savent exigeront de vous que vous deviniez ce qu'ils savent.
On vous fera monter de classe, on fera descendre vos notes, ces gens qui savent vous montreront tous les ans un peu plus de mépris parce qu'il manque des lettres à votre alphabet, et que donc, construire un discours argumenté n'est pas évident.
Le moindre petit quatrain, outre les difficultés de déchiffrement, de vocabulaire, que sais-je ? ressemblera à un cryptogramme : vous chercherez quel exercice magique on cherche à vous faire réaliser, et vous commencerez à soupçonner que chaque texte n'est qu'une excuse pour vous prouver votre débilité. Alors, une année ou une autre, vous "construirez une représentation" : faire le travail demandé en classe, c'est passer pour un débile. Aussi, les années qui vous restent, vous les passerez à en faire le moins possible, et vous prendrez l'habitude de vous ennuyer.
D'ailleurs, tous les djeuns de votre quartier auront fini par penser la même chose : il faut faire son temps, jusqu'à seize ans, et plus longtemps peut-être pour les bourses.
Par ailleurs, il y a un tas de choses intéressantes dont on ne parle pas en classe : le monde merveilleux des scooters, des survêts adidas, des barrettes de shit, des consoles de jeux, des bastons avec les français/les juifs/les arabes, les poils qui poussent, les filles...
Eventuellement, peut-être qu'un grand frère vous aidera à vous remettre dans le droit chemin, à la mosquée/à la synagogue/au bar des supporters. Il vous expliquera ce qui est important dans la vie, comment on met de l'ordre dans son existence, comment on évite de se faire voler son scooter, qui vend du shit, à quelles femmes on peut ou non montrer du respect, et surtout à qui vous pouvez vous sentir supérieur. Il ne vous le fera pas deviner, il vous l'expliquera tranquillement, et lui-même, il le tirera d'un livre/d'un journal/d'un discours de Le Pen qui sera incontestable.
Il vous expliquera comment vous procurer un flingue, c'est trop top d'avoir un gun. Peut-être même qu'il vous aidera à trouver un camp d'entraînement, au Moyen-Orient ou en Europe centrale.
Vous trouvez cela compliqué ? Le grand frère, il fait du magistral, et vous serez en prison, ou vous vous serez fait amocher -- éventuellement en héros -- avant de vérifier s'il avait tort quelque part.
Par contre le prof ne fait pas de magistral, il vous a trop fait ch..., d'ailleurs ça serait bien de lui casser la tête, vous êtes sûr qu'il est juif/arabe/"français".
Ou alors, le grand frère est dealer et il vous apprend les combines, les planques, et comment avoir une BM à vingt ans... et encore une fois "comment on se fait respecter".
Ce n'est pas compliqué. Plus les meirieuseries envahissent l'école, et plus celle-ci prend des allures d'une prison où il faut faire son temps sans rien y gagner. Plus les conseils à deux balles et les débats creux sur le respect se multiplient à l'école, plus son discours devient mièvre et inintéressant.
Je ne comprends pas ce que vous n'y comprenez pas.
Les seules choses qui rendent l'école supportable, ce sont les copains/copines et le savoir. Enlevez le savoir, le respect de l'intelligence, la valorisation de l'effort intellectuel, et l'école n'a aucune chance face à la rue.
Et comment cet état de fait est apparu... là, vraiment, cela ne s'explique QUE par la politique, le budget de l'Etat et le carriérisme de certains gourous pédagos.
Si nous changeons de point de vue pour adopter celui des décideurs, on peut le résumer facilement : pour ces gens, l'élève lambda d'un collège de ZEP n'a strictement aucune signification : la banlieue, c'est une "zone de non-rentabilité" ; ses habitants, des extra-terrestres. A la limite, c'est celui qui vient de faire un graffitti sur votre portail, ou d'agresser votre neveu, mais cela s'arrête là. Il existe moins que votre club de golf.
Et cette indifférence n'est qu'une manifestation de la lutt
Ecrit par : prof chômeur | 26 juillet 2006
Oups, la ligne a été coupée !
... Et cette indifférence n'est qu'une manifestation de la lutte des classes.
Pour le reste, quelqu'un peut-il m'aider ? Y a-t-il quelque chose à comprendre ?
Ecrit par : prof chômeur | 26 juillet 2006
Ah et Pendariès, c'est le nom du personnage principal d'un très beau roman de Max Rouquette : "La Quête de Pendariès". Une histoire en Languedoc se déroulant pendant la grande Peste du 16ième siècle, entre les découvertes anatomiques et celles des nouvelles Indes. Un livre nécessaire pour tous les amoureux du savoir, de la curiosité en butte contre les obscurantismes. Vous y croiserez Arnaud de Villeneuve, Rondelet, Rabelais, Nostradamus... En plus ça vous fera découvrir un auteur immense et méconnu en France (hé oui, il écrivait d'abord en Occitan... Mais le dédain français pour tout ce qui n'est pas parisien - et on peut l'être, parisien, même à Trouville...): plusieurs fois sur la liste des nobélisables, mais trop vieux pour le jury suédois (peur qu'il ne meure avant d'arriver devant le Roi). Il faut dire qu'il est décédé l'an dernier à l'âge de 96 ans. Je pourrais vous en parler du dédain ignare des enseignants de littérature à son propos: écrire en oc c'est ne pas être intéressant; c'est être une plume mineure. Cougres d'imbébiles!!! Même certains profs sont assis sur leur tas d'or qui est, quelques fois, leur capes et autres marques du même genre sur le cuir. Et ils ne voient plus rien que ce que la fac ou les média leur ont donné à sucer.
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
Fabienne : "Sur la curiosité je crois que les enfants ne s'ennuient pas assez ; les parents se sentent tellement obligés de prévenir leurs désirs, de planifier leurs loisirs, de leur fournir tout, tout de suite, sans effort (cf catmano) que leur influx s'émousse, et finit par s'éteindre ; un bébé est CURIEUX du monde entier ; ça leur passe tient en entrant à l'école..."
Je crois que ça ne vient pas de l'école mais de la télé. Et ça doit être pour ça que Pierre-Henri demande qu'on bazarde le poste.
JPG
Ecrit par : JPG | 26 juillet 2006
"Pour le reste, quelqu'un peut-il m'aider ? Y a-t-il quelque chose à comprendre ?"
Je crois qu'il n'y a rien à cmprendre, en tout cas de bon, au discours de Qui-vous-savez.
Zappez.
JPG
Ecrit par : JPG | 26 juillet 2006
Prof chômeur, vous ne me roulerez pas dans la farine! Je ne parlais pas du marxisme, mais bel et bien de ses applications dans certains régimes politiques que tout le monde connait, (et dont une bonne partie de ceux qui les ont connus de près ne sont plus là pour parler!) Après tout, Dieu, où Yahvé, ou Allah, ne me dérangent pas plus que ça. Simplement, leurs "agences postales" sur terre me défrisent.
Je trouve très intéressant ce que vous définissez comme étant de gauche. A un bémol près, ce n'est pas Badinter qui a envahi l'afghanistan, ni qui a feint de l'ignorer pendant un certain temps après ces faits, pourtant avérés! Ce n'est pas Giscard d'Estaing, mais Mao-Ze-Dong qui a fait périr un certain nombre de centaines de milliers de ses compatriotes. Alors, je me méfie de la manière dont les théories peuvent être appliqués par les êtres humains. Et, concernant la constitution européenne, (je ne relancerai pas le débat, je me suis suffisamment "frité" ici avec mes compagnons gauchistes à ce sujet), mais, à certains moments, on se demandait, de Villiers ou de Besancenot, lequel était le plus souverainiste! Encore une fois, j'ai du mal à pardonner aux dirigeants d'Attac leur complaisance, voire leur collusion, avec des parfaits démocrates comme Castro ou Tarik Ramadan, suivant l'adage pervers qui veut que: "les ennemis de mes ennemis sont mes amis".
Bonne soirée à tous les deémocrates et, postérieurement, à tous les républicains.
Ecrit par : christophe sibille | 26 juillet 2006
Pour: Prof chômeur
Je ne crois pas au marxisme, je suis désolé. Je n'ai pas cette grille de lecture. Presque chaque été, depuis quelques temps je visite pendant un ou deux mois un des anciens pays du bloc de l'Est (Roumanie, Croatie, aujourd'hui Lettonie)- et je peux vous assurer que les gens regardent la France comme le dernier Etat d'Europe à avoir un glacis communiste. Et je peux les comprendre: vu dans quel état ils se trouvent actuellement. Le marxisme est insupportable à cause de ses conclusions, de ses prolongements historiques (et logiques: stalinisme, pol-potisme, castrisme, etc. etc.) et de son projet politique, économique, etc. L'ultra-libéralisme l'est tout autant: et ces nouveaux pays se sont jetés corps et âme dans ce système. Mais, autre chose, si se dire de gauche signifie tout ce que vous avez énoncé, alors voter à Droite et il y en a pas mal en France: c'est être contre le prgrès social, contre la culture, etc.? Vous rigolez, j'espère. Voyons pas d'idéologie. D'où mon rejet des interprétations politiques ou syndicales pour des explications qui sont de l'ordre "philosophiques". C'est un travers que j'ai. Je ne crois pas au grand soir.
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
Pour prof chômeur: j'ai goût au beau style, même quand il est cinglant. Des vacheries dans une forme ratées sont juste ridicules et inoffensives, non: bête: et la bêtise c'est quelque chose qui tue. C'est tout ce je voulais dire par forme et fond. Je vous dis que j'adore Buckowski alors la grossièreté...
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
M. Sibille a posté :
"Bonne soirée à tous les deémocrates et, postérieurement, à tous les républicains."
Je n'ai pas compris les intentions de votre message. Voudriez-vous svp vous montrer plus clair ? Merci d'avance de tenter cette aventure.
JPG
Ecrit par : JPG | 26 juillet 2006
Il est très chiant ce Pendariès.
JPG
Ecrit par : JPG | 26 juillet 2006
bon alors je n'écrirai plus rien. je lirai seulement. hop tel un couteau de mer je m'enfonce dans le sable.
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
mais merci JPG de m'alerter sur ma chianterie. je sais maintenant où elle se trouve. Sur votre blog...
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
ho pardon... J'ai confondu JPB avec JPG... Mille excuses... Pardon pour ma sortie.... JPG t'as qu'à pas lire, et sauter ce que j'écris! NON MAIS!
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
facho!
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
Connard ! ;-)
JPG
Non sans déc c'est qui celui-là ?
Ecrit par : JPG | 26 juillet 2006
Encore un comme .. zut je ne trouve plus son pseudo je l'ai zappé.. enfin tout le monde sait bien... ;-)
JPG
Ecrit par : JPG | 26 juillet 2006
JPB ton blog debloque... Il y en a qui pètent un plomb. C'est le sirtaki qui te met dans ces états JPG?
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
et toi, tu es qui JPG? Ha, suis-je bête tu le dis en long en large et en travers... Tu es le schimdt-en-or.... Tout un programme....
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
JPB, est-ce que vous buvez des coups avec vos blogueurs?
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
Christounet je t'ai reconnu : tu confonds Ève et Adam !
Coucouche panier.
JPG
Ecrit par : JPG | 26 juillet 2006
raté.... mais c'est pas grave... retente, et bois un coup d'Ouzo à ma santé.
Ecrit par : Pendariès | 26 juillet 2006
Le point Godwin est atteint!
Ecrit par : limonade | 27 juillet 2006
Bonjour fourhum,
"et qui n'attend qu'une chose c'est que vous le poussiez légèrement pour qu'il vous tombe dessus. "
Sûr que si tu le pousses, c'est normal qu'il s'énerve, tu fais la même ici, alors ne viens pas te plaindre si ils t'ont explosés ta caisse...
tu ne réponds pas vraiment à prof:
"Et qu'est-ce que vous reprochez à Montaignacheval ? De dire des gros mots ? De nommer les syndicats ? De leur accorder une importance ? De nommer des gens ? Je n'ai rien compris !
Qu'est-ce que vous cherchez à dire ?
Je ne critique pas : je ne comprends pas !"
Donc que cherches tu à dire ?
Perso je pense que si tu t'es fait exploser ta caisse c'est que tu l'as peut être mérité, j'aimerai avoir AUSSI le point de vue de tes élèves if it's possible?...
(même si je n'accepte pas leur geste... un peu comme pour zizou... je comprend....)
Bon tu n'es pas chiant Penda, mais tu n'as toujours pas répondu à ma question (ou j'ai loupé la réponse).
Tu as eu quoi comme méthode de lecture? +
Tu as fait ton CP ?
Tu savais lire en entrant au CP?
Tu as des frères et Soeurs?
Tu es en quelle position ?
MERCI JPG j'ai compris pourquoi les Naincadémiciens ont mis DEUX "M", ils sont pas cons ces nains là ... Mais qu'est ce que c'est "suant/suamment" quand tu n'as pas la logique de la règle. Donc je la réexplique pour les ânes comme moi, des fois que si je me plante dans mon "raisonnement" 'on' me corrige... merci d'avance...
DONC:
1)Ok pour le "participe présent" (ou autre petit nom)
où tu gardes la racine "an" ou "en"
Mais plus important, et qui n'est pas dit ??? c'est là où je voudrais votre aide..
2)"ILS" ont gardés les 2 "M" dans "notamment" pour garder la "logique "de la règle où dans "évidemment" le "E" a besoin des 2 M pour se prononcer "A" ...
Quand je disais que le français c'est des maths ;)
ps:"Et ça doit être pour ça que Pierre-Henri demande qu'on bazarde le poste." Moi c'est pas le poste que je bazarderai (il ne m'a rien fait), c'est plutôt les 80% d'ânes qui produisent les programmes de merdes... (genre le sujet sur Ecole de France, super mal fait, super partisant, aucun sens critique 'correct'... lol, il va pô être content que je le montre du doigt. arf )
Ecrit par : toto | 27 juillet 2006
Fabienne : "Sur la curiosité je crois que les enfants ne s'ennuient pas assez ; les parents se sentent tellement obligés de prévenir leurs désirs, de planifier leurs loisirs, de leur fournir tout, tout de suite, sans effort (cf catmano) que leur influx s'émousse, et finit par s'éteindre ; un bébé est CURIEUX du monde entier ; ça leur passe tient en entrant à l'école..."
Je crois que ça ne vient pas de l'école mais de la télé. Et ça doit être pour ça que Pierre-Henri demande qu'on bazarde le poste.
JPG
Ecrit par : JPG | 26 juillet 2006
Merci, JPG. Je trouve ce message particulièrement intéressant, et, comme disait l'autre, ce qui va sans dire va encore mieux en le disant; l'école, (les profs, si vous préférez) se battent, dans leur grande majorité, pour pallier les insuffisances, les traîtrises, le massacre de la curiosité que provoque le petit écran. Sans être un auxiliaire efficace de l'école, ce dernier pourrait au moins ne pas bousiller nos chères têtes blondes. Mais, profit oblige, on voit le résultat. Les annonceurs publicitaires se moquent bien des ravages qu'ils provoquent. Quand ils ne les revendiquent pas, (voir la fameuse phrase de Le Laid, que personne n'a oubliée). Simplement, l'éducation (nationale) n'a pas les mêmes moyens, justement et, sans baisser les bras, c'est un peu le combat de David contre Goliath! Mais il faut garder en mémoire qui fut le vainqueur de ce combat!
Voilà, c'était la minute utopique...
M. Sibille a posté :
"Bonne soirée à tous les démocrates et, postérieurement, à tous les républicains."
Je n'ai pas compris les intentions de votre message. Voudriez-vous svp vous montrer plus clair ? Merci d'avance de tenter cette aventure.
JPG
Ecrit par : JPG | 26 juillet 2006
Je faisais simplement un flash back sur une discussion lancée par Jean-Paul, au sujet de démocratie et république. Je pense que tous les démocrates sont républicains, mais que les républicains ne sont pas obligatoirement démocrates.
Bonne journée à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 27 juillet 2006
"Les annonceurs publicitaires se moquent bien des ravages qu'ils provoquent." pareil pour les pubs 80% qui sont vraiment à "suer" ET qui nuisent aux 20% qui font du bon boulot.. sisi il y a de très bonnes pubs ;)...
Avez-vous vu le reportage sur la 'cicatrisation des blessures 'ouvertes', par le Miel ? (pas les blessures hein, la cicatrisation ;) )
Excellent reportage, où le medecin, à la fin, dit:
"Cette méthode est excellent tant par l'efficacité que par le coût, MAIS elle ne sera jamais adopté par "certaines cliniques"... ;)
Ecrit par : toto | 27 juillet 2006
Avez-vous remarqué, dans les pub de la télé, comment sont représentés les enfants ou les ados ? Soit insupportables sous l'oeil ravi de leurs parents (l'horrible mouflet aux moustaches de chocolat qui part abandonner son poisson rouge sous le regard attendri de sa mère ou la petite chieuse qui ne peut pas ouvrir la cocotte minute parce qu'elle n'a pas de mains), soit bien plus mûrs que leurs parents (le gamin qui fait taire ses parents pour écouter, pénétré, les vertus de la vitamine D à la radio) ou que leur âge (la petite blondinette qui connaît "le secret pour faire craquer les garçons")...
Pour ceux qui aiment les anecdotes, première partie du commentaire consacré au Permis d'Enseigner (pardon, au Projet d'Ecole):
Le projet d’école :
Je vous ai déjà parlé du commentaire que notre IEN avait rédigé à la lecture de notre projet d’école. Je ne vous ai pas raconté comment ce projet d’école avait pu finir par atterrir sur son bureau...
Je vous avoue que, comme vous apparemment, je n’ai jamais compris à quoi servait ce genre de pensum... Lorsque nous recevons tous les trois ans environ ces multiples feuillets à remplir, assortis de leurs listes de priorités nationales, académiques et départementales, parfois d’ailleurs contradictoires (on est très loin de l’Ecole Républicaine où tous les enfants de France, de Lille à Nice, devaient étudier la même chose), j’ai tendance à le montrer aux collègues du bout des doigts et à leur dire que je préférerais nettement passer du temps sur le cas d’un élève à problèmes qu’à remplir 36 pages de fadaises pour repasser tous les trois ans mon permis d’enseigner...
Donc, printemps 2001, si mes souvenirs sont bons, à moins que ce ne soit 2000, l’histoire a été longue. J’avais à l’époque une collègue fraîche émoulue de son IUFM en CE2/CM (C) et l’autre qui venait d’apprendre qu’elle avait obtenu son changement de département pour la rentrée prochaine en maternelle (N).
Ni les unes, ni les autres, nous ne souhaitions écrire ce projet d’école, N parce qu’elle ne serait plus là, C parce qu’elle pensait que chacun des cycles devait fonctionner indépendamment des deux autres, d’autant plus qu’elle estimait, elle me l’a dit l’année suivante, que son « niveau licence » lui donnait une supériorité intellectuelle manifeste sur la simple bachelière que je suis, et moi, pour les raisons exposées plus haut.
A la rentrée suivante, notre IEN fichant une paix relative à ses ouailles, nous avons subrepticement glissé le projet d’école vierge sous une pile et décidé de « laisser courir » avec l’accord de T, la nouvelle collègue de maternelle. J’avais déjà réussi à éviter ce pensum trois ans plus tôt en utilisant la même technique.
Manque de chance, notre IEN avait subi une inspection qui, apparemment, l’avait conduit à fournir à l’administration des preuves de son efficacité. Et nous avons reçu une première sommation nous enjoignant de leur faire parvenir au plus tôt les preuves de notre bonne volonté. C, qui commençait à vraiment prendre du poil de la bête, nous a convaincues qu’il fallait faire le dos rond et ne rien envoyer, que, de toute façon, nous n’étions pas d’accord au point de vue pédagogique et qu’il était impossible de rendre un travail commun. T et moi-même essayions de temporiser tout cela en proposant de rédiger un « petit truc » bien consensuel dont nous n’étions peut-être pas obligées de tenir compte par la suite... Nous arrivâmes enfin à un accord.
Commencèrent alors les conseils des maîtres de rédaction ; d’ergotages en papillonnages, de prises de bec en petites phrases cinglantes (il faut dire que T et moi étions vraiment récalcitrantes à « ses » prises de position), le travail n’avançait pas très vite...
Deuxième sommation, un peu plus pressante. J’en parle à T et nous décidons d’écrire un courrier à notre inspecteur où nous lui demanderions une entrevue afin de lui exposer notre problème. Pas de réponse.
Là-dessus, C part en congé maladie et T et moi pouvons enfin nous atteler à la tâche. Ce fut long et douloureux, surtout qu’entre temps nous avons appris que le projet d’école du mari de T sur lequel nous nous appuyions avait été refusé. A ce moment-là, l’IEN ayant sans doute digéré son inspection nous oublia. Par ailleurs, T eut elle aussi des problèmes de santé et l’année scolaire se finit avec deux remplaçants et moi... Le projet d’école s’arrêtait au beau milieu d’une phrase sur mon ordinateur personnel... (à suivre)
Ecrit par : catmano | 27 juillet 2006
"il fallait faire le dos rond…"
En cinq mots, toute la tragédie de l'Education Nationale. Il y a tant de collègues qui font le dos rond qu'à prendre l'expression au sens propre, nous devrions avoir des salles de profs pleines de bossus — Esope, pour ceux qui se rappellent Paul Féval.
JPB
Ecrit par : brighelli | 27 juillet 2006
Ca bouge... doucement... Cette année, encore une rédaction du projet d'école... De nombreuses écoles ne l'ont pas envoyé. Mais c'est sûr, on finira tous par le faire... Même si on n'en a vraiment pas envie. On écrit un petit truc bien nul, on n'y croit pas une seule seconde, ça ne sert strictement à rien, mais on le fait. La suite de mon commentaire le prouve :
Rentrée 2002, réunion des directeurs. L’IEN me sollicite en fin de réunion, il n’a toujours pas notre projet d’école. Il sait que nous avons eu une année difficile, que je lui avais demandé une entrevue qu’il n’a pas eu le temps de m’accorder (je suis ravie d’apprendre que mon courrier n’est s’était pas perdu) et me demande si j’ai besoin d’aide pour finir ce projet d’école. J’accepte et il m’envoie à son conseiller pédagogique, lequel ne pouvant pas se déplacer jusque « chez nous » me propose de lui envoyer le projet en l’état afin qu’il voie ce que l’on doit y rajouter...
J’obtempère et poste dès le lendemain notre projet abandonné au beau milieu d’une phrase. Pendant un mois ou deux, aucune nouvelle. C a changé d’école, T est à mi-temps, moi, j’avais rédigé ce truc sans aucune conviction et puis, pas de nouvelle, bonne nouvelle.
Un jour, coup de téléphone du conseiller pédagogique qui me demande si nous lui avons envoyé le fameux document. Je lui affirme l’avoir posté, je lui rappelle qu’il n’est pas terminé, que j’ai sollicité son aide. Il me répond : « Ah bon, alors il doit être sur mon bureau, je vais regarder... ».
A nouveau, plus aucune nouvelle. Jusqu’aux alentours de la fin du premier trimestre ou du début du deuxième où je reçois un courrier de l’Inspection Académique : une photocopie avec le nom de l’école écrit en haut à droite au stylo et trois cases :
1) avis de l’IEN de la circonscription avant étude par la commission départementale : Ce projet ne s’appuie pas sur une analyse des évaluations nationales ni sur un constat de la situation de l’école. Il est trop centré sur l’application des programmes dans leur globalité sans tenir compte de la population scolaire. Il faudra renforcer le volet évaluation du projet ainsi que les ajustements annuels.
2)Avis de la commission départementale (en complément de la grille d’évaluation) [grille que nous n’avons jamais reçue] : Un bon état des lieux et des pistes intéressantes. Les régulations d’étapes [nous étions à 6 mois de l’échéance de ce projet] permettront d’affiner, des outils harmonisés d’évaluation notamment, et la gestion des difficultés. [les virgules sont d’origine]
3) décision de l’Inspecteur d’Académie :
Projet d’école validé : OUI
Points sur lesquels il convient d’approfondir la réflexion :
- évaluation
- hétérogénéité
- gestion des difficultés.
Apparemment personne ne s’est rendu compte que le texte n’était visiblement pas fini. En revanche, ils ont tous apprécié le fait qu’il n’y avait aucune demande de financement.
Cette année, septembre 2004, nous avons « rédigé » le projet transitoire 2004 – 2005 en reprenant l’ancien texte que nous avons étoffé et modifié à grand renfort de touche « Suppr » et de « copier – coller » et nous avons envoyé le bébé avant la date limite, ma collègue de cycle 3 organisant une classe de découverte (nous avions reçu une note de service nous signalant que les écoles dont les projets ne seraient pas validés ne partiraient pas en classes de découverte... « Si tu ne finis pas tes épinards, tu n’auras pas de dessert ! »).
A ce jour, nous n’avons aucune nouvelle de la part de l’administration ; mais je sais déjà que le 9/03/05, j’aurai, en tant que directrice, la joie d’assister à une animation pédagogique sur ... le Projet d’Ecole !
Ecrit par : catmano | 27 juillet 2006
Pour pendariès…
À moins de vingt kilomètres de chez moi, se trouve, dans la petite ville de Bédarieux, une médiathèque qui porte le nom de Max Rouquette.
Et bien que je sois a priori plus sudiste que les Cévenols ou les Provençaux, je suis dans le coin depuis assez longtemps pour connaître quelques-unes des œuvres du grand écrivain local — estimable, mais un peu attendu, parfois, dans ce style "retour à la terre" et aux "racines" qui me gêne toujours un peu, idéologiquement parlant… J'ai eu de grands amis régionalistes, ici et ailleurs, certains se prétendaient de gauche (laquelle ?), d'autres étaient clairement d'extrême-droite — et c'est un malentendu qui est rarement levé dans les œuvres des terroirs, particulièrement depuis Pétain. Corse comme je suis, je peux vous dire que les œuvres des écrivains "irrédentistes" des années 30, favorables à Mussolini, sont parfois poétiquement intéressantes, mais idéologiquement douteuses — le fond, la forme…
JPB
Ecrit par : brighelli | 27 juillet 2006
Pour Totot:
Explosée, ma tête? Vous voulez rire? Que ce blog est amusant. Amusant parce que, la plupart du temps, motivé par des profs qui n'ont que la rage et leur dégoût à exposer. Et avec quelle arrogance. Et manque d'humour et de clarté de vue (l'aveuglement des conservateurs, je vous dis...).
J'aime plutôt mettre la plume d'oie (ou de jar, ce que vous voulez, je ne suis pas sexiste) sous les aisselles des chatouilleux et des fâcheux, ça a le bonheur de fonctionner toujours. Et c'est drôle (les réactions, alors je continue); et comme a dit un des plus grands réalisateurs au monde, dont les films devraient être mis sur la top-list (grincements de dents francophones / philes / dules en vue?) de la Cinémathèque Française, môssieu: "On se calme et on boit frais à Saint-Tropez" (Max Pécas, bien entendu...).
Vous vous jetez sur la télévision, pour la jeter ensuite (faites donc. Je vois juste que vous n'avez pas le câble ou le satellite chez vous... Ah cette résistance au progrès...). Je crois que c'est sérieusement surestimé son pouvoir sur TOUS les ados. Il y en a, pour sûr, qui bavent devant la célébrité fugace de quelques-uns, et d'autres qui s'en foutent mais royalement. La télé, si vous écoutiez vos élèves, et non pas vos propres angoisses, ils s'en balancent un peu... Je crois que comme tous les gosses de cet âge, ils préfèrent traîner ensemble, faire du shopping pour les filles, draguer les filles pour les garçons (oh on va me dire: affreux macho... OUAIS ALLEZ-Y!!!!!!). Mais bon, vous ne les voyez et ne les écoutez, généralement, que dans l'espace de vos classes ou dans les couloirs de vos établissements (et c'est vrai que parfois ils ont l'air de crétins? Mais les profs? Avec leur chemise, leurs pantalons à pinces, et leurs mocassins à glands??? Je ne parle que des hommes; les femmes ont parfois la chance d'avoir du goût.). Alors: autant eux fantasment sur vous et votre vie (n'avez-vous jamais croisé le regard d'un de vos élèves vous voyant faire vos courses??? Quoi un prof, ça mange? Et ça fait même caca aussi, comme j'aime à leur dire quelques fois), autant vous, vous faites la même chose (avec peut-être un peu plus de mépris).
Allez relisez Levinas cet été. C'est bon pour le neurone fatigué par l'inquiétude et les agacements... Et le rejet.
Quand je dis "pousser", je veux dire: ne pas le fiche à terre (merci de me penser stupide O+O = la tête à Toto...), mais, tout simplement, mettre la distance nécessaire à la conversation dans nos sociétés dites civilisées: c'est-à-dire: la distance d'un bras (histoire d'avoir la possibilité matérielle de pouvoir donner à la main l'élan nécessaire pour la baffe, bien sûr.). Il y a des études très intéressantes à ce propos sur l'espace physique de la communication entre les individus selon les différentes Nations.
Si vous (un vous général, cette fois-ci Toto) voyagez (vraiment, pas le touriste pépère en bermuda ou néo-colonialiste, du style cyclo-tourisme ou logement chez l'habitant... pas la maison secondaire...), mais que vous vous mêliez un peu à la population, et pas juste partir en voyage organisé (par je ne sais quelle compagnie préférée du corps ensaignant - c'est fait expressssss le "ensaignant"): un monument, 15 photos et 3: "Putain, y a trop de monde. Il fait chaud. Ma Place! Je vois rien! J'ai payé! J'y ai droit!", vous vous rendriez empirement compte vous-mêmes de cette subtilité.
Enfin, concernant mes études de la petite enfance, Toto: j'étais déjà très intelligent, c'est tout.
Et une blague d'humour juif pour achever ce message:
Un alpiniste tente une progression sur une paroi rocheuse difficile. Soudain, il glisse, et se retrouve dans une position délicate: ses pieds ne sont retenus par rien; et sa vie ne tient qu'à sa main droite qui s'accroche à une roche. Son coeur bat très vite. Dessous lui: l'immense vide; et le sol, à des centaines de mètres plus bas, mortel et douloureux.
L'alpiniste est seul. Mais il tente un: "A l'aide!" désespéré. Il n'entend que l'écho de sa voix. Il reprend sa respiration, concentre sa force dans son bras et ses phalanges. Il a l'espoir aux entrailles. "A l'aide!"... "A l'aide! Il y a quelqu'un?" Et c'est alors que, tonitruante comme le grondement de l'orage, notre pauvre misérable entende: "Oui. Je suis là. Dieu.
- Je vais mourir. Je ne veux pas. Sauvez-moi!
- N'aie pas peur mon enfant. Laisse-toi tomber et j'enverrai te retenir mes anges qui te feront redescendre en tout sécurité".
Une seconde passe, puis: "Y a quelqu'un d'autre????"
A méditer....
Pendachose (merci Lizabêt', j'aime bien ce pseudo en fait...)
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2006
"j'étais déjà très intelligent"
Là tu abuses un chouïa, mais si cela te plaît de le penser, no problemo pour moi ;)
"dommage" (je n'aime pas CE double "M") que comme d'habitude(pour les gens comme toi) tu ne répondes pas aux questions :(
Ecrit par : toto | 27 juillet 2006
Pour celles et ceux qui ont jeté leur télé et qui n'ont pas le câble, ou qui ont la flemme d'être curieux (ou alors bouffis d'a priori) etc. Sur "Gulli", une chaîne pour les ados, j'ai vu, hélas pas entier, un reportage sur les jeunes filles nées en France et le port du voile. Des donzelles qui écoutent du Chritina Aguilera (pour ceux qui sont déconnectés avec ce qu'écoutent les djeun's, c'est une chanteuse trop sexy, un peu vulgaire, mais pourquoi pas, c'est excitant, qui chantent des chansons assez olé olé... en Anglo-américain, of course), et d'autres encore (rap, r'n'b, non, je sais ce n'est pas bourvil et son 'bal perdu', chanson que j'adore aussi!). Habillées de jeans moulants, très tendance, avec des haut mettant en valeur leurs formes triomphantes (hé oui, ça ne tombe pas encore... Maudite attraction terrestre!), et avec une coupe de cheveux comme on voit dans les clips: bref des demoiselles de leur temps, vivantes, et tout et tout. Elles sortent le soir, entre nénettes, sans grand frère protecteur.
Je tombe sur ce reportage au moment où elles assistent à un cours coranique, avec face à elle, une communicante de pieds en cap masquée (comme on conditionne un poulet dans les supermarchés, vous voyez... Du genre où l'on ne voit que le croupion, mais là, en l'espèce, c'était que le visage qu'on discernait...). Une trentaine d'années certainement.
Une des impétrantes (y a-t-il un examen à la fin de ces séminaires? Je ne sais....), noire, non voilée, demande: "Madame que risque-t-on si on ne porte pas le voile?"
Réponse immédiate: "La question ne se pose pas de cette manière. Le premier commandement est d'aimer Dieu. Ensuite Dieu t'ordonne de mettre le voile [moi j'aurais mis les voiles plutôt...]. Sinon, en attendant le Jugement dernier, tu seras suspendue dans ton cercueil et ton corps pourrira ["pourrir", je comprends, c'est normal, mais "suspendue", pour ma part, je ne vois pas comment... A part être enterré debout...]. Puis quand Dieu t'appellera devant lui, tu connaîtras les tourments de l'Enfer pour l'éternité".
Bref: une femme parlait à une femme. On commence par l'amour et on finit par le coup de genou dans le vagin.
Plus tard dans le documentaire, la même jeune fille noire, disait à ses copines qu'elle aurait le voile quand elle sera mariée, par respect pour son mari. On n'est plus dans le religieux, mais dans la politesse domestique, maintenant...
C'est du grand et magnifique n'importe quoi.
Vous voyez qu'il y a des choses intéressantes à la télé (je vous conseille France 5, France 4, les chaînes des zanimo, des voyages, les chaînes juive, catho, arabes, étrangères aussi (mais il faut comprendre, et payer l'abonnement au câble ou au satellite, ou à internet...). On y apprend plein de choses: dans le sens qu'on est au courant de plein de choses que les medias, plus officiels, ne nous disent pas.
Allez, vous dites à vos élèves d'aller chercher par eux-mêmes les infos, non? Pourquoi ne feriez-vous pas de même? Trop de temps à passer à ruminer????
Brighelli president!
Pendachose
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2006
A la place de "COMMUNICANTE" (ah l'inconscient quand tu nous fais écrire des choses...), préférez "COMMUNIANTE"
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2006
Mais quelles questions? Il y en avait?????? Je m'en fous un peu de la façon dont j'ai appris à lire et écrire. Je ne m'en souviens plus. Avec le temps qui a passé, je vous dirai que c'est venu comme naturellement, grâce à l'apprentissage, à la patience, et surtout à mon envie de découvrir (d'où ma question sur la curiosité). On m'aurait donné la Bible traduite par Lemaître de Sacy que je l'aurais lue!
Je remercie mes parents de m'avoir acheté très tôt des livres avec des images vivantes et des phrases. Et mes instits pour m'avoir lu des histoires qui m'ont donné envie de les lire à mon tour. Des personnes qui ont piqué ma curiosité face au monde, et qui, je m'en souviens bien, savait écouter et instruire sans donner l'impression d'être les dieux de la classe. C'est-à-dire avec discrétion. Lisez Steiner, à la fin! C'est agaçant.
Comme disait madame Nesme, mon idole chez les profs old school: "Il n'y a pas de mauvais élèves, il n'y a que de mauvais profs" (et gare à celle ou celui qui aura la langue mauvaise, on ne piétine pas la mémoire d'une morte! RESPECT).
PS: je ne prends pas au sérieux tout ce qui est écrit sur le blog, y compris mes messages. Keep cool. Ce sont les congés payés! Merci 1936.
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2006
N'oubliez pas une chose, c'est que monsieur Brighelli est souvent très doué pour les pointes. Mais parfois, ses épigones ici me donnent l'impression d'avoir ce tic des universitaires durassiens: ils écrivent comme elle. Et c'est nul... Déjà que Duras est emmerdante (enfin, c'est générationnel...).
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2006
Et aussi, si vous vous sentez si mal dans votre taff, les mecs et les nanas, changez-en. Enfin, oui, il faut avoir le courage de se décider à bosser effectivement plus de 18 heures, de ne pas avoir 3 mois et plus de vacances, avoir la protection du statut, etc. J'envoie mes amis lire ce blog; et ca les fait bien marrer. Ha oui, ils ne sont pas profs, mais chefs d'entreprise, ou salariés (petits ou pas)...
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2006
Ca y est les enfants yahouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu uuuuuuuuuuuuuuuuu !!!!!! Je suis embauchée !!!!
Trop happy si vous saviez !!!!!!!!!!!!!!!!! Yessssssssssss !!!! Je démarre sur les chapeaux de roues en septembre chez Arcelor.
A tout à l'heure !!!! Du coup j'ai un creux....
Ecrit par : Sandra WAGNER | 27 juillet 2006
Félicitations pour l'embauche. Ca fait une nana pas prof ici? Pas prof ou ne connaissant pas de profs dans son entourage? Bon appétit. Bon moi, je vais aller manger letton aussi, ou russe.
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2006
Merci pour les félicitations mais du coup il ne valait mieux pas que je râte mon coup puisque j'avais sorti le grand jeu : j'ai cassé la tirelire et dévalisé les boutiques pour 500 euros de fringues et puis direction relooking chez le coiffeur au cas où !
J'avais prévu le cas échéant (rires) de sortir mon fameux numéro de charme si je devais encore le convaincre...Manque de bol quand je suis arrivée, pas d'homme(s) à l'horizon mais une femme en bonne et due forme....
C'est dans la poche du moins si je concrétise maintenant la période d'essai...En attendant je ne sais pas si mon père en a marre de ma frimousse, mais j'ai l'impression qu'il fait tout me voir partir à Metz au plus vite...A moins que les orages de la canicule ne font effet seulement maintenant...
Après le boulot c'est le logement qui tape sur le système apparemment...Pour l'instant je savoure ma toute petite victoire, en sachant que je ne suis plus obligée de courir par monts et vaux...pour rien ou pas grand chose !
Je bois une coupe de champagne pour vous !
Ecrit par : Sandra WAGNER | 27 juillet 2006
""Il n'y a pas de mauvais élèves, il n'y a que de mauvais profs" "
marrant je dis la même :)
"Je ne m'en souviens plus" 'dommage'
"venu comme naturellement" my ass!
"grâce à l'apprentissage, à la patience, et surtout à mon envie de découvrir " double, my ass !
moi j'aime bien "gulli" ;)
à+
Ecrit par : toto | 27 juillet 2006
Il y en a ici qui, sous de faux airs de nonchalance, sont terriblement sérieux, aiment à se regarder écrire, occupent tout l'espace disponible et tirent dans toutes les directions (oui, toutes)...
Attention, tentative de torpillage de blog en cours!
Ecrit par : François | 27 juillet 2006
"Il n'y a pas de mauvais élèves, il n'y a que de mauvais profs", qu'il dit…
Ce n'est presque pas faux. Reste à démêler comment n'avoir que de bons profs — c'est-à-dire des profs adéquats aux élèves. Ce n'est pas si simple (et ce n'est pas seulement une question de recrutement).
J'avais cette année une classe un tant soit peu pénible, un e Première STG qui, en groupes, était très ordinaire,, mais dont la réunion potentialisait les dérives… Ça bavardait sec, ça s'insultait, ça frisait la correctionnelle souvent. Agressions verbales sauvages dans les couloirs, qui se continuaient parfois en cours, etc. Et dans toutes les matières : nous avons réuni la classe devant tous les profs en janvier pour tenter d'y mettre un terme — en vain.
L'un des problèmes les plus sérieux venait du décalage entre quelques élèves sérieux, limite bons élèves pénibles, et quelques zouaves à peine scolarisés, maniant un français approximatif, accoutumés à voir toutes leurs réflexions, même les plus oiseuses, prises en compte, sceptiques du pauvre ("c'est votre avis, c'est pas l'mien"), etc.
En clair, deux ou trois classes fort différentes en une seule. Comme ça arrive souvent. La séparation en groupe minimisait ces clivages, qui se réactivaient en classe entière.
J'ai passé presque cinq mois à récupérer scolairement les plus hors jeu. Ce ne fut pas simple, je crois que j'y suis arrivé. Du coup, les "bons" élèves protestèrent : "et le Bac, on s'en occupe ?" "Nous, on voudrait travailler", etc. Ce qu'ils avaient parfaitement le droit de dire, mais qui était incompatible avec ce que je tentais avec les autres — qui passaient aussi le Bac.
Bref, j'ai été bon prof pour certains, et moins bon pour d'autres.
Quelle est la part de responsabilité du collège unique, dans ce fatras que nous expérimentons tous ? Pourquoi ne pas faire des classes de niveau — dès la sixième — avec la possibilité constnte (disons tous les deux mois) de glisser d'un niveau à l'autre ? Dans la plupart des matières, de surcroît…
On aurait déjà davantage de bons profs… Il y a des collègues qui ne s'en sortent pas avec les trublions ordinaires (pour ne pas parler des extraordinaires). D'autres qui y sont comme des poissons en eau trouble.
Pour ce qui est des (mauvaises) fréquentations de ce blog… Il en a vu d'autres, et des rudes. S'il tient, c'est que justement il ne trie pas — les vrais connards disparaissent d'eux-mêmes. Ceux qui ont quelque chose à dire sont toujours là. C'est comme tout organisme vivant. Pour ne pas tomber malade, il lui faut des microbes installés — même pathogènes. C'est ainsi que l'on se fait un système immunitaire.
Sadra, je boirai mon Mas des Chimères, cuvée l'Hérétique, ce soir, à ta santé.
JPB
Ecrit par : brighelli | 27 juillet 2006
"c'est-à-dire des profs adéquats aux élèves."
Ouam je dirions plutôt des profs "adescouettes" à leur matière, mais dans le 'sens' non seulement où ils connaissent "correctement" leur sujet mais aussi dans le 'sens' où ils savent "correctement" le transmettre.
Rapport aux classes avec les troublions, je pense (à tort?) qu'il y en a partout dans toute les classes, il suffit juste de savoir les prendre (par "derrière" ;) ou à l'envers si vous préférez), normalement la méthode "par l'absurde" doit toujours fonctionner... on en reparle à l'occasion ;)
Bravo Sandra et bon vent ;) ,
merci Cat j'ai bien rigolé :))))
à+
Ecrit par : toto | 27 juillet 2006
Pendariès, excellente votre histoire avec l'alpiniste.....
Vous connaissez certainement celle-là:
Goebbels vient de crever et se retrouve au Ciel..mais vu ce qu'il a commis sur Terre, on le fait s'asseoir dans un salon d'attente, revues, gnagna, plantes vertes, gnagna, déco Philppe Stark et tout le toutim.
Au bout d'une heure, une porte s'ouvre et entre Gabriel suivi de ses collaborateurs (Pour Goebbels, c'est tout indiqué).
-Monsieur Goebbels, veuillez nous excuser pour cette attente, mais Dieu voulait d'abord statuer sur votre sort, eu égard aux crimes que vous avez commis en bas. finalement, le patron,dans sa trop grande clémence, a bien voulu vous laisser le choix entre Paradis et Enfer. Voici une cassette vidéo, pour que vous jugiez sur pièces....
Obscurtié, ziiiiiiip, un écran qui descend et commence une présentation du Ciel: calme, harmonie. On se lève à 6 heures, on se couche à 20. On prie,on médite. Pour manger, on est frugal. pas de viandes, pas d'alcool....Repos recommandé. Etude des textes théologiques. Latin Grec. Musique classique. Le tout dans un décor de rève, la reconstitution de l'Abbaye de Senanque...
Goebbels s'étire, bâillant d'ennui.
Gabriel, après une courte pause, remt sur play et passe cette fois une présentation de l'Enfer. Alors là, Goebbels n'en peut plus.Pin-ups, lolitas, vodka, martini, champagne, boîtes de nuits à volonté,hôtels six étoiles, cuisine, je ne vous dit que ça....Bref, le peid...La Cöte d'Azur en Technicolor....
Lumière. Gabriel demande alors à Goebbels s'il a choisi. l'autre ne laisse même pas l'Archange terminer sa question et se rue vers la double porte où est marqué Enfer. On referme derrière lui. Et à peine est-il entré que deux diables le prennent par les bras, les ligotent et entreprennent de lui rôtir les roustons. Goebbels hurle, se débat, gémit, gueule, mais plus il gémit et plus il gueule, plus on l'attrie loin dans une brasier. Il repère un type juché sur un podium. C'est Lucifer. Goebbels se traîne jusqu'à lui, et en pleurant et en trépignant de rage, dit à Lucifer:
-Mais ce n'est pas du tout ce qu'on montrait dans la vidéo!!!!!
Et Lucifer de répondre:
-Dame, Monsieur Goebbels, nous aussi ,nous avons un Propagandastaffel!!!!!
Bon appétit à tous...
Ce soir, dolmas aux câpres. Chausson de veau aux aromates et nougat aux dattes. Vin: Trabzon Rouge 1998
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 27 juillet 2006
À dada a rapporté : "Goebbels s'étire, bâillant d'ennui."
Oui ben moi aussi...
Le niveau baisse...
;-(
JPG
Ecrit par : JPG | 27 juillet 2006
Contente pour vous Sandra, bravo!
Savourez-bien!
Ecrit par : elisabeth. | 27 juillet 2006
Trabzon rouge? Je ne connais pas du tout ce vin! Vous nous en dites un tout petit peu plus, Montaigeàcheval?
Ecrit par : christophe sibille | 27 juillet 2006
Mais bien sûr qu'il y a des choses à changer dans le système éducatif, je suis le premier à le dire; mais j'en ai aussi un peu marre, en début de carrière, d'entendre des collègues (dans la salle des profs ou ailleurs, jeunes ou moins jeunes) se plaindre sans arrêt des élèves. Je suis sûr quand même, qu'à la base, il faut aimer les ado et pas que sa matière (ce que me disent souvent mes différents proviseurs: "Si vous aimez votre matière vous êtes foutu", dans l'idée de dire: vous n'en retirerez aucune satisfaction. C'est assez déprimant non?).
Quant à la parano de François (le torpillage d'un blog, s'écouter écrire et autres con....): heu, ben non. Pas mon intention du tout. Je suis juste bavard et brouillon, on me le dit depuis le CP... Et puis c'est tout nouveau pour moi, alors, comme les gosses, au début, je fais un peu n'importe quoi. Viendront les règles, s'il y en a, et l'apprentissage, naturellement, après. Mais comme l'avait lui-même écrit JPB dans son intervention du 11 de ce mois: " Le débat s'est, comme on dit, bien passé: 10 mn d'intimidation réciproque, le temps de tâter l'adversaire [là, dans le virtuel, je n'en ai pas... et je ne souhaite pas à avoir... je questionne juste, j'interroge...], puis un vrai dialogue s'est établi". Alors si les recettes du maître maintenant déplaisent aux épigones...
J'apprécie toujours autant vos remarques monsieur Brighelli. Mais une chose: attendez-vous l'homme ou la femme providentiels pour mettre en pratique ce qui serait une sorte de révolution?... Qui en serait capable? C'est sur ce point que sont mes doutes. Pouvez-vous changer un système? Je veux dire: je fais un peu ce qui me semble juste et utile pour mes élèves de lep (ne pas les laisser dans l'ignorance et le manque de culture dans lesquelles on veut les laisser). C'est peut-être cela la clef, non? Que chacun prenne ses responsabilités devant les élèves. Après l'IPR, il vient une fois tous les deux ans, et on peut lui refuser l'entrée dans la classe, non?
Quant au ass de Toto, je suis ravi qu'il en possède deux. C'est une chance. Surtout pour les constipés. Quand un trou est bouché, il reste l'autre...
Oui Montaigne-à-cheval, je connaissais la blague Mais merci: c'est donc apaisé, nous deux? ;-)
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2006
A vrai dire, moi non plus, je ne connaissais pas. Mais c'est fameux. Un peu épais, rouge très sombre, rappelant l'ambroisie ou les vins des Açores, naturellement madérisé. Un goût de cuir, pas désagréable du tout.
Mais inexporté parce que d'après ce que j'ai compris il tourne très vite. Trabzon, au demeurant, était déjà un vignoble connu des Grecs...de Trébizonde. Je me souviens dans l'ANabase, je crois, les grec qui déboulent sur la côte de la Mer Noire et se gorgent de vin rouge, comme les marinsd'Ulysse.
Bref, le goût rappelle les vinsde Crète....Voilà? c'est bon?
Salutation à Chris.
A JPG: trouves-en une meilleure. TU me fais pesner au renard de la fable "Le renard et les raisins"....De toutes façons, c'était histoire de rigoler...Tu commecne à me connaître, non. Je suis un con fini et n'ai aucune prétention à être Devos...simplement, disons, que cette blagalanoix est un souvenir d'enfance, et qui ,de surcroît rappelle un peu celle de Pendariès...Tu m'as l'air d être comme Sainte Thérèse, celle qui rit quand on la..... Salut, je retourne à mon Trabzon rouge, non mais!!!!!
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 27 juillet 2006
Tagada a confirmé boire :"Salut, je retourne à mon Trabzon rouge, non mais!!!!!"
C'est pas "carton rouge plutôt ?"
JPG
Ecrit par : JPG | 27 juillet 2006
Le propre des cons, c'est qu'ils osent tout, c'est même à cela qu'on les reconnaît.(Audiard) Quand je pense que JPG, ce sont mes propres (enfin propres!!!) initiales;;; j'ai l'impression que ma némésis me cherche des poux dans la tonsure...
Je bois
Systématiquement
Je bois
N'importe quelle jaja
Pourvu qu'elle ait
Ses douze degrés cinq,
Je bois
La pire des vinasses
C'est dégueulasse
Mais ça fait passer l'temps...
La vie est-elle tellement vivante
La mort est-elle tellement mourante
Je pose
Ces deux questions
Auxquelles personne ne répond
Et je bois,
Systématiquement...
JPG...J'ai Pas la Gaule......
Pendariès, sans rancune...et quel talent!!!
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 27 juillet 2006
Non, je n'attends aucun homme (ou femme) providentiel(le). J'appartiens à cette génération qui pense avant tout que la politique est le fait des rapports de force. En ce moment, ils nous (nous, les quelques-uns qui pensent en vue d'être heureux — la traduction au plus juste des "happy few" stendhaliens) sont pas mal défavorables — parce que le libéralisme généralisé s'accommode assez de crétins et de rats. Pour un temps, au moins. Je pense que d'ici peu, il va se mettre à réfléchir différemment. Mais pour le moment, les capitalistes engrangent des bénéfices à court terme.
Ai-je raconté sur ce blog l'histoire de l'escargot ? Si non, demandez-la moi.
Et en attendant, puisqu'on en est aux histoires drôles de fin de banquet, j'ai une variante de celle du Paradis et de l'Enfer.
Voilà. Un bienheureux est au Ciel depuis jolie lurette, et commence à trouver que ça dure, ça dure ("l'éternité, c'est long, surtout vers la fin" WA). Des hymnes, des cantiques, des Vierges et des anges asexués…
Il va voir Saint Pierre, un peu gêné. "C'est pas que je m'ennuie…"
- Je comprends, dit Saint Pierre.
- Je voulais vous dire… Comment c'est, en bas… en enfer ?
- Vous voulez y aller voir ? propose Saint Pierre, gentiment. Je vous fais un bon de sortie pour une semaine…
- C'est vrai ? Je peux ?
- Puisque je vous le dis…
Et le bonhomme s'engage dans un escalier interminable. Il ralentit, en s'enfonçant au tréfonds — ralentit encore en approchant d'une porte marquée "Inferno" (et, en sous-titre : "Voi qu'entrate, lasciate onni speranza"). Il frappe d'un index tremblant. La porte s'ouvre, et il est emporté, huit jours durant, dans un océan de délices… P'tites femmes de Paris, bacchanales, rosé de Provence…
Il remonte enfin, au bout d'une semaine. Un long, très long escalier… montant, de surcroît.
Et l'éternité reprend. Hymnes, Madones, etc.
Cette fois, il n'en peut plus. Il va voir Saint Pierre.
- Rien de personnel, lui lance-t-il. Mais peut-on carrément résilier le bail ?
- Aucun problème, sourit Saint Pierre. Signez ici…
Cette fois, il descend quatre à quatre, et tambourine à la porte. On lui ouvre, il est happé par des diables griffus, qui le plonge dans l'huile bouillante, l'empale sur des pieux brûlants, etc.
Et il se récrie, le malheureux ! Alors, il entend un rire… diabolique.
Et Satan paraît.
- De quoi te plains-tu, misérable ?
- Il y a une semaine, je suis descendu, et il y avait des geishas, des fontaines Wallace de Saint-Emilion…
- Eh bien, lui lance Satan, désormais, tu sais la différence entre un touriste et un immigré.
Bonne soirée.
JPB
PS. Une info importante.
Vu sur le portique des lettres
http://www.portique.net/breve.php3?id_breve=300
CAPES interne de lett class fermé pour la session 2007
De qui se moque-t-on ? Partout l’Education Nationale recrute des vacataires ou nomme des professeurs de lettres modernes sur des postes de lettres classiques, et, dans le même temps, l’actuel gouvernement décide de fermer le recrutement des lettres classiques en interne, et cela, après avoir cette année-même réduit les postes de 40% au concours externe ! Il faudra attendre 2008 pour revoir des postes disponibles au concours interne.
Quand je pense qu'on laisse des milliers d'étudiants s'engouffrer dans des voies qui ne mènent à rien — parce qu'il n'y aura pas de recrutement sérieux avant trois ou quatre ans…
Ecrit par : brighelli | 27 juillet 2006
Les secousses lui ont monté à la tête :"Le propre des cons, c'est qu'ils osent tout, c'est même à cela qu'on les reconnaît.(Audiard) Quand je pense que JPG, ce sont mes propres (enfin propres!!!) initiales;;; j'ai l'impression que ma némésis me cherche des poux dans la tonsure..."
Tu as l'insulte et la mise en cause facile, et tu n'acceptes pas la moindre critique : je me permets donc de te retourner ton insulte. Car on est toujours le con de quelqu'un. ;-)
Je t'ai déjà dit que JPG sont mes initiales. Propres, oui.
JPG
Ecrit par : JPG | 27 juillet 2006
Monsieur JPB, j'ai été nourri au mitterandisme, au touche-pas-à-mon-pote attitude, au mrap, au droit-de-l'hommisme exacerbé, au respect ultra (à la convention molle).... je veux dire que j'ai connu que lui et ce qu'il a fait naître de mes 6 ans à mes 20 ans. C'était impossible les rapports de force... C'était pô bien vu...
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2006
Merci mon nouvel ami Montaigne-à-cheval! Bon vin (ici en Lettonie, ils n'ont aucun vignoble...)
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2006
Je crains Mr Brighelli que vos classes de niveaux ne seraient viables que pour les matières un tant soit peu littéraire, et encore. Pour les mathématiques par exemple, intégrer une classe de niveau supérieure en cours de route, et même en histoire, est tout simplement suicidaire. C’est probablement le meilleur moyen d’accumuler des lacunes, voir même d’attaquer des notions complexes sans en avoir vu les bases.
C’est d’ailleurs un peu ce qui se passe actuellement avec l’enseignement des sciences physique en clivage totale avec celui des mathématiques (au lycée). On veut nous faire croire qu’il est possible de maîtriser certains modèles physiques sans avoir les connaissances mathématiques nécessaires à leurs bonnes compréhensions. Résultat, cette matière se limite à du simple bachotage et de la récitation ; le retour tant attendu du par cœur à l’école me diriez-vous…
Je ne parlerai même pas des Sciences de l’Ingénieur, c’est encore pire.
Je crois que le mieux serait justement l’inverse de la flexibilité. Il faut imposer un niveau élevé et ceci dès la maternelle, le fixer, et s’y référer. Séparer les classes en groupe de niveau, c’est refuser l’éducation égalitaire et « l’ascenseur sociale » que vous prônez tous sur ce blog.
Arrêtons une bonne fois pour toute de croire au mythe du génie. Il ne tient qu’à l’école de créer ses génies, et de ne pas confiner les élèves dans un niveau médiocre qu’ils n’ont pas choisis.
Par ailleurs, l’école n’a pas à se justifier de son utilité, cette tâche ne peut qu’être reléguée aux parents. Si ces précédents sont incapables de bien éduquer leurs enfants, l’école se doit au moins d’avoir le mérite d’inculquer la nécessité de travailler pour réussir, et ceci dès le plus jeune âge (chose inexistante actuellement). En tout cas une chose est sûre, il faut purger une bonne partie des professeurs, qui ne rayonnent que par leur incompétence.
Une petite citation « transformée » à ma sauce pour finir : Au royaume des aveugles, le borgne roi n’en est pas moins mal voyant…
Ecrit par : Estil | 27 juillet 2006
t'arrives a tout lire?
Ecrit par : pierrot le zygo | 27 juillet 2006
Alors là JPB, expliquez-moi pourquoi vous déplorez la fermeture du Capes interne de lettres classiques après m'avoir dit que l'agreg interne,que je défendais un peu seulette, n'aurait pas dû exister.
Par ailleurs, je me demande si la politique du ministère ne consiste pas à fondre les deux spécialités de lettres en une seule en attendant de ne plus faire qu'un concours de profs du secondaire avec peut-être quand même un distinguo lettres/sciences? Pourvu que je sois pessimiste.
Ecrit par : elisabeth. | 27 juillet 2006
Je pense que JPB aurait peut-être préféré que les places ainsi supprimées au CAPES interne soient redistribuées sur le CAPES ou l'agrégation externe, alors que là elles ne provoquent qu'une baisse sensible du recrutement (arrêtez-moi si je me trompe).
Pour ce qui est de la fusion des disciplines jusqu'à aboutir à deux concours (un "humanités" et un "sciences"), cela me paraît inéluctable à moyen terme :-S
Ecrit par : Professeur de mathématiques | 27 juillet 2006
Oui, effectivement, cela paraît faire partie de la politique à moyen terme, (et, ici, le terme de "moyen" prend son double sens!). Cela permettra plus facilement aux chefs d'établissement d'organiser les remplacements en cas d'absences de collègues, et également de poursuivre la politique d'abaissement des recrutements que stigmatise (à juste titre) Jean-Paul. Avec, en plus, la généralisation du socle commun, (comme je hais et le fait, et son appellation...), les enfants pourront continuer à exposer leurs neurones avec succès aux programmes glorieux de TF1!
Je remercie Montaigneàcheval pour son mini cours d'oenologie! Je vais essayer de voir s'il y a, malgré les difficultés apparentes, moyen de goûter ce nectar. Vous avez aiguisé ma curiosité.
Ecrit par : christophe sibille | 28 juillet 2006
Con me comprenne bien.
J'ai dit plus haut que les concours "internes" étaient dévalués, vis-à-vis d'institutions-thermomètres comme celles qui président au recrutement en fac (pour l'agrèg ou le capes internes comme pour la Licence ou le Bac, ce qui fait la valeur du diplôme, c'est son prix sur le marché). Par ailleurs, les postes mis aux concours internes sont autant de postes défalqués des concours externes — il y a d'autant moins de jeunes qui passent qu'il y a de "vieux" qui montent : si ce n'est pas de la discrimination, ça… Et il s'avère aujourd'hui qu'après avoir diminué les postes sous prétexcte de promotion interne, on diminue encore le recrutement en supprimant carrément ce recours interne — en sachant bien que ce ne sont pas les candidats internes qui vont partir manifester…
Les divers interlocuteurs qui évoquent la tentation d'un CAPES unique (et à terme, d'un concours Lettres et d'un concours Sciences) ont certainement raison : la tendance lourde, c'est la réunification des disciplines (au détriment des savoirs disciplinaires, c'est archi-évident, et les suggestions de remplacements au pied levé d'un prof de maths par un prof de physique, et d'un prof de Lettres par son collègue d'Histoire, vont exactement dans ce sens déplorable). Les Lettres classiques sont en état de coma dépassé (voir l'excellent ouvrage de Michelle Gally, le Bûcher des humanités, Armand Colin, 2006), sauf dans quelques réserves bourgeoises des Ve et VIe arrondissements. Mais les maths seront bientôt dans le même état — ils y sont déjà si j'en crois mon ami Laurent Lafforgue, qui est tout ce que l'on voudra sur le plan politique, mais qui n'est pas un mauvais mathématicien.
Si vous ajoutez à cela la régionalisation rampante des concours, on arrive à quoi ? À une souplesse certaine du recrutement (je vous prédis que vous ne serez plus embauché qu'en fonction de votre souplesse dorsale), et à une perte — déjà amorcée — de substance.
Désolé de débouler ce matin avec des vues pessimistes (bonjour, Elisabeth, vous voyez, j'en rajoute une couche), mais les enjeux sont clairs, au moins.
En ce qui concerne les élèves "violents" : combien d'entre eux l'étaient en grande section de maternelle ? Pas plus qu'autrefois. La société s'invente une violence, la concocte à grands coups de programmes abrutissants, la peaufine dans ces serres chaudes que sont les ZEP, et la ressort de temps en temps aux infos.
Je ne parlais pas d'élèves violents, d'ailleurs, mais d'élèves difficiles (et, souvent, que l'on a rendus difficiles). La possibilité de classes de niveau existe en collège (les linguistes les pratiquent sans le dire sous le nom de "groupes de compétence" depuis des années). Les collèges Montessori le font aussi, à leur manière, en instituant des "passages" par matière.
Je me suis contenté de dire que l'on a bien du mal à gérer ces élèves et des élèves standard dans la même classe. Je crois que je me suis toujours intéressé aux "nuls", comme on dit. Avec deux ou trois, on peut personnaliser un certain type d'aide, tout en maintenant un niveau constant d'exigence. Quand vous en avez une dizaine, c'est carrément impossible. J'ai appelé dans À bonne école à utiliser les fonds de l'Education Nationale, fort mal placés souvent, à faire des classes "lourdes" de "bons" élèves et des classes très allé&g;és de "mauvais" élèves — tant il est vrai qu'instruire quinze gosses en difficulté est plus lourd que de gérer quarante élèves ordinaires.
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 juillet 2006
Jean-Paul, votre analyse est, comme toujours, assez fine, mais pourquoi faites-vous toujours semblant d'ignorer, (ou pourquoi passez-vous systématiquement sous silence, ce qui revient à peu près au même) le fait qu'avant de mettre un pied à l'école, les enfants ont déjà vécu au moins deux ans, (et le plus souvent trois) et que, même après, ils passent quand même une énorme partie de le temps en dehors de cette même école?
Ecrit par : christophe sibille | 28 juillet 2006
Je suis d'accord pour les classes de niveaux. Les profs ne dont des classes hétérogènes que pour leur unique confort, et non par motivation pédagogique : peut-êtrte y-a-t-il derrière une incapacité à faire progresser une classe faible, et il faudrait sans doute se poser la question.
Les classes de niveaux permettent à chacun de progresser à son rythme.
En revanche, on devrait en finir avec la phraséologie Bons/Mauvais, car elle renvoie à un jugement moral : il ne faut aps s'étonner après que les classes de niveau soient mal considérés par avance.
Même phénomène pour les classes professionnelles : pourquoi parle-t-on, par exemple de BEP à la fin de la troisième. On dit souvent de tel élève qu'il va en BEP. Est-ce que les généralistes vont en bac ? Non, BEP, CAP, bac, ce sont des diplômes, pas des classes.
Un élève de troisième a le choix entre une seconde professionnelle, une seconde technique et une seconde générale, voilà, tout simplement.
On est constamment dans le jugement au lieu d'être dans l'examen : c'est à la fois choquant et inefficace.
Ecrit par : Anaxagore | 28 juillet 2006
Pour ce qui est des classes de niveaux, je suis tout-à-fait d'accord; c'est la moins mauvaise solution. Seul problème, les deux ou trois élèves plutôt moyens/bons qui se retrouvent à jouer les têtes de classe, d'une classe pas forcément terrible et qui vont perdre leur temps toute l'année. Concrètement les effectifs sont parfois capricieux et les salles de cours non extensibles, sauf à pousser les murs et dans les collèges quand ils sont déjà à 30 on ne peut plus ouvrir ni fermer les portes. Et je vois mal les conseils généraux reformater tous les bahuts. Mais ce sont peut-être de vulgaires détails matériels qui peuvent se régler.
Pour ce qui est des concours internes, je ne suis pas con---vaincue mais ce n'est pas bien grave et cela ne mérite pas discussion car je ne mettrai jamais sur le même plan un concours qui ne comporte que des épreuves de didactique ( le capes interne) et l'agreg interne pour laquelle la didactique ne fait l'objet que d'une épreuve.
Par ailleurs, l'argument selon lequel les postes en interne ôtent le pain de la bouche des externes me laisse rêveuse. A l'époque, où il n'y avait pas de concours internes, le ministère n'en baissait pas moins les postes aux concours externes sans que personne ne sache pourquoi et au gré de ses humeurs financières... Et d'une année sur l'autre, on se retrouvait avec un capes ou une agreg plus ou moins valorisés selon le nombre de postes . Il est vrai qu'au lieu des concours internes, on titularisait en masse les maitres-auxiliaires et que visiblement cela satisfaisait plus de monde!Mais foin de tout cela, passons à autre chose...
Ecrit par : elisabeth. | 28 juillet 2006
"Je suis juste bavard et brouillon, on me le dit depuis le CP... Et puis c'est tout nouveau pour moi, alors, comme les gosses, au début, je fais un peu n'importe quoi. Viendront les règles, s'il y en a, et l'apprentissage, naturellement, après"
"Dommage" que tu ne te souviennes pas de TA méthode de lecture.
"Dommage" pour tes élèves en attendant que tu acquiers les règles...
Pour Double ass, il faut lire "Deux Fois Mon Cul" et non pas J'ai deux culs... Problème de lecture ? lol
ce n'est pas grave cela ce corrige très bien avec L&L; .
"il est happé par des diables griffus, qui le plonge dans l'huile bouillante, l'empale sur des pieux brûlants, etc."
Ben quoi c'est pas cool ??? ;)
Ecrit par : toto | 28 juillet 2006
"le fait qu'avant de mettre un pied à l'école, les enfants ont déjà vécu au moins deux ans, (et le plus souvent trois) et que, même après, ils passent quand même une énorme partie de le temps en dehors de cette même école?"
Et la crèche tu en fais quoi ? ;)
Enorme énorme comme tu y vas, il faut bien qu'ils dorment un chtit peu, non ? Moi je le vois (qd je le vois) 30 minutes le matin (lever, ptit déj, et chemin vers l'école) et 2h maxi le soir lecture/écritur/math/bouff/dodo :(
Anax j'aime bien ton post ;)
Ecrit par : toto | 28 juillet 2006
Monsieur Brighelli, vous me décevez... C'est à propos de ce que vous dites de Max Rouquette et sa littérature. Je crois que nous n'avons pas lu les mêmes livres de lui alors. Ou bien vous ne savez pas reconnaître la littérature universelle (le grand écrivain local, alors celle-là... vous voyez je parlais du mépris des enseignants pour une langue et ce fantasme sur le retour à la terre.... Ben mon vieux...). Ayant connu, étudié et fréquenté monsieur Rouquette les 3 dernières années de sa vie, je crois fermement pouvoir dire que vous êtes complètement à côté de la plaque. Qu'il se trouve des connards d'extrême-droite dans les mouvements régionalistes, est-ce sa faute, lui qui milita à la SFIO, qui fut proche des Républicains espagnols et des Catalans? Enfin, je crois que sur ce point vous devriez tendre un peu mieux l'oreille, et essuyez vos yeux devant les phrases avant de balancer des choses aussi immondes et surtout fausses. Mais bon, on ne peut pas s'intéresser à tout, n'est-ce pas?
Je vois juste que vous vous en êtes arrêté à Bédarieux et à la médiathèque (l'honneur et la gloire il s'en contrefoutait...): c'est bien peu... Je vous signale que sa Médée a été jouée par le théâre des Amandiers, mise en scène de Martinelli, par une troupe Burkinabée, et que son magnifique drame (mais vous le ne connaissiez peut-être pas, je suppose) a tourné en Afrique. Ne confondez pas Léon Daudet le fils d'Alphonse, Maurras et quelques autres avec de vraies génies littéraires. Mais peut-être confondez-vous avec l'autre Rouquette, le mari de Rouannet...
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2006
En tout cas, dites-moi où vous voyez ce "retour à la terre" chez Max Rouquette, citez-moi les oeuvres... Au cas où voius vous trompiez, je me ferai un plaisir de vous indiquer quelques oeuvres majeures de cet écrivain édité chez Anatolia (Samuel Brussels), aux editions du Rocher... Lisez qui Brussel publie, et on reparlera de Max Rouquette mineur...
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2006
ah autre chose: je ne suis pas régionaliste, ni occitanophone... et Max Rouquette a été joué dans les universitée américaines, il est étudié en chaire de philosophie, traduit en Anglais, en Allemand, en Bulgare, en Italien, en Japonais, en Hollandais, en Espagnol, etc.... Quel mépris ou méconnaissance de votre part. Vous me décevez. Montreriez-vous votre côté obtus là?
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2006
ha je n'en démords pas. Je vous mets le bonnet d'âne là. J'ai découvert que vous aviez pousser à lire Cioran à vos élèves. Mille pardons, mais relisez "Comment peut-on être Roumain?" Et parlez moi du nationalisme. Non, là, vous vous y êtes mis dedans tout seul.
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2006
poussé pas "poussER"
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2006
Et le prix Nobel de littérature?Isaac Bashevis Singer, vous le mettez avec qui? Les collabo du shetl?....
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2006
Et autre chose encore: Pierre Grimal, Bachelard et quelques autres avaient la plus profonde admiration pour Max Rouquette (j'ai eu entre les mains les lettres de Bachelard...). Mais bon, peut-être que cela n'est pas suffisant pour vous...
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2006
J'ai dû mal m'exprimer à propos de Max Rouquette — un nom bien de chez nous : mon voisin, Alain Rouquette, fait au Domaine des Trémières un rouge baptisé Longueur de temps qui mérite toutes les étoiles du Michelin.
Ce n'est pas le grand écrivain que je visais. C'est ce que l'on met, ordinairement, sous les littératures "régionales".
Mistral aussi a eu le Prix Nobel. Ce n'est pas pour ça que "Mireio" est un "immortel poème". Ce n'est pas pour ça que les gens du Félibrige ne sont pas, souvent, drôlement lourdingues — pour ne pas dire plus.
Ce sont rarement les œuvres majeures qui posent problème. Ce sont les lectures. Grimal et Bachelard lisaient bien — ô combien ! Mais combien d'auteurs-lecteurs du second rayon, après avoir lu Max Rouquette, se sont lancés dans des récits pleins de garrigue…
Quant à Singer… Il faudrait s'interroger sur le caractère objectif des jurys Nobel depuis une cinquantaine d'années — et même dès l'origine : au début du siècle, une fois sur deux, l'élu était un Scandinave. Après Camus, on n'a pas donné le Nobel tout de suite à Saint-John Perse, pour éviter d'avoir deux Français de suite — et c'est un Italien inconnu, le poète Quasimodo, qui a été désigné "en attendant". Quant à l'élection de Pasternak — et de tant d'autres dont l'histoire littéraire ne retiendra rien, sinon qu'ils ont été au bon endroit, au bon moment, avec la bonne identité — Noire américaine, Sud-Africain, Chinois un peu marginal, etc. Sartre l'a si bien compris qu'il l'a refusé, ce prix si recherché.
Mais tout ce que je dis là est politiquement très incorrect — quoique… Un de ces jours, je vous raconterai comment on entre dans le Petit Larousse.
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 juillet 2006
Cher Pendariès, quel beau nom!! ça sent les Cévennes, les Camisards...Mialet, S'Jean...Anduze...., ce que vous racontez sur la mort de la francophonie a à mon sens une explication toute bête, comme souvent d'ailleurs.
La morgue, savez-vous, l'invraisemblable suffisance des Frankaouis. Et ce mépris mi-amusé, mi-goguenard vis-à-vis de la façon dont on perçoit la culture française AILLEURS.
Deux petites anecdotes (histoire de faire chier JPG....) J'ai une vie qui blance sur les deux rives du RHin. Et, dès mes années de fac, je passai environ sixm ois en Allemagne...dans ma famille, chez des mais. Et je me souviendrai longtemps d'un soir, chez des amis artistes de mon cousin dans la banlieue huppée au Sud de Cologne, un soir de Novembre? et ce gens délicieux qui avaient voulu en mon honneur faire une zoiré vranzaise!!ach!!! Pour moi , petit rien venu de chez les vainqueurs!!! J'imagine- nous étions en 1980, les trésors d'ingéniosités qu'il avait fallu déployer pour faire einen französischen Diner..Il ya vait te la pakett, te la fiante de poeuf au peuaaa t'eskargô...et du Peaucholé Noufo!!
C'était à la fois émouvant, gentil, délicat et quelque part plein d'une culpabilité gênante....mais on voyait une sorte d'admiration sans équivoque, une passion sans partage pour la Vranze!! Et moi, je ne trouvais rien de mieux de rire sou cape, narquois et con, sur le côté décidément pataud et rustaud de ces gros Boches huhuhuhu, moi qui faisait partie de la fine fleur de Pariiiiis....JPSartre, Beauvoir...En fait, c'était odieux, je faisais à ces paysans du Danube, l'insigne honneur de ma présence. Surréaliste!!! Je pensai, rétrospectivement que Molière avait si bien vu tout ces travers..ou La Bruyère, justement...
Une autre anecdote renforce cette idée del 'infatuation du coq gaulois. CHaque été, de 1972à 1984, j'allai passer cinq semaines chez mon oncle allemand, Ludwig Landgrebe, un des grands phénoménologues, ami et condisciple de Löwith et de cette vieille truie de Heidegger. Tous élèves de Husserl.
Il habiatai une vaste maison patricienne à Bergisch-Gladbach, à dix kilomètres de Cologne. Une maison des années 1880, recouvertes, à la Westafalienne, d'ardoises, volets et portes verts, huisseries blanches.
Un jardin, tout autour, avec quelques énormes hêtres, effrayants et solitaires témoins de la forêt profonde qui avait reculé devant la ville. Cet homme, en bon Viennois, paralit avec gourmandise un français presque sans accent mais aux tournures un peu surannées, désuètes...et il se piquait d'être un fin connaisseur de notre pays. Né en 1900, il avait , en 1921, fait un voyage en train à travers la France avec Löwith ,et on imagine assez aisément comment deux jeunes Allemands furent alors reçus, juste après la guerre...
Il venait régulièrement à Paris et cet homme délicieux était convaincu d'être oenologue.Et un jour, en fin d'après-midi, en Juillet, juste à la fin de la sieste, dans ce moment de torpeur de l'Allemagne désemparée par la canicule, on sonne à la porte...Un gros, suant et ahanant, tendit une carte de visite froisssée à Ludwig et ce dernier le considéra comme si cet abruti était Husserl lui-même. J'avais bien vu le faisan...français, comem son accent le trahissait...sorte de maquignon pourri, chagé par les producteurs de pique-rate languedocien d'couleur leur merde chez les arriérés gemraniques. En trois coups les gros, et bien que je me foutisse ouvertepment de sa gueule, il réussit à vendre 500 boutanches de "REZERF TES REMPARRRRR" comme le disait amoureusement mon oncle, servant religieusement à ses invités, en général d'anciens nazis à peine repentis, et eux aussi aiman la vranze, cette immonde piquette, avec l'obséquoisité qu'on doit à un grand vin. Les obuteilles étaient bien faites. Sur l'étiquette simili-parchemin médiéval jauni, tronâient en lettres gothiques les mots RESERVE DES REMPARTS" surmontant un infâme gribouillis qui pouvait, oui, sans doute être une vague forteresse médiévale.
Et là aussi, une confiance absolue dans le raffinement français.
AU fond, si, aujourd'hui, le franaçis et les Français ne font plus bander personne, même plus les Argentins, CHiliens, Uruguayens et surtout Brésiliens, c'est que tous ces peuples en ont marre de notre prétention éhontée à donner des leçons au monde. Il existe en allemand un substantif que nos amis Germains s'attribuent souvent à eux-mêmes : die Allesbesserwisserigkeit (La jesaistoutmieuxquetoutlemondite)!
Ne serait-ce pas un transfert et ce mot ne définit-il pas admirablement les Français????
QUant au reste, ne geignons pas si les gouvernements depuis 20 ans femrent les Instituts Français et les Lycées Français à tour de bras...Tananarive, Addis-Abeba, Kuala-Lumpur, Bogota et même Pragiue. franzouse, nix!!!kei, pépettes mehr...Tout cela pour faire des économies de bout de chandelles....Le salaire du seul Jean-Pierre Foucauld (à ne pas confondre avec Michel, of coursr) suffirait à lui suel à faire fonctionner un Institut français pendant un trimestre.....
Pour finir, l'Allemand au Collège est en train de rejoindre le Russe ou l'Italien au grand cimetière des langues....quel progrès.....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 28 juillet 2006
Vous savez que monsieur Rouquette a été hué par les fous de l'occitanisme dur parce qu'il avait osé écrire en Oc une nouvelle se déroulant en Chine plusieurs siècles avant JC? Qu'il a été parmi les premiers sinon le premier à désirer, dès les années 30, une littérature occitane ouverte au monde, aux autres écritures. Il disait: "La littérature occitane a droit aux chef-d'oeuvre". Et il en a écrit. Je vous assure monsieur Brighelli que Max Rouquette est loin d'être un écrivain local (dirait-on ça de Giono, de Cl. Simon, par exemple?), un écrivain mineur. Je vous promets, replongez-vous dans ses écrits, en oubliant ce que vous avez entendu ou vécu auprès des petits et des incompétents. Monsieur Rouquette avait une adoration pour Faulkner et la création de son "Sud" (pour Shakespeare, Synge, Lorca, Milosz, etc.). Plus d'un décor, une chair qu'il ne pouvait renier. Je pense que cela devrait vous toucher ce refus de la mode, du reniement. Ecoutez, un jour, si nous buvons un verre ensemble, j'essayerai de vous faire entendre toute la beauté inquiète parfois du monde qui chante dans ses écrits... Lisez sa poésie, sa Médée, ses romans, La quête de Pendariès ou la Sybille de Cumes.
Il a lutté toute sa vie contre les imbéciles et les chapelles, monsieur Rouquette. Il a été l'ami de Neruda... Ne continuons pas à dire n'importe quoi, sous le prétexte que des "bip" font partie de sa famille, je veux dire de son combat pour une langue...
Cordialement à vous.
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2006
Je sais très bien que les distinctions, hein... vous savez... d'accord avec vous. racontez nous tout, y compris l'histoire de l'escargot! merci!
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2006
Je suis ravi d'avoir un nouvel ami Montaigneàcheval aussi bien nanti (du côté familial et spirituel). Pour ma thèse, je me dépatouille avec la phénoménologie; mais je regarde surtout du côté de G. Bachelard. Il faut dire que ma culture philosophique est assez maigre et que je me la bâtis en autodidacte (je me suis lancé dans les présocratiques!). Là, je lis, c'est pas de la philo, Hans-Thies Lehnmann "Le théâtre postdramatique": 4eme de couv' : " Avec la fin de la "galaxie Gutenberg", le texte écrit - et donc le dialogue fixé comme élément constitutif de la représentation - s'avère remis en question. Le mode de perception se déplace: une perception simultanée et aux perspectives plurielles remplace une vision linéaire et successive. Au même titre que le théâtre dans ce qu'il a de pesant et de compliqué, la lecture lente est menacée de perdre son statut, au regard de la circulation lucrative d'images animées".
Le texte est battu en brèche. C'est ça le théâtre qui attire un cénacle de jeunes... Ce que vous voyez en Avignon, c'est ça. Et ça vient d'Allemagne et d'Autriche... Pardon, ce n'est pas une attaque, Montaigneàcheval.
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2006
Montaigneàcheval: "Des profs roumains de Français m'ont dit: La France nous chie dessus..."
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2006
Pendy-penda a écrit :
"Je suis ravi d'avoir un nouvel ami Montaigneàcheval aussi bien nanti (du côté familial et spirituel). Pour ma thèse, je me dépatouille avec la phénoménologie"
On est content pour toi.
V'là deux phénomènes réunis !
JPG
Ecrit par : JPG | 28 juillet 2006
JPG...Je Pense Guère...... Je Pète Gaîment....Je Prie Goulüment....
Jeux Pas Géniaux.... Jalmince pas Gentil......Sais pas.....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 28 juillet 2006
"Sais pas...."
Quand on ne sait pas cow-boy, on la ferme. :-)
JPG
Ecrit par : JPG | 28 juillet 2006
Tu en es là JPG, à relever les fautes.... Merde, t'es en vacances!
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2006
"Tu en es là JPG, à relever les fautes.... "
Aurait-il encore mal lu ? JPG ton avis ;)
Si c'est le cas laisse béton "Hans-Thies Lehnmann "Le théâtre postdramatique": " tu n'y arriveras pas (amha)
Ecrit par : toto | 28 juillet 2006
Digression à propos des langues de France.
Le problème avec les langues dites « régionales », en France c’est qu’on en arrive vite à l’irrationnel. Les jacobins fanatiques sont beaucoup plus nombreux qu’on le croirait quand on aborde ce sujet. De l’autre côté on a des militants qui refont l’histoire pour essayer de prouver des trucs comme la « celtitude » ou le génie de telle région, illuminés qui en faisant mine de rejeter le modèle ne font que le reproduire d’une certaine façon. Ou un Giono faisant parler ses paysans de Haute Provence comme des Berrichons.
C’est que la France c’est le français, langue de l’administration et de la cour. Max Rouquette le disait, il n’y a plus de roi mais la Cour reste. D’ailleurs on ne peut avoir l’accent « méridional » que pour faire la cuisine ou commenter du rugby. Comme en Angleterre, on est classé, estampillé d’après son accent et monsieur Brighelli, Corse de Marseille, ne peut être qu’un énervé…
Bilingue, je n’ai jamais admis d’être sommé de choisir : pour certains on ne peut pas être bon Français, attaché à la République, etc. et parler une autre langue ! Ça équivaut à choisir entre son père ou sa mère et malheureusement trop de gens croient qu’il n’existe que cette alternative. Je n’irais pas à crier vive l’Autriche-Hongrie, quoique…
Ecrit par : Lariba | 28 juillet 2006
Sur le blog d'Assouline,(chapitre Arno Breker) j'ai dit ce que je pensais du Traité de Versailles et les catastrophes, dont Hitler, qui en ont découlé. Encore un exemple de la "furia francese".......Lariba, tu te mets de doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate...quand on lit Giono, excuse-moi, on pense à beaucoup de choses mais pas à la Mère Sand....mais ce la soit dit sans animosité aucune, simplement, nous discutons.
Quant à JPG, c'est comme Ana sur le blog d'Assouline..y a plus rien à faire....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 28 juillet 2006
Montaigne-rebondissant a écrit :
"Lariba, tu te mets de doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate...quand on lit Giono, excuse-moi, on pense à beaucoup de choses mais pas à la Mère Sand....mais ce la soit dit sans animosité aucune, simplement, nous discutons.
Quant à JPG, c'est comme Ana sur le blog d'Assouline..y a plus rien à faire..."
J'observe que M. descend facilement - de cheval ? - non ! ses interlocuteurs ! ;-)
C'est ainsi que je lui ai fait remarquer, que conséquemment (deux "m" Toto, vient de conséquent qui ne signifie pas "beaucoup" comme d'aucuns l'utilisent à tort) il a réagit au quart de tour.
Je retiens pour ma part ton mépris de l'autre.
Jipégé
Ecrit par : JPG | 28 juillet 2006
Arrêtez de vous crêper le chignon! Quand on "descend" des considérations passionnantes sur Rouquette (que je ne connaissais pas et que Pendariès m'a vraiment donné envie de lire) à des échanges de noms d'oiseau, ça fait drôle!
Ne peut-on pas valoriser les particularismes régionaux sans tomber dans l'amalgame et l'autonomisme? C'est une question que je pose!
Ecrit par : christophe sibille | 29 juillet 2006
Monsieur Christope Sibille, et quelques autres..., je vous conseille de lire ce texte de monsieur Gardy, un de mes directeurs de thèse, sur l'oeuvre de monsieur Max Rouquette: http: //www.lekti-ecriture.com/contrefeux/Douceur-de-l-inoubliable.html
ceci encore: http://recherche.univ-montp3.fr/mambo/slo/roqueta/fr/
C'est une oeuvre majeure du XXième à ne pas rater. Vous trouverez aussi chez Anatolia, Editions du Rocher, son autobiographie "intellectuelle, émotionnelle", Ils sont les Bergers des étoiles, directement écrite en Français, et vous goûterez une langue française riche, précise, qui vous prend au ventre et au coeur. Max Rouquette devait recevoir un prix pour ce livre, et un académicien venu de Montpellier, monsieur Poirot-Delpech, a répondu, quand le nom a été cité: "Un occitan? Mais vous n'y pensez pas!". Vous savez les honneurs et la gloire, Max Rouquette, je le répète, s'en foutait. Il a attendu ses 94 ans pour se voir jouer "nationalement"... Il fut médecin, romancier, poète, dramaturge, dessinateur, membre actif de la SFIO, il a créé le Pen Club OC, a refait vivre le jeu de la balle au tambourin en France, en compagnie, a fondé en compagnie du docteur Ismael Girard et Camille Soula, l'Institut d'Etudes Occitanes, en 1945, etc. Vous trouverez les renseignements nécessaires sur les sites que je vous ai donnés. Ce n'est pas rien un homme comme ça. Lorsque je lui demandé comment il avait pu accomplir tout ce travail d'écriture (des milliers et des milliers de pages écrites en Oc puis traduites en Français) et ses autres occupations, il me répondait l'oeil vif (nous nous sommes connus, j'avais 27 ans, lui 93, - et ça, cette rencontre, vaut bien plus que tous les profs, exceptée madame Nesme, et les académismes qui ont voulu me "former"...): "Si je savais que je n'aurais pu atteindre l'excellence, je n'aurais rien fait de tout cela". Il ne voulait rien entreprendre sans donner le meilleur de lui-même. A méditer...
Mesdames et messieurs du blog, il y a une immense richesse culturelle, littéraire de très grande qualité, en France, dans nos "régions", que la France jacobine ignore... parce qu'on jette sur celle-là la dalle mortuaire du mot "terroir".
Je ne me verrai jamais défendre une oeuvre minable. A courte vue.
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006
et encore ceci: pour entendre Max Rouquette lire des extraits de quelques-uns de ses textes: http://www.lekti-ecriture.com/contrefeux/Lectures-par-Max-Rouquette.html
bonne découverte... Et dites-moi où est Mussolini et petit Pétain ici...
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006
"C'est ainsi que je lui ai fait remarquer, que conséquemment (deux "m" Toto, vient de conséquent qui ne signifie pas "beaucoup" comme d'aucuns l'utilisent à tort) il a réagit au quart de tour.
Je retiens pour ma part ton mépris de l'autre." lol okidoki je lis pas tout les fils, moi j'ai pigé, plus ni pwoblem maintenant, merci JP. Et autant pour moi désolé Penda de ne pas vous "suivre" partout... lol. Et merci pour les liens.
On se crêpe pas le chignon cricri on déconne :)
Ecrit par : toto | 29 juillet 2006
Bonjour,
Quelques liens complémentaires à ceux de Pendariès pour arrêter avec ces préjugés complètement stupides sur Max Rouquette :
http://www.lmda.net/mat/MAT02343.html
http://www.lmda.net/mat/MAT01953.html
http://www.cardabelle.fr/max-rouquette.htm
et parce qu'il n'y pas que Rouquette, sur la littérature occitane :
http://www.editions-jorn/extraits.htm
http://www.cardabelle.fr/occitan-poemes-08-nelli.htm
Ecrit par : Geo | 29 juillet 2006
Désolé un des liens était erroné :
http://www.editions-jorn.com/extraits-lesfargues-1.htm
Ecrit par : Geo | 29 juillet 2006
C'est bon, je rends les armes, et irai désormais chantant les qualités de Max Rouquette…
À vrai dire, c'est surtout une double rencontre sur le marché de Pézenas ce matin qui m'a décidé à faire amende honorable. Deux enseignantes du pays — l'une à Clermont l'Hérault, l'autre à Bédarieux, ne connaissant de Rouqette que le nom — et ne connaissant guère autre chose, littérairement parlant. Nées ici. Aucune excuse pour ignorer des gens dont tout le monde parle sur ce blog, des "pays" comme on dit.
Que restera-t-il, dans vingt ans, non seulement de Rouquette — mais de Voltaire ou de Stendhal ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 juillet 2006
Cher Montaigne, c’est que je trouve que les paysans provençaux de Giono parlent parfois en « français standard rural ». Ça me choque les oreilles, quand on sait comment parlait le vieux Dominici (de l’affaire du même nom). Giono détestait tellement les félibres qu’il a voulu parfois éviter la couleur locale, quitte à être en décalage avec le réel. Ça m’empêche pas d’apprécier Giono ;))
Pour l’Autriche-Hongrie je suis d’accord en gros avec vous, c’était un ensemble où il y avait multilinguisme et coexistence ET c’était aussi une « prison des peuples ».
Quant à l’Ana en question sur le blog d’Assouline, il faut aller lire ça ! on ne sait pas s’il faut rire ou pleurer, on dirait vraiment une traduction de mode d’emploi fait à Hong Kong… Une fois j’ai acheté des bougies « dégoûtantes » made in China !
Ecrit par : Lariba | 29 juillet 2006
Jean-Paul, la littérature en langue d’oc n’intéresse qu’une minorité de fidèles de tous pays : comme des Japonais. Et qui, en France, même étant « locuteur natif » comme on dit en novlangue, connaît simplement l’orthographe de sa langue régionale, alors les écrivains ! Citer un autre auteur occitan qui ne soit pas Mistral, c’est une question à 100 000 €.
Combien de happy few, en dehors de profs de lettres, connaissent de nom Julien Gracq (prof d’hist-géo !) ou René Char ? Des gens comme George Steiner disent que la démocratisation de la « grande » culture n’est pas possible. Quand on voit comment se produit la « démocratisation » de l’enseignement…
À propos de Rouquette : on a du mal à trouver ses livres même en français.
Ecrit par : Lariba | 29 juillet 2006
JPB, ce n'est pas chanter les louanges de monsieur Rouquette, ce n'était pas ça le but. Ce qui m'a profondément heurté, d'autres encore que moi, et, je le répète, je ne suis pas occtaniste, ni occitanophone, c'est l'amalgame brutal, rapide, à l'enclume, entre Pétain, le père Mussolini et, comme c'était exprimé dans votre message, le monde occitan dans sa totalité. Ce n'est pas ça la proposition: c'est de lire l'oeuvre, vraiment, de monsieur Rouquette et quelques autres auteurs comme Manciet, etc. (il existe les traductions françaises - hélas, le cycle de nouvelles "Vert Paradis" chez Max Chaleil éditeur a été enlevé des rayons au profit de la nouvelle édition annuelle chez Anatloia -, et Manciet est dans l'anthologie française des poètes du XXième siècle, volume 2, si je me souviens bien, chez nfr/Gallimard). Je défendais la mémoire d'un homme qui a passionnément aimé sa terre et ses habitants et sa nature, mais pour en faire une oeuvre d'exception, un monde à la Faulkner ayant son génie propre.
Mais comme partout, monsieur JPB, dans tous les milieux, petits ou grands, chez les happy few comme chez les autres, il y a des pourris, et les Identitaires en font partie et font vomir celles et ceux qui ont plaisir à vivre, rêver, songer, dans deux langues millénaires, le Français et l'Oc.
Cordialement.
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2006
Je m'adresse aux bloggers d'ycelui site:
sur le blog d'Assouline, à la rubrique 'les livres se font la malle' un nazi, style Yann est venu cracher son venin. J'ai très vertement répondu et j'ai eu l'agréable surprise de me voir INERDIT DE COMMENTAIRES. Pourriez-vous me rendre un service?
Informer les autres bloggers que je sui censuré et demander à un certain JT MASTON de me renvoyer son adresse mèl que j'ai perdue.
Amitiés à ceux qui le veulent et aux autres aussi.
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 30 juillet 2006
Merci à JPB pour son intervention.
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 30 juillet 2006
Voilà, Charlie Hebdo est trainé devant la justice pour la diffusion des caricatures : un coup de plus à notre démocratie, un retour prononcé de l'Inquisition.
http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=5059
Voltaire, revenez nous vite ! Bon sang de bonsoir, nombre de nos grands maîtres doivent se retourner dans leur tombe...
Ecrit par : Sandra WAGNER | 04 août 2006
Un peu de chronologie peut seoir (je l'adore, celui-là) à l'examen du problème.
Les caricatures paraissent en septembre au Danemark. Ce n'est qu'en janvier que l'Islam s'inquiète. Un temps de retard étrange, ou la recherche du moment opportun ?
Les caricatures sont partiellement reprises par Charlie-Hebdo en février.
Les organisations islamiques françaises portent plainte en juillet et en août — en pleine trêve estivale, comme on dit, qui est surtout trêve des médias.
Auraient-ils une idée derrière la tête ?
Quant aux 30 000 € de dommages (et intérêts, n'oublions pas les intérêts…), c'est de la petite monnaie, par rapport à ce que d'aucuns reçoivent du Maroc, d'Algérie ou d'Arabie Saoudite.
Et vous voudriez que nous baissions la garde ? Qui ne voit qu'il s'agit d'une offensive calculée, millimétrée ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 août 2006
Que quiconque demande justice - de son point de vue - devant les tribunaux n'est pas un mauvais signe dans un état de droit, au contraire.
En ce sens, l'article rapporté par Sandra ne met pas "le feu au lac" et je ne vois pas pourquoi elle "s'excite". ;-)
Attendons donc le jugement, alors nous aviserons. Remuer ciel et terre alors qu'une affaire n'a pas été jugé c'est faire le jeu de ceux dont on dénonce le comportement.
JPG
Ecrit par : JPG | 04 août 2006
Je ne crois pas qu'il faille "attendre".
Plusieurs organisations (la LICRA, entre autres) portent plainte systématiquement dès que quoi que ce soit contrarie le "politiquement correct" — c'est-à-dire leur opinion.
L'effet est ravageur : auteurs, journalistes et éditeurs passent leur temps à s'auto-censurer. Certains avocats spécialisés (Emmanuel Pierrat, par exemple) gagnent leur vie à censurer dans les livres à venir tout ce qui pourrait faire l'objet de plaintes. Quel pourcentage de Voltaire résisterait à un pareil matraquage ?
J'écris en ce moment un texte sur les problèmes liés à la laïcité, en sachant fort bien que ces salopards m'attendent au coin du bois. Et qu'ils adorent frapper à la caisse, exactement comme la censure (Anastasie, de sinistre mémoire) le faisait autrefois : c'est comme ça que Jean-Jacques Pauvert ou Régine Desforges ont été acculés à la faillite dans les années 60.
Nous n'avons pas comme au XVIIIe siècle la possibilité de sortir des livres dont on prétendrait qu'ils sont "imprimés à La Haye" ou à Amsterdam — le subterfuge habituel des œuvres provocantes. Du coup, la censure des associations est d'autant plus intolérable qu'elle se substitue à la censure officielle.
Je remarque, pour finir, que l'église catholique s'abstient systématiquement de porter plainte, quoi que l'on dise. Autrefois ils brûlaient vifs ceux qui les défrisaient. Ils ont fait des progrès notables — ce n'est pas le cas de tout le monde.
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 août 2006
Oui, je comprends.
N'empêche, cette pression sur la justice l'empêche de faire son travail.
JPG
Ecrit par : JPG | 04 août 2006
Molière ...
Faites nous une belle pièce de théatre ;)
Les Américains aussi ont le problème avec les puritains de tous bords.
Ecrit par : toto | 04 août 2006
Tandis que Montaignacheval se dorait la pilule à l'ombre des ruines de Troie, j'ai profité plus modestement des vacances chez ma belle-famille en Vendée, terre propice pour se pencher sur les bienfaits de la Révolution française. Mes lectures furent orientées mais ô combien révélatrices :
Ainsi de fil en aiguille...
Tout d’abord, un petit ouvrage de vulgarisation La guerre de Vendée d’Alain Gérard
Puis Par principe d'humanité...La Terreur et la Vendée du même Alain Gérard (où j'ai découvert entre autres horreurs et faits nauséabonds que le Turreau de l’Arc de Triomphe officia à froid après Savenay, ah! On ne dira jamais assez l'importance de la chronologie…)
Et enfin trouvés chez des bouquinistes…
Le Grand déclassement de Pierre Chaunu
La Révolution Française de Pierre Gaxotte
Le coût de la Révolution Française de René Sédillot
(Je n'ai hélas pas encore trouvé et donc lu le Génocide franco-français de Reynald Sécher mais cela viendra).
C'est dans le dernier ouvrage, le Sédillot qui est pour reprendre la formule de Chaunu un véritable vaccin (anti-commémoration béate ou anti-connerie selon le degré d’incubation), que j'ai trouvé ce chapitre consacré aux femmes que je tenais à partager avec vous :
Les droits de la femme :
En rédigeant et en proclamant à la face du monde les droits de l'homme, les tribuns de la Révolution n'oublient-ils pas les droits de la femme. S'ils se soucient peu d'elle, c'est sans doute par réaction contre ce XVIIIe siècle qui a été un siècle de quasi-souveraineté féminine.
De Mme de Maintenon à Mme de Pompadour, les femmes ont régné à la cour et à la ville, sur les moeurs et dans les lettres."Le règne du cotillon"disait Frédéric II. Le règne des salons, bien davantage : Mmes du Deffand, Geoffrin, de Lespinasse, d'Holbach, Helvétius, faisaient la loi sur les beaux esprits, et quelquefois sur les grands esprits. Mlle de Scudéry ne dictait la mode que chez les précieuses, mais Mme d'Epinay comblait Rousseau, Mme du Châtelet éblouissait Voltaire.
Le Persan de Montesquieu admirait comme, à Versailles ou à Paris, les femmes avaient de poids politique. C'est par leurs mains, écrit-il, que « passent toutes les grâces et quelquefois les injustices ». Les femmes forment une espèce de république dont les membres, toujours actifs, se secourent et se servent mutuellement ; c’est comme un nouvel état dans l’Etat…On se plaint en Perse de ce que le royaume est gouverné par deux ou trois femmes. C’est bien pis en France, où les femmes en général gouvernent, et non seulement en gros, mais même en détail se partagent l’autorité.
A l’inverse, à l’enseigne de rousseau, la Révolution est hardiment anti-féministe. Jean-Jacques a donné le ton : « La dépendance est un état naturel aux femmes », professe-t-il. « Le femme est faite pour céder à l’homme » assure l’Emile. Condorcet, qui avait plaidé la cause des femmes avant la Révolution, reste muet pendant la tourmente.
Les cahiers de doléances, en 1789, présentent fort peu de revendications féminines, peut-être parce que les femmes, comblées par le siècle, n’ont rien à revendiquer. Exception qui confirme la règle, la belle et riche Olympe de Gouges, veuve joyeuse, fondatrice du club des Tricoteuses, rédige en 1791 une « déclaration des droits de la femme et de la citoyenne ».Elle y présente cette requête : « puisque la femme a le droit de monter sur l’échafaud, elle doit avoir celui de monter à la tribune ». Robespierre qui lui refuse ce dernier droit, lui reconnaît le premier : il fait arrêter et guillotiner l’effrontée Olympe.
D’autres femmes tiennent leur place dans la Révolution. Elles sont émeutières lors des journées d’octobre, victimes avec Mme Roland ou Lucile Desmoulins, agitatrices avec Claire Lacombe, figurantes de grand spectacle quand on en fait la déesse Liberté ou la déesse Raison. Ce ne sont là que des seconds rôles.
Les femmes d’action sont dans l’autre camp, avec Charlotte Corday* ou les amazones de la guerre de Vendée.
Bon disciple de Rousseau, Robespierre est farouchement anti-féministe : il est un refoulé sexuel. Autant ou plus que lui, Chaumette s’indigne lorsque des femmes viennent se présenter au Conseil général de la commune, coiffées du bonnet rouge des sans-culottes : « Femmes impudentes, depuis quand est-il permis à des femmes d’abjurer leur sexe, de se faire hommes ? Depuis quand est-il usage de voir les femmes abandonner les soins pieux du ménage, le berceau de leurs enfants, pour venir sur la place publique ? » Il se trouve même un conventionnel, Dupont de Bigorre, élu des Hautes Pyrénées, pour présenter un projet de décret, dont l’article 10 est ainsi libellé : « L’homme qui épouserait une femme qui exercerait le métier des hommes perdra son droit de citoyen ». Passé Thermidor, Thérésa Cabarrus, femme Tallien, ne régnera que sur les alcôves du Directoire et ne donnera le ton qu’aux Merveilleuses.
Couronnant l’œuvre misogyne de la Révolution, Napoléon apporte sur le continent les traditions patriarcales de son île : en Corse, la femme sert le repas, mange debout, à moins qu’elle ne s’asseye sur la pierre de l’âtre. L’empereur respecte sa mère, mais tient ses sœurs pour des sottes. Dans son Code civil, la femme reste une mineure. Elle doit obéissance à son mari (article 213). Sans le concours de celui-ci, elle ne peut ni ester en justice, ni aliéner ses avoirs. Cette incapacité est conforme au sentiment qu’en a Napoléon. Pour une qui nous inspire quelque chose de bien, il en est cent qui nous font faire des sottises. »
S’il inscrit le divorce dans le Code, c’est pour permettre à l’homme de se libérer, et d’abord de se le permettre à lui-même. (Henri VIII moderne en sorte). Joséphine, Marie-Louise ? Elles sont bonnes pour l’amour, et si possible pour enfanter. A Madame de Staël qui lui demande quelle est la première femme du monde, il répond : « Celle qui a fait le plus d’enfants**. »
Mme de Staël, pour sa part, n’a droit qu’à l’exil.
* En fait Sédillot se trompe quelque peu dans son classement, l’arrière petite-nièce de Corneille trop souvent décrite comme une royaliste enragée serait plutôt à ranger dans le camp des Girondines calmes et réfléchies. En tout cas son acte criminel qui constitue une indéniable atteinte à la liberté de la presse n’en demeure pas moins un bien grand service rendu à la science française car le psychopathe Marat se piquait d’être aussi un grand scientifique, se plantant toujours lamentablement lorsqu’un Lavoisier réussissait tout (mais la France n’a pas besoin de savants, on le sait bien et les pédagos perpétuent avec efficacité cette heureuse tradition).
** On comprend mieux le bonhomme qui après la boucherie d’Eylau en 1807, [13 000 morts] dira « qu’une nuit de Paris réparera tout çà ».
On ne manquera pas de souligner combien la condition des femmes s’est grandement améliorée notamment dans la région de Nantes et de ses environs. Citons ainsi les exploits du commissaire adjoint Jean Pinard, agriculteur analphabète, compagnon de route du célèbre Carrier (ce mauvais géographe qui voyait dans la paresseuse Loire un torrent révolutionnaire).
Extraits de « Par principe d'humanité... » - La Terreur et la Vendée d’Alain Gérard
[ Ce brave Pinard à la tête d’un détachement de Noirs américains capture sept brigandes de dix-huit à vingt-deux ans « belles comme des amours », comme en témoigne le miroitier Cormeray. Vers minuit, les volontaires, alertés par des cris, font irruption dans une écurie, où ils découvrent cinq Noirs occupés à violer leurs prisonnières. « Ce sont nos esclaves, nous les avons gagnées à la sueur de notre front » expliquent-ils aux intrus qui, sous la menace, doivent se retirer. Quand à Pinard, il force la sienne à confirmer qu’elle est là de son plein gré. Trois jours durant, rapporte Cormeray, « il les prostitua à 600 hommes de force armée qui étaient en garnison à Vue. Dans un jour, il passa sur le corps d’une plus de 100 hommes ; elle ne pouvait plus marcher et devint imbécile, et les autres de même. Et quelques jours après, pour mettre le comble à leurs forfaits, ils les firent fusiller. »]
Carrier ne dédaignait pas recourir à la guillotine (en manque de rafiots sans doute…).
[Evoquons le sort des quatre sœurs La Métairie, âgées de 28, 27, 26 et 17 ans, leur servante de 22 ans et deux autres femmes. Suspectées d’être aristocrates, Carrier ordonne de les mettre à mort, toujours sans les juger. La plus jeune d’entre elles, âgée de seize ans, témoignera Jeanne Lallier, chargée de leur annoncer leur exécution, me donne cette bague. »
Puis elles prient. D’autres avec elles attendent, pendant plus d’une heure, au pied de l’échafaud. « Le bourreau, ajoute le témoin, est mort deux ou trois jours après de chagrin d’avoir guillotiné ces femmes ».]
Faut-il évoquer le sort des femmes et enfants (ils représentent la moitié de l’effectif de la virée de Galerne soit 40 000 âmes perdues). Violées et massacrées par centaines, mises en tas obscènes du Mans à Savenay, il ne restera pas 5 000 personnes de l’effectif total du départ.
Que dire des femmes passées par les armes après être passées sous les corps des soldats de Turreau, précuseur de la Solution Finale ? Après avoir vu leurs enfants massacrés*, jetés sur les baïonnettes ou dans les puits, sans doute l’issue fatale valait-elle mieux qu’une vie brisée à se souvenir sans cesse des horreurs de 93. Et on vous passe les détails sur les fourches ou les cartouches introduites…
(* Lucs sur Boulogne ne fut qu’un village martyr parmi d’autres mais qui eut que le triste privilège de conserver la liste des victimes soit 564 personnes, parmi elles 110 enfants de moins de huit ans dont le petit Etienne Beriau nourrisson de 15 jours. Il y eut ainsi des dizaines d’Ouradour dans cette Vendée que l’on voulait purifier et non plus seulement réprimer). Je note au passage à lire les déclarations enflammées de lutte d’antisémitisme lues sur un autre fil combien peu de voix se sont élevées en 1993 pour dénoncer les horreurs commises deux siècles plus tôt qu’un Adolf ou un Joseph n’auraient sûrement pas reniées.
Comme le souligne Gérard, l’étude de la Virée de Galerne attend son historien.
Il y aurait aussi beaucoup à dire sur le sort de la princesse de Lamballe, coupable de frivolité sans doute mais moins que la Polignac (mais est-ce un crime ?) amie fidèle qui revient de l’émigration malgré les risques encourus pour soutenir son amie et finir atrocement dans ces journées de Septembre, prélude funeste mais girondin cette fois de ce que sera la Terreur.
On pourrait enfin évoquer le sort de l’Autrichienne, calomniée comme jamais (le film désastreux de Sophie Coppola sur le plan historique en est un exemple contemporain, ), se rappeler de la littérature politico-pornographique d’une extrême violence de l’époque. Se rappeler de son cri du cœur à l’écoute des accusations mensongères du tribunal révolutionnaire (mais y a -t-il eu des accusations fondées durant cette période ?).
J'arrête, parce que Christophe va finir par croire que je fais de la retape pour les monarchistes...
Ecrit par : Guillaume | 26 août 2006
La Revolution Française de Pierre Gaxotte vous ne la vendriez pas, par hasard? Je connais quelqu'un qui rêve de se la procurer. Enfin, il me semble que c'est bien celle de Gaxotte. Je vérifie et vous confirme. Si c'est ça, ce serait un super cadeau d'anniv. pour ses 75 ans. Même une photocopie...
Vous connaissez les trois K: Kinder, Küche, Kirche...
Ecrit par : dobolino | 26 août 2006
Cher Dobolino, je crains, hélas, m'y être trop attaché pour vouloir un jour m'en séparer mais cela doit se trouver sur les sites de livres d'occasion.
Ecrit par : Guillaume | 26 août 2006
Salut à tous, je suis juste rentré de Cappadoce et d'Anatolie...avec cette conviction : les Européens vont droit dans le mur s'ils ne se hâtent pas de faire entrer la Turquie dans l'Union. S'ils ne se hâtent pas, les Turcs vont regarder vers la Russie, la Géorgie et l'Azerbaïdjan et créer un pôle économique fondé sur les hydrocarbures...et nous ne serons plus qu'une sorte de piteux Disneyland ,rongé par la vermine religieuse.
Ce qui dérange la mafia catholarde de Pologne, avec les deux sinistres nains Kasczinski, qui ont vraiment tout pour plaire (fachos, racistes, homophobes etc) et la mafia orhodoxarde d'Athènes, de Belgrade et de Moscou, c'est que la Truquie prouve que l'Islam peut lui aussi être laïque.
A la bonne nôtre lorsque la Roumanie et la Bulgarie seront dans l'Union!!!!
Donc, j'achète LIBE d'hier à Roissy et je lis queleque chose à vous glacer le coeur et JPB, PITIE POUR LES FILLES, en effet:
A Brescia, un père Pakistanais a égorgé sa fille car il lui reprochait de vivre à l'occidentale. Elle était amoureuse d'un Italien....
Les mots manquent. Devant une telle connerie meurtrière, on se dit que les traditions, devant lesquelles soi-disant, on devrait s'incliner avec respect, sont des tumeurs culturelles.
Je n'ai aucun respect contre une tradition qui envisage qu'on puisse tuer ses propres filles -pas les garçons, of course- pour de la bigoterie obscène.
Il semble, au demeurant que les réactions des Italiens aient été terriblement xénophobes.....comment pourrait-il en être autrement???
Enfin, revenir de la Sublime Porte, avoir vu des villages perdus en Anatolie, et même là avoir senti le vent de la modernité, et retomber dans la glu de l'obscurantisme, c'est un réveil brutal. Et posons-nous une question qui fait toujours grincer les dents. Les Turcs, comme les Allemands, comme les Anglais avec la mort lente et délibérée de 40000 Irlandais entassés dans le port de Liverpool en 1845, comme les Français avec les massacres du 8 Mai 45 à Guelma, Setif et un peu avant à Sakhiet-Sidi-Youssef, en Tunisie, les Turcs donc ont eux aussi leur part d'ignominie: le génocide Arménien.
Et aujourd'hui, le "problème kurde" comme on dit est au fond assez simple. Il a gros à parier que le Kurdistan, une fois indépendant, appliquerait la charia, si l'on se réfère aux textes du PKK. Et encore un progrès pour les femmes, un !!!!!
Alors, oui, vive le jacobinisme un peu raide et laïque.....Mieux vaut une laïcité raide qu'une curaillerie souple.....
Dernière chose: Atatürk a écrit de très intéressantes considérations sur les femmes en Islam. Considérations qu'on devrait balancer à la figure des Syriens, Jordaniens, etc
Salut à tous. Je suis en train de lire un livre nouvellement paru 'LES BIENVEILLANTES' de Littell. Grand.
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 27 août 2006
vive le jacobinisme un peu raide
On a toujours un peu de peine à lire cela après quelques lectures sur les exploits de Robespierre et de sa bande de psychopathes. Mais bon un petit coup de troussepinette et ça passera.
En tout cas bel effort de repentance avec le "un peu raide".
Ecrit par : Guillaume | 27 août 2006
A moins que vous ne fassiez allusion à l'érection des jacobins comme, parmi tant d'autres, ces compagnons du Pinard mentionné plus haut...
Ecrit par : Guillaume | 27 août 2006
Danton, peu avant d'être arrêté par les hommes de Robespierre avait eu avec lui, le 22 mars 1794 un entretien houleux qui s'était terminé par cette observation, dont pas mal d'historiens s'accordent pour dire qu'elles est vraie: "Tu n'as pas de couilles , Robespierre..tu es un eunuque..." Vaste programme. Et quand on sait que ce même Danton , dans la charette qui le conduisait à la guillotine, se trouvait près de Fabre d'Eglantine - dont Talleyrand dira plus tard "heureusement qu'il avait son nom...- immortel auter d'"Il pleut, il pleut bergère" - et qui pleurait en grinçant qu'il venait de terminer une pièce et disait "Mes vers, mes beaux vers, que vont-ils devenir, à présent?" et Danton, grinçant, lui rétorqua "Des vers? des vers? mais dans moins de huit jours, tu en feras, des vers!!!"
Alors Robespierre -Guillaume vous avez absolument raison- était un psychopathe, mais sa raideur, une fois encore, qui n'est pas située là où on le pense- ont quand même sauvé une certaine idée de la liberté.......non? ou je ferais mieux de prendre mon Lexomil????
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 27 août 2006
Danton est effectivement plus drôle que le sinistre eunuque (je ne sais pas si beaucoup de personnes ont été sauvées par l'Incorruptible à l'époque) mais le bonhomme a aussi ses travers. Ainsi, pendant les massacres de Septembre, il répond "Je me fous bien des prisonniers, qu'ils deviennent ce qu'ils pourront" au secrétaire de Roland qui le suppliait d'agir. Comme ministre de la justice à ce moment, il est beaucoup moins risible.(Bilan : 1 300 morts dont 33 enfants)
Merci pour l'anecdote.
Ecrit par : Guillaume | 27 août 2006
Cher Guillaume merci de votre réponse. De toute façon, ça tombe bien car ce qu'il cherche c'est La Revolution Française de Georges Lefebvre qui n'est plus éditée et qui seait paraît-il un ouvrage fort enrichissant. Le monsieur sus-désigné qui fête ses 75 ans n'est pas trop tenté par la lecture de Gaxotte. Je préfère préciser...
Ecrit par : dobolino | 28 août 2006
Le livre sus-mentionné de Lefebvre est introuvable, sauf sur chapitre.com — mais un peu cher (60€) —, parmi toute une série de publications autour de la Révolution du même auteur.
Il n'y a je crois qu'une ou deux rues Robespierre en France. Quand on pense que le moindre résistant de la 11ème heure a droit à son avenue, je me demande si l'ami/ennemi de Danton (avez-vous vu le film de Wajda ? Le seul rôle potable de Depardieu, en Danton, et Wojcieh Pszoniak extraordinaire en Robespierre) mérite cette indignité. Après tout, il a fait couper le cou d'un sacré paquet de curés.
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 août 2006
JPB.....Loin de moi de fustiger (pas Lustiger, hein, c'est un f...) l'un pour encenser l'autre.
Je citais simplement cette apostrophe de Danton parce qu'elle est typique des hommes de ce temps. Mais vous avez raison, la haine suscitée par Robespierre, après Thermidor, et nonobstant les innombrables dérapages de la Grande Terreur où , il faut quand même en convenir on a un peu raccourci beaucoup de curés certes, et c'est une bonne chose, mais aussi un peu n'importe qui, cette haine donc est une invite à apprécier ces géants de la Révolution...surtout quand on voit les nains de Thermidor et plus encore du Directoire. Un piteux ramassis de bourgeois bornés, tout juste bons à être memebre du Lyon's Club d' Hagondange....je n'ai rien contre Hagondange.......
Mais franchement, les seuls , à me connaissance qui aient en profondeur, senti, flairé l'odeur de la Révolution, ses pulsations et ses grondements ce sont le père Hugo,(a-t-ton jamais fait mieux que "Quatre-Vingt-Treize"???) Ex-Aequo "Les Chouans" et la "Révolution Française " de Michelet.
Au siècle dernier, à part Mona Ozouf......Quant à Gaxotte, ce que j'en pense...la bienséance et le respect que j'ai pour les iceluis bloggeurs de ce site m'interdit de l'écrire.....
Bien à vous MONTAIGNEACHEVAL
PS A Paris il y a une une rue Danton, mais pas de Rue Robespierre. Alors qu'en banlieue (dite "ex-rouge") c'est l'inverse. Les politologues diafoiriusiens en tirèrent donc la conclusion que l'inclination des villes tenues par le PCF alalit vers Robespierre. ..autrement dit Robespierre était l'ancêtre de Staline...Un peu court...
Ou alors de toutes petites rues Danton et de grandes Rues Robespierre. Avec même une station de métro à Montreuil. Mais des rues Marat , je ne sais même pas s'il y en a.....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 28 août 2006
Ha la Cappadoce. Pasolini y a tourné quelques séquences de sa « Médée » - les plus sacrées (je ne pense pas que cela soit anodin – Turquie, pays lointain, donc pays de nulle part, et du temps aboli, confer une préface de Racine) : le sacrifice et le démembrement du jeune homme (rituel du sang, rituel du renouveau). Concernant la Turquie, mon ami Montaigne, ne vous emballez pas trop vite : images du bon sauvage « moderne » ( ?) près des frontières irakiennes… – généralement, en Europe (et pour moi la Turquie ne fait pas partie de la communauté de sentiments européens), les crimes d’honneur sont un art turc (en Allemagne : j’ai en tête, entre autres, cette épouvantable histoire de cette jeune femme turque qui, après avoir été envoyée se marier avec un cousin qu’elle ne connaissait ni d’Eve ni de Mahomet, a réussi à divorcer, à revenir dans je ne sais plus quel Lander, pour s’y faire massacrer par ses frères sous l’ordre du père). Si l’Europe est une Europe du gaz, du pétrole, des affaires exclusivement – je n’en suis définitivement plus. Ou alors, que soit donné un autre nom à l’Union Européenne. N’oublions pas encore que sur le continent européen, il y a des nations d’Islam : je tourne mon regard vers les Balkans (oui ! la Turquie : non ! Qu’ai-je à voir historiquement, culturellement avec le paysan kurde ?).
Et Bonjour Montaigneàcheval!!!! Heureux de vous revoir!
Ecrit par : Pendariès | 28 août 2006
Bonjour PENDARIES , heureux aussi.
Eh bien, mais je vous répondrai mon cher, que si vous n'avez rien de commun avec un paysan Kurde, ce qui va de soi, je n'ai rien de commun non plus avec un bouseux orthodoxe de Transsylvanie.
Non, sérieusement, je ne vois vraiment pas ce qui peut motiver la priorité donné à l'Adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie l'an prochain, si ce n'est une haine de la laïcité et le "bâton merdeux" pour les Européens que constitue ce pays qui donne la preuve que l'islam peut lui aussi accéder à la laïcité. C'est cela qui dérange.
Pour le reste, les crimes d'honneur, vous avez EVIDEMMENT raison. C'est l'abomination de l'abomination: le parricide justifié par le surmoi social. Notez cepednant, mon cher, que ce genre de crime d'honneur n'on rien à voir avec l'Islam, puisque'on les pratique encore en Sardaigne, en Sicile, évidemment, et aussi, mais là chut!!! censure!!! en Corse.
Je n'ai pas la moindre sympathie pour l'Islam. Mais je suis quand même d'avis que là, cet atermoiement infini face à la réalité turque a pour origine un forcing grec et orthodoxe, comme si les Grecs retrouvaient les vieux démons byzantins et les Occidentaux celui des croisades.
Le vrai problème est là. Religieux. Ethnique. Mais absolument pas géographique ou histoirque. Car enfin les liens entre la Sublime Porte et l'Occident sont intenses depuis François Ier et Soliman....pour le meilleur et pour le pire.
Avant-hier, je racontai cette lecture de cepère Pakistanais qui a égorgé sa fille à Brescia...je suis le premier exposé à ce genre de conneries monstrueuse, car là où j'enseigne, avec 67% de primo-arrivant, comme disent joliment les ronds-de-cuir, il y a tous les ans ces Africains cons,(car ça existe aussi, excusez du peu) auxquels il est impossible de faire comprendre que comme le disait le père Aragon "la femme est l'avenir de l'homme"..... Et on ne compte plus le nombre de filles-d'ailleurs en général, attachées à la terre de leur pays-qui fuient, se terrent etc....
Mais je ne pense pas que l'entrée de la Turquie dans l'UE doive être retardée, parce que JUSTEMENT, comme vous les dites, l'Europe est en train d'être dévoyée, et s'atteler à laïciser l'Islam serait un formidable remue-méninges apte à éviter une Europe livrée aux ayatollah de la banque et de l'actionnariat.
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 28 août 2006
Par l'entrée dans l'UE, laïciser une République qui a envoyé des barbus (modérés.... heu il y a des islamistes modérés, ça existe ce poissons-là?) au pouvoir. Ce ne me semble pas le rôle de l'UE. Sinon n'ayez aucune crainte pour la Roumanie et la Bulgarie. Le président Roumain, et ça a failli lui coûter sa place, a déclaré quelques temps après son arrivée au pouvoir (il a remplacé au pied levé le candidat naturel qui a déclaré avant la campagne un cancer) n'avoir rien contre le mariage homo/lesbo - il envoie chier le patriarcher assez souvent (qui, c'est un secret de polichinelle là-bas, aime les jeunes hommes). Ancien maire de Bucarest, ancien marin, ce président est un type ouvert sur le monde, qui l'ouvre grand (pas le monde, mais sa bouche).
En ce qui concerne les îles susnommées par vous, qui oserait nier que ce sont des exotiques !!!! ;-)
Ecrit par : Pendariès | 28 août 2006
Montaigacheval c'est bien à cause de mon excusable confusion (je suis ignare) entre Gaxotte et Lefebvre que je revenais dire que ce n'était SURTOUT pas Gaxotte que le vénérable universitaire retraité voulait lire. Il m'a expliqué qu'il n'avait nul besoin de le lire pour savoir ce qu'il avait pu écrire. Je file sur chapitre.com m'enquérir de Lefebvre. Merci encore une fois M. Brighelli. Je ne crois pas que 60 euros soit cher pour un anniversaire.
Ecrit par : dobolino | 28 août 2006
"il faut quand même en convenir on a un peu raccourci beaucoup de curés certes, et c'est une bonne chose, mais aussi un peu n'importe qui, cette haine donc est une invite à apprécier ces géants de la Révolution..."
MONTAIGNACHEVAL
"Après tout, il a fait couper le cou d'un sacré paquet de curés."
JPB
J'en reste pantois. Provocation gratuite ou sincère aveuglement ?
Pourquoi pas alors une rue Carrier à Nantes alors et un boulevard Tureau à Cholet (enfin lui il est déjà place de l'Etoile), un parc Westermann au Mans, un quai Fréron à Toulon, une place Fouché et un parking Collot d'Herbois à Lyon ?
Et puis érigeons une statue à Fouquiet-Tinville, grand bienfaiteur de l'humanité.
Mais ne pas s'indigner après si des petits nazillons réclament un square Lammerding à Ouradour...
Lisez donc le Sédillot* ou quand l'histoire quantitative lorsqu'elle ne descend pas en primaire remet les pendules à l'heure pour les universitaires.
* Le coût de la Révolution française ed.Perrin
Ecrit par : Guillaume | 28 août 2006
Alors là....J'en reste le cul collé sur ma selle!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Invraisemblable...Mettre dans le même panier la Révolution Française et le Nazisme...fallait oser. A propos d'oser, je vous renvoie à la célebrissime phrase d'Audiard dans "Les Tontons Flingueurs."
Oui la Révolution a raccourci pas mal de gens et j'ai d'ailleurs dit qu'il y avait eu des épisodes scandaleux, criminels pendant la Grande Terreur. Quant à Carrier,il fut arrêté et guillotiné par les Thermidoriens, de même que Fouquier-Tinville. Donc, sur ce plan du moins, la Révolution a su châtier les bourreaux qui l'avaient déshonorée.
Pas besoin de recommander le Sédillot..Merci, je le pratique.
Seulement voilà, mon cher, le coût '"humain" de la Révolution comporte en majorité le nombre des victimes de la guerre civile, dans l'Ouest, guerre voulue d'ailleurs par la curaillerie bretonne, vendéenne, normande etc....
Alors votre commentaire, excusez-moi de vous le dire, est fondamentalement pétainiste et anti-républicain. Cet amalgame entre Révolution Française et Nazisme n'est pas neuf. Il a été l'apanage de la Droite Française, vous savez, les Daudet, Béraud etc.....En fait les malheureux guillotinés de 1794 servent bassement les délires des AMALGAMEURS, nouvelle école de" pensée" historique où tout égale tout et inversement.
Et qui, plus haut a dit ?
"J'en reste pantois. Provocation gratuite ou sincère aveuglement ?
Pourquoi pas alors une rue Carrier à Nantes alors et un boulevard Tureau à Cholet (enfin lui il est déjà place de l'Etoile), un parc Westermann au Mans, un quai Fréron à Toulon, une place Fouché et un parking Collot d'Herbois à Lyon ?
Et puis érigeons une statue à Fouquiet-Tinville, grand bienfaiteur de l'humanité."
Ah bon, je ne vais pas que Tureau (qu'on écrit d'ailleurs Thureau) était place de l'étoile.
Et qui a dit que FOuquier-Tinville, ce sinistre con, était un bienfaiteur de l'humanité.....
Quant à la Révolution, en fait, elle vous dérange....comme elle dérange la droite rance et puant du bec. Alors parfait.....
Et oser même comparer Fouquier-TInville et Lammerding, le boucher d'Oradour, prouve qu'il vous faut d'urgence arrêter la beu....(PLAISANTERIE!!!!TAPEZ PAS SVP)
Enfin quoi, De par Dieu, GUillaume, reprenez-vous. Et avouez que c'est gratiné votre parallèle merdouillard......
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 29 août 2006
Moi, pauvre profane, je trouve que notre sommet national c'est Napoléon. Un allemand qui admire Hitler est un monstre. Pourquoi un français en extase devant Napoléon et le clamant haut et fort est-il toléré?
Les massacres de la Révolution Française, c'est du soft à côté et ça n'a pas duré très longtemps. Quant aux exactions sur le sexe féminin, elles ont toujours existé et perdurent dans les guerres civiles et inter-peuples modernes (cf Yougoslavie). D'où la phrase de Musset qui, je vous le rappelle, cherchait à lever George Sand.
Du haut de mon incompétence, je vote pour Montaignacheval.
Ecrit par : dobolino | 29 août 2006
"La curaillerie bretonne"....
Hum comme cela fleure bon la lutte contre "l'infâme" et tout ce qui va avec.
Ha si vous pouviez mettre autant d'ardeur à combattre de nos jours la tartufferie musulmane quel bonheur ce serait!
Ecrit par : tonton nicolae | 29 août 2006
On parle de la "droite rance et puant du bec"?
Ha cette prétention des gens de gauche à détenir les clefs du bien, le suprême sésame vers le bonheur de l'Humanité!
C'est fou ce que les partisans des "forces de progrès" (invention soviétique) aspirent en fait à être "straight", "clean", de parfaits petits hétéros de base quoi...
Avec mes élèves on lit du Soral et du Maurice-G-Dantec, bon ok les deux se tapent sur la gueule en ce moment et Momo le méta-prophète a un peu beaucoup abusé des bonbons magiques (sous la langue sinon ça attaque les dents) mais on se marre bien quand-même.
Allez Elena m'attend, bonne rentrée à tous!
Ecrit par : tonton nicolae | 29 août 2006
Montaigneacheval parle des "bouseux transylvains et de l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'UE par "haine de la laïcité"...
Bon excusez-moi je ne sais pas par où commencer tellement je suis en colère, je sens que je vais exploser.
Excusez d'avance mais outrances et mes erreurs.
Voilà je suis passionné par la Roumanie et je parle parfaitement le roumain même si je n'ai au départ rien à voir avec ce pays. Tout a commencé en première année de fac en passant devant le lectorat de roumain parce qu'il fallait choisir une langue étrangère et que l'italien n'était pas ouvert aux débutants. J'ai poussé la porte de ce lectorat et je ne l'ai plus jamais refermée, j'ai découvert une langue belle, sublime, traitresse et enchanteresse, un concentré d'italien, d'occitan, d'albanais, de turc, de français, de hongrois et de russe et à travers tout cela une civilisation envoûtante et loin de tous les clichés débiles que l'on débite à longueur de journée.
Les bouseux transylvains ont perdu un copain cher lecteur de Libé et sache que la Roumanie et la Bulgarie ont leur place dans l'Europe. Pas étonnant, avec des réactions comme les tiennes, que la francophonie perde complètement pied dans ce petit coin d'Europe. En Roumanie les Allemands, les Grecs, les Italiens et les Espagnols investissent pendant que les Français pleurnichent sur leur passé en regardant TV5 qui diffuse "Louis la brocante" alors que MTV passe le dernier clip des "black eyed peas"...
La Roumanie n'a rien d'un pays étouffé par la religion coco, c'est un pays d'une profonde religiosité nuance. La nana que tu vois rentrer dans une petite église orthodoxe de bois tu la retrouves le soir venu en boîte, gaie, séduisante (en Roumanie le port de la mini-jupe et des talons n'est pas encore assimilé à de la putasserie comme chez nous) et capable de te parler en quatre, cinq langues différentes.
Si le président roumain jure sur la bible il est libre de ses faits et gestes, il vient d'ailleurs de lancer une campagne afin de purger le clergé de ses anciens mouchards et autres sécuristes qui prospéraient à l'époque de Ceausescu.
Si le sentiment religieux est si fort dans ce pays c'est qu'il fut brimé pendant plus de 40 ans, fréquenter une église était toléré mais frainait considérablement l'avancement dans l'administration par exemple. Je connais le cas d'une prof de grammaire bucarestoise qui, à Paris, se mit en tête d'aller faire un petit tour à l'église orthodoxe roumaine, pas de chance elle grouillait d'informateurs. A son retour on lui signifia qu'elle pouvait faire une croix sur ses espoirs de lectrice et son époux fut chassé du département de philologie qu'il occupait à la faculté de Iasi.
La Roumanie ce ne sont pas que des orthodoxes, ce sont aussi des luthériens hongrois, des calvinistes saxons, des catholiques allemands et des musulmans turcs sur la côte, il y'a même des turcs christianisés.
Que te faudrait-il ami lecteur de Libé, que la Roumanie décrète la "mort de Dieu" comme le fit le regretté Enver Hoxha en 1967?
Je n'attends rien de bien de la part d'un pays où il est de bon ton de fustiger le plombier polonais et les bouseux roumains tout en se prosternant devant le premier enturbanné qui passe...
La France, à l'est de l'Europe, est de plus en plus vue comme un pays de pleurnichards, un pays qui tourne le dos à l'Europe dans une espèce de fascination morbide pour l'Orient.
Tu sais ce qui choque le plus les Roumains lorsqu'ils débarquent en France? Notre façon de s'habiller, l'uniformité des gens, l'absence totale de grâce et de féminité chez certaines nanas qui ont fait de la tenue de combat kaki et du poncho péruvien leur signe de ralliement.
Tiens une anecdote; en 2000 un lycée de Tours organisait un jumelage avec un lycée roumain. Arrivée des Roumaines, profs comprises, en tailleur mini-jupe, maquillées, bref sur le 31. Première sortie dans les rues de la riante cité angevine, insultes de racailles, regards appuyés, sifflements, drague lourde; notre petite troupe est convoquée par le proviseur qui leur signifie que les tenues qu'elles portent ne sont pas adaptées et considérées comme "provocantes", émoi des Roumains qui, bien entendu, n'ont pas donné suite au jumelage et se sont juré de ne plus jamais reposer les pieds dans un pays obscurantiste où s'habiller élégamment est assimilé à de la pétasserie.
Qu'ont du penser ces chers Moldo-Valaques de notre beau pays Montaigneacheval? Que des racailles maghrébines abruties de film X font la loi dans la rue en empêchant les filles de s'habiller comme elles le désirent. Quand je vois les jupes que portait ma mère ( et pourtant elle allait au boulot à pied, de bon matin, et traversait un parc désert) et les fringues amples de mes lycéennes qui gomment toute trace de féminité je me dis que le recul il est là l'ami.
J'avais des élèves à Crest, une petite ville au centre de la Drôme, nous faisions un travail sur la mode quand mes lycéennes m'avouent qu'elles n'osent pas sortir en jupe de peur de se faire insulter. par qui à ton avis? Par des mamies la vertu? Par le curé du village? Que nenni elles craignent la racaille locale prompte à dégainer l'insulte qui vous fait vite une réputation de traînée.
Alors le bouseux transylvain tu sais... Si tu savais ce qu'il te dit.. Il vaut largement le bledard qui sodomise son chameau au fond de l'oued non?
PS, à propos de l'obscurantisme des Roumains, ce fut le communiste Ceausescu qui interdit l'avortement et la pillule en Roumanie, pas le clergé, les moyens contraceptifs et l'IVG ne sont d'ailleurs autorisés que depuis sa chute...
Voilà désolé c'était brouillon, confus et probablement hargneux mais foutez la paix aux Roumains et allez vous défouler ailleurs, je crois que ces derniers ont assez payé en ce qui concerne les clichés lourdingues. Si vous êtes sages je vous paye le coup à boire, il y'a d'excellents vins rouges pétillants là-bas et j'ai cru comprendre que pas mal de bloggers ici aimaient la bibine...
Ecrit par : pantocrator | 29 août 2006
Freinait et pas "frainait"... L'impétrant va de ce pas faire la causette aux tziganes "pas manger, pas travail" qui lavent les vitres des automobilistes au feu d'en face histoire de se repentir de sa colère et de ses erreurs.
Tiens ça me rappelle une militante gauchiste que je rencontre dans la rue, elle veut me faire adhérer à Greenpeace, je luis réponds que comme je pars étudier en Roumanie dans quelques mois (c'était en 2001) je ne peux donner suite à sa requête, elle me dit alors: "Ha la Roumanie, super! Les Tziganes! C'est génial!" Pauvre cloche qui avait du se mater toute la filmographie du subventionné Tony Gatlif et réduisait un pays à 1,5% de sa population...
Le guide du Routard consacré à la Roumanie arbore fièrement sur sa couverture une charette de tziganes... Certes c'est une civilisation passionnante et je brûle d'apprendre le rromani mais ne venez pas vous étonner que la France perde de son influence dans ce pays.
En 2002 TV5 consacra une semaine entière à la Roumanie avec reportages en direct depuis Bucarest. Que croyez-vous que la chaîne francophone diffusât? Des images agréables vantant les beautés du pays? Bien au contraire! Les quelques courageux francophones restant encore dans cette contrée purent voir une suite de reportages misérabilistes consacrés aux sans-abris, aux gamins des égouts le nez plein de colle etc. Bref une chaîne censée leur faire aimer la langue française leur mit le nez dans leur propre merde, une merde qu'ils ne connaissent que trop bien et qu'ils aimeraient oublier de temps en temps à travers le regard positif de l'étranger.
Montaigneacheval, mârlanul ardelean te salut! Montaigneacheval, le bouseux transylvain te salue...
Ecrit par : pantocrator | 29 août 2006
Voilà une sainte colère comme je les aime....Mais d'abord Pantocrator -quel surblaze!!!- va voir un peu plus haut sur le même blog et tu verras ce que je dis de l'Islam...A propos de la Roumanie, CE N'EST PAS LES ROUMAINS QUE JE FUSTIGE, mais cette saloperie d'Eglise Orthopédique.....Ne viens quand même pas me dire qu'elle n'a aucune influence sur la société. Pour le reste tu as raison, et l'anecdote de ces jolies rouamines en proie aux lazzis de ces bites à pattes zonardes que la France est contrainte de supporter..c'est d'une vérité fracassante. Je regrette SINCEREMENT ma connerie...Et ce que je voulais dire, simplement, c'est que si la ROumanie et la Bulgarie entrent dans l'UE -les pauvres!!, elles ne savent pas à quoi elles s'exposent!!- pourquoi refuser la turquie.
Mâre Rômania...je sais le mal que Ceaucescu et sa clique d'arriérés a fait subir à ce pauvre pays. Ce con, lui, avait su faire ce que la foi ne sait pas faire :déplacer des Eglises, mais pas pour leur bien......Ce nonobstant, il y a en Roumanie un antisémitisme au moins aussi vachard que chez les Nains Kascinski....voir Cioran.... Je ne prétends pas te donner la moindre parcelle de leçon. Pendariès a plus haut - ou ailleurs- réglé son compte au mépris de cette putain de France pour ses admirateurs, dont la Roumanie.
Je reviens de Turquie et ce pays tente de se sortir de la gangue curaillonne...Non sans mal. Le PKK joue, à cet égard, le rôle de voiture-bèlier de l'intégrisme.
Je pense qu'il fallait, en 2004, dire que les trois pays dont il est question ici AVAIENT LES MEMES RAISONS LEGITIMES à prétendre se faire ....par Bruxelles.... Et je n'oublie pas non plus que, Serbie et Grèce mises à part, les Balkans furent les chiens couchants d'Hitler...comme la France. Donc, tu as raison de bouillir de colère mais sois assuré de ma sympathie et de "mon regard positif "sur la Roumanie. Simplement, qui aime bien châtie bien. Et je ne sache pas que les Roms soient plus heureux sous le régime de Bucarest qu'ils ne le sont ici...
Ce que je soupçonne, derrière l'évincement de la Turquie, c'est le travail de Sape de la Grèce, de la Serbie, alliée de cette dernière et l'influence de l'Orthodoxie...aussi pourrie que le Catholicisme.
Alors bien sûr, les jeunes Roumains vivent "à l'occidentale" quelle expression méprisante, au demeurant! mais es-tu sûr que les piliers de la société roumaine suivront???
Bien à toi et en toute paix....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 29 août 2006
Tonton Nicolae...va voir plus haut...ce que je leur mets aux Islamistes......
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 29 août 2006
Pantocrator et Montaigne me semblent souffrir tous les deux de myopie empathique !
La Roumaine est bien habillée et le Turc est moderne et laïc. Bon, alors on est rassurés !
Hélas, les taux de mortalité infantile, par ex., dans ces deux refuges des Lumières, ces Nouvelles-Cythères, eux, disent autre chose…
Ecrit par : Lariba | 29 août 2006
Merci pour ta réponse Montaigne a cheval.
Sur l'antisémitisme de Cioran il y'a beaucoup à dire, il fut, comme beaucoup de jeunes intellectuels roumains de l'époque, le disciple de Nae Ionescu espèce de pythie ratiocinante qui préchait le renouveau de la nation roumaine dans l'orthodoxie et la tradition. Le pire c'est que c'est diablement bien écrit, c'est fou ce que les écrivains dits d'extrême droite avaient et ont du talent à revendre, les Rebatet, Drieu la Rochelle, Mauras, Brasillach et autres sont autant de fleurs vénéneuses à consommer avec modération à la sortie d'une AG de la LCR par exemple...
Bref Cioran, peu de temps avant de partir définitivement en france écrivit un petit opuscule réedité depuis peu: "schimbarea la fata a României", la transfiguration de la Roumanie, où dans une espèce de bouffée délirante il exprimait tout le malaise d'un pays qui, ayant doublé de superficie après la guerre, se cherchait entre ouverture au monde et repli identitaire à l'heure de la montée des totalitarismes.
En ce qui concerne l'antisemitisme des Roumains il faut rappeler les terribles pogroms de Iasi, qui, lors de la dernière semaine de juin 41, firent 15000 victimes.
Cette période (les égarements et les hésitations d'une brillantissime génération d'intellectuels pas celle des pogroms of course) est tout bonnement fascinante. Celui qui s'est le plus fourvoyé demeure Mircea Eliade qui écrivit un opuscule à la gloire de Salazar. Un fil commun unit ces intellectuels tentés un temps par le fascisme, le mythe de l'action dans la lutte sans merci qu'ils pensaient livrer contre l'hydre bolchévique.
Une historienne de chez-nous, Alexandra Laignel-Lavastine, a écrit un bouquin intéressant sur la question: "Cioran, Eliade, Ionesco, l'oubli du fascisme". Le problème c'est qu'elle est un peu prompte à juger au travers d'un prisme du genre "traque au facho" typiquement français mais le livre vaut le détour.
PS, si vous connaissez des moyens d'enseigner le roumain en France je suis preneur, il n'existe pas de capes ni bien-sûr d'agreg contrairement au polonais. La dizaine de lectorats de roumain disséminés dans nos chères universités sont occupés par des lecteurs et lectrices venus de là-bas et tou se joue au piston...
Ecrit par : pantocrator | 29 août 2006
"Un petit opuscule" je monte vite en haut chercher le fouet avec lequel je vais me punir mmmmmmm...
Lariba, je n'ai jamais dit que la Roumanie était un paradis, seulement un pays qui mérite autre chose que les clichés navrants que l'on nous débite à longueur de journée.
Tu nous parles de mortalité infantile... Assez d'humanisme que diable! J'ai de la Moldave en magasin prête à offrir un rein et de la cornée bon marché, t'es tentée?
MMM je sens que je vais me faire démolir là... Je suis un brin maso ach!
Ecrit par : pantocrator | 29 août 2006
Lariba n'est point femme...
Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006
Damned!!!
Il n'en sera que plus interessé par le lot que je viens de recevoir directement depuis Tiraspol, Transniestrie. Le satrape de cet Etat croupion a la haute main sut le trafic de cigarettes et d'alcool dans la région, il s'appelle Igor...Smirnov, ça ne s'invente pas ça les enfants!
Ecrit par : pantocrator | 29 août 2006
Eh Lariba toto, Lariba tutu, Lariba Laribo Laribette , une zigounette...tu crois pas que tu pousses un peu. A propos de mortalité infantile, encore que ça rappelle un morne cours de 3ème par un morne après-midi d'Avril dans un morne collège, la mortalité infantile dans le Bassin inier de Lorraine était à peu près égale à celle de l'Ethiopie.....
Quant aux orphelinats où croupiSSAIENT -passé- des millers d'enfants roumains c'étail entièrement l'eouvre de Ceaucescu. Et nullement une constante dans l'ego roumain...
D'autre part Nouvelle-Cythère, ça sent sa Nouvelle Droite....Nul, ni l'ami Pantocrator, ni moi avec ma vieille rosse teigneuse, n'avons présenté la Romania comme le paradis sur Terre. Mais dis-moi Larib, Laribaquoi, Laribarien, Lariba tutu, Lariba ponpon, Lariba tsoin, tsoin , une Laribette notre belle France est-elle si parfaite, si pleine de sollicitude envers les miséreuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuux ??
Je pose ces deux questions
Auxquelles personne ne répond
Et je bois....
Systématiquement....
Et la Turquie, qui connaît pendant que nous faisons les clowns riches dans un pays feutré, les morsures de la connerie islamistes par PKK interposé n'estpqs non plus -loin s'en faut un Pays de Cocagne-Colagne!!!!!
Simplement, à échéance de 20 ou 30 ans, c'est indubitablement là, ainsi qu'au Mexique, en Inde, au Brésil que se situe l'avenir du monde. Pas en France. Pas Chezlesnainskascinski........ Alors Lariba pouet pouet Laribo macht Kinder froh und Erwachsne ebenso arriverons-nous à un CON sans SUCE?????
Voui? zou NON?
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 29 août 2006
Mais c'est bien, la nouvelle droite, ça a du swing, du punch, de l'uppercut, du Blondin, du Nimier, du Laurent parfois, du Déon tautologie toujours, qui vit à Spetsaï, et qui réclame Chypre...
L'avenir du monde ? J'peux en être, msieur ?
Ecrit par : D'Enguell | 29 août 2006
Pouet pouet ? Sau geil !
Ecrit par : Lariba | 30 août 2006
Nimier, Blondin? Ajoutez Sagan et vous allez finir par m'exciter!
Ca sent bon la vitesse, le macadam chaud, un étreinte brûlante sur des plages pas encore plébeiennes et la vie que l'on consume.
La calandre chaude d'une Maseratti qui nous conduira vers la débauche compassée d'une nuit frivole et vaine pour une génération saturée de plaisirs extatiques.
Huysmans chez la get-set de l'époque quoi...
Tout ça pour en être réduit à mater des sites cochons sur le net... Merde j'ai raté quelque chose je crois.
Ecrit par : tonton nicolae | 30 août 2006
L'homme pressé de Morand versus Oblomov de Gontcharov...
Le dévoreur de vie face à la larve contemplative...
Je suis les deux, mais l'oblomovisme gagne du terrain, je vais aller me recoucher moi tiens, et à mon réveil je demanderai du kvas et des blinis...
Elena va bien, pour vos problèmes de pédagogie elle vous conseille l'apprentissage des chants de pionniers, foulard au vent, jupette plissée et pelle à la main les faucons de la patrie sont là pour vous servir; je suis sûr que ce serait un excellent modèle pour notre système éducatif.
Ecrit par : tonton nicolae | 30 août 2006
Ca me plait bien moi la jupette....
Philippe Khorsand demeure inoubliable, j'en parle à mes élèves d'ailleurs. Ces derniers connaissent Jackie Sardou et Bernard Minet, quand je leur ai dit que j'avais telechargé son concert au Zénith ils n'en revenaient pas, j'ai même du dédicacer un tract de la fête du boudin de Saint Bathelemy Grozon en Ardèche c'est vous dire!
J'ai hâte de rentrer vous savez, ça me fait un peu peur de retrouver des collègues chiants comme la mort mais les élèves valent le coup, la plupart sont drôles et c'est si bon la poilade!
Tiens à propos de prof chiant comme un jour de pluie a Longwy: Il y'a deux ans un prof de maths rouquemoute arrive triomphal dans la salle des profs, il a des photos à nous montrer. Moi je pense aussitôt à des clichés de sa nana à poil (une bombasse vulgarasse à souhait comme je les adore) mais ce n'est pas de ça qu'il s'agit, ce fâcheux à photografié les fondations de sa future barraque!!!!
On peut voit quatre trous remplis de béton frais avec des tiges de fers tordues qui en émergent, maladroites, tordues et branlantes comme une bandaison triste...
Et ce type était fier!!!!!!!!!!!
Pour oublier ma peine j'ai cherché à me réfugier dans le giron de la plus jolie prof de mon LP, une brunette de 25, 26 piges aussi féminine qu'un 38 tonnes bielorusse coincé à la frontière albanaise. Certes elle écoutait Sanseverino, les Têtes Raides et d'autres chanteurs à sans papiers, certes elle s'habillait chez Emmaus mais elle restait consommable à l'échelle de son bahut et du bled pourave où elle végétait.
Je m'avance vers elle avec l'envie folle de lui raconter la blague de la pute qui monte dans un prunier mais elle prend l'initiative et me dit: " j'ai vu ta voiture, c'est un diesel"?
"Heu... oui"
"Tu as raison, c'est plus économique"...
Fin de l'échange.
Dieu ce que ces gens-là peuvent être sinistre, un peu d'entertainement bordel de moi-même!!!!!!!!!!!!
Ecrit par : pantocrator | 30 août 2006
Entertainment indeed...
Ecrit par : pantocrator | 30 août 2006
Bon je m'excuse pour la piètre qualité littéraire de mon précédent post, ça se répète, c'est lourd et y'a des bourdes.
Je voulais vous soumettre le cas suivant.
Les profs sont souvent perçus comme d'abominables donneurs de leçons en matière d'humanisme droit-de-l'hommiste bobo-gaucho-popo.
La dernière mode c'est de parrainer un petit sans papier, coloré de préference, et de mettre ses propres gosses en tête des cortèges où flotte le drapeau rouge de l'indignation éternelle. Bref le prof aime à donner dans l'anti-racisme, le citoyennisme (les cours de citoyenneté arf j'adore, je lis Entrevue pendant qu'ils pionsent) et autres figures imposées de la Mittérandie.
J'adore en particulier certains sujets de français comme celui-ci, de première techno, qui porte sur la chanson "Lili" de l'ethnomasochiste Pierre Perret (son dernier album "mélangez-vous", tout un programme, est un chef-d'ouvre dans le genre faisons-tous-une-grande-farandole-colorée-autour-du-monde-ouéééé!).
Bref on retrouve dans le sujet ladite chanson que vous connaissez tous (sinon WWW.paroles.net) à savoir la complainte de Lili qui arrivait des Somalis dans un bateau plein d'émigrés venus tous de leur plein gré vider les poubelles à Paris.
C'est la que ça devient drôle, on invite l'élève à se mettre à la place de Lili et à rédiger une lettre à sa famille restée à Djibouti où il explique qu'il est victime du racisme, de l'exclusion, de la méchante société, de Bézu, des vilains Français blancs, rayez la mention inutile...
Dans la haine de soi on fait difficilement pire non? L'an prochain ce sera quoi? "La France est une garce" de Sniper?
Bref, beaucoup de profs kiffent ce genre de sujets tellement citoyens, tellement open-minded, tellement métissés ad nauseam!
Alors j'en viens au coeur du problème, expliquez-moi pourquoi ces mêmes profs, qui parrainent des sans-papiers, qui bêlent du préchi-précha gaucho à longueur de journée et qui font débuter le fascisme à François Bayrou se réjouissent à l'avance de l'arrivée de l'Aïd?
Entendu dans une salle des profs de la part d'un redresseur de torts ancien membre du SCALP (section carrément anti-le Pen): " Ouf demain c'est l'Aïd on va avoir la paix dans nos classes".
Sous entendu, demain les racailles afro-maghrébines ne seront pas là tout occupées qu'elles seront à bouffer des makroutes ça va être beaucoup plus calme chouette!
C'est y pas de la belle hypocrisie ça? Tandis que moi si je dis clairement "demain c'est l'Aïd les petits Arabes nous feront pas chier" je suis pendu à l'un des accacias de la cour de récré, habillé pour l'hiver à tel point qu'il ne me reste plus qu'à m'acheter des dock martins et une chemise Londsdale pour coller à mon futur personnage.
Il est bien foutu le monde quand-même hein???
Ecrit par : pantocrator | 30 août 2006
PS: Le premier à atteindre le point Godwin dans sa réponse gagne un abonnement à vie au Monde Diplomatique livré chaque semaine par Ignacio Ramonet en personne...(mais faut lui payer le café quand-même, déconnez pas les gars)
Ecrit par : pantocrator | 30 août 2006
Heu le "Diplo" c'est un mensuel, ça fait déjà beaucoup trop pour ce genre de saloperie, c'est fou les économies que je fais depuis que j'ai résilié mon abonnement d'ailleurs, j'ai pu me payer la paire d'Asics dont je rêvais (les noires avec la bande jaune) fabriquée au Viet-Nam par des petites mains expertes et pas revendicatives pour deux sous.
Ecrit par : pantocrator | 30 août 2006
J't ai reconnu Pantographe multiple, tu es méchant...
Si vous écoutiez attentivement la manière dont France-Infos monte ses reportages, depuis quelques jours, vous verriez que Monde Diplo, c'est pipi de souris pour 1500 lecteurs !
Ecrit par : D'Enguell | 30 août 2006
Tiens, pour ceux que Gaxotte ne dérange pas ni la Nouvele Droite, l'organe de presse de cette dernière, "Le Point" vient de publier le palmanrès des établissements -publics....évidemment- les plus violents....
Histoire de faire peur aux chefs de preuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuduits, aux commerciaux incultes qui vont s'empresser de mettre leurs tétards chez les pédovaticanophiles...
La violence, les profs nuls, les intendants soupçonnés de concussion....parce qu'ils détournent les Flanby des mômes, toute cette sanie journalistique ce pus médiatique en dit long sur le malaise existentiel de ce pauvre pays à genoux après 11 ans de Chiraclure et 14 ans de Mitterrure.....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 31 août 2006
au secours je n'arrive plus à accéder aux commentaires sur le noeud du problème!
Ecrit par : dobolino | 01 septembre 2006
ça bug j'peux plus rien posté et oh je suis pas une spammeuse ......oh secours les potos!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 septembre 2006
moi, ça remarche mais en passant par internet explorer mais c'est très lent mozilla est complètement bugué
Ecrit par : dobolino | 01 septembre 2006
Nouveaux texte d’Evelyne Charmeux :
« Les vieilles dames qui mettent des heures pour trouver la bonne touche sur la balance des fruits et légumes au supermarché nous font perdre un temps fou ! »
Synthèse : Madame Charmeux, dans une étude détaillée et scientifiquement irréprochable, et avec le syle attachant qui lui est propre, s’attaque au mythe de "l’enfant lecteur des années 40 et 50".
" Il faut en finir, dit-elle, avec ce constat accablant selon lequel les enfants d’aujourd’hui lisent moins bien que leurs aînés : " je fais partie d’une génération qui a appri à lire en syllabique. C’était un dur handicap pour moi, que j’ai essayé de cacher pendant toute ma vie. Aujourd’hui, quand au supermarché "je me fait traiter" à la balance des fruits et légumes par un jeune lettré qui a lu "ba-na-ne" avant moi et jette mon sac de bananes par terre, je me dis que j’ai réussi mon combat "
Une lecture passionnante qui mettra enfin un peu d'ordre dans le débat syllabique-globale ("somme toute très démagogique" selon notre chercheuse).
Le texte intégrale en librairie à partir du mois d’octobre
Pour info : 43 Euros
Ecrit par : FlashInfo | 01 septembre 2006
Nouveaux texte d’Evelyne Charmeux :
« Les vieilles dames qui mettent des heures pour trouver la bonne touche sur la balance des fruits et légumes au supermarché nous font perdre un temps fou ! »
Synthèse : Madame Charmeux, dans une étude détaillée et scientifiquement irréprochable, et avec le syle attachant qui lui est propre, s’attaque au mythe de "l’enfant lecteur des années 40 et 50".
" Il faut en finir, dit-elle, avec ce constat accablant selon lequel les enfants d’aujourd’hui lisent moins bien que leurs aînés : " je fais partie d’une génération qui a appri à lire en syllabique. C’était un dur handicap pour moi, que j’ai essayé de cacher pendant toute ma vie. Aujourd’hui, quand au supermarché "je me fait traiter" à la balance des fruits et légumes par un jeune lettré qui a lu "ba-na-ne" avant moi et jette mon sac de bananes par terre, je me dis que j’ai réussi mon combat "
Une lecture passionnante qui mettra enfin un peu d'ordre dans le débat syllabique-globale ("somme toute très démagogique" selon notre chercheuse).
Le texte intégrale en librairie à partir du mois d’octobre
Pour info : 43 Euros
Ecrit par : FlashInfo | 01 septembre 2006
pour 43 euros je préfère penser que la vieille dame n'exerce pas assez son cerveau et que les nouvelles technologies la déstabilisent. D'ailleurs à la caisse du supermarché la banane est dessinée sur le bouton... Ce qui m'ennuie c'est que ce système fait disparaître un emploi. Certains supermarchés sont revenus à l'embauche d'un ou deux peseurs ou bien les pesées se font en caisse. Probablement trop de vols et d'erreurs de la part de toutes les classes d'âge!
Ecrit par : dobolino | 01 septembre 2006
tip top :o)))))))))))))) merci Flashinfo (reuters)
Après titi, flash info, trop cool ce bloug, on a toute les dernières news/potins, même "voici" va nous envier :o)))))))))
la prochaine fois que je vois une vioque qui a fait de la syllabikqq au super marché je lui mets mon pied au cul :o)))))
bon mis à part ça , Elle a raison la syllabiqq (boscherecetc)faite par une mauvaise prof et débilisant, méfiez-vous
Au même titre que la globalbalbal.....
ou la Freinetnéné
ou la decrolylili
ou la alphalala
Là ce n'est pas la méthode qui est en cause c'est l'effet maître .
seul la léoléa ne risque pas de faire des dégats, parce que là, "il n'y a qu'a" (désolé) suivre le texte 'correctement'... le cerveau fera le reste ;)
Ecrit par : toto | 01 septembre 2006
ben oui, elle été dven mois la vieille. je lui est di "ba na ne!" tu sai lir quoi? "ba na ne", pa la pène d'an fer un bouc-in. Il y a le dessin , tu sai lir ou quoi? Elle été con tante en plus!
Ecrit par : jeunequitraite | 01 septembre 2006
wwwwwwww@@@@@@rrrrrrffffffffff :)))))))))))
Ecrit par : toto | 01 septembre 2006
Cher MONTAIGNACHEVAL
« Quant à Carrier, il fut arrêté et guillotiné par les Thermidoriens, de même que Fouquier-Tinville. Donc, sur ce plan du moins, la Révolution a su châtier les bourreaux qui l'avaient déshonorée. »
Franchement vous y croyez quand vous écrivez de pareilles sornettes. Faut avoir de l’aplomb pour sortir cela. Cela n’avait rien à voir avec l’honneur mais plutôt avec de la basse, très basse politique…sauver sa tête, son fric et sa position de parvenu.
-Thermidor ne traduit pas une nausée tardive de l’échafaud ni la rencontre d’une conscience et d’une lassitude. C’est un nouvel avatar, une crise dans le style de celles qui ont précipité la chute des Girondins, des Hébertistes, des Dantonistes. L’élimination physique de la faction en place assure, seule, la prise du pouvoir. Le clan qui triomphe de Robespierre et de ses amis n’est pas moins « terroriste »que ses victimes. Dans les deux cas il s’agit de responsables de la grande Terreur. Les bons ne remplacent pas les méchants, les carnassiers du changement continuent de s’entre-dévorer.-
Paul Lombard – avocat – Histoire de la répression politique (représentant de la droite rance pue du bec peut-être ?).
Et puis si la République avait réellement su châtier ces bourreaux, que fait donc en 2006 Turreau en haut de l’arc de Tiomphe ?
(quand des membres du Souvenir vendéen* distribuent le 14 juillet des tracts dénonçant cet état de fait on envoie la maréchaussée les menacer "silence dans les rangs y a rien à voir").
* avec qui je n'ai aucune sorte de lien mais libre à vous de m'affubler du qualificatif de chouan...c'est une technique.
Ecrit par : Guillaume | 01 septembre 2006
Cher Guillaume
Votre réaction à mon post me remplir d'aise car elle prouve que la Vieille Révolution n'a toujours pas fini de faire parler d'elle.
Je suis complètement en désaccord avec vous mais:
-1 je ne vous traiterai jamais de "chouan", parce que pour être totalement honnête, je vous avouerai que c'est la leéve en masse de 300000 hommes qui causa une telle réaction ,ainsi que la morgue, la suffisance et le mépris des commissaires chargés de mission spéciales de la République...ça rappelle quelque chose non??
2- les Membres du Souvenir Vendéen, ça doit être gratiné.J'imagine un tas de cornichons fripés et réacs du style de ceux qui vont tous les ans au square de la Rue Lagrange,chialer sur les manes de not'bon roi....Et d'une manière générale, ne trouvez-vous pas ces piteuses commémorations d'évènements antédiluviens complètement infantiles??
3- Je n'ai pas de "technique" .......curieux quand même cette manière de suspecter chez un interlocuteur des velléités de procureur stalinien....
Je vous rassure: je préfère Lennon à Lénine et Stallone à Staline....
Bien à vous....mais, oui, la droite pue du bec..et la gauche de l'entre-fessons....Croquignolet, quand même d'être forcé de choisir entre le Régent Sarkozhorty et la cinglée du Poitou en 2007.....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 02 septembre 2006
Effectivement tant que la révolution nous opposera c'est que cela signifiera qu'on nous a pas tous lessivé le cerveau.
J'avoue avoir profité des derniers jours pour préparer et surtout taper ma pauvre réplique de mes deux doigts.
En fait de réplique, ill semblerait que je ne sois pas le seul à faire ce parallèle merdouillard comme vous dites, aussi je préfère vous laisser avec Sévillia qui dit cela bien mieux que moi dans son ouvrage (« Le terrorisme intellectuel de 1945 à nos jours »).
La Révolution ou la mort
La fête nationale, cette année, revêt un caractère particulier : la France célèbre le bicentenaire de sa grande Révolution. L’affaire n’a pas été sans mal. En 1986, François Mitterand a confié la préparation de cette commémoration à Michel Baroin. Un an plus tard, ce dernier s’est tué accidentellement. Edgard Faure lui a succédé, mais il est mort à son tour. Nommé en 1988, Jean-Noël Jeanneney n’a trouvé dans les cartons de ses prédécesseurs, en fait de projets, que des dossiers vides. Mais il a eu une riche idée. Au publicitaire Jean-Paul Goude (ancien directeur artistique de la revue new-yorkaise Esquire, auteur de clips pour Lee Cooper, Kodak et Orangina) il a commandé l’organisation d’un somptueux spectacle devant se dérouler à Paris, au jour anniversaire de la prise de la Bastille. Thème : la Marseillaise.
Le 14 juillet 1989, à la tombée de la nuit, 34 chefs d’Etat et de gouvernement sont réunis derrière les fenêtres du ministère de la Marine. 2 000 autres invités de marque sont assis dans les tribunes, place de la Concorde. Dans cent douze pays, la soirée est retransmise en direct. 800 millions de téléspectateurs et 1 million de curieux, massés sur les Champs-Elysées connaissent trois heures de bonheur : une parade illustrant la quintessence du génie français. Italiens du Palio de Sienne jonglant avec leurs drapeaux ; Chinois marchant derrière un tambour géant ; Bécassine en tutu, percussionnistes blancs ou noirs tapant sur des grosses caisses ou des bidons ; poneys zébrés tirant un canon servi par des tirailleurs sénégalais ; Anglais sous la pluie ; Américains sous les confettis ; Russes sous la neige ; ours blanc patineur ; « derviches tourneuses » ; danseurs zoulous ; tam-tams africains ; mélopées arabes, chants tyroliens ; rythmes funk. Depuis son car-régie, Jean-Paul Goude, casquette de base-ball vissée sur la tête, couve du regard ses 8 000 figurants. Il s’explique : « La Révolution que j’ai voulu célébrer le 14 juillet, c’est celle des temps modernes, le métissage des genres, la naissance d’une sonorité nouvelle, mâtinée de rythmes africains. »
Remarque vaguement gênée de Libération : « Goude n’est pas un historien, c’est le moins que l’on puisse dire. » Alain Finkielkraut, lui, livre dans le Monde une réflexion plus incisive : « Le 14 juillet multi-tribal de Jean-Paul Goude nie l’importance de la mémoire culturelle comme facteur d’identité nationale ».
Si ce défilé n’a reflété que l’idéologie dominante, c’est que personne ne sait quoi fêter d’autre : le mythe des grands ancêtres se porte mal. Tout au long du bicentenaire, en fait d’évocation de la Révolution, on a célébré une idée consensuelle : les droits de l’homme. Pour 74 % des Français, c’est ce qui reste de 1789 (sondage Sofres, janvier 1988). Les droits de l’homme ? Très bien. Mais avant la Révolution, les hommes ont-ils vécu sans droits ? Et la Révolution n’a-t-elle violé aucun droit ? Les historiens prouvent le contraire.
Ecrit par : Guillaume | 02 septembre 2006
(suite)
En 1986, les Presses universitaires de France publient le livre d’un chercheur de trente ans, Reynald Secher. Il s’agit d’une thèse de doctorat d’Etat, soutenue à la Sorbonne. Titre de l’ouvrage : le Génocide franco-français. La guerre de Vendée naguère occultée par l’enseignement primaire, secondaire ou supérieur, fait son entrée à l’Université : par la grande porte.
La révolte vendéenne, l’époque la voyait jusqu’alors à travers les lunettes de Michelet : un soulèvement de paysans pauvres et arriérés, manipulés par les prêtres et les aristocrates. Sécher pulvérise ce cliché. Il montre que la Vendée, pays prospère, a accueilli la Révolution avec faveur – curés compris. C’est la Constitution civile du clergé et la conscription qui ont cabré la population. En 1793, les Vendéens prennent les armes. Insurrection populaire, puisque ce sont les paysans qui forcent les nobles n’ayant pas émigré à leur servir d’officiers. Victorieuse au printemps 1793, l’armée en sabots est écrasée à la fin de l’année. En 1794, alors qu’il n’y a plus de danger pour la République – ni intérieur, ni extérieur – la Convention envoie les Colonnes infernales « exterminer les brigands de la Vendée », et « purger entièrement le sol de la liberté de cette race maudite ». « Détruisez la Vendée »ordonne Barère. « La Vendée doit être un cimetière national », renchérit Turreau. Hommes, femmes et enfants massacrés, fermes et villages incendiés, troupeaux décimés, récoltes anéanties. D’après les calculs de Reynald Secher, sur 815 000 habitants de la Vendée, 117 000 périssent dans cette guerre civile, soit une personne sur huit.
Ce que révèle l’étude des faits, c’est que ce carnage répond à un mobile idéologique, non à une nécessité stratégique. Terrible contradiction pour la légende officielle. Si la révolution constitue l’apothéose du droit et de la liberté, pourquoi a-t-elle étouffé le droit et la liberté des Vendéens ? Comment, dans ce coin de France, le peuple a-t-il pu se révolter contre le pouvoir du peuple ?En dernière analyse, le cas vendéen pose une question essentielle : la Révolution peut-elle être dissociée de la Terreur ?
Depuis le XIXe siècle, à l’Université, l’étude de cette période était la chasse gardée de la gauche En 1886,à la Sorbonne, la chaire d’histoire de la Révolution est créée pour Alphonse Aulard, un ponte républicain. Rival et successeur d’Aulard, Albert Mathiez est marxiste. En 1932, Georges Lefebvre prend sa place à la direction des Annales révolutionnaires et de la société d’études robespierristes. Lefebvre, socialiste jusqu’en 1940, compagnon de route du Parti communiste après la guerre, est maître des recherches sur la Révolution jusqu’à sa mort, en 1959. Dans les années 1960-1970, Georges Soboul ou Michel Vovelle perpétuent la lignée de l’histoire marxiste. Pour eux la Révolution signifie la prise du pouvoir par la bourgeoisie. La Terreur, imposée par la guerre étrangère et civile, était une mesure de défense de la République. Face aux modérés, les jacobins préfiguraient les bolcheviques, Robespierre annonçait Lénine. Et le communisme le plus radical avait été théorisé, dès 1794, par Babeuf.
Pour avoir une autre lecture des événements, il fallait se tourner vers des historiens non universitaires, comme Pierre Gaxotte et beaucoup d’autres, qui avaient souligné que la « patrie des droits de l’homme » avait été la première à les violer. Mais en dépit de la rigueur de leurs travaux, le label scientifique leur était refusé, les professeurs les excluaient de leurs références bibliographiques.
En deux décennies, tout change. Et par extraordinaire, l’impulsion fondamentale vient d’un homme de gauche, communiste jusqu’en 1956. Agrégé d’histoire, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études, François Furet se plonge dans la période révolutionnaire. En 1965, avec Denis Richet, il s’adonne à un examen décapant du « catéchisme révolutionnaire » façon Soboul. Furet expose comment la révolution libérale dérape après 1790, enclenchant une spirale de violence et de conflits extérieurs. Battant en brèche le credo marxiste, il rappelle que l’ascension sociale de la bourgeoisie n’a pas attendu 1789. Les conventionnels étaient des hommes de loi, et non des « possesseurs de moyens de production ».le capitalisme n’est donc pas né sous la Révolution. Furet prouve enfin que la Terreur ne doit pas tout aux circonstances, mais procède d’une volonté de cassure avec le monde antérieur.
Dans l’Université, cette remise en cause du dogme provoque une levée de boucliers. Le perturbateur Furet est accusé de donner des arguments à « la réaction ».
En 1978, nouveau coup d’éclat. Avec penser la Révolution française, Furet revisite avec sympathie les interprétations hostiles à la logique terroriste de 1793 : Tocqueville, Taine, Quinet, Cochin. En 1988, son dictionnaire critique de la Révolution française, publié avec Mona Ozouf, évacue la notion de dérapage : « Dès 1789, la Révolution française ne pense les résistances, réelles ou imaginaires, qui lui sont offertes, que sous l’angle d’un gigantesque et permanent complot, qu’elle doit briser sans cesse par un peuple constitué comme un seul corps, au nom de la souveraineté indivisible. »
Conclusion : le processus révolutionnaire porte en lui les germes de la Terreur. « Son répertoire politique n’a jamais ouvert la moindre place à l’expression légale du désaccord », souligne Furet.
Ce livre paraît dans l’effervescence éditoriale précédant le bicentenaire. Mais il n’est pas isolé. Il prend place parmi tout un courant de recherches dont les résultats aboutissent à déboulonner les idoles.
En 1984 est traduit, vingt ans après sa parution et seize ans après la mort de l’auteur, un essai d’un historique britannique, Alfred Cobban. Dans le sens de la Révolution française, celui-ci démontre que le retard de l’industrialisation française, par rapport à l’Angleterre, est dû à la Révolution. Analyse corroborée, en 1985, par François Crouzet qui expose, dans de la Supériorité de l’Angleterre sur la France, comment la France du XVIIIe siècle était en train de rattraper l’Angleterre sur le plan économique, et comment cet élan a été brisé par la Révolution et ses guerres. En 1986, avec Septembre 1792, logique d’un massacre, Frédéric Bluche établit qu’une cohérence sanglante relie 1789 à 1793, puisque les massacres de septembre ont obéi à un mécanisme idéologique. En 1987, une collection grand public édite un dictionnaire de la Révolution dirigé par Jean Tulard : ses articles passent au tamis de la critique historique toute la mythologie jusqu’alors en vigueur. La même année, René Sédillot évalue le coût de la Révolution. Coût démographique : 2 millions de morts entre 1789 et 1815. Coût financier : une perte équivalant à 40 % de toute la production d’or du XVIIIsiècle. Coût économique : la production industrielle récupère en 1809 seulement son niveau de 1789. Coût social : la législation protégeant les ouvriers régresse (Loi Le Chapelier) ; l’enseignement recule (avant 1789, l’Eglise scolarisait un enfant sur trois). Coût culturel : un pan entier du patrimoine français (notamment religieux*). En 1987 encore, une étude de Florin Aftalion éclaire la connexion entre la Terreur et l’inflation. Quand le pouvoir est dans la rue, la planche à billets est mise à contribution afin de satisfaire les exigences immédiates : « Sur le plan économique aussi, 1789 a débouché sur 1793 », conclut l’économiste.
•
• *note perso : exit l’abbaye de Cluny par exemple, - sur ce point lire l’Histoire du vandalisme de Louis Réau, c’est affligeant de bêtise et d’infantilisme, bref la révolution puérile en marche…à quatre pattes.
Quatre ans avant le bicentenaire, un essai de Jacques Julliard, la Faute à Rousseau, préludait déjà cette grande lessive des idées. Chrétien progressiste, éditorialiste au Nouvel Observateur, Julliard pressentait une crise d’identité historique de la gauche française. Selon lui, le septennat politique Mitterrand voit se clore trois cycles. Cycle court, celui de l’union de la gauche, ouvert au congrès socialiste d’Epinay en 1971 ; cycle moyen, celui du soviétisme, introduit avec la révolution russe de 1917 ; cycle long, le cycle révolutionnaire, commencé en 1789. Les trois cycles, en même temps ont épuisé leur force de persuasion. « Il y a gros à parier, écrit Julliard, que l’héritage révolutionnaire ne résistera pas à la célébration du bicentenaire de 1789.
Pourquoi ? D’abord parce que le discrédit qui frappe désormais la révolution bolchevique a rejailli, sous forme de soupçon, sur la Révolution française elle-même. N’est-elle pas elle qui a inventé la Terreur comme moyen de gouvernement révolutionnaire ? Et le jacobinisme n’est-il pas la première esquisse du parti unique ? D’autre part et surtout, on s’aperçoit que l’idéal politique hérité de Rousseau et de sa postérité jacobine est incompatible avec les exigences d’un gouvernement moderne et avec les attentes des citoyens à l’égard de ce gouvernement.
Ecrit par : Guillaume | 02 septembre 2006
(suite)
Ruiner le mythe de 1789, comme le font les historiens, c’est frapper au cœur le présupposé selon lequel, pour la société, il n’y aurait de progrès possible que par la rupture violente. C’est détruire la philosophie selon laquelle pourrait engendrer un homme nouveau. Chaque fois qu’une telle tentative prométhéenne a été mise en œuvre, un règne de fer et de sang s’en est écoulé. Entre les Colonnes infernales de Turreau, le goulag soviétique, les camps nazis, le laogaï chinois ou le génocide cambodgien existe une identité d’intention, au-delà des circonstances : le meurtre de masse, qui vise à régénérer l’humanité en la purifiant de ses éléments indésirables.
Or, ce principe de la rupture était consubstantiel à la gauche. On mesure alors le service rendu par Furet. Rejoignant Tocqueville ou Taine, il a démontré le mécanisme totalitaire de la procédure révolutionnaire. Il a compris que l’histoire, plus que sur les fractures, est fondée sur les continuités : après la crue, le fleuve retrouve son lit.
En 1989, tel est le paradoxe du bicentenaire. Conçu pour exalter la Révolution, il anéantit la croyance selon laquelle il serait possible d’instaurer une ère nouvelle pour le genre humain, ce qui était le credo de la Révolution de 1789.
D’aucuns pourtant défendent ce mythe. Par réflexe acquis. Le livre de Reynald Secher sur la guerre de Vendée déclenche une vive polémique. Pierre Chaunu a suggéré son titre, le Génocide franco-français,et préfacé l’ouvrage (« l’imagination sadique des colonnes de Turreau égale SS, goulags et Khmers rouges »écrit l’historien). En fait, Secher recensait un nombre de victimes vendéennes inférieur à celui qu’on peut trouver dans des études antérieures. C’est surtout l’intitulé de son ouvrage qui déclenche la foudre : le mot génocide est indissolublement associé au mal contemporain- le nazisme.
En septembre 1986, dans une lettre ouverte retentissante de fureur, Max Gallo prend pour cibles Pierre Chaunu, Frédéric Bluche, Reynald Secher : « Ce n’est plus le bicentenaire de la Révolution que l’on va célébrer, mais plutôt celui de l’esprit de la contre-révolution, rebaptisé pour la circonstance vérité historique. »
A croire ce pamphlet (trop) vite écrit, le concept de génocide vendéen est révisionniste : quiconque n’adore pas Robespierre est un nostalgique de la Collaboration !Le Figaro agazine, qui a fait connaître le livre de Secher au printemps précédent, réplique à Max Gallo le 11 octobre : « Les historiens modernes démontrent que la Révolution, la Terreur et le génocide furent indissociables, que jacobinisme et bolchevisme se marièrent pour engendrer les goulags. » Titre du dossier : Pour en finir avec la Révolution. « A en finir avec la Révolution, craignons d’en finir avec la liberté elle-même », rétorque un Jacques Julliard inquiet (Le Nouvel Observateur 17 octobre 1986). Le 31 octobre, dans son éditorial du Figaro Magazine, Louis Pauwels revient à la charge : « Je ne pouvais imaginer, à trente ans, l’écroulement de l’idéologie révolutionnaire en France. Or, cet écroulement est le fait majeur de la fin de ce siècle. »
A apostrophes, à Droit de réponse, le livre de Secher nourrit un débat véhément. L’événement du Jeudi, le 18 décembre, accuse le Figaro Magazine de vouloir « remettre radicalement en cause les concepts clés qui ont marqué l’effondrement de l’Ancien Régime, c’est-à-dire l’égalité des statuts et des chances, la notion de bien commun ou d’intérêt général, le principe de la démocratie représentative et participative, la définition contraignante des droits de l’homme et l’élaboration d’une morale civique et collective ». Rien que ça !
Deux mois plus tard, la polémique rebondit. 1987 est l’année du millénaire capétien. Un anniversaire métaphorique : célébrer l’ancêtre d’une dynastie fondatrice de l’Etat, c’est affirmer que la nation n’est pas apparue ex nihilo en 1789. Ce que prouve toute l’école historique moderne.
Le 26 février 1987, l’Evénement du jeudi s’évertue sur trente pages à sauver le mythe de la Révolution. « Il y a eu, c’est vrai, concède Jean-François Kahn, la Terreur, les massacres de Septembre, les noyades de Nantes, les horreurs des guerres vendéennes. Mais la droite réactionnaire, dont les nostalgies sont peuplées d’épouvantables spectres, est la plus mal placée pour faire le procès de la terreur. Seuls les républicains démocrates sont en mesure de l’instruire ». Dans Libération (7 mai 1987) Laurent Joffrin trouve des accents de sans-culotte : »Il faut le dire, la chouannerie commence à nous bassiner. Bien sûr, toute critique doit être examinée. Mais il arrive un moment où ce flot doit s’arrêter. Déjà le détachement avait quelque chose de déplacé. Légende démocratique, aurore flamboyante de la modernité, la Révolution fonde tant l’identité française que c’est déjà mentir que la regarder froidement ».
Pas de liberté pour les ennemis de la Liberté : Saint-Just n’est pas mort, apparemment. Il est toujours des esprits pour juger toute opposition insupportable. Mais un autre article de Libération donné la clé de tant de colère. Dénonçant les chercheurs qui ont réévalué le bilan de la Révolution, le quotidien déplore que « peu à peu, un réseau actif s’est constitué, qui relie deux ou trois universités, quelque maisons d’édition et un quarteron de journaux ». Cette méthode si coupable n’est jamais que celle utilisée depuis quarante ans par la gauche. En l’occurrence, son monopole idéologique a été brisé. Avec ses propres armes.
Ecrit par : Guillaume | 02 septembre 2006
(suite et fin)
25 septembre 1993. Il bruine sur la Vendée. La nuit tombée, l’humidité monte du sol. Mais les 30 000 personnes qui se pressent aux Lucs-sur-Boulogne n’en ont cure. Ils sont là pour se souvenir. Le 28 février 1794, dans cette paroisse, la colonne Cordelier a massacré 564 personnes, dont 107 enfants : un Oradour révolutionnaire. L’après-midi, un mémorial des victimes de la Terreur a été inauguré. Symbole des symboles : la cérémonie a eu lieu en présence d’Alexandre Soljenitsyne.
« Vous êtes le courage et la légende vivante, lui dit le maire des Lucs. Vous êtes venu, vous, reconnaître le martyre de la vendéen, occulté longtemps par la France. Je vous adresse ma reconnaissance émue. »
Devant la foule massée dans l’ombre, sur les berges de la rivière, les orateurs se succèdent. Dans la trouée des projecteurs, leurs interventions alternent avec l’Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg. Recueillement, dignité, élévation : l’anti-Goude.
« J’ai cru, proclame Alain Decaux, que la République se grandirait dès lors qu’un historien républicain viendrait publiquement affirmer que les droits de l’homme ont été bafoués en Vendée. » Jean Piat lit ensuite un texte de Decaux : un récit des horreurs perpétrées sur cette terre en 1793 et 1794. Le président du conseil général, Philippe de Villiers, poursuit : « Dans l’histoire spirituelle de la France, la préservation de la liberté de croire doit beaucoup au refus vendéen de la confiscation des libertés. La Vendée est une référence universelle. C’est ici que la roue rouge qui devait broyer la Russie a fait ses premiers tours ».
Soljenitsyne, inlassablement applaudi, prend enfin la parole. Enfant, rappelle-t-il, il lisait avec admiration les récits évoquant le soulèvement vendéen. « Eh bien oui, ces paysans se révoltèrent contre la Révolution. Désormais, nous comprenons toujours mieux que l’effet social que nous désirons si ardemment peut être obtenu par le biais d’un développement évolutif normal, avec infiniment moins de pertes, sans sauvagerie généralisée. Il serait bien vain d’espérer que la révolution puisse régénérer la nature humaine. C’est ce que votre révolution et plus particulièrement la nôtre, la révolution russe, avaient tellement espéré » Et
Soljenitsyne de relier le martyre vendéen et le supplice du peuple russe : « L’expérience de la Révolution française aurait dû suffire pour que nos organisateurs rationalistes du bonheur du peuple en tirent les leçons. Mais non ! De nombreux procédés cruels de la révolution française ont été docilement appliqués sur le corps de la Russie par les communistes léniniens et par les socialistes internationalistes. »
A Paris, la rive gauche avait murmuré que la cérémonie des Lucs serait « réactionnaire ». Sur le plateau de « Bouillon de culture », d’un air pincé, on avait reproché à Soljenitsyne d’aller en Vendée. A qui lui objectait que la Révoltion était l’événement fondateur de la France moderne, l’écrivain-prophète avait répliqué : « Je condamne toutes les révolutions en tant que telles. »
1793 est une date qui gêne. Ce bicentenaire-là est de trop. Le terrorisme intellectuel voudrait l’occulter. Pourtant, en Vendée, c’est tout un peuple qui s’insurgea contre la dictature d’un parti unique, et qui fut broyé par une machine totalitaire. Pour tous les Français, saluer la valeur universelle de sa résistance devrait être un devoir de mémoire.
Ecrit par : Guillaume | 02 septembre 2006
Donc, franchement, à tout bien réfléchir, ne m’en veuillez pas si je préfère rester avec Tocqueville, Taine, Quinet, Cochin, Gaxotte, Furet, Bluche, Chaunu, Sédillot, Secher, Gérard ou…Soljenitsyne, je trouve leur compagnie finalement assez plaisante et préfère vous laisser avec vos Lefebvre, Soboul ou Manceron et pourquoi pas Joffrin (là c’est méchant), cela sent un peu le moisi.
« Les historiens qui persistent à écrire que les nobles et les prêtres insermentés désireux de sauver leurs privilèges et leurs prébendes, ont imposé l’insurrection aux Vendéens, formulent une de ces bourdes excusables seulement chez ceux qui puisent leur documentation dans les manuels scolaires » dit l’auteur d’un livre sur Charrette, ce chef vendéen que les paysans durent tirer de sous son lit.
Mais je ne me fais aucun souci pour ce genre d'historien, tandis qu'un Secher se fait virer de l'E.N après mille avanies, un Boudarel récupère facilement un poste à l'université et se fait compter "ses années d'étude" au Vietnam.
P.S Dobolino, je conçois tout à fait que votre septuagénaire préfère la Révolution de Lefebvre, c’est effectivement une Histoire d’un autre âge.
Ecrit par : Guillaume | 02 septembre 2006
Je ne connais pas les gens du souvenir vendéen, j'ai visité leur site il y deux semaines par curiosité, je suppose comme vous qu'il doit s'y trouver des âmes racornies mais sans doute aussi des personnes censées, pensant à juste titre que Turreau sur l'arc de Triomphe...bref, on a martelé des fleurs de lys pour moins que ça.
Voilà, c'est la reprise, je vais devoir m'éloigner à regret de ce sujet d'été. Merci à MONTAIGNACHEVAL d'avoir bien voulu croiser le sabre avec le petit instit.
Ecrit par : Guillaume | 02 septembre 2006
Croquignolet, quand même d'être forcé de choisir entre le Régent Sarkozhorty et la cinglée du Poitou en 2007.....
Là, nous sommes d'accord !
Ecrit par : Guillaume | 02 septembre 2006
Merci à Guillaume pour le cours d'Histoire…
J'avoue ne pas saisir la déclaration du "grand-russe" du goulag ("je suis contre toutes les révolutions") : comment peut-on être contre ce qui s'est passé ? Je suis contre tel ou tel candidat à la présidence (ça a un sens, ils n'y sont pas encore), mais imaginez que je dise que je suis contre l'élection de Mitterrand — ou celle de De Gaulle…
Il y a sur les révolutions (et plus globalement sur l'Histoire) un paramètre que les uns et les autres passent sous silence : la violence sert à fabriquer une mythologie — et pour cela, comme pour toute mythologie, on n'hésite pas à réécrire les événements.
Regardez la guerre de Troie. Une bande de pillards grecs vient mettre à sac une riche cité — ça, ce sont les faits probables (même figure avec l'histoire de Jason, parti conquérir des terres riches en blé — Giraudoux le dit très bien dans la Guerre de Troie n'aura ps lieu — je cite de tête : "Il ne fait pas bon avoir des dieux ou des moissons trop dorés"). Ils ont le bon sens de confier le récit à quelques aèdes inspirés, dont une famille, les Homère, veille (le calembour est pour d'Enguell) à faire une œuvre d'art. Et trente siècles plus tard, nous sommes encore bercés par une mythologie héroïque grecque. Dix siècles plus tard, un poète révisionniste, Virgile, décide d'inverser l'échelle de valeurs, fait d'un Troyen son héros, et nous voici enveloppés d'une mythologie latine. Un partout, balle au centre, c'est ainsi que naissent et se perpétuent les civilisations. Ça valait le coup.
La Révolution française a produit sa mythologie (l'époque s'y prêtait, on était en plein néo-classicisme, ce n'est pas un hasard si David est révolutionnaire), et la chouannerie a produit la sienne (à propos, Guillaume, un type comme Cadoudal, c'est un héros ou un brigand des grands chemins ?). L'Arc de Triomphe participe de cette mythologie, comme le reste. Et l'anniversaire de 1989 a tenté d'imposer une nouvelle mythologie multi-culturelle et / ou communautariste à la place de la mythologie des Droits de l'homme (qui ne peut être autre chose, vu la façon dont on les respecte, ces droits…).
Il y a très longtemps (en 89, justement), j'ai rédigé comme nègre un livre sur la Marseillaise. Passionnant de voir ce que nous avons fait, en deux siècles, d'un chant qui fut d'abord de gauche, puis communiste (sous Pétain, par exemple) avant d'être récupéré par la droite. Du bon et du mauvais usage des mythologies : les hommes ont besoin de symboles, et j'ai parfois l'impression que l'on peut tuer plusieurs millions de personnes rien que pour construire un symbole — pas même durable, l'ancien Mao que je suis en sait quelque chose…
Au passage, vous devriez bien reconnaître que la désaffection du politique en Occident vient de la main-mise des économistes sur le politique, et de leur incapacité à faire de la hausse des prix du pétrole ou de la fiscalité une mythologie portative adéquate. Ni Naboléon ni la Vierge Marie (les deux candidats évoqués ci-dessus par Guillaume) ne produisent beaucoup de rêve… Le dernier fut De Gaulle, parce qu'il avait pensé à ériger son propre monument : ce n'est pas pour rien s'il parle de lui à la troisième personne, comme César, dans ses Mémoires. Mais c'est qu'il sortait dans l'une des dernières périodes mythologiques de l'histoire récente — 39-45. Je m'attends à ce qu'un jour ou l'autre, des historiens réévaluent la Résistance, le nazisme, etc, et nous prouvent que nous aurions eu tout intérêt à intégrer le Reich de Mille ans, comme disait le petit moustachu, au lieu de nous y opposer les armes à la main — sauf que la Résistance a su se fabriquer une mythologie impeccable — celle des gagnants : dans le détail, il y a eu assez d'horreurs en son sein même pour que j'aie un soupçon sur la pureté de ses intentions — le même que Guillaume vis-à-vis de la Terreur…
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 septembre 2006
Ce qu'il y a d'unique dans le monde, c'est l'auto-mortification des Français vis-à-vis de leur histoire...car que de tels débats, dont l'existence même est une preuve de dynamisme intellectuel et de finesse d'analyse, dérapent dans le conservatisme le plus consternant et revanchard. A lire pas mal des commentaires de Guillaume et de JPB, au demeurant passionnants, on ne peut s'empêcher d'éprouver un étrange malaise.
Car enfin, voilà 220 ans que la Révolution a eu lieu!!! Les plaies par elle ouvertes ne seraient donc toujours pas refermées..allons donc!!!! Ce sont de petits pinaillages d'arrière-arrière-arrière garde. une fois encore, il existe en France et NULLE PART AILLEURS DANS LE MONDE, sauf peut-être en Russie, une sorte d'alacrité dans le conservatisme, ce qu'on ourrait appeler le gaxottisme....Un amalgame de haines croupies, d'idées rances, de vieilles lunes pétainistes. Car, mes bons amis, je pense que là est la clé de ce débat un peu surréaliste. C'est l'Affaire Dreyfus. Et c'est cela et rien d'autre qui a modelé pour toujours la politique de ce pays. Là plus de droite ni de gauche. Jules Guesde était un anti-dreyfusard fanatique, pire que Drummont, et Péguy, l'immense Péguy fut un soutien inconditionnel de Dreyfus, nonobstant ses sympathies de droite. Péguy, c'est De Gaulle ou le Colonel De La Roque...A droite, certes, mais ni antisémites, ni attirés par une quelconque forem de fascisme... (En 1941, Le Colonel De La Roque, ami de Noemie de Rothschild, cousine de mon père, Georges-Arthur Goldschmidt, petit juif allemand, tout blond et aux yeux bleus......voulut cacher ce dernier dans son château bordelais...ce qui ne se fit pas et heureusement, car le château de De La Roque fut réquisitionné par la Gestapo locale).
Pétain au pouvoir, c'est la Sainte-Revanche contrte toutes les AVANCEES du siècle et demi précédent: haine de la Révolution, évidemment, mais non à cause des 40000 morts du fait de Robespierre et de Danton..non, du fait d'une minime émancipation de la racaille...
haine des Juifs, ancestrale, soutenue mordicus par Votre Très Sainte Mère, et qui ressort d'autant plus que l'émancipation des iceux avait déjà commencé sopus l'impulsio ndu très intelligent Louis XVI et s'était poursuivi sous l'impulsion du non moins intelligent Abbé Grégoire...
haine de la "Gueuse", de la République, en ce qu'elle incarne tout ce que haïssent les petits esprits :la liberté devenue accessible, la nation, la stabilité des rustauds promus députés. La République dont Beraud, cette grosse ordure disait "qu'elle ressemblait à une putain dont on ne dégusterait plus que les varices".....charmant, indeed...
haine, enfin, inextinguible pour ce qu'Hegel -poutant pas spécialement révolutionnaire appelait "le Dimanche de la vie"...l'accès possibe, à longue échéance du bonheur sur Terre et la mise au rancard de l'escroquerie du Paradis....
Et puis, relisons Hugo, tout bonnement . Dans "Quatre-Vingt Treize", il montre magistralement la Révolution acculée, traquée, le flanc haletant. N'oubliez pas Messieurs qu'il s'en est fallu D'UN CHEVEU que la Révoution ne sombrât corps et bien en 1792....Quand on voit la Terreur blanche-dont Guillaume se garde bien de parler!!!!-d'après Tehrmidor, on se dit que la vengeance presqu'érotique et conduisant à une certaine forme d'orgasme sanguinaire, est une raison qui explique la raideur des Montagnards....
En Mai 1871, Thiers appliqua avec talent, une forme embryonnaire de nazisme. Le massacre en masse des Communards vengeait de tout : de la Révolution, du Socialisme, du Progrès, des Juifs, de la Défaite, de la République......
Il est pour le moins affligeant de lire ce que vous dite, mon cher JPB sur la Résistance.....demandez un peu aux Enfants Scholl, au pasteur Niemöller, à tous ces Allemands et Autrichiens qui prirent des RISQUES INSENSES pour lutter contre la merde brune.....demandez aux Gaullistes et demandez-vous pourquoi quelqu'un de droite comme le général, de fondamentalement ancré dans la bourgeoisie raide , grippe-sou, bigote de province et qui sut capter le VENT DE LA LIBERTE...Lui, ce n'était pas la droite pue-du-bec!!!
Et le parallèle entre 1793et 1794 et la Révolution Russe ne tient pas. Lénine était par essence, par éducation curaillonne et clanique des Géorgiens, enclin au despotisme, qu'il appliqua DES 1917....Le bolchevisme est une sorte de nazisme à unsage interne...c'est incontestable, accablant et tout ce que vous voulez. Lénine et Staline ont liquidé 50000000 de Russes...Pas mal...comparé au "génocide vendéen." Cela dit si Carrier avait vécu au XXème siécle, horresco referens- il eût été pire qu'Eichmann ou Doriot....
Dans les épisodes de commotion historique, on trouve toujours une botte de médiocres, d'arrivistes, Fouquier-Tinville est la matrice de Vichinsky ou de Freissler, Coffinhal (celui qui dit à l'encontre de Lavoisier qu'on lui suppliait d'épargner "La Révolution n'a pas besoin de savants") C'est du Pol Pot, du Pine-au-Chais....
Seulement, là où le gaxottisme est gâteux c'est que ces monstrueux imbéciles ne purent jamais accomplir leur dessein génocidaire évident.
Le IIIème Reich n'aurait JAMAIS été vaincu sans les innombrables piqûres à lui infligées par tous les réfractaires. Alors faire la fine bouche devant la Résistance, excusez-moi, je n'en suis pas ni n'en serai jamais. Les tenants du gaxottisme sont sur le quai du destin et voient passer les rames. Alors ils dégoisent, crachottent, mais tout cela n'a strictement pas la moindre importance. Guillaume, quant à Soljenitsyne, vous ne dites pas qu'uen fois à l'Ouest, il déclara que "le régime de Pinochet était un modèle de démocratie"....
Bref, lisons plutôt les innombrables analyses de la Révolution parues en Allemagne depuis des décennies. Et là, la furia francese sera remise à sa placce adéquate, au fond du réduit à serpillières. Quand on pense qu'à Valmy (qui, oui, je sais, je connais le film: Kellemrann qui que quoi...gngngnagna toucha des pots-de-vinset gngna) l'immense Goethe ne s'y trompa pas qui vit dans cette tourmente un des plus grand événements de l'histoire humaine !!!!!!! Et Arthur Young, parcourant la France en 1788-1789, décrivant un pays supplicié par la misère la plus noire....
Et Marie-Antoinette, qui, conformément à la vieille tradition Habsbourg, s'arqueboutait sur tout ce qui pourrait nuire à cette bouffée de liberté. N'oublions pas qu'elle refusa, en 1779 ,de recevoir le grand Benjmain Franklin...
Alors la droite gaxottienne est folklorique, mais dangereuse car elle porte en elle une admiration non feinte pour l'Ordre.
Je n'ai rien de commun ,de près ou de loin, avec une telle "pensée" si l'on peut parler de pensée...Et l'ex-amréchal Pétain , du haut de sa moustache blanche et de ses yeux bleus délavés de paysan picard doit bien se marrer...Après la gerbe (aux deux acceptions de ce mot) de Mitterrand le Félon, sur la tombe de la vieille ordure, pendant que l'Allemagne a magistralement réalisé un fantastque examen de conscience, avec tout récemment, Günter Grass qui renonce au prix qui lui était destiné, voilà de vieux démons collaborationnistes qui ressortent des chiottes de l'Histoire!!!!! A pleurer!!!!!
Pour finir, je citerai une courte phrase de Novalis:
"Croire que penser c'est pleurer sur les temps enfuis, c'est ne pas penser, mais tourner en rond en soi-même"
IN GIRUM IMUS NOCTE ET CONSUMIMUR IGNI
bien à vous JPB et GUILLAUME et merci pour la qualité de ce débat....quand on voit un autre blog(hem hem) on en est comblé.
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 02 septembre 2006
Mince....j'avai répondu longuement à JPB et à GUILLAUME et vrrrrouuut, disparu.....
Ah dans quel état j'erre!!!!!
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 02 septembre 2006
Cap de Diu !
Montaigneàcheval arrive à argumenter sans faire du mauvais San Antonio !
Ecrit par : Peio | 02 septembre 2006
Aaargh ! Debord ! Ultima ratio boborum.
Debord : partie du marxisme accessible aux publicitaires.
Debord : « Triste sire au ton de grand seigneur [...] se sachant sans grande valeur [...] intente un bruyant procès à la société, lui réclame dommages et intérêts » dans Contre Debord de Frédéric Schiffter (auteur du Plafond de Montaigne).
Ecrit par : Peio | 02 septembre 2006
Bravo Montaigneàcheval!!!! Je ne suis pas historien de formation, et je suis emballé. Donnez-en plus. Tous. Ici.
Ecrit par : Pendariès | 02 septembre 2006
Peio...le style san-antonio, comme vous dites, mais c'st le sel de la langue. Au demeurant, je ne vous ferai pas l'injure de vous renvoyer à Rabelais...Con, bite, cul et merde, pisse, chiasse, pus sont LA LANGUE......Alors????
Par exemple, dans San Antonio, il y a cette expression fantastique pour décrire quelqu'un qui ne pense qu'au cul "Obsédé du tafanard" c'est-y-pas beau. Vous n'êtes quand même pas pisse-vinaigre....
Quant à Debord, eh oui, j'aime.....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 02 septembre 2006
Debord, ça vaut quand même mieux que Gaxotte,non.....ah???bon.
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 02 septembre 2006
Et puis diaule!!, C'est quand même formidable.....que le monde soit si plein d'esprits rances....à la fragrance de lait caillé...pourtant ça fait cent ans qu'on connaît la pasteurisation....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 02 septembre 2006
Et puis bien réfléchi, je me fous de Debord comme VIllepin se fout des smicards...
Simplement ce palimpseste est goûteux...point barre.
Au demeurant, Peio, qui porte le nom du créateur des Schtroumfs -mazette!!!- çà me rappelle ce truc paléo-chrétien:
SATOR
AREPO
TENET
OPERA
ROTAS
Le Pater Noster pour échapper à ces abrutis de Romains et leur zoo de Dieux pour Disneyland....lalalala lalalala lalala la lalalalala
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 02 septembre 2006
Mais non, chus pas pisse-vinaigre, je n'ai pas non plus de calculs, fine allusion !
Continue à poster ici, ça change de chez Passou !
Ecrit par : Peio | 02 septembre 2006
Pas tant que ça, cher Peio, mais il est plus aride chez Passou.
Le lait de chameau c'est énergétique, candaule dit diaule
Yop
Ecrit par : D'Enguell | 02 septembre 2006
Enfin, il faut se résigner : nous sommes beaucoup à retourner dans des établissements Walt-Disney chers à Pierre Mérot !
Réunion de rentrée : je suis passé du fou rire ("nous devons pratiquer un contrôle de qualité") à la pitié quand le "chef" nous a lu la lettre du ministre que nous avions reçu par la poste ! Bientôt les apprenants nous paraîtront normaux, eux...
Ecrit par : Peio | 02 septembre 2006
Eh oh!! Peio o peio o peio, t'as pas d'po répondit l'écho....
Tu ne penses pas que tu en fais une tonne???Debord coqueluche des bobos????Mais qui parmi les crétins qui prennent le 96 pour aller bouffer à la plancha à Oberkampf connaît encore les situationnisme. Et puis les palipmpsestes, mon pauv Schtroumpf (peyo, c'est le père des Schtroumpfs, ça vaut mieux que d'être une paire de...) A ce propos, qui sait l'origine du mot Schtroumpf? Nos petits amis bleus arborent une sorte de chaussette sur le haut du crâne. en allemand, chaussette se dit Strumpf...enfin c'est les bas, plutôt. Peio, creuse mon gars. Et pour terminer, comme mon premier post est passé aux oubliettes logicielles, je te livre le délire situationniste de CAIUS DEBORDUS SITUATIONNISTUS (256-323) chrétien bouffé par les lions à Trifouillum in Badigouinssae:
SATOR
AREPO
TENET
OPERA
ROTAS
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 03 septembre 2006
Selon Peyo (le "père" des Schtroumfs), il travaillait avec un autre dessinateur de Tintin, Spirou, enfin je ne sais plus, et avait besoin d'un truc sur la table, comme le nom ne lui revenait pas, il a dit "Passe-moi le schtroumpf." C'est devenu un jeu à la rédaction du magazine et quand il a créé les petits bonshommes bleus, il a utilisé ce mot... C'est bête, hein ?
Ecrit par : catmano | 03 septembre 2006
Et puis les Schtroumpfs, en allemand, c'est Schlumpfen. Ha !
Ecrit par : D'Enguell | 03 septembre 2006
Oui D'ENGUELL,c'est vrai....et Tintin s'appelle Tim et Milou Struppi...mais Strumpf ça veut dire chaussette....Ha! .Je fatigue, là......
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 03 septembre 2006
Peio t'as raison. A la pré-rentrée, on est partagé entre le fou rire et la pitié. Et cette année mon collège est passé en EP1, c'est-à-dire la dernière station service avant la poubelle. Comme je l'expliquais bien plus haut, on nous a sucré 102 heures de DHG.....Pas grave, pour le MEDEF, y a que des nègu'.....
Alors on a vu rabouler un IPR de Maths pour expliquer au vulgum papiercus que nous sommes les avantages lumineux de ce nouveau statut. Ec bonhomme, une petite soixantaine, chaussé CAMIF, binoclo MAIF, Cartable UGAP, a lui aussi, dans une interminable bouffonnerie involontaire parlé d '"objectif qualité".....Et il était aussi bandant qu'une tranche de raie aux câpres oubliée 24 heures.....
Pauvres pêcheurs que nous sommes.....
IUFM Imbéciles Formés Uniquement pour se Masturber................
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 03 septembre 2006
Est-ce vraiment étrange que des IPR et principrovs disent exactement la même chose dans toute la France ?
Ils occupent vraiment des postes à profil : non pas obéissants mais serviles et zélés, le même costard passé de mode, ravis (de la crèche) de faire partie d’une élite (qu’ils croient) et surtout soulagés de n’avoir pas d’élèves !
Tout en expliquant avec des mots tirés du management les avantages de “l’autonomie” dans le cadre blablabla... L’autonomie, dans notre bahut, c’est de réparer nous-mêmes les erreurs grotesques des emplois du temps ! Sans avoir accès, bien sûr, à la version établissement. Et ils se disent professionnels…
Les historiens se demandent comment les régimes totalitaires ont pu « marcher ». Il suffit de voir comment, dans un pays dit démocratique, les cadres appliquent sans se poser de questions des mesures absurdes ou parfois inhumaines (de l’exploitation des auxiliaires et TZR à la chasse à l’élève sans papiers). Befehl ist Befehl !
Ecrit par : Peio | 03 septembre 2006
Impossible d'accéder au poème cité par Montaignacheval! Mais aussi bien ici en message de rentrée:
L'Espérance voit ce qui n'est pas encore et qui sera.
Elle aime ce qui n'est pas encore et qui sera.
Dans le futur du temps et de l'éternité.
Sur le chemin montant, sablonneux, malaisé.
Sur la route montante.
Trainée, pendue aux bras de ses deux grandes soeurs
Qui la tiennent par la main,
La petite Espérance.
S'avance.
Et au milieu entre ses deux grandes soeurs elle a l'air de se laisser traîner.
Comme une enfant qui n'aurait pas la force de marcher.
Et qu'on traînerait sur cette route malgré elle.
Et en réalité c'est elle qui fait marcher les deux autres.
Et qui les traîne,
Et qui fait marcher tout le monde.
Et qui le traîne.
Car on ne travaille jamais que pour les enfants.
Et les deux grandes ne marchent que pour la petite.
Charles Péguy
Sans autorisation de l'auteur, je m'autorise à sortir ce texte de son contexte religieux.
Bonne rentrée à tous
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2006
Je note quand même une contradiction dans votre article que je découvre seulement maintenant : vous dites que ces filles étaient profondément impliquées dans le travail scolaire, or n'avez-vous pas remarqué que ces filles qui portent le voile sont pour la plupart toujours aussi impliquées dans le travail scolaire, et que c'est cette loi injuste qui les a poussé à choisir entre l'école ou l'exclusion. C'est la république française qui a choisi d'exclure celles qui voulaient rester cohérentes par rapport à leurs convictions religieuses (parce que la plupart du temps, c'est de leur propre initiative qu'elles choisissent de porter le voile).
De même, vous parlez de ces mères qui ne viennent plus dans les écoles chercher leurs enfants, mais avez vous déjà vu l'accueil que l'on réserve aux mères voilées, toutes les injures et les humiliations, les moins solides ne peuvent le supporter bien longtemps. Et pourtant officiellement, la loi ne concerne que les élèves.
Quand arrêtera-t-on de porter un jugement paternaliste sur les musulmanes, et qu'on les laissera exercer leur libre arbitre loin des préjugés ? Parce qu'à ce que j'ai pu apercevoir des commentaires, que je n'ai pas pu lire dans leur intégralité, une femme qui porte le voile est forcément manipuler. Personne ne semble imaginer qu'elles puissent avoir leur propre volonté et qu'elles puissent choisir leur propre destin.
Ecrit par : Adam | 04 septembre 2006
Personne ne semble imaginer qu'elles puissent avoir leur propre volonté et qu'elles puissent choisir leur propre destin.
Ecrit par : Adam | 04 septembre 2006
Non elles ne peuvent choisir leur propre destin, pas plus que les hommes d'ailleurs.
C'est (le destin) dicté par le livre, cela s'appelle de l'obscurantisme.
Oh, c'est pareil pour tous ceux qui placent leur esprit sous le joug de n'importe quelle idéologie, l'on n'est plus libre de choisir quoi que ce soit.
mabiche
Ecrit par : mabiche | 07 septembre 2006
A l'attention de Monsieur Brighelli,
Vos livres m'ont vivement intéressé. J'ai laissé ce message sur le forum d'AOL (violence scolaire). Le niveau de ce "forum" est franchement désastreux. On peut essayer de le relever !!!!!!
Voir :
http://forum.aol.fr/aol/fr_fr/articles.php?boardId=538363&func;=3&channel;=Communiquer
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La VIOLENCE est probablement liée à la baisse du NIVEAU.
A mon avis, ce qui a démoli l'éducation nationale, ce sont surtout les diktats des inspecteurs pédagogiques qui ont imposé des méthodes pédagogiques aberrantes, comme la méthode globale (lecture) ou les maths modernes, et j'en passe. Mettre l'élève au "centre" du "système" se semble aussi une terrible fumisterie. Le niveau s'est effondré à cause de tout cela.
Le pire, c'est le niveau en langues vivantes. Comparez avec la Belgique, où la pédagogie est intelligente. Les jeunes Flamands parlent couramment français à 18 ans, mais les jeunes Français ne savent toujours pas parler anglais après 7 années de cours. Un de mes amis profs m'a affirmé que les inspecteurs de langues vivantes donnaient des "conseils" stipulant que pas plus de 7 à 8 mots nouveaux ne devaient être introduits à chaque heure de cours. Si cela est exact, c'est vraiment lamentable et affligeant, et alors il ne faut guère s'étonner des piètres compétences linguistiques des lycéens français. J'attends donc la confirmation ou le démenti des profs de langues, et j'espère qu'ils réagiront.
Le niveau et les exigences ayant baissé, les élèves ont été démotivés, tout a foutu le camp et la VIOLENCE s'est installée. Bon je n'ai PAS le temps de développer, mais lisez les excellents petits livres d'un professeur agrégé, Jean-Paul Brighelli.
Ecrit par : André Leroux | 07 septembre 2006
Monsieur Brighelli,
Pourriez-vous me faire une faveur ? Vous renseigner auprès de vos collègues anglicistes, germanistes, hispanisants, etc, et confirmer ou infirmer ce que m'a dit un ami enseignant :
"les inspecteurs de langues vivantes donnent des "conseils" stipulant que guère plus de 7 à 8 mots nouveaux ne doivent être introduits à chaque heure de cours."
(VOIR MON MESSAGE PRECEDENT).
Si cela s'avère exact, c'est vraiment lamentable et affligeant, et alors il ne faut guère s'étonner des piètres compétences linguistiques des lycéens français.
Amicalement
André Leroux
PS. Eventuellement d'autres professeurs peuvent aussi me renseigner.
Et ne pourrait-on pas publier un cahier de doléances sur toutes aberrations pédagogiques ???
Ecrit par : André Leroux | 08 septembre 2006
Dans le cahier de doléances, tous les enseignants qu'ils soient retraités ou en exercice, pourraient exposer la bétise, les incohérences, les stupidités de toutes les "pédagogies" qui ont fait chuter le niveau : méthode globale (lecture), mathématiques modernes, abandon de la chronologie (histoire), etc.
Ecrit par : André Leroux | 09 septembre 2006
C'était le prof de Français de ma soeur l'année derniere ( elle passé son BAC de Français ) au Lycée Jean Mermoz de Montpellier, ce type est un IMPOSTEUR ma soeur n'a rien fait de toute l'année ils discutaient, elle a eu ses textes pour le BAC 1 moi avant , c'est avec ma tante ( ancienne institutrice ) qu'elle a préparé son écrit et analysé tout ses textes pour son oral.
Il a eu de nombreuses absences pour aller passer des émissions, il leur a meme dit qu'il n'avait pas le temps de préparer ses cours.
Ce bonhomme a des bonnes idées peut etre mais il ne les applique pas a lui meme.
Charité bien ordornée commence par soit même.
Ecrit par : Azaazel | 17 septembre 2006
"Pas moyen de tenir un juste milieu qui prendrait à doite et à gauche, en bas et en haut. Toujours vers un extrême"
dobolino
Quand vous écoutiez un vinyle, avant, le disque tournait toujours à la même vitesse, c'est le sillon qui était gravé en fonction de la distance du bras au centre du disque. Sur les CD, la galette tourne de plus en plus vite quand le laser "lit" les pistes proches du centre.
Notre système solaire est proche du bord de notre galaxie en rotation, à quelle vitesse pensez-vous que nous parcourions l'espace ?
Toujours plus difficile de se rapprocher du centre quand la force centrifuge s'amplifie...
Sur un siège pivotant, votre vitesse de rotation diminue quand on écarte les bras, et augmente quand vous les collez au corps, conservation des moments cinétiques.
De Gaulle l’avait compris, lui
Ecrit par : D'Enguell | 27 septembre 2006
Dans les écoles vétérinaires, il y a 60% de filles contre 20% à mon époque(1977). Pourquoi? parce que les filles sont plus douées en bio que les garçons et, que les mentalités ayant changé, elles peuvent faire des études supérieures, me direz-vous? Que nenni: c'est juste que quand on a un garçon bon élève on le pousse vers les métiers rentables et qu'aux filles on laisse la bride sur le cou. " Véto si tu veux!" et au garçon: "t'es fou, t'as pas vu leur revenu moyen rapporté aux heures de travail"
Dans 20 ou 30 ans, on n'aura plus que des filles épanouies et des gars concentrés sur leurs bénefs et leur CA... A nous le pouvoir!
Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2006
Hello à tous !
Je sais je viens comme un cheveux sur la soupe mais je voudrais vous donner quelques news :
En somme tout va impeccablement bien au travail, le courant passe comme une lettre à la poste avec mon patron, bref de ce côté là tout est rose dans le meilleur des mondes !!!
Là où les choses se corsent, c'est côté santé car on a détecté un gros nodule à la rate. Je ressentais une douleur lancinante depuis une semaine. Hier prise de sang, lundi échographie...L'avis du médecin balance entre kiste bénin et tumeur...Bien que perso je penche plus pour le kiste bénin dans la mesure où je ne ressens rien de particulier si ce n'est cette douleur gênante mais non invalidante. J'ai terriblement peur pour le verdict mais le moral est plus que jamais au beau fixe...Ce n'est pas un nodule à la c.....qui m'empêchera de vivre et de bosser. Et puis ma foi trop de choses à faire et encore à découvrir....
J'ai trouvé mon équilibre sur metz, ville très agréable par ailleurs. Entre le théâtre, les opéras, les spectacles de Laurent Gerra ou Florence Foresti, le Glenn Miller Memorial Orchestra mercredi soir franchement je me suis régalée...
Bien sur ce souhaitez moi bonne chance et bon courage car là j'en ai besoin, le week end risque d'être terriblement long pour une fois....
Ecrit par : Sandra WAGNER | 20 octobre 2006
Bon courage, Sandra. Tenez-nous au courant. Relisez ou revisonnez l'intégrale des spectacles de Laurent Gerra, c'est un excellent antidote.
Cordialement.
Ecrit par : Jean-François Croz | 20 octobre 2006
Coucou salut à toutes et à tous !
Finalement sur mon état de santé : RAS me dit le médecin je suis en pleine forme, juste trop stressée, ballonnée mais ça par contre ce n'est pas un scoop c'est tout moi !!!
Eternelle anxieuse, super speed, super énergique enfin une locomotive !!! (rires)
Bref je croyais faire la fête en sortant de chez l'échographiste !!!
Je vous laisse : bon appétit je commence à ressentir un léger creux....
Ecrit par : Sandra WAGNER | 24 octobre 2006
Le mufti d'Australie insulte les femmes
THIERRY PORTES. Publié le 27 octobre 2006
L'INDIGNATION et le scandale sont, aujourd'hui en Australie, à la hauteur de l'outrage commis par le plus haut dignitaire musulman de ce continent. Le Cheikh Taj Aldin al-Hilali, dans un prêche du mois de Ramadan tenu à la mosquée de Sydney et tout juste rapporté par le journal The Australian, a soumis à ses fidèles cette indigeste pensée : « Si vous placez de la viande dans la rue, dans le jardin ou dans un parc sans la couvrir et que les chats viennent la manger... qui doit-on blâmer, les chats ou la viande à l'air ? La viande à l'air, voilà le problème. Si elle (la femme) était restée dans sa chambre, chez elle, portant son voile, aucun problème ne serait arrivé. »
Que font les féministes aussi muettes aujourd'hui sur l'Islam que disertes hier sur l'Eglise ?
Et ce cher Tarik Ramadan, il en pense quoi de ce Cheikh Taj Aldin al-Hilali né en Egypte... pays des frères musulmans ?
Ecrit par : Guillaume | 31 octobre 2006
Les australos, Guillaume, leur ont cloué le bec déjà une fois en les refoulant des plages qu"ils" voulaient voiler.
Pays de descendants de bagnards, la bagarre ça les connait, les marsupiaux, je ne me fais pas de souci pour eux !
Ecrit par : D'Enguell | 31 octobre 2006
"Par oral, Olli Rehn a également fait part de son inquiétude face à « l'islamisation » de la société turque, un sujet que la Commission n'avait jamais osé aborder auparavant"
lefigaro.fr/international/20061101.FIG000000134 / _bruxelles_menace_de_rompre_avec_la_turquie.html
Ben ouais, dans les choux...
Ecrit par : D'Enguell | 01 novembre 2006
Les fille ne font jamais pitié
Ecrit par : Ariane | 07 mars 2007
Ariane, je vous rappelle que le titre de ma note était juste un démarquage de "Pitié pour les femmes", de Montherlant — qui n'avait de pitié pour personne, et surtout pas pour les femmes — surtout pas dans ce roman (le tétralogie des "Jeunes filles" est d'ailleurs l'un des sommets de la misogynie romanesque).
Les filles ne font pas pitié, pas plus qu'elles n'ont pitié. Personne n'a pitié de personne — sauf dans les chansons de geste, et la mode en est passée.
JPB
Ecrit par : brighelli | 07 mars 2007
Nous avons l'honneur de venir très respectueusement de solliciter auprès de votre haute bienveillance de bien vouloir envoyer une invitation pour un voyage organiser dans un but touristique a votre pays,et notre visite sera dans le cadre d'échange socioculturel ainsi que la connaissance entre les peuples que me permettra de visiter vos vestiges historiques , et nous avons la permission de monsieur le président de notre organisation (unja) et nous serons très heureux de voir la (ROMANIA) durant 10 jours
Dans l'attente d'une suite favorable veuillez agréer monsieur le président nos sicaires salutations les plus distinguées.
-KHELLACHA ABDELKADER
-BOUTICHE KHALED
-DJELLOULI ALI
-BOUZERITTA ALI
Ecrit par : khellacha abdelkader | 04 avril 2007
Tombé sur cela par hasard, un an trop tard.
" Les femmes régnaient alors, la révolution les a détrônées. "
Elisabeth Vigée Lebrun
Ecrit par : Guillaume | 29 juillet 2007
Connaissez-vous le roman de l'écrivain chinois LaoShe "La cité des chats"? C'est une sorte de conte philosophique qui brosse un portrait au vitriol de la société chinoise des années 30. L'un des chapitres est particulièrement visionnaire. Au royaume des hommes-chats, le niveau d'éducation est si élevé (l'empereur a décrété que cent pour cent d'une classe d'âge serait titulaire du doctorat!) que les enfants, dispensés de toute scolarité, ne se rendent à l'école qu'une fois dans leur vie, pour y retirer leur diplôme. Leurs professeurs, qui ne sont là que pour leur remettre ces parchemins inutiles, subissent alors leurs injures et leurs coups avant que l'établissement, dont ne subsistent guère que les murs (le reste ayant été vendu par les enseignants!) ne soit complètement détruit.
Ecrit par : sgreusard | 31 août 2007
trop long c bète en ++++ je ne demande pa sa mé lé vertu du chocolat
Ecrit par : tecktonic | 20 décembre 2007
e ben je voulai chercher des sujet pour le brevet et je me demandes pk il mon sortie ca
Ecrit par : lindsay | 03 avril 2008



