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11 juillet 2006
Le nœud du problème
Le dimanche 21 mai, dans le cadre de la « Comédie du Livre » de Montpellier (la foire / salon qui se déroule chaque année sur la Place de la Comédie, bien connue pour ses Grâces…), j’ai été invité par la librairie Sauramps et les organisateurs à débattre de l’école avec François Dubet. Ce sociologue fort connu a publié ces dernières années divers livres parfois complaisants, parfois provocants, sur le système scolaire tel qu’il s’est réorganisé depuis une vingtaine d’années. Voir en particulier l’Hypocrisie scolaire, avec Marie Duru-Bellat (à qui l’on doit récemment l’Inflation scolaire, où elle analyse finement la débâcle organisée des universités — et de l’embauche — via le prisme de ces diplômes distribués au petit bonheur la malchance).
Le dernier livre de Dubet consacré à l’Education est l’Ecole des chances / « Qu’est-ce qu’une école juste ? » (la République des Idées, Seuil, 2004), où il explore avec une vraie acuité, quelles que soient les conclusions que l’on peut tirer de ses constats, les promesses et les impasses de « l’égalité des chances » — une expression mensongère s’il en est : et sur ce point au moins lui et moi coïncidons.
Le débat s’est, comme on dit, bien passé : dix minutes d’intimidations réciproques, le temps de tâter l’adversaire, puis un vrai dialogue s’est établi. Mais ces manifestations finissent toujours trop vite — parce qu’il y a toujours un train à prendre, un débat qui suit et qui cogne à la porte, des questions dans le public… Nous arrivions à la fin au nœud du problème…
- L’école est le modèle en réduction… commença-t-il…
- Le modèle exacerbé, suggérai-je…
- de la société actuelle, et elle en reproduit — parfois précède — les tendances lourdes. Et ce qui se dégage des débats actuels — en revenir aux savoirs purs et durs, au modèle unique pour tous les petits Français, de quelque origine qu’ils soient, ou aller vers des pratiques diversifiées, plus individualisées, qui tiendraient compte des différences de cultures, de religions, de comportements…, c’est l’esquisse de la société française, tentée par ses valeurs traditionnelles, qui ont fait leur preuve, et la preuve de leurs limites, ou par des valeurs à inventer, dont les pédagogies dites nouvelles et les discours lénifiants des politiques ne donnent pour l’instant qu’une image déformée et assez peu tentante.
« Bref, conclut-il, il va falloir choisir entre plus de république ou plus de démocratie. »
Le problème est particulièrement bien posé — au sens pur du mot problème : les deux solutions s’excluent l’une l’autre.
Si je glose un instant sur les deux termes de la problématique — démocratie ou république —, je vois d’un côté la prédominance de l’individu, qui risque d’être la « prédominance du crétin », comme disaient Fruttero et Lucentini, mais qui offre à chacun la chance, et le risque, d’aller au bout de sa liberté — quitte à sombrer, tous ensemble, dans un cloaque d’avis contraires, de velléités intempestives, de communautarismes émiettés, et, à terme, de tentations hégémoniques ; et de l’autre, un modèle limité dans ses ambitions, mais certainement efficace — au moins pour ceux qui ont l’opportunité d’user de la méritocratie républicaine au mieux de leurs capacités et de leurs intérêts.
Contrairement à ce que l’on peut penser quand on est demi-habile, il n’y a pas de compatibilité possible. La République a mis longtemps à émerger, du magma de quatre révolutions, de 1789 à 1871. Quand Ferry (Jules !) donne aux hussards noirs la mission de contrecarrer l’enseignement doctrinal de l’Eglise, la « Gueuse », comme disaient les royalistes, n’est pas bien certaine de survivre. Elle a eu besoin de l’affaire Dreyfus pour être sûre de son bon droit. La loi de 1905 précède à peine la réhabilitation du capitaine.
C’est dire que la République, forgée dans l’adversité, survivante de deux guerres mondiales, a le cuir et les manières rudes. Elle trie volontiers. Elle fait peu de cadeau. Mais elle a mis en place un ascenseur social qui a longtemps fonctionné — à son bénéfice, et aux bénéfices des élites telles qu'elle les définissait.
Quant à la démocratie… Autant de démocraties que de peuples. La démocratie athénienne, c’est l’affaire des hommes libres — ni les femmes, ni les esclaves. Pas 10% de la population de l’Attique. La démocratie à l’américaine, c’est la liberté assurée, assumée, assénée, des trusts qui se partagent la Maison-Blanche, par candidats interposés. La démocratie à la française, c'est de plus en plus l'affaire de groupes de pression, de factions, de sectes.
La République n’est pas la démocratie. La démocratie me paraît être une utopie — comme l’anarchisme. Un point de fuite de l’Idée, quand on regarde un horizon qui recule sans cesse. Et, au pire, la démocratie est un prétexte.
La République, elle, est inscrite dans le réel. Elle travaille dans le pragmatisme.
Une pédagogie démocratique travaille sur l’impossible rêve — et peut-être faut-il des utopies, comme ligne de fuite— ce qui l’amène souvent, par définition, à haïr tout savoir déjà inscrit. Une pédagogie républicaine travaille à former effectivement les citoyens d’aujourd’hui, avec les savoirs d’aujourd’hui et de toujours. Le conflit entre les Pédagogues et leurs adversaires, entre Education et Instruction, est là tout entier.
Car ce que je dis de l’école est vrai du pays dans son ensemble, et des partis politiques qui prétendent le diriger. Les républicains ne s’embarrassent guère d’idéologie — la République est née de pragmatismes croisés. Les démocrates, ou prétendus tels, vivent dans la contrainte idéologique qui les corsète.
D’où il ressort que les appels actuels à la démocratie, au respect des différences, aux cultures « autres », etc. ont pour effet (ou pour fonction ?) de miner la République.
Parce qu’en définitive, c’est du côté de la république que, paradoxalement, s’élaborent les vrais espaces de liberté — même s’il s’agit d’une liberté bornée par l’idée républicaine. Et du côté des démocrates, ces ambitieux de la liberté totale, particularismes et totalitarismes se combinent pour mettre à mal la république — et la liberté.
Aucun paradoxe dans mon propos. On le voit bien aujourd’hui avec la doctrine (je ne vois pas d’autre mot) de l’égalité des chances. Si elle est simple rééquilibrage des moyens, à la bonne heure. Mais quand elle se mue en croyance, quand elle devient égalitarisme, c’est une machine à fabriquer des inégalités. Au bout de la tolérance, l’intolérance.
En fait, le débat n’est pas entre le plus de démocratie ou le plus de république. L’excès de démocratie est très exactement ce que l’on appelle le fascisme. Et nous y allons tout droit. Simplement, il ne s’exercera pas au nom d’un Duce quelconque, mais au nom des intérêts partisans de tel groupe, ou sous-groupe, qui fera valoir ses « droits » en asservissant les droits des autres.
Et l’école dans tout ça ? Elle doit choisir entre l’apprentissage d’un modèle, ce qu’elle a longtemps su faire, et un éclatement entre des « différences » qui visent toutes à prendre le pouvoir. Alors, soyons clairs, et refusons l’entrée dans l’école de tout ce qui concerne la sphère privée, du choix religieux aux pratiques sexuelles. Après tout, quel besoin aurions-nous d’exhiber nos comportements d’alcôve en public ? il en est de même des pratiques religieuses. Un enseignant n’a pas besoin de savoir si l’élève en face de lui est musulman, catholique ou fétichiste. Et il n’a pas à en tenir compte, lorsqu’il enseigne le dessin, la musique, le sport, la littérature, les sciences naturelles — toutes les disciplines qui sont actuellement contaminées par cette prétention à la démocratie intégrale qu’on appelle l’intégrisme, et que défendent ceux qui ont fait du slogan "l'élève au centre du système" le cheval de Troie de leurs ambitions totalitaires.
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Commentaires
"Une pédagogie démocratique travaille sur l’impossible rêve — et peut-être faut-il des utopies, comme ligne de fuite— ce qui l’amène souvent, par définition, à haïr tout savoir déjà inscrit. Une pédagogie républicaine travaille à former effectivement les citoyens d’aujourd’hui, avec les savoirs d’aujourd’hui et de toujours. Le conflit entre les Pédagogues et leurs adversaires, entre Education et Instruction, est là tout entier." dites-vous... D'où la suite de mes "aventures pédagogiques" :
Et, convaincue par les théories de Foucambert et de Charmeux, l’année scolaire suivante, j’ai essuyé mes premiers échecs en apprentissage de la lecture...
Les élèves que j’avais récupérés ne savaient pas écrire, ils n’avaient aucune idée de ce qu’ils venaient faire en primaire. A Toussaint, il n’y en avait qu’une sur les cinq qui commençait à repérer les mots dans les petits textes que nous écrivions, personne ne voyait de similitudes entre les prénoms Emilie et Emilien.
Alors j’ai lu et relu Charmeux et Foucambert, convaincue que l’erreur venait forcément de moi. J’ai tenu deux années scolaires et un tiers, il y en avait qui apprenaient à lire quand même ; ceux qui échouaient avaient forcément de bonnes raisons (psychologiques, familiales, ...) , c’était d’ailleurs l’avis de ma collègue de maternelle, farouche partisan du « laisser l’enfant se construire à son rythme »...
Puis, tout à coup, j’en ai eu assez.
D’abord, je n’arrivais pas à faire du « pur Foucambert », tel qu’il est décrit dans ses ouvrages. Je ne comprenais pas comment apprendre à lire à des petites victimes de l’écriture alphabétique, sans s’appuyer sur les lettres avant au moins le CE2 ; dans mes classes, il y avait toujours deux ou trois petits imbéciles qui arrivaient au CP en sachant lire, écrire et réciter l’alphabet par cœur (ah, ces parents qui nous fichent tout en l’air !), et en plus c’étaient ceux-là qui tenaient la tête du groupe...
Ensuite, j’étais très mal à l’aise car je n’avais jamais eu autant d’écarts de résultats entre les bons (souvent issus d’un « bon milieu ») et les faibles (toujours issus d’un « petit milieu »), cela contredisait tous mes idéaux de justice sociale (républicaine ?)...
Ecrit par : catmano | 11 juillet 2006
Vous avez eu parfaitement raison d'abandonner Foucambert, et je pense que personne ne peut prétendre autre chose!
Concernant "l'élève au centre", encore une fois, il s'agit simplement de tenir compte du vécu de l'élève, (pardonnez ce mot, galvaudé), sans pour autant décider que ce soit lui qui dirige ses apprentissages! Cela me paraît logique, et j'aimerais qu'on me contredise en argumentant sur cette prise de position précise. (Cette prise de position, qui me semble logique modérée, est celle de la plupart des collègues formateurs en IUFM de ma connaissance. Je suis surpris qu'on s'appuie systématiquement sur certaines positions intégristes, qui hérissent la plupart de mes collègues, pour prétendre que ce sont les points de vue généraux. Ca, ce n'est ni très républicain, ni très démocrate.)
Pour terminer là-dessus, et je pense que vous serez d'accord, Jean-Paul, quoique je ne sais pas si nous donnons le même sens à cette phrase: tous les démocrates sont républicains, mais tous les républicains ne sont pas forcément démocrates.
Ecrit par : christophe sibille | 11 juillet 2006
Pour C. Sibille. En effet, l'élève au centre pourrait (devrait) être compris d'une autre manière... Mais dans ces temps de libre choix de l'enfant dès sa plus tendre enfance, la plupart des collègues de primaire (maternelle et élémentaire) que je connais prennent cette expression au pied de la lettre, et leurs élèves aussi. Ils sont des "individus incomparables" plus sûrs de leurs droits que de leurs devoirs...
On entend souvent dans les cours de récréation des collègues justifier l'inattention, le manque de repères, de structures par ces mots : "Ah oui, Untel a plus de peine que les autres à rentrer dans les apprentissages, mais... ". Suivis de tout un tas de théories plus ou moins psychologisantes (famille, place dans la fratrie, origine, ...) qui leur font conclure qu'il a énormément de circonstances atténuantes (elles aussi) et qu'il n'est pas possible de l'intégrer sans "suivi spécialisé"...
Ecrit par : catmano | 11 juillet 2006
“J’ai la folie de ces livres-là, Je me suis bien souvent surpris à faire l’école buissonière dans quelque grand dictionnaire touffu comme une forêt. C’est que les mots sont des images ; c’est qu’un dictionnaire, c’est l’univers par ordre alphabétique. A bien prendre les choses, le dictionnaire est le livre par excellence. Tous les autres sont dedans : il ne s’agit plus que de les en tirer.
J’aime les dictionnaires ; je les aime non seulement pour leur grande utilité, mais aussi pour ce qu’ils ont eux-même de beau et de magnifique... Voilà un dictionnaire français ; (songez que l’âme de notre Patrie est dedans toute entière. Songez que dans ces mille ou douze cents pages de petits signes, il y a le génie et la nature de la France, les idées, les joies, les travaux et les douleurs de nos aïeux et les nôtres, les monuments de la vie publique et de la vie domestique de tous ceux qui ont respiré l’air sacré, l’air si doux que nous respirons à notre tour)...Voilà pourquoi j’aime surtout les dictionnaires français.”
Anatole France, La vie Littéraire
Bon c’est vrai, je ne suis qu’un enfant gâté qui, parce que le système de santé de son pays, sa protection sociale, son accès à internet parmi les plus performants et les moins chers, quand ils sont payants, son climat tempéré (de moins en moins), la nourriture diversifiée qu’on peut y trouver, (et les OGM me dira-t-on) refuse pour ses enfants une école en revanche de moins en moins performante.
Justement, les OGM ! Nourriture a priori pour le plus grand nombre, dont les conséquences sur l’organisme à long terme sont encore inconnues, mais déjà inquiétantes, et dont la plupart sont stériles pour rester la propriété inaliénable des fabricants, prescripteurs et autres intermédiaires... (Toute analogie serait fortuite usw)
Allez les faucheurs !
Ecrit par : D'Enguell | 11 juillet 2006
>Catmano, je partage tout à fait votre point de vue, que je trouve mesuré, concernant les responsabilités partagées des familles et de l'école. C'est pour cette raison qu'il est urgentissime qu'enseignants et parents communiquent, échangent leurs expériences, pour aller ensemble dans une direction logique.
Je ne résiste pas, pour vous, d'Enguell, et pour les autres! Je l'ai déjà joint sur l'autre post de Jean-Paul, mais il est plus que jamais d'actualité!
Les éditions Magnard proposent un nouveau manuel scolaire pro-OGM,
> ou
> la propagande des firmes semencières à lécole
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> A la rentrée de septembre 2006, un nouveau programme dhistoire-géographie va être mis en uvre en première STG (science et technologie de gestion). Huit éditeurs ont préparé des manuels. Dans chaque lycée, les équipes de professeurs en ont choisi un pour létablissement.
>
> En géographie, le programme porte sur la France et lEurope. Il se décline en trois thèmes généraux : "les territoires européens", "peuplement réseaux et mobilité en France", "dynamiques de localisation des activités en France". Ces thèmes doivent donner lieu à des études de cas, au cours desquelles les élèves doivent étudier et faire la synthèse de plusieurs documents.
>
> Dune façon générale, de nombreux géographes sont très imprégnés de lesprit ultra-libéral de notre temps. Par exemple, ils associent systématiquement les mots progrès, dynamiques, compétitivité, ouverture, marché, etc.
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> Lesprit critique, la confrontation de points de vue sont plutôt rares, en particulier sur lUnion Européenne ou laménagement du territoire. Les manuels se font les porte-paroles des institutions (UE, Etat, régions). Sur la question du tourisme, plusieurs manuels proposent une page de publicité pour lentreprise ACCOR.
>
> Cette année MAGNARD fait très fort sur les OGM : dans le cadre des "activités" en France, il propose une étude de la filière agro-industrielle du maïs. En pages 210-211, une série de documents portent sur le problème de lirrigation (trop deau pour le maïs) et sur les OGM.
>
> Une photographie montre des faucheurs volontaires de dos, face à des gendarmes et aux équipes de lentreprise Limagrain. Il sagit de laction de Marsat, du 14 août 2004. La légende de la photo est "le collectif de faucheurs volontaires tente de détruire un champ de maïs OGM défendu par des agriculteurs, des chercheurs et les forces de lordre".
>
> Des extraits dun texte de JP Charvet (géographe universitaire de référence sur la question de lalimentation dans le monde) expliquent que les OGM permettront daugmenter les rendements, de coller aux demandes de lindustrie et de "mieux gérer les problèmes denvironnement" (sic) en évoquant pesticides et eau. Ce texte date de 1997 !!!
>
> Toute personne sérieusement informée sait 1° que les OGM naugmentent les rendements que marginalement et à court terme 2° quils nexistent pas dOGM pour résoudre le problème de leau 3° que la pollution aux pesticides augmente avec les OGM 4° et bien sûr que les OGM sont un problème majeur pour lenvironnement (contamination large, incontrôlable et irréversible).
>
> JP Charvet est un géographe qui nanalyse pas les phénomènes géographiques sous langle des enjeux géopolitiques et sociaux, et qui nenvisage que les "progrès" technologiques pour répondre au problème de la faim dans le monde. Jen veux pour preuve sa conférence inaugurale au festival international de géographie de St Dié des Vosges en 2004. Les travaux de Sylvie Brunel, par exemple, illustrent dautres approches de ces questions.
>
> Notons que les autres éditeurs nabordent pas le thème des OGM.
>
> Jean-Yves Bou, enseignant histoire-géographie, lycée de Millau
>
> Face à cette propagande manifeste et intolérable des éditions MAGNARD, je vous invite à envoyer un message à chacune des trois adresses suivantes :
> [email protected]
> [email protected]
> [email protected]
>
> Ce message peut-être le suivant :
> -----------------------------------------------
> madame, monsieur,
>
> nous avons pris connaissance du contenu scandaleusement partisan, et scientifiquement faux, du manuel dhistoire-géographie de première STG des éditions Magnard. En effet, vous ne présentez les OGM que sous laspect de leurs soit-disant avantages, sans esprit critique ni débat.
>
> Nous vous demandons solennellement de retirer le texte 14 p 210 pour le remplacer par un texte qui présente le débat, ou de laccompagner dun texte qui propose des arguments anti-ogm.
>
> vous trouverez facilement de tels documents sur le site : www.monde-solidaire.org/spip/rubriq... ou sur les sites de greenpeace, infogm.
> -----------------------------------------------
> Voici les pages en question :
>
> JPEG - 80.5 ko
>
>
>
>
Ecrit par : christophe sibille | 11 juillet 2006
Merci C. Sibille pour votre amabilité à mon égard. Encore un p'tit coup de mes souvenirs d'école pour l'apérirtif ?
En réfléchissant, en compulsant des spécimens, je cherchais à « opérer un virage ».
Certains spécimens me semblaient complètement « élucubrants » et très lourds à utiliser (même pas les fameux « tableaux de sons » de Lecture en fête que vous évoquez dans votre livre, des textes souvent très longs , au vocabulaire alambiqué très différents des petits textes que me proposaient mes CP d’avant en début d’année) : « Coucou Lilou », « Grindelire ». D’autres avaient une composante syllabique plus forte, plus marquée (Gafi, Ratus) et me rappelaient trop le « Daniel et Valérie » qu’on nous a tant critiqué dans nos débuts.
C’est alors que je me suis souvenue du « Borel Maisonny » (Bien lire et aimer lire, cité plus haut) que j’avais vu fonctionner dans une classe lorsque j’étais remplaçante.
A l’époque, je l’avais vigoureusement critiqué mais je me rappelais de deux ou trois enfants en grande difficulté et qui pourtant, c’était au début du deuxième trimestre, déchiffraient et semblaient comprendre ce qu’ils lisaient.
J’ai donc contacté une maman d’élève, instit dans le privé et originaire de Lyon, qui m’a prêté le spécimen qu’elle avait gardé depuis son « Ecole Normale ». A faire du syllabique, autant ne pas le camoufler sous un habillage de « méthode mixte »...
La première année, j’ai « panaché », un petit coup de Foucambert d’un côté, un petit quart d’heure de Borel Maisonny de l’autre. Puis, j’ai de moins en moins panaché... J’avais une classe à trois cours d’une vingtaine d’élèves (Grande Section / CP / CE1), nous travaillions collectivement sur des livres de la littérature jeunesse pendant une heure le matin, puis chaque groupe travaillait de son côté :
En Grande Section : graphisme puis écriture sur cahier à lignes dès que les gestes de l’écriture liée étaient en place ; recherches de sons à l’oral ; illustration des écrits collectifs ; dictées à l’adulte.
Au CP : écriture de lettres, de syllabes ; dictées de syllabes et de mots ; petits « devoirs » d’orthographe, de grammaire, de conjugaison dès qu’ils savaient « tout lire » ; lecture quotidienne de 15 à 20 minutes sur « Bien lire et aimer lire » ; exercices de fixation des lettres, des sons sur ORTH (Guion, chez Hatier) [commentaire juillet 2006 : maintenant je n'utilise plus ORTH, mais le tome 3 de "Bien lire et aimer lire", exercices].
Au CE1 : apprentissage de l’écriture des majuscules en début d’année puis dictées quotidiennes (prises dans ORTH CE1, l’ancienne édition, dans la nouvelle, ils les ont supprimées ! Alors maintenant c'est 450 dictées chez Hachette) ; deux exercices de grammaire / conjugaison / orthographe / vocabulaire (progression cahier d’exercices « Livre Miroir », chez Magnard, ne cherchez pas, il n’est plus édité, je réutilise chaque année les mêmes en faisant copier tous les exercices sur le « cahier du jour », eh oui, j’ai toujours gardé cette « ringardise » de cahier du jour, c’est peut-être pour ça que dans ma classe, Foucambert et Charmeux, ça ne marchait pas...) ; lecture à haute voix tous les jours dans Abracadalire CE1(Hatier, inutilisable avec des élèves non lecteurs quoi qu’ils en disent, mais très bien pour des bons lecteurs) ainsi que tous les exercices du cahier d’activités correspondant au manuel.
Ecrit par : catmano | 11 juillet 2006
Le cahier du jour, ringard? Je dois habiter un département très atypique... Je ne connais pas une classe de CE1 à CM2 qui ne le préconise pas!
Ecrit par : christophe sibille | 11 juillet 2006
Chez nous, non. Il faut des classeurs avec des feuilles sous pochettes plastiques, une couleur pour chaque domaine, des codes pour classer (O1; O2 ; O3 ... pour l'orthographe par exemple...). Une horreur pour les petits dyslexiques, les petits hyperactifs, les petits d'origine étrangère que les parents ne peuvent pas aider à tout remettre en ordre quand ils ont refermé le classeur sans refermer les anneaux au préalable...
Ecrit par : catmano | 11 juillet 2006
"...les deux solutions s’excluent l’une l’autre. "
Serions-nous en train de résoudre un problème de maths?
JPB: vous parliez, il n'y a pas si longtemps, de l'enseignement comme d'un art.
Pourquoi toujours mélanger les conclusions sur les sujets " contenus de programmes" et "objectifs à atteindre" avec
ce qui relève de "la sphère privée" ( qui ne comporte pas, loin de là, que les préférences sexuelles ou religieuses!)
Mélanger, emberlificoter, noyer... Puis dire: votez 1 ou votez 2!
Je suis perplexe.
Je copie/colle:
"Concernant "l'élève au centre", encore une fois, il s'agit simplement de tenir compte du vécu de l'élève, (pardonnez ce mot, galvaudé), sans pour autant décider que ce soit lui qui dirige ses apprentissages! Cela me paraît logique, et j'aimerais qu'on me contredise en argumentant sur cette prise de position précise. "
J'aimerais aussi...
Ecrit par : Marielle | 11 juillet 2006
Deux mots.
L'un à Catmano, dont je trouve les posts merveilleusement éclairants.
L'autre à Marielle.
Il y a des solutions incompatibles, parce que ce qu'elles impliquent est incompatible.
C'est vrai qu'il existe bien d'autres domaines qui ressortent de la sphère privée que le religieux ou le sexuel. Mais le sexuel n'était là que pour montrer ce qu'a d'aberrant la politique de ceux qui veulent faire entrer le religieux à l'école, sous prétectxte de tolérance et d'ouverture. Je suis en train de rédiger un petit quelque chose sur le sujet.
Dans un mois et quelques paraît, chez Max Milo, le rapport Obin sur les signes religieux à l'école. Il remonte à 2004, et ce qu'il raconte n'est que la partie émergée de l'iceberg. Pour avoir interviewé l'une des rédactrices, je peux dire que la version primitive, celle qui collait le plus aux fais, était terrifiante — la version finale n'est pas mal non plus.
Par ailleurs, et pas mal d'interventions récentes sur ce blog et ailleurs l'ont amplement démontré, nous sommes entrés dans une zone de fortes turbulences — également appelée "période électorale".
Je ne transigerai jamais avec la laïcité pure et dure de l'école. C'est le choix, si je me suis bien fait comprendre, d'un engagement républicain. Le "problème" (nous y voilà), c'est que cette position est devenue incompatible avec la vision de démocratie communautariste qu'on tente de nous faire avaler.
À propos, Marielle, que vaut l'AFEP ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 juillet 2006
Que dire, si ce n'est citer une phrase qui à mon sens résume parfaitement la situation.
"Selon toute vraisemblance, aucun autre régime ne peut donner naissance à la tyrannie que la démocratie ; de la liberté extrême naît la servitude la plus complète et la plus terrible."
— Platon, La République —
Ecrit par : Estil | 11 juillet 2006
Evidemment, pour des pays n'ayant jamais connu la démocratie, le risque est moins grand!
Ecrit par : christophe sibille | 11 juillet 2006
Ou, comme disait Churchill... Je ne vous ferai pas l'injure de vous rappeler sa fameuse citation!
Ecrit par : christophe sibille | 11 juillet 2006
Merci, JPB, une petite suite avant que j'emmène mémé faire ses courses sous la canicule (elle mange à 18 h 30, elle ne peut donc pas y aller à la fraîche) ?
Pour en revenir au Borel Maisonny, depuis que je l’utilise (mais je ne m’en vante pas à l’extérieur...) [Commentaire juillet 2006 : puis-je maintenant m’en vanter, sans être taxée de « droitisme » puisque j’ai obéi avec plus de 10 ans d’avance aux consignes d’un ministre UDF ?], je n’ai jamais eu d’échec dans l’apprentissage de la lecture ; chaque année selon les « fournées » d’élèves, je vais plus ou moins vite et je finis le premier volume généralement vers les vacances de printemps (il a 288 pages).
Cela sécurise grandement les parents qui savent tous que « chez Catherine » les élèves savent lire en sortant du CP, ce qui n’est pas toujours le cas pour les enfants de leurs familles ou de leurs amis. Il y en a parfois un qui me demande si ce n’est pas CA la méthode globale dont ils ont entendu parler à la télé et qui est si dangereuse. Alors, je le rassure.
J’ai été inspectée la dernière fois en novembre1998 (je vous reparlerai de mon inspecteur, il vaut le détour) de 16 h 15 à 17 h, mais il n’est pas resté tout le temps. Mes CP lisaient une à une les petites phrases de Borel Maisonny à voix haute, chacun son tour. Après chaque phrase, je posais des questions de compréhension, expliquais un mot de vocabulaire, faisais commenter les affirmations. A la phrase : « J’admire ta cravate. » (C’était la leçon sur pr..., tr..., cr...), il leur demande : « Savez-vous ce qu’est une cravate ? », ma petite L. 5 ans 11 mois, pas gênée du tout, lui attrape la cravate (il était penché en avant au-dessus de leur table) et lui dit : « C’est ça, une cravate. D’ailleurs, elle est très belle, ta cravate. », et posant son doigt sur la double page de lecture, au bon endroit au milieu des 14 autres lignes, elle continue, l’air pénétré : « J’admire ta cravate. ».
Monsieur l’Inspecteur a souri et, quand j’ai reçu mon rapport, quelques mois plus tard, il avait écrit : « Au CP, le travail sur le texte a été très intéressant. Madame ... sait solliciter l’expression orale. Elle s’emploie à l’amélioration du niveau de langue. Le dialogue instauré gagnerait à se libérer de la forme interrogative trop présente [c’est normal, j’essaie de combattre la propension des enfants actuels à prendre la parole à tout bout de champ, même et surtout s’ils n’ont rien à dire...]. J’apprécie la recherche du réemploi du vocabulaire acquis et de structures variées [merci, L, pour ton « J’admire ta cravate. »]. » Evidemment, il indique par la suite : « Il faudra aussi élaborer des textes qui seront lus globalement puis qui serviront aux différentes phases de l’apprentissage de la lecture... », puis revient : « La démarche pédagogique est intéressante : les élèves apprennent à s’exprimer et à communiquer ; ils passent de l’oral à l’écrit puis reviennent à l’oral par la lecture à haute voix. » et conclut finalement : « J’insiste sur la nécessité d’une approche globale du texte. » A aucun moment, il ne cite la méthode employée [Commentaire juillet 2006 : à cette époque reculée, je lui en ai su gré.].
Ecrit par : catmano | 11 juillet 2006
Vous parlez du religieux JPB, eh bien je saisis cette oportunité pour faire part d'une information importante :
http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=4623
Je trouve cette décision grotesque, ridicule et même dangereuse pour la démocratie au sens noble du terme...Il se trouve que la loi du 15 mars 2004, destinée à supprimer et interdire tout port ostentatoire de signes religieux, est incomplète puisqu'elle ne concerne que les établissements primaires, collèges, lycées.
Et ce n'est pas tout, sur un forum pour bts où j'interviens régulièrement, le débat sur les caricatures de Mahomed a été plus que houleux et j'ai même failli être bannie...Perso, je m'en fous c'est virtuel, mais pour le principe je me rends compte que l'école actuelle ne défend plus les valeurs de la République par lâcheté, hypocrisie et malhonnêteté. Par ailleurs les étudiants, par contre, peuvent rédiger des inepties, des horreurs toutes aussi insupportables et ubuesques !!!
Voici donc mes propos personnels en copie. Je passe à leurs yeux pour "une inolérante, irrespectueuses envers la liberté de culte ou de coyances" :
"Le politique n'a rien à voir avec le religieux point final et à partir de là l'Etat n'a pas à s'en mêler c'est tout. Faute de quoi si nous rentrons dans ce jeu là, la société théocratique finira sans doute par pointer le bout de son nez !!!
La société ne sera pas meilleure en instaurant plus de religieux, bien au contraire. Si le religieux vient à prendre plus de place dans nos sociétés occidentales alors que nous nous sommes battus sous la Révolution pour la Démocratie, la République et l'Etat de droit, nous courrons à la catastrophe.
Ceci dit, si nous voulons plus de religieux, (rires jaunes) mettons en place une pseudo charia tant qu'à faire qui bafoue à l'unanimité les droits de l'homme (Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen on en fait quoi ???) et notamment ceux des femmes au nom de la volonté de je ne sais quel Dieu. Supprimons tant qu'à faire la Loi Neuwirth sur la contraception en 1967, la loi Veil sur l'IVG en 1975, la loi sur le divorce par consentement mutuel en 1975, le droit d'user de son corps. Et puis supprimons également le préservatif puisque la religion le rejette et laissons mourir 30 millions d'Africains du Sida et bientôt 60 millions soit la population de la France si nous ne réagissons pas !!
Les femmes, dans les pays musulmans islamistes à dominante théocratique, sont des objets ni plus ni moins ! Et pour cause d'adultère elles sont condamnées à mort, lapidées, torturées, brûlées vive. En Afghanistan des femmes s'immolent par le feu pour échapper à l'emprise d'un mari tyrannique, le voile est l'expression la plus abominable de la soumission dans ces pays et elles se battent pour ne plus le porter.
Dois je aussi rappeler que la religion est toujours source de conflits d'intérêts et de pouvoir ??? Même si les textes sacrés prônent une certaine éthique ou morale il est radicalement naïf de croire que les hommes amélioreront leur comportement grâce à la religion.
Plusieurs exemples le démontrent : Jeanne d'Arc, prénommée Jeanne La Pucelle, brûlée vive en 1431 en Place de Grève par l'Inquisition, les Croisades qui ont tué des milliers de personnes au nom d'une Guerre Sainte, les Guerres de religion et la Saint Barthélémy stoppées grâce à l'Edit de Nantes en 1598 notamment signé par Henri IV, les martyrs lors de l'avènement du Christianisme, Galilée jugé et poursuivi par l'Inquisition sous prétexte d'avoir découvert que la terre tourne autour du soleil et non le contraire (cf. héliocentrisme et géocentrisme), l'affaire Calas, les attentats du 11 septembre comme ceux perpétrés en Europe, l'Affaire Dreyfus (un capitaine démis de ses fonctions et condamné aux travaux forcés à Cayenne parce qu'il est juif puis réhabilité grâce à Zola "J'accuse" publié en 1898 dans le journal l'Aurore), l'affaire Halimi, les conflits en Irak entre chiites et sunnites c'est aussi religieux (je ne parle pas des Américains et de Saddam que ce soit clair c'est autre chose), l'intifada en Israel et Palestine même si le conflit est aussi d'ordre politique, etc....
Conclusion, on ne peut négocier ni avec la religion ni et surtout avec des fanatiques religieux. On ne peut occulter le retour d'un certain fanatisme religieux implicitement généré par la perte totale de nos repères collectifs, d'autant plus que l'on assiste en même temps à la montée du mouvement sectaire, etc... Nous, pays occidentaux, vivons dans une société laïque et c'est tant mieux ! Rien ne doit changer cet état de fait...
En conséquence, nous vivons dans un Etat de droit démocratique et la liberté d'expression et d'opinion en est l'un des fondements sacrés ! Etre libre de s'exprimer c'est non seulement tolérer l'opinion des autres quand bien même elle peut blesser....
Le seul outil permettant de réguler et d'assurer l'Ordre Social et Public c'est le Droit positif chargé d'ordonner par le biais de la loi les comportements de chacun d'entre nous et seule la volonté de la Nation prédomine"
J'ai semble -t-il jeté dans ce forum un gros pavé dans la mare et c'est tant mieux parce que je ne changerai pas d'avis (rires)...
SW
Ecrit par : Sandra WAGNER | 11 juillet 2006
"Il y a des solutions incompatibles, parce que ce qu'elles impliquent est incompatible. "
Ce que je traduis ( en attendant... mieux ? ) par:
ce qu'elles impliquent est incompatible dans cette "zone de turbulences " (période électorale.)
L'AFEP? Parlez-vous de l'association qui défend les intérêts de enfants précoces?
Si oui, je ne peux rien vous en dire...
Ou alors seulement que les gens des associations militent pour ... une reconnaissance et une prise en compte de la différence dans l'enseignement.
Ecrit par : Marielle | 11 juillet 2006
PS : je corrige mes fautes de frappe désolée le clavier s'est emballé !
Voici donc mes propos personnels en copie. Je passe à leurs yeux pour "une intolérante, une personne irrespectueuse envers la liberté de culte ou de croyances" :
Ecrit par : Sandra WAGNER | 11 juillet 2006
Je republie l'article de l'Express et j'espère que cette fois le lien fonctionnera :
http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=4623
Ecrit par : Sandra WAGNER | 11 juillet 2006
http://fr.news.yahoo.com/11072006/202/a-paris-les-resultats-du-bac-meilleure-performance-depuis-68.html
Meilleurs résultats au BAC à Paris depuis 1968.
On vit une époque merveilleuse.
Mes déductions:
Moins ils voient leurs profs ( démocrates et républicains pas de jaloux),mieux ils apprennent et mieux ils réussissent.
Les cours privés sont très efficaces,l'avenir leur appartient.
Les profs ont pratiqué une correction plus "démocrate" que "républicaine" (volontairement ou incités).
Il faut recommencer l'année prochaine dès janvier 2007 à "révolutionner" et on atteindra 90 % de réussite.
Profs, encouragez-les ,réussite assurée !
Cette hypocrisie de tous dans l'Education Nationale m'enrage .
Ecrit par : bernard | 11 juillet 2006
Hypocrisie, tartufferie voilà d'excellents termes pour qualifier l'EN ! y a t-il vraiment jamais eu une volonté d'égalitarisme?
on grince des dents: aucune égalité quant à l'accès aux grandes écoles et la carte scolaire est un facteur de ségrégation et je passe sur tout le reste! nous sommes très loin de l'école démocratique et républicaine.
rétablissons les bûchers!( je ris là)
Ecrit par : banlieusard | 11 juillet 2006
Allons, Bernard, faut-il vous rappeler que le Savoir est en eux ? Sans profs du tout (imaginons une grève d'un an), les résultats seraient forcément de 100% de réussite. Combien de fois les salopards de service, du genre Bégaudeau, m'ont-ils expliqué que c'était à cause des fossiles dans mon genre que le système éducatif piétinait ? Parce que nous prétendons enseigner quelque chose, au lieu de laisser cces splendides cervelles accoucher de leurs Idées ?
Pendant que nous en sommes à ce platonisme du pauvre qu'on appelle la pensée pédagogique… Estil, splendide citation. Quand je pense que c'est le même Platon qui, dans les Lois, met au point un système qui est l'ancêtre reconnu du totalitarisme…
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 juillet 2006
Les professeurs ont réussi à rendre leur propre travail inutile. A quoi bon les payer, puisque l'enfant sait déjà tout ? On devrait les remplacer par des mannequins équipés de magnétophones, qui répèteraient : "exprime-toi, exprime-toi, exprime-toi...." On a besoin de rien d'autre, semble-t-il, et quelle économie ce serait pour la nation !
(avant que Christophe ne me saute sur le râble, je précise que la remarque fait montre d'une ironie amère).
Ecrit par : Pierre-Henri | 11 juillet 2006
Mais non, Pierre-Henri, je ne vous sauterai pas sur le râble!
Sandra, je suis à 100% d'accord avec vous... A propos, que pensez-vous de l'affaire des caricatures dans laquelle, à mon sens, seule Charlie-hebdo, (et essentiellement son directeur de la publication ) a pris une position réellement courageuse et rationnelle? (Je ne sais pas si je pourrai lire votre réponse avant la fin du mois, étant en partance pour la haute Ardèche, où je n'aurai même pas l'électricité! (Bonnes vacances à tous, à propos).
Ecrit par : christophe sibille | 11 juillet 2006
J'ai simplement été outrée par les prises de position du gouvernement et autres dirigeants qui, par lâcheté, ont préféré négocier avec des fanatiques religieux, des fous furieux capables de proférer des menaces de mort !!!!
Retournons nous au temps de Staline et des Soviets ???On pourrait le croire.... Le reste de ma pensée est ci-dessus.
Comme dirait Eric Conan de l'Express, "n'éteignons pas les Lumières !!!!"
Ecrit par : Sandra WAGNER | 11 juillet 2006
D'ailleurs j'ajouterai que Charlie Hebdo a toujours usé de la satire et en a fait son fond de commerce depuis des années : raison pour laquelle l'intervention de nos dirigeants est donc d'autant plus ridicule et à plus forte raison nous sommes en droit de la blâmer !
Ecrit par : Sandra WAGNER | 11 juillet 2006
si je puis répondre à une question qui ne m'est pas adressée...étant dans "l'autre" association, je n'entends pas toujours de commentaires très amènes sur l'AFEP, qui aurait la réputation de mettre l'accent sur les surdoués sans problèmes (sauts de classe et programmes accélérés). Evidemment si un membre de l'AFEP me lit il va bondir !
Je signale que l'ANPEIP dont je fais partie est agréée par l'Education Nationale (bon je ne sais pas si c'est vraiment une référence désormais ! ;-)) ; elle peut donc intervenir dans les établissements scolaires pour informer /former les professeurs intéressés (là c'est plus dur).
L'ANPEIP est une fédération d'associations régionales ; elle a été créée par Jean Charles Terrassier, fondateur de l'école Michelet de Nice, première structure à accueillir les enfants précoces y compris à problèmes. Chaque région organise des rencontres avec des professionnels mais aussi, très importants entre enfants précoces, histoire de leur montrer qu'ils ne sont pas tous seuls (et leurs parents non plus !), ce qui leur fait beaucoup de bien.
Sandra si vous ne l'avez pas lu, je vous recommande un très bon livre "Tirs croisés" sur les fanatismes religieux, qui démontre à quel point l'intégrisme qu'il soit juif, chrétien ou musulman prend toujours les mêmes cibles : intellectuels, femmes, homosexuels...j'ajoute que c'est aussi le propre des dictatures, qu'elles soient fascistes ou communistes ; on brûle d'abord les bouquins pour imposer SA vérité ; aujourd'hui en France on n'a plus besoin de brûler les bouquins on fabrique une génération qui ne sait pas lire.
Comme je suis très cynique, je vois le bon côté des choses c'est que ceux qui savent encore lire et réfléchir, pour peu qu'ils aient un certain humanisme (qui peut aussi être religieux hé oui ! rien n'est simple), pourraient prendre le pouvoir plus facilement en infiltrant les sphères de pouvoir réel pas les postes en vue non, les couloirs et les bureaux des ministères, comme l'ont fait les Boers quand ils ont voulus (et ont pu) imposer les lois de l'apartheid en Afrique du Sud. Merci de ne pas comprendre que je rêve d'apartheid en France c'est juste le processus que je trouve remarquable. A force d'avoir de nouveaux instit modèle Rachel Boutonnet, l'EN finira bien par changer non ? à nous les parents d'encourager ces enseignants, c'est tout ce que l'on peut faire et si j'en crois la maîtresse de mon petit dernier c'est très précieux.
Je persiste à penser que c'est discrètement et de l'intérieur que se font les changements les plus profonds.
Ecrit par : fabienne | 11 juillet 2006
"élaborer des textes qui seront lus globalement" : Vraiment, je ne comprends toujours pas ce que cela signifie !
M. Sibille, je suis d'accord avec la manière dont vous reformulez "l'élève au centre" : il est légitime de connaître le vécu et de l'origine sociale, notamment, de l'élève -- mais pour en faire quoi ? S'il s'agit de faire des "programmes à la carte", je ne suis pas d'accord (et vous non plus, si je vous ai compris.)
Mais pourquoi alors utiliser ce mot d'ordre, qui signifie littéralement autre chose ? (Je ne peux m'empêcher de penser à la "grâce efficace").
Par ailleurs, l'expression "l'élève au centre", s'oppose à "le savoir au centre" dans les conceptions dominantes des IUFM. Et là, elle tend à faire du vécu de l'élève un but en lui-même, et à rendre le professeur inutile. Or, pour ce que j'en ai observé, c'est bien dans ce sens qu'elle est le plus souvent employée.
En ce qui concerne les formateurs que vous appelez une minorité intégriste, je suis d'accord avec vous sur le qualificatif. Mais pour autant que je m'en sois rendu compte, il ne s'agissait en rien d'une minorité dans les deux IUFM que j'ai fréquentés. De plus, cet esprit "intégriste" est absolument dominant dans les programmes et documents d'accompagnement de Français. J'en veux pour preuve la liste d'ouvrages conseillés au collège, dont la plupart ne font que confirmer les opinions et la culture de départ des élèves, sans autre apport.
Pour ma part, cette conception de l'"élève au centre" (pas la vôtre), et l'ensemble de la manière d'enseigner qui en découle, est tellement incompatible avec ma mentalité qu'elle aurait déjà justifié amplement ma démission... Si mes formateurs n'avaient pas de plus, jugé utile de sanctionner de diverses manières, licenciement compris, le caractère "réactionnaire" de mes méthodes.
En l'absence d'autres éléments, minorité ou majorité, nous ne trancherons pas.
Je prends note de votre explication. Mais si elle vous fait honneur, elle ne me paraît pas efficace pour défendre la politique actuelle d'éducation de notre pays, ni pour nous rassurer à son endroit.
Ecrit par : prof chômeur | 11 juillet 2006
M Brighelli
Je n'ai pas autant de facilité à opposer Démocratie et République.
Si la première m'appelle à penser le gouvernement du peuple, (la mise en commun et le partage d'un territoire étymologiquement), la seconde consiste à nommer le régime qui est notre . Ce n'est donc pas une monarchie parlementaire, ni un consulat, ni un régime impérial, qui a fini par s'établir durablement depuis la révolution en France , mais avec beaucoup de peine, une République. Car les différents régimes n'ont pas été représentatif de l'ensemble des citoyens Français qui ne pouvaient , dans les débuts , se prononcer que pour un nombre restreint d'entre eux, sur la politique de la nation en payant le droit de vote. Et tous les notables , industriels, bourgeois, propriétaires, craignant les "rouges" et autres "partageux", ont fini par la force du temps, des guerres et des révolutions , par trouver aussi leur compte dans le régime républicain.
Rien que le nombre d'électeurs me paraît en soi être réprésentatif de la démocratie dans une République et je pense que la démocratie n'est pas seulement un idéal qui renvoie aux seules libertés de l'individu , mais aussi un concept de représentation commune qui trouve concrétisation dans un régime républicain . C'est dans l'espace républicain, j'en suis d'accord, que se trouvent préservé l'espace des libertés.
Et puis, constitutionnellement, nous sommes dans une République démocratique, et la démocratie n'est donc pas seulement un idéal qui se perd dans les remugles des individualismes mais un fondement conceptuel qui définit la souveraineté nationale du peuple en terme de première des règles de droit , héritage d'un long processus historique. Si l'on n' apprend pas ces essentiels à l'école, si on laisse chacun définir ce que doit être la démocratie par rapport à un intérêt personnel à l'imaginer plus qu'à en connaître le sens hérité de l'histoire, évidement que l'on peut ainsi dire que la démocratie est l'idéal de chacun qui ne vit jamais au delà
de lui même.
Il me parait donc difficile de comprendre que vous opposiez ces deux termes alors qu'ils me semblent liés. C'est le régime républicain et la constitution et non "charte" ou" convention" qui portent le concept de la démocratie. Et peut être inversement, la seconde qui appelle le premier pour trouver un sens concret.
Maintenant, je ne dirai pas non plus que le concept démocratique trouve son sens dans le concret des institutions à chaque instant de nos vies et pour chaque cas. Mais la République fonctionne t'elle correctement d'être si peut portée par ses citoyens et dans l'école ? C'est plutôt cela qui me dérange.
Voilà ce que m'évoque l' opposition que vous construisez sur ces deux termes.
Ecrit par : DG | 11 juillet 2006
Une précision à l’article de l’Express relevé par Sandra. En effet la loi sur les signes religieux à l’école ne s’applique pas aux CFA mais, non pas, parce qu’elle est mal faite mais parce que, et vous l’oubliez tous, un apprenti n’est pas un élève.
Un CFA n’est que l’autre lieu de formation de ce jeune SALARIE- APPRENTI en complément de l’entreprise.
Chaque entreprise, chaque CFA a son règlement intérieur et c’est le droit du travail qui régit les conditions de travail. Faut-il rappeler qu’il est interdit, en matière de recrutement par exemple, de procéder à toute discrimination raciale, sexuelle, religieuse ou d’appartenance syndicale ? Sandra, vous qui avez tant à faire aux recruteurs vous comprenez la nécessité de cette loi protectrice du candidat.
Oui JPB, "refusons l’entrée dans l’école de tout ce qui concerne la sphère privée, du choix religieux aux pratiques sexuelles" mais il est bien dommage de devoir passer par la loi pour que cela soit respecté. Pourquoi est-il nécessaire aujourd’hui de légiférer en tout : les signes religieux à l’école, la parité dans les instances représentatives etc… Et si il est important que l’école soit au centre du débat électoral, la vraie question en 2007 sera de savoir quelle France nous voulons demain : un pays tel que nous l’avons construit au cours des siècles qui intègre ceux et celles qui le rejoignent ou une France de communautés ?
Et si "Un enseignant n’a pas besoin de savoir si l’élève en face de lui est musulman, catholique ou fétichiste" comme vous le dîtes, moi je me fiche de savoir quelles sont les préférences sexuelles du candidat aux élections municipales pour décider si je lui donne mon bulletin de vote ou pas et pourtant c’était – souvent – au cœur du débat.
Ne vous méprenez pas sur mon propos…les échanges de ces derniers temps sur ce blog étaient…étranges. J’approuve très largement ce qui est écrit dans le post de JPB "nœud du problème" et comme Fabienne je pense "que c'est discrètement et de l'intérieur que se font les changements les plus profonds" et je l’ai déjà dit sur ce "fouroum" (j’adore les remarques de Toto). A vous enseignants de (re)prendre le pouvoir.
Et puisque "prof chômeur" est en ligne, sachez que le privé pourrait vous apporter satisfaction. Il y a des réseaux privés non confessionnels - des CFA en l’occurrence - qui accueillent ces jeunes que vous aimez accompagner et faire progresser. Pensez –y si vous êtes en recherche d’emploi.
With Love
Colomba
Ecrit par : Colomba | 11 juillet 2006
Ne vous affolez pas, prof chômeur, bien sûr que ça ne voulait rien dire "élaborer des textes qui seront lus globalement" puisque de toute façon, les élèves travaillaient depuis deux mois déjà avec une méthode syllabique et qu'ils avaient le réflexe de déchiffrer. Si j'avais "élaboré" ce genre de texte, bien qu' "élaboré" ne veuille pas dire grand chose, donc plutôt, si je leur avais donné à lire des textes (ce que je faisais d'ailleurs à d'autres moments de la journée), ils les auraient déchiffrés en me demandant de temps en temps "ça fait quoi A et N dans ce mot ?" de façon à décoder les mots un à un et à chercher à comprendre le texte en même temps...
Vouv voulez la suite ? Sinon, sautez la fin de mon "post" (je suis toute contente, j'ai appris un mot nouveau...)
Les seules réserves qui m’ont été émises depuis que j’emploie cette méthode m’ont été faites par ma nouvelle collègue de CE2 /CM1 /CM2 qui est arrivée dans l’école justement l’année où son fils entrait au CP. Elle avait alors moins de dix ans d’ancienneté et avait donc été « formée » à la rude école de l’IUFM.
Toute l’année, elle a vaillamment joué le jeu avec son fiston malgré sa déstabilisation évidente. Elle ne perdait pas une occasion (en privé seulement) pour souligner les phrases « sexistes » (par exemple « Papa lit le journal et maman brode un drap. » à laquelle j’ai répondu que la broderie est plutôt considérée à notre époque comme un loisir créatif que comme une tâche ménagère avilissante) ou « ringardes » (« Je glane du blé et je le donne à la cane » qui faisait partie de la page lue devant monsieur l’Inspecteur qui m’a louée pour mon « amélioration du niveau de langue »). Et, même lorsque son fiston qui lui déchiffrait toutes les étiquettes des paquets de biscuits ou de céréales à partir du mois de janvier lui demandait : « Maman, ça veut dire quoi –partiellement déchuilé (pour déshuilé)- ? », elle n’a pas réussi à se convaincre que « ça marchait » et a fini par m’avouer que sa prof d’IUFM leur avait expliqué que c’était « une méthode pour débiles mentaux où l’on transformait les enfants en sémaphores atteints par la danse de St Guy ». Je n’ai rien pu dire ; moi aussi, quand j’avais vu les élèves de la classe où j’avais effectué le remplacement, j’avais pensé quelque chose d’approchant...
Alors, je me contente de lui parler des travaux du Dr Wettstein – Badour et j’arrive peu à peu à la faire revenir sur ses certitudes... Et tant mieux, parce que l’année prochaine, j’aurai la petite sœur au CP [Commentaire juillet 2006 : tout va bien, la fille savait lire en novembre, a embrayé un CE1 dans la foulée et passe au CE2] et qu’en plus, cette année, la maman utilise un manuel en français avec ses grands et elle fait une dictée par semaine [commentaire juillet 2006 : je n’ai pas encore réussi à la convaincre d’adopter un barème plus simple que le sien qui tient compte de tout un tas de critères (du type ½ point par faute d’orthographe lexicale et 1 point par faute grammaticale).]
Ecrit par : catmano | 11 juillet 2006
Colomba, je suis entièrement d'accord sur le principe de discrimination mais tout de même un CFA est d'abord et avant tout un centre de formation qui dépend de l'EN, c'est un établissement scolaire public.
Aussi, (dîtes moi si je me trompe) en entreprise on applique le règlement intérieur de l'entreprise et à l'école on applique le règlement scolaire, le statut est donc double : étudiant/salarié. Théoriquement le respect du règlement intérieur scolaire est de rigueur faute de quoi le jeune est sanctionné à juste titre. Dans le cas présent le voile est l'objet de la discorde.
Or, la loi sur la laïcité du 15 mars 2004 sur le port des signes religieux, ne concerne pas l'enseignement supérieur,(seulement les établissements primaires et secondaires) raison pour laquelle la clause du fameux règlement intérieur du CFA en question est irrecevable. Je pense personnellement plutôt à cette raison là. La loi du 15 mars 2004 ne pouvait donc être utilisée par l'établissement scolaire.
Par ailleurs, me semble-t-il cette étudiante se rendait à un cours, il ne s'agissait pas d'un recrutement dans le cas présent. On ne peut donc parler de discrimination à l'embauche directement, faute de quoi sa candidature aurait été irrecevable au moment de la sélection. Pourtant elle avait été acceptée.
http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/foulard/dossier.asp?ida=427541
Par ailleurs je tiens à signaler que le droit du travail protègent la liberté religieuse des employés et en outre les convictions religieuses ne doivent pas être prises en compte dans le cadre du contrat de travail.
A mon avis les débats passionnés sur la laïcité auront encore de beaux jours devant eux !
Ecrit par : Sandra WAGNER | 11 juillet 2006
Correctif : Par ailleurs je tiens à signaler que le droit du travail protège...
Ecrit par : Sandra WAGNER | 11 juillet 2006
Alors cette fois ! ma petite phrase au sujet du frère sinistre (qui avait fait voir rouge un dénommé Chris), dans les commentaires de "vous avez dit violence" est bien pâlotte comparée au post de Sandra Wagner, je ne puis que vous féliciter, c'est aussi ma vision des choses.
Fabienne vous mentionnez "tirs croisés", je le disperse cette semaine dans la nature avec "bookcrossing" ainsi qu'un autre du même auteur "frère tarik", plus "le jour où la France tremblera", plus "A bonne école", pour « la fabrique du crétin » j’attends le retour, je l’ai prêté. J'ai par le passé largué dans la nature plusieurs fois "l'islam des interdits" d'Anne-Marie Delcambre.
J'ai évidemment acquis le matin même trois exemplaires de Charlie Hebdo.
J'en veux au premier ministre Danois d'avoir présenté des excuses pour ces caricatures.
Il faut à tout prix leur tenir tête sans quoi il auront la notre.
Merci à Lariba (j'espère que vous visiterez ces commentaires) pour la présentation de Marva Collins, et de m'avoir fait connaître ainsi qu’au blogueur Jaime Escalante.
Des bouffées d’air frais dans ces derniers commentaires.
Ecrit par : mabiche | 11 juillet 2006
Un autre document en format pdf :
http://www.ldh-france.org/media/hommeslibertes/laicite_129.pdf
Ecrit par : Sandra WAGNER | 11 juillet 2006
“C’est le contraire qui advient dans les royaumes gouvernés comme celui de France ; parce qu’on peut y entrer avec facilité, en gagnant quelques barons du royaume ; parce qu’on trouve toujours des mécontents et des gens désireux d’innover ; ceux-là, pour les raisons que je t’ai dites, peuvent t’ouvrir la voie à cet état et te faciliter la victoire. Mais cette victoire, si tu veux t’y maintenir, entraîne ensuite des difficultés infinies, et avec ceux qui t’ont aidé et avec ceux que tu as opprimés. Et il ne suffit pas alors d’éteindre la lignée royale, parce qu’il reste des seigneurs qui se font les chefs de nouveaux bouleversements ; et ne pouvant les contenter ni les détruire, dès que l’OCCASION se présente, tu perds cet Etat”
Ecrit par : Machiavel | 11 juillet 1513 (Le Prince)
L’occasion fait le larron, et ron, et ron, petit patapon
“certain humanisme... ...pourraient prendre le pouvoir plus facilement en infiltrant les sphères de pouvoir réel pas les postes en vue non, les couloirs et les bureaux des ministères”
Ecrit par : fabienne | 11 juillet 2006
On infiltre, on infiltre.
A propos, la sphère, du grec sphaira : boule. Son premier sens, étrangement, c’est la surface de la boule (ensemble des points de l’espace équidistants...) comme en math, c’est bien la sphère qui est la surface de la boule.
Deuxième sens : boule (ensemble des points de l’espace contenus dans la sphère). Bien qu’on emploie “sphère de pouvoir” ou “d’influence” de manière correcte, c’est tout de suite moins chic d’infiltrer les boules du pouvoir.
C’est vrai qu’il y a des posts étranges...
With love anyway
L’infiltrant larron
Ecrit par : D'Enguell | 12 juillet 2006
je voulais dire "ensemble des points de l’espace délimités par la sphère" pour le deuxième sens de sphère.
Navré
Ecrit par : D'Enguell | 12 juillet 2006
Oh la la, qu'est-ce qui vous arrive aujourd'hui? Personne n'écrit ? Est-ce l'annonce des résultats mirobolants du bac cuvée 2006 qui vous laissent cois ? Ou attendez-vous les doctes explications de notre Sinistre (comme disait Coluche) des Trans.. euh de l'Education Nationale ?
En les attendant, avec une impatience mal dissimulée, un petit extrait de "Catherine au pays des apprenants heureux" :
Actuellement, dans notre département [en 2004/2005, du moins], ce ne sont plus les écrits sociaux qui sont au goût du jour pour apprendre à lire aux tout-petits (ah, « les cahiers de vie » de ma collègue PE en maternelle (ça veut dire prof des écoles), il y a 5 ou 6 ans ! Ces pages désespérément vides au retour de week-end exposées aux regards des petits copains qui, heureusement, s’en fichaient complètement d’ailleurs, et les pages magnifiques que J A, 4 ans, totalement mutique en classe et fort peu intéressé par tout ce qui se passait autour de lui, avait soi-disant dictées à sa maman... Et quelle différence avec les « Cahiers de vis », comme les appelaient les petits élèves de Freinet à Bar sur Loup !).
Maintenant, à l’IUFM, les profs de français doivent avoir des actions de « L’école des loisirs » et ce qu’IL FAUT UTILISER, ce sont les séries de 25 albums (à 5,50 € pièce ; une série pour chacune des cinq périodes de l’année scolaire) complétées par un livre pour l’enseignant correspondant à chaque série (entre 7,50 € et 9 €) et dans lequel on nous explique tout : « Dans un souci de plus grande cohérence dans l’acte de lire, que ce soit à l’école ou à la maison, il est d’abord judicieux de donner un exemplaire à chaque enfant... » (première phrase de la description générale de la démarche), c’est en effet fondamental puisqu’on nous explique ensuite que les enfants ne doivent pas emporter le livre chez eux et que l’instit’ doit se payer le luxe de déplacer chaque soir les 25 trombones qui attachent ensemble les pages que l’enfant « ne doit pas encore lire » ; dans ce livre du maître, on nous explique encore : « Les enfants s’habituent à relever très soigneusement des indices [...] témoignant du contexte de situation : c’est un album pour enfants avec un texte et des illustrations. » (Tout un travail, à 6 ans, reconnaître qu’un livre illustré avec peu de textes écrits gros est un « album pour enfants avec un texte et des illustrations », il y en a bien pour toute une année scolaire...) ou encore : "Lorsqu’au CP on choisit de lire dans un album, on ne renonce pas pour autant au travail fondamental qui consiste à mettre en parallèle un son et des graphies. Mais les textes proposés aux enfants n’ont pas été écrits dans le but d’aborder les sons, contrairement à ceux que l’on trouve dans les manuels scolaires... ». Suivent alors quatre petits paragraphes qui expliquent sommairement quelles activités l’enseignant peut mettre en place à la fin de l’étude d’un album pour étudier le rapport phonie / graphie(s) (discrimination auditive, recherche rapide de mots contenant le son à étudier, tableaux récapitulatifs).
Je comprends mieux pourquoi les PE sortants qui sont parfois nommés dans « mon » école sont tous soulagés lorsque je leur dis que je prends le CP ! Quelques heures de « formation » à l’IUFM et « ça » comme bouée de sauvetage, ça fait un peu court comme bagage pour construire une pédagogie de l’apprentissage de la lecture. Et comme je comprends ma petite nièce qui n’a pas réussi à apprendre à lire en un an avec une telle méthode...
Ecrit par : catmano | 12 juillet 2006
“Pour qui roule JP Brighelli ?”, entends-je quelquefois.
Très exactement pour ceux qui préconisent ce ciment national, qui empêche les oscillations catastrophiques, le retour de balancier, le coup de baton au bras (de levier) vengeur.
Anti-sismique serait plus approprié, disent ceux qui habitent la “ceinture de feu”, mais qui ne souhaitent pas la fuir.
Puis-je continuer mes modestes explications ainsi, monsieur Brighelli ?
Impécunieux ces temps-ci, pourriez-vous me donner quelques éléments à moudre sur votre deuxième ouvrage, que je n’ai pas acheté, “A bonne école” ?
Et puisque le quatrième pouvoir sans vous être complètement hostile n’est majoritairement pas votre relais principal, la cinquième roue du pauvre qu’est le Net fournira à tous ces “informations”, comme heureusement aussi celles de Catmano, qui n’est pas encore en vacances, mais qui vit, semble-t-il, au pays de “l’accent qu’on attrape en naissant du côté de Marseille”.
A bientôt voisine
Ecrit par : D'Enguell | 12 juillet 2006
Mais si, je suis en vacances depuis le 6/07 au soir... Et j'habite bien pas trop loin de Marseille et encore moins d'Avignon... Pour vous remercier, la fin du chapitre sur la lecture. Après, il y en un sur les mathématiques, ça vous intéresse aussi ?
Cette année, j’ai essayé d’utiliser la méthode "Lire avec des albums" (en plus de « Bien lire et aimer lire » et des activités structurées que j’ai exposées plus haut) puisque ma collègue de maternelle avait fait travailler mes trois CP sur des albums proposées pour la Grande Section [Commentaire juillet 2006 : à l’époque, les effectifs faisaient que je n’avais plus les GS dans ma classe. Maintenant, je les ai récupérées... Ouf ! (Je vous expliquerai un jour pourquoi...)].
Nous avons « lu » ensemble « Viens jouer avec moi, Petite Souris ». Pour K et O, qui déchiffraient déjà en GS, un seul problème : « Ca ne va pas assez vite ! » Une double page, c'est-à-dire une quinzaine de mots tous les deux ou trois jours, ça ne maintient pas vraiment l’intérêt. Pour B, qui est une CP classique (elle est arrivée en septembre en connaissant le nom de quelques lettres, les prénoms des copains, papa, maman), j’ai eu l’autre jour son opinion (« caftée » par sa maman) : « Tu sais, j’y comprends rien à ce truc, mais je fais semblant, ça lui fait plaisir à la maîtresse. »...
Ca ne fait rien, dans Borel Maisonny, elle comprend tout et elle avance à toute vitesse. Pour les vacances de Toussaint, je lui ai prêté « Léo et Léa », elle avait l’air ravi (mais comme maintenant je sais qu’elle fait parfois semblant pour me faire plaisir !...). [Commentaire juillet 2006 : Dernière dictée du CE1 (début juillet): « Un choix. Cyrille ne sait pas où aller cet après-midi : à la patinoire ou à la piscine. C’est l’un ou l’autre. Il faut se décider maintenant ou il sera trop tard. Finalement, Cyrille choisit la piscine, où il retrouvera ses amis. » Mots à apprendre : la patinoire, la piscine, maintenant, un choix. Aide au cours de la dictée : « Cyrille sait... Quel est le verbe ? Puisque vous me dites que c’est le verbe savoir, je vous explique qu’il commence forcément par les lettres S et A... Débrouillez-vous pour la suite... » B : 17,5 sur 20 ; O : 19,5 sur 20 ; K : 20 sur 20].
Ecrit par : catmano | 12 juillet 2006
Note provocatrice et stimulante. Mais je ne pense pas qu'opposer république et démocratie soit pertinent. Je crois même que c'est dangereux.
Dire que l'excès de démocratie conduit au fascisme, c'est intellectuellement amusant, mais c'est évidemment faux. Le fascisme, c'est l'autoritarisme absolu et l'unicité idéologique. La démocratie, parce qu'elle doit prendre en compte l'opinion du plus grand nombre, amène forcément compromis et modération. Elle amène aussi responsabilité et légitimité. Quand il s'agit d'une véritable démocratie en état de marche, naturellement, ce qui n'est pas vraiment le cas chez nous.
Que des peuples, à certains moments de leur histoire, soient tentés de confier le pouvoir à un homme fort, c'est une réalité. Mais ce serait un paradoxe absurde que d'en tirer argument pour dénigrer la démocratie.
S'il s'agit de déplorer le libre-service revendicatif qui, sous couvert de démocratie, conduit à miner la république, je suis d'accord: si j'insiste pour que l'Etat ne serve qu'à défendre "mes" droits, "mon" opinion, "mes" goûts, "ma" religion, "ma" communauté, "ma" vision de l'orthographe, "ma" perception de l'histoire, et que je mets tout cela au-dessus du bien commun de la collectivité, c'est effectivement une tendance néfaste. C'est ce qui caractérise le droit-de-l'hommisme, entre autres.
Les vrais droits de l'homme, c'est autre chose. Ce sont ceux que proclame la première déclaration des droits de l'homme, celle de la première République. Qui a instauré la représentation nationale, et son esprit. Elle n'est donc nullement opposée à la démocratie.
Opposer démocratie et république, c'est aussi suggérer que l'autoritarisme de l'élite, ceux qui savent mieux que tout le monde ce qui est bon pour nous autres, serait une bonne chose. C'est pencher du côté de la Terreur, et non de 1789.
C'est, hélas, une tendance très répandue dans la gauche française et au sein du fonctionnariat qui est au coeur de l'inconscient politique de ce pays. Cette gauche qui ne cesse de rappeler que Hitler-est-arrivé-au-pouvoir-par-les-élections, sous-entendu: OK pour que le peuple s'exprime, mais nous nous réservons le droit de corriger le tir si les masses s'égarent.
Sans craindre l'incohérence avec ses protestations contre l'ingérence américaine à l'encontre d'Allende au Chili, l'ingérence européenne à l'encontre du Hamas en Palestine, etc.
Je crois plutôt que le boulot fondamental, en ce moment, consiste à mener l'action politique de façon à ce qu'il n'y ait aucun doute, dans l'esprit de chacun, que république et démocratie sont une seule et même chose.
Ecrit par : Robert Marchenoir | 12 juillet 2006
Rêvé-je, ou ce blog deviendrait-il aire de séduction ? D'Enguell, vous pouvez continuer vos "modestes" analyses, et Catmano (nous sommes quasi voisins, alors ?) enverra en retour les chapitres passionnants d'un livre à venir — le sien, pas le mien : le Crétin III, si je puis ainsi m'exprimer, portera comme je l'ai dit sur les questions liées à la laïcité. Ma note "Nœud du problème" en est, en un sens, une "bonne page", comme on dit dans la presse. Je vous ferai le coup encore une fois ou deux.
"Quand il s'agit d'une véritable démocratie en état de marche, naturellement, ce qui n'est pas vraiment le cas chez nous", écrit Robert Marchenoir : et c'est bien ainsi que je l'entends. Notre démocratie exalte "l'individu", mais n'en tient aucun compte : la "pédagogie" formate, uniformise, et c'est bien là le point de contact entre (fausse) démocratie et vrai fascisme. On semble permettre à chacun de donner son avis, et à l'arrivée, on interdit à tout le monde toute pensée non conforme.
Historiquement, l'invention de l'individu arrive au XVIIIe siècle — avec l'invention de l'esprit d'examen. Mais qu'auraient pensé Voltaire, d'Alembert et Diderot (pour ne pas parler de d'Holbach ou d'Helvétius, ou de Mme du Châtelet) de nos récentes polémiques sur le "voile", et de l'affirmation de quelques pauvres filles plus aliénées que d'autres que "c'est leur choix", comme on dit à la télé ? Qu'est-ce qui reste d'individu dans la tendance actuelle à dire la même chose que l'autre — sinon la vocifération qui donne un semblant d'autonomie au conformisme de l'idée ?
Voilà que j'écris sur le blog dans le même style que mes bouquins. C'est systématique, dès qu'un texte me travaille — et que je le travaille. Je vous prie tous d'excuser l'auteur de se prendre à son propre Je…
JPB
PS. D'où il ressort, cher Robert, que démocratie et république, dans les faits, sont très loin d'être la même chose. Et lorsque la république se fait bouffer par la démocratie, comme c'est le cas en ce moment, eh bien le fascisme n'est plus très loin. Quand on commence à discuter de la pertinence du zèle religieux sur les lieux de travail… Colomba nous rappelait hier que les CFA appartiennnent au monde du travail, et que les règles qui protègent les élèves de l'endoctrinement religieux ne peuvent s'y appliquer. Pourtant, il doit bien y avoir des mineurs, dans ces CFA, des gens fragiles, susceptibles d'être manipulés… Soyons encore plus clair : les signes religieux ostentatoires s'apparentent pour moi à l'usage du tabac, proscrit de tous les lieux publics clos. Ou, mieux, d'une drogue quelconque : vous ne fumez pas votre pétard en public, que je sache… Et qui a dit déjà que la religion était l'opium du peuple ?
Ecrit par : brighelli | 12 juillet 2006
"Parce que nous prétendons enseigner quelque chose, au lieu de laisser cces splendides cervelles accoucher de leurs Idées ?"
JPB
Cher Collègue
Seriez vous atteint tout à coup de clairvoyance et de lucidité? Vous avez parfaitement raison de PRETENDRE enseigner quelque chose!
Pure prétention...C' est certain!
Chris
PS: inutile de répondre trop longuement, je ne viens plus ici que par excès de masochisme et le plus rarement possible.
Ecrit par : chris | 12 juillet 2006
C'est quoi c't'histoire de séduction ? Je vous l'ai déjà dit, je suis très "primaire", moi... J'envoie mes "petits trucs" parce que j'ai envie de les communiquer. Je les avais envoyés dans un premier temps à M. Le Bris, je n'ai jamais su s'il les avait reçus... J'en ai envoyé (il faut un s ou pas?) d'autres ("Et si l'erreur commençait bien avant 6 ans") à M. A. B..., il m'a fort gentiment répondu qu'il avait trouvé cela passionnant mais qu'il ne pouvait pas m'aider, alors je les ai envoyés à JPB par l'intermédiaire de son éditeur, je ne sais pas encore s'il les a reçus... Je ne tiens pas forcément à être éditée, je ne suis pas Hervé Vilard, moi. Les trompettes de la renommée me font très peur et puis, je suis très bien dans mon petit trou perdu provençal avec mes petits élèves, mes petites collègues et ma grande tranquillité. Seulement, de temps en temps, ça déborde un peu. Alors, j'avais trouvé ce blog où, sans aucune idée de séduction, j'envoyais mes "petits trucs" sans importance... juste en me disant que, peut être, ça pourrait intéresser un collègue ou deux et que, du coup, je me sentirais moins seule (pédagogiquement parlant, pour le reste, tutto va bene, merci...). Maintenant, si je gêne, y a pas de lézard, je m'éclipse sans regrets... enfin si, un peu quand même, ça m'amusait bien d'envoyer des "posts" (ah, je suis vraiment contente d'avoir appris un mot nouveau...). A bientôt, j'espère (toujours sans aucune idée de séduction, voisin...)
Ecrit par : catmano | 12 juillet 2006
"Et qui a dit déjà que la religion était l'opium du peuple ?"
Ne serait-ce pas ce cher Karl Marx si je ne m'abuse ??? En effet la religion pour certains vient compenser les maux de la société surtout lorsque cette dernière se trouve en déliquescence complète.
Ecrit par : Sandra WAGNER | 12 juillet 2006
reste avec nous catmano.
tu sais bien que le JP c'est un gros déconneur! ;)
"Voilà que j'écris sur le blog dans le même style que mes bouquins. " je me disais aussi : "là je comprend rin de rin" ;)
j'vais attendre encore un peu avant de lire tes bouquins.
Ecrit par : toto | 12 juillet 2006
Plus une société se démocratise, autorisation de la bigamie,acceptation du nudisme en ville, de la vitesse sur les routes,de la pornographie à la tv à 20 h 30,des chiens si gentils partout dans les rues,des boums fin juin des futurs 6èmes organisées par leurs parents,que puis-je encore inventer,plus en effet cette société se rapproche du moment où elle se donnera à une dictature,la vie devenant "invivable".
Un verre,deux verres de démocratie ça va,trois verres, bonjour les dégâts !
Pour une République à la démocratie non débridée !
Ecrit par : bernard | 12 juillet 2006
Il est recommandé d'interdire ( slogan de Mai 2008).
Ecrit par : bernard | 12 juillet 2006
oui Bernard il est même interdit d'interdire !
Ecrit par : Sandra WAGNER | 12 juillet 2006
catmano j'ai beaucoup souri en lisant votre post sur la lecture, notamment à la mention du fameux trombone qui indiquait qu'il ne fallait surtout pas lire la suite ! j'ai OSE mais oui sous les yeux horrifiés de mon fils, j'ai osé enlever ce trombone pour lui permettre de lire la suite de Pélagie la socière (très rigolo mais TRES répétitif) et même la fin ; parce que c'est vrai que trois jours de suite sur la même double page c'est long quand on lit un Conte du Chat Perché en 45 minutes...ensuite on a remis le trombone et il n'a rien dit en classe....c'est très vilain de faire des trucs dans le dos de la maîtresse mais comme il dit "j'ai fait semblant de pas savoir lire en maternelle alors je peux faire semblant de pas l'avoir lu !"
tiens chris joue les Joséphine Baker...
Ecrit par : fabienne | 12 juillet 2006
Cher Bernard, la démocratie ne veut pas dire que l'on peut faire tout et n'importe quoi! cela veut simplement dire que c'est le peuple qui est le Souverain, autrement dit que c'est lui qui décide de son avenir (par le biais du Parlement dans notre cas). Je suis fière et heureuse de vivre en démocratie (et non en République).
Ecrit par : Christine | 12 juillet 2006
Certains "posts" ont trait aux résultats du bac, "excellent cru 2006" . Tant il est vrai que moins les élèves vont au lycée, plus le niveau monte! Etonnant, non?
Voici quelques extraits d'un article du Figaro de lundi 10 juillet 2006.
'Polémique autour du bac 2006.
Avec un taux de réussite qui pourrait dépasser celui de 1968, l'examen est jugé bradé par certains parents et enseignants.
(...Au vu des résultats des élèves reçus du premier coup, (73, 9 % soit 5,1 points de plus qu'en 2005), la cuvée 2006 devrait frôler voire dépasser le taux record de 81 % atteint en 1968. Cette année, témoigne un enseignant qui a corrigé des copies de sciences éco, 'le bac est donné.'
Pour René Sylvestre, président du groupe l'Etudiant, 'il est évident que les organisateurs du bac ont demandé aux correcteurs d'être un peu plus sympas' pour tenir compte des heures de cours perdues pendant la crise du CPE. Le ministre de l'éducation, Gilles de Robien, nie toute idée de bac au rabais. Selon lui, ce cru 'exceptionnel' est dû uniquement au talent et au travail des élèves et des enseignants.
(....) Ce sont les bacheliers scientifiques qui ont tiré le mieux leur épingle du jeu avec 8,6 points de plus par rapport à 2005.
Le niveau d'exigence baisse, dénoncent les enseignants.
Outre de multiples fautes d'orthographe et de syntaxe qui émaillent les copies parfois rédigées en langage 'texto', ce professeur de philosophie a par exemple relevé cette année un 'dieu aux iris' (dieu égyptien Osiris) ou une 'chapelle sixteen' (Sixtine ). Voici par exemple le mail adressé par un adolescent de terminale S à un de ses professeurs.
'bon ben le bac sa c'est bien pasé j'ai eu 15 de moyenne general donc menssion (mention) ben, bref en philo je pensai avoir mieux fait j'ai eu que 13...otant dire que je suis dessus (déçu) , je pensais avoir bien assuré.' Un mail à l'image de ses prestations écrites pendant l'année, qui lui ont pourtant valu une mention 'bien ' au bac S !
Cette interrogation sur le manque d'exigences des épreuves touche tous les examens. Mireille Grange, professeur de lettres en ZEP, s'étonne que, le jour de l'épreuve de français du brevet, l'ensemble des candidats d'une salle d'examen en provenance d'étabissements différents ne connaissaient pas cette année le sens du mot 'prose' et étaient donc dans l'impossibilité de traiter un sujet qui leur demandait de rédiger un 'récit en prose'. Ces élèves ont par ailleurs découvert noir sur blanc que l'orthographe n'était pénalisée qu'au delà de 10 erreurs. ' Comment une école aux exigences aussi réduites peut-elle communiquer le goût de l'effort et du travail bien fait ?', s'interroge-t-elle.
Pierre Merle, sociologue et sécialiste de l'évaluation, réfute ces reproches d'indulgence excessive. 'Les tests de niveau dans l'armée donnent les mêmes résultats depuis trente ans, ' affirme-t-il. Certes, l'orthographe s'est fortement détériorée depuis quelques années, reconnaît-t-il, 'ce n'est pas un scoop'. Mais, assure-t-il, les élèves seraient bien meilleurs à l'oral ou en informatique...' (Marie-Estelle Pech)
Cordialement.
Anne-Marie Valette
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 juillet 2006
Si ce qu' Anne-Marie vient de dénoncer ce n'est pas du TOUT ET N'IMPORTE QUOI "démocratique" dans le domaine de l'Education Nationale ......je me ....syndique chez... Aschiéri .
Ecrit par : bernard | 12 juillet 2006
Pourquoi s’obstiner à soutenir la démocratie alors que de l’autre coté vous la dénigrez ? Je pense honnêtement qu’il est inutile d’essayer de faire l’éloge du régime politique qui est la cause de tous les problèmes que vous dénoncez. C’est d’ailleurs, selon moi, en ce sens que Mr. Brighelli oppose la république à la démocratie.
Enfin après tout, avec 81% de réussite au bac, le peuple est surement apte à diriger maintenant.
Ecrit par : Estil | 12 juillet 2006
L'Homme ,depuis des siècles, va de démocratie en dictature,et de dictature en démocratie,on est bien obligé de le constater,c'est comme ça,mais peut-être que l'année prochaine ,on va inventer la démocratie éternelle, exceptionnellement en France .La vraie,cette fois.
La Démocratie populaire.
Ecrit par : bernard | 12 juillet 2006
Saclay, fin des années cinquante. Des forts en maths bossaient afin que 50 ans plus tard certains puissent bénéficier d’une électricité nucléaire gratuite. Vous me direz, la finalité n’était pas exactement celle-là.
Catmano, livrez-nous vos expériences de l’apprentissage en maths, que je sache si dans trente ans, je payerai l’électricité aux slovènes à prix d’or, ou pas.
Ecrit par : D'Enguell | 12 juillet 2006
Pardon de revenir sur un point de détail (?) mais Sandra me demandait des précisions ce matin. J’ai eu le temps de vous lire les uns et les autres mais pas de vous répondre …je ne suis pas encore en congé…
Sandra, donc, oui et non à vos remarques :
1-Oui un CFA est un centre de formation conventionné avec l’EN puisqu’il délivre des diplômes reconnus par l’Etat.
2-Non ce n’est pas un établissement scolaire.
Les CFA dépendent soit des chambres de métiers, soit des Chambres de Commerce et d’Industrie, soit ils ont été créés par des réseaux professionnels. Ce sont des établissements de droit privé avec une mission de service public donc à scolarité gratuite…ou presque parce que, en l’espèce, je doute que cela soit tout à fait gratuit !!
Nous avons là un CFA accueillant des jeunes suivant une formation dans l’enseignement supérieur et dépendant très certainement d’une CCI.
3-Non il n’y pas de règlement scolaire dans un CFA, il y a un règlement intérieur comme en entreprise.
4- Non le statut des jeunes n’est pas double. Ce sont des salariés et c’est tout. Le CFA n’est que le lieu de formation complémentaire à l’entreprise.
Un CFA ne peut être considéré comme un établissement scolaire enfin tant que l’Education nationale ne fait pas d’apprentissage…
5- Oui le jeune est sanctionné quand il ne respecte pas le RI.
6- Oui la loi ne s’applique pas à l’enseignement supérieur mais
7- Non, ce n’est pas pour cela que la clause du RI ne s’applique pas. C’est parce que au delà du RI, ces jeunes sont soumis au droit du travail…d’où mon allusion aux articles du code qui protègent le salarié contre toute discrimination lors du recrutement.
Par contre, JPB a raison en disant que dans des CFA il peut y avoir des jeunes mineurs - et demain de 14 ans- "fragiles, susceptibles d’être manipulés"…
Voilà pour ces précisions demandées et nécessaires.
Je m’étonne de la méconnaissance de ce monde de l’apprentissage et pourtant ce sont les jeunes qui quittent le système scolaire "classique" à 16 ans qui rejoignent ces centres pour se former à un métier….et demain ils vous coifferont, répareront vos voitures, construiront vos maisons, vos routes ou fabriqueront vos selles de cheval…
With Love
Colomba
Ecrit par : Colomba | 12 juillet 2006
Tiens, allez un exemple pour finir sur le statut de ces jeunes. Une absence d'un jour de Jean âgé de 15 ans : son employeur est averti. Si cette absence est injustifiée, l'employeur est en droit de lui retirer une journée de salaire...
Et oui.
With Love
Colomba
Ecrit par : Colomba | 12 juillet 2006
Merci beaucoup Colomba pour ces précisions je comprends mieux maintenant !
Ecrit par : Sandra WAGNER | 12 juillet 2006
Je rebondis pour dire que je suis d'accord avec ce point là:
"Notre démocratie exalte "l'individu", mais n'en tient aucun compte : la "pédagogie" formate, uniformise, et c'est bien là le point de contact entre (fausse) démocratie et vrai fascisme. On semble permettre à chacun de donner son avis, et à l'arrivée, on interdit à tout le monde toute pensée non conforme."
Je me le traduis : le discours pseudo "psycho" des pseudo spécialistes pédagogistes (qui n'a rien à voir avec la psychanalyse ) pose l'identité et la personnalité de l'enfant comme acquise, enfant au centre du système scolaire, comme si la personne était déjà construite (ce que dénonçait Arendt dans les années 50). L'élève qui n'est que ce "jeune" des discours pédagogistes , finalement , décrochant assez vite des études mais les suivant pour le "fun" , aspire à devenir une star AC, ou nouvelle Star, ou Star tout court , disons une image de ce qu'il ne peut être et atteindre intérieurement , spectacle proposé en images à tous les gosses de moins de 20 ans dans toute la France, à moins qu'il ne soit ce nouveau philosophe en herbe dés le primaire.... Voici donc l'image de ce que c'est d'être: une image plaquée, une pensée plaquée, un propos plaqué.
Une éducation plaquée.
Par la suite, le relais des discours: de ne jamais parler des hommes comme des sujets, mais des "variables", un "capital"...etc , bref tout ce qui se quantifie et devient objet et ne se nomme jamais.
Autant dire que nous ne sommes pas en démocratie puisque nous n'élevons pas des sujets aptes à se saisir d'eux mêmes.
C'est comme l'exemple du parallèle que fait JP Lebrun entre le système totalitaire et le rôle maternel , induisant une toute puissance chez l' enfant, qui de ne le laisser jamais accéder au statut de sujet, par l'absence d'autorité et de symbolique paternelle. Cette toute puissance permet de tout dire et tout faire, (puisque maman ne dira jamais rien...)
et voilà que rien de l'Autre n'existe et ne peut exister.
Je préfère dire qu'il n'y a pas de réelle démocratie, mais que ce concept n'est pas vain pour ceux qui peuvent lui donner un sens.
.
Ecrit par : dg | 12 juillet 2006
" La démocratie, c'est l'art de donner au peuple l'illusion d'être souverain " : quel est le prof d'histoire qui saura me dire l'auteur de cette citation, pour rire ?
Ecrit par : jojolapin | 14 juillet 2006
Pour Jojolapin.
Il semble que c’est une citation de Mussolini dans une lettre en réponse à Gustave Le Bon (1841-1931). Fondateur de la psychologie sociale et auteur de la Psychologie des foules (1895) qui a influencé Mussolini et Hitler.
« Mon cher Maître, je réponds à vote lettre. Démocratie, c'est le gouvernement qui donne ou cherche à donner au peuple l’illusion d'être souverain. Les instruments de cette illusion ont été divers pour les époques et les peuples, mais le fond et les buts n'ont jamais changé. Voilà mon opinion nette. Cela me donne l’agréable opportunité de vous envoyer mes cordiales salutations. Mussolini. »
Ecrit par : Lariba | 14 juillet 2006
Merci du renseignement, il me semblait que la citation datait du temps où Mussolini était devenu le Duce. Est-ce du fascisme que de rapporter cette remarque à l'époque actuelle ?
Ecrit par : jojolapin | 14 juillet 2006
"Merci du renseignement, il me semblait que la citation datait du temps où Mussolini était devenu le Duce. Est-ce du fascisme que de rapporter cette remarque à l'époque actuelle ?
Ecrit par : jojolapin | 14 juillet 2006"
Non, non...C' est seulement de la bêtise...
Chris
Ecrit par : chris | 14 juillet 2006
Citation pour citation, restons dans le domaine français. Kikadi :
"Le gouvernement d'un seul est une monstruosité, le suffrage restreint est une injustice, le suffrage universel est une stupidité."
C'est le même kadi :
"Par égoïsme, méchanceté ou éclectisme, je ne veux être jamais lié à aucun parti politique, quel qu'il soit, à aucune religion, à aucune secte, à aucune école : ne jaias entrer dans aucune association professant certaines doctrines, ne m'incliner devant aucun dogme, devant aucun prince et aucun principe, et cela uniquement pour conserver le droit d'en dire du mal."
Promis, ce n'est pas de moi — quoique…
Pas trouvé encore ? C'est le même kadi :
"Quand on voit de près le suffrage universel et les gens qu'il nous donne, on a envie de mitrailler le peuple et de guillotiner ses représentants ; mais quand on voit de près les princes qui pourraient nous gouverner, on devient tout simplement anarchiste."
Je vous sens hésitant. Allez, une dernière pour la route :
"Sapons les immortels principes.
"Que devrait être, en réalité, ce suffrage de tous ? La représentation exacte de toutes les forces vives, effectives, agissantes, d'un pays, proportionnellement à la puissance de ces forces.
"Or, une seule est représentée : le nombre. La richesse territoriale, l'argent, l'industrie, ne travaillent donc point à la grandeur de la nation ?
"Est-ce que l'intelligence et le savoir ne sont point encore les deux forces les plus agissantes et les plus respectables ?
"Est-ce que le grade universitaire (puisque l'Etat octroie des grades) ne devrait pas conférer une autorité particulière à celui qui l'a reçu ?
" Mais non. Le nombre imbécile seul est puissant."
Allez, pour vous aider, une précision : c'est un auteur sur lequel JPB — ma pomme — a fait jadis une étude — chez Ellipses.
Ça n'étonnera pas les "démocrates" qui hantent ce blog. Ça n'étonnera pas non plus les vrais républicains.
JPB
Ecrit par : brighelli | 14 juillet 2006
Pour JPB : étant donné que je n'ai pas lu tous vos ouvrages, je donne ma langue au chat.
Pour Chris : désolé, je suis effectivement un attardé mental (comme l'IUFM me l'a bien fait sentir avant vous) ; je constate simplement que, depuis vingt-cinq ans, à peine un gouvernement est-il formé qu'il se met tout de suite à dos le peuple qu'il est censé représenter.
Ecrit par : jojolapin | 14 juillet 2006
Il me semble que Guy de Maupassant à la comtesse Potocka (non, non, pas celle quio buvait de la vodka au petit déjeuner) s'exprimait en ces termes.Ah, crotte, un aristo !
Ecrit par : D'Enguell | 14 juillet 2006
Mr Rade expose à Mr Patissot ces principes...
"Les dimanches d'un bourgeois de Paris" semblent encore bien d'actualité...
Mais il serait sans doute triop dangereux aujourd'hui d'étudier ces textes de Maupassant...des fois que cela donnerait des idées...
Merci JPB pour le rappel à mes vieux souvenirs (plus de 20 ans) d'une discussion animée dans l'un de vos cours...
Ah la mémoire... dîtes moi me joue-t-elle des tours
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 juillet 2006
pardon, mon post concernait le fil de discussion "le noeud du problème" je me suis trompée de fil pour répondre je rectifie de ce pas
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 juillet 2006
oups encore une erreur de manip j'étais pas sur le bon fil...il commence à être tard ...enfin pas tant que ça...je devrais aller dormir
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 14 juillet 2006
Ah, la culture… Bravo à Patricia et à D'Enguell pour l'identification de Maupassant ! Je ne sais pas si les Chroniques sont encore disponibles chez les bouquinistes (en 10/18), mais c'est passionnant — et politiquement très incorrect, non seulement pour l'époque, mais pour aujourd'hui.
Parce qu'au fond, j'ai parfois l'impression que si l'école régresse, c'est que toute notre civilisation est en régression grave. Et que nous avons l'école que nous méritons.
Et c'est bien d'une régression qu'il s'agit, pas d'une décadence. Les temps de décadence sont intellectuellement stimulants — voir la fin du XIXe, par exemple. En ce moment, l'intelligence est partie se faire voir ailleurs. Il y a des pays émergeants infiniment plus intelligents que nous, pour l'heure…
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 juillet 2006
"Pour Chris : désolé, je suis effectivement un attardé mental (comme l'IUFM me l'a bien fait sentir avant vous) ; je constate simplement que, depuis vingt-cinq ans, à peine un gouvernement est-il formé qu'il se met tout de suite à dos le peuple qu'il est censé représenter.
Ecrit par : jojolapin | 14 juillet 2006 "
Le Président représente la Nation
Le Gouvernement ne représente rien du tout
Les deux Chambres portent la parole de la Nation par l' intermédiaire des Députés et Sénateurs
Enfin, dans l' idéal...
Et si on n' est pas content du pouvoir, on s' engage pour changer la donne ou on part élever des chèvres dans le Haut Atlas marocain...C' est bien aussi...
Chris
Ecrit par : chris | 17 juillet 2006
Lu sur un autre blog
Triste non?
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Etonnante cette soudaine invasion pédagogiste! Certains souhaitent enseigner le discours politique ? Sans doute pour vanter les bienfaits de la LCR sur notre sol. Je suis peut-être réactionnaire mais de mon côté je désire l'arrêt de la mixité sexuelle en milieu scolaire, convaincu que les toilettes s'assimillent plus à un lieu de découverte charnelle (contrainte ou consentante) qu'à un lieu d'aisance, convaincu que les différences sociales ne peuvent qu'amplifier le décalage et le ressentit de certains élèves envers certains autres, je prône le retour de la blouse en milieu scolaire. Les pédagogistes ont peur et pourtant le ministère de l'éducation et issu de leurs caste, les programmes sont de leurs faits les méthodes d'enseignement sont les leurs également. Pourquoi cet effroi subit ? Sans doute est-ce la population Française qui se rend compte de la vacuité et de la dangerosité d'un programme d'éducation idéologiquement orienté, les Français ont peur du vide, les Français mettent leurs enfants dans des écoles catholiques, miracle! les écoles catholiques ne sont pas encore imprégnées de soixantuitardisme tiersmondiste aigûe, les Français respirent, leurs enfants ne seront pas soumis à la loi de la jungle, ils ne seront pas insultés, volés, violés, tabassés.. Tout les enfants ne sont pas faits pour aller à l'école messieurs, certains sont fait pour la prison d'autres doivent êtres expulsés, d'autres enfin sont fait pour le travail... Bonnes Vacances !!!
Postée par Yann le 18 juillet 2006 à 21:25
Ecrit par : chris | 18 juillet 2006
Je ne sais pas qui a écrit ce torchon, de Yann l'expéditeur ou de Chris le bloggeur, en tous cas CA PUE LA CHAROGNE.
Je suis à 100% d'accord avec le début, sur les pourritures post-soixante-huitardes, sur l'abolition de la mixité jusqu'en 3ème. Enjcore que vu l'état des chiottes de mon bahut, si j'avais quinze ans, je ferais voeu de chasteté.....
Là où c'est carrément insupportable et vomitif, d'ailleurs j'en ai taché mon t-shirt, c'est la fin, cruelle, abrupte et conne; "Tous les enfants ne sont pas faits pour alller à l'école, certains sont fait (merci le s) pour aller en prison, d'autres doivent être expulsés, d'autres enfin sont faits pour le travail". Une telle ordure ne se retrouve qu'à Nuremberg ou à Vichy. Et j'admire la couardise du salopard fasciste qui a dégueulé tout ça. En loucedé, sur un des sites déseté depuis trois jours pour que personne ne réponde....Manque de bol, Montaignacheval est là et pourfend la connerie humaine. En tous cas, une pareille saloperie me donne envie de vivre en ménage avec Meirieu....
TIens, pour terminer, en espérant que ce monsieur -voici un bien beau mot pour une chose pareille- n'est pas en charge d'élèves ou d'étudiants, je lui conseille d'aller faire un tour à Auschwitz voir les tas de nattes de petites filles massacrées, ou à l'Indian Memorial au Nebraska où il pourra se délecter des scalps d'enfants et des jouets portant encore des traces de sang. Car, cher Goebbels, elle est là la solution....ne joue pas à l'hypocrite. E-X-T-E-R-M-I-N-E-R les enfants que tu juges indigne de ton génie.Mais un conseil, avant de les massacrer, donne leur quand même leur doudou, charogne.
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 21 juillet 2006
Cher Montaignacheval
On peut ne pas être d' accord, mais là je peux t"'affirmer que j' ai bien repris ce texte tel qu' il était écrit.
Et je suis OK avec toi! Ca pue!!!!!
Chris
Ecrit par : Chris | 21 juillet 2006
Serait-ce de la provoc de Chris, ou d’un autre, qui balance ce machin pour nous inciter à penser que nous finirons par déboucher sur cette conclusion, si nos échanges persistent sur les mêmes voies ? C’est de la tactique élémentaire d’extrêmiste qui a raté le concours de la DGSE.
Bravo, MONTAIGNACHEVAL, pour avoir dépisté l’animal (même si c’est léniniste).
Ecrit par : D'Enguell | 21 juillet 2006
J'avoue que je ne lis pas forcément tous les posts : ma femme intervient pazrfois dans le classement (pas dans les réponses !), et classe sans suite — et sans trop m'en signaler le contenu — les textes susceptibles de faire monter ma tension. Le 18, je n'étais pas là, j'enregistrais à Paris une émission qui passera le 31 août en pseudo-direct sur RFI.
Je ne peux pas demander d'attestation d'identité à tous ceux qui interviennent ici. N'importe qui peut signer "Chris" — à condition de faire moins de fautes d'orthographes que Yann (qien es ?).
Par ailleurs, j'ai appris (à mes dépens) à ne pas réponde à toutes les provocations. Cela dit, je conçois très bien que d'autres, au cuir moins endurci que moi par ces derniers mois de fréquentation des plateaux télé/radio, où l'on vous balance des choses ébourriffantes, répliquent du tac au manque de tact.
Montaigne (quel superbe pseudo, quand même, ce MONTAIGNACHEVAL !), ici, sur la terrasse, à l'ombre e tpar un léger régime de brises, il fait 43°. Dans mon bureau, je préfère ne pas mesurer. Dehors, c'est assourdissand de cigales (y a-t-il des cigales en Turquie ? Je ne me souviens pas, j'étions là-bas en pleine guerre — en 1974. J'ai un tropisme curieux qui m'entraîne volontiers sous les balles).
AUtre chose. Je voudrais sonder en direct la communauté de mes blogueurs préférés. Je travaille (parce que je vais en faire une amorce de chapitre) sur l'affaire d'Ilan Halimi et du "gang des barbares". Alors, s'agissait-il d'un acte antisémite caractérisé, ou l'antisémitisme est-il devenu, après tant de discours citoyens et de cours d'Histoire bien intentionnés, si diffus, si quotidien que ses partisans ne se rendent même plus compte qu'ils sont antisémites ? Ou…
Le problème est plus complexe qu'il ne paraît à première vue. Les responsables de pas mal d'organisations dites anti-racistes sont très divisés sur le sujet. Et j'entends toutes sortes de voix, à gauche principalemet, s'élever pour dire que "sale feuj" est devenu une injure parmi d'autres. À mon sens, ce ne sera jamais une injure parmi d'autres — mais je ne suis pas François Bégaudeau.
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 juillet 2006
empruntant régulièrement les transports en commun de Paris et sa région, j'assiste très souvent à des scènes d'injures , mettant en scène des "djeuns" du neuf trois comme il est très mode de le dire en ce moment et bien souvent j'entends cette injure échangée entre deux jeunes "beurs".Même si je partage votre avis quant au fait que ce n'est pas une injure comme les autres , je dois dire qu'à chaque fois ça me fait sourire "jaune" tant c'est la démonstration du puit d'ignorance insondable de ces "djeuns" qui utilisent à tort et à travers des expressions dont ils ignorent le sens , uniquement parce qu'elles "sonnent" bien. Dans l'affaire Halimi , était-ce réellement un acte antisémite? de prime abord il semblerait que cela ait permis aux médias de vendre de l'image et du papier. j'ai toujours tendance à rester prudente et à dire que nous ne sommes pas dans le secret de l'instruction, mais je ne suis pas suffisament documentée sur l'affaire pour intervenir
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 juillet 2006
J'aimerais beaucoup en discuter en effet. Car je suis intimement convaincu que "Sale Feuj" n'est pas, en effet, uen injure à la noix comme les autres. Quand mes élèves se traitent de sale Marocain ,sale Arabe, sale pundé(Indien) onsent que c'est plutôt amical. Même sale rabza ou sale gaulois. Qaund on entend dire "sale feuj", c'est le ton qui saisit, un ton haineux, à la limite du lynchage. Le meurte d'Ilan Halimi est un crime antisémite, mais "new look," si l'on ose dire. Car maintenant, les plus enragés antisémites à part le fondu iranien, ce sont les Noirs, descendant des esclaves, auxquels on a subtilement et insidieusement mis dans le crâne que l'esclavage, c'étaient les Juifs......ce qui permit évidemment à la bourgeosie catholique de se défausser à bon compte.
L'antisémitisme Noir,est comme l'antisémitisme japonais est incompréhensible. mais révélateur, si besoin en était de l'absolue spécificité du Judaïsme et de l'être-Juif. Dieudonné, quel nom pour un rat pareil!!!!- Deodatus, en latin, ne s'y est pas trompé en instillant les idées de Farrakhan, le nazi noir américain.
Le gang des barbares, ne nous y trompons pas, n'est pas constitué de zombies. Mais il entre dans la même problématique que la SA? jadis. Il est TRES interessant de savoir comment étaient recrutés les SA par la NSDAP; On prenait des gens banals et en apparence, pour reprendre l'expression d'Alphonse BOudard, "le contenu d'une rame de métro" auxquels on détachait la bride....oui je sais Montaignacheval, la bride...mais c'était involontaire.
Mais nous en reparlerons sans doute. Et oui, il y a des cigales en Turquie. Et un nombre effarant de frelons.....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 21 juillet 2006
Petit témoignage modeste: il y a trois ans, dans le collège où j'enseigne un élève de 6ème plutôt discret, timide s'est fait d'abord "embêté" puis réellement tyrannisé par la majorité de ses camarades. J'ai pensé dans un premier temps qu'il s'agissait d'histoires de gamins... Mais la chose prenant une drôle de tournure, je m'en suis ouverte à la Principale qui m'a dit que l'élève en question était de religion juive et que depuis une absence pour cause de fête religieuse, ne me demandez pas laquelle, l'élève en question subissait toutes sortes de harcellement.
J'ai cru tomber sur une autre planète en entendant cela.
Mes chers collègues ont semblé peu émus.
La mère a fini par retirer l'élève de ce collège.
Non, je ne crois pas que l'insulte " sale feuj" soit banale.
Il y aurait beaucoup à dire également sur l'incohérence de notre école qui se dit républicaine et qui accueille depuis quand d'ailleurs?depuis toujours? les aumôneries et les heures de propagande qui vont avec et laisse ses enseignants arborer leurs croix catholiques sans sourciller.
Ecrit par : elisabeth. | 21 juillet 2006
sorry : s'est fait embêter, puis tyranniser...
Décidément, il faut que je prenne le temps de me relire...
Ecrit par : elisabeth. | 21 juillet 2006
Voilà en quelques lignes claires, je trouve et solides posé tout le problème qu'évoquait JPB.
mais Elisabeth, ce qui dans votre témoignage est si vrai, c'est l'IGNOBLE LACHETE de l'immense majorité des profs. Peu de corporations sans doute abritent en leur sein un tel nombre de couards. Et, effectivement, j'ai moi aussi vécu la MEME histoire dans mon bahut. Seulement voilà, j'ai une (trop) grande gueule, et comme je vis comme vous que peut chaulait à l'administration qu'un petit Juif se fît emmerder par des Dieudonnés en devenir, et comme je voyais qu'à la salle des profs on faisant semblant de ne rien entendre, je suis rentré chez moi, et me suis fabriqué une étoile jaune que j'ai arboré le lendemain...Branle-bas dans Landernau!!!! Mais je n'ai pas cèdé, et sans doute me dira-t-on que c'est parce que je suis Juif moi-même, j'ai claironné haut et fort que je garderais mon étoile tant qu'on chercehrait pas à en savoir plus sur cet "incident". Au passage, mes 3ème furent très impressionnés, car justement on étudiait Vichy. Evidemment, la dirlote céda en me menaçant de gngngngngna. Et le pire est encore à venir: trois mois plus tard, quand j'allais signer ma note, je m'aperçus qu'elle n'avait même pas eu le courage de me la baisser, ce qui eût été normal puisqu'elle me détestait.
J'ai agi de même avec des petits Maliens qui se faisaient emmerder par le bistrotier de la Porte Chaumont. Je suis allé m'acheter des clopes -il me connaît depuis 10 ans- en me foutant du cirage noir sur le fiole et en me trouvant une perruque crépue. Là aussi scandale, mais qui a failli mal finir, parce que les bistros sont quand moins policés que les dictionnaires à pattes...
Enfin , ce que j'aimerais enfin savoir c'est pourquoi les profs comme la presse, sont unanimes( et c'est très bien ainsi) à gueuler contre le racisme, mais sont gênés aux entournures dès qu'il s'agit des Juifs.....
Est-ce parce que les Juifs sont irreconnaissables dans la foule? Ou bien est-ce une survivance des siècles de ténèbres? En tous cas, merci Elisabeth de votre intervention...Moi aussi j'ai du faire des fautes...parce que n'en déplaise à JPB, même le clavier des Macs est sensible à la chaleur!!!!!!
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 21 juillet 2006
Ouille, Chris.... Ce blog peut être suffisamment tordu à lui seul, il n'est pas nécessaire d'importer des ordures en provenance d'ailleurs. Admettons une fois pour toutes qu'il y a de satanés crétins dans tous les camps, admettons qu'internet sert de déversoir pour à peu près n'importe quoi, et passons outre.
Ou bien, on fait le tour des hôpitaux psychiatriques, on ramasse ce qu'on trouve de pire dans le genre délire paranoïaque, on fait des copier-coller, et on se balance tout ça au visage en guise d' "arguments". Etant donné le nombre de cinglés que porte cette pauvre terre, ça peut durer longtemps.
Mais au fait, Chris (je fais preuve ici d'une ironie méchante), vous auriez pu considérer que ce "Yann" est un élève, donc un être fondamentalement pur et innocent, et que votre mission, en tant que pédagogue, serait de faire monter au jour les splendides connaissances qu'il possède en lui naturellement. Je suis surpris de votre réaction, Chris. Seriez-vous devenu un infâme élitiste, qui rejette une opinion si créatrice et spontanée, juste parce qu'elle ne correspond pas aux critères socialement connotés et forcément subjectifs de votre morale de professeur ? Vous n'avez pas le droit d'imposer votre culture prosélyte à ce "Yann" ! Ecoutez-le, respectez les savoirs qu'il possède en lui, parlez-lui, motivez-le, afin que, au terme d'une pédagogie de détour innovante et brillamment conceptualisée, vous parveniez enfin à lui faire apprécier les grands textes de nos meilleurs philosophes.
Comment un pédagogue tel que vous a-t-il pu baisser les bras devant une tâche aussi exaltante ? Où est passée votre vocation ? Vous me décevez terriblement, Chris, terriblement.
Ecrit par : Pierre-Henri | 21 juillet 2006
Ignorance insondable : celle de mon cousin (14 ans) qui a hurlé au scandale lorsquil a appris qu'il "avait du sang juif dans les veines" et qui voulait qu'on "le lui enlève"...
Celle d'une collègue qui démarre ses questions par "dans votre religion" alors que je me tue à lui répéter que les deux seuls rescapés de ma famille étaient athées...
Ecrit par : catmano | 21 juillet 2006
S'il n'y avait, dans "l'air ambiant", (et surtout, honte sur eux, chez ceux que l'on nomme, à juste titre, les "islamo-gauchistes", tendance monde diplomatique, qui sont au mieux avec le régime de Castro; il n'y a pas que Le Pen, ni Dieudonné), une tendance à attribuer à Israël tous les maux de la création, (pardon), nous aurions vraisemblablement beaucoup moins de profanations de tombes juives, d'insultes antisémites, d'actes antisémites en tous genres, (dont fait partie, à mon avis, pour répondre à Jean-Paul, bien que je ne compte certainement pas parmi ses "bloggers préférés", l'assassinant d'Ilan Halimi).
Ecrit par : christophe sibille | 23 juillet 2006
C'est toi Chris...ben mon vieux, tu aurais pu préciser d'ou venait l'ordure que tu transmettais, et on est bien avancés à ton égard (du Nord)....
Quand on cite ce genre de merdes, comme par exemple des extraits de "Mein Kampf" avec des Premières, on doit prendre d'infinies précautions; Et comme je suis un bouffeur de fachos insatiable, j'ai -évidemment réagi au quart de tour.......
Allez, si c'est toi Chris, sans rancune, mais ça serait boen que tu expliques la provenance de ce furoncle...
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 24 juillet 2006
Je suis désolé, mais je ne suis pas chris... Je suis également un bouffeur de fachos insatiable aussi, ce qui paraîtra certainement difficile à croire à certains, vu que j'enseigne dans un IUFM... Et je ne connais pas non plus la provenance du furoncle dont vous parlez, (que j'ai également pu lire sur ce post et qui est, quoiqu'aient pu prétendre certains, furoncle de la première à la dernière ligne).
Ecrit par : christophe sibille | 24 juillet 2006
Damned, I am ridiculous.....j'ai fait une crise de chris.....mais j'aimerais quand même bien savoir qui est ce salopard... Enfin, mes plates excuses à Christophe Sibille....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 24 juillet 2006
Je les accepte volontiers, et vous salue... Tiens, j'en profite pour vous poser aussi la question, (voir sur le post: "merci pour les filles").
Cordialement.
Ecrit par : christophe sibille | 25 juillet 2006
Un enseignant n'a pas besoin de savoir si l'élève en face de lui est musulman, catholique ou fétichiste. JP Brighelli.
Ben oui, c'est pratiquement mot pour mot ce que nous expliquait notre directrice dans ses cours de législation et morale professionnelle à l'Ecole Normale d'institutrices en 1967. Je croyais être un fossile en voie de disparition. Mais non, je reprends espoir. Ca bouillonne sur ce blog, ça réagit,on ne s'ennuie pas;on n'est pas obligé d'être d'accord sur tout mais ça réconforte drôlement.Finalement, j'ai peut-être plutôt bien rempli ma mission,comme je pouvais et de mon mieux,contre vents et marées... surtout les derniers temps quand le vent tournait et changeait de direction de plus en plus souvent au rythme des réformes , des circulaires ou des déclarations contradictoires... Il fallait garder le cap dans les turbulences capricieuses et imprévisbles venant d'une autorité supérieure donnant des consignes dans une langue de plus en plus incompréhensible. Il est vrai qu'avec l'âge on n'est plus dans le coup. Bref , le fossile se sent mieux.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 25 juillet 2006
Bonjour à Hélène Charpentier.
Eh non, nous ne sommes pas tous morts, dans l'Education Nationale ! Ce n'est pas une bonne nouvelle pour tout le monde, mais les archontes des IUFM doivent s'y résoudre : il reste encore de la pensée en France. L'un de mes plaisirs, quatre ou cinq fois par jour, est de faire monter le courrier et de lire tout ce qui bouillonne ici. Ça rafraîchit de la canicule — qui n'est pas si forte que ce que l'on dit : je croyais qu'il était à peu près normal qu'il fît chaud, l'été… D'ailleurs, dans le Midi, personne ne se plaint. Je crois de plus en plus que la canicule est une invention de médias parisiens — un marronnier, comme on dit dans la profession, un topos obligé des mois de juillet-août.
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 juillet 2006
Sans doute, JPB, est-ce dans une certaine mesure un marronnier. Mais une chose est sûre, sur les 20 dernières années, 14 ont été plus chaudes que tous les records enregistrés depuis qu'existe la météO. Ce qu'l y a d'amusant, c'est de voir, sans en comprendre un traître mot, la météo à la télé turque. On a vraiment l'impression d'une inversion climatique....Depuis que je suis en Cappadoce, il n'a jamais fait plus de 33. ce qui est un comble. En plus, les paysages sont moins jaunes que certains endroits du Berry ou de l'Oise....
Alors marronnier, peut-être, mais réalité d'un bouleversement climatique, à coup sûr. Quant à savoir si cela rendra les hommes différents, il est permis d'en douter....
Remarquez, on s'en fout, puisqu'à l'école, en 4ème, on étudie la géo de l'Europe, et on ne fait que du preeeeeeuuuuuuuduit? ni climats, ni paysages? Les livres des gamins ne parlent plus guère de ce que De Martonne appelait "le cadre naturel". Pouah!!! Démodé....Has been. Et mine de rien, cela aura de gravissimes conséquences sur la conception qu'auront du monde en tant que machine physique, les générations montantes. Et je crains que l'on ne retourne à des temps de ténèbres. Et qu'on ne vienne surtout pas me raconter que c'est inéluctable. C'est évitable et sciemment construit pour une victoire définitive des actionnaires....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 26 juillet 2006
En primaire, c'est pareil, plus de géographie physique, le titre du chapitre des programmes du cycle 3 (CE2, CM1, CM2), c'est "Regards sur le monde : des espaces organisés par des sociétés humaines".
Ecrit par : catmano | 26 juillet 2006
Je suis pourtant catholique mais je ne veux surtout que la religion rentre dans les écoles surtout l'école primaire.
Le rôle de l'école est d'instruire c'est-à-dire d'apprendre le langage commun de la Vie en société : lire, écrire, s'exprimer, penser, compter mais aussi les sciences, l'histoire, la littérature bref la culture générale qui permet à un être humain de se repérer dans la vie mais aussi de pouvoir communiquer avec ses semblables de toutes confessions.
Ecrit par : Olivier | 26 juillet 2006
Et les athées, les blasphémateurs???? ils communiquent avec qui?
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 26 juillet 2006
Et les disciplines artistiques, et le sport, non? Je suis un peu surpris! A part quelques énarques jamais sortis de leurs cabinets, ou quelques comptables idem, (ce sont souvent les mêmes), je ne pensais pas que quiconque puisse évacuer aussi facilement ces disciplines!
Ecrit par : christophe sibille | 26 juillet 2006
"Regards sur le monde : des espaces organisés par des sociétés humaines"
Sérieux? Mince, il va falloir que je m'organise pour l'histé-gé aussi? C'est que je ne suis pas payé pour ça! J'ai déjà un travail...
Ecrit par : François | 26 juillet 2006
Pour les disciplines artistiques, lire "Valeurs mutualistes", le magazine des adhérents MGEN de juillet/août 2003 p 30 :"Les métamorphoses du dessin". Puisque j'y suis, je vous recopie la fin : "70 : LES ANNEES DE LA RUPTURE - Un changement radicale intervient dans les années 1970. "L'enseignement du dessin bascule dans la dimension des arts plastiques. L'idée est désormais de donner aux élèves des clés pour comprendre et reproduire la démarche d'un artiste,analyse Yves Gaulupeau, cette porte d'entrée vers la compréhension des arts vivants équivaut à un véritable bouleversement. Bien des parents, formés à des techniques plus classiques, en ont été déroutés." Place est faite à la créativité, à l'élargissement des pratiques et des techniques (compositions graphiques en trois dimensions, mises en situation, etc.), aux références à l'art moderne. Avec pour conséquence, l'émergence de questionnements cruciaux : comment évaluer les nouvelles productions des élèves qui en découlent ? Est-il bon de laisser de côté les compétences purement graphiques au bénéfice de l'expression, donc de la subjectivité ? Apprend-on encore véritablement à dessiner à l'école ? Finalement, l'école ne se serait-elle pas allégée d'une partie de son cahier des charges initial ? "Nous ne sommes pas là pour porter un jugement de valeur, termine Yves Galoupeau, mais pour prendre acte que ce n'est plus comme c'était." Ou que ce qui était n'est plus " (Yves Galoupeau, c'est le directeur du Musée national de l'Education).
Voilà, je n'ai pas évacué. Ca ne vous rappelle rien ? Encore une fois, où est la charrue ?
Ecrit par : catmano | 26 juillet 2006
Ca bouillonne donc toujours et ça continue à penser , à bouger, à réagir malgré la chaleur. Mon frère ,revenu du Honduras où il enseigne l'histoire-géographie a constaté qu'il faisait plus chaud dans sa Champagne natale qu'en Amérique centrale. En Champagne, on constate aussi que les vendanges précoces début septembre reviennent de plus en plus souvent. Il y a quelque décennies elles avaient lieu en octobre: l'un de mes proches est venu au monde un 15 octobre 1939 au beau milieu de la vendange. Il est donc permis de s'interroger plus avant sur ces constatations.
Malgré tout, en 1929, Sido, Colette écrivait :" Il y avait en ce temps là de grands hivers, de brûlants étés. J'ai connu, depuis, des étés dont la couleur, si je ferme les yeux, est celle de la terre ocreuse, fendillée entre les tiges de blé et, sous la géante ombrelle du panais sauvage, celle de la mer grise ou bleue."
Je n'y connais rien en climatologie. La chaleur bien installée m'a simplement rappelé ce texte enchanteur découvert parmi tant d'autres au Cours Complémentaire. Si nous étions en avance dans notre travail, le professeur nous lisait un texte qui lui plaisait et c'est ainsi que j'ai été sous le charme de Fromentin et ses vendanges, Chateaubriand écoutant le chant de la grive, La Chanson de Roland ou l'histoire de Perceval et j'en passe... L'instituteur de mon école rurale faisait exactement la même chose et tous les soirs nous avions droit à la découverte des personnages de Hugo, Malot, Bourliaguet, Genevoix, Erckmann et Chatrian... La Littérature et les arts ,pour moi ont toujours faits partie du
quotidien et pourtant nous n'avions pas les moyens de nous rendre aux concerts, spectacles ou expositions. Simplement , nous ne perdions pas une minute à l'école, nous empruntions des livre au bibliobus et nous écoutions la radio. Il n'y avait pas de chaînes spécialisées et les émissions culturelles côtoyaient les informations et les variétés. C'est ainsi que nous avons suivi le feuilleton de La Chartreuse de Parme le soir à la radio tout en triant les haricots secs en famille ou en épluchant les oignons nécessaires au charcutier venant tuer le cochon. Comme l'histoire était triste, forcément nos coeurs ou plutôt nos yeux sensibles ne résistaient pas !
Bref, la culture nétait pas réservée aux professionnels car avec les moyens du bord on se débrouillait plutôt activement. Ce refus des cloisons étanches m'habite toujours : passion du chant choral, animation d'une revue littéraire ouverte aux amateurs : www.apemmaster.com/motsdunau/ qui ne m'apporte surtout pas la fortune mais une réelle satisfaction intérieure.
Il n'y a pas si longtemps j'ai pu acquérir en DVD le film de Jean-Paul Le Chanois "L'école buissonnière " retraçant de manière romancée l'itinéraire de Célestin Freinet , ce pédagogue qui dérangea les détenteurs d'un certain ordre social ,puis inspira certains rigolos qui l'utilisèrent et le trahirent comme on sait. A un moment du film on peut voir l'instituteur, interprété par Bernard Blier, ouvrir un colis contenant des journaux scolaires venant d'une école rurale de Bretagne et confier à ses élèves surpris et émerveillés: "mes enfants , nous ne sommes plus seuls "
Quand je lis les témoignages de ce blog, j'ai un peu la même réaction.J'ai cru voir dans :"Le dit du tailleur de pierre" une allusion à un ouvrage de Freinet : Les dits de Matthieu.
N'ayant pas lu cet ouvrage , je renonce au rapprochement.
quotidien et pourtantje suis la fille
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 26 juillet 2006
Vous voyez que les défaillances actuelles sont plus imputables à une évolution de l'importance, (et à une baisse dramatique de qualité) des media, plus qu'à une soit-disant démission des enseignants, ou, plutôt, de l'enseignement... Pognon, audience et recettes publicitaires obligent... L'ennemi est coriace, et n'a pas les mêmes moyens que nous!
Ecrit par : christophe sibille | 26 juillet 2006
Bravo, en tous cas, pour votre passion du chant choral!
Ecrit par : christophe sibille | 26 juillet 2006
Eh oui, la richesse est intérieure, la fierté d'être instruit sans pour autant renier ses modestes origines mais au contraire leur faire honneur , ce n'est plus guère à la mode.
Je m'aperçois qu'une phrase que je voulais supprimer n'a pas été effacée entièrement. Je voulais simplement dire que j'étais la fille de petits paysans vivant en autarcie. Je n'en n'ai pas souffert même si je portais des vêtements soigneusement reprisés ou ajustés par ma mère : je n'étais pas la seule et la notion de" marque "n'existait pas. J'ai toujours mangé à ma faim et on m'aimait bien à la maison. Mes frères appartenaient à une société de musique. Mes pa rents dans leur jeunesse avaient fait du théâtre en amateurs et ma mère qui était orpheline depuis l'âge de 15 ans nous a élevés en chantant. Si tous les enfants du monde pouvaient en avoir autant ... Je me suis toujours efforcée de rendre ce que j'avais reçu dans mon travail et at ailleurs . Bonsoir.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 26 juillet 2006
A Christophe Sibille,
Bon nombre d'enseignants font bien ce qu'ils ce qu'ils peuvent et souvent avec ferveur. Il y a deux mois j'ai assisté à un spectacle donné par une vingtaine d'élèves de CE2,CM1 et CM2 dans la modeste salle des fêtes d'un village de 180 habitants. L'institutrice sur l'idée d'une classe de découverte en Provence a eu l'idée de travailler sur les personnages de Daudet et Pagnol. Un père d'élève ayant déjà pratiqué le théâtre d'amateurs ( signalons au passage qu'une tès sérieuse étude de 496 pages, publiée aux éditions du CNRS s'intéresse à ce sujet laissé plus ou moins volontairement dans l'ombre) a rédigé un scénario et des dialogues permettant à chaque enfant d'interpréter un personnage: le curé de Cucugnan, Maître Cornille, Monsieur Seguin, Tartarin, Fanny, César ... Les autres parents ,et grands-parents à l'occasion, ont réalisé les décors et les costumes. Comme il n'ya ni scène ni coulisses, il a fallu fabriquer une estrade et les coulisses se situaient derrière la dernière rangée de spectateurs, ce que supposait une mise en place rigoureuse des déplacements. Quelques chansons poulaires dirigés par l'institutrice pontuaient le spectacle. Aucune pagaille. Un public attentif et ravi a rempli la salle deux jours de suite.Du bon travail, sans paillettes et sans clinquant. La presse n'est pas venue . L'institutrice ne recevra pas les Palmes lesquelles sont attribuées en priorité aux enseignants du Supérieur ou aux personnels administratifs. Ben oui, ceux qui sont au charbon, ou au front, on les oublie assez souvent pour ne pas dire très souvent et quand par hasard ils se font entendre, on s'indigne. Ainsi l'occasion me fut donnée d'essuyer un jour une remarque agressive émanant d'une jeune femme ayant épousé un beau parti du vignoble : "Ah, ces enseignants qui font le souk dans les rues, c'est inadmissible! Quand on pense qu'ils ne produisent pas et qu'ils sont payés avec nos impôts" Et comme je rétorquais avec un grand sourire que d'une part je n'avais rien à me reprocher et que d'autre part je pouvais lui donner les noms de collègues se déclarant grévistes tout en préparant aux examens, désarmée, elle me répondit " Oui mais vous ,ce n'est pas pareil." J'aurais voulu l'inviter à expliciter ce qu'elle entendait par le verbe" produire", et lui faire comprendre que nous "produisions " des êtres humains instruits, avisés, sachant faire preuve de sagacité, d'esprit critique, de créativité afin de vivre pleinement au lieu de subir et de consommer passivement comme des moutons de Panurge , mais son état d'excitation rendait le dialogue impossible.
Je pense que ces deux expériences vécues et diamétralement opposées sont riches...d'enseignement.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 27 juillet 2006
Je prends note, d'autant que j'ai eu le bonheur, et cela quatre années de suite, de monter de tels spectacles avec trois écoles de mon département. Sans subventions, sur une année. Cent vingt enfants environ, jouant la comédie, chantant, avec décors, costumes, éclairages et bande-son devant un public de deux (ou trois) cents personnes suivant les cas. En autonomie complète, pendant une heure, maîtrisant joliment les entrées en scène et les sorties de scène. Je sais ce que cela représente comme travail, comme moments de contraintes, (mais la plupart du temps dans le plaisir) et de doutes.
Je précise que les pièces ont été des créations, mises en place tout au long de l'année avec les instits titulaires, des stagiaires PE2 intervenant dans les classes, et... moi-même. Alors, j'aimerais qu'on arrête de dire que les formateurs en IUFM se contentent systématiquement de discours fumeux.
Bonne journée à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 27 juillet 2006
Catmano a écrit :
"[...]LES ANNEES DE LA RUPTURE - Un changement radicale intervient dans les années 1970. [...] Est-il bon de laisser de côté les compétences purement graphiques au bénéfice de l'expression, donc de la subjectivité ? Apprend-on encore véritablement à dessiner à l'école ? Finalement, l'école ne se serait-elle pas allégée d'une partie de son cahier des charges initial ? [...]
Voilà, je n'ai pas évacué. Ca ne vous rappelle rien ? Encore une fois, où est la charrue ?"
Avant les boeufs "modernes", c'est bien clair pour moi.
Justement, cette histoire de dessin disparu même du vocabulaire est bien révélateur du "progrès qui fait rage". Le dessin permet de représenter, recréer le monde à sa façon après l'avoir observé. Les arts plastiques n'induisent pas cette liaison.
JPG
Ecrit par : JPG | 27 juillet 2006
Ce que je ne lis pas dans les commentaires à propos du racisme ordinaire exprimé dans les établissements scolaires, dans les cours, ou juste devant, sur les parkings, c'est: ces élèves-là, violents, qu'en faites-vous (je veux dire si ce n'est vous du moins l'administration)?
Quand les classes complètes sont des volcans, parce que quelques-uns surexcitent les autres (je me souviens qu'au collège ou au lycée, il n'y avait qu'un ou deux débilos pour foutre la merde, par classe. Maintenant, le nombre a grossi, non?), quelles sont les solutions?
Bien sûr qu'il n'y a pas de classes parfaites, ni de profs parfaits. La solution du renvoi définitif est-elle inopérante aujourd'hui? J'ai entendu des CPE me dirent qu'il valait mieux avoir les crypto-déliquants-en-devenir ou délinquants déjà (devant mon lep, dans l'aude, un élève a tiré un coup de révolver sur un autre cette année... ouais, dans l'Aude...) dans nos murs plutôt qu'à l'extérieur. Pour sûr qu'il faut inventer d'autres solutions. Mais est-ce que plus d'argent, plus d'enseignants (vieilles recettes?), c'est suffisant (avec le déficit de l'Etat, et la possibilité d'une situation à l'Argentine en France, je m'interroge...)? Il faudrait déjà que les Rectorats gèrent mieux leur personnel. Il y a des profs qui n'ont aucune classe durant l'année, et qui sont dans des bureaux, ou au CDI à classer les rayons, je les ai vus.
Payer les frais de trajet (pour les TZR qui sont en poste après le 1er sept.) tous les jours (samedi-dimanche compris) que dure leur remplacement (jours fériés et vacances exceptés) devient indécent. Ce qui double parfois le salaire des TZR (je le sais, j'en ai profité). Alors, l'argent il y en a....
Je sens que les blogueurs ici ont plus de 40 ans pour la plupart. Vous avez eu le temps de vous aguerrir (je ne sais quel verbe utiliser...), vous avez peut-être eu le "bon temps" de l'enseignement, mais, nous les trente ans et moins? On arrive et c'est le bazar, avec toutes nos illusions qui s'effeuillent (combien de fois ai-je entendu des stagiaires IUFM annoncer qu'ils ne feraient pas leur vie pro dans l'enseignement. Alors pourquoi passer le concours?). Ma nonchalance, comme le dit François, c'est juste pour ne pas pleurer sur le métier que j'ai et qui n'est pas celui que j'ai vu devant moi quand j'étais au collège (avant 1989). J'étais dans le privé, aussi. Et j'ai fait autre chose avant de passer le concours qu'être étudiant.
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2006
Pendariès,
je ne suis pas plus paranoïaque que la moyenne, mais sans doute beaucoup plus méfiant, question d'expérience sans doute. Cela fait plus de 10 ans que je fréquente avec plus ou moins d'assiduité différents forums ici et ailleurs, et que je suis témoins des comportements que peut induire le quasi anonymat du net. Votre style vous dessert, à mon sens, en donnant l'impression de taper sur tout et sur tous, fait de petites piques et d'insidieuses remarques passe mal par chez moi. Mais ce n'est pas très grave car je préfère cent fois ce que vous exprimez dans votre dernier paragraphe ci-dessus. Ma réaction épidermique sur "Pitié pour les filles !" aura ce me semble eu le mérite de vous faire réagir.
Peace?
Enfin, il me parait normal que la plupart d'entre nous soient d'âge plus ou moins mûr, car il faut un minimum de recul pour analyser ce qui s'est passé dans nos écoles ces dernières décennies, et le sens critique devenant une qualité rare...
Ecrit par : François | 27 juillet 2006
François, bien sûr, Peace.
Comme me disaient mes profs de Français, j'ai un style "fleuri" (ce que j'appréciais, je me disais que mes rédactions et dissertations sentaient bon le printemps, la reverdie des Trouvères quoi...), c'est pour ça que j'ai planté l'agreg aussi: je suis brouillon aussi [j'ai prévenu dès mon premier post] :-)
Mais, surtout, c'est que j'en ai gros sur la patate. Depuis le peu de temps que j'enseigne, j'ai l'impression d'être en majorité entouré de collègues anxiogènes qui détestent leur métier, leurs élèves, qui ne considèrent qu'une chose vraiment: c'est leur emploi du temps. J'ai le sentiment d'avoir des censeurs qui viennent pour juger mon boulot sur des critères qui se veulent scientifiques (c'est ce que m'a annoncé mon Inspecteur). De voir des élèves qui se foutent un peu de tout, qui sont contents de leur maigres connaissances dites "classiques" et de leur manque de curiosité. Et qui désespèrent de leur avenir.
Réflexion qui fut la mienne pendant les manifs anti-CPE. Je n'ai eu aucun gosse, très rarement un ou deux, pendant 2 mois quasiment. Je ne les ai jamais vus dans les défilés de ma ville. J'ai posé la question: "Qu'avez-vous fait de vos journées?" Réponse: "On se levait à 13 heures. On jouait à la PS2. On allait voir les copains". Je me suis dit: Et les parents? Ils ne vous sortaient pas du lit? Et mon administration, elle ne lançait pas la menace de faire couper les diverses bourses après 15 jours d'absence non-justifiée? Histoire d'en faire revenir quelques-uns. Les couloirs étaient vides. Les salles plus encore. Alors je pousse un peu plus loin l'investigation: "Dites-moi, elle vous sert à quoi l'école?" - A rien, monsieur. Et je crois que c'est vrai. Je veux dire en LEP, c'est catastrophique. Ouvrez un manuel de matière générale, et vous en pleureriez vos abba (ah ah ah)...
C'est, hélas, l'image que je traîne à présent de mon milieu: un univers gris. Uniforme. Consensuel. Emollient. D'où mes efforts (désespérés???) pour réussir ma thèse et entrer à la fac. Où j'ai l'impression que ma cervelle servirait vraiment à quelque chose, et où la parole (qui peut être contredite avec justification) n'est pas vaine: c'est-à-dire: où on peut, un peu, se sentir exister (?). Est-ce que je suis encore plein d'illusions avec l'université? Du moins, je n'aurai pas d'Inspecteur pour me dire que ne pas être un animateur de la parole ce n'est pas bien.
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2006
Les formateurs en IUFM, ne tiennent pas tous des discours fumeux, heureusement. Le chef de choeur de l'ensemble choral auquel j'appartiens enseigne dans un IUFM, après avoir exercé dans divers établissements : l'école primaire de campagne, collège, lycée. Quand je pense aux oeuvres qu'il réussit à nous faire chanter, et souvent avec solistes et orchestre, j'en conclus que son souci de perfection s'applique aussi bien au chant choral qu'à l'enseignement de sa discilpine :les lettres.
Dernièrement , j'ai retrouvé une institutrice intervenante à l'IUFM d'Amiens. Elle aussi est claire et exigeante (musicienne également) rappelant fermement à certains étudiants dubItatifs, je dis bien certains, que la journée ne s'arrête pas quand "l'école est finie", qu'il convient de corriger les cahiers et de songer aux jours qui suivent.
Merci pour votre témoignage. Il est toujours réconfortant d'entendre des propos construtifs. Bonne journée.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 28 juillet 2006
Tiens une information, puis après je retourne au Vecriga (Vieux Riga) pour y passer ma journée (visite + bosser la thèse dans une des meilleures chocolateries je connais jusqu'à ce jour; ils font un chocolat chaud et des gâteaux avec la même fève absolument divins!): ici, ils ont un Musée de la Littérature lettone. Je n'avais vu ça que dans un autre pays, l'Irlande. C'est pour vous dire combien ces contrées ont souci de leurs écrivains et de leurs penseurs.
Mais il y en aurait à dire des choses encore sur les ex-pays de l'Est (crétino-nationalisme et crétino-religiosinite très aigüe se tiennent la main). Zavez dû entendre les nouvelles à propos de l'immonde homophobie ambiante ici. On jette de la merde humaine sur la gay pride et le premier ministre dit que l'homosexualité est une épidémie qu'il faut enrayer... Bah, y a de magnifiques plages, et nager dans la mer baltique, c'est quelque chose...
Et nous, en France, on a quoi pour nos écrivains? Le Panthéon et le Père-Lachaise....
Bonne journée à vous (j'ai bien fait de venir en Lettonie pour la tranquillité d'esprit, ils ont un bel été, ce qui est nouveau pour les habitants du coin, mais sans canicule...)
Pendachose
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2006
Merci, Hélène, je me sens moins seul... En tant que prof d'IUFM et chef de choeurs, je veux dire. Je fais justement maintenant une petite incursion ici pour me sortir d'un logiciel de musique qui pose des problèmes insurmontables pour un béotien comme moi ...(Help toto). J'étais en train justement- d'écrire un arrangement pour une de mes chorales, et c'est extrêmement frustrant d'être court-circuité dans son inspiration, (ou dans sa transpiration, pour paraphraser A. Allais, je crois) par une bête machine. Alors, votre message me fait du bien!
Bonne continuation de journée à vous, et aux autres!
Ecrit par : christophe sibille | 28 juillet 2006
Cher Pendariès, il n'y a vraiment aucun doute que nous ayons enterré une hache de guerre quei d'ailleurs était dès le départ fort émoussée. Ce que vous dites des Pays Baltes est en effet effondrant. Et on pourrait y inclure tous les pays de l'Est: racisme, antisméitisme fantaique comme en Pologne et partout, en effet, homophobie viscérale et confiant au fascisme.
La fusion entre la gagaterie bigote et l'ultra-nationalisme est véritablement le cocktail détonnant..pire que Sarajevo.
Il n'y a guère que chez les calvinistes qu'on fout la paix aux hommes. Quand j'étais gamin, jamais au grand jamais je n'ai entendu la moindre stigmatisation des "déviances". La France et le calvinisme un peu râpé, pauvre comme Job s'opposent aux sombres oderus de l'Orthodoxie et aux dérives du Catholicisme, qui raffole de dégoiser sur les problèmes de cul...il faut dire que depuis le célibat des prêtres au XIème siècle, si ma mémoire est bonne, les curés et les bonnes soeurs vient un véritable supplice de Crotale, comme disait mon grand-père.
Je ne parlerai même pas de l'Islam et du Judaïsme extrêmiste...alors là on est dans la NUIT la plus abjecte qui soit. Au fond, il y aurait certainement à chercher un lien entre pudibonderie et verrouillage sexuel d'une part et monothéïsme d'autre part.
Enfin, les Luthériens et autres Zwingliens...on nage dans Cromwell. Ne bouffe pas, ne fume pas, ne bois, ne couche pas...courbe l'échine et sois le pauvre buscheron tout couvert de ramée...
Ma belle-famille, Boche, est de la Ruhr, ultra-luthérienne. Ce ne sont pas des marrants. Aux chiottes, sur les murs, il ya des sentences comme celle-ci que j'adore, "Es gibt Einen Gott, der Alles sieht und Dir behilflich ist" (Il ya un dieu qui voit tout et t'aide". Aux chiottes, on en reste pantois. Il y en a, à vrai dire partout, de ces saloperies; "Gehorche und bete" (Obéïs et prie)!!!!! C'te joyeuse paire. Ne vas pas te foutre en grève.
Mon beau-père était chef-haveur dans une des mines de charbon de Gelsenkirchen (vous savez Schalke 04). Un boulot qu'on peut imaginer. Eh bien , on le faisait chier le Dimanche à 7 heures pour qu'il aiile au "Gebetsverein" (Club de prières) Vaste programme.
Après 40 ans d'une telle vie, l'échine reste courbée. Alors Pendariès, vous ête jeune, ne vous en faites pas trop, les cloportes rectaux n'ont au fond jamais réussi qu'une chose, égratigner le mammouth. Je suis optimiste. Pour votre génération. Moi, j'ai 50 ans, tout rond. Comme Erik Satie, je n'ai toujours rien vu..Si une chose..l'émerveillement devant mes élèves, la passion d'être là, devant eux, dans une sorte de communion intellectuelle et humaine, tout simplement. Ne vous en faites pas, les sauront qui vous êtes et vous le rendront au centuple, mêm si vous ne préparez pas vos cours et ne faites pas de fifififiches pédagogogo.
Comme me disait mon IPR, en 1984, lorsque je faisais mon année de stage? "Dans pédagogue, il y a gogue!!!!!"
Vous n'aurez jamais l'échine courbée. Je ne l'ai pas. Et j'attends Septembre avec impatience. Ca maintient jeune, bon Dieu.
Bon Riga. (Au passage Vec, c'est la vieille racine indo-européenne presque intacte pour vieux...)
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 28 juillet 2006
"...(Help toto). "
[email protected]
envois toujours ton pb, à mes heures perdu je suis aussi "producteur", et j'ai installé ce genre de logiciels plusieurs fois (sans jamais rien comprendre ;).
bon j'ai pas les noms des logiciels en tête là ... fatigué le toto...
Ecrit par : toto | 28 juillet 2006
"Les formateurs en IUFM, ne tiennent pas tous des discours fumeux, heureusement." elle ne parlait pas de toi, :o))))
je déconne cricri, hein, c'est pour rire ;)
abacus c'est un mot qui me revient mais je ne sais plus si c'est un logiciel de music, j'en ai installé tellement des âneries...
"Je me suis dit: Et les parents?" déjà tu nous fais un môme tu après on en rediscute ;) je déconne là aussi
Ecrit par : toto | 28 juillet 2006
Je voudrai profiter de l'audience de ce site pour faire de la publicité à un site que je trouve remarquable.
Cet homme commente chaque jour l'actualité par une poésie.
http://poactu.canalblog.com/
Merci de nous donner du bonheur.
Olivier
Ecrit par : Olivier | 28 juillet 2006
Ami Montaigne-à-cheval,
Votre message m'a fait bcp de bien, de haut en bas (de votre lettre, et de mon petit corps). Bien sûr que je ne courberai pas l'échine. Comme je disais: mes ancêtres dans la foi cévenole y sont pour quelque chose. J'ai quitté mon église (réformée évangélique, des pas tendres...). Je ne supportais la double prédestination qui m'a fait prendre des nuits blanches jusqu'à mes 24 ans: chercher les signes de son destin ici et là, mais aussi dans l'au-delà, est épuisant. Mais ma force et ma faiblesse se tiennent dans cette notion de responsabilité. Saviez-vous que, proportionnellement parlant, les protestants, aux USA, se suicident en plus grand nombre que les croyants des autres religions ou athéismes divers?
Oui, le Letton est une langue issue de l'indo-européen. Petites anecdotes pour vous montrer comment on est les Français parfois à l'étranger.
1) Je me présente au Centre Culturel Français de Riga, histoire de... Je demande à une responsable où je pourrais prendre quelques cours de Letton. Réponse: "Ah bon, quelle idée?"... Blop.
2) En Roumanie, la directrice du CCF de Cluj-Napoca nous invite, moi et mon meilleur pote français roumanophone (hé oui, il y en a qui aiment l'insolite et pas le main-stream...), à l'accompagner dans sa visite des profs roumains de Français. Elle a un chauffeur qui lui sert aussi de traducteur (elle est en poste depuis 3 ans, mais n'a pas voulu apprendre la langue du pays dans lequel elle bosse). Devant les profs roumains de Français, elle s'adresse à son traducteur dans la langue de Maurice G. Dantec qui traduit en Roumain aux premiers. C'est une honte! J'ai eu honte! Et il faut bien qu'ils aiment notre langue, à l'étranger, pour se faire traiter avec mépris...
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2006
J'en ai parlé sur l'autre post de Jean-Paul, mais, puisqu'on en est à la pub,(gratuite!), un double CD: "à voix haute", aux éditions Gallimard, un cours de Gilles Deleuze donné à l'université Paris-VII en 1981:" Spinoza: Immortalité et éternité". Un moment de pur bonheur, qui devient paradisiaque avec un verre de Sainte-Croix du Mont 1990 de Camille Brun dans une main et, de l'autre, vous lutinez qui vous voulez... Non, je plaisante, l'un après l'autre!
Toto, il s'agit de Cubase, et je me prends bien la tête avec! (C'est un logiciel de musique, et il n'est ni intuitif, ni... Pédagogique!
Bon ap à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 29 juillet 2006
Dans la salle des professeurs de mon lycée j'ai entendu à plusieurs reprises les stagiaires ou débutants exprimer leur déception quant à la formation reçue à l'IUFM qui selon eux ne leur apportait pas grand chose. Par contre si un formateur les avait intéressé ils en parlaient avec respect et parfois avec enthousiasme. Quand j'ai découvert le "Journal d'une institutrice clandestine" de Rachel Boutonnet j'ai remarqué qu'elle aussi s'était beaucoup ennuyée semble-t-il . Néanmoins quand une intervenante en musique lui transmet des connaissances solides , elle ne manque pas de souligner que ce jour là le temps a passé vite. Voilà ce que je veux dire par" heureusement "quand je m'adresse à Christophe Sibille.
Et puique je parle musique; je signale que j'ai eu l'occasion d'écouter avec ravissement aux choralies de Vaison la Romaine en 1983 la chorale "AVE SOL" de Riga, fondée en 1969 par Imants Kokars. C'était extraordinaire. Bon , le fossile s'arrête d'évoquer des souvenirs. Est-ce qu'on chante toujours à Riga ? Bon dimanche à tous.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 29 juillet 2006
je corrige : intéressés.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 29 juillet 2006
On chante certainement toujours à Riga, et les pays baltes sont les rois incontestés du chant choral, et surtout en ce qui concerne le répertoire actuel! Je ne connais pas l'ensemble vocal dont vous parlez, mais il y a effectivement toutes les chances pour que vous ayez raison!
Bonne journée, et bonnes écoutes, et... Ne me parlez pas de Rachel Boutonnet!
Ecrit par : christophe sibille | 30 juillet 2006
pardon ,amis qui est Rachel BOutonnet??? Un nom aussi délicieux fleure bon Armand Salacrou ou Antoine Blondin ou René Fallet. Personnage fictif comme le Capitaine Morzilleuil ou l'Adjudant-Chef Courtequeue ou bien réel??? bien à vous.....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 30 juillet 2006
Institutrice, membre de "sauvez les lettres", elle a publié deux livres sur les question d'éducation : "journal d'une institutrice clandestine", sur son passage à l'IUFM, et "pourquoi et comment j'enseigne le B-A BA".
Elle a subi pas mal d'attaques basses de plafond de la part des pédagogistes qui, à peine protégés par la puissance de frappe d'une trentaine d'IUFM, des inspections d'académies, de l'INRP, de la rue de Grenelle, des rectorats, de leurs sites internet, de leurs revues et des médias à leur botte, ont eu le courage inouï de s'en prendre à une simple institutrice. Félicitons encore ces braves.
Ecrit par : Pierre-Henri | 30 juillet 2006
Rachel est une amie.
Les ouvrages sus-cités ont paru chez Ramsay.
Pour ceux que ça intéresse, elle s'est fait la propagatrice de Lire avec Leo et Lea, la méthode alphabétique éditée par Belin. Plusieurs en ont parlé sur ce blog. Vous aurez un compte-rendu bien fait de son premier livre sur
http://www.r-lecole.freesurf.fr/primaire/CGRachel.html
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 juillet 2006
Concernant Riga, une anecdote. Je traînais dans les couloirs de l'Université de Droit (c'est où se trouve aussi le resto-u pas cher), début juillet (et, en même temps que la volonté de satisfaire mon estomac, je cherchais la section de recherches sur le théâtre). De la foule. Des jeunes sapés comme des princes: très belles robes pour les filles (et je peux vous dire que dans les pays de l'Est, quand on est jolie et sexy dans ses habits, on ne se fait pas traiter de pute dans la rue ou dans les têtes...), costumes impeccables pour les gars. Et des fleurs, partout. Qu'est-ce, me dis-je? Ma curiosité me pousse à suivre le flot. Je rentre dans une immense salle à balcon. Je suis au balcon. Une fanfare joue. Que d'intrigues! En bas, je comprends vite que ce sont les enseignants de l'université dont le recteur (une petite trentaine) qui est en toge, galette universitaire, etc. Ils sont assis en face des chaises et des bancs qui se remplissent au son de la fanfare par les jeunes gens et jeunes filles de tout à l'heure. Je remarque des sortes de cahiers, fort nombreux, posés sur la table. Des fleurs partout, des bouquets dans toutes les mains. Hymne de l'université ("scientae et patriae" est ce que l'on peut lire sous son blason). Le recteur se lève, fait un discours. La fanfare commence l'hymne national, tout le monde se lève. Autres discours (des étudiants et des parents s'ennuient...), le dernier est celui d'un étudiant qui fait marrer la salle. Puis, un(e) après l'autre, sont appelés celles et ceux qui ont achevé leur cursus. Sous les applaudissements des camarades. Enn fond sonore, la fanfare est devenue trio de jazz est balance des standards jazzy (D. Elligton, Bernstein, "Les feuilles mortes", même!!! etc...). A la toute fin, il y a eu un étudiant en sport. Pas moins fiers que les autres juristes.
En Roumanie, chaque fin d'année scolaire est une fête. La tradition veut que les profs passent sous des palmes que tiennent les élèves. Il y a un repas, et tout, et tout. Bon, heu, l'ambiance en classe, je l'ai vue, elle est quelques fois, glaciale. Ca sent le cul serré.
En France, disons, on a quoi à l'université pour la soutenance (Université des Humanités...)?: aucun tralala pour montrer l'instant solennel de la chose. Et/ ou le respect pour les années d'études passées. On pourrait venir en tongues que cela ne choquerait personne...
Ecrit par : pendariès | 30 juillet 2006
Essayez de venir en tongues à votre soutenance, et vous verrez si on vous laissera parler longtemps...
Ecrit par : Pierre-Henri | 30 juillet 2006
je l'ai vu...
Ecrit par : pendariès | 30 juillet 2006
Pas des tongues à proprement parler, mais ça sentait bien les vacances; et le jury en chemise ouverte, etc. Je veux le retour de la toge, du cérémonial. Merde, on ne nous donne pas un ticket de bus quand même à cet instant-là! C'est quand même quelque chose à la fac de médecine.... Dans une salle avec tous les portraits, ou presque, des Recteurs...
Ecrit par : pendariès | 30 juillet 2006
Avec un ticket de bus, vous pouvez au moins prendre le bus. Un doctorat en humanités ne vous donne même pas droit à ça. C'est la publication qui compte, le doctorat n'est qu'un premier tri.
Ecrit par : Pierre-Henri | 30 juillet 2006
Je le sais tout ça. Mes directeurs de thèse me le disent assez... D'où les colloques internationaux auquels je participe, d'où les contacts que je prends, les articles que j'espère faire publier aux US... Mais la route est longue et ardue. Rien n'est simple, d'ailleurs rien n'est simple! ;-)
Mais tous les conseils sont bons à écouter et à connaître!
Ecrit par : pendariès | 30 juillet 2006
Allons, allons, Pierre-Henri, Jean-Paul; il faut se méfier de: "les ennemis de mes ennemis sont mes amis". Cela fait parfois dire de grosses bêtises, je pense.
Ecrit par : christophe sibille | 31 juillet 2006
http://www.clicanoo.com/article.php3?id_article=134854
Ci joint une initiative intéressante à la Réunion.
Olivier
Ecrit par : Olivier | 31 juillet 2006
À propos du soutien scolaire pendant les vacances à la Réunion (merci Olivier).
À la Réunion, on dit "marmaille" pour désigner l'enfant individuel, alors qu'en métropole c'est un nom collectif. :-)
- Il s'agit de séances de 40 minutes. Ce rythme (ou bien cela peut être 45 min..) souvent utilisé chez nos voisins semble optimal pour favoriser l'attention des élèves.
- Tiens, il y a des dictées !? :-) Ah mais ce sont des étudiants qui encadrent, donc ils n'ont pas été mis au courant des oukazes pédagogiques... ;-)
- D'ailleurs, le fait que d'autres "encadrants" - comme ils disent - que les enseignants prennent en charge les élèves est intéressant dans la perspective de la réduction de l'ego collectif des seconds qui pensent souvent détenir la vérité. ;-)
- Les élèves peuvent venir à l'école pendant les vacances sans en "souffrir" apparemment. La question de l'équilibre de l'année scolaire (réduction des grandes vacances) mériterait je pense d'être traitée.
JPG
Ecrit par : JPG | 31 juillet 2006
Pendable a écrit :"Mais tous les conseils sont bons à écouter et à connaître!"
-> La typogrphie française prévoit l'insertion d'une (oui, une) espace avant un signe de ponctuation double :
: ; ! ?
On "écrira" donc "à connaître !"
:-)
JPG
Ecrit par : JPG | 31 juillet 2006
Les élèves peuvent venir à l'école sans souffrir. Des étudiants peuvent faire mieux que des "professeurs des écoles" et pour moins cher. Des communes peuvent payer des intervenants pour assurer l'instruction des élèves, ça me rappelle un des "truc" que j'ai écrit à Le Brisç ça:
Les Conseils d’Ecole :
D’abord, les parents délégués. Chez nous, il en faut trois au minimum et six au maximum. A la rentrée 2003, j’avais décidé de « faire le fonctionnaire » pas plus, pas moins (j’avais toujours en travers de la gorge mes trois semaines à battre le pavé de la préfecture ou de Marseille pour « me camper sur mes avantages acquis »). J’ai donc fait passer l’information au sujet des élections de parents délégués au conseil d’école, un point c’est tout. Aucun parent ne s’est présenté pour se faire élire... J’ai téléphoné à l’Inspection pour m’informer de la procédure à suivre. Il m’a été répondu que je devais envoyer à monsieur l’Inspecteur une « liste de parents d’élèves volontaires » parmi lesquels il effectuerait un tirage au sort... J’ai donc quitté ma casquette de « fonctionnaire ni plus ni moins » et je suis retournée au portail pour faire l’article de la fonction de délégué de parents au conseil d’école, et à force de persuasion (je pourrai toujours me recycler « commerciale »), j’ai réussi à réunir une liste de cinq noms que j’ai envoyée à M. l’Inspecteur qui a procédé au tirage au sort des cinq noms...
Dans notre école, il n’y a pas de problèmes criants avec les parents d’élèves (je croise les doigts, on ne peut pas s’empêcher d’avoir quand même une petite angoisse avant chaque réunion du conseil d’école). Mais alors, avec les mairies (deux communes : l’une convoquée, l’autre invitée puisque nous scolarisons ses ressortissants) !
D’abord, ils viennent en force : le Maire plus tous les Conseillers Municipaux délégués aux Affaires Scolaires, ce qui fait environ dix personnes (pour trois à quatre instits et trois à six parents). Ensuite, ils bavardent entre eux puis se raccrochent ponctuellement au point de débat en cours et il faut tout recommencer pour eux. Enfin, ils savent tout : la cantine est mal insonorisée, « elles » n’ont qu’à « les » faire taire... Une maîtresse n’est pas remplacée, « elle » n’a qu’à exiger un remplaçant... Ca n’est pas possible, « elle » n’a qu’à accueillir les gamins et leur donner du travail... Un enfant a dessoudé sa chaise, « elles » n’avaient qu’à l’empêcher de se balancer... Une ATSEM ne fait pas son travail, elle est la femme d’un Conseiller Municipal et a donc droit à des égards... (Et je pourrais continuer comme cela pendant des pages et des pages...).
Dernière nouveauté : dans les papiers destinés à la population, on ne parle plus de l’Ecole Publique du village, on a ressorti de derrière les fagots le terme un peu désuet d’« Ecole Communale »... Si l’occasion se présente, je me ferai un plaisir de signaler à Messieurs les Maires qu’en cette époque de décentralisation à tout va, ils feraient mieux de ne pas tendre si ostensiblement le bâton pour se faire battre [commentaire juillet 2006 : ça y est, je l’ai fait, ils réécrivent Ecole Publique].
J’espère pour eux qu’à l’époque où « leur » école sera réellement devenue communale, de jeunes enseignants issus de formations privées auront envie de leur obéir et de dire « béni oui oui » pour pas trop cher, parce que je ne crois pas que l’Etat accompagnera ce transfert de charges de compensations financières...
Remarquez, ils ont déjà la femme du conseiller municipal qui est prête à assurer la garderie municipale pour les moins de 6 ans et ce sera à eux de recevoir les parents qui se plaignent de son favoritisme et de son manque d’attention, de maternage et d’hygiène... sans parler de ses compétences pédagogiques.
Quant à moi, j’espère que j’aurai d’ici là enfin atteint l’âge du droit à la retraite ??? Parce que moi aussi, « je suis quelquefois fatiguée de mon hypocrite diplomatie » (p264).
Chez nous, le Conseil d’Ecole n’est qu’un rouage absolument pas démocratique de la démolition du Service Public et de ses salariés...
Ecrit par : catmano | 31 juillet 2006
JPG, quelle attaque!!!!! Quelle Brrrrrrrrrrrrrrrrrrillante répartie qui demeurera dans les annales de ce site. Quel niveau! Quel esprit fin à la Schtroumpf prof! Quelle hauteur! Que de beaux arguments vous sortez de votre besace! J'en sors tout remué. Mais comme dit Chirac (qui doit en avoir de grosses, j'en suis certain):(t'as vu, coco, j'ai pô mis d'espAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAce)"Ca m'en a touché sans une sans en faire trembler l'autre".
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
ah, j'oubliais ;-) hein, comme vous aimez en laisser, ça montre que vous maîtrisez "plutôt assez" le monde du clavier et de la 'langue' interneteuse....
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
A propos de grosse...
LE CADOR
Y’a rien à dire, c’est un cador ;
Y’a qu’à voir comme il se dépense,
De très loin, c’est lui le plus fort,
Impérial pour planter l’ ambiance !
Un seul haussement de sourcils
Et, même à gauche, on éjacule
Subjugué par son sex appeal,
L’électeur aime t-il qu’on l’encule ?
Oui, je sais, je suis très grossier
Mais, pour vous parler du Cador
Aucun vocable, sans déconner ,
Ne sera jamais assez fort.
Aussi costaud que le talent
Que dis-je, le brio,le génie
Qu’il faut, même pour faire semblant
De croire le quart de ce qu’il dit.
On veut l’applaudir des deux mains
Quand il se dit anti-mafia,
Mais, souvenez-vous, son parrain
En politique, c’était Pasqua !
Mais qu’aurait donc bien pu asseoir
Un tel parangon de vertu,
Vous n’aurez aucun mal à croire,
C’est tell’ment simple : un trou du cul
Ficher les mômes à la naissance,
Ensuite, les traiter de racailles
Moi, dans son regard, la violence
Je la lis chaque fois qu’il braille,
Il veut lutter contre la trouille,
Là, j’en suis certain, il se moque,
C’est quand je vois ce manche à couilles,
Que je chie vraiment dans mon froc
Il a voulu le droit de vote
Local, pour tous les immigrés,
Mais grâce aux charters, tous les potes
Choisiront entre Hiss et Nabré.
Ami sans-papiers, ton départ,
Est assurément programmé
Pour faire mouiller le franchouillard,
Là, vraiment, y’a de quoi gerber.
Il a choisi un médiateur
Le fils de chasseur de nazis,
Moi, je dis, bravo l’arnaqueur,
Ce coup là confine au génie,
Quel s’ra le renvoi d’ascenseur
Pour trahir ainsi sa famille,
Avocat branchouille en rollers,
Tu seras tondu, c’est écrit !
L’étalement d’sa vie privée
Ca eut payé, mais ça paye plus
Genestar se l’ai fait prouver
Quand il nous l’a montré cocu,
Il veut qu’on lui fasse des turlutes
Dans tous les journaux du pays
Ce jour là, dure serait la chute
Adieu à toi, démocratie !
Il nous a commis un bouquin
Enfin, c’est ce qu’il a prétendu
Moi, je trouverais pas très malin
Que c’soit un nègre qui l’ait pondu !
Et ne serait-ce point troublant
Mais logique, à se voir si fier,
Bronzé, riant de toutes ses dents
Qu’y s’mette lui-même dans un charter.
Son livre arrive, ça va sans dire
Chez tous les libraires, en port dû
On a le droit de pas le lire
A la condition qu’on l’ait lu
Pour résumer, moi, je prétends,
Mais la méchanceté m’habite,
Pour être aussi omniprésent
Il a sûr’ment une petite bite !
(Ca peut se chanter sur la musique de: "Hécatombe", de Brassens.
Catmano, on ne peut que prendre acte, compatir, et agir. Mais je constate que, cette fois, ce n'est pas la faute des pédagogues... Mais ce n'est que maigre compensation.
Ecrit par : christophe sibille | 31 juillet 2006
À Langue-bien-pendue qui a vu "quelle attaque!!!" (il manque une espace).
Vous voyez de l'attaque là où il s'agit d'un conseil pour bien "écrire", puisque vous-même en avez sollicité.
Quant à votre tirade elle vous ramène plutôt à votre adolescence.
Pourtant, il fait plus frais aujourd'hui... :-)
JPG
Ecrit par : JPG | 31 juillet 2006
Catmano a écrit : "Chez nous, le Conseil d’Ecole n’est qu’un rouage absolument pas démocratique de la démolition du Service Public et de ses salariés..."
C'est inscrit dans les textes qui ne prévoient aucune autonomie des écoles primaires, qui dépendent des communes pour les locaux et de l'Éducation nationale pour le reste.
D'ailleurs, une école n'est pas un établissement...
En collège et lycée, une décision votée en conseil d'administration est rendue exécutoire. En conseil d'école, on peut toujours faire voter, de toutes façon ce ne sera jamais qu'un avis le conseil n'a aucune capacité décisionnaire. Ce n'est donc, suivant les cas, qu'une aimable assemblée de salon ou un champ de bataille.
Ecrit par : JPG | 31 juillet 2006
Mais je suis un adolescent!!!!!!!!!! Sur mon Word, les espaces après le ":", il les met touseul! Ici pô.
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
Réflexion d'un ami prof de fac: "Il y a deux catégories d'enseignants [à la fac]. La première: ceux qui sont très forts pour transmettre le savoirs académiques. Très sérieux. Qui préparent à fond leurs cours. La seconde, pas moins idiote que la première: ceux qui veulent proposer autre chose à leurs étudiants... par la culture, le goût pour l'essentiel: la vie ?"
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
http://poactu.canalblog.com/ ça fonctionne pô :(
"Mais je suis un adolescent!!!!!!!!!! Sur mon Word, les espaces après le ":", il les met touseul! Ici pô."
Et voilà, on s'habitue on s'habitue, et quand ça fonctionne plus on est comme des cons... c'est comme pour le feu... qui ici sait "faire" le feu ;)
Super important JPG ce que tu dis sur les ":!",moi j'en ai un qui nous a fait "suer" parce que en anglais c'est le contraire :)
"Vous voyez de l'attaque là où il s'agit d'un conseil pour bien "écrire", puisque vous-même en avez sollicité"
Hyper suceptible le coco, j'aimerions bien savoir ce qu'il a eu en CP comme méthode de lecture... :)))))
Merci JPG de nous aider dans notre "quête" de la perfection...
Surtout que comme je le disions c'est bien l'orthographe qui est la science des imbéciles (qd tu as les règles etc..). Alors que la caligraphie ça c'est un Art... ;)
Ecrit par : toto | 31 juillet 2006
j'ai eu la tête à toto comme méthode au cp...
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
Pour le reste, le nom de la méhode... Je ne suis pas archiviste. Ce qui compte c'est le résultat: " La cible, c'est la voie" comme on dit dans le zen (J'ai pris, pour la détente, de la poésie chinoise classique et des Haïku comme lectures JPB, avec du Ghelderode. La littérature avant tout, bien plus capital, à mon sens, pour enrichir mon approche de l'enseignement, que tout le blabla de "comment bien enseigner", d'où que ça vienne. Je n'ai jamais rien compris aux mots compliqués des fiches techniques.). Et ce qui fut encore important, ce sont les profs que j'ai eu (je ne me souviens que des "bons", les moins crispés sur les IO), et mon environnement, et moi-même... Car sans soi-même/moi-même, on ne va jamais bien loin.... sans ambiiton non plus. T'auras bien quelque chose à dire, Toto, je pense, pour m'embêter; et si tu dis non, ça sera rien que pour m'embêter aussi.
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
" la tête à toto comme méthode au cp..."
C'est très très bien la méthode Jolly, c'est juste la sy lla bi sa tion que je n'aime pas trop. Mais heureusement dans Jolly on ne le voit pas de trop ;)
http://perso.orange.fr/puechdeganes/jolly.htm
Ecrit par : toto | 31 juillet 2006
Et puis, bien enseigner, c'est bien vivre déjà hors des classes, non????????? Et point trop de sérieux, et point trop de vérités à balancer toutes faites dans les salles, prendre du recul, et ne jamais se vouloir le "poteau indicateur" de quelques jeunes (c'est comme cela que fut qualifié le délicieux Maurice Barrès, de "poteau indicateur" de la jeunesse française. J'aime beaucoup la relation Barrès-Gide qui répondait, à peu près, au premier: "Comment voulez-vous, monsieur Barrès, que je sois enraciné avec une mère normande et un père cévenol?" A méditer, l'enracinement et le refus ou l'impossibilité de l'enracinement...).
Tiens, je vais me revoir le "Peter Pan" dans la version filmique de Hoggan.
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
"Ce qui compte c'est le résultat:"
Je suis bien d'accord avec toi mon chtit penda.
" T'auras bien quelque chose à dire, Toto, je pense, pour m'embêter"
Parano ? alors pô bien la méthode tête à toto... :)
Ecrit par : toto | 31 juillet 2006
Pendariès a saisi :"Réflexion d'un ami prof de fac: "Il y a deux catégories d'enseignants [à la fac]. La première: ceux qui sont très forts pour transmettre le savoirs académiques. Très sérieux. Qui préparent à fond leurs cours. La seconde, pas moins idiote que la première: ceux qui veulent proposer autre chose à leurs étudiants... par la culture, le goût pour l'essentiel: la vie ?"
Bon alors vous la faites vôtre ou non, cette réflexion ? C'est bien beau de rapporter les paroles des autres.
Il me semble que les deux soi-disant catégories sont bien simplistes même si elles facilitent l'approche de ceux qui manquent d'autonomie sous le chapeau. (Une 'tite pique là, d'accord ! :-))) Car coller des étiquettes est accessible à un enfant de maternelle.
Il est possible tout à la fois de transmettre, donner des fondations, structurer, et de tout à la fois voir plus loin que le guidon, savoir partir sur les chemins de traverse.
À vous qui pleurez l'absence de votre bien-aimé sur équidé :
"Maintenant pour le sauver à tout je suis prêt
A l'instant de la vérité pourquoi en douter
Noir c'est noir il me reste l'espoir
Oui gris c'est gris je n'veux plus d'ennuis, oh, oh
Ça vaut le coup de sauver notre amour
Rien que pour nous
De sauver notre amour
Rien que pour nous."
JPG
Ecrit par : JPG | 31 juillet 2006
Non, pour Montaigne-à-cheval, je voulais juste savoir si on ne l'avait pas transformé en tabac à fumer, en Turquie...
Je crois dur comme fer à ces deux catégories. Qui ne sont pas une simplification de la réalité. C'est déjà ardu d'être un simple besogneux dans l'une ou l'autre. Et puis après un(e) doué(e), ça! Les profs les plus aimables à la fac sont ceux qui ne lisaient pas leurs notes et/ou qui se promenaient dans les allées des amphis ou des salles de TD, nous donnant à sentir cette magie: une pensée en train de se construire, maîtrisant son sujet de fond en comble, et qui nous fait découvrir que ce qui est dit est une évidence.
Les concours et les méthodes ne sanctifient pas cette particuliarité. Il y en a qui l'oublie rapidement. Tous les profs ne sont pas comme cela. Mais il y en a qui croient que le concours et la méthode et les diplômes [surtout en recherches universitaires] (qui sont encore une fois, je crois, souvent la caresse et le sucre des gens du même milieu donnés à ceux qui veulent se sentir reconnus comme les "bons élèves". Le drame des enseignants c'est qu'ils ont été cela: des bons élèves...). Les meilleurs des profs sont celles et ceux qui vivent, disons existent, hors de leur milieu professionnel, qui ont pris la distance nécessaire. Et qui viennent heureux enseigner, parce que TOUTE leur vie n'est pas là.
L'exemple de JPB sur Rimbaud qui a sué ses poésies latines, la rhétorique, la métrique, etc. Il en a bouffées, oui, pour les bouffer ensuite. Se débarasser de l'exosquelette scolaire, quand le coeur a retenu ce que le coeur et l'esprit ont cru bon de retenir. "Oublie-moi et je te reviendrai" (je ne sais plus quel saint catholique a dit ça à propos du Christ, du Logos, non.... Ca doit percuter, ici, non?... le Logos... Si vous retrouvez la référence, je serai ravi, je n'aime pas l'à peu près.)
Ayez confiance dans ces petits qui vont grandir, bon sang!
Je crois aussi qu'il y a certains esprits qui se veulent faire "poteau indicateurs" dans leur classe, devant des esprits en formation. C'est facile, prévisible, logique, l'ego a besoin de ça, etc. mais très couillon aussi. Ce sont les élèves qui diront: "Ce prof, il est trop excellent", ou "C'est trop de la balle, ses cours".... hahaha
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
Pendariès écrit : "La seconde, pas moins idiote que la première: ceux qui veulent proposer autre chose à leurs étudiants... par la culture, le goût pour l'essentiel: la vie ?"
Petit rappel : les étudiants d'université sont des adultes responsables qui ont choisi de suivre une formation supérieure. Si, à leur âge, ils sont infoutus de découvrir "la vie", je vois pas trop ce qu'on peut faire pour eux. Il faudrait aussi leur apprendre comment nouer leurs lacets ou à regarder des deux côtés avant de traverser la route ?
Ou alors, il faudra relever l'âge de la majorité légale à 30 ans. Etant donné le niveau de crétinisme et d'infantilisation dans lequel baigne l'ensemble du système éducatif, ce sera sans doute une mesure à prendre d'ici quelques années.
Ecrit par : Pierre-Henri | 31 juillet 2006
En plus, vous êtes confus (je crois que vos lecteurs auront remarqué). A mon avis, c'est bien le prof-copain, celui qui fait découvrir "la vie", qui est le poteau indicateur.
Enseigner "la vie", quelle prétention ! Et si c'était possible, ça veut dire que sans lui, sans ce prof, les étudiants n'ont pas accès à "la vie" ? Ce prof dit : j'ai le monopole de "la vie", et ceux qui ne m'écoutent pas sont des morts. Il se croit même plus qu'un poteau indicateur ; il est évêque dans sa cathédrale, théocrate parmi ses fidèles, détenteur de "la vie", détenteur de la Vérité.
En, revanche, le professeur qui se limite à sa discipline, emploie son talent à la maîtriser et à la transmettre le mieux possible, celui là fait oeuvre de modestie. Il n'est qu'un maillon de la chaîne, et respecte la capacité de l'étudiant à progresser dans les autres disciplines, hors de son contrôle.
Par exemple, il dispose d'un savoir en littérature française, il transmet ce savoir, et laisse ses étudiants libres de trouver eux-mêmes leurs propres sources dans d'autres domaines. Ou dans le même domaine, avec d'autres enseignants, à d'autres niveaux.
Mais dire "venez, je vais vous expliquer la vie", ce n'est pas une logique de chercheur, c'est une logique de gourou.
Hélas, depuis l'arrivée des pédagogistes et l'affaire Teissier, j'ai peur que l'université française ne soit plus capable d'établir la distinction entre les deux.
Ecrit par : Pierre-Henri | 31 juillet 2006
Je n'ai pas dit ça "venez je vais vous expliquer la vie"... Donc votre réponse n'a pas de... sens...
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
Vous y avez mis vos fantasmes dans ce que j'ai pu écrire. Qui était assez ouvert pour que vous puissez vous y engouffrer et tomber dedans... comme vous l'avez fait. Merci l'acrobatie était plutôt drôle. Nous n'avons pas dû avoir les mêmes éblouissements à la fac vous et moi.
Demeurer dans sa discipline... POUAH! Quand on a les connaissances, l'esprit assez jongleur pour permettre à son auditoire de découvrir les ponts, les synesthésies, les correspandances... Il n'y a rien de plus rébarbatif et assoupissant qu'un prof de fac frileux et borné dans sa matière. Sa spécialité. Je les appelle les "profs costard-cravate" (VRP de leur médiocrité). Lisez les cours de Nabokov, vous comprendrez. Il y aura toujours une différence abyssale entre les petits enseignants et puis les autres: les grands, les profonds, les ouverts, les pluridisciplinaires, ou pluricompétents, celles et ceux qui distillent et instillent des éléments de pure culture, non pas pour briller en amphi, mais pour que la saveur de leurs cours vous fasse retenir plus que le seul "nécessaire" que veulent refourguer les incompétents et les nantis en place. Elle est là la vie dont je parle. Pas la fiche technique des barbares.
Vous enseignez quoi, quel niveau?...
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
Un prof, quand il n'est que prof, ne sera jamais qu'un mec ou une nana qui ne créent pas. Les vrais créateurs seuls comptent vraiment. Et je le dis haut et fort de la place où je suis. Le reste ce n'est que de la glose de scholasticiens.
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
Nabokov c'est pour l'exemple franchement opposé aux prof costard-cravate.
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
Pour les minus qui se satisfont de ce qu'ils sont ou savent depuis des années et des années de répétition obstinée, confits dans leur propre débilité (dans le sens de faiblesse.... hein...) :
"L'antiquaire déposa sa momie et sourit, c'est-à-dire que la demi-lune de sa bouche s'accentua jusqu'aux oreilles.
- Je devine, monsieur est poète!
- Ho, ho, fis.
- Ou bien, monsieur entre chez les antiquaires parce qu'il s'ennuie... Je comprends ça...
C'était l'occasion de m'avancer plus avant. Et je ripostai:
- Mais vous, monsieur Ladouce? vous ne vous ennuyez jamais, tous les jours de l'année, dans ce fauteuil, dans cette boutique moisie dont vous ne sortez pas, à ce qu'il me semble.
Et la réponse vint, désarmante, les prunelles de porcelaine reflétant une véritable innocence:
- Jamais!...
Après un silence, je poursuivis:
- Sans doute. mais n'avez-vous pas de rêves, de cauchermars, parmi ces objets étranges qui ont vécu, peuvent contenir des sortilèges et partant influencer votre être moral?...
Le bonhomme ne parut pas saisir le sens de mes paroles, ou fit semblant, et toujours imperturbables, laissa tomber:
- Jamais!..."
Michel de Ghelderode, "L'amateur de reliques", dans "Sortilèges".
Et Pol Vandromme de commenter: "Cet antiquaire, qui ne sait rien de lui, et qui ne cherche pas à en savoir davantage, c'est sans doute un imbécile tranquille. Un bourgeois qui pense bassement, - la basse, pour Ghelderode, consistant soit par allergie au mystère, soit par hypocrisie, à ne pas convenir que les hommes, comme les choses, ont des profondeurs alarmées. Avec le cagot, cette espèce d'homme-là le dégoûte.
La seule manière efficace de vraincre l'ennui, - l'ennui cruel qui taraude les âmes nobles, ou l'ennui bête qui accable les âmes vulgaires et qui est la béatitude de leur confort, - c'est de fuir."
Voilà pour vous, monsieur P.H. Je ne prendrai pas le temps d'user ma cervelle pour vous faire entendre ce qui ce texte dit de vous et de votre "frilosité"... (Venez je vais vous apprendre la vie... gnagnagna. Sa seule matière... gnagnagna... Bourrique!)
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
Pendariès, j'ose espérer que vous êtes un mythomane, et pas réellement celui que vous prétendez être. D'ailleurs, votre manière d'envoyer les messages à la file a quelque chose de familier. En outre, il m'est impossible de croire qu'un doctorant en littérature soit un aussi brumeux phraseur.
Mais pardonnez-moi, je ne voulais pas briser les élans de votre révolte juvénile. La vraie vie vous attend, la vraie culture, pas la glose des profs de fac étriqués, non, mais le souffle du vent dans vos cheveux de poète, le bruit de la mer qui se brise en folle cascade sous vos pieds, le chant du monde qui résonne dans votre tête de rebelle, offerte magnifiquement à toutes les rosées des temps nouveaux.
C'est bien simple, un vrai pluri-spécialiste comme vous, doté de pouvoirs shamaniques, capable de tout comprendre, de tout savoir, de tout percevoir, porté par votre osmose magico-fusionnelle avec l'univers tout entier, je suis sûr que vous finirez à l'IUFM.
Ecrit par : Pierre-Henri | 31 juillet 2006
Ca y est, Pierre-Henri, vous recommencez à déjanter! Il suffit que quelqu'un développe (fort intelligemment) un point de vue qui est radicalement opposé au vôtre pour que vous l'accusiez, pêle-mêle:
- d'être mythomane
-De vous rappeler quelqu'un, en n'étant pas celui qu'il prétend; (Chris?... Comme s'il ne pouvait y avoir qu'une personne qui puisse ne pas être d'accord avec votre point de vue; où est la modestie, que vous semblez priser, là-dedans?)
-De ne pas savoir écrire.
-D'être un gourou,
Et, pour finir, vous le menacez du châtiment suprême: finir à l'IUFM!
Non, mon cher Pierre-Henri, je crains que Pendariès n'ait raison presque sur toute la ligne! (J'espère que ce que je viens de dire ne lui portera pas préjudice vis-à-vis des autres bloguers d'ici, venant de la part d'un prof d'IUFM).
Les meilleurs profs que j'ai pu avoir étaient effectivement ceux dont la vie n'était pas uniquement axés sur l'enseignement, (certains n'étaient même quasiment pas profs du tout). Mais ils maîtrisaient effectivement tellement la discipline qu'ils devaient transmettre que leurs cours devenaient totalement jubilatoires. Cela, depuis le lycée jusquà la fac, (où c'est effectivement plus fréquent). J'en profite pour refaire l'article pour le cours de Deleuze sur Spinoza... Jubilatoire, je crois que c'est réellement le mot qui convient.
Ecrit par : christophe sibille | 31 juillet 2006
Tiens, Voilà Chri-Chri Sébille ;-) dans le rôle du poinçonneur :
"J'suis l'poinçonneur des Lilas
Le gars qu'on croise et qu'on n' regarde pas
Y a pas d'soleil sous la terre
Drôle de croisière
Pour tuer l'ennui j'ai dans ma veste
Les extraits du Reader Digest
Et dans c'bouquin y a écrit
Que des gars s'la coulent douce à Miami
Pendant c'temps que je fais l'zouave
Au fond d'la cave
Paraît qu'y a pas d'sot métier
Moi j'fais des trous dans des billets
J'fais des trous, des p'tits trous, encor des p'tits trous
Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous
Des trous d'seconde classe
Des trous d'première classe
J'fais des trous, des p'tits trous, encor des p'tits trous
Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous
Des petits trous, des petits trous,
Des petits trous, des petits trous
.../..."
Ecrit par : JPG | 31 juillet 2006
Pierre-Henri (une particule dans le nom de famille? ou c'est de la petite-bourgeoisie envieuse? Confer: "Les aphorismes de la sagesse dans la vie", de papa Schopenhauer, à propos de la gloire et des castes): vous ne répondez pas à mes questions (qu'enseignez-vous? quel niveau? une marche a été ratée? on n'a pas atteint ses objectifs? un affreux vous a pris votre place? on ne vous considère pas assez bien? que des cons autour de vous? les étudiants sont des incultes? le niveau baisse, mais la mer monte?). Le reste c'est du blablabla.... Piqué au vif, le tipère? J'adoooooooooooooooore! ("Brumeur phraseur", j'aime assez, ça fera joli sur mon cv scientifique (bien rempli merci). Je l'ai répété sous diverses formes: je ne suis pas sur les bancs de l'école ici. Donc free-lance!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! YEAH BABE YEAH! Je ne suis pas là pour recevoir une note de bonne conduite de texte. Je vous la renvoie au nez, monsieur de la perlouse.) Ca donne envie de vous faire avaler votre glote une autre fois. Jusqu'à ce qu'elle vous étouffe. Ca serait une bonne pub, PJB, pour votre site: un blogueur meurt devant le blog de JPB. Le cadavre a la main crispée sur du Mérieux. La police a remarqué qu'il s'était fait pipi dessus avant de trépasser.
Finir à l'IUFM, pourquoi pas, si c'est bien payé! Et que la cafet est bonne! Mes amitiés à votre ulcère; moi, je me marre. Et je sais où je vais.... nananananèèèèèèère! Et vous? Dans la tombe aux idées, vitrifié dans votre fosse d'aisance de mec qui enrage que "ça" ne tourne pas autour de lui! Merci, pour ce grand moment de gesticulation. Mais mes conseils de lecture tiennent tjs (Nabokov)... Il n'est jamais assez tard pour se rendre compte de sa médiocrité. Même au poste où vous pouvez être. Aussi haut soit-il. N'oubliez pas qu'on ne montre que son cul en grimpant.
Pensez ce que vous voulez de qui ne vous ressemble pas et qui est bien heureux de ne pas vous ressembler. Ils vous botteront les fesses. En riant.
JPB, merci pour votre espace de liberté. A travers ce Pierre-Henri, c'est toute la masse frelatée des incontinents de l'université que je vise, et que je conchie, comme dirait Rabelais, des petits-maîtres qui ne sont que des laquais autosatisfaits, des chiens-chiens des facultés qui ne frémissent de la queue qu'au moment où leurs maîtres leur ont donné avec condescendance un satisfecit de noix d'honneur. "Je suis du sérail", s'exclament-ils. Votre lumière m'éblouit, monsieur de Pierre-Henri. Il pique, mais que croyez-vous qu'il advint? Il en creva. Comme taquinait l'autre.
On a coupé la tête au roi, mais reste encore la cour. Vous en trouverez la référence dans ce blog, bel aigle zéphyrien de la Connaissance ultime et du Kedèticons. Attention, il n'y a plus beaucoup d'oxygène dans vos hauteurs, votre bassesse.
Et si ca ne vous plaît pas, tant mieux. J'ai tenu tête en vrai à d'autres malotrus moins honnêtes intellectuellement que vous. Remarquez Pieeeeeeeerre-Heeeeeeeeeenri que je vous adresse, par en dessous, un compliment. Vous l'avez senti? Par en-dessous... Monsieur le costard-cravate, anti-Steiner, libre-penseur au sommet du tas de fumier, que vous suintez par toutes les pores de votre clavier. Qui doit en avoir bien honte.
Vous n'êtes rien.
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
Monsieur Christophe Sibille, je vous serre la main. Je ne dis pas avoir raison sur tout, j'expose des idées, je témoigne. Et je renvoie aux latrines ce qui s'y jettent avec passion.
Pendariès - dorénavant Marchenoir.
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
J'ai lu :"Et si ca ne vous plaît pas, tant mieux. J'ai tenu tête en vrai à d'autres malotrus moins honnêtes intellectuellement que vous. Remarquez Pieeeeeeeerre-Heeeeeeeeeenri que je vous adresse, par en dessous, un compliment. Vous l'avez senti? Par en-dessous... Monsieur le costard-cravate, anti-Steiner, libre-penseur au sommet du tas de fumier, que vous suintez par toutes les pores de votre clavier. Qui doit en avoir bien honte.
Vous n'êtes rien."
Et j'espère oublier vite.
JPG
Ecrit par : JPG | 31 juillet 2006
Amen. Bonne nuit.
Ecrit par : pendariès | 31 juillet 2006
J'attends avec gourmandise l'étouffement de P.H. (neutre, alcalin, acide???). Et de quelques autres bonnes âmes manichéennes (ça bon, ça mauvais).
Je n'ai aucune hypocrisie ni complaisance à l'encontre des infatués et des sots, des boutiquiers et des antiquaires bourgeois que sont les potentats (ou qui n'attendent que de devenir cela, - parce que l'ego respire): ceux qui savent (et que ne font profession que de cela) ne pèsent que de leur poids de plume devant ceux qui font. Ou défont.
Je ne puis même pas mépriser ce qu'ils ou elles sont, car elles ou ils ne sont que béances et plomb.
Quant à vous, P.H., je rêverai souvent vous croiser dans le milieu universitaire. Pour vous réduire en cendres (tel le Dark Phoenix du comics). Et en public. Dîtes-m'en plus sur vous, et je galope jusqu'au pré aux clercs. Pour votre râclée.
Marchenoir
Ecrit par : pendariès | 01 août 2006
Ciel, me serai-je rendu coupable de délit de sale prénom ? Voilà un argument politique imparable, qui me décontenance totalement. En outre, je ne vois pas l'intérêt de débuter avec vous un duel de CV. Si vous, vous êtes universitaire, moi je peux bien être nonce apostolique, homme-médecine sibérien ou encore éleveur de bétail dans la pampa argentine.
Et puis, vous faire passer pour Robert Marchenoir. Ha !
(Mais au moins, nous avons quelque chose en commun. Les X-men période Claremont/Byrne - quoique je préfère Paul Smith au dessin.... Insurpassables).
Ecrit par : Pierre-Henri | 01 août 2006
"Ayez confiance dans ces petits qui vont grandir, bon sang! "
Il ne comprend rien, c'est dingue...
Pour le "manichéen" tu n'en manques pas toi...
Tu sais quoi! tu ne dis pas que des ânerires (un peu comme le petit Chris) mais à force de nous casser les yoks avec tes délires on ne te lira plus (j'ai déjà commencé, je ne te lis qd diagonal en ce moment...)
Bravo JPG Piiiteuuuuur j'ai bien rigolé :o))))).
Ecrit par : toto | 01 août 2006
A Pendariès : je ne connais pas Pierre-Henri (qui n'est pas responsable de son prénom) personnellement (et je pense qu'il est assez grand pour se défendre tout seul, mais là je m'insurge, bêtement, derrière mon écran, contre cette patente mauvaise foi), mais, pour ce que je sais de lui, c'est quelqu'un qui aime vraiment la littérature (moi aussi : ça nous fait un point commun - et, de ma part, c'est un beau compliment). C'est quelqu'un qui a voulu en faire son métier mais qui estime probablement que l'enseignement n'est pas qu'une forme d'animation ludique et cool, jeune, branchée (branchouille, même), "citoyenne" pour tout dire (pour le dire, en français, il y a civique, c'est plus joli) de la grande garderie que sont les collèges et même les lycées... Et je suis, entièrement, d'accord avec lui. Et puis subir les conneries grassement rémunérées (alors qu'on supprime des postes aux concours en cours d'année)des Géotrouvetout de l'IUFM, apparemment, ça le gonfle (et moi aussi, même si il va bien falloir en passer par là...).
Bon, allez, je laisse Pierre-Henri finir de se défendre tout seul, même si je sais, comme lui, qu'on n'est pas en fac pour apprendre la vie (ou alors il faut imposer le même emploi du temps délirant que j'avais au lycée, quarante heures par semaine, mais je faisais du latin et de la musique, c'est élitiste) : quinze heures de cours par semaine en licence, on n'a tout bonnement pas le temps. Et puis, apprendre la vie, ce n'est pas l'affaire d'un cours (accepteriez-vous de recevoir d'un prof une initiation à l'amour ?). Et puis, merdre, vous ne pouvez pas l'apprendre tout seul, la vie ? Vous avez eu l'adolescence pour ça ! Moi aussi, j'ai eu des profs formidables, des jeunes, des vieux, des littéraires surtout, un prof de grammaire, mais nous respectons (je suis encore étudiante) ces profs-là pour leur savoir immense, leur culture, la passion qu'ils en ont et qu'ils nous transmettent sans compter. Pas pour leurs "qualités" de Gentil Animateur avec quelques questionnements vaguement philosophiques sur le sens de l'existence et l'utilité de ce que nous faisons. Ces profs-là ne nous apprennent pas la vie : ils ne pourraient que nous apprendre leur vie, et ils ne le veulent pas. Ils préfèrent nous apprendre la littérature, les leçons qu'on peut en tirer ou qu'on peut laisser de côté si on veut juste lire un bon polar dans le train, ils nous permettent d'élaborer, hors de tout contrôle, même le leur, une pensée qui nous conduira peut-être à détester Rousseau, alors que certains d'entre eux le vénèrent : ils nous permettent de former une pensée autonome, ou du moins ils nous y aident, car c'était commencé sans eux.
Ecrit par : Claire | 01 août 2006
Merci Claire, vous avez compris ce que je disais. Le mot "vie" en a fait du bruit ici, dites donc. Mais c'est toujours amusant de voir comment est compris un texte. On y met tellement de soi... Ca dévoile le caractère.
Les enseignants paternalistes me font vomir autant que vous. Je plante mes crocs sur eux comme sur les étriqués. Et les "oh nooooooon", ça changerait mes habitudes...
Prenez le temps de découvrir "L'exégèse des lieux communs" de Léon Bloy. Ca sortira du sempiternel "Dictionnaire des idées reçues"...
Sur France-Inter maintenant, 12h07. "La littérature et les enfants". Ca commence...
Bonne journée, la mienne est excellente.
Ecrit par : Marchenoir | 01 août 2006
Quand j'écris, entendez: "vomir autant que vous" ils vous sortent pas les yeux.
Ecrit par : Marchenoir | 01 août 2006
Mon cher Pierre-Henri (pas de délit de prénom: c'était juste tentant de penser aux Duquenoy ou à cette sorte-là de famille... Le choix du prénom n'est jamais anodin.), je maintiens la source de mes lectures pour mener l'attaque ou la défense. Schopenhauer: "L'art d'avoir toujours raison", Editions 1001 nuits, 2 euros, pas cher. Et drrrrrrrrrrôle.
Mon nouveau pseudo n'est pas le nom complet Robert Marchenoir, mais Marchenoir seulement. Par respect pour ce personnage. Inatteignable comme l'étoile au firmament.
Mais si vous n'êtes pas tout ce que vous avez annoncé: qu'est-ce que vous êtes, bon sang? C'est ça qui a piqué ma curiosité. Le reste, chacun pense comme il veut. Ca fait des phrases.
Et si je sors de l'ordinaire et de l'apathie (policée à la surface) universitaires, monsieur, votre répartie est un superbe compliment. Vous venez de me couronner. Je lévite.
Mais alors, vous en pensez quoi des adaptations filmiques des X-men? J'attendais quelque chose de plus titanesque...
Ecrit par : Marchenoir | 01 août 2006
Inutile de vous faire d'un seul coup tout miel pour tenter de relancer la machine. Désormais, je respecterai l'un des principes de survie sur internet : "don't feed the trolls".
Ecrit par : Pierre-Henri | 01 août 2006
Et pour me faire mieux comprendre, un nom, un titre surtout: Jean-Claude PINSON "Habiter en poète". Il y a des profs de fac qui entr'ouvrent la porte (et ils ne sont pas cooooooool, ni fun, ni tout ce que vous balancez... mais ils n'ont pas eu peur de s'investir et de ne pas s'arrêter à leur propre matière, à leur propre spécialité, à leur propre dada, etc...). Ils étaient et sont, à leur façon, des poètes aussi.
Découvrez de toute urgence ce qu'un homme, - qui est enseignant de H.IV et de l'Ecole des Chartes -, peut écrire: Jean-Pierre Lemaire (L'Annonciade, l'Intérieur du monde, Visitation, Le Coeur circoncis, etc.). Un homme, poète avant tout, que j'aurais adoré avoir comme professeur. Pas pour qu'il me mette des notes, mais pour l'écouter. J'en ai fait un mémoire de maîtrise. Et je l'ai rencontré.
Je maintiens encore: les créatifs, les créateurs, leurs oeuvres sont plus instructifs, formateurs, que les cours à l'université (qui souvent sont d'un académisme vieux de 50 ans... Le vocable structuraliste, les mêmes auteurs qui s'entassent, etc.) ou du lycée (qui ne sont souvent que de la glose de la glose, ce contre quoi a lutté Rabelais - pensez à comment Panurge envoie sur les roses les scholasticiens).
Dernière fois que je reviens sur le sujet.
Allez, il fiait beau à Riga; je vais randonner dans les bois jusqu'à la plage.
Ecrit par : Marchenoir | 01 août 2006
Je ne suis pas tout miel. Vous restez dans ma tête et sur ma langue ce que je vous ai dit.
Don't feel the trolls: n'ouvrez pas la bouche alors... pour ne pas avaler votre glote, qui semble être votre aliment favori, P.H.
Ecrit par : Marchenoir | 01 août 2006
Mais vous ne dites tjs pas quoi que c'est que vous êtes... Allons, allons, découvrez-vous un peu... Quelle matière? Quel niveau?... Ou alors l'anonymat complet reste votre jeu? Vous parlez d'où (= de quel métier)? Pour le reste: ne me nourrissez pas; j'aime pas votre bouffe.
Ecrit par : Marchenoir | 01 août 2006
"accepteriez-vous de recevoir d'un prof une initiation à l'amour ?). "
Je demande à "voir" "la" prof, avant... :o)))
""don't feed the trolls"."
Tu lui donnes 4 mots, il te pond un roman.
Ayé je ne te lis plus Marcheàl'ombre, "dommage" tu avais surement des trucs drôles à nous raconter...
Ecrit par : toto | 01 août 2006
Merci Toto, ne me lis plus ça me permettra de balancer plus sans qu'on vienne me tirer l'oreille... C'est ça le risque de ne pas garder les yeux écarquillés.
Ecrit par : Marchenoir | 01 août 2006
Le roquet du gouvernement, cela vous rappelle-t-il quelqu'un, monsieur l'éjaculateur précoce qui visite chez Léon Bloy et Dantec ?
Comme c'est créatif de s"en prendre au prénom, vraiment très "Lutte des classes" ; et puis, cette juvénile d'Artagnanerie, ce souffletage déjà consommé et applaudi, mettez-les donc en lien multiples sur Google ou Wikiped, et votre subjonctif compulsif deviendra de la réalité pour gogo
Ecrit par : D'Enguell | 02 août 2006
Amen, d'Enguell (la dingue d'enguell tu connais???), je trrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrremble.
Ecrit par : Marchenoir | 02 août 2006
ou la digue d'enguell, comme on a la digue du c...
Ecrit par : Marchenoir | 02 août 2006
D'Enguell (ca se prononce comme la fin de "ça gueule"???), je ne savais pas que Schopenhauer (et ses "Aphorismes sur la sagesse dans la vie", auxquels je renvoie) était marxiste. Sauriez-vous donc mal lire? C'est pas plus tard que le cocododo a commis son Capital? Tiens, qui le lit encore d'ailleurs??
Ecrit par : Marchenoir | 02 août 2006
Quand on fait feu de tout bois, cela finit par sentir le sapin...
Votre stade anal vous honore, c'est sûrement une voie montante chez vous.
Ecrit par : D'Enguell | 02 août 2006
Non descendante, avec tous mes organes, comme vous D'enguellissade (dois-je faire une explication sur l'art de l'à peu près?)....
Ecrit par : Marchenoir | 02 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 09 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 09 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 09 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 09 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 13 août 2006
J'aimerai savoir où je pourrai trouver un centre de formation pédagogique sérieux pour des enseignants privés marocains désirants devenir eux-mêmes formateurs pédagogiques dans leur pays. Merci de votre réponse sur mon e-mail. JP.
Ecrit par : Tassoni | 14 août 2006
Bonjour Tassoni,
tu parles de quelle pédagogie ?
Il y en a plein. Pour tout les niveaux. (amha)
ps:Moi je n'y connais rien.
Ecrit par : toto | 14 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 15 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 19 août 2006
Il faudrait clouer le bec à ce type rapidement
Merci
Ecrit par : Olivier | 19 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 22 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 22 août 2006
bon je colle ici ;)
Pour JP et pour chris :
C’est un plombier qui va chez le docteur se faire soigner un chtit rhume, le docteur lui fait son ordonnance et le fait payer 70€ (ouïlle).
Quand il rentre chez lui, le docteur constate qu’il a une fuite, il appelle le plombier qu’il venait de voir, et le fait venir.
Le plombier arrive, répare la fuite, et présente la facture 150€ (ouïlleouïlle).
Donc le Doctor s’exclame :
" merde si j’avions su j’aurrions fait plombier "
Et le plombier lui répond :
" tu croyons que je faisions quoi moi avant …."
bon désolé :(
Ecrit par : toto | 23 août 2006
Je ne vois pas l'intérêt d'aller chez le médecin pour un rhume quand on est travailleur indépendant. Aller chez le médecin pour un rhume c'est quand on veut un arrêt de travail. Les assurances T.I. n'indemnisent, pour les meilleures, qu'à partir du quinzième jour d'arrêt.
Une blague de médecin: un rhume, sans traitement, faut compter une semaine; avec traitement, comptez sept jours.
Ecrit par : dobolino | 23 août 2006
lol, it was a joke .... that's all , c'est rapport à certains échanges entre chris et JP ;) il faut relire le bloug ;)
Sinon à l'occasion allez sur http://www.france2.fr/
il y a une vidéo 13ème rue qui est mortel drôle ;o)
il faut le son ;)
Ecrit par : toto | 23 août 2006
Je colle ici un post de Gilpa (fouroum france2)
"S'interroger sur les motivations des responsables de l'éducation nationale dans la décadence du service public d'enseignement, voilà ce que nous faisons depuis des mois sur ce forum.
Il semble qu'il y ait une connivence objective entre la droite et la gauche pour accélérer le déclin de ce service public. Je me refuse à croire que les motivations profondes soient les mêmes.
Je pourrais croire que la droite ait envie de démolir le service public afin que les seuls gosses de riches s'instruisent et deviennent les dirigeants du pays exerçant leur pouvoir sur le peuple inculte d'autant plus facilement que le peuple sera plus inculte.
Mais je ne comprends pas que la gauche se rende complice de cela.
Et pourtant c'est ce qu'elle fait.
En gros, je pense que si j'ai pu devenir professeur certifié (à 34 ans, ce qui n'est pas précoce mais qui est mieux que de n'y arriver jamais) quoique issu d'un milieu des plus modestes (tant sur le plan matériel que sur le plan intellectuel), avec une scolarité s'étendant entre 1945 et 1968 (avec une coupure entre 1958 et 1964), donc sous des régimes de droite et - timidement - de gauche, c'est parce que mes maîtres ont employé de bonnes méthodes d'enseignement car mes parents n'étaient pas capables de m'aider et n'avaient pas les moyens de me payer des cours particuliers - dont le besoin ne s'est jamais fait sentir, du reste. De nos jours (et depuis 1970 environ) sans l'aide des parents (s'ils en sont capables, sinon avec des cours particuliers... si les parents ont les moyens de les payer), on ne peut plus réussir. De nos jours je ne ferais pas ce que j'ai pu faire dans le passé.
Les méthodes "modernes" d'enseignement font un dégât considérable, que les professeurs soient ou non compétents, qu'ils croient ou non à l'efficacité de ces méthodes, et quelle que soit la bonne volonté de tous.
Mes enfants ni ma femme ni moi n'avons élevé de plaintes contre les professeurs de nos enfants. Ils faisaient ce qu'on leur disait de faire. De sorte que ma femme a beaucoup contribué à l'apprentissage de la lecture de nos enfants. Quant à la façon dont la division a été apprise à mes enfants (nés en 1970 et 1973) elle m'a laissé pantois. Pour ne pas semer le trouble dans l'esprit de mes enfants, j'ai renoncé à leur apprendre à faire une division comme je l'avais appris - et très bien appris. Mais je me suis fait violence pour ne pas le faire ! A 18 ans mes enfants faisaient des fautes d'orthographe et de grammaire - pas beaucoup, heureusement - qui me scandalisaient. Mais quand je voyais celles que commettaient mes élèves, je me disais qu'après tout mes enfants n'étaient pas si mauvais que ça.
Mais ce n'est pas une consolation. "
ET donc j'ajoute une chose à ce que j'écrivais tout à l'heure rapport aux "bonne méthode"....
Avec des mauvaises méthodes, même si les profs/parents sont bons, il y aura des dégats chez les chtits nenfants. Je vous l'affirme.
Ecrit par : toto | 23 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 23 août 2006
tu sais toto mon papa, fils d'ouvrier devenu prof de fac grâce à la troisième République, nous expliquait déjà cette déliquescence en 1970. Il a hurlé, gueulé dans le désert, desespéré, peu aimé mais trop haut pour être cassé et réduit au silence et ça n'a servi à rien. Ce n'est un problème ni de droite ni de gauche ni même français et pas plus européen. On veut de la main d'oeuvre pas chère et abrutie: lis ou relis Le Meilleur des Mondes d'Aldous HUXLEY. C'est un vieux roman de science fiction visionnaire. Pour la France, il manque encore la dépénalisation du cannabis mais c'est en route
Ecrit par : dobolino | 23 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 23 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 23 août 2006
yes! Good site. Merci aussi! cpacibo ( je n'ai pas le cyrillique sur mon ordi). Dasvidania, droug moï!
Ecrit par : dobolino | 23 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 23 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 23 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 23 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 23 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 24 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 24 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 24 août 2006
drasvouïtié dobolinette,
Tout le monde se fait baiser par l'instruction, et je sais comment, le pourquoi je n'en suis pas sûr:
"On veut de la main d'oeuvre pas chère et abrutie:"
Regarde la dernière bourde de DELL (batterie lithium) 4 millions d'unité à réparer, tout le monde veut des produits moins chers/ plus fiable toi/moi/le patron et c'est normal je ne vois rien à redire à ça.
Mais dans le cas de DELL la chtit néconomie faite ici où là risque de couter très très cher à la société, l'image de marque va en prendre un sacré coup dans la gueule. Et là tout le monde va souffrir patrons/salariés/actionnaires/utilisateurs...
je ne pense pas que les "patrons" veulent de la main d'oeuvre abruti ni abruti ni servile, ils veulent des gens compétents ET pas cher, normal non , toi/moi quand tu achètes un frigo etc tu le veux pas cher ET robuste etcetcetc...
il ne faut pas tout mélanger Dobolinette:
"il manque encore la dépénalisation du cannabis mais c'est en route" tu peux être drogué ET 'correctement' instruit (bon là c'est pas moi ;) ).....
Quand tu parles (si tu en parles?) de la drogue à tes gamins, tu leur dis quoi ?
C'est mauvais ? regarde dans quel état ils sont ?
donc moi je dis ATTENTION, la drogue ce n'est pas mauvais (eh non) la drogue c'est dangereux (that's all) dangereux au même titre que l'eau le chocolat dangereux dans le 'sens' si tu n'as pas été 'correctement instruit' tu vas faire des bêtises, tu vas faire n'importe comment, là c'est dangeureux , dangereux au même titre que l'instruction mal faite... (eh oui)....
more later...
Ecrit par : toto | 24 août 2006
Donc juste pour la chtit histoire,
je 'fume' depuis l'âge de 17 ans, au début je l'ai fait n'importe comment, heureusement que je n'étais pas entouré de trop gros fadas ET heureusement que je ne supportais pas les 'piqures' ...
bon on en reparle...
Donc, j'ai connu un gars qui à découvert la défonce sur le tard... un gars hyper compétent un gars hyper bizarre, certains/bcp le trouvaient trop bizarre, normal il était trop au dessus de la plèbe de naze qu'il cotoyait... Moi j'aime bien les fadas, malgrès les recommandations de mes collègues, je suis allé voir ce type, j'ai découvert un mec super, ouvert, prêt à t'expliquer 'correctement' comment fonctionnait le 'système', j'ai adoré ce type, même si je ne 'tapais' pas trop la discute avec lui (je suis plutôt timide, et je n'aime pas trop faire 'suer' (*))... Bref cet âne un jour va à amsterdam et découvre le 'splif' quand il est revenu il avait complètement changé, il a commencé à partir en vrille ... il ne voulait plus bosser... Il a tout perdu en un/deux ans, boulot famille.
Malgrès avoir envoyé chier son boss, le boss l'a repris avec lui, lui a donné une seconde chance. Mais le mal était fait, il n'a pas supporté... (rip A)
Donc regarde comment cela se passe en hollande, les plus gros défoncés, ne sont pas les hollandais....
Donc moi je suis pour la dépénalisation, et pour une instruction correcte de ce qu'est la drogue, comme je ne suis pas contre une instruction 'correcte' de ce qu'est la religion ...
puique comme disait l'ôt "la religion c'est l'opium du peuple" ;)
à+
(*) c'est pour ça que je ne participe pas tout le temps ici, je préfère vous lire :o)
Ecrit par : toto | 24 août 2006
toto, tu as peut-être raison. Moi, je le vois dans le sens où un ado aime braver des interdits. A tant qu'à faire, j'aime mieux qu'il fume un joint interdit que d'être amené aux drogues dures parce que le joint est autorisé. Par ailleurs, je te le disais aussi rapport à Le Meilleur des Mondes dont je t'avais conseillé la lecture.
Je fréquente beaucoup d'anciens consommateurs excessifs de drogues diverses qui m'ont raconté leurs expériences, parfois leur déchéance. Ma plus fidèle amie est atteinte d'Hépatite C... C'est trop moche...
Pour mes momes, je leur raconte ma propre expérience et je les laisse parler avec tous ces amis ou voisins...
S'ils veulent tenter l'expérience je ne serai bien sûr pas derrière eux à leur tenir la main. Ca reste un interdit.
D'après Philippe (ancien junkie et éleveur de brebis) mon fils n'en aura pas besoin rien qu'à voir comment il plane sans rien. Je souhaite qu'il ait raison...
Pour ma fille, faut voir, elle n'a que onze ans et ce n'est vraiment pas son problème pour l'instant.
Pour moi, la défonce c'est de la merde mais l'initiation telle qu'elle est conçue par exemple chez les indiens d'Amazonie parait très intéressante. Je connais quelqu'un qui l'a vécu, me l'a raconté et je ne porte pas de jugement a priori négatif.
Ecrit par : dobolino | 24 août 2006
Je comprends...
Je suis pour la dépénalisation de toutes les drogues, je suis pour une 'correcte' instruction sur tous les problèmes y afférent.
Ce n'est pas le produit qui est nocif, c'est le consommateur...
Il n'y a pas de drogue douce dure, il y a des consommateurs excessifs ou calme... (amha)
"D'après Philippe (ancien junkie et éleveur de brebis) mon fils n'en aura pas besoin rien qu'à voir comment il plane sans rien. Je souhaite qu'il ait raison..."
Et tu crois un Junkie ? ne jamais croire un junkie...(amha)
"la défonce c'est de la merde " il vaut mieux dire :
"la défonce c'est dangereux" (amha)
j'ai connu une fille qui a commencé vers 13 ans avec les acides :(
"Ma plus fidèle amie est atteinte d'Hépatite C... C'est trop moche..." Je me souviens d'une époque ... où la vente des seringues était interdit, fô être vraiment con .... J'ai vu des gamins se shouter avec des seringues épaisses comme des aiguille à tricotter, et bien sûr ils la faisaient "tourner" ...
autant en français je suis au CP, autant en défonce je suis en terminal...
"S'ils veulent tenter l'expérience je ne serai bien sûr pas derrière eux à leur tenir la main." Si ils veulent tenter vraiment... mieux vaut être derrière ... (amha) au moins la première fois... histoire d'expliquer ce qui est "bon" de ce qui est carrément dangereux et dégueu....
Bon on va encore dire que je dis des âneries, mais je pense que le fait d'avoir eu "petit poucet " (ce qui m'a rendu qq peu hyper actif....) m'a poussé qq'part vers la défonce (alcool/drogue)... j'y ai trouvé :
1) un moyen de me calmer
2) un moyen de trouver un monde ou s'exprimer 'correctement' ne veut rien dire.... puisque je ne sais pas parler 'correctement' je pense que qq'part je retrouvais un monde à ma normalité ? avec d'autres débiles comme moi ...
"Moi, je le vois dans le sens où un ado aime braver des interdits" je ne crois pas que cela ait à voir qq chose avec l'interdit .... sinon ils iraient tous braquer des banques, rouler sans permis etc etc etc ....
c'est plus un phénomène "global/mixte" de mode ;)
désolé de te le faire complètement décousu ... j'ai le cerveau qui va à 2000km à l'heure (5ou6ème jours sans fumer, sauf 1 ou 2 tout chtit spliffs)
Ecrit par : toto | 24 août 2006
l'autre jour j'ai vu un chien qui avait bouffé un plan entier de cannabis. Apparemment, à l'école des guides d'aveugles où il avait fait ses classes, ils ne l'avaient pas préparé à l'expérience des paradis artificiels. Mauvais trip...En plus trois jours plus tard, il s'est retrouvé couvert de plaques suintantes qui le démangeaient atrocement. Moi, j'aurais peur de consommer de l'herbe maintenant car les gros producteurs, qui n'ont rien de bienfaiteurs de l'humanité, ont les moyens largement de se payer des ingénieurs agro pour faire des plants O.G.M. qui garantissent une dépendance dès la première prise. Je t'assure que je ne suis pas parano pour le coup mais très réaliste.
Celle-là, je l'ai raconté à mes momes pour les mettre en garde et mon assistante qui a fumé de ses quatorze ans à ses vint-cinq ans s'est posée aussi la question parce que l'autre jour elle a essayé une fumette et, vu l'effet, comparé à celui d'il y a vingt ans, elle s'est vachement inquiétée ...
Est-ce que tu crois que les ados se gênent pour rouler sans permis? La braquage de banque c'est de la grande délinquance et c'est un autre registre mais nous nous éloignons du noeud du problème. Ravie d'avoir fait ta connaissance, t'en as un max dans la tête...
Je crois que ce n'est pas le rôle des parents d'aider les enfants à découvrir les paradis artificiels qui sont pour moi du même registre que la sexualité. Tu te vois en train de conseiller ton fils ou ta fille dans son premier rapport amoureux?
Ecrit par : dobolino | 24 août 2006
Je t'explique pas comment certaines weed (skunk) sont fortes, elles sont tellement fortes que tu ne peux plus rien fumer après, tout le reste te parait "light", j'ai horreur de la skunk, je pense que c'est coupé avec de l'acide ? ou un truc comme ça .... très forte monté très mauvaise descente...
Je préfère les trucs plus "naturel" ;) fort mais naturel... des trucs qui montent "doucement" et dont la descente est 'douce'
" Je t'assure que je ne suis pas parano pour le coup mais très réaliste." pour la dépendance, j'ai un poto qui m'a dit que l'amoniak que l'on met dans les clopes engendre une forte dépendance.... (hypocrisie qd tu nous tiens...)
Moi je ne crois pas dans la dépendance, si tu veux t'arrêter pas de problème (moi je ne veux pas, mais j'ai déjà fait plusieurs fois des chtits breaks... seul les premiers jours sont un peu difficile) par contre si tu ne veux pas t'arrêter, là c'est sûr que tu vas faire ton caca nerveux dès le premier jour....
"Est-ce que tu crois que les ados se gênent pour rouler sans permis?" tous les ados qui fument ne roulent pas sans permis :)... c'était juste un exemple...
"Je crois que ce n'est pas le rôle des parents d'aider les enfants à découvrir les paradis artificiels qui sont pour moi du même registre que la sexualité. Tu te vois en train de conseiller ton fils ou ta fille dans son premier rapport amoureux?"
Tout doit être enseigné 'correctement' c'est comme même mieux d'expliquer (par ex) comment on fait pour mettre un capote, c'est quoi les menstruations (j'en connais une qui c'est retrouvée un jour à saigner sans comprendre pourquoi ... t'imagines ? ....) etc
La drogue, c'est la même, je préfère expliquer 'correctement' comment ça marche plutôt que de risquer les dérives que l'on connait.... Je sais que l'on va me prendre pour un fou ....
Ecrit par : toto | 24 août 2006
expliquer c'est sûr. ce qui m'ennuyait c'était accompagner. Si c'est dans le sens d'expliquer c'est évident. La clope, c'est la pire des drogues et tu n'as pas besoin de rajouter de l'ammoniaque car le cerveau est plein de récepteurs à la nicotine qui en redemandent dès la première. L'avantage de la clope c'est qu'elle empêche pas de vivre autre chose. Si tu veux mon avis, le pire c'est le pastis parce que ça fusille et que le premier verre appelle le deuxième qui appelle le troisième etc...le type en est vite à une demi-bouteille par jour sans forcer. Là dedans il y a plein de plantes bien féroces...
Pour en revenir à l'enseignement car c'est quand même le noeud du problème j'ai l'impression que aussi bien nous, parents éducateurs que eux maîtres instructeurs , nous avons tous tendance à vouloir aller trop vite et à tout leur expliquer trop tôt quand ils sont encore dans le vert paradis de l'enfance. En CM 1 et 2, ma fille a subi un cours d'éducation sexuelle qu'elle a très mal encaissé. Ca l'a choquée et dégoûtée. J'ai tenté de rattrapper le coup mais ce n'est pas si facile.
Nous allons tous trop loin et trop vite. Et tous les gosses n'ont pas la même vitesse de maturation ni les mêmes tendances. Tu as des mômes de huit ans qui sniffent à fond la caisse dès que tu ouvres un flacon d'ether ou de trichloréthylène ou un tube de colle à rustine, ça veut pas dire qu'ils vont se shooter. A ceux là je n'irai pas faire un cours, je dirai simplement: tu trouves que ça sent bon? C'est vrai mais méfie toi c'est dangereux, ça brûle le cerveau.
Ecrit par : dobolino | 24 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 24 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 24 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 24 août 2006
1. Je crois qu'il ne faudra plus écrire sur cette page du blog, elle est passée dans les registres des impérialistes commerciaux de l'espace web…
2. Il y a… quelques années, je faisais de la pêche sous-marine en Corse. Un petit matin, au café du village tout proche, sur le coup de sept heures, arrive le berger du coin, affolé, expliquant qu'on lui avait empoisonné ses vaches (ça se fait, là-bas comme dans le Berry — terres de sorciers et de malapris. Gendarmes alertés, consommateurs du petit matin, le berger et moi montons dans les pâtures qui dominaient le village. Et nous tombons, dans un enclos cerné de ronces, sur une quinzaine de vaches les pattes en l'air, beuglant et bavant — spectacle pitoyable.
Les gendarmes ont remonté — et nous avec — la piste des bouses. On a repéré un passage dans la haie vive, et, de l'autre côté, les restes de ce qui avait été un bon demi-hectare de chanvre indien — tondu jusqu'à la racine par les ruminantes (forcément, elles avaient trouvé du vert, une marée de vert, dans un pays où elles n'ont que des cactus à brouter) — elles avaient épargné deux ou trois pieds qui nous permirent d'identifier l'objet du délit.
Deux choses.
Ça n'avait pas l'air de faire du bien aux vaches.
Et je ris encore en pensant à la tête du joyeux drille (Toto ? C'était vous ?) qui sans doute le jour même ou le lendemain, s'apprêtait à faire sa récolte — l'anecdote était dans le journal et il s'est bien gardé de se signaler…
Le H ne fait pas du bien au cerveau — mais le tabac non plus — j'ai arrêté d'un coup, il y a vingt-cinq ans, sur un coup de tête, et je m'en félicite tous les jours. Et j'ai eu au moins deux copains qui n'ont pas trouvé dans la marie-jeanne des sensations assez fortes — qui sont passé à des choses plus substantielles, et qui sont morts d'overdose — il y avait dans les années 70-80, sur la Côte d'azur, un rigolo qui vendait de l'héro non coupée à des prix défiant toute concurrence : les toxicos habitués à un mélange à 90% de lactose s'injectaient une dose massive de sirop d'oubli définitif.
Même si fort peu d'aficionados de la fumette passent à pire, même s'il n'y a qu'une chance sur cent, c'est déjà beaucoup, beaucoup trop.
Quant à la cigarette… J'ai eu deux ou trois copains (et depuis peu, des copines) DCD d'un cancer des voies respiratoires basses (typiques des cigarettes light), et ce n'était pas beau à voir, les derniers temps.
Vous savez, Toto, l'un des affreux privilèges de l'âge, c'est qu'au fur et à mesure que l'on vieillit, on voit mourir autour de soi — de plus en plus mourir. Mon âme est une nécropole choisie…
J'ai fait comme nègre un beau livre sur le cancer signé par un super-spécialiste. Et il me rpésentait les choses avec un grand sens de la métaphore : "Attraper un cancer, c'est gagner à un loto à cent chiffres. Ça paraît beaucoup — mais si vous fumez, vous en avez déjà 70 dans l'ordre… Ajoutez 20 pour la boisson et l'alimentation, 10 pour l'environnement, quelques-uns de plus pour l'hérédité — vous êtes déjà mort."
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 24 août 2006
j'ai vu des gars sniffer la colle.. j'ai jamais compris pourquoi ?, l'ether j'ai essayé une fois ... plus jamais ....
Sur l'éduc sexuel il faut regarde école de france, et le sylvain connac faire un cours éduc sex à des petites arabes (cp/ce1)...
j'imagine les parents le soir .... ;)
JE suis d'accord avec toi ... on va trop vite .... "Hâtons nous LENTEMENT " Bled dixit ;)
pour JP
Il y a cette histoire du gars qui écoute à la radio un grand docteur expliquer que si tu fumes tu perds 20 ans de ta vie, que si tu bois tu perds 10 ans de ta vie ....
Le gars il arrête de fumer/boire pendant un jour ...
Le lendemain même émission de radio même docteur ...
Le gars appell et dit:
écoute man hier je n'ai pas fumé/bu ..... je me suis fais 'suer' comme c'est pas permis ... j'ai perdu une journée de ma vie....
Mon grand père est mort du cancer des poumon en 1 an ... un truc affreux affreux ... un mec qui a 80 balais en parraissait 20 une force de la nature tu ne peux pas imaginer Beau fort intelligent etc etc etc
Il n'a jamais bu/fumé de sa vie ..........
Bon ce n'est pas moi qui ai planté la beu ... mais si il reste un ou deux pied tu me les mets de côté :o))))))))))))))))))))))))))))))))))))) stp ;)
bon je ne me corrige pas pas le temps ;) ciao
Ecrit par : toto | 24 août 2006
M. Brighelli, fumer ou manger du cannabis n'a pas tout à fait le même effet. En effet le cannabis ingéré est absorbé très lentement et de plus ralenti le transit intestinal d'où les difficultés de traitement , l'absorption intestinale du produit pouvant durer trente heurs( chez le chien). Autant que je me le rappelle, Beaudelaire et ses potes étaient de grands consommateurs par voie orale.
Ce qui m'a inquiété sur cette intoxication par rapport aux précédentes c'est la violence de la paranoia du chien et les réactions cutanées auquelles je n'étais pas habituée.
Toto, il s'agit d'un plant consommé en pied et pas de résine ou d'herbe trafiquée au séchage ou plus tard. C'est ce qui me fait penser aux OGM. Il est très facile d'introduire dans le génôme de la plante des gènes codant pour des substances qui pourraient présenter des analogies avec le LSD ou L'Héroïne entre autres opiacées... ou des substances sans effet hallucinogène mais induisant une dépendance rapide.
Ecrit par : dobolino | 25 août 2006
Je confirme ce que dit Dobolinette,
le "space" cake c'est bcp plus fort que la fumette .
Je comprends ton inquiétude face aux "réactions cutanées", mais cela dit on ne réagis pas tous pareil ;)
Pour la paranoïa, il faut lui demander ce qu'il a eu comme "méthode" d'instruction ;).
Ecrit par : toto | 25 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 26 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 26 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 26 août 2006
Il n'est pas terrible terrible pour faire les liaisons en lecture à voix haute ;)
Ecrit par : toto | 26 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 26 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 26 août 2006
Salut à tous...mais dites-moi, on est dans une installation sonore digne de Duchamp.....Quant à la fumette, la chicha à Konya (Iconium pour les cuistres) ben ça se laisse fumer. Meilleur que la beu. Et ça rend moins abruti.
La pipe à eau, comme on dit, c'est un vrai bonheur. Et l'autre là ,
[email protected], il est le parangon du pékin qui n'a pas pris de chicha mais a confondu le Temesta avec un Flanby....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 27 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 27 août 2006
BON BEN......................................je crois que les carottes sont cuites........ maintenant c'est péiksaimmculcétéarobasehacheeautémèl pouinkom qui s'y met....wwwwwhggghstffrrrrrr..comme dirait Obélix en voyant Falbala....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 27 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 28 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 28 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 28 août 2006
Eh les Rosbifs, ça roule???
je viens d'aller voir vos sites Step Tools ou Barbie ken...C'est achman délire...achman tendance.....
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 28 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 28 août 2006
Schôn
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 28 août 2006
Sehr schön
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 28 août 2006
QU'il est bo
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 28 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 28 août 2006
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Bo Bo Bo le lavabo
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 28 août 2006
Lai Lai Lai le bidai
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 28 août 2006
Bonjour Montaigneetc
Lâche l'affaire tu t'attaques à un robot spammeur fou...
Il n'y a rien à faire ;)
Ils on eu la même sur VousNousIls, mais ils ont fait le ménage...
Ecrit par : toto | 28 août 2006
tot tu ne peux pas proposer de mettre en place des catchas ( est-ce le mot) anti spams. Tu sais le code à recopier à la fin de ton post?
Ecrit par : dobolino | 28 août 2006
Merci Toto....je m'arrache
Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 28 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 28 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 28 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 28 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 29 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 30 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 30 août 2006
Very good site. Thank you:-)
Ecrit par : [email protected] | 30 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 30 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 30 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 30 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 30 août 2006
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Ecrit par : [email protected] | 30 août 2006
ça bug sérieux aujourd'hui je peux plus accéder au fil "souvenir que me veux -tu"...........grrr........j'suis pas une spammeuse moi m'sieu...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 septembre 2006
l'horreur : le globish
http://www.jpn-globish.com/
après 7 ans d'anglais les élèves parlent-ils au moins cette horreur, le globish ???
Ecrit par : André | 12 septembre 2006
J'ai 11O ans, et ce que vient d'écrire Ashton sur Blogosphere me révulse. Je risque de vomir mon 4 heures !!!
Allez voir, vous serez scandalisés.
Ecrit par : Henri (110 ans) | 15 septembre 2006
Aux chiottes les marxistes qui gangrènent l'éducation nationale. Voici le programme de Philippe de Villiers pour l'école. EXCELLENT.
http://www.pourlafrance.fr/
Prolongement de la famille, l’école est un rouage essentiel du redressement national. Après quarante ans d’expériences éducatives et pédagogiques excentriques, farfelues, voire idéologiques, il convient de la recentrer sur ses missions premières : transmission des savoirs, promotion du civisme, rayonnement de la culture nationale.
Recentrer l’école sur ses missions premières, c’est remettre en vigueur l’autorité des maîtres.
42 - Remettre en vigueur l’autorité des maîtres, c’est cesser de les considérer comme des animateurs sociaux.
• Supprimer les IUFM, qui ôtent toute autorité aux professeurs en les transformant en «gentils organisateurs», et les remplacer par des instituts de formation d’un haut niveau d’exigence.
43 - Remettre en vigueur l’autorité des maîtres, c’est engager l’école sur la voie du mérite et de l’effort.
• Instaurer un système de notation strict et sélectif.
• Promouvoir à l’école la sélection fondée sur le mérite et l’effort.
• Proscrire la sélection sur le «piston», les «passe-droits» et la discrimination positive, qui n’est autre qu’un piston encouragé, officialisé, légalisé.
• Supprimer le collège unique.
44 - Remettre en vigueur l’autorité des maîtres, c’est favoriser l’émulation.
• Supprimer la carte scolaire pour permettre aux familles de choisir l’établissement de leur(s) enfant(s).
• Instituer la liberté scolaire.
45 - Remettre en vigueur l’autorité des maîtres, c’est soutenir les professeurs dans l’exercice de leurs fonctions.
• Mettre l’administration et la hiérarchie de l’Éducation nationale au service des maîtres en exigeant d’elles un soutien sans faille aux professeurs qui sanctionnent un élève.
46 - Remettre en vigueur l’autorité des maîtres, c’est rétablir des pédagogies efficaces.
• Bannir des classes les pédagogies déstructurantes et décérébrantes qui dénaturent l’école en la résumant à un rapport entre l’enseignant et l’enseigné.
• Recentrer l’école sur ses missions premières, c’est rétablir l'autorité des savoirs et du savoir-vivre.
48 - Rétablir l’autorité des savoirs, c’est recentrer l’enseignement sur les disciplines essentielles.
• Réformer les programmes en supprimant les matières et les options superflues (350 matières enseignées dans le secondaire !) qui placent les disciplines sur un pied d’égalité et brouillent ainsi la mission de l’école.
49 - Rétablir l’autorité des savoirs, c’est valoriser leurs applications concrètes.
• Illustrer le caractère concret des matières enseignées en confrontant les élèves de collège et de lycée à la réalité économique par un cours trimestriel faisant intervenir un artisan, un commerçant ou un petit entrepreneur.
50 - Rétablir l’autorité des savoirs, c’est remplacer l’objectif de 80 % de bacheliers par celui de 100 % de qualifiés.
• Promouvoir l’apprentissage et les filières professionnelles en les développant en fonction des besoins économiques.
• Réhabiliter le travail manuel par un stage obligatoire d’un mois chez un artisan ou à l’usine en classe de 3e.
51 - Rétablir l’autorité du savoir-vivre, c’est imposer une discipline stricte à l’école.
• Rendre obligatoire le port de la blouse (en primaire) et de l’uniforme (dans le secondaire) afin d’effacer les différences sociales, de mettre fin aux excentricités vestimentaires ou communautaristes et de lutter contre le racket.
Recentrer l’école sur ses missions premières, c’est promouvoir les valeurs et la culture nationales.
52 - Promouvoir la culture nationale, c’est refuser un enseignement multiculturel.
• Supprimer l’enseignement intitulé «langues et cultures d’origine», qui favorise le communautarisme et s’oppose à la francisation.
53 - Promouvoir la culture nationale, c’est proscrire le multiculturalisme dans les programmes.
• Réformer les programmes d’instruction civique qui culpabilisent les jeunes Français et privilégient la repentance sur
la grandeur de la France et la nécessaire fierté nationale.
54 - Promouvoir la culture nationale, c’est transmettre l’amour de la France aux jeunes générations.
• Faire flotter le drapeau tricolore dans toutes les cours de récréation.
55 - Promouvoir la culture nationale, c’est transmettre les valeurs patriotiques à l’école.
• Imposer une heure hebdomadaire d’enseignement des valeurs patriotiques (comme Tony Blair vient de le faire avec
les valeurs britanniques en Grande-Bretagne), du primaire à la classe de terminale, quelle que soit la filière.
56 - Promouvoir la culture nationale, c’est donner la priorité à la culture et à l’art français et européens.
• Créer un enseignement obligatoire de l’art et de la culture français et européens dès l’école primaire en promouvant un art enraciné et libéré du culturellement correct. Introduire à l’école, à côté des disciplines de la connaissance, les disciplines de la sensibilité.
Ecrit par : Coralie Vankempen | 11 octobre 2006
Hello
nice site
Ecrit par : noisseneoxy | 25 mars 2008



