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25 mai 2006

L'école est finie !

Nous n'avions pas encore tout vu.

Article de Marie-Estelle Pech, paru dans le Figaro du mercredi 24 mai — Saint Donatien…

« Est-il besoin pour intéresser les élèves à la littérature de leur faire étudier les autobiographies de Loana, Charlotte Valandrey, Jean-Pierre Pernaud et autres stars du petit écran ? Les futurs professeurs de français en seront peut-être un jour réduits à cette extrémité. Cette année, huit enseignants du renommé lycée Joffre à Montpellier (Hérault) ont décidé de faire un premier pas dans cette direction. Ils ont fait plancher leurs élèves de première sur la récente autobiographie à succès du chanteur Hervé Vilard, L'Âme seule, où ce dernier raconte son passé d'enfant confié à l'assistance publique. Au risque de déconcerter les examinateurs, cet ouvrage sera même présenté à l'oral du bac par les élèves de Joffre dans quelques semaines ! «Ce livre a de vrais qualités littéraires», justifie Patrick Loubatière, le professeur de français à l'origine de cette initiative. L'ancien chanteur de charme des années soixante-dix a été invité à discuter de son oeuvre avec les lycéens, la semaine dernière. (…)
Jeune enseignante de français dans un collège des Yvelines, Laurence ne s'est toujours pas remise des conseils de son inspecteur pédagogique l'an dernier : faire étudier Le Voile noir d'Anny Duperey, dans lequel l'actrice raconte la disparition tragique de ses parents. Les romans à l'eau de rose de Marc Lévy, pourtant régulièrement éreintés par la critique littéraire, ont bonne presse auprès de certains inspecteurs. «On nous encourage à étudier des œuvres de faible niveau. Comme si nous étions là pour faire stagner les élèves», s'agace Laurence.(…)
Au lycée Joffre de Montpellier, Patrick Loubatière se défend de tout nivellement par le bas. Selon lui, celle d'Hervé Vilard illustre parfaitement le thème de l'autobiographie, au programme du bac de français. La plupart des élèves lui ont confié se sentir davantage concernés par ce livre que par les Confessions de Jean-Jacques Rousseau, «qui leur est tombé des mains», précise-t-il, même dans ce lycée réputé pour ses bons résultats au bac. Il est «plus facile de s'identifier à Hervé Vilard qu'à Montaigne parce qu'il est plus proche de nous, confirme Agathe, élève de première S. Son passé d'orphelin est touchant. C'est un homme très simple, pas intimidant, à qui on a pu poser plein de questions.» »

Retour sur un désastre annoncé.
En 1999-2000, la « commission Viala », du nom du distingué universitaire (Paris-III et Oxford) qui la dirigeait, accouche de nouveaux programmes de Français pour les lycées. Finie la dictature (?) du chronologique et de l’histoire littéraire ! Place à des « notions » — « Argumentation », « Genres », « travail de l’écriture », « Autobiographie », etc.
J’ai, à l’époque, prévenu un membre de cette commission (la seule prof de lycée, par parenthèse — les autres étaient des universitaires ou des administratifs) qu’ils jouaient avec le feu. « Que nenni ! » rétorqua-t-elle en substance. « Enfin ! Prenez l’autobiographie ! Rousseau, Montaigne, Châteaubriand… Des gens incontestables, n’est-ce pas ? »
Mais seul le pire est sûr, comme dit la loi de Murphy (« If something can get wrong, it will », pour les anglicistes).
N’empêche… Fort des assurances de ma collègue, j’ai dirigé, avec un ami, une collection (aux éditions Magnard) qui tentait de tirer le meilleur de ces programmes ineptes. La table des matières du volume consacré au Biographique / Autobiographique propose des textes de Plutarque à Camus, en passant par Commynes, Montaigne, La Rochefoucauld, Retz, Saint-Simon, Rousseau, Châteaubriand, et j’en passe…
Pauvres cloches que nous étions ! Seul le pire est sûr…
L’an passé, à l’écrit du CAPES de Lettres, dans un sujet sur le biographique, les candidats futurs profs parlaient tout uniment de Loana et de Rousseau (dire plutôt « Jean-Jacques » — non par référence à « Rousseau juge de Jean-Jacques », mais parce que ça vous a un petit côté intime, un relent de Steevy…). Et voici que le lycée Joffre, qui est (qui fut, m’affirme une enseignante qui a immédiatement réagi à l’article, que j’ai largement diffusé sur la Toile) cautionne Hervé Vilard.
Capri, c’est fini, l’école aussi.
D’où vient cette confusion, qui amène des enseignants certainement pleins de bonnes intentions, à défaut d’avoir de vraies références, à amener leurs élèves rencontrer le grand homme, has-been des sixties, au CRDP de Montpellier, qui prête une salle pour l’occasion ?
Au passage, cela a permis à Vilard, qui revient de derrière les ombres, de faire un tabac à la « Comédie du Livre », le Salon qu’organise la ville au mois de mai.

Pour Viala (dont je ne remets en cause ni le savoir, ni l’ambition), tout fait texte, tout est discours. Pris au pied de la lettre par les demi-habiles, qui sont légion, cela consiste à traiter de la même manière les people et les grands écrivains. Anny Duperey, dont je connais par ailleurs le goût pour les vrais textes, doit être bien sidérée (flattée toutefois, peut-être) d’être devenue une référence littéraire qui supplante Rousseau…
Rousseau « qui leur est tombé des mains » : curieuse pédagogie qui va dans le sens de la pente, alors que les plus belles victoires (et les élèves y sont sensibles) sont celles qui triomphent d’une vraie difficulté. D’ailleurs, pour s’ennuyer à Rousseau, il faut être de mauvaise foi — mais la mauvaise foi a bonne presse, en ce moment.
Quant à Marc Lévy… Il y a toujours eu des best-sellers, avant même que le mot existât. Et vous savez quoi ? Il est très rare qu’on étudie, en classe ou ailleurs, ceux des siècles passés. Il est rarissime qu’on les édite encore. Que reste-t-il de Xavier de Montépin, le plus grand succès du XIXe siècle ? La Porteuse de pain, les Deux orphelines, se vendaient à des centaines de milliers d’exemplaires. Le Rouge et le Noir, moins de 500. Qui aurait l’idée de faire étudier Souvestre et Allain plutôt que Mallarmé ?
Que dites-vous ? On n’étudie plus Mallarmé ? Ni Stendhal ? ET on suggère de lire Germinal en abrégé… Je le sais bien… Pauvre France…
Un dernier point. Quel texte étudie-t-on quand on se penche sur « l’œuvre » d’Hervé Vilard ? Qui l’a écrite ? Pour avoir moi-même donné, ces vingt dernières années, quelques coups de mains à des stars, enfants de stars et hommes politiques, quand je ne rédigeais pas complètement les romans de tel ou tel écrivain confirmé, je sais ce qu’il en est de la « négritude » : le texte final de ces ouvrages est calibré pour un public précis — et il entre pas mal de mépris, dans le milieu éditorial, pour ledit public. Mais on fait ainsi entrer dans les crânes vides des élèves formatés par la télé people, la presse people et maintenant l’école people que tout le monde peut devenir écrivain (ou chanteur, ou acteur), d’un coup de baguette magique.
Eh bien non ! C’est un travail, figurez-vous…
Mais la même commission Viala, réformant aussi l’écrit du Bac, a inventé cette supercherie grandiose, « l’écriture d’invention ». En clair, chaque élève qui choisit ce sujet (près de 50% des bacheliers fin Première, tant on leur a vissé dans le crâne la certitude de leur capacité à écrire — merci, Bégaudeau !) est incité à se faire écrivain, en continuant un texte, en lui répondant, en s’improvisant génie.
Ça ne marche pas comme ça. Rimbaud écrivait peut-être des merveilles à 16 ans, mais il avait travaillé en classe comme un forcené — lisez donc ses rédactions en vers latins.
Alors, bien sûr, les médias nous sortent de leur chapeau, régulièrement, une écrivaine (curieusement, ce sont presque toujours des filles — plus frêles, sans doute, et plus précoces, comme on sait…) qui, à 17 ou 18 ans enthousiasme les chroniqueurs. Pour les plus jeunes, je signale que ça ne date pas d’aujourd’hui, ce genre de coup médiatique. Dans les années 50, on avait sorti Minou Drouet (il en reste quoi ?), et Sagan au début des années 60 — il en restera quoi ? D’autant que c’est à la fois alléchant et désespérant, pour les gamines priées de s’identifier à ces stars en herbe. L’une est fille de député, quelque part dans le Drôme ou le Vaucluse, l’autre fille d’un philosophe spécialiste en jolies chemises — et j’en passe. Modèles si lointains…
(De temps en temps, on nous sort un jeune garçon,. On nous a fait le coup avec Alexandre Jardin, créature inventée par Françoise Verny, qui a si merveilleusement renouvelé son style à son dernier livre… Il a dû changer de stylo).

Inutile d’aller plus loin. Je suis sans doute un dinosaure, mais je me battrai jusqu’au bout pour que les enfants de toutes les conditions aient le droit d’accéder aux plus belles pages de la littérature. Nous sommes quelques-uns qui partageons les mêmes ambitions. Après nous le déluge.
D’ici là, Patrick Loubatière, le fan d’Hervé Vilard, sera professeur en IUFM — à Montpellier, par exemple : ça fera monter le niveau. Je ne sais pas si Capri, c’est fini. Mais pour rester dans les années soixante, je sais au moins que « l’école est finie, l’école est finie, l’école est finie… »
Ad libitum.

Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

Je suis à 100 % d'accord avec vous, tout fout le camp dans ce monde où prôner les valeurs sûres vous fait passer pour un has-been.
Je suis un peu déconcertée. Mes enfants ne vont plus à l'école depuis longtemps, mais mes petits-enfants...
Quel avenir leur prépare-t'on ?

Ecrit par : stella vidal | 25 mai 2006

Bonjour à tous,
Séance d'analyse des pratiques professionnelles, à l'IUFM, mercredi dernier. Une PE2, (professeur stagiaire) relate son expérience pendant son dernier stage en responsabilité de trois semaine. Triste expérience. Elle se demande si elle doit continuer dans la voie de l'enseignement. Pourquoi? Les parents ont monté une cabale contre elle. Avec des paroles du genre: "elle va pas nous em... longtemps, celle là" et, encore plus raffiné, de la part d'une autre mère: "celle là, je vais me la faire". Le crime de cette jeune stagiaire, (donc forcément formatée par l'IUFM, qui est un nid de khmers rouges chargés d'empêcher les gens de travailler pour que ce nivellement par le bas leur profite et fasse tomber des prébendes substantielles dans leurs escarcelles de feignants trop payés)? Avoir voulu, l'inconsciente, donner du travail à faire à la maison à ses élèves! En CE1! Vous vous rendez compte?
Dieu merci, l'IUFM a validé son stage. Heureusement. Avec une mention; (c'est une stagiaire assez brillante). Vous voyez, les choses ne sont pas si simple, et les parents qui sont ici, soucieux (à juste titre) que leurs enfants reçoivent une instruction digne de ce nom, sont loin d'être majoritaires.

Ecrit par : christophe sibille | 25 mai 2006

c'est nul!
je suis prof et c'est vraiment n importe quoi un tel pseudo argumentaire
prenez les differents commentaires passés sur le niveau des élèves...déjà au siecle dernier, les "instits" se plaignaient du niveau!!!!!
et moi je fais étudier la presse people et j en suis FIER!!
au moins mes élèves lisent et analysent ...
et qd j ai fini je laisse en salle des profs mes exemplaires de " voila " et autre "france samedi"....
et bien sur les biens penseurs se moquent ..
mais finissent tous par les lire en douce...
au bout de 15 jours ils disparaissent....
vous me faites bien marrer avec ces remarques passéistes
venez enseigner ds des lycées en ZEP vous verrez ...
commencez par plutarque vous finirez par loana si vous voulez résister
moi c'est l inverse je débute par steevy et je finis par des auteurs classiques!

Ecrit par : yvrard | 25 mai 2006

Vous me mettez le moral à zéro. Que vaut mon doctorat consacré à la poésie francophone ? J'aurai dû me pencher sur les oeuvres de Steevy et de Cauet. Là, y a du pognon, coco.

Je me demande si le professeur dont vous parlez, et dont je tairai le nom, a reçu un chèque de la part de l'éditeur. Au moins, je comprendrais. Mais non, je suis sûr qu'il a fait ça pour rien, pour son salaire de prof. Minable jusque dans la trahison. Il y a des gens comme ça.

Quant aux universitaires, ils ne sont pas forcément méchants. Seulement, ils sont tellement pris par la paperasse bureaucratique et par les réformes à répétition qu'ils ne voient pas le rouleau-compresseur géant qui est en train de leur passer sur la figure. Par exemple, on leur a mis la réforme LMD dans les pattes pour masquer la baisse de budget et l'effondrement du niveau. Depuis 30 ans, ils se font couillonner à chaque fois par le même truc : une "grande réforme" qui sert à dissimuler une grosse arnaque, et on fait semblant jusqu'à la prochaine.

Bon, si je comprends bien, il faut que je travaille ma liste des clichés littéraires les plus creux, dans l'espoir de devenir un jour le porte-plume de Mazarine Pingeot. Dans ces cas-là, j'espère que le nègre a droit, au minimum, à un exemplaire dédicacé de la main de l'auteur.

Ah non, même pas ?

Ecrit par : Pierre-Henri | 25 mai 2006

Forcé d'être d'accord avec Christophe Sibille… Jusqu'où irai-je…
Dans l'école où vont mes enfants, l'instit de CP a déclaré, en début d'année, à la question : "Leur donnerez-vous des devoirs à faire à la maison ?" : "Vous savez, ils n'ont que six ans, ils faut bien qu'ils jouent un peu, et puis ils travaillent bien assez à l'école (!)…" Et une majorité de parents a fait chorus — essentiellement soulagés de ne pas avoir à se pencher sur les cahiers de leurs chérubins le soir.
C'est l'un des aspects du métier : il faut avoir de l'ambition pour les mômes à la place même des parents qui n'en ont pas.
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 mai 2006

"Avoir voulu, l'inconsciente, donner du travail à faire à la maison à ses élèves! En CE1! Vous vous rendez compte?"

Attention Christophe, il y a travail et travail.

je parle en connaissance de cause, je peux citer qq exemple.
Quand on propose du jour au lendemain une suite de mot à écrire avec toutes les difficultées que l'on peut imaginer:
Crayon grenouille etc etc sans progression logique ni "pédagogique" alors que certains (la plupart) enfants NE savent même pas écrire. Je dis que c'est "n'impotnawak"

Donc je n'ai pas assez d'info sur ta nouvelle.
Je ne dis pas qu'il faille TUER l'instit . on ne tire pas sur l'ambulance .
donne moi plus d'info.
1) les exercices proposés
2) la méthode de lecture utilisé (le nom)
la suite après

désolé je lache le pc a+

Ecrit par : toto | 25 mai 2006

ouppps
désolé CE1....

méthode de grammaire etc BLED , BETHOU etc ????
désolé j'dois "fer" vite a ciao

Ecrit par : toto | 25 mai 2006

JPB,

Pour aller dans votre sens, il me semble que les parents sont victimes d'une société qui en trente ans a bien changé.
Il n'est évidemment pas question ni de dédouaner la politique de L'EN qui par démagogie a été un catalyseur très efficace de cette catastrophe, ni de regretter les années 70.

Je vois trois évolutions majeures qui ont des conséquences indéniables sur l'échec scolaire.

Nous sommes dans une société de consommation où la satisfaction du désir immédiat prime dès la petite enfance.
Exit le goût de l'effort.On doit comprendre tout de suite sinon c'est trop difficile!

Une augmentation considérable du chômage. Comment un enfant peut-il comprendre la nécessité de travailler lorsqu'il n'a pas l'exemple sous les yeux?

Enfin un nombre toujours plus croissant d'enfants dont les parents sont séparés et qui ne voient quasiment plus l'un des parents.
http//www.divorce-famille.net/pages/r1.htm

Bien sûr il y a des exceptions mais comme le dit l'association mentionnée ci dessus "les satistiques sont implacables".

Ecrit par : JO | 25 mai 2006

Si je vote pour quiconque à gauche, je donne encore un sursis à ces "conneries funestes".
Mais que dois-je faire en 2007,oui,que dois-je faire ? Je vous le demande !!!!!!!!!!!!

Ecrit par : bernard | 25 mai 2006

Si je vote pour quiconque à gauche, je donne encore un sursis à ces "conneries funestes".
Mais que dois-je faire en 2007,oui,que dois-je faire ? Je vous le demande !!!!!!!!!!!!

Ecrit par : bernard | 25 mai 2006

Si je vote pour quiconque à gauche, je donne encore un sursis à ces "conneries funestes".
Mais que dois-je faire en 2007,oui,que dois-je faire ? Je vous le demande !!!!!!!!!!!!

Ecrit par : bernard | 25 mai 2006

S'il y a un sujet qu'on n'évoque que trop rarement, à mon goût, en ce qui concerne l'éducation, c'est la présence familiale. C'est un fait dans mon école, les enfants en difficulté ont systématiquement des parents qui doivent travailler tous les deux pour pouvoir vivre dans des conditions à peu près décentes.
Bien que je n'ai pas grandi dans la région où j'enseigne, je me souviens qu'il y a 30 ans, l'essentiel de mes copains étaient attendus par leur maman à la sortie et rentraient manger le midi chez eux.
A présent, 90% des enfants mangent à la cantine et quasiment 100% des enfants ont des parents qui tous les deux travaillent (pour ceux qui ne sont pas au chômage). Ceci change évidemment beaucoup la donne !
Car la plupart du temps, ces parents ont des boulots guère enrichissants (à tout point de vue) avec souvent des horaires décalés. Bilan : les enfants sont livrés à eux-mêmes et les parents, crevés de leur journée n'ont pas franchement l'envie ou la volonté de surveiller un gamin en train de faire ses devoirs.
On arrive à un cercle vicieux où les enfants n'ont plus de modèle de référence en ce qui concerne le goût de l'effort. Ils attendent donc de l'école quelque chose de "facile" et ne sont que peu attentifs en classe, trop habitués à zapper d'une chaine à l'autre à la maison. Forcément, le retour à la maison les place en difficulté lorsqu'il s'agit de comprendre ce qu'ils n'ont pas suivi en classe pour réussir leurs devoirs. D'où l'énervement des parents et la situation d'échec.

On continue à parler de baisse de niveau pour certains lorsque d'autres relativisent en signalant que les compétences sont à présent plus larges.

Les deux arguments se valent. La baisse de niveau est réelle, et d'ailleurs, les programmes n'ont cessé de s'alléger (la mode des produits "light" sans doute) tout simplement, parce qu'en rajoutant 1h30 d'anglais par semaine, plus de l'informatique, plus de la technologie et plein d'autres matières, cela ne peut que se faire au détriment du français et des mathématiques !

La solution pour palier à ces deux problèmes est donc tout à fait simple : augmenter la durée de présence des élèves en cours en créant une véritable étude surveillée obligatoire, après avoir laissé les gamins décompresser 45 bonnes minutes en sortant de l'école.
J'entends certains dire que les élèves sont exténués en sortant de classe. Mais ils sont suffisamment en forme pour regarder la télé jusqu'à des heures tardives (arrivant le lendemain avec des cernes sous les yeux), offrant à TFone "du temps de cerveau humain pour Coca-Cola". Là, cela ne gène personne en revanche !

Dernière chose...
En ce qui concerne « l’écriture d’invention ».
Si j'ai bien compris, une des épreuves du BAC propose aux lycéens d'inventer une histoire et de jouer les apprentis écrivains ?
Cela relève de la même supercherie qu'on nous enseigne à l'IUFM avec ces séances en "arts plastiques" où l'on tente de dégager d'une production d'élève à base de détritus ménagers recyclés, un semblant d'esprit artistique. Comme si chaque enfant, chaque individu était un artiste qui s'ignore !
Je suis désolé, mais d'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été en admiration des tableaux de Jacques Louis David, mais jamais des "peintres" contemporains, tel Jackson Bollock et ses tâches de peintures étalées par terre. Un artiste est quelqu'un qui dispose d'un talent que peu de personnes sont capables d'égaler. Et sûrement pas quelqu'un dont le seul talent est d'avoir été premier à faire n'importe quoi devant lequel une troupe d'intello branchés vont s'extasier !

Ecrit par : Sionac'h | 25 mai 2006

Yvrard, vous êtes vraiment professeur? Si c'est le cas, l'écriture de votre commentaire prouve qu'il n'y a pas que chez les élèves que le niveau baisse.

On le savait déjà, remarquez. Parmi les élèves qui ont été éduqués avec les méthodes stupides des pédagogistes, il y en a, forcément, qui sont devenus à leur tour professeurs.

C'est l'un des phénomènes les plus pernicieux de la situation actuelle. Plus on avance, moins il y aura de professeurs qui auront connu autre chose. De quoi verrouiller pour longtemps la spirale infernale de l'abêtissement.

C'est pourquoi l'action des gens comme Jean-Paul Brighelli est une urgence nationale. Tous ceux à qui il reste un atome de bon sens dans le cerveau, professeurs, parents, élèves et politiques (mais je n'en entends pas beaucoup dans ces deux dernières catégories), doivent à tout prix s'efforcer de mobiliser un sursaut national, tant qu'il en est encore temps. La fenêtre de tir est étroite, avant que les derniers résistants ne se taisent.

Remarquez, si on échoue, il y aura sans doute des directeurs d'école indiens et chinois qui finiront bien par venir chez nous réinstaurer les méthodes pédagogiques normales qui réussissent si bien à leurs élites en ce moment...

Ecrit par : Robert Marchenoir | 26 mai 2006

"J'ai toujours été en admiration des tableaux de Jacques Louis David, mais jamais des 'peintres' contemporains, tel Jackson Bollock et ses taches de peintures étalées par terre." (Sionac'h)

C'est un lapsus, ou une vacherie? Je suppose que vous vouliez parler de Pollock, mais "bollocks", qui veut dire couilles en anglais, signifie aussi conneries, n'importe quoi...

Voilà ce qu'on appelle une critique d'art virile.

Ecrit par : Robert Marchenoir | 26 mai 2006

Je suis effarée , on est-on vraiment là? je n'ose y croire...si c'est une blague elle est de très mauvais goût...mais je crains fort que ça n'en soit malheureusement pas une et pire que cela ne relève pas que de l'anecdote...Là difficile de dire à nos chères petites têtes "ce n'est pas ma faute...mon ange" car c'est bien de Notre faute...
il faut peut-être arrêter de regarder nos chérubins comme la huitième merveille du monde ...Nous sommes tous responsables de ce marasme:
Nous, parents qui devenons subitement des "poules aux oeufs d'or" dés la naissance de notre petit premier...
Les enseignants qui s'imaginent qu'il suffit de sortir de l'iufm pour avoir la science infuse et être le grand sage qui n'a plus rien à apprendre d'autrui et surtout aucun conseil à recevoir...
Les psychologues bien pensants qui ont élaboré leurs théories fumeuses sur le mal être de l'enfant et tous les traumatismes que ce cruel monde des adultes leur font subir et dont il faut les protéger...
Regardons les enfants tels qu'ils sont: avant tout des êtres curieux de tout! mais aussi des fainéants, des pleurnicheurs, des casse-pieds et je vous laisse continuer la liste ( je précise j'en ai 4 +1 que j'aime plus que tout...) et surtout cessons de nous extasier quand il découvre par simple curiosité , innocence et imprudence que la fiche s'enfonce dans la prise...
Bien sur depuis que l'école existe il est fait un constat régulier que le niveau baisse, mais que je sache les enfants qui allaient à l'école au début du XXème siècle n'apprenaient pas à lire avec les manuels d'utilisations qui accompagnaient les premières moissonneuses batteuses et les premiers tracteurs...on n' étudiait pas les chansons populaires au certificat d'études...Pourquoi subitement nier toutes les merveilles de la littérature classique, ce patrimoine culturel qui fait notre richesse...
décidément , il va être difficile de trouver de la place sur la table de mon salon où il traine en permanence le petit Robert, le Larousse , le bled , les Bescherelle et les grammaire CM et CE de Grezes et Dugers, car dés demain je vais au garage chercher au fond des cartons les Lagarde et Michard et essayer de remettre la main sur les Magnard pour l'instant ma plus grande n'est qu'en 6ème mais mes petits curieux (du moins ceux qui savent lire) ne manqueront pas j'en suis presque sûre de les feuilleter...
ceci dit la presse people et les livres people ne sont pas exclu ce sont des lectures très distrayantes dans certains endroits de la maison où nous passons semble-t-il beaucoup de temps dans notre vie...
et laissons du temps au temps d'ici une cinquantaine d'année on décrouvrira très surement dans cette multitude d'ouvrages qui jonchent les tables de petites merveilles d'écriture...
retrouvons le goût de la forme pour en apprécier davantage le contenu...
et qui sait , il pourrait naître un mouvement de "détectives" soucieux de rendre à certains "nègres" leur talent...

PS: je m'excuse par avance des "fôtes" d'orthographe qui doivent se glisser dans ce commentaire mais il est 1h30 du matin et de taper dans un aussi petit cadre , franchement ça n'aide pas la relecture

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 26 mai 2006

je voulais dire : qui jonchent les tables des librairies"...

Merci Robert , j'ai bien ri à votre dernier commentaire je n'avais pas pris le temps de lire tous les commentaires déjà postés avant d'envoyer le mien mais j'ai envie de croire que c'était une note d'humour volontaire de la part de Sionac'h...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 26 mai 2006

Pour en revenir au point de départ de ce fil, ce qui me frappe c'est que cette "expérience" a eu lieu au lycée Joffre, qui est, si je me souviens bien, un "bon" lycée de centre ville, à recrutement classes moyennes-supérieures. Bref, pour répondre à un des intervenants précédents, ce n'est pas à des petits ruraux, à des enfants de ZEP, à des primo-arrivants ni à des ados de milieu défavorisé que Rousseau "tombe des mains", mais à des fils de bourges et de bobos, qui ne me semblent avoir d'autre excuse (?) qu'une immense paresse intellectuelle et le refus délibéré d'avoir à se confronter à un texte qui résiste : "prenage de tête", comme dirait Agrippine (de Brétécher).
Qu'un enseignant cautionne cette flemme, car il n'y a pas d'autre mot, me fait bondir. J'ai enseigné pendant 21 ans dans un petit lycée campagnard au fond de la Vendée profonde, avec des élèves dont certains patoisaient, et je n'ai jamais capitulé sur les contenus. Il faut dire que c'était l'époque ante-Viala, où il y avait en 1ere un programme d'oeuvres... avec "Les Confessions", justement -- et chacun trouvait normal de les faire étudier aux lycéens, avec plus ou moins de mal certes, mais on y arrivait, parce qu'on cherchait des solutions à partir du texte même, sans même songer à utiliser le "pipeul" de l'époque comme produit d'appel.
Cette initiative montpelliéraine illustre à merveille le règne de l'inculture bobo, encore pire que l'anti-intellectualisme populiste.
Par ailleurs, je voudrais bien savoir ce que l'inspection pense de cette histoire et de sa médiatisation, à moins qu'elle ne se contente du fait que les collègues ont sûrement travaillé en séquences...

Ecrit par : FGuichard | 26 mai 2006

bour Batricia er Robert,

Ce n'était bas un labsus, mais un bloplème de mon BC qui vient supitement d'inverser le B et le P !!

Bon, en fait, je n'aime pô le pseudo art contemporain et sur l'instant, j'avoue que le nom de Pollock ne me revenait plus. Et comme j'aime pô, et bien, j'ai inséré une p'tite vengeance personnelle. Eheh...
Mais votre remarque au sujet de "l'art viril" m'a bien fait rigoler ce matin...
Bollockment votre...

Ecrit par : Sionac'h | 26 mai 2006

Bonjour à tous,
Une petite nouvelle qui va certainement faire plaisir à certains d'entre vous, (à moi, en tous cas!) Un opéra de Mozart, (ils n'ont pas dit lequel, ni fait écouter d'extraits de répétition, ce qui fait que je ne peux vous dire lequel, mais je vais étudier le dossier) monté à l'opéra Garnier, et chanté par 200 élèves de ZEP, (je pense qu'il s'agit des choeurs?) On est, heureusement, loin de ce projet d'étude des oeuvres de Steevie, à laquelle j'ai quand même un peu de mal à croire! Ceci-dit, Goldmann (Jean-Jacques) est plébiscité par beaucoup de collègues de musique enseignants en collège... Et même par certains inspecteurs.

Ecrit par : christophe sibille | 26 mai 2006

"On est, heureusement, loin de ce projet d'étude des oeuvres de Steevie, à laquelle j'ai quand même un peu de mal à croire!"

Christophe, vous êtes notre Candide. Votre naïveté a quelque chose d'extraordinairement rafraîchissant. Merci de participer à ce blog.

Ecrit par : Pierre-Henri | 26 mai 2006

A l'intention de tous les détracteurs de J.P. B., je conseille d'aller sur la toile et faire une recherche sous Marva Collins. Elle lutte pour éduquer les enfants du pire ghetto de Chicago catalogués "d'inéducables" par les statistiques. Elle semble obtenir des résultats fantastiques, elle ose enseigner les textes de Sheakspeare à des gosses d'école primaire.

Ecrit par : Eddie Maabillard | 26 mai 2006

"Vous savez, ils n'ont que six ans, ils faut bien qu'ils jouent un peu, et puis ils travaillent bien assez à l'école (!)…".
JPB


je le refais en moins speed.
C'est vrai qu'ils bossent bcp, le souci c'est qu'ils font (dans ma classe CP avec Ribambelle) "'n'inportnawak" n'importe comment, le soir si ils sortent à 18h après l'étude ils sont HS.
Ils font "n'importnawak" à l'étude (toujours chez moi), puisqu'ils doivent bosser sur ribambelle :( .
Le boulot qu'on leur demande de faire est complètement déstructurant, Regardez si vous avez l'occasion la méthode dont je parle. Même les profs qui s'apperçoivent que la méthode déconne, rajoutent pleins d'autres âneries dans tout les sens, sans comprendre que c'est la progression qui est l'essentiel.

Je pense que si le boulot est correctement fait à l'école AVEC la bonne méthode, le gamin il ira tout seul vers son bouquin, quand il rentrera de l'école, à moi le repos, le canon tranquille, j'va ptête enfin pouvoir lire les livres de JP :( (non me tape pas JP j'va les lire dès qu'j'ai le temps)

amitiés
désolé je lirai le reste plus tard :( à l'occaz

Ecrit par : toto | 26 mai 2006

Il faut euthanasier les IUFMs et les mammouths de l'éducation nationale, réactiver la culture de l'excellence dans le corps enseignant, et réaffirmer, par la force si il le faut l'autorité de l'école sur la société civile.
Je n'y crois pas mais ça fait du bien de le dire...

Ecrit par : mathias | 26 mai 2006

Il y a des raisons d'espérer. Ça bouge de partout !
Voir par exemple les six interventions faites le 4.4.2006 au colloque organisé par la fondation *Res-publica* sur la dégradation des programmes scolaires :
http://www.fondation-res-publica.org/Interventions_r6.html?PHPSESSID=fd120aa1a730b4e0936264a8fbb9d465

Ecrit par : Range | 26 mai 2006

Sur le site signalé par Range (merci) je note surtout l'intervention de Régis Debray...qui a le mérite de mettre en perspective historique le débat contemporain sur les systèmes éducatifs.
Une réflexion pertinente.

Ecrit par : buntovchik | 26 mai 2006

Il me semble que toto correspond beaucoup plus à l'image qu'on peut se faire du candide, qui imagine qu'une méthode de lecture peut résoudre tout à la fois les problèmes que posent éducation et instruction. Mais laissons le dans son rêve!

Ecrit par : christophe sibille | 26 mai 2006

Vous n'écoutez pas les informations, Pierre-Henri? Pour une fois qu'ils ne parlent ni de la coupe du monde de football, ni du pape!

Ecrit par : christophe sibille | 26 mai 2006

yvrard a "écrit":
vous me faites bien marrer avec ces remarques passéistes
venez enseigner ds des lycées en ZEP vous verrez ...
commencez par plutarque vous finirez par loana si vous voulez résister



Monsieur, je ne débuterais pas par Plutarque dans votre cas, mais par l'étude de la phrase qui commence par une majuscule.
Dans mon charmant lycée en ZEP (avec couteaux ou parfois haches dans les sacs, si ce n'est pas devant mes mirettes); ils lisent sûrement Loana dans mon dos et adorent critiquer l'orgeuil de Chateaubriand.
Sans parler de La Bruyère dont ils se délectent, tant ses observations sont fines.
Il est vrai que pour faire passer cette Littérature classique aux élèves, il m'a fallut beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps,de réflexion, de recul, parfois l'apprentissage par coeur du texte pour m'en imprégner et aussi parce que des mots assemblés avec amour sont sublimes....
Néanmoins, je vous l'accorde, j'aurais moins donné de mon temps aux textes de Steevy pour les transmettre à la classe: il m'aurait suffit de trois mots sur mon paquet de cigarettes, entre deux verres de rouge devant Seeeeeeeevyyyyyyyyyy!!!!!!
A Dieu, cher Arrias, et non yvrard.

Post Sciptum: Cher Arrias, je n'ai pas de "livre du professeur", je fais comme les élèves, j'utilise ma tête et le dictionnaire.

Ecrit par : Ordrade | 26 mai 2006

Bravo pour votre courage, votre courage si rare et si précieux dans les rangs de cette Education Nationale moisie, lâche et complaisante; j'en ai perdu moi-même, ma vocation de professeur et d'universitaire pour voler en électron-libre loin de cette fange corrompue de marasme et d'hypocrisie... Les lumières de la raison y sont clairement éteintes... Bravo et merci pour votre courage qui fleure bon l'époque de la véritable et décédée Ecole Républicaine ! NB: vous me rendriez un grand service en venant visiter mon blog pour y signer et y diffuser la pétition du Réseau Education sans frontières contre l'expulsion des enfants scolarisés en France et expulsables au 30 juin 2006 parce que leurs parents sont sans papiers. Vichy for ever ? Quelle est la responsabilité de l'éducation nationale dans ce rôle de délation ? Cordialement. Nathalie Gaul Kaïsu, avec vous par l'esprit et le coeur, pour avoir tant aimé l'école; tantôt, plus tôt, avant... L'école de ma jeunesse, cela va de soi.

Ecrit par : NGK | 26 mai 2006

à Christophe :

Je ne possède pas de télé, et je n'écoute pas la radio. Mais vous avez raison, je suis d'un naturel exagérément pessimiste. A nous deux, nous pourrions faire une moyenne. J'ai beaucoup de mal à m'extasier devant deux ou trois réussites (réelles, je n'en doute pas), quand je constate par ailleurs l'effondrement du système, notamment à l'université, que je connais le mieux.

Un exemple parmi des centaines d'autres, je vais citer l' Académie de Chirurgie :

"Ainsi le nombre d’internes à former annuellement a décru régulièrement. Ils étaient 450 en 1992 ; ils n’étaient plus que 206 en 2002. Le nombre d’inscrits en première année au Diplôme d’Etudes Spécialisées de chirurgie générale en 2003-2004 est de 116, et seulement de 25 au Diplôme d’Etudes Spécialisées Complémentaire de chirurgie viscérale et digestive. Dans cette spécialité, la pénurie s’exprime sous la forme de 30 à 35 diplômés par an alors qu’il en faudrait 125..."

J'espère que vous ne tomberez pas malade dans les prochaines décennies.

Tout va très bien, madame la marquise, tout va très bien, tout va très bien.

Ecrit par : Pierre-Henri | 26 mai 2006

Au sujet des devoirs et des parents :Devoirs donnés par la jeune "liste complémentaire" (recalée concours d'entrée à l'IUFM, recrutée ensuite par l'Education Nationale pour boucher le trou d'un congé maternité non prévu... Il est vrai que 6 à 8 mois pour se retourner, parfois le mammouth a du mal...) : exercices (1 ou 2) du BLED sur la difficulté orthographique étudiée en classe le jour même... Aucun parent ne rechigne... Tous les exercices sont rendus justes le lendemain matin.
Conseil éclairé du Conseiller Pédagogique : "C'est trop dur, tu favorises les enfants dont les parents ont eu des facilités scolaires, c'est discriminant. Tu ferais mieux de leur donner à faire de petites recherches, sur les volcans ou les hommes préhistoriques. Comme ça chacun ramène ce qu'il a chez lui et personne ne sera en échec..."
Le lendemain, tollé général des parents qui :
a) n'ont pas le temps de courir à la médiathèque pour trouver les documents,
b) n'ont pas encore internet à la maison comme le petit Untel qui a ramené une liasse de documents dont il n'avait pas lu la première ligne,
c) trouvent que le BLED c'est mieux parce que là ils n'ont rien compris et que le petit a fait une crise pour aller à la librairie acheter des livres...

Ecrit par : C. BONNET-HUBY | 26 mai 2006

Entre nous j'aimerais apporter mon grain de sel de révoltée, de frustrée devant cette société à la C...n (excusez moi pour le langage trivial mais je ne peux décidément plus faire autrement ! )

Notre système éducatif (peut-on encore réellement parler d'éducation ou plutôt d'instruction si je puis dire ??) est en déliquescence complète, le chômage s'est transformé en un chômage de masse, notre économie est en berne....

La France, il y encore quelques années était un pays adulé et envié, désormais il se situe en bout de course et les pays émergents tout comme des pays européens du Nord (Finlande, Danemark et autres) nous ont rattrapé ou sont bientôt en passe de le faire.....

Je ne sais ce que l'on attend pour se remettre au travail surtout à vive allure mais personnellement je suis plus que désespérée...

Enfin passons ! Aujourd'hui je suis à la recherche d'un emploi en qualité d'assistante de direction et je peux vous assurer que les répliques des employeurs, du moins de certains, sont absolument sidérantes !

Premier exemple, au téléphone je me suis faite taxée de prétentieuse parce que je lis Rousseau ou Montesquieu, c'est d'un niveau surdimensionné pour une assistante de direction ! Et deuxièmement encore aujourd'hui un patron a préféré recruter une personne avec moins d'expérience, très peu ou pas du tout avec des lacunes incommensurables en français sous prétexte qu'il la rémunèrera au SMIC !

Je suis effectivement titulaire d'un bts obtenu par le biais du CNED de Lyon. Je l'avais préparé tout en menant de front activité professionnelle puisque je travaille depuis 8 ans. Par ailleurs je suis parfaitement bilingue allemand et je possède une bonne maîtrise de l'anglais !

Et bien sûr comme je suis une amoureuse du livre, je dois être apparemment trop cultivée !

Aberrations quand tu nous tiens : bigre ! Desfois je me demande jusqu'où la connerie nous mènera !

Voyez vous au moment des émeutes dans les banlieues, certains ont détruits des écoles, desfois j'ai une envie frénétique de poser des bombes ailleurs, notamment dans certaines entreprises où l'on ne se gênt absolument pas de mépriser la culture ou leurs défendeurs ! Evidemment on préfèrera toujours les petits employés taillables et corvéables à merci, dépourvus d'esprit critique, fragiles dans le but de les rétribuer pour une bouchée de pain....

C'est tout bonnement malheureux mais surtout.....révoltant !

C'était le........."coup de gueule du jour" ! Désolée pour le dérapage......

Ecrit par : Sandra WAGNER | 26 mai 2006

"détruit" et "gêne" "ses défendeurs" : pardon pour les fautes de frappe, je suis allée trop vite !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 26 mai 2006

Eh bé, le lycée Joffre a vatchement changé !
Nul doute que les profs à l'origine de cette démarche, qu’on peut qualifier sans se tromper « d’innovante et citoyenne », ne vont pas être pourchassés par leur inspection. On devrait faire un palmarès de ces débilités pseudo innovantes… Top of the flops.

Ou alors ce n'est pas possible : c'est une invention de la CIA relayée par le Figaro pour jeter l'opprobre sur la gauche plus-rien chère à Jospin ? On attend une réaction de Ségolène.

À moins qu'il ne s'agisse d’une provocation anarchiste : cela ressemble à la mise en application du manuel de français (pour de faux) de Jourde et Naulleau que je recommande à tous ceux qui peuvent lire en hoquetant de rire !
On y trouve de faux sujets de devoirs sur Alexandre Jardin le « scandaleux » ou sur le poète « insurgé » D. de Villepin ;))

Ecrit par : Lariba | 26 mai 2006

Non, Pierre-Henri, tout ne va pas bien. Je le sais. Je n'ai d'ailleurs jamais prétendu cela. Mais il faudrait peut-être veiller à ne pas tout mélanger. Je donne un exemple, en rapport à une structure que je connais un peu mieux, les IUFMs, pour ne pas les nommer. La formation disciplinaire, (c'est à dire ce qui correspond à l'apport de connaissances dans les disciplines, notamment en sciences et dans les disciplines artistiques) a été réduite de 20% pour la rentrée 2006, au profit de ce que le ministère appelle le nouveau stage filé. Ce au grand dam de TOUS les formateurs d'IUFM. Cette réforme a été faite pourquoi? Pour faire des économies. Or, former des enseignants n'est pas fait pour être "rentable", (de même que soigner des gens, pour prendre votre référence) au sens économique du terme, sinon, on va exactement dans la direction opposée à celle que vous voulez suivre. Pour une raison toute simple; qui va évaluer la rentabilité de l'école, et sur quels critères? Ca m'étonnerait que le MEDEF le fasse sur la base l'acquisition d'une culture complète, (l'honnête homme du XVIIè siècle; voir le message de Sandra). Cherchez à qui profite le crime, mais je ne pense pas que les pédagogistes soient en première ligne.
Non, Pierre-Henri, je suis très pessimiste.

Ecrit par : christophe sibille | 26 mai 2006

Quels auteurs étudier ?
Réponse en forme de conte chinois.

C’est le récit d’une artiste française qui a décidé d’apprendre la calligraphie chinoise. Son livre magnifique s’appelle Passagère du silence. Elle y raconte son départ et son installation en Chine. Elle peine à trouver des professeurs. Où sont-ils passés ? La calligraphie, c’était bourgeois et forcémént ringard pour les adeptes du communisme rénové. Les derniers maîtres sont clandestins et misérables. Fabienne Verdier en rencontre pourtant et doit se faire accepter par des hommes qui ont eu leurs vies, leurs mains et leurs corps brisés par les gardes rouges lors de la Révolution culturelle.
Pendant une dizaine d’années, elle fait des exercices et recommence sans cesse jusqu’à que les maîtres soient satisfaits. Il y a des passages où elle raconte qu’elle doit tracer encore et toujours de « simples » traits horizontaux. C’est aujourd’hui une artiste reconnue.

Auparavant elle avait essayé d’apprendre les bases de l’art en France :
« L’enseignement à l’École des beaux-arts m’a déçue. On n’étudiait plus les maîtres, il n’existait plus de modèles sur lesquels s’appuyer, les élèves n’avaient plus le droit de pénétrer dans l’atelier de Léonard de Vinci ; on n’apprenait plus la pratique des techniques, ni aucune expression picturale. « Enfermez-vous dans une pièce et exprimez-vous ! » nous répétaient les professeurs. La psychanalyse avait fait des ravages au sein de l’Éducation nationale. Le problème de savoir s’exprimer quand on n’a pas appris diverses sortes de langages pour y parvenir me rendait folle. À quoi servaient donc les enseignants ?
… Le plus redoutable était un professeur qui nous exhortait à nous « exprimer » sans savoir s’exprimer lui-même… Il admirait les étudiants qui se lançaient dans un idéal gestuel sans aucune préparation ni aucune technique de composition. Le « n’importe quoi » était érigé en art du Beau. »

Un beau livre à ne pas mettre entre toutes les mains, certains pourraient être traumatisés ;)

Ecrit par : Lariba | 26 mai 2006

Et pendant ce temps les inégalités scolaires se creusent car mon fils, en 4ème dans un bon collège parisien, a déjà étudié cette année:

-les fourberies de Scapin
-le Colonel Chabert
-La Vénus d'Ille
-Carmen
- 4 nouvelles de Maupassant.
-Micromegas

Mais là, certains de nos universitaires et professeurs distingués, qui ont leurs enfants dans les meilleurs collèges et lycées, ne supporteraient pas pour leurs enfants ce qu'ils croient bon pour le "vulgus pecum" et ne manqueraient pas de dire à ce pauvre prof de Français: " vous êtes devenu fou, mon (ma) cher (e), à qui voulez-vous faire croire que le livre de M. Hervé Vilard c'est de la littérature!"

Ecrit par : AntoineF | 26 mai 2006

Cette histoire peut donner de belles idées aux professeurs ! Des thèmes de T.P.E. inédits ! De la transversalité ! De l'interdisciplinarité ! (N.B. un sujet pour l'IUFM : commenter Roger Caillois, que je cite de mémoire : "Je doute que l'on puisse dire des choses vraiment importantes avec des mots de plus de 3 syllabes"...) !
Par exemple : étude de quelques grands poèmes du XXème siècle en relation avec la géographie physique ; "les neiges du Kilimandjaro" ; "Capri, c'est fini" (Hervé Vilard, toujours lui : décidément, c'est un géant !); "Wight is Wight" ou "Le Loir-et-Cher" ; 'Twist à Saint-Tropez"... On doit pouvoir en trouver quelques douzaines...
Et nous intitulerons cela : "Relief et Yéyétude ".

Ecrit par : Jean-Louis | 26 mai 2006

Christophe, nous m'énervez quand vous avez raison. Les budgets, dans toutes les disciplines, sont ridicules. Je pleure sur les 100 millions accordés à l'ensemble des IUFM, et j'oublie que cela correspond à moins de 15% du budget de la seule Princeton.

C'est comme essayer de se réchauffer avec une couverture trop petite : soit on a froid à la tête, soit on a froid aux pieds.

La solution libérale, comme à vous, me fait peur. Non que je sois anti-libéral par idéologie, mais parce que je pense que les patrons français sont les plus viscéralement attachés à l'état-providence. Ils se la jouent entrepreneurs indépendants, hommes du futur, innovants, inventifs et tout le toutim... mais sans le bouche à bouche des subventions et des emplois précaires, ils ne valent pas tripette.

La fondation McArthur par exemple, toujours aux USA, verse chaque année une vingtaine de bourses d'excellence, sobrement baptisées "genius grants". Montant : 500 000 $ chacune. Obligations : aucune, le lauréat peut aller claquer son fric à Vegas si ça lui chante. Combien de patrons français verseraient 10 millions par an, en échange de rien, par pure philanthropie, pour la joie de voir leur nom associé à une grande découverte ? Ils sont bien trop minables pour le faire.

A l'inverse, le système public français, soviétiforme, avec ses doublons, ses triplons et ses quadruplons (grandes écoles, universités, IUFM, instituts publics de recherche) est en train de craquer par tous les bouts. Encore une fois : aucune idéologie là-dedans, mais la simple observation de ce qui se passe.

Ceux qui ont des solutions devraient se signaler rapidement. En ce qui me concerne, j'ai beau avoir de l'imagination, je suis à court.

Ecrit par : Pierre-Henri | 26 mai 2006

Pierre Henri nous sommes hautement sur la même longueur d'onde : pour ce constat je ne sais pas si je peux affirmer grandement que cela me fasse plaisir, au contraire je suis plus qu'affligée....

En France, nous avons décidément une mentalité ou du moins un état d'esprit qui me donne franchement la nausée....

Et pour cause je vis ce constat au jour le jour ! Pour se faire taxer de prétentieuse parce que l'on est une amoureuse inconditionnelle de la réflexion et surtout de la vraie littérature, il faut quand même avoir un sacré culot !

Enfin, certains gags ne me font même plus rire, si ce n'est rire jaune, voire noir....tellement j'en suis malade...... Du moins ma sensationnelle répartie a du faire "mouche" puisque ce cher recruteur a décidé de me raccrocher copieusement au nez...

Sans doute s'est-il aperçu qu'il venait de commettre une incommensurable boulette...

Ecrit par : Sandra WAGNER | 26 mai 2006

Monsieur,
J'ai eu l'immense chance de bénéficier de votre enseignement , neuf semaines durant dans le cadre d'un stage ISEP (c'est vous qui m'avez dit, alors que je préparais mon CAPES, après 4 admissibilités que c'était mon ECRIT qui péchait... et vous aviez raison).
Je suis heureuse de pouvoir vous dire merci, mais là n'est pas l'objet de ma lettre.
Inspectée l'année qui a suivi mon stage en CPR, c'est-à-dire en 1987 et prévenue la veille au soir pour le lendemain à huit heures, j'ai fait le cours prévu pour ce jour-là à cette heure là, à savoir l'étude d'un extrait de L'Echange, où Lechy Elbernon explique ce qu'est le théâtre. Mon public: une classe de troisième! Ah! j'allais oublier le plus important: en pleine campagne Haut-Saônoise!
Que m'a reproché l'inspecteur? D'avoir dans "ce collège de campagne parlé de Claudel" ce qui montrait bien ma "grande culture" (il est vrai que pendant ce temps, Monsieur l'IPR parlait de U2 avec un élève...). J'ai fini par signer mon rapport d'inspection pour ne pas attirer d'ennui ...au Principal dont c'était le premier poste, naïf, il croyait ou feignait de croire le rapport "élogieux"... J'ai, mis dix ans à me remettre avec une note en dessous de la moyenne académique! Mon "émotion" étant retombée au bout de dix ans, j'ai demandé une nouvelle inspection et ma note a été augmentée de 18 points et je suis entrée dans la catégorie des "bons" professeurs qui passent au grand choix!...C'est bête, je ne connaissais pas Hervé Vilard, qui par parenthèse avait eu les honneurs de la revue Pratiques, mais pas dans le même registre: il s'agissait de "démonter" les journaux à sensation.
Aujourd'hui, je suis vieille, je vais partir en retraite alors je me "défoule", j'ai trois classes de quatrième: je fais Germinal, Le Cid et Les Travailleurs de la Mer et... les élèves aiment, même et surtout les faibles. Pour moi, c'est important, car avec les dossiers qu'on leur concocte, ils n'iront pas au lycée, alors qu'ils aient entendu au moins une fois parler de Victor Hugo, de corneille et de Zola... Mais pas question pour le collège d'acheter ces livres démodés, Le Cid est en daube, Germinal, j'ai emprunté moi-même les ouvrages ici et là, quant aux Travailleurs de la mer, quelqu'un les avait commandé, une fois et ne s'en était jamais servi, "c'est bien la preuve qu'il ne faut pas faire étudier des livres trop difficiles!"
je vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations respectueuses et reconnaissantes.
MJ Bousségui

Ecrit par : Bousségui | 26 mai 2006

Lu dans Capital juin 2006 p.118 dans l'un des articles ' Les cours privés qui font la réussite scolaire' d'un dossier consacré aux privilèges.
(Visiblement ses petits copains commencent à savonner...mais ne doutons pas que les enfants Lang, Strauss-Kahn, Fabius et consorts de même qu'à droite subissent le 'même pauvre sort', Meirieu lui-même n'a -t-il pas mis les siens à l'abri )

S'il est une chose qui horripile Ségolène Royal, c'est bien 'l'explosion des cours privés'. Elle le répétait encore, pas plus tard que début mars, devant un parterre de militants ardéchois tout entier acquis à son indignation républicaine. Non à ces formations pour gosses de riches, qui insultent la mémoire de Jules Ferry !
Non à ces nouveaux privilèges de l'argent, qui foulent au pied l'égalité des chances !

La pasionaria poitevine du P.S sait de quoi elle parle.
D'abord parce qu'elle a occupé le poste de ministre déléguée à l'Enseignement scolaire dans le gouvernement Jospin et qu'elle se souvient de ses dossiers. Ensuite parce qu'en 2003 elle a elle-même inscrit sa cadette dans une prépa médecine, à 3.000 euros l'année...Bien lui en a pris,d'ailleurs, car la petite a réussi.

A quand une grande étude du Monde de l'Education sur les cursus des rejetons de nos élites politiques ? (avec une petite annexe pour les rejetons de la haute administration de Grenelle et des formateurs en tout genre s.v.p)
D'avance merci.

Ecrit par : Guillaume | 26 mai 2006

Ceci-dit, elle, au moins, met ses enfants à l'école publique. Il faut bien le reconnaître, même si on ne l'aime pas.
Pourquoi vous enerve-je parce que j'ai raison, Pierre-Henri? Il faudrait avoir toujours tort quand on enseigne en IUFM? D'une part, je ne suis personnellement pas un adepte du manichéisme, (sinon, je serais peut-être sur d'autres blogs) et, d'autre part, il m'arrive (assez fréquemment, même) de m'eng... avec des collègues avec qui je ne suis pas d'accord. Ce qui prouve que c'est possible, et qu'il y a de la place à l'IUFM pour des points de vue assez variés!

Ecrit par : christophe sibille | 26 mai 2006

Rassurez-moi, cher Christophe, ils n'étaient pas en ZEP au moins ?
Défenseur de la Poitevine, on aura tout vu...

Ecrit par : Guillaume | 26 mai 2006

Oh, Christophe, un formateur IUFM qui possède un avis nuancé, ça m'embrouille. Je me sens tout déphasé avec vous. Vous devriez parler comme Lubin, ça rendrait les choses plus faciles (je plaisante).

Au sujet des politiques qui mettent leurs enfants dans le public .... faut quand même pas oublier que le prix des loyers dans le centre de Paris est un facteur de discrimination infiniment plus efficace que n'importe quel concours d'entrée.

Et puis, en plus, ça c'est pas "élitiste", pas "sélectif" du tout, contrairement à la vilaine inscription sur dossier, qui ne profiterait qu'aux riches. Va comprendre.

Ecrit par : Pierre-Henri | 26 mai 2006

Bonsoir,

"Rousseau « qui leur est tombé des mains » : curieuse pédagogie... "
Il semble que l'explication de cette curiosité nous vienne d'un... certain Newton, Non? ;-)

Pour Christophe
Plaisanteries mises à part, ne pensez-vous pas, Christophe, que les réductions qui touchent l'E.N ne soient pas si dramatiques que vous le prétendiez QUAND ELLES TOUCHENT LES IUFM!!!!
Otez-moi d'un doute, mon ami, il y avait bien des instits, des profs et des écoles, avant les IUFM? Et celà n'empêchait pas ces personnes d'être compétentes!

Donc, à mon sens, les restrictions budgetaires dans l'E.N sont un Drame dans un milieu déjà sinistré, mais si elles touchent majoritairement les IUFM, celà devient une anecdote sur "l'effet Boomerang", et, en soi, plutot une bonne chose:
Arretez d'essayer de vous (impersonnel et collectif, regroupant les "Généraux" des IUFM, et leur partisans!) rendre incontournables, vous êtes payés par les contribuables, et vous n'apportez aucune "instruction" aux élèves, puisque vous n'enseignez pas réellement.

Si l'on avait maintenu des programmes consistants en favorisant, avant tout, la Connaissance, les élèves sortants du cycle scolaire auraient largement les compétences pour enseigner sans passer par votre instution que vous n'avez rendu présomptueusement et abusivement "utile" que par la baisse des connaissances enseignées.

Rassurez-vous, ce ne pas une attaque personnelle (je ne vous connais pas et peut-être même apprécierais-je la personne que vous êtes, sans pour autant partager vos idées...), mais je vous groupe dans un constat vis-à-vis de ce que je suppose être votre institution (les IUFMs), et un système que vous semblez cautionné (on a tous un libre arbitre, censé nous permettre de différencier les bonnes des mauvaises idées et/ou choses!!)

Pour Sandra:
Malheureusement, l'orgueil est bien souvent mal placé... Et parfois même, trop près du Porte-Monnaie, du chéquier ou de la CB (car l'instruction génère souvent la compétence, et la compétence se répercute sur le salaire!). Le dirigeant auquel vous avez été confronté n'a sans doute pas voulu vous avouer que vous étiez plus cultivée que lui... Et il est toujours dérangeant, pour un supérieur, de se sentir ainsi vulnérable vis-à-vis d'un subalterne!!
Imaginez-vous le déshonneur de se retrouver humilié, durant une réunion:
Différents partenaires sont là, en pleine discussion "intellectuelle" avec vous et votre attaché de direction, quand soudain se produit le drame, l'irréparable! Votre attaché continue la conversation avec les différents membres de la réunion, alors que vous avez décrochez, l'oeil bovin, et la bouche d'une béatitude exemplaire d'ignorance...
INSUPPORTABLE!!!!... Je vous le dit tout net.
Du coup, ceci expliquant celà... Sa réaction pitoyable en devient normale! Désolé, néanmoins, pour ce poste que vous n'avez pas eu!

Cordialement
Yvon

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 26 mai 2006

Ah! Non! Pierre-Henri, reprennez-vous:
Nous avons déjà Yvrard qui a fait une tentative de "Lubinisation", ne donnons pas l'idée à tout le monde, le travail est déjà suffisament rude comme celà, sans pousser des partisans modérés des troupes de Pédagos (qui peuvent encore discuter normalement) dans l'extremisme de leur camp!!!... ;-)

Humouristiquement
Yvon

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 26 mai 2006

La médiocrité est à la mode. Les nazes de la Star Ac supplantent les voix d'hier. Les auteurs du passé n'interessent plus grand monde.
Il est plus facile de flatter les enfants via ce qu'ils ingurgitent à la télé (mais quand dénoncera-t-on à la DASS les parents qui laissent leurs petiots devant ce truc débile) que d'essayer de leur faire découvrir autre chose.

Verne ? Zola ? Stendhal ? Hugo ? Aucun interêt, coco. Avec de tels blazes, ils auraient dégagé fissa du loft .

Des auteurs modernes ? Bien sûr. Mais pas des branquignoles.

Qui choisir ? Pas l'EN , en tout cas. J'en ai marre que l'on m'impose des imposteurs, que l'on m'incite à chanter des ritournelles faciles...

J'ai un plan cependant. Je me tape totalement des IO... Résistance , c'est simple comme une corbeille accueillant les feuilles inutiles de l'EN

Ecrit par : david martin | 26 mai 2006

Et sachez, chère Sandra, que la connerie humaine n'a d'égale que l'imagination de ses pairs... ...pour en trouver des nouvelles!!! ;-)

Cordialement
Yvon

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 27 mai 2006

À MJ Bousségui…
Vous êtes vieille, et vous fûtes mon élève ? Diable !
Cela dit, votre histoire est bien la preuve que ce qui monte au grand jour ces dernières années était en germe depuis vilaine lurette. Le vrai enseignement de classes, il est là, dans le refus frénétique de certains que tous les nfants de France aient droit à la même culture. Et le communautarisme rampant qui envahit le système ces derniers temps ne fera qu'aggraver les choses.
Je me rappelle une chanson d'Evariste, dans des époques plus héroïques que la nôtre : "Les différences de classes nous les abolirons C'est pour ça qu'on fait la révolution…" On n'a fait querenforcer un système qui n'était déjà pas follement égalitaire, mais qui, bon an mal an, permettait à des gens issus de milieux vraiment défavorisés d'aller taquiner les bourgeois. Les bobos d'aujourd'hui peuvent dormir tranquille : on leur a mis en place un système scolaire qui garantit leurs privilèges.
À quand la nuit du 4 août de l'education ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 mai 2006

Dinosaure dites-vous. Je le suis avec vous. Bravo pour ce remarquable article. Continuez...ne vous résignez pas.
Robert Redeker
www.robertredeker.net

Ecrit par : Robert Redeker | 27 mai 2006

continuez, nous sommes plusieurs à être des dinosaures. L'archaïque, n'est ce pas, si on suit le fil étymologique, le principe, ce qui commande, donc ce qu nous attend dans l'avenir et qui en même temps attend depuis cet avenir que nous soyons digne de lui?
bravo monsieur brighelli
robert r.

Ecrit par : Robert Redeker | 27 mai 2006

Bonjour à tous,
Sauf votre respect, Yvon, vous faites une petite erreur d'analyse; avant les IUFM, il y avait les écoles normales et les CPR; (centres pédagogiques régionaux). Je ne m'étendrai pas sur mon expérience du CPR, (lamentable, creux, inexistant. Aucun intérêt). Après avoir enseigné en collège, j'ai été nommé en école normale. Professeur de musique. Pas "pédagogue" au sens où vous l'entendez, avec un rien de commisération, (certains disent: "pédagologues" ou "khmers rouges de l'éducation", selon le degré de pudeur qui est le leur). Je suis simplement prof. de musique pour les enseignants du premier degré; (instituteurs). Quand on apprend "les contenus" d'une discipline de manière à peu près rationnelle, je pense qu'on apprend à les enseigner de manière à peu près simultanée). D'autres, en IUFM, sont profs de math, d'autres profs d'anglais, etc. Je continue à penser qu'il n'est pas inutile que les professeurs d'école bénéficient d'une formation dans les différentes disciplines qu'ils auront eux-mêmes à enseigner. Il se trouve que l'horaire imparti à ces formations disciplinaires diminue régulièrement depuis trente-cinq ans. Ce que je veux simplement dire, c'est qu'on est en train de brader la formation des enseignants, mais en fonction de données essentiellement économiques. Je ne suis pas là pour défendre les IUFM, ni en cautionner toutes les pratiques. Je suis là pour défendre la formation des enseignants, (essentiellement celle que je connais le mieux; celle des professeurs d'école). Il y a des choses à revoir, certes, mais transformer la formation en une sorte de "compagnonnage" est ce qu'il peut arriver de pire.
Le plus grave, nous concernant, est que le fait d'intervenir dans les classes pour éventuellement justifier l'apprentissage qu'on dispense aux professeurs stagiaires n'est absolument plus reconnu par l'institution. Là, nous sommes évidemment, de fait, totalement décrédibilisés. Nous pouvons le faire, "à temps perdu". C'est ce que j'ai fait les trois dernières années. J'ai décidé d'arrêter. Un de mes combats consiste donc à vouloir, justement, que le fait de me retrouver devant des classes trouve justification aux yeux de l'institution. (Du temps des écoles normales, deux heures-année étaient affectées à ce chapitre de formation). Je ne suis pas le seul à vouloir cela. Nous ne sommes hélas, et je le déplore, pas assez nombreux.

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2006

A Christophe,

Qu'appelez-vous "compagnonnage" quand vous parlez de la transformation de la formation des instituteurs ?

J'espère que vous ne visez pas la proposition de JPB de créer des prépas instits dans les lycées. Je ne vois pas en quoi il s'agirait de "compagnonnage". Si ce n'est pas ça que vous visez, que pensez-vous de cette solution qui, pour ma part, me paraît une idée de bon sens ?

Ecrit par : David | 27 mai 2006

Bien moi je trouve que de parler de Loana a l'ecole c'est bien.
Cervelle de moineau et gros poumons voila le clef !
Pourquoi s'em.... a apprendre. Est ce qu'elle a eu besoin de Rousseau ou de Racine elle, pour reussir ??? non !
Un pays avec 50 millions de Loana et de Gregory (merde j'allai oublier Mc Doom !) c'est mieux que l'Atlantide ...non ? !!!

Ecrit par : gintonic | 27 mai 2006

A mon avis, ce dont parle Christophe Sibille consisterait à accéder à la demande des stagiaires depuis des années, à savoir davantage de stages de pratique accompagnée (pour ne pas dire que cela), car de l'avis unanime, c'est lors de ces périodes qu'on apprend le plus.
Mais cela supprimerait bien entendu les postes de chercheurs (je préférerais des trouveurs) dans les IUFM et empêcherait surtout nos chers pédagogues de répandre la bonne parole parmi les jeunes recrues qu'ils ne pourraient plus lobotomiser à volonté.
Pensez-vous ! C'est dangereux de laisser se corrompre de jeunes esprits aux contacts des Breghelli, le Bris, Boutonnet et leurs disciples !

Ecrit par : Sionac'h | 27 mai 2006

Oui Yvon, la connerie humaine n'a effectivement aucune limite c'est certain !

Je pensais simplement avoir un profil surdimensionné mais aujourd'hui je suis ö combien convaincue de posséder également un égo hautement surdimendionné puisque curieusement je ne peux me contenter de la médiocrité aux yeux de quelques illuminés !

Je deviens éminemment cynique, je sais pertinemment que je ne suis pas un génie, loin de là mais à force de me faire comprendre que je suis effectivement trop bien comparé à leur niveau de culture gé, j'espère ne pas prendre "la grosse tête" à long terme !!! (rires jaunes)

Ce qu'il me reste à faire c'est de leur prouver que je suis bien entendu trop intelligente pour eux ET QU'ILS ONT FONCIEREMENT RAISON A CE SUJET. Raison de plus pour reprendre des études en droit avec Paris1 Panthéon Sorbonne à distance et ce dès septembre 2006. Je peux vous assurer avec certitude que je serai (je ferai le maximum pour le devenir, quitte à frôler l'épuisement) major de promo, histoire de prendre ma revanche et de leur en mettre décidément plein la vue...J'ai pour ainsi dire un parcours atypique, j'ai déjà repris deux fois des études, une première fois à partir de la seconde jusqu'au bac et la seconde à distance avec le CNED de Lyon en BTS...En BTS j'ai d'ailleurs été major de promo sur les 2 ans alors pourquoi pas relever un nouveau défi, un challenge cette fois bien pimenté et devenir la meilleure une troisième fois : mon égo en sera plus que flatté une nouvelle fois !

Ces idiots ne se rendent même pas compte qu'ils sont en train de titiller sévèrement mon égo justement, ma fierté personnelle au point de développer en moi une rage de vaincre combinée à une détermination sans faille et sans limites : la tornade est bien prête à tout pulvériser sur son chemin. La bataille ne fait que commencer, elle ne s'arrêtera seulement lorsque je l'aurai décidé ! En outre je suis terriblement pressée de démarrer les cours car qui plus est je suis une férue d'économie, de politique et de droit...

Entre d'autres termes, la miss surdimensionnée ou prétentieuse (cette fois avec un plaisir immense je veux bien l'être et l'affirmer avec grande assurance) n'a pas dit son dernier mot et montrera bien de quel bois elle est capable de se chauffer...

Yvon, pour conclure, la vengeance est décidément un plat qui se mange froid....Enfin parlons plutôt de revanche le terme est plus approprié, quoique.....Le jour où j'aurai décroché le CAPA, je peux vous jurer qu'il conservera une saveur bien particulière....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 27 mai 2006

J'ai lu le livre de Brighelli "La Fabrique du crétin". Venant après une longue série de dénonciations de l'évolution du système éducatif en France, mais aussi dans tous les pays industrialisés, ce n'est pas le meilleur à mon avis dans la substance. Je pense à "Tableau noir", "L'Enseignement de l'ignorance", les livres de Liliane Lurçat. Brighelli dénonce beaucoup sans presque rien démontrer. J'espère seulement que ce livre poussera le lecteur vers les autres du même tonneau, où il trouvera une argumentation autrement forte. Quoi qu'il en soit, je souhaite à "La Fabrique du crétin" le succès : agrégé de l'université, j'enseigne depuis trente et un ans, et j'assiste impuissant à la déliquescence concertée de l'école républicaine. Chaque réforme est le maillon d'une chaîne dont la seule logique est celle des économies budgétaires, le plus souvent habillées de discours tournant autour du "enseigner autrement". Ma conviction présente est que l'Education Nationale n'est plus, déjà, le vecteur de la formation de la jeunesse, elle est, au sens propre, hors-circuit. Les jeunes que je suis payé pour enseigner l'ont bien compris, et se plient à ce qui n'est plus pour eux qu'une obligation légale, sachant bien que leur future réalité ne saurait être préfigurée dans ce cadre. L'Education Nationale est dès à présent de l'ordre de la "réalité virtuelle". On devrait évoquer la "parole enseignante" au passé : l'ectoplasme d'une culture transmis à des ectoplasme d'élèves. Je parle sans haine ni mépris : c'est ainsi que je perçois le sens de mon activité actuelle. Cela a quelque chose de désespéré, irrémédiable, accompli. Le professeur républicain que je suis a cessé de croire, essayant tout au plus de survivre jusqu'au moment où l'Etat, si tout va bien, lui octroiera le repos qu'il aura mérité.

Ecrit par : frédéric | 27 mai 2006

Il m'apparaît que ce genre d'initiative est surtout un mauvais service à l'élève, qui n'est pas du tout assuré de la sollicitude que lui accordera son examinateur. Il lui faudra être franchement bon, au contraire, pour défendre un texte dont la valeur n'est pas incontestablement établie. Tant mieux pour lui s'il réussit, et ce sera normal, puisqu'il aura été brillant !

Découvrez l'actualité en vers et contre tout sur http://poactu.canalblog.com/

Ecrit par : Philippe Gras | 27 mai 2006

Philippe, soyez rassuré, la "sollicitude" des examinateurs est entière, plénière, obligatoire, imposée par la hiérarchie. Et même quand les correcteurs manquent de "sollicitude", par exemple en refusant de noter les exercices sur 26 ou 28, les commissions d'harmonisation viennent passer le coup d'éponge salvateur, permettant d'afficher des statistiques qui repoussent chaque année les frontières de l'excellence.

Ecrit par : Pierre-Henri | 27 mai 2006

Pour Christophe Sibille :

Sur la diversité d'opinions à l'IUFM, je l'ai constatée moi-même en débattant hors cours avec mes formateurs de PCL2, durant mes deux années de stage en Lettres modernes. Mais les pratiques "proposées" aux stagiaires, les supports de cours qui leur sont conseillés, la manière dont ils sont évalués, sont d'une extrême uniformité.

En particulier, j'ai été profondément dégoûté par le dénigrement des connaissances vérifiables par opposition à des savoirs-faire exprimés de manière à la fois pédante et vague. J'estimais, et je continue à le faire :
- que d'une part, la maîtrise des savoirs fondamentaux en langue française (j'entends par là la "grammaire de phrase") est nécessaire dans la vie quotidienne et civique;
- que d'autre part, connaître le nom et situer l'époque de nos plus grands écrivains, ainsi que savoir quels problèmes humains ils ont soulevés, fournit des repères indispensables à la vie dans notre société et à l'exercice de l'esprit critique.
Or, non seulement les programmes rejettent avec mépris ces contenus, mais l'ensemble de la formation en IUFM conduit le professeur à écarter de son cours tout ce qui peut y conduire, comme étant "élitiste" et "réactionnaire", car appartenant à la "vieille école".

En outre, j'ai vu uniformément qualifier de "connaissances passives" (et de "savoirs morts") ces compétences nécessaires à l'autonomie de pensée et d'expression d'un citoyen. De même, sont valorisées comme des "compétences actives" des démarches de communication revenant à singer les media de masse sans comprendre ni exprimer de contenus réels. Ce classement manichéen ne s'appuie sur aucune démonstation raisonnée et critique : pourtant, il est omniprésent dans les enseignements délivrés à l'IUFM et dans les rapports d'évaluation des professeurs stagiaires.

En contrepartie, j'ai constaté une belle unanimité des formateurs dans leur conception du métier (et de la fonction) de professeur comme une pure méthodologie. La progression d'année, la construction des séquences, la conduite de la séance et de chaque activité sont codifiées avec un formalisme extrême. Quant au contenu, tout "discours" est bon s'il est convenablement classifié et se prête à ces méthodologies. J'en veux pour preuve les listes d'ouvrages conseillés dans les documents officiels, de la 6eme à la 1ere. Pour moi, ceci revient à définir l'éducation comme une "suite d'instructions", comme un programme d'ordinateur, et le professeur comme un programmateur de robots.

Pour conclure (et comme d'habitude j'ai été long...), la diversité d'opinions que vous vantez entre les formateurs en IUFM me paraît absente de leur action, où elle se traduit par le martèlement de dogmes, lesquels me paraissent absolument néfastes.




Par contre, je suis d'accord avec vous lorsque vous dénoncez la réduction des enseignements disciplinaires à l'IUFM.

Mais elle n'est pas la première, et se confirme l'idéologie répandue dans (par) ces instituts : si le contenu de la discipline (dans le cas du français) se réduit à des compétences généralistes, sans matériau spécifique, je ne vois aucune raison pour maintenir une formation propre à celle-ci.




Pour Bousségui :

Du point de vue des inspections, j'ai eu plus de chance que vous ! Durant mes deux années de stage, j'ai reçu trois préavis d'inspection par l'IPR, dans des délais de 48h à 72h. Les visites ayant pour objet de me virer, je n'avais pas besoin de "fignoler" mon cours (et n'ai jamais eu à signer les rapports). Enfin, l'une de ces inspections fut annulée 1/2h après le début de ma séance...
Comme quoi, tout se passe très bien dans certains cas !




Pour Yvrard:

Tro cool. Lire, c tro fatigan. C nul. La TV c mieu. Pi tu peu mangé an maime tem. Fé tourné le oinj en sal d prof. Pi ta rézon en ZEP fo fère fassil. C tro la mizer les prof i liz pas voila i conais pas l'actuallitée. mdr.

Vous avez le mérite de la cohérence. Pour moi, _voilà_ démontre que la bourgeoisie de ce pays et ses amuseurs sont encore plus niaiseux que le dernier de ses clochards. On peut donc en conclure que la médiocrité et la sottise conduisent à l'ascension sociale, ce qui se vérifie dans les institutions de l'Etat (car la culture et l'exigence intellectuelle conduisent bien souvent à l'inverse). Vous faites bien de lutter contre le bovarysme de quelques illuminés retardataires et encouragez la réussite sociale de vos élèves. Vous êtes en avance sur votre temps, et l'on se souviendra des pionniers de votre espèce lors du prochain rattachement de l'Education nationale au Ministère de l'Intérieur. Pourquoi ne pas tout de suite entrer dans la police ?

Ecrit par : prof chômeur | 27 mai 2006

Les cahiers pédagogiques parlent eux aussi de cet article du Figaro et de la chronique de Pierre Marcelle dans Libération
http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=2405

Il y a aussi une critique de "A bonne école" !
http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=2379

Ecrit par : Bataille | 27 mai 2006

CHAUFFE MARCELLE

Chers amis ! La maison pédagogie prendrait-elle feu ? (c'est pas trop tôt). En tout cas elle crépite et craque de toutes parts.
Pol Pot et sa cours vont se sentir une nouvelle fois les victimes d'un mauvais procès - cette fois-ci à raison, car c'est l'un de leur principal relais qui leur fait défaut.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=385061

Le quotidien de la très totalitaire bien pensance virerait-il réactionnaire ?

Ecrit par : Philippe | 27 mai 2006

Merci

http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=2405

Cet article est typique de la "logique" pédagogiste

1) 34% des professeurs déclarent avoir consulté pour des troubles psychologiques

2) Bien entendu, c'est parce que les réformes pédagogistes n'ont pas été assez loin, parce qu'ils n'ont pas assez de pouvoir, parce qu'on n'a pas suivi tous leurs conseils.

Ils font la pluie et le beau temps depuis au moins 15 ans, mais les échecs sont toujours ceux de l'école "d'avant", et jamais les leurs. Responsables, mais pas coupables.

Ecrit par : Pierre-Henri | 27 mai 2006

Pour prof chômeur: Encore une fois, je parle de ce que je connais le mieux; la formation des professeurs des écoles pour lesquels, apparemment, la formation est moins critiquée que celle des professeurs de lycée et collège, (qouiqu'elle soit loin d'être parfaite).
Quand à ceux qui parlent des Pol Pot, je ne suis pas assez méchant pour leur souhaiter d'avoir vécu ne serait-ce que cinq minutes au Cambodge pendant les massacres de la population, ou qu'un rescapé vienne gentiment leur faire comprendre le poids de leur propos... Ce sont soit des crétins, (des vrais), soit des provocateurs. J'aurais aimé que Jean-Paul Brighelli les ramène à des propos plus sensés sur son blog.
Par ailleurs, Pierre Marcelle n'a pas brillé par sa clairvoyance dans plusieurs éditoriaux récents, (j'irais jusqu'à dire qu'il a été quelquefois au "pétage de plomb"; voir l'affaire des caricatures). Mais tout le monde connait ses véritables opinions politiques... Vous disiez: totalitaire "de gauche"?

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2006

Cette crétinisation commence très tôt. Mireille, l'institutrice de ma fille en grande section d'école maternelle refusant d'initier ses élèves à la lecture comme à l'écriture expliquait devant des parents sidérés que leurs enfants n'avaient nul besoin de cette initiation pour la simple et bonne raison qu'ils savaient déjà lire et écrire... "La lecture, l'écriture, ils baignent dedans". Mireille est formatrice IUFM à Rouen...

Ecrit par : Achille | 27 mai 2006

Alors là pour une nouvelle c'est une nouvelle, sidérante même!

Je m'inquiétais pour un de mes enfants en âge de grande section de maternelle ...Je suis soulagée d'apprendre aujourd'hui, qu'il doit normalement savoir lire et écrire sans nul besoin d'apprentissage...Merci pour l'info Achille!

Je crois que je vais laisser le fou rire fuser ...C'est tellement bon de rire et bien meilleur que pleurer...
Bon we à tous...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 mai 2006

"Encore une fois, je parle de ce que je connais le mieux; la formation des professeurs des écoles pour lesquels, apparemment, la formation est moins critiquée que celle des professeurs de lycée et collège, (qouiqu'elle soit loin d'être parfaite)."
A L'AT-TEN-TION DE CHRIS-TO-PHE QUI SEM-BLE SOURD COM-ME UN POT...

Un bon ami à moi, un certain Obi Wan Kenobi, affirmait : "L'oeil ne voit que la surface des choses".
En ce qui concerne vos oreilles, elles ont manifestement une faculté hors du commun : celle de filtrer l'essentiel des critiques !
C'est un petit peu comme si j'évoluais dans mon cercle restreint d'amis et que, certain de mon fait, j'irais dire partout que les gens sont sympas et sont tous mes amis !

Ecrit par : Sionac'h | 27 mai 2006

Sionac'h, je n'évolue pas dans mon cercle restreint d'amis, j'ai pas mal de contacts avec des professeurs d'école ayant été en formation dans le centre IUFM où j'enseigne, (une soixantaine viennent d'ailleurs chanter dans la chorale de l'IUFM). Un certain nombre d'entre eux sont d'ailleurs venus défendre leur formation sur les sites de "fondap...", pardon, "lire-écrire" et "sos-éducation". Je ne filtre pas les critiques et y suis au contraire particulièrement réceptif. Je garde d'ailleurs les plus constructives. Mais Dieu, que vous avez dû être malheureux pendant votre formation pour être aussi aigri! Je vous plains. Ne vous inquiétez pas pour mes oreilles, et occupez-vous plutôt de votre bile!
Bon week-end.

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2006

Le crétin qui n'a pas connu Pol Pot et la répression implacable de la population cambodgienne a vécu dans une cité HLM de banlieue et a vu mourir plus de la moitié de ses amis d'enfance du sida (par transmission intraveineuse parce qu'il était devenu très difficile de se procurer des seringues pour s'injecter la drogue - ah ! les bons sentiments ) - rien que cinq garçons sur huit enfant dans l'appartement juste au dessous de celui où j'ai grandi !
Et si je suis en vie aujourd'hui, c'est que j'ai croisé des instituteurs et des professeurs qui n'ont jamais transigé sur la mission qu'on leur avait confié : transmettre des connaissances et ce, même au prix d'humiliations et de pas mal de larmes - les IUFM n'existaient pas encore !
Après avoir ravalé mes larmes et surmonté nombre d'humiliations, je suis aujourd'hui ingénieur grande école et j'aurais pu faire une belle carrière et gagner pas mal de fric.
Mais comme je suis reconnaissant à l'école de la République de m'avoir sauver la vie - et je n'exagère pas ! - j'ai passé l'agrégation de physique, et c'est comme ça que je paye ma dette.
Maintenant je transmets des connaissances à mes élèves et pas façon IUFM ! non ! pas de démocratie dans ma classe ! je suis un vrai dictateur ! Et ce qui me fait plaisir, c'est que mes élèves en redemandent !
Alors, ça me met hors de moi de me faire traiter de réac par ceux qui versent des torrents de larmes sur les mômes des banlieues et qui, sous prétexte que c'est à ces derniers de construire leurs savoirs, ne leurs apprennent rien. J'ai envie de leur renvoyer à la figure leurs bons sentiments et les pavés qu'ils ont déposés et qui mènent les enfants des cités drit en enfer.

Monsieur Christophe sibille reservez vos leçons de morale à vos corréligionaires en pédagogie.

Ecrit par : Philippe | 27 mai 2006

Voilà un beau parcours ! Vous ne voulez pas en faire un livre ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 mai 2006

Tiens, Philippe, nous sommes des clones !

Je partage votre point de vue et l'essentiel de votre façon de faire.
Je dis l'essentiel, car, même si je doute que vous soyez réellement un dictateur, tout comme vous, je fais preuve d'autorité, certes, mais avec le soucis de l'équité. Les règles de vie sont établies et sont claires. Et effectivement, cela n'empêche pas de travailler dans une bonne ambiance.
Les élèves paraissent étonnés par mes méthodes en début d'année, mais s'y font et apprécient d'apprendre des choses et de ne pas être pris pour des crétins.
Les montrer qu'on s'intéresse à eux et qu'on est là pour leur apporter quelque chose, voilà l'un des secrets de la réussite scolaire.
Malheureusement, la "transmission du savoir" est ce qui est le plus mal perçu par nos chers pédagogues. C'est pourtant ce qui permet aux jeunes enfants que l'on nous confie de progresser et d'apprendre des choses nouvelles. En osant prétendre que l'on construit soi-même ses propres savoirs, on laisse les enfants stagner et se conforter dans leur ignorance.


Christophe, oui, j'ai détesté ma formation, car je le redis, apprendre en fin de parcours que la raison pour laquelle j'étais dans le colimateur de l'IUFM était la présence d'un rapport non officiel et vengeur d'une formatrice assorti d'une mention entourée en rouge "à surveiller", a suffi à me faire haïr ce milieu rempli d'hypocrisie.
Il n'empêche que j'ai rencontré quelques formateurs géniaux, comme celle de musique (je participais aussi à la chorale et seul mon éloignement géographique actuel de l'IUFM fait que je n'y retourne plus pour cela), mais tous ceux là étaient fort mal vus des autres formateurs. C'était pourtant les seuls qui nous apportaient ce dont nous étions demandeurs.

Ecrit par : Sionac'h | 27 mai 2006

Oh, vous savez, Philippe, je suis assez exigeant aussi dans le cadre de mes cours! Tenir compte du parcours antérieur des personnes qu'on a en face de soi n'a jamais sous-entendu qu'il fallait être laxiste. Je pense qu'une bonne partie du malentendu vient de là. Mais bon, on va encore me dire que je suis candide!
Je n'ai aucun coreligionnaire ni en pédagogie, ni ailleurs.

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2006

En faire un livre ? Bien sûr j'y pense (j'ai écrit au départ "j'y panse", lapsus révélateur, et tous ces pédagogues qui crachent sur la culture et qui n'ont même pas l'ouverture d'esprit de voir que les meilleurs oeuvres ont été façonnées par des personnes "résilientes" qui, un jour, ont eu accès à... la culture), mais ma formation ne s'y prète guère, même si je lis beaucoup.
Tout s'apprend ! Je le sais, mon parcourt me l'a enseigné ! Existe-t-il une ou des "bibles" qui enseigent l'art de la rhétorique?

Ecrit par : Philippe | 27 mai 2006

Qui a craché sur la culture? Des noms!

Ecrit par : christophe sibille | 27 mai 2006

Je découvre ce qu'est un "blog" en débarquant sur celui-ci, trouvé dans "Libération" du 26 mai. Ca ne va pas me réconcilier avec les ultimes avancées techniques. C'est beau : tout le monde s'exprime. Non pas parce qu'on a quelque chose à dire, mais parce qu'on veut dire quelque chose. Moi, ça me "gave". A ce compte, je n'éprouve pas le besoin de "m'exprimer". Comme le dit Bouveresse de BHL dans le dernier "diplo", ça ne sert à rien. L'infrastructure commande. Je n'ai aucune envie de parler pour m'exprimer. Si quelqu'un peut me dire quoi faire pour... pour quoi au fait ? pour refonder la "parole enseignante", pour en restituer le pouvoir agissant, je suis preneur. Frédéric.

Ecrit par : frédéric chambe | 27 mai 2006

Je me demande si christophe sibille existe vraiment ?
Il me fait penser à ces fantômes funestes qui hantent les pièces de Shakespeare dans le seul but d’empoisonner la vie des personnages, de les écraser sous le poids de la culpabilité et de les manipuler pour qu’ils commettent la faute irréparable qui va nouer leur destin.
Christophe sibille à côté de Mister Hyde le ferait passer pour le représentant d’une œuvre de bienfaisance.
Et, comme dans tout bon scénario seuls les vrais méchants son imperméables au doute et à la culpabilité - je me demande si les pédagogos sont conscients des dégâts qu’ils ont causés ?

Ecrit par : Philippe | 27 mai 2006

Pour Christophe:

Je suis vraisemblablement parmi les plus jeunes de ce blog (32 ans) et également parmi les moins instruits et cultivés. Comme je l'ai déjà dit, je suis sous-off. dans l'armée, donc rien de transcendant au niveau du "bagage" (sachez bien que je me destinais un autre avenir si mes capacités m'avaient permis de poursuivre, à l'époque... Mais bon, en 90, avec le BEPC, et une 1ère S (avec le Bac Français 12 écrit/12 oral) et une option de Bac en 6 ans sans certitude de l'obtenir, j'ai préféré quitter l'école pour la vie active.

Néanmoins, voulez-vous me dire à quoi pouvais-je prétendre avec celà? A rien! Et même l'armée m'a obligé à faire mes preuve pendant le SMA, avant d'accepter mon engagement comme simple homme du rang!!

Je vais vous dire ce qui m'a sauvé (et qui m'a permis d'avoir, malgré une moyenne générale proche du Minable, mon Bac Français avec 12 et 12):
C'est mon institutrice de primaire (Mme LACOMBE), et un couple de professeurs de Français (M et Mme LITZLER) - que je cite par reconnaissance si ils passent sur ce Blog -.

La première, partie à la retraite pour mes 15 ans, faisait abstraction des consignes instutionnelles qui lui semblaient absurdes, pour notre plus grand bien (on étudiait la grammaire, l'orthographe, les tables de multiplication avec du par coeur, et faisait ses odieuses(?!?) dictées non préparées dès le CE2, on osait même faire une poesie/fable bimensuelle avec la Fontaine, Ronsard, Prévert, etc...). Ce qui lui a vallu l'amour et le respect de ses élèves (j'en veux pour preuve les quelques 200 enfants présents à la fête du village organisée pour son départ en retraite, alors que ce village ne comptait que 700 habitants), et nous a hissé vers l'amour et le respect de notre langue si riche.

Les seconds, avaient cette falcuté de savoir partager leur connaissances, dans une rigueur extrême, tout en conservant une accessibilité hors du commun, et toute question était excuse pour revenir sur l'éthimologie, en passant par le grec, le latin, et les transformations de langage, due aux dérives du vieux français oral.

Voyez, je doute fort que toute cet rigueur (par parenthèses et pour l'anecdote, il est arrivé à Mme, 1m60, qui était ceinture noire d'aïkido, d'"expédier" une table dans le couloir, suivi de la chaise -avec l'élève de 4ème dessus-, pour un geste irrespectueux, qui serait anodin aujourd'hui), ainsi que ces apartés nourrissants aie été encouragés par votre sytème bien-pensant, alors que nous étions tous très satisfaits de cette réalité, et de l'intérêt qu'ils ont pu éveillé en nous.

Sauvé, vous ai-je dit plus haut? oui, je le confirme! Car la seule chose qui m'aie permis de m'en sortir, est la qualité de mon français (même si le manque de vocabulaire ne me permet pas de rivaliser avec vous), les bases inculculquées en mathématiques accompagné d'un cerain esprit carthésien (qui me dispensent d'une calculatrice dans la vie quotidienne), de cette envie de découverte et cet esprit critique dont m'a doté ce trio INFERNAL de l'E.N. (et je leur en suis grandement reconnaissant!).

Maintenant, concernant le niveau des enseignants, M. Sibille, ce qui vous touche directement à l'IUFM, vous êtes-vous déjà posé la question de savoir si un prof de Math ou un instit était encore capable d'extraire une racine carré à la main? Vous voulez une réponse sur vos prodiges? NON.

Et comment le sais-je? Simple! Voyez-vous, mon ami, il reste encore certains concours ou examens où les calculatrices ne sont pas autorisées, notamment dans l'armée (et oui, surprenant!) où l'on cherche la culture propre de l'individu et non de ses accessoires.
De fait, on doit réviser tout un panel de connaissances générales, s'étallant des bases jusqu'au niveau études supérieures, sous forme, certes, de QCM, avec 20s par réponses et quelques 240 questions. Barême armée: Juste:+1 / Faux: -0.25 / Non rempli: 0 - ce qui ne donne pas envie de répondre au hasard, et oblige à réviser. Au programme, estimation de calcul d'intégrale, d'extraction de racine carré et plein de petites choses sympa...
Ne sachant plus faire le calcul d'extration, je me suis mis en quête d'un instit, puis d'un prof qui savait faire! A mon grand désespoir, AUCUN (sur une vingtaine consultés) ne savait faire, ni n'a pu me fournir l'explication, me répondant que depuis longtemps, on utilisait les calculatrices pour ce type d'opération complèxe et longue! Il a fallu que je retrouve le mécanisme seul, avec un exemple partiellement traité (sans explications et sans l'intégralité du développement!) et avec les souvenirs du mon collège (encore une fois, un prof avait outrepassé ses droits en nous expliquant cette ignominie!). Chapeaux bas pour l'E.N, Messieurs, tant pour les capacités d'antant que pour les carences d'aujourd'hui!!!

Alors, Christophe, même si vous en êtes pas convaincu (moi, si!), le niveau a franchement baissé, même chez les enseignants, qui pâtissent forcément de la baisse de niveau de nos classes. Et que vous les complaisiez dans ces carences en prônant qu'ils n'ont pas besoin de d'apprendre ce qu'ils doivent transmettre mais beaucoup plus comment le transmettre, je trouvent celà déplorable, d'autant qu'il est complètement inutile de savoir transmettre, quand on a rien à transmettre, justement!

Yvon

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 27 mai 2006

Nos anciens instit's (je parle pour ceux de ma génération ou de celles proches - j'ai 36 ans-), ont eu une grosse influence sur ce que nous sommes devenus.
Personnellement, je conserve les meilleurs souvenirs d'écolier de ma période primaire. J'ai eu des instit' qu'on qualifierait aujourd'hui de tyranniques. Je me souviens parfaitement de Mme. la directrice, dont la simple évocation du nom suffisait à faire frémir les plus téméraires. Et pourtant, lorsque je suis allé dans sa classe en CM2, j'ai passé de bons moments. Mme. Claraco (c'est son nom) m'a mis en 5 à mon premier contrôle d'histoire ! Je m'en souviens, pas seulement pour la mémorable baffe que cela m'a valu de mes parents, mais celle que la simple vision de cette note a provoqué chez moi, m'incitant à faire autrement mieux que cela !
J'ai conservé tous mes cours de cette époque et les poésies que mes élèves de CM2 apprennent sont en partie celles que j'ai apprises à cette époque.
Comme j'ai quitté depuis une dizaine d'années la ville où j'ai grandi, je n'ai plus de contacts avec elle. Mais ayant toujours son adresse, je vais certainement lui écrire pour lui dire à quel point les moments que j'ai passés dans sa classe ont été importants pour moi, à tel point que lorsque j'ai décidé de réorienter ma carrière professionnelle pour passer le concours de PE, c'était en pensant à cette dame et ses autres collègues que j'avais eues.
Des profs qui ne m'ont jamais fait me surpasser, je n'ai en revanche aucun souvenir réel, ou du moins aucune pensée...

Ecrit par : Sionac'h | 27 mai 2006

Et oui, Soniac'h, c'est toujours pareil, on ne se souvient que des gens qui nous enrichissent...
Nous obligent à nous dépasser, parfois malgré nous, mais toujours POUR NOUS...
Ces gens qui nous "révoltent" car ils "forcent" le respect naturellement...
Ces gens qui nous incitent à nous dépasser, pour un jour, avoir le "droit" au même respect que celui qu'ils ont gagné...
Tout simplement des gens qui, à leur niveau à eux, étaient, quelque part, exceptionnels pour nous!

Et oui, tout les autres passent dans l'indifférence générale, ce qui est le gros problème de l'école aujourd'hui:
l'indifférence des élèves, parce qu'on ne laisse plus les enseignants faire ce qu'ils savaient si bien faire, et qu'ils ne sont plus capables, avec le cadre imposé, de "sublimer" les élèves par la culture, puisqu'elle est interdite ou aseptisée avant de franchir la porte des classes.

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 27 mai 2006

Un titre similaire " la fin de l'école", pour une question élargie à d'autres points.
http://krysztoff.typepad.com/1984/2006/05/la_fin_de_lecol.html#comment-17823743

Ecrit par : DG | 27 mai 2006

« If something can get wrong, it will »

It will.

Ecrit par : H.Y. | 28 mai 2006

Splendide témoignage d'Yvon… Ce blog fourmille de récits en devenir.
Et si quelqu'un se demande comment écrire quand on ne sait pas écrire : on fait ce qu'on peut, puis on va trouver un éditeur, qui lui vous permettra d'en faire un texte publiable. Il n'y a pas de honte à se faire donner un coup de main, il y a des professionnels pour ça, et il est très rare que l'on apprenne à écrire en six mois.

À Frédéric Chambe, qui se demande à quoi sert un blog.
Je crois que c'est comme une psychanalyse : on la commence parce que quelque chose ne va pas (et si on avait identifié ce quelque chose dès le départ, on n'aurait besoin de personne). Longtemps on parle presque pour ne rien dire — mais des morceaux d'information transitent, çà et là. Le psychanalyste (le blog, pas moi) n'est au fond que la caisse d'enregistrement de ce qui se parle — de ce qui remonte, jusqu'à ce que chacun mette le doigt sur sa propre faille. Il y a ici, et c'est révélateur, autant d'histoires personnelles que d'avis généraux sur l'Education, parce que l'Education est tissée d'histoires personnelles : et je crois très fort que c'est ce qui a été perdu de vue par la nouvelle pédagogie, qui veut trop souvent enseigner du point de vue de Sirius, comme disait Voltaire — et quoi qu'elle dise. Le vrai respect des élèves, la vraie individualisation, elle est du côté de cet enseignement que d'aucuns appellent "à l'ancienne" — mais "c'était demain", si je puis dire —, qui permettait à chaque gosse de s'extirper justement de son histoire personnelle pour construire son futur. Il n'y avait pas autant de déterminisme social dans l'école de mon enfance — même si ça existait, bien sûr. Aujourd'hui, quand on est né dans le ghetto, on y reste — sous prétexte de tenir compte des différences culturelles. Plus on va vers le communautarisme, moins on donne sa chance à l'individu. Moins on demande de travaiul, moins on donne de chance à l'enfant de se travailler jusqu'à devenir une grande personne. Le laxisme, en pédagogie, c'est la quasi-certitude d el'enfance perpétuée — pas le don d'enfance, qui est précieux, mais l'informel et le n'importe quoi.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mai 2006

Laxisme, pédagogisme, réformisme, égalitarisme (je ne dis pas égalité), terrorisme (intellectuel), démagogisme (pardon!), tourisme, consumérisme (éducatif : le prof comme prestataire de service), et tous les autres -ismes, de quoi étouffer au fond de son puits de science. Merci quand même aux optimistes, qui gardent la foi, et la ligne. F.C.

Ecrit par : frédéric chambe | 28 mai 2006

"Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès !
Non, non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile…"
(Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, Acte V, dernière scène).
"Moi, je me bats parce que je me bats." (Dumas, les Trois mousquetaires, chapitre 5 — je crois).
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mai 2006

Hé ben dis donc! Je me rappelle aussi de la plupart de mes profs de collège et de lycée. A l'ancienne, (j'ai passé mon bac en 1972). Beaucoup de nullards, ennuyeux au possible; (je me souviens de ce prof de math, en 5è, très estimé des parents parce que la seule phrase qu'il savait dire était: "colle-toi un zéro" quand il interrogeait, en début de cours, et parvenait ainsi à garder le calme dans sa classe. A l'époque, effectivement, mai 68 n'était pas passé par là, et les parents ne prenaient pas parti pour leur enfant envers et contre tout, et surtout contre le prof, ce qui permettait à ce type d'abrutis de garder un certain contrôle de la situation en ayant les parents de son côté car, effectivgement, on se prenait une baffe à la maison quand il fallait montrer son carnet de correspondance. Un excès chassant l'autre, l'enfant roi est progressivement arrivé, remplaçant l'enfant brimé. Les profs ne sont ni moins bons, ni meilleurs qu'avant, (je vous jure que j'en ai eu un paquet dont la culture générale était pitoyable), mais les élèves, eux, ne sont effectivement pas les mêmes, sur le plan éducatif. Aujourd'hui, si un prof se conduisait comme mon prof de math de 4è, ce n'est pas le môme qui se prendrait une baffe, mais le prof, (voir l'anecdote racontée plus haut sur la P.E. stagiaire menacée par les parents parce qu'elle donnait "trop de devoirs". Par contre, j'ai un souvenir ému du prof de français que j'ai eu en première, (l'année du bac). Il nous faisait jouer Molière, Tchékov, et Sartre en cours. C'était un prof plutôt débonnaire, (ses connaissances et sa culture le lui permettaient), immensément respecté. Si j'ai eu une note correcte au bac de français, c'est grâce à lui, et pas à certains "brimeurs d'enfants" que j'ai pu avoir les années précédentes, "à l'ancienne", mais dont les cours transpiraient également l'ennui.
La première chose que je veux simplement dire, c'est qu'aucun discours simpliste ne tient. Il y a, encore aujourd'hui, de bons profs comme celui que j'ai eu en première, formés ou non à l'IUFM,(peut-être certains d'entre-vous se rappellent-ils des CPR? J'en garde personnellement un souvenir d'ennui et de vacuité totale), et des mauvais, formés ou non à l'IUFM également.
La deuxième chose, et c'est la plus importante, c'est qu'on semble oublier qu'il y a quand même beaucoup de choses, dans la vie d'un enfant, qui ne se jouent pas à l'école, et précisément ce qui se passe avant. Je vais régulièrement dans les classes, depuis vingt ans maintenant. Quand je vois en moyenne trois élèves par classe de maternelle souffrant de maltraitance chez eux, et n'ayant, pour des raisons bien compréhensible, pas beaucoup de raisons de s'intéresser à quelque apprentissage que ce soit, la tâche des instits est quasiment insurmontable. Effectivement, il n'y a qu'à l'école, qui devient de par le fait et malgré elle, éducatrice et non instructrice, que ces enfants sont bien, mais le travail en pâtit forcément.

Ecrit par : christophe sibille | 28 mai 2006

Christophe, vous savez tout comme moi, qu'il y a des abrutits partout (j'entends sur le plan humain, principalement!) et que la violence n'est pas une fin en soi: je ne la cautionne pas plus que vous, mais je regrette qu'on ne laisse plus la lattitude suffisante aux enseignants pour imposer la rigueur nécessaire au calme dans une classe!

Je pense, à l'instar de Jean-Paul, que la culture, distillée intelligemment, permet aux enseignants compétents de ne pas avoir besoin de la violence pour imposer l'ordre, l'intérêt des enfants pour l'apprentissage prend le pas dessus!

Par ailleurs, même si je n'adhère pas forcément à toutes les propositions de JPB en matière de réformes proposées, je suis malheureusement complètement d'accord sur le constat, et votre institution et ses pairs chargés de la refonte des programmes n'ont jamais proposé d'élever le niveau (à voir le résultat, CQFD!).

Aujourd'hui, je pense qu'il est effectivement nécessaire de recentrer les objectifs en terme de connaisances à acquérir, et non en terme d'élève: l'objectif de l'école, c'est l'instruction et non l'élève. Donc il faut corriger le système, qui c'est fixé sur l'élève par erreur.

Parlons "concret":
L'enseignant est concret
L'élève est concret
Ce deux éléments sont des intervenants directs
Objetif: Transmettre la culture (abstrait) de l'un vers l'autre
Méthode: A définir - Dans tous les cas, insister jusqu'à ce que l'objectif recherché soit acquis.

Voilà, Christophe, comment je pense l'école. Hors, dans ce plan, La TRANSMISSION DE LA CULTURE est l'objectif central (ce qui manque pour relier les deux éléments concrets!). Et je n'imagine pas comment on peut mettre l'élève en objectif, puisque cet élève, vous l'avez déjà.

Et qui dit TRANSMISSION DE LA CULTURE, dit nécessairement CULTURE A TRANSMETTRE, ce qui suppose de mettre en place un contenu culturel valable, et surtout, TOUTES LES BASES qui permettent LA COMPREHENSION CONVENABLE de ce contenu culturel

Ecrit par : Yvon Gougis | 28 mai 2006

Bonjour M. Brighelli,

Je serai un jeune dinosaure qui fera étudier, à ses élèves, Rousseau, Chateaubriand et Retz, si je suis reçu au concours. La météorite pédagogiste ne nous fera pas disparaître. Effectivement, ces programmes Viala donnent la nausée et je suis bien content d'y avoir échappé in extremis.
Si, du temps où j'étais au lycée, j'avais eu à étudier Vilard à la place de Rousseau, je crois que je me serai endormi au fond de la classe en cours de français, au lieu de m'interresser à la littérature. A force de proposer de cette bouillie aux élèves, je crois que ceux-ci demanderont à étudier les classiques, car l'intérêt de la littérature, c'est d'être en contact avec un monde qui nous est étranger. Les idéologues de l'EN, et Viala surtout, ferait mieux de lire le poème de Rimbaud "Les poètes de sept ans" où un enfant cherche à s'évader de son quotidien sinistre par la littérature.

D'autre part, ce genre de publicité en faveur de la "pédagogie moderne" peut être mortel pour l'école publique. Que se disent les lecteurs du Figaro en lisant un tel article? Ils se retrouvent confortés dans leurs préjugés sur l'école publique : à l'école publique, on fout rien, à l'école privée, on travaille sérieusement. Moi-même, je me tue à convaincre mes prôches tentés de mettre leurs enfants à l'école privée de les laisser à l'école publique. La publicité de ce genre de pédagogie ruine mes efforts. Heureusement que des voix dissidentes se font entendre pour sauver l'honneur de l'institution!

Cordialement.

PS: Selon les programmes Viala, on pourrait faire une séquence pédagogique sur votre blog, puisque il combine parfaitement l'épistolaire, l'objet d'étude "Délibérer, convaincre, persuader" et les TIC. Mais là, je crois que les IEN seraient un peu plus réactifs que pour Vilard. Si un prof de français de première est tenté, il pourrrait à cette occasion faire de la pub comme ceux de Joffre, mais là ce serait positif.

Ecrit par : Romain | 28 mai 2006

Eh bien, nous sommes d'accord pour une fois, Christophe !
Mais si je relis bien ce que vous dites, vous reconnaissez enfin qu'un professeur ne peut être respecté, non pour ce qu'il représente, mais pour ce qu'il est. Et c'est précisemment ce que sous JPB en souhaitant que la formation des professeurs leur permette de devenir des experts dans les domaines qu'ils enseignent (si je n'ai pas dénaturé ses propos...).
Or, force est de constater que le recrutement actuel, tout comme la formation, ne permet pas de donner un culture quelle qu'elle soit, dans une discipline ou une autre, car on ne s'attache pas au contenu, mais au contenant : la pédagogie.

Et pour revenir sur le dernier point, si l'on voulait vraiment faire quelque chose pour l'éducation, on augmenterait la semaine de cours pour permettre aux enfants d'être plus présents dans un milieu éducatif, au lieu d'être - comme c'est le cas pour bon nombre d'entre eux- livrés à eux-mêmes dès 16h30.

Ecrit par : Sionac'h | 28 mai 2006

Par ailleurs, comme dans tout système où l'on fixe un objectif, il est nécessaire d'avoir un système de vérification non complaisant pour évaluer la réussite réelle.

De façon matérialiste, prenons l'exemple d'une usine de voiture:
Quand une voiture qui sort de la chaine ne fonctionne pas, elle n'est pas mise en vente, elle retourne en atelier jusqu'à résolution du problème!
Même s'il m'est désagréable de comparer enfant et voiture, l'objectif de l'école doit être le même que l'usine:
Sortir des élèves qui ont un "standard" culturel minimum pour affronter l'avenir (accepteriez vous d'acheter une voiture sans moteur ou sans roue? moi, non! Pour un enfant, c'est pareil, sans culture, il lui manque un élément pour pouvoir avancer!)

Ecrit par : Yvon Gougis | 28 mai 2006

Le problème qui se pose n'est pas celui de la valeur de tel ou tel prof. Des profs mauvais, odieux, incompétents, il y en eut, il y en a et malheureusement il y en aura encore. J'aimerais bien que l'éducation nationale trouve quelque moyen pour s'en débarrasser... Mais le problème principal, celui qu'il ne faut pas éluder, c'est celui de la politique scolaire et de l'idéologie qui la gouverne.
Sur ce point, le moins qu'on puisse dire, c'est que la gauche socialiste n'a pas fait des merveilles et non pas seulement depuis 15 ans. J'ai commencé à enseigner en 86, j'ai subi quelques heures de formation en CPR. L'idéologie au pouvoir était déjà une idéologie foncièrement anti-intellectuelle. Il y a un anti-intellectualisme de gauche qui détient le pouvoir idéologique à l'école et qui y fait d'épouvantables ravages. Rocard, Jospin, Allègre ont fondé les IUFM, ils ont mis à la tête de la pédagogie et donc de l'institution des IG et des IPR qui sont réellement des calamités. Résultat : on a une institution qui travaille à se détruire et qui ne tient que grâce à l'attachement irréductible de la plupart des enseignants au sens même de leur métier. D'où le corollaire de cet anti-intellectualisme : l'idéologie anti-prof qui règne comme une mauvaise ambiance partout dans les sphères administratives de l'institution.
Dernier point : cette idéologie a aussi ses partisans à droite. La droite antirépublicaine, néolibérale s'est emparée de cette idéologie qui est une aubaine pour elle. C'est l'instrument idéal pour détruite l'école républicaine. Je suis tombé sur des articles sur le site du Figaro qui valaient largement ceux de l'inénarrable Davidenkoff de Libé, France-Info, etc.

Ecrit par : Achille | 28 mai 2006

Ce qui me semble être votre méthode, Christophe, la voici:
(Et n'hésitez pas à me corriger si je devais me tromper!)

Intervenants en présence:
Culture
Enseignant
Objectif: L'élève
Méthode: Attendre que l'élève soit décider à apprendre? Ne pas le stresser, et adapter la connaissance à transmettre à son niveau de compétence. Et au final, pour masquer l'ensemble, abaisser le niveau des évaluations d'acquisions pour ne pas le mettre en situation d'échec!

Ai-je bien résumé, Christophe? Si non, exposez-moi votre schema, si oui, voilà mon raisonnement:

3 problèmes relevés:
1- L'enseignant et la culture sont un ensemble unique et indissociable, et si vous arrivez à le dissocier, il n'est pas étonnant que le niveau des enseignants d'aujourd'hui soit moins élevé qu'avant!!
2- La transmission du savoir n'intervient nul part de ce schema et donc ne fait pas partie des priororités, mais plutot des "dommages colatéraux"
3- L'élève que vous placez en objectif, vous l'avez déjà, donc l'objectif est déjà atteind, avant même de commencer!

Comment voulez-vous être "productif" avec celà?

Ecrit par : Yvon Gougis | 28 mai 2006

PS:
1- Correction "nul part de ce..." => "nulle part dans ce..."
2- "à son niveau de compétence" qui reste quasiment nul temps que l'élève n'est pas décidé à apprendre!

Ecrit par : Yvon Gougis | 28 mai 2006

D'abord, pour Romain : superbe suggestion ! On devrait monter à partir de ce blog (ou de n'importe quoi, en fait) une "séquence" pédagogique parfaitement bidon et 100% "conforme"…

Pour ce qui est des bons et des mauvais profs…
Primo, il y aurait un joli livre à faire de "Mémoires de profs" — dns un sens ou l'autre. Qui s'y colle ? Les témoignages sont recevables sur ce blog — ou ailleurs.
Ensuite, bien sûr que nous ne sommes pas tous bons — en dehors même des jugements que d'aucuns pourraient porter du haut de leur incompétence sur tel ou tel. Mais si 900 000 enseignants étaient remarquables, que resterait-il aux autres professions ? Il y a peu de bons profs, peu de bons médecins, peu de bons boulangers… Je crois même que cela fait partie de la formation : à partir de la Sixième, l'enfant apprend à se dépatouiller avec ce qu'on lui donne — à laisser glisser parfois, à s'enthousiasmer parfois, à détester souvent. Le reflet même de sa future vie professionnelle : l'école apprend aussi la patience…
Au fait, il faudra dire un jour qu'il y a des élèves meilleurs que d'autres, non ? Nous le savons tous, et nous agissons comme si c'était un secret d'Etat. L'inégalité des chances, elle commence là.
Un point sur ce sujet. J'ai eu un prof d'histoire apparemment nullissime. Chahuté comme personne. Boules puantes (ça a disparu, tiens…), fléchettes dans le ableau, fluide glacial sur la chaise, etc.
Je ne sais plus si je ne l'ai pas raconté ailleurs sur le blog, mais peu importe. Le malheureux était en fait fort cultivé, mais avait eu sa femme et ses enfants égorgés par l'OAS, pendant qu'il était prof en Algérie vers la fin des années 50-début des années 60. Ça l'avait un peu bouleversé, cet homme…
Ce que je veux dire, c'est que le critère du "bon" ou du "mauvais" prof tient à des circonstances fort diverses. Inculture pour les uns, absence de vocation pour d'autres, bêtise congénitale pour certains (j'en connais — mais il est malséant de le dire), traumas divers, incapacité à dissocier vie personnelle et vie professionnelle, et j'en passe. Bref, des individus.
Simplement, il faut mettre toutes les chances de son côté. Le critère académique, au moins, on peut s'en occuper. L'aspect vocation, on peut le provoquer, avec une politique de recrutement efficace . Je propose par exemple dans À bonne école de rétablir ce que l'on appelait les IPES, un concours passé en 1ère ou 2ème année de fac qui donnait une bourse équivalente au SMIG en échange d'un engagement décennal au service de l'Etat. Ça marchait drôlement bien, pour susciter de vocations — et en même temps, on établissait une sélection basée sur le pur mérite.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mai 2006

Et pour finir, Christophe,

Concernant votre remarque sur les CPR, et les Ecoles Normales, avant les IUFM:
Il semble que les CPR aient été aussi efficaces que les IUFM (au vu des témoignages sur ce blog), ce qui ne parait pas avoir servi de "leçon"; et les Ecoles Normales sont, pour moi (et peut-être à tord, d'ailleurs), des facs "spécialisées" dans l'enseignement général et font donc partie du cycle scolaire pouvant être qualifié de "classique" auquel je faisais référence!

"Les profs ne sont ni moins bons, ni meilleurs qu'avant, (je vous jure que j'en ai eu un paquet dont la culture générale était pitoyable)..."

Heureux de constater que vous acceptiez enfin une réalité évidente...
Mais à qui la faute? En baissant le niveau des contenus scolaires régulièrement depuis presque 30 ans, comment voulez-vous ne pas en avoir "un paquet dont la culture générale était pitoyable"!?!?!? C'était une évidence prévisible dès le départ!

Ecrit par : Yvon Gougis | 28 mai 2006

Je suis un produit des IPES, Jean-Paul.
Yvon, tout d'abord, une voiture s'achète, un enfant, non. Pour peu que le type de raisonnement que vous préconisez soit de plus en plus admis dans une société dans laquelle tout se "marchandise" (pardonnez le néologisme) de plus en plus, personnellement, je ne l'accepte pas.
Ensuite, vous faites, comme on dit, "l'âne pour avoir du son". Il ne s'agit évidemment, (et vous le savez très bien) pas d'attendre bêtement que l'élève soit disposé à apprendre. L'enseignant peut, (et doit) avoir une part active dans la motivation de l'élève à apprendre. Mais, comme je vous le disais plus haut, il est des élèves qui ont de tels problèmes qu'ils ne sont pas du tout disponibles pour quelque apprentissage que ce soit.
Tiens, une question pour tous: que pensez-vous de Georges Lopez, l'instit du film: "Etre et avoir", de Nicolas Philibert?

Ecrit par : christophe sibille | 28 mai 2006

- Il y a déjà l'excellente séquence sur le presse-purée, employable en collège :

http://sauv.net/seqpuree.htm

- Ce que vous dites sur la bourse au mérite, destinée à créer des vocations, est tout à fait exact. On croit s'en tirer avec quelques beaux discours et quelques spots de pub, alors que des études financées au mérite (en échange d'un certain nombre d'années de service) auraient un tout autre impact.

Cela dit, l'allocation de recherche, à bac+5, est déjà au niveau du SMIC. Cela signifie, en toute logique, qu'il faudrait la revaloriser. Où trouver l'argent ? Si vous envisagez de remplacer l'actuel système de bourses sur critères sociaux, préparez-vous à jeter les étudiants dans la rue (bien que ce saupoudrage soit aujourd'hui globalement inefficace). Les étudiants sont progressistes, ils sont prêts à tout changer ... à condition que rien ne change.

Ecrit par : Pierre-Henri | 28 mai 2006

Merci Yvon, merci Mathias, merci Patricia et Mr Brighelli surtout ne lâchez rien !!! L'école est en train de s'effondrer!
Le niveau est catastrophique : combien d'élèves ne savent pas reconnaître un verbe ds une phrase.... poser tt simplement une addition en colonnes... etc

Ecrit par : Kan | 28 mai 2006

"...Même s'il m'est désagréable de comparer enfant et voiture,..."

Vous lisez en travers, Christophe, j'ai repris le passage que vous aviez oublié! ;-)

Cette comparaison m'insupporte également, mais j'ai choisi volontairement un exemple simple de notre quotidien, tout en relayant l'image de JPB sur la "Fabrique".

Par ailleurs, votre réponse élude admirablement le schéma de "principe scolaire appliqué" que j'ai suggéré en amont

Allons, Christophe, essayons d'être un peu objectif!! ;-)
J'attends votre schéma...

Ecrit par : Yvon Gougis | 28 mai 2006

Madre ! Je viens de consulter le forum destiné aux bts et sur lequel j'interviens à maintes reprises : il paraît que les pays du Magreb font partie de l'Europe pour certains étudiants....

L'école est finie, l'école est finie, l'école est bel et bien finie !!!!

Ecrit par : Sandra WAGNER | 28 mai 2006

Déjà, avec Israël dans la Coupe d'Europe de Foot, c'était tendencieux...
Mais alors là, Sandra, vous nous apportez une nouvelle phénoménale!

Christophe, au secours! Faites quelque chose!!! ;-)

Ecrit par : Yvon Gougis | 28 mai 2006

"On devrait monter à partir de ce blog (ou de n'importe quoi, en fait) une "séquence" pédagogique parfaitement bidon et 100% "conforme"…"

Excellent. C'est exactement ce qu'a fait le physicien Sokal en pondant un texte bidon de sociologie "Transgresser les frontières : vers une herméneutique de la physique quantique". Il a été publié dans la revue Social Text, puis il a révélé ensuite que c'était bidon.

Ca a fait mal aux sociologues fumistes !

Voir sur : http://peccatte.karefil.com/SBPresse/LeMonde140197a.html

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 28 mai 2006

À un certain moment se pose, forcément, la question d'argent. C'est d'ailleurs la pierre de touche qui permettra de peser les programmes des uns et des autres. Les IPES donnaient le SMIG à de tout jeunes étdiants. Une allocation de recherche devrait, en toute logique, faire au moins le double.
Tenez, une nouvelle, entendue hier chez Ardisson. Jack Lang y était invité, et apparemment, il n'était pas samedi dernier à Marseille, où le PS débattait des questions d'éducation — ni lui, ni Ségolène, ni DSK, ni Fabius, ni personne.
Mais il y avait Pierre Frackowiack. Nous sommes sauvés.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mai 2006

Pierre Frackowiak ? Je suis heureux de voir que les socialistes sont finalement fait appel à des intellectuels d'élite pour promouvoir leurs idées. Les enjeux futurs de la France nécessitent de la matière grise ! Félicitons le Parti Socialiste d'écouter les meilleurs. Voilà le digne pendant de l'influence que Steevy Boulay a pris sur l'intelligentsia de droite. Il faudrait organiser un débat entre les deux, par exemple au Collège de France, pour voir où les deux partis se situent au niveau des débats intellectuels.

Ils pourraient même parler d'Hervé Vilard.

Ecrit par : Pierre-Henri | 28 mai 2006

"L'influence que Steevy a prisE".

Ecrit par : Pierre-Henri | 28 mai 2006

Jean-Paul,

Pour reprendre les propositions de refonte:

- Maternelle:
Déjà abordée sur "Reddition en rase campagne":
"Cette classe, par ailleurs non obligatoire, ne devrait pas avoir de vocation à intégrer le cursus d'apprentissage, mais plutot servir de passerelle de mise à niveau, un peu comme une grande crêche éducative où l'on favoriserait la créativité de chaque individu présent, juste en l'épaulant, en le stimulant et en lui "suggérant" des solutions (et non en lui apportant, ce qui lui permettrait de développer sa faculté de réflection, et de lui donner l'impression d'avoir trouvé, seul, la solution => valorisation de son travail intellectuel!) pour résoudre ses problèmes et parvenir à ses objectifs".
L'axe de base étant d'abord la découverte pour provoquer chez l'enfant l'envie d'aller plus loin et de l'amener petit à petit jusqu'à l'apprentissage.

Petite précision: comme exposer plus haut, "la connaissance" doit être le maître-mot, et non "l'élève Roi", ce qui sous-entend que l'enseignant soit en mesure de guider et d'intéresser l'enfant qui, à cette age, a naturellement soif de découverte, mais est assez peu prédisposé à la discipline (qui peut intervenir de façon différente -et plus ou moins rigoureuse- suivant les ateliers où se trouvent les élèves).

Les 3 classes n'ont pas forcément besoin d'être séparée, ceci permettant à la fois des "passerelles" plus simples à mettre en oeuvre, et favorise l'émulation de groupe.

Les ateliers proposés pourraient se décomposer de la façon suivante:
- Atelier temporel: découverte et apprentissage du positionnement dans le temps...
- Atelier créativité: découverte et apprentissage des formes, des couleurs, etc...
- Atelier Appréhension Spatiale: découverte et apprentissage des diverses localisations dans l'espace (sur, sous, avant après, devant, derrière, etc...)
- Atelier Alphabétisation: découverte et apprentissage de l'alphabet, des chiffres, ainsi que l'approche des livres et des histoires, accompagnés du début d'une certaine rigeur comportementale (préparative au CP)...

La liste n'est pas exhaustive, et peut être complètée si il vous semble manquer des éléments

On peut également imaginer que l'age d'admission soit bloqué à 3 ans minimum, en acceptant les enfants entrent n'importe quand dans l'année, une fois l'anniversaire passé, pour tenir compte de l'aspect psychologique que vous souleviez dans "A bonne école".

Par contre, comme Patricia le faisait très justement remarquer, même si cette maternelle n'est pas obligatoire (permettant aux parents qui le souhaitent, de s'occuper seuls de ce "pré-apprentissage"), les gens qui optent pour la maternelle doivent être astreints à l'assiduité de leur(s) enfant(s). Cette classe, même si elle est facultative, doit rester une classe et non une garderie!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 28 mai 2006

S'il est hors de question pour moi de faire étudier Hervé Vilard, Duperrey ou autres en lieu et place de Rousseau, il n'en reste pas moins qu'un problème se pose en ce qui concerne l'approche de la littérature contemporaine au collège ou au lycée.
D'un côté, je n'abdiquerai jamais, et je ferai lire et étudier les "classiques".
Mais de l'autre, je tiens également - parce que je considère que c'est tout aussi salutaire - à faire lire et étudier des oeuvres plus contemporaines. C'est vrai que le choix est difficile, mais je me l'impose.
Je crois qu'il ne faut pas sombrer dans l'extrémisme, d'un côté comme de l'autre.

Ecrit par : Zarathoustra | 28 mai 2006

Vous avez parfaitement raison, Zarathoustra!

Et si vos élèves ont de vraies références en tête, avec la maîtrise des outils nécéssaires à leur compréhension, avant d'attaquer le "contemporain" (Steevy, Loana, Vilard et les autres), ils se rendront compte seuls de la différence de niveau... et reviendront d'eux-même vers les valeurs sûres (d'où l'importance du développement de l'esprit critique, relevé par JPB!).

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 28 mai 2006

Patit bonnet d'âne à Jean-Paul Brighelli: la loi de Murphy, c'est "If anything can go wrong, it will" (et non pas « If something can get wrong, it will » que vous mettez dans la bouche des anglicistes).
Et une phrase de Jean Piaget à méditer: "A chaque fois que l'on apprend quelque chose à un enfant, on l'empêche de le découvrir".
Autrement dit: comment donne-t-on envie aux enfants saturés de télévision (plus de trois heures en moyenne par jour) de découvrir par eux-mêmes des textes qui les guideront tout au long de leur vie? N'est-ce pas la manière dont les enseignants les accompagnent, plutôt que les textes qu'ils choisissent, qui comptent?
Alice Le Roy

Ecrit par : Alice Le Roy | 28 mai 2006

Did I do a mistake ? Damned !

Pour Zarathoustra.
C'est vrai que nous voulons la quadrature du cercle, et l'argent du beurre.
En fait, si je me laissais aller, je dirais qu'il ne faut toucher à la littérature contemporaine (disons le XXe siècle, en gros) qu'avec de longues pincettes. Parce qu'elle est, encore plus que toutes les autres, faite de textes — antérieurs. Et qu'on ne peut pas étudier Sartre sans Sophocle et Michel Zévaco (on ne parle pas assez de l'influence de Michel Zévaco sur la pesnée sartrienne — voir les Mots…), ni Vian sans Shakespeare : le coup de foudre de l'Ecume des jours est démarqué de celui de Roméo et Juliette — parfaitement transposé, de la même manière, dans West Side Story : de la musique et un "abondant silence" au moment où ils se voient.
On ne peut pas étudier un texte par lui-même, parce qu'on n'écrit pas un texte indépendamment de tout ce que l'on a lu. Laurent Versini a jadis écrit une thèse fort savante intitulée "Laclos et la tradition", où il fait le tour de tout ce qu'aurait pu lire l'auteur des Liaisons — avant d'écrire. Et ça en fait… "Toutes les littératures sont des plagiats, excepté la première, que d'ailleurs personne ne connaît", disait Giraudoux (je cite de mémoire — je le précise à l'intention des coupeurs de cheveux en quatre). Faire pénétrer dans la littérature, c'est mettre un texte en connexion avec une multiutude de contextes — en particulier la bibliothèque de l'auteur, qui est bien la part la pluys significative de sa biographie, à bien y penser. "L'univers, que d'aucuns appellent la bibliothèque…", dit Borgès (dans Fictions, me semble-t-il).
J'analysais dernièrement deux fables de La Fontaine ("Le rat qui s'est retiré du monde" et "Le chat, la belette et le petit lapin") avec des élèves de Première. Dans les deux cas, un personnage présenté comme ecclésiastique (ici rat, et là chat) est dit "gros et gras" : qui n'y verrait une allusion au "Gros et gras, le teint frais et la bouche vermeille" de Tartuffe ? Qui n'en profiterait pour parler des liens qui, via Fouquet, unissaient Molière et La Fontaine — et plus largement les libertins ? Qui ne voit, par conséquent, que le vrai sujet des deux fables est une critique sauvage — mais enfouie sous le référentiel, perceptible aisément à une civilisation qui mémorisait les pièces de théâtre à première vision — de l'Eglise ? Et que La Fontaine est systématiquement plus retors que ce que l'on veut bien dire ?
On pourrait en déduire toute une esthétique dela réception…
Si Giraudoux a intitulé sa pièce Amphitryon 38, c'est parce que c'était la 38ème version du mythe — et qu'il avait probablement lu les 37 précédentes… Evidemment, nous voici loin de la merveilleuse aisance d'Hervé Vilard dans ses Mémoires. Mais voilà : on n'écrit qu'avec les mots des autres. "Rien de plus soi que de se nourrir d'autrui. Le lion est fait de mouton assimilé", disait Valéry (cette fois, je suis sûr de ma citation…).
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mai 2006

Pour qu'ils choisissent justement ne faudrait-il pas avant toute chose et avant de les accompagner leur donner des nourritures consistantes et non vides de sens !

Avant de choisir, il faut savoir me semble-t-il ! Seulement lorsque l'on ne sait même pas qui est Mozart par exemple ou Giuseppe Verdi, si l'on ne connaît pas la Traviata comme la Flûte enchantée, comment y prendre plaisir, s'extasier ou sélectionner...

Pour moi c'est difficile car je m'extasie réellement devant ces deux trésors musicaux absolument divins......Je suis par ailleurs une admiratrice incontestée de Mozart...Pour eux le choix ne peut être cornélien puisqu'ils n'ont jamais écouté un opéra à vrai dire...

Franchement, pour être capable de sortir des inepties telles que "les pays du Maghreb font partie intégrante de l'Europe", il n'y a même pas besoin d'ajouter de commentaires, tout est dit et copieusement dit...

A vrai dire c'est carrément inquiétant, car lorsqu'il s'agit de voter ou non pour une Constitution, nous devrions au minimum savoir qui est Robert Schuman, maîtriser les enjeux politiques et économiques ou sociologiques, mais également connaître l'historique de la construction de l'Europe, sa culture commune, ses fondements....

Apparemment ce n'est pas gagné et ces jeunes générations sont amenées à voter en 2007 aux élections présidentielles : mon Dieu, j'ai déjà peur du résultat !!!

Ecrit par : Sandra WAGNER | 28 mai 2006

Au sujet de la maternelle, peut-être faudrait-il commencer par arrêter de gaver les enfants avec des photocopies..... Ils arrivent degoûtés en CP! Et malheureusement ne savent tjs pas coller une feuille sur un cahier ou se répérer tt simplement ds un espace donné comme une page de cahier....

Ecrit par : Kan | 28 mai 2006

"L’an passé, à l’écrit du CAPES de Lettres, dans un sujet sur le biographique, les candidats futurs profs parlaient tout uniment de Loana et de Rousseau"
!!!
Je partage vos opinions dans les grandes lignes, et j'ai grand plaisir à lire votre blog régulièrement.
Seulement là, je vous trouve un peu gonflé: faire de quelques exceptions "les futurs candidats au capes" dans leur globalité, c'est méprisant et c'est faux, surtout. Le rapport de jury en question ne cite l'exemple que de "certaines copies" à ce sujet.

Une candidate future prof.

Ecrit par : limonade | 28 mai 2006

Faut-il envisager cette problématique du devenir de l'Education Nationale, des enseignements prodigués, et notamment du français, dans cet enfermement sur l'institution et ses pratiques ? Je ne crois pas. Le français, pour commencer, n'est pas une langue savante; je veux dire qu'il s'agit, pour commencer, d'une langue populaire, sur laquelle ce qui était en train de devenir "l'Etat" a prétendu exercer une autorité justifiée et absolue - l'Académie. Sauf qu'il suffit de faire une petite histoire de la langue et des oeuvres littéraires pour constater que les académiciens sont "à la ramasse" pour ce qui est de la création littéraire; et que les plus grands auteurs n'ont pas écrit de manière académique, sinon, ils auraient imité, et... Il faut donc penser l'évolution du "bien parler" dans une dialectique, électrique, entre "l'oral" et "l'écrit".

Lorsque vous mentionnez Hervé Vilard et son autobiographie, celui-ci est d'abord un chanteur, seulement une voix pour des phrases (est-il aussi auteur et compositeur ? je ne crois pas). A t-il "bien" écrit son autobiographie ? Je ne sais pas, je ne l'ai pas lu, mais je m'interdis d'affirmer, puisque je ne l'ai pas lu, qu'elle est remarquablement écrite ou que pour lire un tel livre, il faut être idiot. Est-il écrit dans un langage compréhensible ? C'est important. Et celui qui écrit ces mots est un lecteur, passionné, depuis plus de quinze ans de Mallarmé (le concernant, je viens d'ailleurs d'écrire un texte de "révélations" sur ses "poèmes érotiques"). Mais Mallarmé pour des adolescents de quinze ans, d'aujourd'hui... Ils vivent dans une quotidienneté dominée par l'oralité (la télévision, la radio, leurs amis). Et ils ne lisent pas. Leur vocabulaire est donc réduit. Mais il ne l'est pas plus et pas moins que celui de leurs parents DONT ON NE PARLE JAMAIS. Or, je suis "frappé" de constater, depuis plusieurs années, une dégradation de la culture générale, et de la lecture, chez les plus anciens. Ou alors, quand ils lisent, ils lisent des ouvrages "monstrueux", des piles de romans policiers, de "thrillers", ou alors, le pire du pire, les ouvrages conseillés par la Fnac, Leclers & cie.

La France est un pays dans lequel, chaque jour, on nous entretient de qui et de que ce font les "gens importants" : Chirac, les hommes politiques, les people, les sportifs, ... Prenons l'exemple du Français le plus "important", le Président de la République. Lit-il ? Que lit-il ? Les sources "bien informées" affirment qu'il ne lit jamais, et lorsqu'il lit, il lit des ouvrages ignobles, comme "Et si c'était vrai ?" - et c'est bien vrai. Et le Ministre de l'Education Nationale ? Est-il un modèle de culture ? Sait-on ce qu'il lit, s'il lit ? Est-il un exemple quant au "bien parler" ou au "bien écrire" ? Je n'en suis pas certain, alors... Alors je vous pose la question suivante : quand les adultes et parmi les adultes, ceux qui imposent des modèles de "vie quotidienne", se laissent aller au néant intellectuel et culturel, faut-il s'étonner que les enfants de France fassent comme "papa et maman" ?

Ecrit par : grellety | 28 mai 2006

Quels objectifs fixez vous à l'Education Nationale? Quels sont les objectifs qu'elle se fixe? Se battre sur la méthode à utiliser pour atteindre des buts différents est inutile.
J'ai 21 ans, et votre capacité à prendre une si grande partie de vos concitoyens pour des incompétents ou pour des gens dénoués de raison me laisse bien perplexe.

Ecrit par : Fabien | 28 mai 2006

Dont acte, Limonade. j'aurais dû écrire : des candidats. Mais vous savez que la rhétorique de la polémique aime la généralisation — entre autres.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mai 2006

Pour Grellety.
"Il se crée plus de figures [de style] en une matinée aux Halles que dans toute la vie d'un écrivain", disait Malherbe — ou du moins lui a-t-on fait dire. C'est vrai, et j'ai dit ailleurs, à propos de la féminisation de certains noms (professeur, proviseur ou écivain) que l'usage — c'est-à-dire le peuple — déciderait. On ne parle pas par décret, pas même en France.
Simplement, nous vivons sur une image d'un niveau de langue correspondant à un univers culturel. Lorsque des recruteurs me racontent que trop de jeunes actuels n'arrivent pas à articuler deux phrases dans un entretien d'embauche, je peux me demander : à qui la faute. Ne serait-ce pas à ceux qui encouragent les gamins à "s'exprimer", sans leur faire comprendre avant qu'il y a des codes, et que leur non-respect vous enferme à jamais dans le ghetto. Bon sang, ce n'est pas plus difficile à apprendre qu'une langue étrangère !
Après tout, des Italiens de toutes régions apprennent à parler toscan, et des Espagnols de toutes origines castillan… Ça ne les empêchera pas d'être d'authentiques Catalans ou Basques — ultérieurement… C'est cela, la beauté de la double culture.
Alors, je sais bien que trop souvent, les gamins ont l'exemple de joueurs de foot passablement abrutis bafouillant trois éructations sous l'œil vitreux du micro. Bien sûr ! Mais justement, l'école n'est pas le reflet de la médiocrité : elle doit prétendre au mieux, toujours.
Et puis après, on en fera ce que l'on voudra.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mai 2006

Je vous suis lorsque vous dites qu'un texte est le résultat, entre autres choses, de la lecture d'une multitude d'autres textes.
Toutefois, il me semble qu'il est réducteur de ne voir en toute création contemporaine qu'une simple réécriture des oeuvres passées.
Le texte contemporain souffre de ne pas être sacralisé - car trop contemporain ! - comme peut l'être un texte plus "classique", adoubé et digéré par les instances "officielles". Il y a, me semble-t-il, une prise de risque inhérente à notre métier, qu'il ne faut pas fuir sous prétexte de vouloir transmettre un patrimoine. Lire et faire lire les classiques, bien sûr ! Ainsi n'envisagerais-je sans doute pas une année de lycée sans proposer un extraits des Essais (comment faire pour les italiques ?) ; car j'aime Montaigne, comme j'aime Rousseau, Rimbaud ou Mallarmé.
Mais parfois, j'ai aussi envie de faire lire Perros dans le genre poétique, de faire lire Reza dans le genre théâtral ou encore Charnet pour l'autobiographie, etc.
Parce que pour moi, la littérature est vivante.
Le danger qui nous guette, c'est de faire croire aux élèves que la littérature est morte.
Par conséquent, s'il est vrai qu'on ne peut pas, sous prétexte de modernité, faire lire n'importe quoi aux citoyens de demain, il n'en reste pas moins que nous devons nous former, nous informer, lire, comprendre la littérature d'aujourd'hui. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que notre formation, aujourd'hui, ne nous y pousse pas.
Le professeur de français a besoin d'être guidé, lui aussi, dans cette littérature en devenir, afin d'être à son tour le guide de ses élèves.
Seul, je suis confronté à ces lectures contemporaines. Mais comment montrer aux élèves qu'écrire un roman, des poèmes, des essais, "ça se fait" encore aujourd'hui, et aussi bien qu'avant ? C'est cela qui est important, à mon sens. Et c'est cela qui nous manque, dans notre formation.
Alors je prends seul des risques, parce que j'y crois.

Ecrit par : Zarathoustra | 28 mai 2006

Pour M. Brighelli,
Cher collègue,
je n'aime pas trop le tutoiement forcé et l'emploi forcé du prénom de l'interlocuteur, contaminations d'habitudes télévisuelles exécrables ("rien que du bonheur"). Pas d'accord sur le blog-psychanalyse : qui est l'analyste ? S'il ne s'agit que de témoigner, d'accord, mais fragmentation. Il peut s'agir d'effet-narcisse, de projection, etc. Il est tout de même difficile de suivre un fil de blog, tout simplement parce qu'il n'y en a pas, sauf à le considérer comme une réunion de "brain-storming", une boîte à idées. Pourquoi pas ?

Témoignage : sur la vocation et le mythe du "bon professeur" (mot à écrire en entier, merci), je n'ai pas d'idée. Après un bac "philo" je me suis inscrit en Lettres Classiques par élimination. Après la Maîtrise, j'ai interrompu mes études. Après trois ans d'errances et divers emplois, dont agricoles, je me suis inscrit aux concours, comme seul domaine de compétence. Autrement dit, je suis devenu preofesseur par "fatalité", par poids du réel, par mouvement d'inertie, tout ce qu'on veut, certainement pas par choix, encore moins par vocation. Entre parenthèses, enseigner sans avoir jamais quitté l'école (parcours "lycée, études, lycée") est peut-être un facteur handicapant (voir les thèses de Louis Corman sur les six motivations inconscientes du choix de l'enseignement comme métier). Professeur, je le suis devenu sur le tas, dans la confrontation avec les élèves réels, les professeurs réels et l'administration réelle. Si je n'ai plus envie de le jouer, ce rôle, c'est que la distance intellectuelle est trop grande. Je sais bien, avec Jean-Marie Albertini, que l'enseignant doit avoir une idée des "représentations" des élèves, qu'il faut aller sur leur terrain, faire des concessions, mais je ne suis pas assez souple pour le grand écart. Exemple constat : cette année, pour la première fois, j'ai eu des 1ère année de BTS : sans être des trublions ou des mauvais élèves, ils ne savent pas ce qu'est un texte, comme unité organisée selon une progression, une logique interne. Analyse : quelque chose de l'ordre de la langue et de la pensée est désormais perdu. Il ne s'agit même plus de rétablir (un ordre ancien). Prouvez-moi que j'ai tort d'être à ce point pessimiste. C'est la révolte qui me prend, pas la résignation. Frédéric Chambe.

Ecrit par : frédéric chambe | 28 mai 2006

Attention, Sandra, avec tout le respect que je dois à une intervenante qui porte un nom aussi célèbre, et qui semble par ailleurs passionnée de musique, (y aurait-il un lien de cause à effet?) Celui de "Robert Schumann", le compositeur, prend deux: "n".
Je suis complètement d'accord avec vous, Kan, sur les photocopies en maternelle.
Yvon, vous raisonnez comme si tous les enfants bénéficiaient d'une éducation "idéale". Or, c'est très loin d'être le cas!

Ecrit par : christophe sibille | 28 mai 2006

L'hydre pédagogiste prépare sa riposte et sort l'artilerie lourde :

http://inter.cafe-leblog.net/

Il y aura un livre de la Voix De Son Maître qui sortira à la rentrée(pour contrer le prichain opus de JPB ?) et cohédité par France Inter en plus !
Une publicité entendue sur la chaîne du Service Publique, et qui passe en boucle, en informe le citoyen.
Ah ! Les pôvres pédagogos persécutés et marginalisés et dont les idées n'ont jamais pu atteindre les antichambres du pouvoir.
Non ! Pierre-Henri reste calme, la colère est mauvaise conseillère.
Qui va porter l'estocade ?

Ecrit par : Philippe | 28 mai 2006

Christophe, ce n'est pas le compositeur c'est le député de la Moselle à l'origine de la création de l'Europe notamment !

http://www.hist-geo.com/Biographie/Schuman.php

Ecrit par : Sandra WAGNER | 28 mai 2006

Ci-joint Christophe encore un lien pour votre information :

http://www.robert-schuman.org/robert-schuman/biographie2.htm

Ecrit par : Sandra WAGNER | 28 mai 2006

Et toc ! fit la Walkyrie...

Ecrit par : Guillaume | 28 mai 2006

Christophe s'est autodétruit.

Ecrit par : Matthieu Stepec | 28 mai 2006

C'est incroyable comme vous êtes hors du coup...

Je suis un jeune prof. Pas de français, d'histoire. Un jeune agregé, même, comme si c'était important. Je ne vais pas vous parler de mes classes, d'abord parce que ça n'est pas très interessant, ensuite parce que ça ne vous regarde pas.

Non, parlons plutôt d'une generation que je connais bien, la mienne. Celle qui a manifesté contre le CPE, celle des "crétins" fabriqués. Celle dont vous ne connaissez rien.

A vous entendre, nous avons eu une école au rabai. De mauvais livres, de mauvaises méthodes, nous lisons peu. Et bien, c'est vrai. Enfin, vrai d'un point de vue global.

Si je prend tous mes amis, vous avez de tout. Du chomeur, du précaire, du cadre. Du fils de medecin, du fils d'ingénieur, du fils de chauffeur de bus. Du français, de l'arabe, du juif. Non, pas de commentaire du style "les arabes sont français", vous allez vous rendre ridicule auprès d'une certaine generation. Bien sur qu'ils le sont, on en doute pas, nous.

La lecture. C'estun grand sujet, ici, repère de profs de français. Alors, si je résume, je suis en gros le seul à beaucoup lire (et on peut lire le rouge et le noir ET marc levy), les nanas lisent pas mal, quel que soit leur profession, et en général la même cam, du Levy ou du Gavalda, du Dan Brown ou du Clark. Les mecs lisent peu. Ou pas. Mais compensent avec l'équipe. Y'a même pas de différence de milieu social, hein. Mon pote flic lit autant que mon pote certifié d'histoire ou qu'un autre qui markete pour la BNP. C'est à dire rien (rien, selon votre conception hein, ils lisent quand même plus ou moins l'équipe et quelques BD et mangas).

Oh, generation d'incultes. Vous savez quoi? Si je demande à mes amis le nom du premier roi de France, y'en a peut-être dix qui vont me sortir Charlemagne, deux Clovis et un seul qui me répondra que ma question n'a pas de sens. Vous êtes du genre à être content quand on vous répond Clovis, non? Tout ça pour dire qu'ils sont incultes. Vraiment. Absence totale de culture comme vous l'entendez.

Et pourtant... Ils ont une conscience politique. Ils suivent l'actualité, pas tous les jours, mais la suivent. Ils bossent. Avec plus ou moins de réussite, mais ils essayent de bosser. Ils gagnent leur vie, s'installent, empruntent, consomment. Pire, en général, ils sont HEUREUX.

Hélas, mille fois hélas, ce sont des crétins. Ils ne savent même pas répondre à cette question du trivial "quel livre Julien Sorel garde-t-il sous son lit?". Sur, l'avenir est livré à TF1 et à la starac.

Messieurs, votre problème, c'est que vous jugez ce 21e siècle avec des critères du 20e. Vous êtes des vieux cons. On peut étudier Marc Levy au collège, ne pas savoir extraire une racine carré à la main, tout ignorer de la loi d'Ohm, mais vivre libre. Et heureux.

L'école n'est pas parfaite. Mais

Ecrit par : M. | 29 mai 2006

Bonsoir,

Je viens de lire plusieurs contributions à propos des bons et mauvais professeurs. Je voudrais savoir ce que vous pensez des profs qui maîtrisent parfaitement leur sujet, qui ont le souci d’apporter leurs connaissances à tous leurs élèves, qui se préoccupent de façon responsable de la discipline en classe, mais dont les efforts sont ruinés par le laxisme de l'administration qui refuse toutes les sanctions qu’ils peuvent être amenés à demander vu le public pas toujours facile auquel ils ont affaire. Je ne dis pas que la sanction soit la panacée. Mais je tiens qu’elle est nécessaire, qu’une certaine culture de l'autorité est indispensable, et qu’elle ne dépend pas uniquement du prof. Or dans de nombreux collèges, l’administration a abdiqué en fait sinon en parole, et le lien phatique entre les profs et les élèves est ruiné par une poignée d’hurluberlus qu’on ne se donne pas les moyens de ramener au calme. Ce n’est pas parce que le prof est effectivement en première ligne, que son action est très particulière et difficile à appréhender, qu’il faut pour autant négliger le rôle de l'administration. N’est-ce pas ?

Ecrit par : Alpha | 29 mai 2006

J'ai lu tous vos messages, et franchement la plupart de vos remarques sont pour moi comme une diffamation, une insulte, si on lit autre chose que du Rousseau nous sommes des Crétins, des gens incultes enfin tous les noms que vous nous donnez!!!
Et tout cela parce que 8 Professeurs et pas Un seul, ont proposé à leur éléves de prendre l'autobiographie d'Hervé Vilard pour le Programme du BAC ? Vous en faites des histoires et des jugements sans même avoir lu le Livre ni connaitre l'auteur!
D'Hervé Vilard vous ne connaissez que Capri et vous jugez son livre sur cette base!! Oui il est chanteur et auteur compositeur, et si vous étiez un peu au courant de se qui se passe autour de vous et pas seulement de votre "bulle" vous les "grands cerveaux" vous seriez que cet artiste a fait un Album où il a repris tous les textes de Grands Poèmes, car c'est toujours se qu'il voulait chanter!! Hervé Vilard a écrit ce livre seul, c'est l'histoire de sa vie, de son enfance,et c'est surtout une Belle leçon de vie et d'espoir!! Mais on est des gens trop simples et crétins pour vous, tout comme Hervé, et vous vous permettez de le juger sans l'avoir lu, sans avoir pris le temps de le connaître,et vous estimez pouvoir ensuite enseigner quelque chose à vos élèves pour ceux qui sont professeurs ou instituteurs ? et la Tolérance vous connaissez, la Vie, la Vraie pas seulement celle de vous qui avaient tant d'études derrière vous, vous n'allez pas vous abaisser à lire le livre d'Hervé Vilard...mais vous allez vous permettre de critiquer, de juger, et là vous abusez!!
J'ai des neveux et nièces qui sont Professeurs, et ils ont lu ce livre et eux ils l'ont apprécié, il faut savoir lire autre chose que Rousseau, on peut aussi lire les auteurs de notre époque, et pourquoi vous voulez que le Talent ne soit que dans vos Auteurs ...la Litterature continue, qui vous dit qu'Hervé Vilard ou d'autres n'ont pas ce talent de savoir écrire, de savoir vous faire rêver, vous faire oublier vos soucis, et lorsque vous refermez le livre, vous vous dites "si lui s'en est sorti, si il a pu vivre tout cela et garder l'espoir, je peux en faire autant!" Ce livre est très beau, et les 150.000 personnes qui ont déjà lu ce livre, qui se vend aussi au Canada et ailleurs, tous ces ne sont pas des Crétins, mais des gens qui aiment la lecture, toute la Lecture, et pas seulement celle que vous indiquez!!!
Il faut savoir évoluer et ne pas rester dans vos idées et vos opinions!! Se qui me révolte c'est votre façon de mettre en doute la qualité de ce livre, le fait que cet homme, M Vilard, a su prendre son temps pour l'écrire, lui qui lit tant de livres, dont les auteurs que vous nommez!! Vous pensez quoi de lui, qu'il est inculte, qu'il n'est qu'un simple Chanteur ? Grosse Erreur, et ne jugez pas sans connaître et ne jugez pas sans savoir, sans avoir lu!!!
Je n'accepte pas qu'une personne porte un jugement, un doute sur le travail d'une autre personne, sans la connaître, sans avoir lu cet auteur a écrit ! Je n'ai peut être que mon certificat d'études, et ma maladie qui m'oblige à me battre chaque jour qui passe pour Suvivre, mais ce livre d'Hervé, parmi tous ceux que j'ai lu m'a permis de reprendre espoir et j'ai adoré son écriture!! Jamais je me permets de porter un jugement sans avoir écouter une chanson, vue un film ou lu un livre, alors de quel droit vous portez toutes ces accusations, de quel droit l'un de vous a osé dire que le Professeur avait du toucher de l'argent par l'auteur, c'est vraiment inadmissible!! Et surtout de gens qui se disent "cultivés" Il n'est pas question de Loana, cela n'a rien à voir du tout, il n'est pas question de cette femme! Je veux juste défendre ce livre et cet artiste qui le mérite, car moi et d'autres on a déjà lu avant de porter un Jugement!!! ON a rencontré l'auteur et discuté, et il nous a touché ! On s'identifie à lui, et surtout il n'a aucune prétention de dire que son livre est de la Litterature, il a juste voulu raconter son enfance, cette vie sans famille, sa vie dans le Berry...enfin il suffit de le lire...il l'a fait avec son coeur et ses souvenirs et sans penser à tout se que vous dites!!!
Pour lui et tous ceux qui comme moi ont lu ce livre, j'aimerais bien un peu d'excuse, et inutile de dire tout se que vous avez pu dire ici, c'est vraiment une Belle Insulte pour nous et pour lui M Vilard, qui n'a pas demandé qu'on prenne son livre pour être dans le Programme, il en est heureux mais il n'a pas besoin de ce livre pour vivre...!! Vous avez des pensées que je trouve mauvaises et injustifiées tout cela parce que l'on ne propose pas de lire vos Chers Auteurs!!!
Et si des livres comme celui d'Hervé Vilard donnait envie aux jeunes de lire plus, et de mieux écrire ....car ils s'expriment tous beaucoup en sms, mais lui Hervé il défend bien le Français ! Il a eu le Premier Prix d'Orthographe du Canton lorsqu'il avait 12 ans, combien de jeunes d'aujourd'hui pourraient l'avoir en 2006,; lorsque l'on voit toutes les fautes qu'ils font !!!
Merci d'arrêter vos insultes, vos commentaires qui font mal, car si tout le monde n'a pas la chance de faire des études, on est loin d'être des Idiots, des Crétins!
Merci
Sarah

Ecrit par : Sarah | 29 mai 2006

Chère Sarah,

Votre long discours outré peut se justifier d'un point de vue émotionnel.
Néanmoins, les propos tenus par ceux qui interviennent à la suite du message de JPB ne concernent EN RIEN le livre d'Hervé Vilard, mais le fait que les élèves n'ont nul besoin d'un prof pour le lire et le comprendre, vous en êtes l'exemple.
De plus, au lycée, il ne s'agit pas d'encourager la lecture, mais d'approfondir la lecture, de préférence avec des textes qui "résistent" ou recèlent bien d'autres sens. Bref, on étudie l'implicite. On espère toujours que les élèves dépassent les apparences.
Enfin, nous ne sommes pas ici pour "juger" de la qualité d'une autobiographie mais de redonner une véritable densité au français du primaire à la terminale.

Cordialement

Ecrit par : Ordrade | 29 mai 2006

Mr Brighelli,
l'éducation me préoccupe beaucoup
par son importance humaine et aussi son coût...
j'ai apprécié votre livre et sa liberté d'expression mais...
en lisant les avis opposés je suis "sidéré" par le manque
de respect réciproque des tenants de chaque camp...
-pourquoi ces "insultes" de la part d'enseignants que l'on
aimerait croire "humanistes"... le choc des idées doit-il
conduire inexorablement à cette "guerre de religions" ?
-nos enfants ne méritent pas ce climat de méchanceté, JPP

Ecrit par : jpp | 29 mai 2006

En réponse aux unes et aux autres…
Les BTS d'aujourd'hui appartiennent exclusivement à la "génération Jospin". De la même manière qu'un Vietnamien né en 1950 n'a jamais connu que la guerre durant son enfance et son adolescence, eux sont les purs produits de "l'élève au centre", cette merveilleuse politique pas démagogique pour un sou née en 1989. C'est aux résultats que l'on juge d'une politique.
Comme dit Ordrade, je n'ai rien contre Hervé Vilard ou son livre — ni cntre Marc Lévy : il y a toujours eu des "best-sellers de plus ou moins grande qualité. Je dis simplement qu'il y a d'autres priorités, et que l'on n'amène pas à la lecture avec des livres-kleenex. Sinon quand on est éditeur.
Entendu Hervé Vilard chez Fogiel hier soir. "Qu'est)-ce que ça voous fait d'être dans les programmes du Bac ?" "Ça fera repartir les ventes", a dit assez justement le chanteur.
Quant à celui (un prof d'histoire, vraiment ?) qui me reproche de ne rien comprendre à cette génération (la génération Jospin susnommée), je dirai qu'un vrai démocrate allemand ne comprenait pas forcément la génération Hitler, dans les années 40, et que ce n'était pas une raison pour s'incliner devant les autodafés de livres. Qu'ils soient heureux ainsi, à la bonne heure ! Beati pauperes spiritu.
Pour JPP… Il n'y a pas des respect réciproque parce que le fer est dans la plaie. Peut-être parviendrons-nous un jour à nous asseoir autour d'une table et à discuter sérieusement des problèmes de l'école. Mais j'en doute, parce que la préoccupation des équipes en place (et ce n'est pas la droite qui est aux commandes de l'Education Nationale, en ce moment, contrairement aux apparences — d'ailleurs, ça ne changerait à peu près rien) n'est pas l'école, mais le pouvoir, et que ce pouvoir ne se partage pas. C'est le problème des idéologies.
Par ailleurs, il faut bien reconnaître que le pédagogisme et la didactique se sont révélés, dès le départ, de merveilleuses voies pour tous les insuffisants de l'intellect. C'est le cas de toutes les théories globalisantes : les crânes vides en font leur miel, puisqu'elles donnent réponse à tout. C'est, au fond, une sorte de terrorisme (de l'impensé).
Et puis, "je ne pratique pas le pardon des offenses"…
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 mai 2006

En tant que prof de maths, un peu surpris de voir Montaigne remplacé par Hervé Vilars, je dois dire que cela longtemps que nous servons du prêt-à-mâcher aux élèves et que nous leur empêchons de connaître ma matière. Il est assez logique de cette démagogie intellectuelle envahisse tout.

Ecrit par : Zéro | 29 mai 2006

Sarah, vous avez raison quand vous dites qu'on peut lire ce livre, qu'il n'est peut-être pas mauvais etc. Il est sans aucun doute agréable à lire, comme la plupart des best sellers, puisque c'est leur but. Seulement, la littérature enseignée à l'école doit être étudiée à un autre niveau, implicite, caché, qui recèle des sens bien plus profonds et qui peut mettre en lumière certains mécanismes de la psychologie. Vous dites qu'Hervé Vilard a pris le temps d'écrire son livre; c'est vrai, mais imaginez des auteurs comme Flaubert, qui mettaient des jours à écrire une page, et qui choisissaient chaque mot avec une extreme précision... Il faut apprécier les deux mondes, mais ne jamais perdre de vue la distinction entre eux, car ce serait dangereux de faire de tels amalgames dans notre patrimoine littéraire et culturel; ce serait la porte ouverte à une amnésie collective (déjà bien entamée) dont les conséquences pourraient se révéler pire que tout ce qu'on pourrait imaginer.

Ecrit par : Matthieu Stepec | 29 mai 2006

Qui peut prêter à lubin une annexe pour qu'il ne sombre pas avec feu "la pédagogie" ?
http://www.liberation.fr/page.php?Article=385698

Ecrit par : Philippe | 29 mai 2006

Entièrement d'accord avec vous Mr Brighelli, "le pouvoir cela ne se partage pas " !!!!
Vous avez résumé fort justement notre société.
Une fois au pouvoir, beaucoup de personnes ont juste à coeur de garder ce pouvoir (même ridicule) et ne pas le laisser filer pour de bonnes idées.
Et même pire, elles sont mêmes prêtes à casser les bonnes initiatives "populaires" en divisant par crainte de se voir "dépassées".
Nous nous trouvons ensuite dans l'étrange paradoxe d'avoir des "chefs" qui sont non reconnus et d'avoir des personnes compétentes qui fuient les responsabilités pour ne pas participer à cette aberration ou écoeurées du système.

Vous dîtes que c'est le problème des idéologies ? je ne crois pas, c'est un manque d'intelligence, enfin j'appelais ça du bon sens avant ... pardon j'oubliais la cupidité.

J'aurais aimé que mon petit commentaire n'ait rien à faire sur ce blog mais hélas.....

Ecrit par : stephane | 29 mai 2006

Avez-vous essayé de lire Rousseau dans le texte récemment ?
Le principal problème des classiques d'avant le XIXeme siècle, c'est la langue, qui est trop différente de celle de maintenant. Elle est trop difficile à lire, même pour un adulte cultivé. Personne n'aurait l'idée d'obliger à lire la littérature médiévale en vieux français, ou les auteurs gréco-latin dans leur langue d'origine, sauf quand on étude ces langues. Eh bien, pour la langue des XVII-XVIII siècle, il faut aussi faire le pas, avoir le courage d'avouer que cette langue n'est plus vraiment la nôtre, et la traduire en français du XX-XXIème siècle.
Oui, il faut étudier Rousseau, mais dans une édition en "français moderne", afin que les élève concentrent leurs efforts sur le fond sans être rebuté par la forme.

Ecrit par : YB | 29 mai 2006

La 7ème compagnie au clair de Dune

Monsieur Brighelli, notre attitude dans l'Education Nationale, me fait penser à cette scène de la 7ème compagnie ( le premier je crois) :

Chaudard, soldat français déguisé en sous-officier allemand et ayant 'capturé' une dépanneuse allemande, longe sur la route un groupe de réfugiés français. Un enfant répète à sa mère : 'j'ai faim, j'ai faim'.
Chaudard, imitant un accent allemand leur donne de la nourriture.
Refus puis acceptation de la mère, qui parle à son mari :
'Tu vois ils ne sont pas tous si terribles dans l'armée allemande...' [que les cinéphiles éclairés me pardonnent les approximations, je ne crois pas avoir trahi le sens]

C'est pour ne plus être le Chaudard au milieu des pédagogos que je quitte l'EN.

C'est aussi pour ne plus être en compagnie de professeurs (comme disait un autre intervenant, merci à tous de bien vouloir écrire le mot en entier, on n'écrit pas : journs, pols, plombs ou tailldepiers) qui écrivent :
"Vous êtes des vieux cons. On peut étudier Marc Levy au collège, ne pas savoir extraire une racine carré à la main, tout ignorer de la loi d'Ohm, mais vivre libre. Et heureux."

Les imbéciles aussi (seuls?) sont heureux et se croient libres.
Faut-il être imbécile ou un pédagogo aveuglé par ses propres théories sur les compétences vs savoirs pour ne pas voir que lorsqu'on demandait de savoir extraire une racine carrée, ce N'était PAS pour savoir extraire une racine carrée. Mais pour comprendre quelque chose de nouveau, accéder à d'autres savoirs, pour gagner un peu de liberté sur les chaines de l'ignorance béate et suffisante.


Je n'aime plus trop faire allusion à 1984, trop cité, trop peu lu en entier par ceux qui prétendent l'avoir fait.
Je préfère Dune : "Tu ne feras pas de machine à l'esprit de l'homme semblable". ( Thou shalt not make a machine in the likeness of a human mind).

L'EN aujourd'hui c'est : Tu feras des esprits humains à la machine semblable.

Ecrit par : Atréides | 29 mai 2006

Comme certains commentaires tournent autour de la valeur littéraire pour savoir dans quelle mesure un auteur peut être étudié en classe, j'apporte une petite contribution à ce débat essentiel.

En littérature, il vaut mieux laisser le temps faire le tri et ne pas se précipiter à aborder des auteurs trop contemporains. Car, à une époque donnée, les livres d'avant-garde, ignorés du plus grand nombre deviennent les classiques de demain et inversement, les livres trop conformes au goût d'une majorité des contemporains de leurs auteurs sont irrémédiablement oubliés par les générations futures. "Madame Bovary" qui nous semble être une oeuvre canonique aujourd'hui était peu lu après sa parution, car trop moderne pour le public. Sur le même thème, les gens préféraient acheter "Fanny" de Feydaud. Qui se souvient de ce livre encore aujourd'hui?

Sainte-Beuve a donné une excelente définition du classique qui dépasse le cliché de l'auteur classique habituel (mort, ayant siégé à l'Académie, et imitateur des Anciens):

"Un vrai classique, [...] c'est un auteur qui a enrichi l'esprit humain, qui en a réellement augmenté le trésor, qui lui a fait faire un pas de plus, qui a découvert quelque vérité morale non équivoque, ou resaisi quelque passion éternelle dans ce coeur où tout semblait connu et exploré ; qui a rendu sa pensée, son observation ou son invention, sous une forme n'importe laquelle, mais large et grande, fine et sensée, saine et belle en soi ; qui a parlé à tous dans un style à lui et qui se trouve aussi celui de tout le monde, dans un style nouveau sans néologisme, nouveau et antique, aisément contemporain de tous les âges" , Sainte- Beuve, "Qu'est-ce qu'un classique?"

On est bien loin de la doctrine Viala selon laquelle tout est discours et tout discours a droit de cité dans la républque des Lettres (Cf Jack Lang qui voulait faire rentrer des rappeurs à l'Académie française).

Ecrit par : Romain | 29 mai 2006

Pas vraiment d'accord avec YB; les éditeurs ont fait de gros efforts pour rendre Rousseau accessible au lecteur non-spécialiste, non seulement par la modernisation de la langue, mais aussi par l'appareil de notes. Je pense que c'est le fond lui-même des Confessions qui fait problème, et qui, de fait, ne réunit pas les conditions pour enthousiasmer le lecteur, ni même le commentateur. Je suis de parti pris, évidemment, et je ne supporte plus le ton mi agressif mi-pleurard de ce récit, dont l'humour vient trop rarement pimenter la fadeur. Et je comprends trop bien que les élèves en fassent autant. Montesquieu ou Voltaire (n'en déplaise à Ph. Meirieu, et pour rester dans le XVIII ème) me paraissent infiniment plus toniques.
Ce n'est évidemment pas une raison pour préférer n'importe quoi à Rousseau, et surtout pas pour cautionner cette forme de marchandisation de l'école (car c'est, je crois, un autre aspect important de la question).

Ecrit par : Jean-François Croz | 29 mai 2006

à YB,

Non seulement Rousseau, Voltaire, Diderot, Montesquieu, Marivaux, Fénelon, La Bruyère, Bossuet, et j'en passe, sont aujourd'hui parfaitement lisibles dans le texte, et d'abord pour mes élèves lycéens, mais ils sont souvent beaucoup plus lisibles que quantité d'écrivains du XXe siècle et d'aujourd'hui.
J'en fais continuellement l'expérience.

Il y a quinze jours, j'ai donné à ma classe de Première, en devoir surveillé, un corpus composé notamment de la pensée de Pascal sur les deux infinis : en note, j'ai expliqué une seule tournure : "au prix de" : en comparaison de. Dans leurs copies, les élèves ont montré qu'ils avaient parfaitement compris de quoi il s'agissait. Jamais Candide ni Zadig ni les Lettres Persanes, ni les Confessions de Rousseau n'ont présenté de réelles difficultés à mes classes: parr exemple, la fuite de Genève, à la fin du livre I passionne d’emblée les élèves sans que j’aie à traduire ou à adapter un seul mot. Pour les textes plus théoriques de Rousseau, il en va autrement, mais c'est justement parce qu'il s'agit de textes d'idées, et non pas de récits ou de sujets concrets : un lycéen de première ou de seconde a des difficultés avec les textes abstraits et philosophiques.

La prose française de la fin du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle est une merveille de limpidité que l’on trouve rarement dans celle d’aujourd’hui : un contemporain parfaitement clair et dont l’oeuvre est d’une grande qualité littéraire : Patrick Modiano. Souvent, rien n’est plus emberlificoté que la prose du Monde ou du Figaro. Une page de Proust déconcerte mes élèves. J’en ai vu hésiter sur des passages d’Albert Camus et plus encore de Malraux. Que dire des poèmes de René Char et de la prose de Bonnefoy ...
Si un grand classique a besoin d’être un peu adapté dans une prose moderne, c’est Montaigne. Des “traductions” existent d’ailleurs, cf. celle que E. Lanly a publiée chez Honoré Champion.

Mais que la prose littéraire du XVIIIe siècle fasse difficulté, non ! Tout juste faut-il parfois expliquer un mot ou une tournure ... mais pas plus que ne le demandent les belles ellipses d’Accident Nocturne ou d’Un Pedigree (Modiano).

Ecrit par : gilbert beaune | 29 mai 2006

Je n'ai rien contre la littérature populaire, d'ailleurs j'en lis beaucoup. Je pense simplement que le rôle de l'école est de transmettre une culture scolaire. Enorme lapalissade, mais les pédagogistes, il faut continuellement leur rappeler que l'eau est mouillée.

Si on veut promouvoir les oeuvres d'Hervé Vilard dans les salons du livre, dans les MJC, les librairies et les bibliothèques, formidable. Tout ce qui amène les gens à la lecture est bon à prendre. Mais il n'a pas sa place à l'école.

Le mélange des genres est vicieux dans les deux sens :

1) parce que la culture classique finit par se couper du
peuple, et devient le privilège des riches. Et donc un signe de reconnaissance entre nantis de bonne famille (mais JP Brighelli en parle mieux que moi).

2) à l'inverse, l'institution s'immisce dans la vie privée des élèves, en essayant de parasiter ce qu'ils aiment. Les jeunes ont droit à leur propre culture, ils ont droit à leurs propres idoles, ils ont même droit à leur propre langage... Cette obsession des pédagogistes d'entrer dans les pensées secrètes des élèves, et dans leurs goûts privés, je ne suis pas le seul à la remarquer. L'école ne doit pas avoir le contrôle de tout, elle ne doit pas tout surveiller. Laissons aux jeunes leur propre jardin secret !

Enfin, quelqu'un l'a déjà fait remarquer, mais certaines choses doivent être répétées : le mythe de l' "imbécile heureux" est le fond de commerce de tous les systèmes totalitaires. Ne cherche pas à réfléchir, bon peuple, fait confiance au grand chef pour cela. Les livres sont inutiles, mais la terre, elle, ne ment pas...

Le jour où nous aurons complètement oublié Montesquieu, n'importe quel fanatique pourra supprimer nos libertés sans même que nous nous en rendions compte. Connaître par coeur les oeuvres complètes de Michael Crighton, dans le même cas de figure, ne nous aidera pas.

Ecrit par : Pierre-Henri | 29 mai 2006

Sandra, comme vous parliez de musique juste avant de parler de Robert Schuman homme politique, j'ai cru que vous parliez du compositeur. Au temps pour moi, et mes excuses.

Ecrit par : christophe sibille | 29 mai 2006

"Autant pour moi", voyons : merci bien !!!

Ecrit par : Sandra WAGNER | 29 mai 2006

Cher Atréïdes, (ou même très cher Atréïdes)

Je vous exhorte de ne point quitter l'EN car:
1) Zut! il y a assez de cuistres dans l'EN pour laisser les élèves livrés à eux-mêmes.
2) Zut! il y a assez de découillés dans l'EN. Je désespère de trouver un Homme. Et vous me semblez en être un. Ou sur la voie d'en être un (vive le Gom Jabbar! et les initiations qui vous reconnaissent comme Homme et Femme)
3) Mon pseudo vient justement du 7° tome ("La maison des mères") où la vénérable Bene Gesserit Ordrade, descendante des Atréïdes rentre dans le moule en organisant, par petites touches, les transformations. Une lutte passive en quelque sorte, avec finesse et intelligence.
4) Ce qui a un début a une fin et il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis....Bon d'accord, je rase les pâquerettes en disant cela. Cependant, je me lève le matin car il y a au moins un de mes collègues qui pense comme moi, il y a un de mes colègues avec qui je ne serais pas toujours d'accord mais je pourrais discuter librement avec lui (tolérance et liberté).
5) Je me lève le matin car il y a un "silence assourdissant" lorsque j'explique un détail du texte de Villon (XVI°) car cela résonne en eux.
6) Parce que l'enseignement est une planche de salut pour certains (certes 3 sur 30 soit 10% et je me lèverai pour eux) et qu'en tant qu'adulte, je ne me regarderai pas en face si j'aurais à capituler.


Je ne vous demande pas de suivre cette voie écrasante de devoir résister contre vents et marées. Je sais combien la solitude, la frustration sont le lot quotidien, que la force morale abandonne souvent.
Je ne cherche ni à vous convaincre, ni à vous persuader, mais vous exhorte d'agir selon votre conscience.
Pour quoi vous lèveriez-vous?
Même à terre avec un rapport d'inspection accablant (puisque je fais de l'histoire littéraire et n'utilise pas la "novlangue") même en ZEP par mesure de rétorsion, même couchée, je suis debout.
Bien à vous cher Atréïdes qui voit bien que les programmes forcent les élèves à devenir des machines (=mentats).



Post-sciptum à l'auteur du blog: Monsieur JPB, auriez-vous la mansuétude de lire mon commentaire sur votre tout premier envoi? Merci.

Ecrit par : Ordrade | 29 mai 2006

Pardon pour les erreurs de syntaxe, l'émotion m'étreint et le bon repas que je vien d'ingurgiter aussi.... oups.

Ecrit par : Ordrade | 29 mai 2006

Chère Darwi (vous permettez que je vous appelle Darwi ?),

7 ans dans l'EN, 2 dépressions, 2 agressions (une physique au couteau, mais hors EN, une verbale dans mon cours) cela suffit pour moi.
Certes j'avais choisi ce métier par vocation, par plaisir de transmettre. J'ai lutté verbalement et dès la première année, dès l'IUFM contre les stupidités du genre : 'les bons élèves n'ont pas besoin d'enseignants, ils seront toujours bons', l'ajout d'heures de 'remédiation', 'consolidation', 'accompagnement' à des élèves à qui on avait interdit le redoublement car trop faibles et qui se tapaient 4-5h supplémentaires par semaine.

J'ai même participé au fumeux 'Grand Débat', essayé d'infléchir son résumé partiel et partial.

Les moulins à vent, ça use, c'est sûr, et ne voulant ni poser des bombes ni continuer à collaborer, et puis soyons complêts comme dirait Banach, je n'éprouve plus aucun plaisir à enseigner aux élèves actuels, j'ai beau avoir la fibre écologiste, je n'aime pas retraiter les déchets que certains collègues ont foutu dans la tête des gamins .

N'oubliez pas de ne pas tourner le dos aux portes !

Ecrit par : Atréïdes | 29 mai 2006

Beau morceau d'anthologie de M. (comme Minus habens ?) :

"Vous êtes des vieux cons. On peut étudier Marc Levy au collège, ne pas savoir extraire une racine carré à la main, tout ignorer de la loi d'Ohm, mais vivre libre. Et heureux."

Sujet de devoir :
Peut-on être ignorant et libre ? Exprime-toi, ami jeune.

Les correcteurs feront preuve de citoyenneté.
Envoyez vos copies au Monde de l'Education, le jury désignera les plus "cool" et celles qui ne "sont que du bonheur", et "que d'émotions" (ah que ?).
Un séjour à Capri avec Meirieu et Frackowiak à gagner, voyage non compris.

Ecrit par : Lariba | 29 mai 2006

Ne vous inquiétez pas Ordrade, l'erreur est humaine dirons nous, nest-ce pas ???

Bon petite parenthèse, certains de nos contemporains se prennent pour des génies en herbe de la littérature, je me demande si à mon tour je ne vais pas comme Sophie Talneau conter mes mésaventures lors de mes entretiens professionnels :

J'avais rendez-vous ce matin avec un responsable d'une agence de communication dans la banlieue luxembourgeoise. Je le prénommerai de préférence Monsieur Rapace ou Monsieur Harpagon de surcroît !!!

Voici ses exigences en terme de compétences professionnelles :

Quadrilingue : maîtriser parfaitement français, allemand, anglais et luxembourgeois : lui même dans un courrier réussit à commettre au minimum 5 fautes par ligne en français.... Je me demande en ce moment même si la prochaine fois je ne ramènerai pas un stylo rouge, histoire de jouer les instits pour passer le temps...

Disponible au minimum jusqu'à 20 heures quotidiennement

Expérimentée : entre 10 et 15 ans d'expérience pro

Etre une ambitieuse, une battante etc pour évoluer et surtout prévoir un plan de carrière

Etre titulaire d'un bac+2 voire bac+5

Et devinez pour quel montant ??? 1400 euros brut !!!! Au Luxembourg le smic est à 1800 euros brut pour une employée ultra basique alors bon......Je suis plus que perplexe !

Je lui ai rétorqué du tac au tac : "et pourquoi travailler gratuitement tant qu'on y est ???" N'êtes vous pas de mon avis, hein ??? Franchement....

D'autant plus que pour Monsieur, je ne suis pas assez "in" pour reprendre son expression, il paraît que Rousseau soit également dépassé à ses yeux ! Nous sommes pour ainsi dire à l'époque de la communication et du marketing...Ben voyons, je lui ai répondu : "Non non Monsieur,nous sommes au temps du zapping, la médiocrité est décidément à la mode"

Bref je suis repartie en courant....No comments....Il y a des lundi où je préfèrerais rester couchée, pas vous ???

Ecrit par : Sandra WAGNER | 29 mai 2006

Splendide sujet, Lariba. Merveilleuse récompense : après l'abandon des notes, qui pourraient traumatiser, valorisons les effortsz de nos cancres en nature…

Ordrade, je ne retrouve plus le Post auquel vous faites allusion. Vous serait-il possible de le réitérer ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 mai 2006

Obligé de réhabiliter Rousseau, que je n'aime pas plus que ça — mais mon sentiment personnel de la littérature influe fort peu sur ce que je fais en classe…
Je m'étonne que Jean-Jacques soit peu prisé, en ces temps de résilience et de culpabilité généralisées (l'une ne va pas sans l'autre).
Nous sommes des hommes faits de livres. Je dois à Rousseau d'exercer le métier que je fais. J'avais quinze ans, je lisais les Confessions, j'en étais au livre VII. Notre honnête homme, qui a tant de scrupule à se servir de "filles", comme il dit, ne dédaigne pas pour autant les courtisanes vénitiennes — en particulier une certaine Zulietta. Mais à peine est-il aux prises avec la créature qu'il s'aperçoit qu'elle a un téton borgne : ce sein rentré lui ôte ses moyens, et bien que la belle lui "dît et fît des choses à le faire mourir d'amour", il se retrouve impitoyablement fixé sur six heures et demie, si je puis ainsi m'exprimer. Finalement, la belle s'évente, et lui dit "d'un ton froid et dédaigneux": "Lascia le donne e studia la matematica". Inutile de traduire.
J'étais en Troisième, j'avais à choisir entre Seconde littéraire ou scientifique. Je me suis dit : "Le vrai choix est là, les maths ou les belle donne…"
Donc, la littérature…

Trouvez-vous cela si difficile à lire et / ou à expliquer ? Comme tous les grands refoulés, Rousseau adore les scènes quasi primitives (tout est dans le quasi). Sans chercher le graveleux à tout prix, relisez donc Starobinski, la Transparence et l'obstacle. Tout y est.
Et au pire, lisez donc aux élèves la cinquième lettre de Voltaire sur la Nouvelle Héloïse, pour vous / les détendre…

Et c'est vrai que la langue du XVIIIe est la perfection et la clarté même. Alors, lire du XXe siècle en classe ? Pourquoi pas ? Mais à tout prendre, je préfère Laclos que Franç!ois Bégaudeau…
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 mai 2006

Quoique vous en dites, avant de Juger un Livre il faut déjà le lire!!!
Et la réponse d'Hervé à M Fongiel était une plaisanterie, preuve que vous ne connaissez pas du tout cet artiste qui sait être un merveilleux interprète, auteur compositeur, et désormais un écrivain dont tous ceux qui ont déjà lu "l'Ame Seule" attendent le prochain livre !!!
Sincèrement, Hervé Vilard ne pensait jamais que son livre serait aussi bien accueilli, donc encore moins qu'il soit choisi pour le Programme du BAC, mais lorsqu'on le lit, on comprend...!! De plus Hervé sait si bien nous mettre dans l'ambiance du Berry, la France profonde avec ces coutumes et ces mares...là où G Sand a vécu, et le jeune René a su très vite lire tous ces ouvrages, entre son premier père nourricier et l'Abbé Angrand, ils lui ont donné le goût de lire tous ces auteurs et bien d'autres!! Oubliez un peu "Capri" cet artiste est autre chose que cette chanson, il a chanté à la SORBONNE et rencontrer des étudiants bien avant d'avoir publié son livre!!! Ecoutez son dernier Album et vous serez qu'il aime les beaux textes, et arrêtez un peu de le juger ainsi qu'à partir d'une chanson et rien d'autre!!!
C'est tout, j'arrête, mais vraiment vos petites pointes ironinques sur lui sont injustes...autant pour Lui, que pour nous qui aimons l'artiste ou et l'écrivain !!!
Au fait pour ceux qui pensez que j'étais une petite jeune étudiante, c'est pas le cas, j'ai 55 ans, et le peu que je sais j'en suis fière, car je l'ai appris par mes études à l'Ecole Primaire et ensuite par mes 2 métiers, donc sur le "tas" et c'est bien plus important!!
Chacun son niveau, chacun ses capacités, et on est pas idiot ni crétin parce que l'on n'est pas sensible à vos auteurs, mais à d'autres plus proches et plus compréhensibles pour une Grande Majorité de gens, autant des jeunes que des personnes de mon âge, voir plus !!!!
Chacun ses gouts et cela ne retire rien à la qualité de se que l'on lit!!
Merci
Sarah

Ecrit par : Sarah | 29 mai 2006

Merci d'exister. c'est tellement bon de vous lire, je me sens moins seule. J'ai deux enfants, c'est moi qui les éduque, ce qui est normal, ce qui est moins normal, c'est que c'est moi qui les instruis, depuis douze ans, je suis fatiguée.

Ecrit par : la mamma | 29 mai 2006

Sachez La mamma que vous n'êtes pas seule et que tout comme vous je suis fatiguée mais à lire tout ce que je lis ici je n'ai vraiment plus d'autre choix que celui de continuer...j'instruis mes deux premières depuis 8ans et voilà que maintenant je dois commencer de nouveau le primaire avec mes deux derniers tout en continuant le secondaire avec les aînées... Ne pourrions-nous pas prétendre à quelques échelons et à une petite retraite?...
Bon courage ( et je dois avouer que là j'essaie de m'encourager aussi car en cette dernière ligne droite de juin , je suis épuisée et j'en ai ras le bol , heureusement le jeu en vaut la chandelle!)

Pour Sarah:
auriez vous la naïveté de croire que tous ces nouveaux "écrivaillons" issus du show-biz , écrivent eux mêmes leurs captivantes mémoires?

Pour le sourire :
à lire dans le canard enchainé du 24 mai:
Le Kama-sutra de Robien...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 mai 2006

C'est le journaliste Jean-François Kervéan qui a écrit le livre de Vilard ainsi que celui de Loana. A quand la journée du souvenir du nègre inconnu ? (oui ça fait un peu pléonasme).
Que les vedettes finissent par croire qu'elles ont vraiment écrit leur bouquin, ce n'est pas grave, c'est la loi du milieu mythomane et mégalo. Mais tromper les pauvres fans, c'est vilain ;)

Ecrit par : Lariba | 29 mai 2006

Là, vous faites erreur, Sandra; on dit bien: "au temps pour moi". Vérifiez.

Ecrit par : christophe sibille | 29 mai 2006

Dixit le Petit Robert : "autant pour moi" : je reconnais que je me suis trompé(e)...

Christophe je suis désolée mais là j'ai encore une fois raison !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 29 mai 2006

Les deux formules existent, mais leur sens est légèrement différent.

Ecrit par : Sionac'h | 29 mai 2006

Chère Sandra,
Laissez-le savourer ce petit moment, il m'a déjà repris sur ce point et je le soupçonne suffisamment malin pour y avoir glissé ce "au temps pour moi" dans son message initial à dessein.
Taquin ce Christophe...

Ecrit par : Guillaume | 29 mai 2006

Ca me rappelle un extrait d'un bouquin de Mickael Moore (vous voyez, je ne lis pas que Chateaubriand) dans lequel il essaie de syndiquer ses nègres. On devrait faire ça en France : le Syndicat des collaborateurs non signataires (soit l'appelation officielle). Y'aurait du monde, non ?

Et Vilard a chanté à la Sorbonne ? Super, il a pu faire un duo avec Elizabeth Teissier, alors.

Oh, comme il est bon de se payer la tête des sorbonnards...

Ecrit par : Pierre-Henri | 29 mai 2006

Oh vous savez Guillaume, comme dirait Sarraute : "On se lance des petites pointes légères pour s'émoustiller" ou comme dirait Zola : "pour s'amuser à nous voir s'étrangler de colère" !

Mais me direz-vous, du moment qu'il tente d'user et d'abuser d'un humour fin, élégant et raffiné je ne suis point rancunière.....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 29 mai 2006

Pierre Henri faites j'en ferai bientôt partie en parlant de la troupe des Sorbonnards....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 29 mai 2006

Sorry : j'ai oublié un mot ! Faites attention je voulais dire...

Ecrit par : Sandra WAGNER | 29 mai 2006

Ce qui est "rafraîchissant "ici, c'est qu'on assiste à des querelles de récréation

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 29 mai 2006

A partir du moment où le programme de français est fait de genres (le récit, l'autobiographique, l'épistolaire...) , sans préciser dans les "accompagnements" du programme une liste d'oeuvres conseillées et appartenant à ces genres, il est fatal que n'importe quel professeur fasse étudier des œuvres mineures et médiocres. Ce n'est pas le collègue de Montpellier qui est le premier fautif, c'est les trissotins archaïques et paresseux du groupe Viala. Trissotins arachaîques, parce qu'ils imposaient ainsi, à la France entière, leur approche structuraliste de la littérature, 30 ans après le structuralisme, et alors que le structuralisme n'intéressait déjà plus grand monde. Trissotins paresseux parce qu'ils n'ont pas retroussé leurs manches pour dresser des listes d'oeuvres de qualité auxquelles les professeurs pourraient puiser des idées. Ce nest pas les autobiographies brèves, émouvantes et écrites dans un français riche et nuance qui ont manqué au XXe siècle. Ce collège de Montpellier, tout simplement, ne les connait pas. Et sans doute son inspecteur non plus. Il faudrait que tous ces gens se remettent, tout bêtement, à TRAVAILLER.

Ecrit par : marie-christine | 29 mai 2006

Bonsoir Mesdames et Messieurs, les gros cerveaux de ce blog...

Je viens sur ce blog en réaction au livre "L'AME SEULE" de Monsieur Hervé VILARD dont une grande majorité vient décrier ici.

Quel mal y a t'il à étudier un livre de nos auteurs contemporains sans fâcher les grands de ce monde ? les littéraires ? Qui êtes vous pour juger ainsi ? des têtes bien pensantes ?

Comme je viens de lire tous les commentaires, la plupart d'entre vous sont des instits ou des profs et, bien, je plains vos élèves car avec vous, ils doivent bien s'ennuyer. De plus, vous rapportez le tout à la politique ? je ne vois pas ce que cela vient faire là dedans, à part que le livre de Monsieur VILARD a été choisi pour un sujet de bac ?

Tous les nouveaux auteurs de sont pas des ignares comme vous osez l'écrire et, au fait, vous, êtes vous capable d'écrire une autobiographie ? peut-être auriez-vous besoin d'un nègre ? (Je vous le renvoie dans les dents). Vous vous cachez derrière vos diplômes et ne voulez surtout pas admettre qu'un chanteur sait écrire ? c'est vrai sans diplôme, nous sommes tous des paumés ! Comme je vous plains, mais pas dans le sens que vous l'entendez !

Au fait, avez-vous lu le livre que vous décriez tant ? j'aimerai avoir vos commentaires, à moins que ce soit trop bas pour vous, nous les gens d'en bas, les gens sans diplomes qui ont pourtant réussi dans leur vie d'adulte professionnelle.

Pour moi, le livre d'Hervé VILARD a sa place dans les classes, pour un sujet de bac ou autre, ne vous en déplaisent et pourquoi tant de méchanceté envers Lui ? tout simplement parce qu'il est chanteur ? Avez-vous pris le temps d'écouter ses chansons, à moins que ce soit encore trop bas pour vous.

Au lieu de venir diffamer ici, sur un Homme que vous ne prenez même pas le temps de lire et encore moins d'écouter ou alors, vous écoutez ce que vous voulez bien entendre, vous feriez mieux de retourner sur les bancs de l'école, à la place de vos élèves. Au moins, la jeunesse sait à qui s'identifier, ne vous en déplaisent, Mesdames et Messieurs. Je vous conseillerai même d'aller retourner à la correction de vos copies et je n'irai pas étudier vos cerveaux, vous me donneriez trop mal à la tête.

Pour conclure, je dirai bravo à Sarah qui défend Hervé VILARD et je m'associe à elle, pour le défendre également.
¨
Pour des têtes bien pensantes, vous êtes d'une incorrection quant à critiquer un homme qui n'est même pas là pour se défendre. Et c'est vous qui éduquez nos enfants ? Pas étonnant que tout fout le camp !!!!

Tenez, je me pose une question ? pour la correction de vos copies, vous ne faites pas appel à un "nègre" ?

A bon entendeur salut.

Ecrit par : chaton | 29 mai 2006

Voyez-vous, monsieur chaton, l'école est payée pour apprendre aux enfants et aux jeunes ce dont ils n'entendraient jamais parler s'il n'y avait pas d'école. Pour entendre parler du livre d'Hervé Vilard, pour l'acheter et pour le lire, vous n'avez pas eu besoin de l'institution scolaire, et c'est très bien ainsi. Vous y êtes arrivé tout seul. Pour entendre chanter Hervé Vilard, il vous a suffi d'ouvrir le poste. Alors pourquoi voulez-vous donc que l'école s'occupe du livre d'Hervé Vilard et de lui-même ? Ce n'est pas dire qu'un livre est mauvais, que de dire qu'il n'a pas besoin de l'école pour être lu. Ce n'est pas dire qu'un chanteur n'est rien, que de dire que l'école n'a pas à s'occuper des chanteurs.
Réfléchissez bien, monsieur chaton, au bout de votre raisonnement, il y a l'idée qu'on n'a pas besoin de l'école pour apprendre quoi que ce soit (puisque les choses "d'en bas" sont aussi ou plus intéressantes que les autres), il y a donc l'idée que l'école ne sert à rien. C'est une idée politique, ça. Ce n'est pas du tout une idée progressiste, mais c'est une idée politique. L'idée progressiste, c'est de croire que l'école sert à émanciper les gens (à leur ouvrir l'horizon, à leur donner de l'esprit critique) en leur apprenant ce qu'ils ne sauraient pas sans elle.

Ecrit par : marie-christine | 30 mai 2006

Pour M. :
Je crois bien que nous sommes de la même génération.
Alors, si vos amis sont "HEUREUX", je doute qu'ils aient une conscience politique ! (ou autre.) Et puis, je ne vois pas en quoi ce serait une qualité.
Par contre, vous avez raison de souligner que cette génération n'est pas stupide... Mais qui en doute ? Brighelli ? ou vous, pour vous échauffer de la sorte ?
Mais regardez un peu où nous mène notre inculture : entre autres, nous sommes en train de perdre tous nos droits sociaux, parce que 1) de toute façon nous ne les connaissons pas, 2) nous ne combattons pas avec la génération précédente.
Sur les 12 à 15 années que nous avons gaspillées à l'école, combien d'heures nous ont été utiles ?

Le fossé des générations est le plus vieil attrape-couillons des politiques. Ajoutons-y le hiatus des sexes, la fracture des clubs de foot, la concurrence entre les entreprises... Nous nous croirons heureux et libres et nous serons seulement seuls. Nous bêlerons : "C'est votre avis, ce n'est pas le mien, il n'y a pas à discuter" jusqu'à la prochaine dictature.



A la cantonade :
Ne soyons pas si méchants avec Christophe Sibille ! Même s'il est en désaccord avec beaucoup d'entre nous, ce monsieur a le mérite de venir débattre.



Sinon, un autre fil de discussion parlait de Christophe Nick. Pour moi, l'indélicatesse de ce "journaliste" ne fait aucun doute. En effet, son ouvrage sur les trotskystes lui a valu une condamnation pour atteinte à la vie privée ; les "informations" en question étaient par ailleurs fausses et particulièrement malveillantes. De manière générale, on peut dire qu'il excelle au bonneteau : "Alors, elle est où l'idée progressiste ? A gauche, à droite, à l'extrême droite ? ... Perdu, monsieur."



Atréides, bienvenue chez les Fremens !



Sur le choix des oeuvres, j'estime que justement le professeur peut et doit proposer des contemporains. Je suis outré par les listes ridicules et longues proposées dans les documents officiels. Aucun professeur ne peut deviner ce qui sera un classique, mais inversement, celui qui s'en abstient, ou ne fait que proposer un best-seller (ou suivre les conseils du ministère) démontre son incompétence. Par jeu, dans les dix dernières années, je vous recommande _99 Francs_ de Beigbeder, _La Musique d'une vie_ de Makine, _Bye Bye Blondie_ de Despentes, Tous droits réservés de Claude Ecken... mais surtout pas Houellebeck : ce n'est pas de la littérature.
Au lycée surtout, les documents d'accompagnements amènent à choisir des romans en fonction du genre/registre, ou d'un mouvement littéraire : c'est-à-dire à mettre de côté tout ce que produit l'auteur, et à cantonner le lecteur dans une consommation d'oeuvres à labels de qualité.

A l'autre bout de la chronologie, (Rousseau) je suis étonné que personne ne semble remarquer les difficultés de langue dans Molière, ou La Fontaine, qui sont pourtant plus archaïques. Mais les différences entre le français du XVIIIe et le français contemporain (écrit...) sont faibles : celles de lexique se compensent avec un dictionnaires, celles de grammaire, peu nombreuses, s'expliquent parfaitement en les comparant avec l'usage actuel avec les bons outils grammaticaux. Si les élèves n'arrivent pas à lire ces auteurs, c'est que leur grammaire du français contemporain est déficiente (et "destructurée"), et nous en revenons aux programmes du primaire et du collège. Un objectif valable serait que justement les élèves deviennent capables de lire de tels textes (tout comme celui de la Déclaration des droits de l'homme).




Pardon pour le désordre, les commentaires sont tous tombés en même temps dans ma boîte de courriel.

Ecrit par : prof chômeur | 30 mai 2006

chaton,

(oh, justement, un mien ami a une portée dont il ne sait que faire : Noyade ? Matraque ? Etranglement ?)

Vous ne pouvez pas dire que M. Vilard a écrit un bon livre si ce n'est pas lui qui l'a écrit.

Ecrit par : prof chômeur | 30 mai 2006

Monsieur Brighelli,

Mon commentaire en question se trouve dans le post "Ecole-chaos" daté de Novembre 2005.
Je pourrais réitérer ces mots ici, néanmoins, ma timidité m'en empêche.
Bien à vous.

Ecrit par : Ordrade | 30 mai 2006

pour M

Oui M, on peut etre heureux, avachi sur un canape en regardant la Star Ac (de preference en ingurgitant du Coca.)
Les singes du jardin des plantes eux aussi ils sont heureux en regardant le public........
Comme vous dites, pas besoin de se prendre la tete !!!
Il ne vous reste qu'une chose a faire:essayez de ne pas etre Prof , j'ai des enfants, moi !
.Je pense que cela serai une decision d'interet public de votre part ........

Ecrit par : gintonic | 30 mai 2006

Merci 1000 fois chatounette , vous m'avez fais hurler de rire.
continuez de mettre votre sens dans ce qui est écrit sur ce blog. c'est tip top drôle.
Bien cordialement
toto

Ecrit par : toto | 30 mai 2006

Dans le Petit Robert ( édition 1996, p. 159): LOC. FAM. (incorrect, par confus. avec au temps (I.A 3°) Autant pour moi: je reconnais que je me suis trompé.

(p.2226)
Au temps pour moi: se dit lorsqu'on admet son erreur. Souvent écrit à tort autant pour moi

Ecrit par : Blacksad | 30 mai 2006

"Pardon pour le désordre, les commentaires sont tous tombés en même temps dans ma boîte de courriel"

il ne faut vous excuser, c'était super :)

Ecrit par : toto | 30 mai 2006

"Au temps pour moi" est peut-être (peut-être) une expression typique de musiciens en répétition : quand l'un se trompe (ou le chef), il reconnaît son erreur, d'où le sens habituel. Si quelqu'un trouve une meilleure source, merci. F.C.

Ecrit par : frédéric chambe | 30 mai 2006

Je voudrais être professeur au lycée Joffre, je pourrais ainsi proposer comme cours de sciences physiques :
'Astrologie et sociologie: une étude de la thèse de E. Teyssier'

C'est vrai quoi ! Etant incapable d'écrire une thèse (je me suis arrété en maitrise), qui suis-je pour juger de la qualité de l'oeuvre sorbonnesque de Teyssier ?

De plus je pense que Teyssier est beaucoup plus proche et compréhensible par les élèves que Newton.

En plus Newton a refusé mon invitation (même pas répondu le goujat, le poids des mots sans doute) , alors que Teyssier est disponible mardi prochain.

---

Concernant 'au temps pour moi', j'ai trouvé ça avec google:
Au temps pour moi (http://www.academie-francaise.fr/langue/questions.html#au_temps )

Il est impossible de savoir précisément quand et comment est apparue l’expression familière au temps pour moi, issue du langage militaire, où au temps ! se dit pour commander la reprise d’un mouvement depuis le début (au temps pour les crosses, etc.). De ce sens de C’est à reprendre, on a pu glisser à l’emploi figuré. On dit Au temps pour moi pour admettre son erreur — et concéder que l’on va reprendre ou reconsidérer les choses depuis leur début.

L’origine de cette expression n’étant plus comprise, la graphie Autant pour moi est courante aujourd’hui, mais rien ne la justifie.

Ecrit par : Atréïdes | 30 mai 2006

Petite aparté, j'ai prochainement rendez-vous avec les Boutiques de Gestion de Forbach pour un projet de création d'entreprise.....

J'ai enfin eu le sentiment que l'on prenait cette fois ma demande ou requête au sérieux.....En qualité d'éventuel futur chef d'entreprise, apparemment le rapport n'est plus même, vous êtes considéré comme un professionnel, un futur prestataire...

Nous ne sommes plus "demandeur d'emploi", une relation d'égal à égal s'installe : c'est nettement plus appréciable ma foi...

Affaire à suivre de très près......

Ecrit par : Sandra WAGNER | 30 mai 2006

De quoi s'énerver un peu plus :

Le h de haricot est « aspiré », c’est-à-dire qu’il interdit la liaison, impose que ce mot soit prononcé disjoint de celui qui le précède, au singulier comme au pluriel. On écrit et dit : le haricot, non l’haricot ; un beau haricot, non un bel haricot. [...]Pour certains mots, l’usage est indécis. Ce n’est pas le cas de haricot : la liaison est incontestablement une faute.

La rumeur selon laquelle il serait aujourd’hui d’usage et admis que l’on fasse cette liaison a été colportée par un journal largement diffusé dans les établissements scolaires, L’Actu (n°8 du jeudi 3 septembre 1998, p.7), qui n’a pas jugé bon de publier de rectificatif.

Ecrit par : Atréïdes | 30 mai 2006

merci Atréides
ma grand tante était professeur de Français-Latin à Fénelon et elle m'a poursuivie toute mon enfance avec les HHHHaricots (et non les zaricots) et aussi avec j'emMENE mon amie et j'apPORTE mon livre...
et que fais-je aujourd'hui ? je poursuis mes enfants avec ça !!! et j'en suis fière !

Ecrit par : fabienne | 30 mai 2006

je vais être un peu en dehors du débat mais je pense trouver ici des esprits vifs qui m'éclaireront sur la question qui suit:
au nom de la parité , on accepte aujourd'hui la féminisation de termes qui jusqu'à présent habitaient le dictionnaire en célibataire masculin...
Je continue à faire appliquer à mes enfants la régle d'accord du "masculin qui l'emporte sur le féminin",cette règle aurait-elle échappé au vent de la révolution paritaire?si vous avez des infos concernant l'actualité de cette règle je suis très intéressée
juste pour le sourire il est un terme condamné visiblement à rester célibataire, en effet , dans les clubs de sport que fréquentent mes enfants j'ai été très amusé du fait que les femmes aux fonctions d' entraineurs , unanimement , n'acceptent pas la féminisation du terme, inutile je pense de vous expliciter davantage les raisons... là je me demande ce que répondrait madame Giroud...
bonne journée

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 30 mai 2006

excusez-moi pour les fautes d'accord: merci de lire: en célibataires masculins... et.......j'ai été très amusée....
voilà ce que c'est que de se relire après avoir posté!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 30 mai 2006

Cher Monsieur,

J'ai eu connaissance de votre "blog" (le mot est ignoble mais passons!) par une chronique récente de Pierre Marcelle dans Libération. J'ai appris par la même occasion cette "affaire Hervé Villard" que vous avez, il me semble, fort bien traitée dans votre article "L'école est finie!" J'ai, en vous lisant, l'impression d'être issu d'un autre temps, pourtant pas si ancien... J'étais lycéen dans les années 90, et j'adhérais (naïvement sans doute, mais qu'espérer d'autre de la part d'un garçon de 15 ans?) à TOUT ce que mes professeurs de français nous enseignaient. Leur parole, comme celle de l'oracle, était sacrée et, par leur choix de textes, ils désignaient les "classiques". Nous planchions sur Sophocle et Racine: des "classiques" évidemment et nous en avions conscience. Mais nous furent aussi enseignées les oeuvres moins lointaines de Camus, Cohen ou Césaire... et ceux-là du seul fait que les professeurs les mentionnaient (même simplement par allusion) devenaient aussi, instantanément, des "classiques". Je crois pourtant que si les noms de Poivre d'Arvor, Depardieu ou Johnny Halliday, avaient été prononcés à leur place (sous prétexte qu'ils avaient commis un livre), nous y aurions vu une méprise, une blague... Nous étions jeunes et naïfs certes, mais pas encore décérébrés! Nous avions donc tout de même une certaine idée de ce que devait être la littérature, l'intuition d'une "certaine frontière"... frontière qui semble aujourd'hui avoir été effacée.
Qu'est-ce qui motive réellement la décision d'un professeur du Lycée Joffre d'enseigner "l'oeuvre" d'Hervé Villard? La contemporanéité de l'oeuvre (par ce que les lycéens, dix ans seulement après moi, auraient besoin de cette proximité pour être intéressées à ce qu'on leur enseigne)? ou bien sa médiocrité qui en ferait un objet "plus facile d'accès" pour des jeunes gens dont on mépriserait donc l'intelligence? Je partage avec vous cette inquiétude. Si c'est la contemporanéité des auteurs qui motive ce choix, il y en a heureusement d'autres qu'Hervé Villard... Je pense à Pierre Bergougnoux, Pascal Quignard, Pierre Michon. Ceux-là, indubitables "classiques contemporains" qu'ils sont, je n'aurais pas rougi de honte devant mes professeurs s'ils nous avaient fait étudier leurs textes. Si c'est la simplicité de son texte qui impose le choix d'Hervé Villard, parce qu'il fait aussi écho à une sphère extra-littéraire (celle du "show bizzness" et autres "people") à laquelle s'identifieraient plus aisément ces "fils du spectacle" que sont ces "jeunes", pourtant à peine moins agés que moi, alors... oui l'école est peut-être finie! La distinction de son discours n'est plus perceptible, et, en abdiquant, elle se met au même niveau que celui de la société multi-médiatique qui forge finalement bien plus les personnalités, à grand renfort de spectacles télévisés aussi navrants qu'incongrus (par exemple cette publicité télévisée récente pour le magazine people "Closer": "Chaque lundi, TOUT est dans Closer"), qu'autrefois l'enseignement de l'histoire, de la géographie, et des lettres... Si "TOUT est dans Closer", évidemment... L'école se mettant au diapason de ce tout, pourquoi n'enseignerait-on pas bientôt la "profondeur sentimentale" des chansons de Lara Fabian ou de Britney Spears?
Un élève a bien le droit de trouver pénibles Rousseau, Chateaubriand ou Saint-Simon, mais n'a pas celui de les ignorer. Mais si c'est justement à une activité critique de l'esprit que devrait former l'école, ce n'est pas en les balayant des programmes au profit d'Hervé Villard ou Annie Duperrey, qu'on le fera mieux.

Ecrit par : gaspard matthaeus | 30 mai 2006

dans le même registre, ma mère, avocat(e?), m'a assuré qu'elle préférait se faire appeler "maître" et non... "maîtresse"!... allez savoir pourquoi!!

Bravo à vous monsieur Brighelli pour votre courage, vous avez tout mon soutien: bien qu'étant de la jeune génération, bien qu'étant diplômé, je vois bien que le niveau d'instruction que j'ai reçu n'a rien à voir avec celui dispensé à la génération précédente, et même si je peux ressentir un certain bien-être au quotidien comme "M" et ses amis, je ne me sens pas "libre" pour autant, et ce que l'école ne m'a pas donné, je dois aller le chercher par moi-même.
D'autre part, ayant 26 ans et fréquentant régulièrement des "djeun's" de 17 à 19 ans, je constate aussi combien depuis mon passage au lycée le niveau s'est encore dégradé! Mettre l'enfant au centre, c'est donc çà!!! Mais alors... au centre de quoi, au juste??

Et merde, on va croire que je suis d'extrême-droite!!

Ecrit par : Ozymandias | 30 mai 2006

Le mépris de l’intelligence des élèves… C’est à la fois vrai et faux je dois dire. Il faut admettre que la majorité des élèves font preuve d’une réflexion intense lorsqu’il s’agit de trouver un moyen pour boire ou se faire plaisir. Ils n’ont plus aucune éducation (vous le savez déjà je suppose), et ne s’intéresse qu’à leur misérable vie, pensant qu’être bon, compétant ou éduqué est facultatif et réservé à une élite. Comment un professeur – compétent – peut-il alors espérer leur enseigner sa matière de prédilection ?

Après tout, les élèves ne sont que le reflet de leurs enseignants. C’est pourquoi selon moi, dire que certains professeurs méprisent consciemment l’intelligence des élèves est faux. A dire vrai, ces mêmes professeurs n’ont même pas la présence d’esprit de se demander si ce qu’ils enseignent est de qualité. Ils ne comprennent d’ailleurs souvent pas ce à quoi ils sont supposés maîtriser et enseigner. Alors comment peuvent-ils prétendre ignorer une intelligence – dont ils ne soupçonnent en rien l’existence – étant donné qu’ils sont incapables de l’identifier ?
Je vous le demande.

Ecrit par : Estil | 30 mai 2006

Concernant les féminisations, voici la position de l'Académie française :

http://www.academie-francaise.fr/langue/questions.html#feminisation
http://www.academie-francaise.fr/actualites/feminisation.asp

Je n'en cite qu'un extrait pour ne pas alourdir inutilement la page :

En revanche, le genre dit couramment « féminin » est le genre marqué, ou intensif. Or, la marque est privative. Elle affecte le terme marqué d’une limitation dont l’autre seul est exempt. À la différence du genre non marqué, le genre marqué, appliqué aux être animés, institue entre les sexes une ségrégation.

Il en résulte que pour réformer le vocabulaire des métiers et mettre les hommes et les femmes sur un pied de complète égalité, on devrait recommander que, dans tous les cas non consacrés par l’usage, les termes du genre dit « féminin »- en français, genre discriminatoire au premier chef - soient évités ; et que, chaque fois que le choix reste ouvert, on préfère pour les dénominations professionnelles le genre non marqué.

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Tiens moi je propose qu'on banlieurise aussi les noms des métiers dans le cadre de la lutte contre les discriminations,
ainsi un docteur de Montfermeil sera un daukter (féminin dauktêre),
un docteur du Mirail sera par contre un doqueteure, féminin doqueteuse. (ou doquetrice, comme vous préférez)


Y a pas que l'école qui est fini.

Un capri, des caprices.

Ecrit par : Atréïdes | 30 mai 2006

Cher Estil,

Je ne partage votre perception du milieu lycéen. Je ne suis pas professeur et je n'ai guère de contact avec la population qui s'y affaire, mais je ne veux pas croire à la débilité comme la chose du monde la mieux partagée. Ces élèves, dont j'étais il y a peu encore, ne sont pas subitement devenus totalement stupides et je les crois aussi capable que je l'étais d'accéder à la compréhension d'oeuvres réputées difficiles (et encore, Rousseau, il ne faut pas exagérer... il n'est pas insurmontable d'accéder à un premier dégré d'analyse qui ne soit pas la réduction de l'oeuvre à une banale confession d'enfant tourmenté!). Je pense que justement, c'est un certain nombre de clichés (comme ceux que vous véhiculez) sur les plaisirs médiocres et la débauche supposés des "jeunes", qui incitent des professeurs un peu influençables ou apeurés à ne pas les juger aptes à lire ou même comprendre un peu les "classiques" de la littérature. Tout élève mérite d'être bien traité! Professeurs, encore un effort si vous voulez être républicains!

Ecrit par : gaspard matthaeus | 30 mai 2006

Petite remarque, un peu hors du sujet (et encore, peut-être pas!) mais qui se veut assez humoristique... On savait notre ministre des Affaires étrangères, M. Douste-Blazy, capable de confondre Taïwan et la Thailande, on sait à présent qu'il n'a pas les premiers rudiments d'histoire classique. Dans un discours récent, qu'une petite main visiblement plus maligne que lui, avait eu l'amabilité de lui écrire, il a dû citer le grand historien romain Tite Live... Je vous le donne dans le mille, Douste Blazy a prononcé son nom à l'anglaise, soit en phonétique: "Taï Tlailleve"!
Ou bien il a décidément un problème avec les Thaï, ou bien on peut se demander ce que notre ministre a fait à l'école!!!

Ecrit par : gaspard matthaeus | 30 mai 2006

Atréides, merci pour "au temps". La recherche continue. Le Robert historique ne dit rien. En revanche, sur les tolérances grammaticales et orthographiques, je suis catégoriques : une circulaire ministérielle, dûment estampillée et tout à fait officielle, datant du milieu des années 1980, énumère sur une dizaine de pages les tolérances orthographiques et grammaticales à ne plus considérer comme des fautes dans les copies d'examen.

Estil a perdu une occasion de se taire : "les élèves ne sont que le reflet de leurs enseignants", quelle énormité. Dis-moi à quoi tu passes du temps, je te dirai qui tu es : en compagnie de qui ou de quoi l'élève passe-t-il le plus de temps, quatre heures par semaine avec le professeur de français en 1°S, ou trois heures par jour avec la télévision ? Sans parler des robinets musicaux, téléphoniques et divers. Sans compter qu'il y aurait reflet, peut-être, si l'autorité du maître était restée intacte, or ce n'est pas le cas. Heureusement, quelques-une restent lucides, si j'en crois Ozymandias.

Ecrit par : frédéric chambe | 30 mai 2006

Oh vous savez, les énormités et les clichés que je véhicule ne sont que mes tristes constats d’ex lycéen.
Il est évident que certains veulent apprendre, connaître, être qualifiés. Je dirais même que tous les « enfants » veulent apprendre en premier lieu, mais sachez Frédéric Chambe, que plus ils grandissent, plus ils seront entouré de professeurs incompétents qui les confineront dans une certaine forme de médiocrité, dont ils se complairont de plus en plus au fil du temps.
Après, il est possible d’ajouter certains critères extérieurs à l’école, qui font que ces même personnes en viendrez à aimer et apprécier de la « merde » étant donnée qu’elles ne connaissent que ça (encore un confinement dans la « médiocrité » ?), et ne peuvent d’ailleurs juger que ça, faute de connaissance basiques.

Par ailleurs, vous pouvez être certain qu’une majorité de ceux qui « réussissent », en parlant par exemple des personnes en CPGE scientifiques, ne sont motivées non pas par la formation, mais que par une certaine forme de reconnaissance et par la paye qu’ils auront en sortant.

Cordialement, signé, un élève en première année d’université.

Ecrit par : Estil | 30 mai 2006

Pour Gaspard Matthaeus…
Lycéen dans les années 90 ? Mais c'est déjà la préhistoire !
Cela dit, vous avez parfaitement raison. J'ai une si grande admiration pour Michon que je l'ai fait entrer l'année dernière au Petit Larousse, et Quignard il y a deux ou trois ans (je suis conseiller pour la littérature de l'honorable maison de la rue du Montparnasse).
Le résultat, c'est qu'n une petite vingtaine d'années on a construit non seulement une école à deux vitesses, mais une société à double culture — et ceux qui tiennent le haut du pavé appartiennent tous à la même. Quand je pense que les pédagogues qui font de telles surenchères dans le bas de gamme ont comme souci, disent-ils, de donner sa chance à chacun… La démagogie est toujours source de discriminations.
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 mai 2006

http://fotonico.midiblogs.com/

j'viens d'voir Hervé :)
marrant vos liens ;)
C'est pas pour jouer à "l'homme du téléphone", mais si vous voulez je peux essayez de vous mettre en contact avec l'élève Michon. Mais j'imagine que c'est djà fait.

Ecrit par : toto | 30 mai 2006

au temps / autant pour moi
Lu dans le Trésor de la langue française
pour Atréïdes et Frédéric

ARM. [Dans le maniement des armes] "Les principes de l'épaulement sont les mêmes pour les deux espèces d'armes, ainsi que je vais le démontrer. Premier temps. Le pied gauche placé en avant et le corps un peu penché en arrière" (LA HÊTRAIE, Chasse, vénerie, fauconnerie, 1945, p. 164).
[Pour commander la reprise du mouvement depuis son début] "Au temps! Au temps pour les crosses. Recommencez-moi ce mouvement-là en le décomposant. Au temps! Au temps! Je vous dis que ce n'est pas ça! Nom de nom, La Guillaumette, voulez-vous mettre plus d'écart entre le premier temps et le second!" (COURTELINE, Le Train 8 h. 47, 1888, p. 240).
Au fig. [Pour admettre son erreur et concéder que l'on va reprendre les choses depuis leur début] Au temps pour moi! "Un peu plus tard, il avait fait une erreur dans un raisonnement délicat et il avait dit gaiement: « Au temps pour moi ». C'était une expression qu'il tenait de M. Fleurier et qui l'amusait' (SARTRE, Le Mur, 1939, p. 170).
Rem. La graphie autant pour moi est plus courante: "Autant pour moi! Où donc aussi, Avais-je la cervelle éparse?" (PONCHON, Muse cabaret, 1920, p. 157).

La base Frantext signale "Au temps pour moi!" (au sens figuré) dans les deux très beaux récits de guerre de 14 de Maurice Genevoix, Sous Verdun, 1916, et La boue, 1921.

Pour avoir lu pas mal de littérature de la guerre de 14, j'ai cru comprendre que cette expression d'origine militaire ("Au temps Un tel !") s'employait (ou s'emploie ?), quand un militaire doit recommencer son mouvement parce qu'il n'est pas "ensemble" (maniement d'arme, défilé, mouvement de parade d'un escadron de cavalerie...)

Ecrit par : TLF | 30 mai 2006

Monsieur,

C'est grace à pierre Marcelle(Libé) que je viens de découvrir votre blog.Je me présente d'abord:MrBonneville JJacques,infirmier dans une grand hopital psychiatrique de la région parisienne,exerçant depuis 10 ans,aimant vraiment mon travail....;Mais pour ce qui ici nous réunni n'a,au premier abord,rien à voir avec mon intêret pour Lacan ,freud....

En effet,ce qui m'amène à solliciter votre position c'est un sujet dont j'écris actuellement un pamplet:La vulgarisation.
Le titre provisoire est "Petit procès de la vulgarisation:Une démocratie du savoir?"

Le prédicat est en trés,trés résumé le suivant:La vulgarisation n'est pas un accés au savoir,c'est une supercherie sémantique,ontologique.ET,à terme,cela peut conduire à tout forme possible de totalitarisme,car si "on tue le père",donc le Symbolique(sens Lacanien),on tue la singularité et donc par effet boomerang le social,le groupe,la tribu des hommes.Et cela débouche sur la volonté de "jouir à tout prix"(voir,"l'homme sans gravité" de Charles Melman) et donc la peur et donc le risque d'un retour à l'ordre totalitaire(religieux ou autre)......Dans notre jargon analytique:"Le retour du refoulé"!!!!!!!!!!

C'est,vraiment un condensé de mon hypothêse,mais c'est pour attirer votre attention et vous demander par mail ou sur votre blog votre position sur la vulagarisation.Je suis en en train d'intérroger toutes les "subjectivités humaines" sur la question(universitaires,amis,journalistes...) et votre avis de prof pourrait enrichir mon taf comme disent les jeunes!!!

Merci par avance pour votre attention.
Avec mon respect,

JiJi/

Ecrit par : Bonneville Jena-Jacques | 31 mai 2006

J'ai encore eu une dose d'énervement hier en entendant les conversations de mes collègues.
Je ne partage en effet pas souvent leur façon de voir la société.
Un exemple : lorsqu'il a été question de rattraper la journée du fameux lundi de pentecôte, une collègue osait prétendre, sûre de son fait que : " de toute façon, tout les salariés du privé, ont pris une journée de RTT", ce qui prouve une nouvelle fois la méconnaissance TOTALE du monde du travail de l'essentiel du corps enseignant. Les RTT étant à maintes reprises remis en question par le MEDEF et totalement variable d'une société à l'autre. Ils sont d'ailleurs souvent imposés et pour finir, quand on est prof, on n'a pas le droit d'envier les salariés pour leurs RTT. Mais bon, j'en aurais beaucoup à dire sur le sujet, mais c'est un autre dont je voulais parler...

En vitrine de la librairie où nous nous fournissons, se trouve la méthode Bosher, ce qui les a indignés, trouvant ridicule cette méthode et "lamentable que des parents achètent encore cela". Bah, oui, mais je n'ai rien osé dire (pour l'instant), mais à cause de la merde que ma collègue utilise comme méthode de lecture, j'ai moi-même acheté la méthode Bosher pour apprendre à lire à mon fils qui est dans sa classe et qui, comme pas mal de gamins qui ont une bonne mémoire, se fiait à elle pour retenir toutes ses listes de mots qu'il récitait sans même les regarder !
J'ai retrouvé dans sa façon de lire, toutes les erreurs énoncées par Marc Le Bris.
Mais je suis certainement de ces mauvais parents qui apprennent des mauvaises choses à leurs enfants !
Ma collègue s'étonne que cette année, ses élèves savent lire plus tôt que les années précédentes. Je serais bien tenté de lui signaler que si, de l'aveu du libraire, la méthode Boscher se vend beaucoup plus cette année que les précédentes, suite au début sur les méthodes de lecture lancé en ce début d'année, sa méthode à elle n'y est peut-être pas pour grand chose !
Enfermés dans leur tour d'ivoire, mes collègues oublient le travail important que doivent faire les familles à la maison. Et ça, c'est doublement scandaleux. Déjà parce que cela signifie que l'école ne suffit pas, mais surtout parce que c'est totalement générateur de discrimination entre les élèves issus d'un milieu socio-culturel aisé qui bénéfieront de l'aide de leurs parents et les autres qui n'auront aucun accès à une quelconque autre méthode d'apprentissage.

On parle sans cesse de cette école qui doit s'ouvrir vers le monde, mais il faudrait commencer par ouvrir l'esprit de ceux qui la dirigent et de ceux qui la font !

Ecrit par : Sionac'h | 31 mai 2006

Merci à vous, prof chômeur, mais je crois que personne ne fait spécialement preuve de méchanceté à mon égard! Je crois qu'il suffit, à certains endroits, de dire qu'on enseigne dans un IUFM pour être le diable en personne, quels que soient les propos qu'on tienne.
Il est évident que le cours de lettres n'est pas là pour faire étudier Hervé Vilar, de la même manière que le cours de musique n'est pas là pour faire chanter des chansons de Jean-Jacques Goldmann ou écouter l'oeuvre complète de M.C. Solaar. La grosse différence, aujourd'hui, ne vient pas du fait que l'on mette "l'élève au centre du système", mais l'enfant au centre de tout. Encore une fois, les parents s'exprimant ici ont pris, la plupart du temps, conscience des enjeux que suppose la qualité de l'éducation, dans le milieu familial. Il est évident que si ce type d'éducation était mené dans toutes les familles, il n'y aurait aucun besoin de demander à l'école de "faire de l'instruction". Cela tomberait sous le sens. Malheureusement, ce n'est pas le cas!
Tenez, simple question; pourquoi, majoritairement, les enfants d'enseignants, et notamment les enfants d'enseignants du premier degré, réussissent-ils à l'école? Et j'aimerais que l'on ne me ressorte pas l'argument du contournement de la carte scolaire, qui ne concerne que peu de monde...
P.S.: merci pour les explications concernant: "au temps pour moi". Je connaissais l'origine musicale, mais pas l'origine militaire. Reprise, à la demande d'un musicien d'orchestre, au "temps", au sens musical du mot, où lui-même a fait une erreur. Et le fait d'assimiler le traitement de ce genre de sujet à de la"récréation" en dit long sur la manière dont le travail doive être synonyme d'ennui et de contraintes systématiques pour certains.

Ecrit par : christophe sibille | 31 mai 2006

"Juste un mot"
Attention Sionac'h La méthode Boscher est une méthode Mixte, il faut être bon pour l'utiliser sans faire de dégat.
Moi je n'ai pas réussi à l'utiliser.
L&L; est beaucoup mieux, vous n'aurez pas les problèmes de syl la bi sa tion ou sy lla bi sa tion . Il faut faire très attention avec ça.
Je dis ça, pour ceux, qui comme moi ne savent pas parler correctement.
De plus c'est une méthode Français/Math il y a trop d'informations sur une page , ce n'est pas bien .....

C'est mon humble avis de Candide.

Pour info dans mon métier le "candide" c'est celui qui arrive sur ton projet, qu'il ne connait ni d'EVE ni d'ADAM, et qui est capable de te montrer ton erreur, qui est écrit en ROUGE GRAS ET QUI CLIGNOTE AU MILIEU DE TA FEUILLE. Seulement tu es trop absorbé par ton souci que tu ne le vois même pas.
Je dis ça pour cricri ;)

voili voilà
Bonne journée à tous.

Ecrit par : toto | 31 mai 2006

Dans ma bonne ville, on a trouvé un nouveau moyen d'employer les professeurs d'allemand en mal de poste:une collègue vient d'être parachutée dans une classe de CP et il semblerait que ce soit une catastrophe pour tout le monde...Je ne croyais pas que les fantasmes du SGEN se concrétiseraient à cette vitesse...
Autre chose. J'ai écouté Xavier Darcos sur France-Culture ce matin; je ne comprends pas vraiment sa position sur l'éducation. D'un côté il apparaît dans les remerciements du livre de JPB, de l'autre il soutient que le seul moyen d'attaquer le probléme de l'école est de commencer par
revoir les statuts des professeurs, leur temps d'enseignement et il prône une autonomisation forte des établissements...
Si quelqu'un peut m'éclairer, je l'en remercie d'avance.

Ecrit par : elisabeth | 31 mai 2006

bonjour elisabeth,

"revoir les statuts des professeurs, leur temps d'enseignement " Il faut voir de quoi il parle (?) .
Il y a des abérations au niveau des emplois du temps
ex: 2 heures le matin de 8 à 10 et 2 heures l'après midi de 4 à 6 avec 3 heures de transport . levé 5 heures du matin avec des élèves crevés (tv le soir) à 8 heure.
ce n'est qu'un exemple il y en a d'autres.
Et je ne parle pas des classes de 20 30 élèves pour un seul prof :(

Ecrit par : toto | 31 mai 2006

Ce qu'il visait par "emploi du temps" c'était la disparité entre capesiens et agrégés. Le concours suprême, dernier cache-sexe d'un assassinat des disciplines, est clairement visé.

Ecrit par : Frédéric Moreau | 31 mai 2006

okidoki, merci Frédéric. j'avions pas trop le temps pour m'instructionner moi :(

Ecrit par : toto | 31 mai 2006

"Ce qu'il visait par "emploi du temps" c'était la disparité entre capesiens et agrégés. Le concours suprême, dernier cache-sexe d'un assassinat des disciplines, est clairement visé."

Ben cela ne s'arrange pas... Engagez-vous qu'ils disaient.

Ecrit par : Ordrade | 31 mai 2006

Ceci dit, Xavier Darcos est aussi agrégé avec un parcours dans les humanités on ne peut plus prestigieux.....Si Frederic Moreau a raison, alors à qui se fier?
La politique de la terre brûlée en éducation commence non plus à sentir le roussi mais comence à nous comsumer tous.

Ecrit par : Ordrade | 31 mai 2006

Si M Darcos se met à parler comme Allègre, à présent... C'est peut-être une pathologie particulière des ministres retoqués. Ségolène ne proposait-elle pas, il y a quelques jours, de river les profs à leur lieu de travail pendant 35 h. par semaine?

Je n'ai pas regardé l'émission en question, mais je me demande si M. Darcos se souvient encore d'avoir été agrégé, puis prof de khâgne (à Charlemagne, je crois). Considérait-il déjà l'horaire des agrégés et les pondérations CPGE comme de scandaleux et archaïques privilèges?
Par ailleurs, le poste qu'il occupe actuellement ne me semble pas d'une utilité vitale pour l'avenir de l'éducation. Tant qu'à faire des économies...

J'ajoute qu'il existe dans l'université des disparités infiniment plus choquantes entre un prof de rang A (3 h/semaine environ), un maitre de conférences (7h 30) un agrégé détaché (15 h). En réalité, les heures sont annualisées, et la semestrialisation complique encore la chose, mais les hiérarchies et les préséances y sont nettement plus sensibles qu'en lycée.
Je ne parle pas de la plèbe des attachés temporaires (ATER) et chargés de cours, taillables, corvéables et jetables à merci. J'avais pourtant cru, pendant les manifs anti-CPE, que les universitaires nourrissaient une vertueuse hostilité contre l'exploitation patronale et la précarité.
Il y a là un riche terrain pour les généreux élans de nos anciens ministres.

Ecrit par : Jean-François Croz | 31 mai 2006

En tous cas il a évoqué un 'double problème" dans la formation des enseignants : niveau de connaissances trop en décalages par rapport aux élèves (sous entendu, trop élevé ?) et formation "trop théorique, pas assez pratique" en IUFM (Meirieu et cie ne seraient que des amateurs, après les explications de texte au rétroprojecteur-fluos on va sans doutes passer aux techniques de taillage des crayons de papier).

Ecrit par : Frédéric Moreau | 31 mai 2006

Lorsque Xavier Darcos a parlé des iufms ce n'était pas pour remettre en cause la daube que l'on y distribue mais pour parler effectivement d'un niveau théorique en décalage avec la réalité du terrain comme on dit. De quoi presque flatter nos pédagos qui se voient hissés sur des cimes abstraites!

Pour Toto,
Quant à la question des horaires des professeurs, son intervention portait et sur la disparité agrégés/ certifiés et sur le temps de présence des enseignants dans leur établissement. En avançant l'idée qu'il faut que nous ayons des salles des profs dignes de ce nom, qui nous permettent d'y rester et d'y travailler, c'est bien, je suppose, pour que nous fassions,comme la Royale le suggère, 35 heures sur place. Donc, si je tire bien les conséquences de tout cela:
1) Tous les profs font le même travail, donc plus de différence horaire entre les différents corps ( et là, la majorité des profs marchera, même si c'est une manière habile de détruire nos statuts, diviser pour régner.)
2) Comme nous sommes tous devenus très très très égaux, 2ème étape, nous ferons tous 35 heures dans la joie et la bonne humeur, puisque grâce à la première étape et avec l'approbation de la majorité des profs , nos statuts auront été détruits; et là, il faudra bien marcher, parce qu'il vaut quand même mieux que tout le monde soit à 35 heures, comme ça c'est plus zuste, c'est plus z'égal...
Ma parole, le sgen a réussi à infiltrer même la droite!
Elisabeth.

Ecrit par : elisabeth | 31 mai 2006

Lorsque Xavier Darcos a parlé des iufms ce n'était pas pour remettre en cause la daube que l'on y distribue mais pour parler effectivement d'un niveau théorique en décalage avec la réalité du terrain comme on dit. De quoi presque flatter nos pédagos qui se voient hissés sur des cimes abstraites!

Pour Toto,
Quant à la question des horaires des professeurs, son intervention portait et sur la disparité agrégés/ certifiés et sur le temps de présence des enseignants dans leur établissement. En avançant l'idée qu'il faut que nous ayons des salles des profs dignes de ce nom, qui nous permettent d'y rester et d'y travailler, c'est bien, je suppose, pour que nous fassions,comme la Royale le suggère, 35 heures sur place. Donc, si je tire bien les conséquences de tout cela:
1) Tous les profs font le même travail, donc plus de différence horaire entre les différents corps ( et là, la majorité des profs marchera, même si c'est une manière habile de détruire nos statuts, diviser pour régner.)
2) Comme nous sommes tous devenus très très très égaux, 2ème étape, nous ferons tous 35 heures dans la joie et la bonne humeur, puisque grâce à la première étape et avec l'approbation de la majorité des profs , nos statuts auront été détruits; et là, il faudra bien marcher, parce qu'il vaut quand même mieux que tout le monde soit à 35 heures, comme ça c'est plus zuste, c'est plus z'égal...
Ma parole, le sgen a réussi à infiltrer même la droite!
Elisabeth.

Ecrit par : elisabeth | 31 mai 2006

Désolée pour le doublet.
E.

Ecrit par : elisabeth | 31 mai 2006

Comme Marcelle, Marie-Estelle récidive...

Le Figaro du 31 mai 2006.
'Les trois quarts des enseignants s'estiment mal préparés à leur métier.

EDUCATION par Marie-Estelle Pech.
La formation dispensée dans les IUFM est jugée insuffisante et inadaptée, selon un sondage conduit par le ministère.

Les IUFM n'ont décidément plus la cote.Les trois quarts des enseignants aujourd'hui en poste jugent leur formation en Instituts Universitaires de Formation des Maîtres 'insuffisante ' ou ' très insuffisante'. Tel est le constat sans appel dressé par une récente étude de la Direction de l'Evaluation et de la Prospective (DEP) du ministère de l'Education nationale. Cette enquête, menée en 2005, démontre une fois de plus le décalage entre la pratique des enseignants une fois sur le terrain et la formation globalement trop théorique qui leur est dispensée dans les IUFM.
Près de 60 % des 1.200 enseignants du premier degré interrogés dans cette enquête regrettent, notamment, un 'manque de conseils pour gérer les situations difficiles ' comme la violence, les situations de handicap des élèves ou le port du voile.Ils sont 55 % à demander davantage d'échanges avec des enseignants déjà en poste. Une critique implicite des IUFM, où des enseignants pour la plupart agrégés, et qui n'ont parfois jamais enseigné dans le primaire, peuvent paradoxalement devenir spécialistes de la pédagogie ou de la lecture en CP ! Plus d'un tiers des enseignants considère par ailleurs que les stages dans les classes - la partie la plus pratique de leur formation - ne sont pas assez longs.

DES PRIORITES DIFFERENTES SELON LA GEOGRAPHIE SCOLAIRE.

L'enquête a également porté sur le regard que portaient les profs sur les matières enseignées dans les IUFM, classées suivant leur degré d'utilité. Parmi celles-ci, ils ont considéré comme les plus utiles la conduite de la classe, l'apprentissage de la lecture et les savoirs disciplinaires. La 'maîtrise de la langue française ' est jugée comme la plus importante pour la pratique professionnelle par près d'un enseignant sur deux.
Mais les professeurs n'ont pas les mêmes priorités selon le public auquel ils s'adressent. Ceux qui travaillent en zone d'éducation prioritaire (ZEP) devant des enfants souvent plus en difficulté qu'ailleurs estiment ainsi que l'apprentissage de la lecture est le module le plus important, loin devant tous les autres. Et ils sont plus d'un tiers à estimer indispensable 'le module' de 'prise en compte de l'hétérogénéité des éléves'. Au cours de leur carrière, 35 % d'entre eux souhaiteraient des formations spécifiques permettant de les aider à combattre l'illettrisme et à prévenir la maltraitance : cette dernière formation est jugée très utile par seulement 10 % des enseignants hors ZEP, mais par 20 % en ZEP.
Enfin, il n'est pas étonnant que les petits Français restent bons derniers en langues vivantes lors des évaluations internationales. Environ 36 % de leurs professeurs disent en effet éprouver beaucoup de difficultés à enseigner cette matière pourtant désormais obligatoire en primaire.L'informatique pose également beaucoup de problèmes à un tiers des enseignants. Près de 70 % d'entre eux mettent ces difficultés sur le compte d'une formation initiale insuffisante en informatique et en langues vivantes.
Cette étude conforte les nombreuses critiques de tous bords dont sont l'objet les IUFM. Le gouvernement a fini par engager une réforme. Le Haut Conseil de l'Education devrait faire des propositions à ce sujet à Gilles de Robien d'ici l'été. Selon un premier document de travail, la pédagogie différenciée serait encouragée, les enseignants seraient mieux formés pour repérer les problèmes de santé ou les signes de maltraitance et des cas réels leur seraient présentés, tels que des problèmes de violence en classe. Enfin, les stages en classe devraient être plus longs. Une manière de se frotter avec les réalités de leur futur métier.

Ecrit par : Guillaume | 31 mai 2006

Bonjour à tous.
Je suis moi aussi un jeune dinosaure. Je crois que les illuminés ne sont certainement pas aptes à changer d'avis... Pour faire comprendre aux autres, aux indécis, le mal-fondé des assertions "pédagrotesques", je propose de faire un point de vocabulaire : je ne suis certainement pas le seul à avoir bouilli en entendant certains termes de cette jolie langue qu'est le "youphme", mais n'étant pas prof de Français, je ne me suis permis aucune remarque à cette époque.

Aujourd'hui, une fois titularisé, je vous donne mon avis sur une expression qui m'a particulièrement indisposé lors de mon passage à l'IUFM : une formatrice en effet avait coutume de dire "savoir savant" pour parler ensuite de la belle théorie de la "transposition didactique"... Qu'est ce que cela peut bien vouloir dire "savoir savant"... le mot "savant" n'est-il pas seulement ajouté pour connoter le digne mot de "savoir", qui lui a un réel sens pédagogique. Ce mot ne sert-il pas seulement à diffuser de manière sournoise l' "idéologie" que décrit si bien JPB dans ses livres... Il y a dans ce mot une volonté hypocrite de dire au jeune professeur "vous etes savants, mais vous devez savoir que votre science n'est pas destinée aux élèves car vous leur êtes bien supérieurs".

Sinon à quoi pourrait bien servir ce mot ? L'explication vaseuse de transposition didactique pourrait facilement se passer du mot "savant" qui la précède... L'élève doit-il être "vu" comme l'égal du maître, et en réalité, ne pas bénéficier du même savoir ? Je soutiens le contraire : l'élève ne doit pas être "vu" comme l'égal du maître, l'écart qui les sépare étant justement le savoir, et c'est dans ces conditions qu'il sera à même d'accéder au savoir, que le maître ne demande qu'à lui transmettre. C'est à ce prix que l'élève pourra un jour devenir l'égal du maitre voire le surpasser (ce qui n'est plus du tout au goût du jour : premier jour en collège, j'apprends par un collègue que son but n'est pas de faire de ses élèves des "spécialistes" de sa matière ; quelle honte, cela devrait être le but, le rève de tout enseignant !)

Un didacticien m'a dit un jour : "tu fais autorité donc tu as de l'autorité". Je pense qu'il avait raison dans un certain sens : il sous-entendait faire autorité dans une situation de "conflit socio gnagnagna"... Mais on peut et on doit faire autorité par le savoir quelqu'il soit car c'est ce qui nous donne le statut de professeurs, sinon nous somme des animateurs, des guignols...
Voilà, désolé pour cette bafouille un peu décousue mais je crois que certains vont se retrouver dans mes propos et cela ne fait pas de mal de se sentir moins seul à l'EN : quand toute réaction vous fait qualifier de réac, il faut se dire que quelque chose ne tourne pas rond et que ce n'est peut être pas soi.

Ecrit par : D | 31 mai 2006

bonsoir elisabeth merci pour l'info,

moi et mon ânerie, on "pensent"(aïe) que, normalement, avec des gamins correctement instruit dans les petites classes MAternelle Primaire, vous devriez être vraiment tranquille en lycées facs, sans tout le stress et la violence que l'on subi tous les jours.
Pour les horaires je dis qu'il ne faut céder sur rien, il faut embaucher plus de prof, 1 prof pour 10 15 élèves maxi, il faut former les profs pour qu'ils comprennent ce que veux dire travailler "du simple vers le complexe" .
Là je vais être FOU, désolé, IL FAUT réapprendre à lire à tous les adultes qui ne savent pas lire correctement. (L&L;)

désolé j'avions pas la force de tous lire.
Bonne soirée à tous

Ecrit par : toto | 31 mai 2006

Toto, il faut malgré tout vivre dans la réalité ! Evidemment qu'être seul avec 10 à 15 élèves serait le rêve ! Mais justement, je préfère voir des choses réelles que des utopies.
La limite devrait être fixée à 24 élèves maxi avec doublement de classe à partir de 25. Là, on aurait du travail efficace et on pourrait de permettre de "différencier".
Soyons clairs... Dans une classe de 28 et à fortiori de plus de 28 comme c'est souvent le cas, on ne peut pas apporter l'aide individualisée qui serait nécessaire à chaque enfant.

Ecrit par : Sionac'h | 31 mai 2006

Moi, je suis maître de conférences d'université depuis 25 ans, dans une université confortable, où j'ai un bureau, comme tous les autres enseignants. Alors, je voudrais dire à Elisabeth que passer 35 heures sur son lieu de travail, ce n'est pas du tout l'horreur, à partir du moment où l'on a un bureau INDIVIDUEL ou à DEUX ou à TROIS. Un vrai bureau, avec téléphone, poste de travail informatique perso, adresse mail, et rayonnages sur tous les murs pour y mettre ses livres. C'est parfait, même : on peut vivre comme tous les autres salariés : on laisse son travail derrière soi quand on rentre chez soi, il y a la vie professionnelle d'un côté, et la vie privée de l'autre ; on ne corrige plus ses copies en faisant tourner la lessive ou en faisant cuire le rôti ; on ne travaille pas le dimanche après-midi, on se dit "je verrai demain, au bureau" ! Et puis ça permet d'avoir une vraie vie sociale sur son lieu de travail : on peut bosser à huis clos avec tel ou tel collègue, parler privément à un élève en difficulté, rendre les copies individuellement dans son bureau, etc. Le lieu de travail devient un lieu humain, pas cette espèce d'usine que j'ai connue du temps où je travaillais en lycée, où on aurait cru que l'humanité se partageait en deux : les profs d'un côté, et les élèves de l'autre, avec un lien de méfiance et d'hostilité réciproque entre les deux. Je serais donc pour que les profs passent 35 h sur leur lieu de travail, mais il faut que l'État ou les Régions leur paient des BUREAUX (pas des salles de profs aménagées, mais des bureaux). Je ne vois d'ailleurs pas pourquoi les profs ne travailleraient pas 35 h sur place : sont-ils donc des salariés au-dessus des autres ? une humanité à part ? D'ailleurs un bon prof travaille plus que 35 h par semaine. Les profs de français travaillent en moyenne 41 (enquête DEP) — mais ils ont beaucoup plus que 5 ou 7 semaines de congés payés...

Ecrit par : TLF | 01 juin 2006

Je confirme les propos de TFL, le bureau de mon père, professeur d'université était ridiculement petit, sans vraiment de rayonnages, et à partager avec un collègue.
Les députés nous répondrons "regardez les nôtres à l'Assemblée !" mais ils ont ceux de leurs circonscription voire ceux de leur mairie avec secrétaires fournies.
L'entretien et le financement des bâtiments d'Université montre bien le peu d'intérêt de nos élus pour l'enseignement supérieur.

Ecrit par : Guillaume | 01 juin 2006

Si la violence universitaire prenait les mêmes proportions que la violence scolaire (je ne connais pas d'équivalent universitaire de l'affaire d'Etampes) , je ne pense pas que les profs d'université insisteraient pour passer 35 h. sur leur lieu de travail.

Ecrit par : Jean-François Croz | 01 juin 2006

Pour TLF qui note que si les profs de français travaillent en moyenne 41 h (enquête DEP), ils ont beaucoup plus que 5 ou 7 semaines de congés payés : que croyez-vous qu'ils font pendant les vacances d'été ? Ils préparent des cours ! ... Je suis prof en prépa littéraire, et, croyez-moi, mes dernières vacances d'été passées à ne "rien" faire remontent à, ouh lala, un bon moment. Je ne m'en plains pas, je ne cherche pas à faire pleurer qui que ce soit, j'exerce un métier passionnant, mais je ne veux pas laisser dire ou croire que nous passons nos étés à "buller". Evidemment, le jour où les mémoires d'H. Vilard seront au programme des ENS, nous pourrons envisager d'aller bronzer à Capri pour nous familiariser avec le terrain (pardon, pour contextualiser la situation d'énonciation du récit à la première personne).

Ecrit par : FGuichard | 01 juin 2006

La proposition de Royal n'est pas nouvelle. Elle l'avait déjà faite quand elle était ministre, et pour des raisons qui n'avaient rien à voir avec la qualité de l'enseignement; il s'agissait d'obtenir des enseignants qu'ils surveillent la cantine et la cour de récré. Des économies de personnel, rien de plus, drapées dans toutes sortes de considérants moralisateurs. Dans la lignée de la bivalence des profs (un prof d'allemand peut aussi enseigner le français, disait L. Ferry, ...puisqu'il est très cultivé et qu'il parle le français), pronée depuis par la droite, mais dont la gauche s'accommode fort bien, au nom de la lutte contre les "lobbies disciplinaires". Deux profs, un pion et une dame de cantine en versant un seul salaire, ça au moins, c'est du social.

Bref, derrière les incantations vertueuses, on trouve des raisons bien petitement calculées.
Mais j'ai sans doute tort de m'en inquièter; après tout, il s'agit de rendre au pédagogue la dignité qui était la sienne dans la Grèce ancienne: celle d'un domestique. Quand ce grand progrès social aura été réalisé par la gauche et applaudi par la droite, on pourra vraiment dire que l'école est finie.

Ecrit par : Jean-François Croz | 01 juin 2006

Bon eh bien permettez moi de dire que non seulement l'école court à la ruine mais les patrons français n'ont vraiment pas de quoi pavoiser !

Hier une multinationale suisse , constituée de 800 personnes à la maison mère et spécialisée dans le secteur automobile me convoque à un entretien d'embauche pour le 15 juin, tous frais payés ! En France je peux toujours rêver à ce niveau...Pour eux c'est une évidence !

Secondo , on me propose en France des postes payés au SMIC, au mieux 1300 euros net voire des postes à temps partiel. Même l'anpe, sous prétexte que je sois surdimensionnée, m'avais demandé de retirer de mon cv un certain nombre de diplômes obtenus, histoire de me brader toujours un peu plus ! J'ai bien évidemment refusé.

En Suisse, dans cette fameuse entreprise, dont le taux de croissance est à deux chiffres, on propose un poste d'attachée de direction générale trilingue payé 3000 euros net sans compter les avantages en nature et le statut de Cadre....

Au téléphone ,le DRH me disait : "C'est quand même un comble car nous avons le chic de récupérer tous les hauts potentiels français que votre région ou pays rejette....Semblerait-il que l'économie soit quelque peu atone...Bon tant mieux me direz vous nous avons une position de leader à défendre, alors autant recruter les meilleurs pour devancer nos concurrents !"

Je lui ai simplement répondu avec un sourire un peu narquois : "A qui le dites-vous !" J'ai senti bien entendu un peu d'ironie dans ses propos mais j'avoue que nous sommes sur les mêmes positions...

Sincèrement nous risquons en France de payer très très cher et sous peu le fruits de nos réactions complètement imbéciles....Il serait grand temps de se réveiller....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 juin 2006

on est mal barré :

http://cafepedagogique.net/index2.php

Interrogé par la revue québécoise Vie pédagogique, Jean-Michel Zakhartchouk défend l'idée d'une politique zep centrée sur les projets des équipes pédagogiques.

Il doit aussi s'expliquer sur un phénomène qui paraît surprenant au Québec : "en suivant de loin les débats français sur l’école, on comprend mal le procès de complot contre la culture que dressent divers intellectuels médiatiques à ceux et celles qui travaillent avec cœur à l’amélioration de la pratique pédagogique". Pour J.-M. Zakhartchouk, "il ne suffit pas de clamer qu’il faut faire étudier Victor Hugo et qu’il ne faut pas renoncer à travailler sur Mozart. Il faut trouver les chemins adéquats, en passant par l’actualité, par les formes familières aux élèves (y compris en « récupérant » ce qu’on peut trouver dans la pub, par exemple) et par diverses astuces et ruses".

Ecrit par : tartempion | 01 juin 2006

A TLF:
Dommage, je connais fort bien le milieu universitaire, et je sais parfaitement que les universitaires qui passent 35 heures à la fac sont RARISSIMES. Ne nous faites pas croire que sous prétexte que vous disposez de bureaux partagés à 2 ou à 3 , vous êtes présent autant de temps à la fac.( soit-dit en passant vous avez de la chance car il y a de nombreuses facs où ils sont à 4 ou 5 et c'est bien la preuve que vous ne faites pas tous 35 heures sinon on se demande comment vous tiendriez tous ensemble dans vos cellules). Vous êtes peut-être souvent à l'université, mais ne généralisez pas votre cas, car à part les profs qui sont responsables de départements ou d'ufr , bref, à part ceux qui ont des responsabilités administratives, les autres enseignants ne sont pas présents sur place 35 heures.
Il n'est que de voir les heures de réception affichées sur les portes des bureaux pour se rendre compte que votre temps de présence n'est pas de 35 heures. Demandez aux étudiants étrangers ce qu'ils pensent de la manière dont ils sont reçus par les profs dans les universités françaises, c'est très éloquent...Ils sont surpris au début et ensuite ils râlent ( et on les comprend) quand ils parlent de parcours du marathon pour essayer d'avoir une entrevue avec un prof de fac...
Et là je parle bien sûr de la majorité, il y a heureusement des exceptions.
Lorsque vous dites qu'en passant 35 heures à la fac grâce à votre bureau, cela vous permet de rentrer chez vous l'esprit libre et de séparer votre vie professionnelle et personnelle, j'en suis médusée. Qu'est-ce qu'un prof de fac qui réussit à tout faire en 35 heures, ses cours, ses réunions, ses entrevues avec les étudiants et sa recherche? Elle doit être belle la recherche!
D'ailleurs à ce propos , puisque vous me tendez la perche, j'en profite pour suggérer un grand audit des facs françaises et de la recherche menée par les universitaires. Il y aurait du ménage à faire et sans doute des économies si on prenait les enseignants-chercheurs qui ne cherchent pas grand-chose et qu'on augmentait leurs heures de cours.
On pourrait concevoir qu'un enseignant qui mène une vraie recherche ait moins de cours et que son collègue qui assure actuellement uniquement ses 6 heures hebdomadaires , prennent plus d'heures de cours. Les profs de fac seraient-ils des salariés au- dessus des autres?
Enfin vous reconnaissez vous-même que votre expérience du secondaire ne vous aurait pas permis de rester 35 heures au lycée par semaine... Et dans un collège de banlieue, vous imaginez?Alors pourquoi applaudir à une telle proposition? Car tout le monde sait bien que JAMAIS les établissements du secondaire ne seront équipés correctement afin qu'une telle proposition soit réalisable. Et par contre nous savons tous, que cette idée de faire stagner les professeurs du secondaire ,à l'anglaise, dans des salles des profs sinistres, pendant 35 heures, se concrétisera sans que les moyens matériels nécessaires soient donnés.
Et on voit aussi quand on vous lit que ce n'est pas du côté des profs de fac qu'on aura du soutien lorsqu'on refusera ce genre de choses!
Mais on est habitué, on vous a déjà vu donner vos étudiants en pâture aux iufms lorsque ces instituts ont été créés, alors...!
Une toute dernière chose: entendre un maître de conf. dire que les enseignants du secondaire ont trop de semaines de vacances! C'est vraiment à hurler de rire ou à pleurer...
Vous terminez vos cours à quel moment ? Fin mai si je ne m'abuse... Et vous les reprenez quand? En Octobre, non?
Ah, mais il est vrai que vous avez les oraux et les copies d'examens! C'est vrai!! Pas nous d'ailleurs, on ne corrige rien, non, en fait, nous, c'est pour le plaisir...
Les profs de facs et Allègre ont raison, on ne fiche rien dans le secondaire, allez, aux 35 heures les profs! Avec tout l'argent qu'on gagne, en plus! Si la Royale passe, un certifié en début de carrière gagnera le smic à peu près. Et vous vous rendez-compte du nombre de semaines de congé qu'il aura encore!
Mais je suis rassurée, je sais que nos amis les universitaires se battront comme ils savent si bien le faire pour que nous ayons le même nombre de jours de congés que les smicards.
Ils veillent pour nous. On peut compter sur eux...
Elisabeth.

Ecrit par : elisabeth | 01 juin 2006

Du vieux vin dans de nouvelles outres, ou comment paraître « moderne » sans trop s’épuiser.
Lisons ces citations :

« – Les congressistes de la Fédération des Cercles de Recherche et d’Action Pédagogique (CRAP) « ont souligné les inadaptations du système actuel qui fixe les obligations du service des professeurs à un nombre fixe d’heures de classe en fonction uniquement de la catégorie à laquelle ils appartiennent... Ils ont demandé « une révision totale du service d’enseignement «... II s’agit, affirmait un professeur, de concevoir notre travail autrement. Nous n’avons pas à demander des décharges de service, mais à répartir de façon différente nos quarante heures «. (Le Monde)
– Mme S. Citron, professeur au lycée d’Enghien et prêtresse du réformisme, écrit dans Le Monde : « Le ministère doit enfin se pencher d’urgence sur un problème clef : « La notion du service de l’enseignant est l’une des premières choses sur quoi l’on bute lorsqu’on recherche les conditions du « changement «, écrit un proviseur... Il n’est plus possible de concevoir le service de l’enseignant comme une simple addition d’ « heures de classe « … cette conception restreinte du service n’a plus aucun sens si l’on veut développer une pédagogie de groupe, intégrer les relations humaines dans la vie d’un établissement scolaire, promouvoir la transformation de l’enseignant en animateur. Le service de l’enseignant devra être évalué en heures de présence dans l’établissement sous des formes diverses (participation à la classe, travail en équipe, contacts et animation, travail personnel)… la grande masse des enseignants, à la base, est consciente de la nécessité urgente de cette redéfinition. »
– F. Gaussen (Le Monde) écrit : « ... La nature de la tâche éducative étant modifiée, la conception même du « service » des enseignants doit évoluer. Celui-ci est calculé en fonction des heures d’enseignement, système qui correspond à la pratique de la pédagogie traditionnelle. On ne saurait plus prétendre que le rôle du professeur se limite à ses cours proprement dits. Pour connaître l’enfant (c’est-à-dire pour que son enseignement soit véritablement efficace) il doit l’observer dans des situations pédagogiques diverses, donc participer davantage à la vie de l’établissement. Une définition nouvelle de ses obligations professionnelles et de son mode de rémunération doit être trouvée. II semblerait naturel d’exiger une plus grande présence des enseignants dans l’établissement en leur assurant des traitements plus conformes à leur statut social et à leur niveau de qualification. »
La dernière proposition – c’est une évidence – est un vœu pieux destiné à dorer la pilule. De même, il ne s’agit pas d’enseignement « efficace « mais d’enseignement différent, le mot « efficace » est là pour charmer l’esprit ; d’ailleurs, Gaussen dit que « la nature de la tâche éducative » doit être modifiée et que cela entraîne un autre système de « service » des professeurs. Ce n’est pas d’efficacité dans la transmission des connaissances qu’il s’agit.
C’est dans la question du service des enseignants que les tenants du lycée unidimensionnel trouveront le plus rude obstacle ; ils le franchiront avec peine. Seuls des faits nouveaux (par exemple, des troubles dans les établissements – troubles qu’espèrent secrètement bien des modernistes) permettront de modifier en profondeur tout l’enseignement. La multiplication des, réunions – depuis mai 1968, les enseignants souffrent de réunionnite – n’a pas eu tous les effets espérés. D’autres moyens seront sans doute mis en œuvre dans l’avenir : création d’un nouveau cadre d’enseignants, de fonctions nouvelles, de travaux supplémentaires agrémentés de primes, etc. Une décentralisation plus poussée aidera à obliger l’enseignant à cette présence constante et laminante dans l’établissement : le public tient les enseignants pour de grands paresseux.
La transformation des établissements secondaires en usines à former l’animal social de demain selon le cadre en place aujourd’hui réclame ce laminage, mais celui-ci ne sera possible que si le professeur passe ses journées au lycée, ainsi :
1) Il sera amené à s’intéresser davantage aux relations sociales dans l’établissement et moins à l’amélioration de sa culture.
2) Ses cours seront légers, et, du coup, il donnera davantage la parole aux élèves ; le contenu aura alors moins d’importance que la technique d’insertion sociale – ce qui est le but recherché. 3) II perdra autonomie et liberté, sera intégré dans un groupe et enfin manipulé et manipulant. »


Les citations des « modernisateurs » frénétiques datent de 1968-1969, les commentaires sont de Henri Gunsberg dans son livre prophétique, Le Lycée unidimensionnel de… 1970 ! Pour ceux qui ne connaissent pas Gunsberg, on peut trouver ses livres sur le site de Michel Delord.

Ecrit par : Lariba | 01 juin 2006

Chuis réellement désolé de ne pas pouvoir tous vous lire !

je veux juste réagir un peu sur 'le' nouveau souci dont on/vous parle(z) 'les horaires'

Un bon prof, ne passe pas 3 heures pour préparer un cour, 10 à 30 minutes lui suffise.
Un bon prof ne passe pas 18 heures corriger les copies de ses élèves. Parceque il fait des bon cours, ses élèves ne font presque pas d'erreur, dont rien à corriger.
Un bon prof n'a pas besoin de se prendre la tête ..... amha bien sûr.

10 élèves par classe c'est de l'utopie ? Dommage . Il faudrait que cela puisse devenir une réalité.

un ex: avant (bou le vieux)on avait un controleur ET un conducteur dans les bus. Ils ont viré le contrôleur , ils l'ont remplacé par une machine. Maintenant plus personne ne fait la loi dans le bus. ILS sont obligé d'envoyer des brigades entière (bon je déconnne, 3 4 'gus') pour faire la police , manque de pot cela ne sert à rien, il suffit de voir l'actualité pour s'en rendre compte.
Donc ne vous laissez pas spolier, conserver les horaires actuelles (même moins si possible ;) ) .
les élèves n'ont pas besoin de mauvais profs pendant 35 heures Ils ont besoins de profs excelent pendant 1 ou 3 heures maxi .

Qui ici bosse plus que 3 heures par jours (intellectuellement parlant bien sûr! je ne parle pas de visser des boulons pendant 8 heures)


bon désolé pour le ton, je réagis à chaud :o)

Pour reprendre ce que dit Daniel PENNAC en parlant des (de nos) enfants:
"-ET IL NE SONT PAS A NOS FRAIS. ILS SONT A NOTRE CHARGE" ref:MERCI suivi de MES ITALIENNES.

Ecrit par : toto | 01 juin 2006

Pour M., Sandra (et non Sandra WAGNER!) et quelques autres...

"Grande" maxime d'actualité: "Heureux, les simples d'Esprit!"

Il est bon de prendre un peu de recul quand on arrive sur ce genre de blog:
- Personne ne dit qu'il ne faut pas toucher à la littérature contemporaine, ni même de porter un jugement purement qualitatif.

Néanmoins, l'école est là pour apporter l'instruction, et se doit de faire référence à des textes qui ont "survécus" aux époques et s'imposent comme des "classiques" par leur seule survivance.

Hors, ce qui est reproché (à mon sens!) au livre d'Hervé Villard (et ceux des autres "néo-contemporains") n'est pas tant le qualitatif, mais cette absence de recul qui ne permet à personne (pas même Nostradamus, ou Paco Rabane ;-) !) de pouvoir prétendre que ces oeuvres deviendront ou non des "classiques".

De fait, ces bouquins, qui peuvent prétendrent, suivant leurs qualités linguistiques, à une approche dans le cadre d'un premier contact avec la littérature moderne, n'ont absulement pas à remplacer les "classiques" ayant fait leur preuve.

Par ailleurs, il a été suggéré que les parents se "décultivaient" par absence de littérature! C'est évident pour une majorité: je l'ai moi-même constaté à mes dépends (ce qui m'a inscité à reprendre la vrai littératture!)! Mais est-ce réellement une raison pour cautionner, et accepter notre médiocrité et celle de nos enfants en restant les bras croisés! Je ne pense pas!! (mais je pense... ...donc je suis! ;-) - retour à la maxime du début, pour ceux qui oublient de penser!!!).

Si l'éducation va si bien, quelqu'un peut-il m'affirmer qu'il est capable de prendre les manuels scolaires actuels de ses enfants et de s'en servir pour l'aider s'il a des difficultés?
Pour ma part, j'ai essayé!! Essayé seulement, car à l'ouverture de ces manuels, je n'y ai rien compris! on y aborde les sujets sans aucune logique réelle, en vrac, avec des exercices sans explication approfondie sur les règles d'utilisation!!!
Encore plus surprenant, il n'y a quasi plus de cours écrits de les cahiers de cours des enfants...

Pour Christophe Sibille:
Il est vrai que j'ai peut-être une vue "idéal" (pour reprendre votre terme!); Pour autant, je considère, quitte à proposer quelque chose, que l'on parte sur une base "idéale" qui permettra plus facilement d'acceder à un résultat positif, plutot que de considérer l'aspect négatif et d'abaisser encore le niveau comme on le fait depuis dejà trop de décennies!!!

Petite précision personnelle pour/sur les enseignants en général:
Beaucoup se froissent quand on aborde les questions de "bons" ou "mauvais" enseignants! Il faut entendre par là que leur niveau (avec toutes les exceptions que comportent chaque généralité!) de formation est en corélation directe avec le niveau des études qu'ils ont suivi. Ce niveau baissant régulièrement depuis des années, il me semble cohérent (peut-etre à tord!) de considérer que leur niveau est donc moindre, même si l'on a essayé, par ailleurs, de compenser cette baisse de qualité par une augmentation du cursus.
Maintenant, quand j'aborde ce sujet précis, je ne considére pas que ces enseignants soient responsable, mais je les place en victime du système, au même titre que les élèves!!

Pour conclure:
A mon avis, il y a sans doute des enseignant meilleurs que d'autres (mais finalement, là n'est pas la vrai question!!!)... MAIS IL Y A SURTOUT DES ENSEIGNANTS VICTIMES DE LEUR PROPRE FORMATION, et quand décidera-t-on d'arrêter le massacre???

Cordialement

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 01 juin 2006

Par ailleurs, Christophe (Sibille, biensur!), je constate que vous éluder encore (...et toujours aussi...) admirablement le petit schema que je vous ai demandé de nous soumettre, concernant le "principe de scolarité appliqué" à l'heure actuelle.

Si vous ne me repondez pas, je vais finir par croire que c'est peut-être par ce qu'il n'y en n'a pas (ou que j'avais raison sur celle que j'ai proposée, mais vous ne me l'avez pas confirmé non plus!)! Et que cette brillante absence vous empêche de le soumettre! ;-)

Et dans ce cas, c'est peut-être aussi la raison de la faillite de notre E.N!!!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 01 juin 2006

Reprise pour corrections:

"Si l'éducation va si bien, quelqu'un peut-il m'affirmer qu'il est capable de prendre les manuels scolaires actuels de ses enfants et de s'en servir pour LES aider S'ILS ONT des difficultés?"

Désolé, mais la re-lecture sur écran n'est décidement pas ma tasse de thé!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 01 juin 2006

Quant à la féminisation des professions... Quel bonheur!

Je pense que je vais me mettre à cotoyer beaucoup plus "d'avocates" et de "notairesses": Oh! "Maîtresses", venez-moi en aide!!! ;-)

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 01 juin 2006

Permettez moi de revenir sur les propos de TLF commentés ensuite par les uns et les autres et vous apporter un éclairage.

Un réseau de formation initiale par l’apprentissage accueillant des jeunes dès 15 ans fonctionne -et plutôt bien- avec des enseignants qui sont 35 heures dans leur établissement. Bien sûr pas 35h en face à face avec les jeunes mais présents dans l’établissement pour préparer les cours, échanger avec leurs collègues, discuter plus longuement avec un jeune, échanger avec l’entreprise accueillant le jeune, etc.…
Les enseignants disposent, en effet, de moyens matériels (ordinateurs, salles ou bureaux…) et ont le sentiment d’appartenir à une véritable équipe pédagogique.

Une expérience toute personnelle aussi ; j’ai préparé mon bac dans un établissement de province où les enseignants étaient souvent présents en dehors de leurs heures de « face à face » avec les élèves. Quel plaisir de pouvoir échanger, interroger son enseignant alors même que l’on n’a pas cours avec lui….De l’intérêt pour l’élève…

Ceux qui disent que les enseignants ne travaillent que 18h et ont 3 mois de vacances sont malhonnêtes. Nous savons que le métier ne se limite pas aux heures de face à face –même si certains….
Ce qui m’étonne en vous lisant c’est que vous puissiez admettre une différence de traitement entre le certifié et l’agrégé. Pourquoi un certifié fait-il plus d’heures qu’un agrégé ? Une punition pour ne pas avoir décroché l’agreg ?
;-)
Dans les établissements dont je vous parle le titulaire d’une licence ou d’une maîtrise de Lettres, par exemple, aura, au cours de la semaine, des jeunes en face de lui autant d’heures que son collègue titulaire d’un brevet professionnel en maçonnerie...

Je suis bien d’accord avec vous tous, l’école va mal mais la diatribe d’Elisabeth m’étonne.
N’auriez vous pas à y gagner d’accepter de remettre à plat un certain nombre d’éléments de votre statut ?

Dire que l’école va mal sans aborder le corporatisme des enseignants et l’ostracisme des syndicats était ma première critique à JPB après lecture de La fabrique du crétin…

With Love
Colomba

Ecrit par : Colomba | 01 juin 2006

Lovely Colomba,
Ma diatribe est une réponse à une autre diatribe, qu'on se le dise... Et j'ai toujours eu du mal à voir des collègues charger le dos d'autres collègues quand eux sont au chaud. Au moins qu'ils aient la décence de mariner dans leurs eaux tièdes sans accabler en plus les enseignants du secondaire qu'on accuse déjà de tous les maux dès que la jeunesse va mal...
Cela dit ce que vous décrivez à propos de ce réseau de formation initiale par l'apprentissage n'est peut-être pas transposable à l'échelle de tous les établissements qui scolarisent tous les élèves en France.Là est le problème.Je doute fort que l'on nous donne des structures matérielles aussi agréables que celles que vous décrivez ou alors il faudrait une révolution dans le patronat français qui financerait gracieusement l'éducation? On est en France, il faut le rappeler et le mécénat éducatif et culturel est quasi inexistant et quand il existe pour l'éducation, le bon peuple de gôche se lève comme un seul homme en criant "Non aux patrons dans les écoles" .Et avec le désengagement actuel de l'état, quel conseil régional accepterait de faire autant d'efforts financiers?
Et puis tout cela supposerait de la part de nos politiques la volonté d'une école de qualité pour tous et c'est de moins en moins leur souci...
Elisabeth.

Ecrit par : elisabeth | 01 juin 2006

Il y a tout de même une grosse différence entre la licence et la maitrise qui sont des examens locaux (et sujets à des disparités importantes), et des concours nationaux de recrutement.

Quant aux agrégés, faut-il les punir d'avoir eu l'agreg? Dans tous les corps de métiers, il est normal que les différences de qualification soient prises en compte. Pourquoi l'enseignement devrait-il faire exception? Pour les intéressés, l'agrégation représente un supplément d'années d'études qui n'est ni négligeable, ni gratuit. Les gens qui s'y présentent ne le font pas pour passer le temps ni pour se donner un genre.
Ceci posé, on peut être agrégé, avoir le sentiment d'appartenir à ce qu'il est convenu d'appeler une "équipe pédagogique", et entretenir des relations confiantes avec les élèves, sans pour autant être démagogue. J'avoue ne pas saisir où est le corporatisme.

Ecrit par : Jean-François Croz | 01 juin 2006

Elizabeth, je peux vous dire que tous les universitaires français sont loins de penser comme TLF :

1) les universitaires français sont horriblement mal payés. A titre de comparaison, le salaire moyen dans les universités privées américaines est de 4600€ bruts par mois (avec une fiscalité avatageuse). On en est loin en France.

2) les budgets sont complètement à la ramasse.

3) nos universités sont des taudis.

4) les universitaires sont surchargés de paperasses. Le nombre de personnels non-enseignants est ridiculement (grotesquement, follement, incroyablement) bas en France, comparé aux autres pays industrialisés. Ceci est démultiplié par l'incroyable complexité bureaucratique du système.

5) les taux d'encadrements profs/étudiants ne sont pas terribles.

6) le niveau des étudiants, et leur faible motivation (euphémisme !), fait que les cours de premier cycles se réduisent à une insupportable perte de temps.

7) dans les comparaisons internationales, la France est très, très loin derrière les autres. Les conférences sont une bonne occasion d'avoir honte : on a plus les moyens d'inviter les chercheurs étrangers dans des conditions décentes, ils faudraient qu'ils acceptent de se loger au camping et de payer leur propre transport. Honte planétaire.

8) les jeunes chercheurs sont considérés comme des parasites de la société, condamnés à la précarité, au RMI, aux petits boulots, à des sous-smics, à des stages non rémunérés... Combien d'entre nous vivent sous le seuil de pauvreté ?

9) Les conditions de recrutement sont dignes de Tintin et du général Alcazar. Les déplacements sont aux frais du candidat (impensable ailleurs !), les "entretiens" durent parfois quelques minutes, les dossiers sont vite lus par des personnes pas forcément qualifiées... et c'est comme ça qu'on recrute, en France, des spécialistes de premier plan.

Et en plus, et en plus, il faudrait faire du métro-boulot-dodo ?

Mais QUI espérez-vous recruter dans ces conditions ? Quel abruti sera suffisamment taré, mentalement dérangé, irrémédiablement lobotomisé pour accepter un tel travail ? Après 10 années d'études éprouvantes au plus haut niveau ?

Le recrutement universitaire en France, aujourd'hui, est déjà un recrutement de second choix. Si nous devenons en plus des sortes de sous-fonctionnaires aux ordres de minables gratte-papiers, il faudra parler de recrutement de troisième ou de quatrième choix. Les meilleurs jeunes chercheurs ne travaillent déjà plus en France, il faudra s'attendre à embaucher les pires, ceux qui ont été virés des plus minables "colleges" du Mississippi ou de l'Arkansas, ceux dont on a pas voulu en Corée ou en Chine, ceux qui n'ont pu émigrer vers la Suisse, le Canada ou l'Australie.... C'est ça l'ambition de la France ?

Non, c'est bien Sandra Wagner qui a raison. Pour les meilleurs diplômés de ce pays, un seul choix, le dernier qui nous reste : la valise ou le cercueil. Pour nous, tout se résume à ça.

Ecrit par : Pierre-Henri | 01 juin 2006

Effectivement Pierre Henri je ne donnerai qu'un exemple éloquent et qui en dit suffisamment long :

Taux de chômage en Suisse : 2,5 % en France : 9 ou 8 % environ et encore comme par hasard lorsqu'il s'agit de dépoussiérer les statistiques indésirables de l'anpe tous les moyens sont bon !

De toute façon la France se repose doucement sur ses lauriers, mais bientôt elle paiera très très cher le fruit de son comportement particulièrement condescendant à l'égard notamment de ces petits pays émergeants, ces vampires aux dents longues prêts à rayer le parquet pour se tailler une place de choix dans la cour des grands....

De nombreux pays en Europe se remettent considérablement en question pour maintenir leurs positions dans cette course effrénée face à la concurrence féroce mondiale...Nous par contre nous dormons...

Et ma foi le réveil sera brutal et nous tomberons de haut : mais finalement nous ne récolterons que ce que nous aurons semé !

Dans un article de l'Express Jacques Barrot disait "Bientôt la France ressemblera à un pays de pétanqueurs, soucieux de se dorer la pilule, les doigts de pieds en éventail"

J'espère qu'il a tort mais je ne me fais guère d'illusions....Ne nous laissons pas plomber par les idéologies démagogiques à souhait...

Malheureuqsement ce n'est guère pour aujourd'hui et encore moins pour demain compte tenu des politiques proposées par les éventuels présidentiables..

Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 juin 2006

J'ai même l'impression que c'est tout le système éducatif (public) français est à la ramasse!
De nos jours, je pense que les autres pays francophones pourraient presque venir nous apprendre l'histoire de notre culture, de notre langue et de notre pays sans avoir à rougir de leur bagage (qui sera bientot plus conséquent que le notre) sur nos origines!!!

Et nos politiques de continuer de stigmatiser les problèmes sociaux par des "excuses" d'ordre économique...
... A la ramasse, au moins autant que ce système éducatif, qu'ils pensent pouvoir maîtriser par le biais politique d'un ministère incapable!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 01 juin 2006

Pour Elizabeth et Pierre-Henri

L'une écrit :
"Ma diatribe est une réponse à une autre diatribe, qu'on se le dise... "
Quelle diatribe ai-je écrit ? J'ai écrit qu'on pouvait rester 35 heures dans son bureau à condition qu'il soit confortable. que la présence sur place induisait d'autres rapports humains, et j'ai laissé entendre qu'il faut une grande politique d'immobilier scolaire et universitaire.

L'autre écrit :
"Je peux vous dire que tous les universitaires français sont loin de penser comme TLF : 1) les universitaires français sont horriblement mal payés."
Ai-je dit que les universitaire français étaient bien payés ?

Si Elizabeth et Pierre-Henri sont profs, je suis un peu inquiète : ils ne lisent pas, ils courent tout de suite à la HAINE. J'espère qu'ils ne font pas comme ça avec leurs élèves ?

Il faut vraiment détruire le mammouth : l'instit hait le prof de collège, qui hait le prof de lycée, qui hait le prof de prépa, qui hait le MCF, qui hait le Prof, qui hait son collègue de l'IUF, qui hait son voisin du College de France, qui hait le dernier abruti élu à l'Académie des sciences, qui hait Lafforgue dans son petit bureau de l'IHES, qui hait M Meirieu et les Kmhers rouges. Avec ça, on est bien barré, camarades. Profs de tous les corps, haîssez-vous !

Merci à Lariba pour son exposé instructif.

Ecrit par : TLF | 01 juin 2006

Pierre-Henri,

4600 € mais ils doivent payer leur couverture sociale, non? et ça n'est pas rien.
E.

Ecrit par : elisabeth | 01 juin 2006

Résumons…
À travail égal, salaire égal : que les agrégés travaillent 15 heures et les Certifiés 18 m'a toujours paru un ostracisme ridicule, mis en place uniquement pour que les gens s'épuisent en rivalités internes.
Qui peut le plus peut le moins : mettons tout le monde à 15 heures.
Pr ailleurs, que ce soit en fac ou en collège, je ne connais pas un enseignant (mais alors, pas un) qui ne reste dans l'établissement plusieurs heures, parfois plusieurs dizaines d'heures par semaine, pour préparer des cours, corriger des copies, rencontrer des élèves ou des parents, assister à des conseils, etc. Je n'en connais pas un qui n'ait déjà (et à maintes reprises) sacrifié sa récré (et pourtant, qu'est-ce que ça fait du bien aux cordes vocales, parfois) parce qu'un élève demandait un renseignement — ou demandait du temps de présence, tout simplement. Aucun énarque à calculette ne compte ces heures innombrables : tout ce qu'il regarde, ce sont les heures officielles — celles dont le petit nombre indigne les travailleurs qui bossent 35 heures…
… À ceci près qu'une heure de cours, où on est sur la brèche chaque seconde, n'est comparable à rien d'autre : combien de boulots ne vous autorisent pas une seconde d'inattention — sinon la chaîne, qui n'existe preque plus, depuis que la robotisation la remplace ? Une heure de cours, c'est épuisant. Six heures de cours, c'est tuant. On sort de là vidé. Guère disponible pour faire du rattrapage.
Il y a une spécificité administrative curieuse, qui est le "poste double" (un couple demandant chacun un poste dans le même établissement). J'ai rencontré pas mal de titulaires de cette étrange bipolarité. Ils m'ont avoué qu'ils refaisaient les conseils de classe au lit — sans compter les corrections de copies. Vous en connaissez beaucoup, des boulots qui empiètent sur la chambre à coucher ?
Quant à savoir combien d'élèves… J'écris dans À bonne école, et je suis prêt à le redire, que 12 élèves dans une classe dure, c'est presque trop, mais que 40 bambins dociles, ce peut être un bonheur (c'est le régime des prépas, et même bien au-delà : cette année, j'en avais 48 et 51, en deux classes — jamais dédoublées, par définition).
Nous vivons dans la disparité la plus totale, et malheureusement, l'unité syndicale voudrait que nous soyons tous traités de la même manière — alors qu'au fond, nous ne faisons même pas le même travail. D'où sans doute la nécessité, que j'ai soulignée moi-même, de donner plus d'autonomie aux établissements — et aux équipes pédagogiques (un terme que va aimer Sibille, tiens !), qui seules savent ce qu'elles ont en face d'elles. J'entends autonomie en termes d'heures, de répartition, de dédoublements, d'options, etc. Pas en termes de programmes.
Quant à l'université, c'est un très vaste problème. Nous avons des chercheurs remarquables, dans tous les diomaines. Et des branleurs non moins remarquables, qui ont intrigué pour décrocher un poste, et s'(assoient sur leurs lauriers — se réveillant juste pour obtenir une "classe exceptionnnelle" auprès d'un organisme largement contrôlé par les syndicats et fonctionnant selon la loi de l'alternance — un coup pour la droite (UNI ou Autonome), un coup pour la gauche (SNE-Sup), pour la compétence, vous repasserez. Et j'ai eu un excellent informatteur, dans ce domaine…
Ce n'est pas criminel de le dire, c'est un fait. Qu'il y ait encore des étudiants qui réussissent avec cette gabegie est proprement étonnant, et illustre presque pour moi les théories de Darwin — la persistance des plus aptes, même dans des conditions apocalyptiques…
Dernier point : la vraie formation pratique, c'est face aux classes qu'elle se pratique. Combien d'heures perdues en IUFM pourraient être avantageusement remplacées par des stages en situation, et en situations aussi variées que possible ? Je crois que c'est cela qu'entendait Darcos…
Quant aux questions financières… Elles guident la quasi-totalité des décisions dpeuis quinze ans. On habille du joli mot de pédagogie des évolutions du métier qui visent à recruter des gens mal firmés pour un boulot de plus en plus sommaire. Mais on pourrait aussi se demander où va l'argent su premier budget de l'Etat. Et si l'on faisait un audit général de l'Education Nationale ?
Bona sera a tutti…
JP

Ecrit par : brighelli | 01 juin 2006

Pour FGuichard

Les Finlandais, à moins que ce ne soit les Suédois, ou les deux, je ne sais plus, ont inventé deux choses remarquables : ils paient plus cher que les autres leurs enseignants de maths (pour que l'État soit concurrentiel avec l'entreprise - ça leur évite de descendre à 6,2 / 20 la barre d'admissibilité de leur Capes de math local), et ils divisent par deux, pour le salaire standard, l'horaire dû par le prof de finlandais ou de suédois (enfin bref, le prof de la langue nationale), ce qui leur évite que le taux de réussite de leur Capes de lettres modernes local se hausse à 35% de reçus (puisque plus personne ne veut être prof de français). Que ne sommes-nous, Brighelli, vous et moi finlandais ! Mais ici, sur place, dans ce climat d'égalitarisme haineux, je me demande ce qu'Elisabeth et tous les syndicalistes penseraient de ces deux mesures intelligentes : deux profs de même corps qui n'ont pas le même ratio horaire/salaire.

Ecrit par : TLF | 01 juin 2006

"Et si l'on faisait un audit général de l'Education Nationale ? "

Vous savez bien que c'est prévu par J.F. Copé :

http://www.minefi.gouv.fr/presse/discours/budget/jfc0510131.php


" 3. L ’audit des examens organisés par l’Éducation nationale

– Quel est le problème identifié : des examens lourds et complexes à organiser, pour un coût mal maîtrisé, et avec des réglementations interministérielles compliquées pour l’indemnisation des jurys.

À la demande du ministre de l’Éducation nationale, nous lançons donc un audit afin de réduire les risques d’incidents (erreurs de distribution des sujets, d’où nouvel examen à organiser), et pour réduire les coûts, tout en préservant naturellement la valeur de ces diplômes et l’équité entre les candidats."

---
Mais on sait bien que l'essentiel se jouera là :

"En clair, vous l’avez compris, ces audits marquent une approche profondément renouvelée de la réforme de l’État. Mais c’est aussi l’antidote à la mécanique infernale du rabot ou de la fixation a priori d’une norme de non remplacement des départs à la retraite.

Car, sur le sujet des personnels, on a deux manières d’aborder les choses :
– soit on fixe une norme a priori de façon complètement déconnectée des réalités,… avec un risque de forte démotivation dans les services concernés, faute d'explication rationnelle à la décision de rabot ;
– soit on regarde la situation, on étudie les réformes possibles et on est alors en mesure de déterminer les besoins réels en personnels, en plus ou en moins : c’est le but de ces audits. Et dans ce domaine, il n’y aura aucun tabou."

Ecrit par : Atréïdes | 01 juin 2006

D'après Brighelli :
"À travail égal, salaire égal : que les agrégés travaillent 15 heures et les Certifiés 18 m'a toujours paru un ostracisme ridicule, mis en place uniquement pour que les gens s'épuisent en rivalités internes."

Qui a dit qu'une heure de cours d'un agrégé et une heure de cours d'un certifié était un "travail égal" ? C'est un "travail égal" s'ils sont dans le même type de classe.
Mais ce n'est pas un travail égal si l'agrégé est en collège et le certifié en Terminale, ou l'inverse (qui est plus courant).
Ce n'est pas un travail égal si l'agrégé est en prépa et le certifié en Seconde.
Ce n'est pas un travail égal si l'agrégé est en fac, et prépare des gens au Capes, et si le Certifié est en IUFM et se tourne les pouces. Etc.
Le début de la sagesse, ce serait que chacun enseigne dans des classes conformes à son propre niveau d'étude.

Quant au "15 heures pour tout le monde", impossible. D'abord parce que la dette publique que nous léguons à nos enfants est assez effrayante comme ça. Ensuite parce qu'étant donné la pénurie de profs qui s'annonce (et qui s'annonce à l'échelle mondiale ! pas de pot pour "l'immigration choisie"!) c'est pas réduire nos services qu'il va falloir, dans tous les pays d'Europe, c'est les augmenter. On pourra seulement manifester pour qu'on nous augmente aussi.

Ecrit par : TLF | 01 juin 2006

Je ne suis pas professeur du secondaire, mais l'un de ces innombrables chercheurs précaires que vous ne remarquez même plus, tellement nous sommes misérables.

"Tout le monde est beau, tout le monde est gentil" n'est pas ma devise. Je ne suis pas du genre à me taire face à l'injustice.

Et puis, où avez-vous lu de la haine dans ce que j'écris ? Contre qui ? Je me contente d'écrire des vérités simples : nos universités sont en train de crever, les conditions de travail sont horribles, le sort réservé aux jeunes diplômés est un scandale absolu, et nous sommes en queue de peloton du monde industrialisé. Et si en plus on nous fonctionnarise, comme vous semblez le souhaiter, il ne nous restera plus rien.

Je n'ai pas atteint mon niveau actuel, au prix de gigantesques sacrifices personnels, pour finir dans un bureau à tamponner des fiches. Si j'avais voulu faire ça, j'aurais passé le concours des postes. C'est plus facile, ça ne prend pas dix ans, et au moins on a la sécurité de l'emploi.

Et si les 35 heures au bureau, avec RTT et points retraites sont les dernières ambitions des "chercheurs" de ce pays, alors oui, il est temps de prendre le large.

Ecrit par : Pierre-Henri | 01 juin 2006

Pierre Henri voici un article de l'Express qui rejoint globalement ces vérités que vous dénoncez justement :

http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/educationnation/dossier.asp?ida=376392

Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 juin 2006

Encore une fois un dossier complet sur l'état de la Recherche en France :

http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/recherch/dossier.asp?ida=416762

Ecrit par : Sandra WAGNER | 01 juin 2006

Pour faire écho à Atréïdes,

-Accord général des services : libéralisation à terme du secteur des services , les services éducatifs sont négociés depuis plusieurs années à l'OMC.
-Directive services en Europe(bolkestein) qui vient d'être votée avec un tableau simple à cette adresse:http://ec.europa.eu/internal_market/services/docs/services-dir/guides/scope_fr.pdf

- Décentralisation et LOLF pour une restructuration de l'Etat dans tout ses secteurs et dans son fonctionnement
- Audits cités plus haut avec certainement la volonté d'une externalisation des services pour une réduction des coût en fonctionnaires.(voir ce qui est prévu pour la télédéclaration et le recouvrement des amendes et anticiper ce que cela touche dans les services concernés, comme le font les banques en fermant les guichets et externalisant leurs coûts par le biais des services internet. Se rappeler le cas des Atos.
- Projets d'établissements et autonomie financière de ceux ci...

Bref, c'est quand que l'on privatise l'éducation nationale ?
Alors les querelles sur les méthodes et les contenus , je pense que la droite et la gauche s'en contrefichent pas mal...car alors se sera à la carte
Car en attendant le rouleau compresseur avance lui...et notre République d'égalité des droits me semble bien perdre de sa superbe institutionnelle.

Ecrit par : dg | 01 juin 2006

Le problème, c'est que nos politiques n'utilisent jamais les audits dans un objectif positif de réforme, mais uniquement dans l'intérêt de restrictions budgetaires planifiée -à l'avance- par leurs soins, puisqu'il est éminemment reconnu que l'instruction ne sert plus à rien dans ce pays!!

Quelle chance, on aura appris (par la même) que l'on est tous des génies!! :)

Youpi!!!! Nous sommes tous des intellectuels ou des génies qui s'ignorent (ou qui ignorent tout le reste, du moins ce qui pourrait nous approcher de ce statut gratifiant!)! Merci, Messieurs les politiques!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 01 juin 2006

Et un bon roman policier qui se passe dans une fac bien de chez nous et délabrée comme il convient, avec des universitaires tels qu'on en connaît tous : "Petit crime contre les humanités" de Pierre Christin (le Christin de Mézières et Bilal) chez Anne-Marie Métaillié.

Ecrit par : FGuichard | 01 juin 2006

"Nous sommes tous des intellectuels ou des génies qui s'ignorent (ou qui ignorent tout le reste,"
Corrections:
Nous sommes tous des intellectuels ou des génies qui NOUS IGNORONS (ou qui IGNORONS tout le reste,

Désolé!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 01 juin 2006

JPB a écrit :
"À ceci près qu'une heure de cours, où on est sur la brèche chaque seconde, n'est comparable à rien d'autre : combien de boulots ne vous autorisent pas une seconde d'inattention — sinon la chaîne, qui n'existe preque plus, depuis que la robotisation la remplace ?"

Je suis généralement assez d'accord avec vos propos, mais là, pour l'occasion, je ne peux laisser passer ce genre d'affirmation qui dénote, une fois de plus, hélas, une méconnaissance de l'entreprise, de la part de pas mal de professeurs.
Bien souvent, mes collègues comparent leur travail avec celui d'autres cadres. Ayant été cadre pendant pas mal d'années dans diverses sociétés, je suis assez à même de comparer. Or, ce n'est pas comparable ! Les moments de stress que l'on vit ne se situent aucunement sur un même plan.
Mais ce qui me gène, c'est d'établir cette comparaison en oubliant que le monde du travail est majoritairement composé de personnes qui ne sont pas cadres et effectuent des boulots de merde pour des salaires de misère et que les 35 h en ce qui les concernent, sont encore plus justifiées !
Contrairement à ce que vous semblez croire, la robotisation n'a en rien remplacé le travail humain. Je vous donne un simple exemple : lorsque je travaillais pour le compte de Philips ou d'autres sociétés d'électonique grand public, j'ai été souvent amené à aller sur les chaînes de production de ces sociétés ou celles de nos fournisseurs. Monter des autoradios ou des téléphones portables requiert un bon nombre d'opérations qui ne peuvent accomplies QUE par des humains. Ce sont d'ailleurs généralement des femmes qui travaillent sur ces chaînes, respirant les fumées des plastiques en fusion des presses sur lesquelles sont produites les différentes pièces, ou assemblant des cartes et autres éléments qui composent un téléphone portable ou tout autre produit que vous trouverez chez votre FNAC du coin. Ces boulots, qui sont particulièrement nombreux, sont peu gratifiants et nécessitent une attention constante, car en plus, les opérateurs sont soumis à des quotas ; des responsables qualité et des méthodes proposent, au dixième de seconde près, le temps de chaque étape et se chargent de contrôler le respect des cadences. C'est particulièrement stressant, croyez-le !
Dans ma région actuelle, je suis loin de ce type de centre de production, car les usines sont plutôt orientées vers l'agro alimentaire, mais j'imagine qu'être sur un poste d'emballage de jambon (comme c'est le cas de pas mal de mes parents d'élèves) est du pareil au même.
Les sales boulots en entreprises sont encore très nombreux. Simplement, personne n'en entendra parler sur les forums, car ceux qui y travaillent ne viendront sûrement pas donner leur avis sur un tel forum. A cette heure ci, soit ils sont en train de bosser, soit ils récupèrent de leur journée à s'être faits engueulés par un abruti de petit chef qui remettra en cause leurs demandes de congés pour assoir son autorité minable, car c'est là la seule façon de prouver qu'il a un semblant d'autorité.

Personnellement, j'ai quitté mon ancien métier, acceptant une très forte baisse sur mon salaire (compensée par la sécurité de l'emploi) pour faire un métier que j'ai choisi et qui me plait. La pression était constante et sans aucune forme de reconnaissance. Je n'ai pas été augmenté pendant 5 ans, tout comme mes collègues, pas plus que je n'ai bénéficié de primes de quelconque nature, sous prétexte que la société allait mal et qu'il fallait se serrer la ceinture. J'ai commencé un projet que l'on m'a annoncé ansi : "faut vraiment pas se planter, sinon, on met la clef sous la porte". Je pense que comme pression, on ne fait pas mieux ! Tout comme mes collègues, j'ai donné le meilleur de moi-même... mais on s'est planté. Pas à cause de notre service, mais de notre direction qui a volontairement fait en sorte que la boîte coule.

Quoiqu'il en soit, cela ne signifie en rien que je puisse considérer nos conditions de travail dans le milieu enseignant, comme parfaites, loin de là. Je suis d'ailleurs parfaitement d'accord avec la fin de l'extrait de votre message "Une heure de cours, c'est épuisant. Six heures de cours, c'est tuant. On sort de là vidé. Guère disponible pour faire du rattrapage.". Et pourtant, je suis avec 28 élèves globalement adorables avec lesquels l'échange est réciproque dans une école agréable. Je n'ose imaginer l'état d'épuisement que j'aurais si j'étais dans des conditions telles que celles que l'on peut voir parfois ou celles relatées sur divers forums par des collègues.

Ecrit par : Sionac'h | 01 juin 2006

Je confirme que le monde du travail est aussi tel que Sionac'h le décrit. Je pense d'ailleurs qu'il ne faut pas chercher à savoir qui comparativement travaille dans les pires conditions, mais préciser que cela arrive partout et touche tout le monde . Chaque cas est irréductible, car chaque cas recouvre la réalité d'une personne humaine et de l'organisation dans laquelle elle évolue. L'essentiel étant de ne pas nier que ce n'est jamais facile individuellement , ni d'en arriver à dire que tel corps ou tel autre est privilégié comparativement à tel autre. C'est exactement le genre de discours tenu par "des" salariés (rigides à mes yeux) du privé quant au corps des fonctionnaires(entendu dans ma boite), et comme lu sur ce site ou ailleurs dans des termes aussi réducteurs envers les travailleurs. Les généralités sont toujours arbitraires et causent davantage d'incompréhensions qu'elles ne posent les vrais problèmes et n'en font avancer la résolution . On ne peut pas prétendre parler à la place des autres . C'est bien ce qu'on reproche aux discours des hommes politiques non ?

Ecrit par : dg | 01 juin 2006

Concernant les propositions de réforme du système E.N.

JPB, vous proposez, dans "A bonne école", tout comme dans "La fabrique du crétin", vous proposez un système laissant la possibilité d'une évolution individuelle par "passerelles internes".

Comme il a déjà été dit: "If Something can get wrong, it will", et je pense ce sytème est aussi risqué que la dévience qui à entraînée le "collège unique" et le reste de l'éducation là où ils sont actuellement. Pour 2 raisons:
1- Les passerelles, même si elles devaient permettre au bon élève de pouvoir progresser plus vite, encore faut-il être sûr qu'il a bien acquis l'ensemble du programme de la classe qui va être amputée, et ce, sans lacunes, pour ne pas avoir à faire le yo-yo permanent!
2- D'un aspect organisationnel, j'ai des difficultés à imaginer que des migrations permanentes d'élèves de classe en classe puissent être bénéfiques à la classe en elle-même

J'étais plus sur une idée maintenant le principe du "collège unique, avec une évaluation de rentrée scolaire permettant de sonder les conaissances réelles des élèves (pour faciliter les possibilités de sauter une classe en en simplifiant la procédure) et en appliquant un principe de "tutorat" des moins par les meilleurs, car je reste persuadé qu'une émulation concurentielle, provoquée par les différences de niveaux, est bénéfique à tout élève.

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 02 juin 2006

Le problème avec les audits c'est qui les fait, et quand. Méfiance !
On attend toujours l'évaluation de la loi Jospin et des IUFM.
Dans les entreprises, on dit que les consultants, comme on dit en franglais, sont des gens qui vous piquent votre montre pour vous donner l'heure tout en se faisant payer très cher.

D'autre part, parler d'amélioration de la productivité et de rentabilité (et pourquoi pas de toyotisme, quoique ça plairait au ministère !) dans l'enseignement cela me paraît très délicat. Et même dire que l'école est un service public avec des usagers, c'est faux. Les économistes néo-libéraux et beaucoup d'autres, raisonnent comme des tambours. Ran tan plan !
Une partie du sytème leur (nous ?) échappe. Et on parle d'enfants, c'est autre chose que de consulter des colonnes de chiffres comme aiment le faire nos comptables d'heures.

N'oublions pas qu'à l'école, en théorie et souvent en pratique, d'abord l'enseignant est quelqu'un qui "donne" sans perdre, sans s'appauvrir, et ensuite "l'usager" a une grosse part de responsabilité dans le fait de "créer le service", même avec le meilleur pédagogue du monde : l'usager d'autres services ne fait pas avancer le train ou ne distribue pas le courrier. A l'école, si l'élève roupille ou s'amuse ou s'est fait tabasser à la maison la veille, le service a du mal à être consommé en même temps qu'il est produit ;)
On a du mal à danser le tango tout seul. Les pédagogistes voudraient bien qu'on le danse en groupe, mais c'est une autre histoire...
Bon sèr a totas e totis ;))

Ecrit par : Lariba | 02 juin 2006

Je rejoins également Soniac'h et dg sur leur analyse, en précisant par rapport à Soniac'h qu'en plus de la pression de "la clef sous la porte" qui signifie le chomage, pour la personne concernée, on provoque le stress également sur la rentabilité:
"On ne peut pas se permettre de vous attendre, car celà nous obligerait à stopper la chaine, représentant un manque à gagner de ......x €"
(Dixit mon expérience personnelle chez Bonny -concurrent d'Herta- en charcuterie industrielle)
Pour ma part, j'ai quitté ce milieu au bout de 4 jours pour ne pas tuer quelqu'un (en l'occurence, un petit chef) qui avait fait de ce type de provocation, son jeu favori!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 02 juin 2006

Toujours sur la réforme:

Le principe du "tutorat" pourrait, par ailleurs, éviter aux bons éléments, s'ils n'avaient pas le niveau requis pour "sauter" une classe, de s'ennuyer durant les cours, puisqu'ils participeraient activement à la phase pédagogique (au sens noble du terme) et permettraient de soulager l'enseignant qui pourrait, de fait, s'occuper plus facilement des "cas" les plus "lourds".

Allez-y, fusillez-moi, je suis prêt! :)
Quand on essaie d'interconnecter 2 neuronnes habitués à fonctionner en alternatif, on s'expose forcément! ;-)

(Je suis peut-être dans le faux, mais j'essaie de proposer des idées encore différentes, pour que l'on puisse objectivement retirer le meilleur de chaque proposition et compiler l'ensemble pour un système efficace et le plus ouvert possible! De toute façon, il n'y a qu'en proposant et en débattant que l'on avance sérieusement!)

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 02 juin 2006

Une chose est sûre, néanmoins (et je vous rejoins complètement sur ce point, JPB), c'est qu'il faut absolement ré-imposer les fondamentaux au primaire, avec des tests de vérification des acquis AUTHENTIQUES pour l'entrée en 6ème (à l'instar du feu CE), en 2de (le BEPC) et pour les études supérieures (le BAC) [le tout, biensur, réévalué à la hausse! Car si nous étions capables d'assimiler autant de savoir, il y a 10, 20 ou à fortiori 30 ans, nos enfants sont tout aussi capables que nous!].

Ainsi, tous retrouveraient un diplôme valorisant à plus d'un titre.

De plus, l'idée de considérer la 6ème comme une classe "d'adaptation" à une scolarité différente du primaire, pourrait nous permettre de s'appuyer dessus pour sonder de façon réaliste les réelles connaissances et compétences des élèves pour mieux appréhender leur possibilité de parcours (sauts de classes, tutorats, progression individualisée si nécessaire, etc...).

Enfin, réduction des possibilités à trois BAC généraux (je pense plus particulièrement à une branche "Littéraire"/une "Scientifique"/une "Géo-politique" -regroupant economie et histoire-géographie-), de niveau général équivalent, mais ayant chacun des approfondissements plus pointus -avec une majoration des coéficients pour ces approfondissements- (préférables aux options spécifiques pouvant encore inscité à conternement selectif) en rapport avec les débouchés induits par chaque branche. Ceci permettrait peut-être enfin de ne plus voir que des BACs scientifiques, jugés les plus valorisants, dans toutes les filières, y compris celles pour lesquelles les sciences sont pas forcément utiles.

Pour ceux qui n'arriveraient pas à cet objectif du bac, continuons les propositions de filières type BEP, qui peuvent déboucher facilement sur des métiers manuels dont on aura toujours besoin (comme des plombiers, maçons, carreleurs, chauffagistes, garagiste, coiffeurs, électriciens, etc...)
et qui leur garantissent une possibilité d'insertion maximisée par:

- l'acquisition d'une culture générale suffisante à leur "survie" et à leur insertion (durant le cycle scolaire normal),

- la compréhension nécessaire et la maîtrise minimum des "codes" de communication de notre société (durant le cycle scolaire normal également),

- l'acquisition d'un savoir-faire, d'une compétence professionnelle non "volatile" (par les BEP)

- la possibilité, à l'issue de cette formation dite "professionnelle", de pouvoir réintégrer la 2de du cursus général pour revenir au BAC, si le "déclic" intellectuel a eu lieu entre-temps!

Je prône, par ailleurs, et avec d'autres parents et enseignants, les idées suivantes:

- le retour de la culture générale (et non l'enfant/élève/apprenant Roi!) comme référentiel scolaire et, indirectement, professionnel

- la suppression des statisques de réussite imposée, forcément dévalorisante des diplômes, et la fin du nivellement par le bas!

- la revalorisation de ces diplômes

- le maintient d'accès à des branches "pro" (évoquées plus haut) en cours de cursus, pour éviter au maximum de créer des "laissés pour compte".

- la suppresion du refus du redoublement, qui n'est pas une punition, mais une chance de rattraper ses carences!

- la suppression des limites d'ages (hautes et basses) pour permettre aux élèves de progresser à leur rythme, puisque Mère Nature n'a pas daigné nous faire égaux dans notre capacité d'assimilation.

- le refus catégorique (au choix unilatéral de l'enseignant) d'accepter le passage d'un élève en classe supérieure tant qu'il n'a pas la maîtrise des acquis précédents (avec examen systématique de vérification des acquis dans le cas d'une contestation de l'élève ou des parents!)

- Et enfin, la fin de toute discrimination "positive" ou pas, le retour de la tolérence (dans le respect de la laïcité des établissements) et des valeurs républicaines, dans les écoles laïques (mais tout ceci devrait arriver naturellement si le système se remettait à fonctionner normalement!)

Je sais, c'est beau de rêver... Mais l'espoir fait vivre!

Et comme disait Coluche, à raison d'ailleurs: "On est libre de croire que l'on est con, mais on est con de croire que l'on est libre!", alors dans ces conditions de vies, essayons, pour nous et notre descendance, d'être le moins con et le plus libre possible, pour réussir sa vie au mieux!!!

Et si avec une ambition pareille, on pouvait avoir un peu de soutien de nos politiques, on pourrait même se croire au Paradis!
Eh! reveille-toi, Yvon! Faut pas déconner, non plus!!!! ;)

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 02 juin 2006

Corrections:
"c'est qu'il faut absolement ré-imposer les fondamentaux"
ABSOLUMENT

"(préférables aux options spécifiques pouvant encore inscité à conternement selectif)"
CONTOURNEMENT

"les sciences sont pas forcément utiles."
NE sont pas

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 02 juin 2006

Sur le site de Fondapol (Think Tank émanation de l'UMP), la lettre du mois de mai est consacrée à la situation de l'université.
http://www.fondapol.org/index.jsp
L'université française à l'heure des choix. (à droite sur l'écran)
'p.9 notamment un article sur le délabrement matériel de cette institution

Ecrit par : Guillaume | 02 juin 2006

Tiens, tant qu'on parle des évaluations à l'entrée en 6ème...
Nous venons de recevoir une circulaire demandant une évaluation en langue vivante étrangère de tous les CM2.
Les différentes épreuves dureront quasiment une heure pour ce qui est de celles en classe entière, plus un entretien individuel ! Je vous laisse imaginer le temps que cela va prendre !

Bon, d'un côté, on pourrait se dire : "excellent, voilà une mesure qui permettra de savoir où l'on en est". Sauf que, comme pour les évaluations de CE2, aucun moyen supplémentaire de sera mis en place à l'issue de ces évaluations. Ce sera sans doute même l'inverse.
Je vous donne un exemple : les postes d'assistants sont supprimés par manque de budget, remplacés par les professeurs des écoles disposant d'une habilitation en L.E. . Cette habilitation n'est pas franchement difficile à obtenir et l'on y juge surtout la méthode (la sainte didactique) avant les qualités d'expression ! POur info, les stagiaires PE2 de l'année dernière ont eu en tout en pour tout 20h d'anglais dans leur année avant de passer cette habilitation qu'ils ont quasi tous obtenue. Vous imaginez aisément l'étendue des dégâts pour ceux qui n'ont pas franchement étudié l'anglais, comme c'est le cas pour pas mal d'entre eux !
Tout ceci pour éliminer donc les assistants.

Bred, dans le cas présent, je subodore quelque chose... Grâce à cette formidable évaluation, on va bien réussir à se rendre compte que les élèves ne sont finalement pas si mauvais que cela, qu'il n'y a pas de différence entre ceux qui ont bénéficié de l'enseignement par un british pur souche au lieu de leur instit qui sait dire "my taylor is rich". Du coup, on lourdera les derniers assistants dont le contrat arrive à expiration fin juin et qui ne savent pas actuellement quel sera leur sort en septembre prochain.

Dans l'éventualité où à l'inverse des moyens supplémentaires seraient mis à notre disposition, je ferai mon mea culpa et je me flagellerai avec des orties fraichement coupées. Mais, à mon avis, cela ne m'engage pas à grand chose de dire cela...
Ouait hand scie (quoi ? c'est "Wait and see" ?... De toute façon, la méthode imposée devrait être purement orale et 100% globale en L.E. :) )

Ecrit par : Sionac'h | 02 juin 2006

une des plaies de l'éducation nationale (ou de la société actuelle) est cette "évaluationnite" : chercher à tout mesurer, quantifier... évaluer.

Ecrit par : annexy | 02 juin 2006

Concernant les BACs, le "Littéraire" est à comprendre Arts et Littérature, ces deux éléments étant très proches et facilement associable (La Littérature étant un Art, même si l'Art n'est pas forcément Littéraire).

Considérant que la culture générale, bien distillée, permet la réflexion, la débrouillardise et la capacité d'adaptation nécessaires à toutes professions "standards", on peut également envisager la suppression pure et simple des filières "BAC Pro" remplacées par un cursus technique BAC+1/+2 (maxi), suivant les formations, lequel apporterai uniquement les compétences techniques nécessaires, puisque la culture générale est déjà acquise.

Un système de ce type, envisagé à grande échelle, pourrait d'ailleurs permettre à nos universités de se partager les rôles en se spécialisant plus ou moins dans une branche (soit générale, soit technique) permettant de grouper le matériel spécifique par site (centralisation et réduction des coûts), tout en proposant à tous les élèves d'une branche, les mêmes chances de réussite, avec les mêmes professeurs et le même matériel à disposition pour travailler, ainsi que la mixité de population, dont l'absence est souvent reprochée au secondaire. Ceci permettrait également à ces mêmes universités de se concentrer sur 1 objectif et de pouvoir l'atteindre (signifiant la réussite pour l'université concernée), sans parler de leur revalorisation.

On pourrait d'ailleurs envisager le même principe pour les branches générales d'études supérieures, par exemple:
- pour un BAC S, on ne peut accèder qu'à des universités spécialisées dans le scientifique et imaginer que dans ce panel, chaque université aie sa propre vocation (comme par exemple, Talence qui ne ferait que médecine, et Toulouse la Bio-recherche, Rennes 2 la psychologie, tout comme on pourrait retrouver une université spécialisée dans l'enseignement scientifique -maths/physique/chimie/bio- etc... -PS: les exemples sont bidons, c'est juste pour expliquer!-). Et idem pour les autres BACs

La spécialisation des universités, telles que pensées ci-dessus, permettrait également une sorte de délocalisation de la jeunesse, permettant une meilleure "émancipation" et le début d'une certaine autonomie, à l'instar du Service Militaire, quand il existait encore! Ce qui pourrait avoir du bon dans la maturation et/ou la maturité des individus!

Et pour que l'ensemble soit complet, une filière sports, basée sur la performance sportive, avant tout, accessible dès la 5ème pour pouvoir prétendre repérer les "futurs prodiges", mais validable seulement à partir du BEPC, obligeant le futur "sportif" à un minimum culturel requis.
Ceci signifie que l'adaptation de l'emploi du temps doit se faire par rajout d'heures de sport et non par un remplacement, puisqu'il faut maintenir le niveau équivalent du BEPC et donc, conserver le même programme!

Je pense avoir à peu près fait le tour de mes idées et je vous laisse donc me crucifier vertement!!!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 02 juin 2006

Oui, l'E.N. finit par ressembler au monde de l'entreprise avec cette vaste fumisterie qu'est la norme ISO où les sociétés, pour trouver des clients, doivent être agréées ISO, ce qui ne signifie aucunement qu'elles sont capables de produire de la qualité, mais de produire n'importe quoi, du moment que la procédure a été respectée !
Ceux qui travaillent dans le privé voient certainement de quoi je parle, car depuis ces 15 dernières années, les salariés sont alourdis de tâches administratives au détriment de l'aspect purement créatif ou productif de leur métier initial.
Eh bien qu'ils se consolent ! Dans l'E.N. c'est du pareil au même ! Pour donner un exemple, nous venons de recevoir de nouveaux formulaires pour le passage à la classe supérieure.
Le conseil de cycle donne son avis. La famille le sien. Nouvelle réunion du conseil de cycle et second avis, suivis de la nouvelle acceptation ou non de la famille !
Pour donner un exemple de ce qui potentiellement peut arriver...
CdC : défavorable => mantien
famille : accepte la décision
15 jours + tard :
CdC : enterrine la décision => mantien
famille : elle peut s'opposer !!

Totalement stupide !
Autre cas (exemple, celui de mon plus jeune fils âgé d'un peu moins de 3 ans, qui passe en PS 2(une classe qui n'existe pas sur le papier !) on a débouché le champagne, cela va s'en dire !)
CdC : favorable
famille (nous) : on accepte
cdC bis : accepte l'acceptation
famille (bis) : accepte l'acceptation de l'acceptation !

Ridicule, quand tu nous tiens...

Ecrit par : Sionac'h | 02 juin 2006

Le problème actuel, je pense qu'il vient surtout de l'absentéisme de solutions convenables pour palier les carences relevées par les évaluations proposées (qui, du coup, en deviennent franchement inutiles!), et de cette volonté politique de niveler systématiquement vers les bas.

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 02 juin 2006

Surtout qu'il s'agit d'un "apprentissage scolaire" ou seul l'enseignant constate les réelles capacités de l'enfant durant les phases scolaires, puisque les parents ne sont pas en classe pour confirmer ou infirmer le constat de l'enseignant.

Et oui, comme vous le dites, Soniac'h, le ridicule ne tue pas! (Sinon, je pense qu'il n'y aurait plus de place dans les cimetières! Et on aurait sans doute moins de chomage!)

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 02 juin 2006

A TLF
Nous ne devons pas parler la même langue. Je ne vois pas où j'aurais défendu l'égalitarisme au contraire puisque je passe mon temps à le dénoncer.
Il faut lire ce que les autres écrivent. Quant à l'adjectif "haineux", vous en prenez la responsabilité. On a le droit de ne pas être d'accord avec vous et de vous le dire lorsque vous faites autant de provocation ( "haineuse???") ( 35 h pour les profs du secondaire, trop de congés...)Vous récoltez ce que vous semez...
Elisabeth.

Ecrit par : elisabeth | 02 juin 2006

Bravo !! Dénoncez encore et toujours la supercherie générale et le mensonge que l'on fait à nos enfants après avoir menti aux femmes en leur faisant croire que travailler hors de chez soi est un plus. La prétendu "émancipation des femmes" cache une baisse de niveau de vie effarante. Il y a seulement 2 générations un salaire moyen faisait vivre confortablement une famille. Aujourd'hui les femmes sont économiquement obligées de travailler. Qui profite ? Les hommes qui les abandonnent avec leurs enfants d'autant plus facilement qu'elles sont "financièrement autonomes " et les pourvoyeurs de la société de consommation. Qui trinque principalement : les enfants.

Ecrit par : Elisabeth | 02 juin 2006

J'avais également soulevé ce problème en constatant qu'une des différences par rapport à l'époque où j'étais écolier (il y a 25 ans), c'était que les enfants restaient rarement à la cantine et encore moins à la garderie et que le soir, toutes les mamans venaient chercher leurs gamins.
A présent, il est nécessaire, pour vivre décemment, de disposer de deux salaires. Cela implique que les parents ont moins de temps à accorder à leurs enfants et n'ont pas envie de les aider le soir à faire leurs devoirs. Cela implique aussi que ceux qui n'ont pas les moyens de faire garder leurs gamins par une nounou ou en garderie, les laisseront chez eux avec les conséquences que cela peut entraîner de voir des gamins livrés à eux-mêmes.

Je suis heureux qu'une femme parle de la "prétendus "émancipation des femmes" cache une baisse de niveau de vie effarante", car en tant qu'homme, dire cela est souvent pris pour une forme de machisme et laisse supposer de façon très réductrice, que la personne n'a qu'une envie : celle de voir sa femme (les femmes) rester au foyer à torcher les mômes !
En ce qui me concerne, je n'espère qu'une chose : que mon épouse gagne beaucoup plus que moi pour que JE reste à torcher les mômes !

Ecrit par : Sionac'h | 02 juin 2006

Sionac'h,
Je ne suis en rien responsable du dernier message écrit par "Elisabeth" avec un E majuscule , message écrit par une personne qui a le même prénom que le mien ou qui cherche à me faire dire ce que je n'ai jamais dit. D'ailleurs si la dite personne est de bonne foi, je ne doute pas qu'elle trouvera un moyen rapide de se distinguer pour que la confusion ne se reproduise pas et je l'en remercie.

Ecrit par : elisabeth | 02 juin 2006

Mon prénom est Elisabeth et intervenant pour la première fois sur ce blog, je n'ai pas vu que j'avais une homonyme dans cette discussion. Donc pas de "paranoïa" ...De toute façon nous intervenons tous ici de façon quasi anonyme et ce qui compte c'est l'échange et la confrontation d'idées et non pas ceux qui les expriment.

Ecrit par : Elisabeth | 02 juin 2006

Sionac'h,
Je ne suis en rien responsable du dernier message écrit par "Elisabeth" avec un E majuscule , message écrit par une personne qui a le même prénom que le mien ou qui cherche à me faire dire ce que je n'ai jamais dit. D'ailleurs si la dite personne est de bonne foi, je ne doute pas qu'elle trouvera un moyen rapide de se distinguer pour que la confusion ne se reproduise pas et je l'en remercie.

Ecrit par : elisabeth | 02 juin 2006

Bah, Sionac'h, je vous comprends, mon chéri n'attend que cela ;-).... Et je le laisserai faire les yeux fermés.
Il fait déja la vaisselle, le repassage, la cuisine, le bricolage, résoud des équations, aime la Littérature..... (soupir... "Mon héros")

Ecrit par : Ordrade | 02 juin 2006

vous êtes bien tous, je vous aimions tous très fort :o)

"pour que JE reste à torcher les mômes "

tu l'avions déjà fait ? :) moi j'étions pour le partage des tâches un coup toi , un coup toi :o))))) nan j'déconnions
un coup moi un coup toi .(of course de cheval)
bon désolé je vous laisse "bosser".
Bien cordialement

Ecrit par : toto | 02 juin 2006

Oulah, Ordrade ! Je n'arrive pas à la cheville de votre époux ! Mais nous savons nous répartir les tâches à la maison en fonction de nos aspirations réciproques.

Mais quoiqu'il en soit, le problème de société est bien là ! Tout a été organisé pour que le niveau de vie baisse et contraigne les familles à travailler à deux, sans permettre aux familles d'organiser une vie sociale digne de ce nom. Les enfants et les parents ne se voient plus et surtout ne parlent plus.
Je suis effaré de voir que dans une classe "bonne" comme celle que j'ai, je sois obligé de palier les carences en explications des parents. Est-il normal, par exemple, qu'arrivé en début de CM2, des enfants n'aient pas su situer Paris ou la ville dans la laquelle ils habitent sur une carte muette ?
Je peux vous dire que c'est le cas à présent ! Mais cela ne relève pas de mes compétences ni de celles de mes collègues précédents ! Le rôle des parents doit être aussi d'éveiller leurs enfants un minimum !
Je ne jette pas la pierre aux parents, car comme je le dis, déjà, peu d'élèves heureusement étaient dans ce cas, et surtout, ils ont de moins en moins de temps pour leurs enfants. Mais cela nécessite une adaptation de la part des enseignants. D'où ma suggestion d'augmenter la journée des écoliers pour leur permettre, en fin de journée d'avoir une étude réellement suivie et des activités d'éveil, mais le tout réglementé et évalué, pas un service de garderie municipale.

Ecrit par : Sionac'h | 02 juin 2006

Les problémes que vous abordez sont une réalité de l'épuisement politique de la Vème république!

On constate partout une aggravation de la "fracture sociale" et nos politiques s'évertuent à chercher une solution là où elle n'est pas!

Aujourd'hui, contrairement à ce que soutiennent les politiques de tous bord, le fait qu'une majorité de foyers ne soit pas sous le seuil de pauvreté ne tient pas à la perception d'n salaire décent, mais uniquement au fait que les 2 parents travaillent pour que le foyer puisse s'en sortir, ce qui modifie considérablement le problème et ses solutions.

Mais avouer celà, de la part des politiques, reviendrait à avouer leur impuissance à trouver des solutions, ou tout simplement, confirmer à ceux qui le pensent dèjà, que cette situation de crise est consciemment voulue par les différents gouvernements.

Ceci dit, on s'égare, car il est ici question de politique pure, qui n'est pas l'objectif principal de ce blog. J'invite d'ailleurs tous ceux qui ont des idées, observations, suggestions et/ou des propositions de réformes purement politiques sur le blog suivant:

http://vivelademocratie.midiblogs.com/archive/2006/05/21/reflection-sur-la-vi_-republique.html

Ceci pourrait permettre, via les moyens de communication actuels, de faire suivre les idées de réformes vers les partis politique, pour qu'ils puissent tenir de la volonté des Français!
Car, à l'heure actuelle, on fait passer le français pour instable, voire idiot, alors qu'il n'est pas forcément opposé aux réformes ou à l'Europe, mais seulement au type de construction qui en est proposé!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 02 juin 2006

Un peu de détente dans ce monde de brutes et de machos avinés…
Spécial Siona'ch, qui envisageait plus haut de se fouetter avec des orties :
"Ortica Seneca" porte le nom du philosophe parce que, selon la tradition, il se faisait fouetter avec lesdites afin de ranimer une virilité forcément décadente (je mets à part la tradition corse, qui prétend que les mégères insulaires le flagellèrent des susdites pour le punir de lorgner d'un peu trop près leurs donzelles, durant les sept années de son exil dans l'île, sous le règne de Claude). Un coup d'œil sur le Traité des flagellants de l'abbé Boileau (le frère de l'autre — 1703) nous apprend d'ailleurs que les excès de pénitence, qu'elle fût assénée à coups d'orties ou de discipline ("Laurent, serrez ma haire avec ma discipline…") étaient fort ambigus, aux yeux de l'église, en ce qu'ils excitaient les esprits animaux, surtout lorsqu'on les concentrait sur les lombaires. Le châtiment auquel se soumettrait Sioma'ch n'en est donc pas un — bien au contraire…
Comme dirait Toto : j'savions pas, mais j'allons essayer tout de go…
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 juin 2006

Merci pour cette touche "rafraichissante" de culture et d'humour! A tester...

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 02 juin 2006

je suis entièrement d'accord avec vous!! j'enseigne en ZEP et mes élèves sont ravis de découvre Homère, Aristophane, Molière et les autres; pour une fois qu'on ne les prend pas pour des sous-doués incapables de s'approprier la littérature. Ils n'ont pas besoin de nous pour lire Loanna! et d'ailleurs ils se rendent bien comptent que tout cela n'est que du papier gâché! Plutôt que de supprimer des postes d'année en année, mieux vaudrait supprimer les IUFM, refuge de gens bien payés à démolir l'école!!

Ecrit par : Christine | 02 juin 2006

Voilà en peu de mots bien des choses — bien dites…
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 juin 2006

Monsieur Brighelli, à quand la politique?

Au vu des témoignages et de l'accord de nombre de personnes (y compris moi!) avec votre opinion sur le lien direct entre violence / absence de communication / inculture Je suis sûr que vous pourriez faire un très intéressant ministre de l'éducation! ;-)

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 02 juin 2006

JPB, je vous laisse commencer à tester et selon le témoignage de votre expérience personnelle, je me laisserai tenter... ou non !

Ecrit par : Sionac'h | 03 juin 2006

Bravo Brighelli

D'abord pour avoir élévé la voix dans la solitude du silence des profs, dépassés par le consensus mou des hiérarchies.Ensuite, pour avoir défendu les lettres. Certes, nous le faisions tous dans nos salles de classe, mais la modernité semblait nous délaisser malgré l'intérêt de nos élèves ,( puisque c'est ma discipline), à la philosophie.
Ton livre a fait sentir ses effets. Les profs en parlent et j'ai observé une grande fierté renaître chez certains.
Mais il faudrait transformer l'essai. C'est à dire penser à une association. A politique. Seulement professionnelle, qui défendrait la valeur des contenus, l'exigence, la qualité de la pensée, le respect de notre métier. Seraient laissées aux syndicats les questions de salaire, de promotion, etc...
Alors Brighelli, pourquoi ne pas relever le gant? Je peux te dire qu'il y aurait du monde derrière toi.
Sans problème et avec gratitude.
Guitton
Professeur de philosophie

Ecrit par : Guitton | 03 juin 2006

Bonjour Monsieur Brighelli.
Je viens de finir A bonne école, après avoir lu La Fabrique du crétin ; même si je ne partage pratiquement aucune de vos opinions politiques, je dois reconnaître que vos constats sur l'école sont, hélas ! fondés. Je me permets juste une petite rectification sur la note du bas de la page 57 : " Les agrégés passent aussi en IUFM, mais n'ont rien à en craindre " : que nenni ! Les appréciations des conseillers pédagogiques et des formateurs IUFM ne sont en général que l'antichambre de celles des IPR. Si vous vous tenez au courant des observations enregistrées aussi bien par les syndicats que par la Société des agrégés, vous devez d'ailleurs savoir que ces derniers, en tant que personnes apparemment singulièrement rétives à la manipulation de la pensée, sont particulièrement dans le collimateur des IUFM, ce que je viens d'apprendre à mes dépens cette année : je sais que, l'année prochaine, il s'agira avant tout d'adopter le profil le plus bas possible et de dire amen à tous les préceptes inculqués, sans quoi...
Et quand vous parlez des Khmers rouges, je m'étonne que vous n'ayez pas poussé la comparaison jusqu'à la fin ; les méthodes employées à l'IUFM sont exactement celles de Staline et de Pol Pot :
- éloge de la pensée unique, nouvelle divinité destinée à remplacer chez le peuple enseignant les autres formes d'opium
- culpabilisation systématique des déviationnistes et
- devoir d'autocritique ayant pour but de faire accepter par ceux-ci leur condamnation comme le châtiment juste, mérité et exemplaire de leurs crimes.
Cordialement
jojo

Ecrit par : jojolapin | 03 juin 2006

...La pensée unique...

...Tout le monde s'accorde à dire que la pensée unique est néfaste, et qu'il faut laisser poindre une pensée individualisée pour la richesse de diversité qu'elle peut engendrer...

...Oups!... ...N'est-ce pas encore de la pensée unique? ;-)
...Celà devient très compliqué! :)

Humoristiquement!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 03 juin 2006

L'école dans le rétro

Larticle paru dans le dernier numéro du nouvel observateur a le mérite de relativiser l'influence des Brighelli, Le Bris, Lafforgue et autres ...... On y perçoit aussi les bénéfices qu'ils doivent dégager de leur exposition médiatique savamment orchestrée. Dommage que notre Ministre use du copier coller dans leurs discours pour rédiger les siens. Auprès de lui ils ont plus que l'influence, c'est du formatage. Dire qu'à eux il accorde au travers du SLECC des décharges de service pour mener leur expérimentation quand en parallèle il s'acharne à retirer celles des mouvements complémentaires de l'école qui travaillent depuis longtemps pour défendre la solidarité, la coopération et pas la compétition entre les élèves.
Ci dessous le lien vers cet article dont je conseille à tous la lecture.
http://www.nouvelobs.com/articles/p2169/a306822.html

Ecrit par : Christian | 03 juin 2006

Je réagis - un peu tard - au deuxième commentaire de cette note, écrit par Christophe Sibille, où l'on peut lire :

" Dieu merci, l'IUFM a validé son stage. Heureusement. Avec une mention; (c'est une stagiaire assez brillante). Vous voyez, les choses ne sont pas si simple (sic) "

Je ferai remarquer à M. Sibille qu'à l'IUFM ( en tout cas dans ceux que j'ai la chance de bien connaître ) il n'existe pas de mentions. Tout au plus des " favorable " , "réservé " , " défavorable " et " insuffisant " qui sont cochés par moult personnes à l'occasion d'une visite ou d'un mémoire. Je me demande donc bien quelle mention gratifiante cette stagiaire a pu avoir.

Pour Christian, je rappellerai qu'il n'est pas besoin de lire le Nouvel Observateur pour " relativiser " l'influence d'une pensée comme celle de Ms Brighelli, Lafforgue et Le Bris ( est-ce vraiment tout à fait la même, d'ailleurs ? ) : la pensée dominante reste celle de l'IUFM, et le formatage mené par les pédagogues experts en didactique est plus puissant que les apparitions médiatiques ( trop rares ) de M. Brighelli ou de M. Lafforgue.

Ecrit par : Jeremy | 03 juin 2006

Quant à Caroline Brizard, dont l'un de ses articles est donné en lien ci-dessus, on lui doit notamment un entretien complaisant avec Philippe Meirieu... Je ne la crois pas vraiment d'une objectivité exemplaire.

Ecrit par : Jeremy | 03 juin 2006

Du reste, sa conclusion est édifiante ! Il faut à présent détruire le collège, comme on l'a fait à l'école primaire !
Le parti pris est évident tout au long de l'article avec des mises en doute constantes des propos des différentes auteurs. "Un livre plutôt drôle tant les exagérations y sont nombreuses.", à propos du livre de Rachel Boutonnet, qui, même si je ne partage pas tous ses points de vue, ne livre que le sien, là où l'ensemble des témoignages recueillis apporterait à son moulin plus d'eau qu'il n'en a besoin.

Tiens, JPB, cela ne vous dirait pas un recueil de témoignages ? Ca permettrait à certains d'éviter de dire que cela ne concerne que peu de personnes !

Ecrit par : Sionac'h | 03 juin 2006

Le nouvel Obs ? Vous voulez dire qu'il publie encore des articles entre les pubs ? La dernière fois que je l'ai ouvert, j'avais l'impression de lire un catalogue.

Heureusement que c'est un journal de gauche, donc totalement imperméable aux pressions du marché. Sinon, qu'est-ce que ce serait, dites-moi.

Mais, bien entendu, il est très bien placé pour s'en prendre aux super-milliardaires vendus au pouvoir que nous sommes.

Ecrit par : Pierre-Henri | 03 juin 2006

C'est vrai que l'article du nouvel obs est d'un parti pris évident, qui de répéter ("copié collé" pour l'auteur aussi ) ce que tous ont contesté (syndicats et gauche) de la circulaire de Robien : la méthode globale n'avait plus lieu . Mais passer sous silence qu'elle est employée dans la methode mixte. Cette omission (qui se répète là encore) n'est pas le gage d'une volonté de contruire une critique objective.
Finalement on en apprend davantage sur l'apparence physique des intervenants.... et l'humeur de la salle.

Bref, au niveau argumentaire, je reste sur ma faim et n'ai rien appris de nouveau.

Ecrit par : DG | 03 juin 2006

Quelques bourdes de l'article cité, en vrac:

-Laurent Lafforgue n'appartient pas, que je sache, à une dynastie normalienne. Rien à voir avec les familles Bourdieu ou Derrida.

-Ce n'était pas l'Inspection en tant que corps, mais les experts de l'EN qui étaient visés par l'allusion aux khmers rouges (qui n'était d'ailleurs pas une comparaison directe , mais qui veut encore s'en souvenir?)

-Il n'a nullement choisi l'esclandre; si sa démission a fait quelque bruit , en effet, c'est qu'elle lui a été demandée, ou plutôt imposée. La pire des choses eût été de l’admettre sans piper mot.

-Les cours de 6ème sont tout, sauf des "cours magistraux à l'ancienne". Et il existe des dispositifs pour assurer la transition entre l'école et le collège.

-Si le stress scolaire apparaît en effet dès le primaire, c’est que le niveau n’y est plus évalué en termes de connaissances de bases (théoriques ou pratiques), mais par un fouillis de compétences et de sous -compétences, dûment sanctionnées. Aussi, devant des bulletins qui ressemblent à un bilan clinique de maladie grave, ou à un arrêt de justice, il y a de quoi être stressé. Mais ce ne sont pas M. Le Bris ou R. Boutonnet qui ont inventé ces procédures, que je sache.

-On n’est pas étonné que les éloges des méthodes prétendument actives, et fondées sur la construction du sens par l’apprenant lui-même, proviennent de la même mouvance (Inspection, directeurs d’IUFM, syndicats). N’empêche qu’au nom de ces méthodes forcément plus efficaces que le radotage à l’ancienne, ma fille a appris que les rois de France étaient sacrés à Rouen, et que la fonction du foie était de broyer le bol alimentaire ; ce qui fut scrupuleusement consigné dans 25 cahiers. Alors, construire, oui, mais quoi ?

-L'élève de Robien n'est sans doute pas plus attentif que l'élève Brizard: Sauver les Lettres (ainsi que JPB) ont mainte fois exprimé leur hostilité à l'imposition autoritaire de toute méthode de lecture.

-Enfin, l'allusion à Cassandre est spécialement mal venue. Sa malédiction n'était pas de prédire de mauvaises nouvelles, mais de n'avoir justement l'oreille de personne, encore moins d’un ministre. Ou alors ce n'est plus Cassandre. Personne n'est tenu de faire de l'érudition mythologique, mais alors mieux vaut la laisser à ceux qui s'y connaissent. Point mineur, certes, mais qui illustre bien l'attitude ambigüe de la bobocratie envers cette culture bourgeoise qu'elle fait métier de conspuer.

Sur le fond, pas grand-chose à dire. Ce sont toujours les mêmes vieux trucs éculés: attaques ad hominem, déformation caricaturale des thèses hétérodoxes, citations tronquées, théorie du complot (celui d’une secte ultra-minoritaire, mais toute puissante), déni de la réalité ("il faut relativiser" est le prélude au grand air "tout va très bien madame la marquise"), fuite en avant dialectique, et faisant peu de cas de la contradiction interne: si l'école patine, ce n'est pas par excès, mais par défaut de pédagogisme. Forcément. Donc il faut pédagogiser de la maternelle à la fac, puisqu'un système inepte, mais uniforme est nécessairement préférable à un système dont certains éléments feraient de la résistance et du mauvais esprit. C’est un peu le raisonnement des léninistes dans les années 20 : si les moujiks crèvent encore plus de faim que sous les Tsars, ce n’est pas que la doctrine est mauvaise, c’est la faute aux défaitistes, aux traitres et aux saboteurs. Qu’on en fusille quelques uns et tout ira mieux ! Et là-dessus, les néo-réacs sont invités à résipiscence, afin de devenir les alliés, ou plutôt les valets, de ceux qu’ils dénoncent.

Le seul intérêt de l’article, à mon goût, est d’exprimer l’irritation d’une presse de cour, habituée à dicter les élégances intellectuelles de la rive gauche, et qui ne supporte pas de voir enfin tenir sur l’école un autre discours que le sien. Notre "poil à gratter" (sic) ferait du bien à ces petits clercs moralisateurs: on sait ce que couvre leur bouclier de gravité.

Ecrit par : Jean-François Croz | 03 juin 2006

Jean-François, bravo. Tout est dit.

Ecrit par : Pierre-Henri | 03 juin 2006

Bien dit JFC : les cours magistraux en 6ème n'importe quoi !

A quand le recueil de témoignages ?

L'école à deux vitesses est malheureusement en gestation, et l'écart entre ces deux vitesses est ENORME !

Ecrit par : D | 03 juin 2006

Brillante analyse, qui me dispense de tout commentaire ultérieur : tout est dit.
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 juin 2006

Je vais mettre un lien sur mon blog pour recommander la lecture de cette note. Ce qui "me tombe des mains", c'est plutôt ce genre de journal "people" ou ces livres torche-cul qu'on retrouve ensuite en tas aux Puces.
Quel mépris de la part d'enseignants qui s'imaginent "aider" leurs élèves en les rabaissant alors qu'on les fait progresser précisément en leur donnant des lectures plus difficiles... Les études sans effort cela n'existe pas. Mais il faut aussi (re)donner le goût de lire...
J'ai eu entre les mains un manuel de littérature de 1ère (tout de même année du Bac de français !). Ils s'étaient mis à 10 pour pondre une vaste connerie : survol de la littérature du Moyen-Age jusqu'à nos jours avec aucun texte "classique" sauf d'ineptes gloses sur les auteurs ou les sujets. Manuel en usage au Lycée de Chatenay-Malabry (92) cette année et les précédentes (il n'est pas neuf).
On est en train de massacrer la connaissance de la littérature et toute culture. Je me souviens que quand j'étais en primaire (jusqu'au certif') nous faisions des dictées, tirées d'oeuvres variées mais de qualité. Dans les livres de français et de grammaire des extraits d'oeuvres me donnaient envie de lire les auteurs. Sans doute avais-je la chance de vivre dans une famille cultivée avec beaucoup de livres.
Que ne diraient aujourd'hui Montaigne et Rabelais qui pourfendaient les "lourdes têtes" ! Mais on ne les lit plus, trop difficiles... J'ai encore un livret qui servait pour les émissions de la radio scolaire de chant et pour la poésie... (année 61-62). Pas de la gnognotte !
Mon père avait dû traduire Plutarque dans ses jeunes années (il a passé le bac de français en 1914-1915, juste avant de s'engager à 17 ans) car en le lisant tardivement j'ai retrouvé tout plein d'anecdotes qu'il nous racontait lorsque j'étais enfant. Madame de Sévigné m'a donné envie de lire le cardinal de Retz, Saint-Simon, de m'intéresser à Madame Guyon et aux controverses Bossuet-Fénelon, aux éloges funèbres de Bossuet... le fameux "Madame se meurt, Madame est morte"...
Mon père voulait me faire lire "les mémoires d'outre-tombe" et je lui avais répondu que ce devait être un "coup de barbe". J'avais heureusement conservé ses exemplaires, 3 volumes défraîchis du Livre de Poche, et par la suite, je m'y suis plongée avec délices... avant de lire d'autres oeuvres (notamment "itinéraire de Paris à Jérusalem" qui en apprend beaucoup sur l'Europe d'aujourd'hui ce me semble et "Vie de Rancé").
Je prise peu les romanciers actuels (mais je vous trouve très sévère pour Sagan dont l'écriture est très belle, quant à Minou Drouet dont j'avais entendu parler quand j'étais enfant, rien lu d'elle et contrairement à Sagan elle n'a pas dû récidiver... de Sagan il faut lire, entre autres "La femme fardée" et le "lit défait"), avec une exception pour Péju, également pour la qualité d'écriture. Je ne dois pas être normale car j'ai dernièrement fait mes délices de La Fontaine, une vieille édition complète (Hachette) en petit format très pratique pour lire dans le train de banlieue et le RER.
Et plutôt que les livres où l'histoire est romancée je préfère lire directement des livres qui traitent des événements ou des personnages, l'histoire est un roman ! ou des monographies sur tel ou tel sujet, les correspondances ou les mémoires... Pourtant, nonobstant mon goût pour la lecture j'étais une feignasse de première à l'école (moralité : j'ai dû faire des études tardives !).
Comment faire pour que ce ne soit plus "l'inculture bobo" qui triomphe mais la foi qui animait naguère les "hussards noirs de la République" ?

Ecrit par : kamizole | 04 juin 2006

La "foi" des hussards noirs devait remplacer la foi chrétienne, qui posait un sérieux problème aux gouvernements des années 1880-1900. Le défi s'est estompé après 14-18, quand il a été acquis que la République — la "Gueuse", disaient ses adversaires — avait définitivement triomphé. Et la foi enseignante s'est lentement errodée. La culture des Lumières, qui avait remplacé celle des Evangiles, s'est retrouvée contestée à son tour : paradoxalement, c'est après 68, qui était un événement incontestablement "laïque", que l'on a assisté à ce retour du religieux diffus qu'est le post-modernisme — et quoi de plus "post-moderne" que la pédagogie des IUFM ? D'où l'aspect souvent sectaire des nouveaux gourous, et leur haine du Savoir classique — l'exact équivalent de la haine que professaient les curés à l'égard de Voltaire. Il est d'ailleurs significatif que la Pédagogie-Meirieu préfère Rousseau, qui n'a cessé d'infuser dans le rationalisme des Lumières du sentimentalisme, de la religiosité, et de l'individualisme. La descendance du "philosophe de Genève", comme on dit, c'est la reconnaissance du droit au "respect" (qu'est-ce qui est respectable dans les éructations d'un jeune crétin ?), à la "différence", et bientôt au communautarisme le plus létal.
L'acceptation "classique" d'un standard de beauté, en littérature comme ailleurs, ne fait plus recette dans un monde où le "c'est votre avis, ce n'est pas le mien" est devenu nouvelle parole d'Evangile. Les programmes de Français de 1999 — les "programmes Viala" —, en réduisant tout texte au PPCD "discours", ont enfoncé dans les crânes la certitude que tout se valait — y compris les productions (le "sujet d'invention" proposé au Bac) d'élèves fortifiés dans leur inculture et leur narcissisme. La culture classique s'appuyait sur "le moi est haïssable". L'inculture moderne se fonde sur l'exaltation du moi-Je.
Et le retour du religieux au sens strict va de pair avec ce lavage de cerveaux — mais je ne veux pas anticiper davantage sur le contenu du livre que je suis en train d'écrire…
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 juin 2006

A propos de livres de lecture, de dictées et de manuels...

Pour ceux qui ne le sauraient pas, l'IUFM passe son temps à tirer à boulets rouges sur les manuels. Une des conséquences, c'est qu'on arrive dans des classes où il n'y a pas de manuel ! Pratique pour enseigner des disciplines comme l'histoire ou la géographie ! S'il est évident que chaque manuel comporte ses inconvénients, mieux vaut quelque chose plutôt que rien... sauf pour l'IUFM. En ce qui me concerne, mon premier geste, à mon arrivée dans l'école a été d'acheter une série de livres en histoire et en géographie. Petit à petit, année après année, je vais compléter ceci.
Récemment, nous avons fait du tri dans une salle de classe qui sert depuis pas mal d'année de salle d'arts plastiques (que je déteste ce terme, décidément !), salle de projection, de réunion, remise... NOus y avons trouvé de vieux manuels oubliés de tout le monde. Je savais qu'ils étaient là, car, curieux de nature et aimant bien les vieux papiers, j'avais regardé une partie du contenu de ces armoires et trouvé des manuels dont certains dataient de mon enfance, voire encore plus vieux. D'ailleurs, certains de mes collègues plus âgés que moi ont reconnu des manuels qu'ils utilisaient en début de carrière.
Ce qui m'a amusé, cela a été leur réaction à se dire : tiens, je vais utiliser un BLED parce que pour faire des exercices, y'a rien de mieux. Ben oui, ça semble pourtant évident ! Le BLED est le truc le plus austère, mais ce n'est pas en ayant un super manuel " d'ORL " en couleur avec des photos partout qu'on peut permettre aux gamins de maîtriser les règles grammaticales et de reconnaître S+V+C dans la phrase !
Heureusement que nous sommes d'odieux professeurs dans notre école.

De mon côté, j'ai récupéré tous les manuels d'histoire - géo, même si dans ce domaine, il convient d'en avoir de récents, une manuel de dictées (ça tombe bien, je passais mon temps à me creuser la tête pour savoir quoi leur donner dans ce domaine !) et surtout, des années de "documentation pédagogiques", que mes collègues voulaient jeter directement avec les autres vieux machins définitivement inutilisables. POurtant, ces documents sont des merveilles ! Il s'agit de petits dossiers (qui datent des années 60) présentant sur un sujet particulier 4 grandes photos et le livret apportant tous les commentaires. Le caractère ancien de ces documents n'est pas un problème en soi. Au contraire, j'ai déjà mis à profit ces documents pour leur présenter l'évolution de certaines technologies dont je leur avais déjà parlé sans pouvoir leur montrer réellement de quoi il s'agissait, autrement qu'en le leur évoquant par oral ou par un schéma au tableau. Je leur ai ainsi présenté un ordinateur de 1969 ! Les gamins n'en sont pas revenus. La photo présentait une pièce grande comme notre salle de classe, avec des armoires à bandes magnétiques énormes sur chaque mur et trois types avec des allures de "men in black" en train de pianoter sur une sorte de clavier de machine à écrire et sans écran.
Ca ressemblait un peu à ça :
http://www.usherbrooke.ca/accueil/vignettes/informatique/images/image01.jpg

Bref, c'est souvent dans les vieux pots qu'on trouve la meilleure confiture.

Ecrit par : Sionac'h | 04 juin 2006

Bijour FouRhum,

Moi aussi j'voudrions dire BRAVO à Jean-François Croz.
Super post ! Merci beaucoup.

Ecrit par : toto | 04 juin 2006

Je vous en veux beaucoup M. Brighelli.
Je vous en veux car, jusqu'à il y a quelques mois, je vivais dans une béate insouciance... Je ne suis pas enseignant et ma fille n'étant pas encore scolarisée, je suivais de très loin ce qui avait un rapport, de près ou de loin, avec l'Ecole: la question des moyens. des programmes, les difficultés du corps enseignant... J'ai toujours entendu et vu les profs descendre dans la rue demander des moyens supplémentaires; alors la question centrale à traiter devait vraisemblablement n'être que celle-ci (?). Quoi de neuf là-dessus? Celle de la violence à l'école trouvait ses racines dans une évolution inéluctable de la société vers plus d'images, vers une fragilisation de la cellule familiale, la paupérisation croissante d'une frange de la population, etc. Qu'y pouvions-nous? si ce n'est faire en sorte que cette société soit moins injuste!?
L'Ecole n'était pas, à mes yeux, à remettre en cause dans son fondement. Je laissais le sempiternel sujet de la baisse des niveaux à ceux que j'estimais être des réacs...
Lorsque la question de la scolarisation de ma fille s'est posée, j'ai eu l'occasion de me rendre compte d'un certain nombre d'"anomalies": mais pourquoi mettent-ils donc des mots voire des phrases entières sur des bandes de papier dans les classes de moyenne section, les enfants ne sachant pas lire? Le "bain de lecture", Monsieur, on leur apprend des mots et petit à petit...
Et puis j'ai eu l'occasion de lire votre livre (et bien d'autres depuis)...
On n'imagine pas les conséquences d'une telle prise de conscience.
Il y a celles immédiates qui ne mangent pas de pain: on se désabonne de certains de ses journaux préférés qu'on lisait distraitement le matin avec son café ... ou on les lit avec beaucoup plus de circonspection (le Monde, etc.).
Puis on en discute avec d'autres parents d'élèves. On découvre que tout le monde, pardonnez-moi l'expression, "nage dans le potage". Il y a ceux qui restent encroûtés dans leurs certitudes. « Tout va bien, je te dis, les enfants n’ont jamais été aussi bons. Tout çà, c’est des ragôts de fachos »… D’autres ne savent pas. Ce n’est pas nécessairement qu’ils se désintéressent du sujet. Ils n’ont pas d’opinion, point. Quelques parents ont une foi absolue dans le privé : de toutes façons, mes enfants sont dans des établissements privés alors ces problèmes… Quand je leur demande ce qu’ils y apprennent de plus, ces écoles devant bien respecter les programmes et recommandations du Ministère ( ?), alors là, pas de réponse… Enfin, il y a les parents désarçonnés, j’en fais partie, qui constatent les évidences, ne comprennent pas comment tout cela a pu se faire sous leurs yeux depuis tant d’années. On nous parlait de l’égalité des chances, de l’accès de tous à un enseignement de qualité et voilà le travail !…
On se documente, on lit beaucoup puis on s’intéresse alors aux positions défendues par les partis politiques. Il y en a bien un dans le lot (si possible de gauche !) qui est lucide et propose quelque chose d’intelligent. Rien vu. Le PS, entre autres choses, dans ses états généraux http://www.lesetatsgeneraux.fr/sitedesign/standard/images/t00.png, ne pense qu’à remédier aux inégalités constatées et à augmenter les moyens… Les Verts, sur un doux nuage cotonneux bio (http://programme.les-verts.org/rubrique.php3?id_rubrique=110) proposent de renforcer les itinéraires de découverte (IDD), les travaux personnels encadrés (TPE) ou les projets professionnels (PPCP) dont on connaît malheureusement les résultats consternants.
Je me suis promené sur d’autres sites mais rien…
Il faut donc agir. Mais comment ?
Je lis sur votre blog qu’il faut agir non pas pour le succès mais pour la beauté du geste. Si le héros d’Edmond avait du panache, je n’arrive pas à me résoudre à cela. Son combat était le sien et n’engageait que lui. Celui-ci est d’une toute autre dimension.
Je vous en veux donc, à vous et à d'autres, de m'avoir ouvert les yeux, mon ignorance était tellement confortable.. Votre action est néanmoins remarquable. Mais face à la désinformation générale des médias et notamment de la presse écrite (Nouvel Obs, le Monde, Libé), votre mission de sensibilisation est immense en comparaison de la tâche confiée à Atlas…Il est vrai que la presse écrite est de moins en moins lue (et pour cause !) mais quand même.
Je sais que vous continuez courageusement avec d’autres à sensibiliser l’opinion publique sur les dérives du système éducatif, mais il est désespérant de constater que cela demeure insuffisamment relayé voire déformé.
Mais que peut-on faire localement pour vous aider?
et que peut-on faire pour nos enfants ?
Amicalement
L. Neuville

Ecrit par : Neuville | 04 juin 2006

On en revient aux mousquetaires, ou aux cadets de gascogne : ne pas baisser la garde. Jamais. Se renseigner. Se faire une opinion. Faire pression sur les politiques. Discuter avec les enseignants, il y en a pas mal de bons, d'une façon ou d'une autre. Pallier les insuffisances par vous-même. Ne pas trop s'inquiéter : un gosse doté de parents alertés s'en sortira toujours. C'est surtout pour les plus déshérités que je m'inquiète.
Mais ne m'en veuillez pas : il y a tant de jours où je suis moi-même découragé…
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 juin 2006

Méfiez vous principalement des enseignants de 15-20ans d'ancienneté, convaincus par autrui du bien fondé des nouvelles pédagogies, et non des jeunes enseignants, qui arrivent dans le système et qui se rendent bien compte que ce dernier ne marche pas comme il devrait, même si leur formation a été moins bonne que celle de leurs ainés (quoique...)

Ecrit par : D | 04 juin 2006

JPB,
Le message de L.Neuville comme tant de messages de parents inquiets ou d'enseignants désemparés me fait me poser une fois de plus la question suivante.
Pourquoi ne peut-on pas envisager un mouvement , un regroupement (hors syndicat, bien sûr) des parents et des enseignants qui dénoncent les problèmes que nous soulevons quotidiennement sur ce blog et sur d'autres listes de discussion? Parfois je trouve décourageant de retrouver répétés à l'infini les mêmes constats sur la dégradation et les mêmes paroles sur la necessité d'étudier des textes littéraires. Le dire est déjà bien, c'est sûr. Mais il m'arrive de penser qu'on manque de courage à ne pas envisager une forme d'action plus concrète pour plus d'efficacité. Bien sûr, je suis consciente de l'impact de livres comme les vôtres et l'on vous en est tous reconnaissant , mais est-ce si naïf de ma part de vouloir envisager des mesures plus concrètes?
Il m'est arrivé de poser la question sur une liste de discussion une fois et on a invoqué immédiatement le risque de manipulation, de récupération... Est-ce si stupide d'envisager cela? J'aimerais bien avoir votre avis . Merci.
elisabeth.

Ecrit par : elisabeth | 04 juin 2006

Au fait, dans le sujet initial, on évoque avant tout le fait qu'un bouquin de Hervé Vilard soit au programme d'une classe de 1ère. Mais dans ses instructions officielles, l'E.N. nous propose (en primaire), toute une liste d'oeuvres "classiques" qu'il serait bon que les gamins connaissent et aient lues.
On peut se dire : excellent ! Sauf qu'il est facile de publier des instructions, cela coûte beaucoup moins que de mettre les fonds nécessaires dans chaque école à l'achat de séries de ces livres !

Ecrit par : Sionac'h | 04 juin 2006

Il n'est en rien stupide de suggérer une union des mécontentements. Simplement, à côté du constat, qui paraît fédérateur, il y a tant de comportements différents ! Les uns vont mettre en cause une décadence supposée de la France, ou incriminer telle ou telle partie de la population, basanée ou non — alors qu'elle paie le plus lourd tribut aux inégalités scolaires provoquées par les bonnes intentions égalitaristes. D'autres penseront que tout vient d'un manque de moyens, ou que les problèmes de l'école reflètent simplement les discriminations sociales — ce qui n'est pas faux, mais repousse la solution du problème en des temps utopiques de chômage zéro. Pour les uns, c'est la faute aux enseignants, qui pensent trop souvent que c'est la faute aux parents.
Et j'en passe…
J'ai reçu après la Fabrique du crétin (et encore tous les jours) un courrier considérable qui émane de toutes sortes de gens — retraités courroucés, enseignants découragés, parents inquiets, étudiants ravagés. Mais à les lire, et à les relire, il m'est apparu que ce sentiment de gâchis, si fort en nous, avait des origines si diverses, des motivations si curieuses…
Ce qui m'amène à penser que c'est à chacun de s'organiser pour faire pression sur les politiques. Quand tel(le) ou tel candidat(e) aura reçu des milliers de suggestions allant dans le même sens, peut-être réfléchira-t-il / elle.
C'est la faiblesse de l'exaspération : elle est protéiforme. Pendant ce temps, les gens qui mettent l'Education à genoux sont peu nombreux, mais fort bien organisés, car idéologiquement conformes. C'est la force des sectes.

Enfin, il y a un paramètre personnel. Je ne suis pas un organisateur-né. Et j'ai toujours dit que je ne voulais pas devenir un "Monsieur Education" parmi tant d'autres spécialistes de la chose — réels ou auto-proclamés. En revanche, si quelqu'un, sur cette liste ou ailleurs, a la capacité de fédérer les mécontentements, il a, par avance, tout mon appui.
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 juin 2006

Combien de "classiques" dans les oeuvres "classiques" proposées dans la "liste des ouvrages de littérature en cycle III" par l'Education Nationale ? En tout cas, ni "Le petit prince"de Saint Exupéry, ni "La gloire de mon père" de Pagnol, ni "Tistou les pouces verts", ni des extraits du "Roman de Renart", ni "Les contes du chat perché", ces oeuvres que la plupart des élèves de 10 ans peuvent lire en classe si on a pris la peine de leur apprendre à lire au CP... A la place de tout ceci, de nombreux albums illustrés où, à dix ans, on leur apprend à "tirer du sens" de l'image, deux "Histoires comme ça" de Kipling qu'un élève de CE1 lira en trois ou quatre épisodes d'une à deux pages, quelques romans de 50 à 100 pages noyés au milieu d'environ 200 titres, ce qui permet à chaque enseignant de choisir au petit bonheur la chance 10 titres qui seront loin de constituer une "culture commune" à toutes les futures sixièmes de France et de Navarre...

Ecrit par : catmano | 04 juin 2006

je rejoins les quelques parents inquiets et indignés pour leur dire qu'on peut agir quand même déjà à petit niveau !
deux exemples concrets :
dans notre ancienne école primaire de région parisienne, école d'application qui plus est, nous avons demandé très expressément des manuels aux instituteurs en conseil d'école ; leurs arguments contre : le budget alloué à l'école n'étant pas extensible, ils préféraient acheter des cahiers et des stylos aux enfants en abondance, pour remplacement en cas de perte ou de manquement des parents ; de plus aucun manuel n'étant "parfait" ils préféraient faire des photocopies (hem hem) de "séquences" correspondant à ce qu'ils souhaitaient, charge aux enfants de coller ces feuilles dans les beaux cahiers fournis (quel gâchis de papier, mon coeur écolo en saigne encore) ; notre argument principal était qu'il fallait que les enfants manipulent (quel horrible mot) des livres, qu'ils prennent l'habitude de considérer un livre comme une source de savoir, comme une référence, sous peine, en collège de ne pas avoir la moindre idée de ce que le livre de cours peut leur apporter et de se référer systématiquement au cahier (c'est du vécu et pourtant ma fille lit un livre par jour !) ; par ailleurs notre banlieue étant plus qu'aisée, l'argument "soutien aux enfants indigents" nous a paru d'une hypocrisie sans borne....sous notre pression de parents réac, le conseil d'école a fini par accepter d'acheter des livres de classes, étant entendu que les instits seraient seuls juges des ouvrages à acheter (normal) ;
autre exemple : cette année j'ai participé au projet d'établissement du collège de mes enfants ; j'ai réussi à faire inscrire dans les outils d'évaluation du projet un comparatif entre les évaluations d'entrée en 6ème et les résultats au brevet pour une même classe d'âge...ce n'est pas l'outil qui est important mais de faire inscrire au projet le souci d'apporter une valeur ajoutée à l'instruction de ces enfants....et de faire reconnaitre que les progrès en français et en maths sont aussi importants que les sorties au Parc animalier du coin...
en fait je suis extrêmement cynique dans ma démarche car j'infiltre les instances comme la loi m'y autorise, pour faire passer des idées pas du tout correctes comme "les enfants veulent apprendre" ou bien "tout ce que les parents souhaitent c'est que les enfants apprennent, progressent dans l'instruction" ou encore "occupez vous de l'instruction, je m'occupe de l'éducation" ; cette dernière je l'ai sortie en conseil local FCPE et les parents étaient...ravis ; encore un gouffre entre la base et le bureau national, ça me rappelle quelque chose....
bon élizabeth tout ça pour dire qu'on est déjà deux !

Ecrit par : fabienne | 04 juin 2006

Splendide ! C'est exactement ce que l'on peut attendre de aprents attentionnés — y compris la reconnaissance, en dernière instance, du pouvoir pédagogique de l'enseignant. Ce n'est pas du cynisme, c'est de l'intérêt (des enfants) bien compris.
Quant aux instances nationales de la FCPE, Dupont-Lahitte en tête, vous ne voudriez tout de même pas que je vous dise ce que j'en pense ? D'ailleurs, ça pourrait se dire, mais ça ne s'écrit pas…
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 juin 2006

"occupez vous de l'instruction, je m'occupe de l'éducation"
Mort de rire, et il n'ont pas moufté Le FCPE :) ?

Moi j'aimerions bien dire ce que j'en pense du Du.on La.itte !

BRAVO Fabienne ET MERCI pour votre courage.

Ecrit par : toto | 04 juin 2006

C'est marrant, le "aucun manuel n'est parfait" est l'un des leitmotivs (on y met un "s" ?) de l'IUFM, comme "il n'y a pas de recette miracle", lorsqu'on demande un conseil !

Fabienne, vous avez du tomber sur une équipe lobotomisée à l'IUFM qui a parfaitement réussi son lavage de cerveau sur ces sujets !

Ecrit par : Sionac'h | 04 juin 2006

Il me semble qu'on doit écrire: des leitmotive... à vérifier

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 04 juin 2006

Merci JPB pour votre réponse. Effectivement les courriers que vous recevez doivent apporter un éclairage intéressant et il est vrai que si nous sommes quelques-uns ( peut-être plus?) à savoir quelle école nous refusons, il serait sans doute moins facile de nous mettre d'accord sur l'école que nous voulons.

Pour Fabienne,
Ah! si seulement vous pouviez faire "école" auprès de tous les parents, ce serait génial!
Bravo en tous cas...
elisabeth.

Ecrit par : elisabeth | 04 juin 2006

"leitmotiv" selon le larousse (le seul que j'ai sous la main actuellement)

Pluriel savant : leitmotive.



Pour JPB et elisabeth,
Si nous sommes déjà d'accord sur ce que nous ne voulons plus, c'est déjà un grand pas. On peut déjà proposer autre chose, même a contrario.

Ecrit par : Ordrade | 05 juin 2006

En Angleterre, un directeur d'école débarque au domicile des enfants distraits, fatigués, querelleurs, et confisque leurs jeux vidéos, leur ordinateur et leur télévision. (Avec l'accord des parents, bien sûr.)

Les résultats sont spectaculaires. Les enfants se calment, recommencent à s'intéresser aux cours, à apprendre, à entretenir des relations normales avec leurs camarades, à respecter l'autorité des enseignants.

Voilà une initiative qui ne réclame pas "plus de moyens", contredisant ainsi l'antienne des syndicats français. Plutôt moins, en fait.

Evidemment, cela obligerait les chefs d'établissement à s'impliquer personnellement dans la discipline, au lieu d'ouvrir les parapluies et de s'abriter derrière le dogme hypocrite du professeur roi dans sa classe.

Bien sûr, un tel geste, en France, déchaînerait les insultes: facho! pétainiste! militariste! retour à l'ordre moral! C'est pas prévu dans Bourdieu que confisquer des jeux vidéo améliore les résultats scolaires. Inadmissible...

http://www.6url.com/0RP4

Ecrit par : Robert Marchenoir | 05 juin 2006

bonjour Bob,

Moi j'aimerions bien qu'ils fassent le nettoyages de toutes les emissions/films de Mrede qu'on nous propose 'on the tvset' La tv est un bon outil (comme un autre) c'est l'usage qu'on en fait qui est néfaste.
Imaginons qu'il n'y ai que des émissions littéraires ou d'intruction (math bio histoir etc etc etc)
Donc grosso merdo il ne faut pas confondre le contenu et le contenant ;)

j'disions encore une ânerie ? à vous de voir .
bien amicalement

Ecrit par : toto | 05 juin 2006

D'accord avec vous, Toto. Maintenant, c'est aussi une question de quantité. C'est comme le pinard. A dose raisonnable, ça va. Après, ça devient une drogue...

Ecrit par : Robert Marchenoir | 05 juin 2006

elisabeth, il ne s'agit pas tant de "faire école" que d'exprimer des soucis que la plupart des parents dans les associations ressentent plus ou moins confusément ; il ne faut pas négliger l'impact de 25 à 30 ans de discours lénifiants sur les parents actuels ; oser dire en conseil local (surtout FCPE qui me semble avoir totalement intégré le discours type IUFM) qu'on veut AVANT TOUT une instruction de qualité, ça n'est pas évident ! alors j'ai adopté une posture très commode : CANDIDE ! je m'étonne, je m'interroge à haute voix...(sans jamais oublier le message subliminal que je souhaite faire passer) et les autres parents suivent...et parfois précèdent !
cynique je vous dis !
Et je ne manque jamais d'encourager un instituteur exigeant (c'est le cas de la maitresse de mon dernier cette année) ; en revanche je m'interdis toute critique publique (sauf prof frappeur éventuellement) sur les méthodes...je préfère donner des remèdes au cas par cas (n'est ce pas toto !) à des parents inquiets...

Ecrit par : fabienne | 05 juin 2006

"C'est comme le pinard. A dose raisonnable, ça va. Après, ça devient une drogue..."
Bouhouhou :( j'étions complètement "drogué" :(


va savoir pourquoi ? :(
bon il fallions que j'arrête les excés tous les jours :( une fois de temps en temps ça va... en ce moment j'aimerions bcp que cela avance très très vite, mais je sais que cela n'est pas la bonne solution :( comme le disions JPB des fois j'avions le "blues"
disoli

Ecrit par : toto | 05 juin 2006

Allez Toto, t'es pas tout seul et puis il nous reste toujours la littérature, elle au moins elle ne trahit jamais...
elisabeth.

Ecrit par : elisabeth | 05 juin 2006

:) merci

Ecrit par : toto | 05 juin 2006

Je viens de découvrir l'article de C. Brisard, je vous communique le courrier que je lui envoie.
Madame,

Je viens de terminer la lecture de votre article concernant l’école. Devant tant de mépris, de fausses certitudes, j’ai décidé de vous répondre.
Avant tout, je tiens à me présenter : Professeur dans un collège de Seine Saint-Denis, bientôt en retraite, j’enseigne depuis mes débuts dans des classes spécifiques pour élève en difficultés (Classes relais, préprofessionnelles, insertion …)
Je ne me sens pas concernée par les « boiseries dorées, lustres cristal ...ni par la pédagogie rétro pour reprendre vos expressions. Je suis un professeur qui a effectué pendant des dizaines d’années un travail de fourmi et qui a le sentiment d’avoir bien œuvré.

Vous commencez votre article en stigmatisant les lieux « beau 17 ème », le ton est donné mais surtout en vous attaquant aux caractères physiques, voix aiguë, sanglé dans un costume, archétype de l’instituteur d’autrefois …
Marc Le Bris aurait dû arriver en bicyclette hollandaise, veste de lin, écharpe au vent ...
Quand on arrive à de telles bassesses et c’est que l’on n’a pas grand-chose à dire. Et pourtant vous dîtes des choses !
Par exemple, la méthode de lecture. Je suis assez bien placée pour constater les dégâts de la méthode globale (ou méthode mixte c’est pareil . Personne ne conteste le fait qu’une majorité d’élèves arrive au collège en ne possédant pas les bases de la lecture, et il y aurait eu une révolution à l’école ?. Et vous, de vous gausser du ma, me mi, mo, mu. Nous apprenions avec cette méthode et nous savions lire à 5 ou 6 ans et pas seulement dans les « bonnes familles » !

Comment avons nous pu attendre si longtemps avant de réagir ? Heureusement qu’il y a eu des gens courageux, tous ceux que vous nommez. Et je peux vous dire que cela réagit dans les salles de professeurs. Nous sommes nombreux à « mouliner ces idées noires ».

Je pense qu’il est inutile d’en écrire davantage, je ne vous convaincrai pas.

Mais je tiens à vous dire ceci : Madame, vous ne faites pas un travail de journaliste. Un journaliste informe, vous ne le faites pas. On aurait aimé en savoir un peu plus sur les interventions de Marc Lebris ou de Laurent Lafforgue ou d’autres ; on sait seulement que Laurent est un quasi-adolescent, que l’agrégée de philo est une belle personne aux yeux bleus et j’en passe.
Vous faites un travail de propagande et votre article est une mosaïque de jugements subjectifs.

Salutations

Ecrit par : Sylviane | 05 juin 2006

Je ne sais plus si c'est sur ce fil ou un autre. Il y avait une info à propos d'une polémique entre JPB et la môme Charmeux dans Nousvousils. Je suis allé voir et ajouté mon grain de sel. Je vous fais un copié-collé.
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Eloge de l'arrière-train

Evelyne (ou –line) Charmeux se présente elle-même comme ancienne élève de l’ENS et agrégée de grammaire. Ces titres ne m’impressionnent guère puisque ce sont aussi les miens – et ceux de Jean Paul Brighelli. Nous sommes tous trois normaliens et agrégés. Ça prouve pas grand-chose, bien sûr, mais c’est beaucoup plus rigolo comme ça. Plus sportif, quoi. Et ça prouve au moins que les ENS ne formatent pas les esprits comme essaient de le faire – en vain – nos chers IUFM. Ça prouve aussi que Mme Charmeux sait, quand ça l’arrange, utiliser l’argument d’autorité en faveur de ses propres productions langagières.

Y a encore un truc qu’est pas mal rigolo. C’est que, pour reprocher à Brighelli un usage – tout à fait correct, quoiqu’un peu maniéré – du subjonctif imparfait, Mme Charmeux doit avoir recours au vieux Grévisse, modèle de ces grammaires normatives qui utilisent toute une terminologie désuète et fausse comme « articles partitifs » ou « pronoms numéraux » et parlent même – horresco referens – de « propositions principales » et de « propositions subordonnées ». Normes élargies à l’ensemble des grands auteurs, mais normes quand même puisqu’elles permettent de discriminer entre le bon et le mauvais usage. Encore un recours à l’argument d’autorité donc, plus légitime que le premier mais aussi plus beaucoup plus savoureux quand on le rapporte à son sujet d’énonciation. Et puis, avant de se transformer en sujet d’énonciation, le sujet de réception, Mme Charmeux en l’occurrence, n’a sans doute pas compris que le maniérisme et la préciosité peuvent être des formes d’humour pour peu que les énoncés soient pris dans un ancrage énonciatif particulier. Ou, pour dire les choses autrement, qu’on peut avoir envie de se moquer de Mme Charmeux quand on s’adresse à Mme Charmeux. Mme Charmeux ne doit pas avoir le sens de l’humour.

Mais y a un truc qu’est pas rigolo du tout. C’est qu’avec son compère Foucambert et quelques autres allumés du ciboulot, Mme Charmeux a imposé au milieu des années 70 des méthodes d’apprentissage du français qui ont produit – et continuent de produire – des dégâts considérables. On a assez vite légèrement rectifié le tir à propos de la lecture par idéo-visualité mais on est encore loin, très loin, du compte. En ce qui concerne la grammaire en revanche, les choses ne font que s’aggraver, j’en donnerai de suite quelques exemples. Sur la base d’enquêtes que je ne connais pas, cette joyeuse équipe décida que les productions langagières des apprenants étaient catastrophiques et qu’il fallait enseigner autrement. Peut-être avaient-ils trouvé dans les examens d’entrée en sixième des « je me réveilla », des « je descendus », des « je vus », des « l’aveil » (pour « la veille »), des « sagissant » (du verbe « sagisser » sans doute), des « dont elles en possèdent beaucoup ». Le progrès en trente ans a été remarquable puisque, aujourd’hui, c’est dans les copies d’agreg qu’on les trouve. J’ai fini de corriger et je pourrais en fournir une liste qui irait de Paname à Tamanrasset. Mme Charmeux, qui a appris le français avec des méthodes déplorables, l’écrit parfaitement. Les agrégatifs cuvée 2006, dont certains seront agrégés tellement ces fautes sont chose courante dans leurs copies, écrivent une bouillie pour chats. C’est qu’ils ont bénéficié des méthodes de Mme Charmeux. Ou alors c’est la langue qui évolue, car dans une langue y’ a pas de normes, juste des règles de fonctionnement. Et que c’est comme ça qu’il fonctionne, le français tel que je l’observe dans mes copies.

Du temps que l’on faisait de la grammaire normative en primaire (je n’aime pas l’expression « grammaire de phrase » qui est pléonastique), on découvrait la linguistique en arrivant en fac. Mme Charmeux, Jean-Paul Brighelli et moi-même avons été dans ce cas. On comprenait tout d’un coup qu’on nous avait enseigné les choses d’une façon très peu scientifique. Car qui dit règle, dit exception et il ne saurait y avoir d’exceptions dans la logique de la langue. Mme Charmeux a tout à fait raison sur ce point. Elle oublie cependant un détail. Ce sont là des choses qu’on peut comprendre quand on connaît déjà la grammaire normative. On est alors en mesure de proposer des analyses infiniment plus pertinentes. Mais c’est réservé aux spécialistes. Ceux qui choisissent la mécanique quantique par exemple n’ont pas vraiment besoin d’avoir recours aux « présuppositions du discours » pour distinguer « peu de » et « un peu de ». Ils le font automatiquement car la logique de la langue a ceci de merveilleux qu’elle est inconsciente. Il vaut mieux cependant qu’ils aient appris les règles de grammaire s’ils veulent s’exprimer par écrit dans un français correct. Ou, tout simplement, pouvoir utiliser le Grévisse. Ou même lire Rousseau au lieu du nègre d’Hervé Vilard.

Mais Mme Charmeux et sa joyeuse équipe pensent autrement. Il faut commencer par le plus difficile. Car on ne va quand même pas faire découvrir des choses « fausses » aux apprenants ! On part donc du dernier état de la recherche – ou du dernier qu’on connaît quand on est didacticien – pour aider les apprenants à construire leurs propres savoirs. Ce fut pareil en maths avec la théorie des ensembles et on dut y renoncer vu l’étendue du désastre. (Maintenant, c’est plus simple : on ne fait plus de maths en maths et le problème est réglé.) C’est aussi le cas en histoire avec les Annales. Peu importe que les vrais savants – mathématiciens, historiens, linguistes – crient au fou : partout où passent les soufflaculs de la didactique, c’est un beau carnaval. Le monde à l’envers, quoi. La charrue avant les bœufs, le toit avant la maison. Et l’élève maintenu de force au centre de son ignorance.

Aller du complexe au simple, voilà le mot d’ordre. Je vous mens pas, mes amis, ces gens-là l’écrivent noir sur blanc. Car seul le complexe « fait sens » et comment les apprenants pourraient-ils retenir ce qui « ne fait pas sens pour eux », je vous demande un peu. Y a même un zigoto qui se faisait fort d’enseigner la règle de l’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir en partant du sens. Un type très fort, très compétent, qui avait écrit plein de livres, je vérifiai sur Internet. Et donc il balança sa production langagière sur le Monde de l’Educ. Comme j’avais un peu de temps à perdre, je lui répliquai. Le mensuel des pédagos publia la première partie de ma lettre. Les curieux trouveront le texte complet sur le site de Reconstruire l’Ecole :
http://www.r-lecole.freesurf.fr/primaire/pommes.html

Ce qui m’étonne quand même, c’est que Mme Charmeux soit, elle aussi, une obsédée du sens. Car c’est un truc pour phénoménologues chrétiens, ce machin. Et elle, elle doit être structuraliste pure et dure au vu de ses exemples. D’ailleurs, c’est ce qu’on enseignait en linguistique à son époque et j’ai l’impression qu’elle a pas fait beaucoup de progrès depuis. Elle devrait donc avoir retenu de la polémique entre Lévi-Strauss et Ricoeur (Esprit, 1963) que le sens dépend des structures et pas à l’envers. Et que vouloir partir du sens des textes pour aller aux structures de la langue, c’est comme penser avec l’arrière-train. Tiens, comme j’en suis à Lévi-Strauss, je donne un autre lien. C’est un texte dont j’avais scanné des extraits, toujours sur Reconstruire l’Ecole. Il a pas mal circulé depuis et même le Monde de l’Educ y a fait référence :
http://www.r-lecole.freesurf.fr/gene/levistr.html

Et puis je m’arrête parce que ça commence à devenir longuet. Mais j’ai encore plein de choses à dire, sur la « grammaire de texte » en particulier. A une prochaine fois peut-être.

Un dernier truc quand même puisque Mme Charmeux aime bien les langues régionales. Juste une expression guadeloupéenne : "Ou ka kaka, ou pa vé suiyé fes a'w". A observer de façon réfléchie (ou fléchie).

Pedro Cordoba

Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 juin 2006

Etre si vieux. Ne pas même se rendre compte qu'on a basculé de l'autre côté de Thélème. Aimer la polémique à en manier tant d'approximations. Blog et auteur inutile. C'est pour bientôt la retraite Monsieur Brighelli?

Ecrit par : Thierry | 05 juin 2006

Merci Pedro, décidément, chacune de vos bafouilles est un vrai délice!
elisabeth.

Ecrit par : elisabeth | 05 juin 2006

Pour étayer les propos de JPB sur la diversité des contestations...
"Occupez vous de l'instruction, je m'occupe de l'éducation"
En effet Fabienne et dans le même temps Robert M. voudrait que moi directeur je fasse le tour des popotes pour faire ce que devraient faire les parents:éduquer.
Contradiction quand tu nous tiens!!!

Ecrit par : denis | 05 juin 2006

D'abord, à Sylviane : vos remarques ne fléchiront pas Caroline Brizard. C'est une guerre de tranchées qui est engagée, une guerre purement idéologique, où l'expérience de terrain est niée constamment — par des gens qui, souvent, ignorent tout du terrain.
Pour Pedro : j'ai répondu de mon côté à Eveline Charmeux — je ne sais si NousVousIls a validé ma réponse, qui était un peu vive. Tout ce que tu dis est significatif du délire qui a pris certains pédagogues, qui veulent à toute force montrer qu'ils ont lu Chomsky ou Michel Arrivé, alors même qu'ils ont commencé par… le Bled. Il en est de même en Histoire : les magnifiques spécialistes de l'Ecole des Annales avaient tous pratiqué le Mallet & Isaac (ou l'équivalent, c'est-à-dire l'histoire la plus chronologique qui soit), et pouvaient, sur cette base, opérer en larges tranches de synchronie. Idem en littérature : nous avons tous été, peu ou prou, élèves de Barthes ou de Deleuze — qui avaient l'un et l'autre, et je peux en témoigner parce que j'ai suivi leurs cours, une culture encyclopédique.
Quant à Thierry… Je rêve d'un Thélème pour tous — et pas d'une culture réduite au plus petit commun dénominateur.
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 juin 2006

Je viens de finir la lecture de la Fabrique du Crétin. Je suis professeur d'anglais en fin de carrière, en ZEP depuis qu'elles existent. Il n'y a pas un mot dans ce livre que je n' aurais pas écrit (sauf en ce qui concerne la prime ZEP, il aurait fallu préciser le montant -90€ par mois - dérisoire par rapport aux conditions de travail).
Ce que je reprocherais le plus au livre c'est de ne pas avoir parlé de la passivité totale d'une grande majorité d'enseignants. Leurs discours sont beaucoup plus virulents en salle des profs que pendant les conseils de classe par exemple. Le plus simple des courages (il n'en faut pas beaucoup) serait de noter à la valeur réelle et ne pas faire semblant - mais il ne faut pas décourager les élèves, il ne font déjà rien , alors s'ils se mettaient à en faire moins. Surnoter est malhonnète vis à vis de l' élève et de ses parents chez qui on entretient une illusion. Dire la vérité peut blesser au départ mais plus tard le bénéfice sera grand.
Dans ce blog, il est beaucoup question du français. Ma salle de classe est proche de celles de musique; j' aimais bien quand il faisait chaud ouvrir les fenêtres pour recevoir des bouffées de musique classique, maintenant je suis bastonné par le rap et la musique style Starac. Quelle démission, quelle complicité avec tout ce qui veut nous entrainer au fond! J' en veux beaucoup aux profs d'avoir ainsi démissionné car qui d'autre mieux qu' eux auraient pu dire non (sans même courrir de risque)!
J' enseigne l'anglais, la situation est catastrophique - plus qu'ailleurs peut -être parce que touché bien plus tôt par la modernité.
Enfin je voudrais signaler les 3 volumes de Mécréances et discrédit de Bernard Stiegler qui sous un angle philosophique fait les mêmes analyses des problèmes de notre socièté.
jpar

Ecrit par : jp avet-rochex | 06 juin 2006

Bonjour…
La "Fabrique" était un coup de gueule — c'est d'ailleurs le titre de la collection. Je parle dans À bonne école de tut ce qui n'est pas dans le premier tome : l'anglais, la mausique, le sport — parmi tant d'autres dysfonctionnements.
Et c'est vrai que nombre de collègues me félicitent tout bas, et se taisent tout haut. Moins par trouille, dirai-je, que par lassitude. Le système est pesant, souvent.
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 juin 2006

Cette chose est-elle vraie , Monsieur Brighelli ?
Est-elle fréquente ?


Le 2 Juin 2006

Consignes de notation au brevet des collèges

http://www.soseducation.com/rw_rubrique_307_consignes-de-notation-au-brevet-des-colleges.php

Faute de faire monter le niveau des élèves, on demande aux correcteurs des copies de faire monter les notes ! Ce n'est qu'en utilisant ces procédés mafieux que les résultats aux examens, fixés arbitrairement par le ministère de l'Education nationale, peuvent être atteints.

Dans les académies où les élèves obtiennent des résultats en-dessous de la moyenne nationale, on a donc déjà "briefé" les correcteurs.

C'est le cas dans l'Académie de Versailles : l'an passé, les résultats du brevet des collèges y ont été de deux points inférieurs à la moyenne nationale. Trop peu de notes étaient supérieures à 15 en français. Cette année, on a donc recommandé aux enseignants de se montrer plus indulgents.

C'est Isabelle Tilly, enseignante en Lettres Classiques dans un établissement de Châtenay-Malabry, qui a vendu la mèche. Convoquée à l'inspection académique de Boulogne-Billancourt en mars dernier, on l'a chargée de transmettre les consignes de correction du brevet à ses collègues : Mettre davantage de bonnes notes, se satisfaire d'un ou deux mots en guise de réponses aux questions évaluant la compréhension d'un texte, ne pas trop pénaliser, dans la rédaction, orthographe déficiente, grammaire approximative ou syntaxe flageolante.

Mais ce n'est pas tout! Après l'examen, le barème de notation sera révisé pour tenir compte de la qualité des copies !

Ce n'est donc qu'en leurrant les élèves en leur faisant croire qu'ils ont le niveau, et en sacrifiant la rigueur et l'exigence, que l'on atteindra les 80 % d'une classe d'âge au bac.

Source : L'Express (1er juin 2006)

Ecrit par : bernard | 06 juin 2006

C'est connu comme le loup blanc.
J'emprunte ce qui suit à un livre collectif à paraître en septembre prochain aux Editions Textuel, et analysant les programmes de collège et de lycée :

"Que la dictée soit une forme d'évaluation plus sommative que formative n'est pas une nouveauté ; notons simplement qu'il ne doit pas y en avoir plus de deux ou trois par trimestre. Ce qui est une nouveauté en revanche, c'est ce que les programmes de troisième appellent la « [valorisation] des graphies correctes ». Cela consiste à bloquer tout ou partie des points du barème ; on n'enlève plus deux points pour les fautes d'orthographe grammaticale et un pour l'orthographe lexicale, on réserve par exemple dix points pour l'accord des adjectifs de couleur et celui des participes passés que l'on vient d'étudier. Bref, la dictée « sommative » ne fait plus la « somme » des erreurs.

Cela avait abouti à une épreuve du Brevet restée célèbre dans les annales, en 2000, date où la refondation de l'enseignement de l'orthographe inscrite dans les programmes en avait fait rire plus d'un... Voici le texte qui avait servi à évaluer la maîtrise de l'orthographe grammaticale et lexicale dans les académies de Paris, Créteil et Versailles. « Le petit Gavroche. Pourtant il avait un père et une mère. Mais son père ne pensait pas à lui et sa mère ne l'aimait point. C'était un de ces enfants dignes de pitié entre tous qui ont père et mère et qui sont orphelins. Il n'avait pas de gîte, pas de pain, pas de feu, pas d'amour ; mais il était joyeux parce qu'il était libre. V. Hugo »

Les consignes données aux correcteurs étaient les suivantes (rappelons que la dictée compte pour 6 points sur 40 à l’épreuve de français du Brevet.) : « On attribuera 1/2 point pour la graphie correcte des mots suivants : Mais, à, aimait, ces, la marque du pluriel dans enfants dignes, pitié, tous, sont, orphelins, gîte, était, parce qu'. On enlèvera un maximum de 2 points pour d'autres fautes commises, à raison d'1/2 point par faute. »

Le texte suivant, diffusé à l’époque par quelques professeurs mal pensants, devait obtenir 4/6, soit 13,5/ 20. Il permet de comprendre comment, grâce à la valorisation des « graphies correctes », même l’évaluation « sommative » (une dictée d’examen) peut ne plus évaluer grand-chose. « Pour temps il avais un paire est une mer. Mais son pair ne pensé pas à lui et sa maire ne l'aimait poing. S'étaient un de ses enfants dinieux de pitié antre tous ki on perd et mêre ait qui sont orphelins. Ils n'avaie pas deux gîte, pas de pin, pas de feus, pas d'amoure ; mais ile était joiieu parce qu'il été libres. »"

On ne saurait mieux dire. Quand on veut que plus personne n'ait de fièvre, on modifie sur le thermomètre l'emplacement du 37°.

JPB

Ecrit par : brighelli | 06 juin 2006

Ki yatil de fo ? On nait en plain lengage d'jeuns ?

Tiens, aujourd'hui, notre inspectrice est passée. Elle nous a dit qu'il fallait qu'on fasse quelque chose dans notre projet d'école pour éviter le redoublement parce qu'il y en a trop dans la circonscription.
Je propose de supprimer les évaluations ! Eh bien oui, comme cela, personne ne sait qu'on a des nuls. On les fait passer et bien basta ! Comme disent les allemands (qui préfèrent la boisson à la bouffe comparativement aux français) : "das ist nicht mein Bier !"
En entendant ce genre de discours, on croirait qu'on éprouve un malin plaisir à faire repiquer les élèves ! J'ai demandé le redoublement de 4 d'entre eux et obtenu celui de 3 seulement. Mais je me suis retenu, car je suis persuadé que pour au moins 2 de ceux qui passent, ils seront en échec l'année prochaine !

Ecrit par : Sionac'h | 06 juin 2006

À ce propos — puisqu'il est question de redoublements…
Je ne suis pas un fanatique par principe du redoublement. Mais c'est parfois non seulement le moindre mal, mais la seule chose utile à faire.
Quant à ceux qui s'imaginent qu'un redoublement traumatise ou humilie un élève… Qu'est-ce qui est le plus humiliant ? Redoubler, ou passer et s'apercevoir que l'on n'a pas le niveau, que l'on est largué, et que les copains vous prennent pour un gros nul ?
Mais les pédagogues savent mieux que moi.
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 juin 2006

Je ne suis pas non plus un accro du redoublement, car cela dépend des cas.
En ce qui concerne les élèves pour lesquels je l'ai demandé, je l'ai fait, car je suis convaincu que cela peut être efficace pour trois d'entre eux, et parce que je n'ai pas le choix pour le dernier.
Les trois premiers n'ont rien fait cette année. Ce n'est pas une question de capacité, ils ont simplement fait le choix de ne pas travailler. Les envoyer en 6ème serait les condamner à devenir les gros nuls dont vous parlez et à se retrouver avec des lacunes supplémentaires qu'ils ne pourront combler par un redoublement assuré en 6ème.
Pour le dernier, le problème est plus complexe. C'est une future orientation EGPA (ex SEGPA, c'est un peu comme les anciens LEP rebaptisés pompeusement LP, ou encore les produits à 9.99€ pour donner que c'est l'illusion que c'est moins de 10€) et je dois malheureusement garder ce gamin qui n'a pas d'année de retard en attendant de l'envoyer l'année prochaine dans cette filière.
C'est là que le bât blesse. Car actuellement, il n'existe que trois possibilités en fin de CM2 :
- redoublement (rare et sans garantie de succès)
- passage en EGPA (pour ceux qui sont vraiment en échec total)
- passage en 6ème pour l'essentiel des gamins avec les conséquences que l'on connaît pour les élèves en "simple" difficulté.

Prétendre que le redoublement est inefficace est une connerie sans nom, car on ne peut pas faire de généralité. Il s'agit simplement d'une mesure destinée à garder le moins longtemps possible les élèves et d'une interprétation faussée des statistiques au même titre que celle prouvant par A+B que les élèves qui portent des lunettes réussissent mieux que ceux qui n'en ont pas !
Car nous pourrions partir du raisonnement par l'absurde ! Tous les enfants qui ont 1 an d'avance ont des résultats exceptionnels. Donnons 1 an d'avance à tous les enfants (en leur faisant porter des lunettes !).

L'éducation n'est pas une science exacte, mais le système éducatif ne permet pas de gérer les élèves en difficulté comme on devrait.

Ecrit par : Sionac'h | 06 juin 2006

"Prétendre que le redoublement est inefficace est une connerie sans nom"

Les statistiques utilisées par les pédagos : seul un élève sur 10 ayant redoublé le CP aura le bac,, contre 6 sur 10 pour les autres( stat datant déjà de qqs années), conclusion : il ne faut pas faire redoubler le CP pour donner à tous les mêmes chances d'avoir le bac...

Y avait eu comme ça un sénateur américain qui avait fait prouver mathématiquement qu'il y avait une forte corrélation entre la taille d'un incendie et le nombre de pompiers envoyés pour l'éteindre (étonnant, non ?) . Conclusion : il faut diminuer le nombre de pompiers.
Ca peut paraitre ridicule dans ces cas-là, mais combien de fois nous faisons nous avoir par des raisonnements aux apparences scientifiques quand ils traitent de sujet un peu plus complexes ou éloignés de nos domaines de compétences ?

Ne dites pas que ça ne vous arriverait jamais, combien de Français sont persuadés par nos chers politiques de tous bords qu'il faille plus de croissance du PIB pour lutter contre le chômage et réduire les inégalités sociales ?

Tiens, un autre,en vers :

bien trop de CO2 dans l'air,
alors faut faire du nucléaire.
Vraiment le charbon c'est pas bon
vite ! des protons et des neutrons !
Comment ? bientôt plus de pétrole ?
l'uranium remplace mon gazole!

Quoi ! Vous aussi vous y croyez ?
70% des français
sont déjà prêts à l'avaler,
avec de belles pastilles iodées ?

Ecrit par : Atréides | 06 juin 2006

De toutes façons, soyons clairs, il suffit d'avoir eu une fois en face de soi une classe de CP pour comprendre que 80% d'une classe d'âge au BAC est purement démagogique ! Dès le CP, on rencontre des élèves dont on sait qu'ils ont un potentiel limité, voire, très limité ! Et pour cela, qui sont effectivement ceux qui redoublent, on aura beau faire tout ce qu'on veut, l'éducation nationale dans sa forme actuelle ne leur apporte pas l'aide nécessaire.
Dès lors, on peut qualifier le redoublement d'inefficace, mais on oublie de dire que le passage n'est pas plus efficace !

Fort heureusement, comme on pense à tout dans l'E.N., dès cette année vont être mis en place une nouvelle procédure pour permettre aux élèves d'effectuer un redoublement utile. Ca s'appelle le... aïe, le nom m'échappe sur l'instant, mais ça doit être un truc du style PPE pour Projet Personnalisé Educatif ou truc bidon du genre qui consistera pour moi à remplir des tonnes de papiers (et donc me dissuader d'avoir l'audace de faire redoubler d'autres élèves l'année prochaine) pour "responsabiliser" les élèves au travers d'un projet de réussite personnelle (c'est p'têt bien PRP, aussi d'ailleurs).
Pour moi, c'est tout simple pour ceux là : "tu éteins la playstation qui est dans ta chambre et tu bosses", pour l'un et pour l'autre : "tu arrêtes de trainer dans les rues et tu bosses". Faut-il vraiment un PPRE (ou autre nom bidon) pour cela ?

Ecrit par : Sionac'h | 06 juin 2006

Bon eh bien devinez quoi ?? Je finis vraiment par me convaincre que nous avons un gros problème de mentalité ou d'état d'esprit !

En France je suis surdimensionnée en qualité d'assistante de direction, en Suisse sur 5 CV envoyés 5 entretiens ! Les entreprises s'arrachent littéralement mon cv à prix d'or et le téléphone ne cesse de sonner !

Bientôt mon agenda ressemblera à celui d'un ministre....Je ne plains pas je vous rassure...(rires)

Ecrit par : Sandra WAGNER | 06 juin 2006

Allez, Sandra, vous tenez le "bon bout"!

En plus, en travaillant en Suisse, vous gagnez au change... ;-)

"Merde!" pour les entretiens et l'emploi à la clé!

J'espère, au moins, qu'une fois expatriée, vous interviendrez toujours sur ce blog!!!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 06 juin 2006

Le CRAP aussi se fait aujourd'hui l'écho, dans sa revue de presse, de l'article du nouvel obs.
http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=2438
Pour son commentaire il adopte un angle au moins aussi objectif que celui de toutes celles et ceux qui condamnent sur ce blog la journaliste du Nouvel obs.
Je trouve fabuleux de voir comment vous acceptez un seul point de vue, une seule direction pour attaquer et diffammer. La votre. Vous vous octroyez ce droit et le refusez à d'autres qui ne penseraient pas comme vous et qui vous opprimeraient.
Evaluez quelle tendance a depuis deux ou trois ans obtenu le plus de pages, d'aricles, de reportages, de photos dans la presse. C'est certainement le courant que vous représentez majoritairement sur ce blog. La lecture de l'apologie de votre pensée pédagogique ne vous fait pas hurler quand c'est elle qui est mise en avant. Dans ce cas vous ne remettez pas en cause le style des journalistes pour parler de vous, de vos classes.... Malheureusement ces reportages n'ont pas été précédé de véritables investigations pour prélever des renseignement qui n'attesteraient pas forcément la satisfaction affichée. Qu'en pensent les élèves, tous les élèves, les collègues, tous les collègues, les parents, tous les parents, etc ... sans à chaque fois les trier sur le volet.
Relisez certains des ouvrages cités, vous ne manquerez pas d'y relever avec une vision sans oeillère cette fois les formulations qui s'attachent parfois à des détails ou pire à des attaques personnelles et diffamatoires. Elles sont nombreuses, hélas trop nombreuses ......
http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=2438

Ecrit par : Christian | 06 juin 2006

Merci Yvon c'est gentil à vous ! Ne vous en faites pas je continuerai d'intervenir je serai toujours fidèle au poste même avec le statut d'expatriée !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 06 juin 2006

La recension du CRAP? Il fallait s'y attendre. Et après?

Ecrit par : Jean-François Croz | 06 juin 2006

Il bouge encore le gourou !

Dans Libération
"".......
Les enseignants attendent «un vrai projet de gauche, alternatif, mobilisateur», résume Philippe Meirieu. Mais le PS semble faire fi des contributions des pédagogues, dont aucun mouvement n'a pour l'instant été invité à débattre. Comme s'ils n'étaient guère plus audibles au PS qu'à l'UMP. «Il serait pourtant utile de mettre à profit cette période électorale, pour faire entendre des propositions stimulantes», insiste Meirieu. Il reste du pain sur la planche.........""

Ecrit par : bernard | 06 juin 2006

Christian,

L'avantage de ce blog est qu'il est "libre" et que tout le monde peut venir s'y exprimer sur le sujet, le responsable (JPB) ayant la volonté de ne rien censurer pour faire avancer le débat! ("non-censure" constatée personnelement pour avoir provoqué un début de polémique, tout à fait involontairement, et l'ensemble est resté avec toute les réactions, aussi virulentes fûssent-elles!)

L'objectif n'est pas tant de démonter les personnes ou les politques, mais bien de recenser, par le biais d'internet, tous les avis, pour avoir une vision la plus objective possible et faire avancer les choses (au lieu de reculer!!!). Si les personnes qui sont pour la continuité de cette évolution "auto-destructrice" de l'EN, qu'ils viennent en débattre sérieusement sur ce blog!

Les solutions annoncées par JPB, ou d'autres, ne sont pas forcément les meilleures, mais elles sont proposées!

Même s'il peut y avoir des dérapages politques ou des "attaques personnelles" dans les posts, on est ici pour essayer, avant tout, d'avancer sur l'avenir (hypothétique?!) de nos chérubins

Maintenant, à qui la faute si vous croisez sur ce blog une majorité de gens qui pensent que ça ne va plus?? 2 solutions possibles:
- Soit on représente une majorité, et c'est la raison pour laquelle il vous semble que le "débat" est unilatéral;
- Soit les opposants ne souhaitent pas venir en débattre (Dans ce cas, il serait intéressant d'en connaitre la raison!)

Cordialement

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 06 juin 2006

à Christian,
"A l'école du crétin" : 120 000 exemplaires vendus, tu parles d'une petite famille ? Meirdeu signerait pour un tirage moitié moindre.

Un peu d'histoire : c'est pas les nazis qui s'en prenaient aux juifs en stigmatisant leurs mythiques particularités physiques ? Et si j'ai bien lu l'article de Caroline Brizard, celle-ci fait une description pas très avantageuse des gens qu'elle fustige.

Pour finir, la conclusion de l'article parle des nouveaux publics, je vois pas trop la différence avec moi, mon Père, mon Grand-Père...à moins qu'il y ait eu une mutation génétique entre temps... où alors le public a un peu foncé... et dans ce cas on en revient au paragraphe précédent !!


à propos des redoublements, je vous invite à réfléchir sur cet aphorisme que Stephen Jay Gould - paléontologue, historien de sciences - aimait à citer dans ses livres :"il existe trois types de mensonges : le mensoge, le sacré mensonge et les statistiques."

à bientôt...

Ecrit par : philippe | 06 juin 2006

"Je rêve d'un Thélème pour tous — et pas d'une culture réduite au plus petit commun dénominateur." Alors pourquoi faire et dire partout le contraire. Pourquoi cet unisson avec radio courtoisie. Aveuglement ou amusement d'un autre age. Pourquoi même ce billet sur Hervé Vilard quand les 40 000 prof de Français en Collège (même celui, peut-être surtout celui qui a invité Hervé Vilard) et ceux de lycée ont TOUS la passion des mêmes lettres que vous. C'est un peu aigre et sénile cette agitation contre des moulins à vent. Même votre bouc émissaire Meirieu ne dit pas ça. Ne plus comprendre le monde dans lequel on vit n'est pas une fatalité. Mais quand on se met à choisir les Assis, il n'y a plus guère à espérer. Dommage.

Ecrit par : Thierry | 07 juin 2006

je dois l'avouer je ne connais rien à rien mais j'aime parler comme si je connaissais tous.
comme dirait l'autre " c'est pas parce que l'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule"

allez encore un trentaine d'années et je serai à la retraite, je n'aurai rien de plus à dire mais au moins on pourra me traiter de "VIEUX CON ".

d'ailleurs vous conaissait la différence entre un prof à la retraite et un vieux tampon hygiénique usagé......
eh bien tous les deux sortent du corps en saignant..

hihihi il est content Yvon

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 07 juin 2006

Pour Christian,

1) Comme je me suis déjà permis de le signaler, le talent du journaliste Christophe Nick pour accommoder les faits à son idéologie (et non l'inverse) ne fait pas le moindre doute. Dans un autre contexte, vous pourrez lire les accusations hystériques qu'il a portées contre des militants ouvriers respectables dans _Les Trotskystes_, et pour lesquelles la justice l'a condamné. Dans le cas qui nous préoccupe, le fait qu'il ait systématiquement dévalorisé le travail d'une enseignante parce qu'elle grondait les élèves inattentifs, au point d'ameuter contre elle l'opinion des télespectateurs, pour valoriser des méthodes qu'il croit modernes, et qu'il ait substitué la manipulation des images à un traitement rationnel de l'information, paraît malhonnête à une grande partie d'entre nous. Dans les deux cas, j'estime que ce journaliste emploie des méthodes inacceptables en république.

2) Une polémique est en cours : pourquoi diable M. Brighelli serait-il plus sévère en public avec ses alliés et ses adversaires ?

3) Si le "courant pédagogique" dont fait partie M. Brighelli est actuellement médiatisé, il n'a pas droit de cité dans l'Education nationale - j'en veux pour exemple mon propre licenciement (et deux années de réelle souffrance morale à l'IUFM, car chaque fois que je croyais être utile à mes élèves, mes formateurs me reprochaient fortement de ne point leur être agréable). De plus, il demeure très hétérogène et peine à s'organiser. Par contre, ses adversaires ont le dernier mot sur la conception des programmes, le recrutement et le parcours des professeurs, alors même que leur discours est contradictoire et que les faits montrent qu'ils ne sont pas utiles à la cité.



Pour Thierry,

Non, les professeurs n'ont pas "TOUS" la "MEME" passion des "MEMES" lettres ! Ce serait alors une littérature totalitaire.
Par contre, disposer de repères "classiques", c'est connaître l'histoire des arguments et savoir où se situer par rapport à nos contemporains et à nos prédécesseurs. Les étudier, c'est aussi se rendre compte que bien écrire demande un apprentissage et des efforts, mais apporte en récompense une communication bien plus riche que "le choc des photos".

Nous sommes quelques-uns ici à penser que les "classiques" sont un moyen privilégié pour que les futurs citoyens accèdent à une autonomie dans leurs goûts et dans l'expression de leurs opinions, et promouvoir la diversité de la pensée dans ce pays.

Or, le dénigrement des auteurs classiques est devenu une seconde nature chez les nouveaux mandarins. Apprendre à bien lire, ou bien écrire, est réputé inutile. Pour ce "courant", n'importe quelle oeuvre d'un genre donné renferme en elle une espèce d'essence universelle de la littérature... et il est facile d'y accéder à travers Hervé Villard. (De la même manière, certains religieux se croient autorisés à déclarer que toute religion prône l'amour, et que leurs propres croyances doivent donc être imposées aux autres pour promouvoir ce mystérieux amour). Mais justement, croire qu'il existe UNE SEULE littérature, c'est fermer la voie à la diversité d'opinions et d'expressions ; limiter la culture à des exemples pauvres et consensuels, c'est ouvrir la voie au totalitarisme.

Et c'est pourquoi, à mon avis, votre intervention montre que nous ne parlons pas de la même chose.

Notons au passage que, parmi les jeunes (et moins jeunes) professeurs que j'ai fréquentés, beaucoup croyaient aussi en "LA" littérature, à tel point qu'ils ne lisaient que des morceaux choisis et laissaient les "Profils d'une oeuvre" intercéder entre eux et les textes intégraux.

Ecrit par : prof chômeur | 07 juin 2006

correction : "... avec ses alliés qu'avec ses adversaires".

Ecrit par : prof chômeur | 07 juin 2006

POUR INFORMATION:

"je dois l'avouer je ne connais rien à rien mais j'aime parler comme si je connaissais tous.
comme dirait l'autre " c'est pas parce que l'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule"

allez encore un trentaine d'années et je serai à la retraite, je n'aurai rien de plus à dire mais au moins on pourra me traiter de "VIEUX CON ".

d'ailleurs vous conaissait la différence entre un prof à la retraite et un vieux tampon hygiénique usagé......
eh bien tous les deux sortent du corps en saignant..

hihihi il est content Yvon"

LE REDACTEUR DE CE POST N'A APPAREMMENT PAS EU LE COURAGE DE S'IDENTIFIER PAR SON VRAI PATRONYME, NI MEME SOUS SON PROPRE PSEUDO, PUISQUE JE N'EN SUIS PAS L'AUTEUR!!!

DOMMAGE QUE CERTAINS, S'ADONNANT A L'HUMOUR, NE SOIENT PAS CAPABLE D'ASSUMER LEUR PROPOS!!!

Pour les autres, je m'excuse neanmoins de la teneur du post diffusé en en mon Nom.

PS:
JPB, pourriez-vous m'indiquer l'heure de dépôt du post incriminé, que je puisse faire des recherches sur l'origine. Merci de votre compréhension!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 07 juin 2006

Je n'ai pas l'heure — je ne conserve pas tous les posts dans ma boîte, et le blog ne donne que le jour.
Quant à l'allusion de ma collusion avec Radio-Courtoisie, elle a fait long feu. Je me suis déjà exprimé sur ce sujet : je n'ai riuen à voir avec Radio-Courtoisie, et ils ont exhibé mon portrait sans me demander mon avis. J'ai cherché, depuis, pour protester, mais apparemment, un clou chasse l'autre…
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 juin 2006

Pour Yvon, le vrai!
d'après le mail du suivi de lecture que je reçois dans ma boite, le post pour lequel on a usurpé votre nom a été envoyé à 01h35mn06
cordialement

Ecrit par : P.M. | 07 juin 2006

Merci P.M. pour la précision, celà devrait m'être très utile!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 07 juin 2006

C'est pas bientôt fini ces généralisations ?

Il n'y a personne ou presque qui reproche celle, initiale, de JP Brighelli. Qui rappelle en particulier que la venue d'Hervé Vilard et l'exploitation de son livre ont tenu une place restreinte dans les enseignements du lycée Joffre, et nulle sur les listes présentées au bac. Donc on discute depuis une quinzaine sur un non-événement.

Même remarque à propos de radio Courtoisie. J'y fus invité en 1996 à parler de mon livre sur Montoire, le seul à l'époque et à ce jour traitant de ce sujet quelque peu saillant dans l'histoire nationale. La tournure de l'émission a révélé, notamment par les questions stupéfaites des auditeurs, que l'invitation tenait sans doute beaucoup au fait que le producteur avait mal compris mon propos. Devais-je pour autant refuser ? Et devrais-je me couvrir la tête de cendres, pour être allé chez le diable ?

Ecrit par : François Delpla | 07 juin 2006

à François Delpla,

Que les listes du bac du lycée Joffre, etc. (pardon, les descriptifs !!!) ne mentionnent pas le livre de Vilard est une chose. Cependant cette affaire manifeste parfaitement l'idéologie qui préside aux programmes actuels des lycées : ne faisons ni lire ni admirer les chefs d'oeuvre de la littérature; la notion de grand écrivain classique est une catégorie bourgeoise et élitiste qui remonterait au XIXe siècle; tout texte se vaut en tant que texte, mieux vaut une image qu'un écrit, etc. Bref, le catéchisme d'Alain Viala.
Heureusement, même les professeurs atteints par ce virus mortifère ont des réactions de survie et se cramponnent encore un peu à la littérature digne de de nom, et digne du respect non démagogique qu'ils doivent à leurs élèves.

Ecrit par : gilbert beaune | 07 juin 2006

Jacques Catteau * écrit dans Le magazine littéraire (juin 2006) :
"...Etiolé, nombrilisé, dogmatisé, notre roman moderne aurait définitivement rompu avec la vision essentielle de l'épique (Tolstoï) et du tragique (Dostoïevski) et évacué le sentiment religieux...."
"...Il n'en demeure pas moins que Steiner ...nous convie à relire les deux "plus grands" romanciers russes, à rejeter la tiédeur d'aujourd'hui et à nous élever dnas les hauteurs trop oubliées de l'épique et du tragique"....

* Jacques Catteau est professeur émérite de littérature russe à la Sorbonne et directeur de la Revue des études slaves.

Ecrit par : Grégoire Kueny | 07 juin 2006

Gunsberg Henri
Bonjour. Je suis tombé par hasard sur ce forum où a été évoqué mon livre - Le Lycée Unidimensionnel - rédigé en 1968 et publié en 1970 après avoir été refusé par tous les éditeurs sauf un, le dernier, vraiment le dernier. J'avais décidé de m"arrêter là. Cet essai, prophétique" selon un des intervenants, et il l'était, a connu le silence volontaire des médias lors de sa parution. Il mécontentait tout le monde: la Droite, la Gauche, les Gauchistes. Le problème, dans notre beau pays républicain et démocratique, est que l'esprit libre a disparu depuis longtemps. Après un long silence dû au dégoût que m'avaient inspiré les éditeurs devant la véritable dictature du journal Le Monde dans le milieu de l'édition, j'ai décidé un beau jour, plus de 20 ans plus tard, de reprendre la plume. TOUS les éditeurs refusèrent de lire, simplement de lire mon texte. Pensant que peut-être mon nom jouait un rôle négatif, je fis la même proposition avec un autre nom, une autre adresse et un autre titre. le résultat fut le même. Un des éditeurs contactés mangea le morceau. Il me dit en gros: nous avons déjà notre propre écurie; inutile pour nous de chercher ailleurs. Voilà quelques années, lors de la parution des nouveaux livres de l'automne, j'eus la curiosité de chercher les liens des auteurs avec les médias. Tous en possédaient sauf un. Peut-être ce dernier en possédait-il, mais je n'ai pu le découvrir. Actuellement, ou bien l'auteur est titulaire d'un titre - prof de fac, élu connu, etc. - ou bien il a un pied dans les médias et la certitude que ceux-ci parleront automatiquement de l'oeuvre. les éditeurs veulent un objet pré-vendu en guise de livre. D'ailleurs, les regroupements massifs dans l'édition et l'intérêt porté par certains milliardaires à la chose écrite font qu'édition et médias se trouvent le plus souvent dans la même main. J'ai toujours refusé de m'insérer dans un réseau, dans un parti, dans un milieu de gens des médias et de l'édition, de me créer des amitiés utiles. On me l'a reproché. Pour moi, on publie un texte quand il est bon, quand il apporte quelque chose de réellement nouveau, pas parce qu'on connaît l'auteur, parce qu'on pratique le "dîner en ville", parce que celui-ci est un ami, un parent, ou enfin parce qu'il a les moyens de renvoyer l'ascenseur. Et on doit rechercher les bons textes. J'ai toujours envoyé mes textes en relevant au hasard les noms et adresses des maisons d'édition dans l'annuaire. J'ai absolument toujours procédé ainsi. Mais voyons ce qu'est devenu l'édition depuis déjà longtemps. J'ai proposé la lecture du manuscrit de mon dernier essai - L'Ogre Pédagogique, les coupeurs de têtes de l'enseignement (L'Harmattan) - à 30 éditeurs. Trois éditeurs ont refusé cette lecture, cinq l'ont acceptée, Vingt-deux n'ont pas daigné répondre. Deux l'ont ensuite refusé sans en donner la raison. Deux autres, après une longue hésitation, l'ont rejeté pour des questions de gros sous. L'un d'eux, pourtant fasciné par le texte, a fini par me dire crûment :"Ce qui m'intéresse, c'est le fric. Et ça ne fera pas assez de fric". L'autre, après des contorsions intellectuelles assez bizarre, m'a dit que je travaillais pour le "happy few", ce qui ne lui convenait guère. On comprend mieux la chute désespérante du niveau des publications françaises. J'écris tout cela sans aigreur. C'est ainsi. On s'en accomode ou on tourne le dos à ce milieu. Un dernier mot. ceux qui apprécient aujourd'hui Le Lycée Unidimensionnel l'auraient, pour la plupart, aigrement condamné à l'époque de sa parution. Il en va de même pour L'Ogre Pédagogique. On l'appréciera demain. Je ne serai plus là pour le voir, mais j'en suis convaincu. J'ajoute que si L'Harmattan m'a publié, c'est parce que cette maison d'édition fonctionne d'une façon très particulière. Voilà. Je ne pense pas revenir sur ce forum. Ne m'en veuillez pas. J'ai accompli là un effort particulier.

Ecrit par : gunsberg | 07 juin 2006

Débarquant ici, je n'ai pas pensé tomber juste sur JBP et radio courtoisie... ce n'était pas une allusion à une prétendue collusion dont je n'ai jamais entendu parler et que je ne soupçonne évidemment pas même : seulement à vous lire et à voir de qui vous vous laisser entourer c'est bien l'univers qui apparaît avec évidence.
C'est bien de célébrer le culte littéraire et son initiation à la subtilité, mais si c'est pour en arriver à répondre à M. prof d'histoire qui constate votre incapacité à comprendre sa génération Jospin: "un vrai démocrate allemand ne comprenait pas forcément la génération Hitler". Franchement côté subtilité... Villard n'aurait pas osé.
Merci à Prof chômeur pour son explication, mais c'est tout simplement faux. Aucun prof ne confond Villard et Mallarmé et même JPB se gargarise de Zevaco, de littératures enfantines ou de Béranger. Ni Vialat, ni Meirieu, ni aucun prof ne correspond à ce : "le dénigrement des auteurs classiques est devenu une seconde nature chez les nouveaux mandarins". Alors pourquoi tout ce bruit? JPB dit "je ne pratique pas le pardon des offenses". Est-ce de vielles querelles qui n'intéressent personnes ? Il y a sûrement mieux à faire que tout ce bruit pour rien. Pourquoi ce mauvais combat fratricide pendant que l'école brûle?

Ecrit par : Thierry | 07 juin 2006

Cela ne fait pas de mal de voir un point de vue mesuré, sensé et constructif. Merci, Thierry. J'adhère totalement. Jean-Paul Brighelli fait par ailleurs certaines propositions qui me semblent plutôt intéressantes, ( quand il ne dit pas des phrases du genre de celles que vous citez ou encore, je cite de mémoire: "l'amalgame fait partie du jeu de la polémique",(j'espère avoir bien résumé sa pensée).
Je continue à être certain du fait que chaque prof se doit d'interpréter les textes officiels avec sa conscience et ses convictions; (il me paraît relativement aisé de pouvoir "lire entre les lignes" de la plupart d'entre eux). Après tout, on a aussi les libertés que l'on se donne, et aucun texte officiel n'a prétendu qu'il fallait niveler par le bas!
Bonne journée à tous.

Ecrit par : christophe sibille | 08 juin 2006

Rassembler à Gauche 34 veut vous faire connaître une note publiée sur son blog.

Le Pen la ferme, le FN engrange.

http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2006/06/08/le-pen-la-ferme-le-fn-engrange.html

Rassembler à Gauche 34. Lolo34

Ecrit par : Rassembler à Gauche 34 | 08 juin 2006

Pétition de soutien aux étudiants et aux scolaires sourds

Les associations de parents de jeunes sourds s'alarment très fortement aujourd'hui, en raison de la disparition annoncée des services "pôles étudiants" qui suivaient jusqu'ici nos enfants dans des cursus variés, offrant des prestations de qualité.

Depuis 1993, l’AGEFIPH finançait l’accompagnement des étudiants sourds : interprètes LSF, codeurs LPC, preneurs de notes, orthophonie, ...... Avec la nouvelle loi de janvier 2005, l’AGFIPH a décidé sans concertationn de ne plus financer cet accompagnement, considérant que tout ceci était dorénavant du domaine de l’Education Nationale. En conséquence l’AGEFIPH stoppe les financements à partir du 30 juin 2006, sans qu’aucune solution de relais n’ait été trouvée.

Les services de soutien n’ont plus les moyens de financement nécessaires à leurs action.

Les grands perdants sont les étudiants sourds qui n’auront plus d’accompagnement pour leurs études.

Pour soutenir l'action de l'UNAPEDA pour que la continuité des services existants, leur reconnaissance et leur financement soient assuré

Vous pouvez signer la pétition en ligne sur le site UNAPEDA

Nous comptons sur votre soutien !

Merci d'avance

Michel KERDILES Président de l'UNAPEDA

Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34.

Ecrit par : Les lolo's 34 | 08 juin 2006

Cher Monsieur Brighelli,

C'est avec un grand plaisir que je lis vos écrits. Je me sents conforté dans cette perception qui consiste à dire que l'on voit un nombre croissant de candidats postulés à des positions sans même comprendre les types de compétences demandées, je ne parle par de l'expression écrite reflétée dans leurs CVs ou orale pendant les entretients... Il y a de quoi écrire une encyclopédie.

Bien à vous, T.Laurent

Ecrit par : T Laurent | 08 juin 2006

rectification :

"Nombre de candidats postuler"

Ecrit par : T Laurent | 08 juin 2006

J'ai enfin compris. A force de savoir lire, madame Charmeux a oublié comment fonctionne le code écrit du français. C'est pour ça qu'elle a commencé ses études sur le sujet.
Un petit extrait:

Soient les deux mots :

Panier
Pantin

Comment savoir quel statut il faut donner à la lettre « n » dans chacun de ces mots ? Doit-on rattacher cette lettre au « a » qui la précède ou au « i » qui suit ?Selon quel critère ? Où faire le partage des deux syllabes qui les constituent ?

(Léo et Léa, Boscher l'explique plutôt bien : mon fils de six ans a compris, si Eveline le souhaite il pourrait lui donner quelques cours.)

Il est clair que seule la compréhension permet de faire ce travail dont, au surplus, on ne voit guère l’intérêt !

(Donc?)

Certaines traditions sont même sur ce point assez nocives : faire croire, par exemple, que dans les mots à doubles consonnes, comme poisson, il faudrait couper le mot en fin de ligne de la façon suivante pois-son, est une contre-vérité : les deux syllabes de ce mot sont évidemment poi-sson.

(no comment)

Pire, les collègues savent bien que si l’on demande à un enfant de CP de couper le mot ALAIN en syllabes, cela donnera à coup sûr, surtout si le tableau des syllabes est affiché : A/LA/IN.

(avec la globale c'est sûr!)

En fait, ceci confirme que le français écrit n’est pas vraiment une langue syllabique.

(ben voilà on s'est fait avoir pendant des siècles!)

Ecrit par : isa | 08 juin 2006

"Pire, les collègues savent bien que si l’on demande à un enfant de CP de couper le mot ALAIN en syllabes, cela donnera à coup sûr, surtout si le tableau des syllabes est affiché : A/LA/IN."

Ah, c'est pour ça que je trouvais toujours que les alexandrins de Baudelaire avaient 20 syllabes ! Ben oui, j'ai appris avec une méthode syllabique (Yves et Béatrice je crois), donc forcément on m'a appris que :
"Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid"

Ca donne : Lu/i, na/gu/è/re si be/au, qu/i/le / est co/mi/qu/e et /la /id.

Bien la preuve qu'il vaut mieux lire Villard que Baudelaire : Baudelaire ne savait même pas compter jusqu'à 12 !

Mais à part ça les pédagogos prennent pas les enseignants pour des crétins.

Ecrit par : Atréides | 08 juin 2006

"Pour les autres, je m'excuse neanmoins de la teneur du post diffusé en en mon Nom."

Bonjour Yvon, l'âne dont tu parles, me semble être le même que celui sur Lire&Ecrire.;
http://www.lire-ecrire.org/index.php?action=forum&subaction;=message&id;_sujet=17912&id;_chambre=1640&aff;=0&page;=4&PHPSESSID;=9af7eeb6a8e3feb04ada6e446b1c7897

"votre compétence vous permet de suprimer "
voir pseudo faux post d'Avril

"d'ailleurs vous conaissait la différence "

même type de faute.
je pense connaître cet âne, Monsieur M. J'ai peut être même son adresse ;)
on en reparle à l'occasion .

Ecrit par : toto | 08 juin 2006

Un autre petit texte amusant, toujours signé Charmeux:

La syllabe : faut-il passer par elle dans l’apprentissage de la lecture ?

Il va de soi que pour beaucoup, la réponse à cette question est : « oui ! ». Qu’il s’agisse des méthodes synthétiques, qui partent des lettres pour arriver aux mots, ou des méthodes dites globales, qui partent des mots pour arriver aux lettres, le passage par la syllabe est posé comme incontournable.

Nombreux, pourtant sont les enseignants et les chercheurs qui remettent en question cette croyance. Pour mieux comprendre, examinons cet extrait d’un célébrissime manuel de lecture, la méthode Boscher (1959) :


Outre toutes les erreurs assez grossières qu’on peut relever dans cette page : incohérence des propos, oublis d’un grand nombre de syllabes (ni « bou », ni « ban », ni « bain » et j’en passe !) et affirmations plutôt fâcheuses mathématiquement (b = b…. Bravo pour la signification du signe = !), on doit reconnaître que le découpage du « texte » en syllabes ne facilite guère la lecture. En fait, on ne reconnaît plus rien : par exemple, le « a » de Léa, ne peut être distingué du « a » de « bébé a sali sa robe ». Il y a pourtant une fameuse différence entre eux : comment les enfants vont-ils pouvoir la découvrir ?

(Boscher ne donne pas les syllabes bou et ban dans cette leçon parce que sa progression est graduelle et les sons les plus compliqués pour l'enfant s'étudient quelques pages après. cela fonctionne. Pour ce qui concerne le a de Léa et le a de bébé a sali sa robe, je ne sais pas si j'ai tout compris, mais en général les enfants qui apprennent à lire ont déjà appris à prononcer quelques mots vers l'âge de quatre ans.)

Pour des enfants qui apprennent à lire, une telle présentation est proprement dangereuse. Lire, qui est une activité visuelle, a besoin de pouvoir interpréter la mise en page et l’occupation de l’espace graphique. La décomposition en syllabes a pour effet de provoquer une image de l’écrit, parfaitement fausse, qui, de plus, va être mémorisée par l’enfant et va donc installer de graves difficultés pour plus tard. Or, une des caractéristiques fondamentales de l’écrit français, c’est précisément la notion d’espace entre les paquets de lettres que sont les mots, identifiables seulement par ces espaces.

(c'est pour cela que des méthodes syllabiques modernes ont été conçues, mais charmeaux ne les aime pas non plus)

Il est facile de voir qu’une telle page de « lecture », n’a aucunement comme but d’aider les enfants à comprendre. Son seul but est de faire ânonner oralement des éléments sans signification. Impossible donc d’oser dire qu’un tel objet permet aux enfants d’apprendre à lire !

(et les enfants diront :"Pourtant ça tourne!")

En fait, ceci confirme que le français écrit n’est nullement une langue syllabique, contrairement à d’autres, le japonais, par exemple.

(no comment)

Du reste, s’il est incontestable que la syllabe a une réalité articulatoire, les phonéticiens ont beaucoup de mal à lui trouver une réalité linguistique, même à l’oral. Travailler sur elle au cycle 2, c’est donc mettre les enfants en présence d’un objet totalement abstrait, et donc fort difficile. Et surtout, travailler comme on le voit parfois sur des syllabes artificielles, est une pratique fort dangereuse, notamment pour l’orthographe.

( comme pour dire que les syllabes sont des objets artificiels tandis que les mots sont des choses qu'on trouve dans la nature quand on se promène).

En effet, même si l’on annonce bien que les syllabes à lire (comme celles qui sont au début du « texte » dans l’extrait ci-dessus), n’ont aucun sens (ce qui, déjà est curieux quand on songe qu’apprendre à lire, c’est apprendre à comprendre !), on ne peut empêcher un enfant qui lit la syllabe « bo » de penser au mot « beau » qu’il a entendu et qu’il connaît. Il va ainsi mémoriser une relation « image graphique / signifié » qui le détourne de l’orthographe du mot, et le conduit à l’écrire avec des erreurs.

(à vérifier)

J’ajoute que l’analyse des mots en syllabes pose aux enfants de graves problèmes, dans la mesure où on ne peut définir les syllabes qu’à partir de la compréhension des mots. Soient les deux mots :

Panier
Pantin

Comment savoir quel statut il faut donner à la lettre « n » dans chacun de ces mots ? Doit-on rattacher cette lettre au « a » qui la précède, ou au « i » qui suit ? Selon quel critère ? Où faire le partage des deux syllabes qui les constituent ?

Il est clair que seule la compréhension permet de faire ce travail dont, au surplus, on ne voit guère l’intérêt !

La conclusion de tout ceci, c’est que la syllabe n’a rien à faire dans l’apprentissage de la lecture en français.

Depuis que mon équipe et moi, nous avons fait ce constat, nous avons travaillé avec les enfants de cycle 2, en supprimant purement et simplement le passage par la syllabe dans leur apprentissage de la lecture. Depuis trente ans que nous travaillons ainsi, nous constatons chaque jour à quel point ce passage par la syllabe était un détour inutile. Inutile et même dangereux, car, la vraie difficulté pour les petits qui apprennent à lire, c’est de savoir que l’ordre des lettres est pertinent (1). Or, le passage par la syllabe fait oublier cette donnée.

(au secours!)

En fait, la démarche efficace, consiste :


à faire découvrir d’abord la notion de mot écrit (dont on sait qu’elle est fort différente de celle de mot oral, et donc que les enfants n’en ont aucune connaissance tant qu’ils ne savent pas lire) ;

puis, de leur faire découvrir que les mots sont composés de lettres, et, par des comparaisons avec des anagrammes, découvrir que l’ordre de ces lettres est capital.

Cette démarche a aussi pour avantage de favoriser l’exploration beaucoup plus précise de l’orthographe, et de favoriser la construction d’un « regard orthographique » des mots, condition nécessaire à la compréhension et à l’acquisition du système orthographique français.

Les collègues se plaignent tout le temps de n’avoir pas le temps de faire avec les élèves, tout ce qu’il y a à faire… Raison de plus, pour ne pas gâcher le temps qu’on a à faire des choses inutiles, voire, parfaitement nuisibles

Ecrit par : isa | 08 juin 2006

Ah ! Escroquerie intellectuelle quand tu nous tiens.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=388402

Celui qui est marginalisé, dont le nom est bafoué et la parole bâillonnée, celui qui n’a jamais inspiré l’école de la débâcle ni porté l’estocade au Mammouth après qu’il ait largement œuvré à sa mise à genou, vient nous faire la morale, une fois de plus.

À le lire, tous ceux qui sont pour mettre hors de l’école tous les élèves rétifs à toute discipline et réfractaires à tout enseignement – apprentissage dès 14 ans par exemple – sont classés à l’extrême droite. Bien sûr ce Monsieur qui tend la main aux pauvres enfants pauvres (forcément !) - dans un élan compassionnel qui a toujours guidé sa vie - pour les sauver du naufrage se distingue de ceux-là. Bien sûr ce Monsieur qui a toujours subi l’ire des égoïstes enseignants – en la provoquant un peu, puisqu’il s’est fait l’avocat de mesures qui les enfonçaient toujours plus dans l’irrationnel – n’appartient pas au camp des égoïstes !... Mais les enseignants ?… Suivez sa pensée…

L’escroquerie intellectuelle pourrait s’en tenir là ! Hélas non ! Je ne suis pas professeur d’économie, mais les classes moyennes, dont nombre de mes relations font partie – je suis moi-même enseignant et donc faisant partie des égoïstes extrémistes – aimeraient bien gagner les revenus mentionnés dans l’article précédent.

La pensée Meirieu prouve, encore une fois, son indigence et comme le résume bien le dernier éditorial de Marianne : « …on a évidemment besoin du fascisme quand, après avoir bradé ou trahi ses idées et ses mandants, on ne se nourrit plus que d’un antifascisme obsessionnel ! »

Philippe.

Ecrit par : philippe | 08 juin 2006

Est-ce une impression, ou il y a bien une confusion "délirante" entre phonèmes et syllabes dans les exemples repris de Mme Charmeux?

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 08 juin 2006

J'aimerais revenir sur le problème délicat des étudiants sourds.
On a là la belle démonstration de ce qui était à prévoir !
Sous le fallacieux prétexte d'intégrer les handicapés (pardon, personnes à "besoin spécifiques") dans des classes "normales", on est en train de supprimer toutes les aides pour eux !

Ecrit par : Sionac'h | 08 juin 2006

Désolé, Thierry, mais les professeurs - mandarins ou non - qui dénigrent les auteurs "classiques" sont nombreux dans les sphères pédagogiques qui détiennent le pouvoir.
À ce sujet, j'ai eu des expériences - anciennes et actuelles.
Viala ? Mais ne lit-on pas dans un numéro de l'école des lettres de l'été 1999 ( ou 2000 ?) que, dans les lycées, nous vivions jusqu'alors sur une conception de la littérature "élitiste et à forte visée esthétisante" ( je cite de mémoire) ! conception que "ses" programmes ont voulu envoyer aux oubliettes.

Ecrit par : gilbert beaune | 08 juin 2006

1) J'aime beaucoup Evelyne Charmeux. A l'entendre, elle a inventé la lecture. Mais je ne vais pas dire du mal d'elle. Après tout, cela fait plus de quarante ans qu'elle incarne la modernité. Un peu comme Chirac.

2) la caractéristique des programmes Viala, c'est qu'ils disent tout, le contraire de tout, le contraire du contraire, et l'ensemble dans un jargon quasiment illisible. Les documents d'accompagnement de seconde (136 pages) invitent à faire, pêle-mêle, de la littérature, de l'histoire littéraire, de la linguistique synchronique et diachronique, de la pragmatique, de la sociocritique, de la stylistique, de l'argumentation .... et tout cela s'applique à toutes les périodes, à tous les genres, à la littérature classique comme à la littérature populaire -- sans oublier les domaines francophones ou la littérature étrangère. Suivis à la lettre, les programmes Viala en seconde correspondent au minimum à une bonne douzaine de mastères spécialisés.

Le but est de faire croire que les élèves (et leurs professeurs) sont des génies, à l'aide de considérations aussi tartignolles que (p.21) :

"Le travail de l’argumentation est donc conçu en
premier lieu comme un travail sur la langue qui
exige des élèves la maîtrise progressive de moyens
linguistiques (voir la section « Étude raisonnée de
la langue », p. 63) :
– perception précise de l’énonciation, des stratégies
énonciatives et de la modalisation ;
– prise de conscience et analyse du rôle de l’implicite
et du présupposé ;
– capacité de convoquer le discours d’autrui, de la citation
directe aux différentes formes de la reformulation;
– capacité d’articuler argument et exemple dans la
mise en oeuvre d’une argumentation ;
– initiation aux différents modes d’organisation du
discours argumentatif."

Nous devrions exploser de rire, et nous exclamer : "il y a de la chromatique là-dedans !". Mais non, des gens, y compris investis de responsabilités politiques, prennent cela au sérieux. On y croit. Certains parents se sentent même coupables de ne rien y comprendre (alors qu'il n'y a, effectivement, RIEN à comprendre !).

Comme on dit : plus l'arnaque est grosse, mieux elle passe.

Ecrit par : Pierre-Henri | 08 juin 2006

Bonjour Yvon,
je crois que Charmeux fait des confusions délirantes un peu sur tout. Elle trouve avant de chercher.

(J’ai une question pour les hommes de lettres du forum. Madame charmeux écrit : "examinons cet extrait d’un célébrissime manuel de lecture, la méthode Boscher" … Mais peut-on dire "célébrissime" en français ? (désolée, je ne suis pas de langue maternelle française) . Et latin on disait bien celeber et le superlatif était en errimus. Comment fonctionne le français sur ce point ? Doit-on obligatoirement dire très célèbre ? a-t-on le droit de dire "célébrissime" ? ..c’est juste une curiosité je ne trouve la réponse nulle-part) . D'ailleurs ça n'a vraiment rien à voir avec le débat! ;o)

Ecrit par : isa | 08 juin 2006

Laurent Lafforgue vient de publier sur son site un nouvel article de fond : la Laïcité, la République et l'École.

Ecrit par : gilbert beaune | 08 juin 2006

Après moultes hésitations, je vous transmets le courrier que j'avais adressé à E. Charmeux et la réponse de celle-ci.
J'avais développé les mêmes arguments que le courrier adressé à C. Brizard mais ce sont des choses qui me tiennent vraiment à coeur.

Lettre à E. Charmeux :

Chère Madame,
Je vais à mon tour entrer dans la polémique de la méthode de lecture.
Mon courrier n'aura peut-être aucun intérêt pour vous mais pour moi c'est important de vous dire ce que j'ai sur le cœur ; A très peu de temps de la retraite, ça fait du bien.
J'enseigne en Seine Saint-Denis depuis 1969, institutrice, institutrice spécialisée, PEGC, certifiée technologie. J'ai enseigné pendant 25 ans en C.P.P.N. Bien que certifiée technologie, j'ai choisi de travailler en classe d'accueil pour non francophones, en classe relais, cette classe où on accueille les élèves en rupture scolaire.
Et puis, j'ai eu l'occasion de lire récemment quelques uns de vos articles.
Madame, je n'ai certainement pas votre aisance de plume, je n'ai certainement pas un parcours professionnel aussi prestigieux que le vôtre : j'ai effectué pendant 40 ans un travail de fourmi dans une banlieue déshéritée, banlieue que je n'ai jamais eu envie de quitter, banlieue que j'ai découverte à 21 ans après avoir quitté mes Ardennes natales.
Je ne supporte pas ce que vous écrivez.
J'ai appris à LIRE à 5 ans avec la méthode Jolly. Je dois vous dire, auparavant, que je suis issue d'un milieu très simple, fille de vannier ardennais.
J'ai appris à lire avec Réné, le rat, Riri et j'en passe (Méthode Jolly). Je me souviens encore, je rentrais à la maison dans laquelle nous avions une pièce avec un mur en torchis et j'écrivais sur le mur la leçon de la journée, avec quelle fierté !!! On en voit encore les traces.
J'ai retrouvé ce livre dans une brocante, il m'est aussi précieux qu'un trésor.
Je n'ai cessé depuis de lire et de lire et de lire. Chez moi il n'y avait pas de livres, chez moi maintenant les murs en sont recouverts.
Je vous cite : "Vous avez appris à lire dans les situations de lecture, dans la rue, à la maison, sur l'écran de télé, dans les jouets ..." Mais Madame, j'habitais à la campagne, on n'achetait pas le journal, on n'avait pas la télévision et la notice des jouets, quels jouets ???
Madame Sténion, ma maîtresse de CP m'a appris à lire.
"Le premier indice de lecteur médiocre, c'est de commencer par une lecture linéaire ..." Madame Sténion, si j'ai dévoré Zola à 16 ans c'est grâce à vous, vous n'êtes plus là pour m'entendre, mais je vous en remercie.
Venons-en aux leçons de grammaire "ennui profond ..." Mais on parle bien de ce que l'on connaît, dans quelle école étiez-vous ? Mes professeurs de cours complémentaire ne m'ont jamais ennuyée.
Maintenant, je cesse de parler de moi.
Mes élèves : Je suis obligée comme cela m'est arrivé, hier encore, de m'asseoir à côté de mes élèves de 3 ème et de les aider à lire pour qu'ils puissent comprendre les consignes d'un travail à faire.
Il est impossible que vous ne sachiez pas que les élèves arrivent en 6 ème en ne maîtrisant pas, pour la majorité, les bases de la lecture, quant à l'expression écrite, quelle souffrance pour ces élèves !
Beaucoup de gens en recherche d'emplois ne trouvent pas de travail, il ne comprennent pas les documents à leur disposition. Ils ne connaissent pas la structure de la phrase, ne situent pas le sujet, le verbe. Il s'agit de personnes jeunes et non pas de "mauvais lecteurs de la méthode syllabique".
J'ai eu la chance dans mon cursus professionnel d'échapper à l'I.U.F.M. et à son jargon. Je pense avoir fait du bon travail avec mes élèves. Le contact que j'ai gardé avec beaucoup d'entre eux me le prouve.
Aujourd'hui, une fille de pauvre vannier ardennais ne pourrait pas devenir professeur, elle ne saurait même pas lire !
Je quitte avec tristesse une Education Nationale complètement délabrée.
J'espère que vous prendrez la peine de lire ce témoignage, je vous en remercie.


Réponse de E. Charmeux :

Je pense profondément, chère madame, que vous ne pensez pas ce que vous
écrivez ou que vous avez bien mal lu ce que j'ai écrit.
Fille et petite fille d'instituteurs merveilleux et passionnés
d'innovation, cherchant constamment à faire autrement et mieux, j'ai
appris très tôt à ne jamais me contenter de ce qui se fait
habituellement, à analyser les conséquences à long terme de ce qui se
pratique.
Par la suite, devenue formateur d'enseignants, professeur d'Ecole
Normale, puis d'IUFM, j'ai travaillé dans les classes, auprès des
enfants, et avec d'autres instituteurs, tout aussi extraordinaires, à
chercher avec eux, comment aider les enfants à réussir, en les prenant
au sérieux, avec des vrais textes, utilisant de la vraie langue écrite
(avec orthographe, s'il vous plaît : avant de servir à écrire,
l'orthographe est un moyen de comprendre en lecture), et non sur les
bêtises des manuels de lecture existants qui n'ont rien de vrai, ne
sont point des vrais livres, et ne servent à rien.
Bien avant la guerre ceux qui dénonçaient les contenus aberrants des
manuels étaient nombreux, chère madame. Ce sont eux qui m'ont appris,
eux qui m'ont aidée à ouvrir les yeux, eux qui m'ont aidée à aider les
enfants en difficulté. Ce sont eux que j'admire et que je remercie, car
ils n'ont compté ni leur temps ni leur fatigue.
Vous savez, utiliser une méthode toute faite, il n'y a rien de plus
reposant : rien à préparer, il n'y a qu'à tourner les pages... Mais
travailler à partir de ce que les enfants savent ou croient, et prendre
en compte les travaux des chercheurs qui nous ont appris tant de choses
ignorées sur le fonctionnement des enfants et leurs manières
d'apprendre, ça, ça demande du boulot, de la réflexion et du travail
d'équipe.
Si le ministre cesse ses décisions aberrantes, alors, vous pourrez
être rassurée : l'école qui n'est absolument pas délabrée, arrivera à
égaliser véritablement les chances de tous. Mais, de toutes façons, on
se bat pour ça.
Je vous souhaite une bonne journée et ... du repos
Eveline Charmeux

-----------------------------------------------------------------------J'apprécie tout particulièrement et ....du repos !!!!

Il y a beaucoup de choses derrière cela !
-----------------------------------------------------------------------

Ecrit par : Sylviane | 08 juin 2006

"ça, ça demande du boulot, de la réflexion et du travail
d'équipe."

Par contre le travail de Sylviane auprès de ses élèves : pipi de chat !

pas grave, y en a qui diront que c'est JPB le cuistre pédant...

Ecrit par : Atréides | 08 juin 2006

Merci à Henri Gunsberg !
Bien avant Milner, il a analysé et critiqué la Nouvelle École, fruit d’amours étranges entre « modernisateurs fous », Frankensteins de droite et de gauche. Malheureusement il a eu raison… Et tout une langue nouvelle est née pour diffuser ces délires.
D'un autre côté, on a Mme Charmeux, elle, qui dit ça qu’elle veut, du moment que « ça fait sens ». Vivement qu'elle devienne ministre, vivement le triomphe des Lumières !

Avez-vous noté, avec Pierre-Henri, que les enseignants n’ont plus d’IO (Instructions Officielles) mais des documents d’accompagnement ? Est-il prévu qu’on obéisse à des « documents d’accompagnement », ou bien essaierait-t-on de nous mener en bateau ;) Nouvelles Précieuses et soif de pouvoir des Tartuffes.
À bas Molière, comme diraient les collègues du lycée Joffre !

Nous sommes aussi dans tout un véritable vocabulaire hospitalier ou médical, doux aux Grandes Âmes :
accompagnement, accueil, ne pas traumatiser, groupes d’experts, handicaps socioculturels, estime de soi, on peut en parler, etc.
Et maintenant on devrait dépister les futurs asociaux ou malades mentaux dès la maternelle ! C’est ça, « enseigner autrement » ?

Quand à cet adverbe « autrement » (sans rien après, autrement que quoi ?) si prisé par beaucoup pour escorter tous les verbes, on sait son succès très relatif avec le slogan « Présider autrement » d’un certain Lionel J. en avril 2002 !
À la suite d’Éric Hazan nous pourrions sans doute ranger tout ce lexique dans la LQR, la novlangue qui veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
Et alors, on se brûle ! disaient Pierre Dac et Francis Blanche.

Ecrit par : Lariba | 08 juin 2006

Sylvanie, votre témoignage est très émouvant.
Quant à Charmeux, j'ai eu moi aussi le plaisir de recevoir deux mails des sa part: elle est tout simplement incapable de s'ouvrir à la poésie chargée de vérité qui émane de votre message, elle est incapable de prendre conscience des dégâts qu'elle a causé. Vous pouvez lui mettre sous le nez toutes les preuves, tous les témoignages, toutes les souffrances de jeunes enfants et des parents qui sont passé, pendant des années, par de faux diagnostics... (Ces parents et ces enfants qui on été privés d'une scolarité et d'une enfance sereine à cause de SES méthodes)...Elle aura toujours sa réponse :"cherchant constamment à faire autrement et mieux, j'ai
appris très tôt à ne jamais me contenter de ce qui se fait
habituellement, à analyser les conséquences à long terme de ce qui se
pratique.
Par la suite, devenue formateur d'enseignants, professeur d'Ecole
Normale, puis d'IUFM, j'ai travaillé dans les classes... bla bla bla"

Je préfère ceci :"Je me souviens encore, je rentrais à la maison dans laquelle nous avions une pièce avec un mur en torchis et j'écrivais sur le mur la leçon de la journée, avec quelle fierté !!! On en voit encore les traces".

Merci pour votre témoignage

Ecrit par : isa | 08 juin 2006

Quant à "l'aisance de plume", je suis peut-être mal placée pour juger, car je ne suis pas française, mais votre prose était bien plus agréable que celle de charmeux et vous n'aviez pas à vous excuser auprès d'elle!

Ecrit par : isa | 08 juin 2006

Sionac'h a écrit:

Je suis désolé, mais d'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été en admiration des tableaux de Jacques Louis David, mais jamais des "peintres" contemporains, tel Jackson Bollock et ses tâches de peintures étalées par terre. Un artiste est quelqu'un qui dispose d'un talent que peu de personnes sont capables d'égaler. Et sûrement pas quelqu'un dont le seul talent est d'avoir été premier à faire n'importe quoi devant lequel une troupe d'intello branchés vont s'extasier !

Je suis presque d'accord avec vous Sionac'h. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai quitté l'enseignement artistique. J'ai un souvenir merveilleux de mes années de lycée où l'on faisait des copies en argile de Bernini et Della Robbia, l’on copiait des tables d’anatomie, on étudiait la perspective sur de grandes planches à dessin. Notre professeur nous disait: "avant de vouloir détruire une forme, il faut apprendre à la construire, à la regarder... Analyse et synthèse d'abord, le reste après". Mais à l'Académie de Beaux Arts tout le monde s'amusait à tordre des tuyaux, a cracher sur une toile... Personne ne savait plus reproduire une pomme! Aucune sélection n'était pratiquée à l'entrée. Mais les études artistiques avec de tels condisciples ne sont pas des études artistiques. j'ai quitté cette voie avec beaucoup de tristesse car , pardonnez –moi cette prétention, j’étais très douée... Et dans les universités j'ai découvert que cette manie de tout détruire se pratique hélas dans toutes les disciplines.
Quelle catastrophe !

Ecrit par : isa | 08 juin 2006

Dans tous les domaines, la rébellion est devenue d'un tel conformisme !

Comme disait l'excellent Philippe Meyer, il y a quelques années : "le futur ne manque pas d'avenir, nous vivons une époque moderne".

Ecrit par : Pierre-Henri | 08 juin 2006

Bonsoir fouroum

"Vous savez, utiliser une méthode toute faite, il n'y a rien de plus reposant : rien à préparer, il n'y a qu'à tourner les pages..."

ELLE EST MALADE, ELLE VEUT VOUS(et les enfants) FAIRE BOSSER COMME DES MALADES . (alors que c'est si simple avec PlanèteAlpha ou Léo&L;éa)

Un exemple de méthode ou les instits doivent tout réinventer (mal pour les plus nul).

Un ex de Ribampôbelle:
Je m'entraîne à lire:
Le python gobait une jambe.
Le python gobait une jambe et se trouvait bloqué.
Le python gobait une jambe et se trouvait bloqué et renonçait à sa proie.
Le python gobait une jambe et se trouvait bloqué, renonçait à sa proie et disparaissait tout dépité.


Je continue ?
VOUS AVEZ COMPRIS ?

Soit le gamin qui sait lire en syllabique devient complètement débile (limite scientologie), soit celui qui sait lire en global effacera tout le début du texte, et il fera la même plus tard...
Je ne parle pas de celui qui ne sait pas encore lire correctement en juin.

ILS ONT EU PEUR DES SYLLABES(ânonner) ET ILS ONT FAIT UN VIRAGE A 180°. Maintenant il ne faut plus lire len te ment ,
ilfautlireàtoutevitesse. DES MALADES.
JE LEUR FAIS PIPI DESSUS, je garde mon caca il est trop précieux pour que je leur chie dessus (désolé JP, j'ménervions) j'va allé me calmer :(

Ecrit par : toto | 08 juin 2006

Pour Pierre-Henri, un autre philippe :

Philippe Muray inventeur, entre autres, de "homo festivus", de "la cage aux phobes" et des "mutins de Panurge"...
Il fut catalogué comme néoréac aux côtés de bien d'autres... par la bande à Rosanvallon...

http://www.leconcombre.com/biblio/muray/envie-du-penal-01.html

philippe !!

Ecrit par : philippe | 08 juin 2006

YES !
Un grand bravo à cette jeune instit qui vient d'interpeler François Hollande à l'instant au sujet de l'éducation et des "pédagogies hasardeuses qui placent l'élève au centre du système éducatif sans donner de résultat !".

Ecrit par : Sionac'h | 08 juin 2006

Sionac'h,

Où cela ?

Ecrit par : dg | 08 juin 2006

Sionac'h regardez vous "A vous de Juger" ????

Ecrit par : Sandra WAGNER | 08 juin 2006

Regarder ? Non ! Ecouter, un peu. Enfin, je ne sais même pas si c'était cette émission.

Ecrit par : Sionac'h | 09 juin 2006

Pour Thierry, je cite de mémoire :

L'un de mes formateurs IUFM (PCL2 Lettres modernes) : "Hugo, Zola, Montaigne, ce sont des _white dead men_. Vos élèves ne veulent pas savoir qui ils sont"

Le même : "Céline ? Je n'ai jamais réussi à le lire."

Encore le même : "Tout ce que nous voulons, c'est rendre les élèves un peu plus capables de dialoguer, un peu plus citoyens. Quand à la culture, c'est une histoire de vieux."

Une formatrice IUFM : "Pour l'argumentation, pourquoi n'avez-vous pas utilisé de vrais textes argumentatifs - dans les journaux, dans les annales - plutôt que Montesquieu, Memmi... Tout ceci est bien trop compliqué pour des secondes."

Une IPR lors de ma première inspection : "Pourquoi avez-vous biffé les didascalies de Molière ? ... Ah bon ? Prouvez-moi qu'il n'y en avait pas, je veux voir le texte original."

Une autre IPR lors de ma seconde inspection : "Ah bon, dans _L'Illusion comique_, certains personnages se déguisent ? Ah bon, c'est dans la didascalie initiale ?"

Bien sûr, comme ces propos n'ont été écrits nulle part, je n'ai pas le moyen de les prouver. Mais ils m'ont amené, ainsi que bien d'autres, à la conclusion que des personnages importants (peut-être pas pour l'élaboration des programmes, mais pour le recrutement et la carrière des profs) du système éducatif dénigrent les classiques systématiquement, quand ils ne les ignorent pas tout simplement.

Quant au terme de "mandarins", je me souviens que l'une des deux IPR citée ci-dessus avait commencé une réunion dans mon établissement en expliquant son bonheur d'y revenir, car sa mère et sa grand-mère y avaient fait leurs classes de lettres - du temps de sa grand-mère, il s'agissait d'un lycée de jeunes filles tenu par des bonnes soeurs. Cela me rappemme les "risibles dynasties" que Nizan évoque dans _Aden Arabie_, et à ce titre, les comparer aux mandarins (de la Chine d'autrefois ou de l'Université des années 50-60) me paraît tout à fait approprié.

Quant à Viala, Meirieu et cie, je n'ai pas eu l'honneur de "débattre" avec eux. J'ai simplement en mémoire les listes ridiculement longues d'ouvrages conseillés dans les différentes classes, les best-sellers conseillés des revues pédagogiques, les interminables séances sur la "littérature jeunesse" (traitant en priorité des albums illustrés) de l'IUFM (deux séances identiques dans deux académies différentes). Je vous invite à parcourir les rayons d'une librairie pour jeunesse, et à constater le nombre incroyable de "romans", commis par des professeurs, qui se bornent à mettre en scène "Un chevalier au Moyen-Age" (programme de Cinquième), "Les voyages d'Ulysse" (programme de Sixième), etc., et qui se bornent à résumer quelques épisodes d'Homère ou Chrétien de Troie en langage bébé.

Je souhaiterais moi aussi que mes propos soient "entièrement faux", qu'"aucun professeur" ne méprise les classiques, qu'aucun formateur ne les dénigre, qu'aucun inspecteur ne les ignorent ; si c'était le cas, j'aurais peut-être eu l'envie et l'énergie d'entrer jusqu'à la retraite dans l'Education nationale.



Toto,

Merci pour l'exemple... A vrai dire, j'ai souvent eu l'impression que mes instits essayaient de me rendre débile, mais je ne me souvenais plus comment.

Au fond, peut-être que l'école sert à rendre les enfants idiots.

Ecrit par : prof chômeur | 09 juin 2006

J'ai lu l'article de Meirieu.

Pour ce que j'en ai saisi ce n'est pas seulement de la malhonnêteté intellectuelle, mais du vide : à le lire, je ne comprends pas pourquoi je devrais voter pour "sa" gauche, puisqu'elle s'apprête :

- à mener une campagne ouvertement réactionnaire pour plaire à la petite bourgeoisie,

- ce faisant, à tourner le dos à tous les "pauvres" qui touchent moins de 3000 € par mois,

- ensuite, à trahir ses promesses, pour rester "de gauche",

- et ainsi, à continuer la "démocratisation" de l'école , c'est-à-dire les coupes de budgets qui plaisent aux banquiers, et l'_analphabétisation_ des fils et filles de "pauvres".

Le plus frappant, c'est qu'avec cette approche para-marxiste, je ne vois pas quelle classe irait voter pour aider Mérieu.

Cet article me laisse de plus rêveur sur son appréciation quant au circuit "armée pour les élèves en rupture" : à ce train-là, si la classe "moins de 3000€" est irrémédiablement exclue du vote, on aura bien besoin d'une milice de cinglés réhabilités pour la faire tenir tranquille.

J'arrête ici ma dérive politique.

Ecrit par : prof chômeur | 09 juin 2006

Et encore lorsque vous parlez de littérature de jeunesse qui vulgarise vaguement les programmes d'histoire, ce n'est pas ce qu'il y a de pire. Ca, c'est la première fournée, depuis quelques années, ce qui sort est la plupart du temps pour le collège à mon avis catastrophique. Pour plaire, les écrivailleurs partent du vécu des élèves et les y laissent mariner copieusement. Il y a encore quelques temps, ces plumitifs prenaient la peine d'écrire dans une langue à peu près correcte maintenant le nec plus ultra est de singer la manière de parler des d'jeuns, ce qui donne des torchons innommables que les élèves lisent avec la bénédiction de la documentaliste,de la plupart des profs et des parents. Et tout ce petit monde de dire: il vaut mieux qu'ils lisent cela plutôt que rien. Et bien maitenant je n'en suis plus sûre.
Il y a même "des prix ados" dans ma bonne ville de gôche. La documentaliste passe faire sa pub dans les classes pour ses torchons, raccole littéralement les élèves pour qu'ils s'inscrivent" au prix ados"; nos chers petits lisent les dix livres sélectionnés,laissent tomber les classiques qu'on essaie de leur faire lire pendant ce temps et votent "ah, l'illusion du pouvoir", et suprême récompense, ils peuvent sécher une demi- journée de cours pour partir en bus avec la doc et les pédagos de service pour une rencontre avec le sublime écrivain... La presse locale les photographie et le lendemain ils sont dans le journal... Le chef d'établissement est fier, les parents se rengorgent, les élèves sont ravis et rechignent à faire l'effort de lire l'oeuvre classique qui est restée en plan, bien sûr et que cette c...de prof veut leur faire lire.
Dans ces livres de jeunesse ils ne découvrent rien puisqu'on part de leurs tours de cité, des problèmes qu'ils y rencontrent et...qu'on les y laisse. Ils ne découvrent rien ou pas grand-chose et quand j'entends la doc les inciter à lire tel livre sur l'inceste, sur le chômage ou sur une ado enceinte à 15 ans ou droguée, le tout dans un langage d'une pauvreté accablante, voire vulgaire, avec des dialogues à haute dose, les descriptions étant comme chacun sait un truc de vieux réac... , je me dis que l'institution,une fois de plus fait son travail de sape. Il y aurait un vrai travail de dénonciation de cette littérature de jeunesse qu'il faudrait mener minutieusement ...Je ne m'y collerai pas, cela me donne la nausée.
Bonne journée quand même,
elisabeth

Ecrit par : elisabeth | 09 juin 2006

Ce que j'ai lu dans l'article de Meirieu, c'est une proposition de services : Meirieu ministre de l'Education d'une future présidente. Et pas autre chose. Ça a déjà le côté mi-chèvre mi-chou d'un discours électoral. Au passage, je remarque que le cher homme me pique deux ou trois idées : ferait-il son miel de ce qu'il a détesté ? Au fond, c'est un grand pragmatique.
Plus sérieusement, le PS est manifestement en panne de projet éducatif (voir la tête de Hollande dans l'émission À vous de juger, face à une proif qui l'a allumé sévère). L'élargissement d ela sectorisation est un coup pour rien. Le soutien acentué aux ZEP est un cadeau aux entreprises qui sur-équiperont les ZEP — pour un bénéfice nul. La politique d'intégration — et je ne vois pas pourquoi l'intégration serait impensable aujourd'hui — passe forcément par une politique volontariste d'éparpillement des populations des ghettos. Et ce n'est pas même pour me donner une bonne conscience de gauche (?) que je propose cela : c'est parce qu'il y a, dans ces cités de perdition, des talents véritables que nous gâchons en ce moment, en installant à leur place des enfants de bobos pas forcément méritants. Quitte à pratiquer l'élitisme républicain (et je rappelle que ce n'est pas un gros mot), autant aller jusqu'au bout.
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 juin 2006

Pour Isa — un point de lexicologie.
"Célébrissime" n'existe pas en français. Même le dictionnaire le plus au fait des procédés langagiers modernes, le TLF (http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv4/showps.exe?p=combi.htm;java=no;) l'ignore. Mais on l'utilise néammoins volontiers à l'oral, en général dans un sens ironique (qui est effectivement celui de Mme Charmeux à propos de la méthode Boscher).
Par ailleurs, fermons la parenthèse Charmeux. j'ai eu la faiblesse de lui répondre deux ou trois fois sur le site de NousVousIls, c'étai lui donner beaucoup d'importance.
JPB
PS. Eh, les pédagogues à idées ! Qu'attendez-vous pour élaborer un nouveau manuel de lecture cohérent ?

Ecrit par : brighelli | 09 juin 2006

M. Brighelli,

Une question me vient à l'esprit : si la majorité que vous soutenez et soutiendrez en 2007 en vient au pouvoir, de brigerez-vous le poste de ministre de l'éducation nationale ?

Ecrit par : Raphaël | 09 juin 2006

Heu… Je ne sais pas à quelle majorité vous faites allusion. mais quelle qu'elle soit, elle trouvera pléthore d'incapables pour occuper le poste. Comme d'habitude.
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 juin 2006

Pour en revenir à Philippe Meirieu, il faut mettre en rapport cet article avec la lettre qu'il écrivit, il y a quelques années, à Luc Ferry :

http://www.meirieu.com/POLEMIQUES/LUCFERRY.pdf

Le style est admirable. Meirieu flatte les puissants, tout en plaçant dans son texte ce qu'il faut de réticence pour rendre l'ensemble crédible. Je dis ça, mais je dis aussi un peu le contraire, tout en étant d'accord sur le fond, même si je me réserve quelques arguments au cas où le vent tournerait.

La fédération française de ski, paraît-il, ne va pas très bien. Elle devrait embaucher Philippe Meirieu pour entraîner le slalom. Voilà un poste à sa mesure.

Ecrit par : Pierre-Henri | 09 juin 2006

Bonjour à tous!
Je me pose tout de même une question : sans vouloir polémiquer, je me demande à quoi servent les livres sur le déclin de l'école, hormis à répéter un constat catastrophiste (avec lequel je suis bien d'accord). Que peut-on réellement faire pour que ça change, étant donné que les ministres nommés au poste de l'éducation sont tout sauf compétents (De Robien passe des transports à l'Education, et tout le monde sait que ça a évidemment... une foule de rapports!!). Le problème est plus généralisé il me semble : si l'on regarde la composition d'un gouvernement de droite, on se rend compte qu'il est noble pour la plupart (particules à foison, du Galouzo de Villepin à qui mieux mieux), qu'ils ne connaissent que leur arrondissement doré où ils ont vécu élevés comme des coqs adulés préparés à gérer la populace, enfin plutôt à glaner les honneurs et les privilèges.
Tout cela pour en venir au fait que cette déconnexion explique l'impossibilité des politiques de se rendre compte des vrais problèmes. Mais en dénonçant dans un livre les dysfonctionnements de l'EN, ça peut permettre de le faire savoir aux dirigeants (encore faut-il qu'ils lisent le livre), mais en quoi cela permet-il de faire changer les choses... ?
Je me pose sérieusement la question. D'accord il vaut mieux ça que se taire, certes. Mais après le livre et la dénonciation que reste-t-il? Il n'y a rien qui semble changer et, pire, cela se dégrade vitesse grand v. Alors que faire? Militer, se battre dans son coin, épauler les syndicats pour que ça change? La lutte est entreprise depuis des années et des années, et rien ne progresse...
Certes, pour ma part, je fais ma petite résistance : je refuse la littérature jeunesse abrutissante, je tiens fermement aux classiques, je refuse les sous-enseignements que l'on veut nous imposer, j'essaie d'élever le niveau des élèves au plus haut. Mais jusqu'à quand pourrons-nous tenir face à l'effritement des savoirs et le mépris du pouvoir pour la véritable culture littéraire? Le capitalisme a mangé la culture en l'inféodant aux lois du marché : l'école devient une entreprise où il faut gérer un quantum d'élèves comme des salariés, dont on expulse les plus flemmards. La venue de la gauche au pouvoir changera-t-elle la donne? Elle ralentira la descente aux enfers, c'est tout. Alors, il ne nous restera plus qu'à prêcher dans le désert, comme les patriarches bibliques!
Je ne suis pas "déclinologue", mais je me demande juste comment sortir de ce trou noir annoncé...

Ecrit par : SB | 09 juin 2006

Euh, la "jeune prof" citée plus haut (qui s'est coltinée François Hollande hier soir!) c'est moi! C'est drôle, je viens souvent ici, sans intervenir et je vois qu'on parle de moi. Bon je crois que vous avez compris dans quel "camp" je me situais, même si hier c'est vraiment court (donc frustrant); mais visiblement, cela a fait de l'effet, j'ai été contactée aujourd'hui par des médias divers et variés pour intervenir dans d'autres émissions (radio en particulier); le plus drôle c'est que j'écris tout ce que j'ai dit hier depuis déjà quelque temps (presse et site syndicaux) mais qu'il suffit de quelques minutes télé pour que cela intéresse enfin les médias! Bref... En tout cas, tout mon soutien à JP et à tous ceux qui luttent à ses côtés (Rachel, très sympa, et tant d'autres); juste une précision: je ne suis pas institutrice mais prof d'histoire-géo en collège à Montélimar.

Ecrit par : Claire | 09 juin 2006

Jean-Paul B.,

Je me suis mal exprimé, j'en conviens volontiers. Ce que je voulais dire, c'est que si le(s) parti(s) politique(s) que vous soutenez ou avec lesquels vous vous sentez des affinités électives demeurent ou deviennent la majorité - et je ne sous-entendais aucun bord politique particulier : vos idées en la matière ne regardent que vous, sauf si vous les avez rendues publiques, ce que je ne sais pas -, brigerez-vous le poste de ministre de l'EN ? (Puisque vous vous enorgueillissez d'avoir écrit des discours d'hommes politiques, vous devez être rodé).
C'est là ma question, et elle avait comme corollaire implicite que vous seriez de ceux qui ne feraient pas montre, pour une fois, d'une incapacité foudroyante et tout autant navrante que ridicule. A quand un ministre de l'EN qui la connaît ? Vous, par exemple, donc.

Ou, aussi, bien Merieu.
Non, là c'est une plaisanterie.

Bien à vous, excessif et lucide homme qui m'amusez beaucoup. Et bien du courage face à la multitude de destructions de textes que vous allez juger pendant quelques semaines - parmi elles, quelques rares moments de bonheur, je vous le souhaite. Je serai moi-même à Tours, et si je vous croise dans la rue, je crierai "Brighelli, ministre".

C'est dommage, malgré l'assonance, ça sonne mal.

Ecrit par : Raphaël | 09 juin 2006

Meirieu.

Au temps pour moi.
Chacun a droit à une orthographe correcte.

Ecrit par : Raphaël | 09 juin 2006

Bonsoir fourhum,

désolé de poster juste derrière Claire (je ne vous ai pas vu on the tv set, so sorry), merci Claire pour votre boulot.

Je passe juste pour taquiner mon Cricri favori .
Vu à la tv (après le foot) Coluche chanter avec LeLuron:

"L'EMMERDANT C'EST LA ROSEU L'EMMERDANT C'EST LA ROSEU".
Bon c'est aussi pour faire CHIER Glandserre.
Quand je vous disions que si Coluche vous entendez reprendre ses vannes à votre compte pour justifier VOS âneries, IL vous casserait la tronche(vous n'avez rien compris à Coluche vous avez mis votre SENS). Si si je vous jure...

Ecrit par : toto | 09 juin 2006

Claire, je vous adore ! (bon, ma femme est derrière moi, donc, je n'en dirai pas plus ^^).

Je vous félicite pour vos propos d'hier soir auxquels j'adhére intégralement.

Ecrit par : Sionac'h | 09 juin 2006

Une question de Français à M brighelli, j'en profite....

La négation: "ne pas", est elle française ?
Je vous demande ça bêtement, car un monsieur de quelques 70 ans me disait qu'il n'était pas" français" d'écrire " ne pas", le "ne" étant suffisant pour porter la négation.
Ce qui donne:
- ne faire, ne dire, en lieu et place de ne pas faire, ne pas dire....
Pour moi dans certaines formes littéraires , je le comprends trés bien ... mais l'usage courant sans le "pas" me laisse perplexe.
Pourriez vous me confirmer ou expliciter la justesse de son observation ?

Ecrit par : DG | 09 juin 2006

D'abord, à Claire.
Je n'ai pas vu l'émission jeudi : je ne l'ai vue que sur le Net, hier (disponible pour tout le monde, Toto, qu'on se le dise !). Et vous étiez très bien — d'ailleurs, plein de gens était très bien dans cette émission qui a fait sa fête à Hollande.
By he way, la réalisatrice d el'émission }— qui a dû vous contacter — est très fine.
Et ne croyez pas que vous n'avez pas été remarquée — deux minutes suffisent pour le quart d'heure de gloire cher à Warhol. J'en avais fait l'expérience chez cette même Chabot il y a trois mois.

Pour la négation.
"Ne… pas" fonctionnait autrefois avec le verbe "marcher", ou "avancer" — et "pas" avait sa pleine valeur de substantif : "n'avancer pas", c'était "ne pas avancer d'un pas". De même "ne boire goutte" (et pas forcément "ne voir goutte"), "ne voir point", "ne manger mie", etc.
Puis le sens littéral de "pas" s'est perdu.
Et effectivement, l'élément négateur est le "ne". Le plus farce, c'est que c'est cet élément que l'on sucre, dans le langage oral familier. De sorte que "pas" se retrouve seul chargé d'une négativité qu'il n'aurait jamais dû assumer.

Pardon à tous si je réponds peu au courrier dans les trois semaines à venir. Je pars interroger au CAPES, et mes accès au Net seront très limités. À vous le débat.
Et ne soyez pas sages…
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 juin 2006

Dommage que vous ne m'ayez pas répondu, cher Jean-Paul - je resterai donc dans le doute : ministre ou pas ministre ? Arf, arf.

A part ça, bienvenue à Tours. J'y suis déjà, et il fait chaud !

Ecrit par : Raphaël | 10 juin 2006

Monsieur Brighelli,
J’aimerais vous poser une question liée à la collection « textes et contextes » publiée par Magnard, dans les années 80. En plus des quatre volumes de littérature dont vous êtes l'auteur avec MM. Biet et Rispail, on trouve aussi dans cette collection les deux volumes de la « Petite fabrique de littérature » de MM. DUCHESNE et RISPAIL, dont le succès ne se dément pas. J'aimerais savoir si cette collection constituait réellement un tout, un projet d’ensemble liant dés le départ les auteurs des volumes de "littérature" et de "la fabrique".
Dom

Ecrit par : Dom | 10 juin 2006

"Je pense profondément, chère madame, que vous ne pensez pas ce que vous
écrivez." (E. Charmeux)

Typique des apparatchiks de la pensée unique: ils prétendent penser à votre place. Ils savent, mieux que vous, ce que vous pensez. Vous croyez être de tel ou tel avis? Non, non. Nous connaissons les ressorts de votre âme. Nous savons d'où vous parlez. Nous connaissons vos préjugés (de classe). Nous allons vous dire, nous, ce que vous pensez réellement.

Ecrit par : Robert Marchenoir | 10 juin 2006

Attention, Siona'ch, dans votre lettre du 4 juin, vous préconisez l'utilisation des vieux manuels... Vous allez vous faire "casser"; la ringardise, même celle qui marche, est très sévèrement jugée par certains des intervenants sur ce blog. A moins que ce soient eux les ringards...

Ecrit par : catmano | 10 juin 2006

"qu'on se le dise !)." merci pour l'info JP,

Pas facile d'expliquer à un âne loukoumisé les soucis de L'EN ET de la lecture en 3 minutes .
bonne résistance.

Ecrit par : toto | 10 juin 2006

Pour rebondir sur le message de Catmano : Les manuels ne sont pas toujours comme le bon vin. Un manuel inepte à sa sortie ne se bonifie pas sur les rayons d’une bibliothèque ni au fond des cartables, pas plus que la congélation n'améliore la qualité de la viande. Par contre il y a des chances qu’un bon manuel résiste à l’usure du temps, et reste bon aux yeux de ceux qui en disposent, même si pour eux la sonnerie de l'école ne retentit plus depuis longtemps. Si entre temps l’édition scolaire évolue vers la vacuité, ses qualités n’en ressortent que davantage. Eloignons nous un instant des Lettres : Est ce un hasard si en histoire, Malet Isaac a traversé le XXème siècle? La dernière édition scolaire du cours Jules Isaac date de 1970, mais il a été régulièrment réédité depuis... mais pas à des fins scolaires, car ce manuel est devenu - il faut le reconnaître, parfaitement impropre à l'utilisation en classe.
Pour l'enseignement de l'orthographe, voici un avis aux amateurs d’ancien. Jetez donc un coup d’œil (si vous le trouvez, car il est épuisé) sur Robert BESSON, « L’orthographe, se tester, progresser », édité chez Dunod puis Bordas dans les années 80-90 (destiné aux collèges, lycées, cours de formation et promotion, et aux utilisateurs individuels). L’ouvrage avait l’avantage de permettre une utilisation autonome, proposait même quelques autoévaluations Il laissait place à l’observation, au lieu d’asséner la règle. La règle était posée, mais généralement de façon fractionnée, prgressive, au fil de l'observation, et l'on revenait à des exercices plus classiques que M et Mme Bled n'auraient pas renié. Cela tenait en 250 pages. La présentation n'était pas attrayante, mais le contenu tenait la route. Cet ouvrage de Robert Besson a disparu des catalogues d'éditeurs : faute de clientelle ? Pour quelque vice caché que je n'aurais pas perçu? Pendant ce temps l’inoxydable Bled survit à ses auteurs... Pour mon compte je n’aime pas plus Bled qu’ORTH, mais je veux bien admettre que c’est infiniment mieux que rien. Pour tout dire j'attends MIEUX. Cela n'empêche pas chaque prof de voir comment exploiter au mieux les qualités, et comment compenser les faiblesses d'un manuel donné, au service de ses élèves.
Dom

Ecrit par : Dom | 10 juin 2006

Merci JP pour le point de lexicologie. Il est vrai que quand on est étranger on comprend la moitié des informations, notamment l'humour... on passe souvent à côté.

Vous avez raison : il vaut mieux ne plus parler de Charmeux (même mon fils la connaît désormais: quand il doit découper avec les ciseaux des morceaux de phrases pour les recoller dans l'ordre ensuite il dit: "ça c'est encore un truc à Mme Chaudron")

Ecrit par : isa | 10 juin 2006

Excusez-moi, Sionac'h, je n'ai pas mis l'apostrophe au bon endroit.

Ecrit par : catmano | 10 juin 2006

Catmano, il ne s'agit pas à proprement parlé de "manuels", mais de livres de lecture (en l'occurence, "l'oiseau lyre"). Les textes sont donc effectivement d'une autre époque (je n'ai jeté qu'un coup d'oeil rapide dessus), mais quelques soient des textes, on peut y trouver un intérêt et les étudier. Je préfère un texte écrit au passé dans un français correct, à un texte récent tout au présent, truffé de mots grossiers, comme c'est souvent le cas dans la littérature de jeunesse actuelle.

Enfin, sur un plan écologique, j'en ai marre de photocopier chaque année des pages de manuel en sachant qu'au final, les gamins mettront cela à la poubelle.

Ecrit par : Sionac'h | 10 juin 2006

L'oiseau lyre, j'utilise aussi. Je n'ai plus que les manuels CP-CE1 que j'utilise chaque année à partir du moment où 1 ou 2 élèves de CP s'ennuient dans la méthode syllabique que j'emploie et ennuie les autres, moins rapides, en lisant à toute allure ou au CE1 quand j'ai à "récupérer" des élèves pour lesquels les textes du manuel que j'utilise habituellement sont trop denses.
Entièrement d'accord aussi sur les montagnes de photocopies, j'y rajouterai les heures de lecture d'albums destinées à la jeunesse, celles passées à les scanner ou à les taper (oui, je sais, c'est interdit) tout ça pour se rendre compte qu'à la page 75, il y a un épisode qui ne nous plaît décidément pas du tout (mots grossiers,valeurs que l'on trouve indéfendables, etc.)...
PS: si vous connaissez un manuel de maths de CE1 qui ne passe pas l'intégralité du 1° trimestre à revoir le programme de CP que mes élèves ont bouclé depuis la mi-mai, et qui ne retarde pas l'apprentissage de la technique de la multiplication posée à l'avant-dernière leçon du manuel, je suis preneur, même s'il est un peu ancien. Merci.

Ecrit par : catmano | 10 juin 2006

A qui le bonnet d'âne ? A Brighelli pour qui le mot pertinence s'écrit pertinAnce ! sans parler des fautes de frappe...
A l'avenir, il serait pertinent que vous vous relisiez avant d'éditer vos billets ; et surtout, avant de nous donner des leçons quant à la manière d'éduquer nos enfants !

Je ne vous salue pas.

Ecrit par : Littré | 10 juin 2006

"pertinAnce"

Preuve qu'il a peut être subi lui aussi la global en CP, mais heureusement c'est parents étaient là pour veiller...
Preuve aussi qu'il ne passe pas par un correcteur d'orthographe et de grammaire.

Par contre les nains de jardins comme vous, je les connais bien, eux passent par ces outils, mais manque de pot, ces outils ne corrigent pas tout, continuez de nous écrire petite chose (littré) je sens que l'on va bientôt rigoler.

Ecrit par : toto | 10 juin 2006

tu le vois où "pertinAnce"? mets le lien au minimum.

Ecrit par : toto | 10 juin 2006

On dit "erreur" de frappe,"faute" est trop matisant !

Ecrit par : bernard | 10 juin 2006

toto et les bonnes blagues qui conspue l'utilisation d'un correcteur d'orthographe - comme d'aucuns nous reprochent d'utiliser le dictionnaire quand nous avons un doute sur le sens ou l'orthographe d'un mot ; quand d'autres encore s'étonnent que les professionnels de la santé utilisent le VIDAL - mais qui est prêt à quelques génuflexions pour qu'on lui mette le nez dans la crotte, comme le chien fidèle à son maître.
toto ! CES parents, non pas "C'EST parents"... t'as raison, le correcteur d'orthographe ça détecte pas tout...
Brighelli, content de voir que parmi vos affidés on compte aussi quelques crétins dont vous êtes le créateur-contempteur.
Tiens, un peu de lecture intelligente, ça changera : http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=1394

Ecrit par : Gilles Deleuze | 10 juin 2006

"Littré le dit qui ne se trompe jamais" (prologue de "Voyage au bout de la nuit") ... S'il veut s'amuser à corriger les fautes, hé bien qu'il s'amuse. Si M. Littré connaît son affaire, et possède bien la langue, qu'il nous explique en passant pourquoi on écrit pertinence avec un E et pas avec un A, et là il commencerait à m'intéresser.

Ecrit par : Dom | 10 juin 2006

Puisque que nombreux sont ceux d'entre vous qui se soucient du niveau de langue employé dans la littérature jeunesse, voici à votre attention un extrait d'un manuel de "didactique de l'orthographe" qui ne manquera pas de vous intéresser et sur lequel j'attends vos réactions. Faut-il en tirer des conclusions sur la qualité de l'ouvrage dans son ensemble ? A chacun de voir. Toujours est-il qu'un auteur (et ici ils se sont mis à deux pour pondre cela ! ) est responsable de son texte comme du choix de ses citations. De surcroît le passage cité est présenté comme un exercice. Il faut dire que dés la page 75, nos deux didacticiens étaient déjà bien chauds, et ils citaient le marquis de Sade, sans aller jusqu'à en faire un prétexte à exercice : "N'oublie pas que l'orthographe est une occupation de valet."

Je cesse là mon commentaire. Jugez vous-même.

***

Extrait de C. BRISSAUD et D. BESSONNAT "L'orthographe au collège - Pour une autre approche" CRDP Grenoble 2001 Page 114 :

****

EXERCICE 5

Pour décider de l'orthographe des mots courants, on a souvent recours à des procédés mnémotechniques (...)
Voici par exemple ce que Chester, dans 'Comment parler comme un cochon' suggère à Joe, qui a de gros problèmes d'écriture, pour orthographier le redoutable verbe 'ceuillir'.

"Au début, tu n'as qu'à utiliser ton b-a ba à la noix, et, pour la suite, pense à "cul de fille sans l, ni d, ni f".
-cul de fille ?
-CU-E-ILLE.
-Génial ! "

A ton tour, cite tous les procédés mnémotechniques que tu connais et mettons-les en commun.

*****

Ecrit par : Dom | 10 juin 2006

Ségolène et son coup de faire pointer la présence des professeurs, c'est l'horreur technocratique.

Dans ma discipline, naturaliste, nous sommes souvent sur le terrain, à rechercher du matériel ou à préparer des sorties. de plus, il faut entretenir ses compétences en botanique, en zoo et en géol, régulièrement.

Ce n'est pas un métier de bureau, avec un pointeuse à la con et un berger allemand pour surveiller derrière la porte.

Et comment fera-t-on quand on aura besoin d'aller chercher des ouvrages en bibliothèque universitaire ? Comment fera-t-on quand on a un directeur de recherche qui nous suit à l'université ?

Derrière ces propositions, démagogiques, visant à tranformer les profs en animateurs subalternes, en cafards rivés à un bureau, déconnecté de la nature et du terrain, enfermés comme un rond-de-cuir anémique, se cache la dévalorisation de l'enseignement.

Se cache aussi une vision archaïque du travail. La réforme des 35h00 a rigidifié le rapport au temps de travail. La vraie réforme, ce serait de travailler plus, mais en offrrant à un maximum de professions les libertés d'organisation dont nous disposons.

La France est le pays où on travaille le moins, et où pourtant, A JUSTE TITRE, on a le moins de temps libre. Logique : quand on prend sa journée,c'est pour faire de la paperasse à la préfecture, évidemment fermée en dehors des heures de travail. Vous appelez ça du temps libre ?

Voilà à quoi devrait s'attaquer une vraie réforme du temps libre et du temps de travail. Mais n'en demandez pas trop à tous ces technocrasseux.

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 10 juin 2006

"Cul de fille", Sade et ses idées nihilistes dans un manuel sur l'orthographe pour les écoles... Comment des gens censés faire partie de l'élite de la nation peuvent-ils avoir sombré à un tel niveau de bassesse et de perversion?

Oussama Ben Laden serait-il tout-puissant et aurait-il décidé de détruire la société française de l'intérieur, par des moyens non militaires, en plaçant des agents subversifs aux postes-clés, qu'il n'aurait pas inventé mieux.

Etonnez-vous, après cela, que les islamo-fascistes rentrent dans la société française comme dans du beurre, en faisant valoir sa décadence à leurs recrues locales décérébrées...

L'analyse des maux français par l'économie et le juridisme a ses limites. OK la mondialisation, OK le capitalisme financier, OK l'excès de réglementation, OK les dépenses publiques débridées... Mais à partir d'un moment, il faut bien mettre en cause l'esprit des peuples, leur mentalité collective, leur culture, comme on dit aujourd'hui.

Et là, on est bien obligé de constater, avec Theodore Dalrymple, que pour l'Occident, il y a des tendances lourdes qui ne s'expliquent que par un seul mot: la décadence.

Ecrit par : Robert Marchenoir | 10 juin 2006

Mais que Monsieur Brighelli nous parle de SES cours!!!!!

Ses pourcentages de réussite au BAC!!!! Ca doit être du 120% non????

Et que ses élèves viennent témoigner SANS CENSURE

Chris

Ecrit par : chris | 10 juin 2006

http://programmes.france2.fr/a-vous-de-juger/21666206-fr.php



Bravo à Claire pour son intervention dans l'émission "à vous de juger" ...

Ecrit par : dg | 10 juin 2006

Un autre blog qui invite à lire "bonnet d'âne"
http://krysztoff.typepad.com/1984/

Ecrit par : dg | 10 juin 2006

Claire, représentante du SNALC...

Elle en a le droit, mais il faut dire au nom de qui elle s' exprime; ca éclaire le propos et le téléspectateur

Chris

Ecrit par : chris | 10 juin 2006

Catmano
Je vous propose un manuel de maths CE1, son nom: pas de manuel!!
Faites votre propre progression selon vos objectifs, vos élèves, votre classe et utilisez l'ardoise (excellent outil), le cahier d'essais et de temps en temps quelques photocopies (pas trop, vous avez raison) faites sur votre PC.
En effet nous avons depuis 3 ans décidé de nous passer de fichiers en maths en CP et CE1 car aucun ne donne vraiment satisfaction. De plus l'investissement par classe est élevé pour finalement se retrouver prisonnier d'un document que l'on a trop tendance à suivre sans esprit critique.
Je préciserai par contre qu'il est bon dans cette option d'avoir un peu d'expérience dans le niveau de classe.
Deuxième précision: ce qui est valable pour les maths ne l'est pas pour la lecture ni à un degré moindre pour la grammaire (quoi que...).

Ecrit par : denis | 11 juin 2006

Pour Denis, merci pour votre suggestion que j'utilise pour la fin de l'année quand j'ai fini le fichier de maths en GS, CP et CE1. Mais, ce que je suis capable de faire pour un demi-trimestre sur des "révisions" avec quelques petites incursions dans le programme de l'année suivante me fait peur pour une année entière. Je garde en mémoire le souvenir de mes années ERMEL (le premier) et de mes CM2 de l'époque qui sont entrés en 6° en ayant tout juste abordé les décimaux... Pour l'espérience, pas de problème, sur 31 ans de carrière, j'ai dû en faire au moins 20 à 25 avec des CP, mais pour les compétences de mathématicien chevronné qui est capable d'analyser puis de synthétiser un programme et d'en tirer les tenants et les aboutissants, j'ai à la fois envie et peur de me lancer... De par mon ancienneté, j'ai vécu les années sans manuel, les manuels rénovés, "adaptés aux nouvelles conceptions et aux dernières recherches" où l'on nous brûlait "allègrement" ce qu'on nous avait sommés (ou sommé, je ne sais plus bien) d'adorer l'année précédente... Alors maintenant ce que je recherche, si ce n'est le meilleur, c'est au moins le moins mauvais, celui qui mène tous les élèves, quelle que soit leur origine socio culturelle, d'un point A de connaissance vers un point B et qui ne considèrent pas que les deux mois de vacances d'été leur ont fait tout oublier...

Ecrit par : catmano | 11 juin 2006

je voulais taper l'expérience...

Ecrit par : catmano | 11 juin 2006

Je n'ai pas pris connaissance du "à vous de juger ...", mais Claire pouvait parfaitement s'exprimer en son nom personnel, avec son expérience de professeur, et non pas en tant que "représentante" du Snalc. Une chose est d'être enseignant, une autre est d'être membre ou sympathisant d'un syndicat. Et les étiquetages doivent être combattus quand ils veulent saper les débats de fond.

Ecrit par : gilbert beaune | 11 juin 2006

Gilles Deleuze je te pisse à la raie t'es qu'un âne, va te faire sodo par un trav. N'oublie pas de te retirer les doigts du cul avant.

Moi j'avions fait d'la global pôve tâche. je sais écrire à peu près correctement depuis 2 mois . Et je sais lire correctement depuis 4 mois.

Ecrit par : toto | 11 juin 2006

"toto et les bonnes blagues qui conspue l'utilisation d'un correcteur d'orthographe"

c'est qu'il m'a véner ce gland, moi je n'utilise pas ces outils de merde qui lobotomises le cerveau un peu plus, tu n'avais pas besoin de me corriger, je l'aurrai vu celle là, il y en a d'autres que je ne "vois" pas encore.

Ecrit par : toto | 11 juin 2006

Cher Toto
Je suis allé faire un tour sur LireEcrire que vous citiez plus haut. J'ai pu constater que vous y sévissiez avec encore plus d'acuité qu'ici!
Bravo pour l'extrait de poésie choisi et faisant passer l'enseignant pour raciste quand il ne s'agit en fait que d'un texte sur les crayons de couleurs...
Pourquoi faire référence à un autre site? Juste pour mettre en relief (si besoin était) vos dernier propos à l'encontre d'un contradicteur! La scatologie en guise d'argumentaire voilà qui va s'en doute beaucoup aider à relever l'enseignement en France...
J'en profite pour vous dire ce que je pense de votre style d'écriture: amusant au début, pénible ensuite et finalement minable car je subodore qu'il vous permet surtout de ne pas faire d'effort de réflexion orthographique ce qui est comique pour quelqu'un qui hurle à la dégradation de la rigueur dans l'enseignement.

Ecrit par : denis | 11 juin 2006

Bonjour madame la marquise,

J'aime la grâce de toto que vous avez hélas perdue dans le peu de culture petite bourgeoise que vous avez réussi à assimiler dans votre vie. faites un effort...cette grâce magnifique que toto conserve intacte on ne la retrouve qu'un haut degré de culture.
Toto je suis à 100 pour 100 avec vous. Nous sommes face à une véritable catastrophe culturelle et humaine, une injustice suprême et on nous demande de modérer le ton.
Tristesse petite bourgeoise (comme Pasolini l'entendait)

Bonne continuation

Ecrit par : lola | 11 juin 2006

Merci lola j'va essayer de me calmer.

Denis où je fais passer l'enseignante de raciste ?
encore un/e qui ne sait pas lire "correctement" et qui donne 'son' sens à mes propos.

je reprend ici le vers:
"'Le noir qui n'a pas d'idée fait des gros pâtés'"

et pour ceussent qui veulent lire mes âneries "correctement"

http://www.lire-ecrire.org/index.php?action=forum&subaction;=message&id;_chambre=1640&id;_sujet=18995


quant à deleuse je lui proposais un médicament.
Si tu veux j'en ai d'autres.

Ecrit par : toto | 11 juin 2006

A Chris

Vous écrivez : "Claire, représentante du SNALC..."
Et alors !!!!!
Pourquoi vous sentez-vous obligé de coller une étiquette ?
Il y en a marre de cette façon de penser !
J'ai pu voir l'intervention de Claire sur internet (merci à dg qui a signalé le lien))
Claire j'approuve complètement ce que vous avez dit. F. Hollande n'était même pas capable de vous répondre.

Chris, les téléspectateurs ne sont pas tous des imbéciles ; les téléspectateurs sont capables de juger, critiquer, analyser le discours de tel ou tel intervenant sans que l'on soit obligé de l'assimiler à tel courant de pensée.

Et puis c'est tellement facile, avec un pseudo de s'exprimer comme vous le faites. J'aimerais en savoir un peu plus sur vous, si vous avez du courage, nommez-vous !
Sylviane

Ecrit par : Sylviane | 11 juin 2006

PS.

Et pour vous, Madame la Marquise, cette production de névrosé sur les couleurs s'appelle "poème"?

Ecrit par : lola | 11 juin 2006

Le SNALC est à ma connaissance le seul syndicat ayant pris position contre les dérives pédagogistes dont chaque enseignant a pu constater les effets : de l'instituteur de CM observant ses élèves inventer la fin des mots en lecture à voix haute au professeur d'université constatant la dégradation constante du niveau des connaissances de ses étudiants en passant par le professeur de français du secondaire obligé d'appliquer les programmes Viala.

Kuntz, son président, a écrit un livre " Prof de droite" [Le crépuscule scolaire et idéologique de la gauche] dans lequel il dénonce ces dérives et Claire représente peut-être ce qu'il annonçait dans les années futures : l'apparition d'une nouvelle espèce : le prof de droite.
Quoiqu'il en soit, l'étiquette n'a aucune importance puisqu'il n'y a pas de frontière hermétique entre les familles politiques sur la question scolaire (comme d'ailleurs dans un nombre croissant de domaines). Un Périssol de droite est sans doute plus proche de Meirieu qu'un Chevènement de gauche.

Pour en revenir à la déclaration de Claire, je ne vois pas en quoi sa qualité de représentante du SNALC aurait apporté quelque chose au téléspectateur ; plus d'un enseignant de ZEP en région parisienne aurait pu, me semble-t-il, dire la même chose au conjoint d'une ancienne ministre déléguée aux affaires scolaires.

P.S Je n'en suis pas membre.

Ecrit par : Guillaume | 11 juin 2006

"Gilles Deleuze je te pisse à la raie t'es qu'un âne, va te faire sodo par un trav. N'oublie pas de te retirer les doigts du cul avant."
Ca c'est un médicament???
Pour moi c'est scato et homophobe!

Comme n'était pas dans le sous-entendu raciste l'exemple du poême...
Vous jouez un jeu pervers Toto: vous balancez puis vous tempérez, 3 pas en avant, 1 en arrière...
Mais c'est bien joué puisque grâce à cela Lola vous voue une sainte admiration (Ah cette grasse, pardon, cette grâce magnifique). Vous avez quelques alliés qui utilisent les mêmes procédés que vous (Lola vous êtes perspicace, je suis peu cultivé et petit bourgeois comme sans doute tout le monde sur ce genre de site)...
Toto, il ne vous reste plus qu'à vous mettre au boulot et nous publier quelques manuels de lecture: nul doute que votre style SMS-scato-faux-ingénu fera fureur auprès de notre jeunesse en mal de repère.
Je vous propose d'ailleurs quelques pistes en accord avec votre "humour": la méthode syllabite plutôt que celle semigrotroud'balle (amusant n'est-ce pas? mais faution m'excusacé, j'débutions).
Vous aviez raison, JPB, il est hautement improbable que tous ceux qui correspondent ici puissent se rejoindre sous la même bannière... certains marcheraient jusqu'au bout quand d'autres s'arrêteraient vite boire des bières...

Ecrit par : denis | 11 juin 2006

PS Lola
Névrosé c'est déjà ainsi que l'on qualifiait les Baudelaire, Rimbaud et autres Verlaine. Idem pour les peintres "rejetés", les fameux impressionistes...
Au fait, n'est-ce pas Rimbaud qui à commis le poème Voyelles, lettres qu'il associait à des couleurs...
Tous névrosés!!

Ecrit par : denis | 11 juin 2006

correctif:
autre/autres
a/à

C'est bien plus d'efforts que d'essayer de ne pas faire de fautes d'orthographe...
C'est aussi cette exigeance que nous devons avoir de nos élèves et pour l'obtenir, il faut soi-même s'efforcer d'être exemplaire Toto...

Ecrit par : denis | 11 juin 2006

Les crétins parlent aux crétins : il s'agit d'une lettre ouverte à M. Brighelli, sur l'état général de la culture en France, sur celle des quinquagénaires en particulier...

http://jeanchristophegrellety.typepad.com/lactionlitteraire/2006/06/il_y_a_dj_un.html#comments

Ecrit par : grellety | 11 juin 2006

Horreur, je viens de lire que je serais "de droite"! Trève de plaisanterie, je suis au SNALC, j'aime bien B. Kuntz, mais je ne suis pas de droite (non, non!!!): fille d'un père communiste, instituteur toute sa carrière en ZEP et en SEGPA (ça ne rigolait pas dans sa classe, mais c'était efficace!), je suis "économiquement de gauche", mais je considère que celle-ci a trahi l'école (comme la droite d'ailleurs!!); en fait, je suis chevènementiste (autant annoncer la couleur) et membre du MRC (malheureusement bien mal en point!); mon choix du SNALC tient à ses positions sur l'école, et je tiens à vous assurer que toutes les tendances politiques y sont représentées! Bon week-end à tous!

Ecrit par : Claire | 11 juin 2006

Claire, désolé de vous avoir enrôlée.
Quand même "horreur", vous y allez fort, ce n'est quand même pas le choléra.
C'était une supposition et encore une fois, qu'importe!
Je fais moi-même partie d'une association composée dans sa grande majorité d'hommes et de femmes de gauche (Reconstruire l'Ecole pour ne pas la nommer) tout en étant de droite et je me sens plus proche d'un Chevénement (j'ai apprécié à ce titre le texte d'Utopia que certains hommes de droite.

Ecrit par : Guillaume | 11 juin 2006

"Mais en dénonçant dans un livre les dysfonctionnements de l'EN, ça peut permettre de le faire savoir aux dirigeants (encore faut-il qu'ils lisent le livre), mais en quoi cela permet-il de faire changer les choses... ?"

2 choses:
1- Je serais tenter de dire tout simplement "Encore faut-il qu'ils lisent!" car je ne suis pas persuadé que nos politiques soient des "dévoreurs de livres (en sens littéraire du terme!)
2- C'est l'effet de masse qui fait que les politiques s'interessent ou pas à un sujet précis (Démagogie oblige! Quelle maladie...). Donc, plus le nombre de personnes consciemment insatisfaites grossira, plus les politiques se sentiront obligés de prendre le problème en compte. Et le moyen le plus efficace, car le plus "libre" et "accessible" à tous est internet.

Pour Claire,
Je tiens à vous féliciter pour votre intervention face à François Hollande (dont les réponses ne m'ont absolument pas satisfait). En vous précisant que certains n'ont pas encore compris que l'école était un enjeu encore bien plus important que les simples clivages politiques et/ou syndical, et surtout que les étiquettes quelles qu'elles soient, ne signifient rien sur les convictions personnelles profondes! Vous avez mon soutien humain, tout simplement!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 11 juin 2006

Si l'école est en crise, ne comptons pas sur les visiteurs de ce blog pour la sauver.
Vulgarités, truismes, approximations, et j'en passe…Décidément les amoureux de l'école d'avant-hier en auront peu profité.
Quant à M. Brighelli, j'ai été heureux d'apprendre que, malgré la haute opinion qu'il a de lui-même et de ses fonctions, il a pu néanmoins distraire un peu de son précieux temps pour contribuer à la ponte de chefs d'oeuvre pour têtes de gondole.

Ecrit par : pascal | 11 juin 2006

n'importe quoi madame la marquise, n'importe quoi!

Ecrit par : lola | 11 juin 2006

C'étaient les pensées de pascal avec deux petits pets...

Ecrit par : Guillaume | 11 juin 2006

Pascal a écrit : "Vulgarités, truismes, approximations, et j'en passe…Décidément les amoureux de l'école d'avant-hier en auront peu profité."

Pas grave, parfois au bistrot, de nos jours, la philosophie est plus réaliste que dans les salons des bobos et dans les élucubrations des relativistes cuculturels. Ce sont les précieuses ridicules qui s'attachent à la forme, les bourgeoises et les fins-de-races à la Rotchild qui jugent les gens à leurs chaussettes.

La biologie, je l'ai apprise de mon père, qui mettait la main au cul des vaches quotidiennement, mais qui en savait bien plus que tous ces psycho-sociologues enfermés dans leurs villes.

"Les pieds dans la glèbe et la tête dans les étoiles" disait Gaston Roupnel, vigneron de Bourgogne.

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 11 juin 2006

Bonjour à tous,
il faudrait savoir! Certains se plaignent d'être obligés d'obéir à des instructions officielles qui auraient pour but de saborder tout ce qui touche au savoir dans l'instruction de nos enfants, et je viens de lire un peu plus haut que les documents d'accompagnement étaient une escroquerie de plus à laquelle il faudrait se plier. Les documents d'accompagnement ne sont que des suggestions; en ce qui concerne la discipline que j'enseigne, (la musique), ils sont plutôt bien faits, et constituent une aide certaine pour tout ce qui concerne le répertoire d'écoute en classe; (beaucoup de chef-d'oeuvres classiques y sont mentionnés, à juste titre évidemment).
Par ailleurs, Jean-Paul, vous dites dans votre livre, pour étayer votre propos sur la soi-disant inanité de la formation dans les IUFM, que celle-ci dure trois ans après la licence. Ce n'est ni plus ni moins que de la désinformation. Il y a un an de préparation au concours, et un an de stage, et même avec la mathématique moderne, cela ne fait pas trois!
P.S.: Vous nous le confirmerez peut-être, mais il me semble bien que: "moult" soit invariable.

Ecrit par : christophe sibille | 11 juin 2006

Autant pour moi, moult est invariable.
Moult occasions

Ecrit par : Sylviane | 11 juin 2006

Pour le français au lycée ( seconde et première), les "documents d'accompagnement" de la réforme Viala ne sont que jargon, pédantisme, et incompétence littéraire. C'est à dégoûter de la discipline ... Pouvait-il en aller autrement, compte tenu des programmes et de leurs concepteurs ? Et ce ne sont pas quelques remarques ou aspects acceptables qui sauveront l'ensemble.

Quel est le meilleur accompagnement du professeur de français : la littérature. Qu'il lise et relise, à commencer par les classiques qu'il ne connaît pas ou qu'il a oubliés (les classiques au sens le plus large du terme). Et ces lectures toujours enrichies enrichiront ses cours, elles lui fourniront des idées pour sa pédagogie.

Ecrit par : gilbert beaune | 11 juin 2006

Tout ça est lamentable.

Bientôt l'Education nationale sera privatisée et TF1 en sera le sponsor, le "bienfaiteur" principal.

Il est temps d'imposer un retour à l'excellence, Chevènement parlait d'élitisme républicain mais 80% d'élèves qui obtiennent le bac, moi je m'interroge sur son contenu ...

La Gauche doit revenir à ses fondamentaux, qui sont aux antipodes de l'esprit soixante-huitard, source du nivellement par le bas.

Comme Capri, mai 68 c'est fini.

Les élèves doivent être encadrés par des pédagogues exigeants et bienveillants ; ne sont-ils pas d'ailleurs demandeurs d'autorité?

Ecrit par : Frontere | 11 juin 2006

"Si nous avions vécu à l'époque de Jules Ferry, de Jean Jaurès, de Ferdinand
Buisson ou de Jules Isaac, tous des hommes de gauche, j'aurais été entièrement
d'accord avec la gauche sur le sujet de l'éducation. En effet, Jules Ferry, Jean Jaurès,
Ferdinand Buisson et Jules Isaac faisaient tous rimer instruction et libération, ils
accordaient la plus grande valeur à la culture, celle que certains qualifient de bourgeoise
ou d'aristocratique et qui l'est en effet par ses origines, et ils pensaient que la plus
grande et plus noble oeuvre de la République devait être non pas de détruire cette
culture mais d'en rendre l'accès possible à tous les enfants, y compris les enfants des
classes populaires, moyennant bien sûr beaucoup de travail, car la culture et la science
ne s'acquièrent pas sans de grands efforts personnels."

Citation tirée de http://www.ihes.fr/~lafforgue/textes/ecoleetpolitique.pdf
de Laurent Lafforgue

Voilà qui devrait donner à réfléchir à la gauche.

Ecrit par : DG | 11 juin 2006

C'est quand même dingue de voir qu'à la moindre critique du système éducatif, on est taxé d'être de "droite", quand ce n'est pas facho, voire carrément nazi !
Je partage entièrement le point de vue de Claire.
Je pense qu'on a détruit l'école sous couvert d'idées bien pensantes dictées par des penseurs qui se réclament de gauche, mais n'ont aucune expérience du terrain (savent-ils ce que c'est qu'un ouvrier ? sincèrement, quand j'entends le discours de pas mal de mes collègues sur les salariés du privé, moi qui en vient, ça me donne envie de vomir. Ils n'ont qu'à aller bosser dans le privé, puisque c'est tellement mieux !). La droite, très pragmatique, a laissé faire en se frottant les mains de voir que le mécontentement qui commence à se faire sentir vis-à-vis d'une institution qui a trop de plomb dans l'aile pour voler, allait lui permettre de saborder définitivement le navire.

Claire a dit des choses très justes au cours de son intervention, en particulier sur le redoublement. Parce que certaines études "sérieuses" (celles qui émanent de nos chers pédagogogues) mettent en évidence que le redoublement ne produit pas l'effet escompté, on fait tout pour l'éviter, voire le supprimer. Le mauvais professeur sera à présent celui qui fera redoubler ses élèves et non celui qui s'en débarassera même s'ils n'ont pas le niveau. Comment attendre dans ces conditions que certains élèves, pour ne pas dire l'essentiel, puissent être motivé par un désir de réussite quand ils savent que de toute façon, ils passeront. Cette année, j'ai proposé l'orientation en EGPA a un élève qui plafonne à 5 de moyenne. Ses problèmes sont multiples, mais en tout état de cause la 6ème sera catastrophique. La famille a refusé et le gamin est revenu en me donnant la réponse avec un sourire fendant son visage d'une oreille à l'autre. Franchement, face à une attitude comme celle là, je peux vous dire que sur le contrôle que je lui rendrai demain où il a 2/20 faisant chuter la moyenne de la classe à 13.7 (c'était une évaluation on ne peut plus simple), je vais me faire un plaisir de le rabaisser et sans aucun remord.

Si on voulait faire une analogie avec un autre problème de société, on pourrait partir d'un raisonnement tout aussi faux qui serait le suivant : la mise en place des radars automatique n'a pas permis de réduire le nombre de tués à zéro. C'est donc un échec et cela ne sert à rien. Supprimons tous les radars et toute forme de répression.

On appelle cela un "effet pervers" (ou encore : une couille dans le potage).

Si on veut éviter le redoublement, autrement que pour des raisons bassement économiques (un élève qui reste un an de plus, cela a un coût. Ca, c'est l'argument de droite), et apporter une aide spécifique aux élèves en difficulté, il y a pourtant une solution fort simple qui permettrait d'agir à moindre frais.
Revenons aux classes de niveaux avec le collège qui pourrait se faire en 3 ans pour les meilleurs, 4 ans pour les "normaux" et 5 ans pour les élèves en difficulté. En moyenne, on conserverait autant de temps les élèves et cela éviterait aux élèves bons de s'emmerder parce qu'ils végètent et aux élèves en difficulté de s'emmerder parce qu'ils ne suivent pas.

Encore bravo à Claire, qui l'a été (claire) dans son intervention et a mis en évidence toutes les failles du système en fort peu de temps.

Ecrit par : Sionac'h | 11 juin 2006

JPB annonce son départ et les blattes se repandent !! Je viens pour la première fois sur ce site, par curiosité, en tant qu'ancienne élève de JPB. Il fut mon prof en 1985 (Cela date un peu, je sais), dans une charmante Zep de l'Essonne : les Ulis pour ne pas citer l'Essouriau. Prof peu conventionnel il est vrai, mais autrement plus stimulant que tous les autres que nous avions pu connaître jusqu'alors. Pourquoi stimulant ? Tout simplement parcequ'il connaissait son sujet, il vivait la littérature comme d'autres vivent leur art. Il n'était pas prof de littérature il était la littérature. Il se foutait pas mal de notre environnement, il partait du principe que nous avions droit au savoir et à la connaissance. Que nous étions là pour connaître autre chose que les pauvretés du monde dans lequel nous vivions. Nous étions en seconde, ce fut une révélation pour la plupart car personne ne nous avait alors traités ainsi. Pas de différence pas de favoritisme, pas de chouchou (ni de casquette sur la tête !) même la meilleure de la classe s'est fait remettre à sa place. La seule devise une fois la porte fermée, ne pas faire de notre mieux mais nous surpasser. Et nous l'avons fait, tous, nous n'avions pas la chance d'avoir des parents léttrés, ou fortunés donc pas de livres à la maison. Sauf les 2/3 "bourges" classiques, mais on a cherché, on a appris et on a réussi.Et on était tous ravis de réussir. On avait l'impression qu'enfin on servait a quelque chose dans ce foutu lycée. On avait un but, il nous avait donné la clé du "a quoi on servait", on était pas là pour les autres ou pour faire plaisir a quelqu'un. Et p... on s'est tous bougés, pas un n'est resté en route. Alors vous allez me dire pourquoi elle vient nous gonfler avec son prof celle-là ? Pour une raison, quand je vous lis tous, que je vois le parcours de ce prof, de notre prof, qui c'est fait sûrement chier a nous décrotter la cervelle ( il est resté 2 ans chez nous puis Corbeil), j'imagine qu'il aurait préféré faire cours à des bons, dans un bahut sympa et confortable. Et bien je vous méprise, vous n'avez rien dans le ventre vous tirez dans le dos d'un homme qui croit en ces gosses, et qui se bat pour que tous aient droit au mieux. Les uns trouvent que le niveau est lamentable mais qui fait quelque chose pour gonfler le mouvement de grogne, je ne vois personne décider qu'il est temps de tous s'unir pour faire poids devant ces C... de pédagogols, ni pour faire fermer les IUFM. Personne n'a le courage de faire face, sauf JPB et quelques autres, alors c'est facile de dire "Oh oui tu as raison, mais vas-y toi parceque moi si ... tu comprends ça... " Pourquoi alors, parce qu 'il vous faudrait affronter votre propre médiocrité, vous n'êtes pas tous profs certes mais sur toutes ces années à l'école ou a la fac, ce que j'ai contasté la plupart du temps c'est la médiocrité des ces profs qui ne connaissaient pas leur matière, ne pensaient qu'a rentrer le plus vite possible, et ne voulaient pas être en face de nous. Quant on est élève, ce que nous respectons pas dessus tout c'est le savoir, et rien d'autre. Un prof qui ne sait pas est un prof foutu, que nous élèves allons faire chier. Alors oui crachez sur lui, puisque vous avez peur de lui en vérité , vous en avez peur car il a osé vous dire en face que vous étiez des blattes. Alors a tous ceux qui viennent sur ce blog pour vomir leur haine, la prochaine fois que vous aurez un élève en face, il vous jugera pour votre médiocrité et c'est pour cela que vous pleurnicherez, quand il foutra le bordel dans votre classe. Quant à ceux qui soutiennent JPB, bravo, mais il est temps a mon humble avis de faire quelque chose de concret.
Caroline C.

Ecrit par : caroline c | 11 juin 2006

Tiens donc, un même constat malgré une bonne quinzaine d’années de différence. Imaginez donc, Caroline, le niveau actuel de nos chers et tendres bien aimés professeurs. Le plus drôle étant l’étonnement et la stupéfaction de ces mêmes professeurs lorsqu’ils apprennent – par le plus grand des hasards – qu’à peine un élève sur deux à réussit le baccalauréat, haha.
Enfin, me diriez-vous, les élèves n’ont que ce qu’ils méritent, n’est-ce pas ? C’est du moins ce qu’on essaye de leur faire croire…

Ecrit par : Estil | 12 juin 2006

Entendu ce matin :
"cela coûterait trop cher à l'état de faire redoubler pas mal de candidats au BAC".

Ce qui confirme ce que je disais plus haut.
D'un côté, la gauche a une logique idéologique contre le redoublement, mais qui arrange bien la droite pour des raisons économiques.

Qu'on ne me vienne pas me faire une réflexion un jour si on juge que je fais redoubler trop de gamins ! Parce que sinon, j'arrête les évaluations.

Ecrit par : Sionac'h | 12 juin 2006

Sionac'h, je ne suis même pas sûr qu'il y ait une volonté délibérée (gestionnaire ou idéologue). La vérité est sans doute beaucoup plus simple, et beaucoup plus effrayante : le système tourne en roue libre. D'une certaine façon, il s'auto-justifie, il s'auto-alimente. Emportée par son propre poids, l'éducation nationale est en train de dévaler la pente, exactement comme une avalanche.

Et puis, soyons franc, le premier homme politique qui mettrait un frein (si cela est encore possible) jetterait immédiatement 4 millions de personnes dans la rue. Nos universités sont de misérables usines à chômeurs, mais si on serre la vis, les étudiants bloquent tout. Le bac est une farce, mais si on notait les élèves d'après leur vraie valeur, avec un taux d'échec de 80%, les parents d'élèves prendraient d'assaut les rectorats. Et si on mutait les professeurs les plus expérimentés en ZEP, vous imaginez les hurlements des syndicats ?

Comme je disais, c'est exactement comme une avalanche. Chaque petit caillou s'estime injustement pris dans le mouvement, mais refuse de voir qu'il a aussi sa part de responsabilité. Nous sommes tous responsables, tous coupables... et pourtant nous sommes très loins de l'admettre individuellement.

Ecrit par : Pierre-Henri | 12 juin 2006

"Voilà qui devrait donner à réfléchir à la gauche"
alors DG je ne crois pas que c'est pour demain car F. Hollande a failli avaler son acte de naissance quand Claire a affirmé que l'élève au centre du système c'était une aberration.
mabiche

Ecrit par : mabiche | 12 juin 2006

L'expérience des cadres du PS s'arrête aux beaux quartiers de Paris. Je suis sûr que François Hollande n'a même pas compris ce qui lui arrivait. Pas par bêtise ou malhonnêteté, simplement parce que c'est complètement étranger à son univers. De la part de Claire, c'était un peu comme parler de la neige à un Touareg.

Ecrit par : Pierre-Henri | 12 juin 2006

Merci à Caroline-dont-je-ne-me-souviens-pas - c'est loin, vingt ans - pour ce témoignage. Je ne sais si mes élèves actuels pensent la même chose. On s'aigrit, parfois, à force...
J'en reviens brièvement à ce "Gilles Deleuze" qui a fait irruption un peu plus haut. Quand les blattes, comme dit Caroline, se parent des plumes du paon... Quand je pense que j'ai suivi des cours de Deleuze, qui était un homme sidérant d'intelligence...
Je constate qu'il suffit que je m'absente pour qu'il y ait offensive (concertée ?) des pédagogols. C'est drôle, quand j'y pense.
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 juin 2006

Concernant Deleuze : l'intelligence n'est pas incompatible avec la mauvaise foi.

Ecrit par : JO | 12 juin 2006

Tiens? On n'a pas dû lire le même blog! Il y a ici une offensive concertée des "pédagogols"? Je ne vois ici, à quelques exceptions près, que des séides à tout crin de Jean-Paul. En tous cas, je suis plutôt content qu'il ait rendu, dans son livre, un hommage appuyé à Georges Lopez, qui me semble plus proche de Célestin Freinet que de Rachel Boutonnet.
Bon après-midi à tous. Et essayez, pour certains, d'être un tout petit peu moins insultants.

Ecrit par : christophe sibille | 12 juin 2006

Dans "Libération" de ce jour, les amateurs de la langue française peuvent apprécier l'article de Marie-Joëlle Gros, "Correcteurs à "l'aipreuve" de la langue". Cette journaliste rappelle que "chaque nouveau millésime du bac donne l'occasion à certains de dénoncer la dévalorisation de l'illustre diplôme" (...) "la médiocrité accrue des candidats." Les correcteurs "s'avouent parfois saisis d'effroi, désarmés" puisque la langue des élèves est souvent personnelle, c'est-à-dire non commune ! Mais "quelle que soit la matière, les correcteurs soulignent "un vrai problème avec l'orthographe". Et pour cause ! "D'après le collectif Sauver les lettres, 800 heures d'enseignement du français se sont évaporées par élève, du CP à la troisième, entre 1976 et 2004". Ce chiffre permet d'évaluer la profondeur du mensonge ministérielle, du Ministre de l'Education Nationale qui clame partout "priorités", quand il sabre partout des moyens. C'est que la langue ne peut représenter un "objet" d'études équivalent aux autres matières, dans la mesure où elle est consubstantielle à la conscience, et permet d'accéder à l'ensemble des autres matières. Or, dans le système de l'Education Nationale, l'acquisition REELLE de la langue (c'est-à-dire le vocabulaire, les règles de conjuguaison, à savoir les éléments par lesquelles il est possible de parler et de penser, d'une manière structurée) n'est plus une priorité depuis des lustres, comme si les bases d'une technique, sportive ou artistique, exigeaient nécessairement et justement un exercice et un apprentissage tout au long de la vie, et que, par contre, la langue pouvait s'apprendre, une fois pour toutes, entre 5 et 15 ans - et après...

http://jeanchristophegrellety.typepad.com/lactionlitteraire/2006/06/les_crtins_parl.html#comments

Ecrit par : grellety | 12 juin 2006

C'est quand même drôle, quand Rachelle Boutonnet, Marc le Bris ou JPB parlent de ce qui va mal, on affirme qu'ils demandent un retour en arrière, que ce sont de vieux réac' et qu'ils prônent une pédagogie dépassée.
Force est de constater ce que TOUT enseignant constate : le public actuel n'a rien à voir avec celui d'il y a 15 ans, qui n'a rien à voir avec celui de 15 années encore plus tôt, etc.

Rappelez-moi, Christophe... Freinet, il s'adressait à des élèves à quelle époque ?

Ecrit par : Sionac'h | 12 juin 2006

À propos d’être dépassé, d’être « fasciste », de vouloir un retour en arrière, etc.
Nos amis les pédagogistes oublient de préciser l’origine largement américaine de leurs délires. Origine passée sous silence pour, entre autres, se faire passer pour des créateurs. La méthode du « projet », par exemple, c’est la dernière mode de… 1918 ! Et qui est « progressiste » quand on empêche les élèves d’avancer et qu’on leur demande de « construire leur propre savoir » en espérant qu’ils soient des Champollion ou des Pascal ?
Voir la synthèse de Michel Delord sur ce sujet : « Huile de ricin et Coca-Cola : aux sources troubles de la pédagogie de projet » ou le point sur des influences yankees et… fascistes.
http://www.sauv.net/ricin.htm

Tiens, les méthodes extraordinairement « innovantes » de Meirieu et Cie, pourquoi ne les utilise-t-on pas pour former les pilotes d’avion, les chirurgiens ou les chauffeurs de camions-citernes ? Allez enseigner les échecs, la médecine ou le rugby avec ces brillantes trouvailles ! C’est vraiment un « projet » pour les calendes grecques ! Demain, on progresse gratis !

Ami apprenant, voici les clés du camion-citerne, construis ton propre savoir, sois autonome…

Ecrit par : Lariba | 12 juin 2006

La pédagogie ? Il en faut, et de la bonne, encore. Mais des phrases creuses, comme il faut les laisser construire son propre savoir... ahahahaha... c'est cela oui... ça va pousser comme les champignons après la pluie, un peu comme les casquettes et les MP3. La doctrine Mérieu qui consiste, en se référant à un éducateur anarchiste antéduliuvien d'affirmer que nul n'a le droit d'enseigner que ce qu'il ignore (Préface de Mérieu "La Grammaire est un jeu d'enfant", par P. Bouchard et M. Petaut-Bouchard, page 10) est pire que malhonnête, car c'est comme ça qu'on envoie des instits et des profs au casse-pipe... Pour mon compte, je sais que je n'enseigne vraiment bien que ce que je connais bien, et j'enseigne de mieux en mieux ce que je continue à approfondir. Le grand mérite de Brighelli est d'avoir rappelé cette évidence, est d'avoir rappelé que le savoir est central. il fallait que ce fût dit.
***
Sinon, j'aimerais dire que ce que j'apprécie le plus sur ce blog, c'est certaines belles pages ayant trait à l'expérience de prof, et tout ce qui a trait à la reconstruction d'une pédagogie digne de ce nom, car riche de CONTENU, à la différence vessies que d'aucuns cherchent à nous faire passer pour des lanternes. J'aime les textes qui peuvent m'apprendre quelque chose. Les querelles fumeuses de personnes et de syndicats, les invectives allez les régler dans votre salle des profs.
Dom

Ecrit par : Dom | 12 juin 2006

Je serai brève : Merci Caroline pour votre intervention sur ce site.
Merci pour JPB, tout y est dit et merci pour les professeurs qui le soutiennent.
Votre texte, je le lis et le relis, ça fait du bien.

Ecrit par : Sylviane | 12 juin 2006

Sylviane,

Il n'y a pas que des professeurs qui pensent que l'école doit instruire et peuvent défendre JPB.
Des parents et des simples citoyens. Il faut aussi compter sur eux.

Ecrit par : DG | 12 juin 2006

Un parfait exemple d'humiliation
Voici un extrait d'une intervention de Sionach:
"Franchement, face à une attitude comme celle là, je peux vous dire que sur le contrôle que je lui rendrai demain où il a 2/20 faisant chuter la moyenne de la classe à 13.7 (c'était une évaluation on ne peut plus simple), je vais me faire un plaisir de le rabaisser et sans aucun remord. "
Si ceci n'est pas de l'humiliation bête, méchante, revencharde qu'est-ce que c'est?
Comment veut-il que cet élève comprenne, accepte sa remarque? D'où tient-il ce genre de méthodes? Peut-il nous affirmer qu'il en est coutumier? Qu'il assume!!!!
Qui sur ce blog partage cet exercice de remise des copies, des notes en pointant les élèves en difficulté? Va -t-on y recenser la panoplie des paroles qui blessent, écorchent, des regards et des rictus qui sans aucun son n'expriment que mépris envers un élève? La compétition n'a jamais été profitable à tous, encore moins aux élèves qui sont en si grande difficulté!!!!!
Comment faire pour que l'estime de soi de cet élève puisse s'améliorer quand son maître (????) lui inflige de pareils actes?
De telles pratiques ou du moins intentions sont révoltantes!

Ecrit par : Christian | 12 juin 2006

Mon cher Christian, j'assume parfaitement mes propos, tout comme le fait d'avoir cherché à aider cet élève tout au long de l'année au détriment de ceux qui le méritaient plus que lui, dans la mesure où il a cherché systématiquement à échouer.
Au retour de SA décision imposée à ses parents de ne pas aller en SEGPA, il est revenu, le sourire triomphant en me disant : "comme ça, j'irai en 6ème".
J'estime avoir fait mon boulot mais lui, a aucun moment n'a cherché à faire le sien.
Je n'éprouve donc aucune compassion pour lui, ce qui n'est pas le cas d'élèves qui manisfestent tout autant de difficultés, mais cherchent à les résoudre en faisant un minimum d'effort.

Ecrit par : Sionac'h | 12 juin 2006

Deleuze ! Ecoute-moi !

N'enfreins point mes commandements en revenant parmi les vivants !

Ne fais pas à ton prochain ce que tu n'aimerais pas qu'on te fît : en vérité, Je te le dis, puisque tu as été le premier à insinuer qu'il avait un penchant pour la crotte, tu ne dois pas t'étonner qu'il te prête à son tour des penchants ... non conventionnels.

Aussi, retire-toi dans ton coeur et médite sur le médicament qu'il te propose : car peut-être ainsi découvriras-tu enfin l'amour universel.

Toto, je t'absous. Vive les travs.

- Prof chômeur (et recordman de l'imposture) -

Ecrit par : Dieu | 12 juin 2006

Hé oui, Sionac'h, le public auquel nous nous adressons n'a rien à voir avec celui d'il y a quinze ans qui, lui même, etc... Je suis parfaitement d'accord avec vous sur ce point, que dis-je? En osmose, même. Tant il est vrai qu'il y a trois décennies, les parents ne donnaient pas systématiquement raison à leur progéniture contre les enseignants de cette dernière. (Je parle de comportement majoritaire, car il semble entendu que les parents qui perdent un peu de leur précieux temps pour venir débattre ici sont concernés par le devenir de leurs héritiers). Parce que, effectivement, et là, je suis d'accord avec Jean-Paul, quoiqu'il ne développe, à mon humble avis, pas assez ce sujet dans son livre, nous avons, même s'il ne faut pas baisser les bras et continuer à nous battre, fort à faire avec l'abrutissement que constituent la majeure partie des programmes télévisés, (et qu'on ne vienne pas me dire que le problème était le même il y a trente ans). L'école est faite pour instruire, on est bien d'accord. Vous est-il arrivé de vous demander pourquoi elle se sentait réellement obligée d'éduquer? A tort ou à raison. Peut-être que certains enseignants ont un certain charisme, (on peut appeler cela l'autorité naturelle) qui, s'appuyant sur des connaissances et une culture réellement solide, sera le gage de leur réussite. Mais il y a d'autres moyens d'être pédagogue, et je ne sais pas si les refuser systématiquement vaut tellement mieux que d'y être complètement inféodé. Personnellement, je pense que les deux positions sont intenables. En tous cas, se tenir au fait des choses se faisant dans certaines recherches concernant les sciences de l'éducation peut représenter un certain intérêt!
Après tout, on a les libertés qu'on se donne. Il ne faut pas vous sentir brimé "a priori", ni penser que venir ici avec votre vrai nom risquerait de vous valoir des déboires avec votre hiérarchie, (si c'était vrai, et si les IUFM étaient aussi staliniens que certains le prétendent, je me serais fait "débarquer" depuis longtemps!). Si ce que vous faites en classe fonctionne, aucun inspecteur n'y trouvera à redire. Et je gage que, dans le cas contraire, vous trouveriez des arguments, (pour peu que vous sachiez rester courtois et ne preniez pas votre vis-à-vis pour un imbécile) qui feront que non seulement il sera convaincu du bien fondé de votre pratique mais, qu'en plus, il finira peut-être par y adhérer lui même!

Ecrit par : christophe sibille | 12 juin 2006

Je conseille à celui qui usurpe le nom de Gilles Deleuze d'écouter ce qu'il dit dans l'Abécédaire à la lettre "P comme Professeur". Il peut lire aussi "Post-scriptum à la société de contrôle". S'il y a la moindre ressemblance avec les Cahiers pédagogiques, je veux bien devenir hegelien. C'est Deleuze qui, reprenant Nietzsche, avait donné à la philo la mission de "nuire à la bêtise". La tâche, on le voit, est immense...

J'ai suivi dans le temps les cours de Deleuze et de Foucault, j'ai la plus grande admiration pour Lévi-Strauss et Barthes. Ceux qui ne savent rien du structuralisme ni de mai 68 feraient bien, eux aussi, de ne pas accumuler trop de bêtises sur la prétendue responsabilité des soixante-huitards dans la crise de l'école.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 juin 2006

J'ai changé d'école entre la 3éme & la 2de & oh stupeur dans cette nouvelle école, je n'avais jamais entendu parler de la littérature moyennageuse, point de Chanson de Roland & autres, mon ancienne prof de français réprouvant cette littérature surannée & bourgeoise! Pourtant j'avais déjà à l'époque une passion pour la lecture, celle-ci avait tout de même réussi à m'en dégoûter, tout comme les autres élèves en nous faisant décortiquer des oeuvres soi disante éclairantes sur notre monde, nous avions étudié des chansons (Balavoine), des poèmes décalés & les Fables de La Fpntaine en argot...Passées la honte & l'indignation de mes professeurs, ceux ci se sont mis en quatre pour me faire découvrir cette période & me faire rattrapper mon retard & ça a été 2 mois de bonheur & de découverte avec un prof qui m'a ouvert les yeux sur Gargantua, Ronsart & bien d'autres! Aujourd'hui, mes enfants ont commencé à apprendre à lire & se régalent des aventures ...d'Ysengrin, de maître Renard que la maîtresse leur a fait lire, moi je me régale de les entendre employer des mots désuets, mais ô combien charmant dans une bouche d'enfant, ils découvrent une langue inconnue autour d'eux qui les fait rêver, mieux imaginer la vie des châteaux forts dont ils raffolent & que cette lecture alimente, ils ont envie de découvrir d'autres choses.
Ca me rapelle que moi qui n'avait pas une enfance très dorée, enfermée dans un quotidien morne & trop souvent confrontée aux problèmes d'adultes (chômage & dépression maternelle) je n'arrivais pas à trouver refuge dans des lectures imposées par des maîtresses qui espéraient nous faire découvrir la "vraie vie" sous prétexte de ne pas faire de nous des petits bourgeois à l'esprit élitiste & tournés vers un passé honni, l'ancien régime, à travers des textes sans poésie, trop proches de nos soucis quotidiens qui ne parvenaient pas à nous faire rêver & à nous donner envie de voir plus loin!
Alors, merci aux professeurs qui m'ont donné goût à la lecture, sans faire de nous des jeunes présomptueux, & qui m'ont fait découvrir toute la beauté du patrimoine littéraire français & qui m'ont aidé à trouver ma voie plus tard puisque je suis aujourd'hui bibliothécaire & que j'aime toujours autant lire, n'importe quelle littérature, de Marc Lévi à Alain Robbe Grillet en passant par JP Dubois ou Jules Vallés que je relie volontiers de temps en temps, mais avec du sens critique ! Merci aux instit de mes enfants qui ne les cloisonnent pas dans un univers égalitaire hypocrite, sans saveur & bien triste!
Merci à JP B qui secoue un peu cette élite universitaire qui sous couvert de social croit apporter sur un plateau d'argent la "littérature" aux enfants quand au contraire, elle leur retire tout envie de lire & de rêver, après tout, la lecture sert en premier lieu à ça.
Si on ne donne pas envie aux enfants de lire des livres qui les transportent hors de leur temps, de leur ennui ou de cette société archi blasée ou tout est à portée de tout le monde, à commencer par la soi disante connaissance universelle, notamment grâce à Internet, pourquoi chercheraient-ils à lire d'eux même d'autres livres?

Ecrit par : champdor | 13 juin 2006

"Si ceci n'est pas de l'humiliation bête, méchante, revencharde qu'est-ce que c'est?
Comment veut-il que cet élève comprenne, accepte sa remarque? D'où tient-il ce genre de méthodes? Peut-il nous affirmer qu'il en est coutumier? Qu'il assume!!!!"

Désolé, Christian, mais je rejoins également l'avis de Soniac'h:

L'attitude de l'élève fainéant qui s'accorde le droit de "narguer" son enseignant (volontairement, en sachant que son ignorance lui sera "passée") ne mérite pas mieux que se retrouver face à son inculture et sa prétention!

Peut-être cet événement lui permettra-t-il de s'interroger (Encore faudrait-il que l'instituteur ne soit pas seul à attirer l'attention de l'élève sur sa déficience culturelle généralisée), pour peu que les bribes de "bagage" qu'il aie "acquis" lui permette cette "auto-analyse" négative, de sa petite personne, par son ego démesuré (lui-même engendré par cette candeur inflationniste de "l'enfant Roi", appliquée par L'E.N.)

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 13 juin 2006

Pour Cordoba :

Entièrement d'accord avec vous. A quand "Le structuralisme pour les nuls" ? ...



Pour Christophe :

"si c'était vrai, et si les IUFM étaient aussi staliniens que certains le prétendent, je me serais fait "débarquer" depuis longtemps!" : Vous êtes dans "le parti", vous ne risquez en rien d'être traité comme un stagiaire, qui lui est facile à virer.

"si ce que vous faites en classe fonctionne [...] pour peu que vous sachiez rester courtois et ne preniez pas votre vis-à-vis pour un imbécile" : Si je comprends bien, tout le mérite d'un professeur vient de l'appréciation subjective de l'inspecteur. Si la participation d'un professeur à un blog tel que celui-ci suffit à motiver une inspection, je crains que l'inspecteur en question ne soit quelque peu prévenu contre l'inspecté.

"Les documents d'accompagnement ne sont que des suggestions" : en Lettres, les candidats au CAPES les apprennent par coeur pour passer l'oral de didactique. Dans les deux IUFM que j'ai fréquentés, ils étaient l'alpha et l'oméga des méthodes à appliquer.

En résumé, je trouve que les propos rassurants que vous tenez sur l'IUFM manquent singulièrement de substance ... et sont largement décalés par rapport à ma propre expérience de stagiaire. Quant à l'inspection, je reconnais que dans mon cas, les deux inspections différaient de celles que connaissent les professeurs titulaires ; elles avaient pour objectif, non pas de noter ma pratique, mais d'avaliser le rejet de ces deux années de stage... d'où un a priori très négatif de part et d'autre.

Cela dit, votre volonté de rassurer et de parler en termes "humains" éclaire paradoxalement la vacuité de vos "sciences de l'éducation".

"Peut-être que certains enseignants ont un certain charisme, (on peut appeler cela l'autorité naturelle) qui, s'appuyant sur des connaissances et une culture réellement solide, sera le gage de leur réussite. Mais il y a d'autres moyens d'être pédagogue".

Supposons une personne adulte incapable d'imposer son autorité à des adolescents, ignorante, sans culture ; pouvez-vous réellement considérer que cette personne peut devenir professeur ?

Il y a décidément quelque chose d'absurde dans les sciences de l'Education.

Ecrit par : prof chômeur | 13 juin 2006

"Supposons une personne adulte incapable d'imposer son autorité à des adolescents, ignorante, sans culture ; pouvez-vous réellement considérer que cette personne peut devenir professeur ?"

Euh... oui, hélas !
J'en ai vus pendant ma formation et un copain qui était en "lettre moderne" (ne même pas savoir orthographier correctement sa filière est quand même grave !) a réussi le concours. J'étais sous le choc quand j'ai appris cela. Car à l'époque, je m'occupais d'un fanzine associatif. Chaque fois qu'il m'envoyait ses textes, je tombais des nues en voyant une si piètre qualité ! Il confondait les "c'est" avec "s'est", "ça" avec "sa" etc... Comment ce mec a pu réussir le concours ? Il avait beau me dire qu'il était capable de faire attention, je ne peux pas croire que lorsqu'on en arrive à ce point, on puisse passer 4h sur une feuille sans en laisser un bon paquet ! Je ne vois pas comment il est possible d'être instit' dans ces conditions. Cela nuit grandement à la crédibilité. J'ai eu une discussion de ce type sur un autre forum avec un prof de SVT qui était pire et ne voyait pas où se situait le problème, trouvant que l'orthographe était une forme d'élitisme et n'avait pas d'importance dans sa matière. Je lui ai rétorqué que s'il supportait autant d'approximation en orthographe, il devait accepter qu'un élève lui rende une copie en simplifiant l'écriture de PI par 3, voire 5.

Ecrit par : Sionac'h | 13 juin 2006

Le progrès fait touours rage !

De la nécessité d’un enseignement de qualité pour que des journalistes de la radio d’État ne puissent faire de l’humour à deux balles « innocemment » pour orienter les citoyens.
Sur France Inter, ce matin à 9 h, après un sujet sur les chiens : « Le coup de canif de Dominique de Villepin dans les effectifs des fonctionnaires fait aboyer les syndicats ». Humour type Libé dans Libé d’accord, mais sur une radio publique ?

« Coup de canif », « aboyer », c’est la rhétorique d’avant le referendum 2005 qui ressort. Les fonctionnaires « aboient », ouah ? les enseignants « grognent », groumf ? Trop bon, c’est cool diraient les zaprenans ! Total respect ? Ah ! le bel esprit « citoyen » !

Propagande animalière digne des « vipères lubriques » staliniennes. Le citoyen doit être armé pour son autodéfense intellectuelle, mais ce n’est pas vraiment le but des pédagogos…

Dans la suite du journal de France Intox, un énarque directeur de Sciences-Po demandait aux salauds d'enseignants de « se serrer la ceinture ». Nul doute qu'il va donner l’exemple ! Et puis le SMIC à 1 500 € : c’est le salaire d'un prof en début de carrière… D’ailleurs, Serge July ne voulait-il pas rétablir le suffrage censitaire l’an dernier dans son édito d’après le non ?

Ecrit par : Lariba | 13 juin 2006

Il me semble, Christophe, que vous cultivez l'ambiguïté... J'ai parfois l'impression que vous êtes un paradoxe à vous seul:

Vous portez haut les principes de l'institution dans laquelle vous oeuvrez, tout en étant d'accord avec des personnes qui sont fermement opposés aux IUFMs!

Voyons le bon côté de la situation, vous avez su garder un certain esprit critique par rapport à vos pairs. Ce qui, en soi, est plutôt une bonne chose!

Seulement, entre vos propos et les différents témoignages, il semble que les pedagogues, que sont vos collègues, n'aient pas la même ouverture d'esprit que vous, ni la même tolérence!

Mais peut-être est-ce le fait que vous ne soyez "que" professeur de musique (n'y voyez aucun aspect péjoratif, mais la musique n'est pas considérée comme une matière fondamentale tout comme les autres Arts, peut-être à tord, d'ailleurs!) qui vous rend plus ouvert que vos pairs.

Vous savez, le principe d'Ordre appliqué par votre institution me rappelle celui utilisé à bord de certains navires marchands:
Quand un responsable ne veut pas s'encombrer d'une charge, il désigne un subalterne pour s'en occuper, ce qui lui apporte nombre d'avantages:
- Diminution des problèmes de gestion liés à cette gestion (ils sont répercutés sur le subalterne désigné)
- Augmentation de la délation des "abus de pouvoir" par jalousie (émanant de ceux qui subissent) et augmentation de la sévérité par vengance (émanant du "petit chef")
- Augmentation du pouvoir de contrôle, la personne désignée se sentant plus compétente (à tord ou à raison???) que ses camarades puisqu'on lui a accordé un peu de pouvoir (et elle essaye d'être le plus performant possible pour le conserver)
- Et enfin le plus important, celui qui finit par être pris en grippe est le "petit chef", qui fait appliquer les ordres, et non celui qui les donne, alors que, finalement, le plus "pourri" des 2 est bien le décideur (l'autre se faisant manipulé par des mains expertes!).

Dans ce type de configuration, Christophe, l'esprit critique individuel (qui permettrait de sortir de ce cercle vicieux) finit par s'estomper pour laisser place aux ambitions personnelles (l'objectif principal étant de devenir le "petit chef" pour ne plus avoir à subir).

Pour suivre cette comparaison, j'ai parfois l'impression que vous n'avez pas encore fait votre choix entre l'esprit critique et l'ambition... (Peut-être vais-je vous sembler présomptueux en écrivant celà, donc je précise de suite: je ne me permets pas de vous juger, je vous fais juste part de mon ressenti à votre égard. En effet, comme vous avez pu vous en apercevoir, j'apprécie débattre avec vous, dans le respect, malgré notre opposition de "clan éducatif"!)

Et la situation décrite plus haut peut être transposable à tout les niveaux:
- aux IUFMs (entre vous, Christophe, et vos pairs), où les individus qui, même s'ils ont peut-être des opinions différentes, ont l'air de subir tellement de pression qu'ils hésitent à choisir leur voie!
- à l'E.N. (de façon plus générale) où les enseignants deviennent la cible des parents concernant la baisse de niveau des chérubins alors qu'ils ne sont aucunement décideurs et doivent choisir entre respecter les consignes (au détriment des élèves) ou passer outre (au détriment de leur carrière, et/ou de leur conviction - cf Prof Chômeur)

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 13 juin 2006

Je vais me répéter, mais je voudrais réagir à ce que dit Champdor au sujet des "élites universitaires". Une fois encore : à quelques exceptions près, les pédagogistes ne sont pas des "élites universitaires". C'est même plutôt le contraire, ce sont des débarqués de la fac qui ont trouvé dans les IUFM un moyen d'échapper à l'enseignement secondaire. Ni Meirieu, ni Ouzoulias, ni Charmeux, ni Goigoux, ni Zakhartchouk n'ont le niveau universitaire*. Comme le dit Pedro Cordoba, lorsqu'ils s'aventurent sur ce terrain, ils se plantent lamentablement : Claude Lévi-Strauss cité à l'envers par E. Charmeux, l'histoire des les "Annales" comprise comme un refus de la chronologie, théories littéraires ultra-spécialisées (stylistique, narratologie, socio-critique) employées cul-par-dessus-tête.... Le bêtisier pourrait être long.

La majorité des universitaires, finalement, n'est coupable que d'une faute : le silence. Soit par complexe de supériorité, soit par crainte de l'extraordinaire puissance de l'enseignement secondaire en France, ils se taisent. Ils se cachent dans leurs labos de troisième cycle, en espérant que la vague ne les atteindra pas.

Bien entendu, ils oublient qu'il s'agit, dans l'ensemble, d'un jeu à somme nulle : les budgets alloués aux uns sont pris aux autres ; les bacheliers made in pédagol deviennent les mauvais étudiants qui traînent l'université vers le fond.

Est-il déjà trop tard pour un réveil des consciences ? Personnellement, j'en ai bien peur.


* plus précisément, ils ne devraient pas l'avoir. Depuis l'affaire Teissier, je commence à douter de tout.

Ecrit par : Pierre-Henri | 13 juin 2006

"je commence à douter de tout."

Bijour piiiiteur,
juste pour te dire que moi depuis 3/5 mois(*) je remets en cause tous ce que je pouvais penser avant, et j'en pensais des âneries, tu ne peux pas imaginer.

Attention Yvon (dushit) toi aussi tu t'es fait avoir/polluer par la "global". (ou alors c'est de ma faute, et dans ce cas, je suis désolé de vous avoir polluer le cerveau avec mes tôfs).

bien amicalement
l'affreux toto

(*) depuis que je sais lire correctement. (bon sauf qd je suis hs/bourré/etc/etc)

Ecrit par : toto | 13 juin 2006

Merci "Dieu" pour ta grande clémence. ;)

Ecrit par : toto | 13 juin 2006

Si je réprouve les échanges d'insultes qu'on peut lire parfois dans ce blog il convient de préciser que certaines expressions qui peuvent paraître violentes ou insultantes dénotent une triste réalité.
Pour l'avoir employée, l'expression "khmers rouges", en plus d'être une allusion à la démission de Lafforgue,exprime bien l'idée de la volonté de rééducation qu'ont les pédagogues en chambre.
Vous me direz que c'est excessif car il n'ont tué personne!
Physiquement j'en conviens mais socialement leurs victimes sont aussi nombreuses que celles de Pol Pot.

Ce qui me met encore plus en colère c'est leur hypocrisie ou si vous préférez leur mauvaise foi.

En effet l'orthographe si méprisée est un critère de sélection pour les postes d'inspecteur et de chef d'établissement.
(Je vous invite à lire les rapports de jury de ces concours où il est reproché à certaines lettres de motivation d'avoir une orthographe déficiente).

Leur propension à nier la réalité du triste niveau de nos bacheliers. J'en profite pour apprendre à certains que pour le cru 2006 les candidats au bac ont droit à un TPE fictif qui s'apparente plus à une loterie qu'à l'évaluation d'une production.

Le dogme de l'égalitarisme qui sous-entend qu'on a les mêmes capacités intellectuelles est lui aussi plein d'hypocrisie. A les entendre si certains élèves ont des difficultés d'apprentissage c'est qu'on n'utilise pas la bonne pédagogie.
A multiplier les pédagogies hasardeuses on a vu les résultats!
Paradoxalement ce sont les plus doués sur le plan intellectuel des couches populaires qui sont sacrifiés sur l'autel de ce dogme si plaisant et si politiquement correct.
Il faut préciser que les acquisitions intellectuelles, à la différence des résultats sportifs, sont cumulatives.
Ce qui permet aux enfants bobos aux qualités intellectuelles médiocres de réussir.

Ecrit par : JO | 13 juin 2006

Ben cela ne s'arrange pas.....Prof chômeur, je crois qu'il va y en avoir d'autres: http://fr.biz.yahoo.com/12062006/202/fonctionnaires-villepin-taille-dans-les-effectifs-15-000-en-2007.html

Mais, bon, ce n'est pas grave hein? les sous sont dans les caisses et comme les gamins tourneront mal ils y aura plus de recrutement pour la maréchaussée.

Ecrit par : Ordrade | 13 juin 2006

Sionac'h,

En effet, certains (ex-)collègues ont réussi les concours d'enseignement avec, par exemple, une "autrographe" approximative. J'ai mentionné au moins une anecdote sur les lacunes historiques de deux capessiennes en lettres classiques (Victor Hugo sous Napoléon II !).

D'où précisément ma question à Christophe, qui (s'étant peut-être laissé emporter par son optimisme institutionnel) qui semble indiquer que le but des sciences de l'éducation est de fournir des moyens d'enseigner à des personnes n'ayant ni "autorité naturelle", ni savoir à transmettre. C'est-à-dire à ceux que j'appellerais des "nullards" et à qui je trouve inadmissible de confier des enfants.

Pour ma part, c'est entre autres l'abondance de telles personnes parmi mes anciens professeurs qui m'a décidé à passer les concours (j'ai réussi après quatre tentatives, dont la dernière via le CNED). Je croyais que ces "enseignants", toutes générations confondues, étaient issus d'un dysfonctionnement du recrutement. Au contraire, le faible taux d'admission me semblait propre à éliminer les personnes sans autorité ni culture. Aussi, c'est avec fierté que j'ai appris ma réussite au concours, pensant que celle-ci sanctionnait la culture acquise durant mes études et l'autorité (non naturelle) obtenue grâce à mon expérience de surveillant en lycée professionnel.

J'ai cruellement déchanté devant l'insignifiance, la servilité et l'inculture profonde de nombreux collègues de lettres, qui ont été titularisés sans encombre.

Voulant visiblement rassurer un jeune enseignant, Christophe Sibille explique que justement, il ne s'agit pas d'une "couille dans le potage" mais bien du but des sciences de l'éducation : faire éduquer les enfants de notre pays par des nullards.

Et, justement parce que C.S. se défait de la langue de bois, il nous donne à voir la nudité de l'empereur.

Ainsi, le but de l'IUFM ressemble un peu à l'exemple de Toto sur le python :

Apprendre ... à apprendre... à apprendre (quoi ?).

Apprendre à des personnes _a priori_ sans autorité ni savoir...
à apprendre à des élèves _a priori_ non intéressés par un bon maniement de la langue et les repères culturels de la société où ils vivent...
à apprendre à lire des étiquettes de boîte de conserve, des livres relatifs seulement à leur quotidien, des modes d'emploi de presse-purée, à élire citoyennement des délégués fantoches pour des conseils sans pouvoir...

Tout ceci nous renvoie à la caricature de la société où nous vivons, où "le but n'est rien, le mouvement est tout" : une sorte de conservatisme hyperactif, où ne pas être HEUREUX, ne pas être "motivé", sont des péchés capitaux. (Pour C.S. : en musique, l'équivalent exact de cette représentation sociale est la musique des technivals : béatitude autiste, agitation cyclique, répétition du même beat de grosse caisse par quatre cent sound systems autistes).

Le paradoxe le plus frappant est que toute cette stagnation agitée se donne pour tolérante et progressiste, et qualifie toute autre représentation de l'enseignement de réactionnaire.

Progressistes, les IUFM ne le sont pas. La culture, dans tous ses domaines, et le perfectionnement du langage, cristallisent tout progrès humain. Ne pas exiger des jeunes professeurs des connaissances réelles, un ascendant culturel sur les élèves, et ne pas vouloir que les élèves acquièrent des savoirs vérifiables, c'est faire abstraction de tout ce qui a transformé l'espèce _homo sapiens_ en civilisation humaine. Admettons qu'ils ne veulent pas régresser, à la rigueur, et constatons que pourtant la régression se produit.

Tolérants... Sérieusement, est-ce que "tolérer" indéfiniment l'inculture démontre une ouverture d'esprit ? Est-ce que les invectives contre les professeurs "élitistes" traduisent une quelconque tolérance ? Est-ce qu'assimiler toute personne mécontente à une petite-bourgeoisie forcément réactionnaire et xénophobe indique une volonté de débat ? Est-ce que mon licenciement, ou celui de Vermorel, ou la tentative de révoquer Brighelli comme correcteur du CAPES, favorisent la coexistence d'idéaux variés ?

Bref, j'abonde dans votre sens : tel qu'il est, ce système promeut l'incompétence et l'approximation. Pi vaut 3, ou 4 ; "celle", "sel", "cèle", "s'elle" signifient la même chose ; Voltaire est mort il y a longtemps ; Napoléon 1 2 3 ont régné pendant tout le XIXe siècle ; soyons des aveugles qui forment des singes.



Mais dans ces conditions (ne le prenez pas spécialement pour vous), ne trouvez-vous pas normal qu'un certain nombre d'élèves se sente autorisé à mépriser les professeurs ?

Ecrit par : prof chômeur | 13 juin 2006

Au sujet du dernier post de M. Sibille : merci pour les réactions de prof chômeur et de Sionac'h, qui m'épargnent la peine d'y répondre.
J'étais aujourd'hui de surveillance au bac de français techno : des textes au contenu plus ou moins facile (Verlaine, Colette, Proust...), aux idées relativement simples (descriptions), des sujets intéressants sur la poésie. En revanche, les " productions " des " apprenants ", si certaines étaient valables quant au fond, étaient bien (trop) souvent limitées à l'étude de la forme, et, surtout, témoignaient dans leur ensemble d'une orthographe très approximative qui m'a fait parfois m'interroger sur le sens de certains passages. Je n'ai rien noté, mais je cite entre autres les pluriels d'adjectifs en " -ent ", les participes " dut " et " put "... Et on ne peut même pas leur en vouloir : l'orthographe, c'est bien connu, est un concept réactionnaire, n'est-ce pas ?

Ecrit par : jojolapin | 13 juin 2006

Prof Chomeur, pardonnez-moi ma question, mais pourquoi parlez-vous de votre licenciement ? Vous n'avez pas été titularisé ?
J'ai également senti le vent du boulet en ce qui me concerne, particulièrement enfoncé par un inspecteur dont j'ai appris pas mal de choses intéressantes sur la façon d'agir en correspondant avec Marc le Bris qui fut sur les rangs de l'école normale en sa triste compagnie.
En gros, c'est un abruti qui n'a pas d'enfants (personnellement, en ayant 4 à la maison, je pense que je suis assez calé sur l'éducation), qui voit surtout d'un très mauvais oeil des stagiaires issus d'un milieu autre qu'étudiant, car ce sont forcément des personnes qui ont un recul, une vocation réelle, des choses à dire et pas ces rampants malléables qui hantent les couloirs de l'IUFM approuvant servilement les moindres affirmations des formateurs pour s'en faire bien voir.

Ecrit par : Sionac'h | 13 juin 2006

Sans vouloir être impatient - pas de commentaire de la part de Jean-Pierre Brighelli sur les sujets des EAF?

Il y aurait pourtant beaucoup à dire, surtout sur les sujets des séries technologiques.

Ecrit par : Jérémy | 13 juin 2006

Voici des messages censés comme on aimerait en lire plus souvent.

Ecrit par : Dom | 13 juin 2006

Je crois que JPB (j'en suis sûr d'ailleurs) est de jury de concours (CAPES Lettres Modernes). Du coup il ne peut répondre... Il va sans doute réagir sur la suppression de postes de profs!

Ecrit par : Seb | 13 juin 2006

Prof chômeur, je ne suis pas sûr d'avoir lu toutes vos interventions, mais accepteriez-vous de nous en dire plus sur votre licenciement?

Cela pourrait être intérressant, car j'ai cru comprendre, à vous lire, que vous le liez à vos positions, qui personnellement me paraissent fort pertinentes.

Inutile de me répondre si je suis indiscret, naturellement.

Ecrit par : Robert Marchenoir | 13 juin 2006

Pour Sionac'h,

En effet, je n'ai pas été titularisé. J'ai obtenu le CAPES de Letttres modernes après quatre tentatives. Je suis entré en "candide" dans le grand cirque : je croyais qu'à l'IUFM, l'on m'aiderait à faire face aux problèmes de discipline et à remédier aux lacunes de mes 6e.

Des questions innocentes, telles que : "mes élèves ne reconnaissent pas un verbe au conditionnel, par quel moyen dois-je les aider à apprendre les formes ?" ont suffi à me faire cataloguer, dès la première année, comme un réactionnaire. Quant aux problèmes de discipline, je n'étais pas supposé y répondre, mais justement proscrire les contenus "élitistes" pour intéresser les élèves.

J'ai continué l'année, tant bien que mal, et plus mes cours étaient léchés, efficaces auprès des élèves, et approuvés par les professeurs anciens, plus j'étais descendu en flammes à l'IUFM et durant les visites.

J'ai passé l'année à encaisser des reproches que je ne comprenais pas et à essayer de faire le grand écart entre la "didactique" et le fait de 1) obtenir une compréhension et une expression écrite convenable de mes sixièmes 2) leur fournir des textes esthétiquement satisfaisants. Sur les deux derniers points, j'estime ne m'en être pas trop mal sorti (ce qui était justement le problème !)

Dès le milieu de la première année, j'étais dans un tel état d'épuisement et de dégoût que je n'ai pas rédigé de mémoire. L'inspectrice (qui ignorait l'absence de didascalie dans 90% des pièces de Molière) m'a annoncé que j'aurais des "troubles pathologiques" (sic) si je restais dans le métier. J'ai néanmoins réussi à redoubler l'année, bien que la dernière visite de l'IUFM, ma conseillère pédagogique et mon principal souhaitassent me faire radier dès cette année.

La seconde année, j'avais une classe de seconde dans une autre académie (lycée plutôt cossu, centre-ville) et les lacunes étaient encore plus profondes que celles de mes "sixièmes" campagnards. L'expérience aidant, j'ai compris que :
1) si mes élèves apprenaient "quelque chose" en classe, plutôt que d'"apprendre à apprendre", je serais l'objet de reproches à chaque occasion.
2) si je suivais les méthodes conseillées à l'IUFM, mes élèves régresseraient obligatoirement sur les points qui me paraissent importants (bagage culturel et linguistique de base).
3) que j'étais parti pour une trentaine d'années à jouer la comédie.

J'ai donc clairement annoncé dès le mois de février, à l'IUFM et dans mon établissement, mon intention de ne pas être titularisé. Cela n'a pas empêché mon principal formateur IUFM de me harceler continuellement, exigeant ma présence en formation, prétendant diriger ma rédaction du mémoire (c'est-à-dire me dicter et me faire signer un texte opposé à mes conviction), sollicitant l'IPR pour qu'elle me visite fin mars (j'ai appris l'annulation de l'inspection alors que le cours avait déjà commencé), faisant pression sur ma conseillère pédagogique et mon proviseur pour obtenir des rapports très défavorables, interrogeant mes collègues stagiaires pour qu'ils lui rapportent nos discussions, me demandant enfin de présenter ma démission au bureau des personnels du rectorat (sur les conseils de mon syndicat, je ne l'ai jamais fait, et je dois à cette abstention mon allocation de chômage).

Je passe sur les vexations lors de mes rares apparitions à l'IUFM : "Vous êtes vieux...", "Je vous pardonne, mais...", "Vous ne voulez rien comprendre, vous me prenez pour un imbécile ?"
Bref, je suis arrivé au mois de juin en ayant fait une année tout à fait convenable (à mes yeux) pour ma classe, et soulagé de ne plus avoir ce beau monde sur le dos.

Je ne suis pas sûr que tout cela soit très intéressant, mais le sectarisme de l'IUFM, son engluement dans une représentation de l'élève, du professeur et du savoir qui me paraissent totalement réactionnaires, tout cela m'a sincèrement dégoûté du métier. L'inspection en fin d'année a tranché en faveur de mon "licenciement" (c'est le terme qu'utilisait l'IPR), que je souhaitais aussi.

On peut comparer mon expérience avec celle de M. Vermorel, à la différence près que mon "parcours du combattant" s'est déroulé sous un gouvernement de droite (le mépris des élèves et du personnel était moins voilé).

Bien qu'ayant une conscience politique, je n'ai compris les tenants et les aboutissants de ces pratiques qu'à la lecture de _La Fabrique du Crétin_, plus particulièrement sa préface. C'est pourquoi, entre autres, je m'"aligne" fréquemment sur les opinions de M. Brighelli.

Ecrit par : prof chômeur | 13 juin 2006

Pour faire court, me opinions se sont forgées _a contrario_ et de façon assez masochiste ! Je suis plus doué (et encore...) pour une sorte de "bon sens" empirique, et théoriser à partir de mon expérience, que pour accepter des théories sur des arguments d'autorité ou la coercition et leur conformer mon action.
D'où parfois ma tendance à réinventer la roue.

Ecrit par : prof chômeur | 13 juin 2006

Pour Seb : effectivement, nous attendrons la fin des épreuves orales du CAPES, et c'est vrai que la réaction aux suppressions de poste dans l'E.N. sera sûrement intéressante.

Pour Prof chômeur : Risquez-vous quelque chose à dire de quel IUFM il s'agissait ?

PS : J'ai écrit dans un post précédent Jean-Pierre Brighelli au lieu de Jean-Paul Brighelli... Je mets cela sur le compte de la fatigue et j'en demande pardon au principal intéressé - voilà ce qui arrive à force de lire l'abréviation JPB sur ce blog !

Ecrit par : Jeremy | 13 juin 2006

Très bonnes remarques de prof chômeur dans son avant-avant dernier mail.
Dommage que vous ne soyez pas dans une salle de profs pour faire progresser les choses!
elisabeth.

Ecrit par : elisabeth | 13 juin 2006

Et bien, mon pauvre Christophe, je me demande si vous avez bien fait de quitter le forum de Lire-ecrire pour le blog de Jean-Paul. Je trouve que vous y êtes encore plus maltraité.

"Je me demande si christophe sibille existe vraiment ?
Il me fait penser à ces fantômes funestes qui hantent les pièces de Shakespeare dans le seul but d’empoisonner la vie des personnages, de les écraser sous le poids de la culpabilité et de les manipuler pour qu’ils commettent la faute irréparable qui va nouer leur destin.
Christophe sibille à côté de Mister Hyde le ferait passer pour le représentant d’une œuvre de bienfaisance.
Et, comme dans tout bon scénario seuls les vrais méchants son imperméables au doute et à la culpabilité - je me demande si les pédagogos sont conscients des dégâts qu’ils ont causés ?

Ecrit par : Philippe | 27 mai "
Courage.
Cordialement.
Anne-Marie Valette, qui décidément vous débusque dans vos retranchements.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 juin 2006

Prof chômeur, merci d'avoir partagé votre témoignage. Je le crois capital. Ceux qui connaissent l'Education Nationale de l'intérieur ne seront pas surpris, je suppose. Les parents qui fréquentent ce blog, ou qui ont lu Jean-Paul Brighelli, ou d'autres livres comme le sien, non plus.

Cependant, je suis persuadé qu'une grande partie des parents et des Français en général ne peuvent même pas soupçonner la réalité que vous décrivez, tellement elle est incroyable, hallucinante, scandaleuse.

Certaines réactions sur ce blog, et sur d'autres, me font penser que l'opinion française est mûre pour imposer la mise à bas de ce système pervers, à condition que des personnes l'ayant vécu de l'intérieur leur en expliquent le fonctionnement véritable, comme vous l'avez fait ici.

Il faut faire sortir ces témoignages du petit cercle de ceux qui savent déjà, qui sont déjà convaincus. Ce système perdure parce qu'il y a suffisamment de Français qui croient de bonne foi au mythe de l'Education Nationale, service public vertueux. Les ministres sont lâches et les syndicats sont puissants, mais après tout, il ya beaucoup plus de parents que de professeurs parmi les électeurs, non?

Pourquoi ne proposeriez-vous pas au Monde une tribune libre où vous relateriez votre expérience? Je suis persuadé que cela pourrait ouvrir les yeux de beaucoup de gens. Et c'est au Monde qu'il faudrait le faire de préférence: c'est là où les gens sont le moins convaincus qu'il faut débloquer les esprits, formatés par des décennies de propagande.

Jean-Paul Brighelli, qui a dû côtoyer un certain nombre de journalistes à la faveur de son livre, a peut-être des idées à ce sujet? Des conseils? Des contacts?

Sortons de l'indignation légitime et essayons de faire bouger les choses. Il en va de l'avenir de tous. La présidentielle approche: c'est maintenant qu'il faut convaincre les citoyens de demander des comptes aux politiques à ce sujet.

Ecrit par : Robert Marchenoir | 13 juin 2006

Prof Chomeur, j'ai failli connaître le même destin que vous. Il s'en est fallu de peu.
On passe son temps, non à me reprocher de mauvais résultats ou le fait que les enfants n'apprennent pas avec moi, mais qu'ils "n'apprennent pas bien". Eh oui, je suis un dangereux adepte des pédagogies "frontales" tellement détestées à l'IUFM, car elles conduisent à la transmission du savoir là où je devrais laisser les élèves chercher pendant des heures pour ne jamais trouver.

Désormais, j'assume pleinement et les parents en sont très satisfaits. Enfin, pas tout. Il y a bien sûr un lot de parents qui trouvent que je demande trop de choses aux élèves et à ceux-là, je leur donne RdV l'année prochaine pour qu'ils comparent les résultats de leur gamin avec ceux des autres.

Cela dit, Prof', j'estime que vous avez eu tort dans votre attitude. Je préfère résister de l'intérieur en ayant baissé la garde, plutôt que d'avoir décidé de prendre le large. Je dis cela, mais pour être franc, j'étais dans un tel état d'esprit à la fin de mon année d'IUFM que, si je n'avais point eu de charge familiale, je les aurais envoyé de faire biiiiiiiiiiiiiip.
Mais quoiqu'il en soit, ma revanche, je l'ai à présent grâce aux parents, mais aussi aux élèves.

Maintenant, je n'espère qu'une chose, c'est la fermeture des IUFM sous leur forme actuelle, car elle n'apporte rien ou si peu et permet de créer des générations de professeurs incompétents. Vous parliez de "Napoléon II", un de mes collègues stagiaire avec lequel j'étais en stage de pratique accompagnée, m'avait pris en aparte pendant sa séance (naze et vide de tout contenu) sur Napoléon en demandant, devant ses élèves : "euh, j'ai un doute... Napoléon... C'est le prénom ou le nom ?" Et en plus, ce crétin, arrivé 5ème sur le concours en région Bretagne était fils de prof d'histoire ! C'est dire !

Ecrit par : Sionac'h | 13 juin 2006

Mais que Monsieur Brighelli nous parle de SES cours!!!!!

Ses pourcentages de réussite au BAC!!!! Ca doit être du 120% non????

Et que ses élèves viennent témoigner SANS CENSURE

Chris

Alors j'attends toujours: ben oui, avec un prof comme Brighelli, les résultats doivent être absolument extraordinaires non? Ou alors il y a un bug quelque part...

Ecrit par : chris | 13 juin 2006

Quant à Claire, que je respecte en tant que personne, je ne vois pas pourquoi on ne signalerait pas son appartenance au SNALC. Qu' aurait on dit ici si un représentant de la FSU s' était exprimé...

Chris

Ecrit par : chris | 13 juin 2006

Alors, pour certains, je suis modéré, et pour d'autres, qui partagent à peu près les mêmes idées, je suis pire que Mr Hyde... Mettez-vous d'accord!
Oui, j'existe vraiment, non, je ne suis pas un thuriféraire à tous crins des sciences de l'éducation, et j'aimerais que certains apprennent à lire au lieu de déformer mes propos! Je dis que certains apports des sciences de l'éducation peuvent apporter des choses à certains enseignants, et on me fait dire que, hors des sciences de l'éduc, point de salut, et que je justifie la disparition, réelle ou feinte, du savoir! C'est absolument n'importe quoi, (porte nawak, comme dirait toto).
Pedro, je vous salue. Il me semble qu'une mauvaise appréciation et interprétation de mai 68 et de Françoise Dolto, avec la vulgarisation mal digérée des apports de la psychologie et de la psychanalyse, n'est pas pour rien dans l'enfer que vivent actuellement certains profs, (il leur faut supporter non seulement les parents se déculpabilisant sur eux du manque d'intérêt qu'ils portent à l'éducation de leurs enfants, mais également ceux qui considèrent leurs enfants comme des petits génies intouchables). Comme beaucoup de théories, celles élaborées par mai 68 ont subi toutes sortes d'intérprétation imbéciles qui ne rendent service à personne.

Lariba, je ne comprends pas bien votre discours; ce sont les "pédagogos" qui justifieraient la suppression de 7500 postes d'enseignants?

Ecrit par : christophe sibille | 13 juin 2006

Par ailleurs, si les IUFM étaient vraiment le nid de Khmers rouges que certains prétendent qu'ils sont, je pense que rien que le fait de débattre ici justifierait certains ennuis pour moi!

Ecrit par : christophe sibille | 13 juin 2006

J'ai assisté à une retransmission internet fort instructive mais affligeante d'une émission "Mots croisés", spécialement dédiée à S Royal .
Afligeante(je n'ai pas la télé et espérais m'instruire de politique) car au lieu d'entendre des hommes politiques parler de politique, hommes qui évidemment restent dans l'ombre de ce genre d'émission , je n'y ai entendu parler que d'image mais pas d'idée . J'ai donc assisté à l'analyse médiatique de l'image d'une personne médiatisée... L'émission entérine donc l'image et le discours médiatique , car le fond n'apparaît pas , ou plutôt si, il existe, mais il ne sera jamais exposé aux électeurs qui par ailleurs se laissent berner fort gentiment, car on ne craint pas qu'ils se réveillent sur les contenus . Mais là où j'ai trouvé que c'était fort instructif, c'est lorsque j'ai entendu l'analyse présenter le discours Royal , comme partant de ce que les gens vivent ; ce qui me fait penser trés drôlement à l'idéologie partant des savoirs des élèves.
"Le socialisme qui regarde en face"," le socialisme qui écoute" "qui dit les choses en face" ,"car le citoyen est le meilleur expert de ce qu'il vit et ce qu'il espère " S Royale
Ce qu'entérine à son tour Malek Bouti(ortographe?):

"On remet les français en confiance par des thèmes qu'ils maîtrisent", " après il restera des grandes questions, l'Europe, le modèle économique" "On ne peut pas demander aux gens de s'occuper de ces questions" "C'est pas la politique Rase Moquette"(ha non?)
"Après viendront.. y a des philosophes, des sociologues, des idées qui existent, qui vont peut être reconstruire quelque chose de plus structurant".....

Après l'éducation qui part de l'enfant et le discours qui lui est adapté, vient le temps du discours politique qui parle à ce jeune public devenu électeur....partons de lui, de ce qu'il sait(rien d'après ces clairs sous entendus) pour l'amener progressivement à rallier les idées qui sont concrètement préparées par les experts....qui eux savent bien mais ne disent pas....
Vive la culture, vive la transmission des savoirs, vive la raison et la démocratie qui en découle ! Bravo la gauche!

Ecrit par : dg | 14 juin 2006

Christophe,

J'ignore si vous êtes "modéré" ; mais je n'ai aucune animosité personnelle envers vous.

Je n'ai pas l'impression de déformer vos propos, mais je me réserve le droit, les ayant bien lus, de donner mon impression à leur lecture. Il reste que si "une école" demande à ses professeurs un certain charisme, des savoirs et une culture, tandis que l'autre ne demande pas ces qualités, cette deuxième me paraît singulièrement dans l'erreur.

N'ayant pas de raison de trouver un équilibre entre des qualités indispensables et leur absence, j'en ai profité pour développer longuement ce qui me paraît être l'un des postulats les plus absurdes et nuisibles des "Sciences de l'éducation" et de la formation IUFM.

Du reste, cette antithèse entre "le bon prof à l'ancienne" et "le jeune prof moderne" est un lieu commun des cours en IUFM, tableaux à l'appui :

professeur à l'ancienne / professeur moderne
pédagogie traditionnelle / sciences de l'éducation
méthode déductive / méthode inductive
connivence culturelle / hétérogénéité culturelle de la classe
enseignement frontal / pédagogie active
savoirs au centre / élève au centre
sanctions aux élèves / remise en cause des pratiques
réactionnaire / progressiste

Vous avez le mérite de ne pas valoriser l'un des pôles de cette antithèse (dogmatque en elle-même). Par contre, mes formateurs passés et divers intervenants étaient quasi unanimes pour culpabiliser le premier pôle et la couvrir d'éloges le second.

Or, si les deux termes décrivent une manière d'enseigner caricaturale, le second relève à mon sens non pas d'un progrès, mais d'un immobilisme gesticulant, soit une conception funeste de l'enseignement et de la société. Je pense que mon devoir de citoyen consiste à exposer l'absurdité et l'aspect néfaste :
1) de cette conception charlatanesque de l'enseignement
2) du cadre dogmatique dans lequel les professeurs sont "formatés" actuellement

Et puis, vous me donnez un prétexte pour faire ma petite catharsis à bon marché.

Merci donc, et à bientôt !





Chris,

Il y a déjà un témoignage d'élève de J.P. Brighelli dans ce blog. Je ne vois pas de raison de supposer qu'il soit faux ou censuré !

Par ailleurs, prendriez-vous la peine d'écrire sur un de vos anciens profs, si vous l'aviez trouvé incompétent ?
Donc, ce témoignage ne prouve rien. Un autre non plus, d'ailleurs.




Sionac'h,

Je ne suis pas soutien de famille. Heureusement, car pendant ces deux années de stage, je n'aurais pas soutenu grand-chose !

Par contre, j'ai connu de tels moments de démoralisation, de dévalorisation complète de mon travail, et comme dirait l'autre, "de grands moments de solitude", que je ne me voyais pas persévérer dans ce métier.



Robert,

Merci pour vos éloges et vos suggestions. Par contre, je me sens très peu en mesure de porter mon témoignage au _Monde_, encore moins de proposer une rubrique à ce journal, ni à un autre. Mon seul témoignage serait, à la longue, d'un ennui mortel, et je n'ai gardé contact qu'avec peu d'anciens de l'IUFM. A vrai dire, l'idée de tirer un profit de mon échec ne m'avait guère effleuré jusqu'à présent, et j'en suis encore à recevoir des idées pour remettre les miennes en place.

Par ailleurs, étant demandeur d'emploi, l'anonymat me permet de me laisser aller à mes humeurs sans compromettre mes candidatures, d'autant que mon "profil" n'est pas facile à reclasser dans une petite ville de province.

Quant à faire bouger l'opinion, je ne vois pas quel rapport cela pourrait avoir avec l'élection du prochain "sauveur suprême". Par contre, un blog comme celui-ci me paraît utile pour aller à terme vers une sorte de "plate-forme commune de bon sens", qui pourrait justifier des regroupements de professeurs ou une évolution dans les positions de divers syndicats et partis politiques.

Un autre témoignage, bien plus consternant que le mien, a été signalé dans le fil de commentaires "réglement de compte" : http://forum.quick-web.com/forum_lecture.php?r=54578&id;=54578&login;=neoprofs2&page;=1




elisabeth,
si vous saviez comme j'ai pu m'ennuyer en salle des profs ! Et quand Dieu s'ennuie...

Ecrit par : prof chômeur | 14 juin 2006

Promis, je serai plus bref la prochaine fois !

Ecrit par : prof chômeur | 14 juin 2006

Merci à Prof chômeur pour son témoignage, ce n’est pas long quand c’est instructif ;).

Je retiens en particulier le tableau de la novlangue pédagogo. Quand on connaît la langue IUFuMiste, c'est vrai que c’est binaire : le bien d'un côté (les pédagogos), le mal de l’autre (le reste de l’humanité) ! Pour des gens qui se prennent pour Edgar Morin (!) et parlent de « complexité », c’est de la bouffonnerie. Ce n’est qu’opposition du type ouverture/fermeture, modernité/archaïsme, flexibilité/rigidité, etc. Ça vous rappelle-t-y pas quelque chose ? Vous avez pensé néolibéralisme… Oh, mauvaise pensée ! Ils sont du côté du « progrès », voyons !

Grâce aux IUFM, heureusement, on est à même de distinguer « les buts des finalités » ou bien « les capacités des compétences » ;) Ou l’inverse, j’ai un doute…

Prof chômeur, vous avez sans doute aussi bénéficié des phrases toutes prêtes type : « Y a pas de recettes » dès qu’on demande une aide pratique dans sa vie professionnelle. Quelle aide, quelle compétence venant de « chevronnés ». Imaginons des étudiants en médecine à qui on répondrait la même chose ! Et les IUFM veulent nous « professionnaliser », envoyons ces grands professionnels de la profession dans les CHU pour exercer leur « remèdiation », chiche !

Ecrit par : Lariba | 14 juin 2006

Vous êtes décidément quelques-uns à avoir beaucoup souffert pendant votre formation à l'IUFM! Je vous plains de tout mon coeur!
Petite anecdote, (que j'ai déjà racontée ici, mais bon...) Une stagiaire, (c'est tout récent, le dernier stage en responsabilité nde cette année scolaire) expose son cas en analyse de pratiques professionnelles; cabale des parents contre elle, menaces, (on va se la faire, qu'est-ce qu'elle a encore à nous em..., celle-là?) Son crime? Avoir voulu donner des devoirs à faire à la maison aux élèves de sa classe. L'IUFM a pris sa défense sans aucune équivoque, et a validé son stage, (et son année) avec une mention plus qu'honorable. Ca, c'était dans le groupe que je co-animais. Il y a eu d'autres exemples de ce type dans les autres groupes.
S'il était possibles que quelques personnes discutant ici cessent de caricaturer! Encore une fois, sur quels bases pouvez-vous prétendre que beaucoup de mes collègues (et moi) ne demandons ni charisme, ni connaissances, ni culture aux stagiaires, (et aux étudiants) à la formation desquels nous participons? Je dis simplement que certains éléments proposés par les recherches en sciences de l'éducation ne sont pas obligatoirement à mettre au panier avant lecture, et même qu'ils peuvent aider, tant il est vrai qu'utiliser certaines pistes n'implique pas qu'on rejette les autres! Les personnes que j'ai le bonheur d'avoir en formation en face de moi seraient pour la plupart, je pense, assez amusés des intentions que vous semblez me prêter, et que vous sembliez faire de beaucoup de mes collègues, (et de moi-même) un zélateur à tous crins de la forme au détriment du fond!

Ecrit par : christophe sibille | 14 juin 2006

pour dg, 14 juin
pour confirmer ce que vous écrivez sur les politiques. Avez-vous remarqué l'utilisation du mot "pédagogie" par les hommes politiques ? Dès que les Français se désolidarisent d'une de leurs décisions (referendum du 29 mai, CNE, CPE, privatisation d'EDF GDF), il s'en trouve toujours quelques uns pour dire qu'il faut faire de la "pédagogie" pour que ces pauvres "petits adultes" comprennent réellement l'intérêt de la mesure. Ethymologiquement, pédagogie, ça s'adresse bien à des enfants, non ?

Ecrit par : catmano | 14 juin 2006

'S'il était possibles que quelques personnes discutant ici cessent de caricaturer!"

Prof chomeur caricature ?
Quand je raconte le fait que dans mon dossier, une formatrice a inséré un rapport odieux QUI N'AVAIT PAS A ETRE LA SANS MON AVIS, assorti de mention en rouge (vous savez, le type de corrections que vous n'aimez pas, rapport à un de mes messages sur un autre forum) "A surveiller", ce qui m'a vallu pas moins de 5 visits au lieu de 2, voire 3 pour mon dernier stage, je caricature ?

Question :
Lorsqu'on vous donne des liens vers divers témoignages TOUS concordants et que vous prétendez qu'il ne s'agit que de quelques cas isolés, qui caricature ?
J'attends toujours des liens vers les témoignages de ces milliers de stagiaires heureux de leur formation.

Ecrit par : Sionac'h | 14 juin 2006

Son crime? Avoir voulu donner des devoirs à faire à la maison aux élèves de sa classe. L'IUFM a pris sa défense sans aucune équivoque, et a validé son stage, (et son année) avec une mention plus qu'honorable.

Cette anecdote ne donne pas assez d’éléments pour juger.
Quel type de devoirs donnait à faire à la maison cette maîtresse pour que l'IUFM prenne sa défense? Parce que si c'était, comme dans le cas de mon enfant, des choses impossibles à faire à l'âge de six ans (photographier une dictée entière de dix lignes sans avoir au préalable étudié tous les sons) et ben..., désolée, je suis avec les parents.
S'il s'agissait de simples exercices d'écriture sur des graphèmes étudiés en classe ... je suis avec la prof . Pour que une bande entière de parents se revolte comme ça, il faut bien qu'il y ait une raison non?

Ecrit par : isa | 14 juin 2006

s'il était possibles : possible
sur quels bases : sur quelles bases
assez amusés : amusées

Au temps pour vous cher Christophe (pourtant si chatouilleux sur l'orthographe).

Plus sérieusement, nous sommes effectivement un certain nombre à avoir souffert d'une formation qui ne nous a pas appris grand chose, le peu aurait pu être condensé en quelques semaines.

La fille de la nounou de mes enfants fait des études d'esthéticienne, j'ai jeté l'autre jour un coup d'oeil sur ses cahiers.
Heureusement, le constructivisme n'a pas encore frappé dans ces écoles; on ne rigole pas en termes de transmission de savoirs, on ne réinvente pas le masque de beauté, on apprend pas à apprendre à faire une épilation : on sait ou on ne sait pas, on ne se lance pas dans un projet "le monde des doigts", on apprend les techniques de manucure.

Il y avait notamment des cours de biologie, c'était autrement plus sérieux que ceux que nous avons eus avec notre formateur qui nous conseillait d'aller étudier un m2 dans le parc. Je rappelle que les instits ont un certain nombre de notions à leur programme : système digestif, respiratoire, etc.

Conclusion déprimante : les esthéticiennes sont mieux formées que les instits.

Ecrit par : Guillaume | 14 juin 2006

Voilà ce que deux institutrices ont tenu à faire apprendre par coeur à des élèves de 7 ans à la chorale ?
A l'IUFM,on n'est donc pas contre le par coeur !
Elles sont sûrement de gauche,donc on leur pardonne !


Alors ouais j'me la raconte
ouais ouais je déconne


nan nan c'est pas l'école qui m'a dictée mes codes
on m'a dit qu't'aimais le rap voila de la boulette
sortez les briquets fais trop tact dans nos tetes

Alors ouais j'me la raconte
ouais ouais je déconne
nan nan c'est pas l'école qui m'a dictée mes codes
on m'a dictée mais le rap voila de la boulette
sortez les briquets sortez les briquets sortez les briquets

Y a comme un gout de haine quand je marche dans ma ville
y a comme un gout de gène quand je parle de ma vie
y a comme un gout d'aigreur chez les jeunes de l'an 2000
y a comme un gout d'erreur quand j'vois le taux de suicide
me demande pas s'qui les pousse à casser des vitrines
j'suis pas la mairie j'suis qu'une artiste en devenir
moi j'suis qu'une boulette
me demande pas si j'ai le bac jai que le rap
et je l'embarque que je l'embrase
je le mate car je l'embrasse
y a comme un gout d'attentat
comme un gout de bertrand quantat
comme un gout d'entrax pendant l'entracte
y a comme un gout de foulette foulette chez les momes
comme un gout de boulette boulette sur les ondes

Alors ouais on déconne
ouais ouais on étonne
nan nan c'est pas l'école qui nous a dictée nos codes
nan nan génération nan nan
Alors ouais on déconne
ouais ouais on étonne
nan nan c'est pas l'école qui nous a dictée nos codes
nan nan génération nan nan

Y a comme un gout de viol quand je marche dans ma ville
y a comme un gout d'alcool dans les locaux de police
y a comme un gout de peur chez les meufs de l'an 2000
y a comme un gout de beuh dans l'oxygène que l'on respire
me demande pas s'qui les pousse à te casser les couilles
j'suis pas les secours j'suis qu'une petite qui se débrouille
moi j'suis qu'une boulette
me demande pas si j'aime la vie
moi j'aime la rime
et j'emmerde marine juste parce que ça fait zizir
y a comme un gout de bad boy
comme un gout d'al caponne
comme un gout de hardcore hardcore dans les école
y a comme un gout de foulette foulette chez les momes
comme un gout de boulette boulette sur les ondes

Alors ouais on déconne
ouais ouais on étonne
nan nan c'est pas l'école qui nous a dictée nos codes
nan nan génération nan nan
Alors ouais on déconne
ouais ouais on étonne
nan nan c'est pas l'école qui nous a dictée nos codes
nan nan génération nan nan

y a comme un gout de glisse dans la saisse et dans l'enfance
y a comme un gout d'afrique dans les caisses de la france
y a comme un gout de démé-démago dans la bouche de sarko
comme un gout de mi-michto pres des mercos
y a comme un gout de ouh ouh dans les chambres des jeunes
y a comme un gout de boum boum dans le coeur de mes soeurs
y a comme un gout de j'suis souler de tous se qui se déroule
y a comme un gout de foulette de boulette qui saute dans le foule

Alors ouais on déconne
ouais ouais on étonne
nan nan c'est pas l'école qui nous a dictée nos codes
nan nan génération nan nan
Alors ouais on déconne
ouais ouais on étonne
nan nan c'est pas l'école qui nous a dictée nos codes
nan nan génération nan nan
Alors ouais on déconne
ouais ouais on étonne
nan nan c'est pas l'école qui nous a dictée nos codes
nan nan génération nan nan
Alors ouais on déconne
ouais ouais on étonne
nan nan c'est pas l'école qui nous a dictée nos codes
nan nan génération nan nan

Ecrit par : bernard | 14 juin 2006

pitié de moi bernard!

Ecrit par : isa | 14 juin 2006

Une chanson de rap fait scandale dans une école primaire de la Manche


Une chanson de rap, que deux institutrices voulaient faire apprendre à leurs
élèves, a fait scandale dans une école de la Manche où des parents ont
menacé de retirer leur enfant, a-t-on appris mardi auprès de la mairie de la
commune et de l'inspection académique.

"Dans le cadre d'une chorale, deux enseignantes de l'école primaire de
Hambye ont voulu enseigner fin mai la chanson "La Boulette" de la rappeuse
Diam's à leurs élèves âgés de 7 à 10 ans.

Le texte au langage cru comporte des passages comme "Alors ouais, j'me la
raconte, ouais, ouais, je déconne. Nan, nan, c'est pas l'école qui m'a dicté
mes codes", ou bien "Y a comme un goût d'Afrique dans les caisses de la
France. Y a comme un goût de démé-démago dans la bouche de Sarko".

"Des parents d'élèves se sont indignés des paroles de cette chanson qu'on
faisait apprendre à des enfants qui ne pouvaient même pas tout comprendre.
Sans parler des gros mots...", a déclaré à l'AFP Nadège Besnier, maire de la
commune de 1.150 habitants.

Suite à cette chanson, une fillette scolarisée en classe de CM2 a été
retirée de l'école, selon Mme Besnier, alors que les parents d'une quinzaine
d'enfants ont menacé de retirer leurs enfants de l'établissement scolaire,
qui compte une centaine d'élèves.

"Il y a des parents qui se sont émus du texte et c'est vrai que celui-ci
n'était pas très approprié pour les élèves", a indiqué de son côté
Marie-Alice Vicet, chargée de communication à l'inspection académique de
Saint-Lô.

Les deux institutrices mises en cause n'ont pas été sanctionnées mais vont
quitter l'établissement, a-t-elle ajouté. L'une d'elle avait demandé sa
mutation avant l'incident, tandis que l'autre "a demandé à partir" suite à
cette affaire. Elle "s'est aperçue que le choix du texte n'était pas très
judicieux pour les élèves", a précisé Mme Vicet.

La directrice de l'école n'a pas souhaité faire de commentaire et les
institutrices n'ont pu être contactées par l'AFP.

Ecrit par : Guillaume | 14 juin 2006

Un bel exemple de la dérive des pédagogies actuelles où l'on demande aux instit' (enfin, professeur des écoles) de partir du vécu de l'enfant.
Voilà effectivement ce qu'est le vécu de pas mal d'enfants et voilà ce qu'on ne doit pas trouver à l'école. Si je partage certains points de vue de la chanson, je dois constater que son seul but n'est que d'attiser la haine et de justifier les actes des "djeuns des banlieues", le tout dans un vocabulaire qui n'a aucunement sa place dans une école, quelle qu'elle soit.

Partir du vécu de l'enfant pour y arriver, voilà ce que veulent les pédagogues. Il y a tellement de beaux textes dans la chanson française, même chez des chanteurs récents, qui sont en faveur de la tolérance.
Certains, à propos du débat sur Hervé Vilard, ont critiqué JJ GOldman. En ce qui me concerne, le dernier chant que j'apprendrai aux enfants sera "né en 17" en liaison avec la période d'histoire que nous étudions.
Quant aux autres, ils sont riches en vocabulaire, avec des textes de Aragon "que serais-je sans toi" (j'éviterai des chansons plus engagées de Ferrat ou Brassens), mais aussi Johnny Clegg avec Asimbonanga.
L'enseignement de la musique doit apporter quelque chose, pas se contenter de proposer aux élèves ce qu'ils écoutent chez eux. J'ai demandé hier à mes élèves d'aller aujourd'hui à la médiathèque pour y revenir avec des CD des principaux compositeurs de la Renaissance au XXème siècle, afin de mettre en scène notre spectacle historique. Ce sera l'occasion pour eux d'écouter des musiques qu'ils n'ont plus trop l'occasion d'entendre (sauf lorsque je les leur passe en musique de fond lorsqu'ils ont une évaluation).
Il est d'ailleurs particulièrement énervant d'entendre les enfants dire de telle ou telle musique : "ah, oui ! C'est la musique de telle émission ou telle pub !". Du reste, les adultes aussi sont dans cette situation.

Ecrit par : Sionac'h | 14 juin 2006

Pour rappel voici une des propositions de la société des agrégés :

Voyant dans le maniement clair et correct de la langue française une condition essentielle de la substitution du dialogue à la violence, la Société des agrégés de l'Université approuve la décision prise par le Ministre, Monsieur Gilles de ROBIEN, de prescrire la remise en cause des méthodes dites « globales » ou « semi-globales » qui se sont révélées nuisibles à l'apprentissage de la lecture, et de remettre à l'honneur la méthode alphabétique.

Elle demande en outre que les épreuves du concours de recrutement des professeurs des écoles soient réformées afin que les candidats à l'enseignement élémentaire soient sélectionnés non pas selon leur capacité de seulement « traiter un thème ayant trait à la grammaire », mais selon leur capacité de parfaitement connaître et savoir mettre en oeuvre sans erreur les règles de la grammaire et celles de l'orthographe françaises. Cette capacité doit être vérifiée également chez les candidats aux concours de l'enseignement secondaire, quelques disciplines qu'ils enseignent. Le régime des épreuves doit en tenir compte.

Le fait que le maniement clair et correct de la langue française fasse partie intégrante d'une formation simple mais très précoce à la civilité ne devrait plus être dissimulé et devrait au contraire figurer plus nettement dans les instructions de l'école élémentaire, école maternelle comprise.

Il faut que les professeurs des écoles soient par exemple clairement autorisés à corriger l'emploi du langage bas, emprunté innocemment à la rue par les très jeunes élèves, et dont l'usage ne cessera ensuite d'entretenir la violence, alors que l'appropriation d'un langage structuré et nuancé est pour l'enfant la seule occasion de sortir de soi et de devenir homme. Il ne serait sans doute pas inutile non plus de remettre à l'honneur, à l'école élémentaire, la copie régulière de ces préceptes simples, depuis dénoncés comme faits de « violence symbolique », mais qui formèrent naguère (ou jadis) en chacun les rudiments de sa civilité: pourquoi un élève du cours préparatoire, au début du troisième millénaire, ne pourrait-il comprendre, par exemple, ce précepte : « je suis plus grand que je n'étais hier, donc il faut que je sois plus sage » ; ou bien « je serai toujours exact à l'école » ? Dans l'enseignement secondaire, l'emploi d'un langage relâché doit faire l'objet d'un rappel à l'ordre systématique, quand bien même certaines outrances verbales pourraient laisser croire cette entreprise irréaliste. Les professeurs, témoins les plus fréquents de ces excès, doivent être assurés du soutien de toute l'institution : personnel d'éducation, chef d'établissement, et tous représentants de cette institution. De manière générale, il faut savoir ôter aux trublions le plaisir de diviser pour régner.

Ecrit par : Guillaume | 14 juin 2006

Prof Chômeur, je comprends tout à fait votre situation. Je vous glisse juste cette idée, au cas où vous auriez envie de revenir sur ma suggestion un jour: le Monde publie fréquemment des tribunes libres signées d'un pseudonyme, de la part de personnes ne pouvant s'exprimer à visage découvert (hauts fonctionnaires, par exemple). Et je crois bien me souvenir avoir lu un appel à candidats pour leur rubrique de tribunes libres un jour (était-ce sur leur site?).

Je suis d'accord avec vous sur l'importance d'Internet pour la diffusion de ces idées. En ce qui me concerne, c'est grâce aux témoignages et aux documents irréfutables diffusés sur le site de Sauver les Lettres, sur le blog d'Emmanuel Davidenkoff (en sommeil, mais toujours accessible) et sur celui-ci, que j'ai découvert l'ampleur du désastre -- j'allais dire du complot -- et forgé mon opinion. Les livres ont aussi leur importance, bien sûr.

Et si je puis me permettre: ce n'est pas parce que tout un système s'est dressé contre vous que la légitimité n'est pas de votre côté. Ce genre de pression sociale et psychologique est très pernicieux, car il finit par faire douter d'eux-mêmes ceux auraient le moins de raisons de le faire. Quand les forces historiques sont contraires, on ne peut que se mettre en mode résistance, sans sous-estimer l'inégalité de la lutte.

Bonne chance et bon courage pour la suite.

Ecrit par : Robert Marchenoir | 14 juin 2006

Encore une fois pour M. Brighelli : non, ce que relatent prof chômeur et Sionac'h ne relève pas de la paranoïa, non plus que de la caricature bête et méchante. J'aimerais aussi, croyez-le, pouvoir en dire plus et autrement que sous un pseudo, mais je sais d'expérience que je m'exposerais ainsi au pire.
En revanche, il semble, si l'on en croit vos propos, que vous oeuvriez dans un IUFM apparemment moins sectaire que les autres. Si tel est le cas - ce dont vous me permettrez toutefois de douter pour l'instant -, auriez-vous l'obligeance de nous révéler lequel ? Puisque vous dites que cela ne vous poserait pas les mêmes problèmes qu'aux autres.

Ecrit par : jojolapin | 14 juin 2006

Pour Chris
Je n'ai pas les statistiques perso de JPB, mais je peux vous affirmer que grâce à lui nous avons eu de très bonnes notes au bac de français, surtout à l'oral. Pas une en dessous de 14, pour des gosses de zep, c'est pas mal non ?
Et pas en étudiant Hervé Vilard ... On a eu droit au traitement de faveur avec , Pascal, Gautier, Voltaire, Dumas etc...
Et Toc !

Ecrit par : Caroline c | 14 juin 2006

Pour argumenter les propos de "Prof chômeur", je me souviens d'une prof dite "réac" (aux méthodes anciennes d'apprentissage de lecture-écriture-calcul), qui nous racontait que dans son école du quartier de la gare Saint Charles à Marseille où toutes les nationalités se cotoyaient sans bien souvent parler français & où elle obtenait des résultats & surtout la confiance & l'estime de ses élèves, elle préparait chaque année un cahier pour chacun de ses élèves conforme à ce que l'EN attendait d'elle que les enfants gardaient en classe & qui ne servaient que pour les inspections!
Cette prof avait monté un dossier très complet sur les dérives, surtout idéologiques, de l'EN depuis les années 70 qu'elle avait présenté à quelques députés qui avaient été très intéressés, elle était réellement persécuté par l'EN & seule l'idée de la retraite approchant & la légitimité de son combat l'aidaient à tenir!
Je regrette vraiment de l'avoir perdu de vue, elle avait beaucoup à nous apprendre & était une véritable avant gardiste de cette lutte!
Que pensez vous de toutes ces associations telles que le site "Créer son école", le journal "sos éducation"...?
Pourquoi alors que je ne rencontre que des parents insatisfaits de l'école de leurs enfants qui arpentent les cabinets des orthoptistes, orthophonistes, psychologues & autres, que souvent enfants parents enseignants se rendent compte du gouffre des lacunes scolaires, qu'une directive ministérielle est sortie (déjà?) préconisant l'usage de la syllabique dans les écoles ce qui n'est absolument pas pris en compte sur le terrain, qu'il y a une hausse phénoménale & avérée des ventes de manuels d'apprentissage de la lecture dits traditionnels, que mon fils aîné à qui j'ai appris à lire avec la méthode Boscher (la maîtresse a été absente pendant toute l'année) sait lire sans problème alors que mon 2é ânonne péniblement quelques mots en cherchant à deviner les autres grâce à Mme Globale, pendant que le 3é apprends par coeur les mots chat, bateau, maman, que de plus en plus d'écoles hors EN se créent...oui pourquoi rien n'a jamais été fait dans le bon sens qui voudrait qu'on interroge des instituteurs, des parents plutôt que des planqués en mal de réformes géniales & débilisantes, pourquoi ne pas reconnaître que les méthodes utilisées pour nos grands parents ont largement fait leurs preuves puisqu'ils savaient lire, écrire trés correctement, connaissaient tous les départements, préfectures, rivières, dates & j'en passe! A quoi rime ce nivellement par le bas au niveau national sous prétexte d'apporter la culture & le savoir à tous, personne dans les hautes sphères ou parmi les députés ne voit donc pas que la France se plante & que les petits étrangers font moins de fautes & connaissent mieux la géographie ou l'histoire que nos enfants??? Si tout le monde est si concerné que ça, n'y a t'il pas moyen de faire pression sur nos élus, à coup de chantage électoral s'il le faut.
Après tout c'est l'avenir de nos enfants, mais aussi l'avenir de ce pays .
Je suis toujours aussi amère de constater que nombre de nos élus n'ont que bien peu d'amour propre & d'ambition pour leur pays, nos enfants représentent la France de demain, or une Framce illaitré aux péillis des lumiaires, s'ait bien trit!

Ecrit par : champdor | 14 juin 2006

Champdor, pouvez-vous me mettre si vous le voulez votre adresse-mail sur la mienne : [email protected]. Je vous mettrai un message personnel.
Cordialement.
A.M.Valette.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 juin 2006

Pour Guillaume : ma fille en ZEP a des élèves très difficiles bien que très attachants et intelligents. Elle ne se prive pas de leur donner des punitions et du travail à la maison, comme privations de récréation pour écrire des lignes. (Du genre : je dois respecter mes camarades et ne pas les injurier. L'un deux de 7 ans avait traité son voisin de fils de pute, tout haut dans la classe et ils ont commencé à se battre!)
Les rares parents qu'elle a pu rencontrer (la plupart sont non francophones et souvent probablement sans papiers) l'ont remerciée de leur avoir fait aimer l'école et apprendre à lire.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 juin 2006

Pour Guillaume : ma fille avait appris à l'IUFM à "laisser les enfants construire leur savoir" (le maître a tant à apprendre des enfants qu'il ne doit surtout pas leur imposer le sien) . Pour le squelette, c'était assez triste : je suis sûre que des petits garçons rêveurs ont retenu que le bras était composé de petits bouts d'os d'au maximum 10 cm de long, comme plusieurs l'avaient dessiné, sur la cassette oh combien didactique fournie par l'IUFM, que ma fille regardait chez moi.
Que de temps perdu!
Anne-Marie Valette.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 juin 2006

N'importe quoi!

Ecrit par : christophe sibille | 14 juin 2006

Je reviens à la "lettre" de vos propos.

"Peut-être que certains enseignants ont un certain charisme, (on peut appeler cela l'autorité naturelle) qui, s'appuyant sur des connaissances et une culture réellement solide, sera le gage de leur réussite. Mais il y a d'autres moyens d'être pédagogue [...] Personnellement, je pense que les deux positions sont intenables."

... Je reconnais que je n'avais pas tenu compte de la fin du paragraphe ; mais vous n'en utilisez pas moins cette opposition, qui pour moi n'est pas pertinente, et qui relève soit de la malhonnêteté, soit de l'erreur.

Or, le tableau que j'ai tracé, je ne vous l'attribue pas, mais toute personne ayant suivi la formation IUFM a entendu développer cette antithèse (dogmatique) à de nombreuses reprises... en variant les tons, sous forme de photocopies, de projections, etc. et toujours de ma même façon.

Généralement, ces deux catégories caricaturales permettent à des personnes qui ont fait des pieds et des mains pour ne plus avoir de classes :

- de stigmatiser les professeurs qui exigent de leur classe une attitude studieuse, comme réactionnaires ; j'estime quant à moi qu'il ne s'agit pas de réaction mais de la condition essentielle pour que l'école contribue au progrès humain ;

- de favoriser l'adoption sans critique de méthodes "progressistes" qui pour moi sont antisociales et relèvent d'un immobilisme frénétique.

J'ajoute que ces personnes ne recourent pas seulement à la malhonnêteté intellectuelle, mais à divers comportements de culpabilisation, d'isolement et de harcèlement, face aux professeurs stagiaires ayant une conception républicaine de leur mission.

A l'inverse, les stagiaires qui n'exigent rien, ni de leur classe, ni d'eux-mêmes, mais qui appliquent sans les critiquer les méthodes "nouvelles", sont titularisés sans encombre.

Je ne pratique pas l'amalgame, je ne vous attribue pas ces propos et ces pratiques, mais un point clé de votre raisonnement (cette opposition artificielle) appuie une escroquerie intellectuelle que j'entends dénoncer. Je comprends bien que vous n'entendez pas favoriser l'un des pôles de cette opposition, mais pourquoi la tenir pour juste ?

De même, si un anthropologue utilisait le concept artificiel de "races" pour l'espèce humaine, et même s'il déclarait ensuite que toutes les races sont imparfaites, ou égales en droits, je trouverais normal de rappeler que les races _n'existent pas_ et que cette conception irrationnelle a justifié des comportements coupables.

Si par exemple un politicien déclarait que "la république, c'est dépassé" et que le pays a besoin d'un "homme providentiel" pour se moderniser, je me sentirais également obligé de le contredire, là où je le pourrais, et de dire que la dictature n'est pas le progrès. Surtout si le meneur en question était le nouveau Lénine ou le nouveau Guevara.

J'ai plaisir à penser que vous n'êtes pas malhonnête, mais il me semble qu'en évoquant cette opposition, vous partez d'une prémisse dangereuse et erronée.

Je trouve également que certaines personnes se trompent quand elles affirment croire que revenir intégralement aux "bonnes vieilles méthodes" serait nécessaire et suffisant pour sortir de la crise. Même prémisse.

Je pense que le seul critère pertinent pour évaluer une méthode est son _résultat_ ; mais il est justement illogique d'avoir obscurci les critères d'évaluation et de notation par la même occasion que l'on changeait les programmes !





A la cantonade :

Concernant le témoignage pour lequel j'ai copié le lien ci-dessus, attention à ne pas mélanger les choses.

Les difficultés que Néo a rencontrées sont de tout autre nature, et bien plus douloureuses, car elles visaient sa maladie et son orientation sexuelle, et non ses pratiques ou ses conceptions pédagogiques.

Je n'ai rien observé de tel, mais son récit me paraît crédible, car il confirme le degré d'arbitraire et de sectarisme que peuvent atteindre certains formateurs, et mentionne des procédés de harcèlement qui me sont familiers.

Quand on ne rentre pas dans le moule....

Ecrit par : prof chômeur | 14 juin 2006

"Chris,

Il y a déjà un témoignage d'élève de J.P. Brighelli dans ce blog. Je ne vois pas de raison de supposer qu'il soit faux ou censuré !

Par ailleurs, prendriez-vous la peine d'écrire sur un de vos anciens profs, si vous l'aviez trouvé incompétent ?
Donc, ce témoignage ne prouve rien. Un autre non plus, d'ailleurs."

Bien sur que oui je prendrais la peine!

Des témoignages, s' ils ne prouvent rien, alors inutile de les commenter sauf...sauf quand ils sont très nombreux! Passons... j' y reviendrai...

PS: merci d' avoir recopié entièrement la chanson de Diam's.
Peut être sera t elle pendue comme François Villon qui lui non plus ne plaisait pas, de son temps, par ses écrits et quelques larcins. Heureusement que Diam's n' a pas volé à l' étalage d'un magasin. Vous auriez sans doute actionné le levier! Rabelais non plus ne plaisait pas; Céline non plus; et tant d'autres devenus des classiques, classiques qui parfois se "plantent": les derniers actes des pièces du grand Molière sont des "modèles" de nullités mais il ne faut pas le dire n' est ce pas?

Ce blog fait pitié! Mais il inquiète aussi...

Chris

Ecrit par : chris | 14 juin 2006

Et j' attends toujours les pourcentages de réussite au bac des classes de JPB sur les 4 dernières années, ainsi que les notes obtenues en Français par ses élèves

Ca doit être EXTRAORDINAIRE! Il faut en faire profiter tout le monde!!!! Un tel génie pédagogique doit avoir un taux de réussite dépassant l' entendement non? Non... on nous aurait menti????? hi hi hi...

Chris

Ecrit par : chris | 14 juin 2006

Oui, mais un classique, c'est quelque chose qui sort de son époque et que l'on peut analyser à froid.
Là, ce n'est pas le cas. Cela n'a pas sa place ici. Penser qu'une telle merde puisse avoir sa place dans l'école est écoeurant. SI vous êtes dans l'enseignement, c'est grave !
Car là, on a l'exemple parfait des dérives du constructivisme où l'on part de la culture (ou l'inculture) des enfants, pour y aboutir.
L'école n'apporte rien. Dans ces conditions, il ne faut pas s'étonner de voir tant d'élèves se révolter contre elle.
Au lieu d'aider les enfants à progresser, à cause de la lobotomie des IUFM, des enseignants contribuent à enfoncer des gamins. C'est grave.

Christophe, "N'importe quoi!" est votre seule réponse à un témoignage ? Je présume que c'est pour qualifier, non le propos de Anne Marie, mais le contenu de ce qu'elle relate...

Ecrit par : Sionac'h | 14 juin 2006

Je n'ai jamais dit que Diams's était un "classique".

Villon aussi était traité de merde à son époque...

Allez, rendez vous au gibet de Montfaucon. on s' y retrouvera entre "lettrés"...

Chris

Ecrit par : chris | 14 juin 2006

Je contate aussi que ce blog est un parfait résumé d' intolérance, intolérance dont JPB et ses amis se sentent victimes.

Victimisation quand tu nous tiens...

Je suis enseignant, Docteur d' Etat; je fais aimer Villon (encore!), Voltaire, Montesquieu, Camus, Céline, Gide, Proust, Herredia, Rimbaud, Verlaine, Montaigne, Valéry, Sartre, Descartes, Malraux, Sarraute, Butor, Aragon, Supervielle, .... Mais je n' oublie pas non plus les auteurs qu' ils écoutent dont Diams's, ne vous en déplaise...

Chris

Ecrit par : chris | 14 juin 2006

Pour Sionach
Je voudrais savoir si vous avez mis à exécution l'humiliation de votre élève en lui signifiant entre autres que sa mauvaise note avait fait baisser la moyenne de votre classe. Comment a-t-il réagi? Comment ont réagi ses camarades? Soit ils peuvent être en plein dans la competition proposée, soit , et ce serait bien, ils sont solidaires.
Pour Mme Valette
Il est de règle (ou devrait être d'usage) si un élève a des sanctions ou des punitions ( il y a une vraie différence) que celles ci soient exécutées ou réalisées à l'école le lieu où elles ont été données. Que penserait votre chère fille si une famille lui demandait que leur enfant éxécute à l'école une punition infligée à la maison par eux? Elle serait probablement outrée. Et bien alors soyon scohérent avec la réciproque.
Pour Mr Sionach, l'IUFM où vous avez été formé ne vous a pas je l'espère conseillé de procéder comme vous le faites quand vous vous adressez aux élèves en difficulté notammant sur l'évaluation de leurs travaux. J'espère également par ailleurs que les pratiques mises en avant par Mme Valette sur les punitions à faire à la maison ne vous ont pas été proposées lors de votre formation professionnelle.

Ecrit par : Christian | 14 juin 2006

Echec de la réforme constructiviste au Québec

FAITS SAILLANTS DU SONDAGE FSE-LÉGER MARKETING AU SUJET DE LA RÉFORME

Ces résultats proviennent d'un sondage téléphonique mené du 5 au 12 mai 2006 auprès de 1009 répondants ayant au moins neuf années d'expérience en enseignement dans toutes les régions du Québec et à tous les cycles d'enseignement du primaire. La marge d'erreur est de
± 3,1 %, 19 fois sur 20.

Six questions portaient sur l'évolution des élèves depuis la réforme, et quatre sur le lien entre la réforme et cette évolution.

Les réponses de ces enseignantes et enseignants d'expérience, qui ont vécu l'école québécoise d'avant la réforme ainsi que toutes les années de réforme depuis le début, sont fort claires et soulèvent de graves interrogations.

D'une part, les perceptions des enseignantes et enseignants quant à l'évolution des élèves actuels par rapport à ceux d'avant la réforme sur le plan des connaissances et de la réussite scolaire sont globalement négatives. En effet, entre 80 % et 90 % des répondants jugent que
sur ces plans il y a eu détérioration ou aucun changement depuis l'arrivée de la réforme et ce, pour tous les aspects abordés par le questionnaire.

C'est la réussite scolaire des élèves en difficulté qui est la plus perçue comme s'étant détériorée (61 % percevant une détérioration, 88 % percevant une détérioration ou aucunchangement), ainsi que celle de l'ensemble des élèves (48 % - 86 %) et la persévérance des élèves dans l'effort (56 % - 88 %). Soulignons que, pour ce qui est de la réussite des élèves en difficulté, la réponse la plus fréquente est le pôle extrême « Grande détérioration » (36,2 %).

Les résultats sont également négatifs pour ce qui est de l'évolution des connaissances disciplinaires (44 % - 85 %), de la maîtrise des savoirs essentiels (46 % - 84 %) et du niveau de préparation des élèves reçus en début d'année scolaire (40 % - 80 %).

Lorsque interrogés sur la question, les deux tiers des enseignantes et enseignants sondés jugent que c'est principalement la réforme de l'éducation qui explique les différences préalablement constatées sur le plan scolaire entre les élèves actuels et les élèves d'avant la réforme (67 %).

Les enseignantes et enseignants sont aussi catégoriques quant à d'éventuels effets bénéfiques de la réforme : la grande majorité des répondants jugent que la réforme n'a pas permis d'accroître la réussite scolaire (83 % en désaccord), encore moins pour les élèves en difficulté (85 % en désaccord).

Ils ne croient pas non plus que les élèves d'autrefois auraient mieux réussi si la réforme avait été en application à l'époque (84 % en désaccord). Notons que pour ces trois questions, le choix « Tout à fait en désaccord » constitue la réponse la plus fréquente (42 %, 47 % et 45 %).

Un peu plus de 60 % des enseignantes et enseignants interrogés jugent désormais que les orientations théoriques et pratiques promues par la réforme ne sont pas appropriées.
Les résultats indiquent des perceptions nettement plus négatives aux 2e et 3e cycles du primaire qu'au 1er cycle.
Question Détérioration Détérioration + aucun changement
Réussite scolaire des élèves 48 % 86 %
Réussite scolaire des élèves en difficulté 61 % 88 %
Persévérance dans l'effort 56 % 88 %
Connaissances disciplinaires 44 % 85 %
Maîtrise des savoirs essentiels 46 % 84 %
Préparation en début d'année 40 % 80 %
- 83 % disent que la réforme n'a pas permis d'accroître la réussite scolaire
- 85 % disent que la réforme n'a pas permis d'accroître la réussite des élèves en difficulté
- 84 % disent que les élèves d'autrefois n'auraient pas mieux réussi avec la réforme
- 60 % disent désormais que les orientations théoriques et pratiques de la réforme ne sont
pas appropriées

Ecrit par : Guillaume | 14 juin 2006

Communiqués
13 juin 2006 Accueil

Dévoilement d'un sondage FSE-Léger Marketing
Le ministre Fournier doit immédiatement prendre acte de la dérive de la réforme
Québec, le 13 juin 2006 – La Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) a rendu public aujourd'hui un important sondage réalisé par la firme Léger Marketing au sujet des perceptions des enseignantes et enseignants des écoles primaires du Québec face à la réforme de l'éducation.

Les résultats de ce sondage sont à la fois très clairs et très inquiétants : la majorité des enseignantes et enseignants québécois croient que les apprentissages et la réussite éducative des élèves actuels se sont détériorés à divers degrés par rapport aux élèves d'avant la réforme, tant au chapitre des connaissances disciplinaires, de la persévérance dans l'effort, de la préparation des élèves à leur arrivée en début d'année, de la réussite des élèves en général et des élèves en difficulté.

On y apprend, entre autres, que 83 % des répondants estiment que la réforme n'a pas permis d'accroître la réussite des élèves, un pourcentage qui augmente à 85 % en ce qui concerne la réussite des élèves en difficulté. Près de 9 répondants sur 10 jugent d'ailleurs que la réussite des élèves en difficulté a subi une détérioration (61 %) ou est restée stable (27 %) depuis l'arrivée de la réforme, même s'il s'agissait là de sa principale raison d'être.

' Sans véritable surprise, le sondage nous confirme que les enseignantes et enseignants ne croient pas du tout que la réforme ait les effets escomptés sur les apprentissages des élèves, bien au contraire. Or, le bilan de la réforme quant aux apprentissages des élèves, initialement prévu fin avril, aurait déjà dû sonner l'alarme au ministère, au point de remettre en question la poursuite à tout crin de son implantation. Rien ne justifie de persister tête baissée dans la réforme vers un échec magistral ', a déclaré Mme Johanne Fortier, présidente de la FSE.
À cette fin, la FSE réclame notamment les actions suivantes :

Par souci d'objectivité et de transparence, que le MELS donne au Conseil supérieur de l'éducation le mandat de procéder, à partir des données déjà recueillies (sondages et tests en écriture, sciences et mathématique), à un bilan de la réforme quant à ses effets sur le niveau et la qualité des apprentissages des élèves du primaire, et qu'il présente d'ici la fin de novembre des recommandations quant aux correctifs à apporter.

Que le MELS s'assure d'une démarche valable de l'évaluation de la réforme au secondaire en prenant des mesures pour fins de comparaison, notamment par la passation de prétests en français et mathématique.

Que le MELS accorde sa priorité absolue aux problèmes et aux correctifs concernant la Politique d'évaluation des apprentissages, depuis longtemps décriée comme la pierre d'achoppement de la réforme au primaire, notamment les exigences liées au cheminement scolaire, la ' promotion automatique ' et l'absence d'une évaluation sommative permettant la mesure et le jugement du progrès des élèves.

Afin de permettre que le bilan de la réforme soit complété et que les décisions appropriées soient prises, que le MELS sursoie à l'implantation et au développement de la réforme.

' Le ministre Fournier ne peut plus gagner du temps sur le dos des enseignantes et enseignants ni sur celui des élèves. Il est urgent qu'il comprenne la nécessité de dresser l'état des lieux et de procéder à une véritable réévaluation de la réforme. Nous nous attendons à ce que le ministre agisse de manière responsable, sans quoi il portera l'odieux de l'échec de la réforme, et, surtout, l'odieux de l'échec de nos enfants. La fuite en avant serait un réflexe coûteux. Dans ce dossier crucial pour l'avenir de la jeunesse québécoise, la prudence et la rigueur sont des principes dont le gouvernement ne peut se permettre de faire l'économie ', a conclu Mme Fortier.

Le sondage FSE-Léger Marketing est disponible sur le site internet de la FSE au www.fse.qc.net.

Faits saillants du sondage mené auprès de 1009 enseignantes et enseignants d'expérience :

Question
Détérioration
Détérioration + aucun changement

Réussite scolaire des élèves
48 %
86 %

Réussite scolaire des élèves en difficulté
61 %
88 %

Persévérance dans l'effort
56 %
88 %

Connaissances disciplinaires
44 %
85 %

Maîtrise des savoirs essentiels
46 %
84 %

Préparation en début d'année
40 %
80 %

83 % disent que la réforme n'a pas permis d'accroître la réussite scolaire
85 % disent que la réforme n'a pas permis d'accroître la réussite des élèves en difficulté
84 % disent que les élèves d'autrefois n'auraient pas mieux réussi avec la réforme
60 % disent désormais que les orientations théoriques et pratiques de la réforme ne sont pas appropriées


La marge d'erreur est de ± 3,1 %, 19 fois sur 20.

Ecrit par : Guillaume | 14 juin 2006

Certains l'avaient prédit bien avant...

Steve Bissonnette, Mario Richard et Clermont Gauthier
Echec scolaire et Réforme Educative

Quand les solutions proposées deviennent la source du problème

Les presses de l'université de Laval

Ecrit par : Guillaume | 14 juin 2006

POur Christian, je n'ai pas été formé par l'IUFM. L'IUFM a tenté, en vain, de me déformer, mais sans réussir sa lobotomie. Ca emmerde certains, mais peu importe.
Mon cancre de service, cela fait bien longtemps que personne ne peut le supporter dans la classe, étant donné que pas mal d'élèves sont victimes de ses violences. A ce stade, je ne peux rien pour lui et lorsqu'un élève me répond par un sourire narquois alors que je veux l'aider (car, vous n'étiez pas là pour le voir, mais j'ai tenté toutes les approches avec ce gamin) eh bien j'estime que je n'ai pas de gants à prendre avec lui. Puisqu'il veut jouer au grand, qu'il en assume les conséquences. Avec son 2 en mathématiques, là où je n'ai eu que 4 ou 5 notes sous la moyenne, il n'arrivera à suivre en 6ème, car il n'en a pas la volonté. Ce sera une perte de temps pour lui, ses professeurs et ses camarades. Si vous estimez que cette situation est normale, remettez-vous en question et ne soyez pas étonné de voir autant de parents se tourner vers le privé. Car je n'ai qu'un seul exemple de ce style dans la classe, mais dans certaines, des collègues n'ont hélas qu'un seul exemple de la quinzaine de gamins qui constituent le noyau fort de ma classe. Et ceux là se retrouvent en 6ème aux côtés de gamins qui ne leur arrivent pas à la cheville, au nom d'une pseudo égalité qui n'existe pas, car nous avons tous des potentiels différents et dans le cas de certains, le leur est très très faible.
J'ai fait mon boulot, lui n'a pas fait le sien. Je ne vais pas pleurer sur son sort.

Ecrit par : Sionac'h | 14 juin 2006

Je me permets de coller ici ce témoignage qui se trouve sur le forum lire-écrire:

Bonjour,

Je vous écris pour apporter notre témoignage de parents. Nous avons deux enfants qui ont aujourd'hui respectivement 14 et 11 ans. Bien que nous connaissions votre site depuis quelques années nous souhaitons témoigner maintenant car nous avons du recul par rapport aux problèmes d'apprentissage de lecture de notre fille cadette. La résolution de ce problème est maintenant en très bonne voie et peut-être ce témoignage pourra-t-il aider d'autres parents.

Nos deux enfants ont abordé à l école la lecture et l'écriture avec la méthode Ratus semi-globale. Nous n'avions aucun à priori à cette époque quant aux méthodes de lecture, mon mari et moi-même ayant effectué des études supérieures sans souci, pour nous l'école et les apprentissages n'étaient pas du tout une inquiétude, nous faisions confiance à l'école. Il n'était pour nous pas question de leur apprendre à lire à la maison. C'est donc dans cet état d'esprit que nous avons abordé l'école avec nos enfants.

Notre aînée a appris à lire et à écrire de manière tout à fait satisfaisante. Nous avons toutefois été surpris du soutien quotidien que nous avons dû lui prodiguer d'autant plus que c'était une enfant de l'avis des enseignants très douée et précoce. Nous avions mis cela sur le compte de son manque d'attention.

C'est donc avec confiance que nous avons abordé le CP avec la cadette…. Même méthode Ratus, mais avec aucun résultat malgré mon soutien et les efforts de notre fille. A la fin du CP, elle avait beaucoup de peine à lire le livre scolaire RATUS et ne parvenait pas à lire couramment un texte inconnu. Bref, elle ne savait pas lire. Notre fille se sentait fortement dévalorisée à cause de cette incapacité à réussir, quant à nous, nous ne comprenions pas les raisons de ces difficultés.

Dans ce contexte le CE1 lui fut très peu profitable. L'institutrice nous conseilla de faire un bilan orthophonique dont il est ressorti des explications peu claires statuant d'une légère dyslexie. Nous avons engagé un soutien orthophonique, lequel a donné très peu de résultats probants.

Début CE2 : nous sommes convoqués par l'institutrice qui nous explique que compte tenu des difficultés scolaires de notre fille (essentiellement une très grande lenteur) les études pour elle s'annoncent difficiles voire compromises. Autant dire que le ciel nous était tombé sur la tête. J'étais moi-même arrivée à envisager que notre fille avait une insuffisance mentale ou intellectuelle, c'est d'ailleurs l'explication implicite que les instituteurs nous avaient laissé entendre car notre fille est très attentive, appliquée, et travailleuse, comment expliquer dans ce contexte qu'elle n'arrive pas à apprendre à la même vitesse que les autres enfants ?
Cette situation avait d'ailleurs de lourdes conséquences sur son moral car elle ne comprenait pas non plus pourquoi elle était en échec malgré son travail acharné. Elle se croyait stupide. Sa tristesse profonde nous consternait. Elle frisait alors la dépression, pleurait tous les soirs, n'avait aucune amie et parlait de mourir

Mon mari et moi-même avons alors décidé de prendre le taureau par les cornes, nous avons pris un rendez-vous à l'hôpital Necker pour faire un bilan général de notre fille. Si problème il y avait, nous voulions savoir lequel, même si la vérité pouvait être pénible à entendre.
Les résultats du bilan de Necker nous rassurèrent autant qu‘ils nous stupéfièrent : notre fille n'avait de problème d'aucune sorte, elle est intelligente, a un vocabulaire supérieur à la moyenne, a une grande capacité à mémoriser les chiffres, n'est pas dyslexique, et fonctionne plutôt mieux à l'oral qu'à l'écrit, bref c'est plutôt une auditive.

« Comment a-t-on pu me dire qu'elle était légèrement dyslexique ? » demandais-je,
« On est dyslexique ou pas du tout, l'être un peu ne veut rien dire, votre fille n‘est pas dyslexique, elle n‘a pas besoin d‘orthophonie », me répond l'expert orthophoniste de Necker.

Nous étions rassurés et nous avons rassuré notre fille. Nous étions également révoltés, car des instituteurs avaient réussi à nous persuader que notre fille avait un problème responsable de son échec. « vous savez, dans toutes les familles de tous les milieux cela peut arriver …. » comme si c'était une tare aléatoire, un aléa statistique normal. Jamais n'avaient-ils seulement envisagé un instant que le problème puisse venir de la technique d'apprentissage, bref que le problème puisse venir d'eux-mêmes.

Forts de ces résultats, nous sommes retournés voir l'institutrice. « Comment expliquez vous qu'une enfant intelligente, attentive, travailleuse n'ayant aucun problème physique, mental, psychologique ou moteur puisse ne pas apprendre à lire et à écrire de manière satisfaisante » ? demandais-je.
« Ah, vous savez, aucune méthode ne marche à 100%, nous avons une réussite de 80 %, comme toute méthode existante, c'est comme cela on ne peut rien faire » fut la réponse (20 % d'échecs ! Rapporté à la France, cela donne 160.000 enfants perdus chaque année – NDLR).
Sidérant, accepterions nous ce piètre résultat pour l'apprentissage de la natation ?

C'est à ce moment que nous avons découvert lire-écrire sur internet, qui nous fut de grand secours pour comprendre le problème et le résoudre. Cela nous a permis en premier lieu de rassurer notre fille qui était désespérée de ne pas réussir. De lui faire comprendre qu'elle n'était ni fautive ni anormale et encore moins stupide, mais qu'elle était auditive et que la méthode Ratus ne lui convenait pas.

Alors nous avons refait avec elle tout le ba-ba de la méthode Boscher, nous avons récupéré d'une amie des cahiers d'exercices de ba-ba d'une institutrice traditionnelle. 10 minutes, tous les soirs, comme des gammes. Cela a duré tout au long de l'année de CE2. Tous les soirs également, nous lui lisions une histoire de son choix. Les progrès en lecture semblaient insensibles mais nous avons tenu bon inlassablement. Connaissant sa caractéristique auditive, nous avons systématiquement privilégié l'apprentissage par l'oral et l'écoute.

Elle est passée en CM1 car comme me l'a dit son institutrice « oh vous savez, non elle ne redoublera pas, plus aucun enfant ne redouble de nos jours… »

En CM1et CM2 nous lui avons fait donner deux heures par semaine de cours particuliers avec une institutrice traditionnelle : grammaire - orthographe - maths. Car le gros souci était que ses problèmes de lecture lui avaient fait prendre un retard scolaire considérable qu'il fallait combler. Par ailleurs les mauvais résultats scolaires de notre fille lui plombaient littéralement le moral et le spectre du redoublement la tétanisait.

Les cours portèrent leur fruit petit à petit, et très doucement la confiance et le moral lui revinrent. La partie était dès lors presque gagnée. Elle nous faisait confiance et se faisait confiance.

Nous nous occupions nous-mêmes spécifiquement des problèmes de lecture que nous traitions à part : tous les soirs, 15 minutes de lecture à haute voix d'un livre de vocabulaire soutenu (Robinson Crusoe, c‘est une mine de vocabulaire usuel).plus, avant de dormir lecture par moi d'une histoire de son choix.

En fin de CM2 elle était scolairement totalement à niveau et son aisance en maths jusqu'alors totalement occultée (et restée précédemment totalement inaperçue des instituteurs … ) put enfin s‘exprimer. Mais les difficultés de lecture persistaient encore : lecture hésitante, mots inventés … elle n'avait toujours pas le goût de la lecture et ne lisait rien d'elle-même . Inlassablement nous lui lisions (et lisons toujours) des histoires, le soir, en vacances, moi, son père, ses grands parents ce fut une mission collective (!). Heureusement, les enfants adorent les histoires … Et puis progressivement, talonnée par la curiosité de lire la suite des histoires, elle s'est mise à lire par elle-même : une ligne, un paragraphe,puis une page et enfin un chapitre.

Aujourd'hui, elle est en 6eme. Elle n'a plus besoin de soutien scolaire et a de très bons résultats. Elle dévore beaucoup de livres, en français et même en anglais. Elle a toujours quelques difficultés en orthographe mais cela reste tout à fait dans la norme des enfants d'aujourd'hui, elle est encore hésitante en lecture à haute voix mais cela n'est pas gênant pour sa scolarité. Et surtout, elle a pris confiance en elle, s'est faite des amies et est désormais très gaie.

Nous devons beaucoup à lire-écrire qui grâce à la lecture des nombreux témoignages nous a confortés et soutenus dans notre effort. Nous aurions peut être autrement baissé les bras, ou tout simplement nous nous serions contentés de la version des instituteurs à savoir que notre fille n'était pas faite pour les études.

Nous remercions nos parents, grands parents pour leur indéfectible soutien et leur confiance sans faille dans nos capacités à trouver une issue et qui n'ont jamais douté des capacités de notre fille.
Nous remercions les médecins de l'hôpital Necker qui voyant notre détresse nous ont reçu et entendu.
Nous remercions notre fille qui a eu le courage et l'opiniâtreté de travailler dur malgré sa peine et ses doutes.

Que d'énergie et d'argent dépensés pour arriver à ce résultat …. Mais quelle chance aussi d'avoir pu sortir notre fille de cette spirale du désespoir.


Combien de parents a-t-on persuadé que leur enfant est incapable d'apprendre ?
Combien d'enfants sont-ils désespérés par leur échec ?
Combien de futurs talents sont-ils quotidiennement étouffés ?

Nous suivons et soutenons votre action et sommes prêts à vous apporter notre soutien.

Ecrit par : claire | 14 juin 2006

Il est beaucoup question de pédagogie sur ce blog.
Je vous livre donc cette jolie définition des "Pédagogistes".
Néologisme péjoratif."Sorte d'Eglise qui a sa bible, ses gloses, ses commentateurs, ses gourous, ses grands prêtres, ceux qui publient des livres sur les livres, qui aident les ministres à réformer l'enseignement public, qui passent à la radio et dans les médias, prônent la rédemption pédagogique(...)"
Bref, "des gens qui préconisent ce que devrait être l'école idéale, c'est-à-dire une école "de la vie" et non plus de la culture, une école sociale qui aurait définitivement tordu le cou aux différences, tant intellectuelles, sociales, que familiales", étant bien entendu que "cette dérive émotionnelle est en définitive porteuse d'une idéologie de mort : on détruit ce qu'elle voudrait reconstruire et, "qui plus est, elle le fait de bonne foi."
Jean Romain. "Le petit monde des pédagogistes".
Merci à Guillaume de cette nouvelle pleine d'espoir, nos cousins mettront peut-être moins de temps que nous à redresser la barre, la réforme engagée chez eux étant postérieure à la nôtre de quelques dizaines d'années!
Clermont Gauthier nous avait fait espérer une telle issue, mais il est à espérer que chez eux le bon sens triomphera.
Anne-Marie Valette.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 juin 2006

Pour JP Brighelli.
Sur "ortica seneca" : je doute qu'être fouetté, même aux orties, soit un châtiment intolérable.
Je n'en veux pour preuve que le seul souvenir que j'ai gardé (il y a hélas fort longtemps) de la lecture de Jean-Jacques Rousseau que j'avais trouvée fort attrayante : son éveil précoce à la sexualité lorsque sa gouvernante l'avait fouetté, alors qu'il était encore très jeune.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 juin 2006

Ca y est, Anne-Marie nous éclaire sur ses goûts en matière de sexualité! Je n'en suis pas autrement étonné, vu le ton de la plupart de ses messages! Mais elle n'a pas dû être assez fouettée à son goût, et en redemande!
Sionac'h, vous me pardonnerez, mais j'ai eu l'occasion d'avoir sous les yeux un échantillon des pratiques d'une majorité de mes collègues professeurs d'IUFM, (Orléans-Tours, je le précise pour répondre à la question d'un participant à ce blog qui d'ailleurs,je pense, a commis une erreur en posant cette question à... ... Jean-Paul J'imagine sa tête!), ainsi que beaucoup de bilans de fin de formation de stagiaires (PE2) dans ce même IUFM. Ces bilans, s'ils faisaient état d'éléments notoirement améliorables, n'ont jamais stigmatisé la formation au point où je l'ai vu faire par certains. Qui ment? J'ai la faiblesse de ne pas croire ce que dit Anne-Marie, ou, plutôt, de la croire à hauteur où elle situe des gens participant suffisamment à l'institution pour savoir ce qui s'y passe.
Pour prof chômeur: Encore une fois, je ne suis pas un thuriféraire des sciences de l'éducation, et une majorité de collègues, (les mêmes que ceux évoqués ci-dessus) non plus. Après tout, "l'idéologie" d'une institution n'est rien moins que la somme de celle des individualités qui la composent. Tout amalgame, et présupposition d'une idéologie stalinienne, n'a pas lieu d'être! Encore une fois, et même sur les sites de SOS éducation et lire-écrire, il y a eu des stagiaires PE2 qui trouvaient leur formation plutôt intéressante; (je ne suis pas allé sur les blogs des "pédagogistes" voir ce qui s'y passait). Les témoignages de ces stagiaires valent bien ceux des Boutonnet, Vermorel, Sionac'h et Anne-Marie Valette, elle qui a assez facilement l'insulte à la bouche sans rien savoir de ce qui se passe ni dans les écoles, ni dans les IUFM, et qui étend l'exemple vécu par sa famille à toute la France et la Navarre réunies.

Ecrit par : christophe sibille | 14 juin 2006

Aux collègues qui vont corriger l'écrit de français S et ES

Si vous voulez énerver tout le monde dans les commissions d'harmonisation à propos de la question préliminaire, je vous conseille de demander innocemment qu'on vous précise la morale de L'Homme à la cervelle d'or d'Alphonse Daudet.

On a testé le jeu entre collègues, c'est garanti.
J'ai proposé pour ma part une réponse qui a paru inacceptable : y a pas de morale ! Daudet nous fait une conclusion foireuse, incapable qu'il est d'accéder à une vérité générale de quelque portée. Ce récit est-il d'ailleurs un apologue ? De quoi veut-il nous convaincre et persuader, hein ? Que le travail manuel préserve de l'épuisement ? Que le fétichisme des "bottines de satin bleu bordées de duvet de cygne" nuit gravement à la santé ? Que travailler du chapeau tue ? Que n'avoir d'autre richesse que son cerveau est une malédiction et que donc si l'argent ne fait pas le bonheur ceux qui en ont sont tous comptes faits plus heureux ? Daudet n'est ni Balzac ni Baudelaire. S'en fout au fond de la morale. Cette histoire, entre clichés romantiques ( le génie à grosse tête, le genre fantastique) et trivialités réalistes ( les parents nécessiteux, l'ami plagiaire, la petite "Olympia" à bottines) n'est rien de plus qu'une pochade mélancolique écrite à l'occasion de la mort de Charles Barbara. Le commentaire final de ce "tombeau" en forme de conte, outre qu'il est un peu lourdingue dans l'explication et la généralisation, ne dépasse guère la visée d'une carte de condoléance, avec toute la sympathie d'un qui est obligé pour vivre d'écrire des histoires gaies à des écervelées.

Mais il fallait sauver l'apologue, j'étais la môme néant avec mes analyses : on n'allait pas gâcher notre objet d'étude.
Certains soutinrent mordicus que l'histoire était édifiante, mais sans dire pourquoi. D'autres avancèrent courageusement que la clé du récit pouvait être considérée comme une moralité en l'absence même d'une leçon. Nous eûmes des fulgurances. Les premières mouches de la saison n'en demandaient pas tant. Seule la faim, vers midi trente, réussit à nous séparer. Nous étions d'accord sur le caractère pessimiste du texte...

Le problème c'est que les élèves sont censés, eux, en deux temps trois mouvements, dégager la morale de cette histoire et réciter à son propos le cours sur l'apologue.

Ecrit par : Trésor de bienfaits | 15 juin 2006

Cher, très cher, M. Brighelli,
Chers toutes et tous,

Manifestement, les échanges sont passionnés... Je n'entrerai pas ici dans les nombreuses polémiques que soulève l'état actuel de l'enseignement, il y aurait trop à en dire (et pourtant je compte déjà être long !).

Je voudrais simplement ici exprimer dans un premier temps toute ma reconnaissance, et celle d'une de mes camarades de galère iufmienne envers La Fabrique du crétin (je n'ai pas encore eu le temps de me plonger dans le tome suivant, je compte bien y employer quelques heures prochaines !). Cet ouvrage fut pour moi et ma camarade, et pour combien d'autres encore, un véritable soulagement, une lueur d'espoir, oserai-je dire : la voix de Londres ? (Je suis historien et sais donc les limites de l'anachronisme douteux, mais l'image ne me semble point trop forte, toutes proportions gardées.)

Non, nous n'étions donc pas les seuls à penser cela; non, notre constat ne relevait pas de quelque tare mentale passible d'un séjour en hôpital psychiatrique... Comme ma camarade me l'a si bien dit, JPB a semblé "cueillir les mots sur notre bouche" pour les exprimer clairement, avec force mais non souvent sans une certaine tendresse pour ce qu'est le bel enseignement.

A ce stade de mon laïus, je dois faire une brève halte biographique (mais non point narcissique !). Certes, je souffre d'une tare intellectuelle aux yeux des caciques iufmiens : je suis agrégé d'histoire. Et pourtant (ou grâce à cela?) j'aime mon métier. Je ne suis pas vieux dans la Grande Maison : trois ans d'ancienneté (stage PLC2 compris), à tous les niveaux, de la 6e à la terminale, dans des établissements d'une banalité à pleurer, ni favorisés ni dangereux pour la santé (mentale et physique). Ces années m'ont permis pourtant de perdre déjà beaucoup d'illusions - hélas... Oh ! non pas sur les élèves, qui seuls donnent envie de persévérer (pour l'instant), même les plus retors, qui ne sont pas les moins attachants parfois. Mais l'administration, mais les Hautes Instances de la Pédagogie Omnisciente et Salvifique du Vide Intellectuel !

Ces quelques lignes voudraient donc confirmer en tous points le diagnostic de JPB. Comme beaucoup j'ai fait l'expérience effarante du néant intellectuel de l'IUFM (c'était à Montpellier en 2003-2004), et même - un comble - de l'abîme pédagogique dans lequel cette institution parasite (j'ose le mot sans sourciller) laisse s'enfoncer beaucoup de stagiaires. Pour un "formateur" vaguement compétent (c'est-à-dire non-nuisible), combien de mollusques vides de cervelle, abouliques et idéologisés jusqu'à la nausée, appâtés par la seule perspective d'une place chaude et du moindre effort ("Ben alors ! Participez, j'ai rien préparé, moi !") ?
"On n'est pas là pour parler du fond", me suis-je entendu rétorquer par une incapable fatiguée et inutile, lors d'une séance de formation consacrée au thème "comment construire une séquence pédagogique" (jargon vomitif et dérisoire), organisée plusieurs semaines après la rentrée des classes (belle efficacité !).

Et que dire encore de l'ambiance stalinienne (l'oeil de Moscou veille : surtout ne pas s'écarter de la doxa de Notre-Père Meirieu !). Oh ! bien sûr, nulle contrainte officielle. Mais, même pour un agrégé, il est "recommandé", l'air entendu (si du moins l'on veut être titularisé) de rédiger le fumeux mémoire professionnel sur l'art d'enfoncer les portes ouvertes en prenant l'air intéressé. Aussi me suis retrouvé le premier agrégé d'histoire à l'IUFM de Montpellier à avoir "de mon plein gré" participé à cette mascarade pseudo-scientifique (mais je ne l'ai appris bien sûr qu'à la fin de l'année). Voilà une Kollaboration bien involontaire dont je ne suis pas fier... Car il a fallu en avaler des couleuvres pour "mériter" la titularisation - ô humiliations intellectuelles - il a fallu en régurgiter, des logorrhées didactico-pédagogiques tièdes !

Et pourtant, que l'on me permette cette faiblesse, je n'ai pas l'impression, pour avoir toujours été révulsé par l'IUFM et exigeant envers les élèves, d'en avoir été moins humain ni moins apprécié des chères têtes blondes, jusques aux pré-adultes de Terminale. Plusieurs parents même m'ont félicité (j'ose à peine le rapporter) pour mon contact avec les élèves et mes "méthodes" (révolutionnaires il est vrai : des chapitres et leçons structurés, des faits et dates à apprendre par coeur, des exercices de réflexion et de réinvestissement des connaissances également). Il n'en reste pas moins que je vérifie tristement tous les jours les lacunes irréparables chez les élèves concernant la langue française : jusque dans l'histoire et géographie, l'incapacité à se faire comprendre est, bien sûr, rédhibitoire.

On me pardonnera ces trop longues digressions, mais comme il est bon de dire, au moins une fois, ce qu'on a sur le coeur ! Je voulais ainsi surtout abonder dans le sens de JPB ; ma camarade et moi-même (et ceux à qui j'ai communiqué les références de l'ouvrage révélateur) voulions depuis plusieurs mois prendre la plume pour féliciter de tout notre coeur l'exigeant Brighelli. La découverte enchantée de ce blog mirifique m'en donne enfin l'occasion.

Encore une remarque (et après j'arrête!) : rien n'est plus humiliant que les parallèles trop souvent sous-entendus entre l'origine modeste des élèves et leur échec scolaire prétendument annoncé. Le terrain montre tous les jours que les élèves volontaires et méritants, que les élèves brillants même, ne sont pas toujours, bien au contraire, des "gosses de riches". Tout l'honneur d'un système élitiste (ouh le vilain mot, que je revendique) serait précisément de permettre à tous de s'élever vers la culture et vers l'élite, quelles que soient leurs origines de toutes natures. Je viens moi-même d'un milieu modeste ; je n'ai jamais bénéficié de relations ou de réseaux, de passe-droits dans les cartes scolaires; j'ai fréquenté des établissements sans gloire, voire mal réputés à Montpellier; je dois tout pourtant à quelques professeurs qui m'ont donné le goût de la culture et de l'effort véritable.

L'hommage de Carole C. à JPB est la plus belle gratification qu'un professeur puisse recevoir d'anciens élèves. Puissions-nous tous la mériter un jour par nos exigences sans concession à l'égard de ceux qui nous sont confiés.

Encore merci à JPB, et à tous ceux qui prennent la parole et luttent pour améliorer l'enseignement !

Ecrit par : Laurent | 15 juin 2006

Autant pour moi : je voulais parler de Caroline C. ;-)

Ecrit par : Laurent | 15 juin 2006

S’agit-il d’un récit ou d’un témoignage, et quel type de discours dois-je utiliser ? Vous aurez compris que n’étant ni du sérail, ni même « littéraire », je ne me sente un peu intimidé face à tous ces « profs », un peu comme j’ai dû l’être au bac, en 65, après avoir planché sur le sujet suivant (je cite de mémoire), que je trouve prémonitoire :

« Vous savez ce que les hommes appellent le progrès : tout avoir sans rien posséder, tout savoir sans rien apprendre ».

Mon âge, ainsi trahi, me servira d’excuse dans ce débat pour préférer le résultat à la méthode, l’ascenseur social à la démagogie, l’observation à l’incantation.

Sautons donc les étapes, et arrivons à ce moment où, heureux père d’une petite fille, il a fallu définir une stratégie scolaire.

Le souvenir de mes Parents, vieux hussards de la République, m’interdisait, ne serait-ce que d’envisager l’école privée. Je remercie donc cette maîtresse de maternelle qui a pris sur elle de nous faire (re)découvrir la méthode Boscher.

Ma femme s’est occupée du français. Mon rôle s’est limité à accaparer les ascenseurs pour le calcul (celui qui conduisait aux étages pour les additions et les soustractions, celui qui conduisait aux parkings pour les nombres négatifs)

Moins de vingt ans plus tard, notre fille termine ses études d’ingénieur : elle est la plus jeune de sa promo, ce qui veut dire qu’elle a conservé l’avance acquise en sautant le CP.

Enfant anormalement réceptive, allez vous dire ? Je répondrai enfant chanceuse d’avoir eu des parents et des maîtres avertis, préoccupés d’entendre que l’apprentissage pouvait se faire sans effort, et surtout capables de sauter quelques heures de TV insipide.

Mon père était encore trop présent dans ma mémoire.

Dans sa blouse noire de directeur d’école, il venait, gratuitement - faut-il le dire ? -, avec ses collègues de CM2 (en blouse grise) - faire des leçons supplémentaires pour préparer les enfants à l’entrée en 6ème.

Ils plaçaient leur honneur dans la réussite de leurs élèves au Lycée. (Que ce serait-il passé s’il y avait eu un bras cassé pendant ces heures « illégales » ?)

Banlieue privilégiée va t’on objecter ? Ben non, c’était une ville ouvrière de province, ouverte en plein à l’immigration, polonaise et italienne, convaincue de la valeur ajoutée de l’école. Et pour ceux qui seraient tentés par les simplifications, j’ajouterai que, la plupart de ceux qui n’allaient pas en 6ème venaient au contraire des milieux aisés du village, agriculteurs ayant « du bien » et eux, français de « souche ».

L’école était « utile », et ne préparait pas à des diplômes bidon.

Faudra t’il que mes petits enfants aillent dans le privé ?

Et les autres ?

Au secours !

Ecrit par : Michel | 15 juin 2006

Sibille:
"Ca y est, Anne-Marie nous éclaire sur ses goûts en matière de sexualité! Je n'en suis pas autrement étonné, vu le ton de la plupart de ses messages! Mais elle n'a pas dû être assez fouettée à son goût, et en redemande!"


Sibille, pourquoi provoquez vous les gens? Pour pouvoir ensuite vous plaindre de leur réaction? Je ne comprends toujours pas votre attitude.

Ecrit par : isa | 15 juin 2006

Christophe Sibille est-il un grand naïf, ou un grand hypocrite? En tout cas, il continue à régler ses comptes à mon égard.
Pour Laurent, et ceux qui ont souffert de l'IUFM, voici un court extrait d'un livre conseillé à ma fille à sa sortie de l'IUFM pour se préparer à sa première classe de 26 petits enfants de GS, par sa conseillère pédagogique. A vous de juger si je n'y connais rien, je pense au contraire que j'en aurais beaucoup à apprendre en particulier à ceux qui ont des oeillères.

"Apprendre à écrire à l'école maternelle"

Ce livre, "apprentissages progressifs de l'écrit à l'école maternelle", PROG.INRP, (Hachette Education )est coordonné par Mireille Brigaudiot, maître de conférences, IUFM de Versailles. L'équipe de rédaction se compose de cette dame, plus Marie-Alix Defrance, de l'IUFM de Versailles, plus 4 autres membres d'IUFM de Picardie, 2 de Lorraine, et un de Bourgogne.

Par ailleurs, ont contribué à la rédaction de ce livre 85 conseillers pédagogiques, PIUFM, IMF, directeurs d'écoles d'application, inspecteurs, professeurs des écoles, et autres.

Il comporte 287 pages.

Je citerai quelques lignes de la dernière page.

Il s'agit du parcours d'un enfant qui a posé des problèmes depuis son entrée à l'école à 3 ans.(Non francophone, facilement coléreux et violent, mais il s'est beaucoup amélioré.)
"En fin de grande section, "début juin.
A l'évaluation transversale de fin d'année, on lui demande d'écrire
"le papa de Tom a mangé une tarte". Pendant son écriture, Sam prononce chaque mot, puis "se dicte" les lettres.Voici le résultat de sa relecture en suivant du doigt :
EL PAPA TOM AMAJE UTRT
"Le", je sais. "Papa", je connais, c'est P,A,P,A,"Tom", c'est maman qui m'a montré, " a mangé", j'ai écouté les lettres, une tarte aussi.
Cette procédure est tout à fait étonnante. Tout se passe comme s'il entendait le bruit de chaque lettre en disant son nom"...etc

Autre exemple :
" La mise en questionnement.
L'essentiel est de comprendre qu'il ne s'agit pas du tout de faire trouver une réponse à un enfant. Au contraire, il s'agit de faire en sorte qu'il se pose lui-même des questions. Le mettre en questionnement, c'est d'abord , et à tout prix, éviter les questions en "pourquoi tu as fait ça?", "pourquoi la
petite fille elle a fait ça?". Les questions qui vont induire du "débroussaillement" cognitif sont celles qui portent sur l'activité du sujet enfant : "est-ce que tu pourrais dire comment tu as fait?", "tu peux nous
expliquer comment tu sais ça?", "et si je te dis ça, est-ce que tu es d'accord?", "comment tu pourrais faire pour...?" On comparera ces deux attitudes en Grande Section."
(......) L'étayage du maître, qui consiste à circonscrire le champ des possibles pour que les enfants ne se perdent pas dans de vaines pistes.

(le 27 novembre) Histoire du cerf et du lapin.
" Ce matin, on va travailler d'une drôle de façon, comme si on était à l'école élémentaire. (...) Vous allez écrire ce que le cerf a écrit , à votre avis. On le dit dans sa tête, on le garde dans sa tête, et après, on
essaie de l'écrire.(....)
Seuls quatre élèves ont pris en compte la situation d'énonciation :
Alice : " NO T érDIOCHASere
"J'ai voulu écrire "interdit (elle montre les cinq premières lettres) au (montre la lettre O) "chasseur" (montre 7 dernières lettres.)"
Paul : "PAEDSEASCSCEAP "
"J'ai essayé d'écrire interdit de chasser les lapins (balaye du doigt)"
Alexandre : "LURTI DUEUAP"
"J'ai écrit : "interdit" (montre LURTI) " de tuer" (montre DU) "les lapins" (montre UAP)
Solène :" ltiEênrnallruirT". leErneeneein."
L'enseignante fait l'hypothèse que c'est la difficulté d'écriture qui a induit des messages inadaptés."

Vous comprendrez pourquoi j'ai gardé le livre et ai offert à ma fille l'excellent livre de Marc Le Bris, "Et vos enfants ..."
Christophe, vous devriez bien lire une dizaine de livres de cette excellente littérature, qui fleurit depuis une dizaine d'années, et raconte les expériences désastreuses de tant de personnes, en commençant par exemple par Liliane Lurçat ou Elizabeth Altschull, il y a le choix....au lieu d'en rester obstinément à Goigoux ou Meirieu. Je ne vous ferai pas l'injure de penser que vous n'avez pas lu les livres de Jean-Paul Brighelli.
Cordialement.
A.M.Valette

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 juin 2006

Michel, je trouve votre message extrêmement émouvant et clairvoyant. Que de gens doivent tout aux "hussards noirs"! Mon grand-père était fils de paysans pauvres, et ses yeux se mouillaient quand il parlait de son instituteur qui avait averti mon arrière-grand-père qu'il fallait qu'il "se saigne aux quatre veines pour que le petit fasse des études."
Malheureusement, mon expérience de l'établissement privé (sous contrat) m'a montré que là aussi, le mal pédagogiste a fait ses ravages. L'établissement privé où j'ai fait des cours de soutien de français (en 6ème et 4ème) m'a semblé tellement mauvais que pour rien au monde je n'y mettrais un de mes proches.
Il faut faire beaucoup de prosélytisme autour de soi pour que les parents soient au maximum informés de la dégradation de l'EN, et que le mal commence dès les maternelles. Dans pratiquement 100 % des MS et GS, on commence à lire "global", d'où le succès grandissant des méthodes Boscher et maintenant "Lire avec Léo et Léa", celle-ci étant de plus en plus utilisée dans des classes entières.
Cordialement.
Anne-Marie Valette.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 juin 2006

"Actuellement, au seuil du CP, les écoliers français ont un niveau de ressources "pour apprendre à lire" supérieur à ce qu'il était il y a 20 ans (la performance moyenne à la BP a augmenté). C’est sans doute l’effet conjugué de l’école maternelle et de l’essor culturel de l’environnement social. Quoi qu’il en soit, un an plus tard, à la fin du CP, leur niveau de compétence en lecture/écriture est inférieur à celui de leurs aînés d'alors. Incontestablement, le rendement de l'enseignement a baissé..."

pour plus d'informarions:

http://perso.orange.fr/andre.inizan/

(pour moi c'est un très bon site, sans idées reçues)

Ecrit par : isa | 15 juin 2006

Anne-Marie, excusez-moi pour cette parenthèse. J'avoue que c'était un peu facile, mais je pense un peu moins méchant que de se faire traiter de "débile mental"; (voir un des posts de: "lire écrire", si les participants à ce blog ont le courage de se commettre sur ces forums).
Je suis en train de lire le livre de Jean-Paul. Je ne voulais pas en parler avant de l'avoir terminé, mais puisque vous m'y poussez!
Première erreur, qui prouve sa méconnaissance de l'institution: il y affirme que les professeurs stagiaires à l'IUFM bénéficient de trois ans de formation post-licence, alors qu'ils n'ont qu'un an après l'année de préparation au concours. Cela pourrait sembler secondaire s'il ne s'agissait pas d'un argument pour dénigrer un peu plus cette formation; (trois ans pour en arriver là!). C'est soit de la légéreté impardonnable, soit de l'ignorance, soit de la malhonnêteté intellectuelle. Je vous laisse choisir.
Je me prononcerai sur la suite de ce pamphlet quand je l'aurai terminé. Affaire à suivre, donc.
Bonne journée à tous.

Ecrit par : christophe sibille | 15 juin 2006

un petit clin d'oeil si vous permettez : j'aime beaucoup Diam's et je "pique" le CD à mon fils de temps en temps ; mais il a fallu faire une explication de texte sur la Boulette car certaines allusions lui passaient au dessus de la tête...

Ecrit par : fabienn | 15 juin 2006

oupppps disoli je le recolle ici pour Laurent, je m'étions trompé de fil :(

"Il n'en reste pas moins que je vérifie tristement tous les jours les lacunes irréparables chez les élèves concernant la langue française "

juste un chtit mot pour Laurent (d'abord merci pour ton témoignage)

LES LACUNES NE SONT PAS IRREPARABLES.
Il suffit juste de leur réapprendre à lire correctement.

J'ai le médicament "Léo&L;éa".

Une fois qu'ils sauront lire "correctement", ils pourront réapprendre "correctement" leur règles de grammaire et de conjugaison. Enfin ils sauront écrire "correctement"
Faites l'essai, vous verrez . ;)

ps: bon moi j'avions encore le berthou le bled le bescherelle à me "taper", dès que L'EN me fout la paix je m'y colle sérieusement. Bon je suis encore en CP, je pense que l'année prochaine quand je serais en CE1 j'y arriverais .

Comme le disait Bled 'hâtons nous lentement'

bijour Anne-Marie ;)

Ecrit par : toto | 15 juin 2006

Oups, en refeuilletant ce blog je m'aperçois que j'ai adressé par erreur à M. Brighelli un message que je destinais à M. Sibille (13 juin, entre Robert Marchenoir et Caroline c) ; je les prie l'un et l'autre de m'excuser.

Ecrit par : jojolapin | 15 juin 2006

Pour info ;)

toto a écrit :
Qui peut m'expliquer pourquoi "dommage" prend 2 "M" ?
ce mot me prend la tête depuis 2 mois maintenant.


Réponse de youpoula:
On trouve domage (avec un seul m) jusqu'en 1787, à côté de dommage.
Un écrit l'atteste en 1160 (Eneas) : Ce est domage que vos estes por mei ocis.
Si je ne suis pas trop nul, je traduirais par "Il est dommage que vous soyez mort pour moi".
Historiquement et étymologiquement, il est dérivé de damage (1100), lui même provenant de dam, toujours préfixé de à ou au.
Ex : Au grand dam de l'assemblée, il émit des sons nauséabonds (source : moi)
Le synonyme de dam est préjudice.
Donc, on y a rajouté le suffixe "age", ce qui a donné à l'origine damage.
Pour faire riche, dam est emprunté au latin classique "dammum".

Mais aucune raison connue (pour ma part) du passage de domage en dommage.
La Révolution Française, peut-être ?
Devine à qui l'anglais a emprunté le mot "damage" ?


réponse de toto:
MERCI BICOUP Youpoula. super pro. tu savions pas à quel point ce mot me cassait les cuoilles.

Donc pour moi je dirions que l'âne qui a mis ce mot comme ça dans le dico ne savait pas écrire "correctement"

JE DEMANDE A L'ACADEMIE DE FAIRE LE NECESSAIRE POUR CORRIGER CETTE ERREUR .
Comme ça je ferais plus la faute.


ps:
J'aimions Youpoula, et je peux vous dire que je lui ai pris la tête/insulté comme personne encore sur un fourum.
Comme quoi...

Ecrit par : toto | 15 juin 2006

"il y affirme que les professeurs stagiaires à l'IUFM bénéficient de trois ans de formation post-licence"

C'est pourtant vrai.

1 an avant le concours

1 année avec 6h de cours devant élèves, 12h par semaine à l'iufm.
1 année de "néo-titulaire' avec 1/2 journée par semaine à l'iufm et je crois 16h de cours maxi.

ça fait bien 3 ans à se farcir la bonne parole.

Ecrit par : Atréides | 15 juin 2006

... et puis comme j'ai lu le reste, je rajoute :
Pour M. Sibille : au sujet des bilans de fin de formation, relisez-les et comparez-les aux " bilans intermédiaires ", s'il y en a : vous constaterez que, une fois les stagiaires titularisés et les têtes libérées de l'épée de Damoclès, les plumes s'épanchent singulièrement .
Je ne veux pas dire que la formation, ni les formateurs, soient nuls à 100 %. A partir du moment où l'on souscrit à la norme officielle, ils font dans l'ensemble leur travail correctement. Le problème est bien plus dans la norme elle-même, qui exige la soumission la plus totale de la part de ceux à qui elle est enseignée, sous peine de châtiments exemplaires. Le traitement réservé aux déviationnistes relève bel et bien du stalinisme pur et dur.
En ce qui concerne votre critique concernant la soi-disante " méconnaissance de l'institution " de la part de M. Brighelli : si vous comptez bien, pour les capésiens redoublant l'IUFM : 1 année de préparation au concours + 1 année de stage + 1 année de redoublement = bien 3 ans après la licence.
Enfin, pour tout le monde de manière générale, dernier petit écho amusant de la formation (sur les TICE, technologies de l'information et de la communication dans l'enseignement) : déviant son propos sur la formation des professeurs des écoles, le formateur nous fait savoir, de manière anecdotique, que ceux-ci sont priés, lorsqu'ils travaillent sur ordinateur, de ne pas justifier leurs textes (pour les non-spécialistes : formater son texte de façon à ce que celui-ci soit présenté comme une page d'imprimerie, c'est-à-dire sans laisser de blancs en fin de ligne, à la manière dont les messages apparaissent sur ce blog une fois qu'on les a envoyés) ; en effet, les espaces plus ou moins larges qui surgissent alors entre les mots perturbent, paraît-il, tellement les enfants que ces derniers, confrontés à une représentation inhabituelle du texte, n'arrivent plus à le déchiffrer... A ma question, innocente, de savoir si cela ne tiendrait pas à la méthode globale d'apprentissage de la lecture, le formateur nous ressort bien évidemment (doctrine meirieutique oblige) que celle-ci n'est plus enseignée depuis longtemps ; sur quoi je lui fais quand même remarquer que, si les collégiens, objet initial de son propos, ont de telles difficultés à lire en 4e, c'est bien parce qu'ils l'ont subie. Et lui d'enchaîner, sereinement, en citant l'air de rien le cas des élèves finlandais (rappel : premiers du classement PISA), qui apprendraient à lire en décomposant les mots en syllabes reliées par des traits d'union...

Ecrit par : jojolapin | 15 juin 2006

Salut à presque toutes et tous...
Il est amusant de voir, depuis que je suis quasi absent de ce blog pour cause d'exil tourangeau, les cloportes et les blattes qui se déchaînent - hein, Chris...
C'est d'autant plus absurde que nous devruions, ces temps-ci, serrer les coudes devant un objectif commun : faire réussir sinon le plus grand nombre d'élèves, du moins tous ceux qui le méritent - c'est-à-dire tous, chacun à son niveau de compétences.
Si quelqu'un a ici un autre agenda, qu'il s'en aille : les questions de pouvoir ne ml'intéressent pas, et les ceusses qui se cramponnent à telle ou telle fonction pour la fonction ne mérite pas même qu'on les méprise.
De même, il est plus que tempps de mettre de côté les divergences politiques, syndicales, etc. Mon seul objectif est d'arriver - avec d'autres - à une plate-forme commune présentable, à la rentrée, aux divers candidats.
J'entendais l'autre jour sur la Deux ("On a tout essayé") le psy de service dire que ce qu'il voulait, par exemple, c'était demander quel candidat était, par principe, hostile aux licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices. C'est à ce genre de propositions que je pense. Quel candidat est hostile aux devoirs le soir ; quel cabndidat est hostile par principe aux par cour ; quel candidat condamne par principe la méthode alphabétique / syllabique ; quel candidat prétend que la sectorisation et les ZEP favorisent la remise en marche de l'ascenceur social.
Etc, etc.
Quand nous aurons un volet conséquent de propositions débattues amplement, alors nous pourrons peser sur les candidats dont la caractéristique la plus évidente, pour le moment, est de ne rien dire.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 juin 2006

"j'y arriverais" grrrrr j'y arriverai (mince de mince)

yo JP bonne soirée.

Ecrit par : toto | 15 juin 2006

Salut l'artiste !
Prochaine dictée!

Ouï-dire
Il y a des verbes qui se conjuguent très irrégulièrement. Par exemple, le verbe OUIR. Le verbe ouïr au présent ça fait "J'ois...J'ois..." Si au lieu de dire "j'entends", je dis "j'ois", les gens vont penser que ce que j'entends est joyeux alors que ce que j'entends peut être particulièrement triste. Il faudrait préciser : "Dieu, que ce que j'ois est triste !"
J'ois...tu ois...Tu ois mon chien qui aboie le soir au fond des bois ? Il oit. Oyons nous. Ils oient. C'est bête ! L'oie oit. Elle oit l'oie. Ce que nous oyons, l'oie l'oit-elle ?
Si au lieu de dire l'oreille, je dis l'ouïe, alors : l'ouïe de l'oie a ouï. Pour peu que l'oie appartienne à Louis : l'ouïe de l'oie de Louis a ouï. Ah oui ? Et qu'a ouï l'ouïe de l'oie de Louis ? Elle a ouïe ce que toute oie oit...Et qu'oit toute oie ? Toute oie oit, quand mon chien aboie le soir au fond des bois, toute oie oit : ouah ! ouah !
Qu'elle oit l'oie !
Au passé, ça fait : J'ouïs...J'ouïs ! Il n'y a vraiment pas de quoi !

raymond devos

Ecrit par : bernard | 15 juin 2006

Je signale, à toutes fins utiles, que l'IUFM ne forme pas que des enseignants destinés au secondaire, mais également des enseignants du premier degré. Il ne bénéficient en aucune façon de trois ans de formation.

Ecrit par : christophe sibille | 15 juin 2006

Deux ans c'est déjà pas mal, trois j'aurai craqué ! A l'IUFM, pas de remises de peine...

Ecrit par : Guillaume | 15 juin 2006

Deux ans d'IUFM, si l'on veut être ensuitre favorisé dans le système des mutations, un an seulement dans les autres cas.

Trois ans d'IUFM, c'est pour les redoublants de l'une ou l'autre année ( car l'IUFM conseille de ne pas faire redoubler les élèves, mais fait redoubler ses stagiaires ! )

Ecrit par : John | 15 juin 2006

"Assis dans un couloir latéral de la classe, je ne quitte pas des yeux l'élève que j'observe. J'appelle "temps brut" le temps que le maître de CP consacre à l'apprentissage de la lecture/écriture par ses élèves. Sans porter ici de jugement de valeur sur la pédagogie d’autrefois, je constate qu'en trente ans ce "temps brut" annuel s'est trouvé réduit, en moyenne, de plus de 400 heures (38 fois les 11h 20mn de l'horaire officiel) à 250 heures (36 fois 7 h).

J'appelle "temps fécond" une partie de ce "temps brut": la durée cumulée des regards de l'écolier attirés par de l'écrit, quel que soit son support (tableau, livre, feuille…), que l'écolier le produise ou qu'il considère celui que le maître propose à tous de regarder. Le "taux de temps fécond" est simplement le "temps fécond" rapporté au "temps brut": t° de TF = TF / TB x 100.

Espérant initier une éthologie de l'écolier, j'ai naguère montré expérimentalement (1. p.85) et souvent confirmé depuis, que ces indices étonnamment variables, d'un enfant à l'autre et plus encore d'une classe à l'autre, étaient des indicateurs fiables bien qu'à prise rapide du rendement de l'enseignement/apprentissage de la lecture-écriture : plus les regards de l'élève attirés par l'écrit sont durables et fréquents, mieux il tire profit de ses ressources cognitives de départ, notamment évaluées par la BP.








Dans les colonnes "code", représenter pour l'élève ou les élèves observés les séquences de regard attiré par de l'écrit par des bâtons dont la longueur est proportionnelle à la durée de ces regards. A la fin de la séance, le total de ces durées (enregistrées sur quatre grilles si la séance dure une heure) constitue le temps fécond pour le ou les élèves observés.



De nos jours, seul un accroissement du "taux de temps fécond" pourrait rendre suffisant le "temps brut" réduit. Or, il suffit de séjourner dans des CP, une heure durant consacrée à l'apprentissage de la lecture, grille minutée et crayon en main (voir, ci-dessus, une copie réduite de la grille dont je me sers), de ne pas quitter des yeux un, ou mieux deux, voire trois élèves contrastés, pour constater que "temps fécond" et "taux de temps fécond" ne s'accroissent pas, au contraire. On comprend que, désormais, seuls les élèves "forts", favorisés par la nature et/ou la société peuvent apprendre à lire l'année de leur CP.

http://perso.orange.fr/andre.inizan/temoignage%20seditieux.htm

Ecrit par : isa | 15 juin 2006

Yo, ziva ! Chris, c'est un vrai rappeur. Doc Chris, yo !

Tu vois, faut pas l'chercher, l'chercheur. Y connaît tous les rebelz que les d'jeunz y z'écoutent. Les vrais rebelz caillera, 'tention, ceux qui passent sur les chaînes d'jeunz rebelz pas commerciales du tout, comme M6 ou MCM.

Doc' Chris, il est membre de l'institution, mais il est du côté des délinquants, parce que c'est un rebelz qu'aime les trucs de d'jeunz. Le soir, Doc Chris y traîne les rues avec ses potes formos de l'Ioufm, y r'mettent leurs vieux blousons noirs et y font des trucs louches. Y vont voir si y'a d'la meuf dans les boîtes, entr' chercheurs, tu vois. Parfois, y s'font avoir pasqu'y d'mandent du Michel Sardou, c'était d'jeunz à leur époque, mais on en passe plus, qu'on leur dit.

Alors Doc Chris y fait un geste obscène style d'jeunz, tu vois, y remont' sur sa Harley, même pas d'casque, y met Johnny à fond, et y laisse les franges en cuir de son blouson battre au pur rythme du vent.

Doc chris, c'est un fonctionnaire, tu vois, mais dans sa tête, c'est un oiseau. Y suit les instructions officielles, y remplit de la paperasse toute la journée, mais dans sa tête c'est pas un gratte-papier, non, dans sa tête, c'est un rebelz, Doc Chris.

D'ailleurs, Doc Chris, il a décidé de démissionner bientôt pour parcourir les routes et être LIBRE ! LIBRE ! LIBRE !

Bientôt, mais pas tout de suite, parce qu'il y a la sécurité de l'emploi, les zakisociaux, et les points retraites qui s'accumulent. Mais dans sa tête, putain, dans sa tête, Doc Chris, c'est Rimbaud.

Ecrit par : Pierre-Henri | 15 juin 2006

WWWW@@@@@@@@@@@@RRRRRRRFFFFFFFFFFF

mort de rire

Mortel ton post Piiiiittttteeeuuuuuuuuuurrrrrrrrr :o)

Ecrit par : toto | 15 juin 2006

Merci Bernard pour cet hommage à Raymond Devos...
Pourquoi ses textes n'ont -ils pas l'honneur d'être étudié comme de grands classiques de l'humour?Ils sont de bons supports pour une étude de vocabulaire ...

Où que vous soyez, merci pour vos beaux mots Monsieur l'Artiste!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 15 juin 2006

Je crois que nous sommes loin d'avoir tout vu...

Que dire de cette affaire :

http://permanent.nouvelobs.com/societe/20060614.OBS1769.html

Une chose est sûre : mes enfants n'iront pas à l'école de la République.

Ecrit par : Fabrice | 15 juin 2006

Merci Pierre-Henri ! ;))

Zyva, t’es trop puissant, quoi !
T’vas pouvoir écrire des bouquins comme Bégaudeau et des chansons comme Diam’s, quoi ! Ouais, sur ce blog les jeunes y zont enfin la parole, quoi !

Ecrit par : Lariba | 15 juin 2006

Post destiné à Michel (15 Juin).

Votre témoignage est émouvant, mais....

Ne soyez pas désespéré Michel, j'ai rencontré un jour un physicien (communiste) complétement désabusé par le système public. Choix pour lui de mettre ses enfants dans le privé. L'avenir de ses enfants étant primordial à toute ses convictions décues. Et croyez-moi, il y a beaucoup de personnes dans cette situation.
Malheureusement, je pense que vos petits enfants, devront aller dans le privé, si vous ne voulez pas qu'ils soient en échec scolaire.

Mais attention, il y a privé et privé. Tout comme il y a public et public. A la différence suivante : les privés que l'on dira d'excellence, sont des privés qui enseignent d'une manière idéale et normale, avec des résultats connus, et le carnet d'adresse est en général bien connu. Les listes d'attente sont parfois longues. De plus, souvent, les proviseurs ou directeurs d'écoles, sont très exigeants sur la qualité d'enseignement, ainsi que sur le projet pédagogique de l'ensemble de l'école.

En ce qui concerne le public, le plus gros risque, c'est qu'il y a d'excellents professeurs et de mauvais professeurs. Le tout bien mélangé. Donc, d'une année pour l'autre, c'est au petit bonheur la chance. Avec toutes les conséquences que cela comporte.

Je suis allée en école privée. Mes enfants également.¨
Pourquoi rejeter cette idée.
Pas de méthode globale, des pages d'écriture, des dictées, de la poésie, des additions, des multiplications, des divisions, des problèmes.... avec approfondissement. Et la culture générale y est très souvent associée.
On n'achète pas de cahiers pour faire du copier-coller, on achète des cahiers pour écrire. Et ils sont bien remplis.
Une rélle transmission des fondamentaux.
Structure d'esprit. Organisation du travail scolaire. Le résultat ne vient pas sans l'effort. Respect de l'enseignant.
De plus, une pédagogie différenciée pour les élèves.
Jamais, je n'ai apporté un quelconque soutien à mes enfants concernant leurs lecons le soir.

Puis, un jour, j'ai dû partir à l'étranger. Uniquement un public.
Depuis, je suis devenue une maman-professeur, comblant les lacunes et les inepties de L'Education Nationale. Mais, mes enfants ont des bases solides, donc c'est facile.
Et aujourd'hui, je me demande, si je ne vais pas quitter le système public francais, pour entrer dans le système privé anglais. C'est totalement abérrant, d'en arriver là.

De plus, quand je constate la révolte de beaucoup d'enseignants, qui ne sont pas reconnus pour leurs qualités d'enseignement, je me demande pourquoi, ils réagissent si tardivement à la dérive de l' E.N., qui ne date pas d'aujourd'hui.

Alors, un conseil, pour vos petits enfants, n'hésitez pas, choisissez un bon privé.
De réelles bases (une trace indélébile pour toute la vie), culture générale, du respect, des valeurs, des professeurs qui ne font pas grêve, qui se font respecter (pour les hommes, par ex : pas de cheveux longs, gras, ni de boucles d'oreilles....). C'est important pour le respect de l'autre et pour l'autorité.

Beaucoup d'enfants sont catholiques.
Beaucoup d'enfants sont de religion juive.
Beaucoup d'enfants sont sans croyance.
Et ils vont tous dans le même sens au niveau de l'apprentissage et des valeurs communes.
Contrairement à beaucoup d'idées recues. Les écoles privées sont tolérantes.

Bien sûr que les enfants, les ados, sont tous avec des particularités et des réactions différentes. Et c'est naturel. Mais, à la différence du public, il y a un réglement intérieur, et chacun sait à quoi s'en tenir, s'il ne le respecte pas.
Car, je peux vous dire, que le réglement intérieur de l'école publique où sont scolarisés mes enfants, ne sert pas à grand chose. Moins le proviseur a de soucis, plus il est heureux.
Il faut bien sûr, penser aux points de retraites et aux futures mutations.........

Alors, courage Michel, votre cursus est fait, votre fille également, un conseil amical, pensez à l'avenir de vos petits-enfants.

Cordialement.
Carole

Ecrit par : Carole | 15 juin 2006

"L'essentiel est de comprendre qu'il ne s'agit pas du tout de faire trouver une réponse à un enfant. Au contraire, il s'agit de faire en sorte qu'il se pose lui-même des questions."
Cette maxime, que rapporte A.-M. Valette, à propos des classes de maternelle, est très exactement (ce pourrait être au mot près) l'alpha et l'oméga de la doxa iufmienne pour les élèves de collège et lycée. Toute problématique imposée en début de "séquence" est inefficace dans l'apprentissage : on mesure comme il est facile d'ouvrir une réflexion selon cette perspective, et le temps que l'on peut passer en début de cours pour amener "naturellement" les élèves à émettre une question scientifiquement pertinente qui puisse structurer efficacement le reste de la réflexion commune... Mission impossible, et du reste guère convaincante (j'ai bien tenté - au moins durant l'année de stage - de le faire) en terme d'efficacité cognitive.

Pour Toto : en parlant de lacunes irréparables, je n'entendais pas cela évidemment dans l'absolu, mais dans les limites de ma matière (H.-G.). Et pourtant, je ne laisse passer aucune faute à l'oral comme à l'écrit, au point d'avoir parfois l'impression de faire autant de français que d'histoire ! Je ne pourrais, même avec la meilleure bonne volonté du monde, enrôler en cours de soutien des gamins de 11 à 15 ans pour leur "réapprendre" à lire (déjà, comment le prendraient les professeurs de français??).
Du reste, les mauvais plis étant souvent déjà pris chez certains (dans la motivation, ou plutôt la démotivation, dans la conviction trop tôt ancrée et manifestée que l'orthographe ne sert à rien etc.), ce sont bien souvent des élèves qui ont, concrètement, glissé hors des mailles du filet.
Combien de fois me suis-je plaint avec des collègues et même en conseil de classe (jusqu'à il y a quelques jours encore) qu'il n'y ait aucune structure parallèle au collège unique pour accueillir ces élèves en grande difficulté, où l'on pourrait précisément reprendre ces bases indispensables !
Dans l'ensemble, je tente de lutter contre le pessimisme (moi qui me considérais jusqu'à mon entrée dans l'E.N. comme un optimiste!), mais c'est dur !

A ce propos, je ne crois pas qu'il existe de publications "républicaines" généralistes (pour reprendre le terme d'E. Altschull) destinées à défendre auprès du grand public et des enseignants, avec de solides arguments et une réflexion suivie, les points de vue soutenus par JPB, E. Altschull, C. Bouchard - autant de saines lectures. Il faudrait pourtant faire poids face à des revues comme le Monde l'Education, les Cahiers pédagogiques ou autres. Mais peut-être me trompé-je ? Qui pourrait m'éclairer ?

Ecrit par : Laurent | 15 juin 2006

"Mon seul objectif est d'arriver - avec d'autres - à une plate-forme commune présentable, à la rentrée, aux divers candidats." Voilà un objectif plaisant, M. Brighelli, en direction duquel je vous soutiens. Mais comment vous y prendrez-vous ? J'entends : par quels vecteurs concrets réunir les propositions, et in fine ladite plate-forme ? Et par quels moyens institutionnels ou médiatiques la présenter aux candidats et à l'opinion publique ?

Ecrit par : Laurent | 16 juin 2006

Cher Christophe,

Je puis parler en toute bonne conscience, puisque frais émoulu et moulu de l'IUFM de Montpellier. Je confirme les dérives déjà constatées par de nombreux anciens stagiaires. Certains bien sûr se sont pâmés durant cette année de "formation" (peu nombreux à ma connaissance), mais cela ne garantit pas que ladite "formation" soit valable pour autant (on peut avoir raison tout seul et se tromper avec les autres, après tout). Il ne me semble pas en tout cas, quel que soit le poids numérique des pro- ou des anti-IUFM, que ce qui s'y fait en termes de pratiques, de "formation", soit factuellement niable (que l'on juge ces pratiques comme on le voudra).

"Tout amalgame, et présupposition d'une idéologie stalinienne, n'a pas lieu d'être!", disiez-vous. Je me porte témoin de ce que règne bel bien, dans certains IUFM à tout le moins, sinon une "idéologie" stalinienne, du moins assurément une "ambiance" stalinienne (ou franquiste, si vous préférez un exemple dans un autre bord...), en cela que tout est dans le non-dit, dans la dépréciation connotée de certaines pratiques pédagogiques honnies. Bien sûr chacun est libre de ses pensées et de sa parole. Mais chacun aussi sera immédiatement remis à sa place (poliment ou vertement selon les formateurs) s'il vante un peu trop les mérites du cours magistral ou du "modèle de la tête pleine" (quelles que soient les insuffisances de ces points de vue, certes). En revanche, parlez de l'"élève au centre du système" ou faites l'éloge de la "pédagogie différenciée" formatrice d'un "esprit citoyen" et personne ne songera à vous disputer. Je pourrais vous faire parvenir un document qui fut distribué aux stagiaires, parfaitement neutre objectivement, mais lourd en fait de jugements de valeur et de connotations claires, sur les différents "modèles" d'apprentissage des élèves. Cela confinait à la mauvaise foi.
Or finalement, chacun des stagiaires ne cherche-t-il pas avant tout à obtenir sa titularisation ? Qui se permettrait de perdre le bénéfice d'un concours chèrement acquis ? Alors, on fait le dos rond.. Alors, quand on demande, à la fin de l'année, un jugement sur la formation (c'est tellement "démocratique" et "citoyen" !), qui oserait cracher sa bile ? Nul ne doute des liens entre l'inspection et les IUFM ; se risquerait-on à être déjà catalogué "à surveiller" ? Alors ne vous émerveillez surtout pas des "retours sur formation" ou des "bilans autoformateurs" qui émaillent l'année et qui ne donnent à lire aux formateurs que ce qu'ils veulent bien y trouver.

Du reste, je ne doute en aucun cas de votre entière bonne foi. Je ne connais pas personnellement les conditions de formation des enseignants du primaire, quoique ce que j'en ai ouï dire (comme l'ouïe de l'oie de Louis ;-)) ne me laisse guère de doute sur l'esprit qui y règne, peut-être à votre corps défendant. Déclarer ne pas se ranger sous la bannière des chercheurs en "sciences" de l'éducation est déjà, en soi, un gage d'honnêteté intellectuelle.



A ce propos, je trouve que beaucoup de réactions à l'égard de Christophe sont tout de même bien exagérées et guère constructives (il ne me semble pas le plus ignoble des pédagogistes sévissant dans le système). Le message de Pierre-Henri est hilarant, certes (et j'ai une sacrée dose d'humour !) mais il peut aussi être blessant, inutilement blessant ! Dommage !

Ecrit par : Laurent | 16 juin 2006

Concernant les méthodes de lecture, les blogs se suivent et les fils se ressemblent. Les mêmes intervenants se renvoient la balle avec les mêmes arguments. Malheureusement, la seule interrogation est de trouver sur le Web le prochain champ de bataille verbal afin de ne pas manquer les premiers tirs.

M. Brighelli vous dites : "C'est d'autant plus absurde que nous devruions, ces temps-ci, serrer les coudes devant un objectif commun : faire réussir sinon le plus grand nombre d'élèves..."

Et je suis bien d'accord avec vous. Alors "chiche", venez voir une méthode mixte dans une classe de CP. Je vous prends comme "stagiaire", mais c'est moi qui fais le café ! ;o)

Krycoo

Ecrit par : krycoo | 16 juin 2006

Au Québec, on utilise visiblement les mêmes méthodes envers les fortes têtes qu'en France :

Ainsi cet extrait d'un témoignage d'étudiant évoquant le sort de Normand Baillargeon que l'on peut lire sur le site de Collectif pour une éducation de qualité.

Ce prof, Normand Baillargeon, se positionne fermement contre ce qui se passe actuellement dans le monde de l'éducation au Québec. Voyons ce qu'il dit à ce propos dans son dernier livre, Écrits dans la marge (éditions Trois-Pistoles):

“ Mes idées économiques et politiques m'ont valu pas mal d'inimités – pour le dire sobrement. Mais ce n'est rien à comparer à celles que m'ont values et que continuent de me valoir mes idées sur l'éducation. Je suis, dans mon milieu, absolument mis à l'écart et je ne reste à vrai dire à l'université que pour le bonheur et les satisfactions que je retire de mon contact avec le [sic] étudiants [...] Mon crime est grave et je le confesse publiquement. C'est celui d'adhérer fermement à une vision libérale de l'éducation, misant sur les savoirs et visant à leur transmission en cherchant à assurer l'autonomie du sujet. [...] Mon crime est d'être un rationaliste impétinent et un homme de gauche dans un milieu qui accepte difficilement l'un ou l'autre et moins encore la conjonction de ces deux attributs. ” (p.25-26)

C'est à partir de ce témoignage et du constat que, depuis quelques années, la direction de la faculté tente délibérément – ils ont récemment annulé une décision en ce sens – de limiter la parole de M. Baillargeon que mon questionnement est né. Son cours, qui est d'ailleurs obligatoire, reçoit d'un côté l'appui et l'appréciation de la grande majorité des étudiants et, de l'autre, une bataille doit être menée pour son maintien. Il s'agit là de la pointe de l'iceberg qui révèle un problème plus profond qui m'a frappé de plein fouet: le débat à l'intérieur des murs de la FSE n'existe pas; il ne doit pas exister. Les voix dissidentes se font étouffer – ce qui ne réussit heureusement pas toujours.

Ecrit par : Guillaume | 16 juin 2006

http://agora.qc.ca/ceq.nsf/Pages/La_reforme_m_a_fait_decrocher

Ecrit par : Guillaume | 16 juin 2006

Puisque nous parlions de stalinisme...

"Mardi 07 Février 2006
Farewell
Ce blog a connu une notoriété inattendue ces dernières semaines, et on en a eu vent en haut lieu.
Je n'ai jamais insulté personne et mes critiques ont, je pense, toujours été argumentées, mais l'IUFM est à peu près aussi démocratique que l'URSS de Staline, et les grandes gueules ne sont jamais validées."

http://lestageiufm.over-blog.com/



"Comme vous le savez ce blog a été fermé 3 mois pour cause de "pressions à la validation".

http://spiderprof.blogg.org/




"Conseils aux futurs stagiaires pour réussir leur année de stage :

Deux menaces "implicites" sous-tendent les rapports de l'IUFM avec les professeurs stagiaires:

* La "non-titularisation" si vous ne vous coulez pas dans leur "moule" idélogique,
* Le non-paiement de votre salaire si vous refusez de vous rendre aux formations.

Ces menaces sont rarement mises à exécution mais elles font peser sur les stagiaires une pression négative tout au long de l'année."

http://www.evaluation-iufm.net/pages/conseils.html


Je n'étais pas sur le blog hier... je repasserai quand je me serai mis à jour !

Ecrit par : prof chômeur | 16 juin 2006

Pour CS :

Vous reprenez à votre compte l'une des justifications du système IUFM. Je trouve nécessaire de souligner qu'elle est dogmatique et antisociale.



Pour Chris :

Il faut décidément avoir un doctorat d'Etat pour être aussi sûr de soi en proférant de telles stupidités. Quand un professeur de lycée est médiocre, ses élèves s'empressent de l'oublier.

Ecrit par : prof chômeur | 16 juin 2006

POTEMKINE
Décidément vous êtes tous intarissables. Et dire que Brighelli est parti d'une idée si simple, si palpable: A la fin de sa journée de cours, l'élève doit en savoir plus qu'au début. Pas besoin d'être Ferdinand Buisson ni Coménius, pour y penser. Idée évidente, mais qui doit en faire frémir plus d'un, qui ont réussi à faire de notre système scolaire un VILLAGE POTEMKINE. Et pour ce qui est de Potemkine, le cuirassé, cette fois, l'histoire montre qu'il y a un jour où trop c'est trop. Et ce je jour là... ce jour là...
Dom

Ecrit par : Dom | 16 juin 2006

Bonjour,
A Carole,
merci de faire votre propagande pour l'école privée ailleurs. il ne manque pas de blog ou de sites pour cela.
Cordialement aussi (rassurez-vous, je n'ai pas les cheveux gras et longs...)

Ecrit par : sereatco | 16 juin 2006

oui oui dom !
fiston en CP, bénéficie (je pèse mes mots) d'une maitresse peu appréciée des parents car elle sait ce qu'elle veut (que toute sa classe sache lire à la fin de l'année) et elle ne s'en laisse pas compter par les mamans interventionnistes qui veulent plus "d'activités" ; je suis très réservée sur sa méthode de lecture à départ global, mais bon, fiston savait lire avant d'entrer au CP donc dégâts limités chez nous...

bref ! au joli mois de mai, la maitresse est en stage ; elle est donc remplacée par une jeune prof stagiaire (que j'ai prise pour la grande soeur d'un gamin oups) ; au bout d'une semaine fiston refuse d'aller à l'école "parce qu'on ne travaille pas assez" et "qu'on APPREND rien". Tout le mois de mai, il a des tics, il ne dort pas ...

depuis début juin et le retour de la maitresse titulaire, il revit ! elle considère que sa classe ayant le niveau , elle peut maintenant leur donner des dictées (mais oui !) du CE1 ; bref elle leur donne à "manger" ce dont ils ont besoin ! c'est ça l'égalité de traitement à l'école ! donner à chacun selon son besoin !
ha oui fiston a perdu 80% de ses tics....

Ecrit par : fabienne | 16 juin 2006

Ah bon, Sereatco? Il ne faut pas faire de propagande pour l'école privée ici? Et pourquoi donc? Les enseignants des écoles privées sont des sous-hommes? Les parents qui font le sacrifice de payer l'école privée sont des citoyens de seconde zone? Vous êtes le commissaire politique de ce blog?

C'est marrant comme le vernis "de gauche", "citoyen" et "démocratique" s'écaille rapidement, chez certains... On frémit en pensant à la liberté et à la tolérance qui régneraient s'ils étaient au pouvoir.

D'ailleurs, ils sont au pouvoir à l'Education nationale.

Ecrit par : Robert Marchenoir | 16 juin 2006

Merci pour le verbe "ouïr" de notre poète disparu. Quel enchantement c'était. Une de mes histoires préférées était "les souliers vernis."
Pour ceux qui dénigrent mes expériences personnelles et mes connaissances de ce qui se passe à l'école, voici avec sa gracieuse autorisation le témoignage d'une jeune institutrice.

"Ta fille a bien de la chance d'être soutenue par son directeur. Cela change beaucoup de choses dans son quotidien.
Dans l'école où j'ai été nommée, quand le directeur et sa femme, tous deux en poste dans l'école, ont su que je ne souhaitais pas faire la bise aux parents le matin, les appeler par leur prénom et les tutoyer ("tu sais, c'est une grande famille, ici") et que, de plus, j'avais commandé "Lire avec
Léo et Léa" en remplacement de "Mika" (méthode bien globale chaudement recommandée par son épouse), j'ai tout de suite été cataloguée personna non grata.
Ils m'ont déclaré la guerre: d'abord je me suis retrouvée à avoir le choix de faire classe dans une pièce de 20 m2 (pour 26 élèves) ou alors dans une pièce de taille normale où le directeur avait installé son bureau de direction avec ses archives, la photocopieuse, la plastifieuse, le massicot... tout cela occupant un bon 1/3 de la classe. Je n'avais droit
qu'à un minuscule petit tableau. Bien sûr, l'idée qu'il pouvait mettre tout le matériel dans la pièce de 20 m2 ne l'a pas effleuré (puisque je n'en voulais pas, on y mettrait la BCD).
Ensuite, sa femme venait plusieurs fois par jour dans ma classe, sans frapper, sans dire un mot pour chercher du matériel de la plus haute importance (et faire au passage des petites remarques assassines sur tel ou tel élève qui se tenait mal, sous-entendu: que je ne savais pas tenir). Ma chaise ou celles de mes élèves disparaissaient pendant la récréation (il
faudrait peut-être que j'arrête de m'accaparer tout le matériel!). Le pompon, c'était quand elle venait faire des photocopies accompagnée de la moitié de sa classe. Une fois, j'ai chronométré : 17 minutes! Autant dire qu'elle me sabotait ma séance de lecture.
Je pourrais raconter bien d'autres anecdotes du même acabit. Je suis partie en congé maternité, puis en congé parental. J'attends qu'il partent en retraite pour reprendre le travail.

Je pense que beaucoup d'enseignants sont comme ça: ils ne supportent pas que des enseignants aient des pratiques différentes des leurs, surtout quand les parents ont le culot d' approuver ces pratiques et qu'ils vont même jusqu'à
retirer leurs enfants de l'école quand leurs enfants sont en âge d'aller dans leurs classe à eux. Les effectifs du CE/CM (tenus par le directeur et sa femme) étaient divisés par deux par rapport à ceux de PS/MS et de GS/CP.
D'ailleurs, une classe a fermé depuis que je suis partie en congé (Madame avait repris le CP avec "Mika" et mis "Léo et Léa" au placard, les parents n'ont pas apprécié). Pour être un peu triviale, je leur ai mis le nez dans le caca, et ça, à 5 ans de la retraite, c'est insupportable pour eux."
Cordialement.
Anne-Marie Valette.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 juin 2006

C'est bien long à lire tout çà! Je comprends qu'il y a une grosse querelle sur la pédagogie ... Est-il incongru d'avancer l'idée que c'est à la Représentation Nationale, sous reserve de dégager une majorité qualifiée des 3/4, de fixer les programmes scolaires?
Au nom de quel principe les programmes d'enseignement devraient-ils être décidés par des enseignants? J'ai bien dit "décidés". Il me paraît logique et souhaitable que les "gens de l'art" soient sollicités pour établir ces programmes. Ils ont sûrement un avis éclairé. De là à les laisser décider seuls de ce que l'on doit enseigner à nos enfants, ça me paraît un peu excessif...

Ecrit par : Jacques Heurtault | 16 juin 2006

ah bon, Robert Marchenoir, il faut faire de la propagande pour l'école privée ici Et pourquoi donc ? Les enseignants des écoles publiques sont des sous-hommes ? Les parents qui ne font pas le sacrifice d epayer l'école privée sont des citoyens de seconde zone ? Vous êtes le commissaire politique de ce blog ?
C'est marrant comme le vernis "libéral" citoyen et démocratique s"'écaille rapidement chez certains. On frémit en pensant à la liberté et à la tolérance qui régneraient s'il étaient au pouvoir.
D'ailleurs ils sont au pouvoir à la Présidence, au gouvernement, à l'assemblée nationale, au sénat et l'Education Nationale est aujourd'hui en pleine forme grâce à eux.
Mais c'est vrai qu'ils n'ont pas les cheveux gras et longs comme les enseignants minables du public.
Je vous salue.

Ecrit par : sereatco | 16 juin 2006

Sereatco,

Je n'aime pas le mot propagande, je préfère : constat et lucidité.
Votre post est agressif, c'est dommage.
C'est un terrain miné de parler Privé/Public, n'est-ce pas ?

Avouez, cher Monsieur, que lorsque vous visionnez des manifs, il y a certains enseignants qui ont des tenues peu appropriées. Comment voulez-vous que les élèves les respectent!

Et puis, de quel droit, n'aurait-on pas le moyen de s'exprimer à travers ce blog ?
Que l'on soit pour le Privé, pour le Public, de Gauche, de Droite, et que l'on apprécie JPB, je ne vois pas en quoi cela peu vous déranger.
Par vos propos, vous allez nous faire croire, que le dialogue n'est possible qu'entre une certaine catégorie de personnes.

Je viens de temps en temps sur ce blog, et je continuerai à le faire. Que cela vous plaise ou vous déplaise.
Et ce n'est pas le dernier pouvoir en place, qui a mis l'école à l'agonie. Ce fut un travail de fourmi.
Ce sont les gouvernements successifs, et je vous rappelle que l' E.N. dans les hautes sphères, et sur le terrain est en majorité à gauche. Vérifiez l'historique de l'E.N, ca fait mal, mais c'est une réalité.
Trois ministres ont essayé de réformer (tous virés) :
Claude Allègre, Luc Ferry, Francois Fillon.

Cordialement.

Ecrit par : Carole | 16 juin 2006

Pour Jacques Heurtault :

En fait, vous vous trompez. C'est exactement le contraire. La fameuse loi de 1989 impose une doctrine pédagogique à tous les enseignants. Il s'agit bien d'une obligation légale décidée par le pouvoir politique. Le constructivisme est inscrit dans la loi française comme le communisme dans celle de l'URSS :

"L'école doit permettre à l'élève d'acquérir un savoir et de construire sa personnalité par sa propre activité."

Ca n'a l'air de rien dit comme ça, mais cela RENVERSE TOTALEMENT le rapport entre l'élève et le professeur. C'est le fameux "élève au centre du système".

Imposer légalement le dogme aux enseignants n'était pas suffisant. La loi (donc toujours le pouvoir politique) fixe également la valeur des diplômes et les résultats des examens :

"Art. 3. - La Nation se fixe comme objectif de conduire d'ici dix ans l'ensemble d'une classe d'âge au minimum au niveau du certificat d'aptitude professionnelle ou du brevet d'études professionnelles et 80 % au niveau du baccalauréat."

(voilà qui ressemble beaucoup aux plans quiquennaux soviétiques, qui fixaient la vitesse à laquelle le blé devait pousser)

Donc, vous voyez, Jacques, vous ne pouvez pas accuser les enseignants, alors que tout est gravé dans le marbre.... la doctrine, les méthodes, les résultats, tout est imposé par le pouvoir politique, tout est dans les lois.

Ecrit par : Pierre-Henri | 16 juin 2006

J'aimerais savoir si votre nombril se porte bien, centrés que vous êtes sur vos petites ou grandes vies de prof. MAIS rassurez vous je suis comme vous, et ces jours derniers, je glosais sur les méthodes d'orthographe et sur le choix d'un bon manuel. Mal m'en a pris. Peu de monde m'a répondu ou rebondi sur mes propos, preuve de leur faible intérêt, preuve s'il en est que l'on ne partage pas tous les mêmes préoccupations au même moment. Personne ne peut enseigner à ma place : c'est la grandeur et la serviture de la vie de prof. Au fond de si petites histoires n'auraient même pas leur place sur le BLOG de Ménie Grégoire, (encore faudrait elle qu'elle en ait eu un !) Ici des enseignants enseignent doctes à d'autres enseignants sûrement tout aussi doctes. Il y en a même un qui était tellement bon, tellement doué qu'il en est devenu chomeur. C'est pas marrant. Que ces enseignants aillent plutôt enseigner à leur classe.

Les principes défendus par Brighelli dans ses livres sont simples , et ce sont ceux de tous les profs censés, convaincus. (Des gens aux convictions de gauche (c'est mon cas), des gens aux fortes convictions de droite, des gens aux fortes conviction d'enseignant. Quand l'heure est grave, les vrais communistes, les vrais socialistes, les vrais radicaux, les vrais démocrates chrétiens et les vrais gaullistes peuvent trouver un terrain d'entente. L'histoire a montré que leur union a pû parfois faire honneur à notre pays. BREF ce sont des gens qui doivent, qui peuvent s'entendre au lieu de se bouffer le nez comme parfois ici).

Les principes défendus par Brighelli sont vrais. Lorsqu'on présente un texte difficile, et que l'on énonce comme objectif : se l'approprier, lui faire dire tout ce qu'il a à dire, s'en approprier le vocabulaire, ils accrochent.... Et le prof de s'entendre dire : 'ça fait deux ans que je n'avais eu l'impression de faire du français. C'était plus du français, rien que du charabia. Mon seul regret est que sa voix ne se soit pas levée plus tôt. Cela aurait pu accélerer des prises de conscience, des nevies d'enseigner pour de bon et selon sa conscience, pas selon un canevas bidon, idéologie de minables, et cache sexe de leur ignorance et de leur paresse intellectuelle.

Comme il faut toujours savoir qui sont ceux qui veulent nous mener au bord du précipice, et quelles sont leurs moeurs étranges, je me permets de redonner une deuxième fois des propos et un document déjà tenus ici, mais qui mérite votre attention. C'est un morceau choisi, un collector. Certains collègues à qui je 'ai montré ont cru à une blague. Il vous suffit d'aller vérifier lorsque vous passez dans votre CRDP CDDP favori :

Nombreux sont ceux d'entre vous qui se soucient du niveau de langue employé dans la littérature jeunesse, voici à votre attention un extrait d'un manuel de "didactique de l'orthographe" qui ne manquera pas de vous intéresser et sur lequel j'attends vos réactions. Faut-il en tirer des conclusions sur la qualité de l'ouvrage dans son ensemble ? A chacun de voir. Toujours est-il qu'un auteur (et ici ils se sont mis à deux pour pondre cela ! ) est responsable de son texte comme du choix de ses citations. De surcroît le passage cité est présenté comme un exercice. Il faut dire que dés la page 75, nos deux didacticiens étaient déjà bien chauds, et ils citaient le marquis de Sade, sans aller jusqu'à en faire un prétexte à exercice : "N'oublie pas que l'orthographe est une occupation de valet."

Je cesse là mon commentaire. Jugez vous-même.



Extrait de C. BRISSAUD et D. BESSONNAT "L'orthographe au collège - Pour une autre approche" CRDP Grenoble 2001 Page 114 :
L'un des deux auteurs est formateur à l'IUFM...

***
EXERCICE 5

Pour décider de l'orthographe des mots courants, on a souvent recours à des procédés mnémotechniques (...)
Voici par exemple ce que Chester, dans 'Comment parler comme un cochon' suggère à Joe, qui a de gros problèmes d'écriture, pour orthographier le redoutable verbe 'cueillir'.

"Au début, tu n'as qu'à utiliser ton b-a ba à la noix, et, pour la suite, pense à "cul de fille sans l, ni d, ni f".
-cul de fille ?
-CU-E-ILLE.
-Génial ! "

A ton tour, cite tous les procédés mnémotechniques que tu connais et mettons-les en commun.

***
PS si M Brighelli lit ce message, je me permet de lui demander quelques éclaircissements sur la collection Textes et contextes de chez Magnard et ses liens avec La petire fabrique de littérature (V. Question posée samedi ou vendredi de la semaine passée.)

Ecrit par : Dom | 16 juin 2006

Ouf! je suis soulagé. "Sereatco" est un logiciel-perroquet.

Un moment, j'ai bien cru qu'il s'agissait d'un véritable être humain, et qu'une telle incapacité à penser, à comprendre un texte simple, à raisonner, à communiquer des arguments par le biais d'une phrase qui veut dire quelque chose, à engager le dialogue à l'aide de la langue française, ne pouvait qu'être le résultat de ce que le titre du dernier livre de Jean-Claude Michéa désigne par "l'enseignement de l'ignorance", et qui est amplement documenté sur ce blog.

Nous n'en sommes pas encore là, fort heureusement.

Ecrit par : Robert Marchenoir | 16 juin 2006

Vous savez, Laurent, je ne suis pas Chris, et le poste de Pierre-Henri ne m'était pas destiné! Je n'aime vraiment pas le rap, dont la plupart des textes sont écrits avec les pieds!
Cordialement.

Ecrit par : christophe sibille | 16 juin 2006

Pour Pierre-Henri.
Je ne parlais que des programmes. Pas du tout de la pédagogie. Il me paraît évident que la pédagogie, c'est à dire la méthode que l'on emploie pour permettre à l'élève d'acquérir les connaissances et le niveau intellectuel qui lui servira plus tard, relève (ou plutôt DOIT relever) du seul enseignant.
Vous avez raison de souligner l'idiotie que représente la fixation d'un objectif de 80% d'une classe d'âge ... etc. Un tel objectif n'a pas sa place dans une loi dont la finalité doit rester normative.
J'ai lu quelque part sur ce blog une affirmation claire que j'approuve relative à la tenue vestimentaire des enseignants. Difficile de respecter quelqu'un qui ne se respecte pas lui-même. Au début de l'enseignement public (Jules Ferry), les instituteurs avaient l'obligation d'une tenue vestimentaire correcte. Il serait temps de tourner la page de Mai 68 ... Mais on peut avoir une tenue correcte ET les cheveux longs, pourvus qu'ils soient peignés et propres ...

Ecrit par : Jacques Heurtault | 16 juin 2006

Oups ! Pardon Christophe s'il y a eu malentendu ! Mais il est vrai que l'on ne vous ménage guère ici, où vous avez le mérite de continuer à intervenir.

Par ailleurs, je connais un professeur de musique, également praticien du chant choral, qui intervient à l'IUFM de Montpellier (mais en formation disciplinaire et en PLC1) qui est au dessus de tout soupçon en matière d'exigences culturelles, tant pour les futurs professeurs que pour les élèves. Et lui non plus n'est pas prêt à introduire le rap dans ses cours de collège ! Comme quoi on peut être de bonne foi au sein d'un système délétère.

Cordialement.

Ecrit par : Laurent | 16 juin 2006

MA DISCIPLINE...
J'approuve, vous le savez, les principes défendus par Brighelli, mais je ne suis pas toujours rasé de près. Question aux doctes savants qui professent en ce lieu. Il me faut un casuiste. Trouverais je malgré tout grace à vos yeux ou dois-je battre ma coulpe. Où ais-je serré ma discipline... ma discipline, grrrrrrrand Dieu...

Ecrit par : Dom | 16 juin 2006

Pour ce qui est de la tenue vestimentaire, il est clair qu'un minimum de correction est exigible. Mais peut-on vraiment établir ce qui serait acceptable et ce qui ne le serait pas ? Cela dépend après tout de la personnalité de chacun et du type d'exemple que l'on entend donner aux élèves. Moi-même, pour des raisons à la fois simples et complexes à développer, j'ai choisi de faire cours, au collège même, le plus souvent en costume et cravate (mais je m'autorise des "entorses" décontractées savamment pesées : pédagogie par l'exemple quand tu nous tiens !)

Sans transition, je viens de lire (bien après la bataille, certes) le billet de mauvaise humeur de Pierre Frackowiak dont il a été question il y a fort longtemps en ces colonnes. J'ai tenté une bafouille après cette lecture qui m'a écoeuré. Je ne sais s'il y aura grand monde aux Cahiers pédagogiques pour lire ma prose, mais enfin... Je me permets de la reproduire ici (pour avoir le cas échéant vos avis sur cette polémique).

"Madame, monsieur,

Je me permets de réagir à ce que je viens de lire sous la plume de M. Frackowiak, qui lui-même réagissait au pamphlet de J.-P. Brighelli.

Je suis moi-même un tout jeune enseignant d'Histoire et Géographie, formé au moule de l'IUFM et au contact des élèves avant même de connaître l'existence de la prose de M. Brighelli.

Je ne sais si M. Frackowiak a récemment tenté d'enseigner quoi que ce soit à des élèves de collège moyens, mais j'en doute. Déclamer une telle profession de foi en un système qui livre chaque année en 6e tant d'élèves en détresse dans la maîtrise de leur langue maternelle relève de la myopie ou de la mauvaise foi. Lorsqu'on songe que ces élèves sont - qu'il le veuille ou non - le produit de ces modernes réformes qu'il promeut avec tant d'empressement, on reste muet de stupeur (la loi de 1989 inappliquée ? Allons bon !).

"Prendre les élèves pour des crétins alors que l’on sait aujourd’hui que leurs capacités intellectuelles sont gravement sous estimées et sous exploitées par une école encore prisonnière de ses sacro saintes disciplines émiettées cloisonnées, juxtaposées, sédimentées, transmises sans être comprises, accumulées sans être mises en relation entre elles-mêmes et avec la vie, avec le réel, avec le monde tel qu’il est."

C'est dans ces mots, M. Frakowiak, qui sont les vôtres, que je lis non seulement le mépris véritable, mais surtout l'insulte pour mon travail quotidien avec des élèves que je veux instruire et que je parviens (j'ai la faiblesse de le penser) à rendre amoureux de ces belles disciplines que sont l'histoire et la géographie. Ma passion égalitaire et élitiste tout à la fois (car, issu d'un milieu fort modeste culturellement et économiquement, j'ai la faiblesse de me sentir de gauche) ne peut que se sentir outragée par de telles assertions.

Une réforme, Monsieur, n'est pas "bonne" par la seule vertu de sa prétendue nouveauté, et être "pour le changement" n'est pas nécessairement s'inscrire dans une bonne direction. (Ne pourrait-on défendre, après tout, qu'interdire l'accès à l'école aux enfants issus de milieux fortunés serait une réforme moderne d'égalité sociale ?) Les "nouvelles" théories défendues par certains, dont vous êtes probablement, Monsieur, étaient déjà proposées voici cent ans : vous sentez-vous pour autant défenseur d'un combat d'arrière-garde ?

Je ne connaissais pas jusqu'à quelques mois les textes de M. Brighelli. La lecture des vôtres m'a définitivement convaincu.

Bien cordialement,
M. Laurent Coulomb, professeur d'Histoire et Géographie."

Ecrit par : Laurent | 17 juin 2006

Un petit rayon de soleil : hier matin, j'ai pris sur moi de lire à une classe de 5e un texte de R. Devos (je suis prof. d'H-G, mais je n'ai pu résister à cet hommage).

C'est la pire des classes que j'ai jamais eue, pas des mauvais bougres, mais ne fournissant aucun travail, parfaitement détachés de toute forme d'intérêt scolaire. Eh bien à ma plus grande joie, non seulement ces élèves ont écouté avec soin, mais ils ont ri, en ont redemandé (je me suis exécuté avec un plaisir non feint) et plusieurs ont même voulu une photocopie de ces textes ! Quel beaume au coeur, quelle perpective optimiste sur nos élèves !

Ecrit par : Laurent | 17 juin 2006

Dom,

Pour devenir encore meilleur, je vais aller vivre sous les ponts. Mais il faut encore que je perfectionne mon style oratoire. En mélangeant Brighelli et Toto, je crois que je pourrais faire un Diogène convaincant. (- Y a juste Christ of sébile qui comprend pouic a çke j'disions - Y fait l'gentil mais keskil a des grandes dents - ce qui, convenons-en, est assez farce. (lol)). Et puis, nous sommes tellement orgueilleux que nous digressons plutôt que d'admettre que nous ne nous comprenons pas, ou que nous ne sommes pas d'accord.

Blague à part, merci de ramener la discussion aux questions centrales - les empoignades public/privé commençaient à me barber sévèrement.

L'exemple que vous citez est consternant, mais au moins, on peut en rire. Je ne connais pas d'exemple de bon manuel récent d'orthographe.

Comme je trompe mon chômage et ralentis ma progression en donnant des cours particuliers, j'aimerais bien moi aussi qu'on m'en donne des exemples. Je commence à en avoir assez de faire du BLED et de l'ORTH. Maintenant que je n'ai plus de honte à les utiliser, ils me barbent !

Ecrit par : prof chômeur | 17 juin 2006

Avec Ku 2 fi, ça donne quoi ?

Ecrit par : prof chômeur | 17 juin 2006

Merci Laurent et Prof Chômeur pour vos témoignages...

Ceci pour faire remarquer à Christophe Sibille, s'il en était encore besoin, qu'il semble relativement en marge de sa propre institution, tant dans ses positions (plutôt modérées et relativement ouvertes à l'interprétation personnelle), que dans son interprétation des "réglements" qu'elle impose... Comme quoi, tous les gens qui soutiennent les IUFMs ne sont pas forcément des "Staliniens" accomplis et peuvent encore débattre!

Pour Sereatco, Carole, et Robert
Le combat public/privé n'est pas la priorité, JPB souhaitant améliorer "l'Ecole Républicaine" (donc publique), il me semble dommage d'inciter les gens à se tourner vers le privé (même s'il est évident qu'il représente la meilleure "école" à l'heure actuelle!), il serait préférable, à mon sens, de se servir des "enseignements" que l'on peut tirer de la réussite du privé pour "reconstruire" le public afin de pouvoir de nouveau avoir un choix objectif à faire, sans couvert de résultats différents dans la réussite de nos enfants.

Pour Dom
Remarque sur l'extrait de l'ouvrage que vous citez: d'un niveau qui me parait déplorable, mais, malheureusement, à la hauteur des objectifs que l'on reserve à notre jeunesse: Effrayant!

Pour Chris
Vos gesticulations verbales m'amènent à penser que votre vision n'est pas objective:
J'écoute Diam's, que j'apprécie plus ou moins suivant ses textes, mais j'aurai du mal à accepter que mes enfants puissent l'apprendre à l'école, à 7 ans, même s'ils l'écoutent à la maison (et qu'ils la connaissent déjà quasiment par coeur!).
Pourquoi? Parce que, pour comprendre les paroles à cet age, il faut une petite "expliquation de texte" qui ne sera sans doute pas faite par l'enseignant, et la construction linguistique du texte est d'un "barbarisme" que l'on ne peut décemment pas introduire dans un milieu qui se veut instructif et formateur dans l'aquisition des bases fondamentales de notre belle langue.
Par ailleurs, là où certains parents et l'Ecole prônent le civisme, ce type de chansons dans l'enceinte instructive est paradoxal (car rejetant en partie la société et ses instutions -dont l'école-) et peut jouer un rôle de catalyseur dans la marginalisation d'enfants qui le sont déjà de plus en plus par l'inculture qu'on s'applique à leur prodiguer.

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 17 juin 2006

correction => ..."explication de texte"...

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 17 juin 2006

Pour Dom...
Quels renseignements voulez-vous sur la collection Textes & Contextes ? Je l'ai co-commise au début des années 80, et nous avons grandement contribué à déboulonner le Lagarde & Michard (ce qui me valut des réflexions aigres, à l'époque, de l'Inspection générale, puisque j'avais fait de la peine aux copains - sic !). Plein d'ambitions, à l'époque - et l'époque s'y prêtait : c'était des volumes impressionnants, qui ont été souvent adoptés en Seconde-Première : les enseignants avaient à l'époque de vraies ambitions pour leurs élèves...
Quant à la petite Fabrique de littérature, c'est un produit dérivé de Textes & Contextes, dont je suis particulièrement fier - fier entre autres du travail remarquable accompli par les auteurs. Pour la petite histoire, j'y avais un peu contribué en faisant une postface composée uniquement de citations empruntées aux Exercices de style de Queneau - l'exercice sur l'exercice, en quelque sorte... Nous nous amusions bien, à l'époque...
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 juin 2006

M. Brighelli,
Merci pour ces quelques précision. J'ai parmi mes ouvrages de travail tous les volumes de la collection 'Textes et contextes'. Je n'ai pas eu la chance de les avoir pour manuel lorsque j'étais élève, à la fin des années 80 (hélas que de rencontres littéraires ratées à un âge où l'on commence à s'intéresser à la littérature, aux idées). Je les ai découvert bien plus tard -cela fait six ou sept ans, pour mes besoins professionnels, pour continuer à apprendre, alors que j'étais à la recherche d'ouvrages qui puissent m'aider pour enseigner le français sans jamais avoir reçu la formation qui soit vraiment adéquate. S'ils sont épuisés, ces manuels, ils restent pour moi, (et bien d'autres je pense) i n é p u i s a b l e s. (Quant à la 'fabrique', quel plaisir de faire imiter à l' o c c a s i o n avec une classe, les inventaires futiles à la façon de Pinget, de Pérec, de Barthes et de Viloon. 'Je congnois...'
Dom

Ecrit par : Dom | 17 juin 2006

M. Brighelli,
Merci pour ces quelques précision. J'ai parmi mes ouvrages de travail tous les volumes de la collection 'Textes et contextes'. Je n'ai pas eu la chance de les avoir pour manuel lorsque j'étais élève, à la fin des années 80 (hélas que de rencontres littéraires ratées à un âge où l'on commence à s'intéresser à la littérature, aux idées). Je les ai découvert bien plus tard -cela fait six ou sept ans, pour mes besoins professionnels, pour continuer à apprendre, alors que j'étais à la recherche d'ouvrages qui puissent m'aider pour enseigner le français sans jamais avoir reçu la formation qui soit vraiment adéquate. S'ils sont épuisés, ces manuels, ils restent pour moi, (et bien d'autres je pense) i n é p u i s a b l e s. (Quant à la 'fabrique', quel plaisir de faire imiter à l' o c c a s i o n avec une classe, les inventaires futiles à la façon de Pinget, de Pérec, de Barthes et de Viloon. 'Je congnois...'
Dom

Ecrit par : Dom | 17 juin 2006

PS à M Brighelli,
UNE PRECISION Puisque ma question vous a paru un peu évasive, et que vous me proposiez de la préciser, je rajoute ces quelques lignes. La question que je me posais en rapport avec la collection 'Texte et contextes' était la suivante : Est ce qu'il y avais continuité, solidarité entre les auteurs de la 'fabrique', et ceux des volumes littéraires. Puisque vous vous sentez fier de la 'fabrique', j'ai ma réponse. (Et comme cela, je suis certain que vous n'en tenez pas les auteurs pour des crétins.) En revanche, vous souvenez vous quel usage vous escomptiez assigner à l'époque à la 'fabrique'? La mettre entre les mains de tous les élèves ou seulement des profs? Usage scolaire ou autre ? Et aujourd'hui , vous qui devez être critique sur la dérive vers le texte d'invention, quel usage en préconiseriez vous ?
Dom

Ecrit par : Dom | 17 juin 2006

Bonjour à tous!
Prof chômeur, si vous voulez faire "Diogène", et qu'il ne vous manque que le tonneau, demandez à Toto! Il en a vraisemblablement vidé un ou deux ces derniers, jours, le Fussball aidant! Mais méfiez-vous, je me suis laissé dire que Diogène avait par ailleurs des pratiques qui me semblent difficiles à bien assumer!
Je voulais revenir sur la phrase des textes de 1989 mentionnée plus haut: ""L'école doit permettre à l'élève d'acquérir un savoir et de construire sa personnalité par sa propre activité." Il me semble que le mot clé ici soit: "et", et cette phrase prouve une fois de plus, s'il en était besoin, qu'on peut lire entre les lignes d'un texte officiel, et qu'il peut, suivant la personne qui le lit, être polysémique. (Voir la phrase fameuse de Spinoza, "Dieu existe nécessairement", qui ne veut évidemment pas dire que Dieu existe, mais qu'il existe dans la tête de l'homme, et que certains ont interprétée comme une profession de foi ce qui, de la part du grand Spinoza, ne manque pas de sel!
Si on se sent réellement libre, on peut, en tout état de cause, proposer les contenus qu'on est convaincus de devoir proposer à ses élèves! Mais, encore une fois, on a les libertés qu'on se donne!
Concernant: "l'élève au centre du système" et le refus de ce qu'on appelle pompeusement dans les IUFM: "la pédagogie frontale" ou: "le transmissif", (je vais faire plaisir à beaucoup de gens ici, mais ce jargon m'indispose également), il s'agit tout simplement, (à part pour quelques abrutis appliquant ces principes au pied de la lettre, à savoir: refus total du fameux "transmissif") de ne pas proposer que cela dans la pratique de la classe, et non de laisser l'élève construire seul tout ses savoirs, (ce qui serait évidemment preuve de crétinerie), mais de ne pas lui enfoncer ses savoirs au fond de la gorge avec un entonnoir sans tenir aucun compte des différences culturelles ou sociales entre les élèves. Et cela n'est en aucune manière antinomique avec le principe de l'école instruisant, (revoir la phrase des textes de 1989). Encore une fois, le manichéisme n'a rien à voir avec l'enseignement.

Ecrit par : christophe sibille | 17 juin 2006

Bonjour M. Sibille. Je pense que paradoxalement, et malgré le dogme de "l'élève au centre", la pédagogie proposée en France est bien trop frontale. On commande aux élèves de "découvrir"...mais personne ne peut découvrir "sur commande" et en même temps que les autres. C'est pour cela que depuis 15 ans les élèves français sont confrontés à plus d'échecs qu'avant (didactique traditionnelle) dans un système scolaire qui comporte bcp de stress.
Je vous revoie à un site fort intéressant, où il n'y a pas de a priori.
C’est le site de André Inizan.

http://perso.orange.fr/andre.inizan/

Ecrit par : isa | 17 juin 2006

Yo les filles,
sûr que j'en ai des tonneaux ! ;)

disoli Cricri j'avions pas réussi à lire ton post. Comme d'hab tu ne sais pas écrire correctement.

par ex:
" (Voir " j'avions pas trouvé la parenthèse fermante.

bon courage.
L&L; 18€ pô chère et super bien faite, mais pas suffisante pour pouvoir te lire, j'en conviens.

Ecrit par : toto | 17 juin 2006

On finit toujours, plus ou moins, par se retrouver. En tant qu'agent de l'Anpe, sauf les jours de canicule, je suis en "costume - cravate". Je puis vous assurer que le public que je reçois prend cela beaucoup plus pour une marque de respect que pour un quelconque ringardisme.
On voit tout de suite si telle ou telle personne peut espérer du respect. La cravate n'est pas indispensable. On peut faire "sans". Mais le tenue vestimentaire correcte est indispensable. Comment juger du caractère correct de telle tenue vestimentaire ou de telle autre? Ma réponse est simple : il y a une hiérarchie locale dans les établissements scolaires dont c'est la responsabilité et qui doit donc disposer du pouvoir de porter appréciation sur telle ou telle tenue vestimentaire de l'enseignant. Idem pour celle de l'élève ... Et qu'on ne vienne pas me parler de pauvreté! Quand on a les moyens d'acheter des "Nike", on a aussi les moyens d'acheter des tenues vestimentaires correctes ...

Ecrit par : Jacques Heurtault | 17 juin 2006

Pour isa: Je ne dis pas autre chose, si vous me lisez bien!
Par ailleurs, j'ai eu l'occasion, il y a déjà une quinzaine d'années, d'aller dans la classe d'un instituteur pratiquant la méthode Inizan; je n'ai vraiment pas été convaincu! Comme quoi n'importe quelle méthode, appliquée au pied de la lettre par quelqu'un n'en ayant pas été l'instigateur, peut difficilement prétendre être convaincante!

Ecrit par : christophe sibille | 17 juin 2006

"Toto n'arrive pas à me lire, donc je n'écris pas correctement". De la part de quelqu'un qui, de son propre aveu, n'a pas dépassé le niveau du CP, (mais qui espère entrer en CE1 à la fin de l'année), ce propos ne manque pas de saveur! Excusez-moi, toto, mais j'ai peut-être trop pris l'habitude de m'adresser à des étudiants ayant bac+3!

Ecrit par : christophe sibille | 17 juin 2006

je t'excuse ma poule, je sais que ce n'est pas de ta faute.
Bon courage aux autres, qui font l'effort de te lire.

Ecrit par : toto | 17 juin 2006

Nous avons grand plaisir à faire découvrir à nos jeunes stagiaires de Lettres en IUFM qui aiment toujours la littérature (oui !) La petite fabrique de littérature de Duchesne et Leguay, parue chez Magnard en 1993 et préfacée par Biet, Brighelli et Rispail. Elle est une mine précieuse de trouvailles toujours renouvelées pour l'écriture d'invention, en effet.
Nous évitons cependant d'attirer leur attention sur le lamentable pastiche qui a substitué crétins à littérature... A eux qui ont déjà parfois l'impression que vieillir c'est devenir c... évitons de leur en donner la preuve vivante : celui qui "s'amusait tant" à trouver des moyens pour rendre les élèves inventifs autrefois devenu un pauvre pitre, fossoyeur de ses fantômes et qui s'accroche au concours de recrutement des jeunes professeurs qu'il méprise.
C'est trop triste : amusons-nous avec le livre et oublions le naufrage du co-préfacier !
Anne

Ecrit par : Anne | 17 juin 2006

"Nous évitons cependant d'attirer leur attention sur le lamentable pastiche qui a substitué crétins à littérature"

Madame, les stagiaires ont en général entre 25 et 40 ans. Ils n'ont nul besoin de se faire guider par vous dans le choix de leurs lectures. Vous pouvez parler ainsi des élèves ("nous avons grand plaisir à leur faire découvrir") mais non d’ dultes qui ont peut-être plus de culture que vous!

Ecrit par : isa | 17 juin 2006

Il y a plus d'une centaine de milliers de personnes qui ont embarqué avec ce co-préfacier lors de son premier naufrage (pas pour l'éditeur) et plus d'une soixantaine de milliers d'autres lors du second.
A croire qu'ils se sentent en sécurité avec lui.

Alors Brighelli ministre de l'éducation peut-être pas mais président de la SNSM certainement !

Ecrit par : Guillaume | 17 juin 2006

Nous évitons cependant d'attirer leur attention sur le lamentable pastiche qui a substitué crétins à littérature...

Ben voyons... évitons ce qui fâche...
Le moins que l'on puisse dire c'est que vous ne leur permettez pas d'aiguiser leur sens critique.

Ecrit par : Guillaume | 17 juin 2006

ça ouais, il a su ratisser très très large pour se faire du fric...
comme beaucoup beaucoup de vieux c...
Et ça les stagiaires (plus près de 25 que de 40 et même moins !!!) qui savent très très bien lire (avec ou sans la globale !) et ont peut-être un peu plus de culture que nous l'ont remarqué tout seuls et même qu'ils se bidonnent bien...
160 000 lecteurs de Brighelli... autant ou plus que ceux d'Anny Duperey qu'on aura bientôt au bac français !
Les mêmes lecteurs sans doute !
Quelle décadence ! Pauvre France !

Ecrit par : Anne | 17 juin 2006

ça va madame? Vous vous sentez bien?

Ecrit par : isa | 17 juin 2006

ouais, il a su ratisser très très large pour se faire du fric...
comme beaucoup beaucoup de vieux c...

Et c'est formatrice en IUFM...et en lettres...ben, mon colon...je ne sais si vous faites dans le pastiche mais Brighelli finalement pratique l'euphémisme !

Ecrit par : Guillaume | 17 juin 2006

A Christophe Sibille

Elle est chouette votre collègue...sont tous comme ça ou c'était l'excitée du lot ?

Ecrit par : Guillaume | 17 juin 2006

Pour Anne

Oui, Anne, "Quelle décadence!!!!", mais la faute à qui? Il me semble que c'est votre institution qui a instaurée les nouvelles règles du Jeu, et non JPB, avec sa fabrique de crétins. Ce qui vous rend directement responsable de cette décadence dont vous parlez!!

Par ailleurs, les insultes n'ont jamais rien apporté de constructif, et révèlent bien souvent une absence criante d'argumentation: Le rempart final quand on a plus rien d'autre à mettre en avant!!

Comme quoi, je reviens sur les propos de mes derniers posts, Crhistophe Sibille est bien un cas à part dans les IUFMs, tant dans sa modération que dans son ouverture d'esprit et sa prédisposition au débat respectueux!! Alors que vous, Anne, faites preuve d'une étroitesse d'esprit et d'un "stalinisme" assez éclatant, en arrivant à proférer des insultes en lieu et place d'argumentations convaincantes pour défendre votre point de vue!

En effet, je considère qu'il y a une grosse marge entre dire de qu'un qu'il est "stalinien" (à mon sens, métaphore associée à la liberté de pensée dans votre institution, comparée à celle des soviétiques dans l'URSS dudit personnage) et dire de quelqu'un que c'est un "vieux c..." (insulte brute!)
Et qui êtes vous donc, pour vous permettre un tel jugement de valeur, et pouvoir l'affirmer en public comme s'il s'agissait d'une vérité irréfutable parce qu'elle vient de vous??? Surement pas une personne aussi importante que vous vous l'imaginez, sinon vous feriez montre d'un peu plus d'humilité!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 17 juin 2006

Anne, sachez que votre intervention ne fait que conforter l'impression que j'ai eue après mon année de stage à l'IUFM, à savoir que les formateurs IUFM sont des gens bornés plus attachés à leur semblant de pouvoir et à leurs privilèges qu'à l'intérêt des élèves et de l'école!
A quand une réforme en profondeur des IUFM?!

Ecrit par : Christine | 17 juin 2006

WWWW@@@@@@@RRRRRRFFFF
mortderire merci guillaume.

Yvon perso moi chuis l'roi d'l'insulte (minable), mais cricri il est le prince de la petite insulte. Ici il se tient à carreau, c'est pas le cas sur le site de "fondapol" ;)

bien amicalement A TOUS.

ps:Merci à romain que j'avions loupé ici, mais que j'ai lu sur le fouroum de france2 (grâce à l'instituteur)

Ecrit par : toto | 17 juin 2006

Cher Monsieur, je viens de mettre votre livre dans "ma sélection" en tant que client fnac. Le mois prochain j'achèterai votre livre. Je suis professeur d' Education Musicale... Comme vous la tâche est on va dire "ennivrante..." tant il y a à faire... Et remonter la pente, mais ca ne me dérange pas quand je faisais du vélo de compétition, je préfèrais les côtes, et maintenant en moto, c'est la même chose... Il est vrai que parfois, euh... on est un peu essoufflé...Nul doute que j'apprécierai votre livre. Gardez mon adresse mail au besoin, au cas où il faudrait signer une pétition pour vous soutenir,je répondrai présent. Bravo pour votre courage !! A bientôt de vous rencontrer au fil de vos lignes. Bien cordialement . Jean-Pierre Yon. 5j'habite à côté d'Auxerre)

Ecrit par : Yon Jean-Pierre | 17 juin 2006

Voici la première question posée à un concours de la fonction publique, catégorie C (niveau brevet, moyenne des diplômes des reçus : bac+2-3)

Comment doit-on écrire 'tel' dans la phrase suivante ?

Desastres ou non, ces destructions sont considérées comme 'tel'.

J'ignore moi-même la réponse à cette question, il semblerait que les vieilles grammaires disent 'tels' et les nouvelles disent 'telles'.

Il est amusant de voir le degré d'exigence demandé pour entrer dans certaines fonctions publiques (ici agent du Trésor) en comparaison avec ce qu'on apprend aux élèves de l'EN et ce qu'on leur demande objectivement pour obtenir le bac...

On se retrouve ainsi avec des fonctionnaires de catégorie C qui en savent plus sur la langue française, sur les mathématiques, sur l'HG que de plus en plus d'enseignants, pourtant catégorie A...

Ecrit par : Atréides | 17 juin 2006

Astréides, il serait bon d'avoir la confirmation d'un Lettré, comme JPB, mais il me semble que la bonne orthographe soit: "Tels" (masculin pluriel), car faisant référence à "Désastres" (masculin pluriel)...
Analyse:
"Desastres ou non, ces destructions sont considérées comme 'tels' "
=> "Desastres ou non", enoncé de la réalité objective, méconnaissance réelle de la situation
=> "considérées comme 'tels' ", considération perceptive générant une vision subjective
(sous-entendu "comme des désastres")

A confirmer!...

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 17 juin 2006

Je pense que la remarque d'Anne - très constructive - est caractéristique de l'esprit de chapelle qui règne dans les IUFM : on peut débattre, mais uniquement entre gens de bonne compagnie, et surtout pas des problèmes qui fâchent. N'est-ce pas, finalement, une forme de censure que d'organiser le blocus autour d'un ouvrage (fût-il un pamphlet) plutôt qu'un débat ?

Au lieu de ça : "Nous évitons cependant d'attirer leur attention sur le lamentable pastiche qui a substitué crétins à littérature..." Qui a dit que les bibliographies des IUFM étaient "objectives" ? Non ! pas d'esprit stalinien ! mensonge ! viles attaques !

Mais Anne, ma soeur Anne, si cet ouvrage est si médiocre, il serait bien facile de le recommander, au contraire, pour faire éclater son inanité et sa perversité aux yeux de stagiaires si rusés... A moins que vous ne soyez pas sûre de pouvoir démonter ses positions ? Mieux vaut donc le black out qu'un débat dangereux.

Henri Queuille (président du Conseil sous la IVe République) disait : "La politique, ce n'est pas résoudre les problèmes, c'est faire taire ceux qui les soulèvent" Suivez mon regard...

Ecrit par : Laurent | 17 juin 2006

Si mon raisonnement est juste, je peux devenir fonctionnaire de catégorie A, SVP??? ;-)

Désolé... Je ne suis que militaire... de catégorie... euh... C... ou peut-être D ou E... Finalement, je crois qu'on n'est même pas classé!!! lol

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 17 juin 2006

J'ai une proposition de petit jeu amusant:

Prenons:
- La France comme terrain de jeu.
- Les programmes scolaires
- Les élèves
- Les parents d'élèves
- Tous les établissements publics d'enseignement général
- Tous les enseignants intervenants dans ces établissements (tous couverts par l'anonymat pour permettre à la réalité de faire surface, sans peur de retombées professionnelles et/ou personnelles)
- Et enfin, une société de sondage avec une envergure nationale.

Et maintenant, jouons:
Organisons un sondage national, à l'instar du sondage conduit au Quebec, sur ce que pensent (séparément, d'abord, on pourra toujours grouper les résultats statistiques après!) les enseignants, les parents et enfin, les élèves sur leur Ecole de la République, concernant:
- le niveau scolaire actuel, et s'ils estiment que ce niveau s'est amélioré, a stagné, ou s'est dévalué au cours des 30 dernières années.
- la valeur des diplômes de cet enseignement général

Jouons encore un peu plus...
Demandons aux représentant de grandes sociétés implantées en France, ce qu'ils pensent de l'évolution de la valeur de ces fameux diplômes.

Je pense, après celà, que l'on aura une vue objective de la situation réelle en France, POUR PEU QUE L'ANONYMAT DU SONDAGE SOIT RESPECTE, qui ne sera d'ailleurs plus contestable par les perdants (que ce soit nous, le "clan de JPB", ou vous, le "clan des IUFM").

Alors, y a-t-il des joueurs dans l'assemblée???

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 17 juin 2006

Puisque les IUFM sont tellement sûrs de leur résultat et de l'approbation majoritaire des enseignants concernant leur doxa, ce type de jeu devrait vous amuser, Anne, Chris, Lubin, Christophe et les autres... puisqu'il devrait mettre en valeur un réel bilan positif que vous semblez sous-entendre, et nous faire taire à jamais, nous les "nostalgiques du temps passé", démagogues et populistes odieux, profitant d'interrogations de la plèbe pour se faufiler dans la brêche, et défier les IUFMs dans le seul but de détruire cette merveilleuse organisation, dérangeante par son succès unanimement reconnu!!!!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 17 juin 2006

DOUBLE PLUS BON
Quelle joute verbale. Anne aime la Petite fabrique de littérature, ça tombe bien , moi aussi. Elle prétend que la fabrique de littérature date de 1993, ce qui est faux : J'en ai une édition qui date de 1984, ce qui lui donnait un petit côté "double plus bon" très néo pédago. DOMMAGE pour vous... un ouvrage qui paraît si proche du dogme iuèfèmesque , et voilà que Brighelli et consorts sont encore dans le coup, Madame. Situation cocasse, non ? Si le nom honni vous dérange, ne vous inquiétiez pas, pas besoin de caviarder les pages qui vous déplaisent : changez de crémerie, et croyez m'en, d'autres ont repris le concept depuis, dans le style 'magasin pittoresque de littérature' plus épais qu'un catalogue manufrance, et actuellement en librairie. C'est ce qu'il vous faut. Ca vous permettra de renouveler vos bibliographies. Donner des bibliographies, à condition de les judicieusement commenter, ça vous en meuble des demi-journées de formation. En attendant, profitez bien, la fin de votre sinécure risque de sonner plus vite que vous ne l'imaginez.

Ecrit par : Dom | 17 juin 2006

Yvon, je suis contre votre idée d'un sondage. Responsabilisons plus les gens: il faut faire un référendum sur l'EN, sur les contenus des programmes ( Villard ou Villon, Pythagore ou Moulinex, Coupe du monde de foot de 1998 ou de Nuremberg à Nuremberg, globale ou alphabétique ?), sur le rôle des parents ( éducateur ou instructeur ?), des enseignants ( CAPES ou BAFA ? ), des élèves ( enfants ou élèves ? géniaux constructeurs de leur savoir ou héritiers modestes de millénaires de constructions intellectuelles ?), sélection ou pas ? selons quels critères ? fric ou intellect ? Plus d'enseignants ou moins d'enseignants ?
Ecole unique ? Classes de niveau ? Durée de la scolarité obligatoire ? Qui décide des redoublements, des orientations ?

Et on refait le même référendum tous les 18 ans. Mais pendant 18 ans les Français se bouffent les conséquences de leurs choix, et pas question qu'un sinistre de l'éducation vienne tous les ans pondre une nouvelle réforme sur la couleur du PQ : vox populi, vox dei.
Et les enseignants appliquent pendant 18 ans la volonté populaire, pas la volonté d'un quarteron de pédagos.

Ecrit par : Atréides | 17 juin 2006

Et bien, organisez déjà le referendum sur ce forum, nous ferons chacun des copier coller en donnant juste un oui, non, sans développer, ce que nous faisons à longueur de messages.

Ecrit par : Sionac'h | 18 juin 2006

Desastres ou non, ces destructions sont considérées comme 'tel'.

Dans ma langue cela serait:

Disastri o no, queste distruzioni devono essere considerate come tali . (telles)

Tromperies ou non de la part de ma mère, mon père doit être considéré comme tel et mes frères comme tels (mes soeurs comme telles)


moi je pense que c'est "telles", mais bon...

Ecrit par : isa | 18 juin 2006

Je dirais: "tels" aussi, mais j'ai appris très récemment, (grâce à un participant sur ce forum), que: "la plupart" était associé avec un verbe au pluriel...
Je trouve assez savoureux que des gens dont l'insulte est un mode d'expression, (à commencer par Jean-Paul, pour le titre de son livre; qu'on le veuille ou non, crétin est une insulte, et qui sonne particulièrement bien, en plus! Je suppose même que c'est pour cela qu'il l'a choisi ce mot précis, au delà de sa signification), reprochent à d'autres de l'utiliser... L'hôpital qui se fout de la charité, en quelque sorte, ou le camembert qui dit au roquefort: "tu pues".
J'aimerais que toto me montre les insultes que j'ai pu personnellement proférer, sur quelque forum que ce soit.
Par ailleurs, et quelle que soit la valeur, (valeur littéraire et valeur argumentaire), du livre de Jean-Paul, le nombre d'exemplaires vendus n'a jamais été en soit un critère de qualité! Il faudra trouver autre chose pour le défendre.

Ecrit par : christophe sibille | 18 juin 2006

Le nombre d'exemplaires vendus n'est effectivement pas un critère mais il réfute l'argument adverse utilisé notamment lors du débat entre Brighelli et Nick (émission Arrêt sur Images) à savoir qu'il ne s'agit là que de l'agitation d'une petite secte.
Les 160 000 exemplaires démontrent qu'il s'agit d'une prise de conscience plus large. L'ignorer comme Nick est caractéristique de l'esprit de chapelle qu'invoquait Laurent plus haut.

Quant aux insultes, vous êtes tout miel parfois mais resté assez méprisant à l'égard de Rachel Boutonnet dont je salue le courage. Je n'en comprends toujours pas la raison. Peut-être le sentiment d'une relative impunité de vos propos au contraire d'attaques vives sur Brighelli dont les ripostes sont plus cinglantes.
En cela vous suivez les préceptes de Sun Tzu (n'attaquez pas les troupes d'élite), c'est retors.

Ecrit par : Guillaume | 18 juin 2006

restez

Ecrit par : Guillaume | 18 juin 2006

Merci à tous ceux qui ont été de répondre à la question sur 'tel'.

Voici les réponses que j'ai pu trouver sur des sites de grammaire :
1/ Dans des tournures comme « considérer comme tel » ou « croire tel », tel s'accorde avec le complément dont il est l'attribut.

Cette femme n'est pas le chef de la famille, mais plusieurs la considère comme telle

2/"Comme tel" s'accorde avec le nom sous-entendu (Ce propos est une infamie, et comme telle, blâmable).

Et oui , deux propositions contraires...

Quand je pense que la réussite ou non au concours peut se jouer la dessus (ça fait une différence de 1/10 de point de moyenne entre celui qui a juste et celui qui a faux, ce qui représe plusieurs dizaines de places d'écart pour un concours qui en offre moins de 200)...

Ecrit par : Atréides | 18 juin 2006

Les profs sont de plus en plus nombreux a le dire, même RTL cette semaine en a fait un dossier "les auditeurs ont la parole", le bac aujourd'hui ne vaut rien. C'est une honte, mais tout va bien. Les entreprises se gossent tous les jours, les patrons hurlent et réclament de vraies compétences avec des gens qui savent résonner.Point du tout notre système fait monter le niveau, bien sûr, c'est si vrai qu'il monte en mêm temps que le chômage.Si ça ce n'est pas de la discrimination positive ! Et les très bons élèves ce n'est pas les insulter et les mépriser que de ne pas reconnaître leur intelligence et leur travail, au profit de zozos qui n'en ont rien à faire ? Alors quand je lis ces C... écritent par cet A... de Watrelot dans les cahiers Pédagos (on devrait faire sauter le A de cahier ça leur va si bien)je me dit que nous avons une chance folle de les avoir a l'EN !!!! Et qu'il serait peut-être temps que tous les profs montent au ministère pour couper des têtes une bonne fois pour toute.
Quand je pense que nos ancêtres l'ont fait.
Léopoldine.
Revue de presse du vendredi 16 juin 2006
Bac : et s’il y avait trop d’indulgence... , c’est le titre du Parisien
Le journal poursuit avec cette formule ambigüe « Officiellement, aucune consigne de notation n’est donnée aux profs. Officieusement, certains craignent un excès de mansuétude à l’égard de lycéens qui ne mériteraient pas de l’avoir.
Toujours dans ce même dossier, une représentante de « Sauver les lettres » est interrogée par Le Parisien. Elle affirme que les consignes d’indulgence existent et dévalorisent ce diplôme.
Qu’est-ce que tout cela veut dire ? En vertu de quels critères supérieurs à ceux qui sont élaborés collectivement dans les commissions d’entente et d’harmonisation, faudrait-il décider que certains élèves ne « mériteraient pas de l’avoir » ?.
Le thème récurrent de l’indulgence au bac semble le résultat d’un mélange de nostalgie (c’était mieux avant quand le bac n’était possédé que par 10 ou 30% des jeunes), de théorie paranoiaque du complot et d’une conception individualiste du métier d’enseignant (refusant la logique même de la concertation et du travail collectif). C’est largement un fantasme même s’il est répété à l’envi. Il ne suffit pas d’asséner avec force dans un plan médiatique très construit pour que cela devienne une vérité...
On serait même tenté de dire que c’est l’inverse. Le bac est moins indulgent qu’autrefois tant les sujets proposés semblent bien plus difficiles et mobilisant des concepts et des compétences plus complexes, qu’il y a trente ans (quand je passais moi même le bac...

Ecrit par : léopoldine | 18 juin 2006

Ils sont géniaux au Parisien...

Ben oui, aujourd'hui y a des compétences plus complexes qu'il y a 50 ans : allumer un ordinateur c'est vachement plus complexe que calculer le produit de deux matrices, pensez donc ! Dire qu'un circuit intégré c'est un truc qui fait des choses dans un ordinateur c'est vachement plus complexe que de calculer l'intensité sortant d'un circuit électrique comportant deux fils de cuivres, une pile alcaline et deux résistances en parallèle.
Faire un TPE sur la théorie de la relativité en imprimant 50 pages de google, demande des compétences vachement plus complexe que de calculer soi-même la prochaine éclipse lunaire en utilisant bêtement Newton.

Là où il n'a pas tort, c'est que c'est vachement plus complexe de lire un sujet de bac aujourd'hui qu'il y a 30 ans.

Il y a 30 ans tous les élèves de terminale savaient lire.

Ecrit par : Atréides | 18 juin 2006

Christophe,

Vous êtes dur... Il ne me semble pas que j'aie insulté quiconque dans ma réponse, ni, d'ailleurs, que j'aie insulté qui que ce soit dans mes différentes interventions.

Maintenant, concernant les autres, je ne suis pas responsable de ce qu'ils écrivent. Et au sujet du mot "crétin" (employé par JPB), je pense qu'il n'a pas réellement un sens injurieux, mais plus une connotation affectueuse, un peu on dirait "l'idiot du village", ou bien "ce couillon[g]!" dans le Sud. Mais ceci n'est qu'un avis personnel (Comme vous le souligniez, je pense que JPB a justement choisi ce terme volontairement, pour cet aspect non insultant. Mais il serait mieux que ce soit lui qui vous le confirme!).

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 18 juin 2006

Concernant le niveau du BAC, je pense qu'on se doit d'être légèrement plus nuancé:

Du point de vue de la culture générale, et des fondamentaux, je pense sincèrement que l'on est sur un niveau nettement inférieur que celui de nos "Anciens".

Maintenant, il faut aussi reconnaître que certaines matières ont été approffondies (je pense aux maths et à certaines "sciences" qui en découlent, JE PRECISE que ce n'est qu'une impression personnelle), mais ces approfondissements ce sont faits avec l'abstraction des fondamentaux, ce qui engendre une grande disparité dans leur maîtrise par les élèves, et qui naturellement ne peut pas servir dans l'examen, puisque l'on vise un résultat statistique à l'arrivée.

Donc à l'arrivée, ces approfondissements ne sont bénéfiques qu'aux bons élèves, augmentant encore un peu plus le fossé de la différence

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 18 juin 2006

Yvon, ma remarque n'était pas dirigée vers vous!
Je n'ai aucun mépris pour Rachel Boutonnet! Je pense que c'est une honnête institutrice, je l'ai dit, et je le redis, et qu'on l'a simplement revêtue d'un manteau un peu grand pour ses frêles épaules! (Je crois que j'avais même employé cette formule précise). Vous rappelez-vous son débat avec le représentant du SNUIPP, au journal de 13 h. de France-Inter? C'était à la limite du comique! D'ailleurs, j'ai gardé le podcast de l'émission, il me semble qu'on entend s'esclaffer discrètement derrière, quand elle prend la parole! Mais, après tout, elle n'était pas obligée d'aller dans cette galère!

Ecrit par : christophe sibille | 18 juin 2006

correction: SE sont faits...

Par ailleurs, comme le souligne Astréides, là où les bons éléments iront faire des recherches sérieuses et réfléchies sur les sujets proposés et en comprendrons donc le fonctionnement, les autres se contenteront des 50 pages de google, en effet, sans aucun résultat intellectuel.

Le problème de cette formule reste que, de façon générale, même si l'on peut considérer que les plus studieux acquièrent un niveau supérieur de connaissances par rapport à leurs aînés, il n'en demeure pas moins que la majorité n'en tire aucun bénéfice.

Je précise que ce fameux bénéfice est accessible aux "bons", non grâce à l'école, qui ne transmet plus les fondamentaux nécessaires à son acquisition, mais bien grâce au travail d'accompagnement effectué par la cellule familial dès leur plus jeune âge, et grâce aussi à leur travail personnel de recherche qu'ils ont appris à mener convenablement et de manière constructive, au sein de cette même cellule.

L'école n'a donc plus rien à voir avec le succès de ces bons élèves.

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 18 juin 2006

Les maths approfondies au bac par rapport à avant?
Euh, non désolé.

Le niveau même en spécialité maths de term S ne vaut pas celui de terminale C.

Et ce n'est pas parce qu'on fait un peu de théorie des graphes en ES ou un peu d'arithmétique en S que ça change quelque chose à la baisse des contenus.

C'est un peu comme dire qu'une voiture à laquelle on a rajouté un béquet arrière, une peinture métalisée, des phares halogènes et fait passer le moteur de 2L à 1.4L devient plus puissante.

Ecrit par : Atréides | 18 juin 2006

Christophe, ne faites pas semblant de ne pas comprendre le titre : le mot clef, c'est bien FABRIQUE. Ces professeurs et ces élèves ne sont pas des crétins par nature ; ils ont été poussés dans cette direction, volontairement, par un système qui fustige la culture et récompense la nullité.

Quant à ricaner dans le dos de Rachel Boutonnet, voilà bien l'attitude habituelle des chiens du pouvoir : lécher la main des puissants, mordre ceux contre lesquels ils ne risquent rien. Un syndicat tout puissant contre une simple institutrice : harro sur le baudet !

Une aussi minable servilité est à vomir. Avec les pédagogistes, il ne faut jamais gratter longtemps pour trouver la bête sous l'apparence "tolérante", "civique" et "citoyenne". Jean-Paul est souvent excessif, et je suis loin d'être d'accord avec tout ce qu'il écrit. Mais sa colère, en tout cas, vaut mieux que les ricanements sortis du troupeau.

Ecrit par : Pierre-Henri | 18 juin 2006

Vous avez toute ma sympathie Monsieur Brighelli. Bonne chance contre les nihilistes !

Ecrit par : profdisaster | 18 juin 2006

http://blog.bretagne-balades.org/index.php/2006/06/16/423-segolene-royal-entartee-a-la-rochelle

"mais j'ai appris très récemment, (grâce à un participant sur ce forum), que: "la plupart" était associé avec un verbe au pluriel..." mort de rire, tu peux dire qui, JE ne t'en voudrais pas Lol de lol.

Ecrit par : toto | 18 juin 2006

Oui Pierre Henri. D'ailleurs je crois que Brighelli cite plus ou moins directement un texte très connu de Giovanni Papini qui, dans l'excipit son pamphlet "chiudiamo le scuole" , parlait déjà de :
"fabbriche privilegiate di cretini di stato".

Ecrit par : isa | 18 juin 2006

Pour Astréides

Quand je faisais allusion à des approfondissements, ce n'est pas tant entre terminale C et teminale S qui sont des réformes très "récentes" (5 à 10 ans environ, me semble-t-il), mais je considérais la période des 30 dernières années (seulement, ne connaissant pas extactement les contenus des années 70/80, ni ceux d'aujourd'hui, je ne peux l'affirmer!)

j'en profite pour préciser que, si ma remarque s'avérait exacte, le système actuel est même inégalitaire pour les meilleurs, car la dévaluation générale du BAC engendrée par les objectifs statistiques de réussite fait perdre tout le bénéfice du travail fourni par ces bons élèves en les rabaissant injustement et en les fondants dans une masse incipide de favorisés sur l'autel de l'apparence.
L'impact psychologique sur ces élèves est d'ailleurs important puisqu'ils ont l'impression d'être visée intellectuellement quand ils entendent que le BAC a été dévalorisé, alors que nous savons tous qu'ils auraient eu le BAC de toute façon, et que ce n'est en rien leurs compétences propres qui sont remises en cause.

Ce qui m'amène à un paradoxe des IUFMs:
Abat l'humiliation des élèves! Il faut évité de les rabaisser, des les humilier, nous rabachent les nouveaux pédagogues!?!?!?
Mais finalement, ça s'appelle comment, cette noyade du mérite, pour les bons élèves??? De l'humiliation aussi, à mon avis!

Sinon, je rejoins la dernière remarque de Pierre-henri quand il écrit que c'est la colère intérieure qui engendre le ton et les expressions "excessives", mais néanmoins objectives sur le fond, de JPB.

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 18 juin 2006

Qui, ici, aura le front de prétendre que Rachel Boutonnet est un bon écrivain, ou une grande "débatteuse?" Pourtant, elle est souvent élue comme une des têtes de file de la fronde anti "pédagogiste". Comme quoi, l'idéologie peut tenir lieu de talent! Et ne me dîtes pas que j'attaque les "faibles". Encore une fois, elle a été plutôt bien servie par les media, et n'était pas obligée d'y aller! Encore une fois, c'est certainement une instit consciencieuse, et je ne vois pas en quoi ce propos blesse, en son nom, certains des intervenants ici présents!
Excusez-moi, toto, mais je ne me souviens plus qui m'avait instruit. Vous qui êtes doué en informatique, pouvez-vous, entre deux matches de football, faire un petit lien faisant apparaître le message? Vous en profiterez, du même coup, pour en faire également, comme je vous le demandais plus haut, relatant les insultes dont je me suis soit-disant rendu coupable? Merci.

Ecrit par : christophe sibille | 18 juin 2006

Au fait, Jean-Paul, merci de citer Nico Hirtt dans votre livre... Mais il me semble qu'il soit loin d'imputer le désastre, supposé ou non, de l'école actuelle, aux "nouvelles" pédagogies.

Ecrit par : christophe sibille | 18 juin 2006

zyva cricri j'ai pas ksa à foutre oam!

pour mémo
païsan gonade pitbull etcetc je sais que ta mémoire défaille je te l'avions djà dit Léo&L;éa trèstrès bien pour ce que tu as.
;)

Ecrit par : toto | 18 juin 2006

Pour Atreides

Bravo. Que c'est bon de voir aussi bien écrit et exprimé ce que je ressens moi-même (et beaucoup autour de moi, de tous âges).

Ecrit par : Sylviane | 18 juin 2006

"(seulement, ne connaissant pas extactement les contenus des années 70/80, ni ceux d'aujourd'hui, je ne peux l'affirmer!)"

dans les années 70 on a eu droit aux maths modernes
(je ne vais pas rentrer dans le détail des erreurs qui ont été faites à cette époque au nom d'une idéologie, et puis c'est une chose de faire des maths modernes en CM1 ou en 4°, c'en est une autre en terminale)

L'une des idées principales était de partir de la théorie des ensembles. C'était globalement plus abstrait que ce qui se faisait avant (1960) et ce qui s'est fait après (1980).

Plus dur, je ne sais pas, mais on demandait tout de même à des élèves de terminale de savoir démontrer.

Rappelez-vous le scandale du bac de 200x ?
De nombreux élèves de TS avaient rendu copie blanche, et oui on osait leur demander de résoudre une équa diff issue d'un problème de biologie, on osait leur demander le volume d'une pyramide !

Ces pauvres jeunes tellement habitués à la transdisciplinarité ne voyaient pas bien une population de bactéries pouvait être
modélisée par une équation.

A mon époque (ouh le vieux ! bac de 94, dernier des bacs C) il était commun de faire ce genre de modélisation ( pour la radioactivité aussi...). Bref, comme vous dites Yvon, c'est toujours sur les faibles que la baisse du niveau se fait le plus durement ressentir.

Mais j'avais de mauvais profs qui ne faisaient pas de TPE ni de pluridisciplinaire !

Ah oui, concernant l'enthousiasme de certains concernant le privé:
si j'avais un enfant à scolariser aujourd'hui, il est fort probable que je le mettrais dans le privé, MAIS je sais aussi qu'une fois que le public aura été détruit (futur, pas conditionnel), attendez-vous à de sacrés retours de batons, et des obligations religieuses que le privé n'impose pas pour l'instant, grâce à la 'concurrence' du public.

Voyez ce qu'il se passe au Royaume-Uni, avec les 'tickets de messe'.

Ecrit par : Atréides | 18 juin 2006

Pour Astréides, le bac en question c'était il y a deux ans. Un copain de mon fils l'a passé. Le problème ne venait pas des bactéries mais d'une question de cours de première que les élèves avaient quelque peu oublié... Par ailleurs, effectivement beaucoup ont rendu feuille blanche mais malgré cela ils ont eu 7/20 !!! Drôle ou affligeant ? C'est ce que ce copain a eu et il a eu son bac s sans pbme.
La question est : Comment peut-on avoir 7/20 en rendant feuille blanche si les notes ne sont pas truandées ?? Hein ?? C'est quand même beau les mathématiques !! Quel gosse peut-être crédible dans ces conditions pour revendiquer son bac en poche ?? A part cela Mme la Marquise, tout va très bien tout va très bien.
Léopoldine

Ecrit par : léopoldine | 18 juin 2006

Toujours aussi clair, toto! Attention, football à trop haute dose
ramollit les neurones, (proverbe chinois).
Pierre-Henri, de quel "puissant" ai-je "léché la main"? Cela m'intéresserait beaucoup que vous me l'appreniez! J'ai lu le livre de Rachel Boutonnet et celui de Jean-Paul Brighelli, (je viens à l'instant de le finir). Ce n'est faire insulte à personne, ni "lécher la main" de personne, de dire qu'il y en a un qui est écrit avec la tête, (même si je ne suis pas d'accord avec tout, mais j'espère en parler avec lui...Zut, je me suis trahi...) et l'autre avec les pieds! Je croyais qu'on venait ici pour dire en tous cas ce qu'on pensait!

Ecrit par : christophe sibille | 18 juin 2006

Mon père a été incapable de m'aider en math !
Pourquoi ! parce que les math moderne sont arrivé au mauvais moment.
1) il n'a pas compris les math moderne
2) il n'a pas compris la méthode global
etc etc
CES ENFOIRéS ont coupé le lien entre les parents et les enfants. (comme aujourd'hui d'ailleur).

Pour mon père c'était moi le débile, pas la méthode (qu'il ne comprenait pas) pas l'instit qui était incompétente.
Heureusement que je me suis aperçu de toutes ces saloperies qu'ILS nous font faire (bon un peu tard pour moi hélas, pour mon enfant j'ai juste perdu 4 ans).
L'instit de mon enfant n'est pas méchante. ELLE EST JUSTE INCOMPéTENTE.

pour info moi je pleure TOUS LES JOURS en ce moment.
MERCI

astréides je t'aimions.

Ecrit par : toto | 18 juin 2006

cricri va te faire mettre

Ecrit par : toto | 18 juin 2006

Tiens... Qui parlait d'insulter?

Ecrit par : christophe sibille | 18 juin 2006

À propos de baisse de niveau, il vaut mieux parler plutôt de niveau d’exigence. Qu’est-ce qu’on demande aux élèves, qu’est-ce qu’on attend d’eux ?

Et dans la rubrique les pédagogistes luttent contre les inégalités et font dans les médecines douces, un exemple : à quoi servent les IDD en collège (Itinéraires de découverte) ? À des « activités » et « productions » transmultipluridisciplinaires. Pour les pédagogos, ce serait aussi une « pédagogie du détour ». Détour vers quoi ?

Un spécimen : en hist-géo, des élèves d’un collège font en IDD des mosaïques (dans l'académie de Rouen, je ne vais pas tout cafarder ;).
Sympa, non ? Bientôt l’atelier macramé. On se croirait en stage de « développement personnel » chez les bobos dans le Lubéron. Et en arts plastiques, on fait quoi ? Quand on pense que pendant ce temps, il y a de véritables fascistes qui essaient de donner des repères spatio-temporels à des enfants sans défense.
(Loin de moi l’idée de dénigrer mosaïques et mosaïstes, je l’aimeu, la mosaïqueu françaiseu ! ;))

La question principale est : qu’ont appris les élèves ? Après les colliers de nouilles et les châteaux-forts en pots de yaourt… Je croyais que les zaprenans, on devait les aider à « grandir », dit le Révérend Père Meirieu et son clergé.
Au lieu de quoi, perpétuation de la pédagogie de maternelle à tous les niveaux, quel niveau justement… Vivent les innovants ! C’est Topor qui rappelait, crois-je, que Léonard de Vinci avait raison : « Il y a des gens qui ne laisseront d’eux que des latrines pleines. »

Ecrit par : Lariba | 18 juin 2006

Vive le foot Sibille! Même si cela ne fait pas assez intello : Vive le foot e forza italia!

Voilà, comme cela vous pouvez me mettre plus facilement dans la case "débile mentale".

Ecrit par : isa | 18 juin 2006

Ca va, madame? Vous vous sentez bien?

Ecrit par : christophe sibille | 18 juin 2006

Anne,

Je vous invite à vous demander POURQUOI le même auteur a commis les deux "fabriques" ; pour ma part, je ne pense pas qu'il soit devenu plus bête dans cet intervalle de temps.

Un auteur de manuels reconnus par l'institution écrit, vingt ans après, des pamphlets contre elle. Qui a dégénéré, l'auteur ou l'institution ?



Sibille, je n'ai rien compris à ce que vous disiez sur Spinoza, les libertés qu'on se donne, le léchage de mains, les pieds de Rachel Boutonnet, les pratiques difficiles à assumer dans les tonneaux de Toto... C'est du globalien ?

Ecrit par : prof chômeur | 18 juin 2006

Christophe, je visais ceux qui s'attaquent à Rachel Boutonnet. Si vous en êtes, tant pis pour vous. Vous pouvez difficilement nier que le "journal d'une institutrice clandestine" est plutôt bien écrit (en tous cas, il parle concrètement et atteint son objectif). Il est infiniment plus agréable à lire que les masses de charabia que produisent vos glorieux instituts.

Les IUFM ne sont pas les mieux placés pour juger des qualités littéraires de qui que ce soit, sinon peut-être de celles du nègre d'Hervé Villard.

Ecrit par : Pierre-Henri | 18 juin 2006

Christophe Sibille

Vous voulez comparer un normalien et une maîtrise de philosophie
Il est à espérer que la comparaison tourne à l'avantage du premier qui manie la plume avec plus d'aisance que la seconde. C'est comme si l'on comparait Barenboïm à un obscur formateur de musique au fin fond de l'Indre.
Mais comparaison n'est pas raison.

Le talent de Rachel ne réside pas là, son premier livre est un journal personnel ou plutôt des prises de notes d'une étude ethnographique sur un monde exotique qui se cache derrière un sigle barbare : l'IUFM.
En ce sens, elle fut la première à rendre compte d'une réalité trop longtemps occultée, et depuis un certain nombre de témoignages ont corroboré ses dires. Son livre fait référence ne vous en déplaise, il est parfois cité par le Monde de l'Educ et souvent vilipendé par le clan pédagogiste dans ses divers lieux d'aisance, c'est une forme de reconnaissance.

A noter que ce second livre fait l'objet des mêmes critiques acerbes alors qu'il s'agit d'un ouvrage pratique fruit de l'expérience d'enseignants rodés. En l'insultant par ces railleries déplacées, on insulte aussi le travail de ces instituteurs.

*(les deux années d'IUFM n'ont donc eu à vous entendre aucun effet bénéfique sur son talent littéraire je suis heureux de l'entendre).

Ecrit par : Guillaume | 18 juin 2006

Oui, c'est idiot de reprocher à Rachel Boutonnet de ne pas être un grand écrivain. Ce n'était pas son but en écrivant son Journal d'une institutrice clandestine. Elle n'a jamais prétendu être Mme de Stael.

Ecrit par : Jérémy | 18 juin 2006

mademoiselle ;o)

Ecrit par : isa | 18 juin 2006

Premièrement, je n'ai insulté personne, Guillaume, contrairement à vous.
Deuxio, Barenboïm est concertiste et chef d'orchestre, et je suis prof, (quoique ayant pratiqué le métier de musicien de scène derrière des "têtes d'affiche" pendant un certain nombre d'années, ne vous en déplaise. ) Brighelli est prof et Rachel aussi, et ils ont été médiatisés à peu près de la même manière par des gens de presse friands de scandale. Il se trouve qu'ils l'ont été tous les deux pour un livre. Bien écrit, dans un cas, mal dans l'autre. Point.
Un certain nombre de témoignages ont corroboré les dires de Rachel Boutonnet. Certes. Mais les media relatent plus facilement les dysfonctionnements que les choses qui marchent. Les blogs aussi, apparemment. Tant mieux, cela nous permet de débattre. Le plus sereinement possible, malgré des interventions, dont les vôtres, rédigées dans un style qui nous rappelle une période plutôt nauséabonde de notre histoire.
Prof chômeur, relisez Spinoza!

Ecrit par : christophe sibille | 18 juin 2006

copie blanche = 7/20, il y a une explication mathématique, il suffit de travailler modulo 7..
0=7=14
1=8=15
2=9=16
etc...

(c'est comme pour une horloge, toutes les 12heures on revient au point de départ, 18h=6h etc...)

Je viens de retomber sur le sujet de 2004 (l'année d'après), on avait même droit à un QCM pour le bac S !!!
Un QCM dans un sujet de bac S. Ecrit en toute lettre: aucune justification n'est demandée !

4 points pour ça !

Sans parler de l'exercice 5 sur le chariot : des unités farfelues, équation différentielle quasiment résolue dans le texte...
Faudrait que je revois mon sujet de 94 si ça se trouve je bondirais aussi en le comparant à celui de 84 :-)
Mais à part ça, le niveau monte...

Pour en revenir à celui de 2003, l'exercice 1 sur 5 points est un classique de chez classique de géométrie avec nombres complexes, l'exercice 2 fait appel à un mélange de connaissances de 4° et de 1ère, et NON il n'est pas normal qu'un TS ait oublié des formules datant de 1,2 ou 5 ans.

dans le fameux problème la seule difficulté est que l'équa diff contient un paramètre, et cela ne devrait pas être une difficulté pour des élèves de TS que de savoir faire un peu de calcul littéral.
Mais ce qui m'inquiète encore plus que l'échec de beaucoup d'élèves dans ce sujet, c'est les commentaires de certains professeurs de mathématiques enseignant en TS :" ah oui il était dur, j'ai eu du mal moi aussi". Bizaremment les seuls que j'ai entendus dire cela soit avait moins de 30 ans, soit étaient engagés de près ou de loin dans un IUFM... ( je ne dis pas que les profs de maths d'IUFM sont nuls, je dis qu'il y en a de malhonnêtes)

Pour ceux qui voudraient revoir le sujet de 2003 :

http://www.ac-bordeaux.fr/APMEP/Fichier%20annales/dossier%20S/dossier%202003/FranceSjuin2003.pdf


Juste une remarque : c'est ATREIDES, pas aStréide, de la lignée des Atrées (Agamemnon) dans Dune, et non pas un descendant de la fusée de Perry Rhodan
(les aventures de Perry Rhodan : série de livres SF allemands, dont la plupart des idées ont été piquées par les américains, notamment pour Star Trek. A noter que chaque semaine il se vend 70 000 livres de cette série hebdomadaire en Allemagne, et cela depuis 30 ans)
(Dune et les suites : oeuvre majeure de Franck Herbert, sans doute LE chef-d'oeuvre de la SF, qui n'est pas un sous-genre littéraire juste bon pour ados. Dune aurait sa place au lycée, en tout cas bien plus que Villard, mais peut-être plus en philo qu'en français)

Ecrit par : Atréides | 18 juin 2006

Ah bon? Je croyais qu'Astrée était une déesse de la mythologie grecque? (fille de Zeus et de Thémis, qui quitta la terre pour fonder la constellation de la vierge?)

Ecrit par : christophe sibille | 18 juin 2006

Ca serait pour ça qu'ils ont nommé ainsi la fusée de Perry Rhodan?
Ben mince alors, cultivés les Allemands !
Enfin du moment qu'Endymion est bien le nom d'un chasseur de la planête Hyperion.
Comment Endymion aussi est issue de la mythologie grecque ? Et Hypérion n'est pas le nom d'une planête où sévit le Gritche ?

Ben oui, étonnant, mais on peut lire de la SF et pourtant connaitre sa mythologie grecque, l'inverse me semble plus rare, et c'est peut-être dommage.

Ecrit par : Atréides | 18 juin 2006

" malgré des interventions, dont les vôtres, rédigées dans un style qui nous rappelle une période plutôt nauséabonde de notre histoire."

Tel Nick vous ressortez l'argumentaire "extrême-droite", la comparaison avec Barenboïm vous aurez vexé à ce point qu'il vous faut user de ces vieilles ficelles. Un peu minable !
Vais-je aussi me faire traiter de petit Golnisch ?

Elle "écrit avec ses pieds" n'est donc pas une offense. Jadis on envoyait ses témoins pour moins que ça. Vous êtes allés au-delà de la correction et de la courtoisie la plus élémentaire à l'égard de cette courageuse institutrice qui n'a pas de plan média contrairement aux affabulations de certains.

Qu'elle n'ait pas l'aisance nécessaire pour se défendre face à une syndicaliste rodée ? La belle affaire ! Les syndicats enseignants (à l 'exception du SNALC) ont prouvé à maintes reprises leur collusion avec les milieux pédagogistes. Combien d'entre eux ont par ailleurs refusé de débattre avec un Le Bris ou un Brighelli de peur d'être à leur tour ridicules ?

Bien qu'enseignant dans le privé, je partage assez l'avis de Brighelli, je ne suis pas non plus pour le pardon des offenses.
Et hop ! Un petit coup de talion aux fesses

Ecrit par : Guillaume | 19 juin 2006

Réponse à "prof chômeur" : la vieillesse est un naufrage, hélas !...
Un vrai signe de la décadence que dénonce JPB : trouver du talent à... Rachel Boutonnet !
Mais on n'en est pas à une incohérence près sur ce site qui n'a qu'une raison d'exister : pourfendre le Grand Responsable du Mal existant : les IUFM, résurgence du stalinisme, du nazisme et que sais-je encore ?
Avez-vous déjà entendu parler des boucs émissaires ?
Vous n'avez vraiment rien d'autre à faire ?

Ecrit par : Anne | 19 juin 2006

Tiens? Je ne suis pas le seul à employer l'argument de l'extrême droite? Cela lui redonne donc de la valeur! Après tout, c'est l'argument systématiquement employé par les contempteurs des IUFM pour les enfoncer un peu plus; "plusieurs stagiaires nous vilipendent, donc nous devons être vilipendables". Cet argument serait valable dans un sens et pas dans l'autre? Expliquez-moi ça.
De même que l'invocation de la loi du talion, qui me semble une valeur assez proche de l'extrême droite également! Chassez le naturel...
Et que ce soit vous, Guillaume, qui accusiez les autres de manquer de courtoisie est à la limite du comique! Mais peut-être que cette phrase justifie la convocation des témoins; (le duel, autre valeur de gauche?)
Le parallèle avec Barenboïm, avec lequel vous avez eu la bonté d'âme de me mettre en perpendiculaire, ne me blesse pas. Mais, apparemment, vous prêter un style épistolaire digne de: "je suis partout" vous a apparemment vexé. Vous avez tort, après tout, Destouches n'a pas écrit que "les bagatelles" ou "Rigodon". Vous pouvez encore vous rapprocher du "voyage au bout de la nuit" ou de "mort à crédit". Vous n'êtes pas si vieux, après tout.
Un petit détail, si vous le voulez bien, puisque vous aimez certainement la précision. Châteauroux n'est pas au fin fond de l'Indre... Et Gollnish prend deux "l".
Quand même, défendre les lettres et le fait (justifié) qu'il ne faille pas mettre sur le même plan la bonne littérature et la mauvaise, comme le fait Jean-Paul dans son livre,(hiérarchiser les oeuvres), et en même temps vouer Amélie Nothomb ou Anna Gavalda aux gémonies et encenser Rachel Boutonnet, il y a comme qui dirait un hiatus! On ne glorifie pas un mauvais livre, même s'il n'est pas fait pour être bon sur le plan littéraire, sous prétexte qu'il défend vos idées. C'est quand même le "b-a ba" de l'honnêteté intellectuelle. Ou alors on précise: "ce livre n'est pas très bon, mais je le défends parce qu'il a le mérite de défendre ce que je crois être la vérité".
Petit post scriptum qui n'a (apparemment) rien à voir. Vu sur canal plus, hier à 12h.30, un excellent documentaire sur: "la face cachée de la pop adolescente". Pour ceux qui s'interrogent sur la "baisse du niveau des jeunes", cela donne une information assez édifiante sur la concurrence pour le moins déloyale à laquelle l'école est confrontée... Ce n'est pas pour ça qu'il faut baisser les bras, au contraire, et étudier Hervé Vilard à l'école est un non sens, mais connaître ses vrais ennemis à leur juste valeur donne des armes pour lutter efficacement contre eux. Cette émission sera certainement rediffusée, je vous la conseille à tous.

Ecrit par : christophe sibille | 19 juin 2006

Anne,
Vous avez bien raison.
Parfois pour donner tout son relief à la réalité IUFMesque il faudrait le talent d'un pigiste d'Ici-Paris. Pas moins !

Christophe Sibille
"Et Gollnish prend deux "l". Ce qui tendrait à prouver que nous ne sommes pas aussi proches de ces personnes que vous l'insinuez.

"Et que ce soit vous, Guillaume, qui accusiez les autres de manquer de courtoisie est à la limite du comique!"

Je vous retourne le compliment.

"ce livre n'est pas très bon, mais je le défends parce qu'il a le mérite de défendre ce que je crois être la vérité".

C'est vous qui vous attaquez à la forme pour éviter d'aborder le fond.

Ecrit par : Guillaume | 19 juin 2006

- Pour ce qui est de Spinoza, c'est vrai, j'ai le temps, merci M. Sibille. Cela dit, je lui dois déjà beaucoup en ce qui concerne la validité d'une observation.

- Pendant mes deux années de stage, j'ai eu amplement l'occasion de faire mon _autocritique_ ; jamais celle de voir mes formateurs "remettre en cause leurs pratiques". Peut-être ne souhaitent-ils pas inquiéter inutilement l'opinion publique.

- Je ne prends pas l'IUFM pour bouc émissaire. J'ai constaté ce que je considère comme des abus (pas seulement de langage) ; pourquoi ne pas en faire état sur un lieu de de débat public.

- Avoir mieux à faire ? Anne, je me permets de vous retourner la question. Quels signes de senescence (autres que le fait de critiquer l'institution) observez-vous dans les écrits de M. Brighelli ?

Ecrit par : prof chômeur | 19 juin 2006

Ah ! L’argument de la jeunesse !
En rhétorique c’est un « lieu », on dirait aujourd’hui un stéréotype. Bien utile pour la pub et la propagande, il va de pair avec le culte de la nouveauté, de la « modernité », quoi que ceci veuille dire d’ailleurs, on entre peu dans les détails, c’est « autrement ? ». On retombe sur ce qui a été dit plus haut sur le monde binaire et sectaire des pédagogistes et bien dans l’esprit du temps néolibéral, dans ce qu’en anglais on appelle le « wishful thinking » :

« Ce discours double qui, fondé dans la croyance, mime la science, surimposant au fantasme social du dominant l’apparence de la raison… est doté du pouvoir de faire advenir les réalités qu’il prétend décrire, selon le principe de la prophétie autoréalisante : présent dans les esprits des décideurs politiques ou économiques et de leurs publics, il sert d’instrument de construction des politiques publiques et privées, en même temps que d’instrument d’évaluation de ces politiques. Comme toutes les mythologies de l’âge de la science, la nouvelle vulgate planétaire s’appuie sur une série d’oppositions et d’équivalences, qui se soutiennent et se répondent, pour dépeindre les transformations contemporaines des sociétés avancées :

liberté/contrainte
flexible/rigide
dynamique, mouvant/immobile, figé
futur, nouveauté/passé, dépassé
croissance/immobilisme, archaïsme
individu, individualisme/groupe, collectivisme
diversité, authenticité/uniformité, artificialité
démocratique/autocratique (« totalitaire »). »

Encore un archaïque et un facho, celui qui a écrit ça ;)
Bon, la jeunesse, ça se soigne par les méthodes naturelles…

Ecrit par : Lariba | 19 juin 2006

Christophe, pourriez-vous dresser la liste des "choses qui marchent" dans l'éducation nationale aujourd'hui ?

- L'accès des plus modestes aux cursus de prestige ?
- Le recul de la violence scolaire ?
- Le fait que seulement 33 % des professeurs interrogés avouent avoir consulté pour des troubles psychiques depuis l'an dernier (après tout, ça fait encore 2/3 bien dans leur peau) ?
- Le nombre et la qualité du recrutement ?
- Les établissements "lieux de vie", l'existence de graves pathologies : toxicomanie, sévices, auto-mutilation, suicides, boulimie, anorexie, comportements anti-sociaux divers et variés ?
- Les résultats de la France dans les évaluations et les concours internationaux, comme les olympiades scientifiques ?
- La "crise des vocations" pour tous les métiers qui requièrent des compétences avancées ? Je mets le terme entre parenthèses, ceux qui connaissent le milieu savent qu'il s'agit surtout d'une "crise du niveau", mais on a pas le droit de le dire.
- Les résultats de notre enseignement supérieur par rapport aux meilleures nations ? D'ailleurs, où sont vos "Instituts Universitaires" au classement de Shanghai ? Si on excepte certains établissements qui parviennent à se tenir à flot, notre enseignement supérieur est tombé dans la médiocrité la plus profonde. Là aussi, c'est une question de niveau autant que de moyens ; les premiers cycles nous entraînent par le fond.

Je ne dis pas que les pédagogistes sont responsables de tout ; la monocausalité n'existe pas ici plus qu'ailleurs. N'empêche que l'autosatisfaction des responsables face à une telle avalanche de désastres relève de l'aveuglement le plus inquiétant qui soit.

Ecrit par : Pierre-Henri | 19 juin 2006

bon ce n'est pas le tout de vous faire des politesses amis profs, nous les parents on aurait besoin de concret pour rattraper les manques du primaire et du collège :
- un bon livre de grammaire, qui permette aux latinistes ou apprentis anglo-hispano-germano-phones de (re)connaitre déjà en FRANCAIS les sujets, verbes, compléments divers et variés, ainsi que les TEMPS (mon fils en 5ème a du mal à définir ce qu'est un INFINITIF !!!!!) ; ça leur évitera d'être totalement largués quand le prof de latin leur indique à quoi correspond un ablatif...quand je dis un bon, c'est un livre compréhensible et heu terre à terre (?), concret quoi !

- un bon livre de littérature française (perso j'aimais beaucoup le Lagarde et Michard quand j'étais au lycée mais les avis semblent partagés ici ?), pour donner aux enfants le goût de lire autre chose que des mangas ou de la littérature "adaptée" à la jeunesse ; j'ai cru comprendre que Mister B. avait lui même sorti un livre de ce cru ?
merci d'avance de la part des parents qui rament !

en échange, un petit rayon de soleil ?
allez je vous le donne !
ma fille finit sa 4ème ; les gamins ont détesté leur prof de français presque toute l'année pour des raisons diverses (ringarde étant le terme le plus souvent citée)...depuis un mois, je les entend dire : "cette prof elle nous fait bosser mais alors on apprend avec elle ! c'est super !" ma fille qui aime beaucoup lire mais est fâchée avec la grammaire, reconnait que la dame l'a fait progresser et... et ...elle voudrait bien l'avoir l'an prochain !!

quant à ladite prof, elle a déclaré en conseil de classe qu'elle aimerait bien avoir une classe comme ça tous les ans ! alors que les autres profs se lamentaient unanimement de ne pouvoir "tenir" les élèves, elle a indiqué que depuis qu'elle met une note dite d'attitude (participation + discipline) les élèves sont attentifs, que le travail est plus facile, plus approfondi et donc plus agréable !!! un seul regret "n'avoir pas pensé à utiliser cette note plus tôt"...
voilà, un peu de cadrage et beaucoup de matière font plus que force débats et rage de nouvelles méthodes !!!

Ecrit par : fabienne | 19 juin 2006

Pour Fabienne : c'est amusant que vous disiez ça, les notes de participation et de comportement permettent effectivement de tirer pas mal de travail d'une classe faible, mais la note de comportement est (dixit IUFM) interdite, cette pratique m'a d'ailleurs voulu les foudres pégagogiques de ma tutrice et a joué (entre autres usages tout aussi répréhensibles) dans ma non-titularisation...

Ecrit par : jojolapin | 19 juin 2006

Interdit d'un côté, obligatoire de l'autre (note de vie scolaire)...

Pas de zéro pour devoir non rendu, mais on calcule la moyenne ainsi :s'il y avait 4 devoirs à rendre, un élève qui aurait eu : 10 10 10 non rendu aura une moyenne de : (10+10+10)/4

Ce qui est très différent de (10+10+10+0)/4, puisque dans cette dernière formule le 0 apparait...

Non, non l'EN n'est pas schizo...

Ecrit par : Atréides | 19 juin 2006

Eléments de réponse our Fabienne,
Hélas rien de bien nouveau en grammaire. Que vous conseiller? Les grammaires scolaires Bescherelle et Robert-Nathan ont le mérite -en principe, d'être en phase avec les programmes, et tiennent à peu près le même discours. EX définition du COI identique... Cela présente un intérêt, car en grammaire, on a vite fait de s'embrouiller et de tomber dans des contradictions insolubles, portant sur des points simples en apparence... Le Petit Grévisse, par exemple ne se limite pas les propostions introduisant le COI à "à" et "de"...Le risque c'est qu'il y a autant de grammaires que de grammairiens. A l'occasion, une v i e l l e édition du Bled (car plus complète) pourrait aussi vous aider. malgré tout le mal que j'ai pu en dire ici, c'est un peu plus qu'un livre d'orthographe, et bien des choses y sont bonnes à prendre.
Pour bien expliquer à son enfant, il faut bien comprendre soi même. Hélas, quand on creuse, des contraditions peuvent apparaitre.
Pour votre gouverne personnelle, regardez donc dans divers manuels sur la 'règle' des verbes en ELER ETER... vous verrez pour ce que la liste des verbes pernant l'accent grave devant un e muet, aucun auteur n'est d'accord... C'est curieux que pour une langue de culture comme la notre, une norme n'ait pu se fixer sur ce point (et sur d'autres !). Signe de vitalité ou de paresse, je ne saurais dire. Si vous êtes ultra-motivée, vous pourriez aussi chercher du coté de la 'terminologie grammaticale' publiée par le CNDP, en 1997, destinée en principe aux profs. C'est une liste de nomenclature, sans définitions, mais avec des exemples, qui fixe tous les termes grammaticaux et linguistiques qu'un prof PEUT utiliser. Voilà quelques idées. Creusez pour vous, si vous ne avez envie, mais pour l'enfant, restez simple.
Dom

Ecrit par : Dom | 19 juin 2006

... et au sujet de la discussion sur l'orthographe de " tel " dans " Desastres ou non, ces destructions sont considérées comme ' tel ' " : l'analyse pertinente est celle d'Yvon Gougis ; " tels " ==> " ces destructions sont considérées comme des désastres " = sens logique de la phrase ; " telles " ==> " ces destructions sont considérées comme des destructions " = non-sens, ou alors il faut voir le cotexte (pour employer le jargon linguistique) s'il y en a un.

Ecrit par : jojolapin | 19 juin 2006

Merci Lariba pour le topo sur le _topos_ (l'argument de la jeunesse).

Correction : j'ai effacé trop de mots à propos de Spinoza. Je voulais dire que j'avais trouvés très intéressants les critères de vérité qu'il propose pour une connaissance (Traité de la réforme de l'entendement). Sur le thème de la liberté, je suppose qu'il s'agit de l'Ethique, j'y jetterai un coup d'oeil, car je ne me rappelle pas comment il le traite ("être la seule cause de ses actes" ?).

Dom, merci pour les références. Sur les verbes en -eler, -eter, la réforme de l'orthographe de 90 introduit la forme en "è" pour tous ces verbes, sur le modèle de "semer" :

http://www.academie-francaise.fr/langue/orthographe/analyses.html#verbes

Font exception les verbes appeler, jeter, et leurs composés.
http://dbeyou.free.fr/ortho1991/ms%20word%202000XP.doc
(Texte complet du rapport, mais contenant, il me semble, quelques coquilles).

D'ailleurs, voici un cas où le "lieu" de la jeunesse pose problème : les réformes (neuves, dynamiques, ouvertes) ont été proposées par un conseil s'appuyant sur de vieilles institutions (sclérosées, conservatrices...).

... par ailleurs, mon "contentement de moi-même" est souvent meurtri quand il s'agit des nouvelles orthographes.

Ecrit par : prof chômeur | 19 juin 2006

Pour jojolapin: il n'y avait pas de contexte, juste la phrase et quatre choix proposés.

En espérant que les correcteurs fassent le même choix que vous (Yvon et Jojolapin) !

Ecrit par : Atréides | 19 juin 2006

Notre cher 1er ministre :

"Je crois que c'est une équipe qui est capable de se rassembler et de se dépasser. Une équipe, elle a besoin d'être soutenue, elle a besoin d'être encouragée", a-t-il souligné au lendemain du match nul 1-1 concédé par l'équipe de France face à la Corée du Sud.

"On a besoin d'aimer son équipe et cette équipe, elle sera évidemment encore meilleure si nous sommes tous derrière elle. C'est plus difficile quand on se sent dénigré, critiqué, de donner le meilleur de soi-même", a-t-il poursuivi.

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Bon, et si lui et les autres politiques appliquaient ça aux enseignants, ça serait pas sympa, mmh? Plutôt que de dire que les enseignants sont trop nombreux, font trop peu d'heures, sont absentéistes, coutent trop chers, sont pédophiles, boivent des litrons de rouges pendant les manifs...
Enfin, ça doit être plus important de gagner le Mondial que d'avoir une bonne Instruction Publique.

Ecrit par : Atréides | 19 juin 2006

Je ne dis pas que les pédagogistes sont responsables de tout ; la monocausalité n'existe pas ici plus qu'ailleurs. N'empêche que l'autosatisfaction des responsables face à une telle avalanche de désastres relève de l'aveuglement le plus inquiétant qui soit.

Tout à fait d'accord avec vous, j'ai encore en mémoire les paroles du conseiller pédagogique présentant le débat sur l'école dans notre secteur. 10 minutes d'auto-satisfaction du système.
Alors pourquoi un débat ?

Ecrit par : Guillaume | 19 juin 2006

A part toute cette masturbation pseudo intellectuelle, j' attends toujours l' essentiel:

Les résultats au bac sur les 4 dernières années des classes de Mr Brighelli.

Etant donné les leçons qu' il donne ici et qu' il applique forcément, cela doit être extraordinaire! Du 120% de réussite non?

Chris

Ecrit par : chris | 19 juin 2006

Les résultats du bac ne signifient rien. Si vous voulez du 100% de réussite, c'est facile, il suffit de faire tourner un peu plus la planche à diplômes.

La vraie question est : que vaut un bac aujourd'hui sur le marché du travail ?

Réponse : pas même le papier sur lequel il est imprimé.

Si vous voulez démontrer la nullité de Jean-Paul Brighelli, choisissez au moins un critère qui ait conservé une quelconque valeur. Mais, par pitié, cessez de brandir une statistique tellement fausse qu'elle ferait rigoler des assesseurs électoraux syriens.

Ecrit par : Pierre-Henri | 19 juin 2006

http://www.sauv.net/commentaire.php3?nompage=lebris

Plein de témoignages très très très émouvant.

Mais j'imagine que tout le monde connait déjà ce fouroum.

Ecrit par : toto | 19 juin 2006

Pardon pour ceux qui auraient lu mon précédent message : j’ai oublié de copier/coller les sources de la citation : « La nouvelle vulgate planétaire » de Bourdieu et Wacquant.

Quant à 120 % de réussite au bac, combien de pédagogistes s’apercevraient que ça pose un petit problème… Au contraire, analphabètes aussi frappés d’innumérisme, la plupart crieraient à la « démocratisation » enfin réussie ! D’ailleurs certains seraient prêts à enseigner chiffres et nombres avec la méthode globale.
Rappelons aussi que les zaprenan jouent sans doute un rôle non négligeable dans la réussite de leurs études ;), enfin je peux me tromper, je n’ai pas suivi le stage « Copier sur son voisin, c’est montrer sa motivation ».

Toto, enfin, toutes ces histoires, tous ces témoignages contre les pédagogistes ne prouvent rien, voyons ! En revanche, une déclaration du gourou de la méthode globale (Goodman) selon laquelle « apprendre à lire c’est aussi naturel que d’apprendre à parler » (sic), ça prouve vraiment quelque chose ;))

Ecrit par : Lariba | 19 juin 2006

Chris d'où venez vous pour vous intéresser au taux de réussite au bac des élèves de J-P B? ou d'un autre professeur ?
Si vous saviez comment est décidée l'orientation en 1ère puis en terminale de certains élèves vous verriez que le taux de réussite au bac des élèves n'est pas du tout un critère pour évaluer un professeur.
Ces passages administratifs (pour respecter les pourcentages dictés par le rectorat ) sont criminels : L'élève est complètement dépassé et est accablé par des mauvaises notes qui ne font que refléter son niveau par rapport aux exigences du programme. Il a, à tort, une mauvaise image de lui même dont il n'est pas responsable.
Comme professeur en classe de terminale je gére ces élèves avec délicatesse car je les considère comme des victimes,parfois consentantes, du système. Pour les rares d'entre eux qui arrivent à avoir le bac l'échec dans le supérieur est quasiment certain.
Comment voulez vous que je me sente responsable de ces échecs?
Il serait plus judicieux de savoir ce que deviennent nos anciens élèves dans le supérieur.

Pour conclure, ce pourcentage qui vous obsède ne peut évaluer un enseignant qu'à la seule condition que ses élèves aient le niveau requis en début d'année scolaire!
C'est pour cela que je juge cette politique irresponsable :
elle envoie certains élèves au casse-pipe en enlevant au professeur une grande part de sa responsabilité.

Ecrit par : JO | 19 juin 2006

Pour Chrsitophe

Je ne résiste pas, par déformation professionnelle, à l'occasion de rappeler qu'en son temps Clemenceau, pourtant républicain radical (de gauche), était un fervent adepte du duel; et que le dernier duel singulier en France a opposé un député gaulliste à un certain Gaston Defferre (socialiste, non ?).
Du reste, si la loi du talion est pratiquée par l'extrême droite, elle est avant tout une règle d'origine religieuse pour le judaïsme (oeil pour oeil...) !

;-)

Ecrit par : Laurent | 19 juin 2006

"Mais, par pitié, cessez de brandir une statistique tellement fausse qu'elle ferait rigoler des assesseurs électoraux syriens."

mdr !

Au terme des derniers conseils de classe, j'ai vraiment l'impression de rentrer dans cette riante catégorie : les jeux sont joués d'avance pour les élèves. Qu'ils travaillent ou pas il passeront de toute façon dans le niveau supérieur (qui au bénéfice de l'âge, qui avec la mention "de justesse"). Quant à ceux pour qui on recommande un doublement (les cas où il serait profitable), ce sont les parents qui décident de toute façon. Le conseil de classe est devenu une chambre d'enregistrement.
Comme l'écrivait JO : "Si vous saviez comment est décidée l'orientation en 1ère puis en terminale de certains élèves vous verriez que le taux de réussite au bac des élèves n'est pas du tout un critère pour évaluer un professeur." Et on peut remonter comme cela jusqu'à la 6e...
A quand un véritable choix dans les structures scolaires pour orienter les élèves selon leurs voeux d'avenir réels ou leurs besoins (notamment pour leur réapprendre à lire) ?

A ce propos, j'ai appris ce soir même qu'il était désormais interdit au conseil de classe (par circulaire ministérielle) d'attribuer des "avertissements conduite" aux élèves.
Même les rares hochets qui pouvaient encore donner valeur aux avis du conseils sont rognés peu à peu...
Désormais, selon ma principale-adjointe, il faudra pour cela réunir une commission spéciale où l'élève pourra être "défendu"... (Et c'est vrai que, selon les Hautes Instances ministérielles, on doit sans doute manquer de commissions et de sous-commisions, mixtes, paritaires, arbitrales, exécutives, et j'en passe.)

A quand le libre accès à la Cour Européenne de Justice pour les chéris maltraités ? et pourquoi pas le Tribunal Pénal International de La Haye ? Les "avertissements" ne seront-ils pas bientôt redéfinis comme des crimes contre l'humanité ?

Ecrit par : Laurent | 19 juin 2006

Pour Laurent... Et alors?

Ecrit par : christophe sibille | 20 juin 2006

Je suis sidéré par la réponse de Christophe Sibille.

Non, ça ne le dérange pas la justice à deux vitesses : d'un côté si un prof met un zéro ou une punition on en est presque à le trainer au tribunal, de l'autre un élève qui pendant des années menace, racquette, frappe les autres, NON PAS TOUCHE, HEROS , ELEVE AU CENTRE, même pas un avertissement !
Et alors ?
Quand une enseignante se fait poignarder c'est de sa faute parce qu'elle sourit en classe!
ET ALORS ????
Quand un proviseur se fait agresser par 4 types encagoulés, il n'avait qu'à pas faire de conseil de discipline avant.
Ni après d'ailleurs, et surtout pas porter plainte.
ET ALORS ????

Oh merde, comment voulez-vous ne pas vous faire insulter ensuite Monsieur Sibille ? Etes-vous seulement capable de comprendre à quel point votre question 'Et alors' est une insulte, une menace pour la société ?
Non, je ne crois pas que vous soyez capable de cela.
Et alors ?

Et alors, ça me désole.
Quoi que... Y a qu'un truc qui me rassure, si un jour mon enfant devient un de vos élèves il pourra vous casser la gueule sans que vous puissiez porter plainte contre lui, ni même lui mettre un seul mot négatif sur son bulletin.

Et si ce jour-là vous me convoquez pour me mettre au courant de la situation, j'aurais l'immense plaisir de vous répondre : 'Et alors ?'

Ecrit par : Atréides | 20 juin 2006

A quand le libre accès à la Cour Européenne de Justice pour les chéris maltraités ? et pourquoi pas le Tribunal Pénal International de La Haye ? Les "avertissements" ne seront-ils pas bientôt redéfinis comme des crimes contre l'humanité ?


Laurent, je suis d'accord sur toutes vos analyses. Mais aujourd'hui, telle qu'elle est conçue, l'école française est un véritable terrain où fleurissent les injustices, et cela depuis la maternelle. Vous savez mieux que moi que l'adolescence est une période instable, où l'être se forme et se construit petit à petit, avec des moments de décrochage scolaire très intenses et très salutaires (quand je vois le programme de français et de philo, je me dis que je l'ai échappé belle...Les lettres aujourd'hui ...c'est vraiment pas intéressant)
J'ai toujours été persuadée que le rôle d'un professeur est celui de dispenser un enseignement clair et passionnant, le rôle de l'école celui de proposer des contenus riches et qui garantissent une véritable transmission culturelle.
Par contre, un enseignant n'est pas là pour orienter l'élève . Quand je vois le niveau de mes collègues, je trouve profondément injuste qu'il se permettent d'orienter un élève (des profs d'anglais de 24 ans,sans aucune expérience de la vie en déhors de l'école, complètement incultes ,qui affirment : "ah non, avec ce niveau d'anglais il ne peut pas suivre des études littéraires" . D’où tiennent –ils cette vérité, si ce n'est du pouvoir disproportionné qu’on leur a donné?) … Sans compter les règlements de comptes et les vengeances qui pèsent lourd dans certains conseils de classe en seconde.
Paradoxalement, l'école française se veut ouverte et inspirée à la liberté qunad il s'agit de ne pas transmettre le savoir; la réaction la plus injuste tombe cependant lors de l'orientation. C'est contradictoire. La même chose arrive en CP : méthode globale... "c'est plus vivant, plus riche, plus libre", et notation bcp trop précoce pour des petits de 5- 6 ans (un de rares pays au monde... enfant, je n'ai pas connu ça). Cela équivaut à mettre les bâtons dans les roues à quelqu’un, pour lui reprocher ensuite de ne pas avancer.

France 2, il y a quelques semaines, avait proposé un reportage pour documenter le stress des écoliers français, car il paraît que ces derniers sont les plus stressés au monde(et je crois que c'est vrai, désolée de le redire...j'ai connu un système bien plus enrichissant et bien plus "cool", on nous obligeait pas à faire la fiche "d'autoévaluation", on nous mettez des notes, des bonnes et des mauvaises, sur le travail rendu et surtout on nous foutait la paix, la vrai!).
Encore une fois, on a rien compris…Et, dans ce même reportage, on nous a proposé un Sylvain Connac, un prof qui laissait sa classe dans l' anarchie la plus totale, pour révolutionner l’école!

Comment peut-on priver un enfant brillant d'un enseignement clair, et ensuite l'orienter sous prétexte qu'il n'a pas assez de bases?
Donc d'accord sur tout, mais pas sur le pouvoir décisionnel d'une bande de diplômés pas toujours à niveau. Amha.
(je m'excuse pour le français, je fais de mon mieux.)

Ecrit par : isa | 20 juin 2006

Atréides tu vois qu'il est lourd le "nain d'la couille" (copyright Erik Orsenna) :) .

il jette sa chtit phrase 'haineuse' et se casse comme un gamin de 12 ans. Et après il va chialer qu'il s'est fait casser la tronche à la récré.
Je le répète encore et encore (disoli), lui et beaucoup d'autres(moi) se sont fait avoir par une/des méthode(s) qui allai/en/t du complexe vers le mur (appelez la/les comme vous voulez, mais méfiez-vous, même avec les méthodes syllabiques, alphabétiques, phonémiques, phonétiques, etc etc les ânes peuvent faire de la merde, si si je vous le dis.)

Pour l'instant je n'en connais que 2 de vraiment très bien faites Léo&L;éa et la planète des alphas. Je sais qu'il y en a d'autres mais je ne les connais pas (ex:jean qui rit).
bon courage aux enseignants ET aux parents/grandsparents de bonnes volontés.


ps:« apprendre à lire c’est aussi FACILE que d’apprendre à parler » je jure que c'est vrai, avec les bonnes méthodes. Mais il n'y a rien de naturel là dedans, sinon même les animaux, plantes parleraient. Quoique, il m'arrive de parler à ma 'pot', "pousse petite, pousse + vite" des fois j'ai l'impression qu'elle me répond "j'fais c'keu veux". J'va y réfléchir? ;)

Je voterai pour celui/celle qui donnera la légion d'honneur à mesdames Cuche, Sommer et Huguenin pour leur super boulot. (bon sauf lepen qui serait capable de le faire juste pour récupérer ma voix"

Ecrit par : toto | 20 juin 2006

Le : "Et alors"? était une réaction au message précédent de Laurent, et non à celui qui relate les difficultés vécues par les enseignants aujourd'hui, et dont la scandaleuse démission des parents est souvent la cause.

Ecrit par : christophe sibille | 20 juin 2006

J'espère qu'en plus des formateurs d'IUFM qui partiront pour une retraite oh combien méritée, le ministre de l'EN se gardera également de remplacer certains inspecteurs, quand on voit ce qu'ils concoctent comme absurdités.
"Un livret scolaire sommet de jargon pédagogique.

« Regardez ce qu’on nous fait faire ! ».Ce cri du cœur est celui d’un enseignant des Hauts –de- Seine face au projet de livret scolaire concocté par une quinzaine de pédagogues de l’inspection académique du département. Si ce document touffu et jargonneux reste en l’état, parents et professeurs des écoles risquent de s’arracher les cheveux à la rentrée prochaine. Il fait 17 pages, et ne compte pas moins de 400 « compétences » à noter sur une échelle de A à D. La précision pour les enfants des classes de CE2, CM1, CM2, âgés de 9 à 11 ans, confine parfois au ridicule et souvent à l’incompréhensible.

1) Compétences disciplinaires littéraires : il s’agit de savoir si l’enfant a « compris et retenu que le sens d’une œuvre n’est pas immédiatement accessible, mais que le travail d’interprétation nécessaire ne peut s’affranchir des contraintes du texte ».
2) Une rédaction : c’est un « texte à dominante narrative, explicative, descriptive ou injonctive, dans le cadre d’un projet d’écriture relevant de l’un des grands domaines disciplinaires du cycle 3, à partir des outils élaborés par la classe. »
3) Une récitation de poésie ou de théâtre : il s’agit de « mettre sa voix et son corps en jeu dans un travail collectif portant sur un texte théâtral ou sur un texte poétique ».
4) La lecture : l’enfant doit savoir lire « en s’appuyant sur un traitement correct de substituts des noms, des connecteurs, des formes verbales, de la ponctuation en faisant les inférences nécessaires. »
5) L’informatique : l’enseignant évaluera la capacité de l’enfant à « adopter une attitude citoyenne face aux informations véhiculées par les outils informatiques ».
6) L’éducation physique : l’élève « s’engage lucidement dans l’action ». Il doit être capable de « mieux questionner la consigne orale ou écrite de manière à reconnaître la catégorie d’exercices à laquelle elle est rattachée ».
7) L’éducation artistique : l’enfant devra reconnaître une œuvre du répertoire travaillé, la situer dans son contexte de création, porter à son égard un jugement esthétique », mais aussi « repérer des éléments musicaux caractéristiques, les désigner et caractériser leur organisation ( succession, simultanéité, ruptures…) en faisant appel à un lexique approprié ».

Le projet est encore en chantier. L’objectif du groupe de travail composé d’une quinzaine d’enseignants, de directeurs d’écoles, de conseillers pédagogiques et de l’Inspecteur de la circonscription de Clamart est de mettre en conformité le livret scolaire avec les dernières prescriptions ministérielles de 2002.
Les parents pourtant concernés ne sont pas conviés. (…) L’inspecteur, Didier Gazay, estime que son projet « constitue un bon support de réflexion pour les équipes pédagogiques et une bonne base de dialogue avec les parents », tout en reconnaissant que certaines formulations sont « inaccessibles » pour des familles ayant un faible niveau d’études, et « pas toujours compréhensibles pour les autres ».Mais une note où des items trop flous véhiculent une « information sommaire » alors qu’un profil de compétences donne une image « plus fine » des points forts et faibles d’un élève. « A trop vouloir simplifier, on dénature l’évaluation ».
Cordialement.
Anne-Marie Valette.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 juin 2006

Pour ceux qui n'auraient pas appris l'IUFMien, voici la traduction du texte cité par Anne-Marie Valette:

ça se traduit par :

1) Compétences disciplinaires littéraires : il s’agit de savoir si l’enfant a « compris le texte ».
2) Une rédaction : c’est un « texte écrit à partir des outils élaborés par la classe. »
3) Une récitation de poésie ou de théâtre : il s’agit d un travail collectif portant sur un texte théâtral ou sur un texte poétique ».
4) La lecture : l’enfant doit savoir lire en faisant les inférences nécessaires. »
5) L’informatique : l’enseignant évaluera la capacité de l’enfant à « adopter les outils informatiques ».
6) L’éducation physique : l’élève « s’engage dans l exercice"

7) L’éducation artistique : l’enfant devra reconnaître une œuvre du répertoire travaillé, « repérer des éléments musicaux caractéristiques, en faisant appel à un lexique approprié ».

de la même façon si vous tombez sur un truc du genre:

8)l'enfant devra savoir inférer des calculs dans une démarche inductive visant à s'approprier les savoirs-compétences dans le but d'une acquisition sémantique des procédés algorithmiques des opérations portant sur les entiers en tant que nombres ou "nombres-de" tout en conservant l'adéquation nécessaire à l'appropriation nécessaire des mots-objets faisant référence à des outils-vie liés aux verbes multiplier et à additionner en tant que référents d'une progression avisée dans l'arithmétique de base.

Ca se traduit par :

8)l'enfant devra savoir multiplier et additionner

Remplacez encore enfant par élève et vous avez presque un truc qui tient la route.

Ecrit par : Atréides | 20 juin 2006

8) mdr

j'ai l'impression de lire la malade imaginaire, la partie avec les pseudos médecins parlant un pseudo latin...

Ecrit par : toto | 20 juin 2006

"Le : "Et alors"? était une réaction au message précédent de Laurent, et non à celui qui relate les difficultés vécues par les enseignants aujourd'hui, et dont la scandaleuse démission des parents est souvent la cause."

Et alors, Christophe, vous ne voyez toujours pas le lien entre les deux ? Probablement n'avez-vous dans vos classes que des petits anges, auquel cas vous avez bien de la chance. Que les stagiares d'IUFM ne se comportent-ils comme des gosses de 12 ans !

Bien sûr, la démission des parents est souvent évidente. Est-ce une raison pour que les professeurs en fassent les frais ? Est-ce y remédier que d'ôter les rares "pouvoirs" de sanctions du CONSEIL DE CLASSE (et non d'un éventuel professeur tyran) ?

Fait-on si peu confiance aux professeurs pour imaginer qu'ils pourraient s'acharner avec sadisme sur un élève adorable par ailleurs mais que tout le monde aurait, comme ça, subitement et par hasard, pris en grippe ?

Oser expliquer que le conseil de classe n'a aucune compétence pour traiter de questions de comportement c'est ouvertement se foutre de la gueule du monde ! (je l'ai dit na !) Dans quel cerveau malade de bureaucrate imbécile une telle idée a-t-elle pu germer ?

Car il me semble qu'étant au premier rang pour tenter de faire passer des connaissances aux élèves, l'équipe pédagogique est la mieux à même d'accorder des sanctions sur le comportement perturbateur en cours d'un zozo ingérable. Et quand bien même il ne s'agit que d'une mention sur un bout de papier, au moins cela est-il parfois efficace sur certains (je le constate chaque année).

Et qu'on ne me parle pas des "notes de vie de classe" à la rentrée prochaine qui seront sûrement corsetées de restrictions diverses, jusqu'à devenir le prévisible moyen de rehausser malhonnêtement les moyennes déficientes à coup d'engagement dans le club "conchyliculture & archéologie", en attendant l'équipe de football du collège qui permettra de repêcher les pires cancres.


Pour Isa, je ne vois pas en quoi vos remarques contredisent les miennes, au contraire : je n'ai nulle intention de devenir maton scolaire, et je n'endosse ce pénible rôle qu'à mon corps défendant et pour la survie intellectuelle, précisément, des autres élèves, les meilleurs et les moins bons aussi d'ailleurs.

"Donc d'accord sur tout, mais pas sur le pouvoir décisionnel d'une bande de diplômés pas toujours à niveau." Nous sommes bien d'accord en effet : je n'ai guère de compétence sur l'orientation précise et le maquis des filières et je ne veux pas en avoir : il y a (de mons en moins certes) des conseillers d'orientation pour cela.

De toute façon en régime de collège unique les choix sont limités jusqu'en troisième ; quant au lycée, les choix sont souvent plus facile à mettre en perspective pour les profeseurs, qui ne sont pas complètement abrutis quand même (enfin pas tous ;-)).

Car enfin, il ne faut pas ête grand clerc, vous en conviendrez, pour savoir qu'un enfant qui en 3e ne sait ni lire ni écrire ne pourra pas faire des études de lettres, ou qu'un enfant qui a 7 de moyenne génrale en 3e ne pourra pas faire médecine... (encore que les profils peuvent être débattus mais c''zt une autre question). De ce point de vue tout de même, les professeurs peuvent avoir un avis intéressant, non ? Du reste, c'est la plupart du temps les parents qui choisissent, à coup de fiches de voeux ou d'appels divers et variés, alors...

Et puis, Isa, il n'y a jamais UN seul professeur, eût-il 24 ans, qui désigne souverainement de l'avenir d'un élève; comme son nom l'indique, le conseil de classe est un conseil ! Et beaucoup de professeurs sont aussi parents, d'autres ont suivi leurs anciens élèves pour savoir ce qu'il sont devenus.

Ecrit par : Laurent | 20 juin 2006

Je m'empressse de préciser (on ne sait jamais !) que je ne me comporte pas (du moins en général) en ogre sanguinaire pendant mes cours, et que les élèves n'ont guère à s'y plaindre d'éventuelles averses de sanctions lourdes que je ferais pleuvoir sur eux ! Sauf bien sûr les éternels casse-pieds (d'ailleurs fort sympathiques en général hors de la classe)...

Du reste, je lutte souvent pour faire disparaître l'amalgame qui peut exister (à tort !) entre le jugement du PROFESSEUR sur l'ELEVE et celui de l'adulte sur l'enfant, qui peuvent n'avoir ab- so- lu- ment rien de commun !

Ecrit par : Laurent | 20 juin 2006

Sur le stress des élèves, je pense qu'il est réel chez certains mais enfin, d'autres compensent pour eux en sens inverse...

Je me demande si ce stress ne serait pas dû en partie à la fameuse mise de "l'élève au centre du système". Car enfin, faire reposer sur des gosses de 11-15 ans le poids de leur avenir, de leurs apprentissages (ne sont-ils pas "constructeurs de leur savoir" ?) et surtout de leur orientation, ce ne peut pas être sans angoisses...

Si au moins l'on pouvait dire ; "c'est la faute du prof de maths", "c'est la faute du conseil qui a mal orienté", etc., etc. Mais en donnant toute latitude à la famille, en abandonnant tout mur d'autorité contre lequel l'élève puisse se faire les poings, ce dernier n'est-il pas renvoyé à lui-même et parfois à ses propres limites et incompétences ? Sans compter la pression de la famille en ces temps de resserrement du marché de l'emploi et de diplômes dévalorisés !

Enfin, ch'ais pas... Je lance la question... Ce n'est peut-être pas toujours la faute des programmes (de plus en plus lourds ?) ou des professeurs (de plus en plus méchants ?) !

Ecrit par : Laurent | 20 juin 2006

J'ai le sentiment d'être un peu hors sujet dans ce fil de discussion, en arrêtant un temps d'embêter Christophe Sibille ! Mais je voudrais poser une question aux professeurs de Lettres.

Hier, j'ai présenté ma candidature à un institut de cours particuliers. Au bout d'une demi-heure, la responsable m'a contacté. Elle cherchait d'urgence un professeur pour aider un élève de 1ere S à préparer l'oral de français du baccalauréat. Autant dire qu'il y avait urgence...

J'ai donné mon premier cours à cet élève aujourd'hui. Du point de vue linguistique, il s'exprime convenablement, ne renâcle pas devant la méthodologie (établissement du plan, rédaction de l'introduction...), écrit avec peu de fautes, se rend compte de lui-même lorsqu'une phrase est incomplète...

Pour ce qui est de l'explication du texte, il relève et comprend de nombreux procédés, perçoit et caractérise correctement la tonalité du texte, établit des rapports entre l'un et l'autre - ce qui est pour moi l'essentiel. Hormis quelques faiblesses de sa culture générale (auxquelles nous n'aurons pas le temps de remédier, et qui pour l'épreuve ne devraient pas trop le gêner), il semble qu'il soit "bien parti".

Mais il "bloque" devant les registres. Il il hésite à les nommer, et lorsqu'il le fait, il essaie de les "faire coller" schématiquement aux seules figures de style... et oublie d'interprêter ces dernières.

"Y a un oxymore, donc c'est du registre pathétique ! -- Pas nécessairement, prenez par exemple "Les femmes savantes" -- Ah oui, alors, c'est du registre comique -- Vous êtes sûr ? Quels sentiments l'auteur essaie-t-il de nous faire partager ? -- Oh là là, j'y arrive pas !" (etc.)

Tout se passe un peu comme si, au lieu d'être aidé par cette notion synthétique, celle-ci l'amenait à séparer le "fond" et la "forme" du texte.

Il semblerait aussi qu'en plus d'être embarrassé par cet outil, le fait de mal en comprendre l'usage le démotive et l'inquiète. Ses difficultés et son retard dans ses révisions s'expliquent sans doute en partie par cette difficulté.

J'ai aussi remarqué que de nombreux collègues mettaient du temps à "se faire" aux registres, alors qu'il s'agit d'une notion clef du programme.

Je me suis appuyé sur sa liste de bac pour lui présenter les registres comme un moyen de classement, permettant de mettre en rapport les intentions de l'auteur avec d'une part un ensemble de procédés, d'autre part des textes partageant le même enjeu. Je lui en ai fait comprendre l'intérêt pour l'examen à travers le "plan" de l'explication et les rapprochements qu'il sera amené à faire durant l'entretien.

Mais ainsi expliqués, il ne comprend pas vraiment leur utilité par rapport aux tonalités.

D'où la question : en pratique, que faire des registres ? Comment vous, chers collègues, les présentez-vous, et qu'en faites-vous ?

Accessoirement, je suis partagé sur cette notion : qu'elle figure au programme me paraît utile, car elle est en un sens plus précise que celle de tonalité, etc. Mais qu'elle serve à structurer la progression d'année me paraît peu raisonnable, car au bout de deux années de lycée, peu d'élèves la maîtrisent. Au surplus, il me semble que la saisir nécessite une solide culture littéraire -- ce qui n'est pas le cas de la majorité des élèves de Première.

J'aimerais donc connaître votre avis sur son introduction (récente) dans les programmes.

Ecrit par : prof temporairement pas chômeur | 20 juin 2006

Je ne demande pas de statistiques!

Je demande que Mr Brighelli publie OUVERTEMENT les résultats de ses élèves sur les 4 dernières années au bac.

Si Mr Brighelli pense qu' il n' est pas RESPONSABLE de ses élèves, alors là je ne comprends plus!

Je veux savoir si CONCRETEMENT les méthodes qu' applique Mr Brighelli dans ses classes sont efficaces.

C' est tout...

J' attends...

Chris

Ecrit par : chris | 20 juin 2006

Suel maître odieux, je suis ! Je parle encore d'élève au lieu d'enfant ! Je crois que cet amalgame de la part de nos pédagogues et douteux.

Sur un autre sujet...
Je suis allé à la teuf du collège de ma ville. Je ne peux raisonnablement pas parler de "fête", mais bele t bien de "teuf".

Les élèves présentaient des trucs qu'ils auraient mis en scène cette année. Bon, j'ai franchement peine à y croire ! Peine à croire que des élèves de collège (âgés d'une vingtaine d'années) aient appris pour 4 ou 5 le Hip-Hop. J'ai en effet vu unspestacle de "djeun's sur un sujet difficile à définir, entrecoupé de RAP et Hip-Hop. Sachant que ceux qui faisaient les démonstrations étaient (au moins pour l'un d'eux) un moniteur du club de Hip-Hop, je ne vois vraiment pas en quoi ce machin pouvait faire état d'un quelconque travail effectué dans l'année ! Par ailleurs, la partie "textes" manifestement écrite par les élèves utilisait un vocabulaire aussi pauvre qu'ordurier (ça m'fait chier, dégueulasse, connerie...). Bref, je ne vois pas ce que la mise en scène d'un tel truc peut réellement apporter à des élèves !
Juste avant, un autre groupe d'élèves présentait un autre machin d'expression corporelle, enfin, je ne saurais donner un qualificatif précis ! Disons qu'ils se déplaçaient de façon singulière et s'arrêtant régulièrement pour réciter un texte incompréhensible.
Et pour clore cette première partie, une jeune beurette, au demeurant fort jolie, présentait un numéro de "danse orientale". Une gamine d'une quinzaine d'années, a donc fait la danse du nombril (très beau numéro) pendant 6 à 7 minutes devant un public d'ado (friand de sa plastique avantageuse) et d'adultes qui ont aussi pu apprécier la fraicheur de ses formes. Paroles de prof entendues derrière moi : "c'était bien ! Cela apporte vraiment quelque chose ! On ne voyait pas cela, il y a 15 ans !"

Certes non ! Il y a encore quelques années, j'ai le souvenir de spectacles de collèges auxquels j'ai participé qui apportaient réellement quelque chose ! Car là, soyons objectifs, c'est un bel exemple de ce placement de l'élève au coeur de pseudo apprentissage ! On valorise certains élèves en leur demandant de présenter ce qu'ils savent faire, mais sans rien leur apporter de neuf. Qu'ont appris ces jeunes qui présentaient le Hip-Hop ? Rien, car ce n'est pas au collège qu'ils ont appris cette danse. Qu'ont appris ces jeunes qui se déplaçaient et récitaient leur texte ? rien et sûrement pas, pour commencer, à savoir mettre en valeur leur voix ! Qu'a appris cette gamine qui dansait ? Rien de plus que ce qu'elle fait sûrement déjà chez elle.

Franchement, c'est exactement l'opposé de ma conception de l'école. Je vais présenter une mise en scène en fin d'année. Elle retracera les 500 ans d'histoire étudiés cette année. Nous travaillons actuellement à l'élaboration des textes et la création de décors, des VRAIS, en perspective forcée (en trompe l'oeil, technique qui met en oeuvre des compétences poussées en géométrie. Le tout sur des musiques de chaque époque que j'ai demandé aux élèves d'aller chercher à la médiathèque.

J'aime les choses concrêtes et qui ont "de la gueule". Et je mesure chaque fois que les enfants éprouvent un vif intérêt à présenter des choses dont ils soient fiers et qui soient présentables. Faire du théâtre "classique" est un défi que certains aimeraient relever. Les textes sont peut-être compliqués, mais ils apprécient d'autant mieux lorsqu'ils en ont compris le sens. Un collègue a fait une mise en scène en début d'année avec ses élèves sur un texte contemporain truffé de mots grossiers, pour ne pas dire d'expressions vulgaires. Franchement, je trouve cela lamentable. Qu'on prenne prétexte que cela raccroche les élèves en difficulté qui s'éclatent pour justifier cela n'est pas un argument.
Tiens, hier, pour évoquer des moments graves de l'histoire que nous étudions en ce moment, j'ai appris à mes élèves "né en 17" de Goldman, une chanson vraiment magnifique que nous avons commencé par analyser, une fois la séance d'histoire pure terminée. Les élèves avaient bien saisi le sens des propos des 3 chanteurs, une fois le contexte expliqué pour Michael Jones et Carol Frederiks. Ils ont adoré la chanter et lorsque je leur ai lancé d'un oeil amusé : "on s'la refait ?", ils l'auraient chanté 5 ou 6 fois de suite. De la même façon qu'ils ont adoré chanter "La Montagne" de Ferrat, finalisant l'étude des régions françaises et le phénomène de l'exode rural.
C'est quand même autre chose que de leur demander d'étudier le rap d'une chanteuse qu'ils ont certainement maintes occasions d'écouter chez eux !

Si l'école doit partir du vécu des élèves pour en faire une finalité, le recrutement des professeurs va pouvoir aussi se passer de l'organisation d'un concours ! Il suffira de prendre des animateurs de rues.

Ecrit par : Sionac'h | 21 juin 2006

"Si l'école doit partir du vécu des élèves pour en faire une finalité, le recrutement des professeurs va pouvoir aussi se passer de l'organisation d'un concours ! Il suffira de prendre des animateurs de rues."

Et c'est bien l'objectif à court terme (je dirais dans moins de 5 ans).
A chaque fois qu'on entend 'les professeurs sont trop qualifiés, ont des connaissances trop théoriques' 'il faut que les enseignants soient plus proches de la culture des enfants' (je fais ici volontairement l'amalgame enfant-élève qui justifie lui-aussi la présence d'animateurs à la place d'enseignants.), et bien à chaque fois qu'on entend ces propos c'est pour mieux faire rentrer dans les esprits et faire accepter que bientôt les 'enseignants' seront recrutés niveau bac (et sans concours lourd et onéreux qui pèse sur l'économie française).

Ecrit par : Atréides | 21 juin 2006

Oups ! J'ai honte ! Il me semble avoir écrit quelque part "Honéreux" pour "onéreux" !
C'est une VRAIE faute, je ne peux pas donner d'excuse à deux balles !
Je vais faire pénitence et me reflageller pour expier. Je copicollerai 200 fois pour m'en souvenir ! ^^

Quoi qu'il en soit, le fait d'être proche de la culture des élèves n'est pas une mauvaise chose en soi. Il m'arrive souvent de partir d'exemples issus de l'univers télévisuel des enfants pour les raccrocher à mes élèves et ce que je leur fait étudier. Si cela peut aider, autant en profiter. Cela ne coûte rien de récupérer à son profit une référence qui elle-même fait référence à un fait concrêt. Exemple hier sur la montée du nazisme et l'arrivée au pouvoir d'un certain chancelier. Un élève me dit texto : "c'est un peu comme dans Star Wars avec le chancelier qui prend le pouvoir ?"
Que ceux qui n'aiment pas Star Wars quittent le blog ! Mais le fait est qu'en dépit de ses maladresses, la nouvelle trilogie Star Wars offre un // saisissant entre l'arrivée de Hitler et celle de Palpatine. J'ai donc rapidement repris quelques points de l'histoire (la vraie et celle inventée) pour faire mettre en évidence les similitudes. Ca prend 5min, ça s'arrête là et on enchaîne avec la suite.
Le pb, c'est que les pédagogues voudraient nous faire croire qu'étudier Star Wars seul suffirait à comprendre l'histoire et les sciences grâce aux voyages spatiaux ! Là, je dis non !
Je terminerais par cette note d'humour et ce petit "fake" qui dénote d'un autre // édifiant...
http://img232.imageshack.us/img232/82/palpatinesarko1yj.gif

Ecrit par : Sionac'h | 21 juin 2006

Pour Chris,
Je n'ai pas les résultats du bac des élèves de JPB. Pour information, j'ai les résultats de deux années successives aux évaluations nationales de début de CE2 d'élèves ayant appris à lire avec une méthode syllabique (Bien Lire et Aimer Lire, C. Silvestre de Sacy, ESF éditeur). Les évaluations nationales sont ce qu'elles sont, on peut difficilement les prendre comme témoins d'un bon gage de réussite scolaire future. Néanmoins, ces élèves issus de milieux pas forcément favorisés (école rurale comportant deux petits lotissements pas chers, dominante d'enfants d'ouvriers ou de petits viticulteurs, un seul enfant de cadre supérieur) ont obtenu des résultats supérieurs d'environ 5 à 10 % à la moyenne nationale hors ZEP, cette supériorité étant encore plus grande dans les évaluations portant sur l'orthographe, la compréhension de texte, l'expression écrite et la résolution de problèmes.

Septembre 2004 :
Français : 87,6% (+ faible : 80,5 %, + fort : 96,6 %)
Mathématiques : 82,1% (+ faible : 75,6 %, + fort : 95,3 %)

Septembre 2005 :
Français : 83,4 % (85,6% si l'on enlève les résultats des 2 élèves arrivés dans l'école à la rentrée 2005)
Mathématiques : 78,9 % (84 % si l'on enlève les résultats des 2 élèves arrivés dans l'école à la rentrée 2005)

Ce qui peut aussi être intéressant pour mieux comprendre le rôle que l'on nous demande de jouer , ce sont les commentaires que l'IEN (inspecteur de l'éducation nationale) et les services de l'IA (inspection académique) nous ont fait parvenir suite à la validation de notre PE (Projet d'Ecole ou Permis d'Enseigner ???).
Je cite : "Ce projet ne s'appuie pas sur une analyse des évaluations nationales ni sur un constat de la situation de l'école. Il est trop centré sur l'application des programmes dans leur globalité sans tenir compte de la population scolaire." (IEN) ; "Un bon état des lieux et des pistes intéressantes. Les régulations d'étapes permettront d'affiner, les outils d'évaluation notamment, et la gestion des difficultés. Points sur lesquels il convient d'approfondir la réflexion : Evaluation, hétérogénéité, gestion des difficultés." (service de l'IA - les virgules sont d'origine).
Conclusion : Si une ènième rédaction du projet d'école tombe l'année où je partirai à la retraite je me suis fait le serment de compléter le chapitre évaluations par le commentaire suivant : "Les résultats de l'école étant de x % supérieurs à la moyenne nationale tant au niveau du CE1 [c'est nouveau, ça vient de sortir, cette année (oct 2005), réussite 100%], qu'à celui du CE2 et de la 6°, nous avons décidé que, afin de ne pas faire tache dans le paysage scolaire, pour les élèves de CP, de CE1 et de CM2 nous ne nous centrerons plus du tout sur l'application des programmes et que nous ferons en sorte de créer une hétérogénéité génératrice de difficultés afin de pouvoir :
a) gérer enfin des difficultés (après coup... au lieu d'essayer chaque jour d'y remédier comme nous le faisions bêtement jusqu'à ce jour...);
b) avoir des élèves conformes à ce qu'attendent les statistiques [un gosse de famille monoparentale chômeuse qui réussit (Français 87,4%, Mathématiques 77,9%), c'est vrai que ça la fout mal !!!].

Ecrit par : catmano | 21 juin 2006

"Oups ! J'ai honte ! Il me semble avoir écrit quelque part "Honéreux" pour "onéreux" !
C'est une VRAIE faute, je ne peux pas donner d'excuse à deux balles "

Pour moi c'est une vraie faute globale honneur/onéreux, (photographie qd tu nous tiens ;)

j'aurions aimé vous narer un 'truc' que j'ai vu.

J'ai mon enfant dans un cour de judo.
Un jour de festivité, tout le monde devait assiter à la représentation de fin d'année.

Arrive un gamin (12/13ans) l'air tout penaud. Au début le prof (de Judo/karaté etc) ne le voit pas (étant en train de taper la discute avec une judoka). Puis il voit le gamin...
Là commence une sacré enguelade:
QUOI TU ES Là ? TU NE M'A MÊME PAS PRéVENU, MÊME PAS TELEPHONé, JE SUIS QUOI MOI. JE NE T'AI PAS INSCRIT . TU NE PARTICIPERA PAS, DEGAGE D'ICI.. bon j'abrège...

le gamin toujours tout penaud commence se casser (la tête bien enfoncé dans les épaules).

Le gamin arrive à la porte.
LE prof:
"Tu as révisé ta représentation?"
Le gamin tout penaud:
"oui"
LE prof:
"Tu as tes "à faire" ?" ;)
Le gamin tout penaud:
"oui"

Le prof:
"Bon va te changer" :o))))))))))))))))))))))))

Moi j'appelle ça de la psychologie, pas de la pédagogogie.

today Les gamins doivent faire du sport pour espérer être un peu structuré 'correctement'.
Bon courage aux enseignants parents grandsparents de bonnes volontés.
Les autres retirez-vous les doigts du luc.

Ecrit par : toto | 21 juin 2006

Chronique d'un collège parmi d'autres. Le cadre: collège-centre ville (200 mille habitants)

La note du Principal aux professeurs:

"afin d'élaborer le bilan pédagogique de l'année à présenter au prochain conseil d'administration, je vous sollicite sur votre propre bilan.
Dans votre compte rendu succinct, vous présenterez en fonction de votre participation, les dispositifs d'aide, la 4ème2, les échanges scolaires, les manifestations, les IDD, l'Orientation pour les professeurs principaux, les enseignements optionnels: latin, grec, bi-langue, les expositions, les concours, politique documentaire..."

Commentaire: Le collège de la réforme est en bonne marche.

NB Cette année la possibilité a été donnée (par le même principal) aux élèves de 4ème "d'abandonner" définitivement l'étude du latin. Sur 60 élèves étudiant le latin en 4ème, 20 élèves seulement en poursuivent l'étude. Trois demandent le grec en troisième, contre une vingtaine il y a 20 ans et une dizaine il y a dix ans.

Ecrit par : buntovchik | 21 juin 2006

J'ai oublié de rapporter la dernière consigne du principal. Qu'il me pardonne! La voici:
"Vous rappellerez le thème, les objectifs poursuivis et les acquis des élèves (ou bilan)
Je vous remercie de votre contribution..."

Ecrit par : buntovchik | 21 juin 2006

" Le : "Et alors"? était une réaction au message précédent de Laurent, et non à celui qui relate les difficultés vécues par les enseignants aujourd'hui, et dont la scandaleuse démission des parents est souvent la cause "

Il est vrai, Christophe, que les parents ont une grande part de responsabilté, MAIS tous ne sont pas concernés par la démission dont vous parlez:

1/Le bagage des parents et les possibilités d'aide qui en découle, sont 1 des aspects d'une démission "obligée" et pas forcément volontaire...

2/Le conflit "enseignants à l'école"/"parents à la maison" fait rage (à tord, mais consignes et textes réglementaires attisent les choses pour les moins informés et/ou avisés!!): comment voulez-vous aider votre enfant, quand les cours écrits sont quasi-inexistants et que les manuels sont faits de telle façon qu'ils sont incompréhensibles aux parents, s'il ils n'ont pas le complément réservé normalement à l'enseignant.

3/Par ailleurs, je ne parle pas du discours tenu par certains enseignants, à leur Zapprenant:
"N'écoutez pas vos parents, ils ne sont pas enseignants et ne savent pas aussi bien que nous de quoi il s'agit, Quant à leur méthode de travail, elle sont désuettes, difficiement compréhensibles et dépassées, appliquez celles que l'on vous donne en classe, elles sont beaucoup plus efficaces!!!"
Et de dire aux parents, devant leur(s) enfant(s), en réunion parents-profs:
"Arrêtez d'apprendre vos méthodes de travail à vos enfants, elles sont différentes des notres, désuettes, et ne font que semez le trouble dans leur tête, et, par ce comportement, vous créez vous-même leur echec, laissez-nous donc faire, c'est notre métier!!!"
=> Résumé de l'interprétation des élèves à l'entente de ce type de propos:
"Mes parents sont des cons, ils ne savent pas, il faut suivre les méthodes des profs!!!"

4/En final, je vous interpelle sur un petit détail, Christophe:
Une fois scolarisés, les enfants passent plus de temps "actif" à l'école que dans la cellule familiale.

5/Enfin, je reconnais que certains parents démissionnent, et n'assume pas leur responsabilité (mais ils représentent une minorité, qui ne peut pas être tenue pour responsable de la faillite actuelle de l'EN et de l'intruction en France)

Donc, avec tous ces éléments, comment pouvez-vous sincèrement, objectivement et honnêtement dire:
"la scandaleuse démission des parents est souvent la cause"
A un moment, si les parents et les enseignants ne se serrent pas les coudes, on n'arrivera à rien!!
Et les parents ont autant de responsabilités que les enseignants (ceux qui cautionnent le système éducatif actuel!!), ou que l'institution en elle-même (quand elle propose ses réformes!) dans cet engrenage. Un peu de réalisme, que diable!!!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 21 juin 2006

Yvon, n'oubliez pas le jargon (vraiment scandaleux, lui) qu'emploie l'éducation nationale dans ses relations avec les parents. L'objectif est clairement de parler une langue étrangère pour se faire mousser à leurs yeux et les mettre hors du coup.

"Non, madame, on enseigne plus le français à votre fille, on réactive les acquis transversaux linguistico-cognitifs, en vue de redynamiser une approche auto-centrée s'appuyant sur la maîtrise des registres illocutoires d'accession aux compétences pluri-différenciées. Vous ne comprenez rien, madame ? Alors c'est que vous êtes trop bête. Confiez-nous donc plutôt votre enfant et faites-nous confiance.... faites-nous confiance..... faites-nous confiance.... faites-nous confiance...."

Ecrit par : Pierre-Henri | 21 juin 2006

Ce qui est pour le moins étrange dans le type de discours de Christophe ou d'autres, c'est de voir d'un côté des parents accusés d'avoir démissionné, mais lorsqu'ils sont trop présents, on les accuse alors de s'intéresser à quelque chose qui ne les concerne pas en les prenant de haut pour leur faire signifier que l'éducation est l'affaire de spécialistes !

Du coup, il ne faut peut-être pas s'étonner que certains parents aient démissionné !

Ecrit par : Sionac'h | 21 juin 2006

Sionac'h, je ne vous laisserai pas dire cela! Mon premier combat est, justement, que les parents et les enseignants se serrent les coudes, et c'est un de mes leitmotiv au cours des analyses de pratiques professionnelles; la plus grande cause de dysfonctionnements vient de l'ignorance, et d'une certaine défiance entre parents et enseignants. Une grande partie de ces dysfonctionnements vient d'un manque de communication. J'encourage les professeurs stagiaires à organiser une réunion de rentrée avec tous les parents, si possible autour d'un verre, histoire de désamorcer un certain nombre de conflits potentiels. Et le fait que les parents se connaissent entre eux peut aussi éviter un certain nombre de désagréments! En tout état de cause, que chacun fasse en sorte que la parano n'existe plus entre enseignants et parents. Je ne suis pas certain que vos propos aillent dans ce sens.

Ecrit par : christophe sibille | 22 juin 2006

Christophe, vous niez l'évidence. Tout est fait pour exclure les parents. Si vous le souhaitez, je peux faire un copier-coller des programmes de français au collège (224 pages !) et au lycée (136 pages), et vous démontrer qu'ils sont volontairement rédigés dans un sabir incompréhensible, même pour des parents disposant d'une bonne culture générale. L'objectif est de faire de l'enseignement une affaire de spécialistes, de concentrer tous les pouvoirs entre les mains d'une petite oligarchie qui serait la seule à maîtriser les codes.

Le jargon est un instrument d'exclusion et de contrôle. L' "ignorance" que vous dénoncez est provoquée, elle est voulue par les responsables de l'éducation nationale eux-mêmes.

Quand on en vient à écrire, dans les programmes de collège (p.124) :

"De ce fait, l’étude du discours se préoccupe :
– de l’énoncé et de la situation d’énonciation
(composantes de la situation d’énonciation,
relation énonciation/énoncé : énoncé ancré
dans la situation d’énonciation, énoncé coupé
de la situation d’énonciation (13) ;
– de la position de l’énonciateur qui raconte,
décrit, explique ou argumente, selon un point
de vue et en fonction d’un destinataire ;"

cela signifie qu'on exclut volontairement les parents de l'école. Et, en plus, on le fait en essayant de les rabaisser, de les humilier, de les faire passer pour des vieux schnocks incapables de comprendre les merveilleuses révélations "modernes" dont on abreuve leurs enfants.

Je suppose, Christophe, que vous allez jouer, comme d'habitude, le grand numéro de la vertu outragée. Dans votre IUFM, tout est parfait, on ne jargonne jamais, on ne prend jamais les parents de haut par ces minables stratégies de Diafoirus. Manque de pot, les preuves sont là : dans les textes officiels, dans les productions des pédagogistes, sur leurs sites internet et dans leurs livres. Je pourrais en citer des dizaines de milliers de pages, et vous le savez parfaitement. A côté de ça, vos effets de manches (sincères ou pas, je n'en sais rien) sont dérisoires.

Ecrit par : Pierre-Henri | 22 juin 2006

pour info, petite histoire:

Une enseignante avait choisi de "faciliter" le travail des élèves en leur faisant prendre des cahiers de couleurs différentes pour;
les maths (rouge)
le français (bleue)
autre(j'aioublié) (vert)

Elle demande donc aux élèves de prendre le cahier rouge(mathpourceux qui lisent en diagonale je repète)
parmis les gamins il y en a un qui prend le cahier bleue(françaispourceux qui lisent en diagonale je repète)
Et vice versa...


Cette brave dame (qui a dû faire médecine 7ans d'étude) a "diagnostiqué" l'enfant comme étant débile léger (sympa pour lui et ses parents, non?)

alors vous avez la bonne solution/diagnostique ? :(

Ecrit par : toto | 22 juin 2006

Bonjour, depuis quelques temps je reste dans l'ombre à lire tous les commentaires postés sans réagir...je reviens juste pour remercier Pierre Henri d'avoir dit trois posts plus haut ce que je voulais aussi dire à propos de "l'exclusion" des parents...je n'irai pas plus loin car je crains d'avoir des propos qui dérapent et on sait tous où ça mène ...les noms d'oiseaux et autres curcubitacées n'engendrent que des discussions stériles...je m'interroge sur cette proposition de bourse au mérite...est-ce vraiment réalisable? n'y a-t-il pas un grand risque de dérive et de détournements... n'y aurait-il pas des passe-droits?je suis très dubitative... comment pratiquement,voyez vous l'instauration d'un tel système pour qu'il soit franchement équitable?
et je l'ai déjà dit dans un autre fil de discussion , je crois que la suppression du BAC ne serait qu'un glissade de plus dans le nivellement par le bas...Élitisme ne doit pas être incompatible avec égalité des chances, c'est peut-être tout un regard à changer:
celui que l'on a sur les élèves et nos enfants et surtout, les désacraliser.
je pense qu'il est urgent aussi entre autre de supprimer ce concept de ZEP qui "ghettorise.

Aujourd'hui le fruit parait à certains bien beau de l'extérieur, (il est tellement astiqué pour en cacher les défauts )mais s'ils croquaient dedans ils recracheraient les vers qui y grouillent...

Alors je réitère ma question comment une bourse au mérite peut-elle vraiment être obtenue en toute équité?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 22 juin 2006

Sionac'h, vous me croirez ou pas, mais je considère que le travail d'équipe entre parents et enseignants est une priorité vitale. Et ce n'est pas en faisant de la désinformation sur la manière dont les enseignants travaillent que l'on fera avancer les choses.

Ecrit par : christophe sibille | 22 juin 2006

"alors vous avez la bonne solution/diagnostique ?"
personne ne veut jouer :( , ou vous ne comprennez pas ?

Il est daltonien !
(non cricri ce n'est pas de la famille des daltons)

Ecrit par : toto | 22 juin 2006

Je ne demande pas de statistiques!

Je demande que Mr Brighelli publie OUVERTEMENT les résultats de ses élèves sur les 4 dernières années au bac.

Si Mr Brighelli pense qu' il n' est pas RESPONSABLE de ses élèves, alors là je ne comprends plus!

Je veux savoir si CONCRETEMENT les méthodes qu' applique Mr Brighelli dans ses classes sont efficaces.

C' est tout...

J' attends...

Chris

Ecrit par : chris | 22 juin 2006

Bah, en attendant, les méthodes des autres, on en a les résultats au quotidien ! Et ils ne sont pas brillants ! Mais vous allez prétendre que c'est de la calomnie et que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes... Continuez de croire cela. Plus dure sera la chute !

Ecrit par : Sionac'h | 23 juin 2006

Chris, si je comprend bien votre principe, tous les élèves, quand ils passent entre les mains d'un bon professeur, n'ont pas le droit à l'échec, et inversement tous ceux qui passent dans les mains d'un mauvais, n'ont pas le droit à la réussite!!

C'est bien là le but de connaitre les résultat de JPB, non?

Alors, mon cher Chris, permettez-moi de vous rappeler quelques points:

1-Quelque soit votre situation (bon ou mauvais professeur/instituteur), et quelque soit la qualité de votre travail, vous aurez toujours des élèves qui ne suivront pas, malgré tout vos efforts! Vous n'y pouvez rien, c'est statistique.

2-Quand vous terminez une année scolaire dans le primaire et le secondaire, lacunes ou pas, tous les élèves passent puisque les académies refusent autant que possible les redoublements (il est vrai que de cette façon, on est + sûr de "fabriquer des crétins"). Et même si l'enseignant était écouté par l'académie, c'est les parents qui feraient barrage au redoublement, et pour les Académies, "ce que parent veut, dieu veut!!" Donc...

3-Quand vous avez une classe du secondaire, en début d'année, où déjà plus de la moitié des élèves est en difficulté scolaire, car ne sachant ni lire, ni écrire, malgré la meilleure volonté du monde, vous n'aurez pas le temps matériel de faire le programme ET de remettre à niveau l'ensemble des élèves: on ne rattrappe pas en 1 an ce qui n'a pas été fait pendant 10 ans, ne vous en déplaise!


Et si j'applique votre raisonnement jusqu'au bout, avec votre bagage et votre diplôme d'état, vous devez être très doué, et donc, vous concernant, il doit forcément y avoir 100% de réussite avec des moyennes phénomènales (aucune en dessous de 15/20), dans vos amphis de cours; Il ne serait pas tolérable qu'avec un niveau pareil, vous ne soyez pas capable d'atteindre ce résultat qui vous semble tellement normal que vous le réclamez avec tant d'insistance à JPB.

Enfin, Chris, à mon sens, la responsabilité d'un professeur ou d'un instituteur, se limite à ce qui le concerne:
Un enseignant comme JPB (de 1ère puisque vous parlez du bac français) a à charge d'accompagner l'élève d'un niveau de culture D à un niveau de culture E, quand la majorité de la classe n'a pas encore atteint le niveau C, il faut commencer par combler les lacunes et les emmener jusqu'au niveau D pour pouvoir commencer à travailler sereinement. Donc, en matière de responsabilité, si vous avez réussi à emmener les élèves qui étaient au niveau D jusqu'au niveau E, et que vous avez réussi à raccrocher les retardaires entre les niveaux D et E (même s'il y ne parviennent pas jusqu'à la maîtrise complète de ce dernier niveau E), je considère qu'il a rempli sont contrat, largement!!

Quand à la fumisterie des élèves, vis-à-vis des révisions, on sait tous qu'une majorité joue le facteur chance et se permet l'impasse sur certains sujets pour en approfondir d'autres, au lieu de tout apprendre... En quoi n'importe quel professeur est-il responsable de ce phénomène??

La faute ne vient pas des profs, mais des élèves qui ont joué avec la chance et qui ont gagné ou perdu suivant les cas!!!

Donc votre requête, même si JPB daignait y acceder, n'aurait aucune valeur de preuve à démontrer quoique ce soit!!!

Et évitez les copier-coller sans arrêt pour votre requête, je ne sais pas, moi, essayez de vous renouveler un peu et de formuler autrement: avec votre culture et vos connaissances, celà ne devrait vous poser aucun problème. Non, parce que vous comprenez, c'est saoulant, à la fin, de lire toujours le même post!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 23 juin 2006

Peut-être que tout simplement Chris s'étonnait, vu l'apparente perfection de l'enseignement de Jean-Paul, qu'il n'y ait qu'un seul de ses anciens élèves qui soit venu témoigner ici pour dire toute l'admiration qu'il avait pour lui?

Ecrit par : christophe sibille | 23 juin 2006

Mr Brighelli, je suis désolé de vous contredire mais l'école n'est pas finie elle est morte !!!!!!!!!!!

L'éducation nationale a laissé rentrer les parents d'élèves dans le système éducatif. Noble intention peut-être et louable, mais s'est on vraiment rendu compte du danger et que l'on donnait les instituteurs et notre belle école en pâture à la convoitise, l'ignorance, la jalousie, la couardise et les rumeurs. Laique l'école ? mais quel est le gros menteur qui dit ça ?????????

Je me suis toujours défendu d'intervenir dans l'instruction des mes enfants faisant entièrement confiance aux instituteurs (ce que je fais toujours). J'ai voulu apporter mon soutien au système et croyez moi j'ai compris avec horreur (mais pas de surprise ) que la réalité dépassait ma fiction.

A ceux qui lisent ce blog, prenez les journaux et les actualités:
du vandalisme lors de la fête de la musique avec la police qui n'intervient pas (et je les comprends), des élèves qui tapent leurs professeurs, des matchs de foot ou tout dégénère devant des millions de jeunes, une fédération sportive qui se demande d'où vient la violence sur les stades, la baisse du nombre de bénévoles, la baisse du nombre des arbitres, des fonctionnaires qui baissent les bras, des organismes de soins qui ne veulent plus soigner les plus nécessiteux parce que ceux-ci ne respectent plus le système, mais personne ne comprend donc ?????
Celui qui ne comprend pas malgré ces problèmes, que la violence et l'incivilité ne sont pas une fatalité est bien borné ou bien trop protecteur de son petit confort.

Lors d'une réunion de parents d'élèves (et de ses suites) j'ai compris (sans surprise) pourquoi la violence dans les collèges et lycées, pourquoi un niveau qui baissait, pourquoi les gens compétents et désintéressés disparassaient des structures associatives, pourquoi un amour soudain du privé et j'en passe...

Or si vous pourrisez déja un système au départ... notre société n'est que le reflet de ce que nous apprenons à nos enfants.

Je comprends pourquoi le gouvernement ne nous voit que par des chiffres et j'en suis même prêt maintenant à l'excuser et il ne peut en être autrement.

Alors qui allons nous accuser lors d'un prochain problème, la police, l'état, les instituteurs...

Je m'excuse auprès des parents d'élèves qui croient au système et qui oeuvrent vraiment pour le bien de la "communauté" mais tout sytème aussi parfait soit il comporte des défauts et à écouter trop de monde et vouloir satisfaire le maximum de personnes tout est devenu pitoyable. Il aurait fallu accepter ces défauts ou les corriger par des structures reconnues et compétentes. Pas par moi ni qui que ce soit d'autre !!!

Allez soyons dingue, créons un groupe de parents pour diriger des policiers et taper sur ceux qui nous dérangent !!! Ah pardon cela commence à exister...

Que ceux qui me prennent pour un parano ou un illuminé le fassent, aucun souci avec cela et je le vivrai très bien à partir d'aujourd'hui. Mais ne vous étonnez plus de voir votre voisin ne respecter que ce qui l'arrrange alors qu'il semblait bien gentil et agréable. Et c'est marrant il y en a de plus en plus, curieux non ?

L'école est morte et je n'ai plus qu'à attendre que la France fasse de même, profitons en au maximum et soyons très très très tolérants.

Le cas est peut-être isolé mais il semblerait que non.

Ecrit par : stephane | 26 juin 2006

Je ne comprends pas très bien ce que vous voulez dire... Qui accusez-vous, exactement?

Ecrit par : christophe sibille | 26 juin 2006

"Chris, si je comprend bien votre principe, tous les élèves, quand ils passent entre les mains d'un bon professeur, n'ont pas le droit à l'échec, et inversement tous ceux qui passent dans les mains d'un mauvais, n'ont pas le droit à la réussite!!"

1- "Comprend" s' écrit avec un "s"! Sur ce site, le Français doit être parfait!

2- Vous n' avez rien compris! Je dis simplement que Mr Brighelli, grand donneur de leçons devant l' Eternel, DOIT donner les preuves da la réussite de ses méthodes! Le seul élément qui pourrait faire croire que Mr Brighelli ait raison serait qu' il publie ses résultats!!!

JE CRAINS D' ATTENDRE TRES LONGTEMPS ET POUR CAUSE!!!!!!

Chris

Ecrit par : chris | 27 juin 2006

"Peut-être que tout simplement Chris s'étonnait, vu l'apparente perfection de l'enseignement de Jean-Paul, qu'il n'y ait qu'un seul de ses anciens élèves qui soit venu témoigner ici pour dire toute l'admiration qu'il avait pour lui?"

Excellente remarque!

Chris

Ecrit par : chris | 27 juin 2006

"Et évitez les copier-coller sans arrêt pour votre requête, je ne sais pas, moi, essayez de vous renouveler un peu et de formuler autrement: avec votre culture et vos connaissances, celà ne devrait vous poser aucun problème. Non, parce que vous comprenez, c'est saoulant, à la fin, de lire toujours le même post!"

Ou avez vous lu que j' étalais mes connaissances????? Je me limite à poser une question qui reste sans réponse!

Donc j' insiste. Ce ne sont pas mes répétitions qui doivent vous ulcérer mais le silence assourdissant de Mr Brighelli!

Chris

Ecrit par : chris | 27 juin 2006

"Et si j'applique votre raisonnement jusqu'au bout, avec votre bagage et votre diplôme d'état, vous devez être très doué, et donc, vous concernant, il doit forcément y avoir 100% de réussite avec des moyennes phénomènales (aucune en dessous de 15/20), dans vos amphis de cours"

1- ou avez vu lu que j' enseignais en amphi???
2- j' enseigne en college; tout ce qu' il y a de plus banal
3- Année 2004/2005: on me confie une 3ème de "crétins" en me disant "faites en ce que vous pouvez". Avec les méthodes ici décriées, 22 notes au dessus de la moyenne en Français au Brevet 2005
3- Mais ce n' est pas grave à moi!!!! C' est grace A EUX, mes élèves! Je ne rejette pas, moi, la responsabilité de mes échecs (et j' en ai connus!) sur les élèves!

Ne vous en déplaise

Chris

Ecrit par : chris | 27 juin 2006

Alors ces résultats au bac????

je suis impatient moi!!!!!!

(Ca vous va comme renouvellement?)

chris

Ecrit par : chris | 27 juin 2006

"Bah, en attendant, les méthodes des autres, on en a les résultats au quotidien ! Et ils ne sont pas brillants ! Mais vous allez prétendre que c'est de la calomnie et que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes... Continuez de croire cela. Plus dure sera la chute !"

Je ne crois rien! Je veux la PREUVE de la validité des méthodes ici défendues!

Point barre!

Chris

Ecrit par : chris | 27 juin 2006

Je ne saisis pas très bien la demande de "Chris" - à moins de supposer que c'est du harcèlement.
Je n'ai aucune idée des résultats de mes élmèves. Mes élèves de BTS (et pour cause...) ne reviennent pas nous dire combien ils ont eu à l'examen. Quant à ceux de Première, je peux leur demander, de façon informelle, combien ils ont eu, quand je les croise (et je ne les croise pas tous : j'ai eu ces dernières années des classes de sport-études avec des élèves qui partent à droite et à gauche dans des unités spécialisées, quand ils ne quittent pas carrément le système scolaire), mais personne dans mon établissement ne tient de stats. Surtout pas l'administration.
Par ailleurs, ce serait inopérant : encore faudrait-il connaître le niveau des élèves en début d'année, connaître leur carrière antérieure, et savoir si par hasard ils n'ont pas eu Chris l'année précédente, ce qui risque de plomber sérieusement les "résultats".
Pour parler sérieusement, le niveau à l'écrit ne se remonte pas en un an, aussi bon soit le prof : il est le produit des dysfonctionnements du système, et de programmes qui ont autorisé la diminution spectaculaire des heures de français : ce n'est pas moi qui ai inventé la notion de "discipline transversale" pour supprimer des heures et des profs, c'est l'uin ou l'autre des gouvernements Jospin.
A ce propos (et là, c'est pour Christophe Sibille), je ne tiens pas à ce que ce blog devienne un relais du militantisme des uns et des autres. L'Education Nationale peut se plaindre de la façon dont elle est aujourd'hui gérée, elle peut s'inquiéter des projets de la Droite (encore que pour le moment, je n'en vois guère d'exprimés), mais il coulera beaucoup d'eau sous les ponts avant que je pardonne à la Gauche l'élève au centre du système et toutes les dérives pédagogistes de ces quinze dernières années. Jospin ou Ségolène au pouvoir, c'est l'IUFM rue de Grenelle, et la France à genoux.
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 juin 2006

Dîtes-donc, Jean-Paul, même si c'est votre blog, accuser les participants d'avoir un discours militant, (en dehors de la chanson trouvée sur Internet au sujet de Sarkozy, je ne me souviens pas avoir milité pour quoi que ce soit. Rafraîchissez-moi donc la mémoire), pour, dans la phrase suivante, avoir un discours qui relève du tract politique, me paraît pour le moins bizarre! Par ailleurs, la différence entre Chris et vous, c'est qu'il demande des preuves, (présomption d'innocence) alors que vous, vous le présumez coupable, sans rien savoir réellement de la manière dont il effectue son enseignement; (et savoir si par hasard ils n'ont pas eu Chris l'année précédente, ce qui risque de plomber sérieusement les résultats)... Même si vous dites, après: " pour parler sérieusement".
C'est un peu le même problème quand vous présumez des pratiques "générales" dans les IUFM. Vous pratiquez l'amalgame. Votre virtuosité plumitive est efficace, (vraie différence, entre autres, avec Rachel Boutonnet). Mais vous disiez vous-même avec une certaine candeur, je ne me rappelle plus exactement dans quels termes: "l'amalgame est inclus dans la polémique", ce que, personnellement, je ne crois pas. Exagérer est toujours mentir.
Bonne journée.

Ecrit par : christophe sibille | 27 juin 2006

Bijour les filles,
http://www.metrofrance.com/xpresstags/pdf/paris.pdf

“Je constate que Monsieur Laurent Fabius utilise ma chanson ‘C’est quand le bonheur’ pour sa campagne
électorale. Je pense qu’il aurait été courtois de
sa part de me prévenir avant. Je désire que ma
chanson ne soit pas utilisée par Monsieur Laurent
Fabius. Je ne soutiens pas sa candidature.”
CALI,
CHANTEUR. LAURENT FABIUS
EST CANDIDAT À L’INVESTITURE
SOCIALISTE POUR 2007.

Ecrit par : toto | 27 juin 2006

Mr Sibille,
c'est grâce a des gens comme vous que l'on arrive à cela !
Par ailleurs, puisque vous professez dans un IUFM, je constate malgré tout, que vous passez beaucoup de temps sur ce blog, ne serait-ce pas là, la preuve par 8 que vous ne B... pas grand chose dans ce dit établissement, à moins que vous ne bénéficiez (comme la plupart de vos égaux d'IUFM) d'une décharge horraire pour investir les blogs. ainsi que le préconise votre Zakhartchouck préféré : "les pédagogues doivent être présent sur le terrain médiatique. ... Et utiliser les quelques outils interressants ..." cf Cahiers pédagogiques. Il en est de même pour Frackoviack, dans ses interventions "d'une rare intelligence", chez les inpecteurs... Et il est certain qu'ainsi le niveau va monter !!! mais comme le dit le proverbe : Plus le singe monte haut plus on voit son C...
Bonne journée de dur labeur . Si il y avait plus d'enseignants comme Mr Brighelli, les parents ne seraient pas obligés de se tourner vers le privé ou tout autre système pour vous fuir.

PS : J'ai du temps car j'ai abandonné mon travail pour faire l'école à la maison. Et plus je vous lis Mr Sibille, plus je m'en félicite.

Léopoldine


Humanité :
société
Collège light pour coûts allégés
Éducation . Afin de réduire la dépense publique, le ministère des Finances préconise de réduire les temps d’enseignement obligatoires des collégiens.

Moins de cours pour les collégiens ? La lettre de mission d’un audit (1) portant sur « la grille horaire des enseignements au collège » le préconise sans ambages. Commanditaire du diagnostic, le ministère des Finances ne masque ni ses fins - réduire les dépenses consacrées à l’éducation - ni les moyens dont il entend user. Entre autres, celui qui consiste à « repérer les leviers sur lesquels agir pour alléger l’horaire hebdomadaire obligatoire de formation du collégien ». Bref, à mordre d’une façon ou d’une autre sur les maths, le français ou encore les langues. Car, justifie-t-il, pour les élèves, le temps de « travail hebdomadaire est lourd ». Et pour l’État, « le coût par élève » s’affiche « parmi les plus élevés de l’OCDE ».

Reçus hier matin, les syndicats de l’Éducation ne l’entendent pas ainsi. Sitôt entrés, sitôt sortis, l’UNSEN-CGT, le SE-UNSA et le SGEN-CFDT ont quitté la table ronde. « Il apparaît publiquement que l’objectif assigné à [cet audit] » vise « une justification a posteriori de décisions d’économie budgétaire déjà prises par ailleurs », estiment-ils. Visée par cette déclaration : la suppression de 8 700 postes d’enseignants au budget 2007 (l’Humanité des 13 et 14 juin). Le SNES-FSU, qui partage la même analyse, a opté pour une autre stratégie en ne quittant pas la réunion. Le syndicat s’est attaché à démonter les affirmations assénées dans la lettre de mission. « La part du PIB que la France consacre à l’école était de 5,7 % en 2001 », relève-t-il. Non seulement en baisse depuis 1995, mais bien en dessous que celle du Danemark ou de la Suède, qui dépasse 7 %. En outre, l’horaire des collégiens français se situe dans la moyenne européenne. Pour Bernard Boisseau, co-secrétaire général du SNES, l’explication se trouve donc ailleurs. « L’État aura supprimé 25 000 postes de profs en cinq ans. » Qui correspondent, pour moitié, à la baisse des effectifs d’élèves. « Mais la perte des 12 500 autres doit bien être compensée. »

Impossible de tailler encore dans les enseignements optionnels sacrifiés depuis trois ans. La sortie d’un maximum d’élèves avant la 3e sera quant à elle effective dès la rentrée prochaine via le dispositif d’apprentissage junior. Reste la possibilité de grappiller sur le temps de travail des profs, ou de rabioter le temps d’enseignements obligatoires, et, avec eux, un socle commun décidément de plus en plus bancal.

(1) Cinq audits ont été commandés par le ministère des Finances à celui de l’Éducation, dans le cadre de la « modernisation de l’État ». Deux sont déjà achevés ; l’un fameux, portant sur les décharges statutaires des enseignants du second degré.

Marie-Noëlle Bertrand

Ecrit par : leopoldine | 27 juin 2006

Pardon, pour 3 R a Horaire.
Léopoldine

Ecrit par : leopoldine | 27 juin 2006

Pour Chris:
Pour info il n'y a pas qu'une seule représentante des ancien(ne)s élèves de JPB sur le blog , alors évitez vos affirmations...
Pour Christophe Sibille:
tout comme Léopoldine j'ai été contrainte d'abandonner mon travail pour faire l'école à la maison ...à cause de personne comme vous qui avez si brillamment contribué à démolir l'école et si notre niveau de vie en a été particulièrement affecté (nous ne pouvons plus offrir de vacances à nos enfants et nous n'avons plus de voiture, notre budget ne nous le permet plus) , je m'en félicite de plus en plus à lire tout ce que je lis sur sur blog et à constater combien certains enseignants qui y interviennent mériteraient d'être destitués tant ils manquent de considération envers leurs élèves et leurs collègues...Nous avons 5 enfants heureux et surtout, pour ceux qui sont en âge de le savoir, ils savent lire, ils ont un esprit critique...de nouveau je vais me répéter mais comme ici beaucoup ont des oeillières, je n'ai pas fait ce choix de gaité de coeur mais je ne crois plus du tout en votre école et malheureusement j'ai de moins en moins espoir que cela change car personne parmi les politiques ne semble s'en préoccuper et pour cause , ils ont les moyens eux de mettre leurs enfants dans les meilleures écoles privées, sans avoir à se serrer la ceinture... en cette fin juin, je suis amère car je suis fatiguée, et j'ai envie de changer d'air mais je ne le pourrai pas alors mesdames et messieurs les enseignants je vous demandent de faire preuve d'un peu plus d'humilité ( et d'arrêter de vous injurier)et d'essayer de réfléchir aux raisons qui peuvent pousser les parents à se sacrifier aujourd'hui pour l'avenir de leurs enfants car ils ne peuvent plus du tout,entre autre, compter sur vous. Si j'avais la certitude que mes enfants aient en face d'eux des enseignants comme JPB ( dont j'ai eu la chance de suivre les cours!) et comme certains autres qui interviennent sur ce blog, je retournerais au travail et j'aurais la satisfaction de les regarder entrer dans leur cour d'école chaque matin...Mais c'est une telle loterie que nous ne préférons pas courir le risque... En tant que parents responsables (et il y en a de plus en plus) nous n'hésitons pas à sacrifier nos loisirs , nos vacances et notre confort pour essayer de leur donner les moyens de vivre autrement quand ils seront parents à leur tour... Croyez moi, rien que prendre au quotidien les transports en commun en banlieue parisienne avec plusieurs enfants , certains jours il faut vraiment avoir une forte conviction pour tenir le coup... Alors , pour avoir autour de moi de plus en plus de demandes de parents qui s'interrogent et seraient prêts à s'organiser entre eux pour essayer de donner à leurs enfants un enseignement digne de ce nom( il n'est pas admissible que des élèves ne sachant pas lire entrent en 6ème!), je crois que l'avenir de l'école est dans une profonde réforme et même si ça fait mal , il faut avoir parfois le courage de démolir pour reconstruire.
une chose est sûre , depuis un certain temps je n'interviens plus trop sur ce blog car tout ce que j'y lis m'a encore plus plongée dans le désarroi... Après la publication des livres de JPB , j'ai eu une lueur d'espoir, aujourd'hui je constate que ce sera long, très long!
Bonnes vacances à tous

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 juin 2006

Léopoldine, Patricia, en arriver à employer de tels arguments, (compte tenu du temps que vous passez sur ce blog, ...) est réellement pitoyable, et montre que vous n'avez pas grand-chose de sérieux à dire. Vérifiez donc les horaires auxquels j'interviens, en général, et vous constaterez que c'est la plus grande partie du temps à l'heure du déjeuner, ou le soir.
M'imputer la faillite du système scolaire est me faire beaucoup d'honneur, et un pouvoir que je n'ai certes pas.
Concernant la baisse des horaires impartis aux enseignements optionnels, je ne peux que m'en plaindre de tout coeur avec vous... Et abonder dans votre sens, lorsque je constate avec satisfaction que des parents, (pas tous, hélas, loin s'en faut) s'investissent dans les apprentissages de leurs enfants.
C'est moi qui n'ai vu qu'une seule intervention des anciens élèves de Jean-Paul Brighelli sur ce blog. Peut-être suis-je passé à côté de certaines? Une chose qui l'est, (certaine), c'est que ça ne se "bouscule pas au portillon"!

Ecrit par : christophe sibille | 27 juin 2006

Dans la rubrique « le service public ça coûte cher et ça sert à rien », voir l’article de l’Humanité dont voici les premières lignes :
« Collège light pour coûts allégés
Éducation. Afin de réduire la dépense publique, le ministère des Finances préconise de réduire les temps d’enseignement obligatoires des collégiens.
Moins de cours pour les collégiens ? La lettre de mission d’un audit (1) portant sur “la grille horaire des enseignements au collège” le préconise sans ambages. Commanditaire du diagnostic, le ministère des Finances ne masque ni ses fins – réduire les dépenses consacrées à l’éducation – ni les moyens dont il entend user. Entre autres, celui qui consiste à “repérer les leviers sur lesquels agir pour alléger l’horaire hebdomadaire obligatoire de formation du collégien”. Bref, à mordre d’une façon ou d’une autre sur les maths, le français ou encore les langues. Car, justifie-t-il, pour les élèves, le temps de “travail hebdomadaire est lourd”. Et pour l’État, “le coût par élève” s’affiche “parmi les plus élevés de l’OCDE”… »
La suite :
http://www.humanite.presse.fr/journal/2006-06-20/2006-06-20-831945
Et si le ministère supprimait les IUFM pour économiser de façon plus rationnelle et plus juste ? On y parle la langue de bois bureaucratique comme dans les ministères. Tous ces « experts » devraient se comprendre…

Ecrit par : Lariba | 27 juin 2006

Monsieur Sibille,
Il n'est pas question de vous imputer à vous seul la faillite du système scolaire ...mais vous êtez un exemple de tous ceux qui y participent...en ce qui me concerne je ne vous ai fait aucune remarque sur le temps que vous passez sur ce blog et peu importe...Je fais juste appel à la conscience professionnelle des enseignants , j'aimerais juste que ces derniers s'interrogent sur ce qui conduit les parents à ne plus leur faire confiance...Je vais encore me répéter mais je suis FATIGUÉE de devoir palier à leurs carences et de devoir me serrer la ceinture... c'est tout!
Je suis inquiète quand je trouve sur le web des annonces de parents qui cherchent dans leur région d'autres parents pour partager l'enseignement à domicile de leurs enfants...Cela n'interpelle-t-il pas votre conscience d'enseignant?

Mais je vais me répéter , l'enfer est pavée de bonnes intentions...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 juin 2006

Patricia, je trouve votre message très triste. J'approuve votre courage et votre résolution de garder vos enfants à la maison, tant que l'école n'aura pas été régénérée. malheureusement, on n'en prend pas le chemin, les gourous de l'IUFM continuant à semer leurs idées néfastes. Sachez que Philippe Meirieu va être un interlocuteur privilégié de France 2 à la rentrée, sur l'éducation nationale, et j'ai entendu de la publicité pour son livre devant sortir à la rentrée.
N'oubliez pas que le calcul a subi la même dégradation que le français, la grammaire, l'histoire, la géographie, les sciences nat, etc.
Utilisez une méthode syllabique pour vos enfants, comme "Lire avec Léo et Léa". N'ayant pas commencé à devenir dyslexiques par un ou deux ans de méthode globale en maternelle, (les jours de la semaine, les prénoms de la classe, le "lexique de la classe", tout cela est très néfaste), vos enfants apprendront facilement à lire comme cela s'est passé pendant des siècles, jusqu'au jour où les sciences (pseudo) de la pédagogie ont envahi l'école.
Etant retraitée et non enseignante, je vous dis cela en toute indépendance d'esprit.
J'ai de plus une très grande admiration pour monsieur Brighelli et je salue une fois de plus son courage et son abnégation, ainsi que la clarté et la clairvoyance de ses livres.
Anne-Marie Valette.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 juin 2006

"Je ne saisis pas très bien la demande de "Chris" - à moins de supposer que c'est du harcèlement."

Monsieur,

Ne jouez pas les naïfs. Vous ne l' êtes d' ailleurs pas.

Il ne s' agit nullement de harcèlement. Je constate que vous répondez très souvent et largement à vos interlocuteurs. Je souhaiterais qu' il en fût de même à mon endroit.

Je ne cherche qu' à être convaincu. Je ne peux l' ëtre si vous ne me donnez pas la preuve par les résultats de la justesse de votre enseignement que, je suppose, vous appliquez à vos élèves. Ou alors peut être appliquez vous en fait les méthodes que vous dénoncez ici, ce qui serait un comble.

Voyez vous, cher Monsieur, et sans ironie aucune, donner des leçons c' est bien. Mais afficher les résultats de ces ^mêmes leçons, c' est mieux, beaucoup mieux.

Donc j' attends... et je suis TRES patient. Bien évidemment, ces résultats devront pouvoir être vérifiés. J' ai confiance en vous mais bon...

Chris

Ecrit par : chris | 28 juin 2006

"Par ailleurs, ce serait inopérant : encore faudrait-il connaître le niveau des élèves en début d'année, connaître leur carrière antérieure, et savoir si par hasard ils n'ont pas eu Chris l'année précédente, ce qui risque de plomber sérieusement les "résultats"."

Rassurez vous cher Monsieur, je ne suis pas un de vos collègues. Je n' habite même pas la région ou vous avez sévi.

Je ne relève même pas votre saillie. Elle ne m' atteint pas. Excusez cette prétérition, mais la polémique personnelle n' engendre rien d' interessant. Je ne vous connais pas; vous ne me connaissez pas. Ne nous jugeons donc pas. Et évitez de grâce ce type d' argument consistant à rejeter les mauvais résultats de vos élèves sur le collègue de l' année précédente! C' est un peu trop facile... C' est le collègue en question qui va être content...Mais ce n' est pas mon problème.

En revanche jugeons sur pièces. Je les attends...

Chris

Ecrit par : chris | 28 juin 2006

Pour Chris:

Mais tout le monde connait les résultats des élèves de Jean Paul Brighelli au baccalauréat!

Il est bien sûr en adéquation avec les objectifs fixés par le ministère (80% de réussite). C'est j'en suis sûr la preuve que l'enseignement de Jean Paul Brighelli est de très haute qualité, non? Comment pouviez vous imaginer qu'il en fût autrement? ;-)

Je ne faisait que passer, je sors, je suis déjà parti...

Bien cordialement,
François

Ecrit par : François | 28 juin 2006

"mais personne dans mon établissement ne tient de stats. Surtout pas l'administration."

J' apprécie beaucoup l' humour mais là...j' ai un peu de difficulté

Chris

Ecrit par : chris | 28 juin 2006

C'est plutôt avec votre mauvaise foi que vous êtes en difficuté.
Mon Proviseur tient des statistiques par discipline dans le lycée où je travaille.
D'un côté on pousse les élèves à l'échec en les faisant passer par exemple en Terminale S avec par exemple 6 ou 7 de moyenne dans les matières scientifiques de l'autre on nous présente les mauvaises notes de "nos" élèves au bac en nous demandant ce qu'on peut faire pour y remedier!
Pour ce qui me concerne ce n'est pas mon problème mais celui de l'administration qui veut le beurre et l'argent du beurre et la fille de la crémière qui s'appelle peut-être Chris!

Ecrit par : JO | 28 juin 2006

"la fille de la crémière qui s'appelle peut-être Chris!"

Euh...non!

Chris


"Il est bien sûr en adéquation avec les objectifs fixés par le ministère (80% de réussite). "

Pas sûr...

Ecrit par : chris | 28 juin 2006

Chris,

Pour répondre à une de vos remarque, il me semble avoir croisé les témoignages d'une dizaine d'anciens élèves de JPB sur ce blog (je ne me souviens pas du nombre exact, et j'ai autre chose à faire que d'aller vérifier quelques 3000 commentaires!!!) et seulement 1 était défavorable...

1/10, soit 10%. En fait, il me semble que celà correspond au pourcentage moyen d'élèves qui n'apprécient pas un enseignant dans une classe donnée.

Maintenant, rien ne vous empêche de diffuser le plus largement possible, par l'intermédiaire de votre établissement, ou de vos collègues, l'adresse internet de ce blog, vous aurez plus de chances d'avoir d'autres témoignages d'anciens élèves de Jean-Paul. Car je doute que l'intérêt premier des anciens élèves de JPB soit de chercher à rester en contact, coute que coute, avec lui, ils ont peut-être des études à continuer, ou tout simplement un travail et une vie qui ne les amènent plus à se tourner sur leurs anciens enseignants

A vous de jouer!!!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 29 juin 2006

"Pas sûr..."

Vous en doutez? Vous croyez sincérement que le taux de réussite au baccalauréat à augmenté au travers de l'amélioration de la pédagogie et donc grace à une meilleure assimilation par les élèves de programmes de niveaux équivalents plutôt que par une réduction de la portée des dits programmes combinée à une réduction au moins aussi importante du niveau requis pour obtenir le diplôme?

Sérieusement?

Ecrit par : François | 29 juin 2006

Bonjou,

J aimerai avoir la dictée proposé au bepc 2006.Merci

Ecrit par : catherine | 29 juin 2006

Attention, Catherine, avec « BEPC », vous allez vous faire incendier et être considérée comme un dinosaure par les maniaques des appellations officielles et des stats ;)
Nos leaders bien aimés ne parlent plus de BEPC mais de DNB, diplôme national du brevet, après un intermède BNC, brevet national des collèges, ouf !
Dans l’ÉducNat, il y a plus d’acronymes que dans feu l’URSS ! Les stats y sont d’ailleurs souvent aussi fiables et quand on peut se payer de mots…

Et à part le nom, qu’est-ce que ça change ?
D’abord, pour le ministère et les pédagogos, il « faut changer » et il y a volonté de nouvelles appellations, ça évite de faire une vraie politique.
Ensuite, le brevet ne sert plus à rien et les élèves qui ont bossé l’ont déjà grâce au contrôle continu avant de le passer ! Beaucoup de ceux qui n’ont rien fait l’ont aussi, nous en sommes les témoins « émerveillés » chaque année… C’est dire le sérieux de cette mascarade.

Certains collègues « s’amusent » à calculer les taux de réussite des zaprenans sans le contrôle continu (moyennes de l’année) et c’est alors catastrophique !
Et pourtant, imaginez dans certains lycées professionnels l’arrivée d’élèves en Seconde BEP avec des classes à 5 % de reçus à ce brevet pourtant démagogique ! On comprend pourquoi les Jospin, Meirieu de gauche ou de droite évitent pour leur progéniture certains bahuts… Ce qui ne les empêche pas de dénigrer la dictée, horrible reste de pratiques rétrogrades, etc. mais pour les autres…

Ecrit par : Lariba | 29 juin 2006

C'est bien tardivement que j'ai lu "La fabrique du crétin". Et chapeau!!! Je suis à 10000% d'accord avec ce que nous dit BRIGHELLI. Si nos élèves sont devenus très cons, la faute en incombe certes pas à Hervé Vilar, le pauvre, il est à des années-lumière de la controverse, mais des malfaisants des IUFM, des MERIEUX et autres poubelles pédagomaniaques. Dans les années 70, au LYCEE PAUL ELUARD de Saint-Denis, une poignée de profs, emmenés par mon père, Georges-Arthur GOLDSCHMIDT, ALAIN LAURENT et LUCIEN KLAUSNER avaient publié une revue qui s'intitulait, très nietzschéamment, 'LE GAI SAVOIR" Tout y était dit, en particulier sur l'escroquerie gigantesque de la gauche, bernée par les MERIEUX et autres escrocs: en réalité, tous ces gens, dès les Seventies, n'avaient qu'un but DECEREBRER.... Je tiens encore quelques exemplaires de cette revue morte-née au bout du numéro 4 à l'intention de qui n'en veut. Et j'invite aussi tout le monde à lire le texte de NIETZSCHE "De l'avenir de nos établissements d'enseignementé ainsi qu'un vieux bouquin d'un certain JACQUES CHARPENTREAU sur la connerie humaine. Merci Brighelli.

Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 05 juillet 2006

C'est bien tardivement que j'ai lu "La fabrique du crétin". Et chapeau!!! Je suis à 10000% d'accord avec ce que nous dit BRIGHELLI. Si nos élèves sont devenus très cons, la faute en incombe certes pas à Hervé Vilar, le pauvre, il est à des années-lumière de la controverse, mais des malfaisants des IUFM, des MERIEUX et autres poubelles pédagomaniaques. Dans les années 70, au LYCEE PAUL ELUARD de Saint-Denis, une poignée de profs, emmenés par mon père, Georges-Arthur GOLDSCHMIDT, ALAIN LAURENT et LUCIEN KLAUSNER avaient publié une revue qui s'intitulait, très nietzschéamment, 'LE GAI SAVOIR" Tout y était dit, en particulier sur l'escroquerie gigantesque de la gauche, bernée par les MERIEUX et autres escrocs: en réalité, tous ces gens, dès les Seventies, n'avaient qu'un but DECEREBRER.... Je tiens encore quelques exemplaires de cette revue morte-née au bout du numéro 4 à l'intention de qui n'en veut. Et j'invite aussi tout le monde à lire le texte de NIETZSCHE "De l'avenir de nos établissements d'enseignementé ainsi qu'un vieux bouquin d'un certain JACQUES CHARPENTREAU sur la connerie humaine. Merci Brighelli.

Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 05 juillet 2006

Scusi, j'ai tapé deux fois, parce que je suis nul en informatique

Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 05 juillet 2006

C'est un très joli sobriquet, Montaignacheval. L'un de mes épisodes préférés des Essais, lorsqu'il tombe dudit cheval, et qu'il se demande, brièvement, s'il va ou non se laisser aller à mourir. Et qu'il s'aperçoit que la décision de vivre fait très mal (Essais, II, 6, de l'exercitation).
Joli titre de revue. Mais si les exemplaires en sont historiques, je ne voudrais pas vous en priver. À nous de construire le Gai savoir contemporain. Si c'est encore possible.
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 juillet 2006

"Utilisez une méthode syllabique pour vos enfants, comme "Lire avec Léo et Léa". N'ayant pas commencé à devenir dyslexiques par un ou deux ans de méthode globale en maternelle,"

Bonjour Anne-Marie, bonjour forum,

juste deux précisions:
1) Léo&L;éa n'est pas une méthode syllabique (comme on pourrait l'entendre), mais c'est une excellent méthode quand même. ;)
2) Pour moi la dyslexie, ne provient pas "que" d'une mauvaise méthode global (qui empêche les enfants à apprendre à lire 'correctement'), MAIS elle provient aussi du fait que l'on aide pas les enfants à apprendre à tenir le stylo correctement, on ne leur donne pas de bon support (feuilles quadrillées correctement suivant les âges) pour écrire. On ne leur tien pas la main pour leurs premiers écris, ET SURTOUT on ne leur fait/apprend pas dessiner les lettres DANS LE BON SENS. (attention au gaucher aussi svp)

bon apétit à tous

Ecrit par : toto | 06 juillet 2006

Tiens, au fait, à propos de fabrique de crétins, je suis agrégé d'histoire dans un collège parisien, Georges Rouault, dans le XIXème, près de la porte Chaumont. ZEP et tout le fourbi. Choix volontaire. Je voudrais qu'on m'explique pourquoi les enfants des bobos oberkampfouille tapas fuient les bahuts publics et fréquentent les boîtes à cureton? Et de fait on se retrouve dans certains collèges comme le mien avec 53, 5 de Maliens, Sénégalais, Guinéeens, Ivoiriens et Comoriens primo-arrivants, comme nous l'éjacule si joliment le Ministère, 30% de Maghrébins, et 10% de Chinois. Seuls 6,5% de nos élèves sont des "Gaulois". Et parmi eux pas un fils de prof, de psychanalyste (remarquez que cela vaut peut-être mieux, d'architnèques ou de cadres....si ce n'est pas cvonstruire en loucedé une société de castes, mloi je suis Teilhard de CHardin!!!!
Donc, soit, nous fabriquons des crétins, parceque les IUFM sont avec le IIIème Reich et Staline la pire entreprise de ce siècle, soit, MAIS AUSSI PARCE QUE LA BOURGEOISIE SOI-DISANT INTELLECTUELLE SE VAUTRE DANS UN APARTHEID MEDIOCRE. ET MONTAIGNACHEVAL LE PREMIER QUI A FOUTU SA FILLE CHEZ LES CURES.. Triste pays! Et Triste ville : en face de la façade de mon collège débouche la RUE SIGMUND FREUD, qui est la seule rue de Paris sans numéros, sans habitants. Quelle plus belle illustration de ce que cherche à nous dire Freud depuis 100 ans: l'illusion d'une issue!
Alors, tentons de sauver nos crétins et nous aurons fait , devant Allah, une action parfumée, comme le dirait l'ami Tahar Ben Jelloun.
Et pour cela respectons un peu la carte scolaire. Ce serait déjà 30% des problèmes règlés. Et puis quelle mouche nous a donc piqué (y a un e ou pas?...ou un s) de croire ou de faire semblant de croire que le "Public" ne remplissait pas son rôle éducatif. J'ai des amis qui ne cessent de cracher contre ce fameux enseignement public.....et moi-même suis tombé dans le piège. Dame! Comment? les petits-enfants du grand Georges-Arthur GOLDSCHMIDT dans le public, avec les bamboulas???Que nenni, ma chère. Tout cela pue.
Mais comme l'Histoire est facétieuse, il y aura un retrour de balancier. Et moi, je continuerai, come un con, à avoir les larmes aux yeux devant mes chers élèves africains chantant "Gloire au 17ème", le truc de Montéhus.

Salut et bonnes vacances. j'emporte "La Fabrique du Crétin" comme lecture en même temps que mon cher Montaigne.

Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 06 juillet 2006

Emportez donc aussi À bonne école, j'y réponds à pas mal de vos observations.
Vous vous rappelez, la proposition loufoque d'Alphonse Allais, d'installer les villes à la campagne… Je ferais volontiers de même avec les ZEP — en force, s'il le faut. Nous avons un excellent système de ramassage scolaire, pourquoi ne pas l'utiliser ? Les Américains ont tenté quelque chose d'analogue, pour tenter de briser les ghettos — même si la meilleure solution, dans l'absolu, serait de fabriquer une bourgeoisie black ou beur ou viet, etc., mais ça ne se fera pas en six mois ni en six ans. Alors, autant les amener à fréquenter l'école de la bourgeoisie — dans le Vème ou le VIème. Puisque les P'tits Blancs se cassent, autant les poursuivre.
JPB — et bonnes vacances. Je compte sur vous à la rentrée.

Ecrit par : brighelli | 06 juillet 2006

Franchement l'école est vraiment fini si nous continuerons de lire les horribles et inimaginables bêtises rédigées par ce jeune de vingt ans :

"Et finalement si on arrétais de voir dans cette époque des lumiéres que des Vérités on apprendrais peut être plus la tolérence, car les philosophes n'ont pas crée des idées de tolérence, de liberté, ils ont simplement critiqués les erreurs de leur époque dans lesquels on ne respectait pas l'Homme.
Si les croyants doivent adapté la religion à l'époque, ceux avec quoi je suis tout à fait d'accord, les non croyants devrait peut être ouvrir les yeux sur leur passé et leurs philosophe des lumiéres au passé plus que douteux "

Sincèrement si l'on continue à formater ces jeunes et non à les former, à les soustraire de la Pensée, à leur épargner un esprit critique digne de ce nom, je dis NON !!!

Sincèrement j'en ai franchement assez d'entendre des ignominies pareilles !!! Soit-disant le niveau monte ???Où ??? En terme de conneries et de d'ânneries ??? Alors là oui le niveau monte !!!

Tant qu'à faire si soit-disant nous devons occulter les Lumières eh bien effaçons de notre mémoire l'affaire Calas et Voltaire, oublions Rousseau et Sieyès, tant qu'à faire pourquoi pas Descartes, Pascal, Montaigne, Rabelais, oublions le Keynésianisme inspiré des oeuvres de Montesquieu et Jean Baptiste Say, oublions Zola et "J'accuse" avec l'Affaire Dreyfus....

Tant qu'à faire si Ségolène parvient au plus haut poste de l'Etat j'ai bien peur que l'école ne se trasforme davantage en "Maison, communauté ou lieu de vie " ou que sais-je encore !!!!

Rien que pour cela il n'est aucunement question de voter pour ces charlatans : non seulement on fait prendre aux jeunes des vessies pour des lanternes mais en plus on détruit sciemment notre culture commune si des jeunes se mettent à penser ou suggérer clairement qu'il faille occulter les Lumières !!!!

Les Soviets sont de retour...

Ecrit par : Sandra WAGNER | 07 juillet 2006

Ps je rectifie :

Franchement l'école est vraiment finiE si nous continuons de lire les horribles et inimaginables bêtises rédigées par ce jeune de vingt ans

Ecrit par : Sandra WAGNER | 07 juillet 2006

Bravo Sandra. Fectiv'ment. J'en ai t-y vu des conneries de ce tonneau!!!! Il me revient en mémoire un devoir d'un Terminale C en geographie de la population ,sur la structure de la population américaine. Il y avait un graphique fourni et on y voyait que les Noirs ne représentent que 12% de la population totale. Et j'attendais d'un élève de Terminal un embyon, un foetus de réflexion. Voici par quoi , Monsieur Terminale C terminait, si l'on peut dire: "En conclusion, nous pouvons dire que les USA sont submergés par les Noirs. Et d'ailleurs y a 200 Millions de Noirs sans abri. Les Blancs Américains, qui ont l'ARGENT DES JUIFS (sic!!!!!) massacrent les Noirs comme à Los Aingeles (re-sic) en 1992."

J'en ai conclu, en montrant ça à un de mes stagiaires que le niveau montait, mais comme le disait justement Sandra,monte où???
Et tout cela, c'est la faute à la démagogie éhontée de la gauche française, des poubelles pédagomanes et IUFMesques. Fectiv'ment, je ne voterai plus pour ces malpropres. Quant à la raclure de Droite, comme elle est avide de dollars, l'école, elle s'en fout, elle laisse la gauche la démolir. Et puis dans un lustre, elle viendra avec sa p'tite balayette et foutra les déchets à la poubelle. Simplement que Mérieux soit parmi les détritus....

Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 07 juillet 2006

D'accord pour mettre Meirieu et ses oeuvres dans les poubelles, (il va encore nous casser les pieds à la rentrée avec son air de pape-figue et son angélisme béat.) S'il vous plaît, rectifiez l'orthographe de son nom : Mérieux est une illustre famille de grands savants lyonnais pastoriens qui n'ont rien à voir avec Philippe Meirieu, et qui au lieu d'envoyer sans être santionné des centaines de milliers de jeunes à la casse, en sauvent des millions avec leurs vaccins.
Cordialement .
Anne-Marie Valette.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 juillet 2006

Témoignage d'une amie, sur la façon dont sont traités les maîtres qui ont la prétention d'apprendre quelque chose à leurs élèves, et utilisent une méthode non approuvée par nos pédagogistes dont Sibille et Chis sont les représentants sur ce blog.

"Dans l'école où j'ai été nommée, quand le directeur et sa femme, tous deux en poste dans l'école ont su que je ne souhaitais pas faire la bise aux parents le matin, les appeler par leur prénom et les tutoyer ("tu sais, c'est une grande famille, ici") et que, de plus, j'avais commandé "Lire avec Léo et Léa" en remplacement de "Mika" (méthode bien globale chaudement recommandée par son épouse), j'ai tout de suite été cataloguée personna non grata.
Il m'ont déclaré la guerre: d'abord je me suis retrouvée à avoir le choix de faire classe dans une pièce de 20 m2 (pour 26 élèves) ou alors dans une pièce de taille normale où le directeur avait installé son bureau de direction avec ses archives, la photocopieuse, la plastifieuse, le massicot... tout cela occupant un bon 1/3 de la classe. Je n'avais droit qu'à un minuscule petit tableau. Bien sûr, l'idée qu'il pouvait mettre tout le matériel dans la pièce de 20 m2 ne l'a pas effleuré (puisque je n'en voulais pas, on y mettrait la BCD).
Ensuite, sa femme venait plusieurs fois par jour dans ma classe, sans frapper, sans dire un mot pour chercher du matériel de la plus haute importance (et faire au passage des petites remarques assassines sur tel ou tel élève qui se tenait mal, sous-entendu: que je ne savais pas tenir).
Ma chaise ou celles de mes élèves disparaissaient pendant la récréation (il faudrait peut-être que j'arrête de m'accaparer tout le matériel!).
Le pompon, c'était quand elle venait faire des photocopies accompagnée de la moitié de sa classe. Une fois, j'ai chronométré: 17 minutes! Autant dire qu'elle me sabotait ma séance de lecture.
Je pourrais raconter bien d'autres anecdotes du même acabit. Je suis partie en congé maternité, puis en congé parental. J'attends qu'il partent en retraite pour reprendre le travail.
Je pense que beaucoup d'enseignants sont comme ça: ils ne supportent pas que des enseignants aient des pratiques différentes des leurs, surtout quand les parents ont le culot d' approuver ces pratiques et qu'ils vont même jusqu'à retirer leurs enfants de l'école quand leurs enfants sont en âge d'aller dans leurs classe à eux.
Les effectifs du CE/CM (tenus par le directeur et sa femme) étaient divisés par deux par rapport à ceux de PS/MS et de GS/CP. D'ailleurs, une classe a fermé depuis que je suis
partie en congé (Madame avait repris le CP avec "Mika" et mis "Léo et Léa" au placard, les parents n'ont pas apprécié). Pour être un peu triviale, je leur ai mis le nez dans le caca, et ça, à 5 ans de la retraite, c'est insupportable."
Cordialement.
Ann-Marie Valette.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 juillet 2006

Pan sur la croupe de MONTAIGNACHEVAL. j'ai confondu Meirieu et Mérieux. Sacrilège!!!!
Remarquez, ça vaut mieux que de confondre Hervé Vilard et Jean Vilar? Non?
Mais d'où vient cette tendance des profs à donner des leçons à leurs semblables. Excusez du peu on est en plein Vadius et Trissotin. D'un côté les cuistres et de l'autres les fascistes IUFM, qui au passage sont des sous-marins de la scientologie,(cf LA CANARD ENCHAÎNE".
Bon, ben, j'ai plus qu'à m'écraser comme une bouse devant tant de savoir!!!!
Au fait , le récit de Mme Valette est édifiant, terrifiant et on se croirait dans un roman de Pavel Kohout. L'ignominie des larbins so called "chefs d'établissement" fait peine à voir. Car peut-être est-ce là que se trouve la CLE DU PROBLEME. Le jour où un chef d'établissement dira au Rectorat d'aller se faire chipogner les gliguedouilles par Artaxerxès, qu'il aura le courage de se torcher avec les directives rectales (pardon, rectorales) ma langue, si l'on ose dire, a fourché, un grand pas aura été franchi ver la restauration de l'enseignement. Car, Même lorsque Meirieu (c'est bon,là?) et sa clique auront été envoyés au chani-broyeur echefa, il restra les chiens couchants principaux et proviseurs. Ce sont la plupart du temps de fieffées serpillières, les porte-coton du recteur. Molière se régalerait.....Madame Valette,respect. Et ne vous en faites pas, les mômes se souvizendront deVOUS et pas des cloportes dont vous décrivez la pénible et marcescible existence. Et encore une fois, ne m'en voulez pas si je vous ai un peu chicané. Décidément Meirieu est un produit hautement toxique, à éviter d'urgence. Tiens, pour terminer, J'ai enseigné pendant 20 ans dans un collège à Dammartin- en Goèle, au Nord de la Seine-et Morne...Et là ,j'en ai-t-y vu des clowns. Je me souviens en particulier d'un pédago de mes deux nommé DEFRANCE, qui ensigna au LYCEE MOISSAN à Meaux et qui était un pilier de l'IUFM de Créteil. Quel con!!! Un enfileur d'idées reçues, que c'était le champion du monde!!!
Et puis alors, riant quand il se brûle...Car ça aussi, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais tous ces profs et autres qui se prennent tellement au sérieux et qui, contrairement à Sainte-Thérèse, ne rient guère quand on les ....., c'est un autre aspect du problème: LE PURITANISME SCOLAIRE. pas de joie, pas de bonheur, pas de plaisir. Simplement des mines de figues sèchées pour "faire sérieux". Rire, pourtant, en transmettant des notions fondamentales, quoi de plus enivrant. Relisons donc "LE GAI SAVOIR" d'un certain Frédo-les-belles-Bacchantes. Mâme Valette, mes hommages

Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 07 juillet 2006

Diantre bonté divine : maintenant je passe une personne abominablement étroite d'esprit pour ce malheureux étudiant de 20 ans dont je parlais !!!

Soit disant ne pas accepter l'avis des autres c'est faire preuve d'étroitesse d'esprit !

Certes la liberté d'expression reste fondamentale dans tout pays mais l'objectif n'est-il pas de savoir de distinguer le vrai du faux ???

N'est-il pas de notre devoir de sujet éclairé de refuser catégoriquement la "connerie" si je puis dire surtout lorsqu'elle dépasse l'entendement ???

Franchement je crois rêver mais comme dirait Albert Einstein la seule chose qui ne possède aucune limite c'est bien la bêtise humaine !!!

Ecrit par : Sandra WAGNER | 07 juillet 2006

"Mérieux est une illustre famille de grands savants lyonnais pastoriens qui n'ont rien à voir avec Philippe Meirieu"

Illustre famille, oui... mais actuellement ce sont des potentats du fric de l'industrie pharmaceutique particulièrement pourris.

Et en plus eux aussi ils sont de lyon !

Alors pas grave comme confusion...

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 07 juillet 2006

Pas mal, eux aussi sont de Lyon!!!! Quelle belle langue que le français!!! Quant à la mère Wagner, elle a un sens de l'humour qui fait penser à une salle commune de l'Hôpital de Bicêtre dans les années 50!!!!
J'avais, dans mon intervention, élogieusement complimenté cette dame et elle me crache dessus, parce qu'elle n'a rien compris à ce que je disais et qu'elle n'aime sans doute pas qu'on la compare à Vadius et Trissotin. Remarquez que j'aurais pu dire Monsieur Prud'homme, Monsieur Fenouillard, Bouvard et Pécuchet ou Monsieur Homais....Mais j'aurais mieux fait de me casser le métacarpe!!!
Et cette réaction plus que primitive me donne entièrement raison.LES PROFS SONT AVENANTS COMME DES ETRONS RANCISSANT AU SOLEIL D'AOUT. Et qu'ils crèvent! ET MOI AVEc? PUISQU'AUSSI BIEN JE FAIS PARTIE DE CETTE PITEUSE COTERIE.
Quant aux Mérieux de Lyon, ce sont bel et bien des pompes à fric pharmaceutiques. Sans aucun doute l'émanation fienteuse de l'immonde bourgeoisie française, pingre, cruelle, avare, vindicative, bornée, chiche, délatrice réactionnaire et à n'en pas douter catholarde....Bravo DUMOUCH
Quant à Mâme Wagner, qu'elle médite ce proverbe qui lui sied comme un gant "Faites du bien à un vilain, il vous chie dans la main". Sur ce, je quitte ce blog, et le pauvre Einstein, mêlè à ces turpitudes de bas étage. Ah, elle est jolie l'Education Nationale....

Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 07 juillet 2006

MONTAIGNACHEVAL, décidément vous n'avez rien compris du tout : je ne parlais même pas de vous mais du jeune qui me lançait à la figure les ignominies dont je vous ai parlées.

Décidément il faut arrêter de lire en diagonale, merci !!!

Ecrit par : Sandra WAGNER | 07 juillet 2006

TIens, je viens d'en apprendre une croquignolette: Un mien collègue vient de recevoir son service. Il est comme moi en ZEP, choix volontaire aussi et voila-t-y pas, comme dirait l'autre que ziiip, plus de ZEP. "AMBITION REUSSITE" que ça se nomme maintenant. Beau...Non? Vous ne trouvez pas? Ah bon? D'autant plus beau d'ailleurs que la DHG de ce collège, l'avant-dernier au classement des établissements parisiens (le mien est l'antépénultième), passe de 718 à 620 heures...Mazette, ça ,c'est de l'ambition réussite, surtout pour rationnaliser les coûts (j(allais écriee coïts!!!!) Et pour regrapiller quelques heures, v'savez quoi? la pauvre principale aété obligée de bidouiller en créant...attention, tout le monde est bien assis??oui? non, j'en vois un qui n'a pas mis sa ceinture.....une classe PSG (Football) dont le "tureur est une sorte de Néanderthalein mal équarri, qui a commencé très fort au pot de fin d'année en venant arborant le maillot de la susdite bande de crétins et une classe BASKET. manque plus qu'une 6ème Pétanque et une 4ème Tarot.....
Quand je disais que tout cela est de propos délibéré et non dû au traditionnel bordel ambiant....
Dans mon bahut, on crée une Seconde "Initiation aux spectacles" et sournoisement, on est en train de liquider les dernière heures de grec et de latin qui traînaient ça et là. Mais soyons malin...je suis optimiste...On est toujours parvenu à circonvenir la connerie....pardon, je vais me faire censurer par des "modérateurs" comme sur le site d'Assouline.....je vous raconterai ça une autre fois. Aujourd'hui, je vais à Hissarlik....il fait 42. mon portable menace de fondre. Et je me demande vraiment comment les Achéens ont pu supporter pareil cagnard dans leur bourrin de bois!!!!!!

Ecrit par : MONTAIGNACHEVAL | 17 juillet 2006

MAIS ILS NE SAVENT RIEN !! RIEN !!!! MAIS RIEN !!!!!!!!

Lubin, sur son "journal d'école" nous présente ses ambitions d'édulcorer l'histoire en réécrivant une marseillaise à la guimauve, pour ne pas "traumatiser" les enfants.

Sa logorrhée étant accompagnée de réflexions plus que caricaturales sur l'idée de nation et sur les frontières, je lui ai balancé, pour me foutre de sa gueule, un certain nombre d'ouvrages de géographie sur le sujet, dont beaucoup de classiques que l'on conseille en 1ère année.

Les réponses sont hallucinantes. Manifestement, ils n'ont jamais entendu parler d'auteurs de base, avec lesuels on aurait dû leur rabattre les oreilles pendant toutes leurs études : Roger DION, Philippe PINCHEMEL, Roger BRUNET, Gui DI MEO...

Ca fait vraiment peur, c'est la liste de base du CAPES. Je ne savais pas que c'était à ce point.

Mais comment on peut recruter des crasseux pareils ????? C'EST SUPER GRAVE !

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 24 juillet 2006

MAIS ILS NE SAVENT RIEN !! RIEN !!!! MAIS RIEN !!!!!!!!

Lubin, sur son "journal d'école" nous présente ses ambitions d'édulcorer l'histoire en réécrivant une marseillaise à la guimauve, pour ne pas "traumatiser" les enfants.

Sa logorrhée étant accompagnée de réflexions plus que caricaturales sur l'idée de nation et sur les frontières, je lui ai balancé, pour me foutre de sa gueule, un certain nombre d'ouvrages de géographie sur le sujet, dont beaucoup de classiques que l'on conseille en 1ère année.

Les réponses sont hallucinantes. Manifestement, ils n'ont jamais entendu parler d'auteurs de base, avec lesuels on aurait dû leur rabattre les oreilles pendant toutes leurs études : Roger DION, Philippe PINCHEMEL, Roger BRUNET, Gui DI MEO...

Ca fait vraiment peur, c'est la liste de base du CAPES. Je ne savais pas que c'était à ce point.

Mais comment on peut recruter des crasseux pareils ????? C'EST SUPER GRAVE !

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 24 juillet 2006

salut cava c'est qui

Ecrit par : amina benthami | 26 juillet 2006

A la retraite depuis un an, je faisais partie du corps des personnels de direction, je me souviens avec effroi de la dernière réunion "pédagogique" organisée par un inspecteur pédagogique régional d'histoire et géographie.
Cet IPR n'a cessé de marteler l'idée unique suivante à la dizaine de professeurs de lycée qu'il avait convoquée : "Moins le professeur parle, plus l'élève apprend ".
Voila bien la substantifique moelle des idées "à la Meirieu".
En fait, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, l' Education Nationale a été abandonnée aux idéologues extrémistes de la gauche, du plan Langevin-Vallon aux idées mal digérées de Bourdieu, le but est le même : abolir tout ce qui peut ressembler à la culture bourgeoise,( cad le plus souvent à la culture tout court), former un homme nouveau prêt à se sacrifier pour la révolution et, dans ce but, moins il en sait plus il est manipulable;
L'aboutissement absolu de cette idéologie est le "Polpotisme" dont on a vu la redoutable efficacité à l'oeuvre au Cambodge.
Toutes proportions gardées, on applique joyeusement les mêmes méthodes depuis des décennies à l'Education Nationale : déboulonner la culture, fabriquer des illettrés, promouvoir le jeunisme, saper toute forme d'autorité adulte.
Dans cette optique, Meirieu n'est qu'un pompier pyromane de plus qui a bâti sur des idées fumeuses et dangereuses une carrière qu'il n'aurait sans doute pas menée de la même façon si l'école avait pour but de former des citoyens autonomes et responsables.
Bien entendu cette idéologie n'a de cesse de se camoufler derrière des discours humanistes et bien pensants, mais il faut voir avec quelle hargne sont poursuivis les "dissidents", qui essaient de transmettre la culture et les instruments du savoir et de la réflexion, pour réaliser à quel point le système est verrouillé par Meirieu et ses clônes.
Vous pensez que j'exagère ? Voici une autre "anecdote".
En juillet 2000 une série de textes officiels est parue au B.O.
But affiché : rendre les procédures disciplinaires dans les collèges et les lycées plus conformes au droit français. Louable intention ! Sauf que les procédures en question étaient tellement respectueuses du droit, de sa lettre et de son esprit, qu'elles rendaient toute sanction inapplicable.
L'Inspecteur d'Académie du Rhône, réunissant, en septembre, les chefs d'établissement d'une partie de son département pour leur commenter les nouveaux textes et leurs modalités d'application, donna, avec une jubilation non feinte, l'exemple suivant :
Un élève agresse un professeur pendant un cours; le professeur somme l'élève de quitter le cours; l'exclusion d'un cours étant une sanction et le droit français interdisant la double peine pour une même faute, il apparaissaît clairement que nous autres, chefs d'étblissement, ne pouvions plus prendre aucune sanction contre l'élève incriminé !
Depuis cette interprétation abusive a été revue : l'exclusion du cours peut constituer une mesure de sauvegarde et n'exclut pas l'application ultérieure d'une sanction.
Cette anecdote est pourtant significative de l'état d'esprit qui règne souvent au Ministère de l'Education Nationale y compris en très haut lieu.
Je pourrais, bien entendu, multiplier les exemples dans ce sens et pourtant je n'ai été chef d'établissement qu'à peine une vingtaine d'années.
L'idéologie de la fabrication des crétins présente en outre, l'avantage d'imposer les délires pédagogiques de certains au sein de l'institution. D' où la multiplication des "usines à gaz" de toutes sortes qui rendent le système éducatif non seulement ennuyeux et inefficace pour les élèves et les professeurs, mais le rend également très couteux pour la Nation, car toutes ces usines à gaz complquées demandent toujours plus de moyens.
Accessoirement, nombre d'idéologues patentés y trouvent des "fromages" qu'ils gardent généralement à vie et qui les dispensent d'être en contact avec des élèves réels.
A quand une rentrée scolaire où l'on entendrait pas parler de Meirieu ?

Ecrit par : Adrien Fleuret | 07 août 2006

André, nous allons hélas être servis à la rentrée : Meirieu a paraît-il pondu un enième livre qui va être sponsorisé par Antenne2 et France Inter. (J'ai entendu une annonce sur France Inter à ce sujet). La situation est hélas catastrophique, et peu de gens mesurent réellement le désastre qui se prépare. Nous allons nous faire dévorer par des peuples nombreux et travailleurs comme les Indiens ou les Chinois. Je considère que des gens comme Meirieu et tous ses collègues, Goigoux, Frackowiak, Charmeux etc sont des criminels qui envoient depuis des décennies des centaines de milliers d'enfants à la casse : je ne peux pas croire que Meirieu est de bonne foi, c'est un monstre d'hypocrisie. IL a su faire ce qu'il fallait pour que ses propres enfants échappent au système destructeur qu'il a fortement contribué à mettre en place.
Cordialement.
Anne-Marie Valette.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 août 2006

Ubik de Philip K.Dick, non ?
Cool ! Bis repetita placenta. Accouchement difficile mais quel beau bébé : les dix petits nègres n’ent font plus qu’un. Mais la mise en abyme abime la... botte.
On est combien au final ?
(Lire a Maze of Death du même Dick)

Ecrit par : D'Enguell | 07 août 2006

Anne Marie,
Bien d'accord sur l'hypocrisie de Meirieu et consorts.
C'est un véritable clan maffieux qu'il faudrait traduire en justice car, avec l'argent public, ces idéologues ont non seulement organisé la destruction de l'école, mais ils ont abusé de leur position pour installer de véritables tribus ( souvent familiales d'ailleurs) à l'intérieur de l'Education Nationale.
Cela s'appelle, je crois, du népotisme.
Un exemple concret ?
Jospin a transformé le concours de recrutement des chefs d'établissement en une liste de cooptation sur affinités.
Oui, en 1989 existait un concours de recrutement sur épreuves écrites et orales qui permettait comme dans tout concours de la fonction publique, d'évaluer les candidats sur des critères relativement objectifs grace à la correction anonyme des copies et à la diversité des jurys d'oral.
Malheureusment ce concours avait l'inconvénient de laisser parfois paseer des "électrons libres".
La gauche s'est empressée de remplacer ce concours par un soit-disant concours dans lequel les candidats présentent un dossier (dans leur académie d'origine) qui est ensuite accepté ou refusé par le ministre.
Seuls les candidats pre-acceptés peuvent concourir.
L'"épreuve" consiste alors en un entretien avec un jury.
Népotisme quand tu nous tiens !

Ecrit par : Adrien Fleuret | 08 août 2006

Monsieur Fleuret, merci à vous.
L'électron libre que j'essaye d'être -bizzarement, ce sont les NEUTRONS qui alimentent les réactions en chaîne- ne savait pas pour ce concours...

De même que volTAIRE était fils de noTAIRE, et défendait la propriété (pas forbidden verboten), la filiation néPOTISME polPOTISME défend bien aux autres d'exister.

Ecrit par : D'Enguell | 08 août 2006

Je suis d'accord avec Le Hells, il est bien l'élève Adrien...
Merci monsieur Fleuret. (je vous ai lu, ici et là)
Super vos posts.

ps:
"Moins le professeur parle, plus l'élève apprend "
En PS ça fonctionne du tonnerre ! (ironie)

Ecrit par : toto | 08 août 2006

Adrien Fleuret, vous avez raison de parler des chefs d’établissement !

La plus grande partie des chefs d’établissement recrutés maintenant sont des médiocres.
Les emplois les plus exigeants et les plus difficiles dans l’École sont toujours ce que dans l’industrie on appelle des positions “d’entrée de gamme”, c’est-à-dire l’enseignement DANS LES CLASSES. C’est l’échelon le plus bas de l’échelle scolaire. Les bons enseignants aujourd’hui ne deviennent pas proviseurs et inspecteurs : les mêmes attributs qui en font de bons enseignants les rendent incapables de parler de “stratégies expérimentées d’optimisation de remédiation” tout en gardant leur sérieux. Et s’il y a un attribut qu’un proviseur et un inspecteur ou un formateur doivent avoir c’est un air sérieux. Vous devez y CROIRE. SOLENNELLEMENT. Quand ceux qui ne peuvent enseigner veulent une promotion en devenant superviseurs de ceux qui peuvent enseigner, ils doivent savoir faire preuve des qualités en vogue de conformisme absolu et de reptation.
Ils doivent être capables d’absorber de telles arcanes que “développement et supervision de curriculum”, “gestion/administration éducatives”, etc. Étant donné qu’il y a peu à apprendre dans de telles matières, cela requiert surtout la capacité à tolérer de pesantes récitations sur le trivial et l’évident. Ce sont les mêmes tendances qui ont fait des plus mauvais enseignants ce qu’ils sont, ainsi il n’y aura jamais de pénurie grave de candidats à ces postes.

Alors qu’il existe quand même un flux d’aspirants à ce rang élevé et mieux payé de non enseignant pour occuper encore des postes de chefs d’établissement et de plus plaisants emplois de professeurs de sciences de l’éducation, il y a là des conséquences politiques malheureuses :
Les enseignants qui ne veulent simplement pas faire ce travail administratif ennuyeux et vide le laissent volontiers aux pédagogistes et autres arrivistes non-académiques de l’enseignement secondaire ou supérieur qui s’en emparent avec plaisir. On en arrive donc à ce que dans la plupart des cas les décisions politiques sur les questions scolaires sont régulièrement prises par des illuminés et des incapables auxquels la discipline intellectuelle et le pur savoir sont d’irritants obstacles à un “point de vue éthique” et à une “bonne réponse émotionnelle du jeune” !

Ecrit par : Lariba | 08 août 2006

"La plus grande partie des chefs d’établissement recrutés maintenant sont des médiocres."

Je pourrai en parler de ma chef d'établissement ... :(

Ecrit par : toto | 08 août 2006

Lariba, je vais défendre mon proviseur-adjoint de l'année qui vient de s'écouler. Ancien prof d'Histoire-Géographie qui fait partie, à mes yeux, des meilleurs proviseurs-adjoints que j'ai rencontrés. C'est d'ailleurs lui qui fait fonctionner le navire essentiellement, puisque c'est lui qui est l'incarnation du lep pour les élèves. Ils le voient lui. Il passe dans les couloirs, il va dans les ateliers, il est dans la cour, à l'entrée de l'établissement, dans la salle des profs, etc. Il reçoit les parents et les élèves quand ça doit gueuler. Et surtout, c'est un gars plein d'humour qui ressemble à PEF des Robins des bois. Il m'a dit : "Tant que ça m'amuse, je reste". Oui, l'absurdité administrative des décisions du ministère et du rectorat le faisaient se marrer (la distance nécessaire est capitale dans ce genre de métier, quand on n'est pas un pur "adminitratif"), et il gérait au mieux son personnel et son établissement. C'est un mec avec qui j'ai bien rigolé dans son bureau ou hors de son bureau. Un gars qui a eu des tas d'emmerdes avec les élèves de ZEP à Paris et qui connaît donc le métier de prof sur le bout du doigt: les contraintes avec les parents, avec les inspecteurs. Il a eu toujours le petit mot qu'il faut pour soutenir le moral. Moi je l'en remercie. Et je lui souhaite plein de bonnes choses dans sa nouvelle affectation en tant que principal. GO! GO! GO!

Ecrit par : pendariès | 08 août 2006

Il existe, heureusement, des chefs d'établissement humains et pleins d'humour.
Ils ont réussi à passer à travers le filtre du vrai-faux concours de recrutement, vraie machine à coopter les adeptes du pédagogisme bien-pensant.
Il faut dire que les candidats ne se bousculent pas au portillon et que l'administration est parfois contrainte d'accepter pour les fonctions de chef des gens cultivés et intelligents.
Il est rare que ces derniers fassent cependant une carrière brillante car au pays d'Ubu et de Pol Pot réunis leur esprit critique les dessert très rapidement.
Adrien Fleuret

Ecrit par : Adrien Fleuret | 10 août 2006

Cher monsieur Brighelli, chers tous,

Je comprends votre effarement, mais pour autant ne le partage pas totalement.
Encore jeune moi-meme (j'ai quitte le lycee depuis moins de dix ans), j'ai encore bien vif en memoire l'incommensurable ennui de mes cours de litterature. Je me souviens en particulier de Mme C., mon professeur de seconde, qui se piquait de nous faire lire et comprendre Rabelais, Racine ou Bossuet. Intention louable, a laquelle elle devouait une energie certaine, mais qui etait vouee a l'echec des le depart : ces "grands classiques" etaient a mille lieues des preoccupations des adolescents que nous etions, pour la simple et excellente raison que nous manquions totalement de maturite... Et pourtant le terreau etait fertile, du moins en ce qui me concerne : lecteur passionne, j'etais instinctivement attire par les lettres. Mais rien n'y a fait, car le programme de lecture etait par trop inadapte a mon (a nos) age(s).
J'ai finalement termine cette annee de seconde honorablement, enchainant meme sur un bac litteraire. Mais j'en ai garde malgre tout une solide aversion pour la litterature que j'appellerai "classique" (en gros, de la Renaissance au XIXe). Non pas que l'etude en eut ete trop seche : comme je le disais, mon professeur faisait de son mieux pour faire vivre les textes. Simplement, au risque de me repeter, les ouvrages etudies etaient trop complexes, trop loin de moi a l'epoque.

Aussi ne puis-je m'empecher de penser qu'il est indispensable d'adapter les lectures aux eleves, et notamment a leur degre de developpement. A fortiori quand les eleves en question n'ont pas de predispositions pour la litterature. Est-ce a dire qu'il faut niveller par le bas, et inscrire Loana (la pauvre) au programme des lycees ? Certes pas ! Mon propos n'est pas d'encourager la paresse intellectuelle, mais au contraire d'eveiller la curiosite. Et cela veut dire, bien entendu, de mettre les eleves face a un defi qui, a condition qu'ils se donnent la peine de le relever, leur ouvrira l'esprit. Pour autant le defi ne doit pas etre une mission impossible...

Pour reprendre un exemple personnel : lorsque j'etais en sixieme -encore un enfant, donc- Mme M., notre professeur, reussit le tour de force de me faire devorer en quelques semaines une bonne douzaine de livres du meme auteur. A peu pres tout son oeuvre, d'ailleurs. C'etait certes de la litterature mineure, du moins en comparaison des auteurs cites plus haut : il s'agissait de Maurice Leblanc, createur d'Arsene Lupin. Mais pour autant cela m'a donne le gout de la lecture, gout qui ne s'est pas dementi depuis. Et je suis profondement reconnaissant a ce professeur d'avoir eu l'intelligence de choisir un genre et un auteur qui repondaient a notre maturite (besoin d'aventures, de heros forts) tout en nous emmenant vers d'autres horizons de lecture. J'en veux pour preuve l'amour que j'ai garde pour le romanesque fin XIXe-debut XXe.

Pour en revenir a mon propos, donc, je pense qu'il est important de prendre en compte la maturite -ou plus precisement le manque de maturite- des eleves, qui ne sont tout simplement pas en position de saisir, de sentir, la force d'un texte. Et les forcer dans des lectures qui leur sont penibles ne fera que les en degouter pour longtemps. Exit donc Rousseau : a 14, 15 ou 16 ans, c'est parfaitement indigeste. Mais pas question pour autant d'etudier des aneries. Il doit exister une voie mediane, des auteurs d'acces moins difficiles, qui donneront ensuite a l'eleve l'envie d'aller voir plus loin et de lire, par lui-meme, Les Confessions.
Le but n'etant pas, comme je le disais, d'aplanir les difficultes, mais simplement de susciter la curiosite. Car que vaut-il mieux ? Qu'un eleve lise Rousseau au lycee sans vraiment le comprendre (soyons honnete, l'eleve le plus doue n'a pas a cet age la capacite de saisir toutes les subtilites d'un tel auteur) et n'en garde qu'une impression au mieux mitigee ? Ou bien qu'il sorte du Lycee sans rien connaitre de Rousseau, mais avec le bagage et l'eveil suffisant pour le lire et le comprendre mieux quelques annees plus tard ?

Lire Rousseau, Montaigne ou Plutarque au lycee n'est pas une fin en soi. Etre en position de les apprecier, meme des annees plus tard, c'est cela qui est important.

Avec mes meilleures salutations

Ecrit par : Le Condottiere | 26 août 2006

Bonjour Le Condottiere ,
bienvenue sur le Bloug,

ton post me fait penser à "l'esquive", tu as vu ce film ?

"soyons honnete, l'eleve le plus doue n'a pas a cet age la capacite de saisir toutes les subtilites d'un tel auteur"
Honnêtement.... je pense qu'il peut ;)

Ecrit par : toto | 26 août 2006

Je ne crois pas, Thot, et je donne raison au Condottiere en nuançant la question de l'acquisition de la maturité non pas par l'âge (ou si peu) mais par l'absence de débilités à la télévision.
Pierre-Henri avait raison, supprimez la télé pour les enfants, les élèves. Je l'ai fait voici 13 mois, et tout le monde s'en porte parfaitement.

Ecrit par : D'Enguell | 26 août 2006

Bonjour toto,

Je n'ai malheureusement pas vu L'Esquive. Renseignements pris, le film semble avoir pour sujet l'etude de Marivaux par des collegiens ou lyceens. Ton propos, je suppose, est donc que Marivaux et ses marivaudages parlent aux jeunes avec une voix etonnamment moderne ? De cela je ne doute point. Que la situation de Titus et Berenice leur soit puissamment evocatrice, par contre...

Et pour ce qui est de la capacite des eleves a apprehender pleinement les grandes oeuvres, je reste egalement dubitatif. En admettant qu'un eleve doue parvienne a les bien "saisir", cela ne signifierait pas pour autant qu'il les "ressente". Les facultes de raisonnement et de decodage sont souvent plus precoces que la vraie sensibilite artistique, celle-ci etant directement conditionnee par l'experience.
Ainsi, m'en referant une fois encore a mon cas personnel (je ne voudrais pas tirer de mon experience des generalites mais c'est la le seul apercu que j'ai eu de l'education - encore que je sois fils et petit-fils d'institutrices) m'en referant a mon cas personnel, donc, je peux temoigner avoir bien compris les themes abordes dans La Vida Es Un Sueno, de Calderon, lors de mon annee de Terminale. Non pas que j'ai ete un eleve doue, mais toujours est-il que mon analyse de l'oeuvre a ete sanctionnee par une note correcte lors de l'epreuve de Lettres du bac.
J'avais bien saisi la construction du tragique. Splendide. Mais qu'avais-je reellement compris aux themes abordes ? Me parlaient-ils vraiment, ces themes ? N'etais-je pas d'ailleurs tel Sigismond en son palais, a ce moment precis ?
Ce n'est en effet que quelques annees plus tard, en relisant l'ouvrage, que j'ai compris n'etre jamais sorti de ma grotte. Quelques annees de maturite avaient suffi a me rendre immediatement sensible ce que j'avais laborieusement raisonne au lycee. Et je ne pretends toujours pas avoir cerne le livre. Chaque relecture m'en apportera, j'en suis sur, une dimension nouvelle.
Tout cela pour dire que si l'eleve parvient a saisir, cela ne signifie pas qu'il en retire quelque chose de personnel.

Mais soit. Je suis tout a fait pret a admettre que des eleves talentueux et precoces (ce qui n'etait pas mon cas) puissent tirer un immense profit de Rousseau ou Montaigne. Pour ceux-la tant mieux. Mais quel pourcentage cela represente-t'il ? Et quid des autres ?

J'entends donc ton point de vue, mais ne m'y rallie pas.

Ecrit par : Le Condottiere | 26 août 2006

Pour repondre a D'Enguell :

L'argument de l'effet debilitant de la television est frequent. Je suis moi-meme stupefait (et, s'il me restait des relents d'humanisme, j'en serais meme horrifie) de voir le niveau du PAF. Je tempere neanmoins ton affirmation par deux remarques :

- Primo, la television francaise, pour mediocre qu'elle soit, est encore loin, loin devant la plupart des televisions etrangeres, et notamment anglo-saxonnes. Ainsi de Discovery Channel, la chaine americaine la plus "culturelle", qui ferait presque passer TF1 pour un salon d'intellectuels... On ne peut certes pas se feliciter de la situation actuelle, mais la marge de manoeuvre dans la stupidite est encore tres large, il faut le savoir.

- Secundo, je ne pense pas que la suppression totale de la television soit un bien. Bien encadree, dans la duree comme dans le contenu, elle peut etre une formidable source d'eveil. Couper la television, c'est couper une source de communication vers l'exterieur. Or les enfants ont besoin de decouvrir, car c'est la cle de la curiosite et de l'ouverture d'esprit. La television est donc un excellent outil, au meme titre que l'Internet, a condition toutefois que les parents jouent leur role. Et ca c'est une autre histoire...

Ecrit par : Le Condottiere | 26 août 2006

"Que la situation de Titus et Berenice leur soit puissamment evocatrice, par contre... "
Pourtant avec une bonne mise en scène ;)

"je sois fils et petit-fils d'institutrices"
Cela aide énormément, encore faut-il que les rapports parents/grands parents soient nickel ;)

"Non pas que j'ai ete un eleve doue"
"Quelques annees de maturite avaient suffi a me rendre immediatement"
etc etc

Pensent à tes camarades de classe....

n'as-tu pas été un chouïa tiré par le bas ?

"Mais quel pourcentage cela represente-t'il ? Et quid des autres ? "
100% avec les bonnes méthodes ET les bonnes "mises en scène"

"J'entends donc ton point de vue, mais ne m'y rallie pas."
Tu es parano ?
Tu as eu quelle méthodes en cp stp ?
Tu écris en qwerty, ou tu es fâché avec les accents ?

Ecrit par : toto | 26 août 2006

Pour Le Condottiere : Connaissez-vous, sans aucune agressivité de ma part, des parents présents à tout moment pour choisir le programme “éveillant l’enfant” ? Car enfin, s’il n’est pas là, le parent, on retombe en plein socio-constructivisme, où l’enfant zappe et construit son propre savoir...
De plus le format télé de vingt-six minutes serait parfait pour un éveil, mais des heures en boucle les font ressembler, ces chères têtes chevelues, à ce que les marketeurs voulaient/voudraient faire des ménagères de moins de 50 ans qui écoutent la radio...

Ecrit par : D'Enguell | 27 août 2006

"sans aucune agressivité de ma part"
j'ai été agressif ?
je voulais rester cool, désolé ....
Sur Gulli j'adôôôre Oggy et les cafards ;)

Ecrit par : toto | 27 août 2006

Pour ce qui est de la télé, il y a au moins des choses simples à ne pas faire.
Ne pas en mettre dans la chambre des gamins, par exemple (je connais une foultitude de cas…).
Ne pas les laisser seuls devant — avoir la maîtrise de la télécommande.
Ou (c'est mon option), privilégier VHS et DVD, avec une vidéothèque très précise : la télé, dès lors, est le support de programmes choisis.
Limiter le nombre de chaînes accessibles (le câble multiplie les prétextes au zapping, qui est vraiment de la déconstruction en marche).
Et par définition, ne rien autoriser, sauf extraordinaire (deux ou trois fois par an, au maximum), après 20h. Par exemple ce soir passe sur la Cinq la première version de Charlie et la chocolaterie, pas mal (la seconde n'est pas mauvaise non plus). J'enregistre, et ils le verront ultérieurement.
Bien leur faire comprendre que ce n'est pas parce que vous la regardez qu'ils y sont autorisés. Et en même temps, s'astreindre à regarder ensemble certaines choses, pas forcément éducatives, parce qu'il peut y avoir une certaine complicité à échanger les comentaires — surtout acerbes, on peut en faire un jeu.
Ne jamais coupler télé et alimentation. C'est comme ça que l'on devient couch potato, comme on dit outre-Atlantique.
Le fait qu'un môme ait dépassé 12 ou 13 ans ne change rien à ces règles.
JPB
PS. Dois-je dire que j'ai toujours fait un usage très modéré (une ou deux fois par an maximum) de la télé en classe ? Justement parce qu'ils ne sont pas à la maison, et que je ne suis pas payé à les planter devant des images.

Ecrit par : brighelli | 27 août 2006

A Toto :

Pour repondre a tes questions, d'abord :
"Tu es parano ?
Tu as eu quelle méthodes en cp stp ?
Tu écris en qwerty, ou tu es fâché avec les accents ?"

1/Parano ? Pourquoi ? Je disais simplement que je comprends tout a fait ton opinion, mais que je ne la partage pas.
2/ Aucune idee. La bonne, apparemment, puisque je sais lire !
3/ En qwerty.

Quant a ton ambition de faire de 100% des eleves des cadors, je suis extremement circonspect. On ne nait pas tous avec les memes facultes, malheureusement. J'ai eu moi-meme de tres bon prof de maths. J'ai eu un soutien tres pousse de ma famille, avec des cours particuliers de mes parents, frere et soeur. J'ai eu a ma disposition tout ce qu'il fallait pour m'aider, et je me suis donne beaucoup de mal. Et pourtant rien n'y a fait. Les mathematiques sont toujours restes un mystere pour moi... Je ne crois donc pas possible, quelle que soit la methode employee, de creer une generation d'eleves doues.


A D'Enguell :

Nous sommes donc d'accord. La television doit etre encadree par les parents. S'ils ne le font pas, c'est leur responsabilite... Je suis personnellement d'avis qu'il faut multiplier les sources de stimulation : television, radio, presse, Internet... et bien sur une bibliotheque tres fournie !

Ecrit par : Le Condottiere | 27 août 2006

"On ne nait pas tous avec les memes facultes, malheureusement"

Grosso merdo, si !

Et là le grosso merdo il est vraiment très très bas (amha).

"toujours restes un mystere pour moi... "
Je peux t'aider :)))))
"Je ne crois donc pas possible, quelle que soit la methode employee"
Moi je crois le contraire !

Petite info, à venir une nouvelle émission de Stéphane Bern: l'arène de France avec pour invités De Robien, Frackowiack (une des idoles d'ElDuendeLo co), Brighelli, le mercredi 6 septembre vers 22h50 sur France2.
http://www.imedias.biz/television/actualite-durand-bern-leymergie-leur-nouvelle-emission-debut-septembr-7670.php

;)

Ecrit par : toto | 27 août 2006

Monsieur Brighelli, puisque je vous ai, en quelque sorte, sous la main, je me permets de vous souffler une idee : ce blog etant (tres) riche en commentaires, dans lesquels la navigation n'est pas toujours aisee, pourquoi ne pas y inserer tout simplement un forum ? Chacun de vos billets ouvrirait un nouveau fil de discussion, dans lequel les lecteurs pourraient commenter et debattre plus simplement (reponses ciblees, navigation facilitee, etc.)

Ecrit par : Le Condottiere | 27 août 2006

The INSPECTOR of SCHOOLS :
"I started from my sleep with horror; a cold dew covered my forehead, my teeth chattered, and every limb became convulsed; when, by the dim and yellow light of the moon, as it forced its way through the window shutters, I beheld the wretch--the miserable monster whom I had created, the PEDAGOGY that I had created."
MARY SHELLEY, Frankenstein

Ecrit par : André | 12 septembre 2006

l'horreur : le globish

http://www.jpn-globish.com/

après 7 ans d'anglais les élèves parlent-ils au moins cette horreur, le globish ???

Ecrit par : André | 12 septembre 2006

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Ecrit par : uuu | 13 novembre 2006

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Ecrit par : uuu | 13 novembre 2006

7uuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu

Ecrit par : uuu | 13 novembre 2006

J'ai lu quelque part que ce serait plus "ludique" d'apprendre à lire aux enfants en verlan. C'est du même ordre.
Mais quand on sait que l'anglais et les autres langues vivantes sont maintenant de plus en plus enseignées selon le principe de l'ORL ! En allemand ou latin, cela ne peut évidemment pas marcher. Les géants du XXIème siècle (si l'humanité arrive à survivre) seront bien les Chinois et les Indiens. C'est en marche.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 novembre 2006

Une dernière chose, si je devais remettre un bonnet d'Ane c'est à M Brighelli....avant de faire un article sur un livre, il faut déjà l'avoir lu, et savoir exactement pourquoi le Professeur Loubatière et les 7 autres Professeurs qui ont été d'accord avec M Loubatière pour proposer le livre "L'Ame Seule" d'Hervé Vilard...au BAC mais en "Lecture Personnelle", il n'a jamais été question de remplacer les auteurs classiques par le livre de M Vilard !
M Vilard a toujours adoré écrire, tout comme il lit beaucoup, dont les auteurs classiques, et pour écrire sa propre enfance, son vécu, il n'a eu besoin de l'aide de personne!!! Mais vous n'avez pas chercher à comprendre, à savoir vous avez Jugé simplement sur l'annonce d'une information...c'est vraiment stupide de votre part.
M Jean d'Ormesson lui a adressé une lettre de félicitations à M Vilard, et son livre a reçu plusieurs récompenses!!
M H Vilard lui même n'a jamais eu la prétention qu'il pouvait remplacer les auteurs classiques.
Alors vous les Enseignants, les Professeurs ou vous qui avez tant de diplomes et qui vous permettez de juger, de critiquer sans rien savoir franchement je ne vous félicite pas, je ne vous dis pas Bravo ....le pire c'est que l'on vous confie nos enfants!!
Cette discussion devrait se terminer à présent, elle n'a que trop durée et je ne suis pas seule à le penser.
Cordialement
Claire

Ecrit par : Claire | 15 novembre 2006

je vais courir chez mon libraire dès demain pour commander ce livre. Je suis maman de deux enfants, un de 6 ans actuellement en classe de CE1 et un autre de 4 ans. J'ai choisi pour mes enfants une école qui fonctionne à l'ancienne, hors contrat ET TRES PEU DE MOYENS( c'est un vrai challenge pour les parents) les institutrices sont motivées, ont une vrai vocation, il n'y a pas de place pour l'absenteisme de part et d'autres...l'enseignement de la lecture est syllabique et aidée d'une méthode gestuelle qui mérite d'être connue qui s'appelle " jean qui rit"Je souhaite de tout coeur que l'époque où l'on fabrique des troupeaux de boeufs soit révolue!!!

Ecrit par : ELISE | 30 novembre 2006

c tro lon a lire!

Ecrit par : wao | 04 janvier 2007

Je sais que je réagis un peu tard, car je lis ce blog quand j'en ai le temps, et à rebours, mais je ne résiste pas au plaisir de citer le mot de Cocteau :

"Tous les enfants ont du génie, sauf Minou Drouet."

Une question en passant (mais je la reposerai dans un post plus récent sur la littérature) : pourquoi n'évoque-t-on jamais de grands auteurs étrangers bien traduits ?
"Ulysse" traduit par Larbaud, c'est aussi de la grande littérature en français.

Ecrit par : yann | 01 février 2007

Edgar Poe et Stefan Zweig ont également été superbement traduits. Pour les élèves de collège ou de lycée, ce serait sûrement très attrayant. Qu'en pensent les professeurs de lettres?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 février 2007

D'accord pour Edgar Poe, disons en 4ème (Le double assassinat, La lettre volée et Le scarabée d'or)..Oui, ça marche ou plutôt ça marchait bien. Mais Zweig, plutôt au lycée.

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, La confusion des sentiments (à éviter en classe à cause du sujet), la nuit fantastique, Amok, Le joueur d'échecs, la Peur... sont des chefs-oeuvres inoubliables.

Une écriture de feu qui donne la fièvre.

Ecrit par : Robin | 01 février 2007

Pour ma part, je ne suis pas vraiment favorable à l'idée d'étudier en cours de Français la littérature étrangère en traduction. C'est obligatoirement réducteur et la Littérature francophone est bien assez riche pour que collège et lycée ne puissent en faire le tour.
Chaque élève étudie au moins deux langues vivantes et si on forçe un peu sur l'apprentissage des langues étrangères, on peut dès la seconde aborder avec plaisir et utilité des auteurs dans leur propre langue. Ce qui se pratique en latin peut bien se faire en anglais, allemand ou etc...
Ou un module optionnel de littérature étrangère au lycée?

Ecrit par : dobolino | 01 février 2007

"Ulysses" en anglais, j'ai un peu essayé, c'est quand même très très chaud.
Mais ce n'est peut-être pas le meilleur exemple ...

Ecrit par : yann | 02 février 2007

L'éditorial de Claude Imbert
Les mots pour dire

Claude Imbert

« La langue est le signe principal d'une nationalité » et devient l'âme même de la Nation (Michelet). C'est à ce lien charnel et spirituel entre le Verbe et le Pays que l'on pense aujourd'hui que la Nation se recroqueville, se demande qui elle est, ce qu'elle est, troublée par tous les ailleurs des temps nouveaux, par les immigrés qui en viennent, les délocalisés qui y vont, la mondialisation qui s'impose, l'Europe qui s'interpose... Vous gémissez sur les déchirures du lien social, vous voudriez un je-ne-sais-quoi de commun, de fraternel et qui vous fasse, en dépit de tout, « français », ne cherchez pas : c'est la langue, chef-d'oeuvre inconscient de la conscience nationale...

Un chef-d'oeuvre en péril. Sans magnifier le passé, sans oublier qu'il y a moins d'un siècle la langue française devait cohabiter dans nos campagnes avec les bastions breton, alsacien, provençal, corse, basque, on n'éludera pas l'évidence : la langue française courante, la langue usuelle, populaire, s'appauvrit et se dégrade. Elle n'est plus enseignée dans ses fondements. Quant à la langue plus élitaire, celle qui donne à la Littérature ses bonheurs, à la Science ses définitions, au Droit sa clarté, cette langue-là est, elle-même, exsangue, depuis la grande saignée des humanités. C'est un sinistre considérable dans la Maison France. Ses conséquences, au fil du temps, sur l'humeur du pays, sur l'esprit critique, le civisme, la transmission des valeurs pérennes d'une civilisation, sur l'idée nationale, sur le barrage à la barbarie apparaissent, à chaque décennie, plus accablantes.

Voyons d'abord que l'ébranlement d'un ordre social ancien - et d'abord celui de la famille - aura, bien avant l'école, cisaillé l'apprentissage élémentaire de la parole. La trépidation de la vie contemporaine, son impatience économique et, plus encore, le travail des femmes auront privé l'enfant de la « médiation exigeante et bienveillante » des mères au foyer. Les heures perdues pour le composé maternel « de tendresse et de fermeté » ne se rattrapent pas aisément. Avant 4 ans, tout n'est pas joué, mais beaucoup se décide (1).

A cette défaillance initiale va s'ajouter l'échec retentissant de l'Enseignement. Il dut répondre, admettons-le, à une exigence écrasante de démocratisation. L'excellente école primaire de jadis et la place alors prépondérante du travail manuel ne permettaient qu'à un élève sur quatre d'accéder au cycle secondaire. Pour quitter sagement cette impasse, il eût fallu un autre Jules Ferry. A sa place, nous eûmes la cléricature marxiste, les équarrisseurs de l'idéologie égalitariste, les ingénieurs d'un Gosplan à la gauloise. Et, pour finir, le bafouillage et l'illettrisme.

On ne pouvait évidemment en rester à un système culturel et social ultra-sélectif. Celui d'une époque sans télé, sans textos, sans portables, sans ordinateurs, où l'école et les élèves parlaient à peu près la même langue. Mais le malheur a voulu qu'en prônant, par idéologie, le contre-pied absolu de l'ordre ancien on ait, chez nous, imposé une durable révolution culturelle.

Elle a, peu à peu, jeté à la rivière - et d'abord dans le primaire - une méthode fiable d'enseignement élémentaire de la langue. Puis, au secondaire, ce culte du Beau et du Vrai qu'enseignaient les humanités. Pour décréter l'accès de tous au pinacle universitaire, on a baissé le niveau des examens, on a écrêté la langue, sa richesse et ses vertus. Une génération de Diafoirus aura plaqué sur cet impératif idéologique les emplâtres d'une pédagogie de cuistres. On a jugé l'enfant-roi capable de construire lui-même ses propres savoirs ; et propulsé l'inculture et ses tags créatifs en icônes de la modernité. Le relativisme qui écrase la hiérarchie du maître, qui hisse l'enseigné au niveau de l'enseignant et l'émotion de l'image à celui de la raison a fait le reste. Une crétinisation accélérée des masses, un désastre ! Ainsi a-t-on, je me répète, fabriqué des culs-de-jatte pour consoler les unijambistes !

Si le déglingage de la langue affecte ainsi la matière grise nationale, n'oublions pas non plus que, dans les ghettos, l'impossibilité de se faire comprendre humilie, cadenasse la pensée. Et que la misère du Verbe fait la violence du poing.

Il n'est pas, aujourd'hui, de plus grande cause française que celle de sa langue. C'est l'indispensable accès au renouveau national. Tout le « logiciel » de la machine enseignante, dernière épave d'une illusion défunte, est à réformer. Le bon sens le veut, l'instinct de survie... Et, désormais, une foule d'enseignants aussi !

1. Voir Alain Bentolila, « Le verbe contre la barbarie » (Odile Jacob).

© le point 08/02/07 - N°1795 - Page 5 - 712 mots

Ecrit par : Sylviane | 16 février 2007

Subject: ask coorrespondance
the school Privée the child of God is a school
complex member dune ONG called GABES (African Group poyur Bién Etre Social).Elle wishes
to have coorrespondant all over the world speaking French or English; coorespondant being able to be people or
association of the club or entrepretrise and fighting for the good social being In particle, the pupils and professors
have this wishes burning communcuer with their similar on other Par skies consécuent we request with plenitude your
will and your entiére availability with the acceptantion of this recuête Person in charge ALFA-RADJI Aziz

Ecrit par : AHOSSOUDE Koffi Edouard | 18 février 2007

Monsieur Brigheli,
Je suis en troisième, et je suis totalement d'accord avec vous.

Mon idole s'apelle Baudelaire, pas Tom Cruise, je regarde la télé 20 minutes par jour maximum, je me régale avec Cyrano de Bergerac que je dois lire pour le collège et chaque rédaction de français me prend au moins 4 heures...

Bref, je suis une folle de littérature.

Mais dans cet article, quelque chose m'échappe : où est l'heroïc fantasy ?
Ce genre est souvent méprisé en France, mais il y a pourtant des chef-d'oeuvres !

Lisez Tolkien, Ursula Le Guin, Pullman...
Le style est travaillé, ce ne sont pas des best-sellers d'un jour ! Pourtant, il n'ont pas de place dans les manuels... dommage...
Et les auteurs contemporains ne sont pas tous des producteurs de best-sellers grand publics !
Amélie Nothomb, Daniel Pennac, vous connaissez ?

Quand à lire la biographie de Loana... no coment !

Ecrit par : Raphaëlle | 24 mars 2007

Bonjour, Raphaëlle…
Ah, Ursula Le Guin… J'ai d'excellents souvenirs de La Main gauche de la nuit…
Et je ne crache même pas sur Stephen King (la plus belle analyse du rapport entre l'écrivain et son public reste Misery), même si je préfère Dean Koontz (essayez donc La Semence du démon, et vous ne ferez plus jamais d'informatique)
Mais c'est comme pour le reste : on peut tout lire, pourvu qu'on lise aussi ceux qui sont absolument indispensables…
Bien à vous…
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 mars 2007

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