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12 mai 2006

Reddition en rase campagne

Chers tous, l'Inspection générale vient de me téléphoner — longuement. "Tout cela n'était qu'un malentendu, apaisons les esprits." Le président du jury a suivi, par mail : réintégration immédiate.
Ceux qui voulaient ma peau et avaient pétitionné pour mon éviction doivent manger leur chapeau.
C'était une manière de me tester, et surtout de tester mes amis, la presse, et sans doute le ministre, dont les services ont réagi avec une célérité inattendue, en disant le droit — sans commentaires.
Mille mercis à toutes celles et tous ceux qui m'ont soutenu, sur ce blog et ailleurs. Et nous le savons désormais, si nous l'avions oublié : en cas d'attaque, seule une riposte massive peut décourager l'agresseur. Hasta la victoria siempre !
JPB

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Commentaires

Félicitations!!! Tant mieux, l'éducation a besoin de gens comme vous qui secouent tout!

Ecrit par : Adey | 12 mai 2006

Et que dire de ceux qui veulent à tout prix garder le pouvoir du savoir, qui sont contre les wikis et autres partages des connaissances, ne sont-ils pas les mêmes que ceux qui veulent faire la peau à des idées ? ?

Un lien... résistant : http://www.alternatives-images.net/

Ecrit par : Gene | 12 mai 2006

un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'éducation

Ecrit par : pierrot le zygo | 12 mai 2006

Dommage !!!


C'était un beau Casus Belli, et ils s'en sont rendu compte. Ce n'est qu'un minable repli stratégique, se voyant perdu d'avance par le pétard qu'ils avaient allumé.

C'est effectivement une reddition en rase campagne : ils n'avaient pas de ligne Hindenburg où se retrancher, et nous aurions pu les enfoncer dans les deux mois.

Dommage !!

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 12 mai 2006

C'est une victoire rapide !

Elle laisse présager de bien bonnes choses pour l'avenir...

Par contre, j'ai peur que les relations entre membres de jury ne soient dorénavant un peu... tendues, non?

Ecrit par : Jeremy | 12 mai 2006

Ils ne pouvaient pas faire autrement mais quelles autres couleuvres prépare-t-il dans ce "nid de vipères"?
ils ont vu que tu ne craignais pas leur morsure!
Bon courage à toi et tes proches. et Bonne session de CAPES!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 12 mai 2006

Oui, en fait, c'est maintenant qu'ils vont la monter leur ligne Hindenburg, et après ils seront plus coriaces.

Il aurait fallu en finir tout de suite !

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 12 mai 2006

Ce piteux épisode dédié à tous ceux qui n'auraient pas encore compris qui est Brighelli : un manipulateur, bien dans l'air du temps, bien en cour chez de Robien, bien en cour à l'UMP, un triste sire.

Et tant pis pour les gamins qui tous les soirs en rentrant chez eux n'en peuvent plus et chialent de cette école qui les désespère. Si tu ne supportes pas les enfants, les élèves, les jeunes, casse toi, Brighelli, on ne te regrettera pas.

http://journaldecole.canalblog.com

Ecrit par : Lubin | 12 mai 2006

Je suis très heureux de ce coup de théatre! Reste à savoir si en 2007 vous serez à nouveau membre du jury du CAPES. Permettez moi d'en douter.
En effet les Kmers rouges qui dirigent l'Education Nationale seront encore là (même si d'ici 2007 nous verrons peut-être défiler quelques têtes de ministres) et avec la bénédiction de la FSU continueront la même politique.
Le mot résistance est beaucoup utilisé mais une résistance efficace suppose de gommer des sensibilités politiques variées pour se centrer sur l'objectif principal.
Pourquoi ne pas créer un syndicat allant dans ce sens?

Ecrit par : JO | 12 mai 2006

Cher Lubin ! On peut compter sur vous pour faire dans la dentelle, n'est-ce pas ?
Allez, je ne vais pas polémiquer. Quant à savoir qui aime vraiment les enfants, de ceux qui se battent pour que les plus déshérités aient accès à la culture, quitte à les faire bosser dur, ou de ceux qui les caressent dans le sens du poil en leur disant "Allons, exprime-toi, même si tu n'as pas les mots, je m'extasierai quand même…", c'est trop facile, non ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2006

une phrase du BLED. CP/CE (dans avant propos):

'Si nous voulons atteindre l'objectif fixé, avec ce que cela implique d'efforts patients , persévérants et ordonnés, il faut procéder du simple vers le complexe;
comme le disaient Edouar et Odette Bled 'hâtons nous lentement !'
Certe cette manière de procéder n'est pas la seule mais dans le cas spécifique de l'orthographe, c'est celle qui - très pragmatiquement- donne les meilleurs résultatspour une majorité d'élèves.'

cela doit être valable aussi pour le reste.
Désolé mais cette fois je vous dirais de vous méfier, ne l'oubliez pas "Rébellion implique répression". Vous avez voulu vous défendre, ils essayeront de vous le faire payer. Ils sont encore très, trop, puissant.
bonne soirée JP

Ecrit par : toto | 12 mai 2006

"Les plus déshérités qui ont accès à la culture", grâce à Brighelli ? Les plus déshérités exclus de l'école à 14 ans grâce à Brighelli sablant le champagne chez de Robien. C'est pas vrai, Brighelli : as-tu déjà vu un élève pleurant à chaudes larmes sur une dictée notée zéro ?

Ecrit par : Lubin | 12 mai 2006

Très ravie de lire que vous avez été réintégré ! Je suis de tout coeur avec vous !

Amicalement vôtre

Ecrit par : Sandra WAGNER | 12 mai 2006

Lubin, vous vous emportez.

Défendez vos idées sur votre blog journaldecole et adoptez un ton moins vindicatif ici...

Par ailleurs, il y a beaucoup d'enfants qui ne pleurent pas après une dictée, même quand ils ont zéro, et il y a beaucoup d'enfants qui pleurent, même éduqués par les néo-pédagogues.

Ecrit par : Jeremy | 12 mai 2006

Je me rappelle quand je rentrai en CM1 : nous devions avoir un vieil instituteur, Monsieur T., genre coups de règles sur les doigts.

Quel soulagement quand à la rentrée on nous annonçait la création d'un second CM1, avec un nouvel instituteur, Monsieur F. Jeune, sympa, passionnant, cultivé.

Eh bien Monsieur F., je le vois toujours, il m'a envoyé hier une carte de Grèce (c'est un fin helléniste), et il fait partie de Sauver les Lettres.

Voilà la vérité. L'amalgame entre le bon sens pédagogique et la vieille brute est encore une preuve de la malhonnêté intellectuelle des pédagos, représentés ici dignement par Lubin. Bécassine ne pleure pas, mes yeux restent impitoyable secs face à vos propos larmoyants.

C'esd comme Mérieu, qui nous chante de mettre nos enfants à l'école public, mais met les siens dans le privé, pour que surtout ils ne subissent pas ses méthodes, destinées à replonger le Peuple dans un nouvel obscurantisme.

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 12 mai 2006

Ça vous arrangerait, hein, que je trinque avec De Robien ! Pourquoi pas avec Le Pen, pendant que vous y êtes ?

Et ça prêche la bonne parole ! Et ça se dit citoyen ! Et compatissant ! Et ça nous prépare un régime de fer, sous la houlette de la bonne Ségolène !
Incroyable ce que ces pseudo-libertaires peuvent être fascistes, au fond.
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2006

Si une dictée mérite 0/20, on peut toujours mettre 15/20 pour dissimuler le problème sous le tapis. Seulement, dix ans ou vingt ans plus tard, les recruteurs potentiels ne feront pas de sentimentalisme pédagogo devant une lettre de motivation qui mérite 0/20

Ecrit par : fred | 12 mai 2006

"Un ton moins vindicatif" chez Brighelli ? Là, franchement, on rigole... Chez Brighelli, quand on n'est pas d'accord avec le Maître, on est nécessairement un "khmer rouge", un "facho", un "stalinien", un "pétainiste" (cf, la kyrielle de messages qui ont suivi le limogeage-bidon du Maître).

Http://journaldecole.canalblog.com

Ecrit par : Lubin | 12 mai 2006

Pour ce qui est des "arrangements avec Le Pen", ce n'est pas ma faute si la logorrhée brighellienne n'est qu'un copier/coller du programme politique du Front National (consultable sur le site internet dudit parti).

http://journaldecole.canalblog.com

Ecrit par : Lubin | 12 mai 2006

"Incroyable ce que ces pseudo-libertaires peuvent être fascistes, au fond." lol
ce qui me fait rire, c'est de voir tous ces ânes courirent derrière le Gourou Mérieuetc, alors qu'en réalité ils ne désirent qu'une chose lui piquer sa place (c'est déjà fait ?).
Moi aussi j'voulions être Calife à la place du Calife.
Bon courage, bon c'est pas trop dure de leur mettre leur nez dans leur merde, mais le problème c'est qu'ils sont nombreux, et bien placé.
Amitiés
toto

Ecrit par : toto | 12 mai 2006

"ce n'est pas ma faute si la logorrhée brighellienne n'est qu'un copier/coller du programme politique du Front National "

Quand Môssieur Lepen aurra tes idées on dira :
Lubin est un Facho.

Mort de rire t'es trop âne toi.

Ecrit par : toto | 12 mai 2006

Marrant comment Lubin ne parle que de Pétain et de Le Pen, mais jamais de ses pots Mérieu et Jospin qui ont mis leurs gosses à l'école privée.

Il s'enlise dans la malhonnêteté intellectuelle !


Cela ne doit même pas lui être insupportable, tant ses idéaux sont depuis longtemps défraîchis.

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 12 mai 2006

Lubin, vous perdez votre temps. Vous devriez être en train de lire ou de relire le dernier numéro des cahiers pédagogiques, en train de peaufiner un article sur votre blog, ou en train de surfer avec délectation sur le site www.meirieu.com.
Que n'êtes-vous donc en train de disserter avec vos amis du café pédagogique, ou en train d'aider Bernard Defrance, qui vient de lancer un appel désespéré vers tous ceux qui pourraient l'aider à savoir qui est Thierry Van Humbeeck?

Serait-ce donc plus intéressant ici? :)

Ecrit par : Jérémy | 12 mai 2006

Ils se sont rendus compte de leur bêtise. Le Droit n'était même pas avec eux. En septembre, vous sortirez votre livre sur la laïcité, empreint d'un républicanisme pur, et ils ne pourront pas se permettre de vous débarquer pour 2007.
Il ne faut pas mollir mais le vent est dans notre dos à présent.
Ils ont mangé leur pain blanc.

DD

Ecrit par : David | 12 mai 2006

Au moins, avec le message de David, on sait pour qui vote Brighelli. Enfin, ce n'est qu'une confirmation. L'école et les élèves dans tout cela ? Il s'en fout complètement Brighelli.

Http://journaldecole.canalblog.com

Ecrit par : Lubin | 12 mai 2006

Eh Lubin, tu n'as donc rien à répondre sur ta malhonnêteté intellectuelle ? Tu es gêné aux entournures, c'est ça ?

Ou alors tu as trop bu de ton champagne "sablé" (sic, voir plus haut) ?

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 12 mai 2006

Belle et bonne nouvelle, n'en déplaise à certains... Champagne !

Ecrit par : FGuichard | 12 mai 2006

Pourquoi Lubin ?
La Laïcité, la République, ce ne sont pas des valeurs partagées par la Gauche et la Droite ?
J'ai la faiblesse de penser qu'à l'origine, c'était plutôt une valeur de Gauche.
Condorcet, Jules Ferry, Clemenceau étaient donc selon vous des tenants de l'ultra-droite ?

Continuez votre démagogie envers les enfants. Pour ma part, j'ai eu quelques profs démagos (très peu, à vrai dire), je ne me souviens pas de leurs cours. J'en ai eu aussi d'excellents et qui furent exigeants avec moi. L'enfant que j'étais a pu les maudir quelques fois. L'adulte que je suis devenu se souvient d'eux et en est reconnaissant.

Ecrit par : David | 12 mai 2006

Pour Lubin :

Mais quand comprendrez-vous que vos catégories de pensée ne sont pas pertinentes concernant l'éminemment politique domaine de l'éducation?
Cessez donc de ramener systématiquement les idées des gens à des partis politiques : vous qui pratiquez les blogs ne vous êtes-vous pas aperçu que cela n'avait véritablement plus de sens? Comprendrez-vous un jour que les positions de Jean-Paul Brighelli sont en tout point semblables à celles de Jaurès, peu suspect de lepénisme?
Vous êtes tellement persuadé de représenter les forces du bien que vous en êtes caricatural ; en vérité vous ne tolérez pas que l'on vous porte la contradiction, cherchant à disqualifier vos adversaires par vos classifications hâtives...

Ecrit par : Pathé Baby | 12 mai 2006

""Un ton moins vindicatif" chez Brighelli ? Là, franchement, on rigole... Chez Brighelli, quand on n'est pas d'accord avec le Maître, on est nécessairement un "khmer rouge", un "facho", un "stalinien", un "pétainiste"" par Lubin...
Lubin, si la critique était si dépréciée par Monsieur Brighelli pourquoi a-t-il laissé vos commentaires?

Ecrit par : Adey | 12 mai 2006

Http://journaldecole.canalblog.com

mort de rire, il en prend plein la "tronche" aussi sur son pôve blog, le pôve âne. Soyez compatissant, il ne sait pas lire correctement. La fureur l'aveugle.

pôve petit homme. Je vous plains.
cordialement
toto

Ecrit par : toto | 12 mai 2006

Je ne vois pas de raison de s'enthousiasmer pour soutenir quelqu'un qui veut à la fois participer au jury du CAPES et en conteste une partie des épreuves.
Pas de quoi fanfaronner...

Je ne serais pas étonné de savoir que M. Brighelli compte parmi ses amis et défenseurs, Mme Bellosta...
Allez on roule tous pour Sarko en espérant un petit poste bien planqué...

Ecrit par : Edgar | 12 mai 2006

Je me réjouis toujours lorsque (ce qui est rare) le pot de terre l'emporte contre le pot de fer.

Ecrit par : DELAVANT | 12 mai 2006

Edgar, je ne vois pas ce qu'il y a de contradictoire à évaluer les explications de texte ( et les dissertations, j'imagine ? ) tout en critiquant l'épreuve de didactique.

Quant au soutien de Mme M.-C. Bellosta, c'est un appui dont beaucoup seraient heureux de pouvoir s'enorgeuillir !

Ecrit par : Jérémy | 12 mai 2006

Personnellement je ne me réjouis pas vraiment de cette réintégration. Elle n’est que normale et évidente.
D’ailleurs, je dois même dire qu’elle me fait plus peur qu’autre chose.
Monsieur Brighelli, vous êtes quelqu’un de médiatisé, alors il est évident qu’il est beaucoup plus dur de vous évincer qu’un simple professeur qui aurait osé se « révolter » contre les institutions qui le dirigent, dans le silence le plus total.
Aujourd’hui, ils ont préféré vous réintégrer, non pas parce qu’il s’agit réellement d’un malentendu, mais bel est bien parce que tout ceci aurait pu porter atteinte à leur superbe « image de marque » auprès d’un public confiné dans la désinformation et qui ne s’y retrouve plus.
Vous n’êtes pas dupe, mais alors qu’en n’est-il de tous ces autres ?

Enfin bon, cette réintégration si rapide me rappelle légèrement l’enfant de bas âge, qui après avoir commit une faute qu’il sait grave, s’empresse de s’excuser en espérant ne pas avoir à en assumer les conséquences. Comme on dit, le pardon n’excuse pas la faute.
Il laisse surtout transparaitre un manque énorme de confiance en soi.
(Haha, c’est parti pour les phrases pseudo-psychologiques.)


Allez, c’est la mode de signer :
Estil,
Etudiant en première année de Physique à l’Université Claude Bernard Lyon 1.

Ecrit par : Estil | 12 mai 2006

le problème c'est que le pot de terre n'est pas du tout celui que vous croyez...

Ecrit par : Edgar | 12 mai 2006

Cher Jeremy,

Savez-vous au juste les fonctions de Mme Bellosta ?
A quoi est-elle payée ?

Mais nous ne votons sans doute pas pour les mêmes.

Ecrit par : Edgar | 12 mai 2006

"Pourquoi Brighelli tolère-t-il mes commentaires sur son blog ?" -demande Adey : pour la même raison que dans certains régimes, le guide ("Duce" en italien, "Führer" en allemand), n'est jamais élu à l'unanimité mais à 95% des suffrages. Ca donne l'illusion de la démocratie. Et de toutes façons, dès demain, Brighelli aura devant lui grand ouverts les micros des télés, des radios, les colonnes des journaux (télé Bouygues, presse Dassault, Lagardère etc). Moi qui ne suis qu'un petit prof de collège, c'est sûr que j'ai du mal à m'aligner.

http://journaldecole.canalblog.com

Ecrit par : Lubin | 12 mai 2006

Le pot de fer, c'est la secte qui, Meirieu en tête, change les programmes, impose sa vision didactique de l'enseignement, a mis l'Elève au centre en lieu et place du Savoir. Bref, ceux qui ont le pouvoir dans l'Ecole.
Et cela depuis près de 20 ans.

Le pot de terre, ce sont ceux qui résistent.

Ecrit par : David | 12 mai 2006

Edgar,

Arrêtez de politiser le débat, surtout pour dire des absurdités. Il y a des gens de gauche qui peuvent penser l'éducation différemment de Meirieu, et des gens de droite qui sont favorables à la méthode globale. N'intégrez pas " Sarko " ou quelque autre homme politique à cette affaire.

Quant à Mme M.-C. Bellosta, je connais ses fonctions, je regrette l'une ou l'autre de ses déclarations sur les facultés et sur le classement mondial des facs et grandes écoles ( où les établissements français sont bien sûr très à la traîne ) , mais je connais aussi ses mérites et la qualité de ses ouvrages et enseignements. Etre soutenu par Mme M.-C. Bellosta reste quelque chose de tout à fait valorisant.

Ecrit par : Jeremy | 12 mai 2006

Tiens Lubin n'est pas chez Périssol ce soir ?

A propos de dictée le texte suivant ne fait que confirmer ce que Sauver les Lettres avait déjà mis en évidence dans son opérations dictées.

Compte-rendu de la journée de l'ONL (Observatoire National de la Lecture)
Enseigner la langue : orthographe et grammaire
Paris, BNF, 8 mars

Patrick Picard

Le ministre lit-il les programmes le matin au déjeuner ? Ouvrant, le 8 mars, les travaux de l'Observatoire de Lecture (dont le silence a été assourdissant depuis l'ouverture de la polémique autour de la circulaire ministérielle sur la lecture), il a fait une brève mais fracassante déclaration sur la suite du chantier. "Vos travaux doivent déboucher sur des décisions concrètes dans l'intérêt des élèves". Après avoir une nouvelle fois justifié ses actes sur la lecture, le ministre a visé le thème du jour : "il ne peut y avoir d'expression sans maîtrise préalable des règles d'orthographe". Il est selon lui "illusoire" d'en faire l'économie, "car c'est la formation même de la pensée qui est en jeu". La partie "Observation réfléchie de la Langue" (ORL) des programmes de 2002 est une idée "intéressante", mais il faut absolument l'accompagner d'un "apprentissage systématique, progressif et exhaustif des conjugaisons et des règles de la grammaire".

L'après-midi, devant traiter des difficultés rencontrées sur le terrain, commença par une douche glaciale avec la présentation des résultats d'une étude menée par Danièle Manesse sur 30 000 élèves de 25 secteurs de collèges : en 20 ans, les erreurs que les élèves font face à une dictée " classique " de 83 mots ont considérablement augmenté. Les CM2 qui faisaient 12 fautes en 1987 en font 18 aujourd'hui, les élèves de 3e qui faisaient 8 fautes en font 13 aujourd'hui. Facteur préoccupant, la part des erreurs de conjugaison et d'accords dépasse la moitié, et les élèves de ZEP semblent ne plus progresser en 6e et 5e. Tentant d'interpréter ces résultats, D. Manesse avança plusieurs facteurs : le temps consacré à l'étude de la langue, le discrédit des pratiques de répétition ou de mémoire, la baisse des normes symboliques dans la société en général (au sens énoncé par Erick Prairat), la baisse du rapport au texte écrit, mais aussi la difficulté des nouveaux enseignants à s'emparer des compétences grammaticales, et les injonctions contradictoires de la société à réclamer tout et son contraire à l'Ecole, la chargeant sans cesse de nouvelles missions en la sommant de n'en abandonner aucune…

Ce n'est pas Sauver les lettres qui le dit mais l'ONL, lu sur Café pédago.
J'ai comme l'impression que de plus en plus d'enfants auront les yeux rouges suite à la dictée en appliquant les théories pédagogistes (c'est pourquoi d'ailleurs par bonté d'âme les pédagos sont contre la dictée)

Ecrit par : Guillaume | 12 mai 2006

Je blaguais tout à l'heure en vous proposant de venir à Hyères à la place de Tours mais c'était pour essayer de proposer quelque chose d'un peu concret. Comme beaucoup de ceux qui viennent lire et écrire sur ce blog je suis professeur (à la retraite, en astronomie). Sur les autres blogs consacrés à l'école ce sont aussi le plus souvent des professeurs qui sont là. Jérémy a raison, il faudrait élargir l'audience. Tout le monde n'a pas l'internet. C'est parce que vos livres et vos diverses émissions ont un tel retentissement que vous êtes maintenant visé. Créez un syndicat, des comités, n'importe quoi. Mais pas un autre livre. Si vous écrivez un livre vous continuez à vous battre seul. Dans l'autre cas nous pourrons vous aider plus efficacement qu'en essayant de convaincre Lubin qui de toutes façons ne sera jamais ébranlé dans ses certitudes.

Ecrit par : Claude Roddier | 12 mai 2006

Pour ceux qui voudraient connaître la réalité de cette séance du 8 mars, de la position de l'Observatoire de la lecture et, plus généralement des questions de l'apprentissage de la lecture, il vaut mieux se référer directement au site du Café pédagogique, http://www.cafepedagogique.net. C'est sûr qu'on n'y retrouvera pas les "analyses" - si l'on ose dire - de Le Bris ou de Boutonnet.

http://journaldecole.canalblog.com

Ecrit par : Lubin | 12 mai 2006

Bonne nouvelle effectivement, mais comme le disait un intervenant : "si cela pouvait laisser deviner un basculement ? il faudrait un syndicat allant dans ce sens..."

Et si ce syndicat enseignant dans la veine de Sauver les Lettres et de Reconstruire l'Ecole se créait ? Petit par le nombre au début peut-être mais est-ce vraiment important ? L'intelligence ne serait-elle pas capable de faire éclater le nombre ? Et puis quel nombre d'ailleurs ? Y a-t-il eu une étude sérieuse réalisée sur le nombre d'enseignants soutenant avec conviction les thèses pédagogistes ? Je dis bien "avec conviction" et non pas "mécaniquement". Et si l'intelligence, dont la caractéristique est de concrétiser des idées, dominait l'irréalité du pédagogisme pour finir par la vaincre ? qui résiste au réel ? Même le rêve meurt face à lui. Je pense que nombre des praticiens même zélés du pédagogisme scolaire tomberaient comme des anges déchus de leur nuage pour redevenir des hommes les pieds sur terre, pourvu que ce syndicat pare le sol d'une bonne protection. Que diable, il y a de bon juristes parmis vous, non ?

Jean-Marc (totalement extérieur à l'enseignement et travaillant dans le privé)

Ecrit par : Jean-Marc | 12 mai 2006

Pour ceux qui voudraient connaître la réalité internationale du pédagogisme alllez sur
http://www.radio-canada.ca/radio/emissions/document.asp?docnumero=20405№=1662

Ou comment le pédagogisme produit outre-atlantique les mêmes dégâts et amène donc les mêmes critiques et révoltes.
Entendre les mêmes inepties proférées à des milliers de km est simplement terrifiant. Je ne crois pas aux théories du complot mais cela fait peur quand même.

Ecrit par : Guillaume | 13 mai 2006

Je crois que c'est le moyen qu'à trouvé Lubin pour faire remonter la moyenne des commentaires sur son site, qui frise le Zéro. La fièvre qui a secoué Bonnet d'âne en 2 jours ne risque pas de créer chez lui un tsunami...tout au plus une petite vague.

Ecrit par : DG | 13 mai 2006

Deux questions :

- Est-il légitime d’opposer contenus disciplinaires et méthodes didactiques : comment les uns peuvent-ils être transmis sans les autres ?

- M. Brighelli, en voulant à tout prix participer à un concours qu’il s’emploie à discréditer, ne risque-t-il pas de passer pour le Crétin de la Fabrique ?

Ecrit par : Passant | 13 mai 2006

Brig, il serait opportun que tu corrigeasses, outre les manquements de mon ami Pierre au sacro-saint imparfait du subjonctif, les insupportables atteintes à l'ortôgraf de moult de tes ardents partisans et défenseurs...
Leur spontanéité naïve est certes charmante, mais cela nettoierait ton blog en surface et permettrait d'en rehausser un peu le niveau...

Ecrit par : Anne | 13 mai 2006

j'ai trouvé le must du must en âneries.

http://sitedethierrylenain.hautetfort.com/files/laplanetedesalphas.pdf

pôvre petit Thomme

Ecrit par : toto | 13 mai 2006

lubin c'est du pipi de chat à côté

pardon môssieur lubin c'était juste pour faire une métaphore lol.

Ecrit par : toto | 13 mai 2006

Je suis 200% d'accord avec Estil,

normalement c'est vous êtes en position de force.
On leur demande quoi en plus ?
un petit coup de propre sur les pompes ?
;)

Ecrit par : toto | 13 mai 2006

Bonjour,
Heureuse de voir que l'on vous a réintégré. Au moins, la diversité des opinions dans le jury du CAPES permet de ne pas verser dans la dictature...

Ecrit par : Ordrade | 13 mai 2006

Le débat se relance…
Je laisse toutes les opinions qui viennent sur ce blog, même les plus irritantes. D'abord, il est bon que chacun connaisse les positions (de force ou de faiblesse) de chacun. Et c'est vrai que le pot de fer, en ce moment, ce n'est pas moi. Ma réintégration a été acquise par une mobilisation exemplaire, et aussi, c'est certain, grâce aux médias. Et il est évident que dans tel ou tel coin perdu de France, un enseignant moins visible que moi doit, à cette même heure, éprouver les retours de bâton des tristes s(b)ires qui se sont faufilés dans tous les postes de direction.
Que je connaisse telle ou telle personne enseignant en ENS est peut-être normal, non ? Que je ne la connaisse pas comme animatrice de telle ou telle Fondation pour la rénovation de ceci ou cela (qui n'est pas sarkozyste, au passage, certains devraient se méfier des étiquettes) est tout aussi sûr.
Enfin, il est un débat auquel personne de sensé n'échappera, ces prochains temps. La distinction droite / gauche, fondée depuis la Révolution, entérinée par la Troisème République et les autres, est en train de s'estomper. Aussi bien sur les valurs fondamentales que sur les choix économiques, des courants de pensée transpolitiques se dessinent. Ce sera coton de se décider pour quel manichéiste voter, la prochaine fois.
Plus qu'un syndicat de plus, j'aimerais arriver à la rédaction d'une charte sur l'école que l'on proposerait aux divers candidats, justement — et d'aucuns y travaillent, mais toutes les idées sont bienvenues, ce site est là pour ça, je le conçois comme un laboratoire plus ue comme un défouloir… Bonne fin de semaine à tous. Je vais cultiver mon jardin.
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 mai 2006

C'est une très bonne nouvelle.
Hélas, le combat de bon nombre de collègues, qui comme vous ne versent pas dans la démagogie, est beaucoup plus difficile.
Je fais partie des petits profs certifiés qui font de la résistance depuis de nombreuses années. Même si je m'en défends, je me suis adapté d'année en année. J'ai du revoir mes exigences à la baisse et je suis obligé de surnoter. Le proviseur de mon Lycée, (Enghien-les-Bains), me reproche actuellement d'être encore trop sévère et écrit dans mon appréciation sur ma feuille de notation administrative: « Une notation plus encourageante, pour les élèves, ne nuirait pas à l'efficacité de son enseignement ».
Apparemment, plusieurs collègues de différentes disciplines sont attaqués sur leur notation.
Peut-on laisser flouer de la sorte notre liberté pédagogique?
Je pense depuis fort longtemps, que pour améliorer le niveau des élèves il est nécessaire de redonner le pouvoir aux enseignants. Je ne parle pas de dictature. Je veux dire supprimer les passages automatiques ou quasi-automatiques de la sixième à la troisième et laisser les équipes pédagogiques décider.
Les élèves ont tellement l'habitude de passer sans founir le moindre effort qu'ils commencent à réagir en Seconde à l'issue du second trimestre.
Comme il faut remplir les classes de Première, bon nombre d'élèves passent avec un niveau insuffisant.
Il est évident que par la suite, si l'on veut obtenir un taux de réussite satisfaisant au baccalauréat, il faut adapter les sujets et surnoter.
Peut-on descendre encore plus bas?
Je pense que l'on doit pouvoir réagir pour stopper la dégradation du système éducatif. Il le faut, pour nos élèves et nos enfants.

Ecrit par : Vidal | 13 mai 2006

S'iouplè Mssieu Brighelli, ou monsieur le futur ministre de l'instruction :)
VOUS POUVEZ ME FAIRE VIRER CE FRACKOWIAK ASAP
Lui il est inspecteur EN. j'halucine, et j'ai pas mangé de champignon.
pays de M.
désolé il me fout les boules

Ecrit par : toto | 13 mai 2006

Frackowiak est l'"éminent spécialiste" des "questions d'éducation" autoproclamé du Parti Socialiste, probablement de la gauche royaliste.

Frackowiak, c'est la vaseline du libéralisme, pour faire passer à sec les "réformes" que les néolibéraux déclarés n'arrivent pas à faire passer à sec.

La plupart des partis de gauche sont noyés par la fange pédagogiste. Au parti Radical de Gauche, la "spécialiste" est Joëlle DUSSEAU, une inspectrice particulièrement sectaire et doctrinaire.

Frackowiak considère que Sauver les Lettres, ce sont les "conservateurs, obstacle à la construction de l'Ecole du 21ème siècle". sic !

Quand on sait ce qu'ils appellent "l'université du XXIe siècle" : 4500 euros de frais d'inscription, on voit où il veut en venir.

Frackowiak, c'est la boîte à ordures.

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 13 mai 2006

Pour ceux qui voudraient connaître la réalité internationale du pédagogisme alllez sur
http://www.radio-canada.ca/radio/emissions/document.asp?docnumero=20405№=1662

Ou comment le pédagogisme produit outre-atlantique les mêmes dégâts et amène donc les mêmes critiques et révoltes.

C'est exact. Depuis plus de 10 ans un québécois s'insurge contre cette dérive.
Voir son site :
http://pages.globetrotter.net/srp/einstf04.htm

Ecrit par : René ANGEL | 13 mai 2006

http://recherche.france2.fr/cgi-bin/findall?C=135&X;=2&CAT;=&SITERUBRIQUE;=ACCUEIL&RUBRIQUE;=&NUMCHAINE;=2®ION;=&ARC;=&SEARCHBOX;=&SITE;=&mode;=web&KEYWORDS;=alphas


Les Bons pédagogues sont:
Claude Huguenin et le philosophe Olivier Dubois (ALpha)
mesdames Cuche et Sommer (Léo&L;éa)
Monsieur et Madame Bled (Bled)
je vais pas tous les citer.

Regardez les vidéos SVP.

Ecrit par : toto | 13 mai 2006

A propos de pédagogisme outre atlantique: aux USA (Maryland) la grande mode ce sont les écoles sans maître. Un personnel technique existe mais n'intervient pas. Les enfants-Roi s'auto-éduquent.
Au fond ne serait-ce pas une bonne solution pour résoudre le faux conflit des anciens et des modernes en pédagogie?
En y regardant bien ne sommes-nous pas en France sur la bonne voie?
Le conflit entre les tenants de la pédagogie moderne (les didacticiens) et les maîtres modelés à l'ancienne n'est-il pas un faux conflit?
Le problème de fond ne tient-il pas dans la croyance naïve des maîtres (et dieu sait s'ils le sont...candides) quant à la teneur de leur fonction?
L'idée que l'enseignement est simple transmission d'un contenu indépendamment des effets symboliques et généalogiques de ces contenus sur les élèves et les maîtres est largement ancrée et encrée dans la tête des candidats naïfs aux concours.
Enfermés dans cette croyance on peut se livrer jusqu' à la fin des temps pédagogiques (des gens sérieux prédisent la fin de l'institution scolaire dans quelques générations) aux vaines polémiques comme en ce lieu.
Le maître n'est pas institué et certifié dans sa fonction (dignitas) essentiellement pour cloner en chaque nouveau arrivant l'élève idéal conçu dans les labo Mérieu et Compagnie ou à l'image de l'élève que nous fûmes il y a trente ans. Il est institué (pour combien de temps encore?) pour séparer chaque prétendant à la vie et à la culture de son sujet, de ses attaches imaginaires et affectives à soi-même.
Cette castration symbolique, ce jeu fictif de couteau séparateur qu'accomplit l'institution scolaire entre autres institutions (l'école a été inventée pour arracher les enfants au pouvoir imaginaire des mères) suppose des dispositifs , des rites, des cérémonies du Sacrifice. Sacrifice du narcissisme, sacrifice de soi, de ses prétentions à incarner l'absolu.

Or tout cela a disparu corps et âme ces 30 dernières années. Les professeurs sont désormais forcés dans leurs établissements à élaborer des "projets" (comme si ces deux termes n'étaient pas contradictoires) pour déconstruire les dispositifs historiques obsolètes qui les mettaient en position et en fonction de dire à chacun la justice, de définir les limites, de faire sentir jusqu'au fond de l'être la profondeur sidérante du vide que nous habitons.
Et attention aux représailles de la part du chef d'Etablissement...de la "communauté éducative" (dans le jargon post-moderne) si l'enseignant refuse d'accomplir cette mission...
Désormais les élèves-roi que convoque l'Obligation scolaire (une notion vidée de son sens) trônent, siégent au Conseil d'Etablissement, donnent leur avis sur les programmes, s'auto-gèrent, s'auto-évaluent...authentiquement...

Pendant ce temps une minorité de fils et de filles de bonnes familles continue comme si de rien n'était à recevoir une relative "bonne éducation", échappe aux effets des réformes. Il suffit de voir l'abîme qui sépare dans un collège ou un lycée centre ville les classes protégées (allemand-musique) des autres classes normales... Et d'imaginer le gouffre entre les collèges-centre et ceux de la périphérie d'une ville...
Conclusion. Prenons garde de poser les bonnes questions de ne pas focaliser toute son énergie sur des querelles byzantines.
Le travail de déconstruction des mécanismes historiques et institutionnels pour rendre la justice et transmettre la Raison aux nouvelles générations n'est pas propre à l'école. Loin s'en faut. Celle-ci hérite, subit, en prend plein la figure et ce n'est pas une contre réforme ou un nouveau gouvernement (Ségolène On a vu...) qui changera quelque chose...Le pire est devant nous...dans le Maryland.

Ecrit par : buntovchik | 13 mai 2006

Si le mamouth a sa caricature,
Mieux vaut ne pas se la représenter :
On vous adresserait une facture
Pour l'avoir vu trop fort manifester.

Découvrez l'actualité en vers et contre tout sur http://poactu.canalblog.com/

Ecrit par : Philippe Gras | 13 mai 2006

Il faut maintenant s'attaquer aux programmes et continuer à faire avancer les choses. L'éviction momentannée de JPB a permis de voir qu'au dela des étiquettes politiques, tous étaient capables de se rassembler pour défendre des causes justes.

La fin des programmes gruyères et superficiels en est une. C'est pourquoi il serait bien que nombreux parmi nous se mobilisent sur le prochain colloque qui se tiendra à l'institut de France, mercredi 17 mai. Thème : la finalité de l'école. 12 Intervenants de tout bord pour expliquer l'état actuel des programmes et du système scolaire, sans concession : Lafforgue, Le Bris, Lurcat, Weiss, etc.

Colloque « La finalité de l'école »
17 mai 2006 – 9 h à 18 h
Institut de France - 10 rue Alfred de Vigny – 75017 Paris
Il faut s'inscrire sur le site lire-ecrire.org. Participation libre.

Tous les renseignements sur le site www.lire-ecrire.org

Ecrit par : Frédéric | 13 mai 2006

En tout cas, bravo à JPB. Cette affaire permis de voir que certaines limites existent encore.

Ecrit par : Frédéric | 13 mai 2006

Bonjour Mr Brighelli,

Je viens d'apprendre ce qui vous est arrivé et je ne suis guère étonnée. Tous ceux qui disent la vérité sont régulièrement écartés des instances, voire censurés. Quand il s'agit de jeunes stagiaires IUFM, on leur fait redoubler leur année de stage afin de les remettre sur le "droit chemin" et lorsqu'ils persistent, on les licencie.

J'ai eu malheureusement à subir deux années de stage et ai été "sauvée" in extemis par une détachée de l'Inspection qui a su évaluer mon travail et non mon aptitude à appliquer les dogmes enseignés à l'IUFM. J'ai eu chaud!

Mais maintenant, comme bon nombre de ces collègues si discrets qui interviennent sur ce blog, je "rase les murs", surtout en salle des profs. En effet, un prof de langue qui n'organise pas un voyage ou une sortie tous les cinq minutes et qui ne fait pas chanter ses élèves sur le dernier tube de Shakira, c'est suspect!!

Alors, il faut accepter de passer pour un "rat de bibliothèque" ou une ringarde du XIXème. C'est souvent le prix à payer lorsque l'on a choisi, avant tout, de faire vraiment travailler ses élèves plutôt que de se faire bien voir par l'administration.

Merci pour tout ce que vous faites, merci de nous défendre. Je n'ai pas encore lu "A bonne école" mais j'ai hâte de le faire.
Je vous souhaite bon courage pour les oraux du CAPES, vous aurez une grosse responsabilité car il ne faut pas oublier que les certifiés forment le gros des troupes et le blason de ce concours a besoin d'être redoré.

Pour ma part, j'ai eu le CAPES d'Espagnol (avec un rang honorable) avec un 4 en épreuve sur dossier car je n'avais pas compris l'objectif de l'épreuve puisque j'étais "candidat libre", j'étais déjà très mal partie.

Suerte y hasta la victoria siempre!!!
Maria, certifiée d'Espagnol enseignant en lycée

Ecrit par : maria | 13 mai 2006

BRAVO : quel bonheur que cette "réintégration" ....! Heureusement qu ' il existe des justes et des esprits éclairés , dont vs faites partie , Mr Brighelli !

Ecrit par : A.M.Iglésis | 13 mai 2006

Ne seraient-ILS que des tigres de papier ?

Ecrit par : bernard | 13 mai 2006

Je suis content pour vous et pour ceux qui aiment cette école de la République et du savoir !

Ecrit par : Jérôme Charré | 13 mai 2006

A Buntovchik,

Je vous rejoins dans votre conclusion.
En revanche, à propos de la présence des élèves dans les instances suprêmes de l'établissement, j'ai un avis assez différent.
Dans mon collège, j'ai assisté à une scène surréaliste lors d'une remise d'audit. A l'inspectrice qui reprochait à l'établissement son trop fort taux de redoublement, c'est le représentant des élèves qui lui a rétorqué avec bon sens que ce redoublement était une chance pour les élèves et qu'il valait mieux s'en féliciter. Je buvais du petit lait. Mon sourire narquois n'a pu échappé à cette bonne dame....
Les élèves reconnaissent à 10000 kms la démagogie des néo-pédagogos. Ils ont soif de Savoir.
A tout prendre, finalement, les élèves seront de meilleurs alliés que les IPR !

Ecrit par : David | 13 mai 2006

J'enseigne depuis une dizaine d'années en collège (centre ville, donc favorisé). J'assiste d'année en année à une dégringolade du niveau des élèves. Les sixièmes de cette année ont un niveau catastrophique. J'adore mon métier, mais j'en ai de plus en plus marre. Vous pouvez me donner les coordonnées d'associations actives pour que je puisse y participer? Je crois qu'il est temps de se regrouper et de réagir (enseignants comme non-enseignants). On prend vraiment nos enfants pour des cons

Ecrit par : Valérie | 13 mai 2006

"Frackowiak, c'est la boîte à ordures."
Mince j'ai encore pensé trop fort, veuillez m'excuser, j'ai déteins sur lui.

"Frackowiak est l'"éminent spécialiste" des "questions d'éducation" autoproclamé du Parti Socialiste, probablement de la gauche royaliste"
Je plains la Gauche Royaliste.

Mais ils peuvent encore le virer rapidement "eux".
J'attend de la Gauche que cet âne soit évincé.
Bien amicalement
toto


Ps:
"que ce redoublement était une chance"
Sauf si il a le même "effet" prof avec la même méthode :(

Ecrit par : toto | 13 mai 2006

Je trouve admirable cette rhétorique de la (petite?)vertu qui se perd dans ses propres contradictions. On n'a les khmers rouges que l'on mérite... Avouez tout de même que ceux-là ne prônent pas le camp de rééducation par le travail. Merci pour cette grande farce de victime expiatoire, de celui qui s'est opposé au système (rien de tel pour s'assurer un éthos et une crédibilité, bravo! j'admire!) où j'ai pu savourer avec délectation votre inconséquence qui ne laisse malheureusement présager que la vacuité de vos positions qui sont 'pédagogiques' que vous le vouliez ou non. A l'heure où l'enseignement du langage se perd dans un pragmatisme béât, je suis content de savoir que les grands rhétoriqueurs ( qui ont oublié leur éthique au placard) sont revenus. Certains savent tirer leur épingle du jeu par de multiples rotomondades d'Hercule de foire qui joue au résistant, cache-misère de la pauvreté intellectuelle de notre époque.Utilisons les mots tant qu'il en reste... Vous avez raison. Merci M. Brighelli. Après tout, qu'importe la dignité, l'honnêteté et le respect d'autrui face à l'ampleur de la tâche ! Je serai victime ou je ne serai pas! Il faut démontrer, preuves à l'appui, que le ver est dans le fruit, qu'il y a définitivement quelque chose de pourri au royaume. C'est beau... Don Quichotte qui lutte contre les moulins idéologiques à l'heure de leur disparition... La reddition si prompte n'est-elle pas le signe de la fragilité de nos institutions ? Ne jouez-vous pas aux soldats de plomb en faisant croire à la communauté éducative que vous mener la guerre pour le Bien? J'espère ne pas avoir été trop vindicatif. Au jeu du langage, les armes sont, hélas pour moi, peu nombreuses. Vais-je être un méchant fasciste qui se cache sous les oripeaux du libertaire? J'en tremble déjà d'être ainsi dévoilé...
Bon courage.
Mathieu

Ecrit par : Mathieu | 13 mai 2006

Merci Valérie de dire aussi haut et fort ce que beaucoup pensent tout bas et décident de ruminer pour ne pas faire de vagues, merci de vouloir réagir, je ne peux pas faire beaucoup à mon petit niveau de maman , je ne peux qu'apporter mon soutien et ma sympathie à tous ceux qui décident de faire enfin changer cet état de fait et qui ainsi me donne l'espoir que mes petits enfants pourront fréquenter l'école de la république à laquelle j'ai soustrait, contrainte par la médiocrité de l'enseignement qu'elle offre, mes enfants. J'ai bon espoir que mes enfants n'auront pas à faire le choix de rester à la maison pour instruire leurs propres enfants( cela signifie que le changement doit intervenir dans les quinze ans, la marge est-elle suffisante?)...je réagis ici en tant que maman et franchement les parents, même si certains ont contribué aussi à cette "médiocratisation" de l'école( Pauvre petits chéris il ne faut pas les traumatiser et surtout ne pas les assommer de travail....je suis cynique là!) en ont ras le bol aussi de voir que finalement leurs gamins se crétinisent à l'école...
je ne répondrais pas pour JPB mais je peux vous conseiller l'association Sauver les Lettres. www.sauv.net il y a aussi l'association savoir lire écrire compter.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 mai 2006

Maman consommatrice qui vitupère contre la "médiocratisation" de l'école publique mais protège ses propres rejetons en les mettant dans le privé peut-elle expliquer comment inverser la vapeur ?
Est-ce en excluant plus tôt les élèves indésirables, ce qui ne coûterait peut-être pas grand chose à l'éducation nationale, ou bien en favorisant la réussite de chaque élève, ce qui semble difficile sans augmenter les moyens alloués à l'école publique ?
Ou bien suffit-il de dire que l'école est un repère de khmers rouges pédagogistes qu'il faut réformer pour qu'ils reviennent dans le droit chemin des "bonnes vieilles méthodes" dont chacun sait qu'elles sont efficaces pour tous puisqu'elle ont marché de mon temps ma brave dame...
Je vais moi aussi cultiver mon jardin

Ecrit par : Contre Panglossa | 13 mai 2006

Contre Paglossa (encore un anonyme!)Sachez que mes enfants ne sont pas dans le privé mais à la maison et ce choix je l'ai fait pour assumer mes convictions et ne pas en plus leur imposer des heures de travail supplémentaires (comme le font beaucoup de parents) le soir pour rattraper les lacunes. Pourquoi donnerai-je mes enfants en pâture à des idéologistes mégalos?
je demande à l'école (primaire) d'être ce qu'elle doit être , juste un lieu on l'on transmet les rudiments de bases à tous sans aucune discrimination...Hors aujourd'hui quel est l'enseignant de français qui ne s'arrache pas les cheveux devant le niveau pitoyable des élèves à l'entrée en 6ème. Ne vous en déplaise j'assume et je paie des impôts pour une école dont je refuse les services qu'elle ne dispense pas!
Vous devriez vous inquiéter du mouvement de "home schooling" qui débarque chez nous!
quand une de mes relations qui a passé le concours d'entrée à l'iufm et l'a réussi pour être professeur des écoles alors qu'elle ne sait même pas effectuer une division à trois chiffres et ne comprend rien aux fractions, croyez vous vraiment que je puisse faire confiance à ces nouveaux enseignants qui débarquent dans nos écoles?...Alors j'assume je n'ai pas eu quatre enfants pour qu'on en fasse des crétins...mais j'espère que l'école de la république retrouvera ses ors , car c'est à elle que je dois ce que je sais aujourd'hui et si j'étais née une centaine d'années plus tôt je n'aurais eu droit qu'aux vastes horizons des champs cultivés mais je n'aurais pas pu cultiver mon jardin...
qu'on apprenne aux enfants à lire écrire et compter est-ce vraiment si compliqué et bien non alors toutes les masturbations intellectuelles autour des pseudos pédagogies franchement je m'en moque pour rester polie...
qu'on retrouve un peu de bon sens et cela aussi s'acquiert en cultivant son jardin n'est-ce pas?

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 13 mai 2006

Les pédagogos se sont pris en pleine figure le boomerang qu'ils vous avaient lancé. C'est décidément une annus horribilis pour les mérieuphiles, entre le fiasco de votre éviction du jury du CAPES, la circulaire sur la méthode syllabique, et l'entrée en vigueur, à la rentrée, de la réforme des IUFM les rattachant à l'Université, etc. Il est certain qu'ils doivent attendre ardemment le retour des socialos au pouvoir, ce que j'appelle la "pédagauche", avec peut-être Lang au ministère de l'EN.

Ecrit par : Romain | 13 mai 2006

Voilà une excellente nouvelle pour la liberté de penser et de s'exprimer !
Comme quoi, tout n'est pas perdu.

Ecrit par : jhubert39 | 13 mai 2006

Si la gauche ne fait rien pour virer ces baltringues.
Je ne vote pas l'année prochaine.
Ils peuvent toujours se gratter.

désolé depuis que j'ai lu ce que sous entend FraKo, j'ai les nerfs.

Ecrit par : toto | 13 mai 2006

A Panglossa

Des amis proches sont venus en famille et clandestinement d'une ancienne république soviétique demander et obtenir l'asile politique.
J'ai donné des cours de français aux enfants qui en douze mois ont appris la langue au point de la mieux parler que les français eux-mêmes. L'aînée des filles est en troisième , meilleure élève du collège, 17 de moyenne. Elle parle couramment 4 langues étudie le latin et apprend l'espagnol.
Cependant les parents sont scandalisés par ce qui se passe dans les classes, par le faible niveau des exigences, par l'absence d'instruction systématique, par le laissé aller.
La demoiselle enregistre et me fait écouter sur son portable l'ambiance de la classe.
Depuis trois ans qu'ils sont en France ils ont eu le temps de tomber de haut. Eux qui croyaient que l'école française des lumières était la meilleure du monde...loin devant l'école soviétique.
Résultats: ils ont inscrit leur fille en seconde dans un lycée privé.
Il suffit d'enseigner à des élèves d'une classe musicale ou européenne allemand pour se rendre compte sur le champ du fossé qui sépare ce public (qui vous commande de faire votre travail et de vous en tenir à votre rôle) de la masse des laissés pour compte, les sacrifiés par avance!
J'adhère totalement aux analyses de JPB à ceci près qu'il reste par trop prisonnier de l'illusion pégagogiste. C'est normal quand on est jury au CAPES!
Quand vous enseigner à des élèves éduqués, respectueux, exigeants, performants il n'est nul besoin se recourir à la didactique. Les élèves vous font vite comprendre votre erreur. Avec eux la pédagogie du contrat et de l'auto-socio-construction du savoir vous vous pouvez vous la mettre où vous voulez.
Seulement aujourd'hui l'école ouvre ses portes à des hordes d'enfants élevés dans le culte de leur " moi-je" ou du "si je veux" et de l'affrontement permanent et conflictuel avec les maîtres.
Comment dès lors ne pas aller chercher les rustines dans la boîte de la "psycho-pédagogie" et de la didactique?

Ecrit par : buntovchik | 13 mai 2006

"Ceux de vos collègues qui réclamaient ma tête à Alain Pagès n'ont pas eu ce courage, et certains même ont dû me serrer la main comme si de rien n'était. Peut-être que quelques-unes m'ont même donné le baiser de Judas."

Il vous l'ont fait sur les fesses "Le baiser de Judas" ?

dites moi oui :)

Vous vous êtes lavé les mains après ? (lol)

Ecrit par : toto | 13 mai 2006

ils/elles (pardon :)

Ecrit par : toto | 13 mai 2006

Bonjour,

Je n'ai même pas eu le temps de vous adresser un message de soutien...! Viré le 10, réintégré le 12... : le Mammouth a des réactions de léopard... Félicitations pour cette victoire. Et ce M. Pagès, sera-t-il blâmé pour ses tendances inquisitoriales ? Ne pourrait-on désigner un réel défenseur de la littérature à la présidence du jury de Capes de Lettres ?

Salutations fraternelles et solidaires.

Michel Renard, professeur d'Histoire

http://ecoledelaculture.canalblog.com/

Ecrit par : Michel RENARD | 13 mai 2006

Je suis étranger au monde du militantisme et j'en suis bien content vu le nombre de cons qui semble le peupler!!!

Ecrit par : clement | 13 mai 2006

Bonjour, un collègue m'a averti qu'on parlait de moi ici : je viens voir.
Il y a apparemment des gens qui me haïssent sans me connaître. Pourtant je suis "gougueulisable". Ma bio-biblio de prof est sur http://www.lila.ens.fr/enseignants/bellosta.php, ma biblio de directrice de collection parauniversitaire se trouve en "recherchant" mon nom sur http://www.editions-belin.com (y a même des livres qui servent au ... CAPES !), et mes réflexions sur l'institution scolaire et universitaire sont sur le site http://www.fondapol.org. C'est une Fondation politique (comme "Gabriel Péri", "Jean Jaurès" etc). Je laisse Edgar se demander si des gens qui ont des états de service aussi studieux que moi (il y en a d'ailleurs beaucoup dans l'université) ont le goût des "petits postes planqués" !

Je suis une personne de gauche passée à droite parce qu'après avoir bien regardé ce que Jospin-Allègre-Lang-Royal (j'excepte certaines tentatives de Chevènement et Mélenchon) avaient fait de l'instruction publique et de l'ascenseur social, j'ai considéré qu'aujourd'hui, en France, le progrès ne passait plus par la gauche politique. J'estime par exemple que le combat de M. de Robien pour la lecture, que son "socle" bien défini, que l'idée de proposer aux élèves une orientation à partir de 14 ans (une orientation qui leur assure à la fois une formation professionnelle et le "socle"), sont des actions au service du progrès.

J'apporte ces précisions idéologiques parce qu'on me cherche des poux, mais je pense que le ras-le-bol et la volonté de refonder l'école sont transversaux aux habitudes électorales. Quand un pays s'aperçoit qu'il doit se battre pour ce qui lui est cher, les mouvements vont toujours de Maurice Druon à Maurice Thorez, et de Michel Manouchian à Pierre Brossollette, et "Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas" se battent pour la même chose... "Quand les blés sont sous la grêle fou qui fait le délicat / Fou qui songe à ses querelles au coeur du commun combat". Il n'y a que les porteurs de francisque qui ne sont pas les bienvenus.

Je félicite moi aussi M. Brighelli de sa prompte réintégration (même si je trouve que ses formules sont un peu rudes à l'égard de gens qui, dit-il, sont revenus vers lui dans un esprit d'"apaisement"). Franchement, il n'aurait plus manqué que ça, que sous un ministre normal, un collègue soit écarté d'un jury de concours pour son jugement négatif sur une de ses épreuves !

Mon sentiment sur cette "épreuve sur dossier" est aussi très négatif. Je ne connais d'ailleurs personne qui l'approuve dans l'université, où l'on en souhaite en général la disparition.
Ce n'est pas le lieu ici d'en développer une critique exhaustive (on se reportera au numéro du "Débat" consacré à l'enseignement du français). Mais disons en gros :
a) elle exige du candidat une soumission aux actuels programmes des collèges et lycées, lesquels sont désastreux pour le collégien-lycéen et pour la nation, ayant remplacé l'apprentissage méthodique de la langue, la curiosité pour le sens, le plaisir de lire, l'enrichissement personnel et l'accès à la culture par l'acquisition d'un bagage purement formel de notions post-structurales. (Comme disait ma nièce lycéenne "C'est aussi chiant qu'un cours de chimie, et en plus ça sert à rien" — que mes collègues chimistes me pardonnent, mais les matheux et les littéraires comprendront ce qu'elle voulait dire.)
b) Elle exige la soumission du candidat à une sorte de culture propre à l'enseignement secondaire, qui est en disjonction avec la culture au sens large et avec une maîtrise notionelle réelle de la discipline : il faut qu'il emploie certaines notions à côté de leur sens scientifique ("discours"), ou sans définition scientifique ("registe"), ou de manière folklorique ("apologue").
c) Cette épreuve contrevient ainsi au premier devoir d'un concours qui recrute un fonctionnaire pour 40 ans : s'assurer, non pas qu'il maîtrise les savoirs actuellement à la mode chez les apparatchicks de l'institution, mais qu'il possède les savoirs pérennes qui permettent à un professeur d'avoir une position de recul par rapport à sa discipline.
d) Cette épreuve omet de contrôler l'essentiel : que le candidat comprend les textes. Allez lire le rapport sur "l'épreuve sur dossier" de la dernière session du CAPES (http://www.education.gouv.fr/siac/siac2/jury/2005/detail/capes_ext_letrmod.htm), la notion de "sens du texte" n'y apparaît JAMAIS, ce qui est d'ailleurs logique, puisque ce n'est pas ça que le jury cherche à évaluer dans cette épreuve.

Je ne reviendrai plus ici, M. Brighelli, car j'aurais scrupule à coloniser le blog d'autrui. Bon courage à tous. Si vous mettez sur pied un syndicat (merci pour l'idée, Jean-Marc), contactez-moi, j'en serai, car je crois que, dans le domaine de l'école comme dans d'autres, nos malheurs viennent en partie de la faillite de la représentation. Mon ancien condisciple Aschiéri "représente" toujours efficacement les intérêts corporatistes de ses adhérents, mais il ne "représente" plus, selon moi, leur philosophie de l'éducation (c'est-à-dire le sens même de leur choix de consacrer leur vie professionnelle à l'enseignement).

MC Bellosta, maître de conférences de littérature française.

Ecrit par : mc bellosta | 13 mai 2006

Ce que vous dites, mc bellosta, sur l'épreuve de dossier est tout à fait juste. Etant candidat au CAPES, je souscris à votre analyse. Cette épreuve ne sert strictement à rien pour évaluer un candidat et le plus scandaleux est qu'elle a un coefficient trop fort. En Lettres Classiques, elle a un coefficient 4, alors que l'explication de texte a un coefficient 3. C'est un peu comme si un patron embauchait un ouvrier, en prenant en compte, non ses compétences, mais son adhésion au capitalisme. C'est un moyen pour les pédagogos de rendre les candidats dociles. De plus, on demande aux candidats de dégager du dossier qu'il traite la dimension citoyenne de l'enseignement du français. Le pauvre candidat doit se demander en quoi il est citoyen d'étudier l'orthographe, ou encore d'aborder le récit biographique. Il est temps de supprimer cette épreuve inique qui n'est là que pour justifier le gaspillage d'argent public que l'on place dans les IUFM (17000 euros par étudiant).

Ecrit par : Romain | 13 mai 2006

Cher Jean-Paul puisse le mamouth s'honorer d'avoir dans ses rangs beaucoup de gens comme vous et on pourra à nouveau nourrir l'espoir de retrouver une éducation nationale digne de ce nom.
A quand le procès du grand sabordeur de l'éducation nationale, le pédagogiste en chef Mérieu qui a toujours confondu idéologie et pédagogie.
Bien à vous

Ecrit par : PHILIPPE | 13 mai 2006

cher Monsieur,
Je crois réellemernt que plus rien ne peut m'étonner. Et pourtant je m'étonne encore de votre "éviction, aller-retour".Mon très vieux grand'père instituteur né en 1859, hussard de la "Laïque", s'est battu en pleine campagne provençale pour que ses élèves aillent à l'école même à la récolte des olives.. Un de ces petits campagnards devint ministre (c'est peut-être pas ce qu'il a fait de mieux) un autre devint médecin, un 3ème notaire, un autre encore "curé" (quelle école intolérente!) et tous surent lirent écrire et compter en français, : menuisiers, charpentiers, vignerons, et même un peintre !! dont je possède 2 toiles merveilleuses.

J'ai une fille de 42 ans. Mon grand'père, libre penseur, (dans son journal, il écrivait toujours "libre de penser"),doit se reourner dans sa tombe, en sachant que mes deux petits enfants sont élèves d'une école catholique (dans laquelle les jeunes musulmanes peuvent garder leur voile dans la cour, et dans laquelle, mes petits enfants ont appris que si Noël était une fête "commerciale"; aït el Kebir était une fête de foi authentique.)
Au moins apprennnent-ils les règles de grammaire.
Cher Monsieur, croyez à toute mon admiration

J'ai

Ecrit par : Adrienne SENAS | 13 mai 2006

" Dans le domaine de l'école comme dans d'autres, nos malheurs viennent en partie de la faillite de la représentation. "

Cette phrase de Mme MC Bellosta résume à elle seule l'un des grands problèmes de l'E.N. actuellement.

Personnellement, la naissance de ce nouveau syndicat me réjouirait moi aussi.

Ecrit par : Jérémy | 13 mai 2006

Bravo pour votre courage! J'ai fait connaître vos publications aux étudiants en IUFM: ils sont d'accord avec ce que vous écrivez et en ont ras la casquette de devoir perdre leur temps dans ces usines à gaz de l'Education Nationale. A quand un livre sur la capitulation du système devant l'absentéisme chronique de certains élèves? Sur 24 élèves en BEP, je n'en ai que 15 qui viennent aux cours... mais ce sont rarement les mêmes d'une semaine à l'autre. On ne peut rien faire avec eux à part leur faire faire des colliers de nouilles. Les meilleurs élèves - et les professeurs - perdent leur temps. Mais peu importe: la Direction dit qu'il fait faire avec ce qu'on a... Le toutes façons, vu le niveau des épreuves de BEP, même les champions de l'absentéisme auront leur diplôme.

Ecrit par : denis crouan | 13 mai 2006

Lisez cette excellente diatribe d'Antonin Roussel:

http://pedagogo.free.fr/Antonin-Roussel.pdf

No comment!

Ecrit par : Romain | 13 mai 2006

Soutien total contre les didactiteurs et les pédagogos, ces crétinisateurs dont on mesure la nocivité quand on accueille des étudiants issus de nos lycées quand ils ont le malheur d'avoir subi l'enseignement de professeurs formatés par les IUFM et qui n'ont pas su se libérer de ce carcan intellectuel.

Bravo et amitiés

Ecrit par : Gérard GENGEMBRE | 13 mai 2006

Bravo pour ce blog et votre bouquin. Et bravo pour votre esprit de résistance.

Je suis instituteur et directeur d'une toute petite école de deux classes , et je me sens parfois bien seul avec mes méthodes dites "archaïques" (apprentissage des tables, des règles de français, calcul mental, refus de mettre l'enfant au coeur de l'école....). Mais les résultats suivent, alors..... Autant continuer.

Il y a encore des enseignants résistans en France. Continuons le combat contre la pensée et l'éducation unique.

Ecrit par : david martin | 13 mai 2006

Bonjour.
Suivant les conseils de Mme Bellosta, je suis allé lire le dernier rapport du jury du capes.
A côté d'un exercice traditionnel d'explication de texte, qui évalue essentiellement les compétences littéraires d'un candidat, ne semble-t-il pas judicieux de demander à un candidat à qui on va confier des classes de collège ou de lycée à la rentrée suivante de démontrer :
- “ qu’il connaît les contenus d’enseignement et les programmes de la discipline au collège et au
lycée ”,
- “ qu’il a réfléchi aux finalités et à l’évolution de la discipline ainsi que sur les relations de celle-ci aux
autres disciplines ”,
- “ qu’il a des aptitudes à l’expression orale, à l’analyse, à la synthèse et à la communication ”,
- “ qu’il peut faire état de connaissances élémentaires sur l’organisation d’un établissement scolaire du
2nd degré ” ?

Peut-être la formation pratique des futurs enseigants devrait-elle au contraire être plus développée dès leur(s) année(s) de préparation au concours, par des stages sur le terrain et une initiation aux meilleures méthodes permettant d'assurer la transmission des savoirs aux élèves.
Ainsi éviterait-on peut-être les terribles échecs de professeurs stagiaires qui, faute d'une préparation suffisante, se voient contraints d'abandonner leur poste lors de leur année de stage, parce qu'ils ont été bercés de douces illusions lors de leur préparation aux concours surtout axée sur des savoirs universitaires, ce qui est essentiel, mais qui les a maintenus à distance du terrain.
Puisse Mme Bellosta, qui appelle de ses voeux un large consensus pour la cause de l'instruction publique, être d'accord avec cette modeste remarque/proposition.
Cordialement,

Ecrit par : Repassant | 13 mai 2006

On revient à une situation de droit (je n'ai pas dit celle dont je rêve) : un jury d'examen hétérogène, recruté sur des critères autres que ceux d'une doctrine officielle. Petite éclaircie, ça fait du bien de temps en temps.

Quelques mots à l'intention de ceux qui (de divers bords) ne viennent sur le blog de JPB que pour déverser leurs préjugés.
Il y a des collègues qui partagent une grande part des combats de JPB non seulement dans le secondaire mais aussi le primaire, dans des jurys de concours et même certains iufm, et —horresco referens— dans les syn-di-cats ! Sur la liste "Lettres" du SNES les empoignades sont rudes, au point qu'il est extrêmement difficile pour les représentants syndicaux d'adopter une position officielle sur les actuels programmes et leur légère modification (à mon grand regret les tenants d'un enseignement rigoureux de l'histoire littéraire y interviennent trop peu, mais nous négligeons quelquefois certains terrains).

Il y a par exemple aussi à la revue l'Ecole des Lettres des rédacteurs très critiques envers la doctrine officielle de l'inspection, que l'on connaît comme militants du snes.

Et l'auteur de ces lignes est commissaire paritaire national élu sur une liste dudit syndicat, qui s'occupe en effet d'abord des intérêts non pas "corporatistes" mais (bassement ?) matériels des collègues : c'est moins "noble" qu'un débat sur le schéma narratif, mais un jeune certifié qui débute à 1,08 fois le smic, c'est une question sur laquelle M. de Robien ne fera pas d'effets de tribune à l'Assemblée, demandez-vous pourquoi. Et si un certain nombre de collègues se voient retarder leur progression de carrière pour refus de participer à des projets vaseux, ou de remplacer leurs collègues malades à l'heure où habituellement on corrige les copies, etc., qui est-ce qui les défend ? Justement nous !

Or à l'heure actuelle les nouvelles dispositions sur la fin de carrière (hors classe) caporalisent plus que jamais le métier, en donnant un poids décisif, qu'il n'avait pas jusqu'à il y a deux ans, à l'"avis du recteur", qui reprend celui de la hiérarchie pédagogique et administrative. C'est moins specaculaire qu'un discours de Meirieu mais beaucoup plus efficace : si l'on n'a pas travaillé pour les iufm ou les inspecteurs comme "tuteur" ou "conseiller pédagogique" (et qui choisisssent-ils de préférence ?), on risque fort de finir sa carrière avec un traitement (et on aura une pension de retraite) nettement inférieur à celui d'un professeur "méritant" (i-e désigné comme tel par l'inspecteur régional et/ou le chef d'établissement). C'est très souvent sur ce type de questions, qu'il est de bon ton de dédaigner comme "corporatistes", que se joue le destin de telle ou telle évolution pédagogique, et c'est justement sur ce terrain que la liberté pédagogique est de plus en plus menacée. Savez-vous au nom de quelle idéologie : "pour récompenser le mérite, contre l'égalitarisme dans la fonction publique !"

C'est pourquoi tant qu'un nombre important de collègues (il y en a à Sauver les Lettres !) continueront à agir ET dans le cadre des associations pédagogiques ou disciplinaires ET sur le terrain syndical, il y a de l'avenir pour la résistance au "socle commun" défini comme une somme de "compétences" qui n'ont plus rien à voir avec la maîtrise progressive et raisonnée des savoirs, conformément aux orientations "européennes" de Lisbonne cosignées par Jospin et Chirac, n'en déplaise à Mme Bellosta.

Jean-José Mesguen
professeur de Lettres Modernes au lycée Paul Eluard (Saint-Denis 93)

Ecrit par : Jean-José Mesguen | 13 mai 2006

JBP : "C'était une manière de me tester, et surtout de tester mes amis, la presse, et sans doute le ministre, dont les services ont réagi avec une célérité inattendue, en disant le droit — sans commentaires."

"Célérité inattendue "? C'est une plaisanterie ?
Le "droit" a bon dos.

Ecrit par : sim | 13 mai 2006

" ... un jeune certifié qui débute à 1,08 fois le smic ... "

Pour M. Jean-José Mesguen : pourquoi le SNES ne demande-t-il pas une revalorisation des salaires en début de carrière pour les certifiés et les agrégés ?

Je n'ai pas lu cette exigence dans les derniers tracts du SNES !

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2006

Marie-Christine Bellosta est une collègue et une amie bien que la « politique » nous sépare. Elle ne va probablement pas répondre à Repassant puisqu’elle ne faisait qu’un petit tour sur ce blog. Mais comme je partage entièrement son point de vue sur l’épreuve dite « préprofessionnelle » des CAPES, je vais essayer de le faire à sa place. Le problème est cependant extrêmement complexe et ma réponse va prendre l’allure d’un feuilleton (sur le mode : à suivre au prochain épisode).
Première remarque : les quatre points que vous citez ne concernent pas seulement le CAPES de Lettres modernes mais l’ensemble des concours du secondaire (sauf l’agrégation, on peut se demander pourquoi : les agrégés stagiaires ne seront-ils pas confrontés aux problèmes que vous signalez ?). Il faut donc voir comment ces objectifs se « déclinent » (pardon pour cet emprunt au langage pédagogico-managérial) dans les épreuves concrètes de chaque concours et comment ces dernières permettent, ou pas, d’évaluer ce type de « compétences » (pardon pour etc.). On verra ça une autre fois.

Deuxième remarque : vous dites qu’il faudrait développer cette formation « pratique » dès l’année de préparation au concours. Vous voulez dire en fait : pendant l’année de préparation à la partie théorique ces concours. Car vous n’ignorez sans doute pas que cette première étape est suivie d’une année de préparation à la partie pratique (justement) desdits concours. Laissons pour l’instant de côté la question de savoir si cette deuxième année est bien conçue ou pas. Votre thèse – qui est aussi celle des IUFM – consiste à mélanger les deux années et à vouloir évaluer par avance les « compétences » (toujours les compétences…) professionnelles de candidats qui n’ont encore jamais été en situation d’enseignement. Entreprise particulièrement ardue, surtout si l’on tient compte des modalités concrètes de l’épreuve en question. Mais laissons encore ce point pour un prochain épisode. Je vous demande seulement pour l’instant de relire le message envoyé par Maria, jeune certifiée d’espagnol. Elle a eu un 4/20 à cette épreuve. Pourquoi ? Parce qu’elle ne savait pas en quoi elle consistait. Et pourquoi ne le savait-elle pas ? Parce qu’elle avait présenté le concours en candidate libre. Savez-vous combien il y a de candidats libres aux concours ? Près de la moitié aux Capes et plus de 80% au concours de professeurs des écoles. Et pourquoi sont-ils si nombreux ? Parce que les IUFM ont établi ILLEGALEMENT un numerus clausus dans les préparations. C’est ce qu’ils appellent pudiquement la « régulation des flux ». L’ont-ils fait par pure méchanceté ou par simple incohérence, eux qui ne jurent que par « la réussite de tous » et qui s’empressent donc, dès qu’ils sont au pouvoir, d’exclure non pas même des candidats mais des candidats à la candidature ? Il y a un peu de ça : s’ils acceptaient tout le monde, leur taux de réussite plongerait et ces fougueux partisans de la non sélection chez les autres sont très attentifs aux vertus de la sélection quand il s’agit de la rentabilité de leurs propres bouibouis. Mais ce n’est pas la seule raison. Il est tout simplement impossible de trouver assez d’établissements scolaires, de classes et de conseillers pédagogiques pour accueillir l’ensemble des candidats. Il y a donc des candidats plus égaux que les autres dans le très orwellien système qui est né de la mise en place des IUFM et de ce micmac de « théorie » et de « pratique » qu’est devenue la partie théorique des concours. Il y a d’une part ceux qui ont été acceptés en IUFM et, de l’autre, ceux qui ont vu se fermer les portes de la préparation et qui sont donc des « moins égaux ». Cette infraction au principe d’égalité devant les concours mériterait à elle seule la fermeture des IUFM. Et la suppression de l’épreuve pré-professionnelle.
(La suite au prochain épisode)

Ecrit par : Pedro Cordoba | 13 mai 2006

1. Mme Bellosta n'a jamais mis les pieds dans une classe de Lycée... ou alors il y a vraiment très longtemps. Je ne vois pas très bien pourquoi la didactique serait méprisable... Même à l'ENS on en fait !
2. Mme Bellosta est tellement modeste qu'elle ne dit pas qu'elle est intervenue directement auprès de M. de Robien pour que Brighelli soit immediatement réintégré chez ces amis du jury du CAPES (qu'il méprise ouvertement).
3. Mme Bellosta est en effet à l'ENS, nos impôts servent d'ailleurs à financer ces heures de réflexion sur le programme d'Education de l'UMP...
4. Trop modeste, Mme Bellosta ne dit pas non plus qu'elle est à l'origine de la circulaire de Robien sur la lecture qui favorise la méthode de Boscher, méthode éditée par Belin. Belin chez qui, comme elle le rappelle, elle dirige une édition para universitaire.

Ecrit par : Edgar | 13 mai 2006

J'ajoute que le simple fait d'avoir assisté aux préparations dispensées par les IUFM, et d'avoir eu le Capes cette année-là, permet d'obtenir d'office un bonus de 40 points pour les mutations concernant l'année de stage en responsabilité.

Ce bonus est EXACTEMENT le même que celui accordé aux lauréats de l'agrégation.

Autrement dit, un candidat arrivé 700ème au CAPES de lettres modernes sera traité EN PRIORITE par rapport à un candidat arrivé 90ème à l'agrégation de lettres modernes. Et ce, car il aura assisté aux cours de l'IUFM. ( les candidats libres au CAPES n'ont droit à rien ! )

N'y-a-il pas matière à s'émouvoir ?

Ecrit par : Jérémy | 13 mai 2006

Edgar, vous faites une fixation. Ce n'est pas bon pour la clarté de vos propos. Et vos allégations sont n'apportent pas grand chose aux réflexions sur l'éducation.

Ecrit par : Jérémy | 13 mai 2006

Ballon se dit référentiel bondissant,comment se dit Boomerang dans la langue Pédangogo ?

Ecrit par : bernard | 13 mai 2006

A l'Agrégation le bonus est de 50 pts non 40...

Ecrit par : Edgar | 13 mai 2006

Que de commentaires depuis hier soir!
Anne pourquoi ricanes-tu des fautes d'orthographe de certains intervenants soutenant J-P B?
Après tout ce sont tes amis dans les hautes sphères de l'EN qui en sont responsables ! Avec évidemment la multitude de L..bins qui se sont évertués et s'appliquent toujours à mettre en pratique leurs théories fumeuses.

La rédaction d'une chartre sur l'école que propose J-P B s'impose.Elle pourrait être commune à une double structure :une syndicale et une associative.
Mais concrètement comment faire pour que les choses bougent?
Espèrer que les hommes politiques réagissent dans le bon sens ?
Je n'y crois pas. Ce serait pour eux reconnaître la responsabilité d'un tel désastre.
Quant aux syndicats majoritaires ils sont tout autant responsables de la situation et incapables par exemple de mener une grève avec pour seul mot d'ordre "la suppression des passages automatiques".
(Avec l'application servile des pourcentages de passage dans mon lycée, comme dans l'établissement de Vidal, mon chef d'établissement a la mauvaise foi de s'étonner des notes de nos élèves qu'il va se procurer discipline par discipline au rectorat) Pauvre proviseur qui pour être bien vu du recteur obéit servilement aux pourcentages de passage et veut en même temps un bon pourcentage au bac.
Le témoignage de David dans son collège montre qu'on peut associer les élèves et surtout les parents à de pareilles revendications.
Le Syndicat dont je rêvais hier soir s'intéresserait uniquement à ce type de revendications.
Laissons à la FSU la défense du point d'indice,ils savent très bien le faire! Pour le reste ils sont complices.
J'en veux pour preuve les interventions dans les médias de Mr Aschieri qui n'a de cesse de défendre le système.
L'heure est trop grave pour prendre conscience qu'il nous faut,de tous horizons, nous unir pour cette noble cause.
You may say I'm a dreamer but iI'm not the only one.

Ecrit par : JO | 13 mai 2006

Edgar, si vos méchancetés à l'égard de Mme MC Bellosta sont aussi éronnées que les indications que vous donnez au sujet de l'agrégation, il faut vite consulter, au choix, des documents fiables ou un médecin compétent.

Ecrit par : Jérémy | 13 mai 2006

Je suis d'accord avec JO, selon lequel M. Aschieri " n'a de cesse de défendre le système " ...

Ecrit par : Jérémy | 13 mai 2006

Pour Edgar:

Bonification spécifique attribuée aux lauréats de l'agrégation : 40 points

Situation familiale :
- 60 points pour rapprochement de conjoints
- 50 points par enfant à charge

Elèves 1ère année d'IUFM 2005-2006 : 40 points

Ecrit par : Jérémy | 13 mai 2006

Jérémy, je m'incline sur les points de l'agrégation... Il y en a effet quelque chose qui cloche...

Pourquoi M. Brighelli ne raconte-t-il pas qu'il a lui-même candidaté il n'y a pas si longtemps pour obtenir un poste dans un IUFM ?
Chacun aimerait savoir les raisons de cette candidature, mais heureusement pour lui, rejetée (l'honneur est sauf...).

Ecrit par : Edgar | 13 mai 2006

Alors, "Edgar", Clearstream vous donne des idées de corbeau ? Vous diffamez ensemble une personne, un établissement d'enseignement supérieur, un parti politique et une maison d'édition. Ca fait beaucoup. Et vous avez l'air de croire à l'anonymat informatique. Vous ne doutez vraiment de rien.

Ecrit par : Van Ruymbecke | 14 mai 2006

• Absent quelques jours de ce blog, je découvre tout à la fois l'éviction et… la réintégration de JPB du jury de CAPES. Tout a été dit dans les nombreux commentaires, je ne m'étendrai pas, si ce n'est pour dire que rien de tout cela ne me surprend vraiment : les Robespierre au petit pied de l'Éducation Nationale pratiquent l'autoritarisme et les méthodes répressives avec la rage des médiocres et le manque de retenue qui, à de rares exceptions près, a toujours caractérisé ceux qui se sont fait une place dans le système en combattant le système - ce sont souvent les pires.

Cette péripétie, comme d'autres, montre qu' "ils" sentent bien que leur pré carré branle du manche, et leur confort et leurs certitudes avec. Bon nombre d'entre eux ont sincèrement mené bataille, en leur temps, contre les scléroses d'un enseignement empoussiéré. Comme toujours, ceux qui se sont partagés les postes de pouvoir après la victoire sont ceux qui ont su parler, flatter, jouer des coudes, à grand renfort de bla-bla idéologique. Aujourd'hui, ils ont vieilli et sont désormais en retard d'une guerre ; mais il ne s'en sont pas encore rendu compte. Ils n'ont pas compris que ce qu'ils prennent pour de la réaction ou de la nostalgie est au contraire ce qui permettra de repartir de l'avant.

Ce qui m'amène tout naturellement à mon deuxième sujet.

• Toto nous envoie lire la réaction de P. Frackowiak (Makhno l'a-t-il lue ?) à l'opération "Planète des Alphas", ainsi que son opinion sur cette méthode. J'ai lu il y a peu une critique de la même eau, signée E. Charmeux, sur la méthode "Léo et Léa". Il y a dans ces deux textes, signés l'un comme l'autre par des tenants forcenés du pédagogisme actuel beaucoup de points communs, j'en distinguerai trois.

— l'usage de la caricature. À aucun moment ils ne font mention des constats, des réflexions et des principes qui ont présidé à l'élaboration de ces méthodes. À les lire, les auteurs de celles-ci n'auraient suivi que leurs propres délires, ou leur propre nostalgie d'un enseignement ancien, n'auraient jamais réfléchi sur les méthodes actuelles et leurs résultats. De ces méthodes, ils ne montrent que des éléments d'apparence, les séparant systématiquement de leur raison d'être ce qu'ils sont, les réduisant à des objets sans fondement dont on ne pourrait que se moquer. C'est intellectuellement malhonnête, et profondément.

— la certitude d'être moderne. Enfermés, comme je l'évoquais plus haut, dans leur vieux combat contre des archaïsmes disparus, ils tirent à boulets rouges sur le b-a-ba, dans la mesure où cela évoque pour eux le vieux système qu'ils ont combattu, combat au cours duquel ils se sont distribués leurs positions et leurs places. Échappant à toute dialectique, ils se croient l'ultime maillon d'un progrès, n'imaginant pas un instant que la réflexion ait pu continuer après eux et en dehors d'eux, et encore moins qu'elle ait pu remettre en cause leurs géniales découvertes, forcément définitives. les "Bourgeois" de Brel sont décidément indémodables.

J'étais intervenu il y a quelques jours dans le sujet "méthodes de lectures" pour parler de cette opération Alpha - dont le côté "marketing" me gêne certes un peu, mais nul n'est parfait - et surtout pour conseiller la lecture, sur le site des auteurs de cette méthode, de leurs commentaires sur les dernières recherches effectuées sur les méthodes de lectures. On y trouve en effet un texte fort bien documenté, qui montre très clairement que ce sont des recherches RÉCENTES qui remettent drastiquement en cause le global, et non un simple accès de nostalgie réactionnaire à la "c'était-mieux-avant".

— la défense du "sens". Ces deux critiques reprochent l'un et l'autre à la méthode qui encourt leur foudre de faire bien peu de cas au sens, ce "sens" sacro-saint dont les pédagogistes ne cessent de se gargariser. Sur ce point, ils ont raison : l'objectif de ces méthodes n'est pas, dans l'immédiat du moins, de "dégager du sens", mais bel et bien de donner aux enfants les outils qui leur permettront ensuite d'y accéder ! Ont-ils lu, et si possible autrement que d'un derrière distrait, ce rapport statistique belge (je n'ai pas le lien sous la main, mais on le trouve sur "écoledémocratique") qui montre qu'une méthode centrée sur le décodage obtient de meilleurs résultats qu'une méthode centrée sur le sens, et ceci non seulement sur un test d'aptitude au décodage (ce qui serait la moindre des choses) mais AUSSI sur un test de compréhension du sens ? Se sont-ils seulement posé la question de savoir comment un enfant peut réellement accéder au sens de ce qu'il lit dès lors que son activité de lecture est sans cesse freinée, alourdie, par des difficultés liées au décodage ? Cette obsession qu'ont les pédagogistes de "donner du sens" sans jamais donner les outils pour y accéder - comme on donnerait à un affamé du poisson tout en se gardant bien de lui apprendre à pêcher - est bel et bien une de leurs plus effroyables fumisteries !

• Mon troisième sujet sera plus court. C'est une réaction au commentaire David sur la présence d'élèves dans les conseils d'établissement. Je le rejoins tout à fait, les élèves ne sont pas dupes, et savent mieux que quiconque la folie que constitue le refus de redoublement ; ils savent bien ce que c'est que de boire la tasse une ou plusieurs années durant en traînant des manques qui ne sont jamais comblés, parce qu'on ne se donne pas le temps de le faire. Dans mes classes (en École municipale de musique) il m'arrive parfois de demander à un élève "tangent" aux évaluations s'il préfère redoubler ou passer : nombreux sont alors ceux qui demandent à redoubler. (Ils n'ont cependant pas toujours raison, à moi alors de faire la part d'un manque de confiance éventuel ou, parfois, de la perspective de se la couler douce l'année suivante…)
Avez-vous remarqué, également, que les adversaires du redoublement réclament aussi - et parfois dans la même phrase, je l'ai lu ! - que l'on respecte mieux le rythme d'apprentissage de l'élève. Il y a là pourtant une contradiction qui saute aux yeux : peut-il y avoir meilleure manière de ne pas respecter le rythme de l'élève que celle qui consiste à l'embarquer de force dans une fuite en avant ? Décidément, ces gens ne sont pas sérieux !

David a raison aussi lorsqu'il dit que les élèves reconnaissent la démagogie, ont soif de savoir, et seront de meilleurs alliés que les IPR, et ça commence même très tôt. Dans l'une des vidéos sur l'expérience des Alphas, que Toto nous conseille de regarder, une petite fille (5 ans) dit ceci :

"La dame, elle nous fait des choses difficiles parce qu'on est grands"

Tout est dit.

Ecrit par : Argo | 14 mai 2006

je ne suis ni prof, ni etudiant, mais force est de constater que le systeme educatif est a la derive depuis 30 ans.
Au vue des commentaires de Lubin, je comprend un peu mieux pourquoi ! Pour ce qui est des pseudo commisission de lecture etc.. on en connait les resultats !
La France est a la rammase et son systeme educatif y est pour quelque chose...dont acte.
Quand un eleve de 1ere me dit que Louis XVI est le fils de Louis XIV ou que la Coree est dans l'Europe...je me marre (jaune) ou plutot devrai je dire cela me consterne.
Alors oui , Lubin , vous etes un Kmer Rouge, ne vous en deplaise, car la theorie d'ecervellage de nos ''petites tetes blondes'' que vous et vos amis defendent depuis plus de 30 ans, on en a le resultat aujourd'hui: un pays qui prend l'eau de partout, des fillieres bouchees avec toujours autant de candidats etc......
Il faut ouvrir les yeux, la France n'a plus les moyens des glorieuses annees d'apres guerre.....et puis j'en ai marre que mes amis Chinois nous traitent de dernier pays communiste d'Europe !!!

Nico

PS: un petit boulot pour Van Ruymbecke....post envoye d'un cybercafe de shenzhen (Chine) comme tu ne crois pas a l'anonymat informatique, je te laisse un mois pour retrouver mon adresse IP !!! :-))

Ecrit par : nico | 14 mai 2006

Le message d'Argo est un summum concernant la malhonnêteté intellectuelle et l'exagération à ceux qu'il appelle: "les pédagogistes"; (première exagération, mais apparemment bien partagée par la majeure partie des personnes écrivant ici. Encore une fois, et je le répète avec force, le décodage est la partie essentielle de l'apprentissage de la lecture dans la plupart des CP. Par ailleurs, une autre exagération consiste à dire que Meirieu et les autres insistent sur le fait que la manière d'apprendre prime absolument sur ce qu'il y a à apprendre; (les contenus). Je défie quiconque de trouver une telle affirmation dans les propos de quelque "pédagogiste" que ce soit. Qu'on ne soit pas d'accord avec certaines interprétations de discours théoriques par des disciples trop zélés s'est vu avec toutes les théories dans l'histoire de l'humanité. Mais il serait bon de lire les choses telles qu'elles sont, et ne pas les interpréter au delà de ce qu'elles disent réellement.
Je dois préciser que je suis convaincu par l'importance de la transmission des savoirs. Logiquement.

Ecrit par : christophe sibille | 14 mai 2006

On n'exagère rien du tout !
Vous voulez que je vous commente le rapport d'audit qu'on a eu dans notre établissement ?
Je l'ai déjà évoqué plus haut à propos des redoublements mais en substance, il nous était reproché de trop stresser nos élèves. Evidemment ce n'était pas le stress qui nous était reproché mais une trop forte exigence au niveau du travail et cela ils ne pouvaient pas se permettre de l'écrire. Tous les établissements de mon académie ont eu droit à ce genre de discours. Croyez-vous que ce soit innocent ?
Il n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Ecrit par : David | 14 mai 2006

C'est bien cette réintégration, mais au fait, cela ne vous gêne pas de participer à ce système ? Même avec vos opinions, vous cautionnez ce système en participant à un jury de capes. Ce serait un sécré problème de conscience pour moi, qui partage l'essentiel de vos idées (que j'applique en résistant comme professeur agrégé de maths dans un lycée).

Juste un mot et je me sauve, j'ai passé un an à l'iufm pour valider mon agreg et je n'ai qu'une chose à en dire : j'ai perdu mon temps, il y a pas mal d'économie à faire en supprimant ces inutilités, mais c'est une autre histoire...

Ecrit par : Zéro | 14 mai 2006

Pedro Cordoba écrit:

Je vous demande seulement pour l’instant de relire le message envoyé par Maria, jeune certifiée d’espagnol. Elle a eu un 4/20 à cette épreuve. Pourquoi ? Parce qu’elle ne savait pas en quoi elle consistait. Et pourquoi ne le savait-elle pas ? Parce qu’elle avait présenté le concours en candidate libre.

Il faut aussi tenir compte du fait que nombreux candidats au CAPES de langue sont d'origine étrangère et, bien qu' âgés de 24-25 ans, ont connu un système scolaire complètement différent : ils se retrouvent donc comme catapultés sur la planète Mars lors de l'épreuve professionnelle. Si "chez eux" un bon professeur est quelqu'un de culturellement solide et qui sait capter l'attention de ses élèves en leur transmettant son savoir, le candidat au CAPES d’italien, ou d’espagnol, découvre à l'épreuve "sur dossier" qu'un bon professeur fait des "grilles de compréhension" et adopte une progression "en spirale".
Il découvre aussi que connaître parfaitement la langue " cible" et la culture de son pays, ainsi que celles de son pays d’accueil, est un grave handicap ou bien une faute à expier avec une, voire deux années d’IUFM (car, contrairement à son jeune collègue français – qui, au cours de ses études, a abordé 10 auteurs en tout, dont 4 pour le concours, et qui maîtrise fort mal l’accent tonique – lui, l’étranger, doit se rendre compte qu’il ne sait pas à quel point la pédagogie des langues a évoluée en France !)

Lors de cette épreuve, il faut donc parler deux langues étrangères en même temps (le français et le Iufmais)... C'est dur!
J'ai eu 2 sur 20 à cette épreuve et 18 à l'épreuve "académique" (j’ai eu la chance de tomber sur un dossier avec des textes d’Eco et Pirandello, et non pas sur celui avec la photo de Berlusconi sur le Parmesan )... Depuis je fais un peu de résistance dans mes classes ( par exemple je me refuse de réduire la culture italienne à une mozzarella Santa Lucia !)

amicalement

Ecrit par : isa | 14 mai 2006

Au sujet de la méthode des "alphas", Frackowiak (merci toto de nous avoir donné le point de vue de ce crétin sur cette méthode, qui montre à lui seul la stupidité des pédagogos) s'étranglerait s'il lisait le début de l' "Institution oratoire" de Quintilien où ce dernier défend le principe d'une méthode syllabique avec l'usage de figurines. Ce qui prouve que cette méthode est "ultra-réactionnaire" pour les IEN pour s'inspirer d'une méthode qui date d'il y a 2000 ans.

Ecrit par : Romain | 14 mai 2006

La moindre des choses quand on présente un concours est de se tenir au courant concernant la nature des épreuves, mais là n'est pas le problème...
Le gros problème de la formation des enseignants, (et là, je parle de celle des enseignants du premier degré, que je connais un peu mieux), c'est effectivement que les horaires de formation diminuent de manière drastique. Pas au profit de la pédagogie, mais au profit de la pratique pure sur le terrain qui, petit à petit, et uniquement pour des raisons bassement économiques, introduit un système de compagnonnage. De ce côté là, je suis d'accord, il y a un vrai travail de reconstruction concernant la formation des enseignants. Mais, tant qu'on présumera que ce sont les "pédagogistes" qui participent à ce phénomène, on ira dans le mur! Les horaires en formation générale n'ont pas augmenté, et la part concédée à la pédagogie théorique non plus. Mais l'augmentation du temps de stage des professeurs d'école permet de limiter le recrutement, tout bénef pour l'état. Où est la préoccupation d'avoir des enseignants du premier degré polyvalents et bien formés dans tous les domaines disciplinaires, (ce dont, d'ailleurs, Monsieur Brighelli me semble partisan) dans tout cela? Economie, quand tu nous tiens!

Ecrit par : christophe sibille | 14 mai 2006

Nulle "fixation" d'Edgar, sauf pour les aveugles, et les borgnes à la rigueur (les rois, vous connaissez ?) Les "naïfs" courent donc ce site ? je n'y crois guère...
Bellosta est bien à l'origine (elle et sa bande) de la circulaire de Robien-l'inculte, et responsable directe de la réintégration de Brigue dans un lieu qu'il honnit et déshonore de sa présence et cherche à occuper pour son cv et ses fins de mois.
Les fonctions de la dame (directrice de collection) chez Belin, qui publie des manuels issus de la pire réaction (notamment Léo et Léa "recommandé " par le Robien pour redresser par la "bonne" lecture les petits-zenfants-des-cités) sont de notoriété publique.
Sauver les lettres dont elle est la caution "scientifique" fait antichambre chez le ministre et tout le monde le sait.
L'alliance objective Brighelli-UMP est incontestable.
Ce site qui se prétend "apolitique", voire "de gauche" et "scientifique" (pauvre ENS !) n'est que l'instrument de diffusion de la plus vile démagogie et des propos les plus délirants et les plus abjects de la droite la plus bête et la plus réactionnaire. Chacun le sait.
La déliquescence de cet endroit n'a d'égale que celle de la chiraquie mourrissante...

Ecrit par : Anne | 14 mai 2006

"Encore une fois, et je le répète avec force, le décodage est la partie essentielle de l'apprentissage de la lecture dans la plupart des CP"
"La plupart" MORT DE RIRE ! Combien môssieur Sibille.
Dans Ma maternelle "La" professeusssseu disait à son élève, qui "syllabait":
"Arrête tout de suite ce que tu fais/apprends avec ta maman"

"Décodage" cela veut dire quoi dans VOTRE sens ?

Edgar s'égare. Tant mieux si JPB veut aller dans les IUFM. Il relèvera le niveau .

Ecrit par : toto | 14 mai 2006

Bravo !
Les parents et toutes personnes de bon sens vous soutiennent. Il faut du courage pour affronter le mammouth.

Ecrit par : bernard | 14 mai 2006

Anne:

Ce site qui se prétend "apolitique", voire "de gauche" et "scientifique" (pauvre ENS !) n'est que l'instrument de diffusion de la plus vile démagogie et des propos les plus délirants et les plus abjects de la droite la plus bête et la plus réactionnaire. Chacun le sait.

Désolée, je ne le savais pas. Les "tout le monde sait", et les "chacun le sait"... ne sont pas des arguments.

Pour ma part, je suis aussi mère d'un pauvre petit garçon de six ans qui subit à l'école la méthode phonétique à départ global (que quelqu'un appelle ici alphabétique : une grande escroquerie car dire à un enfant j'entends "y" je vois "u" ne veut pas dire p u = pu). Mon petit était fatigué, découragé par cette école super-moderne, il allait tout droit vers le mur avec une dizaine de ses camarades ("ils rament parce qu'ils sont de la fin de l'année" ...je cite là la maîtresse!)

Avec cette méthode que vous citez, Léo et Léa, mon petit "dyslexique" a appris à lire en 15 jours (ce qui veut dire que, même si il était du mois d'octobre, et ben ...il pouvait y arriver avec une méthode sérieuse et il n’était pas condamné à la dyslexie).

PS: Pour ma part, je n'ai jamais pensé que les "pédagos" utilisaient cette méthode pour parvenir à leur régime politique. Il faudrait mettre de côté ces arguments et ces accusations.

Ecrit par : isa | 14 mai 2006

Juste une suggestion : il me semble qu'une majorité des enseignants se rejoignent au sujet d'un renouvellement urgent de notre système éducatif. Les hystériques du genre de Anne qui visiblement sont plus attachés à défendre leurs idées que l'avenir des enfants sont, à mon avis, très minoritaires. Ils jouent à souhait les amalgames car ils n'ont plus d'autres arguments à avancer.

Alors, il serait urgent de créer un site totalement indépendant, le plus apolitique possible, qui permettrait de se compter. Les politiques bougent lorsqu'ils voient que l'opinion est prête. S'ils peuvent constater que la majorité des enseignants souhaitent une évolution, ils se sentiront pousser des ailes.

Il faudrait que quelqu'un, pourquoi pas JPD, propose un texte simple qui précise les attentes : recentrage sur les fondamentaux (lire, ecrire, compter), augmentation des heures qui leur sont consacrés, restructuration des programmes, suppression des iufm, etc.

Et il faudrait que quiconque, quelles que soient ses idées politiques, ait l'envie de signer ce texte. Il faut donc que le site n'ait aucune couleur politique : j'insiste.

J'insiste car il y a en ce moment des associations qui veulent toutes la même chose quant aux quelques principes évoqués ci-dessus mais qui se tirent dans les pattes à la première occasion pour des divergences idéologiques. Si notre priorité est l'avenir des jeunes et de notre pays, il serait temps d'enterrer la hache de guerre, de cesser de se diaboliser les uns les autres.

Je vais très loin : j'aimerai que MC Bellosta, JPD, les adhérents de Sos education, ceux de Sauver les lettres, les syndicalistes du snes, les parents de la fcpe, les formateurs d'iufm (ils ne sont pas tous bornés), les pédagogo (certains écrivent ici qu'ils sont attachés à la transmission des connaissances), les afficionados du FN, les libres penseurs, les catho, les amis de Ségolène, etc. puissent se sentir libre de signer ce texte sans avoir l'impression de vendre leur âme au diable.

On sent dans ce forum de JPD des sensibilités très très différentes mais qui se rejoignent sur l'essentiel. Il est temps de se compter au delà des querelles mesquines.

Sur le plan technique, je peux apporter mon concours. J'attends des réactions à cette proposition.

Frédéric

Ecrit par : Frédéric | 14 mai 2006

Je trouve la proposition de Frédéric très intéressante.
Il faut agir!
Une génération sans culture risque de nos proposer les pires barbaries. Il faut tirer la sonnette d’alarme et agir au plus vite, quitte à ouvrir un site cassandre.fr !

Ecrit par : isa | 14 mai 2006

Tiens, isa, vous faites des copiés-collés des messages que vous postez sur: "fondapol"?
Toto, depuis que j'exerce en iufm, (et même avant, du temps des écoles normales), j'ai dû aller voir des stagiaires en CP, ou intervenir avec des élèves de CP sur environ soixante-dix classes de ce niveau. Ce n'est peut-être pas assez pour établir une statistique définitive, mais pouvez-vous, tout simplement, en dire autant!
Et, par pitié, appliquez-vous un peu pour écrire. Depuis le temps que vous êtes plongé dans la syllabique pure, vous n'avez pourtant fait aucun progrès, illustrant ainsi le fait que la méthode que vous défendez bec et ongles n'est pas une panacée!
Frédéric, il me semble que l'idée de recentrer uniquement sur les fondamentaux soit éminemment politique. Eliminer certaines disciplines ferait des élèves des futurs incultes, auxquels il manquerait tout un pan de ce qu'on pourrait appeler "l'intelligence sensible". Il me semble d'ailleurs que ni Jean-Paul, ni Pedro y soient favorables!

Ecrit par : christophe sibille | 14 mai 2006

J'ai dit "rencentrer sur les fondamentaux" ou "supprimer les iufm" comme j'aurais pu dire n'importe quoi d'autre. Je ne suis pas le spécialiste ici.

Je dis juste : on exprime quelques idées simples sur lesquelles on pense que tout le monde puisse se rejoindre. Et on y va.

A ceux qui ont le plus grande vision d'ensemble de nous dire ce qu'il faudrait y mettre.

Frédéric

Ecrit par : Frédéric | 14 mai 2006

Christophe Sibille:

Eliminer certaines disciplines ferait des élèves des futurs incultes, auxquels il manquerait tout un pan de ce qu'on pourrait appeler "l'intelligence sensible". Il me semble d'ailleurs que ni Jean-Paul, ni Pedro y soient favorables!


Qui a parlé d'éliminer certaines disciplines? Centrer sur les fondamentaux ne veut pas dire éliminer la musique des cours. Au contraire, j'aimerais que nos enfants puissent faire toutes ces activités sans louper pour autant la première marche.

Non, je ne fais pas des "copier coller", même si je dis toujours les mêmes choses (un peu comme vous, nous sommes humains, n'est-ce pas?).

Les fautes d'orthographe : il ne faut pas en rire.
J'ai vu un homme de qurante ans (un toto?), qui avait appris à lire avec Petit Poucet, pleurer dans une salle où des professeurs de lettres s'amusaient à lire des dictées d'élèves ayant appris avec la méthode globale. Je vous assure que cette scène était très touchante.

bon dimanche

Ecrit par : isa | 14 mai 2006

On pourrait d'ailleurs ouvrir un wiki qui permettrait de faire travailler toutes ces personnes sur l'élaboration d'un texte commun.

Frédéric

Ecrit par : Frédéric | 14 mai 2006

"L'orthographe c'est la science des imbéciles" entendu dans la bouche d'une petite 'génie' de 11/12 ans (vu à la télé :)

Normalement persone ne devrait faire de fautes d'orthographes, or, ce n'est pas le cas en france (ni le mien).
Pourquoi?
question:
C'est quoi la syllabique "Pure" pour vous môssieur Sibille?

Ecrit par : toto | 14 mai 2006

Je veux le nom de cette méthode qui fait de la syllabique PURE.

Ecrit par : toto | 14 mai 2006

C'est la calligraphie, qui est la science des ânes...
Isa, si toto était plus civil et moins donneur de leçons, je ne me permettrai pas ces remarques à son égard.
J'ai déjà parlé ici d'essayer de trouver une solution "oecuménique"(le terme est de Jean-Paul) aux problèmes de l'éducation nationale. Mais cela ne sera possible que quand les discours haineux (empreints de jalousie, à en croire certaines remarques? Vraiment pas de quoi... Quand un poste est proposé en IUFM, cela ne se précipite pas en ce qui concerne les candidats!) et partisans, pour beaucoup d'entre eux cernant assez mal le problème, ne seront pas bannis!

Ecrit par : christophe sibille | 14 mai 2006

Pour Anne :

''.........qui publie des manuels issus de la pire réaction (notamment Léo et Léa "recommandé " par le Robien pour redresser par la "bonne" lecture les petits-zenfants-des-cités) sont de notoriété publique''.

MAIS QU'EST CE QU'ON EN A A FOUTRE, SI NOS ENFANTS ARRIVENT A LIRE CORRECTEMENT AVEC CETTE METHODE ?

Ma cher Anne, vos soit disant methodes depuis 30 ans n'ont pas donne grand chose, sinon d'avoir cree une generation perdue qui n'est meme plus capable d'aligner un mot devant l'autre.

Arretez de tout politiser :-(

Donc a votre place .....je la jouerai profil bas

Je precise que je suis ni prof, ni etudutiant, apolitique et que je vis a l'etranger (bien m'en fasse) et que j'ai ete des premiers sacrifies de la methode globale en son temps !

Mes hommages respecteux

Nico

Ecrit par : nico | 14 mai 2006

petit PS pour sibille:

Mon petit a appris à faire des pauses dans la lecture, virgules et points... Il m'a dit : c'est le maître de musique qui m'a appris. Comme quoi, il est important de garder ces matières.

Je ne savais pas que Jean - Paul II s'était, lui aussi, mêlé à ces questions ! :o)

Ecrit par : isa | 14 mai 2006

"C'est la calligraphie, qui est la science des ânes..." pffff
Adieu, je ne comunique plus avec vous.

Ecrit par : toto | 14 mai 2006

M Brighelli,

Pour se recentrer sur les propositions et ne pas perdre de temps à répondre à des attaques gratuites qui n'ont pas de véritable fondement argumentaire, pourquoi ne pas faire, avec ceux d'entre nous qui souhaitent que l'école soit véritablement un lieu de transmission des savoirs - ( lire avec aisance , maîtrise de calcul et régles mathématiques élémentaires, notions chronologique de l'histoire, pour tous les élèves en sortie de CM2 comme se fut le cas pour moi et mes camarades en 1981) - ne pas créer un collectif qui réunit largement l'ensemble des associations qui défendent cet objectif minimal et d'autres .? Sans étiquette politique, permettant de rassembler gens de gauche comme de droite. Cela permettrait à bon nombre de parents et de citoyens de s' y inscrire.(c'est un collègue de travail qui m'a prêtée votre livre et nous travaillons dans le privé. Ce qui est encourageant c'est que la majorité de mes collègues et mêmes mes employeurs parlent de ce constat identique qu'ils font eux aussi dans leur entourage. Ces questions deviennent transversales et tout aussi quotidiennes que lors des discussions autour du référendum)
J'ai toujours voté à gauche, et n'en déplaise à ceux qui sur ce site, comme anne ou lubin, viennent décrier le fait que nombre d'entre nous critiquions ce que celle ci fit en matière d'éducation( ex de dérives douteuses : la circulaire Lang sur les interventions des entreprises en milieu scolaire...la campagne sur le respect ça change l'école avec invitation à acheter des tee shirt de la marque Morgan dont une partie est reversée à l'association Stop la violence où comme par hasard se trouve M Christophe Nick et Assouline PS) , je ne voterai pas pour elle en 2007. Nombre de mes proches sont dans le même questionnement et ont un niveau de conscience de plus en plus aigüe.
D'ailleurs je suis bien "emmerdée" de cette situation , depuis 5 ans que je cherche(à travers les mesures de la gauche) à comprendre pourquoi je ne me retrouve pas dans l'idéologie libérale de gauche actuelle, ni d'extrême gauche non plus.
D'avoir regardé le diagnostic de Mme Royale et le projet de société éducative PS, je n'y ai vu que
que formules marketing propres à s'inscrire dans la seule efficacité médiatique. D'ailleurs il serait à croire qu'aucune personnalité de gauche ne puisse se revendiquer d'un héritage humaniste , ni capable de montrer un quelconque bagage culturel classique avec des références historiques. A croire que les formules remplacent la culture, quand celle ci permettrait d'ouvrir la réflexion et faire le sens d'un héritage commun à tous.
La question est aussi qu'il m'est tout aussi insupportable de donner ma voix à la droite que cela l'est devenu pour la gauche.
Je ne vois donc qu'une seule chose, remplacer ceux qui à gauche ne laissent aucune place à cette demande simple: donner un véritable bagage culturel aux jeunes générations.
En finir avec la déresponsabilisation des adultes devant la soi disant autonomie des élèves, sans les outils de réflexion minimum. En finir avec les différenciations culturelles et ethniques, menant au communautarisme. En finir avec l'idée que l'enfant aurait un fonctionnement avec des lois propres, excluant l'autorité des savoirs de l'adulte, comme le dénonçait Arendt en 1952. D'ailleurs , la seule autorité qui fasse sens, même dans le monde professionnel, c'est celle de celui qui maîtrise les savoirs manuels ou intellectuels et permet de faire progresser une structure, une situation . Nullement l'autorité arbitraire d'un pouvoir sur l'autre.
Pour des personnes comme moi, nulle représentation n'existe. Alors s'il s'agit de participer à la fonder, autant que cela soit pour un engagement à reconstruire une école et des enseignements cohérents, de qualité, au niveau national.

Ecrit par : DG | 14 mai 2006

Merci à Jeremy et à Isa d’avoir complété mon premier épisode. Christophe nous parle, lui, de l’année de stage des professeurs des écoles. Je n’en suis pas encore là et aimerais continuer un moment sur la préparation de la partie "théorique" des concours et de la place qu’occupe aux CAPES l’épreuve pré-professionnelle.
Aucune réponse pour l’instant sur un problème que je juge capital et qui devrait émouvoir les belles âmes de la gauche caviar, style Lubin. Les IUFM ont mis en place un système illégal de présélection des candidats. Ils exercent un droit de préemption sur ceux qu’ils jugent être les meilleurs candidats et abandonnent les autres à leur sort. C’est comme ça qu’ils assurent une rentabilité minimale à leurs boubouis : en donnant plus à ceux qui ont plus et rien du tout à ceux qui ont moins. Bel exemple de démocratisation du recrutement. Et, pour corser le tout, on gratifie avec 40 points supplémentaires les lauréats labellisés IUFM ! Sans commentaire…
Je veux bien, par ailleurs, que les candidats à un concours soient tenus de s’informer sur le contenu des épreuves. Le problème, c’est que même lorsqu’on cherche à le faire, on n’y arrive pas. C’est ainsi qu’on demandait au CAPES d’espagnol de dégager "les objectifs cognitifs" et les "objectifs civiques" d’un "bouquet de documents" (où il pouvait y avoir en vrac un poème de Lorca, une pub pour l'huile d'olive et une séquence de film). Je passe sur le "civique", qui vaut son pesant de cacahuètes. Lorsque les objectifs "cognitifs" furent introduits au concours, le mot n’était pas aussi répandu qu’aujourd’hui. J’imagine que l’inventeur de la chose l’avait entendu en traînant l’oreille Dieu sait où, qu’il avait demandé ce qu’il signifiait et qu’on lui avait répondu que cela avait un rapport avec les "apprentissages". Excellent, dut-il se dire : on va mettre ça au concours. Aussitôt dit, aussitôt fait : ça parait au BO. Le hic, c’est que personne n’a jamais su ce que pouvaient être les "objectifs cognitifs d’un bouquet de documents". Ni les membres du jury, ni les formateurs en IUFM, ni les candidats labellisés donc. Ni, encore moins, les pauvres candidats libres qui n’ont droit à rien, même pas aux cours de fac puisque les IUFM les empêchent d’y assister au prétexte qu’ils tiennent les cordons de la bourse. Il dut y avoir dans les cénacles d’experts en didactique cognitive d’âpres discussions sur la définition de cet OVNI préprofessionnel. Mais les hispanistes ne sont pas très philosophes et, ne comprenant certainement rien aux écrits spécialisés en sciences cognitives, ils abandonnèrent vite ces vaines tentatives qui leur donnaient mal au crâne. Or ces mots figuraient toujours au BO. Leur interprétation varia donc au fil du temps puis, comme ces changements incessants créaient vraiment beaucoup de problèmes aux préparateurs, ils finirent par se mettre d’accord sur le sens qu’il fallait donner à ce superbe objectif, si innovant et tout et tout... dans le cadre limité de l’épreuve préprofessionnelle du CAPES d’Espagnol. Et comme ils avaient quand même peur du ridicule, ils n’ébruitèrent pas leur trouvaille. Vous ne savez pas toujours pas ce que sont les objectifs "cognitifs" ? Et bien voilà la réponse : il s’agit pour le candidat de montrer comment il utiliserait son "bouquet" pour introduire le vocabulaire de la narratologie s’il s’agit d’un récit, de l’analyse cinématographique s’il s’agit d’une séquence de film, etc. A hurler de rire – ou de désespoir. Comment voulez-vous qu’un candidat libre puisse deviner un truc pareil, surtout s’il s’y connaît mieux en sciences cognitives que les membres du jury et les formateurs en IUFM ?
Ajoutons que d’autres dimensions de la même épreuve (car elle est saucissonnée en de multiples mini-épreuves, le tout devant tenir en une demi-heure) supposent qu’on a fait des stages – dont Repassant demande l’augmentation alors même que les candidats libres n’y ont pas droit. Et on en déduira facilement la conclusion suivante : tant qu’existeront les IUFM et cette maudite "épreuve", il n’y a pas moyen d’échapper à la conjonction d’un pur délire et d’une phénoménale injustice.
[la suite au prochain numéro qui portera sans doute sur le primaire]
Pedro Cordoba
Reconstruire l'Ecole

Ecrit par : Pedro Cordoba | 14 mai 2006

Plus on se rapproche des élections, plus le débat s'enflamme, apparemment. Parce que ce qui est derrière pas mal de déclarations postées ici, c'est l'enjeu (au moins pour l'éducation) des présidentielles.
Que les gens qui ne m'aiment pas fassent en même temps la propagande "royaliste", rien d'étonnant au fond. Quand certains demandent ici la tête de Frackowiack, est-ce celle de l'Inspecteur, de l'idéologue des Cahiers pédagogiques (inénarrable production !), du pontife du PS ? Beaucoup de têtes sous le même bonnet, et pas grand-chose dans la tête.

J'adore les attaques sur M.C. Bellosta. Dès que l'on travaille pour une maison d'édition, on est donc suspect. Belin est la dernière maison indépendante, dans ce secteur. Combien de pédagogues travaillent pour Hachette, ou Hatier (c'est la même boîte), ou l'un quelconque des grands groupes liés depuis toujours au pouvoir politique ? Quelqu'un peut-il raisonnablement soupçonner que la minuscule maison de la rue Férou (c'est là qu'habite Athos dans les Trois mousquetaires, tiens…) est suffisamment bien en cour pour peser sur les décisions du ministère ?

Autre chose : il y a dix ans (c'est loin, tout ça) j'ai posé ma candidature sur un poste à l'IUFM de montpellier.
J'étais à l'époque plein d'illusions. Je m'imaginais que mon expérience en ZEP, mon travail dans l'édition scolaire, mon aspect multi-carte, du collège à l'université, me donnaient un profil intéressant. Et que je pourrais investir cette expérience multiple dans la formation des maîtres futurs.
Illusion d'optique ! Les IUFM étaient déjà en train de se refermer sur un recrutement partisan. On me l'a bien fait comprendre. D'ailleurs, comme souvent, le poste était officiellement vacant, mais déjà attribué. Ça se passe le plus souvent ainsi, dans le Supérieur. C'est ce que l'on appelle une compétition ouverte…
C'est à ce moment-là que j'ai commencé à me demander comment fonctionnaient ces instituts…
D'où mon insistance pour que l'on procède un jour prochain à un audit général des IUFM — en termes d'adéquation investissement / productivité / qualité. Aucune agressivité dans mon propos : si une commission mixte Finances / Education conclut que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes éducatifs possibles, je prends ici même l'engagement d'aller planter des choux ailleurs qu'en terrain scolaire.
D'ailleurs, c'est ce que je ferai après la parution du trosième tome (et dernier) des aventures du Crétin, en octobre.
Quant à ceux qui supposent que je fais passer le CAPES pour des raisons financières — ils devraient se renseigner, tiens, sur le rapport investissement / bénéfice — ou pour "améliorer mon cv" (il est plein, mon cv !), c'est pure polémique.
Au train où ça va, je crains le pire d'ici 2007. Les balles ("référentiels percutants" ?) voleront bas.

Je constate toutefois avec intérêt que de fervents défenseurs des IUFM peuvent avoir un langage de mesure et de modération intelligente (hein, Christophe !). C'est encourageant, parce qu'il va falloir une sérieuse réunion des bonnes volontés, dans un avenir proche, si nous ne voulons pas être à la remorque de tous les pays industrialisés, et de la plupart des pays émergeants. Bonne journée à tous…
JPB

Ecrit par : brighelli | 14 mai 2006

A Christophe Sibille :

1) Sur ce que vous dites plus haut, il n'y a pas forcément de contradiction : pédagogisme + réduction des horaires. Sur certains points (TPE, IDD, pluridisciplinarité), les pédagogistes ont servi de caution "scientifique" à la réduction des horaires.

2) je suis heureux de vous entendre confirmer les difficultés de recrutement à l'IUFM. On pourrait y ajouter la crise des recrutements aux concours (en dépit d'un taux de chômage extravagant), ou alors les nombreux débarqués et démissionnaires de l'Ednat. Le discours des pédagogistes n'est donc pas cohérent : "tout est pour le mieux dans la meilleure des éducations possibles" et "on n'arrive plus à recruter". Il y a là quelque chose qui coince, non ?

3) Sachez que, tout comme vous, je regrette les échanges d'insultes, quelle que soit leur origine. Passer nos heures à nous traiter mutuellement de "fascistes" a quelque chose de tristement grotesque.

Ecrit par : Pierre-Henri | 14 mai 2006

Contente de savoir que le site du Figaro n'a pas été mis à jour (il annonce toujours votre débarquement).

Ceci dit, quel déferlement de haine sur ce fil ! C'est terrifiant.

Je suis vraiment bien placée pour savoir que rien ou presque rien ne fonctionne correctement à l'EN. J'ai ajouté " ou presque rien" pour ne pas avoir l'air de faire des généralisations sans savoir.

Ecrit par : Marie | 14 mai 2006

Pierre-Henri,
-Je n'ai jamais traité personne de fasciste, (ni de khmer rouge, d'ailleurs. Excusez-moi dêtre, sur ce point-là, politiquement correct, mais j'essaie de faire attention à ce que représentent les mots au cas où quelqu'un ayant vécu vécu les situations correspondant à ces mots vienne à nous lire).
- Il n'y a, à ma connaissance, pas vraiment ce qu'on pourrait appeler une crise de recrutement dans les concours de l'éducation nationale, (premier comme second degré).

Pour Jean-Paul: Je ne suis pas spécialement défenseur des IUFM. Je pourrais, à la rigueur, passer pour un "social démocrate de la pédagogie", au sens où il est toujours intéressant de lire tout ce qui se fait, sans partir du principe que nous avons à faire à des gens malhonnêtes, à des gourous ou à des incompétents, ce que ne sont ni Monsieur Meirieu, ni Monsieur Goigoux, ni Monsieur Boimare, et autres "pédagogistes". Je pense également que les clés des progrès que l'on peut faire dans son métier d'enseignant viennent, bie sûr, également avec la pratique, mais, (et nous en avions parlé avec Pedro), d'autres composantes représentant un travail sur soi peuvent faire énormément avancer:
-Le théâtre.
-Les arts martiaux, (pas pour cogner sur les élèves, mais pour acquérir l'esprit "zen"qu'ont souvent les experts dans ces disciplines).
-La psychanalyse, (point de vue personnel et là, si iufmstop est dans les parages, il va me lyncher).
Mais le préalable à tout cela, et personne ne me contredira, même chez les "pédagogistes" purs et durs, est évidemment de connaître le mieux possible la discipline qu'on a à enseigner!

Ecrit par : christophe sibille | 14 mai 2006

Je ne vous accuse pas, au contraire ! Je déplorais la dérive de cette discussion, et ce dans les deux camps.

Ecrit par : Pierre-Henri | 14 mai 2006

À Christophe Sibille.

J'ai parlé de malhonnêteté intellectuelle concernant les réquisitoires violents auxquels je faisais allusion : Charmeux sur "Léo Léa" et Frackowiak sur les "Alphas", et je le maintiens. Ce ne sont qu'instructions à charge, au cours desquelles ces méthodes sont passées au seul crible du Dogme qui a cours aujourd'hui, et ce avec le plus complet silence sur ce qui fonde la démarche des auteurs. Ces critiques sont profondément idéologiques, au sens stalinien du terme, dans la mesure où n'est acceptable que ce qui fait allégeance à la doctrine imposée. Relisez-les attentivement, vous verrez que je n'exagère pas.

Autre chose. Je n'ai pas cité le nom de Meirieu dans mon message, et je me garderai bien d'en faire un symbole quelconque. Je sais à quel point, et vous avez raison de le dire, il peut y avoir dans ce domaine des suiveurs zélés et maladroits. Dans le domaine qui est le mien (l'enseignement musical), nous avons aussi notre lot de grands penseurs (j'emploie l'expression sans ironie) dont les travaux sont devenus idéologie sectaire entre les mains de leurs héritiers. Je sais aussi à quel point une pensée aussi juste soit-elle, dès lors qu'elle devient système, avec les nécessités d'auto-justification que cela implique pour que le système dure et continue à nourrir ceux qui lui doivent tout, peut produire des désastres. Je ne me prononcerai donc pas sur la part de responsabilité de tel ou tel nominativement.

Depuis des années, je constate les dégâts d'un système de pensée idéologique dans l'Éducation Nationale, et je vois à l'œuvre - avec quelques années de décalage - les même systèmes idéologiques, prônés par des individus aux profils et aux parcours similaires, dans le domaine qui est le mien, celui des Écoles et Conservatoire de musique, avec à la clé des destructions comparables. Je n'invente rien.

Je comprends que vous soyez choqué de lire autant de choses négatives au sujet d'un système auquel vous croyez, et dans lequel vous avez des amis. Je le comprends d'autant plus qu'à vous lire je vous sens profondément sincère et honnête dans votre démarche personnelle. Meirieu lui-même, puisque vous citez son nom, avec une certaine honnêteté lui aussi, a reconnu parfois, sur certains points particulier, avoir commis des erreurs. Mais j'imagine que lorsqu'on a tant écrit, tant affirmé, tant imposé (directement ou via les fameux suiveurs zélés), il est impossible, même avec la meilleure volonté du monde, de reconnaître qu'on s'est aussi profondément fourvoyé. À moins d'être un saint…

Ecrit par : Argo | 14 mai 2006

Je suis également professeur de musique, et j'ai également enseigné le piano en école de musique; (12 ans). Le seul "dogme" qui me semble y avoir cours, outre l'imposition d'un répertoire douteux à la plupart des examens de fin d'année, me semble être, encore aujourd'hui, (et l'enseignement de la musique est, à cet égard, bien rétrograde), l'obligation pour la plupart des élèves deux ans de solfège, (pardon, de formation musicale) avant d'entrer en contact avec l'instrument.

Ecrit par : christophe sibille | 14 mai 2006

http://www.lire-ecrire.org/Sauver-un-enfant-en-grande-difficulte_a181.html


Très touchant.

Ecrit par : isa | 14 mai 2006

M. Brighelli,

Doit-on comprendre qu'à partir du mois d'octobre, vous ne ferez plus ni d'ouvrages, ni de déclarations publiques sur l'éducation ?

L'idée qui est en train de germer, à savoir créer un syndicat apolitique regroupant les déçus de la didactique pédagogiste et meirieusienne autour de principes de base qui forment consensus, est très enthousiasmante - les adhérents potentiels ne manqueraient pas ( et personnellement, j'en serais )

Ecrit par : Jérémy | 14 mai 2006

Seriez vous une caste d'intouchables diffamateurs?
Je vous considère vous Mr Brighelli et bien d’autres groupes, lobbys ou individus actifs (Sauvez les lettres - SOS Education – Lire Ecrire – Le Bris – Delord – Lafforgue – Boutonnet ) comme d’intouchables diffamateurs. Vous faites usage d’une rhétorique simpliste, populiste et diffamatoire pour attaquer soit des personnes, soit des associations. En voici un échantillonnage : fabrique de crétins – ayatollahs – khmers rouges – décervelage – scandale du sang contaminé – métastase – lavage de cerveau - négrier, j’en oublie fort heureusement dans un registre lexical assimilable à celui de commandos ou de tortionnaires. L’usage de ces termes à l’égard d’enseignants, de formateurs, de militants de l’éducation est diffamatoire et devrait être condamné. Et bien non !!! La presse avide de formules chocs vous invite, vous consulte, le ministre aussi vous légitimant du même coup et vous conférant un statut d’intouchables. La boucle est bouclée en vous rétablissant dans le jury de CAPES. L’obscurantisme n’est pas comme vous le dites de l'autre côté. La majorité trop silencieuse des enseignants est tout à fait modeste, réfléchie et maître de ses actes de ses propos, de ses arguments sans, comme vous le faites, pratiquer l’anathème à l’égard de ceux qui sont différents.

Ecrit par : Christian | 14 mai 2006

C'est curieux : voilà que l'on m'accuse d'extrémisme, au moment même où je module mes anathèmes, et invite chacun à un œcuménisme réel : pourquoi ne pas rassembler les bonnes volontés de tous bords pédagogiques ? Ne faisons-nous pas le même constat d'échec, ou tout au moins de carence grave, de l'école acttuelle ? Ne sommes-nous pas les uns et les autres pour que les enfants apprennent le plus et le mieux possible ? Pour que les enseignants soient les plus compétents possible ? Pour que les politiques nous lâchent les baskets ? L'école n'est ni de droite ni de gauche, c'est une maison commune, que la gauche a tenté de s'annexer depuis des lustres, et que la droite voudrait bien amadouer — bien sûr, les uns et les autres font ça dans l'intérêt des enfants ! Sans considérations électorales !
Soyons sérieux : l'esprit d'exclusion n'est pas mon fort. Il n'y a sur ce blog que de vrais démocrates, sauf quelques illuminés qui passent de temps en temps y déposer leur crotte.
Quant à former un nouveau syndicat… Ce serait tentant, mais je vous prédis des grandes (et de petites) maπœuvres des syndicats traditionnels, qui défendront leur steack. Et il s'en trouvera toujours pour prétendre que ce sera un "syndicat-maison", un repère corporatiste, ou je ne sais quoi.
Montons dans un premier temps un groupe de pression, et adressons-nous, les uns et les autres, aux différents partis. Et que chacun évalue ensuite les réponses.
JPB

Ecrit par : brighelli | 14 mai 2006

1) Si j'étais "à l'origine" — ce que je ne suis pas — de la circulaire de M. de Robien sur la lecture, j'en serais très fière. Car les méthodes a départ global font, chez beaucoup d'enfants qui n'ont que l'école pour s'en sortir, des dégâts très considérables, dont les orthophistes sont les premiers témoins et les collèges les premières victimes. Je suis très heureuse que les méthodes synthétiques soient encouragées. Très heureuse aussi que les orientations données par M. de Robien aient pour corollaire que les inspecteurs ne pourront plus persécuter (au nom de l'idéologie IUFM-Charmeux-Frackowiak-Goigoux-etc.) les instituteurs qui font du bon travail et apprennent à lire aux enfants, au lieu de les planter devant "la pierre de Rosette". S'il y a encore des instits persécutés, qu'ils m'écrivent ([email protected]), je leur donnerai l'adresse de l'instance de recours.

2) Si j'étais la responsable directe de la réintégration de M. Brighelli à l'oral du CAPES (ce que je ne suis vraisemblablement pas, car je n'ai sans doute pas été la seule à protester ; je pense, par exemple, qu'un communiqué de Sauver les lettres pèse plus lourd que moi), j'en serais très heureuse aussi. Je connais des jeunes gens candidats au CAPES de Lettres modernes, et comme tous les universitaires, j'apprécie beaucoup que la composition d'un jury soit équilibré : je suis rassurée qu'il y siège des collègues sérieux issus de l'enseignement secondaire. J'imagine d'ailleurs que cette préoccupation commune à tous les universitaires a dû entrer dans la sage décision du président du jury.

3) Je ne vois pas ce que ma direction de collection chez Belin (c'est pas un scoop : je l'écris moi-même ci-dessus !) a à voir avec les positions que j'ai prises (ou dont j'ai favorisé l'expression) sur l'apprentissage de la lecture (dans une plaquette intitulée "Recommencer par le commencement : la lecture"). "Léo et Léa" est en effet publié chez Belin, et j'en pense tout le bien qu'"Argo" écrit ci-dessus (je n'y reviens pas). J'ai connu cet ouvrage par des instituteurs qui l'utilisent, et les enquêtes comparatives menées à grande échelle dans divers pays (en particulier en Ecosse) sur l'efficacité de méthodes de ce type (comparées à des semi-globales) ont achevé de me persuader. Quant à Belin, il publie toute sorte de manuels de lecture... dont au moins deux globalistes, et si les instituteurs sont sérieux, la circulaire de M. de Robien ne devrait pas arranger leur trésorerie !
Anne écrit donc des âneries, mais des âneries qui mettent le doigt sur une question intéressante : sous les belles colères théoriques de certains pédagogues des IUFM ou inspecteurs, il pourrait bien y avoir la défence de royalties éditoriales, car les plus puissants d'entre eux sont des auteurs de manuels, dont la circulaire Robien pourrait gêner les ventes — ou des auteurs de vade mecum didactiques qui devraient cesser de passer pour des bibles.
Quant à la Méthode Boscher (cf. les imbécillités d'Edgar cette fois), je n'ai pas d'opinion sur elle car je ne suis en contact avec aucun instituteur l'utilisant, mais son succès de vente auprès des parents d'élèves (150 000 exemplaires par an, dans les grandes surfaces, ai-je lu dans Le Monde) devrait interroger les professionnels de la pédagogie : ça signifie en clair que beaucoup de parents désespèrent de l'école et préfèrent prendre en main ce moment essentiel pour l'instruction de leurs enfants. Les IUFM peuvent donc endoctriner les futurs instits, les inspecteurs peuvent persécuter en sourdine les instits, ils ne peuvent pas tenir en laisse les parents d'élèves.
Pour en finir sur ce chapitre, ajoutons qu'Edgard et Anne ignorent qu'un directeur de collection n'a aucun intérêt personnel dans une maison d'édition : il n'est pas un salarié, il n'est pas non plus payé à la pige, il touche simplement un droit d'auteur (de 0,25 à 2,5 % selon les sociétés et les livres) sur le prix de vente de chaque exemplaire vendu dans sa propre collection.

4) Je n'ai pas à défendre l'honneur de Sauver les lettres, dont je ne suis pas membre, mais il me paraît clair que ce groupe n'a pas besoin de la "caution scientifique" de qui que ce soit. C'est plutôt moi qui m'instruis chaque fois que j'ouvre leur site ! Je ne connais pas un seul prof de français qui ne soit d'accord avec leur point de vue sur l'enseignement du français (or en 28 ans d'enseignement en fac, MAFPEN et ENS j'en ai formé quelques-uns !) . D'ailleurs j'ai lu plus haut une invitation que le SNES leur lançait (ou leur renouvelait) pour qu'ils s'associent aux discussions syndicales : j'en infère qu'ils ont des troupes, et que la belle pétition de l'armada syndicale, SNUIPP en tête, contre la réforme de la lecture a dû faire un flop. Si M. de Robien reçoit SLL (ce que j'ignore car je ne suis pas familière des lambris ministériels), ça voudrait simplement dire qu'il est plein de bon sens, et qu'il met à éviter les morts-dans-la-classe le soin qu'il avait mis à éviter les morts-sur-la-route.

5) Anne peut toujours attaquer ma petite personne et trépigner que ce site est "l'instrument de diffusion de la plus vile démagogie et des propos les plus délirants et les plus abjects de la droite la plus bête et la plus réactionnaire". Elle se trompe d'échelle : les personnes ne sont pas en cause, il s'agit d'un mouvement de fond, dont quelques personnes qui prennent la plume après avoir écouté les autres sont, pour ainsi dire (en reprenant une vieille image d'Hugo puis Stendhal), les "miroirs de concentration".

6) Je ne sais pas qui est "isa" mais "christophe" dit des sottises : elle ne peut pas avoir posté des messages sur fondapol.org, puisqu'il n'y a pas l'ombre d'un blog sur ce site. Un blog est une occupation à plein temps, et même avec nuits blanches, mes jours n'ont que 24h.
Je ne sais pas de quel bêtisier "Edgar" sort ses fiches, mais il n'y a pas l'ombre de "didactique" à l'ENS. Les ENS ont freiné de tous leurs fers du temps qu'Allègre voulait en faire des "IUFM de l'enseignement supérieur" (une idée de Mérieu, j'imagine), et tous les directeurs d'ENS ont refusé aussi quand le cabinet Fillon (une idée de Meirieu toujours ?) a proposé à l'une ou l'autre ENS de servir d'université d'intégration pour telle ou telle IUFM (un projet d'amendement présenté dans ce sens au Sénat a été effacé des écrans). Historiquement, l'ENS a cependant été le berceau des IREM ; ces instituts de recherche pour l'enseignement des méthamétiques ont germé dans la cervelle d'anciens normaliens ; mais cette didactique sérieuse, surtout centrée sur le secondaire, n'a rien à voir, par exemple, avec l'anêrie d'étaler dans le temps l'apprentissage des quatre opérations (si mes amis René Cori ou Daniel Perrin passent par là, qu'ils me contrôlent).

7) Quelqu'un supra commet un erreur TRES GRAVE concernant les recrutements d'enseignants. Oui, la crise du recrutement des professeurs est dramatique.
D'un côté l'administration du ministère, peuplée de gens qui ont horreur du savoir, a quasi fermé l'agrégation externe (Allègre voulait sa peau), et la DPE n'a pas changé de directeur depuis.
De l'autre côté, faute de candidats, le taux de réussite du Capes de lettres modernes est monté l'an dernier à presque 35% des candidats ayant composé ; celui de math aux environ de 32 % (de mémoire). Alors que tous les responsables savent qu'au-dessus de 25%, le recrutement devient plus que fragile du côté des compétences. A cet égard, on comprend l'abaissement drastique du nombre de postes au CAPES de lettres modernes de cette année. Mais le problème rsten entier et il est effrayant. Comment va-t-on faire pour recruter des gens instruits pour remplacer les babyboomers qui vont partir en masse alors que plus personne ne veut être prof et qu'on n'a déjà pas le vivier pour remplacer les départs actuels ? De mémoire : il y a dix ans, 35% des gens qui entraient en fac en Lettres modernes s'inscrivaient pour passer le CAPES 4 ans plus tard. Aujourd'hui, la proportion est tombée à 17,5%. L'idée d'aller enseigner, dans les établissements tels qu'ils sont devenus, avec l'idéologie de l'enseignement actuellement en place du fait des pédagos, et les programmes sans intérêt actuellement en vigueur, fait FUIR. Aujourd'hui, il vaut mieux se faire instit, pour le même salaire, et beaucoup plus près de chez soi. Quand on a créé les IUFM et le recrutement universel de tous les enseignants avec le prérequis de la licence, on a remédié à la crise des vocations des instits, qui sévissait alors, mais on a créé la crise des vocations des profs : vases communicants.

8) Messages personnels.
Pour Jérémy : j'aimerais vous parler, car vos détails sur les points d'indices seraient précieux pour une étude très documentée que je suis entrain d'écrire. (Parce que, cher Edgar, je ne suis pas en train d'écrire "le programme de Sarkozy" ! Les programmes électoraux ne sont pas l'affaire des fondations ! Allez demander aux intellectuels de "Gabriel péri" s'ils écrivent celui de Mme Buffet ! D'ailleurs à lire, sur le site de l'UMP, la plaquette de sa "convention sur l'éducation", le "bureau des études" de ce parti n'a pas besoin de moi pour travailler sérieusement — je ne suis pas d'accord avec toutes leurs conclusions, mais peu importe : au moins ils travaillent, et publient leurs travaux, ils ne prennent pas leurs électeurs pour des abrutis).
Les opinions de Repassant m'intéressent aussi beaucoup.
Je suis d'accord avec Frédéric pour un site commun, mais il faut quelqu'un qui s'y colle... lui ?

Sur ce, je ne vais pas cultiver mon jardin, parce que je n'en ai pas, je vais travailler. Et je demande qu'on me fiche la paix avec les turlupinades : les diffamations m'ont obligée à répondre, sinon pour mon honneur, du moins pour celui des personnes et instances impliquées dans ma diffamation. Mais j'ai trop de travail par ailleurs : je ne répondrai plus, je me bornerai à porter plainte. Salut à tous.

mc bellosta

Ecrit par : bellosta | 14 mai 2006

Il me semble, et peut-être que l'on me contredira, qu'un syndicat risque d'être rapidement politisé, comme le dit Jean-Paul Brighelli (c'est en tout cas comme cela que je traduis ce qu'il dit)

Si l'on veut vraiment mettre de côté les différentes orientations politiques ou autre, il faut que le groupe de pression n'ait d'autre objectif que d'atteindre quelques objectifs communs et transcendant à toutes les catégories : enseignant, parent, eleve, etc.

Sinon, très vite, les intérêts de telle ou telle corporation prendront le dessus.

A la limite, il faudrait même que ce groupe n'ait aucun statut identifié pour rassembler le plus largement possible.

Ecrit par : Frédéric | 14 mai 2006

Pour Bellosta: Je ne dis pas de sottises, il y a des forums d'expression sur Fondapol, et isa y a posté exactement le même message que vous avez pu lire ici. Si vos hautes occupations vous laissent quelques minutes de liberté, je vous suggère d'aller vous en rendre compte par vous-même.
Par ailleurs, je ne sais pas s'il est judicieux de mettre Rachel Boutonnet et Jean-Paul Brighelli dans la même cour; il n'ont de commun que la médiatisation dont ils ont bénéficié! Il y en a quand même un des deux qui sait écrire!
Je ne comprends pas comment quelqu'un de présumé intelligent peut prétendre "qu'une administration est peuplée de gens qui ont horreur du savoir" sans faire réagir.

Ecrit par : christophe sibille | 14 mai 2006

je n'ai jamais posté sur fondapol et je ne sais même pas ce que c'est. d'accord?

Ecrit par : isa | 14 mai 2006

c'est tout de même incroyable!
donnez-moi ce lien pour que je puisse aller faire un tour pour voir ce que j'ai écrit sur ce site que je ne connais pas :

c'est très intéressant comme sujet, n'est-ce pas?

Toujours le même.

(D'ailleurs, ce n'était pas la peine de remettre les pieds sur lire-ecrire pour nous insulter à nouveau. Il faut dire que si moi je fais des "copiés collés", vous avez une capacité surprenante à changer de style selon l'interlocuteur (intellectuel de gauche digne de respect ou pauvre grand-mère qui apprend à lire à ses enfants ?!!!)

De vous ont déjà parlé E. Fromm (et W.Reich avant lui!) Donc je n'ajouterai rien d'autre!

au revoir

Ecrit par : isa | 14 mai 2006

Même pseudo, même message... Et exactement la même remarque à mon égard sur Fondapol, d'où je viens à l'instant. Coïncidence curieuse, pour le moins!

Ecrit par : christophe sibille | 14 mai 2006

mettez le lien, car je ne suis pas au courant!

Ecrit par : isa | 14 mai 2006

D'autant plus curieuse que: "fondapol" et "lire et écrire" sont le même site! "le site de l'enseignement de la lecture et de l'écriture". Et puis, ne me parlez-pas sur ce ton, s'il vous plait! Je suis resté courtois, la plupart des gens le sont et, même si les points de vue divergent, personne n'a l'insulte à la bouche... Contrairement aux forums:"fondapol"... lire et écrire, si vous préférez.

Ecrit par : christophe sibille | 14 mai 2006

Comment pouvez-vous confondre lire ecrire avec Fondapol alors que vous êtes un professionnel des forum ? Si vous souhaitez participer à ces discussions, il faut que vous vous renseigniez sur les différents acteurs. Cela évitera de facher les personnes.

Ecrit par : Frédéric | 14 mai 2006

Je sui professeur contractuel dans l'Éducation Nationale, de ceux qui font du bon boulot sans prétentions d'avoir découvert l'eau chaude et ne cherchent pas à appliquer telle ou telle théorie vaseuse, ce qui permet de camoufler leur incompétence, mais à éduquer les élèves et leur transmettre un savoir pour qu'ils apprennent, comme monsieur Brighelli le rappelle, à vivre ensemble, pour créer un lien et non rester chacun dans sa bulle.
Quant au savoir, on reconnaît un arbre à ses fruits, il est toujours facile d'incriminer autre chose, Cécile Ladjali en étant très exigeante avec ses élèves a montré que l'exigence fonctionne, que c'est la meilleure pédagogie
C'est amusant (si l'on ose dire) de constater que dés que l'on n'est pas d'accord avec la bien-pensance actuelle, l'on est soit un facho, soit un réac, voire un paranoïaque délirant; Cela prouve leur capacité minime à la tolérance. Ils sont aussi dogmatiques que les inquisiteurs l'étaient.
Mon blog : http://mesterressaintes.hautetfort.com/

Ecrit par : Amaury Watremez | 14 mai 2006

Allons bon… Va-t-on devoir créer une annexe musique à "Bonnet d'âne" ? Et comment l'appeler ? "Conflits de canards" ? "Multiplication des pains" ? "Mauvaises notes" ? "À cordes et à crises" ? "Désaccords parfaits" ?

Christophe, je ne sais pas de quand datent vos 12 ans en école de musique, ni à quel endroit ils eurent lieu. Je dis celà parce que, et c'est une importante différence entre nos structures et celles de l'Éduc'nat', le petit monde des écoles de musique est fortement régionalisé, voire départementalisé. En conséquence de quoi l'histoire n'avance pas à la même vitesse partout, selon qu'on est en province ou en Ile-de-France, en zone urbaine ou rurale, et même d'une région ou d'un département à l'autre.

Il y a des zones entières, et même des régions entières où les choses sont encore dans un état proche de ce qui se pratiquait encore il y a 30 ou 40 ans, lorsque j'étais élève, parce que l'activité est plutôt faible quantitativement.

Dans d'autres zones, souvent urbaines - mais pas trop, où a pu se développer une politique départementale volontaire entraînant un fort développement de l'offre, et par conséquent de l'activité, il en va différemment. D'une part, et c'est un point positif, parce que ce dynamisme a permis bien des remises en question nécessaires, mais aussi, et c'est là bien plus problématique, parce que ces zones à fort développement musical ont attiré les carriéristes les plus habiles (directeurs, inspecteurs), qui voyaient là l'occasion de se faire remarquer en "laissant leur empreinte", laquelle a souvent consisté en l'application d'idéologies pédagogistes étrangement semblables à celles pourfendues (sic) ici.

Il faut ajouter le cas particulier de l'Ile de France, où le développement est là aussi particulièrement important, mais où la densité démographique est telle que les établissements savent pouvoir compter sur des listes d'attente longues comme le bras : ici peuvent se côtoyer les pratiques les plus diverses, des plus rébarbatives aux plus farfelues, sans que les résultats ne s'en ressentent, dans la mesure où tout élève en échec ou en rejet sera immédiatement remplacé par un autre, qui attend depuis 3 ans qu'une place se libère et que son tour arrive. Ici, il y aura toujours de la chair à canon ou de la chair à cobaye pour alimenter la machine.

Tout cela pour vous dire que, si je sais bien que ce que vous décrivez se pratique encore à certains endroits, ce n'est plus qu'un lointain souvenir dans d'autres, et fort heureusement.

La deuxième différence entre notre réseau et celui de l'EN, c'est que chez nous, effectivement, les archaïsmes ont la peau plus dure : ils sont plus forts, plus ancrés, et plus difficiles à faire bouger. Mais lorsqu'ils sont vaincus, cette victoire - et c'en est effectivement une - semble ne pas suffire à nos penseurs contemporains, qui, sous couvert de pédagogisme (le mot est commode, je sais, mais j'espère qu'on se comprend), emballent la machine et semblent s'amuser à casser ce qui marche, car leur soif de régler des comptes est inextinguible.

Le temps me manque pour entrer aujourd'hui dans les détails (mais je suppose que nous aurons l'occasion de poursuivre l'échange, que les EN-istes nous pardonnent), aussi je ne parlerai que de la question que vous avez évoquée : l'obligation, avant de toucher un instrument, de deux ans de "Formation Musicale" (car, bien sûr, on a peur de prononcer le traumatisant vocable de "solfège", tout comme à l' EN on ne parle plus de grammaire mais d' "Observation de la langue"…).

Lorsque j'étais élève, dans les années soixante, l'établissement que je fréquentais n'en imposait d'ailleurs qu'une seule, d'année de solfège préalable. Mais je sais que deux ans pouvait constituer la règle dans de nombreux endroits, notemment là où la demande était forte (histoire de ne se risquer à offrir un cours instrumental, individuel donc coûteux, qu'à des élèves suffisamment motivés et "doués" pour avoir su franchir cette barrière sans s'enfuir en courant). C'est sans doute le cas là où la demande est très forte (je pense à la région parisienne) ou, aussi, là où l'activité est peu développée, l'offre très faible, et les vieilles coutumes tenaces (certaines zones rurales, quelques régions aussi).

J'enseigne, pour ma part dans un département où l'activité "école de musique" s'est considérablement développée au cours des 30 ou 40 dernières années. Les listes d'attentes sont faibles, voire par endroit inexistantes, selon la générosité municipale, et les écoles sont nombreuses. Les révolutions nécessaires s'y sont faites il y a longtemps, et plutôt bien d'ailleurs. Si bien que certains trouvent sans doute aujourd'hui amusant de détruire ce qui a été construit.

En vingt ans d'enseignement, je ne me suis jamais trouvé dans un établissement qui exigeait l'année préalable de solfège. Là où je travaille, tout se commence simultanément, et même, pour certains instruments (archets en particulier), des enfants de 5 ou 6 ans peuvent commencer l'étude de l'instrument AVANT la formation musicale proprement dite. Ce n'est absolument pas gênant, dans la mesure où les professeurs d'instrument savent adapter leur progression et leurs méthodes à cette situation.

Mais ça ne semble pas suffire aux à ceux que semble obséder le règlement de comptes avec, sans doute, leurs propres frustrations d'anciens élèves : ici et là, déjà, l'existence même de la discipline "formation musicale" est remise en cause. Certains établissements ont même tenté de la supprimer, remplacée par des "politiques pédagogiques transversales" (tiens, tiens…), effectuées en "ateliers" (re-tiens…) plus ou moins fumeux… certains l'ayant depuis rétablie, devant l'ampleur des dégâts. Le jury qui m'interrogeait lors du C.A. de Formation musicale a entamé l'entretien par cette question, lourde de symbole : "Que pensez-vous des pays où le cours de Formation musicale n'existe pas ?"

Nous sommes menacés (vous aurez compris que j'enseigne cette discipline), et en première ligne, accusés de tous les maux de la création, par des penseurs pontifiants qui s'imaginent encore que nous fonctionnons comme ce qu'ils ont connu il y a 40 ans - et qui les a sans doute traumatisés.

Nous avons vu débarquer les fameuses "méthodes actives", idées au demeurant intéressantes mais sur lesquelles ont bondi tous les incompétents pour s'en emparer et faire du "pédagogiquement novateur", vite devenu, au fur et à mesure qu'ils occupaient les places de pouvoir, du "pédagogiquement correct".

La transversalité est très à la mode aujourd'hui : il s'agit de "construire le lien entre les diverses disciplines", comme si ce lien n'existait pas déjà : la musique ! L'évaluation fait l'objet des mêmes "macabreries" qu'à l'EN, et avec les mêmes excès. Là où l'examen stressant à répétition était, en effet excessif, on essaie aujourd'hui d'en effacer toute trace. De deux par an on est passé à un par cycle. A-t-on pour autant supprimé le stress ? Bien au contraire : n'étant plus entraînés, aguerris à cette pratique - certes pas toujours agréable - les élèves paniquent encore plus qu'avant. Les temps de cours ont bien entendu été diminués, notamment dans les petits niveaux.

Bien sûr, le niveau baisse. Mais "ce n'est pas grave", et si on s'en plaint, on est traités d'élitistes avec peut-être encore plus de promptitude que dans le scolaire, dans la mesure où notre enseignement, non-obligatoire, est de plus en plus considéré comme une de ces activités de loisir parmi lesquelles on vient zapper au gré des humeurs de l'enfant. Toute demande d'efforts devient aussitôt suspecte. Toute velléité d'exigence nous transforme illico en monstres.

Bien entendu, ceux qui ont les moyens de compléter en privé sont encore plus privilégiés qu'avant, le fossé se creuse entre la plèbe et la crème, le tout évidemment sur fond de discours proclamant "l'accès à la musique pour tous" et autre "massification". Nous nous adaptons, plus ou moins bien selon que nous avons ou pas la chance de tomber sur un directeur d'établissement musicien ou idéologue. Là aussi, la résistance s'organise, confusément. Mais la casse est en marche, et les CEFEDEM (nos IUFM à nous) produisent leurs clones, distributeurs de la bonne parole officielle.

Dernière différence avec l'EN, nous n'avons pas le même ministère de tutelle. Mais nous avons eu - et par deux fois - le même ministre. Serait-ce un hasard ?

Ecrit par : Argo | 14 mai 2006

Je n'ai fait aucun "copié collé" sur fondapol ni ailleurs. Ni aujourd'hui, ni jamais. Ne pas me croire, ce ne pas être courtois.

Faire "l'espion" sur des question aussi minables n'est pas très digne non plus.

J'ai apporté mon témoignage ici en tant que prof; je participe au forum lire-écrire en tant que parent.

Désolée de polluer le site avec cette polémique personnelle et stérile. j'y étais venue pour apporter mon témoignage suite à l'intervention de Pedro Cordoba que je trouvais forte intéressante. Et voilà qu'on m'accuse de : faire des copiés collés sur fondapol (que je ne connais pas) et de ne pas être courtoise parce que je me défends !

Autre chose: votre truc là , "Brighelli ne vous estime pas" qu'est ce que cela veut dire dans un site qui s'intéresse à l'apprentissage de la lecture? c'est vraiment minable!

Ben voilà! je ne suis pas correcte n'est ce pas? Vous me connaissez maintenant , je me réchauffe vite et votre manière sournoise d'agir masquée de politiquement correct m’énerve.

Ecrit par : isa | 14 mai 2006

Vous avez écrit le même message sur: "le site de l'enseignement de la lecture et de l'écriture", alias: "fondapol", (c'est le mot que je tape sur mon serveur quand je veux y aller, ce qui se produira de moins en moins souvent). Dire que c'était un copié-collé est une manière de parler pour dire que c'était exactement le même message. Cette manière de parler a été employée à mon sujet, justement, par un des membres assidus de Fondapol à mon égard, (je crois que c'était toto).
Concernant le fait que Jean-Paul n'aime pas Fondapol, (ce que je comprends parfaitement), ce n'est pas moi qui lui ai fait dire! Il l'a dit sur son blog, et le redira vraisemblablement à l'occasion!
Pour Argo: Les méthodes actives, (je pense que vous faites allusion à Orff, Martenot, Willems, Kodaly, Dalcroze, pour citer les plus connues, ont très certainement entraîné des dérives. Elles ne sont d'ailleurs pas toutes de même valeur à mon sens, loin s'en faut.
Concernant les examens de fin d'année, je ne crois pas que ce soient eux qui soient stressants, mais le fait qu'on fasse assez souvent, (je l'ai vu quand j'étais en région parisienne) jouer aux enfants des morceaux qui sont des remèdes contre la musique, et c'est encore le cas maintenant! Ce n'est pas un problème pédagogique, mais musical. Parce que des "compositeurs" se renvoient la balle pour toucher un maximum d'argent , (un morceau imposé départementalement en région parisienne, endroit où j'ai enseigné, rapporte bonbon, et les commissions chargés de les imposer sont constituées par les mêmes compositeurs, qui se renvoient la balle.
Ceci-dit, que pensez-vous du fait, en tous cas pour les petits niveaux, de transformer les examens en auditions publiques, avec vrais morceaux de musique, (en piano, Bartok, Bach, Strawinsky, Kabalewsky, Prokofiev, Schumann et beaucoup d'autres ont composé pour jeune public). Cela aurait une autre "gueule", serait plus formateur, et dégoûterait vraisemblablement moins d'enfants de la musique!

Ecrit par : christophe sibille | 14 mai 2006

JPB nous prépare un tiers livre sur la religion à l’assaut de l’École, semble-t-il.

C’est vrai que je me demande depuis quelques années pourquoi cette insistance de tout un tas de bons apôtres à nous bassiner avec « l’enseignement du fait religieux », le « vivrensemble » ? Et vlà que ça colloque et que ça balance instructions et directives pour modifier les programmes scolaires, etc.
N’y avait-il pas de choses plus urgentes ? Y a-t-il connivence, solidarité entre « barbus », « enthousiastes » (au sens étymologique) et cintrés de diverses obédiences ?
Et les IUFM sont-ils une secte ?

Quelques vilaines pensées :
Rappelons-nous qu’il est interdit de critiquer le prophète
« citoyen » et ses Saintes Écritures ! qui sont proposées d’ailleurs systématiquement à certaines épreuves de concours.
Rappelons-nous que le gourou est un « catho de gauche », un bel oxymore…
Il n’est pas possible de questionner le leader et la croyance. C’est un péché !

Les techniques de manipulation font également apparaître le caractère religieux du pédagogisme des IUFM qui vire vite au sectaire. Caractères communs :
– On se rassure dans son identité personnelle vacillante en étant membre de la secte ;
– Un dogme indiscutable, bien sûr, qui permet en abdiquant sa propre pensée, de trouver un sens dans notre monde complexe et plein d’ennemis de la jeunesse et de l’amour universel, brefs de fascistes ;
– La secte fournit un groupe social « cohésif » qui procure la sécurité dans un environnement perçu comme menaçant, c’est EUX contre nous, c’est pourquoi on ne répond que par des attaques ad hominem et jamais sur le fond.

Il faut intérioriser la doctrine du groupe comme la seule vérité. On doit utiliser une langue de bois qui permet les formules automatiques et suspend la réflexion, on s’abrutit à réciter des mantras, ex. : « Le-jeune-construit-son-propre-savoir, il-a-tant-à-nous-apprendre ». En effet, il faut stopper la pensée du membre par la récitation et le déni. Aucune autre pensée que celle de l’Église n’est bonne ou même licite.

Croire c’est voir : la « recherche » pédagogique ne trouve que ce qu’elle a décidé au départ de trouver !

Sur le plan des émotions : réduire les réponses émotionnelles des membres. Il seront appréciés et récompensés en cas de bonne acceptation du dogme. En cas de problème, il faut toujours se sentir coupable, d’où la confession (voir le mémoire professionnel en IUFM, voir l’autocritique devant l’inspecteur qui est un ami qui veut t’aider). Il faut avoir peur : des ennemis de la Vraie Foi, de perdre son salut de membre des sauveurs de l’humanité apprenante, d’être exclu du groupe, d’être archaïque, (surtout, surtout, être « moderne »), etc.

On pourrait développer mais on peut vérifier le caractère paradoxal de ces croyances en remarquant l’autoritarisme forcené de ces « anti-autoritaires » proclamés ! Eux qui sont toujours bien notés dans l’ÉducNat et qui se cooptent pour exercer avec jouissance et implacablement l’autorité qu’ils font mine de dénigrer. Ah ! ces beaux rebelles qui nous parlent la même langue que les très modernes « spécialistes marketing » !
Allez, une devinette : le Révérend Père Philippe M. (respectons l’anonymat et la modestie de ce granpédagogue), quels concours a-t-il réussis pour avoir les postes qu’il a occupés… et pour diriger un IUFM censé former des gens ayant réussi de… vrais concours ?

Ecrit par : Lariba | 14 mai 2006

BOh! je suis une mère, une enseignante.
J'ai beaucoup d'estime pour Brighelli.
Je ne connais pas Fondapol (qui n'a rien à voir avec "lire et ecrire")

Je vous laisse entre "intellos" pour ne pas baisser le niveau donc. J'ai compris que vous avez tout fait (attaques et mensonges sur mon compte) pour éviter que je fréquente ce blog.

J'aurais aimé pouvoir apporter ma petite contribution. Mais tant pis.

Ecrit par : isa | 14 mai 2006

Le message de Lariba est-il un gag?
La première, (ou une des premières) caractéristiques d'une secte est financière; tout ou partie des revenus des adhérents finit plus ou moins tard dans la poche du chef.
Tiens, autre petite devinette, en passant; compter le nombre de ministres, (éducation nationale et autres), ayant eu de vrais diplômes en accord avec la fonction qu'ils sont sensés exercer. Ca risque d'être amusant! Et l'exemple vient d'en haut!

Ecrit par : christophe sibille | 14 mai 2006

Sur la légitimité de Philippe M, en quoi les concours en lui en donneraient-ils plus ou moins ?
Vivre ensemble, certes on en parle beaucoup mais on l'applique peu et c'est une question importante mais abordée à l'envers, chaque "communauté" devant être respectée même pour des coutumes barbares. Combien de profs qui tolèrent le voile, par exemple, par peur, par indifférence ? Ou les habitudes alimentaires religieuses ? Ou les refus de telle ou telle confession (juive ou chrétienne) de ne pas suivre tel cours sur la sexualité ou l'Évolution. Les "différences" (sacro-sainte "différence" que de crimes on commet en ton nom !) sont marquées de plus en plus ce qui fait que les représentants de tel ou tel groupe ne se supportent bientôt plus. Chacun devient un bon petit "epsilon" docile et polyvalent qui consommera sans se poser de questions...

Ecrit par : Amaury Watremez | 14 mai 2006

Isa, je vous ai simplement dit que pour aller sur "lire et écrire", je tapais: "fondapol" sur mon moteur de recherches, et que je tombais, page 2 de "google", sur: "fondapol: le site de l'enseignement de la lecture et de l'écriture". Essayez-donc, avant de vous énerver!

Ecrit par : christophe sibille | 14 mai 2006

Mr Sibille. Tapez "lire ecrire" dans Google et comme cela vous arriverez sur le site dès la première page.

Si vous voulez visiter Fondapol, vous le trouverez en première réponse après avoir tapé "fondapol".

Après la visite des deux sites, vous aurez compris la différence.

Isa : ce n'est pas grave. Les propos des forum sont à relativiser car ils sont généralement écrits sans recul. Il faut une grande discipline pour écrire sur des forum des propos qui ne soient pas blessants.

Ecrit par : Frédéric | 14 mai 2006

Savez vous que si je tape "Merieu" sur google je tombe sur ce site?

Que si je tape Sibille, je tombe sur "lire écrire" et que si je tape mon prénom "isabella" je tombe sur le site d'une porno-diva? de là à dire que c'est la même chose...ben, hélas,non.. Et puis c'est quoi ce sujet de discussion?
on arrête peut-être? Merci.

Ecrit par : isa | 14 mai 2006

Bravo pour votre réintégration !
Les IUFM et leur pseudopédagogie étouffante font beaucoup de mal à l’Education Nationale, et nos ministres sont bien faibles de laisser se répandre cette pensée unique depuis des années.
J’en ai pâti dans mon stage d’enseignant (heureusement, à l’époque, les agrégés étaient titularisés d’office et j’avais pu dire ce que je pensais ; on nous prétendait qu’il ne fallait pas que les élèves apprennent du vocabulaire pour parler une langue étrangère !) et ma femme en a aussi fait l’expérience, ayant passé un an en IUFM où un professeur de français leur a expliqué qu’il était inutile d’enseigner l’orthographe aux élèves !
Ne serait-il pas temps de remplacer ces pédagogues qui n’enseignent plus depuis des années et ont perdu contact avec les réalités, refusant d’admettre les difficultés du terrain et la baisse générale du niveau ? Il règne une loi du silence dans les IUFM, malgré quelques voix isolées qui s’élèvent, peinant à dénoncer l’incompétence et la bêtise qui y règnent. Ce sont les jeunes Français qui en pâtissent directement, et cela rejaillit sur l’évolution du pays dans sa totalité.
Pourquoi ne pas supprimer les IUFM ? Après tout, quand une réforme a échoué, on devrait pouvoir en tirer les leçons. Les vaches sacrées, ça n’existe pas !
Daniel, ancien prof

Ecrit par : DANIEL | 14 mai 2006

"Ce piteux épisode dédié à tous ceux qui n'auraient pas encore compris qui est Brighelli : un manipulateur, bien dans l'air du temps, bien en cour chez de Robien, bien en cour à l'UMP, un triste sire." (Lubin)

Donc, voilà un prof (je présume), pour qui "être bien en cour à l'UMP" serait un crime.

Voilà donc un prof qui voue aux gémonies 50% des Français, puisque ceux-ci sont, en gros, également partagés entre la gauche et la droite.

Un prof qui méprise, donc, 50% des parents au service desquel il se trouve, et qui payent son salaire.

On savait que l'Educ' nat' était aux mains de militants de gauche, malhonnêtes au point de faire de leur fonction un bastion d'endoctrinement politique de la population. En voici la confirmation.

Ecrit par : Robert Marchenoir | 14 mai 2006

Plutôt que de taper les uns sur les autres ou sur telle ou telle institution est-ce que les gens de bonne volonté ne pourraient pas s'asseoir autour d'une même table avec deux simples questions comme objectifs :
- quels enseignants veut-on ?
- comment peut-on les former ?

Pierre

PS : il est faux de dire que les enseignants des IUFM ont perdu tout contact avec la réalité. Ils passent beaucoup d'heures dans les classes. Nombre d'entre eux ont un mi temps dans le Secondaire et l'autre à l'IUFM.
Si l'on supprime les IUFM, pourquoi pas d'ailleurs... On les remplace par quoi ? Tout le monde sait bien qu'on ne peut plus lâcher les jeunes enseignants dans le moindre Collège avec le seul CAPES en poche...

Ecrit par : Pierre | 14 mai 2006

Pour verser à votre moulin.Je vous raconte "l'épopée"de notre ami. Docteur en histoire, directeur d'une revue il a été refusé, car n'étant pas dans la "mouvence", par la plupart des Universités françaises. Obligé de travailler( il est prof d'histoire dans un LEP) il se voit refuser pour la 2ième fois consécutive le CAPET. Le 1er jury était peu favorable à son interprétation des faits historiques touchant l'URSS des années 30 ( En partie son doctorat) et le second lui a prétexté un trop haut niveau d'études (sic). Dans les deux cas il était placé second à l'écrit (étrange n'est ce pas).
Je suis pensionné de l'EN et j'ai quitté le bateau à temps !

Ecrit par : marton | 14 mai 2006

Certaines personnes adaptent ici leur discours selon leurs interlocuteurs et surtout selon leur force. Doucereux avec un Cordoba ou un Brighelli, ils sont autrement plus hargneux avec les quelques intervenants sincères de Lire-Ecrire qu'ils agressent d'ailleurs encore sur ce site (Isa), simples soutiers de la lutte que nous menons.
Tous ne sont pas dupes. Ils sont à classer quoiqu'ils prétendent dans le camp adverse, celui des pédagogistes, voulant à tout crin conserver leurs fromages IUFMesques.
Depuis que Brighelli a évoqué sa démission forcée on peut lire un nombre impressionnant de témoignages confirmant ses thèses et le rôle nocif des IUFM. Certains ont toujours nié ce type d'arguments sur Lire-ecrire, il n'est que de lire leurs interventions pour s'en rendre compte, ils sont beaucoup moins vindicatifs ici sans doute un peu éberlués par l'avalanche des soutiens. Ils ont notamment à l'égard de Rachel Boutonnet une aversion frisant le ridicule, je pense au contraire que l'Histoire retiendra qu'une petite institutrice a jeté la première pierre sur un pédagogisme tout puissant et que depuis l'idole ne cesse de s'effriter. Les formateurs d'IUFM ne la portent guère dans leur coeur car elle a dévoilé leurs petites turpides internes, or comme les cloportes ils n'apprécient guère la lumière crue.
Se ménagent-t-ils une porte de sortie honorable sentant le vent tourner ? C'est à mon sens un indice aussi prometteur que la réintégration de Brighelli.

Ecrit par : Guillaume | 14 mai 2006

?!!

La droite = l'UMP = 50 % des Français ?!
Les profs = dangereux gauchistes = 100 % de l'Educ Nat !!

Du calme, Robert, du calme, pensez à votre tension...

Ecrit par : Le médecin de Robert | 14 mai 2006

Décidément, notre Sainte Mère E.N. est toujours aussi cohérente et courageuse !
Bon courage à toi, et bravo pour ton bouquin — et ton intervention chez Schneidermann.
Amicalement.

P. Cardinali
Agrégé de philosophie

Ecrit par : Philippe Cardinali | 14 mai 2006

Mes frères, mes soeurs, arrêtons-nous un instant pour ouvrir notre coeur, et apprécier à leur juste valeur les propos visionnaire de notre ami frère Guillaume :

"je pense au contraire que l'Histoire retiendra qu'une petite institutrice a jeté la première pierre sur un pédagogisme tout puissant et que depuis l'idole ne cesse de s'effriter. Les formateurs d'IUFM ne la portent guère dans leur coeur car elle a dévoilé leurs petites turpides internes, or comme les cloportes ils n'apprécient guère la lumière crue."

Adorons, mes frères, la lumière crue de Sainte Boutonnet...

Ecrit par : Frère Bon Sens | 14 mai 2006

Pour Christophe Sibille

Nous sommes d'accord sur les méthodes actives. Elles ont entraîné de nombreuses dérives, mais c'était souvent prévisible, non qu'elles soient mauvaises intrinsèquement, mais que le fait même de se dire "méthodes" les rend déjà douteuses. Je m'explique. Willems, par exemple, a compris et dit des choses extraordinaires sur la pédagogie musicale, et dans de nombreux ouvrages. Extraordinaires et novatrices. Mais la méthode qu'il en tire manque incroyablement de recul et de réflexion quant à sa mise en œuvre, sa faisabilité. En d'autres termes, la "Méthode Willems" ne devenait extraordinaire que si elle était utilisée par Willems ! Parce que la pédagogie était en lui, et non dans sa méthode. Preuve supplémentaire s'il en était besoin que la pédagogie est art et sensibilité, et non science et technique. La même méthode, utilisée telle quelle par un enseignant lambda, s'effondre dans l'instant. Et je ne parle pas de ceux qui, aujourd'hui, gèrent l'héritage (très rémunérateur) du Maître… C'est un peu la même chose pour Martenot, en moins philosophe et plus pragmatique, mais avec les mêmes limites ; je connais moins Dalcroze, et, quant à Kodaly et surtout Orff, c'est plus spécial, voire parfois même très discutable.

Dans tous les cas, on a une réflexion générale intéressante, mais dès qu'entre en jeu la "cuisine" - et donc le support - et que ça devient "méthode", avec ce que ce terme comporte de rigidité, tout se gâte. Il y a bien longtemps que je n'utilise plus la moindre méthode, et que je crée me propres supports de cours et mes propres exercices ; au moins, je sais exactement dans quel(s) but(s) je les ai faits, et, si jamais je me plante, je sais pourquoi et à qui me plaindre. Mais pour cela, il faut savoir écrire (ce qu'on n'apprend guère dans les CEFEDEM, et, de moins en moins dans les conservatoires, où les disciplines dites " d'érudition" sont mises sur la touche ou réduites à peau de chagrin, accusée d'élitisme), et mener une vraie réflexion "de terrain", fort peu compatible avec un pédagogisme jargonnant et pontifiant.


Vous me pardonnerez de surtout parler de ce que je connais - la formation musicale. Aussi, c'est à cette discipline surtout que je pensais en évoquant le côté stressant qu'il est de bon ton de reprocher aux examens, notamment oraux.

Pour ce qui est de l'instrument, nombreux sont désormais les lieux où le choix des œuvres se fait parmi le "vrai" répertoire, rassurez-vous. C'est même la grande majorité. Et s'il y a encore disparité de pratique, voir mon message précédent quant aux raisons.

Quant au fait de les transformer en audition publique, la chose est moins simple qu'il n'y parait. Il y a eu dans mon école une vraie réflexion là-dessus. Pendant un temps les évaluations se faisaient sous forme d' "audition notées". J'ai toujours trouvé cette formule hypocrite. L'élève sait qu'il sera noté, et que ça conditionnera même parfois un passage de cycle. Comme toujours, l'élève n'est jamais dupe, et il est vain de lui présenter comme joyeux et insouciant ce qu'il sait être une évaluation.

De plus, après enquête auprès des élèves, il est apparu que ceux-ci souhaitaient que ces examens ne soient PAS publics ! La présence des parents, notamment, s'est révélée être un facteur aggravant de trac, ce qui n'est guère étonnant. Les enfants n'aiment pas le mélange des genre, et les vessies qu'on leur dit être lanternes. Aussi, désormais, les auditions publiques (nombreuses) ne sont rien d'autre que des auditions publiques, pour le plaisir de la chose, et les examens se font sans autre auditoire que le jury et le groupe d'élève concerné.


_________________________

Rien à voir avec ce qui précède : je ne sais pas comment est réglé votre serveur (?) pour vous envoyer sur "lire et écrire" lorsque vous tapez "fondapol", mais pour être allé visiter l'un et l'autre je peux confirmer qu'il s'agit bien de deux choses différentes et sans aucun lien entre elles. Vous faites donc erreur à ce sujet, et il serait plus utile de chercher d'où elle vient plutôt que de vous entêter. Conseil plutôt… pédagogique, ne trouvez-vous pas ?

Ecrit par : Argo | 14 mai 2006

Pour Christophe :

Peut-être que cette fois vous allez comprendre.

On trouve bien, en effet, en tapant "fondapol", ce que vous dites en page 2 de Google : "Le site de l'enseignement de la lecture et de l'écriture".

Lien qui renvoie tout simplement sur une discussion du forum de "lire et écrire" où un intervenant dit ce qu'il pense d'un article qu'il a lu sur le site de… Fondapol.

Voilà.

Maintenant (ne vous vexez pas) vous savez comment fonctionne un moteur de recherche… même s'il nous a fallu vous aider un peu à construire votre savoir. Pour ma part, c'était avec plaisir !




P.S. : Exercice pratique d'application.

Si vous tapez "Meirieu" dans Google, vous trouverez, de la même façon, en page 2, un lien vers le site de "Sauvez les lettres". Qu'en déduisez-vous ?

Ecrit par : Argo | 14 mai 2006

Qu'est-ce que c'est que cette histoire, Guillaume? Je ne suis simplement courtois avec ceux qui le sont avec moi, et peut-être un peu moins avec ceux qui sont agressifs à mon égard. Relisez-donc les forums de Fondapol! Vous y lirez, en plus, que je n'ai jamais fait partie de ce que vous appelez "le clan des pédagogistes", et j'ai toujours dit, et continuerai à le faire, que la formation dans les IUFM est très perfectible. Je me suis étendu un certain nombre de fois là dessus ici, et ne le referai pas rien que pour vous! Vous le savez très bien. Par ailleurs, vous n'êtes, vous même, pas toujours un modèle de courtoisie, (comme l'illustre encore ce dernier message, à la limite de l'injure). Par ailleurs, Boutonnet n'a rien inventé! (voir le livre: "un poisson rouge dans du Perrier" paru, si ma mémoire est bonne, en 1994.)
Je tape: "fondapol", et, en deuxième page, je tombe sur: "le site de la lecture et de l'écriture". Ce n'est peut-être pas le plus simple, mais, indéniablement, on arrive sur les forums! Je ne vois pas pourquoi ça vous ennuie, ni pourquoi je vous raconterais des salades! Essayez donc!
Concernant les auditions, le simple fait de savoir qu'ils procureront un certain plaisir à ceux qui viendront les écouter est un moteur assez puissant, ne trouvez-vous pas? L'essentiel restant que les enfants progressent, et éprouvent du plaisir à le faire.

Ecrit par : christophe sibille | 14 mai 2006

P.S. J'en déduis, (de votre dernier message) qu'avec un peu de bonne volonté et de...courtoisie, il doit être possible, pas obligatoirement de s'entendre sur tout, (ce que Pedro appellerait "le consensus mou") mais, au minimum, de discuter entre gens civilisés!

Ecrit par : christophe sibille | 14 mai 2006

Nous nous sommes parfaitement compris. J'ai peu de temps là tout de suite, mais nous y penserons sérieusement cet été, avant que les esprits s'échauffent, à la rentrée.
JPB

Ecrit par : brighelli | 14 mai 2006

«P.S. J'en déduis, (de votre dernier message) qu'avec un peu de bonne volonté et de...courtoisie, il doit être possible, pas obligatoirement de s'entendre sur tout, (ce que Pedro appellerait "le consensus mou") mais, au minimum, de discuter entre gens civilisés!»


Sans doute, mais avouez qu'entre gens civilisés, la moindre des choses serait à présent de présenter, si possible avec courtoisie, quelques excuses, mêmes plates, à Isa, non ?

Ecrit par : Argo | 14 mai 2006

Je le fais avec plaisir! Quoique je n'aie pas l'impression qu'assimiler Fondapol et : "Lire-écrire" soit fondamentalement une injure!

Ecrit par : christophe sibille | 14 mai 2006

A J.P. Brighelli,

Former un groupe de pression, pourquoi pas ? mais ne ferait-il pas double emploi avec ce qui existe déjà, notamment avec Sauver les lettres ? Ou bien pensez-vous à tout autre chose ?

Ecrit par : gilbert beaune | 14 mai 2006

Merci pour ces excuses très plates.
Laissons donc tomber.

Je rappelle donc aux participants de ce blog que, comme vient de le dire Christophe Sibille sur lire-écrire, Brighelli a apparemment exprimé plusieurs fois son mépris à notre égard ( nous sommes un groupe de parents qui s'entraident pour sauver leurs enfants de l'illettrisme et de la dépression).

Vous avez posté ce message sur notre site:

Je nignore rien de tout cela, et je n'ai absolument aucune hargne vis-à-vis de Monsieur Brighelli, bien au contraire, puisque je suis en train d'organiser un débat avec lui à l'IUFM dans lequel je travaille... Débat public! Par contre, lui ne porte pas votre site dans son coeur!

Je demande donc à monsieur Brighelli, que nous avons en grande estime, de nous confirmer si ce que Sibille affirme est vrai et de connaître les raisons de son mépris.
Ça nous aidera à mieux comprendre.

Merci

Ecrit par : isa | 14 mai 2006

C'est "Fondapol" que J.P. Brighelli ne porte pas dans son coeur, et je fais amende honorable pour avoir, par mon peu de capacités à l'utilisation d'internet, confondu votre association avec Fondapol. Je vous fais mes plus plates excuses pour cette confusion.

Ecrit par : christophe sibille | 14 mai 2006

Votre mémoire est défaillante ou ne seriez vous pas un de ces adversaires de la chronologie, Le Poisson rouge dans le Perrier c'est 1983. Et le moins que l'on puisse dire c'est que malgré toute la justesse de certaines de ses analyses, ce livre a eu beaucoup moins de répercussions que celui de Boutonnet (mais il est vrai que les IUFM pas encore crées à cette date n'avaient pu donné toute la pleine mesure de leurs inepties).

Ecrit par : Guillaume | 14 mai 2006

Lu dans le Monde de l'éducation, Mai 2006, p51, un article consacré à Vermorel, auteur de la "Ferme aux professeurs", pamphlet anti-iufm.
Il prétend avoir rédigé un mémoire professionnel "farci de formulations invraisemblables, censées calquer le jargon pédagogiste". Ce mémoire a été validé. Il s'avère que son mémoire a été retrouvé. "Rien dans son mémoire ne ressemble à ce que l'auteur en dit dans son livre". Au contraire, "le ton de sincérité laisse peu de place à l'hypothèse d'un bidonnage à visée subversive".
Faut être un peu crétin pour ne pas s'assurer que tous les exemplaires du mémoire ont disparu, non ?

Ecrit par : sim | 14 mai 2006

Heureusement que Ch. S. rectifie : j'étais accusé sans savoir de quoi il retournait…
J'adorerais faire des débats dans les IUFM. Mais le directeur de celui de Montpellier, contacté deux fois par un journaliste, à six mois d'intervalle, a refusé deux fois de me rencontrer. Sans doute voulait-il montrer que lui travaille pendant que moi je plastronne dans les médias…
Quant à Fondapol, vous êtes sûr que j'ai dit quelque chose contre eux ? Je vous jure bien ne jamais être allé sur leur site. Je vais d'ailleurs réparer cette omission, et je vous donnerai mon sentiment au retour — disons demain soir, parce que j'ai un cours à préparer, cette nuit.
Bonne soirée à toutes et à tous…
JPB

PS. Vermorel a son site à lui. Et vous avez la possibilité d elui laisser votre sentiment. Moi, je ne transmets rien. Je vous rappelle juste qu'en citant un passage de la Ferme aux professeurs dans À bonne école, j'écrivais en substance que seule la fiction peut vraiment rendre compte de la réalité.

Ecrit par : brighelli | 14 mai 2006

Merci Mr Sibille.
D'ailleurs nous savons que Brighelli est sur nos positions.

Pour ce qui concerne les appartenances politiques (dont vous accusez ce groupe de parents, grand-parents et enseignants du primaire) je vous ai répondu directement sur lire-écrire.
J'espère de ne plus devoir sortir mon pedigree politique pour m'exprimer sur les méthodes de lecture .

Cordialement

Ecrit par : isa | 14 mai 2006

"Vous avez écrit le même message sur: "le site de l'enseignement de la lecture et de l'écriture", alias: "fondapol", (c'est le mot que je tape sur mon serveur quand je veux y aller, ce qui se produira de moins en moins souvent). Dire que c'était un copié-collé est une manière de parler pour dire que c'était exactement le même message. Cette manière de parler a été employée à mon sujet, justement, par un des membres assidus de Fondapol à mon égard, (je crois que c'était toto)."

Je ne suis pas un membre assidus de Fondapol Môssieur Sibille.
Je ne vous demande pas de vous excuser pour ça.
Je tenais juste à le signaler au fouroum.

toto

Ecrit par : toto | 14 mai 2006

Très cher frère bon sens
N'oubliez pas que Rachel Boutonnet nous a éclarés dans son dernier ouvrage des lumières de Mme Albert, Mme Assié, M.Boyera (ancien inspecteur),Mr Descombres (ancien inspecteur) M.Hébert (instituteur de C.P à la retraite),Mme Le Corre (30 ans d'enseignement), Mme Lutz (25 ans de métier), Mme Daniel (institutrice à la retraite) M.Parisse bref d'anciens enseignants dont vous vous gaussez en ricanant ainsi sur mes propos.
Quant à Frère Guillaume, je préfère celui que vous retrouverez sur l'excellent site de Michel Renard
http://recuerdo.macreablog.com/
P.S Je vais allumer de ce pas un cierge pour vous car je doute fort que l'illumination vous inonde un jour de ses grâces.

Ecrit par : Guillaume | 14 mai 2006

""Une notation plus encourageante, pour les élèves, ne nuirait pas à l'efficacité de son enseignement », est-il porté sur un avis de notation. Et vous ajoutez : "Apparemment, plusieurs collègues de différentes disciplines sont attaqués sur leur notation".

Tout combat a ses modestes médailles...
Sympathie.

Ecrit par : Christophe | 14 mai 2006

Frère Guillaume,
Je me réjouis que votre secte ait pour apôtres pas moins de... NEUF enseignants, retraités dans leur grande majorité.
Gageons que n'importe lequel d'entre eux vous aurait fait remarquer que je ne peux "ricaner sur vos propos" puisque ce verbe est intransitif. Je pourrais, à la rigueur, "rire de vos propos", mais je suis convaincu que vous êtes de bonne foi subjugué par l'étincellante lumière de Sainte B.
Il est grand, le Mystère de la Foi...

PS : Merci pour le cierge, j'en ressens déjà la douce lumière...

Ecrit par : Frère Bon Sens | 14 mai 2006

Merci pour cet éclairage grammatical, ayant souffert d'un enseignement lacunaire (ne parlons pas des maths modernes ) dans ma prime jeunesse, je reconnais bien volontiers mes faiblesses. La formation que j'ai reçue pour devenir instit n'a malheureusement rien amélioré (et j'étais l'un des meilleurs en orthographe de ma promo c'est dire le désastre donc). Une jeune collègue, elle, ignorait jusqu'au terme même de complément d'agent. Alors si vous donnez des cours, je suis preneur.

Par contre si vous avez bien lu les messages de soutien sur cette liste, vous devez, vous, avoir de sérieux manques en arithmétique, j'ai l'impression que la secte (pour reprendre une formule chère à votre ami Christophe Nick) recrute de plus en plus. Et si l'on compte la centaine de milliers de lecteurs de Brighelli, ne dépasse-t-on pas l'acception trop étroite de secte ? Ce terme conviendrait plutôt au petit monde très fermé des sciences "occultes" de l'éducation qui a son clergé, ses gourous, des moyens de pression (nous venons de le voir), un recrutement initiatique (Cordoba en a très bien parlé), un discours ésotérique.

En tout cas heureux de savoir que le cierge commence à produire ses effets et à éclairer votre petite lanterne.

Ecrit par : Guillaume | 15 mai 2006

Non, Guillaume, vous n'avez nul besoin de reconnaitre la moindre faiblesse, et encore moins face aux cuistres.

Que "ricaner" soit intransitif n'empêche nullement de "ricaner SUR quelque chose", ni même de "ricaner DE quelque chose" (en revanche, on ne pourra pas "ricaner quelque chose ou quelqu'un"). Idem pour "rire" d'ailleurs.

L'ignorance n'est jamais grave, dans la mesure où l'ignorant sait qu'il ignore. Bien pire est celui qui croit - et surtout prétend - savoir, alors qu'il ne sait rien. Et plus encore lorsqu'il se croit permis de faire la leçon aux autres.

C'est d'ailleurs bien ce "faux savoir", ou cette illusion de savoir, que répand aujourd'hui la philosophie pédago-constructiviste. Et FBS nous en montre par l'exemple la nocivité, avec la prétention et l'arrogance qu'elle donne aux médiocres.

Désolé pour lui, mais cette fois ce sera à ses dépens.

Ecrit par : Argo | 15 mai 2006

Merci Argo c'est ça que je cherchions à dire hier mais j'avions le cerveau noyé par l'alcool :(

"L'ignorance n'est jamais grave, dans la mesure où l'ignorant sait qu'il ignore. Bien pire est celui qui croit - et surtout prétend - savoir, alors qu'il ne sait rien. Et plus encore lorsqu'il se croit permis de faire la leçon aux autres"

Leçon de lecture pour Môssieur Christophe sibille :

Prenez le terme/mot/symbole FFN(*) :

1)Lisez bien toutes les lettres (il y a DEUX F) syllabiquement,
Sinon vous risquez de lire FN (front national)

2)Ne mettez pas VOTRE sens ,
Sinon vous lirez ‘Front Front Nationale’

Prenez le terme/mot ARUBTI.

1)Lisez Globalement le mot. (Le Fameux ‘Décodage’ de Môssieur Sibille)
Si vous lisez en syllabique vous n’y arriverez pas.

2)Mettez VOTRE sens ,
Sinon vous comprendrez pas de quoi je parle.

lol mdr
bien rigolement vôtre
toto

(*)Fédération Française de Natation

Ecrit par : toto | 15 mai 2006

Bonjour,

Je découvre dans ce blog des commentaires sur le nombre de "points" accordés aux stagiaires certifiés labellisés IUFM, sur le "tri" sélectif qu'opère cette institution pour l'entrée en 1ère année, sur les pressions subies par certains collègues lors de la notation administrative et sur les difficultés rencontrées par les candidats étrangers pour certaines épreuves des CAPES de langues. Tout cela me donne envie de témoigner davantage.

Les candidats libres ayant réussi le concours du CAPES constituent une vraie menace pour cette institution alors, tout est fait pour les décourager. Les points pour mutation, les "stages" en établissement, les cours à la fac, rien ne leur est permis. Ils partent "à priori" très "handicapés" dans la course aux concours. Mais ceux qui partent conscients de cette situation et qui s'accrochent peuvent y arriver. Moi, j'ai choisi de préparer le CAPES seule justement pour rester libre et pour ne pas avoir à subir l'IUFM trop longtemps et franchement, j'ai gagné un temps précieux, un temps pour travailler vraiment. Je ne regrette absolument pas ce choix mais j'ai dû travailler dur car je savais que j'allais "me planter" pour l'épreuve sur dossier. Autour de moi, les gens
(dont mes profs de la fac) me disaient que j'étais complètement folle et que je n'y arriverais jamais.

Une fois le concours en poche, tout est fait pour destabiliser le lauréat "candidat libre". Lorsque l'on remplit des papiers administratifs et qu'il faut donner son IUFM d'origine et que l'on n'a pas d'IUFM d'origine, la secrétaire vous regarde d'un oeil bizarre et vous dit que vous avez mal rempli votre formulaire, qu'il doit y avoir erreur, etc. Ensuite, lorsque les lauréats stagiaires se présentent oralement devant le groupe de formateurs et que vient votre tour, vous êtes pris d'un profond malaise: pas d'IUFM de préparation, pas de stages en établissement, pas d'exprériences transdisciplinaires... bref, vous n'avez que vous et vos résultats plus qu'honorables qui font sourire "jaune". Alors commencent les sempiternelles phrases du type:" T'inquiète pas Maria, nous des stages en établissement, on va t'en proposer, et surtout rappelle-toi d'une chose, on est là pour t'aider", et là, la torture peut commencer. Remarquez au passage le tutoiement systématique, caractéristique de la sympathie apparente des formateurs...

Je pourrais en raconter bien d'autres des anecdotes de ce type, mais Boutonnet et Vermorel ont tout dit et en les lisant, j'ai eu l'impression de me revoir dans cet enfer. Pour ce qui est de la notation administrative, j'ai dû aussi supporter les pressions de mes proviseurs lors de mes deux années de stage mais j'ai contesté et j'ai eu gain de cause. Il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds, quand même!!

En ce qui concerne l'épreuve sur dossier, certains semblent me reprocher de ne pas m'être informée sur le contenu de cette épreuve. J'avais pourtant acheté les rapports de jury mais là, non, je n'ai franchement rien compris alors j'ai fait ce que je savais à peu près faire c'est-à-dire une analyse des documents du "bouquet". Chez moi, je dispose de dictionnaires unilingues, bilingues etc. pas de dico "français-espagnol-iufmant". Etudier un jargon déjà périmé, même s'il reste en vigueur dans certaines sectes, c'est non merci!!

Alors, comme certains de mes collègues étrangers, j'ai eu l'impression d'arriver sur une autre planète où tout le monde doit être pareil, doit faire pareil, doit penser pareil... On était bien loin des discours sur "l'esprit de tolérance et d'ouverture citoyennes dans l'espace-classe".

De grâce, Mr Brighelli, lorsque vous écouterez vos candidats à l'oral, essayez de déceler les esprits libres et éclairés qui pourront peut-être changer quelque chose du système.
Encore merci.

Maria, certifiée d'Espagnol

Ecrit par : maria | 15 mai 2006

Il serait bien qu'il y ait un syndicat propre aux étudiants d'IUFM, pour défendre ceux qui sont victimes du sectarisme IUFMien et pour promouvoir l'égalité entre professeurs stagiaires. Ce que nous dit Maria est édifiant. Les pédagos se contredisent quand ils promeuvent l'autonomie des enfants, puisqu'ils nous infantilisent, ce qui est néfaste pour des professionels qui seront de vrais responsables. J'aimerais savoir s'il y a des syndicats qui ont des positions anti-pédagogistes et qui peuvent défendre les étudiants face à l'arbitraire des pédagos.

Ecrit par : Romain | 15 mai 2006

M. Brighelli, le triste sire Lubin a reçu un mail d'insultes qui proclame votre grandeur, et Merieu le Père en profite pour vous réclamer une réaction faute de quoi il vous jettera dans les limbes des damnés fascisants pour les siècles des siècles...

Allez-vous obtempérer à la fatwa ? Il serait bon tout de même de leur montrer, à ces Diafoirus, que vous n'etes pas solidaire de tous les tarés qui mailent des insultes en votre nom

cf http://journaldecole.canalblog.com/

Ecrit par : tartempion | 15 mai 2006

Je n'étais pas allé voir sur journaldecole…
J'en arrive. Un peu consterné toutefois :le vocabulaire ("les copains et les coquins") et le style m'évoquent Je suis partout, cet ineffable journal de la Collaboration.
C'est bien regrettable, mais je suis forcé de constater que l'outrance idéologique n'est pas dans mon camp.

Vous faites allusion à Meirieu le Père… L'Ineffable aurait-il proféré quelque remarque doctement incendiaire ? Pourtant, la dernière fois que nous nous sommes vus, et où il a constaté avec moi que les IUFM étaient un échec (voir Café Picouly, il y a dix jours, sur la Cinq), nous nous sommes serré la main sans guère d'illusions, mais sans trop d'arrière-pensées… Le saint homme aurait-il piqué à nouveau l'une de ces saintes colères qui le font sortir de la droite Raison ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 mai 2006

Meirieu a posté un commentaire sous le dernier post du 14/05 où lubin reproduit le mail d'insultes reçu. Lisez le !

Je viens de terminer votre livre "a bonne école". Je n'ai pas lu le premier.

Vos propositions sont pleines de bon sens. Néanmoins, pour ce qui est du constat, j'ai préféré Le Bris, plus argumenté, notamment contre la fameuse loi Jospin, source selon lui de tous les maux.

Ecrit par : tartempion | 15 mai 2006

Je crois que nous perdons beaucoup de temps à polémiquer avec un certain Lubin.
Je ne suis pas loin de la retraite. Tout ce que l'éviction de Jean-paul Brighelli a suscité de réactions, de témoignages aura eu en ce qui me concerne, le mérite de m'inciter à écrire à M. Meirieu pour lui dire combien son "pédagogisme" a détruit l'Educatin Nationale.
Je n'y aurais pas pensé ou je n'aurais pas osé.
Je partirai en disant ce que j'ai sur le coeur !
Je dois dire que Rachel Boutonnet a été l'initiatrice de cette prise de conscience. Je l'en remercie.
Sylviane Royer

Ecrit par : Sylviane Royer | 15 mai 2006

Maria, je compatis…
Mais je recrute (pas seul, par ailleurs) qui me semble le plus compétent, au CAPES. Ou susceptible d'être compétent (nous ne fûmes pas tous exquis, dans les premiers temps…). Il serait abusif de ma part de tester (sur quels critères ?) les capacités de résistance intellectuelle des candidat(e)s.

Lubin est un nom de valet — dans les Trois mousquetaires. C'est, si je me rappelle bien, le laquais du marquis de Wardes, que D'Artagnan épingle sur le chemin de Calais. Me fais-je bien comprendre ?

Tartempion, je m'en suis retourné voir sur journaldecole (il fallait vraiment que ce fût pour vous…) ce qu'écrivait Meirieu (le fait même qu'il appuie les dires de son homme de paille est tout de même inquiétant).
Tout cela pue la provocation.
Et s'il faut absolument rassurer Meirieu — qui me connaît —, "Résistance" ne signifie pas forcément "épuration" — pour moi. Mais que dois-je penser alors du vocabulaire du triste Lubin ? Dois-je demander à Meirieu de se positionner (quel mot !) sur ce lexique de haine ?
Le plus inquiétant, c'est que ces gens se comportent comme s'ils avaient gagné les prochaines échéances électorales. D'abord, il n'en est rien, et bien malin qui peut prédire l'issue du scrutin présidentiel, en l'état. Par ailleurs, leur langage, leurs propos, donnent une idée assez juste de ce qu'ils mijotent. Une "Section Spéciale" version enseignement, qui traînera sur le banc d'infâmie tous les antipédagogistes notoires…
Une amie me faisait remarquer, il y a deux jours — bonjour, Magali ! — , que m'exclure du CAPES pour des raisons aussi glauques ne présageait rien de bon. Un jour moi, un autre jour les autres, et une de ces jours les Juifs de Sauver les Lettres. Et ça se prétend démocrate ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 mai 2006

Bravo mais j'espère que votre blog ne va pas disparaître pour autant ?

Ecrit par : ulysse | 15 mai 2006

"Un jour moi, un autre jour les autres, et une de ces jours les Juifs de Sauver les Lettres."
????!!!!!

Ecrit par : ????!!!! | 15 mai 2006

Tartempion nous disant que M. Meirieu volait au secours de Lubin, je suis allée lire. C'est ahurissant. J'ai écrit à M. Meirieu ce que je pensais de cette manip pour gogos, et de sa grossièreté.
Je suis d'accord avec Sylviane, vous ne devriez plus faire attention à Lubin quand il vient ici. Faire exactement comme s'il n'existait pas. Ne rien répondre. Parce que, précisément, il n'existe pas. Sur son site, ses messages n'attirent quasiment pas de commentaires. Et je me demande même si, à part vous, il a des visiteurs. Le sort du parti pédagogique n'intéresse plus que sa hiérarchie, ses prébendiers... et ses opposants. Au revoir.

Ecrit par : marie | 15 mai 2006

J'en profite pour ajouter que je suis surpris de trouver un lien vers un weblog intitulé "rassembler à gauche - Héraut" (ou un truc approchant) . Quand on sait les responsabilités de la gauche dans la casse actuelle, j'avoue ne pas comprendre.

Ecrit par : david martin | 15 mai 2006

Hé oui, Brighelli est de gauche! Cela va en "boucher un coin" à un certain nombre des intervenants sur ce blog, qui pensaient que les ennemis de leurs ennemis étaient leurs amis!
Jean-Paul, la manière qu'a Lubin de s'exprimer est outrancière et répréhensible. Pourquoi ne tancez-vous pas également certains de vos thuriféraires s'exprimant ici, manifestant (au moins) la même intolérance que lui? Et je trouve votre amalgame avec l'antisémitisme pour le moins déplacé... Avec tout le respect que j'ai pour vous!

Ecrit par : christophe sibille | 15 mai 2006

je vous invite à soutenir les LAMAS. une initiative qui mérite d'être soulignée, un blog qui mérite d'être alimenté par tous !
http://raisonrepubliqueresistance.blogspirit.com/

Ecrit par : tartempion | 15 mai 2006

A lire Pedro Cordoba et Maria, il appert que le "hic" (si hic il y a) didact'hic se niche dans les savoureux "bouquets" du capes hispan'hic. Me tromp'je ?
Hasta la victoria siempre !

Ecrit par : Visiteur | 15 mai 2006

C'est quoi cette histoire de message envoyé à Lublin ?

D'abord, ils tuent l'archiduc d'Autriche, mais le ressuscitent, en voyant que ça allait leur péter à la gueule. Reddition grotesque en rase campagne, débâcle.

Mais maintenant, ils refont des incidents de frontière : comme les Allemands en 1939, qui envoyèrent les leurs déguisés en Polonais pour attaquer une antenne de radio, ils se font passer pour nous et envoient un message à Lublin.

Alors, quoi ils la veulent leur guerre ou ils ne la veulent pas ???

Mais qu'ils la provoquent, et qu'on en découse enfin avec la chienlit managérialo-pédagogogico-néolibéralo-psychopédagogique !

En 3 mois, on leur met une torchée, garanti. On sera rentré pour les vendanges !

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 16 mai 2006

À David…
Ce blog est, parmi d'autres, hébergé par le Midi-Libre, journal généraliste qui fait ce qu'il veut. Aucun moyen de contrôler les sites vers lesquels il pourrait y avoir un renvoi.

En tout cas, ce n'est pas sur mon espace que vous trouverez de la publicité pour la gauche — surtout héraultaise ! Il y a quelques années, j'ai mis la main, comme on dit dans le métier, à un livre sur les harkis. Je connais le dossier à fond. Et quand j'entends l'ineffable gauleiter qui dirige la région les traiter de sous-hommes, quand je vois que Jack Lang, présent ce jour-là à côté de Frèche, ne lève pas un cil — parce que les voix de la fédération PS du Languedoc pèseront lourd au congrès de novembre…
Qui est encore de gauche, à gauche ? J'en arrive parfois à un point où je me dis, les jours de mauvaise humeur, que l'élection de l'un des éléphants du PS serait le plus mauvais coup porté au système éducatif — entre autres. Mais ces pensées-là, je ne les exprime que rarement — aux petites heures pâles de la nuit, comme disait Ferré. Parce que l'élection de la droite impliquera la même logique technocratique et strictement économique. Les uns et les autres feront des économies sur le dos des enfants, des parents et des profs. Reste à évaluer ceux qui seront les plus facilement réceptifs à un discours raisonnable. Et ça…
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2006

Le blog des "LAMAS" est effectivement intéressant!
Jean-Paul: A gauche, plus personne n'est à gauche, le gouvernement, (et l'UMP) nous montrent tous les jours leur incurie et font passer l'intérêt national (et européen) après leurs petites promotions et la haine qu'ils éprouvent les uns pour les autres, l'extrême gauche refusera toujours de gouverner et d'ailleurs les gauchistes fricotent, (au moins une partie d'entre eux) avec Tarik Ramadan... Qui reste t-il? Quelle solution pour empêcher le gros porc d'engranger patiemment avant l'année prochaine?
Mais vous avez en partie raison. Ce qui se passe en ce moment au PS est navrant... Strauss-Kahn qui encense Sarko pour montrer que Royal ne fera pas le poids contre lui! Ce n'est pas faux, mais politiquement nul. Uniquement par intérêt personnel, encore une fois. La soif de pouvoir écarterait-elle tout le monde de la raison?

Ecrit par : christophe sibille | 16 mai 2006

"… à Ploucville comme ailleurs, le pouvoir rend fou". (Marcel Duhamel, l'immortel - quoique décédé — créateur de la Série Noire, en préface à un roman essentiel de Jim Thomson, 1275 âmes — au cinéma, Coup de torchon).

En fait, en jetant un regard rétrospectif, on s'aperçoit que les seuls grands hommes et femmes politiques étaient ceux qui naviguaient à vue — sans a priori idéologique. Elisabeth Ière, Mazarin, Catherine II, Talleyrand, Clémenceau… Des pragmatiques. Capables de dire le lendemain le contraire de ce qu'ils avaient dit la veille.
Combien de temps auraient tenu Villepin ou Hollande face à Mazarin ?
Je sais bien que citer conjointement un "Italien fourbe" (Mazarin, d'après les mazarindes) et un paquet de merde dans un bas de soie (Talleyrand, d'après Napoléon), et dire que je les préfère aux belles âmes actuelles, ça ne va pas me faire que des amis. Mais en ce moment, je suis blindé.
Bonne journée à tous. Je pars en cours.

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2006

La gauche est vraiment consternante et je crois que je m'abstiendrai. En plus d'avoir abandonné les travailleurs, elle a tourné le dos à une conception de l'Ecole qu'avait défendu les socialistes d'avant (Jaurès entre autres) et les Radicaux. Quand j'entends Lang parler de l'Ecole, je sors ma télécommande pour éteindre. Sincèrement, je crois que sur l'Ecole, les enseignants n'ont plus rien à attendre de notre classe politique, c'est vraiment sur le terrain que l'on fera bouger les choses en résistant à l'idéologie pédagogo-libérale.

Ecrit par : Romain | 16 mai 2006

Soyons clair : en politique il n'y en pas un seul pour rattraper l'autre ! C'est de l'hypocrisie, de la démagogie rien de plus ! Il faut gagner les élections ou des sièges ! La politique actuelle n'est plus ce qu'elle devrait être, elle correspond davantage à des stratégies dites "marketing" ou clientélistes !

On tente de caresser le sujet dans le sens du poil pour tenter de faire basculer le bulletin de vote vers le parti "adéquat", en prêchant surtout un discours conforme à la demande des "consommateurs".

Ecrit par : Sandra WAGNER | 16 mai 2006

" Les uns et les autres feront des économies sur le dos des enfants, des parents et des profs. Reste à évaluer ceux qui seront les plus facilement réceptifs à un discours raisonnable. Et ça…" :(
Il faut leur secouer la pulpe qu'ils ont(/leur reste) au fond du cerveau, tu te l'es bien secoué toi ta pulpe, non ?

je suis 2000% d'accord avec vous réunissez les gens de bonnes volontés, je me fous de leur appartenance politique.

Amitiés
toto
disoli pour le tutoylleument:( je sais on n'est pas poto, can't help it .
faites bien les choses svp comme le disait BLED (du simple vers le complexe)

Ecrit par : toto | 16 mai 2006

petit lien.

http://www.kelebekler.com/occ/scuola06.htm

Ecrit par : isa | 16 mai 2006

J'ai trouvé çà sur le site de Meirieu. Vous pourrez y admirer la cuistrerie de sa bande. Le texte de Sylvain Grandserre est amusant, on voit que les pédagos défendent la liberté pédagogique quand un ministre ne va pas dans leur sens. Quant au texte d'Eveline Charmeux, il montre bien comment les pédagogos feront monter le niveau en orthographe et en grammaire avec l'ORL. "Bonne" lecture:

http://www.meirieu.com/FORUM/grammairecharmeux.pdf

Ecrit par : Romain | 16 mai 2006

Et

http://www.meirieu.com/FORUM/grandserrepp.pdf

Ecrit par : Romain | 16 mai 2006

A ce que je peux lire sur ces dernières participations, tous les intervenants sont mûrs pour adhérer à: "Attac"; (mouvement d'éducation populaire, à la base). Dommage que les instances dirigeantes de cette association soient des purs produits du stalinisme!

Ecrit par : christophe sibille | 16 mai 2006

bonjour,
je poste pour la première fois sur ce blog mais je le fais en conscience, comme arrière petite-fille, petite-fille, petite- nièce, nièce, belle-soeur, belle-fille et soeur de hussards noirs de la République et se considérant comme tels, ainsi que comme mère de collégiens et de CP cumulant plusieurs handicaps le moindre n'étant pas leur précocité testée et validée...
je souscris à ce que vous dites M.Brighelli et je le confirme, les choses s'accélèrent, ma fille de 4ème a eu un "meilleur" CP que son petit frère, à sept ans d'intervalle ; ce petit maitrise à aujourd'hui l'addition, la soustraction, la multiplication et la division ; il est entré en CP sachant lire ; en janvier après un trimestre de méthode globale il écrivait l'article "les" : "l'est" accent du sud ouest de la maitresse oblige car il confondait avec "c'est" ; en janvier la classe a commencé à faire du syllabique par phonèmes, bref on marche à l'envers ! j'ai du recourir à "Léo et Léa" pour refixer ce qu'il savait depuis un an, tellement la méthode globale l'avait embrouillé !!!!
POur ma collégienne, j'ai sollicité la prof de français en lui demandant une liste d'ouvrages à lire ; réponse "moi vous savez la littérature moderne je n'y connais rien" ; ma demande reformulée (du classique SVP) cette prof héberluée m'a fourni une liste de quatre pages de livres incluant Hugo, Zola, Twain et Poe et bien d'autres...ma fille va donc les lire sans un mot d'explication, le programme prévoyant "l'étude" d'un roman, d'une pièce de théâtre et ...?
Notre fils de 5ème a bénéficié d'un saut de classe ; il a onze ans et continue de s'ennuyer en classe ; comme vous le dites si bien, RIEN n'existe pour les enfants précoces, et les programmes sont tellement indigents que même un enfant tout à fait dans la norme s'y ennuie ; alors nous revoyons la grammaire française non étudiée en primaire (désastre quand on aborde le latin...sans parler des langues étrangères) et je vais rencontrer ses professeurs pour leur demander des approfondissements à la carte...
je peux le faire, j'ai la chance d'avoir un niveau d'études suffisant, d'être informée, d'aimer apprendre et transmettre (et pourtant je ne suis pas prof !)...mais les autres ? tous les autres ?
c'est pour tous ces enfants là qu'il faut se battre, à moins de se considérer comme des îles, et refuser d'entendre que le glas sonne pour notre école....

Ecrit par : fabienne | 16 mai 2006

http://www.meirieu.com/FORUM/grandserrepp.pdf

je ne lis plus grandserre depuis longtemps, je ne veux pas risquer de me remettre le cerveau à l'envers en lisant sa prose.
ces gens là ont peut être dit des choses intelligentes mais porportionnellement au nombre d'âneries qu'ils peuvent raconter, ils ne sont plus crédibles.

résistez Fabienne c'est la même histoire à tous les niveaux et ce jusqu'en fac (même le monde de l'entreprise) tout est nivellé par le bas :(
Heureusement qu'il y a de bons profs (il faut les trouver ou prier pour les avoir)
Moi cela va faire 5 mois que je lutte pour réinstruire mon enfant (amors que j'ai moi même le cerveau en compote, j'en ai pour 15 ans minimum si rien ne change.
JE SUIS FATIGUé .

Ecrit par : toto | 16 mai 2006

Bonjour,
Une question, ou plutôt un avis, (que j'ai déjà sollicité de Jean-Paul Brighelli, qui ne m'a donné aucune réponse à ce sujet), et aux autres qui voudront bien me dire leur point de vue, (avec le minimum possible de parti-pris !) Que pensez-vous de ce qui se fait dans les classes de l'école maternelle?

Ecrit par : christophe sibille | 16 mai 2006

À propos d'Evelyne Charmieux… Cette dame sévit aussi sur le même thème sur le forum de NousVousIls — je me suis même fendu d'une réponse, parce que trop d'incompétence me fait braire. Voir
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/pour_vous/humeur/envie_de_le_dire/
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2006

Soutien inconditionnel contre toute atteinte à la liberté d'expression! Même si je ne suis pas en accord total avec ce que vous dites, ni avec les relais médiatiques qui croisent votre chemin (dernier en date : http://radio-courtoisie.over-blog.com/article-2692124.html : une radio très, très marquée, c'est moins que l'on puisse dire!)

Yves

Ecrit par : Françoise | 16 mai 2006

Pour Sibille…
La réponse est complexe, parce que l'école maternelle n'est pas une. Je vous renvoie à À bonne école (pardon pour l'auto-promotion). D'un côté, et quitte à faire hurler, je ne suis pas sûr (et avec moi une palanquée de psycho-pédagogues) que commencer l'école à deux ans soit une bonne chose (mais il faudrait alors avoir un réseau de crèches, d'aides, qui n'existe pas assez). Par ailleurs, je ne vois pas pourquoi on recruterait des instits pour faire de la garderie. Il faut donc faire travailler les petits chéris.
Et d'abord, en tentant de régler à ce niveau l'accès à la langue. C'est un problème majeur, à certains endroits, où le français est quasiment refusé comme langue de circulation — on préfère le turc, à Corbeil… Voir mon livre : j'en arrive même à célébrer une classe de "philosophie" pour les tout-petits (l'enseignante ne lui donne pas ce nom ronflant et quelque peu décalé).
"À certains endroits" suppose que l'on ait une réelle liberté pédagogique en fonction du milieu. Ce n'est pas pour demain…
Je raconte par ailleurs ce que l'on fait dans les maternelles indiennes — y compris les devoirs du soir : bengali, anglais, maths, musique, arts plastiques. Je crois que voilà à peu près mon programme. Quelque chose qui soit de l'imprégnation, au sens le plus animal du terme. Que le rapport au livre, par exemple, paraisse naturel, à la fin de la Maternelle.
Et éventuellement, faire des "maternelles de niveau", en fonction du désir de tel ou tel enfant d'apprendre à lire, voire à écrire. Et tant pis s'il est amené à sauter le CP. Je plaide pour une plus grande flexibilité des passages. En clair, recentrer sur l'individu scolaire (ddifférent de l'individu-enfant, célébré dans le cercle familial), tout en apprenant quelques règles essentielles à la survie du groupe.
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2006

En réponse au message de Romain concernant l'article de E. Charmeux.
En refusant le principe : du plus simple au plus compliqué (son, syllabe, mot, phrase) cette dame imposerait au professeur des écoles de débuter en CP par un système d'équations du second degré pour ensuite arriver à la découverte progressive de 1, 2 3 ...
Ou il y mauvaise foi ou sa logique n'est pas la mienne.
Comment se fait-il que tous ces élèves à qui on n'aprrend plus aucune règle, à qui on a "épargné les ennuyeuses séances d'orthographe, de grammaire, de conjugaison (Je cite) ... NE SACHENT PAS LIRE EN 6 ème et ANONNENT éperdument.
Madame Charmeux, j'ai appris à lire à 5 ans avec la méthode JOLY : Riri a vu le rat ... et Riri et René et le rat ne m'ont pas empêchée de dévorer Zola à 16 ans !!!
Si ces "pédagogues" continuent à sévir, les parents auront, le soir, du pain sur la planche... dans le meilleur des cas : si ils le font , si ils le peuvent. Les enfants qui n'aurant pas la chance d'avoir de tels parents seront une fois de plus pénalisés.
Merci Romain de nous avoir fait part de cet article mais pour moi ce n'est pas très bon, je me mets trop en colère ...
Sylviane

Ecrit par : Sylviane Royer | 16 mai 2006

Je vois, sauf votre respect, que vos connaissances de la maternelle sont assez incomplètes. D'une part, assimiler de manière implicite les maternelles et les deux ans est inexact. Les enfants peuvent y être inscrits à cet âge, (et encore, la suppression ,programmée des classes le permet de moins en moins), mais c'est très loin d'être une obligation. Cela concerne une minorité d'enfants. Personnellement, je suis pour cette possibilité, mais ne suis pas vraiment partisan de cette pratique.
Par ailleurs, ce que vous appelez: "l'imprégnation" est une grande partie de ce qui se fait dans ces classes. La musique, les "arts plastiques" , et donner du goût pour la lecture est énormément pratiqué par beaucoup d'instits. Même s'il y a des abords de l'écriture et de la lecture, ce qui ne vous plait certainement pas!
Par ailleurs, les cycles ont également été créés pour permettre les "sauts de classe", qui sont tout à fait possibles!
Cordialement.

Ecrit par : christophe sibille | 16 mai 2006

Cher, dans ma petite école de campagne où sont scolarisés mes gosses, tous les enfants propres sont pris à deux ans, et il n'y a aucune possibilité de passage ou de saut de classe. Ma fille, qui avait demandé instamment à son instit de grande section d'apprendre à lire, s'est vu opposer un "ce n'est pas de ton âge" définitif — et comme elle a un caractère hérité de dieu sait qui, elle est arrivée en CP en disant : "Je n'apprendrai pas à lire, il paraît que ce n'est pas de mon âge." Pendant trois mois.
Cette année, trois gosses sont entrés en CP en sachant parfaitement lire et partiellement écrire. La professeur des écoles fraîche émoulue de l'IUFM de Montpellier a décrété qu'ils ne pouvaient savoir lire puiqu'ils n'avaient pas appris avec la bonne méthode — elle pratique une vraie méthode globale, à ressusciter Foucambert, petites images et mots collés dessous — fautes d'orthographe incluses. Vous savez quoi ? Je suis incroyablement patient, pour un Corse…
JP
PS. Faites donc des propositions !

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2006

Bonjour,

Je suis candidate au CAPES de lettres, et, sans entrer dans les détails d'un débat décidément sans fin, animé d'animosités regrettables, de refus de comprendre réciproques, d'injures, parfois, qui décrédibilisent vos propos et ceux de vos "opposants" - puisque c'est bien ainsi que vous aimez à les percevoir, tout comme eux aiment à vous voir - ; loin, même, de considérer le malaise que chaque candidat peut ressentir à passer ses oraux devant un jury composé de personnes à ce point malveillantes les unes envers les autres et défendant des conceptions si radicalement différentes, je voudrais attirer votre attention sur un problème plus simple encore. Rendez-vous compte de la difficulté de tout candidat qui sera face à vous pour faire son explication de texte et qui aura suivi vos interventions télévisées, qui vous aura vu insulter des gens tout à fait respectables sur des plateaux télévisés, qui se sent peut-être loin, très loin, des conceptions que vous défendez avec ferveur, ou, tout simplement, qui ne comprend pas cette ardeur à discréditer une institution et un système que lui-même comprend encore mal.
Aura-t-il l'envie, le courage, la vaillance pour résister à ce que vous vous êtes évertué d'incarner dans les médias et dans vos ouvrages, à savoir cet être méprisant, hautain et porteur d'une vérité qu'il n'accepte pas ne pas être indiscutable ?
Je ne prends pas position sur le fond de vos propos, qui me paraissent, à moi jeune apprentie enseignante, empreints de remarques justes, mais sur la forme. J'ai des difficultés à respecter qui ne respecte pas les autres. Et la possibilité de me retrouver face à vous dans quelques semaines me glace le sang - justement pour le peu de considération que vous pouvez manifester pour qui ne pense pas comme vous.

Ecrit par : Lola | 16 mai 2006

Et les milliers d'enfants qui ne savent pas lire, Lola, cela ne justifie-t-il pas quelques paroles nettes et tranchantes !!!
Sylviane

Ecrit par : Sylviane Royer | 16 mai 2006

En ce qui concerne l’école maternelle, je pense qu’il vaudrait mieux qu’elle devienne obligatoire. Cependant, il faudrait justement que cette « école » en devienne une.
On pourrait par exemple « rehausser » le niveau d’enseignement en l’avançant d’une année, si ce n’est deux. Bien entendu, il est évident qu’il faille réformer le programme scolaire dans son ensemble, et non pas se donner l’illusion d’un quelconque rehaussement du niveau des élèves en avançant ce programme d’un ou deux ans.

Par contre Monsieur Brighelli, pour répondre à ce que vous dites (« Et éventuellement, faire des "maternelles de niveau", en fonction du désir de tel ou tel enfant d'apprendre à lire, voire à écrire. »), je pense qu’il ne faut surtout pas commencer à différencier les écoles. Ce qu’il faut faire, c’est arrêter de prendre nos enfants pour des personnes stupides, et arrêter de les confiner dans leur maigre connaissance, les empêchant plus que jamais d’apprendre. Par ailleurs, l’école n’est pas censée faire plaisir aux élèves qui la composent. Elle doit apporter les connaissances fondamentales nécessaires à la réflexion (un esprit critique au moins…), et surtout former des futurs citoyens, accessoirement des personnes qualifiées, haha.

C’est pourquoi, il faut d’après moi instaurer un programme scolaire très stricte et beaucoup plus « évoluer » que celui actuellement, quitte à ce qu’il soit même « trop » dur. Un enfant est capable de lire et écrire avant ses cinq ans, y comprit faire des divisions. Le plus gros problème restant tout de même, d’après moi, la qualification des enseignants.
Par ailleurs, il faudrait aussi prolonger la période de cours. Je me suis toujours demandé l’utilité de ces « grandes vacances ». Pourquoi ne pas faire des journées de six heures et réduire les vacances d’été à deux ou trois semaines ?
Cette méthode permettrait, entre autre, de restreindre les « oublis » multiples provoqués par une trop grande passivité et de ne jamais couper le rythme de travail.

En bref, l’école ne doit certainement pas plier aux désires de quelques individus n’étant pas aptes de savoir ce qui est le mieux pour eux, et devrait avant tout être composée de personnes qualifiées.

Ecrit par : Estil | 16 mai 2006

Pour Lola,

Je vous souhaite de tout cœur de réussir votre concours. Cependant, je crois que la moustache du vilain M. Brighelli vous semblera bien lointaine et bienveillante (ça y est, je parle comme le poète Villepin) l’an prochain quand vous serez stagiaire. Maior e longinquo reuerentia !

Se faire traiter, pour une jeune collègue, de « pute » le jour même de la rentrée par les garçons de première technique, comme j’en ai été le témoin, ça s’est se mesurer à de l’insulte ! Et du lourd !
C’est vrai, les stagiaires bénéficient alors de l'appui et des conseils de vrais professionnels de la profession : les formateurs IUFM. Et là, on comprend qu’il vaut mieux, à la guerre, ne pas avoir certaines personnes de son côté !

Allez, il y a des gens bien plus à craindre dans les jurys : ceux qui cherchent à sonder votre « citoyenneté » plutôt que vos connaissances et que votre aisance à l’oral.

Ecrit par : Lariba | 16 mai 2006

Bonsoir, Lola…
En dehors du fait que vos propos paraissent admirablement téléguidés pour servir les intentions de tel ou tel — ce que vous nierez bien certainement, mis je flaire une provocation à cent kilomètres, c'est un don que nous avons, en Corse —, Jean-Paul Brighelli est plusieurs, et il est tout à fait capable de s'attacher strictement à ce qui est adéquat dans les propos d'un candidat sur un texte littéraire — à moins que vous ne mettiez ma compétence littéraire en doute, ce qui serait plus grave, et que d'ailleurs vous ne ferez pas : après tout, voous avez pu travailler sur les manuels que j'ai co-commis dans les années 80, c'est freanchement ce qu'iul y a de mieux pour préparer un tel concours — et il paraît qu'ils sont régulièrement photocopiés dans l'épreuve sur dossier — l'hommage du vice à la vertu.
Je vous rappelle que je suis dans les commissions d'explication, pas celles de didactique. Par ailleurs, ces jurys sont truffés de têtes connues — l'élite de l'université française, vous les rencontrez tous à tout bout de champ. Enfin, si vous me croisez effectivement, faites-vous connaître, je me ferai remplacer le temps d'une explication — nous faisons cela tout le temps quand nous tombons au concours sur d'anciens étudiants.
Vous voyez, tout est prévu pour votre plus grand confort…

Méprisant et hautain ? C'est vraiment ainsi que vous me voyez ? À quelle occasion ? Face à qui, qui était forcément débonnaire et conciliant ?
Relisez la fin du second acte de Caligula, et vous verrez que je pourrais pousser le mépris plus loin.

Je ne vis que pour la littérature depuis quarante-cinq ans. Ça tombe bien, j'en ai fait mon métier. Eh bien, vous aussi, en théorie, non ? Sinon, que faites-vous là ?
Vous voyez, nous sommes faits pour nous entendre…
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2006

... tout candidat qui sera face à vous pour faire son explication de texte et qui aura suivi vos interventions télévisées, qui vous aura vu insulter des gens tout à fait respectables sur des plateaux télévisés, qui se sent peut-être loin, très loin, des conceptions que vous défendez avec ferveur, ou, tout simplement, qui ne comprend pas cette ardeur à discréditer une institution et un système que lui-même comprend encore mal.

ah , j'aurais bien aimé avoir une telle expérience! Sublime!Mon CAPES c'était nul, pas drôle du tout!

Ecrit par : anne | 16 mai 2006

Merci, Lariba… Mais notre amie Lola a des convictions… Si elle est honnête, ça lui passera.
Bonsoir…
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2006

à Sylvianne Royer,

Vous savez ce que vous répondrait Mme Charmeux ? Que vous ne savez pas lire....Que vous êtes une mauvaise lectrice...
Réponse qu'elle me fit personnellement(je peux faire suivre les mails qui contiennent son argumentaire à tout ceux qui douteraient de la réalité de ces réponses)


DG:-"J'ai lu avec attention le texte de réponse de Mme Charmeux à Mme Boutonnet, concernant la méthode d'apprentissage de la lecture.
Je n'ai que ma propre expérience d'élève de primaire dans les années 70 à lui opposer et le souvenir de mes camarades ayant tout comme moi appris à lire avec la méthode alphabétique. "

EC:- "Non ! Vous avez appris malgré la méthode. Car il est impossible que la méthode ait pu vous apprendre à lire, puisque ce n'est pas cela qu'elle enseigne. Les méthodes enseignent un déchiffrage oralisé qui est le contraire même du comportement de lecteur efficace. Comme tout le monde, comme moi, vous avez appris dans les situations de lecture que vous avez pu vivre, dans la rue, à la maison (sur la table des repas, sur l'écran de Télé, dans les jouets etc.), et cet apprentissage "bricolé" tout seul explique que les adultes qui, tous, ont appris comme vous (c'est bien la preuve que le B.A. BA n'a pas à revenir : il n'a jamais quitté les classes, exception faite d'environ 20% d'entre elles) soient des lecteurs si médiocres, incapables de venir à bout des cent lectures différentes que notre vie d'aujourd'hui exigerait qu'on fasse."

Après lui avoir fait suivre le témoignage d'autres personnes dans le même cas que moi , elle me répond:

EC:-"Cela prouve de toute évidence combien ils ont pris de mauvaises habitudes de lecture, liées de toute évidence à un très mauvais apprentissage initial. le premier indice de lecteur médiocre, c'est de commencer par une lecture linéaire. De plus, c'est une des causes les plus importantes de difficultés de compréhension.
les enseignants (même en retraite, les clercs d'huissiers et les autres sont des preuves flagrantes de l'absence de stratégies de lecture chez la plus grande partie de la population, qui a depuis toujours appris à lire par le B.A.BA.) "

Ecrit par : DG | 16 mai 2006

! Oui, j'ai reçu aussi quelques mails de mm C. (très disponible au monologue) ... le pire c'est qu'elle y croit vraiment, elle est vraiment sincère ! Moi j’ai désormais une sorte d’étrange estime pour cette dame qui insiste à dire que pendant des millénaires les hommes ont fait semblant de lire…je trouve Mm charmeux très attachante.

Ecrit par : isa | 16 mai 2006

J'ai corrigé beaucoup de copies de prépa-CAPES dans ma vie, vraiment beaucoup, et je vous assure, cher Brighelli, qu'il n'est pas besoin d'être corse pour trouver que la plume de Lola n'a pas 22 ou 23 ans. La période est trop longue, la syntaxe trop complexe, la ponctuation trop pertinente (il y a même des tirets et un point-virgule), le vocabulaire trop exact et (excusez-moi, cher jeune internaute qui passeriez par là), ce mail est sans faute d'orthographe... Ce n'est d'ailleurs sans doute pas une femme, car le générique au masculin ("tout candidat" "Aura-t-il"), même rigoureusement logique, n'aurait pas été tenu aussi longtemps par un scripteur féminin ; une femme aurait naturellement tourné autrement. Il me semble même que le scripteur appartient au personnel IUFM : a-t-on jamais vu une candidate au CAPES qui se nomme elle-même spontanément une "jeune apprentie enseignante" ?!!! C'est du Lubieu, du Meirin !
En plus, je vais vous dire, la sensibilité exprimée par ce bout de phrase :"le malaise que chaque candidat peut ressentir à passer ses oraux devant un jury composé de personnes à ce point malveillantes les unes envers les autres", a quelque chose de la rhétorique hypocrite du Hollande qui censure un gouvernement sous prétexte qu'on s'y chamaille (ou chamaillerait). Les jeunes de 22 ans ne raisonnent pas comme ça : que les vieux s'entredéchirent, ils le voient, ils le savent, et ils s'en foutent.
C'est tout de même assez moche. Vos ennemis, mon cher Brighelli, n'ont pas l'air d'imaginer qu'on puisse vouloir ardemment la modification de la maquette d'un concours, qu'on puisse crier sur tous les toits qu'un concours est mal construit, et être un examinateur impeccable, attentif, précis, objectif, dans l'épreuve qu'on fait passer et dont on approuve la formule. Soit ce sont de petits esprits, de petites âmes, qui nous imaginent de leur taille. Soit ce sont des enfants effrayés qui ne peuvent pas imaginer que leurs opposants sont des gens bien (ça me rappele un truc : quand j'étais enfant, un jour, j'ai rencontré une petite fille de mon âge, élevée chez les soeurs, qui croyait mordicus que je risquais de la mordre, parce qu'on lui avait dit qu'à la publique, il y avait le diable caché sous l'estrade et qu'il jetait des sorts).
Estil : ce n'est pas la peine de "rendre l'école maternelle obligatoire", 100% des enfants de 3 ans sont aujourd'hui scolarisés. C'était un des buts explicites de la loi Jospin de 89, et c'est la seule bonne chose que cette loi ait produit.

Ecrit par : marie | 16 mai 2006

à Isa,

Je n'ai pas autant de tendresse que vous à l'égard de cette personne. Mais vous avez raison, une sincérité réelle dans la mauvaise foi .

Ecrit par : DG | 16 mai 2006

pardon : "produite."
Je voulais aussi remercier ceux d'entre vous qui donnent des "liens", je m'instruis !
Et je trouve aussi qu'Yves-Françoise a raison. Il faut marquer des distances claires et nettes avec Radio-Courtoisie, SOS-éducation... et qui, encore, dites-moi ? car cet ennemi-là avance très habilement masqué, et j'ai failli me faire avoir. Biensûr tout discours critique à l'égard de n'importe quoi dans la société est récupérable par le FN, véritable collectionneur de toutes les colères et dépits — par la faute, en partie, des autres formations politiques, qui ne prêtent pas assez l'oreille à la demande de justice qui gît au fond de toute colère et de tout dépit. On ne peut pas les empêcher de récupérer nos discours, mais on peut (doit) manifester qu'on ne les juge pas fréquentables (MD a eu tort de parler dans leur micro).

Ecrit par : marie | 16 mai 2006

une réponse à estil sur la maternelle qu'il ne faudrait pas différencier ;
je pense au contraire que la maternelle est exactement le lieu où il faut différencier, car justement les différences sont immenses entre les enfants qui baragouinent quelques mots et ceux qui s'expriment en phrases entières, construites, dès la petite section.
Voir la stupeur de son enfant coincé dans une classe où certains enfants parlent un langage tellement bébé qu'il est inintelligible, le voir incrédule à l'idée d'être assimilé à ces bébés, constater son impatience à faire trois semaines de "traits" parce qu'il faut apprendre à respecter une consigne, quand il voudrait tellement "faire des ronds", le regarder s'entendre dire en moyenne section "que la maternelle n'est pas faite pour apprendre à lire" alors qu'il croit qu'il est venu à l'école pour ça, enfin être la maman d'un enfant qui apprend à lire dans son coin, celle qui pense naîvement que grâce aux cycles l'enfant pourrait attaquer vraiment la lecture en grande section et se heurter à une instit qui "vous prévient qu'elle ne fait pas de CP" et tant pis pour le petit qui se met à détester l'école...
alors refuser d'entendre ces enfants là c'est pire que tout...
faire une maternelle de niveaux c'est le bon sens parce que quelques mois de différence sont un monde entier ; quand on a trois ans, six mois c'est un sixième de la vie quand même...; et aussi parce qu'il n'y a aucune norme de développement jusqu'à six ans, chacun va son chemin, à son allure !

Ecrit par : fabienne | 16 mai 2006

Je suis choquée par cette idée de maternelle différenciée. Si vous voulez que votre précieux petit enfant soit "différencié", payez-lui un précepteur. Les parents d'élèves sont ahurissants ! Ils demandent à l'école publique de rendre à leur enfant les mêmes services qu'un précepteur de famille bourgeoise d'avant 14. La question n'est pas de savoir si votre merveille possède 500 mots et si le petit Woloff qui joue avec en possède 25. La question est de réformer les écoles maternelles, et leur programme à la noix, et la formation des instits, pour supprimer tout ce qui ressemble, en maternelle, à l'apprentissage prématuré de la lecture-écriture, et pour que les instits fassent en sorte que tous les petits passent au CP avec 1500 mots (je dis ce nombre au pif, mais ça a été chiffré par des linguistes). Quant à votre enfant, le petit Woloff ne lui fera pas prendre du retard, il lui apprendra à supporter les différences. Apprenez à votre enfant à dépasser sa "stupeur", son "incrédulité"; peut-être faudrait-il commencer par dépasser les vôtres. Apprenez aussi à votre enfant qu'il n'est pas un petit roi, le centre du monde, qui a ce qu'il veut à l'instant où il le veut. Etes-vous bien sûre que votre joli marmot soit suffisamment habitué à s'entendre répondre "non" ?

Ecrit par : marie la bleue | 16 mai 2006

Voir la stupeur de son enfant coincé dans une classe où certains enfants parlent un langage tellement bébé qu'il est inintelligible, le voir incrédule à l'idée d'être assimilé à ces bébés, constater son impatience à faire trois semaines de "traits" parce qu'il faut apprendre à respecter une consigne, quand il voudrait tellement "faire des ronds", le regarder s'entendre dire en moyenne section "que la maternelle n'est pas faite pour apprendre à lire" alors qu'il croit qu'il est venu à l'école pour ça, enfin être la maman d'un enfant qui apprend à lire dans son coin, celle qui pense naîvement que grâce aux cycles l'enfant pourrait attaquer vraiment la lecture en grande section et se heurter à une instit qui "vous prévient qu'elle ne fait pas de CP" et tant pis pour le petit qui se met à détester l'école...


Bonjour,
Fabienne j'ai adoré votre premier message. Mais là… je n'ai pas pu lire jusqu'à la fin tellement c'était blessant pour moi. Je suis une jeune mère d'un enfant bilingue qui a commencé à parler très tard. Sa maîtresse de petite section ne lui parlait pas et ce sont ses petits camarades "doués" qui ont appris à parler à ce pauvre "bébé". Suivant votre logique j'aurais dû mettre mon enfant en isolement dans une classe d'enfants qui ne parlent pas, de façon à ce qu'il ne parle jamais? pourquoi, pour ne pas humilier les doués qui auraient été en contact avec ce con?

Dans ce Pays nous n'avons décidément pas la mezza misura!
Il faudrait un peu se calmer sur certains points, car il y a des systèmes scolaires très traditionalistes (où par exemple on enseigne avec les bonnes vieilles méthodes) et très performants (où l’on n’a pas recours ni à ce stress du niveau, ni aux classements, ni à la notation). Mais bon, avant que cela rentre dans la tête d’un cartésien ! Il faudra du temps !

Ecrit par : isa | 16 mai 2006

merci Maria.

Ecrit par : isa | 16 mai 2006

Et si la maternelle était envisagée comme une classe unique où les enfants auraient libre choix(comme ils l'ont déjà entre l'espace lecture, l'espace repos,l'espace jeu....) d'aller vers des "ateliers" (excusez le terme je n'en ai pas d'autres) offrant des activités de différents niveaux? Pourquoi cloisonner les enfants dans des sections uniquement par classe d'âge alors que la simple observation d'une fratrie permet de constater que dans cette classe d'âge 3-6 ans(et tout particulièrement), les enfants se "construisent" les uns par rapport aux autres?
Par ailleurs je ne pense pas qu'il faille la rendre obligatoire mais je pense qu'il faut cependant demander aux parents de respecter les enseignants de ces classes et de ne pas en faire une garderie à la carte comme c'est bien souvent le cas, et ce en leur demandant de signer au moment de l' inscription de l'enfant un contrat d'engagement d'une présence régulière et assidue en classe comme c'est le cas dans la suite de la scolarité ...je pense qu'il n'est pas nécessaire d'ajouter de commentaire pour expliciter cette dernière remarque elle est suffisamment claire...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 16 mai 2006

À Marie

D'accord sur un point, pas sur tous.

Apprendre des mots, parler, parler encore, parler et faire parler, raconter… et ce le plus possible : oui et mille fois oui.

Mais pourquoi refuser l'accès à la lecture, à l'écriture ?

En fait, il me parait indispensable de distinguer deux sortes de choses :

1/ les apprentissages que la maternelle se doit de garantir à tous les enfants

2/ ceux que la maternelle devrait pouvoir proposer aux enfants qui en manifestent la motivation (laquelle peut, au besoin être suscitée)

Bref, une sorte de système à options… qui me semble ne pas être très éloigné, du moins dans l'esprit, de ce que suggère Patricia.

Ecrit par : Argo | 17 mai 2006

D'abord, à l'attention de M. Brighelli.
Je suis déçue et attristée que vous pensiez mon propos "téléguidé par tel ou tel". Et, finalement, cette réaction ne m'étonne pas plus que cela, d'autant plus que vous prenez vous-même délicatement soin de parer à toute tentative de démenti : "ce que vous nierez très certainement". Cette tactique est cruelle, et sachez bien que si mon propos avait été guidé, de quelque manière que ce fût, ce n'est pas par ce biais que je me serais adressé à vous. Mais à quoi bon nier, puisque votre conviction est faite ? (Et c'est bien regrettable). Ce que vous refusez de comprendre, c'est que je peux m'adresser à vous en tant, simplement, que candidate du CAPES, et non pas en tant que représentante de telle ou telle chapelle. Essayez de considérer ce que je ne peux pas prouver : j'ai 22 ans, je prépare en ce moment le CAPES et l'agrégation de lettres modernes, je n'apprécie ni l'IUFM de la ville où j'étudie (et je n'en connais pas d'autres), ni les enseignants qui y dispensent des cours, mais - n'accepteriez-vous pas la nuance ? - je n'apprécie pas, non plus, certains de vos propos. Méprisant et hautain, vous fûtes ? Oui, dans l'émission "Arrêt sur images", par exemple, où vos arguments pseudo-politiques (le coup de la carte du PS, pour ne citer que celui-ci) étaient bassement vils, et vous desservaient plutôt qu'ils n'appuyaient votre propos. Mais je ne tiens pas du tout - ceci dit en guise d'pà refaire une discussion sur ce sujet. Je ne nie absolument pas votre compétence littéraire, ni même votre capacité de juger en toute impartialité d'une explication de texte (et je n'ai jamais sous-entendu que vous puissiez appartenir à une commission de didactique : relisez donc mon premier message) - bref, je ne me permettrais de remettre en cause aucune de vos compétence. Votre antécédent télévisuel m'impressionne, voilà tout - et me faisait craindre que tel candidat puisse subir le même sort que certain interlocuteur que vous eutes face à vous dans des émissions télévisées. Mais votre propos m'a rassurée, car je pense que je n'hésiterais pas à vous demander de vous éclipser le cas échéant. Sachez bien que je suis en parfait accord avec nombre de vos propos, mais en désaccord avec certaines manières dont vous les exprimez : là, je me répète, mais j'ai l'impression que cela n'était pas clair.

Je vous répète ma déception de voir que vous considérez mon propos comme guidé par "tel ou tel", et c'est bien là une question que soulève pour moi votre réponse : pensez-vous que dès lors qu'il s'oppose sur quelque point à vous, un propos émane de la chapelle "d'en face". Ce serait apporter bien peu de crédit à celles et ceux qui, comme moi, alors qu'ils tentent d'entrer dans un métier auquel ils croient et de consacrer leur vie à la littérature - si tant est que cela soit encore possible ! -, essayent de se situer dans des querelles dont ils entrevoient les enjeux, qui les dépassent encore nettement.

Quant à Marie, je me permets de vous répondre aussi. Pourquoi vous évertuez-vous, vous aussi, à ne voir dans mon message qu'une contrefaçon ? Est-il vraiment impossible pour une étudiante de 22 ans de taper 10 lignes sans fautes et dans une syntaxe convenable ? Si M. Brighelli a corrigé ma copie de CAPES, il n'a sans doute pas rencontré beaucoup de fautes d'orthographe (sans doute davantage qu'ici, pourtant : ayant des difficultés à gérer le temps lors des épreuves, je ne parviens pas toujours à me relire), et aura sans doute été bien plus désolé de la dérive de ma réflexion sur le théâtre. Encore une fois, c'est assez déplaisant de n'être pas pris pour ce que l'on est. Le niveau est-il à ce point déplorable qu'il ne vous apparaisse logiquement, mathématiquement, humainement pas possible de lire des lignes correctes de candidats au CAPES ? Je sais qui prépare le CAPES, je sais que parmi ceux-là, beaucoup ont des difficultés à écrire correctement, et je sais que la prétention dont je vous semble peut-être faire preuve en affirmant cela n'est que le reflet d'un fossé creusé entre les candidats par leur scolarité, leur volonté de travail et d'appropriation de la langue. J'ai fait une classe d'hypokhâgne, une classe de khâgne, j'ai eu un résultat très convenable à l'ENS, j'ai fait un licence de lettres, une licence de linguistique, j'ai travaillé dans un journal national, j'ai rédigé un mémoire de maîtrise - et je devrais, pour être pris pour ce que je suis vraiment, pour être comprise et écoutée, m'efforcer de faire des fautes ? Si cela peut vous faire plaisir - ou vous rassurer -, je peux le faire, mais avouez que c'est dommage. Non ? Et croyez bien que si je pouvais vous prouver ma situation, je le ferais très volontiers. Quant à mon appartenance à l'IUFM, cette hypothèse me ferait rire si elle n'accentuait pas mon désarroi de vous voir cloisonner à cet univers les personnes qui peuvent, ponctuellement, émettre un doute, oser une contradiction ou poser une question quant aux conceptions qui sont les vôtres.

Si je ne vous ai pas convaincue, j'espère au moins pouvoir vous faire part, dans plus d'un mois, de mon succès au CAPES ; ce serait la preuve, enfin, qui manque à toutes ces tentatives de justification que je ne pensais pas devoir fournir.

Ecrit par : Lola | 17 mai 2006

D'abord, à l'attention de M. Brighelli.
Je suis déçue et attristée que vous pensiez mon propos "téléguidé par tel ou tel". Et, finalement, cette réaction ne m'étonne pas plus que cela, d'autant plus que vous prenez vous-même délicatement soin de parer à toute tentative de démenti : "ce que vous nierez très certainement". Cette tactique est cruelle, et sachez bien que si mon propos avait été guidé, de quelque manière que ce fût, ce n'est pas par ce biais que je me serais adressé à vous. Mais à quoi bon nier, puisque votre conviction est faite ? (Et c'est bien regrettable). Ce que vous refusez de comprendre, c'est que je peux m'adresser à vous en tant, simplement, que candidate du CAPES, et non pas en tant que représentante de telle ou telle chapelle. Essayez de considérer ce que je ne peux pas prouver : j'ai 22 ans, je prépare en ce moment le CAPES et l'agrégation de lettres modernes, je n'apprécie ni l'IUFM de la ville où j'étudie (et je n'en connais pas d'autres), ni les enseignants qui y dispensent des cours, mais - n'accepteriez-vous pas la nuance ? - je n'apprécie pas, non plus, certains de vos propos. Méprisant et hautain, vous fûtes ? Oui, dans l'émission "Arrêt sur images", par exemple, où vos arguments pseudo-politiques (le coup de la carte du PS, pour ne citer que celui-ci) étaient bassement vils, et vous desservaient plutôt qu'ils n'appuyaient votre propos. Mais je ne tiens pas du tout à refaire une discussion sur ce sujet. Je ne nie absolument pas votre compétence littéraire, ni même votre capacité de juger en toute impartialité d'une explication de texte (et je n'ai jamais sous-entendu que vous puissiez appartenir à une commission de didactique : relisez donc mon premier message) - bref, je ne me permettrais de remettre en cause aucune de vos compétences (comment le pourrais-je !). Votre antécédent télévisuel m'impressionne, voilà tout, et me faisait craindre que tel candidat puisse subir le même sort que certain interlocuteur que vous eûtes face à vous dans telle émission télévisée. Mais votre propos m'a rassurée, car je pense que je n'hésiterais pas à vous demander de vous éclipser le cas échéant. Sachez bien que je suis en parfait accord avec nombre de vos propos, mais en désaccord avec certaines manières de les exprimer : là, je me répète, mais j'ai l'impression que cela n'était pas clair.

Je vous redis ma déception de voir que vous considérez mon propos comme guidé par "tel ou tel", et c'est bien là une question que soulève pour moi votre réponse : pensez-vous que dès lors qu'il s'oppose sur quelque point à vous, un propos émane de la chapelle "d'en face". Ce serait apporter bien peu de crédit à celles et ceux qui, comme moi, alors qu'ils tentent d'entrer dans un métier auquel ils croient et de consacrer leur vie à la littérature - si tant est que cela soit encore possible ! -, essayent de se situer dans des querelles dont ils entrevoient les enjeux, qui les dépassent encore nettement.

Quant à Marie, je me permets de vous répondre aussi. Pourquoi vous évertuez-vous, vous aussi, à ne voir dans mon message qu'une contrefaçon ? Est-il vraiment impossible pour une étudiante de 22 ans de taper 10 lignes sans fautes et dans une syntaxe convenable ? Si M. Brighelli a corrigé ma copie de CAPES, il n'a sans doute pas rencontré beaucoup de fautes d'orthographe (sans doute davantage qu'ici, pourtant : ayant des difficultés à gérer le temps lors des épreuves, je ne parviens pas toujours à me relire), et aura sans doute été bien plus désolé de la dérive de ma réflexion sur le théâtre. Vous savez bien que dans les adultes, qui, comme vous, maîtrisent la langue, certains ont passé le CAPES sans avoir à en rougir... Encore une fois, c'est assez déplaisant de n'être pas prise pour ce que je suis. Le niveau est-il à ce point déplorable qu'il ne vous apparaisse logiquement, mathématiquement, humainement pas possible de lire des lignes correctes d'une candidate au CAPES ? Je sais qui prépare le CAPES, je sais que parmi ceux-là, beaucoup ont des difficultés à écrire correctement, et je sais que la prétention dont je vous semble peut-être faire preuve en affirmant cela n'est que le reflet d'un fossé creusé entre les candidats par leur scolarité, leur volonté de travail et d'appropriation de la langue. J'ai fait une classe d'hypokhâgne, une classe de khâgne, j'ai eu un résultat très convenable à l'ENS, j'ai fait un licence de lettres, une licence de linguistique, j'ai travaillé dans un journal national, j'ai rédigé un mémoire de maîtrise, des dossiers, des articles - et je devrais, pour être pris pour ce que je suis vraiment, pour être comprise et écoutée, m'efforcer de faire des fautes ? Si cela peut vous faire plaisir - ou vous rassurer -, je peux le faire, mais avouez que c'est dommage. Non ? Et croyez bien que si je pouvais vous prouver ma situation, je le ferais très volontiers. Quant à mon appartenance à l'IUFM, cette hypothèse me ferait rire si elle n'accentuait pas mon désarroi de vous voir cloisonner à cet univers les personnes qui peuvent, ponctuellement, émettre un doute, oser une contradiction ou poser une question quant aux conceptions qui sont les vôtres.

Si je ne vous ai pas convaincue, j'espère au moins pouvoir vous faire part, dans plus d'un mois, de mon succès au CAPES - ou même à l'agrégation, il m'est loisible de rêver ! - ; ce serait la preuve, enfin, qui manque à toutes ces tentatives de justification que je ne pensais pas devoir fournir.

Ecrit par : Lola | 17 mai 2006

Je suis parfaitement désolée pour l'envahissement dû au redoublement de mon message, entièrement indépendant de ma volonté.

Ecrit par : Lola | 17 mai 2006

Les jeunes sont nuls, c'est Brighelli qui l'dit. Ceux qui prétendent le contraire doivent être des vieux (à la solde des "pédagogues").

Décidément ce blog est très amusant... on y renifle de douces odeurs de réactions (mais attention! réaction "apolitique" voire même carrément "de gauche"! Quelles mânes n'invoque t-on pas? Jaurès, Blum, j'en passe), on se frotte à une rhétorique du fantasme, du complot, de la lutte secrète, qui nous aide à nous rappeller des plus belles heures de la presse française des années 30. J'aime beaucoup.


Courage, camarades, le nouveau monde est derrière vous!


ps: j'ai 20 ans, je suis un pur produit de l'école dégénérée, et mon dieu je respire bien. Un air pur, un air de cimes, un air de liberté. Mieux que l'atmosphère lourde, nauséabonde, peuplée de fantasmes étriqués et de désirs serviles, je vous conseille de très beaux textes pédagogiques. Par exemple ce que Rancière écrit sur "le maître ignorant". Là, on respire.

Ecrit par : Filochard | 17 mai 2006

Permettez-moi de revenir sur un élément que j'ai négligé : Marie, vous dites "Les jeunes de 22 ans ne raisonnent pas comme ça : que les vieux s'entredéchirent, ils le voient, ils le savent, et ils s'en foutent".

Diantre !

A 22 ans, nous sommes alors toutes et tous identiques, avons tous les mêmes préoccupations, loin des adultes (que, sauf information contraire, nous sommes aussi ?). Ce genre de propos me rend encore plus défaitiste sur la capacités des gens - comment vous appeler ? - d'âge plus avancé que moi, dirons-nous, à croire en "les jeunes" (comme aiment à nous appeler les politiques) et en leur capacité à s'intégrer à la vie active, que sur celle de beaucoup de personnes de mon âge à réagir dans le monde qui est le nôtre.
"Ils s'en foutent", oui, peut-être beaucoup, mais moi pas, ni beaucoup des ceux qui m'entourent. Vous n'êtes peut-être pas prête à l'accepter. Mais avec de telles réductions et de tels raccourcis - qui ont une base évidente de vérité, cela va sans dire -, ne vous étonnez pas des frontières trop étanches entre vous et nous. De la nuance, que diable !

Ecrit par : Lola | 17 mai 2006

Pour Lola

Mademoiselle,

Je refuse de me demander, comme M. Brighelli ou "Marie", si vous êtes une vraie ou une fausse "Lola". Cette question nous mènerait très loin.

Je viens simplement vous avisez que vous vous livrez à une action déconseillée. Un candidat de concours de recrutement ne doit pas entrer en contact, comme vous l'avez fait, avec un membre de son jury. Passe encore pour votre première lettre qui ne donnait sur vous aucune information personnelle. Mais un candidat ne doit certainement pas faire étalage de sa vie devant un examinateur, ou faire part de ses états d'âme comme vous venez de le faire dans vos derniers mails.

Vous permettriez-vous cette illégalité s'il s'agissait de rencontrer M. Brighelli et de lui parler "en chair et en os" ? Non. Vous permettriez-vous de le faire par lettre -papier ? Non. Je crois que la "virtualité" du numérique et la signature anonyme vous ont conduite à commettre, étourdiement, une entorse que vous n'auriez pas commise sans cela.

Je pense donc qu'il serait raisonnable que vous en restiez-là et que M. Brighelli oublie que vous lui avez écrit.

Comme tout candidat d'un concours de la fonction publique, vous honorerez paisiblement votre convocation à l'oral (si vous êtes admissible), et vous vous présenterez devant les commissions d'interrogation que le président du jury, M. Alain Pagès, vous aura fixées. Un candidat de concours de recrutemet ne choisit pas ses commissions d'interrogation, et un juré ne choisit pas davantage les candidats qu'il interroge.
Vous n'avez rien à craindre : toutes les personnes qui vous interrogeront sont des gens capables, chacun dans sa discipline. Vous n'avez pas à entrer dans le détail de savoir comme l'un comprend et juge la discipline de l'autre, cela ne vous regarde pas (du moins pas en tant que candidate). Occupez-vous seulement de réussir vos planches (... et de relire, par exmple, le programme d'agrégation).

Je vais finir par croire que ce CAPES est une nef des fous ! Des jurés qui pétitionnent pour faire chasser l'un d'entre eux ! Des candidats qui viennent parler aux examinateurs entre les épreuves ! Mais où est-on ?


Marie-Christine Bellosta
ancien membre du jury de l'agrégation

Ecrit par : mc bellosta | 17 mai 2006

Dont acte. Révisez les classiques, et tenez-nous au courant, début juillet, pour nous dire que vous l'avez eu. Et tant qu'à faire, que voous avez eu l'agreg. Tenez, il existe une revue fort bien faite qui s'appelle Méthode, consacrée au programme d'agreg. J'y ai commis cette année un petit quelque chose sur Retz, pour lequel j'ai toujours eu une tendresse particulière. Cela vous donnera une idée de mon style hors polémique…

J'adore que Filochard, du haut de ses vingt ans, noous donne des leçons d'air des cîmes. Ça vous a un petit parfum nietzschéen de derrière les fagots…
En attendant, nous, on est dans la soute, et on s'efforce de faire repartir le navire, qui est sacrément en panne. Bon air dans ta tour d'ivoire, Filochard !
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 mai 2006

je suis d'accord avec "vous" sur tout. Mais quand j'entends ce stress que vous avez autour d'un moment de la scolarité de l'enfant , la maternelle, que dans TOUS les pays, même les plus performants , reste un moment de jeu et de partage!....( Au point que personne ne se choque que l'on puisse faire des classes de niveaux en maternelle! )

Et ben...Quand je lis cela, je me dis que je suis vraiment mal tombée, surtout mon pauvre petit qui aurait pu avoir une scolarité plus que correcte, avec jeux en maternelle, syllabique en Cp, division en CE1, pas de notes jusqu'à 8 ans et surtout du grec et du latin au lycée, un peu d'histoire chronologique, de l'histoire de la philo et de l'histoire de la littérature.
Et me voilà chez les fous qui prenne la maternelle pour la fac et a fac pour la maternelle!

Ecrit par : isa | 17 mai 2006

prennent

Ecrit par : isa | 17 mai 2006

"ce serait la preuve, enfin, qui manque à toutes ces tentatives de justification que je ne pensais pas devoir fournir."
Si seulement cela était vrai. J'ai des doutes.

Monsieur Brighelli,
Pourriez vous svp ouvrir plusieurs fil, sinon, moi , l'âne, je ne m'y retrouve plus :( .
par ex:
un fil crèche
un file maternelle
un fil lycée
un fil fac
un fil COMMENT VIRER LES MéDIOCRES DES IUFM
ce ne sont que des exemples bien sûr.
bien amicalement

Ecrit par : toto | 17 mai 2006

Bref, une sorte de système à options…

j'hadère 100%

Ecrit par : toto | 17 mai 2006

Bonjour à tous,
Isa: Il y a des jeux en maternelle, de la syllabique en CP, pour ce qui concerne l'absence de notes jusqu'à 8 ans, cela arrive, le latin au lycée existe encore, que je sache, et faire de l'histoire de la philo et de la littérature dépend quand même pas mal du prof... Qui a, quoiqu'on en dise, et suivant sa lecture des programmes, les libertés qu'il se donne sans, la plupart du temps, de brimades de la part de son inspection pourvu qu'il argumente lors de son entretien et que ce qu'il fait marche! (J'ai la faiblesse de croire que beaucoup d'inspecteurs ne sont pas idiots-certains un peu pervers, peut-être-, et savent se rallier à des pratiques qui marchent!
Concernant la question spécifique-et cruciale-de la maternelle, la diversité des points de vue, (qui rejoint celle des pratiques) m'incite à penser, (s'il en était besoin) que les pratiques y sont quand même assez diversifiées, avec quelques classes de 2 ans, beaucoup de jeux et d'activités ludiques, la différenciation de la pédagogie permettant parfaitement d'apprendre à lire à certains enfants, (s'ils sont suivis à la maison par leurs parents, c'est encore mieux) et, évidemment, si je peux me permettre cette mini-intrusion de langage "IUFMesque", l'apprentissage du vivre ensemble.
La polémique autour d'une candidate au CAPES qui serait une "espionne" parce qu'elle sait s'exprimer à 23 ans me semble parfaitement scandaleuse! Evidemment, ceux qui pensent cela ne risque pas de se tromper! Tu ne peux pas savoir t'exprimer, puisque tu es jeune, et les jeunes ne savent pas s'exprimer, puisqu'ils ont appris avec la méthode syllabique. Je crois qu'on n'est pas très loin de la tautologie.
Jean-Paul, je partage, (sur le fond en tout cas) une partie de vos points de vue. Le fait que la plupart des intervenants ici soient vos émules ne doit pas, à mon avis, vous donner une espèce de suffisance qui vous fasse mépriser les personnes dont ce n'est pas le cas; (cf la réponse à Filochard).
Par ailleurs, Mme Bellosta, l'anonymat n'est pas menacé sur un blog. Que je sache, Jean-Paul n'a ni le nom, ni la photo, ni aucune information sur cette candidate, (qui n'a vraisemblablement pas signé de son vrai nom ici!)
Jean-Paul, vous n'avez vraiment pas de chance! Les émules de Foucambert doivent vraiment se compter sur les doigts d'une main dans notre beau pays!

Ecrit par : christophe sibille | 17 mai 2006

Je prends note, Mme Bellosta, de vos commentaires, et de vos conseils, et je n'avais pas l'intention d'aller plus loin. Il me semblait que je me devais de me justifier, puisque plusieurs personnes, dont M. Brighelli, avaient cru bon de penser que mon message émanait d'une quelconque dictée ou n'était que le fruit d'un ennemi déguisé. Evidemment, je n'ai pas signé de mon nom, et en quoi les informations que j'ai transmises permettraient-elles qu'on me reconnaisse ? Tout cela n'est qu'anomyme, et parmi les 2100 candidats admissibles au CAPES, rien ne permettra de me différencier des autres, pas même les bribes d'information que je donne, et vous le savez.
Par ailleurs, c'est bien justement parce que le blog permet l'anonymat que je me suis permise d'écrire. Il est évident que nous n'avons affaire qu'à une candidate anonyme qui s'adresse anonymement à un membre du jury !
Je cesse là d'écrire sur ce blog jusqu'à la fin du CAPES, les toutes petites polémiques qui en découlent sont inutiles et je ne tiens pas à m'attirer les foudres de qui que ce soit plus avant.

Ecrit par : Lola | 17 mai 2006

M. Brighelli,

Un dernier mot, puisque vous faites votre publicité, j'ai effectivement utilisé cette année la revue Méthode, entre autres votre article et selui de Mme Bertière, qui m'ont bien servi pour une leçon sur le Cardinal, auteur qui demeure assez difficile à maîtriser à mes yeux.

Ecrit par : Lola | 17 mai 2006

"selui"

lola se souvient-elle :
1) comment elle a appris à lire
2) avec quelle méthode, le nom svp
3) si elle a des frêres et soeurs, sa place +jeune+vieille
4)si elle a fait son CP (apparement oui)

ce n'est pas parce que vous ne faite pas de fautes que vous êtes obligatoirement qq'un de cultivé & d'intelligent. Mais cela y contribue.

bien amicalement
toto
Ps: Monsieur Brighelli, je sais pas vous, mais moi là, je trouve que ça commence à "ramer", pour utiliser le terme à la mode en CP, pour charger une page et pour poster.
Pourriez-vous ouvrir un autre fil ?
il faudrait aussi en mettre un spécialement pour les corbeaux qui ne manqueront pas de venir 'nous' faire suer.

Ecrit par : toto | 17 mai 2006

Pardon ici ça fonctionne mieux, mais chez moi ça rame (?)
bon je retire le ps , cela vient de chez moi peut-être,
Je ferais le ménage.
:(

Ecrit par : toto | 17 mai 2006

J'ai le défaut d'être une scientifique. Comme beaucoup de scientifiques, j'adore aller à l'essentiel. Je constate que sur ce blog, il y a beaucoup de discussions qui dégénèrent souvent en règlements de comptes stériles. Nous avons fait le même constat sur l'école, alors pourquoi n'agissons-nous pas? Où est votre groupe de pression, M. Brighelli?
Je vais voir ma chère IPR dans quelques jours. Savoir qu'elle va nous parler des nouvelles absurdités trouvées par nos gogos de pédagogues me donne déjà la nausée.

Ecrit par : valérie | 17 mai 2006

"rien ne permettra de me différencier des autres,"
pas sûr, un style cela se reconnait, comme la présence de cetaines fautes, ou la non présence de faute.
Vous nous donnez à chaque post, un peu plus d'information :)

Ecrit par : toto | 17 mai 2006

bonjour
d'abord de plates excuses à ceux ou celles que j'aurais blessés ; mon propos ne se voulait ni méprisant ni blessant pour les enfants qui arrivent en maternelle ne sachant pas parler ; il ne me viendrait pas à l'idée de mépriser un gamin qui mesure 5 cm de plus ou de moins que le mien !!! c'est la même chose ! mais si mon enfant mesure 1 mètre je ne lui met pas un pantalon pour enfant qui mesure 90 cm...c'est plus clair là ?
ce que je remets en question c'est le principe de base qui veut qu'un enfant le désirant ne peut pas progresser à son rythme ; nous aussi nous avons été blessés, traités de parents-pousseurs (alors qu'on court derrière son gamin), d'enquiquineurs (je suis polie) avec nos "merveilles" merci à celle ou celui qui a employé ce mot ça réveille nombre de mauvais souvenirs...quant aux précepteurs de familles bourgeoises ???? je ne vois pas le rapport ? la pédagogie différenciée existe, je l'ai rencontrée mais certes pas en maternelle (expérience qui ne peut certes pas être présentée comme une généralité j'en suis consciente).

je rejoins l'interlocuteur qui pense à des classes mélangées (type Montessori ?) où chacun peut suivre à son rythme, prendre son temps ou aller plus vite...
ce qui a étonné mon fiston ce n'est pas de se retrouver avec des plus "bébés" mais d'être considéré comme étant au même niveau de développement sous le prétexte de l'âge (exemple : l'objectif de la toute petite section est de reconnaitre les quatre couleurs primaires à la fin de l'année, que fait l'enfant qui entre en maternelle et qui connait déjà ?) ; mon propos est de dire que les écarts sont extrêmement grands entre les petits enfants, et je ne comprends pas que la maternelle s'obstine à les classer par âge et non par phase de développement...
voilà tout ce que je regrette, et pour quoi je milite : que chacun trouve sa place dans l'école de la République et puisse développer toutes SES capacités ; un enfant qui ne trouve pas sa place à l'école est un enfant en grande souffrance parce qu'on lui dénie le droit d'être lui même, pour le faire entrer de force dans un moule (qui est son année de naissance) ; ceci est valable dans un sens comme dans l'autre.
Voilà encore désolée isa, mes nièces parlent trois langues, arrivant de New York avec une maman française et un papa mexicain, et je sais que les débuts à l'école sont difficiles...mais quelle richesse !
un petit mot à marie la bleue : d'abord je n'ai pas de marmots mais des enfants, ensuite il me semble que dans votre dernière remarque vous confondez instruction et éducation...

Ecrit par : fabienne | 17 mai 2006

Je tenais à réagir aux propos d'un certain individu qui sévit sur tous les forums liés à l'éducation sous le nom de Christophe Sibille.
Depuis quelques mois, j'ai pris l'habitude de poster des messages sur le forum de SOS Education, bien que n'en partageant pas tous les points de vue, loin de là.
Or, ce matin, en bas de deux pages concernant M. Brighelli, M. Sibille a posté les messages suivants (totalement identiques) :
"Ca y est, Brighelli a dit explicitement sur son blog ce qu'il pensait de SOS education."

Sans autre explication. Il s'agit là d'une tentative de plus de la part de cet individu de combattre des idées contraire aux siennes en montant les individus les uns contre les autres. Je n'ai pas pris le temps de relire l'intégralité des commentaires des intervenants de ce blog (très instructif), mais je présume aisément que M. Brighelli n'a pas dit du bien de SOS Education.
Dans ce cas, de quelle façon interpréter les propos de Christophe Sibille ? S'agit-il de défendre SOS Education ou Brighelli, alors qu'il passe son temps à longueur de messages à dire du mal de l'un comme de l'autre, ponctuant ses propos de formules de politesse dont il ne pense rien ?
Il est fort probable que cet individu cherchera une fois de plus à se faire passer pour une victime en continuant au passage à dénigrer les autres intervenants des forums (comme c'est le cas ici, si j'en crois le rapide aperçu que j'ai eu), sans chercher à combattre les idées.
Christophe Sibille fait partie de cette caste d'individus dangereux de l'Education Nationale aux théses négationnistes dont le seul contre argument à l'encontre de ses détracteurs consiste à dire que cela ne représente pas la majorité (grâce à Internet, on ne peut plus parler de majorité silencieuse, à présent, puisque nous pouvons nous exprimer, et bon nombre d'enseignants dont je fais partie n'hésitent plus à dénoncer un système qui court à sa perte), que lui ne fait pas comme cela et que tout ceci n'est que pure invention et uniquement destiné à se faire de la publicité. Comme si Boutonnet, Le Bris, Breghelli avaient la volonté d'être médiatisés, quand on sait le sort que nos instances supérieures leur réservent !
Bref, j'invite tous les intervenants de ce forum à ne pas chercher à dialoguer avec cet individu qui ne mérite pas qu'on s'attarde davantage sur son cas.

Sionac'h

Ecrit par : Sionac'h | 17 mai 2006

"J'ai le défaut d'être une scientifique. Comme beaucoup de scientifiques, j'adore aller à l'essentiel"
Bravo Valérie, moi aussi, mais je pense que monsieur Brighelli comprend très vite comment ce passe le monde virtuel.
Laissez "le corse" se chauffer le moteur. consolider ses bases.
MINISTRE DE L'INSTRUCTION EN 2007 OU ALORS VENDETTA
je suis trop violent?

Attention les médiocres seront là pour vous mettre des bâtons dans les trous.
ouvrez plusieurs fils bien différents sinon on va se perdre.(amha)

Ecrit par : toto | 17 mai 2006

"J'adore que Filochard, du haut de ses vingt ans, noous donne des leçons d'air des cîmes. Ça vous a un petit parfum nietzschéen de derrière les fagots…
En attendant, nous, on est dans la soute, et on s'efforce de faire repartir le navire, qui est sacrément en panne. Bon air dans ta tour d'ivoire, Filochard !"

> Il est piquant que le pauvre étudiant à peine sorti du système scolaire (que vous vomissez tant) habite une tour d'ivoire, tandis que le(s) prof(s) (prof de lycée, prof de prépa, prof de fac), les parents, bref, tous les gens qui ne sont que secondairement (ou indirectement dans le cas des profs) concernés par le processus d'apprentissage lui même, connaissent à fond la dure réalité des choses éducatives. Il semblerait (sans que cela soit pour autant étonnant) que nous autres élèves et étudiants soyons cantonnés au rôle de "classe objet", ayant à être dite et non pas à dire. C'est dommageable, d'autant que sur de nombreux points les élèves seraient "d'accord" avec vous pour rejeter certaines arnaques du "pédagogisme à tout crin". Mais là où ça ne passe plus c'est quand ça commence à sentir le tablier, l'encrier, la règle en fer...
Parfum de Nietzschéen? Allons pour le nietzschéisme (je rappelle de même que "anarchiste" avait commencé par être une insulte avant que les insultés ne s'en réclament), soyons nietzschéens : que donnerait une zoulie lecture symptomale de vos gesticulations? Une psychologie? La réaction scolaire, émanation de fantasmes étriqués et de désirs faibles ; quand on ne sait pas enthousiasmer on soumet, on dresse (NB: pour reprendre une terminologie foucaldo-deleuzienne, sachez que je vomis tout autant que vous les mécanismes de "contrôle" que nous mijotent les pédagos, mais que je ne bave pas non plus sur un retour à nos bonnes vieilles sociétés disciplinaires... enfermement, casernement, panopticon, anatomo-politique: ya basta!). Une sociologie? Au risque de passer cette fois pour bourdieusien, je fais l'audacieuse hypothèse que les profs grognons de ce site (ou d'ailleurs) sont des bourgeois du savoir déclassés - c'est à dire qui ont vu leur capital culturel brusquement démonétisé au cours des 20 dernières années. Forcément, le diplôme ne vaut plus rien, ni d'ailleurs l'agrèg, on se moque des profs et de leur culture savante: réaction, défendons nos biftecks. Encore une bonne petite posture réactive de derrière les fagots: décidément ce qui me gêne ce ne sont pas tellement vos thèses (quoique) mais l'atmosphère lourde et nauséeuse qui flotte tout autour de votre discours. Je cesse là les invectives, je vous souhaite bon vent -j'essayerais de ne plus interrompre la noble communion des vieux réacs, à l'avenir. Piacere!

Ecrit par : Filochard | 17 mai 2006

Je comprends que Monsieur Sionac'h soit à ce point vexé que quelqu'un qui est encensé par une association ne renvoie pas l'ascenseur s'il n'est pas convaincu du bien-fondé de tous les points de vue défendus par ladite association. ( En d'autres termes, les ennemis de mes ennemis ne sont pas forcément mes amis). Il convient cependant de garder une certaine honnêteté intellectuelle, et de se contenter de lire les messages avec ce qu'ils contiennent de commentaires et de propositions. En d'autres termes, j'aimerais savoir exactement dans quels messages postés j'essaie de passer pour une victime? J'essaie simplement d'apporter ma contribution à un discours qui pourrait faire avancer les choses, quoiqu'en pense ce cher Monsieur. Et merci pour son message, qui me semble digne de: "Je suis partout".
Négationniste? Grand Dieu, et où l'ai-je été? J'attends des précisions! Et le monde de l'éducation est vraisemblablement négationniste aussi, quand il donne la parole à des personnes n'ayant pas que du mal à dire de leur formation en IUFM?
Petits détails amusants: Jul, dessinateur et rédacteur à Charlie-Hebdo; ayant suivi toute sa scolarité à l'école Decroly, (méthode globale, et même pire, comme aurait dit Brassens). Normale Sup, agrégation d'histoire, doctorat en sinologie.
Emmanuelle Veil, également journaliste à Charlie Hebdo. Toute sa scolarité à l'école Decroly, école de journalisme, puis journaliste, donc, extrêmement brillante.
D'autres exemples à l'avenant.
Alors, une école, ou des écoles?

Ecrit par : christophe sibille | 17 mai 2006

Pourquoi devrais-je être vexé de propos dont je ne connais pas l'auteur concernant une association à laquelle je ne suis pas affilié ?
Vos propos négationnistes ? Il suffit de se rendre sur le forum SOS éducation pour découvrir que vous ne cessez de nier la réalité des propos tenus par les détracteurs des IUFM. Les témoignages affluent. Les sites des anti IUFM sont de plus en plus nombreux, sauf lorsque les auteurs sont contraints de les fermer pour éviter les sanctions.

Les exemples que vous citez sont ridicules et sortis de leur contexte. Qu'en est-il des familles de ces personnes ? A quelle époque cela a eu lieu ?
En tant qu'enseignant, vous devriez pourtant savoir que les élèves actuels ne sont en rien comparables avec ceux qu'il y avait il y a 20 ans ou plus.
Ah c'est vrai ! J'allais oublier ! Vous êtes formateur à l'IUFM. Il est vrai que les enfants, on ne sait plus trop ce que c'est à l'IUFM avec ces armées de "chercheurs" qui ne trouvent rien.

Ecrit par : Sionac'h | 17 mai 2006

"Petits détails amusants: Jul, dessinateur et rédacteur à Charlie-Hebdo; ayant suivi toute sa scolarité à l'école Decroly, (méthode globale, et même pire, comme aurait dit Brassens). Normale Sup, agrégation d'histoire, doctorat en sinologie.
Emmanuelle Veil, également journaliste à Charlie Hebdo. Toute sa scolarité à l'école Decroly, école de journalisme, puis journaliste, donc, extrêmement brillante.
D'autres exemples à l'avenant."

Bonjour Christophe, vous le savez bien, alors ne fait pas semblant, vous ne donnez pas assez d'informations dans ce que vous affirmez.
Dites à ces messieurs de venir ici ou là (L&E;) j'aimerions leur poser qqe questions, vous savez bien, celles que j'ai l'habitude de poser, quand on me fait des affirmations de ce style.
Bien amicalement
toto
Global ou Syllabique on s'en fout (regadez L&L;, il y a de la global dedans, eh oui ), le principal c'est du simple vers le complexe , désolé d'êttre lourd.

Ecrit par : toto | 17 mai 2006

"Négationniste? Grand Dieu, et où l'ai-je été? J'attends des précisions!"
Christophe Sibille

Sur SOS Education, Christophe Sibille a écrit :
"Ven Mar 03, 2006 11:55 am
Concernant le mot "apprenant", je ne l'ai moi-même jamais employé, l'ai très rarement entendu employer par les collègues. Prétendre qu'on ne peut pas avoir le concours sans en faire usage est tout simplement faux.

Ven Mar 03, 2006 7:01 pm
Concernant les plaintes, les blogs des stagiaires ayant été soit -disant tyrannisés par l'IUFM, on nous ressort toujours les deux ou trois mêmes, ainsi que ce texte qui s'indigne de la révocation de Laurent Lafforgue, que j'ai vu resservir un certain nombre de fois sur différents forums! Il faudrait vous renouveler!

Ven Mar 03, 2006 7:18 pm
Concernant le site composé de mots de soit-disant jargon pédagogisant, l'initiateur de celui-ci me semble au mieux un tantinet ignorant: je ne vois pas ce que les mots: "Schème, dimension sémiologique, feedback, obédience, problématique, extrémité du spectre" viennent y faire! [...]Quand aux autres, je ne les ai jamais employés, et n'ai jamais entendu personne les employer à l'IUFM!

Jeu Mar 23, 2006 12:10 pm
-Qu'un enseignant soit évalué en fonction des méthodes qu'il emploie et non sur ses résultats reste un phénomène extrêmement marginal... Et Rachel Boutonnet, pour la prendre en exemple, qui est allée pleurnicher sur toutes les antennes de France et de Navarre, n'a jamais été dans ce cas.

Ven Mar 24, 2006 6:30 pm
On nous sort toujours les deux ou trois mêmes livres, ou blogs. Mais ceux qui prétendent qu'il faut les détruire, s'ils sont assez actifs, ne sont pas si nombreux!

Lun Mar 27, 2006 9:47 am
Plusieurs, cela fait combien? Dire que tous les stagiaires de France et de Navarre sont mécontents de leur formation sous prétexte que deux livres ont été écrits à ce sujet me paraît scientifiquement assez douteux! Même si quelques blogs allant dans le même sens existent sur internet. "

FIN DE CITATIONS, mais la liste pourrait être plus longue...

Sionac'h

Ecrit par : Sionac'h | 17 mai 2006

Désolé, Sionac'h, mais je n'ai rien à renier par rapport à ce que j'ai écrit dans ces messages. RIEN. Si, une petite erreur de ma part, il n'y a pas trois livres écrits sur le sujet, mais six. Mille excuses.
Par ailleurs, une bonne partie des "citations" que vous rapportez sont des réponses à des messages contenant des amalgames particulièrement mensongers, et donc, étant totalement décontextualisées, n'ont plus du tout le même sens; (je pense que je ne vous apprends rien en disant ça).
Toto: Les gens dont je vous parle sont mes amis. Je les connais, donc!
Sionac'h: Si vous vous documentez un peu, vous verrez que ces mêmes personnes sont des trentenaires. Par ailleurs, arrêtez de donnez des conseils aux gens de ce fil pour savoir si cela vaut la peine ou non de discuter avec moi. Ils sont assez grands pour savoir ce qu'ils ont à faire, je pense!

Ecrit par : christophe sibille | 17 mai 2006

"Toto: Les gens dont je vous parle sont mes amis. Je les connais, donc!"
donc ? vous leur avez déjà posé toutes les questions ?
donc vous pouvez me répondre .
Cp , pas CP
Frangin frangine
nom de la méthode
etc etc je sais que vous ne pourrez pas répondre à leur place.
C'est dommage.
Tout n'est pas si simple. Vous le savez, l'effet méthode + l'effet maître + l'effet parents.
Comme vous le dites il ne faut pas "décontextualisées"
toutes les infos sont importantes.
Cela dit Charlie Hebdo, je ne pense pas que cela soit une référence (à la limite début des années 70, parce que aujourd'hui ?)
Je continue de penser que malgrés vos nombreux déplacement, vous n'avez pas tout vu, analysé, critiqué correctement. Je vous l'assure.
Mais peut être le comprendrez vous enfin vers Noël, si votre fille a ribambelle, ce que je ne vous/lui souhaite pas .

bien amicalement
toto
bon désolé JPB on s'éloigne, mais c'est comme ça le virtuelle.

Ecrit par : toto | 17 mai 2006

Christophe, les cas que vous nous proposez là, font-ils partie des études dites "sérieuses" sur lesquelles s'appuient tous nos chers pédagogues ?

Par ailleurs, les gens sont assez grands pour savoir ce qu'ils ont à penser et non à faire, car cela, on en est pas toujours maître. Mais les informer me semble important.

Quels sont ces amalgames mensongers dont vous parlez ? Parce qu'une fois de plus, vous affirmez sans preuve, en cherchant uniquement à salir les propos de vos contradicteurs. En ce qui me concerne, j'ai apporté des preuves. J'attends les votres...

Ecrit par : Sionac'h | 17 mai 2006

En ce qui me concerne, j'ai apporté des preuves. J'attends les votres
...

Attention Sionac'h...Sibille a une technique infaillible: vous pouvez apporter trois pages de preuves en béton, il prendra la seule ligne où vous vous êtes permis un petit écart de langage (normal, après avoir sué pendant trois heures pour trouver les arguments…) pour vous faire comprendre que tout le raisonnement est faux. Moi je l'aime bien désormais!

Fabienne: j'ai compris ce que vous vouliez dire. Vous n'avez pas tort.

Ecrit par : isa | 17 mai 2006

Pardonnez-moi, Sionac'h, mais, sauf le respect que je vous dois, je n'ai aucune envie de prendre le temps d'aller chercher tous vos messages sur : "sos éducation" pour en faire des copiés-collés ici. J'ai des choses beaucoup plus intéressantes à faire. Les participants à ce blog, s'ils ont le courage d'aller voir en ces lieux pas toujours très frais, se feront assez facilement une idée par eux-mêmes. Quand à vos propos, point n'est vraiment besoin de les salir.
toto: Que voulez-vous savoir de plus... Quelles sont les méthodes pédagogiques employées à l'école Decroly? Facile; vous tapez: "Decroly" sur internet, vous qui êtes expert en la matière. Mais, je vous préviens, vu vos conceptions en matière de pédagogie, vous risquez réellement de vous évanouir!
Je n'ai pas la prétention d'avoir tout analysé correctement, malgré tout ce que j'ai pu voir, comme vous dites. Mais se cantonner dans son expérience personnelle donne encore moins de légitimité à un propos, ce qui semble être votre cas!
Concernant Charlie-Hebdo, je ne sais pas si vous l'avez lu récemment... Tentez l'expérience!
Quand à ma fille, elle se débrouille déjà fort bien en lecture, et je vous remercie vivement, en tous cas, de vous préoccuper de son sort!

Ecrit par : christophe sibille | 17 mai 2006

Vous êtes mignonne, Isa, mais, au delà des expériences personnelles relatées, (en dehors de quelques messages de Guillaume sur les forums lire-écrire), je n'ai pas vu l'ombre d'une preuve de quoi que ce soit sur: "lire-écrire" où "sos éducation". J'invite les participants d'ici à s'y rendre, s'ils en ont le courage.

Ecrit par : christophe sibille | 17 mai 2006

Vous êtes mignonne, Isa, mais, au delà des expériences personnelles relatées, (en dehors de quelques messages de Guillaume sur les forums lire-écrire), je n'ai pas vu l'ombre d'une preuve de quoi que ce soit sur: "lire-écrire" où "sos éducation". J'invite les participants d'ici à s'y rendre, s'ils en ont le courage. Je dois dire en plus que les contradicteurs, même les plus patients, en ont tellement "marre" de la mauvaise foi qui y est déployée qu'ils finissent par en partir, écoeurés. Mais je dois être un peu maso!

Ecrit par : christophe sibille | 17 mai 2006

Excusez la fausse manoeuvre!

Ecrit par : christophe sibille | 17 mai 2006

Christophe,
si vous ne voulez pas voir les hordes de parents, le nombre croissant des enseignants qui viennent ici et là témoigner de leur vécu, soit vous êtes de mauvaise foi, soit vous êtes aveugle.
Ce n'est pas UNE expérience personnel, ce sont des centaines d'expériences personnels de gens qui ouvrent enfin les yeux/cerveau demain ils seront des centaines de millier. On en reparle bientôt (demain peut être).

"Quand à ma fille, elle se débrouille déjà fort bien en lecture"
là aussi on en reparle si elle a ribambelle l'année prochaine (je répète, je ne lui souhaite pas). Vous comprendrez alors de quoi nous parlons.
ex:
Lire "Marmite" à la place de "Bouilloire"
ou
"fondapol" la place de "Lire ett écrire" (joke/boutade)

n'oubliez pas, vous nous avez défini comme des FN parceque vous vous étiez trompé (erreur d'informatique), dites vous bien que vous avez pu faire d'autres erreurs.
Et comme dirait l'ôte:
"Errarer humanum est"
et
"Perseverarer diabolicum" ;)

keep cool Sionac'h moi aussi il m'arrive de m'énerver avec Cricri, mais il n'est pas méchant, c'est un des seuls/rare qui continue à nous écouter et a essayer de comprendre, même si il est souvent très têtu :) ce n'est pas un défaut .
il faut lui expliquer longtemps mais je sais qu'il finira par comprendre de quoi nous parlons.
le problème avec les messages électronique/blog/fouroum c'est que cela est très dur/difficile de comprendre le sens de celui qui est en face, et donc bien souvent nous mettons le notre. d'où les nombreux quiproquo
a+

Ecrit par : toto | 17 mai 2006

Sibille, les témoignages sur lire-écrire ne sont peut-être pas des preuves, mais des indices tout de même ! Peuvent 120 indices constituer une preuve ? Et 50 preuves une raison valable pour croire qu’il y a un petit problème dans le système ?

D’accord avec vous : Guillaume est le seul pro du forum ;o) !! …Mais il y a aussi Valérie, Léna, Pounette.. Les autres ne sont que de simples parents et grand-parents, (moi ritale de surcroît) … Mais pourquoi vouloir nier la valeur de ces témoignages ?

Ecrit par : isa | 17 mai 2006

Ca me paraît facile, Christophe d'avancer des arguments sans les étayer de preuves !
Vous avez le culot d'affirmer : "Par ailleurs, une bonne partie des "citations" que vous rapportez sont des réponses à des messages contenant des amalgames particulièrement mensongers"
Eh bien sortez-moi un exemple !
Car dans ce cas, je peux affirmer n'importe quoi sur votre compte et dire : "mais je n'ai pas le temps d'aller chercher..."
Moi, j'ai pris le temps : 5 minutes étaient suffisantes !
Etant donnée la fréquence de vos messages sur les divers forums auxquels vous participez, 5 min ne devraient pas représenter une réelle perte de temps pour vous justifier !
A moins qu'il s'agisse d'un nouveau mensonge de votre part...

Ecrit par : Sionac'h | 17 mai 2006

tutut il faudrait commencer par s'acorder sur ce qui a valeur de preuve ; on sait ce qu'il en est en math, en physique, mais de là à savoir ce que "montre" telle enquête, tel relevé de témoignage... ? sinon, vous pouvez disputer longtemps et stérilement.

Ecrit par : xy | 17 mai 2006

Cher Christophe Sibille
J'ai personnellement une toute autre explication concernant la désaffection des quelques pédagos égarés pour le forum de Lire-Ecrire.
Certes, nous sommes peu nombreux mais êtes vous déjà allé à une conférence pédagogique ? Très peu d'instits expriment leur point de vue et encore moins des critiques. Elles attendent, résignées, la fin de la journée et le seul aspect positif à leurs yeux réside dans le fait de revoir les copines de promo dispersées aux quatre coins de l'académie.
Combien font encore l'effort d'acheter et de lire un livre de pédagogie ? Je ne leur jette pas la pierre vu les textes abscons qui leur sont tombés des mains durant leur formation initiale (personnellement ce fut Britt Mari Barth)
J'ai acheté une quarantaine de livres depuis trois ans, lu des dizaines de rapports, des centaines de pages d'articles de journaux, des milliers de courriels bref j'ai suffisamment approfondi la question pour émettre de temps à autre des remarques pas trop idiotes et répondre à certaines affirmations péremptoires de vos "amis". Je n'ai certes pas le talent littéraire d'un Brighelli ou d'un Cordoba mais les conflits se règlent aussi avec la piétaille (l'infanterie n'est-elle pas la "reine des batailles" ) Manquant d'arguments certains pédagos effectuent donc un repli tactique façon Scheer au Jutland d'autres plus piteusement à la mode Bérézina.
Je ne suis pas seul, Avril (qui est aussi une instit), Anne-Marie Valette (qui s'est penché sur la question depuis bien plus longtemps que moi), Scol_11 (qui a sur son site une impressionnante bibliographie anglo-saxonne), Isa et quelques autres "veillent" à ce que ce site ne soit pas phagocyté par quelques malfaisants qui ont par ailleurs de larges moyens pour la diffusion de leurs idées (sites subventionnés comme le Café pédago, Journal La Classe acquis aux idées de la pédagogie nouvelle, le Monde de l'Education, les IUFM, les conférences pédagogiques etc.)
Nous avons glané un certain nombre de témoignages piqués ici ou là. C'est un forum ouvert et seule l'attitude outrancière de certains de vos amis a entraîné leur exclusion temporaire, il n'en existe pas de semblable dans le camp d'en face (le forum du Café pédago se garde bien de diffuser les avis contradictoires à l'exception de celui de Brighelli mais il est Corse, lui)
Les échanges sont parfois vifs mais émanent de personnes sincères : elles n'ont pas comme d'autres de fromages à défendre.
Nous sommes peu nombreux mais où avez donc vu que les révolutions étaient le fait des masses ?

Ecrit par : Guillaume | 17 mai 2006

Si, encore une fois, les participants à ce forum autre que ceux de lire-écrire" ont le courage d'aller voir ce qui s'y passe, (ce n'est pas très compliqué! Et cela prend quelques minutes, n'est-ce pas, mon cher Sionac'h), ils verront réellement de quoi je veux parler, et où se niche l'attitude outrancière de certains, ("ces débiles mentaux de professeurs" d'IUFM, Cricri, t'es con, etc, etc... Allez voir!) et autres expressions sympathiques du genre). Ils verront aussi que certains sont partis écoeurés par ce discours monomaniaque et désagréable.
Je n'ai jamais été désagréable avec quelqu'un qui ne m'avait pas agressé avant.
Je prétends, ayant fait une quinzaine de visites pédagogiques par an pendant vingt ans dans toutes les écoles, (ou presque) de mon département, après être intervenu également toutes les années dans au moins une école par an pour monter et réaliser des projets musicaux, être un tout petit peu informé de ce qui s'y passe.
A aucun moment, (vous pouvez chercher... Et ce depuis le forum sur l'éducation, il y a trois ans), je n'ai prétendu que tout était parfait dans les IUFM. Très loin s'en faut. Je suis le premier à râler contre certains dysfonctionnements. Simplement, quand on va essayer de discuter et présenter son point de vue à certains endroits, quand on décline sa profession, on a presque déjà l'impression de mériter la peine de mort. Je ne prendrais pas la peine de venir discuter ici s'il n'y avait pas d'avis contradictoires sur ces sujets! (Je n'ai pas encore mis les pieds au "café pédago", d'ailleurs. Et, si le système "IUFM" avait le côté stalinien qu'on présente assez souvent avec une parfaite mauvaise foi, je me serais fait virer depuis longtemps!
Des tentatives de phagocytages de "lire-écrire" ou "sos éducation" par les "pédagos"... Alors là, je suis mort de rire!
Guillaume, si vous relisiez ce que j'ai dit à votre égard, et à celui de beaucoup de participants à "lire-écrire", vous verriez que je ne nie pas leur témoignage, ni la qualité de vos messages. Simplement, il y en a aussi, ailleurs, qui vont dans d'autres sens.(Lisez: "le monde de l'éducation" du mois d'avril, ou tapez: "Baudelot" ou Establet" sur votre moteur de recherche préféré). Il ne sert pas à grand-chose d'avoir des points de vue manichéens, et d'être négationniste, (ce que Sionac'h m'accuse d'être, ainsi que de faire le jeu du FN... Et c'est moi le menteur?) Ce n'est pas ça qui fera avancer le débat.

Ecrit par : christophe sibille | 17 mai 2006

Par ailleurs, je n'ai aucun fromage à défendre avec les IUFM!(Un mensonge de plus). Ma situation professionnelle en tant que telle était bien plus enviable du temps des écoles normales!

Ecrit par : christophe sibille | 17 mai 2006

J'ai lu le Monde de l'education du mois d'avril (vous voyez que je ne suis pas totalement enfermé dans mes certitudes).
Prétendre que les jeunes enseignants sont de mieux en mieux formés relève de l'aveuglement ou de la méthode Coué (je vous ai déjà dit qu'une jeune collègue ignorait jusqu'au terme même de complément d'agent).
Il y a même un petit encart "favoriser le déclic", le revoilà le magic-déclic du C.P transposable aux stagiaires IUFM.
Si le Monde de l'Education se prête encore à ce petit jeu de la confusion niveau de diplômes et niveau de savoirs, il y a belle lurette que les DRH ne le pratiquent plus. Se féliciter que les instits soient recrutés à bac + 5 alors qu'il suffisait d'un bac il y aquelques années (si les résultats avaient suivi mais ce n'est pas le cas), c'est refuser d'admettre que les niveaux d'exigences pour obtenir ces diplômes ont diminué.

On peut y lire quand même [p.29] que la doyenne des inspecteurs généraux de SVT, Annie Mamecier se désole de la dégradation générale de l'orthographe et de la syntaxe des étudiants et regrette un recul notable de leur culture scientifique globale (c'est tout ?). Même constat chez les professeur des écoles [p.33] mais le journaliste du monde conclut, d'un ton bonhomme qu'après tout les professeurs des écoles sont aussi les enfants de la massification (rappel : la rengaine de la massification ne peut s'appliquer au cas particulier du primaire qui est massifié depuis plus d'un siècle).
Si le niveau monte comme le prétendirent il y a quelques années Baudelot et Establet pourquoi diable par exemple mes CM2 l'année prochaine n'étudieront-ils pas les nombres relatifs en sixième mais seulement en 5ème. Le programme de mathématiques n'est qu'une grosse révision du primaire; 6ème = CM3 ?

La seule illustration valable du niveau qui monte est à rechercher sur le site suisse
http://www.aspics.ch/

Ecrit par : Guillaume | 17 mai 2006

Je veux simplement dire qu'il est bon de lire tous les avis. Mais je vois que vous l'avez fait! C'est bien.

Ecrit par : christophe sibille | 17 mai 2006

Et bien je vous conseille à mon tour d'écouter cette émission de Normand Baillargeon professeur à l'université de Montréal ( et accessoirement anarchiste de gauche).

http://www.radio-canada.ca/radio/indicatifpresent/chroniques/66635.shtml#

Ecrit par : Guillaume | 17 mai 2006

Autre émission de Normand Baillargeon
http://www.radio-canada.ca/radio/indicatifpresent/chroniques/65857.shtml#

Merci Google

Ecrit par : Guillaume | 17 mai 2006

http://forums.france2.fr/france2/education/planete-alphas-sujet-2297-8.htm

lire "correctement" Gulu absolument. amha

Ecrit par : toto | 18 mai 2006

Venant épisodiquement sur ce site, je viens de découvrir ce long débat, et n'étant absolument pas de votre métier, je reste un peu surpris par cette querelle.

Je fais partie de ce que l'on appelle communément les seniors, ce qui fait que mai 68 a eu très peu d'impact sur mes études, au contraire de mes enfants qui, eux, ont (presque) terminé les leurs.

Je reste perplexe sur ce débat sur la maîtrise sur la langue française. Je pense que l'on oublie trop facilement l'importance fondamentale que celle-ci a dans la vie.

Sans aller jusqu'à des débats sur la transmission de la connaissance qui, à mon humble avis, ne peut se faire que si chacun des interlocuteurs a un niveau assez élevé de maîtrise de la langue, il reste tout un tas d'occasions où celle-ci est fort utile au quotidien : lecture de contrats divers (crédits, abonnements, etc.).

Il y a bien sùr aussi l'aspect culturel : Face à la déferlante des sources multi-media, quel est l'espoir d'une personne pour qui lire un livre est une punition et non un plaisir ?

Le dernier point est une observation que j'ai pu effectuer en près de 30 ans de carrière professionnelle : Ceux qui rédigent correctement des documents professionnels sont souvent ceux qui analysent et synthétisent le plus proprement des problèmes complexes et réciproquement. Je ne saurais dire si ce sont leurs capacités intellectuelles qui leur donnent l'accès simultané à ces deux performances (ce n'est pas mon métier) ou si c'est l'ordonnancement de la pensée préparé par la maîtrise de la langue qui leur a apporté la clarté de vision. Mais à mon avis, le fait est là. Alors pourquoi ne pas essayer d'inculquer au moins la maîtrise de la pensée formalisée ?

Dernier point : J'ai hélas l'impression (et les posts ci-dessus confortent hélas cette impression) que beaucoup d'enseignants oublient de se poser la question de ce que deviendra ultérieurement l'élève auquel ils avaient la responsabilité de transmettre un savoir, ou tout au moins de le faire avec autant de bienveillance que des parents attentionnés.

Désolé d'intervenir dans votre débat d'experts, mais je souhaitais donner l'avis d'une personne totalement externe au système.

Ecrit par : Observateur externe | 18 mai 2006

Les observateurs externes sont les bienvenus ! Et comme souvent, ils mettent le doigt sur l'essentiel. Quand vous dites

"Alors pourquoi ne pas essayer d'inculquer au moins la maîtrise de la pensée formalisée ?"

vous centrez le débat au plus près. C'est justement sur ce point là que l'éducation nationale a basculé ces dernières années. Pour les responsables de l'Education Nationale, cette "pensée formalisée" est nocive. Pour des raisons purement idéologiques, qui relèvent d'un rousseauisme mal compris, ils considèrent qu'imposer quoi que ce soit à l'élève tient du formatage. Sur ce point, je vous conseille la lecture du livre de Philippe Meirieu "Frankenstein pédagogue" (ESF éditeur, 1996), qui résume bien cette pensée. D'après eux, structurer l'esprit de l'élève revient à fabriquer des monstres incapables de penser par eux-mêmes.

En fait, depuis votre époque (pardon pour cette expression), on a renversé la relation pédagogique du maître à l'élève. Le professeur n'est plus là pour enseigner quoi que ce soit à l'élève, mais pour le mettre dans les bonnes dispositions psychologiques, afin qu'il acquière seul son savoir. Le professeur n'enseigne plus, il devient une sorte d'animateur dont la mission première est de motiver l'élève.

C'est le sens de la loi de 1989 sur "l'élève au centre du système". Les français ont cru qu'il s'agissait d'une lapalissade pour dire : "on s'occupe des élèves". En réalité, cette loi entérine le renversement de la relation pédagogique : désormais, le professeur n'a plus le droit d'imposer quoi que ce soit. Tout doit venir de l'élève lui-même.

Alors, peut-être me direz-vous : cette idéologie est magnifique. Effectivement, elle l'est. En rêve, dans les livres et les discours, c'est splendide. Dans la réalité, cela ne marche pas.

D'abord, parce qu'elle prend un temps fou. Puisque l'élève doit reconstruire seul son propre savoir, il doit repartir à zéro dans chaque domaine, à chaque fois. On lui dira pas "six fois huit = quarante-huit". On le laissera essayer toutes les combinaisons jusqu'à ce que, par chance ou lassitude, il finisse par trouver la bonne.

Ensuite, parce que tous les élèves ne sont pas de charmants bambins, purs et innocents, qui ne demandent qu'à s'instruire pour le bonheur de la chose. Le refus de l'institution scolaire est réel, et pas seulement dans les ZEP. Mettre "l'élève au centre du système", c'est AUSSI mettre les élèves racistes, mettre les élèves antisémites ou fanatiques religieux, mettre les élèves bagarreurs ou j'm'en-foutistes au centre du système. Ceux-là ne sont qu'une infime minorité, bien sûr, mais en leur accordant autant d'importance, on leur donne le pouvoir de bloquer toute la classe.

Enfin, cette doctrine est incompatible avec les moyens dont dispose l'Education Nationale. Quand vous avez 35 élèves par classe, comment faire pour que chacun d'entre eux soit le centre du système ? Un sytème à 35 "centres", comment pourrait-il fonctionner ? Les rousseauistes contemporains oublient que le précepteur du petit Emile n'a qu'UN SEUL élève à sa charge, et des moyens financiers illimités. Avec un taux d'encadrement d'un professeur par élève, tout peut marcher. Mais les vrais profs vivent dans la vraie vie, et travaillent avec les moyens dont ils disposent.

Voilà. Vous apprécierez au passage, j'espère, la démonstration en trois points, preuve qu'une culture classique sert à tout, même sur internet. Si la question vous intéresse, je vous conseille d'aller voir le site de Michel Delord, qui contient plein de bonnes choses.

http://michel.delord.free.fr/

Cordialement.

Ecrit par : Pierre-Henri | 18 mai 2006

J'arrive après la bataille, n'ayant été mis au courant qu'aujourd'hui, mais je tenais quand même à vous apporter mon maigre soutien, et vous féliciter pour votre victoire. Virer quelqu'un pour délit d'opinion n'est ni normal, ni admissible. Je ne sais pas trop quoi ajouter d'autre.

Ecrit par : bart | 18 mai 2006

Cher Monsieur,
Jeune agrégée de lettres, j'enseigne depuis cette année dans un lycée classé ZEP aux Ulis: Lycée L'Essouriau (je crois que vous y avez enseigné?)
J'ai lu votre livre avec plaisir: j'ai fait une année de stage et de formation à l'IUFM d'Antony. L'horreur absolue, la rage devant le grand gaspillage de temps, d'argent, la médiocrité à l'état pur. J'ai essayé de me révolter plusieurs fois, notamment lors des ateliers "analyse de pratique" qui ressemblent à un centre pour alcooliques anonymes...J'ai eu un sermon de la présidente et quelques menaces quant à ma titularisation. Comme vous, j'ai connu le bonheur et la rigueur de la khâgne, comme vous j'aime les lettres et la littérature. Lorsque j'étudiais Chateaubriand avec ma classe, les formatrices IUFM me disaient que j'étais trop ambitieuse, et que cet auteur était trop "vieux" pour l'époque. On m'a conseillé d'étudier Amélie Nothomb. QUe je déteste, entre nous. Je crois que la lutte consiste à garder le souci d'analyser et de lire les grands textes avec nos lycéens, de leur donner accès à la culture, même la plus difficile. J'ai eu la chance d'avoir une inspectrice intelligente, sensible, compétente (hors IUFM évidemment!). Tout ça pour vous dire que votre essai est non seulement roboratif mais surtout indispensable. Essayer de garder un niveau d'exigence et ne rien lâcher. Surtout pas! Vous avez toute mon admiration et tout mon soutien. Laure.

Ecrit par : Dardonville | 18 mai 2006

Bonjour à tous,
Les ateliers de pratique professionnelle, (concernant le premier degré, en tous cas), ont été institués suite à une de mande précise des PE2, il y a quatre ans. J'étais personnellement assez sceptique, d'autant que cette partie de leur formation correspondait , (coïncidence? Je n'en sais rien!) avec une baisse, constante, des horaires consacrés à certaines disciplines. Il se trouve que, depuis deux ans, je participe avec deux IMF, (maîtres formateurs, donc titulaires d'une classe, et en même temps "déchargés" deux demi-journées pour participer à la formation des instits, (professeurs des écoles stagiaires) à un atelier d'analyse des pratiques professionnelles. Ces professeurs stagiaires semblent assez contents de ce qui s'y passe. Tous les problèmes, (contenus disciplinaires, utilisation de "méthodes pédagogiques", comportement des élèves, des parents, etc) y sont abordés, et il est assez difficile de faire en sorte que ces séances finissent à l'heure, (il y a prolongation quasiment à chaque fois, et à la demande implicite des PE2). Je me suis aperçu du fait qu'ils étaient vraiment en demande de ces ateliers. . Alors, différence essentielle entre PE et PLC, micro-climat dans le site IUFM où j'exerce, (franchement, je ne le crois pas!) Et, pitié, qu'on ne me dise pas encore une fois que nous pratiquons le chantage à l'évaluation! Je ne fais pas remplir de listes d'émargement, les PE le savent, et il n'y a pas d'absentéisme pour autant.

Ecrit par : christophe sibille | 19 mai 2006

(A Michel Delord)

J'avoue faire quelques vacations dans une école d'ingénieurs afin de transmettre un savoir professionnel.

J'ai coutume de dire que la formation est du "concentré d'expérience" destiné à éviter aux nouvelles générations de reproduire les errements du passé. Mais j'arrive "en fin de chaîne" avec des interlocuteurs "triés" qui sont à même d'assimiler un contenu dense.

Je suis étonné qu'au temps de l'informatique triomphante, on veuille ignorer le fait que la communication nécessite d'avoir un vocabulaire commun, que le contenu de la communication est d'autant plus riche que ce vocabulaire commun est étendu, et qu'une information ne peut être valablement traitée que si le "récepteur" est préparé à le faire.

Quant à l'inutilité de la culture écrite, qui donc à part d'anciens rats de bibliothèque comme moi ont repensé à Crainquebille au moment de l'affaire d'Outreau ? Et pourtant, la lecture de cette nouvelle, outre l'apprentissage du maniement élégant de la langue française, apporterait beaucoup à ceux qui jugent hâtivement.

In fine, je pense hélas qu'on a oublié à quoi sert fondamentalement la culture d'un peuple.

Ecrit par : Observateur externe | 19 mai 2006

Bravo Dardonville, et je vous souhaite beaucoup de courage.

En effet, les grandes oeuvres qui véhiculent des enjeux majeurs et les personnages qui les incarnent sont ceux qui peuvent plus sûrement intéresser les lycéens. Ce n'est pas une question d'époque. Qui ne comprendrait la situation d'Oreste et d'Electre ? Mais qui veut faire "moderne" fait si souvent de l'ennuyeux.

Ecrit par : gilbert beaune | 19 mai 2006

J'imagine qu'il doit exister des ateliers d'analyse de pratique capables de donner des conseils judicieux à de jeunes enseignants. Je parlais de mon expérience, à l'IUFM d'Antony, simplement. Le côté psychanalyse collective ne me séduit pas du tout. Ainsi que cette ambiance "IUFM", qui veut nous faire croire que la pédagogie est un discours tout fait à intégrer. La pédagogie qu'on théorise est toujours suspecte. On l'apprend face aux élèves, en bavardant avec des collègues, en échangeant avec son équipe. On passait des journées dans des amphis à écouter des conférences sur le mal-être chez le jeune, sur la poésie en classe de seconde, sur la violence au quotidien avec des slogans du type "comment être le passeur du passant afin de le sortir de l'impasse"... Et que dire des cours de théâtre, où il s'agissait ''d'envoyer son prénom" à son voisin afin de se sentir mieux dans son corps, mieux dans son identité de prof! Pitié. Jamais, de toute mon existence, je n'ai vu des cours aussi débiles.

Ecrit par : Dardonville Laure | 19 mai 2006

Aujourd'hui il y a un article sur le Figaro dans Opinions D'Ivan Rioufol (Autopsie d'un naufrage) sur vous JPB et Laurent Lafforgue.
Enfin, un journal qui fait une analyse pertinente.

Cher monsieur, je n'étais pas surprise de votre éviction et je le suis encore moins de votre réintégration. Il faut reconnaître que vous avez eu plus de chance que L Lafforgue.

Ce qui fait plaisir dans ce blog, c'est de constater que l'on soit POUR ou CONTRE vos propos, ils ne laissent personne indifférent. C'est l'essentiel.

Bonne continuation.

Ecrit par : Carole | 19 mai 2006

Pour "observateur externe"

une toute petite précision : je ne suis pas Michel Delord. J'avais donné son adresse dans le message, c'est tout. C'est trois fois rien, mais je ne voudrais pas qu'on attribue mes propos à un autre.

Vous avez raison d'être étonné. La bêtise des responsables de l'éducation nationale est stupéfiante, tellement énorme que peu de gens, même plus ou moins au courant, arrivent à y croire. Ils sont VRAIMENT persuadés que la culture classique est nocive, car "bourgeoise", et que l'enseigner à tous les élèves produirait des inégalités. Ce faisant, ils donnent moins à ceux qui ont déjà peu, et cela.... au nom de l' "égalité" ! Comprenne qui pourra.

A cela s'ajoute une guéguerre imbécile contre l'université, qu'ils considèrent "élitiste" (ce qui est bien évidemment absurde, notre université étant la moins sélective et la plus pauvre du monde industrialisé). La plupart de ceux que nous appelons "pédagogistes" sont des recalés des cursus universitaires, qui ont trouvé dans les IUFM un moyen d'exercer une assez minable revanche. Pour comprendre, il faut lire, ici ou là, les invectives contre les universitaires. Exemple type :

http://www.cafepedagogique.net/dossiers/contribs/goigoux.php

Sinon, comme vous, en regardant l'audition du juge pendant l'enquête d'Outreau, je me suis dit : ce type aurait pu bénéficier de quelques cours de dissertation ou de rhétorique classique. En Angleterre ou aux Etats-Unis, d'ailleurs, il en aurait reçus. Mais pas en France, parce qu'on a séparé les cursus : il est très difficile à un étudiant en droit de suivre des cours de littérature ou d'expression écrite. La raison est économique, bien entendu. En ghettoïsant les humanités, on a pu réduire leurs budgets, et s'en servir pour parquer à peu de frais les centaines de milliers d'étudiants médiocres dont on ne sait plus quoi faire.

J'ai l'impression que la célèbre théorie des dominos s'applique aujourd'hui à l'éducation nationale : comme tous les éléments sont imbriqués les uns dans les autres, le système fout le camp de partout.... du CP à l'école de la magistrature.

Ecrit par : Pierre-Henri | 19 mai 2006

Extrait du bloc-notes d'Ivan Roufiol dans le Figaro cité par Carole :

"L’affaire d’Etat, elle est à rechercher dans l’acceptation de la régression de l’Ecole. Mais les « investigateurs » ne s’intéressent pas à ce désastre, que dénonce Jean- Paul Brighelli, professeur de lettres (A bonne école, Editions Jean- Claude Gawsewitch). Pour avoir décrit la vérité, il a été évincé, un temps la semaine dernière, du jury du Capes de lettres modernes. Une décision sur laquelle les autorités sont vite revenues, face à la montée des protestations.

Cette victoire contre un délit d’opinion corrige l’injustice que fut la démission, du Haut Conseil de l’Education, du mathématicien Laurent Lafforgue. Il s’était opposé à la consultation d’experts de l’Education : « Pour moi, c’est exactement comme si nous étions un « Haut Conseil des droits de l’homme » et que nous envisagions de faire appel aux Khmers rouges pour constituer un groupe d’experts pour la promotion des droits humains. » Propos fatal.

Or ce sont ces témoins indignés, qui ne se revendiquent d’aucun parti, qu’il faut écouter. Lafforgue, encore : « Je crains que l’école que nous avons aujourd’hui, après tant de politiques prétendument émancipatrices, ne soit presque plus une école de la liberté. Elle produit des générations d’étudiants bien gentils et très ignorants, aussi incapables d’écrire un livre que de fonder une entreprise ou de faire une révolution. »

Ce constat d’un « constant vide prétentieux des programmes et leur déstructuration systématique », Brighelli le dresse donc, après d’autres, en appelant « de toute urgence à en finir avec l’instinct de survie sectaire des pédagogues ». Ceux-là méprisent l’orthographe, la culture classique, les tables de multiplications, au profit de l’éducation citoyenne, la tyrannie du ludique, les lycées « lieux de vie ». Le naufrage démocratique, observable dans l’affaire Clearstream, commence par cette indifférence devant la perte du savoir. N’est-il pas là, le scandale ?

Le totalitarisme est proche quand le discours unique remplace le raisonnement. Umberto Eco (Cinq questions de morale, Grasset, 1997) : « Tous les textes scolaires nazis ou fascistes se fondaient sur un lexique pauvre et une syntaxe élémentaire,afin de limiter les instruments de raisonnement complexe et critique. » L’Education nationale en est là, avec ses dictées de cinq lignes au brevet, sa grammaire rudimentaire, ses cours de morale altermondialiste.
"

Qu'on aime ou pas Roufiol, il faut dire qu'il sait souvent appuyer là où ça fait mal...

Ecrit par : claude SUBOT | 19 mai 2006

Bonjour,

Ce court message s'adresse à Isa. Ce "merci" du 16 mai, c'est pourquoi?
Ciao arrivederci !

Maria

Ecrit par : Maria | 19 mai 2006

A l'attention de Christophe Sibille, qui continue son discours négationniste...

Vous perséverez dans le même discours : "ça ne se passe pas chez moi de cette façon et tous nos étudiants en sortent "globalement" satisfaits".

On le voit ici sur ce blog ou n'importe où ailleurs, il y a des avis pour ou contre n'importe quel sujet. Vous prétendez qu'il n'existe que quelques sites anti-IUFM. Alors, où sont ceux (créés par des stagiaires) qui leur sont favorables ?? Cela devrait bien exister !
A ce jour, je n'ai rencontré aucun sortant de l'IUFM qui ait pu me dire que cette formation lui ait apporté ce qu'il ou elle attendait. Pas seulement dans ma région, mais aussi du côté de Amiens où ma belle soeur est PE ou Marseille où un vieux copain y travaille. Et les sites que j'ai trouvé sont dans d'autres académies.
On devrait en toute logique pourtant trouver ds avis contraires ?
Qu'attendez-vous pour nous en proposer les adresses ?

Sionac'h

Ecrit par : Sionac'h | 19 mai 2006

Bonjour à tous,
Sionac'h, arrêtez d'employer à mon égard des termes qui vous dépassent, et soyez, je vous en prie, un tout petit peu démocrate, si vous le pouvez! Il y a des sites qui sont favorables aux IUFM, vous les avez vous-même cités. Même certains stagiaires, (comme Laure), ayant apparemment vécu des expériences désastreuses, reconnaissent qu'il est possible qu'il existe des endroits ou cela se passe pas un peu différemment! Par ailleurs, si vous voulez vraiment vérifier ce qui se passe ici, je vous invite. Cela vous évitera de vous camper vous-même dans un certain négationnisme! D'ailleurs, qui l'est le plus? Celui qui reconnait que le système est loin d'être parfait, ou celui qui dit, en s'appuyant sur un certain nombre de témoignages, que c'est catastrophique partout?
Je connais quand même un certain nombre de sortants de l'IUFM, (version PE) reconnaissant un certain nombre de mérites à leur formation, et après validation! Il me semble même me souvenir que certains de vos formateurs avaient su trouver grâce à vos yeux, (dans un de vos messages sur ; "sos éducatio". Vous voyez, vous êtes négationniste vis-à-vis de vous-même!

Ecrit par : christophe sibille | 19 mai 2006

Il est encore tôt, et c'est mon heure angélique…
Dans le dernier débat que j'ai mené avec Meirieu (sur "Café Picouly"), le grand homme a reconnu assez brutalement que les IUFM — ses IUFM — étaient un échec. Bien entendu, il ne prenait pas le terme dans le même sens que moi — c'est un échec, à l'entendre, parce que subsistent des poches "classsiques" (i.e. "nostalgiques", dans le langage des gens qui ne m'aiment pas) où l'on enseigne des savoirs réels… Disons que je fais la même analyse, à l'envers.
Nous devons tous les deux avoir raison : en tant que "formateurs de maîtres", les IUFM ont globalement fait la preuve de leur inadéquation. D'ailleurs, la tendance générale est de les intégrer aux universités — et je n'ai pas forcément pour les facs les yeux de Chimène…
J'appelle à un audit général de ces instituts — un audit qui combinerait évaluation pédagogique et commission financière. Je ne prétends pas pour autant jeter à la rue tous les enseignants qui s'y trouvent, ni supprimer tous les cours qui s'y donnent. Avoir des connaissances sûres en histoire de l'éducation, par exemple, me paraît important pour un futur enseignant — de Ferdinand Buisson le grand ancêtre aux derniers ravages du pédagogisme. Cela permet en tout cas, lorsque c'est bien fait, d'apprendre que la plupart des théories à la mode sont une resucée de projets ambitieux des années 20 à 50. Il en est de la pédagogie comme des stylistes de haute couture : ils s'en vont copier ce qui se faisait avant, rajoutent une fioriture et se font passer pour des créateurs. En fait, je suis absolument convaincu que la pédagogie-Freinet de Freinet marchait fort bien ; j'ai la preuve que certaines écoles "alternatives" donnent des produits en parfait état de marche (il y a été fait allusion plus haut par plusieurs intervenants de ce blog) ; ou que la méthode globale peut réussir à certains (en sciences humaines plus qu'ailleurs, le contre-exemple est toujours à portée de main).
L'escroquerie consiste à avoir voulu généraliser ce qui était expérimental dans un établissement spécifique. La "massification", comme on dit élégamment, ne date pas d'hier, les écoles du baby-boom étaient quelque peu surchargées, et devaient répondre à des défis autrement urgents qu'aujourd'hui — et elles y ont répondu avec des méthodes peut-être coercitives, mais efficaces. Nous sommes confrontés, depuis la fin des années 70, à un problème de même ampleur — et nous y répondons avec du laxisme et des programmes light : c'était une expérimentation, il n'y a aucune honte à reconnaître que c'était une erreur.
Pourvu qu'on le reconnaisse.
De même la question de 'intégration. L'école des années 60 a dû se colleter avec une diversité ethnique considérable — et elle a résolu la question en imposant un même modèle culturel à tous (par parenthèse, les immigrés formés dans ces années-là, qui sont aujourd'hui quasi grands-pères, ne reconnaissent pas non plus l'école qu'ils ont connue dans celles où sont jetés leurs petits-enfants — ils n'en reviennent pas que la République ne donne plus ce qu'elle leur a donné : la nostalgie n'est pas toujours le fait des vieilles barbes académiques). Comme nous sommes plus intelligents aujoud'hui, nous pensons résoudre la même question en faisant l'inverse, et en privilégiant les communautarismes les plus sectaires. Eh bien, on a le retour de bâton dans la gueule. Quand on admettra que les cultures familiales, quelles qu'elles soient, peuvent être un plus, à condition qu'elles restent dans le cercle familial…
Ainsi, j'évite de ramener des mœurs corses à l'école — sinon, je vous jure bien que le débat serait depuis longtemps en voie de règlement — par le vide. On me le reprocherait, et on aurait raison. Mais j'essaie de me raisonner, et de réserver les petites vengeances poersonnelles au niveau… personnel.
Tenez, pendant que j'en suis à la Corse… Les résultats (scolaires) de l'île sont parmi les plus catastrophiques de France — puisque l'île est officiellement en France. À qui la faute ? Les Corses sont-ils plus tarés que les autres ? Je ne crois pas. En revanche, je constate que les mœurs pédagogiques actuelles — l'élève au centre — ont conforté la pratique insulaire de l'enfant-roi (les petits garçons en particulier), si typique du bassin méditerranéen. Résultat, les petits écoliers de Bastia ou de Sartène, trônant sur leur sentiment intime d'excellence, sont rétifs à toute forme de discipline, de travail (à quoi bon ? Ils sont rois…), ou de contrainte. Ils apprennent peu de chose — sans pour autant en savoir davantage dans leur culture spécifique, qui se meurt. Et les deux heures obligatoires (!) de "langue corse" n'y changent rien.
Ai-je besoin de développer l'analogie ? On a pratiqué de même dans des banlieues à fort coefficient migratoire, et les jeunes issus de l'immigration sont tout aussi déboussolés. Alors, ils se raccrochent, les uns et les autres, aux formes excessives de leur culture en lambeaux — puique la République a renoncé à emplir leurs têtes creuses d'une culture uniforme solide. Le premier prê-à-penser qui passe est bon pour le servirce, et même le service armé.
Mais la première violence, la violence inaugurale, elle est là, dans ce refus obstiné, depuis 15-20 ans, d'asséner par le savoir les valeurs de la République.
Les écoles les plus expérimentales ne fleurissent pas en milieux difficiles (voir l'Ecole alsacienne, où tant de dirigeants socialistes ont mis leurs enfants, qui peuvent y côtoyer ceux des bobos de base avec lesquels ils se retrouvent en vacances dans le Lubéron — ou à l'île de Ré). Vouloir transposer, en généralisant, des expériences pédagogiques qui, dans un certain milieu, peuvent fort bien fonctionner, là est le glissement sémantique — le rapt idéologique.
Salut à tous… Il est presque six heures, et je repars en cours.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 mai 2006

Bonjour,
Ce que vous dites aurait totale raison d'être si votre discours n'étais pas un tant soit peu caricatural; d'une part, mettre l'élève au centre, (phrase qui veut peut-être dire quelque chose, mais qui ne dit rien), ne signifie absolument pas que l'élève doit construire ses savoirs tout seul. Il s'agit simplement qu'on tienne compte des individualités dans le cadre des cours qu'on dispense. Par exemple, (et je prends encore l'exemple des maternelles), prendre conscience du fait qu'un élève ayant des préoccupations graves sur le plan affectif ne peut absolument pas être réceptif à quelque enseignement que ce soit avant que ces préoccupations soient au minimum traitées.
Vous parlez, par ailleurs, du problème créé par l'enfant roi, (qui est, à l'inverse, de même nature que celui invoqué précédemment). Mais enfant maltraité et enfant roi ne sont pas imputables au système scolaire, et les enfants, quand ils arrivent à l'école (à trois ans pour la plus grande partie d'entre eux) ont déjà, sur le plan affectif, une empreinte quasi indélébile. Un enseignement basé sur l'éveil, (et l'imprégnation), pour lequel vous avez, il me semble, pris parti, et qui est d'ailleurs une bonne partie de ce qui se fait réellement, reste difficile à mettre en place pour des enfants des deux catégories citées plus haut. Ce que peuvent apporter les sciences de l'éducation, c'est une alternative et un plus, dans certains cas, proposé, (je dis bien, et non imposé, sauf dans certains cas) aux stagiaires professeurs d'école.
Pour ce qui concerne l'autorité des enseignants, je suis à fond d'accord pour dire que le premier pré-requis réside dans une solide maîtrise de la discipline à enseigner et une culture (générale) solide également, (ce que ni Meirieu ni d'autres n'ont jamais mis en cause). Mais cela ne suffit pas. Vous êtes certainement doué d'une autorité "naturelle, Pedro aussi, Sionac'h aussi, au delà des connaissances dans les contenus que vous avez à enseigner. Mais cette autorité, devant laquelle on est inégaux( comme devant beaucoup de choses dans la vie) peut se travailler. Par la pratique de certaines disciplines. Le théâtre, les arts martiaux, (et là-dessus, Pedro ne me contredira pas), un certain travail sur soi-même également, (sous forme de psychanalyse? Heureusement qu'on ne voit plus iufmstop ici, sinon je suis bon pour le lynchage), danse, chant, sport en général. Certainement connaissance de l'histoire du système éducatif, effectivement. Et si la lecture des livres écrits par des gens qui cherchent, (sans esprit "stalinien", ou "prébendier", ou "khmer rouge", comme cela a été écrit trop souvent... J'aimerais bien savoir ce qui motive ce genre de phrases un peu honteuses) peut en aider certains, pourquoi pas? Mais, encore une fois, s'il fallait adhérer corps et âme à un soit-disant diktat des sciences de l'éducation pour être prof en IUFM, je me serais fait virer depuis longtemps! D'ailleurs, je ferai remarquer que je viens discuter ici avec vous en signant de mon vrai nom.
Cordialement.

Ecrit par : christophe sibille | 20 mai 2006

Si on me demande, je dirai que j'ai appris des choses, certes. Mais des choses utiles, très peu ! En dehors de la musique avec une excellente formatrice qui avait à coeur de faire partager sa passion et n'a cessé de nous mettre en situation en ne nous proposant que des activités concrêtes et sans jamais s'embarrasser de discours académiques et de son collègue prof de sport, j'ai tout simplement jeté tout le reste de mes cours, car concrêtement, ils ne me servent à rien dans ma pratique quotidienne.
(Ecrit par Sionac'h sur les forums: "sos education", le 8 avril 2006).

Ecrit par : christophe sibille | 20 mai 2006

"Ce que vous dites aurait totale raison d'être si votre discours n'étais pas un tant soit peu caricatural; d'une part, mettre l'élève au centre, (phrase qui veut peut-être dire quelque chose, mais qui ne dit rien), ne signifie absolument pas que l'élève doit construire ses savoirs tout seul."

Ce n'est pourtant pas ce qui se dit dans les IUFM où,je cite mes formateurs : "un bon enseignant est celui qui en fait le moins possible dans sa classe."
Oh, bien évidemment, il ne s'agit pas de ne rien faire ! Il faut faire une superbe fiche de préparation remplie en "bon uniforme" pour satisfaire la hiérarchie.
On arrive à une situation proche du milieu industriel, que je connais bien, avec cette vaste fumisterie de la norme ISO, où des entreprises remplissent des tonnes de paperasseries pour obtenir le sacro-saint ISO 9000 et ses dérivés ! Peu importe la qualité, du produit qu'on sort, du moment que l'on a appliqué les bonnes procédures. Vous allez ainsi remplir des dossiers où vous pourrez dire : "je produit de la merde", mais tant que c'est mis noir sur blanc, cela remplira les conditions de la norme et vos clients seront contents de travailler avec vous. Au moindre problème, vous n'aurez alors qu'à vous retourner contre vos fournisseurs, qui eux ne sont pas agréés ISO.
Remplacez client par inspecteurs, vous par professeur et fournisseur par élèves, vous verrez que la situation est IDENTIQUE !

"Il s'agit simplement qu'on tienne compte des individualités dans le cadre des cours qu'on dispense. Par exemple, (et je prends encore l'exemple des maternelles), prendre conscience du fait qu'un élève ayant des préoccupations graves sur le plan affectif ne peut absolument pas être réceptif à quelque enseignement que ce soit avant que ces préoccupations soient au minimum traitées."

C'est bien beau tout cela, mais tenir compte des individualités dans une classe de 30 à 35 petits, je voudrais vous y voir ! Par ailleurs, il y a toujours cet antagonisme du discours qui propose d'un côté de nier les différences au nom d'une égalité qui n'existe pas et demande d'un autre côté de "différencier" et de tenir compte des individus. Faudrait peut-être se mettre d'accord !
En ce qui me concerne, on m'a taxé - je trouve le mot qui suit fort drôle - d'égalitarisme, car j'ai le soucis d'apporter la même chose à tous mes élèves, là où je devrais, si j'étais un bon maître, dif-fé-ren-cier. Mais bon, il se trouve que je suis contre toute forme de discrimination et que je me vois mal parler avec un vocabulaire limité à des élèves en difficulté et apporter plus à d'autres. Vous allez me dire, ce n'est pas cela qu'il faudrait faire... Oui ! Ce qu'on me propose, c'est de tirer vers le bas en proposant quelque chose de limité pour tout le monde ! Comme cela, on nie la différence et aucun élève ne sera en situation d'échec, puisqu'ils auront tous l'illusion d'être des pro' !

"Pour ce qui concerne l'autorité des enseignants, je suis à fond d'accord pour dire que le premier pré-requis réside dans une solide maîtrise de la discipline à enseigner et une culture (générale) solide également, (ce que ni Meirieu ni d'autres n'ont jamais mis en cause).
Vous êtes certainement doué d'une autorité "naturelle, Pedro aussi, Sionac'h aussi."

Pas en ce qui me concerne. J'ai appris, pendant mon service aux EOR, de quelle façon agir pour faire reconnaître son autorité. Les élèves me respectent parce qu'ils savent ce que je représente pour eux : quelqu'un qui est là pour les aider. Cela se passe dans une ambiance décontractée où je n'hésite pas parfois à "me lâcher" en leur sortant quelques traits d'humour pour dérider l'atmosphère, ce qui est nécessaire lorsqu'on demande effectivement beaucoup (mais jamais trop) aux élèves. En cela, je me démarque sans doute de M. Breghelli, tel qu'il m'est apparu dans ses interventions télévisées, même si la télévision donne une image très déformée de la réalité ! Par ailleurs, si j'étais confronté à un public semblable au sien, ou simplement différent du mien, j'agirais autrement. Les élèves savent parfaitement quelles sont les limites à ne pas franchir.
Mais encore une fois, les cours de FEXA (formation à l'exercice de l'autorité) que j'ai eus pendant mes EOR sont précisemment un des gros manques des IUFM.
Cela se travaille, effectivement, Christophe. Mais franchement, si le théâtre, et autres de vos propositions peuvent y aider, ce n'est pas la meilleure voie. Ce n'est pas l'élève qu'il faut placer au coeur des apprentissages, mais le maître. Si j'ai acquis une légitimité de mon autorité auprès de mes élèves, c'est parce qu'ils ont compris que j'étais là pour leur apporter quelque chose et les faire bénéficier de mon expérience personnelle, qui ne fait pas valeur de modèle, ce que je leur explique à chaque fois. Les pédagogies actuelles demandent aux élèves de se brûler la main pour comprendre la notion du chaud et du danger ! Comment voulez-vous après que la confiance s'instaure entre les élèves et le simple spectateur de leurs tentatives, plus souvent ponctuées d'échecs que de réussites, qu'est devenu le professeur ? On apprend par l'erreur aujourd'hui. Mais plutôt que d'apprendre une règle facile à retenir, il faut expérimenter toutes les solutions qui ne permettent pas d'arriver au résultat pour comprendre comment cela marche. On ne se sert pas de l'erreur, on la porte aux nues en lui donnant une place qu'elle n'a pas. Ceci est d'autant plus grave, qu'à force de dépénaliser l'erreur, on voit ce que cela donne à présent avec des jeunes qui n'ont plus la notion du bien et du mal, persuadé que les choses les plus graves qu'ils peuvent commettre peuvent s'effacer d'un simple mot d'excuse. Mais c'est un autre débat.
Et par rapport à tout cela, je rejoins entièrement M. Breghelli lorsqu'il réclament une formation pour les maîtres qui soit la plus complète possible et les transforme en experts de tous les domaines dont ils ont la charge de l'enseignement. Ceci étant d'autant plus vrai, qu'on avance dans les cycles. Avec des élèves de CM2 intéressés (je veux dire par là que le maître aura réussi à intéresser), on déborde vite d'un sujet !

POur ce qui est de signer de son vrai nom, c'est évidemment facile lorsqu'on défend l'institution ! Personnellement, je ne m'y risquerai pas ! J'ai appris à mes dépends à l'IUFM ce que cela coûtait de dire ouvertement le fond de sa pensée. Apprendre en fin de parcours que se trouve un rapport de stage de pratique accompagnée qui ne devrait y figurer QUE si j'avais souhaité l'y voir, assorti de la mention écrité en rouge par une formatrice avec laquelle j'avais eu quelques "mots" "A surveiller" m'a permis de bien comprendre comment fonctionnait cette institution.
Je ne dois mon salut qu'à quelques formateurs qui, je le précise, sont eux-mêmes mis à l'écart par les autres, sans doute parce qu'ils sont bien appréciés des stagiaires qui trouvent dans leurs cours ce dont ils ont besoin et autre chose qu'un blabla inutile et pour toute réponse à nos interrrogations, la sempiternelle réponse : "Il n'y a pas de recette miracle !"
J'ajoute également qu'il est particulièrement mal vu de certains inspecteurs qui viennent visiter les stagiaires d'avoir en face d'eux des personnes comme moi, ayant dépassé la trentaine et travaillé dans une entreprise pendant pas mal d'années. Tout simplement parce qu'ils comprennent qu'ils en à faire à des cerveaux moins malléables que ceux qu'ils rencontrent habituellement. Je n'invente rien. J'en ai discuté directement avec un auteur d'un des bouquins si souvent cités ici qui n'était pas franchement étonné de ce que je lui ai appris et, connaissant mieux que moi les personnes auxquelles j'ai été confrontées, m'a expliqué leur façon de penser. Cet avis extérieur m'a permis de mieux analyser mes erreurs de stratégie commises à l'IUFM et de comprendre que l'hyprocrisie y était reine et qu'il fallait se méfier de donner publiquement son avis sur des sujets sensibles. Je n'ai pas la répartie ni le courage de M. Breghelli, Mme. Boutonnet, M. Le Bris... du moins, pas encore...

Ecrit par : Sionac'h | 20 mai 2006

Ah, tiens, Christophe, vous êtes allé chercher dans mes citations !
Merci d'apporter de l'eau à mon moulin. Malhreusement, j'ai la faiblesse de consédérer que la musique et le sport ne sont pas des matières essentielles à la réussite de mes élèves (même si j'y attache une grande importance, je vous rassure), à moins que je ne souhaite les former pour passer le casting de Star Ac'.

Mais vous avez oublié d'aller chercher ma citation lorsque je signalais que de l'apprentissage de la lecture, on ne nous a montré aucune méthode et juste évoqué la lecture d'album.
Vous avez oublié de préciser que de l'apprentissage de l'écriture, nous n'avons eu aucun cours du tout ! (sachant que certains de mes collègues ont une écriture lamentable, je m'interroge franchement sur la façon dont ils arrivent à enseigner à des petits !).
Vous oubliez enfin de préciser que du point de vue des contenus, en histoire, par exemple, nous n'avons vu pour le cycle III que :
- le monument aux morts
- le lavoir
C'est fort peu pour enseigner cette discipline, non ?
Vous oubliez de préciser qu'en dessin, j'ai évoqué le fait qu'en dehors de Picasso, notre formatrice ne nous a donné aucun élément. Ayant pourtant, de mon ancien métier (j'ai commencé sur la planche à dessin) un goût particulier pour le dessin, j'ai été plus que déçu de n'apprendre aucune technique nouvelle !
Vous oubliez enfin de préciser que la seule méthode IMPOSEE par les IUFM en math, c'est "Saint Hermel" et que dans chaque matière, à aucun moment, il n'a été question de contenu des programmes.
Ce manque d'objectivité de votre part me consterne...

Ecrit par : Sionac'h | 20 mai 2006

Le plus étonnant, dans tout cela, est que je suis certain que notre manière d'enseigner, avec les différences concernant les groupes auxquels nous nous adressons, ne sont pas si différentes!
Je n'ai pas dit qu'il était facile de différencier, (par ailleurs, différence et inégalité n'ont rien à voir; ce n'est pas à vous que je l'apprendrai!) Mais une des conséquences de l'assassinat de la formation des enseignants, (extrêmement perfectible, j'en conviens, et qui prête parfois le flan, mais dans laquelle tout n'est pas à jeter) rend service à qui? Surtout, je crois, à ceux qui souhaitent qu'elle disparaisse. Cela permet du même coup aux politiques d'imputer tous les maux de l'école, réels et-ou supposés, aux enseignants, qui sont moins nombreux que les parents, en tant qu'électeurs. Je ne suis pas spécialement là pour défendre l'institution à tout crin, mais pour essayer de faire en sorte que les choses progressent. Et, dans quelque domaine que ce soit, la phrase: "du passé faisons table rase" n'a jamais été une de mes favorites.
Je ne crois pas que l'erreur soit "sanctifiée"! C'est encore une caricature. Mais elle peut être optimisée! (la phrase: "on s'instruit de ses erreurs" est bien antérieure à ce que vous appelez: "la dictature des pédagologues". C'est comme "l'élève au centre", cela.)

Ecrit par : christophe sibille | 20 mai 2006

Bonjour.
Je me permets d'intervenir au sujet des IUFM. La formation qui y est dispensée - je parle "depuis" mon expérience de stagiaire PE - est d'autant plus catastrophique que son public est constitué en très grande partie par les "produits" d'une "culture de masse" médiocre, télévisuelle et consumériste. C'est-à-dire qu'à l'indigence globale du contenu de la formation vient s'ajouter le triste fait que beaucoup des PE stagiaires, dociles, largement incultes - ou sevrés au lait du relativisme culturel, ce qui produit généralement les mêmes effets - sont a priori totalement perméables au pédagogisme immoral, démagogique et coupé de la réalité que dénonce, entre autres, M. Brighelli.

Ecrit par : texto | 20 mai 2006

A Sionac'h;
Vous avez la faiblesse de penser que la musique et le sport ne sont pas des matières essentielles.

Alors expliquez-moi autrement que par des arguties psycho-sociologiques pourquoi les élèves des 4 classes HA (cours au collège le matin musique et danse l'après-midi) de mon collège surclassent toutes les autres classes dans tous les domaines?
D'autre part la majorité des élèves des classes européennes allemand et russe bénéficie également d'une éducation complète musicale et sportive.
Une éducation précoce musicale, chorégraphique, artistique et "sportive" est non seulement une éducation des sens précédant celle de l'intelligence mais aussi éducation à la rigueur et au jugement.
Croyez-moi la capacité chez un joueur de foot de lire le jeu en cours avec le ballon au pied (pardonnez-moi cet exemple trivial) vaut bien celle qu'il utilise à un autre moment pour jouir de la lecture en russe de l'Idiot de Dostoevski.

Seulement cette éducation suppose une solide formation des maîtres. N'importe quelle mère de famille de trois enfants peut en théorie enseigner le français ou les 4 opérations , voire même de lancer le magnéto pour faire entendre de l'anglais à ses élèves, mais certainement pas la musique ou la gymnastique artistique si elle même n'a pas été formée dans ces domaines.

Je ne vous dis pas quelle discipline j'enseigne!

Ecrit par : buntovchik | 20 mai 2006

Sionac'h : que sont les EOR dont vous parlez ?

Ecrit par : texto | 20 mai 2006

"N'importe quelle mère de famille de trois enfants peut en théorie enseigner le français ou les 4 opérations"

buntovchik : je ne sais si la planète sur laquelle vous vivez est hors système solaire, mais elle est manifestement très éloignée de celle où je côtoie moult mères de famille de trois enfants (et +) à qui je ne confierais pas mes enfants pour leur enseigner quelque matière que ce soit. Votre "en théorie" est un sophisme. Dans l'argumentaire qui est le vôtre (la défense des matières que vous évoquez), si je souscrits à votre conclusion, vous gagneriez à vous expliquer sur ce point.

Ecrit par : texto | 20 mai 2006

Vous me rappelez le directeur de l'école de musique de ma ville, qui, pour justifier d'un partenariat avec l'école (que je ne remets pas en cause), affirmait, preuves à l'appui que toutes les études tendaient à prouver que les enfants bénéficiant d'une culture musicale avaient des résultats supérieurs aux autres.
J'ai un peu l'impression d'être dans Candide ! "Le nez est fait pour porter les lunettes !"
Franchement, c'est prendre le problème à l'envers ! Les élèves qui suivent des cours de musique sont issus d'un milieu socio-culturel favorisé. A partir de là, il est logique de les retrouver en tête des classements.
Je voyais récemment à la télévision un sujet sur un orchestre composé d'enfants de 12 à 16 ans. Ce ne sont pas les mêmes que je côtoie chaque jour ! Enfin, pour certains seulement, qui sont effectivement ceux qui sont les meilleurs.
Ne détournez pas mes propos, car je n'ai jamais dit que je n'accordais aucun crédit ni à la musique, ni au sport. Parce qu'à titre personnel, je pratique le sport quotidiennement et j'en fais donc faire à mes élèves, et que je leur fais partager ma passion pour la musique (de film essentiellement, car elle évoque des sentiments très faciliment identiables) en montant
avec les élèves un spectacle de fin d'année mettant en oeuvre des musiques qu'ils choississent en fonction de l'histoire qu'ils ont écrite. Et bien que ce ne soit pas franchement au programme, je leur enseigne les rudiments du solfège et de la flûte à bec avant leur départ en 6ème (et ce n'est pas une mince affaire !).
Par ailleurs, vous me citez des exemples de classes sportives. Je peux vous en citer des contre exemples ! Dans ma ville, le collège propose un classe sport (natation ou foot). J'y ai envoyé une de mes élèves, excellente, par ailleurs. Elle est cette année la meilleure de sa classe et sa maman que je continue à voir, puisque j'aurai sa seconde fille en septembre prochain, m'a sorti comme réflexion que : "le foot et l'intelligence n'allaient pas de paire". Et force est de constater que cette classe, et particulièrement les footeux, ne brillent pas franchement par la qualité de leurs résultats scolaires. De l'avis de mes collègues nettement plus anciens que moi dans la région, cela ne date pas d'hier.

Maintenant, mes propos ne consistaient à ignorer ces disciplines, que je pratique, mais à déplorer que ce ne soient les seules matières dans lesquelles la formation à l'IUFM m'ait apporté quelque chose. Et sachant que cela, en tout état de cause, ne concerne au mieux que 3h de cours par semaine, cela me semble peu !

Sur un autre exemple, comme je redis, je n'ai RIEN appris dans le domaine, très pompeusement baptisé "arts plastiques". J'ai fort heureusement suivi des cours de dessin dans mon enfance que je mets toujours à profit. Il est bien pratique de pouvoir expliquer à son public certaines mots de vocabulaire à l'aide d'un petit schéma en perspective.
Si réellement peu de personnes dessinent correctement, c'est parce qu'on n'enseigne pas le dessin.
On nous a montré une séance type : "le rouge", séance qu'on montre d'année en année, comme LA séance telle qu'il faudrait la mener. Qu'y voit-on ? Une IMF proposant à son groupe de CE2 de travailler sur la texture à partir de la couleur rouge. Bilan, les gamins, totalement interloqués, restent dans un silence absolu. Ils vont alors utiliser tous les matériaux mis à leur disposition (en gros, tout ce qu'on n'a pas osé foutre à la poubelle en se disant que cela pourrait servir un jour dans sa classe) pour des "production d'arts plastiques". J'ai la faiblesse de croire qu'un artiste, c'est autre chose que quelqu'un qui a la simple idée de faire n'importe quoi avant les autres, qu'il s'agit en fait de quelqu'un capable de faire quelque chose que peu savent faire.
Qu'ont appris les enfants en fin de séance qu'ils ne savaient pas ? RIEN ! C'est se moquer du monde !
Dans le domaine du dessin ou des productions manuelles (arrêtons de parler "d'artistiques"), il y a une quantité de choses à faire ! Encore faut-il maîtriser quelques techniques (souvent simples). Ne serait-ce pas le rôle de l'IUFM de les enseigner ?
Je vous donne un exemple encore plus trivial...
Alors que nous étions en train de subir nos séances d'arts plastiques où, en préparation à notre stage en cycle I, on nous diffusait des photos d'oeuvres de Picasso commentées, voyant mal quel investissement je pourrais faire pour mon stage, j'ai demandé si nous ne pouvions pas plutôt parler de choses disons... terre à terre. Comment faire évoluer la représentation de l'homme chez les tout petits en faire en sorte que le bonhomme tétard finisse par avoir un corps. Et lorsque j'ai proposé de nous apprendre à faire de la pâte à sel (oui, il se trouve que depuis au moins 25 ans, je n'avais pas touché à cette matière), on m'a rétorqué qu'il me suffisait d'en chercher la recette moi-même et pour le reste, on m'a conseillé quelques sites internet.
Voilà l'aide proposée par l'IUFM !

Ecrit par : Sionac'h | 20 mai 2006

Je crois savoir qu'il suffit d'être mère de trois enfants pour prétendre se présenter au concours de professeur des écoles et à la suite d'exercer ce métier.
Me suis-je trompé?

Ecrit par : buntovchik | 20 mai 2006

Votre propos était ambigü. Je n'avais pas saisi la distance entre l'établissement d'un fait objectif et ce que vous pouviez effectivement en penser...

Ecrit par : texto | 20 mai 2006

"Sionac'h : que sont les EOR dont vous parlez ?

Ecrit par : texto | 20 mai 2006 "

Texto, il s'agit des Ecoles d'Officiers de Réserve (aussi des Elèves Officiers de Réserve). En l'occurence, le IV Bataillon de Coëtquidan.
J'entends déjà certaines railleries et accusations non justifiées.
Qu'on ne s'y trompe pas, je ne suis pas militariste, au contraire ! Je suis seulement républicain et je trouve qu'il est de la responsabilité des citoyens de s'intéresser à ce qui se passe dans les casernes pour lesquelles ils payent des impôts. Ce n'est pas à des mercenaires (des hommes payés pour se battre, donc, les militaires de carrière) de s'occuper uniquement de la défense de ce pays. Je considère même comme dangereux de laisser les militaires entre eux et je garde toujours à l'esprit ce que m'avait dit mon père, lui-même officier de réserve : il faut apprendre à se servir des armes pour pouvoir les retourner contre ceux qui pourraient en faire usage contre le peuple. Bon, évidemment, c'est un peu fort comme idée, mais dans les années 60, le contexte politique était quelque peu différent... On parlait encore dans les breifings de "l'ennemi rouge". Pour info, on parle aujourd'hui (enfin, il y a une douzaine d'années) de "l'ennemi carmin" ! Ca ne s'invente pas !

Ecrit par : Sionac'h | 20 mai 2006

"Je crois savoir qu'il suffit d'être mère de trois enfants pour prétendre se présenter au concours de professeur des écoles et à la suite d'exercer ce métier.
Me suis-je trompé?"

Oui et non...
Les mères de trois enfants titulaires d'un BAC d'enseignement général disposent du droit de se présenter au concours de professeur des écoles.
A partir du moment où elles réussissent le concours, elles suivent la formation comme les autres.
Peut-on dire qu'il y ait un favoristisme ? La réussite au concours n'est pas garantie pour ces personnes. Etant donné le nombre de places à ces concours et le nombre de candidats, quelqu'un qui n'aurait pas travaillé énormément pour préparer ce concours n'a aucune chance de le réussir.
On peut difficilement imaginer qu'au bout de 10 ans et 3 anfants, sans jamais avoir eu l'occasion de se replonger dans des bouquins, il puisse être possible de réussir une épreuve d'admissibilité ! Si quelqu'un n'a pas le niveau, qu'il soit titulaire d'un BAC ou d'un BAC + 16 !!, il n'entrera pas.
Ce qu'on peut précisemment critiquer, c'est que les épreuves d'admissibilité sont évaluées essentiellement sur la capacité des futurs stagiaires à ressortir le jargon pédagogique à la mode et à critiquer les manuels, dont tout au long de la formation, on entend les pires remarques à leur encontre.

Ecrit par : Sionac'h | 20 mai 2006

Le constat que je pourrais dresser de mon année passée à l'IUFM rejoint tout à fait celui de Sionac'h.
Les stagiaires sont censés "s'appropier" leur formation, en être les acteurs "actifs" - tout comme les élèves doivent l'être de leur élévation - et pour cela, on les laisse se débattre dans les eaux tièdes de l'autonomie. Les dégats, à l'IUFM et à l'école, constituent un naufrage que certains ne sauraient se cacher encore bien longtemps.
Au fait, Sionac'h, vous n'avez pas répondu sur les "EOR"...

Ecrit par : texto | 20 mai 2006

Nos commentaires se sont croisés. Merci

Ecrit par : texto | 20 mai 2006

A Sionac'h;
Présenté de cette manière je comprends mieux vos idées et votre argumentation.
S'agissant des sections sportives dans les collèges et lycées je suis d'accord aussi avec vous.
Il n'en demeure pas moins qu'une solide formation esthétique et gymnique est indispensable pour enseigner ces disciplines tout autant essentielles à mes yeux que l'écriture et la calligraphie.
Que l'Etat en dispense pratiquement les futurs maîtres et maîtresses est fort dommageable.
Il reste qu'une grande partie de nos collègues continue de mépriser l'apport de ces disciplines dans l'éducation des élèves pour ne pas en comprendre le contenu exigeant et l'efficience.
Il fut un temps ou l'éducation des jeunes gens et des jeunes filles s'appuyait sur ces disciplines du corps.
Pour ma part je ne vois pas de différence de nature entre l'enseignement de l'écriture et celui de la gymnastique artistique, sauf qu'ils sont l'un et l'autre bâclés très souvent.
(ma fille cadette est en CM1, je ne l'ai jamais vue revenir à la maison avec des exercices d'écriture à faire. Elle a une écriture épouvantable.)

Ecrit par : buntovchik | 20 mai 2006

Et vous n'avez pas à rougir d'avoir "fait vos armes" !
Votre sens des responsabilités et vos engagements vous honorent.

Ecrit par : texto | 20 mai 2006

"Seulement cette éducation suppose une solide formation des maîtres. N'importe quelle mère de famille de trois enfants peut en théorie enseigner le français ou les 4 opérations , voire même de lancer le magnéto pour faire entendre de l'anglais à ses élèves, mais certainement pas la musique ou la gymnastique artistique si elle même n'a pas été formée dans ces domaines."

Vous avez une vision particulièrement déformée de notre travail !
En gros, un professeur arrive dans sa classe écrit deux trois trucs au tableau donne quelques explications et ça roule ? Là, effectivement, n'importe qui peut le faire !
Quant à l'anglais, si à ma connaissance il suffisait de brancher un magnétophone pour que les gamins connaissent la langue, il suffirait de leur faire écouter en boucle n'importe quelle chanteur ou chanteuse anglosaxon à la mode pour qu'ils aient un niveau optimal. A ma connaissance, le succès de Britney SPears ou avant cela de Madonna, n'a jamais aidé qui que ce soit à mieux maîtriser la langue anglaise !
Cela dit, je retiens de votre citation la fin parce qu'effectivement, pour enseigner une matière il faut la maitriser...

Petite info, qui, je suis certain, va intéresser pas mal de monde...
L'enseignement des langues étrangères a souvent été placé sous la responsabilité d'un assistant, parfois, voire souvent, un natif du pays où la langue est étudiée. Problème, cela coûte cher ! Oui, ces personnes osent demander un salaire ! Alors forcément, cela déplait lorsqu'on a une politique de réduction des coûts.
Comment supprimer les assistants ? En formant les futurs professeurs dans les langues, évidemment !
C'est pourquoi, depuis l'année dernière, les IUFM de ma région (et, je crois, ceux des autres), forment ses stagiaires aux langues. Rappels... Ils viennent de divers horizons mais sûrement pas majoritairement de filières langues. La plupart n'ont donc pas eu des masses d'occasions de pratiquer une langue étrangère. L'IUFM leur donne donc gracieusement 20 h (!!) de cours, concernant essentiellement la pédagogie - faut pas rêver non plus ! - après quoi l'habilitation est obtenue en fin de parcours à l'issue d'un entretien en français et en anglais (ou autre langue) dont une bonne partie concerne la didactique.
Ceci n'existait pas lorsque j'étais à l'IUFM. En revanche, ayant travaillé en vécu 5 ans en Allemagne, puis travaillé pour une entreprise internationale où l'anglais était nécessaire, je tenais à mettre à disposition mes compétences perso sur le domaine. Je me suis donc présenté à l'habilitation allemand, sans avoir eu de cours, puisqu'il n'y en avait pas. Une simple formalité... pour se faire proprement recaler, puisque mes connaissances en didactiques, évaluées en français par une IMF qui ne parlait pas allemand, étaient nulles (ce que j'ai annoncé dès le début de l'entretien). En revanche, elle m'a avoué que contrairement à sa collègue professeur d'allemand, avec qui j'avais longuement discuté de pas mal de sujets, elle ne pouvait évaluer mon niveau linguistique.
Merci l'IUFM !

Ecrit par : Sionac'h | 20 mai 2006

Un ultime commentaire avant de déguerpir :
dans l'urgence qui est celle de l'école, et du fait de la complexité et de l'intrication des difficultés, je persiste à croire qu'il serait judicieux que l'on forme consciencieusement et de manière efficace les PE à l'enseignement des fondamentaux, dont la gym ne fait pas partie.

Ecrit par : texto | 20 mai 2006

"Pour ma part je ne vois pas de différence de nature entre l'enseignement de l'écriture et celui de la gymnastique artistique, sauf qu'ils sont l'un et l'autre bâclés très souvent.
(ma fille cadette est en CM1, je ne l'ai jamais vue revenir à la maison avec des exercices d'écriture à faire. Elle a une écriture épouvantable.)

Ecrit par : buntovchik | 20 mai 2006 "

Je suis totalement de votre avis.
Au risque de vous apprendre quelque chose concernant les devoirs écrits, outre le fait, qu'il est sans doute trop tard pour votre fille, ils sont interdits à l'école primaire. C'est lamentable et la quasi totalité des enseignants est hors la loi dans ce domaine.

Mais si certains sont de sacrés résistants dans ce domaine, on trouve aussi pas mal de collabo' ! En cherhant des infos sur le net à ce sujet, je suis tombé sur un site qui n'hésitait à justifier cette absence de travail personnel en citant Anatole France selon lequel on apprend aussi beaucoup au contact de la rue ! On imagine de quoi il peut s'agir de nos jours...
Preuve une fois de plus de la mauvaise foi dont font preuve les partisans de l'école "moderne", qui tirent à boulets rouges sur ceux qu'ils accusent d'être de vieux réac', mais qui n'hésitent pas à se servir des pensées de certains disparus depuis des décennies pour les appliquer à notre société actuelle. Je doute que les jeunes de l'époque d'Anatole France ou les élèves de Freinet aient quelque chose à voir avec les notres !
J'ai plutôt l'impression qu'en interdisant les devoirs à la maison, on offre une occasion de plus aux chaines de télé, d'offrir du temps de cerveau humain à Coca Cola ! Il n'y a qu'à voir les cernes sous les yeux de nos élèves le matin !

Ecrit par : Sionac'h | 20 mai 2006

"Pour ma part je ne vois pas de différence de nature entre l'enseignement de l'écriture et celui de la gymnastique artistique, sauf qu'ils sont l'un et l'autre bâclés très souvent.
(ma fille cadette est en CM1, je ne l'ai jamais vue revenir à la maison avec des exercices d'écriture à faire. Elle a une écriture épouvantable.)

Ecrit par : buntovchik | 20 mai 2006 "


Pour buntovchik, très important, lisez ça
http://gommegribouillages.free.fr/Lilli/ecritureGS.pdf

achetez Boscher écriture 4,60€ il faut tout refaire depuis le début.
Je sais de koi je cause.
J'ai récupéré mon enfant grâce à ça.

Ecrit par : toto | 20 mai 2006

"Malhereusement, j'ai la faiblesse de consédérer que la musique et le sport ne sont pas des matières essentielles à la réussite de mes élèves (même si j'y attache une grande importance, je vous rassure), "

bonjour Sionac'h,
TOUTES les matières sont essentiels, le 'truc' est, si vous "instruisez" les enfants dès la crèche, si ils sont correctement instruit en maternelle, ils n'auront aucune difficulté à apprendre un ou plusieurs instruments de musique en primaire(tout dépend à partir de quand, ils auront été correctement instruit).
Si le prof est bon (évidement), et toujours du simple au comlexe, n'est ce pas Christophe ;) .

J'adore vos posts Sionac'h.
bien amicalement
toto

Ecrit par : toto | 20 mai 2006

Nostalgie, nostalgie ...
Je viens de retrouver le livre de lecture avec lequel, j'ai appris à lire à 5 ans.
Méthode Jolly
Sur la couverture : En riant, la lecture sans larmes
Fernand Nathan.
Si quelqu'un souhaite que je lui envoie des photocopies, ce sera avec plaisir.
[email protected]

Ecrit par : Sylviane Royer | 20 mai 2006

Buntovchnik a écrit, le 20/05 : "Il n'en demeure pas moins qu'une solide formation esthétique et gymnique est indispensable (...). Il fut un temps où l'éducation des jeunes gens et des jeunes filles s'appuyait sur une discipline du corps".

Très juste. Ce temps "qui fut" et dont Buntovchnik souhaite le retour, a effectivement existé. C'était, il y a plus de 60 ans, le temps des Chantiers de jeunesse.

"Journal d'école"
http://journaldecole.canalblog.com

Ecrit par : Lubin | 20 mai 2006

Tovaritchu Lubinu Non Je pensais à la formation des jeunes filles de la noblesse russe au 18 et 19 siècle à Saint-Petersbourg au couvent Smolny par exemple.
Mais il me semble qu'en France aussi avant que le peuple de France ne prenne d'assaut la Bastille le maître de danse et de musique jouissaient d'une toute autre considération que dans la petite bourgeoisie d'Etat d'aujourd'hui. (bourgeoisie dont je fais partie, il va sans dire).
Quant aux chantiers de jeunesse je ne me souviens plus déjà quel est le ministre qui a rétabli récemment l'apprentissage de la Marseillaise en guise d'éducation musicale.

Ecrit par : buntovchik | 20 mai 2006

Désolé, mais cela n'a rien de saugrenu.
Cela fait partie des symboles de la République. Nous avons la chance de vivre dans une démocratie, même si les récents événements peuvent nous en faire douter. Enfin, disons que ce n'est pas encore une didacture.

Je préfère de loin voir que notre chant national chanté sans arrière pensée, plutôt que de le voir récupéré par un certain parti extrême qui n'a rien de démocratique.

Ecrit par : Sionac'h | 20 mai 2006

"Si quelqu'un souhaite que je lui envoie des photocopies, ce sera avec plaisir."

Moi moi, je veux bien les scans des 2 3 premières leçons svp. Merci.
à [email protected]

tsaraya baba lubinovitch, arrête de jouer avec l'ordinateur de ton papa. Il va se fâcher.

Ecrit par : toto | 20 mai 2006

Le maître de danse à l'époque de Louis XIV - puisque c'est votre référence - était effectivement un valet. Les jeunes filles russes du couvent Smolny, ça me paraît un peu lointain ; bon, mais après tout, pourquoi pas. Vous pourrez toujours en parler aux refondateurs de l'école laïque et républicaine qui fréquentent ce blog.

Pour ce qui concerne la Marseillaise, elle a été rendue obligatoire par la loi Fillon-de Robien suite à un amendement déposé par un certain Jérôme Rivière, député d'extrême-droite, apparenté UMP. Même si ça n'empêche pas nombre d'enseignants de s'essuyer les pieds dessus. Ce que moi-même, je fais, avec délectation.

"Journal d'école"
http://journaldecole.canalblog.com

Ecrit par : Lubin | 20 mai 2006

Je pense que lorsque vos élèves en feront autant avec les règles de vie imposées par l'école, vous aurez peut-être une attitude différente.
Tout ce qui ressemble à un semblant d'autorité ou un sentiment national a toujours été mal vu par une gauche bien pensante.
Que de fois n'ai-je entendu dire, pendant ma scolarité, par des profs : "ce n'est pas à nous de faire la police". Ben oui, mais à présent, la police, on la fait venir dans les écoles !

Lorsque les symboles de la République sauront tous aux mains des extrémistes, il sera trop tard pour le déplorer.

Ecrit par : Sionac'h | 20 mai 2006

Si je suis bien le raisonnement de Lubin(1), tous les sportifs sont des nazis.

Il faudrait lui donner des cours de logique basique à ce petit :

"tous les chats sont des mammifères, mais tous les mammifères ne sont pas des chats".

Au début, cela risque d'être difficile, mais avec un peu d'abnégation, les choses pourraient finir par rentrer. On pourrait faire ça sous la forme d'une pédagogie du détour, ou de projet, qu'en pensez-vous, amis lecteurs ?

En tous cas, ses interventions ont le grand avantage de montrer quels genres de personnes reçoivent la bénédiction de l'IUFM : incapables de conduire un raisonnement de deux lignes, incapable de repérer de l'ironie même lorsqu'elle le frappe avec la puissance d'impact d'un première ligne argentin (bravo, buntovchik !).

----------------------------------
(1) Evidemment, si je suis les raisonnements de Lubin, tout le monde est nazi. Tout le monde c'est des méchants, tout le monde il est pour la guerre, tout le monde il est raciste, tout le monde il est riche et il exploite le peuple. D'ailleurs même le peuple il est méchant, parce qu'il va au café du commerce écouter la logorrhée méchante du méchant Jean-Paul, qu'on trouve jusque dans les supermarchés, c'est dire.

Ecrit par : Pierre-Henri | 20 mai 2006

À vrai dire, les interventions de Lubin ne me font plus rire. j'ai pensé un temps que c'était un provocateur, que l'on ne pouvait pas être bête à ce point — pas sans le faire exprès. Mais finalement, oui, on peut…
Penser, en gros, que tout cours de gym mène immanquablement au nazisme… Pauvre cloche !
Par parenthèse, et n'en déplaise aux bégueules, on peut être de gauche (la vraie gauche, Lubin, celle qui gagnera en 2012, pas les faux-semblants qui blalataient aujourd'hui sur l'éducation à Marseille) et admirer Leni Riefenschtal. Ou Céline. Lubin doit faire partie de ceux qqui approuvent la décision de la Comédie française de ne pas jouer Peter handke sous prétexte qu'il s'est rendu aux funérailles de Milosevic. Pauvre France !
Le malheureux Lubin (quel corps a-t-il, à votre avis, notre ami pédagogue ?) devrait bien plutôt se demander ce que l'on fait des excès de testostérone et d'adrénaline qui agitent les muscles et les cerveaux des enfants. Je préfère qu'ils apprennent à domestiquer leur corps — à leur service — plutôt que de se défouler en cassant la gueule à leur prof pendant que d'autres filment, comme on l'a vu récemment. Il est évident qu'un accroissement du sport à l'école résoudrait certains problèmes — pas tous, mais ça ne peut manquer de faire du bien.
Maintenant… Imaginons l'enfance de Lubin… Son cauchemar, pendant les cours de sport… Son incapacité à sauter 90 cm en hauteur… La façon contournée qu'il avait de se déshabiller dans les vestiaires… C'est lui et ses semblables qui ont fait du sport à l'école un simulacre, trop souvent — alors même que les enfants ont comme modèles, devant les yeux, encensés par leurs enseignants, des sportifs de haut niveau — et pas forcément des footballeurs trop payés.

Au fait, les maîtres de danse du XVIIe (voir le Bourgeois gentilhomme) étaient des professionnels très estimés et fort bien payés. Mais on ne peut pas maîtriser à la fois la pédagogie et des savoirs précis, nous avons fini par le comprendre.
JPB
PS. À propos de la Marseillaise… Moi, ça m'évoque la Révolution. Saint-Just. Marat. Pourquoi le 21 janvier n'est-il pas un jour chômé ? "Qu'un sang impur abreuve nos sillons…" Tu sais à quoi je pense, Lubin ?

Ecrit par : brighelli | 20 mai 2006

Allez, Brighelli, dis-nous à quoi tu penses, à propos du sang impur. Mais qui diable sur ce blog a évoqué le nazisme et les nazis ? Ce n'est pas moi. Etonnante cette obsession quand même.

A propos de Leni Riefenstahl, il a fait une grosse faute d'allemand le prof de français : c'est Leni Riefenstahl qu'elle s'appelait et non Leni Riefenschtal. Après, ça s'étonnera d'être exclu du jury du CAPES.

Ecrit par : Lubin | 20 mai 2006

Tiens, Lubin, je ne sais pas si c'est de ma ville dont vous parlez sur votre blog (je n'étais hélas pas aux cérémonies du 8 mai cette année). Cela pourrait être le cas.
Quoiqu'il en soit, au 11 novembre, je suis allé avec mes élèves au monument aux morts et nous y avons chanté la Marseillaise. Ils en ont tiré une grande fierté et bien que n'étant pas "en service", la cérémonie finie, nous sommes restés ensemble pour étudier plus longuement les inscriptions écrites à cet emplacement. Ils ont non seulement lu la déclaration universelle des droits de l'homme, mais se sont surtout rendus compte que pas mal de patronymes leur étaient familiers et qu'il s'agissait souvent de parents plus ou moins éloignés. A 10 ans, ces choses là paraissent loin. Je me souviens que pour moi, la seconde guerre mondiale était un événement qui me paraissait être d'un autre siècle. Très récemment, je me suis rendu compte qu'entre la fin de la guerre et ma naissance, il s'était écoulé autant de temps qu'entre 1981 (époque où j'ai commencé à m'interresser au monde qui m'entourait en raison de l'actualité liée à cette année là) et maintenant. Cela m'a permis de relativiser.
Mes élèves en ont fait autant en s'apercevant que cette guerre que je leur avais décrite rapidement (car c'est seulement maintenant que nous traitons cette période de l'histoire) comme étant la pire boucherie qu'il ait pu exister n'avait réellement épargné personne et que pour l'essentiel d'entre eux, un membre de leur famille était inscrit sur ce monument. Nous abordons cette période actuellement, et ceci les a fortement marqué, car ils en ont parlé en cours.

Ecrit par : Sionac'h | 20 mai 2006

Pour ceux qui ne connaissent pas (encore) "Journal d'école", je précise simplement que ce que je dénonce à propos des cérémonies du 8 mai, c'est l'encadrement assuré presque exclusivement par des anciens d'Algérie. Tenter de faire passer pour des héros, pour des résistants au nazisme, des tortionnaires et des soudards, ça s'appelle de la mystification. Que des enseignants s'en fassent les complices, c'est tout bonnement affligeant.

"Journal d'école"
http://journaldecole.canalblog.com

Ecrit par : Lubin | 20 mai 2006

Et que souhaiteriez-vous ? Qu'on sorte de leur tombe les derniers soldats ? Il faut se faire une raison, il y en aura de moins en moins !
Comme disait Pierre Dac : "plus le temps, moins il y aura de gens qui auront connu Napoléon !"

Par ailleurs, affirmer que tous les anciens d'Algérie sont des tortionnaires et des soudards, c'est franchement n'importe quoi ! Ce n'est pas sous prétexte qu'il y en a eu que tous l'ont été !
Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer cela des personnes qui étaient présentes à cette cérémonie ?

Je ne sais pas quel âge vous avez, mon vieux, mais faudrait peut-être commencer à vous interesser à l'histoire !
Bien que n'ayant pas connu cette période (que je n'ai par ailleurs JAMAIS étudiée à l'école, ce qui est lamentable !), j'ai appris pas mal de choses grâce aux récits de mon père notamment. Je crois savoir que le contingent a été rappelé pour aller sur place et que pas mal de jeunes gens qui n'avaient rien demandé sont restés définitivement là-bas !
Si quelqu'un disait la même chose concernant les enseignants, vous seriez le premier à bondir ! Pourtant, parmi notre profession, des glandeurs et des pochtrons, on en rencontre aussi ! Faut arrêter de faire une généralité.

Ecrit par : Sionac'h | 20 mai 2006

Pauvre pomme de Lubin ! Trop jeune pour savoir ? 90% des soldats français en Algérie étaient des appelés ou des rappelés, qui n'avaient jamais demandé à aller se battre là-bas. Voir "Avoir vingt ans dans les Aurès", de René Vautier. Ou "Muriel", d'Alain Resnais. Et quand on demande aux survivants qui justement participent aux cérémonies du 8 mai, ils répondent unanimement que seul leur témoignage (et pas les contorsions des belles âmes) peut mettre un frein à d'autres guerres.
Quant à savoir qui a eu le comportement le plus soudardesque… Qu'est-ce que les "résistants" algériens de la 25ème heure ont fait des harkis, de leurs femmes et de leurs enfants ?
Quand je dis qu'il faut rétablir les savoirs à l'école… Ça s'applique aussi bien aux maîtres qu'aux élèves.
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 mai 2006

Bonjour,
Sauf votre respect, Sionac'h, si, effectivement, affirmer que tous les anciens d'Algérie étaient des tortionnaires et des soudards n'est pas bien malin, dire que l'on évacue totalement les connaissances de la formation des maîtres dans les IUFM au profit de la seule pédagogie est à peu près comparable. Dire également que les épreuves du CRPE, (concours de professeur des écoles) font abstraction de toutes forme de connaissances fondamentales, (et de culture en général, concernant les épreuves artistiques) au profit de la seule didactique est une mystification. Je vous suggère de relire les derniers textes concernant le concours. Et je ne suis pas là pour les défendre à tous crins! Ils sont très imparfaits, et le fait de jumeler "l'entretien à caractère professionnel" et les épreuves d'option artistique est, de mon point de vue, un peu scandaleux, mais on n'arrivera à changer les choses que si le constat qu'on en dresse est réel, et non fantasmé. Par ailleurs, les épreuves de math et de français, si elles comprennent un volet pédagogique, (je ne trouve d'ailleurs pas cela absurde), demandent un certain nombre de connaissances dans les disciplines; (ce qui est d'ailleurs la moindre des choses!) Si on veut avoir une prise sur un éventuel changement des choses existantes, il faut, de mon point de vue, les reconnaître pour ce qu'elles sont, et non les caricaturer!
Bonne journée, (je vous souhaite un peu de soleil!)

Ecrit par : christophe sibille | 21 mai 2006

JPB, il ne faut lui en vouloir pour la méconnaissance de ces films, on ne peut pas dire qu'ils passent souvent à la télévision. Ca rapporte plus de passer Matrix.

Je vois dans cette affirmation, quoiqu'il en soit, la preuve flagrante de la méconnaissance de l'histoire de la part de bien des personnes. Comme je le disais, je n'ai jamais eu l'occasion d'étudier scolairement la période en 1945 et nos jours, qui permet pourtant de comprendre bien des choses sur le fonctionnement de notre société.

Christophe, les épreuves d'admissibilité se font (à moins que cela ait récemment changé) sur 3 types d'exercices :
- un volet sur les connaissances
- une analyse de copie
- un volet didactique

COncernant le premier, il s'agit pour le français de réaliser une synthèse de documents (à caractère pédagodidactique, et, soit dit en passant, souvent très abs-cons) et pour les mathématiques de réaliser un exercice.
Si en français, ce premier exercice permet de départager les candidats, sûrement pas en mathématiques, étant donné qu'il paraît normal que des candidats sachent réaliser des exercices de niveau collège, fin de 3ème, alors qu'ils s'adressent à des primaires.
Concernant l'analyse de copie, il faut nécessairement ressortir tout ce jargon que vous prétendez n'avoir jamais entendu utilisé dans votre IUFM, tout comme dans le troisième volet - critique d'un manuel - épreuve symptomatique de la façon de voir des IUFM. S'il est évident qu'aucun manuel ne peut être suivi à la lettre, il est de bon ton de tirer à boulets rouges dessus et de terminer en concluant que l'utilisation de ce manuel est à proscrire.

La didactique est donc l'élément clef qui départage les candidats.

Par ailleurs, je trouve fort étonnant qu'à ce concours d'entrée, on demande au candidat de disposer de connaissances qui correspondent rigoureusement à ce qu'on serait en droit d'attendre d'un stagiaire en fin de parcours.

Ecrit par : Sionac'h | 21 mai 2006

Archi-faux! Dans les épreuves d'un concours, ce sont évidemment toutes les composantes des épreuves qui départagent les candidats, et vous le savez très bien!
L'épreuve de synthèse-on en pense ce qu'on veut- prouve... L'esprit de synthèse, qu'on ne peut avoir qu'en étant en possession d'un certain nombre de connaissances!
Bien maîtriser le niveau de fin de troisième en math me paraît effectivement être un minimum (suffisant)? Mais je crains, hélas, que ce ne soit pas le cas de la majorité des candidats.
Pour ce qui concerne le niveau d'admission, correspondant, à vos dires, à celui qui doit être atteint en fin de formation, deux choses:
- Cela est valable dans beaucoup de cas, et c'est, hélas, le jeu de la sélection par concours; de l'aveu d'un ami, professeur de piano au CNSM de Paris, le niveau pour accéder en classe préparatoire est souvent supérieur à celui requis pour obtenir son prix en fin de supérieur. Ceci-dit, dans ma discipline, (et c'est certainement le cas de la majorité de mes collègues), je n'ai que rarement eu à faire à des PE stagiaires capables de mener de manière totalement satisfaisante une intervention en classe.
Concernant l'étude de l'histoire contemporaine, je ne puis qu'être d'accord avec vous. Ceci-dit, mon collègue prof. d'histoire à l'IUFM, agrégé et préparant une thèse sur la résistance, propose des modules sur ce thème aux professeurs stagiaires. Cela va certainement vous faire plaisir!

Ecrit par : christophe sibille | 21 mai 2006

"Qu'un sang impur abreuve nos sillons…" Tu sais à quoi je pense, Lubin ?

j'ai mis mon sens. :)

"dire que l'on évacue totalement les connaissances de la formation des maîtres dans les IUFM au profit de la seule pédagogie est à peu près comparable."

Il a mis le sien . :(

a+

Ecrit par : toto | 21 mai 2006

pour info, christophe sibille ("je n'ai que rarement eu à faire à des PE stagiaires capables de...")

http://grammaire.softissimo.com/index_alpha/Fiches/fiche44.htm

Ecrit par : xy | 21 mai 2006

"je n'ai que rarement eu à faire à des PE stagiaires capables de mener de manière totalement satisfaisante une intervention en classe."

C'est logique, car le concours est purement théorique !
L'essentiel, c'est qu'ils (on) y arrivent en fin de parcours. Mais lorsque c'est le cas, on le doit surtout aux conseils des collègues titulaires rencontrés au cours des stages.
TOUS les stagiaires reconnaissent apprendre le plus lors des périodes de stage en pratique accompagnée et réclament davantage de ces stages.

Quant à ce qui est de départager... Pour info, moi qui suis donc un mauvais, je suis arrivé en extrême limite des admis. Le dernier, qui arrivait 4 places plus loin que moi n'avait une différence que de 0.5 points sur son total. Dividé par 18 coefficient, cela fait une très faible différence sur la moyenne ! Dans un concours comme celui-ci, un candidat qui ne sait pas répondre au volet connaissance n'a aucune chance ! Ce qui départagera, ce sera son aptitude à répondre à la partie didactique.

Ecrit par : Sionac'h | 21 mai 2006

On peut s'interroger (calmement) sur les raisons qui font de la Marseillaise un hymne aussi controversé et aussi négativement connoté dans le monde enseignant.
Considérons d'abord, que ce n'est pas une spécificité française: de nombreux pays ont ce type de problème pour des raisons diverses (historiques, religieuses, etc).
Ensuite, il faut bien admettre que les paroles de la Marseillaise sont parfois difficiles à "avaler" donc à faire sortir... surtout quant on interdit dans nos règlement de classe violence et vengeance!
Mais plus fondamentalement je pense que la Marseillaise à tant et tant de fois été récupérée par les politiques ou les militaires qu'on ne peut la dissocier d'un esprit guerrier et revanchard. Je suis frappé de constater que les divergences d'appréciation vont au-delà des catégories d'âges:les vieux enseignants sont plus souvent rétifs à l'idée de faire chanter notre hymne national!
Difficile aussi de faire compredre aux enfants la portée symbolique d'un texte sorti de son contexte révolutionnaire.
Que faire alors quand on est favorable à cette idée de transmettre les éléments symboliques forts de notre pays (à fortiori quand on travaille dans les banlieues)? FONCER!
L'EN a publié un CD très bien fait sur la Marseillaise (comme quoi tout est possible!) avec un quinzaine d'interprétations, un historique, etc...
Quelques élèves (5 ou 6 garçons pas plus) de CE1, à la première écoute, se sont exclamés "c'est la chanson du foot"! Pourquoi pas... surtout que pour tous les autres, cette musique ne disait rien!
A partir de là, il y a moyen d'écouter, de discuter donc au moins de ne pas ignorer cet hymne: viendra plus tard la reconnaissance et qui sait peut-être l'adhésion.
C'est aussi cela l'enseignement: poser des jalons pour le futur...

Ecrit par : denis | 21 mai 2006

Suggestions de cours sur la Marseillaise (je m'appuie sur "la Marseillaise", de Frédéric Robert, Imprimerie Nationale, 1989, un livre splendide mais difficile à se procurer aujourd'hui — j'y ai un peu mis la main, à l'époque…)
- expliquer ce que c'était que la France révolutionnaire, face à une Europe monarchique — "la Marseillaise ailée et volant dans les balles", disait Hugo ;
- rappeler que la Marseillaise a été interdite par tous les régimes autoritaires, de Napoléon III à Pétain ;
- raconter le courage de Danielle Casanova, dans le camp de concentration où les nazis l'avaient enfermée et où elle est morte, entonnant la Marseillaise avec ses camarades de lutte au nez et à la barbe des SS — la Marseillaise, et pas l'Internationale, bien qu'elle fût communiste ;
- rappeler que c'est ce gauchiste de Giscard (le même qui a décrété le collège unique…) qui avait prétendu en ralentir le rythme (et, tant qu'à faire, écrire de nouvelles paroles), et que ça n'a jamais pris : c'est un chant guerrier, un chant provocateur, qui appelle à sa battre jusqu'à la mort pour ses convictions — une attitude singulièrement démodée aujourd'hui, en ces temps d'idées loukhoums et de PS agonique ;
- et que si les All-Blacks ont le aka, la Marseillaise n'a rien à leur envier, en termes de provocation au combat.
Que tel ou tel parti se l'annexe, c'est justement ce qu'il faut dénoncer. Que le Front National s'annexe Jeanne d'Arc est du même ordre : après la guerre de 1870, elle était devenue l'égérie de la gauche — en un temps où la gauche, c'était Clémenceau, ou Jaurès, et pas la Hollande royaliste. Ça sert à ça, l'Histoire, à faire entrer de l'air dans les crânes étroits de ceux qui pensent courbe.
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 mai 2006

Ce qui m'inquiète dans le débat (je ne saurais clairement l'exprimer), c'est la disparition du second degré. Comment dire : esprit critique, sens de la nuance, ou tout simplement culture ?

Autrement dit, le fait qu'on puisse se reconnaître dans la Marseillaise sans nécessairement avoir envie d'abreuver des sillons avec du sang impur. Le fait qu'on puisse trouver certains passages de la Bible très beaux (oh, le cantique des cantiques !) sans nécessairement adhérer à l'Opus Dei, ni même être croyant. Le fait qu'on puisse lire Saint John Perse sans être un rentier aristocrate et colonialiste. Le fait qu'on puisse aimer la culture du passé sans être réactionnaire, écouter de la musique classique sans être élitiste, qu'on puisse préférer Marcel Proust à Frédéric Beidbeger sans mépriser cependant le peuple.

Je trouve inquiétante au possible cette plongée collective dans le premier degré. Ou alors, pour le dire plus simplement, dans l'obscurantisme.

Ecrit par : Pierre-Henri | 21 mai 2006

Ce n'est pas du second degré, mais du manichéisme. Certains ont tendance à voir le monde tout blanc ou tout noir, ou encore bleu d'un côté et rouge de l'autre.

Ecrit par : Sionac'h | 21 mai 2006

Dans ce cas, le manichéisme serait plutôt le premier degré, autrement dit le ras des pâquerettes. La nuance, ce serait ce que les pédagogistes appellent, avec beaucoup de mépris, "la connivence culturelle". Pourtant, cette "connivence culturelle" est ce qui nous permet de dialoguer, et de vivre ensemble. Sans elle, nous serions incapables de nous comprendre.

Ecrit par : Pierre-Henri | 21 mai 2006

A Valmy ou ailleurs sur les champs de bataille, la Marseillaise a fait mourir des millions de gens à qui on n'avait pas demandé leur avis.

Qu'elle soit devenue l'hymne de l'extrême-droite, cela prouve simplement des valeurs communes entre cette mouvance et une certaine idée de la république.

Pour ce qui est des "régimes autoritaires", on n'y est pas ? On rappelle simplement qu'il y a 3 ans, le délit de blasphème a été réintroduit dans le code pénal pour punir "l'outrage" aux symboles nationaux. On attend toujours une réaction "laïque" sur le sujet.

http://journaldecole.canalblog.com

Ecrit par : Lubin | 21 mai 2006

Sur le CD auquel Denis fait allusion, (au sujet de la marseillaise), je vous conseille la version de Jean-Loup LONGNON. C'est la plage N° 10 du disque, je crois.(Je ne l'ai pas avec moi). Génial! On l'a apprise en cours avec les PE2, (autant en faire une version sympa, texte et musique, puisque elle est obligatoire). Je vous la conseille!

Ecrit par : christophe sibille | 21 mai 2006

xy, pour mon erreur sur: "à faire"... Au temps pour moi!

Ecrit par : christophe sibille | 21 mai 2006

M. Lubin
Est-ce vraiment la Marseillaise qui les a fait mourir??
J'en doute sinon quel pouvoir!!
Par contre nous avons tous reçu ces témoignages de résistants mourant face à un peloton d'exécution en chantant la Marseillaise: cela mérite de notre part un minimum de respect, nous qui n'avons heureusement pas vécu la guerre (du moins sur le territoire).
Ceci ne signifie pas pour autant sombrer dans un patriotisme béat mais créer des références communes, une culture commune: pourquoi ne pas assumer notre héritage culturel? Pourquoi vouloir s'inventer une autre culture sinon à créer chacun la sienne. Un pas de plus vers le communautarisme!

Enfin, entendez ceci:je ne me lève pas tous les matins le sang impur au bord des lèvres... mais j'avoue une certaine émotion devant mon petit écran, à chaque match du Tournoi. Et que dire lorsque au Stade de France votre voisin anglais vocifère son "God save the queen", moi le fervent républicain laïque, je chante avec lui et dans ces moments là, la Marseillaise devient un vrai chant festif.
La Marseillaise est un symbole, les symboles sont par nature polysémiques: en ce sens la lecture que vous en faites reflète beaucoup qui vous êtes.

Ecrit par : denis | 21 mai 2006

A chacun ses fêtes, M. Denis.

"Faire naître chez l'enfant une conscience nationale", c'est effectivement l'un des objectifs de l'enseignement de l'histoire à l'école, objectif qu'en tant que prof d'histoire-géo je m'emploie à saboter du mieux possible. Parce que les nations, en dehors de dresser les individus les uns contre les autres, jusqu'à se faire la guerre, on ne voit pas trop bien à quoi ça sert. Il est urgent de s'en débarrasser.

Ecrit par : Lubin | 21 mai 2006

Parce que les nations, en dehors de dresser les individus les uns contre les autres, jusqu'à se faire la guerre, on ne voit pas trop bien à quoi ça sert. Il est urgent de s'en débarrasser...

C'était à peu près ce que disaient les interventionnistes de gauche dans l'Italie de 1914... C'était ce que disait Gustave Hervé. Ces affirmations l'histoire les a déjà connues. Un prof d'histoire -géo devrait avoir une autre mission... Celle d'ouvrir ces propres yeux sur le sens de cette longue histoire humaine qui accumule tout au long de son cours les affirmations des lubins en donnant les résultats que nous connaissons.

Ecrit par : isa | 21 mai 2006

pour faire du second degré il faut du recul ; pour avoir du recul il faut un peu d'espace ; pour avoir de l'espace il faut de la largeur d'esprit ; pour avoir de la largeur d'esprit il faut remplir plein de petites cellules grises...c'est donc ce plein qui donne de la place...j'en reste songeuse ;)

Ecrit par : fabienne | 21 mai 2006

Merci Lubin, car grâce à vous, je vais considérablement alléger mes cours !
Quel intérêt d'enseigner les sciences ! Vous vous rendez compte que des millions de gens de sont morts à cause des progrès scientifiques (pas seulement dans le domaine de la fission des atomes).

Ecrit par : Sionac'h | 21 mai 2006

Il est vraiment professeur ce lubin ?

Ecrit par : claude SUBOT | 21 mai 2006

Faudra-t-il apprendre à un professeur d'histoire-géo que l'histoire est a-morale ? Elle n'est pas "gentille" ni "méchante", elle arrive, c'est tout.

Suis-je le dernier à penser que les professeurs devraient conserver une neutralité idéologique dans leurs enseignements ? Et avant que vous en fassiez la remarque, Lubin, ça vaut dans les deux sens : célèbrer les vertus patriotiques de la Marseillaise est aussi stupide que de la conchier. Il faut apprendre aux élèves ce qui s'est passé, et pas ce qu'ils doivent penser des évènements.

Ecrit par : Pierre-Henri | 21 mai 2006

A Claude : non seulement professeur, mais aussi représentatif.

Ecrit par : Pierre-Henri | 21 mai 2006

À propos des profs d’histoire-géo.

Allez faire un tour de temps en temps sur la liste faite pour eux, H-Français : http://h-net.msu.edu/cgi-bin/logbrowse.pl?trx=lm&list;=H-Francais.
Liste « tenue », et c’est bien le mot par l’inénarrable Café pédagogique. En-dehors des messages à caractère uniquement professionnel, vous y trouverez toute la bien-pensance pédagogiste, entre autres délices :
– il faut être de gôche, la bonne, celle de Marie-Ségolène, bien sûr, (cette brave dame qui nous parlait de « l’instrument scripteur » du temps de son ministère !) ;
– on y est toujours d’accord sur les projets du ministère, sur toutes les réformes, le style « ah ! que je m’assume au niveau citoyen depuis que je fais de l’Éducation civique ! », « que j’aime les réductions d’horaires, que j’adore les TPE et les IDD ! », etc.

C’est assez pitoyable et cela vient de gens qui ne peuvent s’empêcher de mettre du « citoyen » et du « démocratie » dans toutes leurs phrases, tout en refusant toute contradiction et en censurant tout ce qui n’est pas d’accord avec ce robinet d’eau tièdasse. On se croirait parfois chez Orwell et on s’attendrait presque à lire la biographie d’un collègue nommé Ogilvy (pour ceux qui ne connaissent pas le roman, il s’agit d’un camarade inventé pour le ministère de la Vérité, héros modèle).

Inutile de préciser que le prof d’histoire-géo de base ne ressemble pas la plupart du temps aux « mutins de Panurge » de ce véritable « parti révolutionnaire institutionnel ». Il doit se coltiner des programmes de 2de en histoire tout bonnement stupides, des programmes de géo modifiés pour imposer la pédagogie constructiviste et évidemment mal foutus, les épreuves du bac sont trafiquées : la hiérarchie nous écrit « mettez 10 ou 12 sur 8 à telle épreuve » écœurante de facilité et de démagogie, etc. Pendant ce temps les élèves doivent faire des « débats » en ÉCJS. On ne sert pas encore le café… le niveau monte, on vous dit. Et de plus vous serez mal notés si le catéchisme n’est pas votre truc et que vous faites bosser vos élèves pour qu'ils forment leur esprit critique.

On remarque l’activisme des profs de lettres contre les délires pédagogos, il faut que les collègues des autres matières se mobilisent également.

Ecrit par : Lariba | 21 mai 2006

Bonjour Lariba,

Je vous suggère la lecture de "Matin Brun", de Franck Pavloff. Remplacez mentalement "Brun" par "citoyen", et vous verrez, on s'y croirait. Exemple :

"Par mesure de précaution, on avait pris l'habitude de rajouter citoyen ou citoyenne à la fin des phrases ou
après les mots. Au début, demander un pastis citoyen, ça nous avait fait drôle, puis après tout, le langage c'est fait pour évoluer et ce n'était pas plus étrange de donner dans le
citoyen, que de rajouter " putain con ", à tout bout de champ, comme on le fait par chez nous. Au moins, on était bien vus et on était tranquilles."

Ecrit par : Pierre-Henri | 21 mai 2006

Excellente suggestion, 100% pédagogique. Mais il en est qui hausserait le sourcil, alors qu'il est tout simple, dans la série "recherche d'un synonyme", de remplacer "brun" par "citoyen-pédagogue".
Autre formidable suggestion de Lariba : l'Histoire (et la géographie, d'ailleurs) est un secteur sinistrée. La disparition de la chronologie, l'insistance sur le XXe siècle sans vraiment comprendre ce qui s'est passé avant, ce qui fait qu'on ne capte rien des temps modernes ; des épreuves au Bac quasi infaisables, ce qui garantit l'indulgence du jury ; l'invasion du politiquement correct, qui rend le cours d'Histoire soit dangereux, soit aseptisé (j'ai encore en mémoire cet Inspecteur d'Académie qui avait suspendu un prof de collège pour avoir osé dire — en cinquième, et conformément au programme — que Mahomet avait été un grand massacreur). Bref, il y a tout ce qu'il faut dans la matière pour que de nouveaux insurgés se joignent aux résistants d'aujourd'hui.
Y'a encore du boulot !
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 mai 2006

Je pense que Lubin doit apprendre l'internationale à ses élèves.
Pourquoi ne pas afficher la couleur et reconstruire tout de suite l'Union Soviétique : joli modèle d'humanité et de fraternité.
Louise

Ecrit par : Louise | 21 mai 2006

"Français de préférence ... MORTS POUR LA FRANCE
...
Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
...
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant."

J'aimerais en citer un vingtquatrième - parmi tant d'autres - qui chanta la Marseillaise quand les fusils fleurirent : Marc Bloch, auteur de "L'étrange défaite" - que l'on vient de rééditer avec d'autres textes.

Ca me rappelle que Pascale Clark, la bien pensante, au lendemain de l'étrange défaite du 21 avril 2002, dans son émission sur France Inter, qui avec son invité, rendaient le chant patriotique responsable de la débâcle électorale de la veille et voulaient expurger la Marseillaise de tout appel au meurtre patriotique. (Matin Brun, paru dans l’urgence est pour moi un opus de la bien pensance pour se donner bonne conscience).

Toute leur agitation médiatique n'a pas empêché l'étrange victoire du 29 mai 2005 - les deux extrêmes du jeu politique français ont mêlé leurs voix pour dire non au projet de dissolution des nations dans la sainte Europe des droits de l'Homme et du Marché.

Et, je n'arrive pas à me résoudre, comme JPB, à l'étrange défaite de 2007, et attendre 2012.

Philippe.

Ecrit par : Philippe | 21 mai 2006

Louise, vous faites dans le Lubinisme.
Dire que l'internationale, écrite par Pottier au lendemain de la Commune, n'évoque rien d'autre que les pire méfaits du Stalinisme n'est pas mieux que de limiter la Marseillaise aux diverses guerres provoquées par certains gouvernements français depuis 200 ans.

Ecrit par : Oaz | 21 mai 2006

Avant de parler de la "disparition de la chronologie", le mieux serait sans doute de se renseigner, par exemple en consultant les programmes officiels. On y verrait que l'enseignement de l'histoire, tout spécialement en primaire et en collège, est sévèrement corseté dans le cadre de la chronologie nationale. Les repères que les élèves sont censés acquérir restent à peu près les mêmes qu'à l'époque de Lavisse (Carolingiens, Capétiens etc), ce qui est ridicule et affligeant. Le cursus historique des élèves se termine en fin de 3e par une épreuve écrite obligatoire au brevet, épreuve centrée sur cette chronologie traditionnelle. Et si les résultats sont si faibles, ce n'est pas parce que la chronologie est "abandonnée" mais parce qu'au contraire, les élèves sont gavés d'une forme de chronologie - celle des états, des guerres et des régimes politiques - qui n'a guère de signification ni pour les élèves ni même pour l'histoire des hommes. C'est de son conservatisme que souffre l'enseignement de l'histoire, avec des programmes et des méthodes qui n'ont quasiment pas bougé depuis des décennies.

On peut en sortir en s'orientant dans deux directions : d'abord, prioritairement, en se dégageant du cadre national ; il est inadmissible qu'à la fin de leur scolarité en collège, des jeunes de 15 ans n'aient pas la moindre idée de l'histoire du monde, donc de l'existence du monde. Alors que plusieurs millions de nos élèves ont des ancêtres plus ou moins proches en Afrique, l'Afrique, elle n'a pas d'histoire...sauf quand les colonisateurs y mettent les pieds. Comme par hasard. Le racisme et la xénophobie, ça naît à l'école, avec l'histoire de France.
Seconde piste de recherche pour faire évoluer cet enseignement : tout dans l'histoire est chronologie, toutes les créations humaines et pas seulement les batailles ou ces fameux "grands hommes" qui, pour reprendre l'expression de Victor Hugo, sont le plus souvent de "grands assassins".
Pour qui veut réfléchir à tout cela et ne pas mourir idiot, je recommande 1000 fois les bouquins de Suzanne Citron et notamment "Le mythe national", paru en 1987.

"Sortir de l'histoire de France"
http://ecolehistoire.canalblog.com

Ecrit par : Lubin | 21 mai 2006

Bonjour à tous,

Pour en revenir au débat initialement lancé par M. JPB, il faudrait effectivement commencer à apporter des propositions constructives sur comment faire évoluer les institutions scolaires pour le bien de nos "petites têtes blondes".

Merci Patricia pour votre judicieuse remarque, et également à vous JPB, car nous, parents, constatons que les membres du corps enseignant sont confrontés aux mêmes problèmes que les parents d'élèves, avec la scolarisation de leurs enfants, et ce, malgré leurs compétences éducatives et leur culture plus pointue.

Pour l'heure, en ce qui concerne la maternelle, il est peut-être préférable de laisser libre l'évolution de cette classe qui accueille généralement les enfants de 3 à 6 ans.

Je pense bénéfique pour les enfants de considérer que cette classe doit être une période d'éveil à rythme individuel modulable, en fonction des attirances et préférences de chacun d'eux. Les guider, oui, mais accepter aussi leur soif de découverte quand ils sont au dessus du niveau, afin de ne pas créer de bloquage ou de frustration d'innaccessible ou d'inachevé (ce qui s'est passé avec votre enfant, JPB, apparemment!)

Cette classe, par ailleurs non obligatoire, ne devrait pas avoir de vocation à intégrer le cursus d'apprentissage, mais plutot servir de passerelle de mise à niveau, un peu comme une grande crêche éducative où l'on favoriserait la créativité de chaque individu présent, juste en l'épaulant et en lui "suggérant" des solutions (et non en lui apportant, ce lui permet de développer sa faculté de réflection, et de lui donner l'impression d'avoir trouver seul la solution => valorisation de son travail intellectuel!) pour résoudre ses problèmes et parvenir à ses objectifs.

Ce qui sous-entend qu'il n'est point besoin de fixer un programme stricte pour cette classe, si ce n'est la connaissance convenable des chiffres et de l'alphabet et un minimum de rigueur comportemental durant la classe, pour avoir acquis les armes d'un CP correct. Ceci devrait permettre à l'enfant de s'épanouir à son rythme

Qu'en pensez-vous?

Par ailleurs, je pense qu'il serait bon de faire les choses dans l'ordre, donc de commencer par la maternelle et de finir par les universités, le cursus se faisant dans cette ordre! D'où cette suggestion. une fois un plan solide mis en forme, on pourra développé le CP et les autres à partir de ce point de départ.

A vos meninges, mes amis, pour les bien des nos enfants et des nos futurs petits enfants!!!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 21 mai 2006

En sachant que la maternelle s'étale sur 3 ans, l'aspect comportemental, peut se faire de façon très progressive sur les 2 dernières années uniquement.

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 21 mai 2006

Parce que les nations, en dehors de dresser les individus les uns contre les autres, jusqu'à se faire la guerre, on ne voit pas trop bien à quoi ça sert. Il est urgent de s'en débarrasser...(Lubin)

Et bien, qu'est ce qui nous attend Lubin ? !!!!!! Quand je vois tous les matin de ma fenetre les petits ecoliers Chinois en rang assister a la levee du drapeau en chantant l'hymne National.....1,3 milliard sur la geule...qu'est ce qu'on va prendre...... ca va faire mal !!!!!

Ecrit par : kangxi | 22 mai 2006

Je vais être obligé de faire un cours d'histoire à Lubin. Désolé pour ceux qui savent déjà, mais mon devoir de pédagogue m'appelle…
À la fin de "Drôle de jeu", le roman (excellent) sur la Résistance écrit par Roger Vailland à la Libération — sur un ton libertino-communiste qui me ravit, à vrai dire —, le héros, Marat, compare la Résistance à l'expédition des Dix Mille — et relit l'Anabase. Xénophon au secours des FTP. Nous voici dans la grande tradition française et historienne, celle qui sait faire des ponts entre des événements de nature intrinsèquement semblables, celle qui vient tout droit de Plutarque (par parenthèse, si l'on comparait les candidats actuels à la présidence aux beaux produits de l'Histoire dans les siècles antérieurs, qui tiendrait le coup ? Vous imaginez, Mme Royal face à la grande Catherine ? Ou à Elisabeth Ière ? Ou Hollane, le loukhoum vivant, face à Démosthène ? — ça, c'est pour l'aspect international, Lubin : il n'y a pas que l'Afrique dans la vie…).
Seule une connaissance fine de la chronologie peut permettre ce type de rapprochement significatif. Les enfants attendent, quand ils sortent de Sixième et des mœurs antiques (rassemblées en un an, de Sumer à Rome : pauvre France !), qu'on leur raconte la suite. Et ce n'est pas le cas.
Le résultat, c'est qu'ils sont trois fois confrontés à la Shoah dans leurs programmes, qu'ils ne savent quand même pas qui est Eichmann, et comment le nazisme fut rendu possible par la destruction du système scolaire allemand par la République de Weimar — si ça vous rappelle quelque chose de très actuel, vous avez gagné —, et que les petits gosses issus de l'immigration qui plaisent tant à Lubin et à Bégaudeau traitent leurs copins juifs (et même ceux qui ne le sont pas) de "sales feujs". Carton plein pour l'éducation à la socialiste.
D'ailleurs, le troisième (et dernier : après, je reviens à la littérature, et je laisserai Lubin, Frackowiack et alii maîtres du jeu…) tome de la trilogie du Crétin tournera autour de cette question : comment les pédagogues ont laissé monter le racisme et l'intolérance en France — au nom de quels idéaux pervertis, grâce à quelle incapacité prétentieuse, par quel aveuglement idéologique. La politique des "grands frères" a instauré la haine raciale là où elle n'existait pas, parce qu'on faisait jusqu'alors des Français, et pas des groupes revendiquant leur autonomie de superstition — qui n'a émergé que parce qu'elle a supplanté l'universalité du savoir. Comme a dit Barbara Lefebvre dans un article récent (début mars) du Monde, du barbarisme syntaxique toléré à la barbarie à visage inhumain, il n'y a qu'un pas — et la pédagogie nouvelle l'a franchi.
Cela pour qu'on sache bien, et définitivement, où se situent les vrais républicains, et les fascistes larvés.
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 mai 2006

Bonjour à tous,
Pour répondre à Yvon Gougis, ce qu'il souhaite pour les maternelles correspond, dans les grandes lignes, à ce qui s'y passe, du moins dans les classes dans lesquelles les "cas lourds" d'élèves arrivant à l'école déjà très abîmés sur le plan affectif n'empêchent pas ce fonctionnement. J'essaierai d'en reparler un peu plus longuement, mais je manque un peu de temps ce matin.
Pour dire un mot sur les "hymnes nationaux", la phrase que je trouve encore plus choquante que: "qu'un sang impur abreuve nos sillons" est; "du passé faisons table rase". Le concours est ouvert pour trouver pire dans les autres hymnes nationaux; (je ne suis pas connaisseur).
Bonne journée à tous.

Ecrit par : christophe sibille | 22 mai 2006

Pour moi, l'étude chronologique de l'histoire correspond à ceci :

STORIA



Ginnasio

IV Classe

L'oriente e la Grecia. La preistoria. Le civiltà degli antichi popoli mediterranei.
Il popolo greco; tratti essenziali delle civiltà preelleniche; città e loro ordinamenti; colonizzazione. Le guerre persiane. Le egemonie ateniese, spartana, tebana. La civiltà della Grecia classica: caratteri, espressioni, valore. L'egemonia macedone; l'impero di Alessandro Magno. Lo smembramento dell'impero. La civiltà ellenistica.

V Classe

Roma e la civiltà romana. Le origini di Roma. Roma regia.
Roma repubblicana e la sua espansione nel Mediterraneo. La crisi della Repubblica. L'Impero: dal principato alla monarchia militare. La monarchia di tipo orientale. il Cristianesimo e la sua diffusione. La civiltà romana nelle sue fasi e nelle sue espressioni più salienti. La disgregazione del mondo politico romano. Vecchie e nuove forze storiche. I regni romano-barbarici. Impero romano d'Oriente. L'eredità civile di Roma antica.

Liceo

I Classe

Dal Medio Evo al Rinascimento. Il Medio Evo: limiti e importanza di esso. Chiesa cattolica. Origini del monachesimo. L'Islam e l'impero degli Arabi: la civiltà musulmana, i Longobardi. Carlo Magno e l'Europa dei suoi tempi. L'organizzazione feudale: campagne, città, castelli, abbazie e vescovati. Papato. Impero. Il delinearsi d'una nuova vita dopo il Mille e i suoi fattori. Movimenti religiosi e sette ereticali. Le Crociate e lo sviluppo delle relazioni tra i popoli mediterranei. Il Comune italiano. Dal Comune alla Signoria. Gli albori della nuova Europa. Papato e Impero in lotta per la supremazia politica. Il declino del Papato e dell'Impero come forze politiche universalistiche. Il Rinascimento. Le invenzioni; le scoperte geografiche e le loro conseguenze nella vita mondiale. La colonizzazione.

I! Classe

L'età moderna. La crisi dell'equilibrio politico italiano e le guerre di predominio in. Europa. Riforma e Controriforma. Le lotte politico-religiose, il periodo dell'assolutismo e i conflitti per il primato in Europa. L'Italia durante il predominio straniero. L'assetto europeo nel secolo XVIII. La rivoluzione americana, L'illuminismo e il movimento riformatore. La Rivoluzione francese. Napoleone. il Congresso di Vienna.

III Classe

L'età contemporanea. La Restaurazione. Contrasti e lotte per la libertà e l'indipendenza dei popoli. I problemi del Risorgimento. Il 1848 in Europa e in Italia: guerre e lotte per l'indipendenza italiana. Lo Stato unitario italiano: problemi, contrasti e sviluppi. I grandi problemi mondiali alla fine del secolo XIX: trasformazione e sviluppi nel campo dell'economia e della tecnica; il travaglio economico-sociale e le lotte di classe; imperialismi e colonizzazioni; i rapporti internazionali e l'equilibrio europeo. Le guerre mondiali. La resistenza, la lotta di liberazione, la Costituzione della Repubblica italiana; ideali e realizzazioni della democrazia. Tramonto del colonialismo e nuovi Stati nel mondo. Istituti e organizzazioni per la cooperazione fra i popoli. Comunità europea.
Per la suddivisione annuale del programma di Storia, in vigore dall'anno scolastico 1997/98, si confronti il seguente decreto:
D.&L; 4 novembre 1996, n. 682. - Modifiche delle disposizioni relative alla suddivisione annuale del programma di Storia (Articoli estratti)
I limiti cronologici fissati dai vigenti programmi ministeriali per la suddivisione annuale del programma di Storia valevole per il quinquennio dei Licei classici, scientifici, linguistici e degli Istituti tecnici sono modificati secondo le seguenti indicazioni di massima:

l° anno: dalla Preistoria ai primi due secoli dell'impero Romano;
2° anno: dall'età dei Severi alla metà del XIV secolo;
3° anno: dalla crisi socio-econornica del XIV secolo alla prima metà del Seicento;
4° anno: dalla seconda metà del Seicento alla fine dell'Ottocento;
5° anno: il Novecento.

I programmi dovranno contemperare l'esigenza di fornire un quadro storico generale con l'esigenza di riservare alla programmazione didattica il compito di indicare, ai fini di un adeguato approfondimento, tematiche particolari giudicate di interesse rilevante dagli organi collegiali e dagli stessi insegnanti. Tali tematiche dovranno comunque essere correlate con gli obiettivi fissati nella programmazione medesima.
Lo svolgimento del programma dell'ultimo anno dovrà essere caratterizzato, oltre che da continuità di sviluppo come negli anni precedenti, anche da maggiore ricchezza di dati e di riferimenti.
Nell'ambito della programmazione didattica potrà altresì procedersi all'integrazione del quadro storico generale con riferimenti ad aspetti delle realtà storico-culturali locali che siano coerenti con le peculiarità formative del curricolo.
Si avrà altresì cura di sviluppare le opportune connessioni con l'Educazione civica.
Le norme di cui al presente decreto entreranno in vigore dall'anno scolastico 1997/98.
Nella fase di prima applicazione del presente decreto il docente di Storia dovrà provvedere, nei modi e con i mezzi a suo giudizio più convenienti, al recupero di quelle parti di programma che, per effetto della nuova suddivisione annuale,sono oggetto di studio nelle classi rispettivamente precedenti.

Ecrit par : isa | 22 mai 2006

Pour Christophe Sibille

Peut-être est-ce le schema directeur donné, mais pas forcément appliqué, du moins pour ce que j'ai pu constaté pour mes trois enfants!

Et je ne peux pas dire que ce soit pour une école particulièrement, car en étant muté tous les 3 ans, j'ai connu 3 écoles maternelles de 3 départements différents et celà fut la même chose pour les 3.

Si aucun programme n'est fixé, pourquoi est-il pratiqué des évaluations dans ces classes, puisque ce n'est pas sencé être l'objectif propre que j'ai proposé, et pourquoi (indépendemment de mon expérience) l'enfant de JPB s'est vu refuser l'apprentissage de la lecture ?

Est-ce celà que vous appelez l'accompagenement d'un éveil spontané? Moi, pas! Désolé de vous contredire, mais ce type de problème est un constat que l'on fait régulièrement dans nos maternelle. Encore une fois, Il peut y avoir un fossé entre un texte, et l'interprétation qui en est faite par les différents intervenants.

Ce n'est surement pas moi qui vais apprendre à un "Lettré" qu'il peut y avoir autant d'interprétations d'un texte que de lecteurs de ce texte.

De plus, le niveau des ateliers d'activités se cantonne à un niveau précis, et ne ne laisse que très peu de lattitude aux enfants pour aller au-delà (la preuve en est dans les différents témoignage de parents!)

A contrario, dans les classes que j'appelerai d'apprentissage (à partir du CP), il faut effectivement faire des tests d'évaluation, non complaisants, avec des programmes d'acquisition bien déterminé. Il faut egalement avoir le courage de les respecter et de refuser tout passage en classe supérieur s'il ne sont pas acquis. Ce qui ne peut se faire sans une certaine rigueur et une absence totale de complaisance infantile!!!

Cordialement

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 22 mai 2006

Désolé pour les fautes, mais la relecture écran n'est déjà mon fort, et le café du reveil (ici il est 03h00 du matin), avec une nuit de 02h00, n'a pas complètement opéré.

Et puis les militaires ne sont pas réputés pour posséder un excédent de culture et d'intruction...

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 22 mai 2006

Pour complèter le 3° point de JPB, notre république est dans une crise tellement profonde, qu'elle n'est plus en mesure de justifier ses fondements sans légiferer:

- Alors que la base de l'école républicaine est justement la laïcité,
- alors que la liberté culturelle est accepté puisque l'on trouve des écoles privées de toutes appartenances religieuses,
- alors que l'on accepte l'immigration de toutes les ethnies sans leur demander d'abandonner leurs coutumes (dans la mesure où elles ne portent pas atteinte aux individus),

Pourquoi est-il besoin de légiferer sur les fondements même de notre école, au lieu d'expliquer simplement que l'école républicaine se conforme à une règle d'égalité, complètement indépendante des diverses religions dont les marques d'appartenances n'ont pas lieu d'être, et que si la réalité laïque ne leur convient pas, il existe les écoles privées pour satisfaire leur volonté!! Personne ne fait obligation à personne de passer par l'école républicaine spécialement, celà reste le choix et la liberté individuelle de chacun!

Et ceci n'est qu'un exemple de la faillite de notre système...
Quand vous allez vous intaller dans un autre pays, soit vous en accepter les règles de fonctionnement, soit on vous met à la porte, mais le pays en question ne prendra certainement pas le temps de se remettre en question pour vous, ou de vous expliquer les fondements de son système. A vous de vous adapter et d'aller chercher vous-même (si celà vous intéresse) les origines de ces fondements via "les outils culturels" dont vous disposez.

Et c'est très vraisenblablement là que le bas blesse:
L'école républicaine ne sait plus transmettre, à mon avis, les valeurs propres à son existence, ni l'importance de son role dans notre société.

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 22 mai 2006

Brighelli, tes "leçons d'histoire" et de "chronologie fine" à deux balles, on les reprendra le jour où tu sauras discuter sans injurier tes contradicteurs. Mais sans l'injure et l'anathème, où en serait-il, Brighelli ?

Lubin, le "fasciste larvé"
http://journaldecole.canalblog.com

Ecrit par : Lubin | 22 mai 2006

Brighelli, tes "leçons d'histoire" et de "chronologie fine" à deux balles, on les reprendra le jour où tu sauras discuter sans injurier tes contradicteurs. Mais sans l'injure et l'anathème, où en serait-il, Brighelli ?

Lubin, le "fasciste larvé"
http://journaldecole.canalblog.com

Ecrit par : Lubin | 22 mai 2006

Il est donc important de lui redonner "ses lettres de noblesse", pour pouvoir commencer à soigner le mal, affaiblir le rascisme, l'individualisme et l'égoïsme ambiant, qui me semblent liés à "l'inculture" et le marasme dans lequel sombre notre pays!

Le débat a été ouvert il y a quelques temps déjà, les outils d'aujourd'hui nous permettent de partager nos avis pour mieux cerner la réalité (au-delà des discours politiciens), et d'oeuvrer pour son amélioration. Nous sommes dedans sur ce blog, alors n'hésitons pas, travaillons en ce sens, et profitons du support que la richesse d'internet nous apporte, en permettant de mêler les profs, les parents d'élèves, des observateurs extérieurs, et eventuellement des expériences étrangères

Cordialement

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 22 mai 2006

Bonjour,

Je constate que vous avez beaucoup débattu entre spécialistes, mais que, comme je l'ai fait remarquer dans ma première intervention, je ressens assez peu de préoccupation sur l'avenir de vos élèves.

(Veuillez excuser mon vocabulaire et ma démarche de non spécialiste)

Je pensais que l'éducation (savoir vivre, savoir faire, savoir être) était destinée à permettre à nos enfants à prendre leur place naturellement dans notre société.

A ce titre, il me semble indispensable de leur donner les "clés" qui leur permettront de comprendre leur environnement, et comment on en est arrivés là où nous sommes. Comment peut-on envisager de le faire sans leur faire analyser exhautivement l'histoire de notre culture comme des sédiments accumulés par les égyptiens, les grecs, etc. jusqu'à nos jours ? Et pourquoi vouloir faire une censure ? On ne refuse pas d'examiner un fossile de fougère arborescente trouvée sous le massif central sous prétexte que le climat n'y est plus tropical.

Ce socle culturel commun me semble indispensable si l'on souhaite que nos enfants vivent ensemble sans tension. C'est un peu comme un sport d'équipe : On ne peut pas faire un match correct si les uns appliquent les règles du football, d'autre celles du rugby, d'autres celles du handball, etc. sur un même terrain. Un terrain = un sport avec des règles du jeu partagées par tous.

Il a aussi été débattu de la pédagogie de l'erreur : J'utilise régulièrement l'exemple des exercices d'alerte incendie. (C'est relativement plus facile à utiliser avec des adultes). A quoi sert une erreur lors d'un exercice d'incendie ? A être capable d'analyser les conséquences potentielles de cette erreur, de comprendre pourquoi elle a été faite, et d'éviter de la refaire à l'avenir. Et c'est en cela que la formation (au sens large), à titre de "concentré d'expérience" est utile.

Alors, s'il vous plait, apprenez à nos enfants à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent avant de le juger, et non le contraire.

Ecrit par : Observateur Externe | 22 mai 2006

Jean-Paul, nul besoin d'aller jusqu'à Weimar. On pourrait également citer l'exemple américain, où le peuple massivement déculturé par les pédagogistes a porté Georges W. Bush au pouvoir.

Ces andouilles de la gauche-caviar n'ont toujours pas compris que nous cherchions d'abord à les sauver d'eux-mêmes. C'est bien simple : nous mériterions une médaille.

Ecrit par : Pierre-Henri | 22 mai 2006

" Du passé faisons table rase" le sens Christophe, il faut travailler le sens ;) .
qu'entendaient-ils par là, les anciens ?
bien amicalement
toto

Ecrit par : toto | 22 mai 2006

Attribuer l'élection de George Bush aux "pédagogistes" me paraît être un raccourci pour le moins malhonnête.
Excusez-moi, toto, mais cette phrase, (du passé faisons table rase) est extrêmement dangereuse. Je maintiens. On voit d'ailleurs où elle nous a menés, (et elle a plus de responsabilités dans les massacres perpétrés en URSS par Staline que les "pédagogistes" dans l'élection de Bush!)

Ecrit par : christophe sibille | 22 mai 2006

Encore faut-il trouver un rasoir... ... à table ;-(... Oups! désolé!

Et "Qu'entendaient-ils par là, les anciens ?", Il faut travailler sur le fond... ou sur la forme... ?!?!
lol

Avec humour...
Cordialement

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 22 mai 2006

"Jean-Paul, nul besoin d'aller jusqu'à Weimar. On pourrait également citer l'exemple américain, où le peuple massivement déculturé par les pédagogistes a porté Georges W. Bush au pouvoir."

Tout à fait d'accord. D'ailleurs il suffit de voir comment la mentalité des gens évolue, et en particulier celle des jeunes, qui sentent de plus en plus le vieux conservateur avant l'âge.

Loin d'être un raccourci, je crois que c'est une réalité palpable !

Les Américains ayant 20 ans d'avance sur nos conneries, je fais de sombres pronostics quant à notre avenir politique. La masse d'ilotes qui élira le Bush français monte et gonfle le corps électoral au fur et à mesure que les cohortes atteignent 18 ans.

Ecrit par : DUMOUCH Rodolphe | 22 mai 2006

"Et c'est très vraisenblablement là que le bas blesse:"

Si je puis me permettre, Yvon, le bas blesse rarement car fait d'un tissu au contact plutôt soyeux. A la limite, une allergie à un des composants des versions auto-fixants, peut-être...
Ce qui n'est pas le cas du bât, qui, si je ne m'abuse, est cet outil destiné aux attelages...

Ecrit par : Sionac'h | 22 mai 2006

Cher Observateur Externe,

Il est vrai que vous puissiez vous sentir "perdu", cependant, les intervenants discutent justement que de cela....l'avenir des enfants. "savoir vivre, savoir faire, savoir être" comme vous le dites est implicitement véhiculé par les programmes. Les programmes ne sont pas censurés mais tellement allégés que ces gamins ne s'y retrouvent pas..."savoir vivre, savoir faire, savoir être" certes, mais sans aucune substance pour nourir leur monde, comprendre ce monde qui est leur héritage, les profs vont avoir du mal. "savoir vivre, savoir faire, savoir être" est aussi pris en charge par les parents (le savoir-vivre par exemple)....
Navrée pour la répétition de votre formulation, cependant elle me rappelle un peu trop les formateurs. Ils utilisent, avec des petites grilles biens carrés, cette espèce de Trinité aliénante et infantilisante pour nous "téléguider".... Alors qu'une simple explication aurait été suffisante.
C'est un vieux débat que vous relancez entre Instruction (le savoir en premier lieu) et l'Education (leurs émotions en tête des préoccupations). L'instruction n'empêche pas le reste, mais les lacunes sont telles en ce moment qu'il faut leur expliquer au lycée comment trouver le sujet d'une phrase. (j'exagère à peine....il y en a au moins cinq par an qui posent ce genre de question, c'est cinq de trop).
Vous évoquez le socle commun, il est inspiré de l'UNESCO et de l'OCDE. Par expérience, nous savons tous qu'à partir du moment où les commerçants mondiaux s'en mêlent, cela commence à sentir mauvais...pour nous et les élèves par ricochet. Lorsque les textes évoquent le "savoir minimal" à l'issu du collège, je commence, de surcroît, à avoir peur.

Ecrit par : Ordrade | 22 mai 2006

Un p'tit lien pour la route sur le socle commun:
http://www.fondation-copernic.org/Flash-avril2005.pdf

Ecrit par : Ordrade | 22 mai 2006

"Du passé faisons table rase" c'est l'Internationale ça, pas la Marseillaise.
La Carmagnole fût longtemps en balance avec la Marseillaise pour l'hymne national: imaginez "vive le son, vive le son du canon"! On n'en sort pas mais chaque pays est le fruit de son histoire (pour nous la Révolution).

Ecrit par : denis | 22 mai 2006

A "observateur externe". Pardonnez-moi, Monsieur, mais vos remarques font preuve d'une certaine naïveté. Vous parlez de culture, mais cette dernière a quasiment disparu des programmes scolaires. Pour que vous puissiez juger sur pièces, je vous cite ici un long extrait des programmes (documents d'accompagnement, p.71) de français en classe de seconde. Je sais que c'est pénible, mais lisez le, afin de vous rendre compte du niveau de nullité dans lequel baignent les programmes de français.

-------------------------------------------
Le texte est la trace d’un acte d’énonciation : le discours.
Dans l’acception qu’en retiennent les programmes,
le mot « discours » désigne l’activité des
personnes qui parlent, écrivent ou lisent, c’est-à-dire
toute «mise en pratique du langage » (cette acception
du mot « discours » est beaucoup plus large que
la définition restreinte qu’il reçoit dans l’opposition
« discours/récit » issue de Benveniste, qui désigne
en réalité le rapport que les temps verbaux impliquent
avec l’énonciation (temps du discours/temps
du récit). Afin d’éviter toute confusion avec cette
catégorie entrée en usage dans les collèges et les
lycées, et de redonner au mot discours son acception
pleine et originelle, les documents d’accompagnement
du collège proposent de remplacer
discours/récit par : « énoncé ancré dans l’énonciation/
énoncé coupé de l’énonciation ». Cette mise en
pratique du langage est définie à l’aide de trois critères
: celui de l’énonciation, celui de l’interaction
et celui de l’usage, qui renvoient respectivement aux
dimensions personnelle, interpersonnelle et impersonnelle
de tout discours. Cette définition fonde
dans ses grandes lignes le programme de français au
collège où on entend le discours comme une activité
de langage individuelle réalisée en situation
(énonciation), déterminée par des codes (usage) et
comportant une visée (interaction).
---------------------------------------------------------

Ecrit par : Pierre-Henri | 22 mai 2006

En effet, soniac'h...

Mais, en l'occurence, il s'agissait bien de BAS, en opposion à haut, pour parler de l'élèvation quelque peu négligée du résultat éducatif actuel... :)

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 22 mai 2006

En complément d'Ordrade:

Je suis entièrement d'accord avec cette remarque, et si j'emploie les termes éducation ou/et éducatif (en "abus de language") pour faire référence à l'Education Nationale, il n'en reste pas moins que l'EN est censée se charger de l'instruction, et nous, parents, de l'éducation au sens strict du terme!

Ainsi, les "savoir vivre" et "savoir être" ne font pas implicitement partie de l'instruction, mais bien de l'éducation à la charge des parents. Mais si il n'est pas inutile qu'ils soient suivis dans l'instruction distillée par l'école, dans le cadre de l'éducation civique, par exemple!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 22 mai 2006

Correction: Pas MAIS, mais MÊME

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 22 mai 2006

Cher Jean-Paul

Félicitations pour votre persévérance dans vos idées;je profite d'un moment de calme à Hong Kong pour découvrir votre blog et,y apporte tout mon soutien de comptriote Héraultais.
Ce que vous dîtes fait trop appel au bon sens pour que cela soit compris par des "recordman" de temps passé aux études (énarques et autres comparses) vous aurez compris que je n'en suis pas! j'ai courru trop vite pour qu'elles ne me rattrappent...(les études...)
Amitié
Jean Philippe

Ecrit par : Jean-Philippe | 22 mai 2006

Bonjour à tous,
A lire: Un bon article dans: "La Croix" du 19 mai, journal que l'on peut difficilement suspecter d'être subventionné par les "pédagogistes". (Les pratiques à L'IUFM Orléans-Tours, site de Chartres, ayant pour thème: "l'autorité".)

Ecrit par : christophe sibille | 22 mai 2006

pas de souci Christophe,
je déconnions. c'étions pour rire.
Moi j'y connais pas grand chose (hélas), c'était juste pour dire que le contexte des années 1780 n'est pas le notre, les mentalités aussi ne sont pas les mêmes (enfin j'espère).
bisoux ;)

Ecrit par : toto | 22 mai 2006

(Pour toto)

Pottier écrit le poème qui deviendra les paroles de l'Internationale en juin 1871, en pleine répression versaillaise. En 1888, l'ouvrier lillois Pierre Degeyter met ce poème en musique. Et c'est à partir du congrès d'Amsterdam de la IIème Internationale en 1904 que ce chant devient l'hymne du mouvement ouvrier mondial.

Ecrit par : christophe sibille | 22 mai 2006

Comme il m'a fait rire ce Lubin! Je ne suis pas enseignant mais administratif dans l'E.N., et je n'ai cessé de voir le niveau des enseignements s'éffondrés.
Il m'a fait rire mais c'est pathétique... Heureusement que j'ai eu des zéros (même si j'en ai eu très peu!), une mauvaise note me faisait réagir, ça me donnait envie de progresser!
Aujourd'hui plus de zéros, ça fait pleurer ??...Mieux vaut conforter un élève dans sa médiocrité plutôt que lui imposer la juste prise de conscience son faible niveau et exiger de lui les efforts nécessaires à ses progrès.
J'ai une amie professeur des écoles, avec laquelle je me heurte souvent sur les contenus et la pédagogie des enseignements. Elle a trois enfants, et pas un n'écrit français correctement, ni ne comprend une phrase contenant plusieurs subordonnées. Je ne vous évoque pas le néant que représente un imparfait du subjonctif...
Comment pouvez-vous, comment pourrez-vous continuer d'enseigner avec des élèves qui en savent de moins en moins, à qui on ne demande que le minimum, et qui ne conçoivent que la politique du moindre effort ???
Alors merci à mes instituteurs de l'époque, merci aussi à mes professeurs d'avoir "osé" pointer devant moi mes faiblesses. Merci d'avoir exigé de nous que nous les respections en attendant leur accord pour nous assoir, en exigeant le vouvoiement et en nous l'appliquant, en nous donnant des punitions (car il n'est pas que des punitions stériles) quand nous avions franchi les limites.
Enfin, toutes les contributions de Lubin m'ont, soit "amusé", soit découragé pour l'avenir de nos étudiants.
Les idéologies qu'il défend n'ont pas fini de faire des dégats car je pense, hélas, qu'il est très représentatif du corps enseignant ! ( rassurez-moi)...
Je tiens à signaler que j'ai 40 ans et que je ne pensais pas voir notre belle langue choir de si haut en si peu de temps!
Allez, je ne resiste pas au plaisir de dire à Lubin que je retourne écouter Radio-Courtoisie et j'apporte tout mon soutien à M. Brighelli et à tous ceux qui oeuvrent pour notre culture.

Ecrit par : Gilkop | 22 mai 2006

C'est quoi ce délire avec Radio Nostalgie ? Il y a une offensive concertée, ou quoi ?

Et non, nous n'oeuvrons pas particulièrement pour "votre" culture, ni pour votre "beau langage", mais pour TOUTE culture, et pour TOUT langage. Avec toutes les couleurs et toutes les nuances.

En tout cas, amis anti-pédagogistes de gauche et de la droite parlementaire, tout cela sent la manip' à plein nez. Nous voilà coincés entre le marteau pédagogiste et l'enclume nationaliste.

Extrémistes contre extrémistes, comme aux plus beaux jours des années 30. Et nous au milieu. Misère, misère, misère.

Ecrit par : Pierre-Henri | 22 mai 2006

Vous avez raison Gilkop pour Radio-Nostalgie, on y est en si bonne compagnie...

http://radio-courtoisie.over-blog.com/article-2692124.html

Ecrit par : Hervé | 23 mai 2006

"Elle a trois enfants, et pas un n'écrit français correctement, ni ne comprend une phrase contenant plusieurs subordonnées. Je ne vous évoque pas le néant que représente un imparfait du subjonctif... "

j'avions moi aussi la quarantaine (41), j'ai subi la "global" "petit poucet et son ami l'écureuil", avec une 'débile mentalo' qui écrivait que j'étions dyslexique (avec 3 fautes d'orthographes, elle n'avait pas dû apprendre le Grec) alors que je ne savais pas lire en entrant au CP.

Malgrès qq bons profs (qui ne comprennaient pas pourquoi j'étais aussi nul), je n'ai jamais réussi à faire moins de 10 fautes dans une dictée de Trois mots.

Depuis que j'ai réappris à lire correctement (avec L&L;) cela va beaucoup mieux, sauf quand je suis bourré fatigué etc etc .

" ( rassurez-moi)..." je ne peux pas encore, mais les choses évoluent dans le bon sens, continuez de prévenir le plus de monde possible, ouvrez leur les yeux, les oreilles, le cerveau des ânes comme moi.

Ne laissez pas les chtits nenfants passer par là où je suis passé SVP.

voili voilà désolé pour les tôfs et pour la syntaxe.

ps: Merci Christophe, super 'nice' ton chtit post

Ecrit par : toto | 23 mai 2006

""Faire naître chez l'enfant une conscience nationale", c'est effectivement l'un des objectifs de l'enseignement de l'histoire à l'école, objectif qu'en tant que prof d'histoire-géo je m'emploie à saboter du mieux possible."

C'est grandiose, il l'écrit en toutes lettres. Saper les repères collectifs de enfants fait partie de sa mission sacrée.

"Les repères que les élèves sont censés acquérir restent à peu près les mêmes qu'à l'époque de Lavisse (Carolingiens, Capétiens etc), ce qui est ridicule et affligeant."

Evidemment, les Carolingiens et les Capétiens ont totalement changé d'époque depuis Lavisse.

On peut connaître autrui si on se connaît soi-même. C'est une banalité. On commence par apprendre l'histoire et l'identité de son propre pays, sinon on est totalement incapable de comprendre les autres.

Moi ça ne m'amuse pas de devoir un jour apprendre la Marseillaise à mon gamin. C'est un chant imbécile, plus barbare que guerrier, et blasphématoire contre la liberté puisqu'il enjoint à tuer pour elle sans trop se poser de questions (quelle monarchie du temps était moins "libre" que le Directoire ou l'Empire?).

Pour autant il fait partie de notre histoire, et si nos enfants ne l'apprennent pas ils ne se comprendrons pas eux-mêmes. S'ils n'affrontent pas les contradictions meurtrières qui sont contenues dans notre identité collective, ils en seront les victimes. Ils doivent apprendre toute notre histoire, et il faut leur inspirer le désir d'en reproduire les moments de grandeur et d'en éviter à l'avenir les tragiques erreurs.

Il n'y a évidemment pas d'enseignement "neutre" de l'histoire.

Ecrit par : Glouglou | 23 mai 2006

http://www.lefigaro.fr/france/20060524.FIG000000107_les_people_au_programme_des_colleges_et_lycees.html


!!


Peut être que M.Brighelli a un peu raison tout de même... (juste un peu)

Ecrit par : Filochard | 24 mai 2006

La culture littéraire est en perdition. Surtout dans le public.
Je dois dire un grand merci au privé qui la préserve.

Année de 4e (2006) dans le public : Le mur de Berlin, étude sur des photographes engagés, Libération, l'argent et le foot, Le Ché et enfin, un petit bol d'air : l' Avare.........

Ou sont passés Victor Hugo, Montaigne, Monpassant et les autres ?

Heureusement que les parents sont là pour rétablir la culture et la compréhension des élèves.
C'est totalement désespérant.

Ecrit par : Carole | 24 mai 2006

C'est vrai Carole.
On peut se demander où est passé Tonpassant.
Heureusement que les parents sont las (mais pas trop) pour rétablir la culture.
Ce n'est donc pas totalement désespérant.
S'il y a encore du lapsus possible, c'est queue tout va passy mâle.
Profitant de ma petite sournoiserie, je veux crier fort mon horreur de voir écrit Écrit Ecrit en fin de chaque contribution.
Il étend que cesse 7 inacceptable.
JPB pourrait-il faire agir ses longs bras ?
Ou bien faux tile encore supporter cette marque sournoise de l'obscurantisme?
Amitiés à tous.
Clifford Simpson.
NHTC.
Pruillé le chétif.

Ecrit par : Clifford Simpson | 24 mai 2006

Le commentaire de Carole me confirme ce que je soupçonnais déjà: une bonne partie de l'enseignement est devenue une espèce de sous-journalisme.

Sous couvert, d'ailleurs, d'aider les élèves à décoder la presse. Comme si c'était cela le plus urgent à enseigner. Et puis, pour vraiment décoder la presse, il faudrait faire preuve de beaucoup plus de rigueur que le journaliste de base... c'est pas gagné.

Professeur, c'est un vrai métier. Pas besoin de singer les journalistes pour exister.

La fascination pour les médias provoque vraiment des effets inimaginables.

Ecrit par : Robert Marchenoir | 24 mai 2006

Dans l' "Ecole des lettres - lycées" ce mois-ci, un article sur l'enseignement de "Germinal" en seconde... en version abrégée. Hé oui, trop longs, trop compliqués, ces livres avec plein de mots dedans.

D'ailleurs, lire tout le livre, c'est seulement bien pour ces salauds de bons élèves. Extrait du site internet de l' "école des lettres" :

"Or, une telle lecture [l'oeuvre complète] ne permet pas à l'élève de mûrir l'univers dans lequel on l'a plongé. Il pense avoir accompli sa mission puisqu'il est venu à bout du livre, mais une fois l'évaluation passée, l'étude ne sera vraiment menée à bien qu'avec quelques bons lecteurs bardés de leurs notes personnelles."

Ben ouais, c'est logique quoi : quand on lit le livre en entier, on est trop plongé dans l'univers, on arrive pas à "mûrir" son expérience. En revanche, lorsqu'on ne lit pas le livre au programme, ou alors une version abrégée, à ce moment-là on travaille vraiment. Ca tombe sous le sens.

Je tremble à l'idée qu'il existe encore, en France, des élèves de seconde qui osent lire Zola en version complète. Heureusement, l' "Ecole des lettres" veille, et ces jeunes salopards élitistes seront bientôt mis au pas, c'est moi qui vous le dis.

Ecrit par : Pierre-Henri | 24 mai 2006

A Clifford,

Vous êtes observateur. Le Tonpassant étant une réponse.

Monpassant était intentionnel.
J'ai tellement apprécié ses oeuvres à ce cher Guy de Maupassant, que je me le suis un peu approprié.

Et je trouve tellement dommage que l'on n'étudie plus ses oeuvres. Elles sont d'ailleurs plus étudiées en Australie, japon, Us qu'en france.

J'aurais pu citer Flaubert, mais je préfère (Mon) Maupassant.
Ces récits possédaient un élan littéraire très fort.

Dommage qu'il ne soit conseillé que très peu à l'E.N.

Ecrit par : Carole | 25 mai 2006

"Or, une telle lecture [l'oeuvre complète] ne permet pas à l'élève de mûrir l'univers dans lequel on l'a plongé. Il pense avoir accompli sa mission puisqu'il est venu à bout du livre, mais une fois l'évaluation passée, l'étude ne sera vraiment menée à bien qu'avec quelques bons lecteurs bardés de leurs notes personnelles."

Aaaaaargh!

Les cons!

Les cuistres!

La bêtise prétentieuse à front de taureau!

Les bons lecteurs, voilà l'ennemi, évidemment.

Mais qu'est-ce qu'on attend pour faire un 1789 exclusivement ciblé sur ces décerveleurs professionnels de l'Educ' Nat'?

On ne leur couperait pas la tête, non, ce serait encore trop gentil. Il faudrait inventer des supplices raffinés. Peut-être les enfermer à vie dans une salle de classe à l'ancienne, avec estrade en bois et tableau noir, et les condamner à lire en boucle les Rougon-Macquart version intégrale jusqu'à la fin de leur vie?

Ecrit par : Robert Marchenoir | 25 mai 2006

Ce qui me sidère le plus, c'est que cette idéologie, venant de professeurs de français, est suicidaire. En saccageant leur discipline, ils se mettent eux-mêmes au chômage. A quoi serviront-ils, lorsqu'il n'y aura plus d'oeuvres à enseigner ? Et qui lira l' "Ecole des Lettres", d'ailleurs ?

Ils sont tellement cintrés qu'ils sont prêts à rendre leur propre travail inutile au nom de la Cause. Cinglés jusqu'au point de s'auto-détruire.

Ecrit par : Pierre-Henri | 25 mai 2006

Robert, votre punition est trop douce. Mon avis : on les enchaîne devant un haut-parleur, et on leur passe les oeuvres complètes de Philippe Meirieu, lues par Christophe Nick sur un ton larmoyant.

Ecrit par : Pierre-Henri | 25 mai 2006

Génial comme chatiment Pierre-Henri!
merci pour l'éclat de rire que vous venez de me déclencher.
bonne journée

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 25 mai 2006

Ah? Philippe Meirieu, vous êtes sûr? Moi j'aurais pensé que cela leur ferait plutôt plaisir... Mais c'est vous le spécialiste, je vous laisse la présidence de la Commission des peines...

Ecrit par : Robert Marchenoir | 25 mai 2006

ce n'est pas vraiment pour "rassurer Carole" mais pour lui dire que les parents d'élèves peuvent quand même "mettre un peu la pression" sur les programmes ; quand j'ai demandé à la prof de français de 4ème de ma fille une liste d'ouvrages "classiques" elle a été étonnée ; quand j'ai ajouté qu'à mon sens ces bouquins devaient "parler" à tous les enfants quelquesoit leur origine et niveau elle en a rosi de plaisir...il faut aussi je crois encourager les profs passionnés qui n'osent pas (quelle pression ils subissent on se le demande, auto-censure de corporation, sourcil froncé de l'inspection ?) donner des textes classiques aux élèves...je pars du principe qu'un prof a choisi une matière parce qu'il l'AIME, donc si on lui demande d'en parler, de la transmettre, ça devrait lui faire plaisir non ? à nous aussi de les encourager et de comprendre l'immensité de la tâche d'un prof de français de 4ème obligé de reprendre la grammaire quasi à zéro, sans parler de l'orthographe...
d'accord c'est de la broderie à petits points, ça ne va pas vite mais il me semble que ça frémit quand même ;-)

dans la même veine j'infiltre peu à peu mon conseil local de parents d'élèves avec des idées aussi peu politiquement correctes que "le rôle du collège c'est d'instruire" ou bien "soyez exigeants sur la matière (au sens matériau) que les profs donnent à enseigner"...et il y a du répondant c'est fantastique ! les parents veulent bien encadrer les sorties et assister au conseil d'administration mais ils veulent surtout et avant tout que les gamins sortent du collège (et/ou de l'école) moins ignorants qu'à l'entrée...et ils commencent à le faire savoir !!!

Ecrit par : fabienne | 25 mai 2006

Ma réaction a été identique à celle de Patricia.
Bel éclat de rire ce matin. Merci Pierre-Henri.

Fabienne,
Ne vous inquiétez pas, la pression, je connais et je sais l'appliquer.
Si enfin, les élèves de 4e étudient l'Avare, ce n'est pas par hasard.
Il y a 2 ans, mes enfants étaient dans le privé en France. Quelle différence. Un privé que j'avais choisi, le carnet d'adresse existe. Programme scolaire de qualité avec tout ce que cela comporte et culture générale associée.
Mais depuis que je suis à l'étranger, je n'ai pas le choix.
C'est l'école francaise, anglaise ou américaine.
J'ai donc scolarisé mes enfants dans le public francais.

Et là, je suis confrontée, à ce que j'avais constaté en France depuis des années, un apprentissage light.

Je fais partie d'une association pour les enfants précoces, et à travers cette association, j'ai pu rencontrer des centaines de parents, aller dans différentes écoles, étudier la transmission des programmes public/privé. Constater à travers les cahiers des élèves le déclin de l'apprentissage.
Pas dans tous les établissements, mais dans un nombre significatif. Rencontrer des enseignants, bons ou mauvais.

Donc, je savais à quoi m'en tenir. Mais il faut avouer, que c'est désespérant de devoir se superposer à l'école et d'approfondir sans arrêt les matières dispensées.

Enfin en tant que parent, c'est un devoir d'aider les enfants, pas pour nous, notre cursus est fait. Mais pour eux, pour leur avenir.

NB : Arrêtons de parler sur ce blog, des francs-macons, de la marseillaise, de critiquer Mme Bellosta (injustement)......
On sait tous, pourquoi, l'enseignement en est arrivé à ce niveau.
Et revenons au sujet qui nous mobilise tous, l'ECOLE.

Et puis, que nous soyons de droite, de gauche, ou des extrêmes, la tolérance de pensée existe.
On devrait plutôt être intolérants sur le fait que des millions d'enfants, ne puissent bénéficier d'une instruction scolaire digne de ce nom.
Ne croyez-vous pas ?

Ecrit par : Carole | 25 mai 2006

C'est très bien dit, Carole. Les enfants devraient être notre seul souci.
Mais la campagne élecorale qui a commencé va être détestable, et la tendance à tout politiser ne fera que s'accentuer, dans les prochains mois.
Il faut dire que nous sommes à la croisée des chemins (pardon pour le poncif !) Nous avons à déterminer quel genre de futur nous voulons — ce qui est un choix politique au sens plein du terme.
À vrai dire, nous avons en ce moment l'école que nous méritons. Il s'ensuit que remettre l'école sur les rails suppose aussi de remettre la société française entière debout.
Nous n'en prenons pas le chemin, pour le moment. Et je ne suis pas bien sûr que les candidats à la présidence vont prochainement tirer de leurs chapeaux un programme fascinant. Tout le monde marche à l'économie — la droite au libéralisme inconséquent, la gauche au conformisme le plus plat.
Qu'est-ce qui nous reste ?
À nous justement de le dessiner. Il faut élaborer un projet pour l'école qui soit aussi un projet de société.
J'ai dit ailleurs que l'égalité des chances était un slogan creux — mais bien utile, parce qu'il permet de contourner la seule vraie demande, l'égalité des droits — et là, nous en sommes loin, qu'il s'agisse du droit de manger, du droit de se loger ou du droit à l'instruction. Tant que nous ne raisonnerons pas en ces termes, nous serons à côté de la plaque.
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 mai 2006

Je me demande si la première question n'est pas celle des médias, même avant celle des partis politiques. Si on excepte Natacha Polony, à Marianne, combien de journalistes connaissent la situation réelle de l'enseignement ?

Pour les autres, service minimal : on se contente de recracher les chiffres du ministère, sans faire la moindre enquête. On commente les résultats du bac, sans s'interroger sur leur valeur réelle. Donner la température avec un thermomètre faussé, quelle importance, finalement ? Et puis, quel joli marronnier !

Leur seul objectif : tenir le micro pour remplir la plage horaire. Que leur interlocuteur leur raconte des fariboles grosses comme une montagne, ils s'en fichent... ou alors ils sont tellement incompétents et mal informés qu'ils ne s'en rendent même plus compte.

On a plus de journalistes en France, ils ont tous été remplacés par des standardistes.

Ecrit par : Pierre-Henri | 25 mai 2006

Je vous confirme que nous n'allons pas vers des jours meilleurs pour notre école. Par la faute de nos institutions et de nos méthodes ??? que non !!!! (ou du moins pas entièrement).

A voir les nouvelles: voir des gens qui manisfestent contre la fermeture d'une classe de maternelle car leur petit de 2 ans et demi ne pourra pas être accueilli l'année prochaine et que les parents devront donc effectivement faire des efforts pour leur gamin (la garderie officielle de l'éducation nationale ne l'acceptant pas), le plus grave: voir beaucoup de personnes les soutenir.
A quand faire des enfants et les balancer dans une structure payée par l'état qui nous les élèverait jusqu'à l'âge de 20ans.

Voir des sondages qui montrent que les français souhaitent que l'école éduquent nos enfants. Un sondage est bien relatif je vous l'accorde, mais est-ce si loin de la réalité. A voir le peu de respect et d'écoute qu'a chacun de son prochain, je me dis effectivement que nous sommes bien peu qualifiés pour élever nos enfants.

Oui Mr Brighelli nous avons bien l'école que nous méritons.

La médiocité s'est enracinée et n'est pas prète de s'en aller. Il y a trop à gagner pour certains et trop à perdre pour eux (ou pour nous) si les choses venaient à changer. Et je suis loin d'être "l'élite".

Ecrit par : stephane | 25 mai 2006

Pardon:

Ce n'est pas "que l'école éduquent nos enfants" mais "que l'école éduque nos enfants".

L'énervement peut-être.

Ecrit par : stephane | 25 mai 2006

Pour Pierre-Henri.
Je dois nuancer votre propos. En fait, il y a de plus en plus de journalistes spécialisés, souvent d'anciens profs qui ont (bien ? mal ?) tourné. C'est vrai au Point, par exemple, au Figaro souvent (en focntion aussi de sintervanants extérieeurs), au monde quoi que j'en pense. C'est vrai effectivement à Marianne, mais je peux vous dire que (ne serait-ce que aprce qu'ils sont aussi souvent parents) les journalistes prennent à cœur, en ce moment, les questions scolaires.

Pour Stéphane.
C'est le nœud du problème. Tant que nous délèguerons à l'école les responsabilités parentales, ça ira en s'aggravant, je suis bien d'accord.
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 mai 2006

Bon, je m'excuse pour tous les bons journalistes que j'aurais pu offenser, s'il en reste. N'empêche que l'objectivité a souvent bon dos. Elle consiste trop souvent à mettre sur le même plan quelqu'un qui dit "deux et deux font quatre" et un autre qui dit "deux et deux font cinq". Aux lecteurs de départager. On ne se mouille jamais, tout le monde a raison, tout est dans tout. Bien entendu, on emploie le conditionnel, qui permet de tout dire, et on croit s'en sortir par ce tour de passe-passe linguistique.

Ecrit par : Pierre-Henri | 25 mai 2006

Quelqu'un a dit:
"La médiocité s'est enracinée et n'est pas prète de s'en aller."
Moi, sam shock.
La médiocrité (si cela a un sens d'en parler ainsi) peut :
- être proche du départ (près de)
- être préparée à partir (prête à)
mais "prète de s'en aller", peu de chance(s).

Mais s'il s'agit de la médiocrité, ce doit être possible.
Clifford Simpson
NHTC

Ecrit par : Clifford Simpson | 25 mai 2006

Oui pardon ! J'ecrirais un peu moins vite la prochaine fois.

Ecrit par : stephane | 25 mai 2006

JPB :
"en focntion aussi de sintervanants extérieeurs"
Ah cette putain de méthode globale (je plaisante).

Pouvez-vous développer?
Qui intervient au Figaro?
Auprès de qui?
Dans quel but?
Pour quelle(s) raison(s)?
Quels sont les journalistes spécialisés au Figaro, au Point?
Est-ce que prendre les problèmes à coeur leur permet aussi de les prendre "à l'esprit"?

Clifford Simpson
NHTC

Ecrit par : Clifford Simpson | 25 mai 2006

Je ne veux pas avoir l'air de distribuer de sbons points. La liste des journalistes spécialisés existe, n'importe quelle attachée de presse la possède. Si je prends deux ou trois exemples, Marie-Estelle Pech au Figaro, Charles de Saint-Sauveur au Parisien ou Marie-Sandrine Sgherri au Point sont étroitement spécialisés Education. Sans compter des journalistes bossant dans des revues spécialisées — Luc Cédelle au Monde de l'Education, quoi que je pense de ce mensuel dévoué (en gros) à la cause pédagogiste. Ajoutez que des personnalités extérieures (Marie-Christine Bellosta, qui intervient de temps à autre sur ce blog, et qui s'occupe de la section Education de Fondapol — ou Meirieu soi-même dans la Vie, chaque semaine) sont régulièrement sollicitées par la presse (je l'ai été moi-même, même si cela n'infère en rien ma compétence…). En fait, je crois fermement que les grands organes de presse ont réalisé, depuis quelque temps, qu'il en est de l'Education comme du sport : il vaut mieux être près de la boutique.
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 mai 2006

Sans oublier Natacha Polony journaliste chez Marianne (auteur du remarquable essai Nos enfants gâchés) ou Véronique Grousset qui a réalisé dernièrement dans le Figaro un dossier La Révolution du bon sens (28.01.06) qui a fait grincer quelques dents.

Ecrit par : Guillaume | 26 mai 2006

Bonjour à tous,

Tout d'abord, félicitations à Jean-Paul pour sa "Fabrique du crétin". J'ai enfin réussi à mettre la main dessus (et mes yeux dedans! Avec "A bonne école", d'ailleurs), et je trouve ce(s) livre(s) d'une vérité pathétiquement déconcertante. Par ailleurs, j'ai réellement apprécié le subtil mélange d'humour... au vitriol dont vous avez fait preuve!

Néanmoins, comme celà à déjà été remarqué, la relance de l'instruction risque d'être très difficle, à moins de dépolitiser définitivement l'organisation et la gestion de l'E.N.

En effet, j'ai encore regarder une émission "culturelle" (?) avec Allègre et Copé qui débattait de la "culture" (?), consterné de voir que les français ne comprennait plus rien, et qu'il y avait eu une emmergeance de la Peur (au sens large du terme!) qui bloquait les réformes proposées par nos politiques dans l'intérêt (???) du pays. Ce qui est le plus amusant, c'est qu'en une fois encore, personne n'envisage que cette Peur soit suscitée par l'inculture grandissante de notre population, rejettant la faute sur l'esprit contestataire et révolutionnaire du Français, et Tous de se féliciter joyeusement de l'excellence de nos universités, alors que M. Copé précisait être aller voir des étudiants français en Angleterre (??? Que font-ils là-bas, si le niveau des nos universités est si élevé?!?!) en guise de témoignages pour son livre!

Quelle Stupeur de constater que les français sont de moins en moins capable de comprendre, grace au merveilleu outil qu'est notre belle école!!

A plus tard,
Cordialement

Yvon

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 26 mai 2006

J'ai beaucoup apprécié votre livre et y ai retrouvé bon nombre de mes idées. Il fallait avoir le courage de l'écrire et vous l'avez eu. Félicitation !..
J'étais prof et j'aimais beaucoup enseigner. Cherchant toujous à aider mes élèves, j'avais été intriguée par la "DIDACTIQUE" et j'ai voulu savoir de quoi il retournait. Après quelques participations à des groupes, j'en ai déduit que c'était un domaine réservé à des initiés où le langage devait être le plus ésotérique possible. Recherche par des enseignants qui, souvent, n'avaient jamais eu d'élèves mais dont le principal travail était d'écrire des thèses. Dommage qu'ils soient souvent influents. Bien sûr, si on n'a pas d'élèves, on a le temps de répandre "la bonne parole" et de se faire connaître !..
Bon courage et encore félicitations..
Janine

Ecrit par : Gassier | 26 mai 2006

La logorrhée didacticienne (peut-être quelqu'un me démentira) est le fruit pourri dans les années 80 de la création du corps des profs agrégés (et désagrégés) d'EPS.
Cette caste que j'ai fréquentée alors n'a pu se déterminer dialectiquement qu'en refoulant et niant la pédagogie primitive et obsolète des humbles certifiés d'alors.
Omnis determinatio est negatio!

Certains devenus par la suite Inspecteur Général d'EPS ou directeur de l'INRP ont inventé l'ingénierie didacticienne qui, pour donner un exemple devenu fumeux et entre mille se donnait comme tâche de "définir les algorithmes permettant au référentiel bondissant de passer des mains de l'apprenant à la cible en contre-haut..." (en un mot jouer au basket)

Je ne sais par quel mystère dans les sphères de notre haute administration la décision a été prise de généraliser à toutes les disciplines de l'INRP aux IUFM cette vision fantasmatique de la (non) transmission du savoir.

Ceci étant dit les profs de sport ont vite jeté par dessus bord cet enfant génétiquement modifié pour en revenir à un enseignement oral et direct. La vie reprend toujours tôt ou tard ses droits.




Mais en attendant j'ai pu constater que la mode perdure dans les manuels scolaires et que bien des professeurs n'osent pas transgresser l'interdit de ne pas enseigner. Un comble!
Je ne parviens pas à comprendre cette contradiction: la grande majorité des collègues peste contre les réformes et les programmes qui font du collège un MacDo de la culture et où la question centrale est celle du confort et du "bien-être" de l'élève-roi mais n'éprouve aucune ne fût-ce velléité de rébellion.
Quelqu'un peut-il m'expliquer cette inertie, ce refus de se battre , de monter en ligne et même sans se bercer d'illusions afficher sa dignité d'homme libre?

Ecrit par : buntovchik | 28 mai 2006

Pour Buntovchik :

Écoutons les « chefs » d'établissement et les inspecteurs, que disent-ils ? Vous êtes fonctionnaire, vous devez obéir !
C'est que disent aussi en public certains pour nous faire taire, vous avez un devoir de réserve, etc.

Je répète ici un principe essentiel cher aux pédagogistes, ils exercent l'autoritarisme sans remords et avec délectation tout en jouant les anti-autoritaires et les grands démocrates, double langage et double jeu… la preuve aussi avec le « putsch » avorté contre JPB.

Pourtant, il y a un général qui disait « quand l'ordre est idiot, le devoir est de désobéir. »

Ecrit par : Lariba | 28 mai 2006

Cher Buntovchik, je vais tenter de vous répondre en utilisant le langage le plus châtié à ma disposition : il y a beaucoup, beaucoup de couilles molles, et ce ne sont pas forcément les femmes qui en manquent le plus.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 mai 2006

Il ne faut pas oublier que les IUFM, et l'éducation nationale, jouent à fond sur l'effet de groupe. Rachel Boutonnet et François Vermorel le montrent très bien dans leurs bouquins. Il faut toujours tout faire à plusieurs, toujours être d'accord avec le plus grand nombre. Travailler seul est très mal vu.
Le prof un peu secret, un peu isolé, est tout de suite suspect.

C'est ce fameux esprit bande-de-potes : tout le monde se tutoie, tout le monde fait partie de la même "communauté éducative". En réalité, tout le monde surveille tout le monde.

Ecrit par : Pierre-Henri | 28 mai 2006

Tout ce que vous voudrez, mais, s'il vous plaît, : veuillez écrire le nom de Chateaubriand sans circonflexe sur le a.

Ecrit par : Jean-Philippe Greimats | 28 mai 2006

sans commentaire

Ecrit par : Gassier | 28 mai 2006

Cher monsieur l'écrivain donneur de leçon,
Je peux vous dire que votre livre a été un véritable couteau que vous avez planté dans les ZEP. Le plus douloureux a été d'apprendre que vous aviez été prof dans notre lycée et que vous en ressortez des années plus tard avec du mépris. Un avis partagé par de nombreux gens dans ma classe. " Le pire", "le niveau zéro" de la culture ! Voilà un esprit étroit qui ose définir la
jeunesse des banlieus avec sa musique. Vous avez la même réaction que les colonisateurs qui voulaient civiliser les pauvres primitifs. Pourquoi votre culture serait elle meillieure que la nôtre ? Non monsieur le Rap par exemple n'est pas le niveau zéro de la culture ! C'est de la culture aussi belle et aussi interessante que le rock, le jazz, le classique... mais différente de la vootre. Je ne demande pas à ce qu'il soit enseigné car je pense que l'école est un pont pour découvrir une culture originale, pour des élèves qui ne connaissent que soit disant(selon vous) "le niveau zéro" de la culture.
Vous êtes d'une intolérance envers la jeunesse et vous avez une image si execrable de nous que je me demande pourqoi vous enseignez ? M. Brighelli vous êtes un extremiste ! Ouvrez- vous sur le monde et échappez vous de cette prison normaliene !

Une terminale L qui pour la 1ere fois de sa vie a foutu un livre au water.

Ecrit par : ELEVE ACTUELLE DE L'ESSOURIAU | 03 juin 2006

Une terminale L qui pour la 1ere fois de sa vie a foutu un livre au water.............

IL N'Y A QUE LA VERITE QUI BLESSE.......

PS :aux waters

Ecrit par : gintonic | 03 juin 2006

Je n'entretiens pas la polémique par goût, et je ne retiendrai qu'une phrase de cette longue diatribe mal contrôlée : "Je pense que l'école est un pont pour découvrir une culture originale". C'est ce que je me tue à dire, si vous m'aviez bien lu. C'est justement parce que moi, je ne méprise pas les élèves de ZEP (j'en sors, au fond, même si le concept n'existait pas dans les années 60) que je m'efforce / m'efforçais d'enseigner la culture la plus classique. Il y a beaucoup de démagogie à flatter les jeunes sans cesse dans le sens du poil (ce que fait si bien un homme comme Jack Lang, par exemple). Chaque génération a ses tics, et vous seriez très étonnée de savoir ce que j'écoute comme musique.
Simplement, une élève de Terminale L devrait, en ce mois de juin, maîtriser davantage ses nerfs et son orthographe. Je vous assure que nous sommes d'accord sur l'essentiel (le reste est question de personnalité, et je me fiche pas mal de plaire ou de ne pas plaire à mes élèves), et que l'essentiel consiste à faire passer à des gosses qui ne les connaissent pas les bases — et un peu plus — de la culture française la plus essentielle. Tout le reste, les goûts et les couleurs, est un épiphénomène.
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 juin 2006

Tiens, j'ai envie de répondre à cette élève par une question :

Fallait-il enseigner le disco à l'école dans les années 70 ?

Si oui, quelle aurait été la valeur d'un tel enseignement sur le marché du travail dix ans après ?

Ecrit par : Pierre-Henri | 03 juin 2006

Pour Lariba

Ce n'est pas seulement dit par un général, c'est carrément un des devoirs des militaires (et c'est écrit dans les textes de discipline générale:
Le militaire à le DEVOIR de désobéïr s'il juge que l'ordre donné est:
- Dangereux pour sa vie, ou celle de ses hommes (hors missions particulières ou "temps de guerre"
- Illégal
- Immoral

Ce qui explique aussi pourquoi tant de militaires sont aussi condamnés pour les actes répréhensibles qu'ils commettent (il leur reste toujours un "libre arbitre" aménagé par les textes)

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 03 juin 2006

Pour l'élève de terminale L

C'est dommage de l'avoir mis au WATER, car celà ne vous permettra pas la relecture nécessaire, à priori, pour une bonne compréhension de votre part. Comme quoi, JPB a raison, ne vous en déplaise, votre culture ne vous permet plus de dégager l'idée recherchée par l'auteur, dès la première lecture (même en terminale littéraire, c'est pour dire!)... CQFD!

Si vous aviez eu la bonne lecture dès le départ, vous vous seriez rendu compte que vous n'êtes abordez que comme un support, pour lequel il a enormément de respect (le même que pour tous les autres élèves qu'il essaie de protéger du système de "crétinisation"), à l'exposition d'un constat d'echec de l'Education nationale, et qu'il a, en plus, pris un certain "plaisir" à constater que ces jeunes de ZEP étaient tout autant intéresser par la culture que les "bourgeois", pour peu qu'on leur en propose!

Dommage, mon cher, il semble que vous soyez passé à coté... Ah! Culture! Quand tu nous lâches!

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 03 juin 2006

corrections:
"...vous n'êtes abordez que..." => abordés
"...tout autant intéresser par la culture..." => intéressés

Ecrit par : Yvon GOUGIS | 03 juin 2006

C'est sans doute vous qui l'an dernier avez corrigé mes copies de Capes, je présume? Et qui m'avez mis 3,5 parce que j'avais cité Gudule ou Susie Morgenstein? Je suis désolé mais j'ai eu mon Capes... la littérature est très vaste,Monsieur. ej connais une excellente bande dessinée traitant de Marcel Proust et dans Spiderman, il y a des allusions au mythe d'Arachné. Je ne mettrai pas Hervé Villard dans une liste de Bac, mais je compte varier un peu. De Zola, je proposerais Nantas et Madame Sourdis, je proposerais un peu de Rotrou, et aussi des auteurs beaucoup plus contemporains... La bibliothécaire de Gudule est un chef d'oeuvre à mes yeux. La littérature jeunesse est constituée d'auteurs très doués. Oui Rousseau peut être pénible et je préfère qu'on découvre Madame Bovary à trente ans plutôt qu'on ne le lise jamais... Il est plus confortable évidemment de faire les mêmes séances pendant trente ans.... Mais on peut aimer changer aussi. La culture classique, qu'est ce que c'est? Dumas, c'est un auteur jeunesse, ou un classique?
Je suis d'accord : on doit faire découvrir aux élèves autre chose. Mais encore une fois, la littérature c'est vaste... Et peut etre peut on partir de ce qu'ils connaissent. On n'imagine pas quel travail sur la langue on peut faire avec une bande dessinée....

Ecrit par : serialthinker | 05 juin 2006

1. Je corrige à l'écrit l grammaire / stylistique. Et il est possible que ce soit moi qui vous aie interrogé à l'oral (explication de texte) et vous aie mis… combien ?
2. La littérature est très vaste, mais vous vous placez du point de vue de celui aui en connaît déjà une bonne part. Que faire face à des jeunes qui n'en maîtrisent rien ?
3. Je suis accessoirement spécialiste de Dumas (Voir JP Brighelli / Biet / Rispail, Alexandre Dumas ou les aventures d'un romanbcier, Découvertes-Gallimard), et j'ai "fait" dans deux classes de Première cette année les Trois mousquetaires et le Comte de Monte-Cristo (et à côté, Corneille, Baudelaire et La Fontaine). La littérature de jeunesse est elle-même vaste, et par quoi commencer ? Connaissez-vous beaucoup mieux que Dumas ?
4. Pourquoi diable ne jamais lire Bovary ? Je ne crois pas, à part les Liaisons et le Rouge, qu'il y ait un roman français mieux écrit. Et je ne parle même pas du concept de bovarysme, dont nous voyons chaque jour les ravages, chez les jeunes… et le smoins jeunes.
5. Peut-être, si je voulais la traiter spécifiquement, commencerais-je une étude de la mythologie par Ovide — et pas par Spiderman. Tout est dans tout, mais tout ne se vaut pas.
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 juin 2006

Mon attaque fut peu être un peu brutale. J'en conviens. Je parlais de ma note de dissertation d'écrit et je suis en lettres classiques. Mais j'ai eu une note excellente en didactique à l'oral..... Et fort convenable en commentaire de texte aussi......
Et j'ai beaucoup parlé de mes écrvains favoris que sont Gudule et Susie Morgenstein. Je suis d'accord avec vous tout ne se vaut Prenons Dumas en exemple. Il est formidable mais il fut et est encore décrié parfois. Je voulais dire que la notion même de "classique" est sujette à caution et qu'il est des oeuvres intéressantes en contemporaines. Moi même je déteste la métaphysique des tubes alors que je tiens la bibliothécaire pour un très grand livre. Je pense sincèrement que la littérature dite pour la jeunesse contient de nombreux trésors. Pensez aussi que vous vous adressez à des lycéens.
Rassurez vous moi aussi j'ai commencé par Ovide mais on pourrait aussi commencer par Spiderman. Je vais vous donner un exemple. J'adore la bande dessinée mais je pense comme vous que tout ne se vaut pas et qu'une manga comme DBZ n'arrive pas à la cheville de Blake et Mortimer etc... Mais on peut néanmoins utiliser un extrait de DBZ pour étudier par exemple les types de phrases. Puis aller vers une bande dessinée plus complexe, et ainsi de suite...

Mais sachez que je me sens mal à l'aise, car dans aucun camp: oui j'aime l'enseignement en séquence, j'aime les programmes actuels, mais je n'aime pas la politique actuelle. J'aimerais qu'on ait plus d'heures; non face à un gamin qui me dit "ta gueule, bouffon", je ne sais pas quoi faire... Pour moi ce qui compte, c'est la relation aux gamins. Je me contrefiche qu'ils soient nuls et qu'ils ne veuillent pas lire Madame Bovary. Ce qui importe c'est qu'ils soient sympathiques, et que les relations soient bonnes. Tout est alors possible. J'allais vous dire... Du moment qu'ils ne m'insultent pas, je m'en fiche.... Cette réflexion est sans doute due à la façon disons un peu anarchique dont on affecte les stagiaires...

Pour Madame Bovary, question de gôut. J'apprécie mais il ya des ouvrages que j'aime plus. Je vous disais simplement; l'essentiel c'est qu'on le lise, non? Pas forcément, qu'on l'étudie. Et je pense que c'est un livre qu'on appréciera peut être plus tard.

C'est un peu désordonné tout ça mais je manque de temps... L'essentiel est de séduire, de les emmener là où ils n'iront pas seuls. Or, peut être que certains trouveront Flaubert, mais pas Robert Cormier , ou encore Matin Brun. Et pour séduire, peut être faut-il partir de ce qu'ils connaissent.

Je reconnais que mon intervention fut brutale et je m'en excuse.

Ecrit par : serialthinker | 05 juin 2006

Pétition de soutien aux étudiants et aux scolaires sourds

Les associations de parents de jeunes sourds s'alarment très fortement aujourd'hui, en raison de la disparition annoncée des services "pôles étudiants" qui suivaient jusqu'ici nos enfants dans des cursus variés, offrant des prestations de qualité.

Depuis 1993, l’AGEFIPH finançait l’accompagnement des étudiants sourds : interprètes LSF, codeurs LPC, preneurs de notes, orthophonie, ...... Avec la nouvelle loi de janvier 2005, l’AGFIPH a décidé sans concertationn de ne plus financer cet accompagnement, considérant que tout ceci était dorénavant du domaine de l’Education Nationale. En conséquence l’AGEFIPH stoppe les financements à partir du 30 juin 2006, sans qu’aucune solution de relais n’ait été trouvée.

Les services de soutien n’ont plus les moyens de financement nécessaires à leurs action.

Les grands perdants sont les étudiants sourds qui n’auront plus d’accompagnement pour leurs études.

Pour soutenir l'action de l'UNAPEDA pour que la continuité des services existants, leur reconnaissance et leur financement soient assuré

Vous pouvez signer la pétition en ligne sur le site UNAPEDA

Nous comptons sur votre soutien !

Merci d'avance

Michel KERDILES Président de l'UNAPEDA

Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34.

Ecrit par : Lolo34 | 08 juin 2006

je trouve lamentable votre attitude : quand on crache dans la soupe, on revient pas pleurer pour la gamelle
enclair : quand on critique le système on vient pas pleurer si le système vous vire, et surtout hurler à la caballe pour récupérer quelques picaillons
vous déshonorez la profession d'enseignant

Ecrit par : cartablebleu | 25 juin 2006

je bessoin le camarade qui peut m aide pour continuer etude en francais en france. j ai beaucoup d intereste le francais mais je ghaneen enseignant le francais au lycee pentecost secondary school .

Ecrit par : joel beddim | 22 mars 2007

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