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25 novembre 2005

méthodes de lecture

Question orale à l'Assemblée Nationale mercredi 23…

Question de Monsieur Alain Gest (UMP) :

"Monsieur le ministre [de l'Éducation nationale], il y a quelque temps, au cours d'une conférence de presse, vous avez rappelé à juste titre que l'éducation nationale avait comme mission de donner une réalité au principe de l'égalité des chances. C'est dans cet esprit d'ailleurs que la loi d'orientation et de programmation pour l'école que nous avons votée il y a quelques mois a prévu de s'asseoir sur un socle de connaissances. Je n'en rappelle pas les éléments mais il y a cinq éléments particuliers. Le premier de ces éléments, c'est de maîtriser la langue française. Monsieur le ministre, c'est une évidence que pour maîtriser la langue française, il ne faut surtout pas manquer le démarrage et l'apprentissage de la lecture. Or à ce sujet, les critiques montent de plus en plus sur la méthode d'apprentissage dite globale puis semi-globale qui provoque effectivement des résultats pour le moins critiquables. Les inspecteurs se prononcent, des enseignants de plus en plus nombreux. Très récemment, une étude réalisée par des orthophonistes qui ont vu leur profession croître en activité reconnaissent eux-mêmes que la plupart des cas qu'ils traitent ne relèvent pas d'handicaps naturels d'un enfant mais plus certainement des méthodes qui sont employées. Les parents d'élèves sont même quelquefois obligés de provoquer... euh... de permettre à leurs enfants, avec la méthode syllabique à la maison de compléter leur information pour apprendre à lire. Alors Monsieur le ministre, dans la loi que j'ai évoquée, l'article 48 prévoit, clairement, la liberté pédagogique des enseignants. Bien sûr encadrée, mais la liberté pédagogique des enseignants. Et par ailleurs, dans le rapport annexe que nous avions voté, nous avions souhaité, à la demande de notre collègue Geoffroy que nous informions tous les enseignants des méthodes qui avaient déjà fait leurs preuves. Cela ne semble pas être aujourd'hui le cas, ni sur la liberté, ni sur l'information, comme en témoigne encore un reportage sur une grande chaîne de télévision nationale de la semaine dernière. Alors monsieur le ministre, ma question est très simple : comment... comment espérez-vous faire appliquer la loi, cet article 48 et peut-on espérer une expérimentation de taille significative sur la méthode syllabique et peut-être d'introduire dans la réforme indispensable des IUFM, dans le cahier des charges, ce problème fondamental ?"

Intervention de Monsieur Jean-Louis Debré (Président) :
"Monsieur de Robien..."

Réponse de Monsieur Gilles de Robien (Ministre) :

"Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député Alain Gest, la méthode globale ou quel que soit le nom que l'on donne d'ailleurs à la méthode globale, tous les spécialistes le disent aujourd'hui : elle est nocive. Et donc je le dis avec beaucoup de tranquillité... Je le dis avec beaucoup de tranquillité : elle doit être abandonnée. La méthode qui consiste à une immersion dans un mot, dans une phrase, dans une hypothèse pour essayer de retrouver un mot mémorisé, eh bien, se révèle parfois être une véritable noyade pour les élèves et pour les jeunes. L'apprentissage de la lecture... Il faut commencer par le son. Exprimer un son, savoir comment il se forme, pouvoir prononcer une syllabe et d'abord connaître cette syllabe, pour ensuite former un mot et ensuite donner envie de lire, qui est la vraie récompense, la vraie récompense aux efforts que font les jeunes. Alors monsieur le député bien entendu, bien entendu que les maîtres doivent se sentir libres d'appliquer la méthode traditionnelle et c'est le cas de le dire, le B.A.BA, c'est qu'en aucun cas ils ne doivent être sanctionnés et j'y veillerai. Parce que pour moi, ce qui compte c'est le résultat et c'est l'efficacité de la pratique et bien les inspecteurs doivent veiller à l'efficacité de la pratique et au(x ?) résultat(s ?).

Intervention de Monsieur Jean-Louis Debré (Président) :
"Merci..."

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Commentaires

Enfin on aborde le vrai problème d'apprentissage de la lecture qui a fait tant de dégâts et naturellement on se trouve face aux réactions des syndicats et de la FCPE qui n'agissent que par idéologie. Eux seuls savent !
Mon épouse a appris à lire à 1000 enfants et jamais aucun n'est sorti de sa classe sans savoir lire (y compris les enfants de l'assistance). Elle a quitté l'enseignement à 52 ans après s'être opposée à son inspecteur sur la méthode de lecture. Comme grand mère, elle a bien pris soin d'apprendre à lire à ses petits enfants et à ceux des voisins.
M.SCHNEIDER, directeur de laboratoire honoraire au CNRS

Ecrit par : schneider | 08 décembre 2005

Comme nous avons été les cobayes des "mathématiques modernes" nos enfants sont les cobayes des méthodes de lecture. Malheureusement on met plus de temps à se rendre compte du mal qui est fait. La citadelle des pseudo-pédagoques (ou pédagogistes) tient encore....
Thierry
Universitaire

Ecrit par : Thierry | 08 décembre 2005

Bonsoir,

Pour une fois - et même si c'est à son corps défendant - le connard de service du SNUIPP dit les choses telles qu'elles sont. A savoir :
a) que la « méthode globale » (laquelle est au fond moins débile que les fameuses méthodes mixtes) n'est plus utilisée depuis des lustres. Ainsi donc, la circulaire en préparation reviendra, en somme, à intimer au soleil l'ordre de se lever le matin. On dira : cela ne peut pas faire de mal.
b) le problème (qui, bien évidemment, n'en est pas un pour lui) ce sont les méthodes mixtes. Et le bonhomme note :
« Le ministre doit clarifier sa pensée. Car s'il veut supprimer la méthode globale, c'est déjà le cas sur le terrain. Et s'il veut supprimer la méthode mixte, il faut alors remettre en cause les programmes. Mais cela paraîtrait étonnant car les experts sont plutôt favorables à ce type d'apprentissage. »
http://permanent.nouvelobs.com/societe/20051208.OBS8183.html.
A ma connaissance, le ministre n'a AUCUNEMENT l'intention de changer les programmes. Ce n'est donc que du baratin. Je m'attriste de voir que certaines personnes tombent dans ce panneau.

JE
http://odep.net

Ecrit par : Julien Esquié | 08 décembre 2005

Le titre, un rien provocateur, de "la fabrique du crétin" est sujet à interprétation : qui est le "crétin" ? L'élève tout frais sorti de son établissement scolaire ? Ou celui qui dirige l'Institution ? Beaucoup se sont trompés. J'ai voulu en avoir le coeur net, et j'y ai trouvé à la virgule près ce que je pense depuis plusieurs années.
Une question me taraude et je n'ose pas envisager la seule réponse qui s'impose avec évidence : " Quel est l'objectif inavoué de notre gouvernement, en ce qui concerne le devenir de notre Ecole ?"
On assiste à la dégradation de l'enseignement, la dévalorisation des diplômes. Des pédagogies innovantes ont fait leur preuve, et pourtant, toutes les mesures prises depuis ces dernières décennies par les ministres successifs de l'Education Nationale semblent aller dans le sens de la destruction progressive de notre Ecole. Pire : le rythme s'est accéléré ! Au nom de quel impératif économique ? Qui tire les ficelles derrière tout cela ? Verrons-nous un jour trop proche la fin de l'école publique, et l'avènement d'une école à deux vitesse : l'excellence pour les "gosses de riches", la garderie pour les autres ?

Ecrit par : Cathy Montbeyre | 08 décembre 2005

A môssieur Esquié.
les "connards" du snuipp ont au moins la délicatesse de s'exprimer dans une langue courtoise. à vous d'en faire autant.
ce qui me chagrine de plus en plus, c'est que tant de gens parlent autant de l'école avec des "y'a qu'à" et des "faudrait" sans vraiment avoir étudié et fait l'expérience de ce qu'ils défendent. ces mêmes personnes donnent-elles aussi la leçon à leur dentiste ou leur garagiste ???
les enseignants français sont bien formés et la plupart ont le souci d'aider au maximum leurs élèves avec les moyens de plus en plus dérisoires dont ils disposent.
comme toujours en cas de crise, on se tourne vers le passé et les bonnes vieilles méthodes qui paraissent rassurantes, en oubliant toutefois qu'elles ont mis de côté des générations d'élèves .

Ecrit par : Nadi | 11 décembre 2005

A NADI
Que les connards du SNUIPP aient « au moins la délicatesse de s'exprimer dans une langue courtoise », je peux en témoigner, c'est inexact.
Je suis bien placé pour savoir à quel point les enseignants français sont mal formés (je ne crois pas, néanmoins, que cela soit une spécificté française). J'ai passé deux années terribles à l'IUFM, et j'ai pu constater l'ampleur des dégâts.
Les moyens, qui sont nécessaires, ne sont pas tout. Le rétablissement d'un horaire de français digne de ce nom à l'école primaire ne coûterait rien.
Pour ce qui est du couplet sur les « bonnes vieilles méthodes », ,il ne correspond à aucune réalité. Qu'une méthode soit vieille ou nouvelle, je m'en fous complètement. Ce qui importe, c'est qu'elle soit efficace. Et la massification de l'école primaire n'est peut-être une nouveauté...

JE

Ecrit par : Julien Esquié | 12 décembre 2005

A vrai dire la methode n'est qu'un element de l'apprentissage.

Etre un enfant equilibre, avoir des parents qui s'occupent de vous, avoir l'exemple de l'ecrit autour de soi, sont aussi des facteurs importants.

On devrait toujours avoir en tete la dimension "sociale" quand on traite ces sujets ...

Cela dit j'ai vaguement feuillete quelques methodes voici quelques annees je me souviens pas avoir vu autre chose que des methodes syllabiques ...

Bien entendu meme une methode syllabique est obligee de proposer des exercices de reconnaissance des mots ...

Rappelons tout de meme que nous, nous tous ici, quand nous lisons nous appliquons exclusivement une methode globale !

C'est donc bien que le but d'une methode syllabique est d'arriver a la lecture globale ...

Mas bien sur tout cela est oiseux puisqu'en France la methode "globale" n'a jamais vraiment existee ...

Ecrit par : touriste | 22 décembre 2005

Du commentaire de JE

Voilà !

C'est exactement ça !

Mais lorsque j'écris que des "illétrés" ne peuvent formés qu'à l'illétrisme, alors là évidemment..

Quant aux méthodes, j'ai essayé avec simplicité de dire " Il faut rendre l'école aux enfants", mais bon.. Il semblerait que les adultes rigides de savoirs n'entendent pas les souvenirs de leurs enfances....

Ecrit par : Cercalmon | 23 décembre 2005

Salut,
Nous ne devons pas avoir une grande différence d'age, je suis rayé des cadres en juin 2006. j'ai derrière moi 35 ans de lycéee professionnel (titulaire depuis 71 avec deux années d'ENNA à LYON) surtout ne pas confondre avec l'IUFM et une chance inouie d'avoir pu enseigner l'électrotechnique à Cosne sur Loire (Nievre) 12000 habitants, ce n'est pas la banlieue.
Mais je peux témoigner sur deux aspects qui précipitent la mort de l'école.
Premier aspect:
La politique de fonctionnement d'un lycée
J'ai vécu dans un établissement avec un conseiller d'éducation soixantehuitard attardé, rejeté de tout le monde y compris des élèves, qui ne supporte pas le 'Prof" qui attend de lui qu'il fasse respecter les règles de vie en collectivité (très difficile de vivre dans ces conditions). Si on y ajoute j'aurais peut-être dû commencer par là) une direction qui à peur de son ombre ( pas de vagues, la chappe de plomb, rien ne doit filtrer, y compris officiellement, qui intervient beaucoup trop tard et souvent sur pression des enseignants "fatigués" en cas de problème de discipline, qui sait parfaitement culpabiliser voire "menacer" toute personne ou groupe de personnes qui combat l'idéologie officielle projets de toutes sortes PPCP et autres.
C'est quand même formidable, il faut se battre contre un système et des responsables (proviseurs, inspecteurs) pour pouvoir enseigner.....
Et c'est là le vrai problème que rencontrent ceux qui veulent faire leur metier dans la sérénité.

Deuxième aspect: Les connaissances / La pédagogie
Alors là...., dans le livre, il n'y a même pas une virgule qui nous sépare.
Je ne parlerai pas de ma discipline "l'électrotechnique" c'est la honte. Il y a encore 6h de physique comme avant, tout le cours sur les phénomènes électriques plus les TP. c'est la base fondamantale pour comprendre tout ce qui fontionne avec du courant électrique. Mais alors pourqoi se plaindre...

Il y avait jusqu'en 2003 une épreuve de 4h ( écrit + TP) surveillée et corrigée par des examinateurs extérieurs.
TERMINE.... C'est un contrôle en cours de formation (CCF) fait par le prof de l'élève avec un sujet préparé par le même prof.... sans contrôle de qui que ce soit et surtout pas du corps d'inspection. Que devient le contenu du programme....

Alors vous voulez des résultats aux examens... vous en aurez... Mais pas des jeunes compétents.....

Pour terminer
J'ai autour de moi des jeunes profs titulaires (30/40ans) de maths/physique, de lettres/anglais de lettres/histoire qui sont pétrifiés de la dégradations des connaissances des jeunes qui arrivent en BEP, et je ne parle même pas de ceux qui arrivent en 4VP et 3 VP( voie professionnelle), car là certains profs disent donner des exercices de CM1....

Ce qui est scandaleux c'est que "certains" enseignants, politiques, journalistes, osent contester le bilan qui est fait dans le livre. Je suis disponible avec des jeunes profs cités plus haut pour témoigner.
On ne se connait pas mon cher Jean- Paul mais qu'est ce que je souhaiterais t'avoir à mes cotés pour mon "discours" de départ à la retraite fin juin 2006
Salut à bientôt J-P LEMAITRE

Ecrit par : Jean-Pierre LEMAITRE | 02 janvier 2006

méthode syllabique pour l'année scolaire deux zéro zéro six - deux zéro zéro sept



L’odrre des ltetres…



Sleon une édtue de l’Uvinertisé de Cmabrigde, l’odrre des ltteers dans un mto n’a pas d’ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeiirère et la drenèire soit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porbèlme. C’est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.



La peruve….



Arlos ne veenz puls m’ememdrer aevc les fuates d’otrahgrophe et la mthédoe syallbiuqe.




Crodiaelmnet

Ecrit par : favril | 04 février 2006

Avez-vous remarqué que, pour que cette amusante farce fonctionne, il faut que :
1. La première et la dernière lettre du mot soient placées et correctes ?
2. A l'intérieur du mot, toutes les lettres de ce mot, bien que dans le désordre, doivent être présentes ?


Vous n'avancez donc ici aucune preuve, sinon celle qu'il faut connaître l'orthographe d'un mot pour être lu et compris.

Par alelireus, rmeqaeruz cbioemn il est dfcfilie de me lrie lqrsuoe les mtos se cqplomueint... C'est icyrabolne cmome clea aglolne le dfcgfhiaére et aidulort la chémperonsoin...

Et quelle perte de temps à l'écriture !
Non ?

La méthode phono-syllabique permet de savoir écrire les mots, notamment leurs dernières syllabes, avec les lettres qui conviennent.
Le désordre des lettres ne relève que de la dyslexie.

Peut-être un autre argument portera-t-il mieux la prochaine fois ?


Pour répondre également à "touriste" :

Non, nous ne lisons pas, nous tous ici, à l'aide d'une méthode globale. Nous sommes devenus des lecteurs efficaces et rapides, et nous parvenons donc à voir d'un même coup le mot en entier, et même la phrase, voire pour certains d'entre nous (les chanceux) plusieurs phrases. Notre cerveau déchiffre alors avec rapidité.
Mais dès que nous rencontrons un mot plus long ou plus rare, nous ralentissons notre lecture, nous le déchiffrons JUSQU'AU BOUT. Si nous nous contentons de le deviner (ce qui découle nécessairement de la méthode globale), alors nous avons de fortes chances de nous tromper, et ainsi de faire dévier le sens du texte ou pire, de le pervertir complètement. Je l'observe fréquemment en classe.

Par ailleurs, je puis témoigner, ayant une fille en grande section de maternelle, que la méthode globale (pure) a bel et bien cours à l'école. Evidemment, on n'est pas encore au CP. Mais c'est déjà trop tard.

Les enfants se jettent naturellement sur la méthode globale. Dès qu'ils connaissent un mot, ils cherchent à le reconnaître partout. Dès qu'ils déchiffrent, ils ont tendance à abandonner l'effort en cours de mot pour terminer par ce qui a déjà été vu (Exemple : ma fille déchiffre "Léo" puis c'est le tour de "Léa". Elle déchiffre "Lé" et dit d'abord "Léo !".) Nous devons, nous, leur montrer que l'effort ne se relâche pas, qu'il ne faut pas céder à la tentation de la photographie du mot. Combien de mot pouvons-nous photographier et retenir ? Comment pourrions nous ensuite les écrire, si tel était le cas ?
Neurologiquement parlant, la méthode globale (ou mixte à départ global) est une ineptie qui ne tient pas compte du fonctionnement du cerveau.

Ecrit par : Céline | 07 février 2006

Avez-vous remarqué que, pour que cette amusante farce fonctionne, il faut que :
1. La première et la dernière lettre du mot soient placées et correctes ?
2. A l'intérieur du mot, toutes les lettres de ce mot, bien que dans le désordre, doivent être présentes ?


Il faut aussi que les mots présents dans le texte soient très courants. Si j'écris :"Scdoqueyne" personne ne

lira "compréhension simultanée"
("Synecdoque ").... ;o)

Ecrit par : isa | 15 juin 2006

"Il n'en reste pas moins que je vérifie tristement tous les jours les lacunes irréparables chez les élèves concernant la langue française "

juste un chtit mot pour Laurent (d'abord merci pour ton témoignage)

LES LACUNES NE SONT PAS IRREPARABLES.
Il suffit juste de leur réapprendre à lire correctement.

J'ai le médicament "Léo&L;éa".

Une fois qu'ils sauront lire "correctement", ils pourront réapprendre "correctement" leur règles de grammaire et de conjugaison. Enfin ils sauront écrire "correctement"
Faites l'essai, vous verrez . ;)

ps: bon moi j'avions encore le berthou le bled le bescherelle à me "taper", dès que L'EN me fout la paix je m'y colle sérieusement. Bon je suis encore en CP, je pense que l'année prochaine quand je serais en CE1 j'y arriverais .

Comme le disait Bled 'hâtons nous lentement'

bijour Anne-Marie ;)

Ecrit par : toto | 15 juin 2006

"favril " Attention ce n'est pas "Avril" ou "fille d'avril" .

encore UN qui n'a pas compris de quoi on parle.

Moi je n'aime pas la syllabique "façon" Boscher ou Jolly
Moi j'aime la PROGRESSION (du simple vers le complexe) "façon" Boscher ou Jolly (je préfère "JOLLY")

POUR INFO
http://perso.orange.fr/puechdeganes/jolly.htm

Pour ceussent qui utilisent BOSCHER pour apprendre à lire à leur enfants, pensez à coller les syllabes (sinon attention danger, il faut être un BON prof pour utiliser cette méthode amha)
D'ailleur ce sont les mauvais profs qui ont créés "l'ânonnement" chez certains élèves. toujours amha.

Ecrit par : toto | 15 juin 2006

Avez-vous vu Mr de Robien, le ministre de l'Education nationale, chez Laurent Ruquier; samedi soir dernier?

Monsieur De Robien a confondu la méthode syllabique qu'il voulait utiliser avec la méthode phonétique qu'il a utilisée.

Il a dit : [l] (son émis par le seul placement de la langue au palais et [a] = [la], c'est une utilisation de la phonétique.

Voici ce qu'il lui fallait dire pour mettre en avant la méthode syllabique préconisée:

lettre l (prononcée "aile") et lettre a = la

Monsieur De Robien s'est bel et bien trompé. Pour démontrer la méthode syllabique, il a utilisé la méthode phonétique. C'est un comble pour un spécialiste des méthodes de lecture. La preuve qu'il n'y connait pas grand chose !!! Il est vrai qu'après ses études, il était Agent général d'assurances à Amiens.
Cette grossière erreur, montre mieux qu'aucune autre démonstration, que le tapage fait autour de l'apprentissage de la lecture est non pas effectuée "pour une meilleure réussite scolaire" mais pour mettre "au pas de marche" les fonctionnaires de son ministère.

Ecrit par : Vincedu35 | 25 octobre 2006

La pédagogie est souvent plus affaire de croyance que de connaissances... C'est pour cela que le champ éducatif est un champ théologique où s'affrontent les gourous...

Revenons aux faits et à une des (rares) recherches sur l'effet "méthode".

http://www.ecoledemocratique.org/IMG/pdf/Impact.Methodes.pdf

Parallèlement à cela, il me semble qu'il faut également habituer les élèves à automatiser de plus en plus rapidement la reconnaissance des mots, une fois ceux-ci décodés. Il me semble qu'un usage intelligent de l'informatique pourrait compléter utilement les autres apprentissages. Pourquoi aucun manuel, aucune méthode, ne propose-t-il pas de compléments sur ordinateur ?

Ecrit par : Roger | 01 mai 2008

La pédagogie est souvent plus affaire de croyance que de connaissances... C'est pour cela que le champ éducatif est un champ théologique où s'affrontent les gourous...

Revenons aux faits et à une des (rares) recherches sur l'effet "méthode".

Merci pour le lien. Je connaissais l'existence de cette étude dont je retiens la conclusion :


" Ce ne sont donc pas les situations fonctionnelles en tant que telles qui posent problème mais
bien l’adoption d’une approche idéovisuelle qui exclut ou minimise l’importance d’un
enseignement explicite des relations entre code oral et code écrit dès le début de
l’apprentissage de lecture. Nos résultats, parmi tant d’autres qui vont dans le même sens,
soulignent simplement la nécessité d’accorder, dès le début de l’enseignement primaire, une
place importante — pour ne pas dire prépondérante — à l’étude des mécanismes de décodage
et, en particulier par l’enseignement systématique et progressif des règles de correspondance
lettres-sons (GERARD & BRAIBANT, 2004).

Il me semble qu'un usage intelligent de l'informatique pourrait compléter utilement les autres apprentissages. Pourquoi aucun manuel, aucune méthode, ne propose-t-il pas de compléments sur ordinateur ?

Ecrit par : Roger | 01 mai 2008

Il m'arrive d'utiliser ponctuellement en ATPE (soutien) l'outil informatique, en grammaire et conjugaison, notamment, mais rien, je pense ne ne peut remplacer le processus d'appropriation par la mémoire visuelle, auditive et grapho-motrice.

Ecrit par : Robin | 01 mai 2008

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