08.04.2008

Les cimetières américains

Les cimetières américains de la première guerre mondiale se trouvent dans l'Est ou le Nord de la France:

Belleau dans l'Aisne
Romagne -sous- Monfaucon ( offensive Meuse-Argonne )
Seringes-Nesles sur la commune de La Fère- en -Artois
Thiaucourt (offensive de Saint-Mihiel )

07.04.2008

Les cimetières américains

Les cimetières américains édifiés en France, après la Première Guerre mondiale, sont en pierre de Vogüé (4 sur 6 ).
Il ne s'agit pas des nombreuses croix blanches mais des très importants édifices qui constituent ces cimetières.

06.04.2008

Caractéristiques de la pierre de Vogüé

Sur le vaste plateau calcaire ardéchois, la pierre affleure partout. A Vogüé elle sera d’une qualité exceptionnelle ; certains la diront plus pure et plus homogène donc de meilleure qualité que toutes les autres pierres de la région, y compris celle de Ruoms. Elle sera englobée dans l’appellation «Pierre de Ruoms» ou «Pierre de Ruoms et de Vogüé». Sa couleur va du gris au gris bleuté jusqu’au bleu : certains bancs sortent parfaitement bleus, certains commanditaires insistent parfois pour avoir une pierre «bien bleue».

Un ouvrage publié par le Ministère des Travaux Publics à la suite de l’Exposition de 1878 donne la pierre de Ruoms et le porphyre de Servane, les plus denses (2750kilos) d’une liste de 21 pierres des plus renommées de France.

Le 30 mars 1881, après analyses, le laboratoire des Ponts et Chaussées de Paris la déclare être un calcaire «à peu près pur» : elle contient très peu d’alumine et peroxyde de fer ( 0gr50 pour 100gr) et très peu de magnésie (0gr 60) ; sa résistance à l’écrasement d’une presse hydraulique (1469 kilos) la place en tête des pierres françaises.

«A l’écrasement elle est la plus résistante de tous les calcaires … C’est un calcaire très dur, susceptible de recevoir un très beau poli car il ne possède pas de cavités à son intérieur et la scie ne fait pas d’arrachements» (Archives Giraud).

Elle est donc très dure, très pure, très dense, c’est une pierre froide, non poreuse, non gélive, elle résiste à toutes les températures et pourra être employée en altitude; elle n’est pas altérée par l’eau de mer, ce qui la fera employer dans la construction des ports. Sa solidité fera d’elle une «pierre éternelle».

04.04.2008

Aperçu historique

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Le village de Vogüé vu des carrières



Dans les carrières de Vogüé....


Les carrières de pierre de Vogüé sont situées sur un vaste plateau calcaire. Dès le Néolithique, les hommes préhistoriques détachaient ces bancs qui affleuraient et les dressaient en dolmens. (Le département de l'Ardèche possède plus de dolmens que la Bretagne). Plus tard, dans l'Antiquité, les carrières ne seront pas exploitées industriellement, à l'instar des carrières de Lens près de Nîmes ou celles voisines de Lyon ou de Arles... car elles étaient trop éloignées d'une grande métropole et de la grande voie de navigation qu'état le Rhône. Le Moyen-Age, le XVIIIème et le XIXème sont des périodes de grande utilisation de la pierre, mais la grande époque des carrières se situe au milieu du XIXème siècle et au début du XXème, avec l'arrivée du chemin de fer.

30.03.2008

Mémoire de carrières

Voilà, je me lance ! Je viens de créer mon blog, Au Pays de la Pierre Bleue, en référence aux ouvrages que j'ai écrits sur la vie du village de Vogüé, en Ardèche, au temps des carrières, sur les monuments aux morts de la Grande Guerre et la construction des nombreuses lignes de chemins de fer qui ont essaimé dans notre pays à partir de la fin du XIXe siècle.

J'espère que vous prendrez plaisir à lire mes chroniques.