13.06.2007
Pédophilie, drogues, violence: les dangers qui guettent les talibés selon Ousseynou N'Diaye

Le pot de tomate vide en bandoulière, ils mènent des courses effrénées lorsqu'un car se pointe à l'horizon. Ces jeunes êtres sans défense dont les droits sont violés au quotidien, ne se soucient même pas de leurs conditions(un jeune talibé a été heurté cette semaine par une voiture et il est mort sur le coup à la porte de l'université cheikh anta diop) mais de ce qu'ils vont donner à leur marabout au retour. "Nous nous réveillons tôt le matin, après la prière pour apprendre nos versets coraniques sous l'œil vigilant de nos aînés. C'est vers les coûts de 7 heures que nous prenons nos pots pour aller mendier jusqu'à 10 heures. Heure à laquelle nous revenons pour apprendre. Mais chacun doit revenir avec 250 F cfa pour le marabout.
A midi, il faut repartir pour mendier de quoi manger" informe le jeune talibé qui poursuit :" Comme aujourd'hui, c'est vendredi, les plus grands parmi nous, vont en ville dans les grandes mosquées pour avoir beaucoup d'argent à verser au marabout. Parfois, je quitte la banlieue pour venir mendier jusqu'au garage de Colobane. Là bas, je connais beaucoup de femmes qui tiennent des gargotes, elles donnent à manger une fois que je leur débarrasse de leurs eaux usées et ordures".
Le manque d'hygiène, le commun des talibés
La plupart de ces jeunes talibés sont laissés à eux-mêmes. Ce sont des haillons, des lambeaux sales qu'ils portent durant des jours et ils ne se lavent pas quotidiennement. Beaucoup d'entre eux traînent des maladies dermathologiques avec des boutons et des plaies qui peinent à guérir. "Il y a une mère de famille qui m'a adopté. Elle me donne à manger et me donne aussi des vêtements quand elle me trouve sale. Parfois, je me lave chez elle mais personnellement, je ne peux prendre quotidiennement mon bain", souligne un jeune talibé. Un autre beaucoup plus jeune avance : " J'ai des plaies qui peinent à guérir.
Je les soigne avec du sable. Quand j'ai du savon, je prends mon bain mais je peux rester une semaine sans me laver". Ces jeunes souffrent dans une indifférence totale comme s'ils ne font pas partie de la société alors qu'ils ont droit à l'éducation au même titre que les autres. Cependant, certaines bonnes volontés leur tendent la main pour les aider à sortir de cette situation difficile.
"Ma maison est fréquentée par beaucoup de talibés d'où mon nom: "mère de talibés". Je leur donne à manger et surtout du savon pour qu'ils puissent se laver. La plupart d'entre eux sont sales et ils traînent des boutons et des plaies qui ne guérissent jamais. J'achète de l'alcool pour les soigner. C'est le fait qu'ils restent longtemps sans prendre de bain qui fait qu'ils tombent malades" souligne Maty Sy, gérante de gargote. Ces enfants sont exposés à beaucoup dangers.
Pédophilie, drogue, violence: les dangers guettant ces talibés sans défense !
Ces jeunes talibés sont parfois battus par leur marabout. Certains d'entre eux portent des cicatrices qui témoignent des sévices subits. Ils sont parfois la proie facile des pédophiles et des trafiquants de drogue qui peuvent profiter de leur ignorance pour les exploiter. "Il y a des choses graves qui arrivent à ces enfants. Parfois, ils sont violés, battus et utilisés par les trafiquants de drogue pour écouler leurs marchandises"+ "Toutes les cicatrices que j'aies sur mon corps, c'est notre marabout qui me battait tout le temps.
Il est méchant avec nous surtout quand tu n'amènes pas assez d'argent après avoir passé beaucoup de temps dehors. Au niveau du quartier de Gounass, nous connaissons des personnes qui nous donnent des sachets à livrer dont nous ignorons les contenus. Nous soupçonnons que c'est du chanvre indien mais, nous n'osons pas refuser malgré les mises en garde des marabouts. En contre partie, ils nous donnent à manger et beaucoup d'argent. Ils nous conseillent de mettre le sachet dans nos pots comme si on nous avait donné cela comme aumône", avance un talibé qui avoisine la vingtaine.
Ces jeunes souffrent au plus profond de leur âme, arrachés de leur famille restée au village, ils sont jetés au milieu de cette grande métropole qu'est Dakar avec les dures réalités de la vie. La plupart d'entre eux passent tout leur temps à mendier et ne maîtrisent pas très bien le coran comme cela devrait être le cas. Les marabouts chargés de leur dispenser des cours ne pensent qu'à l'argent qu'ils rapportent au quotidien. Ces informations fournies par les talibés sont balayer d'un revers de la main par un marabout.
"L'argent que me donnent mes talibés, me permet de payer la location des lieux où nous sommes. Je ne leur impose aucune somme d'argent. Je leur met devant le fait accompli qu'on a un loyer à payer à la fin du mois pour qu'ils puissent me venir en aide. Il n'y a pas d'électricité ici, nous avons des lampes tempêtes. Je les bats pour leur donner une bonne éducation et non par méchanceté", note serigne Mbodji. Chaque hivernage, serigne Mbodji retourne avec ses talibés au village pour cultiver la terre. Et l'argent que les talibés amènent au quotidien, leur permet d'acheter des habits pour le retour au village durant l'hivernage.
ça demande vraiment une solution c'est pourquoi je le soumets aux visiteurs de vudici de donner des solutions et pourquoi pas contribuer à combattre ce mal.
Ousseynou N'Diaye
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18.04.2007
L'alphabétisation au Sénégal selon Ousseynou N'Diaye

Comme dans beaucoup de pays en voie de développement, l'illettrisme et l'analphabétisme sont importants au Sénégal et sont un frein à la croissance. L'enseignement public est pourtant d'assez bonne qualité si on le compare à d'autres pays d'Afrique. Le problème vient en fait des zones rurales qui sont vraiment défavorisées. La création au milieu des années 90, des «volontaires de l'éducation», ces jeunes bacheliers envoyés en brousse pour une indemnité de 50.000CFA/mois seulement (76 euros) a largement contribuer à aider ces populations rurales qui ont de grandes difficultés à envoyer leurs enfants à l'école. Les conditions d'enseignement dans les campagnes sont néanmoins très difficiles. Faire acheter un stylo à 100CFA (0,15 euros) à un enfant tient du miracle et Ne parlons donc même pas des livres même si maintenant le gouvernement à travers les communes d’arrondissement commencent à prendre en charge le matériel scolaire en début d’année. Par exemple dans ma localité à Mbao le maire prend en charge les fournitures et prend même la responsabilité d’insérer dans les centres professionnels les enfants qui ne fréquentent plus l’école pour k’il se tape un métier.
Dans les endroits les plus excentrés, il n'y a qu'un seul niveau de classe pour tous les élèves qui étudient avec une simple ardoise sous une paillote. Les meilleurs élèves comme les moins bons sont donc vraiment pénalisés. La région de Tambacounda, la plus grande du Sénégal, compte deux collèges publics et un lycée public !!! Beaucoup n'ont pas les moyens d'envoyer leurs enfants en pension ou dans des familles. Ici, les catholiques Bassaris et Tendas-Bediks sont favorisés puisque souvent les missions catholiques envoient à leur frais les meilleurs élèves dans les meilleures écoles du pays. A Dakar, il est assez rare de voir un enfant ne pas parler français. A part dans les quartiers les plus pauvres comme Ngor, Pikine, Yoff-pêcheur, la situation est plutôt bonne quand à l'enseignement primaire.
Maintenant il y a des solutions car beaucoup d’établissements créent des jumelages avec des écoles françaises ou précisément européenne comme ça il ya des envoies de matériels scolaires ou bien beaucoup d’autres matériels utiles à la bonne marche de l’éducation
17:40 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.03.2007
La famille au sénégal selon Ousseynou Ndiaye

Comme sur le reste du continent, la famille reste le noyau de la société sénégalaise. C'est grâce à cette famille que la population «tient le coup» malgré la crise chronique que connaît le pays. Mais c'est aussi parfois à cause de ce lien pesant que le pays éprouve certaines difficultés.
C'est en conciliant cette solidarité à une conception plus autonome de l'individu que des progrès réels pourront être réalisés. Le problème, car c'en est un en partie, saute tout de suite aux yeux de l'étranger. Les sénégalais en ont conscience et tentent petit à petit de le résoudre : le travail, denrée rare et presqu'introuvable en milieu urbain, est systématiquement donné aux parents plus ou moins proches de la personne chargée de recruter. Le problème engendré par ce comportement est multiple : d'une part, le parent employé n'aura pas forcément les qualités requises pour cet emploi. S'ensuit donc une multitude d'erreurs commises par ces personnes non qualifiées.
D'autre part, les études pourtant très prisées par les sénégalais, ne serait-ce que par enrichissement culturel, ne peuvent qu'être dévalorisées par ce genre de recrutement familial : «pourquoi étudier puisque mes relations familiales ne me permettront pas d'avoir un emploi correspondant à ma qualification?» Et inversement : «pourquoi étudier puisque de toute façon mon oncle bien placé dans l'entreprise X me fournira un emploi ?».
Un certain découragement s'empare donc des jeunes qui deviennent souvent fatalistes ne voyant comme unique solution que l'émigration. Les petites annonces d'emplois proposées par les organisations internationales ne sont même plus lues par les diplômés puisqu'ils savent que c'est un sénégalais qui s'occupe du recrutement et que l'annonce n'est qu'une formalité imposée par les coopérants étrangers ! Le résultat de cette préférence familiale, fait humainement compréhensif mais économiquement déplorable, fait que les familles riches ont tendance à s'enrichir grâce à la multiplicité des emplois et que les plus pauvres stagnent dans leur misère. On se souviendra de cette annonce nécrologique sur une radio nationale concernant un cadre d'Air Afrique : «Mme Fatou X, sa tante, gestionnaire à Air Afrique, Mr Hassan X, son frère, contrôleur aérien à Air Afrique, Mr Mamadou X, son frère, agent d'entretien à Air Afrique, etc...ont la douleur de vous annoncer etc....».
On comprend désormais mieux la faillite de cette compagnie aérienne bananière où le recrutement familial était la règle et où la moitié des passagers voyageaient à l'oeil bénéficiant des billets gratuits réservés au personnel et à leurs familles. Néanmoins, en milieu rural, ce phénomène s'atténue du fait de la quasi-absence de travail salarié. Tout le monde est agriculteur et personne ne chôme vraiment.
Cette solidarité familiale loin de s'exercer uniquement dans les situations favorables se manifeste également en cas de problème. Jamais un sénégalais ne sera démuni face à une perte d'emploi ou au décès d'un proche. Il y aura toujours un lit, toujours une assiette pour un frère, un neveu, un grand-père ou une arrière-petit-cousin dans l'embarras. C'est même un devoir d'aider cette personne, au risque, si on ne le fait pas, de passer dans le village pour une famille indigne.
La majorité des sénégalais étant dans «l'embarras» on comprends mieux pourquoi une personne qui travaille en peut en avoir vingt autres à sa charge. Ce besoin de «bien paraître» aide également à comprendre pourquoi lorsqu'un membre de la famille fait un acte répréhensible par la loi ou condamnable par les traditions, c'est sur tous les parents que rejaillissent la honte et l'opprobre, sur plusieurs générations. L'héritage des vieilles traditions familiales se voit dans la vie de tous les jours. Dans la plupart des familles par exemple les hommes mangent de leur côté, alors que femmes et enfants mangent à part.
ousseynou ndiaye
13:30 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.03.2007
Sénégal: la vie quotidienne.

La population sénégalaise s'offusque de l'augmentation des prix des denrées alimentaires de première nécéssité au lendemain des élections présidentielles et interpelle le gouvernement.
Le prix du riz vient de passer de 250 à 275 FCFA le kilo (0,38 euros à 0,42 euros), soit une progression de plus de 10 %.. Le pays produit du riz le long du fleuve Sénégal au Nord et à l'Est mais ne s'auto-suffit pas et importe de Thailande la majeure partie de ce qui lui est nécessaire.
Le litre d'huile passe de 750 à 800 FCFA (1,14 euros à 1,22 euros). Le train de hausse concerne également le lait en poudre, le sucre en morceaux, la tomate concentrée, la viande et bien d'autres produits utilisés au quotidien par les familles, qui, rappelons le, sont trés nombreuses. Beaucoup de maisons familiales subviennent aux besoins de 15 à 20 personnes et la fonction "alimentation" est conséquente.
Afin d' apprécier la notion de pouvoir d'achat, voici quelques chiffres concernant ceux qui ont la chance d'avoir du travail. Un maçon gagne par journée de huit heures trois mille FCFA (4,55 euros). Un maître d'école volontaire touche mensuellement 60 à 70 000 FCFA (91 euros à 106 euros) et un maître d'école formé et confirmé 120 000 FCFA (182 euros). Un moniteur de formation professionnelle de plus de 10 ans d'ancienneté reçoit 130 000 FCFA (moins de 200 euros) par mois. La majorité des Sénégalais vit de petits boulots aléatoires ou fait du petit commerce et ne gagne guère plus de 30 000 FCFA par mois (moins de 50 euros). Quant aux chômeurs qui sont trés trés nombreux, il n'y a rien pour eux.

09:50 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
06.03.2007
Sénégal: l'après éléctions présidentielles
Sans attendre la confirmation et la publication des résultats des élections présidentielles par le Conseil Constitutionnel, le Président Abdoulaye WADE fait une attaque en règle contre les principaux chefs de l'opposition, qui n'ont par ailleurs de cesse de contester le scrutin du 25 février. Fin politique, Maître WADE (avocat d'origine) sait sans doute ce qu'il fait en portant des accusations précises et ne semble pas craindre un effet boomerang.
Il est vrai que les prochaines élections législatives se dérouleront au mois de juin 2007 et que le président veut avoir une chambre des députés qui le soutienne dans la poursuite des réformes déjà entamées et la mise en oeuvre de nouvelles actions. Il veut profiter de son triomphe au premier tour des élections et mettre à terre ceux qui l'ont bien malmené durant la campagne électorale.
Toujours est-il que les quotidiens de la presse locale s'en donnent à coeur joie et publient des articles où la majorité des leaders politiques s'attaquent les uns les autres par journaliste interposé... Ici, on ne semble pas vérifier outre mesure ses informations. De ce fait vérités et contre-vérites se croisent, et les affirmaions sans fondement pullulent.
10:00 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.03.2007
Sénégal: éléctions, les chiffres
Les chiffres de l'éléction présidentielle 2007 au Sénégal.
Près de 71 % des électeurs sénégalais se sont déplacés ce dimanche 25 février 2007 pour exprimer leur choix entre quinze candidats.
Monsieur Abdoulaye WADE du Parti Démocrate Sénégalais a obtenu 1 910 368 voix, soit 55,86 % des suffrages exprimés.
L'ancien premier ministre, maire de Thiès, M. Idrissa SECK recueille 510 610 voix, soit 14,93 %.
Le premier secrétaire du Parti Socialiste sénégalais, M. Ousmane Tanor DIENG, obtient 403 967 voix, soit 11,81 %
En quatrième position, on trouve M. Moustapha Niasse, autre ancien premier ministre, avec 197 336 suffrages, soit 5,87 %.
Dans tous les départements du pays, sauf ceux de Thiès et de Nioro, M. WADE se trouve en tête (32 sur 34 départements). Beaucoup de sénégalais ont voté pour le Président sortant car ils veulent que ce dernier achève les chantiers entrepris depuis son élection en 2000.
Rappelons que M. Abdoulaye WADE, libéral, avocat d'origine formé en France, a mis fin en 2000 à quarante années de pouvoir socialiste avec sa victoire à l'arraché sur M. Abou DIOUF.
08:40 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.03.2007
Le scandale des Talibés continue.
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![]() J'ai l'impression que ces enfants mendiants sont toujours plus nombreux. Alors que ses grands hopitaux sont équipés de scanners et d'I.R.M., la société sénégalaise semble banaliser la chose et accepter de voir chaque jour dans les rues ces "enfants esclaves" chargés de récolter de quoi manger pour survivre et des sous pour leur marabout. Et, si ces innocents ne ramènent pas au moins de 300 à 500 FCFA à leur maître, ils sont châtiés. Monsieur le Président WADE, à l'aube de votre second mandat pourquoi ne pas mettre la résolution de ce grave problème, véritable fléau social, au rang de vos préoccupations IMMEDIATES ? Voir les articles parus en juin 2006 dans la catégorie SENEGAL |
12:20 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.03.2007
Sénégal: Promotion Sociale.
Dam Fall, maçon de son état, ne gagnait pas assez d'argent pour satisfaire ses besoins et ceux de sa famille. Il décide alors de changer de métier et se transforme en marabout. Il améliore pour cela son look et ses manières. Puis il se met à fabriquer de faux talismans "anti-police", "anti-gendarmerie", "anti-prison" qu'il vend en banlieue de DAKAR. Il en est même arrivé à proposer des gris-gris permettant de commettre un vol dans les boutiques sans être appréhendé. Il s'est ainsi refait une santé financière.
Le charlatan a oeuvré pendant vingt ans. La gendarmerie vient de mettre un terme à cette activité lucrative en ce mois de février 2007. Il dort en prison maintenant.
Une idée me vient à l'esprit. Je vais proposer en France des "gris-gris anti-radar", des "gris-gris anti-police municipale" pour le stationnement en ville....
Youpiiii, je vais faire fortune... Mais, prudent, je ne ferai qu'un quinquénat, nos pandores ayant, parait-il, une meilleure productivité.
07:05 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28.02.2007
Sénégal: un Ministre qui défonce!
Le coup de boule de Zidane, qui n'a brisé que la fierté de l'italien Materrazy projeté sur son arrière train, on en a parlé dans le monde entier.... Il y a pire à mon avis: la porte d'un bureau de voté fracassée par un Ministre de la Justice en fonction. Cela s'est passé au Sénégal ce dimanche 25 février 2007. Les faits tels qu'ils se sont produits:
Devant l'affluence et les files d'attente des électeurs et du fait du retard pris dans les opérations de vote, le Ministre de l'Intérieur avait diffusé un communiqué pour la prolongation du vote jusqu'à 22 h 00 si c'était nécessaire.
Vers 21 h 00, le bureau de vote N° 1 de Ndatté Yalla, quartier de Saint Louis, n'ayant plus d'électeurs en attente de voter ferme et son président fait commencer le dépouillement. Quelques temps après le Ministre de la Justice se présente à ce bureau pour exiger sa réouverture. Le représentant du Parti Démocratique Sénégalais (celui du Président Abdoulaye WADE) s'y oppose. Le Garde des Sceaux n'en a cure et défonce la porte du bureau de vote.
20:48 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.02.2007
Sénégal: les éléctions présidentielles en direct

Cette victoire du sortant aurait pu être annoncée dès lundi tant les résultats de la majorité des bureaux de vote étaient éloquents. Mais le Ministère de l'Intérieur tient à ce que tout soit vérifié et revérifié pour éviter toute contestation possible. Le pouvoir en place ne veut pas de remous post électoraux, certains adversaires de WADE étant peu enclins à admettre sans broncher le verdict des urnes et à faire preuve d'esprit chevaleresque. On connait la propension de nombreux politiciens à amplifier outre mesure le moindre problème.
Il est évident que tout n'a pas été parfait au niveau des 12 000 points de vote dans tout le pays. Mais il n'y a réellelment pas de quoi remettre en cause les résultats révélés par le dépouillement des bulletins des électeurs. Certes il y a le problème des cartes d'électeur numérisées qui ne seraient pas parvenues à leur propriétaire. Le Sénégal n'est-il pas une jeune démocratie où tout n'est pas encore parfaitement au point ?
Bien que le Conseil Constitutionnel n'ait pas donné les résultats officiels, on peut dire que M. Adoulaye WADE sort vainqueur de ce premier tour de scrutin avec plus de 50 % des voix. Souhaitons qu'il ait le triomphe modeste et que le Sénégal continue dans la voie du développement. Il y a encore tant à faire ici.

JCG
15:05 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26.02.2007
Sénégal: les éléctions présidentielles en direct
De nombreux bureaux de vote sont restés ouverts jusqu'à 22 heures ce dimanche, au lieu de 18 h 00 initialement prévu. Certes, il y avait eu des ouvertures tardives le matin, jusqu'à 9 h 30 alors que l'heure officielle était prévue à 8 h 00, non pas par manque de matériel électoral mais du fait d'organisations locales défaillantes (par exemple, le Président du bureau de vote n'avait pas les clés de ses locaux, salles non préparées à l'avance, etc..). Faute des clés, on parle de portes qui auraient finalement été forcées devant des files d'attente d'électeurs afin que puissent débuter les opérations de vote.
Plus de soixante dix pour cent des électeurs inscrits sur les listes électorales se sont déplacés pour participer à ce premier tour de scrutin..
Les résultats ne devraient pas étre connus avant ce soir. Le camp du président sortant, M.WADE, est toujours persuadé de la victoire; mais les opposants affirment qu'il y aura un second tour
18:20 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.02.2007
Sénégal:les éléctions présidentielles en direct
Ce dimanche matin à 08 heures locales ont commencé au Sénégal les opérations de vote pour l'élection présidentielle 2007.
Dès la fin de la prière de 6 h 45, des électeurs se dirigeaient vers leur bureau de vote et avant même l'ouverture des portes on pouvait constater des files d'attente.
Le Ministère de l'Intérieur avait tout mis en oeuvre pour que les 12 000 points de vote soient équipés en temps voulu de tout le matériel nécessaire. Même s'il a pu y avoir quelques incidents de ci de là , cela ne saurait remetre en cause la volonté affichée de faire en sorte que tout se déroule au mieux dans le meilleur esprit démocratique.
A la mi-journée, ce premier tour de scrutin se déroule dans le calme, la sérennité et la transparence. Les Sénégalais viennent nombreux accomplir leur devoir de citoyen. Les files d'attente devant les bureux de vote sont impressionnantes. Beaucoup y passeront de une à deux heures avant de déposer dans l'urne le bulletin de leur choix. A l'intérieur les opérations semblent un peu lentes et peuvent faire craindre que tous les électeurs n'y passeront pas s'il n'a pas une accélération.
Photos prises par JCG, à 12h30, devant le bureau de vote de M'Bao
18:25 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Sénégal: élections présidentielles
La grande incertitude du premier tour. Quinze candidats se présentent au suffrage de 5 000 000 électeurs. Le nombre élevé des prétendants semble exclure que l'un d'entre eux obtienne plus de 50 % des voix ce dimanche. Si c'était le cas d'aucuns osent mettre en avant que la démocratie sénégalaise serait en danger du fait d'un éventuel manque d'intégrité.
Le Président sortant, élu en 2000, M. Abdoulaye WADE, quatre vingts ans, du ¨Parti Démocratique Sénégalais se représente et insiste sur son bilan. Ses principaux adversaires sont M. Ousmane Tenor DIENG, du Parti Socialiste, M. Idrissa SECK, maire de Thiès, M. Aboulaye BATHILY, M. Moustapha NIASSE, ancien premier ministre de WADE, du parti 'Coalition Alternative 2007'.
La campagne électorale, qui s'est terminée ce vendredi à minuit s'est déroulée dans d'assez bonnes conditions. On peut espérer le calme dans le pays demain. Les grands marabouts n'auraient pas donné de consignes de vote.
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23.02.2007
Election Présidentielle Sénégalaise :
Ouverture d’un bureau de vote à la Maison des Relations Internationales.
L’Ambassade du Sénégal à Paris ouvrira un bureau de vote à la Maison des Relations Internationales annexe, espace Martin Luther King, pour permettre aux ressortissants sénégalais résidant dans la région de Montpellier de voter aux élections présidentielles se déroulant dans leur pays.
Dimanche 25 février 2007 : 1er tour
Dimanche 18 mars 2007 : 2ème tour
Le bureau de vote sera ouvert de 9h à 19h.
12:55 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.02.2007
Le Baobab
Comme le cèdre est au Liban, la feuille d’érable au Canada, le baobab est au Sénégal, à la différence près qu’il ne figure pas sur le drapeau national. N’empêche le baobab est un emblème pour le pays (l’autre étant le lion). Les philatélistes le savant bien qui voient l’arbre en solo sur les timbres ‘Officiel’ de la poste sénégalaise.

Quand il est jeune le baobab ressemble à une bouteille renversée; l’arbre adulte présente un tronc énorme, fort et trapu avec des branches tortueuses.
Le baobab, qui atteint 20 à 24 mètres de haut, peut avoir une circonférence de 22 mètres. Ses racines sont minuscules et son tronc en bois spongieux est un véritable réservoir qui contient jusqu’à 90 à 100 000 litres d’eau. Son écorce, lisse à l’extérieur, est grisâtre, quelquefois argentée. Des feuilles apparaissent irrégulièrement entre juin et décembre. La floraison a lieu généralement en l’espace d’une seule nuit, pendant laquelle les amateurs nocturnes de nectar, notamment les chauve-souris, assurent la pollinisation. La fleur est blanche avec une odeur peu agréable.
La longévité du baobab serait de 1 000 à 2 000 ans s’il ne subit pas d’agression..
C’est un arbre aux multiples usages:
-La partie intérieure fibreuse de son écorce est utilisée pour faire des cordes et cordages.
-Les feuilles servent en pharmacopée (tisane);
-Son fruit, le pain de singe ou bouÏ en wolof, est pulpeux et peut se manger cru. Il a un goût acidulé et sert aussi à faire une boisson pour les enfants: le jus de bouï. Les villageois font des récipients avec la coque.
-Les graines, grosses comme des noisettes, produisent après écrasement une huile alimentaire ou se consomment grillées pour remplacer le café.
Dans le village, les habitants se réunissent souvent au pied du baobab pour discuter pendant des heures, d’où son surnom d’arbre à palabre.
Le baobab est au Sénégal entouré de nombreuses légendes. Certains d’ailleurs, creux à l’intérieur, servent de sépulture pour les griots, ces conteurs, poètes, musiciens, dépositaires et garants de la tradition orale.
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20.01.2007
Les griots
Détenteurs et gardiens de la mémoire collective du Sénégal et des familles africaines, les griots perpétuent la tradition orale.
S’accompagnant de la kora, du balafon ou d’un luth, ils relatent par le biais de chants, de chroniques et de récits les légendes et l’histoire du village ou du pays dont ils ont mémorisé tous les évènements importants. Leur rôle est primordial dans la conservation et la transmission de la culture orale.
Musiciens, chanteurs, conteurs, bardes ambulants, ces maîtres incontestés de la parole et de la musique vont de village en village chanter les louanges d’un lignage ou d’un clan qui le paie à cet effet. Ils peuvent parler pendant des heures et des heures, voire des journées entières, en utilisant les ressources de leur mémoire imprégnée des connaissances léguées de griot en griot au cours des générations. Ils se déplacent aussi de famille en famille pour animer les principaux évènements de la vie (mariage, circoncision, funérailles, soirées de divertissement) et flatter les invités. Ils leur arrivent d être médiateurs dans les conflits familiaux et villageois.
N’importe qui ne peut pas être griot. C’est une profession et un art qui se transmettent par lignage. Une femme peut être griote; elle est alors surtout chanteuse et développe une voix puissante et aiguë qui porte fort et loin.
Aujourd’hui, les griots évoluent avec la société qui se modernise mais demeurent très populaires et, bien que descendants de caste inférieure, conservent une importance considérable. En plus de leurs activités traditionnelles, ils peuvent conseiller en amour comme en affaires ou en communication, être appelés à pousser les sportifs à se surpasser en faisant leur éloge (lutteurs, footballeurs, notamment). Certains d’entre eux ont créé des groupes musicaux qui se produisent tant en Afrique qu’à l’étranger (Youssou N’Dour, Touré Kunda, etc.).
Souvent féticheurs, les griots sont aussi grands pourvoyeurs d’amulettes, de gris-gris, de poudre d’invisibilité, indispensables à tout Sénégalais qui part pour un long voyage.
Après leur décès, les griots étaient autrefois inhumés avec leurs bijoux et armes à l’intérieur de baobabs. Peu après le retour à l’indépendance du Sénégal (1960), ils ont voulu être enterrés dans des cimetières comme tout le monde malgré les réticences des vieux sénégalais qui prétendaient comme leurs anciens qu’un griot dans un tel lieu signifie pénurie de pluie.
Ne serait-ce pas dans les années 1970 qu’a commencé une grande sécheresse au Sahel ?
14:55 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.12.2006
Saint Louis du Sénégal
SAINT LOUIS se trouve au nord du Sénégal, à l’embouchure du fleuve du même nom. Elle fait partie de la zone sahélienne, frange désertique qui sépare les dunes du Sahara de la savane.
Ce fut le premier comptoir permanent français au Sénégal. fondé en 1638 par le normand François Lambert, colon français qui construit une résidence dans l’île de Bocos à proximité de l’embouchure du fleuve. En 1659, ‘l’habitation’ de Bocos est transférée dans l’île de N’DAR et baptisée Saint Louis en hommage au roi de France Louis XIII. Un fort est construit pour protéger l’entrepôt. Rapidement, la cité devient la place forte européenne en Afrique, une base de départ pour les expéditions vers la Soudan et un important comptoir commercial (gomme, ivoire, or et traite négrière).
Restituée en 1817 à la France par les Anglais qui s’en étaient emparés pour la 3° fois le 13 juillet 1809, elle fut alors gouvernée par le Colonel Schmalz, un des rescapés du naufrage de la Méduse (cf le radeau de la Méduse).
SAINT LOUIS est aujourd’hui une ville de 200 000 habitants, à 272 km au nord de DAKAR, qui se compose de trois parties:
- La Langue de Barbarie, étroit cordon littoral à l’ouest qui sépare le fleuve Sénégal de l’océan Atlantique; c’est la partie la plus peuplée de la cité qui abrite surtout des pêcheurs. (1).
- L’île de Saint Louis (N’dar) qui en est la partie historique et mesure près de 2,5 km de long sur 300 à 400 m de large; elle est reliée au continent par le pont Faidherbe. (2).
- Le nouveau quartier continental de Sor, construit dans une cuvette, qui connaît des inondations pendant la saison des pluies. (3). C’est par là que l’agglomération s’étend. S’y trouvent les gares routières et ferrovières.
SAINT LOUIS fut le siège du gouvernement général de l’Afrique Occidentale Française jusqu’en 1902, date à laquelle ce dernier fut transféré à DAKAR.
La ville est inscrite depuis l’an 2 000 sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.
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07.12.2006
7 décembre 1936: mort de Jean Mermoz
Le 7 décembre 1936 au petit matin, Jean MERMOZ aux commandes du Latécoère 300 ‘Croix du Sud’ décolle de DAKAR avec 3 hommes d’équipage à bord à destination de NATAL au Brésil… Quelques heures plus tard, à 10 h 47 exactement, la radio capte un message interrompu:« coupons moteur arrière droit… »… Ce sera le dernier et rien ne sera retrouvé dans l’océan.
Ainsi disparaissait dans l’Atlantique Sud, à deux jours de fêter ses 35 ans, un héros de l’aviation civile et de l’Aéropostale qui comptabilisait 8 200 heures de vol à son actif sur des engins qui n’avaient rien à voir avec les avions d’aujourd’hui.
Sorte d’idole de son époque, MERMOZ, meneur d’hommes au caractère bien trempé, était reconnu pour son courage, sa droiture et son intégrité.
Quelques dates de son activité de pilote:
- 1920 MERMOZ s’engage, à 18 ans, pour 4 années dans l’Armée de l’Air.
- 1921 Breveté pilote, il est affecté en Syrie où il connaît ses premiers contacts avec le désert (atterrissage forcé et 4 jours de marche).
- 1924 Démobilisé avec 600 heures de vol à son actif, il entre au service de la Société
Latécoère. Il est affecté à la ligne aérienne postale Toulouse-Barcelone-Alicante. A cette époque le franchissement des Pyrénées par tous les temps n’était pas une sinécure.
- 1926 Il est affecté au tronçon postal Casablanca-Dakar (ligne ouverte en 1923) avec survol du Sahara, lieu de tous les dangers.
- 1927 Il inaugure le 10 mai la ligne directe sans escale Toulouse- Saint Louis du Sénégal pour l’Aéropostale qui prend la succession des lignes Latécoère.
- 1928 Préparation des vols de nuit entre Rio de Janeiro (Brésil) et Buenos Aires (Argentine). 16 avril, premier vol de nuit.
- 1929 Etablissement d’une ligne par dessus la Cordillère des Andes. Au mois de mars accident dans les Andes. 14 juillet ouverture officielle de la ligne.
- 1930 Le 12 mai, réalise pour la 1° fois en 21 heures la liaison Saint-Louis -Natal (3200 km avec 130 kg de courrier (avec un avion: monomoteur,‘Laté 28’). Il ouvre ainsi une liaison aérienne postale France-Amérique du Sud via la côte africaine. Toulouse et Santiago du Chili (13 400 km) sont ainsi reliés en 108 h et 40 mn dont 20 h d’escales.
- 1933 Liaison Paris-Buenos Aires à bord d’un trimoteur, ‘L’Arc en Ciel’. Il réalise le trajet Saint-Louis du Sénégal-Natal à la vitesse moyenne de 227 km/ h.Mise en service de la liaison régulière France-Amérique du Sud.
- 1936 7 décembre, pour sa 25° traversée en deux ans avec cet hydravion quadri-moteur, il s’envole aux commandes du ‘Croix du Sud’ vers sa destinée..
Les débuts de la Poste Aérienne n’étaient pas qu’une aventure extraordinaire. Ce fut aussi le tombeau de nombreux hommes, pilotes et navigants. Ne l’oublions pas.
JCG
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27.11.2006
Saint-Louis du Sénégal
Autant DAKAR se fait remarquer par son activité débordante et ses exigences harassantes, autant SAINT LOUIS, l’ancienne capitale du Sénégal et de l’A.O.F., fascine par son calme et sa convivialité. On y circule tranquillement sans être constamment importuné par des petits vendeurs ambulants. On ne peut toutefois ne pas remarquer là aussi les enfants des rues (les talibés) qui accourent dès que vous manifestez le désir de leur donner quelque chose (nourriture ou pièce de monnaie).
Première ville française d’Afrique, SAINT LOUIS connut son apogée au 19° siècle grâce à une intense activité commerciale. Les négociants et les entrepreneurs y avaient acquis une telle puissance économique et politique qu’ils étaient capables d’influencer les décisions de Paris.
En 1848, les Saint-Louisiens avaient acquis, comme les seuls habitants de Dakar, Gorée et Rufisque sur tout le pays, la citoyenneté française. Ils avaient obtenu ainsi le droit de voter et d’être éligibles à l’Assemblée Nationale, le moyen d’échapper aux obligations qui pesaient sur la population dans l’ensemble de la colonie. Les mariages mixtes entre les marchands européens et les femmes métisses, les signares, symboles d’élégance et de raffinement, étaient alors fréquents.
Le coeur historique de la cité au passé colonial se trouve dans l’île intégralement bâtie placée sur l’estuaire du Sénégal à 25 km environ de l’embouchure du fleuve. Rue de France, avenue Jean Mermoz, place Faidherbe, rue du Général De Gaulle, rues Neuville, Blaise Dumont, Pierre Loti… on ne se sent pas à l’étranger ici…. où plus des trois quarts des rues portent des noms de Français qui ont marqué leur époque.
De chaque coté de la Place Faidherbe, où a été érigée une statue du célèbre gouverneur, on trouve des maisons datant du début du 19° siècle avec balcons en fer forgé, colonnades et vérandas.
Pour simplifier, disons que le nord de l’île abritait, avec le centre, le poumon économique et administratif de la ville, tandis que le sud était plus nrésidentiel
En entrant dans l’île venant de Dakar, à droite à la sortie du pont Faidherbe, en face de la poste le mythique Hôtel de la Poste où Jean Mermoz avait sa chambre, la 219.
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11.11.2006
La patrie reconnaissante
Des stèles semblables se trouvent dans de nombreux lieux en France.
Celle-ci est à l’entrée du cimetière militaire musulman de Saint Louis du Sénégal. Là bas reposent en paix dans le sable face à la mer plusieurs centaines de Tirailleurs Sénégalais qui ont perdu la vie en défendant notre sol et nos valeurs.
Il est bon de rappeler ici que les troupes coloniales (tirailleurs, tabors, goumiers, spahis) ont perdu 30 000 hommes sur les champs de bataille du Nord et de l’Est de la France durant la première guerre mondiale et 45 000 au cours de la seconde guerre mondiale, notamment pour la libération de notre pays.
Le cimetière militaire de Saint Louis du Sénégal a été récemment rénové grâce à l’action du SOUVENIR FRANÇAIS, Association fondée en 1887, reconnue d’utilité publique en 1906, qui a pour mission de conserver la mémoire des morts pour la France et de veiller à l’entretien des sépultures et des monuments qu’il a érigés à leur gloire en France et à l’étranger.
12:30 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03.11.2006
La religion au sénégal
Le Sénégal est à 90 % de religion musulmane. C’est au XI° siècle que l’Islam est apparu au Nord du pays (région du fleuve) apporté par des guerriers berbères venus du Sahara. L’animisme est un sérieux obstacle à son expansion et, mis à part les Peulhs du nord, les peuplades ne deviendront pas à cette époque des adeptes de Mahomet
Son développement prend un essor considérable et rapide dans la seconde moitié du XIX° siècle comme force d’opposition à la colonisation française et à ses dérives, les populations se tournant vers les marabouts pour avoir leur protection face aux actions des nouveaux venus.
L’Islam sénégalais est caractérisé par sa tolérance et sa pratique est plus ou moins éloignée du dogme prêché par Mahomet. Les Confréries, organisations maraboutiques qui adaptent l’Islam aux modes de vie et lui assimilent certaines valeurs traditionnelles des populations, en sont une particularité. Créées par des religieux cultivés et pragmatiques qui font l’objet d’une grande vénération, elles sont dirigées par des cheiks ou des grands marabouts autour desquels se regroupent les musulmans partageant une même façon de pratiquer l’Islam. Elles jouent un rôle important dans tous les domaines, notamment sur les plans économique et politique et servent d’intermédiaire incontournable entre le peuple et le pouvoir politique (aucun parti ne peut ignorer leur influence). On recense quatre grandes confréries: les Mourides et les Tidjanes (les deux plus importantes avec respectivement 30% et 50% des musulmans, auxquelles est notamment du le développement de la culture et du commerce de l’arachide), les Layennes en pays lébou, les Quadrias (10%).
Les membres des Confréries sont tenus à l’observation des cinq piliers de l’Islam (la profession de foi, les prières quotidiennes, la zakat ou l’aumône, le jeûne, le pélerinage) et de récitations identitaires spécifiques à chaque mouvement une ou plusieurs fois par jour. Chaque année, ils se rassemblent dans leur ville sainte (Touba pour les Mourides, Tivaouane pour les Tidjanes, Yoff pour les Layennes, Ndrassane pour les Quadrias ).
Le Catholicisme, introduit par les missionnaires portugais et français mais jamais imposé par le pouvoir colonial, compte comme adeptes environ 8 % de la population du pays (notamment des Sérères). A noter que Léopold Sedar Senghor était catholique de même que la femme de son successeur à la Présidence du Sénégal, Abdou Diouf.
L’animisme est une croyance qui imprègne encore quelques populations des terres reculées, notamment en Casamance.
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06.10.2006
LES TIRAILLEURS SENEGALAIS
Créés par Faidherbe en 1857 pour pallier l’insuffisance des effectifs envoyés de métropole, les Tirailleurs Sénégalais participèrent à coté de l’Armée Française à la conquête et la constitution de l’Empire colonial du Second Empire. Les besoins s’étant faits pressants à mesure de l’avancée dans le continent, les tirailleurs n’étaient pas tous originaires du Sénégal, beaucoup étant recrutés dans d’autres colonies françaises. Bras armé de la colonisation, ces hommes au pantalon gonflant à la turque et coiffés de la légendaire chéchia rouge ont constitué un incomparable instrument de la conquête et de la domination de l’Afrique et de Madagascar.
C’est à l’occasion de la 1° guerre mondiale qu’ils furent amenés à servir en métropole, en première ligne dans les tranchées de la Somme et sur le front de l’Est. L’histoire retient que 163 000 y furent engagés et que 30 000 y laissèrent la vie; des dizaines de milliers furent blessés.
Durant la seconde guerre mondiale, ces unités d’infanterie, qui portaient toujours le nom de Tirailleurs Sénégalais (jusqu’en 1945) furent le fer de lance de l’armée d’Afrique et ont participé au débarquement des alliés en Italie (novembre 1943), en Normandie ainsi qu’en Provence (15 août 1944), à la libération de Paris (25 août 1944), de l'Alsace et de Strasbourg (23 novembre 1944). Beaucoup ont sacrifié leur vie pour libérer la France, (près de 45 000 morts).
Ceux d’entre eux faits prisonniers ont subi dans les camps nazis les pires sévices. Hitler les accusait d’avoir souillé le sol rhénan, à l’occasion de l’occupation de la Rhénanie en 1918 par la France. Pour le fürher, les noirs étaient des ‘sous-hommes’, les colonies allemandes d’Afrique en savaient quelquechose.
Le 1° décembre 1945, alors qu’ils manifestaient durement pour pouvoir toucher les primes que leurs camarades français avaient déjà perçues, des tirailleurs sénégalais démobilisés rassemblés au retour de métropole au camp de Thiaroye, près de Dakar, sont bombardés et mitraillés par l’armée française. La France, coupable d’un massacre qui a fait plusieurs dizaines de morts, traite bizarrement des hommes qui se sont distingués par leur héroïsme et leurs souffrances sur ses champs de bataille.
Les Tirailleurs Sénégalais, incorporés dans les unités d’infanterie de marine, ont également payé un lourd tribut en Indochine puis en Algérie.
Autre manquement de notre généreuse France: les retraites et les pensions de ces anciens combattants ne sont depuis 1960 que le tiers de celles allouées à leurs frères d’armes français. Certains touchent 30 euros par.....an, quinze fois moins que leurs collègues de souche française. Le prix du sang serait-il différent selon qu’on est Français d'origine ou pas ?
Après le voyage de Jacques Chirac au Sénégal en février 2005, il devait être mis fin à cette discrimination créée par la loi dite de cristallisation votée à Paris le 26 novembre 1959 alors que les pays d’Afrique allaient accéder à l’indépendance, loi qui gelait ces pensions, les transformant en quelque sorte en indemnités viagères non indexées.
J’ai comme l’impression que l’on se souvient davantage en France de la publicité de Banania que des services rendus à notre pays par les troupes coloniales qui ont regroupé 500 000 africains (tirailleurs, tabors marocains, goumiers nord africains) sous notre drapeau tricolore au cours des deux guerres mondiales du XX° siècle. Pourquoi les occulter ainsi de la mémoire collective ?
15:45 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
18.09.2006
De la francophonie
Lorsqu’ on voyage, on apprend beaucoup de choses et quand on s’intéresse à la vie quotidienne des gens on découvre toute une amusante et surprenante imagerie dans le verbe. Ainsi à l’île de la Réunion, ce département français qui ne compte pas moins de 780 000 habitants, ‘bonbon la fesse’ désigne un suppositoire, ‘grouiller sa calebasse’ signifie s’activer, se dépêcher, et quand on parle d’‘argent braguette’ on évoque les allocations familiales.
Au Québec, des expressions sont courantes: ‘Pèse sur la tête pour voir si la queue y bouge’ veut dire plaider le faux pour connaître le vrai et ‘Poule qui cacaille, la même qui l’a pondu’ signifie que celui qui répand la rumeur en est souvent à l’origine.
Un créole de Saint Denis et un canadien de Québec pourraient sans doute se comprendre s’ils parlent ensemble d’une ‘marmaille mal commode’, un enfant turbulent… Mais s’ils évoquent leurs ‘gosses’, l’incompréhension sera totale: le réunionnais parlera de ses enfants tandis que le québecois restera bouche bée car ce mot désigne chez lui les testicules et pourrait ‘partir juste sur une gosse’ (partir à toute vitesse, si vite qu’il laisse derrière lui la seconde).
Le Sénégal n’est pas en reste, jugez en:
Une ‘disquette’, c’est une minette, une jeune fille qui aime attirer les regards;
‘Gérer’, c’est draguer (Babacar a géré la voisine);
Un ‘élève couloir’ est un enfant admis dans un établissement scolaire suite à l’intervention d’une personnalité.
‘Radio baobab’ signifie une rumeur publique….. Tiens, tiens…comme ‘le téléphone arabe’.
‘Le mois est creux’ fait référence à la période où on n’a plus d’argent, quand on a épuisé la
paie du mois passé et qu’on attend celle du mois en cours.
Vous allez peut-être me dire que tout cela c’est des ‘histoires queue de chat’ (histoires à dormir debout). Mais non, les quiproquos peuvent engendrer des situations difficiles à gérer. Songez donc à la surprise du canadien francophone à qui vous dites que vous avez joué ce matin avec vos gosses ou avec ceux du voisin et la vôtre s’il vous précise que sa femme a mis des ‘préservatifs’ (conservateurs) dans les confitures qu’elle vient de faire ce dernier week-end. Trop drôle, n’est ce pas, de voir une demoiselle devenir folle devant une ‘bibitte’ de rien du tout (bibitte = insecte).
C’est pourquoi je vous propose d’essayer de trouver ce que signifie le ‘deuxième bureau’ au Sénégal.
13:35 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
17.09.2006
Le radeau de la méduse
Le traité de Paris du 13 mai 1814 restitue à la France les possessions du Sénégal prises par les Anglais qui avaient attaqué Gorée en 1793 et Saint Louis en 1803.
Le 17 juin 1814, la frégate française LA MEDUSE, bâtiment de trois mâts et 44 canons, quitte Rochefort à destination du Sénégal accompagnée de trois autres navires, l’Argus, l’Echo et La Loire. A son bord, 400 marins et soldats ainsi que le nouveau gouverneur, le Colonel Schmalz, chargé de reprendre possession des comptoirs français.
Le 2 juillet, le bateau s’échoue sur le ban d’Arguin, à 160 km au large des côtes de la Mauritanie, à la suite des erreurs de son capitaine inexpérimenté, Hugues Duroy de Chaumareys.
Les six embarcations de sauvetage (dont une portait le nom de Sénégal) ne suffisant pas, 147 personnes prennent place sur un radeau de fortune, de 20 m de long sur 7m de large, construit à la hâte avec les matériaux récupérés à bord de LA MEDUSE. Le radeau surchargé est remorqué par les autres canots dont l’état est loin d’être satisfaisant, mais la ligne de remorque est rapidement coupée pour éviter le chavirage des uns et des autres.
Le radeau est donc à la dérive abandonné aux éléments, sous un soleil de plomb. Devenu ingouvernable, il est livré aux courants marins. Le peu de vivres et d’eau pris à bord est vite épuisé. La faim et la soif sont la cause de bagarres entre les hommes, les plus forts éliminant les plus faibles. Des scènes cauchemardesques se déroulent, des suicides interviennent tandis que d’autres passagers perdent la raison. Certains mastiquent du cuir ou des linges, d’autres dévorent des lambeaux de chair arrachés avant de les jeter à la mer aux cadavres qui se multiplient sur l’embarcation.
Après 13 jours de dérive le radeau est repéré par l’Argus qui recueille 15 rescapés moribonds.
Les survivants débarqués à Saint Louis sont, après quelques soins, acheminés sur l’île de Gorée d’où la marine britannique les rapatrie sur la France.
Théodore Géricault après avoir recueilli les témoignages de rescapés réalise en 1819 le RADEAU DE LA MEDUSE, célèbre tableau au réalisme absolu conservé au Musée du Louvre à Paris

13:25 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
28.08.2006
La famille au Sénégal
La famille, milieu socioculturel fait d’attitudes et de croyances, est le noyau de la société sénégalaise. C’est la cellule de base, irriguée par une force morale fondamentale, qui permet à la population de survivre dans ce pays où la pauvreté est une réalité. Il ne faut pas seulement en retenir qu’il y a beaucoup d’enfants dans un foyer du fait de l’indice de fécondité élevé de la femme ou que l’homme mange à part à la maison (avec ou sans invité) tandis que l’épouse partage de son côté ses repas avec les enfants. La famille est soudée et les descendants subviennent aux besoins des ascendants trop âgés pour pouvoir travailler. Y existe une harmonieuse cohabitation intergénérationnelle.
L’homme est le chef de famille mais la femme, qui a de plus en plus accès à l’instruction et au travail hors du foyer, contribue davantage à son épanouissement.
Le besoin de ‘bien paraître’, profondément ancré dans la mentalité, engendre une solidarité familiale et une éducation de base que nombre de gens en France semblent avoir oubliées.
Chaque sénégalais qui a des ressources doit faire vivre sa femme, ses enfants, ses parents, ses frères et sœurs, ses cousins, etc.. C’est un devoir et c’est ce qui explique que la famille peut regrouper jusqu’à une vingtaine de personnes, voire quelquefois plus, sous un même toit.
Le travail, denrée rare en milieu urbain, est systématiquement offert en priorité à la famille ou à un parent plus ou moins proche du recruteur. La compétence ou la capacité n’étant pas des critères de choix, il s’ensuit souvent des désordres et des contresens économiques… Plus grave encore, le jeune qui s’est astreint à une formation, aussi brillant soit il, a bien du mal à entrer dans le vie active s’il n’a pas un parent qui ait atteint un niveau de responsabilité. On comprend mieux pourquoi, de guerre lasse, il cherche à émigrer.
La faillite retentissante de la compagnie aérienne AIR AFRIQUE a été grandement la conséquence de ce système de recrutement familial et du fait que la moitié des passagers voyageait sans payer avec des billets gratuits réservés au personnel et à leur famille.
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15.08.2006
Les marabouts

Dans la religion musulmane, les marabouts sont des hommes qui se consacrent à la pratique et à l’enseignement d’une vie religieuse.
Au Sénégal, les grands marabouts des confréries mouride et tidjane jouent un rôle très important tant dans le domaine économique que politique.
Avant la colonisation, au temps de la monarchie wolof, le marabout avait non seulement une fonction religieuse de guide spirituel mais aussi une fonction temporelle (chef de communauté villageoise ou régionale). Quand il collaborait avec les autorités politiques du pays, il recevait de l’argent, des terres, du bétail, voire même des esclaves.
La conquête coloniale française au 19° siècle entraîne la fin de la monarchie et favorise une expansion rapide de l’Islam. Le marabout acquiert alors un pouvoir politique, notamment après que la confrérie mouride, initialement hostile, eut rejoint en 1912 les Tidjanes dans leur collaboration avec l’administration française. Le travail dans les champs des marabouts a permis le développement de la culture de l’arachide. La France s’est rapidement rendu compte de l’influence réelle de ces leaders et n’a pas hésité à utiliser leurs pouvoirs pour un profit économique, matériel et militaire.
Après l’indépendance (1960), l’Etat sénégalais, qui n’avait pas de relation avec les villageois, s’est appuyé sur les marabouts pour les élections. De ce fait, ces derniers voient s’amplifier leur pouvoir politique et deviennent un lien entre le peuple et le gouvernement qui, pour conserver son propre pouvoir, maintient leurs rôle et prérogatives et évite de s’attaquer à leurs dérives (manipulation et exploitation de la population rurale et urbaine).
Aujourd’hui, les grands marabouts, dirigeants de confréries, possèdent des milliers et des milliers d’hectares de terre en milieu rural, de très nombreux immeubles en milieu urbain. Ils possèdent également une grande quantité de véhicules de transport en commun (les taxis brousse) et d’entreprises. Ce sont de véritables capitalistes qui gagnent un argent considérable. Ils procurent certes du travail à leurs disciples (talibés) qui oeuvrent dans leurs champs ou entreprises mais en réalité les rémunèrent mal et les exploitent plus qu’ils ne les aident ou qu’ils contribuent à leur évolution économique et sociale. Et pourtant la population, consciente des réseaux qu’ils ont mis en place dans la société et de leur importance dans la vie économique, a confiance en ses marabouts et les suit aveuglément dans leur orientation politique.
Les petits marabouts locaux sont beaucoup moins aisés sur le plan matériel et certains se sont mis à exploiter la population au travers des écoles coraniques, les daaras, censées donner une bonne éducation morale et religieuse. La dévaluation du franc CFA en 1994 a eu un effet pervers catastrophique en milieu rural et de très nombreux villageois ont migré vers les villes, notamment Dakar. La plupart d’entre eux n’y ont pas trouvé de travail et n’ont pas de quoi subvenir aux besoins de leur famille. Ils confient alors leurs enfants à des petits marabouts qui les envoient mendier dans la rue à leur profit. (Cf les 4 notes sur les enfants talibés dans la rubrique Sénégal).
Il est nécessaire de témoigner ici qu’il existe quand même des marabouts qui exercent leur rôle normal dans l’enseignement du Coran sans porter atteinte aux droits de l’homme.
20:51 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Le Sénégal en images
Je tiens à saluer le travail réalisé par JCG au Sénégal.
Les images de qualité, les sujet variés allant du ludique au pertinent...Connaissant les difficultés que peut rencontrer un journaliste au Sénégal, je tiens à tirer mon chapeau à JCG
18:30 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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18:04 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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11.08.2006
La femme sénégalaise
Contrairement à ce que beaucoup pensent, la femme sénégalaise d’aujourd’hui en milieu urbain n’est pas confinée à la maison avec pour seules missions les tâches ménagères et la reproduction. Son statut a beaucoup évolué, même s’il reste encore à faire selon nos critères occidentaux. Le mariage précoce ou forcé est formellement interdit par le Code de la famille, tandis que le Code Pénal réprime plus sévèrement qu’auparavant les violences faites aux femmes, y compris les violences conjugales et le harcèlement sexuel.
La femme sénégalaise ne se contente pas de gérer et d’organiser son habitat, mais jouit d’une indépendance et d’une autonomie certaines. En témoignent le boubou multicolore dont elle aime se parer, sa participation à la vie de la cité ou du village, ses prises de paroles en public.
Généralement extravertie, elle est très active sur tous les plans et, même si l’homme reste le chef de famille, elle est de tous les combats pour la marche vers la modernité, l’évolution de la condition féminine (rejet de la polygamie, accès à l’éducation, etc.), et pour s’imposer comme citoyenne à part entière. Elle n’est pas soumise comme certains le croient et ne se laisse pas marcher sur les pieds.
Elle joue un rôle important dans le domaine économique, notamment sur le plan agricole et commercial (monopole du commerce des fruits et légumes, par exemple; séchage et fumage du poisson). C’est ainsi qu’elle peut acquérir une autonomie financière. Elle est présente dans les administrations publiques et les collectivités locales.
Certes dans la brousse, où les activités sont réduites et les emplois salariés pratiquement inexistants, il est bien nécessaire que son statut s’améliore encore, mais il ne faut pas croire que la femme y soit réduite à moins que rien.
Malgré l’action d’associations et une législation sévère à son encontre, l’excision est encore pratiquée dans les campagnes, notamment chez les Peulhs et les Toucouleurs du Fouta et du Sénégal oriental. En milieu urbanisé, ce rituel d’un autre âge (par des femmes âgées sur les plus jeunes) a presque totalement disparu.
On ne saurait parler de la femme sénégalaise sans évoquer la tontine, un système de répartition des ressources à l’échelon du quartier ou du village. Cette institution est exclusivement gérée et utilisée par les femmes. Chaque semaine la mère de famille donne une somme fixée (500 ou 1 000 FCFA, soit 0,76 ou 1,52 €) et mensuellement une ou plusieurs familles se voient attribuer à tour de rôle une somme importante. Une famille momentanément dans le besoin peut aussi bénéficier d’une avance avant que son tour n’arrive.
La femme sénégalaise s’avère aujourd’hui l’élément moteur de la société et la base de l’organisation économique et sociale de demain dans le pays.
15:23 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
31.07.2006
Monogamie et Polygamie au SENEGAL.
L’article 133 du Code sénégalais de la Famille stipule que le mariage peut être conclu
- soit sous le régime de la polygamie (quatre épouses maximum),
- soit sous le régime de la limitation de la polygamie (deux ou trois épouses),
- soit sous le régime de la monogamie.
Dans le cas d’un choix de la monogamie, la bigamie est un délit qui entraîne la nullité du second mariage et l’époux encourt un emprisonnement de 6 mois à 3 ans et une amende de 20 000 à 300 000 F CFA (30 ou 457 euros).
Beaucoup de jeunes hommes sénégalais affirment aujourd’hui qu’ils n’auront qu’une seule femme mais souhaitent à priori contracter un mariage polygame.
Comment expliquer une telle contradiction ?
D’après eux, s’ils signaient pour la monogamie leur femme ne les laisserait pas tranquille alors que s’ils choisissaient la polygamie l’épouse devra faire davantage attention à ne pas contrarier son mari pour que celui-ci ne soit pas tenté d’en prendre une autre.
Une femme ne peut être forcée à devenir une deuxième épouse. Par ailleurs, si elle n’accepte pas une situation de polygamie la première femme a le droit de demander le divorce.
Les sociologues estiment que seuls 12% des ménages sont actuellement polygames et que cette pratique tend à disparaître. Il est vrai qu’il faut avoir des revenus pour pouvoir entretenir plusieurs femmes et nourrir les enfants.
A noter que les jeunes filles se marient à 18 / 20 ans alors que les garçons attendent l’âge de 25 à 28 ans pour s’engager. Ils veulent auparavant essayer d’avoir une situation afin de pouvoir subvenir aux besoins du foyer.
12:00 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
12.07.2006
Les albinos

L’albinisme est une maladie caractérisée par l’absence congénitale de pigmentation de la peau, des poils, des cheveux, des yeux due à une carence en mélanine. Cette anomalie génétique peut être partielle ou totale.
Il y a au Sénégal quelques africains albinos. Bernardin de Saint Pierre les appelait des nègres blancs.
En fait leur couleur est rosée et non blanche. Ils ont une vision déficiente, une intolérance à la lumière et sont sujets à des cancers de la peau s’ils ne sont pas protégés du soleil. Leurs autres caractéristiques physiques sont celles de leur origine africaine.
Longtemps, être albinos, ou avoir un enfant albinos, a été perçu et vécu comme une calamité. L’albinos, considéré comme un fantôme (le rose est la couleur de l’au-delà), souvent accusé de sorcellerie ou de pratiques magiques, était socialement rejeté, mis au ban de la tribu ou du village. Grâce à l’action d’associations sur le terrain, son statut s’est amélioré mais il demeure souvent un mal aimé, voire un pestiféré.
Il est encore bien difficile de vaincre les préjugés à son encontre, les peurs, les superstitions.
11:10 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
19.06.2006
Talibés (dernière partie)

Peut-on accepter cette situation désastreuse ?
Quel avenir pour ces gosses qui passent plus de temps à mendier dans la rue qu’à s’instruire ?
Comment la communauté internationale peut admettre que des marabouts exploitent ainsi des enfants qu’ils sont amenés à considérer comme leur ‘richesse’? Pourquoi ne conditionnerait-on pas l’aide au développement du Sénégal à la mise en oeuvre d’un plan drastique de résolution du problème des talibés ?
Paroles de Talibés de Dakar (très difficiles à obtenir car ces enfants craignant des représailles ne veulent pas parler): ‘Ca fait 5 saisons des pluies que je suis ici’ (ndlr 5 années).
‘Je viens du fleuve’.
‘ Je sais pas où sont mes parents’.
‘Le sérigné, il nous bât et nous donne pas à manger’.
‘Je sais pas lire l’heure’.
Il arrive que des talibés victimes de châtiments ou trop maltraités fuguent. Certains sont repris par les hommes de main du marabout et à nouveau châtiés, d’autres seront arrêtés par les pouvoirs publics et confiés à l’éducation surveillée, d’autres disparaîtront.
Certains avancent que les talibés seraient en 2006 près de 200 000. Sans oublier avant tout le drame au quotidien pour ces enfants et leur devenir, on peut imaginer les conséquences néfastes que peut avoir ce fléau pour le développement du pays.
Croyez vous que le marabout mette ses propres enfants au même régime que les talibés ?
Que nenni. Ils suivent une scolarisation normale et profitent comme leur père et leur famille des produits de la mendicité forcée de ces derniers.
11:01 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
18.06.2006
Les talibés (troisième partie)
Des organisations non gouvernementales (ONG), notamment l’UNICEF, estiment qu’il y aurait au minimum 150 000 enfants talibés mendiants au Sénégal (la Casamance est moins touchée par ce fléau). La communauté internationale dit s’émouvoir du problème…. Toujours est-il que depuis mon premier voyage dans la région de Dakar en 1986, leur nombre a considérablement progressé et que leur situation est toujours aussi dramatique tant pour le présent que pour l’avenir. On peut simplement observer que, grâce à l’action d’organisations charitables ou de parrainage, ils sont moins mal vêtus, qu’ils ont plus souvent des sandales aux pieds ou que leur ex-boite de conserve rouillée est remplacée par un pot en plastic.
La journée d’un talibé:
- 05 h 30 Lever.
- 08 h 00 Mendicité pour le petit déjeuner.
- 10 h 30 Ecole coranique.
- 13 h 00 Mendicité pour le déjeuner.
- 15 h 30 Ecole coranique.
- 18 h 30 Mendicité pour le dîner et quête.
- 21 h 00 Ecole coranique.
- 22 h 30 Coucher.
Vers 16 h 00, à tour de rôle des groupes d’enfants sont envoyés chercher du bois de chauffage pour les cours du soir qui se déroulent autour d’un feu. Il n’y a généralement pas d’activité à l’école coranique le jeudi après-midi et le vendredi jusqu’à 16 h 30.
En réalité, ce n’est qu’un emploi du temps théorique et les talibés consacrent à peine 30 % de leur temps à l’apprentissage du Coran. Ils sont plus souvent dans la rue qu’à l’école. Certains même y sont constamment, leur maître ne s'intéressant à eux que pour leur prendre l'argent qu'ils ont récolté.
C’est ainsi que lorsqu’ils atteignent l’âge de 16 ans ces enfants ne savent ni lire ni écrire, ils n’ont appris aucun métier, leur santé est précaire du fait des privations et de la malnutrition qu’ils ont connues pendant de nombreuses années, les liens avec leur famille sont rompus. Il ne leur reste que la rue à nouveau et sur leur corps les cicatrices dues aux châtiments reçus; il ne faut pas alors s’étonner s’ils risquent de constituer par la suite l’essentiel de la criminalité du pays.
A suivre
10:45 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
17.06.2006
Les Talibés (deuxième partie)
Au sens étymologique du mot, le talibé est le disciple d’un marabout qui lui enseigne le Coran. Il n’est pas rare de rencontrer au Sénégal des adultes talibés qui, moyennant sa protection et son assistance, se mettent entièrement au service d’un marabout pour le compte duquel ils travaillent (travaux domestiques et agricoles notamment).
Dans la brousse, les familles musulmanes ‘envoient’ pour la journée, en échange d’apports en nature, leurs enfants dès l’âge de trois ans chez un marabout qui doit leur donner une éducation coranique dans un daara (enseignement du Coran, initiation à la vie communautaire et ascétique, acquisition du sens de l’humilité, de la discipline et d’une capacité à l’endurance face à l’épreuve). Il est dans les coutumes que le jeune élève de l’école coranique apporte une aide à leur maître (sérigné) dans les tâches domestiques et sollicite l’aumône.
Dans la cité, des daaras qui dispensent une éducation religieuse, pourquoi pas, dans la mesure où elles laissent la place à une scolarisation normale pour l’enfant, dont le devenir doit être pris en compte, et dans la mesure où ce dernier n’est ni maltraité ni exploité ? Une demande de participation des familles ou de la population aux frais du marabout est alors acceptable puisque ni l’Etat ni les pouvoirs publics sénégalais, qui ont déjà bien du mal à organiser l’éducation nationale, ne subventionnent les écoles privées.
Les différentes migrations et l’ampleur de la pauvreté ont engendré une prolifération incontrôlée d’écoles coraniques dans les villes et la région du Cap Vert (Dakar) ainsi que la génération spontanée de petits marabouts auto-proclamés peu scrupuleux. Et c’est là que commence le scandale lorsque la recherche du profit pour le chef religieux supplante l’apprentissage du Coran et l’éducation pour les enfants. Ce serait même juteux pour certains marabouts véreux qui n’hésitent pas à recruter dans la brousse ou à l’étranger plusieurs dizaines de talibés qu’ils accueillent à temps complet dans des conditions indignes avec le seul but de récolter encore un peu plus d’argent dans les rues.
Des garçons de 6 à 15 ans, issus de familles la plupart du temps miséreuses et confiés à un marabout pour réduire le nombre des bouches à nourrir, sont alors contraints à mendier dix heures par jour au profit de leur maître.
Malheureusement nombre de parents oublient leur enfant plus ou moins volontairement dès qu’il a quitté le village ou la famille et nombre de marabouts, craignant d’avoir des comptes à rendre, ne tiennent pas tellement à ce que leurs ‘protégés’ revoient leurs géniteurs. A suivre.
12:35 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.06.2006
Les Talibés (première partie)
Vous ne pouvez être au Sénégal sans rencontrer un peu partout à la ville dans les rues, sur les places, aux abords des stations service, des magasins, des hôtels ou des gares routières, des enfants de 6 à 15 ans sollicitant l’aumône une boite de conserve à la main ou sous le bras. Ce sont des talibés. Ils seraient selon des relevés de l’UNICEF plus de 150 000 dont 100 000 dans la région de Dakar.
Ces gosses contraints à mendier constituent un véritable scandale et un fléau social dans ce pays où les pouvoirs publics ne tiennent pas à traiter sérieusement du problème de peur d’aller à l’encontre des coutumes ou de l’Islam et afin de ne pas mécontenter les marabouts, dont beaucoup les exploitent à des fins personnelles. On pourrait même avancer que la charité est devenue une industrie très lucrative pour nombre d’entre eux qui se sont installés dans les grandes agglomérations.
Sales, vêtus d’habits trop grands ou déchirés, souvent pieds nus, parfois malades ou couverts de plaies, ces jeunes garçons, mal nourris mendient dix heures, voire plus, par jour, sept jours sur sept. Ils courent les rues, errent de maison en maison, à la recherche de quelques sous, de grains de riz ou de morceaux de sucre, de restes de repas pour apaiser la faim qui les tenaille.
Certains de leurs ‘protecteurs’ les tiennent en permanence dans un état crasseux et leur font adopter un profil misérable afin qu’ils obtiennent plus facilement quelque nourriture et surtout de l’argent à leur profit. S’il ne rapporte pas la somme fixée par le maître (300 à 500 FCFA, soit 0,5 à 0,75 € environ, par jour), le talibé est battu, souvent à coup de trique (ce qui explique les cicatrices qui marquent son corps). Par peur des mauvais traitements et des châtiments corporels, d’aucuns de ces enfants des rues en viennent à de menus larcins ou à dépouiller les plus faibles d’entre eux.
Nombre de talibés vivent dans des baraques délabrées, parfois sans toit, et couchent à même le sol sans protection ni isolation. Souvent à 25 ou plus dans un local de 10 /12 m², ils ne disposent que d’un espace très réduit pour dormir. D’autres passent la nuit à la belle étoile ou dans des abris de fortune. Pas d’eau, pas de sanitaires, pas d’électricité; mais les poux, les punaises, les cafards, les rats sont leurs compagnons de misère.
Leurs conditions de vie, d’hygiène et d’alimentation font que ces enfants maltraités sont souvent victimes de différentes maladies (choléra, malaria, gale). Toute plaie, même la plus bénigne, s’infecte du fait d’un manque d’hygiène corporelle et d’un environnement pollué et pathogène. Par ailleurs, ils ne bénéficient jamais des campagnes de vaccinations.
Chaque fois qu’un talibé m’aborde et que je croise son regard, mon cœur bat la chamade.
A suivre.
18:15 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
29.05.2006
L'hospitalité sénégalaise
Au SENEGAL l’hospitalité n’est pas un vain mot. La Terranga, terme wolof, est une des valeurs traditionnelles essentielles du pays. Les Sénégalais sont chaleureux et accueillants. Le plaisir de recevoir est une réalité.
Que ce soit pour un ‘toubab’ (appellation générique du blanc et par extension du français) ou pour un proche de la famille, voire d’un ami, qui arrive de la brousse, l’hospitalité est un devoir moral.
L’hôte vous accueille dans la meilleure pièce de la maison et entame la discussion, qui peut durer des heures. Le couvert et le gîte sont vite proposés; il y a généralement une place réservée pour l’imprévu et, si d’aventure elle est déjà occupée, on demandera au voisin de vous héberger.
La maîtresse de maison sénégalaise prévoit toujours une abondante quantité de nourriture afin de pouvoir, en plus des besoins de la famille, faire face à l’arrivée possible d’un parent, d’un ami ou d’un visiteur inattendu…… auxquels sont réservés les meilleurs morceaux du plat.
Le Sénégalais est aussi très attentif à fournir à son visiteur tout ce dont il pourrait avoir besoin. Pour le toubab, par exemple, il fera quérir de l’eau minérale en bouteille pour lui éviter d’éventuels ennuis intestinaux, il veillera à ne pas trop pimenter la nourriture, etc…
Par ailleurs, les salutations sont extrêmement importantes. Il n’est pas concevable de ne pas dire bonjour à tout le monde. La poignée de main est essentielle et le tutoiement couramment utilisé.
10:35 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
23.05.2006
Un exemple à méditer....
Les pluies qui se sont abattues sur le Sénégal au mois d’août 2005 ont provoqué des inondations sans précédents notamment à DAKAR, où 20 000 sinistrés ont été dénombrés.
Une semaine après le déclenchement du plan ORSEC, le Président de la République, M. Abdoulaye WADE, annonçait la mise en place avec effet immédiat du plan JAXAAY.
Extraits du discours présidentiel radio-télévisé:
‘Mes chers compatriotes,
….face à ce phénomène exceptionnel, nous devons cesser les colmatages traditionnels depuis que les bidonvilles se sont installés dans les banlieues des villes, recourir à des moyens radicaux, principalement l’élimination des bidonvilles et la construction de cités modernes à leur place.
….Je demande aux populations des zones sinistrées d’accepter le déplacement vers des lieux aménagés où, bien entendu, il n’y aura que des abris de fortune. Ce qui signifie que les conditions au départ seront difficiles, mais je demande à toutes et à tous de faire preuve de courage le temps d’apporter une solution définitive.
Le Gouvernement va immédiatement transférer sur le site le projet malaisien pour la construction immédiate d’une cité moderne sur une plateforme surélevée avec des habitations décentes et un système d’évacuation des eaux de pluie et des eaux usées……
En attendant, je demande à tous mes compatriotes de contribuer à l’hébergement des sinistrés….
S’agissant du financement de ce plan, j’ai décidé de proposer à l’Assemblée Nationale les moyens financiers suivants:
Tous les budgets antérieurement prévus pour les fêtes de l’indépendance décentralisées en 2006 dont le montant total est de 60 milliards, seront affectés, aux trois quarts, à l’opération Jaxaay qui bénéficiera ainsi de 45 milliards…
Le budget antérieurement voté pour les élections législatives en 2006, soit 7 milliards, sera à son tour affecté à cette opération.
Nous pouvons ainsi disposer d’un budget mobilisable de 52 milliards.
Le succès de l’opération suppose que l’Assemblée Nationale décide de repousser les élections législatives prévues en 2006 pour qu’elles se tiennent en 2007, en même temps que les élections présidentielles. En effet, il n’est pas raisonnable pour un pays pauvre, de consacrer en 2006 la somme de 7 milliards pour des élections et la même somme en 2007, alors que ces deux élections séparées seulement de 8 mois peuvent être tenues en même temps comme cela se fait dans toute l’Afrique…..
Voilà un chef d’état énergique qui sait s’impliquer et qui n’hésite pas à tailler dans les dépenses somptuaires ou d’utilité réduite…. Face à un événement d’ampleur exceptionnelle, il ne demande pas la création d’un nouvel impôt…..
11:56 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
20.05.2006
Vudici Sénégal
Ces chameaux sur le chemin de Saint Louis (village de Rao) attendent paisiblement des touristes à transporter.
Avez vous des nouvelles de Mr Barry qui est gravement malade?
Rv sur Vudici
Guirane Diene
14:55 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.05.2006
Gorée, l'île aux esclaves.
Photos 1,2 et 3: Julie Martinelli
Ile d'une vingtaine d'hectares située à 3 km au large de Dakar.
Elle a été occupée depuis 1444 successivement par les Portugais, les Hollandais (1588), les Portugais à nouveau pour une courte période, les Anglais puis les Français (1677), qui sous le commandement du vice amiral d’ESTREES s’en empare au nom roi de France. Un moment reoccupée par les Anglais, elle est rendue à la France en 1817. Ce fut longtemps une escale fort disputée par les pays européens pour leurs navires se dirigeant vers les cotes sud de l’Afrique et les Indes ou les Amériques.
Longue de 900 m et mesurant 300 m dans sa plus grande largeur, c’est aujourd’hui une commune de l’arrondissement de Dakar qui a une population d’un millier d’habitants.
L’île présente deux parties bien distinctes: d’une part le Castel situé au sud sur une éminence basaltique, d’autre part, une partie basse où se trouvent le village, le petit port où accostent les bateaux qui font la liaison avec le continent et une petite plage où sont échouées les pirogues des pêcheurs. L’eau, en quantité limitée, est en partie fournie par une petite fontaine située à la pointe sud dont le débit s’arrête en période sèche
Elle vaut la visite tant du fait des musées et constructions qu’elle abrite que du fait de son calme, de son charme et de l’enchantement qu’elle procure quand on la parcourt à pied ou quand on s’y adonne à la réflexion assis face à l’océan.
Il est abusif de ne considérer cette envoûtante île que par ce qu’on appelle la maison des esclaves. Cette demeure construite vers 1780 par Nicolas PEPIN, frère d’Anne PEPIN, signare et maîtresse du Chevalier de BOUFFLERS, gouverneur du Sénégal (1786-1787), n’a jamais été une ‘esclaverie’.
C’était une maison commerciale de l’île où on achetait ivoire, or et gomme arabique. Au rez-de-chaussée se situaient les locaux des employés de maison et les réserves. A l’étage, où on accède par un double escalier en fer à cheval, se trouvaient les bureaux et les appartements. Elle aurait occasionnellement abrité des esclaves en transit comme la plupart des maisons commerciales de l’époque. Ce n’est malheureusement pas ce qu’il ressort des présentations et des explications que fournissent aux touristes le conservateur des lieux et les différents guides sénégalais sur l’île. La mise en scène et la décoration de manière à culpabiliser les visiteurs blancs sont choquantes et fortement contestées.
Accordons seulement à cette bâtisse une valeur symbolique tout en considérant que l’esclavage et la traite des noirs sont des crimes contre l’humanité. Et ces crimes ont été commis tant par les européens et les arabes que par les africains eux-mêmes puisque l’esclavage a été longtemps une pratique courante de ce continent.
Cela dit, les Portugais avaient bien construit au 16° siècle une esclaverie de transit sur l’île. Les Hollandais en firent autant au 17° siècle. Mais Gorée n’a pas eu l’importance que certains lui donnent dans ce domaine, puisque les historiens estiment qu’entre 1711 et 1810 l’embarquement local vers les Amériques naurait concerné que deux à trois cents esclaves par an.
12:30 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
16.05.2006
Ce soir: dossier spécial esclavage
Notre correspondant au Sénégal nous prépare une note spéciale sur l'esclavage et l'île de Gorée.
10:10 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.05.2006
La population sénégalaise (Partie 3)
Une autre ethnie importante compose la population sénégalaise: les LEBOUS (7%). Ce sont les premiers occupants de la presqu’île du Cap vert. Pêche en mer sur pirogue et maraîchage sont leurs activités traditionnelles. Avec le développement de DAKAR beaucoup acceptent des petits boulots ou des tâches que les autres ne veulent pas. Leur taux d’alphabétisation demeure très bas et ils sont des mal-aimés. Si l’intérieur de leur habitat est propre, ils n’ont pas la culture de la propreté collective dans leur environnement. De nombreux villages sont totalement défigurés par l’extrême saleté des rues, des quartiers et les poubelles ou décharges sauvages.
Noms: BAKHOUM, GUEYE, NDOYE, SAMB.
Autres ethnies: les Mandingues, Sarakollès, Bassaris, Bediks, etc..
Parmi la population du Sénégal on compte des Français (20 000), des Libanais (40 000) et des Maures originaires de Mauritanie, facilement reconnaissables à leur djellabah bleue et à leur barbe.
Les Mourides ne constituent pas une ethnie mais une puissante confrérie musulmane où le marabout, omnipotent, a une grande influence sur les politiques. Leur ville sainte, Touba , est un état dans l’état où la police est remplacée par une milice; elle est bâtie sur un terrain privé et c’est une ville franche exempte de droits de douane, de taxes et d’impôts. Mais alcool et cigarette y sont prohibés. C’est le siège d’une grande mosquée à cinq minarets, dont le principal culmine à 86 m de hauteur. Les fêtes du grand Magal y attirent tous les ans plus de deux millions de pélerins pendant trois jours.
Autres confréries importantes qui jouent aussi un rôle dans la vie politique et économique: les Tidjanes, les Layennes et les Kadrias.
Principales villes du Sénégal: DAKAR (2 500 000 h), TOUBA (300 000 h), SAINT LOUIS (250 000 h), KAOLACK (230 000 h), ZIGUINCHOR (200 000 h), THIES (160 000 h).
18:55 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.04.2006
La population sénégalaise (Partie 2)
Parmi les principales autres ethnies qui composent la population sénégalaise on dénombre:
Les SERERES (17 %), qui constituent l’élite du pays et que l’on trouve à la tête des grands postes de l’administration et des grandes entreprises. Léopold Sédar Senghor était un sérère issu d’une famille de commerçants et déclaré né à Joal. Ils sont surtout implantés dans la région côtière entre Bargny et la Gambie, sur une profondeur de 50 à 100 km, de Thiès à Kaolack, notamment dans le Siné Saloum. Il y a chez les sérères une importante communauté catholique; les missionnaires y avaient développé un enseignement de qualité. Traditionnellement cultivateurs et pêcheurs.
Principaux noms de famille: DIEYE, FAYE, NDAO, SECK.
Les TOUCOULEURS (12 %) sont des cultivateurs implantés dans la région administrative de Saint Louis le long de la vallée inondable du fleuve Sénégal, notamment entre Dagana et Matam. Ils sont grands de taille, ont les traits fins et une peau bien noire. Ils ont tendance à émigrer vers les zones urbanisées et en France, où on en rencontre beaucoup. Dans les villes, ils tiennent généralement les dibiteries (viande grillée) et des petits commerces.
Principaux noms de famille: CISSE, LY, SY, TALL.
Les DIOLAS (10 %). Ils sont surtout localisés en Casamance. Agriculteurs et forestiers à l’origine, on les retrouve aussi, grâce à l’enseignement catholique, dans la haute administration et dans les sphères du pouvoir. Ce sont des hommes discrets et fiers.
Principaux noms de famille: BADIATE, BADJ, DIATTA, GOUDIABY, MANE, SAGNA.
Les PEULS (8 %). Nomades et pasteurs du désert à l’origine dont les troupeaux ont été décimés par les conséquences de la sécheresse au Sahel. Ils se trouvent surtout dans le Ferlo et la vallée du fleuve Sénégal. Ils sont petits de taille et ont une peau claire ainsi que des traits fins. Nombre d’entre eux sont venus chercher dans la région du Cap vert de quoi subsister après avoir mené aux abattoirs de la capitale le reste de leurs bovidés (zébus). A Dakar, ils sont coiffeur, taximan, petit marchand… Noms de famille: BA, DIALLO.
14:25 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.04.2006
La population sénégalaise (Partie 1)
Onze millions d’habitants environ peuplent le Sénégal, dont la croissance démographique engendrerait, si l’indice de fécondité demeure, comme actuellement, supérieur à 4,5 enfants par femme, un doublement de la population d’ici à l’an 2025. Les autorités du pays ne sont toutefois pas en mesure de donner des chiffres exacts tant sont importantes les migrations vers les grandes villes, notamment DAKAR et la région du Cap Vert.
Les Sénégalais, étaient au nombre de 2 800 000 en 1960 (1 000 000 en 1900).
58% d’entre eux auraient moins de 20 ans et 45 % vivent en ville.
La densité d’habitants au km² voisine les 50. Mais le Ferlo, la région du fleuve et le Sahel (cf sécheresse des années 1970) se dépeuplent à une allure dramatique au profit des villes et des zones littorales où la surpopulation devient inquiétante, principalement dans la région du Cap Vert, où sur 0,3 % du territoire se trouve aujourd’hui rassemblé 30 % de la population (5 000 hab./ km²).
On recense au Sénégal de très nombreuses ethnies (plus de 20), ce qui constitue une population à mille facettes, qui se soude au travers de la religion (islam à 90 %) et se retrouve à l’occasion des matchs de football de l’équipe nationale (ou de l’équipe de France) et des grands combats de lutte sénégalaise.
Les Wolofs sont la plus importante de ces ethnies (37 % de la population). Ils sont grands de taille, élancés, et ont une peau très noire. Leur nombre leur a permis, dès l’indépendance du pays (20 août 1960), d’imposer leur langue comme langue nationale du Sénégal, à coté du Français, la langue officielle. Ce sont traditionnellement des agriculteurs sédentaires (culture du millet et de l’arachide) et des commerçants. Ils sont surtout implantés dans toute la partie ouest du pays entre Saint Louis et la Gambie.
On en trouve dans l’administration et dans les services, où beaucoup sont des cadres.
Principaux noms de famille: DIAGNE, DIOUF, FAYE, MBACKE, NDAO, N’DIAYE, SALL.
A suivre: autres ethnies.
18:35 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.04.2006
Dakar (2ème partie)
Dakar est à 4 210 km de Paris par avion en vol direct. Il faut moins de six heures par le moyen courrier quotidien. Vous paierez beaucoup moins cher l’aller et retour sur vol avec escale ou charter.
La ville mérite une visite. Que vous soyez touriste ou voyageur en mission, consacrez au moins une journée complète pour découvrir rapidement la cité et ses quartiers extérieurs.
Ne soyez pas seul; préférez le groupe de deux ou trois personnes et faites vous accompagner d’un Sénégalais; il veillera sur vous, vous protégera, vous conseillera pour les achats de souvenirs, qui bien souvent vous sont présentés à des prix 2 à 3 fois supérieurs à leur valeur, et éloignera de vous les très nombreux vendeurs à la sauvette et mendiants qui ne cessent de harceler l’européen déambulant.
L’expérience que j’ai me permet de vous dire aussi qu’a Dakar la banque donne au change de 100 € 64 000 FCFA au touriste alors qu’elle en remet 65 000 à un sénégalais. Par ailleurs la poste vous donne un timbre de 500 FCFA pour l’affranchissement d’une lettre pour la France alors qu’il n’en coûtera que 480 pour un autochtone.
N’hésitez pas non plus à prendre un taxi, ce n’est pas cher; mais n’oubliez pas d'en négocier le tarif.
Allez voir le Plateau avec ses bâtiments officiels et la cathédrale catholique, l’avenue Georges Pompidou, la place de l’indépendance, la corniche et la célèbre porte du millénaire construite en 2001, Soumbédioune, le port, le marché Kermel avec ses boutiques d’artisanat, la grande mosquée de style marocain avec son minaret de 67 m de haut (construite en 1963 et 1964 par des architectes français qui se sont inspirés de la mosquée Mohamed V de Casablanca).
Ne manquez à aucun prix la Médina, l'ancienne ville africaine pendant la colonisation, vivante et colorée qui est le quartier le plus populaire de Dakar.
Un véhicule est indispensable pour se rendre dans les quartiers nord jusqu’aux Parcelles Assainies à Cambérène, Karyala. Faites un tour également dans le quartier des abattoirs. Vous apercevrez le stade de l’Amitié offert et entretenu par les Chinois (ce qui leur a permis d’avoir un pied et un centre de renseignements en Afrique). A l’origine il était isolé en dehors de l’agglomération; aujourd’hui il est presque noyé au milieu des habitations. Allez jusqu’à Pikine, Guediawaye et Thiaroye.
Si vous avez choisi un tour opérator pour des vacances sur les plages de sable fin de la petite côte, passez au moins une journée complète à DAKAR en évitant de le faire dans le cadre d’une visite organisée.
Vous allez au Sénégal, n’oubliez surtout pas de prendre un traitement anti-paludéen. La malaria, comme dans de très nombreux pays africains, y sévit toujours. Deux enfants (8 et 10 ans) d’une famille qui habite au bord du marigot de M’BAO (24 km du centre de Dakar) en sont morts à quelques jours d’intervalle en ce début 2006.
20:05 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.04.2006
Dakar (1ere partie)
Succédant à SAINT LOUIS, DAKAR est devenue en 1902 le siège du gouvernement général de l’Afrique Occidentale Française (A.O.F.). C’est tout naturellement qu’elle devint en 1960 la capitale du nouveau Sénégal indépendant.
La ville est située à l’extrémité sud de la presqu’île du Cap Vert. Au 18° siècle, c’était un petit village de pêcheurs lébous, nommé N’DAKAROU. En 1793, les lébous s’affranchissent de la tutelle du damel de Cayor, royaume du nord sénégalais, et se rendent indépendants.
C’est le Général français Louis Faidherbe, gouverneur du Sénégal, en poste à Saint Louis, qui fonda en 1857 la ville de DAKAR
Très vite, il fut question d’y installer un port en eau profonde au sud-est, entre la pointe de Dakar et la pointe de Bel Air .Les travaux durèrent jusqu’en 1908 et en donnèrent dans l’ensemble la physionomie actuelle: bassin de radoub, môles, jetées, arsenal. Ce port équipé aujourd’hui d’un terminal à containers, est à l’origine du développement de la ville.
Le voyageur qui, venant de l’aéroport de Yoff, plaque tournante internationale, se rend par la route du littoral à DAKAR Plateau puis à la Corniche et au port ne peut qu’être impressionné par cette ville aux immeubles modernes caractérisée par un effort esthétique certain. Ce sont les quartiers administratifs et résidentiels, le cœur économique, le centre des affaires avec la zone industrielle. Mises à part quelques rues où les énormes nids de poule mettent à rude épreuve les amortisseurs des véhicules, les voies de circulation sont bonnes.
Immédiatement au nord de ces quartiers, la Médina, créée après l’épidémie de peste de 1914, est un quartier populaire construit dans une basse plaine inondable, progressivement assainie, puis le Grand DAKAR, l’aire
d’extension postérieure à 1950 où se sont multipliés les HLM et les ensembles de la SICAP. Les rues bitumées sont moins fréquentes et le sable est de plus en plus présent à mesure qu’on s’éloigne des beaux quartiers.
Depuis une cinquantaine d’années, DAKAR connaît une croissance effarante au point que la ville et sa banlieue s’étendent de chaque coté de la RN 1 presque jusqu’à Rufisque. Les populations venues du centre du territoire sénégalais ou de pays voisins, s’agglutinent aux portes de l’agglomération qui sont régulièrement repoussées vers l’extérieur. La création de la ville champignon de PIKINE, située à 12 kilomètres, puis de Guediawaye a permis la résorption de nombreux bidonvilles insalubres de la capitale mais la nouvelle cité a été doublée d’une ville illégale, née de la multiplication d’implantations non contrôlées . Il en résulte une ville dont les équipements collectifs sont insuffisants et où l’insalubrité persiste.
Aujourd’hui, l’étalement de DAKAR aboutit à une conquête progressive de toute la presqu’île (Cambérène et Yoff sont intégrées) tandis que le front d’urbanisation a atteint M’BAO et sa forêt d’eucalyptus. L’agglomération dépasse les 3 000 000 d’habitants (densité 5 000 au km²) et il se dit qu’elle pourrait atteindre les 4 000 000 en 2015.
Alors on parle de la création d’une nouvelle capitale à dimension humaine qui serait située sur le littoral atlantique entre DAKAR et SAINT LOUIS.
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05.04.2006
La pêche au pneu
Dans le marigot de M’BAO vous pouvez rencontrer le matin entre 8 h et 9 h un pêcheur dont la méthode de pêche est pour le moins originale et peu coûteuse. Il s’agit de la pêche au pneu.
A la saison sèche actuelle, le marigot est réduit à un cours d’eau de très faible largeur qui se dirige vers la mer laissant de ci de là des poches peu profondes d’eau plus ou moins stagnante fermées vers l’aval. Pour le traverser les habitants ont confectionné un pont barrage provisoire constitué de pneus en fond et de sacs de sable (il sera noyé ou emporté par les eaux à la prochaine saison des pluies).
Notre pêcheur, qui a déposé la veille à plat dans le marigot de vieux pneus en amont du barrage ou dans les poches d’eau, en prenant soin de les recouvrir de végétation sèche, les relève chaque matin. Des poissons plats de 10 à 15 cm de long et de 8 cm de large ont trouvé refuge à l’intérieur. D’un geste sec, il redresse le pneu. Les poissons sont prisonniers; il suffit de sortir le pneu de l’eau et de les attraper à la main. Dix à vingt poissons par pneu suivant les jours, une dizaine de pneus en place…
Cette pêche particulière terminée, le pêcheur va ensuite récupérer à la main les poissons qui se sont fait piéger dans les pneus du pont barrage. Mais là c’est beaucoup plus difficile car il ne peut sortir les pneus de l’eau, fixés qu’il sont par le poids des sacs de sable constituant la voie de passage.
C’est ainsi que l’homme subvient aux besoins de sa famille élargie de douze personnes. Il vend quatre poissons pour 1 FCFA (0,15 €). Nous lui en avons pris pour 500 FCFA (0,76 €, l’équivalent du prix du timbre que la poste centrale de Dakar nous a vendu pour l’affranchissement d’une lettre à destination de la France). Très content que nous nous soyons intéressés à lui et d’avoir été pris en photo, il nous a remis non pas vingt poissons mais plus de trente….. Problème, nous n’avions pas de sac pour les emporter. Tout se résout au Sénégal. Une décharge sauvage à 50 m….. et voilà un sac plastic qui fait l’affaire.
Merci, Babacar. Bonne pêche chaque jour. Au plaisir de te revoir.
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23.03.2006
Le Sénégal aujourd'hui
Avant toute chose, situons un peu le SENEGAL d’aujourd’hui dont la capitale est DAKAR, important carrefour maritime et aérien.
Ancienne colonie de l’Afrique Occidentale Française (AOF), le SENEGAL a recouvré son indépendance le 5 septembre 1960. C’est actuellement une démocratie présidentielle avec multipartisme intégral, francophone (le français en est la langue officielle) et francophile.
Son premier président fut Léopold Sédar SENGHOR (1906-2001), né en pays sérère, à Joal, ancien comptoir portugais au Sud-est de Dakar. Elu quatre fois à la tête de son pays, il quitte volontairement le pouvoir en 1980, donnant ainsi un exemple, très rare en Afrique, de transition démocratique et pacifique.
Son successeur, Abdou DIOUF, reste jusqu’en avril 2000 à la tête du pays et cède la place à l’actuel président, Maïtre Abdoulaye WADE, du parti démocratique sénégalais (PDS), porté à la charge suprême un mois plus tôt par le peuple désireux de connaître une alternance au parti socialiste qui dominait le pays depuis quarante ans.
Il est bon de rappeler que Léopold Sédar SENGHOR, figure emblématique surnommé le "poète-président", avait été élu en 1945 député du Sénégal à l’Assemblée Nationale Française, nommé secrétaire d’Etat en 1955 dans le gouvernement d’Edgar Faure, puis ministre conseiller du Général de Gaulle en 1959. Il a par ailleurs été élu à l’Académie Française en 1983.
Le SENEGAL moderne doit beaucoup à cet homme dont la situation personnelle, sérère et catholique dans un pays en majorité wolof et musulman, l’a aidé à maintenir un équilibre national. Il en est résulté une stabilité politique exemplaire en Afrique.
Le SENEGAL qui a une superficie de 196 192 km² est un pays plat dont l’altitude moyenne est inférieure à 40 mètres (point culminant le Futa Jaldon: 581 m). Il est bordé dans sa partie ouest et sud-ouest par l’Océan Atlantique sur plus de 500 km..
Ses voisins sont du nord au Sud, la Mauritanie, dont il est séparé par le cours inférieur du fleuve Sénégal (1 700 km de long), le Mali, la Guinée, la Guinée Bissau. La Gambie s’enclave dans son territoire dans sa partie Sud sur une longueur de 320 km.
On y trouve un climat tropical avec une saison sèche de novembre à fin juin et une saison d’hivernage, de juillet à fin octobre, avec fortes pluies et tornades. C’est ainsi que DAKAR a connu le 20 août 2005 de très importantes inondations qui ont fait plus de 20 000 sinistrés. La température moyenne quotidienne varie suivant les régions et les saisons de 21 à 43°.
Plus de 11 000 000 d’habitants peupleraient le pays, dont 92 % sont musulmans. Les autorités ne sont toutefois pas en mesure de donner un chiffre exact tant sont importantes les migrations, qu’elles sont par ailleurs dans l’impossibilité de contrôler. 50 % des Sénégalais ont moins de 20 ans, l’indice de fécondité est de 6 et le taux de progression de la population serait de 3,99. L’espérance de vie est de 52,5 ans contre près de 80 en France.
La population est très inégalement répartie puisque la région de DAKAR (le Cap Vert) qui ne représente que 0,3 % du territoire regroupe 30 % des habitants du pays (soit une densité de près de 5 000 habitants au km²). L’urbanisation sauvage et la prolifération d’un habitat illégal y sont un véritable fléau.
Le Produit National Brut par habitant est de 490 dollars contre 22 700 pour la France et 39 840 pour le Luxembourg (premier pays au monde dans ce domaine).
L’énergie électrique est insuffisante pour subvenir aux besoins du pays, malgré la mise en service en 2002 de la centrale hydroélectrique de Manantali au Mali dont une partie de la production est réservée au Sénégal. C’est pourquoi, de fréquents délestages affectent à tour de rôle villes/villages et quartiers qui peuvent être ainsi privés d’électricité plusieurs heures par jour…. Et les habitations sont bien loin d’être toutes équipées.
Beaucoup de Sénégalais émigrent vers l’Europe (France et Italie, notamment) où ils sont généralement commerçants. On ne peut leur dénier le sens des affaires et un dynamisme important. Certains font aussi le bonheur de nombre de clubs de football.
Si d’aventure vous apercevez sur un marché un homme grand de race noire derrière son étal d’objets africains et d’articles de toutes sortes, allant de vêtements aux lunettes de soleil en passant par les montres, les sacs ou les ceintures, dîtes lui gentiment ’NAGADEF’ (Bonjour, en wolof). S’il vous répond ‘MANDIFIREK’ avec un large sourire et un regard empreint de gaieté, il y a de grandes chances que vous ayez devant vous un Sénégalais.
JC GALLAND
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16.03.2006
Le Sénégal à l'honneur dans Vudici
José-Christian Galland nous revient du Sénégal, où il a réalisé plusieurs reportages. Ensuite Guirane Diène, correspondant à M-Bao, près de Dakar, publiera régulièrement ses articles dans Vudici.
21:55 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Vudici, sénégal, photos





