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27.11.2006
Saint-Louis du Sénégal
Autant DAKAR se fait remarquer par son activité débordante et ses exigences harassantes, autant SAINT LOUIS, l’ancienne capitale du Sénégal et de l’A.O.F., fascine par son calme et sa convivialité. On y circule tranquillement sans être constamment importuné par des petits vendeurs ambulants. On ne peut toutefois ne pas remarquer là aussi les enfants des rues (les talibés) qui accourent dès que vous manifestez le désir de leur donner quelque chose (nourriture ou pièce de monnaie).
Première ville française d’Afrique, SAINT LOUIS connut son apogée au 19° siècle grâce à une intense activité commerciale. Les négociants et les entrepreneurs y avaient acquis une telle puissance économique et politique qu’ils étaient capables d’influencer les décisions de Paris.
En 1848, les Saint-Louisiens avaient acquis, comme les seuls habitants de Dakar, Gorée et Rufisque sur tout le pays, la citoyenneté française. Ils avaient obtenu ainsi le droit de voter et d’être éligibles à l’Assemblée Nationale, le moyen d’échapper aux obligations qui pesaient sur la population dans l’ensemble de la colonie. Les mariages mixtes entre les marchands européens et les femmes métisses, les signares, symboles d’élégance et de raffinement, étaient alors fréquents.
Le coeur historique de la cité au passé colonial se trouve dans l’île intégralement bâtie placée sur l’estuaire du Sénégal à 25 km environ de l’embouchure du fleuve. Rue de France, avenue Jean Mermoz, place Faidherbe, rue du Général De Gaulle, rues Neuville, Blaise Dumont, Pierre Loti… on ne se sent pas à l’étranger ici…. où plus des trois quarts des rues portent des noms de Français qui ont marqué leur époque.
De chaque coté de la Place Faidherbe, où a été érigée une statue du célèbre gouverneur, on trouve des maisons datant du début du 19° siècle avec balcons en fer forgé, colonnades et vérandas.
Pour simplifier, disons que le nord de l’île abritait, avec le centre, le poumon économique et administratif de la ville, tandis que le sud était plus nrésidentiel
En entrant dans l’île venant de Dakar, à droite à la sortie du pont Faidherbe, en face de la poste le mythique Hôtel de la Poste où Jean Mermoz avait sa chambre, la 219.
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