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12.04.2006

Dakar (1ere partie)


Succédant à SAINT LOUIS, DAKAR est devenue en 1902 le siège du gouvernement général de l’Afrique Occidentale Française (A.O.F.). C’est tout naturellement qu’elle devint en 1960 la capitale du nouveau Sénégal indépendant.
La ville est située à l’extrémité sud de la presqu’île du Cap Vert. Au 18° siècle, c’était un petit village de pêcheurs lébous, nommé N’DAKAROU. En 1793, les lébous s’affranchissent de la tutelle du damel de Cayor, royaume du nord sénégalais, et se rendent indépendants.
C’est le Général français Louis Faidherbe, gouverneur du Sénégal, en poste à Saint Louis, qui fonda en 1857 la ville de DAKAR

Très vite, il fut question d’y installer un port en eau profonde au sud-est, entre la pointe de Dakar et la pointe de Bel Air .Les travaux durèrent jusqu’en 1908 et en donnèrent dans l’ensemble la physionomie actuelle: bassin de radoub, môles, jetées, arsenal. Ce port équipé aujourd’hui d’un terminal à containers, est à l’origine du développement de la ville.

Le voyageur qui, venant de l’aéroport de Yoff, plaque tournante internationale, se rend par la route du littoral à DAKAR Plateau puis à la Corniche et au port ne peut qu’être impressionné par cette ville aux immeubles modernes caractérisée par un effort esthétique certain. Ce sont les quartiers administratifs et résidentiels, le cœur économique, le centre des affaires avec la zone industrielle. Mises à part quelques rues où les énormes nids de poule mettent à rude épreuve les amortisseurs des véhicules, les voies de circulation sont bonnes.

Immédiatement au nord de ces quartiers, la Médina, créée après l’épidémie de peste de 1914, est un quartier populaire construit dans une basse plaine inondable, progressivement assainie, puis le Grand DAKAR, l’aire
d’extension postérieure à 1950 où se sont multipliés les HLM et les ensembles de la SICAP. Les rues bitumées sont moins fréquentes et le sable est de plus en plus présent à mesure qu’on s’éloigne des beaux quartiers.

Depuis une cinquantaine d’années, DAKAR connaît une croissance effarante au point que la ville et sa banlieue s’étendent de chaque coté de la RN 1 presque jusqu’à Rufisque. Les populations venues du centre du territoire sénégalais ou de pays voisins, s’agglutinent aux portes de l’agglomération qui sont régulièrement repoussées vers l’extérieur. La création de la ville champignon de PIKINE, située à 12 kilomètres, puis de Guediawaye a permis la résorption de nombreux bidonvilles insalubres de la capitale mais la nouvelle cité a été doublée d’une ville illégale, née de la multiplication d’implantations non contrôlées . Il en résulte une ville dont les équipements collectifs sont insuffisants et où l’insalubrité persiste.

Aujourd’hui, l’étalement de DAKAR aboutit à une conquête progressive de toute la presqu’île (Cambérène et Yoff sont intégrées) tandis que le front d’urbanisation a atteint M’BAO et sa forêt d’eucalyptus. L’agglomération dépasse les 3 000 000 d’habitants (densité 5 000 au km²) et il se dit qu’elle pourrait atteindre les 4 000 000 en 2015.

Alors on parle de la création d’une nouvelle capitale à dimension humaine qui serait située sur le littoral atlantique entre DAKAR et SAINT LOUIS.

20:25 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Commentaires

salut aux amis du Sénègal

Ecrit par : pierrot le zygo | 13.04.2006

j'ai envie d'y retourner,d'y replanter mon nez dans les étoiles et d'écouter dans le lointain infini la musique sourde des tambours tout proches.J'ai envie de trainer sur les marchés, de négocier des bagues en argent,de me régaler des fruits juteux et sucrés et de boire un" fanta"avec les ombres du port.Merçi pour ce petit rappel de bonheur.

Ecrit par : christian | 13.04.2006

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