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16.03.2006
Le Sénégal à l'honneur dans Vudici
José-Christian Galland nous revient du Sénégal, où il a réalisé plusieurs reportages. Ensuite Guirane Diène, correspondant à M-Bao, près de Dakar, publiera régulièrement ses articles dans Vudici.
21:55 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Vudici, sénégal, photos
Commentaires
Une asso carcassonnaise : grainesdesable.com/ prépare une mission (avril) pour la Mauritanie. Fred est sur Montpellier...
Ecrit par : Gene | 17.03.2006
Un peu d'évasion ne nuit pas à la santé des neurones.Merçi pour le voyage.
Ecrit par : christian | 18.03.2006
Depuis 1986 j'agis au Sénégal dans le cadre d'une action humanitaire ainsi que d'une action socio-éducative et de formation professionnelle.
C'est bien volontiers que je ferai part de mon expérience à tous ceux qui le souhaitent.
Chaque mois, voire chaque semaine, de nombreux jeunes Sénégalais et Mauritaniens périssent en mer au large de l'Afrique de l'Ouest. Ces jeunes hommes, mis sur l'océan avec des rafiots incertains par des passeurs peu scrupuleux, cherchent à tout prix à gagner via les Iles Canaries l'Europe où ils espèrent trouver du travail pour subvenir aux besoins de leur famille. Ils seraient actuellement plusieurs centaines de milliers en attente à NOUAKCHOTT, capitale de la Mauritanie... Une soixantaine ont été retrouvés en début de ce mois de mars 2006 morts de faim et de soif sur un petit bateau de fortune dérivant dans l'Atlantique. Le tiers de ces embarcations de fortune feraient naufrage....
Pour moi, il est indispensable et urgent d'aider ces pays à se développer et d'éviter le plus possible les mouvements de population vers une partie limitée du littoral atlantique, où la surpopulation, notamment dans la Région du Cap vert au Sénégal, est devenue dramatique et dangereuse.
De nombreuses associations agissent déjà, mais ce n'est pas suffisant tant sont immenses les besoins.
Ecrit par : Jose Galland | 19.03.2006
Un peu d'exotisme dans Vudici! Pourquoi pas?
Ecrit par : Zora | 21.03.2006
J'agis sur cet article pour témoigner que tu as beaucoup fait pour le sénégal et j'espére que si d'autres suivent ça pourrait régler bcp de problémes
Ecrit par : ousseynou ndiaye | 27.02.2007
En 1455, les Portugais ont découvert l'estuaire du fleuve peuplé par les Baïnuks sur la rive droite et les Floups sur la rive gauche. Le Vénitien Alvise Da Cada Mosto, au service du Portugal, baptisa ce pays Kassamansa (Kassa pour maison ou domaine et Mansa du nom du roi des Floups de l'époque) qui deviendra plus tard Casamance.
C'est le premier fleuve, nommé Kawungha par les Floups (ce sont les Wolofs qui les appeleront Diola), que les Portugais à la recherche d'esclaves ont remonté à l'ouest de l’Afrique. Ils s'installent à Ziguinchor en 1645 pour y créer un comptoir commercial.
Les Français prospectent la région de l'estuaire en 1826 et s'installent deux ans après sur l'île de Diogué, à l’entrée du fleuve sur la rive droite, cédée par le Roi Quéniouma.
Avec l'autorisation du Roi de Cagnout, ils fondent en 1836 à Carabane, en face de Diogué sur l'autre rive, le premier comptoir commercial Français de Casamance.
Le Roi de Cagnout eut très tôt des relations commerciales avec les Français. Ils lui offrirent chéchia, manteau, culotte rouges et un bâton de commandement. Cette tenue est restée celle qu’arborent les Rois du Kassa pendant les cérémonies et les fêtes religieuses.
Les Français s'installent sur la côte Atlantique à Diembereng en 1837 et en amont du fleuve construisent la forteresse de Sédhiou.
En 1857 les Diolas, très indépendants et non habitués à vivre sous une quelconque autorité, s'insurgent contre les colons Français et attaquent Carabane en 1860.
Le capitaine Protêt, fondateur de Dakar la capitale du Sénégal, fut tué d'une flèche empoisonnée à la bataille de Hillol le 9 mars 1860 par les Diolas. Dans le cimetière de Carabane Protêt est enterré selon ses souhaits debout face au rivage avec deux trous en face des yeux pour guetter l'ennemi. Les trous ont été rebouchés depuis cette époque.
En 1861 les Français, sous le commandement d'Emile Pinet-Laprade, renforcent leur présence en Casamance, alors appelée Rivières du Sud, qui est rattachée à la Colonie Française depuis le décret du 18 février 1859.
Ils poussent les Portugais vers la Guinée et les Anglais vers la Gambie puis s'installent à Ziguinchor en 1888 après la signature d'une convention avec le Portugal, qui fixe aussi les frontières avec la Guinée Portugaise. En 1889, les Français et les Britanniques signent un traité qui délimite les frontières entre la Gambie et la Casamance.
La France accroit le comptoir commercial de Ziguinchor, la Compagnie Française pour l'Afrique Occidentale s'y implante en 1892, et Ziguinchor devient la capitale administrative de la Casamance en 1904.
L'administration coloniale impose peu à peu la culture de l’arachide au détriment du riz. Les Casamançais, qui n'utilisaient pas d’argent et cultivaient le riz pour se nourrir, sont forcés de cultiver et vendre l’arachide pour s’acquitter de l’impôt perçu uniquement en monnaie.
En 1912 la Casamance est divisée par la Colonie Française en trois régions administratives, Haute, Moyenne et Basse Casamance. La Haute Casamance, le pays Fouladou autour de Kolda, peuplé majoritairement de Peuls. La Moyenne Casamance, autour de Sédhiou, peuplé de Mandingues et de Balantes. La Basse Casamance, de Ziguinchor à l’estuaire du fleuve, le pays des Diolas et des Baïnuks.
Pendant la seconde guerre mondiale les Diolas menés par une jeune femme, Aline Sitoé Diatta, résistent contre la colonisation, qui réquisitionne de plus en plus le riz et le bétail, en réclamant leurs droits de vivre en paix sur leurs terres, en boycottant la culture de l’arachide et en s’opposant au paiement de l’impôt.
Leurs chefs symboliques sont emprisonnés, comme le Roi de M’Lomp en 1942 et Aline Sitoé Diatta qui est déportée à Tombouctou en 1943.
Morte en 1944 pendant son exil en prison Aline Sitoé Diatta est devenue le symbole de la résistance de la Casamance contre toutes autorités étrangères.
Le Sénégal déclare son indépendance le 4 Avril 1960.
Le gouvernement mis en place par Léopold Sédar Senghor envoie en Casamance des fonctionnaires venus du Nord du pays. Depuis les Casamançais, qui ont l’impression de subir une deuxième colonisation et d’être exclus de leur terre, réclament leur autonomie. Ils contestent la légitimité du pouvoir de Dakar et reprochent aux gouvernements successifs du Sénégal de privilégier le développement des régions du Nord et du Centre au détriment de la Casamance.
Le 26 décembre 1982 a lieu à Ziguinchor une marche pacifiste d'un millier de Casamançais qui veulent hisser un drapeau blanc à la gouvernance.
Le 18 décembre 1983, après la condamnation de 19 indépendantistes, la répression d’une manifestation à Ziguinchor qui a fait 25 morts réveille l’irrédentisme. Le Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC), dirigé par l'abbé Diamacoune Senghor, réclame l'indépendance de la Casamance.
En 1984 Sidy Badji crée dans le maquis Atika (la flèche en Diola), la branche armée du MFDC qui mène une guérilla contre les autorités Sénégalaises.
En 2000 c’est l’alternance politique avec l’élection de Abdoulaye Wade à la présidence de la République du Sénégal, qui annonce qu’il va régler le conflit Casamançais en 100 jours …
Le naufrage le 26 septembre 2002 au large de la Gambie du bateau "Le Joola", qui assurait la liaison maritime entre Dakar et Ziguinchor, a fait plus de victimes que " Le Titanic " officiellement 1.863 morts et seulement 64 rescapés.
Le 27 octobre 2002 pour exiger le retour de la paix 3.000 femmes ont défilé à Ziguinchor. A la tête du rassemblement les femmes du bois sacré qui se sont regroupées dans l’association Kabonkétor (pardonner en Diola). Jusqu'à présent elles accordaient leur soutien aux indépendantistes, mais elles ont déterré les fétiches destinés à les faire gagner … Le revirement de ces femmes respectées et écoutées donne un nouvel espoir de paix à la Casamance.
Lors d’une rencontre entre l’abbé Diamacoune Senghor et le président Wade en mai 2003, le président du MFDC annonce qu’il renonce à l’indépendance de la Casamance et propose des assises de son mouvement pour la recherche d’une paix définitive. Quelques jours plus tard Sidy Badji, le fondateur de Atika la branche armée du MFDC, meurt à l’âge de 88 ans.
Le 30 décembre 2004, l’abbé Diamacoune Senghor et Ousmane Ngom, Ministre de l’Intérieur du Sénégal, signent un accord destiné à ramener la paix en Casamance.
> Accord de paix
L’abbé Augustin Diamacoune Senghor, le chef charismatique du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC) est décédé des suites d'une longue maladie le 14 janvier 2007 à l’âge de 78 ans à l’hôpital du Val de Grâce à Paris où il était hospitalisé depuis octobre 2006. Il a été enterré au cimetière des prêtres de Brin dans la région de Ziguinchor.
L’abbé Diamacoune s’est toujours montré d’un irrédentisme intransigeant en réclamant à tous prix l’indépendance de la Casamance. C’est seulement pendant les dernières années de sa vie qu’il appelle à la paix : "le développement économique et social de la Casamance passe par la paix" disait-il comme pour exprimer sa dernière volonté.
un doccumentaire sur la casamance
Ecrit par : ousseynou ndiaye | 27.02.2007
Félicitations, Ousseynou, pour cet article fort bien documenté et très intéressant.
Ecrit par : JCG | 01.03.2007
cet article sera prochainement diffusé sous la forme d'une note!
Ecrit par : vudici | 01.03.2007
aprés une abscence ousseynou vous revient mais jé pas vu de réaction a propos des talibés il faut au moins donner des solutions.
Ecrit par : ousseynou ndiaye | 26.11.2007
Pour les Talibés, j'y travaille....
Ecrit par : JCG | 06.12.2007
c bien et bonne continuation
Ecrit par : ousseynou ndiaye | 10.12.2007
EMIGRATION CLANDESTINE - 60 rescapés et un mort sur les 125 échouent à Yoff : Les miraculés racontent leur mésaventaure
Ils étaient 125 au départ de Diogué, mais seuls 60 personnes sont rentrées vivantes de la tentative des clandestins de traverser l’Océan, pour se rendre en Espagne. A leur arrivée à Yoff Tonghor (village a dakar), samedi, ils ne se sont pas privés de raconter l’enfer qu’ils ont vécu pendant onze jours dans le grand bleu.
toujours des départs comme le disent les rescapés
Ecrit par : ousseynou ndiaye | 10.12.2007
pour les talibés ça devient plus pire car les talibés continuent à mendier et les consequences sont nombreuses donc nous sommes heureux de poser ce probléme à travers vudici pour avoir des solutions et pourquoi pas mettre en place un collectif des participants et lecteurs de vudici qui va se charger de cette question.
veuillez m'envoyer un mail sur [email protected] tout en laissant les tiennes toute personne désirant apporter solution sur ce drame. méme si c deux ou trois personnes on peut démarrer merci encore vudici
Ecrit par : ousseynou ndiaye | 11.01.2008


