27 mai 2008

Communniqué de l'association « Uzège environnement »

Association « Uzège environnement »
Place de la Croix 30700 St Maximin

A : M Jean-Luc CHAPON Maire d'Uzès
Aux : membres de la commission environnement

Pesticides dans la ville, n'attendons pas pour arrêter !

Nous constatons que les services communaux en sont encore à répandre du désherbant dans nos rues et espaces verts.
Bien que les fabricants de ces produits aient longtemps fait un marketing forcené pour nous faire croire à l'innocuité de ces substances, on sait aujourd'hui qu'il n'en est rien. Le désherbant utilisé (Le Glyphosate, souvent de la marque Round'up) est un produit extrêmement toxique qui provoque des modifications du système endocrinien, des fausses couches, des cancers.
Ce polluant est répandu alors que des familles passent à coté... Mais ce n'est pas tout !
Une fois les agents partis, rien n'indique à l'enfant qui, 5 minutes après avoir posé une main au sol mange un croissant ou qui met un brin d'herbe dans sa bouche qu'il vient de s'intoxiquer !
Rien n'indique au passant qu'il respire des molécules de pesticide et que certaines sont collées à la semelle de ses chaussures, ou aux pattes du chien... puis se retrouvent sur le tapis de la maison, là où un bébé joue !
Enfin, à la première pluie, le produit non dégradé est intégralement lessivé et se retrouve dans les cours d'eau où l'on retrouve des concentrations près de 400 fois plus élevées que les doses tolérées. Les poissons n'apprécient pas ! Inquiétant tableau n'est ce pas ?

Ce constat nous amène à poser deux questions :
-Vaut-il vraiment la peine d'empoisonner nos enfants pour se débarrasser de quelques brins de verdure entre les pavés qui, de toute façon, restent très courts parce qu'ils sont piétinés et seront brûlés par le soleil de juin ?
-Quel sens cela a-t-il de transformer la ville en espace minéral désertique et toxique tout en s'éreintant à faire pousser à grands coups d'engrais et d'eau des îlots d'espaces « verts » ?

Ces questions, de nombreuses collectivités voire pays,… (communauté de Rennes, conseil général d’Isère, Pamiers, Grenoble, Auch, un quart des communes bretonnes, Suisse, Québec, Danemark et bien d'autres...) y ont déjà répondu en décidant l’arrêt ou une forte limitation des pesticides.
Il existe des méthodes non toxiques qui consistent d'ailleurs plus souvent à de la prévention et de la bonne gestion.
Bien sûr, on peut toujours répondre que ces produits sont en vente libre.... comme l'ont été l'amiante, le lindane, le DDT, ... et la longue liste des toxiques retirés.

N'attendons pas que les désherbants soient interdits dans les villes !
Dès aujourd'hui et dans l’intérêt de notre santé à tous, les services communaux peuvent mettre en place une « gestion différenciée » seule méthode moderne qui permettra de se passer des pesticides.
La ville sera plus agréable colonisée par quelques végétaux spontanés et les uzétiens l'accepteront majoritairement si on leur explique pourquoi.
De plus, la collectivité donnera ainsi l'exemple afin d'inciter les particuliers à faire de même.

Site Internet sur la gestion alternative : http://www.gentiana.org/page:les_fiches
En vous remerciant pour l’intérêt que vous porterez à notre santé, nous vous prions de croire, en l’assurance de nos sentiments les plus durables.

Porte parole : Daniel NICOLAS

25 mai 2008

Publicite ou pollution?

Que cache ce titre un tantinet étrange de prime abord?
La publicité si elle peut être un moyen de se faire connaître pour un artisan une entreprise etc.. est aujourd'hui tellement prégnante et présente dans nos vies quotidiennes que l'on peut se demander si ce n'est pas aussi une pollution de l'esprit et une contribution liée au temps de cerveau disponible?
Cette dimension intellectuelle je ne l'aborderais pas , me contentant de la pollution visuelle aux abords des entrées d'Uzes et en centre ville.
Les panneaux publicitaires prives fleurissant de partout, n'importe comment ,sont du plus bel effet dans notre belle ville aux rues si bien pavées,
Voici quelques exemples de ces chefs d'œuvres de l'art pictural...


Ce qui est dommage ici c'est que loi reglementre la publicité !Mais elle n'est pas appliquée, ou si mal...

LOI N° 79-1150 DU 29 DÉCEMBRE 1979
Article 6
En dehors des lieux qualifiés <> par les règlements relatifs à la circulation routière, toute publicité est interdite sauf dans des zones dénommées <>.
Ces zones peuvent être instituées, sous réserve des dispositions de l'article 4, à proximité immédiate des établissements commerciaux et industriels, ou des centres artisanaux, ou dans des groupements d'habitations.

Elles sont définies dans les conditions prévues à l'article 13 et la publicité y est soumise aux prescriptions fixées par les actes qui les instituent.


Un autre texte ,très riche et très intéressant est le rapport du SCOT du Pays Uzege-pont-du-Gard ou des pistes sont ouvertes pour organiser tout ce foutoir!
http://www.scot-uzege-pontdugard.fr/index.html

La question qui prime est : quand allons nous agir et considérer que ces "pubs" sont de véritables pollutions?
Des outils existent, ils n'attendent que la bonne volonté de nos élus.
Il serait intéressant de connaître l'avis de l'adjointe à l'environnement de la ville d'Uzés.
Une reflexion suivie d'une action pour régler son compte à cette pub sauvage et donner un nouveau cadre pour son expression sur notre bonne ville, comme par exemple regrouper les panneaux des restaurants en un seul lieu, prés d'une zone d'information touristique par exemple?
En tous cas le débat est ouvert.

09 avril 2008

L'avenir presque certain du transport ferroviaire uzetien

Je viens de prendre connaissance d'un courrier d'un lecteur du Repu,qui s'inquiète et s'interroge sur la pertinence d'établir une « route » sur la plate forme ferroviaire allant de Remoulins à Uzés.
Je suis assez ravi de cette intervention, ayant toujours prôné une utilisation ferroviaire de celle ci.
A ce jour le département du Gard escompte y faire une voie verte, simple verni écologique que se donne souvent nos élus, sans vraiment pousser un raisonnement initié sur une vision à long terme.

En effet nous proposions lors des élections municipales de conserver cette plate forme pour y faire dans un premier temps un vélo-rail, assurant ainsi la pérennité de cette plate forme.

L'idée sous jacente était la création d'une liaison tram-train avec les agglomérations nimoises et avignonnaises.
Le tram- train a ceci de fort intéressante est qu 'il peut circuler sur site propre où sur le réseau ferré.
De plus le coût d'investissement est bien plus faible qu 'une liaison ferrée « lourd » type TER.

Trois exemples sont à méditer:

-le premier, qui concerne l'ancienne ligne Nimes-St-Césaire-Sommiéres,donc de la Vaunage, qui est fermée et démontée depuis quelques années, ou les ouvrages d'art sont déposés par endroits rendant sa réutilisation quasiment impossible.Or l'entrée de l'agglomération nimoise est saturée tous les matins et de meme la sortie le soir, quel gâchis! alors qu'avec un tram train et des parkings dans les villages on réglait une bonne partie du problème.
-le second, nous transporte en Paca, entre Cannes et Grasse, ou le Conseil Regional a permis la réouvrture de cette ligne, en TER!, et dont le succés ne se dément pas.
-le troisiéme, plus urbain, concerne l'agglomération montpellieraine avec le succes du tramway.
Il est vrai que nous sommes en zone rurale, mais compte tenu de la forte attractivité de notre territoire une réflexion sérieuse sur ce sujet est urgement nécessaire!

La remise en service de cette voie permettrait de faire « du fret de proximité »dans le cadre de la création d'opérateur ferroviaires de proximité , permettant d'assurer les dessertes de grandes surfaces, d'usines de bonbons, de carrières de sables, et que sais je encore...( et oui les camions..)

On pourra toujours objecter du cout de réhabilitation de cette voie, mais combien coutent un rond-point,les accidents de la route,la pollution engendrée par le trafic routier,et la liste n'est pas close.

Dans cette optique nous préservions une possibilité intelligente de développement futur, sans toujours penser « auto »,vous pas que cette question aurait mérité un débat plus sérieux et transparent?
L'avenir de nos enfants et de notre planète nous engage, et malheureusement nos décideurs sont peu conscients de cette urgence environnementale, qui est autre que le grand raout du « Grenelle » de ce que l'on sait....

Laurent Gaido