15 mai 2008

Quelques réflexions sur les chiffres..

Certes la liste du maire sortant a obtenu 2223 voix, soit 53,46 % des
exprimés et se retrouve avec 23 élus (c'est à dire près de 80 % des
élus) en ne représentant que 35 % des inscrits soit à peine plus du
tiers des citoyens et citoyennes d'Uzés

S'il continue à fonctionner avec la même appropriation des moyens de
communication et les mêmes méthodes de gestion municipale dans
laquelle les droits de l'opposition sont grandement nié (accès réel à
l'information municipale, co-gestion des dossiers avec ouverture à des
débats publics contradictoires), ce gros tiers de soutien obtenu à
partir d'un catalogue de promesses dont certaine ont déjà été émises
depuis 25 ans et jamais tenues serait plus efficace dans la
construction de projets en laissant pour compte:
- les 30% des inscrits des oppositions (avec seulement 20 % des élus),
- les 34,19 % (plus que la liste du maire) qui n'ont pas joué leur
rôle de citoyen et qui ont pourtant certainement beaucoup à dire.
Toutes les analyses montrent que ce sont ceux que la société agresse
le plus qui ont tendance à se retrouver en grand nombre parmi les
abstentionnistes.

Si rien ,n'est développé pour que les deux autres tiers de la
population soient associés à la préparation des décisions municipales
et paramunipales (CCU, Pays en particulier) c'est une manière de
bloquer la citoyenneté en la laissant enfermés mécaniquement dans un
système spécieux favorisant la bipolarisation.
Ce qui ne peut que provoquer un recul démocratique fort et un rejet du système parlementaire, il ne faut pas oublier que la bête n'est jamais morte mais toujours en sommeil....

02 avril 2008

Un bref historique de la notion de citoyenneté.

La notion de citoyenneté est née à Alexandrie en Égypte en étant alors
limité à un nombre extrêmement restreint de citoyens (prioritairement
l'élite macédonienne au début) permettent de donner l'illusion d'un
partage dans les décisions alors que seuls certains possédaient
réellement ce pouvoir décisionnel.

Les grecs ont développé ces pratiques en l'ouvrant un peu plus pour la
gestion de certains éléments de la cité, mais là encore, beaucoup de
laissés pour compte dans ces citoyens (métèques et esclaves et toutes
les femmes en étaient exclues).

Les romains ne changent cette orientation que sous un angle intéressant
: l'ouverture à des hommes (pas tous mais ceux répondant à des
critères de reconnaissance) venus d'autres pays dans la mesure où la
citoyenneté y a une vocation universelle.
Quand on pense, qu'encore aujourd'hui, le droit de vote d'étrangers
vivant et travaillant, quelquefois depuis de nombreuses années, dans une cité est encore souvent impossible !

Au moment de la Révolution Française, on voit apparaitre la différence
entre "sujet" (peut-être dirait-on simple "administré" aujourd’hui) et
citoyen au niveau de l'engagement effectif dans les prises de décision.

Cette notion , qui a largement évolué au travers de l'histoire, est aujourd'hui en pleine évolution, dans beaucoup de pays. L’ambition étant de permettre à ceux qui ne se retrouvent pas dans les méandres politiciens des systèmes électoraux souvent construits pour une alternance douce entre deux
blocs dont la frontière varie avec la période ayant pour conséquence d'éliminer les expressions dites différentes et ceux qui préfèrent s'abstenir.

Les idées développées dans ce blog constitueront un lieu d'échanges
permettant de montrer qu'on construit mieux en associant le maximum de
monde qu'en se contentant de prendre acte de cette situation
démocratiquement injuste.


Denis Ballini