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27 mai 2008

Communniqué de l'association « Uzège environnement »

Association « Uzège environnement »
Place de la Croix 30700 St Maximin

A : M Jean-Luc CHAPON Maire d'Uzès
Aux : membres de la commission environnement

Pesticides dans la ville, n'attendons pas pour arrêter !

Nous constatons que les services communaux en sont encore à répandre du désherbant dans nos rues et espaces verts.
Bien que les fabricants de ces produits aient longtemps fait un marketing forcené pour nous faire croire à l'innocuité de ces substances, on sait aujourd'hui qu'il n'en est rien. Le désherbant utilisé (Le Glyphosate, souvent de la marque Round'up) est un produit extrêmement toxique qui provoque des modifications du système endocrinien, des fausses couches, des cancers.
Ce polluant est répandu alors que des familles passent à coté... Mais ce n'est pas tout !
Une fois les agents partis, rien n'indique à l'enfant qui, 5 minutes après avoir posé une main au sol mange un croissant ou qui met un brin d'herbe dans sa bouche qu'il vient de s'intoxiquer !
Rien n'indique au passant qu'il respire des molécules de pesticide et que certaines sont collées à la semelle de ses chaussures, ou aux pattes du chien... puis se retrouvent sur le tapis de la maison, là où un bébé joue !
Enfin, à la première pluie, le produit non dégradé est intégralement lessivé et se retrouve dans les cours d'eau où l'on retrouve des concentrations près de 400 fois plus élevées que les doses tolérées. Les poissons n'apprécient pas ! Inquiétant tableau n'est ce pas ?

Ce constat nous amène à poser deux questions :
-Vaut-il vraiment la peine d'empoisonner nos enfants pour se débarrasser de quelques brins de verdure entre les pavés qui, de toute façon, restent très courts parce qu'ils sont piétinés et seront brûlés par le soleil de juin ?
-Quel sens cela a-t-il de transformer la ville en espace minéral désertique et toxique tout en s'éreintant à faire pousser à grands coups d'engrais et d'eau des îlots d'espaces « verts » ?

Ces questions, de nombreuses collectivités voire pays,… (communauté de Rennes, conseil général d’Isère, Pamiers, Grenoble, Auch, un quart des communes bretonnes, Suisse, Québec, Danemark et bien d'autres...) y ont déjà répondu en décidant l’arrêt ou une forte limitation des pesticides.
Il existe des méthodes non toxiques qui consistent d'ailleurs plus souvent à de la prévention et de la bonne gestion.
Bien sûr, on peut toujours répondre que ces produits sont en vente libre.... comme l'ont été l'amiante, le lindane, le DDT, ... et la longue liste des toxiques retirés.

N'attendons pas que les désherbants soient interdits dans les villes !
Dès aujourd'hui et dans l’intérêt de notre santé à tous, les services communaux peuvent mettre en place une « gestion différenciée » seule méthode moderne qui permettra de se passer des pesticides.
La ville sera plus agréable colonisée par quelques végétaux spontanés et les uzétiens l'accepteront majoritairement si on leur explique pourquoi.
De plus, la collectivité donnera ainsi l'exemple afin d'inciter les particuliers à faire de même.

Site Internet sur la gestion alternative : http://www.gentiana.org/page:les_fiches
En vous remerciant pour l’intérêt que vous porterez à notre santé, nous vous prions de croire, en l’assurance de nos sentiments les plus durables.

Porte parole : Daniel NICOLAS

Eco-quartier du vieux chemin de Nimes , selon notre maire...

Et bien voila ça y est!!
Voici la première réalisation de notre nouvelle municipalité, conformément au superbe recueil de promesses du candidat sortant et réélu si brillamment.....Nous voici donc en présence du nouvel éco-quartier d'Uzés, comme promis à la page 13 du fameux 32 pages!
Mais que cela me semble beau, et sans mentir si le permis de construire ressemble à ce ramage, ce quartier sera le phénix des lotissements uzetiens..
Mais si l'on se penche sur l'affiche du permis que voit on, o stupeur,o rage 11 logements plus une piscine, en fait une citerne pour l'eau de pluie à recycler non en fait un bassin à grenouilles...,le tout sur 3300 m2 de terrain.
Ce qui signifie que cette zone du vieux chemin de Nîmes va être bétonnée, et pas dans l'intérêt du plus grand nombre, "Money Money.." et encore moins dans une logique de développement harmonieux et respectueux du futur commun, serait-ce un schéma type "Cote-d'Azur"?

Mais qu'est ce qui pourrait qualifier un éco-quartier, comme ca , vite fait?


-une utilisation de matériaux et de techniques de construction les moins agressives pour la nature, comme la paille ou le bois, la pierre..
-l'utilisation de ressources et de compétences locales
-une implantation réfléchie des bâtiments, bio-climatique..
-de la mixité sociale et générationnelle...
-une réflexion sur le lien social, en fait l'Homme est au centre du sujet...
-la limitation , voire la suppression, de l'usage de la "bagnole"
-une ré-utilisation de zones déjà urbanisées, mais laissées en friche, telle les friches industrielles...ou les "trous" spatiaux dans les tissus urbains, mais ne pas chercher à utiliser systématiquement des espaces naturels vierges ou presque...
Voila quelques traits croqués sommairement pour définir un éco-quartier, ce dernier qui ne serait finalement qu'une amorce de la naissance d'un nouvel urbanisme,pour une nouvelle façon de vivre en société et de penser cette dernière.
Finalement l'urbanisme possède une valeur philosophique certaine...

Le panneau est légal, mais est il moral?
.


et après va t'on goudronner tout le chemin ?va t'on bétonner du champ de Mars au Refuge, jusqu'à l'hopital du Mas Careiron?

regardez bien ces fleurs,elles seront bientôt de béton...

De grâce Monsieur le promoteur....
C'était un petit chemin....

25 mai 2008

Publicite ou pollution?

Que cache ce titre un tantinet étrange de prime abord?
La publicité si elle peut être un moyen de se faire connaître pour un artisan une entreprise etc.. est aujourd'hui tellement prégnante et présente dans nos vies quotidiennes que l'on peut se demander si ce n'est pas aussi une pollution de l'esprit et une contribution liée au temps de cerveau disponible?
Cette dimension intellectuelle je ne l'aborderais pas , me contentant de la pollution visuelle aux abords des entrées d'Uzes et en centre ville.
Les panneaux publicitaires prives fleurissant de partout, n'importe comment ,sont du plus bel effet dans notre belle ville aux rues si bien pavées,
Voici quelques exemples de ces chefs d'œuvres de l'art pictural...


Ce qui est dommage ici c'est que loi reglementre la publicité !Mais elle n'est pas appliquée, ou si mal...

LOI N° 79-1150 DU 29 DÉCEMBRE 1979
Article 6
En dehors des lieux qualifiés <> par les règlements relatifs à la circulation routière, toute publicité est interdite sauf dans des zones dénommées <>.
Ces zones peuvent être instituées, sous réserve des dispositions de l'article 4, à proximité immédiate des établissements commerciaux et industriels, ou des centres artisanaux, ou dans des groupements d'habitations.

Elles sont définies dans les conditions prévues à l'article 13 et la publicité y est soumise aux prescriptions fixées par les actes qui les instituent.


Un autre texte ,très riche et très intéressant est le rapport du SCOT du Pays Uzege-pont-du-Gard ou des pistes sont ouvertes pour organiser tout ce foutoir!
http://www.scot-uzege-pontdugard.fr/index.html

La question qui prime est : quand allons nous agir et considérer que ces "pubs" sont de véritables pollutions?
Des outils existent, ils n'attendent que la bonne volonté de nos élus.
Il serait intéressant de connaître l'avis de l'adjointe à l'environnement de la ville d'Uzés.
Une reflexion suivie d'une action pour régler son compte à cette pub sauvage et donner un nouveau cadre pour son expression sur notre bonne ville, comme par exemple regrouper les panneaux des restaurants en un seul lieu, prés d'une zone d'information touristique par exemple?
En tous cas le débat est ouvert.

19 mai 2008

Lettre d'un conducteur de train..

Voici quelques lignes d'un collégue conducteur de train qui ecrit à la direction de l'entrerprise SNCF à propos de la modification des régles de travail
Lisez et jugez et vous verrez que non décidement conducteur de train n'est pas ce qu'on dit...les abréviations n'empechent pas la compréhension du texte,


Bonjour, Messieurs de la Direction , je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être, si vous avez le temps.......
Je viens de recevoir votre courrier concernant l'avenir du Fret et les pistes de travail appelées « projet industriel et nouvelles conditions d'emploi » et je constate en direct, sur mon lieu de travail, son application à une allure de hussard. Ce témoignage sera sous le couvert d'anonymat. Ne prenez pas ça pour de la couardise mais certains mots sur d'autres maux ne peuvent être dits ou écrits sans le risque de se faire mettre au ban de l'entreprise soit par la hiérarchie ou les « collègues » et maintenant par la « famille FRET ». Je suis un conducteur de ligne d'un roulement mixte (FRET et TER) de la région PACA. Mon dossier n'est entaché d'aucune prise en charge KVB, RS ou autre, de retard à la PS , de retard à la sortie des locs, de refus de service, de mauvaise application du GD.
Je suis présent mais « transparent ». Je reste discret en essayant de faire mon boulot au mieux et d'assurer mes missions. Je fais partie de la communauté des Tractionnaires. J'accepte mes conditions de travail bien qu'elles se dégradent peu à peu à chaque changement de service. Je le supporte car j'aime mon entreprise, mon métier, l'indépendance et la liberté qu'il me donne. La rémunération n'est pas la meilleure que j'ai eue dans mon parcours professionnel externe à la SNCF mais je m'en contentais au début. Je respecte les syndicats bien que parfois je n'arrive pas à les comprendre sur certains points. Il en est de même avec ma hiérarchie de niveaux 1,2 et 3. Depuis quelques années je subis des modifications profondes de mon outil de travail, de mes règlements, de mes conditions de travail et du comportement de ma hiérarchie. Au jour le jour, j'accepte des petites « entorses » à la commande pour rendre service à la feuille et, par conséquent, assurer des trains à nos clients qui auraient pu être calés.
Je suis un conducteur indulgent qui voit que la concurrence est à notre porte en emportant des marchés dit « historiques » de la SNCF. Je lis avec attention tous les documents distribués aussi bien par l'entreprise que par les syndicats. Mais votre document de sept pages et le courrier l'accompagnant, je n'ai pu retenir une larme. Votre courrier à l'encadrement a fini par achever le peu d'espoir qu'il me restait. Vous nous dites, à nous les Tractionnaires (je ne parlerai pas au nom des agents de l'Exploitation connaissant peu leur mode de fonctionnement), qu'il faut sauver le FRET, et pour cela, actionner de nouveaux leviers, déréglementer certains taquets, remodeler le RH077 et le RH 677, augmenter la souplesse de commande, ajouter de nouvelles compétences aux conducteurs, tout cela au bénéfice des flux de marchandises. Autant je peux comprendre que le FRET est dans une impasse financière catastrophique et qu'il faille prendre des mesures à la hauteur du déficit, autant je n'admets pas que je sois le premier maillon de la chaîne à en faire les frais. Cette situation est terrible mais on ne peut pas tenir pour responsable les Tractionnaires et les accabler avec vos mesures.
Vous (quand je dis Vous, ce n'est pas personnel, c'est l'ensemble du conseil d'administration et du comité exécutif de la SNCF et en particulier, MM. Marembaud, Nadal et Emmerich) préconisez, entre autre :
De réduire mes RP et d'augmenter ma productivité avec des journées mieux remplies et plus longues.
Mettre un terme à la règle de la fin de service avant 19h veille d'un RP et 6h en sortie de RP.
De plus, vous vous positionnez pour mettre un terme à la « règle 2/5/7 » disant que pour 2h de travail entre 00h30 et 04h30, le temps de conduite se limite à 5h et la journée (« plutôt la nuit » se limite à une amplitude de 7h.
Déterminer que les conducteurs fassent l'attelage/dételage, les essais de frein, les papiers du train (bulletin de freinage, RAT etc ..)
Créer des passerelles entre l'activité FRET et les autres activités (TER, VFE, TGV...)
Supprimer le pesage des CRML.
Votre courrier à l'encadrement a été affiché dans le hall d'un dépôt de ma région, expliquant que pour améliorer la situation, vous alliez doubler voire tripler la GIR des DPX, CUP,DET etc..... Je ne suis pas vindicatif mais lorsque je lis ça, je me dit que c'est une douce illusion de votre part de penser que les conducteurs, TB ou TA accepteront d'être bradés, essorés, exploités et écrasés par vos solutions. Vous voulez que nous soyons malléables à l'extrême sur la commande, qu'il n'y ait plus de frontière entre le TB (12 mois de formation) et le CRML (4 mois). Quid de mes spécificités de TB ? A quoi ça sert d'avoir passé un examen ? Je ne dénigre pas mes collègues CRML mais la plupart sont des conducteurs ayant échoué l'examen TB.
Vous voulez que je puisse finir à 23h59, veille de mon repos périodique et reprendre à 20h sur le dernier RP quitte à ce que nous sacrifions nos vies de famille, notre santé et notre amour propre, prêts à tout accepter pour une légère hausse de salaire qui ne sera pas en adéquation avec votre demande de productivité et immédiatement absorbée par le coût de la vie en hausse constante. Je ne connais aucune entreprise ayant un tel mode de fonctionnement sauf peut être dans le nouveau modèle économique que représente la Chine.
Vous nous culpabilisez en mettant en avant des journées de travail à faible amplitude et de faible distance. Mais ce ne sont pas les mécanos qui construisent les roulements et les journées, ce sont les activités. Les Tractionnaires ne sont que des prestataires de services. Je ne reviendrais pas sur l'état de nos engins moteurs, parc qui devient vieillissant au point qu'assurer des omnibus devient un calvaire pour les oreilles. Les conditions de nos foyers (Lyon Mouche, MAS, MBC) sont déplorables, bâtiments vieux, chambres insalubres, douches et WC communs bref les solutions d'hôtellerie sont arrachées par des mouvements de grève lors des changements de services.
Est-ce normal d'arriver à faire grève pour avoir des conditions d'hébergement dignes de ce nom ? Les RHR nous sont indissociables mais qu'ils se déroulent dans des conditions correctes. Les salles de coupures ne sont guère plus reluisantes (MSC, LYD, LPR, NE...). Bien sûr, ça évolue mais doucement, plus doucement que le plan FRET. Les routiers, après 4 heures 30 de conduite, doivent prendre une pause sans interruption d'au moins 45 minutes ou de 15 minutes suivies de 30 minutes réparties pendant la période de conduite. Voilà leur temps de repos. Ce qui est applicable au monde du camion ne l'est pas forcément au monde du rail. Vous préconisez 7 h de conduite sans arrêt, sur 5 nuits, ou un arrêt dans une gare fermée ou sur une voie de service, loin de tout, seul, sans local pour se reposer. En fait, on s'arrête, on descend se dégourdir les jambes et on repart.
Je ne reviens pas non plus sur les opérations avant et après l'arrivée du train tel que l'attelage, dételage, RAT, essai de frein, lanterne de queue. Bientôt, vous supprimerez les fiches trains, pour une meilleure souplesse de la gestion des trains (dessertes non prévues, garages inopinés,.....). Le FRET est dans une impasse économique. Les coupables ou les responsables ne sont pas les conducteurs, la preuve, nos concurrents viennent nous chercher !! Par contre, nos commerciaux ne sont pas sollicités outre mesure par les EF concurrentes. Cette phrase assassine, volontairement polémique et virulente reflète ma pensée. Dans le cas où un produit ne se vend pas, est-ce la faute du concepteur ? du fabricant ? du fournisseur ? du produit en lui-même ? des vendeurs ? du gars qui met le produit en gondole ? ou du camionneur qui amène le produit au magasin ?
Notre Président, en tant qu'ancien de Science Po, aura vite compris où je veux en venir sur ce sujet. Vous parlez de passerelles entre activités, savez vous la difficulté pour un Avignonnais ou un Miramassen d'aller au TGV à Marseille ? Les UP ou E.T qui ont du TGV ou VFE ne voudront pas « partager » leurs « boulots » avec les autres UP moins chanceux. Plusieurs écoles TGV viennent d'être supprimées sur Avignon, barrant la route à des agents qui devront faire une croix sur un avenir plus « radieux ». L'E.T PACA vient de naître. Il a été certifié ISO et voilà qu'en octobre 2008, l 'UP de Miramas passe sous la coupe de la Direction FRET de Lyon. Mes compagnons seront clairement FRET. Comment créer une passerelle entre les entités (FRET, TER, VFE, TGV, etc.) au vue de nos missions si différentes. Vous avez reçu votre lettre de mission.
Le comité a été reconduit dans son ensemble donc tout laisse à penser que la mise en place du plan FRET va continuer avec tous les dommages collatéraux qui vont suivre. Mais après ? Nous, l'outil de production, la boucle de la chaîne, le maillon de sécurité, le cœur du cœur de la SNCF , ceux qui ont subi de plein fouet la mise en place du plan Véron et Marembaud, que va-t-il se passer quand le FRET sera filialisé et les flux redistribués à nos filiales ? L'espoir a quitté mon dépôt depuis quelques mois. Mon encadrement se démène pour expliquer l'incompréhensible et même lui n'y croît plus mais n'ose se l'avouer. En tant que capitaine et de second, le CUP et RCUP se débattent pour assurer des roulements corrects mais sont tributaires des activités. On subit notre charge sans espoir de voir une amélioration. Ce grand dépôt, polyvalent et riche en outil de production avec un triage productif à proximité, n'est devenu qu'un bateau ivre soumis aux vents soufflés par la Direction nationale.
Je ne sais pas si vous connaissez l'ET PACA, l'UP Miramas, l'UP d'Avignon, je vous invite à venir vous rendre compte par vous-même de la désolation induit par votre plan. Peut être que nous nous rencontrerons dans le hall.... Mais même M. Gallois qui est allé à Fos Coussoul il y a quelques années, n'est pas venu... Je ne suis pas contre une évolution de mon boulot mais pas à n'importe quel prix et de n'importe quelle manière. Un brin d'humanité dans votre plan social serait le bienvenu et surtout, surtout, une écoute plus attentive du cœur de l'entreprise car n'oublions pas, sans conducteur, pas de train. Je ne vous ferai pas changer d'avis mais au moins je me suis exprimé librement. M ; Pépy, vous avez toujours eu un mot, une action envers les cheminots, même quand nous sommes attaqués de front par les médias.
J'ai de l'estime pour vous, je ne suis pas le seul. Faites un signe fort. Merci............... Le début de ma lettre s'inspire du déserteur de Boris Vian...

Veuillez, agréer, Monsieur, mes sentiments distingués.

Vernon Sullivan

Réaction au courrier de Chris 30 dans le Répu

Je réagis ici aux propos de « Crhis30 » à propos des parents d'élèves pris en otage lors des grèves dans l'Education Nationale.
Je comprends parfaitement la gêne et les désagréments occasionnes ayant moi même deux enfants scolarisés à Uzés.
Mais il me semble que l'on devrait avoir une réflexion qui se projette plus loin que ces désagréments.
De quoi s'agit il dans cette affaire?
-la rhétorique de la prise en otage des parents et du service minimum qui en découlerait. Mais ne faudrait il pas s'interroger aussi ( et surtout) sur la responsabilité de l'employeur, donc de l'Etat par le truchement du gouvernement, qui lui prend l'école de la République en otage, ne laissant que peu de possibilités d'expression et de réaction au corps social.
-les buts recherchés par l'Etat ne sont ils pas une dépréciation continue et irréversible des services publics, où au bout d'un moment l'on dira « voyez, cela ne marche pas, faisons confiance au privé! »
-est ce que nous souhaitons des classes à 35 ou 40 enfants?
-est ce que nous souhaitons que les options proposées se raréfient comme peau de chagrin?
-est ce que nous voulons que seuls les plus aisés puissent envoyer leurs enfants suivre une formation de qualité?
-est ce que nous voulons que les enseignants soient de plus en plus des intérimaires, ce qui rime avec précaire? pensons que nos enfants seront peut être les enseignants de demain...
Voyez vous, à mon sens ces grèves sont révélatrices d'un malaise de la société française que l'on somme de s'adapter au système ultra- libéral financier échevelé
qui détruit à peu près tout ce qui bouge.
Ceci dit si vous avez une idée pour agir autrement je pense que beaucoup de gens seront preneurs.
Laurent Gaido

16 mai 2008

Quelques menues remarques de Denis

Quelques remarques sur la différence entre promesse et engagement dans
les pratiques du maire d'Uzès depuis 25 ans :

- la piscine couverte dont il devrait en exister au moins six (1983,
1989, 1995, 1998, 2001 et 2004) si les promesses du maire avait une
quelconque crédibilité ... et dont il faudra étudier la viabilité
économique en fonction du nombre de communes concernées (CCU actuelle
? élargie ?),

- la salle de spectacle régulièrement promise en 1989, 1995, 1998,
2001, avec en prime le centre chorégraphique en 2001 et 2004, et pour
laquelle rien ne s'est réalisé avec une nouvelle promesse dans le
catalogue 2008 d'une salle multi-fonction ... ce qui pourrait tout
faire et rien ... et plus souvent rien que tout ... et donc la
nécessité de savoir empêcher de dépenser de l'argent pour rien en
poussant pour avoir une vraie salle de spectacle adaptée aux réalités
d'Uzès et de l'Uzège,

- des salles pour les associations promises en 1989, 2001 et 2004 et
de nouveau dans le catalogue 2008 ... avec la nécessité de ne pas
attendre 2014 pour relancer le sujet et gagner des locaux où il faudra
savoir s'investir,

- des liaisons inter-quartier promises en 1985, 1995, 1998 et de
nouveau dans le catalogue 2008 ... pour lesquelles il faudra savoir
faire avancer nos idées puisque le maire semble surtout avoir des
promesses,

- des voix de circulation cyclables et piétonnières promises en 2001
et qui attendent encore d'être mises en œuvre avec une nouvelle
promesse en 2008 .... mais pour lesquelles il faudra savoir également
faire avancer nos idées sans attendre la réalisation hypothétique des
promesses, et dont le Repu se faisait l'écho à travers son article sur la difficulté d'etre piéton à Uzés,

- un mini centre de congrès dans l'ancien évêché promis en 1989 et
1995 et de nouveau dans son catalogue de 2008,

- un réaménagement du musée déjà promis en 1989....

à suivre

15 mai 2008

Quelques réflexions sur les chiffres..

Certes la liste du maire sortant a obtenu 2223 voix, soit 53,46 % des
exprimés et se retrouve avec 23 élus (c'est à dire près de 80 % des
élus) en ne représentant que 35 % des inscrits soit à peine plus du
tiers des citoyens et citoyennes d'Uzés

S'il continue à fonctionner avec la même appropriation des moyens de
communication et les mêmes méthodes de gestion municipale dans
laquelle les droits de l'opposition sont grandement nié (accès réel à
l'information municipale, co-gestion des dossiers avec ouverture à des
débats publics contradictoires), ce gros tiers de soutien obtenu à
partir d'un catalogue de promesses dont certaine ont déjà été émises
depuis 25 ans et jamais tenues serait plus efficace dans la
construction de projets en laissant pour compte:
- les 30% des inscrits des oppositions (avec seulement 20 % des élus),
- les 34,19 % (plus que la liste du maire) qui n'ont pas joué leur
rôle de citoyen et qui ont pourtant certainement beaucoup à dire.
Toutes les analyses montrent que ce sont ceux que la société agresse
le plus qui ont tendance à se retrouver en grand nombre parmi les
abstentionnistes.

Si rien ,n'est développé pour que les deux autres tiers de la
population soient associés à la préparation des décisions municipales
et paramunipales (CCU, Pays en particulier) c'est une manière de
bloquer la citoyenneté en la laissant enfermés mécaniquement dans un
système spécieux favorisant la bipolarisation.
Ce qui ne peut que provoquer un recul démocratique fort et un rejet du système parlementaire, il ne faut pas oublier que la bête n'est jamais morte mais toujours en sommeil....

14 mai 2008

COMMUNIQUE DES CHEMINOTS

Voici un communiqué émanant du collectif cheminots, denoncant une réorganisation des régles de travail à la SNCF, ou les agents pourront conduire des trains de nuit plus de sept heures de rang, et ce plusieurs fois d'affilée.Il est certain que cela est la partie la plus visible de l'iceberg, mais les autres mesures sont du meme accabit,et que ceux qui ont votés pour Nabot Léon le Petit se rassurent, leur tour viendra, si ce n'est deja fait... nous en reparlerons trés bientot!
Cher public,

Si les agents de la SNCF s’adressent aujourd’hui à vous, c’est parce que la SNCF, qui vous appartient encore, est au service de la collectivité pour le transport ferroviaire des personnes et des marchandises.

Actuellement, la direction de la SNCF veut imposer la mise en place d’une nouvelle règlementation du travail pour tous ses agents. Ces propositions sont irrationnelles et de nature à remettre en cause la sécurité des circulations de trains de marchandises, et par conséquence, de tous les autres trains de voyageurs et de la population se situant proche des voies ferrées. Notre direction Fret n’a pas souhaité impliquer la médecine du travail dans l’élaboration de ce projet. Craindrait-elle un refus des médecins de cautionner cette nouvelle règlementation ?

Nous tenons à vous alerter sur les conditions de sécurité dans lesquelles circuleraient alors les trains sur le réseau ferré français.

Les conducteurs de trains n'étant que de simples humains, cette nouvelle règlementation du travail entrainerait inévitablement un bouleversement de leurs rythmes biologiques. La fatigue prenant inévitablement le dessus, le risque de fautes humaines serait multiplié, et les accidents graves (qui nous sont pour l'instant largement épargnés) pourraient devenir plus fréquents.

Pour ce qui est des agents sédentaires, leur rôle dans la sécurité des circulations est tout aussi central. La fatigue accumulée peut avoir de très graves conséquences : des essais de freins mal effectués, des erreurs d’aiguillages envoyant un train sur un autre, ou encore un déraillement, des accidents de personnes etc…

Aujourd'hui, vous prenez le train sans inquiétude. La SNCF est, à ce jour, un exemple Européen, sur les conditions de circulation de ses trains en toute sécurité. Mais attention, cet équilibre est précaire, et les décisions unilatérales de notre direction ne correspondent à aucune des règles élémentaires de sécurité. Par contre, elles nous préparent un chemin de fer dérèglementé, avec les conséquences que l’on connaît en Grande-Bretagne.

Le but de cette lettre d’information n'est pas de vous faire comprendre que les cheminots vont encore se mettre en grève, mais au contraire qu’ils mettent tout en œuvre pour éviter un nouveau mouvement social. La grève étant le dernier recours, dès maintenant, faisons tout pour l’éviter.

Vu la détermination de notre direction, toutes les négociations échouent. Un large mouvement extra-cheminot doit se développer pour exprimer aux politiques et à notre Direction, que si cette nouvelle réglementation était mise en place, vous ne vous sentiriez plus en sécurité sur les voies ferrées Françaises.

Nous avons besoin de votre soutien pour nous aider à maintenir sur le réseau français un haut niveau de sécurité, avant qu’il ne soit trop tard. Agissons, ensemble, avec détermination.


LE COLLECTIF CHEMINOT.
(Cheminots tous services).

CCU

Monsieur le maire a une conception particuliére de l'intéret des uzétiens
En effet avant sa défaite à la présidence de la CCU celui ci était pret à céder gratuitement des terrains à cette derniére, or n'ayant pas été réelu, il explique que ces terrains , dans le but de préserver, quel louable souci!!, les intérets financiers des uzétiens, seront maintenat vendus!! à la CCU!!!
Comprenne qui pourra?
A moins que cela ne soit qu'une réaction passagére de dépit devant la défaite?

13 mai 2008

OGM BIS

article du journal Libération

"Le docteur en droit public et nouveau maire socialiste de Millau, Guy Durand, entend faucher les OGM jusque sur sa commune. Il n’y a déjà plus de pesticides dans les serres municipales. Les cantines des écoles servent des repas bio. La ville est le siège de l’interprofession du fromage de Roquefort qui a proscrit les OGM dans le lait de brebis.

Arrêté. Et c’est à partir du démontage du McDonald’s de Millau par José Bové en 1999 que s’est développée l’opposition aux organismes génétiquement modifiés. Guy Durand met en délibération au 23 mai un arrêté qui en interdit la culture dans son ressort. «Les bases constitutionnelles de cet arrêté sont solides», estime-t-il. Le président du Conseil général du Gers a échoué, lui, dans sa tentative d’organiser un référendum sur le thème. «Parce qu’un président de Conseil général n’a pas de pouvoir de police sur son département, développe l’élu. C’est le préfet qui le détient. Un maire a ce pouvoir sur sa commune.» Le Conseil d’État a déjà jugé que la santé publique faisait partie de l’ordre public auquel les maires ont le devoir de veiller, par leurs pouvoirs de police justement. Guy Durand juge dès lors qu’il lui revient de protéger ses administrés des «risques que les OGM pourraient faire peser sur eux». Au nom du principe de précaution, précise-t-il. Ce principe figure en préambule de la Constitution depuis que Jacques Chirac y a fait intégrer la charte de l’environnement en 2005.

«Lorsque la réalisation d’un dommage […] pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent […] à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage» , indique l’article 5 de cette charte.

Ordre public. Ce qui vaut pour l’environnement, fait valoir Guy Durand, ne peut que s’appliquer à la santé et à l’ordre public. La boucle juridique serait ainsi bouclée. Ce professeur de droit ne doute pas que son arrêté sera attaqué. Il ne doute pas non plus qu’il saura le défendre : «Et ce fera une belle jurisprudence»."

Et que fait notre maire, pour des cantines scolaires de qualité avec une nourriture saine et non formatée, pour arreter l'emploi des pestcides dans le desherbage, pour arreter les camions et aider ces pauvres piétons, il a bien obtenu la legion d'honneur pour son action en faveur de l'environnment?

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