04.02.2008

L'Auberge du mas de Daumet, un sacré caractère cévenol

5439a7af83601b7d492cdc902878833a.jpgL'auberge est perchée au sommet d'une colline, sur la route qui relie Sumène à Saint-Martial. Nous sommes ici au coeur de l'immense massif cévenol, aux formes variées et multiples. L'Auberge du mas de Daumet est plantée là, sur la gauche de la petite route, sur un terre-plein volé à la sinuosité de la montagne. C'est ici, au milieu des collines escarpées, que Nadine et Yves Martorana ont choisi d'aménager une ancienne bergerie en une auberge campagnarde et montagnarde. Entourée de cultures d'oignons, la bâtisse offre une vue imprenable sur le Rieutord, un petit cours d'eau qui termine sa course aux portes de Ganges.

3fde4f58aff6aa465ec61c46de272999.jpgDes recettes sorties de vieux livres de cuisine. Yves (en cuisine) et Nadine (en salle) forment un couple qui a choisi de donner ses lettres de noblesse au terroir et à ses dérivés culinaires. On imagine leurs petits plats mijotant dans de vieilles marmites au-dessus du feu de cheminée. Mais le rêve s'arrête là et la gazinière remplace la cheminée. Qu'on se rassure, les spécialités sont bien là, sorties de vieux livres de cuisine. Le coustillou dresse la liste des décors de l'assiette. Il s'agit en fait d'une recette à base de travers de porc cuisiné au vin blanc, avec des oignons, de l'ail et des tomates fraîches. La carbonade de boeuf, quant à elle, est préparée au vin rouge et s'accompagne d'un gratin d'artichauts et de pommes au four.

Du poulet au pélardon et à la graisse d'oie. Le reste, c'est du classique. A l'image de la tarte aux oignons, de la tarte aux champignons, du magret de canard à la sauce au poivre, du lapin aux pruneaux, du gigot braisé, de l'émincé de poulet à la moutarde ancienne, des cuisses de canard confites, du veau aux olives ou encore du poulet cévenol (qui est cuisiné à base de graisse d'oie, de pélardon et d'oignons). Enfin, selon l'inspiration de son chef, l'auberge nous propose ses plats du jour... dans le même esprit.

 
Karim MAOUDJ
Photos Cwiosna CABANE

Auberge du mas de Daumet, village, Saint-Martial. 04 67 81 35 98. Ouvert les vendredis et samedis ainsi que les dimanches midis. Menus 12 € et 17 €.

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12.11.2007

L'Auberge cévenole fête le gibier d'automne à Valleraugue

6e701f434bbdf8d5ce47ce2659a9d7ba.jpgC'est une vieille bâtisse, posée au bord de la route, en montant vers le mont Aigoual. Depuis une bonne quinzaine d'années, Monique et Gérard Crueize ont transformé cette ancienne magnanerie en une traditionnelle Auberge cévenole. L'atmosphère qui s'en dégage rappelle un peu ces grands chalets de montagne, tapissés de pierres apparentes, que réchauffe un généreux feu de cheminée. Et pour peu que la pluie et le brouillard s'en mêlent, on a, à l'arrivée, une table douillette, ambassadrice du plaisir de la bonne chère. Les jours de beau soleil, en revanche, il est agréable de prendre place dans la salle dotée d'une grande baie vitrée, qui surplombe ce qui n'est encore qu'une petite rivière baptisée L'Hérault. La vue y est magnifique, faisant du repas un moment d'autant plus savoureux.
 
a41e42dc035494a47c2e6de144b86f22.jpgSauté de chevreuil aux marrons. Bien sûr, à l'Auberge cévenole, les amateurs de cèpes, de girolles, de bolets, de tripoux, de charcuterie, de pieds de cochon, de confit de canard ou encore d'aligot seront comblés. Mais le restaurant se distingue aussi grâce aux recettes maison de Monique Crueize (aux fourneaux) qui jongle avec les gibiers de saison. A l'affiche, les deux stars du moment : le sauté de chevreuil aux marrons et la daube de sanglier. Dans quelques semaines, au début du mois de décembre, la chef ajoutera à la carte le perdreau préparé en cocotte, avec de l'ail et du genièvre.

Hampe de boeuf aux cèpes. Les saisons défilent et l'Auberge cévenole reste fidèle aux recettes de tradition qui ont fait son succès et attiré les gastronomes sensibles aux saveurs du terroir local. Ces derniers peuvent aussi délaisser le fameux gibier pour goûter à un excellent tournedos Rossini ou encore une hampe de boeuf aux cèpes. Avant, pourquoi pas, le plaisir d'une balade dans la forêt toute proche, pour y respirer l'air frais des Cévennes.

Karim MAOUDJ
Photos : Cwiosna CABANE

Auberge cévenole, La Pénarié, route de l'Aigoual, Valleraugue (Gard). 04 67 82 25 17. Fermé lundi soir et mardi. Formule midi 12 €. Menus 16 €, 22 € et 27 €.

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28.09.2007

A Vergèze, les goûteuses viandes a la plancha de Côté Patio


medium_ML36-_Page_1_Image_0002.jpgLa cuisine maison de Guy. Voilà une table familiale au coeur de Vergèze. Dans la rue du Temple, Anne-Lyse et Guy Ferrandis ont créé en une année, une table selon leurs voeux, chaleureuse, appétissante et bien sûr agrémentée d'un petit patio –abrité de canisses en été– très prisé. Dans la jolie salle claire aux murs en pierres apparentes, on remarque dès l'entrée, derrière le comptoir, le superbe four à bois, l'outil de travail de Guy. Né dans une famille de maraîcher, Guy cultive un amour particulier pour ses racines espagnoles. Ainsi il vous préparera à la demande une paella digne de ce nom.

medium_ML36-_Page_1_Image_0001.jpgPizzaïolo. Pourtant en créant Côté Patio, il s'est quasiment mis à la pizza du jour au lendemain. Avec quelques atouts bien sûr. La passion de cuisiner, simple et goûteux, en ajoutant ses propres ingrédients. Outre une petite formule déjeuner, le chef propose à l'ardoise de copieuses salades-repas, des pizzas, à la pâte légère et croustillantes et des viandes a la plancha, magret entier et entrecôte. Côté pizzas cuites au feu de bois, on retrouve les classiques comme la margherita, mais aussi les inédites comme la pizza biquette (5 fromages et miel) ou la Phénoménale, un calzone (chausson) cuit avec un faux-filet de boeuf et accompagné d'une sauce. Gros succès.

Le magret du chef. Mais c'est avec son magret entier que Guy Ferrandis régale ses convives. Il est poêlé, ail, poivre et sel ou bien nature accompagné d'une véritable sauce, roquefort ou poivre. Enfin, le magret du chef, spécialité maison, est servi avec une inédite sauce au miel, où vous trouverez en sus, fleur d'oranger, cointreau et une base de vin rosé du vignoble local de la Voie d'Héraklès... Sans oublier le verre de muscat en prime. Et voilà le bonheur presque dans l'assiette, servi par Anne-Lyse, dans le patio fleuri. Anne-Lyse qui vous comblera au dessert avec sa mousse au chocolat, sa tarte au kiwi ou son trio gourmand.

Christophe BIDJARANO
Photos Florent GARDIN

Restaurant Côté Patio, 52 rue du Temple, Vergèze. 04.66.53.36.62. Fermé le mercredi. Formule midi 11,90€. Spécialités à la carte 9€ à 18€.

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26.04.2007

Les saveurs d'antan à l'Auberge de Tourres, à Pompignan

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Une cuisine de terroir et de marché. En venant de Montpellier et après avoir traversé Saint-Mathieu- de-Tréviers, la route grimpe vers le plateau inhospitalier mais superbe de la montagne du Causse. La route départementale 17 serpente, après avoir quitté Valflaunès, en direction de Pompignan. Au bout de ce plateau, avant de découvrir la partie gardoise, la crête de Taillade nous offre un magnifique point de vue sur toute la vallée en contrebas, un paysage au premier plan duquel se trouve le discret et charmant village de Pompignan. On suit durant quelques kilomètres la direction de Saint-Hippolyte-du-Fort puis on quitte la route un moment pour bifurquer, à droite, vers le hameau de Tourres. C'est ici, au coeur de ce petit pâté de maisons faites de grosses pierres grises, que l'on peut enfin découvrir notre Auberge de Tourres.

medium_auberge_2.jpgDans l'ancienne bergerie familiale. La route jusqu'à l'auberge peut ressembler à une expédition à l'heure du déjeuner. Mais c'est une bien agréable balade, surtout en cette période printannière le long d'un trajet qui offre de superbes paysages et points de vue. Quant à l'auberge, elle nous invite à un joli plongeon dans la cuisine traditionnelle de terroir, la cuisine d'antan, avec quelques touches personnelles signées par Carole Fallet. C'est elle qui a eu l'excellente idée de créer cette tablée, en 2000, dans l'ancienne bergerie familiale.

Cabri avec sa purée au pélardon. La cuisine de Carole Fallet est préparée à partir des produits trouvés sur le marché de Saint-Hippolyte-du-Fort. Selon les jours et les sauisons, elle vous proposera des caillettes aux herbes ou du poulet aux écrevisses, du cabri avec sa purée au pélardon ou une terrine de lapin, de l'agneau aux fruits secs ou un soufflé glacé à la châtaigne ou des fraises au thym et au vin, tandis que des accents méditerranéens se dégagent de courgettes farcies à la farce maigre. Et si tout cela vous plaît, Carole se fera même un plaisir de vous donner la recette.

Karim MAOUDJ
Photos: Christophe FORTIN

Auberge de Tourres, hameau de Tourres, Pompignan. 04.66.77.76.57. Tous les jours, sauf mercredi. L'été, tous les soirs. Menu 18€. La réservation est obligatoire.

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17.04.2007

Remontez le temps à Pézenas à la table des Marronniers

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Du bouchon lyonnais au bar à tapas. C'est un lieu qui rappelle une autre époque. Une autre cuisine, celle de la bonne gastronomie française avec ses saveurs. A Pézenas, le restaurant Les Marronniers nous fait remonter le temps. Mais pas seulement. On remonte aussi la Vallée du Rhône, pour caresser ce que la cuisine lyonnaise a de plus typique dans ses bistrots. On descend aussi. Vers les Pyrénées, en suivant l'autoroute A9, vers cette Espagne qui a donné tant de clichés à nos bars à tapas méridionaux. En créant Les Marronniers, en juin 2000, Daniel Vaudon a tout simplement voulu jouer aux épicuriens. Jusqu'au bout des ongles. Et si la cave à cigares, qui trône dans l'une des deux salles à manger, est vide, c'est pour mieux la remplir l'été venu, lorsque le client amateur de bons havanes pourra se délecter de leurs volutes à l'extérieur, sur la terrasse. Sous de hauts... marronniers.

medium_marrons_2.jpgL'ancienne demeure de Jean Bène. L'endroit donne tout son cachet au restaurant. La maison, qui a été bâtie vers la fin des années 1880, est l'ancienne demeure de Jean Bène qui fut député-maire de Pézenas et président du conseil général. Plantée sur la grande route principale qui traverse Pézenas, la demeure dévoile discrètement toute sa majesté. Le repas devient alors un moment de voyage dans le temps. Vers une autre époque. Aux Marronniers, le midi, on fait place nette à la cuisine traditionnelle : tête de veau ravigote, poêlon de ris de veau et rognons, pieds de porc ravigote, tripes, ou encore les petits carrés d'agneau de lait.

Entre tapas et plancha. Le soir, on change d'ambiance. C'est l'Espagne avec sa célèbre plancha. Une vingtaine de tapas ornent l'ardoise : soubressade grillée et son oeuf, brochettes de coeurs de canard, les couteaux persillés et les piquillos farcis. Sans oublier les viandes et poissons à la plancha. Ni les vins "coups de coeur" des vignerons du coin. Quand on vous le dit: épicurien, ce Daniel!

Karim MAOUDJ
Photos: Cwiosna CABANE

Les Marronniers, 6 avenue de Verdun, Pézenas. 04.67.90.13.80. Fermé tous les dimanches et les lundis. Ticket moyen 25€.

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13.04.2007

L'Amourier épice les Cévennes à Saint-Hippolyte-du-Fort

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Une cuisine régionale inventive. Sur la route des Cévennes, le restaurant L'Amourier (mûrier en occitan) possède un cachet rustique et charmant dans une ancienne bergerie réaménagée. Le grand jardin et le panorama sur la nature séduisent tout autant. Une maison à l'image de Jean et Nicole Mathis, les sympathiques propriétaires des lieux, venus à la restauration par goût du bien manger et du bien boire... D'ailleurs, Jean ne se prive jamais de visiter les vignerons pour enrichir sa cave à vins.

medium_amourier_2.jpgUn chef nature. Une aventure gourmande et joyeuse qu'ils assument depuis sept ans avec la complicité de leur chef Jean-Marie Vicecomte. Discret, ce passionné de nature, pêcheur à ses heures, n'hésite pas à partir à la cueillette des champignons ou à dégoter quelques truffes qui parfumeront ses recettes... On vient à L'Amourier pour goûter une vraie cuisine gastronomique et régionale qui met en valeur les produits du terroir. Et on n'est nullement déçu. La carte ainsi que quatre menus pour toutes les bourses permettent d'apprécier des plats subtils. C'est le foie gras maison mi-cuit au torchon préparé selon l'humeur et les saisons. Aujourd'hui, il s'accompagne carrément de truffe fraîche du matin, figue rôtie, balsamique et mangue... Il est aussi excellent en escalopine, poêlé et servi avec un verre de Sainte-Croix- du-Mont.

Avec du poivre de Java. Jean-Marie aime parfumer ses plats d'herbes et épices parfois inédites... C'est le cas de la pièce de gigot d'agneau rôti et piqué de poivre long de Java. Un délice... Le filet de lotte s'accorde, lui, au piment d'Espelette avec ses lentilles du Puy à la fleur de romarin. L'Amourier nous propose également quelques classiques revisités : une tête de veau à l'ancienne sauce ravigote ou un gratin de morue dessalée en Parmentier... Enfin, parmi les multiples gourmandises sucrées et maison, le flan aux marrons des Cévennes et coulis de caramel reste irrésistible.

Christophe BIDJARANO
Photos: Florent GARDIN

L'Amourier, route de Monoblet, Saint- Hippolyte-du-Fort (Gard). 04.66.77.26.19. Fermé dimanche soir et lundi. Menus à 18€, 29€, 37€ et 42€. Carte.

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16.02.2007

Le Griffou mixe créativité et terroir à Saint-Laurent-d'Aigouze

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Une table séduisante dans le Gard. Voilà une table étonnante en Petite Camargue gardoise. À Saint-Laurent-d'Aigouze, le Griffou, vu de la rue, est un agréable restaurant posé face aux arènes légendaires. Mais Christine et Dominique Faure ont apporté leur touche inédite. On aime d'emblée l'esprit familial du Sud, avec la complicité active de leur fils Julien. Il a apporté ses idées sur la décoration et... la cuisine. Idées parfois inspirées par ses séjours barcelonais.

medium_griffou2.jpgLe regard des "Marilyn" de Warhol. On est immédiatement séduit par le décor en rose et noir tendance et les luminaires contemporains, alors que les "Marilyn Monroe" de Warhol nous font un clin d'oeil en passant à table. Et Dominique, toujours à l'aise, décline auprès de ses convives l'ardoise du jour. À quelques pas, l'échange est permanent entre Christine et Julien. La mère et le fils composent un duo pour imaginer une cuisine du marché créative et délicate, mâtinée de douceurs exotiques. Christine est une cuisinière autodidacte, d'une rigueur absolue, mais aussi d'une grande discrétion. Elle mitonne en solo dans sa cuisine, puis elle orchestre et met en scène ses assiettes en compagnie de Julien.

Foie gras et Saint-Jacques. On peut alors choisir une formule du déjeuner, toujours goûteuse, ou s'offrir le très appétissant menu-carte du Griffou. Un éclair au foie gras poêlé, compotée de coings, poire pochée et sa réduction de vin rouge et cannelle ou bien une tempura de grosses crevettes avec sa salade de topinambours aux baies roses et noisettes... La suite, avec de petits tournedos de Saint-Jacques au jambon Serrano, une écrasée de pommes de terre "fourchette" et coulis citronné. Et encore une picatta de filet de veau au gingembre, parmesan et poivre vert et son gratin de polenta à la fleur de thym... Au dessert, raviolis d'ananas à la mousseline de coco et coulis de mangue. Quelque chose de Barcelone à Saint-Laurent-d'Aigouze...

Christophe BIDJARANO
Photos: Florent GARDIN

Le Griffou, place de la République, Saint-Laurent-d'Aigouze. 04.66.88.17. 99. Ouvert à midi du lundi au samedi, le soir du jeudi au dimanche. Formule midi 13€. Menu-carte 29€.

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02.02.2007

Le Grillardin, dans le centre de Montpellier, une vieille table remise au goût du jour

medium_grilladin.jpgC'est l'une des adresses les plus anciennes de Montpellier. Situé sur une charmante place du coeur de ville, Le Grillardin a gagné, pendant de nombreuses années, sa notoriété grâce à ses spécialités de grillades. Aujourd'hui, le restaurant est à l'image de la place, en pleine renaissance. Repris en octobre 2005 par Mickaël et Rozenn, assistés d'Odette, le lieu propose désormais une toute autre cuisine. Une cuisine traditionnelle, faite d'inspiration, de modernité et de beaucoup de sincérité. Chaque plat est conçu à partir de produits de saison et de marché. C'est le cas ainsi de la dorade et son gratin de patate douce au Muster, de la palette de pieds de cochon, désossés et farcis de légumes et de chair à saucisse, du dos de cabillaud cuit au chorizo avec une fine purée de pommes de terre maison. C'est une sorte de cuisine de métissage des spécialités hexagonales.
Photo: Christophe FORTIN 

Le Grillardin, 3 place Chapelle-neuve, Montpellier (Ecusson). 04.67.66.24.33. Menus 15€, 18€ et 25€. Fermé le mardi et le samedi midi.

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A Sauteyrargues, Le Brice célèbre les produits de notre région

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La cuisine, une histoire de famille. Niché sous quelques arbres, qui le protègent à la belle saison, le restaurant Le Brice se voit à peine, le long de cette route départementale 17 qui relie Saint- Mathieu-de-Tréviers à Quissac. Au milieu de la vaste plaine qui s'étend généreusement au pied du pic Saint-Loup, Le Brice ressemble à ces haltes de bord de route, dans lesquelles les voyageurs s'octroient une pause pour se restaurer et se détendre. Le restaurant tenu par Fabrice (le fils) et Domi (le père) Lerose, garde un peu de cette image jaunie. En version contemporaine, bien sûr. Ancien du secteur du bâtiment, le père a opéré une étonnante reconversion, en s'appuyant sur la formation, mais aussi sur la passion de son fils pour la cuisine. Le résultat, c'est une carte où les produits du terroir tiennent une place majeure.

medium_brice_2.jpgDes produits fournis par les petits artisans. Tout, ou presque, tourne autour de ces productions de petits artisans de la bouche. Le miel, qui parfume la salade au chèvre et lardons, provient ainsi d'un producteur voisin, Aux délices de Maya. Les escargots, que l'on sert ici farcis au beurre persillé ou en brochettes panées et rôties au four, sont livrés par un autre producteur de la région, installé à Boisseron. Le feuilleté aux oignons est préparé à partir des productions cévenoles toutes proches. Le reste est largement inspiré de la cuisine traditionnelle. De terroir, bien sûr.

Entre auberge campagnarde et restaurant. Le reste de la carte oscille entre l'auberge campagnarde et le restaurant de bonne tenue. Parmi les choix possibles: la cassolette d'écrevisses décortiquées, sautées à l'arôme de truffe, l'oeuf au nid à la Cantalou, l'omelette roulée, l'éventail de magret de canard entier sauce roquefort, la truite au beurre persillé ou encore les filets de rougets sauce pistou. C'est une adresse qui est idéale pour le midi (avec ses formules peu chères) tout autant que pour le repas familial dominical. 

Karim MAOUDJ
Photos: Cwiosna CABANE

Le Brice, RD 17, Sauteyrargues (entre Saint-Mathieu-de-Tréviers et Quissac). 04.67.55.30.73. Fermé dimanche soir et lundi. Formules 8€ et 11€. Menus 15€, 20€ et 22€.

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22.01.2007

Poissons et viandes cohabitent à La Forge de Bédarieux

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Mangez dans un cadre du XVIIe sicèle. De forge, il en est bien question dans ce restaurant, l’un des plus courus de Bédarieux. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’on l’a, un jour, baptisé ainsi. L’ancienne forge trône, en effet, au milieu de la salle. C’est un imposant outil, qui servit jadis à façonner armes et rambardes. Imposant comme la salle qui sert aujourd’hui de salle à manger. Un lieu marqué incontestablement par l’histoire et dont les origines remonteraient au XVII siècle. Le restaurant La Forge tire son identité de ces longs murs formés de pierres apparentes qui lui donnent un cachet ancien. C’est le genre de vieille auberge populaire dont il ne manquerait plus que le tavernier et les fûts de vin ou de bière.

medium_La_Forge_b.2.jpgUne cuisine traditionnelle de terroir. En fait, le tavernier (si l’on ose dire), c’est Yannick Dugas- Bourreau, qui, avec sa femme Frédérique, veille aux destinées de l’établissement depuis l’an 2000. Le jeune chef assure, dans ces hauts cantons de l’Hérault, une cuisine traditionnelle de terroir en s’appuyant aussi bien sur des produits de la terre que sur ceux de la mer. Dans ce dernier cas, le plat phare, c’est la marmite du pêcheur, consistant en un panaché de poissons présenté dans une sauce blanche, le tout mis en croûte au four. On peut également citer la tarte fine de rougets à la tapenade. Un plat qui rentre progressivement dans les grands classiques du moment.

Gibier, carbonade de sanglier. Côté terre, la proximité d’une nature généreuse et des hautes étendues du massif du Caroux font du gibier un produit incontournable. C’est le cas du sanglier préparé ici en sauce et présenté sous la forme d’une "carbonade de sanglier". Quant à la volaille, Yannick Dugas- Bourreau la propose en gigolette, farcie avec de la viande et des cèpes. À La Forge, on appréciera aussi, au retour de la belle saison, de déjeuner et dîner à l’extérieur, dans la cour.

Karim MAOUDJ
Photos: Christophe FORTIN

La Forge, 22 avenue de l’Abbé-Tarroux, Bédarieux.04.67.95.13.13. Fermé dimanche soir, lundi et mercredi soir. Formules midis 15€ et 19€. Menus 25€ et 35€.

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