03.07.2007

Les Palmiers, le charme d'une oasis au coeur de Pézenas

medium_a1.5.jpgSaveurs du sud dans un lieu inattendu. Il y a longtemps, très longtemps, il y avait là une vieille maison dont on devine encore le charme baroque. Une maison comme il y en a tant dans le vieux Pézenas, aux contours historiques et solennels. On devine même, à travers quelques traces encore visibles sur les épais murs de pierres, les vestiges de cette époque ancienne. Aujourd'hui, la vieille maison n'existe plus. A la place, une sorte de "dent creuse" dans l'alignement hésitant des maisons du vieux Pézenas. Un espace libre et aéré dans lequel Éric Brun et Guy Saudo ont aménagé, de manière inattendue, il y a une douzaine d'années, un restaurant au cachet bien particulier. Les Palmiers

(c'est son nom) doit son appellation à ces quelques verts palmiers qui se dressent au beau milieu de la cour. Une cour qui sert de salle de restaurant, sobrement protégée par une grande tenture blanche, seul obstacle avec le ciel bleu (le midi) ou étoilé (le soir).

medium_332_low.jpgSur l'agréable mezzanine. Les Palmiers fait partie de ces adresses qui incarnent une ville, un village, une région. Par leur côté inattendu et, finalement, sympathiquement original. On choisit sa table dans la cour, à l'étage, ou encore sur la mezzanine qui a été construite en même temps que l'aménagement du restaurant. Mezzanine que l'on conseille en priorité, surtout en soirée pour son atmosphère agréable. Le mobilier? Beaucoup de matière formica, qui donne un côté brocante. Une fois installé, place à une cuisine résolument méditerranéenne.

Pintade piquée au bois de réglisse. On commence par le gaspacho andalou sur salpicon avec son crumble de basilic ou un pressé d'aubergines au pistou de chèvre. On poursuit avec un béquet d'agneau, une pintade piquée au bois de réglisse avec son jus au pain d'épices ou un kebab de crevettes au sirop de tomates. Enfin, on termine par un croustillant au citron et pamplemousse confit. Un charme fou.

Karim MAOUDJ
Photos: Cwiosna CABANE

Les Palmiers, 10 bis rue Mercière, Pézenas (centre-ville). 04 67 09 42 56. Ouvert du lundi au samedi, midi et soir. Formule midi 15€. Ticket moyen environ 30€.

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17.04.2007

Remontez le temps à Pézenas à la table des Marronniers

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Du bouchon lyonnais au bar à tapas. C'est un lieu qui rappelle une autre époque. Une autre cuisine, celle de la bonne gastronomie française avec ses saveurs. A Pézenas, le restaurant Les Marronniers nous fait remonter le temps. Mais pas seulement. On remonte aussi la Vallée du Rhône, pour caresser ce que la cuisine lyonnaise a de plus typique dans ses bistrots. On descend aussi. Vers les Pyrénées, en suivant l'autoroute A9, vers cette Espagne qui a donné tant de clichés à nos bars à tapas méridionaux. En créant Les Marronniers, en juin 2000, Daniel Vaudon a tout simplement voulu jouer aux épicuriens. Jusqu'au bout des ongles. Et si la cave à cigares, qui trône dans l'une des deux salles à manger, est vide, c'est pour mieux la remplir l'été venu, lorsque le client amateur de bons havanes pourra se délecter de leurs volutes à l'extérieur, sur la terrasse. Sous de hauts... marronniers.

medium_marrons_2.jpgL'ancienne demeure de Jean Bène. L'endroit donne tout son cachet au restaurant. La maison, qui a été bâtie vers la fin des années 1880, est l'ancienne demeure de Jean Bène qui fut député-maire de Pézenas et président du conseil général. Plantée sur la grande route principale qui traverse Pézenas, la demeure dévoile discrètement toute sa majesté. Le repas devient alors un moment de voyage dans le temps. Vers une autre époque. Aux Marronniers, le midi, on fait place nette à la cuisine traditionnelle : tête de veau ravigote, poêlon de ris de veau et rognons, pieds de porc ravigote, tripes, ou encore les petits carrés d'agneau de lait.

Entre tapas et plancha. Le soir, on change d'ambiance. C'est l'Espagne avec sa célèbre plancha. Une vingtaine de tapas ornent l'ardoise : soubressade grillée et son oeuf, brochettes de coeurs de canard, les couteaux persillés et les piquillos farcis. Sans oublier les viandes et poissons à la plancha. Ni les vins "coups de coeur" des vignerons du coin. Quand on vous le dit: épicurien, ce Daniel!

Karim MAOUDJ
Photos: Cwiosna CABANE

Les Marronniers, 6 avenue de Verdun, Pézenas. 04.67.90.13.80. Fermé tous les dimanches et les lundis. Ticket moyen 25€.

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10.11.2006

L'Entre-Pots, une table branchée et savoureuse à Pézenas

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Un tandem de choc et un lieu tendance. Deux noms et deux origines différentes. L'Entre-Pots, le nouveau restaurant branché de Pézenas, cultive les diversités. A l'origine de cette création : Lionel Albano, fils de Nicolas Albano (La Tamarissière, au Cap- d'Agde), qui a fait ses preuves avec Numéro Vin et Le Yacht Club, toujours au Cap, et Paul Courtaux, ancien chef du restaurant La Chaldette, en Lozère, étoilé Michelin. Entre le premier, sétois, et le second, montpelliérain, une complicité au service de la bonne table. Car L'Entre-Pots en est une. Sans hésitation aucune. Et quand la décoration, très tendance, est signée de l'architecte d'intérieur sétois Guy Falco, qui a notamment déjà habillé Les bains à Montpellier, cela donne un bien agréable moment à table.

Des demi-portions. On retrouve la dualité entre les deux cultures des deux associés jusque dans la carte. Une valse à deux temps entre les saveurs méditerranéennes et celles du terroir, celles de la montagne lozérienne. L'ensemble est medium_L_Entre-Pots_b.jpgrelevé grâce à l'inspiration du chef, qui garde son cap, une cuisine préparée avec les produits du moment. On se laisse guider par ses envies du jour. Selon son appétit aussi. Et là, chose extrêmement rare, à L'Entre- Pots, on peut, si on le souhaite, opter pour des demi-portions de plats. L'avantage : on peut soit manger en fonction de son appétit, soit en profiter pour "picorer" dans la carte des entrées ou celle des plats.

Filet de sanglier et tatin de coing. Les tentations ne manquent pas. Entre le calzone de poulpes à la manière des tielles, la ballottine de lapin aux pistaches et son chutney, la déclinaison autour du thon, les encornets sautés à l'ail, le boeuf des hauts plateaux et son aligot maison, le filet de sanglier et sa tatin de coing, le rognon de veau rôti dans sa graisse avec ses carottes, le dilemme peut se révéler cruel. C'est créatif tout en restant sobre. C'est savoureux. C'est bon.

Karim MAOUDJ
Photos: Christophe FORTIN

L'Entre-Pots, 8 avenue Louis-Montagne, Pézenas. 04.67.90.00.00. Ouvert du lundi au samedi, midi et soir. Formule midi 25€. Ticket moyen 30€, 16€ en demi-portion.

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