26.07.2007

A Montpellier, un cadre poétique berce la Réserve Rimbaud

medium_A1.jpgAvec une vue superbe sur le Lez. Si les générations passent, le charme de La Réserve Rimbaud demeure intact. Le charme, surtout, de sa large terrasse qui surplombe le Lez et qui dessine, autour de ce haut lieu de l'histoire montpelliéraine, une atmosphère et un romantisme d'une autre époque. Ici, tout a traversé le temps sans être dénaturé: ce sentiment d'être coupé de la vie de la cité, ces hauts peupliers et autres platanes qui balisent implacablement le cours d'eau, ces canards qui vaquent, sous vos pieds, à leurs occupations aquatiques, sans se soucier de ces gens qui, là-haut, savourent sans retenue leur plaisir. C'est cette palette de sensations et de saveurs qu'entretient toujours La Réserve Rimbaud.

medium_a2.6.jpgCroquettes de volaille truffées. Comme d'autres tables anciennes, le restaurant a cependant évolué. Il s'est mis à l'heure du présent sous la houlette de Charles Fontès, jeune chef ayant fait ses gammes au Carré des Feuillants, à Paris, et qui a connu la vieille époque en culottes courtes. Le mérite de ce fils de Montpellier, c'est d'avoir respecté "La Réserve". Le coup de jeune qu'il a insufflé, tant en salle qu'en cuisine, a su préserver l'essentiel : l'âme des lieux et la superbe vue plongeante sur le Lez. En cuisine, le respect plane comme un fantôme sur les fourneaux. En témoigne sa volonté de rendre hommage à ses prédécesseurs en maintenant à la carte les fameuses croquettes de volaille du Lez truffées.

Au son des crapauds et des grenouilles. En soirée, devant la bouillabaisse concoctée maison et servie en deux temps (d'abord les coquillages et les Saint-Jacques puis les poissons de roche ensuite), l'atmosphère semble encore plus irréelle. Sous le ciel étoilé, au son des crapauds et des grenouilles, devant les noix de Saint-Jacques rôties avec des artichauts et pois gourmands cuisinés au beurre de noisette, la Réserve Rimbaud n'est qu'un poème!

Karim MAOUDJ
Photos: Cwiosna CABANE

La Réserve Rimbaud, 820 avenue Saint-Maur, Montpellier (Les Aubes). 04.67.72.52.53. Fermé samedi midi, dimanche soir et lundi. Formule midi à 27€. Menu à 45€.

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01.06.2007

A Montpellier, Villa Dicondra lance un concept de table d'hôtes

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Une maison habitée par deux esthètes. Le long de l'avenue d'Assas, à Montpellier, c'est une jolie maison comme on en trouve plusieurs. Sauf qu'une pelouse fleurie pousse ici sur le toit du garage et que le visiteur en prend plein la vue quand il en franchit la porte: Villa Dicondra, qui hérite son nom du gazon californien qui court dans le jardin, est l'oeuvre imaginée par Philippe et Stefano. Propriété de la grande famille Méric dans les années 30, la villa conserve son charme d'époque mais elle a subi un lifting mêlant l'ancien au moderne alors que les esthètes Philippe et Stefano y ont installé leurs belles collections d'antiquités et d'art contemporain.

medium_02.jpgFait maison du cocktail au dessert. Deux ans de travaux et voilà le résultat, tout neuf: trois chambres d'hôtes dont une sublime suite sous les toits (250€ la nuit) pour tenter de dormir avec des oeuvres de Vasarely, César et Topolino sous les yeux. Néophytes en hôtellerie, Philippe et Stefano accueillent aussi, depuis quelques jours, des invités en table d'hôtes, une formule de charme qui permet de déjeuner ou de dîner en toute intimité dans le salon, la véranda ou le jardin terminé par une petite piscine. Un seul impératif: réserver 24 heures à l'avance et indiquer ses préférences à Stefano qui fait des miracles en cuisine. Tout est fait maison, du cocktail Bellini au dessert, l'attention étant portée sur la qualité des produits ramenés d'Italie: huile d'olive d'Albenga («La meilleure du monde»), jambon du Piémont («Le meilleur du monde») ou truffes d'Albe (jusqu'à 18000€ le kg). On l'aura compris, Stefano est Italien.

Risotto au jus de rôti et tiramisu. Mais il est aussi possible de ne pas s'y ruiner en profitant d'une carte à géométrie variable et à la demande. En entrée, citons les laitues farcies aux herbes et le risotto au jus de rôti ; en plat, l'escalope milanaise avec son riz au safran ou le poulpe Marianne qui cuit durant 24 heures. Sans se priver en dessert du fameux tiramisu qui n'est pas la moindre des merveilles de cette villa hors normes.
Eric DELHAYE
Photos: Christophe FORTIN

Villa Dicondra, 67 avenue d'Assas, Montpellier (Arceaux). 04.67.84.06.64. Tous les jours, midi et soir sur réservation 24 heures à l'avance. Ticket moyen 40€. Pas de carte bancaire.

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30.05.2007

An Kaz La : des Antilles à Antigone

medium_ank.jpgEn plein coeur du quartier Antigone, une table de cuisine antillaise, créée récemment par Perrine et Yannick. An Kaz La propose diverses spécialités, des Antilles principalement, mais aussi des DOM. Outre les accras de morue et le boudin créole, on peut y déguster du gratin de christophine, du gratin de banane plantin, du touffé de requin, du colombo de poulet, ou encore, en dessert, du blanc-manger de coco (un flan à base de coco). On peut également choisir des plats du jour comme par exemple un velouté de crustacés ou un ragoût de porc.

An Kaz La, 139 place de Thessalie, Montpellier (Antigone). 04.67.50.92.53.  Formules 8,90€ et 10,30€. Menus 13€, 18€ et 25€. Ouvert tous les jours, midi et soir.

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29.05.2007

Un nouveau chef est aux fourneaux d'Anis et Canisse à Montpellier

medium_anis.jpgJérôme Chaptal a repris à l'automne dernier Anis et Canisse, la table bien connue de l'avenue de Toulouse. Depuis sa création, il y a une dizaine d'années, Anis et Canisse avait assis sa notoriété avec une cuisine d'inspiration catalane. Tout en gardant un peu de cet esprit, Jérôme Chaptal y a associé, par petites touches, des saveurs venues de l'Aubrac. C'est ainsi qu'aux côtés des fameuses tartines de l'ancienne version, on trouve un gatis à la recuite de brebis, petit pain de campagne avec du petit lait de brebis, des oignons confits, des amandes grillées et du pesto. On y trouve également des petits légumes provençaux farcis, du jarret d'agneau rôti aux épices (anis étoilé, cannelle), du mignon de porc de l'Aveyron, de la côte de boeuf de l'Aubrac et toujours, pour accompagner les plats, notamment la dorade, de la tapenade sur la purée.
 
Anis et Canisse, 47 avenue de Toulouse, Montpellier. 04.67.42.54.48. Formule assiette du midi 12€. Ticket moyen 25€ à 30€. Fermé samedi midi, dimanche et lundi.
 
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11.05.2007

La Maison Blanche offre un coin de campagne à Montpellier

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Les saveurs simples d'un lieu renommé. C'est un superbe et discret parc, agrémenté d'une non moins superbe bâtisse datant de la fin du XIXe siècle. Le restaurant La Maison Blanche tient de son cadre inattendu son caractère unique à Montpellier. Sur les bords de la très fréquentée avenue de la Pompignane, le restaurant façonne, en effet, depuis de multiples années, une image singulière, un peu à part. Blotti dans son écrin de verdure, au milieu d'une zone urbanisée, le lieu est protégé du monde extérieur par quelques marronniers en fleurs, cyprès, tilleuls et autres rosiers. La terrasse, qui domine le parc, devient un véritable havre de paix et de tranquillité pour peu que l'on prenne le temps d'un déjeuner ou d'un dîner. Et, comme on peut l'imaginer, le tableau prend une tout autre saveur en ce doux printemps.

Une cuisine résolument traditionnelle. C'est Olivier Ferry qui a repris, depuis la rentrée dernière, les rênes du restaurant, à la suite de la famille Casalta, les "historiques" de cette table à la renommée certaine. La cuisine reste fidèle au lieu, elle est résolument traditionnelle. Du classique qui sort des vieilles marmites de grand-mère pour arpenter les sentiers d'aujourd'hui, sans pour autant tomber dans la fioriture et medium_maison_2.jpgl'excès. Filet de boeuf en croûte de chorizo. La carte est sobre, les saveurs aussi. C'est ainsi qu'en entrée, elle propose un camembert simplement rôti, des cuissots de grenouille en persillade, ou encore du foie gras poêlé au calvados. Le registre classique se poursuit avec par exemple le loup farci aux branches de fenouil dans un jus de badiane, le dos de cabillaud rôti, le suprême de pintade mariné aux épices, les banderilles de magret de canard et leur jus de sangria, ou encore le filet de boeuf en croûte de chorizo et la souris d'agneau à l'ail confit. Sans surprise, mais toujours avec soin, cette cuisine-là joue les passe-partout dans la sobriété. Une valeur sûre de la simplicité.

 Karim MAOUDJ
Photos: Vincent DAMOURETTE

La Maison Blanche, 1796 avenue de la Pompignane, Montpellier. 04.99.58.20.70. Fermé le samedi midi et le dimanche. Formule midi 15€. Menu 26€.

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05.04.2007

A Montpellier, la cuisine prend de la hauteur au Séquoïa

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Une assiette colorée, riche en saveurs. La cuisine est souvent une histoire de défis. Celui de Yann Rio, le jeune chef du restaurant Le Séquoïa, à Montpellier, en est un. Assurément. Lorsqu'il décide, en 2001, de se lancer dans l'aventure en solo, il ne fait pas le choix le plus facile. Après être passé devant plusieurs fourneaux de renom, comme au Pré Catelan, à l'hôtel Crillon et à l'Apicius, ce Parisien choisit de s'installer à Montpellier, la tête pleine d'ambitions et le projet bien arrêté: «Faire le pari d'offrir aux clients quelque chose de différent.» Il arrive sur le chantier de ce qui est censé être un port : Port Marianne. Il est le premier à investir ce quartier en devenir. Yann Rio décolle au bout de quelques semaines. Le Sequoïa affiche clairement son parti pris: une cuisine gastronomique façonnée à l'image même du chef, donc très personnelle.

medium_sequoia_2.jpgUn restaurant au cachet inimitable. Le Séquoïa, c'est d'abord un cadre. Résolument moderne, teinté de touches ethniques. Yann Rio y est allé, là encore, de ses goûts et ses envies en la matière. Un vaste espace, composé de plusieurs sous- espaces pour la restauration. Avec sa femme Barbara, il imprime au lieu un cachet inimitable. Face au bassin Jacques- Coeur et à son jet-d'eau, le repas flotte vers d'autres cieux, vers le dépaysement. D'autant que l'assiette, elle, joue beaucoup sur la légèreté. «J'aime proposer une cuisine équilibrée, en jouant sur les couleurs, les saveurs et l'instinct», explique le chef.

Une cuisine créative. L'instinct allié à la créativité. Comme avec la tortellone de Saint-Jacques rôtis au bouillon d'herbes; comme avec le filet de veau tendre de Kerguelen avec sa tartine aux champignons et ses chips carotte; comme avec la toastine et émincé de boeuf fin mi-cru aux arômes thaï; ou encore avec la dorade royale en filets farcis saveur en vapeur et les blinis d'épeautres. Le Sequoïa est aujourd'hui devenu une adresse incontournable. 

Karim MAOUDJ
Photos: Christophe FORTIN

Le Séquoïa, 148 rue de Galata, Port Marianne, Montpellier. 04.67.65.07.07. Fermé le mercredi, le samedi midi et le dimanche. Formules midi 19€ et 24€. Menu 39€.

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27.02.2007

Luna y Sol transporte les papilles de Montpellier au Mexique

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Amateurs de cuisine mexicaine, préparez vos papilles. Voilà une table qui ne manque pas de piments. Le restaurant Luna y Sol, lancé il y a huit ans à Montpellier, est loin de ces "Canada Dry" de la cuisine mexicaine à la sauce tex mex qui affichent de manière un peu osée leur exotisme latin. Luna y Sol est authentiquement mexicain. C'est signé et certifié Dora Luz Silva qui joue ici les ambassadrices d'une tradition gastronomique particulièrement riche. Même si tout tourne autour de quelques ingrédients majeurs : la tortilla de blé ou de maïs, le riz, la purée de haricots rouges, le poulet, le boeuf et l'avocat. La force de la cuisine mexicaine réside dans la subtilité des associations et dans la puissance des piments rouges et verts qui en constituent l'estampille.

medium_luna_Page_1_Image_0001.jpgUne cuisine authentique et naïve. La carte du Luna y Sol sonne tant l'exotisme latino qu'elle est, à elle seule, une passerelle vers le voyage. Et quand le savoir-faire de Dora Luz s'exprime, c'est carrément le transport... Ce qui donne à sa cuisine tout son charme, c'est son authenticité. Une authenticité un brin naïve, tant est qu'on puisse appliquer ce terme à l'univers de la table.

Le populaire et familial mole poblano. On peut commencer le repas par une quesadilla, cette tortilla de blé au fromage fondu, par des nopalitos en escabèche, feuilles de cactus avec ses tortillas chips, par une bonne soupe de frijoles (haricots rouges) ou de caldo tlalpeno (consommé de poulet aux piments et maïs). On poursuivra par le très populaire mole poblano, véritable institution familiale du dimanche qui prend la forme d'un poulet à la sauce cacao, agrémenté de piments, épices, riz, purée de haricots et tortillas. Plus classiques pour notre palais, les enchiladas, tortillas de maïs farcies au fromage, au boeuf ou au poulet. À découvrir également, parmi tant d'autres plats, le chile relleno, un poivron mexicain farci au poulet, au fromage ou au boeuf.

Karim MAOUDJ
Photos: Christophe FORTIN

Luna y Sol, 4 rue Frédéric-Mireur, Montpellier. Tram: Mas Drevon. 04.67.27.60.25. Fermé samedi midi, dimanche et lundi. Formule midi 9,50€. Menu 14,50€.

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23.02.2007

À Montpellier, la cuisine du Shiva importe les goûts de l’Inde

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Toute la diversité du Pendjab. C'est un petit coin du Pendjab, avec tout ce que l'Inde (ou du moins cette région-là) peut offrir de couleurs, de saveurs et d'étincelles. Le restaurant Le Shiva à Montpellier, l'un des plus anciens du quartier Antigone, joue sur cette délicieuse excentricité indienne, un rien rococo et doucereuse. Lorsque Ulla Inayat quitte Le Kashmir, première table indienne ouverte dans le coeur de ville en 1987, pour lancer, dix ans plus tard, son propre restaurant, il veut avant tout en faire un lieu dépaysant. Alors il ne lésine pas sur la décoration, balançant couleurs vives, bois sculptés et odeurs d'épices à tout va. C'est ainsi qu'il conçoit la cuisine de sa région natale, généreuse et forcément au centre d'une belle mise en scène.

medium_shiva_Page_1_Image_0001.jpgLes délicieux nans, des pains cuits au four. De la richesse et de la générosité, il y en beaucoup dans la carte du Shiva. Logique au regard de la cuisine indienne en général, du Pendjab en particulier, la plus couramment proposée en Europe. Le choix peut donc se révéler difficile, tant pour le profane que pour le connaisseur qui souhaite s'ouvrir à d'autres spécialités. Commençons donc par l'incontournable, les délicieux nans, ces pains cuits au four (enterré à un mètre sous terre !). Le plus savoureux est celui au fromage. Mais on peut en choisir aux légumes, à l'ail ou tout simplement nature.

Les spécialités de thalies. Pour se faire une idée de la diversité de la cuisine indienne, on peut ensuite opter pour les thalies, ces plats qui ressemblent à des plateaux- repas, et dans lesquels on déguste des entrées (samousas, beignets) et des plats (riz basmati, viandes ou crevettes, lentilles, yaourt, etc.). Il est également possible de conjuguer accompagnements et birianis, ces riz mijotés avec des viandes (poulet, agneau), des fruits de mer (crevettes) ou tout bonnement des légumes. Ce choix compose largement un repas à lui tout seul, tant il est copieux.

 

Karim MAOUDJ
Photos: Christophe FORTIN

Le Shiva, 7 place du Millénaire, Montpellier (Antigone). 04.67.20.00.49. Ouvert tous les jours, midi et soir. Formules midi 9€ et 14€. Menus 21€, 29€ et 50€.

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30.01.2007

A Montpellier, Prouhèze Saveurs propose un retour au terroir

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Une cuisine légère et maîtrisée. N'y allons pas par quatre chemins : à Montpellier, le restaurant Prouhèze Saveurs propose aujourd'hui l'un des meilleurs rapports qualité-prix des tables de la ville. Si ce n'est le meilleur. Depuis deux ans, Guy Prouhèze, étoilé Michelin à Aumont-Aubrac, en Lozère, entre 1982 et 1998, puis entre 2000 et 2004, a choisi d'en finir avec une cuisine élaborée sous la pression des guides de référence de la gastronomie française. Avec son fils Pierre-Olivier, cinquième d'une longue lignée familiale de chefs démarrée en 1891, et successeur désigné, Guy Prouhèze s'engage dans un registre de légèreté maîtrisée, tout en restant fidèle à ses origines lozériennes : le terroir. C'est ainsi, avec une nouvelle façon de concevoir le métier de chef, que Guy et Pierre-Olivier Prouhèze entendent se faire plaisir et faire plaisir.

Une atmosphère cosy. Ce sentiment de légèreté jaillit dès l'entrée du restaurant. On pénètre dans une première salle medium_Proueze_b.jpgaux allures de bistrot, où le vin, la grande passion du chef, est omniprésent. Puis on arrive dans l'autre salle, à l'univers totalement différent. La décoration colorée, cosy et un rien british construit une atmosphère terriblement chaleureuse. Il ne reste plus alors qu'à s'évader dans une carte dont les plats, aux noms familiers, révèlent dans l'assiette un autre univers. Celui du terroir gastronomique à la portée de tous.

La montagne dans l'assiette. Pied de cochon farci, rognon de veau cuit au sautoir à la graine de moutarde, tripoux du Gévaudan, dos de lieu noir aux cèpes de Lozère, risotto lié au parmesan avec ses queues d'écrevisses au bouillon de citronnelle, velouté de potimarron et ses ravioles de cèpes, omelette aux truffes de Bourgogne, ou encore un poêlon de ris d'agneau aux cèpes : rarement on a vu, à Montpellier, la montagne s'installer avec autant de talent dans nos assiettes. Nous sommes loin des effets de mode. Vive le passé !

Karim MAOUDJ
Photos: Cwiosna CABANE

Prouhèze Saveurs, 728 avenue de la Pompignane, Montpellier. 04.67.79.43.34. Ouvert le midi du lundi au vendredi; le soir du jeudi au samedi. Menus à partir de 30€.

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12.01.2007

A Montpellier : tour des table des meilleurs bars à vin de la ville

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La mode est aux bars à vins. Montpellier a ainsi vu fleurir, ces dernières années, une belle ribambelle d’adresses spécialisées. Et aux côtés des lieux historiques, sont venus s’inscrire nombre de comptoirs, tendance ou plus intimistes. Voici, pour les amateurs confirmés comme pour les convertis, le circuit des bars à vins.

medium_bar_a_vin_b.jpgL’ancien Jogging reste incontournable. Il y a l’incontournable destination, dans le quartier nord des facultés: Trinque Fougasse, nouveau nom de l’ancien Jogging. Le cadre rénové, plus en rapport avec l’esprit "bar à vins" voulu par Dominique Boudet, offre l’intimité nécessaire à une dégustation sereine. On quitte maintenant le quartier Nord pour celui des Beaux-arts. Là, autour de la place éponyme, les adresses sont toujours très animées. Il y a le "branché bohème" Art Café; juste en face, plus discret, Le Chant des Âmes. Une nouvelle adresse dans ce même quartier: le Chat… Pitre.

Le choix est large dans l’Ecusson. Mais c’est évidemment dans l’Écusson que les adresses sont les plus nombreuses. La plupart proposent un accompagnement de tapas plus ou moins élaborées. L’adresse la plus courue (sans doute la plus branchée aussi) est Le Times, à Saint-Roch. Non loin, juste derrière, on peut s’arrêter au Comptoir, une valeur sûre. A quelques encablures, devant l’église Saint- Roch, le récent Mi Barrio est sympathique et agréable. En marchant un peu vers la Babote, on découvre le dernier des bars à vins, In Vino Veritas. Côté Jean-Jaurès et préfecture, on trouve le Bistrot de l’Aiguillerie et Le Symposia, charmant à souhait. On remonte vers l’église Sainte-Anne pour découvrir le Take Five, couleur théâtre. Derrière le musée, on finit au Bar du Musée. Ouf!

Karim MAOUDJ
Photos: Christophe FORTIN

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