08.02.2008
À Lodève, la cuisine créative de Soleil Bleu illumine le repas
On y entre comme dans son propre salon. Il y a de jolis bibelots. Beaucoup. Un poêle pour réchauffer l'atmosphère des froides journées d'hiver ; de larges et profonds fauteuils qui invitent à faire une pause ; quelques tables et chaises dépareillées aussi... Ce cadre accueillant, en plein Lodève, est celui de Soleil Bleu. Depuis plus de six ans, cette adresse se distingue au coeur de la cité. Le lieu dénote et séduit par son originalité et par sa convivialité. Car Soleil Bleu est tout à la fois : un restaurant, un salon de thé et une boutique d'artisanat contemporain. Le tout est emmené par une association qui insuffle une forte personnalité à cet endroit singulier, sans doute l'un des plus sympathiques des bords de la Lergue, qui traverse la ville.
Côté gastronomie, au fil du temps, Sylvane Samain et Pierre Villiot ont réussi à donner une véritable identité à leur cuisine en voguant, selon les jours et selon l'inspiration, entre des plats traditionnels personnalisés et des mets plus exotiques avec une prédilection pour les saveurs subtilement épicées de l'Inde. Ne cherchez pas la carte où choisir votre repas : il n'y en a pas ! Rituellement, c'est un simple tableau qui, apposé chaque midi à l'entrée, indique quelles sont les réjouissances du jour : deux plats et deux desserts sont au choix. Oubliez les entrées.
Parmi les plats que Sylvane et Pierre ont l'habitude de proposer, on peut citer un curry du Bengale au poisson, une tatin d'endives braisées aux petits lardons, la blanquette, le pot-au-feu, la daube, le poulet au romarin et à la moutarde ancienne ou encore des tacos mexicains maison. Côté desserts : l'incontournable fondant au chocolat (excellent !) partage l'affiche avec des tartes aux fruits de saison. Toute la créativité du chef repose sur la fraîcheur des produits trouvés, ici et là, sur les étals des commerçants de la rue. A découvrir !
Photos : Cwiosna CABANE
Soleil Bleu, 39 Grand-rue, Lodève. 04 67 88 09 86. Ouvert du mardi au samedi, seulement le midi. Formules à 11,80 € et 16 €..
Cliquez ici pour localiser le restaurant.
Donnez votre avis sur cette table en cliquant ci-dessous sur "Commentaires".15:54 Publié dans Lodève | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Atypique
04.02.2008
L'Auberge du mas de Daumet, un sacré caractère cévenol
L'auberge est perchée au sommet d'une colline, sur la route qui relie Sumène à Saint-Martial. Nous sommes ici au coeur de l'immense massif cévenol, aux formes variées et multiples. L'Auberge du mas de Daumet est plantée là, sur la gauche de la petite route, sur un terre-plein volé à la sinuosité de la montagne. C'est ici, au milieu des collines escarpées, que Nadine et Yves Martorana ont choisi d'aménager une ancienne bergerie en une auberge campagnarde et montagnarde. Entourée de cultures d'oignons, la bâtisse offre une vue imprenable sur le Rieutord, un petit cours d'eau qui termine sa course aux portes de Ganges.
Des recettes sorties de vieux livres de cuisine. Yves (en cuisine) et Nadine (en salle) forment un couple qui a choisi de donner ses lettres de noblesse au terroir et à ses dérivés culinaires. On imagine leurs petits plats mijotant dans de vieilles marmites au-dessus du feu de cheminée. Mais le rêve s'arrête là et la gazinière remplace la cheminée. Qu'on se rassure, les spécialités sont bien là, sorties de vieux livres de cuisine. Le coustillou dresse la liste des décors de l'assiette. Il s'agit en fait d'une recette à base de travers de porc cuisiné au vin blanc, avec des oignons, de l'ail et des tomates fraîches. La carbonade de boeuf, quant à elle, est préparée au vin rouge et s'accompagne d'un gratin d'artichauts et de pommes au four.
Du poulet au pélardon et à la graisse d'oie. Le reste, c'est du classique. A l'image de la tarte aux oignons, de la tarte aux champignons, du magret de canard à la sauce au poivre, du lapin aux pruneaux, du gigot braisé, de l'émincé de poulet à la moutarde ancienne, des cuisses de canard confites, du veau aux olives ou encore du poulet cévenol (qui est cuisiné à base de graisse d'oie, de pélardon et d'oignons). Enfin, selon l'inspiration de son chef, l'auberge nous propose ses plats du jour... dans le même esprit.
Photos Cwiosna CABANE
Auberge du mas de Daumet, village, Saint-Martial. 04 67 81 35 98. Ouvert les vendredis et samedis ainsi que les dimanches midis. Menus 12 € et 17 €.
Cliquez ici pour localiser le restaurant.
15:21 Publié dans Saint Martial | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Terroir
23.11.2007
La Salicorne offre sa palette de saveurs
L'invitation au voyage culinaire et le mariage heureux des saveurs d'ici et d'ailleurs, c'est au coeur d'Aigues- Mortes que vous les trouverez. C'est une adresse cosy dans un écrin minéral et boisé, imaginée par Jean-Claude et Lydie Achard. Leur restaurant La Salicorne est adossé à l'église Notre-Dame-des- Sablons. Mais le divin, sans péché d'orgueil, se trouve ici dans l'assiette.Le goût de l'artisanat. Jean-Claude, passionné impénitent, fana de voyages, possède la gouaille des gens heureux et le savoir-faire de l'artisan. Un savoir-faire qu'il aime transmettre, secondé en cuisine par Lorette. Côté salle, Lydie nous délivre toujours avec élégance et sincérité les surprises gourmandes du chef. Car Jean-Claude ne laisse jamais reposer son imaginaire dans les placards. Rigoureux, voire perfectionniste, il aime le bon et le beau. Sa cuisine respecte cette idée. Avec la mise en bouche (mini- tièles et poivrons marinés), Lydie offre l'apéritif provençal de son Vaucluse natal (vin rosé, alcool de pêche, abricot). Place ensuite à la dégustation. Ici, pas de menus, mais une carte du mois aux mille saveurs.
Un festival gustatif. Pour commencer, on peut choisir les blinis de maïs et coeurs d'artichauts croquants, le croustillant de caviar d'aubergine et sa sucette de parmesan, l'escalope de foie gras aux figues caramélisées et pignons de pin... Côté mer, on savoure avec un égal appétit, la poêlée de Saint-Jacques à la citronnelle, le dos de turbot grillé et beurre de pistache au pistil de safran, la plancha de gambas géantes, crème d'ail à la coriandre. Côté terre, un magret de canard laqué au gingembre et au miel, un mignon d'agneau à l'ail confit au sirop d'érable, ou encore un désossé de pigeonneau en caramel d'épices et noix de cajou. La cave à vins régionale de La Salicorne accompagne parfaitement tous ces mets. Jusqu'aux douceurs. Tentez donc la tulipe d'ananas rôti au vieux rhum et mojito glacé...
Photos Alexis BETHUNE
La Salicorne, 9 rue Alsace-Lorraine, Aigues-Mortes (Gard). 04 66 53 62 67. Ouvert le soir (sauf mardi) et le dimanche midi. Ticket moyen à la carte compris entre 50 € et 60 €.
Cliquez ici pour localiser le restaurant.
18:00 Publié dans Aigues-Mortes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Semi-gastro
16.11.2007
À Montpellier, l'Isadora affole nos papilles avec raffinement
C'est une vieille table de l'Écusson montpelliérain qui retrouve une seconde jeunesse. Aménagé dans une ancienne cave à charbons, le restaurant Isadora a vu le jour il y a longtemps et bâti son image sur une cuisine gastronomique au raffinement certain. Mais l'établissement a subi les affres de l'asphyxie financière, avant de fermer ses portes, voici quelques mois. C'est Franck Lefèvre (ancien du Bec Fin, à côté de l'Hôtel de région) qui vient de lui redonner une nouvelle vie. La discrète adresse, proche de la rue Foch, entame ainsi un nouveau et savoureux chapitre. Bon point : l'Isadora nouvelle version a conservé, outre le nom, une vraie qualité gastronomique. Un jeune chef au parcours singulier. Le nouveau patron s'est attaché les services d'un jeune chef au talent incontestable, Chams-Eddine Souhekal qui possède des origines moyen-orientales, une longue expérience scandinave et un sacré parcours. Une singularité que l'on retrouve dans sa cuisine faite de fraîcheur et de contrastes. Chams sort des sentiers balisés et laisse s'exprimer son talen avec générosité. En entrée, déjà, le gâteau de pommes de terre aux truffes, accompagné d'une crème de châtaignes aux airelles et chanterelles confites, éveille toutes les curiosités. Mais le risotto de homard avec son jus de veau à la citronnelle est aussi particulièrement tentant...
Suprême de pigeon et macaronis au foie gras. La suite du repas se joue entre les noix de Saint- Jacques poêlées au raisin blanc truffé sur son jarret de porc, une variation autour de l'agneau en selle et samousas d'épaule confite avec sa mousseline d'artichauts violets, les langoustines et ravioles de foie gras en nage forestière ou encore le suprême de pigeon avec ses macaronis farcis au foie gras et sauce abats, parfumé au thé à la menthe. Souvent, les associations sont inattendues et réveillent les papilles. En attendant le pavé de chocolat à la rhubarbe.
Photos : Cwiosna CABANE
Isadora, 6 rue du Petit-Scel, Montpellier (Écusson). 04 67 55 66 66. Ouvert du lundi au vendredi, le midi ; du mardi au samedi, le soir. Formule 17 €. Menus 22 € à 53 €.
Cliquez ici pour localiser le restaurant.
Donnez votre avis sur cette table en cliquant ci-dessous sur "Commentaires".19:50 Publié dans Montpellier centre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Semi-gastro
12.11.2007
L'Auberge cévenole fête le gibier d'automne à Valleraugue
C'est une vieille bâtisse, posée au bord de la route, en montant vers le mont Aigoual. Depuis une bonne quinzaine d'années, Monique et Gérard Crueize ont transformé cette ancienne magnanerie en une traditionnelle Auberge cévenole. L'atmosphère qui s'en dégage rappelle un peu ces grands chalets de montagne, tapissés de pierres apparentes, que réchauffe un généreux feu de cheminée. Et pour peu que la pluie et le brouillard s'en mêlent, on a, à l'arrivée, une table douillette, ambassadrice du plaisir de la bonne chère. Les jours de beau soleil, en revanche, il est agréable de prendre place dans la salle dotée d'une grande baie vitrée, qui surplombe ce qui n'est encore qu'une petite rivière baptisée L'Hérault. La vue y est magnifique, faisant du repas un moment d'autant plus savoureux.
Sauté de chevreuil aux marrons. Bien sûr, à l'Auberge cévenole, les amateurs de cèpes, de girolles, de bolets, de tripoux, de charcuterie, de pieds de cochon, de confit de canard ou encore d'aligot seront comblés. Mais le restaurant se distingue aussi grâce aux recettes maison de Monique Crueize (aux fourneaux) qui jongle avec les gibiers de saison. A l'affiche, les deux stars du moment : le sauté de chevreuil aux marrons et la daube de sanglier. Dans quelques semaines, au début du mois de décembre, la chef ajoutera à la carte le perdreau préparé en cocotte, avec de l'ail et du genièvre.Hampe de boeuf aux cèpes. Les saisons défilent et l'Auberge cévenole reste fidèle aux recettes de tradition qui ont fait son succès et attiré les gastronomes sensibles aux saveurs du terroir local. Ces derniers peuvent aussi délaisser le fameux gibier pour goûter à un excellent tournedos Rossini ou encore une hampe de boeuf aux cèpes. Avant, pourquoi pas, le plaisir d'une balade dans la forêt toute proche, pour y respirer l'air frais des Cévennes.
Photos : Cwiosna CABANE
Auberge cévenole, La Pénarié, route de l'Aigoual, Valleraugue (Gard). 04 67 82 25 17. Fermé lundi soir et mardi. Formule midi 12 €. Menus 16 €, 22 € et 27 €.
Cliquez ici pour localiser le restaurant.
Donnez votre avis sur cette table en cliquant ci-dessous sur "Commentaires".18:47 Publié dans Valleraugue | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Terroir