<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?> <feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr"> <title>CRISE ALIMENTAIRE MONDIALE ET RECHERCHE</title> <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/atom.xml"/> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/" /> <subtitle>La recherche contre la faim dans les pays du Sud</subtitle> <updated>2008-06-04T22:35:09+02:00</updated> <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights> <generator uri="http://www.midiblogs.com/" version="5.0">midiblogs.com</generator> <id>http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/</id>  <entry> <author> <name>Yves Savidan</name> <uri>http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/about.html</uri> </author> <title>Crise alimentaire mondiale: la recherche agricole internationale en profite pour demander des sous!</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2008/06/04/crise-alimentaire-mondiale-la-recherche-agricole-internation.html" />  <id>tag:recherche-solidarite-sud.midiblogs.com,2008-06-04:104840</id> <updated>2008-06-04T12:46:43+02:00</updated> <published>2008-06-04T12:46:43+02:00</published>   <category term="Actualités" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />  <category term="Coup de coeur/Coup de griffe" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />  <category term="Sciences et technologie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="crise alimentaire" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="agriculture" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="faim" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="développement" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="aide internationale" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="recherche" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> L’Alliance des Centres Internationaux de Recherche Agricole du GCRAI, qui se...</summary> <content type="html" xml:base="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/"> L’Alliance des Centres Internationaux de Recherche Agricole du GCRAI, qui se présente comme la plus importante organisation dédiée à la recherche agricole internationale, publie aujourd’hui &lt;a href=&quot;http://news.bioversityinternational.org/index.php?itemid=2139 &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;un communiqué de presse sur la crise alimentaire&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; . Le Directeur exécutif de cette Alliance, Emile Frison, note que – en dollars constant – l’investissement des pays riches dans ces recherches a grosso modo diminué de moitié entre 1980 et aujourd’hui. « La nouvelle révolution dans une agriculture durable a été mise au placard » selon lui, à cause de cette diminution des soutiens. Et c’est, d’après lui, l’un des nombreux facteurs qui contribuent à la crise actuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien sûr, la note continue par un appel à un renouveau des investissements : donnez-nous plus d’argent et vous aurez les résultats nécessaires pour la solution du problème. Frison signale toutefois que cela devra se faire non pas en isolement, mais en collaboration avec tous un tas d’acteurs (entendez : y compris les agriculteurs) et un grand nombre de partenaires de recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais pourquoi les investissements ont-ils diminué si le CGRAI est un aussi bon système de recherche ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quel a été l’impact des recherches du GCRAI sur ceux qui, aujourd’hui sont dans une situation critique ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autrement dit, s’il est évident que ce système de recherche a contribué à ce qu’on a appelé la « révolution verte » dans les années 1960-1980 et au développement agricole dans les pays émergents, quelles contributions importantes a-t-il eu sur l’agriculture familiale, sur les plus petits, les plus pauvres, ceux qui souffrent de la crise d’aujourd’hui ? C’est – au minimum – beaucoup moins évident, moins visible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre question perfide : un système qui est depuis 20 ans incapable de réformer sa structure est-il capable de réformer ses recherches ? L’agriculture familiale africaine a besoin d’autre chose que d’une révolution verte à l’indienne. Quelle proportion de ce qui se fait aujourd’hui, dans ces 15 centres internationaux, est pertinente pour l’amélioration des conditions de vie des ruraux les plus défavorisés ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me place dans la peau d’un donateur-investisseur : pourquoi devrais-je choisir de placer mon argent dans ce système plutôt que de le donner, directement, aux gouvernements du Sud pour qu’ils conduisent eux-mêmes les recherches nécessaires, en coopération avec les Cirad, INRA, Cemagref ou IRD de chez nous, et/ou avec d’autres universités en Europe ou en Amérique du Nord ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le communiqué de presse mentionne les recherches sur l’adaptation des plantes à la sécheresse comme un exemple de ce que fait le GCRAI pour aider les agriculteurs du Sud. Pas convainquant. Compte-tenu des investissements et des avancées du secteur privé dans ce domaine de recherche, qui sont sans commune mesure avec ce que fait le GCRAI, ne vaudrait-il pas mieux investir dans la négociation et l’obtention de licences humanitaires pour que les travaux du secteur privé puissent être utilisés librement au Sud ? Beaucoup plus tôt que si on attend les résultats du GCRAI. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’il y ait besoin de réinvestir dans la recherche, aucun doute là-dessus. Mais on a besoin de nouvelles idées, de nouvelles énergies, de nouvelles collaborations. D’une meilleure coordination entre des efforts internationaux qui se chevauchent trop souvent. Peut-on espérer cela d’un vieux système qui cherche à assurer sa pérennité quand sa mission initiale était de former puis de passer le relais ? Quelle est la part d'innovation dans les recherches du GCRAI aujourd'hui? </content> </entry>  <entry> <author> <name>Yves Savidan</name> <uri>http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/about.html</uri> </author> <title>Crise alimentaire mondiale: contradictions</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2008/06/04/crise-alimentaire-mondiale-contradictions.html" />  <id>tag:recherche-solidarite-sud.midiblogs.com,2008-06-04:104816</id> <updated>2008-06-04T10:00:24+02:00</updated> <published>2008-06-04T10:00:24+02:00</published>   <category term="Actualités" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="crise alimentaire" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="agriculture" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="faim" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="développement" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="aide internationale" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Pas facile d'être un homme de gauche président d'un grand pays exportateur...</summary> <content type="html" xml:base="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/"> Pas facile d'être un homme de gauche président d'un grand pays exportateur de produits agricoles. Homme de gauche, le président brésilien Lula da Silva s'affirme solidaire de tous les pauvres du Sud, y compris dans son pays. Mais il est aussi le premier dirigeant d'un pays où l'agribusiness fait la loi. Et cette loi l'oblige à affirmer que le problème de la faim dans le monde est un problème de distribution (entendez: de distribution de NOS productions), PAS UN PROBLEME DE PRODUCTION. Or rien n'est moins vrai.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a un vrai danger à laisser dire que le monde produit assez de nourriture pour nourrir tous ses habitants. C'est en effet un encouragement à ne pas investir dans les agricultures locales, les marchés, les infrastructures et les recherches dont elles ont besoin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'autre danger du discours de Lula, qui est le discours de tous les brésiliens, c'est &quot;regardez ce que nous avons fait et faites comme nous, ça marche&quot;. C'est le même discours qui a conduit à l'échec de la révolution verte en Afrique. Il ne suffit pas de dire, comme Lula, que l'Afrique a des savanes qui ressemblent aux savanes brésiliennes et que donc on pourrait y faire la même révolution que celle qui s'est faite au Brésil depuis les années 1970. L'homme de gauche oublie le facteur social! Il oublie les modes de vie locaux, les habitudes alimentaires, les savoirs locaux, etc. Il oublie que l'agriculture de son pays a colonisé des immensités presque désertes - les cerrados - quand l'agriculture familiale, en Afrique, fait vivre une grande majorité de la population et qu'il est pas question de &quot;moderniser&quot; cette agriculture comme l'a dit Sarkozy au prix d'un exode rural qu'aucun développement urbain, aucun développement économique non agricole ne saurait absorber. Améliorer l'agriculture familiale est possible. La recherche y travaille depuis des décennies. Sans avoir été beaucoup écoutée jusqu'ici par les politiques. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Yves Savidan</name> <uri>http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/about.html</uri> </author> <title>Crise alimentaire : le discours de Sarkozy</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2008/06/03/crise-alimentaire-le-discours-de-sarkozy.html" />  <id>tag:recherche-solidarite-sud.midiblogs.com,2008-06-03:104749</id> <updated>2008-06-03T13:07:32+02:00</updated> <published>2008-06-03T13:07:32+02:00</published>   <category term="Actualités" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="crise alimentaire" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="agriculture" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="faim" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="développement" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="aide internationale" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> 12h55. Silvio Berlusconi remercie le président français pour son annonce du...</summary> <content type="html" xml:base="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/"> 12h55. Silvio Berlusconi remercie le président français pour son annonce du jour : la France va investir un milliard d’euros pour le renforcement des agricultures du Sud.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pas un mauvais discours, celui de Sarkozy aujourd’hui, surtout quand il souligne, en opposition aux discours des présidents brésilien ou argentin, que le problème ce n’est pas de mieux distribuer, c’est de produire là où il faut, c'est-à-dire de développer les agricultures locales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’inquiétude, cependant, quand il ajoute que les pays qui sont en crise aujourd’hui doivent se donner des agricultures modernes. Sans plus de précision. Modernes à la mode de chez nous ? Il ajoute un peu plus tard qu’il faut développer des méthodes nouvelles… A-t-il jamais entendu quelqu’un, autour de lui, parler d’agriculture familiale ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Déception enfin, lorsqu’il demande la création d’un groupe international de scientifiques à la manière du GIECC, le Groupe Intergouvernemental d’Etudes des Changements du Climat, dont plus personne (il oublie le président américain) ne conteste plus l’analyse. Ce nouveau groupe serait chargé d’une analyse permanente de la situation et d’alerter sur les risques de crise. Pourquoi pas un groupe qui travaillerait aussi sur la stratégie de long terme ? </content> </entry>  <entry> <author> <name>Yves Savidan</name> <uri>http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/about.html</uri> </author> <title>Crise alimentaire : le discours de Lula à la FAO</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2008/06/03/crise-alimentaire-le-discours-de-lula-a-la-fao.html" />  <id>tag:recherche-solidarite-sud.midiblogs.com,2008-06-03:104743</id> <updated>2008-06-03T12:12:25+02:00</updated> <published>2008-06-03T12:12:25+02:00</published>   <category term="Actualités" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="crise alimentaire" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="agriculture" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="faim" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="développement" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="aide internationale" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Je viens d’écouter    en direct     le discours de Lula lors du sommet de...</summary> <content type="html" xml:base="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/"> Je viens d’écouter &lt;a href=&quot;http://www.fao.org/webcast/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;en direct  &lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;le discours de Lula lors du sommet de Rome sur la crise alimentaire. Dans sa conclusion, il affirmait que la crise alimentaire n’était pas seulement une crise, mais aussi une opportunité, celle de stimuler les agricultures dans tous les pays du Sud et notamment dans les pays africains.  Mais dans tout ce qui précédait, si j’ai entendu quelques unes des évidences auxquelles nous sommes totalement sourds en France ou aux Etats-Unis (éliminer les subventions agricoles et supprimer les barrières douanières), j’ai surtout senti que l’opportunité était surtout une opportunité pour le Brésil, l’agriculture et l’économie brésiliennes. Lula présente en effet la crise comme une crise de la distribution, discours typique de tous ceux qui ont quelque chose à vendre. La crise, en fait est une crise de la distribution géographique de la productivité. Encore une fois, il faut que les productions augmentent là où les gens ont faim, il faut arrêter avec cette aide qui n’est qu’une distribution des surplus et qui ne fait que pérenniser la dépendance des pays pauvres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Là où je suis d’accord avec Lula, c’est sur la diabolisation des bioénergies comme cause de cette crise alimentaire, et notamment du bioéthanol produit, comme au Brésil, à partir de la canne à sucre. La crise alimentaire mondiale n’a rien à voir avec le bioéthanol brésilien, pas plus qu’il n’a à voir avec la régression de la forêt amazonienne. Par contre, Lula s’est plu à faire remarquer qu’une voiture brésilienne, fonctionnant à l’éthanol, rejette 8,5 fois moins de CO2 dans l’atmosphère que le même modèle à essence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui le Brésil peut produire plus, sans toucher à la forêt tropicale. « Nous pouvons encore mettre en culture des surfaces équivalentes à la France et l’Allemagne réunies » a souligné le président brésilien. Si c’est pour vendre en France, je suis d’accord. Mais ce n’est pas ça qui résoudra durablement le problème des pays africains. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Yves Savidan</name> <uri>http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/about.html</uri> </author> <title>Crise alimentaire : un sommet et une profusion d’inepties</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2008/06/03/crise-alimentaire-un-sommet-et-une-profusion-d-inepties.html" />  <id>tag:recherche-solidarite-sud.midiblogs.com,2008-06-03:104728</id> <updated>2008-06-03T10:38:52+02:00</updated> <published>2008-06-03T10:38:52+02:00</published>   <category term="Actualités" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />  <category term="Coup de coeur/Coup de griffe" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />  <category term="Débat/Forum" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />  <category term="Economie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />  <category term="Sciences et technologie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="crise alimentaire" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="agriculture" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="faim" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="développement" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="aide internationale" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> La crise alimentaire est de nouveau à la une des médias, en raison du sommet...</summary> <content type="html" xml:base="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/"> La crise alimentaire est de nouveau à la une des médias, en raison du sommet de Rome (3-5 juin) où se réunissent une cinquantaine de chefs d’Etat pour parler de l’urgent, du long-terme, et se mettre d’accord, comme toujours à minima, sur ce qu’il conviendrait de faire. Pas de quoi s’exciter beaucoup, les divergences, au départ du sommet, ne devraient pas permettre des avancées très significatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un bel exemple de ces divergences – et inepties - est donné ce jour dans un article du Monde signé par Laetitia Clavreul. Il faut produire plus et vite, en effet, mais à quoi sert de regarder ce que pourraient faire les Etats-Unis, l’Europe de l’est, voire la France ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut produire plus là où les gens ont faim, pas ailleurs. Et surtout pas chez nous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La deuxième ineptie qu’on entend dans tous les discours ou presque, c’est qu’il faut amener les agriculteurs du Sud à produire plus &lt;em&gt;selon nos modèles&lt;/em&gt;. Même si on y met des formes, en parlant de durabilité, la seule chose que les politiques imaginent c’est une intensification de l’agriculture à coup d’engrais (aux prix inabordables pour les agriculteurs du Sud), d’irrigation (quel gouvernement a investi dans l’irrigation depuis 30 ans ?), de semences améliorées (produites où et par qui ?), etc. Une agriculture à la mode de chez nous savez-vous-planter-des-choux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les agricultures du Sud, ce n’est pas le Brésil des savanes (cerrados) et ses fermes de plusieurs milliers d’hectares. C’est d’abord une écrasante majorité de « petits » agriculteurs qui pratiquent une agriculture familiale diversifiée. C’est cette agriculture là qu’il faut aider, sans chercher à la révolutionner, c'est-à-dire sans chercher à la faire muter vers une agriculture « moderne », occidentale, non durable, qui pousserait des millions de personnes sans emploi vers des villes qui n’en peuvent plus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’agriculture familiale peut produire plus, elle peut être « modérément » intensifiée sans augmenter les risques pour des agriculteurs qui ne peuvent se permettre d’en prendre. Si l’agriculture familiale produit seulement une tonne de céréales à l’hectare, on n’a pas, en effet, besoin de la faire passer à produire 4 fois plus pour assurer l’autosuffisance alimentaire des zones concernées. Ce serait d’abord très difficile à faire, compte-tenu de l’état des sols et des autres stress environnementaux, et ce ne serait pas durable. Ce ne serait surtout pas nécessaire parce que personne ne saurait gérer les surplus ainsi créés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De ce qui précède, il faut retenir que les agricultures du Sud peuvent et doivent produire ce dont les gens du Sud ont besoin. Il faut seulement que leurs dirigeants des pays concernés, avec leurs « amis » et partenaires du Nord, investissent là où il faut. Mais je ne vois pas, malheureusement, comment les politiques réunis à Rome pourraient se mettre d’accord sur quelque chose comme cela, compte-tenu des intérêts divergents en présence. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Yves Savidan</name> <uri>http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/about.html</uri> </author> <title>Science et société (2): image et perception</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2008/06/02/science-et-societe-2-image-et-perception.html" />  <id>tag:recherche-solidarite-sud.midiblogs.com,2008-06-02:104609</id> <updated>2008-06-02T14:25:56+02:00</updated> <published>2008-06-02T14:25:56+02:00</published>   <category term="Actualités" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />  <category term="Débat/Forum" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />  <category term="Sciences et technologie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="recherche" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Reste la perception de la société, qui n’est pas fumée sans feu. Le problème...</summary> <content type="html" xml:base="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/"> Reste la perception de la société, qui n’est pas fumée sans feu. Le problème c’est qu’on ne parle que de la fumée et qu’on ignore largement tout le reste. Qu’est-ce que la recherche agronomique ? Qu’est-ce que les biotechnologies ? Si je parle de l’une ou des autres devant des non scientifiques, la question des OGM surgit dans les trois premières minutes de la discussion, alors que ce n’est pas même la face visible d’un iceberg (10%) en terme d’investissements et/ou en terme de voies de recherche prometteuses pour le progrès, en quantité ou qualité, des productions agricoles. Je caricature toujours un peu, mais seulement un peu, et je provoque régulièrement mes auditoires, en affirmant que cette technologie est déjà dépassée et/ou que les OGM de demain auront autant à voir avec ceux qu’on connaît aujourd’hui qu’une fraise des bois a de ressemblance avec un éléphant. Je rappelle aussi qu’aucune technologie n’est nocive en elle-même, seul peut l’être l’usage qu’on en fait. Qui ose encore critiquer aujourd’hui le nucléaire chez nous, au moment où le prix du pétrole bat des records tous les jours et où les alternatives énergétiques en sont encore aux balbutiements (essentiellement faute d’investissements dans la recherche en temps opportun) ? La même technologie a pourtant brûlé vifs les enfants d’Hiroshima.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Posez-vous des questions ! &lt;br /&gt;
	Un maïs OGM peut polliniser le champ d’à côté. Et alors ? Un maïs non OGM fait la même chose. Pourquoi le premier remettrait-il en question le label bio de mon champ de maïs et pas le second qui va apporter tout un tas de caractéristiques – avantages et défauts – que je ne connais pas ? &lt;br /&gt;
	Vous avez des doutes sur la technologie, mais c’est pourtant la même technologie qui produit l’insuline. Connaissez-vous un seul diabétique qui préfèrerait revenir à utiliser de l’insuline de cochon plutôt que l’insuline humaine produite par des OGM?&lt;br /&gt;
	Un maïs OGM qui a reçu un gène de bactérie, est-ce la même chose ou est-ce différent d’un maïs OGM qui reçoit un gène de maïs ? Ou : tous les usages de la technologie OGM sont-ils équivalents ?&lt;br /&gt;
	Dans 99% des cas les problèmes rencontrés par les plantes cultivées peuvent sans doute être résolus par les voies de la sélection conventionnelle, parce qu’il existe par exemple dans la diversité de ces plantes des plantes résistantes au stress qui fait problème. Mais dans quelques cas, il n’y a pas de solution conventionnelle. Les papayes de Hawaï sont devenues en 1992 susceptibles à un virus qui a complètement décimé cette culture sans qu’on trouve de résistance dans les collections. Les chercheurs du secteur public ont développé une papaye de Hawaï OGM en introduisant une séquence inversée du virus qui empêche la synthèse de la protéine virale et la maladie. Américains et canadiens consomment de la papaye OGM depuis 9 ans. Les japonais refusent comme nous les OGM et paient exactement dix fois plus cher pour manger une papaye de qualité gustative très inférieure à la variété de Hawaï. La papaye est la deuxième production agricole de Hawaï après l’ananas et une source de revenu très importante pour les petits agriculteurs. Fallait-il laisser la culture et ces agriculteurs disparaître ? Ou passer à ne plus manger que des papayes de 2ème qualité, avant qu’elles ne soient à leur tour décimées par la maladie ?&lt;br /&gt;
	On produit, conventionnellement, de nouvelles variétés en croisant les variétés existantes par d’autres plantes de la même espèce ou d’espèces voisines qui apportent des caractéristiques complémentaires. Comme dans tout croisement ou hybridation, les enfants ne ressemblent pas aux parents et pour que le produit soit d’une qualité équivalente ou supérieure à celle de la variété de départ de multiples recroisements, de multiples générations seront nécessaires. Le processus est donc très long ; il faut de 10 à 20 ans en fonction de l’espèce (voire plus pour les espèces arboricoles) pour sortir une nouvelle variété sur le marché. La technologie OGM permet d’introduire une nouvelle caractéristique dans une variété existante sans perturber les qualités de celle-ci et d’obtenir, en une seule génération, une nouvelle variété améliorée. Faut-il se priver de cet avantage, qui permet aux sélectionneurs d’être très réactif en réponse, par exemple, à l’émergence d’une nouvelle maladie, ou doit-on laisser les variétés disparaître les unes après les autres ?&lt;br /&gt;
	Il existe des contraintes à l’agriculture que la sélection conventionnelle n’a pas réussi à surmonter de façon satisfaisante. Si la technologie OGM permet aux agriculteurs du Sahel, par exemple, d’avoir des variété qui tolèrent mieux une période de sécheresse que les variétés traditionnelles, tout en ayant conservé les caractéristiques qualitatives de celles-ci, peut-on dire aux chercheurs qu’ils ne doivent pas essayer de produire de tels OGM ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je pourrais continuer la liste de ce genre de questions sur plusieurs pages. Le point important ici est qu’on vous vend du noir ou du blanc quand rien n’est tout noir ou tout blanc. Je n’aime pas plus que vous l’idée d’un monopole de quelques grandes sociétés semencières sur le marché des variétés, qui nous condamne à terme à manger tous la même chose, la même variété de salade, la même variété de pomme de terre (vous savez qu’il en existe plusieurs milliers ?) ou la même variété de haricot. Est-ce que pour autant on doit enterrer une technologie qui a la capacité à trouver des réponses à des questions, des problèmes jusqu’ici sans réponse ? Imaginez qu’on interdise le nucléaire en France demain parce que cela ne plait plus à José Bové ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela ne veut pas dire que tout le monde doit être libre de produire des OGM dans son garage, comme aux Etats-Unis, ni qu’on doit produire des OGM pour tout. Mais quand il n’y a pas d’autre solution possible  – et à minima dans ce cas – pourquoi s’en priver ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maintenant, qui, actuellement parle des OGM de cette manière, avec ce type de discours ? Et quels médias s’en font le relais ? Autrement dit la perception que vous pouvez avoir de la science et des scientifiques dépend de l’image qu’on vous en donne. Et sur cette question, les responsabilités sont largement partagées, par les institutions de recherche, les chercheurs eux-mêmes, et par la presse non spécialisée qui se fait, en priorité, le relais du sensationnel ou de la polémique (contribuant à alimenter cette dernière).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et puis, finalement, pourquoi doit-on encore parler de ces maudits OGM, près d’un quart de siècle après la production de la première plante OGM (1984)? </content> </entry>  <entry> <author> <name>Yves Savidan</name> <uri>http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/about.html</uri> </author> <title>Science et société (1): une perte de confiance non justifiée</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2008/06/01/science-et-societe-1-une-perte-de-confiance-non-justifiee.html" />  <id>tag:recherche-solidarite-sud.midiblogs.com,2008-06-01:104512</id> <updated>2008-06-01T16:52:09+02:00</updated> <published>2008-06-01T16:52:09+02:00</published>   <category term="Actualités" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />  <category term="Débat/Forum" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />  <category term="Sciences et technologie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="recherche" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Il n’y a plus de surprise. A chaque fois que je me trouve invité à parler de...</summary> <content type="html" xml:base="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/"> Il n’y a plus de surprise. A chaque fois que je me trouve invité à parler de recherche devant des non scientifiques, arrive toujours le moment de la question sur les OGM :&lt;br /&gt;
- Pensez-vous que les OGM puissent être une partie de la solution ? &lt;br /&gt;
ou :&lt;br /&gt;
- Et vous, ces OGM, vous en pensez quoi ?&lt;br /&gt;
Etc. L’intéressant, c’est que très régulièrement, si je ne suis pas en présence de convertis inconditionnels, la discussion se termine par des remerciements pour « toutes ces choses dont on n’avait jamais entendu parler » et/ou l’observation « qu’après cette discussion, on se sent plus intelligent », ce qui ne fait que traduire un besoin jusqu’alors non satisfait de pouvoir se faire une opinion personnelle « éclairée ». Les seules choses qu’on entend ou voit à profusion sur les petits écrans sont les opinions et les exactions des extrémistes anti-OGM – beaucoup - et les revendications des industriels semenciers – un tout petit peu. Rien entre les deux ou si peu que cela passe totalement inaperçu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes un pays qui a perdu confiance dans la recherche et ses scientifiques. Bien sûr les opinions varient considérablement selon qu’il s’agit de la recherche médicale, des mathématiques, de l’aéronautique… ou des biotechnologies appliquées à l’agriculture et l’alimentation. Mais globalement, on observe une relation science-société qui est très différente de ce qu’elle est aux Etats-Unis ou dans la majorité des autres grandes puissances scientifiques. La France est au 6ème rang mondial en nombre de chercheurs. On s’enfonce dans bien des classements, mais pas dans celui-là. Nos recherches sont relativement bien financées quoi qu’on dise, et la production scientifique est de bonne qualité, même si la dispersion institutionnelle ne joue pas en faveur de notre classement dans les indices mondiaux comme l’indice de Shanghai, donc de sa visibilité. Bref, la France pourrait être fière de ce qu’elle a et reconnaître plus largement la qualité de sa recherche et de ses chercheurs. Pourtant l’homme de la rue a le plus souvent une piètre opinion du chercheur, hypertrophiant notamment sa responsabilité dans une série d’accidents ou d’incidents divers qui sont le plus souvent totalement hors de son contrôle. Médias, activistes de tous bords contribuent à l’amalgame et la confusion où se mélangent vache folle, transmission du SIDA par transfusion sanguine, nouvelles allergies, mal bouffe et j’en passe beaucoup volontairement la liste étant sans importance. Les scientifiques contribuent à cette confusion par leur silence assourdissant. Tous les mécanismes de surveillance sur la qualité des aliments, la qualité des soins, la qualité des services sont pourtant parvenus à des niveaux jamais atteints auparavant et le résultat le plus spectaculaire est une espérance de vie en croissance constante. Derrière tout cela il y a la recherche, mais on l’oublie pour ne se focaliser que sur les dérapages. Il se passe, au niveau de l’alimentation, ce qui s’est passé auparavant pour la santé. Si un vaccin évite à des millions de personne de contracter une maladie, on trouvera toujours des extrémistes pour focaliser toute leur attention et celle de tous de tous ceux qui veulent bien les écouter, sur le seul individu – ou le tout petit nombre d’individus - qui a fait une réaction négative au vaccin. L’important, et le seul fait important, la seule donnée qui compte, c’est qu’on a sauvé des millions de personnes d’une mort prématurée dans l’exemple du vaccin ou qu’on a donné accès à une alimentation infiniment plus sûre qu’elle ne l’était 50 ans auparavant dans le cas de la recherche agronomique et agro-alimentaire. On ne vit pas plus vieux aujourd’hui par accident. Et pas non plus du seul fait des progrès de la médecine (à suivre).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques données (2005):&lt;br /&gt;
- nombre de chercheurs en France: 226000&lt;br /&gt;
- public ou privé? En France, 50% des chercheurs sont dans le privé et 50% dans le public. Aux Etats-Unis la proportion est 3/4-1/4&lt;br /&gt;
- des femmes: un chercheur français sur quatre est une femme. Ne me demandez pas combien occupent des postes de responsabilité, plus on monte dans les hiérarchies et plus cette part est faible.&lt;br /&gt;
- en nombre absolu de chercheurs la France est 6ème très loin derrière les Etats-Unis, qui comptent 1,4 million de chercheurs, et très loin derrière la Chine qui en compte près d'un million. Un nombre de chercheurs pour 1000 actifs, Finlande et Suède passent devant. La France est toujours 6ème, derrière le Japon, les Etats-Unis et l'Australie </content> </entry>  <entry> <author> <name>Yves Savidan</name> <uri>http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/about.html</uri> </author> <title>CAMPUS Montpellier Université Sud de France</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2008/05/29/campus-montpellier-universite-sud-de-france.html" />  <id>tag:recherche-solidarite-sud.midiblogs.com,2008-05-29:104145</id> <updated>2008-05-29T11:46:31+02:00</updated> <published>2008-05-29T11:46:31+02:00</published>   <category term="Actualités" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="recherche" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Gagné! Ce qui était encore impensable il y a quelques mois, tant les...</summary> <content type="html" xml:base="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/"> Gagné! Ce qui était encore impensable il y a quelques mois, tant les responsables universitaires locaux semblaient peu préparés à s'entendre, c'est réalisé. Plus possible de faire marche arrière aujourd'hui, après l'annonce du gouvernement qui fait de Montpellier Université l'un des six centres universitaires d'excellence français retenus dans la première vague.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se réjouit aussi, dans la communauté &quot;agronomique&quot; (au sens large) du rôle joué dans cette construction par le pôle agro rassemblé autour d'Agropolis International, pôle dont l'excellence internationale a déjà été reconnue par la labellisation de sa Fondation-RTRA (réseau thématique de recherche avancée) début 2007. Un décret daté du 22 mai dernier officialise son nom: elle s'appelle désormais &quot;Agropolis Fondation&quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le défi est maintenant devant nous. Réussir la rénovation de l'université montpelliéraine est un élément de ce futur. Réussir son intégration et l'émergence de grands projets fédérateurs, interdisciplinaires, qui contribueront à augmenter sa visibilité et sa reconnaissance internationale en est un autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Période bien excitante pour les scientifiques de Montpellier et tous ceux qui les soutiennent, notamment à La Région. Quel dommage que notre premier quotidien régional n'ait pas été capable ce matin d'en faire un gros titre en première page! </content> </entry>  <entry> <author> <name>Yves Savidan</name> <uri>http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/about.html</uri> </author> <title>Crise alimentaire mondiale: actions urgentes</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2008/05/21/crise-alimentaire-mondiale-actions-urgentes.html" />  <id>tag:recherche-solidarite-sud.midiblogs.com,2008-05-21:103142</id> <updated>2008-05-21T12:05:54+02:00</updated> <published>2008-05-21T12:05:54+02:00</published>   <category term="Actualités" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="crise alimentaire" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="agriculture" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="faim" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="développement" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="aide internationale" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="recherche" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Face à la crise alimentaire mondiale, qui se concrétise tous les jours un...</summary> <content type="html" xml:base="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/"> Face à la crise alimentaire mondiale, qui se concrétise tous les jours un peu plus, par les nouvelles alarmantes que retransmettent les médias – notamment sur la famine dans la corne de l’Afrique – et par les prix qui grimpent partout y compris chez nous, il y des mesures d’urgence à prendre et des investissements à faire sur le moyen et long terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.	Il faut d’abord apporter des aides d’urgence et une assistance aux gens qui ont faim aujourd’hui. Parce qu’ils ont faim bien sûr d’abord et que la faim est inacceptable. Mais aussi parce qu’ils risquent très rapidement de remettre en cause la légitimité des pouvoirs politiques et d’engendrer plus de désordres, voire de guerres civiles dans des régions qui n’en manquent pas ;&lt;br /&gt;
2.	Il faut éliminer les barrières ou les restrictions aux exportations &lt;br /&gt;
3.	Il faut mettre en place des programmes de production pouvant avoir des impacts importants à court terme dans des zones clés ;&lt;br /&gt;
4.	Il faut changer les politiques existantes sur les bioénergies&lt;br /&gt;
Ensuite dans une deuxième étape qui devrait suivre très vite :&lt;br /&gt;
5.	Il faut calmer les marchés en prenant des mesures qui régulent la spéculation, qui mettent en commun les stocks publics de grains, qui renforcent le financement des importations et facilitent l’aide alimentaire&lt;br /&gt;
6.	Il faut investir dans la protection sociale&lt;br /&gt;
7.	Il faut augmenter les investissements pour une croissance agricole durable ;&lt;br /&gt;
8.	Il faut conclure les négociations du cycle de Doha et de l’organisation mondiale du commerce&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : &lt;a href=&quot;http://www.ifpri.org/PUBS/ib/foodprices.asp&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;note de Von Braun et al. (mai 2008)&lt;/u&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/a&gt; de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) </content> </entry>  <entry> <author> <name>Yves Savidan</name> <uri>http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/about.html</uri> </author> <title>Crise alimentaire : le drame au quotidien</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2008/05/19/crise-alimentaire-le-drame-au-quotidien.html" />  <id>tag:recherche-solidarite-sud.midiblogs.com,2008-05-19:102876</id> <updated>2008-05-19T13:57:14+02:00</updated> <published>2008-05-19T09:05:00+02:00</published>   <category term="Actualités" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="crise alimentaire" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="agriculture" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="faim" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="développement" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="aide internationale" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> (traduit du    Blog de l’Institut international de recherche sur les...</summary> <content type="html" xml:base="http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/"> (traduit du &lt;a href=&quot;http://ifpriblog.org/2008/05/08/going-hungry-more-often-food-prices-and-the-poor.aspx&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Blog de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, l’IFPRI)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Domitila Revilla Romero, 56 ans, vit dans un bidonville à la périphérie de Lima et lave du linge une bonne partie de sa journée pour faire vivre ses trois enfants, son neveu et sa belle-fille, qui tous ont des sources de revenus de plus en plus incertaines et précaires. Mais avec l’augmentation des prix des denrées premières, Madame Revilla ne trouve pas seulement plus difficile de joindre les deux bouts, il lui arrive de ne pas pouvoir du tout mettre de la nourriture sur la table. C’est un drame dont elle témoigne en pleurant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En un seul mois, en mars dernier, le prix de l’huile qu’elle achète pour la cuisson a augmenté de 75%, de l’équivalent de 92 centimes d’euro à un euro 61 centimes, pendant que le prix du riz augmentait de plus de 50%, de 41 à 65 centimes. Pour quelqu’un qui reçoit à peine un euro et 16 centimes pour dix linges lavés et qui dépense déjà une partie disproportionnée de ses revenus dans l’alimentation, ces augmentations de prix signifient seulement qu’elle et les siens se coucheront la faim au ventre de plus en plus souvent. </content> </entry>  </feed>