17 avril 2008
« Capitan, mande firmes »…
… un coup de clairon, « et maintenant, dites avec moi : Viva Espana ! Viva et Rey ! ».
La photo, historique en Espagne, d’une femme de 37 ans, Carme Chacon (veste noire sur casaque blanche rayée de noir façon Zara, le Monoprix chic espagnol de la mode), enceinte de 6 mois dans ses habits neufs de Ministre de la Défense commandant aux soldats de se mettre au garde à vous et de prononcer avec eux le traditionnel « Viva Espana ! Viva El Rey », a fait un tour d’Europe hier.
Mieux, souligne Miguel Gonzalez, journaliste de El Païs, « sa voix n’a pas tremblé quand elle a donné son premier ordre », même si en passant ses troupes en revue dans la cour du Ministère de la défense, « elle a - dit-il encore - à un moment un peu perdu le pas ».
Quand je vous dis que ce n’est pas gagné !
Elpais.com – Vidéo : Chacon pasa revista a los tropas.
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17 octobre 2007
L’article rouge
Bertrand Cantat, sous les coups desquels à péri à l’été 2003 à Vilnius (Lituanie) l’actrice Marie Trintignant, vient d’être autorisé à quitter le Centre de détention où depuis 2004 il purgeait dans notre pays, une peine de 8 ans d’emprisonnement pour ce crime perpétré à main nue.
J’ai choisi de ne pas m’exprimer à ce sujet tant que le juge d’application des peines n’avait pas rendu sa décision ; je ne suis pas de celles qui pensent que la privation de liberté d’un individu puisse racheter aux yeux de la société un assassinat. Car en France, la prison n’a qu’un rôle aujourd’hui, la répression.
Cependant, à y regarder de plus près, la libération à mi-peine et sans condition de Cantat me gène ; quelque part à cette remise en liberté anticipée, pourrait s’ajouter la légèreté de la peine infligée par la justice Lituanienne, pour légitimer en quelque sorte que ma foi, les violences mortelles portées sur une femme si elles ne sont pas autorisées par la loi, ont en quelque sorte quelque chose de confusément ...tolérable.
Ce n’est pas nouveau. Souvenons nous qu’en France, en 1804, le Code civil de Napoléon 1er, a inscrit l’inégalité des sexes dans la loi, -le mari devient « le juge souverain et absolu de l’honneur de la famille » -. Par voie de conséquence, 5 ans plus tard, le Code pénal (1809) consacre le fameux « article rouge » (324 du Code pénal) qui rend excusable le mari meurtrier de son épouse prise en flagrant délit d’adultère au motif que celui-ci est « plus malheureux que coupable ».
La question n’est pas de savoir si oui ou non Bertrand Cantat est malheureux.
Elle celle simplement d’évaluer si nous sommes ou non dans un Etat de droit et de se demander quel traitement aurait été accordé à un simple citoyen dans des circonstances similaires.
Dans une veine identique, je suis profondément interpellée ce soir par l’annonce -sur le site du Nouvel Observateur- du prononcé du divorce du Président de la République et de son épouse Cécilia. Non pas sur le fond, parce que cela ne me regarde pas. Mais sur la forme, par ce jugement express qui a dû, -si c’est vrai- pour exister aussi rapidement être conclu dans l’urgence en une matinée ou une après midi.
Et ne puis m’empêcher de penser à tous ces couples qui harcèlent leurs avocats. Pour obtenir ce jugement de divorce auquel ils ont droit mais qui ne viendra que lorsque le juge, surchargé de dossiers pourra enfin s’en occuper.
Alors, faut-il continuer à patienter ou se demander si nous vivons réellement dans un l’Etat de droit ?19:45 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08 octobre 2007
Témoignage
Une candidate féministe peut-elle être élue ?
L’un des thèmes du Colloque des 5 et 6 octobre 2007, « Où en est la parité électorale ? » ? en présence de Hélène Mandroux, maire de Montpellier.
Témoignage.
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06 octobre 2007
Commission Balladur
Je propose à la Commission de réforme des institutions présidée par Edouard Balladur, – 1 seule femme sur 13 membres et personne pour représenter l’Observatoire de la parité-, d’envisager d’augmenter le nombre de Commission permanente à l’Assemblée nationale; il est actuellement inscrit dans le marbre de la Constitution par la volonté du Général de Gaulle. Celui –ci voulait ainsi en 1958, lutter contre la prolifération des Commissions sous la IVe République qui aurait favorisé l’intervention des lobbies.
Et je lui demande de transformer les Délégations parlementaires aux Droits des femmes et à l’égalité des chances des hommes et des femmes en véritable Commission. Car toute la différence réside dans une question de pouvoir, de prérogative, de droit de saisine, de dépôt d’amendements et de moyens financiers dont les seules délégations sont dépourvues.
Ainsi les femmes pourraient à l’Assemblée nationale et au Sénat faire enfin figure de décideurs à part entière et non plus par la bande... d'une délégation au rabais.
Il y a moins de 20 % de femmes au Parlement en France.
19:58 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30 septembre 2007
Colloque "Où en est la Parité électorale ?"
Colloque "Où en est la Parité électorale ?" PROGRAMME DEFINITIF
A échéance des premiers mandats « post-paritaires », les pratiques et les règles du jeu ont-elles évolué ? Organisé avec le soutien de l'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, la Délégation régionale aux droits des femmes et à l’égalité du Languedoc-Roussillon, l'association Arc Latin ; le CEPEL-CNRS (Montpellier I), le CERTOP-CNRS (Toulouse II) ; la mission égalité femmes-hommes, parité CNRS; l'université Montpellier I, le Conseil Général du Gard, la Mairie de Montpellier, l'association des maires de France, le Centre de formation des Maires et élus locaux, le Collectif-rencontres d’actions citoyennes, le Réseau Féministe « Ruptures »
Montpellier, 5-6 octobre 2007 Université de Montpellier I – Faculté de Droit Amphi C, 39 rue de l’Université – 34000 Montpellier
Tram ligne n°1. Arrêt Louis Blanc
08:00 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 septembre 2007
Histoires de parité
Je vais vous raconter un truc.
Cela se passe au Canada. Plus précisément dans le grand Nord Canadien, chez les Inuits, – on dit aussi les Eskimo, mais ils n’aiment pas, on le comprend, cela signifie « mangeur de viande crue » - ; un territoire de 1,9 millions de Km2 comptant 27 000 habitants, administré par un Parlement de 21 personnes qui désigne le Premier ministre, Chef du gouvernement.
L’année dernière, j’étais au Québec ; j’apprends que le Parlement Inuit recherchait des moyens de rénover et sa politique et son image. Sitôt dit, sitôt fait, les 21 députés proposent d’instaurer la parité. Pas moins !
Pour ce faire, on prévoit de réduire à 11 le nombre de circonscriptions dans chacune desquelles on élirait désormais un homme et une femme.
Et on soumet tout cela à référendum. Résultat des courses : 70% d’abstention et 57% de non ! Pourquoi ? Parce que la campagne électorale- faite à minima- aurait nécessité les moyens importants de propagande adaptés à cet immense territoire où les difficultés de communications routières n’ont d’égales que la quasi absence de courrier et d’Internet.
Et qui disposait des moyens pour faire campagne ? La Ministre à la condition féminine ; le problème c’est qu’elle était… contre la parité !
Cette histoire me remet à l’esprit la modification de la loi électorale survenue l’année dernière dans notre pays. Les députés et les sénateurs avaient-ils eu vent de l’expérience des Inuits ? Ils recherchaient comme eux, des moyens de rénover … l’image de l’UMP… auprès des femmes… avant la Présidentielle. Alors ils ont voté d’instaurer la parité dans les Conseils généraux aux élections cantonales de mars 2008. Révolutionnaire quand on sait que les Assemblées départementales ne comportent que 10% de femmes aujourd’hui !
Aussi, au mois de mars prochain, vous aurez à voter pour un « ticket » composé obligatoirement d’un homme et d’une femme. Mais ce qui fait la différence avec les Inuits, c’est que l’un des deux sera Conseiller général et l’autre remplaçant. Je vous laisse deviner qui de l’homme ou de la femme restera sur le banc de touche en attendant que l’autre passe de vie (politique) à trépas ? Pousse au crime non ?
10:09 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 septembre 2007
Colloque "Où en est la Parité électorale ?"
Colloque "Où en est la Parité électorale ?" – Montpellier 5/6 octobre 2007 - A échéance des premiers mandats « post-paritaires », les pratiques et les règles du jeu ont-elles évolué ?
organisé avec le soutien de l'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, la Délégation régionale aux droits des femmes et à l’égalité du Languedoc-Roussillon, l'association Arc Latin ; le CEPEL-CNRS (Montpellier I), le CERTOP-CNRS (Toulouse II) ; la mission égalité femmes-hommes, parité CNRS; l'université Montpellier I, le Conseil Général du Gard, la Mairie de Montpellier, l'association des maires de France, le Centre de formation des Maires et élus locaux, le Collectif-rencontres d’actions citoyennes, le Réseau Féministe « Ruptures »
Montpellier, 5-6 octobre 2007 - Université de Montpellier I – Faculté de Droit -Amphi C - 39 rue de l’Université – 34000 Montpellier
Programme joint. Colloque_parite_051007_1_.pdf
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18 septembre 2007
Rachida
J’ai écrit à Rachida Dati.
Pour lui dire que je partageais avec elle le sentiment que les femmes doivent être promues et que son souhait de nommer 5 magistrates à l’occasion de l’important mouvement de procureurs généraux qu’elle prépare à la fin du mois de septembre était un bon début.
Pour lui dire aussi, que des progrès tout aussi importants resteraient cependant à faire.
Selon des chiffres officiels, seulement 4 femmes occupent la fonction de Première présidente de Cour d'Appel en France où l’on dénombre 35 Cours. Et j’observe que les mouvements proposés par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) au printemps dernier n’ont rien changé de ce côté-là.
Aussi, j’ai demandé à Rachida Dati d’user de son pouvoir de nomination propre pour faire avancer les choses et agir davantage sur les postes à la discrétion de son seul ministère qui sont relativement nombreux : tous les directeurs d’administration, les directeurs des écoles (ENM, ENG, ENAP), le poste d’inspecteur général et de secrétaire général du ministère, de procureur général de la Cour de cassation, sans compter sur tous les avocats généraux ainsi que tous les postes du parquet.
Ce n’est pas simplement de « l’épicerie », mais la nécessité fondamentale que les femmes soient aussi présentes et entendues au plus haut niveau de la hiérarchie.
13:00 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17 septembre 2007
Jospin, l’occasion manquée ?
« Libération » nous livre ce matin des extraits « au vitriol » du dernier ouvrage de Lionel Jospin que je n’ai pas lu, puisqu’il n’est pas officiellement paru, mais qui me donne l’opportunité de vous dire ce que je pense, ce que je crois.
D’abord, que l’idée d’un premier secrétaire de transition au PS –entre le Congrès de 2008 et la désignation du candidat à la présidence de la République en 2010, soit 2 ans avant l’échéance publique politique -, n’est pas une bonne idée. Je l’ai écrit à François Hollande. Partir l’année prochaine pour revenir deux ans plus tard me semble difficile en regard des remous que ce que ce retour peut provoquer dans le Parti. Et mon sentiment est que si François Hollande veut être candidat, il en a le droit et l’étoffe –bon orateur, bon débateur ; il a aussi excellé … dans la tactique !- . Seulement, pour la « paix civile » -au PS-, il faut qu’il le dise. Lorsque nous avons gagné, en 1981 avec François Mitterrand, puis en 1997 avec Lionel Jospin, il n’y avait qu’une tête, le patron du parti et le candidat ne faisant qu’un. C’est logique et c’est la règle dans les démocraties européennes.
Ensuite - et le livre de Claude Allègre a validé mon hypothèse-, c’est que si Lionel Jospin avait déclaré sa candidature à l’automne 2005, le PS aurait fini par l’accepter. En novembre de la même année, Lionel Jospin était venu à Montpellier pour signer l’ouvrage qu’il venait de faire paraître. La queue, sur plusieurs rangs débordait de 100 mètres de la librairie Sauramps sur la dalle du Triangle. Et je puis vous assurer que cette file d’attente était bien réelle, je le dis au cas où quelques grincheux pourraient penser qu’elle avait été artificiellement crée par des militants socialistes. Sur le nombre, nous étions quatre socialistes, outre mon époux et moi-même, André Vézinhet le président du Conseil général et sa femme. Premier signe.
Second signe, la salle de la conférence qui suivait la signature était bondée … là aussi avec de vrais gens, et le climat qui régnait ce soir là au Corum était chargé d’attente et de promesses. Mais Lionel Jospin, brillant dans son propos, n’a rien dit de ses intentions. Même pas en privé lorsque je le lui ai demandé, il a fait celui qui ne pouvait entendre.
C’est bien dommage ! Comme il est bien dommage que les socialistes n’aient pas admis que son « retrait de la politique » le soir du 22 avril était commandé par la tradition qui fait qu’en politique, le leader battu s’en remets au verdict des urnes … et s’en va. C’est du moins ce qui se passe dans les démocraties européennes et qui fait que par exemple le soir du référendum sur la proposition de traité européen, le chef de l’Etat, Jacques Chirac aurait du, normalement se retirer.
Alors, Lionel Jospin peut-il revenir aujourd’hui ?
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14 septembre 2007
L’écume des choses (2)
La Cour d’Appel de Montpellier a relaxé hier Georges Frêche en réfutant l’accusation d’injure raciale qui lui avait valu en première instance une forte amende … assortie de sanctions lourdes du Parti socialiste allant jusqu’à l’exclure de ses rangs.
La balle est donc désormais dans le camp de François Hollande. Je soumets à sa réflexion mon billet du 25 janvier 2007, « L’écume des choses ».
L'écume des choses
L’homme (ou la femme) politique vaut ce que valent ses actes. Ce que vaut Georges Frêche s’incarne depuis trente ans dans ses œuvres. Le rayonnement européen, international de Montpellier en témoigne. Comme en témoignent déjà les premiers résultats de la politique qu’il conduit au service du Languedoc-Roussillon. Une politique dont l’ampleur est sans précédent. Le reste appartient à l’écume des choses, souvent amplifiées par l’air des temps médiatiques. Les procès qui sont faits à Georges Frêche, à partir de certains propos tenus à l’emporte-pièce, ne sauraient ni invalider son exceptionnel bilan ni flétrir l’estime que je lui porte. Et que je lui garde, sans complaisance, parce que les actes et les oeuvres de cet homme sont porteurs de vérités contraires aux caricatures qui en sont faites
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