« 2008-02 | Page d'accueil | 2008-04 »
31 mars 2008
Le « Choix de Sophie »
Je reçois sur mon blog ce matin un commentaire- qu’il m’est difficile de publier sans en être juridiquement responsable- , qu’une jeune femme fait sur le nouveau maire de Nissan-Lez-Ensérune ; j’y suis née. Si j’avais voulu peser dans ce village sur le cours des choses, j’y suis éligible, et donc je m’y serais présentée. Cela n’était pas mon projet.
Ceci étant, Sophie- appelons là ainsi -, m’interpelle : « Pensez-vous que l’on puisse encore agir pour notre village et éviter les dérives… » ?
C’est tout le sens de l’action politique. Et de votre capacité à suivre et évaluer la mise en place du projet pour lequel une majorité d’électeurs ont, sans ambiguïté porté les vainqueurs à la magistrature suprême.
Et peut-être de vous interroger sur la manière dont les électrices sont aujourd'hui représentées. A l’aune de la composition de l’exécutif municipal. Ceci peut-être peut expliquer cela.
11:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 mars 2008
"Scrutin de gladiateur" ou archaïsme?
Il y a depuis le 16 mars 2 femmes de plus à la direction des 186 cantons que comptent les 5 départements du Languedoc-Roussillon. Elles sont 12 au lieu de 10 en 2004, et au palmarès régional, l’Aude caracole en tête (11, 42% de conseillères générales), suivi des Pyrénées –Orientales (9,68 %) et de la Lozère (8%). Et même si ces chiffres sont en dessous de moyenne nationale (estimée à ce jour autour de 14%), ils peuvent paraître satisfaisants en comparaison du Gard et de l’Hérault qui décrochent le zéro pointé : 1 conseillère générale sur 46 dans le Gard (2,17%), et 2 sur 49 (4,08%) dans l’Hérault.
Les causes de ce déficit de féminisation ne peuvent de manière simpliste relever que du pur machisme. La colère à cet égard de Mr Alary dans le Gard - à l'investiture, "on" lui retoque une candidate- en atteste ; la réflexion engagée sein de la majorité départementale dans l’Aude milite dans le bon sens.
Alors, où sont les freins ? J’en vois trois.
- « l’égalité des chances » au niveau des candidatures n’est pas la même pour les hommes et pour les femmes. Les candidatures féminines au 1er tour du scrutin 2008 (21,10% au niveau régional) sont très loin de se traduire en sièges (5,7% d’élues).
- La progression des élues à pas de tortue découle, de la nature même du scrutin majoritaire, « Un scrutin de gladiateur » selon Edouard Herriot.
- enfin, l’effet « notabilière » joue à fond. Les élections cantonales sont encore en 2008, pas mal caractérisées par l’immobilisme. En témoigne partout le poids considérable des sortants.
Alors, pour 3 ans encore, les électeurs et électrices du Languedoc-Roussillon, pourtant clairement en attente d’une féminisation de leurs représentants devront se contenter dans 93% des cas de cantons dirigés par des hommes.
C’est bien dommage, car, en elles même ce ne sont pas tant les assemblées départementales qui, dans nos sociétés modernes font figure d’archaïsme, mais bel et bien leur mode de scrutin.
10:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27 mars 2008
La stratégie d’un homme
Force est de constater que la majorité politique de la Région Languedoc-Roussillon a gagné des villes aux élections municipales : Narbonne, à droite depuis 37 ans, Lodève depuis … très longtemps –je ne reviendrai pas sur la contre performance de Claude Allègre d’il y a près de 20 ans-, et Mende, à droite depuis … . une éternité, c’est dire, je n’étais pas née !
Quant à Carcassonne – perdue par la gauche en 1983 – et Perpignan – socialiste du fait de Mr Alduy père qui l’était encore jusqu’au début des années 70 -, sans ces tricheries électorales (encore) présumées, elles auraient pu aussi tomber.
Ce qui m’étonne, c’est que je ne l’ai pas clairement entendu dire. Mais ces gains valident la stratégie d’un homme avec lequel le PS a décidé de continuer à compter. CQFD.
14:33 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 mars 2008
« Coup fourré » ?
Elle accuse. Michèle André, sénatrice du Puy de Dôme (je vous en ai déjà parlé le 23 mars) accuse l’ancien ministre de François Mitterrand, Michel Charasse d’être l’investigateur d’un « coup fourré » pour la faire battre à la présidence du conseil général qu’elle briguait avec l’appui d’une large majorité des militants socialistes.
Le conseil national du Parti socialiste a été saisi du contentieux, la fédération du Puy de Dôme estimant « que les conseillers généraux qui n’ont pas respecté le vote des militants se sont exclus du PS ». Quant à Mme André, par ailleurs ex-secrétaire d’Etat chargée des droits de la femme, elle rejette « les leçons de socialisme de Mr Charasse, dont on connaît l’estime qu’il porte aux femmes ».
La décision du Bureau national dans les jours qui suivent sera à observer au plus près. Pour voir si elle exclut non seulement le dissident réélu, mais aussi son complice, auteur, selon Michèle André du « coup fourré ». Si c’est le cas, cette décision fera jurisprudence. Ce qui me conduit à signaler à certains de nos amis héraultais de se méfier s’ils étaient un jour ou l'autre tentés.
10:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 mars 2008
La parité à l’honneur
La promotion de Pâques de la Légion d’Honneur distingue autant de femmes (332) que d’hommes (330). Cette liste paritaire, la deuxième après celle du début de l’année, semble, en reconnaissant la place des femmes dans notre pays, confirmer concrètement l’égalité inscrite dans la devise républicaine.
Reste encore à corriger quelques disparités inexplicables puisque dans la promotion, seul un tiers de femmes figure dans les grades élevés de commandeurs et d’officiers au sein de l’ordre et que dans le Languedoc –Roussillon la proportion de femmes décorées de la Légion d’Honneur bien inférieure à la moyenne nationale stagne désespérément depuis des années très au dessous de la barre de 10%.
Notre région serait-elle oubliée de la République ou les femmes y serait-elles moins méritantes qu’ailleurs ?
20:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23 mars 2008
Dissidences
A Clermont-Ferrand, la sénatrice socialiste Michèle André, investie par la majorité des militants socialistes du Puy de Dôme pour prendre la succession de Jean-Yves Gouttebel président (PS) sortant du département, a été battue jeudi lors du vote des conseillers généraux. Contre l’avis des militants, plusieurs membres du « groupe socialiste » ont assuré, en bafouant les statuts du PS, l’élection d’un candidat, Mr Gouttebel, dont le parti avait fait la carrière et qui entre en dissidence parce que son parti ne le désigne plus.
Ce type de comportement en Puy de Dôme pointe du doigt qu’il s’agit d’un effet pervers de la parité. Dans l’Aude, pas moins de trois candidates socialistes ont perdu les cantonales pour ce simple motif.
Alors, parce que l’effet « notablière » joue à fonds aux sénatoriales, faut-il désormais s’attendre au pire dans les Départements où si le poids du PS reste prédominant, la représentation des femmes demeure loin du compte ? Au palmarès régional de la parité dans les cantons, le Conseil général de l’Hérault vient le 16 mars, de remporter le zéro pointé.
15:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20 mars 2008
Le magicien
Pour faire court, et bon poids, mon blog, et Midiblogs dans son ensemble, seraient financés par Georges Frêche. Texto ! C’est un militant des « Jeunes avec Jeanjean » (maire UMP de Palavas) qui l’affirme.
J’attendais d’avoir 5 minutes pour m’occuper du commentaire du jeune Soliverès, mais le ciel est béni aujourd’hui puisque Carla Bruni Sarkozy le fait à ma place : « On ne peut, sans danger, laisser la rumeur prendre le pas sur l’information » (Le Monde, 20 mars 2008).
Je laisse donc à Michel Pélamourgue, rédacteur en chef de Midi-Libre, chargé du Multi média, le soin d’apprécier en connaisseur, et à Georges Frêche celui de savourer que ses adversaires le prennent pour un véritable magicien.
09:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 mars 2008
Petit tour d’horizon
Quand vous n’êtes pas bien réveillée et que vous ouvrez Midi-Libre le matin vous regardez d’abord les images. Et aujourd’hui c’est Mme Santonja à Juvignac, une des 4 maires des 130 communes de plus de 3500 habitants du Languedoc-Roussilon élues au premier tour qui me saute au visage : tous ceints de leur écharpe sur la photo, Mme la maire pose au coeur de son exécutif, 5 femmes et 4 hommes. Danièle Santonja a appliqué dans sa commune non seulement la lettre de la loi (obligation de parité sur la liste des adjoints élus par le conseil municipal) mais a également respecté dans son esprit l'article 4 de la Constitution. Parce qu’elle aurait pu se contenter de trois adjointes.
C’est, au fil des pages suivantes le choix à Castries de Mr Pastor (3 adjointes et 4 adjoints). Plus décevant est celui de Mme Berger, nouvelle maire de Murviel les Montpellier, une commune non contrainte à la parité.
Combaillaux (3 femmes sur 15 et aucune adjointe), Campagne (3 femmes sur 11 et aucune adjointe) et Garrigue (4 femmes sur 11 et aucune adjointe), présentent tout le conseil municipal. A Assas, on reconnaît 7 conseillères municipales parmi 19 élus où seule Pascale Pommier occupera le poste de 5e adjointe.
Premières impressions, premières déceptions. Mais c’est simple tour d’horizon.
12:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15 mars 2008
Petit rappel
L’article signé par la correspondante du Monde à Montpellier (« A Montpellier, les Verts dénoncent l’emprise de M.Frêche », Samedi 15 mars 2008) me remet en mémoire deux réflexions de deux personnages complètement différents, Emmanuelle Latour, secrétaire générale de l’Observatoire de la parité et Alain Rollat, ancien directeur politique du quotidien du soir, qui disent pourtant à peu près la même chose : les difficultés économiques de la presse écrite l’oblige, pour limiter ses coûts à faire plus souvent appel à des pigistes payés à la ligne. Leur situation de précarité les contraint à faire du chiffre. Alors, pressés par le temps, soit prennent-ils pour argent content des informations fournies clefs en main, soit leur recherche se limite à la consultation d’Internet.
Et, qu’est ce que cela donne ? Quand vous tapez Georges Frêche, on vous ressort aussitôt qu’il est « exclu du PS ». Je me sens donc contrainte de rappeler à mon tour que depuis la décision de la Cour d’Appel de Montpellier, le Parti socialiste n’est plus fondé à maintenir une sanction pour un chef d’accusation que la justice républicaine n’a pas retenu, Georges Frêche n’a pas été condamné devant la loi. Il bénéficie par conséquent devant les instances propres du PS du principe inaliénable de la présomption d’innocence.
C’est ce que j’ai écrit le 25 février à François Hollande. Et soit dit au passage ni Frêche, ni Navarro (le Premier secrétaire de l’Hérault) ne me l’ont demandé.
12:44 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14 mars 2008
« L’esprit des lois »
Si Mme Bouquet, conseillère régionale, emporte dimanche soir la mairie et le canton de Lodève (Hérault) elle devra choisir, législation sur le non cumul oblige deux de ces trois mandats. Et si elle garde celui de maire, pour le reste la parité sera biaisée : un homme lui succédera dans l’un ou l’autre des cas.
Il est donc nécessaire de rappeler qu’au-delà du respect en terme d’investiture, la loi sur la parité doit l’être également dans son esprit ; l’article 4 de la Constitution confère aux responsables politiques la mission de « contribuer à sa mise en œuvre ». L’esprit de la loi –et c’est le Conseil de l’Union européenne qui l’énonce - est « de permettre une meilleure participation des femmes au processus de décision » ; en dessous de 30% l’Europe estime « qu’elles pèsent peu dans les assemblées politiques ». Et, sauf tremblement de terre, le poids des femmes du prochain Conseil général de l’Hérault, se situera -avec ou sans Mme Bousquet-, inéluctablement au dessous de la barre des 5%.
Marie-Christine Bousquet devra y réfléchir avant de prendre sa décision. En terme de responsabilité constitutionnelle, d’efficacité politique et de cohérence.
Un dilemme ! Mais qui aurait pu lui être évité. Si le législateur avait prévu que dans les scrutins de liste (élections municipales, régionales…) tout élu ne pourrait être remplacé que par un colistier de même sexe. En toute logique et dans le respect de l’expression des électeurs. En attendant, partis politiques et personnalités concernés s’honoreraient en appliquant ce principe par anticipation. Et pour le plus grand bien de la démocratie.
11:17 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


