« 2007-11 | Page d'accueil | 2008-01 »

31 décembre 2007

Très anciens amis

Après son entrevue au Caire avec Moubarack, Sarkory revient, avant ses vœux de ce soir à la politique intérieure, histoire de nous faire oublier par exemple que pour les 35 heures ou le pouvoir d’achat des français, c’est râpé cette année ! Alors, pour nous changer les idées, la sienne est de changer ses ministres : la rumeur bruisse de remaniement.

            Franchement, remplacer un gouvernement de droite par un gouvernement de droite,   se résume pour moi au célèbre « bonnet blanc et blanc bonnet » de Jacques Duclos (candidat du PCF) à propos des candidats Poher et Pompidou à la présidentielle de 1969 – comme nous le rappelle entre autre Michèle Cotta dans un remarquable ouvrage qu’elle vient de publier chez Fayard-  et donc ne me concerne pas !

            En revanche, le remplacement de Rachida Dati, Garde des Sceaux,  par Jack Lang m’interroge longuement. Non pas parce qu’un homme va occuper un poste détenu par une femme, mais parce qu’un ami, Jack Lang, un mitterrandiste de la première heure, un véritable homme de gauche participerait, contre son camp à un cabinet de droite. Et, je ne peux croire, parce que l’homme est profondément honnête que l’ambition, le goût du pouvoir ou le narcissisme constituent le moteur de ce choix, si bien entendu il franchissait le pas.

            Je reviens à Michèle Cotta. Son livre* est plein d’enseignement pour les plus jeunes (ou les plus neufs) des militants, en ce sens qu’il charrie (notamment) tout un pan de l’histoire du Parti socialiste. Et comme cela est loin d’être triste, j’en retire rapidement trois conclusions : d’abord que le Parti socialiste a traversé bien des périodes aussi noires qu’aujourd’hui et qu’il s’en est toujours sorti. Mais cela, je le savais déjà et je l’ai déjà dit. Ensuite, que faire de la politique, c’est tenir bon. Enfin, que sommes toutes les alliances avec le camp d’en face sont ce que les hommes généralement en font !

            Alors, peut-on empêcher Jack Lang de suivre son dessein ?

            Seule une chose est sûre. C’est qu’il ne saura compter, s’il le fait, tant il seront nombreux,  ses nouveaux très anciens amis.

 

* Cahiers secrets de la Ve République – tome I, 1965-1977 – Fayard, novembre 2007

 

30 décembre 2007

Le petit chevalet

En affirmant qu’il faut « Agir aujourd’ui pour mieux vivre demain », une grande enseigne de supermarché en profite pour vous fourguer, moyennant 0,10 à 1 euros, des sacs en matière plastique pour ranger vos commissions ; de toutes façons, vous n’avez pas le choix si comme moi, vous n’avez pas pris la précaution d’emporter votre cabas… qui sans coup férir se révèlera trop étroit. Et de manière subliminale, l’enseigne vous culpabilise, si vous osez poliment demandez des sachets gratuits à la caisse pour emporter ce qui déborde et que de toutes façons, vous leur avez acheté …, vous allez, horreur,  polluer !

            Oui mais l’enseigne, au passage, elle en fait l’économie de ces « millions et millions de sachet qui gâtaient la nature », puisqu’elle vous les fait maintenant payer, en plus de l’argent que vous lui avez déjà laissé !

            Tenez, c’est comme les hôtels, je veux parler des grandes chaînes. Sous le prétexte du nombre considérable de serviettes de toilette à laver – qui moussent et polluent les cours d’eau-, on vous invitait jusqu’ici à suspendre votre serviette mouillée pour vous en resservir le lendemain, ou de la jeter dans la baignoire si vous souhaitiez en recevoir une propre. Et comme on vous faisait la morale sur un petit chevalet placé sur le lavabo, eh bien, vous tâchiez de vous tenir à carreau !

            Maintenant, si vous arrivez à deux dans une « chambre double », vous devrez vous méfier ! Car non seulement de vous administrer la petite leçon de protection de l’environnement, on vous planque les serviettes. Et si vous ne voulez pas que votre homme –qui est un gentleman – s’essuie le matin avec un timbre poste, vous devrez découvrir avant de vous coucher… où se cache le double du linge de bain ! Et il y a mieux ! Si, si ! Et toujours pour les mêmes raisons,  – les montagnes de savon dépensées par les hôtels-, voilà maintenant que si vous voulez qu’on fasse votre lit le matin, pensez à jeter sur la couette, le petit chevalet … qui indique qu’il faudra la changer ! Bref, on vous fait « agir maintenant » pour qu’ils « encaissent mieux demain » !

            Remarquez, que je ne suis pas contre l’économie de gaspillage, à condition que justement cela procède non de la préservation de profits, mais bien des ressources de notre planète !

            Tenez, prenez le Président de la République ! J’en apprends de belles ce matin ! Outre qu’il se fait charrier en Egypte par un capitaliste – qui de toutes façons nous le fera payer d’une manière ou d’une autre- , au motif (louable) que ses vacances ne coûtent pas un sou à l’Etat (donc à vous), un avion de la République a été en même temps que celui de Bolloré, acheminé en Egypte afin de pouvoir rapatrier le président à tout moment en cas d’urgence.

            C’est comme les sachets des supermarchés, les serviettes et les couettes des hôtels. Mais en sens inverse, puisque pour économiser nos deniers … deux avions au lieu d’un ont été affrétés, ont volé, et par voix de conséquence, ont doublement pollué l'atmosphère ! Et nous, je veux dire la République en fin de compte , on aura aussi doublement  à payer

            Alors, qui me dira pourquoi, le président n’a-t-il pas tout simplement emprunté l’avion de la République ? Peut-être a-t-il oublié comme moi  de placer à temps le petit chevalet… pour changer sa couette, non, je veux dire … pour clouer au sol celui de Mr Bolloré!                  

           

28 décembre 2007

Au boulot !

Puisque « la trêve des confiseurs n’existe pas sur Midi-Blogs » - c’est Midi-libre qui parle ce matin- je me torturais pour savoir que vous dire, quand le dessin de Plantu du Monde (Le Monde du 28 décembre 2008) m’a soudain donné matière : on y découvre, sous fond d’une mosaïque formée de petits Sarkozy  - des bleus pour les garçons et des roses pour les  filles - , Nicolas et Carla, lunette noires et col ouvert (en Egypte certainement), sous l’œil d’un médecin suivant, qui s’exclame, vraisemblablement soulagé : « Heureusement, il y a la contraception » !

            Et aujourd’hui, justement, est un jour important. C’est le 40 eme anniversaire de la loi Neuwirth sur la contraception (pour faire vite,  la pilule), promulguée le 28 décembre 1967.

            Alors en rapprochant ces deux événements, Carla/Nicolas et la pilule, je me disais que somme toute, Plantu, il s’était un peu « planté » ! Car chacun sait que si le peuple des  françaises a du attendre 3 ans pour accéder normalement (et non librement) à la pilule –sous l’influence de l’Eglise et du corps médical les décrets d’application de la loi ont mis plus de 2 ans à sortir -, les privilégiés eux savaient et utilisaient. Dont acte pour le médecin de Plantu qui nous prend pour des billes !

            L’actualité nous fait part aussi de la disparition d’André Castéra. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, c’était « le Christ des Corbières », entendez, un leader viticole que  ses heures de gloire ont poussé à la politique sans  les  années 1970 : « il fut sévèrement défait (…) aux législatives de 1973 » , nous renseigne Jean-Pierre Lacan ( Midi-Libre, 28 décembre 2007).  Vrai. Mais ce ne sait pas Jean-Pierre Lacan, c’est qu’à Narbonne, Castéra, on l’appelait « l’encasquetat* ». Et tout en ne résistant pas à vous citer ce morceau de bravoure d’un de ces meeting légendaire de Françis Vals (PS) au Palais du travail « volen pas d’un deputat parchutat – la droite avait présenté un haut fonctionnaire de Paris -, ni de l’ouatre encasquetat !»**, je m’interroge sur la pertinence de vous rapporter tel quel ce propos.

            Car dans le concert de louange qui salue la mémoire d’André Castéra – sur laquelle je m’incline avec respect -, figure, au somment du « politiquement correct » le commentaire de George Frêche. Alors, je me dis que la politique a bien changé, si avant d’écrire ou de parler il faut maintenant tourner dix fois sa plume dans l’encrier ou sa langue dans la bouche. Et j’ai bien peur, qu’à ce rythme, Georges Frêche finisse un jour par s’étouffer !

 

* celui qui porte casquette

** « Nous ne voulons pas d’un député parachuté ni de l’autre encasqueté ».

 

            Que les occitanismes me pardonnent l’orthographe (si je comprends et parle l’occitan, je ne sais pas l’écrire), et acceptent de corriger ma rédaction !

 

27 décembre 2007

Paulette

 Ce n’était pas Carla Bruni, mais à 72 ans, elle avait voulu voir les Pyramides la nuit ; il avait bien fallu « forcer » un peu les portes, elle y pensait depuis ses 15 ans. A la seule lueur de la lune, …  la police - elle s’était laissée « facilement » convaincre -, et le Sphinx, tous deux en majesté avaient accueilli ce rêve.

            Son fils, ce n’était pas Mitterrand, mais il l’avait aussi conduite à Assouan. A l’heure sacrée du « Sunset tea » où l’on se presse pour admirer de la terrasse  le coucher de soleil sur la première cataracte du Nil, elle préférait fermer ses rideaux. Pour savourer, un frisson d’aventure dans le dos  -  sa chambre touchait la suite  dite « Agatha Christie ». – la magie  de « Mort sur le Nil » que l’hôtel donnait en boucle en vidéo !

            Ce n’était pas n’importe qui. Elle avait rencontré celui qui avait connu Carter ; sauf qu’il  ne lui avait pas dit qu’il n’était pas un ami, mais le fils du chef des bandits. Elle lui avait, à l’auberge qu’il tenait –près du Ramasseum – acheté moult colliers, moultes amulettes : « une belle affaire !

            C’était Paulette ; ma presque mère puisque celle de mon mari.

            Jeudi dernier, elle a quitté la vie. Sans rien nous dire.

15 décembre 2007

Saint Nicolas

En Europe du Nord, Saint Nicolas, il passe chez les enfants sages le 6 décembre, c’est mieux que le Père Noël. Alors, je ne sais pas à quel code de bonne conduite les vignerons – ils sont pour la plupart dans une situation économique extrêmement critique – ont dérogé cette année, mais, Saint –Nicolas leur a apporté un voyage de lettre de rappel de la part du Trésor Public, pour leur faire payer illico et « avant poursuites » les taxes sur le foncier non bâti de 2007.

            Depuis le début de la crise que traverse la viticulture, il était devenu de tradition que les pouvoirs publics accordent un report d’échéance de cet impôt au 31 janvier de l’année suivante ; puis, au cas par cas, des dérogations de paiement pour ceux des vignerons qui présentaient les situations les plus délicates.

            Quelle mouche a piqué Saint-Nicolas cette année ?

            Pourtant, j’ai entendu son Ministre au SITEVI en novembre à Montpellier. Il a dit en sa qualité de patron de l’Agriculture que les mesures de clémence des autres années seraient reconduites.

            Mais comme j’avais peur d’avoir mal compris, je me suis rapprochée de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) à Lattes, - qui, au demeurant m’a fort bien reçue -, et m’a bien dit que j’avais bien entendu : la confirmation des mesures annoncées par Mr Barnier est bien attendue dans le courant du mois de janvier.

            J’ai donc écrit au Trésorier ou à la Trésorière qui m’avait fait ces rappels pour le lui dire.

            Sans lui parler de Saint-Nicolas pour ne pas le (la ) fâcher. On ne sait jamais !

14 décembre 2007

« Changer ou mourir »

  C’est par ces mots que Julien Dray* termine « ce livre de plus ? » … qu’il s’était pourtant « juré » de ne pas sortir. Mais bref, c’est fait !

            Ces paroles me ramènent à la deuxième partie du sondage sur les municipales de Montpellier (Midi-Libre, 14 décembre 2007), qui consacre, avec 59% d’intention de vote, l’élection de Hélène Mandroux  dans un fauteuil de Maréchal(e).

 Un petit nuage assombrit cependant ce « ciel bleu » dont je vous parlais hier sur ce blog : le chiffre décevant des artisans et des commerçants dont seuls 32% d’entre eux sont décidés à voter pour la  (pardon madame pour ce féminin)  maire sortante.

            Je sais bien qu’elle n’a pas choisi ses équipes puisque –sur proposition de Georges Frêche au  Conseil municipal, rappelons le-, elle a été élue en 2004, lorsque ce dernier a choisi la Présidence du Conseil régional. Mais quand même, moi qui habite à deux pas de la Comédie et à un encablure d’Antigone, les efforts de la Ville faits pour cette catégorie de population ne peuvent échapper à personne : marché de Nöel, Comédie de l’artisanat, Vins de l’Agglomération … il ne se passe pas deux semaines sans qu’un évènement ne draine une chalandise nombreuse  dans les rues de l’Ecusson.

            Alors, certainement que Madame Mandroux n’aura pas le temps de lire ce « Règlement de comptes »** de Julien Dray, mais la leçon des artisans et des commerçants est claire. Et je crois qu’elle devra y penser au moment d’élaborer sa liste et de distribuer les responsabilités.

 

* Julien Dray, député de l’Essone et conseiller spécial de Ségolène Royal

** « Règlements de comptes »- Hachette Littérature – novembre 2007

13 décembre 2007

La vérité d’une femme

Un sondage, réalisé par Midi-Libre place Hèlène Mandroux la – quelle me pardonne, je sais que ce féminin l’agace ! – maire de Montpellier, largement en tête du premier tour des municipales de mars prochain, et avec 46% des intentions de vote,  lui donne de larges chances d’être élue au deuxième.

            C’est, pour reprendre une parole de François Mitterrand cette lueur de « ciel bleu qui survient après les mois de souffrance causés par un échec » ; et la preuve que le Parti socialiste est bien vivant dans les communes où les maires ne délaissent pas la politique.

            C’est aussi, la vérité d’une femme qui reprend dans sa manière de concevoir l’urbanisme l’idée émise il y a 10 ou 15 ans par des chercheuses finlandaises d’intégrer à Helsinki, toutes les fonctions de la ville dans les zones d’activité … afin de faciliter la vie des femmes.

            Je ne sais pas si Mme Mandroux est allée voir en Finlande, mais quand son projet d’urbanisme est de pourvoir chaque zone d’activité, non seulement de logements et de commerces, mais de crèches, d’écoles, de halte –garderies, de lieux d’accueil pour des personnes âgées, bref de tous les services, elle est en plein dans le mille. Parce ce sont toujours et encore majoritairement  les femmes qui demeurent en charge aujourd'hui des questions d’intendance dans la famille.

            Reste les intentions de vote des plus âgés - que le sondage pointe du doigt- et qui semble lui échapper. Or, majoritairement les plus de 65/75 ans sont des femmes. Et un corpus important de recherche a montré que leurs pensions sont inférieures de 60% à celles des hommes.

            Certes, Hélène Mandroux, seule à Montpellier n’y peut rien. Mais il y a là pour le Parti socialiste en quête de nouvelles idées un véritable chantier à explorer. Chiche ?

           

 

08 décembre 2007

Règlement de comptes

La presse cette semaine, fait ses choux gras du « règlement de compte » que Ségolène Royal ferait à François Hollande, dans le livre qu’elle vient de sortir aux Editions Grasset*.

            Franchement – j’ai lu Ségolène Royal avec plaisir ainsi que pas mal d’autres dont j’ai déjà parlé sur ce blog -, je n’avais vu sous sa plume aucune agression notoire contre le Premier secrétaire national qu’elle reconnaît comme étant « l’homme politique le plus intelligent de sa génération »,  et je crois qu’elle n’a pas tort.  Et si quelques critiques fusent, cela prouve pour le moins que du point de vue politique, Ségolène Royal était au temps du couple qu’elle formait avec François Hollande, indépendante de son compagnon. Je trouve cela particulièrement rassurant.

            Alors, pourquoi en faire tout un plat ? Parce qu’alimenter le fantasme du couple en politique, cela fait vendre du papier.  

            Les couples au sein desquels chacun fait de la politique, ce n’est pas nouveau. Tenez, prenez Mr Bourquin, le Président du Conseil général des Pyrénées-Orientales dont l’ex-épouse a succédé à la mairie de Millas et la compagne va aujourd’hui conduire la liste aux municipales de Perpignan face au maire UMP sortant.  

Prenez l’une de mes amies, Marguerite Bayou. Elle m’a toujours raconté comment « elle avait fait de la politique par amour », entendez que pour faire plaisir à son député de mari elle était devenue, au début des années 80,  maire de leur village, Saint-Chinian dans l’Hérault. Prenez à une encablure, Georgette Taillades - épouse d’Egard, ancien sénateur maire de Nîmes et Président du Conseil régional Languedoc-Roussillon -  maire et conseillère générale de Saint –Pons ; et  pour finir,  Jacqueline Alduy  - épouse et mère de Paul et Jean-Paul…  maires de Perpignan - présidant aux destinées d’Amélie les Bains dans le même département.  

            Vous aviez entendu parler de leur vie de couple dans les journaux ?

            Oui mais voilà me direz-vous, Ségolène et François, ce n’est pas au même niveau. Certes, mais quand François exprime des réserves sur la candidature de Ségolène Royal à l’emporter, il s’exprime non pas en mari mais en patron du parti. Parce qu’il a mesuré les capacités de résistance de ses troupes ? Ou son impossibilité à endiguer leur débandade ?

            Alors, si vous lisez Ségolène Royal, elle vous racontera. Comment pendant qu’elle s’escrimait à faire campagne, on sapait systématiquement derrière les effets de son travail. C’est un simple exemple. Mais si je choisi celui-là, c’est que je sais de quoi je parle.

            Pendant ma campagne législative à Sète, certes au PS, il n’y avait pas « d’éléphants », quelques petits marquis tout au plus.

            Je me suis tue pendant 6 mois. Mais aujourd’hui, Ségolène Royal légitime ma colère. Pour ces petits marquis, prêts à tout, pour conserver leurs baronnies. Et sacrifier au nom de la conquête d’un mandat, ce pouvoir d’Etat qui change la face du monde. Les plus de 65 ans désormais taxés de l’impôt TV dont ils étaient exonérés seront en droit de leur dire ce qu’ils en pensent.

 

* « Ma plus belle histoire, C’EST VOUS » - Ségolène Royal – Grasset – Novembre 2007

           

05 décembre 2007

Saint François

Deux parlementaires socialistes, donc élus grâce au soutien du PS et de ses instances dirigeantes, Jean Luc Mélanchon (Paris) et Kléber Mesquida (Hérault) seront ce soir en meeting à Montpellier. Aux côtés du Professeur Paul Alliès et d’un autre opposant notoire  au projet de traité européen,  Réné Revol, récemment investi par la Fédération de l’Hérault pour porter les couleurs du Parti socialiste aux élections municipales à Grabels. Et pour faire bon poids, tout ce petit monde ira avant, rencontrer les pêcheurs de Sète, histoire d’en remettre une couche au sentiment vivement anti- européen qui y prédomine.

            Je respecte les idées de chacun, et si Mr Gayssot, membre du PCF qui fait aussi partie de la petite troupe est parfaitement fondé à défendre publiquement les positions  de son  propre parti, les autres ne le sont pas. Le Parti socialiste s’est rangé, au cours d’un débat contradictoire au Bureau national – Mr Mélanchon, par sa présence a pu y donner son avis -, suivi d’un vote majoritaire, derrière la ratification du projet de traité par le Parlement réuni en Congrès. Cette décision s’impose par conséquent à tous les membres du Parti socialiste, c’est la règle. Alors, dans toute société organisée, qui enfreint la règle encours la sanction. Par conséquent courir les estrades pour promouvoir un référendum  est, pour tout membre du Parti socialiste,  une faute politique de nature aussi grave que celle qui a été commise par les mêmes avant la présidentielle. Et dont chacun sait le prix que nous en avons payé.

            L’avenir du Parti socialiste,  auquel je crois, et nos chances d’exercer un jour autre chose que des pouvoirs locaux en France, dépendent de la capacité de François Hollande à endiguer une fois pour toutes ces dérives. Il faudra de l’autorité et de la volonté.

            Hier sortait en librairie l’ouvrage de Ségolène Royal. C’était aussi sur l’éphéméride la Saint-François.

03 décembre 2007

Rendre à … César

Un élu de Montpellier fait grief aujourd’hui au Premier secrétaire du Parti socialiste, Robert Navarro « d’avoir réservé la 3° circonscription à Christine Lazerges, donc, indirectement à Jean-Pierre Grand… ».

            Il ajoute avoir eu confirmation de cela « au plus haut niveau », entendez, du PS  

            Au plus haut niveau la vérité tient au travail d’une poignée de femmes déterminées et du siège qu’elles ont fait des instances nationales pendant 4 ans. Jusqu’à obtenir de François Hollande qu’aux législatives de 2007, le PS présenterait autant de femmes que d’hommes à partition égale dans trois catégories de circonscriptions : imperdables, gagnables et … perdues d’avance.

            Et pour y parvenir, un certain nombre de règles ont été fixées. La reconduction automatique des circonscriptions féminisées en 1997 et 2002, figurait à côté du principe de non réservation de celles détenues par des sortant(e)s qui souhaitaient se représenter.

            L’application de cette règle dans l’Hérault a permis  au député de la Ve circonscription de n’être pas inquiété par la candidature d’une femme, et à l’inverse, à une femme – en l’occurrence Christine Lazerges- de pouvoir se présenter dans la 3e où elle avait d’ailleurs déjà été élue en 1997.

            Ce n’est pas plus compliqué que cela ! Alors,  rendons à Navarro… ce qui appartient à Robert ; et félicitons au passage cet élu montpelliérain de désormais se ranger « derrière Hélène Mandroux ». C’est bien la moindre des choses et quand on est socialiste, cela s’appelle la discipline de parti. Et oui !

Toutes les notes