22.04.2008

Vladimir Bukovsky dénonce la dérive totalitaire de l'Union européenne !

Voici plusieurs années que Vladimir Bukovsky, ancien dissident soviétique, dénonce la façon dont l'Union Européenne se construit en la comparant à une nouvelle "Union Soviétique". Dans une vidéo en ligne ici , il persiste et signe. Il avait prononcé un discours à Bruxelles en février 2006 dont nous avions publié l'essentiel ici . M. Bukovsky avait qualifié l'UE de « monstre » qui doit être "détruit le plus tôt possible, avant qu'il ne se transforme en un Etat totalitaire en pleine puissance". Né en 1942, cet ancien dissident soviétique qui a passé 12 ans de sa vie emprisonné (camp, prison, hôpital psychiatrique) est le premier à avoir dénoncé l'utilisation de l'emprisonnement psychiatrique contre les prisonniers politiques en Union soviétique.





Article publié le 15 04 2008 sur "L'Europe après le Non"

27.07.2007

Pourquoi le Président busch est-il si pressé de voir le Kosovo indépendant ?

Voici un article paru dans libération le lundi 11 juin 2007 :

 

"Cacophonie sur le futur statut du Kosovo. En visite en Bulgarie lundi, George Bush a de nouveau répété que le Kosovo devait être indépendant, tout en déclarant qu'il fallait offrir à la Serbie la perspective d'une intégration à l'Otan afin qu'elle accepte la perte de sa province à majorité albanaise.
«Le moment est venu de faire avancer le plan Ahtisaari», du nom médiateur de l’ONU accordant une quasi-indépendance au Kosovo, a déclaré le président américain lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue bulgare Georgi Parvanov à Sofia. «L'Amérique croit que le Kosovo doit être indépendant», a-t-il dit malgré les résistances de Belgrade et de son alliée, la Russie.
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D'ailleurs, lundi après-midi, la Serbie s'est dit «dégoûtée» par la déclaration du président américain, a déclaré le Premier ministre serbe Vojislav Kostunica. "Les Etats-Unis ont le droit de soutenir certains gouvernements et nations en accord avec leurs intérêts, mais ils ne peuvent sûrement pas leur faire cadeau de quelque chose qui ne leur appartient pas", a ajouté Kostunica.

Dimanche, à Tirana (Albanie) où il a été accueilli en héros, Bush a été explicite et a rejeté l’hypothèse d’un «dialogue sans fin» sur le Kosovo. En pleine crise des relations avec la Russie, il a même menacé de passer outre à l'opposition de celle-ci pour établir l'indépendance de la province placée sous contrôle international depuis 1999.

Si Américains et Européens, favorables à l'indépendance du Kosovo, ne parviennent pas rapidement à un accord avec les Russes et les Serbes, qui y sont hostiles, «vous devez dire: ça suffit, le Kosovo est indépendant», a déclaré M. Bush, au cours d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre albanais Sali Berisha à Tirana. S'il apparaît qu'un terrain d'entente ne peut être trouvé «dans un délai relativement rapide (...) nous devons déposer (au Conseil de sécurité de l'ONU, ndlr) la résolution» conduisant le Kosovo à une quasi-indépendance. «C'est ce que date-butoir veut dire», a affirmé le président américain.


A Belgrade, l’entourage de Vojislav Kostunica, avait immédiatement indiqué que le gouvernement serbe proclamerait «immédiatement nulle et non avenue» toute déclaration unilatérale d'indépendance du Kosovo.

La fermeté américaine rajoute à la cacophonie sur le futur statut du Kosovo. Jeudi, au G8 de Heiligendamm en Allemagne, Nicolas Sarkozy avait surpris diplomates et chefs d’Etat en proposant d'instaurer un délai de six mois avant tout vote d'une résolution au Conseil de sécurité, mais avec, pour préalable, une reconnaissance par Moscou du caractère inéluctable de l'indépendance. En vain.
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La Russie avait insisté sur la nécessité de  respecter l’intégrité du territoire de la Serbie. De son côté, Angela Merkel, la chancelière allemande, avait indiqué que le «temps pressait» et qu'elle n'était pas favorable à un report d'une décision sur le statut futur du Kosovo.

Mardi, à Paris, des hauts fonctionnaires des pays membres du groupe de contact sur le Kosovo, à l'exception de la Russie, se réuniront pour évoquer le futur statut de la province, Cette réunion «s'inscrit dans la continuité des efforts menés au sein de la communauté internationale pour parvenir à une solution sur le futur statut du Kosovo», a déclaré le porte-parole adjoint du ministère, Denis Simonneau.


Dans les prochains jours, le débat ne devrait pas manquer de rebondir au Conseil de sécurité des Nations unies qui doit décider du statut de la province serbe, administrée par l'ONU depuis 1999."
 
article paru dans libération 
 
Cette insistance n'est-elle pas étonnante, quand on sait que la Palestine attend son indépendance depuis un demi siècle ?
Lors du conflit en 1999, Bill Clinton n'avait-il pas affirmé que l'indépendance du kosovo n'était pas l'objectif de la guerre ? 
Pour ceux qui semblent croire qu'il y a une différence de politique entre républicains et démocrates, voici la preuve du contraire !
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Pourquoi l'Allemagne, après avoir soutenu la Croatie (son ancienne alliée dans les années 40) en 1992, ce qui fut l'une des causes principales de la guerre au début de la décennie 90, s'acharne t'elle sur la Serbie (son ancienne ennemie dans les années 40) ?
Pour comprendre les véritables motivations de nos amis US cliquez ici 

 

Quant à l'Allemagne, elle ne fait que reprendre son ancienne Ostpolitik d'avant la deuxième guerre mondiale.

Péricles 

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28.05.2007

Comment juger les premiers actes politiques du Président Sarkozy ?



Comment interpréter les premiers actes de Mr Sarkozy ? Comment interpréter le fait qu'au lendemain de son élection, il se fasse inviter sur le yacht d'un milliardaire ? Bien entendu, ses thuriféraires clament à qui veut l'entendre que cet épisode appartient à sa vie privée, et que de toutes façons, ce séjour n'a pas coûté un centime au contribuable français. Ah, l'argent, l'argent, ils n'ont que cela à la bouche !
Je ne parle pas d'argent, je parle de symboles, de sens, de significations. N'y a-t'il que l'argent qui vous intéresse ?


Comment ne pas être choqué quand le premier fonctionnaire de France (dans la hiérarchie) passe ses vacances tous frais payés, sur le yacht d'un milliardaire, qui travaille à l'occasion avec les commandes de l'Etat ? Cela n'a-t'il donc aucune signification à vos yeux ? Manifestement, il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.
N'importe quel fonctionnaire s'autorisant ce genre de comportement ferait l'objet d'une enquête administrative pour suspicion de corruption.
Mais il est vrai qu'à notre époque les élections effacent toutes les fautes.

Comment interpréter le fait que le Mr Sarkozy fasse son footing, au lendemain de son élection, affublé d'un tee-shirt NYPD " New York Police Department". Connaissant ses penchants pour le modèle americain, il y a de quoi être troublé. Mais non, mais non - crient à l'unisson ses feudataires- cela ne veut rien dire, c'est un détail, après tout, il a bien le droit de s'habiller comme il veut !
Il y a quelque chose d'incroyable dans cet aveuglement : à notre époque où tous les détails du comportement, de l'apparence, des paroles des hommes publiques sont réglés comme du papier à musique (Merci Mr Séguéla) jusqu'à en devenir ridicules (voir l'attitude de Mme Royal singeant les de Gaulle pendant la campagne, entre autres), se dire que ce qu'a fait Mr Sarkozy n'a pas de signification est à proprement parler, stupéfiant .
Naïveté, aveuglement, esprit partisan, mauvaise foi ?
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Pour moi, le symbole est clair : Mr Sarkozy tombe le masque. Ses vraies valeurs sont anglo-saxonnes. Son regard ne se porte pas vers la France ascétique d'un de Gaulle ou d'un Jules Ferry, mais vers l'Amérique de Reagan et son argent roi.
Mon amertume n'est pas due à cela. Après tout, libre à lui de croire que le salut viendra de l'étranger. Bien d'autres avant lui se sont laissés séduire : Pétain et l'Allemagne, les Alexandre Adler, Kouchner, Gluksmann (entre autres) avec les états totalitaires communistes (Mr Sarkozy, c'est mauvais signe d'avoir de tels soutiens ! Mauvais signe pour qui, au fait ?), tous les contres-révolutionnaires français du dix-neuvième siècle qui préféraient voir les armées étrangères défiler à Paris, plutôt que de voir la Révolution Française réussir.
Non, mon amertume n'est pas due à cela. C'est d'avoir compris (trop vite peut-être) que toutes les promesses, tous les espoirs suscités pendant quatre mois n'étaient que du flan.
Je lui sais gré de nous avoir dégrisé rapidement ; Mr Sarkozy est un pragmatique : continuer à raconter du bobard est un acte désormais inutile. Place à l'action et aux vrais convictions : King money bless France !

Vous me direz " les promesses n'engagent que ceux qui y croient, et comment un candidat qui a promis tout et son contraire pourrait-il tenir parole ?"
Après tout, pour beaucoup de nos concitoyens, la fin justifie les moyens, et quand le pouvoir est au bout de l'ambition, tous les moyens sont bons.
Beaucoup de nos concitoyens pensent que le cynisme en politique est une vertu cardinale : je pense quant à moi que la vertu cardinale doit reposer sur la conviction que l'intérêt et l'avenir de son pays priment sur sa carrière personnelle : vieux débat entre l'éthique de conviction et l'éthique de responsabilité.

La vrai démocratie pour la France ne réside pas dans les illusions de démocratie participative, mais dans la relation entre un peuple et des hommes politiques responsables.

La droite est-elle le seul mouvement politique permettant de redresser la France ?





Dans notre histoire, la droite est-elle le mouvement politique qui a permis à la France d'être la cinquième puissance mondiale ?

Je crois bien que non.
La gauche comme la droite ont été capables du pire comme du meilleur, chacune de leur côté. Voici quelques erreurs de la droite qui auraient pu nous renvoyer au Moyen-Age ( difficile de toutes les énumérer, il faudrait un blog spécial).

La raclée que la France a subie en mai-juin 1940 est de la responsabilité autant de la droite que la gauche puisqu'ils ont gouverné ensemble, de manière alternée (les gouvernements avaient une durée moyenne de 6 mois), dans les années 30. Ils n'ont pas su, les uns les autres, préparer la France à l'épreuve de la guerre contre les nazis.
Une bonne partie de la droite s'est réjouie de cette défaite car, pour elle, c'était la fin du mouvement progressiste issu de la Révolution Française. Les gens de droite préféraient retrouver les pleins pouvoirs sous la botte de Hitler, que de voir des gueux leur tenir tête.
En juin 1940, la France n'est plus une puissance mais une colonie, et les français des esclaves. Vive la droite, et vive le Maréchal.


La droite était, dans sa majeure partie, partisane du maintien des colonies en Indochine et en Algérie.
Imaginez la situation de la France si, aujourd'hui, on avait gardé l'Algérie française. Grâce à la décolonisation, l'armée française s'est modernisée -elle a accédé au club très fermé des puissances nucléaires- et l'économie française a connu un tel boom économique dans les années 60 (l'Algérie étant devenue, malgré tout ce qu'on veut bien nous raconter aujourd'hui, un gouffre financier et un obstacle à la modernisation de l'économie française), qu'au début des années 70 sa puissance inquiétait les USA. Heureusement pour les USA, il y a eu depuis Giscard (de droite), Mitterrand (de gauche) et Chirac (de droite). Je n'ai pas l'impression qu'après 14 ans de gauche et de 19 ans de droite (et oui 7 ans de Giscard et 12 ans de Chirac), la France ait gagné en puissance.

Car il ne faut pas oublier que Mr Chirac a gouverné pendant 12 ans, et la France n'a jamais été aussi mal en point (c'est pas moi qui le dit, c'est Mr Sarkozy qui a d'ailleurs gouverné avec lui pendant 5 ans).


Donc, après d'aussi piètres résultats, je pense que la droite devrait faire preuve de plus d'humilité. Le carriérisme, le manque de scrupules, l'incompétence, le dogmatisme et la bêtise ne sont pas des spécialités de la gauche. La droite a toujours su se montrer à la hauteur dans ces domaines.

http://pericles.midiblogs.com/

19.05.2007

Mr Sarkozy, fils spirituel de Mitterrand.

N'y a t'il pas une contradiction fondamentale entre un Sarkozy défendant la constitution supra-nationale de 2005, et un Sarkozy prônant le retour à la Nation Républicaine ?
Mais après tout Mitterrand nous avait bien promis la révolution, pour finir par proner le traité ultra-libéral de Maastricht.
Que de ressemblances entre Sarkozy et Mitterrand : l'ambition démesurée, la capacité aux coups tordus, l'amour du fric et du strass, les promesses contradictoires (un peu pour les patrons, un peu pour les salariés), l'atlantisme, la capacité à aller dans le sens du vent, jusqu'à son actuel gouvernement qui n'aurait pas fait tâche sous tonton : il manque Bernard Tapie et le tableau serait parfait.

25.04.2007

Qu'est-ce qu'être français ?

La Belgique polyglotte n'est-elle pas une Nation ? Monsieur Yann, c'est une très bonne question.




Laissez-moi donc vous poser quelques questions à mon tour :
- L'Empire des Habsbourg était-il une Nation ?
- La Yougoslavie était-elle une Nation ?
- La Tchécoslovaquie était-elle une Nation ?
- L'URSS était-elle une Nation ?
- Le Rwanda est-il une Nation ?

Je ne suis pas un spécialiste de la Belgique, mais je pense qu'il ne faut pas confondre frontières administratives et Nation. Ce ne sont pas une armée, une administration, un gouvernement, des frontières qui font une Nation (bien des colonies au début du XXème siècle avaient ces caractéristiques). Un territoire occupé par des peuples de langues différentes peut exister, parfois pendant des siècles, sans pour cela former une Nation.

Une Nation peut se créer sur des bases ethniques, religieuses, ou bien sur une histoire commune (souvent liée à une aire géographique, comme la France). Une chose est sûre, un pays sans homogénéité linguistique (et donc culturelle) n'est pas une Nation, même si elle en a l'apparence.


Bien entendu, en France, nous avons beaucoup de mal à l'accepter, car nous avons le fantasme de l'homme universel, et surtout la hantise du conflit, car nous confondons souvent Nation et nationalisme.
Mais l'homme universel n'existe pas. Il existe des français, des espagnols... qui deviennent des français, des espagnols...grâce à leur langue. Un français ne sera jamais français s'il ne parle pas le français. C'est par l'intermédiaire de la langue qu'une collectivité transmet ses valeurs et ses représentations. Cela se fait tellement naturellement que nous ne nous en apercevons même pas. Quand à 7 ans, nous commençons à prendre conscience du monde (et que nous commençons à avoir l'illusion de la liberté), la culture française nous a déjà façonnés ; nous sommes déjà des petits français : la langue en a été le vecteur.
L'enfant qui n'a pas été façonné par une langue quelconque ne deviendra pas un homme, mais un animal (voir Victor, l'enfant sauvage de l'Aveyron, décrit par Jean Itard).


Un français (ou un anglais) ne comprendra jamais qu'artificiellement et de l'extérieur les spécificités d'une autre culture. Même s'il a l'impression de les comprendre, il ne fait souvent que les déformer par le prisme de ses représentations, et de ses préjugés (essayez donc de comprendre le sens du "ki" dans les arts orientaux).


Pour conclure, je pense donc que la Belgique n'est pas une Nation mais une construction administrative qui restera toujours très fragile. Au moindre remous historique (ce qui n'est qu'une question de temps),
qu'adviendra-t-elle ?
De Gaulle a lui même écrit qu'en 1945 s'il avait voulu intégrer la Belgique francophone à la France, elle se serait jetée dans ses bras.

J'ai du mal à croire que la même chose aurait été possible entre la Bretagne et l'Angleterre par exemple.

11.04.2007

Les islamistes sont-ils des alliés de l'Amérique ?

Quel est le lien réel entre les USA et les islamistes ?
Sont-ils d'irreductibles ennemis ou bien la réalité est-elle plus complexe ?
Et si il y avait, en réalité, une alliance d'intérêt entre les islamistes et les USA ?
Quels sont les éléments qui font que je me pose cette question ?

L'histoire commence par la création, le financement,la formation militaire et logistique (subversion, propagande, organisation, armement...) des groupuscules activistes islamistes par les USA lors de la guerre d'Afghanistan dans les années 70-80.



Ben Laden est le fils spirituel de la CIA. Ce sont ses membres qui l'ont formé pendant la guerre d'Afghanistan. C'était un allié objectif et très utile dans leur lutte contre l'empire soviétique. Dans un monde médiatisé comme le nôtre, où le moindre délinquant peut faire la une des médias nationaux en brûlant une voiture, donner une telle formation et des moyens à des activistes fanatiques et déterminés, c'est s'exposer à les voir monopoliser la scène médiatique (et donc politique) mondiale.

Les USA ont été également les alliés des islamistes bosniaques pendant la guerre en ex-Yougoslavie au début des années 90. Ils ont, par exemple, mis à la tête de l'état bosniaque Monsieur Izetbegovic. Ce dernier a offert la nationalité bosniaque à Ben Laden pour services rendus à la cause (il avait, en effet, décapité quelques Serbes). Savez-vous que Monsieur Izetbegovic, que nos amis US et médias nous présentaient comme un homme de paix, un modéré, était un intégriste (il a écrit un livre prônant la charia dans les années 70). Il fût également recruteur pour la division musulmane SS Handschar (en effet, les musulmans étaient alliés aux nazis pendant la guerre 39/45) et est à l'origine de nombreux massacres de Serbes civils et militaires.
Quand on pense que nos médias, toujours prompts à relayer la propagande américaine et à défendre les intérêts US (quand ils ne dénigrent pas leur propre pays), nous présentaient les Serbes comme des nazis, alors qu'ils furent des alliés de la France.
Comble de l'ironie, Madeleine Albright (secrétaire d'état aux affaires étrangères de 1997 à 2001 sous la présidence de Clinton), pincipale initiatrice de cette cabale anti-serbe, fut recueillie et protégée des persécutions antisémites par une famille serbe, lorsqu'elle était enfant. Si cela ne s'appelle pas du cynisme...



L'Amérique fut également une alliée de la cause musulmane au Kosovo. La présence de conseillers militaires américains auprès de l'UCK (l'armée d'indépendance du Kosovo) pendant la guerre du Kosovo, à la fin des années 90, est avérée : officiellement, l'intervention américaine au Kosovo avait pour objectif de protéger les musulmans des exactions serbes (qui n'ont été commises qu'après le début du conflit), et non pas d'aider à la création d'un état musulman indépendant. Les exécutions de masse de kosovars par les serbes, qui ont servi de prétexte à l'intervention US, n'ont en réalité jamais existées (comme les armes de destruction massive irakiennes ; mais l'avantage avec des médias complices, c'est qu'on peut toujours utiliser les mêmes grosses ficelles, cela marche à chaque fois).
Depuis la fin de la guerre, le Kosovo connaît, dans une indifférence médiatique très étrange et totale, une épuration ethnique anti-serbe (harcèlement, églises brulées, viols, meurtres et pogroms) ; avec l'accord tacite des USA, puisque cette épuration est la plus importante dans le secteur sous responsabilité américaine. Il existe d'ailleurs un plan (connu des organismes internationaux) visant à faire du Kosovo une terre à 100% musulmane (10% avant l'intervention militaire US). Et pourtant, en 2007, les organismes internationaux (voix de l'Amérique) proposent la création d'un état musulman indépendant, avec l'appui de l'Europe pro-US (grâce à la carotte de l'adhésion à l'Union et à la promesse d'aides économiques).



Il y a également l'alliance très étrange entre les USA et l'Arabie Saoudite (malgré tous les efforts de nos journalistes pour nous faire croire que cette alliance bat de l'aile). Les Ben Laden font partie de l'entourage de la famille dirigeante saoudienne, qui est elle-même très proche des cercles du pouvoir US. Cette même Arabie qui, grâce à l'argent du pétrole et à son positionnement géographique et idéologique (tout musulman devant faire au moins un voyage à la Mecque dans sa vie), a pu diffuser le wahhabisme, vision de l'islam fanatique et rétrograde et terreau du terrorisme, dans l'ensemble du monde musulman depuis les années 70.

Enfin, sachant tout cela, ne trouvez-vous pas étrange qu'en France, quelques semaines après le refus de Monsieur Chirac de participer à la guerre d'Irak, le problème du voile ait refait surface et empoisonné le débat politique et médiatique ?
Quand on connait les relations très étroites entre les milieux islamistes français (voir Union des Organisations Islamiques de France ainsi que Tariq Ramadan et les Frères Musulmans) et l'Arabie Saoudite (notamment le financement des mosquées) et la manière dont toute cette opération a été menée, cela a de forts relents de guerre psychologique, ne croyez-vous pas ?


Les USA, comme souvent dans leur Histoire (voir le rôle de soutien de la CIA auprès des combattants du FLN communiste pendant la guerre d'Algérie), jouent un double jeu très dangereux : le rôle du pompier pyromane. Ils combattent officiellement les islamistes tout en s'en servant.

Mais quel est leur objectif principal ?
Je vous rappelle que, selon Mackinder (géographe britannique considéré comme l'un des pères fondateurs de la géopolitique anglaise), le monde est composé de deux zones : le heartland (qui est en fait l'actuelle Russie) qui est entouré du rimland. Selon Mackinder, celui qui contrôle le heartland contrôle le monde. Les USA considèrent donc encore la Russie comme leur principal ennemi (car potentiellement la plus susceptible de remettre en cause leur hégémonie). Toute leur politique extérieure s'attache donc à isoler et à détruire la Russie :
- grâce aux alliances militaires de l'OTAN qui l'isole de l'Europe,
- grâce au contrôle politique de l'Union Européenne qui empêche les états de se rapprocher de la Russie (voir la propagande anti-russe actuelle),
- grâce à l'alliance US avec l'islam en général, et les islamistes en particulier : alliance avec la Turquie, implantation de bases militaires dans les pays d'islam entourant la Russie, soutien à la Tchétchénie mais aussi création de toutes pièces d'Etats musulmans (Bosnie, Kosovo) au sein même de l'Europe, avec tous les risques que cela comporte pour sa sécurité, afin de ceinturer la Russie d'états hostiles. Les USA soutiennent également les intérêts de la Turquie, en organisant de très belles propagandes en faveur de son adhésion à la communauté européenne.


Mais, et le 11 septembre me direz-vous ! Et la guerre d'Irak ?
Vu les avantages stratégiques de l'alliance américano-islamique, vu le cynisme des dirigeants américains, vous connaissez la formule : on ne fait pas d'omelette...
Grâce aux islamistes, ils ont isolé leur ennemi héréditaire, la Russie, et l'ont empétrée dans des guerres perpétuelles qui l'empêcheront de recouvrer sa puissance, et donc de remettre en cause l'hégémonie US.
Grâce à eux, ils ont pu justifier la guerre en Irak, et faire (ou plutôt essayé de faire) main basse sur leur pétrôle.
Grâce à eux, ils n'ont jamais paru aussi indispensables aux yeux des dirigeants (pas des opinions) du monde comme stabilisateurs ( il me paraît évident que les USA ont besoin de créer des conflits pour justifier leur hégémonie).
Grâce à eux, les USA peuvent justifier aux yeux de leur opinion publique des investissements militaires inouïs.
Grâce à eux, ils peuvent destabiliser les états occidentaux indociles qui abritent de fortes minorités musulmanes (comme la France, avec l'appui des médias nationaux et via les nombreux réseaux islamistes franco-saoudiens). Pendant que la France éteint le feu dans ses banlieues, elle n' a plus les moyens de jouer les trouble-fêtes en Irak, ou ailleurs.

C'est une stratégie brillante, si l'on se place du point de vue des intérêts américains. Mais pour l'Europe, et surtout pour la France, l'avenir est lourd de menaces. Il serait d'ailleurs temps que nos "dirigeants" en prennent la mesure...

05.03.2007

Sarkozy, ce gaulliste.

Les français croient encore que Mitterrand était socialiste. Certains ont même cru, dans les années 80 que Chirac serait un dictateur (ne rigolez pas, svp !). Certains croyaient que le communisme était une libération de l'homme par l'homme. D'autres ont cru, dur comme fer, que l'Algérie pourrait être française. Beaucoup ont cru qu'en étant compréhensif avec Hitler, il nous épargnerait.....
On peut remonter très loin le chapelet des illusions. Alors pourquoi ne pas croire que Sarkozy est un gaulliste.
C'est une preuve supplémentaire que la politique appartient au domaine de l'irrationel. Car croire ou faire croire à quelque chose que tous les faits infirment, cela relève, pour moi, d'un insondable mystère.