18.03.2008
Une spéculation d’avenir : l’élevage du baudet du Poitou
C’est le printemps ! Les aubépines sont en fleurs, et les prunus aussi avec deux mois d’avance. On a même déjà vu des jacinthes des bois qui fleurissent d’habitude fin avril. Signes du réchauffement climatique ? Les gros nuages plombés apportent les dernières pluies d’hiver et bientôt les première giboulées. Les rayons du soleil éclairent obliquement les monuments publics, découpant sur les murs les ombres nettes des corniches sculptées. La pierre brille sous les ondées, resplendit sous la lumière dorée. C’est le moment de flâner en évoquant l’Histoire.
Le Salon de l’agriculture a fermé ses portes. On y vit des bœufs longs comme des semi-remorques, des percherons fessus à la queue taillée, peignée, tressée, enrubannée, et des truies qui mériteraient la médaille des familles nombreuses. Et une ravissante poule rousse. On s’y émerveilla de la puissance des désherbants et de l’ingéniosité des semenciers, prémisses certaines d’un retour à la Nature. On y entendit un malotru lancer des paroles malséantes, mais si plates que les charretiers en eussent eu honte. Les postillons ne s’abaissaient pas à s’insulter ainsi au temps des diligences. On y admira surtout, comme chaque année, les rois des fermes françaises, plus coquets que les coqs, plus valeureux que les veaux : les baudets du Poitou ! Les baudets du Poitou, orgueils de notre élevage national, qui paraissent formés d’énormes pelotes de laine noire enfilées sur de gigantesques aiguilles à tricoter, ou de bonnets de grenadiers embrochés sur des baïonnettes. Les baudets du Poitou, altiers, majestueux, olympiens, qui défilent en se déhanchant sur l’air de la marche des éclopés de la garde impériale. Spectacle qui élève l’âme et revigore l’esprit.
C’est le printemps, et sur les murs de nos villes fleurissent les affiches appelant aux urnes : « Ma voix aura le dernier mot ! ». Gloire aux institutions démocratiques ! Dans une urne transparente, une main décidée glisse une enveloppe bleue, symbole de l’égalité des citoyens, allégorie du pouvoir du Peuple.
Il y a un mois à peine, un ramassis de traîtres ratifia à Versailles l’abolition de la République, la déchéance de sa Constitution, le viol officiel de la volonté du peuple souverain.
L’Histoire fera justice de ces ganelons. Mais que devra être la justice des hommes au jour de la Libération ? Ferons-nous comme eux ? Voterons-nous des lois pénales rétroactives pour les punir de leurs basses trahisons ?
La tradition ancienne de la France était de châtier les criminels irrémissibles, ceux qui avaient attenté contre la souveraineté et mis en péril la paix civile, en les tirant à quatre chevaux. Encore Ravaillac et Damien n’attentèrent-ils qu’à une seule personne. La civilisation des mœurs a heureusement rendu caduc cet affreux châtiment. On fêtera la liberté sans fatiguer des centaines d’attelages de robustes chevaux de trait. Même le temps de la guillotine est révolu. Mais quel dommage ce serait de se priver d’un grand jour de fête ! Une joyeuse tradition politique devrait donc être remise en vigueur : promener ces lamentables félons par les rues, à travers les villes, en leur natureté, sur le dos de baudets du Poitou, leur laides trognes tournées vers les queues des nobles animaux.
Et une autre décision politique s’imposera : frapper ces traîtres d’indignité nationale à vie, les déchoir des droits civiques, et leur interdire à jamais de briguer le moindre mandat.
Élevez des baudets du Poitou, nous en aurons besoin le jour venu ! Vive la République !
Article de Christian Darlot (son site) publié sur Revue républicaine le 15 mars 2008
15:29 Publié dans Actualités , Blog , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Ecole éducation , Ecologie , Economie , HISTOIRE , Loisirs/Culture , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Une spéculation d’avenir : l’élevage du baudet du Poitou
01.03.2008
Les mots de trop d'un président sans piedestal
Un président qui se livre aux altercations de bas étages, bien loin de faire rire, est le signe inquiétant d'une démocratie sans grandeur.
Les mots de trop d'un président sans piedestal
Le diable se niche dans les détails et il n'y a pas de quoi rire.
Il y a eu l'altercation avec le jeune pêcheur qui a menacé, il y a quelques semaines, de venir « porter un coup de boule » au président de la République. Puis, hier, au Salon de l'agriculture, cet homme qui n'a pas voulu être « touché » et « sali » par Nicolas Sarkozy et dont ce dernier s'est débarrassé en le traitant ainsi : « Casse-toi, pauvre con ! ».
On aurait tort de ne percevoir ces incidents à répétition que comme l'inévitable et presque bienfaisante décontraction d'une société et d'un Etat qui cesseraient de se contempler sur le mode de l'intimidation et de la révérence. Les citoyens parleraient à armes et grossièreté égales avec le président de la République et celui-ci, mu par un élan démocratique qui le conduirait à un mimétisme de mauvais aloi, leur répliquerait sur le même registre.
Il ne me semble pas qu'une telle analyse puisse être admise. Au demeurant, elle ferait déjà apparaître l'existence d'un univers préoccupant où la décrispation de part et d'autre serait poussée si loin qu'elle en deviendrait indécente et scandaleuse.
Un monde sans formes, mais plein d'illusions
Ce qui surgit de ces épisodes où un président s'abaisse à user d'un langage commun, pour ne pas dire plus, c'est d'abord le fait que le citoyen de rencontre, quel que soit son statut ou son métier, n'accepte plus de se cantonner dans une neutralité silencieuse même teintée d'hostilité, mais qu'il a décidé de prendre le président de la République au mot. Puisque ce dernier ne cesse de vanter son agitation en la qualifiant de dévouement à la cause publique, que sa familiarité, voire sa vulgarité ne seraient que la manifestation moderne d'une personnalité politique qui aurait compris que les Français n'attendent plus de l'efficacité élégante mais une proximité active et sans mystère, force est de constater que la société a parfaitement compris le message et qu'elle s'engouffre avec une inquiétante délectation dans ce monde d'où l'on a désiré faire disparaître les formes pour donner, et se donner, l'illusion d'une simplicité industrieuse. Alors qu'il est facile de constater quotidiennement comme l'absence de formalisme n'est pas contradictoire avec la pompe impériale d'un président enivré de soi. Au lieu que les choses de l'Etat dégagent une majesté naturelle – elles ne le peuvent plus, vidées qu'elles sont de leur substance digne -, c'est le titulaire du Pouvoir qui tente, tant bien que mal, par un narcissisme qui prétend s'habiller de conscience professionnelle, de donner le change et de faire croire qu'on n'a pas changé de République dans le domaine de la tenue.
Une démocratie qui a oublié que les mots sont tout
Ainsi, Nicolas Sarkozy a libéré la parole, les paroles, celle du jeune pêcheur comme celle du visiteur dégoûté du Salon. La grossièreté de l'une et de l'autre n'est que la conséquence de la volonté théorisée et affichée de tourner en dérision l'apparat intime qui exige réserve, modération et contrôle de soi pour pouvoir tout permettre, et se permettre. Les répliques du président s'inscrivent dans un espace qu'il a « déconstruit » et qui lui ressemble. L'hostilité choquante du visiteur du Salon et le « pauvre con » de Nicolas Sarkozy révèlent, en dépit de leur contradiction apparente, la solidarité d'une société sans respect pour son chef et d'un chef sans considération pour ses concitoyens. Il y a là plus que l'amorce d'un processus qui risque de nous entraîner non plus vers la bienfaisante familiarité des pouvoirs scandinaves mais dans le cloaque d'une démocratie qui a oublié que les mots sont tout et d'abord le décor nécessaire à une relation républicaine, quoique antagoniste.
On aurait bien tort de rire de ces altercations dans la vie quotidienne et publique d'un chef d'Etat. C'est un peu de nous qui est insulté quand il est insulté. C'est un peu de nous qu'il insulte quand il insulte. On peut craindre le pire devant l'expression de ces tensions aujourd'hui encore minimes. Elles sont inquiétantes comme les signes glaçants de la colère ponctuelle d'un pays qui ne se contente plus de ses exutoires légitimes et réguliers.
La démocratie, aussi, se niche dans les détails.
Article de Frédéric Moreau publié le Mercredi 27 Février 2008 - 00:07 sur Marianne2fr
14:07 Publié dans Actualités , Blog , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Ecole éducation , Ecologie , Economie , Famille , HISTOIRE , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les mots de trop d'un président sans piedestal
25.02.2008
Obama/Clinton/McCain ou la démocratie par procuration !
La France serait-elle devenue l'ombre d'elle-même ?
En effet, au moment précis où les députés français sabordent la Nation française, fondement même de notre démocratie, en capitulant à Versailles et mettant ainsi un terme à un peu plus de deux siècles de souveraineté populaire, on apprend que les français se passionnent pour les élections américaines (38% seraient pour Obama). Ces faits rappellent étrangement l'intérêt que portaient les peuples colonisés du XIXème siècle à l'égard des débats politiques secouant les Nations qui les assujettissaient!
Y eut-il une différence, sur le traitement des indigènes, entre le Second Empire et la troisième République ?
Les bombardements des villages vietnamiens furent-ils si différents entre le règne de Kennedy et celui de Nixon ?
Les Français ont donc troqué leur liberté pour gagner quelques années de confort, de bonheur et d'illusions. Illusion de croire qu'un monde sans conflits est possible (est-ce seulement souhaitable ?) ; illusion de croire qu'on peut confier son destin et ses intérêts à des mains étrangères, sans les voir un jour menacés.
Cette politique française de servitude volontaire n'est pas nouvelle (1). Elle fut même l'une des marques de fabrique de la quatrième République. Ces abandons de souveraineté n'empéchèrent hélas pas les conflits, loin s'en faut (guerre civile de 1940/44 liée aux renoncements de la troisième République, guerre civile de 1955/62).
Homme cultivé, il aimait citer les auteurs antiques comme cet aphorisme de Tite Live : "La servitude coûte plus cher que la guerre".
Formé aux humanités, ayant reçu une éducation classique, la rigueur, la précision mais aussi la profondeur de sa pensée avaient été acquises au contact des penseurs antiques. Ce qui peut, rétrospectivement, éclairer certaines de ses décisions.
Par exemple sa décision de doter la France de l'arme nucléaire contre la volonté farouche des USA s'éclaire d'un jour nouveau à la lumière de cette citation, tirée d'un ouvrage de Thucydide : "La jalousie ne refuse à personne de bien ménager ses intérêts lorsqu'il s'agit des plus grands risques".
L'antiquité devrait donc redevenir l'un des piliers de la formation intellectuelle de nos élites. Car n'est-ce pas sa redécouverte qui, à partir du XVème siecle, fut à l'origine du mouvement intellectuel des Lumières, aboutissant au renouveau démocratique en Occident ?
Car c'est bien l'inculture et la pauvreté intellectuelle (2), conduisant au dogmatisme (3), lui-même à l'origine d'une interprétation erronée et fanatique des théories de la guerre totale de Clausewitz (4), qui ont débouché sur les boucheries stériles de 14/18 et de 39/45 (5).
N'en déplaise à Monsieur Camille de Toledo (lire à ce sujet), la Nation n'y est pour rien.
(1) Cette volonté de perdre sa souveraineté est liée, selon moi, à une peur presque mystique du conflit (Entre sociétés mais aussi dans la société ). Cette peur serait, elle-même, liée au choc occasionné par le premier conflit mondial, selon certains historiens.
(2) ...et non pas le nationalisme ou le patriotisme comme le suggéra subtilement la propagande communiste dès 1917. Cliché qui est, depuis, rentré dans les moeurs.
(4) lire à ce sujet le remarquable ouvrage de Sir Basil Liddell Hart : "Stratégie"
(5) Hitler reste l'incarnation par excellence de cette inculture.
19:41 Publié dans Actualités , Blog , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Ecole éducation , Ecologie , Economie , HISTOIRE , Loisirs/Culture , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Obama/Clinton/McCain ou la démocratie par procuration !
21.02.2008
Les sectes sont "un non-problème", selon Sarkozy
Alors que les laïques craignent le retour d'un catholicisme pourtant moribond, Mr Sarkozy tente d'imposer sa spiritualité personnelle : la scientologie. Il est évident que, contrairement au christianisme, la scientologie ne voit pas d'inconvénients au "fric sans états d'âme". Signe des temps !
Péricles
L'hebdomadaire a publié une interview dans laquelle Emmanuelle Mignon déclare que les sectes sont "un non-problème", que "la liste établie en 1995 est scandaleuse" et qu'"on peut s'interroger" sur la menace représentée par la Scientologie. La directrice de cabinet avait démenti avoir tenu de tels propos.
Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy (Sipa)
Dans un communiqué, cette dernière avait démenti les propos que lui avait fait tenir le magazine mercredi. Je "n'ai jamais tenu les propos qui me sont prêtés par l'hebdomadaire VSD, selon lesquels 'les sectes seraient un non-problème en France'", avait affirmé la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon.
"Interrogée de manière informelle sur les positions du président de la République dans ce domaine, j'ai rappelé la position constante de Nicolas Sarkozy sur ce sujet", explique-t-elle.
"Soit ces mouvements et ces groupes troublent l'ordre public et abusent de la faiblesse psychologique des personnes, et dans ce cas ils doivent être poursuivis et sanctionnés -les moyens de rendre plus efficaces ces poursuites sont d'ailleurs à l'étude. Soit ils ne troublent pas l'ordre public et respectent les personnes, et ils doivent alors pouvoir exister normalement conformément au principe de la liberté de conscience", résume-t-elle.
"Il semblerait que l'on soit entré dans l'ère du démenti. Bientôt il faudra la présence d'un huissier à chaque interview, comme pour les mariages", commente Marc Dolisi à nouvelobs.com.
"Scandaleuse"
L'hebdomadaire a ensuite fait parvenir un communiqué dans lequel il confirme bien les propos d'Emmanuelle Mignon. "Emmanuel Fansten, journaliste à VSD, a rencontré Mme Emmanuelle Mignon a son bureau de l'Elysée le mercredi 6 février de 11h15 à 12h00", indique le magazine.
"La rédaction de VSD confirme que les propos cités dans l'entretien ont bien été tenus, dans le cadre de ce rendez-vous", précise le communiqué.
VSD est paru mercredi matin avec une interview de cette proche du chef de l'Etat. Elle affirme que "la lutte contre les sectes a longtemps permis de dissimuler les vrais sujets. Mais, en France, les sectes sont un non-problème". "La liste établie en 1995 est scandaleuse", ajoute-t-elle, évoquant la liste des "mouvements sectaires" mise au point alors par la Commission parlementaire d'enquête sur les sectes. "Quant à la Scientologie, je ne les connais pas, mais on peut s'interroger", poursuit-elle selon VSD. "Ou bien c'est une dangereuse organisation et on l'interdit, ou alors ils ne représentent pas de menace particulière pour l'ordre public et ils ont le droit d'exister en paix". Les rapports parlementaires français considèrent que l'Eglise de Scientologie est une secte. La scientologie bénéficie toutefois du statut de religion dans d'autres pays, notamment aux Etats-Unis.
La Miviludes bientôt rattachée à l'Intérieur
Emmanuelle Mignon indique, selon VSD, que le gouvernement compte "transformer" la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), instituée auprès du Premier ministre, "en quelque chose de plus efficace et en finir avec le bla-bla". "A part publier des rapports annuels, la Miviludes ne fait rien", accuse-t-elle.
Selon la directrice de cabinet du président, "l'idée serait de rattacher ce nouvel organisme au ministère de l'Intérieur, afin de collaborer plus étroitement avec les services de police. Le reste doit relever de la justice".
"Assurer la liberté de croyance de tous"
Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur chargée des Cultes, a relancé le débat sur les sectes début février. Elle a notamment mis en cause le fonctionnement de la Miviludes, au moment où celle-ci est précisément l'objet de critiques de mouvements comme la Scientologie.
Dans un entretien au Parisien, la ministre confiait vouloir "décomplexer la lutte contre des dérives sectaires" et "assurer la liberté de croyance de tous".
Plusieurs associations, dont l'Unadfi (Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu), s'étaient déclarées "émues et indignées" par ces déclarations.
L'église de Scientologie s'est dite la semaine dernière victime de "violations de la loi de 1905" sur la séparation des Eglises et de l'Etat et a demandé que ses membres bénéficient de la liberté de conscience reconnue dans la Constitution.
"La croyance diffuse des valeurs"
La Miviludes doit présenter son rapport 2007 à François Fillon début avril, a indiqué l'organisme samedi, précisant que c'est au chef du gouvernement qu'il revient de décider de rendre public ce rapport ou non.
Un document de travail, issu d'une réunion commune du conseil d'orientation et du comité exécutif de la Miviludes tenue le 7 février, a été transmis vendredi aux différents ministères concernés (Intérieur, Justice, Santé...).
Emmanuelle Mignon souligne par ailleurs que Nicolas Sarkozy est le premier président français à avoir dit que "la question spirituelle doit jouer un rôle dans la société".
"La quête de sens n'a sûrement jamais été aussi importante qu'aujourd'hui. La croyance diffuse des valeurs, et tout ce qui diffuse des valeurs est positif", assure-t-elle.
10:00 Publié dans Actualités , Blog , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Ecologie , Economie , Famille , HISTOIRE , Loisirs/Culture , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Les sectes sont "un non-problème", selon Sarkozy
18.02.2008
Lavilliers, nostalgie d'un monde révolu ou espoir pour le futur ?
Devant nous l'an 2000. Quelques heures nous séparent.
N'en parlez pas m'a-t-on dit.
Et pourtant ce silence a comme un balancement maudit
Qui vous met la pendule à l'heure.
C'est le moment, c'est pas trop tôt
Pour parler des troisièmes couteaux.
Ils ne font rien, ils se situent.
Ils sont consultants ambigus
Des hydres multinationales.
Pas de nom, que des initiales.
Ils ont de grands ordinateurs.
Poules de luxe, hommes de paille.
Requins, banquiers, simples canailles.
Pas de nom et pas de photo,
Leurs sociétés sont étrangères.
Plus compliqué est le réseau
Qui les relie à leurs affaires.
Il était grand, il était beau.
Il sentait bon son Lugano,
Mon gestionnaire.
Justement près de Lugano
Etait la banque Ambrosiano.
Là où les vierges vaticanes
Faisaient fructifier leur magot.
Loge P2 dans ses arcanes
A deux massifs cardinaux
Pour les consultations diaphanes
Avec de joyeux mafiosos.
Le fameux compte à numéro
Passe de Zurich à Lausanne,
De Bâle à Londres, près de Soho,
Rencontra le troisième couteau
Il était chauve, il était gros.
Il portait des fringues de chez Smalto,
Mon mercenaire.
Les politiques, drôles d'oiseaux,
Prennent toujours pour plan de vol
Les bulletins de la météo
Ils vont toujours où il fait beau.
Il fait beau dans les audimats,
Dans les sondages du Figaro.
Il fait très beau chez la misère
Et dans les oeuvres humanitaires.
Il fait beau sur les droits de l'homme.
Il fait beau sur l'intégration,
Le plein emploi, l'immigration.
On se les gèle dans le pognon.
Politiquement leurs idéaux
Sont très ciblés sur deux critères:
Entre Mad Max et l'abbé Pierre
Pas de nom et pas de photo,
Leurs sociétés sont étrangères.
Plus étonnant est le réseau
Qui les réunit entre frères.
Ils ne font rien, ils se situent.
Ils prennent, ils se gavent, ils se tuent,
Trivialité derrière les mots,
La réussite dans les crocs.
Ils sont là à tous les niveaux.
C'est le règne des troisièmes couteaux.
L'altérité existerait donc encore dans le monde "culturel" français ? Comment a-t-il pu résister au ravage du conformisme allié à l'inculture ? Lavilliers, nostalgie d'un monde révolu ou espoir pour le futur ?
22:29 Publié dans Actualités , Blog , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Ecole éducation , Ecologie , HISTOIRE , Loisirs/Culture , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Lavilliers, nostalgie d'un monde perdu ou espoir pour le futur ?
L'insoutenable légèreté de Monsieur Sarkozy
L'insoutenable légèreté de Monsieur Sarkozy, roi de la politique gadget ! Ses initiatives politiques, mélange d'improvisation et d'amateurisme, ont de plus en plus de mal à cacher son absence de projet politique. Combien de temps la politique marketing fera-t-elle illusion ?
La shoah expliquée à nos petits enfants. Ou comment un petit garçon de 6 ans, arraché à sa mère , déshabillé de force, mené dans une chambre confinée pour y être gazé au Zyclon B avant que son petit corps désarticulé ne finisse brulé dans un four crématoire, est devenu le correspondant de mon fils de 10 ans.
Quelle est cette nouvelle farce, grotesque et pathétique?
Rien ne nous sera donc épargné ?
Péricles
"A la seconde, mon sang s'est glacé." Simone Veil, présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et ancienne déportée, était présente mercredi 13 février, au dîner du CRIF, quand Nicolas Sarkozy a proposé d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies.
UNE DÉMARCHE "NÉCESSAIRE", POUR M. SARKOZY
Un peu plus tôt, en déplacement à Périgueux pour annoncer un plan de réforme de l'école primaire, Nicolas Sarkozy avait défendu à nouveau sa proposition très critiquée : "On ne traumatise pas les enfants en leur faisant ce cadeau de la mémoire d'un pays, pour leur dire un jour, c'est vous qui écrirez l'histoire de ce pays. Nous, nous en sommes la mémoire, ne refaites pas les mêmes erreurs que les autres."
Et le chef de l'Etat de poursuivre : "Il s'agit d'une démarche contre tous les racismes, contre toutes les discriminations, contre toutes les barbaries, à partir de ce qui touche les enfants, c'est-à-dire une histoire d'enfants qui avaient leur âge." "C'est d'autant plus nécessaire que les survivants de cette époque tragique de notre histoire vont disparaître (...), ce sont nos propres enfants qui, de génération en génération, se transmettront ce souvenir", avait-il déclaré.
Article publié sur le Monde.fr (copié sur le site Le jeu de Gerri)
15:08 Publié dans Actualités , Blog , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Ecole éducation , Ecologie , Economie , Famille , HISTOIRE , Livre , Loisirs/Culture , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Après le Sarkoshow, le Sarkoshoah !
11.02.2008
Le coup d’État de Versailles
Lundi 4 février, jour de la réunion du Parlement en congrès, jour de deuil pour la démocratie, les opposants au coup d’État s’étaient rassemblés dans les avenues menant au château de Versailles. J’accompagnais un couple d’amis, elle habillée en Marianne à bonnet phrygien (mais la poitrine couverte, en février), et lui coiffé d’un casque d’Astérix. Comme il mesure un mètre nonante pieds nus, il était impressionnant avec les ailes du casque relevées. Un Astérix de deux mètres, cela ne passe pas inaperçu. J’étais vêtu en député du Tiers, tricorne à cocarde, gilet, cape noire, ceinture tricolore, et brandissant au manche de mon parapluie le drapeau cousu par une de mes grand-mères pendant la guerre (Que faut-il dire ? La dernière ? On l’a déjà cru de la précédente. La plus récente ? Mais il y en eut d’autres depuis. [Ce n’est pas de mes grand-mères que je parle]).
Peu de gens, et guère de caméras. Le temps est loin des cars de manifestants venus de la France entière. Les vieux communistes sont aux allichamps et les socialistes ont trahi. Evidemment, on ne se déplace pas volontiers un lundi -il faut exercer un métier aux horaires souples- ni en février. Louis-Philippe disait qu’on ne fait pas de révolution en hiver, ce qui ne l’empêcha pas d’être renversé en février. Dans les rues, d’aimables CRS, serviables comme des hôtesses d’accueil, orientaient les arrivants vers les diverses manifs (car on ne se mélange pas entre opposants, non mais !).
Un hippie schnouffé, hors d’âge, le fou de service, insultait les keufs dans l’indifférence générale.
Nous allâmes d’abord à la manif des souverainistes, porteurs de drapeaux tricolores en berne, puis à celle d’Attac, où les bannières arboraient le sigle à pourcentage. Une pasionaria y adjura les manifestants de rentrer chez eux par un chemin leur évitant de rencontrer les souverainistes, ces gens étriqués « avec qui nous n’avons rien en commun ». On y prônait l’amitié entre les peuples et l’abolition des frontières. Souriez, financiers ! Riez, européïstes ! Vous pouvez dormir sur vos deux oreilles avec de tels adversaires.
Près des grandes écuries, un cordon de robots-cops bonnasses, déguisés en martiens de série télévisée, jouait le rôle des Gardes Françaises empêchant le peuple d’entrer au château. Et dans le château, les traîtres abolissant la République. Combien d’entre eux, soixante-huitards repentis, crièrent-ils dans leur jeunesse : « CRS-SS ! » ?
Versailles dans toute sa splendeur. Cette bâtisse prétentieuse n’a jamais été, depuis trois siècles, que l’antre de la tyrannie et le théâtre de la trahison. A chaque génération, des classes dominantes sans cesse renouvelées reprennent le même pli : vanité, fermeture en caste, mépris de leurs concitoyens, platitude devant l’éphémère Permanent du Spectacle qui les domine pour un temps, rouerie et naïveté, lâcheté et ragusade, entraînant chaque fois un peu plus bas dans le déclin notre si beau pays. La Grande Révolution et ses suites, qui coûtèrent, hélas, maintes vies, ont fait disparaître des centaines de monuments magnifiques. Mais ce monstrueux palais reste inchangé, tendant ses tentacules au bout de sa longue avenue. Monument au malheur de la France et de l’Europe. Il paraît avoir été bâti pour cela.
En voyant rejouer pour la dixième fois la même sinistre pièce, l’abus de pouvoir rendant illégitime le pouvoir légitime, le peuple bafoué, les gardes protégeant les traîtres, je songeais à ce que Marc Bloch écrivit pendant l’Occupation : « Les faits l’ont aujourd’hui prouvé : l’indépendance nationale à l’égard de l’étranger et la liberté intérieure sont indissolublement liées, elles sont l’effet d’un seul et même mouvement. Ceux qui veulent à tout prix donner au peuple un maître accepteront bientôt de prendre ce maître à l’étranger. Pas de liberté du peuple sans souveraineté du peuple, c’est-à-dire sans République. »
Restaurons notre République !
Christian Darlot 7 février 2008 publié sur le site Decap'actu
18:51 Publié dans Actualités , Blog , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Ecole éducation , Ecologie , Economie , HISTOIRE , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Le coup d’État de Versailles
09.02.2008
Ceux qui ne nous ont pas trahis !
Listes des parlementaires qui ont dit NON au congrès de Versailles le 4 février 2008
Députés :
Groupe UMP (3 / 318) : MM. Patrick Labaune, Franck Marlin et Jacques Myard.
Groupe SOCIALISTE, RADICAL, CITOYEN ET DIVERS GAUCHE (91 / 204) : Mme Sylvie Andrieux, MM. Jean-Paul Bacquet, Jean-Pierre Balligand, Gérard Bapt, Claude Bartolone, Jacques Bascou, Christian Bataille, Christophe Bouillon, François Brottes, Thierry Carcenac, Laurent Cathala, Bernard Cazeneuve, Jean-Paul Chanteguet, Alain Claeys, Jean-Michel Clément, Gilles Cocquempot, Pierre Cohen, Pascal Deguilhem, Marc Dolez, Jean-Pierre Dufau, William Dumas, Jean-Louis Dumont, Mme Laurence Dumont, MM. Jean-Paul Dupré, Philippe Duron, Olivier Dussopt, Christian Eckert, Henri Emmanuelli, Laurent Fabius, Albert Facon, Mme Martine Faure, MM. Hervé Féron, Pierre Forgues, Mme Valérie Fourneyron, MM. Michel Françaix, Jean-Claude Fruteau, Mme Geneviève Gaillard, MM. Daniel Goldberg, David Habib, Mme Sandrine Hurel, MM. Christian Hutin, Jean-Louis Idiart, Mme Françoise Imbert, MM. Michel Issindou, Serge Janquin, Régis Juanico, Jean-Pierre Kucheida, Mme Conchita Lacuey, MM. Jérôme Lambert, Jean Launay, Patrick Lebreton, Gilbert Le Bris, Mme Catherine Lemorton, MM. Jean-Claude Leroy, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Mme Martine Lignières-Cassou, MM. François Loncle, Jean Mallot, Mme Marie-Lou Marcel, M. Philippe Martin, Mmes Martine Martinel, Frédérique Massat, MM. Gilbert Mathon, Didier Mathus, Kléber Mesquida, Jean Michel, Didier Migaud, Arnaud Montebourg, Philippe Nauche, Henri Nayrou, Alain Néri, Michel Pajon, Christian Paul, Germinal Peiro, Jean-Luc Pérat, Jean-Claude Perez, Mme Catherine Quéré, M. Simon Renucci, Mmes Marie-Line Reynaud, Chantal Robin-Rodrigo, M. Patrick Roy, Mme Odile Saugues, M. Christophe Sirugue, Mme Christiane Taubira, MM. Pascal Terrasse, Jacques Valax, Michel Vauzelle, Michel Vergnier, Alain Vidalies et Jean-Michel Villaumé.
Groupe GAUCHE DEMOCRATE ET REPUBLICAINE (21 / 24) : Mme Marie-Hélène Amiable, M. François Asensi, Mmes Huguette Bello, Martine Billard, MM. Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean-Pierre Brard, Mme Marie-George Buffet, MM. Jean-Jacques Candelier, André Chassaigne, Jacques Desallangre, Mme Jacqueline Fraysse, MM. André Gerin, Pierre Gosnat, Maxime Gremetz, Jean-Paul Lecoq, Alfred Marie-Jeanne, Roland Muzeau, Daniel Paul, Jean-Claude Sandrier et Michel Vaxès.
Groupe NOUVEAU CENTRE (2 / 22) : MM. Philippe Folliot et Jean-Christophe Lagarde.
Non inscrits (4 / 9) : Mme Véronique Besse (MPF), MM. Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), Jean Lassalle (Modem) et François-Xavier Villain (divers droite).
Sénateurs :
Groupe UMP (4 / 159) : MM. André Lardeux, Roland du Luart, Mme Lucette Michaux-Chevry et M. Charles Pasqua.
Groupe SOCIALISTE (30 / 96) : MM. Bernard Angels, David Assouline, Mmes Maryse Bergé-Lavigne, Alima Boumediene-Thiery, MM. Jean-Louis Carrère, Michel Charasse, Pierre-Yves Collombat, Roland Courteau, Jean Desessard, Michel Dreyfus-Schmidt, Mme Josette Durrieu, MM. Charles Gautier, Jean-Pierre Godefroy, Claude Haut, Mmes Annie Jarraud-Vergnolle, Bariza Khiari, MM. André Lejeune, Alain Le Vern, Jean-Pierre Masseret, Marc Massion, Jean-Luc Mélenchon, Jean-Pierre Michel, Michel Moreigne, Daniel Percheron, Marcel Rainaud, Gérard Roujas, Claude Saunier, Jean-Marc Todeschini, Robert Tropeano et André Vantomme.
Groupe COMMUNISTE REPUBLICAIN ET CITOYEN (23 / 23) : Mme Eliane Assassi, M. François Autain, Mme Marie-France Beaufils, MM. Pierre Biarnès, Michel Billout, Mme Nicole Borvo Cohen-Seat, MM. Robert Bret, Jean-Claude Danglot, Mmes Annie David, Michelle Demessine, Evelyne Didier, MM. Guy Fischer, Thierry Foucaud, Mmes Brigitte Gonthier-Maurin, Gélita Hoarau, MM. Robert Hue, Gérard Le Cam, Mme Josiane Mathon-Poinat, MM. Jack Ralite, Ivan Renar, Odette Terrade, Bernard Vera et Jean-François Voguet.
Groupe RASSEMBLEMENT DEMOCRATIQUE ET SOCIAL EUROPEEN (1 / 16) : M. Bernard Seillier (MPF)
Non-inscrits (2 / 6) : MM. Philippe Darniche (MPF) et Bruno Retailleau (MPF).
source gaullisme.fr
10:25 Publié dans Actualités , Blog , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Ecole éducation , Ecologie , Economie , HISTOIRE , Loisirs/Culture , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Ceux qui ne nous ont pas trahis !
28.01.2008
Henri Emmanuelli sauve l'honneur d'un parti moribond.
(...) Henri Emmanuelli fustige les divisions de son camp sur le traité et le Congrès de Versailles :
Député (PS) des Landes, Henri Emmanuelli s’oppose farouchement au boycott du Congrès. Il a réuni le 15 janvier des parlementaires socialistes pour exiger un référendum.
Comment jugez-vous l’annonce faite par Jean-Marc Ayrault d’un boycott du Congrès ?
Je la juge incompréhensible. Je comprends que le parti soit divisé sur l’adoption du traité, puisqu’il l’était déjà. Mais on ne peut remplacer un référendum qui a déjà eu lieu par un vote parlementaire. Le PS ne peut donc renoncer à exiger la tenue de ce référendum. Et le seul moyen de l’obtenir, comme nous nous y étions engagés lors des campagnes présidentielle et législative, c’est d’aller à Versailles voter contre la révision. Je ne comprends pas qu’on laisse les mains libres au Président dès lors qu’il s’agit du respect d’un principe fondamental, le suffrage universel.
Alors, pourquoi cette annonce ?
Je ne me l’explique pas. Et c’est là qu’on retombe sur le problème d’une cohérence minimum. La liberté de conscience sur le traité lui-même, c’est-à-dire sur le oui et le non, difficile de faire autrement. En revanche, s’agissant du référendum, je ne vois pas pourquoi il y aurait finalement liberté de conscience. Si des socialistes ne situent plus la légitimité politique dans le suffrage universel, qu’ils le disent et l’assument ouvertement. Mais je ne pense pas qu’il puisse y avoir d’ambiguïté sur ce sujet.
Comment réagissez-vous aux propos de François Hollande qui a fustigé le «jeu» des opposants au boycott ?
C’est grave. S’il considère que la défense de la souveraineté populaire est une affaire de posture ou de tactique, c’est le signe d’une légèreté inquiétante. En politique, il faut avoir un minimum de cohérence. Et je parle bien d’un minimum. En 2005, j’ai fait campagne pour le non. Et je sais que ceux qui l’ont menée pour le oui n’ont jamais admis le vote du peuple français. Mais qu’ils aient le courage de le dire, et qu’ils arrêtent d’expliquer que ceux qui veulent le faire respecter sont des tacticiens.
Que pensez-vous de la position de Ségolène Royal qui, après avoir défendu le référendum, estime désormais qu’il faut adopter le traité ?
Si l’on explique "Nicolas Sarkozy a été élu, l’affaire est réglée", je ne vois pas alors ce qu’on fait à l’Assemblée nationale. Et ce, d’ailleurs, sur tous les sujets. Pourquoi s’opposer, alors ? On en arrive à des raisonnements ahurissants pour justifier l’injustifiable. J’ai envie de dire : "pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils disent…".
Concrètement, les socialistes pourront-ils se doter d’une position commune ?
Je crois que non. Mais on peut élargir : y a-t-il une position du PS sur la politique internationale ? La mondialisation ? La croissance ? Ce n’est pas le seul sujet sur lequel le parti n’a pas de position. Le PS ne manque pas de propositions, mais de cohérence.
Quel est l’impact de cette affaire dans l’opinion publique ?
Une fois de plus, nous donnons un spectacle affligeant. Entre l’improvisation, les avancées et les reculs, le manque de lucidité, on donne l’impression de subir les événements politiques. Cela commence à faire beaucoup.
Quel remède, alors ?
Ce que je vais proposer, c’est qu’après le prochain congrès socialiste, le futur ou la future premier secrétaire s’achète une boussole. En souvenir de Sénèque, qui, il y a fort longtemps, nous expliquait qu’il n’y a pas de bon vent pour le marin qui ne sait pas où il va…
Article publié sur le site gaullisme.fr le 17 janvier 2008 sous le titre "Le PS donne un spectacle affligeant ... et vient en aide à Sarkozy"
15:58 Publié dans Actualités , Blog , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Ecole éducation , Ecologie , Economie , Famille , HISTOIRE , Loisirs/Culture , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Henri Emmanuelli sauve l'honneur d'un parti pourtant moribond.
21.01.2008
A méditer !
“ La plus grande preuve d'estime, que l'on puisse donner aux gens que l'on a l'honneur de diriger, ce n'est pas de les flagorner, mais de leur parler gravement, en leur montrant les choses comme elles sont. “
Louis Hubert Gonzalve Lyautey
Une citation que nos dirigeants politiques devraient méditer.
14:59 Publié dans Actualités , Blog , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Ecologie , Economie , HISTOIRE , Livre , Loisirs/Culture , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Une citation que nos dirigeants politiques devraient méditer !




