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25.02.2008
Obama/Clinton/McCain ou la démocratie par procuration !
La France serait-elle devenue l'ombre d'elle-même ?
En effet, au moment précis où les députés français sabordent la Nation française, fondement même de notre démocratie, en capitulant à Versailles et mettant ainsi un terme à un peu plus de deux siècles de souveraineté populaire, on apprend que les français se passionnent pour les élections américaines (38% seraient pour Obama). Ces faits rappellent étrangement l'intérêt que portaient les peuples colonisés du XIXème siècle à l'égard des débats politiques secouant les Nations qui les assujettissaient!
Y eut-il une différence, sur le traitement des indigènes, entre le Second Empire et la troisième République ?
Les bombardements des villages vietnamiens furent-ils si différents entre le règne de Kennedy et celui de Nixon ?
Les Français ont donc troqué leur liberté pour gagner quelques années de confort, de bonheur et d'illusions. Illusion de croire qu'un monde sans conflits est possible (est-ce seulement souhaitable ?) ; illusion de croire qu'on peut confier son destin et ses intérêts à des mains étrangères, sans les voir un jour menacés.
Cette politique française de servitude volontaire n'est pas nouvelle (1). Elle fut même l'une des marques de fabrique de la quatrième République. Ces abandons de souveraineté n'empéchèrent hélas pas les conflits, loin s'en faut (guerre civile de 1940/44 liée aux renoncements de la troisième République, guerre civile de 1955/62).
Homme cultivé, il aimait citer les auteurs antiques comme cet aphorisme de Tite Live : "La servitude coûte plus cher que la guerre".
Formé aux humanités, ayant reçu une éducation classique, la rigueur, la précision mais aussi la profondeur de sa pensée avaient été acquises au contact des penseurs antiques. Ce qui peut, rétrospectivement, éclairer certaines de ses décisions.
Par exemple sa décision de doter la France de l'arme nucléaire contre la volonté farouche des USA s'éclaire d'un jour nouveau à la lumière de cette citation, tirée d'un ouvrage de Thucydide : "La jalousie ne refuse à personne de bien ménager ses intérêts lorsqu'il s'agit des plus grands risques".
L'antiquité devrait donc redevenir l'un des piliers de la formation intellectuelle de nos élites. Car n'est-ce pas sa redécouverte qui, à partir du XVème siecle, fut à l'origine du mouvement intellectuel des Lumières, aboutissant au renouveau démocratique en Occident ?
Car c'est bien l'inculture et la pauvreté intellectuelle (2), conduisant au dogmatisme (3), lui-même à l'origine d'une interprétation erronée et fanatique des théories de la guerre totale de Clausewitz (4), qui ont débouché sur les boucheries stériles de 14/18 et de 39/45 (5).
N'en déplaise à Monsieur Camille de Toledo (lire à ce sujet), la Nation n'y est pour rien.
(1) Cette volonté de perdre sa souveraineté est liée, selon moi, à une peur presque mystique du conflit (Entre sociétés mais aussi dans la société ). Cette peur serait, elle-même, liée au choc occasionné par le premier conflit mondial, selon certains historiens.
(2) ...et non pas le nationalisme ou le patriotisme comme le suggéra subtilement la propagande communiste dès 1917. Cliché qui est, depuis, rentré dans les moeurs.
(4) lire à ce sujet le remarquable ouvrage de Sir Basil Liddell Hart : "Stratégie"
(5) Hitler reste l'incarnation par excellence de cette inculture.
19:41 Publié dans Actualités , Blog , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Ecole éducation , Ecologie , Economie , HISTOIRE , Loisirs/Culture , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Obama/Clinton/McCain ou la démocratie par procuration !
21.02.2008
Les sectes sont "un non-problème", selon Sarkozy
Alors que les laïques craignent le retour d'un catholicisme pourtant moribond, Mr Sarkozy tente d'imposer sa spiritualité personnelle : la scientologie. Il est évident que, contrairement au christianisme, la scientologie ne voit pas d'inconvénients au "fric sans états d'âme". Signe des temps !
Péricles
L'hebdomadaire a publié une interview dans laquelle Emmanuelle Mignon déclare que les sectes sont "un non-problème", que "la liste établie en 1995 est scandaleuse" et qu'"on peut s'interroger" sur la menace représentée par la Scientologie. La directrice de cabinet avait démenti avoir tenu de tels propos.
Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy (Sipa)
Dans un communiqué, cette dernière avait démenti les propos que lui avait fait tenir le magazine mercredi. Je "n'ai jamais tenu les propos qui me sont prêtés par l'hebdomadaire VSD, selon lesquels 'les sectes seraient un non-problème en France'", avait affirmé la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon.
"Interrogée de manière informelle sur les positions du président de la République dans ce domaine, j'ai rappelé la position constante de Nicolas Sarkozy sur ce sujet", explique-t-elle.
"Soit ces mouvements et ces groupes troublent l'ordre public et abusent de la faiblesse psychologique des personnes, et dans ce cas ils doivent être poursuivis et sanctionnés -les moyens de rendre plus efficaces ces poursuites sont d'ailleurs à l'étude. Soit ils ne troublent pas l'ordre public et respectent les personnes, et ils doivent alors pouvoir exister normalement conformément au principe de la liberté de conscience", résume-t-elle.
"Il semblerait que l'on soit entré dans l'ère du démenti. Bientôt il faudra la présence d'un huissier à chaque interview, comme pour les mariages", commente Marc Dolisi à nouvelobs.com.
"Scandaleuse"
L'hebdomadaire a ensuite fait parvenir un communiqué dans lequel il confirme bien les propos d'Emmanuelle Mignon. "Emmanuel Fansten, journaliste à VSD, a rencontré Mme Emmanuelle Mignon a son bureau de l'Elysée le mercredi 6 février de 11h15 à 12h00", indique le magazine.
"La rédaction de VSD confirme que les propos cités dans l'entretien ont bien été tenus, dans le cadre de ce rendez-vous", précise le communiqué.
VSD est paru mercredi matin avec une interview de cette proche du chef de l'Etat. Elle affirme que "la lutte contre les sectes a longtemps permis de dissimuler les vrais sujets. Mais, en France, les sectes sont un non-problème". "La liste établie en 1995 est scandaleuse", ajoute-t-elle, évoquant la liste des "mouvements sectaires" mise au point alors par la Commission parlementaire d'enquête sur les sectes. "Quant à la Scientologie, je ne les connais pas, mais on peut s'interroger", poursuit-elle selon VSD. "Ou bien c'est une dangereuse organisation et on l'interdit, ou alors ils ne représentent pas de menace particulière pour l'ordre public et ils ont le droit d'exister en paix". Les rapports parlementaires français considèrent que l'Eglise de Scientologie est une secte. La scientologie bénéficie toutefois du statut de religion dans d'autres pays, notamment aux Etats-Unis.
La Miviludes bientôt rattachée à l'Intérieur
Emmanuelle Mignon indique, selon VSD, que le gouvernement compte "transformer" la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), instituée auprès du Premier ministre, "en quelque chose de plus efficace et en finir avec le bla-bla". "A part publier des rapports annuels, la Miviludes ne fait rien", accuse-t-elle.
Selon la directrice de cabinet du président, "l'idée serait de rattacher ce nouvel organisme au ministère de l'Intérieur, afin de collaborer plus étroitement avec les services de police. Le reste doit relever de la justice".
"Assurer la liberté de croyance de tous"
Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur chargée des Cultes, a relancé le débat sur les sectes début février. Elle a notamment mis en cause le fonctionnement de la Miviludes, au moment où celle-ci est précisément l'objet de critiques de mouvements comme la Scientologie.
Dans un entretien au Parisien, la ministre confiait vouloir "décomplexer la lutte contre des dérives sectaires" et "assurer la liberté de croyance de tous".
Plusieurs associations, dont l'Unadfi (Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu), s'étaient déclarées "émues et indignées" par ces déclarations.
L'église de Scientologie s'est dite la semaine dernière victime de "violations de la loi de 1905" sur la séparation des Eglises et de l'Etat et a demandé que ses membres bénéficient de la liberté de conscience reconnue dans la Constitution.
"La croyance diffuse des valeurs"
La Miviludes doit présenter son rapport 2007 à François Fillon début avril, a indiqué l'organisme samedi, précisant que c'est au chef du gouvernement qu'il revient de décider de rendre public ce rapport ou non.
Un document de travail, issu d'une réunion commune du conseil d'orientation et du comité exécutif de la Miviludes tenue le 7 février, a été transmis vendredi aux différents ministères concernés (Intérieur, Justice, Santé...).
Emmanuelle Mignon souligne par ailleurs que Nicolas Sarkozy est le premier président français à avoir dit que "la question spirituelle doit jouer un rôle dans la société".
"La quête de sens n'a sûrement jamais été aussi importante qu'aujourd'hui. La croyance diffuse des valeurs, et tout ce qui diffuse des valeurs est positif", assure-t-elle.
10:00 Publié dans Actualités , Blog , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Ecologie , Economie , Famille , HISTOIRE , Loisirs/Culture , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Les sectes sont "un non-problème", selon Sarkozy
18.02.2008
Lavilliers, nostalgie d'un monde révolu ou espoir pour le futur ?
Devant nous l'an 2000. Quelques heures nous séparent.
N'en parlez pas m'a-t-on dit.
Et pourtant ce silence a comme un balancement maudit
Qui vous met la pendule à l'heure.
C'est le moment, c'est pas trop tôt
Pour parler des troisièmes couteaux.
Ils ne font rien, ils se situent.
Ils sont consultants ambigus
Des hydres multinationales.
Pas de nom, que des initiales.
Ils ont de grands ordinateurs.
Poules de luxe, hommes de paille.
Requins, banquiers, simples canailles.
Pas de nom et pas de photo,
Leurs sociétés sont étrangères.
Plus compliqué est le réseau
Qui les relie à leurs affaires.
Il était grand, il était beau.
Il sentait bon son Lugano,
Mon gestionnaire.
Justement près de Lugano
Etait la banque Ambrosiano.
Là où les vierges vaticanes
Faisaient fructifier leur magot.
Loge P2 dans ses arcanes
A deux massifs cardinaux
Pour les consultations diaphanes
Avec de joyeux mafiosos.
Le fameux compte à numéro
Passe de Zurich à Lausanne,
De Bâle à Londres, près de Soho,
Rencontra le troisième couteau
Il était chauve, il était gros.
Il portait des fringues de chez Smalto,
Mon mercenaire.
Les politiques, drôles d'oiseaux,
Prennent toujours pour plan de vol
Les bulletins de la météo
Ils vont toujours où il fait beau.
Il fait beau dans les audimats,
Dans les sondages du Figaro.
Il fait très beau chez la misère
Et dans les oeuvres humanitaires.
Il fait beau sur les droits de l'homme.
Il fait beau sur l'intégration,
Le plein emploi, l'immigration.
On se les gèle dans le pognon.
Politiquement leurs idéaux
Sont très ciblés sur deux critères:
Entre Mad Max et l'abbé Pierre
Pas de nom et pas de photo,
Leurs sociétés sont étrangères.
Plus étonnant est le réseau
Qui les réunit entre frères.
Ils ne font rien, ils se situent.
Ils prennent, ils se gavent, ils se tuent,
Trivialité derrière les mots,
La réussite dans les crocs.
Ils sont là à tous les niveaux.
C'est le règne des troisièmes couteaux.
L'altérité existerait donc encore dans le monde "culturel" français ? Comment a-t-il pu résister au ravage du conformisme allié à l'inculture ? Lavilliers, nostalgie d'un monde révolu ou espoir pour le futur ?
22:29 Publié dans Actualités , Blog , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Ecole éducation , Ecologie , HISTOIRE , Loisirs/Culture , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Lavilliers, nostalgie d'un monde perdu ou espoir pour le futur ?
L'insoutenable légèreté de Monsieur Sarkozy
L'insoutenable légèreté de Monsieur Sarkozy, roi de la politique gadget ! Ses initiatives politiques, mélange d'improvisation et d'amateurisme, ont de plus en plus de mal à cacher son absence de projet politique. Combien de temps la politique marketing fera-t-elle illusion ?
La shoah expliquée à nos petits enfants. Ou comment un petit garçon de 6 ans, arraché à sa mère , déshabillé de force, mené dans une chambre confinée pour y être gazé au Zyclon B avant que son petit corps désarticulé ne finisse brulé dans un four crématoire, est devenu le correspondant de mon fils de 10 ans.
Quelle est cette nouvelle farce, grotesque et pathétique?
Rien ne nous sera donc épargné ?
Péricles
"A la seconde, mon sang s'est glacé." Simone Veil, présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et ancienne déportée, était présente mercredi 13 février, au dîner du CRIF, quand Nicolas Sarkozy a proposé d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies.
UNE DÉMARCHE "NÉCESSAIRE", POUR M. SARKOZY
Un peu plus tôt, en déplacement à Périgueux pour annoncer un plan de réforme de l'école primaire, Nicolas Sarkozy avait défendu à nouveau sa proposition très critiquée : "On ne traumatise pas les enfants en leur faisant ce cadeau de la mémoire d'un pays, pour leur dire un jour, c'est vous qui écrirez l'histoire de ce pays. Nous, nous en sommes la mémoire, ne refaites pas les mêmes erreurs que les autres."
Et le chef de l'Etat de poursuivre : "Il s'agit d'une démarche contre tous les racismes, contre toutes les discriminations, contre toutes les barbaries, à partir de ce qui touche les enfants, c'est-à-dire une histoire d'enfants qui avaient leur âge." "C'est d'autant plus nécessaire que les survivants de cette époque tragique de notre histoire vont disparaître (...), ce sont nos propres enfants qui, de génération en génération, se transmettront ce souvenir", avait-il déclaré.
Article publié sur le Monde.fr (copié sur le site Le jeu de Gerri)
15:08 Publié dans Actualités , Blog , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Ecole éducation , Ecologie , Economie , Famille , HISTOIRE , Livre , Loisirs/Culture , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Après le Sarkoshow, le Sarkoshoah !
16.02.2008
Traités européens introuvables : un journaliste irlandais témoigne
Vincent Browne, l'un des plus célèbres journalistes irlandais (directeur du magazine Village, chroniqueur à l'Irish Times et au Sunday Business Post, titulaire d'une émission de radio quotidienne jusqu'à l'année dernière) vient d'en faire personnellement l'amère expérience. La dernière chronique de ce journaliste, situé à gauche, publiée par le Sunday Business Post est d'autant plus intéressante lorsqu'on sait l'influence du personnage sur l'opinion publique irlandaise.
Traités européens introuvables : un journaliste irlandais témoigne
Vincent Browne raconte qu'il est allé aux bureaux de la Commission européenne à Dublin, pour demander un exemplaire du traité de Lisbonne, sur lequel les Irlandais vont devoir se prononcer par référendum. A la réception, on lui a donné une photocopie du texte (seule forme sous laquelle il était disponible).
Il découvre que l'article 1 dit ceci : « Le traité sur l'Union européenne est modifié conformément aux dispositions du présent article. » Et qu'en bas de la page est écrit : « Le troisième alinéa est remplacé par le texte suivant : L'Union est fondée sur le présent traité et sur le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (ci-après dénommés "les traités"). »
Il demande alors s'il peut avoir un exemplaire du « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne », puisqu'il n'est manifestement pas possible de comprendre le traité de Lisbonne sans avoir le « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ».
Les personnes de l'accueil lui répondent qu'elles n'ont pas ce texte. Quelqu'un descend l'escalier, Vincent Browne lui expose son problème. Cette personne lui répond qu'il n'existe rien qui ressemble à un « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ». Elle pense que le conseil de l'Union européenne a décidé d'en publier une version en avril, mais elle n'en est pas sûre.
Arrive une autre personne, qui lui explique que le « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne » est en réalité une compilation de tous les traités antérieurs. Elle ajoute qu'elle peut lui donner un résumé du traité de Lisbonne, ce qui suffit amplement à expliquer en quoi il consiste.
Non, répond-il. Je voudrais me faire ma propre opinion sur le traité, et je voudrais le comprendre, mais comment le pourrais-je si je n'ai pas un exemplaire du traité qu'il est censé amender ?
L'interlocuteur répond alors, comme le précédent, que le conseil des ministres de l'UE pourrait le publier en avril, mais que ce n'est pas certain.
Vincent Browne réplique : comment peut-on voter pour ce traité si l'on ne peut pas savoir ce qu'il signifie ?
Réponse : nos hommes politiques, démocratiquement élus, pourront dire aux citoyens ce que contient le traité, et sur cette base nous pourrons voter.
Cela ne me satisfait pas, insiste Vincent Browne, car je veux me faire ma propre idée.
Une autre personne lui dit alors que l'Institut des Affaires européennes a publié une version annotée du traité de Lisbonne, qui explique tout. Vincent Browne : « J'ai dit que je voulais me faire ma propre opinion, or l'Institut des Affaires européennes n'est qu'une pom-pom girl de l'Union européenne et ne peut pas m'offrir une analyse objective du traité. »
Quelqu'un de la réception a une autre idée : pourquoi ne pas traverser la rue et aller au Journal officiel ?
Vincent Browne traverse la rue, et demande au Journal Officiel s'ils ont le « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ». Ils n'en ont jamais entendu parler. Ils regardent leur catalogue : rien. Ils consultent l'ordinateur : rien.
Il lui reste donc à essayer de lire le traité de Lisbonne. Mais il est totalement incompréhensible de bout en bout si l'on n'a pas en regard le « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne » pour s'y référer à chaque article.
Vincent Browne commente :
« Considérez seulement l'arrogance effarante de nos élites qui veulent que nous nous rendions aux urnes comme des moutons et que nous votions oui à un traité qu'il est impossible de comprendre à partir de la documentation mise à notre disposition. Si un directeur de banque ou un agent immobilier vous demande de signer un formulaire, est-ce que vous n'insistez pas pour savoir ce que c'est avant de le signer ? »
« Comment peut-on attendre de nous que nous approuvions un traité qui modifie notre Constitution, alors que nous ne pouvons pas comprendre de quoi il s'agit autrement qu'en croyant sur paroles ces arrogants artistes de la tromperie ? Je parierais mon premier dollar qu'aucun membre du gang suivant n'a la moindre notion de ce que dit le traité article par article, pour la bonne raison qu'il est littéralement incompréhensible » (suivent les noms des principaux ministres irlandais, et du président de l'Institut pour les affaires européennes).
Conclusion du journaliste : « La seule attitude responsable, sensée, raisonnable, intelligente, à adopter est de voter non à ce traité, au motif que nous ne savons pas, et que nous ne pouvons pas savoir, ce qu'il veut dire. »
11:00 Publié dans Actualités , Blog , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Ecole éducation , Economie , Loisirs/Culture , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Traités européens introuvables : un journaliste irlandais témoig
15.02.2008
La France a officiellement ratifié le traité européen de Lisbonne
Moins de trois ans après le "non" des Français au référendum sur le projet de Constitution européenne, la France est officiellement devenue, jeudi 14 février, le premier pays fondateur de l'Union européenne à donner son accord au traité de Lisbonne, avec la publication, au Journal officiel de la ratification portant la signature du chef de l'Etat. Elle est le cinquième pays européen à dire oui, après la Hongrie, la Slovénie, Malte et la Roumanie.
Signé à Lisbonne le 13 décembre 2007 par les vingt-sept Etats membres de l'Union européenne, le traité remplace le défunt projet de Constitution européenne, rejeté par les Français, à près de 55 %, lors du référendum du 29 mai 2005. Cette fois, le chef de l'Etat a décidé de faire ratifier le traité par la voie parlementaire, nettement moins risquée que la voie référendaire, comme il s'y était engagé pendant la campagne présidentielle. Réuni en congrès à Versailles, le Parlement français a donné son feu vert en révisant la Constitution de la Ve République le 4 février, puis en adoptant, dans la foulée, dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 février, le projet de loi de ratification.
ENTRÉE EN VIGUEUR EN 2009
Ce traité reste proche du projet de Constitution rejeté en 2005. Mais le terme de "Constitution" n'y figure plus, pas plus que les symboles de l'Union (hymne, drapeau, devise) ou la référence à l'objectif économique de "concurrence libre et non faussée". Il prévoit des avancées institutionnelles, comme un président du Conseil européen élu pour un mandat de deux ans et demi renouvelable. Parmi les nouveautés, un protocole sur les services publics, demandé par les Pays-Bas avec le soutien des Français, qui souligne l'importance des services d'intérêt général, et met l'accent sur les "valeurs communes" de l'Union, mentionne "le rôle essentiel et la grande marge de manœuvre des autorités nationales, régionales et locales".
L'objectif est que les vingt-sept pays membres l'aient entériné avant fin 2008 pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2009. Beaucoup de pays n'ont pas encore fixé de calendrier précis. L'Allemagne s'est engagée à ratifier au premier semestre 2008, mais d'autres devraient attendre encore un peu, comme l'Espagne ou la Suède, qui ne prévoit un vote qu'en novembre. Aux Pays-Bas, qui avaient eux aussi dit "non" à la Constitution lors d'un référendum en 2005, le gouvernement "s'efforce de conclure le processus de ratification" en 2008. Seule l'Irlande doit organiser un référendum pour ratifier le texte.
Article publié sur LEMONDE.FR avec AFP le 14.02.08
15:24 Publié dans Actualités , Blog , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Ecole éducation , Economie , Famille , HISTOIRE , Loisirs/Culture , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : La France a officiellement ratifié le traité européen de Lisbonn
14.02.2008
L'Esprit de Munich à l'heure de l'islamisation !
source You tube
" A Bruxelles, la Commission européenne a dit jeudi n'avoir aucune objection à l'adoption de cet amendement, l'UE n'ayant aucune
législation en la matière." et "U.E a toutefois contesté la version du gouvernement turc selon lequel il s'agirait d'une réforme demandée par l'UE dans le cadre du processus d'adhésion pour assurer la liberté de religion : il n'y a pas de législation européenne sur le port du voile", a-t-elle ajouté, précisant que les pratiques des Etats membres de l'UE étaient
très "disparates". "La Commission n'a jamais dit une telle chose." source Yahoo news
Comme toujours, les fonctionnaires européens sont adeptes du double langage. Ils savent merveilleusement jouer sur le sens des mots pour tromper leur monde. Il n'y a, en effet, aucun texte européen qui approuve le port du voile, mais il existe des injonctions européennes favorables à une totale liberté religieuse, menaçant les fondements même de la laïcité Turque ou française.
Cette politique fondée sur une totale liberté religieuse serait de bon aloi si elle n'avait pas, face à elle, des groupements religieux politisés, organisés et déterminés, soutenus par des états puissants(Arabie Saoudite, Iran), disposant ainsi d'énormes moyens financiers et logistiques.
Nos hommes politiques paraissent avoir oublié (problème de mémoire ? d'inculture ? d'aveuglement ?) les leçons de la seconde guerre mondiale et semblent vouloir refaire les même erreurs que leurs prédécesseurs. En effet, les évènements politiques des années 30 nous ont démontré que la tolérance et l'esprit d'équité ne peuvent rien contre le fanatisme et la volonté de domination. Blum, avec son pacifisme et sa politique d'apaisement, fut balayé en quelques semaines par un Hitler déterminé, qui ne s'embarrassa pas de pitié ou de tolérance.
Il est évident que Mr Blum put revenir aux affaires, plein de bonne conscience après la guerre ; il n'en reste pas moins qu'il porte (avec d'autres) une lourde responsabilité dans les crimes commis en France par les nazis, pour avoir été l'un des artisans de la défaite militaire de 1940. Comment ? Mais en refusant, par exemple, la création d'unités blindées qui auraient pu faire contrepoids à la puissance allemande. Pour quel motif ?
Mr Blum ne voulait pas, face à Hitler, d'une armée belliqueuse mais d'une armée pacifique !!! Heureusement pour lui (et beaucoup d'autres) qu'il y a eu Pétain pour porter le chapeau et faire oublier leur insondable (je ne trouve pas de mots...) bêtise ? stupidité ? incompétence ? irresponsabilité ? Et tant pis pour les milliers de morts français dont ils avaient la responsabilité : on a les gouvernants qu'on mérite, après tout !
Hélas pour nous, et contrairement à de Gaulle, Blum semble avoir fait école !
Merci donc à nos représentants "du peuple" de nous avoir mis, contre notre volonté, pour notre bien, pour le bien de la Démocratie (à l'insu des peuples), pour l'Europe de la paix, de la tolérance et de la félicité universelle, sur la voie de la libanisation (balkanisation, irakisation, cachemirisation, darfourisation...).
Puisqu'on ne peut plus compter sur les européens pour défendre leurs propres valeurs, espérons juste qu'un Islam dissociant le spirituel du politique (un islam virtuel en quelque sorte !) apparaisse un jour. Ou alors, que l'Islam modéré prenne le dessus, se contentant de voiler et de lapider modérément les femmes ; d'appliquer modérément la charia en coupant modérément la main des voleurs, en pendant modérément les homosexuels ou les femmes adultères et en égorgeant ou en coupant modérément la tête des apostats.
21:45 Publié dans Actualités , Associations , Blog , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Ecole éducation , Economie , Famille , HISTOIRE , Politique , Tauromachie , Traditions | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : L'Esprit de Munich à l'heure de l'islamisation !
11.02.2008
Le coup d’État de Versailles
Lundi 4 février, jour de la réunion du Parlement en congrès, jour de deuil pour la démocratie, les opposants au coup d’État s’étaient rassemblés dans les avenues menant au château de Versailles. J’accompagnais un couple d’amis, elle habillée en Marianne à bonnet phrygien (mais la poitrine couverte, en février), et lui coiffé d’un casque d’Astérix. Comme il mesure un mètre nonante pieds nus, il était impressionnant avec les ailes du casque relevées. Un Astérix de deux mètres, cela ne passe pas inaperçu. J’étais vêtu en député du Tiers, tricorne à cocarde, gilet, cape noire, ceinture tricolore, et brandissant au manche de mon parapluie le drapeau cousu par une de mes grand-mères pendant la guerre (Que faut-il dire ? La dernière ? On l’a déjà cru de la précédente. La plus récente ? Mais il y en eut d’autres depuis. [Ce n’est pas de mes grand-mères que je parle]).
Peu de gens, et guère de caméras. Le temps est loin des cars de manifestants venus de la France entière. Les vieux communistes sont aux allichamps et les socialistes ont trahi. Evidemment, on ne se déplace pas volontiers un lundi -il faut exercer un métier aux horaires souples- ni en février. Louis-Philippe disait qu’on ne fait pas de révolution en hiver, ce qui ne l’empêcha pas d’être renversé en février. Dans les rues, d’aimables CRS, serviables comme des hôtesses d’accueil, orientaient les arrivants vers les diverses manifs (car on ne se mélange pas entre opposants, non mais !).
Un hippie schnouffé, hors d’âge, le fou de service, insultait les keufs dans l’indifférence générale.
Nous allâmes d’abord à la manif des souverainistes, porteurs de drapeaux tricolores en berne, puis à celle d’Attac, où les bannières arboraient le sigle à pourcentage. Une pasionaria y adjura les manifestants de rentrer chez eux par un chemin leur évitant de rencontrer les souverainistes, ces gens étriqués « avec qui nous n’avons rien en commun ». On y prônait l’amitié entre les peuples et l’abolition des frontières. Souriez, financiers ! Riez, européïstes ! Vous pouvez dormir sur vos deux oreilles avec de tels adversaires.
Près des grandes écuries, un cordon de robots-cops bonnasses, déguisés en martiens de série télévisée, jouait le rôle des Gardes Françaises empêchant le peuple d’entrer au château. Et dans le château, les traîtres abolissant la République. Combien d’entre eux, soixante-huitards repentis, crièrent-ils dans leur jeunesse : « CRS-SS ! » ?
Versailles dans toute sa splendeur. Cette bâtisse prétentieuse n’a jamais été, depuis trois siècles, que l’antre de la tyrannie et le théâtre de la trahison. A chaque génération, des classes dominantes sans cesse renouvelées reprennent le même pli : vanité, fermeture en caste, mépris de leurs concitoyens, platitude devant l’éphémère Permanent du Spectacle qui les domine pour un temps, rouerie et naïveté, lâcheté et ragusade, entraînant chaque fois un peu plus bas dans le déclin notre si beau pays. La Grande Révolution et ses suites, qui coûtèrent, hélas, maintes vies, ont fait disparaître des centaines de monuments magnifiques. Mais ce monstrueux palais reste inchangé, tendant ses tentacules au bout de sa longue avenue. Monument au malheur de la France et de l’Europe. Il paraît avoir été bâti pour cela.
En voyant rejouer pour la dixième fois la même sinistre pièce, l’abus de pouvoir rendant illégitime le pouvoir légitime, le peuple bafoué, les gardes protégeant les traîtres, je songeais à ce que Marc Bloch écrivit pendant l’Occupation : « Les faits l’ont aujourd’hui prouvé : l’indépendance nationale à l’égard de l’étranger et la liberté intérieure sont indissolublement liées, elles sont l’effet d’un seul et même mouvement. Ceux qui veulent à tout prix donner au peuple un maître accepteront bientôt de prendre ce maître à l’étranger. Pas de liberté du peuple sans souveraineté du peuple, c’est-à-dire sans République. »
Restaurons notre République !
Christian Darlot 7 février 2008 publié sur le site Decap'actu
18:51 Publié dans Actualités , Blog , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Ecole éducation , Ecologie , Economie , HISTOIRE , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Le coup d’État de Versailles
09.02.2008
Ceux qui ne nous ont pas trahis !
Listes des parlementaires qui ont dit NON au congrès de Versailles le 4 février 2008
Députés :
Groupe UMP (3 / 318) : MM. Patrick Labaune, Franck Marlin et Jacques Myard.
Groupe SOCIALISTE, RADICAL, CITOYEN ET DIVERS GAUCHE (91 / 204) : Mme Sylvie Andrieux, MM. Jean-Paul Bacquet, Jean-Pierre Balligand, Gérard Bapt, Claude Bartolone, Jacques Bascou, Christian Bataille, Christophe Bouillon, François Brottes, Thierry Carcenac, Laurent Cathala, Bernard Cazeneuve, Jean-Paul Chanteguet, Alain Claeys, Jean-Michel Clément, Gilles Cocquempot, Pierre Cohen, Pascal Deguilhem, Marc Dolez, Jean-Pierre Dufau, William Dumas, Jean-Louis Dumont, Mme Laurence Dumont, MM. Jean-Paul Dupré, Philippe Duron, Olivier Dussopt, Christian Eckert, Henri Emmanuelli, Laurent Fabius, Albert Facon, Mme Martine Faure, MM. Hervé Féron, Pierre Forgues, Mme Valérie Fourneyron, MM. Michel Françaix, Jean-Claude Fruteau, Mme Geneviève Gaillard, MM. Daniel Goldberg, David Habib, Mme Sandrine Hurel, MM. Christian Hutin, Jean-Louis Idiart, Mme Françoise Imbert, MM. Michel Issindou, Serge Janquin, Régis Juanico, Jean-Pierre Kucheida, Mme Conchita Lacuey, MM. Jérôme Lambert, Jean Launay, Patrick Lebreton, Gilbert Le Bris, Mme Catherine Lemorton, MM. Jean-Claude Leroy, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Mme Martine Lignières-Cassou, MM. François Loncle, Jean Mallot, Mme Marie-Lou Marcel, M. Philippe Martin, Mmes Martine Martinel, Frédérique Massat, MM. Gilbert Mathon, Didier Mathus, Kléber Mesquida, Jean Michel, Didier Migaud, Arnaud Montebourg, Philippe Nauche, Henri Nayrou, Alain Néri, Michel Pajon, Christian Paul, Germinal Peiro, Jean-Luc Pérat, Jean-Claude Perez, Mme Catherine Quéré, M. Simon Renucci, Mmes Marie-Line Reynaud, Chantal Robin-Rodrigo, M. Patrick Roy, Mme Odile Saugues, M. Christophe Sirugue, Mme Christiane Taubira, MM. Pascal Terrasse, Jacques Valax, Michel Vauzelle, Michel Vergnier, Alain Vidalies et Jean-Michel Villaumé.
Groupe GAUCHE DEMOCRATE ET REPUBLICAINE (21 / 24) : Mme Marie-Hélène Amiable, M. François Asensi, Mmes Huguette Bello, Martine Billard, MM. Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean-Pierre Brard, Mme Marie-George Buffet, MM. Jean-Jacques Candelier, André Chassaigne, Jacques Desallangre, Mme Jacqueline Fraysse, MM. André Gerin, Pierre Gosnat, Maxime Gremetz, Jean-Paul Lecoq, Alfred Marie-Jeanne, Roland Muzeau, Daniel Paul, Jean-Claude Sandrier et Michel Vaxès.
Groupe NOUVEAU CENTRE (2 / 22) : MM. Philippe Folliot et Jean-Christophe Lagarde.
Non inscrits (4 / 9) : Mme Véronique Besse (MPF), MM. Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), Jean Lassalle (Modem) et François-Xavier Villain (divers droite).
Sénateurs :
Groupe UMP (4 / 159) : MM. André Lardeux, Roland du Luart, Mme Lucette Michaux-Chevry et M. Charles Pasqua.
Groupe SOCIALISTE (30 / 96) : MM. Bernard Angels, David Assouline, Mmes Maryse Bergé-Lavigne, Alima Boumediene-Thiery, MM. Jean-Louis Carrère, Michel Charasse, Pierre-Yves Collombat, Roland Courteau, Jean Desessard, Michel Dreyfus-Schmidt, Mme Josette Durrieu, MM. Charles Gautier, Jean-Pierre Godefroy, Claude Haut, Mmes Annie Jarraud-Vergnolle, Bariza Khiari, MM. André Lejeune, Alain Le Vern, Jean-Pierre Masseret, Marc Massion, Jean-Luc Mélenchon, Jean-Pierre Michel, Michel Moreigne, Daniel Percheron, Marcel Rainaud, Gérard Roujas, Claude Saunier, Jean-Marc Todeschini, Robert Tropeano et André Vantomme.
Groupe COMMUNISTE REPUBLICAIN ET CITOYEN (23 / 23) : Mme Eliane Assassi, M. François Autain, Mme Marie-France Beaufils, MM. Pierre Biarnès, Michel Billout, Mme Nicole Borvo Cohen-Seat, MM. Robert Bret, Jean-Claude Danglot, Mmes Annie David, Michelle Demessine, Evelyne Didier, MM. Guy Fischer, Thierry Foucaud, Mmes Brigitte Gonthier-Maurin, Gélita Hoarau, MM. Robert Hue, Gérard Le Cam, Mme Josiane Mathon-Poinat, MM. Jack Ralite, Ivan Renar, Odette Terrade, Bernard Vera et Jean-François Voguet.
Groupe RASSEMBLEMENT DEMOCRATIQUE ET SOCIAL EUROPEEN (1 / 16) : M. Bernard Seillier (MPF)
Non-inscrits (2 / 6) : MM. Philippe Darniche (MPF) et Bruno Retailleau (MPF).
source gaullisme.fr
10:25 Publié dans Actualités , Blog , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Ecole éducation , Ecologie , Economie , HISTOIRE , Loisirs/Culture , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Ceux qui ne nous ont pas trahis !
Les élites françaises : cyniques ou stupides ?
J'ai été stupéfait en écoutant le débat (Rispostes sur France 5) dimanche soir au sujet du mini-traité européen.
Abasourdi de voir des hommes politiques, qui se définissent pourtant comme des modérés, nous expliquer que le « non » du référundum de mai 2005 était nul et non avenu (référendum qui n'aurait donc jamais dû avoir lieu), que les citoyens français n'étaient pas capables de juger du bien-fondé de cette Europe.
Mon sang se glace lorsque j'entends un député du PS dire doctement que les citoyens de sa circonscription était à 66% contre la constitution de 2005, mais qu'il va voter pour, considérant qu'il est plus démocratique de suivre les consignes de son parti.
Je suis sidéré d'entendre un "représentant du peuple" centriste nous expliquer que la politique est une chose trop sérieuse pour la confier au peuple français, et que seuls des experts et des technocrates sont habilités à diriger un pays.
Je suis consterné d'entendre un écrivain, se déclarant idéologiquement entre le PS et la LCR (sic), affirmer que cette Europe confiscatoire est nécessaire car elle serait la conséquence des charniers du vingtième siècle. J'avais pourtant cru comprendre que les horreurs des années 30, comme celles de 14/18 étaient dûes à l'emprise des idéologies et du dogmatisme sur les cerveaux occidentaux.
Je reste pétrifié lorsque j'entends ces individus avouer et approuver le fait que le mini-traité soit la copie conforme du texte de 2005, qu'il a été volontairement et inutilement complexifié dans le seul but d'éviter la consultation populaire, et affirmer dans le même temps, la main sur le coeur, qu'ils sont d'authentiques démocrates parce qu'ils favorisent la ratification parlementaire. Ratification parlementaire qui serait, selon eux, plus conforme aux traditions françaises alors qu'elle foule au pied toutes les valeurs issues de la Révolution Française. Même le Maréchal Pétain n'aurait pu imaginer, dans ses rêves les plus fous, une victoire aussi éclatante sur l'héritage révolutionnaire, sans coup férir.
Je suis effaré de voir que les castes au pouvoir ne prennent même plus la peine de cacher leur arrogance et leur mépris du peuple.
Il va donc falloir remplacer le terme « machiavélisme » pour désigner le cynisme en politique car même Nicolas Machiavel pensait, qu'étant donné l'incertitude liée à toute action politique, la décision d'un million d'individus était plus sûre et plus fiable que la décision d'un seul, fût-il plus éclairé en la matière.
En effet, l'Histoire récente nous a montré que les élites de tous poils étaient plus souvent sujettes à l'idéologie et au dogmatisme, voire à l'aveuglement, que le peuple lui-même (quelques exemples : Alexandre Adler, Kouchner, Cohn-Bendit..., bref tous ceux qui affichent leur soi-disant lucidité actuelle après avoir été admirateurs inconditionnels des dictatures communistes pendant de longues années ; l'admiration et le soutien du grand patronat français à Hitler pendant les années 30 ; l'admiration de toute l'intelligentsia française pour Staline, pourtant responsable de la mort et de la déportation de millions d'individus, dans les années 50 et 60 ; l'intelligentsia parisienne applaudissant la prise de pouvoir de Pol Pot, responsable du génocide de son propre peuple...).
Je me suis longtemps demandé si nos gouvernants étaient cyniques ou stupides, et laquelle de ces probabilités était la plus inquiétante pour notre avenir. La réponse m'est apparue clairement dimanche soir, me laissant comme un goût amer dans la bouche et une étrange sensation de malaise : nos élites seraient donc cyniques et stupides.
08:35 Publié dans Actualités , Blog , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Ecole éducation , Economie , Famille , HISTOIRE , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Les élites françaises : cyniques ou stupides ?




