vendredi, 16 mai 2008

Stratégie

Enoncé du problème: vous avez provoqué une grève massive dans l'Education Nationale en supprimant d'un trait de plume 11500 postes cette année , après en avoir supprimé énormément au cours des 5 années précedédentes et avant d'en faire autant pour les années à venir. Comment entraver toute contestation de la politique gouvernementale?

Réponse

1/On commence par détourner l'attention avec une allocution officielle du Président
a)On confond volontairement la cause (pour quelles raisons les enseignants font-ils grève?) avec la conséquence (pas de cours pour des milliers d'élèves)
b) On attaque sur la conséquence. Pour que les élèves soient en classe, il faut empêcher les profs de faire grève en limitant ce droit. Déjà, tout au long de la journée, différents leaders de la droite s'étaient exprimé sur ce mode de protestation "archaïque " , "daté"," ringard"qu'est la grève . Santini est même allé jusqu'à proposer que nous mettions un brassard tout en continuant de travailler pour montrer notre mécontentement! Pourquoi pas une plume au cul, a justement rétorqué Chérèque!
2/On pare cette atteinte au droit de grève de divers oripeaux:
a) On utilise une recette qui a fait ses preuves:la victimisation. Les parents sont victimes de la grève de ces enseignants qui ,bien evidemment, ne pensent qu'à leurs privilèges!Ils ne savent comment s'organiser, doivent prendre une journée de congé ou payer quelqu'un pour garder leurs enfants... Le tout étant relayé, comme à chaque fois, par des reportages compassionnels sur les chaines télévisées.
b) On emballe cette mesure réactionnaire d'une sémantique progressiste. Sarkozy n'entend pas remettre en cause le droit de grève mais il faut assurer un droit à l'accueil (c'est étrange que quelqu'un qui passe son temps à fustiger les droits se mettent à en inventer!).Et puis, il est épris de justice sociale: la grève pénalise les parents pauvres!
Et enfin, cerise sur le gâteau, il est soucieux du maintien du service public!

Conclusion
1/ On ne parle plus des causes de la grève et de la remise en cause de la politique gouvernementale qu'elle doit susciter car elle a été massive.
2/ Le droit de grève va être sérieusement limité par l'obligation de se déclarer gréviste 48 heures à l'avance
La prochaine étape est en route. Les maires UMP disent qu'on ne peut imposer aux communes la mise en place d'un service minimum et que c'est de la responsabilité de l'Education Nationale. On va donc finir par demander aux non grévistes d'assurer le remplacement des grévistes en les payant en heures supplémentaires pour qu'ils améliorent leur pouvoir d'achat!
La boucle sera bouclée et sous le couvert de la "modernité" , on aura réinventé " les jaunes", mais des jaunes " modernes" car tout à fait légaux.
Manifestez, protestez, faites grève, mais en silence, sans que cela ne gène quiconque!

Karine Chevalier

Le régime du caprice

Au prétexte que l’AFP n’avait pas repris le communiqué de l’obscur secrétaire national de l’UMP sur une décision de justice concernant Ségolène Royal, il est proposé par la ministre de la Culture d’ouvrir une obligation qui ferait de l’Agence France Presse le réceptacle de tous les communiqués des partis politiques supposés représentatifs et des grandes organisations syndicales ; presque priver les journalistes de cette agence du droit fondamental de traiter l’information, de la hiérarchiser, de lui donner du sens, de l’interpréter, voire de la retracer lorsqu’elle est en elle-même suffisante. Le fait, l’événement s’impose mais le communiqué, pourquoi donc ?

Il y a chez Sarkozy plus que le fait du prince, le régime du caprice : « Ce qui m’insupporte doit être changé, ce qui me caricature doit être muselé, ce qui ne me convient pas doit être réformé. » C’est toute la conception de la réforme des institutions qui est ici en cause. La Ve République est née, rappelons le d’un coup de force le 13 mai 1958. Elle s’est prolongée par un pouvoir personnel, elle s’est progressivement corrigée, pour, depuis un an, revenir à ce qui fait sa nature : le pouvoir d’un seul, le bon plaisir, l’écrasement des contre-pouvoirs. Il faudra donc bien plus que des amendements à notre constitution, il faudra des garanties pour les contre-pouvoirs et une modification profonde des états d’esprit. Car quand celui qui est à sa tête n’a plus l’esprit de l’Etat, le pire est à craindre.

François Hollande

jeudi, 15 mai 2008

Grève dans l'Education Nationale

Le Parti Socialiste s’associe pleinement et apporte son soutien au mouvement de grève dans l’Éducation nationale .

Depuis de trop nombreuses années l’école publique est violemment attaquée par la droite : progressivement spoliée de ses moyens, elle est aujourd’hui la première victime de la réduction massive des emplois dans la fonction publique et ceci ne fera que s’aggraver dans les années à venir portant ainsi en 2012 la diminution du nombre d’enseignants à plus de 100 000.
A cela s’ajoute l’empilement de réformes successives jamais complètement appliquées, jamais évaluées ; la perpétuelle réforme des programmes en est un exemple.

Tout ceci créé un malaise profond de toute la communauté éducative : les personnels de l’éducation, les élèves et leurs familles. La référence au service minimum, brandie par la droite est une tromperie. Les communes ne sauraient exercer dans le domaine éducatif des compétences qui ne sont pas les leurs.
L’exaspération et la crispation ont atteint aujourd’hui leur paroxysme d’autant que le gouvernement reste sourd aux mécontentements et pratique une politique autoritariste qui exclut toutes formes de négociation.

Le 15 mai , toutes les forces de progrès doivent s’unir pour mettre un coup d’arrêt à la déstabilisation de l’école publique, celle qui doit permettre à tous les enfants de grandir ensemble et de réussir demain leur vie d’adulte.

Communiqué du Bureau national

Le PS soutient les salariés de la Fonction publique

L’action menée par le gouvernement Sarkozy-Fillon depuis un an dans la Fonction publique revient à faire des fonctionnaires une cible privilégiée pour réduire les déficits créés par sa politique et une simple variable d’ajustement.

La suppression de 36.000 postes de fonctionnaires en 2009 et le non-remplacement systématique d’un agent sur deux partant à la retraite constituent la seule ambition de la droite pour l’Etat et les services qu’il rend aux Français.


La révision générale des politiques publiques (RGPP) voulue par Nicolas Sarkozy se résume de ce point de vue à un simple catalogue de mesures disparates, sans aucune vision d’ensemble, sans projet à moyen ou long terme, sans ambition pour l’Etat.

Face à cette offensive sans précédent contre l’État et ses agents, le Parti socialiste apporte son soutien aux manifestations organisées le 15 mai à l’initiative de l’ensemble des organisations syndicales, et appelle ses militants à rejoindre les cortèges présents dans toute la France.

Communiqué du Bureau national

mercredi, 14 mai 2008

Phrase du jour !

"Il n’y a pas d’autres moyens de s’exprimer? Moi je me rappelle une grève chez moi, les gens avaient mis un brassard à la japonaise"
André Santini

Tous ensemble !


Le SE-UNSA et les syndicats de l’Éducation nationale, avec les organisations lycéennes et étudiantes, la FCPE, les mouvements pédagogiques, les associations complémentaires de l’Ecole, appellent à la mobilisation le Jeudi 15 mai 2008, contre une politique gouvernementale qui touche de plein fouet le service public de l’Éducation nationale. Des avalanches de mesures déstabilisent et inquiètent les personnels :

Des programmes pour l’école primaire particulièrement rétrogrades ; une réforme du lycée menée à la hâte.

Dans l’Éducation nationale, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite, ce sont 85 000 emplois d’enseignants liquidés sur les 5 ans du mandat présidentiel, alors que 150 000 élèves devront être accueillis en plus sur la même période !

Après la suppression de 11 200 postes pour la rentrée 2008, on annonce 20 000 postes en moins pour la rentrée 2009 !


LE GOUVERNEMENT ORGANISE LA DEGRADATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL DES ELEVES ET DES PERSONNELS.
ALORS, TOUS EN GREVE POUR NOUS Y OPPOSER LE 15 MAI 2008!

Pouvoir d'achat....suite

lundi, 12 mai 2008

Phrase du jour !


« Je préfère un président « bling-bling » à un président plan-plan »
Patrick Devedjan.

Victime

Victime.
Dans notre société de plus en plus compassionnelle et larmoyante, ce mot là a de beaux jours devant lui... Et Nicolas Sarkozy s'en est largement emparé. A l'occasion de son premier anniversaire présidentiel, ne voilà-t-il pas qu'il s'en prend à la presse qui, selon lui , ménage Ségolène Royal et le maltraite!


Quelle maltraitance? Ne pas avoir publié que Cécila Sarkozy n'avait pas voté au second tour de l'élection présidentielle ( le Journal du Dimanche)? Avoir réalisé une interview fleuve et complaisante de la nouvelle épouse (l'Express) ? Présenter un publi-reportage d'une dizaine de pages sur "Un samedi ensoleillé à l'Elysée"? Enlever l'accréditation à l'Assemblée Nationale d'une journaliste qui pose des questions de fond sur les niches fiscales des entreprises à la ministre de l'économie ?
Jusque là, on ne peut pas dire que Sarkozy ait été victime de la vindicte de la presse. Au contraire! D'autant plus qu'il a des liens étroits avec un grand nombre de propriétaires de journaux (Lagardère, Bouygues, Dassaut, etc...).
Il est vrai que la posture de la victime permet d'éluder le fond du problème:Sarkozy et Fillon sont de moins en moins populaires car nos concitoyens constatent chaque jour les effets néfastes de leur politique.Et cela, la presse ne peut que s'en faire l'écho, même en ayant les meilleures intentions du monde à son égard : le "Samedi ensoleillé à l'Elysée "de Paris Match débute ainsi "Aujourd'hui,le moral des Français est en berne. Et la cote du président est encore en baisse dans notre sondage"

Dans l'Antiquité, on se débarassait des porteurs de mauvaises nouvelles. Finalement, rien n'a changé sous le soleil...


Karine Chevalier

dimanche, 11 mai 2008

Il n'y a pas que l'inflation qui réduit le pouvoir d'achat

L'écart de prix sur l'alimentation entre l'Allemagne et la France est de 15 %. Plusieurs facteurs sont à l'origine de cet écart.

En France, les hypermarchés ont une offre-produits très diversifiée qui va de l'alimentaire aux équipements audio-visuels, en passant par l'habillement et les produits dérivés d'où un nombre de produits très élevé qui implique des surfaces immobilisées importantes accentuant les coûts de gestion.
Les hypermarchés sont implantés à l'extérieur des villes compte tenu de l'importance de leur surface. Leur implantation, généralement éloignée les unes des autres, ne favorise pas la concurrence, chacun captant la part de marché du secteur couvert.

En Allemagne, nous trouvons des supermarchés dédiés à l'alimentaire, de type bas coûts.
Le nombre de références est très faibles (500 à 800 références) nécessitant des surfaces plus modestes et permettant des implantations plus proches les unes des autres, favorisant ainsi la concurrence et leur intégration dans les lieux de vie.
Ce type de magasins existe aussi en France mais avec une part de marché de 13 % contre
40 % en Allemagne.

De plus, les hypermarchés français privilégient le marketing produits qui intervient sur la valeur ajoutée au niveau :
du conditionnement, pour exemple, la compote de pommes en boîte traditionnelle et celle en conditionnement par portions individuelles en tubes
 écart de prix au kg + 300 %
du produit , le lait standard et le lait vitaminé, sans effet réel sur la qualité
 écart de prix au litre + 64 %

Il ne reste plus qu'à privilégier les produits locaux et l'implantation de commerces dans les villes afin de développer l'activité locale, dynamiser le coeur de ville, redonner du pouvoir d'achat et accroître la qualité de vie
Tout un programme !



Frédéric Sauvagnac

samedi, 10 mai 2008

Visionnaire...

<< L’excès du langage est un procédé coutumier à celui qui veut faire diversion. >>
François Mitterrand.
En ce jour anniversaire cette citation mitterrandienne semble avoir été écrite pour notre président qui fait de la communication et non de la politique...
Marie Claria

27 ans ....





vendredi, 09 mai 2008

Phrase du jour !

"un rebelle qui refuse d’être étouffé par les turpitudes du pouvoir"
François Fillon à propos de Sarkozy salle Gaveau à Paris le 6 mai 2008.

L'engagement européen du Parti socialiste français

La nouvelle déclaration de principes du Parti socialiste, qui sera la cinquième de son histoire, confirme et accentue l'engagement européen des socialistes français. Pour la première fois, le PS se présente explicitement comme "un parti européen". Pour la première fois, il souligne qu'il agit "dans l'Union européenne". Pour la première fois, il affirme que celle-ci a été non seulement "voulue", mais aussi en partie "conçue et fondée" par lui. Certes le PS a toujours été un parti proeuropéen. C'est le gouvernement de Guy Mollet qui a signé le traité de Rome en 1957. Dans les années 1980, ce sont deux personnalités socialistes - François Mitterrand à la tête de l'Etat, Jacques Delors à la présidence de la Commission - qui ont contribué le plus activement, du côté français, à la relance de la construction européenne.

Mais en même temps les socialistes français n'ont jamais été unanimes dans leur soutien à l'entreprise communautaire. Ils se sont divisés sur le projet de Communauté européenne de défense, rejeté en 1954 par l'Assemblée nationale. Un grand nombre d'entre eux n'ont cessé d'exprimer leur méfiance, voire leur hostilité, à l'égard d'un marché commun jugé trop favorable aux règles du libéralisme et de la concurrence. Les débats auxquels a donné lieu le référendum sur la Constitution européenne ont montré la persistance de ce courant. Aussi est-il remarquable qu'un document appelé à définir solennellement l'identité du PS se réclame, sans la moindre réserve, de l'Union européenne, considérée comme le cadre incontournable de son action, et qu'il revendique la part de responsabilité des socialistes dans cette expérience.

On objectera peut-être que ces formules sont trop générales pour caractériser une politique et que leur adoption ne changera rien, dans la pratique, aux choix européens du PS. Sans doute. Mais il est intéressant de comparer la déclaration de 2008, sur laquelle les socialistes voteront, lors d'une convention nationale, le 14 juin, aux quatre précédentes. Celle de 1905 expose les ambitions du nouveau parti et ses règles d'organisation sans faire référence à l'Europe. Celle de 1946 précise que le Parti socialiste est un parti "tout à la fois national et international", mais elle n'en dit guère plus. Celle de 1969 indique que les socialistes travailleront à "l'établissement de nouveaux rapports entre les nations" et mentionne, sans autre explication, les "communautés supranationales".

Le document de 1990 est le plus explicite. Il proclame que "le Parti socialiste fait le choix de l'Europe pour donner aux nations qui la composent les moyens d'affronter les défis de l'avenir". Il estime que la Communauté européenne sera "un élément moteur", à condition "qu'elle ne se réduise pas à un simple marché", et invite les socialistes à "accélérer la construction européenne dans toutes ses dimensions : politique, économique et sociale".

Le texte de 2008 va plus loin, expliquent ses rédacteurs. Selon Henri Weber, député européen, l'Europe est désormais reconnue comme "l'espace pertinent de la réforme". Pour son collègue Harlem Désir, le projet socialiste ne s'inscrit plus dans une Europe abstraite mais dans la construction européenne telle qu'elle s'est développée depuis un demi-siècle.

En mettant l'accent sur le rôle déterminant de l'Europe communautaire, les socialistes ne renoncent pas à en réorienter les politiques, notamment pour favoriser le progrès social et la diversité culturelle. Mais ils affirment avec force que rien ne peut se faire hors de l'Union européenne. Symboliquement, le message est moins anodin qu'il n'y paraît.


Thomas Ferenczi dans LE MONDE

Fête de l'Europe

A l'occasion de la Fête de l'Europe, Laurence Elmalhi, présidente de l'association "l'histoire en mémoire" donnera une conférence sur un des pères méconnu de l'Europe, Richard Coudenhove-Kalergi (1894-1972).
Cette conférence aura lieu samedi 17 mai à 19 heures, à la Maison de la Vie Associative.

9 Mai: fête de l'Europe


Déclaration de Robert Schuman,ministre français des Affaires étrangères le 9 Mai 1950
"La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent.

La contribution qu’une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations pacifiques. En se faisant depuis plus de vingt ans le champion d’une Europe unie, la France a toujours eu pour objet essentiel de servir la paix. L’Europe n’a pas été faite, nous avons eu la guerre.

L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait. Le rassemblement des nations européennes exige que l’opposition séculaire de la France et de l’Allemagne soit éliminée : l’action entreprise doit toucher au premier chef la France et l’Allemagne.

Dans ce but, le gouvernement français propose de porter immédiatement l’action sur un point limité mais décisif :

« Le gouvernement français propose de placer l’ensemble de la production franco-allemande de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d’Europe. »

La mise en commun des productions de charbon et d’acier assurera immédiatement l’établissement de bases communes de développement économique, première étape de la Fédération européenne, et changera le destin de ces régions longtemps vouées à la fabrication des armes de guerre dont elles ont été les plus constantes victimes.

La solidarité de production qui sera ainsi nouée manifestera que toute guerre entre la France et l’Allemagne devient non seulement impensable, mais matériellement impossible. L’établissement de cette unité puissante de production ouverte à tous les pays qui voudront y participer, aboutissant à fournir à tous les pays qu’elle rassemblera les éléments fondamentaux de la production industrielle aux mêmes conditions, jettera les fondements réels de leur unification économique. (....)"

Robert Schuman et Jean Monnet

jeudi, 08 mai 2008

Le Président Sarkozy voulait être jugé sur ses résultats, c’est fait.

Voilà Nicolas Sarkozy discret. Il aurait donc, une nouvelle fois, changé. Finies la salle Gaveau, les commémorations, l’autocélébration. Il se serait replié dans son palais où, malgré tout, certains photographes auraient réussi à rentrer –néanmoins sans effraction- pour immortaliser des moments privés démontrant l’intensité de son bonheur. Laissons les spécialistes interpréter cette communication contradictoire.

Pendant ce temps-là, les Français continuent de payer l’addition : les prix des carburants flambent, quand les profits de Total affichent le record de 3 milliards d’euros au premier trimestre ; le gaz va connaître sa troisième augmentation depuis le début de l’année, quand s’accomplissent les dernières modalités de la fusion Gaz de France / Lyonnaise des Eaux.

La prime pour l’emploi est nécessaire pour servir de bouée de sauvetage au financement du RSA, et les droits des chômeurs sont, sans concertation, à la baisse ! Je comprends l’impopularité que rencontre le pouvoir. Elle ne tient pas à des erreurs de communication ni à des fautes de goût, mais à son échec. Le Président Sarkozy voulait être jugé sur ses résultats, c’est fait.

Je ne sais ce que seront les mobilisations du mois de mai, celles des jeunes sur les moyens consacrés à l’Education nationale, celles des fonctionnaires sur la place du service public, celles des salariés sur l’avenir des retraites. Mais le gouvernement serait bien inspiré de ne pas jouer en boute feu. Il y a maintenant longtemps que le mèche lente de l’explosion sociale a été allumée. Mieux vaudrait l’éteindre à moindres frais.

C’est ce moment, lourd, grave, préoccupant, qu’a saisi le gouvernement pour ouvrir le débat sur les institutions.
Il n’y a jamais de bonne période pour évoquer ce sujet et il est toujours commode de prétendre qu’il n’intéresse pas les Français. L’approfondissement de notre démocratie mérite pourtant que l’on s’y consacre avec un esprit constructif.

C’est pourquoi, j’ai voulu que les socialistes ouvrent le dialogue pour améliorer substantiellement le texte présenté par le gouvernement : écartons toutes les dispositions qui élargissent les prérogatives du Chef de l’Etat –sur la Défense ou sur ses possibilités d’expression devant les Assemblées. Décomptons son temps de parole pour qu’il soit imputé sur celui de son gouvernement. Renforçons les droits du Parlement, notamment en matière d’initiative législative et de contrôle des nominations. Introduisons le droit de vote des étrangers aux élections locales. Et réformons les modes de scrutin pour introduire une part de proportionnelle à l’Assemblée nationale et la représentation de la population réelle au Sénat, pour que cette Chambre connaisse enfin l’alternance.

Bref, Nicolas Sarkozy, après avoir presque tout raté depuis un an, peut au moins réussir cette avancée institutionnelle. S’il gâche cette occasion, il n’aura pas d’excuse.

François Hollande

mercredi, 07 mai 2008

Changement d'époque...


<< Si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la méconnaît et qui la frappe a toujours tort. >>
François Mitterrand

mardi, 06 mai 2008

Télézapping


Discret anniversaire
LEMONDE.FR | 06.05.08

© Le Monde.fr

Les rois du gag




M. Claria

Encore 4 ans à tenir...


Aprés 4 ans de gouvernement de droite dure une seule phrase résume l'action du gouvernement celle de Georges Moustaki : comme tous les nantis je suis content de Mr Sarkozy....
M. Claria

Le projet en débat


Quelques uns des socialistes du centre-ville étaient réunis samedi matin au Minotaure pour discuter du projet de déclaration de principe de leur parti. Ce texte, que l'on peut trouver dans son intégralité sur le site internet du PS est, selon Antonio Fulleda le secrétaire de la section socialiste de Béziers centre-ville, "une clarification idéologique nécessaire" qui "rappelle l'attachement aux principes républicains de liberté, d'égalité et de fraternité et que, sans être révolutionnaires, nous nous inscrivons dans l'humanisme socialiste et nous croyons à la transformation sociale par la voie réformiste" ainsi que "dans un service d'économie mixte avec un service public de qualité." Le projet sera soumis au vote dans les sections des villes et villages du biterrois.

Paru dans l'Hérault du jour

lundi, 05 mai 2008

Réunion de section

Notre prochaine réunion de section aura lieu
Mardi 13 MAI à 18h30 au Centro, rue de la vieille citadelle

Ordre du jour:

-la nouvelle déclaration de principes

-la discrimination positive

-questions diverses



La réunion sera suivie par un repas préparé par Christiane. Pour qu'elle puisse cuisiner en conséquence, appelez Tony au 0680762629 ou Frédéric au 06 70 15 42 85

dimanche, 04 mai 2008

8 prétendants pour un siège

L'abondance de personnalités est-elle signe de bonne ou de mauvaise santé pour un parti politique? A la différence de l'UMP, où les décisions importantes sont encore prises par l'Elysée, le PS connaît la diversité de voix et un afflux de candidatures au poste de Premier secrétaire, que François Hollande laissera vacant lors du prochain congrès en novembre.

François Hollande, lui, préfère répondre à cette question par un sourire. Cela l'"amuse". Mais d'autres sont plus tranchants. Laurent Fabius ironise: "Il va bientôt être plus utile de demander à ceux qui ne sont pas candidats de lever la main." Jean-Christophe Cambadélis s'énerve: "Cette espèce de foire des égos est quasi-insupportable."

Delanoe VS Royal

A en croire les sondages, les deux égos les plus appréciés s'appellent Bertrand Delanoë et Ségolène Royal. Le match dans le match. Celui qui ôterait presque toute chance aux autres présidentiables (Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et François Hollande en tête) de se positionner en vue de 2012.

Depuis son seul siège de présidente de Poitou-Charentes, Ségolène Royal continue de travailler son image de femme d'Etat sur sa lancée de candidate à la dernière présidentielle. Ripostes aux déclarations de Nicolas Sarkozy, aménagement d'un propre QG à Paris, lancement d'un nouveau site Internet, déplacements à l'étranger...

Prendre la tête du PS pourrait toutefois constituer un risque pour celle qui a toujours voulu apparaître hors des jeux d'appareil. Mais elle ne veut pas que les querelles de 2007 se reproduisent et aura besoin d'un parti en ordre de marche derrière elle pour gagner en 2012. Son véritable objectif. Et elle sait que sa popularité parmi les militants peut lui permettre d'y arriver.

Bertrand Delanoë aussi se verrait bien se servir du poste de Premier secrétaire comme d'une rampe de lancement vers l'Elysée. Mais sa récente réélection à Paris et ses déclarations de campagne rejetant toute convoitise nationale restent trop proches pour s'afficher. Et puis il doit encore compter ses troupes, le réseau jospiniste sur lequel il s'appuie n'étant plus aussi puissant qu'auparavant.

Entre eux, les divergences politiques ne sont pas très fortes. Tout juste le candidat Delanoë durant la campagne des municipales s'est-il démarqué de l'observatrice active qu'était alors Ségolène Royal sur la question des alliances avec le MoDem. Le premier a rejeté la main tendue par le parti centriste dans la capitale, quand la seconde réclamait que de tels partenariats soient conclus "partout" où cela est possible.

Mais on sera loin des batailles de fond qu'a connues le PS lors de précédents congrès. Loin des luttes de personnes et d'idées pour la direction du parti survenues entre Mitterrand et Rocard, ou Fabius et Jospin. Et les autres prétendants au poste de Premier secrétaire ne font pas non plus de leur différence idéologique leur principal argument de campagne interne.

Un quator de candidats déclarés

C'est le cas de Julien Dray qui l'affirme sans détours: "Je n'ai pas de différences majeures avec Ségolène Royal", mais le Premier secrétaire doit avant tout ne "pas être candidat à l'élection présidentielle", afin d'éviter qu'il s'oblige à des postures en vue de 2012 et puisse se concentrer pleinement sur la vie du parti.

C'est pour cela qu'il s'est porté candidat à la succession de François Hollande, dont il est un proche. Il est en outre soutenu par Henri Emmanuelli et espère bien rassembler, sur la motion qu'il présentera, les noms de Ségolène Royal et de Bertrand Delanoë, s'ils ne se lançaient pas dans la bataille. Un plan pour conquérir le PS que le porte-parole du parti a exposé en détails le 25 avril dans l'émission "Parlons Net" de France Info.
Autre candidat déclaré: Pierre Moscovici. Dans un entretien accordé cette semaine à VSD, il répète ses "deux engagements" s'il devient Premier secrétaire: "Je ne serai pas candidat en 2012 et je serai neutre à l'égard des présidentiables." L'ancien ministre délégué aux Affaires européennes se défait d'ailleurs de son étiquette strauss-kahnienne pour mieux faire étalage de cette image de neutralité.

Mais à s'éloigner de sa base, ses soutiens pourraient se réduire à peau de chagrin. Même si son image d'homme tempéré -barbe aidant- rassure les militants, séduit les médias dont il a fait le tour depuis quelques mois, et lui a permis d'obtenir le soutien d'Arnaud Montebourg, qui se verrait bien en échange appuyé par Moscovici pour conquérir la présidence du groupe socialiste à l'Assemblée nationale dans quelques mois.

Représentant l'aile droite du parti, Manuel Valls, lui, ne se veut pas aussi rassembleur. Au PS, il veut "tout abattre pour tout reprendre". Ses modèles? "Les sociaux-démocrates allemands", ainsi que les travaillistes anglais: "Il faut construire une nouvelle force politique comme Tony Blair l'a fait avec le New Labour." Le député-maire d'Evry espère "tout remettre en cause", jusqu'au nom du parti, écrit-il dans son livre qui vient de paraître, "Pour en finir avec le vieux socialisme… et être enfin de gauche!" (Robert Laffont):

"Parti socialiste, c'est daté. Ça ne signifie plus rien. Le socialisme, ça a été une merveilleuse idée, une splendide utopie. Mais c'était une utopie inventée contre le capitalisme du XIXe siècle!"

"Etre enfin de gauche", Claude Bartolone le souhaite également pour le PS, mais il ne le conçoit pas forcément de la même manière. Il ne donne pas de gage de neutralité (à l'inverse de Julien Dray et Pierre Moscovici), il ne joue pas sa carte pour 2012 (Manuel Valls, si), il prépare le terrain de la prochaine présidentielle pour son mentor de toujours: Laurent Fabius, à l'opposé du positionnement du député-maire d'Evry.

Hamon au nom du NPS,
Aubry pour les reconstructeurs

Claude Bartolone disputera peut-être l'étiquette de "candidat de l'aile gauche" à Benoît Hamon, qui a annoncé lors du dernier Conseil national du PS préparer une motion pour le congrès au nom du NPS (Nouveau Parti socialiste). Mais la cote du député européen a déjà été plus haute. Chouchou un temps de François Hollande, il a démissionné de son poste de secrétaire national à l'Europe du parti à la suite de son désaccord avec la position du PS sur le Traité de Lisbonne.

Dans ce jeu de prétendants, une carte pouvait également compter, celle des "reconstructeurs", anciens ennemis qui ont d'abord réussi le tour de force de réunir notamment des proches de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius, avant de se déliter peu à peu. Pierre Moscovici a annoncé sa propre candidature. Montebourg l'a rejoint. Claude Bartolone s'en va également seul au front. Avoir comme principal dénominateur commun de faire barrage à un duel Royal-Delanoë n'a pas suffi.

Reste Martine Aubry, qui en fait également partie. Revenue sur le devant de la scène nationale depuis sa réélection triomphale à Lille (66,56% des suffrages), elle la joue pour l'instant discrète. Pas d'annonces tapageuses, l'ancienne ministre de l'Emploi et de la Solidarité consulte à l'intérieur du parti. A l'extérieur, l'opinion publique s'intéresse de plus en plus à elle et la place en troisième position des personnalités préférées pour le poste de Premier secrétaire.

Mais même si Martine Aubry parvient à décourager ses deux prédécesseurs au classement (Delanoë et Royal), elle pourrait ne pas avoir pour autant le champ libre. Le maire de Paris et la présidente de la région Poitou-Charentes envisageraient alors chacun de lancer leurs hommes de confiance dans la course: Harlem Désir, pour le premier; Vincent Peillon, François Rebsamen ou Michel Sapin pour la seconde. François Hollande, lui, pourrait continuer de s'en amuser.

Rue 89

samedi, 03 mai 2008

Américanisation...


Dans son ouvrage Le salarié jetable, le journaliste américain Louis Uchitelle décrit un capitalisme à courte vue, plus préoccupé de rentabilité immédiate que de ses salariés... et finalement contre-productif.
En vingt ans, plus de 30 millions d'américains ont perdu leur emploi. Ce qui fait du licenciement la principale activité aux Etats-Unis! Ce journaliste dénonce la stratégie d'indifférence que l'ensemble de l'économie américaine a adoptée à l‘égard du salarié. Celui-ci est devenu interchangeable, quelle que soit sa qualification, son expérience, sa ténacité.
Rompant avec la tradition américaine de stabilité de l‘emploi, observable jusque dans les années 70, les grandes entreprises (United Airlines, General Electrics, Procter et Gamble…), fleurons de l'économie mondiale, ont lancé le mouvement à partir d'un principe simple: être flexible, c'est être compétitif. Brandissant sans cesse le spectre d'une mondialisation acharnée, elles ont justifié des licenciements massifs - allant de pair avec des bénéfices tout aussi massifs - par ce besoin de flexibilité, recourant de plus en plus à la sous-traitance.
Seulement, tout cela a un coût. D'abord, celui du chômage, qui n'est bien sûr pas pris en charge par les entreprises, mais par l'Etat, donc le contribuable. Ensuite, celui des tentatives de reclassement, lui aussi pris en charge par la collectivité. S'y ajoute le prix de la formation professionnelle, souvent inefficace pour des salariés parfois déjà hautement qualifiés (à ce titre, l'exemple des techniciens aériens, longuement étudié dans l'ouvrage, est édifiant) qui ne trouvent que des emplois peu rétribués, sans qualification.
A méditer...
Sources : Marianne.

Un an..

vendredi, 02 mai 2008

Un bouton de rose

Quoi de neuf dans le jardin socialiste? Un bouton de rose: la nouvelle déclaration de principes que nous allons discuter en section ces jours-ci .
Cette déclaration, rédigée sous la houlette d'Alain Bergougnoux et de François Rebsamen, est la 5° de notre histoire et intervient à un moment où il était temps de nous mettre au clair avec ce que nous sommes.

Que contient-elle?
- notre filiation: le parti socialiste est à la croisée de plusieurs courants de pensée, la philosophie des Lumières et l'héritage révolutionnaire, le mouvement ouvrier des XIX et XX° siècles, les combats intellectuels et politiques pour la liberté de l'homme.
-nos valeurs:liberté, égalité, solidarité, laïcité, émancipation de l'individu, féminisme
- nos finalités: nous ne nous contentons pas du monde tel qu'il est et nous voulons le transformer dans le sens d'une plus grande égalité entre tous et d'une émancipation de chacun.
- nos moyens:le grand soir, la révolution, la rupture avec le capitalisme ( en 90 jours ou graduée?comme on en débattait encore au congrès de Metz!) , tout cela est rangé au rayon des accessoires!n'en déplaise à Marie Georges Buffet ou à Olivier Besancenot!Nous sommes résolument pour un socialisme démocratique et nous nous revendiquons comme réformistes ( le réformisme étant un moyen et non une fin en soi).Nous sommes lucides et prenons enfin en compte le réel tel qu'il est et non pas tel que nous voudrions qu'il soit:l'économie de marché, la mondialisation, ce sont des faits ,des réalités incontournables dont nous devons tenir compte pour pouvoir "aller à l'idéal".
- nos objectifs:une économie sociale et écologique de marché. Nous voulons, par la loi, par le contrat mettre en place un modèle de développement économique et social qui prenne en compte les réalités économiques et les impératifs sociaux.
-une carte d'identité du parti socialiste:républicain, laïque,décentralisateur,européen, internationaliste. Et surtout, un parti démocratique, un parti "qui défend une éthique dans l'engagement militant. " On n'insistera jamais assez sur le fait qu'il "repose sur une adhésion volontaire qui demande que les décisions, les textes et les règles ,délibérés et adoptés en commun ,soient respectées"!

De même que Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir,nous étions sociaux-démocrates sans véritablement le dire.Maintenant,avec cette nouvelle déclaration de principes, les choses sont claires.
C'est donc un bien beau bouton de rose qu'il va falloir arroser pour qu'il éclose pleinement!



Karine Chevalier

jeudi, 01 mai 2008

Les voyages forment-ils encore la jeunesse ?

A première vue, pour les membres du gouvernement, c'est NON, bien entendu, pour les moins de 35 ans, les autres sont à l'évidence bien formés !

Alors ces petits jeunes de la Politique où en sont-ils ?

Le premier et le plus rigolo, bien sûr, Martinon privé de voyage en Guyane après la guignolade de Neuilly, à péter de rire, et son débarquement illico presto du gouvernement.

La deuxième est pathétique, vous devinez, NKM, la spécialiste de l'environnement qui nous pète un plomb en étant désagréable avec son ministre de tutelle, le Tino Rossi du Grenelle de l'environnement, diplômé de l'Institut Hullo et qui, quelques jours après, doit faire des excuses et, comme d'hab, punition, excécution, privée de voyage au Japon.

Enfin, la troisième, notre championne des Droits de l'homme, Rama Yade, après sa sortie sur Kadafi, elle est immédiatement sanctionnée, punition, excécution, privée du voyage en Chine.
Ah !!! la Chine, ce beau pays, plein d'attentions pour la Birmanie, la région soudanaise du Darfour, le Tibet et bien sûr, pour ses opposants. Ici, pas d'excuses mais une adoption immédiate de la langue de bois et en retour, devinez ? un voyage gagné en Angleterre où la famille royale, comme vous le savez, est victime de violations des Droits de l'homme, mais oui, bien sûr !

Mais il nous reste Fadela, tout est propre, rien de « déguelasse », mais où est-elle ? La situation dans les banlieues doit être sous contrôle avec la Maison à 15 euros par jour, elle doit calculer le coût par minute, plus attractif ou se préparer à un petit voyage dont nous connaîtrons certainement la destination après la Conf. du mari à Carla.

Frédéric

mardi, 29 avril 2008

Phrase du jour !

«La Chine a quitté la route de la dictature»
Jean-Pierre Raffarin.

Interview d'André Vezinhet paru dans Midi Libre

ENTRETIEN
Estimez-vous que les derniers résultats électoraux
vous sont favorables ?
I

l me semble. On fait un grand chelem dans l'Agglo de Montpellier. Jamais je n'ai eu de majorité aussi confortable au conseil général avec 42 conseillers sur 49.

Le PS perd tout de
même deux cantons ?


C'est vrai mais le résultat des élections dans les intercommunalités est très important. Car elle donne du temps à la politique que je veux mener au conseil général. Du temps pour 10 ans. Ces résultats confortent et renforcent mon projet d'entrer dans une logique de développement durable sur le territoire.

Des résultats favorables
mais des relations houleuses avec la fédération socialiste
de l'Hérault...

C'est à cause de la fédération que l'on perd Sète. Si on joue l'alliance, on doit gagner. Williams Méric aurait été réélu et on aurait été en situation de prendre le canton d'Agde. Il est quand même impensable que l'élu que je suis ne soit pas écouté.

Vos relations avec Frêche ?

On peut dire qu'il y a de la friture sur la ligne. Vous savez, j'ai souvent lu dans vos colonnes que vous m'appeliez, "le patron du Département". Aujourd'hui, je l'assume et je le revendique. Je ne critique pas, moi, sa souveraineté. J'espère qu'il n'y aura pas de lutte fratricide mais s'il le faut, elle aura lieu !

Vous faites référence aux difficultés des sénatoriales ?

A ce rythme, on est parti pour tout casser. On désigne des candidats sans solliciter le sénateur sortant. On exclut des candidatures sans les soumettre aux militants...

Georges Frêche aura-t-il
votre soutien ?


Je l'ai déjà dit, c'est non. Je suis prêt à lancer une liste alternative dont je sais, à l'avance, qu'elle sera sanctionnée par le national. Mais il y a des attitudes qui ne peuvent être tolérées.

D'une certaine façon,
vous reprenez la main ?


Mais je ne l'ai jamais perdue. Frêche me trouve médiocre mais reprend mes idées... Je suis pour renouer le dialogue afin de construire l'Hérault tel que je le souhaite pour le XXI e siècle.

Recueilli par Y. P., paru dans MIDI LIBRE