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lundi, 31 mars 2008

La Green attitude belge...


En pleine semaine du développement durable, et alors que le Grenelle de l'environnement a disparu des esprits, l'exemple belge permet de se rendre compte que certains gouvernements ont une politique incitative qui fonctionne. Ainsi, le site http://www.ddurable.com fait état de la green attitude en vogue dans le plat pays. Les pouvoirs publics proposent une multitude d'aides aux ménages et aux entreprises. La plupart du temps, ces aides sont cumulables. Au niveau fédéral, on manie surtout l'instrument fiscal. Une réduction d'impôts est accordée pour le remplacement d'une ancienne chaudière, pour son entretien, pour l'installation d'un chauffe-eau solaire, de panneaux photovoltaïques ou de double vitrage, pour l'isolation d'un toit, pour le placement de vannes thermostatiques ou pour la réalisation d'un audit énergétique. Pour les particuliers, toujours, une éco-réduction est également offerte à l'achat d'un véhicule propre. Cette baisse est directement appliquée sur le prix d'achat, chez le concessionnaire. Les Régions proposent aussi des primes à l'isolation, à l'achat d'appareils électroménagers ou à l'installations de chauffage peu «énergivores » et systèmes d'énergie solaire. Elles financent aussi des audits énergétiques et le recours aux énergies renouvelables. Toute une série de primes, habituellement limitées à 50% de la facture totale, sont offertes aux particuliers, bien sûr, mais aussi aux entreprises, aux indépendants ou encore aux copropriétaires d’un même immeuble.
Quelques exemples d'aides régionales:
A Bruxelles, l'achat, par un particulier, d'un congélateur de classe «A++» permet d'obtenir jusqu'à 150 euros. L'installation d'une pompe à chaleur pour le chauffage de l'eau sanitaire est financée à hauteur de 2.500 euros. Pour une entreprise, l'isolation thermique d'un toit bénéfice d'un coup de pouce de 20 euros par m².
En Wallonie, une prime de 40 euros par m² est offerte pour le remplacement d'un simple vitrage par un double vitrage haut rendement. L'installation d'un chauffe-eau solaire est aussi récompensée, de même que le remplacement du système d'éclairage intérieur (l'aide couvrant de 10 à 30% de la facture selon les travaux). En outre, la production d'énergie photovoltaïque, largement encouragée au sud du pays par l’intermédiaire du plan «Solwatt», permet de faire tourner le compteur à l'envers.
Les mesures incitatives semblent porter leurs fruits en Belgique où les consommateurs n'ont qu'un formulaire à remplir pour bénéficier de ces avantages. De quoi donner envie au citoyen lambda de devenir resperctueux de l'environnement.
Et nous? Où sont les fameuses mesures de notre super ministère?
Marie Claria

mercredi, 26 mars 2008

LETTRE OUVERTE AUX SOCIALISTES BITERROIS

Au lendemain de la lourde défaite que vient de subir la gauche, un groupe de socialistes, adhérents des 4 sections biterroises, s'est constitué avec la volonté et la détermination de tirer tous les enseignements de ce nouveau désaveu infligé aux candidats socialistes et de la gauche par les électeurs biterrois.

Nous avons activement participé à la liste « BEZIERS POUR TOUS » et avons pris toute notre part aux différentes campagnes électorales de ce mois de Mars.

Dans ces campagnes, nous avons mesuré toutes les difficultés sociales, économiques, de santé, d’environnement, de logement que rencontrent les habitants de notre ville. Mais nous avons aussi constaté la distance qui sépare une fois de plus les Biterrois des représentants de la gauche. Car les résultats sont là.

A Béziers (et dans le biterrois), ce sont les électeurs de gauche qui se sont massivement abstenus, ce qui a permis à Raymond Couderc d'être largement réélu dès le premier tour

Après une campagne de terrain et de partage, nous ne pouvons pas nous contenter une fois de plus d’explications comptables et de savantes analyses politiques. Ce ne sont que des commentaires fatalistes, dépourvus de perspectives d’avenir, qui cachent les véritables responsabilités de l’échec.

Car au vu de la situation politique, les résultats sont paradoxaux. Toutes les conditions objectives pour une réussite étaient réunies:
Une liste d'union
Plusieurs listes en lice avec en particulier celle du Front National dont l'électorat reste malheureusement important à Béziers
Une poussée attendue et confirmée de la gauche au niveau national et régional

POURTANT, NOUS AVONS ECHOUE UNE FOIS DE PLUS DES LE PREMIER TOUR. POURQUOI?
Nous avons échoué d’abord par manque de renouvellement des candidatures qui ont été présentées aux électeurs. Pour ce qui est du Parti Socialiste, nous considérons qu’un cycle politique s’est refermé le 9 mars 2008 : celui des responsables issus de l’équipe municipale qui a dirigé la ville entre 1989 et 1995. 13 ans après l’arrivée de Raymond COUDERC aux affaires, l'échec de la « génération Barrau » est consommé : 2 tentatives ratées pour reprendre la Mairie et 2 défaites aux élections législatives sur la 6ème circonscription ! Cette génération d’élus et de responsables politiques, quelles que soient leurs qualités personnelles, a montré les limites de sa capacité à mobiliser l’électorat de gauche.
Les propositions que nous avons à faire à nos concitoyens ne peuvent plus être portées par des camarades dont la carrière politique biterroise a commencé pour certains au début du mandat d’Alain BARRAU, c'est-à-dire il y a 20 ans, pour d’autres au moment de l’entrée en fonction de Paul BALMIGERE, il y a trente ans.

Nous avons échoué ensuite car la liste présentée n'était pas attractive. La présence des principaux responsables politiques de la gauche n'a assurément pas permis de rallier l'ensemble des suffrages de la gauche. De plus, le capitaine doit faire jouer le collectif et ne pas laisser les individualités s'exprimer chacune dans son compartiment (l'environnement aux verts, le social au PC…). Le projet doit se construire ensemble, et ne pas se limiter à l'expression d'un groupe réduit à quelques individualités.

Nous avons échoué enfin à cause d'une campagne atone. Notre projet très classique manquait d'ambition et surtout d'imagination: peu d'idées nouvelles, pas de dynamique, une campagne terne, où les réunions publiques se sont succédées sans susciter l'adhésion de nos concitoyens.

Le constat est sévère mais il correspond à la réalité de la situation politique que nous avons constatée au cours de cette campagne.

C'est pourquoi, nous lançons un appel solennel à tous les socialistes biterrois pour tirer ensemble tous les enseignements de ce nouvel échec.

Ensemble, nous devons reconstruire le Parti Socialiste à Béziers.
Nous ne réussirons à renouer le lien avec les électeurs de gauche qu'en réfléchissant ensemble à un projet d'avenir qui réponde à leurs attentes, qu'en renouvelant ensemble nos pratiques politiques, qu'en agissant collectivement pour redevenir une force de proposition crédible à Béziers. .
Béziers n'est pas Neuilly! Béziers n'est pas Nice! Béziers doit retrouver sa gauche! Béziers mérite un Parti Socialiste réuni sur ses valeurs de partage, d'humanisme, de solidarité qui font tant défaut dans notre ville.

Pour cela, nous devons agir pour le renouvellement, ouvrir nos portes pour accueillir, ouvrir nos fenêtres pour aérer ; écouter, dialoguer, motiver, convaincre. Notre Parti ne doit plus être une assemblée d'élus calculant la prochaine investiture, mais un parti de citoyens, de militants, d'où émergeront les idées neuves qui nous conduiront collectivement vers de prochaines victoires. Une page est tournée; le chapitre est clos. Ecrivons ensemble un nouveau chapitre! Désirons un avenir socialiste à Béziers! Pour que ce désir devienne réalité, inventons Béziers d'Avenir.

Nous vous proposons de nous retrouver, nous tous, les militants socialistes biterrois, dans une maison commune qui abritera les 4 sections, « la Maison des Socialistes ».
Nous vous proposons aussi d'organiser des espaces de réflexion pour la rénovation de notre Parti dans le cadre du congrès qui se tiendra dans le courant de l'année.
Agissons tous ensemble pour Béziers d'Avenir!
mail : [email protected]

Le faux libéralisme de la perfide Albion par Bernard Maris


Nicolas Sarkozy est en visite en Grande-Bretagne… L'occasion de se demander si la «perfide Albion» nous donne toujours des leçons de libéralisme. Et d'abord, nous en donna-t-elle vraiment? On croit qu'à l'apogée du capitalisme libéral, au 19° siècle, l'Angleterre était moins protectionniste que la France, qu'elle avait des droits de douanes moins élevées. Et bien, c'est tout à fait faux. C'était la Grande-Bretagne qui était protectionniste, par rapport à cette pauvre France qui laissait entrer les produits anglais et qui bien entendu en payait le prix, en ne parvenant pas à construire une industrie compétitive. En fait il y avait deux pays intelligemment protectionnistes à l'époque, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, et les deux étaient de grandes puissances industrielles. Et il y avait un pays bêtement libéral, la France. Mais la fable du libéralisme anglais, hélas, est tenace.

Londres, cheval de Troie de la financiarisation
Aujourd'hui, les deux pays sont dans l'Europe, et ont des structures économiques comparables. Le secteur agricole britannique est plus faible qu'en France, les subventions aussi. Le marché du travail y est sans doute un peu plus libre, mais le Smic y est plus fort et la dépense publique tout aussi forte qu'en France. La santé est beaucoup moins bonne en Grande-Bretagne. Le taux d'obésité plus fort. Le taux de pauvreté aussi. En revanche, Londres est une place financière beaucoup plus importante que Paris, et, à ce titre, est un peu le cheval de Troie de la financiarisation de l'économie en Europe.

Des durées de travail égales
La croissance était beaucoup plus forte en Grande-Bretagne en 2007 (3,1 points contre 1,9 en France) et sera plus forte en 2008 (2 points contre 1,8 en France). Mais l'endettement des ménages est plus fort en Grande Bretagne qu'en France, et ce pays devrait être beaucoup plus touché que nous par la crise des subprimes. L'endettement français, lui, est plutôt un endettement public, ce qui a de bons côtés, notamment en matière de retraites. Les anglais ont un système de retraite en capilotade, comme les américains, ce qui n'est pas le cas des français. Enfin, contrairement à une idée reçue, les Français travaillent en moyenne autant que les Anglais, sinon plus. Enfin, le niveau de vie des Français, après avoir rattrapé celui des Allemands, talonne celui des Anglais...

mardi, 25 mars 2008

Collectif contre la loi de rétention de sureté

Midi libre
Édition du vendredi 21 mars 2008

Justice
Un collectif contre la loi de rétention de sûreté


A l'appel du collectif contre la rétention de sûreté (constitué localement de la Cimade, du syndicat de la magistrature, de la Ligue des droits de l'Homme, du Parti socialiste...), une dizaine de personnes s'était donné rendez-vous, hier, sur la place de la Révolution, à quelques mètres du palais de justice pour marquer, symboliquement, une bougie à la main, la Nuit des libertés publiques.

« Le 21 février, le Conseil constitutionnel a validé le principe de la rétention de sûreté. Dorénavant, un individu ayant purgé entièrement sa peine pourra être détenu indéfiniment sur une simple présomption de dangerosité. Au nom d'un devoir de précaution appliqué aux victimes et en dépit de l'impossibilité maintes fois répétée par le corps médical d'évaluer scientifiquement une telle dangerosité, la France adopte une législation en contradiction avec ses principes fondamentaux : à l'enfermement reposant sur la commission d'une infraction prouvée à l'issue d'un procès se substitue un enfermement reposant sur la possibilité future de commettre un crime » , avançait Antonio Fulleda, membre de la section PS Béziers 1, de l'association Béziers la Citoyenne et du syndicat de la magistrature.

Tour à tour, les représentants des diverses associations membres du collectif ont pris la parole affirmant leur attachement à la déclaration des droits de l'Homme, et notamment les articles 8 ("La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires"), et 9 ("Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi").

Stigmatisant « une loi d'affichage » , les participants ont ensuite procédé à la lecture de textes : ceux de Rousseau ("Un peuple libre obéit mais ne sert pas"), ou de Paul Eluard qui donna au mot Liberté un sens particulièrement criant. Le prochain rendez-vous du collectif sera acté dès la réception du DVD "Réfutations III" consacré à la loi sur la rétention de sûreté.




contact 0680762629

lundi, 24 mars 2008

Hommage à André PELISSIER


Le 12 Janvier 2008 , André Pélissier nous quittait. Avec lui disparaissait une grande figure du Parti Socialiste biterrois.
André Pélissier, le socialisme, il y était tombé dedans enfant! Né en 1925 à Cuxac d'Aude, il aimait à se rappeler le jour où, petit garçon de 8 ans, il avait serré la main de Léon Blum.
C'est à Castrie qu'André et Micheline se rencontrent: dans l'euphorie de la Libération, ils font connaissance au bal, dansent ensemble toute la nuit puis ne se quitteront plus. Ils se marient le 28 Juin 1947 et ont 2 filles, Michèle et Christine

Ils s'installent à Béziers. André travaille à la mairie et Micheline ouvre un atelier de couture. Ils habitent rue Montmorency, près de la rue des Balances où se trouve le siège de la SFIO. En 1952 , André prend sa carte et milite activement. Tous les soirs , avant de rentrer chez lui, il passe faire un petit tour à la permanence.Il y rencontre Jules Faigt et de là naitra une amitié indéfectible.

André joue un rôle moteur dans toutes les campagnes électorales. C'est lui le responsable de la distribution des tracts et surtout de l'affichage. Les anecdotes ne manquent pas sur ces soirées et ces nuits d'affichage ...Comme quand, alors qu'il affichaient pour Raoul Bayou, du côté de Pardailhan, André Pélisssier et Henri Fabre se sont retrouvés sans eau pour faire la colle.Ils vont dans une ferme, chez une grand mère qui les dépanne. Et là, alors qu'ils sont en train de remuer la colle, ne voilà t-il pas qu'Henri Fabre se fait pousser par une chèvre!
Le soir du 10 Mai 1981, après l'annonce de la victoire de François Mitterand, André, en costume, n'a pu résister à l'envie de poser une ultime affiche sous le pont de la Devèze, là où tous les colleurs s'ffrontaient...car tenir le pont , c'était tenir Béziers.
Après ces nuits d'affichage où se nouaient les camaraderies et les solidarités militantes, tout le monde se retrouvait au petit matin dans le garage de Micheline et André , autour de la grande table, pour saucissonner.Et eux deux ensuite partaient à Cuxac sulfater la vigne.

Jusqu'à ce que la maladie le tienne alité, André est toujours venu à toutes les réunions de section et qui ne se souvient de ses diatribes à l'égard de Midi Libre!Toujours d'actualité, d'ailleurs.
André Pélissier était un miltant exmplaire, toujours dévoué à la cause qu'il défendait, toujours prêt à rendre service aux camarades.
Au revoir, André!

Le bureau de la section

dimanche, 23 mars 2008

pipolerie

samedi, 22 mars 2008

Citoyen actif


Un blog est souvent un exutoire, un défouloir, un endroit où l'anonymat permet une certaine liberté d'expression. C'est également un lieu d'échanges et de débats. De ce fait, nous attendons beaucoup de vous. Militants actifs, adhérents, bloggers invétérés, ou simples sympathisants, ici nous ne dénigrons personne (n'en déplaise à ceux qui fustigent les absents des campagnes électorales). Etre un citoyen actif est un engagement personnel, mais chacun est libre de le faire à sa manière, en fonction de sa vie et de ses envies. Alors n'oubliez pas que nous avons besoin de vos commentaires pour progresser. N'hésitez donc pas à participer à notre rénovation en envoyant vos suggestions sur ce blog ou à notre adresse mail : [email protected].
Marie Claria.
PS : pour que cette devise Shadok ne soit plus d'actualité à Béziers...

jeudi, 20 mars 2008

Surdité gouvernementale.


Dimanche dernier, le peuple a sanctionné un homme et des idées en votant l'opposition ou en s'abstenant. Cependant, ce vote sanction semble incompris par nos dirigeants qui l'interprètent comme un encouragement à l'accélération des réformes. D'une même voix, les ministres ont transformé la perte des grandes villes en autant de soutiens gouvernementaux : ainsi plus la défaite est forte plus l'adhésion aux décisions gouvernementales est grande...Cette interprétation des chiffres est symbolique d'une société basée sur l'image, où la politique devient un art du spectacle et non pas de l'action. Néanmoins, cette "politique spectacle" commence à avoir des revers négatifs : pourquoi voter puisque les résultats électoraux n'ont aucun poids? Il est dommage qu'après l'engouement de la présidentielle succède le désintérêt des urnes.
En outre, notre cher président change uniquement la forme. Il est en pleine "déblingblingnation" mais il garde le cap, il continue à creuser les inégalités : franchises médicales, petites retraites, suppression des postes dans l'enseignement...et demain? Et bien demain on prend les mêmes et on continue : toujours plus d'images pour faire oublier le fond !
PS : comme notre président ne se refait pas en un jour le dissident Teulé de Neuilly vient d'être nommé inspecteur académique avec un salaire à vie...ça va faire plaisir à tous les profs dont les postes sautent...!!!
Marie Claria.

Vague Rose, Vague Bleue

Dimanche, qu'il était doux d'entendre égrener le nom de toutes ces villes qui devenaient roses!

Qu'il était réjouissant de voir les succès éclatants d'Hélène à Montpellier, de Marie-Christine à Lodève, de Jacques à Narbonne !

Qu'il était hilarant d'ecouter ces ministres et responsables UMP nous expliquer doctement que si les Français avaient voté rose, c'est qu'ils voulaient des réformes bleues plus rapides!

Mais qu'il est affligeant de constater qu'à Béziers, non seulement la droite se maintient mais qu'elle progresse largement en effectuant un grand chelem inédit!

VAGUE ROSE PARTOUT,VAGUE BLEUE A BEZIERS....!!!!????

Karine Chevalier

mercredi, 19 mars 2008

Soirée des libertés publiques


jeudi 20 mars - Place de la Révolution BEZIERS- 18 h30
Sarkozy les attaque….. Défendons-les !

Le 21 février, le Conseil Constitutionnel a validé le principe de la rétention de sûreté. Dorénavant un individu ayant purgé entièrement sa peine pourra être détenu indéfiniment sur une simple présomption de dangerosité. Au nom d’un devoir de précaution appliqué aux victimes et en dépit de l’impossibilité maintes fois répétée par le corps médical d’évaluer scientifiquement une telle dangerosité, la France adopte une législation en contradiction avec ses principes fondamentaux : à l’enfermement reposant sur la commission d’une infraction prouvée à l’issue d’un procès se substitue un enfermement reposant sur la possibilité future de commettre un crime.
Au-delà des fondements de notre droit, c’est notre conception même de l’homme depuis deux siècles qui est bouleversée. A l’homme doté de libre arbitre, responsable de ses actes et capable de choisir son destin, hérité du siècle des Lumières, succède l’homme dangereux, prédestiné au crime et au ban de la société, celui-là même qui a inspiré les régimes totalitaires du XXè siècle.
Les propos du Président de la République sur le caractère génétique de la pédophilie ou la nécessité de diagnostiquer dès l’âge de 3 ans les troubles du comportement pour lutter contre la délinquance laissaient craindre une telle dérive. Déjà le choix de créer un Ministère de l’immigration et de l’identité nationale et de fixer des quotas d’expulsion assimilait l’étranger à un homme dangereux.
Le 22 février, le Président de la République, en demandant au Premier Président de la Cour de Cassation de lui faire des propositions pour rendre la rétention de sûreté immédiatement applicable en dépit de la décision du Conseil Constitutionnel, exprimait sans détour son souhait de violer la Constitution dont il est le garant.
L’intervention du Chef de l’Etat dans tous les domaines de la vie publique, la réduction du rôle du Parlement à celui d’une chambre d’enregistrement adoptant des textes pourtant fondamentaux dans l’urgence, la reprise en main de la Justice, les menaces pesant sur l’indépendance des médias, étaient révélateurs d’un fonctionnement institutionnel fort peu démocratique.
Les organisations signataires, notamment, le syndicat de la magistrature, le parti socialiste de Beziers centre ville, la Cimade appellent les citoyens a se rassembler Place de la Revolution ce jeudi 20 mars a partir de 18 h 30 pour manifester leur attachement aux libertes publiques et aux valeurs de la Republique. Les bougies que vous apporterez symboliseront les principes inalienables du siecle des Lumieres.

ANtonio Fulleda

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