« 2007-12 | Page d'accueil | 2008-02 »

jeudi, 31 janvier 2008

Elections cantonales:l'agenda de Dolores Roque

Dolores Roqué et son suppléant iront à la rencontre des habitants du quartier de l'école Herriot cet après-midi.

mardi, 29 janvier 2008

Un déni de démocratie ?

Ce matin à la lecture de Midi Libre je découvre avec stupéfaction que le vote du conseil fédéral du parti socialiste héraultais, qui présentait la liste des candidats pour les prochaines sénatoriales « n’était pas au goût des trois parlementaires André Vézinhet , Kléber Mesquida, et Robert Tropéano » et qu’ils « s’opposent à la décision du Conseil Fédéral ».

Pour avoir assisté personnellement au Conseil fédéral en question, je ne peux que m’étonner de cette prise de position, puisque les amis de M. Vézinhnet - qui avaient pourtant la possibilité de présenter une liste alternative- n’en firent rien et votèrent même pour la liste présentée par le secrétariat fédéral. J’ai pensé alors que ce vote unanime traduisait une volonté affichée d’unité, qui avait fait cruellement défaut au mois d’Août, avec les conséquences que l’on sait. Enfin, nous nous retrouvions !

Malheureusement je me trompais…

Mais ce qui m’interpelle encore plus à la lecture de cet article, c’est d’apprendre la volonté de nos trois parlementaires de ne pas organiser le vote des militants le 31 janvier, privant ces derniers de la possibilité de s’exprimer. Il me semblait que nous étions un parti libre et démocratique, où la parole du militant vaut autant que celle d’un parlementaire. Visiblement il n’en est rien puisqu’ils demandent a François Hollande de « trancher ce litige ».

Gageons que nos élus retrouvent la raison, et ne prennent plus en otage le vote des militants, en les laissant s’exprimer librement, démocratiquement, comme cela a toujours été le cas à l’intérieur de notre parti.

Bruno Le Provost

lundi, 28 janvier 2008

Démocratie interne

Après les élections municipales et cantonales du 9 et 16 Mars auront lieu dans notre département des élections sénatoriales en Septembre 2008.
Pour cela, nous devons désigner nos candidats. Le conseil fédéral propose donc au vote des militants une liste dont les 3 premiers noms sont
1.Georges Frêche
2. Karine Chevalier
3.Robert Navarro
Nous voterons Jeudi 31 Janvier de 17 heures à 21 heures, au centro espagnol.

dimanche, 27 janvier 2008

Politique de civilisation: la rétention de sureté.

"De façon anodine, le gouvernement a saisi le Parlement d'un projet de loi créant la "rétention de sûreté" dans notre droit pénal. Il s'agit d'un changement profond d'orientation de notre justice. Il faut rappeler les fondements de la justice, depuis la révolution des Droits de l'homme. Parce que tout être humain est réputé doué de raison, il est déclaré responsable de ses actes. S'il viole la loi, il doit en répondre devant des juges indépendants. A l'issue d'un procès public, où les droits de la défense auront été respectés, s'il est déclaré coupable, il devra purger une peine prévue par la loi. Tels sont les impératifs de la justice dans un Etat fondé sur la liberté. Or le projet de loi contourne le roc de ces principes. Il ne s'agira plus seulement pour le juge, gardien de nos libertés individuelles, de constater une infraction et de prononcer une peine contre son auteur. Après l'achèvement de sa peine, après avoir "payé sa dette à la société", au lieu d'être libéré, le condamné pourra être "retenu", placé dans un "centre sociomédico-judiciaire de sûreté", par une décision d'une commission de magistrats pour une durée d'une année, renouvelable, parce qu'il présenterait selon des experts une "particulière dangerosité" entraînant un risque élevé de récidive.
Le lien entre une infraction commise et l'emprisonnement de son auteur disparaît. Le "retenu" sera détenu dans un établissement fermé et sécurisé, en fonction d'une "dangerosité" décelée par des psychiatres et prise en compte par une commission spécialisée. Et aussi longtemps que ce diagnostic subsistera, il pourra être retenu dans cette prison-hôpital ou hôpital-prison. Nous quittons la réalité des faits (le crime commis) pour la plasticité des hypothèses (le crime virtuel qui pourrait être commis par cet homme "dangereux").
Aujourd'hui, le juge se fonde sur la personnalité du condamné pour décider de libération conditionnelle, de semi-liberté, de placement à l'extérieur, de permission de sortie. Mais il s'agit là toujours de mesures prises dans le cadre de l'exécution de la peine, pour préparer la sortie du condamné, parce qu'elles facilitent la réinsertion et limitent la récidive, comme une expérience séculaire a permis de l'établir. Dans la mesure qui nous est proposée, il s'agit au contraire de retenir le condamné "dangereux" après sa peine dans une prison particulière pour prévenir tout risque de récidive. Il ne suffit plus, estime-t-on, d'imposer au condamné après sa libération les mesures très rigoureuses de contrôle, de surveillance, de traitement de plus en plus contraignantes que les lois successives ont multipliées dans la dernière décennie : suivi socio-judiciaire avec injonction de soins (1998), surveillance judiciaire (2003), fichier judiciaire avec obligation de se présenter à la police (2004), surveillance électronique par bracelet mobile (2005).
Depuis dix années, quand un fait divers particulièrement odieux suscite l'indignation du public, on durcit les peines et on accroît les rigueurs des contrôles. Mais jusqu'à présent on a toujours respecté le principe de la responsabilité pénale. C'est la violation des obligations du contrôle par celui qui y est astreint qui entraîne à nouveau son incarcération. C'est l'infraction qu'il commet en manquant à ses obligations qui le ramène en détention.Avec la loi nouvelle, le lien est rompu : il n'y a plus d'infraction commise, mais un diagnostic psychiatrique de "dangerosité", d'une prédisposition innée ou acquise à commettre des crimes. Que reste-t-il de la présomption d'innocence dans un tel système ? Après un siècle, nous voyons réapparaître le spectre de "l'homme dangereux" des positivistes italiens Lombroso et Ferri, et la conception d'un appareil judiciaire voué à diagnostiquer et traiter la dangerosité pénale. On sait à quelles dérives funestes cette approche a conduit le système répressif des Etats totalitaires.
On dira que le texte ne prévoit cette "rétention de sûreté" que pour des criminels particulièrement odieux, pédophiles, violeurs, meurtriers, agresseurs de mineurs, condamnés au moins à quinze ans de réclusion criminelle. On soulignera que le texte exige que la mesure soit demandée par une commission pluridisciplinaire et décidée par des magistrats. Des voies de recours en appel et cassation sont prévues. On marquera que la rétention ne sera ordonnée qu'au vu d'expertises psychiatriques sur la dangerosité du sujet. Est-il besoin de rappeler que ce concept de dangerosité demeure incertain dans sa mise en oeuvre ? Et l'expérience des dernières années laisse présager qu'au premier fait divers odieux, échappant aux catégories criminelles visées par la "rétention de sûreté", celle-ci sera aussitôt élargie à tous les auteurs des crimes les plus graves, qu'il s'agisse de violeurs ou de meurtriers. Et l'on verra s'accroître toujours plus le domaine d'une "justice" de sûreté, au détriment d'une justice de responsabilité, garante de la liberté individuelle.
Pour ceux auxquels elle sera applicable, qu'impliquera cette rétention de sûreté s'ajoutant à la peine déjà purgée ? Tout condamné ressasse jusqu'à l'obsession le nombre d'années, de mois, de jours qui le séparent de sa libération. Quand il a accompli sa peine, payé sa dette à la société, il a conscience d'avoir droit à cette libération. Et voici que par l'effet de la loi nouvelle, cette certitude-là vacille et s'éteint. Il n'y aura plus pour lui d'assurance de retrouver sa liberté après avoir purgé sa condamnation. Sa liberté, même s'il s'est bien comporté en prison, ne dépendra plus de l'achèvement de sa peine, elle sera soumise à l'appréciation de psychiatres et d'experts qui concluront ou non qu'il est atteint d'une affection particulière, la "dangerosité sociale".
Et les juges gardiens de la liberté individuelle, au nom du principe de précaution sociale, pourront le maintenir en détention après sa peine. Pour cet homme-là, quelle incitation à préparer, en détention, son avenir ? A l'attente, on ajoutera l'angoisse de l'incertitude. Notre justice aura changé de boussole. Ce n'est plus la loi qui la guidera, mais des batteries de tests psychiatriques inspireront ses décisions. Quant à l'homme réputé dangereux, il ne lui restera pour toute espérance que celle d'un diagnostic nouveau qui ne dépendra pas nécessairement de son comportement conscient.
Aujourd'hui, le criminel sexuel, surtout pédophile, est volontiers dépeint comme le mal absolu, le monstre qui hante nos angoisses et nos peurs. S'agissant de ceux auxquels sera applicable cette "rétention de sûreté", le mot qui vient à l'esprit pour les qualifier est celui de Victor Hugo : ce sont des "misérables" que notre justice psychiatrisée fabriquera demain dans nos prisons. "

Robert Badinter

Robert Badinter est sénateur des Hauts-de-Seine (PS), ancien ministre de la justice.

samedi, 26 janvier 2008

ELECTIONS CANTONALES:CANTON 1

Dolorès Roqué, la candidate socialiste pour le scrutin de désignation du 9 Mars pour le canton 1 , ira à la rencontre des habitants du Champs de Mars cet après-midi à partir de 15 heures.

POLITIQUE DE CIVILISATION,POLITIQUE DE REACTION!

Depuis un mois, il ne se passe pas un jour sans qu'on nous rabatte les oreilles avec le grand dessein de Sarkozy, la politique de la civilisation. Politique de civilisation par ci, politique de civilisation par là. L'expression est belle, clinquante...mais derrière le toc des mots, quel est le choc des réalités?
Dans le domaine social, la politique de civilisation , c''est la remise en cause de la durée légale du travail. Certes, sur le papier elle existera encore, mais ce sera de l'ordre du symbolique.En pratique, c'est le patronat qui la fixera au « cours de négociations par entreprises ». Véritable escroquerie, surtout lorsqu'on sait que dans 90 % des entreprises, il n'y a pas de représentation syndicale!Finalement, c'est le retour du face à face employé-employeur,tout comme au XIX° siècle, quand l'ouvrier était en tête à tête avec son patron qui fixait la durée du travail!
Est ce cela la modernité? Est ce cela civiliser le travail?
Dans le domaine des valeurs,la politique de civilisation, c'est la remise en cause de la laïcité.C'est l'idée qu'il n'y a pas de morale sans religiosité, que les civilisations se réduisent aux religions et que l'espérance ne peut être de ce monde! Quant aux curés, imams et autres religieux, c'est à eux qu'incombe de civiliser les jeunes des banlieues!En attendant ce que l'on appelle pudiquement « le toilettage » de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat annoncé aujourd'hui par Michèle Alliot Marie!
Et pour finir, dans le domaine de la justice, la politique de civilisation, c'est le retour à une certaine forme de lettre de cachet avec la loi sur la rétention de sureté. Surfant sur l'émotion provoquée par quelques faits divers, on en arrive à mettre en place une peine de mort sociale, la rétention préventive de sécurité! Ainsi, on n'est plus condamné parce que l'on a été jugé pour avoir commis une infraction mais parce qu'on risque éventuellement d'en commettre une.C'est la négation de l'habeas corpus( XVII° siècle), de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (XVIII° siècle). C'est « Minority repport »:la réalité rejoint la fiction!! Et puis sur ce coup là, les députés UMP se sont régalés dans la surrenchère sécuritaire, n'hésitant pas à élargir cette disposition future à tous ceux qui seraient condamnés à plus de 15 ans de prison et ne craignant pas voter une loi qui s'appliquerait rétroactivement, violant ainsi tous les principes constitutionnels ( la dernière fois que l'on a vu des lois rétroactives, c'est sous Vichy...)
Finalement, cette fameuse politique de civilisation, c'est la politique la plus rétrograde, la plus réactionnaire qui soit. Edgard Morin ne doit plus reconnaître son concept!

Karine Chevalier

vendredi, 25 janvier 2008

GREVE DE LA FONCTION PUBLIQUE DU 24 JANVIER

Le 24 janvier l’ensemble des fonctionnaires étaient en grève pour exprimer fortement leur opposition à la casse du Service Public et du Statut de la Fonction Publique Car c’est bien une véritable politique de démantèlement qui est mise en œuvre, sous couvert du costume d’une nécessaire modernisation pour rendre celui-ci plus efficace.

Mais derrière ce bel habillage que se cache t-il ?
La suppression de 165.000 postes de fonctionnaires en 5 ans, dont 85.000 pour la seule Education Nationale ;
L’affirmation par le 1er ministre que l’accès au service public par tous ne sera plus garanti (notamment dans les zones rurales) ;
La remise en cause du droit de grève par la mise en place de service minimum à l’école primaire……etc….

Bref, la volonté d’abattre le Service Public.

Ce Service Public, responsable de tous les maux , ce monstre froid qui cache en son sein des privilégiés et des nantis, image que ne cesse de diffuser dans l’opinion la majorité présidentielle. Privilégiés nos amis de l’ Hospitalier qui travaillent 70h par semaine , qui travaillent plus sans jamais toucher davantage?Privilégié, le facteur qui part à la retraite avec moins de 1000 euros de pension? Nantis les policiers et les enseignants qui représentent pourtant les deux corps de métiers où le taux de suicide est le plus élevé en France?

Pourtant c’est bien grâce à ces privilégiés que le commun des Français peut se faire soigner dans un des meilleurs système de santé au monde. C’est grâce à ces privilégiés que l’on peut aujourd’hui voyager et se déplacer à travers le pays à moindre coûts et que les zones rurales restent reliées au reste du monde. C’est grâce à ces privilégiés que nos enfants qu’ils soient de Lilles ou de Perpignan reçoivent le même enseignement gratuit.

Face à cette politique de démantèlement les fonctionnaires sont décidés à se battre et nous ne pouvons qu’être derrière eux pour défendre ce service public tant décrié et pourtant si précieux, garant de la cohésion et de la solidarité nationale et de l’égalité de tous.

Bruno Le Provost

mercredi, 23 janvier 2008

grève de la fonction publique le 24 janvier

Demain, toute la fonction publique sera en grève pour protester contre la baisse du pouvoir d'achat et contre les milliers de suppressions de postes.
Une particularité biterroise: le sénateur maire se veut un bon élève de la classe UMP et essaye de casser le droit de grève en organisant l'accueil des élèves de primaire par le personnel municipal!!!

Deux rassemblements:

A Béziers, rendez vous à 10 heures devant la Bourse du Travail.

A Montpellier, rendez vous devant le Pérou à 14h30.
Soyons nombreux pour montrer notre détermination.

mardi, 22 janvier 2008

L'emploi à Béziers

Les villes les plus attractives ont, toutes, un point commun, celui d'être desservies par le train à grande vitesse TGV.
Elles ont, pour la plupart, installé des parcs d'activité de grande ampleur sur les friches industrielles à proximité des gares.
A Béziers, nous allons :
- créer « le plus grand centre commercial du monde à ciel ouvert »
- transférer l'IUT en pleine ville, loin du lieu idéal d'implantation d'entreprises et de la gare avec une perspective d'extension pratiquement nulle.
Autrement dit, tout ce qui fonctionne ailleurs n'est pas à l'ordre du jour à Béziers.
Mais où sont les pôles de compétitivité, les hôtels de projets, les pépinières d'entreprises, les filières de formation professionnelle ?
Autre aspect du développement économique, le levier fiscal essentiel pour l'attractivité des entreprises, la taxe professionnelle est un élément volontariste pour l'incitation à de nouvelles implantations.
Même dans ce domaine nous ne sommes pas au standard, la part de la ville dans la taxe professionnelle est de 22,10 % à Béziers, la ville moyenne la plus proche est à 14,37 %. Une ville est considérée comme attractive si son taux est inférieur à 13 %.

Pour conclure, nous ne pouvons pas continuer dans cette voie étriquée sans ambition ni perspectives, nous avons une opportunité de développement qui s'ouvre à nous, sachons la saisir, l'avenir des citoyens et des jeunes en particulier en dépend.

Frédéric Sauvagnac

lundi, 21 janvier 2008

LA LAICITE EN DANGER

L’air du temps se nourrit de pensée positive , cet ersatz d’optimisme pour avaler des pilules amères ou indigestes.
Dernière née de cette tendance « novatrice » la laïcité positive (vous aviez déjà dit discrimination), leitmotiv asséné par notre président « mouche du coche » lors des vœux aux autorités religieuses.
Si ce n’est qu’à Rome ou à Riad il fait le parallèle, dans la constitution de l’identité nationale et du pacte républicain, entre « le siècle des lumières » et « un dieu qui n’asservit pas l’homme mais le libère », il met donc sur un pied d’égalité ce qui relève de la croyance et ce qui relève de la raison, stigmatise les non croyants « qui ne s’interrogent pas sur l’essentiel» et défie donc le principe laïque de la neutralité de sa fonction au nom d’une vérité, à lui seul révélée…
Encore un peu d'espoir pour les catholiques

La laïcité a longtemps justifié le rayonnement d’une France progressiste, universaliste. Elle a durablement garanti la paix sociale, préservé des dérives intégristes, et contribué à faire notamment de l’école, un espace de respect et d’égalité dont bénéficieront plus particulièrement les filles de toutes confessions.

Jeter de l’huile sur le feu, mettre au pas, régresser au nom d’une politique de civilisation qui fausse la pensée d’Edgar MORIN, quels seront les limites et les dangers de l’inconséquence ?

Ces illustrations du principe démagogique et cathodique du « c’est mon droit, c’est mon choix », ne sont-elles pas l’écran de fumée destiné à masquer une croissance en berne, attendue à 2.5 et envisageable à 1.6 et un pouvoir d’achat en chute libre.

Pour preuve : « L’espérance dans un au-delà meilleur est un facteur d’apaisement et de consolation pour la vie d’aujourd’hui » est la version sarkosienne de la parabole où il est question de l’égale impossibilité pour les riches d’accéder aux royaumes des cieux…. que pour les chameaux de passer par le chas d’une aiguille.
A coup sûr les contribuables bénéficiaires du bouclier fiscal seront voués aux flammes de l’enfer, alors que pour les autres : « on ira tous au paradis….toi et moi.. ».

Dolorès ROQUE

Toutes les notes