17.04.2008

Population d'hémidactyles verruqueux du quartier Jean Bouin

Pour répondre à notre scepticisme quant à la localisation d’une espèce de geckos particulièrement rare, l’association ZERINTHIA s’est expliquée par le biais d’un commentaire ainsi que par le courrier suivant accompagné lui-même par un document intitulé : « Bilan des recherches d’hémidactyles verruqueux à Nîmes avec évaluation de la population et conditions de sa conservation »

Soucieux d’une transparence maximum, nous allons bien évidemment informer les riverains du quartier Jean Bouin – Pitot de la proposition d’une « réunion d’information » et d’une « prospection complémentaire approfondie sur les secteurs d’habitations condamnés par le projet de viaduc Jean Bouin » (lesquelles risquent d’être …. détruites avant, puisque toute prospection ne pourrait être valablement programmée qu’à partir de la mi-juin

10.04.2008

ABUS DE POUVOIR et/ou LAXISME ? (note n°3)

Centre de maintenance SNCF Sernam - Pitot- Jean Bouin à Nîmes

Pour justifier la construction de ses nouvelles installations de maintenance des TER sur le site dépôt-Sernam, la SNCF a fait répondre par le Préfet du Gard (Extrait du mémoire en défense pour la SNCF):

« Ce site par sa configuration à l’intersection du viaduc (TALABOT) et de l’artère littorale à proximité de la Gare de Nîmes, le centre actuel du dépôt et d’entretien des rames SNCF où 300 personnes sont employées a été retenu car il nécessite des aménagements complémentaires réduits »

Mais très curieusement aussi : « Les activités de type industriel, notamment de maintenance et de réparation des automotrices (diesel) n’ont jamais cessé. Elles nécessitent encore aujourd’hui et de façon journalière la présence d’une équipe de 5 ouvriers sur le site « UNITE OPERATIONNELL SNCF ».

Outre cet énorme et peu sérieux « grand écart » entre 5 et 300 personnes,
la SNCF reconnaît ainsi implicitement que son « centre de dépôt et d’entretien des rames SNCF » avec son extension au Sernam constitue manifestement une ICPE soumise à autorisation.

Or, à notre connaissance, aucune enquête publique de régularisation de la situation antérieure (prévue par la Loi) ni même aucune déclaration n'a jamais été effectuée au titre de la rubrique 2930 de la nomenclature des ICPE (portant sur les ateliers de réparation et d'entretien d'engins à moteur).

Ce qui, très étonnament est, semble-t-il, parfaitement respecté par la SNCF sur les autres sites de même type !

Alors pourquoi pas à NÎMES, en plein coeur de ville de surcroît ?

09.04.2008

ABUS DE POUVOIR et/ou LAXISME ? (note n°2)

Centre de maintenance SNCF Sernam -Pitot- Jean Bouin à Nîmes

Il faut savoir aussi que pour écarter toute possibilité de construction de ses installations de maintenance des TER au Pont de Justice-Grezan, la SNCF a fait répondre par le Préfet du Gard (Extrait du mémoire en défense pour la SNCF):

« La saturation actuelle du nœud ferroviaire nîmois, et les mouvements supplémentaires qui seraient issus du centre de maintenance (20 sillons), interdit une implantation en périphérie de Nîmes notamment plus à l’est dans le quartier de Courbessac »

FAUX !

En vérité, si le Centre de maintenance avait été construit au Pont de Justice, ces mouvements supplémentaires de trains se feraient TOTALEMENT (comme maintenant) par les faisceaux de voies de service qui relient le dépôt Pierre Semard à Courbessac et Pont de justice.

Ce qui n'aggraverait aucunement la prétendue saturation ( à voir!) actuelle du nœud ferroviaire nîmois.

De plus, et en tout état de cause, que le centre de maintenance SNCF soit situé au dépôt (Semard-Pitot-Jean Bouin) ou à Pont de Justice, la circulation des trains dans le goulet situé entre la Gare et le dépôt ne CHANGE ABSOLUMENT PAS (et, qui plus est, ne changera pas avec le viaduc de Courbessac qui s’arrêtera lui aussi quasiment à hauteur du dépôt !)

De qui se moquent les décideurs de cette construction industrielle en pleine ville de NÎMES ?


(à suivre)

08.04.2008

Centre de maintenance SNCF Sernam -Pitot- Jean Bouin Nîmes

ABUS DE POUVOIR et/ou LAXISME ? (note n°1)


Pour écarter toute possibilité de construction de ses installations de maintenance des TER au Pont de Justice-Grezan (loin de toute habitation, avec d’immenses friches ferroviaires et divers ateliers dédiés au chemin de fer ) la SNCF a fait répondre avec une extrême désinvolture (Extrait d’un mémoire en défense du Préfet du Gard pour la SNCF):

« Le secteur d’assiette du projet se trouve dans les propriétés de la SNCF, alors que le site avancé (Pont de Justice) appartient aux réseaux ferrés de France (RFF), établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) distinct de la SNCF ».

Pourtant rien n’était plus facile pour la SNCF et RFF que de procéder à des échanges ou tout simplement à leurs habituels arrangements (comme par exemple la cession par la SNCF à RFF de terrains et propriétés bâties - très précisément rue Pitot prolongée - en vue de la construction du "futur" viaduc de Courbessac ).

De qui se moquent les décideurs de cette construction industrielle en pleine ville de NÎMES ?


(à suivre)

02.03.2007

Condamnés... Ecologiste... Déontologie...

Voici quelques mois (La GAZETTE de NÎMES n° 382), Monsieur François COMBOT au nom de l'Union des Comités de quartiers de Nîmes Métropole écrivait dans un article intitulé "Condamnés":

« L’abattage de 18 micocouliers sur l’avenue Jean Jaurès (…)
Il s’agit d’une atteinte au cadre de vie des Nîmois pour ce que représentent ces arbres et pour l’ombrage qu’ils procurent…


Accusés d'avoir inventé ces propos dans un but polémique, voici donc quelques précisions sur l'article en question



Impossible de ne pas réagir à pareil souci écologique affiché à l'égard de nos micocouliers (tout aussi respectables soient-ils) alors que, dans l'indifférence quasi générale, de graves atteintes à l'environnement, à la salubrité et à la sécurité publique se précisent en plein coeur de Nîmes : l'implantaion d'un centre de maintenance de plusieurs milliers de mètres carrés (avec lessiveuse, aire de détagage, chantier de nettoyage, etc ).

Pourtant, nous n'arrêtons pas de le dire: "Enclaver ces untés industrielles (sans espoir d'extension sérieuse) dans un quartier de ville au lieu de l'implanter à Pont de Justice/Grezan, par exemple, là où abondent d'immenses friches ferroviaires ... quel gachis d'argent public !"

Nous attendions mieux des écologistes !


Voici donc ce que, dans une note du 3 octobre 2006, nous écrivions:

Messieurs, vous vous trompez de guerre!

"Impossible pourtant d’ignorer qu’une vraie grave menace se précise sur TOUT un secteur en pleine ville de Nîmes (HOCHE SERNAM JEAN BOUIN et autres (RICHELIEU, VINCENT FAÏTA, Route d’UZES, etc.).

Impossible d’ignorer que 24h sur 24, un centre de maintenance des trains engendrera d’importantes nuisances visuelles, sonores et atmosphériques en sus d’une aggravation certaine du risque d’inondation.

Cette verrue de 700m de long sur 65 m de large va longer la rue Pitot jusqu’au parking Jules Verne et s’ajouter au futur viaduc obsolète, inutile et gaspilleur d’argent public … mais aussi générateur d’expropriations douloureuses (ce qui est bien autre chose que l’abattage de quelques arbres !).

Au faux prétexte de veiller à l’intérêt public, comment oser se réjouir et à tout le moins rester indifférent à pareille grave injure faite à notre Ville et feindre simultanément de "pleurer" sur l’abattage (si regrettable soit-il) de quelques arbres qui de toute façon seront remplacés et le lieu embelli ?

Quels sont les véritables objectifs poursuivis par l’Union des Comités de quartier ?

Pourquoi discréditer à ce point la défense de l’environnement par de telles manœuvres ?

Où sont les Nîmois qui veulent réellement faire l’effort de défendre leur ville et leur environnement, … où celui de leurs concitoyens ? Ce qui est un devoir parfaitement légitime lorsque la menace est sérieuse !"



Gazette de NÎMES, n° 383

Monsieur François COMBOT répondait alors (La Gazette de Nîmes n° 384):


Nous n'avions alors pas pas jugé utile d'entamer une polémique qui pourrait être stérile ...

Par contre, nous sommes toujours prêts à expiquer nos positions et débattre sérieusement ...

Précisons enfin que nous ne roulons pour personne ...

29.01.2007

RENOUVELLEMENT URBAIN DU SECTEUR HOCHE-SERNAM : Un projet respectueux de l'environnement

Pour qui s’intéresse objectivement au plan d’aménagement de ce futur quartier, il apparaît clairement que ce projet vise précisément à mettre en place une configuration des lieux qui tienne compte des impératifs de sûreté hydraulique dans ce secteur particulièrement sensible aux aléas pluvieux.

C’est ainsi qu’en matière d’écoulement de surface deux larges axes verts principaux ainsi que plusieurs axes secondaires seront dégagés en aval de l’IUFM tout au long et à l’est de la Route d’Uzès, d’une part, et, d’autre part, le long de la rue Hoche puis en aval de celle-ci.

De même, sera reconstituée, en doublement de la rue Pitot, la configuration quelque peu oubliée de la Douasse, cadereau qui, en dépit du bon sens, avait été purement et simplement comblé pour laisser la place aux emprises du chemin de fer.

Est ainsi prévue une succession de casiers de rétention et d’expansion latérale des eaux dont l’ensemble constituera une véritable coulée verte à travers le nouveau quartier.

Mais actuellement, ce projet n’envisage toujours pas de « reconstituer la jonction » de ces casiers de la rue Pitot avec le cadereau du Mas Verdier lequel, au sud des voies ferrées avait, lui aussi, été comblé par la société de chemin de fer (PLM) dans les années 1850.

Néanmoins, force est de porter au crédit du projet HOCHE SERNAM une volonté manifeste de « redistribution des écoulements qui conduira à la rétention partielle, la dissipation d’énergie et l’expansion en nappe des eaux débordées, favorable à un laminage partielle de la crue»

Et, pour tous ceux qui ont le souci de vouloir comprendre objectivement quel était le meilleur moyen d’atténuer les effets dévastateurs des inondations qui frappent de manière récurrente l’entrée nord-est de notre ville, un constat d’évidence s’impose : la mise en place prioritaire des bassins de rétention en amont, sur le cadereau d’Uzès, était urgente.

En tout état de cause, la mise en place de ces bassins de rétention ne peut que réduire significativement, puis retarder et réguler, autant que faire se peut, l’arrivée massive d’eaux de débordement du cadereau vers le goulet d’étranglement du Pont de la Route d’Uzès !

MENACE NOUVELLE SUR LE SECTEUR HOCHE SERNAM JEAN BOUIN


Au lieu de contribuer à restituer aux lieux une configuration originelle adaptée à une meilleure sûreté hydraulique, la SNCF n’hésite pas, au prétexte d’une motivation trompeuse, à ignorer la responsabilité des emprises ferroviaires dans l’aléa hydraulique du nord-est de NÎMES et à compromettre la réussite du projet HOCHE-SERNAM.

En dépit de tout bon sens la SNCF vient, en effet, d’obtenir sur une zone ferroviaire désaffectée un permis de construite - sur 5000 mètres carrés minimum de surface imperméabilisée et sur une transversale de 900 mètres longeant la rue Pitot - un centre de maintenance de trains avec station de lavage-détagage, remisage des TER régionaux et autres, etc.

Pire encore, la SNCF, non contente d’augmenter fortement les surfaces imperméabilisées sans prévoir de capacité suffisante en bassins de rétention, projette purement et simplement de rejeter les eaux pluviales de toute cette zone dans le cadereau d'Uzès lequel est indiscutablement de l’aveu même de la SAUR, « en mauvais état (fissuré et éboulé) et saturé d'hydrocarbures »

EN CONCLUSION

Pourquoi pareille menace sur la sécurité, la salubrité et l'hygiène de tout un secteur de NÎMES intéresse-elle si peu ? Serait-ce une question de géographie sociale, économique, ... ? Où indifférence et mépris pour des quartiers populaires ?

Ne serait-ce pas l’impossibilité d’imposer un minimum de respect de l’environnement à la SNCF qui fait ce qu’elle veut, quand elle le veut et, où elle le veut ?

Pourtant la restitution à la collectivité d'espaces conséquents le long de la rue Pitot permettrait un élargissement vraiment significatif de cette coulée verte de rétention d'eaux pluviales excédentaires. Ce qui protégerait efficacement et durablement TOUT UN SECTEUR de NÎMES inondé de manière récurrente à chaque gros orage qui s’abat sur la Ville.

De plus, la construction de ces installations industrielles au Pont de Justice permettrait d’une part, de ne pas compromettre une mise en place réussie du projet HOCHE SERNAM, et, d’autre part, la création au Pont de Justice/Grézan d’une plateforme multimodale logistique réellement porteuse d’avenir pour la SNCF et tous les Nîmois.

Sans parler du projet de voie 104 alternatif au viaduc Jean Bouin sur lequel la SNCF et autres décideurs, en autistes délibérés, s’obstinent à ne pas vouloir entendre parler … et encore moins, "s’abaisser" ne serait-ce qu’à en débattre …

Enfin, pourquoi, ce que la SNCF, RFF et les élus locaux réussissent en ARLES ou encore envisagent à ALES ne serait pas possible sur NÎMES ? Pourquoi ?

27.11.2006

Inondations: QUELQUES PRECONISATIONS DE SPECIALISTES EN HYDRAULIQUE

Sachant qu’un réseau d’assainissement pluvial, quelque soit sa capacité, finira toujours, au gré des circonstances, par se révéler insuffisant, nombre d’hydrauliciens s’attachent à analyser la manière de réagir du réseau, le parcours du débit excédentaire ainsi que les dégâts qu’il pourrait occasionner.

L’objectif étant, en milieu urbain, de multiplier les voies au sol qui doivent nécessairement se substituer aux évacuations souterraines qui seront toujours forcément sous dimensionnées lors d’épisodes pluvio-orageux particulièrement violents, certains d’ailleurs (en Isère par exemple depuis 1993) se sont attachés ainsi à définir et organiser un «parcours à moindre dommage».

En tout premier lieu, pour ces spécialistes de terrain qui privilégient l’observation réelle sur le terrain avant d’agir, il importe :
- d’analyser sur les voies routières existantes - et devenues lits de torrents -, le risque d’entraînement des véhicules et du mobilier urbain dont l’agglutination provoque le phénomène embâcle débâcle dans les rues ou à l’entrée des passages inférieurs des voies de communication
- de réaliser une cartographie du cheminement spontané des eaux excédentaires à travers les différents obstacles constitués par les constructions, le mobilier urbain et les véhicules.

Ensuite, il s’agit :
1° de canaliser ces eaux selon un parcours le moins dommageable possible en préconisant des aménagements simples, du type déflecteur, judicieusement placés.
2° d’aménager l’espace urbain en créant si possible un système de maillage de rues conjugué à des constructions adaptées et à la réalisation de bassins de rétention intra muros /espaces verts.

25.11.2006

LE GOULET D’ETRANGLEMENT DU PONT DE CHEMIN DE FER DE LA ROUTE D’UZES

A l'entré nord-est de Nîmes, par gros orage, les flots qui descendent des collines se trouvent brusquement arrêtés d’est en ouest par un remblai de taille: la voie ferrées Nîmes-Alès, dotée d’un ouvrage de franchissement totalement insignifiant, à savoir le Pont de chemin de fer à hauteur de la rue Kleber !

Ce talus qui s’étend grosso modo de la Montagnette à la Croix de fer constitue, en effet, un premier barrage
quasiment infranchissable et les flots qui le longent de part et d’autre n’ont qu’une seule issue : s’engouffrer dans le goulet du Pont de chemin de fer et dévaler à très grande vitesse le long de la Route d’Uzès puis la rue Vincent Faïta, ...

Pareil goulet d’étranglement, seul exutoire d’évacuation vers le centre-ville, constitue une source incontournable de concentration et d’accélération pour les masses d’eaux considérables qui déferlent dans ce secteur de NÎMES.

SUPPRESSION DE LA DOUASSE ET AMPUTATION DU CADEREAU DU MAS VERDIER


Un peu plus loin encore, en aval, les eaux en provenance du versant est de la colline du Mas du Diable, du versant nord du Mont Duplan, des versants ouest de Serre cavalier et Serre Paradis s’ajoutent aux énormes masses d’eaux qui, dégringolant du camp des Garrigues, ont franchi le pont de la Route d’Uzès s’engouffrent à vive allure vers le rond point du SERNAM et le quartier Richelieu balayant au passage tout le secteur Hoche-sernam, Jean Bouin, Sully.

Ces eaux qui, depuis la Gazelle au moins, ont inexorablement débordé du cadereau – lequel sera toujours incapable d’absorber autant d’eau - ne rencontrent sur leur passage aucun « champ d’expansion et d’amortissement » de crue ni aucune « trajectoire déflectrice ».


Quant au cadereau d’Uzès, sa mission devient d’autant plus dérisoire qu’à hauteur de la rue Hoche, à sa jonction avec le cadereau du chemin des limites - lui-même saturé – celui-ci est sensé en recueillir les eaux ainsi que celles se déversant dans la rue Sully à partir du versant nord du Mont Duplan …

Rappelons qu’autrefois, avant de pénétrer dans le cœur de ville, les eaux pluviales qui n’étaient pas arrêtées par le talus de la voie ferrée Alès-NÎMES pouvaient, par différents trajets, se déverser dans deux cadereaux : celui de la Douasse qui se confondait avec la rue Pitot (anciennement chemin de la Douasse) mais surtout aussi, par une des branches du cadereau du Mas Verdier laquelle prolongeait le chemin de Tacat (en partie actuelles rue Jean Bouin et Jules Verne) joignant alors le chemin d’Uzès (actuelle route d’Uzès), au chemin d’Avignon (actuelle route d’Avignon).

Malheureusement, ces cadereaux qui soulageaient grandement celui d’Uzès ont purement et simplement disparu à cause de l’implantation des emprises du chemin de fer qui, d’ouest en est (de la Route d’Uzès à Courbessac/Pont de Justice) constituent, depuis les années 1850, un second barrage hydraulique quasiment infranchissable qui rabat quasiment toutes les eaux pluviales vers les quartiers Richelieu, les rues Sully et Pierre Semard

D’autant que pour permettre le raccordement du viaduc TALABOT aux voies s’engageant en direction de Courbessac, il fallut aplanir le site (en pente nord sud légère) en le rehaussant d’environ un mètre tout au long des voies en bordure du cimetière Saint Baudile (pour s’en convaincre, il suffit de se rendre sur place)

Au surplus, toute la zone en déclivité entre l’actuel Pont du Diable et le débouché du chemin de Serre Paradis a été remblayé sur au moins 3 mètres de hauteur en allant vers le Pont de Justice (voir, par exemple, le terre plein dominant la rue Vignaud et celui longeant la Route d’Avignon)

Il est désolant qu’en compensation, aucun écoulement souterrain ni de surface n’ait quasiment jamais été réalisé afin de maintenir le sens d’écoulement naturel des eaux pluvio-orageuses assuré jusque là, tant par le cadereau d’Uzès que par la Douasse et le cadereau du Pont du Diable/Mas Verdier.

Pourtant quelques années après l’aménagement des voies de chemin de fer, la presse locale constatait, par exemple, déjà le 3 juin 1859 :
« La trombe qui, vendredi dernier s'est abattue sur la ville de NÎMES et son territoire, principalement dans le bassin dont la route d’Uzès occupe le fond, a versé une masse d'eau plus considérable qu'aucune de celles dont les observations météorologique fassent mention, On ne l'évalue pas à moins de 36 cm dans l'espace de près de quatre heures, Il devait en résulter un véritable fleuve d'une force irrésistible dans le bas de la vallée, c'est-à-dire à l'entrée du faubourg d'Uzès, i1 n'est pas étonnant dès lors, que les maisons de ce quartier aient été envahies jusqu'à une hauteur de 1 mètre à 1,50 m et que les rues aient présenté l'aspect de torrents impétueux »
« Messieurs les ingénieurs ont reconnu qu'une des causes qui a aggravé les malheurs, est le rétrécissement successif apporté au cadereau par le chemin de fer »

« L'administration prendra sans aucun doute les mesures propres à fournir désormais aux eaux les débouchés les plus larges pour éloigner ou amoindrir, autant que possible, des malheurs que la prévoyance humaine ne peut pas complètement éviter. " ...

Cent cinquante ans après, peu de choses ont changé !

Cette vaste emprise foncière "en cul de sac" sans exutoire, qui sert néanmoins de bassin d’infiltration et de retardement de crue est régulièrement submergée par des hauteurs d’eaux impressionnantes (1,50 mètre en octobre 1988) en provenance notamment de Serre Cavalier, de la rue Jean Bouin ou qui refluent du rond point du SERNAM (plusieurs millions de mètres cubes en octobre 1988 par exemple)

Ce que confirme encore une fois un Rapport national consécutif aux crues de septembre 2002 » : « Les voies ferrées dans NÎMES ont été submergées en particulier à la gare de marchandises. La transparence des voies y pose des questions »

A l’évidence donc, cette « zone d’aléa fort situé en plein secteur urbain de NÎMES », selon les services l’Equipement, contribue toujours à amplifier les inondations qui frappent le rond point du SERNAM, le quartier Richelieu, la rue Pierre Semard et la « bien malheureuse » rue Vincent Faïta.

23.11.2006

LA ROUTE D’UZES : UN ENTONNOIR HYDRAULIQUE AU BEC VERSEUR DE PLUS EN PLUS REDUIT


«La ville de NÎMES se trouve à la limite de la garrigue calcaire et de la plaine alluvionnaire de la Vistrenque dans une petite reculée en forme de cirque limité par cinq collines au Nord qui la protègent des vents venant du Nord. La topographie particulière du site de NÎMES forme un microclimat et les nuages venant de la mer remontant par la Vistrenque s'élèvent et se bloquent sur les collines nîmoises donnant ainsi naissance à des pluies violentes et importantes sur les bassins versants des Cadereaux».

Les cadereaux qui collectent les eaux tombées sur les collines convergent vers la ville de NÎMES et la traversent avant de se jeter dans le Vistre, orienté NE-SW, qui est l'axe de drainage majeur de ces derniers.

Les bassins versants des cadereaux sont constitués par un ensemble de formations géologiques très peu perméables et avec de fortes pentes. Les eaux pluviales qui s’y infiltrent très difficilement, ont tendance à ruisseler et à acquérir des vitesses importantes à l'entrée de la ville de NÎMES, créant ainsi des inondations catastrophiques.

La ville de NÎMES qui a, semble-t-il, toujours été soumise à de violents épisodes pluvieux, se trouve de plus en plus souvent victime d’inondations d’autant plus spectaculaires et dommageables que la ville et ses cadereaux sont depuis bien longtemps de moins en moins adaptés pour évacuer des masses d’eaux considérables.


LA ROUTE D’UZES : UN ENTONNOIR HYDRAULIQUE AU BEC VERSEUR DE PLUS EN PLUS REDUIT


La cause ? Un urbanisme qui, depuis plus d’un siècle, ne prend plus en compte les conditions très particulières du site et se traduit notamment par une recouvrement immobilier galopant ignorant une orientation nord-sud qui permettrait un écoulement adapté des eaux pluviales vers le bassin du Vistre, réceptacle naturel de tous les cadereaux nîmois.

D’après le rapport Ponton réalisé à la suite de la catastrophe de NÎMES de 1988, à chaque fois, tout commence au nord par des ruissellements collinaires sur de petits bassins versants pentus dominant immédiatement la ville (pour faire simple, le camp des garrigues)

L’urbanisation de ces bassins versants ainsi que le déboisement, responsables d’une rapide saturation du sol augmentent fortement les coefficients de ruissellement, diminuent les temps de concentration et accélèrent les écoulements à fort débit.

Facteur aggravant, les lits de ces bassins versants sont de plus en plus enserrés dans des ouvrages routiers d’autant plus étroits qu’ils ont été systématiquement encadrés par toujours plus d’habitations et surtout de murs de clôtures étanches. Ce qui rabat inexorablement les eaux pluviales excédentaires vers la ville, dans le sens nord sud par un seul passage obligé : la Route d’Uzès.

Plus en aval, à la porte nord-est de l’agglomération, un constat d’évidence s’impose: alors que les masses d’eaux pluviales superficielles, pour des orages identiques, ont considérablement augmenté depuis une quarantaine d’années, le seul « cheminement spontané des eaux » reste donc la seule Route d’Uzès qui, en aval, débouche sur un redoutable goulet : le pont du Chemin de fer …

A cet égard, en novembre 1994 un Rapport d’une Commission d’enquête sur les causes des inondations et les moyens d’y remédier constatait pour la nième fois :
« Le cas de NÎMES n'est qu'un exemple parmi tant d'autres…Non seulement l'imperméabilisation des grandes surfaces (lotissements, parkings, routes, aéroports, zones commerciales et industrielles) accélère le débit de l'eau, mais l'écoulement de celle-ci est en outre gêné du fait de l'inadaptation fréquente des réseaux d'évacuation des eaux pluviales ou de l'implantation de grandes voies d'accès ou de ponts de chemins de fer, par exemple, qui se transforment alors en véritables retenues »

20.11.2006

SUR L’ALEA HYDRAULIQUE A L’ENTREE NORD-EST DE NIMES (Route d’Uzès et cadereau d’Uzès)

Spectateurs et observateurs obligés des inondations qui ont frappé le secteur de la Route d’Uzès, nous ne pouvons que rester dubitatifs en lisant et entendant sans cesse que toute prévention des inondations doive systématiquement passer par l’aval … Et que, par exemple, il était stupide d’avoir, en priorité, construit des bassins de rétention en amont de la ville, etc. Est-ce si simple ?

Nous sommes d’autant plus perplexes que ces théories générales et apparemment « logiques » ne nous semblent pas coller tout à fait à la réalité du secteur de la Route d’Uzès. Celles-ci éludent en effet (pourquoi ?) un facteur essentiel aggravant de ces inondations, à savoir le double barrage hydraulique quasiment infranchissable, constitué par :

- le talus de la voie ferrée Alès-Nimes et son goulet d’étranglement du Pont de la Route d’Uzès
- l’immense emprise ferroviaire qui va du SERNAM à Courbessac en passant par Jean Bouin



A ceci s’ajoutent le comblement du cadereau de la Douasse ainsi que celui du cadereau du Mas verdier pour laisser la place aux emprises du chemin de fer

En vérité, lors des inondations de septembre 2005, les bassins de rétention (fortement critiqués) construits en amont du cadereau d’Uzès n’ont pas été inutiles …

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