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13.03.2008
Suite au débat entre Alain CLARY et Jean Paul FOURNIER
A Nîmes Action et au Comité de quartier Jean Bouin-Serre Paradis , nous avons suivi avec attention le débat entre messieurs CLARY et FOURNIER sur France bleu Gard.
Inutile de revenir sur tous les sujets abordés et notamment sur leur désaccord relatif à l’intérêt d’une future gare TGV sur MANDUEL
Mais il est un sujet (le sempiternel intérêt ou non du viaduc) sur lequel nous devons revenir sans cesse tant qu'il n'est pas trop tard.
Et pour cause, il y va de l’intérêt de TOUS les habitants d’un secteur de Nîmes allant au moins de Jean Bouin à Mas de Mingue en passant par le Chemin Bas d’Avignon.
Encore une fois, voici pourquoi la construction d’un raccordement de la voie ferré d’Alès à la ligne Tarascon-Sète (autrement dit le viaduc de Courbessac ou plutôt Jean Bouin) reste illusoire quant à l’intérêt général et plus précisément d'une future utilisation rationnelle de l’étoile ferroviaire nîmoise.
Tout d’abord, deux précisions:
- le gain de temps affiché par la SNCF dans les liaisons Alès-Nîmes-Alès n’est pas de 10 minutes mais seulement de 8 minutes (vraiment ?? " mais la vérité du puissant est indiscutable !) pour … au moins 30 millions d’euros. Une bagatelle ?
-il est illusoire de penser que le viaduc apportera un vrai gain en sillons et une amélioration de la circulation des trains sur la ligne Tarascon-Sète*
Et si nous avions pu nous entretenir de visu avec M. CLARY, nous aurions pu expliquer qu’il existe depuis toujours une solution alternative (qui ferait gagner au moins 5 minutes, mais est-ce le plus important ?) pour exploiter rationnellement la situation ferroviaire existante avec des dépenses bien moindres et des retombées socio-économiques avantageuses et immédiates pour TOUS (y compris certainement pour la SNCF locale et les cheminots)
Il s’agirait d’utiliser les voies actuelles (y compris la voie désaffectée « dissimulée » jusque là) pour organiser dans les plus brefs délais et à moindre coût (Ah, si la SNCF jouait le jeu !) une circulation des TER Alès-Nîmes-Alès avec, dans l’immédiat, au moins un arrêt-minute stratégique avec parking-relais
Cet arrêt-minute avec son parking-relais à implanter sur l’immense friche SNCF existante (sur la Route de Courbessac à hauteur de SERRE-PARADIS) désenclaverait à coup sûr tout un secteur allant des chemins bas au Mas de Mingue !
D’autant que dans un avenir proche et avec quelques faciles aménagements du faisceau (un jeu d’enfant pour la SNCF) un autre arrêt-minute avec parkings-relais devrait pouvoir être implanté de part et d’autre des voies ferrées à hauteur du parking Jean Bouin actuel et de l’immense friche SNCF de la rue Vignaud à 50m de la Route d’Avignon) laquelle est directement accessible à pied par le Pont du Diable)
Etc. Etc.…
Pour qui s’inquiète de désenclavement de certains quartiers (populaires), de développement durable, de désengorgement automobile (circulation, stationnement, pollution) est-ce raisonnable ne n’accorder aucun intérêt à cette possibilité de circulation ferroviaire aisée et rapide entre Nîmes Feuchères et Alès en passant par Courbessac (et forcément donc par Chemin bas d'Avignon, Serre Paradis, Mas de Mingue)
En tout état de cause, outre Monsieur Jean-Paul FOURNIER toujours opposé au viaduc, Madame Aline GALICE et Monsieur Régis MONTAGNE les présidents respectifs des Comités de quartier du Mas de Mingue et du Chemin Bas d’Avignon ne sont pas restés insensibles à notre positionnement …
Y compris Monsieur Thierry PROCIDA voire même Monsieur Alain JOURDAN candidats aux cantonales sur NIMES II et même Monsieur Bernard CASAURANG candiadat aux Municipales
Il y va de l’intérêt de TOUS les habitants de ce secteur de Nîmes !
Alors pourquoi ne pas essayer cette alternative ? Où, tout au moins, y réfléchir objectivement et sérieusement ? Nous verrions bien !
*Remarque :
Sait-on par exemple que, actuellement, les TER directs allant de Nîmes vers Alès (qui n'ont pourtant aucune voie principale à « traverser » ) mettent en moyenne 39 minutes et non pas 35 minutes >(cf. tableau SNCF "gain de temps) comme le fait croire la SNCF, alors que le TER d’Alès vers Nîmes qui « traversent » une voie principale et sont donc sensés être plus lents, ne mettent en moyenne que 37 minutes (et toujours pas 35 minutes) ? Alors ?
Sait-on aussi que le viaduc (à une voie) débouchera sur une seule voie de l’artère ferroviaire Tarascon-Sète et donc que TOUS les TER Alès-Nîmes-Alès emprunteront TOUJOURS un tronçon de 1 000m sur cette artère principale ( le goulet compris entre la Gare Feuchères et le croisement Talabot /Pierre Semard)
Sait-on encore que les TER quittant Nîmes pour Alès rouleront à contre-sens sur l’une des voies, ce qui aggravera la circulation de tous les trains dans ce goulet et en tout cas la dissymétrie entre les voies dites V1 et V2 ?
14:00 Publié dans DEBATTONS DE L'AVENIR DE CERTAINS PROJETS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.03.2008
Cenre de maintenance SNCF NIMES: Abus de pouvoir ?
Sur le CENTRE DE MAINTENANCE des TER implanté au SERNAM
Bâtiment de l’atelier proprement dit + lessiveuse + quais et aires de nettoyage des rames
1° Une déclaration d’installation classée pour la protection de l’Environnement conditionnait expressément la légalité de cette demande de permis de construire (accordé en dépit de l'avis défavorable de la Ville de NÏMES)
Son absence impose l’annulation du permis actuel .
Qui veut peut le vérifier : la SNCF, par un tour de passe passe invraisemblable, s’est affranchie de tout contrôle de la DRIRE au niveau de l’ensemble de ses installations en faisant "ingénument" passer une déclaration de simple installation de compression (pour les initiés, rubrique 2920-2) pour une déclaration d’ouverture et d’exploitation d’atelier de réparation et d’entretien d’engins à moteur ( rubrique, 2930-1b).
Et le Tribunal administratif de Nîmes l’a cru …
C’est comme si l’on satisfaisait auprès de l’urbanisme à une déclaration d’ouverture d’une « fenêtre » et que l’on se serve de cette déclaration pour surélever sa maison.
Ce qui nous paraît d’autant plus ubuesque (et grave), c’est que la SNCF qui exploite sur le site du dépôt (étendu maintenant au SERNAM) un ensemble d’installations d’entretien, de réparation, etc. d’engins à moteur de plus de 20 000 m2 ne s’est jamais (à notre connaissance) inquiétée de régulariser (comme elle y est obligée) la situation au regard de la législation régissant l’exploitation d’installations classées pour la protection de l’Environnement. Législation qu’elle respecte pourtant avec ses autres sites semblables à travers la France….
2° Contrairement aux écrits de la SNCF ces nouvelles installations industrielles construites sur des friches non exploitées (de notoriété publique) depuis de nombreuses années, n'auraient jamais dû, en tout été de cause "aggraver la situation existante" surtout dans un quartier de vile (cf. jurisprudences).
D'autant que tout un chacun (et à fortiori ... le Tribunal administratif) aurait pu constater que la SNCF ment en affirmant que ces nouvelles installations sont éloignées des habitations existantes (cf. demande de permis lequel a été accordé par l'ancien Préfet du Gard juste avant son départ de Nîmes)
D’une part, le BATIMENT INDUSTRIEL (plus de 2000 m2 de surface ) qui servira d’atelier de réparation et d’entretien des TER (électriques seulement ?) vient d'être construit à moins de 100 m de l'immeuble TRIANON de la rue Pitot (21 appartements).
D’autre part, la LESSIVEUSE (avec une construction supplémentaire... non prévue au permis) ainsi que les quais et aires de nettoyage des trains sont actuellement aménagés au droit de la rue Léo Lagrange à bien moins de 100 m des habitations existantes (et appartenant à de « petites gens »)
Le tout est surplombé par un immense pylône supportant un très puissant éclairage qui depuis hier (et définitivement ?) inonde de sa lumière bien au-delà de la lessiveuse et des aires de nettoyage et cela bien évidemment sans aucun souci des habitations riveraines.
Somme toute c’est la sempiternelle histoire du pot de terre contre le pot de fer *:
Plus que jamais semble-t-il: « Le mensonge du "PUISSANT" est une "VERITE" qui s'impose d'autant plus aisément que celui-ci n’est dénoncé que par des "PETITS". La démonstration du "petit", aussi solide soit-elle, est toujours ignorée, méprisée, rejetée tant qu'elle n'est pas sérieusement éclairée par les MEDIAS qui, seuls (plus que la Justice) sont capables de libérer publiquement la vérité » Faut-il s'y résoudre ?
Notre objectif actuel ?
Sensibiliser un maximum de Nîmois ( nul n'est à l'abri de telles prtiques) pour les inciter à obtenir des Pouvoirs publics qu’ils exigent que la SNCF, toute puissante soit-elle, respecte au moins (pour l’exploitation de ce centre de maintenance) la législation régissant les installations classées pour la Protection de l’Environnement.
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