14.04.2008

FRECHE FAIT TREMBLER LES VESTIAIRES DU MHRC

Samedi 12 avril 2008, dans les tribunes du stade montpelliérain Du Manoir, c’était jour de liesse avec la victoire du MHRC contre Brive. Mais après le match, dans les vestiaires Thierry Pérez, le patron du MHRC, n’a pas été à la fête. C’est Georges Frêche qui a un peu "pourri" l’ambiance. Descendant de la loge de la Région, il est venu dire tout le bien qu’il pensait de Pérez à Jean-Pierre Massines, directeur général du MHRC. Contacté dimanche soir, ce dernier a observé un prudent «pas de commentaire». «Chez nous, il y a longtemps que les politiques ne viennent plus dans les vestiaires», a expliqué samedi soir, lorsqu’il a pris connaissance de cet incident, un confrère journaliste de La Montagne. Oui mais à Montpellier, Du-Manoir, c’est le bébé de Frêche. Alors dès fois, le président de l’Agglo s’emporte. Et Thierry Pérez, le président du club est sa tête de turc préférée. Déjà, en guise d’échauffement, Frêche en avait mis une couche jeudi après-midi à l’Hôtel de Région. Il avait daubé Pérez sur ses qualités de patron du MHRC. «Pérez n'y connaît rien au rugby, il fait des affaires, c'est tout.»
Pourtant, les relations s’étaient un peu réchauffées entre Thierry Pérez et Georges Frêche. Si bien que début mars, Pérez a été reconduit à la tête du MHRC alors que quatre mois auparavant, au bout du rouleau, il avait annoncé son intention de quitter ses fonctions «en décembre ou en janvier». Pérez en avait ras les crampons des rapports exécrables avec l'Agglo, propriétaire du Stade Yves-du-Manoir et premier bailleur de fond du club. Il faut dire qu’entre lui et Frêche, deux visions pour le club s’affrontent. Ce dernier veut que Montpellier aille titiller les quatre plus grands clubs du Top 14 et que le club ait une envergure européenne (un peu comme le hand). Pérez souhaite de son côté ne pas brûler les étapes. «Il nous manque du temps. Les grands clubs en France, ça fait des années et des années qu'ils existent. Montpellier, lui, est un club très jeune». Il manque du temps à Thierry Pérez… et de l’argent. Et les sous, seule l’agglo est pour l’instant en capacité d’en verser. Alors dès fois, Frêche trouve que le MHRC c’est un peu cher payé.
Jean-Jacques Sarciat

Photo Nicolas Guyonnet