22.05.2008

SNCF : RETOUR A LA NORMALE VENDREDI MATIN

Suite à la perturbation du trafic ferroviaire ce jeudi 22 mai en raison du mouvement national de grève, la SNCF annonce une reprise normale du trafic en Languedoc-Roussillon dès demain, vendredi. Pour les trains Grandes Lignes ce sera le matin. Pour les TER, il fausdra attendre midi.

Toutefois, toutes les informations concernant le trafic sont disponibles sur www.ter-sncf.com, par téléphone 0 891 700 900 ou au 0 800 88 60 91 (gratuit pendant les grève).

 


 

14.05.2008

TER : UNE HALTE A CASTELNAU

« C’est un projet majeur pour le développement de Castelnau. C’est là que va se trouver le gérontopôle et c’est là que se croisent bus et tram» . Le député-maire UMP de Castelnau, Jean-Pierre Grand, est content après le vote hier mardi 13 mai 2008 en conseil régional de l’étude de faisabilité d’une halte TER à Sablassou.

«Ce secteur est stratégique. Il va donner une nouvelle dimension à Castelnau. On peut aussi envisager à terme une ligne bus en site propre jusqu’à Odysseum. Tout cela se trouve d’ailleurs dans le SCOT de la commune. Dans ce dossier, j’ai travaillé main dans la main avec Georges Frêche et ce dans le sens de l’intérêt général», poursuit Jean-Pierre Grand.

JJS

10.04.2008

TER : LES USAGERS EN COLERE

Sur les quais, ça gronde. Mardi 8 avril, Montpellierplus a lancé un appel afin de recueillir les témoignages des usagers du TER. Nous publions aujourdh’ui des extraits de courriel puisés dans les nombreux emails reçus. Retards, trains bondés, services inadaptés... ça déraille. Les  usagers du TER ne sont pas contents. La dernière grève qui a partiellement paralysé le trafic régional a provoqué un vent de fronde chez les adeptes des ViaPro, Kartatoo et autres abonnements destinés à faire «préférer le train». Un vœu pieu qui se heurte à une dure réalité : les grèves et retards à répétitions.

Ainsi D, un abonné Tatoo sur le trajet Montpellier-Nîmes : «Comment résumer la situation avec la SNCF, les TER, la TAM et les TCN (transports en commun Nîmois) pour les usagés c'est AVEC TATOO TA RIEN ou presque». Un trait d’humour qui masque un certain fatalisme. «De gros investissements sont faits depuis 2 ans maintenant par la Région pour l'amélioration des transports, mais malheureusement les usagers sont très souvent en galère constante entre les retards et les grèves à répétition. Nous payons un abonnement qui est très économique et même écologique, mais avec les difficultés régulières l'abonnement a du mal à être rentabilisés». Rentabiliser un abonnement, c’est aussi le souci de cet abonné : "Je paie 90€ chaque mois pour me rendre sur mon lieu de travail, à Nîmes. Cette somme représente un dixième de mon salaire. Quand à un geste commercial pour le service nettement inférieur du mois dernier… Je dois renouveler mon abonnement dans 4 jours, je vous tiendrai au courant».

Ces dysfonctionnements à répétition agacent tellement, que certains ont commencé à rédiger un véritable cahier de doléance du rail. Ainsi H. S., a établi depuis fin décembre 2007 un relevé détaillé des problèmes rencontrés. «C'est édifiant : 79 problèmes en 63 jours de travail…… Le service SMS proposé pour les retards Ter, ne sert à rien, les SMS étant reçu bien trop tard. – le 3635 est payant (0,34 € min) alors que l'usager est obligé d'appeler pour s'informer des trains supprimés pour cause de grève& ! Une honte ». Même précision pour cet abonné Viapro sur la ligne Montpellier-Narbonne : "manque de wagons pour le TER de 17h54, (souvent 2 wagons seulement). Il y a de plus en plus de voyageurs sur cette ligne Montpellier-Narbonne, il faudrait rajouter 1 TER vers 19h par exemple. Le matin, même problème pour le TER Frontignan-Montpellier de 7h04, beaucoup trop petit pour accueillir tous les travailleurs et en période de grève, il faudrait absolument maintenir en place le TER de 5h45 ou 6h 29 Frontignan-Montpellier». L’incompréhension est d’autant plus grande que les usagers sont coincés entre un comportement éco-responsable et un service qui ne suit pas.

Pour A. C. «On nous bombarde tous les jours avec les messages écologiques et la nécessite d’utiliser les transports en commun pour le bien de l’environnement, et quand on fait le pas de ne plus prendre la voiture pour se rendre au boulot, on se retrouve sur le quai à attendre les trains en retard, les trains annulés et subir les humeurs du personnel de la SNCF». Alors que faire pour rétablir un climat serein ? «Les abonnés sont obligés d'utiliser leurs véhicules durant ces grèves : pas de dédommagements, le prix de l'essence est élevé, il faudrait tenir compte de toutes ces difficultés et du pouvoir d'achat qui baisse, sans compter le stress de rentrer tard le soir», lance cet abonné Viapro. Pour H.S. «les grèves à répétition fortement nuisibles aux abonnés de travail qui se ruinent pour effectuer les trajets en voiture. La SNCF ne propose aucune compensation, cas de force majeure». Le mot de la fin revient peut-être à P. L. «Veuillez croire que je suis doté d'une incommensurable patience et d'un calme zen puissance 10 pour affronter quotidiennement (…) la SNCF» Faire brûler de l’encens, diffuser un peu de Koto (cette cithare d'origine sino-coréenne) sur les quais, tout en s’adonnant à des exercices de calligraphie… voilà peut-être la solution.

 DE NOUVEAUX SERVICES EN LANGUEDOC ROUSSILLON Comme il ne faut pas tout voir en noir, il y a quand même de bonnes nouvelles à annoncer. Le 5 mai, l’abonnement Kartatoo sera étendu à Narbonne. La nouvelle convention TER prévoit de développer 80 nouvelles circulations de plus. Cette convention 2007-2014 signée entre la Région et la SNCF chiffre à 84 millions d’euros le montant des investissements qui vont irriguer le réseau. Sinon, en chiffre, le TER c’est 240 trains qui circulent chaque jour, 146 gares et points d’arrêts, 1400km de réseau ferroviaire, une augmentation de 14;% de la fréquentation et 230 millions d’euros investis par la Région avec notamment un programme de rénovation des gares et l’installation du téléaffichage. Jean-Jacques Sarciat