18.06.2008

LA CONDAMNATION DE FRECHE ANNULEE

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« Je vais pouvoir jouer à la belote tranquille ». Georges Frêche avait la banane, hier à midi, lorsque la nouvelle est tombée. La cour de cassation venait d’annuler sa condamnation pour diffamation. En novembre 2005, lors de l’inauguration de la mosquée de La Paillade, Georges Frêche avait déclaré : « Je ne sais pas si les flics mettent, comme en mai 68, le feu aux bagnoles ».

Une phrase qui en pleine période de violences urbaines, avait provoqué un émoi au ministère de l’Intérieur. Le ministre d’alors, Nicolas Sarkozy, avait porté plainte et saisi le ministre de la Justice afin que soient déclenchées des poursuites. D’abord relaxé en première instance, la cour d’appel avait condamné Georges Frêche à 1500 euros d’amende. Mardi, la cour de cassation a annulé cette décision.

J.-J. S.

16.04.2008

GRAND TAPE SUR SARKO

De la dissolution dans l'air ? Le député-maire UMP de Castelnau-le-Lez Jean-Pierre Grand (villepiniste), a estimé mercredi 16 avril 2008 qu'il y avait un risque de "dissolution" de l'Assemblée nationale en raison des tiraillements actuels au sein du gouvernement et de la majorité UMP. "Si on continue à tirer à hue et à dia au sein du gouvernement, de l'UMP et du Parlement, dans les mois qui viennent, le président Nicolas Sarkozy n'aura pas d'autre choix que de dissoudre l'Assemblée nationale", a-t-il déclaré dans les couloirs du palais Bourbon. M. Grand a apporté "le soutien des villepinistes à la cohésion de la majorité".  "Il faut que la majorité présidentielle soit politiquement rassemblée et organisée, que toutes les sensibilités puissent librement s'exprimer", a-t-il précisé. "Les membres du gouvernement et tous les responsables de l'UMP doivent être conscients qu'une majorité, c'est fragile, et que l'opinion publique est exaspérée par le spectacle que nous donnons", a ajouté M. Grand, en allusion aux couacs à répétition au sein de la droite.

(AFP)

Photo Nicolas Guyonnet 

08.04.2008

L'AVENIR DE L'ARMEE A MONTPELLIER ENTRE LES MAINS DE SARKOZY

C’est Nicolas Sarkozy en personne, tout seul dans son bureau de l’Élysée, et en tant que chef des armées, qui décidera en juin de fermer ou non les deux écoles militaires de Montpellier. L’information a été livrée hier soir par le directeur de cabinet d’Hervé Morin, ministre de l’Armée, lors d’un entretien avec Jacques Domergue, député UMP. D’ici là, la mobilisation devrait, peut-être, enfin prendre de l’ampleur. Près d’un millier d’emplois directs, en fait 900, sont sur la sellette à Montpellier.Pourtant, aucun élu ne bouge vraiment.


Du côté de la Ville, le conseil municipal a voté un vœu pour protester contre cette réorganisation. L’adjoint à l’urbanisme, Philippe Saurel, est monté en fantassin solitaire pour défendre l’EMSAM, sise aux Beaux-Arts. A la Région, la protestation a pris la forme d’un vote pour la forme. Des actes symboliques mais il est difficile de faire plus. Quand on est de gauche, on est condamné à regarder passer impuissant le train d’un Gouvernement de droite. Mais, localement, à droite c’est aussi calme. Ainsi, le député de Castelnau, Jean-Pierre Grand, qui compte l’EMSAM sur sa circonscription, préfère mener son combat en coulisses. «Il faut que Montpellier reste une ville de garnison. Si l’EAI part pourquoi ne pas installer un régiment à la place ? Pour l’EMSAM, pourquoi ne pas regrouper l’armée de terre, de l’air et la marine, sur le site. C’est ce que je vais défendre demain (NDLR : aujourd'hui) à 8h30 en réunion du groupe parlementaire. Mais j’ai déjà évoqué tout cela avec des généraux et des conseillers techniques du ministre de l’Armée. L’affaire est grave», explique Jean-Pierre Grand très échaudé par le précédent de la refonte de la carte judiciaire.
Jean-Jacques Sarciat