30.05.2008

LE POMPIER CONVOQUE AU TRIBUNAL

Le pompier qui a fait l’objet d’une plainte d’un client d’un bar de nuit, près de la place du Marché aux fleurs (lire nos éditions précédentes), est convoqué le 10 juin devant le tribunal correctionnel. Il a été mis en examen hier pour violences
aggravées. Dans les chefs de mise en examen, les insultes à caractères homophobes ont été retenues. Le pompier a été placé mercredi en garde à vue dans les locaux du commissariat de police. Lors de sa garde à vue, le pompier incriminé a
reconnu avoir infligé des gifles appuyées au plaignant, ponctuées de "t’es réveillé petit pédé".

Le soir des faits, le plaignant a été transporté au CHRU où une alcoolémie de 1,5 gramme a été mise en évidence. Le pompier a été déféré au parquet hier matin à 8 h 30, d’où il est ressorti avec une convocation de la justice.

29.05.2008

LE POMPIER PLACE EN GARDE A VUE

L’enquête menée par la police dans le cadre d’une plainte déposée par le client d’un établissement de nuit, sis derrière la place du Marché aux fleurs, pour insultes homophobes et violences suit son cours.
Le pompier présumé auteur des coups et des insultes a été placé hier matin en garde à vue.
Selon certains éléments de l’enquête, le contexte exact des faits et leur portée réelle restent à ce jour encore difficiles à établir.
Du côté de l’état-major du Sdis, le colonel Cassar attend la fin de l’enquête et la décision du parquet pour décider ou non de sanctions internes.
J.-J. S.

22.05.2008

" J'EN AI MARRE DE CES PEDES "

 Une plainte pour violence aggravée et homophobie a été déposée mercredi au poste de police de la Comédie contre un pompier qui était de service dans la nuit du 8 au 9 mai dernier.
Tout commence vers une heure du matin, dans une rue perpendiculaire à la place du marché aux fleurs. Deux personnes sortent d’un bar de nuit. L’une d’elle a un peu abusé de la dive bouteille. Un peu trop, si bien qu’elle est à la limite du coma éthylique. Son compagnon téléphone aux pompiers. Un VSAB arrive.
A son bord un équipage de trois personnes. L’une d’elle lui prend la tension. L’équipage repart en conseillant au compagnon de rappeler la police une heure après afin que son ami soit placé en cellule de dégrisement si son état ne s’était pas amélioré. Un peu plus tard, le client du bar perd connaissance. Son compagnon appelle la police nationale qui lui indique que « le problème n’est pas de leur ressort mais de celui des pompiers ».
Le compagnon téléphone au Samu, mais c’est le premier équipage de sapeurs-pompiers qui arrive. Selon le témoignage du compagnon, les pompiers auraient saisi le plaignant, puis l’auraient jeté au sol à bord de leur véhicule. Le témoin de la scène a souhaité monter dans le VSAB mais a été éconduit et repoussé violemment avant que la portière ne soit refermée. A l’intérieur du VSAB des coups de poings pleuvent sur le visage du jeune homme. Le tout assorti d’une bordée d’injures «<TH>Et là tu ne te réveilles pas, petite pute ? », « T’es pas conscient connard ? ». Un « J’en ai marre des pédés ! » ponctue le départ du véhicule.
Sur la route, la victime reçoit à nouveau des coups de poings et deux coups de pieds alors qu’elle se trouvait toujours au sol de la part d’un des pompiers. Le secouriste redouble de coup jusqu’à ce que son collègue lui demande de se calmer. Trop tard, le passager du VSAB perd connaissance. Au CHRU le médecin légiste relèvera des ecchymoses, des troubles de l’audition et des maux de dos.
Ha oui, la victime n’est pas un quidam hargneux, ni un délinquant notoire. Il s’agit de Jean-Philippe Morel, responsable régional de AIDES.
La sûreté départementale a enclenché une enquête.
Du côté du Codis, où se trouve le bureau du colonel Cassar, le patron des pompiers, c’est silence radio.
Jean-Jacques Sarciat