10.06.2008
ENTRETIEN AVEC ALAIN MANVILLE
Le patron du CHRU Alain Manville est inquiet. « Il faut être lucide. Je reste vigilant même si le travail produit ses effets. Mais nous sommes toujours soumis aux conséquences des décisions du Gouvernement. Augmenter de 0,8% le traitement des fonctionnaires, nous coûtera 4 millions d’euros de charges supplémentaires en 2008 », glisse-t-il entre deux gorgées de café dans son bureau où trône une Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
Pourtant, le bilan de santé du CHRU est plutôt bon. En 42 mois, de 22e il est passé à la 5e place pour sa maîtrise des dépenses de santé et ses mesures prises pour contenir le déficit budgétaire (32 millions d’euros en 2005 contre 1,5 million aujourd'hui). « Nous étions l’un des trois plus mauvais établissements hospitaliers de France », lance Alain Manville. Le succès de la méthode Manville ? « Quand je suis arrivé, j’ai dit que l’on ne pouvait pas être un établissement comme le CHRU de Montpellier sans avoir un comportement de chef d’entreprise, sans avoir de productivité et de parts de marché. Cela a fait scandale. Aujourd’hui, c’est accepté ».
Le directeur général du CHRU va poursuivre la réorganisation des soins au CHRU. Douze pôles (contre quatorze cette année) en seront les colonnes vertébrales. « Je suis dans une dynamique de réduction de voilure mais en regroupant les énergies pour faire des économies d’échelle. Ainsi, l’infectiologie va disparaître et être répartie dans d’autres pôles. Et nous allons avoir un seul pôle enfants et pathologie de la femme », précise Alain Manville. Le cap est fixé sur 2012, date buttoir pour que le CHRU sorte du rouge.
Jean-Jacques Sarciat
Photo Nicolas Guyonnet
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21.05.2008
ALAIN MANVILLE GAGNE EN CASSATION
L’hebdomadaire L’Agglo-Rieuse vient d’être déboutée par la cour de cassation sur le contentieux l’opposant au directeur du CHU, Alain Manville. En septembre 2006, le journal satirique avait publié une série d'articles dénonçant la gestion du CHU de Montpellier et en avait profité pour révéler le vrai nom de M. Manville, qui en 1977 avait été autorisé à changer son patronyme. Le directeur avait alors assigné en référé la société éditrice du journal pour atteinte à sa vie privée.
Le 14<TH>décembre 2006, la cour d'appel de Montpellier l'avait débouté, retenant notamment que l'insertion de l'acte administratif de changement de nom au Journal Officiel avait rendu cet acte public, « permettant à chacun de le rapprocher d'un acte de naissance de l'intéressé, de sorte que son nom d'origine échappe par nature à la sphère de sa vie privée ». Dans un arrêt, la première chambre civile de la cour de cassation vient d’adopter un autre point de vue, estimant que «l'ancienne identité de celui qui a légalement fait changer son nom est un élément de sa vie privée ». Relevant en outre qu'aucun « lien direct entre la révélation litigieuse et l'objet des publications intervenues » n'avait été démontré, la cour de cassation annule donc l'arrêt de la cour d'appel et renvoie le dossier devant la même juridiction.
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