23.05.2008

LE CNRS NE VEUT PAS ETRE MORCELE

 Les chercheurs du CNRS de Montpellier sont en colère. Après une manifestation de 200 personnes jeudi 22 au matin lors d’un conseil d’administration exceptionnel, une assemblée générale du personnel était improvisée ce vendredi 23 mai après-midi.
Ils protestent contre les récents propos dans la presse de la Ministre de la recherche Valérie Pécresse qui annonce la découpe du CNRS en six nouveaux instituts nationaux dont sont exclues les sciences de la vie et l’informatique.
Concrètement, ce CNRS nouvelle formule correspond « à une disparition du CNRS. La recherche sera affaiblie et c’est la ministre qui pilotera seule la recherche » expliquaient vendredi les syndicats montpelliérains reprenant les communiqués nationaux.
Selon la réforme annoncée par la ministre et qui devait être initialement préparée par une concertation et un vote au conseil d’administration, les sciences de la vie seraient pilotées par l’Inserm, L’Inra et le CEA et l’informatique par l’Inria.
Les syndicats et associations de chercheurs mécontents réclament un maintien du CNRS dans toute son intégrité. « Non au découpage en instituts et non à la disparition des sciences du vivant et des STICS. Ces projets mettent à mal le Savoir au profit d’une rentabilité immédiate des recherches des enseignements et des diplômes »  regrettent-ils.
Pour demander le retrait du projet de démantèlement du CNRS, les chercheurs mais aussi les personnels d’universités sont appelés à manifester mardi 27 mai de la Comédie à la Préfecture
 Nicolas Guyonnet

LES TAXIS AUSSI VONT MANIFESTER

Pourquoi eux et pas nous ? Dans la profession des chauffeurs de taxis, la mobilisation des marins pêcheurs de ces derniers jours contre la hausse des prix du gazole a donné des idées.
« Depuis ce matin (NDLR, hier, jeudi 22) les syndicats et les fédérations professionnelles s’organisent pour un mouvement unitaire » annonce Marie-Thérèse Vidal, chauffeur de taxi sur Montpellier et Lunel et présidente de la section héraultaise de la fédération nationale des taxis indépendants.
Et de poursuivre : « Nous aussi nous avons droit à une réduction du prix du carburant. D’autant que la détaxe de 2 200 euros équivalente à 5 000 litres de carburant dont nous bénéficions jusqu’en 2007 nous a été supprimée.
Nous sommes en train de mourir, avec la suppression des aides et la hausse des tarifs des courses de 3,5 % qui rend les coûts encore plus onéreux pour les clients de plus en plus réticents à ce mode de transport », regrette-t-on chez les chauffeurs de taxis indépendants.
Les organisations syndicales s’agitent donc et une manifestation est déjà d’actualité pour les prochains jours « à la fin du mois de mai ou pour début juin. Et nous saurons nous faire entendre avec un blocus assez important » promettent les chauffeurs en colère.
L’union professionnelle artisanale de l’Hérault et la fédération des transports routiers réclament également des mesures de soutien par rapport à la flambée des prix des carburants, tout en menaçant de grèves et de blocages.
N.G.

22.05.2008

PLUS DE 6000 MANIFESTANTS DANS LA RUE

" Les retraites, elles sont à nous, on s’est battu pour les gagner on se battra pour les garder…"
Les slogans n’ont pas changé. Toujours les mêmes depuis plusieurs mois. En revanche, la colère s’amplifie. La mobilisation s’intensifie pour la défense des retraites.
Plus de 9000 manifestants (selon les syndicats, 6000 selon la police) ont défilé, ce jeudi après-midi, sur le boulevard du jeu de Paume et sur la place de la Comédie à Montpellier. La SNCF, la Tam, EDF-GDF, IBM, chercheurs, hôpitaux, privé et public, tous les secteurs d’activité étaient représentés.
Ils protestaient contre l’allongement de la durée des retraites dans le cadre du mouvement de grève national. Un seul objectif pour tous les syndicats réunis: « conduire le gouvernement à revoir son projet de réforme des retraites », expliquent des manifestants.
Dans les rangs plutôt bien garnis, des responsables syndicaux et des élus communistes (Michel Passet, François Liberti…) agitaient les drapeaux.
Une répétition pour les enseignants et les étudiants qui manifesteront samedi après-midi contre les suppressions de postes dans l’Education Nationale.


Nicolas Guyonnet

SNCF : RETOUR A LA NORMALE VENDREDI MATIN

Suite à la perturbation du trafic ferroviaire ce jeudi 22 mai en raison du mouvement national de grève, la SNCF annonce une reprise normale du trafic en Languedoc-Roussillon dès demain, vendredi. Pour les trains Grandes Lignes ce sera le matin. Pour les TER, il fausdra attendre midi.

Toutefois, toutes les informations concernant le trafic sont disponibles sur www.ter-sncf.com, par téléphone 0 891 700 900 ou au 0 800 88 60 91 (gratuit pendant les grève).

 


 

15.05.2008

4000 MANIFESTANTS DANS LES RUES DE MONTPELLIER

 
Un peu plus de 4000 personnes ont manifesté ce jeudi après-midi dans les rues de Montpellier. Dans le cadre de la journée nationale de grève dans la fonction publique, lycéens, chercheurs, enseignants, personnel des impôts et autres  agents hospitaliers ont agité les drapeaux et protesté contre le gouvernement. Lutte contre la suppression de postes dans l’éducation, refus de la durée de cotisation pour les retraites, démantèlement du service public étaient les principales revendications. Près de 500 lycéens ont pris la tête du cortège. Derrière, chaque secteur d’activité, regroupé, suivait. Comme sur le plan national, les syndicalistes montpelliérains ont jugé la mobilisation plutôt moyenne.
Nicolas Guyonnet

PAS DE SERVICE MINIMUM ET MANIFESTATION A 14H30

Aujourd’hui, jeudi 14 mai, une quarantaine d’écoles primaires et élémentaires, et cinq haltes garderies sont fermées. A Montpellier, la municipalité ne s’est pas pliée à l’obligation de service minimum. Les principales fédérations syndicales de la fonction publique ont appelé à la grève. Aucune prévision n’a été avancée. Les établissements d’enseignement public seront les plus perturbés par le mouvement.
Les organisations syndicales appellent à faire de ce rendez-vous une étape massive et unitaire de la mobilisation notamment en participant à la grève et à la manifestation qui partira dès 14h30 du Peyrou pour un tour dans la ville via le boulevard du Jeu de Paume, la gare et la Comédie.